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28/09/2009

n°115 - Les dossiers du Liban- 26-09 : Fin :- Israël pourrait disparaître dans 20 ans selon la CIA.


n°115 - Les dossiers du Liban- 26-09 : Fin  :- Israël pourrait disparaître dans 20 ans selon la CIA.



dossiers du liban n°115 du 26-09

   C.De Broeder & M.Lemaire

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion (suite)

3-2 Myriam Abraham : Nouvelle Institut de Propagande Fasciste pour Contrôler Les Analogies Historiques faites sur Les USA & Israël.

3-3 Brahim Takheroubt : Une autre gifle pour les Arabes.

4 Annexe.

4-1 Sayed Nasrallah: Nous écraserons l'armée israélienne en cas de guerre.



3-2 Myriam Abraham : Nouvelle Institut de Propagande Fasciste pour Contrôler Les Analogies Historiques faites sur Les USA & Israël.

La " Society for the Management of Historical Raison" (SMHR) Un nouvel institut de propagande chargé de contrôler et de contrer les analogies historiques faites sur les USA et Israël vient d'être crée aux USA avec son abcedaire du parfait formatage historique propagandiste fasciste basé sur des raisonnements de fous furieux dangereux.

Trop de Sionisme - Ben Heine

Dans son discours de présentation de la nouvelle organisation la "Society for the Management of Historical Reason" ( SMHR) le directeur général, Michael O'Hankon, qui a longtemps fait partie de la Brookings Institution, a parlé de l'urgence de sa nouvelle mission. "Nous savons que par les temps qui courent, permettre à n'importe qui n'importe où d'établir et de diffuser des parallèles entre les politiques des USA et celles poursuivies par d'autres nations dans l'histoire peuvent avoir des conséquences incalculables pour la sécurité américaine. Par conséquent nous allons aider ceux qui travaillent sur le raisonnement historique à diffuser leurs idées seulement en faisant des parallèles qui affirment que les US et leur proche allié, Israël, se tiennent en dehors des lois de causalité qui gouvernent le sort des autres peuples sur terre".
Concrètement, en pratique O'Hankon a expliqué comment ils allaient procéder :
"Nos ennemis partout dans le monde ont pendant longtemps suggéré que quand les USA et Israël attaquent ou envahissent d'autres nations, comme tout autre état militairement puissant avant eux, ils le font pour contrôler des terres ou ressources du pays envahi. Quand de la désinformation de ce genre apparaît, la première ligne de défense c'est, comme cela a toujours été, d'accueillir cette explication avec un profond silence, et ci cela échoue, de se moquer avec condescendance de la personne comme étant un imbécile Chomskyite (allusion à Noam Chomsky). Si, après tout ceci, il y a encore un reporter insuffisamment formé pour imprimer ou passer sur les ondes cette analogie grotesque, c'est alors que nos agents de la raison historique entrent en action. En quelques jours, ils vont produire un minimum de 5 articles de première page dans les quotidiens américains les plus lus, concus chacun à sa façon pour réaffirmer le caractère complètement défensif et moralement sans faille de la politique étrangère américaine et israélienne".
A la fin de la présentation de ce nouvel organisme propagandiste fasciste américanosioniste, visant à falsifier sous couvert de "raison historique" la vérité historique, alors que les faits parlent d'eux -mêmes, les participants ont reçu une petite compilation de certaines des analogies historiques actuellement utilisées pour qualifier les actions américaines et israéliennes et la réponse du SMHR pour contrer chacune d'elle.

Ci dessous quelques exemples de cette compilation.
" Analogie 1 : un peuple qui envahit la terre d'un autre peuple l'a presque toujours fait pour augmenter son poids sur la scène internationale. Donc les US et Israël l'ont probablement fait pour la même raison.

" SMHR propagande 1 : ces deux nations ont attaqué d'autres nations principalement pour des raisons défensives. Et s'ils ont un objectif plus large c'est toujours d'apporter à ceux qui sont envahis des bienfaits : soit une économie avancée soit la démocratie.

" Analogie 2 : Tous les états par le passé qui se sont engagés militairement de multiples façons, continuellement, au loin, contre d'autres nations (l'Espagne au XVIème La France de Napoléon, la Grande Bretagne, le Portugal au XXème siècle) se sont finalement appauvris au point qu' ils n'ont pu ni maintenir leur réseau d'influence international ni être compétitifs économiquement face aux autres puissances de l'époque. C'est ce qui se passe probablement avec les US.

" SMHR propagande 2 : à la différence des autres nations les US sont peuplés d'individus avec un "esprit entrepreneurial " spécial programmé socialement qui leur permettra d'inventer perpétuellement des moyens d'éviter tout type de décadence et de déclin qui se sont traditionnellement abattus sur les autres nations.

" Analogie 3 : Quand les élites financières, politiques et militaires du pays se considèrent généralement comme au dessus des lois, et montrent plus de loyauté envers les membres de leur caste que de la population en général, c'est en principe un signe d'un déclin irréversible preuve d'une décadence sociale, de luttes entre factions, et finalement de différents coups. C'est probablement ce qui se passe aux US.

" SMHR propagande 3 : Les US, à la différence des autres nations, ont une structure constitutionnelle née de la sagesse plus ou moins parfaite de nos pères fondateurs et par conséquent effectueront les mutations nécessaires par le biais du système judiciaire et des assemblées de juges pour protéger le bien commun et les libertés individuelles contre toute concentration de pouvoir lourd. Et même lorsqu'à un moment donné de l'histoire il y a des concentrations de pouvoir plus importants que souhaités, l'effet de pendule se manifestera dans la génération suivante d'acteurs politiques.

" Analogie 4 : Depuis l'avènement du concept de guerre totale dans les années 30 et 40, le terrorisme est devenu pour les nations les plus avancées militairement l'outil principal pour obtenir un avantage géopolitique. Ainsi les US et Israël utilisent un armement high tech ( bombardiers B-52, Hélicoptères Apache équipés de mitrailleuses, et des drones) contre des populations civiles non armées dans des territoires qui ne leur appartiennent pas et sont souvent à des milliers de km de la mère patrie ( de l'allemand Heimat), cherchant probablement à terroriser les habitants de ces lieux pour les soumettre à leur volonté politique.

" SMHR propagande 4 : comme nous l'avons vu dans SMHR 1, les Américains et les Israéliens attaquent presque toujours les autres pour des raisons purement défensives. Par conséquent les seuls véritables terroristes impliqués dans des opérations sont les personnes qui sont suffisamment folles pour essayer de lutter contre la force écrasante des Américains et des Israéliens. Par exemple, l'adolescent canadien-afghan, Omar Khadr, est devenu terroriste en Afghanistan, a lancé une grenade à main qui a tué un soldat américain envahisseur près de sa maison à Khost, ce qui a nécessité plusieurs années de torture pour le réhabiliter à Guantanamo. Le terrorisme ne cessera que seulement quand des gens comme Khadr apprendront à accepter la bienveillance fondamentale des actions américaines et israéliennes et apprendront à arrêter de réagir contre.

" Analogie 5 : Quand, comme il l'a fait en 2006, Israël a lancé une guerre en grande partie non provoquée visant à détruire totalement les infrastructures modernes d'un pays voisin, certains ont comparé cela à la Blitzkrieg allemande contre la Pologne en 1939. De même quand l'armée high tech israélienne a assiégé la population de Gaza déjà isolée et affamée à la fin de 2008 et les premiers jours de 2009, certains ont comparé cette terrible tragédie au ghetto de Varsovie à la fin de la seconde guerre mondiale.

" SMHR propagande 5 : on doit toujours se rappeler que les seuls à avoir le droit de faire des analogies entre les horreurs du Nazisme et tout catastrophe actuelle sont les Israéliens eux mêmes et leurs nombreux supporters dans la presse américaine. Par exemple, si l'universitaire arabe, Rashid Khalidi, devait comparer d'une quelconque manière le sort actuel des Palestiniens à celui des Juifs d' Europe entre 1933 et 1945, il serait immédiatement coupable de minimiser les horreurs endurées par les Juifs sous les Nazis. Cependant, à chaque fois que Bill Kristol ou Charles Krauthammer veulent comparer le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, le dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah, ou le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, à Hilter, et ceux qui les suivent aux Nazis, ce n'est pas minimiser. C'est tout à fait licite et ce sera largement publié le plus souvent possible et en insistant dessus dans les médias de masse.

Les personnes (journalistes, membres de cette organisation, simples observateurs...) présents lors de cette conférence ont été encouragés à la fin, à la sortie, à signer un engagement à suivre cette propagande fasciste délirante et dangereuse.
Parmi les représentants des médias qui ont signé :
David Gregory de GE-NBC,
John King de Time- Warner - CNN,
Charles Gibson de Disney - ABC,
Michael Gordon du NYT.
Source de certaines informations un article de Thomas Harrington du 19/08/09 - Macondo News Service 

Myriam Abraham

Mercredi 26 Août 2009 

 http://www.planetenonviolence.org/

http://www.alterinfo.net/Nouvelle-Institut-De-Propagande-Fasciste-Pour-Controler-Les-Analogies-Historiques-Faites-Sur-Les-USA-Et-Israel_a36000.html


3-3 Brahim Takheroubt : Une autre gifle pour les Arabes.

LE LOBBY JUIF A ÉLIMINÉ LE CANDIDAT ÉGYPTIEN DE LA PRÉSIDENCE DE L'UNESCO

La Ligue arabe, l’Union africaine et l’Organisation de la conférence islamique se sont aplaties pour faire office de tapis en velours sur lequel glissait le lobby juif.

L’Unesco a finalement son nouveau directeur général en la personne d’Irina Bokova, une Bulgare de 57 ans, polyglotte, née à Sofia.

Le verdict est tombé avant-hier, au bout du cinquième round d’une élection époustouflante.

La leçon à retenir n’est pas tant le chapitre historique de cette élection puisque jamais auparavant une femme n’avait été élue à la tête de l’Unesco, mais plutôt la nouvelle gifle que viennent de recevoir les Arabes.

A se demander naïvement comment et par quel phénomène une poignée d’Israéliens arrive à faire capoter l’élection à la tête de l’Unesco d’un candidat soutenu par la Ligue arabe, l’Union africaine et l’Organisation de la conférence islamique.

Tout ce beau monde s’est aplati pour faire office de tapis en velours sur lequel glissait le lobby juif qui a fait de cette élection un véritable acte de guerre.

Les observateurs politiques comparent cet échec à la raclée reçue en juillet 1967 par les armées arabes. Pour l’élection à la présidence de l’Unesco, le lobbying a fonctionné à plein régime. La quasi-totalité des intellectuels juifs, comme Bernard Henry Lévy, Claude Lanzmann, Elisabeth Chemla...ont été rappelés en renfort pour la circonstance, en plus d’une campagne médiatique des plus féroces pour barrer la route à Farouk Hosni. Face à cet arsenal intellectuel et médiatique, il y avait le vide. Farouk Hosni n’a aucune caution des intellectuels arabes. Avec une bataille de retard, ces derniers n’ont réagi qu’après que le verdict des urnes soit tombé.

Hier, alors que les juifs savouraient cette autre victoire contre les Arabes, la presse et les intellectuels égyptiens se sont déchaînés contre le «lobby juif» et le «choc des civilisations». Le quotidien gouvernemental Al Ahram a attribué ce cuisant échec à «des attaques indignes de la part d’intellectuels juifs en France» et au travail de sape «de l’ambassadeur américain à l’Unesco, ainsi que des médias sionistes en Europe et aux Etats-Unis». Hosni Moubarak qui a longtemps flirté avec les Israéliens a fini par se brûler les ailes. Dès la défaite, des voix se sont élevées dans les milieux pour fustiger le «mouvement sioniste», mais aussi dénoncer le peu de considération des Occidentaux pour les pays du Sud. Voilà qui scelle alors le sort de l’Union pour la Méditerranée. Les bombardements de l’armée israélienne ont mis à terre ce projet et cette élection l’a achevé. Ce fiasco électoral n’est donc qu’une juste rétribution aux choix politiques de l’Egypte officielle, très contestés dans la région. L’appétit insatiable pour le leadership a aveuglé le président égyptien qui s’obstinait à soutenir un candidat dont la réputation a été écornée par des déclarations dans lesquelles il affirmait qu’il «brûlerait lui-même» les livres israéliens qu’il trouverait en Egypte. Il y a tout juste neuf mois, quand les populations croulaient sous le déluge des bombes de l’armée israélienne à Ghaza, Hosni Moubarak disputait le leadership arabe pour se positionner comme partenaire incontournable de la région. L’Egypte de Moubarak a torpillé toutes les initiatives arabes allant jusqu’à cautionner implicitement l’offensive israélienne de Ghaza.
Au sortir de la guerre, alors que les pays arabes menacent, en représailles à l’opération israélienne à Ghaza, de geler toutes les activités de l’Union pour la Méditerranée (UPM), l’Egypte, qui copréside l’UPM avec la France, renoue le dialogue. De toute évidence, les pays arabes jubilent dans cette débâcle égyptienne face à l’ennemi israélien. Cette Egypte officielle qui s’arroge le droit de parler au nom des Arabes et qui fait de la Ligue arabe une annexe de son ministère des Affaires étrangères. Premier pays arabe à avoir signé la paix avec Israël en 1979, l’Egypte qui s’est engagée dans les efforts de paix israélo-arabes a compris, à ses dépens, que la normalisation avec Israël est loin d’être acquise.
Et dans les dérives de Moubarak c’est la grandeur de l’Egypte, son prestige et son rôle régional qui en prennent un sérieux coup. C’est l’Egypte de Boutros Boutros-Ghali (ancien secrétaire général de l’ONU), l’Egypte de Mohamed El Baradei (chef de l’Aiea) et celle de Ahmed Zeweil (prix Nobel de chimie) qui, aujourd’hui, est incapable de présider les destinées de la culture et de l’éducation du monde.

Publié le 24 septembre 2009

Source : L'Expression
http://www.lexpressiondz.com/article/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Brahim_Takheroubt.240909.htm



4 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Sayed Nasrallah: Nous écraserons l'armée israélienne en cas de guerre.

Le secrétaire général du Hezbollah a mis en garde l'entité sioniste contre le déclenchement d'une guerre assurant que ses unités seront écrasées si celle celles-ci s'aventurent au Liban. S'exprimant à l'occasion de la journée de la journée d'Al-Quds lors d'un festival organisé dans la Banlieue-sud, Sayed Nasrallah s'est engagé à changer la donne dans la région, voire à transformer la guerre en une occasion pour éradiquer Israël et arriver à bord de bus dans la ville sainte d'al-Quds.
Les idées principales de son discours
La journée d'al-Quds prévue le dernier vendredi du mois de Ramadan avait été proclamée par l'Imam Khomeiny, après la victoire de la révolution islamique en Iran, l'instauration de la république islamique et la chute du régime pahlavis pro américain et pro israélien, et la transformation de l'ambassade d'Israël en la première ambassade de la Palestine dans le monde.  Ses buts sont clairs rappeler à la nation ses responsabilités historiques à l'égard de la Palestine. Même avec le départ de l'imam Khomeiny, la question d'Al-Quds  demeure de nos jours le lègue politique le plus important auquel s'attache son successeur le guide suprême Sayed Ali Khamenei.  
La journée d'al-Quds est la journée de la ville sainte, de ses lieux saints, pour les Musulmans et les Chrétiens, des lieux qui sont menacés d'effondrement  
C'est le jour des habitants de cette ville, Musulmans et Chrétiens et qui sont à leur tour menacés d'être extradés de leur terre,
C'est la journée de la Palestine, de la mer jusqu'au fleuve;
C'est le jour des détenus palestiniens et arabes dans les geôles israéliennes
C'est le jour des réfugiés palestiniens, de l'intérieur et de l'extérieur;
C'est le jour de Gaza la patiente, l'enfermée;
C'est le jour de la résistance palestinienne dans toutes ses factions et celui de la résistance libanaise islamique et de tous ceux qui rejettent le projet sioniste
C'est le jour de la Oumma ( nation)  et de ses responsabilités historiques

En ce jour, je voudrais annoncer notre principe, notre position claire concernant l'occupation de la Palestine et des territoires arabes, que ce soient le plateau du Golan, les hameaux de Chébaa ou les hauteurs de Kfar Chouba;  et notre position à l'égard de cette entité fondée sur l' occupation
Nous avons un principe clair, car le droit doit être déclaré haut et fort et le faux et doit être contré et réfuté haut et fort
Nous déclarons nettement et clairement que la Palestine, toute la Palestine, de la mer jusqu'au fleuve revient de droit à tous les Palestiniens, et revient de droit à toute la nation; le sionistes n'ont aucun droit dans cette terre.  Et nous sommes prêts à en discuter sur tous les plans, historique, religieux, juridique, même en nous référant à l'Ancien testament.  
À la lecture du coran, oui nous admettons que Dieu a promis à son prophète Ibrahim (s) de léguer à sa descendance la terre sainte.
Mais selon le coran, l'Ancien Testatment et les réalités historiques, les descendants d'Ibrahim (s) ne sont pas seulement les fils d'Israël; une grande partie des Arabes qui sont les fils d'Ismaïl sont aussi les descendants d'Ibrahim (s).
Dieu l'a promise aux bons descendants de ce prophète, au croyants, aux pieux, à ceux qui suivent le chemin d'Ibrahim. Alors que les descendants d'Ibrahim (s) qui ont tué les prophètes et ont commis plus tard les massacres les plus horribles n'ont jamais été compris par cette promesse divine; depuis qu'ils ont traversé la mer, ont adoré le veau, ont nui au prophète Moussa, et ont été châtiés par leur égarement pendant quarante années, depuis, ils ne sont plus concernés par cette promesse  
Un seul principe existe dans les Livres saints: la terre est pour Dieu et Il  la lègue à qui Il veut de ses bons sujets pieux.
En cette journée d'Al-Quds, si vous voulez vraiment valider votre jeûne, et vos prières, si vous voulez éviter d'irriter Dieu, par la parole ou l'acte,  vous devez vos attacher au droit et au vrai, et réfuter le faux et l'injustice.  
En ce jour, à partir de cette succursale des martyrs, vous et moi qui avons répondu à l'appel de l'Imam Khomeiny déclarons notre attachement à nos principes qui sont:
1-la Palestine historique qui revient exclusivement au peuple palestinien et à toute la nation
2- personne n'a le droit dans ce monde, qu'il soit palestinien, arabe ou musulman, quelque soit la légitimité qu'il revendique, historique, révolutionnaire, populaire ou juridique, de renoncer à une seule graine de terre ou à une goutte d'eau de la Palestine
3- l'entité israélienne est un état usurpateur, envahisseur, illégal, et une tumeur cancérigène
4-personne n'a le droit de reconnaître cette entité, ni de lui concéder une certaine légitimité, ni d'admettre son existence.
5-toute relation et toute normalisation avec Israël est illicite. C'est une position consensuelle au sein des ulémas islamiques; si quelqu'un est d'un avis contraire, il se devrait de donner ses justificatifs religieux
6- ces constantes ne peuvent être modifiées ni par le temps, ni par les circonstances, ni en raison de l'impuissance ni en temps de force
Quand certains parlent d'impuissance de libérer la Palestine et de restituer la ville sainte,  ceci ne veut pas dire que nous sommes contraints de reconnaître cette entité, son occupation et son usurpation de nos terres et nos biens
Cela fait plus de 60 années que le monde entier fait pression sur nous pour reconnaître Israël, sans y parvenir. Même les états qui ont signé des accords de soi-disant paix avec l'entité sioniste n'ont pu imposer à leurs peuples la normalisation des relations
De plus nous ne sommes pas faibles pour renoncer
En ce jour du mois de Ramadan, je déclare que nous en tant que partie de cette oumma ne reconnaîtrons jamais Israël et ne normaliserons jamais nos relations avec lui, ni n'abdiquerons face à lui
Notre foi est sans faille: Israël est une entité illégale, une tumeur cancérigène qui doit être éradiquée
Nous ne sommes pas contraints à le reconnaître même dans les conditions les plus difficiles
Le Liban, malgré les difficultés qu'il a connues, les guerres, les crises,  n'a jamais abdiqué face à Israël, ne de part ses positions officielles ni populaires, il n'a renoncé à aucune graine de sable, à aucune goutte d'eau
Il 'y a eu qu'une seule et unique tentative en 1983
Il se peut que nous ne voulions pas provoquer une guerre régionale, pour restituer les hauteurs de Kfar Chouba et les hameaux de Chébaa, mais en aucun cas nous ne reconnaîtrons cette entité 
La Syrie aussi, pendant l'époque de Hafez al- Assad, puis celle de Bachar, malgré trente à quarante années de  guerres, de pressions, de sanctions internationales, de complots,  surtout ces dernières années, n'a pas renoncé à ses terres face à l'occupation israélienne
La Syrie est un régime; elle n'a pas combattu, certes, elle a fermé le front, oui c'est vrai, mais elle n'a pas renoncé à ses biens, pas même durant les dernières négociations qui ont été suspendues parce que le président syrien défunt avait refusé d'abandonner les eaux de la Tibériade.
Nous ne sommes pas face à deux choix seulement: celui de la guerre, ou celui de l'abdication
Il y en a un troisième , celui de refuser d'abdiquer, sans faire la guerre; celui de tenir bon, de patienter et d'agir pour s'acquérir les facteurs de force en attendant les changements nécessaires
En ce  jour d'al-Quds, en parlant des choix, on nous évoque celui des négociations. Pourtant ce parcours a été stérile, et n'a abouti qu'à des concessions et au renoncement des droits, parfois hélas gratuitement
Aujourd'hui, l'émissaire américain monsieur Mitchel a déclaré avoir échoué dans ses tentatives de convaincre Netanyahu de geler provisoirement les colonisations.
Que veut dire ceci? Soit que l'administration US est incapable d'imposer à Netanyahu une quelconque position; ce qui insinue que l'administration américaine est faible, et qu'on ne peut donc pas compter sur elle.
Soit  ceci veut dire que cette administration joue un jeu hypocrite, (et c'est ma conviction), celui de faire croire aux Arabes de son incapacité à obtenir une concession israélienne et en exiger une de la part d'eux .
D'autres choix sont également évoqués, ceux qui ont été adoptés dans le passé, dont entre autre celui qu'ont connu nos pères, celui de déclencher une guerre globale, en ouvrant tous les fronts et en s'attaquant à la Palestine de tous les côtés. je ne dirai certes pas que ce choix est inefficace, non, mais il n'est certes pas disponible, si nous devons attendre que tous les états arabes veuillent se mettre d'accord pour combattre Israël, il faudrait peut-être attendre encore cent ans.
Ceux qui véhiculent ce choix ne veulent pas combattre. À l'instar de celui qui ne veut pas jeter de pierres alors il choisit la plus lourde.
Cette réflexion a fait perdre beaucoup à la résistance et aux courants qui optaient pour la confrontation et selon lesquels il fallait changer tous les régimes arabes avant de passer à l'acte.
Il faut mettre de coté ce choix, qui n'est pas à la portée de la main
Si le Liban devait attendre la stratégie arabe unifiée, les Israéliens seraient encore au Liban.
L'autre choix, celui  que nous proposons est celui du refus, de persistance et de la résistance populaire
Dans toute l'histoire de l'entité sioniste, les dix années les plus difficiles ont été cette dernière décennie
Justement, en raison de l'adoption de ce choix, de la part de pays arabes et de factions résistantes.
Le résultat: Israël est sorti du Liban après avoir subi une défaite stratégique en l'an 2000,  puis il y a eu l'intifada d'al-Aqsa qui a menacé l'existence d'Israël, puis il y eu le retrait de la bande de Gaza, et puis il y a eu la défaite honteuse lors de la guerre de juillet contre le Liban qui a ébranlé les fondements mêmes de cette entité.
Nous  pouvons restituer nos terres par la résistance parce ce que nous l'avons déjà fait
Nous pouvons vaincre cette entité parce que nous l'avons déjà fait en éliminant ses buts
Nous n'avons pas besoin d'attendre l'ouverture de tous les fronts
Pour une bonne stratégie, voilà ce qu'il faut:
1- préserver la résistance au Liban, et au cas où vous ne voulez pas la soutenir, laisser la tranquille au moins, c'est la bonne stratégie
Je ne m'adresse pas à certains Libanais, sachant que beaucoup d'entre eux soutiennent la résistance, mais je m'adresse aussi à certains états arabes
2- soutenir le peuple palestinien, pour qu'il reste dans sa terre; démantelez le blocus qui est imposé contre lui; ne lui donnez pas d'armes, mais laissez le en obtenir par ses propres moyens. L'Iran s'en chargera; il le fait au su du monde entier. Tentez d'unir les Palestiniens et ne les incitez pas les uns contre les autres; Hélas les armes de la zizanie passent en Palestine, alors que ceux de la résistance sont confisqués.
Soutenez le peuple palestinien sinon, laissez le tranquille
Comme je l'avais demandé durant la guerre de juillet; laissez la résistance tranquille
Ce peuple palestinien, s'il est assisté a le courage, la patience et l'esprit de lutte capable de lui permettre restituer la ville sainte au nom de toute la nation, sans avoir besoin ni des armées arabes, ni des fronts arabes, ni du nôtre non plus.
D'aucuns diront que la situation des Arabes ne cessent de s'empirer, ce qui est certes bien vrai
Mais sachez aussi que la situation d'Israël n'est pas meilleure; il se trouve dans la pire des situations depuis son implantation. Israël avant l'an 2000 n'est pas celui d'après l'an 2000; il en est de même avant et après la guerre de juillet et celle de Gaza. N'ayez crainte d'Israël. S'il se réarme et s'entraîne nuits et jours c'est parce qu'il a peur.
Ce que des Arabes et des Libanais croient être une volonté de guerre chez les Israéliens, nous allons le transformer en une occasion propice (selon les principes de l'administration). (…)
Nous ne voulons pas de guerre, mais si Israël s'attaque au Liban, nous allons transformer sa guerre en une occasion propice pour détruire et écraser la moitié de son armée au Liban.   
À quel avenir peut-il s'attendre dans cette région?
Quand je dis que la prochaine va changer la donne dans la région, certains se sont interrogés si j'avais en ma possession l'arme atomique. Nous n'avons pas d'armement nucléaire et ne pouvons se l'acquérir, car c'est un armement illicite, comme le prescrit Sayed Ali Khamenei en fonction de l'Islam.  Nos allons changer la donne parce Israël est un état fondé sur l'armée et  pour l'armée, si nous détruisons cette armée au Liban, c'est l'état en entier qui s'effondre.
Nous n'aurons dans ce cas qu'à aller à la ville sainte en bus!
Ces propos ne sont pas illusoires, ce sont des réalités logiques (…)
En ce jour d'al-Quds, j'en appelle aux états arabes et musulmans, en tant que gouvernements et peuples à faire le choix du refus, de la persistance et de la résistance
Nous sommes la meilleure nation sortie pour tous les mondes; non pas pour des rasions de supériorité raciale, mais de part notre action en faveur du Bien et pour empêcher le Mal.
En ce jour, nous devons évoquer la mosquée d'al-Aqsa qui fait l'objet d'un complot très dangereux, selon l'aveu de tous les organismes. Al-Aqsa a besoin d'un grand cri de secours et d'un appel à l'aide de la part de la nation
Des fouilles effectuées dans son souterrain le menacent d'effondrement d'un jour à l'autre. Il se peut que nous nous réveillions un matin à la nouvelle que  la mosquée d'Al-Aqsa s'est affaissée.
Quelle nation est donc celle qui s'endort alors que sa première qibla peut s'effondrer d'un jour à l'autre?
Ceci ne mérite donc pas une réunion des pays arabes pour dire aux sionistes que le fait de porter atteinte à ce lieu saint va provoquer des réactions inattendues hors de tous les calculs locaux ou régionaux. Ne faut-il pas lancer aux Sionistes des mises en garde sévères??
En ce jour, je voudrais m'adresser aux habitants d'al-Quds, aux familles expulsées de leurs maisons et jetées dans les rues où ils prennent leur repas d'Iftar (rupture du jeûne) alors que les familles des Musulmans de par le monde passent le mois de Ramadan dans leurs maisons. N'est-ce pas là une honte? N'est-ce pas là une violation de la recommandation du prophète de Dieu Mohammad (s), dont ont chante les vertus sur toutes les chaînes satellitaires arabes, et selon lequel " n'est pas Musulman celui qui se désintéresse des autres Musulmans".  
Il faut agir pour que ses familles restent à Jérusalem; c'est le minimum qu'il faut faire
La journée d'Al-Quds est celui des détenus palestiniens et arabes.
Parmi eux figure notre détenu libanais Yahia Skaff
S'agissant de ce dossier, je voudrais glisser quelques mots. Si nous sondons les arabes pour savoir s'ils savent qui sont Ron Arad, ou  Shalit, beaucoup sauront répondre
En revanche si nous leur demandons de signaler trois noms parmi les détenus arabes dans les prisons israéliennes, ou ceux de trois femmes, de trois personnes âgées, ou de trois enfants, personne dans le monde arabe ne sauraient donner de réponse.
Savez-vous que les deux détenus que nous avions capturés avant la guerre de juillet, j'ai intentionnellement évité d'apprendre leurs noms, parce qu'il n'est pas admis que nos détenus soient des chiffres tandis que les leurs sont des noms. Alors que nous sommes la nation des un milliard et demi alors qu'ils ne sont que quelques morveux de par le monde.  
 N'est-ce pas une offense?
Pourquoi Samir Kinntar est-il connu de par le monde? parce qu'Israël a déclenché une guerre parce que nous avons capturé des soldats pour le récupérer. Sachant qu'il est permis à Israël de mener les guerres qu'il veut; la communauté internationale le lui permet.
C'est pour cela que nous voulons toujours évoquer notre détenu Yahia Skaf, pour garder vivante son affaire.
Je voudrais en cette occasion évoquer aussi l'affaire des réfugiés palestiniens au Liban, notre discours doit être celui de s'attacher au droit de retour, en premier lieu, tout en considérant que l'implantation des palestinien est un complot contre les palestiniens avant de l'être contre les Libanais, de crainte que le discours ne devienne confessionnel.
Concernant leurs droits civiques au Liban, qui leur font défaut, elles devraient faire partie des constantes de notre politique à leur égard et nous devons faire en sorte qu'ils les obtiennent. Il n'est pas admis, alors qu'ils sont nos invités au Liban d'admettre qu'ils vivent dans les conditions difficiles dans lesquelles ils vivent actuellement dans les camps.  Il faut mettre la politique et la religion de côté et agir pour améliorer leur situation.
Il est de notre responsabilité de nous entraider entre nous Libanais dans cette affaire.
En outre, sachez que dans ce parcours et notre lutte, ns ne sommes pas seuls
Nous avons l'Iran de notre côté. Depuis la révolution islamique, il a été combattu par des puissances internationales et régionales parce qu'il a pris à sa charge les causes principales de la nation, parce qu'il a rompu ses liens avec l'entité sioniste et s'est --- pour défendre la cause palestinienne et la résistance et contrer les projets sionistes. Il en a été ainsi depuis l'Imam Khomeiny et l'est encore de nos jours avec Ahmadinejad.
Lorsque l'Iran était sous le règne du Shah, la plupart des régimes arabes entretenaient de bonnes relations avec lui, alors que maintenant il est honni.
L'Iran est d'un grand soutien au peuple palestinien et à tous les peuples de la région. Raison pour laquelle elle paie les rais de cette politique et de ses principes.   
Il suffit que l'Iran  renonce à tout ceci pour recouvrer sa positions pour qu'il soit respecté au sein de la communauté internationale
Durant les derniers évènements, certains ont misé sur la chute du régime; mais ils ont échoué comme Israël a échoué durant la guerre de juillet et celle de Gaza.  
C'est cet axe là auquel nous appartenons, et il ne sera jamais vaincu Inchallah.
En ce jour d'al-Quds, l'Iran est sortie dans ses rues pour dire au monde entier qui s'attendait à le voir affaibli qu'il est avec la Palestine, avec le Liban et Gaza, et qu'il est avec le principe d'éradiquer Israël
Moi je connais très bien l'Iran, son guide courageux et sage et ses responsables.
Jamais ils ne renonceront aux peuples de la région, jamais ils n'abandonneront la résistance. C'est pour eux leur prière et leur jeûne, leur prière de la nuit et toute leur vie (…)
Ceux qui misent pour sortir l'Iran de cette scène seront déçus.
En ce jour, je voudrais remercier l'imam Khamenei et tous les frères en Iran  pour tout le soutien moral, politique, matériel et financier qu'ils nous procurent sur tous les plans
C'est une fierté dont l'Iran se vante devant le monde entier et même devant le Conseil de sécurité. Non nous ne sommes pas seuls. Et nous possédons beaucoup de facteurs de force
La phase la plus critique que nous avons traversée est celle de Bush.
Dernièrement, les États-Unis ont du renoncer au bouclier anti missile, ce qui constitue un signe de faiblesse de leur part, après avoir voulu contrer la menace des missiles à longue portée iraniens, ils disent maintenant qu'elles ne constituent plus une menace.
Avant de vous quitter j'ai deux recommandations à faire. La première concerne Gaza qui est encore sous le blocus. Des milliards lui ont été promis à Sharm el-Sheikh sans jamais lui parvenir. C'est inadmissible qu'elle n'ait pas encore pu reconstruire les destructions provoquées par l'ennemi sioniste. Comment les Gazaouis vont-ils passer l'hiver prochain, dans des tentes ou des maisons en argile qui risquent de s'effondrer
Débloquez le blocus, aidez les à reconstruire leurs maisons!
Permettez-moi de dire que notre prophète Mohammad dont les chaînes satellitaires chantent les vertus à longueur de journée a recommandé un jour:" n'est pas Musulman celui qui se désintéresse des autres Musulmans"  
Quelle fête d'al-Fitr auront donc les familles de Gaza et celles des détenus?
De plus, ce qui se passe au Yémen est affligeant
Le jour où des évènements ont eu lieu à Beyrouth, en mai 2008, le président yéménite m'a contacté pour me demander d'épargner certains lieux.  Bien entendu, nous avons répondu à son appel, car il est de notre devoir de le faire.
Aujourd'hui, c'est moi qui m'adresse à lui pour le solliciter de prendre soin de son peuple, et de prendre l'initiative de mettre fin aux hostilités et à l'effusion du sang et pour entreprendre le dialogue. (..)  
S'agissant du sujet libanais interne, chacun d'entre nous a agi en fonction de la Constitution, aussi bien l'opposition que les forces loyalistes
L'opposition s'est abstenue de nommer un Premier ministre, quoiqu'elle ait pu bien le faire. Ce qui est signe d'une volonté de sa part  de parvenir à un compromis et de dialoguer et d'éviter toute perturbation de l'atmosphère politique.
C'est donc un point positif
Que personne ne prenne le pays vers des tensions politiques ou sécuritaires car tout le monde y serait perdant
Évitez le discours confessionnel
Le Premier ministre en charge pourrait reprendre ses consultations, une fois de retour du congé de la fête d'al-Fitr
Il vaut mieux arriver tard que de prendre le pays vers l'abîme.
 ( FIN ) 

Traduction: Leila Mazboudi http://almanar.com.lb

18/09/2009

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=4628



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


27/09/2009

n° 114 - Journal du Liban - 28-08 au 26-09 -: Début -: Qui bloque la formation du nouveau cabinet ?


n° 114 - Journal du Liban - 28-08 au 26-09 -: Début -: Qui bloque la formation du nouveau cabinet ?



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Liban

n° 114                                        28-08 au 26-09

                                  C.De broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part

Qui bloque la formation du nouveau cabinet ?

1 Lutte pour la libération du territoire

Suite

2  Politique Libanaise  

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

Fin

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Bernard Mikael : Qui bloque la formation du nouveau cabinet ?

6-2 'Lebanon' remporte le Lion d'Or à la Mostra de Venise

6-3 "Lebanon

7 Brèves

7-1 Aboul Aynaïn dément la présence d’el-Qaëda dans les camps palestiniens du Sud.

7-2 Nada RAAD : HARIRI : "Le Hezbollah sera au gouvernement que l’ennemi le veuille ou pas".

7-3 Jamil Sayyed à Harriri: punis tes alliés qui ont faussé l'enquête.

 



Tiré à part :

Qui bloque la formation du nouveau cabinet ?

Ndlr : La publication de L'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Beaucoup d’information nuit à l’information…

Les Libanais, du Liban ou de la diaspora, vivent dans le brouillard le plus total quant aux raisons, vrais raisons, du retard dans la formation du nouveau cabinet. D’où vient ce retard, qui en est responsable 

Revue chronologique
Suite aux élections du 7 juin 2009, l’ancienne majorité a été reconduite au pouvoir avec 72 députés. Coûts de l’opération selon un responsable saoudien, environ 10.5 million de barils de pétrole saoudiens (à 72 $ le baril), soit un jour de production dédié au Liban, sans compter les frais engagés par les candidats eux-mêmes.
La majorité (majorité depuis 1992 : coûts total de l’opération : 52 milliard de dollars de dette, soit plus de 170 % du PIB) s’est alors réunie et a désigné M. Saad Hariri comme leur candidat au poste de premier ministre.
Ensuite, et selon la Constitution libanaise, le Président de la république a entamé les consultations parlementaires et a désigné M. Hariri pour former le nouveau gouvernement. Les consultations parlementaires est une action constitutionnelle protocolaire dans laquelle le Président de la république demande aux députés et blocs parlementaires de désigner leurs candidats au poste de premier ministre. Le Président n’a plus qu’à faire un petit calcul des voix pour désigner le nouveau chef de gouvernement.
Mission du Président accomplie, nous sommes à la troisième semaine après les élections.
Le premier ministre désigné, M. Saad Hariri, déclare le lendemain qu’il souhaite former un gouvernement d’union nationale pour que le Liban puisse faire face aux difficultés économiques, difficultés politiques, et surtout face aux menaces de guerre d’Israël.
Dans un gouvernement d’union nationale, chaque bloc parlementaire aura un nombre de ministère qui soit proportionnel au nombre de sa représentation parlementaire, à savoir :

Bloc du Futur: (72 députés/128 sièges parlementaires)*30 ministères = 16,875 ministres

Bloc du CPL: (27/128)*30= 6,32 ministres

Bloc d’Amal : (15/128)*30= 3,5 ministres

Bloc du Hezbollah : (14/128)*30= 3,5 ministres
Or, cette formule ne peut pas être appliquée telle qu’elle, puisqu’il a fallu compter une part pour le Président de la république.
Au fait, la Constitution libanaise donne au Président le rôle d’arbitrage dans les conflits internes, or les « Réformes de Taëf » ne lui a laissé aucun outil constitutionnel pour qu’il puisse honorer sa mission. D’où le consentement de tous les partis politiques de céder chacun un nombre proportionnel de ses sièges ministériels au Président. C’est ainsi que la fameuse formule 10+5+15 est née : 10 ministres pour l’opposition (BCR, Amal et Hezbollah), 5 ministres pour le Président de la République et 15 ministres pour la majorité (Hariri, Joumblatt, Forces libanaises, Kataëb…).
À la quatrième semaine après les élections, M. Hariri entame alors les consultations avec les chefs des blocs parlementaires pour l’affectation des ministères, mais, un changement de taille vient bouleverser cet équilibre millimétré. M. Joumblatt avec son bloc de 9 députés décident de sortir de la majorité, les Kataëb, parti chrétien de la majorité, fait du chantage et est sur le point de s’éloigner de la ligne majoritaire… La majorité passerait donc à 63 députés, y compris les centristes, et le pays se retrouvent avec 2 minorités.
Toutes les cartes sont en train d’être mélangée et nul ne sait où atterrira le bloc Joumblatt et qui aura à nouveau la majorité !! Il faudra, entre temps, remplir le vide et éloigner les caméras curieuses des fissures majoritaires. Il y a une cible idéale et historique qui dure depuis 1988, le Général Aoun et sa représentativité.
L’obstacle Aoun »
C’est alors que naisse la campagne médiatique contre Joubran Bassil, militant du CPL puis beau-fils du Général Aoun, et ministre sortant des Télécommunications avec un bilan très positif.
La campagne est né alors qu’il n’y a jamais eu de discussions entre Hariri et le Général Aoun ou le CPL en général sur les ministères demandés par le BCR, encore moins sur les noms des candidats.
Cette campagne acharnée a pour objectif, probablement, le brouillage des conflits internes et des séparations au sein de la majorité, mais aussi, l’attente d’un feu vert venant des États-Unis avec une escale en Arabie Saoudite.
La majorité (ou ce qui l’en reste) désigne le Général Aoun comme responsable du blocage de la formation du nouveau cabinet et lui reproche : d’être « gourmand » en demandant 5 ministères, dont un dit « souverainiste » (Intérieur, Affaires Étrangères, Justice et Défense sont considérés comme ministères souverainistes)

de demander 4 autres ministères n’incluant pas des Secrétaires d’États

de vouloir reconduire Joubran Bassil au ministère des Télécommunications, alors qu’il a échoué aux législatives !!
Ce sont ces trois conditions qu’on appelle aujourd’hui « l’obstacle Aoun ».
Du côté du BCR, on considère que ces trois conditions ne forment qu’un voile aux vrais problèmes dont souffre la majorité. Le BCR voit que le blocage se situe au niveau des problèmes suivants :

Les États-Unis et Israël ainsi que plusieurs alliés de la majorité ne souhaitent pas voir Hezbollah au cabinet

Les gouvernements Hariri ont pris l’habitude depuis l’accord de Taëf à ce jour de marginaliser la représentativité chrétienne au sein du pouvoir, jusqu’ici maillon faible à cause de sa résistance à l’occupant syrien. Pourtant, le BCR est le deuxième plus grand bloc parlementaire et de loin celui qui a la plus grande représentativité chrétienne avec 52% des voix

Un désaccord régional entre les saoudiens, les syriens et les égyptiens. Les premiers soutenant Hariri et le considère le « petit fils » du Royaume. Les syriens ne veulent pas d’un gouvernement pro-occidental qui ne prend pas en compte les intérêts syriens dans le conflit Israélo-arabe. Les égyptiens font tout pour compromettre les chances de Hariri et cherche à reconduire leur allié, le premier ministre sortant, Fouad Siniora.

A l’instar du ministère des Télécommunications, celui de l’Énergie et celui des Affaires Sociales, des modèles exemplaires de gouvernance et de gestion, le BCR veut étaler sa politique réformiste sur d’autres ministères. Il s’oppose ainsi aux intérêts des Hariri qui depuis 1992 ont les mains libres dans la gestion des affaires de l’État et ses caisses

Le BCR considère que, depuis 1990, seuls les chrétiens paient le prix de la gourmandise des Hariri et font seuls les concessions. Une politique Haririenne qui a porté ses fruits en provoquant une immigration chrétienne massive
Des voix de plus en plus hautes s’élèvent pour que le premier ministre désigné abandonne la formation d’un cabinet d’union nationale pour ainsi former un cabinet de majorité uniquement. Voix portées par le Patriarche maronite, les Forces Libanaises, les Kataëb… Ce sont, par hasard, les mêmes qui ont fait les choix politiques, depuis l'accord de Taëf, qui ont conduit les chrétiens à être isolé de leur milieu naturel, en vue d'un partitionnement du Liban
Mais cela ne répond-il pas aux demandes américaines ?
Est-ce qu’il y a toujours une majorité depuis la sortie de Joumblatt ?
Et jusqu’à quand les chrétiens paieront seuls le prix des conflits régionaux et feront seuls les concessions ?
La question qu’il faut poser pour comprendre la volonté d’écarter l’opposition : Quel est le point de blocage à l’initiative de paix américaine et européenne dans la région, et qui s’y oppose ?

N’est-ce pas l’implantation des réfugiés palestiniens dans les pays hôtes et un changement démographique irréversible de la carte communautaire libanaise ?

Ce ne sont pas le BCR, Hezbollah et Amal qui s’y opposent ?

C’est là qu'il faut chercher la réponse au blocage…

Bernard Mikael

Source : RPL France
http://www.rplfrance.org/...
Publié le 6 septembre 2009 avec l'aimable autorisation du RPL
 http://www.palestine-solidarite.org:80/dossier.Liban.rpl_france.040909.htm

 

La résolution 1884 prorogeant d'un an le mandat de la Finul a été adoptée avec une mention spéciale pour les « capacités actives » de la force onusienne et une nouveauté technique impliquant la direction à New York des forces de maintien de la paix dans le travail des Casques bleus en poste au Liban.

Il convient de noter que la résolution 1884 n'a évoqué ni de loin ni de près l'incident de Kherbet Selm, ni la manifestation des habitants de Kfarchouba, même si Ban Ki-moon avait jugé que cela représentait une violation de la résolution 1701. Cela est dû aux réserves exprimées à ce sujet par le représentant de la Libye au Conseil de sécurité, qui avait exigé que soit faite mention des violations israéliennes quotidiennes de l'espace aérien libanais.

Or la résolution devait être adoptée à l'unanimité et non par vote, ce qui a fait que toutes les mentions des différentes violations de la 1701 ont été zappées.
Il n'en reste pas moins que le Conseil de sécurité a insisté sur la nécessité d'un « environnement stratégique » au Liban-Sud entre la force onusienne et son « partenaire » libanais, à savoir la troupe et les forces armées légales, responsables « au premier degré » de la sécurité et du maintien de la loi au sud du Litani. Sauf que la résolution 1884 a remis l'accent sur le droit de chaque Casque bleu d'utiliser la force pas seulement pour se défendre, mais aussi s'il se voit empêché de mener à bien sa mission.
À noter que les représentants des grandes puissances au Conseil de sécurité insistent sur le plein respect des prérogatives des soldats onusiens, parce que, depuis 2006 et jusqu'à ce jour, aucun tir n'a été enregistré à partir du territoire libanais contre Israël et que l'État hébreu n'a mené aucune attaque sur la moindre parcelle de terre au Liban.
31/08

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/629707/Finul+%3A_la_proposition_technique_de_Ban_ne_vise_en_rien_a_la_revision_des_regles_d%27engagement.html



Résistance

Analyse

Nouveaux indices qui dévoilent le complot américain dirigé contre notre pays :

1- Faire pression pour que le nouveau gouvernement ne puisse pas enfin être formé;

2- Simultanément, réanimer la terreur au Sud de notre pays en réactivant Al Qaïda et en donnant le feu vert à l'entité sioniste de procéder à des multiples provocations qui relèvent de la violation de la résolution 1701;

 3- Les forces libanaises pro-occidentales, fortement soutenues par les Etats-Unis, l'Europe et l'entité sioniste, ayant comme prétexte-le chaos qui met en danger l'existence même du Liban, pourront par la suite déclencher l'ultime opération qui consiste à encercler les forces de la Résistance et à les liquider définitivement.

FLASH LIBAN 



1 Lutte pour la libération du territoire

Les relents de la guerre

a) Liban

L’armée libanaise arrête un inconnu ayant traversé la frontière avec Israël.
L'armée libanaise a arrêté hier un inconnu entré au Liban via la frontière avec Israël, ont indiqué des sources de sécurité et des sources militaires.
« Il ne semble pas parler l'arabe et n'a aucune pièce d'identité sur lui », a précisé une source à l'AFP, sous le couvert de l'anonymat. « Il pourrait être un citoyen israélien », a-t-elle ajouté. Selon la chaîne al-Manar (Hezbollah), cet homme « aurait des traits occidentaux, serait dans la trentaine et garderait le silence durant les interrogatoires ».
L'homme a été repéré près du village de Aytaroun, distant d'environ cinq kilomètres de la frontière israélienne, qui est marquée par une barrière de fils barbelés, a encore dit cette source sans autres précisions.
« Nous continuons à l'interroger pour savoir qui il est et ce qu'il faisait » là, a indiqué un porte-parole de l'armée à l'AFP.
Selon un porte-parole de la Finul, l'armée israélienne a informé les Casques bleus qu'un homme avait franchi la barrière le matin.
« Ce matin (hier), la Finul a été informée par l'armée israélienne qu'un homme avait traversé la barrière avec Israël, jusqu'en territoire libanais, dans la région de Aytaroun, a précisé Andrea Teneti à l'AFP.
Nous avons immédiatement averti l'armée libanaise et dépêché des patrouilles dans le secteur. »
« L'homme a été repéré vers 15h sur la base des descriptions fournies par l'armée israélienne, a-t-il ajouté. L'armée libanaise l'a arrêté et il est actuellement en détention. »

26 août

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/629239/L%27armee_libanaise_arrete__un_inconnu_ayant_traverse__la_frontiere_avec_Israel.html

 

Chute en territoire israélien de plusieurs roquettes

11-09

En Israël, l'armée a fait état de la chute en territoire israélien de plusieurs roquettes tirées à partir du sud du Liban, et confirmé y avoir riposté.
"Plusieurs roquettes tirées depuis le Liban ont explosé cet après-midi sur le secteur-ouest de la Galilée sans faire de blessé", a déclaré un porte-parole. "Nos forces ont riposté à ces tirs", a-t-il ajouté sans autre précision.

"Nous considérons cet incident comme très grave, et estimons que le gouvernement et l'armée libanaise ont pour responsabilité d'empêcher de telles attaques", a encore dit ce porte-parole israélien.
"Des débris d'au moins une roquette Katioucha ont été découverts dans le secteur de la ville de Naharyah et du kibboutz Guesher Aziv", dans l'ouest de la Galilée, a indiqué pour sa part une source policière.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/proche_moyenorient/20090911.OBS0832/echange_de_roquettes_a_la_frontiere_israelliban.html?idfx=RSS_international&xtor=RSS-19


b) Israël

L’armée israélienne intensifie ses entraînements …

Une unité de l'armée israélienne, spécialisée dans l'observation des mouvements militaires au-delà des frontières, a effectué récemment une vaste opération d'entraînement ayant pour objectif de rassembler des informations sur les activités du Hezbollah, rapporte le quotidien israélien Yediot Aharonot.
Citant le chef de cette unité, le Yediot affirme que « le calme règne au Liban en apparence, mais cette image est trompeuse, car il y a de nombreuses activités qui se déroulent sous terre et dont le but, clairement, est de se préparer » à l'éventualité d'une guerre.
4/9

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/630215/L%27armee_israelienne_intensifie_ses_entrainements_pour_contrer_les_activites_du_Hezbollah.html

 

Israël a tiré plus de dix roquettes sur un village du sud Liban.

Israël a tiré plus de dix roquettes sur un village du sud Liban, en riposte à des tirs sur son territoire. Il estime "que le gouvernement et l'armée libanaise ont pour responsabilité d'empêcher de telles attaques".

Des roquettes ont été tirées vendredi 11 septembre du sud du Liban vers le nord d'Israël, suscitant une riposte immédiate de l'Etat hébreu qui a bombardé un village libanais, selon des sources de sécurité.
Deux roquettes ont été tirées sur le nord d'Israël à partir du village de Qlailé, situé à 15 kilomètres de la frontière avec l'Etat hébreu, a indiqué un responsable des services de sécurité.

Le gouvernement libanais responsable ?
Des témoins ont indiqué avoir entendu "des explosions".
Dans une riposte immédiate, l'armée israélienne a tiré au moins huit roquettes sur le village de Qlailé, a indiqué l'armée libanaise.
Des ambulances se sont dirigées sur les lieux à partir de la ville côtière de Tyr, distante de quelques kilomètres de Qlailé.
La route côtière du sud-Liban était vide, à l'exception de patrouilles de la Force de l'ONU au Liban (Finul), selon un correspondant sur place qui a fait état d'un retour au calme 10 minutes après le bombardement du village.

Les tirs de roquettes sur Israël n'ont pas été revendiqués.

11.09.2

tempsreel.nouvelobs.com/.../echange_de_roquettes_a_la_frontiere_israelliban.html?...

 

14-09

Communiqué de L'Armée Libanaise :
Lundi 14 septembre à 19h45, 20h15 et 20h45, l'armée de l'entité sioniste avait tiré sur des bateaux de pêche libanais situés à l'intérieur des eaux territoriales du Liban

 

Tirs israéliens sur des embarcations libanaises de pêche.

Des tirs ont été dirigés, à partir d'un poste de l'armée israélienne à Naqoura, sur des embarcations de pêche libanaises, a affirmé hier un communiqué de l'armée à Beyrouth, qui a dénoncé là « une violation de la résolution 1701 ». Les tirs sont partis à deux reprises sur des embarcations qui se trouvaient à l'intérieur des eaux territoriales.
Par ailleurs, deux communiqués de l'armée ont fait état de violations de l'espace aérien libanais par des appareils de guerre israéliens. Selon la direction de l'orientation, deux appareils de chasse israéliens ont pénétré dans l'espace aérien au niveau de Aïtaroun et sont remontés jusqu'à Tripoli, avant de regagner leur base, tandis que deux autres ont survolé, à moyenne altitude, la région du Arqoub, de Hasbaya, de la Békaa-Ouest, d'Iqlim el-Kharroub et de Marjeyoun.

17/09

http://www.lorientlejour.com:80/category/Liban/article/631596/Tirs_israeliens_sur_des_embarcations_libanaises_de_peche.html


c) Finul

28-08

Les 240 militaires belges poursuivent les travaux de sécurisation du camp Scorpion, à Tibnin. Une mine a été localisée à proximité de la ligne de démarcation avec Israël et les opérations de déminage sont en cours, a rapporté le ministère de la Défense lors de son briefing hebdomadaire.

Notons également qu’a l’heure actuelle, on compte au total 1.093 militaires belges en opération à l’étranger.

28/8

http://www.lesoir.be/actualite/monde/

 

Des tirs venant du Sud-Liban violent la trêve avec Israël. (1)

La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) et l'armée libanaise ont dépêché des renforts dans la zone pour prévenir toute escalade de la situation, a précisé Yasmina Bouziane, porte-parole de la Finul, précisant que celle-ci enquêtait sur l'incident.

ENQUÊTE DE LA FINUL

"La Finul est en contact avec les deux parties, les presse de faire preuve de la plus extrême retenue, de conforter la cessation des hostilités et d'éviter de prendre des mesures qui pourraient conduire à une nouvelle escalade", a-t-elle dit.

Reuters

11 septembre

http://fr.news.yahoo.com/4/20090911/twl-po-israel-liban-38cfb6d_4.html


n° 114 - Journal du Liban - 28-08 au 26-09 -: Suite -: Qui bloque la formation du nouveau cabinet ?


n° 114 - Journal du Liban - 28-08 au 26-09 -: Suite  -: Qui bloque la formation du nouveau cabinet ?



Journal du Liban

n° 114                                        28-08 au 26-09

                                  C.De broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

2  Politique Libanaise  

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

 



2  Politique

a) Libanaise  

Michel Sleimane, Hariri  & Nasralah

Hariri: "Le Hezbollah sera au gouvernement que l'ennemi le veuille ou pas".

Le Premier ministre en charge Saad Hariri a assuré que le Hezbollah fera partie du gouvernement d'union nationale, qui regroupera également la coalition du 14 mars. "Je peux confirmer que le Hezbollah sera dans ce gouvernement, que l'ennemi israélien le veuille ou pas, parce que les intérêts de la patrie exigent que nous soyons tous dans ce gouvernement". 
Au cours d'un iftar à Quraytem, Hariri a réitéré que la question de la formation du gouvernement était une prérogative du Premier ministre désigné en coopération avec le chef de l'Etat, d'après la Constitution. 
Il a par ailleurs souhaité que la sécurité et la stabilité soient rétablies dans toutes les régions libanaises, sans exception, que l'armée soit forte, et que les forces de sécurité deviennent capables d'assurer la sécurité de tous les Libanais.
Et d'espérer que l'Etat subvient aux besoins des citoyens notamment au niveau de l'électricité et l'eau dans toutes les régions, sans aucune distinction. 
Abordant les multiples défis qui menacent le Liban, le chef du Courant du Futur a souligné qu'aucune partie politique ne peut y faire face seule, sans l'unité nationale. Selon lui, "quelles que soient les capacités et l'importance de cette partie politique, elle ne peut pas faire face aux multiples défis tels les menaces israéliennes ou les problèmes économiques". 
Le Premier ministre en charge a estimé qu' "il est vrai que nous avons toujours besoin de l'unité nationale et de la coexistence au Liban, mais nous avons aussi besoin de préserver la démocratie et les libertés, parce que sans elles le Liban ne peut pas exister. L'unité nationale est nécessaire, mais la démocratie est le fondement de l'unité nationale", a-t-il conclu.
Auparavant dans la journée de mardi, le député Saad Hariri avait reçu le chef du Parti Socialiste Progressiste Walid Joumblatt qui a assuré que le premier ministre désigné s'active pour arrondir les angles en vue d'aboutir à un gouvernement d'union. "Il a bien fait de ne pas se lancer dans des débats", a-t-il noté.
Dans une interview accordée au quotidien "Assafir", le chef druze a réclamé "un gouvernement capable de préserver la sécurité face à tous les défis, surtout une éventuelle offensive israélienne contre le Liban".
25/8

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=100717&language=fr 


2a-1 La crise gouvernementale

 Au jour le jour

07-09

Consensus sur les grandes lignes de la répartition des sièges au sein du nouveau cabinet. Mais Saad Hariri n'a pu se mettre d'accord sur les détails avec certains membres de l'opposition.

Le différend porte en grande partie sur les exigences du dirigeant chrétien Michel Aoun, allié du Hezbollah. Le Courant patriotique libre d'Aoun détient davantage de sièges que n'importe quel autre parti chrétien.

Aoun veut que son gendre, Gedran Bassil, conserve son poste de ministre des Télécommunications et il veut nommer le nouveau ministre de l'Intérieur mais Hariri, chef d'une alliance qui a remporté les élections législatives du 7 juin, s'y oppose.

Bureau de Beyrouth, version française Nicole Dupont

http://fr.news.yahoo.com/4/20090907/twl-liban-gouvernement-

07-09

La composition proposée lundi par Hariri maintient Ziad Baroud à la tête du ministère de l'Intérieur et confie le ministère des Télécommunications à un proche d'Hariri, dit-on de source politique.

Aoun veut que son gendre, Gedran Bassil, conserve son poste de ministre des Télécommunications et il veut nommer le nouveau ministre de l'Intérieur, mais Hariri s'y oppose.

Hariri a proposé que Raya Hassan prenne le ministère des Finances et Nada Mfarrij celui de l'Energie, et non de l'Economie comme cela avait été avancé dans un premier temps. Proches du Premier ministre désigné, elles sont deux des quatre femmes du cabinet proposé.

Elias al Mourr conserverait le portefeuille de la Défense et le ministère des Affaires étrangères irait à Yassine Djaber, un proche de Nabih Berri, président du parlement et figures de l'opposition.

Dans l'équipe proposée lundi par Hariri, Ziad Baroud reste à la tête du ministère de l'Intérieur et celui des Télécommunications revient à Ghazi Aridi, un proche du leader druze Walid Jumblatt.

Saad Hariri soutient que sa proposition respecte l'accord de partage du pouvoir conclu avec l'opposition. Elle accorde à l'alliance "14 Mars" d'Hariri 15 des 30 sièges du nouveau gouvernement et 10 sièges à l'alliance "8 Mars" de l'opposition.

Il revient au président Souleiman de désigner les cinq ministres restant, ce qui lui donne un poids décisif sur les décisions du gouvernement.

Bureau de Beyrouth, version française Nicole Dupont

& Reuters

http://fr.news.yahoo.com/

07-09

Le Premier ministre libanais désigné, Saad Hariri, a remis au président Michel Souleiman une proposition de composition d'un gouvernement d'union nationale mais des factions d'opposition, parmi lesquelles le Hezbollah, l'ont aussitôt rejetée.

Fouad Siniora, Premier ministre sortant et membre du Courant du Futur d'Hariri, dirige un gouvernement chargé d'expédier les affaires courantes en attendant que Souleiman désigne par décret le nouveau gouvernement.

Le président Souleiman, arrivé au pouvoir l'an dernier en tant que candidat de consensus, ne devrait pas approuver la composition d'un gouvernement qui n'aurait pas le soutien de l'opposition.

Le chef de l'Etat a indiqué qu'il souhaitait que le gouvernement soit formé avant qu'il se rende à l'Assemblée générale des Nations unies, ce mois-ci.

Afp

 

Nadim Ladki : La majorité et l'opposition se sont accusées mutuellement de l'échec des consultations.

La majorité et l'opposition se sont accusées mutuellement de l'échec des consultations auxquelles Hariri a procédé depuis juin, se heurtant notamment à des exigences d'Aoun qu'il n'a pas voulu satisfaire.

Signe de la dégradation du climat politique durant cette période, Nabih Berri, président du parlement et leader du mouvement Amal, n'a pas voté en faveur de Hariri, alors qu'il l'avait fait en juin.

Pareillement, le Hezbollah et le Courant patriotique d'Aoun, qui dispose du plus grand nombre de députés chrétiens à la Chambre, n'ont désigné aucun candidat à la tête du gouvernement.

L'impasse actuelle au Liban traduit, selon les analystes, l'incapacité des deux grands parrains des factions libanaises, l'Arabie saoudite et la Syrie, à se faire obéir de leurs poulains.

Le rapprochement entre les deux puissances régionales, cette année, avait apporté au Liban un répit politique sans précédent depuis l'assassinat de Rafic Hariri.

Mais l'annulation récente d'une visite du roi Abdallah d'Arabie à Damas semble avoir figé les relations entre les deux pays et entraîné une nouvelle radicalisation des positions politiques au Liban même.

Nadim Ladki, version française Marc Delteil

16 septembre

http://fr.news.yahoo.com/

 

Saad Hariri à nouveau chargé de former le gouvernement libanais. 

A la demande de la Chambre des députés, le président Michel Souleïmane a chargé une nouvelle fois mercredi Saad Hariri, chef de la majorité parlementaire, de former le prochain gouvernement.

Le premier ministre Rafic Hariri, avait jeté l'éponge la semaine dernière, dix semaines après la reconduction de sa majorité parlementaire, accusant l'opposition de lui mettre des bâtons dans les roues.

Souleïmane était tenu de se plier au vœu des députés et de charger Hariri, de reprendre ses efforts pour former un gouvernement d'unité incluant l'opposition, composée du Hezbollah et d'Amal, les deux principaux mouvements chiites et leur allié chrétien, le Courant patriotique de Michel Aoun.

Sur les 128 députés, 73 ont choisi Hariri pour diriger le gouvernement contre 55 qui se sont abstenus.

La confirmation à la tête du gouvernement de Saad Hariri, un milliardaire de 39 ans soutenu par l'Arabie saoudite et les Etats-Unis, a donné un coup de fouet à la Bourse de Beyrouth, qui a clôturé mercredi en hausse de 1,0%.

Nadim Ladki, version française Marc Delteil

16 septembre

http://fr.news.yahoo.com/

 

Le Hezbollah attaché à un cabinet d’union nationale.
Le secrétaire général adjoint du Hezbollah, Naïm Kassem, a énuméré quatre raisons qui font que son parti demeure attaché à un gouvernement d'union nationale

Tout d'abord, a déclaré cheikh Kassem, qui s'exprimait lors d'un iftar, le gouvernement d'union nationale est « la solution la plus à même de réussir, car cette formule a déjà démontré son utilité et fait ses preuves pour ce qui est du maintien de la stabilité politique et sécuritaire ».
« Deuxièmement, a-t-il ajouté, à l'ombre d'un cabinet d'union nationale, toutes les forces politiques sont rassurées quant à leur participation aux responsabilités et quant à l'absence de tout unilatéralisme au pouvoir. Tous se retrouvent ainsi partenaires dans ce qui touche le Liban ».
« Troisièmement, une telle formule est de nature à restreindre les possibilités d'utilisation du Liban comme théâtre (de règlements de comptes) régional ou international », a-t-il dit. « Les grandes puissances et les États de la région ne cesseront pas d'utiliser le Liban, mais notre accord permettrait de limiter leur marge de manœuvre dans ce pays », a-t-il assuré.
« Enfin, quatrièmement, en permettant le maintien de la stabilité politique et sécuritaire, le gouvernement d'union nationale ouvre la voie au traitement des dossiers économiques et sociaux », a-t-il estimé, avant de lancer : « C'est pour ces quatre raisons que nous voulons un cabinet d'union nationale. Que personne n'en invoque d'autres. »
« C'est en adoptant la formule convenue (15/10/5) que nous pourrons renforcer l'option de l'union nationale », a encore dit cheikh Kassem. «
Dans tout autre cas de figure, nous serions face à un gouvernement dans lequel il n'y aurait pas de partenariat. Et ce serait l'inconnu », a-t-il souligné.
Abondant dans le même sens, le député Ali Fayad, également du Hezbollah, a appelé au « respect de la démocratie consensuelle dans le cadre de la Constitution libanaise ».
Selon lui, « le discours politique nerveux de ceux qui critiquent le consensualisme en le considérant comme un complot contre la logique majoritaire ne parviendra pas à modifier la règle du jeu ».
M. Fayad a estimé que le consensualisme s'impose du fait qu'il est impossible de transgresser au gouvernement la représentation politique des principales communautés, mais aussi parce que la différence de 12 sièges qui sépare la majorité de la minorité au Parlement n'est « pas grande », enfin parce qu'un gouvernement monochrome ne serait pas en mesure, selon lui, d'assurer la stabilité dans
le pays.

16 septembre http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/631469/Le_Hezbollah_attache_a_un_cabinet_d%27union_nationale_pour_quatre_raisons.html

24-09

M. Hariri qui a été de nouveau chargé, le 16 septembre,de former un gouvernement a entamé ses consultations par un entretien à Beyrouth avec le chef du Parlement Nabih Berri, dont le mouvement Amal est l'un des piliers de l'opposition soutenue.

LEMONDE.FR

AFP 


2a-3 Sur le terrain

11-09

Les responsables militaires du Liban et de l'Onu attribuent les violations sporadiques de la trêve d'août 2006 à de petits groupes palestiniens ou à des activistes djihadistes, actifs dans les camps de réfugiés du Liban.

Le Hezbollah, un mouvement structuré et discipliné soutenu par la Syrie et l'Iran, demeure néanmoins une force redoutable, particulièrement au Sud-Liban, où il a résisté avec succès aux efforts de Tsahal pour lui briser les reins.

http://fr.news.yahoo.com/4/20090911/twl-po-israel-liban-38cfb6d_4.html

 

Les responsables palestiniens assurent qu’un nouveau Nahr el-Bared est hors de question.

Le représentant de l'Autorité palestinienne au Liban, Abbas Zaki, et de nombreuses autres factions et institutions palestiniennes ont insisté hier sur l'attachement des Palestiniens à la stabilité au Liban et leur détermination à faire en sorte que les événements de Nahr el-Bared ne se reproduisent pas.
M. Zaki s'est rendu dans la journée auprès du président supérieur des Kataëb, Amine Gemayel, de l'ancien ministre Talal Arslane, avec qui il a débattu du dossier régional, de la situation des Palestiniens au Liban et des craintes de nouveaux incidents de sécurité, partant des informations relatives à la présence de combattants de Fateh el-Islam dans certains camps.

Répondant aux questions de la presse au terme des deux entretiens, M. Zaki, qui s'est rendu en soirée auprès du conseil politique du Hezbollah, a indiqué qu'un « danger guette toujours le Liban », estimant que la situation qui prévaut « permet de penser que des incidents peuvent survenir ». « Mais, cette fois, ce ne sera pas à travers les Palestiniens, parce que nous avons pu convaincre les factions et la population palestinienne de rester aux aguets pour déjouer toute tentative de porter atteinte au Liban ou aux camps », a-t-il dit, en révélant que des personnes soupçonnées d'avoir commis des actes terroristes sont régulièrement livrées à l'armée. « Nous nous entendons avec l'armée sur tout et la situation dans les camps est calme », a-t-il ajouté. « Les informations sur la présence d'éléments subversifs dans les camps sont totalement infondées. Leur objectif est de faire en sorte que les Palestiniens soient toujours considérés comme étant la source du problème », a déploré M. Zaki.

La même idée a été développée par plusieurs factions et cadres palestiniens. Le commandement des factions de l'Alliance palestinienne a tenu une réunion à Tyr au QG de Hamas. Dans son communiqué, cette instance, qui regroupe les diverses organisations palestiniennes, a souligné son « attachement à la paix civile au Liban ainsi qu'aux relations de bon voisinage et à la consolidation de l'esprit de coopération dans l'intérêt des Libanais et des Palestiniens ». Elle a rejeté « les rumeurs » relatives à la présence de combattants de Fateh el-Islam dans le camp de Bourj Chemali, en affirmant dans le même temps « la nécessité de donner sa chance à l'enquête pour que l'affaire soit tirée au clair ».
Parallèlement, une délégation du Fateh, conduite par M. Khaled Aref, s'est rendue auprès du commandant des FSI  de la région sud, le colonel Mounzer Ayoubi, au sérail de Saïda, pour un tour d'horizon de la situation au double plan social et de sécurité. C'est ce que le communiqué qu'elle a fait paraître plus tard indique, en précisant que les deux parties ont « mis en relief la coordination avec les forces de sécurité libanaises, dans les domaines du maintien de la sécurité et de l'exécution des mandats judiciaires et des notifications administratives et judiciaires ».
À la presse, Sultan Abou el-Aynaïn, membre du Fateh, a fait état d'un renforcement des mesures de sécurité dans les camps, précisant que sa formation prend au sérieux l'affaire de certains éléments subversifs. Il a assuré que « les Palestiniens ne permettront pas une répétition de la guerre de Nahr el-Bared ou que leurs camps servent d'abris à ceux qui veulent détruire la paix au Liban ».

25/09/2009
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/632403/Les_responsables_palestiniens_assurent_qu%27un_nouveau_Nahr__el-Bared_est_hors_de_question.html


2a-4 Des Canons ... pas du beurre

Joumblatt: "Le Liban doit rester en état de guerre avec "Israël".

Le chef du Rassemblement démocratique le député Walid Joumblatt a estimé que la paix avec "Israël" ne peut pas réussir, et que le Liban ne peut pas supporter de compromis. S'adressant au chef du parti phalangiste Amine Gemayel, Joumblatt a déclaré: "Le président Amine Gemayel a évalué que la paix avec Israël était possible, il a signé l'accord du 17 Mai, mais cet accord n'a pas réussi.

La paix ne peut pas réussir. Pourquoi signer un accord alors que nous refusons tous l'implantation, et que nous adoptons l'armistice? Le Liban doit rester en état de guerre avec Israël.
Sur un autre plan, le chef du PSP a indiqué qu'il poursuivait ses efforts en coopération avec le Hezbollah, pour traiter les répercussions de la dernière période, se disant non opposé à la tenue d'une autre rencontre avec Sayed Hassan Nasrallah prochainement.  
3/9

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=101868&language=fr

 

Aoun : Nous n’accepterons pas qu’une guerre préventive soit menée contre nous.

Dans sa déclaration traditionnelle à l'issue de la réunion hebdomadaire de son bloc parlementaire, le député Michel Aoun a affirmé qu'après les consultations il y aura « soit formation du gouvernement, soit une décision définitive de récusation ». À propos de la rotation des ministères, M. Aoun a souligné que s'il fallait véritablement respecter ce principe, le Courant du futur devrait en premier lieu « se désister du ministère des Finances » car cela fait 17 ans que ce courant « s'est accaparé ce portefeuille, alors que nous n'avons été en charge du ministère des Télécommunications que durant 10 mois et déjà ils veulent que nous y appliquions le principe de rotation ». M. Aoun a d'autre part prévenu : « Que personne ne nous défie, car nous n'accepterons pas qu'une guerre préventive soit menée contre nous. Lorsque la justice est appliquée, personne ne la refuse. »
Abordant la crise ministérielle, M. Aoun a nié l'importance de la conjoncture régionale à cet égard, soulignant qu'en présence d'une « volonté interne, il est possible de résoudre le problème ». « Nous ne pensions pas qu'il faille que le Premier ministre désigné se récuse puis soit à nouveau désigné pour qu'une solution soit enfin proposée », a-t-il ajouté avant de signaler que « rien » n'empêchera son bloc de poursuivre dans la voie de la réforme. « Nous attendons de voir ce que le Premier ministre désigné va nous proposer et nous verrons quels sont les critères sur la base desquels le gouvernement sera formé, et nous sommes un modèle de sacrifice », a déclaré Michel Aoun, qui a relevé que « cinq jours, ce n'est pas beaucoup de temps, et le tout est de savoir si un gouvernement va être formé après ces cinq jours ou s'il va y avoir récusation définitive. Je ne donnerai pas maintenant mon avis par rapport à la formule et j'attends de voir quelles idées vont m'être soumises ».

Revenant sur la question du ministère des Télécommunications, M. Aoun a indiqué que son courant avait dû faire face à de nombreuses difficultés « car nous avons pu réaliser de nombreuses choses ».
24/9

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/63227...  



b) Israélienne

 

2b-2 Des Canons ... pas du beurre.

Tirs de roquettes: Nétanyahou met Beyrouth en garde.

Vendredi, deux roquettes tirées depuis le Sud-Liban ont touché le nord d'Israël. L'Etat hébreu a immédiatement répliqué par des tirs d'artillerie.

Benyamin Nétanyahou a estimé dimanche "Nous prenons cela très sérieusement", a déclaré. "Nous ne resterons pas dans la retenue quand le territoire israélien se voit attaquer et nous ne nous résignerons pas à des tirs de missiles ou à toute autre forme de terrorisme dirigée contre les citoyens israéliens".

Benyamin Nétanyahou a estimé dimanche devant son cabinet qu'il revenait au gouvernement libanais de faire respecter le cessez-le-feu. "Nous le tenons pour responsable de toutes les violations et hostilités dirigées contre notre territoire qui trouvent leur origine sur le sol libanais".

La frontière israélo-libanaise reste tendue depuis la guerre l'été 2006.

13/9

http://fr.news.yahoo.com/3/20090913/twl-israel-liban-netanyahou-951b410_2.html


2b-4 Les grandes manœuvres

Israël accuse le Hezbollah d’avoir planifié un attentat contre le chef d’état-major de l’armée
Un Arabe israélien accusé d'avoir fourni des informations au Hezbollah pour préparer un attentat contre le chef d'état-major de l'armée israélienne, le général Gaby Ashkenazi, a été arrêté, ont annoncé hier des sources judiciaires israéliennes, citées par l'AFP dans une dépêche datée de Jérusalem.
Cet Arabe israélien, Rawi Sultani, a été arrêté le 10 août, mais l'annonce de son interpellation a été maintenue secrète pendant trois semaines sur ordre d'un tribunal israélien qui a levé hier le black-out sur cette affaire. Il avait été recruté par le Hezbollah lors d'un voyage au Maroc effectué en août 2008 pour participer à un camp de jeunesse arabe comme représentant du mouvement arabe israélien le « Rassemblement national démocratique », connu sous son acronyme hébreu « Balad », a-t-on ajouté de mêmes sources.
Il est accusé d'avoir rencontré un représentant du Hezbollah à cette occasion et un autre membre du mouvement chiite lors d'un voyage en Pologne en décembre 2008.
Il aurait fourni au Hezbollah des informations sur les déplacements du général Ashkenazi qui fréquentait la même salle de sport que lui.
Le Hezbollah considérait le chef d'état-major israélien comme une cible possible pour venger la mort de Imad Moghniyé, l'un des principaux chefs militaires du Hezbollah tué en février 2008 dans un attentat à la voiture piégée à Damas. Le Hezbollah a imputé cet assassinat à Israël.
Selon l'acte d'inculpation, Rawi Sultani est accusé d'avoir « transmis des informations à l'ennemi, d'avoir établi des contacts avec des agents étrangers et de complot en vue de commettre un crime ». Son père, qui est aussi son avocat, a affirmé à la radio publique israélienne que l'acte d'accusation était « artificiellement gonflé » et que son fils était « innocent ».

2/9

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/629811/Israel_accuse_le_Hezbollah_d%27avoir_planifie_un_attentat_contre_le_chef_d%27etat-major_de_l%27armee.html



3 Politique Internationale des territoires occupés.

a) Pays Arabes & voisins

Syrie

"Assawra" met en garde des tentatives israéliennes d'amender la 1701

Le quotidien syrien "Assawra" a révélé qu'Israël vise aujourd'hui à changer les règles du jeu au Sud-Liban, en apportant des amendements à la résolution 1701 à travers trois moyens principaux :
- Créer un conflit entre les habitants du Sud-Liban et les forces de la FINUL, ce qui pourrait  aboutir à une intervention internationale élargie, pourvu que le Conseil de Sécurité appelle à apporter des modifications à la 1701.
-Tenir le gouvernement libanais responsable des événements de Kherbet Selem, sous prétexte qu'il est en même temps responsable des armes du Hezbollah introduites au Sud, selon les sources israéliennes.
-Créer un conflit entre l'armée libanaise et la résistance, surtout au Sud, et oeuvrer pour que ce conflit s'étende sur le reste du territoire libanais.
 Assawra attire l'attention sur les différents indices qui relèvent des intentions offensives d'"Israël", y compris :
-Les menaces prononcées quotidiennement par "Israël"
-Les plaintes présentées par "Israël" au Conseil de Sécurité contre le Liban
-Les différentes manœuvres performées par "Israël" tout au long des frontières libanaises.
-Les préparatifs de guerre sur le front intérieur civil, telles les institutions, les abris, etc.
-Le renforcement des réseaux d'espionnage au Liban
Le quotidien considère que de tels indices requièrent du Liban, de la résistance et des pays arabes un certain degré d'attention pour faire face à cet ennemi atroce.
24/8

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=100503&language=fr



 b) Usa (le parrain)

Les grandes manœuvres

Les USA "condamnent fermement" les tirs sur Israël depuis le Liban.

Les Etats-Unis "condamnent fermement" les tirs de roquettes depuis le sud du Liban sur Israël vendredi, a déclaré un porte-parole du département d'Etat.

"Nous condamnons fermement ces attaques (survenues) en violation de l'appel à l'arrêt des hostilités contenu dans la résolution 1701 des Nations unies", a indiqué Philip Crowley lors du point de presse quotidien de la diplomatie américaine.

M. Crowley a relié l'incident à l'explosion d'un dépôt d'armes du Hezbollah le 14 juillet dernier, affirmant que les deux événements "soulignaient le besoin urgent de placer les armes au Liban sous le contrôle de l'Etat".

Les Etats-Unis demandent également "que la communauté internationale demeure pleinement engagée dans son soutien à la Finul", la force de l'ONU au Liban-Sud.

Des roquettes ont été tirées vendredi du sud du Liban sur le nord d'Israël, suscitant une riposte immédiate de l'Etat hébreu qui a bombardé un village libanais.

La résolution 1701 de l'ONU avait été adoptée en août 2006 dans l'objectif de mettre fin au conflit armée ouvert qui opposait alors Israël et le Hezbollah.

11/9

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-40328255@7-60,0.html 


2 Processus de paix

1- Rapport de la CIA : Israël disparaitra dans 20 ans.

Une étude conduite par la Central Intelligence Agency (CIA) émet des doutes sur la survie d'Israël au-delà des 20 prochaines années.

Le rapport de la CIA prévoit «un déplacement inexorable de la solution à deux États vers une solution à un Etat, la solution la plus viable basée sur les principes démocratiques de la pleine égalité qui supprimera le spectre de la menace de l'apartheid colonial, tout en permettant le retour des réfugiés de 1947/1948 et 1967. Ce dernier étant la condition préalable à une paix durable dans la région."
L'étude, qui n’est accessible qu’à un certain nombre d'individus, prévoit le retour de tous les réfugiés palestiniens dans les territoires occupés, et l'exode de deux millions d'Israëliens - qui partiront vers les États-Unis au cours des quinze prochaines années.
"Il y a plus de 500.000 Israéliens qui ont des passeports américains et plus de 300.000 viennent de Californie" a déclaré dans une interview à Press TV vendredi l'avocat international Franklin Lamb, en ajoutant que ceux qui n'ont pas de passeport américain ou occidental, ont déjà fait la demande.
"Je pense donc que, au moins pour la population en Israël, c’est écrit sur le mur ... ce qui suggère que l'histoire rejettera tôt ou tard l'entreprise coloniale», a souligné Lamb.
Il dit que la CIA, dans son rapport, fait allusion à la chute rapide et inattendue du gouvernement d'apartheid en Afrique du Sud et rappelle la désintégration de l'Union soviétique au début des années 1990, ce qui suggère que la fin du rêve d'un «territoire israélien» arrivera plus tôt qu’on ne le pense.
L'étude prédit aussi le retour de plus d’un million et demi d'Israéliens en Russie et dans d'autres parties de l'Europe, et indique une baisse des naissances en Israël et une augmentation de la population palestinienne.
Lamb dit qu’étant donné la conduite d'Israël envers les Palestiniens et en particulier dans la bande de Gaza, le public américain - qui a exprimé ses protestations contre les mesures de Tel-Aviv au cours des 25 dernières années – pourrait ne plus la supporter.
Certains membres de la commission des Renseignements du Sénat américain ont été informés de ce rapport.
MRS/MMN

03-08-2009 1Par Press TV
Source :  http://www.presstv.ir/
Traduction : MG pour ISMhttp://switzerland.indymedia.org/fr/2009/08/70664.shtml

Auteur : ISM :http://www.ism france.org/news/article.php?id=11437&type=communique&lesujet=Rapports


3 Des Canons ... pas du beurre

04-09

Un journaliste américain de la chaîne CBN, Erick Stakleback, spécialiste du ‘terrorisme’, (…) affirme, citant « un responsable gouvernemental arabe », que le Hezbollah possède aujourd'hui des armes biologiques et chimiques. (…)

Citant des sources européennes, ce journal affirme que le dépôt du Hezbollah qui a explosé en juillet à Kherbet Selm (Liban-Sud) contenait des armes chimiques et que trois des huit membres du Hezbollah tués dans cette explosion sont morts des suites du contact avec des produits chimiques.
As-Siyassa ajoute que c'est pour cette raison que le Hezb avait empêché dans l'immédiat l'armée libanaise et la Finul de se rapprocher du site de l'explosion, en attendant de maquiller les lieux…

4/9

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/630215/L%27armee_israelienne_intensifie_ses_entrainements_pour_contrer_les_activites_du_Hezbollah.html


n° 114 - Journal du Liban - 28-08 au 26-09 -: Fin -: Qui bloque la formation du nouveau cabinet ?


n° 114 - Journal du Liban - 28-08 au 26-09 -: Fin  -: Qui bloque la formation du nouveau cabinet ?



Journal du Liban

n° 114                                        28-08 au 26-09

                                  C.De broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

2  Politique Libanaise  

Europe

Institutions internationales

5 Autres Pays

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Bernard Mikael : Qui bloque la formation du nouveau cabinet ?

6-2 'Lebanon' remporte le Lion d'Or à la Mostra de Venise

6-3 "Lebanon

7 Brèves

7-1 Aboul Aynaïn dément la présence d’el-Qaëda dans les camps palestiniens du Sud.

7-2 Nada RAAD : HARIRI : "Le Hezbollah sera au gouvernement que l’ennemi le veuille ou pas".

7-3 Jamil Sayyed à Harriri: punis tes alliés qui ont faussé l'enquête.

 


 

c) Europe

Union Européenne

Solana : La sécurité du Liban n'est pas menacée.

La sécurité du Liban n'est pas menacée, selon le chef de la diplomatie européenne, Javier Solana, qui a clôturé hier une visite de quelques heures à Beyrouth.
Dans une conférence de presse qu'il a tenue à l'aéroport avant son départ, en soirée, de la capitale libanaise, le chef de la diplomatie européenne a exprimé l'espoir d'une « formation rapide du gouvernement qui sera à même de faire face aux défis économiques et sociaux », en invitant toutes les parties à œuvrer dans ce sens.
M. Solana a indiqué que la sécurité du Liban n'est pas en danger « d'autant que les élections parlementaires ont montré que toutes les parties sont conscients de l'importance de la stabilité ».
Il a également abordé le processus de paix, affirmant qu'il pourrait être ravivé dans les prochaines semaines par une nouvelle dynamique. « Nous avons discuté de la possibilité d'avoir une nouvelle dynamique dans le processus de paix, ainsi que de la possibilité d'avoir des activités et des initiatives importantes lors de la réunion en marge de l'Assemblée générale des Nations unies », a-t-il expliqué, en précisant que la relance du processus de paix est au cœur de sa tournée régionale qui l'a mené en Syrie et en Israël.

3/9

http://www.lorientlejour.com/category/

 

Javier Solana a mis l'accent sur la mise en place de la nouvelle équipe ministérielle.
Au cours de son court passage à Beyrouth, M. Solana a eu des entretiens avec le président Michel Sleiman, le président de la Chambre, Nabih Berry, le Premier ministre sortant, Fouad Siniora, et le Premier ministre désigné, Saad Hariri, ainsi qu'avec le ministre sortant des Affaires étrangères, Faouzi Salloukh, et le chef du PSP, Walid Joumblatt. Les discussions ont porté aussi bien sur la situation au
Liban que sur le dossier régional. Dans ses déclarations à la presse, le responsable européen a mis l'accent sur la mise en place de la nouvelle équipe ministérielle, avant l'ouverture de l'Assemblée générale de l'ONU et insisté sur l'importance de cette démarche, notamment dans la perspective d'un renforcement des relations avec l'Union européenne. Il s'est aussi félicité du rôle « constructif et positif » du chef de l'État au niveau du règlement des crises internes.
Il s'est dit heureux de ce que la tension qui a prévalu avec la Finul, consécutivement à l'explosion d'une cache d'armes du Hezbollah à Kherbet Selm, se soit dissipée, mettant l'accent sur l'importance du rôle de la force intérimaire de paix.

3/9

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Solana insiste sur le droit des Palestiniens à retourner chez eux
le chef de la diplomatie européenne Javier Solana, a particulièrement insisté sur le droit des Palestiniens à retourner chez eux, soulignant qu'un règlement régional qui n'en tiendrait pas compte pourrait générer de nouveaux problèmes à partir du Liban.
L'implantation palestinienne
Mais selon notre correspondant au palais Bustros, Khalil Fleyhane, M. Solana a évité de répondre aux questions que les responsables libanais lui ont adressées et qui reflètent leurs appréhensions concernant une éventuelle implantation des réfugiés palestiniens, dans la mesure où certaines capitales, comme Washington, y sont favorables. Il leur a expliqué que l'Union européenne n'a pas les moyens de régler cette affaire qui fait l'objet, selon lui, de concertations entre les États de l'UE, mais a écouté avec intérêt leurs craintes.
Selon des sources proches des personnes visitées par l'émissaire européen, M. Solana a promis de communiquer les craintes libanaises aux responsables concernés au sein de l'UE.

3/9

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Solana : soumettre un rapport aux ministres des Affaires étrangères de l'UE,
Il a aussi expliqué à ses interlocuteurs que sa mission consiste à recueillir des informations des pays concernés par le conflit israélo-arabe, afin de soumettre un rapport aux ministres des Affaires étrangères de l'UE, avant l'ouverture de l'assemblée générale de l'ONU.

M. Solana les a aussi rassurés, toujours selon Khalil Fleyhane, sur le fait qu'une agression israélienne contre le Liban est hors de question, mais qu'il est nécessaire de consolider la sécurité dans le pays à travers une entente politique et la mise en place du gouvernement. Dans ce cadre, il s'est félicité de l'initiative du président Sleiman de réunir le Premier ministre sortant, Saad Hariri, et le chef du CPL, le général Michel Aoun, dans son bureau.
De mêmes sources, on a considéré que les propos de M. Solana au sujet du gouvernement ne peuvent pas être considérés comme une intervention européenne dans ce dossier, mais expriment l'intérêt des pays dont les forces militaires participent à la Finul. Le chef de la diplomatie européenne considère ainsi que toute crise politique pourrait déclencher un déséquilibre susceptible de fragiliser la sécurité dans le pays et de mettre ainsi en danger la sécurité des contingents de la Finul.

3/9

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d) Les institutions

Nations Unies

Finul : la proposition technique de Ban ne vise en rien à la révision des règles d’engagement.

La résolution 1884 prorogeant d'un an le mandat de la Finul a été adoptée il y a quelques jours avec une mention spéciale pour les « capacités actives » de la force onusienne et une nouveauté technique impliquant la direction à New York des forces de maintien de la paix dans le travail des Casques bleus en poste au Liban.
Justement, Beyrouth s'est très officiellement interrogé sur le timing de cette initiative du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, se demandant s'il a un lien avec l'incident de Kherbet Selm, consécutif à l'explosion d'un dépôt d'armes du Hezbollah, et avec les agressions contre des soldats français et italiens de la Finul qui enquêtaient dans le village.

Des sources diplomatiques assurent que la proposition Ban n'a rien à voir avec ces incidents en question, ni avec le sit-in des habitants de Kfarchouba qui protestaient contre un poste d'observation israélien. Elle est plutôt le résultat du rapport de Lakhdar Ibrahimi, l'ancien conseiller politique du prédécesseur de Ban Ki-moon, Kofi Annan, et ancien chef de la diplomatie algérienne. Ce rapport, établi en l'an 2000, évoquait la nécessité de renforcer lesdites capacités actives des forces de maintien de la paix où qu'elles se trouvent. Et Ban Ki-moon est inquiet de la réduction du nombre d'équipements de la Finul navale, surtout après que les Allemands s'en furent retirés alors qu'ils l'avaient, au lendemain de la mise en application de la résolution 1701, totalement organisée.
Les sources diplomatiques précitées assurent également que cette espèce d'amendement technique proposé par Ban Ki-moon ne vise « aucunement » à la révision des règles d'engagement de la Finul au Liban, de la nature des opérations ou de la durée des mandats. Ce qui a d'ailleurs provoqué un ouf de soulagement au sein du landernau politique libanais.
Il convient de noter que la résolution 1884 n'a évoqué ni de loin ni de près l'incident de Kherbet Selm, ni la manifestation des habitants de Kfarchouba, même si Ban Ki-moon avait jugé que cela représentait une violation de la résolution 1701. Cela est dû aux réserves exprimées à ce sujet par le représentant de la Libye au Conseil de sécurité, qui avait exigé que soit faite mention des violations israéliennes quotidiennes de l'espace aérien libanais. Or la résolution devait être adoptée à l'unanimité et non par vote, ce qui a fait que toutes les mentions des différentes violations de la 1701 ont été zappées.
Il n'en reste pas moins que le Conseil de sécurité a insisté sur la nécessité d'un « environnement stratégique » au Liban-Sud entre la force onusienne et son « partenaire » libanais, à savoir la troupe et les forces armées légales, responsables « au premier degré » de la sécurité et du maintien de la loi au sud du Litani. Sauf que la résolution 1884 a remis l'accent sur le droit de chaque Casque bleu d'utiliser la force pas seulement pour se défendre, mais aussi s'il se voit empêché de mener à bien sa mission.
À noter que les représentants des grandes puissances au Conseil de sécurité insistent sur le plein respect des prérogatives des soldats onusiens, parce que, depuis 2006 et jusqu'à ce jour, aucun tir n'a été enregistré à partir du territoire libanais contre Israël et que l'État hébreu n'a mené aucune attaque sur la moindre parcelle de terre au Liban.

31/08

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/629707/Finul+%3A_la_proposition_technique_de_Ban_ne_vise_en_rien_a_la_revision_des_regles_d%27engagement.html

 

Des tirs venant du Sud-Liban violent la trêve avec Israël. (2)

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a condamné les tirs de roquettes et a exhorté les deux camps à faire preuve de retenue, dit un communiqué diffusé par une porte-parole, Marie Okabe.

Il ajoute que la Finul enquête sur "les circonstances de l'incident" et il demande aux deux parties "d'adhérer entièrement" au cessez-le-feu conclu en 2006 grâce à une médiation de l'Onu, mettant fin à une offensive de 33 jours engagée par Israël contre le Hezbollah au Sud-Liban..

Malgré ce cessez-le-feu, la situation demeure en effet volatile à la frontière commune.

On ignore encore qui est à l'origine de ces tirs, mais les combattants chiites libanais du Hezbollah ont démenti avoir lancé les projectiles tombés l'hiver dernier sur le nord d'Israël pendant l'offensive de Tsahal contre le Hamas à Gaza.

Marc Delteil et Nicole Dupont

11-09

http://fr.news.yahoo.com/4/20090911/twl-po-israel-liban-38cfb6d_4.html



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 La fabrication du consentement (vidéoS vostfr)

Dans ce documentaire, Noam Chomsky et ses assistants présentent leur « modèle de propagande », véritable outil d’analyse et de compréhension de la manière dont fonctionnent les médias dominants.

Ils font la lumière sur la tendance lourde à ne travailler que dans le cadre de limites définies et à relayer, pour l’essentiel, les informations fournies par les élites économiques et politiques, les amenant ainsi à participer plus ou moins consciemment à la mise en place d’une propagande idéologique destinée à servir les intérêts des mêmes élites.

En disséquant les traitements médiatiques réservés à divers évènements ou phénomènes historiques et politiques (communisme et anticommunisme, conflits et revolutions en Amérique Latine, guerres du Vietnam et du Cambodge, entre autres, ils mettent à jour des facteurs structurels qu’ils considèrent comme seuls susceptibles de rendre compte des comportements systématiques des principaux médias et des modes de traitement qu’ils réservent a l’information.

http://www.mecanopolis.org/?p=9001

VIDEO 1

http://www.dailymotion.com/video/x9yuxl_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 2

http://www.dailymotion.com/video/x9yxpi_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 3

http://www.dailymotion.com/video/x9z1c2_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 4

http://www.dailymotion.com/video/x9z1qf_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO5

http://www.dailymotion.com/video/x9z2z3_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 6

http://www.dailymotion.com/video/x9z4m0_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 7

http://www.dailymotion.com/video/x9yymd_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

Article rédigé le 26 juil 2009,

Mecanopolis


6-2 'Lebanon' remporte le Lion d'Or à la Mostra de Venise

 Il y a quelques jours se clotûrait la Mostra de Venise, née dans les années 30 et aujourd'hui considéré comme un des plus vieux festivals de cinéma du monde.
Le Lion d'or, récompense principale, est considéré comme l'un des plus importants du point de vue de la critique cinématographique, à l'égal de celles accordées dans les deux autres festivals du film européens, la Palme d'or du Festival de Cannes et l'Ours d'or de la Berlinale.
Ce sont tous trois des prix convoités pour leur impact important, souvent de tendance opposée aux Oscars du cinéma américains qui se déroulent habituellement au printemps.

Le Lion d’Or de la 66e Mostra de Venise a été décerné samedi 12 septembre en clôture du festival au film "Lebanon", de l’Israélien Samuel Maoz.
Le jury présidé par Ang Lee, a récompensé le film de Samuel Maoz, Lebanon, vision particulière de la guerre au Liban en 1982. Toujours d'une manière décalée, le réalisateur a entrepris de montrer la souffrance humaine et également l'incompréhension de jeunes garçons se retrouvant à l'armée et devant "faire la guerre".
Huis-clos dans un tank, les quatre soldats nous font partager leurs doutes et leurs peines et surtout leur angoisse. Pour avoir un tel ressenti, Samuel Maoz s'est inspiré de sa propre expérience et a écrit le scénario "avec ses tripes". Pour lui, tourner l'histoire autour d'un tank apparaît comme la métaphore d'un minuscule pays assiégé de toutes parts.
Après 25 ans de ressassements sur cette période trouble, Samuel Maoz nous offre un film d'une beauté rare, où les horreurs de la guerre sont vues à travers le viseur du tank. C'est un film puissant, à rebours de tout héroïsme, qui montre la guerre avec une radicale nouveauté.

Le film montre les horreurs de la première guerre au Liban en 1982, vu par des soldats israéliens depuis l’intérieur d’un blindé.
Samuel Maoz, qui a lui même servi au Liban en 1982 et dont les souvenirs traumatisants nourrissent le film, l’a dédicacé "à tous ceux à travers le monde qui sont revenus sains et saufs de la guerre". Ils travaillent, se sont mariés, ont des enfants, mais les images de la guerre ne les quittent pas, a-t-il expliqué lors de la cérémonie de clôture.

Margot Berg

19 septembre 2009

http://lechoixdemargot.over-blog.com/article-36178283.html

Al Faraby

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article874


6-3 "Lebanon"

"En 82, ils ont pu voir quelque chose"
"de qui parles-tu ?"
"des soldats israéliens de la guerre de 1982 contre le Liban, coincés à l’intérieur de leurs chars derrière les viseurs"
"et alors ?"
"l’un d’eux, Samuel Maoz, en a fait un film qui vient d’emporter -Le Lion d’Or- de la 66e Mostra de Venise"
"c’est quoi ?"
"C’est le plus ancien festival cinématographique au monde. La principale récompense attribuée est le Lion d’or, qui doit son nom au symbole de la cité (le lion de la basilique Saint-Marc).

Elle est considérée comme l’une des plus importantes du point de vue de la critique cinématographique, à l’égal de celles accordées dans les deux autres festivals du film européens, la Palme d’or du Festival de Cannes et l’Ours d’or de la Berlinale."
"et pourquoi dis-tu -ils ont pu voir quelque chose ?-"
"parce que ça m’étonnerait qu’en 2033 le -Le Lion d’Or- puisse être décerné à un soldat/cinéaste israélien coincé à l’intérieur de son char derrière le viseur en 2006"
"et pourquoi ?"
"parce qu’en 2006, aucun d’eux n’a vraiment eu le temps de voir suffisamment de choses pour faire un film"
"que s’est-il passé en 2006 ?"
"... !?"

Al Faraby

13 septembre

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article874



7 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Ndlr : La publication de L'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

7-1 Aboul Aynaïn dément la présence d’el-Qaëda dans les camps palestiniens du Sud.

Les Palestiniens ne feront pas obstacle à toute décision prise par les Libanais concernant les armes, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des camps.

Le réseau el-Qaëda n'est pas implanté dans les camps de réfugiés palestiniens qui sont dans le sud du pays, a affirmé hier le secrétaire général du mouvement Fateh au Liban, Aboul Aynaïn, lors d'une conférence de presse organisée dans le camp de Rachidiyé.
Aboul Aynaïn : « Il y a probablement quelques individus qui sont sous l'influence de l'idéologie d'el-Qaëda, mais soyez-en sûrs, ces camps n'abriteront jamais qui que ce soit qui pourrait mettre en péril la paix civile libanaise ; nous nous suffisons d'ailleurs de nos drames sociaux et économiques.

Ce qui s'est produit à Nahr el-Bared est une leçon qui restera gravée dans nos mémoires à jamais », a indiqué Sultan Aboul Aynaïn. Il a poursuivi : « Nous ne permettrons à personne de s'en prendre au territoire libanais ou à la paix civile parce que cela est de nature à représenter un danger pour le peuple palestinien et ses camps de réfugiés. » « Nous sommes des invités sur le territoire libanais, et ce qui est nuisible pour le Liban est également mauvais pour la cause palestinienne.

Nous respectons cette hospitalité temporaire », a souligné le secrétaire général du Fateh au Liban, avant de poursuivre en indiquant que « le Liban a chèrement payé cette hospitalité ». « Ce que les Libanais décideront et entérineront concernant les armes palestiniennes, tant à l'intérieur des camps qu'à l'extérieur de ceux-ci, nous le respecterons et nous ne constituerons pas un obstacle face à cela », a martelé M. Aboul Aynaïn.

24/09/2009

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/632278/Aboul_Aynain_dement_la_presence_d%27el-Qaeda_dans_les_camps_palestiniens_du_Sud_.html


7-2 Nada RAAD : HARIRI : "Le Hezbollah sera au gouvernement que l’ennemi le veuille ou pas".

Le Premier ministre en charge Saad Hariri a assuré que le Hezbollah fera partie du gouvernement d’union nationale, qui regroupera également la coalition du 14 mars. "Je peux confirmer que le Hezbollah sera dans ce gouvernement, que l’ennemi israélien le veuille ou pas, parce que les intérêts de la patrie exigent que nous soyons tous dans ce gouvernement".

Au cours d’un iftar à Quraytem, Hariri a réitéré que la question de la formation du gouvernement était une prérogative du Premier ministre désigné en coopération avec le chef de l’Etat, d’après la Constitution.

Il a par ailleurs souhaité que la sécurité et la stabilité soient rétablies dans toutes les régions libanaises, sans exception, que l’armée soit forte, et que les forces de sécurité deviennent capables d’assurer la sécurité de tous les Libanais.

Et d’espérer que l’Etat subvient aux besoins des citoyens notamment au niveau de l’électricité et l’eau dans toutes les régions, sans aucune distinction.

Abordant les multiples défis qui menacent le Liban, le chef du Courant du Futur a souligné qu’aucune partie politique ne peut y faire face seule, sans l’unité nationale. Selon lui, "quelles que soient les capacités et l’importance de cette partie politique, elle ne peut pas faire face aux multiples défis tels les menaces israéliennes ou les problèmes économiques".

Le Premier ministre en charge a estimé qu’ "il est vrai que nous avons toujours besoin de l’unité nationale et de la coexistence au Liban, mais nous avons aussi besoin de préserver la démocratie et les libertés, parce que sans elles le Liban ne peut pas exister. L’unité nationale est nécessaire, mais la démocratie est le fondement de l’unité nationale", a-t-il conclu.

Auparavant dans la journée de mardi, le député Saad Hariri avait reçu le chef du Parti Socialiste Progressiste Walid Joumblatt qui a assuré que le premier ministre désigné s’active pour arrondir les angles en vue d’aboutir à un gouvernement d’union. "Il a bien fait de ne pas se lancer dans des débats", a-t-il noté.

Dans une interview accordée au quotidien "Assafir", le chef druze a réclamé "un gouvernement capable de préserver la sécurité face à tous les défis, surtout une éventuelle offensive israélienne contre le Liban".

Nada RAAD

Source Al Manar

jeudi 27 août 2009

http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve118


7-3 Jamil Sayyed à Harriri: punis tes alliés qui ont faussé l'enquête.

L’ancien directeur général de la Sûreté générale libanaise, le général Jamil Sayyed, a appelé, ce dimanche, lors d'une conférence de presse, le Premier ministre en charge Saad Hariri, de sanctionner ses alliés qui ont fait perdre, quatre ans, de réputation à la justice, et de vérité à l'ensemble du pays.

Il s'est adressé à Saad Harriri, en lui disant: "tu n'a pas le droit de parler du tribunal international avant que tu ne punisses ceux qui ont falsifié les faits, et malgré cela, tu dois respecter les décisions du tribunal international. Ce tribunal nous a libéré, depuis quatre mois, sans conditions, affirmant que toutes les enquêtes manquaient de crédibilité, as-tu lu cela M.Saad".

Le général Sayed a poursuivi: "chaque Libanais et Arabe, et notamment Saad Harrri et les Sunnites,  ne doivent pas oublier trois dates liées à l'assassinat de l'ancien premier ministre libanais Rafic Harriri.

- Le 14 fevrier, date de l'exécution de ce crime par des assassins toujours en liberté, grâce à certains politiciens, officiers et juges proches de Saad Harriri.

Ceux-ci ont faussé l'enquête en convoquant des faux témoins et en fabriquant les accusations politiques qu'ils ont diffusées dans les medias.

- Le 30 aout, jour d'assassinat de Rafic Harriri pour la deuxième fois, quant les quatre officiers ont été injustement arrêtés, et les faux témoins encouragés à falsifier l'enquête par les proches de Saad Harriri, dont à leur tête, Marwan Hamadé, Johnnie Abdou, Hani Hammoud, Wissam al-Hassan, Samir Chahadé, Sakr Sakr, Saïd Mirza, Fares Khachan et Hassan Sabe'.   

- Le 29 avril, jour du rejet, par le tribunal, des témoignages des faux témoins et la libération des officiers."

Al Manar

Dimanche 30 août 2009

http://www.almanar.com.lb/

http://www.palestine-solidarite.org/actualite.Al-Manar.300809.htm



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


26/09/2009

n°454 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak- 22-09- : Début :- - USA et armées de mercenaires: une menace à la sécurité mondiale.

n°454 - Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak- 22-09- : Début :-  - USA et armées de mercenaires: une menace à la sécurité mondiale.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak

                 n°454                            22/09/09

                C.De Broeder      &       M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Immanuel Wallerstein : le Moyen-Orient  =  nouveau scénario catastrophe.

1-2 Immanuel Wallerstein : Au Moyen-Orient est prêt à déferler un ouragan de feu auquel ni le gouvernement, ni l’opinion publique des Etats-Unis ne sont préparés.

1-3 Marie NASSIF-DEBS : Le Projet de George Mitchell : « Un plan de paix » ou bien la préparation de guerres arabes ?

Suite

1-4 Sherwood Ross : USA et armées de mercenaires: une menace à la sécurité mondiale.

1-5 Huit ans après le 11 septembre 2001 : Combien de vies dévastées par des guerres injustifiables ?

1-6 Ben Laden semble affaibli et cherche une porte de sortie, selon des analystes…

Fin

2 Annexe

2-1 La guerre contre le 'terrorisme' touche maintenant les citoyens Etats-uniens.

2-2 Myriam Abraham : Nouvelle Institut de Propagande Fasciste pour Contrôler les Analogies Historiques faites sur les USA et Israël.

2-3 Chems Eddine CHITOUR : Les sociétés militaires privées = La mort par procuration.

2-4 Blackwater contre Al-Qaida, tout contre…

2-5 Daniel Pipes : Les guerres anti-insurrectionnelles sont-elles condamnées à échouer ?

 



Avant propos

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Immanuel Wallerstein : le Moyen-Orient  =  nouveau scénario catastrophe.

Obama a un plan pour le Moyen-Orient, signe des accords, en particulier avec l'Irak.

Mais Immanuel Wallerstein, un sociologue américain proche de Bourdieu, développe une analyse alarmante. Pour lui, un jeu de dominos délétère est en route qui risque de provoquer un embrasement anti-américain en Irak, puis en Afghanistan puis au Pakistan et rendre impossible tout accord de paix entre Israéliens et Palestiniens.

Le pire n'est jamais sûr... Surtout quand on l'anticipe!

Le Moyen-Orient est sur le point de s'embraser mais ni le gouvernement ni l'opinion publique américaine n'y sont préparés.

C'est à peine s'ils semblent conscients de l'imminence de cet embrasement, et ils ignorent à quel point il sera dévastateur.

Le gouvernement américain (et donc, inévitablement, l’opinion publique) se berce complètement d’illusions sur sa capacité à gérer la situation dans le cadre des objectifs déclarés.

La tempête soufflera d’Irak en Afghanistan, d’Afghanistan au Pakistan, du Pakistan en Israël/Palestine, et comme le dit l’expression consacrée, « elle se répandra comme une traînée de poudre ».
De l'Irak, à l'Afghanistan
Commençons par l’Irak. Les Etats-Unis ont signé avec ce pays un Accord sur le statut des forces (Status of Forces Agreement, SOFA) entré en vigueur le 1er juillet. Selon cet accord, le gouvernement irakien devait retrouver sa responsabilité concernant la sécurité intérieure du pays. Le texte prévoyait également de cantonner les forces américaines dans un certain périmètre autour de leurs bases, et de limiter leur rôle à la formation des troupes irakiennes. Certaines formulations de l'accord sont délibérément ambiguës : c’était la seule façon d'amener les deux parties à le signer.
Les premiers mois d’application de cet accord montrent déjà combien il fonctionne mal. Les forces irakiennes l’interprètent de façon très stricte. Elles interdisent formellement les patrouilles conjointes, mais aussi toute action militaire unilatérale de la part des Etats-Unis, c'est-à-dire, sans une autorisation détaillée, préalablement établie par le gouverment irakien. On en est arrivé au point que, pendant la journée, les forces irakiennes empêchent les forces américaines de passer les postes de contrôle avec des approvisionnements.
Les forces américaines s’en irritent. Elles ont cherché à interpréter de manière plus souple la clause qui leur garantit le droit à l’autodéfense. Elles pointent du doigt le regain de violence dans le pays et donc, implicitement, l’incapacité des forces irakiennes à garantir l’ordre.Le général qui commande les forces américaines, Ray Odierno, est évidemment extrêmement mécontent. Il tente par tous les moyens de trouver des prétextes afin de rétablir l'autorité américaine. Récemment, il a rencontré le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki et le Président du gouvernement régional kurde, Masoud Barzani. Il a essayé de les convaincre d’autoriser des patrouilles conjointes tripartites (irakiennes/kurdes/américaines) dans Mossoul, mais aussi dans d'autre zones du nord de l'Irak, pour réduire, voire prévenir, les violences. Ils ont poliment accepté de prendre sa proposition en considération. Hélas pour Odierno, son projet réclamerait une révision formelle de l’accord SOFA.
A l’origine, l'accord SOFA devait être soumis à un référendum populaire début juillet. Les Etats-Unis craignaient de perdre ce scrutin, ce qui aurait enraîné le départ d’Irak de toutes les forces américaines au 31 décembre 2010, douze mois plus tôt que la date théorique prévue par l’accord.
Les Etats-Unis pensaient avoir fait une bonne opération en persuadant al-Maliki de repousser ce référendum à janvier 2010, en même temps que les élections nationales. Or, celles-ci polariseront l'attention des candidats. Tout le monde cherchera à obtenir des voix. Personne ne va faire campagne en faveur du « Oui » au référendum. D'ailleurs, al-Maliki soumet actuellement un projet au parlement irakien : l'accord SOFA pourrait être annulé par une simple majorité des voix en faveur du « Non ». Et il y aura une majorité de voix pour le « Non ». Il se peut même qu’il y ait une majorité écrasante de voix pour le « Non ». Odierno devrait faire ses bagages dès maintenant. Je suis prêt à parier qu’il s’imagine encore pouvoir éviter ce départ de feu. Il se trompe.
Que se passera-t-il après ? Tout pourrait changer d'ici janvier, mais pour l’instant, al-Maliki semble bien parti pour gagner cette élection. Il y arrivera en se faisant le champion du nationalisme irakien. Il passera des accords avec tout le monde sur cette base. Le nationalisme irakien, pour le moment, ne se soucie guère de l’Iran, de l’Arabie saoudite, d’Israël ou de la Russie. Avant toute chose, il veut libérer l’Irak des derniers vestiges de la domination coloniale américaine : c’est en effet, ces termes que presque tous les Irakiens définissent le régime sous lequel ils vivent depuis 2003.
Y aura-t-il des violences internes en Irak ?

Probablement, mais peut-être moins que ce qu’espèrent Odierno et d’autres.

Alors quoi ?

La « libération » irakienne, puisque que ce sera l’interprétation de l’ensemble du Moyen-Orient d'un « Non » au référendum, aura immédiatement un énorme impact sur l’Afghanistan. Les gens se diront : « si les Irakiens peuvent le faire, nous aussi ».
De l'Afghanistan au Pakistan
Bien entendu, la situation de l'Afghanistan est différente, très différente de celle de l’Irak. Mais regardez ce qu'il s’y passe actuellement avec les élections. On a un gouvernement installé au pouvoir pour contenir et détruire les talibans. Les talibans se sont révélés plus tenaces et militairement efficaces que quiconque n’avait pu l’anticiper. Même le solide commandant américain sur place, Stanley McChrystal, l’a reconnu. L’armée américaine parle maintenant de « réussir » d'ici, peut-être, une décennie. Des soldats qui pensent disposer d’une décennie pour remporter une guerre contre des insurgés n’ont manifestement pas lu l’histoire militaire.
Remarquez les politiciens afghans eux-mêmes. Trois candidats de premier plan à la présidence, y compris le Président Hamid Karzaï, ont débattu à la télévision de l’actuelle guerre interne. Ils se sont accordés sur une chose : il faut une forme de négociation politique avec les talibans. Ils ont divergé sur les détails. Les forces américaines (et otaniennes) ne s'en cachent pas : elles sont sur place pour anéantir les talibans. Et les politiciens afghans les plus importants, eux, débattent sur la façon de s’entendre politiquement avec eux. Cela témoigne d’un sérieux décalage d’appréciation des réalités ou peut-être même des objectifs politiques.
Les sondages, pour ce qu’ils valent, montrent que la majorité des Afghans veulent voir partir les forces de l’OTAN, et la majorité des électeurs américains souhaitent la même chose. Maintenant, projetez-vous en janvier 2010 lorsque les Irakiens votent le départ des Etats-Unis d’Irak. Souvenez-vous qu’avant que les talibans n’arrivent au pouvoir, le pays était le théâtre d’impitoyables et féroces combats pour le contrôle du pays, opposant des seigneurs de guerre dotés de bases ethniques différentes,
Les Etats-Unis furent en réalité soulagés quand, soutenus par le Pakistan, les talibans se sont emparé du pouvoir. Enfin de l’ordre ! Qu'il vienne des talibans n'était qu'un problème mineur. Les talibans ont pris la charia au sérieux et montré de la sympathie à l’égard d’un al-Qaïda naissant.

Aussi, après le 11-Septembre, les Etats-Unis, avec l’assentiment des Européens de l’Ouest et le consentement des Nations Unies, ont lancé l’invasion. Les talibans furent chassés du pouvoir pour un petit bout de temps.
Que va-t-il arriver maintenant ? Les Afghans retourneront probablement aux sales et incessants conflits inter-ethniques entre seigneurs de guerre rivaux, avec des talibans formant seulement une faction de plus. La tolérance de l’opinion publique américaine pour cette guerre s’évaporera entièrement. Toutes les factions internes et beaucoup de voisins (Russie, Iran, Inde et Pakistan) resteront pour se disputer les morceaux.
Etape trois enfin, le Pakistan. C’est encore une autre situation compliquée. Mais là-bas, aucun des acteurs ne fait confiance aux Etats-Unis. Et les sondages montrent qu'une majorité écrasante de l’opinion publique pakistanaise pense que le plus grand danger pour le Pakistan, ce sont les Etats-Unis. L’ennemi traditionnel, l’Inde, est loin derrière dans les sondages. Quand l’Afghanistan sombrera dans une guerre civile à part entière, l’armée pakistanaise soutiendra les talibans. Ils ne peuvent soutenir les talibans en Afghanistan tout en les combattant au Pakistan. Ils ne pourront plus se permettre d’accepter que des drones américains bombardent le Pakistan.
Israël/Palestine
Puis vient l’étape quatre de l’embrasement, Israël/Palestine. Le monde arabe observera l’effondrement des projets américains en Irak, en Afghanistan et au Pakistan. Le projet des Etats-Unis en Israël/Palestine se résume en un mot: un accord de paix entre les Israéliens et les Palestiniens. Les Israéliens ne vont pas bouger d’un pouce. Mais les Palestiniens non plus, ni maintenant ni en particulier après l’incendie. L'embrasement aura une seule conséquence: les autres Etats arabes feront pression sur le Fatah et le Hamas pour qu’ils joignent leurs forces au conflit général. Ce qui se fera, peut-être au sens littéral, sur le cadavre de Mahmoud Abbas.
L’intégralité du programme d’Obama sera parti en fumée.

Et les Républicains en feront leur miel. Ils qualifieront la défaite américaine au Moyen-Orient de « trahison » et ce n'est un secret pour personne que nombres de gens aux Etats-Unis sont très réceptifs à ce thème...
Soit on anticipe les incendies et on prend des décisions utiles, et urgentes. Soit ils vous happent.

Immanuel Wallerstein :

08/09/09
*Immanuel Wallerstein est un sociologue américain.
Proche de Noam Chomsky et de Pierre Bourdieu, sa critique précoce du système capitaliste mondial en a fait une sorte d'éminence grise du mouvement altermondialiste. Il fut notamment l'un des signataires du manifeste de Porto Alegre du Forum social mondial.

Son dernier ouvrage, L'universalisme européen : de la colonisation au droit d'ingérence, a été édité chez Demopolis en 2008.

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EkVkuFAkuZkCggTnLH.shtml


2eme version

1-2 Au Moyen-Orient est prêt à déferler un ouragan de feu auquel ni le gouvernement, ni l’opinion publique des Etats-Unis ne sont préparés.

Cet ouragan partira de l’Irak, s’étendra à l’Afghanistan et au Pakistan, avant de venir frapper Israël et/ou la Palestine, écrit Immanuel Wallerstein.
Un ouragan de feu est prêt à déferler au Moyen-Orient, auquel ni le gouvernement, ni l’opinion publique des Etats-Unis ne sont préparés. Ils ne semblent pas avoir conscience d’à quel point il est proche, et à quel point il sera terrible. Le gouvernement américain (et, par conséquent, inévitablement, la population américaine) est en train de se bercer de douces illusions quant à sa capacité de contrôler la situation selon ses objectifs affichés. L’ouragan de feu partira d’Irak, atteindra l’Afghanistan et le Pakistan, avant de venir frapper Israël et/ou la Palestine, comme une traînée de poudre.
Prenons d’abord l’Irak. Les Etats-Unis ont signé avec l’Irak un accord sur le statut des troupes américaines, le SOFA (Status of Forces Agreement), qui est entré en vigueur le 1er juillet. Il prévoit de remettre la sécurité intérieure au gouvernement irakien et, en théorie, il stipule le retrait des forces américaines à l’intérieur de leurs bases, tout en leur reconnaissant un rôle limité dans l’entraînement de l’armée irakienne. Certains termes de cet accord sont ambigus - délibérément ambigus, car c’était la seule manière d’obtenir que les deux parties le signent.
Quelques mois de mise en application ont suffi à montrer à quel point cet accord fonctionne mal. L’armée irakienne l’interprète jusqu’ici de manière très stricte, interdisant de manière formelle les patrouilles mixtes et toute action militaire américaine unilatérale en l’absence de consultation et d’accord du gouvernement irakien. Les choses en sont arrivées au point où l’armée irakienne empêche les militaires américains transportant des munitions et du matériel de franchir ses check-points durant la journée.
Les forces américaines sont irritées. Elles tentent d’interpréter les clauses garantissant leur droit à l’autodéfense d’une manière beaucoup plus lâche que ne le désirerait l’armée irakienne. Elles mettent l’accent sur le regain de violence en Irak, faisant implicitement allusion à l’incapacité de l’armée irakienne à garantir l’ordre.
Le général Ray Odierno, qui commande les troupes américaines, est de toute évidence extrêmement mécontent, et il recherche de manière patente des prétextes pour restaurer un rôle direct de l’armée américaine. Récemment, il a rencontré le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki et le Président du Gouvernement régional kurde, Massoud Barzani. Odierno a cherché de les persuader d’autoriser des patrouilles tripartites (irako-kurdo-américaines) à Mossoul et dans d’autres régions du Nord de l’Irak, afin de prévenir la violence et, le cas échéant, de la réduire. Ils ont poliment accepté de prendre sa proposition en considération. Malheureusement pour Odierno, son plan requerrait une révision totale de l’accord SOFA.
Originellement, il aurait dû y avoir un referendum, au début du mois de juillet, sur une approbation par le peuple de l’accord SOFA. Mais les Etats-Unis redoutaient de se voir retoqués, dans ce vote, ce qui aurait signifié que toutes les troupes américaines auraient dû être retirées d’Irak avant le 31 décembre 2010, c’est-à-dire un an plus tôt par rapport à la date théorique de leur retrait prévue par l’accord en question.
Les Etats-Unis ont pensé qu’il était particulièrement intelligent de persuader al-Maliki de repousser ce referendum au mois de janvier 2010. Ce qui fait qu’il sera effectué en même temps que les élections irakiennes. A ces élections nationales irakiennes, tout le monde va chercher à obtenir le maximum de voix. Personne ne va donc s’amuser à préconiser un vote « oui » au référendum. Au cas où quelqu’un aurait pu encore en douter, al-Maliki est en train de soumettre au Parlement irakien un projet de loi qui permettra à une majorité simple de votes « non » d’annuler l’accord. Or il est certain qu’il y aura une majorité de « non ». Il pourrait même y avoir une majorité écrasante, de votes « non ». Odierno devrait faire son paquetage dès maintenant. Je parierais qu’il se fait encore des illusions, et qu’il croit toujours qu’il sera en mesure d’éviter que l’ouragan de feu n’éclate. Or il ne le pourra pas.
Que risque-t-il de se passer ? Pour l’instant (mais cela pourrait changer, d’ici au mois de janvier), il semble qu’al-Maliki remportera les élections. Pour cela, il va se camper en champion numéro Un du nationalisme irakien (c’est un bon comédien, ndt). Il va passer des accords électoraux avec tout le monde et n’importe qui, et sans aucune gêne, en plus, à cette fin. Le nationalisme irakien, par les temps qui courent, n’a pas grand-chose à voir avec d’éventuelles tensions avec l’Iran, l’Arabie saoudite, Israël ou la Russie. Non, ce qu’il veut avant tout, c’est libérer l’Irak des derniers vestiges de la loi coloniale américaine, car c’est ainsi que la quasi-totalité des Irakiens définissent le régime sous lequel ils vivent depuis 2003 (date d’invasion de l’Irak, ndt).
Assisterons-nous à des violences intestines en Irak ? Probablement, même si elles sont moins graves que celles qu’Odierno et d’autres escompteraient. Mais : et puis après ? La « libération » de l’Irak – qu’un vote « non » au référendum traduirait, aux yeux de l’ensemble du Moyen-Orient – aura immédiatement un impact énorme en Afghanistan. Dans ce pays, les gens diront : « Si les Irakiens peuvent le faire, alors, nous aussi ! » (Yes, we can ! ndt).
Bien sûr, la situation afghane est différente, et même très différente, de la situation irakienne. Mais regardez ce qu’il est en train de se passer, aujourd’hui, avec les élections en Afghanistan. Nous avons un gouvernement mis en place afin de contenir et de détruire les Talibans. Les Talibans se sont avérés plus coriaces et militairement plus compétents que personne apparemment ne l’avait prévu. Même le commandant américain là-bas, qui n’est pourtant pas un tendre, Stanley McChrystal, l’a reconnu. L’armée américaine parle désormais de son « succès » d’ici dix ans, au minimum ; des militaires qui pensent qu’ils disposent d’une décade pour gagner une guerre contre des insurgés n’ont manifestement pas lu l’histoire des conflits armés.
Regardez les hommes politiques afghans eux-mêmes. Trois candidats principaux à la présidence, dont le Président actuel Hamid Karzaï, ont débattu à la télévision au sujet de la guerre civile actuelle. Il y avait une chose sur laquelle ils étaient d’accord : il doit y avoir des négociations, sous une forme ou une autre, avec les Talibans. Ils divergeaient, mais (seulement) sur les détails. Les forces américaines (et celles de l’Otan) sont là-bas, ostensiblement, afin d’écraser les Talibans. Et que voit-on : les principaux leaders politiques afghans, qui débattent entre eux de la manière de trouver un arrangement politique avec ces « satanés » Talibans ! Il y a là une sérieuse disjonction dans la manière d’appréhender les réalités, ou tout au moins dans les objectifs politiques…
Les sondages d’opinion – pour ce qu’ils valent – montrent que la majorité des Afghans veulent que les forces de l’Otan quittent leur pays et que la majorité des électeurs américains veulent exactement la même chose. Maintenant, projetez-vous en janvier 2010, au moment où les Irakiens voteront la mise des troupes américaines à la porte de l’Irak. Rappelez-vous qu’avant l’arrivée au pouvoir des Talibans, l’Afghanistan était en proie à des combats féroces et impitoyables entre des seigneurs de la guerre concurrents, chacun ayant une base ethnique différente, pour le contrôle du pays.
De fait, les Etats-Unis avaient été soulagés, quand les Talibans, bénéficiant du soutien du Pakistan, avaient pris le pouvoir en Afghanistan. Enfin : l’ordre ! Mais un petit problème surgit : les Talibans ne plaisantaient pas, en matière de sharî‘ah (législation islamique, ndt) et ils voyaient d’un bon œil l’émergence d’Al-Qaida. Si bien qu’après les attentats du 11 septembre (2001), les Etats-Unis, avec l’approbation des pays d’Europe de l’Ouest et avec le soutien de sanctions décidées par l’Onu, envahirent ce pays. Les Talibans furent alors écartés du pouvoir – mais (nous le constatons), ô, pas pour très longtemps…
Que risque-t-il de se passer désormais ? Les Afghans vont probablement renouer avec leurs sales guerres interethniques incessantes entre seigneurs de la guerre, les Talibans n’étant qu’une faction de plus, parmi d’autres. La tolérance de l’opinion publique américaine vis-à-vis de ce conflit finira alors de s’évaporer. Toutes les factions intestines, et plusieurs pays voisins (Russie, Iran, Inde et Pakistan) n’auront plus qu’à se faire la guerre entre eux pour récupérer les morceaux.
L’on passera, ensuite, à la phase III – le Pakistan. Le Pakistan est un autre pays à la situation passablement compliquée. Mais aucun des acteurs, dans ce pays, ne fait confiance aux Etats-Unis. Et les sondages d’opinion montrent que le peuple pakistanais pense que le plus grand danger qui pèse sur son pays est précisément les Etats-Unis et ce, à une majorité écrasante. L’ennemi traditionnel, l’Inde, arrive très loin derrière les Etats-Unis, dans ces sondages sur le pire ennemi du Pakistan. Quand l’Afghanistan se sera désintégré et qu’il sera en proie à une guerre civile totale, l’armée pakistanaise sera fort occupée à soutenir les… Talibans. Or les Pakistanais peuvent difficilement soutenir les Talibans en Afghanistan tout en les combattant chez eux, au Pakistan ? Ils ne pourront pas accepter encore très longtemps ces bombardements au Pakistan par des drones américains.
Puis ce sera la phase IV de l’ouragan de flammes : Israël/Palestine. Le monde arabe assistera à l’effondrement des projets américains en Irak, en Afghanistan et au Pakistan. Le projet américain en Israël/Palestine consiste en un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens. Les Israéliens ne bougeront pas d’un pouce. Mais les Palestiniens, ni maintenant, ni, surtout, durant la suite de l’ouragan de feu, ne bougeront pas d’un pouce, eux non plus. Une des conséquences, ce sera une pression énorme que mettront les autres pays arabes sur le Fatah et sur le Hamas pour leur enjoindre de fusionner leurs forces. Cela se fera sur le cadavre d’Abbas – et cela risque fort d’être au sens concret de cette expression.
C’est tout le programme d’Obama qui sera parti en flammes. Et les Républicains danseront autour du feu de joie. Ils appelleront « trahison » la défaite des Etats-Unis au Moyen-Orient, et il est évident que beaucoup de gens, aujourd’hui, sont réceptifs à une telle propagande, aux Etats-Unis.
L’on peut anticiper un incendie de forêt dévastateur, et faire quelque chose d’utile à ce sujet. Mais on peut aussi y laisser sa peau.

Immanuel Wallerstein

Jeudi 17 Septembre 2009
Immanuel Wallerstein, chercheur émérite à l’Université de Yale, et l’auteur de l’ouvrage (en anglais) The Decline of American Power: The US in a Chaotic World (Déclin de la puissance américaine : Les Etats-Unis dans un monde chaotique), éditions New Press .

Cet article est paru sur Middle East Online le 1er septembre 2009.
Copyright ©2009 Immanuel Wallerstein
(Distributed by Agence Global)

Source : Middle East Online

Traduction : Marcel Charbonnier

 http://ism-france.org/news/article.php?id=12693&type=analyse
http://www.alterinfo.net/Moyen-Orient-et-Asie-de-l-Ouest-un-ouragan-de-feu-est-annonce_a36804.html


1-3 Marie NASSIF-DEBS : Le Projet de George Mitchell : « Un plan de paix » ou bien la préparation de guerres arabes ?

Avec le retour prochain de George Mitchell au Moyen Orient, on a recommencé à parler du « plan de paix » qu’il présenta, à la fin du mois de juillet, sur les bases du discours de son président, Barak Obama, au Caire. Et les déclarations se sont multipliées de la part des Israéliens et des Arabes, à commencer par Benjamin Netanyahu et son ministre de la guerre Ehud Barak, mais aussi Amro Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe, et Khaled Mechaal, chef politique du Hamas.

Ainsi, Netanyahu, qui avait commencé, dimanche passé, ses discours presque quotidiens par une décision ambiguë selon laquelle il gèlerait la construction des colonies en Cisjordanie, s’est vite rétracté en spécifiant qu’il poursuivrait ses exactions à Jérusalem (Al Qods), tandis que son gouvernement prenait la décision de donner le feu vert à la construction d’une colonie au Nord du Jourdain, selon une décision, dite stratégique, déjà prise par l’ex ministre de guerre Amir Perets.

Quant aux Arabes, et aux Palestiniens en particulier, ils sont divisés sur eux-mêmes, comme d’habitude, entre ceux qui, comme Khaled Mechaal, pensent que la « normalisation des relations avec Israël doit se faire après qu’il ait accepté de mettre un terme définitif à la construction des colonies » et ceux qui, comme Amro Moussa, trouvent que la normalisation doit se faire, mais ne doit pas être « gratuite ». Cependant les deux tendances ne disent mot sur le droit au retour de tout le peuple palestinien et oublient de parler de la nécessité d’une position unique et ferme en ce qui concerne l’Etat palestinien et l’avenir d’Al Qods que Barak Obama voudrait transformer en ville ouverte.

Paix provisoire et bombe à retardement

Commençons, d’abord, par préciser le contenu du « plan Mitchell », ainsi que ses différentes étapes et si les Etats-Unis sont vraiment sérieux en ce qui concerne la mise en avant d’une solution juste du problème palestinien ou si le nouveau projet ira rejoindre d’autres, semblables, rédigés au fil des ans, depuis les années Soixante du XX° siècle. D’ailleurs, il est nécessaire pour nous d’ajouter que nous partons, dans notre étude, de la vision pragmatique en politique de la nouvelle administration étasunienne (en quoi elle ne diffère pas de celle qui l’avait précédée, sauf sur le plan formel) qualifiée par le quotidien israélien Haaretz comme étant une « politique de boutiquier » qui accorde une étagère à l’Irak et une autre au dossier nucléaire iranien… auxquelles nous ajoutons une troisième consacrée à la Palestine. Mais, toutes sont sous le contrôle partiel d’Israël, représentante du boutiquier dans la région.

Commençons par le commencement.

La première étape déclarée met, si elle est approuvée, la cause palestinienne sur la voie de la liquidation finale :

Sur le plan palestinien, elle projette « l’arrêt des actions et des déclarations négatives » vis-à-vis d’Israël, en plus de « l’élargissement du rôle des forces palestiniennes de sécurité » ; ce qui laisse sous-entendre que les Palestiniens doivent mettre fin à toutes activités de résistance contre Israël et s’abstenir de toute déclaration à propos des massacres et des arrestations, qui sont devenus leur pain quotidien… Bien plus, ce que George Mitchell veut réellement de la part du gouvernement palestinien, c’est de mettre la main à la pâte afin de couper la voie aux opérations de résistance contre l’occupation israélienne. Par contre, il n’est rien dit à propos de l’occupation militaire et économique des territoires palestiniens ni des déclarations israéliennes concernant un nouveau « transfert » des Palestiniens des territoires de 1948, afin de judaïser ces territoires en vue du nouveau projet : Israël, Etat des Juifs du monde.

Sur le plan israélien, elle conseille « un gel temporaire dans la construction de nouvelles colonies, accompagné d’une plus grande facilité sur le plan économique dans les régions supervisées par l’autorité palestinienne ». Dans cette phrase, l’adjectif « temporaire » exprime la possibilité pour Israël d’obtenir, plus tard, l’accord de Washington afin de poursuivre sa mainmise sur de nouvelles terres palestiniennes. Surtout que le gouvernement Netanyahu-Liebermann a obtenu que le sort des colonies érigées dernièrement en Cisjordanie ne soit pas mis sur le tapis ; parce que ce problème pourrait déclancher une guerre civile en Israël et nuire, par suite, aux intérêts des Etats-Unis dans la région.

Sur le plan arabe, cette étape prévoit « l’ouverture, au moins, de bureaux commerciaux arabes en Israël ». Ce qui aboutit à dire que l’administration d’Obama, qui avait déjà usé de l’argent arabe pour endiguer, partiellement la crise économique qui sévit dans son pays, voudrait aussi trouver une solution à la crise économique israélienne dans la poche des gouverneurs arabes toujours prêts à dilapider nos richesses pour sauvegarder leurs régimes : ainsi, le Qatar et le Maroc ont tout de suite répondu à l’appel en déclarant la réouverture de leurs bureaux à Tel Aviv, qu’ils avaient fermés ( ?) lors de la dernière agression israélienne contre Gaza ; de plus, on parle beaucoup de nouveaux échanges entre Israël et d’autres pays arabes qui voient en lui une possibilité de les secourir contre « l’ennemi iranien », quand l’occasion se présentera. D’ailleurs, la normalisation des relations commerciales est moins difficile que l’échange diplomatique, par exemple, vu qu’il suffit à quelques sociétés arabes d’avoir des représentants dans certaines villes israéliennes, selon le principe « ni vu, ni connu »…

Le rôle de la Turquie et les engagements étasuniens

• En plus des délégations commerciales exigées de tous les Arabes, une autre condition est posée : la reprise des négociations indirectes entre Damas et Tel Aviv. A cet effet, notons le rôle joué par la Turquie, surtout qu’Ankara tente de se montrer sous un jour « indépendantiste » vis-à-vis de Washington, tant en ce qui concerne la solution du problème de la région de Kirkuk, en Irak, (qui constitue, en fait, un problème intérieur turc, tant sur le plan de la population turkmène de cette région que sur le plan économique, surtout pétrolier). Notons aussi la position du gouvernement turc qui avait stigmatisé l’agression israélienne à Gaza, sans pour autant  faire de véritables pressions sur Tel Aviv ou mettre des bâtons dans les roues de l’OTAN. Parce que la Turquie a un besoin pressant de se faire accepter au sein de l’Union européenne en tant que membre à part entière, tout en continuant à jouir de la délocalisation de milliers de sociétés européennes (celles de l’automobile et de la confection, notamment) qui ont trouvé dans ce pays un nouveau lieu pour gagner plus, tout en fraudant le fisc de leurs pays d’origine.

• Enfin, il est nécessaire de dire quelques mots en ce qui concerne les promesses et engagements de ceux qui ont préparé le projet. Les Etats-Unis se sont engagés sur trois points :

-Le premier consiste à donner une plus grande militaire à Israël, y compris une plus grande participation aux opérations de l’OTAN ; c’est sur cette base que Tel Aviv fut présent aux dernières grandes manœuvres de la fin du mois d’août et que les dirigeants de l’Union européenne ont levé la consigne qui gelait la mise en exécution du traité signé par Nicolas Sarkozy, durant sa présidence de l’Union, et dont une des clauses considère Israël comme partie intégrante des opérations militaires européennes, notamment sur le continent africain…

-Le second, quant à lui, consiste de la part des Etats-Unis à montrer une plus grande fermeté en ce qui concerne le programme nucléaire iranien. Fermeté qui, selon le ministre  de guerre Robert Gates, pourrait aboutir à des sanctions musclées et décisives au mois de septembre, si Téhéran n’a pas répondu favorablement aux propositions qui lui furent envoyées.

-Le troisième, enfin, promet à Israël une normalisation ultérieure complète de ses relations avec les Arabes ; laquelle commence à se faire sentir, tant à travers l’ouverture du Canal de Suez devant les navires et les sous-marins israéliens qu’à travers les dépêches annonçant une prochaine ouverture du ciel arabe devant les avions et les bombardiers israéliens. Cette dernière mesure, si elle est prise, n’a pas seulement des répercussions sur le plan économique, mais elle exprime le consentement arabe officiel au plan que le gouvernement Netanyahu-Liebermann avait mis au point pour porter un coup à l’Iran et, en même temps, au Liban sous prétexte de contrer la force du Hezbollah lié à l’Iran.

La situation des Arabes dans ce projet

Cette analyse nous pousse à nous demander ce que les Arabes auront à gagner en contrepartie de leur consentement à ce projet.

La réponse est : ils ont tout à perdre et rien à gagner. Ils perdront la Cause palestinienne et, avec elle, leur existence même. Parce que le discours du président étasunien Barak Obama voulait démontrer qu’il n’existe pas une nationalité arabe et que les Arabes constituent une partie du monde musulman, en général, qui s’étend jusqu’en Afghanistan et au Pakistan. Et, ce monde musulman, auquel on donne tantôt le nom « Le Grand Moyen Orient » ou celui du « Nouveau Moyen Orient », est un monde qu’il faudrait morceler, selon l’exemple de l’Irak (suivi par le Liban et, maintenant, par le Yémen), en groupuscules confessionnels et ethniques antagonistes ou, du moins, en une mosaïque formant deux larges croissants, dont l’un aurait une dominante chiite et l’autre une dominante sunnite… Ce qui permettrait aux Etats-Unis de réaliser son projet général, visant à une mainmise totale sur les sources d’énergie (pétrole et gaz) dans toute la région allant des anciennes républiques islamiques de l’ex Union soviétique jusqu'au Maghreb arabe, mais aussi sur les routes de transport de cette énergie à travers la Géorgie, la Turquie et Israël vers le monde, en général, et l’Europe, en particulier.

Croire ce que disait Barak Obama sur la volonté des Etats-Unis de trouver une solution juste avec le monde arabe relève de l’utopie pure. Parce que si les Etats-Unis voulaient une solution basée sur le respect et les intérêts mutuels, pourquoi continueraient-ils à envoyer toutes ces armes sophistiquées et toute cette aide militaire et économique à Israël ? Surtout que George Mitchell n’a pas pu réaliser la seule promesse qu’il avait tenue en parlant de la volonté de Washington d’asseoir le cessez-le-feu à Gaza, en vue d’améliorer la situation des habitants de cette région toujours encerclée.

Disons, enfin, que ceux qui ont trouvé dans le projet de George Mitchell un indice positif, surtout à partir de ses appels à revenir aux pourparlers entre les parties en présence, s’illusionnent une fois de plus. Ce que les Etats-Unis veulent, c’est tout simplement réorganiser leur présence (armée, surtout) et celle de leurs alliés dans la région, et en premier lieu l’allié israélien. Il n’est nullement question d’un retrait total des troupes, ni hors de l’Irak, ni de l’Arabie saoudite ou des bases érigées au Qatar ou au Kuweit. Ce que préconise Washington, c’est une plus grande participation de l’OTAN et des européens à ses projets guerriers. Voilà tout.

 

Et, si certains trouvent que c’est en l’honneur de George Mitchell de tenter une solution de paix durable entre les Palestiniens et les Israéliens, ainsi que dans la région, à l’exemple de celle qu’il avait trouvée auparavant pour résoudre une crise de 800 ans en Irlande, nous leur disons que ce n’est ni Mitchell ni les Etats-Unis qui ont mis au point la solution pour l’Irlande : Ils se sont contentés d’entériner une paix voulue par les belligérants irlandais qui étaient parvenus à l’idée qu’il fallait des concessions mutuelles pour arriver à la paix ; ce qui n’est pas le cas d’Israël. Ni même des Etats-Unis. Nous ajoutons que les intérêts en jeu dans un pays agricole sont très différents de ceux où il est question de pétrole et de gaz naturel.

Sur ces bases, il nous apparaît que le soi-disant projet de paix mis au point par Mitchell n’est autre qu’un projet de guerre entre Palestiniens et, aussi, entre les différents pays arabes qui se verront divisés sur une illusion mensongère, comme ils le furent du temps du projet de Rogers ou de celui de Kissinger. Et, si certains gouverneurs arabes ou, même, tous sont convaincus des avances qui leur sont faites, dans un objectif de sauvegarder leurs régimes branlants, pourront-ils tenir tête à leurs peuples le jour où Israël déclarera Al Qods (vers laquelle a émigré le gouvernement israélien) capitale de « l’Etat des Juifs dans le monde ». Pourront-ils consentir à ce qu’Israël leur demande, à savoir : nier le droit au retour du peuple palestinien ?

(Analyse parue dans le dernier numéro d’An-Nidaa)

Le 12 septembre 2009


n°454 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak- 22-09- : Suite :- - USA et armées de mercenaires: une menace à la sécurité mondiale.

n°454 - Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak- 22-09- : Suite :-  - USA et armées de mercenaires: une menace à la sécurité mondiale.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak

                 n°454                            22/09/09

                C.De Broeder      &       M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Suite

1-4 Sherwood Ross : USA et armées de mercenaires: une menace à la sécurité mondiale.

1-5 Huit ans après le 11 septembre 2001 : Combien de vies dévastées par des guerres injustifiables ?

1-6 Ben Laden semble affaibli et cherche une porte de sortie, selon des analystes…


1-4 Sherwood Ross : USA et armées de mercenaires: une menace à la sécurité mondiale.

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage totalement le point de bue de l'auteur mais doit être vu comme information.

En plus de soumettre les populations ciblées à une guerre sauvage, l’utilisation croissante d’armées privées facilite également la subversion de l’opinion publique nationale et la conduite de la guerre pour la Maison Blanche.

Les États-uniens sont moins enclins à s’opposer à une guerre menée par des mercenaires étrangers, même lorsque leurs propres impôts sont gaspillés pour la financer.  

« L’usage croissant de contractuels, de forces privées, ou, comme diraient certains, de “mercenaires” rend les guerres plus facile à commencer et à mener : on a seulement besoin d’argent, pas des citoyens », affirme Michael Ratner, du Center for Constitutional Rights de New York. « Dans la mesure où une population est appelée à aller en guerre, il y a de la résistance, une résistance nécessaire à la prévention de guerres d’autoglorification, de guerres stupides et, dans le cas des États-Unis, de guerres hégémonistes et impérialistes. »
En effet, le Pentagone a connu les dangers de la conscription lors des manifestations populaires massives qu’elle a provoqué durant la guerre du Vietnam. Aujourd’hui il préférerait un champ de bataille électronique – et y travaille – où des robots guidés par des systèmes de surveillance sophistiqués mènent le combat, minimisant ainsi les pertes étatsuniennes. Entre-temps, il tolère l’emploi de contractants privés pour l’aider à livrer ses batailles.  
L’Irak offre l’exemple crève-coeur d’une guerre dans laquelle des combattants contractuels ont tellement indigné le public qu’ils devaient “libérer” que lorsque le combat a éclaté à Fallujah, la foule enragée a désacralisé les cadavres de quatre mercenaires de Blackwater. Cette scène atroce a été télévisée à travers le monde entier et a incité les États-Unis à lancer une agression militaire de représailles vindicative à Fallujah, provoquant la mort et la destruction sur un vaste territoire.  Tout comme les colons étatsuniens méprisaient les Hessois lors de la guerre d’indépendance, les Irakiens en sont venus à détester davantage Blackwater et ses contractuels sympathisants que les soldats étatsuniens, qui leur témoignaient souvent de la gentillesse(…), selon un journaliste ayant vécu dans la zone de guerre.  « Il n’était pas inhabituel pour un soldat étatsunien, ou même pour une unité complète, de développer une relation très amicale avec une communauté irakienne. Cela n’arrivait pas tous les jours, mais ce n’était pas inouï », écrit Ahmed Mansour, un reporter égyptien et animateur d’une émission-débat au Qatar pour al-Jazeera, le réseau de télévision du Moyen-Orient.  « Il n’était absolument pas singulier non plus de voir des troupes étatsuniennes faire des top là aux adolescents irakiens, de tenir le bras d’une vielle dame irakienne pour l’aider à traverser la rue ou d’aider quelqu’un à se sortir d’une situation difficile […] Ce n’était pas le cas avec les mercenaires. Ils savaient qu’ils étaient vus comme des voyous malfaisants et voulaient que cela reste ainsi. »  

Dans son livre Inside Fallujah (Olive Branch Press), Mansour dit que « les mercenaires étaient vus comme des monstres, principalement en raison de leur comportement monstrueux. Ils ne parlaient jamais à personne avec des mots : ils utilisaient uniquement le langage du feu, des balles et de la force létale absolue. Il était assez courant de voir un mercenaire écraser une petite voiture irakienne dans laquelle se trouvaient des passagers, seulement parce que ces mercenaires étaient coincés dans un embouteillage ».  
Mansour, mieux connu pour son rôle d’animateur de l’émission-débat Without Limits, affirme que son auditoire était outré à la simple pensée qu’une superpuissance politique comme les États-Unis engage des mercenaires pour faire son travail déplaisant au lieu d’utiliser des soldats qui croient en leur pays et sa mission. Les téléspectateurs étaient de toute évidence également indignés par les épouvantables crimes de guerre que commettaient ces mercenaires.  Blackwater a finalement été critiquée après que ses forces ont fauché 17 civils le 16 septembre 2007 dans ce que les autorités irakiennes ont décrit comme une agression délibérée sur la place Nisour à Bagdad. Ces dernières ont refusé de renouveler leur permis d’exploitation.
Le groupe de sécurité, dont le siège social est à Moyock, N.C., a changé son nom pour Xe Services. Selon le magazine The Nation, l’entreprise a tout de même pu renouveler son contrat au montant 20 millions de dollars jusqu’au 3 septembre, pour protéger les fonctionnaires du département d’État. Toutefois, une partie de son travail est assumé par Triple Canopy, de Herndon, Va., une autre firme au passé sombre.  Dans son livre Halliburton’s Army (Nation Books), Pratap Chatterjee prétend que Triple Canopy emploie des « agents de sécurité privés ayant prétendument ciblé des civils irakiens pour le plaisir, tentant de les tuer, alors qu’ils travaillaient pour Halliburton/KBR ». En parlant des mercenaires comme d’un groupe, le brigadier général Karl Hors, conseiller du commandement de la force conjointe des États-Unis, a déjà constaté ceci : « Ces gars sont libres dans ce pays et font des choses stupides. Personne n’a d’autorité sur eux, donc on ne peut pas leur tomber dessus lorsque leur usage de la force dégénère. Ils tirent sur les gens et quelqu’un d’autre doit faire face aux conséquences. Ça se produit partout. »  Une journée avant de quitter Bagdad, le 27 juin 2004, le directeur de l’autorité provisoire de la coalition, le lieutenant Paul Bremer III, a émis la directive 17 interdisant au gouvernement irakien de poursuivre les contractants pour des crimes devant les cours irakiennes. Résultat : lorsque le gouvernement irakien a enquêté sur la place Nisour, ils ont rapporté qu’« à l’exemple de toute autre opération terroriste, le meurtre de sang froid de citoyens par Blackwater est considéré comme un acte terroriste contre des civils. ». Comme le révélait l’Associated Press le 1er avril dernier, « la compagnie ne fait face à aucune accusation. Toutefois l’incident de Bagdad a exacerbé le sentiment qu’ont de nombreux Irakiens que les contractants privés étatsuniens ont opéré depuis 2003 avec peu d’égard pour la loi et la vie irakienne ».
Bagdad a également accusé Blackwater d’être impliquée dans au moins six incidents mortels durant l’année qui a précédé celui de la place Nisour, y compris celui ayant causé la mort du journaliste irakien Hana al-Ameedi.  
Au printemps 2008, 180 000 mercenaires opéraient en Irak. On ignore combien d’entre eux sont morts : leurs décès ne figurent pas sur les listes des pertes du Pentagone. Comme ils sont nombreux à effectuer des tâches non reliées au combat, il est peu probable qu’ils aient subit autant de pertes et de blessures que les G.I. Selon certaines estimations, 1000 mercenaires auraient peut-être péri en Irak, environ un décès chez les mercenaires pour 4 chez les G.I.  
Selon Mansour, un groupe irakien nommé Supporters of Truth (Sympathisants de la vérité) prétend que des hélicoptères étatsuniens volant à basse altitude ont laissé tomber des cadavres de mercenaires dans la rivière Diyala près de la frontière iranienne. Un autre groupe, Islamic Army of Iraq (l’Armée islamique d’Irak), « a découvert une fosse commune pour des mercenaires au service des forces étatsuniennes […] Le groupe affirme que la découverte de charniers pour mercenaires est devenue chose courante en Irak […] » On ne sait pas précisément si ces derniers étaient des mercenaires locaux ou des combattants venus d’ailleurs.  De nombreux soldats de fortune sur la liste de paie de compagnies privées ont auparavant été au service de dictateurs en Afrique du Sud, au Chili et ailleurs.
« En Irak, les firmes privées de sécurité, qui forment le deuxième grand élément constitutif de la « coalition des pays disposés » (coalition of the willing), pigent dans des bassins de combattants qualifiés. On estime que presque 70 pour cent d’entre eux proviennent du Salvador », écrit Noam Chomsky dans son livre « Les États manqués » (Fayard). « Les tueurs qualifiés de l’appareil de terrorisme d’État dirigé par Reagan peuvent gagner de meilleurs salaires en perpétuant leur art en Irak qu’en demeurant dans ce qu’il reste de leur société. »  D’autres mercenaires ont été recrutés au sein même de la population irakienne. Dans son livre Rulers and Ruled in the U.S. Empire (Clarity Press), le sociologue James Petras écrit : « L’emploi de mercenaires locaux crée l’illusion que Washington remet graduellement le pouvoir au régime fantoche local. Cela donne l’impression que ce régime fantoche est capable de gouverner et propage le mythe voulant qu’il existe une armée locale stable et fiable. La présence de ces mercenaires locaux crée le mythe selon lequel le conflit interne est une guerre civile au lieu d’une lutte de libération nationale contre un pouvoir colonial.  

L’auteur ajoute que « l’échec de la politique étatsunienne préconisant l’utilisation des mercenaires irakiens pour vaincre la résistance se voit dans l’escalade des forces militaires de combat des États-Unis au printemps 2007, 5 ans après une guerre coloniale : de 140 000 à 170 000 troupes, sans compter la présence de quelque 100 000 mercenaires d’entreprises étatsuniennes comme Blackwater ». Il affirme que la force, mercenaire irakienne est en proie à de hauts niveaux de désertion.  
Dans The Sorrows of the Empire ”(Metropolitan/Owl), Chalmers Johnson écrit : « On assume que le recours à des contractant privés est plus rentable, mais même cela est discutable lorsque les contrats ne vont qu’à des compagnies qui ont de bonnes relations et que l’appel d’offre n’est pas particulièrement compétitif. »

Blackwater Security a obtenu un contrat de 27 millions de dollars sans appel d’offre de la part du lieutenant Paul Bremer III, le directeur de l’autorité provisoire de la coalition en 2003. Selon Joseph Stiglitz dans Une guerre à 3000 milliards de dollars (Fayard), le montant a augmenté à 100 millions de dollars un an plus tard et, en 2007, Blackwater détenait un contrat de 1,2 milliards de dollars pour l’Irak, où 845 contractants privés en sécurité étaient embauchés.

Stiglitz note qu’en 2007 les gardiens de sécurité privés travaillant pour des firmes comme Blackwater et Dyncorp gagnaient jusqu’à 1222 dollars par jour ou 445 000 dollars par an. Par comparaison, un sergent de l’armée gagnait entre 140 et 190 dollars par jour en paie et prestations, pour un total de 51 100 à 69 350 dollars par an.

Puisque ce sont les contribuables étatsuniens qui souscrivent les chèques de paie des « soldats privés », où sont les économies? C’est l’argent provenant des poches des contribuables qui a fait la grandeur de ces armées de l’ombre.

Dans son succès de librairie Blackwater: The Rise of The World’s Most Powerful Mercenary Army (Nation Books), le reporter Jeremy Scahill écrit : « Son installation de sept mille acres à Moyock, N.C., est devenue le centre militaire privé le plus sophistiqué de la planète, car l’entreprise possède l’une des plus grandes réserves privées d’armes lourdes au monde. Il s’agit d’un grand centre d’entraînement à la fois pour les forces militaires et les forces de sécurité locales et fédérales des États-Unis, et les forces étrangères et les particuliers […] On y développe des dirigeables de surveillance ainsi que des bandes d’atterrissage privées pour sa flotte d’aéronefs, laquelle comprend des hélicoptères de combat. » Les représentants de la société affirme avoir entraîné chaque année environ 35 000 militaires et « agents de la force publique ».

L’idée d’externaliser la plupart du travail du Pentagone, des corvées de cuisine au camionnage en zone de guerre, est venue en grande partie du secrétaire à la Défense Dick Cheney au début des années 1990, lorsque le Congrès lui a confié la tâche de réduire les dépenses du Pentagone après l’apaisement de la guerre froide. Puis, après avoir quitté son poste à la Défense pour devenir PDG chez Halliburton, Cheney a aussi géré l’emploi de contractants pour appuyer l’armée engagée en ex-Yougoslavie. Comme le rappelle Pratap Chatterjee dans Halliburton’s Army (Nation Books), « [d]ans l’opération Tempête du désert en 2001 (sic 1991), environ une personne sur cent sur le champ de bataille irakien était contractant, alors qu’aujourd’hui, pour l’opération Liberté immuable, leur nombre est pratiquement égal à celui du personnel militaire ».

Et puisque les mercenaires peuvent travailler en civil, ils sont utiles au Pentagone quand il cherche à instaurer une présence militaire dans un pays sans trop attirer l’attention. Comme l’écrit Scahill, « au lieu d’envoyer des bataillons de l’armée active étatsunienne en Azerbaïdjan, le Pentagone a déployé des « contractants civils » de Blackwater et d’autres firmes pour mettre sur pied une opération servant deux objectifs : protéger la nouvelle exploitation rentable de gaz et de pétrole dans une région historiquement dominée par la Russie et l’Iran et possiblement mettre en place une importante base d’opérations avancée pour une attaque contre l’Iran.

Scahill affirme que « [l]’opposition nationale aux guerres d’agression réduit le nombre de volontaires prêts à servir dans les forces armées, ce qui a toujours calmé l’ardeur guerrière ou entraîné la conscription. Parallèlement, l’opposition internationale a compliqué la tâche qu’avait Washington de persuader les autres gouvernements d’appuyer ses guerres et ses occupations. Mais avec des sociétés privées de mercenaires, cette dynamique change dramatiquement, puisque le bassin de soldats potentiels disponibles pour une administration agressive n’est limité que par le nombre d’hommes sur la surface du globe prêts à tuer pour de l’argent.

Grâce à l’aide des mercenaires, on n’a pas besoin de conscription, ni même du soutien de sa propre population pour mener des guerres d’agression, pas plus que d’une coalition de pays « disposés » à vous aider. Si Washington n’a pas suffisamment de personnel dans ses forces nationales pour une invasion ou une occupation, les firmes de mercenaires offrent une alternative privatisée, incluant la base de données de 21 000 contractants de Blackwater […] Si les gouvernements étrangers ne participent pas, on peut toujours acheter des soldats étrangers ».

En janvier 2008, le groupe de travail de l’ONU sur les mercenaires a décelé en Amérique latine une tendance émergente : « Des entreprises privées de sécurité protègent des sociétés extractives transnationales, dont les employés sont souvent impliqués dans la répression de manifestations des communautés, des organisations environnementales ou de protection des droits humains dans les zones où opèrent ces sociétés. » Pour sa part, le ministre sud-africain de la Défense, Mosiuoa Lekota, a qualifié les mercenaires de « fléau des régions pauvres du monde, particulièrement de l’Afrique. Ce sont des tueurs à gage, ils louent leurs compétences au plus offrant. Quiconque a de l’argent peut engager ces être humains et les transformer en machines à tuer ou en chair à canon ».

Sans mâcher ses mots Ratner fait une mise en garde : « Ces sortes de groupes militaires rappellent les chemises brunes du parti Nazi, en fonctionnant comme mécanisme d’application de la loi extrajudiciaire qui peut opérer en dehors de la loi et le fait.

Certes, les représentants des firmes de guerriers contractuels se voient sous un jour plus noble. Lors d’un discours, le vice-président de Blackwater, Cofer Black, a comparé son entreprise aux chevaliers de la Table ronde au service du roi Arthur, en affirmant qu’ils « se concentrent sur la morale, l’éthique et l’intégrité. C’est important. Nous ne sommes pas des escrocs. Nous ne sommes pas des filous. Nous croyons en ces choses là ». Malgré de telles affirmations, le jugement définitif sur la performance des entreprises militaires à contrat doit venir des populations que ces nobles chevaliers prétendent servir. Et si ceux de Blackwater sont un exemple, ils sont détestés.

Sherwood Ross

Article original en anglais : The Rise of Mercenary Armies: A Threat to Global Security, Help White House Thwart Peace Movement,
Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.
Sherwood Ross a travaillé pour de grands quotidiens et des agences de transmission, et a été directeur du mouvement des droits civiques. Il oeuvre actuellement pour le mouvement antiguerre et dirige une firme de relations publiques dédiée aux bonnes causes.

Vous pouvez le joindre au sherwoodr1@yahoo.com
 Articles de Sherwood Ross publiés par Mondialisation.ca

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=6493


1-5 Huit ans après le 11 septembre 2001 : Combien de vies dévastées par des guerres injustifiables ?

Interview par Silvia Cattori de Sami El Haj.

Entendre Sami El Haj c’est prêter l’oreille à ces millions d’Arabes et de musulmans anonymes qui, après les attentats du 11 septembre 2001, se sont trouvés arbitrairement associés au « terrorisme », jetés dans l’horreur par des guerres mensongères, injustifiables, absurdes.

Il est temps que des voix s’élèvent pour demander que cesse cette barbarie qui a déjà dévasté la vie de tant d’Irakiens, d’Afghans et de Pakistanais.

Pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, Sami El Haj, est ce journaliste et cameraman soudanais travaillant pour Al Jazeera qui, après avoir été arrêté au Pakistan, a été emprisonné durant près de sept ans sous l’accusation fallacieuse d’« ennemi combattant » [1].

Soumis à des traitements inhumains et dégradants par les tortionnaires du Pentagone, dans ces bases militaires échappant à toute forme de droit comme Bagram, Kandahar et Guantánamo, libéré, en mai 2008, sans la moindre excuse de la part de ses bourreaux, il a été reçu en héros dans les pays arabes.

 « Les souffrances que j’ai endurées à Guantánamo m’ont permis de comprendre combien l’action et l’information en faveur des droits humains est importante pour garantir à tous les hommes, où qu’ils se trouvent, la protection et la dignité », disait-il alors.

Cinq mois après son retour à la vie normale, un des vœux les plus profonds de Sami El Haj s’est réalisé. Chargé de collecter des informations sur les violations des droits de l’Homme et de les distribuer aux différentes agences du réseau d’Al Jazeera, il dirige depuis novembre 2008, à Doha, au Qatar, le « Centre des libertés et des droits humains » [2].

Il ne marche plus en claudiquant comme au moment de sa libération. Il fait plaisir à voir. Toutefois, sous son apparente sérénité, nul ne peut jamais oublier par où il a passé. Et que les terribles épreuves endurées à Guantánamo sont la ligne de partage qui le sépare désormais du commun des mortels.

Il s’est assis en bout de table. Ingénu, timide, réfléchi, il ne parle pas de la douleur de vivre qui est sienne. Mais de ses actions et projets. Mû par de nobles buts, il en parle avec une douceur et une gravité empreintes de foi. Se consacrer entièrement à la promotion du respect des Droits humains et des libertés publiques, réconcilier ce monde divisé, accomplir ce qu’il voit aujourd’hui comme sa mission, est devenu sa raison d’exister.

Mes questions sont maladroites, hésitantes. C’est un être infiniment blessé qui est là, face à vous. Un être d’exception par sa stature morale. Les images de Guantánamo s’interposent ; on ne peut s’empêcher de le voir encore en cage, chaînes aux pieds, dans l’accoutrement orange du prisonnier. Il doit faire effort pour parler de la souffrance qu’il porte dans sa chair. On se demande comment il a pu supporter tant d’horreur ! Torturé, en grève de la faim durant une année, il n’était jamais appelé que par son numéro matricule 345. Comment n’est-il pas devenu fou ? Dans quel état serions-nous à sa place ? Mais il a la foi. Et en elle il trouve cette paix qui satisfait sa conscience.

Toutefois, même libre, il demeure intérieurement captif. Tant qu’il y a des tortionnaires qui continuent à pratiquer des traitements dégradants et humiliants sur des frères et sœurs, il ne peut pas se sentir libre. Il vit avec eux, il souffre avec eux, il pleure avec eux, il prie pour eux.

On ne sent pas chez lui la moindre haine. Seules une dignité et une bonté particulières semblent l’habiter. Oui, ils ont fait l’innommable. Il y pense tout le temps. Mais, quoi qu’il en soit, dit-il, ceux qui l’ont si violemment meurtri n’étaient que des exécutants. Les vrais coupables sont les gouvernements. Il n’a pas perdu l’espoir qu’ils soient, demain, jugés par leurs peuples. Celui qui n’entend pas la voix de la conscience, la voix du remord, est à plaindre, pense-t-il. Sami croit que ceux qui donnent le bon exemple sont le salut. Il éprouve une pitié fraternelle pour tous ceux qui ont failli. Il appelle le monde à accepter et à comprendre l’autre ; y compris dans ses croyances.

Son histoire est terrible. Elle ressemble malheureusement à celle de dizaines de milliers d’autres hommes suspectés sans raison de terrorisme, et dont l’Occident a nié les droits et la dignité. Les propos qui suivent ont été recueillis à l’occasion d’une rencontre à Genève, le 29 juillet 2009, lorsque Sami El Haj nous a annoncé la création du « Guantánamo Justice Centre » dont nous avons rendu compte dans un précédent article [3].

Silvia Cattori : A votre sortie de prison, en mai 2008, vous disiez que, si l’administration Bush fermait la prison de Guantánamo et reconnaissait ses abus, vous étiez prêt à pardonner le mal subi. Mais que, si elle continuait à faire du mal, vous alliez vous adresser à un tribunal, engager une action contre elle [4]. Que pensez-vous aujourd’hui ?

Sami El Haj : En ce qui me concerne – et je ne parle qu’en mon nom - s’ils disaient : « Nous sommes désolés, nous avons fait des erreurs », j’en resterais là. Mais d’autres, qui ont été bien plus gravement atteints que moi, je doute qu’ils puissent passer outre. Chacun éprouve le besoin de s’assurer que ces abus ne se répètent plus.

Guantánamo est une injustice qui concerne tous les États. 229 détenus continuent de souffrir à Guantánamo malgré le fait qu’il y a des pays qui sont d’accord d’en accueillir.

Il y a, par exemple, le cas de quatre Palestiniens auxquels Israël refuse l’entrée en Palestine mais que le Venezuela attend. J’ai parlé avec le Président Hugo Chavez ; il m’a dit « Je suis prêt à les recevoir » mais le porte parole du ministère des affaires étrangères des États-Unis a refusé de les laisser aller au Venezuela. Nous devons donc chercher pour eux d’autres pays d’accueil.

Il y a également de nombreux détenus yéménites qui attendent que leur pays les autorise à rentrer chez eux. Mais il y a une mésentente entre le Yémen et les États-Unis. Le gouvernement du Yémen demande à ces derniers de financer le camp qui devrait accueillir les prisonniers libérés. Mais les États-Unis ne sont pas prêts à débourser les sommes demandées. Et des pays voisins comme l’Arabie saoudite voient d’un mauvais œil la sortie de ces détenus car ils craignent qu’ils aillent demain combattre chez eux.

Les États-Unis ont dépensé plus de 225 milliards de dollars pour faire la guerre en Afghanistan. Mais ils ne donnent ni argent ni aucun accompagnement aux anciens prisonniers pour leur réinsertion. Nous savons bien que Guantánamo est un problème qu’ils ont créé et qu’il leur incombe de régler. Mais en même temps, si nous n’agissons pas, ce sont encore les victimes de cette situation qui en payeront les conséquences.

Je suis allé rendre visite à beaucoup d’anciens détenus de Guantánamo dans nombre de pays. Ils font face à d’énormes difficultés. A leur sortie, sans argent pour se réinsérer dans la société, les anciens prisonniers ont besoin d’aide. Ils sont malades, brisés psychiquement. Ils n’ont jamais eu droit à être soignés. Ils ont un besoin urgent de soins et de soutien psychologique. C’est pourquoi nous avons créé le « Guantánamo Justice Centre » pour répondre à ces difficultés [5].

J’ai cent histoires pénibles à raconter. J’ai visité récemment des détenus que les autorités du Nigeria ont fait emprisonner dès leur retour. En Tunisie, deux anciens prisonniers de Guantanamo sont dans la même situation, condamnés à 12 ans de réclusion. Le prisonnier marocain Saïd Boujaadia qui a quitté Guantánamo par le même avion que moi en mai 2008, a été condamné à 10 ans d’emprisonnement dès son retour au Maroc.

Silvia Cattori : Quand leurs tortionnaires promettent à ces gens la liberté, une vie facile et un salaire s’ils acceptent de travailler comme agents doubles, certains n’ont-ils pas d’autre choix que de se plier ?

Sami El Haj : Les officiers militaires à Guantánamo cherchent toujours à amener les détenus à devenir des espions. Mais je ne crois pas qu’ils y réussissent. Je doute qu’ils ne puissent jamais y arriver. Demander à un prisonnier de devenir espions contre qui ? S’il espionnait son pays, il se mettrait en danger. Ces gens qu’ils ont enfermés à Guantánamo ont la foi en l’Islam, une religion qui a des principes, qui n’admet pas que l’on puisse devenir un espion et agir contre son propre pays. C’est contraire à l’Islam de trahir d’autres gens. Mais, comme vous le pressentez, ils poussent les captifs à la trahison en exploitant leur vulnérabilité. Ils disent : « Si vous collaborez avec nous, nous allons vous aider financièrement, etc. »

Silvia Cattori : Avez-vous des nouvelles de Khalid Sheikh Mohammed [6] ? On a fait état de tortures particulièrement cruelles qui l’auraient conduit à s’attribuer quantité de crimes qu’il n’aurait pas commis ?

Sami El Haj : Nous n’avions aucun contact avec Khalid Sheikh Mohammed, car il était maintenu dans un lieu secret. Il est toujours soumis à l’isolement et nous sommes sans nouvelles de lui. Des officiers ont reconnu l’avoir torturé.

Nous pensons que chaque être humain a des droits. Même ceux qui sont soupçonnés d’avoir commis des fautes. Et même s’ils sont coupables, ils n’auraient jamais dû subir des tortures. Khalid Sheikh aurait dû avoir droit à un procès devant un Tribunal civil dans les règles du droit. Et aussi la possibilité d’avoir recours à un avocat. Toute personne doit avoir ce droit ; et, si elle est condamnée par un Tribunal, elle est supposée être enfermée dans une prison normale, sans être soumise à des tortures.

En ce moment, à Guantánamo, il y a encore 41 détenus qui sont en grève de la faim. Certains d’entre eux sont déjà en grève de la faim depuis quatre années. Ce qui veut dire que les soldats US les nourrissent de force, par un tuyau qu’ils passent par le nez. C’est quelque chose de très douloureux. C’est de la torture.

Silvia Cattori : Croyez-vous que Barack Obama n’est pas au courant que les abus n’ont jamais cessé depuis son élection ?

Sami El Haj : Bien sûr qu’il est au courant. C’est le président des Etats-Unis. Il est parfaitement informé. Comment pourrait-il ignorer ce qui se passe ? S’il veut visiter Guantánamo ce n’est pas difficile pour lui d’aller voir sur place.

En juin, je lui ai écrit une lettre pour lui demander de tenir sa promesse de libérer tous les prisonniers de Guantánamo. Je souhaite qu’il ait pris connaissance de cette lettre. Punir, emprisonner des gens sans aucune charge, sous prétexte que cela sert la « sécurité du monde », c’est cela l’humanité ? Si l’on a des choses à reprocher à des gens il faut les traduire devant un tribunal. Mais les enfermer durant des années sans jugement, sans que rien ne le justifie, c’est de la torture.

Silvia Cattori : Quand vous avez été kidnappé au Pakistan, en 2001, vous vouliez aller filmer les régions afghanes où les bombardements frappaient des civils. N’est-il pas douloureux pour vous d’être si éloigné de ces peuples plongés dans la souffrance que vous connaissez et aimez et que les soldats de l’OTAN continuent de martyriser dans l’indifférence de l’opinion occidentale ?

Sami El Haj : Je suis actuellement totalement engagé à défendre les Droits humains au sein d’Al Jazeera, à Doha. Mes activités ne me permettent plus de me rendre en Afghanistan. Je sais que, pour moi, voyager dans ces pays, sous occupation militaire, ce n’est pas dépourvu de risque. Al Jazeera a des correspondants sur place qui continuent de nous renseigner. Je peux suivre ce qui s’y passe. Bien sûr, si, demain, on interdisait aux journalistes l’accès à ces régions, je me sentirais encore plus éloigné.

Silvia Cattori : Nous vous remercions.

Au moment de prendre congé, Sami El Haj m’a annoncé avec une grande gentillesse : « J’ai un cadeau pour vous ». J’ai pris les deux livres qu’il m’offrait. Je les ai ouverts avec reconnaissance. Je savais qu’il me donnait là sa confiance, qu’il savait que je ne trahirais pas ses paroles. Cela m’a profondément touchée. Il s’est levé et s’en est allé poursuivre sa mission. Tout en sachant que la tâche est immense, que Guantánamo n’est que l’arbre qui cache la forêt.

Combien d’Arabes et de musulmans, dépourvus de toute dangerosité, respectueux de leur prochain, n’ont-ils pas été, comme lui, injustement kidnappés, encagoulés, brutalisés, empaquetés dans des sacs en plastique, transférés dans des centres de torture, entassés comme des bestiaux dans des camions où ils sont morts étouffés [7], et cela uniquement parce qu’il fallait fabriquer des terroristes pour justifier des guerres qui reposaient sur des mensonges ?

Pourquoi en est-on arrivé là ? Il n’y avait pas de menace islamique ; il n’y avait aucune raison d’engager des troupes en Irak ou en Afghanistan. De commettre ces monstruosités sous prétexte qu’elles protégeaient notre sécurité (en quoi les Talibans, les peuples afghans, irakiens, ou pakistanais menaçaient-ils notre sécurité ?). Ces guerres atroces sont toutes perdues d’avance, car les peuples qu’elles humilient n’ont d’autre choix que de résister. Tout cela n’est pas acceptable !

Tuer des civils est un crime. Soumettre des hommes, fussent-ils coupables, à des traitements dégradants, qui ne respectent pas l’intégrité de la personne est un crime. La plupart des journalistes de nos principaux médias, n’ont bien évidemment jamais rien expliqué, ni jamais dénoncé le fait que ces hommes soient soumis à des traitements inhumains.

La justice c’est le respect de l’homme, du faible. Au moment de son arrestation, Sami El Haj se rendait précisément en Afghanistan couvrir la guerre de l’OTAN qui faisait alors déjà des ravages parmi les civils. Il était en empathie avec cette population que les bombes écrasaient.

Nous sommes nombreux je crois à être bouleversés par l’inhumanité et l’absence de compassion de nombre de nos reporters. Par leur incapacité à se situer du côté des victimes. Ils ont objectivement participé à la Croisade insensée dans laquelle les Etats Unis ont embarqué l’Occident, ceci bien avant le 11 septembre 2001. Ils ont, par leur lâcheté, légitimé les mensonges [8] présentés comme des « terroristes dangereux » des hommes, des pères de familles, des résistants, que des occupants étrangers continuent à massacrer sur une large échelle. Alors que les vrais terroristes dangereux étaient, et continuent d’être, ces soldatesques cruelles de l’OTAN qui vont semer la mort et la misère en Afghanistan, ou au Pakistan, comme du reste les troupes israéliennes au Liban et en Palestine.

Ces hommes que l’Occident haït et piétine et jette dans des sortes de Goulags, sont des gens qui ont une stature morale que nous n’avons plus. Ils sont admirés dans le monde arabe et musulman. Et cette estime du public, cette considération, cette identification avec les victimes de l’injustice est une force avec laquelle, tôt ou tard, l’Occident devra compter.

Silvia Cattori 

[1] Le terme « combattant illégal », (« unlawful combattant »), « combattant ennemi » est un terme défini dans le PATRIOT ACT par le gouvernement des États-Unis pour qualifier les prisonniers se trouvant dans les centre de détention de Guantanamo et d’autres centres de détention clandestins de la CIA ou du Pentagone. Définir les prisonniers de « combattants illégaux » permet aux États-Unis de ne pas leur appliquer la Convention de Genève relative aux prisonniers de guerre.

[2] Voir :
 « Al Jazeera Announces the Launch of the Public Liberties and Human Rights Desk on its 12th Anniversary », Aljazeera.net, 2 novembre 2008.
 « Les détenus algériens étaient notre boussole à Guantanamo », par Fayçal Métaoui, Hassan Moali, algeria-watch.org, 6 juillet 2009.

[3] Voir : « Sami El Haj fonde le Guantánamo Justice Centre », par Silvia Cattori, Réseau Voltaire, 30 juillet 2009.

[4] Voir : « Sami El Haj, journaliste d’Al-Jazeera, témoigne », par Silvia Cattori, Réseau Voltaire, 18 juillet 2008.

[5] Voir note (3).

[6] Il fallait un coupable. On l’accuse, sans preuve, d’être le cerveau des attaques du 11 septembre. Selon Dick Marty, Khalid Sheikh, a été secrètement transporté de Kaboul à Szymany en Pologne en mars 2003 à bord d’un vol « délibérément camouflé au moyen de plans de vol fictifs » . Et que l’ex-président polonais A. Kwasniewski « connaissait et a approuvé » le rôle de la Pologne dans les activités secrètes de détention de la CIA sur son territoire. Khalid Sheikh, a été soumis à la technique connue sous le nom de « sous-marin » (supplice de la baignoire) plus de cent fois.

[7] Voir : « Afghanistan : Crimes sans châtiments ? », par Annelise Arcq, archivessolidaires.org, 9 septembre 2002.

[8] L’association des musulmans avec le terrorisme a été faite, dès les années 90, par des journalistes liés, nous a-t-on dit, aux services de renseignements, comme Guido Olimpio, en Italie, Richard Labévière en France. Ces journalistes ont objectivement préparé l’opinion occidentale à se méfier des musulmans. Labévière a affirmé des contre vérités, dans son insistance à associer dans des articles, livres, conférences, des hommes aussi estimables que Youssef Nada au terrorisme, (et à travers lui les Frères musulmans) à des attentats en Egypte. A l’origine des fausses nouvelles répandues contre M. Nada et les Frères musulmans il y avait le Mossad. Cette diabolisation contre les Frères musulmans faisait partie de la stratégie de guerre d’Israël contre ses voisins.
Voir à ce sujet :
 « L’incroyable histoire de Youssef Nada », par Silvia Cattori, Mondialisation, 13 juin 2008.
 Notice concernant M. Olimpio, sur le Site officiel de Youssef Nada.
 Notice concernant Richard Labévière, sur le Site officiel de Youssef Nada.

Silvia Cattori 

3/9

http://www.silviacattori.net/article940.html


1-7 Ben Laden semble affaibli et cherche une porte de sortie, selon des analystes…

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage totalement le point de bue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Le chef d'Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, a invité les Américains à faire pression sur la Maison Blanche pour qu'elle mette fin aux guerres en Irak et en Afghanistan, dans un message diffusé par le site As-Sahab, selon le centre américain de recherche sur le terrorisme Intel Center.

Oussama ben Laden, apparaît dans son nouveau message adressé au peuple américain comme un homme affaibli, traqué et cherchant une porte de sortie, estiment lundi des analystes.

Dans son message diffusé à l'occasion du 8e anniversaire des événements du 11 septembre, ben Laden appelle le peuple américain à faire pression sur la Maison Blanche pour qu'elle mette fin aux guerres en Irak et en Afghanistan en échange d'un arrêt de ses attaques.

"Le nouveau message de ben Laden traduit un véritable changement, il ne comporte pas de menaces et cherche à justifier les attaques du 11 septembre" en expliquant qu'elles ont été menées en réaction au soutien des Etats-Unis à Israël "et d'autres injustices", estime Diaa Rachwane, l'un des meilleurs analystes arabes en matière de terrorisme.

"Pas une seule fois dans ce message, et contrairement à son habitude, ben Laden n'a mentionné les +martyrs+ qui ont mené les attaques du 11 septembre et ne les a salués", relève M. Rachwane, directeur adjoint du centre al-Ahram pour les études stratégiques et politiques.

Il souligne que ce message intervient trois semaines après celui du numéro deux d'Al-Qaïda, Ayman Al-Zawahiri, portant sur la situation dans la vallée de Swat, au Pakistan.

"Tout cela démontre clairement qu'Al-Qaïda est affectée par les développements sur le terrain", ajoute M. Rachwane en allusion aux coups portés à Al-Qaïda dans les zones tribales pakistanaises.

Dans le message diffusé par le site As-Sahab, selon le centre américain de recherche sur le terrorisme Intel Center, ben Laden qualifie le président américain Barak Obama "d'opprimé" n'ayant pas le pouvoir de changer le cours des guerres et le présente comme un otage "des groupes de pression et notamment du lobby juif".

"Pour la première fois également, ben Laden parle positivement de trois présidents américains", explique encore M. Rachwane: "Obama dont il mentionne le discours adressé au monde arabe depuis Le Caire le 3 juin, Jimmy Carter dont il relève l'attitude à l'égard des Palestiniens, et John Kennedy (assassiné en 1963) en affirmant qu'Obama connaîtra le même sort s'il suit une politique différente de celle des néo-conservateurs".

L'analyste saoudien Anouar Eshki, chef du centre des études stratégiques et légales basé à Djeddah (ouest), est plus catégorique: "c'est la première fois que ben Laden apparaît aussi faible", dit-il, précisant avoir connu le chef d'Al-Qaïda du temps où il résidait en Arabie saoudite.

Il a estimé que le message de ben Laden "montre qu'il se trouve dans une position difficile, surtout que, selon les informations en notre possession, son réseau commence à être démantelé dans les zones tribales pakistanaises en raison des coups durs qui lui ont été portés, alors que beaucoup de ses fidèles ont quitté le Pakistan pour le Yémen ou la Somalie".

Pour l'analyste saoudien, le chef d'Al-Qaïda "cherche une porte de sortie pour arrêter ses attaques".

Il relève lui aussi la tentative du chef terroriste de justifier les attaques du 11 septembre: "ben Laden tente de redorer son blason en affirmant que les attaques du 11 septembre ont été menées en raison de la politique américaine en Palestine. Mais quel lien y a-t-il entre la Palestine et les attaques d'Al-Qaïda en Arabie saoudite et en Occident?" s'est-il demandé.

AFP - le 14 septembre

n°454 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak- 22-09- : Fin :- - USA et armées de mercenaires: une menace à la sécurité mondiale.

n°454 - Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak- 22-09- : Fin :-  - USA et armées de mercenaires: une menace à la sécurité mondiale.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak

                 n°454                            22/09/09

                C.De Broeder      &       M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

2 Annexe

2-1 La guerre contre le 'terrorisme' touche maintenant les citoyens Etats-uniens.

2-2 Myriam Abraham : Nouvelle Institut de Propagande Fasciste pour Contrôler les Analogies Historiques faites sur les USA et Israël.

2-3 Chems Eddine CHITOUR : Les sociétés militaires privées = La mort par procuration.

2-4 Blackwater contre Al-Qaida, tout contre…

2-5 Daniel Pipes : Les guerres anti-insurrectionnelles sont-elles condamnées à échouer ?

 

 


2 Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 La guerre contre le 'terrorisme' touche maintenant les citoyens Etats-uniens.

Après Hillary Clinton qui affiche publiquement sa satisfaction de voir un nouveau bureau du CFR ouvert a Washington, et en déclarant que c'est le CFR qui donne "les ordres" que le gouvernement Obama doit mettre en oeuvre.

Le "gouvernement du CFR" a décidé que c'était au tour des citoyens américains d'être considérés comme des terroristes potentiels.  

Washington fait appel aux Américains pour contribuer à la lutte contre le terrorisme --  Une mesure vue comme une nouvelle entorse aux libertés civiles. 
 Évoquant Mercredi les problèmes liés à la sécurité nationale, à propos de l’émergence d’ “Américains radicalisés (comprenez d’éventuels terroristes)”, la Ministre de l’Intérieur Américain, Janet Napolitano, a déclaré à une réunion du principal groupe de réflexion des relations internationales, le Conseil pour les relations étrangères (CFR), son intension d’enrôler des gens ‘ordinaires’ dont la mission sera la ‘surveillance’ du nombre croissant d’éventuels ‘actes terroristes’
sur le sol américain.   
   La chef de la sécurité intérieur du pays empressent les Américains à accepter l’offre de Washington de participer à l’effort collectif dans la lutte contre le ‘terrorisme’. 
 L’ancienne gouverneur de l’Arizona, âgée de 52 ans, qui a rejoint récemment l’équipe du président Obama a déclaré, " le menace terroriste est même devenue plus répandue, comporte plus de réseaux, et s’est encore mieux adaptée que lors du 9/11,  " ajoutant, " Nous faisons face à un ennemi organisé en réseau, et nous devons y remédier par un réseau de solutions. " 
 Napolitano a demandé plus de participation de la part de la population pour faire face aux activités terroristes croissantes au niveau des frontières américaines, invitant même les enfants à aider les services de sécurité pour détecter d’éventuelles compagnes terroristes qui se préparent en secret.   
 Elle a déclaré que le gouvernement Obama comptait se servir de la population comme un ‘capital’ pour la guerre contre le terrorisme.
 "Trop longtemps, nous avons considéré la population comme une entité à protéger plutôt qu’un capital supplémentaire pour assurer collectivement notre sécurité nationale. " 
 " Vous êtes les mieux à même de savoir s’il se passe quelque chose d’anormal au sein de vos communautés, comme un colis suspect, ou une activité inhabituelle, " a déclaré la Ministre d’Obama. 
 "Nous avons beaucoup plus de chances de réussir si on renforce nos propres réseaux en enrôlant les talents et les énergies de tous les Américains. " 
Par ailleurs, la Haute Autorité à la Sureté National a écarté toutes allégations impliquant que son Ministère développe une culture de délation et d’espionnage parmi les citoyens Américains. 
 Des observateurs déclarent que le "Homeland Security" et le "Patriot Act", introduits par l’ancien Président George W. Bush et recommandé par Obama, d’augmenter la ferveur nationaliste dans le but d’empiéter sur l'intimité des personnes et pour justifier un contrôle plus intensif  de la société. 
 A cet effet, Napolitano s’est servie des récentes arrestations de « terroristes » à Minneapolis et en Caroline du Nord pour justifier l'urgence requise pour aborder ce problème. 
 " Je pense donc qu'une meilleure sensibilisation au sujet de l’étendue de la menace terroriste et sur la manière dont on peut la contrer est quelque chose d’important " 
 Les agents de sécurité ont récemment arrêté 7 personnes, à travers différents états des États-Unis, accusées de lever des fonds et d’entrainer des sympathisants dans le but de mener une attaque terroriste outre-mer.
Traduction
Alter Info

30/7
original:
http://www.presstv.ir/detail.aspx?id=101995&sectionid=3510203

http://www.alterinfo.net/La-guerre-contre-le-terrorisme-touche-maintenant-les-citoyens-Americains_a35179.html


2-2 Myriam Abraham : Nouvelle Institut de Propagande Fasciste pour Contrôler les Analogies Historiques faites sur les USA et Israël.

La " Society for the Management of Historical Raison" (SMHR) Un nouvel institut de propagande chargé de contrôler et de contrer les analogies historiques faites sur les USA et Israël vient d'être crée aux USA avec son abcedaire du parfait formatage historique propagandiste fasciste basé sur des raisonnements de fous furieux dangereux.

Trop de Sionisme - Ben Heine

Dans son discours de présentation de la nouvelle organisation la "Society for the Management of Historical Reason" ( SMHR) le directeur général, Michael O'Hankon, qui a longtemps fait partie de la Brookings Institution, a parlé de l'urgence de sa nouvelle mission. "Nous savons que par les temps qui courent, permettre à n'importe qui n'importe où d'établir et de diffuser des parallèles entre les politiques des USA et celles poursuivies par d'autres nations dans l'histoire peuvent avoir des conséquences incalculables pour la sécurité américaine. Par conséquent nous allons aider ceux qui travaillent sur le raisonnement historique à diffuser leurs idées seulement en faisant des parallèles qui affirment que les US et leur proche allié, Israël, se tiennent en dehors des lois de causalité qui gouvernent le sort des autres peuples sur terre".
Concrètement, en pratique O'Hankon a expliqué comment ils allaient procéder :
"Nos ennemis partout dans le monde ont pendant longtemps suggéré que quand les USA et Israël attaquent ou envahissent d'autres nations, comme tout autre état militairement puissant avant eux, ils le font pour contrôler des terres ou ressources du pays envahi. Quand de la désinformation de ce genre apparaît, la première ligne de defense c'est, comme cela a toujours été, d'accueillir cette explication avec un profond silence, et ci cela échoue, de se moquer avec condescendance de la personne comme étant un imbécile Chomskyite (allusion à Noam Chomsky). Si, après tout ceci, il y a encore un reporter insuffisamment formé pour imprimer ou passer sur les ondes cette analogie grotesque, c'est alors que nos agents de la raison historique entrent en action. En quelques jours, ils vont produire un minimum de 5 articles de première page dans les quotidiens américains les plus lus, concus chacun à sa façon pour réaffirmer le caractère complètement défensif et moralement sans faille de la politique étrangère américaine et israélienne".
A la fin de la présentation de ce nouvel organisme propagandiste fasciste américanosioniste, visant à falsifier sous couvert de "raison historique" la vérité historique, alors que les faits parlent d'eux -mêmes, les participants ont reçu une petite compilation de certaines des analogies historiques actuellement utilisées pour qualifier les actions américaines et israéliennes et la réponse du SMHR pour contrer chacune d'elle.
Ci dessous quelques exemples de cette compilation.


" Analogie 1 : un peuple qui envahit la terre d'un autre peuple l'a presque toujours fait pour augmenter son poids sur la scène internationale. Donc les US et Israël l'ont probablement fait pour la même raison.
" SMHR propagande 1 : ces deux nations ont attaqué d'autres nations principalement pour des raisons défensives. Et s'ils ont un objectif plus large c'est toujours d'apporter à ceux qui sont envahis des bienfaits : soit une économie avancée soit la démocratie.

" Analogie 2 : Tous les états par le passé qui se sont engagés militairement de multiples façons, continuellement, au loin, contre d'autres nations (l'Espagne au XVIème La France de Napoléon, la Grande Bretagne, le Portugal au XXème siècle) se sont finalement appauvris au point qu' ils n'ont pu ni maintenir leur réseau d'influence international ni être compétitifs économiquement face aux autres puissances de l'époque. C'est ce qui se passe probablement avec les US.

" SMHR propagande 2 : à la différence des autres nations les US sont peuplés d'individus avec un "esprit entrepreneurial " spécial programmé socialement qui leur permettra d'inventer perpétuellement des moyens d'éviter tout type de décadence et de déclin qui se sont traditionnellement abattus sur les autres nations.

" Analogie 3 : Quand les élites financières, politiques et militaires du pays se considèrent généralement comme au dessus des lois, et montrent plus de loyauté envers les membres de leur caste que de la population en général, c'est en principe un signe d'un déclin irréversible preuve d'une décadence sociale, de luttes entre factions, et finalement de différents coups. C'est probablement ce qui se passe aux US.

" SMHR propagande 3 : Les US, à la différence des autres nations, ont une structure constitutionnelle née de la sagesse plus ou moins parfaite de nos pères fondateurs et par conséquent effectueront les mutations nécessaires par le biais du système judiciaire et des assemblées de juges pour protéger le bien commun et les libertés individuelles contre toute concentration de pouvoir lourd. Et même lorsqu'à un moment donné de l'histoire il y a des concentrations de pouvoir plus importants que souhaités, l'effet de pendule se manifestera dans la génération suivante d'acteurs politiques.

" Analogie 4 : Depuis l'avènement du concept de guerre totale dans les années 30 et 40, le terrorisme est devenu pour les nations les plus avancées militairement l'outil principal pour obtenir un avantage géopolitique. Ainsi les US et Israël utilisent un armement high tech ( bombardiers B-52, Hélicoptères Apache équipés de mitrailleuses, et des drones) contre des populations civiles non armées dans des territoires qui ne leur appartiennent pas et sont souvent à des milliers de km de la mère patrie ( de l'allemand Heimat), cherchant probablement à terroriser les habitants de ces lieux pour les soumettre à leur volonté politique.

" SMHR propagande 4 : comme nous l'avons vu dans SMHR 1, les Américains et les Israéliens attaquent presque toujours les autres pour des raisons purement défensives. Par conséquent les seuls véritables terroristes impliqués dans des opérations sont les personnes qui sont suffisamment folles pour essayer de lutter contre la force écrasante des Américains et des Israéliens. Par exemple, l'adolescent canadien-afghan, Omar Khadr, est devenu terroriste en Afghanistan, a lancé une grenade à main qui a tué un soldat américain envahisseur près de sa maison à Khost, ce qui a nécessité plusieurs années de torture pour le réhabiliter à Guantanamo. Le terrorisme ne cessera que seulement quand des gens comme Khadr apprendront à accepter la bienveillance fondamentale des actions américaines et israéliennes et apprendront à arrêter de réagir contre.

" Analogie 5 : Quand, comme il l'a fait en 2006, Israël a lancé une guerre en grande partie non provoquée visant à détruire totalement les infrastructures modernes d'un pays voisin, certains ont comparé cela à la Blitzkrieg allemande contre la Pologne en 1939. De même quand l'armée high tech israélienne a assiégé la population de Gaza déjà isolée et affamée à la fin de 2008 et les premiers jours de 2009, certains ont comparé cette terrible tragédie au ghetto de Varsovie à la fin de la seconde guerre mondiale.

" SMHR propagande 5 : on doit toujours se rappeler que les seuls à avoir le droit de faire des analogies entre les horreurs du Nazisme et tout catastrophe actuelle sont les Israéliens eux mêmes et leurs nombreux supporters dans la presse américaine. Par exemple, si l'universitaire arabe, Rashid Khalidi, devait comparer d'une quelconque manière le sort actuel des Palestiniens à celui des Juifs d' Europe entre 1933 et 1945, il serait immédiatement coupable de minimiser les horreurs endurées par les Juifs sous les Nazis. Cependant, à chaque fois que Bill Kristol ou Charles Krauthammer veulent comparer le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, le dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah, ou le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, à Hilter, et ceux qui les suivent aux Nazis, ce n'est pas minimiser. C'est tout à fait licite et ce sera largement publié le plus souvent possible et en insistant dessus dans les médias de masse.

Les personnes (journalistes, membres de cette organisation, simples observateurs...) présents lors de cette conférence ont été encouragés à la fin, à la sortie, à signer un engagement à suivre cette propagande fasciste délirante et dangereuse.
Parmi les représentants des médias qui ont signé :
David Gregory de GE-NBC,
John King de Time- Warner - CNN,
Charles Gibson de Disney - ABC,
Michael Gordon du NYT.
Source de certaines informations un article de Thomas Harrington du 19/08/09 - Macondo News Service 

Myriam Abraham

Mercredi 26 Août 2009 

 http://www.planetenonviolence.org/

http://www.alterinfo.net/Nouvelle-Institut-De-Propagande-Fasciste-Pour-Controler-Les-Analogies-Historiques-Faites-Sur-Les-USA-Et-Israel_a36000.html


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25/09/2009

n° 453 - Dossier d'irak -23-09 – Début - : « L’Irak n’a pas d’Etat, mais un gouvernement et un régime


n° 453 - Dossier d'irak -23-09 – Début - : « L’Irak n’a pas d’Etat, mais un gouvernement et un régime


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

n° 453                                                             23/09/09

C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :

Tiré à part

Ahmadinejad appelle les puissances étrangères à retirer leurs troupes de la région.

Abbas Khalaf : « L’Irak n’a pas d’Etat, mais un gouvernement et un régime… »

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Les médias, une arme de destruction massive.

1-2 La fabrication du consentement.

1-3 Les médias irakiens en bonnes mains !

1-4 Mountazar al-Zeidi

1 Mountazar al-Zeidi libre le 14 septembre.

2 Libération du reporter Mountazar al-Zeidi  qui avait lancé ses chaussures sur Bush. 

1-5 Eric de Villers : Le secret de Saddam Hussein.

1-6 Un caméraman de Reuters détenu depuis un an en Irak.

1-7 Quelle confiance peut-on encore donner à l’ONU !

1-8 Edith Bouvier : les opérations militaires à Kirkouk.

Suite

2 Brèves

2-1 « Victoire » à l’américaine ! 

2-2 Les Usa veulent oublier les Moudjahidin du peuple.

2-3 Mutineries dans la prison d'Abou Ghraïb.

2-4 Gilles Munier : Chiens de guerre (mercenaires-)  : 30% en plus depuis l’élection d’Obama.

2-5 La menace des robots à usage militaire.

2-6 Blackwater recrutait des mercenaires partageant la détestable vision du monde d'Erik Prince.

2-7 Pétrole contre nourriture: l'Irak veut poursuivre des sociétés impliquées.

2-8 Irak : la pauvreté conduit au trafic d’organes.

2-9 Trafic d’organes : un réseau démantelé aux Etats-Unis.

2-10 Kurdistan irakien : On prend les mêmes… et on recommence.

2-11 Relations franco-kurdes.

3 Dossier & Point de vue

3-1 Chérif Boudelal : Le Héros de Bagdad Mountazer Al-Zaïdi sera bientôt libre.

3-2 Saddam Hussein : Rapports secrets du FBI rendus publics à la suite de requêtes par les Archives de la sécurité nationale dans le cadre du Freedom of Information Act.

1 Joyce Battle : Les entretiens de Saddam Hussein avec le FBI.

2 Nicolas Marmié : Saddam Hussein, révélations d'outre-tombe.

3-3 Gouvernement sur la défensive.

Suite

3-4 Néstor Núñez : Plan de création de commandos et de groupes spéciaux qui recevraient la mission de tuer des chefs 'terroristes' : La CIA de nouveau mise en accusation.

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage.

4-1 Joelle Pénochet : A Fallujah, en Iraq, l’uranium appauvri et le phosphore blanc continuent de

4-2 Unesco : Babylone : des dégâts considérables causés par les Américains.

4-3 Hussein Al-Mâadhidi : Dignité, sacrifice et résistance... des gens  simples en Irak.



Avant propos

·                    Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...


Tiré à part

Ahmadinejad appelle les puissances étrangères à retirer leurs troupes de la région.

 Le président Ahmadinejad appelle les puissances étrangères à retirer leurs troupes de la région en évoquant la situation en Irak et en Afghanistan.

"Je vous conseille de retourner dans vos propres pays et d'utiliser les lourdes dépenses militaires pour régler les problèmes de vos peuples. C'est mieux pour vous", a-t-il lancé.

"Comme vous l'avez vu en Irak et en Afghanistan, les peuples de la région sont hostiles à la présence des étrangers et il est impossible que les puissances étrangères puissent avoir des bases (militaires) à long terme dans la région", a-t-il encore ajouté.

22/9

http://qc.news.yahoo.com/

 

Abbas Khalaf : « L’Irak n’a pas d’Etat, mais un gouvernement et un régime… »

Interview

Jeudi 3 septembre 2009

Abbas Khalaf, ancien ambassadeur d’Irak pour la Fédération de Russie, est aujourd’hui conseiller à l’Institut d’Etudes stratégiques de Moscou.

Extraits de l’interview qu’il a accordé à Amr Taha, d’IslamOnline.net.

I.O : Comment pensez-vous que l’Etat irakien fonctionnera après que les troupes américaines auront évacué les principales villes d’Irak ?

Dr. Khalaf : L’Irak n’a pas d’Etat, mais il a un gouvernement et un régime. En théorie, un Etat doit préserver sa souveraineté, maintenir la sécurité et être capable de garder ses frontières, son espace aérien et son territoire.

A l’heure actuelle, le gouvernement irakien, soutenu par les forces d’occupation, a le soutien politique, militaire, économique des troupes américaines.

Les patriotes et la résistance ont remporté un succès en obligeant les troupes américaines à se retirer des villes. Ils vont redoubler d’efforts.

 I.O : Le premier ministre, al-Maliki, a recouru à une rhétorique nationaliste en exaltant «  les accomplissements » obtenus pour « libérer l’Irak des troupes étrangères ». Est-ce que al- Maliki ne se sert pas de cet événement pour accroître ses chances en vue des prochaines élections de  janvier 2010 ?

Dr. Khalaf : En recourant à cette rhétorique, al-Maliki oublie de dire qui l’a porté au pouvoir et que c’est la résistance, en causant plus de 5000 victimes et plus de 40 000 blessés aux troupes US, qui a contraint les forces d’occupation à quitter les villes. En revanche, les milices d’al-Maliki défendent l’occupation. C’est la raison pour laquelle les personnels irakiens de la police et de l’armée sont tués lors des opérations de guérilla, car ils assurent la protection des troupes américaines. C’est difficile pour al-Maliki d’expliquer ces contradictions au peuple irakien, au monde arabe, ou à l’opinion publique internationale. Al-Maliki et son gouvernement ne savent pas ce dont ils parlent. L’atmosphère de fête créée en Irak à l’occasion de ce retrait n’a d’autre motif que de tromper l’opinion publique.

Al-Maliki joue un jeu très dangereux avec les Américains et le peuple irakien. Ses attaques verbales contre les Américains, même implicites, lui feront perdre son principal allié et le soutien de ses partisans. L’équipe d’al-Maliki n’a jamais imaginé gouverner un jour l’Irak, les Américains l’y aident. Maintenant, le gouvernement d’al-Maliki pense à tort pouvoir manœuvrer sans les Américains.

 I.O : Comment voyez-vous l’avenir des Sahwa (milices tribales) et le poids du parti Baas après le retrait des Américains ? Seront-ils intégrés au processus politique ? Et, qu’attendez-vous des sadristes ?

Dr. Khalaf : Sincèrement, l’avenir des Sahwa est plutôt sombre car ils se sont liés à l’avenir des forces d’occupation américaines. Aussi, au fur et  à mesure du départ des troupes US, le sort de ce conseil sera similaire à celui de l’Armée du Sud-Liban. Cette armée s’est réfugiée en Israël quand la résistance libanaise a obligé les Israéliens à se retirer du Liban.

Quant au parti Baas, même si ses membres ont subi les affres de la détention et des campagnes d’arrestation, il continuera à combattre l’occupation. Il a des experts en renseignement, en politique, et en sécurité. Les membres du Baas font partie de groupes de résistance spéciaux. Ils préfèrent la résistance au processus politique. D’ailleurs, le gouvernement d’al-Maliki ne les invitera jamais au dialogue. L’actuel gouvernement est sectaire. Le parti islamique al-Dawa, le Conseil Islamique Suprême, et d’autres, sont les ennemis historiques du parti Baas. Ils veulent réduire le parti Baas à néant.

 Les sadristes, en dépit de leur rhétorique anti-occupation, prennent part au processus politique ouvertement mis en place par les occupants. Cependant, bien qu’ils soutiennent le gouvernement, sont représentés au Parlement, et participent au processus politique, nombre d’entre eux sont emprisonnés par les Américains et le gouvernement d’al-Maliki. Je n’arrive pas à comprendre la stratégie de Sadr faite de contradictions et d’ambiguïtés. Comment ses partisans peuvent-ils faire de la résistance passive alors que les forces d’occupation les arrêtent et les emprisonnent ?

O.L : Quelle serait, selon vous, la solution en Irak ?

Dr. Khalaf : La solution réside dans une résistance unifiée pour vaincre l’ennemi. Les Etats arabes doivent soutenir la résistance. Ils ne doivent pas reconnaître le régime fantoche en Irak. L’Irak doit rejoindre le monde arabe. La prochaine phase du combat entre la résistance et le régime sera, je crois, de lui « briser les os ».

 

Texte intégral (deux parties):

http://www.islamonline.net/...

Publié le 4 septembre 2009 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier

Source : Bulletin des Amitiés franco-irakiennes

http://www.palestine-solidarite.org:80/interview.Abbas_Khalaf.030909.htm

http://www.islamonline.net/servlet/Satellite?c=Article_C&cid=1246346106063&pagename=Zone-English-Muslim_Affairs%2FMAELayout



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

1-1 Les médias, une arme de destruction massive.

L’HUMANITE - Vous avez présenté en avril dernier devant l’Organisation des États américains (OEA) un travail portant sur le « totalitarisme médiatique ». Que recouvre ce concept ?

Roberto Hernandez Montoya : Ce concept recouvre un changement de civilisation. Hier, il existait une presse engagée, de droite comme de gauche, ou encore religieuse. Mais elle n’était pas organisée comme le sont les grandes sociétés, les corporations.

Cette presse avait ses tendances idéologiques, politiques mais elle n’était pas un tout global au sens où aujourd’hui, quelques médias - le Washington Post, Fox News, CNN - marquent la cadence des informations, et leur contenu. Ce sont des épicentres de l’information qui la répandent. Si l’on prête attention d’ailleurs, une information est parfois répétée avec les mêmes erreurs orthographiques. Les médias réagissent aux événements extrêmement ressemblants. Il s’agit d’une domination tant idéologique que corporative. Le totalitarisme médiatique produit de l’idéologie néolibérale mais également des phénomènes dangereux, voire criminels.

Les États-Unis ont menti sur les « armes de destruction massive » en Irak.

Le totalitarisme médiatique les a suivis pour justifier l’invasion du pays, devenant à son tour une arme de destruction massive. Cette invasion a coûté la vie à plus d’un million d’Irakiens. Le totalitarisme médiatique n’est pas partagé mais ordonné. Des milieux autour des pouvoirs militaires dits complexes militaro-industriels, orientent, décident. Ils procèdent à la création des ennemis, comme au temps de l’Inquisition où quiconque n’obéissait pas à l’orientation générale de l’Église était accusé d’hérétique. Le droit à la défense a été aboli. Actuellement, nous vivons une situation similaire.

Prenons le cas des talibans. Hier, c’étaient des héros.

Le président Ronald Reaggan les appelait « les combattants de la liberté ».

Parce qu’ils luttaient contre l’Union soviétique, ils étaient forcément bons. Aujourd’hui, ils incarnent le mal, parce qu’ils agissent de leur propre chef. Lorsque Saddam Hussein faisait la guerre à l’Iran, personne ne trouvait rien dire. Mais lorsqua commencé à agir pour son compte, il est devenu l’ennemi à abattre. L’impérialisme est un maître assez nerveux.

Un cas d’école : le coup d’État au Honduras…

Roberto Hernandez Montoya Ce coup d’État ressemble, de manière assez suspecte, à celui perpétré contre Hugo Chavez en 2002. On a séquestré un président. On a dit qu’il avait démissionné, ce qui n’est pas vrai dans les deux cas. On a dit que ce n’était pas un coup - d’État. Au Venezuela on a parlé d’une vacance de pouvoir ; au Honduras, d’un acte soit disant constitutionnel. Et puis il y a la révolte et la répression des masses. C’est une nouvelle façon de faire des coups d’État. Dans le cône sud (Chili, Argentine, Uruguay), après les coups d’État, il était impossible d’agir. Il s’agissait d’immobiliser les masses. Aujourd’hui, c’est différent. On assiste à des coups d’État « en douceur », des guerres de quatrième génération. Tout commence par des manifestations souvent menées par des étudiants de droite puis des mobilisations de la couche moyenne. Et puis des activités déjà codifiées se mettent en place. Il existe des manuels pour ce faire.

Le traitement médiatique de ces événements participe-t-il, même à son corps défendant, de la stratégie politique ?

Roberto Hernandez Montoya

Le coup d’État au Venezuela était un coup d’État médiatique. Pour la première fois au monde, les médias ont tout organisé. Ils ont appelé à une manifestation assez grande qui a dévié vers le palais présidentiel.

Et puis on a placé des snippers qui ont tué dix-neuf personnes dont quinze étaient chavistes.

Ils voulaient provoquer une situation de violence pour accuser Hugo Chavez de violation de droits de l’homme. Ils ont mis en place un scénario qui était un pur mensonge. Il a fallu un autre film d’analyse des événements pour montrer que le gouvernement n’était pas responsable des morts.

Concernant le Honduras, les médias se sont trompés sur la réaction de Barack Obama. Le président a parlé de façon assez claire contre le coup d’État. La situation aux États-Unis est complexe, notamment à droite. Mais des secteurs autour d’Obama continuent d’agir, avec l’aide des bases américaines présentes dans la région, et au Honduras.

Dans quelles mesures les nouvelles technologies, notamment Internet, jouent-elles un rôle pour briser ce mur médiatique ?

Roberto Hernandez Montoya J’ai écrit il y a quelques années une réflexion intitulée « Nouveaux médias contre vieux coups d’État ».

Au moment du coup d’État au Venezuela, Internet et les téléphones portables ont encerclé les médias traditionnels. Lorsqu’ils se sont rendu compte que le coup d’État échouait, ils ont fini par se démobiliser.

Les médias se substituent-ils aux partis d’opposition ?

Roberto Hernandez Montoya Oui. Ils agissent comme des partis politiques.

Entretien réalisé par Cathy Ceïbe

 3 août 2009

Roberto Hernandez Montoya est président de la Fondation centre d’études latino-américaines Romulo Gallegos (CELARG) au Venezuela.

enquête :« Les médias, une arme de destruction massive »
http://www.legrandsoir.info/Les-medias-une-arme-de-destruction-massive.html

http://www.humanite.fr/2009-07-30_International_-Les-medias-une-arme-de-destruction-massive


1-2 La fabrication du consentement.

Dans ce documentaire, Noam Chomsky et ses assistants présentent leur « modèle de propagande », véritable outil d’analyse et de compréhension de la manière dont fonctionnent les médias dominants.

Ils font la lumière sur la tendance lourde à ne travailler que dans le cadre de limites définies et à relayer, pour l’essentiel, les informations fournies par les élites économiques et politiques, les amenant ainsi à participer plus ou moins consciemment à la mise en place d’une propagande idéologique destinée à servir les intérêts des mêmes élites.

En disséquant les traitements médiatiques réservés à divers évènements ou phénomènes historiques et politiques (communisme et anticommunisme, conflits et revolutions en Amérique Latine, guerres du Vietnam et du Cambodge, entre autres, ils mettent à jour des facteurs structurels qu’ils considèrent comme seuls susceptibles de rendre compte des comportements systématiques des principaux médias et des modes de traitement qu’ils réservent a l’information.

VIDEO 1

http://www.dailymotion.com/video/x9yuxl_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 2

http://www.dailymotion.com/video/x9yxpi_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 3

http://www.dailymotion.com/video/x9z1c2_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 4

http://www.dailymotion.com/video/x9z1qf_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO5

http://www.dailymotion.com/video/x9z2z3_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 6

http://www.dailymotion.com/video/x9z4m0_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 7

http://www.dailymotion.com/video/x9yymd_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

Article rédigé le 26 juil 2009, par Mecanopolis

Mecanopolis

http://www.mecanopolis.org/?p=9001


1-3 Les médias irakiens en bonnes mains !

Le Département d’Etat américain a décidé de parrainer une délégation de «Technologie pour les nouveaux médias » destinée à « explorer les possibilités de soutenir les acteurs gouvernementaux et non-gouvernementaux de la jeune industrie médiatique irakienne ». Que la priorité soit donnée à « la jeune industrie médiatique » est une hérésie alors que peu d’attention ou d’efforts ont été portés au réseau d’eau, à  l’électricité, à la santé, au retour des réfugiés en toute sécurité, ou à la fin de l’occupation. Mais, elle doit certainement figurer en toute première place dans les préoccupations futures de l’administration Obama.

Cette super délégation comprend les grands de la communication américaine : AT&T, Google, Twitter, Howcast, Meetup, You Tube et Automatic/Wordpress. Mais, le plus étrange est, parmi ces membres, la présence de Blue State Digital, qui se targue d’avoir « joué un rôle crucial dans la victoire du Président Obama ».

Blue State Digital (BSD) a été fondée par d’anciens membres responsables de la campagne électorale de Howard Dean en 2004. Elle s’est spécialisée dans la construction de websites, dont my.barackobama.com celui du président Obama, et dans les mécanismes de collecte de fonds pour les campagnes du parti démocrate. Elle a fourni ses services à John Kerry, actuellement, président du Comité des Affaires Etrangères du Sénat et à George Soros. Elle décrit son travail pour Obama en ces termes : « … la campagne a utilisé les outils de BSD pour mobiliser 3 millions de donateurs individuels qui ont contribué à récolter 500 millions de dollars en ligne, pour motiver 2 millions de participants sympathisants et pour créer et promouvoir plus de 200 000 évènements à travers le pays ».

Le Département d’Etat donne des objectifs de la délégation de «Technologie pour les nouveaux médias » une motivation plutôt opaque : « Puisque les Irakiens se demandent comment assimiler cette nouvelle technologie en tant que moyen pour gouverner habilement, nous la considérons comme une occasion d’inviter l’industrie de la technologie américaine à prendre part à cette genèse ». Cela ressemble à une brochure pour des cérémonies de l’Eglise de Scientologie, mais laisse entrevoir de nouveaux contrats juteux avec l’administration US ou irakienne.

On peut facilement imaginer le tollé qu’une telle initiative aurait provoqué si Bush avait introduit en Irak une entreprise « partisane » comme Blue State Digital d’Obama…

Source: http://www.alternet.org/story/137603;

Jeremy Scahill, auteur de “The Rise of the World Most Powerful Mercenary Army”.


1-4 Mountazar al-Zeidi

1 Mountazar al-Zeidi libre le 14 septembre.

Mountazar al-Zeidi, le journaliste irakien qui avait lancé sans l’atteindre en décembre dernier ses chaussures au visage de George W. Bush, va bénéficier d’une libération anticipée le 14 septembre pour bonne conduite, a annoncé samedi son avocat.
Le journaliste avait été condamné le 12 mars à Bagdad à trois ans de prison pour agression contre un dirigeant étranger, peine ramenée par la suite à un an d’emprisonnement en raison de son absence d’antécédents judiciaires.
Moutazar al-Zeidi, dont le geste est devenu un moyen de protestation populaire dans le monde entier, va être remis en liberté avec trois mois d’avance. "Nous avons été officiellement informés de la décision du tribunal", a déclaré à l’Associated Press l’avocat du journaliste, Karim al-Shujairi. "Sa libération sera une victoire pour la presse irakienne libre et honorable", a-t-il ajouté.
Le 14 décembre 2008, lors d’une conférence de presse conjointe à Bagdad du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki et de George W. Bush, alors président des Etats-Unis, Mountazar al-Zeidi avait eu le temps de lancer ses deux chaussures, l’une après l’autre vers le chef de la Maison Blanche, avant d’être violemment plaqué au sol par les services de sécurité.
"Voilà ton baiser d’adieu, espèce de chien !", avait crié en arabe le journaliste à l’adresse du président américain qui avait dû esquiver les souliers. "C’est pour les veuves, les orphelins et ceux qui ont été tués en Irak".
Al-Zeidi, en détention depuis lors, encourait une peine maximale de 15 ans de prison pour son geste qui lui a valu de devenir un héros en Irak et dans le monde arabe. Mais selon ses avocats, le président du tribunal a fait preuve de clémence en raison de l’âge du journaliste, 30 ans, et de son casier judiciaire jusque-là vierge.
La défense a fait valoir que ce lancer de chaussures constituait un moyen légitime de protestation politique et ne méritait pas une peine si lourde.

29 août

http://www.aloufok.net/spip.php?article837


2 Libération du reporter Mountazar al-Zeidi  qui avait lancé ses chaussures sur Bush.  

Le journaliste irakien Mountazer al Zaïdi, qui a accédé à une notoriété mondiale en lançant ses chaussures sur George W. Bush, est sorti de prison mardi, annonce son frère.

"Il a quitté la prison il y a quelques minutes et il se rend à la chaîne de télévision Bagdadia TV (son employeur)", a précisé Oudaï al Zaïdi.

Le journaliste aurait dû sortir de prison dans la journée de lundi, mais sa libération a été différée de vingt-quatre heures pour des raisons administratives. Il a été accueilli à sa sortie par plusieurs parlementaires qui l'ont soutenu.

Les images de Zaïdi jetant ses chaussures sur Bush, alors président américain, en décembre dernier lors d'une conférence de presse à Bagdad avaient fait le tour de la planète, tournant en boucle sur les chaînes de télévision et les sites de partage de vidéos.

Condamné en première instance à trois ans de prison pour voie de fait sur la personne d'un chef d'Etat étranger, le journaliste avait vu sa peine ramenée à un an de prison. Sa libération intervient alors qu'il a purgé les trois quarts de sa peine.

Zaïdi devrait crouler sous les propositions.

Une association libyenne gérée par une fille du dirigeant Mouammar Kadhafi lui a attribué un prix et une récompense, le président vénézuélien Hugo Chavez a vanté son courage, dans les pays arabes, de nombreux pères de famille lui ont offert la main de leur fille et plusieurs médias sont prêts à le recruter.

15-09

Ahmed Rachid, version française Henri-Pierre André et Jean-Stéphane Brosse

http://fr.news.yahoo.com/4/20090915/twl-irak-journaliste-38cfb6d.html


 1-5 Eric de Villers : Le secret de Saddam Hussein.

Roman historique

 

L’auteur est entré en possession de documents lors d’un passage à Cleveland, Ohio. Ils lui furent confiés par quelqu’un qui voulait tourner le dos au passé. Ils dévoilent des faits surprenants relatifs à la période initiale (avril-juillet 2003) de l’occupation américaine de l’Irak…

Quand il avait visité le château d’Oukhaidir, lors de son séjour au pays des Deux Fleuves, il était loin de se douter que cet endroit serait quinze ans plus tard le théâtre d’une affaire étonnante qui aurait pu changer le destin du monde.

 

* Eric de Villers est le pseudonyme d’un diplomate français en poste à Bagdad à l’époque de Saddam Hussein. L’ouvrage a été écrit après l’invasion d’avril 2003.

 

178 pages, 20 euros (port compris)

 

Chèque à l’ordre de : Editions Cyrano - Les Boulbennes – 24240 Pomport


1-6 Un caméraman de Reuters détenu depuis un an en Irak.

Depuis un an, jour pour jour, les forces américaines détiennent au secret le journaliste irakien indépendant Ibrahim Djassam, employé par Reuters comme caméraman et photographe, sans que l'agence ou sa propre famille ne sache où il se trouve et ce qu'on lui reproche.

Djassam avait été emmené le 2 septembre 2008 en sous-vêtement par des soldats américains et irakiens appuyés par des chiens menaçants qui avait forcé nuitamment la porte de son domicile familial, brutalisant le reste de sa famille, de confession sunnite.

Ce qu'on lui reproche est classé secret militaire mais lié aux "activités des Résistants", a simplement consenti à dire un porte-parole militaire américain. L'enlèvement du journaliste s'est déroulé à Mahmoudia, un des fiefs de la guérilla sunnite à 30 km au sud de Bagdad.

"Depuis un an qu'on essaye d'obtenir des précisions, nous avons entendu seulement des accusations vagues et floues, et pour moi c'est inacceptable", a déclaré David Schlesinger, rédacteur en chef de Reuters, la branche agence de presse du groupe international de médias et de fourniture d'informations Thomson Reuters.

"Il serait pour le moins juste et équitable que toute accusation contre un journaliste soit formulée publiquement et traitée avec honnêteté et rapidité, le journaliste ayant le droit de se défendre de façon appropriée", a-t-il ajouté.

DÉSACCORD IRAKO-AMÉRICAIN SUR DJASSAM

Djassam, qui serait détenu dans un camp à la frontière irako-koweïtienne sans s'être jamais vu notifier ce qu'on lui reproche, finira par être libéré aux termes de l'accord sur le statut des forces conclu l'an dernier entre les Etats-Unis et l'Irak.

Ce pacte prévoit que l'armée américaine remettra aux autorités irakiennes les milliers d'Irakiens qu'elle détient et qui seront soit jugés par leur pays, soit libérés.

Or la Cour criminelle centrale d'Irak a jugé en novembre qu'il n'y avait pas lieu à poursuites contre Djassam.

Mais l'armée américaine conteste cette assertion et assure que Djassam constitue une menace pour son pays et que, aux termes de l'accord sur le statut des forces, elle était habilitée à le détenir le plus longtemps possible.

Elle a déclaré qu'elle ferait probablement connaître ce qu'elle reproche au journaliste lorsqu'elle livrerait en décembre 2009 à la justice irakienne tous les prisonniers qu'elle considère comme dangereux pour la sécurité de l'Irak.

Reuters juge pour sa part que l'armée américaine abuse de ses pouvoirs et enfreint l'esprit de l'accord irako-américain.

Quant à Joël Simon, porte-parole du Comité de protection des journalistes, ONG basée à New York, "la détention depuis un an d'Ibrahim Djassam sans inculpation ni procédure n'est pas seulement injuste". Selon lui, "elle sape en outre la capacité du gouvernement américain de se faire l'avocat efficace de la liberté de la presse dans le monde."

2/9

http://fr.news.yahoo.com/4/20090902/twl-irak-cameraman-reuters-detention-38cfb6d_1.html


1-7 Quelle confiance peut-on encore donner à l’ONU !

On a peine à reprendre son souffle entre les révélations, les preuves et les témoignages qu'apportent ici Denis Poncet et Rémy Burkel à propos d'un des plus grands scandales mondiaux qu'ait pu engendrer un programme humanitaire.

Rigoureux, implacable, atterrant, Pain, pétrole et corruption (Maha Productions) démonte les rouages qui, impliquant l'Irak, l'ONU, des sociétés internationales et des personnalités issues d'une trentaine de pays, ont amené au détournement éhonté du programme « Pétrole contre nourriture », lancé par l'ONU en 1996.

 AM

http://video.google.com/videoplay?docid=6341439441523553471#

DOCUMENTAIRE PAIN PETROLE CORRUPTION ONU

http://www.dailymotion.com/video/x4fv69_pain-petrole-et-corruption_politics


1-8 Edith Bouvier : les opérations militaires à Kirkouk.

Deux mois tout juste après le début du retrait américain des grandes villes d’Irak, les dernieres attaques de Bagdad ont remis en cause les déclarations des autorités irakiennes, la situation n’est absolument pas stabilisée.

Malgré cela, Obama semblerait toujours déterminé à retirer toutes les forces américaines combattant en Irak d’ici à août 2010,

(ne resteront, pendant encore un an, que 50 000 hommes chargés de conseiller les autorités irakiennes….)

Reportage international du 31/08/2009

A écouter:

http://www.rfi.fr/player/popUpMultimedia/popUpMultimedia_... 

http://www.rfi.fr/fr/actualite-moyen-orient.html


n° 453 - Dossier d'irak -23-09 – Suite - : « L’Irak n’a pas d’Etat, mais un gouvernement et un régime


n° 453 - Dossier d'irak -23-09 – Suite - : « L’Irak n’a pas d’Etat, mais un gouvernement et un régime


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Les Dossiers d'Irak

n° 453                                                             23/09/09

C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :

2 Brèves

2-1 « Victoire » à l’américaine ! 

2-2 Les Usa veulent oublier les Moudjahidin du peuple.

2-3 Mutineries dans la prison d'Abou Ghraïb.

2-4 Gilles Munier : Chiens de guerre (mercenaires-)  : 30% en plus depuis l’élection d’Obama.

2-5 La menace des robots à usage militaire.

2-6 Blackwater recrutait des mercenaires partageant la détestable vision du monde d'Erik Prince.

2-7 Pétrole contre nourriture: l'Irak veut poursuivre des sociétés impliquées.

2-8 Irak : la pauvreté conduit au trafic d’organes.

2-9 Trafic d’organes : un réseau démantelé aux Etats-Unis.

2-10 Kurdistan irakien : On prend les mêmes… et on recommence.

2-11 Relations franco-kurdes.

3 Dossier & Point de vue

3-1 Chérif Boudelal : Le Héros de Bagdad Mountazer Al-Zaïdi sera bientôt libre.

3-2 Saddam Hussein : Rapports secrets du FBI rendus publics à la suite de requêtes par les Archives de la sécurité nationale dans le cadre du Freedom of Information Act.

1 Joyce Battle : Les entretiens de Saddam Hussein avec le FBI.

2 Nicolas Marmié : Saddam Hussein, révélations d'outre-tombe.

3-3 Gouvernement sur la défensive.



2 Brèves

2-1 « Victoire » à l’américaine ! 

Pour en finir avec la guerre d’Irak, il suffit de décréter la victoire et de partir au plus vite, avant que la situation n’empire. C’est ce que conclut le colonel Thimothy Reese, qui dirige l’équipe d’officiers conseillant le Commandement des opérations de Bagdad, dans un rapport publié par le New York Times (31/7/09). Dans le cas contraire un départ « non planifié » mettrait en danger, dit-il, les intérêts à long terme des Etats-Unis. Le bilan qu’il dresse de l’occupation de l’Irak est des plus négatifs : inefficacité et corruption dans les ministères et dans l’armée, incapacité à améliorer les infrastructures, potentiel de violence anti-américaine élevé… « Nous avons maintenant un gouvernement Maliki qui a trouvé son équilibre et pense qu’il peut conduire le tandem tout seul. Notre présence sur le siège arrière leur cause du ressentiment. On doit descendre avant que nous chutions, tous les deux. ». Reese préconise la signature d’un nouvel accord de partenariat stratégique prévoyant « une présence militaire américaine durable dans une à trois bases (d’entraînement, aériennes, et près de centres stratégiques) ».

 http://www.nytimes.com/2009/07/31/world/middleeast/31advt...



2-2  Les Usa veulent oublier les Moudjahidin du peuple.

Les 28 et 29 juillet 2009, la police irakienne a procédé à l´évacuation forcée de la base d´Ashraf où plus de 3 000 membres des Moudjahidin du peuple (Mujahedin al-Khalq) [1] étaient retranchés.

Les combats auraient fait 13 morts, 36 disparus et de nombreux blessés.

Sollicitant les médias occidentaux, le bureau parisien des Moudjahidin du peuple [2] a présenté cette opération comme une exigeance iranienne à laquelle se serait plié le gouvernement Nouri al-Maliki.

En outre, l´organisation a accusé la Croix-Rouge internationale de complicité passive avec les autorités irakiennes et iraniennes.

En réalité, la décision d´en finir avec les Moudjahidin du peuple a été prise à Washington à l´issue d´une étude confiée à la Rand Corporation. Celle-ci établi à la fois le caractère criminel de l´organisation (qui sous-traita la répression des mouvements shiites et kurdes en Irak pour le compte de Saddam Hussein) et sa structure sectaire (culte religieux des époux Rajavi et impossibilité pour les membres d´en sortir). Surtout, elle montre que les Moudjahidin du peuple -devenus experts en intoxication- sont parvenus à duper le département de la Défense jusqu´à obtenir un protection directe de Donald Rumsfeld sur la base de fausses allégations [3].

Une version publique de ce rapport a été diffusée par la Rand Corporation sous le titre The Mujahedin-e Khalq in Iraq. A Policy Conundrum (Les Moudjahidin du peuple en Irak, une énigme politique) [voir document joint au bas de cette page]. Elle constitue sans aucun doute la meilleure référence sur le sujet.

Le Réseau Voltaire n´a pas pu se procurer le version classifiée de ce document. Elle contiendrait en sus une étude sur les faux renseignements transmis depuis 2003 par les Moudjahidin du peuple au département de la Défense sur le prétendu programme nucléaire militaire iranien ; informations qui remplirent de joie les néo-conservateurs mais qui furent toutes invalidées par les vérifications ultérieures du Directeur du Renseignement national, l´amiral Mike McConnell [4].

Il semble que l´échec de la « révolution verte » en Iran a emporté la décision à Washington. Cette opération avait en effet été préparée avec les Moudjahidin du peuple qui avaient multiplié les attentats durant la campagne présidentielle et organisé de sanglantes provocations durant les manifestations. Après le fiasco, il convenait à la fois de se débarrasser de collaborateurs incompétents et d´effacer les traces de cette collaboration.

===

[1] « Les Moudjahidin perdus », par Paul Labarique, Réseau Voltaire, 17 février 2004.

[2] La secte dispose d´un quartier général en région parisienne. Sur les recommandations d´Yves Bonnet (ex-directeur général de la Sécurité du territoire), les services secrets français croient disposer là d´une source d´information fiable sur la politique iranienne.

[3] « Richard Perle soutient les Moudjahidin du Peuple », « Une campagne pour réarmer les Moudjahidin du peuple », « Le Jundallah revendique des actions armées aux côtés des Moudjahidin du Peuple », Réseau Voltaire, 2 février 2004, 26 janvier 2007, 13 juin 2009.

[4] « Washington décrète un an de trêve globale », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 3 décembre 2007. « Pourquoi McConnell a-t-il publié le rapport sur l´Iran ? », Horizons et débats, 17 décembre 2007

Source : http://www.voltairenet.org/article161503.html


2-3  Mutineries dans la prison d'Abou Ghraïb.

Des soulèvements ont éclaté vendredi dans la prison d'Abou Ghraïb, où des détenus ont incendié des matelas et se sont emparés du fusil d'un surveillant, a-t-on appris de sources officielles.

Ils demandaient de meilleures conditions de vie.

Après ces incidents, la parlementaire irakienne Zeinab al-Kinani, membre d'une délégation chargée de négocier avec les prisonniers, a rapporté que les détenus avaient présenté leurs excuses et demandé le remplacement du personnel de l'établissement, accusé de maltraitances.

La délégation a accepté la mise en place d'une commission chargée d'évaluer si certains prisonniers peuvent bénéficier d'une éventuelle amnistie, et les détenus ont ensuite regagné leur cellule, selon Mme Al-Kinani. Un petit groupe qui refusait d'obtempérer a été repoussé vers les cellules. Quatre détenus ont été blessés à cette occasion.

La prison d'Abou Ghraïb, longtemps synonyme de brutalité sous le régime de l'ancien président Saddam Hussein, a été rendu célèbre en 2004 par la publication de photos montrant des soldats américains en train de maltraiter des prisonniers. L'établissement est désormais sous contrôle irakien et a été renommé Prison centrale de Bagdad.

Le soulèvement a débuté jeudi soir lorsque trois détenus ont mis le feu à leur cellule et se sont opposés à des gardes, a expliqué le porte-parole de l'armée américaine, le sergent Nicholas Conner. Les autorités pénitentiaires ont fait appel à l'armée irakienne …, alors que l'armée US a été sollicitée pour des missions de surveillance par hélicoptère dans le secteur.

Trois surveillants et trois prisonniers ont été blessés avant que les forces ne reprennent le contrôle de la situation, selon le sergent Conner, qui citait les autorités irakiennes.

La parlementaire irakienne Shatha al-Aboussi, qui est membre de la commission des droits de l'Homme au Parlement, a affirmé à l'Associated Press que deux prisonniers avaient été tués jeudi dans les violences.

Mais le vice-ministre de la Justice Busho Ibrahim a assuré que les heurts n'avaient fait aucune victime.

12/9

http://fr.news.yahoo.com/3/20090911/twl-irak-violences-abou-ghraib-1def439_2.html


2-4 Gilles Munier : Chiens de guerre (mercenaires-)   : 30% en plus depuis l’élection d’Obama.

En Irak, les mercenaires - contractors – étaient environ 200 000 quand a éclaté le scandale Blackwater, société militaire privée responsable de tortures et de meurtres entre 2005 et 2007. Depuis, leur nombre, tenu secret, a été réduit, mais dépasse toujours celui des troupes américaines. Des statistiques officielles du Pentagone, arrêtées au 31 mars 2009, recensent 132 610 contractors, répartis comme suit : 36 061 Etatsuniens, 60 244 issus de pays-tiers, 36 305 Irakiens. Ces estimations ne comprennent pas les mercenaires engagés par les autres Départements et agences américains.

Suite à la réduction et au redéploiement des effectifs militaires décidés par Barack Obama, les agents employés dans 171 installations militaires évacuées sont, ou seront, licenciés sans indemnités. Devront partir les Philippins, Bangladeshis, et Sri Lankais, effectuant les travaux de maintenance pénibles. Les secrétaires et interprètes irakiens - s’ils ne sont pas retenus pour les bases américaines en construction - n’auront le choix qu’entre l’exil ou vivre dans la crainte d’être exécutés par la résistance pour collaboration avec l’ennemi. Les autres – 2 524 agents de sécurité Irakiens -  seront intégrés dans les organes répressifs, comme les Forces Spéciales d’Opérations Irakiennes, milice pro américaine dévouée au Premier ministre Nouri al-Maliki.

Le métier de mercenaire a encore de « beaux jours » devant lui. Jobiraq, site Internet qui en recrute pour 60 000 à 175 000 $ par an, précise que le « boulot » des GI’s sera assuré, de plus en plus, par des civils. Depuis l’élection d’Obama, le nombre des « chiens de guerre », en Irak et en Afghanistan, a augmenté de 30%. Ce n’est qu’un début.

Gilles Munier (Afrique Asie – septembre 2009)


2-5 La menace des robots à usage militaire.

Pour Noel Sharkey, professeur d’Intelligence Artificielle et de Robotique à l’Université de Sheffield, en Grande Bretagne, les robots à usage militaire peuvent « mettre en danger les civils ». Loin de diminuer le nombre des victimes, ils peuvent, au contraire, « démocratiser » la guerre et les conflits, de les faciliter, mais ils augmenteront considérablement le nombre des morts parmi les populations civiles.

Les militaires, a–t-il dit, lors d’une conférence de presse, le 3 août, ont une vision étrange de l’intelligence artificielle, basée sur la science fiction. Le cœur du problème est que les robots ne disposent d’aucune capacité de discernement. Ils ne peuvent faire la distinction entre civils et non-combattants, déjà difficile pour les soldats. L’Irak et l’Afghanistan sont de bons exemples d’utilisation de robots militaires. Dans sa « guerre contre le terrorisme », Bush a encouragé le développement des drones (avions sans pilote) comme le Predator et le Reaper. Conçus pour la surveillance, ils ont ensuite été équipés de bombes et de missiles. Les Etats-Unis possèdent 200 Predators et 30 Reapers et dépenseront 5.5 milliards de dollars pour des véhicules sans personnel. A l’heure actuelle, ces armes sont pilotées à partir d’ordinateurs. Il suffit d’être bon au jeu en ligne pour les utiliser, dit le professeur.

Cependant, grâce aux progrès rapides, ces robots deviennent autonomes, capables de prendre des décisions, sous la simple supervision des humains. Un peu comme Terminator ! Assez vite, les robots militaires autonomes tueurs permettront à un soldat, contrôlant plusieurs robots, de déclencher une vaste offensive au sol et dans les airs. Ce pas a été franchi par Israël avec Harpy, un drone qui détecte un signal radar ennemi. Quand il pense l’avoir localisé et identifié comme hostile, il se transforme en missile et lance une attaque, sans aucune intervention humaine.

Les Britanniques avec la société aéronautique BAe Systems et les Américains testent ce qu’ils appellent la « swarm technology », à savoir la possibilité de faire voler un groupe de drones communiquant entre eux auquel se joignent des véhicules robots terrestres armés, comme le Talon Sword qui est bourré de mitrailleuses, lanceurs de grenades et missiles anti-tanks.

Même si l’homme contrôle encore les robots, leurs victimes civiles sont légion : entre janvier 2006 et avril 2009, au cours de 60 sorties de drones, au Pakistan, 14 chefs d’al-Qaida ont été tués mais aussi 607 civils. « On parle de programmer les robots de sorte que si la cible est civile, ils ne tirent pas. Mais, pour qu’un robot reconnaisse un civil, il faut introduire dans l’ordinateur une spécification précise du civil. Or, cela n’existe pas. Les soldats utilisent leur bon sens ».

www.telegraph.co.uk/news/newstopics/politics/defence.596...

(voir aussi AFI- Flash, n° 71, p.8)


2-6 Blackwater recrutait des mercenaires partageant la détestable vision du monde d'Erik Prince.

Graves accusations portées, devant une cour de Virginie, contre Erik Prince, fondateur de la société Blackwater: un ancien mercenaire affirme qu’il se considérait comme un chevalier de l’Ordre du Temple, chargé d’éliminer les musulmans et l’islam de la surface du globe. Blackwater recrutait des mercenaires partageant sa vision du monde, qu’il encourageait, dit-il, à tuer le plus d’Irakiens possible. Il dotait ses « chiens de guerre » de munitions interdites, de balles explosant à l’intérieur du corps.

http://www.thenation.com/doc/20090817/scahill


2-7 Pétrole contre nourriture: l'Irak veut poursuivre des sociétés impliquées.

L'Irak va demander à l'administration américaine de porter plainte en son nom devant les tribunaux des États-Unis contre les sociétés étrangères accusées de corruption dans le cadre du programme «pétrole contre nourriture».

«Le ministère de la Justice va adresser une lettre au secrétaire d'État américain pour qu'il porte plainte devant les tribunaux américains au nom du peuple et du gouvernement irakiens contre les compagnies étrangères impliquées dans les affaires de corruption dans le cadre du programme «pétrole contre nourriture», a indiqué lundi dans un communiqué le porte-parole du gouvernement irakien Ali al-Dabbagh.

Le programme de l'ONU «Pétrole contre nourriture» avait été conçu pour aider les Irakiens à survivre aux sanctions internationales imposées au régime de Saddam Hussein après l'invasion du Koweït en 1990.

D'une valeur totale de 64 milliards de dollars, il avait permis à l'Irak de vendre sous contrôle des Nations unies, de 1996 à 2003, des quantités limitées de pétrole et d'acheter en échange des biens pour sa population.  

Plus de 2.200 entreprises issues de plus de 60 pays seraient concernées par les manipulations de ce programme, selon un rapport d'une commission d'enquête indépendante dirigée par l'ancien président de la Réserve fédérale américaine, Paul Volcker.

La résolution 986 du Conseil de sécurité, du 14 avril 1995, définissait le programme comme une «mesure temporaire destinée à couvrir les besoins humanitaires du peuple irakien» en attendant que le régime assume ses engagements envers l'ONU et que les sanctions puissent être levées.

Il est entré en vigueur en décembre 1996 et a pris fin en novembre 2003, huit mois après l'invasion de l'Irak par les États-Unis.

Le programme avait été détourné par le biais de surfacturations ou de ventes parallèles, sous la forme notamment de bons d'achat (pour du pétrole) donnés en cadeau ou en paiement de biens importés à l'insu de l'ONU.

31 août

www.cyberpresse.ca/international/


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n° 453 - Dossier d'irak -23-09 – Fin - : « L’Irak n’a pas d’Etat, mais un gouvernement et un régime

n° 453 - Dossier d'irak -23-09 – Fin - : « L’Irak n’a pas d’Etat, mais un gouvernement et un régime


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3 Dossier & Point de vue

Suite

3-4 Néstor Núñez : Plan de création de commandos et de groupes spéciaux qui recevraient la mission de tuer des chefs 'terroristes' : La CIA de nouveau mise en accusation.

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage.

4-1 Joelle Pénochet : A Fallujah, en Iraq, l’uranium appauvri et le phosphore blanc continuent de

4-2 Unesco : Babylone : des dégâts considérables causés par les Américains.

4-3 Hussein Al-Mâadhidi : Dignité, sacrifice et résistance... des gens  simples en Irak.


3-4 Néstor Núñez : Plan de création de commandos et de groupes spéciaux qui recevraient la mission de tuer des chefs 'terroristes' : La CIA de nouveau mise en accusation.
L´Agence Centrale d´Intelligence des États-Unis (CIA) pèse lourd sur les épaules de ceux qui tentent de modifier son apparence et de faire oublier le visage interventionniste et agressif qu´on lui connait trop bien, même si, dans la pratique, les tendances principales des politiques des administrations successives se maintiennent.
Par exemple on vient d´être informés de l´existence d´un plan de création de commandos et de groupes spéciaux qui recevraient la mission de tuer des chefs terroristes en différents points de notre planète.
Le nouveau chef de la CIA, Léon Panetta n´était pas au courant, pas plus que les congressistes qui, d´habitude, sont informés des questions d´intelligence. L´ex-viceprésident Dick Cheney avait donné l´ordre d´enterrer toutes les données relatives à ce projet, afin que les connaissent seulement quelques personnes.
Bien entendu, les protestations de certaines des personnalités politiques qui en ont eu vent ne portaient pas sur la nature de ce  projet de création d´un groupe spécialisé dans l´assassinat, mais seulement sur le fait que tout ait été cuisiné à leur insu, sans qu´ils aient été consultés.
Rappelons que, depuis plusieurs dizaines d´années, la CIA a fait de la chasse aux opposants une de ses spécialités.
Il existe un autre thème délicat, celui de l´application de tortures aux « combattants ennemis », c´est à dire aux prisonniers faits durant la croisade anti-terroriste entreprise par George W. Bush.
On dit que la CIA contrôlait une bonne partie des interrogatoires et qu´elle avait encouragé  les membres de son personnel à appliquer des méthodes violentes pour parvenir à obtenir des informations sensibles. Un manuel d´instructions sur le sujet avait été distribué.
On fait référence à des instructions détaillées sur la manière de procéder pour mener les prisonnier au bord de l´asphyxie, pour les blesser avec certains instruments, pour les menacer de vengeance contre des membres de leurs familles ou encore pour les affoler par la
production de bruits difficiles à identifier ou l´impossibilité de se rendre compte de l´alternances des jours et des nuits, tout cela sous la surveillance d´un soi-disant médecin capable d´indiquer les limites à ne pas dépasser pour éviter le décès du prisonnier.
Là encore, le rôle de Cheney est encore cité. En fin de compte, c´est bien lui qui a donné le feu vert à un bon nombre de ces pratiques brutales. C´est également lui qui a prononcé la célèbre petite phrase selon laquelle c´est ce genre de méthode « qui a permis de sauver de nombreuses vies de citoyens nord-américains après le 11 septembre 2001 ».
Jusqu´où Washington est-il disposé à soulever le couvercle du chaudron dans lequel tout cela a été cuisiné et à permettre ainsi que le fumet du ragout se répande dans le monde entier?

Néstor Núñez 
From: "Agence Cubaine D´Information"


3-5 L'Allemagne base de Planification et d'Administration de Prisons Secrètes/ Centres de Torture de la CIA.

A ce jour, et malgré une commission d'enquête du Bundestag, aucun responsable politique allemand (SPD, Verts) n'a eu à rendre de comptes pour la complicité de son gouvernement dans les kidnappings, transports et torture de personnes soupçonnées d'activités terroristes, ni pour avoir accepté que la ville de Francfort serve de base pour la planification et l' exécution de ces crimes commis par les agents de la CIA.

Prisons Secrètes de la CIA Organisées D'Allemagne

Un article dans le New York Times du 13 Août confirme que la CIA a planifie et organisé des prisons secrètes à partir de la ville Allemande de Francfort/Main.

Au moins trois prisons secrètes ont été administrées par le bureau de la CIA à Frankfort dés 2003.
Ces prisons illégales appartenaient à un réseau mondial de "sites noirs" où la CIA a transféré de nombreux prisonniers lors de sa "guerre contre le terrorisme". Il y avait au moins 8 de ces prisons secrètes maintenues par la CIA en dehors des US. Parmi les prisons gérées de Francfort deux étaient situées respectivement dans la capitale roumaine de Bucarest et l'autre dans un endroit isolé au Maroc. Une troisième est supposée avoir été située dans la ville polonaise de Kiejkuty, près de l'aéroport de Szymany. Une quatrième prison était située en Lituanie.
Les prisons secrètes étaient utilisées pour soutirer des informations de prisonniers en utilisant des méthodes de torture qu'il n'aurait pas été possible d'utiliser aux US. Le directeur du bureau de la CIA à Frankfort, Kyle D. Foggo, a dit au Times que ces mesures ont été organisées à Francfort parce que " c'était trop sensible pour être géré aux quartiers généraux".
C'est en Septembre 2006 que le Président US, George W. Bush, a admis pour la première fois l'existence de prisons secrètes. Ces prisons centre de torture, ont été utilisées pour systématiquement soumettre ceux considérés comme étant des suspects terroristes aux privations de sommeil, simulacre de noyade, et coups pour obtenir des informations ou tirer des confessions. La CIA arrêtait des " meurtriers potentiels" sur des "champs de bataille dans le monde" et les emprisonnait dans ces lieux secrets ils étaient soumis à des " méthodes d'interrogatoire dures et nécessaires" comme l'a affirmé Bush.
Les prisons secrètes ont du être crées en dehors des US car cela est contraire à la loi américaine. Le gouvernement US de même que les autorités allemandes et européennes, étaient indifférentes semble-t-il au fait que les méthodes de torture employées par la CIA violaient également le droit international. Les sols étaient recouverts d'un matériau anti-dérapant, et les murs de contreplaqué pour amortir l'impact quand les prisonniers étaient projetés contre ceux-ci.
Selon le New York Times, après les attaques du 11 Septembre 2001, le "centre dormant d'approvisionnement" de la CIA à Francfort est entré en action. Le budget de ce bureau a bénéficié de 7 millions de $ de plus par le gouvernement Bush. Plus tard, ce budget a alors été triplé.
Francfort est devenu la base d'approvisionnement la plus importante des services secrets US en Europe. En plus, la ville a développé une importante base logistique pour les opérations US en Irak et en Afghanistan, organisant les vols d'approvisionnement pour les déploiements quasi quotidiens de la CIA. Foggo, qui était directeur du bureau de la CIA à Francfort était bien connu pour son expertise organisationnelle. Il a travaillé pour la CIA pendant plus de 20 ans avant de plaider coupable de corruption en 2008, condamné à 3 ans de prison pour cela. Avant fin 2004, il a été nommé au troisième poste le plus haut de la CIA, suite à son déploiement à Francfort. Dans les années 80 il était actif au Honduras pour la CIA. A l'époque, les US menaient une guerre de proxy sale contre le Nicaragua, organisée par la CIA à partir du Honduras sous la responsabilité du gouvernement américain sous la présidence de Ronald Reagan.
Le rôle du gouvernement allemand
Ni le bureau du chancelier allemand, ni le ministère de l'intérieur, le ministère des affaires étrangères ou les services secrets allemands (BND) n'ont commenté l'article du New York Times. Ce silence doit être pris comme un aveu que les agences gouvernementales allemandes étaient au courant de ce que faisait la CIA.
Quand ils ont été interrogés par des médias des officiers de police ont répondu à titre individuel qu'ils ne savaient rien des activités des agents de la CIA en Allemagne. C'était l'affaire des Américains ont-il affirmé. " Même si nous avions eu vent de quelque chose, cela n'aurait rien changé de toute façon " a dit un officier haut gradé au Suddeutsche Zeitung.
En remontant jusqu'en Novembre 2005, le Washington Post et Human Rights Watch avaient découvert les prisons illégales dirigées par la CIA, et sa pratique criminelle de kidnapping de suspects de terrorisme. Après ces premiers cas révélés, le secrétaire général du Conseil de l'Europe a ouvert une enquête préliminaire. Elle a été conduite par l'ancien procureur général suisse, Dick Marty, Président de la Commission des Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe. Comme procureur spécial, Marty a mené ses enquêtes dans les prisons secrètes de la CIA de 2005 à 2007.
En Juin 2006, Marty a soumis un rapport initial. Il déclarait qu'il ne pouvait pas prouver définitivement l'existence de prisons secrètes, mais a présenté des preuves substantielles pour indiquer l'utilisation de telles installations par les services secrets US. Marty a continué son enquête et préparé un deuxième rapport. Il a découvert une coopération rapprochée entre les services secrets européens et la CIA, mais s'est heurté à un mur de silence et déni de la part des gouvernements européens.
Le deuxième rapport de Marty en 2007 critiquait les gouvernements allemand et italien en particulier pour avoir supprimé systématiquement la vérité sur les prisons. A Milan, des agences politiques dirigeantes ont classé sans suite la même année une enquête contre 26 agents de la CIA qui avaient ouvertement kidnappé l'Egyptien, Imam Abu Omar, en Italie en Février 2003, et l'avait transporté dans une prison égyptienne où on pratiquait la torture.
Récemment, Marty a dit au Frankfurter Rundschau que c'était difficile de découvrir toute la vérité sur tous les soit disant suspects de terrorisme kidnappés lors de cette période. Surtout parce que les gouvernements européens "avaient fait très peu d'efforts" pour clarifier ce qui s'était passé, a-t-il dit.
Entre 2005 et Juin 2009, une commission d'enquête parlementaire allemande a enquété sur les méthodes utilisées par la CIA et sa collaboration avec la BND. La liste des questions à examiner était longue. Elle incluait, en plus du système de prison secrète et des vols secrets de la CIA au dessus de l'Allemagne, la participation des agents de la BND à la guerre d'Irak, la connaissance par les services secrets allemands des kidnappings de suspects de terrorisme allemands par la CIA, et la surveillance des journalistes par la BND.
En fait, la commission d'enquête a servi à blanchir les services secrets et le gouvernement allemand. Dans son rapport final du 19 Juin, la commission a conclu qu'à cette époque le gouvernement du parti Social Démocrate et des Verts n'avait pas connaissance ni des transports secrets de suspects ni de l'existance des prisons secrètes. La commission d'enquête n'a exprimé aucun intérêt pour le fait qu'une enquête mise sur pied par le parlement européen avait déjà découvert quelque temps avant cela entre 2001 et 2005 et que des avions de transport de la CIA avaient atterri au moins 336 fois sur des aéroports allemands. C'est complètement irréaliste de croire que le gouvernement et les services secrets n'étaient pas au courant de tels vols.
Le rapport final de la commission du Bundestag a servi avant tout à couvrir les traces de l'actuel ministre des affaires étrangères allemand et candidat du SPD au poste de chancelier, Frank-Walter Steinmeier. Lors de la période de gouvernance du SPD - Verts (1998-2005) Steinmeier était à la tête de la chancellerie allemande et personnellement responsable des services secrets. Fin 2002, c'est Steinmeier qui a empêché le citoyen turc, Murat Kurnaz, qui vivait en Allemagne dans la ville de Bremen, d'entrer sur le territoire de la République Fédérale. Accusé d'être un terroriste, Kurnaz a été détenu au centre US de Guantanamo. Les autorités US avaient proposé de liberer Kurnaz en 2002 car il n'avait aucune preuve contre lui. A cause du refus de Steinmeier de réaccepter Kurnaz en Allemagne, ce dernier a passé 4 ans de plus à Guantanamo.
Steinmeier a nié toute responsabilité dans le sort de Kurnaz devant la commission d'enquête. Il a également été acquitté de toute responsabilité dans le cas de Khaled el-Masri. El-Masri est un citoyen libanais résident en Allemagne qui a été kidnappé en 2004 par les services secrets US en Macédoine, et transporté en Afghanistan - soit disant sans que le gouvernement allemand en ait connaissance.
Cela montre clairement qu'ils ne seront pas inquiétés pour leur véritable rôle de la part des autorités officielles. L'étendue de la complicité du gouvernement allemand dans ces activités criminelles et les méthodes de torture de la CIA ne seront révélées que par une enquête indépendante et un examen mené par et pour le compte de la classe des travailleurs.
Jan Peters
Sources :
World Socialist Web site 010909
Global Research 020909

Jeudi 03 Septembre 2009

Mireille Delamarre titre présentation traduction


3-6 Jacques Coubard : Guerre et torture rapportent aux USA.

La privatisation des tâches les plus sordides de l’armée à la société Blackwater n’a pas cessé alors que de nouvelles révélations surgissent sur ses méthodes d’interrogation.

En avant-première, Newsweek publie cette semaine des extraits d’un long document officiel relatant comment la CIA confiait une partie du « sale boulot » de la guerre en Irak et en Afghanistan à une armée de mercenaires. Ils se chargeaient de la torture des détenus, simulant des exécutions, appliquant des électrodes, utilisant ce manuel mode d’emploi à destination des bourreaux dont la révélation avait déjà provoqué un débat sur les méthodes employées au temps de George Bush. Sauf que cette fois, il apparaît, selon d’autres sources, que la sous-traitance d’opérations de « sécurité » se poursuit .

La semaine dernière, le directeur de la CIA, Léon Panetta, avait informé le Congrès que la société Blackwater avait été chargée par la Centrale, en 2004, de mettre en œuvre un programme secret d’exécutions de dirigeants d’Al Qaida. Les assassins ayant raté leurs cibles le programme fut annulé, mais il reste que jamais le Congrès, sauf quelques « privilégiés », n’avait été informé, alors que cette décision devait avoir son approbation.

Le rapport de Leon Panetta a déclenché une série de révélations sur les activités de cette armée privée prête à fournir assassins, bourreaux ou agents de sécurité. Deux anciens mercenaires ont confié à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel que leur compagnie avait été chargée de transférer des détenus de Guantanamo dans les prisons secrètes de la CIA au Pakistan, en Afghanistan et en Ouzbekistan. Des opérations qui se déroulaient alors que l’actuel ministre de la Defense, Gates, était à la tête de la CIA. Leon Panetta n’a-t-il ouvert qu’une partie de la boîte à Pandore ?

Au lendemain de l’invasion de l’Irak, c’est à Blackwater que fut confiée la garde de la plus grande ambassade américaine du monde, celle de la zone verte à Bagdad et la sécurité des oléoducs irakiens. Blackwater est actuellement poursuivie aux États-Unis pour l’implication de ses mercenaires dans une intervention qui a fait 17morts en plein centre de la capitale irakienne. Elle est également accusée par les Irakiens de viols, de vols, de destructions…

Repliée en grande partie en Afghanistan, elle a été chargée récemment d’y remplacer, écrit le New York Times, les spécialistes de la CIA qui chargeaient les bombes et dirigeaient les avions robots en opération au Pakistan depuis des bases secrètes établies dans les deux pays. Jusqu’ici leur guidage, et les bombardements, était opérés sur des écrans d’ordinateurs depuis une base de la CIA située près de Los Angeles à partir des caméras de bords, par des opérateurs photographiés par Times magazine.

Blackwater a participé au conflit en Bosnie (début des années quatre-vingt-dix), à la « révolution des roses » en Géorgie (2003). La compagnie s’est installée dans la foulée du déploiement américain en Asie centrale, en Azerbaïdjan, au Kazakhstan, où elle veille sur l’oléoduc qui va de Bakou à Ceyhan, en Turquie.

Le PDG de cette prospère société, Erik Prince, un fondamentaliste chrétien, emploie des anciens des commandos de l’Apartheid, de l’armée de Pinochet, des ex-contras du Nicaragua, des escadrons de la mort du Honduras ou de Colombie, des anciens détenus…Tous sous la direction de cadres venus de la CIA qui font l’aller retour entre public et privé, plus rémunérateur. Le coût des opérations traités par Blackwater est bien plus élevé que celles de la CIA. Son compte a été ouvert sur le budget du Département d’État et partiellement du ministère de la Defense.

Blackwater domine un marché où les concurrents sont Triple Canopy et Dyn Corp. Les mercenaires représenteraient 27% des quelque 100000employés du renseignement, formant « l’armée privée la plus puissante du monde », selon le titre du livre que lui a consacré le journaliste américain Jérémy Scahill (Acte Sud).

Au temps de George W. Bush, le prix Nobel Joseph Stiglitz avait estimé dans son livre, Une guerre à 3000milliards de dollars (Fayard, 2008), à plus d’un milliard par an le coût de cette sous-traitance pour les contribuables. De quoi enrichir le débat sur les crédits qui devraient être affectés à une « option publique », une sorte de sécurité sociale, pour le système de santé qui fait scandale dans les rangs conservateurs et chez certains élus démocrates, au nom de la liberté d’entreprise des assurances privées et de l’industrie pharmaceutique de rançonner les malades.

Jacques Coubard

L'Humanité

Mondialisation.ca, Le 2 septembre 2009

 Articles de Jacques Coubard publiés par Mondialisation.ca

http://www.mondialisation.ca:80/index.php?context=viewArt...



4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage.

4-1 Joelle Pénochet : A Fallujah, en Iraq, l’uranium appauvri et le phosphore blanc continuent de tuer.  

La chaîne britannique SkyNews a révélé le 1er septembre dernier que le nombre de bébés nés avec des malformations ne cessait d’augmenter de façon alarmante dans la région de Fallujah.

Ce phénomène est attribué à l’utilisation d’armes de destruction massive, chimiques et radiologiques, interdites selon les conventions internationales, lors de l’attaque terroriste de grande ampleur par les troupes anglo-américaines en novembre 2004.

L’équipe de Skynews qui avait réalisé il y a quinze mois un reportage à Fallujah montrant un accroissement sans précédent du nombre d’enfants et de fétus morts avec des malformations congénitales monstrueuses a constaté lors d’un nouveau reportage que la situation sanitaire ne cessait d’empirer.

Un pédiatre, le Dr Ahmed Uraibi, a indiqué que le nombre de malformations chez les nouveaux-nés avait encore augmenté l’an dernier. Mais l’infrastructure médicale du pays (qui avait les hôpitaux les plus modernes de la région et des médecins de très haut niveau avant l’embargo décrété en 1990) a été entièrement détruite (1), les moyens médicaux en praticiens et en médicaments, déjà presque inexistants pendant l’embargo qui a duré treize ans, ne permettent plus de soigner les enfants iraquiens. Des milliers de médecins ont été mystérieusement assassinés, et beaucoup d’autres ont quitté le pays pour échapper au sort de leurs collègues. Les équipements des hôpitaux qui ont échappé aux bombardements ciblés sont hors d’usage ou obsolètes, et la reconstruction de l’infrastructure médicale est inexistante.

Au cours de la « Guerre du Golfe » de 1991, huit-cents tonnes d’uranium appauvri (UA), un déchet nucléaire hautement toxique, avaient été utilisées lors des bombardements, provoquant des épidémies de cancers, de mutations génétiques et l’atteinte du génome (2). Depuis mars 2003, ce sont des milliers de tonnes de ce poison chimique et radioactif (3) qui ont été répandues sur l’Irak, principalement sur les villes.

Fallujah a été particulièrement touchée par les bombes à l’uranium appauvri, et également par de nouvelles versions de bombes au napalm (MK-77), au plasma, au phosphore, plus sophistiquées et plus meurtrières que les précédentes, testées à grande échelle durant l’opération Phantom Fury. (Fureur fantôme !) de 2004. Les agresseurs avaient dû procéder au nettoyage total de certains quartiers de la ville déclarés zones interdites immédiatement après les bombardements (comme à Bagdad en 2003) ; le sol avait été enlevé sur plusieurs mètres de profondeur.

L’utilisation de napalm et de phosphore a été confirmée par de nombreux témoins à Fallujah, comme ce professeur qui avait déclaré : « J’ai vu des corps se transformer en squelettes et charbon juste après l’explosion de bombes au phosphore » (Cf. Dahr Jamail, 2004). Le Pentagone a dû reconnaître en 2005 avoir utilisé du phosphore blanc lors de l’attaque de la « ville aux cent mosquées ». L’utilisation de cette substance fumigène comme arme chimique est considérée comme crime de guerre selon le protocole III additionnel à la Convention sur certaines armes classiques de l’ONU (1983)

Les habitants de Fallujah sont désespérés de l’omerta mondiale sur leur tragédie. Ils demandent une enquête indépendante sur les conséquences de l’utilisation de toutes les armes utilisées au cours du massacre de Fallujah en 2004.

Joëlle Pénochet
(1) « Il y a 30 ans, le standard de l’approvisionnement dans le domaine de la médecine en Irak était comparable aux pays d’un revenu moyen et élevé : 97% de la population dans les villes et 79% à la campagne avaient accès à un système de santé qui fonctionnait » (
Des médecins morts en Irak par Dr. Susanne Lippmann-Rieder http://internationalnews.over-blog.com/article-18722265.html).

(2) La fixation de l‘UA sur le placenta provoque hydrocéphalies, absence de tête, de membres ou d’organes, organes à l’extérieur du corps. « Chez les bébés irakiens nés en 2002, l’incidence d’anophtalmie (absence d’yeux) a été 250.000 fois plus grande que l’occurrence moyenne. Les premières paroles d’une femme irakienne qui vient d’accoucher ne sont pas : « c’est une fille ou un garçon ? », mais « mon bébé est-il normal ? ». En outre, les anomalies génétiques s’aggravant d’une génération à l’autre, il faudra plusieurs décennies avant de mesurer l’atteinte du génome ». La guerre nucléaire silencieuse, Sortir du Nucléaire n° 29

(3) « Selon le droit international, ces armes (à l’UA) sont illégales parce qu’elles infligent "des maux superflus et des souffrances inutiles, qu’elles sont non discriminantes, qu’elles causent des atteintes graves et durables à l’environnement et demeurent meurtrières bien après la fin des conflits." Leur utilisation a été condamnée par une résolution des Nations Unies de 1996. De son côté, le Parlement européen a voté en 2001 un moratoire sur leur utilisation. ». (Ibid.)

Joëlle Pénochet

Références

Lisa Holland : The Truth Of Iraq’s City Of Deformed Babies 48am UK, September 01, 2009, Sky News Returns To Fallujah : Lisa Holland Revisits The Children ...

Iraq Deformities - Iraq (video, 2008, 8:53)

Birth deformities in Iraq (due to depleted Uranium, chemicals...)

Blind Girl’s Family ’Needs Help’

Iraqis Blame US For Birth Defects

Doctors Save Iraqi Boy From Deadly Tumour - Sky News

Tumour Boy Who Can Smile Again

IRAQ : ’Special Weapons’ Have a Fallout on Babies By Ali al-Fadhily and Dahr Jamail

Depleted Uranium & Phosphorous : Massive Deformities of Fallujah Babies (June 12, 2008)

Guerre totale, radiologique et chimique contre l’Irak par Joëlle Pénochet 19 novembre 2005-15 octobre 2007

Guerre sans fin et dommages collatéraux, Combat-Nature, n° 147, novembre 2004, p. 68,

D’Hiroshima à Bagdad

Opération « Massacre dans le Désert » par F. Arbuthnot Mondialisation.ca Le 8 fevrier 2008

IRAQ : Après 4 ans d’occupation, la Santé est inexistante Solidaire.org Bert De Belder

PETRAS, James : The crushing of Fallujah, CounterPunch, 19 novembre 2004

Joëlle Pénochet

17 septembre 2009

http://www.legrandsoir.info/A-Fallujah-en-Iraq-l-uranium-appauvri-et-le-phosphore-blanc.html


4-2 Unesco : Babylone : des dégâts considérables causés par les Américains.

Babylone est certainement le site archéologique le plus important au monde. Elle a été la capitale des deux plus célèbres rois de l’antiquité, Hammourabi (1792-1750 av. JC) qui introduisit le premier code de lois de l’histoire de l’humanité et Nabuchodonosor (604-562 av. JC) qui érigea les Jardins suspendus, l’une des sept Merveilles du monde. Alexandre voulut en faire sa capitale mais mourut avant. L’existence de Babylone est déjà mentionnée dans les textes cunéiformes de la période akkadienne (2371-2230 av. JC). Au cours de la période néo-babylonienne (626-539 av. JC), elle devint la ville la plus grande du monde.

Mais, la valeur historique et archéologique de Babylone n’a pas freiné l’ardeur belliqueuse des Américains. Ils y ont installé, en avril 2003, un poste de la Coalition. En septembre 2003, ils ont renforcé leur présence en ouvrant le Camp Alpha, en activité jusqu’en décembre 2004, date où le site fut rendu aux Irakiens.

Les Antiquités irakiennes et d’autres organisations internationales ont constaté, dès novembre 2004, que les dégâts causés par les Américains sont considérables. « L’utilisation de Babylone comme base militaire a été un grave empiètement sur ce site connu internationalement comme un site archéologique » dit le dernier rapport de l’UNESCO. Les troupes US et les entreprises privées liées au Pentagone, en particulier KBR, filiale d’Halliburton, ont creusé des tranchées de plusieurs centaines de mètres au milieu des ruines, utilisé des bulldozers pour raser des tells sous lesquels reposent des vestiges. Ils ont fait rouler des chars pesants sur les fragiles pavés du Chemin de Procession qui en  porte les traces. Trois rangées de blocs de béton de deux tonnes avaient, de plus, été placés sur une portion de ce chemin, ainsi que des containers remplis de la terre d’un mur d’enceinte du temple Nabu-sha-Hare dans lequel étaient fichés des pieux et des barbelés. Les vibrations émises par le trafic incessant de l’héliport ont provoqué des dommages à un temple, notamment l’effondrement d’un toit. Des tranchées ont été creusées pour effectuer des exercices de tir sur 13 terrains dispersés dans la cité, sans se soucier du matériel archéologique enfoui, notamment près du Tell Babil sous lequel se trouve une partie du palais de Nabuchodonosor.

L’UNESCO énumère les édifices endommagés par, appelons-le ainsi, ce vandalisme : le Mur intérieur, les temples de Ninmakh, d’Ishtar, Nabu-sha-Hare, les palais royaux et plusieurs maisons babyloniennes. Neuf des dragons sculptés dans la porte d’Ishtar, vieille de 2 600 ans ont été détruits, partiellement, par des pillards alors que le site était sous contrôle américain. Le pillage du Musée de Bagdad qui a suivi l’agression américaine n’a pas épargné les musées d’Hammourabi et de Nabuchodonosor qui ont été vidés de leur contenu, même si les objets exposés n’étaient que des répliques en plâtre… Tout a été détruit ou brûlé dans la Bibliothèque et les Archives de Babylone, y compris les documents, les rapports, les cartes et les études archéologiques.

Source : Rapport de l’Unesco, CLT/EO/CIP/2009/RP/114


4-3 Hussein Al-Mâadhidi : Dignité, sacrifice et résistance... des gens  simples en Irak.
 Tableau numéro un: Abou Adham     
 Quand j'ai connu Abou Adham, avant l'occupation, il était simple agent de police, pauvre, démuni de tout et contraint, dès qu'il ôte son uniforme, à la fin de son service quotidien, de rejoindre un deuxième travail dont il ne revient que tard dans la nuit, fatigué et abattu.
 Il se maria en empruntant tous les frais du mariage, jusqu'à la dot de la mariée à quelques riches du voisinage et ne s'en acquitta totalement qu'après la naissance de son troisième enfant, Adham.
 C'est dans ces conditions qu'il fut surpris par l'occupation avec son train de malédictions: la misère noire, la terreur sous toutes ses formes, l'humiliation permanente. Dans son quotidien, il manquait de tout sauf de cette dignité à toute épreuve et de cette fierté intérieure que rien ne pouvait entamer.  
 Nombre de ses collègues ont fini par reprendre leur travail au sein de la police gouvernementale pour devenir les auxiliaires de l'occupant, moyennant un salaire garanti et des prébendes généreuses, mais au prix d'une dignité bafouée.
 Abou Adham, notre homme, n'a rien d'autre justement que cette dignité, sorte de trésor personnel, que l'occupant a piétinée et bafouée pour son peuple, au vu et au su de monde entier. C'est en son nom qu'il refusa de suivre la voie ses collègues, de réintégrer la police et de mettre sa main dans celle de l'occupant. Il s'obstina dans son choix malgré sa misère et celle de sa famille, préférant le besoin à la collaboration, la dignité à la compromission.
  Il commença par dénicher un petit travail de vendeur dans un magasin, contre un salaire de misère puis s'installa à son compte, derrière un étal de bric et de broc, sur le trottoir d'une rue. Le résultat n'étant pas meilleur que dans le cas précédent, il délaissa le commerce pour tenter sa chance
ailleurs: ramasser des pierres dans les oueds environnants pour les revendre en ville. Ce travail fut de courte durée, la demande en ce produit étant presque nulle dans un pays où chaque jour apporte son lot de destructions mais où la reconstruction tarde à venir.  
 Abou Adham troque alors sa pioche contre une hache et s'en va ramasser du bois, bien plus demandé que la pierre. C'est là qu'il sembla trouver son bonheur un instant.
 Entre-temps son fils Adham accomplit ses dix ans, âge où un enfant, est déjà en mesure d'aider sa famille. Le père l'envoya alors auprès d'une de ses connaissances, un commerçant tenant boutique au souk de Haditha, ville toute proche.  
 Il devrait servir de coursier comme il y en a tant dans tous les souks. Mais la providence en décida autrement.  
 Il y a quelques jours le petit Adham fut tué dans l'explosion d'une voiture piégée, en plein marché de Haditha. Un éclat l'a atteint au cou, séparant sa tête de reste du corps.
Ce sont les forces de l'ordre qui placèrent la voiture piégée pour exploser au milieu de la population civile. Ce sont les autorités gouvernementales même qui l'affirmèrent.
 Accablé par une double tragédie, celle d'avoir perdu son fils de cette façon mais aussi de se sentir coupable pour l'avoir envoyé se tuer ainsi, Abou Adham l'enterra lui-même, refusa d'organiser la cérémonie traditionnelle pour recevoir les condoléances et s'enterra chez lui toute la journée.   
   Le lendemain, il s'arma de nouveau de sa hache et repartît chercher du bois, le cœur brisé mais plein de foi, comme si de rien n'était. La famille doit vivre, quoi qu'il en coûte! 
  25-08-09  

 Traduit de l'arabe par Ahmed Manai 
[http://iraqirabita.org/index.php?do=article&id=21084.]url: http://iraqirabita.org/index.php?do=article&id=21084.

http://www.alterinfo.net/DIGNITE,-SACRIFICE-ET-RESISTANCE-DES-GENS-SIMPLES-EN-IRAK_a36224.html 



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Dernier appel : Campagne de soutien aux Amitiés franco-irakiennes

Sans moyens financiers, nous ne pouvons développer nos activités

Pour nous aider - et si vous le pouvez - adressez-nous un chèque de 40 euros, ou plus…

 (à l’ordre de : Amitiés franco-irakiennes - 7, rue de Sarzeau – 35700 Rennes)


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

24/09/2009

n°452 - Journal d'Irak - 20/08 au 23/09/09- : Début - : Maliki a « invité » les troupes des Etats-Unis à revenir dans Bagdad pour l’aider à rétablir la situation 'sécuritaire'

n°452 -   Journal d'Irak   - 20/08 au 23/09/09- : Début - : Maliki a « invité » les troupes des Etats-Unis à revenir dans Bagdad pour l’aider à rétablir la situation 'sécuritaire'.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°452                 du 20/08                   au 23/09/09

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

Hussein Al-Mouadhidi : Des organisations de la Résistance irakienne mandatent le Cheikh Hareeth Al-Dhari pour parler et négocier en leur nom !

L’Irak en zone de ... turbulences.

Al Maliki a « invité » les troupes des Etats-Unis à revenir dans Bagdad pour l’aider à rétablir la situation 'sécuritaire'.

Une page de l’occupation en Irak : La prison de Bucca.

Christian Merville : L’autre résistance.

Lutte pour la libération du territoire

Suite

L'Irak en chiffre: du 20/08 au 23/09/09

La résistance contre l'agresseur

Résistance :

1 Analyse

Des résistants

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

Fin

a) Les voisins

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 



Tiré à part 

Hussein Al-Mouadhidi : Des organisations de la Résistance irakienne mandatent le Cheikh Hareeth Al-Dhari pour parler et négocier en leur nom !
Ce grand navire qu'est l'Irak ressemble aujourd'hui à l'arche de Noé. Il a besoin d'un homme à la sagesse de Noé pour le conduire à bon port. Ceci exige de tous qu'ils abandonnent leurs différents et leurs litiges et que tous ensemble, c'est-à-dire toutes les composantes de la résistance mettent un terme à ce qui les désunit, baissent le plafond de leurs exigences, dès lors que leur objectif à tous est le même, c'est-à-dire défendre l'islam et libérer l'Irak.
Il n'y a aucun doute que la présence d'une personnalité politique représentative de toutes les composantes de la résistance va accélérer le processus de libération, donner plus de crédit à la résistance et faciliter sa promotion et son acceptation dans les instances arabe, musulmane et internationale, ce dont elle a un grand besoin, surtout actuellement.

Certaines organisations résistantes et combattantes ont fini donc par régler leurs problèmes internes et aplanir leurs différents, dépasser leurs litiges et s'engager dans une action unitaire qui n'exclura que ceux qui ont donné la preuve de leur inféodation ou de leurs contacts avec l'occupant ou ses représentants de la zone verte. T

ous ceux qui se sont opposés à l'occupant les armes à la main feront partie de cette nouvelle organisation. Mais il faudrait bien admettre que les meilleurs guerriers ne feront pas forcément les meilleurs dirigeants politiques du pays et qu'il n'est pas nécessaire que ces derniers aient porté les armes et lutté contre l'occupant.
C'est sans doute pour ces raisons que ces organisations de la résistance aient choisi de confier cette mission à un homme qui a souvent donné la preuve de sa compétence et de ses grandes capacités à diriger, de son sens inné de la responsabilité et de la raison d'Etat et qui a agi, en toute circonstance, en fonction des intérêts de la nation et non pas d'une organisation ou d'une confession.
Il est incontestable que l'une des raisons qui ont permis à l'occupation de perdurer, c'est l'absence d'une instance politique en mesure de parler au nom de l'ensemble des organisations de la résistance armée. Cette situation doit cesser pour ôter toute excuse à tous ceux qui hésitent à soutenir la résistance ou la critiquent pour l'absence d'un projet unitaire.
Cela semble acquis avec la décision d'un certain nombre d'organisations résistantes de charger le Cheikh Al-Dhari de la mission de "parler en leur nom dans toutes les instantes internationales, de négocier et de défendre le sang pur des martyrs qui a abondamment irrigué la terre irakienne, les lions indomptables qui ont été faits prisonniers, l'honneur bafoué et les biens spoliés", selon les termes du communiqué.
Texte du communiqué
Louange à Allah; A Lui nous rendons Grâce; Nos prières et nos salutations sur Son Prophète Mohammed, Sa famille bénie et tous ses compagnons!
Il est du devoir des nobles irakiens de savoir que nous ne sommes opposés à l'ennemi les armes à la main que pour accomplir le devoir sacré de repousser les conquérants et que nous n'avons cherché ni les honneurs ni des intérêts personnels.
Ce faisant, nous savions pertinemment que la voie que nous avions choisie était semée d'embûches et pleine de difficultés parce qu'elle est la voie menant au paradis éternel, en compagnie des Prophètes, des Justes, des martyrs et des Saints. Le prix à payer pour y parvenir est forcément élevé et exige au minimum l'abandon de toutes les ambitions personnelles liées à la vie sur cette terre.
Après ces longues années difficiles et les dures épreuves subies par le vaillant peuple irakien et qui donnent la juste mesure de la volonté de ses hommes, de leur foi, de leur ténacité et de leur combattivité,
Après aussi les multiples victoires portées sur l'ennemi et qui l'ont acculé à subir une cuisante défaite,
Après les multiples sacrifices des hommes qui ont choisi la mort pour que vive leur peuple alors que les hypocrites se délectent des avantages de l'occupation,
Nous voici donc déterminés, avec notre foi inébranlable en Dieu, à accomplir avec Son aide, une action que nous croyons servir notre cause et celle de notre peuple, dans ce monde et dans l'Au- de-là:
Nous:
Le Front du Jihad et du Changement en Irak,
Les Ligues irakiennes du Jihad
L'Armée des Moudjahidines- Mourabitines
L'Armée de l'Imam Ahmed Ibnou Hanbel
1) Déclarons notre confiance dans Cheikh Hareth Al- Dhari, Secrétaire général de l'association des Oulémas musulmans en Irak, pour avoir connu sa combattivité, sa pugnacité, sa fidélité aux principes, son soutien illimité au Jihad et à la résistance, malgré toutes les pressions qu'il a subies et continue à subir.
Nous le considérons comme le gardien fidèle des principes et des choix fondamentaux du Jihad et de la résistance irakienne et l'homme courageux aux positions justes et indéfectibles qu'il n'abandonne pas même au prix de sa vie.
2) Nous mandatons le Cheikh Al-Dhari pour parler en notre nom et négocier en notre lieu et place dans les affaires politiques nous concernant et de nous représenter dans toutes les instantes internationales, de négocier et de défendre le sang pur des martyrs qui a abondamment irrigué la terre irakienne, les lions indomptables qui ont été faits prisonniers, l'honneur bafoué et les biens spoliés.
3) Nous chargeons noble Cheikh, d'une très haute mission qui s'ajoutera au poids de ses autres responsabilités, convaincus qu'il est capable de l'assumer parce que la mission sacrée du Jihad ne peut être confiée qu'à ceux qui en sont dignes.
Convaincus d'autre part que vous accepteriez ce mandat, noble Cheikh, nous vous promettons, en ce qui nous concerne, de demeurer en permanence fidèles à notre engagement.
Nous implorons le Tout Puissant, de vous venir en aide pour servir Sa religion et vous soutenir dans votre quête de la vérité en espérant que tous les Irakiens fidèles à leur patrie s'entendent sur un projet de libération du pays de la malfaisance des infidèles, des hypocrites et des prétentieux et pour que l'Irak redevienne libre au sein de l'oumma arabe et musulmane, digne et fier et serve d'asile à tous ceux qui réclament sa protection.
Allahou Akbar. Il est notre maître et les infidèles n'ont point de maître!
1) Le Front du Jihad et du Changement en Irak, composé de: Les Phalanges de la Révolution de 1920, L 'Armée des Rachidines, l'armée des musulmans en Irak, le mouvement islamique des moudjahidines en Irak, les compagnies de l'armée d'Arrahmane, les compagnies de Addawa et d'Arribat, lezs compagnies de Tamkine, les compagnies de Mohamed Al Fateh, l'armée des Attabiines, l'armée du Jihad.
2) Les Ligues irakiennes du Jihad
3) L'Armée des Moudjahidines- Mourabitines
4) L'Armée de l'Imam Ahmed Ibnou Hanbel
8 Joumada Atthania 1430

Hussein Al-Mouadhidi 
1 Juin 2009.
Traduit de l'arabe par Ahmed Manai
Le texte de la réponse du Cheikh Al-Dhari et sa biographie suivront !

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=4626


L’Irak en zone de ... turbulences.

Depuis le début du mois d’août, les embûches (…) se multiplient pour al-Maliki.

Les attaques ont repris à Bagdad. .

Sur le plan politique, la situation est très instable.

Le 19 août, deux camions piégés explosaient en plein centre de Bagdad, non loin des bureaux du Premier ministre, qui a bâti sa légitimité sur le retour de la sécurité. Bilan : 95 morts

La coalition au pouvoir est en pleine recomposition, après la mort cette semaine du chef du Conseil suprême islamique d’Irak (CSII), Abdelaziz al-Hakim, et de la décision d’Al-Maliki de faire cavalier seul aux législatives de janvier.

Au terme d’une enquête-éclair et des confessions télévisées d’un présumé suspect, Bagdad a accusé d’anciens cadres du parti Baas de Saddam Hussein, Mohamed Younes al-Ahmed et Sattam Farhan, d’avoir commandité l’attentat depuis la Syrie, où ils seraient réfugiés tous les deux.

Colère au lendemain même d’une visite à Damas de Nouri al-Maliki, qui demandait à la Syrie de lui remettre baassistes et jihadistes réfugiés sur son sol.

Depuis ces révélations, l’Irak a rompu ses relations diplomatiques avec la Syrie, exigeant que les cerveaux présumés de l’attentat soient extradés.

Damas a rétorqué que les preuves présentées par Bagdad avaient été «fabriquées à des fins de politique intérieure».

Les ennemis du pouvoir irakien, à commencer par Al-Qaeda en Mésopotamie, sont suffisamment nombreux pour que la piste syro-bassiste ne soit pas la seule envisagée.

L’explosif de type militaire utilisé dans l’attentat peut tout autant provenir d’un pays étranger comme la Syrie que de collusions internes aux services de sécurité irakiens.

Le refus de Nouri al-Maliki d’intégrer la totalité des combattants des Sahwa, les milices anti-Al-Qaeda, a attisé la colère de cette communauté, qui s’estime laissée pour compte depuis la chute de Saddam Hussein. Leurs miliciens pourraient fort bien avoir décidé de retourner leurs armes contre le gouvernement…

De plus, fort de sa victoire électorale aux provinciales, Al-Maliki a décidé de s’affranchir de ses alliés chiites, plus ou moins liés à Téhéran. Al-Maliki entend ainsi se présenter comme un homme au-dessus des querelles communautaires et affranchi de toute allégeance étrangère.

Il ne s’est pas privé, ces derniers temps, de critiquer les supposées velléités indépendantistes des Kurdes ou de s’opposer aux Etats-Unis.

Mais le pari de Maliki est risqué et il pourrait relancer la guerre des milices. D’autant que le CSII, qui vient de perdre son chef, mort d’un cancer mercredi en Iran, est très affaibli et déjà en proie à une guerre de succession.

29/08

http://www.liberation.fr/monde/0101587655-l-irak-retourne-en-zone-de-turbulences


Al Maliki a « invité » les troupes des Etats-Unis à revenir dans Bagdad pour l’aider à rétablir la situation 'sécuritaire'.

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

Plus tôt dans le mois, le premier ministre irakien avait fait part de sa grande confiance en la capacité de son gouvernement à contrôler la situation ‘sécuritaire’ interne, à la suite du retrait des Etats-Unis des principales villes irakiennes le 30 juin dernier.

Le niveau des attaques avait régressé en juillet et Al Maliki avait alors décrété que dans Bagdad, la plupart des fortifications et des murs à l’épreuve des explosions seraient démantelés d’ici la mi-septembre.

Mais le mois d’août a vu une nouvelle vague d’attaques et mercredi [19 août 2009] la capitale a été secouée par sept explosions simultanés de voitures et camions piégés qui se sont produits au même moment à travers la ville - les plus graves visant les ministères des affaires étrangères et des finances à proximité de la très fortifiée « zone verte », tuant plus de cent personnes et en envoyant 1203 à l’hôpital.

Les poseurs de bombes ont simplement démontré à quel point les forces de sécurité irakiennes, mal équipées( ?), peuvent maintenir la loi et l’ordre en dépit des milliards de dollars US jetés par les fenêtres pour les former et les équiper.

Le mercredi soir, Al Maliki a « invité » les troupes des Etats-Unis à revenir dans Bagdad pour l’aider à rétablir la situation sécuritaire.

Le problème en Irak reste la lutte pour le pouvoir, en dépit des assurances données par Al Maliki devant l’Assemblée générale de l’ONU selon quoi il initierait une ère de réconciliation nationale.

Août a vu une majorité des attaques portées sur des cibles shiites, tuant au moins 50 personnes.

C’était presque avec certitude le fait de groupes de résistants - dont Al Qaïda,(…) qui a été rapide à se rétablir dans un contexte sécuritaire de plus en plus relâché, faisant revenir d’Afghanistan des combattants endurcis dans les combats et trouvant de nouvelles recrues dans une population de plus en plus désillusionnée.

Les attaques dévastatrices de mercredi ont été attribuées à Al Qaïda.

Mais elles peuvent être liées aussi à une rupture de plus en plus dangereuse à l’intérieur même de la coalition au pouvoir.

Il faut rappeler que les actuelles forces de sécurité irakiennes sont en grande partie composées d’anciens membres de la résistance - armées privées mises en place par des « seigneurs de guerre » rivaux et des chefs de factions religieuses, dont beaucoup sont aujourd’hui ministres. Al Maliki lui-même est toujours à la tête du parti Da’awa, alors qu’Abdul Aziz Al Hakim, chef du Conseil suprême pour la révolution islamique en Irak (SCIRI), était également à la tête de son infâme milice, l’Organisation Badr. Le vice-président Adel Abdul Mahdi est également un personnage éminent dans le SCIRI.

Les fidélités passées sont alors un ingrédient déterminant dans toute campagne orchestrée pour déstabiliser Al Maliki et son gouvernement.

La mise en évidence récente d’une scission interne dans l’élite au pouvoir s’est révélée dans une curieuse succession d’évènements à Bagdad fin juillet.

Al Maliki a accusé le vice-président Adel Abdul Mahdi d’être l’organisateur d’un vol 4 million de livres sterling dans la banque Rafidain gérée par l’Etat, où huit gardes de sécurité ont perdu la vie. Abdul Mahdi a nié toute participation mais l’argent volé a été retrouvé dans les bureaux d’un journal qui lui appartient et cinq des voleurs ont été démasqués comme faisant partie de son propre service de sécurité.

Il est peu probable que les camions explosifs de mercredi puissent avoir été amenés près de leurs cibles pourtant bien-gardées comme le ministère des affaires étrangères, sans qu’il y ait eu connivence du personnel de sécurité, et dès le jeudi le Commandement opérationnel pour Bagdad sous la responsabilité d’Al Maliki annonçait que 11 officiers de la force de sécurité irakienne avaient été arrêtés en liaison avec les attaques - avec parmi eux les commandants de deux bataillons postés dans la zone où ont eu lieu les attaques, des agents des services de renseignement et des policiers.

Il y a deux explications possibles à leur prétendue participation : ou les attaques ont été effectuées par des éléments d’une milice shiite avec des agents de sécurité complices, ou ces agents de sécurité n’ont pas été capables d’empêcher les insurgés d’amener les véhicules chargés d’explosifs jusqu’à leurs cibles.

La liste des ennemis d’Al Maliki ne cesse d’augmenter. Il s’est montré de plus en plus autoritaire envers ses ministres, renforçant sa position personnelle. Al Maliki s’est entouré d’hommes de son parti et de membres de son propre clan, construisant un sinistre réseau de renseignements pour étouffer dissidence et opposition.

Son régime orchestre aussi une corruption sur une grande échelle - l’année dernière, la journaliste enquêtrice Jane Corbin de la BBC a constaté que 23 milliards de dollars venant de l’aide des Etats-Unis et destinés à l’Irak avaient disparu.

A la suite du succès du parti Da’awa aux élections provinciales de février, Al Maliki a tourné le dos à la coalition de l’Alliance Irakienne Unie (intégrant la plupart des organisations shiites) avec laquelle il devait participer aux élections parlementaires de janvier 2010, optant à la place pour un projet nationaliste de son cru.

De plus en plus isolé parmi les organisations shiites, Al Maliki a commis une autre sérieuse erreur en n’incorporant pas les plus de 100 000 sunnites « Fils de l’Irak » dans les services étatiques. Recrutés et entraînés par les Etats-Unis pour combattre la résistance, cette milice très efficace est négligée et donc très contrariée.

Cela n’étonnerait personne si, pour contrer Al Maliki, les « Fils de l’Irak » se joignaient à leurs ennemis d’autrefois à l’intérieur de la mouvance de la résistance sunnite.

La fragmentation de la situation politique et sécuritaire en Irak est non seulement une tragédie pour le peuple de cette nation qui souffre depuis si longtemps, mais également un grand souci pour l’administration Obama. …

Confrontée en Afghanistan à une autre guerre ne pouvant être gagnée, elle fait maintenant face à un dilemme à propos du redéploiement de 115 000 hommes de troupes en Irak. S’ils « sont invités » à entrer de nouveau dans les villes pour se confronter une résistance renaissante, des pertes élevées seront inévitables - d’autant plus que les forces de sécurité irakiennes elles-mêmes ne sont plus fiables. Mais si ces troupes restent à l’écart, le cours violent actuel peut augmenter durant le Ramadan, l’Irak poursuivant sa spirale vers le bas pour ajouter son nom à la liste des états en faillite, déchirés par la guerre civile.

 1er septembre

Abdel Bari Atwan

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7201


Une page de l’occupation en Irak : La prison de Bucca

Reportage

En 2007, 22 000 personnes étaient incarcérées dans ce centre situé dans l'extrême sud irakien.
Dans une cour écrasée par le soleil du désert, une dizaine de détenus
irakiens marchent en rond : ils font partie des derniers prisonniers de la prison américaine de Camp Bucca qui a fermé ses portes, tournant une page de l'occupation américaine.
Le centre de détention, qui fut le plus grand d'Irak, se trouve au milieu de nulle part, dans l'extrême sud de l'Irak, où les températures dépassent en été les 50 degrés. Autour, il n'y a rien, seulement de vastes étendues désertiques qui s'étirent à l'Est jusqu'aux rives du fleuve Chatt el-Arab desséché et à l'Ouest jusqu'à la frontière avec le Koweït.
Au début, la prison était une succession de tentes. Avec l'augmentation régulière du nombre de détenus, le centre a été modernisé.

On y a installé des baraquements en dur et construit différentes sections, entourées de hauts grillages et de fils de fer barbelés. Au plus fort de l'opération « The Surge », qui a permis de défaire el-Qaëda en 2007, 22 000 personnes étaient emprisonnées dans le camp. Celui-ci comprend sa propre usine de traitement de l'eau et même une fabrique de briques.
« Bienvenue à la section 16. Ici se trouvent les derniers et plus dangereux détenus de Camp Bucca », lance le lieutenant-colonel Kenneth King à une vingtaine de journalistes invités à une dernière visite. Dans la nuit de mercredi à jeudi, les 180 prisonniers restants ont été transférés vers les prisons de Camp Cropper, près de l'aéroport de Bagdad, et de Taji, à 25 km au nord de la capitale irakienne. « Un certain nombre sont des membres d'el-Qaëda et de groupes extrémistes », ajoute le lieutenant-colonel, alors que derrière les grillages, une
dizaine d'entre eux poursuivent leur promenade quotidienne. Vêtus d'uniformes jaunes et tous barbus, ils tournent en rond, chapelet de prière à la main, sous les yeux d'un maton posté dans un mirador, fusil automatique à la main.
« Une ou deux fois nous avons fait usage de la force. Parfois, nous subissons des insultes, mais les gardiens sont formés à ne pas répondre », explique le lieutenant Latesha Ford, une autre responsable de la section 16. En janvier 2005, des émeutes avaient éclaté dans la prison et quatre prisonniers avaient été tués.
L'armée américaine est critiquée depuis longtemps par les organisations de defense des droits de l'homme internationales pour maintenir en détention des prisonniers sans jugement. « Les gens ont la mémoire courte.

Les résistants tuaient nos soldats et des Irakiens innocents, et soudain on est préoccupé parce qu'ils n'ont peut-être pas eu accès à un processus judiciaire », lance, visiblement irrité, le général David Quantock, le commandant des centres de détention américains en Irak. « Vous devez comprendre que nous sommes en guerre, et jusqu'au 1er janvier dernier, nous opérions sous la résolution de l'ONU qui nous autorisait à
emprisonner des personnes pour des raisons de sécurité », ajoute l'officier. Il assure aussi que l'armée américaine a entièrement réformé son système pénitentiaire en Irak après le scandale de la prison d'Abou Ghraïb, en 2004. « Toute la doctrine a été revue », dit-il, niant que des abus soient aujourd'hui commis par des soldats américains.
Début 2009, les prisons américaines en Irak comptaient 15 500 prisonniers contre 8 398 aujourd'hui. L'armée américaine a indiqué avoir détenu, au total, depuis son invasion de l'Irak, environ 100 000 personnes.

Camp Bucca va devenir une base conjointe américaine irakienne et sera transférée en 2011, date prévue pour le désengagement de l'armée américaine d'Irak, à la marine(...)  irakienne.
http://www.lorientlejour.com/category/International/article/631801/La_prison_de_Bucca_ferme%2C_une_page__de_l%27occupation_en_Irak_se_tourne.html


Christian Merville : L’autre résistance.
Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

Dix petites secondes lui avaient suffi pour entrer dans la légende, ce fameux « hall of fame » dont rêve tout homme et qui fit dire, un jour, à Andy Warhol que dans l'avenir, chacun pourra avoir ses quinze minutes de célébrité.

Un sixième de minute, le temps nécessaire pour lancer une première puis une seconde chaussure à la face de l'homme le plus puissant du monde, George W. Bush. Tous ses concitoyens sont capables aujourd'hui de citer les quelques mots qui accompagnaient le geste : « Ceci est votre baiser d'adieu, chien. Pour les veuves et les orphelins d'Irak. »
Mountazer al-Zaïdi, qui s'apprête à retrouver la liberté, est un héros, avec quelques dents en moins, des côtes brisées et mal ressoudées, des fractures restées sans soins à la jambe et à l'avant-bras, souvenir de son arrestation mouvementée, quand les gardes du Premier ministre, Nouri el-Maliki, se sont acharnés sur lui, histoire d'être bien vus par le maître.

L'image du président des États-Unis esquivant le lancer figure sur les murs de Bagdad, un nombre incalculable de tee-shirts et dans un jeu vidéo qui fait la joie des enfants turcs. À sa sortie de prison, il trouvera, attendant son bon plaisir, un appartement de quatre chambres à coucher, don de son ancien employeur, une automobile flambant neuve, une flopée de contrats d'assurance-maladie et des propositions émanant d'Arabes des quatre coins de la région d'épouser leur fille. Un richissime Saoudien propose même 10 millions de dollars pour l'achat du corpus delicti et un Marocain voudrait lui faire parvenir un pur-sang doté d'une selle en or.
Témoignage d'un vieux fermier de Cisjordanie qui a mobilisé sa famille pour aider à payer les avocats : « Ce qu'il a fait, il l'a fait pour tous les Arabes et pas seulement pour les Irakiens. Par la faute de la Maison-Blanche, nous avons tous connu les affres de l'occupation et cela, nous ne pouvons l'oublier. » Comment jeter la pierre à un peuple qui, à l'instar de tant d'autres dans cette partie du monde, a tant souffert ? Et comment, face au responsable de tous vos maux, contrôler vos réactions ? Sans doute que le choix de l'« arme du crime » n'était-il pas voulu, mais le journaliste de la chaîne Baghdadiya ne pouvait porter sur lui une arme à feu ou un bâton de dynamite, sachant que les reporters chargés de couvrir la conférence de presse feraient l'objet d'une fouille minutieuse. De plus, on ne pouvait rêver d'objet plus insultant, surtout dans le monde arabe, que cette chaussure, rapidement devenue « the Bush shoe » puis « the bye-bye Bush shoe ».
Toujours est-il que, quatre jours après l'incident, les services de sécurité américains et irakiens avaient détruit les souliers incriminés en recherchant des explosifs qui auraient pu s'y trouver...
Il est étonnant que passé le moment d'intense surprise suscitée à travers le monde, bien rares sont les commentateurs qui ont tenté d'en tirer les leçons ou encore cherché à se poser la question de savoir comment une grande nation, partie en guerre contre un tyran abhorré par la communauté internationale et pour l'établissement d'une démocratie qui aurait servi de modèle à tous les pays voisins, s'était laissé entraîner à commettre des abus qui avaient fini par inspirer une haine telle que certains commençaient à regretter l'ère de Saddam Hussein.
Comment aussi peut-on entamer l'opération de retrait, jugeant que l'entreprise avait été menée à son terme - rappelez-vous la banderole tendue sur le pont du porte-avions USS Abraham Lincoln, annonçant fièrement : « Mission accomplished » - ?

On était encore au 1er mai 2003, soit exactement 31 jours après le déclenchement de l'opération « Shock and Awe » et des années avant que le monde ne désespère d'entrevoir la fin d'une guérilla qui ensanglante le pays et a coûté jusqu'à présent à l'Oncle Sam la bagatelle de 682 milliards de dollars ainsi que des milliers de vies. Au départ, le Pentagone avait calculé que l'entreprise de pacification et de mise sur rails ne prendrait que quelques semaines, pour un coût global d'une cinquantaine de milliards de dollars. Nul n'avait vu venir la résistance face à des sauveurs devenus des occupants. La révolte de Mounzer al-Zaïdi, dérisoire en d'autres temps et sous d'autres cieux, illustre parfaitement le sentiment, ou plutôt le ressentiment de millions d'êtres, poussés dans leurs derniers retranchements, incapables de s'exprimer sinon par l'insulte.
15 septembre http://www.lorientlejour.com/category/International/article/631290/L%27autre_resistance.html


n°452 - Journal d'Irak - 20/08 au 23/09/09- : Suite - : Maliki a « invité » les troupes des Etats-Unis à revenir dans Bagdad pour l’aider à rétablir la situation 'sécuritaire'.


n°452 -   Journal d'Irak   - 20/08 au 23/09/09- : Suite  - : Maliki a « invité » les troupes des Etats-Unis à revenir dans Bagdad pour l’aider à rétablir la situation 'sécuritaire'.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°452                 du 20/08                   au 23/09/09

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Lutte pour la libération du territoire

L'Irak en chiffre: du 20/08 au 23/09/09

La résistance contre l'agresseur

Résistance :

1 Analyse

Des résistants

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 



L'Irak en chiffre: du 20/08 au 23/09/09



 

 

 

Tués

Blessés

 

 

 

 

 

Peuple irakien

5 + x

1 + x

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys + miliciens

1

X

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

6

23

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



La résistance contre l'agresseur

Analyse & déclaration

a) Résistance :

S’unifier au sein d’un Conseil suprême,

Tandis qu’on apprenait la tenue de négociations entre les Etats-Unis et le Conseil politique de la résistance irakienneregroupant l’Armée de l’islam, le Front islamique de la résistance irakienne, le Hamas d’Irak et  Ansar al-Sunna -,

Izzat Ibrahim al-Douri - chef du Parti Baas clandestin – appelait les différentes factions de la résistance à s’unifier au sein d’un Conseil suprême, dans un message audio diffusé sur Al-Jazeera.  http://english.aljazeera.net/news/middleeast/2009/08/20098122554114662.html

 

Ben Laden : le président US est "impuissant" à arrêter la guerre en Irak.

Oussama Ben Laden déclare dans une nouvelle cassette diffusée dimanche que le président américain est "impuissant" à arrêter la guerre en Irak ou en Afghanistan, d'après une transcription du message.

Selon la traduction assurée par SITE-Intelligence, Ben Laden déclare intervenir pour rappeler aux Américains "les causes" qui ont conduit aux attentats du 11-Septembre, et en premier lieu, "votre soutien à vos alliés israéliens qui occupent notre terre de Palestine".

Ben Laden juge fallacieux l'argument selon lequel la guerre est nécessaire à la sécurité des Etats-Unis, estimant que la Maison Blanche ne fait que suivre la stratégie des anciens président dont Bush et le vice-président Dick Cheney pour "promouvoir la politique de la peur pour vendre les intérêts des grandes firmes".

Quand, poursuit Ben Laden, Barack Obama est devenu président et qu'il a conservé nombre des chefs militaires de son prédécesseur dont le secrétaire d'Etat à la Défense Robert Gates, "les gens sensés ont su qu'Obama était un homme impuissant qui ne sera pas capable de finir la guerre comme il l'a promis".

"Si vous terminez la guerre, soit. Mais si vous la poursuivez, nous en ferons de même et continuerons notre guerre d'usure contre vous par tous les moyens possibles".

AP

Sur le Net:

SITE Intelligence Group: https://www.siteintelgroup.com/

IntelCenter: http://www.intelcenter.com/

14/9

http://fr.news.yahoo.com/3/20090914/twl-usa-ben-laden-cassette-224d7fb_3.html

 

Ben Laden appelle les Américains à se prononcer contre les guerres

Extrait

Oussama ben Laden, a demandé au peuple américain de faire pression sur la Maison Blanche pour qu'elle mette fin aux guerres en Irak et en Afghanistan en échange d'un arrêt de ses attaques.

Dans un message diffusé par le site As-Sahab, selon Intel Center (le centre américain de recherche sur le ‘terrorisme’) ben Laden affirme que si les Etats-Unis ne mettent pas fin à leurs guerres, "nous poursuivrons une guerre d'usure contre vous sur tous les fronts possibles".

ben Laden a demandé aux Américains de se prononcer contre le soutien à Israël de la part de l'administration américaine.

Les guerres en Irak et en Afghanistan ont été déclenchées par le lobby pro-israélien de la Maison Blanche et les defenseurs des intérêts des entreprises, et non par des militants islamistes, indique-t-il.

"Il est temps de vous libérer de la peur et du terrorisme idéologique des néo-conservateurs et du lobby juif, et de vous demander ce qui vous importe le plus: votre propre sécurité ou celle des Israéliens", ajoute-t-il.

"La Maison blanche est l'otage des groupes de pression et du lobby juif", dit-il encore.

"Si vous optez pour votre sécurité et choisissez d'arrêter les guerres, nous serons disposés à réagir favorablement à cette option", poursuit-il.

Pour ben Laden, le président américain Barack Obama, qu'il a qualifié "d'opprimé", n'a pas le pouvoir de changer le cours des guerres et le fait qu'il ait conservé le secrétaire à la Defense Robert Gates et d'autres responsables de la précédente administration de George W. Bush confirme sa faiblesse.

"Vous allez découvrir que vous avez uniquement changé les visages à la Maison Blanche (...) l'amère vérité est que les néo-conservateurs continuent à projeter leur ombre pesante sur vous", affirme-t-il, prédisant au président Obama le même sort que John Kennedy, assassiné en 1963, s'il change radicalement de politique.

"Si vous arrêtez la guerre, il en sera ainsi. Sinon, nous n'aurons d'autre choix que de poursuivre la guerre d'usure contre vous sur tous les fronts possibles, de la même manière que nous avons combattu l'Union soviétique pendant dix ans ", ajoute-t-il.

AFP 14/9

 

"L'Occident et le sombre tunnel" : Ayman al-Zawahiri  prévient Obama qu'il sera vaincu.

 Ayman al-Zawahiri: "J'espère que les moujahidine de la nation islamique vous briseront le dos, débarrassant ainsi le monde et l'histoire de vos crimes, de votre tyrannie et de vos mensonges"."M. Obama, l'Amérique a mené plusieurs guerres par le passé et a connu la défaite au Vietnam et dans la baie des Cochons.

Mais cette fois-ci (...), vous vous êtes engagés dans une guerre contre la nation islamique qui se réveille et vous saurez ce qu'est la nation du jihad et du martyre", a expliqué l'adjoint d'Oussama ben Laden, dans la vidéo, intitulée "L'Occident et le sombre tunnel".

Evoquant le conflit du Proche-Orient, il a lancé une violente diatribe contre les dirigeants arabes pour avoir accepté de "reconnaître Israël, les traités de paix avec lui et la participation aux côtés des Etats-Unis dans la guerre contre l'islam, au nom du terrorisme".

Ayman al-Zawahiri s'en est pris au président palestinien Mahmoud Abbas, un allié des Etats-Unis, ainsi que du Hamas, critiquant leur dialogue en vue d'un gouvernement d'union. "L'unité nationale ne peut être régie que par les principes de la charia", la loi islamique, selon lui.

Le numéro deux d'Al-Qaïda a par ailleurs exhorté les Pakistanais à soutenir les moujahidine. "Il n'y aura point de salut au Pakistan que par le jihad".

Plusieurs autres cadres d'Al-Qaïda, dont Moustafa Abou al-Yazid, Abou Yahya al-Libi ainsi que Adam Gadahn, apparaissent dans la vidéo, intitulée "L'Occident et le sombre tunnel".

(AFP / 23 septembre 2009)

http://www.romandie.com/ats/news/090923085938.7ysze2m4.asp

 

Dix-huit réseaux de résistants démantelés en Irak.

Les services irakiens ont affirmé dimanche avoir démantelé dix-huit réseaux de la résistance  en août et arrêté 66 personnes, dont des membres d'Al-Qaïda, a affirmé un haut responsable des unités spéciales, dont l'identité n'a pas été dévoilée. 
La ville de Mossoul (nord) et la province de Diyala (nord-est) restent des foyers de la résistance.
Ces hommes seraient membres de l'Etat islamique d'Irak, la branche irakienne d'Al-Qaïda, du parti Baas interdit de l'ancien dictateur irakien Saddam Hussein, et des Naqchanbadia, un groupe armé d'idéologie soufie présent dans le nord du pays.
L'officier des unités spéciales a par ailleurs affirmé qu'elles avaient réussi à frapper les circuits de financement de ces groupes, dont certains selon lui sont liés aux pays voisins de l'Irak, en allusion à la Syrie. 

06/09/09

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/



3) Politique

a) des collaborateurs Irakiens

Gardes du corps –

Selon Abdul Karim Khalaf, porte parole du ministère de l’Intérieur irakien, 128 000 agents de sécurité assurent la protection des locaux et des personnalités du régime. Un ministre a droit à 30 gardes du corps, un vice-ministre à 20, un conseiller du gouvernement à 8, un chef de département ministériel et un membre de conseil provincial à 5.

http://www.aawsat.com/english/news.asp?section=1&id=17716

 

a) Des collaborateurs Irakiens

Maliki

16-08

Nouri al Maliki a accusé des nostalgiques du parti Baas 'interdit'(...)  de s'être réfugiés en Syrie où ils préparent des attentats, de qui a déclenché un incident diplomatique avec Damas, au grand dam du président Djalal Talabani, qui est kurde, et de ses deux vice-présidents chiite et sunnite, soucieux d'apaiser les tensions avec le voisin syrien.

"Nous savons bien qu'il y a en Syrie des implantations d'expatriés qui financent des opérations à l'intérieur de l'Irak. Nous devons continuer de faire pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne contre certains de ces éléments qui continuent de tenter de créer de l'instabilité à l'intérieur de l'Irak", a dit le général Odierno.

Joe Biden verra aussi le président Talabani et le dirigeant du Kurdistan irakien autonome, Massoud Barzani. Lors de sa dernière visite, une tempête de sable l'avait empêché de se rendre dans le nord du pays.

16-08

Ross Colvin

07-09

al-Maliki continue de réaffirmer à ses compatriotes que les forces irakiennes sont capables de prendre(…)  le contrôle du pays que leur a rendu l'armée US.

Reste que les récents attentats à la bombe contre les services du gouvernement dont celui du 19 août qui a fait une centaine de morts entrainera une nouvelle chute de la confiance des Irakiens …

http://fr.news.yahoo.com/


2 Confection d'un gouvernement

02-09

Ammar al-Hakim a pris les rênes hier du  Conseil suprême islamique d'Irak (CSII) dont il annoncé aussitôt la rénovation pour tenter d'endiguer son déclin face à la montée en puissance du parti du
Premier ministre Nouri al-Maliki. « Nous allons renouveler le Conseil suprême islamique d'Irak (CSII) tout en maintenant ses valeurs et ses principeset nous allons faire de notre mieux pour lui permettre d'occuper une place de choix dans le processus politique en coopération avec les autres partis », a-t-il dit à la presse juste après avoir été désigné à Bagdad chef du mouvement. .

2/9
http://www.lorientlejour.com/category/International/article/629892/Irak.html


Les grandes manœuvres

03-09

M. Maliki a accusé la Syrie d'agression et fait état d'une réunion fin juillet près de Damas, à laquelle assistaient des baassistes irakiens et des extrémistes sunnites sous la houlette des services secrets syriens.
Le 18 août, M. Maliki avait effectué une visite à Damas où il avait rencontré le président Bachar al-Assad. M. Maliki a précisé jeudi que lors de cette visite, il a "présenté (à ses interlocuteurs syriens) des informations obtenues par les services de sécurité irakiens sur une réunion à Zabadani (près de Damas) le 30 juillet, entre les baassistes, les takfiris (sunnites) en présence des services secrets syriens".
"Pourquoi cette insistance à héberger des personnes recherchées par la justice irakienne?", s'est interrogé le Premier ministre irakien.
La semaine dernière, l'Irak a rappelé son ambassadeur à Damas et la Syrie a répliqué quelques heures plus tard en rappelant son représentant à Bagdad.
4/9

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=101908&language=fr

06-09

L'Irak a envoyé des renforts de soldats et de policiers irakiens à la frontière syrienne pour faire cesser les infiltrations de résistants en Irak, a indiqué samedi le chef de la police de la province d'Anbar (ouest).
(belga/ca)

06/09/09 14h24

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/


c) Sur le terrain

04-09

Le Premier al-Maliki réclame une enquête internationale sur le double attentat qui a fait 95 morts et 600 blessés le 19 août à Bagdad, selon des documents rendus publics jeudi au siège des Nations unies à New York.
Dans un courrier adressé à la présidence du Conseil de sécurité de l'ONU, occupée ce mois-ci par les Etats-Unis, le secrétaire général de l'organisation Ban Ki-moon indique qu'il a reçu une lettre de M. Maliki, datée du 30 août, réclamant la mise en place d'une commission internationale indépendante pour enquêter sur le double attentat perpétré contre les ministères irakiens des Affaires étrangères et des Finances.
"L'ampleur et la nature de ces crimes appellent une enquête qui s'inscrit au-delà de la compétence juridique irakienne et la poursuite des auteurs devant un tribunal pénal international spécial", indique le Premier ministre irakien dans sa lettre, jointe au courrier de M. Ban.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=101908&language=fr


Politique intérieure & extérieure

Pétrole yézidi

La société Gulf Keystone Petroleum a découvert un important gisement pétrolier près de Cheikh Adi, le sanctuaire sacré des Yézidis, communauté religieuse opprimée, estimée à 600 000 personnes en Irak.

 Après les élections régionales du 25 juillet, le GRK (Gouvernement Régional Kurde) ne lui a attribué qu’un seul siège au Parlement d’Erbil, dans le cadre des quotas. Les Shabbaks, autre minorité, n’en ont aucun.

http://ir2.bestex-quotes.co.uk/ir/gulfkeystone/newsArticle.php?id=107873&ST=GKP


Prisons, exactions & torture

Déplacement forcé de Kurdes : 4 condamnations à sept ans de prison

L'ancien ministre des Affaires étrangères de Saddam Hussein Tarek Aziz et le cousin du président Ali Hassan al-Majid  tout comme l'ancien ministre de l'Intérieur Sadoon Shakir et l'ancien responsable régional Mizban Khudr Hadi  ont chacun été condamnés dimanche à sept ans de prison pour leur rôle dans la planification du déplacement forcé de Kurdes du nord-est de l'Irak à la fin des années 80.

Quatre autres anciens membres du régime ont écopé de six ans de prison, tandis que cinq ont été acquittés.

La defense arguait que Tarek Aziz, avait passé la majeure partie du temps en missions diplomatiques à l'extérieur de l'Irak et n'était pas impliqué dans les atrocités qui lui étaient reprochées.

Son avocat Badee Izzat Aref a dénoncé une "décision politique".

C'est la deuxième condamnation pour Tarek Aziz, ancien vice-Premier ministre qui défendait dans un anglais parfait le régime irakien dans les couloirs des Nations unies et les forums internationaux.

En mars dernier, il avait été condamné à 15 ans de prison pour crimes contre l'humanité pour l'exécution de 42 marchands irakiens en juillet 1992.

AP
3/8



b) Les occupants 

1) Usa

Biden

16-08

A l'issue de sa rencontre avec Chris Hill et Ray Odierno, Joe Biden a déclaré que les élections législatives de janvier 2010 étaient cruciales pour régler ces divergences.

"Je pense qu'un scrutin réussi est la condition nécessaire au règlement de ces questions politiques en suspens (...) la plupart des parties (...) partagent ce sentiment", a-t-il dit.

AP

Biden encourage les dirigeants irakiens à surmonter leurs divergences(…)

Nb

Joe Biden a notamment rencontré mercredi le président du Parlement Ayad al-Sammaraï, un responsable du Parti islamique irakien, le plus grand parti politique sunnite dans le pays.

Ils ont évoqué les efforts de réconciliation nationale engagés avec d'anciens partisans de Saddam Hussein, et d'autres questions de politique intérieure irakienne, a déclaré à l'AP le porte-parole d'Ayad al-Sammaraï, Omar al-Machhadani.

Biden c’est également entretenu avec le vice-président chiite Adel Abdul-Mahdi. Il devait encore rencontrer le Premier ministre Nouri al-Maliki, qui est chiite, ainsi que plusieurs dirigeants sunnites, avant de s'entretenir jeudi avec des responsables kurdes

16/9

http://fr.news.yahoo.com/3/20090916/twl-irak-usa-biden-1def439_2.html


Politique intérieure & extérieure

La mission de Blackwater prolongée

Le département d'État américain a demandé à l'entreprise de sécurité privée anciennement nommée Blackwater de poursuivre temporairement sa mission en Irak.

Ce délai est dû au fait que Dyncorp, la société censée lui succéder, avait encore besoin de temps pour acheminer ses équipements dans le pays.

 « Nous nous sommes accordés sur une extension temporaire du contrat », a expliqué mercredi le porte-parole de la diplomatie américaine, Ian Kelly.

Plus précisément, le département d'État a demandé à Xe Services - le nouveau nom de Blackwater - de continuer à assurer des « services aériens » de transport des diplomates après la date d'expiration de sa mission, initialement arrêtée à jeudi.

Rappel des faits

En janvier dernier, Washington avait informé Blackwater qu'il ne prolongerait pas son contrat en Irak après le tollé suscité par un incident impliquant ses gardes de sécurité.

En septembre 2007, des employés de Blackwater ont tué 17 civils à un carrefour achalandé de Bagdad. Ce massacre a poussé le gouvernement irakien à adopter une loi retirant aux agents de sécurité privés l'immunité dont ils bénéficiaient jusqu'alors sur le territoire irakien. Bagdad a aussi retiré permis d'exploitation de Blackwater dans le pays.

Une enquête du FBI sur la fusillade a conclu qu'au moins 14 des 17 victimes ont été tuées de manière injustifiée et en violation des règles sur l'utilisation d'armes mortelles en vigueur pour les firmes de sécurité actives en Irak. La mort de trois autres aurait pu être justifiée par les règles encadrant l'utilisation de la force en situation de menace imminente.

Une enquête irakienne avait conclu de son côté que le convoi n'avait même pas reçu un jet de pierre et que les agents de Blackwater avaient commis des meurtres prémédités.

Les cinq mercenaires de Blackwater impliqués dans cet incident ont été accusés d'homicides involontaires par la justice américaine.

3/9

http://qc.news.yahoo.com/indepth/irak/s/03092009/3/world-irak-la-mission-de-blackwater-prolongee.html


Prisons, exactions & torture

Prison à vie pour Steven Green auteur de meurtres et d'un viol en Irak

Steven Green, ancien soldat américain de 24 ans, a été condamné vendredi 4 septembre aux Etats-Unis à la prison à vie pour le meurtre dans des conditions atroces d'une famille irakienne qui avait suscité une intense émotion en 2006.

L'affaire avait provoqué aussi une recrudescence des attaques contre l'armée américaine en Irak.

Un juge fédéral du Kentucky l'a condamné à cinq peines de prison à vie consécutives sans aucune possibilité de libération conditionnelle. Il a évoqué un crime «inimaginable, injustifié et inexcusable».

L'ancien soldat avait été reconnu coupable en mai de 17 chefs d'accusation qui pesaient contre lui, dont viol, meurtre et obstruction à la justice. Il a mené une équipée sanglante à 30 kilomètres au sud de Bagdad dans la ville de Mahmoudiyah en mars 2006.

Après le verdict de culpabilité, un autre jury selon la loi américaine doit déterminer la sentence. Il n'est pas parvenu à l'unanimité à le condamner à la peine capitale.

Tandis que trois autres soldats américains violaient tour à tour une jeune fille de 14 ans, M. Green avait emmené ses parents et sa soeur de six ans dans une chambre voisine où ils les avaient abattus. Il avait ensuite violé à son tour l'adolescente, Abeer al-Janabi, et l'avait tuée.

Les soldats, qui s'étaient déguisés afin d'approcher sans difficulté la maison de la jeune fille qu'ils avaient repéré peu avant, avaient ensuite mis le feu à la maison et aux corps.

Steven D. Green, qui a été jugé par un tribunal civil après avoir été renvoyé de l'armée pour «troubles de la personnalité» a reconnu avoir commis des actes «vraiment destructeurs et mauvais» et a ajouté: «vous pouvez décider que je suis un psychopathe ou un prédateur sexuel mais si je n'étais jamais allé en Irak, je n'aurais jamais été rattrapé par ce genre de chose».

Pour le procureur Marisa Ford, le contexte de la guerre en Irak ne pouvait en aucun cas servir d'excuse à l'expédition meurtrière.

L'avocat de M. Green, Scott Wendelsdorf, avait plaidé la clémence en invoquant le traumatisme de la guerre qui avait «brisé» l'ancien soldat. Reconnu victime de stress post-traumatique trois mois avant le crime, il avait plusieurs fois dit à un officier qu'il voulait «tuer tous les Irakiens».

Trois autres soldats ont déjà été condamnés par une cour martiale à la prison à vie dans la même affaire et un quatrième, qui montait la garde, à 27 mois de prison.

 5 septembre

http://www.slate.fr/story/9935/prison-vie-pour-un-soldat-americain-auteur-de-meurtres-et-viol-en-irak

 

Camp Bucca : Fermeture du plus grand camp de détention.
L’armée américaine a fermé son plus grand centre de détention en Irak, installé à Camp Bucca, près de la frontière avec le Koweït.
La décision a été prise dans le cadre du pacte bilatéral de sécurité négocié avec le gouvernement irakien qui prévoit notamment de réduire les programmes américains d’incarcérations et de détentions.
Les cellules improvisées à Camp Bucca ont accueilli jusqu’à 14.000 prisonniers, majoritairement détenus des mois ou des années sans qu’aucune charge ne soit prononcée contre eux et sans qu’ils ne puissent bénéficier d’un avocat. Certains ont été détenus dans des conteneurs de transport maritime équipés de toilettes et d’un système d’air conditionné.
Le camp, dont la population carcérale avait considérablement baissé, a été officiellement fermé à 03h22 (00h22 GMT) lorsqu’un avion transportant les 180 derniers détenus a décollé de Bassorah pour les conduire vers une autre prison militaire, à Bagdad, précise l’armée américaine dans un communiqué.
Le pacte de sécurité conclut par Washington et Bagdad contraint les forces américaines à libérer les détenus qui ne font pas l’objet de poursuites de la justice irakienne. Depuis janvier, quelque 5.703 Irakiens détenus par les forces américaines ont recouvré la liberté ; 1.360 ont été transférés sous garde irakienne.
Avec la fermeture de la prison de Camp Bucca, on compte encore quelque 8.300 détenus sous la garde des forces américaines et répartis dans deux centres proches de Bagdad.

(Jeudi, 17 septembre 2009 - Avec les agences de presse)

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article889

 

Irak : Des prisons un peu moins secrètes. (1)

Le Pentagone a changé son fusil d'épaule et commencé à communiquer au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) les identités de militants détenus dans des prisons secrètes situées en Irak et en Afghanistan.

Il s'agit d'une première selon le New York Times qui cite, dans son édition du samedi, des responsables militaires.

La Croix-Rouge peut ainsi entrer en contact avec des dizaines de présumés résistants et de combattants étrangers qui ont été arrêtés dans ces deux pays et qui sont détenus dans des camps du corps des Opérations spéciales.

Cette nouvelle politique, qui est entrée en vigueur au cours du mois d'août, n'avait pas été annoncée publiquement. Le Pentagone maintenait jusqu'ici que la divulgation d'informations sur les détenus des opérations spéciales pouvait mettre en péril les missions visant à lutter contre le terrorisme.

Il faut préciser que l'administration de Barack Obama révise ces temps-ci les politiques américaines en matière de détention et d'interrogatoire.

Jusqu'à présent, la Croix-Rouge pouvait se rendre auprès de la plupart des détenus des forces américaines en Irak ou en Afghanistan, à l'exception de ceux emprisonnés dans les camps des opérations spéciales.

Le Pentagone, tout comme le CICR, n'a pas voulu commenter les informations publiées par le quotidien de New York.

22 août

http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/22082009/3...

 

Irak : Des prisons un peu moins secrètes. (2)

Le Pentagone a commencé à fournir au CICR les noms de prisonniers détenus secrètement dans deux camps en Irak et en Afghanistan, a rapporté le New York Times. Il s’agit d’une première dans la politique de "lutte antiterroriste" des Etats-Unis.

Cette mesure a pris effet en août et entre dans le cadre de la réforme, initiée par l’administration Obama, des règles de détention "antiterroriste", a précisé le quotidien.

En janvier, le président Barack Obama a ordonné la fermeture des prisons secrètes de la CIA ainsi que celle du camp de détention controversé de Guantanamo.

Il a également lancé une révision des règles de détention et d’interrogatoire des prisonniers détenus dans le cadre de la "guerre contre le terrorisme", lancée par les Etats-Unis après le 11-Septembre.

Mais l’armée américaine continue de gérer des camps d’opérations spéciales à Balad en Irak et à Bagram en Afghanistan, sur lesquels peu d’informations ont filtré.

Si la Croix-Rouge a accès à la majorité des prisons américaines dans ces deux pays, elle n’a jamais été autorisée à pénétrer dans ces centres de détention. Le Pentagone maintenait que la divulgation d’informations sur les détenus des "opérations spéciales" pourrait mettre en péril les "missions antiterroristes".

Selon des militaires cités par le NYT, entre 30 et 40 prisonniers sont détenus dans le camp de Balad et un nombre inférieur en Afghanistan.

Dans le cadre de la réforme, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est autorisé à suivre la détention des prisonniers et l’armée américaine doit lui fournir l’identité des détenus dans un délai de deux semaines, a précisé le journal.

SDA-ATS

24 août 2009

http://www.armees.com/Prisons-secretes-le-Pentagone.html

 

La justice américaine veut rouvrir des cas d’abus commis par la CIA.

Le Département américain de la Justice a recommandé la réouverture de près d’une douzaine d’affaires de mauvais traitements infligés par des employés de la CIA à des détenus soupçonnés de terrorisme. Le "New York Times" l’a révélé, avant la publication d’un rapport interne de la CIA.

Cette recommandation, en contradiction avec la position de l’administration Bush, a été faite par le bureau d’éthique du département et a été présentée au ministre de la Justice Eric Holder, écrit le "New York Times".

Le journal précise que le département de la Justice doit publier des informations recueillies en 2004 par l’inspecteur général de la CIA et qui n’ont jamais été dévoilées. Lorsque la CIA a soumis pour la première fois les observations de son inspecteur général, il a été jugé qu’aucun des cas ne méritait l’ouverture de poursuites judiciaires.

C’est en prenant ses fonctions qu’Eric Holder a découvert que les allégations mentionnaient des cas de morts de détenus et d’autres cas de torture physique et morale et qu’il a décidé de reconsidérer la position de l’administration, précise le NYT.

"Avec la publication de détails lundi et la recommandation officielle qu’au moins certaines affaires soient rouvertes, il semble maintenant quasiment certain que la désignation d’un procureur et d’autres mesures concrètes vont suivre, posant de nouveaux problèmes substantiels à la CIA", écrit le Times.

La recommandation porte principalement sur les allégations d’abus commis contre des prisonniers dans des centres de détention en Irak et en Afghanistan. Un porte-parole de la CIA, cité par le journal, indique que la recommandation du département de la Justice n’a pas été transmise à l’agence de renseignements

24 août 2009

http://www.armees.com/La-justice-americaine-veut-rouvrir.html 


n°452 - Journal d'Irak - 20/08 au 23/09/09- : Fin - : Maliki a « invité » les troupes des Etats-Unis à revenir dans Bagdad pour l’aider à rétablir la situation 'sécuritaire'.

n°452 -   Journal d'Irak   - 20/08 au 23/09/09- : Fin - : Maliki a « invité » les troupes des Etats-Unis à revenir dans Bagdad pour l’aider à rétablir la situation 'sécuritaire'.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°452                 du 20/08                   au 23/09/09

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

3 Politique

1) Les voisins

2) occupants 

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 


 


a)    Les voisins

Turquie

La Turquie fournit à nouveau de l'eau à l'Irak.

Le ministre turc de l'Energie a annoncé vendredi que son pays allait fournir d'avantage d'eau à l'Irak et à la Syrie le mois prochain pour tenter d'aider l'Irak qui fait face à une grave sécheresse

La Turquie a accepté après une discussion avec des ministres irakiens à Istanbul de déverser en moyenne 550m3 d'eau par seconde dans le Tigre et l'Euphrate jusqu'au 20 octobre, a précisé Taner Yildiz. La Syrie fournira également plus d'eau à l'Irak.

La Turquie a l'obligation légale de libérer au moins 500m3 d'eau et avait été jusqu'à lâcher 517m3 par seconde. AP

18 septembre

http://fr.news.yahoo.com/3/20090918/twl-turquie-irak-syrie-eau-1def439.html


Syrie

La sécurité de la Syrie est liée à celle de l’Irak

Le ministre syrien des Affaires étrangères a souligné que la sécurité de son pays était liée à celle de l'Irak. Faisant allusion aux récentes explosions, à Bagdad, le ministre syrien des Affaires étrangères a demandé au gouvernement irakien d'envoyer une délégation sécuritaire, à Damas, pour faire le point sur ce sujet. "Si les accusations évoquées par l'Irak sont prouvées, la Syrie est prête à coopérer avec l'Irak et à prendre des mesures à cet égard.", a fait savoir le ministre syrien des A.E. On a annoncé que deux responsables du Parti dissous Baath, présents, en Syrie, auraient commandité les récents attentats à Bagdad. Ces derniers avaient été libérés, il y a trois mois, de prison, par les forces américaines, sans aucune coordination avec le gouvernement irakien.

IRIB

03 Septembre

http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=24819&Itemid=0


Bachar al Assad accuse l’Irak d’allégations "immorales"

Le président syrien Bachar al Assad a accusé les autorités irakiennes d’allégations "immorales" sur la présumée implication de Damas dans les attentats contre deux ministères irakiens qui ont fait une centaine de morts la semaine dernière en Irak.
"Quand la Syrie est accusée de tuer des Irakiens alors qu’elle en accueille environ un million deux cent mille, cela peut être considéré comme une accusation immorale", "Lorsque la Syrie est accusée de soutenir le terrorisme, alors qu’elle l’a combattu durant des décennies, c’est une accusation politique illogique. Et quand elle est accusée de terrorisme sans preuve, c’est hors de toute logique juridique", a dit le chef de l’Etat syrien lors d’une conférence de presse tenue conjointement à Damas avec son homologue chypriote, Demetris Christofias.
Damas et Bagdad ont rappelé la semaine dernière leurs ambassadeurs à la suite d’une requête irakienne visant à la livraison des deux cerveaux présumés des attentats contre les ministères.
Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, s’est rendu lundi à Bagdad pour tenter de calmer les tensions et, selon un de ses conseillers, le Premier ministre irakien, Nouri al Maliki, a promis de modérer ses propos contre Damas.

Pourtant, dans un communiqué publié après la rencontre, Maliki a exigé une nouvelle fois que la Syrie lui remette des suspects recherchés pour des attentats en Irak. "L’Irak a présenté depuis 2004 les noms, les adresses, des renseignements, des documents et des preuves sur les activités de ces terroristes (...) et la manière dont ils entrent en Syrie", déclare Nouri al Maliki, selon lequel 90% des combattants étrangers qui rejoignent l’insurrection en Irak passent par la Syrie.
"L’Irak exige que les Nations unies forment un tribunal pénal international pour juger les responsables de ces crimes horribles (...) et il demande que la Syrie lui remette les suspects les plus recherchés."

31 août

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article840



b) Les Organisations mondiale

1 Onu

La Suisse doit cesser d’appliquer les sanctions illégales de l’ONU.
Une victoire pour Dick Marty. Une reconnaissance pour Youssef Nada

Enfin une bonne nouvelle pour les victimes de confession musulmane injustement frappées par la prétendue « lutte contre le terrorisme ». Le gouvernement suisse, son département des affaires étrangères, ne peuvent plus se dérober. L’application des sanctions à l’encontre de personnes, décidées sans justifications par le Conseil de sécurité de l’ONU, doit cesser.

9 septembre

Le Conseil des États (chambre haute du Parlement de la Confédération helvétique) vient en effet d’adopter à l’unanimité la motion, déposée le 12 juin 2009 par M. Dick Marty [1], président de la Commission de politique extérieure du Conseil des États, et par ailleurs rapporteur du Conseil de l’Europe sur les prisons secrètes de la CIA. Cette motion exige du gouvernement suisse qu’il cesse d’appliquer les sanctions prises par le Conseil de sécurité de l’ONU, à l’encontre de personnes, au nom de la lutte contre le terrorisme, « tant que la procédure ne respectera pas l’État de droit. »

Youssef Nada
 Les efforts inlassables déployés par le sénateur Dick Marty pour exiger le respect de l’État de droit et pour dénoncer l’arbitraire avec lequel ont été soumis aux sanctions antiterroristes du Conseil de sécurité et maintenus sur la liste noire de la Suisse, des gens tout à fait honorables qui n’ont jamais enfreint aucune loi, comme l’ingénieur et banquier Youssef Nada, [
2] ont finalement porté leurs fruits.

Il est permis d’espérer que cette motion se traduira rapidement par la levée des sanctions qui frappent injustement M. Nada depuis huit ans.

L’exigence principale de la motion déposée par M. Marty [3], est la suivante :

« Le Conseil fédéral est invité à communiquer au Conseil de Sécurité de l’ONU qu’à partir de la fin de cette année, il n’appliquera plus les sanctions prises à l’encontre de personnes physiques sur la base des résolutions adoptées au nom de la lutte contre le terrorisme, dans la mesure où
- les personnes concernées se trouvent sur la "liste noire" depuis plus de trois ans et n’ont toujours pas été déférées à la justice,
- elles n’ont pas eu la faculté de recourir auprès d’une autorité indépendante ;
- aucune accusation n’a été retenue à leur encontre par une autorité judiciaire, et
- aucun élément nouveau à charge n’a pu être formulé depuis leur inscription dans la liste
. »

Les très graves implications des sanctions injustes subies par M. Youssef Nada sont rappelées en ces termes par M. Marty : « Être sur la liste noire correspond à une espèce de mort civile, puisque tous les biens sont bloqués dans le monde entier et qu’il devient impossible de passer une frontière. Les sanctions sont décidées par un comité qui n’a aucune légitimité démocratique. »

Voilà donc le gouvernement suisse, et la cheffe du Département des affaires étrangères Micheline Calmy-Rey, rappelés sèchement au respect du droit par des parlementaires qui se sont unanimement ralliés aux valeurs éthiques défendues depuis des années, avec ténacité, par M. Marty.

L’adoption à l’unanimité de cette motion par le Conseil des États est d’autant plus significative qu’elle s’est faite contre l’avis du Conseil fédéral, et que Mme Calmy-Rey a tout fait pour tenter de la faire rejeter, ce qui n’est pas à son honneur.

Il convient de préciser que Mme Calmy-Rey, qui avait le pouvoir de s’opposer à ces sanctions illégales, n’a rien fait pour sortir M. Nada de l’imbroglio juridique découlant de ce que M. Obama a appelé le « Bazar de Bush ». Mme Calmy-Rey a persisté à ignorer le fait que la justice avait, dès 2005, innocenté M. Nada.

Il a en effet été établi que l’accusation selon laquelle la société bancaire de M. Nada aurait été « la principale pourvoyeuse de fonds d’Oussama ben Laden », n’avait aucun fondement. Accusation proférée en 2001 par le président George W. Bush en personne - qui devait manifestement chercher des coupables pour mener sa guerre mensongère contre l’Islam. La seule « preuve » que les Etats-Unis aient fournie aux juges était un article du « Corriere della Sera » de 1997 où le journaliste Guido Olimpio [4] avait, semble-t-il, repris des rumeurs répandues par les services de renseignements israéliens, qui menaient une intense campagne pour discréditer les Frères musulmans et les résistants du Hamas aux yeux du monde.

11/9

http://www.silviacattori.net/article950.html


Amnesty International

Un millier de prisonniers dans les couloirs de la mort.
Un millier de prisonniers se trouveraient dans les couloirs de la mort en Irak, dont 150 ayant épuisé tous les recours, a révélé hier dans un rapport l'organisation de defense des droits de l'homme Amnesty International. « L'usage de la peine de mort en Irak n'est pas transparent », poursuit Amnesty, assurant que des condamnés se sont plaints d'avoir été torturés lors d'interrogatoires pour obtenir des aveux forcés.

Aucune réaction officielle irakienne au rapport d'Amnesty n'a pu être obtenue, mais un responsable gouvernemental irakien a déclaré sous le couvert de l'anonymat qu'il y aurait actuellement « plus de 800 personnes condamnées à mort ». Ce même responsable a affirmé qu'il y avait actuellement « en moyenne dix exécutions par semaine ».

2/9
http://www.lorientlejour.com/category/International/article/629892/Irak.html



3 Dans le monde

France

Face à Face : Irak : le test du retrait ?

Qui a vu  cette émission surprenante de France 24 diffusée le mardi 30 juin, rediffusée fin juillet (vue à ce moment là par deux vacanciers français au Maroc qui en sont restés ébahis) : Irak : le test du retrait ?

Dans cette émission, encore visible  actuellement sur le site de France 24, la journaliste de France 24 interroge le président des Républicains (US) en France et un ancien officier de l'armée angloricaine, Jean-François Angevin-Romey, d'origine française, dont la rigueur, la précision dans l'analyse et la dignité devraient être confrontées à la fourberie, la veulerie et à la pitoyable servitude des déclarations -aujourd'hui 5 septembre 2009- du député larbin "socialiste" Manuel Valls : Le député PS Manuel Valls a estimé dimanche qu'un départ de l'armée française d'Afghanistan "serait un signe d'abandon", mais a défendu la nécessité de "parler des missions" des soldats français dans ce pays, après la mort de deux d'entre eux dans une explosion survenue vendredi.

Afghanistan : "Partir de là-bas serait un signe d'abandon", a déclaré M. Valls sur France 2. "En même temps, il faut sans doute revoir les missions, en discuter avec nos principaux alliés, les Américains, les Anglais, mais ne donnons pas le signe d'un départ, je crois que pour le monde, son équilibre, cela serait un signe très négatif", a-t-il poursuivi... (dépêche AFP)

 M. Valls a affirmé qu'il fallait "soutenir les soldats français qui sont un peu partout dans le monde et en particulier en Afghanistan, et qui risquent tous les jours leur vie".  

Le député-larbin "socialiste" Valls en sait quelque chose, lui qui risque tous les jours sa vie sur le passage piétons qui l'amène à la Chambre des députés.         

Condensé des propos de Jean-François Angevin-Romey :

"Nous, occidentaux, infligeons aux autres peuples un traitement que nous n'avons jamais accepté pour nous.

"Nous n'avons aucun droit de rester sur un seul m2 de l'Irak.

 "La résistance irakienne est dans son droit face à l'envahisseur  et à ses collabos (il évoque Pétain à plusieurs reprises) comme l'a été la Résistance française en 40-44.

 "Il est normal que l'Iran aide la résistance irakienne comme les alliés ont aidé la résistance française.

 " Les USA, qui ont volé la République à l'Iran (élimination de Mossadegh) doivent lui demander pardon pour tous les maux dont ils sont la cause.

 "La guerre civile qui suivra le départ des USA sera, en Irak comme en Afghanistan, l'affaire des Irakiens et de personne d'autre (comme cela l'a été en France en 45) et en Algérie au départ des français.

  "La solution des problèmes avec le monde musulman est dans l'établissement de relations normales -en respectant leur dignité- avec les deux Etats incontournables de la région : l'Iran et la Russie.

Essayez d'imaginer de tels propos sur la place publique d'un quelconque "homme politique" français... Dès le lendemain, ce serait le lynchage unanime dans tous les merdia de France... 

 Il semble que, selon les deux vacanciers cités, certains passages de ses propos ont été coupés, notamment celui dans lequel il déclare que les deux Etats responsables du plus grand nombre de morts sur la planète depuis la fin de la guerre de 39-45 sont les USA et "le régime de Tel Aviv" !

 C.G.  

Mardi 30 juin 2009

Le retrait des forces américaines en Irak a commencé par le désengagement dans les zones urbaines. Un test qui arrive dans une période de regain de violence, 2 ans avant le retrait total.

http://www.france24.com:80/fr/20090630-retrait-forces-ame...


Grande-Bretagne

Les secrets du Dr Kelly .

 Le 17 juillet 2003, le Dr David Kelly, inspecteur en armement britannique, était découvert mort dans un bois près de son domicile, deux jours après avoir été interrogé par la Chambre des Communes sur son rôle dans la dénonciation des erreurs contenues dans le dossier du gouvernement de Tony Blair, justifiant l’entrée en guerre de la Grande-Bretagne contre l’Irak.

A l’époque de son « suicide », le Dr Kelly, expert en anthrax, s’apprêtait à écrire un livre où il révélait avoir prévenu Tony Blair qu’il n’y avait pas d’armes de destruction massive en Irak. Il devait y dévoiler un autre scandale : celui de ses contacts secrets avec l’Afrique du sud de l’apartheid en matière de guerre bactériologique.

A sa mort, ses documents et ordinateurs ont été saisis. Personne ne sait si une ébauche de l’ouvrage a été découverte et, si oui, ce qu’elle est devenue.

http://www.express.co.uk/posts/view/111971/Kelly-s-book-of-secrets

 

Otages en Irak : un corps remis par les Irakiens aux Britanniques

Les autorités irakiennes ont remis mercredi aux représentants du Royaume-Uni en Irak le corps d'un homme qui, selon elles, pourrait être celui d'un des otages britanniques enlevés à Bagdad en mai 2007, a annoncé le ministre des Affaires étrangères David Miliband.

"Les autorités irakiennes ont reçu plus tôt aujourd'hui un corps qu'elles pensent, sans pouvoir le confirmer pour le moment, être celui de l'un des otages britanniques capturés à Bagdad le 29 mai 2007", a indiqué M. Miliband dans un communiqué.

"Un processus est désormais en cours pour établir de manière urgente son identité",

Peter Moore, un consultant employé par l'entreprise américaine de management BearingPoint qui travaille en sous-traitance pour le gouvernement américain afin de relancer l'économie irakienne, a été enlevé avec ses quatre gardes du corps britanniques par 40 hommes portant des uniformes de police, au ministère des Finances à Bagdad, le 29 mai 2007.

Les gardes du corps travaillaient pour la société de sécurité canadienne Garda World.

En juin dernier, deux corps avaient été remis aux Britanniques et identifiés plus tard comme étant ceux des gardes du corps Jason Creswell, 39 ans, de Glasgow (Ecosse), et Jason Swindlehurst, 38 ans, de Skelmersdale (nord-ouest de l'Angleterre).

Fin juillet, Gordon Brown avait indiqué que les deux autres gardes du corps encore retenus -Alan McMenemy et Alec MacLachlan- étaient "très probablement" morts, estimant que le dernier otage était encore en vie.

M. Miliband a souligné mercredi soir que les autorités britanniques continuaient de penser que Peter Moore était "toujours vivant".

 02 septembre

http://www.romandie.com/infos/News2/090902210917.hcvvhgm5.asp



4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.

Les armées répugnent à donner des chiffres officiels

Pertes déclarée des occupants.

28-08

Deux soldats américains ont été tués dans la nuit de jeudi à vendredi par un engin explosif à l'est de Bagdad, c'est ce qu'a indiqué un communiqué militaire de l'occupation américaine.
L'attaque a eu lieu à 02H30 du matin (jeudi 23H30 GMT), précise le communiqué.
28/8

http://www.almanar.com.lb/

08-09

Quatre soldats américains tués :  la journée de mardi a été particulièrement meurtrière pour les troupes américaines opérant dans le pays.

Les quatre soldats américains ont été tués par l'explosion de bombes placées en bordure de routes, selon l'armée américaine.

La première bombe a explosé au passage d'une patrouille dans le sud de Bagdad, tuant un soldat américain.

Peu de temps après, une autre bombe a explosé dans le nord de l'Irak, également au passage d'une patrouille, tuant trois soldats américains.

AP

13-09

Quatre soldats americains ont été tués lors de combats dans la région de Riyadh, à 35 km au sud-ouest de Kirkouk, ont indiqué la police et l'armée.

Deux résistants ont aussi été tués.

AFP

 

Pertes des forces collaboratrice locales   - Province non précisée

27-08

L'explosion d'une voiture piégée en stationnement a  visé une patrouille de l'armée irakienne, a-t-on appris de même source. On ignorait dans l'immédiat si les victimes étaient des civils ou des militaires irakiens.

http://fr.news.yahoo.com/

29-07

Au moins quinze personnes ont été tuées et une trentaine d'autres blessées dans deux attaques dans le nord de l'Irak, a annoncé la police. Quatre policiers figurent au nombre de tués.

(ats )



Les combats par provinces

1-1 Bagdad

27-08

Plusieurs attaques à la voiture piégée ont été exécutées jeudi à Bagdad.

Les explosions ont fait au moins un mort et 19 blessés, selon des responsables de la police.

Les attentats visaient principalement des soldats irakiens déployés dans la capitale et dans une banlieue nord de Bagdad.

http://fr.news.yahoo.com/

27-08

Au cours des premières heures de la matinée, trois bombes fixées sur trois véhicules en stationnement ont sauté pratiquement au même moment à Azamiyah, quartier de Bagdad, blessant quatre policiers et deux civils, a rapporté un autre responsable de la police.

http://fr.news.yahoo.com/

27-08

Une explosion a visé une patrouille des forces de police à Rousafa, quartier est de Bagdad. Sept personnes ont été blessées, a-t-on appris d'une autre source policière.

http://fr.news.yahoo.com/

29-08

En milieu de matinée, une bombe posée en bordure de route a explosé au passage d'une patrouille de police dans le quartier chiite de Kamaliyah, dans l'est de la capitale. Aucun policier n'a été touché, mais un passant a été tué et quatre autres blessés, a indiqué un responsable policier.

http://fr.news.yahoo.com/

08-09

"Une bombe magnétique a été posée sous la voiture de Ali al-Boustani, directeur général de la Santé pour le district de Rousafa (centre de Bagdad)", ont affirmé ces sources.
Uncivil  Irakien a été tué et douze ont été blessés, dont le haut fonctionnaire du ministère dans l'explosion qui s'est produite dans l'est de la ville.
(Belga)

08-08

A Bagdad, un Irakien a été tué et douze ont été blessés, dont un haut fonctionnaire du ministère de la Santé, dans l'explosion d'une bombe dans le centre ville.

"Une bombe magnétique a été posée sous la voiture de Ali al-Boustani, directeur général de la Santé pour le district de Rousafa (centre de Bagdad)", a affirmé un source au ministère de l'Intérieur.

Le directeur a été blessé et un passant tué dans l'explosion qui s'est produite dans l'est de la ville.

http://www.romandie.com/ats/news/090908092024.eved3hxs.asp

16-09

La "zone verte", quartier administratif et diplomatique du centre de Bagdad, a été la cible de tirs de roquettes ou de mortiers mardi pendant la visite du vice-président américain Joe Biden.

L'un des projectiles a fait deux morts et cinq blessés, tous des civils irakiens, et deux autres se sont abattus près de l'ambassade des Etats-Unis sans toucher le bâtiment, a rapporté la police irakienne.

Joe Biden venait tout juste de s'entretenir avec Chris Hill, ambassadeur des Etats-Unis en Irak, et le général Ray Odierno, commandant du corps expéditionnaire américain.

On ignore où se trouvait le vice-président au moment des tirs, ses déplacements ayant été tenus secrets par mesure de sécurité.

Un correspondant de Reuters sur place a entendu une explosion pendant la conférence de presse de Chris Hill et Ray Odierno.

Les services de l'ambassade ont alors lancé un appel relayé par haut-parleurs pour sommer l'assistance de se mettre à couvert.

Reuters

Ross Colvin

Version française Guy Kerivel, Jean-Philippe Lefief et Nicole Dupont

http://fr.news.yahoo.com/4/20090916/twl-irak-usa-biden-38cfb6d_1.html


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23/09/2009

n°484 - Analyse de Palestine - 19-09 - : Début :- : Gaza l'assiégée par les grands de ce monde, Gaza la résistante, avait mis sa plus belle robe verte...

n°484 - Analyse de Palestine - 19-09 - : Début :- : Gaza l'assiégée par les grands de ce monde, Gaza la résistante, avait mis sa plus belle robe verte...



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



Analyse de Palestine

   N°484                                                     19-09

                                                                             C.De Broeder & M.Lemaire   

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire

1 Analyse

1-1 Paul-Éric Blanrue  : Sarkozy, Israël et les juifs.

Suite

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Gaza l'assiégée par les grands de ce monde, Gaza la résistante, avait mis sa plus belle robe verte...

2-2 Israël veut ramener les "juifs perdus" dans le droit chemin…

2-3 "Le gouvernement demande qu'on l'informe sur les juifs qui ne sont pas assez juifs".

2-4 Lettre d'un historien Italien à son Président.

2-5 Amira Hass : Comment Israël décide-t-il à qui délivrer des visas pour Ramallah ?

2-6 Bruxelles offre un tapis de fleurs à Tel Aviv.

Fin

3 Annexe

3-1 Pat WALSH : Pour que l’arbre ne cache pas la forêt : L’Irlande et la Dernière Croisade britannique pour reconquérir la Palestine.

3-2 Hesham Tillawi : L’occupation israélienne de l’Amérique.



1 Analyse

1-1 Paul-Éric Blanrue : Sarkozy, Israël et les juifs.

Liberté d’expression….

Article d'Alain Gresh : commentaires de Paul-Éric Blanrue

Voici,  mes commentaires (en rouge) à l'article d'Alain Gresh. J'en profite pour le remercier d'avoir brisé l'omerta dont mon livre est victime. (Paul-Éric Blanrue)

Sarkozy, Israël et les Juifs
Le livre que publient les éditions belges « Oser Dire », sous la signature de Paul-Eric Blanrue, Sarkozy, Israël et les Juifs, est intéressant à plus d’un titre. Il pose en effet à la fois le problème de la liberté d’expression, du rôle des communautés ou des lobbies en France, de la politique étrangère de Paris, etc.
Premièrement, la liberté d’expression. Ce livre, sorti en Belgique, n’a pas trouvé d’éditeur en France, et les principaux distributeurs ont refusé de le distribuer. Or, quoi qu’on pense de l’ouvrage, il n’a rien d’antisémite. Ce refus est d’autant plus stupide qu’il accréditerait l’idée que l’on ne peut critiquer Israël en France, ce qui est évidemment faux. De nombreux ouvrages très durs sur la politique israélienne, notamment sur l’expulsion des Palestiniens, ont été publiés en France par de grandes maisons d’édition ou de moins grandes, du livre d’Ilan Pappe, Le nettoyage ethnique en Palestine (Fayard) à celui de Dominique Vidal, Comment Israël expulsa les Palestiniens (1947-1949) (L’Atelier). La question du rôle des lobbies est plus « sensible » ; j’y reviendrai.
Il existe chez des éditeurs, chez des journalistes, une peur de certains sujets, une crainte dès que l’on aborde Israël et encore plus le « rôle des juifs ». On peut se demander si le livre de l’universitaire Israel Shahak, Le racisme de l’Etat d’Israël, publié en 1973 par les éditions Guy Authier, trouverait encore un éditeur. D’autant que l’ignorance et l’inculture, la mauvaise foi et le parti pris, se mêlent pour confondre antisémitisme et antisionisme. On occulte toute l’histoire complexe des rapports entre sionisme, judaïsme et antisémitisme et le rejet, pendant de longues décennies, par une majorité des juifs allemands ou britanniques, français ou des pays arabes, du projet sioniste (« Judaïsme, sionisme et fantasmes »). Et on identifie toute critique d’Israël à de l’antisémitisme plus ou moins voilé.
Les procès faits à Daniel Mermet ou à Edgar Morin, les campagnes médiatiques menées contre le dessinateur Siné, ont créé une atmosphère malsaine, une forme d’interdit (ce qui ne veut pas dire que ceux qui combattent cet interdit aient forcément raison : le cas de Dieudonné est exemplaire de ce point de vue...).

Mais les médias ne sont pas unanimes et on ne peut les analyser abstraitement. Durant la guerre de juin 1967, la presse française fut, massivement, favorable à Israël (en opposition à la position prise par le général de Gaulle). Sans revenir sur toutes les phases, on peut dire que les médias ont connu une évolution importante dans les décennies suivantes : ainsi, durant la première Intifada (1986-1993) (et même au début de la seconde), le point de vue des Palestiniens était largement repris et même entendu. Depuis quelques années, on assiste à un glissement en faveur d’Israël, moins à mon sens à cause du rôle supposé d’un lobby, mais parce que la position du gouvernement a évolué et que de nombreux journalistes (et intellectuels) lisent ce conflit à travers le prisme de « la guerre contre le terrorisme » et de la diabolisation de l’islam.

La thèse de Blanrue est exprimée dès les premières pages : « Israël est devenu hors de portée du débat démocratique. » Et il s’interroge : « La France est-elle devenue un pays sioniste ? »
Mais il n’explique pas bien ce que signifie le terme étrange de« pays sioniste » :
- est-ce l’acceptation de la légitimité de l’Etat d’Israël ? Mais, à ma connaissance, aucun gouvernement français depuis 1948, pas même celui du général de Gaulle, ne l’a remise en cause, pas plus qu’aucun grand parti (à l’exception, à certains moments, du Parti communiste) n’a contesté le sionisme comme mouvement de retour à la Terre promise. Qu’est-ce qui est donc nouveau aujourd’hui ?
- est-ce le refus de la critique de la politique de ce gouvernement israélien (ou des gouvernements successifs) ?
Le propos de l’auteur n’est pas très clair….


Commentaire Blanrue : Après avoir évoqué les débats tournant autour d’une question de vocabulaire (pp. 46-47 de ma deuxième édition, à savoir : peut-on encore parler de sionisme ou doit-on se contenter d’évoquer le post-sionisme comme le voudraient certains intellectuels ?, etc.), je donne (page 48) la meilleure définition, à mes yeux, du sionisme tel que je le perçois dans la société contemporaine : « Le sionisme d’aujourd’hui réside dans le fait de lier intimement son identité au destin de l’État juif. » J’ajoute (page 49) : « Ce lien particulier à Israël comme État juif, intrinsèque au sionisme, peut ou non se traduire par une action politique ou associative. En tout cas, il n’est pas rare qu’il donne lieu à un engagement public.

Dans la situation actuelle, le sionisme a même tendance à chercher à s’exprimer par tous les moyens. »
Ainsi, lorsque je déplore que la France de Sarkozy soit en train devenir un « pays sioniste », j’affirme qu’en liant notre destin à celui de l’État juif, Sarkozy nous soumet à des intérêts qui sont différents de ceux de la France ; en outre, j’estime qu’il tend à sacrifier la morale, la justice, le droit international et l’équilibre du monde à la « défense inconditionnelle de la sécurité » d’une chimère en déclin. Dans ma « note au lecteur », en guise de préambule, je déclarais : « Prônant désormais une défense inconditionnelle d’Israël (avec des réserves de circonstances), [Sarkozy] met en œuvre une politique qui est l’image inversée de celle du fondateur de la Ve République. » Il me semble que j’exprimais là le fond de ma pensée d’une façon qui ne saurait être plus claire. En se rangeant derrière Israël (et les États-Unis), la France sarkozienne a abandonné sa diplomatie équilibrée ; notre indépendance nationale est en péril ; la nouvelle doctrine de l’État est celle du « choc des civilisations », avec cette variante, non évoquée par Huntington, qu’on y considère désormais, à l’instar de Theodor Herzl, qu’Israël est un « avant-poste de la civilisation contre la barbarie ».

Blanrue, à juste titre, se refuse à utiliser le terme de « lobby juif » et lui préfère celui de « réseaux pro-israéliens », comme il l’explique longuement dans le premier chapitre. La communauté juive (même si cette terminologie elle-même est contestable) est divisée, partagée, malgré les tentatives de certains (notamment le Conseil représentatif des organisations juives de France, CRIF) de l’organiser en machine de soutien à l’Etat d’Israël. L’auteur affirme que le terme de « réseaux pro-israéliens » « [lui] paraît mieux refléter la réalité dans toute sa complexité, telle [qu’il va] la décrire ».
On trouvera dans ce livre des éléments intéressants sur l’appui de Nicolas Sarkozy au « communautarisme » (qu’il soit juif ou musulman d’ailleurs), sur sa sympathie à l’égard d’Israël, sa tendance à identifier tous les juifs et Israël : « Dois-je rappeler, écrivait le futur président de la République en 2004, l’attachement viscéral de tout juif de France à Israël, comme seconde mère patrie ? ». Et aussi, des confirmations sur les liens entre Sarkozy et les Etats-Unis. De ce point de vue, la nomination hier de la conseillère municipale de Paris Valérie Hoffenberg comme représentante spéciale de la France pour la dimension économique, culturelle, commerciale, éducative et environnementale du processus de paix au Proche-Orient est révélatrice : cette femme est directrice pour la France de l’American Jewish Committee (AJC), une des organisations juives américaines connues pour leur soutien inconditionnel à Israël. L’AJC joue un rôle actif pour transformer le CRIF en lobby sur le modèle américain.
Commentaire Blanrue : Une preuve de plus, soit dit en passant, que la France est en train de devenir un « pays sioniste ».
En revanche, l’auteur se trompe quand il attribue à Sarkozy le tournant de la politique étrangère française, notamment au Proche-Orient. Ainsi, la politique d’hostilité à l’égard de l’Iran et à son programme nucléaire fut inaugurée par Jacques Chirac et n’a connu aucun infléchissement avec l’arrivée à la présidence de Sarkozy. De même, le tournant en faveur d’Israël a été perceptible dès 2005, avec la visite d’Ariel Sharon à Paris. Certes, Sarkozy a renforcé ce soutien, mais pas de manière spectaculaire (lire « La voix brouillée de la France », Le Monde diplomatique, juin 2006).
Commentaire Blanrue :
1° Vis-à-vis d’Israël : le formidable virage pris par Sarkozy est à ce point évident qu’il a été salué comme tel à la fois par les plus éminents représentants du lobby pro-israélien et par Israël : en outre, il est sans équivoque revendiqué par le principal protagoniste de cette affaire ainsi que par ses affidés.

En août 2004, l’hebdomadaire juif américain Forward publiait un article mesurant l’influence croissante du lobby sioniste sur le territoire français ; parmi les noms cités figurait en bonne place celui de Nicolas Sarkozy.
En décembre de la même année, en visite en Israël, Sarkozy, ayant le président Chirac dans le viseur, déclarait à ses hôtes : « « Je sais que vous avez eu le sentiment qu’en France on restait trop insensible à votre souffrance et qu’à tout le moins vous n’aviez pas ressenti notre compassion ». Libération du 4 décembre 2006 commentait ainsi sa sortie : « Le message de Nicolas Sarkozy était simple : s’il est élu à l’Elysée, ce sera la fin du dogme gaulliste de ‘la politique arabe de la France’ ».
En 2006, à Washington, dans un autre discours public, Sarkozy s’en prenait de nouveau la politique étrangère de Jacques Chirac. Dans mon livre, citant un article… d’Alain Gresh (« Nicolas Sarkozy, Al-Qaida, Israël et le Proche-Orient », 25 mars 2007), j’ai rapporté la phrase d’Israel Singer, du Congrès juif mondial, qui soulignait que « les déclarations de Nicolas Sarkozy sur l’antisémitisme, la lutte contre l’islamisme et les positions en faveur d’Israël qu’il a rappelées au président George W. Bush, le terrorisme palestinien et du Hezbollah, ou sur l’Iran, sont telles qu’elles pourraient avoir été faites par un leader d’une d’organisation juive ». Ces paroles et ces jugements semblent, à tout le moins, corroborer ma thèse.
Une fois arrivé aux commandes, Sarkozy fut salué par Olmert en ces termes : « L’arrivée au pouvoir “ d’un ami évident ” est considérée comme “ un bienfait ” en Israël ». pour ma part, j’ajoute que, dans ces milieux, le prédécesseur de Sarkozy avait été appelé avec mépris « Chirac l’Arabe ».
Puis, Sarkozy ne fit que confirmer les espoirs que les pro-israéliens avaient placés en sa personne. Dans mon livre, je montre que la composition du gouvernement français ne s’explique réellement que si l’on saisit que, pour entrer dans ce gouvernement, il importe de partager les vues intimes du président sur Israël ; la condition est assurément nécessaire mais non suffisante, comme en témoigne le cas de Rachida Dati. Si Bernard Kouchner a été débauché du Parti socialiste, c’est, en outre, parce qu’il a été jugé plus « israélo-compatible » qu’Hubert Védrine (http://www.dailymotion.com/video/x1za0t_sarko-israel-kouchner-vs-vedrine_news) ; quant aux autres cas qui seraient à signaler dans la composition du gouvernement ou du Parlement, on en trouvera la liste exhaustive dans mon ouvrage.
La mise en chantier de l’Union méditerranéenne témoigne également de la volonté de Sarkozy de faire entrer Israël, considéré par lui comme un pays démocratique « comme les autres », dans l’Union européenne ; il s’agit là d’un processus dont les Français ne sont pas tenus informés.
Sarkozy est bel et bien reconnu, en particulier par ses alliés pro-israéliens, comme le président de la « rupture ». En novembre 2007, le nouveau président, à peine élu, s’est ainsi rendu aux États-Unis, en compagnie du président du CRIF, Richard Prasquier et de son ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner pour recevoir de l’American Jewish Committee (AJC) le Light Unto the Nations Award (Lumière Parmi les Nations), récompense prestigieuse réservée aux partenaires les plus méritants. Le trophée portait l’inscription suivante : « En admiration de votre inlassable promotion des valeurs démocratiques, des droits de l’homme, et de la paix, et en reconnaissance de votre amitié dévouée avec les États-Unis, Israël et le peuple juif ». À cette occasion, Richard J. Sideman, président national de l’AJC, a salué l’« incomparable vigueur et les principes rares » du président Sarkozy, non sans évoquer les défis communs et les menaces qui pèsent sur les « démocraties-soeurs » que sont les États-Unis, la France et Israël. La preuve était là, éclatante : la France, sous la conduite de son nouveau président, s’était engagée dans une toute nouvelle voie.
Faut-il ajouter encore qu’en 2008, pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, un président de la République acceptait d’être le président d’honneur du dîner annuel du CRIF ?
Avec ses propres mots, qui reflétaient sa qualité de représentante du lobby pro-israélien en France, la susnommée Valérie Hoffenberg nous confie très tranquillement la radicalité des changements intervenus sous la présidence Sarkozy : « Sarkozy s’est aperçu que la politique déséquilibrée pro-arabe de ses prédécesseurs et du Quai d’Orsay avait fait perdre toute influence de la France dans cette région ». (http://ajc.france.over-blog.com/article-24890251.html). C’est exactement là ce qu’on pense en Israël.
En janvier 2009, l’envoi de la frégate Germinal au large de Gaza, en coopération avec l’Égypte et Israël, pour briser la résistance palestinienne (qui, pendant ce temps, se faisait massacrer au phosphore, ainsi que des centaines d’enfants innocents), a illustré par l’horreur la rupture qui s’était ainsi produite au sein de la diplomatie française depuis 2007. Il est utile, à cet effet, de rappeler qu’en 2003 Ariel Sharon avait refusé de rencontrer Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, parce que celui-ci avait émis le désir de rencontrer Yasser Arafat à Ramallah. On mesure le chemin parcouru depuis lors.

2° Vis-à-vis de l’Iran : lorsque Bernard Kouchner, en septembre 2007, déclare qu’il faut se préparer « au pire » contre l’Iran, et que « le pire c’est la guerre », il nous fournit la preuve aveuglante qu’un dangereux virage vient d’être pris - un virage inspiré des principes de Sarkozy, qui, lors de son voyage aux États-Unis en septembre 2006, avait déclaré que, vis-à-vis de l’Iran, « toutes les options sont ouvertes ». A contrario, Dominique de Villepin, qui, comme je le rapporte, n’avait pas été spécialement tendre avec l’Iran dans son discours au dîner du CRIF (page 141 de ma seconde édition), a déclaré au sujet de la phrase lourde de conséquences de Kouchner : « Il ne s’agit pas aujourd’hui de préparer la guerre. Il faut au contraire se battre pour la paix. La guerre, ce n’est pas une option parmi d’autres, c’est un ultime recours et nous avons vu en Irak à quel point cela s’accompagne d’injustices, de souffrances et de grands malheurs. » Entre les deux hommes (et les deux politiques), il y a donc une réelle différence d’appréciation. L’un puise son inspiration dans des principes gaulliens, l’autre dans l’idéologie sioniste, qui tend à défendre Israël avant (ou en-dehors de) toute autre considération.
L’ouverture en mai 2009, par Sarkozy, de la base interarmes à Abou-Dhabi, dans les Émirats arabes unis, n’est pas non plus le fruit du hasard. Il s’agit la première base militaire française dans le Golfe. « La France montre ainsi qu'elle est prête à prendre toutes ses responsabilités pour garantir la stabilité dans cette région essentielle pour l'équilibre du monde », a déclaré le président. Il se trouve aussi que, géographiquement, les Émirats arabes unis font face à l’Iran.
Dois-je enfin rappeler la façon dont s’est comporté Nicolas Sarkozy lors de l’élection du président iranien ?
Si on ne peut échapper à un certain malaise en lisant ce livre, c’est qu’il semble parfois superficiel, multipliant les références tirées d’Internet (ce qui ne constitue pas plus une preuve qu’un simple article de journal) et qui ne sont pas toutes, loin s’en faut, pertinentes. Même s’il prend ses distances avec le bobard selon lequel Sarkozy aurait été recruté par le Mossad, faut-il consacrer deux pages au sujet ? Ou évoquer le dégraissage qui serait survenu dans les réseaux de renseignement français (les agents ciblés seraient les socialistes, les pro-arabes et ceux qui auraient découvert les relations de Sarkozy avec les néoconservateurs américains et certaines organisations sionistes !) à la suite de l’élection de Sarkozy, en s’appuyant sur une seule source ?
Commentaire Blanrue : Mon livre comporte environ 600 notes de bas de page pour 207 pages de texte. J’en ai conscience : par les temps qui courent, il s’agit là d’une rareté éditoriale ; l’appareil critique n’est plus en vogue car il passe pour ralentir la lecture. La tendance actuelle veut donc que l’auteur ne fournisse qu’un strict minimum de notes ; de leur empyrée, les éditeurs décident de ce que sera cette portion congrue, qu’ils définiront par rapport à la capacité intellectuelle qu’ils attribuent à leur lectorat ; on voit par là l’idée qu’ils ont d’un public qui les fait vivre. Peut-être voudra-t-on bien à ce compte me savoir gré à la fois de mon effort de pédagogie et de l’opinion que j’ai de mes lecteurs. Et puis, sait-on jamais, c’est peut-être au grand nombre et à l’exactitude de mes références que je dois d’être apparemment si peu attaquable. Serait-ce à cause d’elles que, jusqu’à présent, la grande presse n’a pipé mot ? Il faut dire qu’à chaque étape de mon développement, j’ai étayé de preuves toutes mes affirmations, toutes mes conclusions. Certes, il ne m’échappe pas que certaines organisations auraient préféré me voir publier une œuvre de caractère pamphlétaire, faiblement documentée, peu convaincante et par conséquent aisément blâmable, mais on comprendra que je n’ai pas voulu leur faciliter la tâche.
Quant à la qualité de mes notes, c’est à dessein que j’ai tenu à ce que la plupart d’entre elles renvoient à des articles provenant de la grande presse nationale et internationale, y compris, bien entendu la presse pro-israélienne. J’ai évité les sites internet marginaux ou inconnus du grand public. Si certains des journaux que je cite possèdent un site internet ouvert au public, c’est évidemment vers ce lien virtuel que j’ai préféré renvoyer le lecteur afin qu’il puisse ainsi vérifier par lui-même l’information que je lui fournissais ; mais, dans ce cas, il ne s’agit pas de ce qu’on peut appeler une « référence internet » : c’est une référence journalistique reproduite sur le net ; la nuance me paraît de taille. Maintes fois, également, je renvoie à des discours ou à des articles archivés sur des sites que tiennent des organisations sionistes ; l’accès en est facile et nul ne m’en récusera le contenu. Je renvoie enfin à des vidéos postées sur youtube et dailymotion, ce qui permet au lecteur de visualiser certains discours, peu connus, prononcés par nos dirigeants. Je m’étonne que le directeur-adjoint du Monde diplomatique, qui tient lui-même un blog, s’en offusque et en vienne à écrire que mes références « semblent parfois superficielles ». Gresh, en particulier, regrette que je ne fournisse qu’une seule référence en ce qui concerne les changements intervenus dans le monde du Renseignement depuis l’élection de Sarkozy. C’est pourtant le seul cas où il devrait le tolérer, car il se trouve que cet univers est peu porté à la publicité. Je m’étonne de son étonnement : en bon journaliste qu’il est, Gresh devrait savoir qu’il y a des sources que l’on ne cite pas, et encore moins dans ce domaine ; ainsi le veut l’un des principes du métier. Mon enquête, en tout cas, n’a fait que confirmer la référence que je mets sur la table : nous vivons une épuration de l’ombre. Je suis rejoint sur ce point par Aymeric Chauprade, professeur de géopolitique au Collège interarmées de Défense (on connaît le sort qui lui a été réservé par son ministre de tutelle, Hervé Morin), qui a dernièrement déclaré, lui aussi, que « la France est en train de vivre une épuration douce et sourde de tous ceux dont la pensée va à l'encontre des intérêts d'Israël et des États-Unis. Cela peut paraître difficile à croire, mais c'est pourtant la vérité. Qu'il s'agisse de gens de gauche ou de la droite conservatrice, tous ceux qui « tombent » ont un point commun : leurs analyses ne vont pas dans le sens des intérêts américains et israéliens. » (http://www.silviacattori.net/article883.html) J’espère que, dans l’estimation de mon livre, Gresh prendra cette déclaration de Chauprade en considération.
Le livre fourmille toutefois de citations et de déclarations intéressantes et est accablant pour la politique menée par le CRIF et son actuel président, Richard Prasquier, qui, après avoir identifié « la communauté juive » et toutes les actions du gouvernement israélien s’étonne que, dans l’esprit de certains, se créent des amalgames « juifs = Israël ».
Quand Richard Prasquier affirme que 95% des juifs français sont derrière l’armée israélienne dans son offensive contre Gaza, il importe le conflit en France et le réduit à un conflit communautaire. Jean-François Kahn peut, à juste titre, dénoncer cette affirmation comme antisémite.
J’ai pu constater les mêmes dérives en Afrique du Sud :
« Quant à la direction des organisations juives (sud-africaines), elle a, dans un communiqué, proclamé son “ferme soutien à la décision du gouvernement israélien de lancer une opération militaire contre le Hamas à Gaza”. Elle s’indignera, quelques jours plus tard, que son propre amalgame entre juifs et Israël ait provoqué des appels antisémites sur Internet pour le boycott des magasins juifs – appels fermement condamné par le gouvernement, l’ANC, des intellectuels musulmans et les organisations de soutien au peuple palestinien. » (« Regards sud-africains sur la Palestine », Le Monde diplomatique, août 2009, en kiosques.)
Cette ambiguïté entre juifs, sionistes, Israël, est ainsi entretenue à la fois par les vrais antisémites et par les partisans inconditionnels d’Israël. L’auteur cite ici Jean Bricmont : « Il ne faut pas oublier que la politique israélienne se fait au nom d’un Etat qui se dit juif, et qu’elle est fortement soutenue par des organisations qui disent représenter les juifs (à tort ou à raison). Comment espérer éviter, dans ce climat, que beaucoup de gens ne deviennent antijuifs ? C’est en demander un peu trop à la psychologie humaine. » Mais ce n’est pas trop en demander aux intellectuels et aux responsables politiques : parce que l’antisémitisme, comme toute forme de racisme, est inacceptable ; parce que les dérapages antisémites sont les meilleurs alliés du gouvernement israélien qui cherche à créer un signe d’égalité entre critique de la politique israélienne, refus du sionisme et antisémitisme.
Dans le débat sur le rôle du lobby pro-israélien aux Etats-Unis, Blanrue fait un faux procès à Noam Chomsky, l’accusant d’être intimidé quand il s’agit de critiquer Israël. Non seulement il semble ignorer la production de Chomsky sur la question, mais il ne comprend pas le sens du débat qui divise la gauche radicale américaine. L’argument de Chomsky, et d’autres intellectuels radicaux comme Joseph Massad, est que la politique américaine répond, avant tout, aux intérêts des Etats-Unis (ou plutôt de sa classe dirigeante) et qu’il serait absurde de croire que le lobby serait capable d’imposer une stratégie contraire à ces intérêts (lire « Débat sur le rôle du lobby juif aux Etats-Unis »).

Commentaire Blanrue : Je suis d’assez près la production politique de Chomsky. Je maintiens que sa réaction au livre de Mearsheimer et Walt sur le lobby pro-israélien aux États-Unis n’est guère rationnelle, même si on analyse la situation en termes de classes. Ma réaction à ses déclarations est identique à celle du sociologue américain James Petras, que je cite dans mon livre : « En dépit de sa réputation respectable, que lui doivent son instruction, sa dissection par le menu et sa dénonciation de l’hypocrisie des régimes américain et européens, ainsi que la finesse de son analyse des tromperies intellectuelles des apologues de l’impérialisme, ces vertus analytiques disparaissent totalement lorsqu’il s’agit de discuter de la genèse de la politique étrangère américaine au Moyen-Orient, etc. »
Affirmer, comme le fait Chomsky, que le lobby pro-israélien aux États-Unis est une « étiquette vide », et cela sous prétexte que les États-Unis ne feraient que suivre les intérêts de leur classe dirigeante, me paraît tout simplement contraire à la vérité. Peu m’importe la part de théorie qui lui inspire ses déclarations : la théorie doit se plier aux faits ; l’inverse est inacceptable. Il n’est pas question pour moi de dire ici que le lobby pro-israélien décide « de tout » aux États-Unis, pas davantage qu’en France. Nul ne prétendra non plus que les États-Unis n’ont pas d’intérêts stratégiques à défendre au Moyen-Orient, au contraire. Mais quel rôle réel joue Israël dans la défense des intérêts américains ? Dans Après l’Empire (Gallimard, 2002), Emmanuel Todd écrit : « Peut-on sérieusement envisager une armée israélienne contrôlant les puits de pétrole d’Arabie saoudite, du Koweït et des Émirats, elle qui n’a pas été capable de tenir sans pertes importantes le Sud Liban autrefois et la Cisjordanie aujourd’hui ? » Songeons-y.
Mais je ne vais pas récrire ici le livre des deux chercheurs américains ; selon moi, sa lecture doit suffire à emporter l’adhésion du lecteur non endoctriné.
Dans son chapitre de conclusion, Blanrue revient sur la polémique qui a suivi la publication par Time Magazine (21 novembre 2007) d’un dossier sur la mort de la culture française. Il met en avant la citation de Christophe Boïcos, conférencier d’art, expliquant : « Beaucoup d’artistes français se sont créés en opposition au système d’éducation. Romantiques, impressionnistes, modernistes – tous étaient des rebelles contre les valeurs académiques de leur temps. » Ces voix dissidentes n’ont pas disparu, mais elles sont absentes des grands médias et remplacées par les élucubrations de Bernard-Henri Lévy, Alain Finkielkraut ou André Glucksmann... Mais la dissidence, contrairement à ce que dit Blanrue, n’est pas non plus dans l’appel de l’association Liberté pour l’histoire, qui se serait constituée contre « le climat de terreur » qui régnerait en France et contre les lois mémorielles. Là aussi, l’auteur ignore le débat qui se déroule en France, et que le livre remarquable que vient de publier la grande historienne de l’Afrique Catherine Coquery-Vidorvitch, Enjeux politiques de l’histoire coloniale (Agone, 2009), permet de comprendre.
Commentaire Blanrue : Les lois mémorielles sont un révélateur. Je ne prétends pas que la dissidence se situe dans le camp de l’association Liberté pour l’Histoire. Je maintiens en revanche qu’un pays qui légifère en histoire est gravement malade. Il est fort beau de vouloir libérer, de par le monde, les peuples opprimés, à commencer par le peuple palestinien. Mais quelle chance avons-nous d’y parvenir si, pour commencer, nous sommes incapables de nous libérer nous-mêmes de nos prisons mentales ? Le combat pour la liberté et contre l’oppression commence chez nous.

En conclusion, un livre qui mérite le débat, et non un interdit de fait.
Commentaire Blanrue : Je souscris entièrement à cette formule. Il serait intéressant de se demander pourquoi mon livre est « interdit de fait » dans mon propre pays, alors que je suis porteur d’une contribution susceptible de faire prendre conscience aux Français que nous empruntons, depuis l’élection de Sarkozy, un chemin contraire à notre tradition la plus haute.

Source : Paul-Eric Blanrue

Samedi 29 août 2009
http://sarkozyisraeletlesjuifs.blogspot.com/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Paul-Eric_Blanrue.290809.htm

n°484 - Analyse de Palestine - 19-09 - : Suite :- : Gaza l'assiégée par les grands de ce monde, Gaza la résistante, avait mis sa plus belle robe verte...


n°484 - Analyse de Palestine - 19-09 - : Suite :- : Gaza l'assiégée par les grands de ce monde, Gaza la résistante, avait mis sa plus belle robe verte...



Analyse de Palestine

   N°484                                                     19-09

                                                                             C.De Broeder & M.Lemaire   

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Gaza l'assiégée par les grands de ce monde, Gaza la résistante, avait mis sa plus belle robe verte...

2-2 Israël veut ramener les "juifs perdus" dans le droit chemin…

2-3 "Le gouvernement demande qu'on l'informe sur les juifs qui ne sont pas assez juifs".

2-4 Lettre d'un historien Italien à son Président.

2-5 Amira Hass : Comment Israël décide-t-il à qui délivrer des visas pour Ramallah ?

2-6 Bruxelles offre un tapis de fleurs à Tel Aviv.



2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

2-1 Gaza l'assiégée par les grands de ce monde, Gaza la résistante, avait mis sa plus belle robe verte...

La Résistance affronte une centaine de membres d’un groupuscule connu sous le nom de « Jund Ansar Allah ».
Oui, mesdames et messieurs, Gaza la Résistante, assiégée depuis plus d’un an par la terreur sioniste et les Grands de ce monde, ainsi que par la Collaboration Arabe, Gaza privée de la moindre ressource lui permettant d'affronter maladies, souffrances, manque d’alimentation, destructions perpétrées par le terrorisme sioniste, pollutions de toutes sortes, avait mis ce jour là sa plus belle robe verte pour affronter cette fois-ci la terreur enfantée par cette logique dite « Choc des Civilisations », logique conçue et propagée par les mêmes Grands de ce monde dans tous les pays de l’extrême et du moyen orient, en vue d’y étouffer ou d’y écraser tout esprit ou acte de résistance.
Encore une fois, Gaza montre aux peuples son vrai visage à la fois d’amour et de résistance.
Qu’attendons-nous alors pour passer directement à l’action en vue de briser le siège le plus absurde et le plus inhumain ?
Qu’attendons-nous pour exiger de ces Grands de ce monde la reconnaissance de la Résistance en Palestine occupée ?
Comment, dirons-nous ?
1- Par l’élargissement dans tous les domaines des activités humaines le boycott de l’entité sioniste et son durcissement ;
2- Par notre
désobéissance Civile si le boycott n’apporte pas ses fruits et si l’ONU reste inerte face au terrorisme des dirigeants sionistes.

NOS CRIS NE SUFFISENT PLUS, LE TEMPS EST A L'ACTION DIRECTE
SOYONS TOUS DES HAMAS,
VIVE LA PALESTINE LIBRE.

15 août 2009


2-2 Israël veut ramener les "juifs perdus" dans le droit chemin…

 Les autorités israéliennes ont lancé une campagne intitulée Masa ("voyage") dont le message est pour le moins étonnant : elle demande aux Israéliens de dénoncer les juifs expatriés qui courent le danger... de se marier avec un ou une non juif(-ve). 

Les responsables de cette campagne, lancée le 2 septembre, affirment avoir déjà reçu plus de 200 appels. Les gens laissent les noms, numéros de téléphone, comptes Facebook et Twitter des "juifs perdus". La plupart vivent en France, aux États-Unis et en Nouvelle-Zélande. 

Contributeurs

Roi Ben-Yehuda

Traduction par "auc1" sur YouTube.

“Est-ce que vous connaissez un jeune juif vivant à l’étranger?”

VISIONNER LA VIDEO EN CLIQUANT SUR LE LIEN :

http://observers.france24.com/fr/content/20090904-israel-veut-ramener-juifs-perdus-droit-chemin-diaspora-mariage-interreligieux


2-3 "Le gouvernement demande qu'on l'informe sur les juifs qui ne sont pas assez juifs".

Au Moyen-âge, les inquisiteurs poussaient les gens à dénoncer les individus qui étaient 'secrètement' juifs. Aujourd'hui, le gouvernement israélien, en coopération avec l'Agence juive [organisation religieuse], demande qu'on l'informe sur les juifs qui ne sont pas assez juifs.

Cette triste vidéo ( ci en haut), s'enracine dans le principe sioniste - complètement anachronique - de shlilat ha'galut (rejet de la diaspora), demande aux juifs de retrouver leurs 'enfants perdus', à savoir ceux qui auraient contracté un mariage interreligieux, pour les envoyer en séjour prolongé en Israël.

Roi Ben-Yehuda

Roi Ben-Yehuda est israélien. Il vit à New York.

04/09/2009

http://observers.france24.com/fr/content/20090904-israel-veut-ramener-juifs-perdus-droit-chemin-diaspora-mariage-interreligieux

 

Commentaires

A ceux qui prétendent qu’il ne s’agit pas d'une affaire de race...

Comment expliquez-vous alors :

- que les juifs russes notamment obtiennent le passeport et la citoyenneté Israélienne en un 1/4 d'heure... alors qu'ils ne connaissent rien à la Torah et ne sont souvent même pas circoncis ?

C'est parce qu'ils bénéficient de la "LOI DU RETOUR ".

En Israël de nombreuses agences font des PRÉLÈVEMENTS ADN pour prouver que l'on est juif dans le cadre des demandes de citoyenneté... Une sorte de certificat "d' aryannité."

Sachez en outre :
- qu'un juif ne peut épouser un nom juif sur le sol d'Israël.

- que la Conversion au judaïsme est très mal acceptée et toujours entravée.

- que le Baptême chrétien des juifs (de sang) est considéré par les rabbins comme "NUL et NON AVENU"

- Les arabes Israéliens roulent avec une plaque d'immatriculation de couleur différentes des juif Israéliens et ne peuvent pas creuser de puits dans leur propriété car l'EAU est JUIVE, par décret.

Désolé de vous décevoir, mais pour l'état d'Israël et l'agence juive,"être juif", c'est avant tout une histoire de race, de sang.

Des noirs Africains juifs, dites-vous ?
C'est parce qu'ils ont du SANG JUIF, justement. Ils descendent d'une des 12 anciennes tribus d'Israël. Comme tous les Séfarades, qui n'ont pratiquement jamais mêlé leur sang "impur" avec des goyims (ou "gentils") depuis la Diaspora, à travers les âges et les nations.
Seuls les Ashkénazes sont d'un autre creuset racial (une peuplade du Kazahr s'étant convertie au 12e siècle) mais ils sont depuis admis comme juifs et sont désormais la majorité, d'ailleurs.

Je vous rappelle que les Nazis se sont directement inspirés des lois Talmudiques pour établir les LOIS de NUREMBERG. Eh oui, chez les juifs, ces PROTO-NAZIS, et maintenant ces POST-NAZIS, on ne mêle pas son sang juif avec celui d'un non-juif, que l'on pratique ou non le judaïsme.
FREUD n'est-il pas considéré par les juifs comme un membre éminent de la diaspora, alors qu'il n'était en rien religieux ? Les exemples sont légions... Je vous les épargne.

ISRAEL : le seul pays où la race et la religion sont inscrites sur le passeport.

http://observers.france24.com/fr/content/20090904-israel-veut-ramener-juifs-perdus-droit-chemin-diaspora-mariage-interreligieux


2-4 Lettre d'un historien Italien à son Président.

Il se trouve que je suis chercheur en histoire du sionisme.

C’est donc sur la base de mes études sur cette idéologie politique que je vous écris. Je vous rappelle quelques faits : le premier de tous est la collaboration des sionistes (de droite et de gauche) avec les antisémites, avec le fascisme et le nazisme. Il s’est agi d’une collaboration longue et extrêmement dommageable pour les Juifs non sionistes (qui étaient alors la très grande majorité). Pour incroyable que cela paraisse, la collaboration des sionistes avec les fascistes, les nazis et les antisémites, historiquement documentée, se fondait sur une logique d’échange criminelle aux dépens des Juifs. Les sionistes ont appuyé les régimes fascistes et antisémites avant et pendant la seconde guerre mondiale, demandant en échange de leur permettre d’amener les Juifs en Palestine pour réaliser leur projet colonial. Les juifs qui n’acceptaient pas d’émigrer en Palestine ont été abandonnés à leur destin. Les antisémites étaient bien contents de se libérer des Juifs de cette manière. Il n’est pas vrai que les antisémites sont des antisionistes comme vous le soutenez mais c’est le contraire, exactement. Vous ne mettrez pas en doute, j’espère, les mots de l’écrivain israélien Yehoshua qui a déclaré il y a quelques années :
«
Les gentils ont toujours encouragé le sionisme, en espérant qu’il aurait aidé à se libérer des Juifs qui vivaient parmi eux. Aujourd’hui aussi, de façon perverse, un véritable antisémite doit être un sioniste ».
L’écrivain israélien oublie cependant de dire que même les sionistes, de façon perverse, ont encouragé les antisémites afin qu’ils éloignent les Juifs de leurs pays et les remettent aux activistes sionistes prêts à les emmener dans les colonies en Palestine. Un véritable sioniste est un ami des antisémites.
Cet aspect honteux de l’histoire du sionisme débute avec son fondateur même, Theodor Herzl.

En août 1903, Herzl se rendit en Russie tsariste pour une série de rencontres avec le Conte Von Plehve, ministre antisémite du tsar Nicolas II, et Witte, ministre des Finances. Les rencontres eurent lieu moins de 4 mois après l’horrible pogrom de Kichinev, dont était directement responsable Von Plehve. Herzl propose une alliance, fondée sur le désir commun de faire sortir la plus grande partie des Juifs russes de Russie et, à plus brève échéance, d’éloigner les juifs russes du mouvement socialiste et communiste.

Au début de la première rencontre (le 8 août), Von Plehve déclara qu’il se considérait comme « un ardent soutien du sionisme ». Quand Herzl commença à décrire l’objectif du sionisme, le Conte l’interrompit en affirmant : « Vous parlez à un converti ».

Dans une rencontre ultérieure avec Witte, le fondateur du sionisme s’entendit déclarer ouvertement par celui-ci : « J’avais l’habitude de dire au pauvre empereur Alexandre III : « s’il était possible de noyer dans la Mer Noire six ou sept millions de juifs, j’en serais parfaitement satisfait ; mais ce n’est pas possible : alors nous devons les laisser vivre ». Et quand Herzl dit espérer quelque encouragement du gouvernement russe, Witte répondit : « Mais, nous, nous donnons aux Juifs les encouragements à partir, par exemple des coups de pieds au derrière ».
Le résultat des rencontres fut la promesse de Von Plehve et du gouvernement russe d’«un appui moral et matériel au sionisme le jour où certaines de ses actions pratiques serviraient à réduire la population juive en Russie ». « Si nous (sionistes) - disait Jacob Klatzkin - n’admettons pas que les autres aient le droit d’être antisémites, alors nous nous refusons à nous-même le droit d’être nationalistes. Si notre peuple mérite et désire vivre sa propre vie nationale, il est naturel qu’il se sente un corps étranger obligé de vivre dans les nations parmi lesquelles il vit, un corps étranger qui insiste pour avoir son identité propre et distincte, et que, pour cela, il est contraint de réduire la sphère de sa propre existence. Il est juste, donc, qu’eux (les antisémites) luttent contre nous pour leur propre intégrité nationale. Au lieu de construire des organisations pour défendre les Juifs des antisémites qui veulent limiter nos droits, nous devons, nous, construire des organisations pour défendre les Juifs de nos amis qui désirent défendre nos droits ».
Ces mots, et l’attitude en conséquence des sionistes, ont à coup sûr donné de précieux arguments aux Nazis qui soutenaient justement que les Juifs étaient une nation étrangère à l’intérieur de leur nation.
« Pour les sionistes - affirmait sans vergogne Harry Sacher, un sioniste anglais - l’ennemi est le libéralisme ; celui ci est l’ennemi pour le nazisme ; donc, le sionisme devrait avoir beaucoup de sympathie et de compréhension pour le nazisme, dont l’antisémitisme devrait probablement être un aspect passager ».
Ce n’est pas seulement de l’aveuglement politique, c’est de la collaboration criminelle avec l’ennemi des Juifs. Et vous, Président, vous voulez fermer les yeux sur cet aspect de l’histoire du sionisme ?

Je vous rappelle ensuite que les nazis répondaient très positivement aux offres des sionistes comme le montre ce passage d’une de leurs circulaires :
« Les membres des organisations sionistes, étant donné leurs activités dirigées vers l’émigration en Palestine, ne doivent pas être traités avec la même vigueur qui est par contre nécessaire envers des membres des organisations juives allemandes (c’est-à-dire les assimilationnistes) ».
Et Reinhardt Heyndrich, chef des Services Secrets de la SS déclarait :
« Le moment ne peut plus être loin, désormais, où la Palestine sera de nouveau en mesure d’accueillir ses fils qu’elle avait perdus depuis plus de mille ans. Que nos bons vœux et notre bienveillance officielle les accompagnent ».
La colonisation de la Palestine était bien vue par les Nazis. Entre colonialistes, on s’entend. Ceci pour vous rappeler que les Nazis, avec l’aide consciente des sionistes, n’ont touché que les Juifs qui entendaient vivre dans les pays dans lesquels ils étaient nés et ne voulaient pas se rendre responsables de l’occupation de la Palestine et de l’inévitable chasse aux Palestiniens qui s’ensuivrait. Ces victimes juives n’étaient pas sionistes, tout au plus étaient-elles assimilationnistes ou antisionistes. Après l’Holocauste, l’Occident n’a rien fait d’autre que récompenser les sionistes en leur remettant la terre des Palestiniens, et en faisant payer à qui n’avait commis aucune faute, le prix élevé de l’extermination des Juifs qui était advenue par la responsabilité directe de certains pays européens et par la veulerie de certains autres, ainsi que par la folie du plan sioniste. La collaboration entre sionistes et Nazis a été possible aussi, au-delà de l’aspect pratique de la volonté commune d’amener les Juifs en Palestine, parce que l’idéologie sioniste et celle nazie avaient un point en commun, comme le reconnaît le sioniste juif Prinz : « Un état construit sur le principe de la pureté de la nation et de la race (c’est-à-dire l’Allemagne nazie) ne peut qu’avoir du respect pour ces Juifs qui se voient eux même de la même manière ».
Ce même personnage se rendait compte de la situation paradoxale qui survenait, et admettait :
« Pour les sionistes c’était très malaisé d’opérer. C’était moralement embarrassant d’avoir l’air d’être considérés comme les fils préférés du gouvernement nazi, en particulier justement au moment où il liquidait les groupes de jeunesse (juifs) antisionistes, et semblait favoriser par d’autres voies les sionistes. Les Nazis demandaient « un comportement sioniste de façon plus cohérente ».
Et cependant la collaboration continua. Ce fut une collaboration multiforme que je reconstruis dans mon essai « La natura del sionismo ».
Je veux vous rappeler, pour terminer, l’invitation de Dav Joseph, chef de district de l’Agence Juive, qui, à la fin de l’année 1944, quand les Juifs mouraient par centaines de milliers dans les camps, parlant aux journalistes sionistes en Palestine qui étaient préoccupés par les nouvelles des massacres, les mit en garde contre :
« la publication de données qui exagèrent le nombre des victimes juives, parce que si nous annonçons que des millions de Juifs on été massacrés par les Nazis, ils nous demanderont ensuite, avec raison, où sont les millions de Juifs pour lesquels nous revendiquons une patrie quand la guerre sera finie ».
Ceci peut suffire, mais j’ai la hardiesse, Monsieur le Président, de vous conseiller d’approfondir l’argument.
L’histoire du sionisme est une histoire criminelle, il n’est donc pas surprenant que les sionistes et l’Etat sioniste continuent à traiter les Palestiniens de façon si barbare.

Mais ma préoccupation va au-delà de la très triste situation du peuple palestinien que tout le monde semble oublier.
Sincèrement, Monsieur le Président, voulons-nous finir comme les Etats-Unis en Irak ?

Aujourd’hui, des personnages importants aux Usa comme l’ex président Jimmy Carter, ou les chercheurs universitaires Mersheimer et Walt, s’efforcent d’ouvrir les yeux à leurs compatriotes sur les conséquences de cette politique extérieure aveugle, élaborée à Tel-Aviv et dans les cercles des néo- conservateurs sionistes de Washington, que les Etats-Unis conduisent au Moyen-Orient.

Croyez-vous que la guerre en Irak ait été faite en raison des armes de destruction de masse de Saddam Hussein ?

Pour la menace que l’Irak représentait pour l’Occident ?
Pour l’exportation de la démocratie ?

Pour les intérêts pétroliers étasuniens ?

Beaucoup de gens soutiennent cette dernière hypothèse (les autres se sont misérablement écroulées). Mais le pétrole ne s’achète-t-il pas sur le marché ?

Et puis, à combien reviendrait- il si nous devions faire une guerre à chaque pays producteur ?
Monsieur le Président, la guerre a été faite pour éliminer un rival possible d’Israël, et pour consolider la domination sioniste au Moyen-Orient.

Maintenant Tel-Aviv invite l‘Occident à détruire l’Iran, et achète tout le monde en faisant comprendre que si nous ne le faisons pas, nous, ce sera justement Israël qui le fera.

Comment ?

En envahissant l’Iran ?

Non, Président, nous savons tous qu’Israël aurait recours aux armes nucléaires.
Les étasuniens sont en train de réaliser, à leurs dépens, ce que veut dire s’être laissé embourber dans une guerre absurde en Irak pour les intérêts d’Israël. Voulons-nous vraiment nous laisser entraîner dans la guerre nucléaire contre l’Iran ? Prenez exemple sur l’ex président Carter et dénoncez l’Apartheid d’Israël. Si vous ne voulez pas le faire vous-même, laissez quelqu’un d’autre, pour le bien de l’humanité, des Juifs et des Palestiniens, continuer à dénoncer le sionisme et se batte pour un Etat unique, démocratique, pacifique en Palestine, pour tous ses habitants, en n’excluant personne.
Monsieur le Président,
Vous ne vous souviendrez pas de moi, et pourtant nous nous sommes rencontrés et nous nous sommes parlé. Ce fut en de tristes circonstances. Il y a quelques années, à l’aéroport de Fiumicino. Vous, représentant votre parti, vous veniez apporter votre solidarité à ma sœur Marisa qui, près avoir participé à une manifestation pacifiste à Jérusalem, uniquement parce qu’elle regardait, de derrière la vitre de son hôtel, les policiers israéliens qui massacraient un enfant Palestinien dans la rue, perdit un œil quand, d’un canon à eau portant l’étoile de David, on tira un jet si violent qu’il brisa la vitre et lui envoya un éclat de verre dans l’œil. Vous veniez alors apporter vos salutations à ma sœur qui avait payé pour défendre les droits et la dignité des Palestiniens. Aujourd’hui avec votre déclaration inacceptable, vous accusez les antisionistes dont nombre d’entre eux sont Juifs, qui se battent pour un Etat démocratique en Palestine, en les mettant dans le même cloaque que les antisémites.
Je crois, Monsieur le Président, que les sionistes sont arrivés à vous faire pire encore que ce qu’ils ont fait à ma sœur.

Chez vous, ils sont arrivés à aveugler non pas un mais les deux yeux !
Salutations distinguées.

01 septembre 2009

http://nasr-moqawama.blogspot.com/


2-5 Amira Hass : Comment Israël décide-t-il à qui délivrer des visas pour Ramallah ?

Sven Ouzman, un archéologue de 39 ans d’Afrique du Sud, a enfreint six fois les conditions de son visa « Autorité palestinienne seulement » en empruntant involontairement, et faute de choix, des routes sous contrôle israélien entre les enclaves de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie.

Ouzman, qui assistait à une conférence du Congrès archéologique mondial à Ramallah le mois dernier, était en retard pour une conférence qu’il devait donner le 9 août au soir. Il était arrivé au Pont Allenby le samedi matin 8 août, après être passé par le contrôle des passeports du côté jordanien et avoir pénétré dans la zone sous contrôle israélien ; toutefois, les employés de l'Autorité des aéroports d’Israël ont exigé qu’il revienne le lendemain. Quand il leur a demandé pourquoi « ils ont été très grossiers et ont refusé de répondre », a dit Ouzman par téléphone cette semaine depuis l’Afrique du Sud.

Des connaissances lui ont dit plus tard qu’un tel arbitraire est la norme du côté israélien. Ouzman est rentré à Amman pour la nuit. Le lendemain matin il a passé 2 heures du côté jordanien et puis 9 heures du côté israélien. « C’est alors qu’a commencé un long processus : va là-bas, viens ici, beaucoup de questions que je trouvais blessantes et de longues attentes, surtout des attentes », dit Ouzman.

Ouzman est professeur au département d’ethnographie et d’archéologie de l’université de Pretoria et enseigne également l’archéologie en prison. Il a dit qu’ au passage du Pont Allenby, il a repensé à une leçon d’anthropologie qu’il avait apprise à l’occasion de ses cours en prison, à savoir que les autorités cassent intentionnellement la monotonie et crient sur les prisonniers pour les désorienter. Il suggère que c’est la même chose que ce qu’il a vécu à la frontière contrôlée par Israël.

« Ils sont tous très jeunes. Vous vous demandez quelle formation ils ont reçue ; vous ne pouvez pas vous fâcher sur eux, ils ne font qu’obéire aux ordres .»

À un moment donné, Ouzman a montré aux fonctionnaires du Pont Allenby son invitation à la conférence d’archéologie et leur a donné le numéro de téléphone d’un des organisateurs, Adel Yahya de Ramallah. Les employés ont appelé Yahya et lui ont demandé la liste des participants à la conférence. Dix conférenciers (sur environ 20) étaient arrivés via Allenby, dont trois de nationalité turque. Deux des ressortissants turcs se sont vu refuser le passage, a dit Yahya et le troisième a reçu un visa « Autorité palestinienne seulement ». Un conférencier portugais invité a également reçu le tampon « Autorité palestinienne seulement ». Ces deux personnes, de même qu’Ouzman, n’ont pas pu participer à la visite de Silwan à Jérusalem guidée  par l’archéologue Rafi Greenberg.

La question d’Haaretz pourquoi certains visiteurs reçoivent des visas ordinaires, tandis que d’autres reçoivent le visa estampillé « Autorité palestinienne seulement » est restée sans réponse.

Ouzman a abrégé son voyage de deux jours à cause de son visa restrictif. Toutefois, dans certains cas, le dommage est beaucoup plus important : le visa "Autorité palestinienne seulement" a ruiné le travail de recherche de L., chercheur britannique qui avait passé l’été à l’université de Beir Zeit.

L. a reçu, de l’administration civile, un visa d’un jour pour Israël et il a pris rendez-vous au ministère de l’Intérieur à Jérusalem afin de demander un visa ordinaire. « Une fois que l’employée [du ministère de l’Intérieur] a remarqué que mon visa mentionnait « Autorité palestinienne seulement », elle a hurlé que je ne devrais pas être en Israël et m’a crié dessus pour être entré sans visa. J’ai essayé d’expliquer que c’est la raison pour laquelle j’étais là et que j’avais du travail à faire en Israël ainsi qu’en Cisjordanie. Elle ne m’a pas écouté et elle m’a dit en colère que je devais partir et retourner en Cisjordanie. »

 L. a dit à l’employée qu’il avait un visa d’un jour et qu’il venait dans ce pays au moins deux fois par an et qu’il avait toujours reçu un visa ordinaire. L. dit que l’employée, toujours en colère, a parlé avec quelqu’un au téléphone.

 « Elle m’a alors dit que selon [son supérieur] je ne devrais pas être en Israël parce que je n’avais pas le visa approprié et que si j’insistais auprès du ministère pour obtenir un visa complet, je pouvais le faire, mais qu’on me refuserait le visa sur place », a dit L.

Le ministère de l’Intérieur a dit qu’il n’a pas de représentant au passage du Pont Allenby.

L'Autorité des aéroports d’Israël : « Les employés de l'Autorité des aéroports s’en tiennent aux directives tout en maintenant la dignité des voyageurs et en leur prodiguant un service de qualité appropriée. L'Autorité supervise les employés par le biais de différentes méthodes. Les tampons sont délivrés uniquement par les superviseurs à la frontière (qui ne sont pas des employés de l'Autorité)".

L’Unité de soutien aux négociations, qui conseille le Département des négociations de l’OLP, a préparé un document de position sur la politique israélienne en matière de visas qui a été envoyé aux consulats et aux missions étrangères. Le document dit : « Les États tiers dont les ressortissants sont exposés à de telles politiques illégales ont l’obligation de protester une fois que les faits leur sont communiqués et que leurs ressortissants leur demandent de réagir ou de prendre des mesures. Faute de présenter leurs objections, les États tiers laisseront entendre qu’ils acceptent les actes illégaux d’Israël en violation de leur devoir de non-reconnaissance [de tels actes]. »

 Auteur : Amira Hass :

Traduit par  Annie Goossens.

Édité par Fausto Giudice 

Source : Haaretz - How does Israel decide who gets a visa to Ramallah?
Article original publié le 8/9/2009
Annie Goossens est une collaboratrice de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique, dont Fausto Giudice est membre. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, la traductrice, le réviseur et la source.
URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8647&lg=fr

http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8647&lg=fr  


2-6 Bruxelles offre un tapis de fleurs à Tel Aviv.

Afin de fêter les 100 ans de la création de Tel Aviv, la ville de Bruxelles a offert des dizaines de milliers de fleurs pour décorer la place où auront lieu les festivités. 

Des citoyen bruxellois protestent et écrivent aux autorités.

Chers édiles,
avez-vous perdu la tête ? Ne savez-vous un tout petit peu dans quelle pièce vous jouez ?
À l’heure où les plus conscients des Israéliens - et les plus courageux des membres de la diaspora – appellent, en désespoir de cause, la communauté internationale au boycott, à la rescousse, pour faire pression sur Israël et le sauver  de  lui-même (et pour faire cesser, ce faisant, les crimes de guerre contre les Palestiniens), vous allez récompenser de facto le tapis de bombes à Gaza par un tapis de fleurs à Tel Aviv.
La formule est abrupte mais c’est hélas aussi simple que ça. 
Quelle est donc votre éthique ? votre sens politique ?  votre degré d’information ? Où sont vos appartenances ?  Quel bénéfice comptez-vous tirer de cette désastreuse  complaisance ?  Quel bien pensez-vous faire aux Israéliens ? 
Ce serait presque comique ( la dernière «blague belge»?... ), si le contexte n’était à ce point glauque.
Francis  Martens
psychothérapeute
  

Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Echevins,
Quelle excellente idée d'offrir un tapis de fleurs à un état d'extrême droite, religieux, raciste, qui n'a jamais respecté le droit international, les droits de l'homme, l'ONU, qui commet régulièrement des crimes de guerre....
J'espère que lors de votre discours sur les chaînes israéliennes vous aurez un mot contre ce blocus scandaleux qui dure depuis 2006, qui touche aussi les médicaments, les matériaux de construction empêchant la reconstruction de Gaza ; que vous demanderez pourquoi ils s'acharnent à faire sauter les centrales électriques privant ainsi d'eau les Gazaouis ; que vous aurez un mot pour les victimes de Gaza qui meurent toujours, les victimes du phosphore ; j'espère que vous aurez un mot contre le mur de la honte, l'épuration ethnique en cours à Jérusalem... Que vous demanderez pourquoi le Mur suit les nappes phréatiques.
J'espère que vous aurez un mot pour les courageux pacifistes israéliens victimes d'une véritable chasse aux sorcières, victimes d'arrestations arbitraires, de vol d'ordinateurs et de licenciements abusifs.
A cause de politiciens tels que vous j'ai honte d'être belge et européenne.
Je mets votre décision sur le compte de l'ignorance.
Et dès lors je vous invite à prendre votre information auprès d'Israéliens eux-mêmes qui dénoncent les crimes de leurs responsables.

Bonne lecture !
Christina Gay -
Francis Martens   

9/9

http://www.michelcollon.info:80/index.php?option=com_content&view=article&id=2250:tapis-de-fleurs-a-tel-aviv-aux-ediles-de-la-ville-de-bruxelles&catid=6:articles&Itemid=11


n°484 - Analyse de Palestine - 19-09 - : Fin :- : Gaza l'assiégée par les grands de ce monde, Gaza la résistante, avait mis sa plus belle robe verte...

n°484 - Analyse de Palestine - 19-09 - : Fin :- : Gaza l'assiégée par les grands de ce monde, Gaza la résistante, avait mis sa plus belle robe verte...



Analyse de Palestine

   N°484                                                     19-09

                                                                             C.De Broeder & M.Lemaire   

 



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Sommaire

3 Annexe

3-1 Pat WALSH : Pour que l’arbre ne cache pas la forêt : L’Irlande et la Dernière Croisade britannique pour reconquérir la Palestine.

3-2 Hesham Tillawi : L’occupation israélienne de l’Amérique.

 


3 Annexe

3-1 Pat WALSH : Pour que l’arbre ne cache pas la forêt : L’Irlande et la Dernière Croisade britannique pour reconquérir la Palestine.
L’article ci-dessous est un rappel historique intéressant permettant de garder une vision globale sur la question du sionisme en Palestine, pour que l’arbre, aussi grand soit-il, ne cache pas la forêt.
C’est un rappel qu’il fut une époque, il y a moins d’un siècle, où les juifs sionistes ne pesaient pas très lourd, mais furent plutôt des pions dans les plans de l’Empire britannique en concurrence avec d’autres empires européens pour la domination du monde, et que la situation de la planète n’était pas alors bien meilleure que de nos jours, en prenant en compte l’évolution des moyens de destruction des plus puissants.
Aujourd’hui les USA ont repris le relais del’Empire britannique, et la nouvelle administration US donne des signes qu’elle veut rétablir « la paix » en Palestine et dans le monde, notamment dans les ex-colonies de cet empire britannique qui sont aujourd’hui le terrain de grandes opérations de tuerie, de déplacement, et de destruction.

Cependant ceux qui croient à cette volonté « pacifique », s’inquiètent du poids du lobby sioniste et ses alliés aux USA, et se rappellent une déclaration attribuée à Ariel Sharon en octobre 2001, où il aurait dit à Shimon Pérès : « À chaque fois que nous faisons quelque chose, vous me dites que l’Amérique fera ceci ou fera cela... Je veux vous dire une chose très claire: ne vous inquiétez pas des pressions américaines sur Israël. Nous, le peuple juif, contrôlons l’Amérique, et les Américains le savent. »
L’a-t-il dit ou pas ? Et si oui, croyait-il à ce qu’il disait ou est-ce n’était-ce qu’une déclaration arrogante de conditionnement ? Cela n’a pas vraiment d’importance. Car le résultat est là, qui est de renforcer le sentiment que les juifs sionistes sont des gens à part, presque des extraterrestres surpuissants contre qui personne ne peut résister, un « peuple élu » soutenu par une « puissance divine » !
Ne soyons pas naïfs ! Les juifs sionistes existent parce que les puissances impérialistes occidentales, qu’elles portent une soutane ou costume-cravate, veulent bien d’eux. Ces sionistes ont certes pris du poids et sont plus forts et plus nombreux aujourd’hui, mais ce sont toujours ces puissances impérialistes qui les irriguent et les dopent. La seule chose qui a peut-être changé, c’est qu’ils participent désormais comme partenaires égaux à l’élaboration et à la mise en œuvre de leurs plans communs.
"Palestine-Irlande: une seule lutte": le mouvement républicain irlandais s'identifie naturellement à la résistance palestinienne depuis les années 1960
De Bush et sa « Croisade » et son ami Blair, à Obama et son ami Sarkozy, nous avons entendu tous ces chefs s’adresser aux mondes arabe et musulman, pour nous affirmer que toutes ces grandes opérations de désolation sont destinées à combattre le « terrorisme », à réaliser la « paix », et à promouvoir la « démocratie », qu’ils ont du respect profond pour l’islam et qu’ils sont les amis des musulmans, que ces musulmans soient des Afghans, des Pakistanais, des Irakiens, des Palestiniens, des Somaliens etc., voire même de simples habitants de HLM...
N’applaudissons pas, car ces nouveaux chefs n’ont rien inventé, et ils doivent cette stratégie de beaux discours aux anciens maîtres en l’art. Ainsi nous pouvons lire la notice privée et confidentielle que le gouvernement britannique adressait à la presse le 15 novembre 1917, notice citée dans un article du « Journal of Contemporary History » en janvier 2001 :
« Nous attirons l’attention de la presse sur le caractère indésirable de la publication du moindre article, paragraphe ou image qui pourraient suggérer que les opérations militaires contre la Turquie aient un quelconque sens de Guerre Sainte, de Croisade moderne, ou ayant quoi que ce soit à faire avec les questions religieuses. L’Empire britannique est supposé contenir cent millions de Mahométans, sujets du Roi, et il est manifestement nuisible de faire allusion au fait que notre conflit avec la Turquie soit un conflit entre la Chrétienté et l’Islam ».
Un peu plus haut, nous lisons que quelques semaines plus tard, quand Jérusalem fut tombée entre les mains des Britanniques, la gazette londonienne « Punch » publia une illustration mémorable sous-titrée « La Dernière Croisade » montrant Richard Cœur de Lion regardant Jérusalem et exprimant sa joie en disant : « Mon rêve se réalise » !
IAY, 26 juillet 2009
L’Irlande et la Dernière Croisade britannique
Le 9 décembre 1917, il y a quatre-vingt dix ans ce mois ci, Jérusalem fut reprise par la Grande-Bretagne pour le compte de la chrétienté. Ceci fut considéré en Angleterre comme l'événement majeur de la guerre. Lloyd George imposa un embargo sur les informations pour reporters de presse, jusqu'à ce qu'il ait pu annoncer la nouvelle à la Chambre des Communes (à l'époque, le parlement était encore important). Pour fêter la « libération » de la ville sainte des Musulmans, après 730 ans [Salâh-uddîne, Saladin, avait libéré Jérusalem des Croisés en 1187, NdT], les cloches de l'Abbaye de Westminster sonnèrent pour la première fois depuis trois ans et elles furent suivies par des milliers d'autres dans toute l'Angleterre.
Le Général Allenby, le libérateur (l’occupant, NdT) de Jérusalem, et un descendant de Cromwell, déclara à Jérusalem que les croisades étaient terminées. Après l’avoir entendu, les Arabes, qui avaient été encouragés à combattre pour la Grande-Bretagne (en déclenchant la Révolution Arabe de juin 1916 contre les Turcs, NdT) et qui avaient vu les Britanniques comme des libérateurs, commencèrent à fuir. Et depuis ils ne cessent de fuir.
Le grand élan de triomphalisme chrétien produit par la prise de Jérusalem ne se limita pas à l'Angleterre. Voici comment The Irish News à Belfast présentait l’apothéose de la dernière Croisade, dans son éditorial du 11 Décembre 1917 :
« ‘Ton trône est tombé, ô Israël !’* Le pouvoir des Musulmans sur la « Terre Promise » est enfin tombé : nous pouvons supposer qu’avec l'entrée des troupes du Général Allenby à Jérusalem, on a pratiquement mis un terme au règne des Turcs sur la Palestine ... Quand la Terre Sainte aura été entièrement sauvée de la domination turque, qui la possèdera et l'administrera ?
Des déclarations officielles concernant la recolonisation du pays par la race juive (sic !) dispersée ont été faites. Les observateurs peuvent constater l’absence de traces d'enthousiasme pour le projet parmi les Hébreux eux-mêmes. En tant qu’idée, rien ne pourrait être plus attrayant sentimentalement ; comme une proposition concrète, nous croyons que tout enfant d'Abraham donnerait sa bénédiction à son frère qui migrerait de la terre des Gentils sur les rives du lac de Galilée, et les pentes du mont des Oliviers. Ainsi, ce petit territoire chargé d’histoire pourrait devenir de nouveau « une terre où coulent le lait et le miel » - essentiellement pour le bonheur de la descendance d'Abraham, d'Isaac et de Jacob qui sont restés là où ils étaient.
Mais un État juif ne peut pas être établi tout de suite, même si tous les Rothschild mènent l'ensemble de leurs compatriotes [resic, il voulait dire coreligionnaires, NdT] vers Jérusalem. Le pays doit être « protégé » - en clair, annexé : un synonyme utile dans le traitement des affaires orientales pourrait être « égyptianisé ». Et les vainqueurs sont, bien entendu, les « protecteurs » naturels du territoire gagné par la force des armes. Telle a été la règle et la pratique depuis avant l'époque de Moïse et de Josué. Nous en savons tous quelque chose en Irlande. Quand les objectifs de la campagne en Palestine et en Mésopotamie auront été entièrement atteints, il y aura un « bloc » solide de territoires asiatiques entre les Allemands et l'Océan Indien. Les Turcs ont donné aux gens du Kaiser un libre passage de Constantinople au Golfe Persique. Les nouveaux occupants de la Palestine et de la Mésopotamie ne seront pas tout
 aussi accommodants.
Personne n'a encore pensé au sort à réserver au Constantinople elle-même : elle aurait dû être la propriété du Tsar, mais le pauvre Nicolas se contenterait de beaucoup moins par les temps qui courent. Il s’avère que l’Angleterre est en train de construire soigneusement un mur contre l'« agression » allemande le long d'une ligne que les Allemands ont convoitée avec cupidité il y a de nombreuses années... Il y a vraiment des arguments contre une divulgation précipitée des « objectifs de guerre » des Alliés : une excellente raison pour se taire, est que les Alliés ne connaissent pas l’ampleur des objectifs qu’ils ils peuvent viser avec la perspective de pouvoir les atteindre. »
Il semble qu’à l’époque l'Irlande fut totalement en phase avec les ambitions impérialistes britanniques dans le monde, et tout à fait en harmonie avec le fondamentalisme chrétien paroissial qui les accompagnait.
L'une des principales raisons pour lesquelles la Grande-Bretagne est entrée dans la guerre européenne en août 1914 fut de profiter de la possibilité de prendre la Mésopotamie et la Palestine aux Turcs. Bien sûr, il y avait un problème - la Turquie n'était pas partie prenante à cette guerre à ce moment-là. Il fallut deux mois à la Grande-Bretagne pour trouver un casus belli. Ve qui arriva le 5 novembre avec un obscur incident dans la mer Noire, et la conquête des territoires de l'Empire Ottoman fut enclenchée.
Avec la conquête des territoires de l'Empire Ottoman il y avait un autre projet, qui tenait au cœur de l'Angleterre libérale. C’était le projet de planter une colonie juive en Palestine pour des fins impérialistes britanniques. Il y avait bien entendu un mouvement sioniste qui avait le même objectif de création d'un État national. Mais les nationalistes juifs n'avaient pas le pouvoir de le réaliser eux-mêmes dans la région.
Au cours du dix-neuvième siècle, un courant chrétien sioniste se développa au sein de la branche non-conformiste du protestantisme en Angleterre [ceux qui refusaient la doctrine de l’Eglise anglicane, comme les Presbytériens et les Puritains qui furent à l’origine des Chrétiens sionistes, NdT]. Leur lecture de la Bible engendra une familiarité, et induira un fort intérêt, avec et pour l’idée d’une renaissance de la Terre Sainte et la création d'une nouvelle Jérusalem. Il y avait une croyance encouragée par la lecture de l'Ancien Testament selon laquelle le retour du Christ dépendait du retour des Juifs dispersés à la terre de leurs ancêtres. Aussi, ce qui arrivait à la Terre Sainte était important pour l'Angleterre chrétienne fondamentaliste, car beaucoup de promesses messianiques et de prédictions millénaristes en dépendaient.
Il n'y avait rien de ridicule dans la croyance et le désir que la puissance impériale pourrait être utilisée pour provoquer la fin de l'histoire et le Retour du Christ. D’ailleurs, des catholiques irlandais comme Tom Kettle et Francis Ledwidge, commencèrent à voir les choses de la même façon alors qu'ils se sacrifiaient pour la cause [irlandaise, NdE].
Il y avait un autre facteur qui exerçait une attraction gravitationnelle sur l'Angleterre depuis la Terre Sainte. Depuis la rupture avec Rome, l’Eglise de l’Angleterre manquait d’un foyer spirituel. L'Eglise catholique avait rebâti le foyer spirituel de la chrétienté à Rome, mais lorsque Henry VIII se proclama Pape des Anglais, il dut se contenter de Canterbury [ville au sud-est de l’Angleterre qui est depuis le XVIe siècle le siège du chef spirituel de l’Eglise d’Angleterre et de la Communion anglicane, NdT].
Plus les Protestants anglais lisaient leurs bibles, plus ils aspiraient à leur propre foyer spirituel – dans les Lieux Saints originels en Judée et Samarie. Et quelle meilleure riposte à Rome que de démontrer son inauthenticité spirituelle en s’emparant de son atout principal [Jérusalem, NdT)].
Le sionisme chrétien fit son chemin dans les classes politiques de l’État britannique quand les Non-conformistes arrivèrent au pouvoir politique, et il devint une partie de la culture politique de l’Angleterre libérale malgré le fait que le darwinisme semblait saper l’impulsion religieuse vers la fin du siècle.
Sous l’influence d’Herbert Sidebotham, un éminent journaliste libéral, et de Charles Prestwich Scott, l’influent rédacteur en chef du Manchester Guardian, on créa une école de Manchester du sionisme chrétien. Les chefs du nationalisme juif en Angleterre, le Dr. Weizmann et Harry Sacher, étaient eux-mêmes originaires de Manchester, et la ville devint le centre d’un projet sioniste impérial.
La colonie juive proposée en Palestine était une construction britannique conçue comme une fondation de l’hégémonie impériale, et comme un État tampon de plus entre l’Inde et les ennemis potentiels de lAngleterre. Cette colonie mettrait un terme, à tout jamais, à l’idée d’une ligne ferroviaire de Berlin à Bagdad, et freinerait toute ambition que le nouveau rival potentiel, la France, pourrait avoir dans la région.
La déclaration Balfour fut publiée en 1917 alors que Jérusalem était sur le point de tomber aux mains de l’Empire. Lloyd George, le Premier Ministre qui l’autorisa, avait été élevé par un oncle, un prédicateur laïc dans l’Eglise baptiste millénariste, et « fut éduqué dans une école où l’on enseigna beaucoup plus l’histoire des Juifs que l’histoire de ma propre patrie ».
En 1903, alors qu’il était un simple député du Parlement, il avait conçu un plan de colonisation juive (« Jewish Colonisation Scheme ») pour Théodore Herzl, le fondateur du mouvement sioniste. La colonie prévue devait se situer en Afrique orientale britannique, mais en 1917, le vrai projet devint possible.
Le Premier ministre n'était pas seul. Sur les dix hommes qui faisaient partie de son cabinet de guerre à un moment ou à un autre, il y en avait sept qui venaient des familles Non-conformistes. Trois étaient les fils ou petits-fils des prédicateurs évangélistes. Ils avaient tous une connaissance intime de l'Ancien Testament et des gens du livre.
Les mémoires du Commandant Vivian Gilbert furent publiées en 1923 sous le titre de « La Romance de la Dernière Croisade - Avec Allenby à Jérusalem » (« The Romance of the Last Crusade - With Allenby to Jerusalem »). Elles commençaient par un passage sur le roi Richard Cœur de Lion et Sir Brian de Gurnay s’éloignant à cheval de Jérusalem, après leur échec à s’emparer de la ville :
«  Dans le cœur de Sir Brian de Gurnay, il y avait l’idée d’une autre et une dernière Croisade qui arracherait pour toujours les Lieux Saints aux mains des infidèles » (page 1)
Le titre du chapitre XII du livre du Commandant Gilbert est « Quand les prophéties se réalisent » et il est consacré à la prise de la Ville Sainte :
«  Enfin, Jérusalem était entre nos mains ! Dans les dix Croisades organisées et équipées pour libérer la Ville Sainte, deux seulement furent vraiment un succès, - la première menée par Godefroy de Bouillon, et la dernière par Edmund Allenby... puis voilà, nous nous sommes retrouvés à l'intérieur des murs eux-mêmes - les premières troupes britanniques à marcher dans la Ville Sainte !... Je me suis rappelé un vieil hymne que j'ai lu il y a plusieurs années. Il fut écrit par Saint Augustin, ou à partir de ses paroles, et fut transmis de bouche à oreille au Moyen âge afin d’encourager le recrutement pour les Croisades... Alors que je parcourais Jérusalem, ses mots étaient sur mes lèvres ... Nous étions fiers que Jérusalem, après avoir langui pendant plus de quatre cents ans sous le joug turc, allait enfin être libre... Mais par-dessus tout, nous avions une grande foi inébranlable en Dieu, dont la miséricorde nous a
 accordé cette victoire... pour libérer la Terre Sainte pour toujours, pour ramener la paix et le bonheur à un peuple longtemps opprimé ! » (pages 171-177)
Avec la progression des Britanniques vers Jérusalem, beaucoup d'entre eux commencèrent à se voir comme des participants à la dernière Croisade. Tout le fondamentalisme chrétien absorbé par les gentlemen anglais dans leur éducation biblique dans les écoles publiques jaillit à grands jets. Ils venaient de reconquérir la Terre Sainte pour la chrétienté, après 700 ans d'occupation musulmane. Et que serait la Ville Sainte, lla Nouvelle Jérusalem sans les Juifs ?
Le nationalisme irlandais établit une alliance politique avec les Non-conformistes dans le mouvement libéral pour le Home Rule [un régime politique créant un parlement irlandais et accordant une autonomie à l’Irlande au sein du Royaume-Uni, NdT], et les Irlandais entrèrent en alliance militaire avec eux en 1914. En 1917, les Redmondites [les fidèles de John Edward Redmond qui fut député irlandais et chef du Parti Irlandais Parlementaire, couramment appelé Home Rule Party,  de 1900 à 1918, NdT] devinrent des simples porte-paroles des intérêts impériaux britanniques, et ne formulèrent aucune critique sur ce qui leur arrivait à eux-mêmes. Et, bien sûr, John Dillon était un ami personnel et un confident du chef sioniste libéral Charles Prestwich Scott [1846-1932, patron du Manchester Guardian pendant 57 ans, NdE]. Ainsi, l'Irish News de Joseph Devlin ne voyait rien de mal dans la colonisation, le nettoyage ethnique et la partition qui
 fut planifiée pour la Palestine, malgré le fait « d’en savoir quelque chose en Irlande ».
* Premier vers d’un poème du poète irlandais  Thomas Moore (1780-1852).

 Lire le poème ici (Note de Tlaxcala)
La Palestine a sa place sur le Mur International de Belfast, en Irlande du Nord

Pat WALSH
Source : Irish Political Review - Ireland and the Last British Crusade to Recapture Palestine
Article original publié en décembre 2007

AUTEUR:  Pat WALSH

Traduit par  IAY. Édité par Fausto Giudice
Sur l’auteur
IAY est un auteur et traducteur associé àTlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique, dont Fausto Giudice est membre. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

28 août 2009

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http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=4614


3-2 Hesham Tillawi : L’occupation israélienne de l’Amérique.

Le message fut clair pour tous sur la Colline du Capitole, clair à entendre et à comprendre : «  Ne vous mettez pas sur notre chemin pour nous empêcher d’influencer l’opinion publique, la politique et les lois. »

Sharon : « ...Nous, peuple juif, contrôlons l’Amérique. »

« Israël n’a pas besoin de s’excuser pour l’assassinat ou la destruction de ceux qui cherchent à le détruire. Le devoir premier de tout pays est de protéger son peuple.  »

J’ai quitté un pays occupé militairement par Israël pour celui de « la liberté et du courage », pour découvrir que lui aussi était occupé par Israël, politiquement.

Le peuple palestinien, qui s’accroche à tout lambeau d’espoir, compte sur les Américains d’aujourd’hui pour qu’ils s’aperçoivent de la fausseté de leurs méthodes, changent d’opinion sur la situation globale au Moyen-Orient et la comprennent telle qu’elle est vraiment : celle d’un peuple dominé, opprimé, qui vit une existence d’enfer sous une puissance occupante démente, un peuple qui va contacter leurs élus au Congrès et mettra sur eux la pression pour qu’Israël applique totalement les accords qu’il a conclus il y a des années avec l’OLP (organisation de libération de la Palestine) tels qu’Oslo, Taba, Camp David, Wye River, la Feuille de route, ou même Annapolis.

La triste réalité cependant, c’est que les Américains - pour autant qu’ils prennent fait et cause eux-mêmes en tant que « peuple libre » - ne sont pas mieux lotis que les Palestiniens. Au contraire, la situation états-unienne est pire que celle des Palestiniens. Les Palestiniens peuvent identifier l’ennemi - c’est celui avec un fusil qui abat leurs êtres chers. Ils se savent occupés et opprimés. Ils savent comment Israël a occupé la Palestine, tué ses habitants et obligé la majorité de ceux qui ont survécu au carnage à quitter leurs maisons et leurs terres pour aller vivre comme des étrangers dans des camps de réfugiés.

Mais les Américains n’en ont aucune idée. Tel un toxicomane qui croit se sentir en pleine forme après s’être shooté, l’Américain ne réalise pas qu’il est un esclave, de sa came et de son revendeur. L’histoire ne fait pas de mystère sur la façon dont l’Angleterre a été contrôlée par les sionistes. Grâce au contrôle juif sur le gouvernement britannique, celui-ci publia la Déclaration Balfour qui a « donné » la terre de Palestine aux juifs après la Deuxième Guerre mondiale, une terre qu’il ne possédait pas et dont il ne pouvait disposer.

Mais comment diable ont-ils pu occuper politiquement les Etats-Unis ? Il n’existe pas de véritable « Déclaration Balfour » que l’on pourrait présenter comme preuve.

Ou le pouvons-nous ?

L’influence juive sur la politique américaine - même si elle existe depuis les premiers jours et certainement durant les administrations Wilson, Roosevelt et Truman - n’a pas eu le poids qu’elle a aujourd’hui jusqu’à l’ère Kennedy ou, plutôt, après l’ère Kennedy.

Comme nous le savons tous, en 1961 John Kennedy est devenu le 35è Président des Etats-Unis, une présidence qui fut interrompue par son assassinat à Dallas, le 22 novembre 1963. Robert Kennedy, le plus jeune frère du Président, était Attorney General (ministre de la Justice) des Etats-Unis et par conséquent, il dirigeait le Département de la Justice.

Ce que l’on sait moins, c’est que les Kennedy s’étaient très vite rendus compte que le pays avait en réalité une difficulté et qu’il fallait faire quelque chose. La difficulté en l’occurrence était l’influence qui s’insinuait dans la vie politique américaine depuis un Etat lointain qui existait seulement depuis environ 12 ans sous le nom d’Israël. Les deux frères Kennedy, qui ont appris la politique sur les genoux de leur père Joseph, ont compris la dynamique de ce que l’on appelait « les intérêts juifs », comment ils se développeraient et quelles en seraient les répercussions pour l’Amérique.

De toutes les questions qui tournaient autour d’Israël et du sionisme, les deux plus importantes en tant que dépendantes de l’Etat juif étaient (A) le programme nucléaire d’Israël et (B), une organisation connue sous le nom de Conseil sioniste américain.

Selon le lauréat du Prix Pulitzer, Hersh Seymour, le Président Kennedy s’était profondément engagé pour la non prolifération du nucléaire et catégoriquement opposé aux armes nucléaires au Moyen-Orient, ce qui signifiait une opposition au programme nucléaire d’Israël. Hersh affirme que JFK a exercé des pressions fortes sur Israël pour l’arrêt de son programme et qu’il était ferme à ce propos. A l’époque, Kennedy se trouvait en pleine gestion de crise avec les Russes, essayant de conclure un traité de non prolifération avec eux et dès lors, le programme nucléaire d’Israël était particulièrement embarrassant. En plus d’être un embarras, ce programme ouvrait la possibilité d’un conflit nucléaire avec la Russie par les alliances de celle-ci au Moyen-Orient, de façon d’autant plus crédible à la suite de la crise des missiles de Cuba qui avait failli déclencher une guerre nucléaire entre les deux géants. John Kennedy faisait des cauchemars de la perspective de la prolifération nucléaire, « Je suis hanté par le sentiment que, à moins que nous ne réussissions, d’ici 1970, il pourrait y avoir dix puissances nucléaires au lieu de quatre, et d’ici 1975, quinze à vingt... Je vois la possibilité, pour le Président des Etats-Unis dans les années 70, d’être confronté à un monde où quinze ou vingt nations posséderaient ces armes. Je considère cela comme le plus grand danger possible. »

Des lettres secrètes et des rencontres secrètes entre Kennedy et Ben Gourion donnent une image claire de la difficulté à laquelle s’est trouvé confronté Kennedy lors des négociations avec le Premier ministre israélien, lequel avait déclaré maintes fois que rien ne pouvait sauver Israël si ce n’est la force nucléaire. Selon Michael Collins Piper, dans son livre, Le Jugement final, Ben Gourion a écrit à Kennedy en lui disant ceci : « Monsieur le Président, mon peuple a le droit d’exister, et cette existence est en danger. »

Pas besoin d’un traducteur qualifié pour comprendre ce que Ben Gourion voulait dire, à savoir que l’opposition de Kennedy aux armes nucléaires au Moyen-Orient était considérée comme une menace existentielle pour le peuple juif et son Etat nouvellement formé. Allant plus loin, Kennedy avait insisté pour des inspections du programme d’Israël, comme en témoigne une lettre secrète adressée au Premier ministre israélien d’alors, Levy Eshkol, disant que le soutien américain à Israël « pourrait être compromis » si les Américains n’étaient pas autorisés à inspecter les installations nucléaires israéliennes.

Comme si ce qui précède ne suffisait pas, il y eut un autre front dans cette guerre privée entre Kennedy et l’ « Etat juif », tout aussi important par sa portée si nous comprenons quelles sortes de forces y étaient en jeu, qui a conduit à un changement de politique de l’Amérique à l’égard d’Israël. Il porte sur les questions de l’espionnage, de la corruption et du contrôle direct de personnalités politiques américaines par une puissance étrangère ; et au centre de tout cela, il y avait le Conseil sioniste américain et l’exigence de Kennedy pour enregistrer celui-ci comme agent de l’étranger dans les conditions prévues par la FARA, la loi sur l’enregistrement des agents étrangers, adoptée par le Congrès en 1938 pour empêcher les agents allemands aux Etats-Unis d’infiltrer le système gouvernemental américain et l’opinion publique. L’objectif de la FARA était « de s’assurer que l’opinion américaine et ses législateurs connaissaient la source de la propagande/information qui visait à influencer l’opinion, la politique et les lois. »

En d’autres termes, les Kennedy avaient compris le danger du mouvement sioniste pour les Etats-Unis d’Amérique et le traitaient comme l’Allemagne l’avait été durant les années Hitler. Les Kennedy avaient compris la réalité de la situation telle qu’elle était à l’époque où ils gouvernaient, que le Conseil sioniste américain (CSA) était l’agent d’un gouvernement étranger, Israël, et qu’ils devaient l’empêcher d’acheter des politiciens américains et d’exercer toute sorte d’influence sur l’opinion publique, ce qui est, aujourd’hui, quasiment un fait accompli.

Les négociations ont fait la navette entre le Département de la Justice dirigée par Robert, le frère du Président, et le Conseil sioniste américain. Le Conseil refusait d’être enregistré et le Département de la Justice essayait de faire pression sur lui, allant un moment jusqu’à lui donner 72 heures pour s’enregistrer, mais en vain. L’examen de documents récemment déclassifiés contenant les comptes rendus de ces réunions entre le DJ et le CSA nous montre qu’on y a utilisé un langage de gangster. Dans l’un de ces documents, daté du 2 mai 1963, le responsable du service juridique du CSA, Simon H. Rifkind, explique aux représentants du Département de la Justice quelle est la nature du CSA, disant, « Le Conseil est composé de représentants des différentes organisations sionistes aux Etats-Unis » et de ce fait, il représente au fond « la grande majorité des juifs organisés dans ce pays. » Le message était clair : au regard de ces organisations, le Conseil est grand et puissant. Le juge Rifkind cherchait évidemment à s’assurer que les Kennedy savaient qu’ils cherchaient la bagarre avec un gorille, et non avec une quelconque petite souris.

Il ne s’en tint pas là, allant jusqu’à déclarer que le grand nombre de juifs qui avaient adhéré aux principes du sionisme ne comprendraient pas comment «  notre Administration » pourrait « faire tant de mal au mouvement sioniste et compromettre l’efficacité du Conseil par son insistance pour son enregistrement. »

Ici, le juge Rifkind a veillé à utiliser l’expression « notre Administration » et non « notre gouvernement » pour faire remarquer précisément qu’il s’adressait à Kennedy en personne, que c’était les juifs qui pouvaient lui obtenir d’être élu et que s’il continuait dans son agenda, il entrait en fait en guerre avec la communauté juive organisée.

Une autre réunion très importante qu’il est intéressant de noter s’est tenue le 17 octobre 1963 entre le Département de la Justice et le Conseil sioniste américain. Lors de cette rencontre, le juge Rifkind a exigé le non enregistrement, invoquant le fait que « l’opinion de la plupart des personnes affiliées au Conseil était qu’un tel enregistrement... finirait par anéantir le mouvement sioniste », ajoutant qu’il ne croyait pas que ses clients puissent faire « la moindre demande de document ou signer le moindre papier qui porteraient l’indication que l’organisation était l’agent d’un mandant étranger  ». Autrement dit, « Allez vous faire voir, les Américains, vous et vos lois, nous ferons ce que nous voulons », et il s’agissait tout autant d’une menace à l’Administration, indiquant qui, en réalité, gouvernait le pays, non pas les frères Kennedy mais les personnes « affiliées » au CSA. Une fois traduite de son langage de gangster en langage politique compréhensible, cette déclaration était effectivement un avertissement, une menace directe, à l’Administration que la guerre était commencée. Il fallait en tenir compte ou non, les Kennedy ont compris cela comme une véritable menace mais néanmoins, l’Administration décida de maintenir sa position.

Le 22 novembre 1963, le Président John Kennedy était assassiné à Dallas. Comme le CSA en était à son crépuscule, l’AIPAC arriva au galop, créé et dirigé par les mêmes personnes qui avaient fondé et géré le CSA, avec le même objectif. Cette fois pourtant, le message fut clair pour tous sur la Colline du Capitole, clair à entendre et à comprendre : «  Ne vous mettez pas sur notre chemin pour nous empêcher d’influencer l’opinion publique, la politique et les lois. »

Manifestement, le message a été efficace pour tous les dirigeants états-uniens, sauf quelques-uns comme James Traficant qui a agi selon les instructions. Selon l’ancien membre du Congrès, Israël reçoit 15 milliards de dollars d’aides, sur l’argent des contribuables états-uniens, sans le moindre débat ou une simple discussion au niveau de la Chambre des Représentants ou du Sénat. Pourquoi ? Parce que personne n’ose poser de questions. Pourquoi la plupart de nos hommes politiques vont-ils faire un pèlerinage à Tel-Aviv et sur le « Mur des lamentations » à Jérusalem pour avoir la bénédiction d’Israël avant même d’être acceptés par leur propre parti politique, ici, aux Etats-Unis ? Pourquoi notre Congrès est-il toujours partagé sur toutes les autres questions qu’il a à débattre, sauf quand il s’agit d’Israël ? Nous nous souvenons tous du commentaire de l’ancien Premier ministre israélien, Ariel Sharon, à son ministre des Affaires étrangères, Shimon Peres, en octobre 2001 : «  Ne t’inquiète pas à propos de la pression américaine, nous le peuple juif, nous contrôlons l’Amérique. » Quand ceux qui veulent voir font le constat de cette situation, ils sont traités d’antisémites, bien que ce qu’ils disent ne soit que la vérité.

Le « contrôle » dont Sharon parlait existait depuis longtemps déjà. Pensez à ce que le défunt sénateur Fulbright (qui présidait la Commission des relations étrangères du Sénat et qui a tenu des audiences en 1963 à propos du Conseil sioniste américain pour qu’il soit enregistré comme agent étranger), ce sénateur Fulbright a déclaré sur la chaîne de télévision CBS, à l’émission Face à la Nation, « Je me rends compte à quel point il est presque impossible dans ce pays de conduire une politique étrangère qui ne soit pas approuvée par les juifs... Un contrôle épouvantable que les juifs possèdent sur les médias d’informations et le barrage qu’ils ont construit au Congrès... L’influence juive ici domine totalement la scène et fait qu’il est presque impossible d’obtenir du Congrès quelque chose qu’ils n’approuvent pas. » Ces mots n’ont pas été prononcés par un chercheur ou un journaliste, mais par un héros américain courageux qui a vraiment vécu et expérimenté l’influence juive sur notre système politique et nos médias.

Cette occupation politique israélienne des Etats-Unis ne devrait pas se poursuivre sans être remise en cause, et la communauté juive américaine devrait comprendre que les secrets ne peuvent être cachés au peuple indéfiniment. Il faut au moins une révolution pour corriger cette situation. Cette action correctrice doit être décidée dans les urnes, en élisant des gens qui ne craignent pas de défier l’AIPAC et consorts et de faire une politique étrangère américaine, vraiment américaine, et non israélienne.

Comme première étape dans ce processus, gardons les mots de notre cher Président martyr, John F. Kennedy, à l’esprit : « Ceux qui rendent la révolution pacifique impossible rendent la révolution violente inévitable. »

 

Hesham Tillawi
mardi 15 septembre 2009 -

 

Hesham Tillawi, docteur en relations internationales, est journaliste palestino-américain, analyste politique et animateur radio et télé. Il a rédigé cet article pour PalestineChronicle.com.

Voir le site : http://www.currentissues.tv
Il peut être contacté à l’adresse : tillawi@currentissues.tv.

NDT : S’agissant d’une dénonciation de la politique sioniste, d’Israël, du Conseil sioniste américain puis de l’AIPAC, il est clair que le terme « juifs » est utilisé dans l’article pour « sionistes ».

Sur le même sujet :

14 septembre 2009 - Source : Palestine Chronicle et Current Issues TV- traduction : JPP

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7296



 Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

22/09/2009

n°483 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 19-09 -: Début : - Boycott d'Israël - le monde bouge !

n°483 - Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine   - 19-09 -: Début : - Boycott d'Israël - le monde bouge !



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

     Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



   Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine 

n°483 du 19 -09

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire

1 Analyse - Géopolitique et stratégie - Réflexion

1-1 Abdel Bari Atwan : Conférence de Durban : une opportunité manquée ?

Suite

1-2   Alison Weir : La «collecte d’organes» israélienne : une nouvelle «diffamation sanglante» ?

1-3   Le Talmud, n'incrimine nullement le pillage des organes des non juifs.

1-4   Fethi Gharbi : Tsahal, une armée qui insuffle la vie… ?

Fin

1-5   Daniel Lange/Levitsky : Des Juifs affrontent le sionisme.

1-6   Le blocus contre la bande de Gaza : une profonde crise humanitaire. 

1-7 Jean-Marie : Boycott d’Israël - le monde bouge ! 

1-8 Paul Craig Roberts : Pourquoi pas des sanctions contre Israël ?

 



1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1-1 Abdel Bari Atwan : Conférence de Durban : une opportunité manquée ?
Analyse de la Conférence d´Evaluation de Durban.

Abdel Bari Atwan : « Israël a été démasqué, en dépit de la protection des pays occidentaux »
Abdel Bari Atwan, journaliste palestinien bien connu et rédacteur-en-chef du quotidien (en langue arabe) Al-Quds al-Arabi édité à Londres, a fait part à Silvia Cattori de son analyse de la Conférence d´Evaluation de Durban (tenue à Genève). Cette interview a été réalisée à Genève, le 23 avril 2009.
Silvia Cattori : Alors, cette Conférence de Durban : une opportunité manquée ?
Abdel Bari Atwan : Je pense, personnellement, que Durban II a été une énorme déception, parce qu´elle n´a pas abordé les problèmes fondamentaux. C´est la diplomatie qui a prévalu. L´Occident et les Etats-Unis, en particulier, ont réussi à prendre la conférence en otage ; ils en ont dévié l´angle de vue.
Durban II avait commencé comme une force puissante dressée contre le racisme. Mais que s´est-il passé ? En raison de la pression des Etats-Unis et d´Israël, la conférence a été déviée. Nous pouvons observer que le « communiqué » final de cette conférence n´est qu´une version édulcorée, et même « édentée » du « communiqué » initial, et qu´il ne cite aucun Etat coupable en particulier.
Personnellement, j´escomptais que cette conférence adopterait une position forte de condamnation de l´agression israélienne contre Gaza, qu´elle condamnerait le racisme israélien, l´apartheid israélien. Mais que s´est-il produit ? A cause des pressions des Etats-Unis, d´Israël et des pays européens visant à imposer un boycott de la conférence, le « communiqué » final s´est avéré totalement creux et extrêmement vague.
J´ai par ailleurs été choqué de voir la délégation palestinienne céder aux pressions, quand les délégations arabes ont obtempéré, acceptant de ne faire aucune référence à Israël, et en particulier à Israël en sa qualité de pays raciste.
Aussi suis-je réellement déçu, et je reconnais que je suis réellement reconnaissant envers Ahmadinejad, car il a rappelé à tout le monde les véritables problèmes, et spécialement le racisme israélien. Ainsi, en l´absence d´Ahmadinejad, Israël n´aurait même pas été mentionné, et il n´aurait pas été accusé de perpétrer des atrocités contre les Palestiniens.
Il y a un autre point, que je voudrais mentionner : j´ai été déçu de voir les Arabes, et en particulier les Palestiniens, faire toutes ces concessions, omettre toute référence à Israël dans le « communiqué » final, sans avoir strictement rien gagné [en échange], sans même avoir obtenu que les Etats-Unis et Israël daignent participer à la conférence. Ils avaient pourtant consenti à ces concessions à seule fin de persuader les Etats-Unis et Israël d´être présents, en vain..
Pour quelle raison, en réalité ? Je pense qu´au contraire, dès lors qu´ils avaient réalisé que les Américains n´assisteraient pas, que les Israéliens ne viendraient pas, que les Canadiens ne viendraient pas, ils auraient dû insister sur le fait que le communiqué final aurait dû comporter une condamnation énergique du racisme israélien à l´encontre des Palestiniens.
Silvia Cattori : Ainsi, vous n´êtes pas d´accord avec ceux des Palestiniens qui estiment que le président Ahmadinejad a été battu aux points par Israël ?
Abdel Bari Atwan : Non. Je ne suis pas d´accord avec ces Palestiniens-là, les ainsi dits « Palestiniens modérés ». Qu´a fait Ahmadinejad ? Il a rappelé à tout un chacun le racisme d´Israël.
Je pense, personnellement, que le Président palestinien Mahmoud Abbas aurait dû être là, et dire ce qu´Ahmadinejad a dit. Et même en des termes encore plus forts, parce qu´il sait, lui, ce que les Israéliens sont en train de faire, en construisant leurs colonies, leur mur d´apartheid, et qu´ils ont perpétré des massacres à Gaza. Il aurait même dû, en réalité, dénoncer le fait que les Palestiniens ont fait toutes ces concessions, alors qu´ils n´ont rien reçu d´autre, en échange, que davantage de colonies, davantage de check-points militaires, encore plus d´humiliations.
Je pense qu´Ahmadinejad a eu un succès extraordinaire. Il a dit tout haut ce que pensent nombre de Palestiniens, d´Africains, d´Arabes, de musulmans et d´Européens.
Silvia Cattori : Tout analyste honnête ayant effectivement lu l´allocution de M. Ahmadinejad ne saurait considérer celle-ci comme « violente », « antisémite » ou quoi que ce soit de ce genre. Mais il s´avère, au contraire, que les Etats et les médias occidentaux ont réussi, une fois de plus, à travers leur propagande de dénigrement du Président iranien, à isoler l´Iran, tout en faisant un cadeau à Israël ?
Abdel Bari Atwan : Voyez-vous, ce qu´Ahmadinejad a déclaré était extrêmement factuel. Il a dit clairement qu´Israël a été créé sur le dos du peuple palestinien. C´est une donnée de fait. Tout ce qu´il a dit, ce sont des réalités factuelles. Il nous a rappelé ce qui s´est passé, non pas deux millénaires en arrière, mais seulement soixante ans. Et je suis une des victimes de ce genre d´énorme erreur historique.
Ainsi, de fait, si les Européens qui se sont retirés de la conférence ont boycotté le discours de M. Ahmadinejad, c´est parce qu´ils avaient honte ; parce que M. Ahmadinejad leur a remis en mémoire leurs crimes contre l´humanité, leurs crimes contre les Palestiniens. C´est pour cela, qu´ils sont partis..
Les juifs n´ont pas été persécutés par nous, les Palestiniens et les Arabes. Ce sont des Européens qui les ont massacrés, notamment en les gazant. Ainsi, M. Ahmadinejad leur a remis en mémoire leur culpabilité : c´est pour ça, qu´ils sont partis.
Il y a un autre point que je voudrais soulever ici : les Européens nous ont chapitré, depuis soixante ans, parce que nous boycottons les Israéliens, parce que nous refusions de nous asseoir avec eux : « Vous n´êtes pas civilisés, vous êtes dans votre tort : vous devriez vous asseoir avec les Israéliens, mettre votre cause sur la table, discuter avec eux. En les boycottant, vous êtes les perdants ! » Ils ne cessaient de nous bassiner avec ça. Aujourd´hui, en revanche, ils prêchent quelque chose de complètement différent.
Aussi ai-je été choqué, parce qu´ils prêchaient une chose, et faisaient autre chose ; ils nous disaient de faire telle chose, et ils sont en train de faire quelque chose de totalement différent. Le troisième point qui m´a réellement mis en colère, dans leur décision de se retirer de la conférence, est que, quand, nous, nous protestions contre des caricatures extrêmement offensantes pour le Prophète Mahomet, ils nous disaient : « Pourquoi faites-vous ça ? C´est la liberté d´expression : tout le monde a le droit d´exprimer son point de vue. Vous ne devriez pas protester de la sorte. »
Et aujourd´hui, c´est aussi la liberté d´expression ! Voici un homme qui exprime son point de vue ; il retrace l´histoire. Il n´est pas en train de nier l´Holocauste, en aucune manière ; il n´a pas, par exemple, nié que les juifs aient été persécutés. Non : il s´est contenté de rappeler des faits historiques. Alors, pourquoi cela n´est-il pas considéré comme relevant de la liberté d´expression ?
Silvia Cattori : Avez-vous été choqué de voir la délégation française donner le signal du départ de la salle aux délégations d´autres pays européens ?
Abdel Bari Atwan : Bien entendu, cela m´a énormément choqué. De fait, j´étais désappointé. Je pense que c´est là une preuve d´hypocrisie. L´Occident est hypocrite. Les Occidentaux disent des choses dont ils ne croient pas un traître mot. Aussi ne suis-je plus enclin à accepter un quelconque laïus occidental sur la démocratie ou les droits de l´homme, le respect de la religion, ou la liberté d´expression. Ces gens vendent des pommes gâtées : je n´ai nulle envie d´en acheter.
J´ai envie de leur demander : « Pourquoi vous retirez-vous ainsi ? » Laisser cet homme parler et puis répondez-lui ! S´il a dit quelque chose d´erroné, corrigez-le, mais restez !
Ahmadinejad a dit que le peuple palestinien a été carrément chassé de son pays : c´est le cas. Il a dit qu´Israël a été créé au détriment des Palestiniens : c´est le cas. Il a dit que ce sont les Européens qui ont persécuté les juifs : exact ! Alors, qu´y a-t-il à redire, à cela ? Mais parce qu´ils sont à court d´arguments, parce qu´ils sont incapables d´amener des faits qui démentissent ces réalités, ils sont partis. Parce que ce sont des lâches, tout simplement.
Silvia Cattori : Ceux qui ont travaillé dur afin de saboter cette conférence ont donc réussi ?
Abdel Bari Atwan : La conférence a été sabotée par les Etats-Unis, par la France, par Israël, par des Etats européens, et ils s´étaient mis d´accord à cette fin ; c´est ce qui a fait que vingt-trois pays se sont, de fait, retirés de la conférence. Quand ils ont quitté la salle au beau milieu du discours d´Ahmadinejad, c´était quelque chose d´orchestré, c´était une action préméditée. Pour la France et consorts, c´est la honte !
Silvia Cattori : Il est évident désormais que les organisations juives avaient commencé depuis bien longtemps à prôner un boycott de Durban II. Ainsi, par exemple, le président français (désolée : le président de la France), Nicolas Sarkozy, a nommé un pro-israélien notoire, François Zimeray, au poste d´ambassadeur chargé des « droits de l´homme ». Soutenu par le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, il s´est montré beaucoup plus soucieux de la protection des intérêts israéliens que de justice pour les victimes d´Israël. A votre avis, cette diplomatie brutale et biaisée de la vieille école peut-elle être efficiente ?
Abdel Bari Atwan : Non. Plus maintenant. Ils se font des illusions. Ils ont peut-être, cette fois-ci, réussi à berner les Palestiniens, les Arabes, les musulmans. Mais ils ne réussiront jamais à atteindre leurs objectifs, parce qu´en fin de compte, Israël a été démasqué.
Ahmadinejad a réussi à faire ce que le communiqué final a été incapable de faire. Il a réussi à contourner la manipulation ; il a généré un intérêt médiatique énorme. Et grâce à ça, les gens, dans le monde entier, savent que les représentants français, les pays occidentaux voulaient modifier le cours de l´histoire. Et aujourd´hui, les médias occidentaux n´ont plus la prépondérance : aujourd´hui, nous avons Al-Jazeerah en arabe, nous avons Al-Jazerah en anglais, nous avons Internet, et nous avons des blogs. Ici, les gens vont se réveiller. Nous voyons d´ailleurs à un tas de signes que les Européens ne gobent plus cette propagande de caniveau. Un tas de changements sont en train de se produire. Ahmadinejad était sans doute haï par ces gouvernements-là. Mais au Moyen-Orient, dans le monde musulman, on voit désormais en lui un héros.
Silvia Cattori : Il n´a donc pas fait d´erreur ?
Abdel Bari Atwan : Non. Aucune. L´homme s´est montré très retenu ; il a énoncé des faits, uniquement des faits. Il n´a eu recours à aucun effet de manche. Il n´a rien dit de strictement nouveau ; il a dit ce que l´Onu a dit quand il a considéré que le sionisme est un mouvement raciste (en 1975). Quand l´Onu était encore l´Onu, quand les Arabes étaient encore des Arabes, les Nations unies considérèrent qu´Israël était un Etat sioniste, un Etat raciste. Aujourd´hui, du simple fait que l´Onu n´est qu´un des services parmi d´autres de l´administration américaine, elle n´est pas indépendante. Ils ont omis cette référence au sionisme en tant que mouvement raciste, mais cela ne pourra pas durer éternellement.
L´année dernière, le président de l´Assemblée générale de l´Onu a dit qu´Israël est un Etat raciste. Il a dit que le sionisme est un mouvement raciste. Alors, pourquoi la conférence de Durban II ne l´a-t-il pas dit ? Pourquoi l´Assemblée générale de l´Onu l´a dit, alors que Durban ne peut pas le dire ? Je pense que c´est du sabotage, c´est une distorsion de l´histoire, et je pense qu´en réalité, Israël a été mis à nu, en dépit de la protection que lui apportent certains pays occidentaux.
Silvia Cattori : Des organisations juives étaient présentes, en grand nombre, à Genève. Leurs militants ont fait beaucoup de chahut ; leurs accusations d´ « antisémitisme » et de « négationnisme » ont été largement reprises par les médias. Le Président de la Confédération helvétique, M. Hans-Rudolf Merz, avait eu une attitude très correcte et respectueuse durant la visite du président iranien. Mais la propagande sioniste a poussé notre ministre des Affaires étrangère, Mme Micheline Calmy-Rey, à changer d´avis ; elle a, en définitive, condamné en des termes très durs la déclaration de M. Ahmadinejad. N´est-ce pas là le signe que le lobby pro-israélien a réussi dans ses tentatives d´effrayer les personnalités politiques ?
Abdel Bari Atwan : Les médias ont terrorisés les personnalités politiques dans ce pays, la Suisse, et ils les ont terrorisés dans les pays d´Europe ; cela tient au fait que la plupart des médias sont contrôlés par le lobby israélien. Et c´est d´ailleurs le problème. C´est vrai, les médias sont coupables, mais je pense que cela ne sera pas éternellement le cas.. Ce chantage exercé sur les médias par les lobbies sionistes se sont avérés contreproductifs, en ce qui concerne l´Occident, parce que ces médias ont trompé la population.
Le système capitaliste est en train de s´effondrer ; pourquoi sommes-nous dans la panade, financièrement ? Tout simplement à cause de la guerre en Irak, à cause de la guerre en Afghanistan, à cause du soutien apporté aux agressions israéliennes au Liban et dans la bande de Gaza. L´Occident doit se réveiller et dire aux Israéliens : ça suffit ! Vous ne pouvez pas continuer, ainsi, à nous bousiller la vie. Israël est un fardeau moral et sécuritaire pour l´Occident, qui devrait s´en débarrasser au plus vite ; sinon, l´Occident devra acquitter un prix encre plus élevé, à l´avenir.
Silvia Cattori : Cela signifie-t-il que l´Etat israélien peut poursuivre son épuration ethnique et ses massacres de Palestiniens ?
Abdel Bari Atwan : Cela leur donne assurément un feu vert. En protégeant Israël contre toute condamnation, en occultant la responsabilité et les atrocités d´Israël, ses crimes, ses massacres contre les Palestiniens. Cela aura des conséquences désastreuses pour l´Occident, et cela encouragera Israël à commettre encore plus de massacres. Mais Israël est rattrapé par le temps ; il en va de même en ce qui concerne l´Occident.
Is faut, comme l´on dit, qu´ils se réveillent, parce que le monde change, parce que le Moyen-Orient est en train de changer. Ils n´ont plus l´argent qu´ils avaient l´habitude d´avoir, il y a peu. Ils n´ont plus la foi qu´ils avaient naguère. Aujourd´hui, Israël et l´Occident ont besoin des Arabes, ils ont besoin des musulmans ; ils ont été vaincus en Iraq, et ils vont l´être en Afghanistan, et ils vont être battus en Palestine.
Le Président Bush a dit : « Mission accomplie ! », à propos de l´Irak... Et, aujourd´hui, que voit-on ? Obama cherche à se retirer aussi rapidement que possible afin de limiter les pertes. Bush avait clamé qu´il avait réussi à faire le boulot, en Afghanistan. Or, aujourd´hui, les Taliban contrôlent plus des neuf dixièmes de l´Afghanistan et ils sont en train de se chercher une voie leur permettant de sortir de Kaboul. De plus, aujourd´hui, ils n´ont plus d´argent, ils sont confrontés à des problèmes d´immigration à partir de l´Afrique, et leur système bancaire est en train de s´effondrer.
Il faut qu´ils se réveillent, et la plupart de leurs problèmes proviennent de ces gouvernements qui sont contrôlés par les lobbies israéliens. Aussi doivent-ils ouvrir les yeux et dire aux dits lobbies : « Vous êtes en train de nous détruire, vous êtes en train de saper nos intérêts, et vous êtes en train de détruire Israël tel qu´il existe. Vous devez changer. Aussi, j´espère que ce message passera.
A Durban II, Israël n´a pas gagné. Il est inexact de dire, par ailleurs, qu´il aurait réussi à faire retomber la responsabilité de la désorganisation sur Ahmadinejad. Il y a quelqu´un, qui est en train de planquer la poussière sous le tapis. Ils s´acharnent à ne vouloir voir que leur propre visage dans le miroir. Ils croient à leurs propres bobards. Ils sont incapables de voir que le monde a fait preuve de beaucoup de sympathie à l´égard d´Ahmadinejad. Celui-ci a dit ce que beaucoup de gens auraient dû dire, lors de cette conférence.
Les médias sont en train d´y laisser des plumes. Ils ne sont plus aussi efficaces que par le passé. Ils n´ont plus leur contrôle habituel. CNN n´est plus l´unique chaîne de télévision d´ampleur planétaire. Reuters n´est plus la seule agence d´information dans le monde. Aujourd´hui, il y a d´autres sources médiatiques. Aujourd´hui, les médias se battent pour leur survie. Le rôle que les médias ont joué au service des intérêts sionistes n´est plus aussi efficace que par le passé. Il est peut-être encore important, mais moins qu´avant ; et il est en train de perdre petit à petit de son influence. L´Occident, lui aussi, est en train de perdre de son influence, graduellement, parce que, comme je l´ai dit, il y a des pouvoirs en train d´émerger, aujourd´hui. La Russie est de retour, l´Inde, le Brésil et la Chine sont en train d´émerger. Les Etats-Unis n´ont plus le contrôle total qui était le leur
hier. Aussi tout cela va-t-il avoir des effets dévastateurs pour Israël et pour le racisme, à l´avenir.
Silvia Cattori : Dans son intervention, l´ambassadeur de Chine a critiqué ceux qui refusent de reconnaître leur responsabilité, ainsi que les « médias qui diffament les religions et les ethnies ». Les hommes politiques européens ne feraient-ils pas mieux de prendre en compte le fait que la Chine - et la Russie - pourraient être d´excellents partenaires, dans la création d´un monde multilatéral ?
Abdel Bari Atwan : Les Chinois y voient clair. Ils ne veulent pas d´affrontement avec les Américains ; ils ne veulent pas non plus d´affrontement avec les Israéliens, tant qu´ils n´auront pas consolidé leur propre puissance. Ils sont en train de bâtir leur économie, leur puissance militaire, leur place dans le monde et sur la scène internationale ; aussi veulent-ils éviter tout affrontement actuellement. Et ils savent que les Etats-Unis sont en train de perdre leur puissance, progressivement. Aussi sont-ils en train d´attendre que le fruit pourri américain tombe dans leur giron. S´ils recourent au langage diplomatique, aujourd´hui, c´est tout simplement parce qu´il n´est pas dans leur intérêt d´avoir une confrontation avec les Etats-Unis.

Abdel Bari Atwan
Traduit de l´anglais par Marcel Charbonnier


n°483 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 19-09 -: Suite : - Boycott d'Israël - le monde bouge !

n°483 - Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine   - 19-09 -: Suite : - Boycott d'Israël - le monde bouge !



   Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine 

n°483 du 19 -09

C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire

1 Analyse - Géopolitique et stratégie - Réflexion

1-2   Alison Weir : La «collecte d’organes» israélienne : une nouvelle «diffamation sanglante» ?

1-3   Le Talmud, n'incrimine nullement le pillage des organes des non juifs.

1-4   Fethi Gharbi : Tsahal, une armée qui insuffle la vie… ?

1-8 Paul Craig Roberts : Pourquoi pas des sanctions contre Israël ?

 


1-2 Alison Weir : La «collecte d’organes» israélienne : une nouvelle «diffamation sanglante» ?

La semaine dernière, le quotidien suédois le plus largement diffusé a publié un article renfermant une information choc : des témoignages et des preuves circonstanciées indiquant que des Israéliens ont pu collecter des organes vitaux sur des prisonniers palestiniens sans leur consentement, depuis de nombreuses années.
Mais il y a pire : certaines des informations dont il est fait état dans cet article suggèrent que dans certains cas, des Palestiniens pourraient avoir été capturés précisément à cette fin macabre.
Dans l’article, « Nos enfants ont été pillés de leurs organes », le journaliste chevronné Donald Boström écrit que les Palestiniens « nourrissent de forts soupçons contre Israël, qui aurait capturé des hommes jeunes afin de s’en servir de réserves à organes pour ce pays – c’est là une accusation extrêmement grave, qui pose suffisamment de points d’interrogation pour que la Cour Internationale de Justice diligente une enquête sur d’éventuels crimes de guerre » [1].

Une armée de responsables gouvernementaux israéliens et d’apologistes d’Israël sont immédiatement montés sur leurs grands chevaux, qualifiant tant Boström (le journaliste) que le rédacteur en chef de son journal d’ « antisémites ». Le ministre israélien des Affaires étrangères aurait été « ébahi » par la lecture de cet article, qu’il a qualifié de « pamphlet démoniaque de diffamation sanglante ». Un responsable israélien l’a, quant à lui, qualifié de « pornographie haineuse ».
La revue (juive américaine, ndt) Commentary a écrit que ce reportage n’était « que la partie émergée de l’iceberg de la haine anti-israélienne stipendiée et sponsorisée en Europe ». Beaucoup de commentateurs ont fait le lien entre l’article et les « diffamations sanglantes » moyenâgeuses (ces récits largement réfutés selon lesquels les juifs tuaient des gens afin d’utiliser leur sang dans certains de leurs rituels religieux). Il n’est pas jusqu’à certains auteurs pro-palestiniens qui ne se soient joints à la meute des critiques, exprimant leur scepticisme.
Le fait est, toutefois, que des preuves étayées de trafics et de vols d’organes tant publics que privés, ainsi que des allégations de méfaits encore pires, ont fait l’objet de reportages largement diffusés, depuis des années. Dans un tel contexte, les accusations venues de Suède sont bien plus plausibles qu’en son absence ; elles laissent entendre qu’une enquête pourrait fort bien révéler des informations fracassantes.
Nous citons ci-après quelques exemples d’informations précédentes relatives à cette question.

La première transplantation cardiaque réalisée en Israël
La toute première transplantation cardiaque – historique – réalisée en Israël a consisté à implanter un cœur prélevé sur un patient encore en vie, sans avoir recueilli le consentement (ni d’ailleurs seulement consulté) ses proches.
C’est ainsi qu’en décembre 1968, un homme du nom d’Avraham Sadegat (le New York Times le nomme erronément A. Savgat) [2] est décédé deux mois après une attaque cérébrale, bien qu’il ait été indiqué à ses proches qu’il « allait bien ».
Après avoir, dans un premier temps, refusé de remettre son corps, l’hôpital israélien où cet homme avait été soigné finit par rendre sa dépouille à ses proches. Ceux-ci découvrirent alors qu’il avait la partie supérieure du corps entourée de bandages : chose étrange, pensèrent-ils immédiatement, pour quelqu’un décédé des suites d’une attaque cérébrale…
Ils décidèrent de défaire les bandages. Ils découvrirent alors que la cavité pulmonaire de leur proche avait été bourrée de bandages, et qu’il n’avait plus de cœur.
Sur ces entrefaites, la transplantation cardiaque israélienne, qui occupait toutes unes des journaux, avait été réalisée. Après avoir encaissé le choc, l’épouse et le frère du défunt commencèrent à faire le rapport entre les deux événements, et ils exigèrent des explications.
Au début, l’hôpital a nié que le cœur de M. Sadegat ait été utilisé dans la sensationnelle transplantation cardiaque. Mais la famille a suscité une tempête médiatique, et elle a porté plainte, en fin de compte, contre trois ministres. Enfin, après plusieurs semaines, et après que la famille eut signé un document par lequel elle s’engageait à retirer sa plainte, l’hôpital avoua que c’était bien le cœur de M. Sadegat qui avait été utilisé pour la transplantation.
L’hôpital expliqua qu’il s’était prévalu de la loi israélienne, qui permettait à ce que des organes soient prélevés y compris en l’absence de consentement de la famille [3]. (La Convention des Nations Unies contre le crime transnational organisé inclut l’extraction d’organes dans sa définition de l’exploitation d’êtres humains).
Les soupçons que l’enlèvement du cœur de M. Sedagat ait pu être à l’origine de son décès n’ont fait l’objet d’aucune investigation.

Déclaration du directeur de la médecine légiste au sujet d’organes manquants
Un article publié en 1990 par le Washington Report on Middle East Affairs, intitulé « Autopsies et exécutions », sous la plume de Mary Barrett, fait état de massacres grotesques de jeunes Palestiniens. Il comporte une interview du Dr Hatem Abu Ghazaléh, ancien responsable de la Santé pour la Cisjordanie sous administration jordanienne, et directeur de la médecine légale et des autopsies.
Mary Barrett l’interroge au sujet « de l’anxiété largement répandue au sujet de vols d’organes, qui s’est emparée de Gaza et de la Cisjordanie depuis le début de l’Intifada, en décembre 1987 ».
Voici la réponse du Dr Hatem Abu Ghazaléh :
« Des indications existent que, pour une raison ou une autre, des organes, en particuliers des yeux et des reins, ont été prélevés sur les corps [des jeunes Palestiniens victimes de « Tsahal », ndt] durant la première année, ou un peu plus, de l’Intifada. Les informations à ce sujet étaient tellement nombreuses, et fournies par des personnes tellement crédibles, qu’il est impossible que rien de tel ne se soit passé. Si quelqu’un est abattu d’une balle dans la tête et qu’on ramène son corps chez lui dans un sac en plastique, sans plus aucun organe interne, les gens vont se poser des questions, non ? » [4]La mystérieuse mort d’un Ecossais

En 1998, un Ecossais, M. Alistair Sinclair, mourait dans des circonstances plus que bizarres, tandis qu’il était en garde à vue à l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv.
Sa famille fut informée de son décès et, d’après un article publié dans J Weekly, « … elle a déclaré qu’il avait fallu à ses membres trois semaines pour réunir les 4 900 dollars nécessaires pour faire rapatrier le corps de M. Sinclair par avion. Le frère d’Alistair a dit que les Israéliens proposaient avec insistance une autre option : enterrer M. Sinclair dans un cimetière chrétien en Israël, pour un coût d’environ 1 300 dollars ».
Mais la famille réussit à réunir l’argent et à rapatrier le corps, après quoi elle demanda qu’il fût autopsié à la Faculté de Médecine de Glasgow. Il s’avéra que le cœur, ainsi qu’un petit os du cou de M. Sinclair manquaient. C’est alors que l’Ambassade de Grande-Bretagne à Tel Aviv porta plainte contre l’Etat d’Israël.

Voici ce qu’écrit le J Weekly :
« Un cœur ayant prétendument appartenu à M. Sinclair fut rapatrié en Grande-Bretagne (suite à cette plainte), gratuitement. James Sinclair voulut que l’Institut Médico-légal israélien prenne financièrement en charge un test à l’ADN afin de confirmer que ce cœur était effectivement celui de son frère. Mais le directeur dudit Institut, le Pr Yehuda Hiss refusa, invoquant le prix, à ses yeux prohibitif, estimé à 1 500 dollars par certaines sources. »
En dépit de requêtes répétées de l’Ambassade britannique de rapports des pathologistes et de la police israéliens, les autorités israéliennes refusèrent de transmettre tout document de ce type [5, 6, 7].


Des responsables du gouvernement israélien soulèvent la question
Le journaliste palestinien Khalid Amayréh écrit, dans un article publié dans CCUN :
« En janvier 2002, un ministre israélien a admis tacitement que des organes prélevés sur les corps de victimes palestiniennes ont pu être transplantés sur des patients juifs, à l’insu de leur famille. »
« Le ministre (israélien) Nessim Dahan a déclaré, répondant à une question d’un député arabe à la Knesseth, qu’il n’était pas en mesure de démentir ni de confirmer que des organes eussent été prélevés sur des jeunes et des enfants palestiniens tués par l’armée israélienne, à des fins de transplantation ou de recherche scientifique.
« Je ne suis pas en mesure de démentir formellement que quelque chose dans le genre ait pu avoir lieu
».
M. Amayréh écrit ensuite que le député à la Knesseth qui avait posé cette question a déclaré « avoir reçu des preuves crédibles démontrant que des médecins de l’institut médico-légal d’Abu Kabir avaient prélevé des organes vitaux tels que le cœur, les reins et le foie, sur les corps de jeunes et d’enfants palestiniens tués par l’armée israélienne dans la bande de Gaza et en Cisjordanie » [8].


Un pathologiste-en-chef israélien licencié pour vol d’organes humains
Durant plusieurs années circulèrent des allégations selon lesquelles le pathologiste le plus en vue d’Israël volait des organes humains. En 2001, la radio nationale israélienne révélait ceci :
« … les parents du soldat Ze’ev Buzgallo, tué dans un accident, lors d’exercices militaires sur les Hauteurs du Golan, sont en train de faire signer une pétition destinée à la Haute Cour de Justice, afin de réclamer la suspension immédiate du Dr Yehuda Hiss et que des charges criminelles soient portées à son encontre. Hiss est le directeur de l’Institut médico-légal d’Abu Kabir. D’après les parents [de Ze’ev Buzgallo], le corps de leur fils a été utilisé pour des expériences médicales sans leur consentement. Or, ces expérimentations avaient été autorisées par le Dr Hiss. » [9]
En 2002, toujours la radio nationale israélienne :
« La révélation de la présence d’organes humains stockés illégalement à l’Institut médico-légal d’Abu Kabir a amené le député à la Knesseth Anat Maor, président de la Commission des Sciences, à exiger la suspension immédiate du directeur, le Professeur Yehuda Hiss. »
La mort d’Alistair Sinclair avait déjà alerté les autorités quant à la malfaisance de Hiss en 1998. Toutefois, rien n’avait été fait, pendant des années. La revue The Forward a écrit, à ce sujet :
« En 2001, une enquête diligentée par le ministère israélien de la Santé a démontré que Hiss était impliqué depuis des années dans le prélèvement d’organes tels que des jambes, des ovaires et des testicules, sans autorisation des proches, lors d’autopsies, et qu’il vendait ces organes à des écoles de médecine, où ils servaient dans le cadre des enseignements. Il avait été nommé pathologiste en chef en 1988. Hiss n’avait jamais été accusé d’un quelconque crime. Mais en 2004, il avait dû renoncer à diriger la morgue nationale, à la suite d’années de plaintes à son encontre. » [10]

Récolte de reins dans des populations indigentes
D’après The Economist, un racket de reins a été florissant en Afrique du Sud, entre 2001 et 2003. « Les donateurs étaient recrutés au Brésil, en Israël et en Roumanie, avec des offres allant de 5 000) 20 000 dollars : visite de Durban et don de rein tout compris… Les 109 receveurs, presque tous Israéliens, payèrent chacun jusqu’à 120 000 dollars leur « séjour transplantation » ; ils prétendirent qu’ils étaient parents des donneurs et qu’il n’y avait eu aucun transfert financier. » [11]
En 2004, une commission parlementaire brésilienne indiquait qu’ « au minimum trente Brésiliens avaient vendu leurs reins à un réseau international de trafic d’organes humains, pour des transplantations réalisées en Afrique du Sud, Israël fournissant l’essentiel du financement. »
D’après une dépêche de l’Inter Press Service (IPS) : « Les receveurs étaient principalement des Israéliens. Ceux-ci perçoivent des remboursements de la sécurité sociale israélienne allant de 70 000 à 80 000 dollars pour des procédures médicales vitales effectuées à l’étranger. »
L’agence IPS poursuit :
Les [« donneurs »] brésiliens étaient recrutés dans les quartiers les plus déshérités du Brésil, on les payait 10 000 dollars pour un rein, mais, « tandis que l’ « approvisionnement » s’accroissait, ces paiements diminuaient, jusqu’à tomber aussi bas que les 3 000 dollars. » Ce trafic avait été organisé par un officier de police israélien à la retraite, qui a indiqué « ne pas avoir pensé qu’il commettait un délit, étant donné que la transaction elle-même était considérée légale par le gouvernement de son pays, Israël ».
L’ambassade d’Israël [au Brésil, ndt] a publié un communiqué niant toute participation du gouvernement israélien à un trafic illégal d’organes humains, tout en indiquant que les citoyens israéliens, dans certains cas d’urgence, peuvent subir une transplantation d’organe à l’étranger « de manière légale et conformément aux normes internationales en vigueur », avec le soutien financier de leur assurance médicale.
Toutefois, l’agence IPS rapporte que le président de la commission avait qualifié la position israélienne d’ « anti-éthique », à dire le moins, ajoutant qu’un trafic ne peut voir le jour sur une échelle étendue que dès lors qu’existe une source importante de financement, telle que le système de santé israélien. Il a poursuivi, affirmant que les ressources fournies par le système de santé israélien avaient été « un facteur déterminant » dans l’entrée en fonctionnement de ce réseau [de trafic d’organes] [12].


Quand le chef d’un hôpital de Tel Aviv fait la promo du trafic d’organes…

A nouveau, l’agence IPS rapporte ce qui suit :
« Nancy Scheper-Hughes, qui dirige le projet Organs Watch [de lutte contre le trafic d’organes humains, ndt] à l’université d’Etat de la Californie (Berkeley), a attesté devant la commission législative du Pernambouc qu’un trafic international d’organes humains avait commencé douze ans auparavant, qui avait été mis sur pied par Zacki Shapira, ancien directeur d’un hôpital de Tel Aviv.
« Shapira a effectué plus de trois-cents transplantations rénales, accompagnant, dans certains cas, ses patients à l’étranger, par exemple, en Turquie. Les receveurs sont des gens très aisés, ou disposant d’une très bonne assurance santé, et les « donneurs » sont des gens extrêmement pauvres d’Europe orientale, des Philippines et d’autres pays en voie de développement, a indiqué Mme Schper-Hugues, spécialiste d’anthropologie médicale. »


Israël poursuit des trafiquants d’organes
En 2007, le quotidien israélien Ha’aretz indiquait que deux hommes avaient avoué « avoir œuvré à persuader des Arabes de Galilée et du centre d’Israël, qui étaient handicapés mentaux ou souffraient de graves pathologies mentales, de se faire prélever un rein contre paiement », après quoi, ces deux hommes refusaient de payer les « donneurs ».
L’article rapportait que ces deux hommes faisaient partie d’un cercle criminel comportant un chirurgien israélien. D’après l’acte de mise en examen, ce chirurgien vendait les reins qu’il récoltait entre 125 000 et 135 000 dollars [13].
Déjà, un peu auparavant, la même année, un autre quotidien israélien, The Jerusalem Post, avait écrit que dix membres d’un cercle de contrebandes d’organes israélien visant des Ukrainiens avaient été arrêtés [14].
Dans le cadre d’une autre affaire, toujours en 2007, le Jerusalem Post faisait savoir que « le professeur Zaki Shapira, un des chirurgiens israéliens en vue dans le domaine des transplantations, avait été arrêté en Turquie, sur des suspicions d’implication dans un cercle de trafic d’organes. D’après l’article, les transplantations étaient arrangées en Turquie, et elles avaient lieu dans des cliniques privées d’Istanbul. »

Le trafic israélien d’organe serait-il arrivé aux Etats-Unis ?
En juillet de cette année (2009, ndt), il n’est pas jusqu’aux médias américains qui n’eussent fait état de l’arrestation récente d’un certain Levy Yitzhak Rosenbaum, originaire de Brooklyn, par des policiers fédéraux, dans une grande rafle anti-corruption effectuée dans l’Etat du New Jersey, qui visait des maires, des hauts fonctionnaires et un certain nombre de rabbins éminents. Boström [le journaliste suédois, ndt] ouvre son article sur cet incident.
D’après la plainte du procureur fédéral, Rosenbaum, qui entretient des relations étroites avec Israël, a déclaré être impliqué dans la vente illégale de reins depuis dix ans. Un avocat général des Etats-Unis a expliqué : « Son business consistant à inciter des personnes vulnérables à renoncer à un de leurs reins pour 10 000 dollars, alors que le même rein serait vendu à hauteur de 160 000 dollars ». [15]
Il s’agit sans doute là de la première mention d’un trafic d’organes international avec des ramifications aux Etats-Unis.
L’anthropologue et expert du commerce d’organes humains de l’Université de Californie Nancy Scheper-Hughes, qui avait informé le FBI sur le cas de Rosenbaum, voici sept ans de cela, dit qu’elle a eu vent d’informations selon lesquelles il aurait menacé des « donateurs » en leur braquant le canon de son revolver sur la tempe, afin de s’assurer qu’ils donneraient effectivement suite à leur accord de « faire don » d’un de leurs organes [16].


La pénurie de donneurs en IsraëlIsraël se distingue par un nombre extraordinairement faible de donneurs d’organes volontaires. D’après le site ouèbe Ynet (du quotidien israélien Yediot Ahronot), « le pourcentage d’organes faisant l’objet d’un don chez les juifs est plus faible que tous ceux enregistrés dans les autres groupes ethniques… Dans les pays occidentaux, près de 30 % de la population est porteur d’une carte de donateur. En Israël, en revanche, 4 % seulement de la population possède de telles cartes. [17].
« D’après les statistiques du site ouèbe du ministère israélien de la Santé, en 2001, 88 Israéliens sont morts dans l’attente d’une transplantation en raison du manque d’organes disponibles. La même année, 180 Israéliens furent (pourtant) en état de mort cérébrale, et leurs organes auraient pu être utilisés à des fins de transplantation. Mais les proches de seulement 80 d’entre eux ont consenti au don de leurs organes. »
D’après Ynet toujours, ce faible pourcentage de donateurs est dû à des « raisons religieuses ». En 2006, l’on assista à un tollé, un hôpital israélien connu pour sa stricte observance des lois juives ayant procédé à une transplantation utilisant un donneur israélien. La semaine d’avant, « un incident similaire s’était produit, mais le patient n’étant pas juif, cela était passé inaperçu. » [18, 19].
L’article suédois indique qu’ « Israël est sans cesse exposé à des tirs à boulets rouges en raison de son absence d’éthique en matière d’organes humains et de transplantations. La France fait partie des pays qui ont cessé toute collaboration dans ce domaine avec Israël, dans les années 1990. Le quotidien Jerusalem Post écrit que « l’on s’attend à ce que les autres pays européens suivent très bientôt l’exemple de la France ».
« La moitié des reins ayant été transplantés sur des Israéliens depuis le début des années 2000 ont été achetés illégalement en Turquie, en Europe orientale ou en Amérique latine. Les autorités sanitaires israéliennes sont parfaitement au courant de ce business, mais elles ne font strictement rien pour y mettre un terme. Lors d’une conférence consacrée à ce sujet en 2003, il a été démontré qu’Israël est le seul pays occidental (sic !) dont la profession médicale ne condamne pas le trafic illégal d’organes humains. Ce pays n’adopte aucune mesure juridique contre les médecins prenant part à ce business illégal – au contraire, les chefs de service des plus grands hôpitaux israéliens sont impliqués dans l’immense majorité des transplantations extrajudiciaires, indique le quotidien suédois Dagens Nyeheter du 5 décembre 2003 ».
Afin de combler ce déficit en organes, l’ex-Premier ministre israélien Ehud Olmert, qui était à l’époque ministre de la Santé, avait organisé une grande campagne d’incitation aux dons, en été 1992, mais même si le nombre des donneurs avait connu une croissance impressionnante, les besoins continuaient à outrepasser grandement le nombre d’organes disponibles.

Augmentation des disparitions de Palestiniens
Boström, qui avait décrit tout cela dans son livre Inshallah publié en 2001 [20], écrit, dans son récent article retentissant :
« Alors que cette campagne incitative se déroulait, de jeunes hommes commencèrent à disparaître, dans des villages de Cisjordanie et de la bande de Gaza. Cinq jours après leur disparition, des soldats israéliens les ramenaient dans leur famille, sans vie et le corps ouvert du pubis au menton.
« Parler de ces corps, cela terrorisait les habitants des territoires (palestiniens) occupés. Des rumeurs circulaient d’une augmentation dramatique des disparitions de jeunes hommes, auxquelles faisaient suite des enterrements nocturnes de corps autopsiés. »
« A l’époque, j’étais dans la région ; je travaillais à un livre. A plusieurs occasions, j’ai été approché par des personnels de l’Onu, préoccupés par ce qu’il se passait. Les personnes qui m’ont contacté m’ont dit que des vols d’organes avaient lieu, c’était une certitude, mais qu’eux-mêmes étaient dissuadés de faire quoi que ce fût à ce sujet. Chargé d’une mission par une radio, j’ai alors voyagé partout, interviewant un grand nombre de familles palestiniennes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, et rencontrant des parents qui m’ont expliqué que leurs enfants avaient subi l’exérèse de leurs organes avant d’être tués. »Il décrit le cas de Bilal Ahmad Ghanan, âgé de dix-neuf ans, abattu par l’armée israélienne qui investissait son village.
« La première balle l’atteignit à la poitrine. D’après les villageois témoins de la scène, on lui a ensuite tiré une balle dans chaque jambe. Deux soldats israéliens ont alors dévalé en courant une pente, depuis un atelier de charpentier, tirant une balle dans l’estomac de Bilal. Enfin, ils l’ont tiré par les pieds, jusqu’en haut d’un escalier de vingt marches conduisant à l’atelier… Les soldats israéliens ont ensuite chargé Bilal, grièvement blessé, dans une jeep, et ils l’ont emmené à l’extérieur du village, où un hélicoptère de l’armée de l’air attendait. Le garçon fut emmené par cet hélicoptère vers une destination que sa famille ignorait. »
Cinq jours après, on le ramena, « mort et enveloppé dans un drap d’hôpital, de couleur verte ». Boström rapport que tandis que le corps était descendu dans la tombe, sa poitrine se découvrit, et les témoins virent qu’il avait été grossièrement recousu de l’estomac à la tête. Boström écrit que ce n’était pas la première fois que des gens voyaient une telle chose.
« Les familles de Cisjordanie et de Gaza (que j’ai interviewées) avaient la quasi-certitude de savoir précisément ce qu’il s’était passé : « Nos enfants sont utilisés comme des donneurs d’organes non-volontaires », m’ont ainsi dit des proches de Khaled, originaires de Naplouse, ainsi que la mère de Raed, de Jénine, et les oncles de Mahmoud et de Nafes, de Gaza, qui, tous, avaient disparu un certain nombre de jours, pour n’être ramenés chez eux que nuitamment, morts et autopsiés ».


Pourquoi des autopsies ?
Boströme relate les questions lancinantes que se posaient les familles :
« Pourquoi gardent-ils les corps jusqu’à des cinq jours avant de nous laisser les enterrer ? Qu’est-il arrivé à ces corps, durant tout ce temps ? Pourquoi procèdent-ils à des autopsies, contre notre volonté, dès lors que la cause du décès est évidente ? Pourquoi rendent-ils les corps uniquement de nuit ? Pourquoi le font-ils avec une escorte militaire ? Pourquoi toute la zone est-elle interdite, durant l’enterrement ? Pourquoi coupent-ils l’électricité ?»
La réponse d’Israël consistait à dire que tous les Palestiniens tués étaient autopsiés ; question de routine. Toutefois, Boström fait observer que sur les 133 Palestiniens tués cette année-là, « seuls » 69 d’entre eux avaient fait l’objet d’une telle autopsie.
Il poursuit :
« Ce que nous savons c’est qu’Israël a un grand besoin d’organes et qu’il y a un vaste commerce illégal d’organes qui fonctionne depuis fort longtemps aujourd’hui, que les autorités israéliennes sont au courant et que les médecins occupant des fonctions de gestion dans les grands hôpitaux israéliens y participent, ainsi que des fonctionnaires, à divers niveaux. Nous savons aussi que des jeunes hommes palestiniens ont disparu, que leurs corps ont été restitués à leur famille au bout de cinq jours, de nuit, dans des conditions draconiennes de secret, grossièrement recousus après avoir été ouverts du pubis au menton.
« Il est plus que temps de faire la lumière sur ce business macabre, de braquer les projos sur ce qu’il est en train de se passer et sur ce qu’il s’est passé dans les territoires (palestiniens) occupés par Israël depuis le début de l’Intifada » [21].


Sommes-nous en présence de la « diffamation sanglante » édition 2009 ?
Lorsqu’on passe en revue les réactions à l’article de Boström, l’on est frappé par la multitude d’accusations selon lesquelles cet article serait une nouvelle version de la vieille « diffamation sanglante » antisémite. Ceci étant, il est intéressant d’examiner un ouvrage publié en 2007 par un éminent expert dès histoire médiévale juive, et ce qu’il lui est advenu…L’auteur est Ariel Toaff, professeur à l’université Bar-Ilan (et rabbin). Il est le fils d’un ancien grand rabbin de Rome, un chef religieux si célèbre qu’un journaliste israélien a écrit que le père de Toaff « est à la juiverie italienne ce que la Tour Eiffel est à Paris ». Ariel Toaff est lui-même considéré comme « un des plus grands spécialistes de son domaine » [22-23].
En février 2007, les médias israéliens et les médias italiens débordaient (mais la plupart des médias américains ont peu ou prou négligé cette polémique) d’informations selon lesquelles le Professeur Toaff avait écrit un ouvrage intitulé « Pasque di Sangue » [Pâque Sanglante] [24] renfermant des preuves qu’il y a bien « une base factuelle à certaines des diffamations sanglantes contre les juifs, au Moyen Age ».
En se fondant sur trente-cinq années de recherches, Toaff était parvenu à la conclusion qu’il y a bel et bien eu quelques cas réels [de crimes rituels juifs, ndt], et possiblement un nombre non négligeable de ces incidents.
Dans une interview accordée à un quotidien italien (l’ouvrage avait été publié en Italie), Toaff dit :
« Mes recherches montrent qu’au Moyen Age, un groupe de juifs fondamentalistes ne respectait pas l’interdit biblique et utilisait du sang à des fins thérapeutiques. Il ne s’agit que d’un petit groupe particulier de juifs, qui appartenaient à des communautés qui avaient souffert des persécutions les plus graves durant les Croisades. De ce traumatisme est né une passion pour la revanche, qui, dans certains cas, a conduit à des rétorsions telles que l’assassinat rituel d’enfants chrétiens » [25, 26].
Le Professeur Toaff fut immédiatement attaqué de toutes parts, il fut notamment l’objet de pressions orchestrées par le président de l’Anti-Defamation League Abe Foxman. Mais il tint bon sur ses positions et sur les résultats de ses trente-cinq années de recherches, annonçant :
« Je ne renoncerai pas à ma dévotion à la vérité et aux libertés académiques, même si le monde entier me crucifiait… Personne ne doit avoir peur de dire la vérité. »
Peu après, toutefois, sous des pressions publiques et privées incessantes, Toaff se parjurait, retirait son livre de la vente et promettait de donner tous les bénéfices qu’il en avait retirés (le livre s’était vendu comme des petits pains) à l’Anti-Defamation League de Foxman. Un an plus tard, il en publiait une « version révisée » [27].
L’expérience que traverse Donald Boström semble une redite de ce que le Professeur Toaff a subi : calomnies, vitupérations et diffamation. Boström a reçu des menaces de mort ; sans doute une expérience vécue par le Professeur Toaff, lui aussi.
Si Israël est innocent de ces accusations de pillage d’organes, ou si sa culpabilité est considérablement moindre que ce que suggèrent Boström et d’autres auteurs, il devrait accueillir avec soulagement des enquêtes honnêtes qui l’exonéreraient certainement de tout méfait. Mais ce à quoi nous assistons, c’est le contraire : le gouvernement israélien et ses thuriféraires s’activent à étouffer dans l’œuf tout débat et à écraser ceux dont ils considèrent manifestement menaçantes tant les questions que les déductions.
Au lieu de se plier aux demandes d’enquête, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu exige du gouvernement suédois qu’il rejette son engagement à respecter la liberté de la presse et condamne cet article. Le bureau de presse israélien, apparemment en représailles et afin d’empêcher toute enquête supplémentaire, refuse d’accorder des cartes de presse aux reporters des journaux qu’il estime « offensants ».
Exactement comme dans les précédents des ravages perpétrés à Jénine, de l’attaque délibérée contre le navire de guerre américain USS Liberty, du massacre de Gaza, de l’écrasement de la militante pacifiste américaine Rachel Corrie sous les roues d’un bulldozer, des tortures infligées à des citoyens américains et d’une multitude d’autres occurrences, Israël se sert de ses ressources considérables et mondiales afin de faire obstacle à l’investigation.
Même avec beaucoup de bonne volonté, il est difficile d’en conclure qu’il n’a rien à cacher.



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