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21/09/2009

n°482- Dossier de Palestine - 21-09 - : (Suite) : L'arsenal nucléaire d'Israël nous met tous en danger.

                                n°482- Dossier de Palestine - 21-09 - : (Suite) : L'arsenal nucléaire d'Israël nous met tous en danger.


Dossier de Palestine

                                                   n°482                   21-09                

                                                                   C.De Broeder & M.Lemaire   



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Sommaire

1 Dossier (suite)

1-3 Menaces Nucléaires : Sanctions Paralysantes contre les Deux Puissances Nucléaires Va-T-En Guerre : Israël et US....

1-4 Jérôme Anconina : « C’est Israël ici, pas la Palestine » .

1-5 Jonathan Cook : Des spots publicitaires israéliens contre le mariage mixte exhortent la jeunesse américaine “perdue” à venir en Israël.

1-6 Dror FEILER : L’amalgame entre un État et un peuple vise à empêcher toute enquête.

1-7 Israël programme de nouvelles constructions à Jérusalem-Est. 



1-3 Menaces Nucléaires : Sanctions Paralysantes contre les Deux Puissances Nucléaires Va-T-En Guerre : Israël et US....

Pour empêcher Israël et les Etats Unis - l'Axe du Mal - qui mènent depuis des décennies des guerres d'agression et menacent d'ouvrir un nouveau front contre l'Iran, les anti guerre doivent avoir le courage d'exiger des sanctions paralysantes contre deux pays qui possèdent des armes nucléaires et sont de fait jugés par l'opinion publique mondiale comme les plus dangereux pour la paix. Sans même attendre des dirigeants politiques et institutions internationales un premier geste, il faut donc engager concrètement la société civile dans cette direction. Ci dessous l'argumentaire de Paul Craig Roberts pour concrétiser mondialement une telle campagne.

Pourquoi pas des sanctions paralysantes contre Israël et les USA ?

En Israël, un pays volé aux Palestiniens, des fanatiques contrôlent le gouvernement. L'un de ces fanatiques c'est le premier ministre, Benjamin Netanyahou. La semaine dernière Netanyahou a appelé à des "sanctions paralysantes" contre l'Iran.
Le type de blocus que veut Netanyahou est qualifié d'acte de guerre. Israël menace depuis longtemps d'attaquer l'Iran par lui-même mais préfère entraîner les US et l'OTAN.
Pourquoi Israël veut-il initier une guerre entre les Etats Unis et l'Iran ?
L'Iran attaque -t-elle d'autres pays, bombarde t-elle des civils et détruit-elle les infrastructures civiles ?
Non. Ce sont des crimes commis par Israël et les US.
Iran chasse t-elle des peuples de terres qu'ils ont occupé depuis des siècles et les parquent-elle dans des ghettos ?
Non, c'est ce qu'Israël a fait aux Palestiniens pendant 60 ans.
Que fait l'Iran ?
L'Iran développe de l'énergie nucléaire, ce qui est son droit en tant que signataire du Traité de Non Prolifération (TNP). Le programme d'énergie nucléaire de l'Iran est soumis à des inspections de l'Agence Internationale à l'Energie Atomique ( AIEA) qui a constamment rapporté que ses inspections n'ont trouvé aucue diversion de l'uranium enrichi pour un programme d'armement.
La position adoptée par Israël, et par le pantin d'Israël à Washington, c'est que l'Iran ne doit pas être autorisée à bénéficier des droits de tout signataire du TNP dont bénéficie tous les autres signataires, car l'Iran pourrait détourner l'uranium enrichi pour un programme de fabrication d'armes nucléaires.
En d'autres termes, Israël et les US affirment qu'ils ont le droit d'annuler le droit de l'Iran à développer l'énergie nucléaire. La position d'Israël/US n'a aucun fondement en droit international ou en quoi que ce soit c'est le seul fait de l'arrogance d'Israël et des USA.
L'hypocrisie est à son comble. Israël n'est pas signataire du TNP et fabrique des armes nucléaires illégalement, clandestinement avec, d'après ce que nous savons, l'aide des US.
Comme Israël est illégalement en possession d'armes nucléaires et a un gouvernement fanatique capable de les utiliser, des sanctions paralysantes devraient s'appliquer à Israël et l'obliger à désarmer.
Israël se qualifie pour des sanctions paralysantes pour une autre raison. C'est un état d'apartheid, comme l'ancien président US Jimmy Carter l'a démontré dans son livre " Palestine : Peace Not Apartheid."
Les US ont mené la campagne pour imposer des sanctions contre l'Afrique du Sud à cause des pratiques d'apartheid de l'Afrique du Sud. Les sanctions ont obligé le gouvernement blanc à remettre le pouvoir politique à la population noire. Israël pratique une forme d'apartheid pire que celui du gouvernement blanc sud africain. Pourtant, Israël affirme que c'est "antisémite" de le critiquer pour une pratique que le monde entier considère comme intolérable.
Ce qui reste de
la Cisjordanie palestinienne, ce qui n'a pas été volé par Israël, est constitué de ghettos isolés. Les Palestiniens sont coupés des hôpitaux des écoles de leurs fermes et entre eux. Ils ne peuvent pas voyager d'un ghetto à l'autre sans permission d'Israël mise en place aux barrages.
L'explication du gouvernement israélien pour ces violations flagrantes des droits humains comprend la plus grande collection de mensonges de l'histoire mondiale. Personne, exception faite des "Chrétiens Sionistes" américains n'en croit un seul mot.
Les Etats Unis se qualifient également pour des sanctions paralysantes. En réalité, les US sont sur qualifiés. Le gouvernement US a envahi l'Afghanistan et l'Irak et utilisé la "guerre contre le terrorisme" que Washington a orchestré pour restreindre les libertés civiles US inscrites dans
la Constitution, en utilisant mensonges et tromperie intentionnelle du Congés US. 1 million d' Irakiens ont payé de leurs vies pour les crimes de l'Amérique et 4 millions ont été déplacés. L'Irak et ses infrastructures sont en ruine, et les élites professionnelles de l'Irak , nécessaires à une société moderne organisée, ont été assassinées ou dispersées. Le gouvernement US a commis des crimes de guerre sur une large échelle.
Personne ne sait combien de femmes, d'enfants et d'anciens des villages ont été massacrés par les US en Afghanistan. Cependant, la guerre américaine d'agression contre le peuple afghan entre maintenant dans sa neuvième année. Selon l'armée US, une victoire américaine est très loin. L'amiral Michael Mullen, qui dirige les chefs d'état major US, a déclare en Août que la situation militaire en Afghanistan est " sérieuse et se détériore".
Les adultes américains peuvent envisager la durée de cette guerre pour le reste de leur vie, tandis que les droits à
la Sécurité Sociale et à Médicare sont réduits afin de dégager plus de financements pour l'industrie de l'armement US. Bush/Cheney et Obama/Biden ont fait des munitions les seuls produits d'investissement sûrs aux Etats Unis.
Quel est le but de la guerre d'agression contre l'Afghanistan ? Peu après son inauguration, le Président Obama a promis de fournir une réponse mais ne l'a pas fait. Au lieu de cela, Obama a rapidement escaladé la guerre en Afghanistan et lancé une nouvelle guerre au Pakistan qui a déjà déplacé 2 millions de Pakistanais. Obama a envoyé 21 000 soldats US de plus en Afghanistan et le commandant US, le Gl Stanley McChrystal, en demande 20 000 de plus.
Obama escalade la guerre d'agression de l'Amérique contre le peuple afghan malgré trois sondages d'opinion de qualité qui montrent que le public américain s'oppose fermement à tout prolongement de la guerre en Afghanistan.
Malheureusement, l'accord inattaquable entre Israël et Washington pour mener une guerre contre les peuples musulmans est bien plus fort que le lien entre le public américain et le gouvernement américain. Lors d'un dîner d'adieu jeudi dernier pour l'attaché militaire d'Israël à Washington qui retourne en Israël pour devenir vice chef d'état major de l'armée israélienne, l'Amiral Mike Mullen, à la tête des chefs d'état major US, la sous secrétaire à la défense Michèle Flournoy, et Dan Shapiro, qui est en charge des affaires du Moyen Orient au Conseil de Sécurité National, étaient présents et ont présenté leur respect. L'Amiral Mullen a déclaré que les US se tiendront toujours aux côtés d'Israël. Quelque soit le nombre de crimes commis par Israël. Quelque soit le nombre de femmes et d'enfants massacrés par Israël. Quelque soit le nombre de Palestiniens qu'Israël chasse de leurs maisons villages et terres.
Si on pouvait dire la vérité, la vérité c'est que l' Axe du Mal c'est les Etats Unis-Israël.
Des millions d’Américains sont actuellement sans toit à cause des faillites. Des millions ont perdu leur travail, et encore plus de millions n'ont pas accès aux soins médicaux. Pourtant, le gouvernement US continue de gaspiller des centaines de milliards de $ dans des guerres qui ne servent aucun intérêt US. Le Président Obama et le Gl McChrystal ont adopté la position qu'ils connaissent le mieux, le public américain peut aller en enfer.
Il est on ne peu plus clair que le Président des Etats Unis et l'armée US n'ont absolument aucun respect pour la démocratie, les droits de l'homme, et le droit international. C'est une autre raison pour appliquer des sanctions paralysantes contre Washington, dont le gouvernement apparu sous Bush/Obama est celui d'un état de chemises brunes qui vit de mensonges, torture, assassinats crimes de guerre et tromperie.
De nombreux gouvernements sont complices des crimes de guerre de l'Amérique. Avec le budget d'Obama profondément plongé dans le rouge, les guerres d'agression brutale de Washington dépendent pour leur financement des Chinois, Japonais, Russes, Saudiens, Sud Coréens, Indiens et Européens. A la seconde même où l'argent étranger arrêtera de financer les crimes de guerre américains, les guerres d'agression de l'Amérique contre les Musulmans stopperont.
Les US ne seront pas pour toujours "une superpuissance" qui peut indéfiniment ignorer ses propres lois et le droit international. Les US finiront par s'effondrer, résultat de leur prétention démesurée et de leur arrogance.
Quand l'empire américain s'effondrera, est-ce que ses dirigeants auront des comptes à rendre devant un tribunal pour crimes de guerre ?
Paul Craig Roberts - 30/08/09 - www.vdare.com
Paul Craig Roberts a été Assistant Secretary of the Treasury pendant le premier mandat du President Reagan.
Il a été éditeur associé du Wall Street Journal . Il est l'auteur de "Supply-Side Revolution : An Insider's Account of Policymaking in Washington"; "Alienation and the Soviet Economy" et "Meltdown: Inside the Soviet Economy", et co auteur avec Lawrence M. Stratton de "The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice".
http://www.planetenonviolence.org/Sanctions-Paralysantes-Contre-Les-Deux-Puissances-Nucleaires-Va-T-En-Guerre-Israel-Et-US-Et-Non-Pas-Contre-l-Iran_a2001.html


1-4 Jérôme Anconina : « C’est Israël ici, pas la Palestine »

Alors que l’administration américaine et les principales chancelleries semblent vouloir mettre un frein à la colonisation dans les territoires occupés ou annexés, le gouvernement israélien impose sur le terrain une fin de non recevoir.

« Nous dormions encore. Je ne les ai pas entendu entrer dans la maison. J’ai ouvert les yeux, ils étaient cagoulés, vêtus de noir et ont hurlé « Lèves-toi, c’est Israël ici, ce n’est pas la Palestine ». Je n’ai eu le temps que de prendre mes deux enfants. En quelques minutes nous nous sommes retrouvés sur le trottoir. Devant notre maison. C’était fini. » Quelques mois après la famille al-Kurd, c’est au tour des familles al-Ghawy et Hannoun, expulsées de leurs maisons du quartier arabe de Sheikh Jarrah, situé dans la partie Est de Jérusalem dimanche 2 août, à 05h du matin. Une éviction brutale qui a plongé les habitants de ce quartier dans un désarroi profond, 25 maisons hébergeant chacune plusieurs familles étant sous le coup d’une procédure similaire. Ce dimanche, ils ont pu assister à ce qui les attend, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, dans les jours ou semaines à venir.

Au cœur de ces évictions quotidiennes de familles palestiniennes à Jérusalem-Est, la politique israélienne de colonisation et de judaïsation totale de Jérusalem, mise en place par la municipalité et soutenue par tous les gouvernements depuis les Accords d’Oslo de 1993. L’installation des sionistes sur ce qui constitue aujourd’hui Israël a entraîné en 1948 un exode massif de quelques 800 000 palestiniens. La plupart croupissent aujourd’hui encore dans les camps de réfugiées insalubres du Liban, de Jordanie, de Syrie, d’Irak ou de Cisjordanie. La même année, la Jordanie prend le contrôle de la partie Est de Jérusalem. Certaines habitations comme c’est le cas à Sheikh Jarrah,sont alors confiées par le royaume Hachémite à l’UNRWA, l’organisme des Nations-Unies chargé des réfugiés palestiniens, pour reloger des familles palestiniennes chassées de Jérusalem Ouest.

Depuis 1967 et l’annexion par Israël de la partie arabe de Jérusalem, un processus de colonisation n’en finit pas d’isoler les quartiers arabes de Jérusalem du reste de la Cisjordanie, coupant ainsi toute continuité territoriale entre la partie sous contrôle de l’Autorité palestinienne et la partie orientale de la ville. Objectif avoué des autorités israéliennes, rendre impossible toute partition de la ville et empêcher ainsi les Palestiniens de revendiquer Jérusalem-Est comme capitale d’un futur État palestinien. Une première vague de constructions et d’implantations juives en plein territoire palestinien autour de Jérusalem-Est avait déjà coupé en deux la Cisjordanie, rendant les déplacements des palestiniens jérusalmites au Nord (vers Ramallah) et au Sud (vers Bethlehem et Hébron) quasiment impossibles. Au Nord, un tramway, construit par la France (Véolia et Alsthom), relie Jérusalem et cette ceinture d’une trentaine de colonies entre elles, formant ainsi une véritable barrière entre la Cisjordanie et Jérusalem Est. A l’Est, enfin, c’est la colonie de Ma’ale Adumim et son potentiel d’une fois et demie Tel Aviv qui finit d’encercler et d’étouffer la partie arabe de Jérusalem. Toutes ces annexions territoriales sont également renforcées physiquement par le mur de séparation qui non seulement spolie les terres palestiniennes, mais aussi sclérose villes et villages palestiniens en les coupant de leur espace naturel.

Sheikh Jarrah au Nord comme Silwan au Sud, sont les dernières pièces du système d’étouffement des quartiers arabes qui jouxtent la vielle ville de Jérusalem-Est. En y inversant les équilibres démographiques, Israël crée ainsi des corridors de peuplement homogènes reliant l’Ouest de la ville à cette enceinte de colonies en territoire palestinien. Et la méthode est toujours la même. Arguant de prétextes archéologiques, de lieux saints, ou d’un passé juif supposé ou réel, tout est bon pour chasser, expulser et détruire les habitations palestiniennes, et les remplacer par des populations juives. Dans un premier temps ce sont des colons fanatiques, juifs orthodoxes et ultra-nationalistes qui remplissent cette mission : tenir l’espace nouvellement colonisé en attendant que l’État s’y déploie et finisse par y implanter une population moins religieuse, attirée cette fois par des avantages économiques non négligeables, bénéficiant de prestations de logement et d’infrastructures bon marché au regard de la situation de l’immobilier dans le reste du pays.

Il n’aura fallu qu’une demi journée aux habitants de Sheikh Jarrah pour assister à l’évacuation de deux immeubles familiaux, regroupant au total 9 familles soient 53 personnes et vivant dans ce quartier depuis 1958.

Quatre petites heures seulement à la police israélienne accompagnée des Magav (unité de police des frontières tristement célèbre par sa brutalité à l’encontre des civils palestiniens) pour mettre violemment, femmes, enfants et vieillards à la rue.

Une demi-journée pour saisir tous les effets personnels, meubles, linges, vêtements, les entasser dans des camions et aller les déverser, à même la rue, deux kilomètre plus loin, en face des bureaux de l’UNRWA. Une manière pour Israël de rappeler à cet organisme des Nations-Unies qu’il est souverain sur toute partie du territoire palestinien, qu’il ne saurait tolérer de l’ONU aucune autre prérogative que celle de gérer les conséquences économiques, sociales et sanitaires des évictions des populations palestiniennes. Un geste à mettre en écho avec le bombardement délibéré des bâtiments de l’ONU à Gaza, lors de l’offensive de l’hiver dernier, sitôt après les condamnations de l’UNRWA des massacres de civils perpétrés par l’armée israélienne dans la bande de Gaza.

Une demi-journée seulement enfin pour que les habitants de Sheikh Jarrah assistent médusés à l’arrivée d’une première famille de colons juifs prenant possession de la maison Hannoun, puis d’une seconde, s’installant chez les al-Ghawy, sous les yeux de Mayssoun al-Ghawy et de ses deux enfants. Une habitante de Sheikh Jarrah raconte : « Malgré une énorme tension et un formidable déploiement de police et de soldats, c’est un silence de plomb qui régnait dans le quartier. Le silence se brisait parfois par les sanglots des mères et les cris des enfants. Puis soudain, d’énormes scies circulaires se sont attaquées à toutes les portes d’entrée de la maison. Quelques secondes plus tard, de nouvelles portes avec de nouvelles serrures étaient installées. » Pendant la journée, gravats et déchets s’amoncelleront devant la maison, la nouvelle famille de colons réorganisant pour elle-seule un intérieur conçu pour 6 familles palestiniennes. 6 familles, chez les al-Ghawy, 4 chez les Hannoun, car il est interdit aux Palestiniens de Jérusalem de construire ou d’agrandir leurs maisons, la municipalité s’y opposant systématiquement.

Sous les caméras du service de la Sécurité intérieure israélien qui enregistre et menace toute velléités de solidarité envers familles palestiniennes, Salah, 37 ans, un habitant de Sheikh Jarrah, explique : « On assiste impuissant à une Nakbah quotidienne. Une fois mis hors de chez eux, les palestiniens savent qu’ils ne retrouveront jamais leurs maisons. Ils ont soixante ans d’expérience maintenant. Les israéliens veulent transformer ce quartier à l’image de ce qu’ils ont fait à Hébron, où une poignée de fondamentalistes juifs protégés par l’armée fait régner la terreur dans un centre ville désert pour faire un continuum sécurisé (c’est-à-dire vide de palestiniens) entre le Tombeau des Patriarches dans la vieille ville arabe et la colonie de Kiryat Arba ».

280 000 Palestiniens vivent aujourd’hui à Jérusalem-Est Près d’un millier de maisons palestiniennes y ont été détruites depuis les Accords d’Oslo. Près de 200 000 colons y sont aujourd’hui installés. L’organisation israélienne La Paix Maintenant annonçait en mars 2009 que le plan de colonisation à l’Est de Jérusalem prévoit la construction de 5 700 logements. A très court terme, la population juive sera majoritaire dans la partie arabe de Jérusalem.

Jérôme Anconina

7 septembre 2009

http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=675

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n°482- Dossier de Palestine - 21-09 - : (Fin) : L'arsenal nucléaire d'Israël nous met tous en danger.


                                             n°482- Dossier de Palestine - 21-09 - : (Fin) : L'arsenal nucléaire d'Israël nous met tous en danger.


Dossier de Palestine

                                                   n°482                   21-09                

                                                                   C.De Broeder & M.Lemaire   

 



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Sommaire

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Myriam Abraham : Encore un nouvel Institut de Propagande Fasciste Sioniste aux USA

3 Les brèves

3-1 Netanyahu fait état de divergences à aplanir avec Washington.

3-2 Abou Halbia : La continuation des constructions dans les colonies affirme le soutien d'Obama aux sionistes.

3-3 Les Israéliens divisés sur un gel de la colonisation.

3-4 Les Forces d’Occupation mettent le feu à un bateau de pêche à Gaza.

 


2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Myriam Abraham : Encore un nouvel Institut de Propagande Fasciste Sioniste aux USA

La " Society for the Management of Historical Raison" (SMHR) Un nouvel institut de propagande chargé de contrôler et de contrer les analogies historiques faites sur les USA et Israël vient d'être crée aux USA avec son abcedaire du parfait formatage historique propagandiste fasciste basé sur des raisonnements de fous furieux dangereux.

Dans son discours de présentation de la nouvelle organisation la "Society for the Management of Historical Reason" ( SMHR) le directeur général, Michael O'Hankon, qui a longtemps fait partie de la Brookings Institution, a parlé de l'urgence de sa nouvelle mission. "Nous savons que par les temps qui courent, permettre à n'importe qui n'importe où d'établir et de diffuser des parallèles entre les politiques des USA et celles poursuivies par d'autres nations dans l'histoire peuvent avoir des conséquences incalculables pour la sécurité américaine. Par conséquent nous allons aider ceux qui travaillent sur le raisonnement historique à diffuser leurs idées seulement en faisant des parallèles qui affirment que les US et leur proche allié, Israël, se tiennent en dehors des lois de causalité qui gouvernent le sort des autres peuples sur terre".
Concrètement, en pratique O'Hankon a expliqué comment ils allaient procéder :
"Nos ennemis partout dans le monde ont pendant longtemps suggéré que quand les USA et Israël attaquent ou envahissent d'autres nations, comme tout autre état militairement puissant avant eux, ils le font pour contrôler des terres ou ressources du pays envahi. Quand de la désinformation de ce genre apparaît, la première ligne de défense c'est, comme cela a toujours été, d'accueillir cette explication avec un profond silence, et ci cela échoue, de se moquer avec condescendance de la personne comme étant un imbécile Chomskyite (allusion à Noam Chomsky). Si, après tout ceci, il y a encore un reporter insuffisamment formé pour imprimer ou passer sur les ondes cette analogie grotesque, c'est alors que nos agents de la raison historique entrent en action. En quelques jours, ils vont produire un minimum de 5 articles de première page dans les quotidiens américains les plus lus, concus chacun à sa façon pour réaffirmer le caractère complètement défensif et moralement sans faille de la politique étrangère américaine et israélienne".
A la fin de la présentation de ce nouvel organisme propagandiste fasciste américanosioniste, visant à falsifier sous couvert de "raison historique" la vérité historique, alors que les faits parlent d'eux -mêmes, les participants ont reçu une petite compilation de certaines des analogies historiques actuellement utilisées pour qualifier les actions américaines et israéliennes et la réponse du SMHR pour contrer chacune d'elle.
Ci dessous quelques exemples de cette compilation.
"
Analogie 1 : un peuple qui envahit la terre d'un autre peuple l'a presque toujours fait pour augmenter son poids sur la scène internationale.

Donc les US et Israël l'ont probablement fait pour la même raison.
" SMHR propagande 1 : ces deux nations ont attaqué d'autres nations principalement pour des raisons défensives. Et s'ils ont un objectif plus large c'est toujours d'apporter à ceux qui sont envahis des bienfaits : soit une économie avancée soit la démocratie.


"
Analogie 2 : Tous les états par le passé qui se sont engagés militairement de multiples façons, continuellement, au loin, contre d'autres nations (l'Espagne au XVIème, la France de Napoléon, la Grande Bretagne, le Portugal au XXème siècle) se sont finalement appauvris au point qu' ils n'ont pu ni maintenir leur réseau d'influence international ni être compétitifs économiquement face aux autres puissances de l'époque. C'est ce qui se passe probablement avec les US.
" SMHR propagande 2 : à la différence des autres nations les US sont peuplés d'individus avec un "esprit entrepreneurial " spécial programmé socialement qui leur permettra d'inventer perpétuellement des moyens d'éviter tout type de décadence et de déclin qui se sont traditionnellement abattus sur les autres nations.
"
Analogie 3 : Quand les élites financières, politiques et militaires du pays se considèrent généralement comme au dessus des lois, et montrent plus de loyauté envers les membres de leur caste que de la population en général, c'est en principe un signe d'un déclin irréversible preuve d'une décadence sociale, de luttes entre factions, et finalement de différents coups. C'est probablement ce qui se passe aux US.
" SMHR propagande 3 : Les US, à la différence des autres nations, ont une structure constitutionnelle née de la sagesse plus ou moins parfaite de nos pères fondateurs et par conséquent effectueront les mutations nécessaires par le biais du système judiciaire et des assemblées de juges pour protéger le bien commun et les libertés individuelles contre toute concentration de pouvoir lourd.

Et même lorsqu'à un moment donné de l'histoire il y a des concentrations de pouvoir plus importants que souhaités, l'effet de pendule se manifestera dans la génération suivante d'acteurs politiques.
" Analogie 4 : Depuis l'avènement du concept de guerre totale dans les années 30 et 40, le terrorisme est devenu pour les nations les plus avancées militairement l'outil principal pour obtenir un avantage géopolitique.

Ainsi les US et Israël utilisent un armement high tech ( bombardiers B-52, Hélicoptères Apache équipés de mitrailleuses, et des drones) contre des populations civiles non armées dans des territoires qui ne leur appartiennent pas et sont souvent à des milliers de km de la mère patrie ( de l'allemand Heimat), cherchant probablement à terroriser les habitants de ces lieux pour les soumettre à leur volonté politique.
" SMHR propagande 4 : comme nous l'avons vu dans SMHR 1, les Américains et les Israéliens attaquent presque toujours les autres pour des raisons purement défensives. Par conséquent les seuls véritables terroristes impliqués dans des opérations sont les personnes qui sont suffisamment folles pour essayer de lutter contre la force écrasante des Américains et des Israéliens.

Par exemple, l'adolescent canadien-afghan, Omar Khadr, est devenu terroriste en Afghanistan, a lancé une grenade à main qui a tué un soldat américain envahisseur près de sa maison à Khost, ce qui a nécessité plusieurs années de torture pour le réhabiliter à Guantanamo. Le terrorisme ne cessera que seulement quand des gens comme Khadr apprendront à accepter la bienveillance fondamentale des actions américaines et israéliennes et apprendront à arrêter de réagir contre.
"
Analogie 5 : Quand, comme il l'a fait en 2006, Israël a lancé une guerre en grande partie non provoquée visant à détruire totalement les infrastructures modernes d'un pays voisin, certains ont comparé cela à la Blitzkrieg allemande contre la Pologne en 1939.

De même quand l'armée high tech israélienne a assiégé la population de Gaza déjà isolée et affamée à la fin de 2008 et les premiers jours de 2009, certains ont comparé cette terrible tragédie au ghetto de Varsovie à la fin de la seconde guerre mondiale.
" SMHR propagande 5 : on doit toujours se rappeler que les seuls à avoir le droit de faire des analogies entre les horreurs du Nazisme et tout catastrophe actuelle sont les Israéliens eux mêmes et leurs nombreux supporters dans la presse américaine.

Par exemple, si l'universitaire arabe, Rashid Khalidi, devait comparer d'une quelconque manière le sort actuel des Palestiniens à celui des Juifs d' Europe entre 1933 et 1945, il serait immédiatement coupable de minimiser les horreurs endurées par les Juifs sous les Nazis. Cependant, à chaque fois que Bill Kristol ou Charles Krauthammer veulent comparer le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, le dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah, ou le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, à Hilter, et ceux qui les suivent aux Nazis, ce n'est pas minimiser. C'est tout à fait licite et ce sera largement publié le plus souvent possible et en insistant dessus dans les médias de masse.
Les personnes (journalistes, membres de cette organisation, simples observateurs...) présents lors de cette conférence ont été encouragées à la fin, à la sortie, à signer un engagement à suivre cette propagande fasciste délirante et dangereuse.
Parmi les représentants des médias qui ont signé :
David Gregory de GE-NBC,
John King de Time- Warner - CNN,
Charles Gibson de Disney - ABC,
Michael Gordon du NYT.
Source de certaines informations un article de Thomas Harrington du 19/08/09 - Macondo News Service

Myriam Abraham

26 Août 2009

http://www.planetenonviolence.org/Encore-Un-Nouvel-Institut-De-Propagande-Fasciste-Sioniste-Aux-USA_a1997.html



3 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

3-1 Netanyahu fait état de divergences à aplanir avec Washington.

Benjamin Netanyahu, qui rencontre lundi l'émissaire George Mitchell, note qu'il reste des divergences à aplanir avec Washington sur les conditions de reprise des pourparlers avec les Palestiniens.

"Il reste du travail à faire. Il y a des progrès sur quelques points et certaines choses sur lesquelles nous devons encore progresser", a dit Netanyahu aux journalistes.

"J'espère que nous parviendrons à réduire les écarts, voire à combler les vides de façon à être en mesure d'avancer dans le processus diplomatique", a-t-il dit sans donner de précisions.

George Mitchell, arrivé samedi soir en Israël pour réclamer un gel des colonies juives et une relance des négociations, a rencontré dimanche le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman. "J'espère que ce sera une bonne rencontre", a-t-il dit au début de l'entrevue. Il devait s'entretenir plus tard avec le président Shimon Peres et verra mardi le président palestinien Mahmoud Abbas à Ramallah, en Cisjordanie.

Les dirigeants israéliens attendent de Mitchell qu'il fasse état de progrès dans les efforts de Washington pour persuader les pays arabes de prendre des mesures préliminaires à la normalisation de leurs relations avec Israël, ceci dans le cadre de tout accord éventuel sur les implantations juives.

Benjamin Netanyahu devait se rendre ce dimanche au Caire pour des entretiens avec le président égyptien Hosni Moubarak, sans doute axés sur la question des colonies.

On s'attend aussi à ce que les deux hommes parlent de la médiation entreprise par l'Egypte pour organiser un échange de prisonniers entre Israël et le Hamas, opération à la faveur de laquelle serait notamment libéré le sergent franco-israélien Gilad Shalit, retenu en otage depuis 2006 dans la bande de Gaza.

RENDEZ-VOUS À TROIS À NEW YORK ?

Un accord sur l'arrêt des constructions de logements en Cisjordanie pourrait favoriser une rencontre entre Netanyahu, Abbas et le président américain Barack Obama autour du 23 septembre à New York, en marge de l'Assemblée générale de l'Onu.

Mahmoud Abbas a exclu de reprendre les pourparlers de paix avec Israël, suspendus depuis décembre, si l'Etat juif ne s'engage pas à geler les colonies comme le prévoit la "feuille de route" de 2003 qui définit un itinéraire censé aboutir à la création d'un Etat palestinien.

"(Abbas) dira à M. Mitchell ce qu'il lui a dit à leur dernière rencontre : il n'y aura pas de compromis sur les colonies. Israël doit arrêter toutes les activités de peuplement, y compris la croissance naturelle", a déclaré le négociateur palestinien Saëb Erekat.

Faisant valoir la nécessité de loger les familles de colons qui connaissent une "croissance naturelle", Netanyahu a annoncé que la construction d'environ 2.500 logements destinés aux Israéliens de Cisjordanie se poursuivrait, et que Jérusalem ne serait intégrée à aucun accord sur les colonies.

Quelque 500.000 Israéliens vivent en Cisjordanie, territoire conquis durant la guerre des Six-Jours de 1967 et revendiqué par les Palestiniens pour leur futur Etat, ainsi qu'à Jérusalem-Est, secteur arabe qu'Israël a annexé comme partie intégrante de sa capitale - initiative non reconnue sur le plan international.

Les Palestiniens, dont le nombre s'élève à trois millions environ en Cisjordanie, considèrent que les colonies les privent de terres nécessaires pour un pays viable.

Ehud Barak, ministre israélien de la Défense, a approuvé lundi 455 permis de construire dans les colonies. L'initiative est largement interprétée en Israël comme un geste envers les colons avant un moratoire possible sur les constructions.

13/9

http://fr.news.yahoo.com/4/20090913/twl-po-netanyahu-38cfb6d_1.html


3-2 Abou Halbia : La continuation des constructions dans les colonies affirme le soutien d'Obama aux sionistes.

Le président de l'organisation international d'al-Qods et le rapporteur du comité d'al-Qods au conseil législatif palestinien, Dr. Ahmed Abou Halbia, a affirmé que la décision de l'occupation israélienne de confisquer des terres agricoles palestiniennes dans la ville occupée d'al-Qods et dans ses alentours pour construire des colonies et des casernes vient dans le cadre d'une série de plans sionistes qui visent à réaliser les rêves sioniste et dominer, complètement, al-Qods.

Dans une déclaration spéciale au centre palestinien d'information, Abou Halbia a dit, que le plan de l'ennemi sioniste vient dans le cadre d'un programme rapide et très dangereux pour encercler la ville occupée d'al-Qods et la mosquée sainte d'al-Aqsa par les colonies sionistes.

Il a dit que le rapport de l'Union Européenne qui a annoncé, le lundi 7/9, la construction de plus de 500 unités coloniales dans la ville occupée d'al-Qods affirme le soutien de la direction américaine dirigée par le président, Barack Obama, aux sionistes.

CPI

09-09 


3-3 Les Israéliens divisés sur un gel de la colonisation.

Les Israéliens sont divisés sur le gel de la colonisation dans les Territoires palestiniens réclamé notamment par les Etats-Unis et l'Union Européenne, selon un sondage rendu public jeudi par la radio publique.

A la question: "Etes-vous partisan d'un gel dans les Territoires palestiniens ?", 44,7% des personnes interrogées répondent par l'affirmative tandis que 38% s'y déclarent opposées, le reste étant sans opinion.

Par ailleurs, 65% des Israéliens ont une opinion positive du Premier ministre de droite Benjamin Netanyahu et 60% de son ministre de la Défense Ehud Barak, chef du Parti travailliste et partenaire de la coalition au pouvoir.

Le chef controversé de la diplomatie israélienne, l'ultra-nationaliste Avigdor Lieberman, recueille 49% d'opinions favorables, tandis que la cote de popularité de Tzipi Livni, la dirigeante du parti centriste Kadima, la principale formation d'opposition, n'atteint que 47%.

Si des élections législatives avaient lieu aujourd'hui, le Likoud, le parti de M. Netanyahu, obtiendrait 32 mandats contre 27 actuellement, Kadima n'aurait que 24 députés --soit quatre de moins que dans la présente législature. Israël Beitenou, la formation de M. Lieberman, reculerait également de deux sièges à 13, alors que les Travaillistes de M. Barak en perdrait un à 12.

M. Netanyahu a récemment décidé d'accélérer la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-est avant d'annoncer un éventuel "moratoire" de plusieurs mois destiné à apaiser la communauté internationale, qui réclame un gel total des constructions pour permettre la reprise des négociations de paix avec les Palestiniens.

Les autorités israéliennes ont approuvé cette semaine des permis de construire pour près de 500 appartements dans un quartier de colonisation à Jérusalem-est (annexé) ainsi que des projets pour bâtir 455 logements en Cisjordanie occupée.

Quelque 300.000 colons israéliens vivent en Cisjordanie et quelque 220.000 autres se sont installés dans une douzaine de quartiers érigés à Jérusalem-est.

Le sondage a été réalisé par l'Institut Shivouk Panorama auprès de 511 personnes représentatives de la population israélienne, y compris parmi la minorité des Arabes israéliens, avec une marge d'erreur de 4,4%.

10 septembre


3-4 Les Forces d’Occupation mettent le feu à un bateau de pêche à Gaza

La Marine israélienne a attaqué plusieurs bateaux de pêche qui travaillaient dans les eaux territoriales palestiniennes. Le bateau d’Abu Adham a été criblé de balles, et visé par des roquettes. Le bateau a pris feu. Bien qu’ils aient réussi à ramener le bateau dans le port de gaza alors qu’il était en feu, les pêcheurs n'ont pas pu empêcher la destruction du bateau.

En Novembre 2008, le bateau de pêche d’Abu Adham a été saisi par la marine israélienne et tous les pêcheurs ont été kidnappés et transférés en Israël. Les pêcheurs et le bateau ont ensuite été libérés sans inculpation.
En Juin 2009, la Marine israélienne a attaqué le bateau, le criblant de balles à la mitrailleuse, causant des dégâts considérables, et tuant presque l'équipage. Le bateau a ensuite été saisi et les pêcheurs ont été kidnappés et transférés en Israël. Sur le chemin vers le port d'Ashdod, Adham le capitaine du bateau de pêche, a été battu par les marins israéliens. Les pêcheurs et les bateaux ont ensuite été libérés sans inculpation.
Le 31 août 2009, la Marine israélienne a attaqué plusieurs bateaux de pêche qui travaillaient dans les eaux territoriales palestiniennes. Le bateau d’Abu Adham a été criblé de balles, et visé par des roquettes. Le bateau a pris feu. Bien qu’ils aient réussi à ramener le bateau dans le port de gaza alors qu’il était en feu, les pêcheurs n'ont pas pu empêcher la destruction du bateau.
Deux jours avant cette attaque, la marine israélienne a tué un pêcheur palestinien dans la même zone. Il a été signalé qu'il n'était qu’à 4 quatre mètres de la rive lorsqu’une vedette israélienne a tiré un obus sur lui. Il a été décapité.

31 août

ISM-Gaza



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

20/09/2009

n°481- Journal de Palestine - 01-09 au 19-09 - : Début : La pax americana et les intenses pressions américaines exercées sur les Etats arabes.

n°481- Journal de Palestine - 01-09  au  19-09 - : Début : La pax americana et  les intenses pressions américaines exercées sur les Etats arabes.



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°481                    01-09  au  19-09

C.De Broeder    &  M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part

Abdel Bari Atwane : La pax americana et  les intenses pressions américaines exercées sur les Etats arabes.

Xavière Jardez : Israël, « Etat juif » : quelle signification pour les Palestiniens ?

Paroles & actions du  président cette semaine ...

Pierre Haski : Obama face à l'échec de son initiative au Proche-Orient.

1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

Offensive israélienne à Gaza : quel est le vrai bilan humain ?

Suite

3 Politique

Politique Palestinienne

Politique Israélienne

4 Politique internationale des territoires occupés 

Fin

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 La fabrication du consentement (vidéoS vostfr)

5-2 La Marine israélienne

5-3 Richard Silverstein : une stratégie pro-israélienne de communication.

 



01-09 au 19-09: Peuple Palestinien :  5 tués   -  0 blessés

                         Occupants              :  0 tué     - 0 blessé



Tiré a part

Abdel Bari Atwane : La pax americana et  les intenses pressions américaines exercées sur les Etats arabes.

NbNdlr : La publication et l' analyse de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage tout  le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

 

Le président américain prépare une nouvelle initiative de paix pour régler le conflit arabo-israélien qui sera présentée à la prochaine réunion de l'assemblée générale des Nations Unies prévue pour fin septembre.
Le sénateur George Mitchell, véritable artisan de cette initiative, préfère travailler dans le secret le plus absolu et loin des médias, mais les bruits qui courent laissent entendre que cette initiative se concentre sur l'initiative de paix arabe affectée de certaines modifications essentielles telles que l'annulation du droit au retour et l'introduction d'une formule "nébuleuse" faisant de Jérusalem la capitale des deux Etats, en fait en introduisant quelques retouches à la situation actuelle.

L'application de cette initiative se fera probablement à l'inverse du planning de l'initiative arabe, de sorte qu'elle commence par la normalisation préalablement au retrait israélien des territoires arabes occupés, conformément aux conditions posées par Netanyahu. Ce qui peut expliquer les intenses pressions américaines exercées sur les Etats arabes, surtout dans le Golfe et au Maghreb, en vue de produire des "premiers pas" de normalisation, tels que l'ouverture de bureaux de représentation commerciale et l'autorisation de circulation en toute liberté dans l'espace aérien pour les avions de la compagnie aérienne israélienne El Al, en contrepartie du gel de la construction des colonies en Cisjordanie, mais pas à Jérusalem.
Ces pressions de l'administration Obama pourraient donner des résultats dans les prochaines semaines, et il ne serait pas étonnant que l'on assiste à des rencontres, des réunions et des échanges de sourires entre des responsables et des leaders arabes et Netanyahu en marge des réunions de l'assemblée générale des Nations Unies, histoire de rompre la glace, et que ces gesticulations soient suivies de démarches diplomatiques effectives.
Du côté palestinien, les préparatifs vont bon train, avec des soins et une minutie exceptionnels, conformément aux directives américaines et européennes et avec la bénédiction israélienne indirecte, de manière que la société palestinienne soit parfaitement et entièrement disposée à intégrer la nouvelle initiative.
Ces préparatifs peuvent être résumés dans les points suivants :
1) Le président de l'autorité de Ramallah, Mahmoud Abbas, a réuni le congrès du Fatah, et procédé à l'"élection" d'un nouveau comité exécutif qui comprend quatre des anciens responsables de la sécurité et dont ont été exclus, d'une manière ou d'une autre, la plupart des membres de l'ancienne garde opposée au processus d'Oslo ; il faut reconnaître cependant que certains des nouveaux membres du comité jouissent d'une bonne réputation et sont considérés comme des personnalités indépendantes et dévouées à la cause nationale.
2) Monsieur Abbas a bien réussi à convoquer le conseil national palestinien en une réunion extraordinaire "en présence des présents" pour compléter la légitimité du comité exécutif de l'OLP et l'élection de six nouveaux membres, parmi lesquels deux personnes responsables des négociations: Ahmad Qorei (Abou Ala') et Saeb Erekat. On peut en conclure qu'ils seront appelés à négocier prochainement sur la base de la nouvelle initiative de paix, non en tant que représentants de Fatah, mais au nom de l'OLP, seul représentant légitime du peuple palestinien.
3) Salam Fayad, le premier ministre palestinien, a révélé qu'il préparait un nouveau projet pour l'infrastructure de l'Etat palestinien qui sera prêt dans deux ans.

Ce projet se compose de deux volets : le premier sécuritaire avec la mise sur pied des forces de sécurité palestiniennes sur la base des critères américains et sous la supervision du général Dayton, et les bénédictions israélienne, jordanienne, égyptienne et palestinienne. Le deuxième économique visant à améliorer le quotidien de la population de la Cisjordanie afin de lui faire oublier l'intifada et l'éloigner définitivement de la résistance considérée comme un facteur d'instabilité et de souffrance.
L'entourage du président Mahmoud Abbas a réussi, sur instructions de Tony Blair "envoyé de la paix" européen, à réduire la cause palestinienne à la "Cisjordanie", à l'amputer de son essence qui est la "cause des réfugiés" et à en faire une question purement économique gouvernée par les conditions de vie des habitants de
la Cisjordanie. Et c'est bien là sa plus dangereuse réussite.
Aujourd'hui, au lieu de comparer la situation actuelle du peuple palestinien avec celle qui prévalait lors de la première ou de la deuxième intifada, ou celle qui existait en 1965 lorsque la première balle de la résistance a été tirée et que
la Cisjordanie et Gaza étaient arabes, on oppose la dégradation des moyens de subsistance et de la sécurité à Gaza sous la domination de Hamas à la prospérité de la Cisjordanie sous le règne de l'autorité. A Gaza, la situation économique est détériorée en raison du blocus asphyxiant que tout le monde a décidé d'oublier, et la sécurité est maîtrisée sous la poigne de fer de la police du Hamas, qui s'est illustrée par l'attaque sanguinaire et sans précédent contre la mosquée Ibn Taymiyah à Rafah pour en "extraire" le mouvement Ansar Jund Allah, et par l'interdiction de toute opération de résistance et de lancement de missiles.
Quant à la prospérité économique de
la Cisjordanie, elle est surtout redevable à l'afflux dans les poches de l'autorité de milliards de dollars en provenance des Etats-Unis, de l'Europe et des pays arabes, la générosité de ces derniers résultant plus des injonctions américaines que du devoir moral de solidarité.
Mais il faut se rappeler que cette prospérité correspond à la mise en œuvre à la lettre du plan Netanyahu et du précédent plan de "paix économique" de Tony Blair. Une paix qui signifie dans la pratique l'oubli, même temporaire, des fondamentaux de la cause palestinienne.
La question à laquelle personne ne veut répondre c'est comment cet Etat palestinien qu'on nous promet, va-t-il pouvoir exister en présence de 249 colonies israéliennes où vivent un demi-million de colons, sans oublier les 600 checkpoints israéliens supposés assurer la sécurité ?
Les subtilités byzantines du discours actuel ne portent pas sur la légalité des colonies, mais plutôt sur leur croissance naturelle, sur l'admissibilité légale totale ou partielle de cette croissance et sur la contrepartie que les Arabes devront payer en termes de "normalisation".
On constate que le chantage israélien a remarquablement réussi à dicter ses conditions, et pas seulement au plan de l'évacuation du droit au retour, de la "dilution" de la question de Jérusalem occupée, mais aussi par le lien créé entre le moindre "gel provisoire" des colonies (considéré comme une énorme concession) et l'imposition d'un blocus maritime, aérien et terrestre total contre l'Iran.
De la même façon que la conférence pour la paix de Madrid avait servi en 1991 à frapper, détruire et isoler l'Irak, on veut rattacher aujourd'hui la nouvelle initiative de paix américaine à la question du nucléaire iranien et donc procéder au démantèlement des installation iraniennes par voie militaire ou par voie de sanctions, en échange de promesses, de simples promesses, d'une solution américaine à la question palestinienne et conformément à une formule qui ne fâche ni Israël ni les régimes arabes « modérés ».
Remarquez qu'au lieu de mettre en parallèle un réacteur israélien qui a produit à ce jour 300 têtes nucléaires et un réacteur iranien encore en gestation, on a établi un rapport entre le réacteur iranien et une liste d'abdications arabes sur les fondamentaux palestiniens en contrepartie de promesses de solution, qui viennent s'ajouter aux nombreuses promesses qu'on nous a fait dans le passé et qui ont disparu les unes après les autres après avoir servi les objectifs américains.
Mais le grand problème aujourd'hui c'est la faiblesse du front du refus arabe, la détérioration du camp du refus palestinien, la préoccupation syrienne par l'ouverture sur l'Amérique et la réception de ses envoyés dans le but de l'amadouer, et la concentration des efforts sur la constitution du gouvernement libanais comme si c'était la priorité des priorités au niveau régional, tandis que le Hamas est empêtré dans le "piège" de Gaza, la subsistance alimentaire d'un million et demi de Palestiniens et les ouvertures sur l'Occident pour régler le dossier de Gilad Salit.
A notre grande désolation, Hamas ne porte plus aujourd'hui la bannière de la résistance avec la force qu'on attendait du mouvement islamique jihadiste. Ajoutons qu'il existe en son sein un courant qui lui porte préjudice par les efforts qu'il déploie en vue de gagner la reconnaissance de l'Occident, en tissant des contacts et, bien plus, en participant à des conférences à Genève en présence d'Israéliens, dans le but de convaincre le monde que Hamas est un mouvement réaliste et modéré avec lequel on peut travailler et qui mérite de rester au pouvoir.
La cause palestinienne telle que nous la connaissons se trouve actuellement sous le scalpel du chirurgien "esthétique" américain, pour une opération qui va lui refaire la face, le produit sera ensuite commercialisé par des experts en communication arabes et surtout palestiniens et vendu à tous ceux qui croient à la paix économique, à la sécurité et à la prospérité de
la Cisjordanie. 
Abdel Bari Atwane

i 02 Septembre 2009

Source : Al Quds al Arabi

Traduction : Nadine Acoury

http://ism-france.org/news/article.php?id=12610&type=analyse&lesujet=normalisation
http://www.alterinfo.net/La-pax-americana-et-la-cretinerie-des-Arabes_a36269.html


Xavière Jardez : Israël, « Etat juif » : quelle signification pour les Palestiniens ?

Dans un dernier coup de poker destiné à couper court à l’établissement d’un Etat palestinien, tel que désiré par l’administration Obama pour relancer un processus de paix, Israël demande que les Palestiniens reconnaissent Israël comme un Etat juif, condition sine qua non de tout futur accord. Et, cette exigence semble gagner du terrain aux Etats-Unis et dans les capitales occidentales.

Mais, derrière l’innocence de cette reconnaissance de facto de ce qu’est Israël, se cache une motivation idéologique qui est d’obliger les Palestiniens à répudier leur histoire. Reconnaître le caractère juif signifierait que les terres perdues, lors de l’agression de 1948, étaient de droit la terre d’Israël. L’essence du sionisme repose sur la croyance que ces terres sont et ont toujours été le foyer du peuple juif et que l’histoire de sa dépossession a été corrigée par l’émergence d’Israël en 1948.

Toute acceptation reviendrait à  faire du peuple palestinien des sionistes… Et serait un déni absolu de son identité, de son histoire, de son appartenance et de sa lutte centenaire pour recouvrer des terres qui  furent des terres arabes palestiniennes.

Le retour des réfugiés palestiniens,-  que les propagandistes israéliens brandissent comme une menace à la survie d’Israël - et qui, en réalité, abrite une injustice historique, nécessitant reconnaissance, restitution et compensation- sous-tend également cette ultime condition qui doit s’interpréter plutôt comme un moyen d’extorquer aux Palestiniens l’absolution pour le « péché originel » commis par Israël en 1948.

Sont aussi concernés par cette nouvelle exigence les citoyens arabes d’Israël qui constituent 20% de la population et dont le statut et la présence seraient d’autant plus précarisés que l’extrême droite au pouvoir en Israël cherche déjà à leur enlever leurs droits les plus élémentaires.

Tout soutien à cette concession perverse, toute pression malavisée exercée par l’Occident sur les dirigeants palestiniens ne peut conduire qu’à des rancoeurs, d’autres conflits et de nouvelles divisions au sein de la direction politique.

Xavière Jardez

Source: A Recipe for Resentment, Ahmad Samih Khalidi, Washington Report (août 2009)

Rédaction et traduction : Gilles Munier, Xavière Jardez 



Paroles & actions du  président cette semaine ...

Pierre Haski : Obama face à l'échec de son initiative au Proche-Orient.

Barack Obama vient de subir son premier échec dans sa tentative de sortir le Proche Orient de son impasse mortifère. Un revers, sans doute, plus qu'un échec à ce stade, mais qui place le président américain face à des options difficiles s'il veut sauver l'une des initiatives les plus audacieuses de son mandat.

Georges Mitchell, l'émissaire d'Obama au Proche-Orient, a donc quitté la région les mains vides, laissant Israël célébrer un nouvel an juif au goût amer au lendemain des accusations du juge Goldstone de « crimes de guerre » lors de l'opération dans la bande de Gaza au début de l'année.

Pas de réunion à trois à New York

Mitchell n'a pas réussi à créer les conditions d'une rencontre tripartite -le président Obama, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, et le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas- dans les prochains jours à New York, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.

Chacun se renvoie la balle : le gouvernement israélien blâme l'« intransigeance » des Palestiniens, tandis que ces derniers font reposer l'échec sur le refus de Netanyahou de s'engager sur un véritable gel de la colonisation des territoires occupés de Cisjordanie.

Pour être honnête, il ne fallait pas être un génie en géopolitique pour savoir que les chances de succès de Georges Mitchell étaient faibles, vu la nature des positions d'un gouvernement israélien dont le centre de gravité est le plus à droite depuis la création de l'Etat hébreu il y a 60 ans, et la faiblesse de son interlocuteur palestinien, dont tout signe de faiblesse serait du pain béni pour le Hamas, le mouvement de la résistance islamique, qui contrôle la bande de Gaza et se nourrit des concessions sans résultats du Fatah de Mahmoud Abbas.

Techniquement, c'est effectivement sur la question de la colonisation qu'a buté la tentative de rencontre à trois à New York. C'est le sujet le plus explosif, puisqu'il s'agit du contrôle de la terre et des ressources, des frontières et de la viabilité d'un hypothétique Etat palestinien, et enfin de la question de Jérusalem.

Depuis l'époque des Accords d'Oslo, signés en 1993 entre Yitzhak Rabin et Yasser Arafat, et qui ont permis d'importantes avancées avant de sombrer dans une montée de la violence et l'impasse politique, le nombre de colons israéliens a presque triplé : de 110 000 à environ 300 000 aujourd'hui.

Un chiffre considérable atteint malgré la retrait unilatéral, en 2005, des 7 500 colons installés à Gaza, décidé par Ariel Sharon peu avant son accident cérébral. Et sans compter les 200000 Israéliens qui vivent à Jérusalem-Est, également considéré comme un territoire occupé selon les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.

Le temps joue contre la paix

Cette présence, illégale au regard du droit international, crée un fait accompli que les plus hostiles à un partage de la Palestine historique parmi les Israéliens espèrent irréversible, au fur et à mesure que leur nombre croit. Le temps, et donc tout ce qui retardera le moment d'une véritable négociation et d'une décision historique de créer ces deux Etats dont le principe est acquis depuis au moins quinze ans, joue contre la paix.

D'où la décision récente de Netanyahou d'autoriser encore de nouvelles constructions de logement en Cisjordanie, anticipant sur une éventuelle concession de gel temporaire qu'il aurait été amené à faire dans ses discussions avec Georges Mitchell. A l'arrivée, il n'y a même pas de gel temporaire décidé : Netanyahou ne voulait pas s'engager au-delà de six mois, et reste attaché à la « croissance naturelle » des colonies quand l'administration Obama réclamait un gel complet, et au minimum d'un an.

Mais au-delà de la colonisation, pour émotionnelle et brûlante qu'elle soit, n'est que le révélateur de l'inexistence des conditions de la paix aujourd'hui. Celles-ci n'existent pas dans la dynamique entre Israéliens et Palestiniens, et elles n'existent pas régionalement.

A la différence de 1993, tentative bancale et rapidement fragilisée de surmonter des décennies de haine, tout le monde s'engage à reculons dans cette initiative diplomatique ouverte par Obama. Et les peuples n'y croient pas, voire même rêvent d'en découdre après avoir vu, de part et d'autres, tous les espoirs déçus, et le capital confiance retomber à zero ou plus bas encore si c'était possible.

Comment rétablir la confiance ?

Pour renouer avec cette logique vertueuse de la confiance, l'exemple ne pourrait venir que d'en haut, mais le tandem Netanyahou-Lieberman [Avigdor Lieberman, ministre des affaires étrangères en sursis en raison du risque d'inculpation pour malversations] n'en veut pas, Mahmoud Abbas aimerait bien mais ne peut pas, et le Hamas, pas invité à la table des négociations mais troisième homme de cette partie serrée, a tout à gagner au pourrissement.

En Israël, où l'introspection est un sport national et la dissension plus tolérée qu'en Palestine, le quotidien libéral Haaretz a résumé vendredi l'humeur nationale à la veille du nouvel an juif, et émis un espoir en direction des dirigeants du pays :

« Israël est un pays émotionnel, au sang chaud, chargé du fardeau de profonds traumatismes et de peur justifiées. Mais on doit attendre de ses dirigeants qu'ils agissent rationellement, la tête froide et intelligemment lorsqu'ils font face à des crises réelles, sans encourager la peur et l'amertume comme le font Netanyahou et son ministre des affaires étrangères, inspirés par une approche pessimiste et auto-justificatrice.

Espérons que le gouvernement israélien utilise plus sa tête, et moins ses tripes ».

Comment Barack Obama réagira-t-il après avoir « débriefé » son émissaire Georges Mitchell ? Il rencontrera sans doute mercredi Netanahou et Abbas, qui seront tous deux à New York pour l'Assemblée générale de l'ONU, et réussira peut-être même à la réunir pour une « photo op » sans substance. Mais pour aboutir à de nouvelles négociations sur le fond, il lui faudra trouver autre chose.

Hillary Clinton, la Secrétaire d'Etat, a déclaré vendredi qu'il ne fallait pas faire d'erreur :

« Je peux vous assurer que le président Omaba et moi sommes très patients et très déterminés ».

Mais elle n'a pas dit, évidemment, quels seraient les prochains pas de l'administration, et en particulier, -question clé- si elle est prête à en passer par une crise avec son allié israélien pour obtenir ce gel de la colonisation réclamé avec insistance par le président américain. C'est le véritable test de l'attitude d'Obama, celui qui marquerait une rupture claire avec l'époque Bush.

Obama doit faire face, cet automne, à l'heure de vérité qui approche sur le dossier iranien sans que le moindre progrès ait été accompli entre Washington et Téhéran, et au risque d'enlisement avant même de démarrer dans le dossier israélo-palestinien. Il lui faudra effectivement être « patient » et « déterminé » pour ne pas subir, dans cet Orient compliqué, un échec définitif qui plomberait son action diplomatique globale

Pierre Haski |

 Rue89 | 

19/09/2009 

http://www.rue89.com/2009/09/19/obama-face-a-lechec-de-son-initiative-au-proche-orient



1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Résistance

04-09

Des résistants Palestiniens ont tiré cinq obus de mortier de la bande de Gaza contre les colonies israéliennes, selon un porte-parole de l'armée israélienne.
(PNN)

 

Bande de Gaza - Au jour le jour

01-09

Un adolescent palestinien âgé de 15 ans est mort des suites de blessures par balles après un accrochage avec des soldats israéliens, a annoncé mardi le centre médical israélien Hadassah de Jésuralem qui ne donne aucune autre précision sur cet adolescent.

(PNN)

2-9

Deux résistants ont été tués mardi soir quand l'armée israélienne a ouvert le feu sur eux, dans l'est de la ville de Gaza, a-t-on appris de sources médicales.

Les chars israéliens ont tiré sur un groupe de combattants qui se trouvaient près du cimetière des Martyrs, à l’est de la ville de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza.
Les tués, Faraj Najar et Ismat Mohara, étaient âgés de 30 ans. Ils ont été transportés à l'hôpital Adwan dans le camp de réfugiés de Jabaliya.
(PNN)

04-09

L'aviation israélienne a mené dans la nuit de jeudi à vendredi un raid aérien dans le sud de la bande de Gaza, près de Khan Younès, selon des sources concordantes palestiniennes et israéliennes.
"Cette attaque, survenue quelques heures après des tirs d'obus de mortier sur Israël, a visé un tunnel creusé près de la clôture de sécurité, qui devait servir à l'infiltration de combattants palestiniens en territoire israélien (…) a précisé une porte-parole de l'armée.
Des responsables des services de sécurité palestinien ont confirmé qu'un raid aérien israélien avait eut lieu, en indiquant qu'il n'avait pas fait de victime.

(PNN)

06-09

Des sources médicales palestiniennes ont fait savoir samedi matin que Maher Ghazi Za’anin (13 ans) est mort à la suite de sa blessure causée par des tirs en provenance des troupes israélienne dans le nord de la bande de Gaza.

Les mêmes sources ont indiqué que Maher Ghazi Za’anin, a été amené à l’hôpital grièvement blessé à la tête après avoir été pris pour cible par des forces de l’occupation stationnées à l’est de la ville de Beit Hanoun dans le nord de la bande de Gaza. .

Palestine Telegraph

 

 Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 :  Au jour le jour 

13-09

Hebron : un Palestinien qui avait été blessé voici deux semaines par des soldats israéliens à un poste de contrôle militaire, a succombé dimanche à ses blessures, a-t-on rapporté de source médicale.

13/9

http://fr.news.yahoo.com/4/20090913/twl-po-netanyahu-38cfb6d_1.html



2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)


Civils & résistants tués                                                                            :  7.022

Palestiniens blessés                                                                               :  54.631

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

Journalistes tués                                                                                      : 9

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

 

2-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        : 1.201

                                                                                                                ( 359 militaires/policiers)

Israéliens blessés                                                                                     : 6606


Offensive israélienne à Gaza : quel est le vrai bilan humain ?

Une ONG israélienne révèle des chiffres : près de 1400 Palestiniens sont mort l'hiver dernier lors de l'opération «Plomb durci», dont plus de la moitié n'ont pas pris part aux hostilités. Des chiffres différents de ceux avancés par l'armée.

L’offensive israélienne contre le Hamas dans la bande de Gaza l’hiver dernier a fait près de 1.400 morts palestiniens dont plus de la moitié n’a pas pris part aux hostilités, a annoncé mercredi l’ONG israélienne B’Tselem qui a publié un bilan révisé du conflit.

B’Tselem, qui a mené ses propres recherches, affirme que 1.387 Palestiniens ont été tués au cours des trois semaines de conflit. Parmi elles, «773 n’ont pas pris part aux hostilités, y compris 320 mineurs et 109 femmes».

L’ONG précise que parmi les personnes tuées, «330 ont pris part aux hostilités, et 248 étaient des agents de police palestiniens, pour la plupart tués dans des bombardements aériens de postes de police le premier jour de l’opération» israélienne.

B’Tselem, la principale organisation israélienne de défense des droits de l’homme pour les territoires palestiniens, ajoute ne pas avoir été en mesure de déterminer les causes de la mort de 36 personnes.

L’armée israélienne s’est refusée à tout commentaire dans l’immédiat.

Selon B’Tselem, les Palestiniens ont tué neuf personnes pendant la guerre: trois civils et un membre des services de sécurité israéliens sont morts dans des tirs de roquettes de groupes armés palestiniens contre le Sud d’Israël à partir de la bande de Gaza, et cinq soldats ont été tués dans la bande de Gaza.

Quatre soldats israéliens ont par ailleurs été tués par des «tirs amis» de leur propre camp, écrit B’Tselem.

Cette dernière souligne que ses chiffres «contrastent» avec ceux avancés par l’armée israélienne, qui chiffre le nombre de morts à 1.166. Tsahal avait précisé que 295 Palestiniens non impliqués dans les combats avaient été tués, dont 89 âgés de moins de 16 ans, et 49 femmes.

L’ONG n’a pas été en mesure de comparer sa liste de victimes avec celle de l’armée, celle-ci ayant refusé de la révéler.

Mais B’Tselem assure avoir visité les foyers des victimes et récolté des certificats de décès, des photos et des témoignages concernant l’ensemble des 252 enfants de moins de 16 ans tués ainsi que des éléments concernant les 111 femmes de plus de 16 ans qui ont trouvé la mort au cours de l’opération.

Interrogés par l’AFP, les services d’urgence palestiniens ont avancé le bilan de 1.382 morts, dont 447 enfants et 117 femmes. Ils ont précisé que celui-ci s’élevait à 1.503 morts en tenant compte des victimes décédées après le conflit à la suite de blessures.

De son côté, le Centre palestinien pour les droits de l’homme (PCHR), qui publie également un bilan actualisé des victimes, affirme que 1.419 Palestiniens sont décédés durant l’opération, dont 1.167 étaient non combattants: 918 des civils (parmi lesquels 111 femmes et 318 enfants) et 249 des policiers non impliqués dans les hostilités.

La bande de Gaza a été la cible d’une offensive dévastatrice de l’armée israélienne, du 27 décembre 2008-18 janvier 2009, baptisée opération «Plomb durci», censée faire cesser les tirs de roquettes par les groupes armés palestiniens contre son territoire.

(Source AFP)

Monde 09/09/2009 à 07h47

http://www.liberation.fr/monde/0101589772-offensive-israelienne-a-gaza-quel-est-le-vrai-bilan-humain?xtor=EPR-450206


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)  



n°481- Journal de Palestine - 01-09 au 19-09 - : Suite : La pax americana et les intenses pressions américaines exercées sur les Etats arabes.

n°481- Journal de Palestine - 01-09  au  19-09 - : Suite  : La pax americana et  les intenses pressions américaines exercées sur les Etats arabes.



Journal de Palestine 

n°481                    01-09  au  19-09

C.De Broeder    &  M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

3 Politique

Politique Palestinienne

Politique Israélienne

 



3 Politique

a) Politique Palestinienne

MM Abbas & Haniyeh.

Abbas

04-09

L'interprétation du Premier ministre israélien de l'idée d'un Etat palestinien "fait de l'Etat palestinien une farce, et l'offre ne peut donc pas être acceptée", a-t-il déclaré en marge du Forum Ambrosetti, qui réunit des hommes d'affaires et des dirigeants politiques sur les bords du lac de Côme, en Italie.

http://fr.news.yahoo.com/3/20090904/twl-israel-palestiniens-cisjordanie-951b410_4.html

Haniyeh.

17-09

Les forces de sécurité du Hamas ont libéré 50 détenus appartenant à des organisations islamistes Ismaïl Haniyeh, a présenté ces libérations comme un commencement visant à "répandre la tolérance" dans le territoire palestinien. La décision fait suite à une montée des tensions dans la bande de Gaza entre les forces du Hamas et des organisations djihadistes palestiniennes.
Le ministère Hamas de l'Intérieur indiquant qu'il reste une centaine sous les verrous après les libérations de jeudi.

http://tempsreel.nouvelobs.com


1-4 Les grandes manœuvres.

Mahmoud Abbas juge les derniers projets israéliens inacceptables…

 Abbas a exclu de rencontrer le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, si celui-ci donne son feu vert à de nouvelles installations dans les territoires occupés avant un gel de la colonisation.
"Cela n’est pas acceptable. Nous voulons un gel de la colonisation et également le lancement des négociations de la phase finale", a déclaré vendredi le président de l’Autorité palestinienne à l’issue d’une entrevue avec Nicolas Sarkozy.
A la question de savoir s’il pourrait rencontrer prochainement le Premier ministre israélien, Mahmoud Abbas, qui s’exprimait via une interprète à l’Elysée, a répondu : "Tout cela dépendra des pas, des mesures qui l’auront précédé concernant le gel de la colonisation."
Pressé par les Etats-Unis de geler la colonisation dans les territoires occupés en préalable à la reprise de pourparlers de paix interrompus depuis décembre avec les Palestiniens, Benjamin Netanyahu envisage d’y autoriser la construction de plusieurs centaines de nouvelles constructions, a annoncé vendredi un de ses proches. Il serait ensuite prêt à décréter un moratoire limité à "quelques mois", a ajouté la source.
Dans un communiqué publié par la suite, l’Elysée a indiqué que Nicolas Sarkozy avait "souligné qu’il était déterminant, pour permettre la reprise du processus de paix, que cessent les activités de colonisation ainsi que le demande l’ensemble de la communauté internationale".
Nicolas Sarkozy et Mahmoud Abbas ont évoqué d’autre part le projet franco-égyptien de réunion d’un sommet de l’Union pour la Méditerranée (UPM) pour appuyer la relance du processus de paix si elle se concrétise.
"Le chef de l’Etat et M. Abbas ont estimé qu’un tel sommet permettrait, si les conditions de sa tenue étaient réunies, d’apporter une contribution essentielle aux progrès du processus de paix", lit-on dans le communiqué de l’Elysée.

 4 septembre

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article851 


1-5 Négociations.

04-09

 Mahmoud Abbas a fait vendredi du gel de la colonisation israélienne dans les territoires occupés un préalable à une éventuelle rencontre avec Nétanyahou en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York fin septembre.

La rencontre "dépendra des pas, des mesures, qui l'auront précédée concernant le gel de la colonisation", a répondu M. Abbas interrogé par la presse à l'issue d'un entretien d'une heure au Palais de l'Elysée avec Nicolas Sarkozy.

Selon un communiqué de l'Elysée, le président français "a souligné qu'il était déterminant, pour permettre la reprise du processus de paix, que cessent les activités de colonisation".

Le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa a également condamné les projets de Benyamin Nétanyahou, estimant qu'ils "suspendraient la processus de paix" s'ils étaient menés à bien.

http://fr.news.yahoo.com/3/20090904/twl-israel-palestiniens-cisjordanie-951b410_4.html


1-13 Prisons & tortures -

Echange de cadeaux pour Gilad Shalit et des prisonniers palestiniens.

Des cadeaux ont été échangés entre les familles de prisonniers palestiniens et de Gilad Shalit, soldat franco-israélie.
Sami Obeid a remis à Noam Shalit cent colis "renfermant des lettres, des exemplaires du Coran et des cadeaux" pour des prisonniers palestiniens incarcérés en Israël.



b) Politique Israélienne

Netanyahu & Lieberman

Netanyahu

30-08

Netanyahu a indiqué dimanche que son gouvernement n'avait pas pris de décision sur la question: une possible acceptation par Israël d'un gel de neuf mois de la colonisation sauf à Jérusalem-est "Aucune décision n'a été prise à ce sujet et aucune conclusion n'a été tirée", avait-il déclaré à la radio publique en réponse à une question sur une possible acceptation par Israël d'un gel de neuf mois de la colonisation sauf à Jérusalem-est (annexée après sa conquête en 1967).

"Il s'agit là de rumeurs. Nous n'avons rien accepté. Nous poursuivons le dialogue avec Washington", avait-il souligné.

Washington, soutenu par les grands pays européens, réclame le gel total de la colonisation en préalable à une reprise des négociations de paix, suspendues depuis la fin 2008. Israël a jusqu'à présent refusé.

Toutefois, l'administration Obama a paru reculer récemment sur cette question face à l'opposition d'Israël, indiquant qu'un gel total de la construction ne représentait pas une condition préalable à une reprise des négociations de paix avec les Palestiniens.

Plus de 300.000 colons juifs sont installés en Cisjordanie et quelque 200.000 Israéliens vivent dans une douzaine de quartiers de colonisation érigés dans la partie orientale de Jérusalem.

http://www.romandie.com/infos/News2/090902123423.oytk0lny.asp

 

Nétanyahou prêt à approuver plusieurs centaines de nouvelles implantations.

Nétanyahou va approuver la construction de plusieurs centaines de nouvelles habitations avant de consentir à un gel temporaire des colonisations en Cisjordanie, ont affirmé vendredi plusieurs de ses conseillers.

Ces collaborateurs, qui s'exprimaient sous couvert de l'anonymat, ont indiqué que M. Nétanyahou approuverait dans les prochains jours la construction de centaines de nouveaux appartements en Cisjordanie.

Ils n'ont fourni aucun chiffre précis mais ont précisé que ces nouvelles habitations viendraient s'ajouter aux 2.500 déjà en construction.

Ces implantations se situeront à l'intérieur des principaux foyers de colonies actuels, et un éventuel gel temporaire ne concernerait pas non plus Jérusalem-est, que les Palestiniens revendiquent comme capitale de leur Etat, selon ces sources.

Par ces informations, Israël semble défier ouvertement l'administration Obama, qui a publiquement fait du gel des colonisations par l'Etat hébreu une condition de la reprise des pourparlers de paix avec les Palestiniens.

http://fr.news.yahoo.com/3/20090904/twl-israel-palestiniens-cisjordanie-951b410_4.html

 

Nétanyahou prêt à approuver plusieurs centaines de nouvelles implantations
Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou va approuver la construction de plusieurs centaines de nouvelles habitations avant de consentir à un gel temporaire des colonisations en Cisjordanie, ont affirmé vendredi plusieurs de ses conseillers.
Ces collaborateurs, qui s’exprimaient sous couvert de l’anonymat, ont indiqué que M. Nétanyahou approuverait dans les prochains jours la construction de centaines de nouveaux appartements en Cisjordanie. Ils n’ont fourni aucun chiffre précis mais ont précisé que ces nouvelles habitations viendraient s’ajouter aux 2.500 déjà en construction.
Ces implantations se situeront à l’intérieur des principaux foyers de colonies actuels, et un éventuel gel temporaire ne concernerait pas non plus Jérusalem-est, que les Palestiniens revendiquent comme capitale de leur futur Etat, selon ces sources.
Par ces informations, Israël semble défier ouvertement l’administration Obama, qui a publiquement fait du gel des colonisations par l’Etat hébreu une condition de la reprise des pourparlers de paix avec les Palestiniens. La Maison Blanche a d’ailleurs vivement réagi vendredi, affirmant que la décision de Benyamin Nétanyahou allait contre la feuille de route pour la paix au Proche-Orient.
"Nous regrettons les informations sur les projets israéliens d’approuver la construction d’implantations supplémentaires", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs dans un communiqué. "Comme l’a dit le président, les Etats-Unis ne reconnaissent pas la légitimité de l’expansion des implantations, et nous appelons à sa fin".
Reçu à Paris, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a fait vendredi du gel de la colonisation israélienne dans les territoires occupés un préalable à une éventuelle rencontre avec Benyamin Nétanyahou en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York fin septembre.
La rencontre "dépendra des pas, des mesures, qui l’auront précédée concernant le gel de la colonisation", a répondu M. Abbas interrogé par la presse à l’issue d’un entretien d’une heure au Palais de l’Elysée avec Nicolas Sarkozy. Selon un communiqué de l’Elysée, le président français "a souligné qu’il était déterminant, pour permettre la reprise du processus de paix, que cessent les activités de colonisation".
Le nombre de colons israéliens en Cisjordanie a constamment augmenté depuis des décennies et a plus que doublé depuis le début des années 1990. Aujourd’hui, environ 300.000 israéliens vivent parmi 2,5 millions de Palestiniens dans le territoire. Ils sont également 180.000 à vivre dans les quartiers est de Jérusalem.

 4 septembre

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article851


2-4 Les grandes manœuvres

05-09

Le président Pérès a appelé à la création d'un Etat palestinien, même sans un accord de paix israélo-palestinien formel.

"Israël a décidé de faire la paix sur la base de deux Etats -un Israélien et un Palestinien", a-t-il déclaré. "J'aimerais qu'on puisse le faire en une seule fois. Apparemment ce n'est pas possible".

5/9

http://fr.news.yahoo.com/3/20090904/twl-israel-palestiniens-cisjordanie-951b410_4.html


2-6 Pays corrompu cherche …

Olmert : un an après la démission, l’inculpation.

L'ex-Premier ministre Olmert, un an après sa démission, a été inculpé hier pour corruption, une première dans l'histoire de l'État hébreu pour un ancien chef de gouvernement.
« Le procureur général a décidé d'inculper l'ancien Premier ministre Ehud Olmert et sa secrétaire personnelle Shula Zaken », a annoncé le bureau du procureur général Menahem Mazouz. Trois chefs d'inculpation de corruption ont été retenus contre lui. Le dossier d'inculpation, qui compte 61 pages, porte sur des charges de « fraude », d'« abus de confiance », d'« enregistrement de faux documents » et de « dissimulation de revenus frauduleux ».

M. Olmert a réagi en se disant « convaincu d'être en mesure de prouver une fois pour toutes son innocence » devant la justice, selon un communiqué diffusé par son porte-parole, Amir Dan. « Après avoir déposé un Premier ministre en exercice, il est évident que (...) le procureur général n'a pas d'autre choix que d'inculper » M. Olmert, a ajouté le porte-parole.
L'ancien Premier ministre centriste, 63 ans, qui a toujours clamé son innocence, a démissionné de ses fonctions le 21 septembre 2008, après que la police eut recommandé son inculpation dans le dossier Talansky.

L'un des chefs d'inculpation retenus contre M. Olmert porte sur cette affaire de transferts illégaux de fonds de la part de Morris Talansky, un homme d'affaires juif américain, alors que M. Olmert était maire de Jérusalem entre 1993 et 2003.
La deuxième, dite Rishontours, porte sur des billets d'avion que M. Olmert se serait fait rembourser plusieurs fois pour lui-même et des membres de sa famille.
La troisième affaire pour laquelle M. Olmert devra rendre des comptes concerne
des nominations de certains de ses proches à des fonctions au Centre d'investissement, un organisme officiel.
En juillet dernier, le procureur général avait décidé de clore, faute de preuve, l'affaire dite de la rue Crémieux, dans laquelle M. Olmert était soupçonné d'avoir acheté un appartement dans cette rue huppée de Jérusalem, alors qu'il était maire, en bénéficiant d'un important rabais, et d'avoir en échange aidé l'entrepreneur à obtenir des permis de construire dans cette zone.

Une autre affaire de trafic d'influence le concernant, alors qu'il était ministre de l'Industrie et du Commerce en 2005, et qui concernait la vente des parts de l'État dans la Banque Leumi avait été abandonnée en décembre 2008.
Porté au pouvoir en mars 2006 en succession d'Ariel Sharon, le 12e Premier ministre d'Israël a quitté le pouvoir en mars dernier sur un bilan contesté.

31/08/2009

http://www.lorientlejour.com/category/International/article/629658/Olmert+:_un_an_apres_la_demission,_l'inculpation.html


2-10 Politique colonialiste israélienne. (Colonisation & colonies)

05-09

Le nombre de colons israéliens en Cisjordanie a constamment augmenté depuis des décennies et a plus que doublé depuis le début des années 1990. Aujourd'hui, environ 300.000 israéliens vivent parmi 2,5 millions de Palestiniens dans le territoire. Ils sont également 180.000 à vivre dans les quartiers est de Jérusalem.

http://fr.news.yahoo.com/3/20090904/twl-israel-palestiniens-cisjordanie-951b410_4.html

 

Netanyahu n'a pas l'intention de geler la colonisation.

Netanyahu n'a pas l'intention de procéder au gel de la colonisation en Cisjordanie, a assuré l'un de ses ministres, Yossi Peled, cité mercredi par le Jérusalem Post.

"J'ai entendu de mes propres oreilles le Premier ministre dire qu'il n'avait pas l'intention de geler la construction dans les colonies ou à Jérusalem", a déclaré M. Peled, ministre sans portefeuille, lors d'une rencontre avec des membres de son parti, le Likoud (droite), rapporte le quotidien en langue anglaise.

"Il (M. Netanyahu) a dit qu'il n'y avait pas d'accord sur le gel de la construction dans les colonies. Je vous l'assure de première main", a-t-il ajouté.

M. Peled a accompagné le chef du gouvernement israélien au cours de sa tournée européenne la semaine dernière, au cours de laquelle M. Netanyahu a discuté avec l'émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell de ‘l'épineux’ problème de la colonisation en Cisjordanie occupée.

La porte-parole de M. Peled a confirmé ces propos, en précisant qu'ils avaient été tenus après ce voyage de M. Netanyahu en Europe.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès du bureau du Premier ministre.

 02 septembre

http://www.romandie.com/infos/News2/090902123423.oytk0lny.asp

 

Israël veut donner un coup d'accélérateur à la colonisation en Cisjordanie occupée avant tout gel partiel.

Benyamin Nétanyahou, veut donner un coup d'accélérateur à la colonisation en Cisjordanie occupée avant tout gel partiel, indique une source auprès de la présidence du conseil à Jérusalem. "Le premier ministre va faire approuver ces prochains jours des projets de construction dans les implantations, et ce n'est qu'ensuite qu'il pourrait accepter un moratoire de plusieurs mois", confirme une source gouvernementale. Ce plan est "totalement inacceptable" pour les Palestiniens, affirme, vendredi 4 septembre, le négociateur palestinien en chef Saëb Erakat.

Ce gel provisoire porterait uniquement sur la construction de nouveaux logements dans les colonies de Cisjordanie, où vivent quelque 300 000 Israéliens. En revanche, il ne concernerait pas les 2 500 logements qui ont déjà reçu le feu vert du gouvernement. Il ne toucherait pas non plus les bâtiments publics, ni les quartiers de colonisation de Jérusalem-Est, où résident environ 200 000 Israéliens.

En échange, des pays arabes tels que le Qatar, Oman, la Tunisie et le Maroc devraient donner leur accord à l'ouverture de représentations commerciales israéliennes sur leur territoire. Israël compte obtenir le soutien des Etats-Unis pour ce plan, en dépit de l'opposition de l'administration de Barack Obama à la poursuite de la colonisation.

Des responsables israéliens ont eu un entretien mercredi avec l'émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, au cours duquel les deux parties ont réaffirmé leur "engagement pour une paix globale" dans la région, selon le département d'Etat. M. Mitchell doit revenir dans la région la semaine prochaine pour une nouvelle série d'entretiens avec des responsables israéliens et palestiniens.

M. Obama a exigé, avec l'appui des Européens, un gel total de la colonisation juive pour favoriser une relance des négociations avec les Palestiniens, suspendues depuis l'offensive militaire israélienne de vingt-deux jours contre le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, en décembre et janvier.

04.09.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/09/04/israel-veut-donner-un-coup-d-accelerateur-a-la-colonisation-en-cisjordanie-occupee-avant-tout-gel-partiel_1235689_3218.html

 

Le gouvernement  approuve la construction de 366 nouveaux appartements en Cisjordanie.

07-09

Le gouvernement israélien a officiellement approuvé lundi la construction de 366 nouveaux appartements en Cisjordanie. Le ministre Barak a précisé qu'il avait l'intention d'en faire approuver bientôt 84 autres par le cabinet israélien.

Il s'agit des premières constructions neuves approuvées par Nétanyahou depuis son arrivée au pouvoir en mars.

Cette décision lui permet de garantir le soutien de sa coalition qui s'est engagée à étendre les frontières de l'Etat hébreu en Cisjordanie.

Mais cette décision vient également souligner le fossé qui semble se creuser entre Israël et Washington sur la question de l'expansion des colonies juives de peuplement.

Les Palestiniens ont fait savoir qu'ils ne retourneraient pas à la table des négociations jusqu'à un gel total des constructions dans ces colonies.

L'émissaire américain pour le Proche-Orient est attendu dans la semaine pour tenter de combler le fossé et remettre le processus de paix sur les rails

7/9

http://fr.news.yahoo.com/3/20090907/twl-israel-palestiniens-cisjordanie-951b410_2.html


2-13 Situation dans les geôles israéliennes - Prisons & tortures 

02-09

Israël a décidé de libérer 9 législateurs appartenant au mouvement du Hamas de Cisjordanie, après plus de trois ans de détention.

La nouvelle a été confirmée par un membre du Conseil Législatif Palestinien mercredi.
Les députés en question sont Khaled Said, Khaled Salman et Ibrahim Dahbour de Jénine; Riyad Raddad de Tulkarem; Yasser Mansour et Al Hosny Boureeny de Naplouse, Imad Nofal de Qalqilia, Nasser Abdul-Jawad de Salfit, et Mohammad Abu Jheisha de Hébron.
Le mouvement Hamas espère que la libération des députés permettra au Conseil législatif de reprendre son activité.
Encore 23 députés du Hamas sont détenus. La plupart avait été arrêtée en 2006.

(PNN)

 

Libération de Nasser al-Shaer.
Le Service des prisons israélien a annoncé jeudi la libération de Nasser al-Shaer, un responsable politique du Hamas arrêté il y a six mois en Cisjordanie. Nasser Al-Shaer a été libéré d'une prison du sud d'Israël jeudi après avoir purgé une période de détention fixée en vertu d'une décision de l'armée israélienne, a précisé le porte-parole des autorités pénitentiaires Yaron Zamir. Israël a arrêté des responsables du Hamas comme Nasser Al-Shaer pour faire pression sur le Hamas.

Figure de premier plan du Hamas en Cisjordanie, Nasser Al-Shaer a été vice-Premier ministre du gouvernement d'union palestinien.

17/9

http://tempsreel.nouvelobs.com/  


2-14 Prisons & tortures : Déclaration 

Israël fait des expériences sur les prisonniers palestiniens".
Selon un responsable de l'AP, l'Etat hébreu prive ses détenus de soins médicaux. Un responsable de l'Autorité palestinienne a déclaré qu'Israël ne faisait pas assez pour maintenir les prisonniers palestiniens en bonne santé.
Lors d'un entretien à l'agence de presse palestinienne Palestinian Ma'an, Issa Karaki, ministre des Affaires des prisonniers, a indiqué la récente découverte de 25 cas de cancer parmi des prisonniers palestiniens.
"[Cela] est révélateur du peu de soins médicaux qui leur sont prodigués", a-t-il affirmé.
« Il y a au moins 1 500 prisonniers qui ont besoin d'un traitement médical urgent", a poursuivi Karaki. Selon lui, l'Etat hébreu mène des expériences sur les détenus palestiniens.
Le ministre de l'AP a également demandé une intervention de la communauté internationale sur cette question et a appelé l'Organisation mondiale de la santé à enquêter sur le déclin de l'état de santé des prisonniers palestiniens enfermés dans les geôles israéliennes

01.09.09

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1251804465387&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull



3 Politique Internationale des territoires occupés

a) Pays Arabes & voisins

4 pays arabes prêts à normaliser avec "Israël". !!!

Le quotidien britannique "The Guardian" a révélé que quatre états arabes ont accepté en principe d'entamer la normalisation de leurs relations avec Israël: le Bahreïn, le Qatar, les Émirats et le Maroc.
Ils seraient prêts à autoriser l'utilisation de leur espace aérien par la compagnie aérienne israélienne (el-Al), l'ouverture d'ambassade et de bureaux commerciaux israéliens, et l'entrée de touristes dont les passeports portent des tampons israéliens.
En revanche, rapporte le journal, l'Arabie saoudite s'obstine à refuser ceci, au motif qu'Israël a obtenu beaucoup trop de concessions. Mais elle ne tentera pas pour autant d'empêcher les autres pays de suivre la voie de la normalisation.
Selon le journal, " une alliance entre différents pays arabes à laquelle l'Arabie saoudite pourrait faire partie, effectue des contacts secrets avec Israël pour discuter ce qu'ils considèrent être une menace commune contre eux venant d'Iran".

EDT par SOULEIMAN

01 septembre

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=4619


Égypte

01-09

La police égyptienne a saisi deux tonnes d'explosifs dans une cache proche de la frontière avec la bande de Gaza, a-t-on appris de source proche des services de sécurité.

Les policiers égyptiens avaient trouvé lundi les entrées de quatre tunnels et avaient déjoué la veille dans le secteur de Sarsouriyah une tentative de faire entrer 500 kg d'explosifs dans le territoire palestinien, a-t-on précisé de même source.

Quatre cents tunnels ont été découverts par la police égyptienne à la frontière depuis le début de l'année.

http://fr.news.yahoo.com/4/20090901/twl-egypte-explosifs-bd5ae06_1.html


Émirats arabes

Les Émirats arabes procèdent au "transfert" des Palestiniens.

Avant que le transfert israélien des Palestiniens autochtones des territoires de 1948 ne soit décrété, ce sont les pays arabes qui commencent à "transférer" les Palestiniens qui résident dans leur territoire.
Le ton a été donné par les Émirats arabes unis qui a procédé à l'expulsion de milliers de Palestiniens. Avec pour seule explications, des raisons sécuritaires, ou une décision des autorités suprêmes.
Un Palestinien résident dans cette principauté et s'exprimant pour "al-Watan" a établi un lien entre ces dispositions et les mesures qui devraient découler de la solution finale du conflit arabo- israélien, à laquelle s'attelle l'administration américaine actuelle qui exclut le retour des réfugiés et suggère leur implantation dans les pays où ils résident.
D'autres explications pourraient être invoquées, vu que les Palestiniens de la Cisjordanie soumise à l'Autorité en sont exclus. Seuls sont concernés par l'expulsion les Palestiniens originaires de la bande de gaza, ceux qui détiennent un passeport jordanien temporaire, ou des documents égyptiens.
((Sachant aussi que cette décision avait été précédée par une autre similaire touchant des Libanais d'une seule confession musulmane !))
Ils sont sommés de mettre fin à leurs travaux et de quitter les pays dans un délai maximum d'une semaine. Leurs cartes de séjour sont annulées, ce qui leur ferme l'accès à tous les pays arabes du Golf, même aux Terres saintes. L'empreinte de leurs yeux est prélevée puis généralisée dans tous les ministères de l'intérieur de ces états, pour empêcher leur éventuel retour.
La décision est appliquée de façon arbitraire et n'exclut même pas ceux qui vivent aux Émirats depuis plus de 40 ans et ont présenté des demandes de naturalisation.
Ironie du sort aucun pays arabe n'a proposé de les accueillir. Seule un pays islamique lointain s'y est osé: la Malaisie!
Serait-ce pour dépêcher les Palestiniens, une fois de plus, le plus loin possible de la Palestine.

Leila Mazboudi :

Source : Al Manar TV
http://www.almanar.com.lb/

 1er septembre

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Leila_Mazboudi.010909.htm


Turquie

Davutoglu annule sa visite à Jérusalem

Le ministre turc des Affaires étrangères turc, Ahmet Davutoglu, a annulé un voyage prévu en Israël la semaine prochaine, parce que Jérusalem ne voulait pas qu'il entre en terre sainte par la bande de Gaza.

Un haut représentant du gouvernement a déclaré, mardi soir, qu'Israël ne pouvait accepter que des diplomates étrangers rencontrent les leaders du Hamas à Gaza et veuillent ensuite, au cours du même voyage, s'entretenir avec les dirigeants israéliens.

"S'ils viennent à Jérusalem, directement après une réunion avec le Hamas, ils donnent l'impression que nous légitimons leur visite à Gaza", a déclaré le fonctionnaire. "Nous n'avons aucune intention de le faire."

Une importante rencontre avec l'envoyé spécial de la Norvège au Moyen-Orient, John Hansen-Bauer, avait également été annulée, le mois dernier, pour les mêmes raisons. Il devait rencontrer le chef du Hamas, Khaled Mashaal, avant d'arriver en Israël. Hansen-Bauer n'avait pas pris la peine d'avertir Jérusalem de cette réunion.

La Turquie, la Norvège et la Russie maintiennent ouvertement des contacts réguliers avec le Hamas, malgré la décision du Quartet de n'avoir aucun rapport avec l'organisation tant qu'elle ne répondra pas aux trois conditions suivantes : reconnaître l'Etat d'Israël, éradiquer le terrorisme(…)  et accepter les précédents accords israélo-palestiniens.

Selon l'agence de presse chinoise Xinhua, la visite d'Hansen-Bauer à Gaza a eu lieu "la semaine dernière" et "portait sur le nombre de prisonniers palestiniens qu'Israël pourrait expulser vers des pays européens, dont la Norvège", dans le cadre de la libération de Guilad Shalit. Ces informations n'ont pas été confirmées de manière officielle.

9/9 

http://fr.jpost.com:80/servlet/Satellite?cid=1251804526854&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull 

n°481- Journal de Palestine - 01-09 au 19-09 - : fin : La pax americana et les intenses pressions américaines exercées sur les Etats arabes.

n°481- Journal de Palestine - 01-09  au  19-09 - : fin  : La pax americana et  les intenses pressions américaines exercées sur les Etats arabes.



Journal de Palestine 

n°481                    01-09  au  19-09

C.De Broeder    &  M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

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Sommaire

4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 La fabrication du consentement (vidéoS vostfr)

5-2 La Marine israélienne

5-3 Richard Silverstein : une stratégie pro-israélienne de communication.

 



b) Le Monde

1 Usa (le parrain)

1 Obama 

Le plan d’Obama vise à exterminer la cause palestinienne.
Le député du Hezbollah, Mohammad Raad, a souligné que « le plan du président américain Barack Obama pour le règlement de la crise au Moyen-Orient constitue un projet d'extermination de la cause palestinienne.

Ce plan ne passera pas, la volonté des résistants palestiniens étant plus forte que tout, car en fin de compte c'est la justice qui vaincra ».
« Le règlement en vue d'une paix au Moyen-Orient n'implique pas une paix, mais le fait d'abdiquer ses droits », a-t-il également estimé.

 4 septembre

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/630213/Raad+%3A_Le_plan_d%27Obama_vise_a_exterminer_la_cause_palestinienne.html


2 Les grandes manœuvres

04-09

La Maison Blanche a vivement réagi vendredi, affirmant que la décision de Benyamin Nétanyahou allait contre la feuille de route pour la paix au Proche-Orient.

"Nous regrettons les informations sur les projets israéliens d'approuver la construction d'implantations supplémentaires", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs dans un communiqué. "Comme l'a dit le président, les Etats-Unis ne reconnaissent pas la légitimité de l'expansion des implantations, et nous appelons à sa fin".

http://fr.news.yahoo.com/3/20090904/twl-israel-palestiniens-cisjordanie-951b410_4.html

 

Massacre de Gaza: l'administration Obama s'oppose  à une recommandation du document, qui parle de poursuivre Israël devant la Cour pénale internationale.

Le rapport de l'ONU, établit que lors de l'opération "Plomb durci", du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009 dans la Bande de Gaza, "Israël a "commis des actions qui équivalaient à des crimes de guerre, peut-être des crimes contre l'humanité".

L'enquête de 575 pages, a été dirigée par l'ancien juge sud-africain Richard Goldstone,.

Les Etats-Unis s'opposent  à une recommandation du document, qui parle de poursuivre Israël devant la Cour pénale internationale.

- Cette mention nous "préoccupe très sérieusement", a expliqué Ian Kelly, le porte-parole du département d'Etat, qui ajoute qu'Israël "a des institutions démocratiques (...) pour enquêter et poursuivre les abus et nous l'encourageons à s'en servir".

Ian Kelly souligne que le rapport qui "même s'il traite de toutes les parties en conflit, se concentre principalement sur les actions d'Israël".

Les autorités américaines craignent que les Etats arabes, entre autres, se servent de ce document à la 64e Assemblée générale de l'ONU qui commence mercredi prochain.

ML

Source : AP

19-09


3 Politique colonialiste israélienne.(vue des USA)

Les efforts de George Mitchell au Proche-Orient restent vains…

L’émissaire américain au Proche-Orient George Mitchell n’est pas parvenu à rapprocher les points de vues israélien et palestinien sur le dossier des colonies juives de Cisjordanie, en dépit de multiples navettes diplomatiques.
A l’issue de son dernier entretien avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Jérusalem, un membre du gouvernement israélien a jugé possible de geler les constructions dans les implantations juives plus de six mois mais pas pendant un an.
"Israël acceptera d’étendre ce gel au-delà de six mois (évoqués précédemment de source israélienne autorisées-NDLR) - peut-être neuf mois, mais moins d’un an", a déclaré à la presse ce responsable ayant requis l’anonymat.
"La visite de Mitchell s’est achevée sans accord", a quant à lui conclu Saëb Erekat, principal négociateur palestinien, après une nouvelle visite de l’ancien sénateur américain à Ramallah, où il a rencontré le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
George Mitchell a ensuite repris la route de Jérusalem pour une dernière entrevue avec le chef du gouvernement israélien, avant de regagner Washington au terme d’une semaine de tractations.
Mahmoud Abbas a fait du gel des constructions dans les colonies un préalable à la reprise des négociations israélo-palestiniennes rompues en décembre lors de l’offensive de Tsahal dans la bande de Gaza.
Le Nouvel An juif et l’Aïd el Fitr, qu’Israéliens et Palestiniens s’apprêtent à célébrer, ne laissent que peu de temps à l’émissaire américain pour arracher un accord qui ouvrirait la voie à une rencontre entre Benjamin Netanyahu, Mahmoud Abbas et Barack Obama, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, la semaine prochaine, à New York. Sans exclure une telle rencontre, Saëb Erekat a jugé qu’elle serait "dénuée de sens" si le Premier ministre israélien campe sur ses positions.
Dans les deux camps, on reconnaît qu’il sera difficile de ne pas répondre à l’invitation de Barack Obama, qui a fait du Proche-Orient l’une de ses priorités diplomatiques. Rien n’indique cependant que Benjamin Netanyahu, soutenu par une majorité favorable à la cause des colons, soit prêt à aller au-delà d’un gel de quelques mois du développement des implantations.
Un autre obstacle réside dans la réticence israélienne à s’engager sur un calendrier de négociations en vue d’aboutir peut-être dans les deux ans à la création d’un Etat palestinien.
De son côté, Mahmoud Abbas, nie avoir accepté l’idée d’accords temporaires ou intérimaires

18 septembre 2009,

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article893



4 Politique Internationale

Organisations Mondiales & régionales

ONU 

Les agressions contre Gaza ont causé des pertes valant 4 milliards de dollars.

L'office du commerce et du développement à l'ONU a publié un rapport dévoilant que les agressions sionistes contre la Bande de Gaza entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009 ont causé des pertes économiques valant 4 milliards de dollars.

Dans son rapport, l'organisation a dit, le mardi 8/9, que l'arrêt total des activités économiques lors des 22 jours d'agressions sionistes contre la Bande de Gaza a causé des dommages de 88 millions de dollars contre les produits locaux.

L'organisation qui poursuit la situation économique dans les territoires palestiniens depuis plus de 25 ans, a déclaré que l'actuelle situation est la plus mauvaise dans la Bande de Gaza sur le niveau de la sécurité économique et les conditions de vie dans la Bande depuis 1967.

Elle a exprimé son regret qu'on n'a ouvert aucune somme d'argent pour soutenir le plan de développement, malgré l'annonce de la conférence de Charm el-Cheikh de consacrer 4.5 milliards de dollars pour ce dossier.

Le rapport a souligné que la pauvreté frappe plus de 90% des habitants de la Bande de Gaza.

De son côté, le coordinateur du programme de soutien au peuple palestinien à l'ONU, Mohamed al-Khafif, a souligné que les dommages directs et indirects représentent le triple de la quantité de l'économie de Gaza.

 CPI

09/09/2009

http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7tMTWu11x06rAGcnyBbUKuYdhJmGvSzfQ3V8cU%2f%2faRnJh8TpBWLdH7nb3OSIy9i1iAhybOzHeuRC%2fOPL%2blhcQgrY1FBR5gFWEl193tVzB5ac%3d 



2 Europe

2 France

Bil’in : Une délégation chez Kouchner.

Communiqué de la délégation ‘Bil’in’ qui s’est rendue au Quai d’Orsay le 12 août dernier.

Suite à l’envoi d’une lettre signée par plus de 40 associations et organisations, concernant la répression contre la population du village de Bil’in qui mène une résistance non-violente en Palestine, une délégation a été reçue au Quai d’Orsay le mercredi 12 août1. La délégation se félicite de cette entrevue. Elle continuera d’être très vigilante et maintiendra la pression pour que les actes du Gouvernement français soient conformes à ses déclarations, avec l’ensemble des organisations qui ont signé cette lettre. Elle a pris note de l’invitation du Cabinet du Ministre de recevoir de nouveau une délégation après l’Assemblée générale de l’ONU de septembre 2009.
La délégation a rappelé la résistance populaire non-violente menée par la population de ce village contre la "barrière de sécurité" qui retire plus de la moitié de ses terres au village, et pour faire valoir ses droits sur ses terres. Cette construction a été condamnée par la Cour Internationale de justice et, suite à une plainte déposée par les habitants de Bil’in, son tracé a été condamné à plusieurs reprises par la Haute Cour de Justice Israélienne2. Le tracé de la barrière devrait être modifié à Bili’n puisque les habitants ont gagné un procès devant les tribunaux israéliens. La délégation est revenue avec insistance sur la situation actuelle des habitants victimes d’une répression violente de la part de l’armée israélienne.
La délégation a remis une lettre du Président du Comité populaire de Bil’in, Eyad Bornat, datée du 11 août, retraçant l’ensemble des aspects nouveaux et tragiques dont est l’objet la population de Bil’in, destinée au Ministre. Dans cette lettre, Eyad Bornat écrit : " nous vous supplions d’intervenir auprès de l’Etat israélien pour mette fin à la politique de confiscation des terres palestiniennes, de meurtres et de destruction de nos oliviers que nous cultivons depuis des siècles". Cette lettre invite le ministre Bernard Kouchner "à rendre visite à notre petit village pour voir vous-même ce qui se passe ici et pour nous soutenir dans nos actions pour la justice et pour la paix".
La discussion franche qui s’est déroulée pendant une heure trente avec les représentants du ministre a porté sur la nécessité de l’action de la part de la communauté internationale, et de la France. Au-delà des mots, il doit être mis un terme aux injustices et aux violences cruelles dont sont victimes les habitants du village et plus généralement le peuple palestinien.
Au moment où l’on célèbre le soixantième anniversaire des Conventions de Genève, la délégation a demandé expressément non pas un rehaussement de l’accord d’Association mais la suspension de cet accord qui devrait être soutenue par la France conformément à l’article 2, cet accord étant conditionné au respect des droits de l’homme.
Les représentants du Ministre nous ont fait valoir qu’ils étaient sensibles à la démarche de la délégation et ont rappelé que le président Sarkozy a déclaré devant la Knesset que l’arrêt de la colonisation doit être total et immédiat et l’a rappelé récemment à M. Netanyahou. Ils considèrent que les décisions de justice doivent être appliquées et que le soutien à la population de Bil’in est légitime. La politique de la France vis à vis d’Israël est désormais marquée par une autre approche que par le passé, cherchant à utiliser des "leviers positifs" vis à vis de ce pays, sans négliger de parler le langage de la franchise. La délégation a souligné que la question centrale - et cela de longue date - était celle de l’impunité d’Israël qui ne saurait se placer au dessus du droit international.
Demander l’application du droit ne saurait être considéré comme un "ostracisme" vis à vis d’Israël sous peine d’affaiblir le droit international. La délégation a souligné aussi qu’il serait normal que cette « diplomatie positive » soit appliquée aux Palestiniens pour faire valoir leurs droits légitimes.
Les représentants du Ministre ont indiqué avoir pris bonne note des observations et considérations de la délégation. Ils ont affirmé que la France "soutenait" les actions non-violentes menées à Bil’in et ailleurs. Ils ont déclaré vouloir examiner les actions envisageables pour Bil’in et sur un plan général pour arriver à un règlement global et à la création de l’état palestinien. La proposition nous est faite de nous revoir après l’Assemblée générale des Nations Unies durant laquelle ces questions seront abordées.
Tout en se félicitant d’avoir été reçue par le cabinet du Ministre, la délégation continuera d’être très vigilante et maintiendra son attention et la pression pour que les actes du Gouvernement français soient conformes à ses déclarations, avec l’ensemble des organisations qui ont signé cette lettre.
Mouvement de la paix

(1) La délégation comprenait des représentants d’AFD (Alliance for Feedom and dignity-France), AFPS (Association France-Palestine solidarité) Ligue des droits de l’Homme, MAN (Mouvement pour une alternative non-violente), Mouvement de la Paix, MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) et UJFP (Union française juive pour la paix).

Elle a été reçus par M/ MMAURIES Conseiller au cabinet de Bernard Kouchner pour l’Afrique du Nord, le Proche-Orient et le Moyen-orient

Nicole BOUEXEL : 06 70 57 91 23

05-09-2009

http://www.aloufok.net/spip.php?article2

http://www.aloufok.net/spip.php?article822


3 Suède

Le ministre suédois des Affaires étrangères Carl Bildt annule une visite en Israël.

Le ministre suédois des Affaires étrangères Carl Bildt a annulé un déplacement prévu vendredi en Israël, selon un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, sur fond de polémique après la parution en août dans un quotidien de Stockholm d'un article laissant entendre que des soldats israéliens tuent des Palestiniens pour faire commerce de leurs organes.

Selon Yigal Palmor, un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, la Suède a informé vendredi l'ambassade d'Israël à Stockholm de la décision de M. Bildt d'annuler son déplacement.

M. Palmor n'a fait aucun commentaire sur les raisons de cette décision, intervenant le jour de l'annonce de la construction prochaine de nouveaux logements dans des implantations israéliennes en Cisjordanie. A Stockholm, la porte-parole de M. Bildt, Irena Busic, a souligné qu'aucune date n'avait été fixée pour le déplacement en Israël du chef de la diplomatie suédoise, dont le pays assure actuellement la présidence de l'Union européenne.

Irena Busic a par ailleurs réfuté tout lien avec l'article paru en août dans le principal quotidien suédois, "Aftonbladet". L'article a déclenché la polémique en Israël, où Benyamin Nétanyahou a réclamé une condamnation de la part de Stockholm, idée rejetée par Carl Bildt.

6/9

http://fr.news.yahoo.com:80/3/20090906/twl-israel-suede-polemique-951b410.html


Vénézuela

Chavez fustige Israël, de génocidaire et d’assassin.

Le président vénézuélien Hugo Chavez a fustigé jeudi soir l'entité sioniste et demandé la restitution du plateau du Golan à la Syrie, lors d'une conférence de presse à Damas avec son homologue syrien Bachar al-Assad."

L'Etat d'Israël est devenu un Etat génocidaire, un Etat assassin, ennemi de la paix", a-t-il affirmé, en soulignant que le Venezuela et la Syrie menaient les mêmes "résistances" et avaient les mêmes "ennemis". "Israël est devenu l'exécutant des politiques de l'empire américain", a-t-il dit au palais présidentiel, en demandant la restitution à la Syrie du plateau du Golan, occupé par l'entité sioniste en 1967, et la fin du blocus des territoires palestiniens.
"Il faut lever de nouveau le drapeau de Nasser, du socialisme, du pouvoir populaire et de la libération du peuple arabe", a analysé le dirigeant bolivarien.
 "Israël n'est pas prêt à réaliser la paix à court ni à moyen terme", a accusé pour sa part M. Assad, estimant que "tous les gouvernements israéliens qui se sont succédés depuis 1991 sont identiques, et jusqu'aujourd'hui rien de nouveau ne s'est produit en ce qui a trait au processus de paix". 
"Le seul élément qui différencie ces gouvernements est leur tactique, mais sur le fond ils sont pareils et les sondages israéliens prouvent que les Israéliens ne sont pas prêts à faire la paix car ils ne veulent pas rendre la terre", a ajouté le président syrien.
Interrogé sur l'éventuelle émergence d'une alliance comprenant entre autres la Syrie, le Venezuela et l'Iran, M. Assad a plaisanté en déclarant avoir "proposé la création d'une nouvelle organisation englobant ces pays, et qu'on appellera +L'axe du Mal+".
Il faisait référence à l'expression employée en janvier 2002 par l'ancien président Bush pour désigner l'Irak de Saddam Hussein, l'Iran et la Corée du Nord.
4/9 

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=101900&language=fr



5 Médias/Vidéos 

5-1 La fabrication du consentement (vidéoS vostfr)

Dans ce documentaire, Noam Chomsky et ses assistants présentent leur « modèle de propagande », véritable outil d’analyse et de compréhension de la manière dont fonctionnent les médias dominants.

Ils font la lumière sur la tendance lourde à ne travailler que dans le cadre de limites définies et à relayer, pour l’essentiel, les informations fournies par les élites économiques et politiques, les amenant ainsi à participer plus ou moins consciemment à la mise en place d’une propagande idéologique destinée à servir les intérêts des mêmes élites.

En disséquant les traitements médiatiques réservés à divers évènements ou phénomènes historiques et politiques (communisme et anticommunisme, conflits et revolutions en Amérique Latine, guerres du Vietnam et du Cambodge, entre autres, ils mettent à jour des facteurs structurels qu’ils considèrent comme seuls susceptibles de rendre compte des comportements systématiques des principaux médias et des modes de traitement qu’ils réservent a l’information.

http://www.mecanopolis.org/?p=9001

 

VIDEO 1

http://www.dailymotion.com/video/x9yuxl_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 2

http://www.dailymotion.com/video/x9yxpi_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 3

http://www.dailymotion.com/video/x9z1c2_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 4

http://www.dailymotion.com/video/x9z1qf_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 5

http://www.dailymotion.com/video/x9z2z3_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 6

http://www.dailymotion.com/video/x9z4m0_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 7

http://www.dailymotion.com/video/x9yymd_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

Article rédigé le 26 juil 2009, par Mecanopolis

Mecanopolis

http://www.mecanopolis.org/?p=9001


5-2 La Marine israélienne

http://www.youtube.com/watch?v=7cK_0I3ZM1U&eurl=http%3A%2F%2Fwww%2Eism%2Dfrance%2Eorg%2Fnews%2F&feature=player_embedded#t=106


5-3 Richard Silverstein : une stratégie pro-israélienne de communication.

(Extraits)

Israël et son lobby aux Etats-Unis ont publié, sous le titre étrange de Global Language Dictionnary, un manuel de 116 pages pour définir une stratégie pro-israélienne de communication - dite « Israël Project »- à destination des membres du Congrès, des médias et d’autres tenants du pouvoir. Rédigée par Frank Luntz, un sondeur républicain, l’entreprise respire le désespoir et la cause perdue. Il va sans dire que les arguments avancés sont, non seulement dénués de toute vérité mais manquent de rigueur ou de crédibilité.

La lecture du document laisse à penser que le lobby israélien n’est, en fait, qu’un château de cartes.

Le premier des 18 chapitres s’ouvre ainsi : « Le premier pas pour gagner la confiance et des amis pour Israël, c’est de montrer que vous vous souciez de la paix pour les Deux parties, les Israéliens et les Palestiniens, et, en particulier, d’un meilleur futur pour chaque enfant. Effectivement, les phases de votre conversation sont extrêmement importantes et vous devez commencer par l’empathie pour les Deux parties. Commencez votre conversation avec des messages donnés pour efficaces tels que « Israël s’engage pour un meilleur futur pour tous – Israéliens comme Palestiniens. Israël veut voir la fin de la peine et de la souffrance et s’engage à travailler avec les Palestiniens à une solution pacifique, diplomatique où les deux côtés pourront avoir un avenir meilleur. Que ce temps soit celui de l’espoir et de l’opportunité pour les deux peuples… ».

Dans le passage suivant, Luntz puise ses arguments dans MEMRI, - agence de propagande israélienne - et dans Palestine Media Watch de l’agent du Mossad, Itamar Marcus. « En principe, nous croyons que les enfants ont le droit essentiel d’être élevés sans haine. Nous demandons à la direction palestinienne de mettre un terme à la culture de la haine dans les écoles palestiniennes dont 300 ont reçu les noms d’auteurs d’attentats suicide. Les dirigeants palestiniens doivent retirer des salles de classe les livres qui montrent le Moyen-Orient sans Israël et glorifient le terrorisme. »

En fait, aucun enfant ne devrait craindre que son père ou sa mère, son frère, sa sœur, etc… ne soit tué parce qu’il se trouvait au mauvais moment au mauvais endroit, c’est à dire quand une recrue de 18 ans, morte de peur, décide de faire des exemples.

Quant aux cartes, j’aimerais que Luntz ou Itamar Marcus me montre un livre israélien sur lequel figure une carte de la Palestine. Vous trouverez la Judée ou la Samarie mais qu’en est-il des millions de Palestiniens qui vivent dans les Territoires ?... Les attentats suicide sont choses du passé et les Palestiniens ont largement abandonné cette pratique, en raison de son impopularité parmi les Palestiniens modérés.

Les mots qui « fonctionnent »

 « Si vous commencez votre réponse par « je comprends et je sympathise avec ceux qui… », vous  rendrez ce qui suivra plus crédible, vous aidera à ce que votre audience sympathise et en accord avec vous. »

« Nous savons que les Palestiniens méritent des dirigeants qui se préoccupent du bien-être de leur peuple, qui ne s’octroient pas les millions de dollars d’assistance de l’Amérique et de l’Europe pour les placer dans des comptes bancaires en Suisse, ou qui s’en servent pour soutenir le terrorisme au lieu de la paix. Les Palestiniens ont besoin de livres, pas de bombes. Ils veulent des routes, pas des roquettes ». Les accusations de détournement de fonds datent de l’époque d’Arafat, mort depuis quelque temps, et Frank Luntz devrait être mis au courant. Les Palestiniens, en revanche, aimeraient que l’on construise d’autres routes que celles de contournement israéliennes permettant aux colons d’aller directement en Israël à travers les anciennes terres agricoles palestiniennes.

Ou encore « Nous pouvons être en désaccord sur la politique… Mais il y a un principe fondamental sur lequel tous les peuples s’accorderont : un peuple civilisé ne prend pas pour cible des femmes et des enfants innocents ». Il ne s’agit évidement pas là des « femmes et des enfants innocents » massacrés lors de l’offensive de Gaza ! «… nous demandons aux dirigeants palestiniens d’en finir avec le langage de la violence… le langage des menaces… Nous n’arriverons pas à la paix si les dirigeants parlent de guerre… ». Mais, les dirigeants militaires et politiques israéliens utilisent tous les jours le langage de la violence, de l’incitation et de la guerre. Ecoutez-les.

« Ne dites pas qu’Israël est sans faute ou erreur… Personne ne vous croira… Votre interlocuteur mettra en doute la véracité de tout ce que vous direz plus tard. Reconnaissez qu’Israël commet des fautes… Puis, changez de sujet  aussi rapidement que possible en espérant qu’il n’aura pas remarqué ce que vous avez concédé. Mettez aussitôt l’accent sur le fait que les Palestiniens sont bien plus coupables que les Israéliens dans ce conflit ». « Surtout, surtout gardez à l’esprit que le « langage d’Israël est le langage de l’Amérique : démocratie, liberté, sécurité et paix, enfants, coopération, collaboration, compromis, exemples d’efforts de paix (ceux d’Israël bien sûr), prospérité économique (pour les Palestiniens) ».

Soyez humble. Dites : « Je sais qu’en essayant de défendre ses enfants et ses citoyens des terroristes, Israël a accidentellement tué des innocents. Je le sais et j’en suis désolé… Si l’Amérique avait échangé la terre pour la paix et que cette terre était utilisée pour lancer des roquettes sur elle, que ferait l’Amérique ?

« Que votre humilité soit fausse. Prétendez qu’Israël est l’Amérique et qu’il n’y a aucune occupation, aucune injustice perpétrée contre les Palestiniens. Prétendez que leurs terres ne leur ont pas été volées, qu’ils ne sont pas devenus des réfugiés par centaines de milliers, qu’Israël a le droit d’attendre des Palestiniens qu’ils se comportent comme les Canadiens ou les Mexicains » (qui n’ont pas eu de problèmes de frontières depuis 150 ans).

Remarquez ici l’intéressante confusion identitaire entre Israéliens et Juifs américains… comme si nous étions eux.

« Nous sommes prêts à leur permettre de construire.. ». Si les Palestiniens s’avèrent être un partenaire de confiance, comment peuvent-ils être subordonnés en théorie et en pratique aux Israéliens ? Qu’est l’Occupation si ce n’est une « subordination » personnifiée ?

Rappelez – encore et toujours - qu’Israël veut la paix. Première raison : si les Américains ne voient aucun espoir de paix, s’ils ne voient que la continuation d’une « querelle de famille » vieille de 2000 ans, les Américains refuseront que leur gouvernement dépense les dollars du contribuable ou l’influence de leur Président pour aider Israël ».

Bingo. Ici Luntz dit la vérité : Israël veut la paix de la même manière qu’une gamine de 13 ans veut être l’idole du moment. Israël n’a aucun plan, aucun moyen d’arriver à la paix. Et la peur nichée au cœur du lobby israélien est qu’un jour, le vrai visage d’Israël soit dévoilé, que les Américains l’abandonnent, ayant réalisé que la paix recherchée par Israël est une paix obtenue aux conditions d’Israël. Donc, qu’il n’y aura jamais de paix. Le lobby pro-israélien veut éviter à tout prix que ce jour arrive, car aujourd’hui, « les juifs en général - et les Israéliens en particulier - ne sont plus perçus comme un peuple persécuté. En fait, parmi le public américain ou européen – sophistiqué, éduqué, non-juif, ayant leurs propres opinions - les Israéliens sont souvent vus comme les agresseurs et les occupants… ».

Richard Silverstein

(The Seminal – FDL network – 12/7/09)

Source: http://seminal.firedoglake.com/diary/6256 -

Texte intégral: http://www.newsweek.com/id/206021



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


19/09/2009

n° 45 - Journal des Guerres de l'Otan - 25-8 au 19-09 – Début- : Le sac de nœuds de vipères de l'OTAN

n° 45 - Journal des Guerres de l'Otan - 25-8 au 19-09 – Début- : Le sac de nœuds de vipères de l'OTAN



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



  Journal des Guerres de l'Otan.  n° 45- 25-8 au 19-09

                                                                                              C.De Broeder & M.Lemaire   



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Sommaire.

Tiré à part :

Discours du secrétaire général sur les relations OTAN-Russie.

OTAN-Russie: invitation à un "dialogue impartial"

1 Au jour le jour

2 Positions

a) Ossétie 

b) des voisins.

3 Politique 

a) Russe

b) L'Otan & alliés

4 Institutions internationales

Suite

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

5-1 Le sac de nœuds de vipères de l'OTAN

5-2 Les armes de la liberté pour la Géorgie: spasmes et convulsions de la communication.

6 Brèves

6-1 L'Abkhazie ordonne de détruire les bateaux georgiens dans "ses eaux"

6-2 Ossétie du Sud: l'enquête sur les crimes géorgiens prorogée jusqu'en 2010.

6-3 L’Ossétie, la Géorgie, l’OTAN et les autres…

6-4 OssétieSud: le gaz russe affluera directement à Tskhinvali.

7  Dossiers

7-1 Roland Machefer : Medvedev définit le projet de loi par lequel, l’armée pourra intervenir à l’étranger.

Fin

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 L'"ami personnel" de George Bush à la tête de l’Otan.

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 A qui profite la déstabilisation de l’Ossétie du Sud ?

9-2 Pierre Rousselin : Pour une nouvelle détente avec la Russie.

10 Annexe

10-1 Voilà à quoi sert l'OTAN : massacrer des populations civiles.

10-02 Michael Hudson : Dé-dollarisation : le démantèlement de l’empire militaire et financier américain.



Tiré à part :

Discours du secrétaire général sur les relations OTAN-Russie.

Le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, prononcera son premier grand discours sur les questions de politique, intitulé «OTAN-Russie: un nouveau départ», le vendredi 18 septembre 2009 à 11h00 (9h00 GMT) à Bruxelles, à l’occasion d’un événement organisé par Carnegie Europe.

Il répondra ensuite à des questions du public et des internautes.

Lieu:  Le Concert Noble – 82, rue d'Arlon – 1040 Bruxelles.

Retransmission en continu sur le Web:  Retransmission en direct en continu, en anglais et en russe, sur le site web de l'OTAN (www.nato.int) à partir de 10h55 (8h55 GMT).

Contact OTAN:  Mme Elena Calamo.  Courriel: calamo.elena@hq.nato.int.

Photographies:  Des photos de haute qualité de l’événement, libres de droits, seront disponibles sur le site web de l’OTAN (http://www.nato.int) à partir de 14h00 (12h00 GMT).

http://152.152.95.200/cps/fr/SID-2019B961-4D9429F8/natolive/news_57627.htm 


OTAN-Russie: invitation à un "dialogue impartial"

Le nouveau Secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, invite à engager un "dialogue impartial avec la Russie" en tenant compte mutuellement des intérêts de l'Alliance et de Moscou, lit-on jeudi dans les quotidiens RBC daily et Vremia novosteï.

Les observateurs espèrent qu'Anders Fogh Rasmussen réussira à venir à bout de l'opposition du lobby antirusse au sein de l'Alliance et dont le noyau est constitué des pays d'Europe de l'Est et de l'ex-URSS qui ont adhéré au bloc après la fin de la guerre froide.

Selon le représentant permanent de la Russie à l'OTAN, Dmitri Rogozine, qui a eu une rencontre avec Anders Fogh Rasmussen, une réunion du Conseil Russie-OTAN se tiendra le 30 septembre à Bruxelles. Préalablement, le Secrétaire général de l'OTAN et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov prévoient de se rencontrer en marge de la session de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York en vue de discuter d'une éventuelle visite d'Anders Fogh Rasmussen à Moscou. "On ne peut que souhaiter bonne chance à Rasmussen, a fait remarquer Dmitri Rogozine. Il a vraiment l'intention d'insuffler une vie nouvelle à l'OTAN et d'en faire une Alliance militaire efficace".

En tant qu'ancien premier ministre du Danemark, Anders Fogh Rasmussen jouit d'une influence appréciable en Europe de l'Est, surtout dans les républiques baltes. L'Europe de l'Est reconnaît que la tendance à "remettre des freins" à Moscou a acculé l'OTAN à une impasse et qu'il est temps de changer toute sa stratégie d'actions à l'égard de la Russie. "Sans entretenir de véritables rapports de partenariat, il est impossible à l'Alliance d'atteindre ses objectifs, prioritaires dans leur urgence, lesquels sont d'apaiser l'Afghanistan et d'empêcher la prolifération des armes nucléaires", a déclaré le directeur du Centre d'études orientales de Varsovie Marek Menkiszak.

Selon Alexandre Khramtchikhine de l'Institut d'analyse politique et militaire, l'attention accrue manifestée par les dirigeants de l'Alliance, à l'égard de la coopération avec la Russie, s'explique par des raisons objectives et "ne dépend pas sensiblement de la personnalité du Secrétaire général de l'OTAN". "L'Alliance de l'Atlantique Nord est contrainte de poursuivre l'opération en Afghanistan, rappelle l'analyste. Elle ne peut pas y renoncer, en premier lieu, pour des considérations politiques, voilà pourquoi le partenariat avec la Russie, principal pays de transit par lequel on peut acheminer régulièrement du fret vers l'Afghanistan, acquiert une importance particulière pour l'OTAN".

Cet article tiré de la presse russe n'engage pas la responsabilité de RIA Novosti.

RIA Novosti.

17 septembre -

http://fr.rian.ru/world/20090917/123141054.html



2 Positions

a) Géorgie

Extension des guerres ?

La Georgie demandera la protection internationale …

La Georgie demandera aux organisations internationales de défendre ses marins en cas d'attaque des séparatistes abkhaz, a déclaré mercredi à Tbilissi le vice-premier ministre et ministre d'État georgien pour la Réintégration Temour Iakobachvili cité par l'agence News-Georgia.

"Si on attaque nos marins, nous nous adresserons aux organisations internationales et ferons tout" pour les défendre, a indiqué M.Iakobachvili commentant la déclaration du président de la république d'Abkhazie Sergueï Bagapch qui avait menacé mercredi de couler les bâtiments de guerre georgiens qui violeraient les eaux territoriales abkhazes.

Le président abkhaz Bagapch avait notamment indiqué que la Georgie continuait de se livrer à des actes de piraterie dans les eaux territoriales abkhazes en détournant les navires étrangers transportant des cargaisons humanitaires en Abkhazie.

Ces derniers temps, les gardes-côtes georgiens ont arraisonné plusieurs navires battant pavillons étrangers dans les eaux abkhazes pour "avoir violé les règles de navigation dans les eaux des territoires occupés georgiens".

02-09

http://fr.rian.ru/world/20090902/122950996.html


Dans les coulisses 

Akhalaïa, le nouveau ministre de la Défense, confirme le cap sur l'OTAN.

La Georgie doit accélérer son adhésion à l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), a déclaré jeudi à Tbilissi le nouveau ministre georgien de la Défense Batchan Akhalaïa, cité par l'agence de presse News-Georgia.

« Nous entendons augmenter le potentiel défensif de notre pays pour mieux préserver la paix. C'est un de nos objectifs majeurs. Nous poursuivrons la modernisation de l'armée et accélérerons l'intégration à l'OTAN », a indiqué M. Akhalaïa devant les journalistes après l'annonce de sa nomination.

Le nouveau ministre a remercié son prédécesseur David Sikharoulidze pour avoir « réalisé un travail très important ces derniers mois ».

28 août 2009. –

http://fr.wikinews.org/wiki/G%C3%A9orgie_:_le_nouveau_ministre_de_la_D%C3%A9fense_confirme_le_cap_sur_l%


b) Abkhazie

Extension des guerres ?

Le président abkhaz Sergueï Bagapch ordonne de couler les navires georgiens dans ses eaux.

Le président abkhaz Sergueï Bagapch a ordonné de couler les navires georgiens s'ils violent l'espace maritime de l'Abkhazie, a-t-il déclaré mercredi au micro de la radio Echo de Moscou.

"J'ai donné l'ordre à notre Marine de couler les bateaux georgiens qui violent la frontière maritime abkhaze. Cette démarche a été dictée par les actes de piraterie incessants de la part de la Georgie" a déclaré M.Bagapch avant de souligner qu'il "s'agissait uniquement d'actions menées par la Marine abkhaze. Aucun bâtiment de la Marine russe n'a jamais participé et ne participera aux opérations".

"Malheureusement, il est actuellement possible de parler de piraterie georgienne comme on parle de pirates somaliens, ce genre d'actions devant générer une riposte adéquate", a déclaré M.Bagapch en commentaire aux derniers arraisonnements de navires se rendant en Abkhazie.

De son côté, le ministre georgien de la Réintégration Temour Iakobachvili a qualifié l'ordre donné par M.Bagapch de bluff pré-électoral.

"Primo, l'Abkhazie n'a pas les moyens techniques de couler les navires. Cela ressemble plutôt à un bluff pré-électoral. Secundo, si quelqu'un a la possibilité de détruire les navires, c'est la Russie qui a déjà fait des déclarations à ce sujet, immédiatement suivies de réactions de la communauté internationale. Tertio, la Georgie, en arraisonnant les navires qui dérogeaient aux règles d'entrée en territoire occupé, respectait la loi. La loi c'est la loi, et nous continuerons à contrôler nos eaux territoriales en arraisonnant les navires fautifs", a déclaré M.Iakobachvili à RIA Novosti.

Tbilissi ne reconnaît pas la souveraineté territoriale de l'Abkhazie et considère le transport non autorisé de cargaisons par mer vers Soukhoumi comme une violation de la législation georgienne.

Depuis le début de l'année en cours, la garde côtière georgienne a arraisonné quatre navires accusés d'avoir dérogé aux règles d'entrée dans les eaux des "territoires occupés".

RIA Novosti.

2 septembre -

http://www.fr.rian.ru/world/20090902/122940001.html



3 Politique

Géorgie

27-08

Le président georgien Mikhaïl Saakachvili a annoncé jeudi soir au Conseil de sécurité du pays la démission du ministre de la Défense David Sikharoulidzé et proposé à ce poste son adjoint Batcho Akhalaïa, rapporte l'agence News-Georgia se référant à la Chancellerie d'Etat.

M.Akhalaïa est entré au ministère de la Défense au début de l'année après avoir occupé pendant plusieurs années le poste de chef du département d'application des peines au ministère de la Justice.

C'est déjà la deuxième démission au sein du gouvernement georgien en quelques jours. Vendredi dernier, le premier ministre a limogé le ministre du Développement économique Laja Jvania, remplacé à ce poste par Zourab Pololikachvili, auparavant ambassadeur de Georgie en Espagne.

Conformément à la Constitution georgienne, seul le président est habilité à nommer et à limoger les chefs des structures de force (Défense, Intérieur, Sécurité, ndlr).

27 août -

RIA Novosti.

http://fr.rian.ru/world/20090827/122870978.html

 

Saakachvili annonce la démission du ministre de la Défense –

Le président Mikhaïl Saakachvili a annoncé jeudi soir au Conseil de sécurité du pays la démission du ministre de la Défense David Sikharoulidzé et proposé à ce poste son adjoint Batcho Akhalaïa, rapporte l'agence News-Georgia se référant à la Chancellerie d'Etat.

M.Akhalaïa est entré au ministère de la Défense au début de l'année après avoir occupé pendant plusieurs années le poste de chef du département d'application des peines au ministère de la Justice.

C'est déjà la deuxième démission au sein du gouvernement georgien en quelques jours.

Vendredi dernier, le premier ministre a limogé le ministre du Développement économique Laja Jvania, remplacé à ce poste par Zourab Pololikachvili, auparavant ambassadeur de Georgie en Espagne.

Conformément à la Constitution georgienne, seul le président est habilité à nommer et à limoger les chefs des structures de force (Défense, Intérieur, Sécurité, ndlr).

RIA Novosti.

27 août -

http://fr.rian.ru/world/20090827/122870978.html

 

Akhalaïa le nouveau ministre de la Défense confirme le cap sur l'OTAN.

La Georgie doit accélérer son adhésion à l'Alliance de l'Atlantique nord (OTAN), a déclaré jeudi à Tbilissi le nouveau ministre georgien de la Défense Batchan (Batcho) Akhalaïa cité par l'agence News-Georgia.

"Nous entendons augmenter le potentiel défensif de notre pays pour mieux préserver la paix. C'est un de nos objectifs majeurs. Nous poursuivrons la modernisation de l'armée et accélérerons l'intégration à l'OTAN", a indiqué M.Akhalaïa devant les journalistes après l'annonce de sa nomination.

Le nouveau ministre a remercié son prédécesseur David (Vassil) Sikharoulidze pour avoir "réalisé un travail très important ces derniers mois".

27/ 08

http://fr.rian.ru:80/world/20090827/122872890.html


Dans les coulisses

10-09

La Georgie a contesté jeudi la reconnaissance par le président du Venezuela, Hugo Chavez, de l'indépendance de deux territoires séparatistes georgiens pro-russes, tout en estimant que cette décision n'aurait sans doute "aucune conséquence politique importante".

AFP



Les voisins et parties prenantes

a) Russie 

Dans les coulisses 

L’indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie.

La Russie ne renoncera jamais à reconnaître l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, a déclaré samedi le président russe Dmitri Medvedev lors d'un entretien avec les habitants ossètes.

"Il n'y a pas de marche arrière. Nous avons fait notre choix en août 2008. A présent, il n'est plus possible que d'avancer", a indiqué le président russe.

RIA Novosti.

http://fr.rian.ru/world/20090808/122627233.html

 

Moscou s'indigne des arraisonnements georgiens de navires dans les eaux neutres.

La Russie exige de Tbilissi d'arrêter d'arraisonner les navires en eaux neutres et a l'intention par l'intermédiaire de la Suisse de lui demander des explications, lit-on dans un communiqué de presse publié samedi par le ministère russe des Affaires étrangères.
"Nous exigeons de Tbilissi d'arrêter les actions illégales dans les eaux neutres et nous avons l'intention par l'intermédiaire de la Suisse de demander à la Georgie de nous fournir des explications", annonce le communiqué.
Moscou est indignée par la tentative des Georgiens de se faire passer pour des militaires russes.
"L'arraisonnement d'un navire commercial dans les eaux neutres est avant tout contraire au principe de la liberté en haute mer, figurant à la Convention internationale de l'ONU sur le droit maritime de 1982. Le procédé appliqué par les "forces de l'ordre" georgiennes qui se sont faites passer pour des militaires russes, suscite notre vive indignation", lit-on dans le communiqué.
Moscou rappelle que le 16 septembre une embarcation militaire georgienne a arraisonné le cargo turc Buket dans les eaux neutres.

 Le pétrolier se dirigeait vers le port de Soukhoumi, capitale Abkhaze.

5/9

http://fr.rian.ru/world/20090905/122985559.html


Sur le terrain

Le  militaire russe Mikhaïl Khatchidze condamné à six ans de prison pour espionnage au profit de la Georgie.

Le commandant adjoint d'une unité militaire russe au Caucase du Nord, Mikhaïl Khatchidze, a été condamné vendredi six ans de colonie pénitentiaire à régime renforcé pour espionnage au profit de la Georgie.

"Le tribunal reconnaît Khatchidze coupable de haute trahison conformément à l'article 275 du Code pénal russe et le condamne à six ans de colonie à régime renforcé", a indiqué le juge du tribunal militaire de Rostov-sur-le-Don.

M.Khatchidze a été enrôlé par les services georgiens sur le territoire de la Georgie en octobre ou novembre 2007, selon l'enquête. Le 3 avril 2008, il a touché 2.000 dollars des mains d'un représentant des services secrets georgiens. Il a recueilli et transmis des données secrètes à la Georgie entre juin 2008 et le 14 août 2008, portant préjudice à la sécurité de la Russie. Le militaire a été arrêté pendant l'opération russe visant à imposer la paix à la Georgie en Ossétie du Sud, en août 2008.

Le 8 août 2008, l'armée georgienne a lancé une offensive militaire contre l'Ossétie du Sud, détruisant Tskhinvali, la capitale, tuant des centaines de civils ainsi que des soldats de la paix russes déployés dans cette république autoproclamée. La Russie a opposé une riposte militaire d'envergure destinée à imposer la paix à la Georgie. Les troupes georgiennes ont été délogées du territoire sud-ossète au terme d'une guerre de cinq jours. Le 26 août, Moscou a reconnu l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie. La Georgie a rompu les relations diplomatiques avec la Russie et a décrété les républiques "territoires occupés".

RIA Novosti.

28 août –

http://fr.rian.ru:80/russia/20090828/122888702.html


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n° 45 - Journal des Guerres de l'Otan - 25-8 au 19-09 – suite : Le sac de nœuds de vipères de l'OTAN


n° 45 - Journal des Guerres de l'Otan - 25-8 au 19-09 - Suite- : Le sac de nœuds de vipères de l'OTAN



  Journal des Guerres de l'Otan.  n° 45-

25-8 au 19-09

                                                                                              C.De Broeder & M.Lemaire   



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

5-1 Le sac de nœuds de vipères de l'OTAN

5-2 Les armes de la liberté pour la Géorgie: spasmes et convulsions de la communication.

6 Brèves

6-1 L'Abkhazie ordonne de détruire les bateaux georgiens dans "ses eaux"

6-2 Ossétie du Sud: l'enquête sur les crimes géorgiens prorogée jusqu'en 2010.

6-3 L’Ossétie, la Géorgie, l’OTAN et les autres…

6-4 OssétieSud: le gaz russe affluera directement à Tskhinvali.

7  Dossiers

7-1 Roland Machefer : Medvedev définit le projet de loi par lequel, l’armée pourra intervenir à l’étranger.



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

5-1 Le sac de nœuds de vipères de l'OTAN

http://www.dailymotion.com/user/m4j1k/video/x4jdzo_lorchestre-noir-17_politics


5-2 Les armes de la liberté pour la Géorgie: spasmes et convulsions de la communication.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

Joe Biden, avec sa clique autour de lui, avait, en Géorgie, à faire face à un redoutable problème: comment refuser sans paraître refuser les armes évidemment “défensives” que Misha Saakachvili ne manquerait pas de lui demander, comme il l’avait annoncé. Ainsi a-t-on pu assister à un savant exercice de communication où les différents mensonges à facettes multiples se sont succédés pour induire la pensée vers des conclusions inévitables. Pendant ce temps, les Russes martelaient qu’ils “prendraient des mesures” au cas où la Géorgie serait “réarmée”, de façon à continuer à faire peser sur les amis US une amicale et attentive pression.

• Ainsi avons-nous eu une première version, venue sur AP et que nous rapportons sur notre F&C de ce 24 juillet 2009. La chose va de cette façon:

«Georgia's president asked U.S. Vice President Joe Biden on Thursday for advanced U.S. weaponry, military aid and unarmed observers to monitor a cease-fire along the boundaries of two Moscow-backed breakaway regions, a senior U.S. official said. Biden made no promises of any U.S. military assistance, the official said, speaking on condition of anonymity. Georgia specifically asked for anti-tank and anti-aircraft weapons, he said. […]

»Biden emphasized to President Mikhail Saakashvili that military force should not be used to retake control of the two breakaway regions at the center of last year's war with Russia, and warned against taking any actions that could provoke a Russian military response, the official said. The vice president knows Saakashvili well and felt “comfortable speaking very bluntly with him,” the official said.»

• Deux heures plus tard, ce même 23 juillet 2009, nous eûmes une deuxième version, également d’AP; après tout, cette continuité de source fait que la rectification coule de source, si l'on veut, et cela pourrait marquer sans aucun doute que la première version était la bonne, celle qu’on ne veut pas trop voir accréditée et qui disait que les USA avaient simplement refusé la demande géorgienne. Cette fois, pour faire plus sérieux, l’“officiel US” prit un nom et un visage, bien que la rédaction de la dépêche voulût laisser croire que c’était l’“officiel” en chef venant rectifier une bourde de son subordonné. En fait, il suffisait d’annoncer que l’événement rapporté et détaillé, en réalité n’avait pas eu lieu.

«Biden's national security adviser Tony Blinken and a senior Georgian adviser denied that Saakashvili had asked Biden for anti-tank and anti-aircraft weapons and U.S. participation in an EU observer mission along its border with the disputed regions. The U.S. official who had told that to reporters earlier Thursday said later he had spoken in error.

»Saakashvili has previously expressed a strong interest in acquiring U.S. weapons as he seeks to rebuild his military after the war, and Georgian officials in recent days have said they wanted the U.S. to join the observer mission.

»But Blinken said the Georgians have not formally requested heavy weapons, and that the EU has not invited U.S. participation in the mission. Blinken did not rule out the U.S. providing either after a formal request.»

• L’entièreté de l’incident est rapporté, ce 24 juillet 2009, dans le Guardian, à l’ombre des avertissements russes de ne rien faire dans le sens de livrer des armes à la Géorgie. Annonçant qu’il n’y avait eu finalement pas de demande d’armes, la délégation Biden était plus à l’aise pour ignorer superbement l’avertissement russe qui ne peut s’adresser à elle puisque rien ne lui a été demandé.

«Russia warned today it would not allow Georgia to rearm amid signs that the government in Tbilisi had actively sounded out the Obama administration about rebuilding the military during a visit by the vice-president, Joe Biden, on the eve of the anniversary of last year's war.

»Russia's foreign ministry said it would take “concrete steps” to prevent Georgia from rebuilding its military capability, and served notice that it would sever military co-operation with any country that supplied arms to Tbilisi. It said it was “deeply worried” Georgia was preparing for another conflict, as tensions continue to rise ahead of the 7 August anniversary of last year's brief war.

»The stern warning from Moscow came after US officials indicated that Georgia's president, Mikhail Saakashvili, had asked Biden for US help to rebuild his armed forces following last year's crushing defeat by Russia. He had allegedly requested anti-tank and anti-aircraft weapons. Another US official later denied the request had formally been made. Any request for arms is likely to embarrass the White House at a time when it is attempting to reset relations with Russia. US officials also disowned earlier comments that Saakashvili asked Washington to send monitors to the tense border regions with South Ossetia and Abkhazia.»

• Un autre épisode, encore plus pantalonnesque, est venu ajouter à cette pantalonnade. Il est particulièrement bien mis en évidence par Novosti (ce 24 juillet 2009), qui en profite pour annoncer tout de go: «Les Etats-Unis prêts à réarmer la Géorgie.» Le raisonnement présenté par le porte-parole US (département d’Etat) est à retenir lorsqu’on sait par ailleurs que les USA ont largement répandu partout ce qu’on sait depuis un certain temps, et qu’a réaffirmé également le secrétaire général de l’OTAN lui-même, le 21 juillet, – à savoir, que l’entrée dans l’OTAN de la Géorgie (et de l’Ukraine) n’est plus, mais alors plus du tout à l’ordre du jour, – et, par conséquent, pas plus son réarmement pour pouvoir enfin entrer dans l’OTAN.

«Les Etats-Unis n'excluent pas la possibilité de réarmer la Géorgie qui a l'intention d'adhérer à l'OTAN, a annoncé lors d'un point de presse un porte-parole du département d'Etat, Philip Crowley.

»“Comme vous le savez, une des conditions fondamentales d'une adhésion à l'Otan est de posséder des équipements militaires qui répondent aux critères de l'Alliance et qui renforceraient les capacités militaires de l'OTAN”, a déclaré M.Crowley, avant de préciser que la décision de soutenir militairement la Géorgie n'influencerait pas les relations entre les Etats-Unis et la Russie. “Je suis convaincu que nous continuerons notre dialogue politique avec la Russie à ce sujet”, a souligné le porte-parole.»

Tout cela a-t-il une réelle importance? Il est difficile d’y croire encore de façon sérieuse. Les aventures américanistes dans la région caucasienne commencent à prendre une allure surréaliste, non pour le sérieux ou pas de la chose, mais pour les extraordinaires spasmes et convulsions de communication entre la réalité qu’il faut bien assumer de plus en plus, et la narrative installée durant les quelques années qui ont précédé, et qu’il faut bien faire subsister le plus longtemps possible puisque tout le monde croit de son devoir de faire semblant de continuer à y croire dur comme fer. De ce fait, la communication, c’est-à-dire l’information, prend un tour également festif, une sorte de tombola où vous n’avez qu’à faire votre choix de la version qui vous plaira, qui vous semblera la mieux convenir à la situation, – et dire: voilà la réalité.

Quant à nous nous, comme nous l’avons signalé plus haut, nous en tenons à la première version, qui a l’attrait et le fraîcheur de la spontanéité.

24/07/2009

http://www.dedefensa.org/article-les_armes_de_la_liberte_pour_la_georgie_spasmes_et_convulsions_de_la_communication_24_07_2009.html



6 Brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

6-1 L'Abkhazie ordonne de détruire les bateaux georgiens dans "ses eaux"

 Le président de l'Abkhazie, Sergueï Bagapch, a ordonné mercredi à la marine de cette région georgienne séparatiste de détruire les bateaux georgiens "violant son espace maritime", en réponse à un "acte de piraterie" de Tbilissi.

"J'ai ordonné à nos forces militaires maritimes de détruire les bateaux georgiens violant l'espace maritime de l'Abkhazie", a déclaré M. Bagapch à l'agence russe Interfax.

"Cette mesure s'explique par les actes de piraterie incessants côté georgien", a-t-il ajouté.

De son côté, la marine abkhaze s'est déclarée "prête à exécuter l'ordre du commandant en chef des forces armées", a indiqué un responsable des services de sécurité maritime, selon Interfax.

Fin août, la Georgie avait annoncé la saisie de deux navires faisant du commerce avec l'Abkhazie dans la mer Noire, afin de renforcer le blocage maritime.

M. Bagapch a comparé les agissements des forces militaires georgiennes à ceux des pirates somaliens qui capturent des bateaux sur la péninsule de l'Afrique de l'Est.

"Malheureusement, nous pouvons parler de pirates georgiens de la même manière qu'on parle des pirates somaliens qui capturent des bateaux dans la corne de l'Afrique", a-t-il affirmé.

La loi georgienne interdit toute activité économique dans les régions séparatistes de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, sans l'aval de Tbilissi. Les étrangers entrant dans ces territoires sans autorisation peuvent être poursuivis.

Lundi, le capitaine turc d'un bateau saisi fin août par la Georgie a été condamné par un tribunal georgien à 24 ans de prison pour "contrebande et violation de la loi georgienne sur les territoires occupés".

Ce navire battant pavillon panaméen transportait du pétrole de Turquie destiné à Soukhoumi, la capitale de l'Abkhazie.

Le tribunal doit encore décider du sort des 16 membres d'équipage, pour l'essentiel des Turcs et des Azerbaïdjanais, tandis que le bateau et son chargement ont été "confisqués et seront vendus aux enchères", avait déclaré mardi à l'AFP le chef des gardes-côtes georgiens, Bessik Chenguelia.

 (AFP /

02 septembre)

http://www.romandie.com/ats/news/090902082852.axqeh52t.asp


6-2 Ossétie du Sud: l'enquête sur les crimes géorgiens prorogée jusqu'en 2010.

L'enquête sur les actes de génocide et les massacres de civils russes en août 2008, engagée par le Comité d'enquête du Parquet général de Russie (SKP) contre les dirigeants géorgiens, a été prorogée jusqu'en 2010, a confié vendredi à RIA Novosti le porte-parole du SKP Vladimir Markine.

"L'instruction du dossier pénal a été prorogée jusqu'au 8 février 2010 compte tenu du fait qu'environ 100 expertises médico-légales et autres ne sont pas terminées et que l'examen du dossier par la Cour européenne des droits de l'homme et le Tribunal pénal international prendra beaucoup de temps", a-t-il affirmé.

L'instruction a établi que les troupes géorgiennes ayant attaqué l'Ossétie du Sud comptaient environ 17.000 militaires, dont 2.000 réservistes. Plus de 33.000 Sud-ossètes ont quitté leurs foyers, a souligné M.Markine.

Selon lui, les Georgiens avaient à leur disposition environ 100 chars, 70 véhicules de transport de troupes, 110 pièces d'artillerie et mortiers, 30 systèmes de tir par salves, 210 roquettes anti-aériennes, deux avions de combat Su-25. Les enquêteurs ont également établi que l'armée géorgienne utilisait des systèmes sophistiqués livrés par certains pays étrangers.

"Les preuves réunies, l'ampleur de l'agression et le niveau de sa préparation militaire, politique et médiatique nous autorisent à dire que l'intervention en Ossétie du Sud (...) avait été planifiée et organisée par les dirigeants politiques et militaires supérieurs de la Géorgie", a indiqué le porte-parole du Comité d'enquête.

D'après lui, l'instruction a obtenu des preuves de meurtres prémédités et d'enlèvements de civils, de maraudages, de mauvais traitements infligés aux militaires et aux civils arrêtés, d'utilisation d'armements offensifs lourds et d'obus à fragmentation interdits par les conventions internationales, ainsi que de bombes aériennes de 500 kg contre la population sud-ossète.

Les preuves réunies sont entièrement conformes à la pratique de l'instruction des crimes de guerre et peuvent servir de base documentaire à l'examen des événements en Ossétie du Sud par les juridictions internationales.

RIA Novosti.

http://fr.rian.ru/world/20090807/122616207.html


6-3 L’Ossétie, la Géorgie, l’OTAN et les autres…

L'Ossétie ne serait-elle pas un Kosovo du Caucase ?

- d'un côté, un Etat qui ne souhaite pas une partition de son territoire, la Serbie, de l'autre un territoire avec un peuple et une langue spécifique qui souhaite l'indépendance, le Kosovo.
>> l'Amérique comme l'Europe sont du côté du Kosovo et veulent la création d'un Etat kosovar

' de l'autre, un Etat qui ne souhaite pas une partition de son territoire, la Géorgie, de l'autre un territoire avec un peuple et une langue spécifique qui souhaite l'indépendance, l'Ossétie.
>> l'Amérique comme l'Europe sont cette fois-ci du côté de l'état qui ne souhaite pas voir son territoire morcellé, et s'opposent au peuple ossète sécessionniste.

Chose curieuse: d'un côté, on était pro-kosovar au moment où les Russes étaient proserbes, et de l'autre on est pro-géorgiens au moment où les Russes sont pro-ossètes. ça doit être un hasard sûrement….
mais il est vrai que la Géorgie devait intégrer l'OTAN…

Kakushin

26 août 2008

http://www.paperblog.fr/1024218/yahoo-qr-l-ossetie-la-georgie-l-otan-et-les-autres/


6-4 OssétieSud: le gaz russe affluera directement à Tskhinvali.

Le groupe Gazprom a mis mercredi en exploitation le gazoduc Dzouarikaou-Tskhinvali qui acheminera du gaz russe directement vers l'Ossétie du Sud, sans passer par le territoire géorgien, rapporte un correspondant de RIA Novosti

"Plus de 70 km de pipeline traversent une région de haute montagne à une altitude allant jusqu'à 3.148 m au-dessus de la mer", a affirmé M. Ananenkov, soulignant qu'aucune conduite de gaz n'avait jamais atteint une telle altitude. Il a ajouté que les travaux avaient été effectués dans de très brefs délais.

La construction du gazoduc reliant le village nord-ossète de Dzouarikaou à Tskhinvali a débuté en décembre 2006. Le tronçon allant jusqu'au col de Koudari (92,8 km) a été mis en place par Gazprom, le reste par la compagnie pétrogazière Itera. La longueur du pipeline est de 169 km, dont 69 passent par le territoire sud-ossète. Le diamètre des tubes est de 400 mm.

RIA Novosti.

26 août -
http://fr.rian.ru/world/20090826/122854315.html
 



7  Dossiers

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

7-1 Roland Machefer : Medvedev définit le projet de loi par lequel, l’armée pourra intervenir à l’étranger.

Après des années d’humiliation, une période chaotique sous la présidence de Boris Eltsine, une agressivité permanente des puissances occidentales les plus influentes de la planète et une politique de « containment » (si chère à Zbigniew Brzezinski et reprise invariablement par les administrations républicaines et démocrates depuis plus la fin de la Guerre froide puis l’écroulement de l’URSS) qui n’a, manifestement, pas fait ses preuves, voilà que la Russie post URSS décide de renouer avec une politique d’intervention militaire à l’extérieur de ses frontières, comme aux plus belles heures de l’Empire des Tsars.

Selon un projet de loi présenté lundi 10 août par le président Dmitri Medvedev, et transmis à la Douma, l’armée pourra intervenir à l’étranger en cas « d’attaque contre les forces armées russes », pour repousser une « agression contre un autre Etat » et pour « défendre les citoyens russes à l’étranger ».

Cette annonce survient alors que la Russie et la Georgie viennent de célébrer le premier anniversaire du début de la guerre pour le contrôle de la région d’Ossétie du Sud. Moscou avait justifié son intervention en soulignant que l’essentiel de la population de la province sécessionniste russophile disposait de la citoyenneté russe d’une part, et d’autre part que des soldats russes de maintien de la paix avaient été tués lorsque les forces georgiennes ont délibérément agressé cette petit république en délicatesse avec Tbilissi.

Ce projet de loi autorise aussi l’envoi de moyens militaires à l’étranger pour « assurer la sécurité » du commerce maritime et « lutter contre la piraterie ». Des navires de guerre russes patrouillent déjà au large de la Somalie, où de tels actes se sont multipliés ces dernières années. Jusqu’à présent, la loi russe existante permettait seulement d’envoyer des forces armées combattre le terrorisme sur le sol étranger.

Cette orientation géostratégique intervient justement où les cotes de popularité de Dmitri Medvedev et du Premier ministre Vladimir Poutine viennent d’atteindre leur maximum historique, selon les données d’un sondage de la fondation Opinion publique, citées lundi par les quotidiens Vedomosti et Moskovski komsomolets.

Ce texte, s’il est accepté tel quel (et il y a de très fortes chances qu’il le soit), ne devrait, au final, pas changer grand-chose dans les relations internationales actuelles : « Les relations de la Russie avec l’Occident sont compliquées depuis longtemps, et la guerre n’a donc rien apporté de nouveau. C’est également le cas des rapports avec de nombreux pays de la CEI. Ainsi, Moscou n’a pas perdu ses vieux alliés et ne s’est pas fait de nouveaux ennemis. Les dépenses d’aide à l’Abkhazie et à l’Ossétie du Sud ont augmenté de manière significative, mais pas critique », commente Vitali Ivanov, directeur de l’Institut de politique et de droit public dans les Izvestia du 10 août.

C’est aussi un avertissement sans frais à tous les gouvernements qui, dans l’aire d’influence naturelle de la Fédération de Russie, entendent aujourd’hui, ou demain, mener une politique ouvertement hostile et agressive à l’encontre de Moscou ou de ses ressortissants présents sur leurs sols respectifs. Reste à savoir aussi, si cela dissuadera l’OTAN dans sa volonté de mettre sous tutelle des pays ayant appartenu à l’ex-URSS, comme l’Ukraine ou la Georgie.

Roland Machefer

11 août 2009

http://www.nationspresse.info/?p=54149


n° 45 - Journal des Guerres de l'Otan - 25-8 au 19-09 – Fin : Le sac de nœuds de vipères de l'OTAN


Journal des Guerres de l'Otan.  n° 45- 25-8 au 19-09

                                                                                              C.De Broeder & M.Lemaire   



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 L'"ami personnel" de George Bush à la tête de l’Otan.

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 A qui profite la déstabilisation de l’Ossétie du Sud ?

9-2 Pierre Rousselin : Pour une nouvelle détente avec la Russie.

10 Annexe

10-1 Voilà à quoi sert l'OTAN : massacrer des populations civiles.

10-02 Michael Hudson : Dé-dollarisation : le démantèlement de l’empire militaire et financier américain.

 


8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 L'"ami personnel" de George Bush à la tête de l’Otan.

Le nouveau secrétaire général de l'Otan est un personnage controversé.

À la tête du Danemark pendant plus de sept ans, Anders Fogh Rasmussen s'est notamment illustré en participant à l'invasion en Irak en 2003, avant de prendre la défense du journal qui a publié les caricatures de Mahomet, en 2006.

Fin diplomate et adepte de la communication politique, Rasmussen jouit toujours d'une importante popularité au Danemark.

Cependant, certains ne lui ont toujours pas pardonné d'avoir engagé son pays dans le bourbier irakien. En 2003, il n'avait pas hésité à suivre celui qu'il présente comme un "ami personnel", George W. Bush, à la recherche des prétendues armes de destruction massives de Saddam Hussein.

Par ailleurs, sa gestion de la crise des caricatures de Mahomet, en 2006, lui a valu le soutien des défenseurs de la liberté d'expression.

Sa nomination à la tête de l'Otan marque un accomplissement pour cet atlantiste convaincu, dont beaucoup vantent le sens tactique.(…)  

C’est un vrai "controle freak"

Sanne Larsen est une journaliste danoise, qui vit à l'étranger.

 Rasmussen, c'est un peu le Tony Blair danois. Il a profondément changé son pays lors de ces dernières années.

Il ne faut cependant pas oublier qu'il s'est fait élire Premier ministre sur le problème de l'intégration des immigrés. Il a ensuite gouverné à la tête d'une coalition de centre droit, soutenue par un parti d'extrême droite : le Parti du peuple danois.

Il est encore très populaire au Danemark, ses supporters, pour la plupart atteints du syndrome du petit pays, sont très fiers de sa nomination.

C'est un vrai 'controle freak', il est obsédé par son image et sa communication. Il réussi toujours à convaincre l'opinion, la presse et à même parfois l'opposition. A l'époque de la guerre en Irak, il y a avait de nombreuses manifestations dans le pays contre l'envoi de troupes aux côtés des Américains. Mais les gens ne lui en tiennent plus rigueur. Une fois de plus, il a réussi à retourner l'opinion publique en sa faveur.

C'est l'homme politique danois le plus fort dans la préparation de ses dossiers et en ce qui concerne sa communication. Il ne parle guère à la presse, hormis lors de sa conférence de presse quotidienne. Difficile de le prendre de court."

"Même mes amis de gauche sont fiers de lui"

Annika Stenom (pseudo) est une jeune étudiante en économie, membre du Parti libéral danois.

 C'est la plus haute fonction qu'un Danois ait jamais occupée. Même mes amis de gauche sont fiers de lui, ce qui est très surprenant, car les Danois sont connus pour être jaloux du succès des autres. Pourtant, je n'ai pas encore croisé une seule personne qui soit critique à son égard.

Rasmussen est l'homme qu'il faut à l'Otan. Il fait toujours les choses justes au bon moment. Les journaux l'ont surnommé "l'homme au visage impassible". Il fait son travail sans laisser transparaitre ses émotions. Bien sûr, il fait copain-copain avec George W. Bush, mais le souvenir de la guerre en Irak s'est estompé après toutes les réformes utiles qu'il a menées dans le pays. Tous ces éléments positifs ont fini par faire oublier cette petite erreur."

http://observers.france24.com/fr/content/20090803-ami-personnel-george-bush-tete-otan-rasmussen-danemark



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

9-1 A qui profite la déstabilisation de l’Ossétie du Sud ?

Une explosion a eu lieu mercredi à Tskhinvali: quelqu’un a visiblement tenté de torpiller les festivités dans la capitale sud-ossète.

La république célébrait l’anniversaire de la reconnaissance de la république par la Russie, ainsi que le lancement du gazoduc Dzouarikaou-Tskhinvali.

Ce tube, un des plus élevés du monde (il traverse les régions de haute montagne), est destiné à approvisionner en gaz toute l’Ossétie du Sud en éliminant sa dépendance envers les livraisons de gaz georgien et permettra de créer de nouveaux emplois dans le pays.

Le gaz georgien était acheminé jusqu’à tout récemment à Tskhinvali sous une pression très faible (0,6 atmosphère au lieu de 5 atmosphères).

Tbilissi souhaitait priver la république de tout combustible, mais le gaz destiné aux villages georgiens situés près de Tskhinvali passait par le centre de distribution de la capitale sud-ossète. C’est pourquoi la Georgie octroyait à la république certains volumes d’hydrocarbures. Ainsi, cela dément indirectement les déclarations de Tbilissi sur la fuite de la totalité des Georgiens du territoire de l’Ossétie du Sud.

Qui plus est, le service russe de protection des frontières affirme que près de 6.000 réfugiés georgiens sont revenus dans la république suite à la stabilisation relative de la situation dans la région frontalière. Pourtant, les volumes de gaz fournis par les autorités georgiennes n’assuraient pas le fonctionnement normal de l’industrie sud-ossète et ne suffisaient pas non plus à satisfaire les besoins des habitants de la république.

Qui a voulu gâcher la fête? Les hypothèses sont nombreuses. Les forces du ministère sud-ossète de l’Intérieur ont été consignées en cas de provocations éventuelles et de sabotages provenant de la frontière georgienne. Tout le monde se souvient des nombreux tirs, explosions et actes de subversion qui ont précédé l’année dernière l’invasion des troupes georgiennes le 8 août 2008.

Certains experts notent également des signes d’instabilité à l’intérieur de la république. On sait très bien que les parties en opposition avec le président Edouard Kokoïty ont obtenu des résultats très faibles aux élections législatives du 31 mai. Privée de moyens légaux d’exprimer son désaccord au parlement, l’opposition pourrait-elle tenter des actions violentes dans la rue?

« Non », estime Raouf Verdiev, coprésident du Congrès russe des peuples du Caucase et auteur du livre « Les particularités de l’Ossétie contemporaine ». Il explique son opinion de la manière suivante: « Les républiques de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie sont de jeunes pays en état de gestation. Ce processus se déroule sans opposition, c’est pourquoi cette dernière est pratiquement inexistante ».

Rappelons pourtant que les élections législatives ont réuni en mai des forces politiques importantes. Accusant M.Kokoïty des lenteurs accusées dans la reconstruction des 650 maisons rasées par les troupes de Saakachvili, le parti Fydybasta (Patrie) semblait assez populaire. Le Parti populaire, non-admis à participer aux élections et scindé par un « putsch » intérieur, jouissait du soutien d’Albert Djoussoïev, homme du jour actuel, chef de la société Stroïprogress qui a été le maître d’oeuvre de la construction du gazoduc Dzouarikaou-Tskhinvali.

M.Djoussoïev s’est ouvertement opposé à la nomination de Vadim Brovtsev, ancien directeur général de la compagnie russe de bâtiment Vermikoulit, au poste du premier ministre de la république. De plus, cette opposition était loyale envers la Russie: le Kremlin ne pouvait pas, selon Albert Djoussoïev, approuver la candidature de M.Brovtsev.

Tout cela constitue des divergences normales entre des leaders puissants qui restent dans le cadre des processus démocratiques, bien que la guerre et la propagation consécutive de la culture politique russe sur le territoire de l’Ossétie du Sud aient naturellement renforcé le parti au pouvoir d’Edouard Kokoïty.

Ni la Russie, ni l’Ossétie du Sud ne sont en mesure d’influer sur le régime de Mikhaïl Saakachvili afin de prévenir ses provocations armées suivies d’une campagne informatique massive en Occident visant à imputer à Moscou la responsabilité de ces démarches. Les contribuables russes ont cependant déjà accordé à l’Ossétie du Sud un soutien de 10 milliards de roubles (317 millions de dollars): 1,5 milliards en 2008 et 8,5 milliards en 2009. En échange, la Russie a le droit d’exiger de la république au moins la stabilité politique nécessaire à l’utilisation raisonnable de ces fonds. Et les procédures démocratiques constituent le moyen le plus fiable d’obtenir une véritable stabilité politique. La Russie ne pourra donc pas accepter la situation où l’équipe d’un « leader puissant » ignore les engagements de l’équipe du leader précédent sans rendre compte de l’agent dépensé et cherche à placer ses candidats à tous les postes importants.

Les autorités sud-ossètes doivent rester fidèles au plan de développement national, exposé dans l’article des présidents Edouard Kokoïty et Sergueï Bagapch publié dans le journal Guardian: « Au cours des deux dernières décennies, nos pays se sont assidument employés à occuper une place digne dans la communauté des nations à l’aide du développement de l’édification de la construction de la société civile, de l’encouragement la presse libre et de l’organisation d’élections compétitives permettant à nos citoyens de choisir leurs leaders. Et on ne peut pas dire la même chose de la Georgie, dont les deux derniers leaders sont arrivés au pouvoir grâce aux révolutions ».

Il ne suffit pas d’être fier de telles réalisations, il faut aussi les soutenir.

RIA Novosti

29 août

http://www.geostrategie.com/1899/a-qui-profite-la-destabilisation-de-lossetie-du-sud


9-2 Pierre Rousselin : Pour une nouvelle détente avec la Russie.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

L'abandon par Barack Obama du bouclier antimissile en Pologne et en République tchèque est une excellente nouvelle pour tous ceux qui souhaitent des relations transatlantiques apaisées et un dialogue constructif avec la Russie.

Les intercepteurs et le radar qui devaient être installés dans les deux pays d'Europe centrale ne leur apportaient aucune sécurité supplémentaire. Ils ne constituaient pas davantage une menace militaire pour la Russie, en dépit des cris d'orfraie poussés par Vladimir Poutine. La probabilité qu'ils puissent mettre un jour les États-Unis à l'abri d'un tir de missile iranien
était encore plus mince.

Le bouclier antimissile, et surtout son installation dans deux anciens pays du pacte de Varsovie, était, avant tout, la principale pomme de discorde entre Washington et Moscou.

Le Kremlin était persuadé que le système retenu pourrait, un jour, servir à un dispositif ayant pour cible la Russie, qu'il constituait une provocation contrevenant aux assurances données au moment de l'élargissement de l'Otan. Le bouclier antimissile était devenu le cri de ralliement des nationalistes russes et alimentait le sentiment antioccidental dans les couloirs du Kremlin.

Bref, son abandon est un tournant important dans la politique étrangère des États-Unis. C'est sans doute la décision prise jusqu'ici par Obama qui aura le plus de conséquences.

Elle montre que cette Administration - à la différence de la précédente, nostalgique
de la guerre froide - est prête à prendre en compte les intérêts de la Russie.

Pour éviter les accusations de faiblesse, qui ne vont pas manquer de la part des républicains, la Maison-Blanche et le Pentagone se sont évertués à démentir toute idée de marchandage avec Moscou. Sans évoquer l'économie réalisée, ils ont fondé leur décision sur des questions techniques et sur une réévaluation à la baisse de la menace balistique iranienne.

La vraie question qui se pose est de savoir quelle sera la réponse de Moscou.

Le Kremlin a-t-il obtenu ce qu'il voulait, ou bien va-t-il pousser son avantage en demandant des garanties à propos de l'Ukraine ou de la Géorgie? Si c'est le cas, la crédibilité d'Obama en prendra un coup.

Les Américains attendent des gestes russes sur leurs deux priorités, l'Afghanistan - où une coopération existe déjà - et, surtout, le dossier iranien.

Moscou peut annuler ses ventes d'armes à Téhéran ou cesser de faire obstacle à l'adoption de sanctions par le Conseil de sécurité des Nations unies. Le moment choisi par Washington pour faire son annonce alimente les spéculations.

Pour nous Européens, la décision de Barack Obama ne peut être que positive. Tchèques et Polonais devront cesser de rêver à une relation privilégiée avec l'Amérique et prendre au sérieux leur engagement européen, notamment en matière de défense. Quant à nos relations
avec la Russie, nous avons tous intérêt à ce qu'elles ne soient plus dictées par des provocations, d'où qu'elles viennent.

http://blog.lefigaro.fr/geopolitique/2009/09/



10 Annexe

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

10-1 Voilà à quoi sert l'OTAN : massacrer des populations civiles.
Il faut abolir cette organisation criminelle et mafieuse
L'horreur occidentale. Et ils continuent à nous bassiner avec le Zolo...

"Il y avait des mains, des jambes et d'autres restes humains éparpillés partout" : Mohammad Daud fait partie des rescapés de la frappe de l'Otan survenue vendredi dans le nord de l'Afghanistan qui a fait jusqu'à 90 morts, selon les autorités locales.
Le bombardement visait un camion-citerne transportant du carburant dont les talibans s'étaient emparé jeudi dans la province de Kunduz (dans la région d'Angor Bagh) et qui s'était embourbé dans le lit de la rivière éponyme, a expliqué la police.
"Aucun corps n'était en un seul morceau (...). Les gens qui étaient plus éloignés du camion ont été grièvement brûlés", a témoigné auprès de l'AFP Mohammad Daud, âgé de 32 ans.
Selon des témoins rencontrés par l'AFP, mais aussi selon de premières déclarations de policiers et de responsables des autorités locales, des centaines de villageois, parmi lesquels des enfants, s'étaient massés pour venir puiser de l'essence à l'invitation des talibans qui ne parvenaient pas à faire repartir le camion.

"Les villageois se sont rués avec tous les bidons et bouteilles qu'ils pouvaient emporter", des agriculteurs ont même acheminé leur tracteur sur place pour le remplir, a affirmé Mohammad Daud.
"Il y avait 10 à 15 talibans sur le haut de la citerne et c'est à ce moment qu'ils ont bombardé, tous ceux qui se trouvaient là sont morts", a assuré Mohammad Daud.
Chaussures, montres et vêtements calcinés ont été projetés sur la berge de la rivière Kunduz où gît aussi le cadavre d'un âne, la selle encore fixée aux flancs.
Une cérémonie funéraire s'est déroulée en présence de villageois et d'enfants au bord d'un charnier qu'un tracteur recouvre de terre.

A l'hôpital de Kunduz, la capitale provinciale, le correspondant de l'AFP a vu huit corps calcinés.
Des blessés y sont acheminés sur des civières, d'autres rescapés arrivent, atrocement brûlés.
Les bilans du bombardement restent encore flous et contradictoires.

Farid Rahil, a évoqué la présence en majorité de civils parmi les victimes.
"Hélas, un grand nombre de civils ont été tués ou blessés", a-t-il dit à l'AFP. Selon lui, entre 200 et 250 villageois se trouvaient autour du camion.
Les forces internationales, composées en majeure partie de militaires américains, sont de plus en plus fréquemment accusées de bombarder à l'aveuglette et de tuer de nombreux civils en Afghanistan, où environ 100.000 soldats étrangers combattent les résistants afghans.

4 sept 2009 (

AFP) –

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid...


10-02 Michael Hudson : Dé-dollarisation : le démantèlement de l’empire militaire et financier américain

La ville Russe de Iekaterinbourg, la plus importante à l’est de l’Oural, pourrait désormais être connue comme le lieu où sont morts non seulement les tsars mais aussi l’hégémonie américaine.

Non pas uniquement l’endroit où le pilote américain Gary Powers a été abattu en 1960, mais aussi celui où l’ordre financier international dominé par les USA a été mis à bas.

La remise en cause de l’Amérique sera le thème principal des réunions élargies de Iekaterinbourg, en Russie (ex-Sverdlovsk) des 15 et 16 Juin rassemblant le président chinois Hu Jintao, le président russe Dmitri Medvedev et les représentant les six pays de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS). Cette alliance regroupe la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Tadjikistan, le Kirghizstan et l’Ouzbékistan. L’Iran, l’Inde, le Pakistan et la Mongolie y ont le statut d’observateurs. Mardi le Brésil s’y joindra pour les discussions commerciales entre les pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine). 

Les participants ont assuré à des diplomates américains que leur objectif n’était pas le démantèlement de l’empire financier et militaire des États-Unis. Ils veulent simplement discuter de l’aide mutuelle, indépendamment du rôle des États-Unis, de l’OTAN ou du dollar américain en tant que support du commerce international. Les diplomates américains se demandent ce que cela signifie vraiment, si ce n’est une étape visant à rendre l’hégémonie américaine obsolète. C’est ce que signifie « monde multipolaire », après tout. Pour commencer, en 2005, l’OCS avait demandé à Washington d’établir un calendrier de retrait de ses bases militaires en Asie centrale. Deux ans plus tard, les pays de l’OCS se sont ralliés officiellement à la position des ex-républiques de la CEI appartenant à l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC), qui avait été fondée en 2002 en tant que contrepoids à l’OTAN. 

Pourtant, la réunion n’a suscité que le désintérêt collectif de la presse aux États-Unis et même en Europe, bien que l’ordre du jour y soit de remplacer le standard mondial du dollar par un nouveau système financier, ainsi qu’un nouveau système de coopération pour la défense. Un porte-parole du Conseil des Relations Extérieures (Un institut d’études géopolitiques américain, ndt) a déclaré qu’il pouvait difficilement imaginer que la Russie et la Chine puissent surmonter leurs rivalités géopolitiques [1], suggérant que l’Amérique peut pratiquer le « diviser pour régner » que la Grande-Bretagne a si habilement utilisé durant de nombreux siècles pour fragmenter les opposition dans son propre empire. Mais George W. Bush ( qui déclarait « Je suis un rassembleur, non un diviseur ») s’est placé dans la continuité de l’administration Clinton pour pousser la Russie, la Chine et leurs voisins à trouver un terrain d’entente, lorsqu’il s’agit de trouver une alternative au dollar, et du même coup à la possibilité pour les Etats-Unis de prolonger indéfiniment leur déficit de la balance des paiements.

Cette séquence, qui pourrait représenter les dernières manifestations de l’hégémonie américaine, a débuté dès le mois d’avril lors de la conférence du G-20, et est devenue encore plus explicite à Saint-Pétersbourg au Forum économique international du 5 Juin, lorsque M. Medvedev a demandé à la Chine, la Russie et l’Inde de « construire un ordre mondial de plus en plus multipolaire. » Ce qui signifie en clair : nous avons atteint nos limites en ce qui concerne les subventions à l’encerclement militaire de l’Eurasie par les Etats-Unis, tout en les laissant s’approprier nos exportations, nos entreprises, les actifs et les biens immobiliers en échange d’une monnaie de papier de valeur douteuse. 

« Le système unipolaire maintenu artificiellement » dont a parlé M. Medvedev [2], est fondé sur « un seul grand centre de consommation, financé par un déficit croissant, et donc de plus en plus de dettes, une monnaie de réserve jadis forte et une domination dans le système de l’évaluation des actifs et des risques. » A la racine de la crise financière mondiale, a t-il conclu, il y a le fait que les États-Unis produisent trop peu et dépensent trop. Leurs dépenses militaires sont particulièrement choquantes, comme par exemple le renforcement de l’aide militaire américaine à la Georgie annoncé la semaine dernière, le bouclier de l’OTAN en Europe de l’Est, et la mainmise des États-Unis dans les régions riches en pétrole comme le Moyen-Orient et l’Asie centrale. 

Le point de friction avec tous ces pays est celui de la capacité qu’ont les États-Unis de faire fonctionner indéfiniment la planche à billets. Le surplus de dépenses d’importations des consommateurs américains par rapport aux exportations, les rachats par les USA de quantités de sociétés étrangères et de biens immobiliers, les dépenses que le Pentagone effectue à l’étranger : tous ces dollars aboutissent dans les banques centrales étrangères. Elles sont ensuite confrontées à un choix difficile : soit recycler ces dollars aux États-Unis en achetant des bons du trésor américains, soit laisser le « marché libre » déterminer le cours de leur monnaie par rapport au dollar - et par là même à déterminer le prix de leurs exportations sur les marchés mondiaux, créant ainsi du chômage et provoquant la faillite d’entreprises.

Lorsque la Chine et d’autres pays recyclent leurs flux de dollar US en achetant des bons du Trésor pour « investir » aux États-Unis, cette accumulation n’est pas vraiment volontaire. Cela ne reflète pas une foi en l’économie américaine qui rémunèrerait l’épargne des banques centrales, ni une quelconque préférence d’investissement, mais tout simplement un manque d’alternatives. Les « marchés libres » à la mode des USA piègent les pays dans un système qui les obligent à accepter indéfiniment des dollars. Mais désormais, ils veulent en sortir.

Cela implique la création d’une nouvelle alternative. Plutôt que de faire simplement « des changements cosmétiques comme certains pays et peut-être les organisations financières internationales pourraient le vouloir », comme l’a dit M. Medvedev à Saint-Pétersbourg : « ce dont nous avons besoin, ce sont des institutions financières d’un type tout à fait nouveau, où ne domineraient ni les problèmes politiques et les motivations [sous-jacentes], ni aucun pays en particulier. »

Lorsque les dépenses militaires à l’étranger ont provoqué le déficit la balance des paiements US et ont conduit les Etats-Unis à abandonner l’étalon or en 1971, les banques centrales se sont trouvées démunies de cet actif traditionnellement utilisé pour solder les déséquilibres des paiements. La solution par défaut a consisté à investir les flux issus des paiements ultérieurs en obligations du Trésor américain, comme si celles-ci étaient « aussi fiables que l’or ». Les banques centrales détiennent maintenant pour 4 000 milliards de dollars de ces obligations dans leurs réserves internationales. Ces prêts ont également financé la plupart des déficits budgétaires du gouvernement américain depuis maintenant plus de trois décennies ! Etant donné que la moitié environ des dépenses discrétionnaires du gouvernement américain est consacrée aux opérations militaires - dont plus de 750 bases militaires à l’étranger et dans des opérations de plus en plus coûteuses dans les pays producteurs de pétrole et ceux qui permettent son transit - le système financier international est organisé de manière à financer le Pentagone, ainsi que les rachats par les États-Unis d’actifs étrangers censés rapporter beaucoup plus que les bons du Trésor que les banques centrales étrangères détiennent.

La principale question à laquelle sont confrontées les banques centrales mondiales est donc de savoir comment éviter d’ajouter encore plus de dollars US à leurs réserves et, par conséquent, de financer encore plus les dépenses qui creusent le déficit des États-Unis - y compris les dépenses militaires à leurs propres frontières ? 

Pour commencer, les six pays de SCO et les pays du BRIC ont l’intention de commercer dans leurs propres monnaies afin de bénéficier mutuellement du crédit que les États-Unis avait monopolisé jusqu’à présent à son profit. À cette fin, la Chine a passé des accords bilatéraux avec l’Argentine et le Brésil pour effectuer leur échanges commerciaux en renminbi, la monnaie chinoise, plutôt qu’en dollar, en livre sterling ou en euros [3] . Il y a deux semaines, la Chine a également conclu un accord avec la Malaisie pour que les deux pays commercent en renminbi [4]. L’ancien Premier ministre, le Dr. Tun Mahathir Mohamad, m’a expliqué en janvier qu’en tant que pays musulman la Malaisie voulait éviter de faire tout ce qui pourrait faciliter l’action militaire américaine contre les pays islamiques, y compris la Palestine. La nation a trop d’actifs en dollars, ont expliqué ses collègues. Le gouverneur de la Banque centrale chinoise, Zhou Xiaochuan, a écrit officiellement sur son site Internet que l’objectif est maintenant de créer une monnaie de réserve « indépendante d’une nation particulière » [5]. C’est l’objet des discussions à Iekaterinbourg.

En plus d’éviter de financer la prise de contrôle par les États-Unis de leur propre industrie et l’encerclement militaire américain de la planète, la Chine, la Russie et d’autres pays voudraient certainement se développer comme l’Amérique l’a fait. En fait, ils considèrent les États-Unis comme une nation hors-la-loi, financièrement et militairement. Comment caractériser autrement une nation qui promulgue un ensemble de lois pour les autres - sur la guerre, le remboursement de la dette et le traitement des détenus - mais n’en tient pas compte elle-même ? Les États-Unis sont maintenant le plus grand débiteur mais ont évité la punition des « ajustements structurels » imposés à d’autres pays endettés. Les taux d’intérêt US et les réductions d’impôt, alors les déficits commerciaux et budgétaires explosent, sont considérés comme le comble de l’hypocrisie, lorsqu’ils sont comparés à l’austérité que les programmes de Washington imposent aux autres pays par le biais du FMI et des officines de Washington.

Les États-Unis demandent aux pays endettés de vendre leurs services publics et leurs ressources naturelles, d’augmenter leurs taux d’intérêts et d’augmenter les impôts au détriment de la paix sociale pour dégager un maximum d’argent et payer les créanciers.

Et aux USA, le Congrès a empêché la société Chinoise CNOOK d’acheter Unocal pour des raisons de sécurité nationale, tout comme il a empêché Dubaï d’acquérir des exploitations portuaires américaines et empêché des fonds souverains d’acheter des infrastructures clés. Les étrangers sont invités à imiter les japonais qui avaient investi dans des « éléphants blancs » comme le Rockfeller Center, sur lequel les investisseurs ont rapidement perdu un milliard de dollars puis ont fini par se retirer. 

À cet égard, les États-Unis n’ont pas vraiment laissé à la Chine et aux autres pays en situation d’excédent de la balance des paiements d’autres choix que de devoir trouver un moyen d’éviter de nouvelles accumulations de dollars. À ce jour, la Chine tente de diversifier ses avoirs en dollars ailleurs qu’en bons du Trésor US, qui ne se sont pas révélés très fructueux. Hank Paulson, qui venait de la banque Goldman Sachs, avait conseillé à la banque centrale chinoise d’investir dans les titres à haut rendement émis par Fannie Mae et Freddie Mac, en expliquant que ceux-ci étaient de facto des obligations publiques. Ces titres se sont effondrés en 2008, mais au moins, le gouvernement américain a repris ces deux organismes de prêt hypothécaire, augmentant de facto de 5 200 milliards de dollars la dette nationale. En fait, ce renflouement a été rendu nécessaire en grande partie à cause des investissements effectués par les Etats étrangers.

Infliger des pertes aux investisseurs gouvernementaux étrangers aurait quelque peu atteint la réputation des bons du Trésor, non seulement en détruisant la crédibilité des États-Unis, mais aussi parce que les émissions d’obligations par le gouvernement étaient insuffisantes pour absorber les dollars qui coulaient à flot dans l’économie mondiale avec la montée en flèche du solde déficitaire de la balance des paiements des États-Unis. 

En recherchant de nouveaux actifs pour protéger la valeur de leurs avoirs en dollars alors que la bulle de crédit de la Réserve fédérale se traduisait par une baisse des taux d’intérêt, les fonds souverains chinois ont cherché à se diversifier à la fin de 2007. La Chine a pris des participations dans les fonds d’ investissement Blackstone et Morgan Stanley à Wall Street, Barclays en Grande-Bretagne, dans la Standard Bank d’Afrique du Sud (qui fut affiliée à la Chase Manhattan du temps de l’apartheid dans les années 1960) et dans le conglomérat financier belge Fortis proche de l’effondrement. Mais le secteur financier américain s’écroulait sous le poids de sa dette phénoménale, la valeur des actions des banques et des firmes d’investissement a plongé dans le monde entier.

Les étrangers voient le FMI, la Banque mondiale et l’Organisation Mondiale du Commerce comme les représentants de Washington dans un système financier soutenu par les bases militaires américaines et les porte-avions qui entourent la planète. Mais cette domination militaire est un vestige d’un empire américain qui n’est plus en mesure de régner par sa force économique. La puissance militaire américaine est basée davantage sur des armes atomiques et les frappes aériennes à longue distance que sur les opérations au sol, qu’il est devenu politiquement trop impopulaire de monter sur une grande échelle. 

Sur le front économique, on ne voit pas comment les États-Unis pourraient trouver les 4 000 milliards de dollars qu’ils doivent aux gouvernements étrangers, à leurs banques centrales et aux fonds souverains mis en place pour écluser la surabondance de dollars. L’Amérique est devenue un mauvais payeur et de fait, une mauvais payeur agressif sur le plan militaire, car elle cherche à conserver le pouvoir sans pareil jadis gagné sur le plan économique. La question qui se pose est de savoir comment peser sur son comportement. Yu Yongding, un ancien conseiller de la banque centrale de Chine désormais membre de l’Académie des Sciences chinoise, a proposé de faire remarquer au secrétaire américain au Trésor Tim Geithner que les États-Unis devraient « épargner » d’abord et avant tout en pratiquant une réduction de leur budget militaire. « Les recettes fiscales des Etats-Unis ne sont pas susceptibles d’augmenter à court terme en raison de la faible croissance économique, de la rigidité des dépenses et du coût de mener deux guerres. » [6

À l’heure actuelle, c’est l’épargne étrangère, et non pas celle des américains, qui finance le déficit budgétaire américain en achetant la plupart des bons du Trésor. Cela se traduit par un impôt levé sans la contrepartie d’une représentation des électeurs étrangers sur la manière dont le gouvernement des États-Unis utilise leur épargne forcée. Pour les « diplomates » du système financier , il est donc nécessaire d’élargir le champ d’application de leurs politiques, au-delà du seul marché de secteur privé. Les taux de change sont déterminés par de nombreux facteurs, en plus de celui des « consommateurs brandissant des cartes de crédit » , pour reprendre l’euphémisme habituel qu’utilisent les médias américains à propos du déficit de la balance des paiements. Depuis le 13ème siècle, la guerre a été un facteur dominant dans la balance des paiements des grandes nations - et de leurs dettes. Les obligations d’Etat financent essentiellement des dettes de guerre, dans la mesure ou en temps de paix les budgets ont tendance à être équilibrés. Ceci relie directement le budget de la guerre à la balance des paiements et aux taux de change. 

Les pays étrangers se voient encombrés de reconnaissances de dette qui ne seront pas honorées - dans des conditions telles que s’ils agissent afin de mettre fin au festin américain, le dollar va plonger et leurs avoirs en dollars vont chuter par rapport à leur monnaie nationale et aux autres devises. Si la monnaie chinoise s’apprécie de 10% par rapport au dollar, sa banque centrale enregistrera l’équivalent de 200 milliards de dollars de pertes sur ses 2 000 milliards de dollars.

Cela explique pourquoi, quand les agences de notation envisagent que les titres du Trésor des États-Unis puissent perdre leur notation AAA, elles ne veulent pas signifier que le gouvernement ne serait pas en mesure d’imprimer des dollars papier pour honorer ses dettes. Elles indiquent plutôt que la valeur du dollar va se déprécier internationalement. Et c’est exactement ce qui se passe en ce moment. Lorsque M. Geithner prit un visage grave pour déclarer devant un auditoire à l’Université de Pékin au début du mois de Juin qu’il croyait en un « dollar fort » et que les investissements de la Chine aux États-Unis étaient sûrs, il a été accueilli par des rires sarcastiques [7]. 

L’anticipation d’une hausse des taux de change de la Chine incite les spéculateurs à chercher à emprunter des dollars pour acheter du renminbi et bénéficier de la hausse. Pour la Chine, le problème est que ce flux spéculatif deviendrait une prophétie auto-réalisatrice en faisant grimper sa monnaie. De ce fait, le problème des réserves est intrinsèquement lié à celui des contrôles de capitaux. Pourquoi la Chine devrait-elle voir ses compagnies rentables vendues pour des dollars fraîchement créés, que la banque centrale doit utiliser pour acheter à faible taux des bons du trésor américain ou perdre encore plus d’argent à Wall Street ? Pour éviter ce dilemme, il est nécessaire d’inverser la philosophie de l’ouverture des marchés de capitaux que le monde a adopté depuis Bretton Woods en 1944.

A l’occasion de la visite de M. Geithner en Chine, « Zhou Xiaochuan, directeur de la Banque populaire de Chine, la banque centrale du pays, a déclaré que c’était la première fois depuis que les pourparlers semestriels ont commencé en 2006, que la Chine avait besoin d’apprendre des erreurs de l’Amérique tout comme de ses succès » lorsqu’il fut question de la déréglementation des marchés de capitaux et du démantèlement des contrôles. 

Une ère est donc arrivée à son terme. Face à des dépenses démesurées des Etats-Unis, la dé-dollarisation menace de forcer les pays à revenir aux doubles taux de change, qui furent fréquents entre les deux guerres mondiales : un taux de change pour le commerce des produits, un autre pour les mouvements de capitaux et les investissements, tout au moins pour les économies de la zone dollar [8].

Même sans contrôle des capitaux, les pays réunis à Iekaterinbourg prennent des mesures pour éviter de recevoir involontairement de plus en plus de dollars. Voyant que l’hégémonie globale des États-Unis ne peut pas se poursuivre en l’absence du pouvoir d’achat qu’ils leur procurent eux-mêmes, ces gouvernements cherchent à hâter ce que Chalmers Johnson a nommé dans son ouvrage « les douleurs de l’empire » : la faillite de l’ordre mondial financier et militaire américain. Si la Chine, la Russie et leurs alliés non-alignés suivent leur propre chemin, les États-Unis ne pourront plus vivre grâce à l’épargne des autres (sous la forme de leurs propres dollars recyclés), ni disposer de cet argent pour financer des dépenses militaires illimitées. 

Des responsables américains voulaient assister à la réunion de Iekaterinbourg en tant qu’observateurs. On leur a répondu : non. C’est un mot que les américains vont entendre beaucoup plus souvent à l’avenir. 

Notes

[1] Andrew Scheineson, “The Shanghai Cooperation Organization,” Council on Foreign Relations, Updated : March 24, 2009 : “While some experts say the organization has emerged as a powerful anti-U.S. bulwark in Central Asia, others believe frictions between its two largest members, Russia and China, effectively preclude a strong, unified SCO.”

[2] Kremlin.ru, June 5, 2009, in Johnson’s Russia List, June 8, 2009, #8.

[3] Jamil Anderlini and Javier Blas, “China reveals big rise in gold reserves,” Financial Times, April 24, 2009. See also “Chinese political advisors propose making yuan an int’l currency.” Beijing, March 7, 2009 (Xinhua). “The key to financial reform is to make the yuan an international currency, said [Peter Kwong Ching] Woo [chairman of the Hong Kong-based Wharf (Holdings) Limited] in a speech to the Second Session of the 11th National Committee of the Chinese People’s Political Consultative Conference (CPPCC), the country’s top political advisory body. That means using the Chinese currency to settle international trade payments ...”

[4] Shai Oster, “Malaysia, China Consider Ending Trade in Dollars,” Wall Street Journal, June 4, 2009.

[5] Jonathan Wheatley, “Brazil and China in plan to axe dollar,” Financial Times, May 19, 2009.

[6] “Another Dollar Crisis inevitable unless U.S. starts Saving - China central bank adviser. Global Crisis ‘Inevitable’ Unless U.S. Starts Saving, Yu Says,” Bloomberg News, June 1, 2009.

[7] Kathrin Hille, “Lesson in friendship draws blushes,” Financial Times, June 2, 2009.

[8] Steven R. Weisman, “U.S. Tells China Subprime Woes Are No Reason to Keep Markets Closed,” The New York Times, June 18, 2008.

Michael Hudson

Michael Hudson est un économiste spécialisé dans le domaine de la balance des paiements. Il a été le conseiller économique en chef du candidat Démocrate à la présidentielle Dennis Kucinich. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont : « Super Imperialism : The Economic Strategy of American Empire ».
Michael Hudson est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  

Le 25 juin 2009

Article original en anglais, De-Dollarization: Dismantling America’s Financial-Military Empire, The Yekaterinburg Turning Point, publié le 13 juin 2009.
Traduction Madeleine Chevassus pour Contre Info.

Mondialisation.ca,



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

11/09/2009

Journaux en vacances


          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°452                    11-07  au  20-07

C.De Broeder      &  M.Lemaire



                                                

     Vous retrouverez les journaux le 20 septembre

 

10/09/2009

n°11 - Dossier de l'Iran - 09-09 - : Début - Iran - Israël: Les enjeux sous jacents de la confrontation: non prolifération ou autonomie technologique des pays émergents ?

n°11 - Dossier de l'Iran - 09-09 - : Début - Iran - Israël: Les enjeux sous jacents de la confrontation: non prolifération ou autonomie technologique des pays émergents ?



dossiers d'Iran  n°11 du 09-09

                                  C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à Part

Le nucléaire iranien divise (sic) les membres de l’Agence internationale de l’énergie.

Nucléaire iranien: aucune raison d'accuser ElBaradei de dissimulation de preuves.

1  Dossiers

1-1 Gordon Prather : Menaces Nucléaires : Manipulations de l'AIEA par les AméricanoSionistes contre l'Iran.

1-2 fata helbab : Iran: la guerre en septembre 2010 ?

Suite

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Gilad Atzmon :  Durban II: qui est raciste, exactement ?

2-2 Daniel Vernet : Iran: Sarkozy fait la leçon à Obama. 

2-3 Prochaine réunion sur le nucléaire iranien en Allemagne.

2-4 Les propos interventionnistes Sarkozy/Merkel contre l'Iran.

2-5 Irib : Kaveh Esfandiari encourage le président Obama à féliciter la réélection du président Ahmadinejad.

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 René Naba : Iran - Israël: Les enjeux sous jacents de la confrontation: non prolifération ou autonomie technologique des pays émergents ?

3-2 Paul Craig Roberts : Pourquoi pas des sanctions contre Israël ?

Fin

3-3 Paul Craig Roberts : Menaces Nucléaires : Sanctions Paralysantes Contre les Deux Puissances Nucléaires Va-T-En Guerre Israël et US....Et Non Pas Contre l'Iran.

3-4 Chems Eddine CHITOUR : Nucléaire iranien et arsenal atomique israélien : Deux poids deux mesures. 

3-5 Allain Jules : Clotilde Reiss, Florence Cassez, Salah Hamouri : la grande diplomatie hypocrite.

4 Annexe

4-1 Michael Klare : "Diplomatie" USraélienne: L’interdiction de vendre de l’essence à l’Iran est-elle une étape vers la guerre ?



Tiré à Part

Le nucléaire iranien divise (sic) les membres de l’Agence internationale de l’énergie.
Mohamed ElBaradei est pris pour cible par la France et Israël à moins de trois mois de son départ de son poste de directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIEA)

Le torchon brûle entre Paris et l’Égyptien Mohamed ElBaradei, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), organisation autonome placée sous l’égide des Nations unies. La France et l’État hébreu l’accusent d’avoir dissimulé des documents qui permettraient de prouver la composante militaire du programme nucléaire iranien, que Téhéran a toujours niée.

« Je suis consterné par les accusations de certains États membres, qui ont été livrées aux médias, selon lesquelles des informations n’auraient pas été communiquées au conseil des gouverneurs, a affirmé Mohamed ElBaradei, lundi 7 septembre, à l’ouverture de la session de ce conseil à Vienne. Ces accusations sont motivées politiquement et absolument sans fondement. De telles tentatives d’influencer le travail du secrétariat sont une attaque contre son indépendance et son objectivité (…) et devraient cesser sur-le-champ. »

En ligne de mire, Bernard Kouchner qui, en début de semaine, avait surpris en demandant : « Pourquoi ne nous communique-t-il pas les annexes de son rapport ? Dans celles-ci, il y a très précisément des éléments qui nous permettent de nous interroger sur la réalité d’une bombe atomique. » Selon le Quai d’Orsay, la France avait assisté à « un briefing technique ouvert à l’ensemble des États membres » de l’AIEA, mais les informations données alors ne seraient pas « reflétées dans le rapport au conseil des gouverneurs ».


A l'origine de la polémique

Pourquoi cette polémique ? Israël rappelle régulièrement que l’Iran nucléaire est une menace pour son existence. Quant aux pays occidentaux, ils entendent accentuer les pressions sur Téhéran pour que l’Iran accepte de livrer toutes les informations sur son programme.

Or, Mohamed ElBaradei avait maintenu sa position en minimisant, le 2 septembre, la menace, dans une interview à la revue spécialisée Bulletin of Atomic scientists : « D’une certaine façon, je pense que le risque (NDLR : iranien) a été exagéré. Il y a une inquiétude au sujet de ses intentions futures et ce pays doit être plus transparent avec l’AIEA et la communauté internationale. Mais l’idée que l’on va se réveiller demain et que Téhéran disposera d’une arme nucléaire, voilà une idée qui n’est pas étayée par les faits tels que nous les connaissons. »

Dans son rapport publié fin août, l’AIEA affirmait que l’Iran avait réduit sa production d’uranium enrichi pouvant être utilisé pour fabriquer une bombe nucléaire et que le pays acceptait que le contrôle de son usine d’enrichissement soit renforcé. Washington avait minimisé le rapport. Le quotidien israélien Haaretz révélait que le rapport n’incluait pas des annexes qui incriminaient l’Iran.


« J’essaie simplement de faire mon travail. »

En 2007, Israël avait réclamé le renvoi de Mohamed ElBaradei. Prix Nobel de la paix en 2005, ce dernier s’était défendu : « À propos de l’Iran, on m’a dit : “Occupez-vous de vos affaires, vous êtes un technicien.” Mais à d’autres moments et sur d’autres sujets, ceux-là mêmes qui me demandent de m’occuper de mes oignons à propos de l’Iran, me disent que je suis le gardien du traité de non-prolifération nucléaire. Je ne suis ni un technicien ni un gardien. J’essaie simplement de faire mon travail. »

En mai dernier, dans le magazine allemand Der Spiegel, il avait dénoncé les menaces militaires continues d’Israël contre l’Iran, les qualifiant de « folie totale ». Fin novembre, il quittera son poste et sera remplacé par le Japonais Yukiya Amano

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2392461&a...

08/09/2009

 

Nucléaire iranien: aucune raison d'accuser ElBaradei de dissimulation de preuves.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a qualifié d'inadmissibles les reproches adressées par certains pays, dont la France, au directeur général de l'AIEA Mohamed ElBaradei, l'accusant de dissimulation de preuves dans le dossier nucléaire iranien.

"J'ai été étonné d'apprendre que certains pays membres de l'Agence internationale de l'énergie atomique ont accusé le directeur général de cette organisation, Mohamed ElBaradei, d'avoir caché des informations sur le programme nucléaire iranien aux membres de l'agence. Je trouve ces accusations inadmissibles. Personne n'a jamais eu de motif de mettre en doute les compétences et le professionnalisme de M.ElBaradei, ainsi que son entière observation des règles liées à l'exercice des fonctions de directeur général de l'AIEA", a affirmé mardi le chef de la diplomatie russe lors d'une conférence de presse à Moscou.

Il a rappelé que Téhéran avait assuré à la Russie que la réponse aux propositions du groupe 5+1 était déjà préparée et serait prochainement communiquée aux parties intéressées.

"Il faut attendre cette réponse avant de décider des démarches à accomplir pour créer rapidement [...] les conditions nécessaires à la reprise des négociations", a souligné M.Lavrov, prié de commenter la déclaration de Téhéran selon laquelle la question du programme nucléaire iranien serait close. "Il n'existe aucune solution à ce problème excepté une solution politique et diplomatique", a fait remarquer le ministre, ajoutant qu'il "se gardait de commenter les déclarations politiques faites par différentes parties".

 8 septembre -

RIA Novosti.



 Dossiers

1-1 Gordon Prather : Menaces Nucléaires : Manipulations de l'AIEA par les AméricanoSionistes contre l'Iran.

Un Bombardement US Dés Juillet 2010

Avec La MOP, Bunker Buster Geante ?

Le nucléaire militaire israélien aux mains d'extrémistes sionistes constitue une menace existentielle pour le monde entier, mais l'AIEA et son Conseil des Gouverneurs corrompu préfèrent cibler l'Iran en se basant sur des documents accusateurs fabriqués par les faussaires de la CIA et du MOSSAD et auxquels ni l'AIEA ni l'Iran n'ont eu accès pour des raisons de "sécurité".

L'Administration Obama va accélérer la fabrication de bombes Bunker Buster géantes MOP pour d'éventuelles frappes militaires contre l'Iran et la Corée du Nord.

En Attendant le Chant Du Cygne d'El Baradei, Le représentant égyptien actuellement à la tête du Mouvement des Non Alignés (Non-Aligned Mouvement) NAM) a envoyé une lettre formelle à son collègue Mohamed ElBaradei - le Directeur Général du Secrétariat de l'AIEA - le pressant d'accepter l'inclusion, lors de la session régulière de la Conférence Générale de l'AIEA, d' une résolution dans l'agenda soutenue par pratiquement tous les membres du NAM intitulé " Interdiction de Toute Attaque Armée contre des Installations Nucléaires ( Sous Contrôle de l'AIEA), Opérationnelles ou en Construction."
En fait, la Conférence Générale a déjà voté une telle résolution - intitulée pratiquement à l'identique et également proposée par l'Iran - cela en Septembre 1990.
Alors pourquoi l'Iran voulait-il faire adopter une telle résolution à l'époque ?
Il y avait eu l'attaque et la destruction par Israël du réacteur de recherche construit et approvisionné en combustible par les Français sous contrôle de l' AIEA en 1981 en Irak.
Ci dessous des extraits de la Résolution 487 du Conseil de Sécurité condamnant l'attaque préventive par Israël : 

" entièrement conscient du fait que l'Irak est partie prenante du Traité de Non Prolifération d' Armes Nucléaires depuis qu'il est entré en vigueur en 1970, que, en conformité avec ce traité l'Irak a accepté les clauses de sauvegardes de l' AIEA sur toutes ses activités nucléaires, et que l'agence a certifié que ces sauvegardes ont à ce jour été appliquées avec satisfaction;
"Condamne fermement l'attaque militaire par Israël - en violation claire de la Charte des Nations Unies et des normes de conduite internationale;
" Exige d'Israël de s'abstenir dans le futur de tels actes et de telles menaces;
"De plus considère que l'attaque mentionnée constitue une menace sérieuse à la totalité du régime de Sauvegarde de l' AIEA, fondation du Traité de Non Prolifération."

Voilà le Conseil de Sécurité exprimant son inquiétude sur les effets de l'attaque par Israël sur l'efficacité du régime du TNP/AIEA portant sur la prévention de la prolifération d'armes nucléaires, et condamnant fermement Israël pour avoir clairement violé la Charte de l'ONU interdisant l'utilisation de la force.
Noter que le Chapitre VII du Conseil de Sécurité autorise les nations membres à utiliser la force, si nécessaire, pour faire en sorte qu'Israël ne fasse jamais plus - ou même ne menace - de commettre de tels actes.
Mais toutes les quatre ans, une entité non gouvernementale - le Washington Institute for Near East Policy- WINEP (contrôlé par le lobby sioniste AIPAC ndlt) prend sur lui de réunir un Groupe d' Etude Présidentiel et de le "charger" de rédiger une "proposition" pour guider l' Administration US entrante à définir sa politique au Moyen Orient.

Il y a quatre ans, le groupe d'étude du WINEP a commencer sa "proposition" en déclarant :
" Empêcher l'Iran de développer une capacité d'armement nucléaire - par la diplomatie si possible; par d'autres moyens, si nécessaire - est un intérêt vital des US.
"Se coordonner avec Israël sur ce problème du programme nucléaire iranien est essentiel. compte tenue de la position déclarée de la République Islamique de nier le droit d'exister à Israël, ses antécédents prouvés de terrorisme contre des intérêts israéliens et juifs, son soutien actif à des groupes qui tuent des Israéliens et sapent la diplomatie de paix, et son développement d'une capacité de frappe longue distance pour frapper Israël, une capacité qui pourrait de même atteindre d'autres alliés des US; Israël, ce qui est compréhensible, considère les programmes nucléaires de l'Iran avec la plus grande inquiétude.
"Parce que les Etats Unis et Israël peuvent partager un semblable calcul - bien que non identique - sur l'urgence posé par la prolifération iranienne et les options pour y faire face, c'est important que Washington et Jérusalem travaillent ensemble, aux plus hauts niveaux, pour s'assurer que leurs analyses et leurs politiques sont aussi complémentaires et coordonnées que possible".

Ainsi donc, personne ne peut nier que l' Administration Bush-Cheney-Bolton n'ait fait tout son possible pour appliquer le " guide" du WINEP sur la politique "coordonnée " US-Israël.
Et, Dennis Ross était un "organisateur" de ce Groupe Présidentiel D' Etude du WINEP de 2005.

Il occupe actuellement un poste haut placé au Conseil National de la Sécurité de l' Administration Obama-Biden pour appliquer cette "politique".
Donc peu de surprise quand le Vice Président Joe Biden a exprimé le mois dernier le même point de vue que le Vice Président Dick Cheney au début du second mandat de l' Administration Bush-Cheney-Bolton.

Ni Cheney ni Biden n'ont donné à Israël le "feu jaune attention prudence" pour ses menaces continuelles - défiant la Résolution 487 du Conseil de Sécurité de l'ONU - de bombarder les installations iraniennes sous contrôle de l'AIEA. Cheney/Biden ont encore moins donné une "lumière rouge Stop" pour appliquer ses plans bien développés pour effectivement attaquer et détruire les installations nucléaires iraniennes sous contrôle de l'AIEA "si Israël a choisi de le faire".
Le porte parole du parlement iranien, Ali Larijani, lors d'une visite officielle le mois dernier à son voisin du Golfe Persique et collègue du NAM, le Qatar, a dit ceci : " Nous considérerons les Américains comme responsable de toute aventure lancée par l'entité sioniste.
"Aucun politicien ou aucune personne au monde ne peut imaginer que l'entité sioniste puisse mener une opération sans avoir le feu vert des Etats Unis".

Ainsi donc, pourquoi demander à la Conférence Générale de l'AIEA de voter une nouvelle fois une résolution qu'elle ne fait pas respecter intitulée " Interdiction de Toute Attaque Armée contre des Installations Nucléaires ( Sous Contrôle de l'AIEA), Opérationnelles ou en Construction" ?
Parce qu' en Février 2006, conséquence de pressions exercées par Bush-Cheney-Bolton, le Conseil des Gouverneurs de l'AIEA totalement corrompu a largement et outrageusement dépassé son autorité eut égard à la fois au statut de l'AIEA et de la Charte de l'ONU, "estimant nécessaire" pour l'Iran, entre autres choses, d"appliquer des "mesures de transparence" - comme demandé par le Secrétaire Général - " allant au delà des demandes formelles de l' Accord de Sauvegarde et du Protocole Additionnel, et incluant l' accès à certains individus, à la documentation liée à la fourniture d'équipement à double utilisation , à certains ateliers appartenant à l'armée portant sur la recherche et le développement, comme peut le demander l' Agence pour soutenir ses enquêtes en cours".
Wouah!
Pire, Bush-Cheney-Bolton ont obtenu du Conseil de Sécurité de ne pas tenir compte des flagrantes violations du statut de l'AIEA par le Conseil des Gouverneurs - qui a pris une décision sans approbation par la majorité des membres de la Conférence Générale de l'AIEA - et de mépriser la lettre et l'esprit des articles du Chapitre VII portant sur l'autorité du Conseil de Sécurité, en demandant à l'Iran de se conformer aux demandes choquantes illégales statutairement du Conseil des Gouverneurs.

Comme le représentant de l'AIEA, Ali Soltanieh, l'a dit aux reporters la semaine dernière lors d'une visite à un membre voisin appartenant au NAM, l' Azerbaïdjan, alors qu'il discutait du besoin pour la Conférence Générale de l'AIEA d'adopter une autre résolution interdisant des attaques et des menaces d'attaques contre des installations nucléaires sous contrôle de l'AIEA : "Je veux attirer votre attention sur le fait que le programme nucléaire iranien a été soumis pour discution au Conseil de Sécurité sans aucune justification légale et en contradiction avec les normes internationales.
"Malgré cela, l'Iran a fait preuve de patience et de fermeté. Malgré des tentatives par les US et d'autres pays occidentaux d'obliger l'Iran à aller au delà du TNP et de pousser l'Iran à rompre ses liens avec l'AIEA, l'Iran coopère et continuera de coopérer avec l' AIEA. Je peux vous assurer que l'Iran n'abandonnera pas son programme nucléaire et n'impose pas de limite à ses relations avec l' AIEA.
"La permission officielle de Téhéran donnée à l'AIEA pour contrôler ses installations nucléaires est la preuve des bonnes intentions de l'Iran. Les juristes iraniens et experts en technologie étudient chaque demande de l'AIEA. Si la demande de l'AIEA n'est pas en contradiction avec les obligations internationales et ne menace pas la sécurité nationale, cette demande est satisfaite. A la fin de cette semaine ou la semaine prochaine, l'AIEA publiera son nouveau rapport, portant sur le programme nucléaire iranien. Je crois que le nouveau rapport reflètera l'activité positive de l'Iran."

Quand est-il des informations des va-t-en-guerre George Jahn et Louis Charbonneau comme quoi des "diplomates occidentaux" essaieraient de forcer ElBaradei à attacher en annexe de son dernier rapport de l'AIEA comme Directeur Général, une analyse confidentielle de l'AIEA portant sur les "enquêtes" de l'AIEA sur des "accusations" fournies à l'AIEA par la CIA ?
Sur ce point, citation de l'envoyé iranien Soltanieh : " Je dois vous informer qu'à toutes les rencontres annuelles de l'AIEA, les pays du NAM, particulièrement l'Iran et l'Azerbaïdjan, ont exprimé leur inquiétude sur un rapport secret distribué à des médias par des inspecteurs de l'AIEA. L'AIEA doit maintenir la confidentialité des données obtenues résultant de recherches secrètes.
"Le Secrétaire Général de l'AIEA a reçu la lettre du NAM demandant que le secrétariat et d'autres structures prennent les mesures nécessaires pour assurer la confidentialité des informations secrètes. Tout pays qui coopère avec les inspecteurs de l'AIEA et leur fournit toutes les informations les voit publiées dans la presse avant même qu'elles ne soient annoncées dans le rapport du Directeur de l'organisation. La publication d'un rapport confidentiel dans les médias est l'un des problèmes troublants auquel nous avons à faire face. Par exemple, certains pays ont l'intention d'utiliser ses données à des fins politiques".

Puisque les résolutions choquantes illégales du Conseil des Gouverneurs de l'AIEA et du Conseil de Sécurité de l'ONU - exigeant une réponse aux inquiétudes du Secrétaire Général - sont à la base de ces enquêtes "confidentielles-secrètes" , il sera plus qu'intéressant d'entendre ce qu'El Baradei a à dire dans son chant du cygne devant le Conseil des Gouverneurs lors de la Conférence Générale.
Gordon Prather

Nb : James Gordon Prather est physicien, il a travaillé comme spécialiste en armements nucléaires au Lawrence Livermore National Laboratory en Californie et au Sandia National Laboratory au Nouveau Mexique.

Il a occupé différents postes de conseiller au sein de l'Agence Fédérale de l'Energie US, de l'Administration pour le Développement et la Recherche Energétique, le Département de l'Energie, le Bureau du Secrétaire de la Défense et le Département de l' Armée.

Ses analyses sur le programme nucléaire iranien sont régulièrement publiées sur www.antiwar.com

29/08/09

 www.antwar.com

 

Actualisation 02/09/09
Dans une interview accordée au magazine américain pro désarmement Bulletin of the Atomic Scientists, Mohamed ElBaradei a déclaré que : " je pense que la menace a été exagérée de bien des façons"...." Oui il y a un souci concernant les intentions futures de l'Iran et l'Iran doit être plus transparente avec l'AIEA, et la communauté internationale. Mais l'idée qu'on va se réveiller demain et que l'Iran aura une arme nucléaire est une idée qu'aucun fait que nous avons vu jusqu' à présent ne soutient". En clair il réaffirme ce que les rapports de l'AIEA ont dit et confirmé : l'AIEA n'a trouvé aucune preuve que l'Iran développe un programme nucléaire militaire. Cette déclaration bien sûr n'est pas du tout du goût des américanosionistes et de la clique des prosionistes qui se trouvent actuellement à la tête de la France et de l'Allemagne qui, sous dictat de Tel Aviv veulent imposer des sanctions plus dures contre Téhéran.

 

 

Obama prône le dialogue et fait accélérer la fabrication de bombes Bunker Buster géantes MOP

Selon une dépêche de Reuters du 27/08/09 reprenant les dires du Lieutenant Général Mark Shackelford officier le plus haut gradé de l'armée de l'air, l'armée américaine veut accélérer la production de 10 à 12 bombes Bunker Buster géantes. "Ces achats vont au delà de celles nécessaires pour tester leur capacité... en d'autres termes l'armée cherche à construire un petit stock de .....je crois, 10 à 12 (bombes)."

Le mois dernier, le ministere de la défense a demandé au Congrès US d'inscrire au budget 2009, 68 millions de $ pour accélérer la fabrication de ces bombes conventionnelles MOP de 27 000 Kg à fort pouvoir pénétrants contenant plus de 4770 Kg d'explosifs soit un pouvoir d'explosion plus de 10 fois supérieur à la bombe précédente la BLU - 109. La MOP sera plus lourde d'environ I/3 comparée à la GBU/

B qui provoque en explosant un gigantesque appel d'air, et qui est appelée "la mère de toutes les bombes" . La MOP peut être larguée soit de B-52 ou de bombardier B-2 " Stealth". Elle est conçue pour pénétrer à 60 m de profondeur avant d'exploser. Les installations nucléaires iraniennes et nord coréennes se trouvent à une profondeur telle qu'il n'est pas possible de les détecter et donc difficile de les détruire. Avec la MOP,

 l'armée américaine a bon espoir d'y parvenir. Le porte parole de l'armée de l'air, Andy Bourland, a dit qu'a partir du moment où le Congrès donnait son feu vert pour une accélération du financement de la MOP, les bombardiers B-2 de Northrop Grumman qui échappent à toute détection radar pourront délivrer les bombes dés Juillet 2010.
Dans sa demande du 8 Juillet au Congrès, le Département de la ….. a présenté la MOP comment une "arme de choix" pour répondre à un besoin opérationnel urgent cité par le Commandement Pacifique qui est à la tête de la planification militaire US pour ce qui concerne la Corée du Nord, le Commandement Central qui s'occupe de l'Iran, de même que le Commandement Stratégique qui s'occupe de l'arsenal longue portée US. Cette demande a quasiment toutes les chances d'être acceptée d'autant qu'Israël et le Lobby sioniste américain font sans relâche pression sur le Congrès américain et l' Administration Obama pour une action militaire musclée contre le nucléaire iranien.
Lors de sa visite en Juillet dernier en Israël, le Secrétaire à la Defense US, Gates, a assuré le gouvernement Netanyahou que les efforts diplomatiques du Président Obama n'étaient pas "sans limite".

Même si l'armée israélienne se vante de pouvoir mener à bien une telle mission de bombardement des sites nucléaires iraniens, les risques encourus restent pour l'heure dissuasifs si tant est que Tel Aviv obtienne le feu vert de Washington pour accomplir une telle opération.
L'Administation Obama peut donc attaquer les installations nucléaires de l'Iran dès Juillet 2010, les bombardiers B-2 seront alors techniquement prêts pour transporter et larguer les MOP elle-mêmes fabriquées en accéléré et testées "life" sur site iranien.

Mireille Delamarre traduction info complémentaire

Dimanche 30 Août 2009

http://www.planetenonviolence.org/Manipulations-De-L-AIEA-Par-Les-AmericanoSionistes-Contre-l-Iran-Un-Bombardement-US-Des-Juillet-2010-Avec-La-MOP,-Bunker_a2000.html


1-2 fata helbab : Iran: la guerre en septembre 2010?

Le G8 s'est terminé sur une note restée secrète. Pas tout-à-fait pour qui sait décrypter les mots et les petites phrases, et cette note fait peur: l'attaque frontale de l'Iran est prévue pour septembre !

C'est le Président Sarkozy qui s'est montré le plus belliciste, il voulait y aller au mois d'août, lui, profiter des vacances des Français, des parlementaires et prendre, à son habitude, tout le monde de court.

Les Russes aussi seront pris par surprise, quant aux Chinois, on leur mitonné une rébellion dans le Turkmenistan oriental qui, on suppose, les maintiendra occupés encore quelques semaines, voire plus.

Et devinez qui va partir au front ? Israël itself !

Tout cela fait partie d'un plan concocté de longue date.
Il y a la crise qui n'en finit pas et qui nous réserve encore de belles peurs. Songez, les actifs des banques (surtout européennes, cette fois-ci-) sont plombées par des obligations dont on ne sait au juste quelle est la proportion de créances pourries qu'elles renferment. Ces obligations vont arriver à terme tout au long de l'automne et de l'hiver et déjà les banquiers ont des sueurs froides.

Une guerre, cela permet de voiler le principal de l'actualité, de faire peur et de mobiliser les esprits.

Elle permet d'imposer des moratoires, des mesures exceptionnelles, les pouvoirs spéciaux (Sarkozy, je te vois !)

Ensuite, la crise étant ce qu'elle est, l'industrie de l'armement va s'en donner à coeur joie. Il va y avoir une demande d'armes sur le marché, une de plus, mais importante, rien que des bonnes nouvelles pour ce secteur qui est pourvoyeur d'emplois et de marges appétissantes.

Quant à Israël qui vient de recevoir une avance de six cent millions de dollars des Etats-Unis, le marché est à peu près le suivant: les sionistes vont bombarder l'Iran, commencer le sale boulot, c'est des habitués des basses besognes, des accrocs des actions crapuleuses, laissons-les gratter leur prurit criminel et qu'ils aillent balancer la mort sur les cités d'Iran, cela les changera, un peu, de Gaza. En retour, on ne pourra pas trop les titiller sur l'Etat palestinien dont ils ne veulent pas entendre parler, on expliquera aux braves gens, qu'une fois le terrible danger iranien écarté, tout sera plus facile dans le monde et la paix règnera sur la terre comme au ciel, amen !

Et tous ces islamistes ou gauchistes criminels fascizoïdes, eh bien on les fera taire. Une guerre cela excuse toutes les censures, toutes les mises au pas, Internet compris. Einverstanden ?

Et même qu'on les mettra en prison... les lois d'exception ne sont pas faites pour les chiens !

M'apporterez-vous des oranges ?

Je suis sérieux, mes très chers amis, et je n'espère qu'une chose: m'être trompé lourdement. Si c'est le cas, je serai le premier soulagé.
Car une guerre, vous savez, pour les riches et les puissants, c'est toujours une bonne chose. Les sociétés qui ont démoli l'Irak, ont fait beaucoup de fric et elles en font tout autant en reconstruisant ce qu'elles ont détruit ! Une économie de guerre permet aussi d'échapper aux aleas d'une économie de marché... dans une guerre, pour ces gens, tout est bon, comme pour le cochon !

Mais il y a quand même une inconnue. Imaginez que ces salauds d'Iraniens décident de se défendre ? Et qu'ils balancent un ou deux missiles sur Tel-Aviv ou sur des installations pétrolières en Arabie ? Et s'ils bloquaient le détroit d'Ormuz ?

Et si la rue se soulevait, au Caire, à Ammam, en Cisjordanie, au Pakistan et, pire ! à Ryad ? Avec, bien sûr, des poussées communautaristes dans toute l'Europe.
Et si Israël répliquait avec ses armes nucléaires ?
Vous voyez d'ici le tableau ?

Préparez-vous à des jours très noirs, vous les devrez à cet impérialisme des riches qui fait des sionistes son tueur préféré.

Mais soyez lucides, vous y serez baignés corps et âme, dans cette guerre, et vous en paierez le prix fort, celui du sang !

Voulez-vous vraiment que vos enfants meurent pour Israël ?

fata helbab

11 juillet 2009

http://fatahelbab.over-blog.com/article-33712370.html


n°11 - Dossier de l'Iran - 09-09 - : Suite - Iran - Israël: Les enjeux sous jacents de la confrontation: non prolifération ou autonomie technologique des pays émergents ?

n°11 - Dossier de l'Iran - 09-09 - : Suite - Iran - Israël: Les enjeux sous jacents de la confrontation: non prolifération ou autonomie technologique des pays émergents ?



dossiers d'Iran  n°11 du 09-09

                                  C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Gilad Atzmon :  Durban II: qui est raciste, exactement ?

2-2 Daniel Vernet : Iran: Sarkozy fait la leçon à Obama. 

2-3 Prochaine réunion sur le nucléaire iranien en Allemagne.

2-4 Les propos interventionnistes Sarkozy/Merkel contre l'Iran.

2-5 Irib : Kaveh Esfandiari encourage le président Obama à féliciter la réélection du président Ahmadinejad.

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 René Naba : Iran - Israël: Les enjeux sous jacents de la confrontation: non prolifération ou autonomie technologique des pays émergents ?

3-2 Paul Craig Roberts : Pourquoi pas des sanctions contre Israël ?

 

 


2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Gilad Atzmon :  Durban II: qui est raciste, exactement ?
Je me retrouve une fois de plus à adresser un coup de chapeau au président iranien Ahmadinejad, dont je soutiens entièrement le discours.
Nul mieux que lui n´a su mettre en lumière les sentiments européens de discrimination raciale.
Ce que nous avons vu hier au Forum antiraciste de l'ONU a été du racisme islamophobe, collectif et institutionnel, en pleine action, un show coordonné de chauvinisme occidental fanatique. Une horde de diplomates européens se comportant comme un troupeau de moutons pour faire montre d´un déni total de la notion de liberté d'expression et de la culture du débat.
De manière éloquente et profonde, le président Ahmadinejad a dit la pleine vérité et a exprimé certains faits de notoriété universelle. Israël est bien un État raciste!
Israël se définit comme «État juif». Bien que les Juifs ne forment pas un continuum racial, la législation de leur État national a une orientation raciale. Le système juridique israélien est discriminatoire à l'égard de ceux qui n´ont pas l´heur d´être juifs. Comme si cela ne suffisait pas, l'armée israélienne se révèle meurtrière envers les habitants autochtones du pays.
Considérant qu'Israël est un État d'apartheid en raison de cette discrimination institutionnalisée, on s'attendrait à ce que le Forum antiraciste de Genève serve principalement à traiter d´États comme Israël.
Mais la vérité est tragique : dans les affaires du monde, Israël est le seul et unique État orienté racialement. Et comme nous avons pu le voir hier, l' « Occident » a une fois de plus refusé de se confronter à l´appel à l'action le plus évidemment humaniste.
Inutile de dire qu´Ahmadinejad a également été totalement correct dans sa description des circonstances historiques qui ont conduit à la naissance tragique d'Israël.
C´est en effet la souffrance juive qui a acheté la formation de l'État juif. Il est vrai aussi que l'État juif a été créé au détriment du peuple palestinien qui est en fait la dernière des victimes à souffrir de l'ère nazie.
Le noeud du problème est très simple. Des diplomates européens ont prouvé hier qu'ils ne peuvent pas accepter la vérité quand elle est transmise par un musulman. Par conséquent, il serait correct de dire que ce troupeau de diplomates occidentaux n´auraient jamais du participer à quelque "forum antiraciste" que ce soit. Le fait qu'ils se soient comportés avec intolérance prouve qu'eux et les gouvernements qui sont derrière eux sont aux origines du racisme d´aujourd´hui, à savoir l'islamophobie.
Les Européens qui ne peuvent pas entendre la vérité de la bouche d'un musulman, pour ne pas dire un chef d´État musulman, seraient mieux avisés de se rendre à une conférence qui célèbre la suprématie occidentale. Je suis sûr que Tel Aviv et Jérusalem en accueillent quelques-uns chaque année.
Sur une note finale, si le gouvernement britannique insiste pour envoyer des délégués à une telle conférence, il devrait faire en sorte que ceux qui sont affectés à la tâche sont en mesure de présenter une argumentation éloquente qui tienne la route du point de vue intellectuel. Peter Gooderham, l'ambassadeur britannique à l'ONU à Genève, n'est clairement pas fait pour cet emploi. L'ambassadeur a déclaré on record « De telles remarques antisémites outrageantes ne devraient pas avoir leur place dans un forum antiraciste de l´ONU »
L´Ambassadeur Gooderham devrait nous préciser où exactement se trouve l´«antisémitisme».
Le président Ahmadinejad ne s´est pas référé pas à une race juive, ni au judaïsme. Il n´a pas fait référence au peuple juif, si ce n´est pour évoquer ses souffrances.
Ambassadeur Gooderham, au cas où vous avez réussi à rater tout cela, pendant que vous agissiez comme une brebis dans un troupeau, le président Ahmadinejad a dit la vérité en se référant à certains faits universellement acceptés.
On pourrait faire l´économie de quelques embarras à l'avenir si les diplomates britanniques étaient convenablement formés pour comprendre la complexité des affaires du monde et les idéologies qui sont impliqués dans l'élaboration de ces affaires. Cela nous épargnerait le spectacle de ces étranges bouffons de diplomates proférant des sons vides de sens, qu´eux-mêmes ont du mal à comprendre.

30/8
Traduit par Fausto Giudice
Source: Tlaxcala


2-2 Daniel Vernet : Iran: Sarkozy fait la leçon à Obama. 

 l y a un an, Sarkozy s'était présenté devant la traditionnelle conférence des ambassadeurs, auréolé de son récent succès de faiseur de trêve, sinon de paix, entre la Russie et la Géorgie.

Cette année, pas de haut fait à célébrer. Pas de présidence de l'Europe à exalter.

Une conjoncture plus terne, dans laquelle le nouveau venu sur la scène internationale, Barack Obama, a largement tenu la vedette, éclipsant l'activisme du président de la République française. Cette rivalité larvée a-t-elle poussé Nicolas Sarkozy à se placer à la pointe du combat contre le programme nucléaire iranien?

Sans doute le chef de l'Etat est-il préoccupé depuis toujours par les projets prêtés au régime de Téhéran d'accéder à l'arme nucléaire. Il a constamment manifesté une grande fermeté dans le propos et s'est prononcé pour un renforcement des sanctions, même si les paroles n'ont pas toujours été suivies d'actes. Il est vrai que la décision ne dépend pas seulement de la France. La position des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, plus l'Allemagne qui a été associée depuis le début au dossier iranien, est fondamentale. Des sanctions économiques aggravées par rapport au régime actuel se heurtent aux intérêts commerciaux et politiques de la Russie et de la Chine. Ces deux pays ne verraient pas d'un bon œil un Iran nucléarisé mais comme ils ne croient pas à un danger imminent, ils essaient à la fois de ne pas briser la solidarité de la communauté internationale et de garder de bonnes relations avec les mollahs.

Mais Nicolas Sarkozy ne se contente pas de réclamer un durcissement des sanctions contre Téhéran. Il est à peu près acquis que, malgré encore une fois les réticences russes et chinoises, un petit pas sera fait dans cette direction par le Conseil de sécurité au cours des prochains mois. Le président français considère surtout que l'ouverture faite par Barack Obama en direction des dirigeants iraniens a bel et bien échoué, avant même que l'administration américaine ait abouti à la même conclusion. «Aujourd'hui, disons les choses telles qu'elles sont, nous n'avons reçu aucune réponse positive à nos propositions. Aucune», a-t-il dit, laissant entendre que la politique de la main tendue n'avait pas connu un sort meilleur que le «paquet» maintes fois proposé par les Européens.

Ce n'est pas la première fois que la diplomatie française se permet de faire à la leçon à Barack Obama. Au lendemain de son élection, le ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner avait mis en garde, dans une intervention à la Brookings Institution à Washington, contre la naïveté consistant à croire qu'Ahmadinejad serait sensible aux appels au dialogue bilatéral, alors que les Européens s'évertuaient depuis des années à ramener les Iraniens à la table des négociations. C'est le même message que Nicolas Sarkozy a envoyé aux Etats-Unis dans son discours à la conférence des ambassadeurs.

En réalité, les positions des uns et des autres ne sont pas très éloignées. Si les Européens peuvent craindre d'être marginalisés dans une éventuelle négociation directe entre Washington et Téhéran, la priorité est d'arracher au régime iranien un signe de bonne volonté, alors que le prochain rapport de l'AIEA, l'Agence internationale de l'énergie atomique, devrait montrer que l'Iran poursuit son programme d'enrichissement de l'uranium. Des sanctions renforcées peuvent-elles y aider? Ce n'est pas sûr. Les Américains sont conscients que des frappes américaines et/ou israéliennes sur les sites iraniens auraient un effet déstabilisateur pour toute la région.

Faut-il alors se résigner à ce que l'Iran devienne un pays dit du seuil, c'est-à-dire ait la capacité de fabriquer une bombe sans passer tout de suite à l'acte? Et prévoir dès maintenant comment la dissuasion et l'endiguement pourraient fonctionner vis-à-vis d'un Iran au seuil du nucléaire? Mais ceci est une autre histoire.

Le Président français considère que l'ouverture faite par Barack Obama aux dirigeants iraniens a échoué.

Daniel Vernet

 31 août

http://www.slate.fr/story/9723/iran-sarkozy-fait-la-lecon-obama


2-3 Prochaine réunion sur le nucléaire iranien en Allemagne.

Des discussions à six - Etats-Unis, Chine, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne - se tiendront cette semaine en Allemagne sur le programme nucléaire iranien, a déclaré lundi le ministère des Affaires étrangères à Berlin. Ces discussions, au niveau de hauts fonctionnaires, ne seront pas organisées à Berlin, a simplement précisé le porte-parole du ministère, Jens Plötner, sans dire ni où ni quand elles se tiendront.

Le ministère français des Affaires étrangères a pour sa part déclaré que la rencontre aurait lieu mercredi à Francfort. Le porte-parole du Quai d'Orsay Eric Chevallier a précisé que cette réunion aiderait à préparer des discussions à haut niveau sur le nucléaire iranien en marge de l'assemblée générale de l'Onu en septembre à New York.

L'Agence internationale de l'énergie atomique notait vendredi dans son dernier rapport que l'Iran avait légèrement réduit l'expansion de son programme et accédé à certaines demandes de surveillance de l'AIEA.

Ce document servira de base à la réunion des six puissances qui dialoguent avec l'Iran sur ce dossier.

Les Occidentaux soupçonnent Téhéran de chercher à se doter de l'arme atomique, ce dont l'Iran s'est toujours défendu, affirmant avoir pour seul objectif la production d'électricité.

Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont jugé vendredi, au vu du rapport de l'AIEA, que la République islamique ne coopérait toujours pas pleinement avec l'agence onusienne.

Ces deux pays, ainsi que la France et l'Allemagne, tenteront de convaincre la Chine et la Russie d'adopter de nouvelles sanctions contre l'Iran, mais les conclusions mitigées de l'AIEA pourraient miner leurs efforts.

Les Occidentaux réclament la suspension des activités d'enrichissement de l'uranium et le président américain Barack Obama a donné jusqu'en septembre à Téhéran pour ouvrir des négociations directes sur cette question.

A l'issue d'une rencontre à Berlin avec Nicolas Sarkozy, Angela Merkel a déclaré que Téhéran devait prendre très au sérieux l'ultimatum fixé pour d'éventuelles sanctions aggravées.

"L'Iran devrait prendre conscience que nous prenons cela (l'ultimatum) très au sérieux. Nous avons décidé que nous discuterions de nouvelles sanctions en septembre s'il n'y a aucune déclaration claire de la part de l'Iran", a dit la chancelière allemande lors d'une conférence de presse.

"Il faut que courant septembre, des initiatives soient prises tenant compte de la volonté ou non de l'Iran de coopérer," a déclaré de son côté le président français en soulignant l'identité de vues entre Berlin et Paris sur ce sujet.

"Un certain nombre de dignitaires du régime iranien ont dénoncé, et avec quel courage, les tortures qui ont été imposées à des opposants. Moi je voudrais dire combien nous sommes admiratifs du courage du peuple iranien. Je veux redire qu'il mérite mieux que les dirigeants actuels", a-t-il ajouté.

"Moi, je crois à l'efficacité des sanctions. Je crois qu'entre l'immobilisme et la confrontation brutale il y a un autre chemin à faire comprendre", a dit encore Nicolas Sarkozy.

interrogé sur le type de sanctions possibles, il a répondu: "Il y a beaucoup de possibilités, beaucoup plus qu'on ne le croit mais à une seule condition ; c'est que ça soit l'ensemble de la communauté internationale qui soit convaincue de la nécessité des sanctions".

"Voilà le problème. Il est là le problème, pas dans la nature des sanctions - nous savons très bien où il faut appuyer, mais dans l'unanimité et la solidarité de la communauté internationale. C'est sur cet axe que Mme Merkel et moi nous allons travailler", a souligné le chef de l'Etat.

31/8

http://fr.news.yahoo.com/4/20090831/twl-nucleaire-iran-bd5ae06_2.html


2-4 Les propos interventionnistes Sarkozy/Merkel contre l'Iran.

Le président français et la chancelière allemande ont réaffirmé leur intention d'imposer de nouvelles sanctions à l'Iran. Par ailleurs, ils ont demandé à l'Iran de donner une réponse claire à la proposition de la reprise des pourparlers nucléaires, dans le cadre du groupe 5+1. Sarkozy, s'exprimant lors d'une conférence de presse, à côté de Merkel, à Berlin, a prétendu que les dirigeants européens étaient les messagers des valeurs de la démocratie et du respect de l'honnêteté de l'homme, et que l'Europe ne pouvait, dans la foulée, fermer les yeux sur les événements qui étaient récemment survenus en Iran.
"En ce qui concerne les sanctions contre l'Iran, il y a beaucoup d'idées et Paris croit à l'efficacité des sanctions contre l'Iran, à condition que la Communauté internationale soit persuadée de la nécessité de nouvelles sanctions contre l'Iran.", a déclaré le Président de la République française. Dans son rapport d'il y a deux jours sur le programme nucléaire iranien, le Directeur général de l'Agence internationale de l'Energie atomique, l'AIEA, a réfuté l'existence d'une quelconque preuve établissant la nature militaire des activités nucléaires iraniennes.
 "L'Occident a prétendu que l'Agence censurait certaines informations sur le programme nucléaire iranien, tandis que de telles allégations n'ont aucun fondement réel.", avait, auparavant, affirmé le nouveau porte-parole de l'AIEA, dans son communiqué. Les Etats-Unis et certains pays européens ont tout fait, jusqu'à présent, pour dissuader la nation iranienne de faire valoir ses droits inaliénables, tentatives qui ont, bien entendu, avorté. Bien qu'ils aient échoué dans leurs démarches hostiles, à l'égard de l'Iran, ils tentent, néanmoins, aujourd'hui, de fomenter un renversement en douceur du gouvernement iranien.
Les dirigeants européens et américains s'imaginent que l'adoption de positions interventionnistes, à l'égard de l'Iran, accompagnée d'une tentative visant à suggérer que le fossé se creuse entre la nation iranienne et l'Ordre de la République islamique, de même que l'intensification des sanctions contre l'Iran, pourraient les aider à camoufler leurs échecs.
Mais, le vrai, dans cette histoire, c'est que les immixtions de l'Occident, dans les affaires d'autres pays, sont toujours allées à leur détriment, politiques qui leur ont fait perdre tout prestige auprès de l'opinion publique mondiale. Ce sont, en vérité, les super-puissances du monde, les Etats-Unis à leur tête, qui décident du sort des nations, ceux-là même qui instrumentalisent le Conseil de sécurité pour adopter des résolutions injustes et des sanctions illégales contre les pays qu'ils qualifient d'ennemis.
Sarkozy et Merkel adoptent des positions anti-iraniennes, au moment où les 5 membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies doivent se réunir, demain, mercredi, dans le cadre du groupe 5+1, à Frankfort, pour négocier sur le dossier nucléaire iranien. Il en ressort que les récentes positions hostiles de Sarkozy et de Merkel, à l'encontre de la RII, se situent dans le prolongement de cette approche interventionniste.
 

Commentaires

1. Posté par Alif le 02/09/2009 17:05
A quoi joue Mr Sarkozy ?.............dieu seul le sait et ses mauvais conseillers.
Sarkozy a appelé aujourd’hui son staff à une réunion qui n'était pas inscrite d'ailleurs dans l'agenda de l'Elysée -ce qui est important à retenir- pour discuter des menaces terroristes qui pèsent sur la France de la part d'Alqaïda - qui n'existe pas d'ailleurs- après l'intention de l'Elysée d'interdire le port de la burqua .
quand le port du foulard a été interdit dans les lieus public, aucun incident mineur ou majeur en lien avec la sécurité du pays n'a été signalé, les musulmans de France comme à leurs habitude se sont contenté de d'encaisser le coup ,et c'est pas l'interdiction de la burqua qui va engendré des réactions démesurées de la part de la communauté musulmane, puisque elle n'est que rarement portée,300 et quelques femmes selon la police,de plus son port est considéré comme non conforme avec les enseignements de l'islam par bon nombre de musulman, donc l'interdiction de son port ne représente ni un danger ni une menace à la sécurité de la France à moins que...
à moins que les politistes populistes de droite, Sarkozy en tête, ne souhaitent le contraire et que la réunion d'aujourd’hui à l'Elysée ,mentionné en haut, ne soit un vœux à ce que quelque chose se passe que je crains qu'il soit exocé, que peut espérer de mieux un UMPiste qu'un faux ou vrai attentat pour être reconduit à la tête du pouvoir et camoufler un mandat plus que décevant à la tête de l'etat .

Sarkozy et les siens sont à surveiller de très très près.

 

2. Posté par claudio le 02/09/2009 17:20

Je suis presque convaincu que ni les États-Unis, ni l'entité sioniste ne déclencheront les hostilités avec l'Iran. Ils ne sont pas fous et compte de l'aubaine qu'ils ont trouvée en la personne du demeuré nabot, c'est à lui que va échoir le sale boulot !
Sarkozy est capable des pires inepties et sûr de lui, il n'est pas exclu qu'il ouvre le feu en premier, en notre nom !
Ce type est malade de son sionisme. Il ne voit ni jure que par Israël au point de nous sacrifier pour prouver son amour et sa déférence à ce pays qui ne devrait même pas avoir le droit d'exister.
Les deux années qui lui restent à profiter de notre constitution vont être dures pour nous. Il nous entraine vers un gouffre sans fond, il va abattre la France avant d'aller se réfugier chez ses amis.
Pourquoi cette obsession et cette focalisation sans précédent sur un pays et un peuple qui ne nous ont rien fait ? Parce qu'il s'est fait élire uniquement pour promouvoir la suprématie du plus grand état criminel de l'histoire et pour anéantir les musulmans, tant en France que dans le monde.
Mais qu'il fasse attention, nous savons aussi utiliser le « Karsher »(1) pour nettoyer la « racaille »(2) qui nous gouverne !
Avoir choisi un israélien comme Président de la République est la plus grande faute que nous ayons commise et nous aurons à en répondre devant les générations futures.
(1)-(2) : Les termes ne sont pas de moi !

 

3. Posté par taipan le 02/09/2009 18:49

bien dit claudio.
sarko président et cochner (karcher) en ministre des affaires étrangère
quelle aubaine pour Israël, c'est pas moi qui le dit.
Regarder plutôt le lien si dessous.
http://cat.novopress.info/1592/georges-freche-discours-sur-israel/

 

4. Posté par VIRGILE le 03/09/2009 10:35

Le pays d'I.G. Farben se donnant la main avec l'ex-pays des collabos. Nazis pour asphyxier les iraniens qui n'ont strictement rien à voir avec les génocides, Révolutions et guerres mondiales, initiés et financés par les talmudo-sionistes...
Parfums de hautes perversions sous odeurs pétrolifères. Il est vrai que les "Lumière", à l'instar d'un Goethe ou d'un Robespierre, avait besoin de "d'huile de pétrole" pour éclairer leurs nuits agitées.
Mais contrairement au Kosovo, etc., ils ne semblent pas si pressés de se prendre une raclée en s'attaquant à l'Iran pacifique mais déterminé à défendre sa souveraineté. Il est vrai également que, Francs saliens, saxons britishes et autre saxons américains (australiens, etc.), proviennent de la même souche-mère, à savoir l'espace germanique. Le Dieu Odin/Watan est de retour et "mauvais sang" ne saurait se repentir.
Stratégies d'intox. et d'étouffement, conforment aux procédés du Serpent anaconda, en terme de blocus géopolitique et économique. Mais l'histoire nous apprend qu'il y a toujours un choc en retour. Sans un arsenal atomique dissuasif, de toute façon, l'Iran serait condamné comme l'Irak et l'Afghanistan, à son pillage et dévastation au profit des milliardaires sionistes et francs-maçons qui violent toute loi et toute éthique tout en affichant leur sourire radieux et civilisé.
Le diable à toujours su s'habiller en Ange de Lumière, pour notre perdition. Dommage que l'Homme ne sache pas tirer les enseignements de l'Histoire et de répéter inlassablement les mêmes tragédies, sur fond de "sagesse" talmudique.

02 Septembre

http://www.alterinfo.net/Les-propos-interventionnistes-Sarkozy-Merkel-contre-l-Iran_a36257.html?com#com_950277


2-5 Irib : Kaveh Esfandiari encourage le président Obama à féliciter la réélection du président Ahmadinejad.

Farsnews- Kaveh Esfandiari, professeur d'université d'origine iranienne aux Etats-Unis a écrit récemment un article dans le quotidien Huffington Post lequel encourage le président des Etats-Unis Barack Obama à féliciter la réélection du président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Esfandiari écrit que Barack Obama aurait de bonnes raison de féliciter la réélection de son homologue iranien, comme l'ont déjà fait le président égyptien Hosni Moubarak, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon et des dizaines d'autres dirigeants du monde.

Selon l'auteur de cet article, si Obama ne faisait pas se geste, cela serait une erreur diplomatique de taille commise par la Maison Blanche, d'autant plus que le président américain n'a pas encore réalisé sa promesse de répondre à la lettre du président Ahmadinejad pour féliciter l'élection d'Obama à la présidence.

Selon Kaveh Esfandiari, le temps a prouvé que les accusations de fraude électorales en Iran n'étaient pas vraies et que les candidats malheureux de l'élection présidentielle en Iran c'est-à-dire Mir Hossein Moussavi et Mahdi Karoubi n'ont pas pu réellement prouver leurs prétentions concernant la fraude. L'auteur de l'article rappelle que le candidat Mir Hossein Moussavi avait plus de 40.000 représentants à près de 90% des bureaux de vote, tandis que dans sa plainte remise au Conseil des Gardiens de la Constitution, il n'avait présenté que quelques cas isolés d'irrégularité n'ayant pas de conséquence directe sur les résultats finaux de l'élection. Esfandiari a évoqué que la plainte de Mir Hossein Moussavi ne concernait que 89 bureaux de votes sur l'ensemble de 45.000 bureaux de votes dans les différentes régions du pays.
Mir Hossein Moussavi avait crié victoire une heure seulement après la fin de la prise de votes. Il avait essayé ainsi de prétendre que son rival, le président sortant Mahmoud Ahmadinejad avait distribué de l'argent parmi les habitats des régions rurales pour "acheter" leur votes, tandis que les résultats de l'élection dans les villes grandes et moyennes du pays ont prouvé que le président sortant avaient gagné non seulement dans les villages, mais aussi dans la majorités des villes iraniennes. Mir Hossein Moussavi et les siens avaient également accusé le président sortant d'avoir utiliser des fonds publics pour sa campagne électorale.
Selon Kaveh Afrasiabi, l'élection présidentielle du 12 juin était pourtant l'un des scrutins les plus démocratiques et les plus transparentes de l'histoire de la République islamique d'Iran, où près de 40 millions d'électeurs s'étaient déplacés aux urnes. Selon l'auteur de cette article, le candidat Mir Hossein Moussavi aurait dû cherché la raison de son insuccès non pas dans des accusations contre son rival Mahmoud Ahmadinejad, mais plutôt dans son absence de 20 ans de la scène politique et sociale du pays, tandis que son rival, le président sortant Ahmadinejad avait visité, pendant quatre ans de sa présidence toutes les villes et un grand nombre de villages les plus reculés du pays, ce qui n'était pas sans effet dans sa victoire électorale. Par ailleurs, tous les experts sont unanimes pour dire que le système électoral iranien est pratiquement très fortement défendu contre les fraudes massives. Kaveh Esfandiari a rappelé que lors de ces élections, le président sortant Mahmoud Ahmadinejad avait remporté 63% des voix contre 33% des votes obtenus par son rival Mir Hossein Moussavi, chiffres qui avaient été prévu quelques semaines avant la tenue de l'élection du 12 juin par un sondage d'opinion effectué par l'Institut Terror Free Tomorrow dont le siège se trouve à Washington. Les auteurs de ce sondage qui s'étaient déplacés en Iran ont d'ailleurs écrit un article publié dans le quotidien Washington Post pour confirmer que les résultats de leur sondage montrer que la majorité des Iraniens avaient décidé de voter pour le président sortant Mahmoud Ahmadinejad. Leur point de vue avait été aussitôt confirmé par les centres de statistiques et d'autres instituts de sondage aux Etats-Unis.

Par conséquent, à Washington il y avait des centres d'études qui savaient d'avance que le président Mahmoud Ahmadinejad avait plus de chance que ses rivaux à remporter les élections du 12 juin, et ce plusieurs semaines avant la tenue du scrutin.
Selon l'auteur de cet article, il faut admettre que la victoire de Mahmoud Ahmadinejad à l'élection présidentielle iranienne était un fait réel, et qu'il avait été réélu avec plus de 24 millions de votes.

Sa victoire dépend surtout de la simplicité de sa vie, ses prises de positions économiques, sociales et politiques, son acharnement à défendre les intérêts nationaux de l'Iran notamment dans le dossier du programme nucléaire civil de la République islamique d'Iran, et sa résistance aux pressions de l'Occident notamment des Etats-Unis.
Selon Kaveh Esfandiari, le fait que le président des Etats-Unis Barack Obama ferme ses yeux sur les réalités de la société iranienne, pour croire aux propagandes anti-iraniennes des médias occidentaux n'aura pas de bonnes conséquences dans ses politiques iraniennes, et ce d'autant plus qu'il avait promis une ouverture dans son approche à l'égard de l'Iran.
Faveh Esfandiari conclut enfin que le président Barack Obama devrait prouver sa bonne volonté et son impartialité en félicitant la victoire de son homologue iranien, comme l'avait fait le secrétaire général des Nations Unies, sinon sa diplomatie iranienne en subirait probablement des conséquences.

IRIB
3/9

http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&ta... 



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 René Naba : Iran - Israël: Les enjeux sous jacents de la confrontation: non prolifération ou autonomie technologique des pays émergents ?

Analyse les enjeux de la confrontation entre Israël et l’Iran, ses objectifs sous-jacents, en une série de trois papiers articulés selon le schéma suivant :
(Partie 1/3)

10 septembre 2009 |

L’Iran, un cas d’école, première épreuve diplomatique d‘importance de Barack Obama.

L’accession de l’Iran au rang de «puissance du seuil nucléaire», en dépit d’un embargo de trente ans doublé d’une guerre de près de dix ans imposée à l’Iran par Irak interposé, a suscité l’admiration de larges fractions de l’opinion de l’hémisphère sud qui y voient la preuve parfaite d’une politique d’indépendance, en ce qu’il débouche sur la possibilité  pour l’Iran, fer de lance de la révolution islamique, de se doter d’une dissuasion militaire. Dans une zone de soumission à l’ordre israélo américain, le cas iranien est devenu de ce fait un cas d’école, et, l’Iran, depuis lors, le point de mire d’Israël, sa bête noire, dans la foulée de la destruction de l’Irak.

Démonstration de force de l’Iran et d’Israël

Tant Israël que l’Iran ont multiplié les actes d’autorité dans ce qui apparaît comme une démonstration de force pour le leadership régional alors que le camp arabe paraît marginalisé par sa fragmentation et que les deux pays musulmans non arabes de la zone, La Turquie pour le compte sunnite, et l’Iran pour le compte chiite, tentent de suppléer la défaillance du leadership arabe en tentant de s’imposer comme interlocuteurs incontournables du camp occidental.

L’hypothèse d’un embrasement généralisé n’a jamais donné lieu, curieusement, à aucune proposition de dénucléarisation complète du Moyen-orient, qui constitue pourtant la forme la plus parfaite de la non prolifération réclamée par les pays occidentaux.

L’option arabe de vassalisation à l’Amérique en jeu, de même que le statut de relais stratégique d’Israël

Pays frontalier de l’Irak et de l’Afghanistan, les deux plus importants abcès de fixation de l’armée américaine de l’époque contemporaine, bordant tout aussi bien le golfe arabo-persique que l’Océan indien, l’Iran représente la plus forte concentration industrielle de la zone intermédiaire qui va du sud de l’Europe aux confins de l’Inde. Le succès iranien ferait perdre à Israël son statut de relais stratégique majeur de l’Occident dans la zone et frapperait de caducité l’option arabe de vassalisation à l’ordre israélo américain, déterminant du coup la nouvelle hiérarchie des puissances dans l’ordre régional.

Partie 2/3) 15 septembre 2009 | Les enjeux sous-jacents de la confrontation

(Partie 3/3) 20 septembre 2009 | 

http://www.renenaba.com/?p=1343

www.renenaba.com


3-2 Paul Craig Roberts : Pourquoi pas des sanctions contre Israël ?

En Israël, un pays volé aux Palestiniens, des fanatiques contrôlent le gouvernement. L’un de ces fanatiques est le Premier ministre, Benjamin Netanyahou.

La semaine dernière, Netanyahou a appelé à des « sanctions paralysantes » contre l’Iran.

Le type de blocus que veut Netanyahou s’appelle un acte de guerre. Depuis longtemps, Israël menace d’attaquer lui-même l’Iran, mais préfère y entraîner les Etats-Unis et l’OTAN.
Pourquoi Israël veut-il initier une guerre entre les Etats-Unis et l’Iran ?
L’Iran attaque-t-il d’autres pays ?

Bombarde-t-il des civils et détruit-il des infrastructures civiles ?
Non. Ces crimes sont commis par Israël et les Etats-Unis.
L’Iran expulse-t-il des gens des terres qu’ils occupent depuis des siècles et les entasse-t-il dans des ghettos ?
Non. C’est ce qu’Israël fait aux Palestiniens depuis 60 ans.
Alors, de quoi l’Iran est-il coupable ?
L’Iran développe l’énergie nucléaire, ce qui est son droit en tant que signataire du Traité de Non-Prolifération (TNP). Le programme iranien d’énergie nucléaire fait l’objet d’inspections par l’Agence Internationale à l’Energie Atomique (AIEA), laquelle rapporte constamment que ses inspections ne découvrent aucun détournement de l’uranium enrichi vers un programme d’armement.
La position prise par Israël et sa marionnette à Washington est que l’Iran ne doit pas être autorisé à exercer les mêmes droits dont disposent tous les autres signataires du TNP, parce que l’Iran pourrait détourner l’uranium enrichi à des fins militaires.
Autrement dit, Israël et les Etats-Unis revendiquent le droit d’abroger le droit de l’Iran de développer l’énergie nucléaire. La position US-israélienne n’a aucune base dans la loi internationale ou ailleurs, à part l’arrogance d’Israël et des Etats-Unis [N.d.T. : ainsi que de l’Europe en général et de la France en particulier]. L’hypocrisie est extrême. Israël n’est pas signataire du TNP et a développé illégalement et en douce des armes nucléaires, avec, pour ce que nous en savons, l’aide des Etats-Unis. [N.d.T. : Surtout de la France…]
[1]
Etant donné qu’Israël possède de façon illégale des armes nucléaires et que son gouvernement est composé de fanatiques capables de les utiliser, des sanctions écrasantes devraient être appliquées contre Israël pour le forcer à désarmer.
Il y a une autre raison pour laquelle Israël se qualifie pour des sanctions écrasantes à son encontre. C’est un Etat d’apartheid, ainsi que l’ancien président des Etats-Unis, Jimmy Carter, l’a démontré dans son livre, « Palestine : La Paix, Pas l’Apartheid ».
Les Etats-Unis avaient été en tête de file pour l’imposition de sanctions contre l’Afrique du Sud à cause de l’apartheid que pratiquait ce pays. Ces sanctions ont forcé le gouvernement blanc à remettre le pouvoir politique à la population noire. Israël pratique une forme pire d’apartheid que ne le faisait le gouvernement blanc d’Afrique du Sud. Pourtant, Israël soutient que toute critiquer pour une pratique que le monde considère comme intolérable est de l’« antisémitisme ». Ce qui reste de la Cisjordanie palestinienne, qui n’a pas été volé par Israël, consiste en des ghettos isolés. Les Palestiniens sont coupés des hôpitaux, des écoles, de leurs fermes et les uns des autres. Ils ne peuvent pas voyager d’un ghetto à l’autre sans la permission d’Israël imposée aux postes de contrôle [de l’armée israélienne].
L’explication du gouvernement israélien pour justifier sa violation grossière des droits de l’homme comprend l’une des plus grosses collections de mensonges de l’histoire. Personne, à l’exception des « sionistes chrétiens » américains, n’en croit un seul mot.
Les Etats-Unis se qualifient aussi pour des sanctions paralysantes. En effet, les Etats-Unis sont même surqualifiés : sur la base des mensonges et de la tromperie intentionnelle, du Congrès des Etats-Unis, du public américain, des Nations-Unies et de l’OTAN, le gouvernement étasunien a envahi l’Afghanistan et l’Irak et s’est servi de la « guerre contre la terreur » orchestrée par Washington pour annuler des libertés civiles gravées dans le marbre de la constitution des Etats-Unis. Un million d’Irakiens ont payé de leur vie les crimes de l’Amérique et quatre millions d’entre eux ont été déplacés. L’Irak et ses infrastructures sont en ruine, et les élites professionnelles irakiennes, nécessaires à toute société moderne organisée, ont été tuées ou dispersées. Le gouvernement des Etats-Unis a commis un crime de guerre à grande-échelle. Si l’Iran se qualifie pour l’application de sanctions, alors les Etats-Unis se qualifient mille fois plus.
Personne ne sait combien de femmes, d’enfants et de vieillards ont été tués par les Américains dans les villages d’Afghanistan. Cependant, la guerre d’agression américaine contre le peuple afghan entre à présent dans sa neuvième année. Selon l’armée américaine, une victoire des Etats-Unis n’est pas prête de se produire. L’Amiral Michael Mullen, président de l’état-major US interarmées, a déclaré en août que la situation militaire en Afghanistan est « grave et empire ».
Les Américains les plus âgés peuvent s’attendre à ce que cette guerre se poursuive pour le restant de leur vie, tandis que leurs droits sociaux, de santé et de retraite, sont réduits afin de libérer des fonds pour l’industrie américaine de l’armement. Bush/Cheney et Obama/Biden ont fait de l’industrie des munitions le seul investissement boursier sûr aux Etats-Unis.
Quel est l’objectif de la guerre d’agression contre l’Afghanistan ? Peu après avoir prêté serment, le Président Obama a promis d’apporter une réponse, mais il ne l’a pas fait. A la place, Obama a rapidement intensifié la guerre en Afghanistan et il en a lancé une autre au Pakistan, qui a déjà déplacé deux millions de Pakistanais. Obama a envoyé 21.000 soldats supplémentaires en Afghanistan et, déjà, le commandant des Etats-Unis en Afghanistan, le Général Stanley McChrystal, en réclame 20.000 de plus.
Obama intensifie la guerre d’agression de l’Amérique contre le peuple afghan, malgré trois sondages d’opinion largement couverts par les médias, qui montrent que le public américain est fermement opposé à la poursuite de cette guerre contre l’Afghanistan.
Malheureusement, l’accord en béton armé entre Israël et Washington pour faire la guerre aux Musulmans est bien plus fort que les liens entre le public américain et son gouvernement. A un dîner d’adieu, jeudi dernier, donné en l’honneur de l’attaché militaire d’Israël à Washington, l’Amiral Mike Mullen, président de l’état-major US interarmées, le sous-secrétaire à la Défense Michele Flournoy et Dan Shapiro, qui est responsable des affaires moyen-orientales au Conseil de Sécurité Nationale, étaient présents pour lui rendre hommage. L’Amiral Mullen a déclaré que les Etats-Unis seront toujours du côté d’Israël. Peu importe combien de crimes de guerre Israël commet. Peu importe combien de femmes et d’enfants Israël assassine. Peu importe combien de Palestiniens Israël chasse de chez eux, de leurs villages et de leurs terres. Si la vérité pouvait être dite, alors, le véritable axe du mal serait les Etats-Unis et Israël.
Des millions d’Américains se retrouvent aujourd’hui sans abri à cause de la saisie de leurs maisons. Des millions supplémentaires ont perdu leur emploi et encore plus de millions d’Américains n’on aucun accès aux soins médicaux. Pourtant, le gouvernement étasunien continue de dilapider des centaines de milliards de dollars pour des guerres qui ne servent aucun objectif de l’Amérique. Le Président Obama et le Général McChrystal ont adopté la position qu’ils connaissent le mieux : que le public américain aille se faire voir !
Il ne peut être plus clair que le Président des Etats-Unis et l’armée américaine se fichent complètement de la démocratie, des droits de l’homme et de la loi internationale. Ceci constitue une autre raison pour appliquer des sanctions paralysantes contre Washington. Sous les gouvernements de Bush/Obama l’Amérique est devenu un Etat de chemises brunes, pratiquant le mensonge, la torture, le meurtre, les crimes de guerre et la tromperie.
De nombreux gouvernements sont complices des crimes de guerre de l’Amérique. Avec le budget d’Obama qui se trouve dans le rouge foncé, les guerres de Washington d’agression gratuite dépendent du financement des Chinois, des Japonais, des Russes, des Saoudiens, des Indiens, des Canadiens et des Européens. A la seconde même où ce financement étranger des crimes de guerre américains s’arrêtera, les guerres d’agression de l’Amérique contre les Musulmans cesseront.
Les Etats-Unis ne sont par la « superpuissance » éternelle qui peut infiniment ignorer ses propres lois et la loi internationale. Les Etats-Unis finiront par tomber à cause de leur prétention démesurée, de leur arrogance et de leurs objectifs impériaux. Lorsque l’Empire Américain s’effondrera, est-ce que ses responsables seront jugés devant une cour contre les crimes de guerre ?

Traduction : [JFG-Questions Critiques]

Notes:

[1] La publication des documents confidentiels de la CIA après 34 ans montre que la première bombe atomique israélienne a été fabriquée en France en 1974 avant d'être transférée dans les territoires occupés.

Ces documents sont une très petite partie du volumineux document « Top Secret » préparé en 1974. Malgré leur publication après 32 ans, les autorités américaines n'ont pas encore accès à toutes les informations au sujet de cette bombe. Selon ce rapport, le mot « Top Secret » figurerait sur les chapitres de tout document qui concerne le programme nucléaire israélien

Paul Craig Roberts

Paul Craig Roberts est l’auteur de la loi Kemp-Roth. Il fut sous-secrétaire au Trésor de l’administration Reagan. Il fut rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal et rédacteur à la National Review

Article original : "Why Not Sanctions for Israel? "

Traduction : [JFG-Questions Critiques]

CounterPunch

2 septembre

Source : Questions Critiques.

http://questionscritiques.free.fr/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Paul_Craig-Roberts.020909.htm

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Paul_Craig-R...


n°11 - Dossier de l'Iran - 09-09 - : Fin - Iran - Israël: Les enjeux sous jacents de la confrontation: non prolifération ou autonomie technologique des pays émergents ?

n°11 - Dossier de l'Iran - 09-09 - : Fin  - Iran - Israël: Les enjeux sous jacents de la confrontation: non prolifération ou autonomie technologique des pays émergents ?



dossiers d'Iran  n°11 du 09-09

                                  C.De Broeder & M.Lemaire

 



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Sommaire :  

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion (suite)

3-3 Paul Craig Roberts : Menaces Nucléaires : Sanctions Paralysantes Contre les Deux Puissances Nucléaires Va-T-En Guerre Israël et US....Et Non Pas Contre l'Iran.

3-4 Chems Eddine CHITOUR : Nucléaire iranien et arsenal atomique israélien : Deux poids deux mesures. 

3-5 Allain Jules : Clotilde Reiss, Florence Cassez, Salah Hamouri : la grande diplomatie hypocrite.

4 Annexe

4-1 Michael Klare : "Diplomatie" USraélienne: L’interdiction de vendre de l’essence à l’Iran est-elle une étape vers la guerre ?

3-3 Paul Craig Roberts : Menaces Nucléaires : Sanctions Paralysantes Contre les Deux Puissances Nucléaires Va-T-En Guerre Israël et US....Et Non Pas Contre l'Iran.

Pour empêcher Israël et les Etats Unis - l'Axe du Mal - qui mènent depuis des décennies des guerres d'agression et menacent d'ouvrir un nouveau front contre l'Iran, les anti-guerre doivent avoir le courage d'exiger des sanctions paralysantes contre deux pays qui possèdent des armes nucléaires et sont de fait jugés par l'opinion publique mondiale comme les plus dangereux pour la paix. Sans même attendre des dirigeants politiques et institutions internationales un premier geste, il faut donc engager concrètement la société civile dans cette direction. Ci dessous l'argumentaire de Paul Craig Roberts pour concrétiser mondialement une telle campagne.

Pourquoi pas des sanctions paralysantes contre Israël et les USA ?

En Israël, un pays volé aux Palestiniens, des fanatiques contrôlent le gouvernement. L'un de ces fanatiques c'est le premier ministre, Benjamin Netanyahou. La semaine dernière Netanyahou a appelé à des "sanctions paralysantes" contre l'Iran.
Le type de blocus que veut Netanyahou est qualifié d' acte de guerre. Israël menace depuis longtemps d'attaquer l'Iran par lui-même mais préfère entraîner les US et l'OTAN.
Pourquoi Israël veut-il initier une guerre entre les Etats Unis et l'Iran ?
L'Iran attaque-t-elle d'autres pays, bombarde t-elle des civils et détruit-elle les infrastructures civiles ?
Non. Ce sont des crimes commis par Israël et les US.
Iran chasse t-elle des peuples de terres qu'ils ont occupé depuis des siècles et les parquent-elle dans des ghettos ?
Non, c'est ce qu'Israël a fait aux Palestiniens pendant 60 ans.
Que fait l'Iran ?
L'Iran développe de l'énergie nucléaire, ce qui est son droit en tant que signataire du Traité de Non Prolifération (TNP). Le programme d'énergie nucléaire de l'Iran est soumis à des inspections de l'Agence Internationale à l'Energie Atomique ( AIEA) qui a constamment rapporté que ses inspections n'ont trouvé aucune diversion de l'uranium enrichi pour un programme d'armement.
La position adoptée par Israël, et par le pantin d'Israël à Washington, c'est que l'Iran ne doit pas être autorisée à bénéficier des droits de tout signataire du TNP dont bénéficie tous les autres signataires, car l'Iran pourrait détourner l'uranium enrichi pour un programme de fabrication d'armes nucléaires.
En d'autres termes, Israël et les US affirment qu'ils ont le droit d'annuler le droit de l'Iran à développer l'énergie nucléaire. La position d'Israël/US n'a aucun fondement en droit international ou en quoi que ce soit c'est le seul fait de l'arrogance d'Israël et des USA.
L'hypocrisie est à son comble. Israël n'est pas signataire du TNP et fabrique des armes nucléaires illégalement, clandestinement avec, d'après ce que nous savons, l'aide des US.
Comme Israël est illégalement en possession d'armes nucléaires et a un gouvernement fanatique capable de les utiliser, des sanctions paralysantes devraient s'appliquer à Israël et l'obliger à désarmer.
Israël se qualifie pour des sanctions paralysantes pour une autre raison. C'est un état d'apartheid, comme l'ancien président US Jimmy Carter l'a démontré dans son livre " Palestine : Peace Not Apartheid."
Les US ont mené la campagne pour imposer des sanctions contre l'Afrique du Sud à cause des pratiques d'aparthied de l'Afrique du Sud. Les sanctions ont obligé le gouvernement blanc à remettre le pouvoir politique à la population noire. Israël pratique une forme d'aparthied pire que celui du gouvernement blanc sud africain. Pourtant, Israël affirme que c'est "antisémite" de le critiquer pour une pratique que le monde entier considère comme intolérable.
Ce qui reste de la Cisjordanie palestinienne, ce qui n'a pas été volé par Israël, est constitué de ghettos isolés. Les Palestiniens sont coupés des hôpitaux des écoles de leurs fermes et entre eux. Ils ne peuvent pas voyager d'un ghetto à l'autre sans permission d'Israël mise en place aux barrages.
L'explication du gouvernement israélien pour ces violations flagrantes des droits humains comprend la plus grande collection de mensonges de l'histoire mondiale. Personne, exception faite des "Chrétiens Sionistes" américains n'en croit un seul mot.
Les Etats Unis se qualifient également pour des sanctions paralysantes. En réalité, les US sont sur qualifiés.

Le gouvernement US a envahi l'Afghanistan et l'Irak et utilisé la "guerre contre le terrorisme" que Washington a orchestré pour restreindre les libertés civiles US inscrites dans la Constitution, en utilisant mensonges et tromperie intentionnelle du Congés US. 1 million d’Irakiens ont payé de leurs vies pour les crimes de l'Amérique et 4 millions ont été déplacés.

L'Irak et ses infrastructures sont en ruine, et les élites professionnelles de l’Irak, nécessaires à une société moderne organisée, ont été assassinées ou dispersées. Le gouvernement US a commis des crimes de guerre sur une large échelle.
Personne ne sait combien de femmes, d'enfants et d'anciens des villages ont été massacrés par les US en Afghanistan.

Cependant, la guerre américaine d'agression contre le peuple afghan entre maintenant dans sa neuvième année. Selon l'armée US, une victoire américaine est très loin. L'amiral Michael Mullen, qui dirige les chefs d'état major US, a déclare en Août que la situation militaire en Afghanistan est " sérieuse et se détériore".
Les adultes américains peuvent envisager la durée de cette guerre pour le reste de leur vie, tandis que les droits à la Sécurité Sociale et à Médicare sont réduits afin de dégager plus de financements pour l'industrie de l'armement US. Bush/Cheney et Obama/Biden ont fait des munitions les seuls produits d'investissement sûrs aux Etats Unis.
Quel est le but de la guerre d'agression contre l'Afghanistan ? Peu après son inauguration, le Président Obama a promis de fournir une réponse mais ne l'a pas fait.

Au lieu de cela, Obama a rapidement escaladé la guerre en Afghanistan et lancé une nouvelle guerre au Pakistan qui a déjà déplacé 2 millions de Pakistanais. Obama a envoyé 21 000 soldats US de plus en Afghanistan et le commandant US, le Gl Stanley McChrystal, en demande 20 000 de plus.
Obama escalade la guerre d'agression de l'Amérique contre le peuple afghan malgré trois sondages d'opinion de qualité qui montrent que le public américain s'oppose fermement à tout prolongement de la guerre en Afghanistan.
Malheureusement, l'accord inattaquable entre Israël et Washington pour mener une guerre contre les peuples musulmans est bien plus fort que le lien entre le public américain et le gouvernement américain. Lors d'un dîner d'adieu jeudi dernier pour l'attaché militaire d'Israël à Washington qui retourne en Israël pour devenir vice chef d'état major de l'armée israélienne, l'Amiral Mike Mullen, à la tête des chefs d'état major US, la sous secrétaire à la défense Michèle Flournoy, et Dan Shapiro, qui est en charge des affaires du Moyen Orient au Conseil de Sécurité National, étaient présents et ont présenté leur respect. L'Amiral Mullen a déclaré que les US se tiendront toujours aux côtés d'Israël. Quelque soit le nombre de crimes commis par Israël. Quelque soit le nombre de femmes et d'enfants massacrés par Israël. Quelque soit le nombre de Palestiniens qu'Israël chasse de leurs maisons villages et terres.
Si on pouvait dire la vérité, la vérité c'est que l' Axe du Mal c'est les Etats Unis-Israël.
Des millions d’Américains sont actuellement sans toit à cause des faillites.

Des millions ont perdu leur travail, et encore plus de millions n'ont pas accès aux soins médicaux. Pourtant, le gouvernement US continue de gaspiller des centaines de milliards de $ dans des guerres qui ne servent aucun intérêt US. Le Président Obama et le Gl McChrystal ont adopté la position qu'ils connaissent le mieux, le public américain peut aller en enfer.
Il est on ne peu plus clair que le Président des Etats Unis et l'armée US n'ont absolument aucun respect pour la démocratie, les droits de l'homme, et le droit international. C'est une autre raison pour appliquer des sanctions paralysantes contre Washington, dont le gouvernement apparu sous Bush/Obama est celui d'un état de chemises brunes qui vit de mensonges, torture, assassinats crimes de guerre et tromperie.
De nombreux gouvernements sont complices des crimes de guerre de l'Amérique. Avec le budget d'Obama profondément plongé dans le rouge, les guerres d'agression brutale de Washington dépendent pour leur financement des Chinois, Japonais, Russes, Saudiens, Sud Coréens, Indiens et Européens. A la seconde même où l'argent étranger arrêtera de financer les crimes de guerre américains, les guerres d'agression de l'Amérique contre les Musulmans stopperont.
Les US ne seront pas pour toujours "une superpuissance" qui peut indéfiniment ignorer ses propres lois et le droit international. Les US finiront par s'effondrer, résultat de leur prétention démesurée et de leur arrogance.
Quand l'empire américain s'effondrera, est-ce que ses dirigeants auront des comptes à rendre devant un tribunal pour crimes de guerre ?
Paul Craig Roberts –

Paul Craig Roberts a été Assistant Secretary of the Treasury pendant le premier mandat du President Reagan. Il a été éditeur associé du Wall Street Journal . Il est l'auteur de "Supply-Side Revolution : An Insider's Account of Policymaking in Washington"; "Alienation and the Soviet Economy" et "Meltdown: Inside the Soviet Economy", et co auteur avec Lawrence M. Stratton de "The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice".

 30/08/09 –

 www.vdare.com
http://www.planetenonviolence.org/Sanctions-Paralysantes-Contre-Les-Deux-Puissances-Nucleaires-Va-T-En-Guerre-Israel-Et-US-Et-Non-Pas-Contre-l-Iran_a2001.html


3-4 Chems Eddine CHITOUR : Nucléaire iranien et arsenal atomique israélien : Deux poids deux mesures. 

 [« Nous sommes un pays fort, très fort, nous disposons de capacités (militaires) dont il est difficile d’imaginer l’étendue et l’intensité.

Nous avons déployé d’énormes efforts pour renforcer notre force de dissuasion. Israël saura se défendre dans toutes les situations, contre toutes les menaces, contre tout ennemi ».
E.Olmert, Premier ministre israélien, jeudi 26.02.2009

Retardée à maintes reprises par le passé, la construction par la Russie de la première centrale nucléaire iranienne à Bouchehr (Sud) est achevée.

L’inauguration a eu lieu en fanfare, mercredi 25 février, en présence de Sergueï Kirienko, le chef de l’agence fédérale russe de l’énergie atomique, et de son homologue iranien, Gholamreza Aghazadeh. La Russie a d’ores et déjà livré le combustible nucléaire nécessaire au démarrage de la centrale, mais il n’a pas encore été introduit dans le réacteur. L’achèvement de Bouchehr - un projet que la Russie a repris à l’allemand Siemens en 1994 - couronne le partenariat entre Moscou et Téhéran. Outre le nucléaire civil, les deux puissances régionales bordant la mer Caspienne ont tissé des liens dans le domaine énergétique, avec la création, en octobre 2008, d’un cartel du gaz (Russie, Qatar, Iran). La coopération militaire se porte également bien. L’Iran est, avec l’Inde et la Chine, l’un des trois principaux clients de Rosoboronexport, l’agence russe en charge des ventes d’armements.(1)

Le journal Le Monde avec une rare partialité prend à témoin le monde entier pour pointer du doigt l’Iran. On lit :«  Alors que l’équipe de Barack Obama n’a pas encore finalisé sa politique sur l’Iran, la fenêtre pour parvenir à une solution de l’imbroglio nucléaire semble se réduire inexorablement. L’Iran a franchi une étape significative en se dotant, selon le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea) publié le 19 février, d’une quantité suffisante d’uranium faiblement enrichi pour fabriquer, s’il le souhaite, de la matière fissile pour une arme nucléaire. En septembre 2008, l’expert américain Gary Samore, aujourd’hui en charge des questions de prolifération à la Maison-Blanche, nous avait déclaré qu’une fois que l’Iran serait en possession de 1000 kg d’uranium faiblement enrichi (UFE), ses scientifiques pourraient obtenir la matière fissile en l’espace de six mois théoriquement. On en est là, puisque l’Aiea a établi que la quantité atteinte désormais est de 1010 kg. _ D’une part, des signaux américains d’ouverture au dialogue direct avec Téhéran, sans qu’on en connaisse encore la forme - Dennis Ross s’est prononcé par le passé pour des canaux secrets. D’autre part, une poussée européenne vers de nouvelles sanctions, menée par le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne. Les sanctions sont efficaces, jugent les Occidentaux, d’autant que les prix des hydrocarbures, principale source de devises de l’Iran, se sont effondrés. La probable arrivée au pouvoir en Israël d’une équipe de « faucons » accroît la crainte d’un retour de l’option militaire. Côté européen, surtout chez les responsables français, un souhait est formulé : les Etats-Unis ne devraient pas faire d’offre générale à l’Iran avant que l’élection présidentielle iranienne, prévue en juin, n’ait eu lieu. Chacun scrute en outre les chances que le « Guide suprême », Ali Khamenei, réservera au réformateur Mohammad Khatami dans cette élection. Toujours selon M.Samore conseiller de M.Obama, l’Iran, plutôt que de se précipiter vers la matière fissile, sitôt atteints les 1000 kg d’UFE, pourrait d’abord chercher à accroître le nombre de ses centrifugeuses. Téhéran a déclaré, mercredi 25 février, en avoir 6000 en activité et viser les 50.000 « d’ici à cinq ans ». Cet accroissement réduirait à un délai très court (quelques semaines ou quelques jours), le temps nécessaire pour passer à la matière fissile. Ce qui limiterait la capacité de réaction des Occidentaux, si la crise devait se produire. »(2)

Petit retour en arrière pour comprendre les arguments de Téhéran : écoutons le professeur Mojtahed : Les ailes dures américaines et israéliennes affirment toujours qu’en cherchant à acquérir la technologie nucléaire, l’Iran veut développer des armes nucléaires et ce, malgré ses énormes réserves en pétrole et en gaz. Il est important de rappeler que l’histoire du nucléaire iranien est antérieure à l’avènement de l’actuel gouvernement islamique. Ce programme a été initié dans la moitié des années soixante-dix, quand le shah a révélé des projets d’acquisition de plusieurs centrales nucléaires en France, en Allemagne et aux Etats-Unis pour produire de l’électricité. En ce temps-là, les Etats-Unis ont encouragé l’Iran à élargir sa base énergétique hors hydrocarbures. Une étude de l’Institut de recherche de Stanford a conclu que l’Iran aurait besoin, pour le début des années 1990, d’une capacité électrique d’environ 20.000 mégawatts. Le premier noyau d’ingénieurs nucléaires iraniens a été formé au Massachusetts Institute of Technology (M.I.T.). Dans cette perspective, le projet définitif de l’accord nucléaire irano-américain est signé en juillet 1978- quelques mois avant la révolution islamique. L’accord stipulait, entre autres, la fourniture par les Américains de technologie et de matériel nucléaires ainsi qu’une aide en matière de prospection de gisements uranifères. En second lieu, les besoins électriques actuels de l’Iran sont bien plus importants que ce qui a été prévu. Avec une croissance annuelle de la demande en électricité de 6 à 8%, et d’une population estimée à 100 millions d’habitants d’ici à 2025, l’Iran ne peut pas compter exclusivement sur le pétrole et le gaz. L’industrie pétrolière, vieillissante par manque d’investissements étrangers imposé par les sanctions américaines, n’a même pas pu atteindre le niveau de production, 5,5 millions de barils par jour, atteint avant la Révolution. Le niveau actuel de la production iranienne - 3,5 millions de barils par jour - correspond tout juste à la consommation intérieure, qui s’est accrue de plus de 280% depuis 1979. Si cette tendance se confirme, l’Iran sera un importateur de pétrole d’ici 2010. Le Dr El-Baradei, les rapports d’autres investigations tout au long des années 2003-2004, ont aussi blanchi l’Iran des fausses allégations.(3)

Il a donc une explication. Téhéran veut avoir un bouquet énergétique dans lequel figure le nucléaire. Voyons maintenant la position ambivalente de l’Aiea. Dans son dernier rapport du 19 février 2009, l’Aiea déclare :«  L’Iran coopère bien avec les inspecteurs de l’Agence internationale de l’Energie atomique afin de ne pas à nouveau sous-estimer la quantité d’uranium qu’il a enrichie, fait savoir l’Agence internationale de l’énergie atomique. La déclaration de l’Aiea semble avoir pour but de gommer l’impression de sous-estimation délibérée qu’aurait pu laisser son rapport publié jeudi. Les Occidentaux soupçonnent l’Iran de vouloir se doter de l’arme nucléaire, mais Téhéran assure que son programme nucléaire vise seulement à produire de l’électricité. Le rapport de l’Aiea faisait apparaître une augmentation importante des quantités d’uranium faiblement enrichi déclarées par l’Iran depuis novembre. Passées à 1010 kg et une fois transformées en uranium enrichi, elles suffiraient, selon certains physiciens, pour fabriquer une bombe atomique. Ce chiffre est basé sur une quantité enregistrée en novembre dans un inventaire de l’Aiea qui s’est avéré supérieur d’un tiers aux estimations fournies par l’Iran aux inspecteurs. « L’Aiea n’a aucune raison de croire que les estimations d’uranium faiblement enrichi produit dans les installations (de Natanz) relevaient d’une erreur intentionnelle de l’Iran. Elles sont inhérentes aux premières phases de mise en service d’une telle installation alors que l’on ne sait pas à l’avance quelle sera en pratique son rendement », a déclaré Melissa Fleming, porte-parole de l’Aiea. "Aucune matière nucléaire n’aurait pu être retirée de l’installation à l’insu de l’agence car l’installation est soumise à une surveillance vidéo et les matériaux nucléaires sont maintenus sous scellés". »(4)

Il n’y a donc pas péril en la demeure ! L’Iran développe un nucléaire civil. Deux éléments essentiels viennent corroborer les affirmations de l’Iran selon lesquelles leur programme de recherche est entièrement pacifique. Le premier est le rapport des services de renseignements américains qui ont affirmé dans leur rapport sur l’évaluation de ce programme que l’Iran a cessé toute activité militaire nucléaire en 2003. Le deuxième élément est le fruit des travaux de l’Agence internationale à l’énergie Atomique [Aiea] qui n’a absolument rien trouvé pouvant corroborer la thèse israélienne. Il est à noter que l’Iran, contrairement à Israël, à l’Inde et au Pakistan, est signataire du TNP. En outre, ce pays a signé le Protocole additionnel de l’Aiea, rendant plus contraignante la vérification des matières nucléaires déclarées. Les pays signataires du TNP ont légalement le droit d’enrichir l’uranium pour alimenter leurs centrales nucléaires.

Comment comprendre alors, l’acharnement occidental ? A titre d’exemple, Pierre Lellouche, seul député français à « s’occuper » spécifiquement du dossier iranien, interpelle le ministre des Affaires étrangères à propos du rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique en date du 19 novembre 2008. S’ensuit une cascade d’informations scientifiques diabolisant le programme nucléaire civil iranien pressant le ministre. « Quelles initiatives comptez-vous prendre avec la communauté internationale pour essayer d’interrompre cette course vers le désastre ? » Comme réponse à l’Aiea et à cette centrale civile, la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne proposent de durcir les sanctions contre l’Iran et son programme nucléaire, rapporte jeudi 26/02/2009 The Financial Times. Dans un document confidentiel consulté par le quotidien de la City et le journal italien Il Riformista, les trois pays donnent la liste de 34 organisations et 10 personnes soupçonnées d’être liés à des programmes secrets de fabrication d’armes nucléaires ou biologiques, notamment des banques ou des établissements publics comme l’Agence spatiale iranienne. Pourquoi Israël qui s’acharne tant sur l’Iran et qui mobilise l’Occident contre l’Iran ne rend pas compte ? Israël a toujours refusé d’admettre qu’elle détenait l’arme atomique, exception faite du lapsus de Ehud Olmert, en décembre 2006. Est-ce vraiment un lapsus ou fait-il une campagne annonciatrice de la mise en œuvre d’une frappe nucléaire ? Déjà, dans une édition d’octobre 2003, l’hebdomadaire allemand Der Spiegel révélait qu’Israël n’exclut pas une frappe « préventive » des sites nucléaires iraniens. Sur la base d’estimations diverses, les forces armées israéliennes possèdent entre deux cents et quatre cents têtes nucléaires. Selon la revue anglaise spécialisée Jane’s Intelligence Review, leur arsenal est équivalent à 3850 bombes d’Hiroshima. Le missile nucléaire, Popeye Turbo, a été installé sur trois sous-marins Dolphin, fournis par l’Allemagne en 1999-2000. Il faut ajouter à ces vecteurs nucléaires environ 50 missiles balistiques Jéricho II sur des rampes mobiles de lancement avec une portée d’environ 1500 km emportant une charge nucléaire d’une tonne. En outre, Israël possède le Shavit, un engin qui a permis de mettre en orbite les satellites Oufek. Il est capable de frapper n’importe quel objectif au Moyen-Orient et au Maghreb. En tout cas, l’Iran prend au sérieux cela et promet, elle aussi, de riposter.(5)

Que fait l’Aiea ? On sait que la visite en Israël, le 7 juillet 2004, de son directeur, visait à encourager Tel Aviv à participer à la création d’une zone sans armes nucléaires, selon The Independent. Le quotidien britannique note cependant qu’ « El-Baradei avait annoncé ne pas avoir l’intention de blâmer Israël, si Tel-Aviv s’abstenait de confirmer ou de nier posséder l’arme nucléaire ».(6)

C’est à se demander pourquoi cette visite a eu lieu d’autant que les résultats, nuls, étaient prévisibles. Mohammad el-Baradeï a en partie imputé à Israël les difficultés rencontrées par l’organisation onusienne pour dissuader l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. « Le régime de non-prolifération nucléaire a perdu sa légitimité aux yeux de l’opinion publique arabe en raison du régime du deux poids, deux mesures dont bénéficie Israël », écrit-il dans l’International Herald Tribune. Israël, ajoute-t-il, est le « seul État dans la région qui n’a pas signé le Traité de non-prolifération nucléaire et qui est considéré comme possédant des armes nucléaires ».

On se souvient aussi qu’un Moyen-Orient dénucléarisé a été le grand thème de l’Assemblée générale de l’Aiea en septembre 2007. Qui refuse de signer le TNP ? L’Assemblée avait adopté avec 53 voix pour, 47 abstention et deux contre, une résolution sommant Israël à adhérer rapidement au TNP. Un Israël qui a stocké, pour l’heure, plus de 300 têtes nucléaires dans ses arsenaux. Durant toutes ces décennies, le régime sioniste a développé son programme nucléaire, entouré dans un halo d’incertitude, grâce à la vaste couverture politique et financière, que lui avait étendue l’Occident. Jouant, sur l’ambiguïté nucléaire, le parti pris des chancelleries occidentales, l’administration américaine à la tête, pour occulter un arsenal nucléaire avéré, est un sérieux défi que doit relever la région.(7)

Cerise sur le gâteau : en toute impunité Israël élimine les scientifiques iraniens à en croire le quotidien Haaretz Israël, assassine des scientifiques nucléaires iraniens dans le cadre d’une guerre secrète contre le programme d’armement illicite de la République islamique. C’est ce que le Daily Telegraph a rapporté, citant des analystes des services de renseignements occidentaux. Le quotidien britannique a dit qu’il y avait des rumeurs selon lesquelles l’agence d’espionnage d’Israël, le Mossad, était derrière la mort d’Ardeshire Hassanpour, un atomiste iranien de premier plan, à l’usine d’uranium d’Ispahan, qui est mort dans des circonstances mystérieuses, apparemment « empoisonné au gaz » en 2007. Selon ces analystes, d’autres morts récentes de personnalités importantes liées au processus d’acquisition et d’enrichissement [d’uranium] en Iran et en Europe , ont été le résultat de « frappes » israéliennes, destinées à priver Téhéran de talents techniques clés à la tête de ce programme.(8)

Il faut rappeler encore une fois que le nucléaire iranien est civil. Dennis Blair, le nouveau directeur des services du renseignement américain, affirme que l’Iran ne possède pas d’armes nucléaires ni de programme militaire pour y parvenir. Il se base sur le rapport du National Intelligence Estimate (NIE), remis en novembre 2007 par les 16 agences du renseignement américain, clarifiant que l’Iran ne poursuit pas de programme de développement d’armes nucléaires. L’ancien directeur de la CIA, Micheal Hayden, a affirmé le 15 janvier 2009 qu’il n’y avait aucune preuve que l’Iran tente de construire une bombe nucléaire. Même son de cloche de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) qui surveille très étroitement le développement nucléaire de l’Iran depuis 2003 avec plusieurs inspections régulières et surveillance par caméra des installations iraniennes. Selon le dernier rapport de l’AIEA, ils ont trouvé aucune composante d’arme nucléaire ou d’études en physique nucléaire reliée à un tel programme militaire en Iran. Le directeur de l’AIEA, Mohamed ElBaradei, a déclaré aux médias que l’Iran est un signataire et se conforme aux lois et au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et que sa centrale nucléaire est légale sous ces mêmes principes pour la production d’électricité. Selon ce Traité (TNP) dont l’Iran et les États-Unis sont signataires, l’Iran opère de façon complètement légale et les États-Unis sont même obligés de les assister ! C’est donc les États-Unis qui sont en violation de ses obligations internationales.

Assurément, cet acharnement n’augure rien de bon. Comme dans la tragédie irakienne, les Américains, les britanniques savaient qu’il n’y avait pas d’ADM et pourtant ce pays - dont l’histoire rapporte qu’il fut le berceau de la civilisation humaine- fut réduit en miette. Le monde n’est pas juste, et tant qu’il sera ainsi, toutes les haines seront nourries de cette injustice qui précipitera le monde vers l’abîme.

Pr Chems Eddine CHITOUR
Ecole Polytechnique Alger

 1.Marie Jégo : Nucléaire, gaz, armement partenariat Moscou-Téhéran. Le Monde 26.02.2009
 2.Natalie Nougayrède. Le dossier nucléaire iranien de plus en plus urgent Le Monde 26.02.09
 3.PrP.Mojtahed-Zadeh : Le Triangle nucléaire Europe -Iran - Etats-Unis. Géo n°8 F 20/07/05
 4.M.Heinrich : L’Iran coopère et a sous-estimé ses stocks d’uranium. Reuters 22.2.2009
 5.C.E.Chitour. Nucléaire virtuel et nucléaire réel. L’Expression 11 Janvier 2007
 6.M.O.Bherer : El-Baradei pour un Proche-Orient sans mnucléaire. Courrier inter 7.7.2004.
 7. IRIB http://www.alterinfo.net/L-AIEA-somm...NP_a11503.html 22 Septembre 2007
 8.Yossi Melman « Is Israel assassinating Iran nuclear scientists ? », Haaretz, le 17.
02. 2009.

Prof. Chems Eddine Chitour

http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article3962


3-5 Allain Jules : Clotilde Reiss, Florence Cassez, Salah Hamouri : la grande diplomatie hypocrite.

Tel est pris qui croyait prendre.

Comme par enchantement, sur le dossier Salah Hamouri, il n’y a ni cris d’orfraie ni cris de protestation. Ni plainte ni critique d’Israël dans la presse hexagonale, après le camouflet retentissant que vient une nouvelle fois d’infliger ce pays à la France, cette fois-ci, par le premier-ministre en personne, Benyamin Netanyahou.

Un traitement médiatique différenciel et hypocrite de nos médias, toujours très orientés.

Salah Hamouri n’est ni Florence Cassez, ni les zozos de l’Arche de Zoé ou encore Clotilde Reiss. Ambiance. 

Le mystère elucidé. 

Sans douter un seul instant de l’innocence de Clotilde Reiss, il est tout de même important de préciser certaines choses que la presse occidentale en général cache. Ces dernières pourraient, en effet, inquiéter un pays qui est sur le qui-vive comme l‘Iran. A juste titre d’ailleurs. Un parcours de recherche abracadabrantesque comme le dirait Chirac mais, encore une fois, il est possible de faire plusieurs cursus à la fois.  

- Le père de Clotilde Reiss travaille au Commissariat à l’Energie Atomique (CEA).- Clotilde Reiss, titulaire d’une licence en histoire a fait finalement Science Po. tout est encore normal. Mais, elle ira en Iran faire un stage, il y a deux ans, pour le compte du CEA. Elle rend un rapport sur... le nucléaire iranien. Etonnant pour une non-scientifique.

- Clotilde Reiss se retrouve aujourd’hui en Iran en tant que "lectrice de français" à l’Université d’Ispahan, siège d’une des centrales nucléaire iranienne. Fait troublant. Pourquoi l’Iran ? ne nous embrouillons pas l’esprit.

En conclusion, on comprend sans ambages, qu’il y a des français à part entière, et d’autre, à part. Aussi, il y a des pays intouchables, et d’autres, voués aux gémonies. Quelle honte en effet, quand on se souvient un tant soi peu, des coups de gueule de certains :

- "Clotilde Reiss doit être libérée sans condition"

- "Il est hors de question qu’on se plie à ce chantage iranien"

- "Nous demandons immédiatement la libération de Clotilde Reiss" et tutti quanti.

Une vraie diplomatie de pacotille. En définitive, la France paye donc 210 000 euros pour sa liberté conditionnelle, aidée par la... Syrie, ce pays jugé terroriste par nos médias et tous les penseurs et désinformateurs autorisés, qui squattent les médias hexagonaux depuis 30 ans. Comme un couperet, la vérité finalement, les affranchira.

par Allain Jules (son site) jeudi 20 août

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/clotilde-reiss-florence-cassez-60235 



4 Annexe

4-1 Michael Klare : "Diplomatie" USraélienne: L’interdiction de vendre de l’essence à l’Iran est-elle une étape vers la guerre ?

Nb - Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

Alors que l’administration Obama se démène pour concevoir une stratégie afin de s’occuper de l’intransigeance iranienne sur la question de l’enrichissement de l’uranium, celle-ci semble se diriger vers l’imposition d’un embargo international sur les ventes d’essence à l’Iran.  

Cette interdiction serait appliquée au cas où les responsables iraniens n’arriveraient pas avec un plan de négociation acceptable, au plus tard lors de réunion de l’Assemblée Générale des Nations-Unies, qui se tiendra fin septembre – date limite fixée par la Maison Blanche pour une démarche constructive de la part de l’Iran.
Bien sûr, l’Iran est un producteur majeur de pétrole. Il a extrait quelques 4,3 millions de barils par jour en 2008. Mais l’Iran est également un très gros consommateur de produits pétroliers.

Cependant, son industrie pétrolière a une faiblesse structurelle importante : sa capacité de raffinage est trop réduite pour satisfaire les besoins du pays en essence.

Par conséquent, l’Iran est obligé d’importer environ 40% des produits raffinés dont il a besoin.

Les responsables du gouvernement iranien essayent de réduire cette dépendance par le biais du rationnement et d’autres mesures, mais ce pays reste très vulnérable à toute réduction des importations d’essence.
A Washington, nombreux sont ceux qui voient cette vulnérabilité iranienne comme une occasion de contraindre ce pays à abandonner son programme d’armement nucléaire. Bien que les responsables iraniens nient rechercher des armes nucléaires, de nombreux analystes occidentaux pensent que l’effort d’enrichissement en cours actuellement à l’énorme installation de centrifugation de Natanz est destiné à produire de l’uranium hautement enrichi pour une bombe iranienne qui finira par exister.
Malgré la pression exercée par les Etats-Unis et l’Union Européenne, Téhéran a refusé de cesser son activité à Natanz ou de considérer la ralentir dans le cadre du processus de négociation. Les partisans d’un embargo sur l’essence soutiennent que les sanctions devraient être la prochaine étape au cas où l’Iran persisterait dans cette voie.

A la place de la guerre ?

De nombreuses personnalités de premier plan, aux Etats-Unis et en Israël, ne privilégient pas les sanctions économiques mais l’action militaire, si Téhéran ne cesse pas l’enrichissement de l’uranium. Dans ce cadre, l’administration US envisage de prendre une mesure qui donne l’impression d’une action énergique mais qui évite un engagement militaire risqué. Couper les approvisionnements d’essence à l’Iran, pense-t-on, pourrait permettre une telle option.
Le Président Obama lui-même a vanté les mérites d’une telle mesure lors du dernier débat durant la course à la Maison Blanche, le 15 octobre 2008. « Si nous pouvons les empêcher d’importer l’essence, ainsi que les produits pétroliers raffinés, dont ils ont besoin, cela commencera à modifier leur analyse en termes de coûts par rapport aux bénéfices », a-t-il déclaré. « Pour commencer, il faut leur mettre la pression ».
Obama n’a pas exprimé de point de vue similaire depuis son entrée en fonction, mais on pense que beaucoup de personnes dans son entourage privilégient cette approche. Chaque action porte en elle de sérieux risques, a fait observer le Sénateur Evan Bayh, lors d’une récente audition parlementaire sur le sujet, « [mais] je pense fermement… qu’utiliser une pression économique est de loin supérieure aux alternatives extrêmes consistant à rester les bras croisés pendant que l’Iran devient une puissance nucléaire ou à compter sur une frappe militaire, qui pourrait avoir de graves conséquences et ne devrait être envisagée qu’en dernier recours. »
Si l’Iran ne se présente pas avec une position de négociation constructive lors de la prochaine réunion de l’Assemblée Générale des Nations-Unies, en septembre, la Maison Blanche devrait mettre au point un ensemble de tactiques comprenant d’autres options que la guerre. Attaquer l’installation de centrifugation de Natanz et d’autres installations nucléaires iraniennes pourrait retarder les ambitions nucléaires de ce pays, mais cela pourrait aussi décle,cher un conflit plus large qui nuirait sévèrement aux intérêts vitaux des Etats-Unis.
L’Iran répondrait probablement à une telle attaque en attaquent les installations pétrolières et les bateaux-citernes dans toute la zone du Golfe Persique – ce qui conduirait à nouveau les prix du pétrole à s’envoler – et en soutenant une nouvelle série d’attaques violentes de la part de ses mandataires en Irak, au Liban et partout au Proche-Orient.

Une attaque unilatérale des Etats-Unis contre l’Iran provoquerait également la même condamnation internationale qui accueillit l’invasion américaine de l’Irak en 2003.
Il est donc grandement désirable de disposer d’autres options avant de faire la guerre.

Mais l’on doit se poser la question suivante : une interdiction des ventes d’essence serait-elle un pas vers la paix ou un pas vers la guerre ?

C’est-à-dire, est-ce que cela rendrait un conflit armé moins probable en forçant les Iraniens à revenir à la table de négociation dans un état d’esprit plus accommodant ou cela serait-il un tremplin pour une action militaire ?
Evidemment, personne ne peut en être absolument sûr. Mais il y a de bonnes raisons d’être sceptique sur l’efficacité d’une interdiction sur l’essence pour promouvoir la paix et la coopération.

Pourquoi cela pourrait ne pas marcher

Pour être efficace, une interdiction sur l’essence nécessiterait l’approbation de la Russie, de la Chine, de l’Inde et d’autres puissances clés qui sont réticentes à l’idée d’imposer des sanctions sévères contre l’Iran. Ces pays commercent beaucoup avec l’Iran et ne mettront probablement pas en danger leur position bien établie là-bas, en se pliant à la mesure soutenue par les Etats-Unis.
La Chine et la Russie, qui disposent du droit de veto au Conseil de Sécurité de l’ONU, n’approuveront probablement pas toute mesure qui entraînerait une interdiction sur l’essence au moyen d’un blocus naval dans le Golfe Persique et l’Océan Indien – une action essentielle pour empêcher les contournements et la contrebande. Avec le soutien tacite de ses partenaires commerciaux, les Iraniens pourraient facilement contourner l’embargo par divers moyens.
Un embargo imposé par les Etats-Unis sur les produits raffinés permettrait également au régime d’Ahmadinejad d’initier un rationnement plus dur sur l’essence, d’augmenter les prix de l’énergie et de faire passer d’autres mesures économiques impopulaires – tout cela au nom du nationalisme et de l’anti-impérialisme. Quiconque s’opposerait à de telles mesures serait désigné comme un allié ou un agent du « Grand Satan » – les Etats-Unis.
Dans ces circonstances, les Iraniens ne seraient probablement pas plus enclins à négocier la sortie de leur programme d’enrichissement qu’en l’absence d’une telle interdiction. Au contraire, les mollahs conservateurs qui dirigent le pays pourraient voir cela comme un signe divin – une manière de consolider le soutien intérieur à un moment où beaucoup de jeunes Iraniens semblent rejeter la domination cléricale.
D’un autre côté, un embargo sur l’essence pourrait provoquer les Iraniens à prendre des mesures qui augmenteraient le risque de guerre, en particulier si les Etats-Unis utilisent des moyens militaires pour faire respecter cette interdiction. Par exemple, ils pourraient encourager leurs alliés en Irak, tels que les fidèles les plus durs de Muqtada al-Sadr, à renouveler leurs attaques contre les soldats américains à Bagdad et ailleurs.
Ces derniers mois, les Sadristes ont été relativement tranquilles, préférant s’engager dans la lutte politique que dans la lutte armée. Mais ils n’ont pas vraiment rejeté leur capacité à fomenter des troubles et, avec un bon coup de pouce de la part de Téhéran, ils pourraient à nouveau prendre pour cible le personnel américain et leurs partenaires irakiens, compliquant de fait le retrait des Etats-Unis.

Conduisant à la guerre ?

Des scénarios plus effrayants pourraient se dérouler si les Etats-Unis et leurs plus proches alliés cherchent à faire respecter un embargo en établissant un blocus naval au large de l’Iran et en arrêtant les navires considérés comme violant cette interdiction. Etant donné la forte probabilité de contournement, un tel blocus serait probablement nécessaire pour que l’embargo soit efficace. Mais une telle mesure serait considérée comme un acte de guerre et pourrait très bien entraîner des représailles de la part du Corps des Gardiens de la Révolution Iranienne – qui dispose de sa propre flotte de petits bateaux.
Une avant-première angoissante d’un tel scénario s’est produite en janvier 2008, lorsque cinq hors-bord iraniens se sont approchés de plusieurs navires de guerre américains dans le Détroit d’Ormuz et, selon certains comptes-rendus, auraient menacé de les faire sauter.
[1] Un navire américain, l’USS Hopper, était sur le point d’ouvrir le feu contre les bateaux iraniens lorsqu’il a viré de bord, mettant fin à cet engagement.
Il est facile d’imaginer la répétition de scènes similaires – avec moins d’issues bénignes – , dans l’éventualité que des navires de guerre américains tentent d’établir un blocus du territoire iranien. Une fois que des tirs sont effectués, quelles que soient les circonstances, il pourrait s’avérer difficile d’éviter une escalade vers des moyens militaires plus conséquents, conduisant au scénario d’une guerre que l’embargo était destiné à éviter.
Qu’une interdiction sur les ventes d’essence à l’Iran porte en elle ces inconvénients potentiels n’est pas une raison pour renoncer à envisager une telle mesure ! Ainsi qu’il est suggéré, il vaut mieux envisager des sanctions économiques, au cas où l’Iran s’avèrerait intransigeant dans les mois qui viennent, plutôt qu’opter pour une action militaire.
Mais un embargo sur l’essence semble particulièrement risqué, à la fois parce que cela renforcerait la main des ecclésiastiques conservateurs à Téhéran et pourrait entraîner un blocus naval, déclenchant une réaction en chaîne de mesures violentes. Par conséquent, les responsables de l’administration américaine devraient scruter cette option avec une très grande rigueur avant qu’elle ne devienne la réponse préférée à une rebuffade iranienne en septembre.

Michael Klare
Michael T. Klare est chroniqueur pour Foreign Policy In Focus. Il est également professeur des études sur la paix et la sécurité mondiales au Hampshire College, ainsi qu’auteur de nombreux ouvrages de géopolitique.

Traduit de l'anglais par JFG-QuestionsCritiques

Notes du Traducteur :
[1] La propagande a la vie dure ! La réalité est très différente. C’est ce que démontre M.K. Badrakumar dans « Les alliés du Golfe tournent le dos à Bush », AsiaTimesOnline, 17 janvier (voir annexe)

Foreign Policy in Focus, le 23 août 2009
article original :
"Is Iran gas ban a step toward war?"


 2008. A LIRE ABSOLUMENT. (Inédit)

Commentaires

1. Posté par claudio le 26/08/2009 13:35

En lisant cet article on comprend immédiatement de quel côté se situe l'auteur. Sous l'air d'une objectivité fallacieuse et 'un mensonge (concernant l'« agression » iranienne sur le bâtiment USS Hopper...), il brouille les cartes avec, en dessous, le fol espoir de voir l'Iran à genoux !
Sait-il seulement qu'un pays qui risque de se retrouver en guerre, provisionne ses besoins en carburant, pour son armée et pour son peuple, tout en étudiant toutes les possibilités de réapprovisionnement ?
Ce que Michael T. Klare ne nous dit pas, ce sont les conséquences d'un tel embargo sur nous mêmes car en effet, si nous refusons le carburant à l'Iran, il nous privera de pétrole en bloquant le détroit d'Ormuz !

Et après ? nous allons raffiner quoi ? La pisse d'Obama ?, de Sakozy ?, de Nétanyahou ? ou la sienne ?
Qui dit qu'il ne détruira pas non plus les puits de pétrole de la Péninsule Arabique et d'Irak ? A la guerre comme à la guerre Mr Michael T. Klare ! Vos fantasmes ne vous garantissent pas la concrétisation de vos rêves !

25 Août 2009

http://www.alterinfo.net/diplomatie-USraelienne-L-interdiction-de-vendre-de-l-essence-a-l-Iran-est-elle-une-etape-vers-la-guerre_a35961.html 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

09/09/2009

n°10 - journal d'Iran - 23-08 au 08-09- : Début :- : Hillary Clinton admet que les USA ont manipulé la « révolution verte » en Iran.

n°10 - journal d'Iran - 23-08 au 08-09- : Début :- : Hillary Clinton admet que les USA ont manipulé la « révolution verte » en Iran.



journal d'Iran   n°10 du 23-08 au 08-09

                                     C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à Part

Mohamed ElBaradei : ‘Aucune preuve du déroulement du programme nucléaire en Iran’.

Wall Street Journal: Israël risque d'attaquer l'Iran.

Confirmation : Hillary Clinton admet que les USA ont manipulé la « révolution verte » en Iran.

1) Politique

Iran

Suite

Usa

Les Voisins

Les organisations mondiales

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Video : La fabrication du consentement .(vidéoS vostfr)

2-2 Maziar Bahari acquitté.

Fin

3 Brèves

3-1 « Viva la révolution »

3-2 L'Iran ouvre des sites nucléaires, Washington reste sceptique.

3-3 l'AIEA considère que Téhéran ne fait que temporiser.

3-4 Atome iranien: Mohamed ElBaradai nie avoir dissimulé des preuves.

3-5 Avertissement de Brown et Netanyahu à l'Iran sur le nucléaire.

3-6 Paris et Berlin favorables à un "renforcement des sanctions" si Téhéran ne coopère pas.

3-7 Nucléaire: l'Iran, sous la menace d'attaques israéliennes, obtient le soutien des pays non-alignés.

3-8 The Times: Priver l'Iran d'essence accélèrera son autosuffisance.

3-9 Nucléaire: l'Iran ne négociera pas ses "droits indéniables", affirme Ahmadinejad.

3-10 Les activités de Clotilde Reiss en Iran.
Dossier & Point de vue

4-1 Alain Gresh: L’Iran tel que nous ne le connaissons-pas.

4-2 Clotilde Reiss: L'Accusation d’Espionnage indirectement Confirmée par la DGSE et les Renseignements Militaires.

 

 



Attention...

ne pas ouvrir les adresses : http://www.voltairenet.org/ – :si malgré tout vous l'ouvrez – dans la seconde qui suit vous vous retrouvez sans électricité.



Tiré à Part

25-08

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) doit publier cette semaine un rapport qui influencera sans doute fortement la position de la communauté internationale.

Un diplomate en poste à Vienne a déclaré à Reuters que l'Iran n'avait pas augmenté le nombre des centrifugeuses qui enrichissent de l'uranium à sa centrale de Natanz depuis la fin mai.

25 août

http://fr.news.yahoo.com/

 

Mohamed ElBaradei : ‘Aucune preuve du déroulement du programme nucléaire en Iran’.

Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, a déclaré qu'il n'y a pas de preuves montrant que l'Iran produira à l'avenir des armes nucléaires.

D'après un rapport du centre d'information de l'AIEA publié mercredi, M. ElBaradei a souligné lors d'une interview accordée au « Bulletin des scientifiques atomiques » qu'il n'existe pour l' instant aucune preuve concrète prouvant que l'Iran poursuit un programme nucléaire atomique.

« Mais je ne sais pas comment, de nombreuses personnes parlent du programme nucléaire iranien comme de la plus grande menace du monde. D'une manière ou d'une autre, je pense qu'on a fait du battage autour de cette menace », a-t-il déclaré au magasine spécialisé.

D'après lui, les inquiétudes concernent les intentions nucléaires de l'Iran et la République islamique doit se montrer plus transparente à ce sujet. « Mais l'idée selon laquelle nous nous réveillerons demain avec l'Iran dotée d'une arme nucléaire est une idée qui n'est pas appuyée par les faits comme nous les avons vus pour l'instant ».

Il n'est également pas d'accord avec une sanction plus sévère à l'encontre de l'Iran. « Les sanctions sont un dernier recours et les sanctions qui nuisent aux civils devraient être évitées ».

D'après le rapport, l'interview a été menée en juillet mais a été publiée mardi, avant la réunion du 2 septembre du groupe des six sur la question nucléaire iranienne. La réunion coordonnera leur position sur ce dossier.

Le président américain, Barack Obama, a fait savoir son intention de dialoguer avec l'Iran sur son programme nucléaire. L' Iran a également récemment exprimé sa volonté de participer au nouveau cycle de négociations.

M. ElBaradei achèvera son mandat de douze ans à l'AIEA à la fin du mois de novembre.

Le Japonais, Yukiya Amano, devrait lui succéder.

French. News. Cn

2009-09-03

http://french.news.cn/monde/2009-09/03/c_1339536.htm


Wall Street Journal: Israël risque d'attaquer l'Iran.

Le Wall Street Journal a mis en garde le président américain Barack Obama, en déclarant qu'il devait impérativement stopper le programme nucléaire iranien "s'il ne voulait pas devoir subir les conséquences d'une offensive israélienne." Il a précisé qu'un affrontement militaire serait inévitable si l'Occident ne se décidait pas à agir rapidement.
Dans l'éditorial d'aujourd'hui, le journal a accusé Obama d'avoir gaspillé son temps, au cours des premiers mois de son mandat, à tenter de convaincre Israël de ne pas attaquer les installations nucléaires iraniennes au lieu d'essayer de persuader la communauté internationale de prendre des mesures plus efficaces pour stopper le développement du programme de Téhéran.
Et de souligner dans les colonnes du journal: "Les officiers américains et israéliens avec lesquels nous nous sommes entretenus sont certains qu'un raid israélien pourra porter sérieusement atteinte aux projets des Iraniens, même si certaines installations sont épargnées." Il a encore souligné que "Téhéran avait constaté la faiblesse des institutions internationales et savait en revanche que seul Israël saurait réagir s'il le faut."
Et de poursuivre: "Les Iraniens ont compris que l'ONU ne constitue pas pour eux une menace, pas plus d'ailleurs que l'Agence internationale de l'Energie atomique." L'Occident, pour l'auteur de l'édito, ne souhaite pas non plus intervenir et le président Obama "continue à supplier l'Iran d'entamer un dialogue."
Et de conclure: "Plus l'Occident et l'Onu feront preuve de faiblesse, plus il semblera évident qu'Israël attaquera."
01 Septembre
Traduction Alter Info
http://www.elnashra.com/news-2-332310.html

http://www.alterinfo.net/Wall-Street-Journal-Israel-risque-d-attaquer-l-Iran_a36203.html


Confirmation : Hillary Clinton admet que les USA ont manipulé la « révolution verte » en Iran.
. Les articles de James Petras et Thierry Meyssan, publiés par le Réseau Voltaire, dénonçant la « révolution verte » en Iran comme une manipulation des États-Unis pour déstabiliser ce pays ont fait le tour du monde et soulevé bien des polémiques.

De nombreux médias se sont indignés de leurs analyses qui, par « anti-américanisme primaire », ne sauraient pas apprécier le grandiose soulèvement des Iraniens luttant pour leur liberté. Aux États-Unis, le département d’État a nié avoir connaissance de quelque ingérence que ce soit (photo : à Téhéran, les manifestants brandissent des pancartes… en anglais). Sur cette base, l’opposition républicaine a vivement critiqué la passivité de l’administration Obama.

Or, dans un entretien accordé à Farred Zacharia, le 9 août 2009 sur CNN, la secrétaire d’État US, Hillary Clinton, a confirmé ce que ses services niaient jusque là : les États-Unis ont joué un rôle très important dans la pseudo « révolution verte » en Iran et ont fabriqué de faux messages d’Iraniens sur Twitter.

En voici le script :

Fareed Zakaria : À propos de l’Iran, comme vous le savez, beaucoup de gens disent que le président et vous-même avez été trop lents à condamner ce qui paraît avoir été des élections frauduleuses ; trop lent à offrir un soutien aux gens d’en-bas parce que vous vouliez préserver l’option de négociations avec l’Iran. Pouvez-vous réellement négocier avec l’Iran dans cette situation ?
Je comprends, qu’en général, on négocie avec toutes sortes de régimes. mais en pratique, maintenant, avec Ahmadinejad intronisé dans une atmosphère très conflictuelle, n’allez vous pas le légitimer en négociant avec lui ?

Hillary Clinton : laissez-moi répondre à la première partie de votre question sur notre réaction. Il y avait un autre aspect très important. Nous ne voulions pas nous ne voulions pas nous trouver entre les protestations et manifestations légitimes
du peuple iranien et le pouvoir. Et nous savions que si nous intervenions trop tôt, trop fort, l’attention aurait pu basculer et le pouvoir aurait essayé de nous utiliser pour unifier le pays contre les protestataires. C’était une décision difficile à prendre, mais je pense que, rétrospectivement, nous nous en sommes bien sortis. Ceci dit, en coulisses, nous avons beaucoup fait. Comme vous le savez, la jeunesse…, un de nos jeunes du département d’Etat a été twitté « Continuez », malgré le fait qu’ils avaient planifié un arrêt technique. Ainsi nous avons fait beaucoup pour renforcer les protestataires sans nous afficher. Et nous continuons à parler avec et à soutenir l’opposition

11 août 2009



1) Politique

a) Iran

Ahmadinejad

Ahmadinejad se rendra à l'Assemblée générale de l'ONU

Le président Ahmadinejad se rendra à New York fin septembre pour participer à l'Assemblée générale des Nations unies, a déclaré jeudi aux journalistes son chef du cabinet Esfandiar Rahim Machaie.

"Il effectuera ce voyage. Ce sera une très bonne occasion pour participer à une réunion internationale (...) pour exposer les points de vue de la République islamique sur les affaires internationales", a déclaré M. Rahim Machaie.

03 septembre 

http://www.romandie.com/infos/News2/090903065124.l4vssxka.asp

 

Nucléaire : l’Iran ne négociera pas.

Le président Ahmadinejad a estimé lundi que pour l’Iran "la question nucléaire est close" rejetant toute discussion sur ses "droits indéniables" en la matière, sans toutefois écarter le dialogue avec les grandes puissances qui l’exhortent à négocier. Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Mohamed ElBaradei a rejeté lundi à Vienne les accusations d’avoir dissimulé des preuves contre l’Iran ajoutant qu’elles ont été "motivées politiquement".

 "De notre point de vue, la question nucléaire est close. Nous ne négocierons pas de nos droits indéniables" en matière nucléaire, a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse. "Nous avons dit deux choses : (il faut) créer des opportunités pour utiliser à des fins pacifiques l’énergie nucléaire et (deuxièmement) prévenir le développement des armes nucléaires de destruction massive", a-t-il poursuivi.

M. Ahmadinejad a répété que son pays allait continuer sa coopération avec cette agence. "Tous les pays qui possèdent un programme d’enrichissement d’uranium coopèrent avec l’AIEA, nous coopérons aussi dans le respect des règles", a-t-il dit.

Il a ajouté que le "paquet de propositions" de l’Iran qui doit être remis incessamment aux membres du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) est une réponse à leur offre pour une reprise des négociations. "Nous avons proposé un dialogue dans un cadre logique et juste avec tous les pays (...) qui peuvent permettre de changer les choses", a-t-il affirmé. Interrogé pour savoir si l’Iran acceptait de parler de son programme d’enrichissement d’uranium, M. Ahmadinejad a déclaré que l’Iran ne "permettra à personne de s’ingérer dans la question nucléaire". 

 "Ils (les grands pays occidentaux) n’ont aucun intérêt à poursuivre leur politique (d’hostilité passée, ndlr). Nous sommes prêts pour les deux options, mais nous préférons qu’ils changent d’approche et respectent les droits des peuples", a ajouté Ahmadinejad.

"Nous allons remettre dans un premier temps nos propositions au groupe 5+1. Un paquet a été préparé pour d’autres groupes de pays et leur sera remis", a ajouté M. Ahmadinejad.

Selon lui, les pays européens et les Etats-Unis "doivent sortir de leur tour d’ivoire" et "changer leur attitude pour reconnaître les droits" de l’Iran en matière nucléaire. "Ils ne tireront aucun bénéfice de la poursuite de leur politique passée", a-t-il souligné. Le président iranien a par ailleurs affirmé qu’il était prêt à "discuter" avec le président américain Barack Obama devant les médias internationaux. "Je l’ai dit du temps de (l’ancien président George) Bush et d’Obama et je le redis aujourd’hui. Nous sommes prêts à discuter et à dialoguer des questions internationales devant les médias, ce qui est le meilleur moyen de régler les problèmes", a déclaré M. Ahmadinejad. Il a ajouté que l’Iran était prêt à "discuter de toute question" avec les Etats-Unis si c’était dans son propre "intérêt".

AFP

7 septembre

http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=220593&page=article


Les grandes manœuvres

Nucléaire: L'Iran anticipe

A la veille d'une réunion des Six (Etats-Unis, France, Allemagne, Grande-Bretagne, Russie, Chine), ayant pour objet l'étude d'éventuelles sanctions contre l'Iran, Téhéran s'est dit prêt à reprendre les pourparlers sur le nucléaire.

Juste à temps. L'Iran s'est dit mardi matin prêt à reprendre les pourparlers internationaux sur son programme nucléaire. "L'Iran a préparé une proposition nucléaire mise à jour et est prêt à reprendre les négociations avec les puissances mondiales", a ainsi fait savoir le négociateur en chef de la République islamique dans ce dossier, Saeed Jalili.

L'annonce est opportune, donc. En effet, les "Six" – les six pays chargés des négociations: Etats-Unis, France, Allemagne, Grande-Bretagne, Russie, Chine – se réunissent mercredi en Allemagne pour étudier le dernier rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur l'Iran.

Et le cas échéant, de nouvelles sanctions. La communauté internationale a en effet donné jusqu'à fin septembre aux autorités iraniennes pour geler ses activités d'enrichissement d'uranium. Lundi, Paris et Berlin avaient haussé le ton. Et rappelé l'échéance. Lors d'une conférence de presse commune à Berlin, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel avaient en effet estimé que Téhéran devait "prendre très au sérieux" l'ultimatum. "Il faut que courant septembre, des initiatives soient prises tenant compte de la volonté ou non de l'Iran de coopérer", avait menacé le président français. Et d'ajouter, catégorique: "Moi je crois à l'efficacité des sanctions."

L'AIEA relève quelques efforts

L'Iran a donc décidé de prendre les devants. Aucun détail n'était en revanche disponible dans l'immédiat sur le contenu de cette "proposition nucléaire mise à jour". Celle-ci devrait être au centre des discussions mercredi, aux côtés du dernier rapport de l'AIEA, publié vendredi. L'agence des Nations unies y note les récents efforts faits par la République islamique, parmi lesquels l'autorisation donnée aux experts internationaux de se rendre régulièrement sur le site nucléaire de Natanz. Mais l'AIEA souligne que, dans le même temps, Téhéran s'est doté d'un millier de nouvelles centrifugeuses, utilisées pour enrichir de l'uranium. De manière générale, l'AIEA se range du côté de la communauté internationale, soulignant la dimension militaire du programme nucléaire iranien, quand l'Iran n'y voit qu'une utilité civile. Ce qui, en retour, renforce la position des Six. Samedi, Washington et Londres ont ainsi jugé, qu'au vu de ce rapport, la République islamique ne coopérait toujours pas pleinement avec l'agence onusienne.

L'Iran, de son côté, renverse le raisonnement. "Le rapport insiste (...) sur le fait que les activités nucléaires de l'Iran sont pacifiques", a ainsi estimé l'émissaire iranien auprès de l'AIEA, Ali Asghar Soltanieh. Et d'ajouter: "Il montre que l'Iran poursuit sa coopération avec l'agence (...) mais qu'il n'acceptera pour autant pas de pression politique visant à lui faire adopter des mesures dépassant ses engagements légaux", a-t-il ajouté. Téhéran cherche notamment à conserver ses "alliés" au sein des Six: la Chine et la Russie, qui se refusent d'imposer davantage de sanctions à la République islamique. La "proposition nucléaire mise à jour" et les conclusions mitigées du rapport devraient, mercredi, repousser cette menace.

01-09

http://www.lejdd.fr/International/Moyen-Orient/Actualite/Nucleaire-L-Iran-anticipe-130332/


Politique intérieure & extérieure

Mahmoud Ahmadinejad a le soutien du Parlement iranien

Le Parlement iranien a approuvé 18 des 21 ministres proposés par le président Mahmoud Ahmadinejad, lui accordant son soutien.

Les députés ont rejeté deux des trois femmes proposées, ainsi que le candidat au poste de l'Energie, selon le président du Parlement.

Deux des trois femmes proposées, Fatemeh Ajorlou (Sécurité Sociale) et Soussan Keshavarz (Education), ainsi que le Mohammad Aliabadi (Energie) n'ont pas obtenu la confiance des députés.

En revanche, le Parlement a accordé un soutien fort à tous les ministres sensibles du gouvernement.

La plupart des ministres ont obtenu plus de 150 voix (sur un total de 286 votants), à l'exception du ministre du Pétrole qui a obtenu 147 voix.

Les députés iraniens ont voté à une écrasante majorité la confiance au nouveau ministre de la Défense, Ahmad Vahidi, a dit le chef du Parlement. M. Vahidi est recherché par Interpol pour son implication présumée dans un attentat antisémite en Argentine en 1994.

Ce vote traduit un fort soutien du Parlement au gouvernement du président Ahmadinejad, malgré les critiques de certains conservateurs sur ses choix.

L'élection du président est toujours contestée par l'opposition.

03 septembre

http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=20090903112449182172194810700_brf024.xml&associate=phf1063

 

Les allégations sur Ahmad Vahidi conforteront sa position devant le parlement

Le porte-parole de la Commission de sécurité nationale et de politique étrangère du parlement iranien, évoquant les allégations des médias occidentaux et en particulier des médias sionistes a déclaré que ces allégations conforteront la position d'Ahmad Vahidi devant le parlement et lui permettront d’obtenir un confortable vote de confiance du parlement iranien.

Selon ces allégations, le ministre iranien de la Défense pressenti pour entrer dans le nouveau gouvernement de Mahmoud Ahmadinejad est recherché par Interpol et est accusé d’être impliqué dans l'attentat contre le siège de l'AMIA (Association mutuelle israélite argentine) en 1994 en Argentine.

Kazem Jalali dans un entretien avec l’Irna a souligné que les allégations du régime sioniste à propos de l’Association mutuelle israélite argentine ne reposent sur aucune preuve et rappelé que l’Iran n’a joué aucun rôle dans cet attentat.
Le parlementaire iranien a précisé que c’est en raison des pressions de certaines grandes puissances et du régime sioniste que l’Iran est impliqué dans ce genre de dossier.
Le porte parole de la Commission de sécurité nationale et de politique étrangère du parlement iranien soulignant que ces allégations du régime sioniste ne reposent sur aucune base juridique a déclaré que la République Islamique d’Iran réfute fermement les accusations que l’on porte à son encontre et qu'il lui apparait clairement que les Etats-Unis et le régime sioniste ont joué un rôle dans cette affaire.

26/8http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-96/0908244010181156.htm

 

Les députés apportent leur soutien au ministre pressenti de la Défense

Les députés iraniens ont apporté mardi leur soutien au ministre pressenti pour prendre en charge le portefeuille de la Défense, Ahmad Vahidi, recherché depuis 2007 par Interpol pour son implication présumée dans un attentat antisémite meurtrier en Argentine en 1994.

En tenu de militaire, M. Vahidi a présenté son programme en insistant sur la nécessité de renforcer les capacités militaires de l'Iran pour faire face aux menaces.

"Notre pays, en raison de sa position géopolitique et stratégique a une place particulière dans la région avec des défis importants au Proche-Orient", a-t-il affirmé. Le principal défi selon lui est le "choix stratégique du sionisme international de comploter" contre l'Iran.

"Notre pays a une capacité de défense élevée, nous avons besoin de renforcer ces capacités (...) et produire de nouveaux équipements militaires" pour répondre aux défis, a-t-il ajouté.

Le président Mahmoud Ahmadinejad a proposé M. Vahidi au poste de ministre de la Défense, occupé jusque-là par Mohammad Najar qui devrait devenir ministre de l'Intérieur.

Un député réformateur Hadi Ghavami a fait lire par un membre de la présidence du Parlement une lettre pour expliquer qu'il allait "retirer son opposition à M. Vahidi et voter en sa faveur en raison de la campagne du lobby sioniste contre lui".

Un député conservateur Gholamreza Karami, lui-même ancien militaire, a demandé aux députés d'apporter un soutien massif à M. Vahidi pour "s'opposer aux sionistes".

Les députés ont, en réponse, scandé "Mort à Israël".

Les députés ont entamé dimanche des débats sur la liste de 21 ministres proposée par M. Ahmadinejad, réélu le 12 juin, et doivent procéder en principe mercredi à un vote de confiance.

L'attentat terroriste contre l'Association mutuelle israélite argentine (AMIA) avait fait 85 morts et 300 blessés en 1994 à Buenos Aires. La justice argentine soupçonne l'Iran d'avoir fomenté cet attentat et d'avoir chargé la milice chiite libanaise Hezbollah de l'exécuter.

En 2007, Interpol a distribué à ses 187 membres un avis du gouvernement argentin pour l'arrestation de M. Vahidi, accusé d'implication dans l'attentat par le gouvernement argentin.

(AFP /

01 septembre)

http://www.romandie.com/ats/news/090901112304.p4r0y9pd.asp 


Suite de la préparation de la guerre

Nucléaire iranien: Téhéran accuse les Etats-Unis d'avoir utilisé de "faux documents".

"En se mêlant au travail de l'AIEA et en exerçant des pressions politiques diverses, le gouvernement des Etats-Unis a essayé de gâcher l'esprit de coopération entre la république islamique d'Iran et l'AIEA", affirme Ali Asghar Soltanieh.

L'Iran a accusé vendredi les Etats-Unis d'avoir utilisé de "faux documents" et d'avoir eu recours à des subterfuges pour assurer que Téhéran essayait de fabriquer des armes nucléaires, selon une lettre confidentielle obtenue par l'Associated Press.

Cette lettre de huit pages -écrite par l'émissaire iranien à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)- qualifie de "fabriquées, sans fondements et fausses" les allégations de Washington contre la république islamique.

Elle s'en prend aussi violemment à la Grande-Bretagne et à la France pour leur "mauvaise volonté et motivation politique" dans leurs relations avec l'Iran.

L'émissaire iranien Ali Asghar Soltanieh a envoyé la lettre à Mohamed ElBaradei, directeur général de l'AIEA.

L'Iran assure que son programme nucléaire est pacifique et destiné seulement à produire de l'électricité.

4/9

http://fr.news.yahoo.com/3/20090904/twl-iran-nucleaire-aiea-usa-224d7fb_4.html


Dans les prisons

Aucun viol dans les prisons en Iran, disent des députés.

 Les allégations des chefs de file de l'opposition iranienne selon lesquelles des militants réformistes arrêtés après la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinajed ont été violés en prison sont infondées, conclut la commission d'enquête parlementaire sur le sujet."A l'issue d'une réunion avec (le candidat réformateur à la présidentielle Mehdi) Karoubi, hier, et sur la base de notre enquête exhaustive et complète, nous pensons que les plaintes sont sans fondement", a déclaré mardi Farhad Tajari, membre de la commission, à l'agence de presse officielle Irna.

Par ailleurs, un autre député a fait savoir qu'une enquête parlementaire avait été ouverte concernant des allégations selon lesquelles des personnes tuées lors des manifestations post-électorales avaient été enterrées dans des fosses communes.

Le site internet réformateur Norooz a rapporté la semaine dernière que des dizaines de personnes avaient été enterrées dans le cimetière de Behesht-e Zahra les 12 et 15 juillet. Il ne précisait pas de quelle manière ces personnes étaient mortes.

"Nous ne pouvons pas démentir ou confirmer l'affaire à l'heure actuelle et, si nécessaire, nous nous rendrons à Behesht-e Zahra", a déclaré le parlementaire Hamidreza Katouzian à l'agence Irna.

Les candidats malheureux à l'élection présidentielle du 12 juin affirment que 69 personnes ont été tuées dans les violences post-électroales. Les autorités font état de 26 morts.

 25 août

http://fr.news.yahoo.com/4/20090825/twl-iran-viols-38cfb6d_2.html


n°10 - journal d'Iran - 23-08 au 08-09- : Suite :- : Hillary Clinton admet que les USA ont manipulé la « révolution verte » en Iran

n°10 - journal d'Iran - 23-08 au 08-09- : Suite  :- : Hillary Clinton admet que les USA ont manipulé la « révolution verte » en Iran.



journal d'Iran   n°10 du 23-08 au 08-09

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Sommaire :  

1) Politique

Usa

Les Voisins

Les organisations mondiales

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Video : La fabrication du consentement .(vidéoS vostfr)

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b) Usa

Obama

Obama et la chute du pouvoir en Iran.

Extrait

Obama et la lettre à Ali Khamenei

D’après le Washington Post, le président Obama a écrit une lettre à Ali Khamenei, lui proposant d’ouvrir des négociations diplomatiques directes et bilatérales entre les Etats-Unis et l’Iran.

La révélation de cette lettre met mal à l’aise la Maison Blanche pour plusieurs raisons :

Cette politique de la main tendue porte le discrédit sur le quartet ONU/Grande-Bretagne/France/Allemagne lequel, depuis 2002, a tenté par tous les moyens diplomatiques de faire renoncer les Iraniens au nucléaire.

Cette lettre montre qui détient le réel pouvoir politique en Iran.

Le président Ahmadinejad ne dispose pas des prérogatives sur les sujets stratégiques, tels que le nucléaire.

C’est donc à Ali Khamenei( le Guide Suprême) qui garde la main haute sur la question nucléaire et doit donc, à ce titre, être l’interlocuteur unique d’Obama.

Ce mode de communication épistolaire ne devait pas être éventé car il montre qu’Obama se sent le devoir de faire le premier pas, ce qui peut être interprété comme un signe de faiblesse politique. D’autre part, cette lettre place sous le secret de futures négociations, alors qu’Obama s’est fait le chantre de la publicité politique, en opposition à Bush.

Le pari Obama : le déclin du pouvoir des conservateurs iraniens
Ces désagréments ne doivent pas masquer le fait qu’Obama intervient sur le mode pacifique. Il veut éviter toute provocation. C’est flagrant dans ses commentaires sur la répression des manifestations pro-Moussavi :
"Nous respectons la souveraineté iranienne et nous voulons éviter que ce soient les Etats-Unis qui deviennent le problème en Iran"
Ces déclarations révèlent les
hésitations d’Obama sur l’Iran, même s’il veut d’éviter de paraître pour un lâche.
Son hypothèse pourrait être la suivante : le pouvoir iranien est en train de s’effondrer.
Tout soutien des Etats-Unis trop visible à l’opposition renforcerait la suspicion à l’égard des américains et fédérerait le pouvoir contre les Etats-Unis.

Obama décide donc de temporiser et de miser sur les failles internes du pouvoir iranien.
La devise d’Obama pourrait être : On ne tire pas sur une ambulance ...

26/8

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/obama-et-la-chute-du-pouvoir-en-60220

 

Obama : une nouvelle missive aux Iraniens ?

Alors qu'expire, à la fin du mois, le délai donné à Téhéran par Barack Obama pour répondre à sa « main tendue », le site Internet iranien Tabnak dit avoir eu vent d'une discrète missive envoyée par le président américain à la République islamique.

Dirigé par Mohsen Rezaï, ex-chef des Gardiens de la révolution, Tabnak dispose souvent d'informations fiables de première main, même si cette révélation reste difficilement vérifiable.

A la veille du scrutin présidentiel du 12 juin dernier, plusieurs sources avaient déjà évoqué une première lettre adressée à l'ayatollah Ali Khamenei. (http://edition.cnn.com/2009/POLITICS/06/24/iran.obama.letter/index.html)

 guide suprême y avait ultérieurement fait indirectement référence dans son prêche, lors de la prière du vendredi qui suivit l'élection controversée.

« Le président américain a déclaré qu'ils attendaient un jour comme celui-ci pour voir les gens descendre dans la rue », avait-il scandé devant la foule, en référence aux manifestations post-électorales. Avant d'ajouter : « Certains ont attribué ces remarques à Obama, et ensuite ils écrivent des lettres pour dire « nous sommes prêts à avoir des relations, nous respectons la République islamique », et d'un autre côté, ils font de tels commentaires. Lequel devons-nous croire ? ».

Depuis son élection, Obama ne cesse de tendre des perches à l'Iran. A l'occasion du Nowrouz - le 21 mars, jour du nouvel an iranien -, il avait directement adressé ses vœux au peuple iranien via un message télévisé. Plus récemment, la nouvelle administration américaine a fait le geste d'inviter, pour la première fois depuis 1979, les diplomates iraniens au 4 juillet, célébré dans les différentes ambassades américaines.

De plus, le nouveau président américain s'est également montré volontairement discret dans la crise post-électorale qui a suivi, en Iran, la réélection d'Ahmadinejad.

Un geste qui tranche avec celui de son prédécesseur, Georges W. Bush, et qui vise, selon les observateurs, à ne pas donner de prétexte à Téhéran pour accuser l'Amérique d'ingérence et faire capoter un possible dialogue.

http://blog.lefigaro.fr/iran/2009/09/obama-une-nouvelle-missive-aux.html


Dans les coulisses et au sénat

"L'Amérique accuse l'Iran d'avoir un Projet Manhattan",
De son côté, Washington a maintenu la pression sur les dirigeants iraniens. "Nous sommes préoccupés par le fait qu'ils ne prennent pas en compte les préoccupations de la communauté internationale", a déclaré le porte-parole du département d'État Ian Kelly.
"Ils disent vouloir le droit à un programme d'énergie nucléaire civile, mais ils ont également l'obligation de montrer au monde que c'est bien ce qu'ils cherchent", a-t-il ajouté.
Le porte-parole du ministre des Affaires étrangères, Ygal Palmor, a quant à lui déclaré que le rapport de l'AIEA "accusait l'Iran de défier les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, mais que dans le même temps, ce rapport dissimulait des violations iraniennes concernant sa dotation de l'arme nucléaire à des fins militaires". "C'est un rapport acerbe mais il ne reflète pas toute l'information que détient l'AIEA sur le nucléaire militaire iranien" a-t-il ajouté.
30.08.

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1251145148504&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

 

« Les Etats-Unis ont besoin de l’Iran pour instaurer un équilibre politique au P-O » .

C’est ce qu’a affirmé  l'ancien conseiller à la sécurité nationale à la maison blanche sous trois mandats présidentiels différents, Kerri Sayke dans une interview à l'agence de nouvelles Fars.
Kerry Sayke a écarté la possibilité pour les cinq membres du conseil de sécurité de parvenir à un accord sur les sanctions à adopter contre l’Iran  parce que selon  lui les Etats-Unis ont besoin de l’Iran pour trouver une politique qui puisse garantir l’équilibre au Proche-Orient.
Selon cet expert sur le Moyen-Orient spécialiste dans la question iranienne « la réunion du Groupe 5 +1 ( l’Allemagne) risque de n’aboutir à rien et les sanctions ne serviront pas à grand-chose sinon qu’elles sont une tactique avant les prochaines négociations ».
Le conseiller à la sécurité nationale au moment des présidents Ford, Carter et Reagan, a ajouté en réponse à une question de savoir si l'Occident a pratiqué une politique double avec le dossier nucléaire iranien: « je pense que la double politique était présente dans le passé, mais avec l'arrivée du président Obama à la Maison Blanche, il a cherché à surmonter cette politique parce qu'il avait proposé l'idée de négociations sur la base de l'égalité, mais l'Iran était plus préoccupé par ce qui se passait sur le plan intérieur. Je vois que si l'Iran veut surmonter la question du traitement conformément à la politique de duplicité, il doit prendre des mesures pour prouver sa capacité à traiter avec le monde selon le principe de l'équivalence ».
Pour ce qui est du rôle de l'Iran dans la région Sake a déclaré que si l'Iran devrait ouvrir les portes de la coopération avec les pays de la région sans compter  l'Amérique, qui est présente dans la région de manière intensive alors  l'Iran pourrait adopter une politique équilibrée dans la région.

03/09/2009  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=10...


Suite de la préparation de la guerre

Washington est derrière le groupe Joundallah .

Abdolmalek Rigi le dirigeant du groupe Joundallah, (en attente d'exécution en Iran), a affirmé mardi que son mouvement perpétrait ses attaques en territoire iranien sur ordre des Etats-Unis.  

"A l'issue de la rencontre avec les officiels américains dans l'ambassade américaine au Pakistan il y a quatre ans, ils (officiels américains) ont promis de nous aider dans tout ce dont nous aurons besoin," d'après Abdolhamid Rigi, frère du leader du groupe Jundallah, Abdolmalek Rigi, qui s'adressait aux journalistes.

"Nous sommes deçus par eux (officiels américains) ... Nous avons reçu des soutiens armés et monetaires de la part des Etats- Unis...

Nous avons reçu des ordres de leur part" pour mener des attaques terroristes à l'intérieur de l'Iran, a indiqué Abdolhamid Rigi.

Les Etats-Unis nous disaient "qui frapper et ne pas frapper.  Ils disaient qu'ils allaient nous fournir tout ce dont nous avions besoin en terme d'argent et de matériel" notamment,  a déclaré Abdolhamid Rigi, le frère du leader du mouvement, Abdolmalek Rigi.
 Il s'exprimait lors d'une conférence de presse au sein d'un bâtiment gouvernemental de la ville de Zahedan, capitale de la province du Sistan-Balouchistan (sud-est) et non dans l'enceinte de la prison où il est détenu.
Les autorités iraniennes accusent Joundallah d'avoir mené ces dernières années de nombreuses attaques, dont un attentat suicide qui a fait 25 morts fin mai dans une mosquée de Zahedan.
26/8

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=100722&language=fr

 

http://french.news.cn/monde/2009-08/26/c_1333863.htm


Sur le terrain

USA: le G20 recevra une pétition réclamant plus de sanctions envers l'Iran

Un groupe de pression américain, United Against Nuclear Iran (UANI), a annoncé mardi le lancement sur son site internet d'une pétition pour imposer des sanctions plus dures envers l'Iran, afin de lui faire abandonner son programme nucléaire.
Selon l'UANI, "il devient clair que le président Ahmadinejad, l'ayatollah Sayed Khamenei et le régime iranien ne répondent pas aux opportunités offertes par les Etats-Unis et la communauté internationale". 
Le groupe, fondé à l'origine en 2008 par les diplomates Richard Holbrooke et Dennis Ross et aujourd'hui dirigé par l'avocat républicain Mark Wallace, transmettra sa pétition au président Barack Obama, aux ambassades de chaque pays membre du G20, et au maire de Pittsburgh (Pennsylvanie, est), la ville qui accueille le prochain sommet du G20 du 24 au 25 septembre.  
3/9

 http://www.almanar.com.lb

http://www.alterinfo.net/notes/


Dans les prisons

Un marchand d'armes belge jugé pour violation de l'embargo contre l'Iran.

Poursuivi pour la vente de pièces détachées d'avions de combat, Jacques Monsieur s'est présenté dans un entretien donné à RFI en 2004 comme un espion. "Je ne suis pas un marchand d'armes ordinaire, parce que ce n'est pas mon activité principale" avait-il déclaré à la radio mondiale.

Il soutenait que les ventes d'armes n'étaient qu'une couverture, tandis que l'espionnage lui avait valu d'être détenu en Iran.

Le trafiquant, domicilié en France, dit être en relation avec certains services de renseignements américains, mais sans préciser le nom de l'agence. Il est poursuivi avec un ressortissant iranien également résident sur le sol français, Dara Fotouhi, pour achat et vente d'éléments de chasseurs F-5.

L'audience aura lieu jeudi prochain à Mobile, Alabama, la ville où a été effectuée la transaction financière. Jacques Monsieur risque 20 ans de prison.

AP

4 septembre,

http://fr.news.yahoo.com/3/20090904/twl-belgique-iran-armes-ba66223_2.html



Les Voisins

Israël

Israël relance l'hypothèse de frappes contre l'Iran

Des responsables de l'armée estiment que des raids aériens pourraient retarder de deux à quatre ans le programme nucléaire de Téhéran.

Benyamin Nétanyahou est installé dans le cockpit d'un avion avec un pilote qui lui explique : «Quand vous repérez Ahmadinejad, appuyez sur ce bouton.» Le premier ministre israélien répond en souriant : «Cool !» Ce dessin publié par le quotidien Haaretz fait allusion à des images diffusées récemment par les télévisions israéliennes, montrant le chef du gouvernement à bord d'un F-15, chasseur bombardier à long rayon d'action. En donnant de sa personne, le premier ministre fait savoir qu'Israël se sent le droit d'attaquer les installations nucléaires iraniennes. L'objectif est de faire pression sur la communauté internationale, et surtout sur Obama, pour que des sanctions économiques plus dures soient imposées rapidement contre à l'Iran.

Dans le cadre de cette campagne d'intimidation, le quotidien Maariv a cité à la une plusieurs hauts responsables militaires affirmant qu'Israël dispose des moyens «de retarder de façon significative le programme nucléaire iranien, même si cette attaque a lieu sans une coordination préalable avec les États-Unis». Selon ces officiers, le temps presse pour lancer une opération «efficace», car les Iraniens ne cessent de fortifier les défenses de leurs installations et de perfectionner leurs camouflages. Les gradés estiment toutefois plus prudent d'attendre que les Américains entament des pourparlers avec les Iraniens et constatent que cette tentative de conciliation est vouée à l'échec.

La «doctrine Begin» reste d'actualité

Seule certitude : pour Nétanyahou, la «doctrine Begin», du nom de l'ancien premier ministre, reste plus que jamais d'actualité. Selon celle-ci, Israël ne peut en aucun cas se permettre d'être menacé d'une «deuxième Shoah» et doit empêcher par tous les moyens les pays de la région de se doter d'armes de destruction massive. À deux reprises déjà, Israël a appliqué cette doctrine. En 1981, son aviation a détruit une centrale nucléaire irakienne près de Bagdad. Il y a deux ans, en Syrie, elle réduisait en poussières un réacteur nucléaire construit secrètement.

L'aviation israélienne a aussi fait comprendre qu'elle pouvait frapper loin en attaquant en janvier au Soudan des convois de camions chargés d'armes iraniennes destinées aux islamistes palestiniens du Hamas et au mouvement chiite libanais du Hezbollah.

Mais toute la question est de savoir si une attaque israélienne en Iran serait réellement efficace.

La plupart des experts israéliens estiment que l'État hébreu, sans une participation directe des Américains, ne peut pas réduire à néant les ambitions nucléaires iraniennes.

Tout au plus une telle offensive permettrait de retarder le programme iranien de deux à quatre ans.

25/8                              

http://www.lefigaro.fr/international/2009/08/25/01003-20090825ARTFIG00239-israel-relance-l-hypothese-de-frappes-contre-l-iran-.php



Les organisations mondiales

1 Agence internationale de l'énergie atomique

Mohamed ElBaradeï : "Je pense que la menace a été exagérée".

Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradeï, juge "exagérée" la menace nucléaire iranienne et affirme que rien ne laisse penser que le pays puisse se doter de l'arme nucléaire à court terme, dans une interview diffusée mardi.
Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, qui quittera ses fonctions à la fin de l'année, répond aux critiques qui l'accusent de couvrir les ambitions nucléaires de l'Iran.
"Je pense que la menace a été exagérée", déclare M. ElBaradeï, interviewé par le Bulletin of the Atomic Scientists, une publication américaine critique envers l'arme nucléaire.
"Oui, les intentions de l'Iran sont un sujet de préoccupation et l'Iran doit être plus transparent avec l'AIEA et la communauté internationale", dit-il. "Mais l'idée que demain, à notre réveil, l'Iran se sera doté de l'arme nucléaire est une idée qui ne résiste pas à l'épreuve des faits".
La semaine dernière, l'AIEA a annoncé dans un rapport que l'Iran avait ralenti sa production d'uranium faiblement enrichi et permis aux inspecteurs de l'Agence d'accéder au réacteur de recherche d'Arak, ce qu'ils réclamaient depuis longtemps.

Les Etats-Unis ont minimisé la portée du rapport en rappelant que l'Iran ne coopérait toujours pas complètement avec les inspecteurs de l'AIEA.
Le journal israélien Haaretz écrit de son côté que le rapport de l'AIEA ne comprend pas une annexe incriminant l'Iran. Israël critique de longue date le rôle de M. ElBaradeï et avait demandé en 2007 qu'il soit renvoyé.
Mohamed ElBaradeï, qui a gagné le prix Nobel de la paix en 2005 avec l'AIEA, a rejeté les critiques."Sur l'Iran, on me dit: 'Mêlez vous de ce qui vous regarde, vous êtes un technicien'. Pourtant à d'autres moments, sur d'autres sujets, on me dit que je suis le gardien du traité de non-prolifération nucléaire, et parfois ce sont les mêmes que ceux qui me disent de me mêler de ce qui me regarde concernant l'Iran", se défend-il. "Je ne suis ni un gardien ni un technicien; j'essaie juste de faire mon travail", insiste-t-il
 M. ElBaradeï dit par ailleurs espérer que l'Iran et les Etats-Unis entament un dialogue, comme l'a proposé le président américain Barack Obama.

Selon le chef de l'AIEA, les sanctions et le recours à la force ne devraient être qu'un ultime recours.
Enfin, M. ElBaradeï, qui a souvent fait part de son désaccord avec l'administration de l'ancien président américain George W. Bush, a renouvelé ses critiques concernant l'invasion de l'Irak en 2003
"Vous ne pouvez pas vous précipiter comme l'ont fait les Etats-Unis", a-t-il dit. "Au total, un Irakien sur trois a vu sa vie pulvérisée par une guerre qui n'aurait jamais dû avoir lieu".

(AFP)

1 sept 2009–

http://french.cri.cn/781/2009/09/02/302s199909.htm



Dans le monde.

Brésil

Le Brésil défend les droits nucléaires iraniens.

Le président brésilien a défendu le droit de la RII à bénéficier de l'énergie nucléaire civile, selon l'IRIB, citant le quotidien brésilien O Globo. Le président brésilien, Luzi Inasio da Silva a affirmé qu'avant d'adopter de nouvelles sanctions anti-iraniennes, cette affaire devait être réglée diplomatiquement. " La RII, comme tout autre pay, a le droit d'accéder à l'énergie fissile", a-t-il indiqué. Le président brésilien a précisé que son pays avait ses propres conditions pour négocier avec l'Iran et qu'il ne faisait partie de ceux qui ne pensent qu'à sanctionner. Lula da Silava a souligné que lors de la prochaine visite de son homologue iranien, Mahmoud Ahmadinejad, au Brésil, les deux parties discuteraient des activités nucléaires iraniennes, à vocation pacifique.

IRIB

5/9

http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=24897&Itemid=9


France

Sarkozy pour un renforcement des sanctions contre l'Iran s'il "ne change pas de politique".

Nicolas Sarkozy s'est prononcé mercredi pour un "renforcement très substantiel" des sanctions contre l'Iran, si le régime de Téhéran "ne change pas de politique" sur son programme nucléaire, que l'Occident soupçonne d'avoir une vocation militaire.

Les six pays médiateurs dans ce dossier sensible (Russie, Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Chine et Allemagne) "sont prêts à s'asseoir demain autour de la table, mais pour cela il faut un interlocuteur qui soit prêt à négocier sérieusement", a noté le président français en ouvrant à l'Elysée la conférence annuelle des ambassadeurs de France. "Or, aujourd'hui, (...) nous n'avons aucune réponse positive à nos propositions", a-t-il constaté.

Dans ces conditions, a poursuivi le chef de l'Etat, "nous ferons le bilan d'ici fin septembre, et si l'Iran ne change pas de politique, la question du renforcement très substantiel des sanctions sera clairement posée", a-t-il averti.

La France soutiendra le principe de "sanctions économiques sévères à la hauteur de l'enjeu" au Conseil de sécurité de l'ONU et au conseil européen. Elle proposera également de "doter l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique, NDLR) de pouvoirs d'inspection renforcés pour des situations de ce type", a poursuivi Nicolas Sarkozy.

Observant qu'en Iran, "la crise politique a fait oublier que la prolifération continue", il a estimé que la communauté internationale "n'a pas le droit de se taire devant la crise qui s'organise". "Ce sont les mêmes dirigeants (...) qui nous disent que le programme nucléaire est pacifique et que les élections ont été honnêtes. Qui peut bien les croire?", a lancé le président français.

26/8

http://fr.news.yahoo.com/3/20090826/twl-iran-nucleaire-france-sarkozy-ba66223_2.html

 

Paris rejette l'accusation d'"ingérence", et va maintenir sa "fermeté"

La France a rejeté mercredi l'accusation d'"ingérence" dans les affaires iraniennes sur les droits de l'Homme, et a souligné qu'elle poursuivrait sa politique de "fermeté" sur le programme nucléaire que Téhéran est soupçonné de vouer à des fins militaires.

"Il ne s'agit pas là d'ingérence, mais de fidélité aux valeurs démocratiques et aux principes des droits de l'Homme", a affirmé le ministère français des Affaires étrangères.

Le président Nicolas Sarkozy a "eu l'occasion de rappeler qu'il continuerait sa politique de fermeté vis-à-vis de l'Iran", a de son côté déclaré Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, à l'issue du Conseil des ministres.

L'Iran a dénoncé mardi les déclarations du président français Nicolas Sarkozy, la veille à Berlin, selon lequel le peuple iranien "mérite mieux que les dirigeants actuels".

Téhéran a jugé "inacceptable" une telle "ingérence" et déploré que la France "adopte des positions de plus en plus extrémistes".

"Nous ne pouvons rester silencieux, face aux nombreuses informations faisant état de mauvais traitements, de tortures et de viols lors de la détention, d'ailleurs injustifiée, de nombreux Iraniens dont le seul crime est d'avoir manifesté", a rétorqué la porte-parole adjointe du ministère des Affaires étrangères, Christine Fages.

"Nous notons qu'en Iran même d'importants responsables politiques ou religieux dénoncent ces exactions et demandent que des mesures soient prises. Certaines autorités, dont le Guide (Ali Khamenei) lui-même, ont annoncé des enquêtes et des sanctions", a-t-elle dit.

"Il est dans l'intérêt du peuple iranien que toute la lumière puisse être faite sur ces abus et que les coupables soient sanctionnés", a ajouté la porte-parole, soulignant que "c'est dans cet esprit que les autorités françaises se sont exprimées".

De hauts responsables des six grandes puissances (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Allemagne) qui cherchent à empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire se sont retrouvés mercredi à Francfort (ouest de l'Allemagne) alors que les pays occidentaux menacent de recourir à de nouvelles sanctions contre Téhéran d'ici la fin du mois.

 02 septembre

http://www.romandie.com/infos/News2/090902125230.8c2aufxp.asp

 

Paris maintient que le rapport AIEA ne contient pas tous les éléments
Le ministère français des Affaires étrangères a maintenu lundi que toutes les informations à la disposition de l'AIEA sur le programme nucléaire iranien "ne sont pas reflétées" dans le dernier rapport de l'organisation sur le sujet.

La France a reçu à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) "un briefing technique ouvert à l'ensemble des Etats membres", a expliqué la porte-parole adjointe du Quai d'Orsay lors d'un point presse régulier du ministère. Mais "toutes ces informations ne sont pas reflétées dans le rapport au Conseil des gouverneurs", a-t-elle ajouté.Elle a souligné que "c'était le sens de la demande exprimée" par le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

"La seule motivation de la France est le plein respect par l'Iran de ses obligations internationales", a-t-elle dit.

Le directeur général de de l'AIEA, Mohamed ElBaradei, a rejeté lundi à Vienne les accusations d'avoir dissimulé des preuves contre l'Iran, ajoutant qu'elles ont été "motivées politiquement et absolument sans fondements".

"Je suis consterné par les accusations de certains Etats membres, qui ont été livrées aux médias, que des informations n'ont pas été communiquées au conseil" des gouverneurs, a-t-il déclaré devant les 35 membres de ce conseil réunis à Vienne.

Ces accusations émanaient récemment d'Israël et de France, alors que M. ElBaradei qui quitte ses fonctions le 30 novembre, a été accusé, notamment par Washington, de ne pas s'être montré assez sévère avec l'Iran.

La semaine dernière, Bernard Kouchner avait demandé pourquoi M. ElBaradei refusait de publier des annexes de son dernier rapport.

"Pourquoi ne nous communique-t-il pas les annexes de son rapport", s'était interrogé M. Kouchner devant quelques journalistes. "Il est clair à la lecture des documents de l'AIEA qu'aucune question n'a trouvé de réponse. Dans les annexes il y a très précisément des éléments qui nous permettent de nous interroger sur la réalité d'une bombe atomique". "Il y a des problèmes d'ogives, de transport, etc...", avait-il ajouté sans plus de précisions.

(AFP) – 7/9/2009


Venezuela

07-09

Le Venezuela va vendre à l'Iran 20'000 barils d'essence par jour dès octobre, a annoncé dimanche le président Hugo Chavez au terme de sa visite à Téhéran. A cette occasion, il n'a pas ménagé ses critiques à l'égard des Etats-Unis. Cet accord intervient alors que de nouvelles sanctions sur l'importation de carburants devraient être appliquées à l'Iran qui refuse de suspendre son programme nucléaire controversé. L'Iran est le 2e exportateur de pétrole au sein de l'OPEP. Mais le pays manque de capacités de raffinage suffisantes et dépend des importations pour 40% de ses besoins en essence.

swissTXT



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

2-1 Video : La fabrication du consentement .(vidéoS vostfr)

Dans ce documentaire, Noam Chomsky et ses assistants présentent leur « modèle de propagande », véritable outil d’analyse et de compréhension de la manière dont fonctionnent les médias dominants.

Ils font la lumière sur la tendance lourde à ne travailler que dans le cadre de limites définies et à relayer, pour l’essentiel, les informations fournies par les élites économiques et politiques, les amenant ainsi à participer plus ou moins consciemment à la mise en place d’une propagande idéologique destinée à servir les intérêts des mêmes élites.

En disséquant les traitements médiatiques réservés à divers évènements ou phénomènes historiques et politiques (communisme et anticommunisme, conflits et révolutions en Amérique Latine, guerres du Vietnam et du Cambodge, entre autres, ils mettent à jour des facteurs structurels qu’ils considèrent comme seuls susceptibles de rendre compte des comportements systématiques des principaux médias et des modes de traitement qu’ils réservent a l’information.

vidéoS vostfr

Mecanopolis

 

 VIDEO 1

http://www.dailymotion.com/video/x9yuxl_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 2

http://www.dailymotion.com/video/x9yxpi_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 3

http://www.dailymotion.com/video/x9z1c2_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 4

http://www.dailymotion.com/video/x9z1qf_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO5

http://www.dailymotion.com/video/x9z2z3_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 6

http://www.dailymotion.com/video/x9z4m0_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 7

http://www.dailymotion.com/video/x9yymd_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

Article rédigé le 26 juil 2009, par Mecanopolis

http://www.mecanopolis.org/?p=9001


2-2 Maziar Bahari acquitté.

Le journaliste canadien Maziar Bahari, accusé d'espionnage et détenu en Iran, aurait été acquitté de toutes les accusations mineures portées contre lui.

C'est ce que soutient le député libéral Dan McTeague.

Selon M. McTeague, M. Bahari, cinéaste et correspondant pour l'hebdomadaire américain Newsweek, a assuré avec succès sa propre défense au cours d'un procès le 12 août dernier.

Le journaliste de 42 ans couvrait les élections présidentielles en Iran lorsqu'il a été arrêté, le 21 juin.

D'après le député libéral, la seule chose qui retarde la libération de M. Bahari est une garantie, par le gouvernement du Canada, que le journaliste « n'a jamais été impliqué dans une activité officielle du gouvernement canadien en Iran ».

Ottawa a déjà réclamé la libération du journaliste, répétant qu'il faisait tout ce qu'il pouvait dans ce dossier.

L'épouse de M. Bahari, Paola Gourley, a toutefois confié à La Presse canadienne, le mois dernier, qu'elle était frustrée par l'apparente incapacité du Canada à convaincre l'Iran de libérer son mari.

7 septembre

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/09/07/003-Mazia-Bahari-iran-acquitte.shtml


Iran, Ahmadinejad ,Obama, résistance, fraude, élections, Al-Qaïda, Américains, Cheney, Rice, Israël.


n°10 - journal d'Iran - 23-08 au 08-09- : Fin :- : Hillary Clinton admet que les USA ont manipulé la « révolution verte » en Iran.

n°10 - journal d'Iran - 23-08 au 08-09- : Fin :- : Hillary Clinton admet que les USA ont manipulé la « révolution verte » en Iran.



journal d'Iran   n°10 du 23-08 au 08-09

                                     C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

3 Brèves

3-1 « Viva la révolution »

3-2 L'Iran ouvre des sites nucléaires, Washington reste sceptique.

3-3 l'AIEA considère que Téhéran ne fait que temporiser.

3-4 Atome iranien: Mohamed ElBaradai nie avoir dissimulé des preuves.

3-5 Avertissement de Brown et Netanyahu à l'Iran sur le nucléaire.

3-6 Paris et Berlin favorables à un "renforcement des sanctions" si Téhéran ne coopère pas.

3-7 Nucléaire: l'Iran, sous la menace d'attaques israéliennes, obtient le soutien des pays non-alignés.

3-8 The Times: Priver l'Iran d'essence accélèrera son autosuffisance.

3-9 Nucléaire: l'Iran ne négociera pas ses "droits indéniables", affirme Ahmadinejad.

3-10 Les activités de Clotilde Reiss en Iran.
Dossier & Point de vue

4-1 Alain Gresh: L’Iran tel que nous ne le connaissons-pas.

4-2 Clotilde Reiss: L'Accusation d’Espionnage indirectement Confirmée par la DGSE et les Renseignements Militaires.

 

 



3 Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

3-1 « Viva la révolution »

Chavez et Ahmadinejad engagés contre l’impérialisme

Le président Ahmadinejad et son homologue vénézuélien Hugo Chavez, (principal allié de Téhéran en Amérique latine), se sont engagés samedi à soutenir les « nations révolutionnaires » et les « fronts anti-impérialistes », a rapporté l’agence officielle Irna.

« Venir en aide aux nations révolutionnaires et opprimées et développer les fronts anti-impérialistes sont les deux missions principales de l’Iran et du Venezuela », a déclaré le président iranien à l’issue d’une rencontre avec M. Chavez, en Iran pour une visite de deux jours.

Téhéran et Caracas « doivent aider les nations révolutionnaires en renforçant leurs liens bilatéraux », a ajouté. M. Chavez.

Auparavant, ce dernier avait apporté son soutien au programme nucléaire civil de l’Iran. Vendredi, M. Ahmadinejad avait annoncé que son pays se moquait d’éventuelles sanctions internationales supplémentaires et poursuivrait son programme nucléaire à des fins énergétiques. « Nous sommes sûrs que l’Iran, comme il l’a montré, ne renoncera pas à ses efforts visant à obtenir tous les équipements et structures pour utiliser l’énergie atomique à des fins civiles, ce qui est le droit souverain de chaque peuple », a dit M. Chavez cité par la télévision vénézuélienne. « Il n’y a pas une seule preuve que l’Iran fabrique une bombe atomique », a dit M. Chavez à la télévision après son arrivée dans la capitale iranienne, dans la nuit de vendredi à samedi, en provenance de Damas. « Bientôt, ils vont nous accuser nous de fabriquer une bombe atomique ! » a-t-il lancé en allusion aux Occidentaux, en tête desquels les Etats-Unis.

Ces derniers soupçonnent l’Iran de chercher à se doter de l’arme nucléaire sous le couvert de son programme civil, ce que Téhéran dément. Le Venezuela travaille à un projet préliminaire pour la construction d’un « village nucléaire » avec l’aide de l’Iran, « afin que le peuple vénézuélien puisse compter à l’avenir avec cette extraordinaire ressource utilisée à des fins pacifiques », a poursuivi M. Chavez, l’un des premiers à féliciter M. Ahmadinejad pour sa réélection contestée en juin. Selon l’agence iranienne Mehr, il s’agit de sa septième visite en Iran. Il s’était rendu auparavant en Libye et en Algérie et doit encore visiter le Belarus, la Russie, le Turkménistan et l’Espagne. Lors de son dernier voyage en Iran en avril, M. Chavez avait signé un accord pour la création d’une banque binationale destinée à financer des projets irano vénézuéliens. Les deux pays ont des projets de coopération dans plusieurs secteurs (défense, industrie, technologie).

http://www.elwatan.com/Viva-la-revolution


3-2 L'Iran ouvre des sites nucléaires, Washington reste sceptique 

 L'Iran a laissé des membres de l'AIEA inspecter le site de construction d'un réacteur nucléaire et autorisé une surveillance renforcée d'un autre site, mais les Occidentaux ont accueilli ces initiatives avec scepticisme.

Après un an de blocage, Téhéran a laissé des émissaires de l'Agence internationale de l'énergie atomique inspecter la semaine dernière le réacteur nucléaire à eau lourde en construction à Arak, ont dit vendredi des diplomates.
La République islamique a en outre accepté que l'observation de sa centrale d'enrichissement de l'uranium de Natanz soit renforcée, comme le demandait de longue date l'institution onusienne, a-t-on ajouté de même source.
L'AIEA, qui doit rendre un rapport sur l'Iran la semaine prochaine, poussait depuis des mois pour avoir accès au site d'Arak, afin que ses experts puissent vérifier qu'il n'avait qu'un usage civil.
Le porte-parole du département d'Etat américain, Ian Kelly, a estimé que ces pas iraniens étaient loin du niveau de coopération requis et que l'Iran devait toujours remplir ses obligations internationales.
"Ces avancées annoncées n'expliqueront pas les raisons du non-respect ni ne constitueront la coopération pleine et entière à laquelle est tenu l'Iran et sont bien moindres que les obligations de l'Iran", a-t-il dit.
VIDÉOSURVEILLANCE ET SCELLÉS
Plusieurs diplomates des six puissances engagées dans les discussions avec l'Iran sur son programme nucléaire ont témoigné à Reuters de leur scepticisme sur les concessions iraniennes.
"Si c'est vrai, le fait que cela intervienne quelques jours avant que soit publié le rapport de Mohammed ElBaradei (ndlr, directeur général de l'AIEA) en dit long, non ?", a dit l'un d'entre eux sous le sceau de l'anonymat.
Le rapport de l'institution onusienne doit servir d'appui aux discussions qu'auront les "six" le 2 septembre. Les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne espèrent convaincre la Chine et la Russie d'adopter à l'Onu un quatrième train de sanctions contre Téhéran.
Pour les éviter, l'Iran doit cesser l'enrichissement de l'uranium, faire la lumière sur ses activités nucléaires passées et rejoindre la table des négociations, ont dit des diplomates.
La République islamique affirme que ses programmes nucléaires visent uniquement à la maîtrise des usages civils de l'atome; les Occidentaux, eux, soupçonnent les Iraniens de vouloir se doter de la bombe atomique.
L'Iran assure que le complexe d'Arak sera équipé pour produire des atomes isotopes à destination de la médecine et de l'agriculture.
L'AIEA craint que le réacteur ne soit configuré de manière à retraiter du plutonium pour fabriquer des armes nucléaires, en plus de la centrale de Natanz.
Le système de vidéosurveillance et les scellés installés dans celle-ci ont, eux, été renforcés, ont rapportés des inspecteurs à l'AIEA, qui déplorait en juin les entraves progressives mises à la mission d'observation.
Quelque 5.000 centrifugeuses y enrichissaient alors de l'uranium et 2.400 autres étaient en cours d'installation.

22 Août

http://fr.hdhod.com/L-Iran-ouvre-des-sites-nucleaires,-Washington-reste-sceptique_a2207.html 


3-3 l'AIEA considère que Téhéran ne fait que temporiser.

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a demandé vendredi à l'Iran de répondre à des questions persistantes sur les "possibles dimensions militaires" de son programme nucléaire.
Dans un nouveau rapport diffusé à quelques jours des négociations à Six prévues mercredi, l'agence de l'ONU basée à Vienne (Autriche) reconnaît que l'Iran produit du carburant nucléaire à un rythme plus faible que précédemment et a autorisé des inspecteurs onusiens à visiter la centrale de Natanz et le réacteur d'Arak.
Mais elle juge toutefois ces gestes insuffisants. "L'Iran n'a pas suspendu ses activités liées à l'enrichissement", déplore-t-elle dans ce rapport.
"Il demeure un nombre de questions essentielles qui alimentent les préoccupations et qui doivent être clarifiées afin d'exclure l'existence de possibles dimensions militaires au programme nucléaire de l'Iran", estime l'agence onusienne.
Face à ses demandes, l'AIEA considère que Téhéran ne fait que temporiser, s'attachant davantage "au style et à la forme" qu'à "la substance des questions", et "fournissant des réponses limitées et de simples démentis".
L'AIEA s'inquiète également du rôle d'un "ressortissant étranger expert en explosifs". Elle ne précise pas l'identité de cet individu, et les responsables contactés vendredi par l'AP n'ont fait aucun commentaire.
L'Iran explique que son programme nucléaire a une finalité exclusivement civile et pacifique. Vendredi, le chef de la délégation iranienne a l'AIEA, Ali Asghar Soltanieh, a qualifié le rapport de "très frustrant", accusant à demi-mots les services de renseignements américains de chercher à ruiner la crédibilité de Téhéran.
"L'Amérique accuse l'Iran d'avoir un Projet Manhattan", a-t-il déclaré en référence au programme américain qui a conduit à la fabrication des premières bombes atomiques. "C'est ridicule. Nous en avons assez de ce jeu. Il doit cesser (...) Nous avons essayé d'avoir une logique très logique et pragmatique", a-t-il ajouté. "Toutes ces choses sont fabriquées. Nous avons été trop transparents et coopératifs avec l'agence".

30.08.
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1251145148504&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

 


3-4 Atome iranien: Mohamed ElBaradai nie avoir dissimulé des preuves.

Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Mohamed ElBaradei a nié à Vienne avoir dissimulé des preuves contre l'Iran. Il a ajouté que ces accusations ont été "motivées politiquement et qu'elles sont absolument sans fondements".

"Je suis consterné par les accusations de certains Etats membres, qui ont été livrées aux médias, que des informations n'ont pas été communiquées au conseil" des gouverneurs, a déclaré M. ElBaradei devant les 35 membres de ce conseil réunis à Vienne.

Ces accusations émanaient récemment d'Israël et de France.

M. ElBaradei, qui quitte ses fonctions le 30 novembre prochain, a été plusieurs fois accusé, notamment par Washington, de ne pas s'être montré assez sévère avec l'Iran.
SDA-ATS News Service

07 septembre

http://www.nouvelliste.ch/fr/news/international/news.php?idIndex=3&idContent=161753


3-5 Avertissement de Brown et Netanyahu à l'Iran sur le nucléaire.

Le Premier ministre Brown et son homologue Netanyahu ont prévenu l'Iran mardi qu'il ferait l'objet d'un durcissement des sanctions de l'Onu en l'absence de coopération de sa part sur son programme nucléaire.

Etats-Unis, Grande-Bretagne, France et Allemagne devraient demander à la Russie et à la Chine, lors de consultations fixées au 2 septembre, d'envisager une quatrième série de sanctions internationales - qui pourraient viser le secteur pétrolier de l'Iran - si Téhéran refusait de négocier sur le nucléaire.

"S'il n'y a pas d'autres progrès dans l'immédiat, je crois que le monde devra étudier à titre prioritaire un durcissement des sanctions contre l'Iran", a dit Brown lors d'une conférence de presse à Londres aux côtés de Netanyahu.

Washington et ses alliés accusent l'Iran de chercher à se doter de l'arme atomique, ce que Téhéran nie en assurant borner son usage de la technologie nucléaire à la production d'électricité.

Interrogé sur le risque de voir l'Iran mettre au point des armes nucléaires, Benjamin Netanyahu a répondu : "Il ne reste plus beaucoup de temps, il est tard, mais pas trop tard."

"Si la détermination des membres responsables de la communauté internationale est assez forte et ferme, quel que soit le moment, on pourra sécuriser l'avenir, et c'est à cela que va notre préférence", a ajouté le dirigeant israélien.

Netanyahu a aussi déclaré que l'élection présidentielle contestée du 12 juin en Iran avait montré que la classe dirigeante du pays n'avait pas le soutien du peuple et qu'elle était "bien plus faible que ne le font penser les apparences".

Le Conseil de sécurité de l'Onu a imposé à l'Iran trois trains de sanctions - en décembre 2006, mars 2007 et mars 2008 - dirigées contre des entreprises et des personnes liées au programme nucléaire.

25 août

http://fr.news.yahoo.com/


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08/09/2009

n°288 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan -: 07-09 – Début :- Obama intensifie la guerre d’agression de l’Amérique contre le peuple afghan

n°288 - Les  dossiers   'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan -: 07-09 – Début :- Obama intensifie la guerre d’agression de l’Amérique contre le peuple afghan



  Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

                              Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion et stratégie'de l'Afghanistan

   n°288                                                                                                                            07/09/09

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Danilo Zolo : La rhétorique et la guerre.

1-2 Fred Kaplan : L'Afghanistan pourrait bien être le Vietnam d'Obama.

1-3  Kouchner va imposer la démocratie par la force...

Suite

2 Annexe

2-1 Silvia Cattori : Huit ans après le 11 septembre 2001 - Combien de vies dévastées par des guerres injustifiables ?

2-2 Myriam Abraham : Nouvelle Institut de Propagande Fasciste pour Contrôler les Analogies Historiques faites sur les USA Et Israël.

2-3 Paul Craig Roberts : Obama intensifie la guerre d’agression de l’Amérique contre le peuple afghan.

2-4 La guerre contre le 'terrorisme' touche maintenant les citoyens Américains.

Fin

2-5 La stratégie de l'OTAN.

1 Le Concept stratégique.

2  Nouveau concept stratégique.

3 Arnaud Ghys : Responsabilité de protéger : une approche critique.

4 Jean Bricmont : Un monde plus juste et la « responsabilité de protéger ».

2-6 Mohamed Belaali : L’humanitaire et la guerre sont deux moyens contradictoires mais complémentaires pour servir le capital. 

2-7 Daniel Pipes : Les puissances occidentales sont condamnées à perdre tous les confits présents et futurs impliquant des forces non conventionnelles


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avant propos

·                    Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants ...


 

Tiré à part

Afghanistan: de faux bureaux de vote pour Karzaï

Faux bureaux votant en masse pour le président sortant, vrais bureaux sous contrôle: la fraude en faveur de Karzaï serait massive.

Des partisans du président Hamid Karzaï ont enregistré avant l'élection présidentielle du 20 août des centaines de bureaux de vote fictifs où ont été ensuite comptabilisés des centaines ou des milliers de bulletins en sa faveur, a indiqué dimanche The New York Times.

Selon le quotidien qui cite des fonctionnaires afghans et occidentaux non identifiés, il y a eu au moins 800 de ces faux bureaux de vote qui n'ont existé que sur le papier.

Des employés locaux ont indiqué que des centaines, voire des milliers, de votes en faveur de Karzaï ont été comptabilisés dans chacun de ces bureaux fictifs, ajoute-t-il.

"Nous pensons qu'environ 15% des bureaux de vote n'ont jamais ouvert le jour de l'élection", indique un diplomate occidental cité par le quotidien. "Mais des milliers de bulletins y ont été annoncé en faveur de Karzaï", ajoute-t-il.

Des partisans de Karzaï ont également pris le contrôle d'environ 800 bureaux de vote réels pour enregistrer frauduleusement des dizaines de milliers de suffrages en faveur du président, ajoute The Times.

Le résultat est que dans certaines provinces les votes en faveur de Karzaï pourraient atteindre dix fois le nombre de ceux qui ont réellement voté, indique-t-il.

La Commission électorale indépendante (IEC) avait annoncé dimanche que Karzaï restait en tête de l'élection avec 48,6% des votes, d'après des résultats portant sur 74,2% des bureaux de vote.

Son porte-parole Noor Mohammad Noor a également indiqué que "l'intégralité des votes émis dans 447 bureaux de vote", sur 25.450 ouverts le jour du vote, "ont été déclarés nuls à cause de fraudes". "Cela pourrait concerner autour de 200.000 votes", a-t-il précisé

http://www.liberation.fr/monde/0101589252-afghanistan-de-faux-bureaux-de-vote-pour-karzai?xtor=EPR-450206



1  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Danilo Zolo : La rhétorique et la guerre.

Le 20 août 2009, environ 15 millions d’électeurs seront appelés aux urnes en Afghanistan pour élire un nouveau président. A cette occasion les citoyens afghans, comme en octobre 2004, voteront dans une situation  d’extrême précarité politique et sociale. L’escalade de violence qui ensanglante ces jours-ci le pays tout entier le démontre tragiquement. Que ce soit l’actuel président Hamid Karzaï qui gagne ces élections, comme c’est probable, ou l’un de ses deux principaux  concurrents –l’ex ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah ou l’ex ministre des Finances Ashraf Ghani - la situation ne changera pas et peut-être s’aggravera-t-elle ultérieurement.

   Ce qui compte aujourd’hui en Afghanistan est la violence des armes de destruction  de masse utilisées par les agresseurs, et c’est la vaste, et obstinée, réponse à l’occupation étrangère des insurgent, les rebelles  qui, selon la BBC, contrôlent 70% du pays.  Ce qui compte surtout  c’est la volonté des Etats-Unis et de leur président Barack Obama de gagner en Afghanistan la guerre contre le global terrorism.  C’est l’idée, partagée par la mission Isaf-Otan, qui opère illégitimement en Afghanistan, d’effacer les terroristes de la surface de la terre avec une stratégie tout aussi terroriste : c’est l’imposante opération militaire « Coup d’épée », qui implique jusqu’à 4.000 marines au fond du sud-ouest d’Afghanistan, avec l’objectif d’anéantir le mouvement  taliban.

  L’opération,  qui comporte l’ajout de plusieurs milliers de soldats étasuniens aux 60 mille déjà présents sur le territoire afghan, a été décidée et réalisée avec une intempestivité exceptionnelle par le nouveau président Barack Obama.  Sa ligne de  politique extérieure risque désormais de ne pas s’éloigner de celle de son prédécesseur George Bush, surtout lorsqu’il revendique  l’intervention  comme une « guerre de nécessité ». Malgré son réalisme à comprendre qu’aucune victoire immédiate n’est possible et que la guerre sera « longue et difficile », malgré son nouveau style de communication et les nombreux espoirs que son ouverture au monde musulman a suscitée, le fait est que B. Obama se déclare convaincu  que ce sera la force  des armes qui ramènera la paix en Afghanistan.

  Dans ce contexte, il est donc raisonnable de retenir que les élections du 20 août finiront par être  à peine plus qu’une farce, malgré  la rhétorique procédurale imposée par les puissances occidentales qui occupent le pays : une rhétorique imposée non seulement par les Etats-Unis mais aussi par leurs alliés européens de la mission Isaf-Otan, à commencer par le gouvernement italien,  par son président discrédité et par ses ministres Frattini et La Russa (pour la rhétorique de leurs homologues français,  le 4 septembre 2009, voir note[i][i], ndt).

  C’est la rhétorique de la conversion violente à la démocratie et au respect des droits humains d’un peuple dévasté par la pauvreté, par la sècheresse, par l’analphabétisme, par la discrimination de genre – qu’on pense à la décision de Karzaï  d’accréditer le droit à la violence contre les femmes par les chiites, juste pour avoir leur vote !- par les maladies épidémiques et, surtout, par des décennies de guerre d’agression qui ont jusqu’à présent fait plus de deux millions de morts, et continuent à en faire aussi à cause des millions de mines répandues sur le terrain par les agresseurs.

   C’est la rhétorique qui a poussé même un internationaliste (juriste de  droit international, ndt) notoire comme Antonio Cassese –voir son intervention sur La Repubblica du 17 août- à faire l’éloge du ministre La Russa. Cassese en est arrivé à exalter la participation des troupes italiennes –plus de 3 mille soldats- à la guerre d’agression en Afghanistan ; à tourner en dérision le « vil pacifisme » de ceux qui,  contre La Russa, se réclament de l’article 11 de la Constitution italienne[ii][ii] ; et à présenter comme totalement légitime la mission militaire Isaf-Otan que le Conseil de sécurité de l’ONU n’a, en réalité, jamais autorisée à employer les armes.

  Comme il est tristement notoire, la mission qui en 2001 avait été présentée comme une « mission de paix » en soutien du peuple afghan s’est rapidement transformée en un véritable agression militaire aux côtés des troupes anglo-étasuniennes. Récemment, on a découvert des fosses communes creusées dans les étendues arides de l’Afghanistan,  où les cadavres de  milliers de talibans ont été amassés sous les yeux de la Cia. Et les milices d’occupation de la coalition militaire occidentale continuent à massacrer quotidiennement des civils innocents –environ deux mille victimes civiles rien que pour l’année 2008-  en bombardant surtout le régions du sud-est du pays. Avec comme conséquence, au nord comme au sud du pays, les morts, les blessures, la mutilation des corps,  le massacre des mineurs, en augmentation constante, comme le savent les médecins et les chirurgiens d’Emergency.  La « guerre humanitaire » se révèle pour ce qu’elle est : le mépris terroriste absolu du droit à la vie. Dulce bellum inexpertis (« la guerre est douce à ceux qui ne l’ont pas éprouvée ») écrivait Erasme de Rotterdam. A ce qu’il semble, c’est valable aussi pour les juristes de renommée internationale. 

Danilo Zolo (Florence) est juriste, philosophe du droit, spécialiste de Droit international, et coordinateur du site :

Jura Gentium. http://www.juragentium.unifi.it/en/bionotes.htm#zolo 

Reçu de l’auteur et traduit par m-a p.

Edition du 19 août 2009 de il manifesto

(lien indisponible sur le site du quotidien)


1-2 Fred Kaplan : L'Afghanistan pourrait bien être le Vietnam d'Obama.

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage cette analyse mais doit être vu comme information.

Pour gagner une guerre anti-insurrectionnelle, il faut renforcer la légitimité du gouvernement central. Cela s'annonce de plus en plus difficile en Afghanistan.

Sans retomber dans un parallèle facile, le problème principal au Vietnam était le manque de soutien apporté par la population au régime de Saigon. Longtemps après la fin de la guerre, le colonel Harry Summers, qui avait fait partie du commandement américain, aurait dit au colonel nord-vietnamien Nguyen Don Tu, «Le pire, c'est que vous n'avez pas remporté une seule bataille

A quoi Tu répondit, «Si cela est exact, c'est également sans importance

En Afghanistan, la catastrophe peut encore être évitée.

Un membre du gouvernement Obama ma confié qu'«au niveau local, les Afghans n'espéraient pas que les élections seraient totalement libres et régulières. Mais par contre, ils espèrent que le vainqueur sera capable de leur apporter une aide plus concrète.»

Pour y parvenir, le président afghan, qu'il s'agisse d'Hamid Karzai ou d'un de ses adversaires, aura besoin de l'aide internationale, aussi bien sous forme d'argent que de compétence, deux denrées dont le pays manque cruellement. Mais aucun gouvernement étranger n'ira puiser dans ses coffres déjà largement vides s'il pense que son aide sera gaspillée. Cela signifie que Karzai, ou son successeur, va devoir lutter contre la corruption et nommer des ministres et des gouverneurs compétents et efficaces.

De plus, si les élections s'avèrent aussi serrées, et contestées, que semblent l'indiquer les premiers résultats, le nouveau président devra offrir un poste très haut placé à son adversaire vaincu. Il sera peut-être même obligé de former un gouvernement de coalition avec lui.

Si Karzai l'emporte, le vaincu en question sera très probablement l'ancien ministre des affaires étrangères, M. Abdullah Abdullah. On peut dire cela autrement. Si Karzai, le Pachtou, l'emporte, le vaincu sera Abdullah, le Tadjik.

En d'autres termes, si Karzai ne fait pas de concessions importantes à Abdullah (ou l'inverse, si ce dernier est élu), les élections pourraient déclencher un conflit ethnique, qui viendrait s'ajouter à la multitude de conflits localisés qui rendent le pays ingouvernable, et déchirerait le pays en deux (les Pachtous vivent surtout au sud et les Tadjiks, au nord). Cela fait parti des risques auxquels on s'expose en organisant des élections dans un pays où il n'existe pas de société civile et où la population n'a pas de véritable conscience nationale. Le scrutin a alors pour conséquence de politiser, et donc de renforcer, les divisions sociales traditionnelles, comme cela s'est produit en Irak à la suite des premières élections tenues après la chute de Saddam, en 2005.

Les conditions d'une transition vers la démocratie (partager le pouvoir, faire reculer la corruption, etc.), sont très difficiles à réunir. Si Karzai a formé des coalitions avec des chefs de guerre et des trafiquants de drogue, c'est parce que l'Afghanistan est pour l'instant un agrégat de régions et de tribus dirigées par des chefs de guerre et des trafiquants. Or il est beaucoup plus facile de manipuler ces petits îlots d'autorités désunis que de faire passer les réformes drastiques nécessaires, qui risquent en plus de rester sans effet.

Dans ces conditions, il faut se réjouir du fait que le Président Barack Obama semble avoir compris la situation. Au mois de mars, lorsqu'il a annoncé le déploiement de 17 000 soldats supplémentaires en Afghanistan, il a expliqué qu'il ne s'agissait pas d' «avancer avec des œillères» et qu'il était hors de question de faire «un chèque en blanc» aux Afghans. Il a également précisé qu'avec l'aide de ses conseillers, il allait mettre au point des outils permettant d'évaluer l'amélioration de la situation, évaluation qui conditionnerait l'engagement ou le retrait américain.

Autre élément encourageant, on a pu lire récemment dans un article de Peter Baker pour le New York Times que Barack Obama a eu un long entretien avec un petit groupe d'historiens, dont Robert Caro, le biographe de Lyndon Johnson. La discussion aurait principalement porté sur les parallèles qui existent entre l'Afghanistan et d'autres aventures militaires américaines aux conclusions plus ou moins heureuses dont notamment le Vietnam. Selon Baker, les personnes présentes confirment qu'Obama comprend bien le risque que représente un enlisement; pour les Etats-Unis, mais aussi pour sa réélection.

Mais il ne suffit pas de comprendre un problème pour faire les choix qui permettront de le résoudre. Ainsi, le gouvernement n'a pas encore défini les «outils d'évaluation» permettant de savoir si les Etats-Unis parviennent, ou non, à stabiliser le pays. Plus inquiétant encore, lorsqu'un journaliste a demandé à Richard Holbrooke (l'émissaire américain en Afghanistan et au Pakistan) de définir la notion de victoire en Afghanistan, celui-ci a répondu, «Nous serons ce que c'est quand nous l'aurons atteinte.»

Les 17 000 hommes envoyés par Obama au printemps dernier représentaient un moyen terme entre les différents avis de ses conseillers. Tous pensaient qu'il fallait envoyer des renforts, ne serait-ce que pour maintenir l'ordre pendant les élections du mois d'août, et il s'est avéré que 17 000 étaient disponibles suite au commencement du retrait d'Irak. Mais une fois les élections passées, Obama devra faire des choix.

Selon certaines sources, le nouveau commandant des forces américaines en Afghanistan, le général Stanley McChrystal, serait déjà arrivé à la conclusion qu'il faut d'autres renforts pour faire face aux Résistants. Mais les 17 000 hommes envoyés par Obama viennent à peine d'arriver et 4 000 soldats supplémentaires (la 4e Brigade de la 82e Division aéroportée, dont la mission consiste seulement à entraîner les soldats afghans) n'arriveront que dans un mois.

En juin, le général James Jones, conseiller d'Obama en matière de sécurité intérieure, mettait en garde ses homologues contre la tentation de pousser le président à l'escalade. Ils avaient obtenu assez facilement ce qu'ils voulaient, 21 000 hommes en tout, mais s'ils sollicitaient à nouveau le Président, ils risquaient de braquer ce dernier contre eux. Comment ne pas se méfier de quelqu'un qui vous réclame quelque chose pour résoudre un problème, puis revient vous voir ensuite en vous redemandant la même chose. C'est un menteur, ou un incompétent.

Obama a engagé les Etats-Unis en Afghanistan dans une guerre qu'il qualifie de «nécessaire», pour l'opposer à celle menée par George W. Bush en Irak. Mais il ne s'est pas enfermé dans une spirale d'escalade, ce qui est rassurant. Avant de décider de la suite des opérations, la raison lui dicte d'attendre de savoir quelle politique va appliquer le nouveau président afghan.

Fred Kaplan

Traduit par Sylvestre Meininger

3 septembre

http://www.slate.fr/story/9841/afghanistan-bourbier-obama




[i][i] Version française de la même rhétorique : déclarations de N. Sarkozy et B. Kouchner, vendredi 4 septembre à la suite de l’explosion d’une bombe qui a fait un mort et 9 blessés graves dans le contingent  français de la « mission de paix », voir :

 http://www.actualite-francaise.com/depeches/soldat-francais-tue-afghanistan-neuf-blesses,5556.html :

« Le chef de l’État a réaffirmé son soutien au peuple afghan et aux autorités afghanes. Il a condamné avec force cette violence aveugle et a exprimé la détermination de la France à continuer d’œuvrer au rétablissement de la paix et au développement en Afghanistan », conclut le Palais (de l’Elysée).

Sur le bombardement par les forces de l’Isaf-Otan, qui a fait 90 morts civils,  voir :

http://fr.news.yahoo.com/3/20090905/twl-afghanistan-otan-bombardement-fcd69a8_6.html

 

[ii][ii] Article 11 de la Constitution italienne : L’Italie répudie la guerre comme moyen d’attenter à la liberté des autres peuples et comme mode de solution des différends internationaux ; elle consent, dans des conditions de réciprocité avec les autres Etats, aux limitations de souveraineté nécessaires à un ordre qui assure la paix et la justice entre les Nations ; elle suscite et favorise les organisations internationales qui poursuivent un tel objectif.

Voir aussi : http://www.lycee-chateaubriand.eu/article375.html

 

 


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n°288 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan -: 07-09 – Suite :- Obama intensifie la guerre d’agression de l’Amérique contre le peuple afghan

n°288 - Les  dossiers   'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan -: 07-09 – Suite :- Obama intensifie la guerre d’agression de l’Amérique contre le peuple afghan



  Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

                              Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion et stratégie'de l'Afghanistan

   n°288                                                                                                                            07/09/09

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

2 Annexe

2-1 Silvia Cattori : Huit ans après le 11 septembre 2001 - Combien de vies dévastées par des guerres injustifiables ?

2-2 Myriam Abraham : Nouvelle Institut de Propagande Fasciste pour Contrôler les Analogies Historiques faites sur les USA Et Israël.

2-3 Paul Craig Roberts : Obama intensifie la guerre d’agression de l’Amérique contre le peuple afghan.

2-4 La guerre contre le 'terrorisme' touche maintenant les citoyens Américains.


2 Annexe

2-1 Silvia Cattori : Huit ans après le 11 septembre 2001 - Combien de vies dévastées par des guerres injustifiables ?

Entendre Sami El Haj c’est prêter l’oreille à ces millions d’Arabes et de musulmans anonymes qui, après les attentats du 11 septembre 2001, se sont trouvés arbitrairement associés au « terrorisme », jetés dans l’horreur par des guerres mensongères, injustifiables, absurdes. Il est temps que des voix s’élèvent pour demander que cesse cette barbarie qui a déjà dévasté la vie de tant d’Irakiens, d’Afghans et de Pakistanais.

Pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, Sami El Haj, est ce journaliste et cameraman soudanais travaillant pour Al Jazeera qui, après avoir été arrêté au Pakistan, a été emprisonné durant près de sept ans sous l’accusation fallacieuse d’« ennemi combattant » [1]. Soumis à des traitements inhumains et dégradants par les tortionnaires du Pentagone, dans ces bases militaires échappant à toute forme de droit comme Bagram, Kandahar et Guantánamo, libéré, en mai 2008, sans la moindre excuse de la part de ses bourreaux, il a été reçu en héros dans les pays arabes.

 « Les souffrances que j’ai endurées à Guantánamo m’ont permis de comprendre combien l’action et l’information en faveur des droits humains est importante pour garantir à tous les hommes, où qu’ils se trouvent, la protection et la dignité », disait-il alors.

Cinq mois après son retour à la vie normale, un des vœux les plus profonds de Sami El Haj s’est réalisé. Chargé de collecter des informations sur les violations des droits de l’Homme et de les distribuer aux différentes agences du réseau d’Al Jazeera, il dirige depuis novembre 2008, à Doha, au Qatar, le « Centre des libertés et des droits humains » [2].

Il ne marche plus en claudiquant comme au moment de sa libération. Il fait plaisir à voir. Toutefois, sous son apparente sérénité, nul ne peut jamais oublier par où il a passé. Et que les terribles épreuves endurées à Guantánamo sont la ligne de partage qui le sépare désormais du commun des mortels.

Il s’est assis en bout de table. Ingénu, timide, réfléchi, il ne parle pas de la douleur de vivre qui est sienne. Mais de ses actions et projets. Mû par de nobles buts, il en parle avec une douceur et une gravité empreintes de foi. Se consacrer entièrement à la promotion du respect des Droits humains et des libertés publiques, réconcilier ce monde divisé, accomplir ce qu’il voit aujourd’hui comme sa mission, est devenu sa raison d’exister.

Mes questions sont maladroites, hésitantes. C’est un être infiniment blessé qui est là, face à vous. Un être d’exception par sa stature morale. Les images de Guantánamo s’interposent ; on ne peut s’empêcher de le voir encore en cage, chaînes aux pieds, dans l’accoutrement orange du prisonnier. Il doit faire effort pour parler de la souffrance qu’il porte dans sa chair. On se demande comment il a pu supporter tant d’horreur ! Torturé, en grève de la faim durant une année, il n’était jamais appelé que par son numéro matricule 345. Comment n’est-il pas devenu fou ? Dans quel état serions-nous à sa place ? Mais il a la foi. Et en elle il trouve cette paix qui satisfait sa conscience.

Toutefois, même libre, il demeure intérieurement captif. Tant qu’il y a des tortionnaires qui continuent à pratiquer des traitements dégradants et humiliants sur des frères et sœurs, il ne peut pas se sentir libre. Il vit avec eux, il souffre avec eux, il pleure avec eux, il prie pour eux.

On ne sent pas chez lui la moindre haine. Seules une dignité et une bonté particulières semblent l’habiter. Oui, ils ont fait l’innommable. Il y pense tout le temps. Mais, quoi qu’il en soit, dit-il, ceux qui l’ont si violemment meurtri n’étaient que des exécutants. Les vrais coupables sont les gouvernements. Il n’a pas perdu l’espoir qu’ils soient, demain, jugés par leurs peuples. Celui qui n’entend pas la voix de la conscience, la voix du remord, est à plaindre, pense-t-il. Sami croit que ceux qui donnent le bon exemple sont le salut. Il éprouve une pitié fraternelle pour tous ceux qui ont failli. Il appelle le monde à accepter et à comprendre l’autre ; y compris dans ses croyances.

Son histoire est terrible. Elle ressemble malheureusement à celle de dizaines de milliers d’autres hommes suspectés sans raison de terrorisme, et dont l’Occident a nié les droits et la dignité. Les propos qui suivent ont été recueillis à l’occasion d’une rencontre à Genève, le 29 juillet 2009, lorsque Sami El Haj nous a annoncé la création du « Guantánamo Justice Centre » dont nous avons rendu compte dans un précédent article [3].

 

Silvia Cattori : A votre sortie de prison, en mai 2008, vous disiez que, si l’administration Bush fermait la prison de Guantánamo et reconnaissait ses abus, vous étiez prêt à pardonner le mal subi. Mais que, si elle continuait à faire du mal, vous alliez vous adresser à un tribunal, engager une action contre elle [4]. Que pensez-vous aujourd’hui ?

Sami El Haj : En ce qui me concerne – et je ne parle qu’en mon nom - s’ils disaient : « Nous sommes désolés, nous avons fait des erreurs », j’en resterais là. Mais d’autres, qui ont été bien plus gravement atteints que moi, je doute qu’ils puissent passer outre. Chacun éprouve le besoin de s’assurer que ces abus ne se répètent plus.

Guantánamo est une injustice qui concerne tous les États. 229 détenus continuent de souffrir à Guantánamo malgré le fait qu’il y a des pays qui sont d’accord d’en accueillir.

Il y a, par exemple, le cas de quatre Palestiniens auxquels Israël refuse l’entrée en Palestine mais que le Venezuela attend. J’ai parlé avec le Président Hugo Chavez ; il m’a dit « Je suis prêt à les recevoir » mais le porte parole du ministère des affaires étrangères des États-Unis a refusé de les laisser aller au Venezuela. Nous devons donc chercher pour eux d’autres pays d’accueil.

Il y a également de nombreux détenus yéménites qui attendent que leur pays les autorise à rentrer chez eux. Mais il y a une mésentente entre le Yémen et les États-Unis. Le gouvernement du Yémen demande à ces derniers de financer le camp qui devrait accueillir les prisonniers libérés. Mais les États-Unis ne sont pas prêts à débourser les sommes demandées. Et des pays voisins comme l’Arabie saoudite voient d’un mauvais œil la sortie de ces détenus car ils craignent qu’ils aillent demain combattre chez eux.

Les États-Unis ont dépensé plus de 225 milliards de dollars pour faire la guerre en Afghanistan. Mais ils ne donnent ni argent ni aucun accompagnement aux anciens prisonniers pour leur réinsertion. Nous savons bien que Guantánamo est un problème qu’ils ont créé et qu’il leur incombe de régler. Mais en même temps, si nous n’agissons pas, ce sont encore les victimes de cette situation qui en payeront les conséquences.

Je suis allé rendre visite à beaucoup d’anciens détenus de Guantánamo dans nombre de pays. Ils font face à d’énormes difficultés. A leur sortie, sans argent pour se réinsérer dans la société, les anciens prisonniers ont besoin d’aide. Ils sont malades, brisés psychiquement. Ils n’ont jamais eu droit à être soignés. Ils ont un besoin urgent de soins et de soutien psychologique. C’est pourquoi nous avons créé le « Guantánamo Justice Centre » pour répondre à ces difficultés [5].

J’ai cent histoires pénibles à raconter. J’ai visité récemment des détenus que les autorités du Nigeria ont fait emprisonner dès leur retour. En Tunisie, deux anciens prisonniers de Guantanamo sont dans la même situation, condamnés à 12 ans de réclusion. Le prisonnier marocain Saïd Boujaadia qui a quitté Guantánamo par le même avion que moi en mai 2008, a été condamné à 10 ans d’emprisonnement dès son retour au Maroc.

Silvia Cattori : Quand leurs tortionnaires promettent à ces gens la liberté, une vie facile et un salaire s’ils acceptent de travailler comme agents doubles, certains n’ont-ils pas d’autre choix que de se plier ?

Sami El Haj : Les officiers militaires à Guantánamo cherchent toujours à amener les détenus à devenir des espions. Mais je ne crois pas qu’ils y réussissent. Je doute qu’ils ne puissent jamais y arriver. Demander à un prisonnier de devenir espions contre qui ? S’il espionnait son pays, il se mettrait en danger. Ces gens qu’ils ont enfermés à Guantánamo ont la foi en l’Islam, une religion qui a des principes, qui n’admet pas que l’on puisse devenir un espion et agir contre son propre pays. C’est contraire à l’Islam de trahir d’autres gens. Mais, comme vous le pressentez, ils poussent les captifs à la trahison en exploitant leur vulnérabilité. Ils disent : « Si vous collaborez avec nous, nous allons vous aider financièrement, etc. »

Silvia Cattori : Avez-vous des nouvelles de Khalid Sheikh Mohammed [6] ? On a fait état de tortures particulièrement cruelles qui l’auraient conduit à s’attribuer quantité de crimes qu’il n’aurait pas commis ?

Sami El Haj : Nous n’avions aucun contact avec Khalid Sheikh Mohammed, car il était maintenu dans un lieu secret. Il est toujours soumis à l’isolement et nous sommes sans nouvelles de lui. Des officiers ont reconnu l’avoir torturé.

Nous pensons que chaque être humain a des droits. Même ceux qui sont soupçonnés d’avoir commis des fautes. Et même s’ils sont coupables, ils n’auraient jamais dû subir des tortures. Khalid Sheikh aurait dû avoir droit à un procès devant un Tribunal civil dans les règles du droit. Et aussi la possibilité d’avoir recours à un avocat. Toute personne doit avoir ce droit ; et, si elle est condamnée par un Tribunal, elle est supposée être enfermée dans une prison normale, sans être soumise à des tortures.

En ce moment, à Guantánamo, il y a encore 41 détenus qui sont en grève de la faim. Certains d’entre eux sont déjà en grève de la faim depuis quatre années. Ce qui veut dire que les soldats US les nourrissent de force, par un tuyau qu’ils passent par le nez. C’est quelque chose de très douloureux. C’est de la torture.

Silvia Cattori : Croyez-vous que Barack Obama n’est pas au courant que les abus n’ont jamais cessé depuis son élection ?

Sami El Haj : Bien sûr qu’il est au courant. C’est le président des Etats-Unis. Il est parfaitement informé. Comment pourrait-il ignorer ce qui se passe ? S’il veut visiter Guantánamo ce n’est pas difficile pour lui d’aller voir sur place.

En juin, je lui ai écrit une lettre pour lui demander de tenir sa promesse de libérer tous les prisonniers de Guantánamo. Je souhaite qu’il ait pris connaissance de cette lettre. Punir, emprisonner des gens sans aucune charge, sous prétexte que cela sert la « sécurité du monde », c’est cela l’humanité ? Si l’on a des choses à reprocher à des gens il faut les traduire devant un tribunal. Mais les enfermer durant des années sans jugement, sans que rien ne le justifie, c’est de la torture.

Silvia Cattori : Quand vous avez été kidnappé au Pakistan, en 2001, vous vouliez aller filmer les régions afghanes où les bombardements frappaient des civils. N’est-il pas douloureux pour vous d’être si éloigné de ces peuples plongés dans la souffrance que vous connaissez et aimez et que les soldats de l’OTAN continuent de martyriser dans l’indifférence de l’opinion occidentale ?

Sami El Haj : Je suis actuellement totalement engagé à défendre les Droits humains au sein d’Al Jazeera, à Doha. Mes activités ne me permettent plus de me rendre en Afghanistan. Je sais que, pour moi, voyager dans ces pays, sous occupation militaire, ce n’est pas dépourvu de risque. Al Jazeera a des correspondants sur place qui continuent de nous renseigner. Je peux suivre ce qui s’y passe. Bien sûr, si, demain, on interdisait aux journalistes l’accès à ces régions, je me sentirais encore plus éloigné.

Silvia Cattori : Nous vous remercions.

Au moment de prendre congé, Sami El Haj m’a annoncé avec une grande gentillesse : « J’ai un cadeau pour vous ». J’ai pris les deux livres qu’il m’offrait. Je les ai ouverts avec reconnaissance. Je savais qu’il me donnait là sa confiance, qu’il savait que je ne trahirais pas ses paroles. Cela m’a profondément touchée. Il s’est levé et s’en est allé poursuivre sa mission. Tout en sachant que la tâche est immense, que Guantánamo n’est que l’arbre qui cache la forêt.

Combien d’Arabes et de musulmans, dépourvus de toute dangerosité, respectueux de leur prochain, n’ont-ils pas été, comme lui, injustement kidnappés, encagoulés, brutalisés, empaquetés dans des sacs en plastique, transférés dans des centres de torture, entassés comme des bestiaux dans des camions où ils sont morts étouffés [7], et cela uniquement parce qu’il fallait fabriquer des résistants pour justifier des guerres qui reposaient sur des mensonges ?

Pourquoi en est-on arrivé là ? Il n’y avait pas de menace islamique ; il n’y avait aucune raison d’engager des troupes en Irak ou en Afghanistan. De commettre ces monstruosités sous prétexte qu’elles protégeaient notre sécurité (en quoi les Résistants, les peuples afghans, irakiens, ou pakistanais menaçaient-ils notre sécurité ?). Ces guerres atroces sont toutes perdues d’avance, car les peuples qu’elles humilient n’ont d’autre choix que de résister. Tout cela n’est pas acceptable !

Tuer des civils est un crime. Soumettre des hommes, fussent-ils coupables, à des traitements dégradants, qui ne respectent pas l’intégrité de la personne est un crime. La plupart des journalistes de nos principaux médias, n’ont bien évidemment jamais rien expliqué, ni jamais dénoncé le fait que ces hommes soient soumis à des traitements inhumains.

La justice c’est le respect de l’homme, du faible. Au moment de son arrestation, Sami El Haj se rendait précisément en Afghanistan couvrir la guerre de l’OTAN qui faisait alors déjà des ravages parmi les civils. Il était en empathie avec cette population que les bombes écrasaient.

Nous sommes nombreux je crois à être bouleversés par l’inhumanité et l’absence de compassion de nombre de nos reporters. Par leur incapacité à se situer du côté des victimes. Ils ont objectivement participé à la Croisade insensée dans laquelle les Etats Unis ont embarqué l’Occident, ceci bien avant le 11 septembre 2001. Ils ont, par leur lâcheté, légitimé les mensonges [8] présentés comme des « résistants dangereux » des hommes, des pères de familles, des résistants, que des occupants étrangers continuent à massacrer sur une large échelle. Alors que les vrais résistants dangereux étaient, et continuent d’être, ces soldatesques cruelles de l’OTAN qui vont semer la mort et la misère en Afghanistan, ou au Pakistan, comme du reste les troupes israéliennes au Liban et en Palestine.

Ces hommes que l’Occident haït et piétine et jette dans des sortes de Goulags, sont des gens qui ont une stature morale que nous n’avons plus. Ils sont admirés dans le monde arabe et musulman. Et cette estime du public, cette considération, cette identification avec les victimes de l’injustice est une force avec laquelle, tôt ou tard, l’Occident devra compter.

Silvia Cattori

[1] Le terme « combattant illégal », (« unlawful combattant »), « combattant ennemi » est un terme défini dans le PATRIOT ACT par le gouvernement des États-Unis pour qualifier les prisonniers se trouvant dans les centre de détention de Guantanamo et d’autres centres de détention clandestins de la CIA ou du Pentagone. Définir les prisonniers de « combattants illégaux » permet aux États-Unis de ne pas leur appliquer la Convention de Genève relative aux prisonniers de guerre.

[2] Voir :
 « Al Jazeera Announces the Launch of the Public Liberties and Human Rights Desk on its 12th Anniversary », Aljazeera.net, 2 novembre 2008.
 « Les détenus algériens étaient notre boussole à Guantanamo », par Fayçal Métaoui, Hassan Moali, algeria-watch.org, 6 juillet 2009.

[3] Voir : « Sami El Haj fonde le Guantánamo Justice Centre », par Silvia Cattori, Réseau Voltaire, 30 juillet 2009.

[4] Voir : « Sami El Haj, journaliste d’Al-Jazeera, témoigne », par Silvia Cattori, Réseau Voltaire, 18 juillet 2008.

[5] Voir note (3).

[6] Il fallait un coupable. On l’accuse, sans preuve, d’être le cerveau des attaques du 11 septembre. Selon Dick Marty, Khalid Sheikh, a été secrètement transporté de Kaboul à Szymany en Pologne en mars 2003 à bord d’un vol « délibérément camouflé au moyen de plans de vol fictifs » . Et que l’ex-président polonais A. Kwasniewski « connaissait et a approuvé » le rôle de la Pologne dans les activités secrètes de détention de la CIA sur son territoire. Khalid Sheikh, a été soumis à la technique connue sous le nom de « sous-marin » (supplice de la baignoire) plus de cent fois.

[7] Voir : « Afghanistan : Crimes sans châtiments ? », par Annelise Arcq, archivessolidaires.org, 9 septembre 2002.

[8] L’association des musulmans avec le terrorisme a été faite, dès les années 90, par des journalistes liés, nous a-t-on dit, aux services de renseignements, comme Guido Olimpio, en Italie, Richard Labévière en France. Ces journalistes ont objectivement préparé l’opinion occidentale à se méfier des musulmans. Labévière a affirmé des contre vérités, dans son insistance à associer dans des articles, livres, conférences, des hommes aussi estimables que Youssef Nada au terrorisme, (et à travers lui les Frères musulmans) à des attentats en Egypte. A l’origine des fausses nouvelles répandues contre M. Nada et les Frères musulmans il y avait le Mossad. Cette diabolisation contre les Frères musulmans faisait partie de la stratégie de guerre d’Israël contre ses voisins.
Voir à ce sujet :
 « L’incroyable histoire de Youssef Nada », par Silvia Cattori, Mondialisation, 13 juin 2008.
 Notice concernant M. Olimpio, sur le Site officiel de Youssef Nada.
 Notice concernant Richard Labévière, sur le Site officiel de Youssef Nada.

3/9

http://www.silviacattori.net/article940.html


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n°288 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan -: 07-09 –Fin:- Obama intensifie la guerre d’agression de l’Amérique contre le peuple

n°288 - Les  dossiers   'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan -: 07-09 –Fin:- Obama intensifie la guerre d’agression de l’Amérique contre le peuple afghan



  Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

                              Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion et stratégie'de l'Afghanistan

   n°288                                                                                                                            07/09/09

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       



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Sommaire :

2 Annexe

2-5 La stratégie de l'OTAN.

1 Le Concept stratégique.

2  Nouveau concept stratégique.

3 Arnaud Ghys : Responsabilité de protéger : une approche critique.

4 Jean Bricmont : Un monde plus juste et la « responsabilité de protéger ».

2-6 Mohamed Belaali : L’humanitaire et la guerre sont deux moyens contradictoires mais complémentaires pour servir le capital. 

2-7 Daniel Pipes : Les puissances occidentales sont condamnées à perdre tous les confits présents et futurs impliquant des forces non conventionnelles


 

2-5 La stratégie de l'OTAN.

1 Le Concept stratégique.

La stratégie de l'OTAN est initialement formulée sous le nom de "Concept stratégique pour la défense de la zone de l'Atlantique Nord". Elaboré entre octobre 1949 et avril 1950, ce concept expose une stratégie d'opérations de grande envergure pour la défense de territoires. Au milieu des années 50 est établie la stratégie des "représailles massives". L'accent y est mis sur la dissuasion, l'OTAN menaçant de riposter à toute agression contre ses pays membres par tous les moyens à sa disposition, dont, en particulier, les armes nucléaires. A partir de 1967, après de nombreux débats au sein de l'Alliance, les «représailles massives» sont remplacées par la stratégie de la "riposte graduée", offrant à l'OTAN les avantages de la souplesse quant à la riposte de l'OTAN en cas de menace pour la souveraineté ou l'indépendance de l'un quelconque de ses pays membres.

1991 : un nouveau concept stratégique

Avec la fin de la Guerre froide, la situation politique en Europe et la situation militaire générale se trouvent transformées. Un nouveau Concept stratégique, prend forme au cours des deux années qui suivent la chute du mur de Berlin. Il est débattu au sein de l'Alliance et adopté à Rome en novembre 1991. Assez éloigné des concepts précédents, il met l'accent sur la coopération avec les anciens adversaires, par opposition à la confrontation. La sécurité des pays membres reste l'objectif fondamental de l'OTAN, mais vient s'y ajouter l'obligation spécifique d'œuvrer dans le sens d'une amélioration et d'un élargissement de la sécurité pour l'Europe tout entière.

Il prévoit d'importants changements concernant les forces intégrées de l'OTAN, notamment des réductions substantielles de leur taille et de leur niveau de préparation, des améliorations visant à augmenter leur mobilité, leur souplesse et leur capacité d'adaptation aux différentes circonstances ainsi qu’un plus large recours aux formations multinationales. Des mesures sont également prises pour rationaliser la structure de commandement et adapter les dispositions et procédures de planification de la défense de l'Alliance, en particulier dans l'optique des besoins futurs en matière de gestion des crises et de maintien de la paix.

1997 : un concept révisé

En 1997, les Etats membres de l'OTAN décident de réexaminer le Concept et de l'actualiser pour prendre en compte les changements intervenus en Europe tout en confirmant l'attachement de l'Alliance à la défense collective et au lien transatlantique. La version révisée du Concept, est adoptée au Sommet de Washington en avril 1999. Se situant dans la continuité du concept de 1991, il englobe des moyens politiques et militaires complémentaires, et met l'accent sur la coopération avec d'autres Etats partageant les objectifs de l'Alliance. Il prend également en compte le développement de la politique de sécurité et de défense de l’Union européenne.

Il comprend les éléments suivants :

La préservation du lien transatlantique : le Concept stratégique affirme que la sécurité de l'Europe et celle de l'Amérique du Nord sont indivisibles et souligne par conséquent l'importance d'un Partenariat fort et dynamique entre l'Europe et l'Amérique du Nord.

Le maintien de capacités militaires efficaces : la stratégie met l’accent sur l’exigence de capacités militaires efficaces dans toutes les circonstances prévisibles, sur la dissuasion et la défense collective, sur les opérations de réponse aux crises.

Le développement de l'Identité européenne de sécurité et de défense au sein de l'Alliance : le Concept stratégique confirme que l'Identité européenne de sécurité et de défense se développe au sein de l'Alliance sur la base des décisions prises par les Ministres des affaires étrangères de l'Alliance à Berlin en 1996.

La prévention des conflits et la gestion des crises : le Concept reconnaît que des opérations de réponse aux crises comme celles menées en Bosnie et au Kosovo constitueront un aspect clé de la contribution de l'OTAN à la paix et à la sécurité euro-atlantique.

Le Partenariat, la coopération et le dialogue : l'accent est mis sur la détermination de l'Alliance à poursuivre sa politique établie depuis longtemps déjà de Partenariat, de coopération et de dialogue avec tous les pays démocratiques de la région euro-atlantique. Les principaux instruments de cette politique demeurent le Conseil de Partenariat euro-atlantique, le Partenariat pour la paix, les relations spéciales avec la Russie et l'Ukraine et le Dialogue méditerranéen.

L'élargissement : le Concept confirme l'ouverture de l'Alliance à l'adhésion de nouveaux membres, conformément à l'article 10 du Traité de Washington, et réaffirme que l'OTAN compte lancer de nouvelles invitations dans les années à venir.

La maîtrise des armements, le désarmement et la non-prolifération : finalement, le Concept stratégique énonce la politique de soutien de l'Alliance à la maîtrise des armements, au désarmement et à la non-prolifération.

Enfin, le Concept stratégique fixe des orientations pour les forces de l'Alliance. La stratégie fixée prévoit la poursuite de la mise en place des capacités militaires requises pour l'accomplissement de toute la gamme des missions de l'Alliance, de la défense collective au soutien de la paix et à d'autres opérations de réponse aux crises.

 

2  Nouveau concept stratégique.

Le "nouveau concept stratégique" de l'Otan, pour l'élaboration duquel le nouveau secrétaire général Ronald Rasmussen a nommé 12 super-têtes pensantes, pourrait très bien incorporer le concept de "la responsabilité de protéger" chère au secrétaire général de l'ONU , Ban Ki Moon. 

Gareth Evans, qui est un des auteurs de ce concept, participait récemment à un colloque de diverses fondations internationales pro-OTAN au palais d'Egmont à Bruxelles, pour plaider la nécessité pour l'Otan d'intégrer "la responsabilité de protéger" dans ses objectifs.

Le mouvement de la paix en Belgique a également commencé à discuter de cette question.

Avec un point de vue tout différent. ci-après une communication de Arnaud Ghys, pour la CNAPD lors d'un colloque avec Gareth Evans et un exposé de Jean Bricmont, à une table ronde de l'ONU, qui mettent en évidence les ambigüités, voire même les hypocrisies fondamentales de ce "concept".. pas si nouveau que çà. (CP) 

 http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/otan/nouv...


3 Arnaud Ghys : Responsabilité de protéger : une approche critique.

Historique du concept

Kofi Annan dans son rapport à l’Assemblée générale en 2000 somma l’ONU de répondre à cette question épineuse: des Etats ont-ils jamais le droit de prendre des mesures coercitives - et particulièrement militaires- contre un autre Etat pour protéger des populations menacées dans ce dernier, et si oui, dans quelles circonstances ?   

Le concept de « Responsabilité de protéger » est issu du rapport daté de décembre 2001 et rédigé par la Commission Internationale de l’Intervention et de la Souveraineté des Etats, co-présidé par Gareth Evans, qui devait répondre à cette question.

Selon Gareth Evans, avant la Responsabilité de protéger, la souveraineté s’avérait un véritable « permis de tuer » : ce qui se passait à l’intérieur de frontières nationales  n’était pas les affaires de la communauté internationale et il n’existait pas de règles concernant les conflits internes (le droit international et la Charte des Nations Unies visant uniquement les rapports entre Etats).

L’avant-propos du rapport est éclairant sur les motivations de ses auteurs : Nous voulons qu’il n’y ait plus jamais d’autre Rwanda, et nous estimons que l’adoption des propositions que nous formulons constitue le meilleur moyen de nous en assurer. L’élan du document est donc donné par un regret de ne pas avoir employé la force pour empêcher le génocide rwandais.    

Selon le concept de Responsabilité de protéger, les Etats souverains ont l’obligation de protéger leurs propres citoyens contre des catastrophes évitables, mais s’ils refusent ou ne sont pas en mesure de le faire, cette responsabilité incombe à la communauté internationale.  

Cette responsabilité devait s’exprimer en trois temps, dans un continuum :

  • Prévention,
  • Réaction,
  • Reconstruction   

Le concept a été intégré dans la déclaration finale du sommet ONU de 2005

138.

C’est à chaque État qu’il incombe de protéger ses populations du génocide, des crimes de guerre, du nettoyage ethnique et des crimes contre l’humanité. Cette responsabilité consiste notamment dans la prévention de ces crimes, y compris l’incitation à les commettre, par les moyens nécessaires et appropriés. Nous l’acceptons et agirons de manière à nous y conformer. La communauté internationale devrait, si nécessaire, encourager et aider les États à s’acquitter de cette responsabilité et aider l’Organisation des Nations Unies à mettre en place un dispositif d’alerte rapide.

139. Il incombe également à la communauté internationale, dans le cadre de l’Organisation des Nations Unies, de mettre en œuvre les moyens diplomatiques, humanitaires et autres moyens pacifiques appropriés, conformément aux Chapitres VI et VIII de la Charte, afin d’aider à protéger les populations du génocide, des crimes de guerre, du nettoyage ethnique et des crimes contre l’humanité. Dans ce contexte, nous sommes prêts à mener en temps voulu une action collective résolue par l’entremise du Conseil de sécurité, conformément à la Charte, notamment son Chapitre VII, au cas par cas et en coopération, le cas échéant, avec les organisations régionales compétentes, lorsque ces moyens pacifiques se révèlent inadéquats et que les autorités nationales n’assurent manifestement pas la protection de leurs populations contre le génocide, les crimes de guerre, le nettoyage ethnique et les crimes contre l’humanité. Nous soulignons que l’Assemblée générale doit poursuivre l’examen de la responsabilité de protéger les populations du génocide, des

crimes de guerre, du nettoyage ethnique et des crimes contre l’humanité et des conséquences qu’elle emporte, en ayant à l’esprit les principes de la Charte et du droit international. Nous entendons aussi nous engager, selon qu’il conviendra, à aider les États à se doter des moyens de protéger leurs populations du génocide, des crimes de guerre, du nettoyage ethnique et des crimes contre l’humanité et à apporter une assistance aux pays dans lesquels existent des tensions avant qu’une crise ou qu’un conflit n’éclate.

Si le rapport initial évoquait la famine parmi d’autres « catastrophes évitable » pour lesquelles s’exerçait la responsabilité de protéger, celle-ci est donc aujourd’hui restreinte aux cas de

  • génocide,
  • crime de guerre,
  • crimes contre l’humanité
  • nettoyage ethnique

Dans un premier temps c’est à l’Etat lui-même que revient la responsabilité de protéger sa population, dans un second temps, les autres Etats peuvent l’assister dans cet exercice et finalement c’est à l’ensemble de la communauté internationale et si besoin au Conseil de sécurité d’assurer la protection de cette population.  Il n’est pas fait référence à la responsabilité de la population de se protéger elle-même, c'est-à-dire en d’autres termes à la question de la résistance. L’absence de référence au droit de résistance est surtout le signe d’une confiance un peu naïve dans la capacité de la communauté internationale à protéger les populations en souffrance et assez symptomatique d’une forme de paternalisme.

D’après Gareth Evans, le fait que l’emploi de la force soit possible à la fin de ce continuum est essentiel : une fois la « procédure » de la responsabilité de protéger enclenchée, l’Etat ou le groupe visé sait qu’il risque une intervention militaire s’il ne rétablit pas la situation. 

Pour les défenseurs de la responsabilité de protéger, il reste trois challenges selon Evans :

  • Un challenge conceptuel : une bonne compréhension internationale de ce que ce concept recouvre et de ce qu’il ne recouvre pas
    • lecture trop étroite : y voir seulement une intervention militaire alors que c’est bien plus que cela (prévention, reconstruction…)
    • lecture trop large : sur la centaine de conflits dans le monde, il n’y a qu’une dizaine de cas auxquels Gareth Evans attribuerait l’étiquette « responsabilité de protéger » 
  • Un challenge institutionnel : mettre en place un mécanisme dans les organisations internationales pour assurer qu’il y aura une capacité de réagir.
  • Un challenge politique : même s’il y a une acceptation du concept et les outils institutionnels, il faut la volonté politique pour assurer une réaction concrète.   

 

Souveraineté et sécurité

La souveraineté des Etats, considérée comme absolue depuis le traité de Westphalie, est considérée dans l’optique de la responsabilité de protéger comme conditionnée : un Etat ne peut arguer de sa souveraineté que s’il respecte la souveraineté des autres Etats (responsabilité externe) et la dignité et les droits fondamentaux des populations vivant sur son territoire (responsabilité interne). La nouveauté étant l’accent mis sur cette responsabilité interne.

Le paradoxe est que les interventions menées sous le motif qu’un Etat n’a pas assumé ses responsabilités internes seraient en contradiction… avec la responsabilité externe des Etats interventionnistes.    

Parallèlement, avec le concept de « sécurité humaine » (PNUD, 1994), le centre de gravité de la sécurité a glissé de la sécurité des Etats vers la sécurité des personnes, la première (n’)étant (qu’)un moyen de garantir la seconde.   

D’abord la prévention

La prévention est la principale dimension de la responsabilité de protéger (…) il faut lui consacrer plus de détermination et de ressources[2].

Il s’agit donc d’épuiser d’abord toute la palette des mesures non militaires (en commençant par les moins intrusives et contraignantes) pour arriver en dernier recours si elles ont toutes échoué à des mesures militaires. 

La notion du « dernier recours » est malheureusement très floue et invoquée par nombre d’acteurs, de certains mouvements pour la paix à des chefs d’Etat belliqueux. En ce sens le travail préparatoire à la Responsabilité de protéger a l’avantage d’offrir une check-list qui précise ce que l’on peut entendre par « dernier recours ».

Existe-t-il un droit d’intervention ?

La Charte des Nations Unies ne reconnaît nullement un droit d’intervention humanitaire. Mais rien n’empêche au Conseil de Sécurité d’autoriser, en application du chapitre VII de la Charte une action militaire à vocation humanitaire : la situation humanitaire dramatique est formellement assimilée à une « menace contre la paix ». Le Conseil de Sécurité a déjà par le passé, avant l’adoption du principe de responsabilité de protéger, autorisé des ingérences dans des situations de conflit interne (Rhodésie, Bosnie, Haïti, Rwanda…)

La Responsabilité de protéger n’est pas une nouvelle norme juridique. La responsabilité de protéger doit se conformer à la Charte et aux règles en vigueur.       

Y a-t-il une obligation d’intervenir?

Il n’y a pas d’obligation, notamment parce que les Etats-Unis et certains Etats européens n’en ont pas voulu ! M Bolton, qui représentait les Etats-Unis lors du sommet de l’ONU en 2005 a déclaré que l’obligation d’un Etat de protéger sa population est une obligation juridique tandis que l’obligation d’Etats tiers et de la communauté internationale à protéger cette même population (n’)est (qu’)une obligation morale.  Les Etats-Unis ne veulent pas être liés par une règle contraignante l’obligeant à intervenir.  La responsabilité de protéger reste donc un geste secourable qui dépend du bon vouloir des Etats qui en ont les moyens militaires.

Qui intervient?

Même si la décision d’intervenir est prise dans le cadre du multilatéralisme onusien, la mise en œuvre pratique de l’intervention échappe à « la communauté internationale ».   

« Les interventions les plus délicates nécessitent le recours à des armées et des moyens logistiques sophistiqués que seul un petit nombre d’Etats ont à leur disposition. L’intervention, aussi neutre et pacificatrice soit-elle, reste étroitement contrôlée par des logiques de puissance. Celles-ci, conscientes du coût que représentent pareilles actions, ont inévitablement tendance à réclamer des compensations, voire des bénéfices en échange (…) il y a beaucoup de chemin à faire pour libérer les instruments d’intervention de la tutelle des puissances. »

Les intérêts politiques sont occultés par un discours éthique sur des valeurs universelles qui ne souffre plus la discussion et ne s’ouvre plus à la critique. 

Intervenir comment ?  

Un des principaux critères d’une action humanitaire est sa neutralité, son impartialité. Il importe de s’assurer qu’une intervention militaire présentée comme humanitaire n’est pas intéressée : plutôt qu’un motif de solidarité, ne faut-il pas voir un moyen de s’implanter dans un pays, d’occuper un territoire stratégique, de mettre la main sur des ressources naturelles, d’installer des bases militaires, d’ouvrir par la force de nouveaux marchés ?

Existe-t-il dans l’histoire des exemples d’interventions militaires désintéressées et motivées par la morale ? (cfr la polémique sur l’intervention américaine lors de la deuxième guerre mondiale cfr Le mythe de la bonne guerre, Jacques Pauwels, Aden)

Même désintéressée, une intervention pourrait s’avérer inutile voire contre productive si elle suscite de nouvelles violences et un ressentiment vis-à-vis des « libérateurs » qui peut nourrir les fanatismes et autres désirs de vengeance.

Une intervention intéressée peut-elle tout de même avoir des effets positifs, sachant qu’elle ne sera pas menée en fonction d’objectifs réellement humanitaires ?

Là encore, l’intervention américaine lors de la seconde guerre mondiale peut être citée en exemple : même si ce n’est pas la « bonne guerre » qui nous est souvent présentée, n’a-t-elle pas eu le mérite de nous débarrasser des nazis ?

Mais la guerre à l’Irak nous donne un contre exemple plus récent : un courant de la gauche tout en n’étant pas dupe du désintéressement de l’intervention américaine, défendait la guerre en Irak comme une opportunité de se débarrasser de la dictature du régime baasiste. Aujourd’hui, la dictature baasiste a effectivement été renversée. Mais quel bilan six ans après pour le peuple irakien ? Les conditions de vie de Irakiens sont aujourd’hui à maints égards bien pires que sous la dictature. La « libération », devenue occupation, a un goût tellement amer qu’elle a fait le lit d’extrémistes de tous poils et augmenté en flèche le nombre de candidats aux attentats.

Contrairement à l’ingérence humanitaire qui était vue comme une opération ponctuelle visant à mettre fin à des massacres, il s’agit donc avec la responsabilité de protéger d’une ingérence sur le long terme, structurelle, qui peut aller jusqu’à la mise sous tutelle de certains territoires et de certains Etats.    

L’argument humanitaire

L’ultime argument des tenants de l’intervention militaire est celui du sauvetage de vies humaines : il s’agit d’épargner des « morts et souffrances évitables ».

L’inaction face à des massacres est alors souvent qualifiée de « criminelle ». Les interventionnistes se placent donc dans une posture morale, voire moralisatrice : ceux qui s’opposent à l’emploi de la force sont des criminels. L’alternative entre ne rien faire et déclencher une guerre constitue un faux dilemme destiné à discréditer les moyens pacifiques de règlement des conflits.  

Si une vie égale une vie, n’existe-t-il pas d’autres moyens (plus pacifiques, plus structurels, moins coûteux tant en vies humaines qu’en moyens financiers) de sauver autant si pas plus de vies ? L’ « inaction criminelle » de la communauté internationale a également été évoquée par Jean Ziegler qui parle de la faim dans le monde comme un crime contre l’humanité. 

Les moyens souvent colossaux qui sont affectés à une intervention miliaire ne permettaient-ils pas de sauver bien plus de vies s’ils étaient affectés à la satisfaction des besoins alimentaires, à la lutte contre les épidémies, à l’éducation… Et tout cela sans « dommages collatéraux », sans spirale de la violence impossible à arrêter (il est pus facile de gagner une guerre que de gagner la paix qui s’ensuit). Qu’il suffise de comparer le coût de la guerre en Irak (évalué par Joseph Stiglitz à 3000 milliards de dollars) avec les montants nécessaires pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Cette approche fait l’impasse sur les causes économiques et structurelles (pillages des ressources naturelles..) à l’origine de ces explosions de violence. On lutte ici contre des symptômes. S’attaquer aux causes structurelles reviendrait souvent à s’en prendre aux intérêts des entreprises multinationales… 

Reste donc une question presque enfantine : pourquoi protéger un nombre limité de gens avec des armes et beaucoup d’argent quand on pourrait protéger plus de gens sans armes et pour moins d’argent ?

Arnaud Ghys

Mai 2009      

http://www.cnapd.be  


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07/09/2009

n°287 - dossiers de l'Afghanistan - du 07-09 – Début - : 1 « Il y avait des mains, des jambes et d'autres restes humains

n°287 - dossiers de l'Afghanistan -  du 07-09 – Début - : 1 « Il y avait des mains, des jambes et d'autres restes humains

éparpillés partout »



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan 

n°287 - 07-09

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à part :

Danilo Zolo : Terrorisme humanitaire en Afghanistan.

L’Afghanistan au cœur des débats.

L'Allemagne justifie le raid aérien en Afghanistan.

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 La "bavure" de trop ?

1 « Il y avait des mains, des jambes et d'autres restes humains éparpillés partout »

2 L’Otan de bavures en revers.

2-1 Chems Eddine Chitour : Inutile élection et croisade pétrolière vs Jihad. 

2-2 Guantanamo : Les dossiers

Suite

2  Dossiers

2-1 Chems Eddine Chitour : Inutile élection et croisade pétrolière vs Jihad. 

2-2 Guantanamo : Les dossiers

1 Saint Saint-Marc : Le massacre des Innocents.

2  Dossiers

2-1 Chems Eddine Chitour : Inutile élection et croisade pétrolière vs Jihad. 

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 La France patrouille à reculons

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Taike Eilée l’Afghanistan n’a jamais constitué un foyer du terrorisme. 

4-2 Serge Lefort : Guerre sans fin de l’Afghanistan au Pakistan.

4-3 Jacques Coubard : Guerre et torture rapportent aux USA.

4-4 Agnès Gruda : Un tournant pour la présidence de Barack Obama.

4-5 Stanley McChrystal remet en cause la stratégie des forces internationales.

4-6 Afghanistan - Il faut changer de stratégie.

4-7 Un “front” de plus vers la chute finale d’une guerre introuvable.



Tiré à part :

Danilo Zolo : Terrorisme humanitaire en Afghanistan.

Une fois de plus, en Afghanistan, les chasseurs-bombardiers de l’OTAN, aux ordres du général étasunien Stanley McCrystal, ont fait un massacre d’innocents. Au cœur de la nuit, sur la grève d’un ruisseau à sec, a coulé le sang de dizaines de civils sans armes, atteints par des missiles et des bombes étasuniens, anglais et français.

Ceux qui s’attendaient à ce que les récentes élections politiques et leur résultat probable – la victoire de Hamid Karzaï - soient un pas en avant vers la solution de la « guerre humanitaire » de l’ISAF et de l’OTAN, se sont une fois de plus trompés. Karzaï survit, niché dans un très étroit secteur du centre de Kaboul, blindé par les forces des armées occidentales, tandis que les insurgent contrôlent plus de 70% du pays. Entre temps, on compte par milliers les victimes afghanes de la guerre en cours.

La légende commode selon laquelle les troupes ISAF-OTAN – italiennes (et françaises, ndt) comprises- seraient en Afghanistan comme « force de paix » pour protéger le peuple afghan de ses ennemis (les Taliban) s’est révélée une fois de plus pour ce qu’elle est : une imposture terroriste.

C’est la farce humanitaire d’un terrorisme d’Etat non moins cruel, violent et sanguinaire du dit global terrorism que B. Obama et Hillary Clinton prétendent rayer de la face de la terre avec l’imposante opération militaire « Coup d’épée ». Pour eux la guerre en Afghanistan est une « guerre nécessaire » […]. Ce qui est nécessaire en réalité est plutôt une révision radicale de la notion même de terrorisme : il suffit de penser que l’infamie atomique de Hiroshima et Nagasaki n’a jamais été qualifiée comme un acte terroriste.

La réalité est toute autre : la guerre en cours en Afghanistan est une guerre d’agression non moins grave que celle qui a dévasté l’Irak, et non moins cruelle que celle qui a transformé la Bande de Gaza en un immense échafaud pour exécuter des femmes, des enfants et des vieillards palestiniens. L’intervention en Afghanistan de la mission internationale d’assistance au gouvernement Karzaï – l’ISAF, exactement- n’a pas été une intervention portant moins préjudiciable au droit international que l’agression étasunienne en 2001, jamais légalisée par les Nations Unies.

La résolution du Conseil de Sécurité pour la constitution de l’ISAF n’a autorisé –et n’aurait pu autoriser- aucune opération militaire. Le passage ensuite, prévisible, de l’ISAF sous la dépendance de l’OTAN a totalement violé l’objectif de l’ « assistance », et a attribué à l’ISAF un objectif guerrier que le Conseil de Sécurité ne lui a pas assigné ; comme il ne l’avait pas assigné et ne pouvait pas l’assigner à l’OTAN.

Aujourd’hui l’OTAN - alliance militaire en partie déjà responsable de très graves atteintes au droit international- opère avec une armée qui est aux côtés des milices d’Enduring Freedom dans une guerre d’agression contre des citoyens qui se battent pour libérer leur pays des ennemis qui l’occupent. Il devrait être clair pour tout le monde que sont illégales non seulement l’agression mais aussi l’occupation militaire d’un pays, et qu’un peuple agressé a le droit de se défendre même avec l’usage des armes. Les freedom fighters afghans de l’ethnie Pachtoun combattent aujourd’hui par légitime défense. Ils se battent contre le terrorisme humanitaire.

Danilo Zolo

Danilo Zolo (Florence) est juriste, philosophe du droit, spécialiste de Droit international, et coordinateur du site :

Jura Gentium. http://www.juragentium.unifi.it/en/bionotes.htm#zolo

Reçu de l’auteur et traduit par M-A. Patrizio.



L’Afghanistan au cœur des débats.

"Nous disposions d'informations claires selon lesquelles les taliban s'étaient emparés de deux camions de carburant à six kilomètres environ de notre base afin de lancer une attaque contre nos soldats à Kunduz...Si (l'attaque) avait réussi, il y aurait eu d'horribles conséquences pour nos soldats."

Très éclairante conception.

Pour F-J Jung, bombarder des dizaines de paysans afghans n'est pas une "horrible conséquence", du moment qu'on préserve la sécurité des troupes allemandes

 

L'Allemagne justifie le raid aérien en Afghanistan
Reuters,  06/09/2009 à 15:31 
BERLIN - Le ministre allemand de la Défense, Franz Josef Jung, défend la décision de ses troupes de réclamer un raid aérien de l'Otan en Afghanistan, et il lance à nouveau une mise en garde contre tout jugement hâtif à propos de cette opération, la plus meurtrière à laquelle des forces allemandes aient participé depuis la Seconde Guerre mondiale.
A trois semaines d'élections fédérales, Jung a tenté de rassurer une opinion publique dont les critiques envers la participation militaire de l'Allemagne aux opérations en Afghanistan ont été renforcées par le raid aérien de Kunduz qui a fait des dizaines de morts, vendredi.

L'Allemagne n'a commencé à déployer des troupes à l'étranger, en mission de maintien de la paix, que dans les années 1990.

La mission en Afghanistan, qui avait débuté alors que la province de Kunduz jouissait d'un calme relatif, est cependant devenue impopulaire en changeant progressivement de nature, lorsque les taliban sont devenus plus actifs dans cette région du nord.

"Le raid aérien était absolument nécessaire", a déclaré Jung au journal Bild am Sonntag. "Je ne peux comprendre comment certain peuvent être aussi prompts à critiquer l'action des militaires sans connaître la situation ou disposer d'informations sur le contexte".

Le ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne réunis samedi à Stockholm ont critiqué l'Otan à propos du raid aérien et ont exprimé la crainte que ce raid sape les efforts des Occidentaux en Afghanistan.

"HORRIBLES CONSÉQUENCES"

Jung, qui a affirmé à plusieurs reprises que Berlin n'était pas engagé dans une guerre en Afghanistan - terme sensible en raison du passé belliqueux de l'Allemagne - a expliqué que les officiers allemands disposaient d'informations très détaillées recueillies sur plusieurs heures sur les deux camions de carburant dont les taliban s'étaient emparés.

"Nous disposions d'informations claires selon lesquelles les taliban s'étaient emparés de deux camions de carburant à six kilomètres environ de notre base afin de lancer une attaque contre nos soldats à Kunduz", a dit Jung en expliquant la décision d'un responsable militaire allemand de demander le raid aérien.

"Si (l'attaque) avait réussi, il y aurait eu d'horribles conséquences pour nos soldats. C'est pourquoi, à mon sens, le responsable militaire a pris la bonne décision (...) Selon les informations que j'ai reçues, seuls des terroristes taliban ont été tués dans le raid."

L'Allemagne dispose de 4.200 hommes en Afghanistan, ce qui en fait le troisième contingent après ceux des Etats-Unis et de Grande-Bretagne. Jusqu'ici, 35 Allemands ont été tués en Afghanistan, les trois derniers en juin.

Selon des sondages d'opinion, les deux-tiers de la population sont opposés à la mission mais la question n'est pas devenue un thème de campagne électorale parce que les deux partis au pouvoir, les conservateurs de la chancelière Angela Merkel et les sociaux-démocrates du vice-chancelier Frank-Walter Steinmeiers, sont d'accord pour dire que les troupes allemandes doivent rester en Afghanistan.

Mais les conservateurs, en particulier Jung, s'efforcent de prévenir toute attaque contre la présence de forces allemandes en Afghanistan qui risquerait de peser sur l'opinion publique pendant la campagne électorale. Plusieurs partis d'opposition souhaitent le retrait des troupes allemandes d'Afghanistan.



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des 2articles  ne signifie nullement que la rédaction partage les points de vue des l’auteurs, mais doit être vu comme information.

1-1 La "bavure" de trop ?

1 « Il y avait des mains, des jambes et d'autres restes humains éparpillés partout »
Le Soir, 5/9/2009
Philippe Regniez avec AFP

Au moins 90 personnes tuées dans un bombardement par l'Otan. Le nombre encore incertain de victimes civiles pousse ONU, Otan et Kaboul à promettre des enquêtes
Un tournant dans la guerre ? La « bavure » arrive au pire moment pour les Occidentaux. Washington s'avoue « très préoccupé ».
«
Il y avait des mains, des jambes et d'autres restes humains éparpillés partout » : Mohammad Daud fait partie des rescapés de la frappe de l'Otan survenue vendredi dans le nord de l'Afghanistan qui a fait jusqu'à 90 morts, selon les autorités locales. Le bombardement visait un camion-citerne transportant du carburant dont les talibans s'étaient emparés jeudi dans la province de Kunduz, et qui s'était embourbé dans le lit de la rivière éponyme, a expliqué la police.

«Aucun corps n'était en un seul morceau (...). Les gens qui étaient plus éloignés du camion ont été grièvement brûlés », poursuit Mohammad, âgé de 32 ans. Selon des témoins, mais aussi selon de premières déclarations de policiers et de responsables des autorités locales, des centaines de villageois, parmi lesquels des enfants, s'étaient massés pour venir puiser de l'essence à l'invitation des talibans qui ne parvenaient pas à faire repartir le camion. «Les villageois se sont rués avec tous les bidons et bouteilles qu'ils pouvaient emporter », des agriculteurs ont même acheminé leur tracteur sur place pour le remplir, a affirmé Mohammad Daud. « II y avait dix à quinze talibans sur le haut de la citerne et c'est à ce moment qu'ils ont bombardé, tous ceux qui se trouvaient là sont morts. » 

Chaussures, montres et vêtements calcinés ont été projetés sur la berge de la rivière Kunduz où gît aussi le cadavre d'un âne, la selle encore fixée aux flancs. A l'hôpital de Kunduz, des blessés sont acheminés sur des civières ; d'autres rescapés arrivent, atrocement brûlés.

Les bilans du bombardement restent encore flous. Et, signe d'un malaise évident, contradictoires. L'armée allemande, dont 800 des 4.200 soldats présents en Afghanistan sont déployés dans la région de Kunduz, a d'abord assuré qu'aucun civil n'avait péri, tandis que le porte-parole du ministère de la Santé à Kaboul, évoquait la présence de nombreux civils parmi les victimes. Selon lui, entre 200 et 250 villageois se trouvaient autour du camion. Le porte-parole des autorités provinciales a quant à lui assuré que la « plupart » des quelque 90 tués étaient des talibans.

A Bruxelles, un porte-parole de la Défense a assuré qu'aucun soldat ni moyen matériel belges n'avaient été impliqués dans l'attaque. Quelque 102 militaires belges sont déployés dans la région de Kunduz, certains de longue date avec les Allemands. D'autre part, 6 avions bombardiers F-16 belges sont stationnés à Kandahar, dans le sud, mais leur zone d'opération s'étend « à tout l'Afghanistan », rappelle la Défense. Environ 540 militaires belges sont présents en Afghanistan.

Révision de stratégie

Quoi qu'il en soit, cette nouvelle « bavure