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04/10/2009

n°13 - Dossier d'Iran - 02-10 - : Début -: Attaquer l'Iran serait «pratique» selon le général Clark.


n°13 - Dossier d'Iran - 02-10 - : Début -: Attaquer l'Iran serait «pratique» selon le général Clark.



Dossier d'Iran   n°13 du 02-10

                              C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos  

1-1 Ahmadinejad à l'ONU : L'intégrale Part 1/2

1-2 Ahmadinejad à l'ONU : L'intégrale Part 2/2

1-3 Ahmadinejad interview France2 22.09.2009

1-4 Ahmadinejad prêt à discuter avec Obama devant les médias internationaux.

2 Les brèves

2-1 Julian Beltrame : Attaquer l'Iran serait «pratique» selon le général Clark.

2-2 Israël n'a offert "aucune garantie" de ne pas attaquer.

2-3 L'incongruité détruit l'esprit.

2-4 Plus de mensonges et de tromperie.  

2-5 Qui viole les règles ? L'Iran ou les Etats-Unis ?  

2-6 Nucléaire: Ahmadinejad propose une rencontre entre experts étrangers et iraniens.

2-7 Le geste « radieux » de Téhéran.

2-8 L'Iran va proposer aux grandes puissances qu'un tiers enrichisse l'uranium.

2-9 Ahmadinejad : "Le peuple français mérite mieux que ses dirigeants".

2-10 Ahmadinejad répond à Sarkozy.

2-11 Le Général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées françaises : "Je ne pense pas qu'une option militaire soit toujours envisageable à ce stade".

Suite

2 Dossier & Point de vue

2-1Les Iraniens sont favorables à des relations diplomatiques avec les Etats Unis mais font peu confiance à Obama.

2-2 Paul Craig Roberts : Menaces Nucléaires : Sanctions Paralysantes contre les 2 Puissances Nucléaires Va-T-En Guerre (Israël Et US....) Et Non Pas Contre l'Iran.

2-3 L'incongruité détruit l'esprit.

2-4 Mohamad Al-Saïd Idris : Le Moyen-Orient et le spectre d'une guerre nucléaire.

2-5 Karl Müller : Maintenant il s’agit de négocier avec l’Iran – honnêtement et sur la base du droit!

4-6 Karl Müller : Les cinq cherchent-ils à provoquer une escalade vers la guerre ?

Fin

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Leila Mazboudi : Menaces de guerre israéliennes: cri de détresse ou cri de guerre ??

5-2 Que doit faire Ahmadinejad pour recevoir le prix Nobel ? 

 



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information. 

 

1-1 Ahmadinejad à l'ONU : L'intégrale Part 1/2

Voici le discours de Mahmoud Ahmadinejad. Dites-moi où l'on voit, où l'ont trouve une dialectique guerrière ? Dites-moi où l'homme fort de Téhéran prône la haine ?

http://www.wat.tv/video/ahmadinejad-l-onu-integrale-1t9ym_1cncm_.html

 

1-2 Ahmadinejad à l'ONU : L'intégrale Part 2/2

http://www.wat.tv/video/ahmadinejad-l-onu-integrale-1tadj_1cncm_.html

 

1-3 Ahmadinejad interview France2 22.09.2009

 http://www.dailymotion.com/video/xaktl6_ahmadinejad-interview-france2-22092_news 


1-4 Ahmadinejad prêt à discuter avec Obama devant les médias internationaux.

"Je l'ai dit du temps de l'ancien président George Bush et je le redis aujourd'hui alors que Barak Obama occupe la présidence des Etats-Unis; nous sommes prêts à discuter et à dialoguer sur des questions internationales devant les médias, ce qui est le meilleur moyen de régler les problèmes", a déclaré le président Ahmadinejad.
L'Iran ne négociera jamais son droit "légitime" à l'énergie nucléaire mais poursuivra son programme en étroite coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a assuré le président Mahmoud Ahmadinejad.
"De notre point de vue, la question nucléaire est close. Nous ne négocierons pas de nos droits incontestables" en matière nucléaire, a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse.
Il a précisé que l'Iran est prêt à un dialogue sur le nucléaire dans un cadre "juste et logique" avec les grandes puissances du groupe 5+1."Nous avons proposé un dialogue dans un cadre rationel et juste avec tous les pays qui peuvent permettre de changer les choses" dans les affaires internationales, a-t-il affirmé.
"Nous avons dit deux choses essentielles : il s'agit pour l'Iran de premièrement créer des opportunités pour utiliser à des fins pacifiques l'énergie nucléaire et deuxièmement prévenir le développement des armes à destruction massive", a-t-il poursuivi.
"Notre paquet de propositions est une réponse à la demande de reprise des négociations. Nous avons fixé le cadre et fait nos propositions", a-t-il ajouté.
"Les grands pays occidentaux n'ont aucun intérêt à poursuivre leur politique d'hostilité passée. Nous sommes prêts cependant pour faire face à ces deux options, mais nous préférons qu'ils changent d'approche et respectent les droits des peuples", a ajouté Mahmoud Ahmadinejad.
"Nous allons remettre dans un premier temps nos propositions au groupe 5+1. Un paquet a été préparé pour d'autres groupes de pays qui leur sera remis", a ajouté M. Ahmadinejad.
Il a affirmé que les pays européens et les Etats-Unis "doivent sortir de leur tour d'ivoire" et "changer d' attitudes en commençant par reconnaître les droits" de l'Iran en matière nucléaire.
"Ils ne tireront aucun bénéfice dans la poursuite de leur politique passée", a-t-il souligné.

08 Septembre

 http://www2.irna.ir/fr/

http://www.alterinfo.net/Le-president-iranien-est-pret-a-discuter-avec-le-president-americain-Barack-Obama-devant-les-medias-internationaux_a36410.html



2 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Julian Beltrame : Attaquer l'Iran serait «pratique» selon le général Clark.

De passage au Economic Club of Canada, mardi, le général américain à la retraite, Wesley Clark, a également laissé sous-entendre qu'une attaque dirigée vers les installations nucléaires de l'Iran serait pratique, sur le plan militaire.

Le général Clark devait parler de sécurité énergétique, mais a paru anxieux d'émettre ses opinions sur d'autres sujets d'actualité pendant la période de questions.

Au sujet de l'Iran, soupçonné de vouloir se doter de la bombe nucléaire, le général Clark a reconnu qu'une attaque sur ses installations mènerait à une hausse du prix du pétrole et un certain chaos, mais serait pratique et peu coûteuse pour l'Occident.

Selon le conférencier, «le potentiel militaire de l'Iran s'écroulerait en l'espace de deux ou trois semaines».

Plus tard, le général Clark a confié à des reporters que le président Barack Obama avait raison de réévaluer la stratégie actuelle en Iran.

Selon le général, le plan d'action ne peut fonctionner parce que les forces de l'OTAN, incluant les troupes canadiennes, combattent au mauvais endroit.

Le général Clark a comparé la stratégie actuelle en Afghanistan à celle employée par les États-Unis pendant la désastreuse guerre du Vietnam, qui a fait 58 000 victimes parmi les troupes américaines.
Julian Beltrame
29/09/2009

Associated Press (AP) 

http://www.canoe.com/infos/international/archives/2009/09/20090929-221943.html


2-2 Israël n'a offert "aucune garantie" de ne pas attaquer.

Israël n'a donné "aucune garantie" à la Russie de ne pas attaquer les installations nucléaires de l'Iran, a affirmé lundi un haut responsable gouvernemental, en réagissant à des déclarations du président russe Dmitri Medvedev.

Dans une interview publiée dimanche, le président Medvedev a assuré que son homologue israélien, Shimon Peres, lui avait récemment confié que l'Etat hébreu n'avait pas l'intention d'attaquer l'Iran.

Les déclarations du président Peres "ne constituent certainement pas une garantie" qu'Israël n'attaquera pas l'Iran, a commenté le vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon, cité par son porte-parole.

"Toutes les options sont sur la table", a-t-il répété.

Interrogée, la présidence israélienne s'est abstenue de tout commentaire, se refusant à confirmer ou démentir des déclarations attribuées à M. Peres, dont les fonctions sont essentiellement représentatives.

Le chef d'état-major, le général Gaby Ashkenazi, s'est refusé également à écarter l'option militaire, tout en disant préférer la carte diplomatique, dans une interview à la radio de l'armée.

"Le meilleur moyen (de faire pression sur Téhéran), ce sont des sanctions internationales (...)", a estimé le général Ashkenazi, en soulignant que "si le régime (iranien) est radical, il n'est pas irrationnel".

Toutefois, en cas d'échec de la politique de sanctions, "Israël se réserve le droit de se défendre et toutes les options sont sur la table", a dit le haut gradé. "Notre hypothèse de départ est que nous devons nous préparer à ce cas de figure. C'est précisément ce que nous faisons" a-t-il ajouté.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n'a jamais écarté l'option d'une frappe militaire contre l'Iran, insistant sur le fait qu'Israël ne permettrait pas que le régime de Téhéran, qui affirme vouloir rayer l'Etat hébreu de la carte, puisse disposer de l'arme atomique.

M. Netanyahu doit prononcer un discours, qualifié de "crucial" par son entourage, sur la "menace nucléaire iranienne" jeudi à l'Assemblée générale des Nations unies à New York.21/9
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-40407736@7-60,0.html


2-3 L'incongruité détruit l'esprit.

Voyez Obama, avec ses troupes engagés dans des guerres en Irak, en Afghanistan, et au Pakistan, exigeant qu'une nation pacifique produisent les preuves de « ses intentions paisibles ou être jugé selon les normes et le droit international. »  
 C'est le gouvernement Américain et ses états marionnettes de l'OTAN, et les bellicistes Israéliens, qui doivent être normalement  jugé selon le droit international.

Au regard du droit international,  les Etats-Unis, ses marionnettes de l'OTAN, et Israël sont les gouvernements responsables de crimes de guerre. Il n'y a aucun doute à ce sujet. Tout est dit. Les Etats-Unis, Israël, et les Etats marionnettes de l'OTAN ont commis des agressions militaires à l’image du Troisième Reich Allemand, et ils ont assassiné un grand nombre de civils.

D’après le livre du Führer, « les grandes républiques démocratiques » ont justifié ces actes de non droit avec le mensonge et la duperie. Rudolph Giuliani, ancien Procureur des Etats-Unis, qui a pris en charges des victimes « de haute valeur » afin d’obtenir de la reconnaissance pour se carrière politique, en organisant un rassemblement contre l'Iran à New York le 25 septembre. Selon Richard Silverstein de AlterNet, le rassemblement a été commandité par un groupe de lobbies Israélien et une organisation ayant des liens avec une organisation terroriste Iranienne (financée probablement par le gouvernement Américain) qui appelle au renversement violent du gouvernement Iranien.  
 
http://vdare.com/roberts/070510_giuliani.htm  
 Les efforts pour augmenter la pression pour des actes de guerre contre l'Iran continuent en dépit des déclarations répétées de l'AIEA sur le fait qu'il n'y a aucun signe laissant entrevoir un programme d'armement nucléaire Iranien, et en dépit des confirmations des services secrets Américains que l'Iran a abandonné depuis des années son programme d'armement nucléaires.  
 Pendant ce temps, les gouvernements Israélien et Américain, qui sont si soucieux du droit international et de juger les pays qui le violent, ont tout fait pour empêcher que le rapport du juge Richard Goldstone arrive au Conseil de Sécurité de l'ONU.  
 http://www.forward.com/articles/114867/

Pourquoi?  
Le rapport du juge Goldstone a conclu qu’Israël était coupable de crimes de guerre lors de son assaut militaire massif contre les civils et les infrastructures civiles à Gaza.  
 Les efforts continus des 2 Etats bellicistes agresseurs, les Etats-Unis et Israël, pour diaboliser l'Iran ont été soulignés lors du discours d’Ahmadinejad à l'Assemblée Générale de l'ONU (23 septembre).
Ahmadinejad a parlé des attaques contre la dignité humaine et les valeurs spirituelles, par les intérêts matérialistes et égoïstes des Etats-Unis et de ses marionnettes. Recherchant l'hégémonie  « sous couvert d’œuvrer pour la liberté, » les Etats-Unis et ses marionnettes utilisent « les méthodes les plus abjectes d'intimidation et de tromperie » pour cacher qu'ils sont « les premier à violer » les principes fondamentaux qu'ils embrassent et qu’ils appliquent aux autres.  
http://www6.lexisnexis.com/publisher/EndUser?Action=UserDisplayFullDocument&orgId=574&topicId=100007193&docId=l:1044941407&isRss=true
Pourquoi, demande Ahmadinejad à l'Assemblée générale de l'ONU, les pays du monde ne font rien alors qu’Israël assassine et spolie le peuple Palestinien?  
 Pourquoi, demande Ahmadinejad, les pays du monde ne font rien alors que les Etats-Unis envoient, à des milliers de kilomètres, des troupes au Moyen-Orient, « répandant dans toute la région, la guerre, les carnages, les agressions, la terreur et l'intimidation, » tout en blâmant les pays qui souffrent des agressions de l'Occident ?  
Ahmadinejad a dit à l'Assemblée Générale ce que la plupart des représentants de l'ONU savent déjà, que « l’égoïsme et l'avarice insatiable ont remplacé les concepts humanitaires comme l'amour, le sacrifice, la dignité, et la justice. … les mensonges ont remplacé l'honnêteté ; l'hypocrisie a remplacé l'intégrité, et l'égoïsme a remplacé le sacrifice. La tromperie dans les affaires étrangères s'appelle la prévoyance et le sens politique, piller la richesse d'autres nations s'appelle faire des efforts de développement ; l’occupation est présenté comme un cadeau qui favorise la liberté et la démocratie ; et les nations sans défense sont soumises à la répression au nom de la défense des droits de l'homme. »  
Cela ne peut pas être dit plus clairement. Cependant, si le discours d'Ahmadinejad est rapporté par les journaux Américains et les médias télévisés, ses phrases seront prises hors de leur contexte et utilisées pour exaspérer les conservateurs et les Sionistes Chrétiens afin de les unifier derrière le plan d’assaut  d’Obama/ Israël sur l'Iran.  
 A l’image de Rome, l'Amérique ne sera pas rassasiée avant qu’elle ait plus d'ennemis et plus de guerres qu'elle ne peut en supporter pour sa survie.
Traduction Alter Info
 
http://www.infowars.com/more-lies-more-deception/

http://www.alterinfo.net/Plus-de-mensonges-et-de-tromperie_a37334.html


2-4 Plus de mensonges et de tromperie.  

Ahamdinejad dit tout haut ce que les autres n'osent même pas aborder en pensée.

La mauvaise foi des sionistes (USA+Israel+Europe) atteint son paroxysme. Tout opposant au projet de l'hégémonie Israélo-Américaine est aussitôt diabolisé avec des moyens ne reposant que sur le mensonge, la tromperie et la violence. Le mensonge a atteint un tel paroxysme que nos gouvernement et nos médias nous font passer l'Iran et Ahamdinejad comme l'Allemagne Nazi d'Hitler alors que la réalité la plus absolue veut que ce soit le camp occidental qui, preuves et faits à l'appui, a commis les pires atrocités et ceci en prétendant faire le bien.

Mardi 29 Septembre 2009

Les ministres du G-20 ont qualifié la réunion de Pittsburgh de succès, mais comme l’a rapporté Rob Kall dans OpEdNews.com, le principal  succès du sommet a été de transformer Pittsburgh en « une ville fantôme, vidée de ses travailleurs et de ses piétons, mais remplie à craquer de plus de 12.000 policiers venus de partout des Etats-Unis. »  
 Voila ce qu’on appelle « la liberté et la démocratie » en marche. Les dirigeants des pays du G-20, qui représentent 85% des revenus mondiaux, ne peuvent pas se réunir dans une ville Américaine sans 12.000 policiers équipés comme les soldats de l'empereur dans Star Wars. Et le gouvernement Américain se plaint après cela au sujet de l'Iran.  
 Les plaintes du gouvernement Américains au sujet de l'Iran ont atteint un nouveau niveau d’alerte aigu. Le 25 Septembre Obama a déclaré : « L’Iran viole les règles que toutes les nations doivent suivre. » Les chefs d’Etat Britanniques, Français, et Allemands, véritables marionnettes des Américains, ont ajouté de leur poids à deux sous, donnant au gouvernement Iranien trois mois pour satisfaire « les demandes de la communauté internationale » pour abandonner ses droits en  tant que signataire du Traité de Non Prolifération de l'énergie nucléaire. Au cas où vous ne le sauriez pas, le terme de « communauté internationale » est un raccourci pour ne pas dire les USA, Israël, et l'Europe, une poignée de pays riches et arrogants qui oppriment le reste du monde.  
http://cnnwire.blogs.cnn.com/2009/09/25/iran-is-breaking-...


2-5 Qui viole les règles ? L'Iran ou les Etats-Unis ?  
L'Iran insistte sur le fait que le gouvernement des Etats-Unis est soumis au Traité de Non Prolifération que les Etats-Unis ont eux-mêmes lancé et poussé et que l'Iran a signé. Mais le gouvernement Américain, qui est actuellement engagé dans trois guerres d'agression et a des troupes d’occupation dans un certain nombre d'autres pays, insiste sur le fait que l'Iran, qui n’a envahi et occupé aucun pays, ne peut pas être digne de confiance au sujet de l'énergie nucléaire, parce cela leur donnerait la capacité à l'avenir de disposer de l'arme nucléaire, comme Israël, l'Inde, et le Pakistan, tous non-signataires du Traité de Non Prolifération nucléaire, des pays qui, à la différence de l'Iran, ne se sont jamais soumis aux inspections de l'AIEA. En effet, à ce moment même le gouvernement Israélien crie et hurle à  « l’antisémitisme » quand on leur suggère de se soumettre aux inspections de l'AIEA. L'Iran se soumet aux inspections de l'AIEA depuis des années.    
 En accord avec ses engagements aux termes du traité, le 21 Septembre l'Iran a révélé à l'Agence Internationale de l'Energie Atomique qu'ils construisent une autre installation nucléaire. Le Premier Ministre Britannique Gordon Brown a confondu la révélation de l'Iran avec « mensonges en série, » et a déclaré, « nous ne laisserons pas les choses continuer. »
 Quelles choses ? Pourquoi Gordon Brown pense-t-il que la révélation de l'Iran à l'AIEA est un leurre ? Est-ce que cet imbécile de Premier Ministre Britannique sous-entend que l'Iran prétend construire une usine mais ne l'est pas, et de ce fait en le révélant, trompe le monde ?  
  Pour ne pas être submergé par la bêtise, de la bouche même d'Obama, tenant d’un double discours Orwellien : « Le gouvernement Iranien doit maintenant démontrer ses intentions pacifiques par des faits ou rendre des comptes selon les normes et le droit  international. »  
http://tpmlivewire.talkingpointsmemo.com/2009/09/obama-ia...


2-6 Nucléaire: Ahmadinejad propose une rencontre entre experts étrangers et iraniens.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a proposé une rencontre entre des experts nucléaires étrangers et iraniens, un geste destiné à ôter toute suspicion sur le programme nucléaire iranien.
"Pourquoi ne pas simplement les laisser s'asseoir et discuter pour voir à quoi ils peuvent aboutir? Je pense que ce serait une bonne chose", a déclaré le président iranien, mercredi, à Newsweek et au Washington Post.
"C'est une proposition très solide qui constituerait une bonne occasion de commencer" à établir un lien de confiance entre les Etats-Unis et l'Iran.
M. Ahmadinejad a précisé que cette offre serait formulée par un haut diplomate iranien lors de la réunion prévue le 1er octobre à Genève avec les six pays chargés du dossier nucléaire iranien (Allemagne, Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni).
M. Ahmadinejad a également déclaré que l'Iran proposerait d'acheter aux Américains l'uranium enrichi dont il a besoin au niveau médical.
Réagissant à cette offre l'analyste Jacqueline Shire, du centre de réflexion Isis, a considéré que "cela témoigne d'une nouvelle approche".
Cette demande "permet à l'Iran d'invoquer un usage humanitaire du nucléaire", ajoute Jacqueline Shire, qui explique que "c'est un calcul habile vis-à-vis de l'opinion internationale".
Entre-temps, les Etats-Unis ont accueilli prudemment la nouvelle offre du président Ahmadinejad, sans la commenter sur le fond.
"Si l'Iran a des propositions constructives pour répondre aux inquiétudes de la communauté internationale sur son programme nucléaire, il dispose de canaux diplomatiques pour le faire", a estimé Philip Crowley, principal porte-parole du département d'Etat.
"Nous sommes prêts à examiner les propositions constructives, mais nous attendons aussi une réponse à notre grave inquiétude sur la nature de leur programme nucléaire", a déclaré un peu plus tard Ian Kelly, un autre porte-parole.
De son côté, le diplomate en chef de l'Union européenne, Javier Solana, a estimé que cette proposition "n'est pas un offre".
"Nous sommes prêts à parler de tout, pour autant que nous ayons la garantie que l'Iran n'a pas un programme (nucléaire) menant à quelque chose d'incompatible avec le Traité de non-prolifération", a-t-il ajouté à l'ONU.
Les autres représentants des Six se sont abstenus jeudi de commenter l'initiative iranienne.

URL de cet article: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=15444

www.Mondialisation.ca

http://www.palestine-solidarite.org/actualite.Al-Manar.250909.htm
http://www.fischer02003.over-blog.com/article-36732532.html


2-7 Le geste « radieux » de Téhéran.

Parallèlement, une grande majorité de députés au Parlement iranien (239 sur 290) a averti les six grands Etats chargés des négociations sur le dossier nucléaire iranien controversé qu’il ne faudrait pas qu’ils ratent l’occasion « historique » que représente la réunion du 1er octobre à Genève.

Cherchant à montrer les bonnes intentions de l’Iran, le chef du programme nucléaire, Ali Akbar Salehi, a affirmé que son pays « informerait prochainement l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) du calendrier des inspections de son second site d’enrichissement à Fordoo, au sud de Téhéran ». La tension était montée d’un cran à l’annonce, vendredi, de l’existence de ce nouveau site, les Occidentaux, forts de leurs soupçons sur les ambitions militaires nucléaires de l’Iran, avaient brandi la menace de nouvelles sanctions contre ce pays. Mais Téhéran, cherchant à apaiser les inquiétudes et qui dément depuis des années vouloir se doter de l’arme atomique, a, dès le lendemain, assuré que le site serait placé sous la supervision de l’AIEA. L’Iran, soufflant le chaud et le froid, démontrait ensuite sa puissance balistique, son corps d’élite effectuant des manœuvres où ont été tirés, lundi, des missiles capables d’atteindre Israël, son ennemi juré ; il s’agit des missiles Ghadr-1, version améliorée du Shahab-3 d’une capacité de 1800 km, et d’un missile Sejil, d’une portée de 2000 km. Les responsables militaires iraniens annonçaient hier encore la construction prochaine d’une nouvelle génération « améliorée et ultradéveloppée » de Sejil. Ces tirs ont été qualifiés de « provocation » par les Etats-Unis qui ont menacé de nouvelles sanctions en cas d’échec des discussions à Genève.

Version améliorée de Sejil

Le négociateur en chef du dossier nucléaire iranien, Saïd Jalili, doit discuter avec des représentants de Chine, des Etats-Unis, de France, de Russie, du Royaume-Uni et d’Allemagne du paquet de propositions présentées par Téhéran. Ce paquet, destiné selon Téhéran à régler le problème de la prolifération nucléaire, ne mentionne ni le programme controversé iranien ni la question sensible de l’enrichissement d’uranium. Téhéran souhaite des discussions globales sur une série de questions intéressant le monde, affirmant qu’il a beaucoup à offrir pour la sécurité d’une région sensible où l’armée américaine est présente sur deux fronts, en Irak et en Afghanistan. Aussi, les autorités iraniennes refusent de céder leur « droit inaliénable » d’enrichir l’uranium pour alimenter leurs futures centrales. A Genève, Téhéran devrait aussi demander aux grandes puissances l’autorisation d’importer de l’uranium enrichi à 20%, destiné à un réacteur de recherche. Le groupe 5+1 a déjà fait des propositions à Téhéran incluant une amélioration des relations diplomatiques et une coopération technologique en échange d’une suspension de son programme nucléaire sensible, auxquelles l’Iran n’a pas donné suite. Après 14 mois d’impasse, l’Iran est sous le coup de trois résolutions de l’ONU assorties de sanctions. Mais l’insistance américaine sur un renforcement de celles-ci rencontre une réponse tiède des partenaires russes et chinois. Moscou a appelé la communauté internationale à ne pas « céder à l’émotion » et Pékin a dit espérer « une détente de la situation ».

Par Agences, H. M.

http://www.elwatan.com/Le-geste-radieux-de-Teheran


2-8 L'Iran va proposer aux grandes puissances qu'un tiers enrichisse l'uranium.
Le président Mahmoud Ahmadinejad a annoncé que l'Iran proposerait jeudi aux grandes puissances qu'un tiers enrichisse l'uranium pour son réacteur de recherche à Téhéran.
"L'un des sujets au menu de ces négociations est de savoir comment nous pouvons obtenir du combustible pour notre réacteur de Téhéran", a déclaré le président.
"Nous avons besoin d'uranium enrichi à 19,75%. Nous l'avons dit, et nous proposons de l'acheter à quiconque est prêt à nous le vendre. Nous sommes prêts à fournir de l'uranium enrichi à 3,5% et ils pourront l'enrichir davantage et nous le livrer à 19,75%", a-t-il poursuivi, cité par l'agence Isna.
L'Iran possède à Téhéran un petit réacteur de recherche de 5 mégawatts, fourni par les Etats-Unis avant la Révolution islamique.
C'est la première fois que l'Iran accepte de parler d'un aspect spécifique de son programme d'enrichissement avec les grandes puissances.

Jusqu'alors, présentant son paquet de propositions destinées selon lui à régler le problème de la prolifération nucléaire,
Téhéran avait fait savoir qu'il souhaitait des discussions sur des questions globales, dont la sécurité dans la région où l'armée américaine est présente en Irak et en Afghanistan.
La semaine dernière à New York, le président iranien avait expliqué à des experts en matière de non-prolifération que son pays cherchait à acquérir de l'uranium enrichi à 20% pour un réacteur de recherche médicale.
L'Iran a informé il y a plusieurs mois l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de son souhait d'acheter cet uranium enrichi à 20% mais n'a pas obtenu de réponse pour l'instant, avaient indiqué des sources proches du dossier à l'AFP.
M. Ahmadinejad avait laissé entendre que l'Iran pouvait être poussé à fabriquer ce combustible lui-même si aucun pays n'acceptait de le lui vendre.
Le programme actuel de l'Iran permet d'enrichir l'uranium à 5%. Il faut du combustible composé à 90% d'uranium 235 (fissible) pour fabriquer une bombe atomique.
Le dossier nucléaire iranien connaît une nouvelle poussée de fièvre, après l'annonce par Téhéran de la construction d'un second site d'enrichissement d'uranium, près de Qom. L'Iran a répondu aux critiques de l'Occident qui le soupçonne de vouloir se doter de l'arme atomique en affirmant que ce nouveau site serait placé sous la supervision de l'AIEA.
Dimanche, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Ali Akbar Salehi, avait affirmé que l'Iran ne comptait pas enrichir de l'uranium à plus de 5% d'uranium 235, soit un taux
compatible avec des activités nucléaires civiles.
Ahmadinejad : "Les négociateurs peuvent sûrement adopter la politique qu'ils veulent, mais cela ne nous causera aucun dommage", a-t-il dit, cité par l'agence Fars.
Selon le président les discussions de Genève, les premières du genre depuis 14 mois, sont aussi "une occasion exceptionnelle pour les Etats-Unis et certains pays européens de
rectifier leur façon de traiter avec les autres nations".

Le Matin -
1 octobre 2009

http://www.lematin.ch/flash-info/monde/iran-ahmadinejad-propose-tierce-partie-enrichisse-uranium


2-9 Ahmadinejad : "Le peuple français mérite mieux que ses dirigeants".

Sarkozy : "Je voudrais dire combien nous sommes admiratifs du courage du peuple iranien. Je veux redire qu'il mérite mieux que les dirigeants actuels."

C'était le 31 août, Nicolas Sarkozy était interrogé sur la situation politique dans la République islamique après la réélection contestée, le 12 juin, du président Mahmoud Ahmadinejad.

Mardi 22 septembre, dans une interview diffusée par France 2, M. Ahmadinejad a renvoyé le compliment à son homologue français. Au journaliste qui l'interrogeait sur les propos de M. Sarkozy, M. Ahmadinejad a répondu: "Ce monsieur Sarkozy s'ingère dans les affaires intérieures de notre nation. Moi aussi j'ai un avis semblable. Je pense que le peuple français mérite mieux que ses dirigeants actuels. Pour moi, la colère de M. Sarkozy n'est pas recevable."

Le président n'a pas non plus épargné le ministre des affaires étrangères français, Bernard Kouchner, estimant qu'il avait contribué aux troubles qui ont suivi son élection. "Nous regrettons l'action de ceux qui ont provoqué ces troubles. Posez-donc la question à la chaîne de télévision la Voix de l'Amérique, à la BBC, et au ministre français des affaires étrangères qui ont incité les gens à se révolter", a-t-il déclaré. L

e journaliste lui demande alors s'il considère que le chef de la diplomatie française est, selon lui, "responsable de la mort de Neda", la jeune Iranienne tuée lors des manifestations à Téhéran en juin et devenue l'un des symboles du mouvement de contestation. "Oui, il est responsable lui aussi", répond Mahmoud Ahmadinejad.

Le président iranien a également évoqué le cas de Clotilde Reiss, une jeune Française emprisonnée en Iran, en laissant entendre que celle-ci pourrait faire l'objet d'un échange de prisonniers avec la France.

M. Ahmadinejad n'a pas directement répondu à la question du journaliste qui lui demandait quand la jeune universitaire, accusée d'espionnage, emprisonnée pendant 45 jours et désormais assignée à l'ambassade de France à Téhéran, pourrait s'envoler pour Paris. Mais il a ajouté : "Vous devez savoir qu'il y a quelques Iraniens qui sont en prison en France depuis des années". "Malheureusement nous n'avons vu aucune action du gouvernement français en faveur de ces prisonniers", a-t-il dit.

Selon Le Figaro de mardi, la France pourrait libérer Ali Vakili Rad, qui a été reconnu coupable en 1994 de l'assassinat de Chapour Bakhtiar, l'ancien premier ministre du chah d'Iran.

22.09
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/09/22/ah...


2-10 Ahmadinejad répond à Sarkozy.
Au journaliste de France 2 qui le faisait réagir à des propos de Nicolas Sarkozy tenus fin août, le président iranien a répondu: "Ce monsieur Sarkozy s'ingère dans les affaires intérieures de notre nation. Moi aussi j'ai un avis semblable". Et d'ajouter: "Je pense que le peuple français mérite mieux que ses dirigeants actuels. Pour moi, la colère de monsieur Sarkozy n'est pas recevable".
Le 31 août, le chef de l'Etat français avait déclaré à Berlin: "Je voudrais dire combien nous sommes admiratifs du courage du peuple iranien. Je veux redire qu'il mérite  mieux que les dirigeants actuels". Le président français était alors interrogé sur la situation politique en Iran après la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad

Kouchner n'est pas épargné
Dans cet entretien sur France 2, le président n'a pas épargné le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, estimant  qu'il avait contribué aux troubles qui ont suivi sa réélection. "Nous regrettons l'action de ceux qui ont provoqué ces troubles. Posez-donc la question à la chaîne de télévision la Voix de l'Amérique, à la BBC, et au ministre français des affaires étrangères qui ont incité les gens à se révolter", a-t-il déclaré.
A la question du journaliste lui demandant alors s'il considérait que Bernard Kouchner était "responsable de la mort de Neda", la jeune Iranienne tuée lors des manifestations à Téhéran en juin et devenue l'un des symboles du mouvement de contestation, Mahmoud Ahmadinejad a lancé: "Oui, il est responsable lui aussi."

24/9

http://info.france2.fr/monde/Dossier-Reiss:-Ahmadinejad-pose-ses-conditions-57486628.html


2-11 Le Général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées françaises : "Je ne pense pas qu'une option militaire soit toujours envisageable à ce stade".
Une intervention militaire pour empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire n’est plus une option envisageable et serait trop risquée, a estimé jeudi le général Jean-Louis Georgelin, chef d’état-major des armées françaises, s’exprimant à Washington en marge d’un discours sur l’OTAN.

“C’est très difficile de programmer une opération militaire en Iran car nous ne sommes pas certains de pouvoir régler le problème en une seule fois, et si on échoue en une seule fois, c’est une catastrophe”, a-t-il déclaré, s’exprimant en anglais. “Je ne pense pas qu’une option militaire soit toujours envisageable à ce stade”, a-t-il ajouté soulignant qu’il s’agissait de son opinion personnelle.

« Je crains que l’option militaire soit probablement derrière nous, et que l’action doive se concentrer, comme l’a dit notre président à plusieurs reprises, sur des pressions financières, économiques et politiques”, a ajouté le général Georgelin.
Le gouvernement français de Nicolas Sarkozy a adopté une position plus ferme sur l’Iran critiquant ouvertement les ambitions nucléaires de Téhéran. En 2007 le chef d’état français a meme surpris les milieux diplomatiques en mentionnant la possibilité d’une intervention militaire en Iran. Avec l’arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche, moins va-t-en guerre que son prédécesseur, les Français ont évité de s’exprimer ouvertement en faveur d’une opération contre l’Iran.

Lundi, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a annoncé qu’elle se trouvait dans une “impasse” sur le dossier nucléaire iranien. Selon l’agence onusienne, l’Iran n’a pas suspendu son programme d’enrichissement d’uranium et n’a pas non plus répondu clairement aux questions persistantes sur les dimensions militaires de son programme nucléaire
Publié le 11 septembre 2009 à 08:15
http://www.israelvalley.com/news/2009/09/11/24264


n°13 - Dossier d'Iran - 02-10 - : Suite -: Attaquer l'Iran serait «pratique» selon le général Clark.

n°13 - Dossier d'Iran - 02-10 - : Suite -: Attaquer l'Iran serait «pratique» selon le général Clark.



Dossier d'Iran   n°13 du 02-10

                              C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :  

2 Dossier & Point de vue

2-1Les Iraniens sont favorables à des relations diplomatiques avec les Etats Unis mais font peu confiance à Obama.

2-2 Paul Craig Roberts : Menaces Nucléaires : Sanctions Paralysantes contre les 2 Puissances Nucléaires Va-T-En Guerre (Israël Et US....) Et Non Pas Contre l'Iran.

2-3 L'incongruité détruit l'esprit.

2-4 Mohamad Al-Saïd Idris : Le Moyen-Orient et le spectre d'une guerre nucléaire.

2-5 Karl Müller : Maintenant il s’agit de négocier avec l’Iran – honnêtement et sur la base du droit!

4-6 Karl Müller : Les cinq cherchent-ils à provoquer une escalade vers la guerre ?



2 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

2-1Les Iraniens sont favorables à des relations diplomatiques avec les Etats Unis mais font peu confiance à Obama.
Selon un nouveau sondage d’opinion des Iraniens par WorlPublicOpinion.org, six Iraniens sur dix sont favorables à une restauration des relations diplomatiques entre leur pays et les Etats Unis, une position qui est contradiction directe avec celle que le gouvernement iranien a adoptée pendant une trentaine d’années. Ils sont aussi nombreux à être favorables à des discussions directes.

Cependant, les Iraniens ne semblent pas partager l’engouement international pour Barack Obama. Ils ne sont que 16 % à dire avoir confiance en lui pour agir de manière juste dans les affaires du monde. C’est le score le plus bas observé parmi les vingt pays sondés par WPO sur cette question au printemps.

Malgré son récent discours du Caire, où Obama avait insisté sur son respect pour l’Islam, un quart seulement des Iraniens sont convaincus de sa sincérité. Et trois sur quatre (77 %) continuent à avoir une perception défavorable du gouvernement des Etats Unis.“Si les Iraniens sont en majorité prêts à traiter avec Obama, ils ne lui font guère confiance,” explique Steven Kull, directeur de WPO.

Dans le même temps, existent des signes d’assouplissement. La confiance en Obama est trois fois plus fréquente que celle envers George W. Bush obtenait la confiance de seulement 6 % des Iraniens dans un sondage WPO de 2008. Le pourcentage d’opinions défavorables sur le gouvernement des USA est huit points plus bas que les 85 % d’opinions défavorables de 2008 (WPO).

Concernant Mahmoud Ahmadinejad, l’enquête montre que huit Iraniens sur dix le considèrent comme le président légitime du pays. Ahmadinejad qui se rendra aux Etats Unis ce mardi et s’exprimera devant l’Assemblée générale de l’ONU, a été au centre de grandes manifestations à Téhéran après la contestation par les partisans de l’opposition de la validité de sa réélection en juin.

WorldPublicOpinion.org (WPO) a interrogé 1300 Iraniens entre le 27 août et le 10 septembre 2009. Les entretiens ont été réalisés par téléphone (huit foyers iraniens sur dix disposent du téléphone) par un institut professionnel de sondage situé hors d’Iran et qui a employé des locuteurs de langue maternelle farsi. La marge d’erreur est de 3,1 %. WPO, un projet coopératif qui implique des centres de recherche à travers le monde, est managé par le Program on International Policy Attitudes à l’université du Maryland.

Depuis 1979, le gouvernement iranien est resté opposé au rétablissement complet des relations diplomatiques avec les Etats Unis rompues après le renversement du régime du chah soutenu par les USA et la prise de contrôle par l’Iran de l’ambassade US à Téhéran. Cependant, WPO constate que 63 % des Iraniens interrogés disent être favorables au rétablissement des relations diplomatiques. 27 % seulement sont contre. A la question de savoir s’ils sont pour ou contre des négociations directes et inconditionnelles entre les gouvernements des deux pays, 60 % disent être pour. 30 % sont contre.
Le sondage montre qu’Obama n’est pas perçu avec sympathie par la majorité des Iraniens. Quelque 71 % n’ont pas ou peu confiance dans l’action d’Obama eu égard aux affaires internationales. Ils sont nombreux également à douter de son attitude envers l’Islam, avec 59 % qui disent penser qu’il ne respecte pas cette religion et à peine 25 % qui pensent qu’il la respecte.

Les Iraniens montrent un niveau élevé de défiance envers les Etats Unis. Huit sur dix considèrent que les Etats Unis cherchent à affaiblir et diviser le monde musulman (proportion stable par rapport à l’enquête 2008).

Trois sur quatre considèrent que les Etats Unis ont pour objectif d’imposer la culture américaine aux sociétés musulmanes.

Mais il y aussi des signes positifs. Si les Iraniens pensent majoritairement que les Etats Unis n’ont pas vraiment l’intention d’aboutir à la création d’un Etat palestinien indépendant, la proportion qui pense que c’est leur intention a doublé, passant de 12 à 25 % - ce qui suggère que les efforts d’Obama pour stopper la colonisation israélienne ont eu un certain impact. De même, les opinions envers le peuple américain sont très largement positives, avec 51 % des personnes interrogées qui expriment des sentiments favorables envers les Américains (13 % très favorables).
A une question sur la perspective de voir «l’Iran coopérer avec les USA pour combattre les Talibans qui opèrent en Afghanistan près de la frontière avec l’Iran, “un pourcentage substantiel de 43 % y est favorable contre 41 % qui y sont opposés.”Alors qu’un quart (26 %) des Iraniens dit soutenir les attaques contre les troupes US dans l’Afghanistan voisin, 49 % y sont opposés (41 % fortement opposés) – peut-être en partie en raison des frictions antérieures entre l’Iran et les Talibans.

La plupart des Iraniens expriment leur acceptation du résultat de l’élection présidentielle. 81 % disent considérer Ahmadinejad comme le président légitime de l’Iran, et 62 % disent avoir très confiance dans les résultats électoraux proclamés, tandis que 21 M disent avoir une certaine confiance. 13 % seulement disent avoir peu ou pas confiance dans les résultats.

Plus généralement, huit sur dix (81 %) disent être satisfaits du processus par lequel les autorités sont élues, mais seulement la moitié d’entre eux (40 %) disent en être très satisfaits.

Parmi les 87 % des répondants qui ont indiqué avoir voté à l’élection présidentielle de juin, 55 % disent avoir voté pour Ahmadinejad. Seulement 14 % ont répondu avoir voté pour Moussavi, le principal candidat d’opposition, et 26 % ont refusé de répondre.

Interrogés sur leur vote si in nouveau scrutin devait se tenir, 49 % des sondés disent qu’ils voteraient pour Ahmadinejad, 8 % pour Moussavi, 13 % disent qu’ils n’iraient pas voter, et 26 % refusent de répondre. “La proportion très élevée de personnes qui refusent de répondre sur leur préférence de vote – ce que nous n’avons constaté pour aucune autre question – suggère que les gens sont un peu mal à l’aise avec ce sujet,” explique Kull de WPO. « De sorte que ces observations sur les préférences de vote ne sont pas une base solide pour estimer le vote réel.»
Huit sondés sur 10 déclarent qu’Ahmadinejad est honnête, mais un peu moins de la moitié – 48 % - disent qu’il est très honnête. Interrogés à propos des institutions gouvernementales de la république islamique, de grandes majorités se dégagent pour exprimer au moins une certaine confiance dans les institutions les plus importantes. Le président est perçu de manière plus positive, avec 84 % des répondants qui s’estiment très (64 %) ou assez (20 %) confiants.

Dans l’ensemble, la plupart des Iraniens soutiennent leur système actuel de gouvernement. Neuf sur dix disent être satisfaits su système de gouvernement iranien, même si seulement 41 % disent en être très satisfaits. Six sur dix approuvent le système par lequel un corps d’érudits en matière religieuse a la capacité de censurer des lois qu’ils jugent contraires au Coran, tandis qu’un sur quatre exprime son opposition. Une courte majorité (55 %) considère que la manière dont le Guide Suprême est élu est cohérente avec les principes démocratiques, même si les 3/5èmes des répondants disent ne pas être gênés par l’étendue de ses pouvoirs.

World Public Opinion (USA)

Traduit de l'anglais par Djazaïri

18 septembre 2009
http://www.alterinfo.net/La-legitimite-d-Ahmadinejad,-l-holocauste-et-la-propagande-occidentale_a37107.html

http://mounadil.blogspot.com/


2-2 Paul Craig Roberts : Menaces Nucléaires : Sanctions Paralysantes contre les 2 Puissances Nucléaires Va-T-En Guerre (Israël Et US....) Et Non Pas Contre l'Iran.

Pour empêcher Israël et les Etats Unis - l'Axe du Mal - qui mènent depuis des décennies des guerres d'agression et menacent d'ouvrir un nouveau front contre l'Iran, les ‘anti guerre’ doivent avoir le courage d'exiger des sanctions paralysantes contre deux pays qui possèdent des armes nucléaires et sont de fait jugés par l'opinion publique mondiale comme les plus dangereux pour la paix.

Sans même attendre des dirigeants politiques et institutions internationales un premier geste, il faut donc engager concrètement la société civile dans cette direction.

Ci dessous l'argumentaire de Paul Craig Roberts pour concrétiser mondialement une telle campagne.

Pourquoi pas des sanctions paralysantes contre Israël et les USA ?

En Israël, un pays volé aux Palestiniens, des fanatiques contrôlent le gouvernement. L'un de ces fanatiques c'est le premier ministre, Benjamin Netanyahou. La semaine dernière Netanyahou a appelé à des "sanctions paralysantes" contre l'Iran.
Le type de blocus que veut Netanyahou est qualifié d'acte de guerre. Israël menace depuis longtemps d'attaquer l'Iran par lui-même mais préfère entraîner les US et l'OTAN.
Pourquoi Israël veut-il initier une guerre entre les Etats Unis et l'Iran ?
L'Iran attaque -t-elle d'autres pays, bombarde t-elle des civils et détruit-elle les infrastructures civiles ?
Non. Ce sont des crimes commis par Israël et les US.
Iran chasse t-elle des peuples de terres qu'ils ont occupé depuis des siècles et les parquent-elle dans des ghettos ?
Non, c'est ce qu'Israël a fait aux Palestiniens pendant 60 ans.
Que fait l'Iran ?
L'Iran développe de l'énergie nucléaire, ce qui est son droit en tant que signataire du Traité de Non Prolifération (TNP). Le programme d'énergie nucléaire de l'Iran est soumis à des inspections de l'Agence Internationale à l'Energie Atomique ( AIEA) qui a constamment rapporté que ses inspections n'ont trouvé aucue diversion de l'uranium enrichi pour un programme d'armement.
La position adoptée par Israël, et par le pantin d'Israël à Washington, c'est que l'Iran ne doit pas être autorisée à bénéficier des droits de tout signataire du TNP dont bénéficie tous les autres signataires, car l'Iran pourrait détourner l'uranium enrichi pour un programme de fabrication d'armes nucléaires.
En d'autres termes, Israël et les US affirment qu'ils ont le droit d'annuler le droit de l'Iran à développer l'énergie nucléaire. La position d'Israël/US n'a aucun fondement en droit international ou en quoi que ce soit c'est le seul fait de l'arrogance d'Israël et des USA.
L'hypocrisie est à son comble. Israël n'est pas signataire du TNP et fabrique des armes nucléaires illégalement, clandestinement avec, d'après ce que nous savons, l'aide des US.
Comme Israël est illégalement en possession d'armes nucléaires et a un gouvernement fanatique capable de les utiliser, des sanctions paralysantes devraient s'appliquer à Israël et l'obliger à désarmer.
Israël se qualifie pour des sanctions paralysantes pour une autre raison.

C'est un état d'apartheid, comme l'ancien président US Jimmy Carter l'a démontré dans son livre " Palestine : Peace Not Apartheid."
Les US ont mené la campagne pour imposer des sanctions contre l'Afrique du Sud à cause des pratiques d'apartheid de l'Afrique du Sud. Les sanctions ont obligé le gouvernement blanc à remettre le pouvoir politique à la population noire. Israël pratique une forme d'apartheid pire que celui du gouvernement blanc sud africain. Pourtant, Israël affirme que c'est "antisémite" de le critiquer pour une pratique que le monde entier considère comme intolérable.
Ce qui reste de la Cisjordanie palestinienne, ce qui n'a pas été volé par Israël, est constitué de ghettos isolés. Les Palestiniens sont coupés des hôpitaux des écoles de leurs fermes et entre eux. Ils ne peuvent pas voyager d'un ghetto à l'autre sans permission d'Israël mise en place aux barrages.
L'explication du gouvernement israélien pour ces violations flagrantes des droits humains comprend la plus grande collection de mensonges de l'histoire mondiale. Personne, exception faite des "Chrétiens Sionistes" américains n'en croit un seul mot.
Les Etats Unis se qualifient également pour des sanctions paralysantes. En réalité, les US sont sur qualifiés. Le gouvernement US a envahi l'Afghanistan et l'Irak et utilisé la "guerre contre le terrorisme" que Washington a orchestré pour restreindre les libertés civiles US inscrites dans la Constitution, en utilisant mensonges et tromperie intentionnelle du Congés US. 1 million d'Irakiens ont payé de leurs vies pour les crimes de l'Amérique et 4 millions ont été déplacés. L'Irak et ses infrastructures sont en ruine, et les élites professionnelles de l'Irak, nécessaires à une société moderne organisée, ont été assassinées ou dispersées. Le gouvernement US a commis des crimes de guerre sur une large échelle.
Personne ne sait combien de femmes, d'enfants et d'anciens des villages ont été massacrés par les US en Afghanistan. Cependant, la guerre américaine d'agression contre le peuple afghan entre maintenant dans sa neuvième année. Selon l'armée US, une victoire américaine est très loin. L'amiral Michael Mullen, qui dirige les chefs d'état major US, a déclare en Août que la situation militaire en Afghanistan est " sérieuse et se détériore".
Les adultes américains peuvent envisager la durée de cette guerre pour le reste de leur vie, tandis que les droits à la Sécurité Sociale et à Médicare sont réduits afin de dégager plus de financements pour l'industrie de l'armement US. Bush/Cheney et Obama/Biden ont fait des munitions les seuls produits d'investissement sûrs aux Etats Unis.
Quel est le but de la guerre d'agression contre l'Afghanistan ? Peu après son inauguration, le Président Obama a promis de fournir une réponse mais ne l'a pas fait. Au lieu de cela, Obama a rapidement escaladé la guerre en Afghanistan et lancé une nouvelle guerre au Pakistan qui a déjà déplacé 2 millions de Pakistanais. Obama a envoyé 21 000 soldats US de plus en Afghanistan et le commandant US, le Gl Stanley McChrystal, en demande 20 000 de plus.
Obama escalade la guerre d'agression de l'Amérique contre le peuple afghan malgré trois sondages d'opinion de qualité qui montrent que le public américain s'oppose fermement à tout prolongement de la guerre en Afghanistan.
Malheureusement, l'accord inattaquable entre Israël et Washington pour mener une guerre contre les peuples musulmans est bien plus fort que le lien entre le public américain et le gouvernement américain. Lors d'un dîner d'adieu jeudi dernier pour l'attaché militaire d'Israël à Washington qui retourne en Israël pour devenir vice chef d'état major de l'armée israélienne, l'Amiral Mike Mullen, à la tête des chefs d'état major US, la sous secrétaire à la défense Michèle Flournoy, et Dan Shapiro, qui est en charge des affaires du Moyen Orient au Conseil de Sécurité National, étaient présents et ont présenté leur respect. L'Amiral Mullen a déclaré que les US se tiendront toujours aux côtés d'Israël. Quelque soit le nombre de crimes commis par Israël. Quelque soit le nombre de femmes et d'enfants massacrés par Israël. Quelque soit le nombre de Palestiniens qu'Israël chasse de leurs maisons villages et terres.
Si on pouvait dire la vérité, la vérité c'est que l'Axe du Mal c'est les Etats Unis-Israël.
Des millions d’Américains sont actuellement sans toit à cause des faillites. Des millions ont perdu leur travail, et encore plus de millions n'ont pas accès aux soins médicaux. Pourtant, le gouvernement US continue de gaspiller des centaines de milliards de $ dans des guerres qui ne servent aucun intérêt US. Le Président Obama et le Gl McChrystal ont adopté la position qu'ils connaissent le mieux, le public américain peut aller en enfer.
Il est on ne peu plus clair que le Président des Etats Unis et l'armée US n'ont absolument aucun respect pour la démocratie, les droits de l'homme, et le droit international. C'est une autre raison pour appliquer des sanctions paralysantes contre Washington, dont le gouvernement apparu sous Bush/Obama est celui d'un état de chemises brunes qui vit de mensonges, torture, assassinats crimes de guerre et tromperie.
De nombreux gouvernements sont complices des crimes de guerre de l'Amérique. Avec le budget d'Obama profondément plongé dans le rouge, les guerres d'agression brutale de Washington dépendent pour leur financement des Chinois, Japonais, Russes, Saudiens, Sud Coréens, Indiens et Européens. A la seconde même où l'argent étranger arrêtera de financer les crimes de guerre américains, les guerres d'agression de l'Amérique contre les Musulmans stopperont.
Les US ne seront pas pour toujours "une superpuissance" qui peut indéfiniment ignorer ses propres lois et le droit international. Les US finiront par s'effondrer, résultat de leur prétention démesurée et de leur arrogance.
Quand l'empire américain s'effondrera, est-ce que ses dirigeants auront des comptes à rendre devant un tribunal pour crimes de guerre ?
Paul Craig Roberts –

30/08/09 - www.vdare.com
Paul Craig Roberts a été Assistant Secretary of the Treasury pendant le premier mandat du President Reagan.

Il a été éditeur associé du Wall Street Journal . Il est l'auteur de "Supply-Side Revolution : An Insider's Account of Policymaking in Washington"; "Alienation and the Soviet Economy" et "Meltdown: Inside the Soviet Economy", et co auteur avec Lawrence M. Stratton de "The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice".
http://www.planetenonviolence.org/Sanctions-Paralysantes-Contre-Les-Deux-Puissances-Nucleaires-Va-T-En-Guerre-Israel-Et-US-Et-Non-Pas-Contre-l-Iran_a2001.html

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n°13 - Dossier d'Iran - 02-10 - :Fin -: Attaquer l'Iran serait «pratique» selon le général Clark.

n°13 - Dossier d'Iran - 02-10 - :Fin -: Attaquer l'Iran serait «pratique» selon le général Clark.



Dossier d'Iran   n°13 du 02-10

                              C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :  

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Leila Mazboudi : Menaces de guerre israéliennes: cri de détresse ou cri de guerre ??

5-2 Que doit faire Ahmadinejad pour recevoir le prix Nobel ? 

 



3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 Leila Mazboudi : Menaces de guerre israéliennes: cri de détresse ou cri de guerre ??

La stratégie des menaces, c'est le tour de force auquel s'adonne ces derniers temps l'administration israélienne, avec une hystérie inégalable.
Elles sont proférées presque quotidiennement, comme à tour de rôle, par des responsables militaires ou politiques: contre l'Iran, le Liban ou la Syrie, voire la bande de Gaza. Relayées par les médias israéliens, elles sont reprises presque instantanément par les médias arabes qui suivent à la lettre les nouvelles des médias sionistes. Et parfois, par des médias occidentaux. Le tout sur fond de manœuvres militaires israéliennes de toutes sortes, exercées sur un rythme presque mensuel, avec une hystérie jamais vue.
Il faut dire que depuis la défaite israélienne dans la guerre de juillet 2006 contre le Liban, Israël a tiré la sonnette d'alarme. Le souvenir de son fondateur, David Ben Gourione a resurgit; surtout ses derniers propos: "Israël ne supporte aucune défaite militaire; une seule suffira à en entrainer d'autres".
En plus de cette déroute militaire, c'est sa force de dissuasion, vitale pour sa survie artificielle dans la région qui en a pris un coup. Toute sa stratégie militaire a du être révisée. Toutes ses guerres dans la région ont été révisées. Une guerre a été spécialement conçue pour restituer cette dissuasion: Plomb durci, contre la bande de Gaza.
Les mêmes généraux qui ont vanté la victoire de cette offensive ne semblent eux-mêmes pas prendre au sérieux leurs allégations. La Bande de Gaza est certes le maillon le plus faible du camp de la résistance dans la région. En raison de l'enfermement et du siège qui lui sont imposés.
En revanche, ce sont deux autres éléments qui hantent le plus les sionistes: les systèmes de défense anti aériens et le nucléaire. S'ils parviennent aux mains des forces résistantes, ils changeront la donne dans la région du Moyen orient, à leur détriment.
C'est grâce à la supériorité militaire aérienne israélienne incontestable dans la région et à son accaparement de l'arme atomique  que l'entité sioniste nourrit sa prédominance et garantit sa survie. Raison pour laquelle, les menaces israéliennes ciblent ces deux domaines particulièrement.
Or, le nucléaire, l'Iran l'a déjà acquis. De par la connaissance et non par  importation. Quelque soient les bombardements qui seraient perpétrés contre les installations nucléaires de ce pays, rien n'y fera pour éradiquer la connaissance nucléaire incrustée dans la matière grise iranienne. Il revient désormais à la République islamique de décider de sa portée militaire.
Le ministre de la guerre américain Robert Gates a été des plus clairs: "un bombardement ne fera que gagner du temps". Question de dire que les menaces israéliennes sont vaines. Elles auraient pour but de pousser les Occidentaux à promouvoir un durcissement des positions à l'encontre de Téhéran, plus qu'à introduire une réelle frappe. En vue "de sanctions paralysantes", selon les termes du  Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. L'objectif final: promouvoir un mouvement de contestation interne pour renverser le régime. Le chef de la diplomatie israélien Avigdor Lieberman l'a dit haut et fort, au micro de la radio israélienne: " Il est à présent clair que le nucléaire iranien est le problème du monde entier et non seulement de l'Iran. Sans perdre de temps, il faut œuvrer au renversement du régime fou de Téhéran".
Dans le dossier du système de défense anti aérien, deuxième source de hantise israélienne, force est de constater que l'entité sioniste est sérieusement inquiète. Se ralliant ses alliés occidentaux, elle se déploie à tort et à travers pour dissuader Moscou de vendre les S300 à l'Iran. Voyages à Moscou, en public (Shimon Perez) et en secret (Netanyahou); enlèvement du bateau de cargaison Arctique Sea, de crainte qu'il ne transporte cette arme; suspension du bouclier anti missile en Pologne et en Tchéquie, si cher aux Américains; vente par Israël de drones dont le manque ont fait défaut à l'arsenal russe dans la guerre contre la Géorgie; promesses de l'Otan d'améliorer les relations bilatérales.  

Les actes de séductions dissuasives fusent de toutes parts. Le dernier mot revient au Russes.
Dernièrement, et sur fond de cette inquiétude, c'est le Liban qui a fait l'objet des menaces israéliennes: " L'introduction de missiles anti aériens va pousser l'état hébreux à mener une guerre contre le Liban" a déclaré le chef d'état major adjoint israélien Dan Hariel, pour le quotidien israélien Yediot Aharonot. Rappelant à l'appui la destruction des Sam 6 déployés par les forces syriennes dans la Békaa libanaise, dans les années 80.
Durant la dernière guerre contre le Liban, face au Hezbollah, seule la force aérienne israélienne a été hors de portée.  La force maritime avait été neutralisée dès la première semaine des hostilités, alors que celles de l'infanterie et des chars Mirkavas ont du essuyer leur plus grande défaite, les derniers jours de la guerre.
En s'acquérant le système anti aérien russe, le Liban s'accorde un atout de force considérable. Sachant que les S 300 ont une qualité qui remédie aux défauts des Sam 6: ils sont mobiles, et donc adaptables à la méthode d'action du Hezbollah. Ce système, aux mains des Libanais, contraindrait l'entité sioniste à compter jusqu'à cent avant de s'aventurer dans l'espace aérien libanais, violé perpétuellement, et rendraient lettre morte toutes ses menaces.
En temps de paix, ces mises en garde auraient plus pour but de faire peur à certains Libanais, incrédules, pour les pousser à renforcer les pressions sur l'armement de la résistance libanaise, que d'introduire une guerre contre le Liban.
Le chien qui aboie ne mord pas, dit une maxime qui va si bien à la récente stratégie israélienne  marquée par l'hystérie des menaces de guerre et des exercices militaires. Et quant bien même il mord, ses supposés victimes se devraient ,avertis par ses aboiements, se prémunir contre ses morsures.

Leila Mazboudi 

Lundi 28 septembre 2009

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Leila_Mazboudi.280909.htm


5-2 Que doit faire Ahmadinejad pour recevoir le prix Nobel ? 

Mardi 29 septembre 2009

Interview de Mohamed Hassan par Michel Collon et Grégoire Lalieu

La menace iranienne gronde-t-elle aux portes de l’Occident?

Les élections étaient-elles truquées?

Quels en étaient les véritables enjeux?

Pourquoi les Etats-Unis ont-ils soutenu le mouvement d’opposition?

Pour notre dossier “Comprendre le monde musulman”, Mohamed Hassan répond à ces questions.

Le spécialiste éclaire les différentes forces qui s’affrontent en Iran, pourquoi Ahmadinejad fait si souvent la une des journaux et comment la république islamique pèsera sur l’avenir de l’empire US, affaibli.

Les médias nous disent que l’Iran est une grande menace. A preuve les déclarations d’Ahmadinejad sur Israël et son programme nucléaire. L’Iran est-il réellement un pays dangereux ?

Tout d’abord, vous devez savoir que ce fameux programme nucléaire a débuté à l’époque du régime précédent, celui du Chah. Avec le soutien des Etats-Unis ! De plus, une campagne est menée par les opposants d’Ahmadinejad à l’intérieur et à l’extérieur du pays, prétendant que l’Iran veut entrer en guerre avec Israël. C’est faux.

L’Iran ne veut entrer en confrontation avec personne. Il veut juste affirmer sa souveraineté nationale. L’enjeu nucléaire doit être abordé sous cet angle. Pour le peuple iranien, c’est une question de droit à l’auto-détermination. 

Mais Israël se dit menacé. Car Ahmadinejad nie l’Holocauste, non ?

Non. Il a reconnu que l’Holocauste était un événement terrible mais il a surtout souligné le fait que les personnes qui ont commis ce génocide n’en ont pas payé le prix alors que les Palestiniens l’ont fait. Durant la Première Guerre mondiale, l’Allemagne a attaqué ses voisins et en a payé le prix.

Par exemple, la Belgique a été dédommagée par l’Allemagne.
Quelle est la vraie position d’Ahmadinejad ? Il dit que pour établir quelles sont les personnes responsables de l’Holocauste et les faire payer, nous devons étudier cet événement tragique et rendre ce débat public.

Cet élément essentiel est caché par la campagne anti-Ahmadinejad : certaines personnes lui posent des questions et puis sortent ses réponses de leur contexte. De plus, la question de la responsabilité dans l’Holocauste est devenue un tabou. Toute cette propagande contre Ahmadinejad vise à déstabiliser l’Iran.

Pourquoi ?

Noam Chomsky a expliqué dans son livre The Fateful Triangle comment Israël, à l’époque du Chah, voulait construire une alliance avec l’Iran, la Turquie et l’Ethiopie pour briser le nationalisme arabe dans la région.

Aujourd’hui, Israël voudrait que l’Iran soit dirigé par un gouvernement complaisant. L’objectif immédiat de la campagne contre Ahmadinejad, c’est de faire cesser les relations entre l’Iran d’un côté, et le Hezbollah et le Hamas de l’autre.

Cela consoliderait la position d’Israël sur deux points.

D’abord, les pays pro-occidentaux de la région en bons termes avec Israël (comme l’Egypte ou la Jordanie) seraient renforcés. Ensuite, en Palestine, la position d’Abbas serait confortée et les éléments qui veulent résister à Israël seraient affaiblis.

Voilà les raisons de la campagne israélienne contre Ahmadinejad.

La question palestinienne et le programme nucléaire n’ont-ils pas servi de prétextes électoraux à Ahmadinejad pour rallier la population autour de sentiments nationalistes ?

C’est ce qu’ont aussi prétendu certains opposants d’Ahmadinejad durant la campagne.

Bien sûr, le peuple iranien, qui a connu les privations avec le Chah, a de la solidarité pour les Palestiniens. Mais ça ne pouvait être un élément crucial pour déterminer le résultat des élections : ce n’est pas la Palestine qui va donner du travail et à manger aux Iraniens. En fait, la vision politique d’Ahmadinejad porte sur l’Etat : pour lui, il doit tout contrôler. C’est pour cela qu’il a été élu par les travailleurs, les paysans et les ouvriers des villes : ces personnes bénéficient de l’intervention de l’Etat et de sa politique économique.

Par contre, les réformistes comme Moussavi (qui était soutenu par l’Occident) ne sont pas d’accord avec cette vision

Quelle est leur position ?

Ces réformistes proviennent de ce qu’on appelle la « bourgeoisie du Bazar », une bourgeoisie qui existe depuis très longtemps dans les pays islamiques. Elle est composée des producteurs artisans associés à la paysannerie. A l’époque du Chah, la bourgeoisie du Bazar n’était pas si importante. Car le pays était dominé par la bourgeoisie compradore, qui utilisait l’appareil d’Etat et les finances du gouvernement pour commercer avec les pays impérialistes à travers l’import-export. Les compradores ne produisaient rien, ils ne faisaient que vendre des produits. C’est pourquoi l’économie iranienne était très dépendante des forces étrangères.
A cette époque, la bourgeoisie du Bazar n’était pas soutenue par les compradores, si bien qu’elle manquait de capitaux et de technologies. C’est pourquoi elle a soutenu Khomeiny durant la révolution islamique de 1979. Le système économique iranien fut ainsi transformé et avec le développement de la bourgeoisie du Bazar au détriment de celle des compradores, le pays passa d’un statut néocolonial à un modèle indépendant.
Les gens issus de la bourgeoisie du Bazar virent dans la révolution une opportunité d’utiliser le capital de l’Etat pour se faire beaucoup d’argent. Et aujourd’hui, certains d’entre eux sont milliardaires ! Les réformistes tels Moussavi, Rafsandjani ou Khatami proviennent de ce groupe. On les appelle « réformistes » non parce qu’ils ont des idées progressistes mais parce qu’ils veulent changer le système économique actuel, avec moins d’intervention de l’Etat et plus de privatisations. Cela permettrait à certains d’entre eux de devenir encore plus riches, l’Iran représentant un énorme marché. Tel était l’enjeu principal des dernières élections et comme je l’ai dit, la plupart des Iraniens, qui bénéficient de l’intervention de l’Etat, ont choisi Ahmadinejad au lieu du « réformiste » Moussavi.

Selon vous, ces élections n’ont pas été manipulées ?

Bien sûr que non. L’idée qu’elles ont été truquées vient de la propagande menée pour marginaliser Ahmadinejad et placer en Iran un gouvernement pro-occidental. Il suffit d’analyser certains éléments pour voir que cette idée de fraude n’est pas sérieuse.

Tout d’abord, la Fondation Rockefeller a financé une ONG pour réaliser un sondage d’opinion deux semaines avant les élections : Ahmadinejad était donné vainqueur à trois contre un. Deuxièmement, nos médias n’ont jamais montré les débats qui ont été organisés durant la campagne en Iran : n’importe qui aurait pu voir qu’il s’agissait de débats très ouverts et aurait pu mieux comprendre pourquoi Ahmadinejad a été élu par les travailleurs. Troisièmement, nous pourrions demander: qui sont ceux qui prétendent qu’il y a eu une fraude en Iran ? Pourquoi les Etats-Unis ne s’intéressent-ils pas à la démocratie dans les Emirats ? Pourquoi n’y a-t-il pas de campagne contre l’Afghanistan où les élections ont été manifestement truquées ? Etc.
Pour répondre à ces questions, nous devons comprendre que selon les intérêts impérialistes, des certificats sont donnés pour définir où sont les bonnes élections et où sont les mauvaises. Enfin, le peuple iranien a vu ce que les forces impérialistes ont fait en Irak, en Afghanistan et au Pakistan. C’est aussi une des raisons pour lesquelles les Iraniens ont choisi Ahmadinejad, qui construit une alliance anti-impérialiste avec des pays comme la Chine ou la Russie. Par contre, les réformistes, dits plus « pragmatiques », sont en fait prêts à établir de bonnes relations avec les pays impérialistes pour commercer avec eux.

Hillary Clinton a récemment avoué que les Etats-Unis avaient encouragé le mouvement d’opposition iranien après les élections. Mais ce n’était pas la première fois que Washington intervenait dans la politique de l’Iran, n’est-ce pas ?

En 1953, en effet, la CIA a renversé le premier ministre iranien Mossadegh. Il avait été élu pour ses idées nationalistes et progressistes. En 1951, il nationalisa l’industrie pétrolière, ce qui provoqua la colère des intérêts anglo-saxons dans la région. Une opération orchestrée par la CIA le remplaça par Mohammad Reza Pahlavi, le Chah, qui défendra les intérêts impérialistes dans la région pour un long moment.
Pour les Etats-Unis, il était très important d’avoir un allié en Iran. Car le Golfe avait été longtemps dominé par l’Empire britannique. Mais après les années soixante, ce dernier déclina et les Britanniques n’eurent plus les moyens de financer leurs positions stratégiques dans cette région. Alors qu’ils quittaient le Golfe, les Etats-Unis craignirent que l’influence des Soviétiques et que le nationalisme arabe en profitent pour se renforcer. C’est pourquoi Washington utilisa le Chah pour jouer le gendarme dans la région et défendre ses intérêts. Le Chah profita de l’argent du pétrole pour construire une énorme puissance militaire et un service de renseignements solide et impitoyable : la Savak. A ce moment, deux forces s’affrontaient dans la région : les révolutionnaires, qui acquéraient de plus en plus de légitimité auprès des masses, comme le gouvernement de Nasser ou la révolution républicaine au Yémen; de l’autre côté, les pro-impérialistes comme le régime saoudien wahhabite, le gouvernement du Koweït ou la Jordanie. La dictature militaire établie par le Chah avec l’aide des Etats-Unis contribua sérieusement à la victoire des forces pro-impérialistes.

Quelle était la situation en Iran sous la dictature du Chah ?

Le peuple iranien souffrit beaucoup de ce régime. Comme je l’ai dit, le pays était dominé par la bourgeoisie compradore, menée par des royalistes féodaux et un régime militariste, dans un Etat semi-colonial sans la moindre vision de construire une industrie nationale. La bourgeoisie nationale pour sa part était très faible et la majorité de la population était composée par la paysannerie, la petite bourgeoisie et le petit prolétariat. Les différences sociales étaient énormes. Certains étaient encore plus riches que tout ce que vous pourriez voir à Beverly Hills; par contre, beaucoup d’Iraniens n’avaient jamais vu la couleur d’une chaussure. C’est pour cela que la grande majorité du peuple iranien soutint la révolution islamique de 1979 qui renversa le Chah. Les enjeux des diverses classes sociales, voilà en fait l’unique moyen de comprendre l’Iran avant et après la révolution.

Comment la révolution s’est-elle produite ? Comment l’Iran a-t-il été transformé ?

Bien sûr, à cause des énormes différences entre les classes sociales, des partis et des associations voulaient changer de régime. Le plus important de ces partis a longtemps été le parti communiste « Toudeh ». Le Chah les a vigoureusement combattus, mais sa plus grande erreur a probablement été de laisser se développer l'Organisation des Moudjahiddines du Peuple Iranien (OMPI). Celle-ci s’inspirait de la théologie de la libération (en Amérique latine), combinant une analyse marxiste des classes avec la pensée islamique. Le Chah pensait que si un groupe apportait une nouvelle théorie mélangeant Marx et l’Islam, l’influence de son principal ennemi, le communisme, déclinerait. Mais l’OMPI était en fait bien plus qu’un parti car ces gens avaient une véritable vision, comme les sandinistes au Nicaragua. Ils sont devenus populaires et très forts. Cependant, pour parvenir à renverser le Chah, il leur manquait un leader. C’est pourquoi ils voulurent se servir de Khomeiny (qui était alors exilé en France), car c’était un leader religieux charismatique et anti-impérialiste. Mais Khomeiny avait sa propre vision. Si bien que lorsque le Chah fut renversé, Khomeiny affirma aussitôt son idéologie et prit le pouvoir. Cela créa des tensions avec les Moudjahiddines du peuple. Les deux camps s’affrontèrent et finalement Khomeiny s’imposa parce qu’il bénéficiait du soutien de la bourgeoisie du Bazar.

Quelle était la vision de Khomeiny ?

Pour Khomeiny, c’est aux peuples du tiers monde, oppressés par l’impérialisme, que devait revenir le pouvoir. Il voulait créer un front uni des peuples et soutint par exemple les sandinistes du Nicaragua. De cette façon, l’Iran passa du statut d’Etat néocolonial à celui d’Etat indépendant. La première mesure du gouvernement fut de nationaliser le pétrole tout comme Mossadegh l’avait fait plus tôt. Khomeiny changea également le système politique dictatorial du Chah. Il déclara qu’il fallait un parlement et quelqu’un pour le contrôler sur base de la religion et de l’indépendance nationale : le Guide Suprême.

Etant donné que la candidature aux élections doit être approuvée par le Guide Suprême, le système politique iranien est-il vraiment démocratique ?

La définition de la démocratie est elle-même une grande question.

Y a-t-il en Iran une démocratie de type occidental, une démocratie d’Etat bourgeois ?

Bien sûr que non.

Le Guide Suprême contrôle en effet le système politique iranien mais il serait naïf de croire que les élections des pays occidentaux sont un exemple d’une meilleure démocratie. Les élections par ici se font sur la base de forces qui se trouvent derrière les partis et que l’on ne voit pas directement.

L’Iran pour sa part est une république islamique et tous les partis doivent donc se baser sur la religion. Les partis laïques y sont vus comme une invention de l’Occident qui pourrait diviser le peuple et menacer la souveraineté nationale du pays.
C’est précisément cette indépendance iranienne qui frustre les pays impérialistes. Ceux-ci n’ont en réalité aucun problème avec le fait que l’Iran soit un Etat islamique. L’Arabie Saoudite est un Etat islamique où il n’y a même pas d’élections, et les pays impérialistes n’ont aucun problème avec ça car l’Arabie Saoudite est un pays ami. Le vrai problème, c’est que l’Iran a une vision indépendante sur sa souveraineté nationale. Imaginons qu’Ahmadinejad abandonne sa vision d’indépendance nationale et adopte un système où les intérêts impérialistes seraient défendus comme en Arabie Saoudite : il recevrait certainement le Prix Nobel !

Il y a quelques jours, Zbigniew Brzezinski, le conseiller d’Obama, a déclaré que si Israël attaquait l’Iran, les Etats-Unis devraient intercepter ses bombardiers. N’est-ce pas surprenant ?

Brzezinski constate que les Etats-Unis ont été gravement affaiblis sur le plan économique et militaire pour deux raisons.

Tout d’abord, les néoconservateurs, quand ils sont arrivés au pouvoir, ont utilisé le 11 septembre comme prétexte pour faire la guerre et ont transformé l’ensemble du monde musulman en ennemi. C’était totalement fou et contre-productif pour les Etats-Unis.

De plus, l’invasion de l’Irak était une lourde erreur : elle n’a pas renforcé les Etats-Unis, mais les a plongés dans de sérieux problèmes.
Dans ce contexte, Brzezinski essaie de trouver des solutions tout en gardant à l’esprit que l’objectif le plus important pour son pays est de contenir le développement de son principal rival : la Chine.

Une partie de la solution consiste à renforcer l’Otan, car cette institution peut apporter une réponse aux problèmes de l’Occident en général et des Etats-Unis en particulier. C’est d’ailleurs pour cette raison que Brezinski a approuvé la proposition de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne et de la France de tenir une nouvelle conférence internationale sur l’Afghanistan : il est primordial que l’Otan ne connaisse pas une défaite afghane comme en ont connue les Soviétiques car l’Otan est la seule clé qui permettra aux Etats-Unis de jouer un nouveau rôle important dans le monde.
Une autre partie de la solution repose sur de nouveaux partenariats pour construire une alliance plus forte contre la Chine. Dans cette optique, Brzezinski considère que la politique à l’égard de l’Iran en particulier, mais aussi à l’égard des autres pays musulmans et même de la Russie, ne devrait pas être agressive. Elle devrait être basée sur le dialogue et ne pas se retrouver piégée par la propagande sioniste d’Israël.
Voilà qui explique le discours d’Obama au Caire. Les Etats-Unis doivent convaincre les musulmans, les hindous et la bourgeoisie russe qu’ils ont plus d’intérêt à s’allier avec les forces occidentales plutôt qu’avec la Chine. C’est pour cela que Brzezinski a dit que la colère des pays qui avaient été considérés comme des ennemis par l’administration Bush devait maintenant être prise en considération. Ces pays devraient maintenant avoir le droit d’utiliser leurs propres ressources. Les raisons de ce changement politique sont claires : les Etats-Unis doivent empêcher ces pays de construire un autre système mondial pour les garder dans un système dominé par Washington.

Est-ce le signe que les relations entre les Etats-Unis et Israël ne sont plus si bonnes ?

Tout d’abord, ce n’est pas Israël qui fait la politique aux Etats-Unis. C’est la bourgeoisie américaine qui décide. Mais c’est un fait : il existe une profonde division au sein de l’impérialisme US.

Vous avez ce premier courant, arriéré, qui persiste à croire qu’ils peuvent continuer sur la voie militaire. Mais ce n’est pas réaliste : le pays va connaître un problème démographique et une confrontation militaire avec la Chine est perdue d’avance. L’autre tendance, où vous trouvez Brzezinski et Obama, sait par contre qu’il faut faire preuve de tactique et se montrer réaliste pour maintenir l’hégémonie US. Ils disent : « Nous devons connaître notre force et nos limites et travailler sur cela. Afin d’être certains que notre force ne soit pas perçue de manière négative mais positive. Notre force doit constituer une garantie pour nos partenaires. »
Les Etats-Unis ont évidemment des liens très forts avec Israël, mais l’enjeu euro-asiatique (le contrôle de l’Eurasie) est le plus important : c’est là que se décidera l’avenir de l’humanité. Brzezinski veut donc contrôler la marmite. Il sait que la température de cette marmite doit être décidée par des cuisiniers très malins, pas par des lunatiques. En effet, si la marmite déborde, ça va brûler tout le monde et les Américains seront boutés hors de la région. Voilà qui explique la déclaration de Brzezinski sur les bombardiers israéliens et le fait que pour la première fois, les Etats-Unis font des concessions et autorisent d’autres forces occidentales à venir dans le Golfe. C’est le cas par exemple de la France avec une base militaire dans les Emirats Arabes Unis. Mais cela témoigne aussi de la faiblesse dans laquelle se trouvent maintenant les Etats-Unis.

Investig'Action

Source : Michel Collon
http://www.michelcollon.info/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/interview.Mohamed_Hassan.290909.htm



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

03/10/2009

n°12 - journal d'Iran - 08-09 au 03-10 –Début - Scott Ritter : Sur le Programme Nucléaire Iranien Obama a Tout Faux Techniquement & Légalement.

n°12 -  journal d'Iran - 08-09 au 03-10 –Début - Scott Ritter : Sur le Programme Nucléaire Iranien Obama a Tout Faux Techniquement & Légalement.



journal d'Iran   n°12 du 08-09 au 02-10

                              C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

Tiré à part :

Atman Zerkaoui : On a enfin trouvé les armes de destruction massive de Saddam Hussein...

Le risque d'une attaque israélienne sur les sites militaires iranien grandit.

L'Iran ne présente pas de danger pour les Etats-Unis.

Scott Ritter : Sur le Programme Nucléaire Iranien Obama a Tout Faux Techniquement & Légalement.

Suite

1 Politique

1) Iran

2 Politique Internationale

1 Usa

2 Les voisins

Fin

3 Organisations Mondiales & régionales

4 Le Monde

 



Tiré à part :

Atman Zerkaoui : On a enfin trouvé les armes de destruction massive de Saddam Hussein...
Et oui !

Elles sont pan en Irak mais en Iran, une malheureuse faute de frappe - sans mauvais jeu de mots - certainement dans un de ces merveilleux rapports de la CIA, erreur qui a due se propager aux autres rapports.

Vous savez ce que c’est écrire des rapports, tout le monde fait du "copier-coller".

Non. Non mais cette fois c’est sûr les armes de destruction massive sont là-bas, en Iran.

D’ailleurs les journalistes, qui sont tous très honnêtes et n’ont aucun parti pris avant de commencer leur enquête qui ne se limite pas à réciter les communiqués étatiques, l’ont dit : "l’Iran fabrique la bombe".

A ça ils l’ont dit !

En long, en large et en travers.

Pendant 5 minutes non-stop au JT. A un moment donné je me suis cru devant Fox news en 2003. Mais ne vous en faites pas. Les journalistes sont honnêtes et ont même laissé le président iranien contesté les faits : ils ont passé une phrase de contestation (car "il en faut toujours une. Quand il y en a une ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes " comme dirai Brice) au milieu de ce torrent d’affirmations de présence de la bombe atomique qui devrait suffire à provoquer l’holocauste nucléaire.

Et puis il y a eu aussi les images de Mr Sarkozy. Magnifique Sarkozy. Vous l’auriez vu ! Il a parlé avec une telle force et une telle conviction ! C’est simple on aurait dit Colin Powell remuant un flacon de sucre en poudre à l’ONU. Et qu’est ce qu’il a dit ! "Et si d’ici le mois de décembre, il n’y a pas de changement profond de la politique iranienne, des sanctions devront être prises, il en va de la paix et de la stabilité". Il en va de la paix ! Carrément ! A un moment j’ai même cru qu’il allait expliquez avec ses grands gestes de bras, qui ne font absolument pas de lui la risée du reste du monde, (http://www.lepost.fr/article/2008/11/19/1331452_quand-dimitri-medvedev-imite-nicolas-sarkozy.html) que la guerre c’est la paix.

Je sais ce que certains se disent : "je suis un suppôt des mollahs et d’un gouvernement élu avec des élections truquées".

 A cela je répondrai que :

1. Pourquoi je serai un suppôt des mollahs, et pas les mollahs qui seraient mes suppôts ?

J’entends par là que quitte à dire des conneries sur mon compte, ayez au moins la délicatesse de me passer une certaine stature.

2. Les élections en Iran, je m’en fous vous n’avez pas idée !

3. Je soutiens le Hamas qui a gagné les élections sans aucune forme de tricherie mais qui n’a pas pu accéder au pouvoir. Et beaucoup d’entre vous (je parle aux accusateurs) soutiennent ceux qui représentent les palestiniens bien qu’ayant perdu les élections.

4. Puisque la propagation de la démocratie c’est votre passe temps préféré, qu’attendez-vous pour commenter vivement les élections en Afghanistan ?

J’en profite d’ailleurs pour saluer la glorieuse victoire du président Karzaï. Bravo Président !

Mais plus sérieusement, ce qui me chagrine, c’est cette histoire de bombe atomique. Je veux dire qu’on nous a déjà fait le coup avec l’Irak. Et pour l’Iran, on nous rejoue la même comédie, qui n’était qu’un tissu de mensonges, et personne ne se méfie même pas un tout petit peu ?

D’autre part, l’arme nucléaire est une arme de dissuasion, c’est-à-dire une arme qui sert à éviter de pouvoir être attaqué, et certainement pas offensive. Comme l’a dit Chirac, alors qu’il était encore président, si l’Iran lance une ogive nucléaire, le pays sera rasé de la carte. L’arme nucléaire est tellement dissuasive que la Corée du Nord, ce pays de "l’axe du mal" [1] qui fait des essais nucléaires, ne se voit nullement inquiété parce que bon, là ça va c’est plus trop grave d’un coup. Mais par contre là il faut attaquer l’Iran. C’est très très grave l’Iran, d’autant qu’aucun essai atomique n’est prévu et qu’il n’y a pas de bombe.

On me dira : oui mais ils vont l’avoir la bombe ? Et après ? Ce genre d’arme est dissuasive. S’en servir c’est signer son arrêt de mort. Mais la posséder c’est limiter les risques d’être attaqué. Alors pourquoi vouloir chercher a attaqué l’Iran avant que ce pays ne possède pas d’arme atomique, si tant est que ce pays tache d’en avoir une ?

La réponse nous est peut-être fournis pas Mr Fillon, premier ministre français, qui, le premier jour du Ramadan 2008, s’est déclaré en guerre contre le monde musulman.

(http://www.dailymotion.com/video/x6mycq_fillon-derapage-mal-controle_news)

Il est vrai que si l’on ne peut plus abattre des musulmans comme bon nous semble...

Atman Zerkaoui

[1] L’axe du bien étant du coté de Guantanamo, qui se trouve être également, pure coïncidence, le coté de ceux qui décident qui est gentil et qui est méchant

Atman Zerkaoui

26-09

lundi 28 septembre 2009

http://www.indigenes-republique.fr:80/article.php3?id_article=718

http://mamanedotcom.blogspot.com/2009/09/on-enfin-trouve-les-armes-de.html


Le risque d'une attaque israélienne sur les sites militaires iranien grandit.

Ndlr : la publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

Alors que Hillary Clinton affirme que le dossier iranien est "dans tous les esprits", le risque d'une attaque israélienne sur les sites militaires iranien grandit.

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton l'affirme mardi 22 septembre sur la chaîne PBS : le nucléaire iranien est "dans tous les esprits", même s'il n'est pas à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale de l'ONU. "Sans faire partie du programme officiel, l'Iran est dans tous les esprits.

La prochaine rencontre du 1er octobre des membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et de l'Allemagne est très importante.

Auparavant, les Etats-Unis ne participaient officiellement à ces rencontres.

Mais désormais, nous serons présents à la table des négociations", souligne la secrétaire d'Etat, en faisant référence à la réunion prévue en Turquie le 1er octobre qui réunira Russie, USA, Grande-Bretagne, France, Chine, Allemagne et Iran.
Cette réunion risque de ne pas avoir d'impact. La France comme les Etats-Unis souhaitent un arrêt pur et simple du programme nucléaire iranien. Mais Téhéran ne risque pas d'accepter une telle offre alors qu'il touche au but, après plus de 15 ans d'attente.

Nouvelle génération de centrifugeuses

Le programme nucléaire iranien, débuté initialement par le Shah dans les années 50 avec l'aide des Etats-Unis, arriverait bientôt à maturité, après de multiples rebondissements.

Mardi, le vice-président iranien Ali Akbar Salehi, chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, a déclaré que les chercheurs iraniens ont crée "une nouvelle génération de centrifugeuses - une cascade de 10 machines - actuellement testées", portant à 8.300 le nombre de centrifugeuses de l'usine d'enrichissement de Natanz. Les centrifugeuses permettent d'enrichir l'uranium, nécessaire à la fabrication de bombe ou au fonctionnement de centrales nucléaires, en fonction du degré d'enrichissement (20% pour du nucléaire civil, 85% pour une bombe).

Israël n'exclu pas une attaque

L'Iran essaye de calmer le jeu sur ce dossier et tente de s'ouvrir aux réglementations internationales. Mais même si l'Iran tente de montrer patte blanche à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), il n'est pas impossible que Téhéran se détourne de l'enrichissement faible et civil pour fabriquer une bombe.

L'agence estime toujours que le programme nucléaire iranien est une menace potentielle.

Pour empêcher une dérive, les six réclament de la transparence à l'Iran, et Israël la menace.
Une partie de la presse israélienne affirme que l'Etat sioniste envisagerait d'attaquer l'Iran afin d'empêcher la république islamique d'avoir accès à la production de l'énergie nucléaire, et donc de la bombe.

Plusieurs faits viennent conforter cette hypothèse.
Tout d'abord, des précédents existeraient. C'est ce qu'aurait réalisé Israël lors du raid en Syrie contre une installation militaire en 2007, soupçonnée de contenir de l'uranium d'après un rapport de l'AIEA.
Une information contestée par Damas.
Ensuite, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou se serait rendu en Russie secrètement le 7 septembre, d'après les médias israéliens, pour empêcher une livraison de système de défense antiaérien russe s-300 à destination… de l'Iran. Des armes défensives, qui n'enfreignent pas les conventions internationales, d'après la Russie, mais qui pourraient empêcher un bombardement israélien.
Shimon Peres avait lui-aussi déjà demandé, officiellement cette fois, à Dmitri Medvedev de différer la livraison de ces antimissiles début août. Le président russe avait ensuite déclaré, le 20 septembre, que Shimon Peres lui avait affirmé qu'Israël n'envisageait pas d'attaque envers l'Iran.

Des propos démentis le lendemain par un haut responsable gouvernemental qui a affirmé que l'Etat hébreux n'avait donné "aucune garantie" de ne pas attaquer les installations nucléaires iraniennes. La menace d'une attaque est utilisée depuis longtemps par Israël, qui a toujours voulu empêcher Téhéran d'avoir la possibilité de fabriquer une bombe, afin de garder un contrôle militaire sur la région.
Mahmoud Ahmadinejad a d'ailleurs déclaré mardi, en guise de réponse voilée, qu'il répliquerait envers toute attaque portée contre l'Iran.
Si une telle attaque est véritablement envisagée, on comprend mieux que le dossier du nucléaire iranien soit "dans tous les esprits".

22.09
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/2...


L'Iran ne présente pas de danger pour les Etats-Unis.

 il est "une chance pour tout le monde", a déclaré mardi soir à New York le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui assiste à la 64e session de l'Assemblée générale de l'ONU.

Historiquement parlant, ceux qui ont été amis de l'Iran en ont toujours profité", "l'Iran est une chance pour tout le monde", a indiqué M.Ahmadinejad.

Commentant le nucléaire iranien, le président s'est dit hostile aux méthodes musclées de règlement  et d'espérer que la rencontre avec les représentants allemands, américains, britanniques, chinois, français et russes programmée pour le 1er octobre donnerait lieu à une discussion ouverte sur les questions nucléaires.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté cinq résolutions sanctionnant l'Iran pour son refus d'établir un moratoire sur l'enrichissement d'uranium.

23/9

http://fr.rian.ru/world/


Scott Ritter : Sur le Programme Nucléaire Iranien Obama a Tout Faux Techniquement & Légalement.

Dans la partie d’échecs qui se joue actuellement sur le nucléaire entre d’une part Obama et ses laquais Brown et Sarkozy, et d’autre part l’Iran d’Ahmadinejad, l’Iran vient d’infliger un sérieux camouflet à ces trois mousquetaires du Sionisme malgré leur Grand Show Médiatique de vendredi.

Explications de Scott Ritter, ex inspecteur d'ADM pour l'ONU sur les erreurs d'Obama.

Maintenir l’Honnêteté De L’Iran
On a assisté à un moment particulièrement dramatique(…) .

Barack Obama, à peine sorti de sa prestation historique à la tête du Conseil de Sécurité, a suspendu un moment ses obligations au sommet économique du G20 à Pittburgh pour annoncer l’existence d’une centrale nucléaire secrète non déclarée en Iran, non compatible avec un programme nucléaire pacifique, confirmant sa conclusion que « l’Iran viole les règles que toutes les nations doivent respecter. »
Obama, soutenu par Gordon Brown et Nicolas Sarkozy, a menacé l’Iran de sanctions dures s’il ne se conformait pas totalement à ses obligations concernant la surveillance internationale de son programme nucléaire, les Etats Unis, la Grande Bretagne et la France exigeant actuellement une suspension immédiate de toute l’activité nucléaire d’enrichissement.
La centrale en question, qu’on dit être située dans une installation militaire secrète à proximité de la ville sainte de Qom, et capable d’abriter jusqu’à 3000 centrifugeuses utilisées pour enrichir l’uranium, a été surveillée par les services secrets des US et d’autres nations depuis un certain temps. Mais ce n’est que lundi que l’AIEA a découvert l’existence de cette centrale, non pas à partir d’un « scoop « des renseignements fournis par les US mais par le biais d’une déclaration de l’Iran faite de son plein gré. L’action de l’Iran a forcé la main des US conduisant à la conférence de presse improvisée d’Obama vendredi matin.
Attention au battage médiatique politiquement motivé.
Alors que superficiellement l’intervention dramatique d’Obama semble solide, le diable est dans les détails.

Les « règles » qu’on accuse l’Iran de violer ne sont pas floues, mais plutôt exprimées clairement. Selon l’Article 42 de l’Accord de Sauvegardes de l’Iran, et le Code 3.1 d’une Partie Générale portant sur des Arrangements Secondaires ( aussi connus sous le nom de « Protocole Additionnel » ) de cet Accord, l’Iran est obligé d’informer l’AIEA de toute décision de construction de toute installation qui abriterait des centrifugeuses opérationnelles, et de fournir à l’avance une information sur sa conception, même s'il n'y a pas introduction de matériau nucléaire. Cela donne lieu alors à un processus d’accès complémentaire er de vérification de la conception par l’AIEA.
Cet accord a été signé par l’Iran en Décembre 2004.
Cependant, puisque le « Protocole Additionnel » n’a pas été ratifié par le parlement iranien, il n’est pas légalement contraignant, l’Iran ayant considéré son application comme volontaire, et comme tel s’est dit d’accord pour se conformer à ces nouvelles mesures pour construire la confiance plus que comme une obligation.
En Mars 2007, l’Iran a suspendu le texte modifié du Code 3.1, Partie Générale portant sur des Arrangements Secondaires concernant l’information sur la conception à fournir à l’avance. Par cela, l’Iran revenait à ses obligations légales contraignantes de l’Accord de Sauvegardes d’origine, ne nécessitant pas de déclaration préliminaire concernant des installations avant l’introduction de matériau nucléaire.
Bien que cette action soit vexatoire pour l’AIEA et ceux des états membres recherchant une transparence totale de la part de l’ Iran , ce qui se comprend, on ne peut parler dans l’absolu de violations par l’Iran de ses obligations dans le cadre du TNP.

Donc quand Obama a annoncé que «l’Iran viole les règles que toutes les nations doivent respecter » il a tort techniquement et légalement.
Il y a plusieurs manières d’interpréter la décision de l’Iran de Mars 2007, spécialement sous l’éclairage des révélations d’aujourd’hui. On doit souligné que ce à quoi fait référence Obama, la centrale de Qom, n’est pas une usine de production d’armes nucléaires mais simplement une installation d’enrichissement d’uranium identique à celle construite et déclarée (et inspectée) de Natanz.
La centrale de Qom, si les descriptions qu’on en fait actuellement sont justes, ne peut pas fabriquer le matériau de base (héxafluoride d’uranium ou UF6) utilisé dans le processus d’enrichissement. C’est simplement une autre centrale où l’UF6 peut être enrichi.
Pourquoi cette distinction est-elle importante ? Car l’AIEA a souligné, encore et encore, qu’elle tenait un compte précis des matériaux nucléaires stockés par l’Iran. Il n’y a eu aucun détournement de matériau nucléaire vers la centrale de Qom (depuis qu’elle est en construction). L’existence de la soit disant centrale d’enrichissement de Qom ne change rien à la quantité de matériau nucléaire actuellement disponible en Iran.
Dit simplement, l'Iran n’est pas plus prêt de produire une hypothétique arme nucléaire aujourd’hui qu’il ne l’était avant l’annonce d’Obama sur la centrale de Qom.
On pourrait avancer l’argument que l’existence de cette nouvelle centrale fournit à l’Iran une «percée» dans la production d’uranium hautement enrichi qui pourrait être utilisé pour fabriquer ultérieurement une bombe nucléaire.

La taille de la centrale de Qom, dont on suppose qu’elle est capable d’abriter 3000 centrifugeuses, n’est pas idéale pour une activité importante d’enrichissement d’uranium nécessaire pour produire les quantités significatives d’uranium peu enrichi pour que l’Iran puisse alimenter ses réacteurs nucléaires prévus. De là, on pourrait affirmer que son véritable objectif c’est de rapidement stocker de l’uranium peu enrichi et le recycler en uranium hautement enrichi utilisable pour fabriquer une arme nucléaire. Le fait que la centrale de Qom soit située dans une base militaire iranienne réenforce en fait ce type de réflexion.
Mais cette interprétation nécessiterait quand même le détournement d’une grande quantité de matériaux nucléaires sous surveillance des inspecteurs de l’AIEA, ce qui serait presque immédiatement repéré. Tout détournement significatif de matériau nucléaire sonnerait immédiatement l’alerte, et déclencherait une forte réaction internationale, incluant probablement une action militaire contre la totalité des infrastructures nucléaires iraniennes connues.
De toute façon, les 3000 centrifugeuses de la centrale de Qom, même si elles commençaient à tourner pour stocker de l’uranium enrichi à 5% devraient fonctionner pendant des mois avant de pouvoir produire suffisamment d’uranium enrichi pour une seule bombe nucléaire. Franchement, cela ne constitue pas une « percée » viable.
L’Iran , dans sa déclaration faite à l’AIEA le 21 Septembre sur la centrale d’enrichissement de Qom, l’a décrite comme une « installation pilote ». Etant donné que l’Iran a déjà une « installation pilote d’enrichissement » opérationnelle dans sa centrale déclarée de Natanz, cet effort de duplication évident peut vouloir dire soit un programme d’enrichissement nucléaire militaire en parallèle, ou plus probablement une tentative de la part de l’Iran d’avoir une profondeur stratégique et de survie de son programme nucléaire face aux menaces répétées de la part des US et d’Israël de bombarder ses infrastructures nucléaires.
N’oublions jamais que les paris étaient ouverts à 2 contre 1 que soit Israël soit les US bombarderaient les installations nucléaires de l’Iran avant même Mars 2007. Depuis qu’il a quitté ses fonctions, l’ancien vice président US, Dick Cheney, a reconnu avoir fortement poussé à une attaque militaire contre l’Iran pendant la période de l’ Administration Bush. Et le niveau de rhétorique venant d’Israël concernant ses plans de lancer une attaque militaire préventive contre l’Iran est alarmant.
Tandis qu’Obama a pu envoyer des signaux de conciliation à l’Iran concernant la possibilité d’un rapprochement juste après son élection en Novembre 2008, ce n’était pas l’environnement qu’affrontait l’Iran quand il a pris la décision de rompre avec son engagement de déclarer toute nouvelle installation nucléaire en construction. La nécessité de créer un mécanisme économique de survie face à une véritable menace d’une action militaire soit des US soit d’Israël, est probablement ce qui explique le mieux la construction de la centrale de Qom. La déclaration par l’Iran de cette installation à l’AIEA, qui précède de plusieurs jours l’annonce faite par Obama, est probablement une reconnaissance de la part de l’Iran que cet effort de duplication n’est plus représentatif d’une politique sensée de sa part.
En tout cas, la centrale est maintenant sortie de l’ombre, et sera bientôt sujette à toute une série d’inspections de l’AIEA ce qui rend toute spéculation sur les intentions de l’Iran caduque. De plus, l’Iran, en déclarant sa centrale, doit savoir que parce qu’il a mis des centrifugeuses opérationnelles dans la centrale de Qom (même si aucun matériau nucléaire n’a été introduit) il devra fournir à l’AIEA un accès total à la capacité de fabrication de ces centrifugeuses, de sorte qu’il soit tenu compte de ces stocks pour contrôler le non détournement.
Plutôt que de représenter la partie immergée de l’iceberg en termes de découverte d’une capacité militaire de fabrication d’armes nucléaires, l’émergence de l’existence de la centrale d’enrichissement de Qom pourrait bien marquer le début d’une période de plus grande transparence de la part de l’Iran, conduisant à son acceptation totale et à l’application du protocole additionnel de l’AIEA. Ceci, plus qu’autre chose, serait la conséquence souhaitée de la « déclaration de Qom ».
Les appels à des sanctions « paralysantes » contre l’Iran d’Obama et de Brown (et de Sarkozy ndlt) ne sont certainement pas les options les plus efficaces disponibles pour ces dirigeants mondiaux. Tous ont donné des signes de vouloir renforcer le TNP. L’action de l’Iran, en déclarant l’existence de la centrale de Qom, a crée la possibilité de faire cela, et devrait être complètement exploitée dans le cadre des négociations avec l’AIEA et les inspections, et non pas donner lieu à plus de fanfaronnades et de menaces de la part des dirigeants occidentaux.
Scott Ritter

Scott Ritter a été inspecteur en ADM pour l’ONU en Irak de 1991 à 1998. Il est connu pour s’être opposé à la politique étrangère américaine en ce qui concerne l’Irak, affirmant publiquement avant le lancement de l’attaque contre l’Irak en Mars 2003 par les US et leurs alliés, que l’Irak ne possédait pas d’arme de destruction massive (ADM). Depuis il est devenu une personnalité anti guerre très écoutée surtout de par ses compétences en matière d’ADM.

25/09/09

www.guardian.co.uk
27 Septembre 2009

Mireille Delamarre introduction traduction

http://www.planetenonviolence.org/Scott-Ritter-Obama-A-To...


n°12 - journal d'Iran - 08-09 au 03-10 - Suite - Scott Ritter : Sur le Programme Nucléaire Iranien Obama a Tout Faux Techniquement & Légalement

n°12 -  journal d'Iran - 08-09 au 03-10 - Suite  - Scott Ritter : Sur le Programme Nucléaire Iranien Obama a Tout Faux Techniquement & Légalement



journal d'Iran   n°12 du 08-09 au 02-10

                              C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

1 Politique

1) Iran

2 Politique Internationale

1 Usa

2 Les voisins

 


 


1 Politique

1 Iran

Mahmoud Ahmadinejad

08-09

M. Ahmadinejad a assuré que "le monde devait savoir" que l'Iran défendrait "avec force ses droits et son territoire".

Reuters

09-09

Tout en se disant prêt à un dialogue sur les problèmes et défis internationaux avec les Six, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a réitéré lundi qu'il était hors de question pour la République diplomatique de négocier son droit à maîtriser la technologie nucléaire.

L'Iran estuniquement prêt à négocier et coopérer sur l'accès de tous les pays à un "usage pacifique de l'énergie nucléaire propre" et sur la non-prolifération des armes nucléaires, avait prévenu le chef de l'Etat iranien fraîchement réélu.

Reuters

Charge contre une «petite minorité»

Lors de son allocution, le président iranien s'est livré à un long réquisitoire contre l'état actuel du monde.

"Il n'est plus acceptable qu'une petite minorité domine la politique, l'économie et la culture dans une large partie du monde grâce à ses réseaux sophistiqués, instaure une nouvelle forme d'esclavage et nuise à la réputation d'autres nations, y compris des nations européennes et des Etats-Unis, afin d'atteindre ses objectifs racistes", a ainsi dit M. Ahmadinejad.

Dans une allusion aux Etats-Unis et à ses interventions en Irak et en Afghanistan, le président iranien a estimé qu'"il n'était pas acceptable d'envoyer des troupes à des milliers de kilomètres pour y faire la guerre et répandre le sang, la terreur et l'intimidation".

 

Le président iranien sur France 2 : je présenterai les solutions iraniennes pour résoudre les problèmes mondiaux devant l'ONU.

23 septembre

Le président iranien a déclaré que les évolutions économiques, politiques et culturelles dans le monde actuellement constitueraient les axes principaux de son discours devant l’assemblée générale de l’ONU précisant que dans le cadre de cette assemblée, il énumérerait les causes des problèmes actuels du monde en les analysant du point de vue de leurs origines et les solution claires et humaines pour résoudre ces problèmes.

Le chef d’Etat iranien, Mahmoud Ahmadinejad dans son entretien avec la chaîne de télévision française France 2 hier soir, a répondu à une question sur sa présence à New-York, et a précisé que l’assemblée générale des Nations Unies fait partie des assemblées mondiales les plus importantes et qu’au cours de cette assemblée peuvent s’exprimer des points de vue différents sur les questions mondiales
« En tant que président de la République Islamique d’Iran, je présenterai les points de vue de la nation iranienne sur les conflits majeurs d’aujourd’hui dans le monde et les solutions pour les résoudre.

Interrogé sur une éventuelle rencontre avec Barak Obama, il a répondu que compte tenu des déclarations de Barak Obama soulignant qu’il était prêt à tendre la main à la nation iranienne et rappelant que la nation iranienne considère que toutes les nations sont des nations amies et quand sincèrement on lui tend la main de l’amitié, la nation iranienne la serrera chaleureusement.

Au journaliste qui l'interrogeait sur les propos de Nicolas Sarkozy, M. Ahmadinejad a répondu: "Ce monsieur Sarkozy s'ingère dans les affaires intérieures de notre nation. Je pense que le peuple français mérite mieux que ses dirigeants actuels.

Pour moi, la colère de M. Sarkozy n'est pas recevable."
Le président n'a pas non plus épargné le ministre des affaires étrangères français, Bernard Kouchner, estimant qu'il avait contribué aux troubles qui ont suivi son élection. "Nous regrettons l'action de ceux qui ont provoqué ces troubles. Posez-donc la question à la chaîne de télévision la Voix de l'Amérique, à la BBC, et au ministre français des affaires étrangères qui ont incité les gens à se révolter", a-t-il déclaré.

"A la veille de l’Assemblée générale de l’ONU à New York et de son intervention à la tribune, le président iranien a reçu, à Téhéran, une équipe de France 2 en exclusivité. Il revient sur les manifestations qui ont eu lieu en Iran après son élection, les relations franco-iraniennes, l’affaire Clotilde Reis.

Cet entretien a été diffusé le mardi 22 septembre dans le journal de 20h présenté par Marie Drucker, et dans son intégralité sur le site internet france2.fr."

Source : IRNA
http://www2.irna.ir/fr/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/actualite.Irna.230909.htm

 

Ahmadinejad défenseur des opprimés à l'Assemblée générale de l'ONU

 Mahmoud Ahmadinejad s'est présenté en défenseur des opprimés mercredi soir, devant la 64e session de l'Assemblée générale annuelle des Nations unies.

Ahmadinejad a insisté à New York, devant un parterre à moitié vide, sur le rôle qu'il pense avoir à jouer sur la scène mondiale: il est "prêt à serrer chaleureusement toutes les mains qui lui seront honnêtement tendues".

Mahmoud Ahmadinejad, 29e intervenant de la journée sur 33, a décrit l'Iran comme le défenseur des pauvres pays en développement, s'en prenant au capitalisme sauvage qui, a atteint la fin de sa route.

Pendant 35 minutes, au lieu des 15 réglementaires, il a souligné l'engagement de l'Iran, qui participe à la construction d'une paix durable et de la sécurité pour tous dans le monde, en défendant les droits légitimes et légaux, ce qui semble avoir été comme une référence implicite au programme nucléaire de son pays.

Mahmoud Ahmadinejad a appelé au changement face à "deux visions conflictuelles" du monde, "l'une basée sur la prédominance d'intérêts matérialistes, qui répandent les inégalités et l'oppression, la pauvreté et les privations, l'agression, l'occupation et la déception et tendent à mettre le monde entier sous son contrôle et à imposer sa volonté à toutes les autres nations". "L'autre perspective s'appuie sur la croyance en l'unicité du Dieu tout puissant (...) et respecte tous les humains et nations et les cultures de valeur".

Emaillant son discours de références religieuses, le président iranien a vivement critiqué la "politique menée en Palestine" depuis plus de 60 ans, qu'il qualifie d'"inhumaine" et accusé "les sionistes" de tous les maux.

Mahmoud Ahmadinejad a également fustigé les guerres en Irak, en Afghanistan et au Pakistan, faisant assez clairement mais indirectement référence, sans les nommer, aux Etats-Unis, qui "se trouvent à plusieurs milliers de kilomètres du Moyen-Orient et envoient leurs troupes pour une intervention militaire".

Il a exprimé son désaccord avec l'ONU et son Conseil de sécurité, où, pour lui, les décisions sont "dominées par quelques gouvernements" seulement.

24/9

http://fr.news.yahoo.com


a) Elections présidentielles

Nasser Karimi : Pas d'accusations sans preuves, rappelle l'ayatollah Khameneï

Extrait

"Nous n'avons pas le droit d'accuser sans preuve", a rappelé Ali Khameneï.

Son discours, prononcé à l'occasion de l'Aïd el-Fitr, semble marquer un allégement des brimades dirigées contre les opposants au régime.

Dans son discours prononcé à l'occasion de la fête qui marque la fin du ramadan, et retransmis en direct à la télévision et à la radio, l'ayatollah Khameneï a exhorté les autorités policières et judiciaires à poursuivre les éventuels fauteurs de troubles dans les limites strictes imposées par la loi.

"Ce qu'un suspect déclare au tribunal contre une tierce partie n'a aucune validité légitime", a estimé le guide suprême iranien. Autrement dit, une confession peut être retenue contre l'accusé qui la livre. Mais des accusations portées devant la cour contre des personnes qui ne sont pas elles-mêmes en procès n'ont aucune valeur.

Ali Khameneï n'a cité aucun nom mais ses propos semblent faire référence aux détenus qui ont accusé l'ancien président Hachémi Rafsanjani et d'autres réformistes d'avoir soutenu Mir Hossein Moussavi.

Le guide suprême a en outre souligné que les allégations sans preuves portées dans les médias créaient un climat de suspicion.

Selon le camp réformateur, Mahmoud Ahmadinejad ne doit sa réélection qu'à des fraudes électorales de grande ampleur.

Depuis le mois de juillet, les manifestations populaires se sont calmées, laissant la place à des affrontements verbaux entre imams.

Certains accusent les réformateurs de chercher à déstabiliser le gouvernement et appellent à leur arrestation.

Le discours de l'ayatollah Khameneï dimanche apparaît comme un signe d'apaisement.

Hachémi Rafsanjani, qui avait été récemment absent de plusieurs cérémonies officielles, était présent à cette prière de l'Aïd el-Fitr prononcée par le guide suprême. Il était assis au premier rang des fidèles.

Ali Khameneï s'est félicité de la participation des Iraniens vendredi à la Journée de Jérusalem, des rassemblements organisés par le gouvernement en soutien au peuple palestinien. Il s'est cependant abstenu de faire référence aux contre-défilés organisés le même jour par l'opposition, qui montait là ses premières manifestations anti-gouvernementales depuis deux mois.

Le général Azizollah Rajabzadeh, chef de la police de Téhéran, a indiqué dimanche à l'agence semi-officielle ISNA qu'environ 35 manifestants avaient été arrêtés vendredi pour avoir incendié des poubelles et des deux-roues.

Nasser Karimi

20-09

AP 


b) Les grandes manœuvres

Irak et en Afghanistan : Ahmadinejad appelle au départ des troupes étrangères de la région.

Le président Mahmoud Ahmadinejad, a affirmé, mardi 22 septembre, qu'"aucune puissance n'osera développer dans son esprit l'idée d'agresser l'Iran", appelant les puissances étrangères à retirer leurs troupes de la région, lors d'un discours dans le cadre du défilé annuel des forces armées.
"Nos forces armées couperont n'importe où dans le monde la main de quiconque voudra tirer une balle en direction de l'Iran avant même qu'il appuie sur la gâchette", a déclaré M. Ahmadinejad tout en ajoutant que la capacité militaire de l'Iran est uniquement "défensive", lors de sa déclaration diffusée en direct sur la télévision d'Etat.

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, n'a jamais écarté l'option d'une frappe militaire contre l'Iran, insistant sur le fait qu'Israël ne permettrait pas que le régime de Téhéran, qui affirme vouloir rayer l'Etat hébreu de la carte, puisse disposer de l'arme atomique. M. Ahmadinejad a également demandé le départ des troupes étrangères de la région en évoquant la situation en Irak et en Afghanistan. "Je vous conseille de retourner dans vos propres pays et d'utiliser les lourdes dépenses militaires pour régler les problèmes de vos peuples. C'est mieux pour vous", a-t-il dit.

22.09

http://qc.news.yahoo.com/
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/09/22/ahmadinejad-appelle-au-depart-des-troupes-etrangeres-de-la-region_1243359_3218.html#ens_id=1190750

 

L'Iran répond à l'Occident qui le presse sur le nucléaire

L'Iran a remis aux six puissances un ensemble de propositions couvrant "diverses questions globales" et offrant "une nouvelle occasion de discussion et de coopération".

Ces propositions, dont on ignore la teneur, ont été remises aux représentants en Iran des six puissances négociatrices, la Chine, la Russie, la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, représentés par la Suisse, faute de relations diplomatiques avec Téhéran depuis 30 ans.

Reuters

Ahmadinejad évoque un échange de prisonniers pour libérer Reiss

Le président Ahmadinejad a laissé entendre que Clotilde Reiss pourrait faire l'objet d'un échange de prisonniers avec la France.

Dans une interview diffusée mardi soir sur France 2, il n'a pas directement répondu à la question du journaliste qui lui demandait quand cette jeune femme assignée à l'ambassade de France à Téhéran pourrait s'envoler pour Paris.

Mais il a ajouté : "Vous devez savoir qu'il y a quelques Iraniens qui sont en prison en France depuis des années".

"Malheureusement nous n'avons vu aucune action du gouvernement français en faveur de ces prisonniers", a-t-il dit.

Ce sont des prisonniers qui, eux aussi, ont une famille, eux aussi ont un père, une mère". Quant à une éventuelle grâce en faveur de Clotilde Reiss, il a déclaré: "Malheureusement nous n'avons vu aucune action du gouvernement français en faveur de ces prisonniers".

Selon Le Figaro de mardi, la France pourrait libérer Ali Vakili Rad, qui a été reconnu coupable en 1994 de l'assassinat de Chapour Bakhtiar, l'ancien premier ministre du chah d'Iran.

Clotilde Reiss, libérée sous caution en Iran le 16 août dernier après un mois et demi de prison sous l'accusation d'espionnage, attend son jugement pour pouvoir regagner la France.

La jeune femme de 24 ans est hébergée à l'ambassade de France, dans la capitale iranienne, sous contrôle judiciaire.

On ignore dans quel délai se prononcera le tribunal révolutionnaire de Téhéran.

 22/09

http://www.lexpress.fr:80/actualites/2/ahmadinejad-evoque-un-echange-de-prisonniers-pour-liberer-reiss_789481.html

http://info.france2.fr/monde/Dossier-Reiss:-Ahmadinejad-pose-ses-conditions-57486628.html


c) Sur le terrain

« Nous considérons la fabrication d’armes de destruction massive comme contraire à nos principes religieux, humains et nationaux »,
L’Iran est contre la fabrication d’armes de destruction massive, y compris nucléaires, a affirmé hier le nouveau ministre de la Défense, Ahmad Vahidi.
Ces déclarations surviennent alors que les grandes puissances, qui soupçonnent l’Iran de chercher à se doter de l’arme nucléaire, ont jugé insuffisantes les dernières propositions iraniennes sur le nucléaire, tout en réclamant une réunion au plus tôt avec Téhéran. « Nous considérons la fabrication d’armes de destruction massive comme contraire à nos principes religieux, humains et nationaux », a dit M. Vahidi. « Nous n’avons jamais eu et nous n’avons pas la fabrication des armes nucléaires inscrite à notre programme », a dit le ministre dont la nomination au nouveau gouvernement du président Mahmoud Ahmadinejad avait été approuvée par une large majorité de députés la semaine dernière.

L’Iran a toujours démenti avoir des visées nucléaires militaires mais a rejeté toute idée de gel de ses activités d’enrichissement.

L’uranium enrichi sert de combustible nucléaire pour produire de l’énergie électrique, mais peut aussi entrer dans la fabrication, à un très haut degré d’enrichissement, de l’arme atomique.

Vendredi, l’ayatollah Ali Khamenei, a défendu avec force le droit de son pays au nucléaire. « Il faut rester ferme pour défendre ses droits au nucléaire. Y renoncer signifie le déclin ».

Dans son document, l’Iran, propose de définir « un cadre international empêchant la recherche, la production, la détention et la multiplication des armes nucléaires et qui aille aussi vers la destruction des armes nucléaires ».

13/9

http://www.elwatan.com/Teheran-se-dit-contre

 

L'Iran n'a pas besoin d'armes nucléaires.

L'Iran n'a pas besoin d'armes nucléaires, a affirmé le président iranien Mahmoud Ahmadinejad dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne de télévision américaine NBC, sans toutefois explicitement exclure la possibilité d'en avoir un jour.

"Nous pensons que les armes nucléaires appartiennent au passé et à la génération d'avant... Nous ne voyons aucun besoin pour ce type d'armes", a assuré le président iranien.

L'Iran est suspecté par les puissances occidentales de vouloir acquérir la bombe atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil, ce que Téhéran nie.

"Nous avons toujours cru aux négociations et aux discussions. Ceci est notre logique, rien n'a changé", a assuré M. Ahmadinejad, dont les propos étaient traduits par un interprète.

Interrogé pour savoir s'il pouvait clairement affirmer que l'Iran excluait toute possibilité de se doter un jour d'armes nucléaires, il a simplement répondu à la journaliste: "Vous pouvez, Madame, tirer de mes propos ce que vous voulez".

"Si nous parlons d'enrichissement d'uranium à des fins pacifiques, à cela nous ne mettrons jamais fin en Iran", a-t-il toutefois ajouté, selon des déclarations citées sur le site internet de la NBC.

 18 septembre

http://www.lematin.ch:80/flash-info/monde/iran-besoin-armes-nucleaires-affirme-mahmoud-ahmadinejad

 

22-09

Cette année, l'armée iranienne a fait défiler des systèmes antimissiles et des missiles Shahab-3 et Sejil, d'une portée proclamée d'environ 2 000 kilomètres.

C'était la première apparition du missile Sejil, à deux étages et utilisant du combustible solide, alors qu'une escadrille d'avions de combat Saegheh, de fabrication locale, volait au-dessus du parcours.
Faisant allusion au programme nucléaire controversé iranien,

22/9

http://www.lemonde.fr/proche-orient/

26-09

Sur le plan militaire, l'Iran a tiré trois types de missiles de courte portée dimanche matin au début d'exercices militaires appelés «Grand prophète 4», selon la télévision en langue anglaise Press-TV. Selon la chaîne, il s'agit de missiles Tondar (portée de 150 km), Fateh 110 (200 km) et Zelzal (jusqu'à 400 km).
Le commandant des forces aériennes des Gardiens de la révolution, Hossein Salami, a précisé que des tirs de missiles Shahab-1 et 2 (de portée moyenne) seraient effectués dimanche soir, avant des tirs de Shahab-3 lundi. Le Shahab-3, d'une portée d'environ 2000 km, est capable d'atteindre Israël. «Nos missiles ne représentent pas de menaces pour nos voisins», a-t-il toutefois souligné.

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/monde/0101593550-l-iran-denonce-un-complot-des-occidentaux?xtor=EPR-450206

 

Nouveau site en construction, près de Qom, purement civil.
Le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) Ali Akbar Salehi a affirmé que son pays n'avait pas l'intention d'enrichir à plus de 5% d'uranium 235, soit un taux compatible avec des activités nucléaires civiles, dans la nouvelle usine en construction près de Qom.
«Si nous avions voulu faire de l'enrichissement à un niveau élevé, nous n'aurions pas annoncé» l'existence de cette usine à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a-t-il déclaré.
Le programme actuel de l'Iran permet d'enrichir l'uranium à 5%. Il faut du combustible composé à 90% d'uranium 235 (fissible) pour fabriquer une bombe atomique.
Pour sa part, le représentant de l'Iran auprès de l'agence onusienne, Ali Asghar Soltanieh, a affirmé que le site ne contenait actuellement «aucun matériel nucléaire». Les «sites de Natanz et de Qom sont complémentaires», a-t-il expliqué

Tirs de missiles courte portée

Ali Asghar Soltanieh assurant avoir informé le 21 septembre l'AIEA de l'existence du second site qui sera opérationnel dans 540 jours, alors que Téhéran n'était légalement pas tenu de le faire.
L'Iran a assuré qu'il serait placé sous la supervision de l'AIEA.

(Source AFP)

26/09/2009

http://www.liberation.fr/monde/0101593550-l-iran-denonce-un-complot-des-occidentaux?xtor=EPR-450206

 

L'armée iranienne va effectuer des essais de missiles
"Les forces aériennes des Gardiens de la Révolution commenceront demain (dimanche) des manœuvres de défense impliquant des tirs de missiles avec l'objectif d'entretenir et d'améliorer les capacités de dissuasion des forces armées du pays", ont indiqué les Gardiens de la révolution dans un communiqué publié par les agences de presse Isna et Fars.

27/9

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/proche_moyenorient/20090926.OBS2574/larmee_iranienne_va_effectuer_des_essais_de_missiles.html



2 Politique Internationale

1 Usa

Obama - Clinton

Obama

09-09

Barack Obama a laissé entendre que, faute d'engager avant la fin septembre des négociations de bonne foi sur son programme nucléaire, l'Iran s'exposerait à de nouvelles sanctions internationales, qui pourrait affecter son secteur pétrolier stratégique.

Reuters

 

Clinton

Les USA conservent leur double approche consistant à manier la carotte et le bâton…

Les Etats-Unis ont clairement signifié à l'Iran qu'il devait aborder "de front" le sujet de son programme nucléaire dans toute négociation, a déclaré mardi la secrétaire d'Etat Hillary Clinton.

"Nous avons clairement signifié aux Iraniens que toutes les discussions auxquelles nous participerions devaient aborder de front la question nucléaire. C'est incontournable", a-t-elle ajouté.

La rencontre du 1er octobre marquera "l'accomplissement" de la promesse du président Obama de tendre la main à l'Iran malgré trois décennies d'hostilité entre Washington et Téhéran, a assuré Mme Clinton, ajoutant que les Etats-Unis allaient conserver leur double approche consistant à manier la carotte et le bâton lors de la réunion.

Les Six n'ont cessé d'appeler à des discussions urgentes avec l'Iran depuis que Téhéran a fait une série de propositions la semaine dernière.

Les Etats-Unis ont estimé que ces propositions "ne répondaient pas vraiment" à leurs principales inquiétudes, mais la Russie a estimé que Téhéran était prêt à des discussions "constructives".

Le Conseil de sécurité de l'ONU a imposé trois trains de sanctions contre l'Iran à la suite de son refus de geler ses activités d'enrichissement d'uranium.

18 septembre

http://www.lematin.ch:80/flash-info/monde/iran-besoin-armes-nucleaires-affirme-mahmoud-ahmadinejad


Guerre ?

Les États-Unis posent actuellement les bases de ce qui devrait correspondre aux sanctions à appliquer contre l'Iran.
Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

William Burns, le secrétaire d'État adjoint aux Affaires politiques a déclaré que l'administration Obama souhaitait préparer des sanctions dès à présent, afin d'être prêt à les mettre en vigueur à la fin de l'année.
Le conseiller spécial Dennis Ross apparaissant aux côtés de Burns lors d'un débat avec les responsables américains des communautés juives, a expliqué que la ligne de mire de l'administration Obama, qui était l'engagement diplomatique, a été modifiée depuis l'élection présidentielle iranienne. Il a notamment indiqué que la Maison Blanche regardait cet engagement d'un œil désormais plus sceptique et souhaitait réfléchir aux sanctions à infliger à l'Iran le cas échéant.
Obama a longtemps défendu le travail diplomatique, bien qu'il ait également averti de la possibilité de sanctions, mentionnant notamment que "toutes les options devaient rester ouvertes".
Il a donné à Téhéran une échéance : le 24 septembre, jour de réunion du G20, où les nations se rassembleront pour évaluer l'attitude de l'Iran.
Des Officiels ont en effet parlé de la possibilité d'imposer des "sanctions invalidantes".
Ross a déclaré jeudi que les États-Unis étaient dans une meilleure posture pour décréter des sanctions multilatérales. Il a également rappelé à l'Iran que les portes des négociations resteraient ouvertes si la République islamique voulait considérer de façon sérieuse la voie de la diplomatie.
Les conférenciers, s'adressant à un public de plus de 300 militants juifs à Washington, ont par ailleurs fait mention d'une large liste de sanctions
.

11/9
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1251804545527&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull



2 Les voisins

Israël

Ehoud Barak : Israël est fort et je ne vois personne capable de représenter une menace pour notre existence",

"L'Iran ne constitue pas une menace pour l'existence d'Israël. Israël est fort et je ne vois personne capable de représenter une menace pour notre existence", a déclaré le ministre de la défense israélien, Ehoud Barak, dans une interview jeudi au quotidien Yedioth Aharonoth. "Toutefois, je pense que l'Iran constitue un défi pour Israël et le reste du monde", a-t-il ajouté.

Le journal considère que les commentaires de M. Barak sont liés au fait que les Etats-Unis excluent pour le moment une intervention militaire contre Téhéran.»

C'est le moment de la diplomatie et du durcissement des sanctions. Le mieux serait de faire les deux parallèlement", plaide M. Barak.

Il explique que la communauté internationale doit également faire preuve de fermeté face à la Corée du Nord pour dissuader d'autres pays, notamment l'Iran, de suivre son exemple dans le domaine du nucléaire. "La Corée du Nord viole de façon flagrante le traité de non-prolifération nucléaire et développe des missiles qui peuvent atteindre l'Europe et l'Amérique. J'ai dit à l'administration américaine au plus haut niveau que les Iraniens regardent de très près ce qui se passe avec la Corée du Nord. Si vous ne réglez pas ce problème, ils [les Iraniens] en tireront des conclusions", avertit M. Barak.

17.09.
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/

 

Danger de guerre nucléaire au Proche-Orient... A qui la faute ?

A ceux qui possède des armes nucléaires évidemment...

 Deux sous-marins de type Dauphin commandés à l'Allemagne ont récemment été livrés à la marine israélienne, a indiqué mardi un porte-parole militaire. "Nous avons réceptionné deux sous-marins

de la classe Dauphin construits dans les chantiers navals allemands", a affirmé à l'AFP ce porte-parole. Israël possède désormais cinq de ces bâtiments U-212 ultra-modernes, dont le rayon d'action atteint 4.500 km et qui, selon les médias étrangers, seraient capables de lancer des missiles à ogive nucléaire. Jusqu'à présent, un de ces sous-marins i se trouve en permanence dans le Golfe, un autre en Méditerranée...
Un sous-marin israélien a pour la première fois franchi récemment le canal de Suez pour mouiller en Mer rouge.

Source : AFP 28/09/09
Par ailleurs la centrale nucléaire israélienne de DIMONA assure production d'ogives nucléaires.  

http://boycottisraelinternational.com  


Irak

De nouvelles santions ne serviraient à rien, selon Talabani.

Le président irakien Jalal Talabani pense que de nouvelles sanctions contre l'Iran ne serviraient à rien. Il a mis en garde samedi à New York sur le fait que son pays n'autoriserait jamais Israël ou tout autre pays à survoler son espace aérien pour accéder aux installations nucléaires iraniennes.

Il est nécessaire, pour Jalal Talabani, que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France) et l'Allemagne, qui doivent rencontrer l'Iran ce jeudi à Genève, privilégient une "réelle négociation" et garantissent le droit de Téhéran à développer du nucléaire civil.

Et "peut-être, cela va marcher -peut-être", a souligné le président irakien, lors d'une conférence de presse, au lendemain de l'annonce par l'Iran de la construction d'une deuxième centrale d'enrichissement de l'uranium.

"Je crois le président iranien, lorsqu'il explique que la bombe est contraire à l'Islam, parce qu'elle tuerait des innocents," a déclaré Jalal Talabani, qui ajoute: Les Iraniens "ont ainsi dit ouvertement qu'ils ne cherchaient pas à avoir la bombe mais seulement à utiliser sa technologie".

27/9

http://fr.news.yahoo.com/3/20090927/twl-irak-ikan-usa-1def439_2.html


Turquie

La Turquie achètera des missiles «Patriot» pour un montant de 7,8 milliards de dollars.

Le Pentagone a informé le Congrès américain d'une possible vente de batteries antimissiles sol-air Patriot (PAC-3) et d'équipements associés à la Turquie pour un montant de 7,8 milliards de dollars.
Ce projet de vente, notifié au Congrès américain par l'Agence de sécurité et de coopération de la Défense (DSCA), comprend 13 "unités de tir" Patriot, 72 missiles intercepteurs PAC-3 et une série d'équipements associés à ce système sol-air de défense aérienne, précise la DSCA dans un communiqué obtenu lundi par l'AFP.
La Turquie, seul pays membre de l'Otan possédant une frontière avec l'Iran, "utilisera ces missiles PAC-3 pour améliorer ses capacités de défense antimissile, renforcer sa défense nationale et dissuader les menaces régionales", indique le communiqué.
Les pays occidentaux soupçonnent l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire sous couvert de son programme civil, ce que Téhéran dément.
L'Iran refuse toujours de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium, malgré cinq résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU en ce sens, dont trois assorties de sanctions. (AFP, 14 sept 2009)
Pourquoi déployer des Patriot américains en Turquie, interrogent des experts
Les analystes turcs s'interrogent sur le bien fondé pour leur pays d'un projet de vente de missiles Patriot américains à la Turquie, pour 7,8 milliards de dollars, en l'absence de menace tangible sur le territoire turc et alors que l'économie locale souffre de la crise mondiale.
Le Pentagone a récemment informé le Congrès américain qu'il souhaite vendre des batteries antimissile sol-air Patriot (PAC-3) et des équipements associés à l'armée turque, qui depuis longtemps veut se doter d'un tel système.
Ce projet, qui, s'il devait se concrétiser, serait la plus grande acquisition d'armes jamais effectuée par la Turquie (5,3 mds d'euros), a été notifié pour approbation au Congrès américain par l'Agence de sécurité et de coopération de la Défense (DSCA).
Les Etats-Unis sont le principal fournisseur d'armes de la Turquie.
Quatr
e firmes, deux américaines (dont Raytheon qui produit les Patriot), une russe et une chinoise, sont en compétition depuis avril dans un appel d'offres du gouvernement turc, qui a décidé en 2006 d'acquérir une défense antimissile, a expliqué le ministère turc de la Défense.
On ignore quand Ankara tranchera sur l'affaire, tandis que les questions fusent sur la pertinence de cet achat.
L'intérêt d'installer des missiles américains en Turquie, pays frontalier de l'Iran, en pleine crise sur la question du nucléaire iranien, semble évident pour les Etats-Unis,
mais il l'est moins pour la Turquie, notent les analystes.
La Turquie "utilisera ces missiles PAC-3 pour améliorer ses capacités de défense antimissile, renforcer sa défense nationale et dissuader les menaces régionales", selon la DSCA.
Or la Turquie, membre de l'Otan, est-elle menacée par un Etat voisin? "Non" répond Ercan Citlioglu, expert en matière de terrorisme international.
"Contre quel pays seront alors dirigées ces armes?". L'Iran, qui fait régulièrement état de progrès dans le domaine de son programme balistique et que les pays occidentaux soupçonnent de vouloir se doter de l'arme nucléaire, est le premier qui vient en tête, dit-il à l'AFP.
"Washington peut considérer l'Iran comme un pays voyou, mais ce pays n'a, en aucun cas, montré des signes d'animosité envers son voisin turc", souligne l'analyste.
"Acheter des missiles ne veut pas dire qu'on attend une menace", s'est défendu le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, qui mène une politique active dite de "zéro problème" avec tous les voisins de la Turquie.
L'Iran n'a pas, jusqu'à présent, réagi publiquement à ce projet de vente américaine à la Turquie.
Sedat Laçiner, directeur de l'Institut pour les recherches stratégiques (USAK), voit dans cette possible transaction la volonté de l'administration américaine d'"empêcher le rapprochement d'Ankara avec la Russie et l'Iran".
Pour ce spécialiste, les Patriot seront un moyen pour les Américains de contrôler la situation géopolitique de la région par le biais de leur puissante industrie de défense.
Et il pose la question de savoir si l'état-major turc aura de fait le plein contrôle de ces missiles.
L'acquisition de ces armes devrait par ailleurs fortement creuser la dette extérieure de la Turquie, qui s'élève à 150 mds de dollars (102 mds d'euros), dans un contexte de récession économique due à la crise mondiale.
Sauf si le paiement de ces armes est échelonné sur plusieurs années, voire aidé par le Pentagone.
"Cet achat est inutile. On peut construire 70 universités avec cet argent en Turquie", martèle Hasan Köni, professeur de relations internationales à l'Université Bahçesehir d'Istanbul. (AFP, Burak Akinci, 16 sept 2009)

n°12 - journal d'Iran - 08-09 au 03-10 - Fin - Scott Ritter : Sur le Programme Nucléaire Iranien Obama a Tout Faux Techniquement & Légalement

n°12 -  journal d'Iran - 08-09 au 03-10 - Fin  - Scott Ritter : Sur le Programme Nucléaire Iranien Obama a Tout Faux Techniquement & Légalement



journal d'Iran   n°12 du 08-09 au 02-10

                              C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

2 Politique Internationale

3 Organisations Mondiales & régionales

4 Le Monde

 

 


3 Organisations Mondiales & régionales

Otan - 3 Onu - 4 Nations Unies - Banque Mondiale- Mouvement des non-aligné (MNA)

Les parties prenantes

Otan

L'Otan veut un "maximum de pression" sur l'Iran.

Le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen a demandé vendredi à la Russie de se joindre aux Occidentaux pour "exercer un maximum de pression" sur l'Iran, afin que Téhéran abandonne ses "ambitions" nucléaires.

"Sur l'Iran, j'attends que la Russie se joigne à nous pour exercer un maximum de pression diplomatique et politique afin de mettre fin aux ambitions nucléaires" de ce pays, a-t-il déclaré lors d'une conférence à Bruxelles, après avoir offert un "nouveau départ" dans les relations entre l'Alliance atlantique et Moscou.

"Je pense que c'est également dans l'intérêt de la Russie" que l'Iran renonce à toute aspiration de programme nucléaire militaire, a ajouté M. Rasmussen.

Jusqu'ici, Moscou, comme Pékin, refuse de soutenir l'idée de sanctions renforcées contre l'Iran au cas où les négociations en cours pour obtenir un gel de l'enrichissement d'uranium n'aboutiraient pas. Les deux pays sont membres du Conseil de sécurité de l'ONU.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a encore estimé jeudi qu'imposer de nouvelles sanctions à l'Iran en raison de son programme nucléaire controversé serait une "sérieuse erreur".

Malgré six années d'enquête approfondie, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) n'est toujours pas en mesure de dire si le programme iranien est guerrier.

18/9.

Lire aussi, "The Continuing Relevance of NATO’s Nuclear Deterrence Strategy in an Uncertain World"
http://www.csotan.org/textes/doc.php?art_id=441&type=documents

http://www.romandie.com/


Onu

24-09

Ce jeudi le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit pour adopter une résolution, appelant à une intensification des mesures visant à réduire la prolifération nucléaire. Et le 1er octobre à Genève, de nouveaux pourparlers réuniront l'Iran et six grandes puissances (Etats-Unis, France, Russie, Chine, Allemagne et Grande-Bretagne).

http://fr.news.yahoo.com

 

Mahmoud Ahmadinejad fustige Israël devant l'ONU

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad à dit que l'Iran défendait son 'droit légitime et légal'.

Il a également appelé à 'l'éradication de la course aux armements et l'élimination de toutes les armes

nucléaires, chimiques et biologiques, afin que toutes les nations puissent un jour avoir accès à des technologies avancées et pacifiques'. 'Notre nation est prête à serrer toutes les mains qui se tendront vers nous', a-t-il ajouté dans son intervention, moins polémique que celles de ses précédents passages à la même tribune.

Israël.

Face aux délégués des Etats-membres de l'ONU, Ahmadinejad a appelé la communauté internationale à se désolidariser d'Israël, dont il a fustigé les actions dans les territoires palestiniens. 'Le réveil des nations et l'expansion de la liberté dans le monde ne les autoriseront plus à perpétuer leur comportement hypocrite et cruel', a-t-il affirmé à propos des dirigeants de l'Etat juif.

'Comment peut-on imaginer que leur politique inhumaine en Palestine se poursuivra ?

Comment les crimes de l'occupant contre des femmes et des enfants sans défense, les destructions de maisons, de fermes, d'hôpitaux, d'écoles, peuvent-ils être soutenus sans conditions par certains gouvernements ?', a poursuivi le dirigeant iranien. 'Il n'est plus acceptable qu'une petite minorité domine la politique, l'économie et la culture de la majeure partie du monde grâce à ses réseaux complexes, qu'elle établisse une nouvelle forme d'esclavage et nuise à la réputation d'autres nations, y compris des pays européens et des Etats-Unis, afin de satisfaire ses ambitions racistes', a-t-il ajouté.

24/9

http://fr.news.yahoo.com/64/20090924/twl-mahmoud-ahmadinejad-fustige-isral-de-acb1c83.html


AIEA

09-09

Le directeur de l'AIEA , Mohamed ElBaradeï, a tenté de dédramatiser la situation en soulignant que, si ses inspecteurs "nourrissent de sérieux doutes", il n'y avait "pas lieu à paniquer" car ils n'avaient ni constaté de détournement de matériaux nucléaires de leur usage civil officiel ni découvert de composants d'éventuelles armes.

En revanche, il a jugé sérieux les éléments recueillis par des services secrets tendant à prouver que l'Iran a dans le passé étudié illégalement les moyens d'assembler de telles armes et que Téhéran devait se justifier de cela par davantage que de simples démentis…

"Si cette information est véridique, il y a une forte probabilité que des activités militaires nucléaires ont eu lieu" en Iran, a ajouté le diplomate égyptien. Washington estime que les avancées iraniennes dans ce domaine se font hors de la vue des inspecteurs de l'AIEA, dont les activités sont restreintes par Téhéran.

Reuters

 Amano succèdera à El Baradei

Pour Info

Le Japonais Yukiya Amano remplacera en décembre prochain Mohamed El Baradei en tant que directeur général de l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Sa nomination a été formellement approuvée lundi 14 septembre par les 150 Etats membres de l'Agence internationale de l'énergie atomique.

Il avait été préalablement désigné par le conseil des 35 Gouverneurs au mois de juillet 2009.

Biographie

Né deux ans après le bombardement atomique de Hiroshima et Nagasaki au Japon , M. Amano a rejoint, après des études de droit, le ministère des Affaires étrangères en 1972, où il s'est imposé comme un expert en désarmement. Il y a dirigé le service des Sciences puis celui de l'Energie nucléaire en 1993. En 1999 il a été nommé directeur général-adjoint pour le Contrôle des armes et les affaires scientifiques au ministère, puis directeur en 2002.

En 2004, M. Amano a pris la direction générale du département du Désarmement, de la non-prolifération et de la Science, avant d'être délégué auprès de l'AIEA.  Dans le cadre de ses attributions, il a notamment participé aux négociations de révision du Traité de non-prolifération en 1995, 2000  et 2005.

Le diplomate de 62 ans prendra la suite du Prix Nobel de la Paix (2005) égyptien Mohamed ElBaradei, qui a renoncé à briguer un quatrième mandat après avoir dirigé l'agence pendant 12 ans, dont plusieurs consacrées au dossier iranien.

Sa gestion de ce dossier sensible a été beaucoup critiquée par les grandes puissances, en particulier les Etats-Unis, Israël ou la France.

Le Quai d’Orsay a ainsi accusé, il y a une semaine, le directeur général de l’AIEA d'avoir dissimulé des documents qui permettraient de prouver la composante militaire du programme nucléaire iranien, ce que Téhéran a toujours nié.

M. El Baradei a  réagi à ces attaques en faisant part de sa stupéfaction : « je suis consterné par les accusations de certains Etats membres, qui ont été livrées aux médias (…). Ces accusations sont motivées politiquement et absolument sans fondement. De telles tentatives d'influencer le travail du secrétariat sont une attaque contre son indépendance et son objectivité (...) et devraient cesser sur le champ », a-t-il affirmé.
Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a également jugé le 1er septembre « exagérée » la menace nucléaire iranienne, et affirme que rien ne laisse penser que le pays puisse se doter de l'arme nucléaire à court terme. 

 « Il n'y a pas lieu de s'affoler, car nous n'avons pas vu de détournement de matériaux nucléaires et nous n'avons pas vu d'éléments d'armes nucléaires. Nous n'avons pas d'informations en ce sens », a ajouté M. El Baradei.

A contrario, la nomination de Yukiya Amano, spécialiste confirmé des dossiers nucléaires et stratégiques, a été accueilli avec bienveillance par la communauté internationale .

Dans son premier discours, M. Amano s'est néanmoins contenté d'un propos assez général sans mentionner l'Iran. « J'accepte humblement la nomination à  ce poste important et j'exprime ma gratitude sincère aux Etats membres pour le soutien et la confiance qu'ils m'accordent », a -t-il déclaré en parlant « d'un véritable grand honneur » pour lui de diriger l'Agence.

A l'adresse de son prédécesseur, le nouveau directeur a relevé « ses efforts constants inoubliables (...) en faveur de la paix et de la  prospérité par le biais des activités de l'AIEA ».

Michaël Bloch pour Guysen International News

Lundi 14 septembre

L'Iran assure que le second site nucléaire sera "en règle" avec l'AIEA

Le second site d'enrichissement d'uranium que l'Iran a admis être en train de construire n'est "pas secret", et il opèrera "selon les règles de l'Agence internationale de l'énergie atomique" (AIEA), s'est défendu, vendredi 25 septembre, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Ali Akbar Salehi, dans un communiqué. "Cette installation n'est pas secrète et c'est pour cela que son existence a été annoncée à l'AIEA", a-t-il en outre indiqué.
"Lorsque j'ai pris mes responsabilités (durant l'été, ndlr), je me suis engagé à accélérer la coopération (avec l'AIEA) et, dans ce cadre-là, (...) nous avons annoncé à l'Agence l'existence de cette installation", a-t-il poursuivi.
Dans un entretien au magazine américain Time, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a également démenti tout secret sur le programme nucléaire iranien.
"Nous n'avons pas de secret. Nous travaillons à l'intérieur du cadre de l'AIEA", a-t-il assuré, selon des extraits de l'entretien communiqués par Time.
L'Iran réagissait à la déclaration commune sur le nucléaire iranien de Barack Obama, de son homologue(…)  Sarkozy et du Premier ministre britannique Brown, qui ont accusé, vendredi à Pittsburgh, Téhéran d'avoir dissimulé pendant des années un deuxième site d'enrichissement de l'uranium.
Une accusation très mal reçue par Mahmoud Ahmadinejad : "Si j'étais un conseiller d'Obama, je lui conseillerais de ne pas faire cette déclaration car ce serait absolument une erreur", a déclaré le président iranien à Time. "Nous faisons tout dans la transparence", a assuré le président iranien. "Cela ne veut pas dire que nous devions informer l'administration de M. Obama au sujet de toutes les installations que nous avons". Les "erreurs" du président Obama "agissent en général en notre faveur", a-t-il encore estimé.
27/9

http://tempsreel.nouvelobs.com/

 

Le nouveau site placé sous la supervision de l'AIEA.
L'Iran définira par ailleurs avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) une date pour la visite de son nouveau site d'enrichissement d'uranium par des inspecteurs de l'agence.
"A propos de l'inspection, cela se fera selon les règles.

Le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique a également affirmé que ce site serait placé " sous la supervision de l'Agence internationale de l'énergie atomique".
"Le nouveau site sera placé sous la supervision de l'AIEA et nous allons y enrichie de l'uranium à un maximum de 5%", a déclaré Ali Akbar Salehi à la télévision d'Etat, démentant toute nature "militaire" du site.
"Si le site était de nature militaire, comment expliquer qu'il sera sous la supervision de l'AIEA", s'est il interrogé.

27/9

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/proche_moyenorient/20090926.OBS2574/larmee_iranienne_va_effectuer_des_essais_de_missiles.html


Groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Allemagne)

13-09

Les grandes puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Allemagne) ont décidé vendredi de demander à l’Iran une réunion le plus tôt possible après avoir jugé que ses propositions ne répondaient pas aux questions sur le nucléaire. Le département d’Etat américain a dit vouloir tester la réalité de la volonté de dialogue affichée par l’Iran.
Dans son document, l’Iran, sans parler de son programme d’enrichissement d’uranium, propose de définir « un cadre international empêchant la recherche, la production, la détention et la multiplication des armes nucléaires et qui aille aussi vers la destruction des armes nucléaires ». Malgré six années d’enquête, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) n’est pas en mesure de dire si le programme nucléaire iranien est totalement pacifique.

13/9

http://www.elwatan.com/Teheran-se-dit-contre

22-09

L'Iran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) doivent se retrouver le 1er octobre pour parler des propositions iraniennes sur le dossier nucléaire. Téhéran est soupçonné par les puissances occidentales de vouloir acquérir la bombe atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil, ce qu'il nie. Revenant sur les négociations avec les puissances du groupe 5+1, le ministre iranien des affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, a déclaré que l'Iran espérait bâtir une "confiance élargie" avec ces puissances lors des négociations du 1er octobre, selon l'agence iranienne IRNA.
Pour sa part, le principal négociateur du nucléaire iranien,
Saïd Jalili, a déclaré que l'Iran "entrait dans les négociations avec puissance, logique et initiative", a rapporté la télévision d'Etat. Dans le même temps, l'Iran a souligné sa détermination à poursuivre son programme nucléaire en annonçant la construction d'une nouvelle génération de centrifugeuses.
"Nos scientifiques ont fabriqué une nouvelle génération de centrifugeuses et des cascades de 10 centrifugeuses chacune sont actuellement à l'essai", a déclaré le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA),
Ali Akbar Salehi, cité par l'IRNA. Selon lui, ces nouvelles centrifugeuses sont en mesure de multiplier par "plus de cinq" la capacité iranienne à enrichir de l'uranium et Téhéran a pour "objectif de parvenir à décupler" au total cette capacité. Il a aussi ajouté que poser "des conditions préalables pour entrer dans les négociations n'était pas logique". Jusque-là, les puissances du groupe 5+1 demandaient à l'Iran de suspendre son enrichissement d'uranium pour commencer des négociations. Cette condition a été abandonnée.

22/9

http://www.lemonde.fr/proche-orient/

 

Sanctions ?

Les puissances occidentales, qui s'inquiètent (…)  du programme balistique de l'Iran, l'accusent aussi de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert de programme nucléaire civil, ce que Téhéran dément.
Les Occidentaux ont sommé l'Iran de faire toute la lumière sur ses activités nucléaires à la réunion du 1er octobre à Genève avec le groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et l'Allemagne), faute de quoi il ne pourra plus échapper à de nouvelles sanctions.
Israël et les Etats-Unis n'ont par ailleurs pas exclu l'option militaire face au risque d'un Iran nucléaire.

(Source AFP)

26/09/2009

http://www.liberation.fr/monde/0101593550-l-iran-denonce-un-complot-des-occidentaux?xtor=EPR-450206


UE

24/9

Le haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères Javier Solana a affirmé mardi que les Six feraient preuve de fermeté face à Téhéran, qui est prêt à évoquer la non-prolifération nucléaire au sens large, mais a exclu d'aborder la question de l'enrichissement, pierre d'achoppement avec les Six.

http://fr.news.yahoo.com/



4 Le Monde

Allemagne

09-09

Le représentant de l'Allemagne auprès de l'AIEA, Rüdiger Lüdeking, a déploré les tergiversations de l'Iran et l'a pressé d'engager de telles négociations "maintenant" car il ne pourrait échapper indéfiniment aux investigations de l'AIEA.

"Nous pressons une nouvelle fois l'Iran de s'engager dans des négociations de fond en vue d'aboutir à une solution diplomatique globale. L'Iran devrait profiter de cette 'fenêtre d'opportunité' maintenant", a-t-il dit.

Il a précisé parler aussi au nom de Paris et Londres, qui, comme Berlin, jugent inacceptable "le refus catégorique persistant" de l'Iran de suspendre ses activités nucléaires sensibles et d'engager des négociations comme le réclame le Conseil de sécurité depuis 2006.

Reuters


Chine

La Chine fournit du pétrole à l'Iran et met ainsi 'hors jeu' les sanctions US…

Les pressions exercées par Washington sur Téhéran risquent de faire long feu.

Des entreprises pétrolières publiques chinoises ont commencé à livrer des chargements d'essence à l'Iran, rapporte le Financial Times, mercredi 23 septembre

L'Iran est le cinquième exportateur mondial de pétrole, mais doit importer 40 % de son essence en raison d'une capacité de raffinage insuffisante.

Si l'Iran refuse de participer à des pourparlers sur son programme nucléaire avant la fin du mois, les Etats-Unis et leurs alliés européens pourraient infliger des sanctions portant sur les importations d'hydrocarbures.

La semaine dernière, le ministre iranien du pétrole avait affirmé que son pays était prêt à faire face à de telles sanctions et que des accords avaient été signés avec d'autres pays pour assurer les approvisionnements d'essence.

Des courtiers et des banquiers connaissant bien les importations de l'Iran ont indiqué au Financial Times que la Chine avait déjà commencé à approvisionner Téhéran via des intermédiaires.

Mardi, Barack Obama a plaidé auprès de son homologue chinois Hu Jintao la nécessité de la solidarité internationale face à l'Iran et son programme nucléaire.

"D'après ce que nous entendons sur le marché, nous estimons que 30 000 à 40 000 barils par jour de pétrole chinois vont du marché asiatique à l'Iran via des tiers", déclare Lawrence Eagles, de JP Morgan, cité par le quotidien économique.

Les importations de carburant n'étant pas encore inclues dans les sanctions de l'ONU qui pèsent déjà sur l'Iran, ces transactions sont donc encore légales.
23/9

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/09/23/la-chine-fournit-du-petrole-a-l-iran-et-menace-les-sanctions-americaines_1243900_3218.html#ens_id=677013

 

Nucléaire iranien: la Chine hostile aux pressions sur l'Iran.

La Chine s'oppose aux pressions exercées sur Téhéran dans le règlement du problème nucléaire iranien, a déclaré jeudi la porte-parole officielle de la diplomatie chinoise Jiang Yu.

"Notre opinion est immuable, nous estimons que les pressions ne sont pas à même de régler les problèmes", a répondu la diplomate interrogée sur la position de la Chine envers l'adoption de nouvelles sanctions contre l'Iran.

"Pour la Chine, l'unique moyen de régler le problème nucléaire iranien passe par la voie des négociations et de la diplomatie", a rappelé M.Yu.

"Nous comptons sur la prochaine reprise du dialogue avec l'Iran", a ajouté la diplomate.

24/9

http://fr.rian.ru/world/20090924/123233202.html


France

Le dialogue ne prospère pas", selon Sarkozy …

Sarkozy a estimé mercredi que le dialogue avec l'Iran "ne prospère pas", évoquant la date-limite du "mois de décembre" dans le dossier du nucléaire iranien. "Il faut toujours discuter", a estimé le président Nicolas Sarkozy, interrogé sur France-2 et TF1 depuis New York. "Mais pourquoi opposer le dialogue et des sanctions au cas où le dialogue ne prospère pas?".

"Je suis bien obligé de regarder, le dialogue ne prospère pas", a-t-il ajouté. "Il y aura une date-limite. Dans mon esprit, c'est le mois de décembre".

23/9

http://fr.news.yahoo.com/

23-09

Devant l'Assemblée générale des Nations unies, le chef de l'Etat français a ensuite lancé une nouvelle mise en garde au régime de Téhéran, pressé par les Nations unies de geler ses activités nucléaires sensibles. "Je veux dire aux dirigeants iraniens avec solennité qu'en misant sur la passivité de la communauté internationale pour poursuivre leur programme nucléaire militaire, ils commettraient une erreur tragique", a-t-il dit

http://fr.news.yahoo.com/

 

Les propos anti-iraniens de Nicolas Sarkozy à l'ONU

Sarkozy a réitéré ses allégations précédentes sur le programme nucléaire iranien à fin civil, signale l'agence de presse officielle iranienne, IRNA, depuis New York.
Sarkozy, au lieu d'évoquer les problèmes actuels du monde, a parlé des activités nucléaires iraniennes à vocation pacifique.
Le président français dont le pays compte au nombre des pays, où prolifèrent les armes nucléaires, à travers le monde, et qui a doté Israël de la bombe atomique.
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a annoncé à maintes reprises qu'en dépit des mesures partiales et ambivalentes qu'a adopte l'Occident envers le programme nucléaire iranien, il n'y avait aucun indice, prouvant les efforts de la RII pour produire la bombe atomique.
Par ailleurs, l'Agence a fait éloge de la coopération transparente de Téhéran avec cette instance dans le domaine de son programme nucléaire à vocation civile.

IRIB-

24/9

Ecrit par admin1   

http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=25583&Itemid=9

 

24-09

Le Figaro a révélé mardi que la France étudiait la possibilité de renvoyer à Téhéran Ali Vakili Rad, un Iranien condamné en 1994 à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 18 ans, pour l'assassinat en 1991 de l'ancien Premier ministre iranien, Chapour Bakhtiar. L'avocat de ce dernier, Me Sorin Margulis, a confirmé mardi avoir demandé mi-août la libération conditionnelle assortie d'une expulsion de son client. Il  a néanmoins tenu à souligner que cette demande de libération était étrangère à d'éventuelles négociations sur la libération de Clotilde Reiss.

http://info.france2.fr/monde/Dossier-Reiss:-Ahmadinejad-


Russie

La Russie met en garde contre de nouvelles sanctions imposées à Téhéran

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a estimé jeudi que toute décision hâtive pour imposer de nouvelles sanctions à l'Iran serait une sérieuse erreur. "Il y a aujourd'hui, une réelle chance de conclure des pourparlers dont les résultats devraient aboutir à un accord sur le programme nucléaire iranien à caractère pacifique", a déclaré M. Lavrov. "Rater cette chance en demandant des sanctions serait une sérieuse erreur", a-t-il ajouté, avant d'insister sur la position de Moscou sur la poursuite du dialogue avec Téhéran. " La question du nucléaire iranien se règle uniquement dans le cadre des négociations régionales et le recours à la force n'aboutira à rien" a-t-il conclu.

18 Septembre

http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=25360&Itemid=9


La Russie ne livrera jamais d'armements interdits par les normes internationales à l'Iran.

La Russie ne livrera jamais d'armements interdits par les normes internationales à l'Iran a déclaré dimanche le président russe Dmitri Medvedev à la chaîne américaine CNN.

"Nous coopérons en effet avec l'Iran dans le domaine militaire et nous considérons que cette coopération doit être conforme aux engagements internationaux russes et iraniens. Les armements que nous avons déjà livrés ou comptons livrer (en Iran) sont purement défensifs, c'est notre position de principe. Je m'en tiendrai en prenant des décisions sur tous les contrats avec l'Iran", a indiqué le président.

"Notre mission ne consiste pas à renforcer l'Iran ou à affaiblir Israël, mais à préserver la stabilité au Proche-Orient", a conclu M.Medvedev.

21/9

http://fr.rian.ru/world/20090921/123177388.html


La Russie se réserve le droit de vendre à l'Iran des armes défensives.

Alors que l'État hébreu s'est toujours réservé la possibilité de recourir à l'option militaire face aux ambitions nucléaires de l’Iran. M. Medvedev dans une interview à la chaîne de télévision américaine CNN dit  «Lorsque le président d'Israël [Shimon] Peres m'a récemment rendu visite à Sotchi, il a dit quelque chose de très important pour nous tous, à savoir qu'Israël n'envisageait aucune sorte de frappe contre l'Iran, et qu'Israël était un pays pacifique qui n'allait pas faire cela»,
De son côté, la Russie se réserve le droit de vendre à l'Iran des armes défensives, tels des missiles S-300 russes très sophistiqués -- qui rendraient plus difficiles d'éventuels bombardements d'installations nucléaires iraniennes --, a fait savoir M. Medvedev.
«Ce que nous avons livré et ce que nous allons livrer a toujours été et sera toujours des armes défensives. C'est notre position ferme et nous nous y tiendrons pour prendre des décisions définitives concernant tous les contrats existants avec l'Iran», a ajouté le président russe dans cette interview réalisée dans sa résidence de Barvikha, près de Moscou.
Il a affirmé que «toute livraison d'armes, à plus forte raison d'armes défensives» à l'Iran ne contribuerait pas à accroître les tensions au Proche-Orient, mais «au contraire à les apaiser».
Au cours de la visite de M. Peres fin août à Sotchi, M. Medvedev s'était engagé à réexaminer la vente prévue de missiles sol-air russes S-300 à l'Iran, avait alors déclaré le président israélien après avoir expliqué à son homologue russe que «cela aurait de l'influence sur l'équilibre des forces» dans la région.
Par ailleurs, M. Medvedev a confirmé que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, avait bien effectué récemment une visite non publique en Russie, un mystérieux voyage pour lequel aucune explication officielle n'a été donnée par Israël.
«Le premier ministre Netanyahou s'est rendu à Moscou. Il l'a fait à "huis clos". C'était sa décision. Je n'ai pas très bien compris à quoi [cette visite] était liée, mais nos partenaires en ont décidé ainsi», a déclaré M. Medvedev.
Plusieurs médias ont rapporté que le premier ministre israélien avait effectué cette visite secrète le 7 septembre pour parler des ventes d'armes russes à ses ennemis jurés, la Syrie et l'Iran.

23/9

http://www.ledevoir.com/2009/09/21/267904.html


La Russie n'est plus opposée à de nouvelles sanctions contre l'Iran,... selon des agences.

La Russie n'exclut plus de nouvelles sanctions contre l'Iran en raison de son programme nucléaire, ont rapporté mercredi trois agences de presse russes. Moscou est prêt à travailler pour parvenir à de nouvelles décisions sur des sanctions contre Téhéran, rapportent les agences RIA-Novosti, ITAR-Tass et Interfax, citant une source au sein de la délégation russe à l'Assemblée générale des Nations unies.

"Nous n'excluons pas de participer à l'élaboration de nouvelles décisions du Conseil de sécurité de l'ONU sur la question des sanctions relatives à l'Iran, s'il existe des raisons objectives", a déclaré cette source citée par RIA-Novosti.

Toutefois, a précisé cette source, "les critères ne sont pas les évaluations individuelles (par les pays occidentaux, NDLR), ou les conjectures, mais le rapport et les recommandations de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)".

La Russie, partenaire commercial de l'Iran, a jusqu'ici jugé que d'éventuelles nouvelles sanctions contre Téhéran seraient improductives. De nouveaux pourparlers sur le nucléaire entre l'Iran et six grandes puissances (Etats-Unis, Russie, Chine, Allemagne, France et Grande-Bretagne) auront lieu le 1er octobre à Genève.

Le haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères Javier Solana a affirmé mardi que les Six feraient preuve de fermeté face à Téhéran, qui est prêt à évoquer la non-prolifération nucléaire au sens large, mais a exclu d'aborder la question de l'enrichissement, pierre d'achoppement avec les Six.

Obama a annoncé la semaine dernière l'abandon du projet de bouclier antimissile souhaité par Bush. Une décision saluée par la Russie, qui est fermement opposée à ce dispositif

24/9

http://fr.news.yahoo.com/3/20090923/twl-nucleaire-iran-russie-ba66223_3.html 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

02/10/2009

n°291 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan -29-09 - : Début -: 1-3 "Les insurgés veulent nous pousser à envisager des plans de retrait".

N°291 - Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan -29-09 - : Début -: 1-3 "Les insurgés veulent nous pousser à envisager des plans de retrait".



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et stratégie'de l'Afghanistan

   n°291                                                                                                                             08/02/09

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       

 


Sommaire :

 

 

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Ghaith Abdul-Ah  : Opération Démocratie Tombée du Ciel (mais vue d’en bas)

1-2 Des Afghans carbonisés par des mines de la CIA.

1-3 Danilo Zolo : La rhétorique et la guerre.

1-4 Renaud Girard : L'Europe en Afghanistan.

1-3 "Les insurgés veulent nous pousser à envisager des plans de retrait".

1-4 L'Italie en proie au doute.


  Analyse -  

Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Ghaith Abdul-Ah  : Opération Démocratie Tombée du Ciel (mais vue d’en bas).

Afghanistan : frappes aériennes de l’OTAN, les familles des victimes racontent (The Guardian)

« j’ai ramené un morceau de chair à la maison et je l’ai appelé mon fils. »

Aux premières lueurs de l’aube, vendredi dernier, dans le district de Chardarah de la province de Kunduz dans le nord de l’Afghanistan, les villageois s’étaient rassemblés autour des carcasses de deux camions citernes qui avaient été bombardés par l’OTAN. Ils se sont frayés un chemin à travers prés de cent cadavres calcinés et de membres enchevêtrés mélangés aux cendres, à la boue et au plastic fondu des jerrycans, à la recherche d’un parent, d’un frère ou d’un cousin. Ils ont crié leurs noms mais n’ont pas reçu de réponse. A l’heure qu’il était, il n’y avait plus de survivants.

Les événements qui ont suivi constituent une de ces scènes macabres de la guerre, celle-ci ou une autre. Les parents en deuil ont commencé à se quereller et à se disputer les restes de ceux qui, quelques heures auparavant, cherchaient du carburant dans les carcasses des camions citernes. Pauvres dans un des pays les plus pauvres du monde, ils cherchaient à constituer des stocks en prévision de l’hiver qui s’annonçait.

« Nous n’avons reconnu aucun corps lorsque nous sommes arrivés, » a dit Omar Khan, le chef enturbanné du village d’Eissa Khail. « C’est comme si une bombe chimique avait explosé, tout était brûlé. Les corps étaient comme ça, » et il a joint ses mains en pliant ses doigts comme des griffes. « Ils étaient comme des troncs d’arbres calcinés, comme du charbon. »

« Les villageois se disputaient les cadavres. Les gens disaient celui-là c’est mon frère, celui-ci c’est mon cousin mais personne n’arrivait à identifier qui que ce soit. »

Alors les anciens du village sont intervenus. Ils ont ramassé tous les corps qu’ils ont pu et ils ont demandé aux gens de leur indiquer combien de proches ils avaient perdus.

Une queue s’est formée. Un par un, les personnes endeuillées ont donné les noms des frères, cousins, fils et neveux disparus, et chacun a reçu en retour son quota de cadavres. Leurs identités n’avaient pas d’importance, de toute façon ils étaient entremêlés au-delà de toute reconnaissance. La seule chose qui importait était d’avoir un corps à enterrer et de pouvoir prononcer les prières.

« Un homme se présentait et disait « j’ai perdu mon frère et un cousin », alors on lui donnait deux corps, » a dit Omar Khan. « Un autre disait qu’il avait perdu cinq membres de sa famille, alors on lui donnait cinq corps qu’il pouvait ramener et enterrer. Puis lorsqu’il n’y avait plus de corps, nous avons commencé à distribuer des membres, des jambes, des bras, des troncs. » A la fin, il ne restait que cinq familles qui sont repartis les mains vides. « Leurs fils sont toujours portés disparus. »

Omar Khan a plissé ses yeux et a fait une grimace de dégout. « L’odeur était terrible. Pendant trois jours, je sentais la chair et le carburant calciné. »

Omar Khan était un des 11 villageois que le Guardian a interviewé. Nous étions arrivés dans la région au début de la semaine avec l’intention de visiter le site, mais l’enlèvement d’un journaliste du New York Times et les échanges de tirs qui ont précédé sa libération ainsi les quatre morts rendaient le voyage trop dangereux. Alors les villageois se sont rendus à la ville pour nous raconter leur histoire.

Nous nous sommes assis autour d’une table dans le sous-sol d’un hôtel et un par un ils nous ont raconté la frappe aérienne – qui a fait entre 70 et 100 victimes, soit une des frappes les plus dévastatrices de toute la guerre.

Les villageois ont raconté que les Résistants avaient détournés les camions citernes vers 19h, le Jeudi soir, et voulaient les emmener dans leur fief à Chardarah, au sud-ouest de Kunduz.

Pour arriver à Chardarah, ils devaient traverser à gué une rivière pour éviter un pont occupé par un poste de l’armée afghane. Mais lorsqu’ils ont commencé à traverser, les camions se sont enlisés, alors les Résistants ont appelé les villageois des alentours pour leur donner un coup de main.

Jamaludin, une fermier de 45 ans, était en train de prier dans la mosquée lorsqu’il a entendu le bruit d’un tracteur. « Je suis rentré à la maison et j’ai vu que trois de mes frères et un neveu étaient partis avec mon tracteur, » dit il. « J’ai appelé mon frère pour lui demander ce qui se passait. Il m’a répondu que les Résistants lui avaient demandé de ramener le tracteur pour les aider à sortir un camion citerne. » Jamaludin était alarmé. « J’ai demandé quel camion ? Ce ne sont pas nos affaires, que les Résistants ramènent leurs propres tracteurs. Je l’ai rappelé une heure plus tard. Il m’a dit qu’ils n’arrivaient toujours pas à sortir les camions et que les Résistants refusaient de le laisser partir, alors je suis retourné me coucher. »

Lorsque les Résistants ont réalisé que les camions citernes étaient coincés, ils ont décidé de siphonner les citernes et ont invité les gens à partager le ghanima, le butin de guerre. Du carburant gratuit pour tous.

Assadullah, un jeune homme de 19 ans avec une mèche qui lui tombait sur le front, reçut un appel d’un ami qui disait que les Résistants distribuaient du carburant.

« J’ai emporté deux jerrycans avec moi, j’ai appelé un frère et un ami et nous sommes partis. C’était une nuit de pleine lune et on voyait très clairement. Il y avait déjà beaucoup de monde sur place. Tout le monde se bousculait pour se servir. Nous sommes pauvres, et nous voulions tous en avoir un peu pour l’hiver.

« J’ai rempli mes bidons et je me suis éloigné tandis que mon frère tentait toujours de remplir les siens. J’ai marché cent mètres, peut-être deux cents. »

Il était environ 1h du matin, le vendredi, lorsque les avions ont attaqué. « Il y a eu un grand éclair dans le ciel suivi d’explosions, » dit Assadullah. « Je suis tombé. Lorsque j’ai récupéré mes esprits, il y avait une fumée épaisse et je ne voyais rien. J’ai appelé, j’ai crié, mais mon frère n’a pas répondu. Je ne pouvais pas le voir. Il y avait du feu partout, et le silence et les corps qui brûlaient. »

Il a soulevé sa chemise pour me montrer quatre blessures provoqués par des éclats et deux marques de brûlures sur le cou.

Jamaludin s’est réveillé vers 1 h pour préparer à manger. C’était la Ramadan, et il fallait préparer le Sehur, le dernier repas avant le lever du soleil. « J’ai appelé mon frère de nouveau et je lui ait dit que j’entendais beaucoup d’avions dans le ciel, et je lui ai demandé pourquoi il n’était pas revenu. Il m’a dit qu’il allait rapporter du carburant et qu’il allait bientôt rentrer. J’ai raccroché et je suis sorti dans la cour, et puis il y a eu un grand feu, comme une grosse lampe à pétrole en plein ciel. J’ai appelé mon frère à nouveau mais le téléphone ne répondait plus. Je suis sorti et j’ai couru jusqu’à la rivière. L’odeur de fumée venait de là. »

« Lorsque je suis arrivé, je ne voyais pas mon frère. J’ai crié son nom. J’ai vu des gens transporter des blessés, alors je suis rentré et j’ai prié et j’ai attendu le lever du jour. »

Jan Mohammad, un veillard avec une barbe blanche et des yeux verts, dit avec colère « J’ai couru, j’ai couru pour retrouver mon fils parce que personne ne voulait m’emmener. Je n’arrivais pas à le trouver. »

Il a posé sa tête sur sa main qui reposait sur la table, et a commencé à se cogner la tête contre sa main blanche flétrie. Puis il s’est relevé et ses yeux étaient rouges et des larmes coulaient. « Je n’arrivais pas à trouver mon fils, alors j’ai ramené un morceau de chair à la maison et je l’ai appelé mon fils. J’ai dit à ma femme que nous l’avions retrouvé, mais je n’ai pas autorisé ses enfants ni personne d’autre à le voir. Nous avons enterré le morceau de chair comme si c’était mon fils. »

Puis il a craqué et s’est mis à crier sur le jeune Assadullah qui avait frappé à la porte de la maison du vieux et avait dit à son fils qu’il y avait du carburant gratuit pour tous. « Tu as détruit mon foyer ». Assadullah s’est détourné et a fixé le mur. « Tu as détruit mon foyer » a-t-il crié de nouveau. Jan Mohammad a laissé retomber sa tête sur sa main et s’est mis à balancer son corps, son turban faisant des allers-retours comme une énorme pendule. « Taouba (le pardon), » a-t-il murmuré. « Des gens ont perdu leurs parents et leurs enfants pour un peu de carburant. Taouba. »

Ghaith Abdul-Ah - The Guardian

Traduction partielle par VD pour le Grand Soir

16 septembre 2009

La suite de l’Opération Démocratie Tombée du Ciel (mais vue d’en bas) ici (en anglais) :

http://www.guardian.co.uk/world/2009/sep/11/afghanistan-airstrike-victims-stories

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Afghanistan-frappes-aeriennes...


 1-2 Des Afghans carbonisés par des mines de la CIA.

 

Le responsable des récents massacres de dizaines de civils afghans lors du bombardement de deux camions citerne de fuel dans la province du Kunduz au Nord, est un commandant allemand, le Col Georg Klein, de quoi alimenter les vifs débats pré élections actuellement en cours en Allemagne sur la présence des troupes allemandes en Afghanistan alors que la majorité des Allemands, comme la majorité des populations d'autres pays européens dont la France, sont CONTRE.

Pour le commandant allemand c'était une cible opportune car plus d'une centaine de soit disant "résistants" s'étaient rassemblés autour de ces deux camions citerne embourbés. Sauf que, comme dans pratiquement tous les cas d'attaques aériennes, la vidéo transmise par un avion de combat US F-15 survolant la zone projetée sur un écran dans le centre allemand de commande des opérations situé non loin de là, ne montrait que des points noirs entourant les camions - chacun de ces points = une image thermique d'un être humain - mais était insuffisamment détaillée pour savoir s'il s'agissait de combattants armés ou de civils.

Le Col Georg Klein, qui, de son centre de commandement pouvait suivre la scène en direct sur écran, a donné l'ordre à deux F-15 Strike Eagles appelés d'urgence sur place et qui lui envoyaient les images, de larguer une bombe GB -38 de 225 Kg guidée par satellite sur chaque camion transformé immédiatement en boule de feu. Klein et ses troupes ont pu suivre "life" les Afghans entrain de brûler vifs, et n'ont envoyé des secours sur place que le lendemain vendredi aux environs de midi. Entretemps les villageois avaient déjà évacué les quelques blessés miraculés et les cadavres carbonisés, ou ce qu'il en restait.
Samedi, une équipe d'enquêteurs de l'OTAN estimaient qu'au moins
125 Afghans avaient péri, la plupart carbonisés, dont de nombreux civils venus récupérer du fuel à l'invitation des Résistants en contrepartie d'une aide pour tirer les camions embourbés.
Pas étonnant que l'activité de la résistance des Résistants aux forces d'occupation américaine et de l'OTAN se soit intensifiée et soit devenue beaucoup plus létale comme on vient de le voir avec l'attaque menée contre des troupes françaises qui a fait 2 morts et plusieurs blessés dont certains grièvement.
Contrairement à ce que colportent certains responsables de l'Administration Bush que l'Iran armerait ses ennemis jurés les Résistants en Afghanistan, il existe des preuves fournies par le Département de la Defense US lui-même, par les forces armées Canadiennes et les Résistants eux-mêmes, que l'augmentation des dommages causés aux tanks et véhicules tout terrain de l'OTAN et aux soldats d'infanterie en mission de reconnaissance l'étaient par des mines anti tanks fournies par les US aux combattants afghans contre les Soviétiques dans les années 80 qui se sont révélées particulièrement létales ces deux dernières années en tuant un nombre croissant de soldats américains et des forces de l'OTAN.
Selon l'Agence du Pentagone responsable de la lutte contre les bombes de bord de route en Irak et en Afghanistan, les menaces croissantes des Résistants pour les véhicules des US et de l'OTAN ne proviennent pas d'une quelconque nouvelle technologie fournie par l'Iran mais bien de mines fabriquées en Italie fournies aux Jihadistes anti soviétiques dans les années 80. L'Agence de Presse IPS a interrogé sur ce sujet le JIEDDO Joint Improvised Explosive Device Defeat Organization, une unité du département de la Defense US qui lui a répondu par e mail que les mines anti tanks TC-6 fabriquées en Italie sont "très courantes" dans des zones où dominent les Résistants et qu'elles avaient été modifiées par les Résistants pour augmenter leur pouvoir destructeur lors d'attaques. Toujours selon le JIEDDO, ces mines sont regroupées par deux ou trois pour faire en sorte que leur charge soit suffisamment puissante pour infliger un maximum de dommages contre les véhicules de la coalition.
Des millions de ces mines fournies par la CIA sont restées enterrées dans le sol afghan, seuls 20 000 mines anti tanks ont été détruites par les démineurs de l'ONU depuis 1989. Al-Jazeera le 1er Mai 2007 avait publié une photo d'une salle de stockage de mines utilisées par les Résistants dans la province d'Helmand. La photo montrait deux résistants fabricant des bombes à partir de mines clairement identifiées comme des TC-6 italiennes. Les résistants avait dit au correspondant d' Al Jazeera que ces mines étaient sur le point d'être converties en bombes anti tanks. Une photo de l'AFP d'une cache d'armes dans l'Herat publiée en 2007, montrait également ces mines italiennes TC-6. Celles ci ont été fournies aux Mujahideens pour lutter contre l'occupation soviétique ou à l'Alliance du Nord pour combattre les Résistants dans les années 90.
La létalité de ces bombes italiennes fournies par la CIA et recyclées par les Résistants contre les forces d'occupation US et de l'OTAN est telle que, par exemple, sur les 81 morts Canadiens tués depuis le début 2007, 57 l'ont été par l'explosion de ces mines enterrées en bordure de route utilisées contre tanks et véhicules blindés.
Combien de soldats français tués ( 31 à ce jour) et sérieusement blessés par ces mines de la CIA faut-il, morts ou parfois handicapés à vie inutilement, pour s'opposer sérieusement à la participation de ces derniers à une guerre coloniale qui n'est pas la notre dans un pays qui ne nous a jamais attaqué mais que nous contribuons activement à détruire, et où nous sommes complices de massacres de populations civiles afghanes tels que celui rapporté ci dessus ?

http://www.alterinfo.net/Afghanistan-Orgies-Des-Gardes-De-L-Ambassade-US,-Afghans-Carbonises,-Soldats-Francais-Tues-Par-Des-Mines-De-La-CIA_a36394.html

http://www.planetenonviolence.org/Afghanistan-Orgies-Des-Gardes-De-L-Ambassade-US,-Afghans-Carbonises,-Soldats-Francais-Tues-Par-Des-Mines-De-La-CIA_a2008.html 


1-3 Danilo Zolo : La rhétorique et la guerre.

2 0 août 2009, environ 15 millions d’électeurs ont été appelés aux urnes en Afghanistan pour élire un nouveau président.

A cette occasion les citoyens afghans, comme en octobre 2004, voteront dans une situation  d’extrême précarité politique et sociale.

L’escalade de violence qui ensanglante ces jours-ci le pays tout entier le démontre tragiquement. Que ce soit l’actuel président Hamid Karzaï qui gagne ces élections, comme c’est probable, ou l’un de ses deux principaux  concurrents –l’ex ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah ou l’ex ministre des Finances Ashraf Ghani - la situation ne changera pas et peut-être s’aggravera-t-elle ultérieurement.

 Ce qui compte aujourd’hui en Afghanistan est la violence des armes de destruction  de masse utilisées par les agresseurs, et c’est la vaste, et obstinée, réponse à l’occupation étrangère des insurgent, les rebelles  qui, selon la BBC, contrôlent 70% du pays. 

Ce qui compte surtout  c’est la volonté des Etats-Unis et de leur président Barack Obama de gagner en Afghanistan la guerre contre le global terrorism.  C’est l’idée, partagée par la mission Isaf-Otan, qui opère illégitimement en Afghanistan, d’effacer les terroristes de la surface de la terre avec une stratégie tout aussi terroriste : c’est l’imposante opération militaire « Coup d’épée », qui implique jusqu’à 4.000 marines au fond du sud-ouest d’Afghanistan, avec l’objectif d’anéantir le mouvement  résistants.

  L’opération,  qui comporte l’ajout de plusieurs milliers de soldats étasuniens aux 60 mille déjà présents sur le territoire afghan, a été décidée et réalisée avec une intempestivité exceptionnelle par le nouveau président Barack Obama.  Sa ligne de  politique extérieure risque désormais de ne pas s’éloigner de celle de son prédécesseur George Bush, surtout lorsqu’il revendique  l’intervention  comme une « guerre de nécessité ». Malgré son réalisme à comprendre qu’aucune victoire immédiate n’est possible et que la guerre sera « longue et difficile », malgré son nouveau style de communication et les nombreux espoirs que son ouverture au monde musulman a suscitée, le fait est que B. Obama se déclare convaincu  que ce sera la force  des armes qui ramènera la paix en Afghanistan.

  Dans ce contexte, il est donc raisonnable de retenir que les élections du 20 août finiront par être  à peine plus qu’une farce, malgré  la rhétorique procédurale imposée par les puissances occidentales qui occupent le pays : une rhétorique imposée non seulement par les Etats-Unis mais aussi par leurs alliés européens de la mission Isaf-Otan, à commencer par le gouvernement italien,  par son président discrédité et par ses ministres Frattini et La Russa (pour la rhétorique de leurs homologues français,  le 4 septembre 2009, voir note[i][i], ndt).

  C’est la rhétorique de la conversion violente à la démocratie et au respect des droits humains d’un peuple dévasté par la pauvreté, par la sècheresse, par l’analphabétisme, par la discrimination de genre – qu’on pense à la décision de Karzaï  d’accréditer le droit à la violence contre les femmes par les chiites, juste pour avoir leur vote !- par les maladies épidémiques et, surtout, par des décennies de guerre d’agression qui ont jusqu’à présent fait plus de deux millions de morts, et continuent à en faire aussi à cause des millions de mines répandues sur le terrain par les agresseurs.

  C’est la rhétorique qui a poussé même un internationaliste (juriste de  droit international, ndt) notoire comme Antonio Cassese –voir son intervention sur La Repubblica du 17 août- à faire l’éloge du ministre La Russa. Cassese en est arrivé à exalter la participation des troupes italiennes –plus de 3 mille soldats- à la guerre d’agression en Afghanistan ; à tourner en dérision le « vil pacifisme » de ceux qui,  contre La Russa, se réclament de l’article 11 de la Constitution italienne[ii][ii] ; et à présenter comme totalement légitime la mission militaire Isaf-Otan que le Conseil de sécurité de l’ONU n’a, en réalité, jamais autorisée à employer les armes.

  Comme il est tristement notoire, la mission qui en 2001 avait été présentée comme une « mission de paix » en soutien du peuple afghan s’est rapidement transformée en une véritable agression militaire aux côtés des troupes anglo-étasuniennes. Récemment, on a découvert des fosses communes creusées dans les étendues arides de l’Afghanistan,  où les cadavres de  milliers de résistants ont été amassés sous les yeux de la Cia. Et les milices d’occupation de la coalition militaire occidentale continuent à massacrer quotidiennement des civils innocents –environ deux mille victimes civiles rien que pour l’année 2008-  en bombardant surtout les régions du sud-est du pays. Avec comme conséquence, au nord comme au sud du pays, les morts, les blessures, la mutilation des corps,  le massacre des mineurs, en augmentation constante, comme le savent les médecins et les chirurgiens d’Emergency. 

La « guerre humanitaire » se révèle pour ce qu’elle est : le mépris terroriste absolu du droit à la vie. Dulce bellum inexpertis (« la guerre est douce à ceux qui ne l’ont pas éprouvée ») écrivait Erasme de Rotterdam. A ce qu’il semble, c’est valable aussi pour les juristes de renommée internationale.

Danilo Zolo

Danilo Zolo (Florence) est juriste, philosophe du droit, spécialiste de Droit international, et coordinateur du site :

Reçu de l’auteur et traduit par m-a p.

Edition du 19 août 2009 de il manifesto

Jura Gentium. http://www.juragentium.unifi.it/en/bionotes.htm#zolo 

 (lien indisponible sur le site du quotidien)


[iii][ii] Article 11 de la Constitution italienne : L’Italie répudie la guerre comme moyen d’attenter à la liberté des autres peuples et comme mode de solution des différends internationaux ; elle consent, dans des conditions de réciprocité avec les autres Etats, aux limitations de souveraineté nécessaires à un ordre qui assure la paix et la justice entre les Nations ; elle suscite et favorise les organisations internationales qui poursuivent un tel objectif.

Voir aussi : http://www.lycee-chateaubriand.eu/article375.html


1-4 Renaud Girard : L'Europe en Afghanistan.

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information
Analyse –

Renaud Girard, envoyé spécial du «Figaro» en Afghanistan, réprouve l'Italie et l'Allemagne pour les signes de faiblesse affichés face à l'ennemi après les incidents de ces dernières semaines.

Les Européens sont-ils encore capables de faire la guerre ?

En ont-ils encore les moyens et la volonté ?

Face au fléchissement actuel de l'Italie et de l'Allemagne sur le dossier de la guerre en Afghanistan, on est en droit de se poser la question.

Juste après l'attaque kamikaze qui a coûté la vie, jeudi dernier, à six parachutistes italiens en plein centre de Kaboul, le premier ministre Silvio Berlusconi a déclaré qu'il faudrait rapatrier le contingent italien de l'Otan «aussitôt que possible». Les résistants ne rêvaient sans doute pas d'un message de faiblesse aussi rapide et aussi explicite.

En Allemagne, après l'incident (sic) de Kunduz du 4 septembre dernier (bombardement aérien ordonné par un officier allemand contre un camion-citerne d'essence kidnappé par les résistants, qui tua plus d'une trentaine de civils), le parti social-démocrate exigea publiquement de la chancelière Angela Merkel l'établissement d'un calendrier de retrait des troupes allemandes d'Afghanistan. Cette bavure - personne n'a compris pourquoi le colonel allemand n'avait pas envoyé une compagnie d'infanterie sur le terrain pour récupérer ce camion immobilisé dans le lit d'une rivière - a créé un profond malaise dans l'opinion publique allemande, excédée de surcroît par les critiques publiques émises par de peu solidaires alliés européens au sein de l'Otan.

Les Européens, qui ont la chance de vivre en paix depuis 1945 grâce au généreux parapluie nucléaire américain, auraient-ils oublié ce qu'était une guerre ?

Croient-ils qu'une nation peut s'engager dans un conflit sans avoir de tués au sein de ses troupes et sans s'exposer à provoquer la mort de civils innocents ? La guerre à zéro mort et sans bavures, ça n'existe pas.

Acrobatie diplomatique

Personne n'a forcé les Européens de l'Otan à envoyer des contingents en Afghanistan. L'extension du champ de défense de l'Alliance de l'Atlantique Nord à l'Asie centrale est une acrobatie diplomatique dépourvue de base légale. Juste après les attentats du 11 Septembre, le président Chirac avait, en vertu de l'article 5 du traité de l'Atlantique Nord, proposé le concours des forces françaises pour aller détruire les camps d'entraînement d'al-Qaida en Afghanistan, d'où étaient parties les attaques contre l'allié américain.

Le Pentagone avait décliné l'offre française. 

Ultérieurement, les Européens ont accepté de participer à une entreprise militaire de «stabilisation» de l'Afghanistan par l'Otan, sanctionnée par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies (sic). C'est en toute connaissance de cause qu'ils ont fait ce choix, avertis des difficultés qu'avaient connues les Soviétiques dans ce pays de 1980 à 1989. Si l'Italie et l'Allemagne avaient clamé à l'époque que la présence permanente de troupes étrangères en Afghanistan allait nourrir le terrorisme islamiste plutôt que le détruire, tout le monde aurait compris, sinon approuvé, leurs réticences. Mais elles ne l'ont pas fait.

Il n'y a pas de responsabilité plus importante pour un gouvernement que de faire entrer son pays dans une guerre. C'est toujours une décision qui engage un avenir long. Il est irresponsable, pour une grande nation, de montrer des signes de faiblesse face à l'ennemi, parce qu'on a perdu six hommes ou commis une bavure. Après tout, Kaboul ce n'est pas Verdun, et le Helmand ce n'est pas la Somme. Plutôt que de fléchir, l'Italie et l'Allemagne seraient mieux avisées de montrer, dans les provinces afghanes qu'elles contrôlent, l'exemple d'une stratégie militaire plus efficace, préférant l'infanterie à l'arme aérienne, le contact quotidien avec la population à la bunkérisation, le combat intégré au sein d'unités majoritairement afghanes à l'assaut solitaire… 

Commentaire d'un lecteur :  

"Soit on fait la guerre de partisans soit on s'en va. Le seul moyen de gagner rapidement la guerre c'est d'employer la methode des francais dans la bataille d'alger et dans la guerre d'algerie. on fera les proces bidons pour la facade apres."

Effectivement : comparer cette guerre à la guerre d'Algérie me semble assez approprié. Mêmes justifications 'civilisatrices', et à coup sûr même issue –

Roland Marounek

22/09/2009

http://www.lefigaro.fr/editos/2009/09/22/01031-20090922AR...




[i][i] Version française de la même rhétorique : déclarations de N. Sarkozy et B. Kouchner, vendredi 4 septembre à la suite de l’explosion d’une bombe qui a fait un mort et 9 blessés graves dans le contingent  français de la « mission de paix », voir :

 http://www.actualite-francaise.com/depeches/soldat-francais-tue-afghanistan-neuf-blesses,5556.html :

« Le chef de l’État a réaffirmé son soutien au peuple afghan et aux autorités afghanes. Il a condamné avec force cette violence aveugle et a exprimé la détermination de la France à continuer d’œuvrer au rétablissement de la paix et au développement en Afghanistan », conclut le Palais (de l’Elysée).

Sur le bombardement par les forces de l’Isaf-Otan, qui a fait 90 morts civils,  voir :

http://fr.news.yahoo.com/3/20090905/twl-afghanistan-otan-bombardement-fcd69a8_6.html

 

 

 

n°291 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan -29-09 - : Suite -: 1-3 "Les insurgés veulent nous pousser à envisager des plans de retrait".

n°291 - Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan -29-09 - : Suite -: 1-3 "Les insurgés veulent nous pousser à envisager des plans de retrait".



                                     Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et stratégie'de l'Afghanistan

   n°291                                                                                                                             08/02/09

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       

 



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Sommaire :

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion (suite)

1-3 "Les insurgés veulent nous pousser à envisager des plans de retrait".

1-4 L'Italie en proie au doute.

1-5 Immanuel Wallerstein : le Moyen-Orient =  nouveau scénario catastrophe.

1-6 Sherwood Ross : USA et armées de mercenaires: une menace à la sécurité mondiale.

1-7 Mohamed Belaali : Élections libres et démocratiques au Gabon et en Afghanistan.



1-5 Immanuel Wallerstein : le Moyen-Orient =  nouveau scénario catastrophe.

Obama a un plan pour le Moyen-Orient, signe des accords, en particulier avec l'Irak.

Mais Immanuel Wallerstein, un sociologue américain proche de Bourdieu, développe une analyse alarmante.

Pour lui, un jeu de dominos délétère est en route qui risque de provoquer un embrasement anti-américain en Irak, puis en Afghanistan puis au Pakistan et rendre impossible tout accord de paix entre Israéliens et Palestiniens.

Le pire n'est jamais sûr... Surtout quand on l'anticipe!

Le Moyen-Orient est sur le point de s'embraser mais ni le gouvernement ni l'opinion publique américaine n'y sont préparés.

C'est à peine s'ils semblent conscients de l'imminence de cet embrasement, et ils ignorent à quel point il sera dévastateur. Le gouvernement américain (et donc, inévitablement, l’opinion publique) se berce complètement d’illusions sur sa capacité à gérer la situation dans le cadre des objectifs déclarés.

La tempête soufflera d’Irak en Afghanistan, d’Afghanistan au Pakistan, du Pakistan en Israël/Palestine, et comme le dit l’expression consacrée, « elle se répandra comme une traînée de poudre ».
De l'Irak, à l'Afghanistan
Commençons par l’Irak. Les Etats-Unis ont signé avec ce pays un Accord sur le statut des forces (Status of Forces Agreement, SOFA) entré en vigueur le 1er juillet. Selon cet accord, le gouvernement irakien devait retrouver sa responsabilité concernant la sécurité intérieure du pays. Le texte prévoyait également de cantonner les forces américaines dans un certain périmètre autour de leurs bases, et de limiter leur rôle à la formation des troupes irakiennes. Certaines formulations de l'accord sont délibérément ambiguës : c’était la seule façon d'amener les deux parties à le signer.
Les premiers mois d’application de cet accord montrent déjà combien il fonctionne mal. Les forces irakiennes l’interprètent de façon très stricte. Elles interdisent formellement les patrouilles conjointes, mais aussi toute action militaire unilatérale de la part des Etats-Unis, c'est-à-dire, sans une autorisation détaillée, préalablement établie par le gouverment irakien. On en est arrivé au point que, pendant la journée, les forces irakiennes empêchent les forces américaines de passer les postes de contrôle avec des approvisionnements.
Les forces américaines s’en irritent. Elles ont cherché à interpréter de manière plus souple la clause qui leur garantit le droit à l’autoDefense. Elles pointent du doigt le regain de violence dans le pays et donc, implicitement, l’incapacité des forces irakiennes à garantir l’ordre.Le général qui commande les forces américaines, Ray Odierno, est évidemment extrêmement mécontent. Il tente par tous les moyens de trouver des prétextes afin de rétablir l'autorité américaine. Récemment, il a rencontré le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki et le Président du gouvernement régional kurde, Masoud Barzani. Il a essayé de les convaincre d’autoriser des patrouilles conjointes tripartites (irakiennes/kurdes/américaines) dans Mossoul, mais aussi dans d'autre zones du nord de l'Irak, pour réduire, voire prévenir, les violences. Ils ont poliment accepté de prendre sa proposition en considération. Hélas pour Odierno, son projet réclamerait une révision formelle de l’accord SOFA.
A l’origine, l'accord SOFA devait être soumis à un référendum populaire début juillet. Les Etats-Unis craignaient de perdre ce scrutin, ce qui aurait enraîné le départ d’Irak de toutes les forces américaines au 31 décembre 2010, douze mois plus tôt que la date théorique prévue par l’accord.
Les Etats-Unis pensaient avoir fait une bonne opération en persuadant al-Maliki de repousser ce référendum à janvier 2010, en même temps que les élections nationales. Or, celles-ci polariseront l'attention des candidats. Tout le monde cherchera à obtenir des voix. Personne ne va faire campagne en faveur du « Oui » au référendum. D'ailleurs, al-Maliki soumet actuellement un projet au parlement irakien : l'accord SOFA pourrait être annulé par une simple majorité des voix en faveur du « Non ». Et il y aura une majorité de voix pour le « Non ». Il se peut même qu’il y ait une majorité écrasante de voix pour le « Non ». Odierno devrait faire ses bagages dès maintenant. Je suis prêt à parier qu’il s’imagine encore pouvoir éviter ce départ de feu. Il se trompe.
Que se passera-t-il après ? Tout pourrait changer d'ici janvier, mais pour l’instant, al-Maliki semble bien parti pour gagner cette élection. Il y arrivera en se faisant le champion du nationalisme irakien. Il passera des accords avec tout le monde sur cette base. Le nationalisme irakien, pour le moment, ne se soucie guère de l’Iran, de l’Arabie saoudite, d’Israël ou de la Russie. Avant toute chose, il veut libérer l’Irak des derniers vestiges de la domination coloniale américaine : c’est en effet, ces termes que presque tous les Irakiens définissent le régime sous lequel ils vivent depuis 2003.
Y aura-t-il des violences internes en Irak ?

Probablement, mais peut-être moins que ce qu’espèrent Odierno et d’autres.

Alors quoi ?

La « libération » irakienne, puisque que ce sera l’interprétation de l’ensemble du Moyen-Orient d'un « Non » au référendum, aura immédiatement un énorme impact sur l’Afghanistan. Les gens se diront : « si les Irakiens peuvent le faire, nous aussi ».
De l'Afghanistan au Pakistan
Bien entendu, la situation de l'Afghanistan est différente, très différente de celle de l’Irak. Mais regardez ce qu'il s’y passe actuellement avec les élections. On a un gouvernement installé au pouvoir pour contenir et détruire les résistants. Les résistants se sont révélés plus tenaces et militairement efficaces que quiconque n’avait pu l’anticiper. Même le solide commandant américain sur place, Stanley McChrystal, l’a reconnu. L’armée américaine parle maintenant de « réussir » d'ici, peut-être, une décennie. Des soldats qui pensent disposer d’une décennie pour remporter une guerre contre des résistants n’ont manifestement pas lu l’histoire militaire.
Remarquez les politiciens afghans eux-mêmes. Trois candidats de premier plan à la présidence, y compris le Président Hamid Karzaï, ont débattu à la télévision de l’actuelle guerre interne. Ils se sont accordés sur une chose : il faut une forme de négociation politique avec les résistants. Ils ont divergé sur les détails. Les forces américaines (et otaniennes) ne s'en cachent pas : elles sont sur place pour anéantir les résistants. Et les politiciens afghans les plus importants, eux, débattent sur la façon de s’entendre politiquement avec eux. Cela témoigne d’un sérieux décalage d’appréciation des réalités ou peut-être même des objectifs politiques.
Les sondages, pour ce qu’ils valent, montrent que la majorité des Afghans veulent voir partir les forces de l’OTAN, et la majorité des électeurs américains souhaitent la même chose. Maintenant, projetez-vous en janvier 2010 lorsque les Irakiens votent le départ des Etats-Unis d’Irak. Souvenez-vous qu’avant que les résistants n’arrivent au pouvoir, le pays était le théâtre d’impitoyables et féroces combats pour le contrôle du pays, opposant des seigneurs de guerre dotés de bases ethniques différentes,
Les Etats-Unis furent en réalité soulagés quand, soutenus par le Pakistan, les résistants se sont emparé du pouvoir. Enfin de l’ordre ! Qu'il vienne des résistants n'était qu'un problème mineur. Les résistants ont pris la charia au sérieux et montré de la sympathie à l’égard d’un al-Qaïda naissant.

Aussi, après le 11-Septembre, les Etats-Unis, avec l’assentiment des Européens de l’Ouest et le consentement des Nations Unies, ont lancé l’invasion. Les résistants furent chassés du pouvoir pour un petit bout de temps.
Que va-t-il arriver maintenant ? Les Afghans retourneront probablement aux sales et incessants conflits inter-ethniques entre seigneurs de guerre rivaux, avec des résistants formant seulement une faction de plus. La tolérance de l’opinion publique américaine pour cette guerre s’évaporera entièrement. Toutes les factions internes et beaucoup de voisins (Russie, Iran, Inde et Pakistan) resteront pour se disputer les morceaux.
Etape trois enfin, le Pakistan. C’est encore une autre situation compliquée. Mais là-bas, aucun des acteurs ne fait confiance aux Etats-Unis. Et les sondages montrent qu'une majorité écrasante de l’opinion publique pakistanaise pense que le plus grand danger pour le Pakistan, ce sont les Etats-Unis. L’ennemi traditionnel, l’Inde, est loin derrière dans les sondages. Quand l’Afghanistan sombrera dans une guerre civile à part entière, l’armée pakistanaise soutiendra les résistants. Ils ne peuvent soutenir les résistants en Afghanistan tout en les combattant au Pakistan. Ils ne pourront plus se permettre d’accepter que des drones américains bombardent le Pakistan.
Israël/Palestine
Puis vient l’étape quatre de l’embrasement, Israël/Palestine. Le monde arabe observera l’effondrement des projets américains en Irak, en Afghanistan et au Pakistan. Le projet des Etats-Unis en Israël/Palestine se résume en un mot: un accord de paix entre les Israéliens et les Palestiniens. Les Israéliens ne vont pas bouger d’un pouce. Mais les Palestiniens non plus, ni maintenant ni en particulier après l’incendie. L'embrasement aura une seule conséquence: les autres Etats arabes feront pression sur le Fatah et le Hamas pour qu’ils joignent leurs forces au conflit général. Ce qui se fera, peut-être au sens littéral, sur le cadavre de Mahmoud Abbas.
L’intégralité du programme d’Obama sera parti en fumée.

Et les Républicains en feront leur miel. Ils qualifieront la défaite américaine au Moyen-Orient de « trahison » et ce n'est un secret pour personne que nombres de gens aux Etats-Unis sont très réceptifs à ce thème...
Soit on anticipe les incendies et on prend des décisions utiles, et urgentes. Soit ils vous happent.

Immanuel Wallerstein :
*Immanuel Wallerstein est un sociologue américain.
Proche de Noam Chomsky et de Pierre Bourdieu, sa critique précoce du système capitaliste mondial en a fait une sorte d'éminence grise du mouvement altermondialiste. Il fut notamment l'un des signataires du manifeste de Porto Alegre du Forum social mondial.

Son dernier ouvrage, L'universalisme européen : de la colonisation au droit d'ingérence, a été édité chez Demopolis en 2008.

08/09/09

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EkVkuFAkuZkCggTnLH.shtml


1-6 M. K. Bhadrakumar : Pourquoi les USA ont-ils peur de "l’Afghanisation"

"Afghanisation" = remettre le pouvoir en Afghanistan entre les mains afghanes.

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information

Même si beaucoup de choses ont mal tourné, la guerre en Afghanistan n’a pas encore été perdue.

Heureusement, nous sommes arrivés à un tournant, au moment où un nouvel exercice politique fait son possible pour naître à Kaboul.

Le maillon le plus faible de la stratégie afghane des Etats-Unis a été sa gestion du calcul du pouvoir à Kaboul. A première vue, cela peut sembler être une question de problème culturel.

Durant son exercice en tant qu’ambassadeur américain à Kaboul, Zalmay Khalilzad s’est conduit comme le vice-roi et Washington a tout fait pour que l’on comprenne bien que le Président Hamid Karzai jouait les seconds couteaux.
Cependant, après le départ de Khalilzad en 2005 et alors que Karzai remportait sa première élection en tant que président, ce dernier a commencé à s’épanouir. Mais ensuite, alors que la situation afghane se détériorait en 2006, Washington a commencé à attribuer à Karzai le rôle du bouc émissaire responsable de l’accumulation des échecs de la guerre, depuis le mauvais suivi de la reconstruction afghane à l’échec de la surveillance de la culture du pavot et du trafic de drogue, en passant pas par la corruption généralisée et l’ « aide au développement » défectueuse par les institutions afghanes. Les accusations contre Karzai ont atteint des extrêmes.
Alors, où se trouve le vrai Karzai ?

Qui est en fait le véritable Karzai ?

 A quel point cet homme était-il « fort » qu’il a pu « échouer » ?

Qu’arrive-t-il maintenant à Karzai à la suite de cette élection présidentielle tumultueuse ?

Est-ce que renverser Karzai fait nécessairement partie de l’agenda politique des Etats-Unis ?
Du compte-rendu exhaustif que le porte-parole du Département d’Etat américain, Ian Kelly, a fait mardi dernier aux médias, trois choses ont émergé sur l’approche générale des Etats-Unis vis-à-vis des retombées désordonnés de l’élection [présidentielle] afghane. La première, Washington estime qu’il est possible d’éviter toute impasse dans le sillage de la Commission aux Plaintes Electorales (CPE) dominée par les Occidentaux qui a rejeté les décisions prises par la Commission Electorale Indépendante (CEI) dominée par les Afghans à Kaboul. Kelly a déclaré : « tout ce que nous voyons jusqu’à maintenant est que le processus fonctionne… il faut lui donner une chance de marcher. »


Deuxièmement, « ce ne sera pas une question de jours ou semaines : ce pourrait être une question de mois pour clarifier toutes ces accusations [à propos de fraude électorale]. »
Troisièmement, le plus important, c’est un fait « absolu » que les Etats-Unis, en attendant, considèrent Karzai comme « légitime ». « Nous travaillons avec le Président Karzai tous les jours », a déclaré Kelly.
En somme, il se peut que Washington s’apprête à traiter avec Karzai comme président pendant un nouveau mandat de 5 ans. Mais des clarifications seront nécessaires et, jusqu’à ce que Karzai ait dûment repris le contrôle, la formation d’un gouvernement pourrait devoir attendre. Cela pourrait en effet être une question de mois. En attendant, un gouvernement intérimaire est maintenu, tandis que le Général Stanley McChrystal et l’Ambassadeur [américain] Karl Eikenberry resteront en réalité aux commandes.
Objectivement, toute stratégie américaine pour sauver la guerre ne peut marcher que si son axe central consiste en un gouvernement fort et qui fait autorité à Kaboul. C’est-à-dire que l’ « afghanisation » signifie placer Karzai et son équipe dans le cockpit. Il ne faut pas essayer d’imposer son copilote ou son chef de cabine, car cela serait la bonne recette pour conduire à la confusion. Il n’y a pas de place pour une diarchie, puisque cette notion est étrangère à la culture afghane.
Les Afghans réclament une source de pouvoir unique et identifiable. Mais Washington veut introduire ses candidats désignés dans le gouvernement de Karzai.
En même temps, gérer l’Etat implique de traiter avec les multiples centres de pouvoir locaux. Karzai a montré une capacité extraordinaire à construire une coalition, comme en témoignent ses liens avec Gul Agha Sherzai, Ismail Khan ou Rachid Dostum.
Pour mettre les choses en perspectives, l’ancien conseiller américain à la sécurité nationale, Zbigniew Brzezinski, a récemment exprimé sa crainte, à moins que l’Otan ne transfère très rapidement la responsabilité de la guerre entre les mains afghanes, d’un risque croissant que les Taliban soient considérés comme un mouvement de résistance, ce qui serait vraiment une défaite écrasante pour la stratégie d’ensemble des Etats-Unis.
Certes, l’aspect le plus critique de l’ « afghanisation » serait de laisser carte blanche à Karzai pour établir un contact avec les Taliban. En tant que dirigeant afghan, il est mieux placé pour tirer partie des réalités politiques traditionnelles afghanes. Lui seul saurait [comment et] quand gérer jusqu’aux plus petits détails le point de départ pour les divers arrangements qui sont exigés en réponse aux contraintes ou aux caractéristiques de la société ethnique ou tribale. Il sait que c’est loin d’être le cas que toutes les factions Taliban sont entrées dans un accord faustien avec Al-Qaïda.
Cependant, les Etats-Unis veulent-ils que Karzai fasse avancer son plan consistant à ouvrir des pourparlers avec les Taliban dans les 100 premiers jours de son nouveau gouvernement ?
Il y a un sophisme dans les débats américains actuels sur l’Afghanistan. Alors que les commentateurs américains font une fixation sur la dialectique impliquant les contraintes politiques intérieures et toute nécessité de déploiement supplémentaire de troupes en Afghanistan, l’histoire doit être cadrée en fonction de ce qu’est l’ « Afghanistan » de la guerre.
Le vrai problème de l’élection afghane est que le spectacle même de Karzai montrant des signes d’ « indépendance » vis-à-vis des Etats-Unis a été apprécié dans le bazar afghan. Mais cela énerve Washington.
Toute l’approche des Américains consiste à faire comprendre sans ménagement à Karzai qu’il est vulnérable, qu’il n’est pas en sécurité et qu’il dépend d’eux. Par conséquent, la question centrale se résume à savoir si les Etats-Unis veulent réellement un gouvernement central crédible à Kaboul, qui agira sûrement de façon indépendante, avec la crainte que cela sape leur programme secret dans cette guerre.
Kelly a été explicitement tiède vis-à-vis de la proposition franco germano-britannique faite au Secrétaire Général des Nations Unies de tenir une conférence internationale sur l’Afghanistan. Une lettre de la Chancelière allemande Angela Merkel, du Premier britannique Gordon Brown et du Président français Nicolas Sarkozy, adressée à Ban Ki-Moon mardi dernier, disait « Nous devrions agréer de nouveaux critères et objectifs temporels pour un cadre commun de la phase de transition en Afghanistan, c’est-à-dire préciser ce que nous attendons pour la prise en charge des responsabilités par les Afghans et une vision claire de leur transfert progressif, là où c’est possible. »
[1]
Fondamentalement, les dirigeants européens ont appelé à l’ « afghanisation » à l’intérieur d’un calendrier. Leur lettre (qui a été communiquée par le cabinet de Sarkozy mercredi dernier) laissait entendre que les décisions concernant l’Afghanistan ne devaient pas être laissées aux seuls Américains.
Ce qui est intéressant, c’est que lorsqu’il a été interrogé sur cette lettre, Kelly a éludé la question en disant que Washington devait encore être saisi de son contenu. Mais le nouveau secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen a révélé l’humeur qui règne à Washington. Il a dit : « Le discours public a commencé à aller dans la mauvaise direction […] Nous devons rester en Afghanistan aussi longtemps que nécessaire et nous y resterons aussi longtemps que nécessaire. Ne laissons personne croire qu’une fuite vers la sortie est une option. Ce n’en est pas une. »
Si l’on doit croire Rasmussen – et il s’est exprimé alors qu’il était en visite à Washington, mercredi dernier – la continuation de l’Otan en Afghanistan est un objectif en lui-même. Cet objectif prend-il autant d’importance que l’ « afghanisation » et une victoire finale sur les Taliban ? Il le semblerait.
La priorité de Washington est que les Taliban déstabilisent l’Asie Centrale, le Caucase septentrional, de même que la province chinoise du Xinjiang, et qu’ils subvertissent les régions orientales de l’Iran. Un paradigme sécuritaire intéressé s’est développé, dans lequel l’instabilité régionale est menacée par la guerre, laquelle, en retour, sert à justifier la présence prolongée et indéterminée de l’Otan en Afghanistan. Il est clair que l « afghanisation » n’a pas sa place dans ce paradigme.
Les principaux alliés des Etats-Unis dans l’Otan commencent finalement à comprendre le paradoxe, selon lequel, tandis qu’il faut réduire le risque croissant que la guerre contre Al-Qaïda et les Taliban ne devienne une guerre menée par des étrangers contre les Afghans, l’ « afghanisation » ne convient pas aux objectifs américains.
La vieille Europe ne voit aucune raison d’envoyer ses jeunes mourir dans les montagnes de l’Hindou-kouch pour favoriser l’agenda géopolitique relatif à l’expansion de l’Otan.

L’éclat de Rasmussen montre que l’heure de vérité a sonné.

[1] La lettre adressée à Ban Ki-Moon, sur le site du gouvernement français

Par M K Bhadrakumar

L'Ambassadeur M K Bhadrakumar a servi en tant que diplomate de carrière dans les services extérieurs indiens pendant plus de 29 ans. Parmi ses affectations : l'Union Sovétique, la Corée du Sud, le Sri Lanka, l'Allemagne, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Ouzbékistan, le Koweït et la Turquie.

14/9

Par M K Bhadrakumar
Asia Times Online,

publié le 14 septembre 2009

Traduction : JFG-QuestionsCritiques. All rights reserved.

article original : "Why the US is afraid of 'Afghanization'"

http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/M_K_Bhadrakumar/Afghanistan_Etats-Unis_OTAN_Karzai_120909.htm


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n°291 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan -29-09 - : Fin -: 1-3 "Les insurgés veulent nous pousser à envisager des plans de retrait".

n°291 - Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan -29-09 - : Fin -: 1-3 "Les insurgés veulent nous pousser à envisager des plans de retrait".


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Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et stratégie'de l'Afghanistan

   n°291                                                                                                                             08/02/09

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       

 



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Sommaire :

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Dans Newsweek : "Comment sortir d’Afghanistan ?"

2-2  "Les insurgés veulent nous pousser à envisager des plans de retrait".

2-3 L'Italie en proie au doute.

2-4 France : Manuel Valls n’a estimé qu'un départ de l'armée française d'Afghanistan "serait un signe d'abandon".

3 Annexe

3-1 La menace des robots à usage militaire.

 


2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

2-1 Dans Newsweek : "Comment sortir d’Afghanistan ?"

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information

Cet article a été publié sur le site de Newsweek le 12 septembre 

Le fossé est large entre les objectifs définis par l’administration Obama et les moyens disponibles pour les atteindre.

Il est l’heure de la prise de conscience en Afghanistan.

Le retrait n’est pas véritablement envisageable.

Au cours des huit ans qui viennent de s’écouler, Etats-Unis, Otan, Union Européenne et d’autres pays ont investi en masse dans le but de stabiliser le pays(…) , et ils ne voudront pas – pas plus qu’ils ne le doivent — l’abandonner pour la seule raison que les Résistants se sont révélés un ennemi plus coriace que prévu.

Il est toutefois l’heure pour l’administration Obama d’adopter une position plus réaliste sur le pays. On peut encore constater un large fossé entre les objectifs définis par l’administration et les moyens disponibles pour les atteindre. Pour combler ce fossé, la meilleure solution n’est pas d’envoyer des troupes par dizaines de milliers, mais de mieux appréhender les limites de ce qu’il est raisonnablement possible d’obtenir en Afghanistan.
S’il est un fait remarquable, dans la foulée du 11 Septembre, c’est que le monde n’a pas connu de nouvelle attaque d’importance majeure. Ceci s’explique en grande partie par le fait qu’Al-Qaïda est en fuite en Afghanistan et au Pakistan. Dans ces deux pays, la campagne contre les groupes terroristes s’appuie sur les forces terrestres et sur le renseignement. Un haut gradé de l’armée américaine impliqué dans la planification de ces campagnes m’a confié que la présence américaine en Afghanistan était un facteur clé dans la réussite des frappes contre les leaders et les camps d’Al-Qaïda. Si l’Amérique quittait les lieux, les puissances régionales se mettraient aussitôt à manœuvrer dans le but d’obtenir le contrôle de l’Afghanistan. Ceci entraînerait à coup sûr le retour de cette alliance empoisonnée entre l’armée pakistanaise et les factions les plus déterminées parmi les Résistants.
Il convient de se rappeler que l’Afghanistan n’est pas en chute libre. Le nombre de morts dans la population civile, bien que peu réjouissant, est moins du dixième de ce qu’il a pu être en Irak en 2006. Au cours du dernier scrutin, les quatre candidats à la présidence ont publiquement soutenu la présence américaine dans le pays. À comparer avec l’Irak, où les politiciens se prêtaient constamment au rituel de la dénonciation des Etats-Unis pour satisfaire à l’antiaméricanisme du public.
Face à l’aggravation de la situation dans le pays, la réponse de l’administration Obama semble être : "plus". Plus de troupes, de civils, d’objectifs, et de missions. Rien de mal à vouloir aider les Afghans à développer leur pays. Mais si l’objectif est de doter l’Afghanistan d’un état central fort et efficace et d’une économie viable, il faut réfléchir en décennies et pas en années. L’Afghanistan compte parmi les dix pays les plus pauvres au monde. Son état souffre de siècles de faiblesse endémique. Le taux d’illettrisme atteint environ 70 %. Construire une armée de 400 000 hommes, comme l’ont proposé certaines voix au Congrès, sera difficile dans ce contexte, sans parler du coût annuel, qui pourrait se monter pour le pays à à 300 % de son PIB.
Il faut recentrer nos efforts en Afghanistan de la reconstruction du pays à la négociation d’accords. Le principal problème du pays est que les Pachtounes, 45 % de la population du pays et quasiment 100 % des Résistants, se sentent à l’écart du pouvoir. Nous devons négocier avec eux, qu’ils se définissent comme Résistants ou non. Les Etats-Unis doivent placer au centre de leur stratégie de stabilisation l’achat, la location ou le versement de pot-de-vin aux tribus pachtounes, comme le faisaient les Britanniques du temps où ils dominaient l’Afghanistan
Pour l’heure, les initiatives en direction des Résistants ont été d’envergure limitée et menées sans grande détermination. Certains en imputent la responsabilité au président Hamid Karzaï qui, curieusement, veut lui-même initier le processus en négociant avec le leader Résistants Mullah Mohammed Omar, qui pour l’heure n’a montré nul signe d’un quelconque désir de parlementer. Pour sa part, le gouvernement des Etats-Unis reste également très réticent ou, du moins, préférerait attendre que les forces résistantes soient en position défensive. Comme me l’a dit un officiel américain : "Attendre d’être en position de force pour négocier, c’est comme d’attendre que le marché soit au maximum pour vendre ses actions. Ca sonne bien, mais on ne sait jamais si le bon moment est venu".
L’esprit de négociation doit se diffuser jusqu’en haut de la hiérarchie. Les officiels américains doivent cesser de traîner Karzaï dans la boue. Nous n’avons personne d’autre sous la main. L’Afghanistan a besoin d’un leader pachtoune. Karzaï est pachtoune et raisonnablement bienveillant à notre encontre. À supposer que les accusations de corruption et de fraude électorales lancées à son encontre soient fondées, qui peut penser que son successeur serait plus honnête ou plus efficace ? La meilleure stratégie serait de voir si l’on peut obtenir de Karzaï qu’il collabore avec son principal opposant, Abdullah Abdullah, dans le cadre d’une coalition quelconque. Ces élections douteuses apportent en fait une opportunité de constituer un gouvernement d’union nationale.
Améliorer la sécurité
en Afghanistan se fera de trois façons. D’abord, augmenter le nombre de troupes américaines. Deuxièmement, augmenter le nombre de troupes afghanes. Troisièmement, réduire le nombre de forces ennemies, en obtenant des défections ou le dépôt des armes. Cette troisième stratégie, qui a fourni de si bons résultats en Irak, doit être adoptée séance tenante en Afghanistan. Dans quelques années, il est certain que l’Afghanistan sera toujours aussi pauvre, corrompu et dysfonctionnel. Mais si nous concluons les bons accords, il sera dirigé par des leaders qui garantiront qu’y seront persona non grata Al-Qaïda et autres groupes terroristes de même acabit. À mon sens, c’est la meilleure définition de la réussite.
Par Fareed Zakaria, rédacteur en chef de Newsweek International
Traduction française de David Korn

21/9
> Lire la version américaine sur le site de Newsweek

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/2...


2-2  "Les insurgés veulent nous pousser à envisager des plans de retrait".

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information

Au moment des législatives en Allemagne, ses soldats stationnés à Kunduz, dans le nord de l'Afghanistan, doivent affronter à la fois une vive polémique à propos d'une frappe aérienne meurtrière et les attaques fréquentes des résistants.

Sur la grande base militaire de Kunduz, capitale de la province du même nom, les militaires défendent leur chef, le colonel Georg Klein, qui a demandé le bombardement de deux citernes d'essence dérobées par les résistants, opération qui a coûté la vie à des dizaines de personnes, dont des civils.

Visiblement tendu, le colonel Klein, ne veut pas s'exprimer sur le sujet. "Il y a des enquêtes en cours, de l'Otan et de la justice allemande", explique-t-il.

"La situation reste très mauvaise", se contente-t-il de commenter.

Sa mission qui s'achève dans quelques semaines a été mouvementée: quatre soldats tués, des dizaines de blessés, plusieurs roquettes tombées sur la base, et finalement ce bombardement, qui fait craindre à ses hommes qu'on le sacrifiera "pour l'exemple".

Un de ses officiers, sous couvert d'anonymat, explique que les deux camions-citernes, qui se trouvaient à six km seulement de la base, auraient pu servir de bombes sur roues, à un moment où la majorité des soldats étaient sortis en opération.

"Les résistants avaient rameuté des villageois, pour qu'ils dégagent avec leurs tracteurs un des camions enlisé dans une rivière", affirme-t-il. Plusieurs témoins disent de leur côté que les résistants avaient appelé les villageois à venir se servir en essence.

L'Otan a reconnu que des villageois avaient été tués, sans fournir de bilan, tandis qu'une enquête du gouvernement afghan a conclu à la mort de 30 civils et 69 résistants.

Pour le colonel Ulrich P., chargé de la formation des forces afghanes, "le bombardement s'est déroulé dans le cadre des nouvelles règles d'engagement" décidées par Berlin en juin, nettement moins restrictives qu'auparavant.

"Les résistants avaient tué des gens (les chauffeurs des camions), il fallait répondre", juge-t-il.

Ce qui pourrait apparaître comme une nouvelle "bavure" des forces internationales ne pouvait tomber à un pire moment pour Berlin: l'Afghanistan s'enfonce dans une crise politique un mois après l'élection présidentielle controversée, au moment où la force de l'Otan, dont les pertes atteignent des records, venait d'annoncer une nouvelle stratégie visant à gagner la sympathie des Afghans, en essayant notamment de limiter le recours aux frappes aériennes.

Le tout à l'approche des législatives allemandes (27 septembre), pour lesquelles l'engagement militaire en Afghanistan est un enjeu de la campagne, ce qu'Al-Qaïda tente d'exploiter.

Le réseau d'Oussama ben Laden a ainsi menacé d'attaquer l'Allemagne après les élections de dimanche si celles-ci étaient remportées par la chancelière sortante Angela Merkel, favorite.

Les mesures de sécurité ont été renforcées en Allemagne et à la base de Kunduz, tous s'attendent à des attaques, avant et après le scrutin.

"Selon nos informations, des ordres sont venus du Pakistan voisin pour multiplier les attaques", confie le lieutenant-colonel Mickael Weckbach, dans l'autre grande base allemande du nord, à Mazar-i-Sharif.

"Les insurgés veulent nous pousser à envisager des plans de retrait", estime le capitaine Thomas K., dont la compagnie d'infanterie est souvent en première ligne à Kunduz.

"Les six prochaines semaines vont encore être très tendues, jusqu'à l'hiver", redoute-t-il.

24/9

http://www.ladepeche.fr/article/2009/09/24/681702-Les-sol...


2-3 L'Italie en proie au doute.

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information

L’Italie est en deuil. Six militaires ont perdu la vie le 17 septembre à Kaboul, victimes d’une autobomba, dans une attaque kamikaze dont les circonstances exactes restent encore à éclaircir.

L’Italie a donc a nouveau payé un lourd tribut au conflit afghan (déjà 21 morts depuis 2004).

Elle a envoyé plus de 3000 soldats participés à la mission ISAF (force internationale d’assistance à la sécurité), constituant ainsi le 4ème contingent sur place après les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne.

Elle était également présente en Irak, où sont morts 33 de ses soldats, dont 17 dans une attaque kamikaze  à Nassirya, en novembre 2003. Ses troupes ont quitté l'Irak en décembre 2006, mais quelques dizaines de militaires sont encore sur place pour entraîner les forces armées irakiennes et assister l'administration locale.

Ces nouveaux décès ont renvoyé l’Italie à une contradiction douloureuse, soulignée à maintes reprises tant par les politiques de tout bord que par les pacifistes: sa Constitution, élaborée dans le contexte de l‘immédiat après-guerre, après l'occupation allemande en 1943 et sa libération par les Alliés, énonce dans son article 11 que «L’Italie répudie la guerre, comme instrument d’offense à la liberté des autres peuples et comme moyen de résolution des conflits internationaux (...)».

La loi du 14 novembre 2000 qui a professionnalisé l’armée en supprimant le service militaire obligatoire, a introduit une référence directe à ce principe censé guider l'action des forces armées, qui ne peuvent donc théoriquement participer à des missions de "guerre".

Fortement poussée par son grand allié américain, l’Italie, membre fondateur de l'OTAN, déjà présente en ex-Yougoslavie et au Liban, s’est donc résolue (malgré une opposition massive de la population) à envoyer ses troupes en Irak (en mai 2003) et en Afghanistan (en 2004), celles-ci se retrouvant ainsi à participer pleinement à des opérations au nom ambigu de mission de paix en zone de guerre, de peace enforcing, de peace keeping, de soutien à la sécurité... Périphrases sibyllines (presque toujours prononcées dans la langue de Shakespeare) pour des missions qui ont comporté toujours plus d'actions "préventives "et d'attaques "défensives".

Depuis l'annonce des dernières victimes, le débat politique fait rage.

Sous le coup de l'émotion, Berlusconi a évoqué la nécessité d'une transition strategy, Bossi a suggéré le retrait pur et simple et le plus vite possible, disant que son parti (la Ligue du Nord) avait voté pour l'envoi des troupes mais "pas pour les envoyer mourir" et le ministre des Affaires étrangères, Frattini, a demandé une road map. La gauche a parlé d’exit strategy mais semble globalement soutenir le maintien des troupes, appelant plutôt à repenser la nature de l'engagement.

Sous le gouvernement Prodi en 2006, les soldats avaient d'ailleurs déjà participé en Irak à de nombreuses actions de "combat" pur et simple. Une petite frange de l'extrême gauche se réjouit cependant régulièrement du nombre de soldats morts dans cette guerre "impérialiste", soulevant réprobation et indignation.  

Tous concordent cependant sur le fait que, vu le contexte de plus en plus hostile, l’ambigüité n’est plus de mise, comme l’a affirmé le ministre de la Defense, Ignazio La Russa. Ce dernier a reconnu expressément qu'il était inutile de se cacher "derrière son doigt" et que les soldats italiens avaient à plusieurs reprises bel et bien participé à de véritables actions de guerre, en contraste manifeste avec la Constitution "pacifiste" et la loi en vigueur sur les forces armées, loi qui, d’ailleurs, si elle était suivie à la lettre, devrait conduire les militaires à désobéir à des ordres impliquant justement la participation à une action de «guerre»… Il a qualifié les actions en cours de missions hybrides mais nécessaires, entre guerre et paix, et a insisté sur la nécessité de donner aux soldats de vrais moyens militaires (comme la possibilité d'utiliser des avions bombardiers pour "frapper l'ennemi" et non plus seulement pour de simples missions de reconnaissance), appelant de ses vœux l’adoption de règles de conduite différentes pour les soldats en mission en Afghanistan, soumis actuellement au code militaire de "paix".

Même si 70% de la population italienne est favorable au retrait des troupes et que le silence recueilli lors des funérailles des soldats a été interrompu par des appels de la foule en ce sens et par un homme qui, lors de la messe, martelait, avant d'être expulsé de l'église, "la paix tout de suite"  (appels bizarrement passés à la trappe par le JT de Rai Uno), cette décision sera très difficile à prendre et ce ne sont certes pas les États-Unis qui pousseront en ce sens.

Les États-Unis, un allié "très présent"... je le disais plus haut.

La présence militaire américaine en Italie est impressionnante (comme elle l'est aussi en Allemagne et au Japon): plus de cent bases réparties entre OTAN et États-Unis (il est difficile d’avoir des chiffres "officiels"), 15.000 soldats américains et 4.500 civils vivent et travaillent sur place, 2000 édifices sont possédés et 1100 loués par les forces armées américaines sur 1.780.000 m2 du territoire italien...

Dans ces conditions, difficile de mécontenter l'Oncle Sam mais, vu le prix du sang versé, il est en effet urgent d'obtenir au moins une définition claire de la "mission" des soldats engagés dans le cauchemar afghan.

24/9

http://andiamo.blogs.liberation.fr/mongin/2009/09/litalie-en-guerre-.html


2-4 France : Manuel Valls a estimé qu'un départ de l'armée française d'Afghanistan "serait un signe d'abandon".

Qui a vu  cette émission surprenante de France 24 diffusée le mardi 30 juin, rediffusée fin juillet (vue à ce moment là par deux vacanciers français au Maroc qui en sont restés ébahis) : Irak : le test du retrait ?

Dans cette émission, encore visible  actuellement sur le site de France 24, la journaliste de France 24 interroge le président des Républicains (US) en France et un ancien officier de l'armée angloricaine, Jean-François Angevin-Romey, d'origine française, dont la rigueur, la précision dans l'analyse et la dignité devraient être confrontées à la fourberie, la veulerie et à la pitoyable servitude des déclarations -aujourd'hui 5 septembre 2009- du député larbin "socialiste" Manuel Valls :

Le député PS Manuel Valls a estimé dimanche qu'un départ de l'armée française d'Afghanistan "serait un signe d'abandon", mais a défendu la nécessité de "parler des missions" des soldats français dans ce pays, après la mort de deux d'entre eux dans une explosion survenue vendredi.

Afghanistan : "Partir de là-bas serait un signe d'abandon", a déclaré M. Valls sur France 2. "En même temps, il faut sans doute revoir les missions, en discuter avec nos principaux alliés, les Américains, les Anglais, mais ne donnons pas le signe d'un départ, je crois que pour le monde, son équilibre, cela serait un signe très négatif", a-t-il poursuivi... (dépêche AFP)

 M. Valls a affirmé qu'il fallait "soutenir les soldats français qui sont un peu partout dans le monde et en particulier en Afghanistan, et qui risquent tous les jours leur vie".  

Le député-larbin "socialiste" Valls en sait quelque chose, lui qui risque tous les jours sa vie sur le passage piétons qui l'amène à la Chambre des députés.         

Condensé des propos de Jean-François Angevin-Romey :

"Nous, occidentaux, infligeons aux autres peuples un traitement que nous n'avons jamais accepté pour nous.

"Nous n'avons aucun droit de rester sur un seul m2 de l'Irak.

 "La résistance irakienne est dans son droit face à l'envahisseur  et à ses collabos (il évoque Pétain à plusieurs reprises) comme l'a été la Résistance française en 40-44.

 "Il est normal que l'Iran aide la résistance irakienne comme les alliés ont aidé la résistance française.

 " Les USA, qui ont volé la République à l'Iran (élimination de Mossadegh) doivent lui demander pardon pour tous les maux dont ils sont la cause.

 "La guerre civile qui suivra le départ des USA sera, en Irak comme en Afghanistan, l'affaire des Irakiens et de personne d'autre (comme cela l'a été en France en 45) et en Algérie au départ des français.

  "La solution des problèmes avec le monde musulman est dans l'établissement de relations normales -en respectant leur dignité- avec les deux Etats incontournables de la région : l'Iran et la Russie.

Essayez d'imaginer de tels propos sur la place publique d'un quelconque "homme politique" français...

Dès le lendemain, ce serait le lynchage unanime dans tous les merdia de France... 

 Il semble que, selon les deux vacanciers cités, certains passages de ses propos ont été coupés, notamment celui dans lequel il déclare que les deux Etats responsables du plus grand nombre de morts sur la planète depuis la fin de la guerre de 39-45 sont les USA et "le régime de Tel Aviv" !

 C.G.  

Mardi 30 juin 2009

Le retrait des forces américaines en Irak a commencé par le désengagement dans les zones urbaines. Un test qui arrive dans une période de regain de violence, 2 ans avant le retrait total.

http://www.france24.com:80/fr/20090630-retrait-forces-americaines-irak



3 Annexe

3-1 La menace des robots à usage militaire.

Pour Noel Sharkey, les robots à usage militaire peuvent « mettre en danger les civils ».

Loin de diminuer le nombre des victimes, ils peuvent, au contraire, « démocratiser » la guerre et les conflits, de les faciliter, mais ils augmenteront considérablement le nombre des morts parmi les populations civiles.

Les militaires, a–t-il dit, lors d’une conférence de presse, le 3 août, ont une vision étrange de l’intelligence artificielle, basée sur la science fiction.

Le cœur du problème est que les robots ne disposent d’aucune capacité de discernement. Ils ne peuvent faire la distinction entre civils et non-combattants, déjà difficile pour les soldats. L’Irak et l’Afghanistan sont de bons exemples d’utilisation de robots militaires. Dans sa « guerre contre le terrorisme », Bush a encouragé le développement des drones (avions sans pilote) comme le Predator et le Reaper.

Conçus pour la surveillance, ils ont ensuite été équipés de bombes et de missiles.

Les Etats-Unis possèdent 200 Predators et 30 Reapers et dépenseront 5.5 milliards de dollars pour des véhicules sans personnel. A l’heure actuelle, ces armes sont pilotées à partir d’ordinateurs. Il suffit d’être bon au jeu en ligne pour les utiliser, dit le professeur.

Cependant, grâce aux progrès rapides, ces robots deviennent autonomes, capables de prendre des décisions, sous la simple supervision des humains.

Un peu comme Terminator !

Assez vite, les robots militaires autonomes tueurs permettront à un soldat, contrôlant plusieurs robots, de déclencher une vaste offensive au sol et dans les airs. Ce pas a été franchi par Israël avec Harpy, un drone qui détecte un signal radar ennemi. Quand il pense l’avoir localisé et identifié comme hostile, il se transforme en missile et lance une attaque, sans aucune intervention humaine.

Les Britanniques avec la société aéronautique BAe Systems et les Américains testent ce qu’ils appellent la « swarm technology », à savoir la possibilité de faire voler un groupe de drones communiquant entre eux auquel se joignent des véhicules robots terrestres armés, comme le Talon Sword qui est bourré de mitrailleuses, lanceurs de grenades et missiles anti-tanks.

Même si l’homme contrôle encore les robots, leurs victimes civiles sont légion : entre janvier 2006 et avril 2009, au cours de 60 sorties de drones, au Pakistan, 14 chefs d’al-Qaida ont (aurait) été tués mais aussi 607 civils. « On parle de programmer les robots de sorte que si la cible est civile, ils ne tirent pas. Mais, pour qu’un robot reconnaisse un civil, il faut introduire dans l’ordinateur une spécification précise du civil. Or, cela n’existe pas. Les soldats utilisent leur bon sens ».

Noel Sharkey,

Professeur d’Intelligence Artificielle et de Robotique à l’Université de Sheffield, en Grande Bretagne,

www.telegraph.co.uk/news/newstopics/politics/defence.596...

(voir aussi AFI- Flash, n° 71, p.8)



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

01/10/2009

n°290 - dossiers de l'Afghanistan - 29-09 : - Début - L’utilisation du phosphore blanc en Afghanistan.

n°290 - dossiers de l'Afghanistan -  29-09 : - Début -  L’utilisation du phosphore blanc en Afghanistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°290 du 29-09

          C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

1 Dossiers

1-1 Tout le monde a l’air d’accord avec Ben Laden.

1-2 Ben Laden appelle les Américains à se prononcer contre les guerres.

1-3 Oussama Ben Laden appelle l'UE à quitter l'Afghanistan.

1-4 Pascal JALABERT : L'après-taliban toujours sans réponse.

1-5 Les alliés seraient à la recherche d'une "troisième voie" en Afghanistan.

Suite

1-6 L'occupation de l'Afghanistan doit cesser immédiatement !

1-7 L’utilisation du phosphore blanc en Afghanistan.

1-8 Frédéric Bobin : Voyage dans le nord afghan, autrefois insouciant, à présent dans les mains de la résistance. 

1-9 Présidentielle afghane: un imbroglio qui embarrasse les Occidentaux (?)

1-10 Mireille Delamarre : Afghanistan : Orgies des Gardes de l'Ambassade US, Afghans Carbonisés, Soldats Français Tués par des Mines de la CIA…

Fin

1-11 Jean Guisnel : Le chef de la Task Force - Korrigan - ne s'attend pas à une "victoire sur le moyen terme".

1-12 Christopher Hitchens : Les Américains doivent réparer les graves erreurs qu'ils y ont commises par le passé.

1-13 Guantanamo : Les dossiers

1 Guantanamo, quatre mois avant sa fermeture : Une épine dans le pied d’Obama.

2 Jan Peters : Allemagne : Base de Planification et d'Aministration de Prisons Secrètes/ Centres de Torture de La CIA.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 L'ombre de l'Afghanistan plane sur la société britannique.

 



Dossiers

Ndlr : la publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toute l'analyse de l'auteur mais doit être vu comme information. 

1-1 Tout le monde a l’air d’accord avec Ben Laden.

Obama et Oussama sont réunis, tout au moins dans la même vision des choses.

Car les critiques du Président américain - et de nombreux critiques de l’occupation militaire occidentale en Afghanistan - commencent à parler le même langage que le plus grand ennemi d’Obama (qui est aussi le leur).

 Aux USA, la crainte grandit qu’Obama n’ait été poussé au cœur des ténèbres afghanes par l’ex-Bushiste Robert Gates - à nouveau Secrétaire à la Defense - et par le général David Petraeus, l’idole des journalistes, dont les « surges » apparaissent comme des succès comparables à celui de la bataille des Ardennes, pour endiguer le flot des résistants en Afghanistan et en Irak.

Il n’est donc pas étonnant que Oussama Ben Laden ait décidé de s’adresser au « peuple américain » cette semaine. « Vous menez une guerre perdue et sans espoir », a-t-il affirmé dans l’enregistrement audio publié pour le huitième anniversaire du 11 septembre. « Le temps est venu de vous libérer de la peur et du terrorisme idéologique des néo-conservateurs et du lobby israélien ». Il n’était plus question d’un Obama présenté comme le « nègre de la maison », bien que ce soit sa « faiblesse », soutient Ben Laden, qui l’empêche de mettre un terme aux guerres en Irak et en Afghanistan.

En tout état de cause, les combattants musulmans déferaient la coalition dirigée par les USA en Afghanistan « comme nous avons défait l’Union soviétique durant 10 ans jusqu’à ce qu’elle s’effondre ».

C’est drôle, ça.

C’est exactement ce que Ben Laden m’a dit personnellement en Afghanistan - quatre ans avant le 11 septembre et le début des aventures américaines au sud de la rivière Amou-Daria, en 2001.

Vinrent ensuite cette semaine les déclarations de ceux qui aux USA et en Amérique du Nord sont d’accord avec Obama - mais ne s’associeraient en aucun cas avec le Diable, et oseraient encore moins remettre en question l’enthousiasme d’Israël pour la guerre en Irak. « Je ne crois pas que nous puissions construire un État démocratique en Afghanistan », a déclaré Dianne Feinstein, la Démocrate californienne qui préside la commission du renseignement du Sénat. « Je crois que cela restera une entité tribale ». Et Nancy Pelosi, la Présidente de la Chambre, ne croit pas qu’« il y ait un large soutien pour l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan ».

Colin Kenny, le président de la Commission sénatoriale canadienne sur la Sécurité nationale et la Defense, a déclaré cette semaine que « ce que nous espérions accomplir en Afghanistan s’est avéré impossible. Nous nous précipitons vers une issue à la vietnamienne ».

Fermez les yeux et imaginez que ces dernières phrases nous soient parvenues de la grotte d’Al-Qaida. Pas très difficile à croire, n’est-ce pas ? Il n’y a apparemment qu’Obama qui ne parvienne pas à entendre le message. L’Afghanistan reste pour lui la « guerre nécessaire ». Il faut envoyer encore plus de renforts, plaident ses généraux. Et nous sommes censés suivre la logique de cette absurdité. Les Résistants ont perdu en 2001. Puis ils ont commencé à gagner de nouveau. Ensuite nous devions protéger la démocratie afghane. Alors nos soldats eurent pour mission de protéger - et de mourir pour - un second tour dans des élections démocratiques. Puis ils durent protéger - et mourir pour - des élections frauduleuses.

L’Afghanistan n’est pas le Vietnam, nous assure Obama.

Et puis la bonne vieille armée allemande demande une frappe aérienne - et tue encore plus de civils afghans.

Il est instructif de tourner son regard sur l’armée canadienne, qui a moins de troupes en Afghanistan que les Britanniques, mais qui a souffert tout aussi durement - le 130ème soldat a été tué près de Kandahar, cette semaine. Tous les trois mois, les autorités canadiennes publient un tableau de bord sur leurs « progrès » militaires en Afghanistan - un document qui est infiniment plus honnête et plus détaillés que tout ce qui est publié par le Pentagone ou le ministère de la Defense - qui prouve indéniablement (comme Enoch Powell l’aurait dit) que c’est mission impossible ou, comme l’a titré 3 jours avant le National Post de Toronto, que c’est l’opération « somnambule ».

Le dernier rapport, publié cette semaine, montre que la province de Kandahar est de plus en plus en proie à la violence, moins stable et moins sûre - et que les attaques dans tout le pays sont plus fréquentes - qu’à aucun autre moment depuis la chute du régime résistants en 2001. La fréquence des attentats au printemps a été « exceptionnellement élevée » par rapport à 2008.

Le nombre d’attentats avec des mines artisanales a augmenté de 108%.

Les Afghans estiment qu’ils sont moins satisfaits de l’enseignement et de la situation de l’emploi, principalement en raison de la sécurité qui est faible ou inexistante. Le Canada se concentre maintenant uniquement sur la sécurité de la ville de Kandahar, abandonnant toute tentative réelle de contrôle de la province.

L’armée canadienne quittera l’Afghanistan en 2011, mais jusqu’à présent, seuls 5 des 50 écoles de son programme de construction ont été achevés. 28 autres sont seulement « en construction ». Mais sur les 364 écoles de la province de Kandahar, 180 ont été contraintes de fermer. Concernant les progrès dans la « gouvernance démocratique » à Kandahar, le rapport canadien indique que la capacité du gouvernement afghan est « chroniquement déficiente et [qu’il est] miné par la corruption généralisée ». Au sujet de la « réconciliation » - quoi que ce terme puisse signifier de nos jours - on lit que le «  début de la saison d’été des combats, et la focalisation des politiques et des militants sur les élections du mois d’août ont découragé les attentes d’initiatives dignes d’attention... ».

Même l’objectif basique de l’éradication de la poliomyélite - le projet d’assistance civile le plus important pour Ottawa en Afghanistan - a eu raison de l’International Development Agency canadienne, bien que cet aveu se dissimule derrières des mensonges véritablement dignes d’un Blair (ou d’un Brown). Comme l’a révélé le Toronto Star en effectuant un travail sérieux de journalisme d’investigation cette semaine, l’objectif d’ « éradiquer » la polio avec l’aide des fonds de l’ONU et l’Organisation Mondiale de la Santé a été discrètement modifié pour devenir « la prévention de la transmission » de la polio. Au lieu de mesurer le nombre d’enfants « immunisés » contre la polio, la cible a été modifiée pour se référer uniquement au nombre d’enfants « vaccinés ». Mais les enfants doivent être vaccinés à plusieurs reprises avant qu’ils ne soient effectivement immunisés.

Qu’ont donc à dire les faucons républicains américains - qui étaient le sujet du dernier sermon de Ben Laden - sur la catastrophe afghane ? « Les troupes supplémentaires ne vont pas garantir le succès en Afghanistan », a déclaré cette semaine l’ancien candidat Républicain et ex-vétéran du Vietnam John McCain. « Mais échouer à les envoyer serait une garantie d’échec ». Oussama a dû avoir un petit rire lorsque cette déclaration absurde a résonné dans la grotte obscure d’Al-Qaïda

Robert Fisk
The Independent

24/9

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7336


1-2 Ben Laden appelle les Américains à se prononcer contre les guerres.

Le chef d'Al-Qaïda, Oussama ben Laden, a demandé dans un nouveau message au peuple américain de faire pression sur la Maison Blanche pour qu'elle mette fin aux guerres en Irak et en Afghanistan en échange d'un arrêt de ses attaques.

Dans un message diffusé par le site As-Sahab, selon le centre américain de recherche sur le terrorisme Intel Center lundi, ben Laden affirme que si les Etats-Unis ne mettent pas fin à leurs guerres, "nous poursuivrons une guerre d'usure contre vous sur tous les fronts possibles".

La diffusion de ce message adressé "au peuple américain" intervient deux jours après le 8e anniversaire des attentats du 11 septembre, revendiqués par al-Qaïda et qui avaient tué près de 3.000 personnes. Ben Laden a l'habitude de faire de telles déclarations chaque année à cette date.

Mais pour la première fois, le chef du réseau terroriste a omis de saluer la mémoire des 19 auteurs de ces attentats.

Contrastant avec son ton menaçant lors de ses interventions précédentes, il a tenté de justifier ces attentats en affirmant que "parmi d'autres injustices" c'est le soutien des Etats-Unis à Israël qui a conduit Al-Qaïda à lancer les attaques du 11 septembre 2001.

Le chef du réseau islamiste a demandé aux Américains de se prononcer contre le soutien à Israël de la part de l'administration américaine.

Les guerres en Irak et en Afghanistan ont été déclenchées par le lobby pro-israélien de la Maison Blanche et les défenseurs des intérêts des entreprises, et non par des militants islamistes, indique-t-il.

"Il est temps de vous libérer de la peur et du terrorisme idéologique des néo-conservateurs et du lobby juif, et de vous demander ce qui vous importe le plus: votre propre sécurité ou celle des Israéliens", ajoute-t-il.

"La Maison blanche est l'otage des groupes de pression et du lobby juif", dit-il encore.

"Si vous optez pour votre sécurité et choisissez d'arrêter les guerres, nous serons disposés à réagir favorablement à cette option", poursuit-il.

Selon ben Laden, le président américain Barack Obama, qu'il a qualifié "d'opprimé", n'a pas le pouvoir de changer le cours des guerres et le fait qu'il ait conservé le secrétaire à la Défense Robert Gates et d'autres responsables de la précédente administration de George W. Bush confirme sa faiblesse.

"Vous allez découvrir que vous avez uniquement changé les visages à la Maison Blanche (...) l'amère vérité est que les néo-conservateurs continuent à projeter leur ombre pesante sur vous", affirme-t-il, prédisant au président Obama le même sort que John Kennedy, assassiné en 1963, s'il change radicalement de politique.

"Si vous arrêtez la guerre, il en sera ainsi. Sinon, nous n'aurons d'autre choix que de poursuivre la guerre d'usure contre vous sur tous les fronts possibles, de la même manière que nous avons combattu l'Union soviétique pendant dix ans jusqu'à son démantèlement par la grâce d'Allah le tout-puissant et qu'elle n'est plus qu'un souvenir du passé", ajoute-t-il.

La vidéo montre une image fixe de Ben Laden, tandis que défile l'enregistrement audio. Il n'y a pas d'image vidéo de Ben Laden", a fait savoir Intel Center.

Le dernier enregistrement audio de ben Laden avait été diffusé le 3 juin. Il y rejetait l'ouverture du président Obama envers le monde musulman et l'accusait de "suivre la même politique d'hostilité" à l'égard des musulmans que son prédécesseur George W. Bush.

(AFP) – 13 sept.


1-3 Oussama Ben Laden appelle l'UE à quitter l'Afghanistan.

"La justice réclame que vous mettiez fin à votre oppression et que vous retiriez vos troupes" d'Afghanistan, affirme-t-il dans un message de cinq minutes posté sur des forums jihadistes, mais dont l'authenticité n'a pu être vérifiée. 

Le chef du réseau Al-Qaïda, Oussama ben Laden, appelle les "populations européennes" à retirer leurs troupes d'Afghanistan, dans un message audio publié vendredi 25 septembre, rapporte le SITE, un centre américain de surveillance de sites islamistes.
"La justice réclame que vous mettiez fin à votre oppression et que vous retiriez vos troupes" d'Afghanistan, affirme-t-il dans ce message de près de cinq minutes posté sur des forums jihadistes.
"Un homme intelligent ne perd pas son argent et ses fils pour une bande de criminels à Washington, et c'est une chose honteuse pour une personne d'appartenir à une coalition dont le commandant suprême n'a que faire de la vie humaine et bombarde intentionnellement des villageois", poursuit-t-il.
Ben Laden met en garde les Européens
"L'une des plus grandes formes d'injustice est de tuer des gens sans fondement, et c'est exactement ce que vos gouvernements et vos soldats font sous couvert de l'Otan en Afghanistan", ajoute le chef d'Al-Qaïda à l'adresse des populations européennes. "Ils tuent des femmes, des enfants et des vieillards dont le seul crime était la colère de [l'ancien président américain George W.] Bush à leur égard", poursuit-il.
Dès lors, le chef d'Al-Qaïda met en garde les Européens. "Ce ne sera pas long avant que la poussière de la guerre ne se dissipe en Afghanistan, où vous ne trouverez plus trace d'un Américain, car ils seront partis loin au-delà de l'Atlantique. Seuls vous et nous resteront, pour les opprimés de répondre aux oppresseurs."
"Seriez-vous présents pour voir ce que votre allié américain et ses soutiens ont fait en Afghanistan (...) que vous comprendriez les évènements sanglants de Madrid et Londres", souligne Oussama ben Laden, en référence aux attentats commis dans les capitales espagnole et britannique en 2004 et 2005.

Trois messages à l'Allemagne.
Le message, accompagné d'une image fixe d'Oussama ben Laden, est sous-titré en anglais et en allemand, précise SITE. Le contenu de cet enregistrement "suivra", est-il indiqué. L'authenticité du message n'a pu être vérifiée à ce stade.
C'est le troisième message que le réseau Al-Qaïda d'adresse en une semaine à l'Allemagne. Ils mettent à chaque fois en scène "Abou Talha", un Germano-Marocain connu des services de sécurité allemands et identifié comme étant Bekkay Herrach, 32 ans, originaire de Bonn.
Le dernier en date a été publié vendredi, à deux jours des législatives allemandes. Elle n'inclut aucune menace spécifique d'attentat, mais, d'après le centre de surveillance des sites islamistes IntelCenter, "la menace d'une attaque d'Al-Qaïda ou de personnes qui lui sont affiliées en Allemagne ou contre des intérêts allemands à l'étranger [se situe] (...) à un niveau élevé".
27/9

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/asiepacifique/20090925.OBS2500/oussama_ben_laden_appelle_lue_a_quitter_lafghanistan.html


1-4 Pascal JALABERT : Le même scénario se répète inlassablement depuis 16 jours en Afghanistan.

Le même scénario se répète inlassablement depuis 16 jours en Afghanistan.

Les Etats-Unis poursuivent des attaques aériennes.

Ils agissent désormais en pleine coordination avec l'opposition armée du Nord, pour affaiblir, démoraliser, user les résistants.

Hier encore, Kaboul a été bombardée ainsi que la ville de Mazar el Sharif. A l'approche de l'hiver, les Etats-Unis ne relâchent pas l'étreinte espérant obtenir une chute rapide des taliban.. Avec l'appui de l'aviation américaine, l'Alliance du Nord a tenté de gagner du terrain en lançant dans la nuit de lundi à mardi une offensive sur Keshendeh, à 70 kilomètres au sud de Mazar-e-Sharif, ville stratégique pour le contrôle du nord du pays.

« Au début, nous avons progressé, mais plus tard, les taliban ont engagé une contre-offensive et ont pu regagner le terrain perdu » ont reconnu les chefs de cette armée, pourtant semble-t-il renforcée par les commandos américains.

Du coup, l'aviation américaine a fait pleuvoir les bombes sur la ligne des positions de la résistance  qui défendent la capitale afghane, une zone où sont concentrés quelque 6.000 soldats taliban. Mais de manière insuffisante, selon l'opposition.

BATAILLE DES COMMUNIQUES

Difficile de savoir si ces opérations ont réellement fait des dégâts dans la défense talibane. De même l'ampleur des dégâts collatéraux est impossible à évaluer, tant circulent des informations contradictoires.

La bataille du communiqué fait également rage sur le front.

Selon l'Onu, les alliés ont détruit un hôpital militaire près de Hérat.

Deux roquettes, tirées des rangs taliban, se sont écrasées sur un marché bondé de Charikar, une ville aux mains de l'opposition à 50 kilomètres de Kaboul, causant la mort de deux civils et en blessant dix-sept autres

Les résistants de leur côté continuent d'égrener les bilans de victimes civiles, invérifiables.

Hier, ils annonçaient la mort de 52 civils lors d'un raid américain sur un village près de la ville de Kandahar au sud est du pays.

Ces deux semaines de bombardements intensifs auraient permis, selon Londres, de mettre hors d'usage neuf camps du réseau Al- Qaïda d'Oussama Ben Laden, neuf aéroports sous contrôle du régime taliban. Londres estime aussi que le terrain est favorable à une offensive de plus grande ampleur.

Pas évident d'y voir clair non plus dans les tractations politiques. Les défections dans le camp taliban semblent davantage le fait d'individus que d'un mouvement d'ampleur.

L'Alliance du Nord n'a guère de leader à proposer, le roi se fait désirer, le Pakistan n'en démord pas d'une solution avec des taliban modérés.

Une réunion a eu lieu hier à Peshawar autour de personnalités soutenues par le Pakistan et « l'opposition en exil » devrait se réunir en Turquie dans les prochains jours. Avec ou sans le roi?

En revanche, l'ampleur du drame humanitaire semble se préciser.

Fuyant les bombardements et les difficultés d'approvisionnement alimentaire, une centaine d'Afghans ont forcé les barrages à la frontière du Pakistan. Au moins 10.000 personnes campent du côté afghan de la frontière dans un état de dénuement extrême. Là, il existe une urgence qui ne laisse plus de temps aux seules spéculations militaires et politiques.

Pascal JALABERT.

24/9

http://www.ladepeche.fr/article/2001/10/24/115590-L-apres...


1-5 Les alliés seraient à la recherche d'une "troisième voie" en Afghanistan.

Ndlr : la publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toute l'analyse de l'auteur mais doit être vu comme information. 

 Les Etats-Unis, le Canada et la Grande-Bretagne cherchent un moyen d'établir une soi-disante "troisième voie" en Afghanistan, une stratégie élaborée qui pourrait permettre, notamment, de désarmer les éléments les plus vulnérables des résistants et donner aux dirigeants locaux le pouvoir de résoudre leurs propres problèmes, selon ce qu'ont déclaré des sources diplomatiques à La Presse Canadienne.

A l'issue de sa rencontre avec le premier ministre canadien Stephen Harper, mercredi, le président des américain, Barack Obama, a reconnu que la guerre déclenchée il y a bientôt huit ans "était dépourvue d'une stratégie précise", et que les Etats-Unis n'enverront pas d'autres troupes tant qu'il n'y aura pas un plan d'action clair.

M. Obama prône une vaste consultation, non seulement à l'intérieur du gouvernement américain, mais aussi avec ses partenaires de la Force internationale d'assistance à la sécurité et les alliés de l'OTAN.

Ces consultations seraient déjà en cours, et ce à un rythme effréné, à Washington, Londres, Ottawa et à Bruxelles selon ce qu'a déclaré un haut fonctionnaire à La Presse Canadienne.

Selon ce haut fonctionnaire, les Américains se penchent avec beaucoup d'attention sur l'approche "cohérente" du Canada visant à unir les éléments militaires et civils à Kandahar, et qui fait l'envie d'autres nations membres de l'OTAN.

Afin de mettre un terme à l'effusion de sang à la suite de l'élection présidentielle du 20 août, et préserver une forme de légitimité, les alliés espèrent convaincre le prochain président de l'Afghanistan à former un gouvernement de "réconciliation nationale". L'un de ses rôles serait de promouvoir des politiques incluses dans une plateforme ayant fait l'objet d'un accord préalable.

Le défi serait de procurer aux citoyens de l'Afghanistan, et tout particulièrement aux Pashtouns du sud, "une entité politique en laquelle ils peuvent croire", a expliqué ce haut fonctionnaire.

Pour venir à bout du soulèvement, deux solutions pourraient être mises de l'avant.

Dans un premier temps, plutôt que donner le choix aux combattants locaux de "se battre ou de fuir", on devrait leur offrir une "troisième option", celle de se rendre et de réintégrer la société.

Les forces alliées ont tenté d'adopter cette philosophie entre 2005 et 2007, grâce au programme Takhim-E-Sohl qui encourageait les combattants à déposer leurs armes en retour d'offres financières et d'emplois.

Mais la corruption s'est emparée de ce programme à un point tel que celui-ci n'a pas survécu.

En même temps, les pays discutent d'une initiative visant à accroître l'influence des conseils de districts locaux afin de leur permettre de régler des litiges - comme ils l'ont fait pendant des siècles avant que l'occupation soviétique ne vienne bouleverser l'ordre social.

La nouvelle stratégie pourrait être déployée d'ici le printemps prochain, tout juste avant la période annuelle de combats, a fait savoir le haut fonctionnaire.

16/9

http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5g3aV_vkWOIxTFsx0tWDnq5CEhNlw

n°290 - dossiers de l'Afghanistan - 29-09 : - Suite - L’utilisation du phosphore blanc en Afghanistan.

n°290 - dossiers de l'Afghanistan -  29-09 : - Suite -  L’utilisation du phosphore blanc en Afghanistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°290 du 29-09

          C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

1 Dossiers (suite)

1-6 L'occupation de l'Afghanistan doit cesser immédiatement !

1-7 L’utilisation du phosphore blanc en Afghanistan.

1-8 Frédéric Bobin : Voyage dans le nord afghan, autrefois insouciant, à présent dans les mains de la résistance. 

1-9 Présidentielle afghane: un imbroglio qui embarrasse les Occidentaux (?)

1-10 Mireille Delamarre : Afghanistan : Orgies des Gardes de l'Ambassade US, Afghans Carbonisés, Soldats Français Tués par des Mines de la CIA… 



1-6 L'occupation de l'Afghanistan doit cesser immédiatement !

Le président des États-Unis Barack Obama a récemment présenté au Congrès « une mesure de succès » de la guerre en Afghanistan.

Les militaires et les représentants du gouvernement estiment tous que l'occupation va se poursuivre pendant au moins 5 à 12 ans et un général britannique croit qu'elle pourrait se poursuivre pendant 40 ans encore. Les difficultés qu'a le gouvernement à déterminer « la mesure du succès » sont évidentes dans ce commentaire de l'envoyé spécial de la Maison blanche Richard Holbrooke.

Lorsqu'on lui a demandé de définir le « succès », il a dit : « Nous le saurons quand nous le verrons. »

Selon Karen DeYoung du Washington Post, l'administration Obama a mis au point « un plan de mise en œuvre stratégique » qui « comprend des indicateurs distincts du progrès selon neuf grands objectifs, à mesurer à tous les trois mois. [...] Une partie des quelques 50 indicateurs s'appliquera à la performance de l'armée américaine, mais la plupart serviront à mesurer les efforts de l'Afghanistan et du Pakistan. » Ainsi, le « succès » des États-Unis dépend de leur capacité à obliger le peuple afghan à se soumettre et à devenir un « partenaire » de l'empire.

L'expérience nous met en garde contre ces prétentions de « mesurer le succès ». Durant la guerre du Viet Nam, le gouvernement américain a cherché à cacher ses échecs en inventant constamment de nouvelles façons de « mesurer le succès ». Il y avait par exemple les 18 indices du Hamlet Evaluation System, mesurant chacun le « progrès » de la « participation » dans les 2 300 villages et 13 000 hameaux sur le plan de la « sécurité » et du « développement ». Puis il y avait les nombreux indices du Measurement of Progress System, avec ses rapports mensuels sous forme de diapositives et de chartes représentant « les tendances des forces adversaires, les efforts des forces amicales [...] la neutralisation des secteurs de base » et ainsi de suite. Les commandants d'unités étaient appelés à établir des « ratios de pertes humaines » pour montrer que les États-Unis « gagnaient ». On sait maintenant à quel point les décomptes de cadavres de Vietnamiens étaient exagérés et ceux des cadavres d'Américains minimisés pour bien correspondre à ces « ratios » et prouver qu'il y avait « succès ». Toutes les tentatives de « mesurer » la guerre servaient à cacher le fait que les États-Unis menaient une guerre d'agression et qu'ils cherchaient à occuper le pays, alors que les Vietnamiens luttaient pour la libération de leur pays. C'est la justice de leur cause et leur résistance indomptable qui ont mené à l'échec de l'occupant.

La réalité au quotidien en Afghanistan et en Irak montre qu'aucun problème ne sera résolu par l'augmentation des troupes et du financement de la guerre. À mesure que la résistance s'accroît et que l'opposition à la guerre grandit en Afghanistan et aux États-Unis, il devient toujours plus difficile de justifier l'occupation.

En réalité, le succès de la politique étrangère des États-Unis se meure par les progrès réalisés dans la lutte pour mettre fin à l'agression et à l'utilisation de la force dans le règlement des conflits et dans la capacité à garantir les droits du peuple, au pays et à l'étranger.

Arrêtez le financement de la guerre, augmentez le financement des programmes sociaux au pays et à l'étranger

Voici quelques faits et données concernant les dépenses massives pour la guerre en Afghanistan :

Nombre de civils afghans tués selon l'ONU de janvier à juillet 2009 : 1 013, soit 24 % de plus que pour la même période l'année précédente (Selon différentes sources le nombre réel de victimes est beaucoup plus élevé.)

Financement annuel des opérations de combat des États-Unis en Afghanistan en 2002 : 20,8 milliards $

Financement annuel des opérations de combat des États-Unis en Afghanistan en 2009 : 60,2 milliards $

Financement total des opérations de combat des États-Unis en Afghanistan de 2002 à 2009 : 228,2 milliards $

Financement total de la mission canadienne en Afghanistan de 2001 à 2011 : 18,5 milliards $

Budgets demandés par l'administration Obama pour la guerre en 2010 : 68 milliards $ (dépassant pour la première fois depuis 2003 les budgets pour la guerre en Irak)

Nombre de soldats américains en Afghanistan en 2002 : 5 200

Nombre de soldats canadiens en Afghanistan en 2002 : 850

Nombre prévu de soldats américains en Afghanistan en décembre 2009 : 68 000

Nombre de soldats canadiens en Afghanistan en 2009 : 2 700

Budgets récemment demandés par l'ambassadeur américain Karl Eikenberry pour les dépenses non militaires en Afghanistan pour 2010 : 2,5 milliards $

Budgets dépensés depuis 2001 pour la « reconstruction » en Afghanistan : 38 milliards $ (dont plus de la moitié est consacrée à la formation et à l'équipement des forces de sécurité afghanes)

Pourcentage du financement des États-Unis pour l'Afghanistan ayant servi à des fins militaires : presque 90 %

Coût de la récente modernisation de la base aérienne de Bagram (une ancienne base soviétique maintenant devenue la plus grande base américaine en Afghanistan) : 220 millions $

Nombre de centres de commandements régionaux américains en Afghanistan : 4 (Kandahar, Herat, Mazar-i-Sharif et Bagram)

Nombre de prisons et de centres de détention américains : environ 36 « sites surpeuplés et souvent violents » accueillant 15 000 détenus

Nombre de bases aériennes : au moins 74 dans le nord de l'Afghanistan et d'autres en voie de construction (Le nombre total de bases en Afghanistan ne semble pas disponible.)

Nombre de bases canadiennes en Afghanistan : 2

Pourcentage des avions d'espionnage et de véhicules aériens sans pilote maintenant consacrés à l'Afghanistan : 66 % (33 % en Irak)

Coût d'un seul contrat du Pentagone avec DynCorp International Inc et Fluor Corporation « pour la construction de bases militaires en Afghanistan » : au moins 15 milliards $

Coût par soldat du maintien des forces américaines en Afghanistan comparé à l'Irak : 30 % plus élevé

Nombre de litres d'essence utilisés chaque jour par les Marines en Afghanistan : 3 000 000

Coût d'un seul litre d'essence livré dans une zone de guerre en Afghanistan : environ 27 $

Nombre de litres d'essence utilisés pour la climatisation des tentes des soldats américains en Afghanistan : 1,7 million

Pourcentage de soldats américains à contrat privé en Afghanistan en mars 2009 : 57 % (Il s'agit du plus grand pourcentage de mercenaires employés dans une guerre de toute l'histoire des États-Unis.)

Le Marxiste-Léniniste :

http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2009/Q39164.htm#1 


1-7 L’utilisation du phosphore blanc en Afghanistan.
On peut se dire que les Etats Unis étendant leur tapis de bombe partout dans le monde ne font pas grand-chose pour se faire aimer. Surtout que maintenant ils ajoutent le phosphore, comme les Israéliens à Gaza.
Mais les Etats Unis ne veulent pas du tout se faire aimer. Bien au contraire.
La méthode vétérotestamentaire consiste à se faire détester de tout le monde pour, en premier lieu, assurer la cohésion politique interne.
Aussi longtemps que les Etats Unis auront des ennemis, aussi longtemps la classe politique peut ne pas rétablir les droits de l'homme, utiliser la torture, accroître les camps de concentration pour l'instant vides, et, surtout, peu à peu désarmer les citoyens.
A propos du désarmement des citoyens, il est curieux que dans le monde entier on désarme les citoyens, même les Suisses, pourtant parfaitement bien éduqués pour conserver des armes de guerre à la maison, avec des munitions (5-6 morts par an, comme me l'a dit un général professionnel suisse, dans un camion, lors d'une démonstration de l'armée suisse contre un tremblement de terre à des officiers suisses, autrichiens, allemands et alsaciens. Et les citoyens au monde le mieux et le plus armés semblent être les citoyens israéliens.
Et la première mission d'une guerre dans un pays dirigés par les ploutocrates est bien de faire marcher des usines d'armement. Certains disent d'ailleurs que ce qui avait sauvé l'Amérique de la crise de 1929 n'est pas le "new deal" de Roosevelt, mais la préparation puis la conduite de la seconde guerre mondiale.
Le New York Times publie une série d'articles intéressants sur la condition des soldats américains en Afghanistan (ce n'est pas dans cette série que le Monde semble puiser pour son supplément NYT en anglais).
Le NYT rapporte que lors d'une embuscade qui plaqua une unité américaine au sol, l'aviation et l'artillerie américaine ne visait pas seulement les 0positions des insurgés, mais en même temps les villages se trouvant dans la même zone. Et que le phosphore blanc était utilisé qui brûle la chair jusqu'à l'os.
Obama a décidé d'envoyer 21 000 soldats de plus en Afghanistan et d'étendre les combats au Pakistan. De nouveaux forts sont en construction entre Kaboul et le Pakistan.
Un mot d'ordre constant, en réponse aux morts américains : tuer des Afghans.Civils compris.
Teske, un déserteur américain réfugié au Canada, raconte, avec difficulté, ce qu'il a vu : des ennemis brûlés vifs par le phosphore blanc.
Commentaire : les Américains sont là pour tuer, par tous moyens, aussi
interdits par les conventions internationales, les Américains sont là pour se faire haïr, et dans le cadre de l'OTAN, des Etats européens vont de plus en plus s'engager dans ce bourbier; et se faire haïr aussi.
C'est ainsi que peu à peu se prépare la prochaine guerre mondiale, chacun sachant sans hésiter de quel côté il se rangera; ou sera obligé de se ranger.
28/9
(ms)
(5) US using white phosphorus in Afghanistan

http://www.wsws.org/articles/2009/apr2009/afgh-a22.shtml


1-8 Frédéric Bobin : Voyage dans le nord afghan, autrefois insouciant, à présent dans les mains de la résistance. 

Ndlr : la publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toute l'analyse de l'auteur mais doit être vu comme information. 

Une vidéo circule à Pul-e-Khumri, suscitant un accablement assez général.

On y voit une quarantaine de policiers afghans, impuissants, désemparés, se laisser désarmer par une demi-douzaine de résistants. La scène s'est déroulée le 17 août, trois jours avant le scrutin présidentiel, à Dand-e-Ghori, un fief à la sortie de Pul-e-Khumri, le chef-lieu de Baghlan, une des provinces du nord de l'Afghanistan.

Dans cette zone, les résistants ont intensifié ces derniers mois leur infiltration. L'image est légèrement floue, mais la scène est fort explicite. Les résistants lourdement armés crient des ordres à des policiers tétanisés.

Ces derniers, encerclés, se rendent. Ils livrent tout, armes, munitions, gilet pare-balles, aux assaillants. Un résistant, cheveux ras et longue barbe, a l'air d'être le chef.

On repère aussi un adolescent. Imberbe, à peine 15 ans, calot vissé sur la tête, il se réjouit de l'exploit. Les policiers sont sommés de grimper sur leur pick-up et autorisés à regagner leur caserne, dépouillés, humiliés, porteurs à leur hiérarchie d'un message clair : à cinq kilomètres à peine du chef-lieu d'une grande province afghane, les résistant règnent en maîtres.

A première vue, l'incident est à ranger dans la liste des faits d'armes qui enfièvrent le nord de l'Afghanistan depuis peu. Jusqu'à présent confinée dans le sud et l'est du pays, l'insurrection multiplie désormais les coups de main dans l'Afghanistan septentrional, non loin de la frontière avec le Tadjikistan.

Les affrontements deviennent ordinaires. Un des plus tragique fut le raid aérien de l'OTAN, le 4 septembre, sur deux camions-citernes à Aliabad, dans le sud de la province de Kunduz, voisine de Baghlan :  de nombreux civils, périrent.

Le lendemain, deux journalistes du New York Times, Stephen Farrell et son assistant afghan, Sultan Munadi, étaient enlevés au même endroit alors qu'ils interrogeaient des villageois sur le drame.

Leur libération par les forces spéciales britanniques, dans la nuit du 8 au 9 septembre, se solda par la mort de quatre personnes, dont M. Munadi. A Pul-e-Khumri, tous ces événements ont été suivis de très près, car les climats politiques de Kunduz et Baghlan sont étroitement imbriqués. "Dès que le district de Char-Dara, au sud de la province de Kunduz, a basculé dans la rébellion, la sécurité a commencé à se détériorer dans la province de Baghlan", dit M. Hashemi, le gouverneur adjoint de la province. "Il y a avec eux des Tchétchènes, des Ouzbeks et des combattants proches d'Al-Qaida", ajoute-t-il.

Un incident comme un autre ?

Dans cette affaire de policiers désarmés aux portes de Pul-e-Khumri, il est toutefois des détails qui plongent nombre d'habitants dans la perplexité. Ces détails troublants nous ont été fournis par l'un de ces policiers dépouillés. Appelons-le Ahmed Ghulam - un nom d'emprunt. On le rencontre dans un logis de Pul-e-Khumri à l'heure de la rupture du jeûne du ramadan, en cet instant précis où l'appel du muezzin déclenche un assaut généralisé sur les plats d'aubergines ou d'épinards étalés sur un tapis rouge sang.

Le récit d'Ahmed Ghulam prouve à quel point ces nouveaux groupes de résistants de la province de Baghlan bénéficient de complicités haut placées.

En ce 17 août, raconte-t-il, la brigade de policiers s'était mise en branle avec pour mission de distribuer dans les villages les urnes destinées au scrutin présidentiel. "Nous sommes tombés dans une embuscade, se souvient Ahmed Ghulam. Nous avons riposté. Le face-à-face, ponctué d'échanges de coups de feu, a duré six heures. Nous avons multiplié les appels à notre hiérarchie afin d'obtenir le soutien de renforts. Or ces renforts ne sont jamais arrivés. Nous avons été obligés de nous rendre." Ahmed Ghulam est écoeuré. A ses yeux, les policiers ont été délibérément "trahis" par leur chef. "C'est un complot, précise-t-il. Le but était de nous évincer de ces villages afin de laisser les résistants bourrer les urnes le 20 août." En faveur de qui ? "Karzaï", répond le policier.

L'incident souligne l'extrême complexité des microclimats locaux en Afghanistan, où les réseaux politiques se croisent ou s'interpénètrent avec pour effet de brouiller la frontière entre pouvoir et insurrection. La province de Baghlan est un cas d'école. Le gouverneur provincial, Akbar Barakzaï, est le frère d'un ancien commandant local (aujourd'hui décédé) du Hezb-e-Islami, un groupe fondamentaliste qui combat aux côtés des résistants. "Le gouverneur est proche du Hezb-e-Islami", précise un observateur local. En d'autres termes, le gouverneur est lié à un groupe rebelle.

Depuis les années 2006-2007, le président Hamid Karzaï a multiplié les nominations de ministres et gouverneurs affiliés au Hezb-e-Islami dans le cadre de sa politique dite de "réconciliation nationale". La manœuvre pourrait se comprendre si elle avait pour effet de démobiliser les "militaires" du Hezb-e-Islami. Or, s'étonnent les habitants de Pul-e-Khumri, les promus dans l'appareil d'Etat ont conservé leurs liens avec des groupes armés à l'activisme croissant. "Cette montée de l'insécurité ne pourrait pas se produire sans la complicité de certaines institutions", assure Paikan Haidari, le président du conseil provincial de Baghlan.

Ainsi protégés, ces noyaux du Hezb-e-Islami, qui ont des contacts opérationnels avec les résistants, n'ont cessé ces dernières années de reconstituer leurs bases historiques dans les poches pachtounes à Baghlan ou Kunduz, provinces à majorité tadjike.

Les résistants ont abondamment joué sur le syndrome minoritaire des Pachtounes du nord, victimes, au lendemain de la chute du régime résistants, fin 2001, de nombreuses discriminations ethniques de la part des Tadjiks ou des Ouzbeks. Ces "poches" pachtounes tracent aujourd'hui l'itinéraire par lequel les résistants montent vers le nord à partir de leurs fiefs historiques du sud et du sud-ouest, le long d'un arc formé par les provinces de Farah, Herat, Badghis, Faryab, Sar-e-Pul, Samangan, Baghlan et Kunduz.

La pression militaire exercée par les forces de l'OTAN dans le sud explique pour partie cet exode vers le Nord. A cet "effet mécanique", selon la formule d'un observateur international à Kaboul, s'ajoute le projet plus stratégique de perturber les lignes d'approvisionnement de l'OTAN qui transitent de plus en plus par le Tadjikistan.

Après l'offensive des résistants pakistanais qui avaient multiplié, fin 2008-début 2009, les attaques de convois destinés à l'OTAN dans la zone tribale de Khyber, le principal poste-frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan, l'Alliance atlantique avait décidé de redéployer ses circuits logistiques vers le nord afghan.

Les résistants n'ont pas tardé à s'ajuster à cette nouvelle géopolitique.

A première vue, l'incident est à ranger dans la liste des faits d'armes qui enfièvrent le nord de l'Afghanistan depuis peu.

Jusqu'à présent confinée dans le sud et l'est du pays, l'insurrection multiplie désormais les coups de main dans l'Afghanistan septentrional, non loin de la frontière avec le Tadjikistan.

Frédéric Bobin

21/9

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/09/21/afghanistan-les-résistants-arrivent-dans-le-nord-les-humiliations-aussi_1243012_3216.html


1-9 Présidentielle afghane: un imbroglio qui embarrasse les Occidentaux (?)

Ndlr : la publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toute l'analyse de l'auteur mais doit être vu comme information. 

L'élection présidentielle en Afghanistan devait couronner huit années d'efforts de la communauté internationale pour installer un pouvoir totalement légitime mais les fraudes massives qui retardent les résultats embarrassent les Occidentaux.

Cette crise politique survient au plus mauvais moment pour la quarantaine de pays engagés, derrière les Etats-Unis, dans les forces internationales qui combattent l'insurrection des résistants, au moment où leurs opinions publiques se montrent plus que jamais rétives à l'engagement des soldats.

Car 2009 est déjà, et de très loin, l'année la plus meurtrière pour les troupes étrangères en huit ans de guerre.

La présidentielle du 20 août, au suffrage universel, parrainée, organisée et financée par la communauté internationale, est la seconde de l'histoire tourmentée de ce pays, qui ne parvient pas à se relever de 30 années de conflits.

Le scrutin devait légitimer le président Hamid Karzaï, installé à la tête du pays fin 2001 par la coalition internationale emmenée par les Etats-Unis, qui venait de chasser les résistants, puis mal élu en 2004.

Or, les gouvernements ont du mal à expliquer à leurs opinions pourquoi ils continuent de soutenir, fut-ce du bout des lèvres, un régime miné par la corruption et les alliances avec des chefs de guerre au passé sanglant.

"L'élection devait stimuler le soutien de la communauté internationale à la présence des troupes étrangères et la reconstruction du pays, mais elle conduit au résultat inverse", déplore un diplomate occidental, sous couvert de l'anonymat.

Près d'un mois après le scrutin, des résultats ont été annoncés mercredi, donnant la majorité absolue à M. Karzaï, avec 54,6% des suffrages contre 27,8 à son principal rival, Abdullah Abdullah.

Mais il ne peut être proclamé officiellement réélu car une commission indépendante parrainée par l'ONU a ordonné le recomptage de centaines de milliers de bulletins suspects.

Si un grand nombre de bulletins sont invalidés, M. Karzaï pourrait être contraint de disputer un second tour.

Tout l'enjeu est là, tant il ne fait guère de doute que M. Karzaï sera réélu. La difficulté pour les Occidentaux est de lui conférer un minimum de légitimité pour pouvoir engager le retrait qu'ils promettent à leurs opinions. Une victoire à un premier tour entaché de fraudes pourrait avoir un effet désastreux, d'autant que la faible participation (38,7%) ne plaide pas en faveur d'une grande légitimité.

L'embarras est manifeste dans le changement de ton entre les déclarations au lendemain du scrutin, quand ni l'ONU, ni l'Union européenne, ni les principales capitales concernées ne semblaient crier au loup, et celles, un mois après, nettement accusatrices.

L'ONU répète à l'envi qu'il faut aller au bout des enquêtes, Washington a répété mercredi que les résultats n'étaient que "préliminaires", la Grande-Bretagne qu'elle "ne prendra pas part à une quelconque dissimulation".

Mercredi, en annonçant que les observateurs de l'UE évaluaient à environ 1,5 million le nombre de bulletins "suspects", soit un sur quatre, leur chef, le Français Philippe Morillon, a souligné: "Nous ne choisirons pas votre prochain président mais nous refusons d'être les complices d'une quelconque tentative de fraude massive".

"La crise politique actuelle est née des doutes sérieux sur la transparence" du scrutin, commente le politologue afghan Haroun Mir. "La très faible participation et les nombreuses accusations de fraude ont déjà terni la crédibilité de l'élection", ajoute-t-il, évoquant une "impasse politique".

17/9

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hvjWoKOByTlGMo8403U35ABR_jfg

 


1-10 Mireille Delamarre : Afghanistan : Orgies des Gardes de l'Ambassade US, Afghans Carbonisés, Soldats Français Tués par des Mines de la CIA…

Pendants que des soldats français mais aussi britanniques, canadiens, allemands.... sautent sur des mines italiennes fournies par la CIA aux Afghans pour combattre les Soviétiques et reconverties en engins explosifs, des gardes privés de l'ambassade US organisent des soirées d'orgies.

Sarko verse une larme de crocodile lors du rapatriement des corps de ceux "Morts Pour Les Etats Unis" mais réaffirme le bien fondé de la présence de l'armée française en Afghanistan, et le PS demande timidement que soit organisée une "réflexion" sur le sujet.

STOP aux gesticulations politiques méprisantes, obscènes des uns et des autres, exigeons le rapatriement immédiat des troupes françaises d'Afghanistan

Orgies organisées par des gardes de l'ambassade américaine de Kaboul

Des images scandaleuses de gardes privés travaillant à l'ambassade américaine de Kaboul en Afghanistan les montrent participant à des orgies sexuelles, selon un article de Der Spiegel du 050909 qui publie en ligne ces 12 photos*. Ces photos scandaleuses renvoient bien sûr aux infâmes photos de détenus irakiens victimes de sévices sexuels commis par les gardiens américains prises dans la prison d'Abu Ghraib en Irak.
Dans le cas de l'ambassade américaine à Kaboul ce sont des gardes américains, des agents de sécurité appartenant à une société de sous traitance travaillant pour le Pentagone, dont certains affirment avoir été forcés de participer à ces orgies, qui s'adonnent entre eux à ces activités pornographiques. Environ 450 agents de sécurité sont en poste à l'ambassade US et tous vivent à Camp Sullivan, situé à quelques kilomètres de l'immense ambassade US dans la capitale afghane. C'est là que ces soirées pornographiques sont organisées. Ces photos montrent des hommes nus, dont les parties génitales sont à peine couvertes d'un cache noir, buvant, dansant nus autour d'un feu, se léchant les uns les autres les mamelons et s'attrapant les testicules. Ils s'adonnent à des actes sexuels, versent sur le dos des uns des autres de la volka et la boivent au niveau des fesses.
Certains de ces hommes ont affirmé avoir été forcés de participer à ces scènes d'orgies par ceux qui les supervisent selon le groupe Project On Government Ovsersignt (POGO) une ONG américaine qui surveille et dénonce ce genre de conduite. Ils ont dit que quiconque refusait de prendre part à ces orgies était ridiculisé, humilié, professionnellement rétrogradé voire même licencié. Ceux qui participaient recevaient une récompense bénéficiant notamment de tours de garde avantageux.

La sécurité de l'ambassade américaine à Kaboul a été confiée par le Département d'Etat, dont l'actuelle secrétaire d'état Hillary Clinton à la charge, à une société privée, ArmorGroup North America qui appartient à Wackenhut Services.

Cette société privée assure depuis des années la protection des 1000 diplomates US, le personnel d'ambassade et les employés locaux afghans qui y travaillent, et touche 180 millions de $ (126 millions d'euros) par an pour ce travail. Malgré les critiques faites sur le manque de fiabilité d'ArmorGroup en matière de sécurité, l'Administration Obama a renouvelé le contrat en Juillet dernier.
L'ONG POGO a envoyé une lettre de 10 pages à la Secrétaire d' Etat Hillary Clinton, et publié les 12 photos, documents mis en ligne sur son site. Dans sa lettre POGO écrit : "
ce sont des évènements qui ont eu lieu depuis un an et demi et ont été ignorés par la direction....Ce "bizutage déviant" s'est produit sur une base quasi hebdomadaire. Un e-mail d'un garde actuellement en poste décrit des situations dans lesquelles des gardes et des chefs " pissaient sur des personnes, mangeaient des chips d'entre les fesses'" des scènes qui ont également été enregistrées en vidéo. Un national afghan qui travaille à la salle à manger du Camp Sullivan a fourni une déclaration signée à POGO dans laquelle il décrit comment un garde l'avait saisi et lui avait dit : " t'es très bon pour baiser". Ce garde était accompagné de 4 autres gardes et tous étaient en sous vêtement et portaient des bouteilles d'alcool. Le témoin a dit qu'il avait trop peur pour dire quoi que ce soit."
Un rapport du Congressional Research Service publié récemment note qu'à la date de Mars 2009, il y avait 52.300 personnels militaires US et 68.200 personnel privés en Afghanistan.

Selon le rapport cela représente le taux le plus élevé de personnels privés utilisés par le DOD (Departement of Defense) dans l'histoire des conflits où les forces armées US ont été engagées. La guerre d'Afghanistan, comme celle d'Irak, est une guerre qui fait largement appel à des mercenaires.
Article du Der Spiegel en anglais: http://www.spiegel.de/international/world/0,1518,646977,00.html

Mireille Delamarre

 Lundi 07 Septembre 2009
http://www.alterinfo.net/Afghanistan-Orgies-Des-Gardes-De-L-Ambassade-US,-Afghans-Carbonises,-Soldats-Francais-Tues-Par-Des-Mines-De-La-CIA_a36394.html


n°290 - dossiers de l'Afghanistan - 29-09 : - Fin - L’utilisation du phosphore blanc en Afghanistan.

n°290 - dossiers de l'Afghanistan -  29-09 : - Fin -  L’utilisation du phosphore blanc en Afghanistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°290 du 29-09

          C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


 

Sommaire :  

1 Dossiers (Fin)

1-11 Jean Guisnel : Le chef de la Task Force - Korrigan - ne s'attend pas à une "victoire sur le moyen terme".

1-12 Christopher Hitchens : Les Américains doivent réparer les graves erreurs qu'ils y ont commises par le passé.

1-13 Guantanamo : Les dossiers

1 Guantanamo, quatre mois avant sa fermeture : Une épine dans le pied d’Obama.

2 Jan Peters : Allemagne : Base de Planification et d'Aministration de Prisons Secrètes/ Centres de Torture de La CIA.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 L'ombre de l'Afghanistan plane sur la société britannique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 1-13 Guantanamo : Les dossiers

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1 Guantanamo, quatre mois avant sa fermeture : Une épine dans le pied d’Obama.

Le centre de détention de Guantanamo, dont le président américain a ordonné la fermeture en janvier 2010, est une épine dans le pied de Barack Obama, avec des dizaines de détenus dont le sort reste à définir.

Ouvert par l’Administration Bush dans le cadre de « la guerre contre le terrorisme » qui a succédé au 11 septembre, le camp de Guantanamo abritait encore plus de 240 hommes soupçonnés de terrorisme lorsque M. Obama est arrivé à la Maison-Blanche en janvier 2009 et en compte 226 aujourd’hui. Quatorze ont été libérés et envoyés vers leur pays d’origine ou vers des pays tiers et un transféré sur le sol américain. Au moins quatre nouvelles libérations sont imminentes, selon la Maison-Blanche. La Belgique a offert d’en accueillir un, l’Italie trois, l’Irlande deux, l’Espagne quatre, et le petit archipel de Palau dans le Pacifique doit recevoir en septembre plusieurs des 14 Chinois ouïghours encore emprisonnés sur la base navale américaine de Cuba. Des négociations sont en cours avec d’autres pays européens ou avec l’Australie. Mais ce sont entre 50 et 80 détenus que l’administration entend transférer au final et les pourparlers avec les pays d’accueil prennent des mois. Le sort réservé aux autres prisonniers n’est pas plus connu. Parmi les quelques dizaines qui seront inculpés, certains seront déférés vers des tribunaux de droit commun, d’autres vers des tribunaux militaires d’exception, dont l’administration doit encore finaliser la forme définitive. Le gouvernement Obama travaille également à l’établissement d’une forme légale de détention illimitée sans procès, qui pourrait concerner tous les autres, soit une grosse centaine. En parallèle, les Etats-Unis poursuivent leurs discussions avec le Yémen à propos de la centaine de détenus originaires de ce pays, le plus représenté à Guantanamo. Dans cette complexe équation, la possibilité qu’un seul site, une prison du Kansas ou du Michigan, serve à accueillir, dans l’immédiat au moins, l’ensemble des détenus (inculpés, prisonniers sans procès ou en attente de transferts), est une des options envisagées. Mais quelles que soient les solutions retenues, l’Administration Obama doit encore convaincre le Congrès. Dans l’immédiat, celui-ci lui a interdit de faire venir le moindre détenu sur le sol américain, sans le lui notifier 60 jours à l’avance.

11/9

http://www.elwatan.com:80/Une-epine-dans-le-pied-d-Obama


2 Jan Peters : Allemagne : Base de Planification et d'Aministration de Prisons Secrètes/ Centres de Torture de La CIA.

A ce jour, et malgré une commission d'enquête du Bundestag, aucun responsable politique allemand (SPD, Verts) n'a eu à rendre de comptes pour la complicité de son gouvernement dans les kidnappings, transports et torture de personnes soupçonnées d'activités terroristes, ni pour avoir accepté que la ville de Francfort serve de base pour la planification et l' exécution de ces crimes commis par les agents de la CIA.

Prisons Secrètes de la CIA Organisées D'Allemagne

Un article dan le New York Times du 13 Août confirme que la CIA a planifie et organisé des prisons secrètes à partir de la ville Allemande de Francfort/Main. Au moins trois prisons secrètes ont été administrées par le bureau de la CIA à Frankfort dés 2003.
Ces prisons illégales appartenaient à un réseau mondial de "sites noirs" où la CIA a transféré de nombreux prisonniers lors de sa "guerre contre le terrorisme". Il y avait au moins 8 de ces prisons secrètes maintenues par la CIA en dehors des US. Parmi les prisons gérées de Francfort deux étaient situées respectivement dans la capitale roumaine de Bucarest et l'autre dans un endroit isolé au Maroc. Une troisième est supposée avoir été située dans la ville polonaise de Kiejkuty, près de l'aéroport de Szymany. Une quatrième prison était située en Lituanie.
Les prisons secrètes étaient utilisées pour soutirer des informations de prisonniers en utilisant des méthodes de torture qu'il n'aurait pas été possible d'utiliser aux US. Le directeur du bureau de la CIA à Frankfort, Kyle D. Foggo, a dit au Times que ces mesures ont été organisées à Francfort parce que " c'était trop sensible pour être géré aux quartiers généraux".
C'est en Septembre 2006 que le Président US, George W. Bush, a admis pour la première fois l'existence de prisons secrètes. Ces prisons centre de torture, ont été utilisées pour systématiquement soumettre ceux considérés comme étant des suspects terroristes aux privations de sommeil, simulacre de noyade, et coups pour obtenir des informations ou tirer des confessions. La CIA arrêtait des " meurtriers potentiels" sur des "champs de bataille dans le monde" et les emprisonnait dans ces lieux secrets ils étaient soumis à des " méthodes d'interrogatoire dures et nécessaires" comme l'a affirmé Bush.
Les prisons secrètes ont du être crées en dehors des US car cela est contraire à la loi américaine. Le gouvernement US de même que les autorités allemandes et européennes, étaient indifférentes semble-t-il au fait que les méthodes de torture employées par la CIA violaient également le droit international. Les sols étaient recouverts d'un matériau anti-dérapant, et les murs de contreplaqué pour amortir l'impact quand les prisonniers étaient projetés contre ceux-ci.
Selon le New York Times, après les attaques du 11 Septembre 2001, le "centre dormant d'approvisionnement" de la CIA à Francfort est entré en action. Le budget de ce bureau a bénéficié de 7 millions de $ de plus par le gouvernement Bush. Plus tard, ce budget a alors été triplé.
Francfort est devenu la base d'approvisionnement la plus importante des services secrets US en Europe. En plus, la ville a développé une importante base logistique pour les opérations US en Irak et en Afghanistan, organisant les vols d'approvisionnement pour les déploiements quasi quotidiens de la CIA. Foggo, qui était directeur du bureau de la CIA à Francfort était bien connu pour son expertise organisationnelle. Il a travaillé pour la CIA pendant plus de 20 ans avant de plaider coupable de corruption en 2008, condamné à 3 ans de prison pour cela. Avant fin 2004, il a été nommé au troisième poste le plus haut de la CIA, suite à son déploiement à Francfort. Dans les années 80 il était actif au Honduras pour la CIA. A l'époque, les US menaient une guerre de proxy sale contre le Nicaragua, organisée par la CIA à partir du Honduras sous la responsabilité du gouvernement américain sous la présidence de Ronald Reagan.
Le rôle du gouvernement allemand
Ni le bureau du chancelier allemand, ni le ministère de l'intérieur, le ministère des affaires étrangères ou les services secrets allemands (BND) n'ont commenté l'article du New York Times. Ce silence doit être pris comme un aveu que les agences gouvernementales allemandes étaient au courant de ce que faisait la CIA.
Quand ils ont été interrogés par des médias des officiers de police ont répondu à titre individuel qu'ils ne savaient rien des activités des agents de la CIA en Allemagne. C'était l'affaire des Américains ont-il affirmé. " Même si nous avions eu vent de quelque chose, cela n'aurait rien changé de toute façon " a dit un officier haut gradé au Suddeutsche Zeitung.
En remontant jusqu'en Novembre 2005, le Washington Post et Human Rights Watch avaient découvert les prisons illégales dirigées par la CIA, et sa pratique criminelle de kidnapping de suspects de terrorisme. Après ces premiers cas révélés, le secrétaire général du Conseil de l'Europe a ouvert une enquête préliminaire. Elle a été conduite par l'ancien procureur général suisse, Dick Marty, Président de la Commission des Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe. Comme procureur spécial, Marty a mené ses enquêtes dans les prisons secrètes de la CIA de 2005 à 2007.
En Juin 2006, Marty a soumis un rapport initial. Il déclarait qu'il ne pouvait pas prouver définitivement l'existence de prisons secrètes, mais a présenté des preuves substantielles pour indiquer l'utilisation de telles installations par les services secrets US. Marty a continué son enquête et préparé un deuxième rapport. Il a découvert une coopération rapprochée entre les services secrets européens et la CIA, mais s'est heurté à un mur de silence et déni de la part des gouvernements européens.
Le deuxième rapport de Marty en 2007 critiquait les gouvernements allemand et italien en particulier pour avoir supprimé systématiquement la vérité sur les prisons. A Milan, des agences politiques dirigeantes ont classé sans suite la même année une enquête contre 26 agents de la CIA qui avaient ouvertement kidnappé l'Egyptien, Imam Abu Omar, en Italie en Février 2003, et l'avait transporté dans une prison égyptienne où on pratiquait la torture.
Récemment, Marty a dit au Frankfurter Rundschau que c'était difficile de découvrir toute la vérité sur tous les soit disant suspects de terrorisme kidnappés lors de cette période. Surtout parce que les gouvernements européens "avaient fait très peu d'efforts" pour clarifier ce qui s'était passé, a-t-il dit.
Entre 2005 et Juin 2009, une commission d'enquête parlementaire allemande a enquêté sur les méthodes utilisées par la CIA et sa collaboration avec la BND. La liste des questions à examiner était longue. Elle incluait, en plus du système de prison secrète et des vols secrets de la CIA au dessus de l'Allemagne, la participation des agents de la BND à la guerre d'Irak, la connaissance par les services secrets allemands des kidnappings de suspects de terrorisme allemands par la CIA, et la surveillance des journalistes par la BND.
En fait, la commission d'enquête a servi à blanchir les services secrets et le gouvernement allemand. Dans son rapport final du 19 Juin, la commission a conclu qu'à cette époque le gouvernement du parti Social Démocrate et des Verts n'avait pas connaissance ni des transports secrets de suspects ni de l'existence des prisons secrètes. La commission d'enquête n'a exprimé aucun intérêt pour le fait qu'une enquête mise sur pied par le parlement européen avait déjà découvert quelque temps avant cela entre 2001 et 2005 et que des avions de transport de la CIA avaient atterri au moins 336 fois sur des aéroports allemands. C'est complètement irréaliste de croire que le gouvernement et les services secrets n'étaient pas au courant de tels vols.
Le rapport final de la commission du Bundestag a servi avant tout à couvrir les traces de l'actuel ministre des affaires étrangères allemand et candidat du SPD au poste de chancelier, Frank-Walter Steinmeier. Lors de la période de gouvernance du SPD - Verts (1998-2005) Steinmeier était à la tête de la chancellerie allemande et personnellement responsable des services secrets. Fin 2002, c'est Steinmeier qui a empêché le citoyen turc, Murat Kurnaz, qui vivait en Allemagne dans la ville de Bremen, d'entrer sur le territoire de la République Fédérale. Accusé d'être un terroriste, Kurnaz a été détenu au centre US de Guantanamo. Les autorités US avaient proposé de liberer Kurnaz en 2002 car il n'avait aucune preuve contre lui. A cause du refus de Steinmeier de réaccepter Kurnaz en Allemagne, ce dernier a passé 4 ans de plus à Guantanamo.
Steinmeier a nié toute responsabilité dans le sort de Kurnaz devant la commission d'enquête. Il a également été acquitté de toute responsabilité dans le cas de Khaled el-Masri. El-Masri est un citoyen libanais résident en Allemagne qui a été kidnappé en 2004 par les services secrets US en Macédoine, et transporté en Afghanistan - soit disant sans que le gouvernement allemand en ait connaissance.
Cela montre clairement qu'ils ne seront pas inquiétés pour leur véritable rôle de la part des autorités officielles. L'étendue de la complicité du gouvernement allemand dans ces activités criminelles et les méthodes de torture de la CIA ne seront révélées que par une enquête indépendante et un examen mené par et pour le compte de la classe des travailleurs.

Sources :
World Socialist Web site 010909
Global Research 020909
Jan Peters

03 Septembre 2009

Mireille Delamarre titre présentation traduction



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information  

2-1 L'ombre de l'Afghanistan plane sur la société britannique.

La guerre en Afghanistan n'en finit pas de miner la vie publique et la société britannique. Jeudi 24 septembre, le général Andrew MacKay, qui a commandé les troupes britanniques dans le sud de l'Afghanistan en 2007-2008, a démissionné. Il "a décidé de quitter l'armée pour des raisons personnelles", indiquait jeudi un porte-parole du ministère.

Le général MacKay s'est montré extrêmement critique vis-à-vis du gouvernement concernant le traitement réservé aux troupes qui ont subi ces dernières semaines de lourdes pertes face aux résistants, rappelle The Independant : 217 soldats britanniques sont morts en Afghanistan depuis le début, en 2001, de l'intervention menée par les Etats-Unis, dont 22 en juillet et 19 en août. Outre la stratégie adoptée à l'égard de la population locale, il a dénoncé des lacunes dans l'équipement des quelque 9 000 soldats britanniques présents en Afghanistan. Elevé au titre de commandeur de l'ordre de l'Empire britannique, le général MacKay avait récemment été promu au poste de commandant en chef de l'armée en Ecosse, en Irlande du Nord et dans le nord de l'Angleterre.

LA GUERRE D'AFGHANISTAN À L'ORIGINE DU SCANDALE DES NOTES DE FRAIS.
L'
informateur du Daily Telegraph responsable du scandale des notes de frais, en mai, indique qu'il a fourni des documents à la presse, via un ancien membre des SAS, pour protester contre le manque d'équipements du contingent britannique en Afghanistan, affirme le Daily Telegraph. "Ce n'est pas facile de regarder des images dans les journaux télévisés d'un cercueil recouvert du drapeau britannique puis d'aller travailler le lendemain et de voir sur son écran d'ordinateur que les députés s'en mettent plein les poches", déclare-t-il au Daily Telegraph. Le public avait alors découvert que de nombreux élus, parfois des ministres, s'étaient fait défrayer des films pornographiques, un ornement de jardin pour canards ou encore des intérêts pour des prêts immobiliers inexistants. Une vingtaine de députés et des membres du gouvernement ont démissionné.

PLUS DE MILITAIRES BRITANNIQUES EN PRISON QU'AU FRONT.

Les anciens militaires britanniques en prison, en période probatoire ou libérés sous caution, sont deux fois plus nombreux que ceux en service en Afghanistan, rapporte le Guardian, vendredi.

Selon le syndicat des responsables de probation (Napo), quelque 20 000 anciens combattants sont dans les fichiers de la justice britannique, dont 8 500 sont en prison, soit presque 10 % de la population pénitentiaire. "Les faits montrent largement que le soutien apporté aux soldats lorsqu'ils quittent le service n'est pas suffisant", estime Harry Fletcher, le secrétaire général du syndicat. Une étude menée par le syndicat auprès de 90 anciens militaires condamnés montre que près de la moitié d'entre eux souffrent de stress post-traumatique ou de dépression à la suite d'affectations en Irlande du Nord, en Bosnie, en Irak ou en Afghanistan. Au cours des cinq dernières années, la proportion d'ex-militaires dans la population carcérale britannique a augmenté de plus de 30 %, selon ce rapport.

25.09.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/09/25/l-ombre-de-l-afghanistan-plane-sur-la-societe-britannique_1245006_3214.html#ens_id=1191850


10-2 Provinces Afghanes

Carte cliquer dans l'image : http://en.wikipedia.org/wiki/Image:AfghanistanNumbered.png 

 

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Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

30/09/2009

n° 289 - Lutte pour la libération du territoire - 06-09 au 28-09 -: Début - : Afghanistan : Les opinions publiques occidentales de plus en plus sceptiques.

n° 289 - Lutte pour la libération du territoire -  06-09 au 28-09 -: Début - : Afghanistan : Les opinions publiques occidentales de plus en plus sceptiques.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire  d'Afghanistan 

                                 n° 289 - du 06-09 au 28-09                                        

     C.De Broeder & M.Lemaire                   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire.

Tiré à part :

1 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 

Suite

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Vidéo : L’aide médicale en Kapisa.

2-2 Un commando de l'Otan libère un journaliste,… deux morts.

2-3 Raid britannique ordonné malgré des négociations en cours.

2-4 Les journalistes afghans en colère après la mort de Sultan Munadi.

2-5 Emoi en Afghanistan après la libération d'un journaliste du "New York Times".

2-6 Opportunité d'utiliser la force dans l'opération de libération d'un journaliste du New York Times ?

Fin

3 Les Brèves

3-1 "L'Occident et le sombre tunnel" : Ayman al-Zawahiri  prévient Obama qu'il sera vaincu.

3-2 Ben Laden : le président US est "impuissant" à arrêter la guerre en Afghanistan.

3-3 Ben Laden appelle les Américains à se prononcer contre les guerres.

3-4 Décrochage » des opinions publiques occidentales.

opinions publiques occidentales de plus en plus sceptiques.

3-6 Pierre Rousselin USA : le front anti-guerre en Afghanistan s'élargit.

3-7 En Afghanistan, l'Europe traîne les pieds face aux Etats-Unis.

3-8 McChrystal avertit d'un échec sans augmentation de troupes…

3-9 Karzaï sort indemne d'une attaque des résistants.

3-10 Guantanamo : Les Brèves

1 Trois détenus de Guantanamo envoyés en Irlande et au Yémen.


L'Afghanistan en chiffre du 07-09 au 28-09

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

68

 20

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

14

 6

 

 

 

Peuple Afghan

134

 3 + x

 


1 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

27-29

Une frappe aérienne de la coalition internationale a également tué trois civils afghans dans la province de Wardak, proche de Kaboul, samedi soir, le selon le cabinet du gouverneur de la province.

AP 

Afghanistan: l'Otan reconnaît(…)  que des civils ont été "tués et blessés"

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

08-09

Les résistants ont demandé lundi soir dans un communiqué que la communauté internationale fasse la lumière sur le "crime" commis à Kunduz.

Le communiqué transmis par courriel par les résistants montre une liste des noms, professions, âges et adresses des victimes civiles qu'ils disent avoir recensés pour le moment, au nombre de 79, parmi lesquelles figurent une vingtaine d'enfants dont le plus jeune a huit ans.

Les résistants affirment que ce bilan va encore augmenter.

L'Otan a reconnu mardi que des civils avaient été tués et blessés dans le bombardement aérien vendredi par ses avions de citernes d'essence aux mains des afghans à Kunduz, dans le nord de l'Afghanistan.

Une enquête préliminaire "a conduit la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf, la force de l'Otan) à croire que des résistants mais surtout des civils, ont été tués et blessés par la frappe aérienne", indique l'Isaf dans un communiqué.

Mais la force de l'Otan mène une enquête plus approfondie pour déterminer le nombre exact des victimes civiles, selon le texte.

Des dizaines de personnes ont été tuées dans la frappe aérienne mais le bilan reste controversé pour l'instant quant au nombre de civils et de résistants parmi les victimes, dans l'attente du résultat des diverses enquêtes (gouvernement afghan, Otan, ONU).

Les sources officielles ont toutes évoqué pour le moment une majorité de résistants tués.

Ces derniers ont nié avoir perdu des hommes dans le bombardement, affirmant que toutes les victimes étaient tous des civils.

Le commandant de l'Isaf, le général américain Stanley McChrystal, a désigné des officiers canadien, américain et allemand pour enquêter sur le raid aérien de Kunduz, selon un communiqué de l'Isaf.

C'est un officier allemand qui avait demandé vendredi que des avions de l'Otan bombardent deux camions-citernes dérobés par les résistants, autour desquels se trouvaient, selon des témoins, des dizaines de civils venus se servir en essence à l'appel des résistants.

D'après l'Isaf, l'officier allemand "pensait qu'aucun civil ne se trouvait dans la zone".

L'équipe d'enquêteurs de l'Otan "coordonnera ses recherches avec l'équipe d'enquêteurs afghans formée par le président Hamid Karzaï", précise le communiqué.

L'Isaf prévient que l'enquête devrait prendre "plusieurs semaines",(…)  et ses conclusions "seront partagées avec les autorités afghanes et allemandes" afin qu'elles puissent en assurer "le suivi de manière appropriée".

(AFP /

 08 septembre)

http://www.romandie.com/ats/news/090908102841.akhpaox5.asp

 

L’officier allemand qui a ordonné la frappe du 4 septembre a fourni de fausses informations.
Le colonel allemand Georg Klein, dont la décision a provoqué la mort qui a fait entre 70 et 100 victimes
le 4 septembre, avait justifié sa demande d'un bombardement en expliquant que les troupes allemandes étaient « en contact direct avec l'ennemi » et qu'une intervention aérienne était donc urgente pour les protéger d'un danger imminent, a affirmé hier le Financial Times Deutschland (FTD), citant des sources proches de l'OTAN.

Le commandement de l'ISAF à Kaboul, en contact radio avec l'officier allemand, lui aurait alors demandé : « Un contact de quel type ? »

Ce à quoi l'officier allemand aurait répondu : « un contact visuel. » Or, aucun soldat allemand, ni de l'ISAF, ne se trouvait à proximité du lieu du bombardement, précise le FTD.

19 septembre 2009
http://www.lorientlejour.com/category/International/artic...

 

24-09
"Un mini-bus, qui se dirigeait vers la province de Ghor, en provenance du district de Khashrod, a heurté une mine dans le district de Gulistan. Cinq personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées, et sept autres blessées", a confirmé le gouverneur de Farah, Rohul Hamin, qui a accusé des résistants d'avoir installé la mine.

Source: xinhua

 

Voilà à quoi sert l'OTAN : massacrer des populations civiles.
Il faut abolir cette organisation criminelle et mafieuse
L'horreur occidentale. Et ils continuent à nous bassiner avec le Zolo...

"Il y avait des mains, des jambes et d'autres restes humains éparpillés partout" : Mohammad Daud fait partie des rescapés de la frappe de l'Otan survenue vendredi dans le nord de l'Afghanistan qui a fait jusqu'à 90 morts, selon les autorités locales.
Le bombardement visait un camion-citerne transportant du carburant dont les résistants s'étaient emparé jeudi dans la province de Kunduz (dans la région d'Angor Bagh) et qui s'était embourbé dans le lit de la rivière éponyme, a expliqué la police.
"Aucun corps n'était en un seul morceau (...). Les gens qui étaient plus éloignés du camion ont été grièvement brûlés", a témoigné auprès de l'AFP Mohammad Daud, âgé de 32 ans.
Selon des témoins rencontrés par l'AFP, mais aussi selon de premières déclarations de policiers et de responsables des autorités locales, des centaines de villageois, parmi lesquels des enfants, s'étaient massés pour venir puiser de l'essence à l'invitation des résistants qui ne parvenaient pas à faire repartir le camion.

"Les villageois se sont rués avec tous les bidons et bouteilles qu'ils pouvaient emporter", des agriculteurs ont même acheminé leur tracteur sur place pour le remplir, a affirmé Mohammad Daud.
"Il y avait 10 à 15 résistants sur le haut de la citerne et c'est à ce moment qu'ils ont bombardé, tous ceux qui se trouvaient là sont morts", a assuré Mohammad Daud.
Chaussures, montres et vêtements calcinés ont été projetés sur la berge de la rivière Kunduz où gît aussi le cadavre d'un âne, la selle encore fixée aux flancs.
Une cérémonie funéraire s'est déroulée en présence de villageois et d'enfants au bord d'un charnier qu'un tracteur recouvre de terre.

A l'hôpital de Kunduz, la capitale provinciale, le correspondant de l'AFP a vu huit corps calcinés.
Des blessés y sont acheminés sur des civières, d'autres rescapés arrivent, atrocement brûlés.
Les bilans du bombardement restent encore flous et contradictoires.

Farid Rahil, a évoqué la présence en majorité de civils parmi les victimes.
"Hélas, un grand nombre de civils ont été tués ou blessés", a-t-il dit à l'AFP. Selon lui, entre 200 et 250 villageois se trouvaient autour du camion.
Les forces internationales, composées en majeure partie de militaires américains, sont de plus en plus fréquemment accusées de bombarder à l'aveuglette et de tuer de nombreux civils en Afghanistan, où environ 100.000 soldats étrangers combattent les résistants afghans.

4 sept 2009 (

AFP) –

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid... 

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n° 289 - Lutte pour la libération du territoire - 06-09 au 28-09 -: Suite - : Afghanistan : Les opinions publiques occidentales de plus en plus sceptiques

n° 289 - Lutte pour la libération du territoire -  06-09 au 28-09 -: Suite - : Afghanistan : Les opinions publiques occidentales de plus en plus sceptiques



Journal de la Lutte pour la libération du territoire  d'Afghanistan 

                                 n° 289 - du 06-09 au 28-09                                        

     C.De Broeder & M.Lemaire                   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire.

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Vidéo : L’aide médicale en Kapisa.

2-2 Un commando de l'Otan libère un journaliste,… deux morts.

2-3 Raid britannique ordonné malgré des négociations en cours.

2-4 Les journalistes afghans en colère après la mort de Sultan Munadi.

2-5 Emoi en Afghanistan après la libération d'un journaliste du "New York Times".

2-6 Opportunité d'utiliser la force dans l'opération de libération d'un journaliste du New York Times ?


2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Vidéo : L’aide médicale en Kapisa

http://www.armees.com/Afghanistan-l-aide-medicale-en.html


2-2 Un commando de l'Otan libère un journaliste,… deux morts.

Un journaliste irlandais du quotidien américain New York Times, kidnappé samedi en Afghanistan, a été libéré mercredi au cours d'un raid aéroporté des forces spéciales de l'Otan, mais son collègue afghan, ainsi qu'un soldat britannique ont été tués au cours de l'opération.

Le gouverneur de Kunduz, Mohammad Omar, avait assuré à l'AFP qu'il s'agissait d'un "commando des forces spéciales américaines". Mais dans son récit à son journal, M. Farrell a dit que les voix de ses libérateurs étaient celles de "Britanniques".

Selon le gouverneur, le journaliste afghan a été tué "par les résistants". Mais M. Farrell assure qu'il est tombé sous une rafale dans la fusillade et n'a pas pu dire de quel côté provenaient les tirs meurtriers.

(AFP)

 9 sep,

 http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/afp/090909/monde/afghanistan_otage_usa_conflit_m__dias_2


2-3 Raid britannique ordonné malgré des négociations en cours.

L'opération de sauvetage d'un journaliste britannique mercredi, au cours de laquelle son interprète afghan, un commando britannique, une femme et un enfant ont été tués, a été menée en dépit de négociations qui semblaient bien se dérouler avec les ravisseurs résistants, a indiqué jeudi à l'AFP une source impliquée dans les négociations.

Le raid d'un commando de l'Otan --des forces spéciales britanniques selon les médias londoniens--, visait à libérer Stephen Farrell, journaliste britannique du quotidien américain New York Times, et son interprète, le journaliste afghan Sultan Munadi.

Aucun des acteurs impliqués dans ces négociations ne pensait que M. Farrell ou son collègue se trouvaient en danger immédiat, selon la source proche des négociations, qui a requis l'anonymat.

"Il y avait beaucoup de monde qui tentaient d'ouvrir des contacts et de poursuivre les discussions", a dit cette source, ajoutant: "nous avions des contacts avec différentes parties, et les poussions à relâcher les deux journalistes sans conditions".

Selon le magazine Time, des représentants du Comité international de la Croix-Rouge étaient en "contact direct" avec les ravisseurs, ainsi qu'avec des chefs tribaux locaux qui ont des liens avec les résistants.

Les deux journalistes avaient été enlevés samedi matin à Kunduz, sur le lieu d'un bombardement aérien effectué la veille par l'Otan qui a tué des dizaines de personnes, dont des civils.

Selon le quotidien London Times, qui cite des sources militaires, le raid a été organisé parce que les forces britanniques craignaient que Farrell ne soit déplacé, et aucune garantie n'existait que les négociations auraient permis sa libération et celle de Munadi.

Mais d'autres sources citées par le journal disent que les ravisseurs cherchaient au pire à obtenir une rançon.

"Il n'y avait pas d'urgence immédiate" à les libérer, car ils ne semblaient pas risquer d'"être décapités ou remis à un autre groupe (de résistants, ndlr). Ils ne pouvaient être déplacés facilement. C'est une région très isolée", a confié au London Times une source occidentale impliquée dans les négociations.

Un autre haut responsable occidental a jugé que le raid "était totalement maladroit". "S'ils avaient fait preuve d'un peu de patience et de respect, ils auraient pu faire libérer les deux journalistes sans tirer une seule balle", a estimé cette source.

Vendredi dernier, l'Otan avait bombardé deux camions citernes dérobés par les résistants à Kunduz. L'un des engins s'étant enlisé au bord d'une rivière, des dizaines de personnes s'étaient rassemblées autour des camions pour, selon des témoins, se servir en essence gratuite à l'appel des résistants.

La frappe aérienne a fait des dizaines de morts et de blessés. Des civils ont été tués, mais leur nombre exact est très controversé, le drame étant survenu en pleine crise politique faisant suite à une élection présidentielle entachée de fraudes, et alors que l'Otan a annoncé récemment une nouvelle stratégie visant à réduire au maximum les pertes civiles, qui provoquent la colère de la population.

(©AFP / 10 septembre 2009 11h54)

http://www.romandie.com/ats/news/090910095444.vjx566or.asp


2-4 Les journalistes afghans en colère après la mort de Sultan Munadi.

De nombreux journalistes afghans ont exprimé jeudi leur colère après la mort d'un des leurs, Sultan Munadi, dans un raid d'un commando de l'Otan visant à libérer mercredi le reporter britannique du New York Times Stephen Farrell, dont il était l'interprète.

Outre M. Munadi, tué dans les échanges de tirs, l'opération, menée par les forces spéciales britanniques selon des médias londoniens, s'est soldée par la mort d'un soldat britannique, mais aussi d'une femme et d'un enfant qui étaient dans la même pièce que les otages et leurs ravisseurs résistants.

L'opération s'est déroulée dans la province de Kunduz, dans le nord.

Les commandos ont libéré M. Farrell mais abandonné le corps de M. Munadi, criblé de balles, et que sa famille a été contrainte d'aller récupérer jeudi dans une zone dangereuse, ont souligné les médias afghans.

"Ils ont dû aller chercher le corps eux-mêmes, rien n'a été fait pour les aider, et ils ont dû le ramener seuls à Kaboul pour les funérailles", a expliqué à l'AFP un journaliste afghan proche de la famille de M. Munadi, sous couvert de l'anonymat.

Sultan Munadi, 34 ans et père de deux enfants, était employé temporairement par le New York Times pour servir d'interprète et d'organisateur des déplacements de Stephen Farrell.

Selon le récit de M. Farrell jeudi dans un blog et intitulé "Quatre jours avec les résistants", M. Munadi a essuyé une rafale dont il était impossible de déterminer la provenance, quand les deux otages se sont précipités hors de la pièce où ils étaient retenus au début du raid.

Le jeune reporter afghan avait même crié "Journaliste ! Journaliste !" avant de s'effondrer.

"Ils l'on laissé là-bas, son corps était dans un terrible état, des traces de balles devant et dans le dos, si bien qu'on ne peu pas savoir qui l'a tué des résistants ou des soldats", a poursuivi son ami afghan.

De nombreux collègues de M. Munadi sont venus jeudi fleurir sa tombe à Kaboul, où il avait été enterré la veille, non loin de la maison familiale.

Naqibullah Taïb, de l'Association des Journalistes indépendants a regretté que, "contrairement à des reporters étrangers comme Farrell, qui ont été entraînés pour travailler dans des zones dangereuses et y ont travaillé longtemps", ses confrères afghans ne bénéficient pas de "la même expérience". Et ce alors qu'ils sont régulièrement invités "à travailler avec eux" pour organiser leurs reportages.

M. Taïb a appelé les médias internationaux à "offrir davantage de stages aux journalistes afghans pour s'assurer de leur préparation à affronter des situations" difficiles.

AFP /

10 septembre

http://www.romandie.com/ats/news/090910095554.vtz81kr7.asp


2-5 Emoi en Afghanistan après la libération d'un journaliste du "New York Times".

 Choqué". Rahimullah Samandar répète le mot : "choqué"

Le journaliste afghan, président de l'Association indépendante des journalistes d'Afghanistan, ne décolère pas en commentant, à Kaboul, les circonstances de la libération, dans la nuit de mardi 8 à mercredi 9 septembre, de l'envoyé spécial du New York Times. Stephen Farrell était retenu en otage, en compagnie de son fixeur afghan, Sultan Munadi, par des résistants dans un village proche de Kunduz, une des grosses cités du nord du pays.

L'assaut déclenché par les forces spéciales britanniques s'est soldé par quatre morts : deux villageois, un soldat britannique et M. Munadi, fauché par une salve de balles alors qu'il prenait la fuite dans l'obscurité aux côtés de M. Farrell. "La responsabilité des forces britanniques dans la mort de notre collègue est écrasante", s'indigne Rahimullah Samandar. 

La communauté journalistique afghane a tenu à exprimer son émotion, jeudi, en rendant un hommage collectif à M. Munadi devant sa tombe au cimetière de Kaboul, avant de se rendre en procession au domicile de sa famille. Fait sans précédent dans les annales médiatiques locales, les journalistes afghans ont publié un texte dénonçant l'attitude de l'OTAN, relevant du "deux poids, deux mesures" selon que la personne à sauver est occidentale ou afghane.

Stephen Farrell et Sultan Munadi avaient été capturés, samedi 5 septembre, par des résistants locaux alors qu'ils enquêtaient sur un raid aérien meurtrier de l'OTAN perpétré la veille dans un village au sud de Kunduz. Visant deux camions-citernes tombés aux mains d'un groupe rebelle, l'attaque avait coûté la vie, selon les autorités afghanes, à environ 90 personnes - dont de nombreux villageois - et relancé la controverse récurrente en Afghanistan sur les victimes civiles dues aux opérations de l'OTAN. Après avoir interviewé des rescapés à l'hôpital de Kunduz, les deux journalistes du New York Times s'étaient rendus sur le site du drame, dans une zone contrôlée par les résistants, où ils ont pu s'entretenir avec des villageois avant d'être enlevés.

Dans son blog du New York Times, M. Farrell raconte ses "quatre jours avec les résistants", marqués par des déplacements incessants dans le district de Char Dar, de caches en caches au milieu des champs de riz et de maïs. Il témoigne également des circonstances de son sauvetage par les commandos britanniques, largués par hélicoptère au milieu de la nuit. Sultan Munadi n'a pas échappé aux balles qui fusaient alors en tous sens. Il a été tué alors qu'il criait "Journalistes, journalistes !".

Selon les médias afghans, la provenance des balles ayant mortellement atteint M. Munadi ne fait guère de doute. "Il a été tué par des tirs britanniques", soutient leur porte-parole, Rahimullah Samandar.

Mais ce qui choque le plus les journalistes locaux, c'est que les forces spéciales britanniques aient abandonné le cadavre du fixeur sur place alors qu'elles prenaient aussitôt soin de M. Farrell.

Négociations en cours

Cette discrimination réveille chez les Afghans le pénible souvenir des conditions de la libération, en 2007, du journaliste italien Daniele Mastrogiacomo.

Il avait été relâché par ses ravisseurs résistants après versement d'une rançon. Son traducteur afghan, Ajmal Naqshbandi, laissé aux mains de ses geôliers, était décapité. 

L'"affaire Farrell" s'enrichit d'une autre critique. Le raid était-il opportun ? "Il y avait des négociations entamées avec le chef des résistants de la province de Kunduz, assure M. Samandar. Il fallait les laisser se poursuivre." Selon des sources diplomatiques occidentales à Kaboul, l'opération des forces britanniques aurait été précipitée par la conviction que les ravisseurs étaient sur le point d'acheminer les deux otages vers le Waziristan pakistanais. Un autre journaliste du New York Times, David Rhode, enlevé fin 2008 près de Kaboul, avait été conduit au Nord-Waziristan, d'où il s'était finalement échappé après sept mois de détention.

11/9 le Monde


2-6 Opportunité d'utiliser la force dans l'opération de libération d'un journaliste du New York Times ?

La presse britannique s'interrogeait jeudi sur l'opportunité d'utiliser la force dans l'opération de libération d'un journaliste du New York Times kidnappé en Afghanistan, après la mort mercredi de son collègue afghan, d'un soldat britannique, d'une femme et d'un enfant.

Stephen Farrell, journaliste à la double nationalité irlandaise et britannique, a été libéré au cours d'un raid des forces spéciales de l'Otan, quatre jours après son enlèvement dans la province de Kunduz (nord) en compagnie du journaliste afghan Sultan Munadi, qui a trouvé la mort dans l'opération.

Plusieurs journaux britanniques indiquent que des négociations pour parvenir à la libération des deux hommes étaient en cours avec les résistants avant le raid.

Selon le Times, qui cite des sources militaires, les forces britanniques craignaient que Farrell ne soit transporté ailleurs par ses ravisseurs. Cependant, plusieurs sources citées par le quotidien estiment que ces derniers désiraient tout au plus obtenir une rançon.

"Il n'y avait pas de risque immédiat qu'ils (les otages) soient décapités ou confiés à un autre groupe", a confié au journal une source occidentale impliquée dans les négociations.

Le quotidien affirme que le raid a été mené par les forces spéciales britanniques, transportées par des hélicoptères américains, et a été approuvé par le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, et celui de la Defense, Bob Ainsworth, après consultation du Premier ministre Gordon Brown.

Le Guardian croit savoir que des négociations avaient lieu avec le chef des résistants de la province de Kunduz, Mollah Salam.

"Il (Salam) était à court d'argent et ouvert à un accord", a confié un diplomate occidental au journal.

"Mais le MI6 (le renseignement extérieur britannique) s'est précipité et, sans quasiment aucune connaissance de la situation locale, a décidé de lancer une opération", a-t-il ajouté.

Cependant, selon des responsables britanniques, l'opération aurait été décidée après que des renseignements eurent fait état d'un danger imminent pour la vie des deux journalistes, ajoute le Guardian.

Le Daily Telegraph indique que la mort d'un soldat durant le raid a provoqué la colère de militaires britanniques, qui estiment que Farrell avait enfreint des consignes de sécurité en s'aventurant dans un bastion de la résistance.

"Vu le nombre d'avertissements adressés à cette personne, on peut se demander si cela valait la peine qu'un soldat perde la vie pour la secourir", a déclaré une source militaire au Daily Telegraph.

Selon The Independent, une réunion tribale avait eu lieu près de Kunduz avant le raid, lors de laquelle 250 anciens avaient conseillé aux résistants de libérer les deux journalistes.

Le ministère de la Defense n'a fait aucun commentaire.

(AFP)
10-09 

http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/afp/090910/monde/gb_afghanistan_otage_usa_conflit_m__dias_1


n° 289 - Lutte pour la libération du territoire - 06-09 au 28-09 -: Fin - : Afghanistan : Les opinions publiques occidentales de plus en plus sceptiques

n° 289 - Lutte pour la libération du territoire -  06-09 au 28-09 -: Fin - : Afghanistan : Les opinions publiques occidentales de plus en plus sceptiques



Journal de la Lutte pour la libération du territoire  d'Afghanistan 

                                 n° 289 - du 06-09 au 28-09                                        

     C.De Broeder & M.Lemaire                   



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Sommaire.

3 Les Brèves

3-1 "L'Occident et le sombre tunnel" : Ayman al-Zawahiri  prévient Obama qu'il sera vaincu.

3-2 Ben Laden : le président US est "impuissant" à arrêter la guerre en Afghanistan.

3-3 Ben Laden appelle les Américains à se prononcer contre les guerres.

3-4 Décrochage » des opinions publiques occidentales.

opinions publiques occidentales de plus en plus sceptiques.

3-6 Pierre Rousselin USA : le front anti-guerre en Afghanistan s'élargit.

3-7 En Afghanistan, l'Europe traîne les pieds face aux Etats-Unis.

3-8 McChrystal avertit d'un échec sans augmentation de troupes…

3-9 Karzaï sort indemne d'une attaque des résistants.

3-10 Guantanamo : Les Brèves

1 Trois détenus de Guantanamo envoyés en Irlande et au Yémen.



3 Les Brèves

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

PS : La publication de l'article doit être vu comme information.

3-1 "L'Occident et le sombre tunnel" : Ayman al-Zawahiri  prévient Obama qu'il sera vaincu.

 Ayman al-Zawahiri: "J'espère que les moujahidine de la nation islamique vous briseront le dos, débarrassant ainsi le monde et l'histoire de vos crimes, de votre tyrannie et de vos mensonges".

"M. Obama, l'Amérique a mené plusieurs guerres par le passé et a connu la défaite au Vietnam et dans la baie des Cochons.

Mais cette fois-ci vous vous êtes engagés dans une guerre contre la nation islamique qui se réveille et vous saurez ce qu'est la nation du jihad et du martyre", a expliqué l'adjoint d'Oussama ben Laden, dans la vidéo, intitulée "L'Occident et le sombre tunnel".

Evoquant le conflit du Proche-Orient, il a lancé une violente diatribe contre les dirigeants arabes pour avoir accepté de "reconnaître Israël, les traités de paix avec lui et la participation aux côtés des Etats-Unis dans la guerre contre l'islam, au nom du terrorisme".

Ayman al-Zawahiri s'en est pris au président palestinien Mahmoud Abbas, un allié des Etats-Unis, ainsi que du Hamas, critiquant leur dialogue en vue d'un gouvernement d'union. "L'unité nationale ne peut être régie que par les principes de la charia", la loi islamique, selon lui.

Le numéro deux d'Al-Qaïda a par ailleurs exhorté les Pakistanais à soutenir les moujahidine. "Il n'y aura point de salut au Pakistan que par le jihad".

 (AFP /

23 septembre)

http://www.romandie.com/ats/news/090923085938.7ysze2m4.asp


3-2 Ben Laden : le président US est "impuissant" à arrêter la guerre en Afghanistan.

Oussama Ben Laden déclare dans une nouvelle cassette que le président Obama est "impuissant" à arrêter la guerre en Irak ou en Afghanistan, d'après une transcription du message.

Selon la traduction assurée par SITE-Intelligence, Ben Laden déclare intervenir pour rappeler aux Américains "les causes" qui ont conduit aux attentats du 11-Septembre, et en premier lieu, "votre soutien à vos alliés israéliens qui occupent notre terre de Palestine".

Ben Laden juge fallacieux l'argument selon lequel la guerre est nécessaire à la sécurité des Etats-Unis, estimant que la Maison Blanche ne fait que suivre la stratégie des anciens président dont Bush et le vice-président Dick Cheney pour "promouvoir la politique de la peur pour vendre les intérêts des grandes firmes".

Quand, poursuit Ben Laden, Barack Obama est devenu président et qu'il a conservé nombre des chefs militaires de son prédécesseur dont le secrétaire d'Etat à la Defense Robert Gates, "les gens sensés ont su qu'Obama était un homme impuissant qui ne sera pas capable de finir la guerre comme il l'a promis".

"Si vous terminez la guerre, soit. Mais si vous la poursuivez, nous en ferons de même et continuerons notre guerre d'usure contre vous par tous les moyens possibles".

AP

Sur le Net:

SITE Intelligence Group: https://www.siteintelgroup.com/

IntelCenter: http://www.intelcenter.com/

14/9

http://fr.news.yahoo.com/3/20090914/twl-usa-ben-laden-cassette-224d7fb_3.html


3-3 Ben Laden appelle les Américains à se prononcer contre les guerres.

Extrait

Oussama ben Laden, a demandé au peuple américain de faire pression sur la Maison Blanche pour qu'elle mette fin aux guerres en Irak et en Afghanistan en échange d'un arrêt de ses attaques.

Dans un message diffusé par le site As-Sahab, selon Intel Center (le centre américain de recherche sur le ‘terrorisme’) ben Laden affirme que si les Etats-Unis ne mettent pas fin à leurs guerres, "nous poursuivrons une guerre d'usure contre vous sur tous les fronts possibles".

ben Laden a demandé aux Américains de se prononcer contre le soutien à Israël de la part de l'administration américaine.

Les guerres en Irak et en Afghanistan ont été déclenchées par le lobby pro-israélien de la Maison Blanche et les defenseurs des intérêts des entreprises, et non par des militants islamistes, indique-t-il.

"Il est temps de vous libérer de la peur et du terrorisme idéologique des néo-conservateurs et du lobby juif, et de vous demander ce qui vous importe le plus: votre propre sécurité ou celle des Israéliens", ajoute-t-il.

"La Maison blanche est l'otage des groupes de pression et du lobby juif", dit-il encore.

"Si vous optez pour votre sécurité et choisissez d'arrêter les guerres, nous serons disposés à réagir favorablement à cette option", poursuit-il.

Pour ben Laden, le président américain Barack Obama, qu'il a qualifié "d'opprimé", n'a pas le pouvoir de changer le cours des guerres et le fait qu'il ait conservé le secrétaire à la Defense Robert Gates et d'autres responsables de la précédente administration de George W. Bush confirme sa faiblesse.

"Vous allez découvrir que vous avez uniquement changé les visages à la Maison Blanche (...) l'amère vérité est que les néo-conservateurs continuent à projeter leur ombre pesante sur vous", affirme-t-il, prédisant au président Obama le même sort que John Kennedy, assassiné en 1963, s'il change radicalement de politique.

"Si vous arrêtez la guerre, il en sera ainsi. Sinon, nous n'aurons d'autre choix que de poursuivre la guerre d'usure contre vous sur tous les fronts possibles, de la même manière que nous avons combattu l'Union soviétique pendant dix ans ", ajoute-t-il.

AFP 14/9


3-4 Décrochage » des opinions publiques occidentales.

19-09

Les opinions publiques américaine et britannique se font de plus en plus critiques à l'égard du conflit, tandis que les gouvernements occidentaux engagés militairement demeurent décidés à vaincre les résistants.

Le Monde

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

L’état-major américain s’inquiète du « décrochage » des opinions publiques occidentales face au nombre de morts au combat qui s’accumulent et à l’absence de résultats.

 Le chef des armées américaines et de la coalition réclame des troupes supplémentaires en Afghanistan

« La France n’a pas l’intention d’augmenter ses effectifs en Afghanistan. Elle ne les augmentera pas. » Lundi matin, un proche conseiller du ministre de la Defense se voulait ferme sur le sujet, pour la énième fois. Pour la énième fois, en effet, se pose l’épineuse question du niveau des troupes déployées, initialement pour la « guerre contre la terreur » et, désormais, dans la lutte sans fin contre les résistants résistants. Le Pentagone, en tout cas, continue à réclamer l’envoi de renforts. Lundi, le Washington Post et le New York Times ont dévoilé un document du général McChrystal, commandant de la coalition et chef des forces américaines en Afghanistan. Dans ce texte de 66 pages (estampillé « non classifié »), le galonné américain insiste sur les nécessaire renforts – qu’il ne chiffre pas. Selon lui, il en va, au-delà de la victoire militaire, du succès même de la mission que s’est assignée la coalition, Etats-Unis en tête.

L’ivresse de la vengeance

Faute de moyens humains supplémentaires, juge McChrystal, la coalition devra faire face à « un conflit plus long, plus de victimes, des coûts plus élevés et, au final, une érosion cruciale de soutien politique ».

 Huit années après son déclenchement – dans une certaine ivresse de vengeance post-11 septembre –, la guerre en Afghanistan est en passe de devenir aussi impopulaire auprès de l’opinion américaine que le conflit irakien. Pour preuve, les dernières enquêtes d’opinion indiquent que six Américains sur dix souhaitent que leurs troupes se retirent du pays.

Le salut passerait donc par un surge, c’est-à-dire un renforcement massif des forces, préalable à une « stabilisation ».

Voilà pour la vision américaine, calquée, en quelque sorte et grossièrement, sur le retour d’expérience tel qu’il a été établi par le général Petraeus, ancien chef de guerre en Irak, qui a revisité la stratégie de « guerre contre-insurrectionnel ».

 mardi 22 septembre

http://www.francesoir.fr/moyen-orient/2009/09/22/afghanistan-arm%C3%A9e.html


opinions publiques occidentales de plus en plus sceptiques.

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

Extrait

C'est une course contre la montre qui est engagée en Afghanistan, entre l'effort de guerre d'un côté, et des opinions publiques occidentales de plus en plus sceptiques.

La guerre n'est pas perdue, loin de là. Même si le chef d'État major des armées américaines, l'amiral Michael Mullen, juge que la situation est «sérieuse» et qu'elle «s'aggrave». Il a raison de sonner l'alarme et de ne pas tomber dans le piège de l'autosatisfaction. Son constat est vérifié dans les faits: l'insurrection redouble d'intensité.

Mais attention à ne pas trop noircir le tableau!

On comprend que les militaires veuillent préparer le terrain pour réclamer de nouveaux renforts.

Il ne faudrait pas qu'en chemin, ils découragent les opinions.

Celles-ci commencent à ne plus y croire.

Depuis peu, plus de 51% des Américains souhaitent que les troupes soient ramenées au pays. En Europe, en Grande-Bretagne surtout, l'opposition à la guerre se renforce. Évidemment, à chaque fois qu'un soldat est tué, le nombre de sceptiques et d'opposants s'accroît.

Les résistants le savent.

Le combat qu'ils mènent est autant politique que militaire.

Pour semer le doute, en Afghanistan et chez nous, ils poussent la coalition à la faute. Les bombardements aériens qui font des centaines et centaines de victimes civiles sont, pour eux, autant de succès de propagande. Ainsi en est-il de l'attaque de jeudi dernier contre un camion citerne capturé par les résistants.

L'état major de l'Otan à beau vouloir éviter ces travers, les bavures semblent être une caractéristique inévitable de la guerre. 

Puisque la bataille est politique, il est essentiel que le pouvoir pour lequel on se bat soit légitime, loyal et efficace. Voilà ce qui sera demandé, du prochain gouvernement afghan. 


3-6 Pierre Rousselin USA : le front anti-guerre en Afghanistan s'élargit.

L'opinion publique américaine est de plus en plus sceptique face à la guerre en Afghanistan.

Alors que le général McCrystal tente de justifier dans son rapport de nouveaux renforts, Barack Obama risque de se trouver confronté à une double opposition, sur sa gauche et sur sa droite.

Jusqu'à présent, l'aile gauche du parti démocrate était le plus en pointe dans la critique de l'engagement américain en Afghanistan.

Les républicains étaient pro-guerre.

C'est eux qui avaient entraîné les Etats-Unis dans la guerre en Irak et qui étaient à l'origine de l'agression en Afghanistan après le 11 septembre 2001.

Difficile, dans ces conditions de retourner sa veste et de se montrer pacifistes. Ils ont donc réservé leurs attaques, de plus en plus acérées, au plan de réforme de l'assurance médicale de Barack Obama.

Avec la remise du rapport du général Stanley McCrystal sur la situation en Afghanistan, cela est en train de changer et le front anti-guerre est en train de s'élargir.

Le commentateur conservateur George Will vient de se ranger du côté des opposants à la guerre en Afghanistan.

Il en appelle au Général de Gaulle pour lui faire dire que "parfois le génie consiste à savoir quand s'arrêter".

Pour ce homme influent dans les milieux de la droite républicaine, la stratégie du général McCrystal est irréaliste parce qu'en privilègiant la protection de la population civile elle requiert un niveau de troupes irréaliste. 

Dans le Washington Post, George Will préconise donc au contraire une réduction substantielle des troupes sur le terrain en Afghanistan: "l'Amérique ne devrait faire que ce qui peut être réalisé à distance, à savoir utiliser les renseignements, les drones, les missiles de croisière et des forces spéciales, peu nombreuses et efficaces, en se concentrant sur la frontière poreuse avec le Pakistan, pays qui importe vraiement".

 


3-7 En Afghanistan, l'Europe traîne les pieds face aux Etats-Unis.

Les Européens, que Washington presse d'augmenter leurs contingents militaires en Afghanistan, n'enverront aucun renfort substantiel sans être associés à un plan clair de formation des forces de sécurité locales, estiment les analystes et observateurs.

Lundi, le Washington Post a publié un extrait du rapport d'évaluation, toujours confidentiel, du commandant en chef des forces américaines et alliées en Afghanistan soulignant sans ambiguïté la nécessité d'envoyer des hommes supplémentaires et d'arrêter une nouvelle stratégie pour battre les résistants.

Cette fuite, authentifiée par le porte-parole du général Stanley McChrystal, ne précise pas le nombre de renforts jugés nécessaires et leurs missions. Mais selon des confidences de responsables américains, le patron de l'Isaf devrait demander environ 30.000 troupes de combat et instructeurs de plus.

Le général McChrystal, dont les recommandations très attendues devraient être connues dans les semaines à venir, commande aujourd'hui 100.000 hommes - pour les deux tiers américains - avec pour mission de reprendre le dessus dans un conflit qui remonte au lendemain des attentats du 11 septembre 2001.

"Des ressources insuffisantes ont toutes les chances de déboucher sur un échec", écrirait le général, spécialiste de la guerre contre-insurrectionnelle, dans son rapport. "Cependant, sans nouvelle stratégie, la mission ne devrait pas bénéficier de ressources (nouvelles)."

Une quarantaine de pays, allant de Singapour à l'Islande, ont envoyé des troupes en Afghanistan se battre sous la bannière de la Force internationale d'assistance à la sécurité. Le gros du contingent européen (21.000 au total) est constitué de Britanniques (9.000 soldats), d'Allemands (4.000), de Français (3.200), d'Italiens (3.100) et de Polonais.

Tous ces pays sont en première ligne pour être sollicités par les Américains et renforcer leur contingent sur le terrain.

Mais avec le retournement d'opinions publiques désormais farouchement hostiles à cette guerre, la multiplication des pertes humaines et le flou entourant la stratégie d'un conflit vieux de huit ans, obtenir des Européens des renforts de troupes combattantes ne sera pas une mission de tout repos.

"S'il s'agit de demander des soldats supplémentaires pour se battre, alors la bonne volonté a peu de chance d'être au rendez-vous", prédit le colonel Christopher Langton, de l'Institut international d'études stratégiques de Londres (IISS). "S'il s'agit de troupes supplémentaires pour assurer la formation des forces de sécurité afghanes, alors il existe à mes yeux une possibilité que des pays répondent présents."

Le contingent britannique est dans sa quasi-totalité déployé dans l'Helmand, province du sud de l'Afghanistan où les combats sont intenses. Londres a perdu 216 soldats depuis 2001, plus qu'en Irak.

Si l'état-major a manifesté son désir de voir de nouveaux renforts, le Premier ministre, Gordon Brown, rechigne à faire de nouvelles promesses, tout particulièrement si la stratégie reste floue et compte tenu des résultats incertains de l'élection présidentielle afghane du 20 août dernier.

Gordon Brown préfère insister sur le besoin d'"afghaniser" la guerre en formant l'armée et la gendarmerie locales pour assurer la tâche de maintien de l'ordre.

Cette position est largement partagée à Berlin et Paris. Les opinions publiques montrent aussi une hostilité croissante à cette guerre, qui a coûté la vie à 31 Français et 35 Allemands.

La France et l'Allemagne envisagent d'organiser une conférence internationale, début 2010, sur l'Afghanistan mettant l'accent sur "la formation des troupes" et une assistance régionale accrue venant de l'Inde, de la Russie, de la Chine et de pays de l'Asie centrale.

Quant à l'Italie, elle est toujours sous le choc de la mort, la semaine dernière, de six de ses parachutistes victimes d'une attaque kamikaze à Kaboul. Grosso modo, le pays reste néanmoins favorable à un engagement en Afghanistan, même si des doutes existent sur le rôle supposé de maintien de la paix de son contingent.

Même si les opinions européennes semblent généralement peu disposées à s'engager plus avant en Afghanistan, il n'existe toutefois pas à ce jour d'indice probant du retrait prochain d'un quelconque grand pays européen.

21/9

http://fr.news.yahoo.com/4/20090921/twl-afghanistan-renfo...


3-8 McChrystal avertit d'un échec sans augmentation de troupes

Le commandant des forces internationales en Afghanistan, le général américain Stanley McChrystal, prévient que sans augmentation des moyens militaires dans ce pays, la coalition risquait d'y subir "un échec", dans un document confidentiel révélé par des médias lundi.

"Echouer à reprendre l'initiative et à mettre un terme à l'actuelle offensive des résistants à court terme (dans les douze prochains mois) -- en attendant que les capacités de sécurité afghanes murissent -- risque de nous amener à une situation où il ne serait plus possible de vaincre les résistants", écrit le général McChrystal, dans ce document publié par le Washington Post.

Le rapport, qui se veut une évaluation stratégique du conflit afghan, a été présenté au secrétaire américain à la Defense Robert Gates le 30 août et est actuellement entre les mains de la Maison Blanche.

Dans ce document de 66 pages, que s'est également procuré le New York Times, le général américain note que la mission afghane a "manqué de ressources dès le départ" et "continue d'en manquer".

Il n'est pas apparemment fait état dans ce rapport de requête chiffrée.

Faute de moyens supplémentaires, la coalition risque "un conflit plus long, plus de victimes, des coûts plus élevés et, au final, une érosion cruciale de soutien politique. Chacun de ces risques (...), peut entraîner un échec probable de la mission", écrit le général McChrystal.

Le général est le plus haut gradé américain en Afghanistan où il dirige la Force internationale (Isaf) de l'Otan et les troupes américaines.

Le militaire dénonce aussi "la faiblesse des institutions afghanes", "une corruption rampante et des abus de pouvoir de responsables divers", ainsi "que nos propres erreurs (...) qui ont donné très peu de raisons aux Afghans de soutenir leur gouvernement".

Les forces internationales, dit-il encore, "ont agi d'une manière qui nous a éloignés - physiquement et psychologiquement - des gens que nous cherchons à protéger".

"Les résistants ne peuvent pas nous battre militairement (...) mais nous pouvons nous battre nous-mêmes", ajoute-t-il.

Obama est appelé à dire s'il dépêche encore davantage de troupes en Afghanistan, en plus des 21.000 qu'il a annoncés en début d'année et qui porteront à 68.000 les effectifs américains.

Il a cependant déclaré dimanche sur CNN que sa décision sur les renforts ne sera pas "dictée par la politique du moment" et promis de se montrer "sceptique" à l'égard des requêtes des généraux.

Les résistants, chassés du pouvoir fin 2001 par les forces internationales emmenées par les Etats-Unis, ont considérablement intensifié et étendu géographiquement leur insurrection depuis deux ans.

Selon le général McChyrstal, les résistants recrutent massivement dans les prisons.

Les prisons sont devenues "des sanctuaires et une base pour la conduite d'opérations meurtrières" contre le gouvernement afghan et les forces internationales, écrit-il en soulignant que les résistants "représentent plus de 2.500 des 14.500 détenus dans un système pénitentiaire afghan surpeuplé".

Après huit années de présence, les forces internationales peinent de plus en plus à endiguer l'insurrection des résistants, tandis que les opinions publiques occidentales s'inquiètent de l'engagement de leurs troupes.

Leurs pertes atteignent en outre des records depuis plusieurs mois.

21-09

 (AFP) -

http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/afp/090921/monde/usa_afghanistan_conflit_otan_4


3-9 Karzaï sort indemne d'une attaque des résistants.

Le président Karzaï est sorti indemne dimanche d'une attaque à la roquette des résistants contre un important défilé militaire à Kaboul, qui a fait trois morts, dont un enfant, et une dizaine de blessés, ont annoncé des sources officielles.

Le président Karzaï a été évacué "sain et sauf", a précisé un responsable au palais présidentiel.

Les résistants ont revendiqué l'attentat, niant avoir visé une cible en particulier.

Un chef de tribu et un parlementaire afghan qui a succombé à ses blessures et in garçon de 10 ans, sont morts dans l'attaque, selon le ministre de la Santé, Mohammad Amin Fatimie, et le ministère de la Défense.

Les membres du gouvernement, des ambassadeurs étrangers, un haut représentant de l'ONU et les responsables militaires, dont des officiers américains, qui assistaient au défilé, sont tous indemnes, selon les sources officielles.

Des tirs d'armes automatiques et des explosions ont retenti peu après que M. Karzaï et les dignitaires se sont installés dans la tribune pour la plus grande parade annuelle de l'armée afghane, qui rassemblait 3.000 soldats, des chars et des avions.

"Dès les premiers tirs, le président a été couvert par ses gardes du corps", a raconté à l'AFP le ministre de la Santé, qui se trouvait à quelques mètres. "Ils l'ont fait partir, j'ai vu des balles ricocher, de la fumée noire et je sentais l'odeur de la poudre."

Selon le ministre, une roquette "a atterri juste devant la tribune". L'attaque a duré une quinzaine de minutes, selon un journaliste de l'AFP sur place.

Hamid Karzaï a annoncé l'arrestation d'une partie des auteurs de l'attentat. "Les forces de sécurité afghanes les ont rapidement encerclés. Certains d'entre eux ont été capturés", a-t-il déclaré à la télévision.

Dans un communiqué, le président a assuré que "l'armée et la police maintiennent l'ordre" et que "la situation est sous contrôle".

L'attaque a été très vite revendiquée par les résistants qui ont dit avoir perdu trois de leurs combattants.

"Nous avons lancé des roquettes sur le défilé. Nous avions six des nôtres sur place et trois de nos hommes ont été tués", a déclaré à l'AFP un porte-parole des résistants, Zabihullah Mujahed.

Le but n'était pas, selon lui, d'assassiner le président Karzaï. "Nous ne visions pas quelqu'un en particulier. Nous voulions montrer au monde que nous pouvons attaquer partout où nous le voulons", a ajouté Zabihullah Mujahed.

M. Karzaï a échappé à au moins deux tentatives d'assassinat dont l'une en 2002 lorsqu'un garde avait ouvert le feu sur son véhicule à Kandahar (sud) et en 2004, quand un homme avait été arrêté avec une bombe qui lui était destinée..

27/9

http://www.ladepeche.fr/article/2008/04/27/450857-Afghanistan-Karzai-sort-indemne-d-une-attaque-des-résistants.html


3-10 Guantanamo : Les Brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

1 Trois détenus de Guantanamo envoyés en Irlande et au Yémen.

Les Etats-Unis ont annoncé samedi le transfert en Irlande de deux détenus de Guantanamo ainsi que le renvoi au Yémen, son pays d'origine, d'un troisième prisonnier, Alla Ali Bin Ali Ahmed.

L'identité des deux premiers détenus n'a pas été communiquée à la demande des autorités irlandaises, a déclaré le gouvernement américain.

Dublin avait précédemment indiqué qu'il était prêt à accueillir deux détenus ouzbeks.

Ces transferts visent à vider le camp pénitentiaire installé par l'administration de George W. Bush sur la base de l'armée américaine à Cuba, que Barack Obama s'est engagé à fermer d'ici quelques mois.

La prison de Guantanamo compte encore 223 détenus. Certains attendent leur transfert à l'étranger au gré d'accords conclus par Washington, d'autres pourraient comparaître devant des tribunaux américains, civils ou militaires.

Barack Obama avait promis que le camp de détention serait fermé à la mi-janvier 2010, mais de récents articles ont laissé entendre que le gouvernement fédéral ne réaliserait pas cet objectif dans les temps en raison de difficultés juridiques, politiques et diplomatiques.

27/9

http://fr.news.yahoo.com/4/20090927/twl-usa-guantanamo-transfert-38cfb6d.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

29/09/2009

n°288 - journal de l'Afghanistan- 07-09 au 29-09 -: Début :- Obama est "impuissant" à arrêter la guerre en Irak ou en Afghanistan

n°288 -  journal de l'Afghanistan- 07-09 au 29-09  -: Début :- Obama est "impuissant" à arrêter la guerre en Irak ou en Afghanistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan n° 288 - du 07-09 au 29-09

                C.De Broeder & M.Lemaire                         



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... i

·                     dem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

·                      

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes.


 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://www.blogs.dhnet.be/categories/International.html

http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part :

Jacques Baud: «Les Américains ne recherchent même plus Ben Laden»

Ben Laden : Obama est "impuissant" à arrêter la guerre en Irak ou en Afghanistan.

Omar assure que les troupes étrangères seront défaites.

Le mollah Omar, conseille aux forces de l'OTAN de réviser l'histoire de l'Afghanistan…

Afghanistan: seul un échantillon des bulletins litigieux sera recompté.

Les journalistes dépêchés en Afghanistan surveillés de près. 

Paroles & action du président...

L’Afghanistan au cœur des débats.

Barack Obama a des doutes sur le scrutin afghan.

Obama comprend la lassitude de l'opinion US sur l'Afghanistan.

1 Analyse & déclaration :

Résistance

Occupants:

2 Occupation de l'Afghanistan 

Suite

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 



Tiré à part :

Jacques Baud: «Les Américains ne recherchent même plus Ben Laden» 

Jacques Baud estime qu'en Afghanistan les Américains ont d'autres priorités que de mettre la main sur Ben Laden.

Ancien membre des services secrets suisses, auteur d'une «Encyclopédie des terrorismes», le colonel Jacques Baud révèle que la traque du leader d'Al-Qaida a cessé en juillet 2009

Cette année, Oussama ben Laden était en retard: il ne s'est manifesté que deux jours après l'anniversaire des attentats du 11 septembre 2001.

Contrairement aux années précédentes, son message de 11 minutes, diffusé sur le site As-Sahab, ne comportait pas de menaces contre l'Occident.

Pour le colonel Jacques Baud, auteur de «Djihad. L'asymétrie entre fanatisme et incompréhension» (*), le fondateur d'Al-Qaida ne joue plus qu'un rôle très marginal dans le terrorisme.
Comment expliquez-vous qu'en huit ans, les Américains n'aient jamais pu arrêter Ben Laden?
Ils n'ont jamais véritablement cherché à le capturer.

Après les attentats du 11 septembre, les Etats-Unis ont surtout voulu faire une démonstration de force contre les djihadistes en appuyant de manière démonstrative par des bombardements les troupes de l'Alliance du Nord contre les résistants, mais avec seulement quelques centaines d'hommes des forces spéciales qui pensaient pouvoir s'emparer relativement facilement de Ben Laden.

Malgré tout, les présidents Bush et Obama ont présenté et présentent la capture de Ben Laden comme leur priorité...
Ben Laden reste une figure symbolique dont l'arrestation marquerait certainement un succès populaire contre le terrorisme. Mais en réalité, on n'a jamais pu démontrer son implication effective dans le 11 septembre 2001,
et son rôle effectif dans le terrorisme islamiste reste vraisemblablement marginal.

On peut rappeler ici que les résistants ne sont pas classés parmi les organisations terroristes par les USA.

Donc, selon vous, on ne le recherche même pas?
Disons que ce n'est pas une priorité.

La cellule de la CIA spécialisée dans la traque de Ben Laden a été dissoute en 2006 et cet été, en juillet, le commandement d'Enduring Freedom en Afghanistan, qui a succédé à l'opération Infinite Justice, a décidé de ne plus se concentrer sur Oussama ben Laden, mais sur les djihadistes.

En Afghanistan, d'autres problèmes plus importants doivent être résolus.

Pensez-vous que les résistants peuvent revenir au pouvoir en Afghanistan?
L'avenir le dira! C'est probablement pour maintenir une porte ouverte qu'ils n'ont pas été désignés comme «terroristes».

(*) Jacques Baud, «Djihad. L'asymétrie entre fanatisme et incompréhension», Editions Lavauzelle, 175 pages.

19/9

http://www.lematin.ch/actu/suisse/americains-ne-recherchent-ben-laden-167955


Ben Laden : Obama est "impuissant" à arrêter la guerre en Irak ou en Afghanistan.

Deux jours après l'anniversaire des attentats du 11-Septembre, Oussama Ben Laden déclare dans une nouvelle cassette diffusée dimanche que le président américain est "impuissant" à arrêter la guerre en Irak ou en Afghanistan, d'après une transcription du message de l'organisation terroriste.

Une organisation spécialisée dans le suivi des mouvements terroristes, SITE Intelligence, a traduit la vidéo de 11 minutes montrant simplement une photo du chef d'Al-Qaïda tandis que défile son message audio.

Selon la traduction assurée par SITE-Intelligence, Ben Laden déclare intervenir pour rappeler aux Américains "les causes" qui ont conduit aux attentats du 11-Septembre, et en premier lieu, "votre soutien à vos alliés israéliens qui occupent notre terre de Palestine".

Le chef de la nébuleuse terroriste juge fallacieux l'argument selon lequel la guerre est nécessaire à la sécurité des Etats-Unis, estimant que la Maison Blanche ne fait que suivre la stratégie des anciens président George W. Bush et vice-président Dick Cheney pour "promouvoir la politique de la peur pour vendre les intérêts des grandes firmes".

Quand, poursuit Ben Laden, Barack Obama est devenu président et qu'il a conservé nombre des chefs militaires de son prédécesseur dont le secrétaire d'Etat à la Defense Robert Gates, "les gens sensés ont su qu'Obama était un homme impuissant qui ne sera pas capable de finir la guerre comme il l'a promis".

"Si vous terminez la guerre, soit. Mais si vous la poursuivez, nous en ferons de même et continuerons notre guerre d'usure contre vous par tous les moyens possibles".

AP

Sur le Net:

SITE Intelligence Group: https://www.siteintelgroup.com/

IntelCenter: http://www.intelcenter.com/

14/9

http://fr.news.yahoo.com/3/20090914/twl-usa-ben-laden-cassette-224d7fb_3.html


Omar assure que les troupes étrangères seront défaites. 
Le chef des résistants afghans, le mollah Omar, a assuré samedi que les troupes étrangères en Afghanistan allaient connaître prochainement une "défaite sans équivoque".

A quelques semaines du huitième anniversaire de l'invasion américaine, le chef militaire des résistants.

Omar, a décrit l'Afghanistan comme le tombeau des troupes "coloniales".

Dans cette déclaration il a évoqué les "pertes énormes et le moral en baisse" dans les rangs des quelque 100.000 combattants étrangers, confrontés à une recrudescence des attaques des résistants qui ont fait bien plus de 350 tués dans leurs rangs depuis janvier.

"Plus l'ennemi s'en remet à une augmentation de troupes, plus il sera confronté à une défaite sans équivoque", assure le mollah dans sa déclaration.

Dans sa déclaration, le mollah Omar considère qu'en maintenant leurs troupes en Afghanistan, les gouvernements occidentaux "ne feront que prolonger la crise actuelle, mais ne la résoudront jamais".

"Les envahisseurs devraient étudier l'histoire de l'Afghanistan depuis les temps de l'agression d'Alexandre jusqu'à aujourd'hui et en tirer les leçons", ajoute le mollah Omar, selon la version en anglais de sa déclaration.

Le mollah Omar qualifie de "corrompu" et "tyrannique" le gouvernement du président Hamid Karzaï, dont la victoire aux élections du 20 août, avec près de 55% des votes selon des résultats non définitifs, est controversée en raison d'irrégularités.

Les Afghans, poursuit le mollah Omar dans sa déclaration, doivent "éviter les coups de bluff" des Occidentaux.

"La corruption endémique dans le gouvernement fantoche, les détournements d'argent, le trafic de drogue, l'existence de réseaux maffieux, la tyrannie et la brutalité des seigneurs de la guerre (...) font partie des plans coloniaux", assure le mollah Omar.

"L'Occident n'a pas à mener cette guerre", a-t-il ajouté, prévenant que l'idée que ce conflit le protègera du terrorisme est une "outrance sans fondement".

19.09.09
Le Monde


Le mollah Omar, conseille aux forces de l'OTAN de réviser l'histoire de l'Afghanistan…

 Le chef des résistants, le mollah Omar, conseille aux forces de l'OTAN de réviser l'histoire de l'Afghanistan et des défaites infligées aux armées des "envahisseurs", dans un message publié samedi sur un site Internet islamiste.

"Nous aimerions souligner que nous avons combattu contre les envahisseurs britanniques pendant 80 ans, de 1839 à 1919 et obtenu en définitive l'indépendance en battant" le Royaume-Uni, explique le mollah Omar dans son message.

"Aujourd'hui, nous avons une forte détermination, un entraînement militaire, des armes efficaces. Nous sommes encore prêts pour une longue guerre et la situation régionale joue en notre faveur.

Dès lors, nous continuerons de livrer la guerre sainte jusqu'à notre indépendance et contraindre les envahisseurs au retrait", ajoute-t-il dans ce message non authentifié dans l'immédiat.

Il a cependant été mis en ligne sur un site web fréquemment utilisé par les résistants afghans & Pakistanais.

19 sep

 

Associated Press

 http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/capress/090919/monde/20090919_afghanistan_mollah_omar_2


Afghanistan: seul un échantillon des bulletins litigieux sera recompté.

La Commission des plaintes électorales, une instance soutenue par les Nations unies, a accepté que ne soit recompté qu'un échantillon des bulletins litigieux de l'élection présidentielle afghane, a-t-on appris lundi de source officielle.

Selon des résultats partiels, le président sortant Hamid Karzaï est crédité de 54,6% des suffrages lors du scrutin du 20 août. L'invalidation d'un nombre suffisant de voix pourrait le faire passer sous la barre des 50% et ainsi entraîner la tenue d'un second tour contre son principal adversaire, Abdullah Abdullah.

Le temps presse pour la tenue d'un second tour: l'hiver arrive tôt en Afghanistan et de nombreuses routes seront impraticables. Mais attendre le printemps pourrait entraîner un vide politique dans un pays déjà déstabilisé par les résistants.

La Commission des plaintes électorales a constaté des "preuves avérées de fraudes" et ordonné un nouveau décompte des voix dans environ 3.000 bureaux de vote. Selon les autorités afghanes, un recomptage de tous les bulletins pourrait prendre deux à trois mois.

Pour accélérer ce processus, la Commission des plaintes a accepté que seul un échantillon soit recompté, a expliqué son responsable, le Canadien Grant Kippen. Elle étudie avec la Commission électorale et des experts le nombre de bulletins qui devront être examinés.

"Nous gagnerons du temps" en examinant un échantillon plutôt que chaque bulletin de vote, a-t-il souligné. Grant Kippen a assuré que cette procédure permettrait de donner une image représentative du vote, la comparant aux sondages.

21/9

http://fr.news.yahoo.com/3/20090921/twl-afghanistan-elect...

Les journalistes dépêchés en Afghanistan surveillés de près.

Les correspondants de guerre couvrant les opérations des Forces canadiennes en Afghanistan comptent de nombreux lecteurs assidus, mais, parmi ces derniers, aucun ne leur est plus fidèle que le gouvernement canadien.

Des documents obtenus par La Presse canadienne permettent d'apprendre jusqu'à quel point les reporters en poste au terrain d'aviation de Kandahar sont surveillés par les officiers sur place. Les articles des journalistes sont ensuite envoyés à des responsables gouvernementaux à Ottawa.
Obtenus en vertu des dispositions de la Loi sur l'accès à l'information, les documents montrent que les questions posées par les journalistes, ce qu'ils écrivent et ce qui leur est dit font l'objet de notes que s'échangent des officiers à Kandahar, leurs commandants à Ottawa ainsi que des responsables civils en contact avec le premier ministre fédéral Stephen Harper.
Chris Waddell, professeur de journalisme à l'Université Carleton, à Ottawa, affirme que personne ne devrait s'étonner du fait que les reporters sont surveillés de près. Toutefois, l'ampleur de cette surveillance démontre l'importance qu'accorde le gouvernement conservateur aux informations en provenance d'Afghanistan. «Ils veulent contrôler les médias et veulent contrôler ce qui se passe et ce qui arrive de Kandahar. Ils ne veulent pas être pris par surprise lors de la période des questions», a déclaré M. Waddell. «Les médias ne réalisent peut-être pas à quel point ils sont surveillés», a-t-il ajouté.
Au moins six organismes reçoivent les notes d'information. Ils incluent le quartier général à Ottawa de la force opérationnelle déployée en Afghanistan, le ministère fédéral des Affaires étrangères, l'Agence canadienne de développement international (ACDI), le bureau militaire des opérations psychologiques, celui du vérificateur militaire ainsi que le Bureau du Conseil privé.
Les documents détaillent quelles informations les journalistes ont souhaité obtenir et quels sont les sujets sur lesquels ils travaillent.

14/9

http://www.ledevoir.com/2009/09/14/266904.html



Paroles & action du président...

L’Afghanistan au cœur des débats.

Barack Obama a des doutes sur le scrutin afghan.

Le président Obama a exprimé, dimanche 20 septembre, pour la première fois en public, ses doutes sur la présidentielle afghane.

L'élection "ne s'est pas déroulée aussi bien que je l'aurais espéré et le déroulement du scrutin dans certaines régions pose de graves questions (...). Des fraudes ont été signalées, cela ne fait pas de doute et semble plutôt grave", a dit M. Obama sur la chaîne NBC.

De son côté, le commandant des forces internationales en Afghanistan, le général McChrystal, a prévenu que sans moyens militaires accrus, la coalition risque "un échec", selon un texte révélé lundi dans le Washington Post. "Echouer à reprendre l'initiative et à arrêter l'offensive insurgée à court terme (dans les douze mois) - en attendant que les capacités de sécurité afghanes mûrissent - risque de nous amener à une situation où il ne serait plus possible de vaincre", écrit-il.

21/9

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/09/21/afghanistan-les-résistants-arrivent-dans-le-nord-les-humiliations-aussi_1243012_3216.html

 

Obama comprend la lassitude de l'opinion US sur l'Afghanistan.

Le président américain Barack Obama a dit comprendre, vendredi, la "lassitude" des Américains à propos de la guerre en Afghanistan et a promis de poser des questions "très dures" à ses conseillers sur l'envoi de troupes supplémentaires dans le pays.

"Ce n'est pas facile, et je m'attends à des questions très dures de la part de l'opinion publique", a déclaré Obama lors de sa conférence de presse de clôture du sommet du G20 à Pittsburgh. "C'est exactement ce que je fais, poser certaines questions très dures", a-t-il dit.

"Je comprends la lassitude de l'opinion à propos de cette guerre, étant donné qu'elle s'ajoute à la lassitude à propos de la guerre en Irak", a-t-il ajouté.

Le général Stanley McChrystal, commandant des forces américaines et alliées en Afghanistan, devrait soumettre dans les heures qui viennent au Pentagone une requête formelle pour obtenir des renforts l'année prochaine.

De sources proches du gouvernement et du Congrès, le chiffre d'au moins 30.000 soldats et instructeurs est couramment évoqué.

Cette semaine, une version déclassifiée d'un rapport confidentiel de McChrystal a été diffusée par le Washington Post. L'officier y disait craindre un échec de l'intervention en Afghanistan sans l'envoi de renforts.

Mais Barack Obama a souligné qu'il voulait d'abord déterminer la bonne stratégie avant d'envisager des troupes supplémentaires.

26/9

http://fr.news.yahoo.com/4/20090926/twl-usa-obama-afghanistan-41953f5.html 



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n°288 - journal de l'Afghanistan- 07-09 au 29-09 -: Suite :- Obama est "impuissant" à arrêter la guerre en Irak ou en Afghanistan.

n°288 -  journal de l'Afghanistan- 07-09 au 29-09  -: Suite  :- Obama est "impuissant" à arrêter la guerre en Irak ou en Afghanistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan n° 288 - du 07-09 au 29-09

                C.De Broeder & M.Lemaire                         



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans



2 Les forces en présence

Troupes d'occupation

USA

Petraeus souhaiterait redéployer certaines troupes…

L'armée américaine souhaiterait retirer des troupes de certaines zones reculées d'Afghanistan pour les redéployer vers des centres de population où les résistants représentent une menace plus élevée, a déclaré mercredi un haut responsable militaire américain.

Le général David Petraeus, à la tête du Commandement central américain chargé notamment de superviser le conflit afghan, a estimé que les forces internationales devaient être concentrées là où elles sont susceptibles d'avoir le plus d'impact dans le combat contre les résistants islamistes.

"Les deux tiers des attaques" menées par les résistants "ont lieu dans seulement 10% des districts", a souligné le général Petraeus lors d'une conférence de presse à Washington.

"Une des approches est donc évidemment de concentrer notre effort dans les zones où l'insurrection représente la plus grande menace pour la population", a-t-il expliqué, en montrant une diapositive représentant les lieux où sont concentrées les violences en Afghanistan, avec des "points chauds" dans le sud et l'est du pays.

Les commentaires du général Petraeus, qui avait planifié la stratégie contre-insurrectionnelle des Etats-Unis en Irak, font écho à ceux du commandant de la force internationale en Afghanistan (Isaf), le général Stanley McChrystal…

24/9

http://www.rtlinfo.be/info/monde/international/273686/afghanistan-l-armee-americaine-souhaiterait-redeployer-certaines-troupes

24-09

Dans un rapport censé rester confidentiel mais publié cette semaine, David Petraeus, demande que les troupes déployées en Afghanistan "se concentrent avant tout sur les zones fortement peuplées dont les résistants cherchent à obtenir ou ont déjà le contrôle".

Des experts civils ayant contribué au rapport du général McChrystal plaident également pour que des troupes déployées dans la région peu peuplée de l'Hindou Koush, dans le nord du pays, soient redéployées vers les villes et les villages, malgré les réticences de certains responsables afghans qui craignent que le terrain ne soit laissé aux résistants.

http://www.rtlinfo.be/info/monde/international/273686/afghanistan-l-armee-americaine-souhaiterait-redeployer-certaines-troupes


Otan-Isaf

08-09

Au total, 287 militaires belges assurent actuellement la garde de l'aéroport de la capitale afghane.

(belga  & AFP)


Belgique

L'OTAN veut plus de Belges en Afghanistan

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

La présence belge en Afghanistan n'est pas négligeable. Mais Yves Leterme s'attend à des demandes supplémentaires de la part de l'OTAN.

 Le ministre belge des Affaires étrangères, Yves Leterme, a confirmé mardi qu'il s'attendait à ce que l'OTAN adresse de nouvelles demandes à la Belgique afin de renforcer son effort en Afghanistan. "On s'attend à une demande de renforts", a-t-il indiqué en marge de la 64ème Assemblée générale de l'ONU, où l'Afghanistan figure en bonne place dans les discussions entre responsables politiques présents à New York.

M. Leterme avait déjà fait cette analyse vendredi en Conseil des ministres à Bruxelles, au lendemain d'une rencontre entre les principaux ministres belges et le nouveau secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen. Ce dernier avait salué le rôle joué par l'armée belge en Afghanistan, tout en réclamant à la Belgique, comme aux autres alliés, un effort accru pour encadrer les forces de sécurité afghanes.

La situation en Afghanistan a été évoquée mardi soir à New York lors du "dîner transatlantique" qui rassemble traditionnellement les ministres des Affaires étrangères des 28 pays de l'OTAN - dont la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton - et des 27 membres de l'Union européenne.

"Il faut poursuivre la stratégie en deux volets" prévoyant des efforts supplémentaires d'un point de vue militaire et de renforcer en parallèle l'aspect civil, en faveur de l'état de droit et du développement, a indiqué M. Leterme à quelques journalistes à l'issue de cette rencontre.

De nouvelles demandes militaires

Il a confirmé que la Belgique devait s'attendre à recevoir de nouvelles demandes de la part de l'OTAN, alors que le commandant des forces internationales en Afghanistan, le général américain Stanley McChrystal, prévient que sans augmentation des moyens militaires, la coalition risque d'y subir "un échec", selon un document confidentiel révélé lundi.

M. Leterme a toutefois rappelé que la Belgique faisait déjà un "effort considérable" en Afghanistan, avec plus de 500 hommes affectés à la force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), dirigée par l'OTAN. Leur présence a été confirmée jusque fin 2010 et l'armée belge se prépare à déployer une seconde équipe d'instructeurs chargée une unité de l'armée nationale afghane (ANA) - une "Operational Mentoring and Liaison Team (OMLT, Equipes opérationnelles de conseil et de liaison) dans le jargon de l'OTAN. "On pourrait renforcer les efforts civils, concernant la police et la justice", a ajouté le chef de la diplomatie belge.

Son collègue de la Coopération au développement, Charles Michel, également présent à New York, a pour sa part révélé que le Conseil des ministres avait décidé vendredi dernier d'entamer une concertation entre les trois départements les plus concernés (le sien, les Affaires étrangères et la Defense) afin de voir comment renforcer les efforts belges en Afghanistan.

Le gouvernement belge avait décidé début avril de porter à 24 millions d'euros pour deux ans (2009 et 2010) l'enveloppe de l'aide civile à l'Afghanistan, soit un doublement de l'effort antérieur. M. Michel a toutefois admis mardi soir que la difficulté était de concrétiser cette aide, "de transformer le chèque" en projets en raison de l'insécurité croissante sur le terrain. "On combat aussi les résistants en combattant la misère", a-t-il lancé.

Lutte contre la drogue

M. Michel a rappelé que la Belgique avait déjà financé des projets multilatéraux visant à lutter contre la culture de la drogue - florissante dans les zones contrôlées par l'insurrection résistantse. Mais il a évoqué la possibilité qu'une partie de l'aide transite aussi par le biais des Equipes provinciales de Reconstruction ("Provincial reconstruction Teams", PRT), en s'inspirant de l'exemple allemand.

L'Allemagne dirige notamment une de ces PRT à Kunduz (nord), à laquelle sont affectés une vingtaine de militaires belges. Les résistants, chassés du pouvoir fin 2001 par les forces internationales emmenées par les Etats-Unis, ont considérablement intensifié et étendu géographiquement leur insurrection depuis deux ans. Les troupes de la coalition anti-terroriste et l'ISAF peinent à endiguer cette rébellion, alors que les opinions publiques occidentales s'inquiètent de l'engagement de leurs troupes, dont les pertes atteignent des records ces derniers mois.

Bien qu'aucun militaire belge n'ait encore perdu la vie en Afghanistan, M. Leterme a insisté mardi sur la nécessité de mieux expliquer au Parlement et à l'opinion publique belge les raisons de cette présence en Asie centrale. "Afin d'éviter que l'Afghanistan ne redevienne un refuge pour le terrorisme (…) et pour lutter contre la production de drogue", a-t-il résumé.

23/9

http://www.rtlinfo.be/info/belgique/societe/273329/l-otan...


Canada

Le Premier ministre canadien s'en tient au projet de retrait d'Afghanistan

 Le Canada maintiendra son programme de retrait de l'Afghanistan, bien que les Etats-Unis y prônent un renforcement de la présence militaire, a annoncé lundi le Premier ministre canadien Stephen Harper.
"Lors de ma visite aux Etats-Unis la semaine dernière, j'ai été très clair sur le fait que le Canada maintiendrait son projet (de retrait)", a déclaré M. Harper lors d'une conférence de presse tenue à Guelph, en Ontario.
"En 2011, notre présence en Afghanistan aura été aussi longue que la mobilisation de nos troupes dans les deux guerres mondiales", a indiqué M. Harper, ajoutant : "Je pense que pendant toute cette période, nous avons pu observer certains résultats du gouvernement afghan étant donné qu'il en va de leur propre sécurité".
Dans un rapport rendu public dimanche, le général américain Stanley McChrystal, commandant des forces américaines et des forces de l'OTAN en Afghanistan, a indiqué que l'Alliance transatlantique doit changer sa stratégie en Afghanistan et renforcer ses ressources pour les combats et éviter la défaite.
Si les Etats-Unis et leurs alliés ne reprennent pas l'initiative et ne mettent pas un terme à l'actuelle offensive des résistants dans les 12 prochains mois, "l'OTAN risque de se trouver dans une situation où il ne sera plus possible de vaincre la résistance".
Le général McChrystal a averti que des ressources insuffisantes pourraient causer un conflit plus long et des pertes plus importantes ainsi qu'une perte de soutien au sein de l'Afghanistan et des pays membres de l'OTAN.
Au cours de sa visite la semaine dernière à Washington, M. Harper a affirmé que son pays maintenait sa position selon laquelle le gouvernement et l'armée afghans doivent se charger progressivement de la sécurtié dans leur pays.
Tous les alliés de l'OTAN doivent savoir qu'ils travaillent pour cet objectif et que la mission en Afghanistan ne réussira pas sans une participation efficace des Afghans, a-t-il souligné lors d'une conférence de presse conjointe tenue avec le président américain Barack Obama.
Le Parlement canadien a approuvé une loi en 2008 selon laquelle les 2.500 soldats canadiens seront rapatriés avant début 2011.

Source: xinhua

22/9

http://french.people.com.cn/International/6764253.html

 

http://fr.news.yahoo.com/3/20090915/twl-canada-afghanistan-obama-fcd69a8_2.html


Danemark

19-09

Le Danemark compte actuellement environ 700 hommes sur le terrain, la plupart dans la province de Helmand, l'une des plus dangereuses du pays.

AP


France

24-09

Selon les données de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), 3160 militaires français se trouvent actuellement en Afghanistan.

fr.rian.ru/world


Grande Bretagne

16-09

Environ 9.000 soldats britanniques sont présents en Afghanistan, un engagement qui est de plus en plus impopulaire au Royaume-Uni.

16/9

http://www.lemonde.fr/

Londres prévoit d'envoyer entre 1000 et 1.500 soldats supplémentaires

Selon le Times, le ministère de la Defense britannique se préparerait à l'envoi d'un millier de soldats supplémentaires en Afghanistan pour répondre aux préconisations du général Stanley McChrystal, commandant des forces alliées dans le pays. Le chiffre d'un renfort de 1.500 soldats est avancé par certaines sources au ministère.

Le contingent britannique sur le théâtre afghan compte actuellement 9.000 soldats.

Le quotidien précise que Londres et Washington coopèrent étroitement sur ce dossier, et parle d'un "plan chorégraphié" entre le Pentagone et le ministère de la Defense d'outre-Manche.

23/9

http://www.theatrum-belli.com/archive/2009/09/22/afghanistan-londres-prevoirait-d-envoyer-entre-1000-et-1-500.html


Nouvelle-Zélande

Les troupes du Spécial Air Service néo-zélandais sont arrivées en Afghanistan

Un contingent de 71 membres du Special Air Service néo-zélandais est arrivé en Afghanistan, a annoncé le Premier ministre John Key lundi.
La Nouvelle-Zélande va fournir trois rotations de troupes SAS durant les 18 mois à venir.
M. Key a décrit ce déploiement comme une mission dangereuse, et a avoué lors d'une conférence de presse qu'il ne pouvait pas exclure que des hommes soient blessés.
Les troupes sont sous le contrôle du commandant de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) en Afghanistan dirigée par l'OTAN, pourtant, le commandement général est conservé au chef de la Force de Defense Néo-zélandaise, par l'intermédiaire d'un commandant SAS sur place.
Environ 140 membres de la Force de Defense Néo-zélandaise constituent une équipe de reconstruction de la province de Bamyan, que le gouvernement a l'intention de terminer graduellement.
C'est le quatrième déploiement de SAS en Afghanistan, le précédent ayant eu lieu en 2005, sous l'administration travailliste.
M. Key a annoncé cette arrivée juste avant son départ pour New York, où il devrait rencontrer le président américain Barack Obama brièvement.
Les Etats-Unis ayant demandé que le SAS soit envoyé à nouveau en Afghanistan, M. Key a démenti que son annonce de lundi ait été destinée à coïncider avec son .
22/9

Source: xinhua

http://french.people.com.cn/International/6763762.html



3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Karzai

Le président Hamid Karzaï, qui a ordonné une enquête gouvernementale, évoquait lundi dans le quotidien français Le Figaro "plus de 90 morts", dénonçant une "erreur de jugement".

La nouvelle a suscité l'émotion dans les capitales occidentales, dont plusieurs dirigeants - France, Italie, Luxembourg notamment - ont ouvertement critiqué la frappe aérienne,

(AFP /

 08 septembre)

http://www.romandie.com/ats/news/090908102841.akhpaox5.asp


Confection d'un président

 Karzaï en tête dans 60% des bureaux de vote

 Le chef de l'Etat sortant Hamid Karzaï restait en tête mercredi de l'élection présidentielle en Afghanistan, suivi par son principal adversaire Abdullah Abdullah, selon de nouveaux résultats partiels portant sur un peu plus de 60% des bureaux de vote.

Ces chiffres, annoncés au compte-gouttes depuis le 25 août par la Commission électorale indépendante (IEC), ne livrent qu'une tendance car ils ne portent que sur 60,34% des bureaux de vote répartis dans tout le pays, soit 3.885.338 bulletins dépouillés.

Les prochains résultats sont attendus samedi. La Commission n'a pas voulu préciser s'ils porteront déjà, ou non, sur la totalité des bureaux de vote.

Mais dans tous les cas, les résultats définitifs et officiels ne seront pas rendus publics avant le 17 septembre, au terme des enquêtes sur les plaintes pour irrégularités et fraudes.

Selon les chiffres de mercredi soir, M. Karzaï, donné favori du scrutin, rassemblait 47,3% des suffrages déclarés valides, contre 32,6% pour l'ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah.

Ces résultats restent à peu près stables par rapport aux pourcentages annoncés lundi par l'IEC, qui portaient sur un peu moins de 48% des bureaux.

Depuis le lendemain de la présidentielle du 20 août, le camp de M. Karzaï clame sa victoire au premier tour, tandis que M. Abdullah dit être en tête et accuse la partie adverse de fraudes à grande échelle.

M. Abdullah a exclu hier tout accord de partage de pouvoir avec M. Karzaï.

Pour l'emporter au premier tour, un candidat doit rassembler au moins 50% des suffrages plus une voix. Dans le cas contraire, un second tour sera organisé, sans doute en octobre.

En troisième position, le candidat indépendant Ramazan Bashardost, champion de la lutte contre la corruption, obtenait mercredi soir 11,6% des voix, suivi par l'ancien ministre des Finances Ashraf Ghani à 2,4%.

Sur 3.689.715 bulletins de vote déclarés valides, M. Karzaï en a recueilli 1.744.428, M. Abdullah 1.201.838, M. Bashardost 426.331 et M. Ghani 88.835.

L'IEC n'a pas fourni de chiffre de participation électorale.

Les violences et intimidations des résistants, conjuguées à la désillusion de la population envers sa classe politique, font craindre une forte abstention, estimée entre 30 et 35% par des sources diplomatiques occidentales.

Pour devenir définitifs, les résultats annoncés par l'IEC devront être avalisés au terme des enquêtes de la Commission des plaintes électorales (ECC) sur les plaintes déposées pour des fraudes ou des irrégularités.

Elle en avait reçu lundi 2.564, depuis le début de la campagne mi-juin, dont 2.097 depuis le scrutin du 20 août.

Parmi elles, "nous avons classé 691 plaintes en priorité A", a indiqué le porte-parole de l'ECC, Ahmad Muslim Khoram.

La priorité A concerne des fraudes présumées pouvant potentiellement changer le résultat final et devant donc être examinées de manière approfondie avant que l'ECC ne puisse certifier les résultats finaux.

Les résultats définitifs certifiés sont attendus entre le 17 et le 21 septembre.

En pleine flambée des attaques des insurgés, et alors que les forces internationales révisent leur stratégie militaire face à une situation qu'elles jugent "grave", l'Afghanistan avait organisé le 20 août la deuxième élection présidentielle de son histoire, en même temps que des élections provinciales.

De nombreux observateurs afghans et étrangers ont fait état d'irrégularités, à plus ou moins grande échelle selon les sources.

 02 septembre

http://www.romandie.com/infos/News2/090902141436.sohb1bws...

17-09

 Les fraudes apparemment massives retardent les résultats de la présidentielle du 20 août et embarrassent les Occidentaux.

Selon les experts, ils sont tiraillés entre la nécessité de conserver une certaine crédibilité et légitimité au sortant Hamid Karzaï --qu'ils ont installé au pouvoir il y a huit ans et qui est largement en tête des suffrages du 20 août--, et les difficultés qu'engendrerait l'organisation d'un second tour face à des résistants revigorés, qui ont juré de perturber le processus électoral.

Car les opinions publiques de la quarantaine de pays engagés dans la force de l'Otan, Etats-Unis en tête, sont de plus en plus rétives à l'engagement de leurs soldats dans le bourbier afghan et 2009 est déjà de très loin l'année la plus meurtrière pour les troupes étrangères.

http://www.rtlinfo.be/info/monde/international

17-09

Mercredi, la Commission électorale lui a donné la majorité absolue des suffrages avec 54,6%,, devançant largement son principal rival Abdullah Abdullah (27,8%).

Mais il ne peut être proclamé officiellement réélu qu'au terme des enquêtes sur des centaines de milliers de bulletins frauduleux qui, si une part importante sont invalidés, pourraient le pousser à un second tour.

Mercredi, les observateurs de l'Union européenne ont assuré qu'environ 1,5 million de bulletins étaient "suspects", soit près d'un sur quatre, la grande majorité en faveur de M. Karzaï. L'UE a également promis de ne pas "se faire la complice d'une tentative de fraudes massive".

"Il faut que les enquêtes soient équitables et sans ingérence", a rétorqué M. Karzaï, une vingtaine de minutes avant que l'explosion ne secoue Kaboul.

17/9

http://www.rtlinfo.be/info/monde/international

 

Afghanistan: de faux bureaux de vote pour Karzaï

Faux bureaux votant en masse pour le président sortant, vrais bureaux sous contrôle: la fraude en faveur de Karzaï serait massive.

Des partisans du président Hamid Karzaï ont enregistré avant l'élection présidentielle du 20 août des centaines de bureaux de vote fictifs où ont été ensuite comptabilisés des centaines ou des milliers de bulletins en sa faveur, a indiqué dimanche The New York Times.

Selon le quotidien qui cite des fonctionnaires afghans et occidentaux non identifiés, il y a eu au moins 800 de ces faux bureaux de vote qui n'ont existé que sur le papier.

Des employés locaux ont indiqué que des centaines, voire des milliers, de votes en faveur de Karzaï ont été comptabilisés dans chacun de ces bureaux fictifs, ajoute-t-il.

"Nous pensons qu'environ 15% des bureaux de vote n'ont jamais ouvert le jour de l'élection", indique un diplomate occidental cité par le quotidien. "Mais des milliers de bulletins y ont été annoncé en faveur de Karzaï", ajoute-t-il.

Des partisans de Karzaï ont également pris le contrôle d'environ 800 bureaux de vote réels pour enregistrer frauduleusement des dizaines de milliers de suffrages en faveur du président, ajoute The Times.

Le résultat est que dans certaines provinces les votes en faveur de Karzaï pourraient atteindre dix fois le nombre de ceux qui ont réellement voté, indique-t-il.

La Commission électorale indépendante (IEC) a annoncé dimanche que Karzaï restait en tête de l'élection avec 48,6% des votes, d'après des résultats portant sur 74,2% des bureaux de vote.

Son porte-parole Noor Mohammad Noor a également indiqué que "l'intégralité des votes émis dans 447 bureaux de vote", sur 25.450 ouverts le jour du vote, "ont été déclarés nuls à cause de fraudes". "Cela pourrait concerner autour de 200.000 votes", a-t-il précisé

http://www.liberation.fr/monde/0101589252-afghanistan-de-faux-bureaux-de-vote-pour-karzai?xtor=EPR-450206

 

Seul un échantillon des bulletins litigieux sera recompté. 

La Commission des plaintes électorales, une instance soutenue par les Nations unies, a accepté que ne soit recompté qu'un échantillon des bulletins litigieux de l'élection présidentielle afghane, a-t-on appris lundi de source officielle.

Selon des résultats partiels, le président sortant Hamid Karzaï est crédité de 54,6% des suffrages lors du scrutin du 20 août. L'invalidation d'un nombre suffisant de voix pourrait le faire passer sous la barre des 50% et ainsi entraîner la tenue d'un second tour contre son principal adversaire, Abdullah Abdullah.

Le temps presse pour la tenue d'un second tour: l'hiver arrive tôt en Afghanistan et de nombreuses routes seront impraticables. Mais attendre le printemps pourrait entraîner un vide politique dans un pays déjà déstabilisé par les résistants.

La Commission des plaintes électorales a constaté des "preuves avérées de fraudes" et ordonné un nouveau décompte des voix dans environ 3.000 bureaux de vote. Selon les autorités afghanes, un recomptage de tous les bulletins pourrait prendre deux à trois mois.

Pour accélérer ce processus, la Commission des plaintes a accepté que seul un échantillon soit recompté, a expliqué son responsable, le Canadien Grant Kippen. Elle étudie avec la Commission électorale et des experts le nombre de bulletins qui devront être examinés.

"Nous gagnerons du temps" en examinant un échantillon plutôt que chaque bulletin de vote, a-t-il souligné. Grant Kippen a assuré que cette procédure permettrait de donner une image représentative du vote, la comparant aux sondages.

21/9

http://fr.news.yahoo.com/3/20090921/twl-afghanistan-elect...

 

Quoi qu’il en soit, la confirmation de la réélection de Karzai semble acquise.

Les Etats-Unis n’auront même pas pu imposer au président sortant un second tour. Tout juste pourrait-il être contraint à composer avec sa virulente opposition et concéder à Abdullah Abdullah un poste ministériel de choix. 


Sur le terrain

27-09

Le ministre afghan de l'Energie et de l'Eau, Ismaïl Khan, a échappé dimanche à l'explosion d'une bombe qui a fait au moins trois morts à Herat, dans l'ouest de l'Afghanistan, déclarent des responsables.

Les taliban ont revendiqué cette attaque qui visait l'un de leurs plus farouches adversaires. Ismaïl Khan est membre de l'Alliance du Nord dont les forces avaient aidé l'armée américaine à renverser le régime taliban en 2001.

"La cible était Ismaïl Khan", a déclaré à Reuters par téléphone Zabihullah Mujahid, un porte-parole des taliban.

27/9

http://fr.news.yahoo.com/4/20090927/twl-afghanistan-explo...


Prisons, exactions & torture

Les prisons afghanes, un sanctuaire pour les résistants, selon Mc Christal...

Les prisons afghanes sont devenues un sanctuaire et un vivier de nouvelles recrues pour les résistants, constate le général Stanley McChrystal dans son rapport confidentiel sur l'Afghanistan.

Le chef des forces des Etats-Unis et de l'Otan dans le pays estime que les quelque 2.500 résistants détenus en Afghanistan alimentent une radicalisation des autres prisonniers - au nombre d'environ 12.000 - et utilisent les centres de détention pour planifier leurs attaques.

"Les dirigeants des résistants et d'Al Qaïda coordonnent et planifient patiemment, indifférents aux interventions du personnel pénitentiaire ou des militaires", écrit McChrystal dans ce rapport dont une version déclassifiée a été mise en ligne lundi sur le site du Washington Post.

Le général américain critique également la gestion des prisons, en particulier celle de Bagram, située sur la base aérienne de l'armée américaine au nord de Kaboul, où les détenus ont moins de droits que ceux du camp de Guantanamo.

Quelque 600 prisonniers sont enfermés à Bagram, la plupart sans aucune charge.

"Les opérations de détention américaines sont considérées par les Afghans comme secrètes et privées de jugement en bonne et due forme", note McChrystal. "En conséquence, des centaines d'individus y sont détenus sans aucune charge ou sans savoir ce qui les attend."

Cela aboutit à une radicalisation des détenus "bien au-delà des convictions qu'ils avaient avant leur capture".

Le général estime que les forces américaines doivent viser, à long terme, à cesser ces activités de détention et à les transférer aux autorités afghanes.

21/9

http://fr.news.yahoo.com/4/20090921/twl-usa-afghanistan-r...



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

n°288 - journal de l'Afghanistan- 07-09 au 29-09 -: Fin :- Obama est "impuissant" à arrêter la guerre en Irak et en Afghanistan.

n°288 -  journal de l'Afghanistan- 07-09 au 29-09  -: Fin   :- Obama est "impuissant" à arrêter la guerre en Irak et en Afghanistan.



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Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

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Sommaire.

3 Politique

2) occupants 



b) Les occupants 

1) Usa

Obama

Obama appelle à ne pas faiblir face à la menace 'Al Qaïda'.

Extrait

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

 

Le président Barack Obama s'est employé à rallier les Américains derrière la guerre en Afghanistan à l'occasion du huitième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington."Réaffirmons notre détermination face à ceux qui ont perpétré ces actes et ce complot barbares contre nous", a-t-il dit au cours d'une cérémonie en présence de 500 personnes, au Pentagone, l'un des lieux touchés par les avions de ligne détournés voici huit ans.

"Pour ce qui est de pourchasser Al Qaïda et ses alliés extrémistes, nous ne baisserons jamais la garde", a-t-il dit, avant de déposer une gerbe au monument aux victimes de l'attentat contre le Pentagone.

Cette année, la situation demeure particulièrement préoccupante en Afghanistan, que les Américains avaient envahi à la suite des attentats du 11-Septembre afin de faire tomber le régime des Talibans

et détruire les camps d'entraînement d'Al Qaïda.

L'opinion américaine soutient de moins en moins ce conflit que le président d'alors, ( Bush,) avait lancé dans le cadre d'une "guerre contre le terrorisme" plus large.

Barack Obama, qui a ordonné l'envoi de 21.000 soldats américains en renfort en Afghanistan, cherche à relancer le soutien pour une guerre de plus en plus difficile pour les troupes des Etats-Unis et de leurs alliés de l'Otan.

Le numéro un d'Al Qaïda, Oussama Ben Laden, n'a jamais été retrouvé, et les autorités américaines pensent qu'il se cache dans les régions tribales du Pakistan, limitrophes de l'Afghanistan.

Les combats sont en recrudescence en Afghanistan face à la vive résistance des résistants, et 44 soldats américains, un nombre record pour un mois, ont péri en juillet dans ce pays.

 Ross Colvin

11 septembre, 19h46

Version française Eric Faye

http://fr.news.yahoo.com/4/20090911/tts-usa-obama-11-septembre-ca02f96_1.html

 

Pas de décision "imminente" sur l'envoi éventuel de nouveaux renforts en Afghanistan.

Barack Obama a déclaré mercredi qu'il ne fallait pas s'attendre à une décision "imminente" concernant l'éventuel envoi de nouveaux renforts.

M. Obama, a souligné sa "détermination à faire les choses correctement", promettant d'associer militaires, civils et diplomates dans le processus de délibération.

La guerre en Afghanistan met mal à l'aise les sénateurs démocrates: plusieurs d'entre eux, dont le président de la commission des Forces armées Carl Levin, ont clairement exprimé leur réticence à y envoyer de nouvelles troupes.

Barack Obama a pris connaissance d'une nouvelle évaluation -pessimiste- de la situation militaire en Afghanistan et selon divers responsables à Washington, la Maison Blanche pourrait demander à cette occasion de nouveaux renforts.

Il n'y a rien d'"imminent", a noté mercredi Barack Obama. Face à l'enlisement en Afghanistan où les attaques des résistants se multiplient, le président américain a déjà annoncé l'envoi de 21.000 soldats supplémentaires d'ici la fin de l'année.

L'armée américaine compte actuellement 62.000 soldats en Afghanistan, et enregistre des pertes importantes: 51 soldats tués en août, officiellement le mois le plus meurtrier pour les GIs dans le pays depuis le début du conflit il y a huit ans.

De nombreux parlementaires démocrates en sont conscients. Il faut désormais renforcer l'entraînement et l'équipement des forces afghanes pour qu'elles puissent prendre en charge elles-mêmes la sécurité du pays, plaident-ils.

"Il y a de nombreux moyens d'accélérer les effectifs et les capacités de l'armée et de la police afghane. Ils sont fortement motivés. Je pense que nous devons poursuivre dans cette voie (...) avant d'envisager un nouvel accroissement des forces de combat au-delà de ce qui a déjà a été prévu pour les mois à venir", a souligné récemment M. Levin, en faisant état d'un consensus grandissant sur ce dossier.

Son collègue Jack Reed, également membre de la commission des Forces armées, l'approuve. Les Etats-Unis, estime-t-il, doivent bâtir une armée afghane efficace, fournir un plus grand soutien économique et politique au pays.

Ces prises de position font suite aux déclarations du ministre Gates, qui pour la première fois laissé entendre début septembre qu'il pourrait demander l'envoi de renforts en Afghanistan. Les efforts déjà consentis "commencent seulement" à prendre effet et il faut leur donner une chance de réussite, a-t-il expliqué.

AP

16-09

  http://fr.news.yahoo.com/3/20090916/twl-usa-afghanistan-obama-224d7fb_2.html  

Obama veut un nouveau plan en Afghanistan avant des renforts.

Obama a déclaré qu'il avait l'intention de mettre au point(…)  une nouvelle stratégie en Afghanistan avec de décider si les Etats-Unis devaient y dépêcher de nouveaux renforts.

Le commandant en chef des forces américaines et de l'Otan en Afghanistan, le général McChrystal, s'apprête à réclamer des forces supplémentaires contre les résistants, dont les attaques se sont intensifiées après huit ans de guerre.

L'officier a achevé son rapport, dont on s'attend qu'il se prononce sur l'envoi de 3.000 militaires de plus, à la fois des troupes de combat et des formateurs pour l'armée afghane, mais il ne l'a pas encore envoyé à Washington.

Le secrétaire américain à la Defense Gates a déclaré que le Pentagone oeuvrait de concert avec McChrystal pour établir les besoins indispensables à l'US Army.

Dans des interviews accordées vendredi aux émissions "This Week" sur ABC, "Face the Nation" sur CBS, "State of Union" sur CNN, et diffusées dimanche, le chef de la Maison blanche s'est vu demander quand il déciderait d'envoyer ou non de nouvelles troupes en Afghanistan.

Il a répondu ne pas avoir encore reçu de requête en ce sens et qu'il travaillait encore sur une stratégie adéquate pour empêcher Al Qaïda d'attaquer une nouvelle fois les Etats-Unis.

"AGIR RAPIDEMENT", DEMANDE McCAIN

"Je veux juste m'assurer que chacun comprenne que l'on ne prend pas de décision sur les ressources avant d'avoir une stratégie toute prête", a déclaré le président américain à ses interlocuteurs d'ABC.

Il a jugé important pour lui de faire preuve de scepticisme à chaque fois qu'il envoie un Américain en uniforme dans une zone dangereuse, a-t-il expliqué par ailleurs à NBC.

"Je suis celui qui doit rendre des comptes à ses parents s'il ne rentre pas à la maison. De ce fait, je dois me poser certaines questions difficiles chaque fois que je dépêche des soldats quelque part."

Tout en se défendant d'avoir un calendrier de retrait des forces américaines d'Afghanistan, Barack Obama a ajouté: "Je ne suis certainement pas quelqu'un qui croit en l'occupation illimitée d'autres pays."

Ses adversaires au Congrès, dont son rival républicain à la présidentielle de novembre dernier, John McCain, poussent le président à approuver immédiatement l'envoi de renforts en Afghanistan.

"Si on lui recommande de changer les choses en Afghanistan, où de jeunes Américains meurent tous les jours, pourquoi faudrait-il encore attendre pour qu'il se décide à suivre ou à ne pas suivre une telle recommandation ?", s'est interrogé le sénateur, le doyen des membres de la commission forces armées du Sénat.

Steve Holland,

20-09

Version française Marc Delteil

http://fr.news.yahoo.com/4/20090920/twl-afghanistan-obama-38cfb6d_1.html

 

Obama exprime de sérieux doutes sur la présidentielle afghane -

Le président américain Barack Obama a exprimé dimanche pour la première fois publiquement de sérieux doutes sur la régularité de la présidentielle afghane, une affaire qui lui complique encore la tâche à l'approche de grandes décisions sur l'envoi de renforts.

Malgré la difficulté supplémentaire causée par l'imbroglio électoral, M. Obama a aussi dit qu'il ne laisserait pas des considérations de politique intérieure influencer sa décision d'envoyer ou non davantage de soldats en Afghanistan.

La consultation "ne s'est pas déroulée aussi bien que je l'aurais espéré et le déroulement du scrutin dans certaines régions du pays pose de graves questions", a déclaré M. Obama sur NBC, l'une des cinq chaînes sur lesquelles il est apparu dimanche pour mener une grande offensive en faveur de la réforme du système de santé, sa grande priorité intérieure du moment.

"Des fraudes ont été signalées, cela ne fait pas de doute et cela semble plutôt grave à première vue", a-t-il observé sur CNN.

Le soupçon pesant sur la validité d'une grande partie des votes de la présidentielle du mois d'août, l'incertitude sur la nécessité d'un second tour et le tort causé à la légitimité du sortant Hamid Karzaï s'il devait être proclamé vainqueur compliquent les affaires de M. Obama au moment où il soumet la stratégie américaine à un réexamen.

M. Obama a fait de l'Afghanistan une de ses grandes priorités internationales. Avec l'intensification des combats, il est appelé à dire s'il dépêche encore davantage d'hommes en Afghanistan, en plus des 21.000 qu'il a annoncés en début d'année et qui porteront à 68.000 les effectifs américains.

Or l'opposition à la guerre va grandissant aux Etats-Unis, jusque dans les rangs des amis démocrates de M. Obama.

Mais sa décision sur les renforts ne sera pas "dictée par la politique du moment", a-t-il assuré sur CNN. Il a promis de se montrer "sceptique" à l'égard des requêtes des généraux au moment de trancher.

Il a éludé la question d'un calendrier de retrait qui, dans l'opinion américaine, commence à se poser pour l'Afghanistan comme elle s'était posée pour son prédécesseur George W. Bush à propos de l'Irak.

Dans cette série d'entretiens qui l'ont conduit à parler aussi bien du racisme que de l'actualité internationale, M. Obama s'est aussi exprimé sur la santé du numéro un nord-coréen, objet de spéculations diplomatiques.

M. Obama a fait référence à la récente rencontre que l'ancien président Bill Clinton a eue avec Kim Jong-il quand il s'est rendu en août en Corée du Nord pour obtenir la libération de deux journalistes.

"Je crois que l'impression du président Clinton, c'est qu'il est plutôt en bonne santé et qu'il contrôle la situation. Le savoir est important parce que nous n'avons pas beaucoup de contacts avec les Nord-Coréens", a dit M. Obama à CNN.

Il a réfuté que l'attitude "paranoïaque" de la Russie devant le projet antimissile américain pour l'Europe ait été pour quelque chose dans sa décision récente d'abandonner ce plan pour un autre.

Il a par ailleurs prévenu que le chômage aux Etats-Unis devrait encore empirer au cours des deux ou trois prochains mois. Il a refusé de dire si la récession était terminée, mais a assuré voir les signes d'une reprise.

M. Obama se prêtait à une offensive peut-être sans précédent de la part d'un président américain en apparaissant dans les émissions dominicales de cinq grandes chaînes. Il entendait défendre son projet très controversé de réforme de la santé avant que ses activités internationales ne l'accaparent au cours de la semaine.

dimanche 20 sep, 11 h 47

 (AFP) -

http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/afp/090920/monde/usa_afghanistan_conflit_cor__enord_politique_m__dias_1


Occupation de l'Afghanistan

Les Etats-Unis soupçonnent des Iraniens d'aider les résistants.

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

 

Les Etats-Unis pensent que les Gardiens de la Révolution iranien fournissent un entraînement et des armes aux résistants afghans pour les aider à combattre les forces occidentales, ont affirmé lundi des agents du contre-terrorisme américain.

Le rôle présumé joué dans l'aide aux résistants par la force Qods, unité d'élite des Gardiens de la Révolution, et l'implication des dirigeants iraniens dans cette aide ont fait l'objet de débats animés au Pentagone et au sein des services de renseignement américains.

Dans une note confidentielle, le général Stanly McChrystal, commandant des forces américaines et de l'Otan en Afghanistan, estime que l'aide militaire iranienne ne constitue pas une menace immédiate pour les forces occidentales mais qu'elle pourrait le devenir.

La CIA et d'autres agences ont étoffé leur présence en Afghanistan et déployé davantage d'agents pour répondre à une demande accrue de renseignements sur les résistants et d'autres menaces, a déclaré un responsable américain du renseignement.

Il y a deux ans, l'administration Bush avait accusé les Gardiens de la Révolution de disséminer des armes de destruction massive et elle avait imposé des sanctions à la force Qods. Elle avait accusé le groupe d'armer et d'entraîner en Irak des activistes qui s'en prenaient aux forces américaines.

Des responsables du Pentagone ont souligné que des armes et des explosifs fabriqués en Iran avaient été saisis à la fin du mois dernier dans l'ouest de l'Afghanistan, près de la frontière iranienne.

Cette importante cache d'armes, la première découverte en Afghanistan depuis près de deux ans, comportait des roquettes, des explosifs, des "engins explosifs improvisés" (IED) ainsi que des "pénétrateurs explosifs" (EFP), munitions capables de percer des blindés américains, ont-ils rapporté.

Des responsables américains se sont dit convaincus que le gouvernement iranien était au courant de cette assistance mais ils ont ajouté qu'ils ignoraient dans quelle mesure les dirigeants iraniens y étaient directement impliqué.

ROLE COMPLEXE

L'Iran,a joué historiquement un rôle complexe en Afghanistan.

Téhéran était adversaire des résistants lorsque ce mouvement sunnite fondamentaliste était au pouvoir en Afghanistan.

Depuis l'éviction des résistants à la suite de l'offensive américaine de 2001, l'Iran a fourni une assistance au développement et un soutien politique au gouvernement du président afghan Hamid Karzaï.

Des responsables américains disent que l'Iran semble avoir voulu faire d'une pierre deux coups en s'attirant les bonnes grâces des résistants au cas où ils reviendraient au pouvoir tout en tentant d'affaiblir militairement les Américains et en renforçant ses positions dans les négociations sur son programme nucléaire.

Créé après la Révolution islamique de 1979 pour protéger le régime contre les menaces intérieures et extérieures, le corps des Gardiens de la Révolution comporte environ 125.000 membres.

Qods, qui signifie Jérusalem, est l'unité spéciale des Gardiens, chargée des activités à l'étranger.

Dans sa note sur la guerre, dont le Washington Post s'est procuré une copie et l'a mise en ligne, le général McChrystal déclare que, selon ses informations, Qods entraîne des combattants pour certains groupes de résistants et fournit d'autres formes d'aide militaire aux résistants.

"La politique et les actions actuelles de l'Iran ne constituent pas une menace à court terme pour la mission, mais l'Iran a la capacité de menacer la mission à l'avenir", écrit-il.

Des responsables du Pentagone se sont dit particulièrement troublés par la présence dans la cache récemment découverte en Afghanistan d'engins explosifs improvisés parce que ces armes sont responsables du plus grand nombre de pertes occidentales.

21/9

http://fr.news.yahoo.com/4/20090921/twl-afghanistan-iran-...

 

 

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28/09/2009

n°115 - Les dossiers du Liban- 26-09 : Début :- Israël pourrait disparaître dans 20 ans selon la CIA.


n°115 - Les dossiers du Liban- 26-09 : Début :- Israël pourrait disparaître dans 20 ans selon la CIA.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du liban n°115 du 26-09

   C.De Broeder & M.Lemaire

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

1 Dossiers

1-1 Leila Mazboudi : Scénarios de la 3ème guerre du Liban : le complexe Mirkavas et la hantise d'antiaériene.

1-2 Normalisation avec l'ennemi : les Emirats chassent les Libanais Chiites et les Gazaouis proches de la Résistance.

1-3 Point de vue de Scarlett Haddad : Et si l’implantation des Palestiniens n’était pas un épouvantail ?

1-4 Israël, 4ème Pays Le Plus Dangereux Au Monde, Pourrait Disparaître Tranquillement D'Ici 20 Ans.

1-5 Israël pourrait disparaître dans 20 ans selon la CIA.

1-6 Hariri et l’impasse libanaise (vu par le journal de droite israélien ‘Guysen’).

Suite

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Ahmed Loutfi, Aliaa Al-Korachi : Un témoin gênant pour Israël.

2-2 Suzanne Baaklini : Liban : Menaces extérieures, laxisme intérieur.

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Les journalistes, nouveaux acteurs des relations internationales.

3-2 Myriam Abraham : Nouvelle Institut de Propagande Fasciste pour Contrôler Les Analogies Historiques faites sur Les USA & Israël.

3-3 Brahim Takheroubt : Une autre gifle pour les Arabes.

4 Annexe.

4-1 Sayed Nasrallah: Nous écraserons l'armée israélienne en cas de guerre.

 


1 Dossiers

1-1 Leila Mazboudi : Scénarios de la 3ème guerre du Liban : le complexe Mirkavas et la hantise d'antiaériene.

Planifier une guerre est certes beaucoup plus complexe que proférer les menaces de guerre.

Les conséquences d'une guerre psychologique étant moins tangibles que celles d'une guerre réelle. Trois ans après la "deuxième guerre du Liban" (appellation convenue par les autorités israéliennes) la direction militaire ne semble pas avoir tranché quelle stratégie à suivre en cas de troisième guerre. 
C'est en tout cas ce qui a filtré de la conférence israélienne annuelle d'Al Latroune, qui discute régulièrement des questions ayant trait aux techniques de la bataille terrestre. Avec la participation de parties militaires et académiques internationales.  
Selon le quotidien israélien Yédiot Aharonot, la question qui a suscité la controverse se rapporte principalement au rôle que devrait jouer l'unité des blindés.

Il faut croire que le " massacre des mirkavas" (appellation donnée par le Hezbollah à la déroute de la troisième génération des chars israéliens Mirkavas durant la guerre de 2006) hantait les esprits.
Alors que certains hauts officiers, dont le général   Agay Ahazkili, ont proposé d'agir vite, investissant unités de blindés et d'infanterie dès le début dans la bataille, d'autres voix se sont élevées contre cette suggestion,  la qualifiant d'erronée, et suggérant de se contenter de laisser agir les unités d'infanterie.
Était de cet avis le général Joseph Bakhar, qui avait servi comme vice-commandant de la légion de Galilée et connait bien le Liban: " tout ceux qui pensent faire une opération rapide en profondeur vont devoir essuyer un nouvel échec au Liban", a-t-il affirmé soulevant la deuxième problématique de la prochaine guerre: celle d'être rapide ou longue. Selon lui, " chaque village libanais des 165, a besoin d'une brigade, alors que chaque légion n'en compte que quatre" d'où la nécessité d'une guerre pltôt longue.
Autre source d'inquiétude de l'entité sioniste: Que le Liban s'acquiert un système de défense antiaérien. Ses médias se sont particulièrement intéressés à l'information véhiculée par le quotidien libanais al-Akhbar révélant une offre présentée par l'Iran de lui fournir les armements dont il a besoin et d'une réponse libanaise en vue de s'acquérir des armements antiaériens.
Le Yédiot Aharonot s'est demandé si l'Iran allait devenir le principal fournisseur d'armes de l'armée libanaise, " alors qu'il l'est déjà pour le Hezbollah". Non sans inquiétude, il a rappelé la tournée que le président libanais Michel Souleimane a faite aux usines militaires iraniennes lors de sa visite officielle en Iran.
Alors que le Maariv a lancé un cri d'alarme: " si le Liban obtient ce système, l'équilibre stratégique sur la frontière nord en serait fortement ébranlé" s'est-il inquiété.
Sachant que l'importance de la force aérienne a été reléguée à un second degré par les militaires israéliens au profit de la guerre terrestre: " Israël ne sera pas capable de gagner la prochaine guerre, sans envoyer ses forces terrestres envahir les territoires de l'ennemi" a indiqué le commandant des forces terrestres Avi Mizrahi, selon lequel "seule l'invasion terrestre permet de mettre fin à la confrontation et de vaincre ".
Concernant la prochaine confrontation contre le Liban, " elle sera globale, et contre un adversaire qui va joindre à ses forces des unités de partisans" a-t-il conclu. Indiquant que les batailles auront lieu  dans des régions peuplées, ainsi que dans des positions souterraines.

Leila Mazboudi

Jeudi 03 Septembre

 http://www.almanar.com.lb

http://www.alterinfo.net/Scenarios-de-la-3eme-guerre-le-complexe-Mirkavas-et-la-hantise-d-antiaerien_a36302.html


1-2 Normalisation avec l'ennemi : les Emirats chassent les Libanais Chiites et les Gazaouis proches de la Résistance.‏

Résumé de l'article : "Les Emirats expulsent des Libanais chiites et des Palestiniens jugés proches de la Résistance", par Hassan 'Alayk, publié sur Al-Akhbar le 04/09/09.

L'Union des Emirats Arabes Unis (UEA) a expulsé et officiellement interdit de retour plus de 45 hommes d'affaires et employés libanais (en réalité des dizaines d'autres personnes sont concernées) au cours des deux derniers mois, dont certains résidaient dans l'UEA depuis plus de vingt ans.

Le motif officiel de ces expulsions demeure inconnu.

Les autorités émiraties ont invoqué un arrière-plan sécuritaire, alors qu'il n'existe aucun problème juridique ou sécuritaire qui puisse être reproché à aucune des personnes expulsées. On remarque cependant que l'ensemble des expulsés libanais sont de confession chiite et que la plupart d'entre eux ont été approchés, avant la décision d'expulsion, par les services de sécurité émiratis en vue de collaborer avec eux et de fournir des informations sur la communauté chiite aux Emirats et sur le Hezbollah au Liban

La gravité de cet évènement a déclenché une réaction officielle libanaise de sorte que le President Suleiman, a dépêché sur place le chef de la Garde républicaine pour obtenir des informations. En réponse les autorités émiraties ont promis de fournir une explication dans dix jours...

La décision de l'UAE rentre dans le cadre de la campagne américaine contre la résistance dans le but d'assécher ce qui est considéré par les Etats-Unis et Israël comme la source financière du Hezbollah.
Elle est concomitante avec l'interdiction d'entrée à Abidjan (Côte d'Ivoire) le 6 août dernier de Abdel Men'em Kubeissi, un religieux libanais de nationalité ivoirienne et résident depuis plus de 20 ans dans le pays. Le ministre de l'Intérieur ivoirien a reconnu que les Américains avaient exigé l'arrestation de Monsieur Kubeissi mais que les autorités ivoiriennes s'étaient limitées à l'interdiction d'entrée. Pour rappel, Monsieur Kubeissi avait déjà fait l'objet d'un gel de ses avoirs par le Trésor américain au motif qu'il était le représentant personnel du Sayyed Hassan Nasrallah et le responsable du financement du Hezbollah en Côte d'Ivoire.

Des accusations et mesures analogues ont touché un autre homme d'affaires libano-sierra léonais, Kassem Taj el Dine.
Enfin, ces manœuvres ne sont pas étrangères à la campagne médiatique menée par les Etats-Unis et Israël en Afrique de l'Ouest sous prétexte de la préparation d'opérations du Hezbollah contre les sionistes en réponse à l'assassinat de Imad Mughniyeh.
Par ailleurs, le correspondant de Al-Akhbar à Gaza rapporte, selon des sources du Hamas, que des Palestiniens originaires de Gaza résidant dans l'UEA ont reçu l'ordre de quitter le territoire dans un délai de trois jours sous la menace de poursuites judiciaires. Près de 350 Gazaouis auraient déjà été expulsés de l'émirat d'Al Ayn.
Pour rappel, ces Palestiniens détiennent des documents de voyage égyptiens ou jordaniens temporaires et se retrouveront, par conséquent, transférés d'une frontière à l'autre des pays arabes qui refusent l'entrée aux détenteurs de documents temporaires...
Source : Al Akhbar

Traduction : Nadine Acoury

5/9

http://www.alterinfo.net/Normalisation-avec-l-ennemi-les-Emirats-chassent-les-Chiites-et-les-Gazaouis%E2%80%8F_a36337.html

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12620&type=analyse&lesujet=normalisation


1-3 Point de vue de Scarlett Haddad : Et si l’implantation des Palestiniens n’était pas un épouvantail ?

Ndlr : La publication de L'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Les déclarations de l’émissaire américain Mitchell au cours de sa dernière visite à Beyrouth ont eu beau se vouloir rassurantes, le projet d’implanter les Palestiniens au Liban reste dans les esprits. Simple épouvantail ou menace réelle, la question demeure posée et les réponses varient selon l’appartenance politique et confessionnelle des uns et des autres.

Des rapports diplomatiques occidentaux sont récemment parvenus au palais Bustros faisant état d’une « opportunité rare de régler le problème des réfugiés palestiniens à travers leur maintien dans les pays d’accueil moyennant des compensations financières et une possibilité de leur accorder des pièces d’identité palestiniennes une fois l’État palestinien démilitarisé déclaré ».

L’idée pourrait paraître séduisante et calmer les appréhensions de certaines parties libanaises qui craignent un changement démographique du Liban si les réfugiés palestiniens devaient y être intégrés en tant que citoyens. Mais des parties au sein de l’opposition n’y croient pas et considèrent que ce projet vise à la longue à intégrer les Palestiniens en dépit de toutes les assurances données officiellement. Selon des personnalités de l’opposition, les différentes administrations américaines passent et le projet reste le même.

Depuis le temps que la communauté internationale cherche une solution au problème israélo-palestinien, la seule possibilité sérieusement envisagée est de garder les réfugiés dans les pays d’accueil et en particulier au Liban, où la fragilité de la cohésion nationale, selon les rapports diplomatiques occidentaux, est de nature à faciliter ce genre d’intégration. Les personnalités de l’opposition estiment ainsi que l’administration Obama est pressée de réaliser une percée dans le dossier israélo-palestinien et les dirigeants israéliens n’ont jamais été aussi clairs sur leur refus d’accepter le retour de tout Palestinien dans les territoires occupés, même après la création d’un État palestinien, mais aussi sur leur volonté de se débarrasser des Arabes installés chez eux sous couvert de la « judaïsation » de l’État d’Israël.

Il faut donc trouver au plus vite une solution aux réfugiés palestiniens et aux Arabes israéliens. Les pays arabes contactés auraient refusé de les recevoir chez eux sous prétexte que les Palestiniens sont un facteur de déstabilisation, car ce sont des combattants, qui plus est, révoltés et prêts à tout, menaçant ainsi les régimes en place. De plus, pour la première fois depuis l’éclatement du conflit israélo-arabe, les pays arabes sont si affaiblis qu’ils ne s’opposeraient plus à l’implantation des Palestiniens considérée à juste titre comme l’enterrement de la cause palestinienne.

L’Égypte est désormais alignée sur la politique américaine et cherche à satisfaire celle-ci pour assurer une succession en douceur du régime. Empêtrée dans le dossier palestinien, elle va même jusqu’à déférer une cellule présumée du Hezbollah devant la justice sous prétexte qu’elle chercherait à renverser le régime. De son côté, l’Arabie saoudite a ses propres problèmes et cette grande puissance régionale ne parvient pas à résoudre trois grands dossiers quasiment à ses frontières, la guerre fratricide au Yémen, la situation en Iran et le dossier interpalestinien désormais passé entre les mains de l’Egypte.

Le scénario du pire

Face à un monde arabe neutralisé - qui ne peut même pas résoudre le conflit émergent entre la Syrie et l’Irak, cédant ainsi ses prérogatives à la Turquie pour une médiation qui, elle aussi, piétine  - il devient plus facile de faire passer l’idée de l’implantation des Palestiniens, d’autant que l’exacerbation des sentiments confessionnels au Liban favorise ce genre de projet, les Palestiniens n’étant plus perçus comme une entité arabe, mais comme les membres d’une confession. D’ailleurs, estiment les personnalités de l’opposition, ce n’est pas un hasard si la discorde entre sunnites et chiites est en train de se renforcer dans toute la région.

Cette approche confessionnelle favorise les projets de division. Le plan, toujours selon ces personnalités de l’opposition, serait donc de provoquer des troubles entre sunnites et chiites au Liban, d’abord pour affaiblir la communauté chiite et ensuite pour effriter le Liban. Les chrétiens rêvant en majorité de s’en aller, selon les rapports diplomatiques, et étant surtout les plus en mesure de s’intégrer au sein des sociétés occidentales, ils ne constitueraient plus qu’une petite communauté qui ne serait plus en mesure de s’opposer à un projet comme celui de l’implantation. Pour les personnalités de l’opposition, il ne serait même plus question de leur donner un canton ou un mini-État, contrairement à ce que croient certains, car ils seraient trop peu nombreux et ils devraient s’incliner devant le fait accompli. D’ailleurs, la décision pourrait ne pas être prise d’un coup, mais l’implantation se ferait par étapes, au fil du temps, les Palestiniens des nouvelles générations, même dotés d’un passeport de leur pays, seraient intégrés bon gré mal gré au sein de la société libanaise.

Face à ce plan implacable, affirment les personnalités de l’opposition, ni les dispositions de la Constitution ni les déclarations tonitruantes ne fournissent une protection sérieuse.

Le meilleur moyen de lutter contre ce plan serait donc de surmonter les susceptibilités confessionnelles et de renforcer l’unité nationale. Un rêve ?

Scarlett Haddad –

L’Orient-le-Jour

23 septembre 2009 -

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7339


1-4 Israël, 4ème Pays Le Plus Dangereux Au Monde, Pourrait Disparaître Tranquillement D'Ici 20 Ans  (Selon La CIA)

Les Sionistes ont chassé les Palestiniens de leur Terre pour créer un état pour que les Juifs viennent y vivre en toute "sécurité et paix". 61 ans après Israël est le 4ème pays le plus dangereux au monde pour tous ses habitants quelque soit leur religion, origine ethnique...

Dans 20 ans Israël, entreprise coloniale, aura tranquillement disparu, ce n'est pas un souhait du président Iranien Ahmadinejad, mais la conclusion à laquelle aboutit un rapport récent de la CIA.

L'Indice de Paix Mondiale (Global Peace Index) vient juste d'être publié par le quotidien anglais The Guardian
Les 10 premiers pays considérés comme les plus pacifiques sont :
1. La Nouvele Zélande
2. Le Danemark
3. La Norvège
4. L'Islande
5. L'Autriche
6. La Suède
7. Le Japon
8. Le Canada
9. La Finlande
10. La Slovenie

Les 4 derniers pays de la liste donc considérés comme les plus dangereux :
141. Israël
142. La Somalie
143. L'Afghanistan
144. L'Irak

Le Global Peace Index offre une classification annuelle de 144 des nations du monde. Selon The Guardian, l'Index a été calculé par l' Economist Intelligence Unit pour le compte d'une nouvelle boîte à penser l'Institute for Economics and Peace. Ils utilisent pour établir cette liste annuelle 23 critères mixtes, dont ceux de guerres étrangères, conflits internes, respect des droits humains, nombre de meurtres, nombre de personnes en prison, le commerce d'armes, et les degrés de démocratie. Apparemment, le fait qu'Israël se définisse comme la "seule démocratie au Moyen Orient", et comme ayant l'armée la "plus morale au monde" ne l'a pas empêché d'être le quatrième pays le plus dangereux au monde.
Cette année, Israël se retrouve une nouvelle fois en bas de la liste, perdant une place comparée à l'année dernière. Même le Congo et le Soudan sont considérés comme étant moins dangereux. Les trois pays les plus dangereux sont la Somalie, l'Afghanistan et l'Irak. Ce pays, toujours sous occupation américaine, continue donc d'être le plus dangereux au monde malgré les affirmations contraires de l' Administration américaine. Les Etats Unis occupent la 83 ème place, la Grande Bretagne la 35 ème. C'est plus dangereux de vivre à Londres qu'au Botswana, en Corée du Sud - malgré les armes nucléaires de son voisin la Corée du Nord à propos desquelles s'agitent les médias propagandistes de l'establishment - la Malaisie, et le Qatar, ce dernier étant pourtant situé à proximité de l'Iran autre pays diabolisé et toujours porté sur la liste des pays de l'Axe du Mal malgré la rhétorique "d'ouverture" d'Obama.
Avec un seuil de dangerosité aussi élevé, on comprend pourquoi le tourisme en Israël est en chute libre: moins 27% de fréquentation de touristes étrangers et cela à cause de l' Opération Plomb Durci qui a fait 1400 morts majoritairement des civils dans la population palestinienne de Gaza. Le taux d'occupation des hôtels au niveau national n'était que de 59% soit une chute de 18%, les nuitées des touristes étrangers ont chuté de 26% les quatre premiers mois de l'année, d'où les campagnes agressives de publicité en Europe telle celle dans le métro parisien où on a pu voir une affiche d'une campagne touristique montrant le Grand Israël ce qui a donné lieu à une déferlante de protestations obligeant la RATP à enlever cette affiche.
Autre information importante livrée par ce Global Peace Index:
Cette année,selon le rapport publié avec les résultats, ces derniers sont affectés par la crise économique qui rend le monde plus dangereux. D' après les auteurs, " cela reflète l'intensification des conflits violents dans certains pays et les effets à la fois de la flambée des prix de la nourriture et du pétrole début 2008, et la crise économique dramatique lors du dernier quart de l'année.... Une rapide montée du chômage, le gel des salaires, la chute des prix de l'immobilier, la baisse des pensions et économies, créent un ressentiment dans les populations de nombreux pays, et cela a des répercussions politiques enregistrées par le GPI à travers différents indicateurs qui mesurent la sûreté et sécurité dans la société"


1-5 Israël pourrait disparaître dans 20 ans selon la CIA.

Un autre rapport "explosif", auquel un nombre limité de personnes ont eu accès, résultat d'une étude menée par la CIA, met en doute l'existence d'Israël dans 20 ans.

Le rapport de la CIA prédit un " mouvement inexorable allant d'une solution à deux états à celle à un état, comme le modèle le plus viable sur la base de principes démocratiques d'égalité totale, repoussant le spectre d'un régime d'apartheid colonial, acceptant le retour des réfugiés de 1947/48 et ceux de 1967, le retour de ces derniers étant une pré-condition pour une paix durable dans la région."
Cette étude de la CIA prévoit le retour de tous les Palestiniens dans les territoires occupés et l'exode de 2 millions de Juifs - qui iront s'installer aux US et dans d'autres pays dans les quinze prochaines années. " Il y a plus de 500 000 Israéliens qui détiennent des passeports américains et plus de 300 000 qui vivent dans le seul état de Californie" selon ce qu'a dit le juriste international, Franklin Lamb, lors d'une interview accordée à la TV iranienne Press TV en Mars dernier. Il a ajouté que ceux qui n'avaient pas de passeport américain ou d'un pays occidental, en avaient déjà fait la demande.
"Donc je pense que c'est écrit sur le mur, au moins pour le public en Israël.... ce qui suggère que l'Histoire rejettera l'entreprise coloniale tôt ou tard..." a-t-il ajouté.
Franklin Lamb, qui a eu accès à ce rapport, dit que la CIA y fait allusion à la chute rapide et imprévue du régime d'Apartheid d'Afrique du Nord, et rappelle la désintégration de l'Union Soviétique au début des années 90, suggérant que la fin du rêve d'une "terre israélienne" pourrait se produire " bien plus tôt" que tard.
L'étude prédit également le retour de plus d'un million et demi d' Israéliens en Russie et dans d'autres parties de l'Europe, et note un déclin dans le taux de natalité israélien alors que le taux de natalité de la population palestinienne augmente.
Les membres du Comité du Renseignement du Sénat US ont été mis au courant de ce rapport. Il se pourrait donc qu' Obama en ayant eu connaissance, tente en coulisse de convaincre les Israéliens que c'est dans leur intérêt, avant qu'il ne soit trop tard, d'accepter la solution à deux états. Cette solution, le vice président américain, Joe Biden, un Sioniste - c'est ainsi qu'il se présente lui-même - l'a soutenu récemment à la conférence du Lobby pro sioniste AIPAC proche du gouvernement Netanyahou.
Mais, les prédictions de la CIA risquent de se concrétiser à cause du glissement vers l'extrême droite du gouvernement de Tel Aviv, et cela ne peut aller qu'en s'accentuant, au risque de pousser les "Sionistes modérés" à faire leur valises et partir, ce que certains ont déjà fait, tournant la page du "rêve sioniste".
Le monde débarrassé du Sionisme dans 20 ans ?
Espérons que cela sera, comme le dit le rapport de la CIA " bien plus tôt" que tard.