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22/08/2009

n° 282 - journal de l'Afghanistan - 10-08 au 22-08- : Début : - : Obama planifie une guerre encore plus coûteuse et plus meurtrière qu’en Irak.

n° 282 - journal de l'Afghanistan - 10-08 au 22-08- : Début : - : Obama planifie une guerre encore plus coûteuse et plus meurtrière qu’en Irak.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan n° 282- du 10-08 au 22-08

                     C.De Broeder & M.Lemaire                           



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes


 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire.

Tiré à part :

- Karzaï, et Abdullah, revendiquent la victoire.

- Les résistants gagnent du terrain.

- Nouvelle stratégie.

- Omar présente : le code du parfait résistant en Afghanistan.

Paroles & action du président...

 Obama a demandé à la Cour suprême des Etats-Unis d'empêcher la publication de photos des sévices.

L’Afghanistan au cœur des débats.

Obama planifie une guerre encore plus coûteuse et plus meurtrière qu’en Irak..  

Occupation : Les Américains plus optimistes que les Français.

1 Analyse & déclaration :

Résistance

Suite

Occupants:

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans

Fin

2) occupants 



Tiré à part :

- Karzaï, et Abdullah, revendiquent la victoire.

Les camps des deux principaux candidats à la présidentielle afghane, Hamid Karzaï, et Abdullah Abdullah, affirmaient chacun être en tête,  au lendemain du scrutin.

Les scrutins provinciaux avaient pris fin jeudi à 16H00 (11H30 GMT).

La Commission électorale a indiqué jeudi soir que 95,5% bureaux de vote avaient pu ouvrir leurs portes.

Le dépouillement avait alors immédiatement commencé dans les bureaux de vote même, et s'est poursuivi jusque tard dans la nuit.

Mais nombre d'observateurs craignent une forte abstention.(ndlr 50 %)

Une faible participation saperait la crédibilité de ces élections, déjà entachées par des accusations de fraudes et d'irrégularités diverses,.

La Commission électorale afghane n'a pas confirmé ces annonces, fondées sur des résultats partiels, soulignant qu'il était trop tôt pour proclamer un résultat.

Adrian Edwards, porte-parole de la mission de l'ONU en Afghanistan, très impliquée dans l'organisation des élections, a également appelé à la patience. «Il n'y a aucun résultat tant que la Commission électorale n'a pas annoncé de résultat. Le reste n'est que spéculation», a-t-il renchéri.

Le porte-parole de la commission électorale, Zekria Barakzaï, a annoncé dans la matinée que le dépouillement du scrutin présidentiel était «terminé», en précisant que le taux de participation pourrait tourner autour de 40 à 50%. Le chiffre définitif doit être annoncé d'ici quelques jours.

«La participation n'était pas la même dans le nord, le sud et le centre du pays, mais cela est toujours satisfaisant, a-t-il ajouté.

La Commission n'a pas donné de chiffre de participation concernant les élections provinciales, également tenues jeudi.

Au même moment ou presque, le directeur de campagne du président Karzaï affirmait que son candidat avait remporté la présidentielle dès le premier tour, selon des chiffres fournis par ses observateurs sur le terrain.

«D'après les informations que nous avons obtenues jusqu'ici, nous pouvons affirmer qu'il n'y aura pas besoin de second tour, nous sommes en tête», a déclaré Din Mohammad.

Quasi simultanément, l'équipe de l'ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah, principal rival de Karzaï, rétorquait que son candidat était largement en tête, selon des résultats partiels.

«Les résultats que nous avons reçus de nos observateurs depuis les bureaux de vote nous disent que jusqu'à maintenant, nous recueillons 63% et Hamid Karzaï 31%», a annoncé Sayed Aqa Fazil Sancharaki, porte-parole de la campagne d'Abdullah. «Ce ne sont pas des résultats finaux (...) Nous en aurons peut-être terminé demain, a-t-il ajouté.

La Commission électorale a refusé de confirmer ces annonces.

«Nous ne pouvons pas confirmer (...), nous allons attendre de recevoir les feuilles de résultats», a dit son porte-parole, en demandant aux équipes des candidats d'être «prudents sur leurs annonces, et patients».

L'équipe d'Abdullah Abdullah a ainsi déposé «30 plaintes très précises» auprès de la Commission électorale.

Sardar Ahmad
Agence France-Presse

22-08

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/200908/21/01-894551-afghanistan-deux-candidats-revendiquent-la-victoire.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention

 

- Les résistants gagnent du terrain.

De l'aveu même du commandant des forces américaines en Afghanistan, les résistants, s'ils ont perdu quelques batailles, sont en train de gagner la guerre dans la région.

Malgré près de huit ans d'intervention militaire occidentale en Afghanistan, les résistants y ont repris le haut du pavé, selon le général Stanley McChrystal qui y commande les forces armées américaines. À l'approche des élections du 20 août, le général américain note que les résistants, en plus d'imposer leur loi sur le sud du pays, sont en train de gagner du terrain dans le nord et dans l'ouest, deux zones où ils ne sont pas traditionnellement présents. « (Les résistants) sont des ennemis très agressifs en ce moment.

Nous devons freiner leur lancée. Arrêter leur initiative», a dit le général en entrevue au Wall Street Journal. Selon lui, le seul remède est de renforcer la présence américaine dans des régions-clés, dont Kandahar, où les forces canadiennes sont actuellement responsables de la sécurité.

 La Presse

11-08

http://www.cyberpresse.ca/international/200908/11/01-8914...

 

- Nouvelle stratégie.

Extrait

Si la situation semblait sous contrôle à Kaboul, elle continuait en revanche de se détériorer en province. «Chaque jour, entre trois et six policiers afghans sont tués et plusieurs commissariats attaqués.

Les pertes militaires, Afghans et soldats étrangers confondus, sont en augmentation de 40 % par rapport à l’an dernier», rappelle un diplomate occidental.

Les résistants s’étaient engagés à seulement boycotter les élections.

C’est dimanche qu’ils ont annoncé leur nouvelle stratégie par des tracts ou des lettres distribuées et affichées dans leurs bastions du sud.  «Nous utilisons de nouvelles tactiques visant les centres de vote. Quiconque sera blessé dans et autour des centres de vote en sera responsable, car il en aura

été informé à l’avance», déclarait Youssouf Ahmadi, l’un des porte-parole des résistants.

9/08/

 http://www.liberation.fr/monde/

 

- Omar présente : le code du parfait résistant en Afghanistan.

Extrait

Un code de conduite pour les combattants en Afghanistan et au Pakistan est distribué depuis le mois de mai au sein des moudjahidines.

Al Jazeera a eu accès au contenu de cette brochure de 37 pages à la couverture bleue.

Cette mince charte de l'Emirat islamique d'Afghanistan pour les Moudjahidines vise à donner de grandes directions aux combattants islamistes.

Ces nouvelles lois seraient directement dictées par le mollah Omar.

Un article paru dans le Wall Street Journal en juin 2009, révélait que l'ex-chef suprême des résistants afghans avait repris le commandement des bataillons résistants en Afghanistan depuis la ville de Quetta, au Pakistan.

Jusque-là, les commandements locaux décidaient eux-mêmes des attaques à mener contre les forces de la coalition dirigée par les Etats-Unis. Il est désormais défendu aux soldats du jihad de se regrouper en petits groupes non officiels : « Si des bataillons irréguliers existants refusent de rejoindre la structure officielle, il faut les démanteler. » « Les combattants doivent éviter de défigurer les gens »

La règle la plus frappante impose aux résistants de limiter les attaques kamikaze : « Les attaques- kamikaze  ne doivent toucher que des cibles importantes. Il faut faire tous les efforts possibles pour éviter les victimes civiles car un fils courageux de l'islam ne doit pas être sacrifié pour des cibles inutiles ou d'intérêt moindre.

Tous les combattants doivent veiller à minimiser la mort des personnes innocentes et les atteintes à leurs propriétés.

Les combattants doivent éviter de défigurer les gens et de les toucher aux oreilles, au nez et aux lèvres. »

Les prises d'otages sont également sujettes à révolution puisque le nouveau règlement interdit l'enlèvement contre rançon :  « La condamnation à mort d'un prisonnier ne peut être prononcée que par l'imam suprême (le mollah Omar, ndlr) ou l'un de ses collaborateurs. »

L'objectif non dissimulé de cet ouvrage, « est  degagner les cœurs des civils musulmans ».

….

Ce n'est pas la première fois qu'un tel texte fait son apparition dans les milieux des moudjahidines.

En 2006, une « layeha », le livret militaire des résistants, avait été distribuée à tous les résistants.

A l'époque, Newsweek avait publié l'intégralité du texte.

Lequel interdisait les enlèvements contre rançon, la vente d'armes et les bataillons non officiels.

Il y est également explicitement écrit que les moudjahidines ont besoin du soutien de la population.

Pour l'obtenir, les soldats du jihad sont invités à avoir un comportement exemplaire.

Présenter « l'armée » du mollah comme une structure organisée

Le 31 juillet, les résistants ont ainsi officiellement appelé les Afghans à boycotter les élections présidentielle et provinciales du 20 août et à « rejoindre les rangs du jihad » pour libérer leur pays.

Le soutien recherché au sein de la population sera difficile à trouver.

Base - Zineb Dryef 

03/08

Rue89 | 



Paroles & action du président...

19-08

Dans un discours visant à convaincre son opinion publique du bien-fondé de sa stratégie militaire, le président a affirmé lundi que le conflit afghan était une "guerre qui mérite d'être menée".

AP

 Obama a demandé à la Cour suprême des Etats-Unis d'empêcher la publication de photos des sévices.

L'administration Obama a demandé à la Cour suprême des Etats-Unis d'empêcher la publication de photos montrant des soldats américains infligeant des sévices à des détenus en Irak ou en Afghanistan, pour éviter de mettre en danger les troupes sur le terrain.

10 août

"Le président des Etats-Unis et les officiers militaires les plus haut placés, responsables des opérations actuelles en Irak et en Afghanistan ont établi que la publication de ces photos constituerait un risque considérable pour la vie et l'intégrité physique des soldats et des personnels civils américains", assure l'administration dans sa requête, dont l'AFP s'est procuré copie lundi.

La Cour suprême devrait dire dans les prochains mois si elle accepte d'examiner cette requête.

Saisie en 2004 par la puissante Association de defense des libertés civiles (ACLU), la justice américaine avait finalement ordonné au printemps que le département de la Defense publie une trentaine de photos. Le Pentagone devait s'exécuter avant la fin mai et semblait même prêt à en publier des centaines.

Mais, le 13 mai, Barack Obama, après avoir longuement réfléchi, avait bloqué la parution des photos, estimant que les rendre publiques risquait d'"attiser encore davantage les sentiments anti-américains et d'exposer nos soldats à un danger plus grand".

Dans sa requête, l'avocate en chef du gouvernement américain, Elena Kagan, décrit plusieurs de ces photos, figurant des scènes de mauvais traitements violentes, souvent à connotation sexuelle, contre des prisonniers menottés et la tête recouverte de sacs.

Elle rappelle que "trois des six enquêtes ouvertes (sur ces agissements) avaient mené à des inculpations", et que "dans deux dossiers, les accusés ont été déclarés coupables et punis".

Plusieurs officiers gradés présentés comme ayant une longue expérience des terrains irakien et afghan, sont cités dans la requête pour appuyer la demande au motif de la mise en danger des troupes.

"Ces photos seraient la preuve matérielle que les sévices perpétrés par l'armée américaine à l'encontre de prisonniers n'étaient pas une anomalie mais (une pratique) largement répandue bien au delà des murs de la prison d'Abu Ghraïb", en Irak, a affirmé l'ACLU dans un communiqué.

Pour l'association, "aussi perturbantes puissent être ces photos, il est essentiel que le public américain connaisse la vérité sur les sévices qui sont perpétrés en son nom".

le matin
10 août 2009

http://www.lematin.ch:80/flash-info/monde/usa-cour-supreme-saisie-photos-sevices-armee-americaine



L’Afghanistan au cœur des débats.

Obama planifie une guerre encore plus coûteuse et plus meurtrière qu’en Irak..  

Plusieurs sources, y compris au sein de l’administration Obama, ont confirmé aujourd’hui que le président américain serait sur le point de procéder à une nouvelle montée en puissance de l’effort militaire en Afghanistan.

Cette politique se traduirait par une augmentation des dépenses et des troupes de la part des Etats-Unis et de ses alliés, dépassant de loin tout ce qui a été englouti dans la guerre d’Irak par l’équipe Cheney, Bush et Rumsfeld !

A la une du Washington Post d’hier, Walter Pincus, s’appuyant sur ses nombreuses sources, écrivait qu’« à mesure que l’administration Obama accroît son engagement en Afghanistan, les experts militaires mettent en garde contre le fait que les engagements militaires et politiques des Etats Unis dans cette région, nécessiteront au moins une décennie supplémentaire [en plus des 8 ans déjà passés] et représenteront un coût qui ‘éclipsera’ celui de la guerre d’Irak ».

D’autres sources ont confirmé à nos collègues de l’Executive Intelligence Review (EIR) que l’Afghanistan Policy Review, un groupe d’études créé par l’administration sur ce sujet, présentera d’ici peu une proposition pour atteindre le niveau de 200 000 hommes sur place, une présence plus élevée qu’à n’importe quel moment en Irak…

Dans un entretien à CNN dimanche matin, Susan Rice, l’Ambassadrice états-unienne à l’ONU, a confirmé pleinement cette perspective : « Je m’attends à dix années supplémentaires d’engagement des Etats-Unis, et je prévois que le coût de [cet engagement] sera bien plus grand que celui de la guerre d’Irak. Nous voulons investir ce qui sera nécessaire pour atteindre cet objectif ».

Que ces projets correspondent bien à la stratégie militaire que les Britanniques comptent imposer aux Etats-Unis en Afghanistan, est aussi ressorti d’une interview donnée par le Conseiller à la sécurité nationale états-unien, le Général James Jones, à Fox TV ce matin. Au cours de l’entretien, le journaliste Chris Wallace a lu à Jones la nouvelle position adoptée par le Commandant en chef des forces britanniques prévoyant que pour « sécuriser l’Afghanistan », il faudrait au moins une autre décennie et un niveau beaucoup plus important de troupes américaines. Le général Jones a répondu qu’il « n’excluait pas ce scénario ». Cependant, il ne s’est pas gêné pour dire que lorsqu’il avait su que le nouveau commandant des troupes américaines en Afghanistan, le Général Stanley McKristal, allait soumettre cette proposition, sa réaction spontanée avait été « Mais qu’est-ce que c’est que cette c…rie ? »

La seule question qui demeure sans réponse est de savoir si Obama a déjà obtenu l’aval pour ce « plan de contre-guérilla stratégique » lunatique de la part du général Jones et d’autres planificateurs militaires.

12 Août 2009

http://www.alterinfo.net/En-Afghanistan,-Obama-planifie-une-guerre-plus-couteuse-et-plus-meurtriere-qu-en-Irak_a35691.html

 

Les résistants gagnent du terrain

De l'aveu même du commandant des forces américaines en Afghanistan, le général Stanley McChrystal, les résistants, s'ils ont perdu quelques batailles, sont en train de gagner la guerre dans la région. 

Nous devons freiner leur lancée. Arrêter leur initiative», a dit le général en entrevue au Wall Street Journal.

Selon lui, le seul remède est de renforcer la présence américaine dans des régions-clés, dont Kandahar, où les forces canadiennes sont actuellement responsables de la sécurité.

 La Presse

11-08

http://www.cyberpresse.ca/international/200908/11/01-891447-les-résistants-du-pakistan-decapites.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention

 

Occupation : Les Américains plus optimistes que les Français.

Un sondage Ifop pour «Le Figaro» montre que les opinions publiques, de part et d'autre de l'Atlantique, s'inquiètent du risque d'enlisement (…)  en Afghanistan.

L'intervention militaire en Afghanistan est mieux acceptée aux États-Unis qu'en France.

Selon un sondage Ifop réalisé du 10 au 18 août pour Le Figaro, 57 % des Américains y sont favorables alors que 64 % des Français s'y opposent.

L'enquête montre qu'en France les électeurs de gauche sont les plus hostiles.

Parmi les 36 % de Français qui approuvent cette présence militaire,

57 % sont des sympathisants de l'UMP et

26 % du PS.

En France comme aux États-Unis, les femmes affichent nettement plus de réserve que les hommes. Même constatation pour la communauté noire américaine : 38 % des Afro-Américains seulement approuvent l'intervention.

L'enquête révèle également que le scepticisme des Français s'est globalement renforcé depuis un an. Si, en avril 2008, les opinions publiques française et américaine se rejoignaient pour estimer,

 à 66 %, que l'intervention des alliés était nécessaire pour lutter contre le terrorisme international, ce n'est plus le cas aujourd'hui.

Seuls 50 % des Français se rallient à cet argument, dont 67 % de sympathisants UMP et 39 % pour le PS.

De même, 59 % des Américains contre 42 % seulement des Français ont le sentiment que la présence occidentale a permis de faire progresser l'Afghanistan vers la démocratie.

Là encore, les plus dubitatifs sont les électeurs de gauche : 31 % contre 59 % pour l'UMP.

Des forces très exposées

En revanche, une large majorité de Français (86 %) et d'Américains (81 %) s'accordent pour redouter un enlisement.

En France, la gauche et la droite partagent presque à égalité cette crainte (90 % pour les électeurs du PS, 89 % pour ceux de l'UMP).

De même, 92 % des Français interrogés et 87 % des Américains reconnaissent que la situation en Afghanistan est très difficile et que les forces occidentales y sont très exposées.

En France, cette inquiétude a augmenté depuis avril 2008 (84 %).

Parmi les interventions militaires occidentales depuis celle du Kosovo en 1999, le conflit afghan se révèle le plus impopulaire (64 %)

après l'invasion américaine de l'Irak en 2003 (76 %).

Depuis huit ans, cette hostilité n'a cessé de se renforcer : 44 % des Français désapprouvaient la guerre d'Afghanistan en octobre 2001 (un mois après les attaques du World Trade Center) et 55 % en avril 2008.

Arielle Thedrel
18/08/

http://www.lefigaro.fr/international/2009/08/19/01003-20090819ARTFIG00005-afghanistan-les-americains-plus-optimistes-que-les-francais-.php



1 Analyse & déclaration

a) Résistance  

L'intensité des combats a régulièrement augmenté depuis fin 2001, les résistants étant en mesure peu à peu de relancer leurs attaques contre les forces occidentales.

AFP

15-08

Un porte-parole des résistants, considère les élections comme "une imposture orchestrée par les Américains".

Afp

16-08

"Pour ne pas qu'il leur soit fait mal, nous disons a notre peuple de ne pas se rendre aux bureaux de vote ou de s'approcher des forces afghanes et étrangères, car nous mènerons des attaques kamikaze et même des attaques directes contre eux", a averti le porte-parole des résistants.

Ats

 

Romain Bourg : Les résistants n’ont aucune raison de parlementer.

Le dialogue avec les résistants de plus en plus évoqué par un Occident qui s’enlise, est illusoire.

Les résistants n’ont pas confiance en leur gouvernement et aucune raison de mettre fin aux combats, préviennent les observateurs.

Le président afghan Hamid Karzai a fait de l’ouverture de négociations avec les résistants l’une des promesses phares de sa campagne présidentielle.

Les dirigeants occidentaux, qui n’ont jamais autant perdu de soldats en Afghanistan depuis leur arrivée, en 2001, soutiennent cette idée de dialogue avec les résistants « modérés ».

Mais les analystes peinent à voir le début d’une possibilité de dialogue avec les résistants, qui multiplient les attaques contre le gouvernement de Kaboul et ses alliés internationaux. Hamid Karzai les a lui-même appelés plusieurs fois ces dernières années à déposer les armes et à négocier. En vain.

L’entourage de Karzai pose problème

Le président afghan, favori de l’élection du 20 août, « est faible, et entouré de chefs de guerre et d’autres personnalités qui n’aiment pas les résistants, et que les résistants n’aiment pas non plus », explique un universitaire afghan.

Romain Bourg,

14 août

http://www.francesoir.fr/etranger/2009/08/14/afghanistan.html


n° 282 - journal de l'Afghanistan - 10-08 au 22-08- : Suite : - : Obama planifie une guerre encore plus coûteuse et plus meurtrière qu’en Irak.

n° 282 - journal de l'Afghanistan - 10-08 au 22-08- : Suite : - : Obama planifie une guerre encore plus coûteuse et plus meurtrière qu’en Irak.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan n° 282- du 10-08 au 22-08

                     C.De Broeder & M.Lemaire                           



Sommaire.

1 Analyse & déclaration :

Occupants:

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans



b) Troupes d'occupation : Analyse & déclaration

USA & Coalition

Les résistants ont pris le dessus, estime l’armée américaine

Le commandant des forces américaines en Afghanistan, le général Stanley McChrystal, estime que les résistants ont pris le dessus dans le pays, forçant les Etats-Unis à changer de stratégie sur le terrain.

Le général Stanley McChrystal affirme, dans un entretien au "Wall Street journal" publié aujourd’hui, que les résistants ont gagné du terrain au-delà de leurs bastions dans le sud de l’Afghanistan, pour menacer des régions qui étaient stables jusqu’ici dans le nord et l’ouest du pays.

Selon le général, les résistants montent des attaques sophistiquées qui combinent bombes artisanales et guet-apens tendus par de petites équipes de résistants lourdement armés, rapporte le Wall Street journal. "C’est un ennemi très agressif maintenant", déclare M. McChrystal au journal, dans son bureau situé dans un camp fortifié de l’Otan à Kaboul. "Nous devons stopper leur dynamique. C’est un dur labeur", ajoute-t-il.

Ces redéploiements sont la manifestation la plus évidente de la stratégie de McChrystal en Afghanistan, qui a pour priorité affichée de protéger la population afghane plutôt que de neutraliser les résistants.

L’augmentation en cours de la présence américaine en Afghanistan décidée par l’administration Obama va amener à un total record de 68.000 soldats américains dans le pays d’ici la fin de l’année.

Plusieurs responsables de l’armée américaine estiment que les résistants ont tiré profit de l’offensive américaine dans la province du Helmand (sud) pour infiltrer la ville de Kandahar, et installer des gouvernements et des tribunaux fantômes, rapporte le Wall Street journal.

Le général affirme qu’il planifie de redéployer plus de troupes à Kandahar pour soutenir les forces canadiennes en charge actuellement de la sécurité dans la région.

Le commandant des forces américaines rappelle enfin qu’il va diriger un "très important" développement de l’armée afghane et de la police nationale qui devraient doubler en taille, selon les plans de l’armée américaine en cours de finalisation, d’après le journal.

10 août 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article89916

http://www.lematin.ch/actu/monde/résistants-pris-152729

 

Le retrait du Canada de Kandahar ferait un tort considérable à l'OTAN

Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information

Un retrait des forces canadiennes de Kandahar en 2011 ferait un tort considérable à l'OTAN dans son implication en Afghanistan, a fait savoir mardi un expert militaire américain, qui a été conseiller spécial du nouveau commandant en chef des forces terrestres, le général Stanley A. McChrystal.

Le retrait d'un petit nombre de troupes n'est pas un facteur aussi important que la perte de l'expérience et de la crédibilité gagnées au sein des populations locales dans ce qui est devenu le principal champ de bataille dans ce pays déchiré par la guerre, a déclaré Anthony Cordesman à la Presse Canadienne.

"Il ne s'agit pas simplement d'une question de nombre, a-t-il dit. C'est une question de continuité, après avoir représenté une présence sécuritaire dans l'une des provinces les plus critiques du pays."

L'opinion de M. Cordesman a été requise par le général McChrystal, qui a amorcé une révision de la stratégie de guerre et qui doit comparaître devant le Congrès américain en septembre.

L'expert estime que si on veut enrayer la violence dans ce pays, on doit inciter les pays membres de l'OTAN peu disposés à faire leur part à s'engager tout en augmentant subtantiellement le nombre de militaires américains.

A ce sujet, M. Cordesman a écrit dans un journal britannique qu'il faudrait de trois à neuf brigades de plus que les 21 000 soldats supplémentaires approuvés par le président Obama au printemps 2009. Une brigade compte environ 5000 soldats.

L'expert croit aussi qu'il faudra augmenter, et de beaucoup, le nombre de militaires afghans à part entière.

On ignore encore les intentions de M. McChrystal sur la répartition des troupes.

Dans une entrevue accordée au Wall Street Journal, celui-ci a reconnu que Kandahar devrait être renforcée et que la brigade américaine Stryker qui arrive dans cette province ne sera pas suffisante.

Il a suggéré qu'une partie des 4000 soldats additionnels qui doivent encore arriver en Afghanistan pourraient être assignés à la ville de Kandahar pour y contrer l'influence grandissante des Résistants.

Il est évident que les Etats-Unis ont suffisamment de militaires pour compenser le départ de 2800 Canadiens, mais Cordesman explique que la campagne diplomatique "pas-trop-subtile" dirigée vers Ottawa vise à rappeler à quel point la contribution canadienne a été importante.

"L'expérience acquise par le Canada et l'efficacité de ses opérations civiles et militaires ont été spécialement importantes, a-t-il dit en entrevue téléphonique. Les Etats-Unis peuvent remplacer les troupes. Mais celles-ci n'auront les compétences acquises par les Canadiens après des années passées dans cette province."

Non seulement les Canadiens ont œuvré dans l'un des environnements les plus difficiles mais ils ont aussi eu à le faire "dans un contexte politique, économique et ethnique extrêmement complexe", a-t-il ajouté.

"Je crois que l'OTAN souhaite que le Canada reste. Je crois que tous ceux qui ont œuvré en Afghanistan veulent que le Canada y reste. Le fait que vous n'ayez pas le contingent le plus nombreux ne signifie pas que votre rôle est moins important."

Le gouvernement conservateur a donné peu de signes jusqu'ici qu'il pourrait changer d'idée quant à son intention de quitter l'Afghanistan en juillet 2011, et ce en dépit des demandes de l'OTAN et des allusions de l'administration Obama, qui souhaite aussi que le Canada prolonge son implication..

"Nous avons apporté une contribution significative, a rappelé le ministre de la Defense, Peter MacKay. En 2011, ça fera 10 ans que nous sommes là-bas, soit deux fois plus longtemps que pendant la Deuxième Guerre mondiale. Nous avons payé un prix très élevé en vies humaines et en argent. Je dirais que le nouveau secrétaire général (de l'OTAN) a une longue liste de pays parmi lesquels il devrait choisir."

Cela dit, MacKay considère les commentaires de M. Cordesman comme un hommage.

11 août

http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/capress/09...

 

De nouveaux renforts militaires...

James Jones, le conseiller américain à la Sécurité, n’a pas exclu l’envoi des renforts en Afghanistan, en plus de ceux déjà mobilisés par l’administration Obama, lors d’une une interview accordée à deux chaînes de télévision américaines, CBS et NBC, dimanche 9 août.

L’Afghanistan compte quelque 90 000 soldats étrangers.

Officiellement en juillet, 75 soldats sont morts, soit la perte la plus lourde du mois depuis 2001.   

Invité de CBS et NBC, James Jones a estimé que la situation en Afghanistan n’a pas atteint un niveau de crise, en dépit des progrès accomplis par les résistants. « Il faudra attendre, a t-il dit, les résultats de la nouvelle stratégie mise en place en mars, et qui repose sur trois éléments : sécurité, développement économique et un meilleur gouvernement local. »

Le conseiller présidentiel n’a pas exclu l’envoi de renforts qui seront probablement demandés par le général Mc Chrystal, commandant des forces américaines en Afghanistan. Le président de la commission des forces armées, le sénateur Carl Levin, également sur CBS, a répondu qu’il était encore trop tôt pour savoir comment le Congrès réagirait à une telle requête.  

Un article du Washington Post, citant des experts militaires, écrit que les Etats-Unis sont en train de s’engager en Afghanistan pour au moins dix ans, et à un prix qui éclipsera la guerre en Irak.  

Optimisme

James Jones et l’ambassadrice américaine à l’Onu Susan Rice, se sont par ailleurs dit « optimistes » pour les élections du 20 août.

Jean-Louis Pourtet, correspondant à Washington pour RFI

10/08

http://www.rfi.fr/actufr/articles/116/article_83497.asp

08-04

Robert Gates, a dressé jeudi un bilan mitigé de la situation dans le pays.

Gates a estimé positif le prochain déploiement de 21 mille soldats supplémentaires annoncé cette année par le Pentagone.

Il a cependant admis la présence importante de résistants dans certaines parties du pays.

Robert Gates "Dans certaines parties de l'Afghanistan, les résistants ont clairement établi une présence. Les opérations actuellement en cours et celles envisagées pour ces prochains mois sont élaborées pour faire reculer les résistants, ainsi que pour établir une sécurité durable et la présence du gouvernement. Une présence qui donnera l'assurance au peuple afghan qu'il est à l'abri de l'intimidation des châtiments."

Source: CCTV.com |

09-08

Robert Gates, a laissé entendre hier qu’il n’excluait pas l’envoi de nouveaux renforts en Afghanistan, tout en avertissant du danger d’une présence excessive et de la disponibilité limitée des troupes américaines à cause de l’Irak.

Le rapport du nouveau commandant des forces américaines en Afghanistan, le général Stanley McChrystal, attendu courant septembre, « n’inclura pas de requête spécifique pour de nouvelles forces. Mais nous lui avons dit qu’il était libre de demander ce dont il a besoin », a expliqué M. Gates, alors que Washington s’attend à ce que le haut gradé réclame d’importants renforts.

Son prédécesseur, le général David McKiernan, avait demandé 10.000 hommes de plus pour 2010, en sus des 21.000 soldats supplémentaires accordés cette année par le président Obama, mais sa requête était restée sans réponse.

AFP

12-08

Le nouveau responsable américain de la force de l'Otan déployée en Afghanistan (Isaf), le général Stanley McChrystal, a récemment prévenu que les résistants sortaient de leurs fiefs traditionnels du Sud et de l'Est.

Pour ce spécialiste de la lutte contre-insurrectionnelle nommé par Barack Obama, cette montée en puissance de la résistance impose un changement de tactique aux forces étrangères.

Reuters



2 Les forces en présence

Troupes d'occupation

L’Afghanistan compte qplus de  90 000 soldats étrangers.

USA

13-08

30.000 soldats américains supplémentaires sont arrivés cette année en Afghanistan ce qui porte pour la première fois les effectifs occidentaux à environ 100.000 hommes, dont 62.000 Américains.

Reuters,

13-08

L’augmentation en cours de la présence américaine en Afghanistan décidée par l’administration Obama va amener à un total record de 68.000 soldats américains dans le pays d’ici la fin de l’année.

http://bellaciao.org/fr


Otan-Isaf

Troupes Afghane

Enrôlement de 10.000 membres des milices tribales.

12/8

Les autorités afghanes ont enrôlé quelque 10.000 membres des milices tribales pour participer à la protection du scrutin présidentiel du 20 août, a annoncé un responsable du gouvernement de Kaboul.

Cette annonce vient renforcer la possibilité que ces forces tribales puissent ensuite travailler aux côtés des troupes gouvernementales.

Une éventualité de plus en plus envisagée, qui rappelle ces milices tribales des provinces sunnites d'Irak enrôlées pour lutter aux côtés des Américains contre Al-Qaïda en Irak.

Selon Arif Noorzai, responsable de la Direction pour la protection des propriétés publiques et routes par le Soutien tribal, cette nouvelle force aidera dans un premier temps à assurer la sécurité des bureaux de vote dans 21 des 34 provinces du pays. "Ils seront présents là où il n'y a pas de police où là où le gouvernement manque de forces de sécurité", explique-t-il.

Embauchés dans les secteurs où ils seront déployés, les membres de cette nouvelle force seront payés 160 dollars mensuels, a-t-il ajouté.

Quant à l'avenir et l'éventuelle institutionnalisation de cette force, une décision sera prise plus tard, un mois après le scrutin, a précisé un de ses adjoints, Maqbool Ahmad.

AP


France

15-08

Près de 3.000 militaires français sont aujourd'hui engagés sur le territoire afghan, dans le cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) de l'OTAN et de l'opération "Enduring Freedom".

La France contribue en outre à hauteur de 380 hommes à la formation de l'armée nationale afghane.

Ap


UK 

15-08

Environ 9000 soldats britanniques sont en Afghanistan, ce qui représente la deuxième contribution mondiale en termes de troupes, derrière les Etats-Unis.

(ats /



3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Karzai

16-08

A une semaine du scrutin, M. Karzaï a demandé aux militaires d'éviter de "créer des problèmes aux gens qui voudront exercer leur droit de vote".

L'armée afghane a reçu l'ordre de "s'abstenir de tout type d'opération offensive" le jour des scrutins.

Le gouvernement afghan a ajouté que les résistants pourraient poser un énorme défi ce jour-là et les a prévenus que les militaires réagiraient avec vigueur s’ils s’en prenaient aux électeurs.

Ats


Elections présidentielles

Les grandes manœuvres

Elections en Afghanistan: le gouvernement confiant, mais veut un blackout sur les attaques.

Les résistants ont menacé à plusieurs reprises ces derniers jours d'attaquer les bureaux de vote jeudi, et appelé les Afghans à boycotter ce qu'ils considèrent comme "une imposture orchestrée par les Américains".
Le gouvernement afghan s'est déclaré mardi confiant dans la participation de la population aux élections de jeudi, tout en appelant les médias locaux à ne pas parler des probables attaques pour ne pas effrayer les électeurs.
Le porte-parole de la présidence, Humayun Hamidzada, lors d'une conférence de presse à Kaboul. "Nous avons toutes les raisons de penser qu'ils se déplaceront (aux bureaux de vote) le jour des élections", a-t-il ajouté.
Des millions d'Afghans se sont inscrits cette années sur les listes électorales, preuve qu'ils sont "déterminés" à voter, selon lui.

Un autre facteur va les pousser à voter: "notre préparation en matière de sécurité", a estimé le porte-parole.
Apparemment moins confiant, le ministère des Affaires étrangères a publié, également mardi, un communiqué appelant les médias locaux et internationaux à "ne pas diffuser d'informations sur les attaques entre 06H00 (01H30 GMT) et 08H00 (03H30 GMT) du matin" jeudi,

L'organisation de defense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) a réagi a cet appel en dénonçant dans un communiqué "une tentative de censure de la liberté de la presse".
"La liberté d'expression est garantie par la Constitution afghane, et les Afghans ont le droit de connaître les menaces pesant sur leur sécurité, et de les évaluer eux-mêmes", a déclaré Rachel Reid, analyste de HRW en Afghanistan.
Des dizaines de journalistes étrangers sont arrivés spécialement en Afghanistan pour couvrir ces élections présidentielle, la seconde de l'histoire du pays, et provinciales.

AFP

19 août

 

Le général ouzbek Abdul Rashid Dostum est rentré.

Le général ouzbek Abdul Rashid Dostum, un redoutable chef de guerre afghan exilé en Turquie depuis l'an dernier, a regagné dimanche l'Afghanistan après avoir obtenu le feu vert du gouvernement de Kaboul.

La chaîne de télévision Tolo a annoncé son arrivée à Kaboul dans la soirée, information confirmée à Reuters par un collaborateur de l'ancien général, Sayed Noorullah.

Les partisans de Dostum avaient menacé de retirer leur soutien au président sortant Hamid Karzaï à l'élection présidentielle de jeudi prochain si leur leader n'était pas autorisé à rentrer d'exil.

L'ancien général communiste avait quitté le pays l'an dernier après la levée d'une mesure d'assignation à résidence dont il faisait l'objet.

"Le général Abdul Rashid Dostum peut voyager à l'étranger et revenir au pays en tant que citoyen afghan et sur la base de la constitution. Il a une totale liberté à cet égard", avait assuré le gouvernement afghan dans la journée.

Un diplomate américain à l'ambassade des Etats-Unis à Kaboul a déploré son retour.

"Nous avons clairement fait part au gouvernement afghan de nos sérieuses inquiétudes sur le rôle que pourrait jouer M. Dostum dans l'Afghanistan d'aujourd'hui, et particulièrement à l'occasion de ces élections historiques", a-t-il dit.

Dostum avait recueilli 10% des voix lors de l'élection présidentielle de 2004, remportée par Hamid Karzaï. Cette fois, il ne se représente pas et son clan soutient le chef de l'Etat sortant.

Karzaï est le favori des sondages avec 45% d'intentions de vote mais il lui faudra remporter une majorité absolue des suffrages exprimés pour éviter un second tour de scrutin, qui aurait lieu en octobre.

Dostum avait joué un rôle clé au sein de l'alliance qui a renversé les résistant en 2001. Réputé pour ses méthodes expéditives, il est notamment accusé d'avoir laissé massacrer plusieurs milliers de résistants résistant détenus à cette époque dans une prison du nord du pays.

Reuters

17/8

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2389260&a...

 

Ouverture des bureaux de vote en Afghanistan pour la présidentielle

20.08

(Belga) Les bureaux de vote ont ouvert jeudi matin en Afghanistan pour les élections présidentielle, la seconde de l'histoire du pays, et provinciales, selon des correspondants de l'AFP.

Les bureaux de vote sont ouverts de 07H00 (02H30 GMT) à 16H00 (11H30 GMT).

Les électeurs auront à choisir parmi 41 candidats à la présidence et 3.196 prétendants aux 420 sièges des 34 conseils de provinces, des parlements locaux chargés de faire le lien entre le gouvernement de Kaboul et la population.

Devenu président  à la fin 2001 par la volonté des Etats-Unis, puis élu en 2004, Hamid Karzaï est le favori du scrutin présidentiel, mais pourrait, selon les analystes, être contraint à disputer un deuxième tour face à son ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah. (DAD)

http://www.rtbf.be/info/

13-08

Plus de 10% des bureaux de vote pourraient rester fermés le jour des élections présidentielle et provinciales en raison des menaces de violences, a annoncé jeudi la Commission électorale indépendante afghane (IEC).
Il ne pourrait y avoir que 6.200 bureaux de vote ouverts dans le pays le 20 août, au lieu des quelque 7.000 prévus au départ, faute de pouvoir assurer la sécurité des électeurs, a déclaré à l' l'un des responsables de la Commission, Zekria Barakzai.

AFP

 

La campagne électorale officielle s'est achevée lundi à minuit

18/8

En Afghanistan, la campagne électorale officielle s'est achevée lundi à minuit au terme d'une ultime journée de rassemblements de soutien à Karzaï et à son principal adversaire, son ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah.

"LE MOINS MAL POSSIBLE"

Dans l'ultime ligne droite, Karzaï s'est assuré un soutien de poids en obtenant le ralliement de l'ancien chef de guerre ouzbek Abdul Rashid Dostum, rentré de son exil turc avec l'accord de Kaboul.

Pour les Occidentaux, c'est un motif de crainte supplémentaire: au risque de voir les résistant décrédibiliser le scrutin s'ajoute à présent l'éventuel retour au pouvoir des chefs de guerre, aux côtés d'Hamid Karzaï.

Avant de s'assurer le soutien de Dostum, ce dernier a gagné la semaine dernière celui d'Ismaïl Khan, un potentat doté d'une forte influence dans la ville de Herat, dans l'ouest. Ses deux vice-présidents potentiels sont d'anciens chefs de guerre des minorités ethniques tadjikes et hazara et il possède aussi des soutiens parmi les dirigeants pachtounes.

Les Etats-Unis comme les Nations unies ont exprimé leur inquiétude face à un possible retour au gouvernement de Dostum, que Washington soupçonne de violations massives des droits de l'homme.

http://fr.news.yahoo.com/

 

Deux millions et demi de réfugiés afghans privés de vote

Deux millions et demi d'Afghans réfugiés au Pakistan et en Iran sont tenus à l'écart des élections présidentielles et provinciales organisées jeudi dans leur pays d'origine.

Ainsi, le Pakistan compte environ 1,7 million de réfugiés afghans, dont 45% seraient habilités à voter, estime le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

En 2004, des dispositions avaient été prises pour qu'ils puissent participer au scrutin.

Mais, cette fois, cela aurait coûté trop cher, fait valoir Zekria Barakzaï, numéro deux de la commission électorale afghane.

Or la plupart des réfugiés sont trop pauvres pour se rendre en Afghanistan, ce qui, de fait, les exclut du vote alors que nombre d'entre eux seraient désireux de donner leur avis - à l'instar de Qutub-ud-din, un quinquagénaire afghan qui vend des légumes dans un faubourg populeux de Peshawar.

"Je gagne à peine de quoi nourrir mes cinq enfants grâce à ces oignons et tomates. Si je pars voter en Afghanistan, qui nourrira ma famille?", s'interroge-t-il.

Abdul Hadi Fazali, un Afghan qui dirige une école d'anglais à Peshawar, rapporte que les réfugiés sont mécontents d'être tenus à l'écart des élections. "Ils disent que les organisateurs les privent de leurs droits fondamentaux", explique-t-il.

La non-participation des réfugiés est susceptible de saper encore un peu plus la légitimité des élections de jeudi, que les résistant ont juré de perturber, pesant ainsi sur la participation et même sur le résultat.

Mais Zekria Barakzaï a déclaré à Reuters que la communauté internationale avait refusé aux autorités afghanes les 50 millions de dollars nécessaires pour faire voter les réfugiés au Pakistan et en Iran.

Selon lui, les craintes pour la sécurité des opérations de vote au Pakistan, où les résistant ont multiplié les attaques, a été une autre raison majeure pour ne pas s'occuper des réfugiés afghans.

Dans les camps afghans du Pakistan, rien n'indique que les réfugiés aient été incités à rentrer au pays pour voter.

"J'ai vu à la télévision que des élections avaient lieu, mais je ne sais pas qui se présente", signale Maria, une étudiante de 20 ans portant voile et tunique. "Si mon vote ne les intéresse pas, pourquoi devrais-je me préoccuper d'eux?"

Le sentiment qui prévaut, c'est surtout que participer au vote ne mettra pas fin aux violences.

"Nous aspirons à la paix mais ceux qui se présentent ne peuvent l'apporter.

18/8

http://fr.news.yahoo.com/4/20090818/twl-afghanistan-election-refugies-41953f5_1.html

 

Des observateurs craignent des actes frauduleux aux élections présidentielles

14-08

Des observateurs prédisent que des manœuvres frauduleuses marqueront les élections présidentielles du 20 août en Afghanistan et s'attendent à des actes d'escroquerie dans des bureaux de vote situés dans des secteurs isolés et dangereux, où des contrôleurs indépendants ne pourront être présents.  

Un nombre étrangement élevé de femmes - bien plus important que d'hommes - sont inscrites sur les listes électorales de provinces reconnues pour leur philosophie conservatrice, et où le président Hamid Karzaï devrait enregistrer de bons résultats, a confié un contrôleur électoral cette semaine. .

 Parmi les statistiques qui laissent perplexes, on note le nombre d'électeurs inscrits, selon la Commission électorale du pays, soit plus de 17 millions. L'organisation de l'ancien ministre Abdullah Abdullah - le plus sérieux adversaire de M. Karzaï - soutient que la liste contient les noms de gens qui n'ont pas droit de vote.

Selon la CIA, la population en Afghanistan se chiffre à 33,6 millions, dont la moitié est âgée de moins de 18 ans. Mais personne ne peut le certifier car le pays n'a pas tenu de recensement depuis 1979.  

Le nombre de femmes inscrites au cours de la dernière année dans les provinces de Paktia, Khost et Logar fait également sourciller. Selon M. Spinghar, des hommes ont fait enregistrer plusieurs femmes ayant un lien de parenté avec eux - 10 et même 15 femmes dans certains cas - et prétendu que, pour des motifs culturels, elles n'avaient pu s'inscrire en personne. On ignore si ces femmes existent vraiment.

 Les chiffres fournis par la Commission électorale indépendante de l'Afghanistan indiquent que 72 958 femmes sont inscrites à Khost, comparativement à 38 500 hommes. A Paktia, on compte 87 600 femmes et 50 250 hommes, tandis que la liste électorale à Logar fait état de 36 849 femmes mais seulement de 14 342 hommes.  

"Le nombre de femmes est tellement plus important que celui des hommes", a noté M. Spinghar. "On ne peut imaginer qu'autant de femmes se soient inscrites."

Dans d'autres régions, les données sont totalement différentes. A Herat, une province beaucoup plus libérale où les femmes ont une plus grande liberté de mouvements, 55 483 femmes sont inscrites, comparativement à 104 946 hommes. L'écart est encore plus grand à Kinduz, où l'on a enregistré 45 572 femmes, comparativement à 109 650 hommes.

Des responsables de la mission d'observation électorale de l'Union européenne, qui déléguera quelque 120 contrôleurs, craignent que les hommes tentent de voter aux noms des femmes de leur famille - une pratique interdite en vertu de la loi électorale.  

"Il s'agit d'un phénomène que nous surveillerons tout particulièrement dans les régions du sud et du sud-est du pays", a confié jeudi Dimitra Ioannou, chef adjoint de la mission d'observation. "Nous sommes inquiets parce que le nombre d'électeurs inscrits est très élevé."

Les contrôleurs électoraux ont indiqué qu'ils toléreraient un niveau minimal d'actes frauduleux lors du scrutin de jeudi.  

"Si le niveau de corruption ou d'infractions est inférieur à 10 pour cent, ce sera acceptable à mes yeux", a déclaré le directeur exécutif de la Fondation pour des élections libres et justes de l'Afghanistan, Jandad Spinghar.

"Selon moi, il est difficile d'exiger des élections dont les normes se comparent à celles de pays tels les Etats-Unis, l'Allemagne ou la France, a ajouté M. Spinghar.

Toutefois, nous devrions avoir un processus électoral qui répond aux attentes d'un pays du tiers-monde."

Mais de sérieux doutes relativement à l'impartialité du scrutin laissent présager que les candidats défaits et leurs militants n'accepteront pas les résultats. Un tel dénouement pourrait mener à une crise politique dans un pays où le gouvernement central a de la difficulté à contrôler la situation dans plusieurs régions

http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/capress/090814/monde/20090814_elections_afghanistan_2

 

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n° 282 - journal de l'Afghanistan - 10-08 au 22-08- : Fin : - : Obama planifie une guerre encore plus coûteuse et plus meurtrière qu’en Irak.

n° 282 - journal de l'Afghanistan - 10-08 au 22-08- : Fin : - : Obama planifie une guerre encore plus coûteuse et plus meurtrière qu’en Irak.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan n° 282- du 10-08 au 22-08

                     C.De Broeder & M.Lemaire                           



Sommaire.

3 Politique

2) occupants 



b) Les occupants 

1) Usa

Occupation de l'Afghanistan

Les USA vont entraîner les soldats géorgiens pour l’Afghanistan

La mission ne commencera que le 1er septembre mais les formateurs américains devraient arriver dimanche ou lundi en Géorgie. Leur rôle : préparer des militaires géorgiens à aller combattre les résistants en Afghanistan. Si pour Tbilissi il s'agit de satisfaire son allié américain, pour Washington, la mission paraît délicate : aider les Géorgiens sans provoquer les Russes.

La mission ne commencera que le 1er septembre mais les formateurs américains devraient arriver dimanche ou lundi en Géorgie.

Mais la vraie difficulté est ailleurs, plus diplomatique que militaire.

La Russie accuse les Etats-Unis de réarmer la machine de guerre géorgienne et les déclarations en provenance de Moscou se veulent très fermes sur le sujet. C'est pourquoi l'attaché de presse du Pentagone précise que son pays a pris les devants, informant les Russes du contenu de la mission afin de chasser tout malentendu : il s'agit bien de préparer les Géorgiens à combattre les résistants afghans, pas à lutter dans leur propre pays.

Il y a un an déjà, une mission similaire était prévue pour une préparation à l'Irak.

La Géorgie avait déployé 2000 soldats sur place mais en avait rapatrié une bonne partie pendant le conflit avec la Russie.

La mission américaine avait donc été annulée.

16/08/

http://www.rfi.fr/actufr/articles/116/article_83716.asp


L'administration US définit des critères de réussite de la guerre …

L'administration Obama définit une cinquantaine de critères de réussite de la guerre en Afghanistan, ont indiqué de hauts responsables.

Il s'agit de voir quels sont les effets tant sur les civils que les militaires américains de la montée en puissance décidée par Barack Obama au Pakistan et en Afghanistan.

Les nouvelles mesures, requises par le Congrès, seront présentées le 24 septembre.

Elles traduisent le scepticisme croissant des démocrates à propos de cette guerre, à la fois ruineuse et indécise.

Les pertes en hommes des Marines et de l'armée en Afghanistan ont atteint le mois dernier des niveaux inquiétants.

AP

12/8

http://fr.news.yahoo.com/3/20090811/twl-usa-afghanistan-2...


Dans les coulisses et au sénat

« Le succès de la nouvelle stratégie américaine en Afghanistan dépendra du volet civil »

Nb & Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.
L’expert américain des questions de defense Leo Michel estime que l’issue du conflit afghan dépend de la capacité internationale à se mobiliser pour le développement du pays

A l’approche des élections, la violence s’est intensifiée en Afghanistan. Le mois de juillet a été le plus meurtrier pour les soldats de la force internationale. Comment analysez-vous la situation ?

Leo Michel : Cette vague de violence de l’été n’est pas vraiment une surprise : elle était annoncée depuis plusieurs mois par les acteurs en charge du dossier à Washington. D’une part à cause de l’élection présidentielle afghane, propice à des attaques pour déstabiliser le gouvernement et les institutions. D’autre part à cause de la nouvelle stratégie américaine, qui a fixé comme objectif de se concentrer sur des zones qui n’étaient pas contrôlées jusqu’à présent. Ce qui signifie des combats plus difficiles, et donc des morts. Le Pentagone estime qu’il faudra entre 12 et 18 mois pour voir cette nouvelle approche porter ses fruits.

Les stratèges savent que le temps est une donnée essentielle : la patience de l’opinion publique n’est pas illimitée.

Quelle importance accorde-t-on aux États-Unis à cette élection ?

Il est évident qu’elle ne suscite ni autant d’attention ni autant d’enthousiasme que celle de 2004, quand Hamid Karzaï avait été élu. Parce que les temps ont changé : les objectifs de Washington quant à la construction d’un Afghanistan démocratique sont moins ambitieux.

Barack Obama a annoncé un recentrage militaire sur l’Afghanistan, avec l’envoi de 21 000 hommes, pour atteindre 68 000 soldats à la fin de l’année. Cet effort, qui a porté ses fruits en Irak, peut-il réussir en Afghanistan ?

Comparer les deux situations est difficile tant les pays sont différents. L’Irak est un pays plus organisé, plus structuré que l’Afghanistan. De plus, la lutte contre les résistants est particulièrement exigeante, compte tenu de leur organisation et de leur expérience. D’où la nouvelle approche du Pentagone : le but n’est plus seulement de lutter contre les résistants, mais de redonner confiance aux populations. Avant, l’armée débarquait dans un village, nettoyait la zone, comptait les morts chez ses adversaires, et repartait.

Mais quand les soldats américains repartaient, les résistants revenaient, et s’en prenaient à la population, accusée d’avoir coopéré avec les forces étrangères. D’où la méfiance envers les forces de l’Otan.
Désormais, il s’agit de rester dans la zone pour la stabiliser, la sécuriser.

Cette stratégie a été validée par l’Otan, en particulier au sommet de Strasbourg. Son succès dépendra de son important volet civil : il est désormais admis qu’on ne peut pas compter uniquement sur l’armée. Pour le général McChrystal, qui dirige depuis juin les forces américaines sur place, il est vital d’avoir le soutien de la population afghane pour gagner, et ce soutien passe par la réussite du volet civil. Il faut des résultats concrets au niveau local, des signes de développement.

Comment voyez-vous la mobilisation internationale pour garantir cette réussite ?

Il est encore trop tôt pour juger. Mais il est certain que l’accent sur le civil implique l’effort de tous.

Aux États-Unis, où tous les ministères doivent être concernés – agriculture, etc. –, mais aussi au sein de l’Union européenne. C’est un défi énorme. D’abord parce que personne n’a jamais coordonné une tâche de cette ampleur, avec tant d’acteurs différents… dont beaucoup n’aiment tout simplement pas être coordonnés !

Ensuite parce que la tâche est difficile, et que se pose la question des moyens. Aux États-Unis, par exemple, nous n’avons que peu d’hommes au sein des ministères qui aient cette expertise de coopération dans des zones de ce type. Il y a bien l’Usaid, l’agence fédérale de développement. Mais ses effectifs ont fondu au cours des 15 dernières années, la mode étant à l’externalisation et aux contrats avec du personnel extérieur, privé. Aujourd’hui, ceux qui restent sont des administratifs, dans un bureau, et non des personnes habituées au terrain.

Leo Michel,

16/08/

Maître de conférences à l’Institute for National Strategic Studies à Washington

 

La Cour suprême saisie sur les photos de sévices de l'armée US.

L'administration Obama a demandé à la Cour suprême des Etats-Unis d'empêcher la publication de photos montrant des soldats américains infligeant des sévices à des détenus en Irak ou en Afghanistan, pour éviter de mettre en danger les troupes sur le terrain.

"Le président des Etats-Unis et les officiers militaires les plus haut placés, responsables des opérations actuelles en Irak et en Afghanistan ont établi que la publication de ces photos constituerait un risque considérable pour la vie et l'intégrité physique des soldats et des personnels civils américains", assure l'administration dans sa requête, dont l'AFP s'est procuré copie lundi.

La Cour suprême devrait dire dans les prochains mois si elle accepte d'examiner cette requête.

Saisie en 2004 par la puissante Association de defense des libertés civiles (ACLU), la justice américaine avait finalement ordonné au printemps que le département de la Defense publie une trentaine de photos. Le Pentagone devait s'exécuter avant la fin mai et semblait même prêt à en publier des centaines.

Mais, le 13 mai, Barack Obama, après avoir longuement réfléchi, avait bloqué la parution des photos, estimant que les rendre publiques risquait d'"attiser encore davantage les sentiments anti-américains et d'exposer nos soldats à un danger plus grand".

Dans sa requête, l'avocate en chef du gouvernement américain, Elena Kagan, décrit plusieurs de ces photos, figurant des scènes de mauvais traitements violentes, souvent à connotation sexuelle, contre des prisonniers menottés et la tête recouverte de sacs.

Elle rappelle que "trois des six enquêtes ouvertes (sur ces agissements) avaient mené à des inculpations", et que "dans deux dossiers, les accusés ont été déclarés coupables et punis".

Plusieurs officiers gradés présentés comme ayant une longue expérience des terrains irakien et afghan, sont cités dans la requête pour appuyer la demande au motif de la mise en danger des troupes.

"Ces photos seraient la preuve matérielle que les sévices perpétrés par l'armée américaine à l'encontre de prisonniers n'étaient pas une anomalie mais (une pratique) largement répandue bien au delà des murs de la prison d'Abu Ghraïb", en Irak, a affirmé l'ACLU dans un communiqué.

Pour l'association, "aussi perturbantes puissent être ces photos, il est essentiel que le public américain connaisse la vérité sur les sévices qui sont perpétrés en son nom".

10 août

http://www.lematin.ch:80/flash-info/monde/usa-cour-supreme-saisie-photos-sevices-armee-americaine


Sur le terrain

Le Pentagone refuse de fournir des informations sur le "Guantanamo afghan".

La puissante Association américaine de defense des libertés civiles (Aclu) a protesté jeudi contre le refus du Pentagone et de la CIA de lui fournir des informations précises concernant les détenus de la prison de Bagram, surnommée le "Guantanamo afghan".
Cette association a assuré dans un communiqué avoir cherché à obtenir "les noms et nationalités" des quelque 600 actuels détenus à Bagram, base militaire américaine à 50 km au nord de Kaboul, ainsi que "depuis combien de temps ils sont détenus, où ils ont été arrêtés et d'autres informations indispensables". 
Cette demande a été faite en avril auprès des ministères de la Guerre, de la Justice, du Département d'Etat et des services de renseignement, en vertu de la loi américaine sur la Liberté d'informer (FOIA). 
L'Aclu a regretté que le Pentagone ait justifié ce refus par des "raisons de sécurité nationale et des considérations de respect de la vie privée". Il en est de même pour la CIA. 
L'organisation a affirmé avoir écrit des lettres aux deux instances pour protester contre leur refus de se conformer à la FOIA.

"Il existe de fortes inquiétudes que Bagram soit un nouveau Guantanamo, à la différence près que ses prisonniers ont encore moins de droits, pas d'accès à des avocats ou à des tribunaux, et d'après ce qu'on sait, des conditions de détention plus pénibles", a affirmé dans le communiqué Melissa Goodman, une avocate auprès de l'Aclu.
 D'anciens détenus de la prison de Bagram ont affirmé avoir subi de nombreux sévices, avoir été battus, privés de sommeil ou menacés avec des chiens, selon une enquête récente de la BBC.  
Une des inquiétudes principales pour les organisations de defense des droits de l'homme est que certains détenus de Bagram n'ont pas été arrêtés en Afghanistan, sur le champ de bataille, mais dans d'autres pays. Ils ont ensuite été transférés en Afghanistan comme d'autres l'avaient été, au début des années 2000, à Guantanamo.

Samedi 15 Août

http://www.alterinfo.net/Le-Pentagone-refuse-de-fournir-des-informations-sur-le-Guantanamo-afghan_a35787.html

 http://www.almanar.com.lb


Prisons, exactions & torture  dans le camp de concentration de Guantanamo

L’adolescent afghan Mohamed-Javad torturé à Guantanamo.

Un adolescent afghan arrêté et transféré à Guantanamo, il y a 7 ans, a déclaré qu'il avait été torturé.
Russia Today a rapporté que cet adolescent n'avait que 12 ans lorsqu'il a été arrêté en 2002, accusé d'avoir lancé une grenade sur les militaires américains et d'en avoir blessé deux.
Cet adolescent afghan qui s'appelle Mohamed-Javad a été libéré, il y a une semaine.
Une juge américaine a ordonné la remise en liberté de l'un des plus jeunes détenus incarcérés à Guantanamo, en vue de son rapatriement probable en Afghanistan.
"Ce jeune homme en a assez subi", a fait valoir la juge fédérale Ellen Huvelle devant une salle d'audience bondée. Elle a dit espérer que Jawad serait en route pour l'Afghanistan d'ici au 24 août, tout en refusant d'imposer une date et des modalités précises pour son transfert.
Ellen Huvelle, que des échanges très vifs ont opposée à l'administration Obama dans cette affaire, a dit que Jawad avait passé plus de six ans à Guantanamo mais qu'une grande partie des éléments d'abord retenus contre lui avaient été rejetés parce qu'extorqués sous la torture.
Jawad est l'un des plus jeunes détenus de Guantanamo.

Selon ses avocats, il avait environ douze ans lors de son arrestation en 2002, mais le Pentagone conteste ce point en invoquant des scanographies suggérant qu'il était âgé de 18 ans lors de son envoi à Guantanamo début 2003.

 08 Août

http://www.alterinfo.net/Un-adolescent-afghan-torture-a-Guantanamo_a35526.html

http://www2.irna.ir/fr/



Les organisations mondiales

Human Rights Watch

L'Afghanistan a adopté une loi régressive pour les droits des femmes

 L'Afghanistan a adopté une loi "légalisant la discrimination" à l'encontre des femmes de la minorité chiite, stipulant notamment qu'elles peuvent être privées de nourriture si elles refusent les relations sexuelles, a affirmé vendredi Human Rights Watch (HRW).

Selon l'organisation de defense des droits de l'Homme, qui dénonce une manœuvre électoraliste du président Hamid Karzaï, candidat à sa réélection le 20 août, la loi a été publiée au Journal officiel d'Afghanistan le 27 juillet.

Aucune annonce officielle n'a été faite sur le sujet, et le gouvernement afghan n'était pas joignable pour confirmer cette information vendredi matin.

Cette loi est, selon HRW, une nouvelle version de celle qui avait été adoptée en mars par les parlementaires afghans et signée par le président Hamid Karzaï, mais n'était pas entrée en vigueur, après avoir soulevé un tollé en Occident, où l'on évoquait une légalisation du viol domestique.

HRW explique en avoir vu une copie finale, qui contient "de nombreux articles régressifs" pour les droits des femmes, même s'ils ne sont plus aussi restrictifs que dans le projet initial.

Le nouveau texte prévoit notamment qu'un mari a le droit de retirer tout soutien matériel à sa femme, y compris la nourriture, si celle-ci refuse de satisfaire ses demandes sexuelles.

Il stipule également que les enfants sont toujours placés légalement sous la garde des pères et grands-pères.

Il ordonne aussi que les femmes doivent demander la permission à leur mari pour travailler, et permet à un violeur d'échapper à toutes poursuites s'il paie "l'argent du sang" à la femme violée, indique HRW.

Les protestations seraient notamment venues de pays engagés militairement au sein des forces internationales et qui figurent également parmi les principaux bailleurs de fonds du pays.

"Je pense que cette loi est détestable", avait notamment déclaré Barack Obama lors d'un sommet de l'Otan en avril. "Nous comptons sur le retrait de ce projet de loi", car il est "inacceptable", avait renchéri la chancelière allemande Angela Merkel.

M. Karzaï avait ensuite déclaré, en mai, que tout article violant les droits des femmes devait être banni.

Le ministère de la Justice n'a pas donné les résultats de cette révision.

"Les puissants soutiens internationaux de l'Afghanistan devraient insister pour que le président Hamid Karzaï modifie cette loi qui formalise la discrimination contre les femmes chiites", estime HRW dans un communiqué.

Fustigeant une "loi barbare", l'organisation accuse M. Karzaï d'avoir "vendu" les droits des femmes chiites à des leaders chiites "fondamentalistes" en échange de leur soutien à la présidentielle.

Les chiites représentent environ 15% de la population afghane.

 (AFP /

14 août

http://www.romandie.com/ats/news/090814100712.o890mx4j.asp



Dans le monde

Belgique

Et les Belges dans tout cela: engagés eux aussi à des milliers de kms de leurs frontières, via les Ricains, l'Otan et l'Euro-dictature, sans aucune déclaration de guerre, sans aucune consultation de la population, dans une agression et une occupation impérialiste et colonialiste ???

Que pensent donc les électeurs socialistes, écolos, les affiliés des syndicats, du travail des pseudos dirigeants "démocrates" qu'ils ont malheureusement (ré)élus ???
Sont-ils seulement conscients qu'ils se font continuellement rouler et que cette guerre perdue d'avance va très mal tourner ???
RoRo


France

Deux Français sur trois opposés à l'intervention en Afghanistan

Selon un sondage Ifop pour le Figaro, dont on peut lire les détails ici, 64% des Français sont opposés à l'intervention militaire française en Afghanistan. Ils ne sont que 36% à y être favorables.

Le soutien des Français se réduit au fil du temps : en octobre 2001, 58 % ( contre 32 %) étaient favorables, puis 45% (contre 55%) en avril 2008.

Globalement, les sympathisants de gauche sont plus hostiles à l'intervention que ceux de droite. C'est aussi le cas des femmes (71%) que des hommes (56%), des catégories populaires (ouvriers-employés) que des cadres. Seuls sont favorables à plus de 50%, les cadres (53%) ainsi que les sympathisants de l'UMP (57%) et électeurs de Nicolas Sarkozy au 1er tour (55%).

92% des Français estiment que " la situation sur place est très difficile et nos militaires y sont très exposés", 86% qu'il y a "un vrai risque d'enlisement des troupes occidentales", 50% que "la présence militaire est nécessaire pour lutter contre le terrorisme international" et 42% que "la présence militaire a permis de faire progresser le pays vers la démocratie".

Commentaire : les résultats de ce sondage confirment le peu de soutien de l'opinion publique à la guerre en Afghanistan. Pour l'armée française, ce fait est lourd d'inquiétude. Les soldats, lorsqu'ils risquent leur vie à l'étranger, doivent avoir le soutien du pays : là se trouve la légitimité de leur action et non dans quelques résolutions internationales. Si ce soutien fait défaut, de manière trop importante et pendant trop longtemps, le risque est une coupure entre la nation et l'armée, comme on l'a vu, par exemple, lors de la guerre d'Indochine. Nous n'en sommes pas là, mais les signaux ne sont pas bons.

19-08

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/08/deux-français-sur-trois-opposés-à-lintervention-en-afghanistan.html

http://fischer02003.over-blog.com/article-35068233.html

 

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21/08/2009

n°451 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak - 19-08 - : Début - : Barack Obama ou le retour du leadership US.

n°451 - Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak - 19-08 - : Début  - : Barack Obama  ou le retour du leadership US.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre


Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak

n°451                            19/08/09

C.De Broeder      &       M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Daniel Vernet : Barack Obama  ou le retour du leadership US.

1-2 Stéphane Mantoux : Blackwater, l’ascension de l’armée privée la plus puissante du monde.

Suite

1-3 Cathy Ceïbe : Les médias, une arme de destruction massive.

1-4 Edward Bernays : la psychologie des foules.

1-5 Gareth Porter : Iran Irak USA : Un Rapprochement Progressif, Ténu, Iran Irak aux dépens des Américains.

1-6 Réseau Voltaire : Washington veut en finir avec les Moudjahidin du peuple.

Fin

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Illizi:Un ancien collabo irakien témoigne sur les méthodes d’assassinats.

2-2 L'Irak confrontée a une Catastrophe Environnementale sans précédent 3 Annexe

3 Annexe

3-1 Chronologie de la guerre en Irak (2002-2009)

3-2 Jean Bricmont : Un monde plus juste et la « responsabilité de protéger »

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Avant propos

·                    Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Daniel Vernet : Barack Obama  ou le retour du leadership US.

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de cette analyse mais doit être vu comme information

C'est un paradoxe, mais avec sa volonté d'écouter et de partager, Barack Obama veut remettre l'Amérique à la première place.

Ecouter. Partager. Diriger.

Voici les trois principes avec lesquels Barack Obama débarque à Londres pour son premier voyage en Europe en tant que président des Etats-Unis. Il avait annoncé une révision de la politique étrangère américaine avant le sommet de l'OTAN qui s'ouvre vendredi 3 avril à Strasbourg-Kehl.

Le travail n'est pas terminé mais les orientations déjà esquissées montrent les lignes de rupture avec son prédécesseur.

George W. Bush a laissé un bilan calamiteux. Il espère qu'un jour, plus tard, l'histoire lui rendra justice. Qui sait ?

En attendant, les Etats-Unis se retrouvent impliqués dans deux guerres, en Irak et en Afghanistan, et ont une image exécrable à travers le monde.

Il ne fallait pas s'attendre à ce que Barack Obama prenne l'exact contre-pied de la politique de son prédécesseur.

La politique étrangère d'un grand pays ne supporte pas les virages à 180°.

Les velléités de changements ‘radicaux’ se heurtent très vite aux réalités. Souvenons-nous que George W. Bush est arrivé au pouvoir en 2000 avec l'intention de conduire une diplomatie «modeste» !

Cependant, la nouvelle administration a déjà décidé quelques inflexions majeures.

D'abord, elle est disposée à parler avec tout le monde, ou presque, y compris avec les adversaires de l'Amérique. Elle a repris langue par exemple avec le régime syrien parce que c'est une pièce maîtresse d'une éventuelle solution au Proche-Orient. Barack Obama lui-même a adressé pour Nowrouz, le Nouvel an iranien, un message à Téhéran, un mélange d'ouverture dans la méthode et de fermeté sur les objectifs.

Washington veut ensuite «reprogrammer» (reset) ses relations avec la Russie dont les bons rapports personnels apparents entre Bush et Poutine n'avaient pas pu empêcher la détérioration. Barack Obama est convaincu que l'intérêt des Etats-Unis exige le soutien de la Russie pour résoudre des problèmes plus importants que les points d'achoppement. Par réalisme, il est prêt à des concessions sur l'élargissement de l'OTAN ou l'installation du système antimissiles en Pologne et République tchèque, si Moscou est disposée à faire pression sur les Iraniens pour trouver une issue à la question du nucléaire. C'est encore avec la Russie que les Etats-Unis peuvent et doivent engager des négociations sur la réduction des arsenaux nucléaires et la lutte contre la prolifération des armes de destruction massive.

Le réalisme amène aussi parfois le nouveau président à décevoir ceux qui l'ont soutenu pendant sa campagne. Le retrait d'Irak sera moins rapide que promis pour tenir compte des objections des généraux inquiets pour la sécurité de l'Irak

. …

Le réalisme semble jouer dans ses relations avec les alliés européens, y compris sur un point qui apparaît, pour le nouveau président, comme le symbole de la fermeté : l'Afghanistan. Il y a quelques semaines encore, l'administration américaine exhortait les Européens à suivre son exemple et à augmenter leurs contingents sur les pentes de Hindou Kouch.

Elle a compris qu'elle courait à l'échec et a réduit ses demandes dans le domaine militaire. Une rebuffade publique au sommet atlantique aurait mauvais effet pour la première grande sortie du président. En contrepartie, elle leur demande des efforts supplémentaires pour la formation des forces de sécurité afghanes et pour la reconstruction.

Cependant, la nouvelle stratégie élaborée pour l'Afghanistan ne devrait pas déplaire aux Européens : accent mis sur la lutte contre Al Qaïda et les talibans d'une part, « afghanisation » du conflit, abandon tacite des ambitieux projets de nation building au profit d'objectifs plus modestes comme la stabilité, approche régionale...

Les Européens peuvent avoir l'impression d'avoir été écoutés, comme ils doivent se féliciter des pas faits en leur direction par Barack Obama dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Mais s'ils sont mieux écoutés, ils devront partager le fardeau, plus sans doute qu'ils n'y étaient disposés. Le «burden sharing» est une vieille exigence américaine qui n'a jamais été vraiment satisfaite. Les Européens livrent ainsi aux Américains un bon prétexte pour affirmer leur leadership.

Et ils ne doivent pas se tromper : Barack Obama a l'ambition de rétablir ce leadership mis à mal par l'unilatéralisme des années Bush.

C'est peut-être un paradoxe mais avec sa volonté d'écouter et de partager, le président américain veut remettre l'Amérique à la première place : «We are ready to lead», a-t-il affirmé avant le G20 de Londres. Il parie sur la force de l'exemple.

Daniel Vernet

http://www.slate.fr/story/2951/une-autre-diplomatie-est-elle-possible


1-2 Stéphane Mantoux : Blackwater, l’ascension de l’armée privée la plus puissante du monde.

Blackwater : pour les Irakiens, ce nom en est venu à symboliser toute leur colère contre l’occupation américaine consécutive à l’invasion de mars-avril 2003.

Des mercenaires au comportement décalé qui ne peuvent être jugés pour leurs actes, aussi criminels et hors-la-loi soient-ils.

Pourtant, la société qui porte ce nom, un véritable empire, n’était guère connue du grand public avant la mort de 4 de ses membres à Falloujah en 2004, et surtout le massacre de la place Nisour en 2007 à Bagdad, qui a véritablement mis sous les feux de la rampe cette entreprise, tout en posant la question de sa présence en Irak et de sa justification. Jeremy Scahill dresse ici un véritable réquisitoire contre cette société qui navigue en eaux troubles, à l’image de sa dénomination -aujourd’hui modifiée d’ailleurs, puisque Blackwater est devenue Xe le 13 février 2009.

Voici les principaux points développés par J. Scahill dans son ouvrage :

- l’incident de la plase Nisour à Bagdad, le 16 septembre 2007, où un convoi de 4 véhicules de la société Blackwater a ouvert le feu sur la foule, tuant 17 Irakiens et en blessant plus d’une vingtaine, a constitué un tournant dans le sens où Blackwater n’est plus, alors, épargnée par son statut de contributeur à la sécurité en Irak. D’autres incidents du même genre avaient déjà impliqué Blackwater, mais tous avaient été réglés en sous-main ou classés. Pourtant, en dépit des protestations véhémentes du gouvernement irakien, Blackwater continue ses missions en Irak, tout simplement parce que l’armée américaine et les Etats-Unis en sont arrivés à un point où le recours aux mercenaires est devenu indispensable et nécessaire, quel que soit le prix à payer. Eric Prince, le fondateur de Blackwater, n’a pas à répondre des exactions de ses employés ; l’enquête américaine sur place est manifestement bâclée, et tout est fait pour étouffer un incident qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour l’engagement américain en Irak. Blackwater, quant à elle, contre-attaque par une intense campagne de propagande en sa faveur : elle est renommée Blackwater Worldwide. Blackwater est bien le symbole de la révolution des affaires militaires conçue sous l’administration Bush, une externalisation massive des opérations de l’armée américaine, à tel point qu’à l’été 2007, on trouve semble-t-il plus de contractuels privés (180 000) que de soldats réguliers (160 000) en Irak (même si les chiffres sont difficiles à obtenir pour la première catégorie au moins). Le processus avait cependant commencé sous les mandats de Bill Clinton et même à partir de la première guerre du Golfe (1991).

- cette privatisation des affaires militaires s’est accélérée après les attentats du 11 septembre 2001 et la réaction de l’administration Bush aux attentats. Dick Cheney avait été un des grands promoteurs des débuts de cette méthode au moment de la guerre du Golfe et lors des conflits dans les Balkans (formation de troupes croates pour lutter contre les Serbes par exemple). La société qui en a le plus bénéficié est Blackwater, au départ petite entreprise de sécurité installée à Moyock, en Caroline du Nord, dans une zone marécageuse (d’où son nom). L’entreprise est dirigée par Eric Prince, un multimillionaire chrétien qui n’a jamais caché ses sympathies pour le camp républicain et pour un fondamentalisme chrétien parfois à la limite de l’extrême-droite. Le principal succès initial de Blackwater est d’obtenir le contrat pour la protection de Paul Bremer, le premier super-gouverneur irakien après la campagne de 2003, lequel, à la fin de son mandat, fait publier le 28 juin 2004 le fameux Ordre 17, qui garantit l’immunité totale aux compagnies de sécurité comme Blackwater engagées en Irak. Une guerre qui a justement provoqué l’ascension de telles compagnies en raison des limites mêmes de l’armée américaine face aux multiples théâtres d’opérations : politiquement et économiquement, embaucher des mercenaires est bien plus facile. Même si Eric Prince et le milieu dans lequel il évolue sont caractérisés par une idéologie de suprématie chrétienne. C’est le lynchage de 4 contractuels de Blackwater à Falloujah le 31 mars 2004 qui, paradoxalement, en propulsant la compagnie sur le devant de la scène médiatique, fait sa fortune tout en dévoilant en plein jour l’importance de ces "mercenaires", dont on taisait le nom jusque là, dans la campagne irakienne des Etats-Unis.

- Blackwater se résume en un nom, celui de son fondateur, Eric Prince.

Héritier d’une dynastie industrielle bâtie par un self-made-man dans le Michigan, financier des causes républicaines (plus de 100 000 dollars pour la première campagne présidentielle de G.W. Bush) et d’extrême-droite comme le Conseil de Recherche sur la Famille animé par des évangélistes ultra-conservateurs, Eric Prince a lui-même opté en 1992 pour le candidat d’extrême-droite Pat Buchanan face à Bush père. Prince passe ensuite 4 années comme commando SEAL dans l’US Navy, avant de revenir aux affaires familiales après la mort de son père. La vente de l’empire paternel permet au jeune homme de se retrouver milliardaire ; sa conversion au catholicisme ne le détourne pas de la tradition familiale et il injecte son argent dans les organisations de la droite catholique extrémiste : Catholic Answers, par exemple, une organisation fondamentaliste basée à San Diego. Prince est également présent dans le Conseil Secret de la Politique Nationale, une organisation de conservateurs fondée en 1981 qui cherche à définir les orientations futures du pays (on y trouve par exemple le président de la NRA, l’organisation militant pour le port des armes à feu). Il est aussi très lié avec des nombreuses personnalités de l’administration Bush -Dick Cheney ou Donald Rumsfeld. Prince finance aussi le programme Prison Fellowship, une association qui veut réformer les prisons américaines par la foi. Prince a contribué également au programme Evangéliques et Catholiques Ensemble (ECT), consacrant l’ascension des théocons (théo-conservateurs, conservateurs religieux) et leur unification ce qui permit notamment l’élection de G.W. Bush à la présidence. Il a aussi offert plus de 200 000 dollars à l’Institut Haggai d’Atlanta, qui se vante d’avoir formé plus de 60 000 missionnaires évangéliques destinés à aller prêcher la bonne parole dans les pays sous-développés. Avec les attentats du 11 septembre, la carrière de Prince allait connaître un formidable coup d’accélérateur.

- si Prince tend aujourd’hui à considérer Blackwater comme la 5ème branche de l’armée américaine (!), les débuts n’en furent pas moins modestes.

C’est Al Clark, l’un des formateurs SEAL de Prince, qui avait eu l’idée d’une entreprise bâtissant un site spécialement dédié à l’entraînement des forces de sécurité. A ce moment-là, vers 1993, l’âge d’or des républicains est terminé après la défaite de Clinton. Certains ultra-conservateurs posent même la question d’une confrontation brutale avec le pouvoir, position très disputée dans le camp républicain lui-même. C’est dans ce contexte que Prince acquiert une immense étendue de terrain en Caroline du Nord, près d’un immense marécage, le Great Dismal Swamp. L’immense complexe de Moyock commence alors à accueillir des compétitions de tir et enchaîne les séances d’entraînement. Deux événements, en 1999, accroient son audience : en avril, deux lycéens ouvrent le feu dans un lycée de Littleton, au Colorado : c’est le fameux massacre de Columbine. En septembre, Moyock accueille un concours de tirs dédié à 400 personnels du SWAT, les forces spéciales de la police urbaine. Clark, en désaccord avec la politique de Prince, qui vise à recevoir le plus grand nombre de personnes aux dépens d’un certain élitisme dans la formation, jette l’éponge. Après l’attentat contre le destroyer USS Cole en octobre 2000, Blackwater décroche un contrat avec l’US Navy. Mais c’est le 11 septembre 2001 qui va marquer l’ascension de la firme dans le marché de la sécurité. Blackwater est alors sollicitée par plusieurs départements des administrations de sécurité américaine ; le directeur exécutif de la CIA, Krongard, donne un coup de pouce à l’entreprise. En mars 2003, après l’invasion de l’Irak, Blackwater décroche le contrat pour la protection du premier gouverneur du pays, Paul Bremer. L’épopée des mercenaires en Irak commence. 

- Bremer, comme Prince, est un catholique reconverti respecté par les évangélistes et les néo-conservateurs. I

l a été le bras droit de Kissinger, puis d’Alexander Haig sous Reagan. Il travaille ensuite dans une société d’assurances, dont 295 employés sur les 1 700 présents meurent dans l’effondrement des tours du World Trade Center. Sa nomination à la tête de la reconstruction de l’Irak est très contestée. Bremer mit pour ainsi dire le pays en coupe réglée, procédant au licenciement de tous les militaires irakiens (plus de 400 000) et d’une bonne partie des cadres civils, qui vont en grande partie rejoindre les rangs de la résistance. Influencé par l’idéologie religieuse qui anime aussi Prince, il utilise l’Irak comme tremplin pour les activités des multinationales américaines aux dépens des locaux. C’est cet homme que Blackwater doit protéger à partir d’août 2003. A ce moment-là les attaques contre les forces américaines vont crescendo. Bremer lui-même est pris sou le feu d’un IED (engin explosif improvisé) et de tirs d’AK-47 lors d’un déplacement, en décembre. A la fin du mandat de Bremer, en mai 2004, on compte déjà plus de 20 000 contractuels privés de sécurité en Irak. Les salaires alléchants des entreprises comme Blackwater attirent tous les anciens des forces spéciales et des troupes d’élite américaines, mais aussi des personnes moins recommandables comme les mercenaires sud-africains. La société britannique Erynnis se construit en moins d’un an une armée privée de 14 000 hommes, dont certains Irakiens. Mais on ne parle pas encore de mercenaires à ce moment-là ; beaucoup d’Irakiens pensent que ces hommes sont des agents de la CIA, voire du Mossad israëlien. L’incident de Falloujah va permettre à Blackwater d’accroître encore son emprise sur un marché devenu des plus exponentiels.

- le 30 mars 2004, 4 contractuels de Blackwater imprudemment aventurés dans la ville de Falloujah sont tués et mis en pièces par la foule, qui suspend deux des cadavres sur un pont de la ville. Falloujah connaît alors une situation très tendue depuis la fin de l’invasion en avril 2003. Pour ajouter à la tension, les Israëliens viennent alors d’abattre le chef spirituel du Hamas, le cheikh Yassin. Le gouvernement américain cherche alors à biaiser en parlant de contractuels civils, mais finalement, la réalité du mercenariat sera bien mise à jour. L’événement rappelle de mauvais souvenirs aux médias et aux dirigeants américains, qui font le parallèle avec le désastre de Mogadischio en 1993, qui avait entraîné le retrait américain de Somalie. Mais cette fois, l’administration Bush ne veut pas céder : les Marines reçoivent l’ordre de nettoyer Falloujah, après une étude du terrain réalisée par Jim Steele, ancien colonel des Marines qui avaient formé les milices contre les marxistes du Salvador pendant les années 80.

- au même moment, Blackwater se retrouve impliquée dans un autre incident, à Nadjaf, une des villes saintes du chiisme, le 4 avril 2004. Moqtada al-Sadr est alors devenue l’une des cibles des Américains en Irak, qui craignent le pouvoir de ce manieur de foules. Il peut compter alors sur 10 000 hommes dans tout le pays. Bremer décide de faire arrêter l’un de ses lieutenants le 3 avril. Le lendemain, à l’appel d’al-Sadr, une foule importante se dirige sur Kufa, puis à Nadjaf. Elle approche du quartier-général des forces d’occupation, où se trouvent seulement quelques Marines, des soldats salvadoriens et 8 contractuels de Blackwater. Ces derniers, réfugiés sur le toit du bâtiment, dirigent le tir qui s’abat sur les Irakiens en contrebas. Le nombre des victimes demeure difficile à établir, mais certaines sources parlent de 20 à 30 morts et plus de 200 blessés. Pour les chiites, c’est le signal de l’insurrection. 

- le même jour, les Marines se lancent à l’assaut de Falloujah, appuyés par les chars, les hélicoptères et l’aviation. L’opération Vigilant Resolve est parfois présentée comme une mission de représailles après le meurtre des contractuels de Blackwater. Les combats, très violents, font beaucoup de victimes chez les civils -280 morts et 400 blessés au moins. Une deuxième offensive suivra en novembre. Au total 700 frappes aériennes seront dirigées sur Falloujah, 18 000 des 39 000 bâtiments de la ville seront détruits.

- Prince déploie alors un ensemble de lobbyistes pour défendre la cause de Blackwater aux Etats-Unis. Parmi eux Paul Behrends, membre influent du Alexander Strategy Group. Prince et Behrends ont été membres de Liberté chrétienne internationale, une organisation de missionnaires évangélistes regroupant des anciens de l’administration Reagan, et qui appuie la politique de Bush contre le terrorisme. Pourtant, des démocrates commencent à poser des questions sur les activités de Blackwater. Cela n’empêche pas Prince d’agrandir le complexe de Moyock, qui passe de 2 700 à 6 400 m². Une conférence accueille David Grossman, auteur de L’Acte de tuer, et qui annonce alors : "Les méchants arrivent avec des fusils et des armures ! En un seul jour, ils anéantiront notre mode de vie !". En Irak, les contractuels deviennent la cible des attentats et des enlèvements. Malgré cela, de nombreuses sociétés emboîtent le pas à Blackwater. L’armée américaine, en sous-traitant des tâches au départ non-combattantes mais progressivement de plus en plus combattantes, crée un appel d’air. Le scandale d’Abu Ghraib en avril 2004, où auraient été impliqués quelques membres de Blackwater, n’altère pas les capacités de l’entreprise qui, en plus de proposer des salaires largement supérieurs à ceux des forces régulières, n’hésitent pas à surfacturer ses services. Une entreprise britannique, Aegis, fondée par Tim Spicer, un ancien des SAS, est alors violemment prise à partie : Spicer, en effet, a précédemment dirigé la société Sandline qui s’est faite remarquer par son intervention musclée en Sierra Leone pendant la guerre civile. En 2006, on trouve ainsi plus de 21 000 contractuels britanniques en Irak. En juin 2004, un convoi de Blackwater comprenant des Américains et des Polonais, ancien de l’unité anti-terroriste GROM, est attaqué sur la route entre la Zone Verte et l’aéroport, et plusieurs mercenaires sont tués. Lorsque Paul Bremer quitte l’Irak fin juin 2004, la situation s’est dégradée à un point tel que son escorte comprend 17 véhicules Humvee, trois hélicoptères de Blackwater avec des tireurs d’élite, 2 hélicoptères Apache et des chasseurs-bombardiers F-16.

- Blackwater se retrouve aussi, en juillet 2004, impliquée dans le "Grand Jeu" mené en Asie Centrale par les Américains. Le but est alors de mettre la main sur le pétrole et le gaz de la mer Caspienne, plus accessibles depuis la chute de l’URSS. Pour assurer sa position dans la région, le gouvernement américain n’hésite pas à contribuer à la révolution des Roses en Géorgie, en 2003. Il s’implique aussi dans le renouveau militaire de l’Azerbaïdjan et du Kazakhstan, dans le but de former des unités spéciales destinées à la protection de l’oléoduc devant acheminer les hydrocarbures jusqu’en Turquie. Le but est aussi d’avoir une base proche du théâtre d’opérations du Moyen-Orient, alors que l’on évoque une attaque probable contre l’Iran voisin. C’est bien évidemment Blackwater qui reçoit la mission de créér l’équivalent d’une unité SEAL sur place. L’importance stratégique du pays se voit aux membres de la Chambre de commerce américaine locale : James Baker, Kissinger, anciennement Dick Cheney et Richard Armitage. Les Blackwater s’attèlent à la tâche en récupérant une ancienne base des Spetnatz à Bakou. Ils protègent les lieux jusqu’à l’ouverture du très controversé oléduc BTC (Bakou-Tbilissi-Ceyhan) en mai 2005. Tout cela en appuyant le président azéri Ilham Aliyev, qui malheureusement n’est pas particulièrement connu pour son respect des droits de l’homme. 

- Blackwater recrute aussi des soldats étrangers pour alimenter la demande en mercenaires en Irak ou ailleurs. On est là dans la continuité de l’Ecole militaire des Amériques, qui a formé pendant la guerre froide plus de 60 000 militaires d’Amérique latine à la "contre-insurrection", prônant des méthodes des plus expéditives. L’un des principaux foyers de recrutement est le Chili, où un intermédiaire, Pizarro, ancien commando, recrute des centaines ex-membres de l’armée chilienne, dont beaucoup sont vétérans du régime de Pinochet. A partir de novembre 2003, et en moins de deux ans, celui-ci fournit 756 anciens militaires chiliens à Blackwater. Une fois connue, le procédé suscite un tollé dans la société chilienne, encore mal remise du coup d’Etat de 1973 et de ses suites. Le nombre aurait pu être bien plus important si Pizarro n’avait commis l’erreur de traiter aussi avec Triple Canopy, l’un des concurrents de Blackwater, en proposant des hommes de seconde main pour maximiser ses profits, ce qui provoque évidemment l’ire de Prince et la fin du contrat. Autre lieu de recrutement, la Colombie, où les forces armées bénéficient de l’assistance américaine pour la lutte contre la drogue ; des contrats mirobolants sont proposés, qui d’ailleurs ne sont pas toujours honorés en Irak. Une autre entreprise, Your Solutions, utilise la base de Lepaterique, au Honduras, pour former des mercenaires ; cette même base avait servie à la CIA pour entraîner les Contras et le fameux bataillon 316, employés contre les socialistes nicaraguayens et en tant qu’escadron de la mort dans les années 80. Oscar Aspe, un ancien militaire chilien et associé de Pizarro ayant travaillé pour Blackwater en Irak, est l’un des responsables de Lepaterique où il forme un certain nombre de Chiliens mercenaires, une initiative qui lui vaut l’interdiction d’exercer par le Honduras fin 2006.

- en janvier 2005, les familles des 4 Blackwaters tués à Falloujah portent plainte contre l’entreprise. Celle-ci, appuyée sur son groupe de pression et par une batterie d’avocats, échappe à toute poursuite. Un autre incident avait encore mis Blackwater sous le feu des projecteurs, le crash du Blackwater 61, un avion privé au service de l’armée américaine, le 27 novembre 2004 en Afghanistan. Manifestement des fautes avaient été commises, mais au nom du secret d’Etat et de la contribution de Blackwater à l’effort de guerre, comme lors du procès des morts de Falloujah, l’entreprise reste intouchable. La division aviation de Blackwater, créée en avril 2003, rappelle pour beaucoup la célèbre Air America de la guerre du Viêtnam utilisée par la CIA. Il est quasiment certain que ses appareils participent au transport des prisonniers vers des pays laxistes en matière de droits de l’homme, où se trouvent des prisons secrètes qui permettent de pratiquer la torture, si besoin.

- un des autres personnages-clés de Blackwater est J. Coffer Black, un ancien de la CIA qui pendant la guerre froide a servi en Rhodésie, en Afrique du Sud, en Somalie et en Angola avant de se retrouver au Soudan entre 1993 et 1995 pour surveiller, notamment un certain Ben Laden. Mais on ne lui donna pas l’autorisation d’opérer, même si en août 1994 c’est lui qui mène l’arrestation du fameux terroriste Carlos. En 1999, il dirige le Centre anti-terroriste de la CIA. Il prétend ensuite ne pas avoir eu assez de moyens pour arrêter Ben Laden, mais d’autres spécialistes avancent qu’il a surtout développé les opérations spéciales paramilitaires au lieu d’infiltrer l’organisation du milliardaire saoudien. Des opérations faisant déjà appel à des mercenaires privés, qui seront engagés en Afghanistan lors d’Enduring Freedom. En 2004, c’est Black qui coordonne les forces de sécurité lors des Jeux Olympiques d’Athènes, en Grèce. Ses déclarations intempestives sur la capture de Ben Laden, imminente selon lui, poussent néanmoins le gouvernement à le mettre sur la touche et, début 2005, il entre chez Blackwater. Autre personnage sulfureux accueilli chez Blackwater, Joseph E. Schmitz, un catholique fondamentaliste qui supervisait l’emploi des contractuels privés en Afghanistan en en Irak entre 2002 et 2005, un mandat qui donna lieu à de nombreuses fraudes : le contrat des avions-ravitailleurs de Boeing, le problème d’Abu Ghraïb, l’esclavage sexuel... d’où l’intérêt de rejoindre ensuite Blackwater, puisqu’il était la cible de nombreuses critiques, y compris dans le camp républicain, notamment de John Mc Cain. 

- le successeur de Bremer en Irak fut John Negroponte, vite baptisé "le proconsul". Il avait en effet dirigé l’ambassade au Honduras à partir de 1981, où se trouvait le plus grand centre de la CIA destiné à former les Contras envoyés au Nicaragua, tout en appuyant la junte locale au service des Etats-Unis. L’ambassade en Irak regroupe vite 2 500 agents de sécurité, soit plus qu’un régiment de Marines, ainsi que 500 agents de la CIA. Negroponte accélère une politique qui existait déjà avant son arrivée, l’option "Salvador", qui consiste à financer des groupes irakiens armés pour lutter contre l’insurrection. Negroponte, victime de ses choix, est congédié dès février 2005, mais le mal est fait. Pourtant le marché des mercenaires se porte toujours aussi bien, et obtient même des financements supplémentaires après qu’un hélicoptère Mi-8 piloté par des Bulgares au service de Blackwater ait été abattu par un missile sol-air SA-7 utilisé par les insurgés.

- Blackwater investit ensuite un autre marché porteur : la sécurité intérieure des Etats-Unis. Immédiatement après que le cyclone Katrina ait ravagé La Nouvelle-Orléans, le 29 août 2005, 150 mercenaires armés jusqu’aux dents débarque dans la ville pour y faire régner l’ordre. Prince prétend que ses hélicoptères ont même aidé les garde-côtes à sauver des sinistrés. L’opération est en tout cas fort rentable : en juin 2006, les contrats obtenus pour Katrina ont déjà rapporté 73 millions de dollars à Blackwater. Certains appellent bientôt La Nouvelle-Orléans "Badgad-sur-bayou" tant se multiplient dans les rues les mercenaires destinés à protéger des installations privées. Ceux de Blackwater sont équipés de fusils d’assaut M-4, de fusils à pompe Mossberg et de Glock 17. La société Instinctive Shooting International, composée de vétérans des forces militaires israëliennes, expédie tout un contingent dans la ville. Au final, l’Agence Fédérale pour les Situations d’Urgence reçoit moins de fonds que ceux destinés aux forces de sécurité. L’implication des Blackwater dans la catastrophe est violemment critiquée dans le pays. Cela n’empêche pas Blackwater de lorgner vers un autre projet, celui de la militarisation de la frontière avec le Mexique. En avril 2005, le projet de corps de défense civil (Minutemen, en référence aux miliciens de la guerre d’Indépendance) est ressorti des tiroirs. Parmi les soutiens du projet, Duncan Hunter, parlementaire chevillé à Blackwater.

- fin 2006, lorsque Donald Rumsfeld quitte le secrétariat à la Défense, le travail de privatisation de l’armée américaine est déjà bien avancé.

A ce moment-là, Blackwater déploie 23 000 personnels dans 9 pays et dispose d’une réserve de 21 000 membres. Prince va même jusqu’à proposer de mettre une brigade de contractuels à disposition du gouvernement (!). Blackwater ouvre un centre nord dans l’Illinois. En mars 2006, au salon des Forces spéciales armées d’Amman en Jordanie -dont le souverain a fait appel à Blackwater pour former ses propres troupes d’élite-, Coffer Black annonce à la stupéfaction des militaires américains présents que Blackwater est prête à déployer un corps expéditionnaire pour assurer une mission de maintien de la paix, évoquant particulièrement le Darfour. Prince avait déjà formulé l’idée en février 2005 ; le Darfour est un sujet cher au coeur de Liberté chrétienne internationale, cette organisation de missionnaires évangéliques dont a fait partie le patron de Blackwater. Une proposition soutenue par la presse, néo-conservatrice comme Mark Hemingway dans le Weekly Standard, mais aussi Max Boot dans le Los Angeles Times ou Ted Koppel dans le New York Times. Blackwater assure aussi son avenir en contribuant à la montée en puissance de l’association des mercenaires, répondant au doux nom d’Association Internationale des Opérations de Paix. Cet organisme vise surtout à fournir un blanc-seing aux opérations des mercenaires à travers le monde en édictant une sorte de code de conduite, rarement respecté dans les faits ; Blackwater s’est d’ailleurs retiré de l’organisation après la fusillade de la place Nisour, pour avoir plus de marge de manoeuvre. Au printemps 2008, 180 000 mercenaires serviraient en Irak, toujours protégés par l’Ordre 17 de Bremer. Un autre cas intéressant est celui des mercenaires sud-africains. Après l’intervention de la société de mercenaires sud-africains, regroupant d’anciens nervis de l’apartheid, Executive Outcomes, en Angola, puis au Sierra Leone avec Sandline dans les années 90, l’Afrique du Sud fit passer une loi interdisant l’activité mercenaire. Mais manifestement, la loi ne fut pas appliquée puisqu’en 2004, une tentative de coup d’Etat ratée en Guinée-Equatoriale impliquait une soixantaine de mercenaires sud-africains conduits par Simon Mann, ancien des forces spéciales britanniques et associté de Tim Spicer à Sandline. A l’époque, on estime que 2 000 mercenaires sud-africains se trouvent en Irak. Le 29 août 2006, l’Afrique du Sud vote une loi anti-mercenaires des plus sévères, malgré les protestations de l’association internationale. Blackwater, elle, crée la division Greystone, une filiale implantée à La Barbade et qui cherche à recruter des mercenaires dans les endroits les plus mal famés de la planète. Peu d’informations filtrent sur cette division, de même que sur le financement des opérations de sécurité en Irak. Blackwater a elle seule aurait déjà empoché plus d’un milliard de dollars. Le poids des sociétés de sécurité privée dans l’économie mondiale s’élèverait à 100 milliards de dollars. En février 2006, le Pentagone reconnaît symboliquement l’importance des mercenaires en incluant Blackwater dans les "Forces Totales" de l’armée américaine. Cofer Black fait suivre l’événement de plusieurs déclarations assimilant les Blackwater aux "chevaliers de la Table Ronde", engagés dans un combat épique pour la défense de la chrétienté.

 - en septembre 2007, Blackwater annonce qu’elle est sur les rangs pour des contrats dans la lutte anti-drogues en Amérique latine et à la frontière mexicaine, marchant ainsi sur les plates-bandes d’un de ses principaux concurrents, DynCorp. Le projet mexicain est abandonné début 2008 après la résistance des habitants de la petite ville où la société devait s’implanter. Le centre de Moyock, lui, forme quelques 25 000 personnels par an. Benazir Bhutto, avant d’être assassinée en décembre 2007 au cours de la campagne présidentielle pakistanaise, aurait sollicité les services de Blackwater pour sa protection. La firme développe aussi des matériels militaires comme le véhicule blindé "Grizzly", construit dans une entreprise installée... en Caroline du Nord, ou le drone Polar 400. La création de Total Intelligence Solutions privatise aussi un autre secteur, celui du renseignement. Washington dépense déjà 42 milliards de dollars pour l’embauche d’agents privés ; 70 % du budget de défense américain va au secteur privé. Total Intelligence Solutions est dirigée par des anciens de la CIA, à l’image de Black, qui mettent à profit leurs anciennes relations dans le cadre de leurs activités gouvernementales pour obtenir des renseignements et des contrats (Jordanie, par exemple). L’Irak est au coeur de la campagne présidentielle américaine de 2008, mais aucun des deux candidats démocrates, Barack Obama ou Hillary Clinton, malgré certaines déclarations de circonstance, n’a pu envisager de se séparer des sociétés privées assurant la protection des diplomates américaines dans la Zone Verte : Blackwater, Triple Canopy et DynCorp. Au-delà de ce constat, le plus inquiétant est sans doute l’expansion considérable de Blackwater vers des domaines jusque-là épargnés.

Stéphane Mantoux

mardi 11 août 2009

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n°451 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak - 19-08 - :Suite - : Barack Obama ou le retour du leadership US.

n°451 - Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak - 19-08 - :Suite - : Barack Obama  ou le retour du leadership US.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre


Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak

n°451                            19/08/09

C.De Broeder      &       M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-3 Cathy Ceïbe : Les médias, une arme de destruction massive.

1-4 Edward Bernays : la psychologie des foules.

1-5 Gareth Porter : Iran Irak USA : Un Rapprochement Progressif, Ténu, Iran Irak aux dépens des Américains.

1-6 Réseau Voltaire : Washington veut en finir avec les Moudjahidin du peuple.


1-3 Cathy Ceïbe : Les médias, une arme de destruction massive.

Cathy Ceïbe : Vous avez présenté en avril dernier devant l’Organisation des États américains (OEA) un travail portant sur le « totalitarisme médiatique ».

Que recouvre ce concept ?

Roberto Hernandez Montoya : ce concept recouvre un changement de civilisation.

Hier, il existait une presse engagée, de droite comme de gauche, ou encore religieuse. Mais elle n’était pas organisée comme le sont les grandes sociétés, les corporations.

Cette presse avait ses tendances idéologiques, politiques mais elle n’était pas un tout global au sens où aujourd’hui, quelques médias - le Washington Post, Fox News, CNN - marquent la cadence des informations, et leur contenu. Ce sont des épicentres de l’information qui la répandent. Si l’on prête attention d’ailleurs, une information est parfois répétée avec les mêmes erreurs orthographiques. Les médias réagissent aux événements extrêmement ressemblants. Il s’agit d’une domination tant idéologique que corporative. Le totalitarisme médiatique produit de l’idéologie néolibérale mais également des phénomènes dangereux, voire criminels.

Les États-Unis ont menti sur les « armes de destruction massive » en Irak.

Le totalitarisme médiatique les a suivis pour justifier l’invasion du pays, devenant à son tour une arme de destruction massive. Cette invasion a coûté la vie à plus d’un million d’Irakiens. Le totalitarisme médiatique n’est pas partagé mais ordonné. Des milieux autour des pouvoirs militaires dits complexes militaro-industriels, orientent, décident. Ils procèdent à la création des ennemis, comme au temps de l’Inquisition où quiconque n’obéissait pas à l’orientation générale de l’Église était accusé d’hérétique. Le droit à la défense a été aboli. Actuellement, nous vivons une situation similaire.

Prenons le cas des talibans. Hier, c’étaient des héros. Le président Ronald Reaggan les appelait « les combattants de la liberté ».

Parce qu’ils luttaient contre l’Union soviétique, ils étaient forcément bons. Aujourd’hui, ils incarnent le mal, parce qu’ils agissent de leur propre chef. Lorsque Saddam Hussein faisait la guerre à l’Iran, personne ne trouvait rien dire. Mais lorsqua commencé à agir pour son compte, il est devenu l’ennemi à abattre. L’impérialisme est un maître assez nerveux.

Un cas d’école : le coup d’État au Honduras…

Roberto Hernandez Montoya : Ce coup d’État ressemble, de manière assez suspecte, à celui perpétré contre Hugo Chavez en 2002. On a séquestré un président. On a dit qu’il avait démissionné, ce qui n’est pas vrai dans les deux cas. On a dit que ce n’était pas un coup - d’État.

Au Venezuela on a parlé d’une vacance de pouvoir ; au Honduras, d’un acte soit disant constitutionnel. Et puis il y a la révolte et la répression des masses. C’est une nouvelle façon de faire des coups d’État. Dans le cône sud (Chili, Argentine, Uruguay), après les coups d’État, il était impossible d’agir. Il s’agissait d’immobiliser les masses. Aujourd’hui, c’est différent. On assiste à des coups d’État « en douceur », des guerres de quatrième génération. Tout commence par des manifestations souvent menées par des étudiants de droite puis des mobilisations de la couche moyenne. Et puis des activités déjà codifiées se mettent en place. Il existe des manuels pour ce faire.

Le traitement médiatique de ces événements participe-t-il, même à son corps défendant, de la stratégie politique ?

Roberto Hernandez Montoya :  Le coup d’État au Venezuela était un coup d’État médiatique. Pour la première fois au monde, les médias ont tout organisé. Ils ont appelé à une manifestation assez grande qui a dévié vers le palais présidentiel.

Et puis on a placé des snippers qui ont tué dix-neuf personnes dont quinze étaient chavistes.

Ils voulaient provoquer une situation de violence pour accuser Hugo Chavez de violation de droits de l’homme. Ils ont mis en place un scénario qui était un pur mensonge. Il a fallu un autre film d’analyse des événements pour montrer que le gouvernement n’était pas responsable des morts.

Concernant le Honduras, les médias se sont trompés sur la réaction de Barack Obama. Le président a parlé de façon assez claire contre le coup d’État. La situation aux États-Unis est complexe, notamment à droite. Mais des secteurs autour d’Obama continuent d’agir, avec l’aide des bases américaines présentes dans la région, et au Honduras.

Dans quelles mesures les nouvelles technologies, notamment Internet, jouent-elles un rôle pour briser ce mur médiatique ?

Roberto Hernandez Montoya : J’ai écrit il y a quelques années une réflexion intitulée « Nouveaux médias contre vieux coups d’État ».

Au moment du coup d’État au Venezuela, Internet et les téléphones portables ont encerclé les médias traditionnels.

Lorsqu’ils se sont rendu compte que le coup d’État échouait, ils ont fini par se démobiliser.

Les médias se substituent-ils aux partis d’opposition ?

Roberto Hernandez Montoya Oui. Ils agissent comme des partis politiques.

Entretien réalisé par Cathy Ceïbe

 3 août 2009

Roberto Hernandez Montoya est président de la Fondation centre d’études latino-américaines Romulo Gallegos (CELARG) au Venezuela.

enquête :« Les médias, une arme de destruction massive »
http://www.legrandsoir.info/Les-medias-une-arme-de-destruction-massive.html

http://www.humanite.fr/2009-07-30_International_-Les-medias-une-arme-de-destruction-massive


1-4 Edward Bernays : la psychologie des foules.

L’étude systématique de la psychologie des foules a mis au jour le potentiel qu’offre au gouvernement invisible de la société la manipulation des mobiles qui guident l’action humaine dans un groupe. Trotter et Le Bon d’abord, qui ont abordé le sujet sous un angle scientifique,

Graham Wallas, Walter Lippmann et d’autres à leur suite, qui ont poursuivi les recherches sur la mentalité collective, ont démontré, d’une part, que le groupe n’avait pas les mêmes caractéristiques psychiques que l’individu, d’autre part, qu’il était motivé par des impulsions et des émotions que les connaissances en psychologie individuelle ne permettaient pas d’expliquer.

D’où, naturellement, la question suivante : si l’on parvenait à comprendre le mécanisme et les ressorts de la mentalité collective, ne pourrait-on pas contrôler les masses et les mobiliser à volonté sans qu’elles s’en rendent compte ?

La pratique de la propagande a récemment prouvé que c’était possible, du moins jusqu’à un certain point et dans certaines limites.

Certes la psychologie collective est loin d’être une science exacte et les mystères de la motivation humaine n’ont pas tous  été révélés. Cela étant, l’alliance de la théorie et de la pratique s’avère assez fructueuse pour qu’il ne soit plus permis de douter que, dans certains cas, la mise en oeuvre de tel ou tel mécanisme provoque en effet un changement d’opinion remarquablement conforme à celui attendu, un peu comme un automobiliste règle la vitesse de sa voiture en agissant sur le débit d’essence. Bien que la propagande ne soit pas une science au sens expérimental du terme, ce n’est plus tout à fait la pratique empirique à quoi se résumait l’avènement de la psychologie des foules. Elle est scientifique au sens où elle cherche autant à fonder ses opérations sur des connaissance tirées de l’observation directe de la mentalité collective que sur des principes dont la cohérence et la relative constance ont été démontrées.
Comme le savant dans son laboratoire, le propagandiste étudie systématiquement le matériaux sur lequel il travaille. Lorsqu’il doit, par exemple, préparer une campagne de vente d’envergure nationale, il explore le secteur en entourant d’un service de presse, d’un corps d’éclaireurs, et en effectuant lui-même des recherches ciblées.

L’homme étant de nature grégaire, il se sent lié au troupeau, y compris lorsqu’il est seul chez lui, rideaux fermés. Son esprit conserve les images qu’y ont imprimées les influences sociales.

Leurs travaux ont amené Trotter et Le Bon à la conclusion que la pensée au sens strict du terme n’avait pas sa place dans la mentalité collective, guidée par l’impulsion, l’habitude ou l’émotion.

À l’heure du choix, son premier mouvement est en général de suivre l’exemple d’un leader qui a su gagner sa confiance. C’est là un des principes les plus fermement établis de la psychologie des foules, qui opère en fixant à la hausse ou à la baisse le prestige d’une station balnéaire, en suscitant une ruée sur telle banque ou un mouvement de panique à la bourse, en créant l’engouement qui va déterminer le succès d’un livre ou d’un film.
Quand la foule ne peut pas calquer sa conduite sur celle d’un leader et doit se déterminer seule, elle procède au moyen de clichés, de slogans ou d’images symbolisant tout un ensemble d’idées ou d’expériences. Il y a quelques années, il suffisait d’accoler au nom d’un candidat politique le mot intérêts pour qu’instinctivement des millions de gens lui refusent leurs votes, tant ce qu’évoquait ce terme, « intérêts », était associé à la corruption. Plus près de nous, le mot bolchevique a rendu un service du même ordre à ceux qui voulaient effrayer le grand public pour le détourner d’une ligne d’action.

Les propagandistes réussissent parfois à faire basculer tout un magma d’émotions collectives en jouant sur un vieux cliché ou en en forgeant un nouveau.

En Grande-Bretagne, les hôpitaux d’évacuation militaire furent la cible de très nombreuses critiques pendant la guerre, à cause des traitements sommaires qui y étaient dispensés aux blessés. Aux yeux de l’opinion, les patients d’un hôpital avaient droit à des soins prolongés et consciencieux. Le mécontentement public céda quand, au lieu d’hôpitaux, on se mit à parler de « postes d’évacuation ». Personne n’attendait d’une institution ainsi baptisée qu’elle dispense plus que des traitements d’urgence. Le terme « hôpital » avait un sens convenu, indissociablement associé à un certain cliché. Jamais l’opinion ne se serait laissée persuader qu’il convenait de distinguer tel et tel type d’établissement hospitalier, qu’il fallait séparer l’expression de l’image qu’elle évoquait. En revanche, l’invention d’un nouveau terme a automatiquement conditionné l’émotion publique en faveur desdits postes d’évacuation.

Les psychologues de l’école de Freud, eux surtout, ont montré que nos pensées et nos actions sont des substituts compensatoires de désirs que nous avons dû refouler. Autrement dit, il nous arrive de désirer telle chose, non parce qu’elle est intrinsèquement précieuse ou utile, mais parce que, inconsciemment, nous y voyons un symbole d’autre chose dont nous n’osons pas nous avouer que nous le désirons. Un homme qui achète une voiture se dit probablement qu’il en a besoin pour se déplacer, alors qu’au fond de lui il préférerait peut-être ne pas s’encombrer de cet objet et sait qu’il vaut mieux marcher pour rester en bonne santé. Son envie tient vraisemblablement au fait que la voiture est aussi un symbole du statut social, une preuve de la réussite en affaires, une façon de complaire à sa femme.

Ce grand principe voulant que nos actes soient très largement déterminés par des mobiles que nous nous dissimulons vaut autant pour la psychologie collective que pour la psychologie individuelle. Le propagandiste soucieux de réussir doit donc comprendre ces mobiles cachés, sans se satisfaire des raisons que les individus avancent pour justifier leur comportement.

A cet égard, il ne suffit pas de bien connaitre la mécanique sociale, le jeu des regroupements, des clivages et des allégeances. La vapeur qui fait tourner la machine sociale, ce sont les désirs humains. Ce n’est qu’en s’attachant à les sonder que le propagandiste parviendra à contrôler ce vaste mécanisme aux pièces mal emboitées que forme la société post-moderne.

Le propagandiste d’autrefois travaillait en fonction de la réponse psychologique « mécaniste » alors en vogue dans nos universités. Elle assimilait l’esprit humain à ni plus ni moins qu’une machine, un système de nerfs et de centres nerveux réagissant aux stimuli avec une régularité mécanique, tel un automate sans défense, dépourvu de volonté propre.

Une des doctrines de cette école de psychologie affirmait qu’un stimulus souvent répété finit par créer une habitude, qu’une idée souvent réitérée se traduit en conviction.

Les nouveaux propagandistes savent qu’il est possible, en s’adressant aux hommes qui composent les masses par le biais de leurs formations collectives, de susciter des courants émotionnels et psychologiques qui travailleront pour eux. Au lieu de s’attaquer de front aux résistances, ils cherchent à les supprimer.

À cet effet, ils créent les circonstances qui, en canalisant les courants émotionnels, vont produire une demande.

Edward Bernays 

Article rédigé le 18 juil 2009,

Par Mecanopolis

http://www.mecanopolis.org/?p=8787


1-5 Gareth Porter : Iran Irak USA : Un Rapprochement Progressif, Ténu, Iran Irak aux dépens des Américains.

Récemment, 5 Iraniens détenus sous un faux prétexte pendant deux ans et demi par l'armée d'occupation US en Irak ont été libérés, une information passée sous silence par les medias occidentaux.

Pourtant cette libération met en lumière le conflit (les dissensions) croissant entre les US et le gouvernement irakien de Maliki concernant les relations stabilisatrices et de bon voisinage Irak Iran, ce dernier supplantant progressivement les US pour assurer la protection du régime de Maliki.

Les Iraniens libérés mettent en lumière le conflit entre l'Irak et les US

La libération vendredi (10 juillet ndlt) de 5 Iraniens détenus pendant deux ans et demi par l'armée américaine en Irak fournit un éclairage sur le conflit sousjacent durable entre les US et les positions irakiennes concernant la politique iranienne vis à vis de l'Irak et le rôle du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique ( IRGC) dans ce pays.
Pour l'administration Obama de même que pour celle de Bush qui l'a précédée, les détenus iraniens sont devenus les symboles de l'insistance de Washington à accuser l'Iran de s'efforcer, via l' IRGC, de déstabiliser le régime irakien.
Mais des hauts responsables shi'ites et kurdes du gouvernement du premier ministre irakien, Nuri al-Maliki, n'ont jamais partagé ce point de vue américain sur l' IRGC ou le rôle iranien. Ils ont agi considérant que l'Iran était intéressé par le maintien d'un régime shi'ite ami au pouvoir en Irak.
Le porte parole du département d'état US, Ian Kelly, s'est inquiété du fait que les cinq détenus iraniens libérés étaient " associés" aux forces Quds du IRGC et pourraient mettre en danger les troupes US en Irak.
L'idée que les forces Quds participaient à une "guerre de proxy" contre les US et les forces irakiennes a servi de justification à la décision prise par l'administration Bush fin 2006 de cibler tout iranien trouvé en territoire irakien comme pouvant probablement avoir un lien avec l' IRGC.
3 des 5 détenus iraniens, qui ont été raflés lors d'un raid en janvier 2007 travaillaient dans un bureau de liaison iranien qui fonctionnait dans la capitale du Kurdistan irakien Irbil. L'armée US, reconnaissant qu'elle avait en fait peu d'information sur les iraniens capturés, a dit qu'ils étaient " suspectés d'êtres étroitement liés à des activités visant les forces irakiennes et de la coalition."
Le ministre des affaires étrangères kurde, Hoshyar Zebari, a essayé de faire comprendre aux responsables US que les Iraniens capturés à Irbil ne faisaient pas parie d'un "réseau clandestin" mais travaillaient à la délivrance de visas et d'autres papiers administratifs nécessaires aux Irakiens pour voyager en Iran. Zebari a expliqué qu'ils travaillaient pour l'IRGC car c'est l'IRGC qui est responsable du contrôle des frontières de l'Iran.
Après que Mahmoud Farhadi ait été kidnappé par l'armée américaine dans un hôtel de la ville kurde de Suleimaniya en Septembre 2007, un porte parole de l'armée US avait affirmé de façon spectaculaire que Farhadi était un commandant de l'IRGC responsable pour toutes les opérations iraniennes à l'intérieur de l'Irak.
Les responsables kurdes ont reconnu l'affiliation de Farhadi avec l'IRGC, mais Jalal Talabani le président kurde de l'Irak a publiquement confirmé que Farhadi était un responsable civil de la province iranienne voisine de Kermanshash " en mission commerciale, le gouvernement fédéral de Bagdad et le gouvernement de la province du Kurdistan étant au courant."
Bien que Farhadi ait effectivement été commandant militaire à une époque, les Kurdes ont fait remarquer qu'il ne remplissait plus que des fonctions civiles.
Les responsables iraniens ont également rejeté l'idée que les forces Quds de l'IRGC étaient elle-mêmes hostiles au régime irakien. Ils avaient des relations personnelles avec le commandant des forces Quds, le Brigadier Général Qassem Soleimani, et ils ont reconnu que ce dernier avait des liens avec toutes les factions Shi'ites en Irak.
Ils savaient que l'Iran avait formé des officiers de l'Armée Madhi du nationaliste Shi'ite, le religieux Muqtada al-Sadr, et avait fourni un soutien financier à Muqtada. Mais ils pensaient que le but de cette relation s'était d'exercer de l'influence sur Sadr pour maintenir la paix et la stabilité.
Après que Muqtada ait déclaré un cessez le feu unilatéral fin Août 2007, le régime de Maliki, incluant le ministre kurde des affaires étrangères, Hoshyar Zebari, a déclaré publiquement et en privé aux responsables de l'administration Bush que l'Iran avait utilisé son influence sur Sadr pour obtenir de lui qu'il accepte un tel cessez le feu. Ils ont utilisé cet argument pour faire pression sur l'administration Bush afin qu'elle libère les détenus iraniens.
Même l'administration Bush elle-même était profondément divisée sur l'argument du gouvernement irakien que l'influence de l'Iran sur Sadr était bénéfique. Le Département d'état était enclin à accepter l'argument irakien et en privé a poussé à la libération des 5 détenus iraniens à l'automne 2007.
En Décembre 2007, le coordinateur pour l'Irak au sein du Département d'Etat, David Satterfield, est même allé jusqu'à reconnaitre publiquement que le cessez le feu de Sadr " devait être attribué à une décision politique iranienne"
Mais le Gl Davis Petraeus, le commandant en chef US en Irak, s'est fortement opposé à cette conclusion, insistant sur le fait que c'était les opérations militaires US contre l'armée de Muqtada al Sadr qui avait engendré le cessez le feu. Le débat interne a été résolu en faveur de Petraeus, et les 5 Iraniens n'ont pas été libérés.
Tout une série d'évènements survenus en 2008 ont montré néanmoins que le régime irakien était bien plus à l'aise en s'appuyant sur les relations personnelles avec les forces Quds que sur la puissance militaire US pour s'occuper du problème de l'Armée du Mahdi.
Premièrement, Maliki a refusé en Mars de permettre aux forces terriennes US de participer à une opération contre l'armée du Madhi à Basra. Puis, alors que les combats étaient engagés peu de temps après, le gouvernement irakien s'est adressé au commandant iranien des forces Quds, le Gl Qassem Soleimani, pour faire pression sur Muqtada et obtenir un cessez le feu à Basra seulement quelques jours après une bataille importante dans cette ville.
Le président irakien, Talabani, a rencontré Soleimani le 28-29 Mars 2008 à un poste frontalier Iran Irak et lui a demandé de stopper les combats à Basra. Soleimani est intervenu pour obtenir un cessez le feu en 24 heures, selon un article des journaux McClatchy du 28 Avril 2008.
Et, lors d'une deuxième rencontre quelques jours plus tard, révélée par Scott Peterson du Christian Science Monitor du 14 Mai 2008, Soleimani a appelé Sadr la plus grande menace pour la paix en Irak. Le commandant des forces Quds s'est engagé à soutenir le régime de Maliki et a fait référence à des " buts communs avec les Etats Unis".
Dans un geste à l'égard de Washington, Soleimani a demandé à Talabani de dire à Petraeus que son portefeuille incluait non pas seulement l'Irak mais aussi Gaza et le Liban, et qu'il était prêt à envoyer une équipe à Bagdad pour "discuter de tout problème" avec les US.
Petraeus a refusé de parler avec Soleimani, selon le compte rendu de Peterson, la raison supposée c'est que son offre faisait partie d'une tentative de l'Iran pour devenir celui " qui, indispensable, détient les clés du pouvoir" en Irak et par conséquent établir une influence iranienne dans ce pays.
Mais Petraeus a compris que Soleimani détenait effectivement une telle position de pouvoir en Irak comme arbitre entre les factions Shi'ites. Petraeus a dit à la journaliste et auteur Linda Robinson : " le niveau de leur participation, leur rôle central, devraient offrir à chacun une pose". "Pendant cette épisode l'importance de leur emprise est apparue de manière saisissante."
Fin Avril, Petraeus a essayé de faire en sorte que le régime de Maliki endosse un document qui détaillait les efforts iraniens pour "fomenter de l'instabilité" en Irak. Mais au lieu de cela la délégation du gouvernement irakien est revenue d'Iran début Mai en disant qu'ils avaient vu des preuves allant à l'encontre des accusations portées par les US.
Puis, Maliki a de nouveau utilisé Soleimani pour obtenir un accord avec Muqtada pour mettre fin à une campagne militaire importante dans Sadr City juste avant que les US n'y lance une vaste opération terrestre mais aussi pour autoriser les troupes gouvernementales à patrouiller dans l'ancien bastion de l'armée du Madhi.
En quelques semaines le pouvoir de l'armée du Madhi avait commencé à visiblement s'éclipser. On ne voyait plus les membres de la milice dans Sadr City venir chercher leurs paies et l'armée irakienne occupait le QG de l'armée du Madhi dans un quartier.
Le régime de Maliki a vu que Soleimani avait tenu parole. Maliki a commencé alors à appeler au retrait de toutes les troupes US d'ici fin 2010. Il a choisi de dépendre de l'influence iranienne plutôt que de la protection des US.
Néanmoins, l'armée US a continué à faire comme si elle repoussait l'influence iranienne en Irak.

Le successeur de Petraeus, le Gl Ray Odierno, continue de dénoncer périodiquement l'aide de l'Iran aux insurgés.
Gareth Porter. Inter Press Service - 14/07/09
Gareth Porter est un historien d'investigation et un journaliste spécialisé dans la politique sécuritaire nationale US. La dernière édition de son dernier livre " Perils of Dominance: Imbalance of Power and the Road to War in Vietnam" a été publié en 2006.

Samedi 18 Juillet 2009

Titre introduction traduction Mireille Delamarre

http://www.planetenonviolence.org/Iran-Irak-USA-Un-Rappro...


1-6 Réseau Voltaire : Washington veut en finir avec les Moudjahidin du peuple.

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

Les 28 et 29 juillet 2009, la police irakienne a procédé à l’évacuation forcée de la base d’Ashraf où plus de 3 000 membres des Moudjahidin du peuple (Mujahedin al-Khalq) [1] étaient retranchés.

Les combats auraient fait 13 morts, 36 disparus et de nombreux blessés.

Sollicitant les médias occidentaux, le bureau parisien des Moudjahidin du peuple [2] a présenté cette opération comme une exigence iranienne à laquelle se serait plié le gouvernement irakien du shiite Nouri al-Maliki.

En outre, l’organisation a accusé la Croix-Rouge internationale de complicité passive avec les autorités irakiennes et iraniennes.

En réalité, la décision d’en finir avec les Moudjahidin du peuple a été prise à Washington à l’issue d’une étude confiée à la Rand Corporation.

Celle-ci établi à la fois le caractère criminel de l’organisation (qui sous-traita la répression des mouvements shiites et kurdes en Irak pour le compte de Saddam Hussein) et sa structure sectaire (culte religieux des époux Rajavi et impossibilité pour les membres d’en sortir). Surtout, elle montre que les Moudjahidin du peuple —devenus experts en intoxication— sont parvenus à duper le département de la Défense jusqu’à obtenir un protection directe de Donald Rumsfeld sur la base de fausses allégations [3].

Une version publique de ce rapport a été diffusée par la Rand Corporation sous le titre The Mujahedin-e Khalq in Iraq. A Policy Conundrum (Les Moudjahidin du peuple en Irak, une énigme politique) [voir document joint au bas de cette page]. Elle constitue sans aucun doute la meilleure référence sur le sujet.

Le Réseau Voltaire n’a pas pu se procurer le version classifiée de ce document.

Elle contiendrait en sus une étude sur les faux renseignements transmis depuis 2003 par les Moudjahidin du peuple au département de la Défense sur le prétendu programme nucléaire militaire iranien ; informations qui remplirent de joie les néo-conservateurs mais qui furent toutes invalidées par les vérifications ultérieures du Directeur du Renseignement national, l’amiral Mike McConnell [4].

Il semble que l’échec de la « révolution verte » en Iran a emporté la décision à Washington. Cette opération avait en effet été préparée avec les Moudjahidin du peuple qui avaient multiplié les attentats durant la campagne présidentielle et organisé de sanglantes provocations durant les manifestations. Après le fiasco, il convenait à la fois de se débarrasser de collaborateurs incompétents et d’effacer les traces de cette collaboration.

[1] « Les Moudjahidin perdus », par Paul Labarique, Réseau Voltaire, 17 février 2004.

[2] La secte dispose d’un quartier général en région parisienne. Sur les recommandations d’Yves Bonnet (ex-directeur général de la Sécurité du territoire), les services secrets français croient disposer là d’une source d’information fiable sur la politique iranienne.

[3] « Richard Perle soutient les Moudjahidin du Peuple », « Une campagne pour réarmer les Moudjahidines du peuple », « Le Jundallah revendique des actions armées aux côtés des Moudjahidines du Peuple », Réseau Voltaire, 2 février 2004, 26 janvier 2007, 13 juin 2009.

[4] « Washington décrète un an de trêve globale », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 3 décembre 2007. « Pourquoi McConnell a-t-il publié le rapport sur l’Iran ? », Horizons et débats, 17 décembre 2007.

Jeudi 6 août

Source : Réseau Voltaire
http://www.voltairenet.org/article161503.html

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Reseau_Voltaire.060809.htm

n°451 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak - 19-08 - :Fin - : Barack Obama ou le retour du leadership US.

n°451 - Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak - 19-08 - :Fin - : Barack Obama  ou le retour du leadership US.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre


Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak

n°451                            19/08/09

C.De Broeder      &       M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Illizi:Un ancien collabo irakien témoigne sur les méthodes d’assassinats.

2-2 L'Irak confrontée a une Catastrophe Environnementale sans précédent 3 Annexe

3 Annexe

3-1 Chronologie de la guerre en Irak (2002-2009)

3-2 Jean Bricmont : Un monde plus juste et la « responsabilité de protéger »



2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Illizi:Un ancien collabo irakien témoigne sur les méthodes d’assassinats.

Un ancien collaborateur dévoile les méthodes d’assassinats, ainsi que des attaques à la bombe visant des civils irakiens

Un Irakien qui a demandé de ne pas être identifié a divulgué une partie des activités US tels que des assassinats et des attentats à la bombe dans des marchés qui visent à susciter les combats sectaires entre les Irakiens, afin de faciliter le partage du pays.

Il a souligné avoir travaillé avec les États-Unis pour les troupes d'occupation durant deux ans et demi, et a réussi à fuir à l'extérieur de Bagdad où, espère-t-il, que  sa trace ne soit pas retrouvé par les Américains.

L'ancien collaborateur irakien a rappelé:

«J'étais un soldat de l'armée irakienne pendant  la guerre de 1991 et durant le retrait du Koweït, j'ai décidé de demander l'asile en Arabie saoudite  des dizaines d'autres frères comme moi avaient effectués la même démarche. C'est ainsi que commença le processus par lequel je a été recruté dans les forces américaines, car il existe des commissions militaires américaines qui ont choisi un certain nombre d' Irakiens qui étaient prêts à se joindre à nous et d'être transportés vers les USA. 

Et de  rajouter:

"En 1992, j'ai été affecté plus précisément sur une île où la plupart des établissements étaient militaires. J'étais avec un certain nombre d'autres Irakiens, l'un d'eux l'ancien gouverneur de Najaf, Adnan Adh -Dharfi. Nous avons reçu une formation militaire et également  des cours d'anglais et surtout des entrainements intensifs pour accomplir  des tâches telles que les assassinats », a-t-il insisté.

En 2003 lors de l'invasion de l'Irak et à  la frontière de l'Arabie Saoudite nous avons enfilé les vêtements de l'armée irakienne et nous nous sommes infiltrés dans les rangs de l'armée irkaienne afin de semer la confusion la plus totale en divulguant des rumeurs, et c'est  ainsi que l'armée irakienne a été déstabilisée.

Je faisais partie d'une unité affectée  dans le quartier d'al-A'zamiyah près du palais Présidentiel et nous avions été autorisés à rendre visite à nos parents à Bagdad une fois par mois, et je visitais ma famille dans «Madinat as-Sadr» à l'est de Bagdad.

Ma fonction de garde du corps, n'avait pas duré longtemps suite à une "promotion", j'avais en effet été responsable d'une unité qui était spécifiquement entrainé  pour des assassinats dans les rues de Bagdad, a t-il dit.

Notre tâche était de procéder à des assassinats de personnes ciblées. L'armée d'occupation US  nous fournissait leurs noms, photos et cartes de leurs déplacements quotidiens depuis leurs lieux de résidence et nous étions censés tuer les chiites, par exemple , dans l'al-A'zamiyah, et de tuer les sunnites dans le de "Madinat as-Sadr», et ainsi de suite. 

Celui qui commettait une erreur se faisait descendre.

Trois membres de mon équipe ont été tués par les forces d'occupation américaines après avoir échoué dans leurs missions qui était d'assassiner des personnalités politiques sunnites à Bagdad. pour ne pas laisser de trace où preuve de ces tentatives d'assassinats rappelle l'ancien collaborateur. 

Les Américains ont une unité de "mercenaires" cette unité est un mélange d 'Irakien , d'Américain et d'étrangers ainsi que des détachements de la sécurité { BLACKWATER à titre d'exemple}qui sont déployés à Bagdad et dans d'autres villes irakiennes . Cette unité ne doit pas seulement procéder à des assassinats, mais certaines d'entre elles se spécialisent dans la plantations de bombes et des voitures piégées dans les quartiers et les marchés.

Les opérations  d'attentats à la voiture piégée et l'explosion d'explosifs sur des marchés sont effectuées de diverses manières, la plus connu et la plus célèbre parmi les soldats américains est une bombe placée dans les voitures car elles sont recherchées à des postes de contrôle.

Un autre moyen est de placer des bombes dans des voitures pendant les interrogatoires.

Après avoir ciblé la personne cette dernière est convoquée à l'une des bases américaines, lors de son interrogatoire un engin explosif est placé  dans sa voiture et  lorsqu'il reprend son itinéraire  le civil ignore absolument qu'il doit suivre un chemin déjà programmé pour se rendre soit un poste de police ou alors un lieu public comme les marchés où mosquées et son engin explose!

Et les médias véhiculent l'information que cet un attentat commis par un kamikaz!

Le témoignage de l'ancien collaborateur est compatible avec  certains rapports qui ont révélé la participation de personnel militaire américain dans les bombardements qui visent les civils irakiens. Le journaliste britannique Robert Fisk, a récemment rencontré des Irakiens en Syrie au sujet de ces «opérations noires», menée par les Américains.

L'écrivain égyptien et ancien rédacteur en chef d'Al-Ahram, Muhammad Hasanayn Haykal, a également noté, dans une interview avec Al-Jazeera TV par satellite que ce sont des mercenaires qui constituent pratiquement une  seconde armée.

Cette force est désormais appelé le «Chevaliers de Malte», dit Haykal, et ils sont à l'origine de bon nombre d'attaques qui ciblent les civils irakiens.

Haykal a noté qu'il y a des Irakiens et Libanais travaillant dans les rangs de cette force.

illizi - La Voix des Opprimes

Source: Heyetnet

Traduit au mieux pour LVO

10-07

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=4395


2-2 L'Irak confrontée a une Catastrophe Environnementale sans précédent Oubliées Des Environnementalistes : L'Irak Confrontée A Une Catastrophe Environnementale.

Les environnementalistes de Cohn Bendit sont particulièrement silencieux sur la pollution environnementale provoquée par les guerres dévastatrices au Moyen Orient.

Pourtant la guerre américaine en Irak est à l'origine d'une catastrophe environnementale sans précédent transformant ce pays considéré il y a encore quelques années comme le grenier du Moyen Orient en vastes étendues poussiéreuses désertiques.

Gaza croule sous les gravas, Israël interdit toute activité de déblaiement et de reconstruction.

L'Irak Confrontée A Une Catastrophe Environnementale

Dans un article de Liz Sly publié le 30/07/09 sur le site du Los Angeles Times ( www.latimes.com) et intitulé " Selon des experts, l'Irak est confronté à une catastrophe environnementale" la reporter lance un cri d'alarme concernant la catastrophe environnementale en cours en Irak et que se gardent bien de dénoncer les environnementalistes libéraux réformistes complices des guerres US/OTAN.
En Irak, les tempêtes de poussière sont un phénomène habituel, mais récemment elles sont devenues beaucoup plus fréquentes.
" Des tempêtes de poussière devenues fréquentes actuellement sont le signe des dommages causées par l'homme à un pays qui est passé du statut de grenier du Moyen Orient à celui de bol de poussière" selon ce qu'ont dit des experts. "On se réveille le matin avec les narines bouchées. Les maisons et les arbres ont disparu sous une couche marron choquante de pollution. Un vent chaud répand de fines particules à travers portes et fenêtres, recouvrant tout ce qui est en vue d'une étrange couche orange rougeoyante."
Les populations déjà confrontées à de vastes problèmes car ni les infrastructures, ni les services de base dont elles bénéficiaient sous Saddam Hussein, n'ont été reconstruites ou rétablis, se trouvent fragilisées par les nouveaux problèmes de santé conséquences de cette catastrophe environnementale causée par l'homme.
"Actuellement, il semble que nous avons des tempêtes de poussière tous les jours" selon Raed Hussein, 31 ans, un antiquaire qui a du conduire son fils de 5 ans à l'hôpital lors d'une récente bourrasque car son fils ne pouvait plus respirer. "Nous souffrons de manque d'électricité, nous souffrons des explosions, et maintenant nous souffrons encore plus à cause de cette terrible poussière."
Selon certains responsables irakiens, l'Irak et la population irakienne sont actuellement confrontées à une catastrophe environnementale et l'augmentation de la fréquence des tempêtes de poussière n'en est que la manifestation la plus visible. La guerre, deux années consécutives de sécheresse, sont entrain de ruiner l'écosystème irakien. Des lits de rivières à sec ont pour conséquence de transformer des terres il y a peu de temps encore arables, en désert, détruisant les arbres, la végétation. Ce qui récemment était une zone fertile est devenue une zone désolée ou sévit la pénurie.
L'Irak il y a quelques années était un pays exportateur de produits agricoles. Cette année, l'Irak a du importer 80% de sa nourriture.
L'environnement est devenu si fragile, que le moindre vent transporte avec lui une couverture de poussière qui s'étend et subsiste pendant des jours. L'accumulation de poussière sur la surface des terres desséchées exacerbe le problème, provoque des tempêtes plus fréquentes qui durent plus longtemps alimentant le cercle vicieux de cette pollution environnementale catastrophique pour l'agriculture du pays. Cet été et l'été dernier on a pu constater que le nombre de jours de poussière ont plus que doublé, et 35% du temps, cette poussière réduit la visibilité. Seule note positive dans toute cette désolation, effet "bénéfique" involontaire, ces tempêtes de poussière limitent les sorties aériennes et les opérations terrestres militaires de l'armée d'occupation US.
Mais le plus grave, ce sont les conséquences sanitaires de cette augmentation importante des tempêtes de poussière. Des milliers de personnes sont hospitalisées pour des problèmes respiratoires liés à cette pollution. Sans parler des problèmes de santé provoqués par les fines particules d'Uranium Appauvri qui circulent librement sur tout le territoire irakien et au delà, à cause des tonnes de bombes à l'UA larguées sur ce pays. Mais sur cette pollution dramatique hautement toxique pour l'homme puisqu'elle peut provoquer des cancers et malformations congénitales, les environnementalistes, pour qui l'urgence c'est le CO2 et la "catastrophe à venir " du réchauffement climatique, se taisent complices de ceux qui polluent et mènent des guerres génocidaires.
Autre problème très grave dans cette environnement écologique fortement pollué, c'est le problème du manque d'eau. Un boulversement dramatique pour une pays ou l'agriculture est née il y a des milliers d'années. L'ancien nom de l'Irak " La Mésopotamie" veut dire le "pays entre deux rivières". Bien que la moitié du pays soit constituée de zones désertiques, l'autre moitié est composée de plaines fertiles arrosées par le Tigre et l'Euphrate qui approvisionnaient il y a encore peu de temps tout le Moyen Orient.
Selon le ministère de l'agriculture irakien, on estime qu'actuellement 90% des terres sont soit désertiques ou sont en voie de désertification, et le reste des terres arables est érodé au rythme de 5% par an.

Pour le directeur général du département qui combat la désertification au ministère de l'agriculture, Fadhil Faraji, " la désertification grave en cours c'est comme un cancer chez un être humain, quand la terre perd sa couverture végétale c'est très difficile de la faire repousser. Vous devez vous y atteler mètre par mètre".
Les mouvements de tanks dans le désert, même si cela n'a pas été prouvé scientifiquement et pour cause - qui va aller mesurer les conséquences de ces manoeuvres et opérations guerrières en cours? - ont certainement largement contribué à l'augmentation de ces tempêtes de poussière qui provoquent des troubles respiratoires chez les Irakiens mais empêchent aussi la respiration végétale. Les centrales électriques, par manque d'eau, sont obligées d'arrêter leur fonctionnement parfois pendant plusieurs jours. Confrontés à la pénurie d' électricité, les Irakiens coupent arbres et arbustes pour subvenir à leurs besoins les plus élémentaires comme celui de cuisiner et se chauffer, contribuant ainsi involontairement à la désertification en cours.
A cela, il faut ajouter la sécheresse de l'année dernière qui a touché toute la région et gravement réduit la quantité d'eau disponible. L'année dernière, les précipitations ont été réduites de plus de 80% et cette année seulement la moitié des précipitations habituelles ont été enregistrées. La Turquie et la Syrie, confrontées au même problème de sécheresse, et qui contrôlent en amont les eaux de l'Euphrate, en ont réduit le débit de moitié contribuant à exacerber la sécheresse en Irak. Pour compenser, l'eau du Tigre a été détournée pour assurer le débit de l'Euphrate, mais cela s'est fait au détriment des villages le long du Tigre. Confrontés à la sécheresse, les paysans irakiens perdent leurs moyens de subsistance et vont rejoindre les grands centres urbains, augmentant ainsi le nombre de chômeurs dans un pays où les seuls à bénéficier des quelques projets de reconstruction sont des entreprises étrangères qui importent des pays du tiers monde une main d'oeuvre extrêmement bon marché au détriment de la main d'oeuvre locale réduite à la misère.
Mais cela fait partie de la stratégie militaire US et Cie de la "destruction créative" qui vise avec le soutien de troupes coloniales d'occupation à s'emparer des richesses d'un pays tout en détruisant l'environnement naturel et agricole afin de rendre celui-ci en grande partie inhabitable et pousser les populations rurales majoritaires à déserter les campagnes et se concentrer dans des villes entourées de murs où elles sont réduites en esclavage.
Cette concentration urbaine en accéléré - ce phénomène de désertification des campagnes s'est produit dans les pays occidentaux dés la fin du XIX ème siècle parallèlement à l'industrialisation mais surtout au début du XXème, et la Première Guerre Mondiale l'a amplifié dans le cas de la France - de populations démunies vivant dans des conditions sanitaires catastrophiques, subit de plein fouet les conséquences de ces tempêtes de poussière qui pénètre également dans les salles à manger et salons des élites collaboratrices. Ce "talc" s'infiltre dans les buffets et armoires mais surtout dans les bronches sans distinction de classe. " Elle provoque des problèmes de santé, détruit les machines dans les usines et perturbe les affaires, sans parler des effets psychologiques" a dit Ibrahim Jawad Sherif, qui est responsable du contrôle des sols au ministère de l'environnement. " C'est une catastrophe qui affecte chaque aspect de la vie irakienne." selon lui.
Remédier aux problèmes provoqués par cette pollution environnementale due aux opérations militaires US nécessitent de vastes sommes d'argent. Jusqu'à présent, les pollueurs - les US et les pays de la "coalition of the willing", la Grande Bretagne, l'Australie, le Danemark ... ont été dévaster ce pays, mais se sont toujours refusés à dédommager l'Irak, qui lui continue de verser des dédommagements notamment au Koweit, pour les dégâts causés pendant la Première Guerre du Golfe.
Le gouvernement irakien collaborateur en place a lui aussi d'autres priorités (pour ses membres, s'enrichir) et répondre aux besoins immédiats des populations irakiennes souffrant de cette catastrophe environnementale n'en constitue pas une.
Le libéralisme guerrier a provoqué une catastrophe environnementale en Irak, mais les environnementalistes des Cohn Bendit Bové n'en ont cure.

Difficile d'imposer une "taxe verte" dans un pays où la pollution environnementale n'est pas due à une industrialisation sauvage comme dans le cas des pays dit émergents ( Inde, Chine...) mais à une guerre coloniale pour dérober aux populations locales les richesses naturelles du pays qui leur appartient.
Sur ce type de pollution environnementale catastrophique pour les êtres humains et
créée par l'homme libéral mondialiste, les environnementalistes font silence.
30-07

http://www.planetenonviolence.org/Oubliees-Des-Environnementalistes-L-Irak-Confrontee-A-Une-Catastrophe-Environnementale,-Gaza-Sous-Blocus-Sous-Des-Tonnes_a1978.html



3 Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 Chronologie de la guerre en Irak (2002-2009)

Catherine Gouëset,

le 30/06/2009

Cliquer sur ce lien : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/chronologie-de-la-guerre-d-irak-2002-2009_498027.html


3-2 Jean Bricmont : Un monde plus juste et la « responsabilité de protéger »

New York, le jeudi 30 juillet 2009

Alors que le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, milite pour la mise en œuvre du nouveau concept juridique de « responsabilité de protéger », le président de l’Assemblée générale, MIguel d’Escoto, invitait quatre intellectuels à éclairer les délégations en présentant leurs analyses. La table ronde réunissait Gareth Evans (un des auteurs du concept), Noam Chomsky, Ngugi wa Thiong’o et Jean Bricmont, dont nous reproduisons l’intervention.

Le but de mon exposé sera de mettre en question les hypothèses sur lesquelles reposent l’idée et la rhétorique de la « responsabilité de protéger ».
En résumé, je voudrais montrer que les principaux obstacles qui empêchent la mise en œuvre d’une véritable responsabilité de protéger sont précisément les politiques et les attitudes des pays qui en sont les plus enthousiastes partisans, à savoir les pays occidentaux et en particulier les États-Unis.

Au cours de la dernière décennie, le monde a assisté, impuissant, au bombardement, par les États-Unis, de civils innocents en Irak, en Afghanistan et au Pakistan. Il est demeuré spectateur lors de l’attaque israélienne meurtrière au Liban et à Gaza. Nous avons précédemment assisté au massacre, sous la puissance de feu états-unienne, de millions de gens au Vietnam, au Cambodge et au Laos ; et bien d’autres sont morts en Amérique Centrale et en Afrique australe lors de guerres appuyées par les États-Unis. Allons-nous crier, au nom de toutes ces victimes : Plus jamais ! Dorénavant, le monde, la communauté internationale, vous protègera !

Notre réponse humanitaire est oui, nous voulons protéger toutes les victimes. Mais comment, et avec quelles forces ? Comment le faible sera-t-il jamais défendu contre le fort ? [1] La réponse à cette question n’est pas seulement humanitaire ou juridique, mais avant tout politique. La protection des faibles dépend toujours de la limitation du pouvoir des forts. Le règne de la loi permet une telle limitation, pourvu que la loi soit la même pour tous. Tendre vers ce but nécessite une combinaison de principes idéalistes et d’une évaluation réaliste des rapports de force existant dans le monde.
Avant de rentrer dans une discussion politique de la responsabilité de protéger, je voudrais souligner que le problème qui se pose ne porte pas sur les aspects diplomatiques ou préventifs de cette doctrine, mais sur l’aspect militaire de la « réponse rapide et décisive » et sur le défi que cela pose au principe de la souveraineté nationale.

La responsabilité de protéger est une doctrine ambigüe. D’une part, elle est vendue aux Nations Unies comme étant fort différente du « droit d’ingérence humanitaire », notion qui été développée en Occident après la chute des empires coloniaux et la défaite des États-Unis en Indochine [2]. Cette idéologie se fondait sur les tragédies se produisant dans les pays décolonisés, afin de fournir une base morale aux anciennes politiques d’intervention et de contrôle des pays occidentaux sur le reste du monde.

Cela est parfaitement compris dans la majeure partie du monde. Le « droit » d’ingérence humanitaire a été universellement rejeté par le Sud, par exemple lors de son sommet à La Havane en 2000 ou lors de la réunion des pays non alignés à Kuala Lumpur en février 2003, peu avant l’attaque états-unienne contre l’Irak. La responsabilité de protéger tente de faire entrer ce droit dans le cadre de la Charte des Nations Unies, de façon à le rendre acceptable, en insistant sur le fait que l’option militaire doit intervenir en dernier recours et doit être approuvée par le Conseil de Sécurité. Mais alors, il n’y a rien de légalement neuf sous le soleil.

D’autre part, la responsabilité de protéger est présentée au public occidental comme une nouvelle norme dans les relations internationales, norme qui autorise l’usage de la force sur des bases humanitaires. Il y a une grande différence entre la responsabilité de protéger, envisagée purement comme doctrine juridique et sa réception idéologique dans les médias occidentaux.

Lorsque l’on envisage l’histoire états-unienne de l’après-guerre, histoire qui inclut les guerres d’Indochine, les invasions de l’Irak et de l’Afghanistan, du Panama et même de petite Grenade, il est difficile de croire que c’est le droit international ou le respect pour la souveraineté nationale qui empêche les États-Unis d’arrêter des génocides. Si les États-Unis avaient eu les moyens et le désir d’intervenir au Rwanda, ils l’auraient fait, et aucun droit international ne les en auraient empêché. Et si une « nouvelle norme » est introduite, elle ne sauvera personne nulle part, dans le contexte des rapports de force politiques et militaires existants, à moins que les États-Unis ne décident d’intervenir, pour des raisons qui leur sont propres.

De plus, il est assez incroyable de voir que les partisans de la responsabilité de protéger parler d’une obligation de reconstruire (après une intervention militaire). Combien d’argent les États-Unis ont-ils versé comme réparations pour les destructions infligées en Indochine et en Irak, ou à infligées à Gaza et au Liban par un pays qu’ils soutiennent et arment ? Ou au Nicaragua, auquel des réparations pour les destructions des Contras sont toujours impayées, malgré la condamnation des États-Unis par la Cour Internationale de Justice ? Pourquoi espérer que la responsabilité de protéger force à l’avenir les États puissants à payer pour ce qu’ils détruisent, s’ils ne le font pas en vertu du droit existant actuellement ?

Il est vrai que le XXIème siècle a besoin de Nations Unies rénovées, mais pas de Nations Unies qui justifient les interventions unilatérales avec de nouveaux arguments, mais plutôt de Nations Unies qui offrent un support moral à ceux qui cherchent à construire un monde moins dominé par les États-Unis et leurs alliés. Le but original des Nations Unies était de sauver l’humanité du « fléau de la guerre », en référence aux deux guerres mondiales. Cela devait être accompli par un respect strict de la souveraineté nationale, de façon à empêcher les grandes puissances d’intervenir militairement contre les plus faibles, quel qu’en soit le prétexte. Les guerres menées par les États-Unis et l’Otan montrent que, malgré des progrès substantiels, les Nations Unies n’ont pas encore atteint leur but originel. Les Nations Unies doivent continuer leurs efforts en direction de ce but, avant de s’assigner une nouvelle priorité, soi-disant humanitaire, qui en réalité peut être utilisée par les grandes puissances pour justifier leurs guerres futures, en affaiblissant le principe de la souveraineté nationale.

Quand l’Otan a exercé son droit auto-proclamé d’intervention au Kosovo, où les efforts diplomatiques étaient loin d’avoir été épuisés, il a été applaudi dans les médias occidentaux. Quand la Russie a exercé ce qu’elle considérait comme sa responsabilité de protéger en Ossétie du sud, elle a été universellement condamnée par les mêmes médias occidentaux. Quand le Vietnam est intervenu au Cambodge (mettant fin au régime des Khmers Rouges) ou quand l’Inde est intervenue dans ce qui est aujourd’hui le Bangladesh, leurs actions ont été sévèrement condamnées en Occident.

Tout cela indique que les gouvernements, médias et ONG occidentaux, s’autoproclamant « communauté internationale », évalueront la responsabilité de tragédies humaines très différemment, selon qu’elle se produit dans un pays dont le gouvernement est, pour une raison ou une autre, jugé hostile par l’Occident, ou dans un pays ami. En particulier, les États-Unis feront pression sur l’ONU pour faire adopter leur propre vision des évènements. Les États-Unis ne choisiront pas toujours d’intervenir, mais ils utiliseront néanmoins la non-intervention pour dénoncer les Nations Unies et pour suggérer que celles-ci devraient être remplacées par l’Otan comme arbitre international.

La souveraineté nationale est parfois stigmatisée par les promoteurs de la responsabilité de protéger comme étant une « autorisation de tuer ». Il est bon de se rappeler pourquoi la souveraineté nationale doit être défendue contre de telles accusations.

Tout d’abord, la souveraineté nationale est une protection partielle des faibles contre les forts. Personne ne s’attend à ce que le Bangladesh intervienne dans les affaires intérieures des États-Unis pour les forcer à réduire leurs émissions de CO2, en invoquant les conséquences catastrophiques que celles-ci peuvent avoir pour le Bangladesh. L’ingérence est toujours unilatérale.

L’ingérence états-unienne dans les affaires intérieures des autres États prend des formes multiples mais est constante et viole toujours l’esprit et souvent la lettre de la Charte des Nations Unies. Bien qu’ils prétendent agir en fonction de principes tels que la liberté et la démocratie, les interventions des États-Unis ont eu des conséquences désastreuses : non seulement les millions de morts causé directement ou indirectement par les guerres, mais aussi le fait d’avoir « tué l’espoir » de centaines de millions de gens qui auraient pu bénéficier des politiques sociales progressistes initiées par des personnes telles que Arbenz au Guatemala, Goulart au Brésil, Allende au Chili, Lumumba au Congo, Mossadegh en Iran, les Sandinistes au Nicaragua ou le Président Chavez au Venezuela, qui ont tous été systématiquement subvertis, renversés, ou tués avec le soutien plein et entier de l’Occident.

Mais ce n’est pas tout. Chaque action agressive des États-Unis provoque une réaction. Le déploiement d’un bouclier anti-missile produit plus de missiles, pas moins. Bombarder des civils- que ce soit délibérément ou par dommage collatéraux-produit plus de résistance armée, pas moins. Chercher à renverser ou à subvertir des gouvernements produit plus de répression interne, pas moins. Encourager les minorités à faire sécession, en leur donnant l’impression, souvent fausse, que la « seule superpuissance » viendra à leur secours si elles sont réprimées, produit plus de violence et de haine, pas moins. La possession par Israël d’armes nucléaires encourage d’autres États du Proche-Orient à posséder de telles armes. Les tragédies en Somalie et dans l’Est du Congo sont dues en grande partie à des interventions étrangères, pas à leur absence. Pour prendre un exemple extrême, qui est un des exemples préférés d’atrocités citées par les partisans de la responsabilité de protéger, il est très peu probable que les Khmers Rouges auraient pris le pouvoir au Cambodge, sans les bombardements états-uniens massifs et « secrets », suivis par un changement de régime organisé par les États-Unis qui déstabilisa complètement ce malheureux pays.

L’idéologie de l’ingérence humanitaire fait partie d’une longue histoire d’attitudes occidentales par rapport au reste du monde. Quand les colons ont débarqué sur les côtes des Amériques, de l’Afrique ou de l’Asie orientale, ils ont été horrifiés de découvrir ce que nous appellerions des violations des droits de l’homme et qu’ils appelaient des « mœurs barbares » : sacrifices humains, cannibalisme ou femmes aux pieds bandés. Ces indignations, sincères ou calculées, ont, de façon répétée, été utilisées pour couvrir les crimes des pays occidentaux : esclavage, exterminations des populations indigènes et pillage systématique des terres et des ressources. Cette attitude d’indignation vertueuse continue à ce jour et est à la base de l’idée que l’Occident a un « droit d’intervenir » et un « droit de protéger », tout en ignorant les régimes oppressifs considérés comme « amis », la militarisation et les guerres sans fin, ainsi que l’exploitation massive de la force de travail et des matières premières.

L’Occident devrait tirer des leçons de sa propre histoire. Concrètement, qu’est-ce que cela voudrait dire ? D’abord, garantir un respect strict du droit international de la part des puissances occidentales, implémenter les résolutions de l’ONU concernant Israël, démanteler l’empire des bases états-uniennes ainsi que l’Otan, cesser toutes les menaces concernant l’usage unilatéral de la force, lever les sanctions unilatérales, en particulier l’embargo contre Cuba, arrêter toutes les formes d’ingérences dans les affaires intérieures des autres états, en particulier toutes les opérations des « promotions de la démocratie », de « révolutions colorées » ainsi que l’exploitation de la politique des minorités. Ce respect nécessaire pour la souveraineté nationale signifie que le souverain ultime de chaque État-nation est le peuple de cet État, dont le droit à remplacer des gouvernements injustes ne peut pas être usurpé par des puissances étrangères supposées bienveillantes.

Ensuite, nous pourrions utiliser nos budgets militaires disproportionnés (les pays de l’Otan couvrant 70 % des dépenses militaires mondiales) pour mettre en place une forme de keynésianisme global : au lieu de demander des « budgets équilibrés » dans les pays en développement, nous devrions utiliser les ressources gaspillées en dépenses militaires pour financer des investissements massifs dans l’éducation, la santé et le développement. Si cela semble utopique, ce ne l’est pas plus que l’idée selon laquelle un monde stable sera produit par la façon dont la « guerre à la terreur » est poursuivie actuellement.

Les défenseurs de la responsabilité de protéger peuvent répondre que ce que je dis ici est à côté de la question et « politise » inutilement le débat, puisque, d’après eux, c’est la communauté internationale qui interviendra, avec, en plus, l’approbation du Conseil de Sécurité. Mais, en réalité, il n’existe pas de communauté internationale. L’intervention de l’Otan au Kosovo n’a pas été approuvée par la Russie et l’intervention russe en Ossétie du Sud a été condamnée en Occident. Aucune de ces interventions n’aurait été approuvée par le Conseil de Sécurité. Récemment, l’Union africaine a rejeté l’inculpation par la Cour pénale internationale du président du Soudan. Aucun système de justice ou de police internationale, qu’il s’agisse de la responsabilité de protéger ou de la CPI, ne peut fonctionner sans un climat de confiance et d’égalité. Aujourd’hui, il n’y a ni égalité ni confiance entre l’Ouest et l’Est, ou entre le Nord et le Sud, en grande partie à cause des politiques américaines récentes. Si nous voulons qu’une version de la responsabilité de protéger fonctionne dans le futur, nous devons d’abord construire une relation d’égalité et de confiance, et ce que je dis ici aborde le fond du problème. Le monde ne peut devenir plus sûr que s’il devient d’abord plus juste.

Il est important de comprendre que la critique faite ici de la responsabilité de protéger ne se base pas sur une défense « absolutiste » de la souveraineté nationale, mais sur une réflexion à propos des politiques des pays puissants qui forcent les pays faibles à utiliser la souveraineté comme bouclier.

Les promoteurs de la responsabilité de protéger présentent celle-ci comme le début d’une ère nouvelle. Mais, en réalité, elle signale la fin d’une ère ancienne. D’un point de vue interventionniste, la responsabilité de protéger est un recul, au moins en parole, par rapport au droit d’ingérence, et celui-ci était un recul par rapport au colonialisme classique. La principale transformation sociale du 20ème siècle a été la décolonisation. Ce mouvement continue aujourd’hui dans l’élaboration d’un monde réellement démocratique, dans lequel le soleil se sera couché sur l’empire américain, comme il l’a fait sur les empires européens du passé. Il y a quelques indications que le président Obama comprend cette réalité et il faut espérer que ses actions suivent ses paroles.

Je veux terminer par un message pour les représentants et les populations du « Sud ». Les vues exprimées ici sont partagées par des millions de gens en « Occident ». Cela n’est malheureusement pas reflété par nos médias. Des millions de gens, y compris des États-uniens, rejettent la guerre comme moyen de résoudre les conflits internationaux et s’opposent au soutien aveugle de leurs gouvernements à l’apartheid israélien. Ils adhèrent aux principes du mouvement des pays non alignés de coopération internationale, dans le respect strict de la souveraineté de chaque État, et de l ’égalité des peuples. Ils risquent d’être dénoncés par les médias de leurs pays comme anti-occidentaux, anti-américains ou antisémites. Mais, en ouvrant leurs esprits aux inspirations du reste du monde, ce sont eux qui incarnent ce qu’il y a de véritablement valable dans la tradition humaniste occidentale.

Jean Bricmont

Documents joints

« La mise en oeuvre de la responsabilité de protéger », rapport du secrétaire général de l’ONU,
Ban Ki Moon (12 janvier 2009). (PDF - 186.9 ko)

Jean Bricmont, figure du mouvement anti-impérialiste, Jean Bricmont est professeur de physique théorique à l’Université de Louvain (Belgique). Il vient de publier Impérialisme humanitaire. Droits de l’homme, droit d’ingérence, droit du plus fort ? (Éditions Aden, 2005)

[1] « Défense du droit international », par Jean Bricmont, Réseau Voltaire, 11 janvier 2006.

[2] « Le "devoir d’ingérence", nouvel habit de l’expansionnisme », par Jean Bricmont, Axis for Peace/Réseau Voltaire, 23 novembre 2005.
Jean Bricmont

New York, le jeudi 30 juillet 2009

Source : Réseau Voltaire
http://www.voltairenet.org/article161370.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

20/08/2009

n°450 - Journal d'Irak - 31/07 au 20/08/09 - : Début - Les sévices perpétrés par l'armée américaine à l'encontre de prisonniers n'étaient pas une anomalie mais (une pratique) largement répandue.

n°450 - Journal d'Irak - 31/07 au 20/08/09 - : Début  - Les sévices perpétrés par l'armée américaine à l'encontre de prisonniers n'étaient pas une anomalie mais (une pratique) largement répandue.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°450                   du 31/07                   au 19/08/09

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

La résistance contre l'agresseur

Analyse & déclaration

a) Résistance :

La destruction de l'Irak et de son Peuple, c'est la guerre contre Nabuchodonosor.

b) Troupes d'occupation : Analyse & déclaration

Fin de la coalition internationale en Irak

Suite

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Trafic d’organes sur fond de pauvreté.

Fin

6 Les brèves.

6-1 Les sévices perpétrés par l'armée américaine à l'encontre de prisonniers n'étaient pas une anomalie mais (une pratique) largement répandue.

6-2 Scandale d'Abou Ghraïb: la conférence de Lynndie England annulée au Capitole, après de vives protestations.

6-3 Trafic d’organes sur fond de pauvreté.

6-4 Blair ou avoir soutenu la guerre en Irak, une voie d’avenir en Europe…

6-5 Moujahidine du peuple.

1 L’armée irakienne prend le contrôle du camp.

2 Epilogue d´un face-à-face.

6-6 Des minorités visées dans la région de Mossoul...

6-7 La communauté yazidie.

1 La communauté yazidie, est une minorité kurdophone.

2 Des Yazidis pris pour cible.

6-8 Les minorités Turkmènes et Chabaks attaquées.

7 Dossier & Point de vue

7-1 Etats-Unis : le triomphe du complexe militaro-industriel.

1 Les quinze principaux budgets militaires du monde.

7-2 Jean-Didier Rosi : Privatisation de la Violence.

7-3 Un colonel us parle…

 



Tiré à part :

Le mois de juin 2009 a été marqué par le retrait des villes des forces américaines.

Ce sont les forces armées du "gouvernement" de Maliki qui prennent le relais, mais toujours sous la surveillance des Américains.

Plus de 130 000 soldats américains (et plus encore de mercenaires) restent dans le pays, au moins jusqu'en 2011.

Les intérêts américains sont plus que préservés puisque l'ambassade us en Irak est la plus grande du monde avec plus de 3 000 employés.

Des compagnies occidentales ont aussi remportées des appels d'offre dans le domaine du pétrole, enjeu de l'invasion...

http://guerreenirak.canalblog.com/ 

01-08

Le retrait des villes et l'alliance avec certains anciens résistants démontre la faillite de l'occupation.

source : http://www.lefigaro.fr/international/

http://guerreenirak.canalblog.com/archives/2009/08/01/14609041.html

15-08

Le gouvernement irakien démantèlera en 40 jours tous les murs qui avaient été construits ces dernières années dans les rues de Bagdad, a déclaré jeudi à l’agence Xinhua une source du ministère irakien de l’Intérieur, sous couvert d’anonymat.

« Suite à une décision du gouvernement, tous les murs seront démantelés en 40 jours dans les principales avenues et rues à Bagdad », a-t-il ajouté.

http://blog.dedalus.biz/index.php/page/2



L'Irak en chiffre: du 31-07  au 19-08-09



 

 

 

Tués

Blessés

 

 

 

 

 

Peuple irakien

20+ x

62 + x

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys + miliciens

x

X

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

9

13

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



La résistance contre l'agresseur

Analyse & déclaration

a) Résistance :

La destruction de l'Irak et de son Peuple, c'est la guerre contre Nabuchodonosor.
Mais en attendant en Irak, ils ne se font plus d'illusions sur leur véritable ennemi. Al Qaïda a bon dos, mais plus, sûrement, les mercenaires étrangers qui ne veulent pas que les USA quittent l'Irak.

Sinon ce sera la débandade et adieu au pétrole des kurdes !
http://palestine.over-blog.net/



b) Troupes d'occupation : Analyse & déclaration

Fin de la coalition internationale en Irak

Les forces américaines se retrouvent seules en Irak: samedi, les derniers soldats britanniques et australiens ont quitté le pays, mettant ainsi un point final à la coalition internationale qui avait envahi l'Irak en mars 2003.

En Irak, la fin de la Force multinationale issue de la "coalition des bonnes volontés" lancée en fanfare par le président américain d'alors George W. Bush a été discrète, sans aucune cérémonie publique marquant ces départs.

"Nous sommes reconnaissants envers nos partenaires qui ont contribué par le passer et espérons travailler à nouveau avec eux à l'avenir", a déclaré un porte-parole, le lieutenant-colonel Mark Ballesteros par courriel.

A son plus fort, la coalition a compté environ 300.000 soldats de 38 pays, 250.000 Américains, quelque 40.000 Britanniques, et le reste des contingents allant de 2.000 Australiens à 70 Albanais.

La fin effective de la Force multinationale a eu lieu avec le départ des soldats australiens et l'expiration du mandat du petit contingent britannique encore présent en Irak, après que le parlement irakien a terminé sa session sans décider de le prolonger pour la protection des ports pétroliers du sud.

Les quelque 100 à 150 Britanniques, principalement membres de la Navy, sont partis pour le Koweït, mais espèrent pouvoir revenir et en étudient la possibilité avec le gouvernement irakien, selon le ministère de la Défense britannique.

Mais l'armée américaine ne se retrouve pas vraiment seule: "il y a des représentants du monde entier sous différentes formes, OTAN, conseillers militaires, policiers et ouvriers dans la construction", a estimé le colonel John R. Robinson, porte-parole de l'armée de terre.

L'histoire de cette coalition a été difficile, des alliés traditionnels des Etats-Unis, dont la France, refusant d'y participer. Ses détracteurs estimaient que les minuscules contingents de pays comme l'Estonie, l'Albanie et la Roumanie n'étaient là que pour servir d'alibi internationale à l'invasion américaine.

Et l'alliance s'est rapidement disloquée, nombre de pays étant confrontés à l'opposition de leur opinion publique à cette guerre. Des manifestations de masse ont eu lieu notamment en Espagne, qui fut l'un des principaux retraits: arrivé aux commandes après les sanglants attentats de Madrid en 2004, le gouvernement socialiste de José Luis Zapatero y procéda rapidement.

En janvier 2007, les contingents non-américains avaient fondu à tout juste 14.000 hommes. En octobre 2007, il n'étaient plus que 11.400 soldats d'environ 20 pays.

Depuis, les forces américaines ont redéfini leur rôle et leur relations avec l'Irak, via un pacte de sécurité entré en vigueur le 1er janvier dernier. Les forces combattantes ont quitté les zones urbaines fin juin, et le président Barack Obama a ordonné le retrait total d'ici fin août 2010, ne laissant qu'environ 50.000 hommes pour conseiller les forces irakiens.

"Aujourd'hui est un jour normal pour nos forces actuellement en Irak", a ajouté le colonel Robinson. "Parce que nos activités sont déjà étroitement liées à notre partenariat bilatéral avec les Irakiens".

AP

3/8

http://fr.news.yahoo.com/3/20090802/twl-irak-usa-coalition-1def439_1.html


Grande Bretagne

Les troupes britanniques mettent fin à six ans de présence en Irak

La Grande-Bretagne a mis fin ce vendredi à six ans de présence militaire en Irak, à l'exception de quelques conseillers qui pourraient "former" la marine irakienne.

Les troupes  étaient présentes sur le territoire irakien depuis l'invasion conduite en 2003 par les Etats-Unis.

Selon l'accord signé en 2008 entre Bagdad et Londres, les derniers soldats britanniques, qui étaient au nombre de 46'000 en 2003, ont quitté l'Irak cette semaine, a indiqué le porte-parole de l'ambassade de Grande-Bretagne.

Cependant, le Parlement irakien n'a pu adopté, avant de partir en vacances jusqu'au 8 septembre, un nouvel accord irako-britannique. Ce texte, signé début juin, permet aux marins britanniques de la mission d'aide de rester en Irak pendant un an après le retrait complet des troupes britanniques.

Ce petit contingent, qui est composé d'une centaine de formateurs britanniques chargés de former la Marine irakienne, est parti au Koweït jusqu'à l'approbation du Parlement.

Ce retrait des troupes britanniques, basées majoritairement dans la région méridionale de Bassorah, intervient au lendemain de l'ouverture de l'enquête sur la participation britannique à la guerre en Irak.

(ats / 31 juillet 2009 13:08)

 

Envoi de renforts supplémentaires en Irak.

Gordon Brown a assuré mi-juillet ne pas souhaiter en envoyer.

Finalement, 125 soldats dont des démineurs seront dépêchés.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/l-irak-et-l-afghanistan-font-douter-les-britanniques_778036.html



3) Politique

a) Des collaborateurs Irakiens

b) Les grandes manœuvres

16/8

Les tensions politiques se sont accrues.

Du coup, le gouvernement a annoncé dimanche le report à une date ultérieure non précisée de son projet de recensement de la population, qui aurait du débuter le 24 octobre.

Mais nombre de députés réclamaient son report à après les élections de janvier.

Ce recensement risquait en effet de réveiller encore les tensions inter-ethniques et suscitait l'inquiétude de nombreux groupes politiques. Le recensement aurait eu notamment des implications pour les décisions à prendre sur le sort de la région pétrolière de Kirkouk, ou les fonds alloués à la région autonome kurde au nord.

Le ministre de la planification Ali Baban a donc annoncé son "report indéfini" lors d'un déplacement à Najaf, ville sainte chiite.

Le dernier recensement national en Irak remonte à 1987.

Le dernier, dix ans plus tard, en 1997, avait exclu les trois provinces du nord constituant la région autonome kurde.

AP


c) Sur le terrain

13-08

Le gouvernement a rappelé que les Etats-Unis n'ont pas à négocier à sa place avec la Syrie sur les questions de sécurité, alors qu'une délégation américaine est arrivé mercredi à Damas.

Le premier ministre al-Maliki se rend lui-même en Syrie la semaine prochaine pour évoquer ces questions, qui relèvent des affaires intérieures de l'Irak.

Les autorités américaines et irakiennes s'inquiètent depuis longtemps de l'entrée de combattants étrangers en Irak par la frontière avec la Syrie.

Ce point met en relief les tensions qui émergent entre Américains et Irakiens à mesure que les autorités légitimes du pays reprennent le contrôle du pays.

Sans nier que ce point de porosité de la frontière a été évoqué, les responsables américains ont voulu dissiper tout désaccord avec leurs partenaires en Irak.

AP

Depuis deux jours les "autorités" irakiennes ont investi le camp d'Asharaf.

Ce camp est habité par des milliers d'iraniens, opposants au régime de Téhéran.

C'est S. Hussein qui les avaient installés là dans les années 80, quand ces opposants à Khomeiny avaient rejoins l'Irak contre Téhéran...

Après la chute du régime baasiste les occupants américains avaient désarmés et "protégés" ces militants. Bush et son équipe voulaient sans doute avoir cette organisation, les Moudjahidine du Peuple d'Iran (MEK), en réserve en cas de guerre ouverte avec l'Iran.

Publiquement les responsables de cette organisation s'étaient alignés sur les discours des néo-conservateurs.

Seulement les alliés des USA en Irak, les irakiens chiites, étaient, eux, liés à Téhéran.

La question des MEK allait donc se poser tôt ou tard.

Décidé à changer de cap, Obama et son équipe a, semble-t-il, laissé les pro-iraniens fermer ce camp. Se sentant menacés (seront-ils livrés à Téhéran ?) les occupants se sont défendus et cela a provoqué des morts et des blessés.

Bénéficiant parfois d'une image favorable, les MEK n'en demeurent pas moins une organisation secrète, rigide et peu démocratique.

Lire à ce sujet le livre du journaliste A. Chevalérias : http://www.recherches-sur-le-terrorisme.com/Livresterrorisme/mek-livre.html

http://guerreenirak.canalblog.com/ 

 

Evacuation forcée de la base d’Ashraf  

Les 28 et 29 juillet 2009, la police irakienne a procédé à l’évacuation forcée de la base d’Ashraf où plus de 3 000 membres des Moudjahidin du peuple (Mujahedin al-Khalq) [1] étaient retranchés.

Les combats auraient fait 13 morts, 36 disparus et de nombreux blessés.

Sollicitant les médias occidentaux, le bureau parisien des Moudjahidin du peuple [2] a présenté cette opération comme une exigence iranienne à laquelle se serait plié le gouvernement irakien du shiite Nouri al-Maliki.

En outre, l’organisation a accusé la Croix-Rouge internationale de complicité passive avec les autorités irakiennes et iraniennes.

En réalité, la décision d’en finir avec les Moudjahidin du peuple a été prise à Washington à l’issue d’une étude confiée à la Rand Corporation.

Jeudi 6 août

Source : Réseau Voltaire
http://www.voltairenet.org/article161503.html

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Reseau_Voltaire.060809.htm

 

Les résistants d’Asaib Ahl Al-Haq, déposent les armes.

Asaib Ahl Al-Haq a indiqué qu'il renonçait à résisté contre les envahisseurs, d'après un conseiller du gouvernement.

L'accord a été trouvé ce week-end entre le Premier ministre Nouri-al-Maliki et les représentants de Asaib Ahl Al-Haq, la Ligue des Justes.

Cette organisation avait refusé de se joindre à la trêve signée par Moqtada al-Sadr.

Le groupe dépose les armes et va participer au processus politique conduisant aux élections de janvier prochain, d'après le conseiller du gouvernement Sami al-Askari.

En échange, le Premier ministre irakien Nouri-al-Maliki a promis d'agir pour la libération des membres du groupe détenus par les Américains.

Laith al-Khazali, un membre clé du groupe, a été libéré en juin dans le cadre de la réconciliation nationale recherchée par le gouvernement irakien.

03-08

http://qc.news.yahoo.com/indepth/irak/


Politique intérieure & extérieure

Elections au Kurdistan 

Alors que le Kurdistan multiplie les signes d'autonomie (pour ne pas dire d'indépendance) vis-à-vis du reste de l'Irak, des élections locales ont eu lieu.

L'association des deux partis nationalistes locaux, l'UPK et le PDK, a remporté la majorité absolue des voix et des sièges (57 % des votes).

Mais, appuyés par des services de sécurité violents et pléthoriques, ces partis ne font pas un score très élevés. Il est même possible que le scrutin ait été quelque peu arrangé.

Les nombreux opposants à la gestion de la région (communistes, libéraux, islamistes, etc.) se sont partiellement retrouvé dans la liste "goran" (changement) qui a obtenu 23 % des suffrages.

Bénéficiant de soutiens en Occident et en Israël, les chefs kurdes restent des seigneurs féodaux qui ont recours à des méthodes suspectes...

Tous les moyens sont bons pour étendre leur zone d'influence à des régions peuplés d'arabes, de turcomans et autres yésidis...

Posté par terouga

http://guerreenirak.canalblog.com/


Prisons, exactions & torture

Tarek Aziz condamné à sept ans de prison.

L'ancien ministre des Affaires étrangères de Saddam Hussein Tarek Aziz et Ali Hassan al-Majid ont chacun été condamnés dimanche à sept ans de prison pour leur rôle dans la planification du déplacement de Kurdes du nord-est de l'Irak à la fin des années 80

tout comme l'ancien ministre de l'Intérieur Sadoon Shakir et l'ancien responsable régional Mizban Khudr Hadi. Quatre autres anciens membres du régime ont écopé de six ans de prison, tandis que cinq ont été acquittés

La défense arguait que Tarek Aziz, avait passé la majeure partie du temps en missions diplomatiques à l'extérieur de l'Irak et n'était pas impliqué dans les déplacement de population qui lui étaient reprochées. Son avocat Badee Izzat Aref a dénoncé une "décision politique".

C'est la deuxième condamnation pour Tarek Aziz, ancien vice-Premier ministre qui défendait dans un anglais parfait le régime irakien dans les couloirs des Nations unies et les forums internationaux.

AP

Sept ans de prison pour une jeune candidate kamikaze en Irak

Une adolescente arrêtée il y a un an alors qu'elle portait un gilet bourré d'explosifs dans la province de Diyala, dans le nord-est de l'Irak, a été condamnée à sept ans et demi de prison par un tribunal pour enfants.

Cette condamnation, lundi, en première instance, ont dit mardi les autorités judiciaires, est susceptible de faire l'objet d'une procédure d'appel.

Rania Ibrahim, qui était âgée de 15 ans au moment des faits, s'était rendue d'elle-même à la police.

A l'époque, la télévision irakienne avait diffusé des images où l'on voyait une patrouille s'approcher de la jeune fille, visiblement affolée, en train d'enlever son gilet.

Rania Ibrahim a affirmé aux enquêteurs que ce vêtement provenait d'un homme présenté par son mari comme un parent.

Mardi 4 août

http://fr.news.yahoo.com/4/20090804/twl-irak-kamikaze-femme-38cfb6d_1.html

05-08

http://qc.news.yahoo.com/indepth/irak/s/afp/090805/monde/irak_kamikaze_proc__s_2

 

Jaafar Lazem Shkaya al Tamimi, cerveau du braquage de Bagdad arrêté

Le  capitaine de la garde présidentielle Jaafar Lazem Shkaya al Tamimi a été le cerveau du braquage le plus sanglant de l'histoire récente de l'Irak, a annoncé samedi la police.

Après s'être introduits dans l'établissement, les assaillants avaient contraint les huit policiers à descendre dans une pièce au sous-sol. Ils avaient attaché leurs mains derrière le dos, collé un bâillon en plastique sur leur bouche, les ont fait asseoir, mis un oreiller derrière leur tête pour atténuer le bruit des détonations et les avaient abattus d'une balle dans la nuque, selon la police.

Huit policiers avaient été tués et près de quatre millions de dollars subtilisés mardi lors du hold-up.

Les voleurs avaient pénétré sans effraction pendant la nuit dans la succursale de la banque publique Rafidaïn.

"Le principal responsable du crime de la banque Rafidaïn est un capitaine de l'armée irakienne, membre de la garde présidentielle et s'appelle Jaafar Lazem Shkaya al Tamimi", a affirmé le porte-parole du ministère de l'Intérieur, le général Abdel Karim Khalaf.

"Nous avons travaillé activement pour trouver les coupables, avec le chef de la protection du vice-président Adel Abdel Mahdi, le colonel Ali Lazem", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Il a également annoncé qu'un lieutenant de l'armée Amine Karim Zyada al-Fazli, basé à Kazimiyah, un quartier chiite de Bagdad, et un autre soldat, dont il n'a pas pas donné le nom, ont été "arrêtés et sont actuellement interrogés".

"Les autres complices sont recherchés et le crime a été commis pour des raisons crapuleuses. L'argent a été retrouvé dans un immeuble de Karrada près de l'hôtel Babylone", a précisé le porte-parole.

Vendredi, le ministre de l'Intérieur, Jawad al-Bolani, avait créé la surprise en liant ce hold-up à des membres de partis politiques. "L'enquête continue et nous avons des contacts sérieux avec des parties pour qu'elles nous livrent les personnes recherchées", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

"Ceux qui sont impliqués dans ce crime l'ont fait à titre individuel et nous ne disons pas que ce crime a été commis avec la connaissance ou sur ordre de ces partis", a-t-il ajouté.

La formulation choisie laisse entendre qu'il s'agit de formations connues et non pas d'organisations d'insurgés comme Al-Qaïda. Dans le cas contraire, le ministre n'aurait pas employé des formules aussi courtoises ni indiqué qu'il négociait avec elles.

Un officier de police a affirmé que le coffre-fort de trois mètres de haut a été ouvert au chalumeau.

La police avait fait porter ses soupçons sur "les résistants qui tentent de se renflouer en Irak car les fonds venus de l'étranger se sont taris".

1 aou

http://qc.news.yahoo.com/indepth/irak/s/afp/090801/monde/irak_criminalit___arrestation_1

n°450 - Journal d'Irak - 31/07 au 20/08/09 - : Suite - Les sévices perpétrés par l'armée américaine à l'encontre de prisonniers n'étaient pas une anomalie mais (une pratique) largement répandue.

n°450 - Journal d'Irak - 31/07 au 20/08/09 - : Suite   - Les sévices perpétrés par l'armée américaine à l'encontre de prisonniers n'étaient pas une anomalie mais (une pratique) largement répandue.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°450                   du 31/07                   au 19/08/09

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

3 Politique

2) occupants 

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Trafic d’organes sur fond de pauvreté.

 


b) Les occupants 

1) Usa

Extension des guerres ?

Robert Gates en Irak pour parler ventes d'armes et sécurité

Gates, est arrivé ce mardi en Irak où il doit s'entretenir avec des responsables irakiens de questions de 'sécurité' et de ventes d'armes. ..

Robert Gates, dont c'est la 10e visite en Irak, a déclaré aux militaires américains sur la base aérienne de Tallil, qu'il était impressionné par les changements sur le terrain.

Il a affirmé que la situation était "incroyablement différente" de celle qui prévalait lors de sa première visite en Irak en tant que secrétaire à la Défense, en décembre 2006, au plus fort des affrontements intercommunautaires qui ont causé la mort de dizaines de milliers d'Irakiens.

Robert Gates doit rencontrer le Premier ministre irakien Nouri al Maliki et le ministre de la Défense Abdel Kader Djassim.

Il devrait être question lors de ces discussions de la possible acquisition par Bagdad d'avions de chasses F-16 du constructeur américain Lockheed Martin.

Le chef du Pentagone se rendra aussi dans la province autonome du Kurdistan, où le fossé entre les dirigeants locaux et le gouvernement de Bagdad semble s'accroître en raison de litiges sur le pétrole et des questions territoriales.

Les Kurdes refusent de renoncer à l'annexion de la région pétrolifère de Kirkouk qu'ils considèrent comme leur terre ancestrale.

Robert Gates aura notamment des discussions avec le président kurde Massoud Barzani, qui a signé des accords pétroliers avec des sociétés étrangères dénoncés par le ministre irakien du Pétrole, Hussein al Chahristani.

POUR 9 MILLIARDS DE DOLLARS DE VENTE D'ARMES ?

Les Etats-Unis sont soucieux d'éviter toute montée de violences dans cette région, où ils craignent de voir des insurgés sunnites s'ériger en rempart contre toute tentative d'annexion kurde.

"La dimension arabo-kurde est probablement la plus urgente du moment (...) pour consolider nos gains en matière de sécurité", a déclaré un responsable américain sous le sceau de l'anonymat.

Les autorités irakiennes, soucieuses de se prémunir d'éventuelles menaces étrangères après le retrait américain, notamment de l'Iran et de la Syrie, envisagent l'achat d'un premier escadron de 18 F-16 cette année.

Le général Anouar Ahmed, commandant de l'armée de l'air irakienne, avait déclaré à Reuters en mars que les Irakiens souhaitaient ensuite porter leur flotte à 96 appareils d'ici 2020.

Le Congrès américain a été informé du fait que les ventes d'armes à l'Irak pourraient atteindre neuf milliards de dollars: outre les F-16, elles comprendraient des chars M1A1 de General Dynamics, des hélicoptères de Boeing ou Textron et des avions-cargos de Lockheed.

Le ministre irakien de la Défense a fait savoir la semaine dernière lors d'une réunion au Pentagone que Bagdad menait des discussions avec d'autres pays fournisseurs, a précisé le responsable américain. La France, la Chine et la Russie ont par le passé vendu des armes à l'Irak.

Robert Gates est arrivé en Irak après des visites en Israël et en Jordanie.

A la base aérienne de Tallil, située au sud de Bagdad, il devait être informé des plans de l'armée américaine visant à transformer les unités de combat en unités chargées de former les forces de sécurité irakiennes.

Selon le plan dévoilé par Barack Obama en février, les brigades de combat américaines devront avoir quitté l'Irak d'ici août 2010. Elles se sont déjà retirées le mois dernier des centres urbains, où la sécurité a été confiée aux forces irakiennes.

Reuters

28-07

http://fr.news.yahoo.com/4/20090728/twl-irak-usa-gates-38cfb6d_2.html


Politique intérieure & extérieure

Le Pentagone inquiet (…)  de l'intégration lente des 'sunnites' en Irak.

Vendredi au Congrès, le département américain de la Défense juge que les objectifs fixés par le gouvernement du Premier ministre Nouri al Maliki ne seront probablement pas atteints si ce rythme ne s'accélère pas.

La lenteur du processus d'intégration de milliers d'anciens résistants sunnites au sein des forces de sécurité ou de la société civile irakiennes menace les progrès enregistrés sur le terrain, estime le Pentagone.

"La lenteur de l'intégration porte le risque d'ébranler la confiance des sunnites dans le gouvernement et pourrait entraver les progrès en matière de sécurité si elle n'est pas corrigée", déclare le Pentagone dans son rapport de 71 pages.

Ces anciens résistants, baptisés "fils d'Irak" par les responsables américains, sont essentiellement les 88.000 miliciens des conseils de l'éveil (Majlis al Sahoua).

Beaucoup ont combattu les forces américaines et irakiennes après l'invasion de 2003 mais ont basculé ensuite dans l'autre camp et se sont alliés aux troupes US contre Al Qaïda.

D'abord parrainés par l'armée américaine, les conseils de l'éveil sont progressivement passés sous le contrôle du gouvernement irakien.

Mais les relations avec Bagdad se sont tendues en raison de problèmes de versement de salaires et d'arrestations de plusieurs dirigeants des conseils, soupçonnés de poursuivre des activités d'insurrection, note le Pentagone.

Le gouvernement Maliki s'est fixé pour but d'intégrer 20% des 88.383 membres recensés des Sahouas dans les forces de sécurité et de reclasser les autres comme fonctionnaires ou salariés du privé.

Mais à la date du 30 mai, seulement 6.300 (7%) d'entre eux avaient quitté les groupes sunnites et parmi eux, 1.700 avaient des emplois non liés à la sécurité, souligne le rapport.

Le Pentagone en conclut qu'à ce rythme, les objectifs du gouvernement de Bagdad ne seront pas atteints d'ici août 2010, date à laquelle les troupes de combat américaines doivent quitter l'Irak, ne laissant derrière elles qu'une force de 35.000 à 55.000 hommes.

Il y a actuellement 131.000 soldats américains en Irak.

31/7 

http://fr.news.yahoo.com/4/20090731/twl-usa-irak-sunnites-38cfb6d_1.html



1)    Les voisins

Arabie Saoudite

L'Arabie saoudite projette(rait) le génocide des Chiites en Irak

Le site web "Nahreïn Net" a accusé le gouvernement saoudien de projeter le génocide des Chiites en Irak. 

L'Arabie saoudite qui soutient les groupes de résistance notamment les Baasistes, se déploie pour lancer un génocide contre les Chiites irakiens, notamment à Mossoul, dans le nord de l'Irak", selon ce site web. " La plupart des pays européens, quoique informés des tentatives de l'Arabie saoudite de créer des changements radicaux en Irak en sa faveur, ont toutefois préféré de garder le silence à ce propos ", ajoute ce site d'information.

Toujours selon ce même rapport, les Saoudiens ont auparavant présenté entre 2004 et 2005 un plan similaire pour transformer Bagdad en une ville sunnite, une tentative qui est vouée à l'échec.

15-08

IRIB

http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=24187&Itemid=0


2) Les organisations

Human Rights Watch.

Les gays irakiens victimes d’une campagne homophobe meurtrière.
Des miliciens s’en prennent en toute impunité aux homosexuels irakien, torturés et assassinés dans un campagne systématique qui après Bagdad, frappe plusieurs autres villes, rapporte Human Rights Watch (HRW) dans une étude, exhortant le gouvernement à prendre des mesures pour lutter contre ce "nettoyage social".
Au début de l’année, les cadavres de plusieurs homosexuels ont été retrouvés dans Sadr City, principal quartier chiite de Bagdad, avec inscrit sur la poitrine les mots de "pervers" ou d’autres termes péjoratifs arabes désignant les homosexuels.
Selon l’organisation de défense des droits de l’homme basée à New York, qui publie un rapport de 67 pages sur le sujet, les violences, menaces et abus ont gagné Kirkouk, Najaf et Bassorah. "Les meurtres sont commis en toute impunité, comme des avertissements, les cadavres jetés dans les ordures ou pendus comme des menaces dans la rue", écrit HRW.
Si des chiffres fiables sont impossibles à obtenir, entre échec des autorités à enquêter sur de tels crimes et tabou empêchant les familles de porter plainte, un haut responsable de l’ONU évoquait en avril un bilan de "centaines".
Cette campagne est principalement attribuée aux extrémistes chiites, en guerre contre les comportements qu’ils jugent anti-islamiques. Les miliciens chiites auraient cesse de s’en prendre aux sunnites et opté pour cette autre campagne.
Des tracts menaçant les homosexuels de mort "à moins qu’ils ne reviennent à la raison" ont été distribués dans Sadr City au début de l’année, et les religieux chiites ont fréquemment appelé à l’"éducation et la réhabilitation" des homosexuels dans leurs sermons du vendredi.
"Ce qui arrivait aux sunnites et chiites arrive maintenant aux gays", déclare un médecin ayant fui Bagdad, lui-même homosexuel, et qui raconte que plusieurs de ses amis ont été tués.
Un responsable du ministère de l’Intérieur, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, a confirmé à l’Associated Press qu’il y avait une escalade importante d’attaques visant des homosexuels cette année. Mais il ajoute ne pas avoir de chiffres, "car dans la plupart des cas la famille elle-même est impliquée dans le meurtre ou préfère se taire, craignant la honte". HRW a donc reproché aux autorités irakiennes de ne rien faire : "ces meurtres soulignent que les autorités post-occupation de l’Irak continuent d’échouer à établir le règne de la loi et à protéger leurs citoyens", déplore Rasha Moumneh, de Human Rights Watch.
Ce rapport était basé sur des entretiens avec plus de 50 Irakiens s’identifiant comme homosexuels ainsi qu’avec des militants des droits de l’homme, des journalistes et des médecins irakiens.
Human Rights Watch rapporte le témoignage d’un homme de 35 ans, qui n’arrive plus à s’exprimer normalement depuis que son compagnon depuis dix ans a été enlevé chez ses parents début avril par quatre hommes en noir. Son cadavre mutilé a été retrouvé le lendemain. "Ils avaient jeté son corps aux ordures", a-t-il expliqué. "Ses parties génitales étaient coupées et une partie de sa gorge arrachées".
Human Rights Watch signale que l’utilisation de colle pour obturer les rectums des victimes est une forme de torture pratiquée couramment.
Le rapport souligne que si la loi irakienne n’interdit pas les relations homosexuelles entre adultes consentants, certaines dispositions peuvent en être exploitées, susceptibles de réduire les peines en cas de crimes d’honneur ou de crimes liés à l’orientation sexuelle des victimes.

Al-oufok avec les agences de presse

Lundi, 17 août 2009 )

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article808



4 Dans le monde

Grande-Bretagne

L'Irak et l'Afghanistan font douter les Britanniques

Alors que le Royaume-Uni met fin, ce vendredi, à six ans de présence militaire en Irak, le soutien des Britanniques au principe des opérations irakienne et afghane se fait de plus en plus faible.

Retrait britannique d'Irak, enquête sur les conditions de l'engagement dans ce conflit, hostilité grandissante des sujets de Sa Majesté à l'égard de l'intervention militaire en Afghanistan, lettre d'un déserteur adressée à Gordon Brown pour en discuter le bien-fondé... Cette semaine, les deux conflits dans lesquels Londres a suivi Washington occupent le devant de l'actualité britannique.

La mission des 46 000 soldats britanniques en Irak s'est en effet terminée ce vendredi. Après six années de présence, à la suite de l'invasion conduite en 2003 par les Etats-Unis pour renverser le régime de Saddam Hussein, ils ont tous quitté le pays, comme convenu dans un accord signé en 2008 entre Bagdad et Londres. Tous, y compris le petit contingent qui aurait du rester pour former la Marine irakienne: le Parlement est parti en vacances jusqu'au 8 septembre avant de ratifier le nouvel accord irako-britannique qui aurait du encadrer cette collaboration.  

Comment Tony Blair a-t-il pu suivre Washington?

Ce retrait intervient alors que s'ouvre une enquête sur la participation britannique à la guerre en Irak où officielement 179 sujets de Sa Majesté ont été tués.

Tony Blair sera appelé à témoigner:

Premier ministre à l'époque, c'est lui qui a engagé son pays aux côtés des Etats-Unis dans le conflit irakien. Il s'était montré un allié indéfectible... 

Au cœur de cette enquête indépendante promise par l'actuel Premier ministre Gordon Brown, la question des armes de destruction massive: comment des ministres ont-ils pu se laisser persuader que le régime irakien en disposait, comme l'administration Bush le prétendait, ce qui s'est avéré faux ? 

La grogne monte... sur le dossier irakien mais aussi sur le dossier afghan.

31/07

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/l-irak-et-l-afghanistan-font-douter-les-britanniques_778036.html

 

La question d'envoi de renforts supplémentaires en Irak, souhaité par Washington, est très sensible.

Gordon Brown a assuré mi-juillet ne pas souhaiter en envoyer.

Finalement, 125 soldats dont des démineurs seront dépêchés.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/l-irak-et-l-afghanistan-font-douter-les-britanniques_778036.html



4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.

Les armées répugnent à donner des chiffres officiels

Juillet 2009 : on meurt toujours en Irak...

7 soldats us ont perdu la vie en Irak ce mois-ci. Et seuls 4 ont été tués lors de violences.

 

01 août 2009

http://guerreenirak.canalblog.com/archives/2009/08/01/14609041.html


Pertes déclarée des occupants.

01-08 - 19-08 : Neant ?


Pertes des forces collaboratrice locales   - Province non précisée

01-08

45 soldats ont perdu la vie en juillet

http://guerreenirak.canalblog.com/archives/2009/08/01/14609041.html



Les combats par provinces

1-1 Bagdad

30-07

13 Iraniens ont été tués et et de nombreux blessés dans deux jours d’affrontements avec les forces irakiennes dans un camp de réfugiés au nord de Bagdad qui abrite les membres en exil des Moujahidine du Peuple, ont annoncé les autorités irakiennes.
Un porte-parole du gouvernement, Ali al-Dabbagh, a précisé à l’Associated Press que les six tués se trouvaient dans le camp d’Ashraf. Il a ajouté qu’une enquête a été ouverte et que 35 personnes ont été interpellées dans le camp.
La déclaration d’Al-Dabbagh est la première confirmation de victimes dans le camp de l’Organisation des Moujahidine du Peuple.
Le mouvement iranien d’opposition avait affirmé que des centaines d’autres blessés dans les raids de l’armée irakienne qui ont commencé mardi.
Quelque 3.500 Iraniens vivent dans le camp, établi en 1986 pour les combattants iraniens qui aidaient Saddam Hussein lors de la guerre Iran-Irak.

( Jeudi, 30 juillet 2009 - Avec les agences de presse )

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article751

05-08

Dans la nuit de mardi à mercredi, une bombe a explosé au passage d'un véhicule de police, tuant cinq policiers et blessant huit autres. L'attaque a eu lieu au marché des Assyriens à Dora.

AFP

19-08

Au moins 75 personnes ont été tuées dans six explosions, dont deux énormes attentats au camion piégé qui ont secoué le coeur de Bagdad, selon les bilans collectés auprès de cinq hôpitaux de la ville. Près de 370 personnes ont été blessées dans ces attaques.

Une des énormes explosions, causée par un camion piégé, s'est produite devant le ministère des Affaires étrangères, en plein centre de Bagdad, à quelques mètres de l'entrée de la zone verte.

Une façade du ministère a été ravagée alors que des secours sortaient des blessés dans le bâtiment, qui jouxte la zone verte de Bagdad, où se trouve l'ambassade des Etats-Unis et le siège du gouvernement irakien. L'explosion a provoqué un cratère de trois mètres de profondeur et dix de largeur.

Un autre camion, garé sous le pont d'une voie rapide reliant le nord au sud de la capitale, a explosé. L'ouvrage s'est effondré sous la déflagration et des voitures ont été précipitées dans le vide, a affirmé un policier sur place.

Le ministère des Finances qui se trouvait juste à proximité, a également été ravagé et les 200 employés qui s'y trouvaient ont été blessés ou tués, selon un responsable de la Cité médicale.

Une voiture piégée a explosé dans le quartier de Baya, à l'ouest de Bagdad.

Par ailleurs, juste avant, deux obus de mortier étaient tombés dans la "zone verte" et un autre à l'extérieur de ce secteur ultra-protégé où se trouvent plusieurs ministères et des ambassades, dont celle des Etats-Unis, a précisé une source au sein des services de sécurité.

(ats / 19 août 2009 13:38)

http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=20090819133820817219481070000_brf033.xml&associate=phf1464

 

Taji, 15 kilomètres au nord de la capitale 

18-08

Une ttaque s'est produite à proximité immédiate de la ville de Taji.

Une patrouille de la police et de l'armée américaine a échappé de peu à l'explosion, qui a eu lieu au milieu d'une file de voitures prises dans un embouteillage, a dit à l'AFP le lieutenant Sarmed Sami, de la police locale.

Aucun policier irakien ou soldat américain n'a été blessé, a-t-il ajouté.

AFP


1-2 Province d'Anbar (vaste territoire à l'ouest de Bagdad comprenant les villes de Amiriya, Baghdadi, Diyarah, Falloujah, Habbaniyah, Haditha, Haqlaniyah, Hawija Hit, Houssabayh, Karabilah,  Khaldiyah, Koussaïba, Mahawil, Oubaïdi, Ramadi (capitale de la province d'Al-Anbar,) Kaïm (à la frontière avec la Syrie), Sindjar & Zaidan

11-08

Saqlawiyah, à une cinquantaine de km à l'ouest de Bagdad,

Trois policiers ont été blessés par une bombe qui a explosé au passage de leur convoi sur l'autoroute reliant Bagdad à la frontière jordanienne.

Lundi, plus de 50 personnes avaient été tuées et 269 blessées dans une vague d'attentats, soit la journée la plus sanglante depuis le retrait américain des villes et localités le 30 juin.

 (AFP)


1-3 Province de Ninive (Mossoul (capitale de la région nord du pays - à 375 km au nord de Bagdad,) Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul) & Tall Afar )

Mossoul

05-08

Un policier a été tué . Deux des résistants ont par la suite été tués et un troisième, blessé et arrêté.

AFP

07-08

Au moins 20 personnes ont été tuées et 61 autres blessées vendredi dans un attentat à la voiture piégée à la sortie d'une mosquée à Mossoul, à 370 km au nord de Bagdad, selon un nouveau bilan donné de sources policière et hospitalière.

http://qc.news.yahoo.com/indepth/irak/s/afp/

17-08

Deux policiers ont été tués, et un civil blessé, par les tirs d'un homme contre un barrage de contrôle, dans le centre de Mossoul, a annoncé la police locale à l'AFP.

AFP


Moussayib (centre de l'Irak)

17-08

Un membre des Sahwa ("Réveil", en arabe) a été tué, et deux autres ont été blessés, selon la police.

Les Sahwa, milice collaboratrice de quelque 94.000 éléments, ont été créées en septembre

AFP)



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)


Peuple

 

Civils tués (depuis l'occupation)   

1.331.606

Civils blessés (depuis l'occupation) 

71.230( chiffre très très minimum)

Civils violés (par les troupes d'occupations)

2.507     (voir Ibrahim Allousch

Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...)

8.940   (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) tués

4.046 (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) blessés

3.886   (chiffre minimum)

En prison

40.268. (chiffre minimum)

Embargo

750.000 enfants (chiffre minimal)

Embargo

750.000 adultes (chiffre moyen)

 

 

Militaires irakiens tués pendant l'invasion

45.596 (chiffre minimal)

Civils tués pendant l'invasion

120.200 (chiffre minimal)

 

 

Coalition

 

Nombre de Soldats tués (ou morts...) 

34.676

Soldats rapatriés (blessés ou malades)

224.410

(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)

 

Disparus (dans la nature)

1.014

Désertions

5.501

Mutinerie

2 corps + 25

Aide psychologique

66.108***

Suicides

Mercenaires tues                                                                                 

5.683 (chiffre très minimal)

933

non-combattants accidentés,

27 103

Policiers/soldats/miliciens irakiens  tués

13.026

Policiers /soldats/miliciens irakiens blessés

26.809(chiffre minimal)

Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)

13.916

 

 

Autres tués (collaborateur)

5.598

Autres blessés (collaborateur)

9.659

 

 

Nombre d'attaques de la résistance irakienne de 2003 à 2008:

Oléoducs, les infrastructures pétrolières & d'électricité

 

 164.000,

464 attaques (grand minimum)

Infrastructures du rail

195 attaques (idem)

Hélicoptères

104  ++              (idem)

Avions (& drone)

28 ++


Ces   totaux sont obtenus par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET



Number Of Iraqis Slaughtered In US War And Occupation Of Iraq "1,331,578"


Cost of U.S. War and Occupation of Iraq

                                                Cost of War in Iraq

                                                 $675,053,168,650

 

 12.12  - 19-08

http://www.costofwar.com/

http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home
For more details, click here.

 


5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

5-1 Trafic d’organes sur fond de pauvreté.

Consultez ici le reportage video d’Al Jazeera

http://english.aljazeera.net/news/middleeast/2009/07/200972013518267856.html


n°450 - Journal d'Irak - 31/07 au 20/08/09 - : Fin - Les sévices perpétrés par l'armée américaine à l'encontre de prisonniers n'étaient pas une anomalie mais (une pratique) largement répandue.

n°450 - Journal d'Irak - 31/07 au 20/08/09 - : Fin   - Les sévices perpétrés par l'armée américaine à l'encontre de prisonniers n'étaient pas une anomalie mais (une pratique) largement répandue.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°450                   du 31/07                   au 19/08/09

C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :

6 Les brèves.

6-1 Les sévices perpétrés par l'armée américaine à l'encontre de prisonniers n'étaient pas une anomalie mais (une pratique) largement répandue.

6-2 Scandale d'Abou Ghraïb: la conférence de Lynndie England annulée au Capitole, après de vives protestations.

6-3 Trafic d’organes sur fond de pauvreté.

6-4 Blair ou avoir soutenu la guerre en Irak, une voie d’avenir en Europe…

6-5 Moujahidine du peuple.

1 L’armée irakienne prend le contrôle du camp.

2 Epilogue d´un face-à-face.

6-6 Des minorités visées dans la région de Mossoul...

6-7 La communauté yazidie.

1 La communauté yazidie, est une minorité kurdophone.

2 Des Yazidis pris pour cible.

6-8 Les minorités Turkmènes et Chabaks attaquées.

7 Dossier & Point de vue

7-1 Etats-Unis : le triomphe du complexe militaro-industriel.

1 Les quinze principaux budgets militaires du monde.

7-2 Jean-Didier Rosi : Privatisation de la Violence.

7-3 Un colonel us parle…

 


6 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

6-1 Les sévices perpétrés par l'armée américaine à l'encontre de prisonniers n'étaient pas une anomalie mais (une pratique) largement répandue.

L'administration Obama a demandé à la Cour suprême des Etats-Unis d'empêcher la publication de photos montrant des soldats américains infligeant des sévices à des détenus en Irak ou en Afghanistan, pour éviter de mettre en danger les troupes sur le terrain.

"Le président des Etats-Unis et les officiers militaires les plus haut placés, responsables des opérations actuelles en Irak et en Afghanistan ont établi que la publication de ces photos constituerait un risque considérable pour la vie et l'intégrité physique des soldats et des personnels civils américains", assure l'administration dans sa requête, dont l'AFP s'est procuré copie lundi.

La Cour suprême devrait dire dans les prochains mois si elle accepte d'examiner cette requête.

Saisie en 2004 par la puissante Association de défense des libertés civiles (ACLU), la justice américaine avait finalement ordonné au printemps que le département de la Défense publie une trentaine de photos. Le Pentagone devait s'exécuter avant la fin mai et semblait même prêt à en publier des centaines.

Mais, le 13 mai, Barack Obama, après avoir longuement réfléchi, avait bloqué la parution des photos, estimant que les rendre publiques risquait d'"attiser encore davantage les sentiments anti-américains et d'exposer nos soldats à un danger plus grand".

Dans sa requête, l'avocate en chef du gouvernement américain, Elena Kagan, décrit plusieurs de ces photos, figurant des scènes de mauvais traitements violentes, souvent à connotation sexuelle, contre des prisonniers menottés et la tête recouverte de sacs.

Elle rappelle que "trois des six enquêtes ouvertes (sur ces agissements) avaient mené à des inculpations", et que "dans deux dossiers, les accusés ont été déclarés coupables et punis".

Plusieurs officiers gradés présentés comme ayant une longue expérience des terrains irakien et afghan, sont cités dans la requête pour appuyer la demande au motif de la mise en danger des troupes.

"Ces photos seraient la preuve matérielle que les sévices perpétrés par l'armée américaine à l'encontre de prisonniers n'étaient pas une anomalie mais (une pratique) largement répandue bien au delà des murs de la prison d'Abu Ghraïb", en Irak, a affirmé l'ACLU dans un communiqué.

Pour l'association, "aussi perturbantes puissent être ces photos, il est essentiel que le public américain connaisse la vérité sur les sévices qui sont perpétrés en son nom".

10 août

http://www.lematin.ch:80/flash-info/monde/usa-cour-supreme-saisie-photos-sevices-armee-americaine


6-2 Scandale d'Abou Ghraïb: la conférence de Lynndie England annulée au Capitole, après de vives protestations.

Une conférence de Lynndie England, devenue le symbole des sévices exercés sur les détenus à la prison irakienne d'Abou Ghraïb, a été annulée vendredi à la Bibliothèque du Congrès, après de multiples menaces et de vives protestations.

 La femme américaine, âgée aujourd'hui de 26 ans, soldat en Irak, avant d'être condamnée à trois ans de prison aux Etats-Unis en 2005, devait discuter, lors d'un forum d'anciens combattants organisé au Capitole, de sa biographie, écrite par Gary S. Winkler et qui s'intitule "Torturés: Lynndie England, Abou Ghraïb et les photographies qui ont choqué le monde".  

Pour le vétéran de la guerre du Vietnam, qui organisait la rencontre, cela montre que "la liberté d'expression aux Etats-Unis est bien morte". David Moore a également annulé trois autres conférences:

une sur le harcèlement sexuel au sein de l'armée,

une autre sur l'activiste anti-guerre Cindy Sheehan, dont le fils Casey a été en Irak et

une avec le procureur qui a instruit l'affaire Lynndie England et qui doit sortir un livre l'année prochaine.

Lynndie England est l'une des 11 soldats à avoir été reconnus coupables de méfaits à Abou Ghraïb.

AP

14 août,

http://qc.news.yahoo.com/indepth/irak/s/capress/090814/monde/20090814_usa_irak_england_1


6-3 Trafic d’organes sur fond de pauvreté.

La terrible pauvreté qui sévit dans tout l’Irak alimente un commerce illégal d’organes humains alimente un commerce illégal d’organes humains.  

Des centaines de personnes sont soupçonnés d’avoir vendu des reins et autres organes par le biais de vendeurs dans la capitale, Bagdad, au cours de la dernière année. 

Karim Hussein a fait le long voyage depuis Amara, une province dans le sud de l’Irak, jusqu’à Bagdad, parce qu’il était souhaitait ardemment les 3000 dollars US qu’il y gagnerait pour la vente d’un de ses reins.

« J’ai emprunté de l’argent pour construire ma maison », a-t-il dit à Al Jazeera.

« Je pensais que je serais en mesure de trouver un travail pour pouvoir payer mes dettes, mais le montant quotidien de ce que je gagne n’est pas suffisant pour nourrir ma famille, et j’ai huit enfants. »

Environ 23% des Irakiens vivent sous le seuil de pauvreté, ce qui signifie qu’ils sont contraints de survivre avec 2,2 dollars US par jour, voir moins, selon les chiffres du gouvernement.

Le taux de chômage est également élevé, avec au moins 18% de la population sans travail, selon les chiffres des rapports de l’ONU et du gouvernement. Des estimations officieuses ont avancé le chiffre plus élevé de 30%.

Les négociants en organes qui organisent la traite entre ceux qui sont désespérément pauvres et ceux qui sont désespérément prêts à payer ce qu’il faut pour sauver la vie d’un être cher, se rassemblent le plus souvent autour des hôpitaux.

À l’hôpital privé d’Al-Khayal, une des premières cliniques spécialisées dans les transplantations d’organes à Bagdad, les vendeurs ont refusé de parler à Al Jazeera.

Profits

La législation irakienne permet aux gens de faire don de leurs organes, mais leur vente est illégale.

Toutefois, l’un des clients nous a dit qu’il avait payé plus de 15 000 dollars US à l’un des vendeurs à l’extérieur de l’hôpital.

« J’ai obtenu un rein pour mon cousin, par l’entremise de vendeurs à l’extérieur de l’hôpital », dit Hamza Sadik.

« Il nous a coûté plus de 15 000 dollars. La plupart des vendeurs prennent les deux tiers de la somme et seulement un tiers va au donateur. »

« Le gouvernement devrait faire quelque chose pour les arrêter. »

Dr Walid Al-Khayal, propriétaire et chirurgien en chef de la clinique de Bagdad, a déclaré qu’il était impossible pour eux de vérifier si le donneur et le receveur ont arrangé un financement pour l’organe qu’ils vont transplanter.

« Nous contrôlons le donateur pour voir si ses reins sont fonctionnels et sans maladie, et s’il peut se permettre de faire don de l’un d’eux », a-t-il ajouté.

« Ensuite, nous les envoyons au ministère de la santé pour des questions de compatibilité, et nous ne pouvons pas dire s’il s’agit d’un don ou s’ils sont vendus pour une certaine somme d’argent. »

Un commerce en expansion

La majorité des clients qui achètent les organes sont aussi Irakiens, mais avec les nouvelles qui circulent sur la croissance du marché dans la région, on a vu des personnes voyageant depuis une autre région du Moyen-Orient pour négocier une organe à 15 000 dollars à l’un des vendeurs stationné à l’extérieur de l’hôpital.

Al Jazeera

7 août

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7070


6-4 Blair ou avoir soutenu la guerre en Irak, une voie d’avenir en Europe…

Blair a de nouveau de bonnes chances de devenir le premier président du Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement, une nouvelle fonction créée par le traité de Lisbonne.

Le fait qu’il ait soutenu la guerre en Irak n’est, en effet, plus considéré, à Bruxelles, comme un empêchement dirimant. « Il bénéficie d’un grand soutien au sein du Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement », souligne-t-on à la Commission.

De fait, la nomination d’Anders Fogh Rasmussen au poste de secrétaire général de l’OTAN montre que la page est tournée.

Rasmussen était l’un des plus fervents soutiens de George W. Bush en Europe et il n’a pas hésité à envoyer des soldats danois en Irak. Ce qui ne l’a pas empêché d’être soutenu par Barack Obama ainsi que par les gouvernements opposés à cette guerre, comme celui de l’Espagnol Zapatero.

De même, José Manuel Durao Barroso, ci-devant président de la Commission européenne, qui, Acores lorsqu’il était premier ministre du Portugal, a organisé le sommet des Açores au cours duquel fut annoncé le début de la guerre, devrait obtenir sans coup férir un second mandat en juin prochain : « il a l’unanimité du Conseil européen pour lui », note-t-on dans son entourage. Dès lors, on ne voit pas très bien pourquoi Tony Blair serait le seul à « payer » son engagement aux côtés des « néocons » américains…

En fait, la seule chose que l’on pourrait reprocher à Blair, c’est de « ne pas avoir joué le jeu européen », comme on le note dans l’entourage de Barroso, en refusant d’entrer dans la zone euro et dans Schengen et en négociant une révision à la baisse du traité de Lisbonne. Mais tout comme Barroso, il bénéficie de l’absence d’alternative crédible, Jean-Claude Juncker, le premier ministre luxembourgeois s'étant passablement grillé en défendant bec et ongles son secret bancaire : si Blair est effectivement candidat, il sera élu par le Conseil européen.

Ainsi, trois des principaux postes européens seraient occupés par des partisans de la guerre en Irak, ce qui, convenons-en, serait pour le moins amusant. Et si le Suédois Carl Bildt parvient à décrocher le poste de ministre des Affaires étrangères de l’Union, le tableau sera complet… Finalement, soutenir les Américains est toujours payant…

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2009/04/avoir-soutenu-la-guerre-en-irak-une-voie-davenir-en-europe.html


6-5 Moujahidine du peuple.

1 L’armée irakienne prend le contrôle du camp.

L'armée et la police irakiennes ont pris par la force hier le contrôle du camp des Moujahidine du peuple, de farouches opposants au régime de Téhéran réfugiés en Irak, après de violents affrontements.
« Après l'échec des négociations avec les Moujahidine pour y entrer pacifiquement, l'armée irakienne a pénétré en force dans le camp Ashraf et elle contrôle désormais totalement l'intérieur et les entrées du camp », a indiqué une source militaire à Baaqouba, dans la province de Diyala.

Selon un porte-parole de l'armée irakienne à Diyala qui a requis l'anonymat, « deux bataillons de 400 hommes chacun, l'un venant de Diyala et l'autre de la (province méridionale de) Bassora, sont entrés dans le camp sur ordre du cabinet du Premier ministre Nouri al-Maliki ».
Selon un responsable de la police de la province, les habitants du camp ont tenté de s'opposer avec des armes blanches et les forces de sécurité ont réagi avec le même type d'armement et en utilisant des matraques électriques. Au moins 260 personnes ont été blessées dans ces affrontements.

Selon la police de Diyala, 200 membres des Moujahidine du peuple (OMPI) ont été blessés ainsi que 60 membres des forces de sécurité, dont 20 grièvement.

Elle a précisé qu'une cinquantaine d'habitants du camp avaient été arrêtés.
Cette décision de contrôler le camp, a indiqué le porte-parole militaire, s'inscrit dans le cadre de l'accord de sécurité signé en novembre entre Washington et Bagdad et qui en transfère l'autorité aux forces irakiennes.
Pour sa part, l'Organisation des Moujahidine du peuple iranien (OMPI) a affirmé dans un communiqué que « les forces de police irakiennes ont lancé une attaque sur Ashraf en tirant des gaz lacrymogènes alors que des bulldozers de la police ont démoli le portail d'entrée et des forces ont attaqué de divers côtés le camp pour y pénétrer ». « La Résistance iranienne tient les forces américaines responsables de la protection des résidents d'Ashraf et appelle le secrétaire général de l'ONU et toutes les organisations des droits de l'homme à intervenir immédiatement pour stopper l'attaque des forces irakiennes », ajoute le communiqué.
Situé à une centaine de km au nord de Bagdad et seulement 80 km de la frontière iranienne, le camp, qui abrite 3 500 personnes, a été construit dans les années 1980 afin d'y accueillir les Moujahidine. Ils ont été désarmés en 2003 par les forces américaines lors de l'invasion de l'Irak.
Fondée en 1965 avec pour objectif d'abord de renverser le régime du chah, puis le régime islamiste, l'OMPI a été chassée d'Iran dans les années 1980. Le régime de Saddam Hussein les a utilisés durant la guerre Iran-Irak comme force d'appoint pour mener des opérations en Iran. Avec la chute de Saddam Hussein en 2003 et l'arrivée au pouvoir à Bagdad de responsables irakiens chiites, dont certains ont passé une grande partie de leur vie en exil en Iran, c'est l'armée américaine qui avait pris le contrôle du camp.
Le Premier ministre Nouri al-Maliki avait affirmé à plusieurs reprises que certains de ses membres avaient commis des crimes à l'époque de l'ancien régime et il avait souhaité s'en débarrasser.
Auparavant, les Moujahidine du peuple avaient annoncé être prêts à regagner leur pays en échange de « garanties » de ne pas être maltraités et de la liberté d'expression.

Dans un communiqué, leur chef, Maryam Rajavi, exige que le régime iranien « s'engage dans une lettre officielle », adressée au Comité international de la Croix-Rouge (CICR), à l'ONU ainsi qu'aux gouvernements américain et irakien à « ne pas arrêter, torturer, poursuivre en justice et laisser jouir de la liberté d'expression » les résidents du camp d'Ashraf qui accepteraient de regagner l'Iran.

29 juillet 2009
http://www.lorientlejour.com/article/626352/Larme_irakienne_prend_le_contrle_du_camp_des_Moujahidine_du_peuple.html


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19/08/2009

n°477 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 17-08 -:Début- : Vers une troisième Intifada ?

n°477 - Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine - 17-08 -:Début- : Vers une troisième Intifada ?


L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Les  Dossiers  'Géopolitique et stratégie' de  Palestine

477 du 17-08

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire

Tiré a part

Abbas dénonce la répression "atroce" du groupuscule Jund Ansar Allah par le Hamas.

1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

1-1 Pierre Stambul : Le sionisme a gommé les différences idéologiques.

1-2 Israël agite l’épouvantail de l’Iran pour faire oublier le gel des colonies.

1-3  Gary M. Burge : Vers une troisième Intifada ?

1-4 Iqbal Tamimi : Abraham a acheté une grotte, il n’a pas acheté la Palestine.

Suite

1-5 Ameer Makhoul : Un régime raciste a-t-il besoin de nouvelles lois ?

1-6  Pat Walsh : Nous, le peuple juif, contrôlons l’Amérique, et les Américains le savent. »

1-7 Adriana Evangelizt :  Patrick Seale est un doux rêveur.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

2-1 Dominique Waroquiez : Des bourgmestres bruxellois tentent d’étouffer le boycott !

2-2 Multiplication des déclarations du CRIF et d’organisations membres de ce « Conseil ».

Fin

3  Annexe

3-1 Edward Bernays : Psychologie et manipulation des masses (première partie).

3-2  Amir M. Maasoumi : Yiddishkeit vs. Zionism: génocide culturel causé par le sionisme à l'endroit de la langue, de la culture et l’héritage  yiddish.

3-3 Entretien avec Paul-Éric Blanrue par Silvia Cattori : Sarkozy ou la souveraineté nationale en péril ?

3-4 Pat Walsh  : L’Irlande et la Dernière Croisade britannique.

 



Tiré a part

Abbas dénonce la répression "atroce" du groupuscule Jund Ansar Allah par le Hamas.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a dénoncé lundi la répression "atroce et inhumaine" par le Hamas à Gaza de Jund Ansar Allah qui l'avait défié.

"La méthode employée par le Hamas est atroce et inhumaine. Je ne connais pas ce groupuscule mais je crois que c'est une émanation du Hamas", a déclaré M. Abbas en présidant la réunion hebdomadaire du gouvernement palestinien à Ramallah (Cisjordanie).

(AFP / 17 août 2009

http://www.romandie.com/ats/news/090817102106.b862fgxi.asp



1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1-1 Pierre Stambul : Le sionisme a gommé les différences idéologiques.
Si le sionisme naît à la fin du XIXe siècle, une importante scission se produit en son sein il y a environ 80 ans.
Un nouveau courant qui s’intitule lui-même « révisionniste » apparaît. Son principal animateur se nomme Vladimir (Ze’ev) Jabotinsky.
Le « transfert » : un vieux projet
Jusque-là, les immigrants sionistes installés en Palestine sous mandat britannique, avaient tendance (comme la plupart des colonialistes) à ignorer l’existence même du peuple autochtone. Israël Zangwill avait proféré le mensonge fondateur en affirmant qu’il fallait trouver « une terre sans peuple pour un peuple sans terre » et que cette terre serait la Palestine. David Ben Gourion avait bien remarqué que le pays était peuplé. Il pensait (à juste titre) que ces « fellahs » étaient les descendants des Hébreux. Mais, feignant d’ignorer la réalité coloniale, il imaginait que ces « fellahs » s’intègreraient au projet sioniste. La révolte palestinienne de 1929 (à Hébron) et surtout l’insurrection de 1936 allaient démentir ces rêves.
Dès lors pour Jabotinsky (admirateur du fascisme italien) et ses disciples, la voie à suivre est claire. Puisqu’il est entendu que les Palestiniens sont valeureux et prêts à résister avec détermination, il faut les expulser au-delà du Jourdain. Dès la fin des années 30, le terrorisme de la droite sioniste se développe, s’en prenant aussi bien aux Palestiniens qu’aux Britanniques. Pour la majorité sioniste qui se revendique du socialisme, cette droite est infréquentable et ces « socialistes » n’hésitent pas à la qualifier de raciste et de terroriste, voire de fasciste.
Pourtant, dès le départ, « gauche » et droite sionistes sont d’accord sur l’essentiel : privilégier à tout prix la construction du futur Etat Juif au détriment de toute autre considération.
Deux démarches complémentaires
En 1933, les Juifs Américains décrètent un blocus économique contre l’Allemagne où Hitler vient de devenir chancelier. Ben Gourion s’y oppose et le commerce entre le Yichouv (communauté juive en Palestine avant la création de l’Etat d’Israël) et l’Allemagne nazie se poursuivra.
À droite, le groupe Stern s’est lancé dans une guerre totale contre les Palestiniens et les Britanniques. Sa faction la plus dure dirigée par le futur Premier Ministre Itzhak Shamir assassinera des soldats britanniques et prendra des contacts avec le régime hitlérien alors que le génocide nazi bat son plein. Ce même groupe assassinera le comte Bernadotte pendant la guerre de 1948 pour bien signifier que le nouvel Etat d’Israël ne respectera pas le droit international.
Avec l’ouverture des archives, les historiens israéliens ont confirmé ce que les Palestiniens disaient depuis longtemps. La « Naqba » (catastrophe), c’est-à-dire l’expulsion de 800 000 Palestiniens de leur propre pays était préméditée et elle avait largement commencé au moment de l’entrée en guerre des pays arabes voisins en mai 1948. Les groupes terroristes d’extrême droite et l’armée régulière dirigée par la « gauche sioniste » (la Haganah, le Palmach) ont joué des rôles complémentaires. Ainsi à Deir Yassine, c’est un groupe terroriste, l’Irgoun, dirigé par le futur Premier Ministre Menahem Begin qui massacre la population, mais c’est l’armée régulière qui occupe le village. Deir Yassine n’existe plus, c’est devenu le quartier de Giv’at Shaul et le tunnel routier qui passe en dessous porte le nom de l’assassin : Menahem Begin.
Les responsabilités de la « gauche sioniste »
« Gauche » et sionisme, c’est un oxymore. Si la droite sioniste a toujours revendiqué la nécessité du nettoyage ethnique (certains regrettent aujourd’hui qu’on n’ait pas terminé la guerre de 48 et qu’il reste des « Arabes » en Israël), la gauche l’a pratiqué sans vergogne.
En fait la « gauche » sioniste est compromise dans tous les crimes commis contre le peuple palestinien. En 1948, la « gauche » est au pouvoir pendant la guerre. Non seulement, elle planifie l’expulsion, mais elle confisque les terres des expulsés et s’oppose à tout retour des réfugiés palestiniens dès la signature de l’armistice. L’idée du pays « de gauche » aidé par l’URSS avec des kibboutz et des pionniers défrichant leur pays pour en faire un jardin,est fausse au départ : ce pays est né d’un nettoyage ethnique. En 1956, la « gauche » est au pouvoir quand l’armée israélienne, alliée aux impérialistes français et anglais, conquiert le Sinaï. La même année, 49 Palestiniens d’Israël sont massacrés à Kafr Kassem. Ils protestaient contre le vol de leurs terres. En 1967, on sait maintenant que la crise autour du détroit de Tiran était un prétexte. La conquête était préméditée et dès l’été 1967, la colonisation est décidée.
C’est un ministre « de gauche » Yigal Allon, chef d’un petit parti « socialiste » (l’Ahdut Ha’avoda) qui organise la colonisation de la Cisjordanie. Comme il n’a pas le personnel politique pour coloniser, il va rencontrer le seul courant religieux sioniste, celui des disciples du rabbin Kook. Il leur offre des millions de shekels pour qu’ils partent coloniser. Aujourd’hui, ce courant national-religieux, soutenu au départ à bout de bras par la « gauche », représente 1/4 de la société israélienne et une bonne partie des 500 000 Israéliens installés dans les territoires conquis en 1967 s’en réclame. Bien sûr, l’arrivée au pouvoir des disciples de Jabotinsky en 1977, avec la déroute électorale de la « gauche » face à Begin, ressemble à un tournant historique. C’en est un surtout parce que, pour la première fois, l’électorat séfarade sanctionne les fondateurs de l’Etat d’Israël tout en faisant le jeu de la droite raciste.
En 1987, Yitzhak Rabin est ministre de la Défense quand la première Intifada est réprimée avec une très grande brutalité. En 1993, cette même « gauche » semble avoir accepté l’idée de « la paix contre les territoires » en signant les accords d’Oslo. Pendant les quelques mois qui séparent ces accords de l’assassinat de Rabin, 60 000 nouveaux colons sont installés. Pourquoi ? L’épisode de Shimon Pérès au pouvoir avant sa défaite face à Benjamin Nétanyahou est une succession de crimes destinés à relancer la guerre : massacre du village de Cana au Liban, assassinat à Gaza de YahiaAyache, « artificier » du Hamas (d’après Pérès) en pleine période de trêve (1996).
À partir de cette période, la « gauche » sioniste participe à de nombreux gouvernements de coalition. C’est un ministre « de gauche » (Fouad Ben-Eliezer) qui est à l’origine du mur qui balafre la Cisjordanie (appelé clôture de séparation en novlangue). C’est un ministre travailliste réputé sensible aux questions sociales (Amir Péretz) qui, en tant que ministre de la défense, organise l’attaque contre le Liban en 2006. Et c’est un autre ministre « de gauche », Ehud Barak qui commande le carnage qui vient d’être commis à Gaza. Il y a tellement peu de différence entre « gauche » et droite sionistes que, quand Ariel Sharon (un pur disciple de Jabotinsky), plus clairvoyant que ses anciens compagnons, décide d’évacuer Gaza (pour mieux pouvoir détruire cette région), une partie des travaillistes (avec Shimon Pérès à leur tête) le rejoint dans le parti Kadima.
À l’origine du consensus
Juste avant d’attaquer à Gaza, Tzipi Livni a consulté l’ensemble des partis sionistes et tous ont donné leur accord, y compris le Meretz dont plusieurs dirigeants étaient à l’origine des accords d’Oslo. L’ancien mouvement de masse Shalom Arshav (La Paix Maintenant) est devenu un appendice du parti travailliste. Les grands écrivains considérés comme des consciences morales (Amos Oz, Avraham Yehoshua, David Grossman) ont approuvé l’agression contre Gaza après avoir approuvé celle contre le Liban deux ans auparavant.
Michel Warschawski a toujours considéré que la minorité anticolonialiste en Israël est une petite roue. En 1982, cette petite roue en avait entraîné une grande et des centaines de milliers de manifestants avaient dénoncé l’invasion du Liban et les tueries de Sabra et Chatila. C’est fini. Les manifestations contre le carnage à Gaza (en dehors de celles organisées par les Palestiniens d’Israël), n’ont rassemblé que 10 000 participants. La frontière ne passe pas en Israël entre « gauche » et droite. Elle sépare les sionistes des non sionistes ou des antisionistes.
Le « complexe de Massada » a réussi à convaincre la majorité de la population israélienne qu’elle est en danger, qu’on veut la détruire, que les victimes, ce sont les Juifs, qu’il n’y a pas de partenaires pour la paix et que les Palestiniens poursuivent le projet d’anéantissement nazi. Le Hezbollah et le Hamas ont été habilement érigés en épouvantails infréquentables. Puisque l’ennemi est monstrueux, le permis de tuer existe et il n’y a pas de question à se poser. Le discours des fanatiques religieux (« les Palestiniens sont des Amalécites, la Torah dit qu’il est permis de les tuer ainsi que leurs femmes, leurs enfants, leurs troupeaux ») est devenu le discours dominant. D’ailleurs le rabbinat militaire a officialisé ce discours raciste et intégriste en excusant à l’avance tous les crimes de guerre commis à Gaza. Les barrières morales se sont écroulées.
Les électeurs ont préféré l’original à la copie
Les dernières élections en Israël, c’est un peu comme si l’OAS avait gagné la guerre d’Algérie et que des élections françaises se jouent entre Philippe de Villiers, Bruno Mégret et Jean-Marie Le Pen.
Sans doute l’ancien gouvernement Livni-Barak avait des arrière-pensées électorales en attaquant Gaza et s’imaginait y gagner des voix. Il est symptomatique de voir que les trois partis qui sont arrivés en tête aux dernières élections israéliennes sont trois « héritiers » différents de Jabotinsky.
Celui qui apparaît le plus infréquentable a été videur dans une boîte de nuit en Moldavie. Avigdor Lieberman, comme un certain politicien célèbre en France, a la réputation de dire tout haut ce qu’une bonne partie de l’opinion publique israélienne pense tout bas. Il a proposé, il y a quelques années, qu’on lance une bombe atomique sur Téhéran ou qu’on bombarde le barrage d’Assouan. Ce « diplomate » un peu particulier est aujourd’hui ministre des Affaires étrangères. Son succès électoral est venu d’une idée plus que centenaire, celle qui a été à la base de tous les nationalismes meurtriers : un état ethniquement pur. Il propose sans rire que le million et demi de Palestiniens d’Israël prêtent allégeance au dieu sionisme, et qu’en cas de refus, ils soient déchus de leur nationalité et expulsés. Il ne se dit pas opposé à un Etat Palestinien du moment qu’Israël garde l’essentiel, à savoir les colonies. Si son succès était prévisible dans l’électorat russophone, son discours sécuritaire (qui a failli aboutir à l’interdiction des partis politiques des Palestiniens d’Israël) lui a permis d’énormes progrès, dans les colonies ou à Sdérot. Il est cocasse d’entendre les médias français se demander si son arrivée au ministère ne va pas « mettre un coup d’arrêt au processus de paix ». Quel arrêt ? Quel processus ? Quelle paix ?
L’héritier « légitime » de Jabotinsky, Bégin et Shamir, c’est Nétanyahou. Il n’a pas varié, il est toujours hostile à tout Etat palestinien. Face à la question démographique (5 millions et demi de Juifs et 5 millions de Palestiniens entre Méditerranée et Jourdain), sa stratégie, c’est le Grand Israël et l’Apartheid : confiner les Palestiniens dans des zones de plus en plus restreintes, les pousser à partir, installer 300 000 nouveaux colons. N’ayant rien à proposer aux Palestiniens, même pas quelque chose qui pourrait remettre en selle l’Autorité palestinienne, il fait diversion en proposant une attaque « préventive » contre l’Iran. Cette idée est populaire en Israël où l’on a toujours préféré noyer la question palestinienne dans un univers plus grand : celui du choc des civilisations et de la guerre du bien contre le mal. Héritière de Jabotinsky et de Sharon, qualifiée de « centriste » par les médias, Tzipi Livni (ancienne du Mossad où elle a organisé des attentats contre des Palestiniens) est à l’origine du carnage à Gaza.
Sans doute, Barack Obama aurait préféré qu’elle gagne les élections pour maintenir la fiction de négociations possibles. Les Etats-Unis essaieront sûrement de la ramener au pouvoir d’ici quelque temps. Le parti Kadima ne se dit pas hostile à un Etat Palestinien à condition qu’Israël garde Jérusalem Est, Maale Adoumim, Ariel, les blocs de colonies, la vallée du Jourdain ... Bref, il y aurait des bantoustans éclatés, non viables reliés par des tunnels et on appellerait cela l’Etat Palestinien.
Une classe politique nulle
Et les autres partis ? L’empressement d’Ehud Barak à rallier le parti travailliste à l’extrême droite n’a rien de surprenant. Rien ne les oppose sur le fond.C’est Barak qui a imposé l’idée qu’il n’y a pas de partenaire de la paix et qu’il n’y a aucune alternative à l’écrasement du Hezbollah ou du Hamas. C’est Barak qui a convaincu les hésitants à l’idée d’une guerre sans fin. Son alliance rappelle les pires moments de la guerre d’Algérie quand les « socialistes » Guy Mollet, Robert Lacoste, Max Lejeune faisaient cause commune avec les militaires « pacificateurs » (les généraux Massu et Bigeard), les adeptes de la torture ou les futurs dirigeants de l’OAS. Le parti socialiste français a mis 20 ans à s’en remettre. Laminé aux dernières élections, le parti travailliste israélien risque de subir le même sort.
À sa gauche, le Meretz est dans l’impasse. Prisonnier du sionisme, il a échoué dans l’idée d’un « sionisme à visage humain » qui accepterait grosso modo un retrait sur les frontières d’avant 1967. De toute façon, cette frontière internationalement reconnue (la ligne verte) n’existe plus. Elle ne figure sur aucune carte israélienne. L’annexion n’est plus rampante, tout a été fait pour la rendre définitive. L’autoroute Tel-Aviv/Jérusalem traverse les territoires occupés à Latrun. De gigantesques entreprises s’installent en Cisjordanie occupée. Les ruines d’Hérodion ou de Qumran (Cisjordanie) sont devenues des parcs nationaux israéliens, la plus grande partie de Jérusalem-Est a été transformée en banlieue résidentielle. Les routes de contournement ont redessiné la carte de la Cisjordanie. Pour que la solution de « deux peuples, deux Etats » sur la base de la ligne verte existe, il faudrait que les 500 000 colons partent ou acceptent de devenir citoyens palestiniens. L’un comme l’autre sont devenus plutôt irréalistes. Faute d’avoir posé les questions essentielles (le colonialisme, l’égalité des droits), le Meretz n’a plus rien à proposer.
Du côté des religieux, ceux qui ont conservé méfiance ou aversion vis-à-vis du sionisme (comme le groupe Nétouré Karta) sont aujourd’hui très minoritaires. Ce qui a le vent en poupe repose sur une synthèse entre messianisme fanatique (« Dieu a donné cette terre au peuple juif »), nationalisme guerrier et racisme. Ainsi, le chef spirituel du Shass (parti séfarade religieux ayant 11 députés), le rabbin Ovadia Yossef, a pu déclarer que les Palestiniens étaient tous des serpents et que la Shoah était une punition divine contre les Juifs qui s’étaient mal conduits. Le franco-palestinien Salah Hamouri est en prison pour être soupçonné (sans preuves) d’avoir eu des intentions hostiles contre ce chef « spirituel » d’une autre époque. Les partis religieux rivaux ne valent pas mieux
Ce qui unifie la classe politique israélienne, c’est la corruption.
Sharon et ses fils ont eu affaire à la justice. Ehud Olmert aussi, mouillé dans des affaires de permis de construire monnayés quand il était maire de Jérusalem, a dû démissionner. Nétanyahou lui-même a connu des moments d’éclipse. Lieberman est aujourd’hui poursuivi pour des détournements sur le financement des partis qui pourraient lui coûter son poste. Il y a deux ans, une membre de son parti, Esterina Tartman, a menti effrontément sur ses diplômes pour pouvoir devenir ministre des sciences (à la place d’un « Arabe » pressenti à ce poste). Elle a été poussée à la démission quand la vérité est apparue. Au moment du déclenchement de la guerre du Liban, le général en chef de l’armée Dan Halutz avait fait un délit d’initié en vendant toutes ses actions et en précipitant la chute (de 8%) de la Bourse de Tel-Aviv. Quand les dirigeants israéliens ne sont pas poursuivis pour détournements, ils le sont pour délits sexuels comme l’ancien président Moshé Katzav, accusé de harcèlement sexuel et de tentative de viol. Il n’y a rien à attendre de cette classe politique où le fric et l’individualisme sont devenus les valeurs dominantes. Il est peu probable que sorte de cette classe quelqu’un comme le Sud-Africain De Klerk, capable de négocier un compromis historique et de se projeter dans l’avenir. Rabin a payé de sa vie le fait d’avoir paru l’être.
Quel espoir ?
Les Palestiniens ont retenu de leur histoire tragique qu’il faut résister, ne plus partir.
On en est à la 4ème génération depuis la Naqba. Le rêve fou des sionistes, que les Palestiniens disparaissent en se fondant dans le monde arabe environnant ou qu’ils ne soient plus (à l’image des Amérindiens aux Etats-Unis ou des Aborigènes d’Australie) en situation de réclamer leurs droits n’est pas possible. En même temps, aucune paix juste ne sera possible tant que le projet sioniste sera à l’œuvre parce que ce projet a toujours reposé et repose sur la négation de la Palestine. Alors ?
Peu avant le carnage à Gaza, les élections municipales de Tel-Aviv avaient donné un résultat surprenant. La principale liste d’opposition était dirigée par un jeune membre du Hadash (le parti communiste) qui était refuznik (= objecteur de conscience) et antisioniste. Il y avait des Palestiniens de Jaffa sur cette liste qui a obtenu 36% des voix. Il semble que les jeunes aient massivement voté pour un refuznik (c’est un indice). Mais le score obtenu montre une aspiration à vivre « normalement » sans une guerre tous les deux ans, sans une mobilisation permanente, sans cette fuite en avant criminelle et suicidaire.
Tout Israélien qui réfléchit sait que la politique actuelle de destruction de la Palestine et de crimes répétés ne peut pas durer indéfiniment sans des conséquences très graves pour les Israéliens. Si la société israélienne prenait le temps de se retourner, elle aurait le temps de voir ses vrais problèmes : la violence, l’ultralibéralisme, l’effacement des identités, le militarisme, la segmentation, la perte des repères et des valeurs. Le dépassement du sionisme suppose de répondre à ces défis.
Mais pour quand ? Le temps passe, les crimes s’accumulent. Ce changement indispensable et cette rupture du « front intérieur » urgent.
Pierre Stambul,
Bureau National de l’UJFP
Pierre a su nous montrer une des petites, très petites fenêtres déterministes incapables de se concrétiser ou de se fixer car le processus qui, à la fois englobe et nie leurs petites histoires, est loin, très loin d'être purement déterministe :
Faire et défaire pour refaire...
Plier, étirer puis replier et de nouveau étirer en remodelant et en contractant...
Itération permanente d'un processus qui dessine inéluctablement son attracteur : LA PALESTINE.
Cett
e formidable dynamique
se résume en un seul mot : RESISTANCE.
Raymond Richa

10 août 2009


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n°477 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 17-08 -: Suite - : Vers une troisième Intifada ?

n°477 - Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine - 17-08 -: Suite - : Vers une troisième Intifada ?


L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Les  Dossiers  'Géopolitique et stratégie' de  Palestine

477 du 17-08

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire

1-5 Ameer Makhoul : Un régime raciste a-t-il besoin de nouvelles lois ?

1-6  Pat Walsh : Nous, le peuple juif, contrôlons l’Amérique, et les Américains le savent. »

1-7 Adriana Evangelizt :  Patrick Seale est un doux rêveur.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

2-1 Dominique Waroquiez : Des bourgmestres bruxellois tentent d’étouffer le boycott !

2-2 Multiplication des déclarations du CRIF et d’organisations membres de ce « Conseil ».



1-5 Ameer Makhoul : Un régime raciste a-t-il besoin de nouvelles lois ?
Après l’hérétique « démocratie défensive », voilà le « racisme défensif »

L’une des questions suscitées par cette quantité importante de législations racistes israéliennes actuelles consiste à savoir pourquoi et quel en est le but ? Cette question devient plus pressante encore à la lumière de la réalité clairement établie que le racisme d’Israël possède déjà tous les outils pour être pratiqué, aucun outil ne lui manque.

En tant que régime colonial et raciste dans son essence, Israël s’appuie sur les principes et les valeurs inclus dans les nouvelles lois proposées, et qu’il a toujours formulés sous la forme de démocratie et d’Etat de droit. La sociologie et les sciences politiques israéliennes ont été secourues par ce qui est appelé prototype de « démocratie défensive » soit le droit et le devoir du régime démocratique à se défendre et à défendre sa démocratie, ce qui signifie, dans le cas israélien, que la marge de la démocratie se rétrécit au fur et à mesure que la répression nationale et raciste augmente. La conception de démocratie défensive que propage l’académie israélienne, pour contourner le droit et justifier la répression, qui est même reprise par une infime partie des académiciens arabes, est une formule pour justifier, de manière précise, la conception sioniste de l’Etat juif démocratique.

Nous assistons actuellement au racisme défensif et non à la « démocratie défensive ». C’est une question importante, où l’Etat et le régime raciste sont globalement dans une situation de réaction envers l’évolution en cours au sein des Palestiniens de l’intérieur, avec l’élaboration d’une identité nationale et patriote, et une conscience qui en est issue, pour déterminer la nature du conflit avec l’Etat et la lutte pour le droit palestinien. Ce qui veut dire, d’une manière générale, que l’Etat est en recul, que l’arrivée du gouvernement de Netanyahou au pouvoir est un signe de faiblesse et non de force, mais cela ne diminue en rien les dangers et les défis, mais aide plutôt à comprendre l’équation générale du conflit.

Israël ne sera pas plus raciste avec ces nouvelles lois, mais il poursuivra son racisme colonial de façon méthodique, comme cela est depuis 1948, en tant qu’Etat. Les lois découlent de son racisme et ne sortent pas hors du cadre de son racisme. En réalité, il est nécessaire de développer le discours palestinien et arabe courant et la lecture précise du racisme israélien. Accuser Israël de racisme n’est qu’une description partielle du fondement, beaucoup plus grave que le racisme. La politique israélienne, tout comme l’essence du projet sioniste envers les Palestiniens, est une politique coloniale d’extirpation, et son racisme ne fait que découler de cette essence. C’est l’essence de son comportement avec les masses de notre peuple à l’intérieur, dans le cadre d’une vision coloniale envers l’ensemble du peuple palestinien et de ses droits, et même l’ensemble de son environnement régional arabe. Un régime colonial qui est né sur les ruines d’un peuple après l’avoir extirpé de sa patrie et qui s’y est installé, ne peut être que raciste. L’essence d’Israël, ses lois, ses règlements, la nature de son régime, tout le reflète et le confirme. Toute autre conception n’est que le produit de la défaite arabe et non une vérité historique.

De retour à ce qui se passe aujourd’hui, le changement important et le plus grave qui est en cours, c’est la confirmation par l’Etat à tout raciste que l’Etat de droit ne s’opposera pas au racisme. Si Israël se comporte envers soi-même comme un Etat de droit et un régime central fort, en tant que centre de décisions sécuritaire, politique et économique extrêmement centralisé, il semble être le contraire, d’après les lois actuelles, ce qui veut dire que, par décision de l’Etat et de son pouvoir central, les freins représentés par la loi et l’Etat seront allégés. La répression directe de la part de la police, du shabak et de l’appareil judiciaire a échoué à entamer la volonté et la conscience de nos masses. Nous assistons à une sorte de privatisation, si l’on peut dire, dans le domaine de la répression, de sorte que les racistes partagent le rôle avec l’Etat pour réprimer les masses arabes, pour les agresser et les user, l’Etat voulant apparaître comme une partie tierce entre deux groupes de population en conflit. Les agressions sanglantes à Akka contre la présence arabe, au cours de l’année dernière, ont constitué un exemple et assurément, ce ne seront pas les dernières.

Les Palestiniens de l’intérieur vivent une situation proche d’une guerre d’usure proclamée, que Yoval Deskin, le chef de l’appareil des renseignements généraux, le shabak, a initié au début de 2007 en considérant les Palestiniens de l’intérieur comme une menace stratégique sur l’Etat juif. Il a abouti à cette définition suite à l’échec de l’agression israélienne sur le Liban en 2006, suivie par les bouleversements stratégiques dans la conception de la sécurité nationale et la guerre future, y compris le rôle populaire et moral des Palestiniens de l’intérieur dans la résistance à cette agression.

Au cours de l’agression sur Gaza, cette année, les masses arabes ont été la frange la plus organisée et le plus combative parmi les communautés du peuple palestinien. La campagne d’intimidation et d’usure de la force et du moral des gens menée par les services de renseignements s’est accrue et intensifiée. L’Etat essaie de démanteler nos forces collectives, d’empêcher le développement et la coordination de notre organisation collective et noyer notre emploi de temps par des questions subalternes dont le but est souvent de nous éloigner de l’essentiel. Le principal objectif israélien consiste à affaiblir la lutte palestinienne en général, afin de poursuivre la suppression du droit palestinien.

Les nouvelles lois israéliennes ne sont pas un fait en soi mais font partie d’une voie d’ensemble qui vise notre entité organisée, et vise à écarter le rôle assumé par l’intérieur dans l’équation du conflit palestino-israélien, et régional, arabo-israélien. Ce sont des lois faites pour faciliter les poursuites politiques et l’auto-intimidation des masses d’un peuple qui a, depuis des décennies, brisé l’obstacle de la peur et de l’intimidation et qui n’accepte pas de faire dépendre d’une loi israélienne, ni ses droits ni son rôle palestinien et arabe. Le prix à payer pour cette attitude ne nous fera pas reculer.

Ameer Makhoul

Ameer Makhoul, directeur général d’Ittijah (Union des associations civiles arabes de Palestine 48)

24 juillet 2009,
Traduit par CIREPAL (Centre d’Information sur la Résistance en Palestine

http://www.aloufok.net/spip.php?article734 


1-6  Pat Walsh : Nous, le peuple juif, contrôlons l’Amérique, et les Américains le savent. »

Pour que l’arbre ne cache pas la forêt

L’article ci-dessous est un rappel historique intéressant pour qu’on ait toujours une vision globale, pour que l’arbre, aussi grand t-il, ne cache pas la forêt.

C’est un rappel qu’il fut une époque, il y a moins d’un siècle, où les juifs sionistes étaient minoritaires entre les juifs et ne pesaient pas très lourd, mais furent plutôt des pions dans les plans de l’Empire britannique en concurrence avec d’autres empires européens pour la domination du monde, et que la situation de la planète n’était pas alors bien meilleure que celle de nos jours, en prenant en compte l’évolution des moyens de destruction des plus puissants.

Aujourd’hui les Etats-Unis ont repris le relais à l’Empire britannique, et la nouvelle administration EU donne des signes qu’elle veut rétablir « la paix » en Palestine et dans le monde, notamment dans les ex-colonies de cet empire britannique qui sont aujourd’hui le terrain des grandes opérations de tuerie, de déplacement, et de destruction.

Cependant ceux qui croient à cette volonté « pacifique », s’inquiètent du poids du lobby sioniste aux Etats-Unis et ses alliés, et se rappellent une déclaration attribuée à Ariel Sharon en octobre 2001 où il aurait dit à Shimon Pérez : « À chaque fois que nous faisons quelque chose, vous me dites que l’Amérique fera ceci ou fera cela...

Je veux vous dire une chose très claire: ne vous inquiétez pas des pressions américaines sur Israël. Nous, le peuple juif, contrôlons l’Amérique, et les Américains le savent. »

L’a-t-il dit ou pas ?

Et si oui, l’y croirait-il ou est-ce que ce n’est qu’une déclaration arrogante de conditionnement d’esprit ? Cela n’a pas vraiment d’importance. Car le résultat est là, c’est de renforcer le sentiment que les juifs sionistes sont des gens à part, presque des extraterrestres surpuissants contre qui personne ne peut résister, un « peuple élu » soutenu par une « puissance divine » !

Ne soyons pas naïfs ! Les juifs sionistes existent parce que les puissances impérialistes occidentales, qu’elles portent un habit de moine ou un habit de laïc, en veulent d’eux. Ces sionistes ont certes pris du poids et sont plus forts et plus nombreux aujourd’hui, mais ce sont toujours ces puissances impérialistes qui les irriguent et les dopent. La seule chose qui a peut-être changé, c’est qu’ils participent désormais ensemble à élaborer et à mettre en œuvre leurs plans communs.

De Bush et sa « Croisade » et son ami Blair, à Obama et son ami Sarkozy, nous avons entendu tous ces chefs s’adresser aux mondes arabe et musulman, pour nous affirmer que toutes ces grandes opérations de désolation sont destinées à combattre le « terrorisme », à réaliser la « paix », et à promouvoir la « démocratie », qu’ils ont du respect profond pour l’islam et qu’ils sont les amis des musulmans, que ces musulmans soient des Afghans, des Pakistanais, des Irakiens, des Palestiniens, des Somaliens etc., voire même de simples habitants d’HLM...

N’applaudissons pas, car ces nouveaux chefs n’ont rien inventé, et ils doivent cette stratégie de beaux discours aux anciens maîtres en l’art. Ainsi nous pouvons lire la notice privée et confidentielle que le gouvernement britannique a adressée à la presse le 15 novembre 1917, notice citée dans un article du « Journal of Contemporary History » en janvier 2001 :

« Nous attirons l’attention de la presse sur l’aspect indésirable de publier le moindre article, paragraphe ou image qui pourraient suggérer que les opérations militaires contre la Turquie aient un quelconque sens de Guerre Sainte, de Croisade moderne, ou ayant quoi que ce soit avec les questions religieuses. L’Empire britannique est supposé contenir cent millions de Mohammadans, sujets du Roi, et il est manifestement nuisible de donner l’allusion que notre conflit avec la Turquie est entre la Chrétienté et l’Islam ».

Un peu plus haut, nous lisons que quelques semaines plus tard, quand Jérusalem fut tombée entre les mains des Britanniques, la gazette londonienne « Punch » publia une illustration mémorable sous-titrée « La Dernière Croisade » montrant Richard Cœur de Lion regardant Jérusalem et exprimant sa joie en disant « Mon rêve se réalise » !


1-7 Adriana Evangelizt :  Patrick Seale est un doux rêveur.

Nous avons mis en rouge (ndlr : dans l’original – et pas par LM & DC )  tout ce qui mérite débat et va à l'encontre des objectifs de la CASTE sioniste. Patrick Seale en parle en trois lignes à la fin de l'article. Nous pensons que Seale est un doux rêveur. Et qu'il connaît mal la CASTE, ses motivations et son but. Tout comme il connaît mal l'influence du lobby de la CASTE sur les sénateurs du Congrès. Le lendemain de la visite de Netanyahou à Washington et de la rebuffade d'Obama à l'encontre du sioniste, le président Américain a vu sa demande de subvention refusée par le Congrès.

Depuis, il y en a eu d'autres. Ceci est un aperçu de ce qui l'attend. S'il marche dans les intérêts de la CASTE tout ira bien sinon... il va se heurter à un mur et peut-être bien finir comme Kennedy. Parce que la CASTE et ses mercenaires sont capables de tout mais surtout du pire. La Première chose qu'il ne faut JAMAIS oublier, c'est que la CASTE ne veut pas de Palestine. Quand on sait cela, tout le reste après n'est que gesticulation de la part des menteurs. Ils font semblant d'avancer d'un pas mais ils reculent de dix, en trouvant toujours des excuses pour retarder sempiternellement ce qu'ils ne veulent pas faire et que la communauté internationale fait semblant d'exiger.

Car comme de Gaulle savait, tous les chefs d'Etat du monde savent que la Palestine n'est pas prévue au programme. Cela fait soixante ans que dure le cinéma. Tel qu'on connait ses saints, on les honore. Déjà, qu'Obama se réconcilie avec l'Iran et la Syrie ne plait pas à la CASTE. Si vous suivez attentivement les mythes bibliques, vous verrez que tous les royaumes qui ont eu le malheur d'envahir Canaan sont aujourd'hui dans le collimateur.

Donc l'Iran suivra le même chemin.

La CASTE a un vieux compte à régler. Vieux compte qui date de 4000 ans, y compris avec les Anciens Israélites. Mais ça, peu de gens sont au courant. Et c'est bien dommage.

Adriana Evangelizt
Patrick Seale : L'effet Obama
Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

Lentement mais sûrement, grâce à la détermination et à l’habileté du président américain, se dessine la possibilité d’une paix globale dans la région.

 Il ne fait plus de doute que Barack Obama est résolument déterminé à apporter la paix au Moyen-Orient. Le président américain agit avec finesse. Il cherche à persuader plutôt qu’à contraindre. Il préfère la carotte au bâton. Ce serait une folie de la part des Arabes comme des Israéliens de chercher à combattre son dessein.
Dans toute la région, le message commence à passer. On assiste aux prémices de ce que l’on pourrait appeler l’« effet Obama ».
Les objectifs du président américain sont clairs. Il est absolument convaincu que les intérêts nationaux des États-Unis exigent la fin des conflits d’Israël avec ses voisins, la fin, aussi, d’une querelle longue de trente ans entre son pays et l’Iran. Il veut intégrer la République islamique dans le cercle des nations amies et ramener Israël à la légalité internationale en mettant un terme à l’occupation du territoire palestinien.
Israël et l’Iran sont les deux volets indissociables de sa politique au Moyen-Orient.
Bien qu’Israël soit un proche allié des États-Unis et l’Iran leur adversaire, on relève un parallélisme frappant dans l’approche d’Obama à l’égard de l’un et de l’autre. On pourrait ainsi le résumer
: « Il n’est pas dans notre intention d’interférer dans vos affaires intérieures ou de vous dicter votre conduite: vous êtes des pays souverains et vous devez prendre vous-mêmes vos décisions. Mais nous croyons qu’il est dans votre intérêt d’écouter nos conseils. »
Pour les deux pays, les choses sont claires
: s’ils ne jouent pas le jeu, ils doivent s’attendre à des sanctions. Elles seront énoncées énergiquement dans le cas de l’Iran et de façon plus discrète dans celui d’Israël. Mais la signification sera la même. Si les Israéliens et les Iraniens veulent avoir de bonnes relations avec Obama, ils ne doivent pas faire obstacle à ses objectifs.
Selon des familiers de la Maison Blanche, la guerre d’Irak a marqué un tournant dans la pensée du président américain. Il a été scandalisé par la façon dont les « néocons » pro-Israéliens de Washington ont poussé le pays à la guerre. Une guerre à laquelle il s’est opposé lui-même et qui s’est révélée immensément coûteuse pour les États-Unis, à la fois en hommes, en argent et en réputation. Les États-Unis, a-t-il alors jugé, ont perdu le contrôle de leur politique étrangère au profit de groupes d’intérêts particuliers. Il ne veut pas qu’une telle chose se reproduise. D’où sa résolution à mettre un terme à la désastreuse aventure irakienne, à résister aux pressions israéliennes en faveur d’une offensive contre l’Iran, ou à empêcher Israël de passer lui-même à l’attaque. Le président américain ne se contentera pas d’une paix partielle au Moyen-Orient. Il veut une paix globale, c’est-à-dire une paix entre Israël et les Palestiniens, entre Israël et la Syrie, entre Israël et le Liban, ainsi que la normalisation des relations entre Israël et la totalité du monde arabe. Cet objectif ambitieux est devenu sa priorité personnelle. 
« Choix difficiles »
Voilà le message que l’envoyé spécial de la Maison Blanche George Mitchell, le conseiller à la Sécurité nationale James Jones et le secrétaire à la Défense Robert Gates sont venus délivrer dans la région la dernière semaine de juillet. Le général Jones a donné aux Israéliens l’assurance que l’Amérique continuera à garantir leur sécurité. Le secrétaire à la Défense, lui, a exhorté les Iraniens à saisir la main que leur tend Obama plutôt que de s’exposer à un durcissement des sanctions à leur égard. Mitchell, pour sa part, a dit au Premier ministre israélien que seule la paix peut garantir la sécurité à long terme de l’État hébreu. Ce qui implique de faire des « choix difficiles », tout particulièrement en ce qui concerne les colonies juives en terre palestinienne.
L’« effet Obama » est déjà visible. On peut le voir dans la décision récente d’Israël d’alléger les mesures de contrôle à certains des six cents points de contrôle qui étranglent l’économie de la Cisjordanie et rendent impossible la vie des Palestiniens. On peut le voir dans l’intention déclarée des Israéliens de mettre sur pied une unité spéciale chargée de démanteler d’un seul coup une vingtaine de colonies sauvages. On peut le voir aussi, paradoxalement, dans l’acharnement de Netanyahou à défendre le prétendu droit des juifs israéliens à construire comme ils l’entendent dans le Jérusalem-Est arabe – assurément un stratagème pour détourner l’attention des Américains de la question plus large du gel complet des colonies, sur lequel Obama met l’accent.
Autre signe du désir du président américain de rechercher une paix d’ensemble dans la région, l’amélioration rapide des relations entre Washington et Damas, avec notamment la promesse d’une levée des sanctions commerciales qui pèsent sur la Syrie. En même temps, la Turquie, qui s’est imposée comme un acteur majeur sur la scène moyen-orientale, se dit prête à reprendre son rôle d’intermédiaire entre la Syrie et Israël. Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a d’ailleurs rencontré le président Bachar al-Assad le 22 juillet à Alep. 
Gestes de réconciliation
L’« effet Obama » est encore décelable dans deux articles récents du correspondant israélien du New York Times, Ethan Bronner. Dans le premier, il rapporte que le Hamas a suspendu les tirs de roquettes sur Israël et met désormais l’accent sur la « résistance culturelle » plutôt que sur la « résistance armée ». Dans le second, il manifeste sa surprise en découvrant que les juifs ultraorthodoxes de Modiin Illit, une cité de 45
000 résidents – qui s’enrichit de 60 naissances par semaine – édifiée sur la terre de Cisjordanie occupée en 1967, « ne se considèrent pas comme des colons ou des sionistes et ne se sentent nullement obligés de vivre en Cisjordanie ». En d’autres termes, ils sont prêts à se réinstaller en Israël proprement dit.
Tout en pressant Tel Aviv d’abandonner ses ambitions expansionnistes, Obama pousse les États arabes à faire des gestes de réconciliation en direction d’Israël, de façon à convaincre l’opinion de ce pays des bénéfices de la paix. Inévitablement, l’Égypte et la Jordanie, pays déjà en paix avec l’État hébreu, sont sollicités à cet effet.
Le fait que les Égyptiens ont autorisé des navires de guerre israéliens à traverser le canal de Suez a été interprété par certains comme un avertissement à l’Iran. On pourrait y voir aussi un message aux Israéliens, destiné à leur rappeler que l’hostilité arabe à leur égard n’est pas éternelle, et qu’un apaisement est à portée de main, à condition qu’ils cessent d’opprimer les Palestiniens.
Lentement mais sûrement, grâce à quelques coups habiles du président américain, on voit apparaître la possibilité d’une nouvelle carte du Moyen-Orient. Mais ce ne sont encore que des prémices. Washington n’a apparemment pas encore pris de décision
: soit annoncer son plan de paix détaillé, soit continuer à mettre la pression, ferme mais amicale, sur les parties en conflit.
Il est un cas où la paix ne se fera probablement pas sans affrontement. Les colons extrémistes ne se laisseront pas faire. Par crainte d’une guerre civile – ou, tout au moins, d’un éclatement de sa coalition –, Netanyahou hésitera à utiliser la manière forte. Et puis, on peut s’attendre à des provocations des extrémistes de tout bord.
Mais, toutes choses considérées, l’« effet Obama » commence à fonctionner. Et il y a bien longtemps que la région n’avait connu de perspectives aussi prometteuses.

Lundi 10 août 2009
Sources Jeune Afrique

http://palestine.over-blog.net/article-34753498.html



Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

2-1 Dominique Waroquiez : Des bourgmestres bruxellois tentent d’étouffer le boycott !

Alors que la campagne de boycott des dattes des sociétés israéliennes et des colons de la Vallée du Jourdain bat son plein, avec des actions à Bruxelles, mais aussi à Liège et à Verviers et bientôt à Charleroi et qu’Israël compte bien empocher l’argent de l’apartheid durant le ramadan qui approche, les équipes de distribution de tracts « Boycott » sont de plus en plus nombreuses et dynamiques. Depuis plus d’un mois et demi, habillées des désormais célèbres  tee-shirts verts « Palestine vivra, boycott Israël » et pleines d’enthousiasme, elles déambulent régulièrement dans les rues, sur les marchés et invitent les clients et clientes potentielles à ne pas oublier Gaza, la colonisation et l’épuration ethnique qui continuent en Cisjordanie occupée… et à soutenir ainsi le peuple palestinien par la campagne de boycott désinvestissement sanctions (BDS).

Le premier lot de 40.000 tracts de la Coordination Boycott Israël (COBI) ayant été rapidement épuisé et très bien accueilli, il a déjà fallu en refaire : sur les marchés beaucoup de gens nous remercient, nous encouragent, nous félicitent même ou nous tendent les mains pour avoir l’info. Certains nous ont rejoints : « si les politiques laissent faire, c’est à nous de bouger ! »

Mais depuis le début du mois d’août, certains essaient de nous faire taire et d’ainsi étouffer l’appel à la solidarité avec la résistance du peuple palestinien, et de casser ce mouvement naissant par toutes sortes de motifs aussi flous les uns que les autres.

Ainsi au Marché d’Anderlecht ce dimanche : alors que nous distribuions de manière pacifique des tracts à la sortie du métro- sur la voie publique- la police nous a menacés d’arrestation si nous ne partions pas immédiatement : interdiction de manifester et de distribuer des tracts. Point. Motifs signalés : aucun. Mais la semaine précédente des sionistes étaient déjà venus nous interpeler, souvent en criant, suivant en cela une bonne vieille méthode, afin que la police interdise notre présence pour « trouble de l’ordre public » (sic)… Au marché du midi, même chanson. Le bourgmestre de St Gilles interdit aussi nos actions, idem à Schaerbeek : pas de tee-shirts, pas de tracts.

Bref, nous dérangeons … les sionistes et toutes celles et ceux qui veulent continuer à laisser se poursuivre la colonisation, l’apartheid, l’occupation et la mort lente du peuple de Gaza…Mais nous dérangeons aussi, c’est clair, ceux qui prétextant une volonté de neutralité, soutiennent cette politique ou d’autres encore qui y collaborent pour soutenir leur business .

Au marché de Molenbeek, ce jeudi matin, alors que nous distribuions les tracts « Boycott » , et que le bourgmestre nous avait accordé une autorisation, les forces de l’ordre ont exigé les papiers d’identité de plusieurs d’entre nous, parfois à deux reprises et à quelque temps d’intervalle : « les ordres ! »  

Au marché matinal où à plusieurs reprises, des actions ont eu lieu aux petites heures (visites des entrepôts, repérage des dattes à boycotter et des autres, photos des étiquetages, discussion avec les commerçants, proposition d’alternatives,  distribution et conscientisation des transporteurs et des grossistes venus s’achalander…), les forces de police nous ont aussi empêchés de revenir à l’intérieur du centre : privé !

Chez les grossistes, près du quai du commerce, les discussions et les observations ont souvent été intéressantes.  Certains nous ont avoué qu’ils boycottaient ces dattes depuis longtemps, et qu’ils allaient importer des dattes palestiniennes : question d’éthique. Quelques uns, par contre aurait préféré  ne pas nous voir et surtout ne pas nous revoir : les entrepôts regorgeaient de dattes King Salomon, Jordan River, Carmel …ou encore de grosses dattes sans origine indiquée…ou sans emballage,  de quoi duper les clients..

Qu’à cela ne tienne, nous avons décidé de poursuivre les actions. Nous allons continuer à interpeler le monde politique, et à affirmer librement et pacifiquement notre volonté de soutenir les droits du peuple palestinien. Même si cela ne convient pas à ce que pensent certains responsables politiques, car c’est un droit démocratique.

Déjà, nous demandons à tout un chacun à faire de même, comme à l’époque de la lutte contre l’apartheid. Pour de l’info et pour participer avec nous aux actions à venir, contactez-nous. Palestine Vivra ! Boycott Israël !

Waroquiez Dominique

(et zou: un tout petit film des méchants que nous sommes: http://www.youtube.com/watch?v=BTlEvk-hNjI (film fait par quelqu'un de l' équipe .

13 Août 2009,

Dominique Waroquiez 


2-2 Multiplication des déclarations du CRIF et d’organisations membres de ce « Conseil ».

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

PS : La publication de l'article doit être vu comme information.

L’Union Juive Française pour la Paix s’inquiète devant la multiplication des déclarations du CRIF ou d’organisations membres de ce « Conseil » se faisant les porte parole des courants les plus bellicistes de l’Etat israélien et prétendant obtenir de l’Etat français un alignement pur et simple sur les positions du gouvernement Netanyahou. Ces mêmes organisations veulent obtenir la condamnation pénale de l’antisionisme (en prétendant qu’il ne peut être que le masque de l’antisémitisme) et des appels au Boycott des produits israéliens (assimilé à une volonté de destruction pure et simple de la société israélienne).
Le communiqué du CRIF à propos de la convocation par le Quai d’Orsay de l’Ambassadeur d’Israël est proprement ahurissant. Alors que le gouvernent français a été plus que discret dans ses réactions face aux crimes de guerre d’Israël ( notamment à Gaza en décembre et janvier derniers), à la poursuite de la colonisation et de la construction du Mur, comme au traitement infligé à l’étudiant franco-palestinien Salah Hamouri ; alors qu’il a même été quasiment muet devant les vexations et humiliations subies par ses représentants diplomatiques (la dernière en date étant l’interdiction faite à notre représentant consulaire d’assister à l’audience de dimanche où Salah a vu sa libération refusée) ; quand enfin l’Ambassadeur d’Israël est convoqué au sujet des destructions illégales au regard du droit international de quartiers entiers de Jérusalem Est , et malgré toutes les précautions prises par Bernard Kouchner et Nicolas Sarkozy pour réaffirmer que la France partageait avec Israël les mêmes valeurs, le CRIF s’émeut, affirme que la loi israélienne doit s’appliquer sur la ville de Jérusalem dans sa totalité, en contradiction même avec les résolutions de l’ONU, et demande qu’Israël soit traité en ami.
Auparavant plusieurs organisations parmi lesquelles l’Union des Patrons Juifs de France (UPJF - à ne pas confondre s’il vous plaît avec l’UJFP) avaient diffusé un « appel à la clémence » pour les nervis de la Ligue de défense Juive coupables de la dévastation de la librairie Résistances, excusables de ne « plus croire à la justice de leur pays » devant la « déferlante antisémite » que connaîtrait la France, notamment au travers des actions de Boycott et de la mansuétude de la Justice pour les coupables dans le procès Halimi !
Nous avons déjà dit le caractère de fuite en avant criminelle et suicidaire de la politique israélienne, qui voit dans l’impunité que lui a accordé jusqu’ici la « communauté internationale » (on attend aujourd’hui que les déclarations d’Obama se traduisent en actes) des raisons de poursuivre la dépossession du peuple palestinien alors que cela ne fait qu’éloigner toujours un peu plus la possibilité d’une solution de paix juste et durable.
Nous disons qu’en s’alignant sur cette politique le Conseil dit représentatif des Institutions Juives de France engage les Juifs de France dans la même impasse d’une guerre sans fin contre tous, développant une idéologie de forteresse assiégée par des ennemis et des traîtres.
Nous disons qu’il revient au Président de la République et au gouvernement de ne pas céder à cet invraisemblable chantage communautariste, comme il vient malheureusement d’être fait en interjetant appel du jugement dans l’affaire Halimi.
Nous disons qu’il revient au Président de la République Française et au gouvernement de contribuer à casser cette dérive en développant une position ferme de défense des droits humains de tous les peuples. Cela devrait commencer, notamment, par la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël (comme prévu à son article 2) et par l’exigence de libération immédiate de Salah Hamouri.

Pour l’UJFP, André Rosevègue, co-président 29 juillet 2009

http://allainjulesblog.blogspot.com/2009/08/pierre-stamboul-de-lunion-juive.html

http://www.dailymotion.com/video/xa0v7b_pierre-stambul-ujfp_webcam

n°477 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 17-08 -: Fin - : Vers une troisième Intifada ?

n°477 - Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine - 17-08 -: Fin  - : Vers une troisième Intifada ?


L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Les  Dossiers  'Géopolitique et stratégie' de  Palestine

477 du 17-08

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire

3  Annexe

3-1 Edward Bernays : Psychologie et manipulation des masses (première partie).

3-2  Amir M. Maasoumi : Yiddishkeit vs. Zionism: génocide culturel causé par le sionisme à l'endroit de la langue, de la culture et l’héritage  yiddish.

3-3 Entretien avec Paul-Éric Blanrue par Silvia Cattori : Sarkozy ou la souveraineté nationale en péril ?

3-4 Pat Walsh  : L’Irlande et la Dernière Croisade britannique.



3  Annexe

 La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Edward Bernays : Psychologie et manipulation des masses (première partie).

L’étude systématique de la psychologie des foules a mis au jour le potentiel qu’offre au gouvernement invisible de la société la manipulation des mobiles qui guident l’action humaine dans un groupe. Trotter et Le Bon d’abord, qui ont abordé le sujet sous un angle scientifique, Graham Wallas, Walter Lippmann et d’autres à leur suite, qui ont poursuivi les recherches sur la mentalité collective, ont démontré, d’une part, que le groupe n’avait pas les mêmes caractéristiques psychiques que l’individu, d’autre part, qu’il était motivé par des impulsions et des émotions que les connaissances en psychologie individuelle ne permettaient pas d’expliquer.

D’où, naturellement, la question suivante : si l’on parvenait à comprendre le mécanisme et les ressorts de la mentalité collective, ne pourrait-on pas contrôler les masses et les mobiliser à volonté sans qu’elles s’en rendent compte ? 

La pratique de la propagande a récemment prouvé que c’était possible, du moins jusqu’à un certain point et dans certaines limites. Certes la psychologie collective est loin d’être une science exacte et les mystères de la motivation humaine n’ont pas tous  été révélés. Cela étant, l’alliance de la théorie et de la pratique s’avère assez fructueuse pour qu’il ne soit plus permis de douter que, dans certains cas, la mise en œuvre de tel ou tel mécanisme provoque en effet un changement d’opinion remarquablement conforme à celui attendu, un peu comme un automobiliste règle la vitesse de sa voiture en agissant sur le débit d’essence.

Bien que la propagande ne soit pas une science au sens expérimental du terme, ce n’est plus tout à fait la pratique empirique à quoi se résumait l’avènement de la psychologie des foules. Elle est scientifique au sens où elle cherche autant à fonder ses opérations sur des connaissances tirées de l’observation directe de la mentalité collective que sur des principes dont la cohérence et la relative constance ont été démontrées.
Comme le savant dans son laboratoire, le propagandiste étudie systématiquement le matériaux sur lequel il travaille. Lorsqu’il doit, par exemple, préparer une campagne de vente d’envergure nationale, il explore le secteur en entourant d’un service de presse, d’un corps d’éclaireurs, et en effectuant lui-même des recherches ciblées.

L’homme étant de nature grégaire, il se sent lié au troupeau, y compris lorsqu’il est seul chez lui, rideaux fermés. Son esprit conserve les images qu’y ont imprimées les influences sociales.

Leurs travaux ont amené Trotter et Le Bon à la conclusion que la pensée au sens strict du terme n’avait pas sa place dans la mentalité collective, guidée par l’impulsion, l’habitude ou l’émotion.

À l’heure du choix, son premier mouvement est en général de suivre l’exemple d’un leader qui a su gagner sa confiance. C’est là un des principes les plus fermement établis de la psychologie des foules, qui opère en fixant à la hausse ou à la baisse le prestige d’une station balnéaire, en suscitant une ruée sur telle banque ou un mouvement de panique à la bourse, en créant l’engouement qui va déterminer le succès d’un livre ou d’un film.
Quand la foule ne peut pas calquer sa conduite sur celle d’un leader et doit se déterminer seule, elle procède au moyen de clichés, de slogans ou d’images symbolisant tout un ensemble d’idées ou d’expériences. Il y a quelques années, il suffisait d’accoler au nom d’un candidat politique le mot intérêts pour qu’instinctivement des millions de gens lui refusent leurs votes, tant ce qu’évoquait ce terme, « intérêts », était associé à la corruption.

Plus près de nous, le mot bolchevique a rendu un service du même ordre à ceux qui voulaient effrayer le grand public pour le détourner d’une ligne d’action.

Les propagandistes réussissent parfois à faire basculer tout un magma d’émotions collectives en jouant sur un vieux cliché ou en en forgeant un nouveau.

En Grande-Bretagne, les hôpitaux d’évacuation militaire furent la cible de très nombreuses critiques pendant la guerre, à cause des traitements sommaires qui y étaient dispensés aux blessés. Aux yeux de l’opinion, les patients d’un hôpital avaient droit à des soins prolongés et consciencieux.

Le mécontentement public céda quand, au lieu d’hôpitaux, on se mit à parler de « postes d’évacuation ». Personne n’attendait d’une institution ainsi baptisée qu’elle dispense plus que des traitements d’urgence. Le terme « hôpital » avait un sens convenu, indissociablement associé à un certain cliché. Jamais l’opinion ne se serait laissée persuader qu’il convenait de distinguer tel et tel type d’établissement hospitalier, qu’il fallait séparer l’expression de l’image qu’elle évoquait. En revanche, l’invention d’un nouveau terme a automatiquement conditionné l’émotion publique en faveur desdits postes d’évacuation.

Les psychologues de l’école de Freud, eux surtout, ont montré que nos pensées et nos actions sont des substituts compensatoires de désirs que nous avons dû refouler. Autrement dit, il nous arrive de désirer telle chose, non parce qu’elle est intrinsèquement précieuse ou utile, mais parce que, inconsciemment, nous y voyons un symbole d’autre chose dont nous n’osons pas nous avouer que nous le désirons. Un homme qui achète une voiture se dit probablement qu’il en a besoin pour se déplacer, alors qu’au fond de lui il préférerait peut-être ne pas s’encombrer de cet objet et sait qu’il vaut mieux marcher pour rester en bonne santé. Son envie tient vraisemblablement au fait que la voiture est aussi un symbole du statut social, une preuve de la réussite en affaires, une façon de complaire à sa femme.

Ce grand principe voulant que nos actes soient très largement déterminés par des mobiles que nous nous dissimulons vaut autant pour la psychologie collective que pour la psychologie individuelle. Le propagandiste soucieux de réussir doit donc comprendre ces mobiles cachés, sans se satisfaire des raisons que les individus avancent pour justifier leur comportement.

A cet égard, il ne suffit pas de bien connaitre la mécanique sociale, le jeu des regroupements, des clivages et des allégeances. La vapeur qui fait tourner la machine sociale, ce sont les désirs humains. Ce n’est qu’en s’attachant à les sonder que le propagandiste parviendra à contrôler ce vaste mécanisme aux pièces mal emboitées que forme la société post-moderne.

Le propagandiste d’autrefois travaillait en fonction de la réponse psychologique « mécaniste » alors en vogue dans nos universités. Elle assimilait l’esprit humain à ni plus ni moins qu’une machine, un système de nerfs et de centres nerveux réagissant aux stimuli avec une régularité mécanique, tel un automate sans défense, dépourvu de volonté propre.

Une des doctrines de cette école de psychologie affirmait qu’un stimulus souvent répété finit par créer une habitude, qu’une idée souvent réitérée se traduit en conviction.

Les nouveaux propagandistes savent qu’il est possible, en s’adressant aux hommes qui composent les masses par le biais de leurs formations collectives, de susciter des courants émotionnels et psychologiques qui travailleront pour eux.

Au lieu de s’attaquer de front aux résistances, ils cherchent à les supprimer. À cet effet, ils créent les circonstances qui, en canalisant les courants émotionnels, vont produire une demande.

Edward Bernays

Article rédigé le 18 juil 2009, par Mecanopolis

http://www.mecanopolis.org/?p=8787



3-2  Amir M. Maasoumi : Yiddishkeit vs. Zionism: génocide culturel causé par le sionisme à l'endroit de la langue, de la culture et l’héritage  yiddish.

Salam,
Pour votre information : un très bon rappel historique sur le génocide culturel causé par le sionisme à l'endroit de la culture yiddish, chez les Juifs Européens.

Mais cela n'est pas toute l'histoire.

Les Juifs Séfarades (du Moyen-Orient), et les Flashas (Juifs Noirs de l'Afrique), sont parmi les communautés les plus anciennes de ces régions.

Les "marchands de rêves" Sionistes agissent activement en faveur de l'assimilation, l'acculturation et le déracinement de ces communautés. Il s’agit d’un autre aspect tragique de ce crime perpétré par des Sionistes, au nom du judaïsme et de la défense du Peuple Juif...
Ce qui est ironique cependant, c'est la prétention de ces mêmes Sionistes, de vouloir se mettre au même niveau que ces centaines de milliers de réfugiés Palestiniens, chassés de leur propre terre par la terreur et la violence, et par ces mêmes Sionistes et colons immigrés, par ces Juifs déplacés et immigrés volontairement au pays des rêves et cela, à coup de propagande, de pressions intercommunautaires, de mensonges, d'intimidation, d'incitations financières etc. !

Pourquoi ? Pour négocier le "droit de retour" des Palestiniens au même titre que ces abandonnés de la patrie, devenus désabusés !
C'est vraiment étonnant de voir la capacité et la qualité morale de ces Sionistes dans la fabrication de l'Histoire, et de mentir en face du monde, et face à la réalité !
Plus ironique encore, Irwin Cutler en tête, c’est la campagne massive du Congrès juif mondial auprès des gouvernements et des parlementaires occidentaux. Justement pour les informer sur les réfugiés Juifs des pays musulmans, et par ailleurs de leur « droit de retour », afin de fausser le débat et de noyer le poisson dans l'eau. Et oui ! Ce même Cutler, professeur réputé de l’Université McGill, et imminent spécialiste des « Droits de la personne », ex Ministre de la Justice du Canada sous les libéraux de Jean Chrétien, ainsi que ex Président du Congrès juif canadien, section Québec.

Un imminent spécialiste des « droits de la personne » qui n'a jamais dit un mot sur les droits des hommes, femmes et enfants Palestiniens : En revanche, il a toujours défendu coûte que coûte, toutes les crimes sionistes et leur soi-disant État d'Israël.

Ce même imminent spécialiste des « droits de la personne » qui est aujourd'hui à l'origine et à la tête d'une autre campagne internationale de crime et de génocide contre l'Iran, et cela sous le prétexte des propos attribués à Ahmadi-Nrjad, (un provocateur soupçonné lui-même d'être un agent infiltré) et aussi dû à son origine juive, et à la conversion récente de ses parents Juifs à l'Islam ...)

Notre Monsieur "La Justice" a apparemment oublié ce fait : c'est-à-dire que le génocide est réel et imposé par des Sionistes, envers le peuple Palestinien. Il s'acharne de manière démagogique, aux paroles dans l'air d'un Ahmadi-Nejad. Celui qui, même en jouissant d’une légitimité renommée en tant que Président de l'Iran, cette légitimité est mise gravement en cause, suite à des événements survenus récemment dans ce pays...
Oui. Ces Sionistes cherchent à fabriquer des réfugiés Juifs des "autres pays" afin de faire payer des réfugiés Palestiniens et la clause non négociable du « droit de retour" ! Tout comme l'histoire de l'holocauste d'ailleurs... 

Comme si un tel phénomène de "réfugiés Juifs" existait, malgré le lâche abandon volontaire de leur propre Patrie, à la recherche d’une utopie, d'un rêve mensonger.

On leur a interdit de retourner à leur pays d'origine...

À titre d'exemple : l'année dernière, Kadhafi, le président de la Libye, a invité tous les juifs Libyens qui ont quitté la Libye pour Israël à réintégrer leur Patrie d'origine, et cela dans une déclaration formelle …
Amir M. Maasoumi


3-4 Pat Walsh  : L’Irlande et la Dernière Croisade britannique

Le 9 décembre 1917, il y a quatre-vingt dix ans ce mois ci, Jérusalem fut reprise par la Grande Bretagne pour le compte de la chrétienté.

Ceci fut considéré en Angleterre comme l'événement majeur de la guerre. Lloyd George imposa un embargo sur les reporters de presse, jusqu'à ce qu'il ait pu annoncer la nouvelle à la Chambre des Communes (à l'époque, le parlement était encore important). Pour fêter la « libération » de la ville sainte des Musulmans, après 730 ans (Salâh-uddîne, Saladin, avait libéré Jérusalem des Croisés en 1187, Ndt), les cloches de l'Abbaye de Westminster sonnèrent pour la première fois en trois ans et elles furent suivies par des milliers d'autres dans toute l'Angleterre.

Général Allenby, le libérateur (l’occupant, Ndt) de Jérusalem, et un descendant de Cromwell, déclara à Jérusalem que les croisades furent terminées. Après l’avoir entendu, les Arabes, qui avaient été encouragés à combattre pour la Grande-Bretagne (en déclenchant la Révolution Arabe en juin 1916 contre les Turcs, Ndt) et qui virent les Britanniques comme des libérateurs, commencèrent à fuir. Et depuis ils ne cessent de fuir.

Le grand élan de triomphalisme chrétien produit par la prise de Jérusalem ne se limita pas à l'Angleterre. Voici comment « The Irish News » à Belfast présenta l'aboutissement de la dernière croisade, dans son éditorial du 11 Décembre 1917 :

« ‘Votre trône est tombé, ô Israël !’ Le pouvoir des Musulmans dans la « Terre Promise » est enfin tombé : nous pouvons supposer qu’avec l'entrée des troupes du Général Allenby à Jérusalem, on a pratiquement mis un terme au règne des Turcs sur la Palestine ... Quand la Terre Sainte aura été entièrement enlevée à la domination turque, qui c’est qui la possèdera et de l'administrera ? 

Des déclarations officielles concernant la recolonisation du pays par la race juive (sic !) dispersée ont été faites. Les observateurs peuvent constater l’absence de traces d'enthousiasme pour le projet parmi les Hébreux eux-mêmes. En tant qu’idée, rien ne pourrait être plus attrayant sentimentalement ; comme une proposition concrète, nous croyons que tout enfant d'Abraham donnerait sa bénédiction à son frère qui migrerait de la terre des Gentils sur les rives du lac de Galilée, et les pentes du mont des Oliviers. Ainsi, Ce petit territoire chargé d’histoire pourrait devenir de nouveau « une terre où coulent le lait et le miel » - essentiellement pour le bonheur de la descendance d'Abraham, d'Isaac et de Jacob qui sont restés là où ils étaient.

Mais un état juif ne peut pas être établi tout de suite, même si tous les Rothschild mènent l'ensemble de leurs compatriotes (coreligionnaires, Ndt) vers Jérusalem. Le pays doit être « protégé » - en clair, annexé : un synonyme utile dans le traitement des affaires orientales pourrait être « Egyptiannisé ». Et les vainqueurs sont, bien entendu, les « protecteurs » naturels du territoire gagné par la force des armes. Telle a été la règle et la pratique depuis avant l'époque de Moïse et de Josué. Nous en savons tous quelque chose en Irlande. Quand les objectifs de la campagne en Palestine et en Mésopotamie auront été entièrement atteints, un « bloc » solide de territoires asiatiques se situera entre les Allemands et l'Océan Indien. Les Turcs ont donné au peuple du Kaiser un libre passage de Constantinople au Golfe Persique. Les nouveaux occupants de la Palestine et de la Mésopotamie ne seront pas tout aussi accommodants.

Personne n'a encore pensé sur le sort à réserver au Constantinople elle-même : elle aurait dû être la propriété du Tsar, mais le pauvre Nicholas se serait contenté de beaucoup moins de nos jours. Il s’avère que l’Angleterre est en train de construire soigneusement un mur contre l'« agression » allemande le long d'une ligne que les Allemands regardèrent avec cupidité il y a de nombreuses années... Il y a vraiment des arguments contre une divulgation précipitée des « objectifs de guerre » des alliés : une excellente raison pour se taire, est que les Alliés ne savent pas combien [d’objectifs] ils peuvent viser avec une perspective de pouvoir les atteindre. »

Il semble qu’à l’époque l'Irlande fut totalement en phase avec les ambitions impérialistes britanniques dans le monde, et tout à fait en harmonie avec le fondamentalisme chrétien qui les accompagnait.

L'une des principales raisons pour lesquelles la Grande-Bretagne est entrée dans la guerre européenne en août 1914 fut de profiter de la possibilité d’enlever la Mésopotamie et la Palestine aux Turcs. Bien sûr, il y avait un problème - la Turquie n'était pas partie prenante à cette guerre à ce moment-là. Il a fallu deux mois pour la Grande-Bretagne pour trouver un « casus belli ». Mais il l'a fait le 5 novembre sur un obscur incident dans la mer Noire, et la conquête des territoires de l'Empire Ottoman fut enclenchée.

Avec la conquête des territoires de l'Empire Ottoman il y avait un autre projet, qui tenait au cœur de l'Angleterre libérale. C’était le projet de planter une colonie juive en Palestine pour des fins impérialistes britanniques. Il y avait bien entendu un mouvement sioniste qui avait le même objectif de création d'un état national. Mais les nationalistes juifs n'avaient pas le pouvoir de le réaliser eux-mêmes dans la région.

Au cours du dix-neuvième siècle, une impulsion chrétienne sioniste se développa au sein de la branche Non-conformiste du protestantisme en Angleterre (ceux qui refusaient la doctrine de l’Eglise anglicane, comme les Presbytériens et les Puritains qui furent à l’origine des Chrétiens sionistes, Ndt). Leur lecture de la Bible engendra une familiarité, et induira un fort intérêt, avec et dans l’idée d’une renaissance de la Terre Sainte et de la création d'une nouvelle Jérusalem. Il y avait une croyance encouragée par la lecture de l'Ancien Testament selon laquelle le retour du Christ dépendait du retour des Juifs dispersés à la terre de leurs ancêtres. Aussi, ce qui arriva à la Terre Sainte compta pour l'Angleterre chrétienne fondamentaliste, car beaucoup de promesses messianiques et de prédictions millénaristes en dépendaient.

Il n'y avait rien de ridicule dans la croyance et le désir que la puissance impériale pourrait être utilisée pour provoquer la fin de l'histoire et la Seconde Venue. D’ailleurs, des Catholiques irlandais comme Tom Kettle et Francis Ledwidge, commencèrent à voir les choses de la même façon qu'ils se sacrifièrent pour la cause.

Il y avait un autre facteur qui exerça une attraction gravitationnelle sur l'Angleterre en provenance de la Terre Sainte. Depuis la rupture avec Rome, l’Eglise de l’Angleterre manquait d’un foyer spirituel. L'Eglise catholique avait rebâti le foyer spirituel de la chrétienté à Rome, mais lorsque Henry VIII fit de lui-même le Pape des Anglais, il dut se contenter de Canterbury (une ville au sud-est de l’Angleterre qui est depuis le XVIe siècle le siège du chef spirituel de l’Eglise de l’Angleterre et de la Communion anglicane, Ndt).

Plus les Protestant anglais lisaient leurs Bibles, plus ils aspiraient à leur propre foyer spirituel – dans les Lieux Saints originels en Judée et Samarie. Et qu’est ce qui serait une meilleure riposte à Rome que de montrer son inauthenticité spirituelle en prenant le dessus avec la pièce maitresse (en s’emparant de Jérusalem, Ndt).

Le sionisme chrétien fit son chemin dans les classes politiques de l’état britannique quand les Non-conformistes arrivèrent au pouvoir politique, et il devint une partie de la culture politique de l’Angleterre libérale malgré le fait que le Darwinisme semblait saper l’impulsion religieuse vers la fin du siècle.

Sous l’influence d’Herbert Sidebotham, un éminent journaliste libéral, et Charles Prestwich Scott, l’influent rédacteur en chef du « Manchester Guardian », on créa l’Ecole de Manchester du Sionisme Chrétien. Les chefs du nationalisme juif en Angleterre, Dr. Weizmann et Harry Sacher, furent eux-mêmes originaires de Manchester, et la ville devint le centre d’un projet sioniste impérial.

La colonie juive proposée en Palestine fut une construction britannique conçue comme une fondation de l’hégémonie impériale, et comme un autre état tampon entre l’Inde et ses ennemis potentiels. Cette colonie mettrait un terme, à tout jamais, à l’idée d’une ligne ferroviaire de Berlin à Bagdad, et freinerait toute ambition que le nouveau rival potentiel, la France, pourrait avoir dans la région.

La déclaration de Balfour fut publiée en 1917 alors que Jérusalem était sur le point de tomber dans les mains de l’Empire. Lloyd George, le Premier Ministre qui l’autorisa, fut élevé par un oncle, un prédicateur laïc dans l’Eglise baptiste millénariste, et « fut éduqué dans une école où l’on enseigna beaucoup plus l’histoire des Juifs que l’histoire de ma propre patrie ».

En 1903, alors qu’il était un simple député du Parlement, il dessina un plan de colonisation juive (« Jewish Colonisation Scheme ») pour Théodore Herzl, le fondateur du mouvement sioniste. La colonie prévue devait se situer en Afrique de l'Est britannique, mais en 1917, la vraie chose devint possible.

Le Premier ministre n'était pas seul. Sur les dix hommes qui faisaient partie de son cabinet de guerre à un moment ou à un autre, il y en avait sept qui venaient des familles Non-conformistes. Trois furent les fils ou petits-fils des prédicateurs évangélistes. Ils avaient tous une relation étroite avec l'Ancien Testament et les gens du livre.

Les mémoires du Commandant Vivian Gilbert furent publiés en 1923 sous le titre de « La Romance de la Dernière Croisade - Avec Allenby à Jérusalem » (« The Romance of the Last Crusade - With Allenby to Jerusalem »). Ils commencèrent avec un morceau sur le roi Richard Cœur de Lion et Sir Brian de Gurnay chevauchant loin de Jérusalem, après leur échec à s’emparer de la ville :«  Dans le cœur de Sir Brian de Gurnay, il y avait l’idée d’une autre et une dernière Croisade qui arracherait pour toujours les Lieux Saints aux mains des infidèles » (page 1)

Le titre du chapitre XII du livre du Commandant Gilbert fut « Quand les prophéties se réalisent » et il fut à propos de la prise de la Ville Sainte :

«  Enfin, Jérusalem était entre nos mains ! Dans les dix Croisades organisées et équipées pour libérer la Ville Sainte, deux seulement furent vraiment un succès, - la première menée par Godefroy de Bouillon, et la dernière par Edmund Allenby... puis voilà, nous nous sommes retrouvés à l'intérieur des murs eux-mêmes - les premières troupes britanniques à marcher dans la Ville Sainte !... Je me suis rappelé d’un vieil hymne que j'ai lu il y a plusieurs années. Elle fut écrit par Saint Augustin, ou à partir de ses paroles, et fut transmis de bouche à oreille dans les moyens âges afin d’encourager le recrutement pour les Croisades... Alors que je parcourais Jérusalem, les mots étaient sur mes lèvres ... Nous étions fiers que Jérusalem, après avoir langui pendant plus de quatre cents ans sous le joug turc, allait enfin être libre... Mais par-dessus tout, nous avions une grande foi inébranlable en Dieu, dont la miséricorde nous a accordé cette victoire... pour libérer la Terre Sainte pour toujours, pour ramener la paix et le bonheur à un peuple longtemps opprimé ! » (pages 171-177)

Avec la progression des Britanniques vers Jérusalem, beaucoup d'entre eux commencèrent à se voir comme des participants à la dernière Croisade. Tout le fondamentalisme chrétien absorbé par les gentlemen anglais dans leur éducation biblique dans les écoles privées prestigieuses (« Public Schools ») jaillit dans une grande flambée. Ils venaient de reconquérir la Terre Sainte pour la chrétienté, après 700 ans d'occupation musulmane. Et que serait la Ville Sainte et la Nouvelle Jérusalem sans les Juifs ?

Le nationalisme irlandais entra en alliance politique avec les Non-conformistes dans le mouvement libéral « Home Rule » (un régime politique créant un parlement irlandais et accordant une autonomie à l’Irlande au sein du Royaume Unis, Ndt), et les Irlandais entrèrent en alliance militaire avec eux en 1914. En 1917, les Redmondites (les fidèles de John Edward Redmond qui fut député irlandais et chef du Pari Irlandais Parlementaire de 1900 à 1918, Ndt) devinrent des simples porte-paroles des intérêts impériaux britanniques, et ne formulèrent aucune critique sur ce qui se passait les concernant même. Et, bien sûr, John Dillon était un ami personnel et un confident du chef sioniste libéral Charles Prestwich Scott. Ainsi, l'« Irish News » de Joseph Devlin ne voyait rien de mal dans la colonisation, le nettoyage ethnique et la partition qui fut planifiée pour la Palestine, malgré le fait « d’en savoir quelque chose en Irlande ».

Pat Walsh

CCUN.org, le 8 mai 2008

Première publication à « Irish Political Review » Décembre 2007

Traduit par IA, le 26 juillet 2009

Source : CCUN.org


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18/08/2009

n°476 - Dossiers de Palestine - 17-08 -Début - : 73% des enfants de Gaza souffrent de troubles psychologiques suite à la dernière agression israélienne contre Gaza.

n°476 -  Dossiers de  Palestine - 17-08 -Début - : 73% des enfants de Gaza souffrent de troubles psychologiques suite à la dernière agression israélienne contre Gaza.



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources                  



Dossier de Palestine

                                    N°476                                                     17-08

                                                                              C.De Broeder & M.Lemaire   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Jonathan Cook : Israël cible les groupes militant pour les droits humains.

1-2 Philip Knightley : "Tuez Khaled", ou la pratique de la censure en démocratie libérale.

2 Les brèves
2-1 6e Congrès du Fatah

Le Fatah renouvelle ses instances.

1 Les nouveaux au Comité central et au Conseil révolutionnaire.

2 Coup de jeune sur le Fatah.

3 Lieberman répond à Tibi.

4 Israël agite l’épouvantail du Fatah.

5 Fatah : Ahmed Koreï n’a pas confiance.

suite

2-2 Marwan Barghouti : De l'homme d'action à l'action politique.

2-3 « Le problème, c'est l'Iran et non les colons juifs »...

2-4 Une étude dévoile la situation précaire des Palestiniens en dehors des camps.

2-5 Chérif Boudelal

2-6 E.B. Solomont : Blanchiment d'argent et trafic d'organes. : Trafic d'organes et blanchiment d'argent dans le collimateur du FBI.

3 Dossier

3-1 Hassan Moali : Mahmoud Abbas devant le congrès du Fatah.

3-2 Monique Mas : Un congrès du changement pour la continuité du Fatah.

3-3 Le Fatah rajeunit ses cadres et renforce la main d’Abbas.

Fin

3-4 Hassan Moali : Israël agite l’épouvantail du Fatah.

3-5 The Palestine Times : Pourquoi les Palestiniens ne devraient jamais reconnaître le droit à exister d'Israël ? 

3-6 La topologie du gruyère

3-7 Gaza sous blocus et sous des tonnes de gravas s’intensifie.

3-8 Alain Jules : Ah, la petite entreprise d’Avidgor Lieberman connaît la crise.

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1 Gideon Lévy : Une balle dans le ventre.

4-2 R.Jorf : 73% des enfants de Gaza souffrent de troubles psychologiques suite à la dernière agression israélienne contre Gaza.

4-3 Hannah Mermelstein : Sécurité



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Jonathan Cook : Israël cible les groupes militant pour les droits humains.
Pour essayer d’endiguer le flux de preuves l’incriminant dans les crimes de guerre qu’il a commis pendant l’assaut de l’hiver dernier contre Gaza, le gouvernement israélien a lancé une campagne afin de réprimer l’activité des groupes de défense des droits humains, tant en Israël qu’à l’étranger.

Il a tout d’abord ciblé l’une des principales organisations mondiales de défense des droits humains, Human Rights Watch (HWR), basée aux États-Unis ainsi qu’un groupe local d’anciens combattants dissidents, Breaking the Silence (Rompre le silence) qui a publié le mois dernier les témoignages de 26 soldats ayant combattu à Gaza.
En outre, selon les médias israéliens, le gouvernement compte prendre « une attitude beaucoup plus agressive » envers les groupes de défense des droits humains qui s’efforcent d’aider les Palestiniens.
Des officiels ont mis en cause les sources de financement de ces organisations et ont menacé d’adopter une loi interdisant l’aide de gouvernements étrangers, particulièrement européens.
En réponse, les militants de Rompre le silence et d’autres groupes israéliens ont accusé le gouvernement de mener une « chasse aux sorcières » afin de les intimider et de les priver des fonds nécessaires à la poursuite de leurs enquêtes.
« C’est une mesure très dangereuse » a dit Mikhael Mannekin, un des dirigeants de Rompre le silence. Israël prend une direction très antidémocratique.
La campagne proviendrait d’une initiative de Avigdor Lieberman, ministre des affaires étrangères d’extrême droite, actuellement accusé de corruption, mais qui a l’appui du premier ministre Benjamin Netanyahou.
A l’occasion d’une conférence de presse le mois dernier, M. Lieberman a accusé des organisations sans but lucratif et des organisations non-gouvernementales de se substituer aux diplomates pour déterminer l’action de la communauté internationale à l’égard d’Israël. Il a également menacé d’instituer des réformes afin de diminuer l’influence de ces groupes.
Une semaine plus tard, le bureau de M. Nétanyahou est intervenu contre Human Rights Watch, critiquant lourdement l’organisation d’avoir levé récemment des fonds en Arabie Saoudite.
HWR a répondu qu’il n’accepte que des dons privés et n’accepte pas de fonds du gouvernement saoudien, mais les officiels israéliens disent que tout l’argent saoudien est pollué et qu’il compromettra l’impartialité du rôle de chien de garde de HRW par rapport à Israël.
« Qu’une organisation de défense des droits humains mobilise des fonds en Arabie Saoudite équivaut pour un groupe de défense des droits de la femme à demander une donation aux Talibans » a dit Marc Regev, porte-parole du gouvernement, au quotidien israélien de droite, le Jerusalem post.
HRW a récemment publié des articles dans lesquels il accuse l’armée israélienne d’avoir commis des crimes de guerre à Gaza, notamment d’avoir utilisé du phosphore blanc et d’avoir attaqué des cibles civiles.

HRW subit maintenant une pression concertée de la part de groupes du lobby juif et de journalistes juifs importants aux États-Unis l’incitant à rompre ses liens avec les donateurs saoudiens. Selon les médias israéliens, certains donateurs juifs aux États-Unis ont également précisé que leur argent doit être utilisé pour mener des enquêtes sur les droits humains qui n’incluent pas Israël.
Entre-temps, le ministère israélien des affaires étrangères met la pression sur les gouvernements européens pour qu’ils arrêtent de financer nombre de groupes israéliens de défense des droits humains.
En prélude aux sanctions, il a émis des instructions à toutes ses ambassades dans le monde pour qu’elles demandent aux gouvernements hôtes s’ils financent de telles activités.
La semaine dernière, le ministère des affaires étrangères s’est plaint auprès des diplomates britanniques, néerlandais et espagnols de l’appui que leurs pays respectifs fournissent à Rompre le silence.
D’après les témoignages recueillis auprès des soldats, l’armée israélienne aurait commis beaucoup de crimes de guerre à Gaza, utilisant notamment les Palestiniens comme boucliers humains, et tirant des obus au phosphore blanc sur des zones civiles. Un soldat a dit que les tirs israéliens étaient « dingues ».
Le gouvernement des Pays-Bas a versé près de 20 000 € à ce groupe pour la rédaction de son rapport sur Gaza, tandis que la Grande-Bretagne finançait ce travail l’année dernière à raison de 40 000 £.
Les officiels israéliens discuteraient actuellement sur comment décréter l’illégalité du financement d’organisations politiques en Israël par des gouvernements étrangers ou comment obliger ces groupes à se déclarer « agents d’un gouvernement étranger ».
« Tout comme les gouvernements européens trouveraient inacceptable le soutien d’ONG contre la guerre aux USA, il est inacceptable que des Européens financent des ONG locales opposées aux politiques du gouvernement israélien démocratiquement élu » a dit Ron Dermer, haut fonctionnaire dans le bureau de M. Netanyahou.

Il a ajouté que nombre de groupes travaillaient à délégitimer l’État juif ».
Jeff Halper, dirigeant du comité israélien contre la démolition des maisons, a indiqué que la position gouvernementale était contraire à l’évolution de longue date de la surveillance du respect des droits humains.
« Tous les dictateurs, depuis Hitler à Milosevic, ont dit qu’il ne doit pas y avoir d’ingérence dans leurs affaires souveraines et que tous les autres doivent se tailler. Mais selon le droit international, les droits de l’homme sont universels et ne peuvent pas être laissés à l’interprétation des gouvernements individuels. Ce qui a motivé l’adoption des conventions de Genève est que la communauté internationale a le devoir d’être le chien de garde en ce qui concerne les abus des droits humains où qu’ils se produisent.
M. Halper, dont l’organisation a reçu l’année dernière 80 000 € de l’Espagne pour la reconstruction de maisons palestiniennes détruites a été arrêté l’année dernière pour être allé à Gaza avec des militants de la paix afin de rompre le siège.
Parmi d’autres groupes dans le collimateur du ministère des affaires étrangères il y aurait : B’Tselem qui fournit notamment des caméras à des Palestiniens pour qu’ils enregistrent les mauvais traitements dont ils sont victimes aux mains des colons et de l’armée ; Peace Now, qui surveille la construction des colonies ; Machsom Watch, dont les militants observent les soldats aux postes de contrôle ; et Médecins pour les droits humains qui a récemment examiné la complicité des médecins dans la torture.
M. Mannekin a ajouté : « le gouvernement ne peut pas supprimer l’information sur ce qui s’est passé à Gaza en fermant nos groupes.
« Vous ne pouvez pas envoyer 10 000 soldats dans la bataille et ne pas compter que certains détails sortiront au grand jour. Si nous ne le faisons pas, quelqu’un d’autre le fera.
La campagne actuelle du gouvernement fait suite à une descente de police en avril dans les maisons de 6 Israéliennes militantes de la paix.
Ces femmes, toutes membres de New Profile, organisation féministe qui s’oppose à la militarisation de la société israélienne, ont été arrêtées et accusées d’aider de jeunes Israéliens à se soustraire au service militaire. Ces femmes sont toujours en attente de savoir si elles seront poursuivies.
Jonathan Cook est écrivain et journaliste basé à Nazareth, Israël. Ses derniers livres sont : Israel and the Clash of Civilisations : Iraq, Iran and the Plan to Remake the Middle East (Pluto Press) et Disappearing Palestine : Israel’s Experiments in Human Despair (Zed Books).

Jonathan Cook –

The National
Sources
Info Palestine

http://palestine.over-blog.net/article-34750732.html


1-2 Philip Knightley : "Tuez Khaled", ou la pratique de la censure en démocratie libérale.

En 1997, les services secrets sionistes (Mossad) avaient tenté d’assassiner en l’empoisonnant Khaled Meshaal le leader du Hamas qui était l’hôte du roi de Jordanie.
Cette affaire fait curieusement l’objet d’une large amnésie dans la presse française (faites une recherche dans google si vous ne me croyez pas).

Amnésie qui sera peut être résorbée si «Kill Khalid», un livre du journaliste Australien Paul McGeough vient être proposé en langue française. McGeough traite en effet à fond de ce dossier qu’il replace d ans le contexte de l’émergence du Hamas en tant que force incontournable dans l’espace politique palestinien et international.
Justement, The First Post en Grande Bretagne s’interroge sur le sort fait à ce livre par la presse britannique car si l’ouvrage a trouvé un éditeur, il peine à trouver des journaux pour en rendre compte dans ce qu’on appelle les revues critiques et a également du mal à se frayer un chemin vers les étagères des libraires.
Or, non seulement McGeough est un journaliste réputé mais, si on en croit The First Post, le livre est de qualité. Avis d’ailleurs partagé par une critique élogieuse aux Etats Unis.

Alors que se passe-t-il au Royaume Uni ?

The First Post est magnanime car autant que les groupes de pressions sionistes, il incrimine la crise économique qui empêcherait les journaux d’assumer le travail de justifications que ne manqueraient pas de leur infliger les mêmes groupes de pression. Et ceci concernerait tous les sujets portant à polémique...
Or, nous savons bien ce qu’il en est puisque les mêmes journaux qui évitent de parler de ce sujet controversé n’hésitent pas à affronter des groupes de pression ou certains secteurs de la population comme on l’a vu au moment de la publication des caricatures de Mahomet.

En somme, nous avons là encore une illustration de la manière dont la censure opère dans les démocraties libérales.
Pourquoi la presse britannique a-t-elle tué la critique du livre ‘Tuez Khaled’ ?
Malgré des critiques élogieuses aux Etats Unis, le livre de Paul McGeough sur une tentative d’assassinat ratée du Mossad a été ignoré par les médiats britanniques.
En avril dernier, Quartet Books a publié « Tuez Khaled : l’échec de l’assassinat de Khaled Meshaal et l’ascension du Hamas » [Kill Khalid: The Failed Assassination of Khalid Mishal and the Rise of Hamas]. Il a été écrit par le correspondant de guerre Paul McGeough, un spécialiste du Moyen Orient.
La sortie du livre aux USA a été accompagnée de critiques enthousiastes. J’avais entendu parler de McGeough et même si je ne le connaissais pas, quand on m’a demandé d’écrire une citation pour la jaquette du livre, j’ai lu le manuscrit et ai été heureux de le faire.

J’ai découvert un livre exceptionnel et des plus passionnants – une histoire politique sérieuse que l’auteur a rendue sous la forme d’un thriller à rebondissements. Au coeur de l’ouvrage, se trouve le récit de la manière dont, en 1997, les services secrets israéliens du Mossad ont tenté d’assassiner Khaled Meshaal, le chef du Hamas, en plein jour dans les rues d’Ammam en Jordanie. Sous couvert d’ouvrir une canette de coca-cola, les assassins avaient pulvérisé un poison violent dans son oreille.

Mais les agents du Mossad n’avaient pas pu s’enfuir. Les gardes du corps de Khaled [Meshaal] réussirent à en capturer deux et les autres durent se réfugier dans l’ambassade israélienne. Alors que Meshaal sombrait dans le coma, des troupes jordaniennes cernèrent l’ambassade israélienne et, après les protestations d’un roi Hussein de Jordanie furieux, Bill Clinton fit pression sur le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour qu’il tente de régler le problème.

Netanyahu avait d’abord affirmé qu’il était trop tard pour annuler les effets du poison. Mais quand Hussein ajouta la menace qu’en cas de décès de Meshaal, les agents du Mossad détenus par la Jordanie seraient tous pendus, l’antidote fut rapidement fourni. Meshaal survécut, de justesse, et le cadre de son ascension politique phénoménale était mis en place.

Contenant des entretiens avec tous les acteurs importants, dont une rencontre sans précédent avec Meshaal lui-même, le livre de McGeough retrace l’histoire du Hamas à travers une décennie d’attentats suicide, de luttes politiques internes et d’accroissement du soutien populaire, culminant avec le bataille pour Gaza en 2007 et l’impasse politique actuelle.

C’est un livre sérieux avec un message important sur une des zones du monde les plus sensibles. Après deux excellentes revues dritiques – dans la London Review of Books et dans le Times Literary Supplement – il a été pratiquement ignoré.

Le responsable de Quartet Books, Naim Attallah, s’en est inquiété au point de contacter les rédactions littéraires de toutes les publications importantes. La plupart lui ont dit ne pas envisager de rendre compte du livre. De plus, ses agents commerciaux l’ont informé que certaines librairies étaient réticentes à l’avoir même en stock.

Attallah a alors émis un communiqué de presse accusant les milieux du livre d’une « tactique non dite » pour limiter la circulation du livre auprès du public en raison d’une décision de « rejeter le Hamas dans la trappe des ‘organisations terroristes’ sans prendre sérieusement en considération ses aspects valables en tant que voix partie prenante au débat.»

Il a ajouté : «Quiconque espère la paix au Moyen Orient doit certainement admettre que le Hamas est complètement partie prenante de toute avancée vers un accord de paix. Aucun progrès ne peut être accompli sans son implication.»
Il est difficile d’identifier les motivations d’organisations pour leur inaction dans n’importe quelle controverse. Mais il me semble que dans ce cas, l’establishment littéraire britannique doit répondre. Je pense qu’il a développé un état d’esprit défavorable à la controverse. Le Hamas a été désigné comme une ‘organisation terroriste.’ A partir de là, rendre compte d’un livre sur une ‘organisation terroriste’ amènerait un critique littéraire à prêter le flanc à la critique.

En outre, cela pourrait provoquer les protestations d’une des nombreuses organisations qui soutiennent Israël. Il faudrait y répondre.
Des memos devraient être échangés et des lettres écrites.

Dans une époque de coupes dans le personnel et le budget, plus d’un chef de rubrique littéraire doit être tenté de décider que rendre compte d’un livre prêant à controverse tel que 'Kill Khalid'.

Philip Knightley,

The First Post (UK)

21 juillet 2009

traduit de l’anglais par Djazaïri )

 http://mounadil.blogspot.com/  

http://www.alterinfo.net/Tuez-Khaled-,-ou-la-pratique-de-la-censure-en-democratie-liberale_a34870.html 


2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
2-1 6e Congrès du Fatah

Le Fatah renouvelle ses instances.

Le Fatah a voté pour le rajeunissement de sa direction. Selon les premiers résultats (non encore officiels), la direction sortante a été largement battue par les représentants de la « jeune garde » qui obtiennent la majorité au Comité central du Fatah.

Les premiers résultats marquent un vote sans appel contre les dirigeants historiques du Fatah.

Au terme d’un congrès houleux, les quelque 2 300 délégués de Bethléem ont clairement voté pour le changement.

Seuls quatre des dix membres de la direction sortante qui se représentaient, dont Mahmoud Abbas, ont été élus. Ahmed Qorei, le chef des négociateurs palestiniens, considéré comme l’un des membres les plus influents du Fatah est battu.

La « jeune garde » emporte quatorze des dix-huit sièges en jeu.

Parmi les nouveaux dirigeants élus, on compte Marwan Barghouti, l’un des chefs militaires de la seconde Intifada, actuellement en prison en Israël. Saeb Erakat et Jibril Rajoub font également leur entrée au Comité central. « Coup contre une direction qui a monopolisé le pouvoir pendant si longtemps sans même présenter un seul bilan » a commenté Rajoub.

Enfin,  Mohammed Dahlan, l’ancien homme fort de la bande de Gaza, très contesté au sein du Fatah, fait son retour.

Il faut encore attendre les résultats du vote pour le Conseil révolutionnaire, la seconde instance dirigeante du Fatah pour confirmer le rajeunissement du parti de Yasser Arafat.

Karim Lebhour

envoyé spécial

Article publié le 11/08/2009 

http://www.rfi.fr/actufr/articles/116/article_83530.asp

 

1 Les nouveaux au Comité central et au Conseil révolutionnaire.

Un vote qui a donné lieu à des changements notables dans les noms, mais pas dans le fond.
Du sang nouveau pour relancer le parti
Les élections organisées à l’occasion du 6e Congrès du Fatah tenu une semaine durant à Bethléem ont donné lieu à un important renouvellement des instances du mouvement dirigé par le président palestinien Mahmoud Abbass. Selon les résultats préliminaires publiés mardi, Marwan Barghouthi, secrétaire général du Fatah pour la Cisjordanie, emprisonné en Israël, a été élu pour la première fois au Comité central du parti, alors qu’Ahmad Qoreï, un ancien premier ministre, en a été évincé. Quinze des 18 postes au Comité central, l’une des deux instances dirigeantes du Fatah avec le Conseil révolutionnaire, sont revenus à de nouveaux élus. Deux autres dirigeants de la même génération que Marwan Barghouthi, l’ex-chef de la Sécurité préventive en Cisjordanie, Jibril Rajoub, 56 ans, et l’ancien homme fort du Fatah à Gaza, Mohamad Dahlane, 48 ans, également chef de la Sécurité préventive dans cette région, ont été élus.
Le Comité central compte 21 membres, le Conseil révolutionnaire 120.
Dix-huit membres de la première instance et 80 de la seconde étaient soumis à l’élection, tandis que les autres seront désignés par la nouvelle direction.
Les nouveaux responsables du Fatah auront pour lourde tâche de relancer le parti historique palestinien affaibli par les luttes internes. Samedi, les délégués avaient réélu le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbass, à l’unanimité, à la tête du mouvement qu’il dirige depuis la mort, en 2004, de Yasser Arafat, fondateur du Fatah à la fin des années 1950. Or, M. Abbass a été réélu dans un vote à main levée, de sorte qu’il a été impossible de mesurer l’importance de son opposition interne. De plus, il est âgé de 74 ans et n’a pas de successeur désigné susceptible de régénérer le mouvement. Et malgré sa reconduite à la tête du parti, M. Abbass est toujours jugé faible par ses détracteurs.
Dans une telle ambiance, les membres du Fatah ont tenu à donner l’image d’unité qui leur manquait tant, et les efforts pour la réussite du Congrès ont été intenses. « Les débats du Congrès et les élections se sont déroulés dans un formidable climat démocratique. Le Congrès fut un succès au-delà de nos attentes », s’est félicité Nimer Hammad, un conseiller du président Mahmoud Abbass. « Je suis convaincu qu’il y aura des changements au sein de la direction et que le peuple palestinien ressentira ce changement dans un proche avenir », a-t-il ajouté. « Le Fatah aujourd’hui n’est plus fissuré et faible, mais fort et uni. Ceux qui se retrouvent dans une position difficile sont le Hamas d’un côté et Israël de l’autre », a-t-il ajouté.
Des déclarations qui restent à être prouvées et suivies par des changements réels. En effet, à l’heure actuelle, le Fatah cherche, avant tout, à se débarrasser d’une image de corruption et de clientélisme qui a entraîné un revers électoral au profit du Hamas en 2006 et une défaite militaire face au même mouvement islamiste l’année suivante à Gaza. Et insuffler du sang neuf au sein des organes du parti n’est peut-être pas suffisant. Les Palestiniens attendent plutôt du Fatah qu’il répare ses échecs, que ce soit face à Israël ou au Hamas. En effet, la division du mouvement national palestinien et la partitionde fait des territoires qu’il revendique paralysent le processus de paix avec Israël que défend le Fatah et combat le Hamas.
Appels à une « paix juste »
Pour ce qui est de son programme politique adopté samedi, le Fatah a rappelé « son attachement à l’option d’une paix juste » avec Israël, tout en réitérant « le droit du peuple palestinien à la résistance contre l’occupation, conformément à la loi internationale ». « Il n’y a aucun changement sur le fond. Nous avons adopté la voie des négociations pour atteindre nos objectifs, et répété que nous aurons recours à toutes les formes de lutte pour en finir avec l’occupation », a expliqué à l’AFP Hossam Khader, un délégué du Fatah. Evidemment, cette allusion à un recours à une lutte, si le processus de paix devait être enterré, doublée d’un refus de reconnaître Israël comme Etat juif, a suscité des critiques des responsables israéliens. « Le Congrès du Fatah est décevant et non prometteur, car au Proche-Orient, il n’y a pas d’autre
moyen que de s’asseoir pour conclure un accord sur un programme de paix », a dit le ministre de la Défense, Ehud Barak. Plus virulent encore, le chef de la diplomatie, Avigdor Lieberman, a considéré que cette plateforme politique avait « enterré toute chance de parvenir à une paix avec les Palestiniens dans les prochaines années ».
Le parti confirme donc ses orientations traditionnelles. Le texte adopté samedi indique ainsi que « le Fatah reste fidèle aux martyrs et prisonniers, et exprime son attachement aux constantes du peuple palestinien, à savoir la libération de la terre et de Jérusalem, le démantèlement des colonies et le retour des réfugiés ». « Nous refusons de reconnaître Israël en tant qu’Etat juif afin de protéger les droits des réfugiés ainsi que ceux des Palestiniens de l’autre côté de la Ligne verte », entre Israël et la Cisjordanie, stipule ce texte en référence à près de 1,3 million de citoyens arabes d’Israël.
Or, à ce sujet, qu’il y ait rajeunissement ou non de la direction, le Fatah fera toujours face à l’obstination israélienne, pire encore au refus israélien de parvenir à la paix. Le parti se trouve donc face aux mêmes défis concernant le processus de paix. Et face aux mêmes aléas : faire davantage de concessions à Israël, au risque de ne rien obtenir, en fin de compte, et de perdre un peu plus de popularité au profit du Hamas.

Semaine du 12 au 18 Août 2009, numéro 779

Abir Taleb

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2009/8/12/marab2.htm


2 Coup de jeune sur le Fatah.

  • Les instances dirigeantes du Fatah rajeunissent. A l'occasion du son premier Congrès en 20 ans, le parti fondé par Yasser Arafat a élu de nouvelles têtes, donnant priorité aux Palestiniens "de l'intérieur" sur ceux de l'exil et évinçant la "vieille garde" historique accrochée aux commandes.

Quatorze des 18 sièges (sur 23) du Comité central mis aux voix vont à des nouveaux, désormais majoritaires: seuls quatre membres de la direction sortante sont réélus.

Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne et chef du Fatah, qui préside également cet organe exécutif du parti, doit désigner les quatre autres. "Abou Mazen" a lui-même été reconduit sans hésiter à la tête du mouvement, juste par acclamation, personne ne s'étant présenté contre lui.

Après une semaine d'un Congrès marqué par les bisbilles, intrigues et claquements de porte caractéristiques du parti, les résultats définitifs du vote de quelque 2.300 délégués devaient être connus plus tard mardi, tout comme ceux du vote pour le Conseil révolutionnaire (80 sièges étaient en jeu sur les 120 que compte cette instance, chargée de fixer les orientations politiques aux côtés du comité central).

Parmi les principaux nouveaux élus, on trouve l'étoile montante du mouvement: Marwan Barghouti, 50 ans, l'ancien chef de file de l'Intifada en Cisjordanie et le plus populaire des responsables palestiniens, bien qu'emprisonné à perpétuité en Israël. Ou bien le modéré Saeb Erekat, négociateur vétéran de la partie palestinienne pour les pourparlers de paix avec les Israéliens. Ou encore Nasser al-Kidwa, représentant palestinien à l'ONU.

Mais aussi les deux hommes chargés de la sécurité des Territoires palestiniens du temps de la toute-puissance d'Arafat: Mohammed Dahlan, 47 ans, ancien homme fort de Gaza avant la prise du pouvoir par le Hamas, et Jibril Rajoub, 56 ans, rentré de Tunis dans les bagages du "Vieux" pour prendre la tête de la Sécurité préventive en Cisjordanie, qui mena à ce titre nombre d'opérations de répression contre le Mouvement de la résistance islamique.

Le scrutin, dont les résultats définitifs n'étaient pas encore connus, marque donc la victoire de la jeune génération du Fatah. Celle qui n'a jamais quitté les territoires palestiniens, a fréquenté les prisons d'Israël et parle hébreu, sur la "vieille garde", la direction historique qui fonda le parti autour d'Arafat, ces "fedayine" vétérans vivant toujours en exil en Syrie, en Jordanie ou au Liban, et attachés au credo d'antan prônant la destruction d'Israël.

Pour Rajoub, ce premier Congrès en terre palestinienne occupée est donc "un coup contre une direction qui avait monopolisé le mouvement depuis longtemps sans même avoir présenté un bilan de son travail".

"Cette élection prépare un nouvel avenir pour le mouvement, une nouvelle ère démocratique", s'est réjoui Dahlan. Nasser al-Kidwa a jugé pour sa part que la nouvelle direction "réflète la véritable nature de l'organisation" et "la situation actuelle en son sein".

Ce coup de jeune intervient à un moment crucial, à quelques semaines de la présentation par le président américain Barack Obama de ses projets pour la paix dans la région.

En outre, le nouveau programme adopté par le Fatah reconnaît la nécessité de négocier pour aboutir à la création d'un Etat palestinien aux côtés d'Israël, tout en conditionnant les pourparlers au gel de la colonisation. Et, dernière concession à la "vieille garde", le Fatah se réserve le droit de reprendre les armes si les négociations échouent.

Le tout sonne donc comme une victoire pour le modéré Mahmoud Abbas, qui avait réclamé un rajeunissement des instances. "Abou Mazen", qu'Israël considère comme seul interlocuteur valable pour la paix, voit sa crédibilité et sa légitimité renforcés.

Reste l'épine du conflit interpalestinien. Alors que toutes les tentatives de réconciliation Hamas-Fatah menées depuis 2007 ont échoué, un dirigeant du mouvement islamiste a glissé une note d'optimisme lundi: en visite en Egypte, Mahmoud Zahar a dit "souhaiter une nouvelle direction au Fatah, pour que nous puissions poursuivre le dialogue".

En attendant de voir, la population, elle, est fatiguée. "Vieille garde ou nouvelle génération, ils sont tous pareils", soupire Abu Qusei Asaf, 35 ans, libraire à Béthleem. "Le combat, pour eux, ça ne rime à rien, juste des papiers sur la table. Ils se battent pour des sièges mais n'aident pas le peuple."

AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090811/twl-palestiniens-fatah-congres-synthese-1be00ca_3.html


3 Lieberman répond à Tibi.

« Notre principal problème n'est pas les Palestiniens mais Ahmed Tibi et ses acolytes. Ils sont plus dangereux que le Hamas et le Jihad islamique réunis », s'est prononcé mercredi le ministre des Affaires étrangères Avigdor Leberman, en référence au discours du député arabe lors de la conférence du Fatah à Béthléem.

« Nous, arabes citoyens d'Israël, sommes indissociables du peuple palestinien. Nous sommes les habitants d'origine, nous ne partirons jamais. Nous possédons les terres ici », s'est exprimé le député, qui a par ailleurs appelé les implantations à quitter les terres palestiniennes.

"Quiconque arrive le dernier devrait partir le premier", a ajouté Tibi. Le député arabe a annoncé que le fait de geler l'avancée des constructions dans les implantations n'était pas suffisant et qu'Israël devait « les démanteler ». « La paix ne pourra se faire avec les colonies ou les colons. Sortez de nos terres palestiniennes, sortez de chez nous, dégagez ! », s'est-il enflammé sous un tonnerre d'applaudissements.

« Je propose à Tibi que ce soit lui qui s'en aille », a répondu le ministre des Affaires de la diaspora Yuli Edelstein (Likoud).

« Ces gens qui discourent sur leur appartenance au peuple palestinien tout en siégeant à la Knesset et en profitant de tous les bénéfices de la démocratie israélienne me rendent malade et me fatiguent. »

« Quiconque écoute ces porpos réalise que le problème ne vient pas du président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas mais plutôt de Tibi, qui contredit complètement la déclaration d'indépendance ayant instauré l'Etat juif sur la terre d'Israël. Notre pays doit décider s'il souhaite se défendre ou courir à sa perte », a-t-il continué lors d'une visite à Ghajar, ville du Nord à cheval sur la frontière libanaise.

Récemment, Lieberman a été chargé par le premier ministre Binyamin Natanyahu de définir des règles de sécurité pour la ville, fréquemment déchirée entre Israël et le Liban.

Plus tôt dans la journée de mercredi, le député Ophir Akunis (Likoud) a demandé au président de la Knesset Reuven Rivlin de démettre Tibi de ses fonctions. Rivlin a répondu par la négative en arguant qu'il regrettait les déclarations du député, pouvant être interprétées comme des provocations, mais que son rôle n'était pas de censurer les membres de la Knesset.

La sixième conférence du Fatah s'est ouverte mardi. 2.000 délégués provenant de tout le monde arabe ainsi que des députés arabes l'ont suivie.

JPOST.FR
05.08.09

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4 Israël agite l’épouvantail du Fatah.

Le recentrage de la ligne politique du mouvement Fatah – dont les délégués au congrès élisaient hier la nouvelle direction – autour de la « légitimité de la résistance » contre Israël a, comme il fallait s’y attendre, eu l’effet d’une bombe.

Cette allusion au recours éventuel à une lutte armée et le rejet catégorique de la notion « d’Etat juif » tel que réclamé par Netanyahu a fait monter les responsables de l’Etat hébreu sur leur grands chevaux.

La classe politique israélienne a réagi unanimement, hier, contre le « nouveau » programme adopté par les congressistes du Fatah, qu’elle assimile à une copie conforme de celui de son frère ennemi, le Hamas. A Tel-Aviv, le moral est désormais en berne. « Le congrès du Fatah est décevant et non prometteur car au Proche-Orient, il n’y a pas d’autre moyen que de s’asseoir pour conclure un accord sur un programme de paix », a dit le ministre de la Défense, Ehud Barak.

Pour le ministre de l’Environnement, Gilad Erdan, le programme montre « une absence de volonté de parvenir à un accord avec Israël ». Par ces déclarations volontairement pessimistes et faussement inquiètes, les responsables du cabinet du Premier ministre tentent de justifier par anticipation le gel des négociations de paix et le recours à la méthode forte des colonisations sauvages et des instructions en territoire palestinien. C’est une manière bien subtile de signifier à la communauté internationale, aux Etats-Unis surtout, que ce sont les Palestiniens qui freinent la cadence vers la paix. Pour ce faire, il brandissent cette fois l’épouvantail d’un Fatah soudainement devenu infréquentable pour avoir adopté, pour une fois, une stratégie réaliste face à un adversaire intransigeant. Longtemps désigné comme un partenaire crédible par Israël sans pour autant lui faire de « cadeau », le Fatah de Mahmoud Abbas a choisi cette fois la voie de la raison. Et cela ne plaît pas à Israël qui surfait allégrement sur l’extrémisme du Hamas pour justifier ses dépassements et reporter à plus tard les négociations. En face, le Fatah, qui a chèrement payé ses accointances infructueuses avec les travaillistes, la droite et maintenant l’extrême droite israélienne, ne veut plus servir de faire-valoir à une paix chimérique.

Realpolitik

En s’engageant à « libérer la Palestine » pour laquelle il a été créé, le Fatah fait d’une pierre deux coups. Il coupe d’abord l’herbe sous le pied du Hamas qui revendique le monopole de la « résistance » et entend reprendre son aura perdue de mouvement de libération. Ensuite, il signifie à l’Etat hébreu que le temps des louvoiements est révolu et que désormais, le Fatah ne signera plus de chèque en blanc à des gouvernements israéliens qui se suivent et se ressemblent dans la spoliation des droits nationaux des Palestiniens. La plateforme politique du mouvement, adoptée samedi, confirme ce changement de cap. Le Fatah rappelle ainsi « son attachement à l’option d’une paix juste, mais réitère le droit du peuple palestinien à la résistance contre l’occupation, conformément à la loi internationale ». Il indique aussi que « le Fatah reste fidèle aux martyrs et prisonniers, et exprime son attachement aux constantes du peuple palestinien, à savoir la libération de la terre et de Jérusalem, le démantèlement des colonies et le retour des réfugiés » palestiniens. « Nous refusons de reconnaître Israël en tant qu’Etat juif afin de protéger les droits des réfugiés ainsi que ceux des Palestiniens de l’autre côté de la ‘ligne verte’ » entre Israël et la Cisjordanie, stipule ce texte en référence à près de 1,3 million de citoyens arabes d’Israël. Que le Hamas critique sévèrement les résolutions adoptées par le Fatah est un signe que ce dernier lui a peut-être ravi son fonds de commerce politique.

Hassan Moali

http://www.elwatan.com/Israel-agite-l-epouvantail-du


5 Fatah : Ahmed Koreï n’a pas confiance.

Le président Abbas a rejeté jeudi des propos de l’ancien Premier ministre Ahmed Koreï, qui avait estimé avoir perdu son siège au comité central du Fatah à l’issue d’un vote interne contestable.
Koreï (alias Abou Ala), qui a été durant des années l’un des principaux négociateurs du mouvement palestinien avec Israël, a porté cette accusation un jour après l’annonce des résultats définitifs du processus de renouvellement du comité central du Fatah, qui tenait à Bethléem son premier congrès depuis 20 ans.
Abbas : "Notre peuple et le monde ont pu voir le Fatah procéder à un processus électoral démocratique et transparent", "Quant à ceux qui ont manqué de chance dans cette élection, c’est la démocratie. Mais ils continueront de jouer un rôle dans le parti."
Ahmed Koreï avait auparavant déclaré à Reuters que la procédure électorale du Fatah n’avait, "dès le départ (...), pas respecté les critères minimum de la transparence".
Agé de 72 ans, Koreï faisait partie des dix membres de la "vieille garde" qui briguaient leur réélection au comité central, auquel il appartenait depuis des années. Il avait contribué à l’organisation de ce VIe congrès, dont il a présidé la séance d’ouverture le 4 août à Bethléem.
Seuls quatre "vétérans" ont retrouvé leur place parmi les 22 membres de l’exécutif, qui était censé comprendre 18 membres élus et quatre nommés.
Selon certains, le Fatah a contourné son règlement pour que Tayyeb Abdel-Rahim, autre vétéran et collaborateur d’Abbas, obtienne un siège au comité.
Il a été battu de deux voix, mais le Fatah a annoncé après un nouveau comptage qu’il arrivait à égalité avec le 18e de la liste des élus et qu’il occuperait donc son siège - en échange de quoi le nombre des membres nommés serait réduit à trois.
Abbas a déclaré qu’il n’y avait "aucun risque que le Fatah se divise, surtout pas à cause d’Abou Ala, (qui) ne songerait même pas à faire ça". Un peu plus tôt, Koreï avait dit : "La situation n’est pas simple (...) Il y a beaucoup de protestations en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Mais je ne soulève pas de questions au sujet de ceux qui ont gagné."
Parmi les irrégularités qui auraient eu lieu, il a cité la présence de dix urnes au lieu d’une seule pour le comité central, un retard de 24 heures dans l’annonce des résultats, des inscriptions de la même main portées sur de nombreux bulletins, et la présence d’agents de sécurité armés alors que le dépouillement se poursuivait.
Ahmed Koreï a dit s’attendre à une contestation des résultats des opérations de vote concernant le Conseil révolutionnaire - parlement du mouvement nationaliste - qui devaient être annoncés vendredi. "Les résultats n’inspireront pas confiance", a-t-il dit.
Le congrès a élu mardi un comité central dont la composition a été largement rajeunie au détriment des anciens du mouvement, ouvrant les portes à la jeune garde sur laquelle il avait misé.
Il y a aussi de fortes chances pour que la nouvelle génération entre en force au "Parlement", qui compte 128 membres. Sept cents candidats, dont une cinquantaine de femmes, postulaient aux 80 sièges à pourvoir Mahmoud Abbas, soutenu par les pays occidentaux, a encouragé le Fatah a "prendre un nouveau départ" afin de reconquérir l’électorat palestinien et, à défaut de se réconcilier avec le Hamas qui contrôle la bande de Gaza, de récupérer sa suprématie politique perdue.

Al-Oufok avec les agences de presse

13 août 2009, par La Rédaction

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article793

n°476 - Dossiers de Palestine - 17-08 - suite - : 73% des enfants de Gaza souffrent de troubles psychologiques suite à la dernière agression israélienne contre Gaza.

n°476 -  Dossiers de  Palestine - 17-08 - suite - : 73% des enfants de Gaza souffrent de troubles psychologiques suite à la dernière agression israélienne contre Gaza.



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources                  



Dossier de Palestine

                                    N°476                                                     17-08

                                                                              C.De Broeder & M.Lemaire   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

2 Les brèves (suite)

2-2 Marwan Barghouti : De l'homme d'action à l'action politique.

2-3 « Le problème, c'est l'Iran et non les colons juifs »...

2-4 Une étude dévoile la situation précaire des Palestiniens en dehors des camps.

2-5 Chérif Boudelal

2-6 E.B. Solomont : Blanchiment d'argent et trafic d'organes. : Trafic d'organes et blanchiment d'argent dans le collimateur du FBI.

3 Dossier

3-1 Hassan Moali : Mahmoud Abbas devant le congrès du Fatah.

3-2 Monique Mas : Un congrès du changement pour la continuité du Fatah.

3-3 Le Fatah rajeunit ses cadres et renforce la main d’Abbas.



2-2 Marwan Barghouti : De l'homme d'action à l'action politique.

A 50 ans, Marwan Barghouti est une valeur montante de la résistance palestinienne. Prisonnier d'Israël depuis sept ans, il a été condamné cinq fois à la perpétuité pour son rôle de premier plan dans l’organisation et le commandement des  Brigades de martyrs d’al-Aqsa, la branche armée du Fatah, qui avait lancé une campagne d’attentats-suicide contre Israël en 2000.

Avant cela, Barghouti avait aussi été de la première intifada, la révolte des pierres, dans la bande de Gaza en 1987. Il en garde une aura d’homme d’action. Ce qui manque justement cruellement à la vieille garde du Fatah critiquée pour son embourgeoisement si ce n’est pour sa corruption, à l'image d'un Ahmed Qoreï, l'ancien Premier ministre exclu du comité central et qui paie autant pour sa mauvaise réputation que pour l'échec des négociations avec Israël.

Mais Barghouti a aussi des ambitions politiques. Après la signature des accords d’Oslo, il était rentré d'exil pour devenir le secrétaire général du Fatah pour la Cisjordanie. Aujourd'hui, même le frère ennemi du Fatah, le Hamas le verrait bien sortir de prison pour remplacer Mahmoud Abbas à la tête de l'Autorité palestinienne. Les islamistes le jugent en effet honnête et cite même régulièrement son nom dans les échanges de prisonniers israéliens et palestiniens

http://www.rfi.fr/actufr/articles/116/article_83530.asp


2-3 « Le problème, c'est l'Iran et non les colons juifs »...
Les États-Unis ont demandé à Israël de s'engager à geler pendant un an toute activité de colonisation en Cisjordanie afin d'inciter les pays arabes à prendre des mesures en vue d'une normalisation de leurs relations avec l'État hébreu, a rapporté hier le quotidien Haaretz.

Le journal précise que cette proposition a été formulée par l'émissaire spécial de Barack Obama pour le Proche-Orient, George Michell, lors d'un entretien avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu la semaine dernière à Jérusalem.

Opposé à un arrêt pur et simple de la colonisation en Cisjordanie, comme le stipule la feuille de route pour la paix adoptée en 2003, Israël préférerait que le gel des activités soit limité à six mois plutôt qu'un an, ajoute Haaretz.
Le ministre de la Défense, Ehud Barak, s'est refusé à tout commentaire sur cette information lors d'interviews accordées à deux radios israéliennes. Mais il a déclaré qu'une « tentative pour parvenir à des accords » avec Washington sur la question du gel des colonies était menée en parallèle à des efforts pour persuader les pays arabes de consentir à des gestes d'ouverture envers Israël. « Tout cela s'inscrit dans le cadre d'un large plan pour un accord régional complet qui prend apparemment forme à l'initiative du président Obama avec les Palestiniens pour objectif principal », a-t-il déclaré, précisant que la « porte restait ouverte » à la Syrie et au Liban.
Cependant, un porte-parole de la présidence du Conseil, interrogé par l'AFP, a affirmé qu'il n'était « pas au courant des informations » publiées par le Haaretz et qu'il s'agit de « pures spéculations médiatiques qui font malheureusement surface trop souvent ».
Les négociations vont se poursuivre dans les prochaines semaines, notamment lors d'une rencontre prévue entre MM. Netanyahu et Mitchell le 26 août à Londres, à l'occasion d'une visite du Premier ministre dans la capitale britannique, a poursuivi le journal. George Mitchell et Benjamin Netanyahu avaient fait état la semaine dernière de progrès dans leurs discussions, mais aucun n'a clairement évoqué la question des colonies dans ses commentaires. Ce dossier a provoqué les plus vives tensions depuis dix ans dans les relations américano-israéliennes.
De son côté, le président Abbas a déclaré qu'il refusait de reprendre des négociations avec Israël, suspendues depuis l'intervention israélienne à Gaza en décembre, tant que la colonisation n'aura pas cessé.
Ehud Barak, qui a également rencontré l'émissaire américain la semaine dernière, a déclaré mardi dernier que les États-Unis dévoileraient « dans les semaines à venir » un plan de paix pour le Proche-Orient. Il a invité son pays à l'accepter. Le dirigeant travailliste a évoqué la possibilité d'un accord en vertu duquel Israël devrait geler sa politique de colonisation, mais serait autorisé à achever les projets en cours en échange de gestes de paix des États arabes.
Par ailleurs, Eric Cantor, numéro deux du Parti républicain à la Chambre des représentants américains, a appelé hier, à Jérusalem, la communauté internationale à stopper ses pressions sur Israël à propos de la colonisation et à faire face aux menaces du nucléaire iranien.
« J'ignore pourquoi l'attention se focalise sur la question des colonies (...) Je crois qu'il faudrait surtout se préoccuper de la menace existentielle que l'Iran ferait peser sur Israël s'il était doté de l'arme nucléaire », a estimé M. Cantor à la radio publique israélienne.
Selon lui, ce sont les Palestiniens - et non les colonies - qui font obstacle à la reprise du processus de paix au Proche-Orient, parce qu'ils refusent de reconnaître le caractère juif de l'État d'Israël.

http://www.lorientlejour.com/article/627289/Washington_ng...


2-4 Une étude dévoile la situation précaire des Palestiniens en dehors des camps.
Entre février et juin 2009, les ONG Première urgence et le Conseil norvégien pour les réfugiés ont mené une étude sur les conditions de vie des Palestiniens qui vivent dans les groupements en dehors des douze camps officiels. Les résultats de cette étude, financée par le département d'aide de la Commission européenne (Echo), ont été présentés hier au cours d'une conférence de presse qui s'est tenue au siège de l'ordre de la presse.
« Près de 40 000 Palestiniens, soit 18 % de l'ensemble des réfugiés palestiniens au Liban, vivent dans 42 groupements situés en dehors des camps, constate Julien Mulliez, chef de mission à Première urgence. Bien que la majorité d'entre eux soient inscrits sur les registres de l'Unrwa, ils ne reçoivent pas les aides nécessaires pour améliorer l'infrastructure de leurs habitations et avoir un accès sûr et adéquat à l'eau et aux installations sanitaires. »
L'étude, qui a insisté sur les problèmes rencontrés par ces groupements au niveau des logements, de l'eau et des installations sanitaires, a montré que 897 habitations ont besoin d'être réhabilitées de façon urgente afin que les résidents puissent vivre dans des conditions saines et hygiéniques.
« La majorité de ces maisons ont des problèmes structuraux chroniques et des problèmes de santé publique, souligne pour sa part Graziella Ito-Pellegri, conseillère technique auprès du Conseil norvégien pour les réfugiés. Cela signifie que plusieurs familles ont des problèmes de fuites d'eau en hiver et de chaleur insoutenable en été. De plus, plusieurs maisons risquent de s'écrouler et les familles sont obligées de vivre sans avoir un accès à l'eau courante ou à une cuisine décente. »
« Cette année, nous allons commencer par la réhabilitation de 165 maisons », poursuit Mme Ito-Pellegri, expliquant que les installations des égouts sanitaires sont dans un état précaire. « Les conditions sanitaires sont très mauvaises et cela peut aboutir à une contamination bactériologique de l'eau potable et à la propagation des maladies. »
Les conférenciers ont enfin souligné l'importance d'une sensibilisation pour améliorer la situation dans les groupements palestiniens. Ils ont en outre prôné des sessions sur l'hygiène et l'eau qui seraient
organisées à l'intention des techniciens responsables du traitement de l'eau dans ces groupements.
7 août 2009
http://www.lorientlejour.com/article/627344/Une_tude_dvoile_la_situation_prcaire_des_Palestiniens__en_dehors_des_camps.html


2-5 Chérif Boudelal : Trafic d'organes et blanchiment d'argent dans le collimateur du FBI.

Le sionisme dans le collimateur du FBI et ses membres filmés menottes aux poignées, poursuivis pour trafic d'organes et blanchiment d'argent (entre autres) dont Israël serait le bénéficiaire et le maître d’œuvre

L’affaire Madoff ne serait-elle pas liée à ce réseau mafieux sioniste ? Et si c’était le cas, la crise financière internationale ne serait-elle pas la conséquence d’un réseau mondial lié au lobby sioniste dont le but est de financer Israël ?

Enfin, les méfaits du sionisme commencent à remonter sur la surface ! Un réseau de trafiquants d’organes humains et de blanchiment d’argent sale (entre autres) a été démantelé par le FBI. Pas moins de 44 membres de ce réseau ont été arrêtés. Ce réseau est dirigé par un rabbin et agit au nom d’une ONG « humanitaire » ! Il comprend 3 maires, 2 parlementaires, 5 rabbins, une dizaine de personnalités politiques et des dirigeants d’ de sociétés ou d’organisations « humanitaires », etc.

Après le blanchiment d’argent, les fonds vont dans les caisses d’Israël, « tout propre ! » via le lobby sioniste New Yorkais. Ceci pourrait signifier que l’AIPAC, connu pour s’identifier à Israël, est la cheville ouvrière de ce trafic. Probablement dans quelques temps nous apprendrons que d’autres réseaux du même lobby ont été identifiés, aux USA ou dans d’autres pays, et que certains membres de ces réseaux se sont réfugiés en Israël pour échapper à la condamnation – sachant qu’Israël et le refuge de tous les assassins et escrocs de religion juive qui y demande asile.

Chérif BOUDELAL

Pour lire les articles ci-dessous ou dans les pièces jointes comportant les noms et CV de ces escrocs (en français et anglais), et voir les photos, cliquer sur les liens suivants :

UQAM | Entrevues | Dans les coulisses du trafic d'organes

http://newsdaily.com/stories/tre56m3qu-us-corruption-newjersey/

USA : Vaste opération contre le blanchiment

Ces personnalités politiques

44 Charged by U.S. in New Jersey Corruption Sweep « Suzie-Q

Bernard Madoff, ancien patron du Nasdaq, accusé d'une gigantesque ... 

Chérif BOUDELAL

24 juillet 2009


2-6 E.B. Solomont : Blanchiment d'argent et trafic d'organes.

Un retentissant scandale de corruption entre New-York et Israël. Cinq rabbins, trois maires de l'Etat du New-Jersey et deux députés ont été arrêtés jeudi par le FBI, après deux ans d'enquête à tiroirs.  
Les charges sont graves : pots-de-vin, extorsion de fonds, blanchiment d'argent et même trafic d'organes.
Les rabbins de Brooklyn et du New-Jersey sont accusés d'avoir blanchi 10 millions de dollars à travers des organisations caritatives aux Etats-Unis et en Israël.

Il s'agit de Saul Kassin, 87 ans, de la synagogue Shaarei Zion à Brooklyn; Eliahu Ben-Haim, 58 ans, rabbin de la Congrégation Ohel Yaacob à Deal dans le New-Jersey; Mordechai Fish, 56 ans, de la Congrégation Sheves Achim à Brooklyn et Lavel Schwartz, 57 ans.
Un autre suspect, Levy-Izhak Rosenbaum, 58 ans, est accusé de trafic de reins, récupérés de donneurs israéliens. Il les aurait obtenus pour 10 000 dollars avant de les revendre 160 000 dollars.
Le FBI a mis les moyens pour ce gigantesque coup de filet : plus de 300 agents ont été mobilisés pour arrêter les 44 suspects, jeudi dans la matinée. A la main, un mandat d'arrêt qui, au départ, ne concernait que des fraudes bancaires à l'intérieur de la communauté juive syrienne installée à Deal dans le New-Jersey.
Mais l'enquête s'est vite emballée, avec de multiples ramifications politiques. Les médias américains se sont emparés de l'affaire.
Le porte-parole de la police israélienne, Micky Rosenfeld, a indiqué avoir entendu parler de l'affaire mais dément connaitre toute information concernant les reins vendus par des donneurs israéliens.

E.B. SOLOMONT
24.07.09 
 



3 Dossier

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Hassan Moali : Mahmoud Abbas devant le congrès du Fatah.
Dans son discours devant le congrès du Fatah Mahmoud Abbas menace de reprendre les armes

C’est à un recentrage stratégique de la ligne politique du mouvement Fatah auquel a appelé hier le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, dans un son discours-fleuve de deux heures devant les congressistes. Autocritique d’abord de son propre mouvement, battu à plate couture par son rival Hamas à cause de son « éloignement » de la rue palestinienne.

Critiques acerbes ensuite contre les autorités israéliennes qui mènent une politique de « purification ethnique », notamment son Premier ministre, Netanyahu, coupable d’« anéantir » les chances du processus de paix. Enfin, flèches contre les « putschistes » du Hamas qui « entravent » le dialogue interpalestinien. Mais Mahmoud Abbas a surtout posé les jalons du renouveau du Fatah qui passe, d’après lui, par la réappropriation de la « résistance populaire ». En effet, le président Mahmoud Abbas a reconnu hier les errements politiques de son parti devant le congrès, réuni pour la première fois depuis vingt ans. Le Fatah a, d’après lui, commis des « erreurs », qui se sont soldées par sa déroute face au Hamas, et ce qui l’a exhorté à « en tirer la leçon » pour se relancer.

« En raison du blocage du processus de paix, mais aussi à cause de nos erreurs, certains de nos comportements rejetés par le public, notre faible performance, notre éloignement d’avec le pouls de la rue et notre manque de discipline, nous avons perdu les élections législatives (en 2006) et ensuite, nous avons perdu Ghaza », a déclaré M. Abbas devant les délégués du parti à Bethléem, en Cisjordanie. Le Fatah, qui exerçait jusqu’alors un contrôle sans partage sur l’Autorité palestinienne, avait été battu aux élections par le Hamas, avant d’être violemment délogé par le mouvement islamiste, 18 mois plus tard, par la force de la bande de Ghaza. « Ce congrès doit constituer une plateforme pour un nouveau départ, consolidant notre lutte pour atteindre nos principaux objectifs : la libération et l’indépendance », a affirmé M. Abbas, qui dirige le Fatah depuis le décès, en 2004, de son dirigeant historique Yasser Arafat. « Nous devons tirer la leçon de nos erreurs et chercher en permanence à nous remettre en question et à rectifier notre façon d’agir », a-t-il ajouté. « Notre principale tâche en tant que membres du Fatah est de redonner au mouvement (...) son rang, son rayonnement et son âme pour qu’il continue d’assumer son rôle historique qui est de conduire notre peuple vers la liberté et l’indépendance », a-t-il souligné. Il s’agit du premier congrès général du mouvement depuis 1989 et seulement du sixième depuis sa création, à la fin des années 1950.

Une « déclaration de guerre », selon Tel-Aviv 

Dans le projet du programme politique soumis au congrès, le Fatah souligne la volonté des Palestiniens de « reprendre l’initiative afin de sortir les négociations de paix de l’impasse », tout en réitérant le « droit du peuple palestinien à la résistance contre l’occupation conformément à la loi internationale, y compris la lutte armée ». « Tout en réitérant notre attachement à l’option de la paix et aux négociations, nous nous réservons le droit de recourir à la résistance légitime, garantie par le droit international », a dit M. Abbas dans son discours de plus de deux heures, louant plus particulièrement « la résistance populaire » pacifique. M. Abbas s’en est en outre pris au Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, l’accusant d’anéantir les chances d’une reprise des négociations de paix en refusant le gel de la colonisation et en excluant une restitution aux Palestiniens de la partie arabe de Jérusalem ou de la vallée du Jourdain. Il a aussi accusé le gouvernement israélien de se livrer à une campagne de « purification ethnique » à Jérusalem-Est, en détruisant des maisons arabes et en installant des colons dans des quartiers palestiniens.

Le ministre israélien de l’Information, Youli Edelstein, a qualifié le congrès de « déclaration de guerre » contre Israël, dans des propos rapportés par le site d’information YNet. « Ils disent explicitement qu’ils soutiennent la poursuite de la lutte armée », a-t-il dit. M. Abbas a en outre violemment critiqué les « putschistes » du Hamas, dénonçant notamment la « répression » qu’ils exercent à l’encontre du Fatah à Ghaza et les accusant d’entraver le dialogue avec son parti en vue d’une réconciliation. « C’est un discours rempli de fanfaronnades et d’affabulations contre le Hamas », a répliqué le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri. Cela donne la mesure du fossé qui sépare les frères ennemis palestiniens. Cela constitue aussi du pain béni pour Israël, qui peut se permettre de remettre à plus tard ses engagements, le temps que Ghaza se rattache, un jour peut-être, à la Cisjordanie. 

 « Nous ne sommes pas des terroristes » 

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a rejeté hier toute notion qualifiant de terrorisme la résistance légitime des Palestiniens contre l’occupant israélien. « Nous ne sommes pas des terroristes et nous rejetons toute description de notre lutte légitime comme du terrorisme », a déclaré M. Abbas devant plus de 2200 délégués du mouvement palestinien, Fatah, réunis en congrès en territoire palestinien. « C’est notre position ferme et permanente », a réitéré M. Abbas, en réaffirmant le droit des Palestiniens à résister aux forces d’occupation israélienne. « La tenue même de ce congrès est un miracle, et sa tenue dans notre patrie est un autre miracle », a également déclaré le dirigeant palestinien dans un discours d’ouverture de la réunion. Au cours de ce congrès de trois jours, quelque 1900 délégués doivent renouveler le comité central et le conseil révolutionnaire, principales instances du Fatah, parti présidentiel, et adopter un nouveau programme politique. Regrettant l’impasse actuelle des négociations de paix avec les Israéliens, Mahmoud Abbas a réaffirmé son attachement au processus de paix. « C’est le droit des gens de dire que ces négociations sont vaines », a-t-il déclaré. « Pour autant, il y a une lueur d’espoir et nous devons poursuivre dans cette voie, pour l’intérêt du peuple », a-t-il concluUn plan de paix US prochainement sur la table |Un nouveau plan de paix pour le Proche-Orient sera dévoilé prochainement par les Etats-Unis, et le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a invité Israël à l’accepter, ont rapporté hier des sources médiatiques. Le ministre israélien a indiqué devant la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset (Parlement) que « dans les semaines à venir, le plan (américain) sera formulé et présenté aux parties (intéressées) », précisent les mêmes sources. « Je crois qu’Israël devrait prendre l’initiative en acceptant ce plan », a ajouté le ministre, cité par un porte-parole du Parlement. Selon des médias israéliens, l’Administration américaine va apporter de nouvelles propositions qui seront dévoilées prochainement afin de donner un nouveau souffle au processus de paix amorcé lors de la conférence internationale d’Annapolis (Etats-Unis) en novembre 2007. Le porte-parole du département d’Etat américain, P.J. Crowler, a répondu lundi à Washington à une question de savoir si l’envoyé spécial américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, allait annoncer un plan de paix américain précisant que « c’est une question de semaines ».|

 Hassan Moali

El Watan (Algérie)
Mercredi 5 août 2009

http://www.elwatan.com/Mahmoud-Abbas-menace-de-reprendre


3-2 Monique Mas : Un congrès du changement pour la continuité du Fatah. 

Pour le parti de Yasser Arafat, lui-même disparu en 2004, il y avait urgence à renouveler des instances dirigeantes gangrenées par l’embourgeoisement sinon la corruption, mais aussi par la fin biologique des pères fondateurs.

Avec 18 sièges remis en jeu, sur les 23 que compte son comité central, c’est très largement une génération qui a passé la main à une « jeune garde » quand même quinquagénaire. Au passage, le Fatah se donne comme figure de proue le prisonnier d’Israël, Marwan Barghouti.

Il promet de garder le cap de la résistance palestinienne avec la réélection de Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, mais ne règle pas la question de la sécession du Hamas islamique.

Cinquante ans après sa fondation, il était temps pour le Fatah de mettre de l’huile dans les rouages de son appareil politique. Celui-ci avait en effet reçu pour mission première d’encadrer une lutte armée désormais tombée en désuétude, la révolte des pierres de l’intifada et les attentats kamikazes prenant le relais. Ce n’est d’ailleurs pas pour relancer la résistance palestinienne sur ce terrain-là que Mahmoud Abbas a voulu le congrès de Bethléem. Mais comme il a voulu le proclamer, la lutte armée reste inscrite comme un droit de « légitime défense » dans la charte du Fatah qu’il n’était pas question de toucher pour capitaliser sur la mémoire de son combat historique.

Remettre le Fatah en ordre de bataille

Avec toute la symbolique guerrière qui lui est attachée, c’est quand même largement l’espoir d’une victoire de haute lutte qui a fait la bonne fortune du Fatah dans le cœur des Palestiniens. Pendant des décennies, le mouvement a pu ainsi s’imposer comme le fer de lance de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et plus largement comme le héraut du combat des Palestiniens face à Israël. Et cela jusqu’à ce que la concurrence islamiste du Hamas lui arrache la bande de Gaza et lui impose en quelque sorte de s’adapter ou de risquer de mourir. 

Pour le Fatah, le recours à la force demeure donc une option sur le papier, mais dans l’esprit de Mahmoud Abbas, il n’est nullement à l’ordre du jour. C’est en effet en interlocuteur principal d’Israël que Mahmoud Abbas a voulu être légitimé à Bethléem. Il fallait pour cela contourner l’obstacle de la sécession du Hamas qui ruine quand même largement l’Autorité palestinienne dont il revendique la présidence. Nulle surprise donc à ce que dans les rangs du congrès du Fatah, la question du Hamas suscite davantage d’effets de manche pour déplorer la division que de véritables résolutions en faveur d’une réconciliation.

De son côté le Hamas a saisi l’occasion du congrès de Bethléem pour faire acte d’autorité à Gaza, contraignant plusieurs centaines de militants du Fatah à suivre l’évènement depuis la petite lucarne télévisée. Un pied de nez à Mahmoud Abbas dont il n’a échappé à personne que l’un des principaux enjeux de Bethléem était de remettre le Fatah en ordre de bataille. Et cela justement dans l’espoir de vaincre le Hamas aux élections législatives et présidentielle qu’il appelle de ses vœux en janvier prochain.

Nouveaux entrants mais militants de longue date

Le comité central est désormais composé pour deux-tiers de nouveaux entrants, des quinquagénaires qui ont déjà en fait une assez longue carrière au Fatah derrière eux. C’est le cas en particulier de Marwan Barghouti, nouvelle figure de proue mais militant de longue date qui s’était déjà fait connaître pour son rôle dans la première intifada, à la fin des années quatre-vingt. En prison en Israël depuis 2002, il a été élu derrière les barreaux où il brigue aussi la succession de Mahmoud Abbas après avoir été pressenti comme dauphin de Yasser Arafat.

Sans surprise, l’élection de Barghouti dans l’instance suprême du Fatah donne déjà du grain à moudre au gouvernement israélien. Membre du Likoud de Netanyahou, la ministre de la Culture et des Sports, Limor Livnat, juge qu’Israël ne doit surtout pas se risquer à « libérer un tueur » tandis que le ministre du Commerce et de l'Industrie, Binyamin Ben Eliezer, estime au contraire en effet qu’il faut laisser Barghouti sortir de prison « immédiatement et s'assoir avec lui parce que personne d'autre que lui n'est capable de prendre des décisions difficiles ». Mahmoud Abbas appréciera.

Si Marwan Barghouti fait l’unanimité jusque dans les rangs du Hamas où il est considéré comme honnête et efficace, plusieurs bêtes noires du mouvement islamiste font leur entrée au comité central du Fatah, avec l’appui du président de l’Autorité palestinienne. C’est le cas en particulier d’anciens chefs de la sécurité ou des renseignements - pour ne pas dire des exécuteurs des basses œuvres du parti - comme Mohamed Dahlan qui avait conduit en 1996 une féroce répression à Gaza avant d’en être chassé par le Hamas, en juin 2007.

Un esprit de parti unique

Djibril Radjoub aussi, chargé de la sécurité en Cisjordanie sous Arafat et de retour en grâce avec Abbas, à l’instar de Taoufik al Tiraoui, l’homme des Renseignements en Cisjordanie jusqu'à la fin 2008. Parmi les derniers compagnons de route de Yasser Arafat, le septuagénaire Abou Maher Ghneïm reste en place tandis que font leur entrée un neveu du père fondateur, Nasser al Kidoua, ancien représentant de l'OLP aux Nations unies et ancien ministre des Affaires étrangères, ou bien encore des personnalités qui ont su se rendre incontournables comme Saëb Erekat, ancien confident d'Arafat, proche de Mahmoud Abbas et surtout en charge des négociations qui se poursuivent tant bien que mal avec Israël depuis la conférence internationale d’Annapolis aux Etats-Unis en novembre 2007.

A Bethléem, le Fatah a voulu s’afficher démocratique. Il n’en reste pas moins fortement imprégné d’un esprit de parti unique. En témoigne le vote à mains levées qui a consacré à Bethléem la réélection de son numéro un, Mahmoud Abbas. De leur côté, les délégués de la seconde génération qui demandaient des comptes aux anciens ont dû se contenter des allusions aux « erreurs du passé » rapidement balayées dans son discours d’ouverture par le président de l’Autorité palestinienne. Quant à Ahmed Qoreï, l’ancien négociateur des Accords d’Oslo, il a refusé de battre en retraite après quarante ans d’une carrière un peu trop juteuse pour être honnête selon les électeurs du Fatah qui lui ont refusé leur vote. L’ancien Premier ministre d’Arafat, Ahmed Qoreï a décidé de contester le décompte qui l’évince du comité central.

Après presque deux décennies sans congrès sous la férule de fer de Yasser Arafat, Mahmoud Abbas avait besoin d’un Fatah à ses marques. D’une époque l’autre, sa priorité c’est la continuité politique, avec pour objectif de ramener l’électorat palestinien dans le giron historique du Fatah.

Monique Mas

12/08/2009 

http://www.rfi.fr/actufr/articles/116/article_83587.asp


3-3 Le Fatah rajeunit ses cadres et renforce la main d’Abbas.

Les instances dirigeantes du Fatah rajeunissent.

 l’occasion du son premier Congrès en 20 ans, le parti fondé par Yasser Arafat a élu de nouvelles têtes, donnant priorité aux Palestiniens "de l’intérieur" sur ceux de l’exil et évinçant la "vieille garde" historique accrochée aux commandes.
Quatorze des 18 sièges (sur 23) du Comité central mis aux voix vont à des nouveaux, désormais majoritaires : seuls quatre membres de la direction sortante sont réélus.
Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne et chef du Fatah, qui préside également cet organe exécutif du parti, doit désigner les quatre autres. "Abou Mazen" a lui-même été reconduit sans hésiter à la tête du mouvement, juste par acclamation, personne ne s’étant présenté contre lui.
Après une semaine d’un Congrès marqué par les bisbilles, intrigues et claquements de porte caractéristiques du parti, les résultats définitifs du vote de quelque 2.300 délégués devaient être connus plus tard mardi, tout comme ceux du vote pour le Conseil révolutionnaire (80 sièges étaient en jeu sur les 120 que compte cette instance, chargée de fixer les orientations politiques aux côtés du comité central).
Parmi les principaux nouveaux élus, on trouve l’étoile montante du mouvement : Marwan Barghouti, 50 ans, l’ancien chef de file de l’Intifada en Cisjordanie et le plus populaire des responsables palestiniens, bien qu’emprisonné à perpétuité en Israël.

Ou bien le modéré Saeb Erekat, négociateur vétéran de la partie palestinienne pour les pourparlers de paix avec les Israéliens.

Ou encore Nasser al-Kidwa, représentant palestinien à l’ONU.
Mais aussi les deux hommes chargés de la sécurité des Territoires palestiniens du temps de la toute-puissance d’Arafat : Mohammed Dahlan, 47 ans, ancien homme fort de Gaza avant la prise du pouvoir par le Hamas, et Jibril Rajoub, 56 ans, rentré de Tunis dans les bagages du "Vieux" pour prendre la tête de la Sécurité préventive en Cisjordanie, qui mena à ce titre nombre d’opérations de répression contre le Mouvement de la résistance islamique.
Le scrutin, dont les résultats définitifs n’étaient pas encore connus, marque donc la victoire de la jeune génération du Fatah. Celle qui n’a jamais quitté les territoires palestiniens, a fréquenté les prisons d’Israël et parle hébreu, sur la "vieille garde", la direction historique qui fonda le parti autour d’Arafat, ces "fedayine" vétérans vivant toujours en exil en Syrie, en Jordanie ou au Liban, et attachés au credo d’antan prônant la destruction d’Israël.
Pour Rajoub, ce premier Congrès en terre palestinienne occupée est donc "un coup contre une direction qui avait monopolisé le mouvement depuis longtemps sans même avoir présenté un bilan de son travail".
"Cette élection prépare un nouvel avenir pour le mouvement, une nouvelle ère démocratique", s’est réjoui Dahlan. Nasser al-Kidwa a jugé pour sa part que la nouvelle direction "réflète la véritable nature de l’organisation" et "la situation actuelle en son sein".
Ce coup de jeune intervient à un moment crucial, à quelques semaines de la présentation par le président américain Barack Obama de ses projets pour la paix dans la région.
En outre, le nouveau programme adopté par le Fatah reconnaît la nécessité de négocier pour aboutir à la création d’un Etat palestinien aux côtés d’Israël, tout en conditionnant les pourparlers au gel de la colonisation. Et, dernière concession à la "vieille garde", le Fatah se réserve le droit de reprendre les armes si les négociations échouent. Le tout sonne donc comme une victoire pour le modéré Mahmoud Abbas, qui avait réclamé un rajeunissement des instances. "Abou Mazen", qu’Israël considère comme seul interlocuteur valable pour la paix, voit sa crédibilité et sa légitimité renforcés.
Reste l’épine du conflit interpalestinien. Alors que toutes les tentatives de réconciliation Hamas-Fatah menées depuis 2007 ont échoué, un dirigeant du mouvement islamiste a glissé une note d’optimisme lundi : en visite en Egypte, Mahmoud Zahar a dit "souhaiter une nouvelle direction au Fatah, pour que nous puissions poursuivre le dialogue".
En attendant de voir, la population, elle, est fatiguée. "Vieille garde ou nouvelle génération, ils sont tous pareils", soupire Abu Qusei Asaf, 35 ans, libraire à Béthleem. "Le combat, pour eux, ça ne rime à rien, juste des papiers sur la table. Ils se battent pour des sièges mais n’aident pas le peuple."

Quelques personnalités élues au Comité central du Fatah

Voici certaines des principales personnalités élues au Comité central du Fatah, l’organe exécutif du parti fondé par Yasser Arafat :
. Marwan Barghouti, 50 ans. Charismatique chef de file de la dernière Intifada alors qu’il était le patron cisjordanien du Fatah, il est l’un des responsables politiques les plus importants des Territoires palestiniens, et le plus populaire. Considéré comme un pragmatique et favorable à un accord de paix avec Israël, il est actuellement dans une prison israélienne, condamné à cinq fois la perpétuité pour son rôle dans plusieurs attentats meurtriers, il est considéré comme un dauphin potentiel de Mahmoud Abbas à la présidence palestinienne. Reste la question de sa libération, qui pourrait intervenir dans le cadre d’un échange de prisonniers ou d’un geste de bonne volonté de la part d’Israël.
. Jibril Rajoub, 56 ans. Entré au Fatah en 1969, à l’âge de 16 ans, il a été emprisonné par Israël à plusieurs reprises avant de partir en exil en Tunisie en 1988, où il devient proche conseiller d’Arafat. Après le retour d’exil de ce dernier en 1994, Rajoub est nommé à la tête de la Sécurité préventive en Cisjordanie. Rajoub, qui parle couramment hébreu et dont les hommes ont souvent mené des opérations de répression contre les militants du Hamas, est actuellement à la tête de la fédération palestinienne de football.
. Mohammed Dahlan, 47 ans. Etait auparavant le chef de la sécurité dans la Bande de Gaza, homme fort de son territoire natal avant la prise du pouvoir par le Hamas. Il bénéficiait du soutien occidental, mais est une figure très controversée, et contesté au sein du Fatah. On lui a largement reproché la rapide débandade des forces du parti face à celles du Mouvement de la résistance islamique qui se sont emparées de la Bande côtière en 2007.
. Saeb Erekat, 54 ans. Il est l’un des porte-parole et négociateurs de paix palestiniens les plus expérimentés. Cet homme courtois et policé, diplômé de plusieurs universités américaines et britanniques, vit à Jéricho (Cisjordanie). Il a été de toutes les séances de pourparlers du processus israélo-palestiniens.
. Salim Zanoun, 78 ans. Membre de la génération des fondateurs du Fatah, aux côtés d’Arafat et Abbas. Exilé en Jordanie, il est l’incarnation même de la "vieille garde" qui a perdu du terrain lors de ce Congrès.
. Azzam el-Ahmed, 62 ans. Patron du groupe Fatah au parlement palestinien. Ancien ambassadeur de l’OLP en Irak, il est connu pour ses prises de position très dures envers le Hamas, et a joué un rôle
11 août 2009

http://www.aloufok.net/spip.php?article787

 

n°476 - Dossiers de Palestine - 17-08 - Fin - : 73% des enfants de Gaza souffrent de troubles psychologiques suite à la dernière agression israélienne contre Gaza.

n°476 -  Dossiers de  Palestine - 17-08 - Fin - : 73% des enfants de Gaza souffrent de troubles psychologiques suite à la dernière agression israélienne contre Gaza.



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources                  



Dossier de Palestine

                                    N°476                                                     17-08

                                                                              C.De Broeder & M.Lemaire   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

3 Dossier (suite)

3-4 Hassan Moali : Israël agite l’épouvantail du Fatah.

3-5 The Palestine Times : Pourquoi les Palestiniens ne devraient jamais reconnaître le droit à exister d'Israël ? 

3-6 La topologie du gruyère

3-7 Gaza sous blocus et sous des tonnes de gravas s’intensifie.

3-8 Alain Jules : Ah, la petite entreprise d’Avidgor Lieberman connaît la crise.

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1 Gideon Lévy : Une balle dans le ventre.

4-2 R.Jorf : 73% des enfants de Gaza souffrent de troubles psychologiques suite à la dernière agression israélienne contre Gaza.

4-3 Hannah Mermelstein : Sécurité



3-4 Hassan Moali : Israël agite l’épouvantail du Fatah.
Le recentrage de la ligne politique du mouvement Fatah – dont les délégués au congrès élisaient hier la nouvelle direction – autour de la « légitimité de la résistance » contre Israël a, comme il fallait s’y attendre, eu l’effet d’une bombe.

Cette allusion au recours éventuel à une lutte armée et le rejet catégorique de la notion « d’Etat juif » tel que réclamé par Netanyahu a fait monter les responsables de l’Etat hébreu sur leur grands chevaux.

La classe politique israélienne a réagi unanimement, hier, contre le « nouveau » programme adopté par les congressistes du Fatah, qu’elle assimile à une copie conforme de celui de son frère ennemi, le Hamas. A Tel-Aviv, le moral est désormais en berne. « Le congrès du Fatah est décevant et non prometteur car au Proche-Orient, il n’y a pas d’autre moyen que de s’asseoir pour conclure un accord sur un programme de paix », a dit le ministre de la Défense, Ehud Barak.
Pour le ministre de l’Environnement, Gilad Erdan, le programme montre « une absence de volonté de parvenir à un accord avec Israël ». Par ces déclarations volontairement pessimistes et faussement inquiètes, les responsables du cabinet du Premier ministre tentent de justifier par anticipation le gel des négociations de paix et le recours à la méthode forte des colonisations sauvages et des instructions en territoire palestinien. C’est une manière bien subtile de signifier à la communauté internationale, aux Etats-Unis surtout, que ce sont les Palestiniens qui freinent la cadence vers la paix. Pour ce faire, il brandissent cette fois l’épouvantail d’un Fatah soudainement devenu infréquentable pour avoir adopté, pour une fois, une stratégie réaliste face à un adversaire intransigeant. Longtemps désigné comme un partenaire crédible par Israël sans pour autant lui faire de « cadeau », le Fatah de Mahmoud Abbas a choisi cette fois la voie de la raison. Et cela ne plaît pas à Israël qui surfait allégrement sur l’extrémisme du Hamas pour justifier ses dépassements et reporter à plus tard les négociations. En face, le Fatah, qui a chèrement payé ses accointances infructueuses avec les travaillistes, la droite et maintenant l’extrême droite israélienne, ne veut plus servir de faire-valoir à une paix chimérique.

Realpolitik
En s’engageant à « libérer la Palestine » pour laquelle il a été créé, le Fatah fait d’une pierre deux coups. Il coupe d’abord l’herbe sous le pied du Hamas qui revendique le monopole de la « résistance » et entend reprendre son aura perdue de mouvement de libération.

Ensuite, il signifie à l’Etat hébreu que le temps des louvoiements est révolu et que désormais, le Fatah ne signera plus de chèque en blanc à des gouvernements israéliens qui se suivent et se ressemblent dans la spoliation des droits nationaux des Palestiniens. La plateforme politique du mouvement, adoptée samedi, confirme ce changement de cap. Le Fatah rappelle ainsi « son attachement à l’option d’une paix juste, mais réitère le droit du peuple palestinien à la résistance contre l’occupation, conformément à la loi internationale ». Il indique aussi que « le Fatah reste fidèle aux martyrs et prisonniers, et exprime son attachement aux constantes du peuple palestinien, à savoir la libération de la terre et de Jérusalem, le démantèlement des colonies et le retour des réfugiés » palestiniens. « Nous refusons de reconnaître Israël en tant qu’Etat juif afin de protéger les droits des réfugiés ainsi que ceux des Palestiniens de l’autre côté de la ‘ligne verte’ » entre Israël et la Cisjordanie, stipule ce texte en référence à près de 1,3 million de citoyens arabes d’Israël.

Que le Hamas critique sévèrement les résolutions adoptées par le Fatah est un signe que ce dernier lui a peut-être ravi son fonds de commerce politique.
Hassan Moali 
Sources El Watan
http://palestine.over-blog.net:80/article-34752636.html


3-5 The Palestine Times : Pourquoi les Palestiniens ne devraient jamais reconnaître le droit à exister d'Israël ? 

Israël existe.

Et le monde entier, y compris les Palestiniens, reconnaissent la réalité de cette existence.

Cependant, la simple existence d'un Etat, ou de toute autre entité politique, ne lui confère pas une légitimité, en particulier une légitimité morale.

C'est pourquoi le concept de "légitimité morale", ou "le droit à exister," n'existe pas en droit international.

En effet, si la simple existence d'un État confère une légitimité morale, alors l'Allemagne nazie et l'apartheid en Afrique du Sud, pour ne citer que deux exemples, auraient dû acquérir une légitimité morale et un "droit à exister."
Mais Israël n'est pas un Etat comme les autres Etats. Israël est plus que le fruit d'une relation adultère, c'est un crime persistant contre l'humanité, tout comme l'Allemagne nazie était un crime contre l'humanité.
Israël a été une entité criminelle depuis le début, puisque son existence même s'est faite au détriment de l'existence d'un autre peuple, d’une autre nation, à savoir le peuple palestinien.
Israël est un pays qui a été volé sous la menace des armes à ses propriétaires légitimes, les Palestiniens. Les villes et villages israéliens ont été construits sur les ruines des villes et des villages palestiniens.
Les Israéliens eux-mêmes vivent sur des terres qui appartiennent à d'autres personnes et même encore aujourd'hui, de nombreux Israéliens continuent à vivre dans des maisons arrachées à leurs propriétaires palestiniens.
Ce vol est probablement sans précédent dans les annales de l'histoire, il s'agit d'un acte de viol, un viol continuel, peu importe le nombre des supporters qui glorifient la légitimité et la moralité de leurs actes criminels.
En fait, Israël peut être comparé à un homme malade qui tue une personne innocente en vue d'utiliser son cœur et ses autres organes vitaux pour une transplantation. Est-ce que cette personne a le droit d'exister ? Israël n'a pas seulement volé les organes d’une victime, mais il s’est aussi emparé de ses biens, et a ensuite nié avoir fait quelque chose de mal.
C’est vrai, l'histoire est souvent cruelle. Toutefois, la cruauté d'Israël ne s’est pas produite qu’une fois. Israël n’a pas stoppé son nettoyage ethnique meurtrier qu’il a commencé en 1948-1949 au cours duquel la majorité des Palestiniens a été expulsée aux quatre coins du monde.
En fait, Israël n'a jamais cessé d’assassiner les Palestiniens, de voler leurs terres, de détruire leurs maisons et de réduire leurs horizons. Même aujourd'hui, l’attitude d’Israël envers ses victimes, semblable à celle des Nazis, enlève à Israël toute légitimité morale.
En clair, les Palestiniens et leurs dirigeants ne devraient jamais accepter de reconnaître "le droit à exister d’Israël", car l’Etat sioniste n’a tout simplement aucun droit moral d'exister, étant donné que cette existence s’avère être au détriment de l’existence d'un autre peuple.
En effet, une reconnaissance par les Palestiniens du "droit à l'existence d'Israël " implique toute une série de "reconnaissances", dont les suivantes :
• que l’expulsion des Palestiniens de leur patrie où ils vivaient depuis des temps immémoriaux était juste et justifiée,
• que les dizaines de massacres de Palestiniens perpétrés par les forces judéo-nazies, comme Deir Yassine, Tantura, Dawayima, Kfar Qassem, Qibya, Jénine, etc, étaient aussi justes et justifiés,
• et que la plupart des Ashkenazes russes et d’Europe de l’Est qui croient en la suprématie de leur race appartenaient à la Palestine et que la Palestine leur appartenait, alors que les véritables autochtones de cette terre, les Palestiniens, sont des squatters "arabes", tandis que les véritables squatters, les colons judéo-nazis, sont les véritables autochtones de cette terre.
En d'autres termes, pour reconnaître "le droit à exister d'Israël", les Palestiniens devraient adopter totalement et sans condition le récit sioniste et se transformer en "sionistes musulmans et chrétiens."
Pire encore, Israël demande en fait que nous reconnaissions qu’Israël est un "Etat juif" qui appartient à "tous les Juifs du monde", ou, comme l’a dit récemment un dirigeant israélien, qu'Israël est "l’Etat des Juifs, aux côtés des Juifs et pour les Juifs."
En clair, Israël veut que les Palestiniens, à qui il a volé le patrimoine et cherché à mettre fin à leur survie nationale, reconnaissent que l'État sioniste a le droit d'être raciste, voleur, assassin et menteur.
Raciste, parce que l’ensemble de l’infrastructure politique et judiciaire israélienne est basé sur la supposition que les Juifs ont droit à plus de droits et de privilèges que les non-juifs, y compris ceux qui sont citoyens israéliens.
Voleur, parce qu’Israël a volé la Palestine à ses propriétaires légitimes qu’il a expulsés aux quatre coins du monde et que les victimes qui n’ont pas été expulsées ont été considérées comme des "absents" dans le but de "légaliser" le vol de leurs terres et de leurs biens.
Meurtrier, car Israël continue d'assassiner les Palestiniens qui osent s'opposer au récit sioniste et s’accrochent à leur patrie.
Et pour préserver le crime colossal, Israël recourt à l'adoption du modus operandi de mensonges et de demi-vérités, en bénéficiant des médias influencés par des Juifs dans le monde occidental.
À la lumière de ces faits, toute reconnaissance du "droit à exister d'Israël" de la part des Palestiniens, notamment du Hamas, serait un geste d'une immense bêtise proche du suicide moral car une telle reconnaissance impliquerait reconnaître que non seulement Israël a le droit d'exister, mais aussi que toutes les actions, les crimes et la conduite auxquels Israël a eu recours pour sauvegarder et préserver ce droit étaient parfaitement et moralement justes.
La reconnaissance du droit à exister d'Israël serait donc analogue à une reconnaissance des Juifs que l'holocauste était moralement justifié et que la mort des personnes dans les chambres à gaz était un acte moral.
Il ne fait aucun doute qu'Israël est une créature de Satan, une entité qui n'est pas différente du Troisième Reich. Mais il existe et il est politiquement et militairement fort, comme l'Allemagne nazie l’était autrefois. Israël n'a aucune légitimité morale parce que l'oppression ne peut être légitime, ni selon les lois des hommes, ni selon la loi de Dieu.
Nous ne prétendons pas que les Palestiniens ne doivent pas tenir compte de la réalité d'Israël. Cependant, traiter avec Israël, même négocier avec lui, est une chose, mais lui accorder une légitimité morale, c’est une toute autre chose.

The Palestine Times

12 Août 2009

Source : http://one-state.net/pt.html

Traduction : MG pourISM

http://www.alterinfo.net/Pourquoi-les-Palestiniens-ne-devraient-jamais-reconnaitre-le-droit-a-exister-d-Israel_a35684.html


3-6 La topologie du gruyère s’intensifie.

Confiscation des terres arabes à Al Qods et expulsion de leurs propriétaires…
Creusement de tunnels sous la mosquée d’Al Aqsa, menaçant ses fondations et sa pérennité…
Incendies déclenchés par les colons faisant ainsi partir en fumée de superficies d’oliveraies appartenant à des cultivateurs palestiniens…
Intimidations et terreurs fascistes quotidiens contre les familles palestiniennes en vue de les obliger à partir…
Intensification de l’immigration et nouvelles colonisations…
Sanction de quiconque commémore la Nakba…
Approbation par la Knesset de la loi de "privatisation des terres" qui consacre le crime de confiscation de propriétés palestiniennes datant de 1948…
Judaïsation des noms de villes et villages arabes…

ET PARALLELEMENT
Soutien caché d’Obama à l’entité sioniste et à sa politique d’occupation et d’épuration ethnique…
Complicité flagrante des de l’ONU, de l’UE et des comités de défense des droits de l'homme qui n'ont jamais voulu concrétiser leur volonté de défendre les droits du peuple palestinien…
Refus quasi unanime des instances internationales de reconnaître le droit au retour des réfugiés palestiniens dans leur pays…
Silence et collaboration de régimes arabes…
ET ENFIN LE COMBLE
Intensification des manœuvres miliciennes de la Collaboration Palestinienne contre la Résistance et ses partisans…
Soutien de l’Occident et de régimes arabes à la Collaboration Palestinienne, ainsi que leurs efforts permanents de saper toute tentative d’entente nationale ou d’unité du Peuple Palestinien autour de sa Résistance…
Peu importe pour nous tout cela ; nous ferons plier et replier sur elle-même la Palestine, contracter et étirer le temps,…, jusqu’à ce que le moindre vide comblé par l’Occupation disparaisse définitivement…

8 août 2009

http://libanresistance.blogspot.com/2009/08/la-topologie-du-gruyere-sintensifie-en.html


3-7 Gaza sous blocus et sous des tonnes de gravas.

Destruction Sioniste Opération Plomb Durci Gaza

Dans un article publié dans Haaretz le 30/07/09, intitulé "Rubble Rousing" (Exhaltant Gravas) la journaliste israélienne, Amira Hass, révèle l'ampleur de la pollution créée lors de l'Opération meurtrière de l 'armée israélienne de décembre janvier dernier "Plomb Durci ".

Selon elle, ces dernières semaines environ 30 000 tonnes de blocs de béton ont été entassés entre Khan Younis et Rafah dans la Bande de Gaza sur ce qui était autrefois la colonie sioniste de Gan Or. Ce n'est que 6 mois après cette brutale opération militaire au cours de laquelle des crimes de guerre et contre l'humanité ont été commis, que le Programme de Développement de l'ONU (UNDP) a commencé à nettoyer les gravas qui encombrent le territoire surpeuplé de la Bande de Gaza.

Dans 8 jours, ces gravas commenceront à être pulvérisés.
Selon l'UNDP, l'Opération Plomb Durci a généré 600 000 tonnes de gravas constitué principalement de blocs de béton, le reste, soit environ 10%, est fait de débris de fer, de bois, d'amiante et autres matériaux. Il va sans dire que parmi ces matériaux, certains sont toxiques et ce d'autant plus que l'armée israélienne a utilisé des armes à l'UA, au DIME, au phosphore blanc et autres matériaux militaires expérimentaux testés à Gaza sur la population civile palestinienne.
Le nettoyage de ces centaines de milliers de tonnes de gravas doit prendre un an car Israël refuse de laisser entrer des machines et camions dans la Bande de Gaza. Il se fera donc avec les moyens disponibles sur place c'est à dire du matériel non adapté à une telle quantité. De plus, il reste toujours dans Gaza les gravas des anciennes colonies sionistes dont celle de Gush Katif qui auraient du être pulvérisés et enlevés depuis longtemps. Mais le blocus et la guerre récente ont empêché la réalisation de tous ces travaux et de plus la machine à pulvériser, commandée en Italie en 2005, vient tout juste d'être autorisée à rentrer dans la Bande de Gaza. L'UNDP est responsable du recyclage de 420 000 tonnes de gravas qui pulvérisés devraient servir à la construction d'infrastructures routières. Mais le déblaiement souvent à mains nues ou avec du matériel de fortune, des matières hasardeuses et autres gravas contaminés fait courir un grave risque sanitaire à la population palestinienne. Le transport de ces tonnes de gravas, la pulvérisation sur une zone aussi petite que celle de la Bande de Gaza constituent également pour toute la population affaiblie par plus de deux ans de blocus, de privations tant de produits alimentaires de première nécessité que de soins médicaux de base appropriés, un risque sanitaire majeur et une menace pour la survie de cette population traumatisée.
Les pays occidentaux se sont réunis après l'Opération Plomb Durci sans même la condamner et la faire condamner par le Conseil de Sécurité de l'ONU, et promis de vastes sommes d'argent pour reconstruire ce que le régime sioniste avait détruit dans Gaza. Mais pour l'instant, aucune pression sérieuse n'a été faite sur le principal pollueur, Israël, pour qu'il facilite cette reconstruction. Personne non plus n'a exigé du responsable des destructions et de l'énorme pollution environnementale, Israël, de payer. Israël continue d'empêcher l'entrée des matériaux de construction et des équipements nécessaires pour démarrer cette reconstruction.
Pendant ce temps, des dizaines de milliers de Palestiniens privés de leurs maisons détruites s'entassent dans des appartements trop petits soit dans leurs familles soit dans ceux loués après la guerre. D'autres s'entassent dans des tentes, dans des conditions encore plus misérables.
Mais qui s'en soucie ?
Les environnementalistes des Cohn Bendit Bové ?
Ils se sont bien gardés d'aller sur place constater la terrible catastrophe environnementale provoquée par Israël à Gaza, sans parler de la catastrophe humaine, pour affronter les questions des victimes palestiniennes au mieux sur leur indifférence au pire sur leur complicité avec le régime sioniste.
Confrontés à l'interdiction faite par Israël de faire entrer des matériaux de construction sauf dans le cadre de petits projets de l'UNDP, les Gazaouites se sont tournés d'eux mêmes vers des solutions écologiques telles la construction de maisons en pisé. Les écologistes d'EE des Cohn Bendit Bové, claironnent partout leur solidarité avec les pays en développement et les populations vivant dans la pauvreté, les sans terre etc...
Alors pourquoi ne proposent-ils pas aux Gazaouites de mettre à leur disposition leurs compétences en matière de construction, agriculture, infrastructures durables adaptées aux besoins locaux et qui permettraient aux Palestiniens de se libérer de la dépendance écrasante de l'occupant israélien ?
Pourquoi n'envoient -ils pas sur place des ingénieurs et autres techniciens pour aider concrètement les Palestiniens ?
Pourquoi ?

Mireille Delamarre

02 Août 2009

http://www.planetenonviolence.org/Oubliees-Des-Environnementalistes-L-Irak-Confrontee-A-Une-Catastrophe-Environnementale,-Gaza-Sous-Blocus-Sous-Des-Tonnes_a1978.html


3-8 Alain Jules : Ah, la petite entreprise d’Avidgor Lieberman connaît la crise.

Dans les prochains jours, note l’AFP, le dossier pour corruption et blanchiment d'argent concernant le ministre israélien des Affaires Etrangères, sera transmit au procureur général de l'Etat Menahem Mazouz. L’homme sait tout faire : détester ouvertement les Arabes, toucher des pots-de-vin et, comble du malheur, entraver la justice. Un beau spécimen. Il ne pourra avoir la même défense que son homologue français face à Pierre Péan. En transposant la mafia russe en Israël pour construire Israël Beitenu, son parti raciste, l’homme ne se doutait pas que la police allait un jour l’avoir dans son collimateur, comme l’annonce Haaretz. Il crie aujourd’hui aux loups, accusant la police de persécution. Et pourtant.
L’ultraraciste, ou plutôt, l’ultranationaliste selon la formule consacrée, Ivet, de son vrai prénom, devenu Avidgor on ne sait trop comment, arrive en Israël à l’âge de 20 ans, lorsqu’il quitte sa Moldavie natale. Âgé de 51 ans aujourd’hui, l’ancien membre du parti raciste Kach, aujourd’hui interdit, a su tisser sa toile. En devenant tour à tour, chef de cabinet de Benyamin Netanyahou en 1996, avec qui il se brouille, suite aux accords de Wye River signés avec le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat. Il le qualifiait de "chien" et de terroriste à exécuter sans état d'âme. Puis, il devient ministre à plusieurs reprises d’Ariel Sharon. Ce dernier se sépare de lui lorsqu’il refuse d’adhérer au processus de paix, avec notamment, le retrait de Gaza.
L’homme, très apprécié par les russophones, très nombreux en Israël, et les colons en particulier, est aussi, un colon. Il vit à Noqdim, en Cisjordanie, donc en territoire palestinien, d’où bien évidemment, ses demandes incessantes pour que les arabes-israéliens fassent allégeance, en reconnaissant Israël comme Etat juif. L’homme qui vient de connaître son heure de gloire après les dernières législatives, avec 15 députés sur les 200 que compte la Knesset, n’est plus à la joie depuis hier avec cette recommandation policière. C'est vrai que Sharon, Olmert ou Katsav, sont passés par là, à croire que tous les hommes politiques israéliens sont corrompus.
Avidgor Lieberman est donc soupçonné de plusieurs chefs d’accusations et la police dit avoir accumulé assez de preuves pour qu’il soit inculpé. Entre autres, on peut rajouter l’abus de confiance, et la réception de fortes sommes d'argent en provenance de l'étranger pour financer ses campagnes électorales, a déclaré un membre de la police. Grâce à des sociétés fictives et différents comptes bancaires, notamment à Chypre au nom de sa fille Michal, « l’homme vertueux » s’est fait épingler semble-t-il, comme un bleu. Ses prête-noms au niveau de ses sociétés-écrans, hormis sa fille, on dénombre deux autres personnes : des personnes très proches.
Il ne reste plus qu’à Avidgor Lieberman, l’homme sui souille Israël de son désohonneur, d’aller faire Dragostea Din Tei (Amour sous un tilleul). Vous vous souvenez de ce tube du groupe moldave O-Zone ? Il a été repris récemment par le rappeur américain TI et la chanteuse R’n’b, Rihanna. Probablement, ça ferait bien plaisir à cet homme qui en a bien besoin après ses nombreux forfaits… 31 ans de prison pour Avidgor Lieberman ? Ce n’est pas le Gouvernement israélien ou Nicolas Sarkozy qui vont regretter cet extrémiste s’il quitte le Gouvernement. Et vous ?

Allain Jules

lundi 3 août 2009

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/31-ans-de-prison-pour-avidgor-59721



4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

4-1 Gideon Lévy : Une balle dans le ventre.

Un homme cheminait avec son fils de sept ans.

Tout à coup arrive une jeep militaire.

On chasse l’enfant, on emmène le père.

Quelques heures plus tard, les voisins racontent qu’il a été tué. On lui a tiré une balle dans le ventre alors qu’il était assis par terre, menotté. « Il a tenté de saisir l’arme d’un soldat de l’armée israélienne » constitue la version officielle. Comment un homme menotté peut-il saisir une arme ? Peut-être avec les dents. Grotesque. En tout cas, la Division d’Investigation Criminelle mène l’enquête…

A l’ombre de la guerre à Gaza, les réservistes ont dû penser que tout était permis.

Sous son inspiration, on peut, et peut-être même le faut-il, tuer des innocents, y compris en Cisjordanie. Sous le couvert de la guerre, ils ont pensé qu’il était aussi permis de tuer un Palestinien qui a les mains attachées par des menottes en plastique ; car il est toujours possible de prétendre qu’il a tenté de se saisir de leur arme, même s’il était entravé par des menottes dont il n’y a quasiment aucun moyen de se libérer. Une balle dans le ventre, tirée à bout portant. Elle a mis fin à la vie de Yasser Temeizi, qui aura travaillé en Israël durant toute sa vie d’adulte et, cette dernière année, au sein de la société Charash à Ashdod. Porteur d’un permis de travailler en Israël, ce jeune père n’avait jamais eu maille à partir avec l’armée israélienne.

Les soldats l’ont arrêté sans raison, ils l’ont frappé sans raison sous les yeux de son petit garçon, pour finalement le tuer. Un mois et demi après cet incident révoltant, la Division d’Investigation Criminelle en est toujours à mener son enquête. Une investigation qui aurait pu être bouclée en une heure et qui s’éternise. Comme d’habitude, aucun Palestinien n’a été interrogé. Comme d’habitude encore, aucun soldat n’a été arrêté, et bien sûr personne ne le sera. Une balle tirée à bout portant dans le ventre et qui tue.

Les réservistes qui ont tué Yasser Temeizi ont apparemment déjà été démobilisés. Peut-être sont-ils rentrés chez eux, le cœur léger et riches de l’expérience de leur service de réservistes. C’est vrai qu’ils n’ont pas participé à la guerre à Gaza, mais eux aussi ont tué, et comment ! Pourquoi non ? Voici, histoire de leur rendre service, le récit et le bilan de leur acte, dont de hauts officiers de l’armée israélienne ont déjà déterminé qu’il s’agissait « d’un incident grave » impliquant « une série de manquements graves ».

Âgé de 35 ans, habitant la bourgade de Idna, à l’ouest d’Hébron, époux de Haife, père de Firas, sept ans, et Hala, deux ans, Yasser Temeizi était un travailleur dévoué et diligent. Cela faisait 15 ans qu’il partait chaque matin travailler en Israël. Ces derniers mois, il travaillait à Ashdod, dans la société Charash qui assemble des structures de chargement pour camions. Sur sa dernière feuille de paie : « Catégorie de travailleur : autonomie », c’est dit dans la langue de l’occupation. Montant du paiement : 3935,73 shekels [745 €].

Quand la guerre a éclaté à Gaza, ses employeurs lui ont demandé de ne pas venir travailler avant un cessez-le-feu. Mais il faut nourrir la famille, alors Yasser Temeizi se rendait au « marché d’esclaves » de Kiryat Gat, dans l’espoir de trouver un job d’un ou deux jours. Et c’est encore ce qu’il a fait le matin du 13 janvier.

Ehoud Barak tentait, ce jour-là, de faire avancer un « cessez-le-feu humanitaire » d’une semaine, les paras progressaient en direction de la ville de Gaza, un septième membre d’une équipe médicale palestinienne était tué par nos forces et Jimmy Carter publiait son article : « Une guerre superflue ».

Ce matin-là, à cinq heures et demie, Yasser Temeizi est parti pour Kiryat Gat, son permis de travail en poche. Aux alentours de neuf heures et demie, n’ayant pas trouvé de travail, il est revenu. Sa mère, Naife, lui a préparé un repas léger, puis il a proposé à son fils, Firas, de l’accompagner jusqu’à l’oliveraie familiale située à environ trois kilomètres à l’ouest de leur maison, à quelques centaines de mètres à l’est de la clôture de séparation, à l’intérieur des Territoires [occupés].

Ils ont chargé l’âne d’une bouteille d’eau et de nourriture puis se sont mis en route pour le lopin familial. S’il n’y a pas de travail en Israël, au moins ils s’occuperont des oliviers. Arrivés sur place, ils se sont mis au travail. Tout à coup, une jeep militaire est arrivée et quatre soldats en sont sortis. Le petit Firas les a vus s’approcher de son père. Très vite, il y a eu un échange de mots. Firas ne comprend pas l’hébreu, une langue que son père maniait très bien, et il ne savait donc pas sur quoi portait la polémique. Peu après, il a vu les soldats faire tomber son père par terre, sur le dos, puis lui attacher les mains dans le dos.

Les soldats ont ordonné à Firas de s’en aller chez lui. Son père le lui a dit aussi et le petit garçon, terrifié, s’en est allé à pied en direction de la maison, à plus d’une heure de marche de là. En chemin, dit-il, il s’est fait attaquer par des chiens et ce sont des bergers, des voisins, qui l’en ont sauvé. C’est la dernière fois que Firas a vu son père en vie. A terre et menotté, mais en vie.

Des témoins oculaires ont raconté au père de Yasser, Saker, un vieil homme portant le keffieh, avoir vu les soldats donner des coups de pieds à son fils qui était menotté et avait les yeux bandés. Les témoins ont tenté d’intervenir mais les soldats les ont chassés en les menaçant de leurs fusils. Moussa Abou-Hashhash, un enquêteur de B’Tselem, dispose de témoignages concordants. Finalement, selon les témoins, les soldats ont fait monté Yasser Temeizi dans la jeep et ils sont partis. C’était la dernière fois que des Palestiniens le voyaient en vie. Menotté, yeux bandés, mais en vie.

Entre temps, Firas était arrivé chez lui où il a raconté que son père avait été arrêté. A la maison, on ne s’en est pas inquiété outre mesure : un Palestinien qui se fait arrêter pour rien, c’est la routine. On était persuadé que Yasser serait libéré rapidement et qu’il rentrerait. Il a en effet tous les permis et jamais il n’a été impliqué dans quoi que ce soit. Les heures passaient, c’était déjà l’après-midi et Yasser n’était toujours pas rentré. Vers quatre heures, des voisins sont arrivés, racontant que Yasser avait été tué et que son corps se trouvait à l’hôpital al-Ahli d’Hébron.

Moussa Abou-Hashhash a filé à l’hôpital où il a vu le corps. Il témoigne avoir vu des marques de liens aux poignets. La balle était entrée dans le ventre et ressortie par la cuisse. Selon les experts, c’est l’indice que Yasser Temeizi a été abattu alors qu’il était assis. A bout portant. Le corps a été autopsié à l’institut de pathologie d’Abou Dis et Moussa Abou-Hashhash a obtenu les résultats de l’autopsie. La mort serait due à une hémorragie prolongée. Yasser Temeizi n’était pas mort à son arrivée à l’hôpital. Il aurait apparemment été possible de le sauver si des soins médicaux lui avaient été dispensés à temps.

Dix jours plus tard, Youval Azoulay publiait dans Haaretz un article sur ce cas. Il apparaît que peu de temps après cette mort, une enquête de l’armée a été menée avec la participation du commandant de division, le brigadier-général Noam Tivon et le commandant de la brigade, le colonel Oudi Ben-Moha, qui a amené à soupçonner « une série de manquements » de la part des soldats réservistes qui ont tué Yasser Temeizi.

Celui-ci a effectivement été amené au checkpoint de Tarkoumia et de là emmené à une base voisine. Ils l’ont tué à l’intérieur d’une pièce, sans témoins, après qu’il ait, selon leurs dires, tenté de saisir leur arme. Nul n’explique comment un Palestinien menotté peut se saisir d’une arme ni pourquoi la réaction immédiate consiste à tirer à balle réelle et à bout portant. Des responsables de l’armée ont fait savoir au journaliste Youval Azoulay que « le traitement de ce cas, en particulier au niveau de l’appel d’une assistance à un blessé, témoigne de ce qu’il y a eu des manquements graves. Il s’agit d’un incident grave et on ne peut se débarrasser de l’impression que si des soldats d’active avaient été sur place, cela ne serait pas arrivé. Les réservistes ne sont tout simplement ni compétents ni entraînés pour des scénarios de ce genre ». Des scénarios ? Entraînés ? Faut-il et est-il possible d’être entraînés à des situations pareilles ? Sur quoi doit porter l’entraînement ? Sur le fait qu’on ne tire pas sur un homme menotté ? Et qu’en présence d’un blessé, on fait immédiatement appel aux premiers soins ?

Le porte-parole de l’armée nous a communiqué cette semaine, un mois et demi après l’incident : « L’affaire fait l’objet d’une enquête menée par la Division d’Investigation Criminelle. Dès sa clôture, ses conclusions seront soumises à l’avis de l’Avocat Militaire. »

A Idna, le petit Firas rentre chez lui, portant sur le dos un sac bleu de l’UNICEF. De sa petite voix douce, il déroule l’histoire du dernier jour de papa.

L’enfant raconte le trajet à dos d’âne jusqu’à l’oliveraie, les soldats qui jettent papa à terre sous ses yeux et son retour, seul, à la maison, avec les chiens qui lui aboyaient dessus et le fait qu’il avait peur. « Après, on m’a dit que papa était mort », dit froidement l’enfant chez qui les signes de traumatisme sont encore parfaitement reconnaissables.

Pour information aux soldats qui tuent un homme menotté et pour information à leurs commandants et à leurs enquêteurs.

Gideon Lévy,
Haaretz, 27 février 2009

(Traduction de l’hébreu : Michel Ghys)

http://www.aloufok.net/spip.php?article250


4-2 R.Jorf : 73% des enfants de Gaza souffrent de troubles psychologiques suite à la dernière agression israélienne contre Gaza.

Gaza / 73% des enfants de le bande de Gaza souffrent de troubles psychologiques dus à la dernière agression israélienne contre Gaza, a affirmé une étude menée par le centre palestinien pour les droits de l'Homme.

Citant le rapport du centre, le site internet palestinien /Qods –Net/ a rapporté que plus de /4000/ enfants palestiniens souffrent de problèmes et de douleurs psychologiques et organiques dus à la dernière agression israélienne barbare contre la bande de Gaza, leur provoquant des maladies chroniques, telles que des maladies liées à la pression sanguine, le diabète, la faiblesse et la mollesse des os, et d'autres troubles tels que les cauchemars et l'énurésie nocturne.

Le centre palestinien des droits de l'Homme a abordé aussi, dans son rapport, l'errance des enfants de Gaza qui se sont trouvés obligés de travailler à cause de la pauvreté et de la propagation des troubles sociaux.

Le directeur de l'hôpital des maladies psychologiques de Gaza, Dr. Ayech Samour a souligné qu'environ 30% des enfants de Gaza souffrent de l'énurésie involontaire et inconsciente à cause de la peur, ajoutant qu'ils souffrent d'autres problèmes neurologiques, or ils se rongent les ongles, ils pleurent et ils ont souvent des cauchemars nocturnes, et tout cela est dû à l'agression israélienne contre la bande.

Dans le même contexte, une étude menée par le programme de Gaza pour la santé psychologique a fait noter que chaque enfant gazaoui a subi, au moins, neuf choques tout au long de sa vie, ajoutant que 33.3% des enfants palestiniens ont été traumatisés psychologiquement ce qui a affecté leur vie.

Selon le directeur du Programme, M. Iyad Sarraj, l'enfant palestinien a perdu deux des éléments de la stabilité de sa vie, à savoir la sécurité et la présence d'un père capable de le protéger et de lui assurer ses besoins et ce, à cause de l'agression israélienne et de la destruction matérielle et morale que cette dernière a provoquée.

"15% des enfants de Gaza souffrent de désordres mentaux dus à la détresse et à la violence accumulée dans leurs âmes", a ajouté M. Sarraj, tout en estimant que ceci aura des répercussions négatives sur leur avenir et leur créativité.

N.S. / R.Jorf

SANA

Samedi 8 août 2009

http://www.palestine-solidarite.org:80/actualite.Sana.080809.htm


4-3 Hannah Mermelstein : Sécurité

Quel que soit le nombre de murs qu’ils construiront, de personnes qu’ils jetteront en prison, de maisons qu’ils détruiront, de plaques de rue qu’ils effaceront et de personnes qu’ils expulseront, ils n’auront pas de véritable sécurité et finalement le sionisme échouera.

 « C’est la guerre contre les Arabes »

J’ai vu ce panneau en entrant à Naplouse, la semaine dernière ; je l’ai revu en faisant route vers Ramallah et ensuite près de Bethléem. On présume que ce sont des colons israéliens qui ont écrit la phrase en hébreu sur d’énormes panneaux dans toute la Cisjordanie. Le racisme israélien a pratiquement cessé de me choquer, mais la manière dont il s’étale brutalement me coupe quand même le souffle quand je le transpose dans d’autres contextes. Imaginez-vous, qu’en traversant un quartier majoritairement noir dans une ville étasunienne, vous tombiez sur un panneau énorme qui dise « C’est la guerre contre les Noirs ».

Je pense à la sécurité. La manière dont Israël a abusé de ce mot jusqu’à en vider presque le sens dans la région ; l’importance de la sécurité au niveau de l’individu et à celui des communautés ne peut être sous-estimée. Néanmoins, tout ce que je lis dans les médias au sujet de la sécurité fait fi du droit pour le peuple palestinien à ladite sécurité. « C’est la guerre contre les Arabes » est un nouveau signe pour autant que je sache, mais pendant des années en Cisjordanie j’ai vu des étoiles de David gribouillées sur des magasins et des maisons palestiniennes disant « mort aux Arabes » et « Kahane avait raison » (Kahane était un dirigeant politique extrémiste qui préconisait le nettoyage ethnique du peuple palestinien ; cette phrase est essentiellement équivalente à « Hitler avait raison » dans un quartier juif).

Les panneaux ne sont pas seulement créés, il en est aussi qui sont détruits. Depuis 1948, les Palestiniens vivant en Israël ont vu leur identité effacée et niée sans doute plus fortement que n’importe quel autre groupe de Palestiniens. J’ai visité un ami à Lyd, la semaine dernière ; il vit dans la rue Giborai Yisrael ("Héros d’Israel"). En traversant les quartiers palestiniens de Lyd nous sommes passés par des rues portant les noms de Herzl, Jabotinsky et d’autres dirigeants sionistes. Aucun des vieux noms arabes de ces rues n’a survécu. Même dans les grandes villes comptant de nombreux Palestiniens, les noms arabes sont maintenant officiellement effacés sur les plaques de rue. Écrit en lettres arabes, « Yaffa » deviendra « Yafo », « Nasra » deviendra « Natzeret » et « Al Quds » deviendra « Yerushalayim ».

L’absence de sécurité va au-delà du refus de l’identité et de l’histoire exprimée visuellement au moyen de plaques. Un ami palestinien, de nationalité israélienne, m’a dit que la rumeur court qu’une immense étendue en Jordanie est actuellement déblayée en vue de l’arrivée de la population palestinienne d’Israël quand elle aura été déplacée. « Cela relève peut-être d’une théorie de conspiration » dit-il « mais je ne sais pas ».

« J’ose espérer qu’Israël ne va pas s’en tirer comme ça » ai-je répondu.

« Bien sûr qu’il peut s’en tirer » m’a dit un autre ami de Lyd « et si les conditions sont favorables, il s’en tirera ».

Imaginez-vous vivant au jour le jour en pensant que vous pouvez être expulsés de votre pays très bientôt. Ou à Gaza , vous demandant si vous allez être tué demain ou s’il vous sera jamais possible d’aller et venir dans votre pays librement. Ou en Cisjordanie, vous demandant si votre fils va se faire arrêter ou si vous arriverez à traverser le poste de contrôle le matin pour aller au travail. Ou à Jérusalem, si ils vous enlèveront votre permis, ou s’ils détruiront votre maison.

Imaginez qu’il n’y pas de rapport entre le choix et la conséquence, que le rapport est arbitraire entre cause et effet. Si vous avez les mêmes chances d’être descendus et tués en buvant le thé sur le pas de votre porte ou sur les bancs de l’école, ou quand vous participez à une manifestation ou que vous rejoignez la résistance armée, est-il surprenant que certains choisissent toutes les éventualités ?

Une amie à moi de Cisjordanie m’a dit un jour qu’elle ne se sent jamais en sécurité. Donc la sécurité n’entre pas en ligne de compte dans les décisions qu’elle prend. J’ai beau essayer, je ne peux pas imaginer cette absence de contrôle.

À Jérusalem, j’ai rencontré une femme qui avait été déplacée de sa maison par des colons, enlevée physiquement de sa maison par des douzaines de soldats israéliens au milieu de la nuit. Deux fois réfugiée (en 1948 et en 2008), Oum Kamel vit actuellement sous une tente qu’elle a déplacée six fois au cours des six derniers mois. Ceci est peut-être le comble de l’insécurité et pourtant Oum Kamel reste forte et déterminée. En Palestine beaucoup parleraient de soumoud ou de fermeté.

Ce type de force on le rencontre souvent en Palestine et elle dénote une sécurité plus profonde qui vient en partie de la foi. Foi en Dieu, parfois, mais aussi foi les uns dans les autres, dans la justice de la cause, dans la marée de l’histoire qui a montré qu’aucune occupation en Palestine ne dure pour toujours. Ceci bien entendu est ce que les Israéliens craignent le plus. À savoir que quel que soit le nombre de murs qu’ils construiront, quel que soit le nombre de personnes qu’ils jetteront en prison, quels que soient le nombre de maisons qu’ils détruiront, le nombre de plaques de rue qu’ils effaceront et le nombre de personnes qu’ils expulseront, ils n’auront pas de véritable sécurité et finalement le sionisme échouera. Comme beaucoup de vieux Palestiniens me l’ont dit au sujet de la sécurité, « nous avons survécu à beaucoup d’occupations. Celle-ci aussi disparaîtra ».
Hannah Mermelstein
Hannah Mermelstein est une militante et une bibliothécaire engagée vivant à Brooklyn NY.

Elle a créé avec d’autres Birthright Unplugged et Students Boycott Apartheid et collabore à la campagne de New York pour le boycott d’Israël et le projet d’éducation palestinienne.

 03 août 2009

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=arti...



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

17/08/2009

n°47 5- Journal de Palestine - 08-08 au 17-08 :-Début- : Gaza l'assiégée par les grands de ce monde, Gaza la résistante, avait mis sa plus belle robe verte...

n°47 5- Journal de Palestine - 08-08  au  17-08 :-Début- : Gaza l'assiégée par les grands de ce monde, Gaza la résistante, avait mis sa plus belle robe verte...



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

475                         08-08  au  17-08

C.De Broeder      &  M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré a part

Silvia Catori : Si le monde Savait.

"Quasi silence".

Chihab : le congrès du Fatah a abandonné la résistance.

Gaza l'assiégée par les grands de ce monde,

Gaza la résistante, avait mis sa plus belle robe verte...

1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

Suite

3 Politique

Politique Palestinienne

Politique Israélienne

Fin

4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6 Les brèves

5-1 Vidéo freedom Palestine
5-2 Vidéos : Le sionisme démasqué

1 Le sionisme démasqué 2/3

2 Le sionisme démasqué 3/3

5-3 vidéo : les-amis-de-richard-prasquier



08-08  au  17-08 Peuple Palestinien : 22 tués   -  150 blessés

                      Occupants              :  0 tué      -     0 blessé



Tiré a part

Silvia Catori : Si le monde Savait.

C’est le check point qui mène à l’Université Birzeit. Parmi eux des soldats français, doubles nationaux.

Un barrage peut être fixe ou mobile ; il y en a des centaines ; toute la journée les voyageurs sont humiliés, brutalisés, provoqués, déshumanisés, arrètés, battus ; des hommes sont mis sur le côté des journées entières, laissés à genoux, mains liées, sous le soleil, pour un oui un non.

Pendant ce temps nos medias donnent la parole au Crif et au Cicade qui parlent de notre antisémitisme !

Cela doit être sans cesse dénoncé ; nul ne peut accepter que des hommes et des femmes armés humilient des hommes et des femmes mis en situation d’infériorité.

sc

http://www.youtube.com/watch?v=5bcOX3ipa80

 

"Quasi silence".

Salam,
Pour votre information....
Mais ce qui est plus scandaleux, c'est le "quasi silence" des médias à ce sujet, tout comme d'autres sujets devenus " tabou"  et interdits  qui touchent la corruption, crimes  et déchéance des sionistes et de l'entité occupante et illégitime, appété l'État d'Israël...
Il faut que cette "impunité" cesse! Il faut que ce mure de peur brise! Il faut qu'on commence à traiter tout le monde, j'insiste, tout le monde, toutes les communautés, toutes les religions, tous les pays... , d'un manière égale et équitable.
Il faut qu'on cesse ce traitement privilégié de ces criminels à cause de leur appartenance prétendue au "judaïsme" et de peur d'être taxer d'anti-sémite.

Durant plus de 60 ans, ils se sont permit tout. J'insiste, Tout; voir toutes les crimes, en ce cachant derrière L'holocauste et  en l'instrumentalisant, l'instrumentalisant le "judaïsme" et le "sentiment de culpabilité. des occidentaux".
Imaginer la réaction des médias si l'auteure de ces crimes fuent des musulmans, des leaders musulmans, un pays musulman...
Avec mes indignations.
Amir M. Maasoumi

 

Chihab : le congrès du Fatah a abandonné la résistance.

12-08

Le député du mouvement Hamas au conseil législatif palestinien, Mohamed Chihab, a considéré que le 6ème congrès du mouvement Fatah qui s'est tenu, à Bethléem, représente une annulation à la résistance, ainsi qu'une annonce à la continuation des négociations inutiles avec l'ennemi sioniste.

Lors de ses déclarations à la chaîne d'al Alam, Chihab a dit, le mardi 11/8, que les participants au congrès du Fatah et les leaders élus ont adopté le choix des négociations avec l'occupation et l'annulation de la résistance, en soulignant qu'ils ont éloigné les symboles de la résistance lors de ce congrès.

"Le congrès s'est tenu pour soutenir le président sortant de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas et son équipe de négociations inutiles avec l'occupation", a ajouté Chihab, tout en considérant que les participants à congrès se sont accordés contre le mouvement du Hamas et son pouvoir à Gaza et le travail pour mettre fin au contrôle du Hamas dans la Bande.

Il a déclaré que le mouvement du Fatah est devenu très faible pour demander les principes et droits palestiniens annulés depuis plus de 20 ans.

CPI

 

Gaza l'assiégée par les grands de ce monde,

Gaza la résistante, avait mis sa plus belle robe verte...

Vendredi 14 août 2009, la Résistance affronte une centaine de membres d’un groupuscule connu sous le nom de « Jund Ansar Allah ».
Oui, mesdames et messieurs, Gaza
la Résistante, assiégée depuis plus d’un an par la terreur sioniste et les Grands de ce monde, ainsi que par la Collaboration Arabe, Gaza privée de la moindre ressource lui permettant d'affronter maladies, souffrances, manque d’alimentation, destructions perpétrées par le terrorisme sioniste, pollutions de toutes sortes, avait mis ce jour là sa plus belle robe verte pour affronter cette fois-ci la terreur enfantée par cette logique dite « Choc des Civilisations », logique conçue et propagée par les mêmes Grands de ce monde dans tous les pays de l’extrême et du moyen orient, en vue d’y étouffer ou d’y écraser tout esprit ou acte de résistance.
Encore une fois, Gaza montre aux peuples son vrai visage à la fois d’amour et de résistance.
Qu’attendons-nous alors pour passer directement à l’action en vue de briser le siège le plus absurde et le plus inhumain ?
Qu’attendons-nous pour exiger de ces Grands de ce monde la reconnaissance de
la Résistance en Palestine occupée ?
Comment, dirons-nous ?
1- Par l’élargissement dans tous les domaines des activités humaines le boycott de l’entité sioniste et son durcissement ;
2- Par notre désobéissance Civile si le boycott n’apporte pas ses fruits et si l’ONU reste inerte face au terrorisme des dirigeants sionistes.

NOS CRIS NE SUFFISENT PLUS, LE TEMPS EST A L'ACTION DIRECTE
SOYONS TOUS DES HAMAS,
VIVE
LA PALESTINE LIBRE.

15 août 2009



1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Résistance

Haniyeh : Nous continuons la route de la résistance jusqu’à la libération de notre terre

14-08

Ismaël Haniyeh a confirmé que le mouvement de la résistance islamique Hamas continue d’emprunter le chemin de la résistance jusqu’au retour de tous les territoires palestiniens dont la sainte ville d’autorité Quds.

C’est dans une célébration organisée par le ministère de l’intérieur de Gaza, hier jeudi, en souvenir des martyrs de la guerre agressive israélienne menée contre Gaza, que Haniyeh a prononcé son discours.

"Nous faisons la promesse au Seigneur tout d’abord, puis à nos martyrs et à leurs familles, que nous poursuivons notre chemin. Nous continuons jusqu’au retour de la terre et jusqu’à la libération de la ville d’Al-Quds, a-t-il dit.

Le premier ministre s’est adressé aux familles des martyrs. Il leur a dit que le sang versé éclairera la route de la liberté et de la victoire.

Puis, il a réaffirmé qu’il ne reconnaîtra jamais "Israël". L’étendard restera hissé, sans que nous changions nos positions.

Le premier ministre a enfin dit : « Nous sommes une partie de vous. Nous marchons ensemble pour arriver à notre ville d’Al-Quds et à nos territoires libérés ».

CPI

09-08

Un obus de mortier tiré à partir de la bande de Gaza s'est abattu dimanche matin en Israël sans faire de blessé, a indiqué une porte-parole de l'armée israélienne.

L'engin est tombé dans le secteur du terminal routier de Karni reliant le centre de la bande de Gaza et Israël, et n'a pas non plus causé de dommage, a-t-elle ajouté.

Ce tir est survenu alors qu'un convoi de 91 camions de marchandises devait transiter dimanche à partir d'Israël via ce point de passage.(…)

 (AFP)



Bande de Gaza - Au jour le jour

09-08

Dimanche, deux mortiers lancés du territoire côtier se sont écrasés à Gaza sans faire de victimes, l'un d'eux à proximité d'une ambulance palestinienne, ont rapporté des médias palestiniens et israéliens.
Nidal al Mugrhabi, version française Clément Dossin
Sources Yahoo fr

Lundi 10 août 2009

http://palestine.over-blog.net/article-34754687.html

10-08

Un avion israélien a bombardé aux premières heures lundi un tunnel situé dans la ville de Rafah, à la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte, apprend-on auprès de l'armée israélienne et du Hamas. 
On ne signale pas de victimes dans l'immédiat.

Selon une source militaire anonyme, le bombardement israélien de lundi n'a entraîné aucune explosion sur le site du tunnel, ce qui laisserait penser qu'il n'y avait pas d'armes sur place.
Fréquents par le passé, les raids israéliens contre des tunnels entre la bande de Gaza et l'Egypte se sont faits plus rares ces derniers mois.
http://palestine.over-blog.net/article-34754687.html

 

22 morts dans des affrontements entre les forces du Hamas et Jund Ansar Allah

Au moins 22  personnes ont été tuées et plus de 150 autres blessées vendredi dans des affrontements entre Jund Ansar Allah et des membres des forces de sécurité du Hamas dans la Bande de Gaza, selon des responsables du Mouvement de la résistance islamique et des services de santé.
Les violences ont éclaté lorsque les hommes du Hamas, ont encerclé une mosquée à Rafah (sud), où une centaine de membres du groupe Jund Ansar Allah -
les soldats des compagnons de Dieu- étaient retranchés. Certains des militants étaient munis de ceintures d’explosifs et d’armes à feu, selon des habitants.
Le dirigeant du groupe avait défié dans la journée le Hamas en déclarant lors d’un prêche que la Bande de Gaza était un émirat islamique.
Le groupe Jund Ansar Allah et un certain nombre de petits mouvements radicaux cherchent à appliquer une stricte loi islamique dans
la Bande de Gaza, critiquant l’attitude du Mouvement de la résistance islamique. Ils sont aussi contrariés que le Hamas ait honoré un cessez-le-feu avec Israël au cours des sept derniers mois.
Le Hamas a fait valoir qu’il n’imposait pas ses vues aux autres, et que sa lutte visait Israël, pas le monde occidental. Les appels des groupes plus radicaux à une guerre sainte sapent sa tentative d’apparaître plus modéré aux yeux des Occidentaux.
Ces mouvements sont peut-être la plus sérieuse opposition à laquelle se heurte le Hamas depuis le contrôle de
la Bande de Gaza aux dépens du Fatah.
Le dirigeant du groupe Jund Ansar Allah, Abdel-Latif Moussa, avait averti vendredi les hommes du Hamas contre toute tentative de pénétrer dans l’enceinte de la mosquée. "Si le Hamas le fait, ils seront finis", avait-il lancé. Peu après, des échanges de tirs ont éclaté entre les militants se trouvant à l’intérieur de la mosquée et les forces du Hamas qui encerclaient l’édifice. Les hommes du Mouvement de la résistance islamique sont ensuite intervenus dans la mosquée.
Le dirigeant du groupe avait déjà quitté les lieux et les forces du Hamas ont un peu plus tard encerclé sa maison, déclenchant un nouvel échange de tirs avec ses hommes.
Une grosse explosion provenant de la maison de Moussa a été entendue en fin de journée, selon des témoins et des représentants des services de sécurité qui ont précisé que l’habitation était partiellement effondrée.
On ignore si la déflagration a été provoquée par les forces du Hamas ou des militants en possession d’explosifs retranchés à l’intérieur.
Le Hamas a bouclé la zone et les ambulances n’ont pu se rendre sur les lieux des affrontements.
Au moins 13 personnes ont été tuées dans les deux échanges de tirs, selon un haut responsable du Hamas.

Plus de 150 autres ont été blessées, dont 29 grièvement, a de son côté rapporté Moaiya Hassanain, un représentant des services de santé dans la Bande de Gaza.

D’après lui, nombre de blessés sont des civils pris dans les échanges de tirs.
Un porte-parole du gouvernement du Hamas Taher Nunu a annoncé que la direction du Mouvement de la résistance islamique était engagée dans une opération contre des "hors-la-loi" et a appelé les partisans de Moussa à se rendre.

Al-Oufok avec les agences de presse

14 août 2009 -)

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article800

 

Second article

Des combats entre le Hamas et Djound Ansar Allah (un groupe djihadiste dissident affilié à Al Qaïda) ont fait au moins 22 morts dans le sud de la bande de Gaza, dont le chef de ce mouvement  qui avait proclamé la création d’un "émirat" islamique dans le territoire palestinien, annonce le Hamas.
Des militants locaux des droits de l’homme ont fait état de 28 morts et d’une centaine de blessés à Rafah, près de la frontière égyptienne.
Abdel-Latif Moussa, alias Abou al Nour al Makdessi, a péri dans les affrontements qui opposaient son groupe Djound Ansar Allah ("Guerriers de Dieu") aux policiers du Hamas, a dit un porte-parole du ministère de l’Intérieur géré par le Hamas.
Six policiers du Hamas et six civils sont au nombre des morts.

Trois enfants ont péri, selon des responsables du Hamas qui ont accusé le groupe et son chef inspiré par Al Qaïda d’avoir déclenché les violences par le sermon de vendredi annonçant l’instauration d’un régime théocratique radical.
"Nous tenons le Djound Ansar Allah et Moussa responsables de ce qui s’est passé en raison de la proclamation brutale d’un émirat", a dit Taher al Nono, porte-parole d’Ismaïl Haniyeh, chef du gouvernement Hamas, lors d’une conférence de presse.
Selon des responsables du Hamas, Moussa et un Syrien d’origine palestinienne du nom de Khaled Banat se sont fait exploser en actionnant une de leurs bombes après avoir tué un médiateur qui tentait de mettre fin aux accrochages.
La confirmation par le Hamas de la présence d’un Syrien parmi les activistes du Djound Ansar Allah contredit des propos tenus la veille par Haniyeh, qui avait assuré qu’aucun combattant non palestinien ne se trouvait dans le territoire.
Des habitants de Rafah, interdite aux médias par les forces du Hamas, ont déclaré que la nuit avait été marquée par des violences terrifiantes.
Pour les spécialistes du Hamas, le Mouvement de la résistance islamique donne la priorité aux objectifs strictement palestiniens, et non aux buts transnationaux d’un réseau comme Al Qaïda, sur lequel se modelait le Djound Ansar Allah.
"Ce qui s’est passé ces derniers mois à Gaza, l’invasion israélienne et la situation économique, a conduit à un renouveau de l’extrémisme dans les marges de la société, mais cela ne signifie pas une expansion d’Al Qaïda à Gaza", dit Maha Azzam, de l’institut londonien de recherches en relations internationales Chatham House.
Des tensions se font cependant jour au sein du mouvement entre pragmatiques et radicaux, notent des experts.

Et selon des habitants de Rafah, d’ex-combattants du Hamas se trouvaient dans les rangs du Djound Ansar Allah, dont un ancien chef militaire local, Abdallah Abou Djazer.
Le groupe de Moussa avait signalé sa présence à Gaza il y a deux mois lorsque trois de ses membres avaient été tués lors d’un raid contre une base frontalière israélienne. Selon le ministère de l’Intérieur, il est à l’origine d’une série d’attentats à la bombe ayant visé des cafés internet.
Vendredi, Moussa avait dit que son groupe ne prendrait pas l’initiative d’agresser le Hamas. Mais il ajoutait : "Quiconque fera couler notre sang versera à son tour son sang."
Dans un communiqué sur internet, le "Front des médias islamiques mondiaux" qualifie le Hamas de "gang criminel" qui a tué des "combattants musulmans purs". "Ils ont imité les Juifs qui détruisent les maisons des combattants et du peuple", ajoute-t-il.

(Samedi, 15 août 2009 - Avec les agences de presse )

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article802


Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 :  Au jour le jour 

08-08

Des sources locales ont dit, le vendredi 7/8, que des dizaines de palestiniens ont été asphyxiés lorsque les soldats sionistes ont attaqué les participants à une marche pacifique hebdomadaire contre le mur d'apartheid, à Bilin.

Les manifestants ont marché dans les rues du village en répétant des slogans nationaux qui appellent à l'unité et insistent sur l'importance de la résistance populaire et la continuation des activités sans avoir peur de la politique terroriste de l'armée de l'occupation israélienne contre les Palestiniens, notamment les habitants du village de Bilin. Les soldats sionistes ont lancé des gaz lacrymogènes sur les palestiniens et les solidaires étrangers lorsqu'ils sont arrivés à la porte du mur d'apartheid.

CPI



2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)


Civils & résistants tués                                                                            :  7.017

Palestiniens blessés                                                                               :  54.631

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

Journalistes tués                                                                                      : 9

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

 

2-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        : 1.201

                                                                                                                ( 359 militaires/policiers)

Israéliens blessés                                                                                     : 6606


Les  chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)  



3 Politique

a) Politique Palestinienne

MM Abbas & Haniyeh.

Abbas exclut toute négociation avec Israël sans arrêt de la colonisation.

Mahmoud Abbas a exclu après avoir présidé la 1e réunion de la nouvelle direction de son parti, une reprise des négociations avec Israël sans un arrêt de la colonisation, et souligné le droit de son peuple à la "légitime défense".

"Toute négociation doit être basée sur le respect par les parties, surtout Israël, des engagements pris dans le cadre de la Feuille de route (...) et en premier lieu l'arrêt de la colonisation, sous toutes ses formes et sans exception, à Jérusalem et dans le reste des territoires occupés", a déclaré M. Abbas à l'issue d'une réunion du nouveau Comité central du Fatah, la principale instance dirigeante du mouvement.

"Notre peuple est attaché à l'option de la paix mais se réserve le droit de recourir à la résistance légitime, garantie par le droit international, contre l'occupation et la colonisation et pour atteindre ses objectifs qui sont la liberté, l'indépendance et la création de son Etat", a-t-il ajouté.

Il a aussi salué les "efforts du président (américain) Barack Obama et son insistance sur la nécessité de la création d'un Etat palestinien et l'arrêt total de la colonisation".

Le gel de la colonisation réclamé par M. Obama, et rejeté par le gouvernement israélien de droite dirigé par Benjamin Netanyahu, a provoqué de sérieuses tensions entre les Etats-Unis et Israël.

M. Abbas a en outre affirmé que le Fatah refusait un "Etat aux frontières temporaires", une solution souvent évoquée pour surmonter la difficulté de parvenir à un accord définitif.

Il a par ailleurs affirmé que le Congrès du Fatah, qui a injecté du sang neuf dans sa direction pour la première fois en vingt ans, a été "un grand succès".

Le Congrès, qui s'est ouvert le 4 août à Bethléem, en Cisjordanie, doit officiellement s'achever après l'annonce des résultats de l'élection d'une autre instance du Fatah, le Conseil révolutionnaire, attendue jeudi soir ou vendredi.

"Ce Congrès marque le début d'un processus de réforme et de renouvellement au sein du Fatah", a dit M. Abbas, qui a été plébiscité à la tête du mouvement fondé par le leader historique Yasser Arafat à la fin des années 1950.

Le Fatah monopolisait le pouvoir au sein de l'Autorité palestinienne avant d'être battu aux législatives en 2006 par le mouvement islamiste Hamas qui l'a ensuite délogé par la force de la bande de Gaza en 2007. Son pouvoir se limite depuis à la Cisjordanie occupée par Israël.

Le parti était en outre miné par des luttes de clans et un manque de discipline qui ont accéléré son déclin depuis la mort d'Arafat en 2004.

M. Abbas s'en est pris dans ses déclarations au Hamas pour avoir empêché des centaines de délégués du Fatah à Gaza d'assister au Congrès, dénonçant "la répression pratiquée par les putschistes".

Les élections du Fatah ont permis une entrée en force à sa direction de cadres de la nouvelle génération au profit de caciques, avec l'élection notamment de Marwan Barghouthi, figure de proue du mouvement emprisonné à vie en Israël et d'hommes à poigne issus des services de sécurité comme Mohammad Dahlane et Jibril Rajoub.

Un ténor du Fatah, l'ancien Premier ministre et ancien négociateur Ahmad Qoreï, qui a perdu son siège, a dénoncé des "manipulations" ayant selon lui entaché le scrutin, dans une interview au quotidien Al-Quds Al-Arabi publié à Londres.

M. Abbas a minimisé ces propos, excluant toute "scission" au sein du parti.

14/8

http://www.google.com:80/hostednews/afp/article/ALeqM5gY93lgCiPe09U-GKhr89_kOmTjiA


1-1 Processus de paix.

Salam Fayyad «La paix dépend d'El Qods occupée»

Le Premier ministre a affirmé samedi que résoudre le conflit israélo-palestinien dépend de la question d'El Qods occupée. "El Qods est la clé de la paix, de la sécurité et de la stabilité", dans la région a affirmé M. Fayyad lors d'un séminaire organisé à l'Université de Bir-zeit à Ramallah. "L'avenir du projet national palestinien et celui de la paix globale dépendent de la protection d'El Qods, de sa position, de son histoire, et de la solution qui maintient également les droits des Palestiniens", a-t-il dit. "El Qods est la capitale du futur Etat palestinien et la souveraineté de l'Etat sur sa capitale doit être complète". M. Fayyad a appelé l'administration américaine et la communauté internationale à faire pression sur Tel Aviv pour établir et respecter "un plan pratique" qui mettrait fin aux colonies juives en Cisjordanie occupée et aux "violations" perpétrés à El Qods occupée.

03-08

http://www.elmoudjahid.com/accueil/monde/40031.html


1-2 Les analyses (du processus de paix). 

 « La Palestine aux Palestiniens et le Liban aux Libanais », martèle Abbas.

Proche-Orient Le chef de l'Autorité palestinienne a réaffirmé son attachement au « droit de retour » en déclarant que « la Palestine est la patrie des Palestiniens, tout comme le Liban est aux Libanais ».

Le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas a exclu hier, après avoir présidé la 1re réunion de la nouvelle direction de son parti, une reprise des négociations avec Israël sans un arrêt de la colonisation, et souligné le droit de son peuple à la « légitime défense ». « Toute négociation doit être basée sur le respect par les parties, surtout Israël, des engagements pris dans le cadre de la feuille de route (..) et en premier lieu l'arrêt de la colonisation, sous toutes ses formes et sans exception, à Jérusalem et dans le reste des territoires occupés », a déclaré M. Abbas à l'issue d'une réunion du nouveau comité central du Fateh, la principale instance dirigeante du mouvement. « Notre peuple est attaché à l'option de la paix, mais se réserve le droit de recourir à la résistance légitime, garantie par le droit international, contre l'occupation et la colonisation et pour atteindre ses objectifs qui sont la liberté, l'indépendance et la création de son État », a-t-il ajouté. Il a également réaffirmé son attachement au droit de retour des réfugiés palestiniens, en déclarant que « la Palestine est la seule patrie du peuple palestinien, tout comme l'Égypte est pour les Égyptiens, le Liban pour les Libanais et la Jordanie pour les Jordaniens ».
M. Abbas a aussi salué les « efforts du président (américain) Barack Obama et son insistance sur la nécessité de la création d'un État palestinien et l'arrêt total de la colonisation ». Le gel de la colonisation, réclamé par M. Obama et rejeté par le gouvernement israélien de droite dirigé par Benjamin Netanyahu, a provoqué de sérieuses tensions entre les États-Unis et Israël.

M. Abbas a en outre affirmé que le Fateh refusait un « État aux frontières temporaires », une solution souvent évoquée pour surmonter la difficulté de parvenir à un accord définitif. Il a par ailleurs affirmé que le congrès du Fateh, qui a injecté du sang neuf dans sa direction pour la première fois en vingt ans, a été « un grand succès ».
Le congrès, qui s'est ouvert le 4 août à Bethléem, en Cisjordanie, doit officiellement s'achever après l'annonce des résultats de l'élection d'une autre instance du Fateh, le Conseil révolutionnaire, attendue aujourd'hui. « Ce congrès marque le début d'un processus de réforme et de renouvellement au sein du Fateh », a dit M. Abbas, qui a été plébiscité à la tête du mouvement fondé par le leader historique Yasser Arafat à la fin des années 1950. Le Fateh monopolisait le pouvoir au sein de l'Autorité palestinienne avant d'être battu aux législatives en 2006 par le mouvement islamiste Hamas, qui l'a ensuite délogé par la force de la bande de Gaza en 2007. Son pouvoir se limite depuis à la Cisjordanie occupée par Israël. Le parti était en outre miné par des luttes de clans et un manque de discipline qui ont accéléré son déclin depuis la mort de Arafat en 2004. M. Abbas s'en est pris dans ses déclarations au Hamas pour avoir empêché des centaines de délégués du Fateh à Gaza d'assister au congrès, dénonçant « la répression pratiquée par les putschistes ».
Les élections du Fateh ont permis une entrée en force à sa direction de cadres de la nouvelle génération au profit de caciques, avec l'élection notamment de Marwan Barghouthi, figure de proue du mouvement emprisonné à vie en Israël, et d'hommes à poigne issus des services de sécurité comme Mohammad Dahlane et Jibril Rajoub. Un ténor du Fateh, l'ancien Premier ministre et ancien négociateur Ahmad Qoreï, qui a perdu son siège, a dénoncé des « manipulations » ayant selon lui entaché le scrutin, dans une interview au quotidien al-Quds al-Arabi publié à Londres.

M. Abbas a minimisé ces propos, excluant toute « scission » au sein du parti.

http://www.lorientlejour.com/article/628058/%3C%3C_Les_menaces_de_l%27Etat_hebreu__effraient_les_Israeliens_et_pas__les_Libanais_%3E%3E%2C_affirme_Kassem.html


1-3 Sur le terrain.

14-08

Un groupe  palestiniens a proclamé vendredi la création dans la bande de Gaza d’un "Emirat islamique".

"Nous proclamons aujourd’hui la création d’un Emirat islamique dans la bande de Gaza", avait déclaré dans une mosquée de Rafah, Abdel Abdelatif Moussa, représentant du groupe Jund Ansar Allah, ont précisé des témoins.

Ce dernier était entouré de combattants armés lorsqu’il a tenu ces propos, a-t-on précisé de mêmes sources.

http://www.elwatan.com/


n°47 5- Journal de Palestine - 08-08 au 17-08 :-Suite- : Gaza l'assiégée par les grands de ce monde, Gaza la résistante, avait mis sa plus belle robe verte...

n°47 5- Journal de Palestine - 08-08  au  17-08 :-Suite- : Gaza l'assiégée par les grands de ce monde, Gaza la résistante, avait mis sa plus belle robe verte...



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

475                         08-08  au  17-08

C.De Broeder      &  M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

3 Politique

Politique Palestinienne

Politique Israélienne


1-4 6eme congrès

Palestine : d'Arafat à Abbas, 50 ans de combats du Fatah.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Vingt ans après le précédent, à Tunis en 1989, le sixième congrès du Fatah s'est ouvert ce mardi à Bethléem, en présence de ses 2200 délégués réunis pour la première fois en Palestine. Mahmoud Abbas, qui entend rajeunir le mouvement et surtout restaurer son autorité, a fait son mea culpa :

« En raison du blocage du processus de paix, mais aussi à cause de nos erreurs, certains de nos comportements rejetés par le public, notre faible performance, notre éloignement du pouls de la rue et notre manque de discipline, nous avons perdu les élections législatives [en 2006] et ensuite avons perdu Gaza. »

Il faut dire que la principale composante de l'OLP est en piteux état depuis la mort de son fondateur, Yasser Arafat. A tel point que 400 délégués, retenus par le Hamas à Gaza, n'ont pu assister au Congrès. Quant au processus de paix, il est au point mort. Et si Mahmoud Abbas n'a pas exclu le recours à la lutte armée, il a également tenu à préciser : « Nous ne sommes pas des terroristes. » Retour sur cinquante ans de lutte pour l'indépendance de la Palestine.

Un mouvement d'étudiants nationalistes

Fondé au Koweït dans les années 1950 par des étudiants qui pensaient que seul un mouvement autonome des régimes arabes serait à même de défendre la cause palestinienne, le Fatah est la principale composante de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

En 1969, quatre ans après le déclenchement de la lutte armée par le Fatah, l'Israélien Shimon Pérès, interrogé par la télévision française, estime que le mouvement de Yasser Arafat ne représente que 2000 à 3000 personnes et que « la population de Cisjordanie est contre le Fatah ».

De fait, le soulèvement populaire est alors un échec. (Voir la vidéo)

Ambroise Bouleis | Journaliste | 

04/08/

http://www.rue89.com/2009/08/04/palestine-darafat-a-abbas-50-ans-de-combats-du-fatah

 

Abbas reconnaît des "erreurs" du Fatah, l'exhorte à un "nouveau départ"  

"En raison du blocage du processus de paix, mais aussi à cause de nos erreurs, certains de nos comportements rejetés par le public, notre faible performance, notre éloignement du pouls de la rue et notre manque de discipline, nous avons perdu les élections législatives (en 2006) et ensuite nous avons perdu Gaza", a déclaré le président palestinien Mahmoud Abbas devant les délégués de son parti à Bethléem.

Le Fatah, qui exerçait jusqu'alors un contrôle sans partage sur l'Autorité palestinienne, avait été largement battu aux élections par le Hamas.

"Nous avons aussi failli perdre ce qui restait de l'Autorité palestinienne mais nous avons résisté, tenu bon et pris des initiatives. Nous avons préserver l'Autorité au lieu de tout laisser à l'occupation et nous avons travaillé nuit et jour pour rétablir la sécurité (en Cisjordanie) alors que cette tâche apparaissait alors comme impossible", a-t-il ajouté.

M. Abbas, qui dirige le Fatah depuis le décès(...)  de son dirigeant historique Yasser Arafat en 2004, a exhorté dans ce contexte les délégués du Congrès à en faire "une plateforme pour un nouveau départ".

"En sommes-nous capables? C'est la question qui est posée aux membres du Congrès", a-t-il ajouté.

"Ce Congrès doit constituer une plateforme pour un nouveau départ, consolidant notre lutte pour atteindre nos principaux objectifs: la libération et l'indépendance", leur a-t-il répété.

"Nous avons le devoir d'offrir à notre peuple des réponses aux défis auxquels nous sommes confrontés", a-t-il encore dit.

Il s'agit du premier congrès général du mouvement historique palestinien depuis 1989 et seulement du sixième depuis sa création à la fin des années 1950.

Au cours de cette réunion de trois jours, quelque 1.900 délégués doivent renouveler le Comité central et le Conseil révolutionnaire, principales instances du Fatah, et adopter un nouveau programme politique.

Les préparatifs du congrès ont été perturbés par le refus du Hamas d'autoriser quelque 400 autres délégués du Fatah de Gaza de se rendre en Cisjordanie.

AFP

 04 août )

http://www.romandie.com/ats/news/090804103140.zxo8o7f5.asp

 

Réactions

Hamas : la réélection d'Abbas à la tête du Fatah est une continuation de l'effondrement politique

09-08

Le Hamas voit que la réélection du président sortant, Mahmoud Abbas, à la tête du Fatah ne va pas permettre à ce mouvement d'être dans une bonne position et montre qu'il veut continuer sur ce chemin et état de faillite politique.
Le porte-parole du Hamas, Dr. Sami Abou Zouhri a déclaré, le samedi 8/8, que la réélection d'Abbas à la tête du Fatah est une affaire interne pour le Fatah, mais les dirigeants du Hamas estiment que le Fatah ne sera pas en bonne état après cette décision.

"Cela représente le choix du Fatah pour continuer sur le chemin de la faillite politique", a considéré Abou Zouhri après la réélection de Mahmoud Abbas à la tête du Fatah au cours du 5ème jour de leur 6ème congrès, à Bethléem.

CPI

15-08

Le haut membre du Front populaire de Libération de la Palestine (FPLP), Javad Aql, a déclaré en allusion à la fraude dans les élections du Fatah, que ce Mouvement était maintenant mis à l'épreuve pour mettre fin à ses problèmes internes.
" De célèbres figures du Fatah, qui ont échoué dans les dernières élections du Comité central du Mouvement à Bethléem, ont protesté contre le résultat du scrutin, mettant en doute la validité des élections. ", a-t-il souligné.  Ce haut membre du FPLP a ajouté que maintenant, le Fatah se trouvait face à un dilemme entre ses partisans et la nation palestinienne, afin de prouver sa capacité à maintenir la solidarité inter-palestinienne, pour régler la crise intérieure et adopter des positions politiques au niveau national.

IRIB

11-08

Le Hamas a affirmé que la nouvelle direction du mouvement Fatah élue lors du sixième congrès, à Bethléem, est devant un réel examen pour déterminer son engagement aux droits et principes palestiniens, ainsi que la réalisation de l'unité nationale.

Le porte-parole du mouvement Hamas, Dr. Sami Abou Zouhri a dit, le mardi 11/8, que le mouvement du Hamas considère que cette direction est devant un réel examen pour déterminer son engagement aux droits et principes palestiniens, ainsi que son attachement au choix de la résistance.

Les premiers résultats du comité central sont apparus, aujourd'hui à l'aube, le mardi 11/8, plusieurs heures après des échanges d'accusation de falsification.

CPI