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10/08/2009

n° 474 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 08-08 - Fin - : "L'image de marque" d'Israël sur la scène internationale n'a cessé de se dégrader.

n° 474 - Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine - 08-08 - Fin - : "L'image de marque" d'Israël sur la scène internationale n'a cessé de se dégrader.



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



   Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine 

       474 du 08 - 08                                           C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Plus de six mois après « Plomb durci », aucune de ces écoles n'a pu être correctement reconstruite ou réhabilitée ».

2-2 L'opinion publique dans les rues de Jérusalem sur le  Gel des colonies de peuplement israéliennes.

2-3Invasion de Bil'in.

2-4 Palestiniens expulsés par la police israélienne de leurs maisons à Jérusalem.

3 Annexe

3-1 Al Kadoumi détient des enregistrements qui Incriminent Abbas et Dahlan.

3-2 Le boycott des produits israéliens est-il légal ?



2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

2-1 Plus de six mois après « Plomb durci », aucune de ces écoles n'a pu être correctement reconstruite ou réhabilitée ».

 « Les Nations Unies et plus de 25 organisations non gouvernementales (ONG) ont uni leurs voix pour demander à Israël un accès sans entrave au territoire palestinien de Gaza, notamment pour pouvoir y réhabiliter le système éducatif », a rapporté l’Onu sur son site d’actualité
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et l'Association des agences internationales pour le développement, a rappelé dans son récent rapport qu’ au cours de l'opération sioniste intitulée le « Plomb durci » à Gaza, 18 écoles ont été totalement démolies, au moins 280 autres endommagées.
En attirant l’attention au manque de matériaux de construction et à l’exagération du blocus durci par l’occupation israélienne, le bureau de l’Onu s’est exprimé : « Aujourd'hui, un mois après le début de la nouvelle année scolaire et plus de six mois après le cessez-le-feu, aucune de ces écoles n'a été correctement reconstruite ou réhabilitée ».
En appelant l’occupation à lever son blocus contre la bande de Gaza, et d’y accéder à l’amélioration du système éducatif, l’Onu a insisté que le droit d'apprendre et à d'éducation est un droit fondamental des enfants, garanti par la Convention sur les droits de l'enfant comme par la Déclaration universelle des droits de l'homme   
 « Les agences qui appellent le gouvernement de l’entité  sioniste à autoriser d'urgence l’acheminement de matériaux de construction et de fournitures pour les écoles, ainsi de garantir, sans entrave, l'entrée et la sortie des étudiants, des professeurs et des éducateurs vers et à l’extérieur de Gaza », a souligné le communiqué de l’Onu, tout en alertant contre l’ampleur très destructive, au sein des habitations et établissements des écoliers de Gaza.
Dans ce contexte, l'Office de secours et de travaux des Nations Unies, pour les réfugiés de Palestine, dans le Proche-Orient, (UNRWA) rappelle que 36 de ses écoles avait été endommagées lors de la guerre de l’occupation sur Gaza, en précisant que  près de 200.000 enfants sont retournés à l'école dans les 221 établissements de l'UNRWA », seulement une semaine après la fin de l’agression sioniste.
L’Office des Nations Unies a déjà élaboré un plan de reconstruction de 371 millions de dollars, tout en protestant  contre son abandon  sur les placards, car le blocus persiste encore à priver les palestiniens de leurs droits légaux.
CPI

29/07/

http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7EXaPj8WshF%2fKqarloaQSPzmnv0t%2bomCS1iId1rL3%2bUv90L1KfQ%2f4XqtMrHGLhQA1UeSPgaREuLw351fm0%2f%2b5ZWnhEUKb3dqhEUtsIhp8Um0%3d


2-2 L'opinion publique dans les rues de Jérusalem sur le  Gel des colonies de peuplement israéliennes.

La plupart des gens sont prêts à exprimer leur point de vue .

Avec la nouvelle rhétorique en cours à Washington au sujet d'un gel des colonies de peuplement israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, nous avons voulu sonder l'opinion publique dans les rues de Jérusalem. Nous nous sommes rendus sur une terrasse ensoleillée, un dimanche après-midi, le week-end dernier.

Nous avons trouvé choquant les propos des uns et des autres mais, ne sommes pas surpris outre mesure.

La facilité avec laquelle la plupart des Américains et des Israéliens, jeunes et vieux, déclarent leur racisme est sans précédent et sans commentaires, à propos des Arabes. Les colonies de peuplement israéliennes et la conduite de leur politique est la première manifestation des obstacles au processus de paix.

Nous avons choisi la zone la plus centrale avec un trafic conséquent à Jérusalem-Ouest pour mener à bien nos entretiens avec les passants au hasard dans la rue. La plupart des gens sont prêts à exprimer leur point de vue et n'ont pas peur d'afficher leur chauvinisme sioniste, ceci, dans sa forme la plus flagrante.

Dans ce monde, les Palestiniens ne sont pas de vrais êtres humains. Coopérer avec les Arabes est une traîtrise. Barack Obama doit s'écarter des affaires israéliennes. L'implantation illégale des colonies en Cisjordanie est nécessaire pour garantir l'État juif.

Le but de cette vidéo n'est pas de diaboliser Israël, mais de révéler les côtés obscurs d'un pays, en s'appuyant sur des passants côté ouest, dont on a rarement l'avis. C'est un lieu qui est bien trop souvent ignoré de la Diaspora juive. Ces attitudes des fanatiques est grandissante côté Israël.

les Juifs américains en revanche, soutiennent de plus en plus Obama pour qu'il fasse pression sur Israël pour changer le cours de son auto-destruction.

Les relations américano-israéliennes ont besoin d'être ré-évaluées.

23 juillet 2009

http://allainjulesblog.blogspot.com/

VIDEO : http://www.youtube.com/watch?v=S6tyTSK6BjM&eurl=http%3A%2F%2Fallainjulesblog%2Eblogspot%2Ecom%2F&feature=player_embedded


2-3 Invasion de Bil'in.

A 5h30 ce matin, juste après que les militants palestiniens et internationaux sont rentrés chez eux après avoir patrouillé dans le village toute la nuit, les villageois ont donné l’alerte car quatre jeeps de l’armée israélienne faisaient route vers le village.

Peu de temps après, les soldats israéliens ont attaqué la maison d’Abd Al Fatah Bornat, dont ils avaient arrêté le fils Muhammed Abd Al Fatah Bornat (21 ans) le 17 juillet. Son frère est lui aussi recherché par les forces d’occupation, mais il n’était pas chez lui ce matin. L’armée a quitté la maison sans arrêter personne.

Quelques minutes après, ils sont allés chez Emad Bornat, qu’ils ont arrêté. Les villageois et les activistes palestiniens et internationaux ont essayé de bloquer la route qu’allait prendre la jeep avec leur victime. Ils ont été repoussés violemment par l’armée et toute tentative de le désarrêter était vaine.

Alors que la jeep avec la victime à l’intérieur était sur le point de quitter les lieux, les activistes ont formé une chaîne en face de la jeep, pour empêcher qu’elle ne s’échappe. Les soldats dans une deuxième jeep ont alors jeté des bombes assourdissantes et des lacrymogènes sur les militants, les obligeant à se disperser et la jeep a pu passer. Les trois autres jeeps suivaient, sous une pluie de pierres jetées par les villageois. Le convoi a traversé le village, avec les activistes à leur suite. Après s’être arrêtés à une intersection, les soldats ont pris des vidéos de tous les militants. Puis toutes les jeeps ont rebroussé chemin et ont laissé la victime dans le village.

Emad Bornat est dans un état extrêmement sérieux. Il est actuellement sous traitement médical après un accident de tracteur très grave. Il est vital qu’il continue d’être soigné.

Merci pour votre soutien sans faille,

Iyad Burnat, chef du Comité populaire de Bil’in, Co-fondateur des Amis pour la Liberté et la Justice, Bil’in

19-07

http://www.bilin-village.org/francais/articles/temoignages/Invasion-de-Bil-in-ce-matin


2-4 Palestiniens expulsés par la police israélienne de leurs maisons à Jérusalem.

La police israélienne a expulsé dimanche deux familles palestiniennes vivant à Jérusalem-Est et laissé des colons juifs s’installer dans leurs maisons, des expulsions critiquées par l’Autorité palestinienne, l’ONU et les Etats-Unis.
La police est arrivée avant l’aube et a bouclé une partie du quartier arabe de Sheikh Jarrah avant d’expulser de force plus de cinquante personnes, selon Chris Gunness, porte-parole de l’office des Nations unies chargé des réfugiés palestiniens, l’UNRWA. Le personnel de l’ONU a ensuite vu arriver des véhicules transportant des colons venus s’installer dans les maisons évacuées, a-t-il raconté. Les familles expulsées habitaient dans ces logements depuis plus de 50 ans, selon lui.
La police israélienne a invoqué un arrêt de la cour suprême israélienne statuant que les maisons appartenaient à des familles juives et que ces familles arabes y résidaient illégalement.
Khawla Hanoun, une jeune femme de 35 ans, qui habitait dans l’un des logements évacués, a raconté que la police lui avait ordonné ainsi qu’aux 16 membres de sa famille de quitter les lieux avant le lever du jour et les avaient menacés de leurs armes quand ils ont refusé. "Maintenant, notre avenir est dans la rue", a-t-elle dénoncé. "On va rester déterminés jusqu’à ce que nous puissions rentrer chez nous. Par n’importe quel moyen, on doit revenir chez nous".
La porte-parole du Département d’Etat américain Megan Mattson a estimé que de telles actions constituaient des violations des obligations de l’Etat hébreu dans le cadre de la "feuille de route" pour la paix au Proche-Orient, élaborée par le Quartet (Etats-Unis, Russie, Union européenne, Nations unies). "Des actions unilatérales prises par l’une des parties ne peuvent préjuger de l’issue des négociations et ne seront pas reconnues par la communauté internationale", a-t-elle prévenue dans un communiqué.
Le Coordonnateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient Robert Serry, a dénoncé des expulsions "totalement inacceptables". "Ces actions renforcent les tensions et entament les efforts internationaux pour créer les conditions de négociations fructueuses pour parvenir à la paix", a-t-il dénoncé dans un communiqué.
Le principal négociateur de l’Autorité palestinienne, Saeb Erekat, a condamné ces expulsions. "Alors que les autorités israéliennes ont promis à l’administration américaine que les démolitions de maisons, les expulsions et autres provocations contre les Palestiniens de Jérusalem allaient cessé, nous voyons exactement l’inverse se passer sur le terrain", a-t-il souligné dans un communiqué.
Le statut de Jérusalem-Est, que les Palestiniens revendiquent comme capitale, est l’une des questions les plus sensibles du conflit israélo-palestinien. Israël a conquis la partie est de la ville, alors administrée par la Jordanie, lors de la guerre des Six jours en 1967, mais l’annexion de Jérusalem-Est par l’Etat hébreu n’est reconnue par aucun autre pays. Depuis, Israël a renforcé sa présence à Jérusalem-Est, construisant des quartiers où vivent environ 180.000 juifs.
Des organisations liées au mouvement des colons juifs de Cisjordanie ont acquis des biens immobiliers au sein des quartiers palestiniens de Jérusalem pour y installer des Israéliens.

Environ 270.000 Palestiniens vivent à Jérusalem-Est, soit 35% des 760.000 habitants de la ville.

Al-Oufok avec les agences de presse

Dimanche, 02 août 2009 -

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article759



3 Annexe

3-1 Al Kadoumi détient des enregistrements qui Incriminent Abbas et Dahlan.

(dans l’assassinat de Yasser Arafat. )

Ndlr : La publication de L'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Une source palestinienne bien informée, à Damas, qui a préféré conserver l’anonymat a révélé que le chef du bureau politique du Fatah, Farouk Al Kadoumi possède des preuves qui renforcent ses accusations contre le président sortant, Mahmoud Abbas et Mohammed Dahlan, dans l’assassinat de Yasser Arafat.

Lors de ses déclarations à l’agence «Qods presse» publiées, le mercredi 22/7, par la chaîne d’Al Jazeera, cette source palestinienne a révélé que le haut leader du Fatah, al Kadoumi possède des preuves qui condamnent Abbas et Dahlan, dont des enregistrements du son de Yasser Arafat durant son siège dans la province de Ramallah, notamment après la démission d’Abbas, ainsi que des témoignages et communiqués qui seront publiés ultérieurement par le général, Mohamed Jihad et Hani al Hassan.

«Toutes les factions palestiniennes, à Damas, ont accueilli fortement Kadoumi, en soulignant qu'elles vont le soutenir, ainsi que son histoire dans la lutte nationale», a souligné cette source palestinienne.

Dans ce contexte, le ministre jordanien de l’information, Nabil Charif, a nié que son pays avait demandé à al Kadoumi de quitter le Pays, après ses déclarations contre Abbas et Dahlan.

 23 Juillet

 http://www.alterinfo.net/Une-source-palestinienne-Al-Kadoumi-detient-des-enregistrements-qui-inculpent-Abbas-et-Dahlan_a34874.html

 

1 Documents: Compte-rendu de la rencontre réunissant Dahlan, Abbas et Sharon (1)

Mercredi 22 Juillet 2009

La chaîne d’Al-Jazeera a publié un scoop concernant la révélation explosive faite par Farouq Al-Qaddoumi parlant d’une conspiration tramée entre Abbas, Dahan et les Israéliens pour tuer le défunt Yasser Arafat.

En effet, ce deuxième homme du mouvement du Fatah a levé le voile sur une rencontre tenue entre deux personnages de son mouvement et l’ancien premier ministre israélien Sharon. Il s’agit de l’homme qui occupe actuellement la présidence de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Il s’agit aussi de Dahlan, l’homme fort du Fatah. Cette rencontre qui a fait couler beaucoup d’encre avait été révélée par la chaîne arabe Al-Jazeera, ce qui lui avait valu une interdiction de continuer à pratiquer son travail en Cisjordanie. En fait, la diffusion n’a pas été au goût de l’autorité qui a vite ordonné la fermeture du bureau de la chaîne en Cisjordanie, en attendant une décision judiciaire. En effet, cette autorité a annoncé son intention de traiter l’affaire devant la justice. Ainsi, elle a joué le rôle du juge et de la partie, en fermant le bureau de la chaîne sans attendre la décision de la justice !

Pour mettre au courant ses lecteurs, le département français de notre Centre Palestinien d’Information (CPI) a jugé opportun de traduire et de publier le compte-rendu de ladite rencontre ; en voici le premier volet : (1)

Sharon : J’ai beaucoup insisté pour tenir cette rencontre avant le sommet à venir, afin de terminer tous les aspects techniques, afin de mettre les points sur les i. Nous ne devrons pas être face à des points sombres et à des interprétations hasardeuses qui surgiraient dans les jours à venir.

Dahlan : Si vous ne n’aviez pas sollicité cette rencontre, c’est moi qui l’aurait fait.

Sharon : Tout d’abord, nous devons essayer de liquider tous les chefs militaires et politiques du Hamas, du Djihad Islamique, des brigades d’Al-Qassam et du Front Populaire.

Abou Mazen : Cette méthode ne connaîtra certainement que l’échec, nous ne pourrons par les éliminer et même leur faire face.

Sharon : Alors, quel est votre plan, à vous ?

Dahlan : Nous vous avions fait part de notre plan par écrit, ainsi qu’aux Américains. En réalité, nous avons besoin d’une période d’accalmie pour pouvoir mettre complètement la main sur les services de sécurité, et sur toutes les institutions existantes.

Sharon : Mais tant qu’Arafat occupe Al-Moqattaa à Ramallah, vous rencontrerez l’échec, très certainement. Ce renard vous surprendra comme il l’a déjà fait avec vous. Il connaît toutes vos intentions. Il fera tout pour vous mettre en échec. Il crie sur tous les toits qu’il vous utilisera pour la sale période.

Dahlan : Nous allons voir qui exploite l’autre !

 

2 Documents: Compte-rendu de la rencontre réunissant Dahlan, Abbas et Sharon (2)

Farouq Al-Qaddoumi, le deuxième homme du mouvement du Fatah, a levé le voile sur une rencontre tenue entre deux personnages de son mouvement et l’ancien premier ministre israélien Sharon. La rencontre se concentre sur l’assassinat d’hommes politiques et militaires palestiniens dont le défunt Yasser Arafat.

Pour mettre au courant ses lecteurs, le département français de notre Centre Palestinien d’Information (CPI) a noté opportun de traduire et de publier ci-dessous le compte-rendu de ladite rencontre ; en voici le deuxième volet :

(2)

Sharon : Le premier pas devra être l’assassinat d’Arafat, en l’empoisonnant. En effet, je ne veux pas l’expulser vers un autre pays si je n’ai pas une garantie internationale afin qu’il soit assigné à résidence, sinon, il reviendra.

Abou Mazen : Si Arafat meurt avant que nous ne puissions prendre la situation en main, mettre la main sur les institutions, sur le mouvement du Fatah et sur les brigades d’Al-Aqsa, nous rencontrerons beaucoup de difficultés.

Sharon : Bien au contraire ; vous n’obtiendrez rien tant qu’Arafat est en vie.

Abou Mazen : L’idée est que nous faisons tout passer par Arafat, et cela sera une aubaine aussi bien pour nous que pour vous. Ainsi, se heurter aux factions palestiniennes et liquider leurs chefs, tout cela sera mis sur le dos d’Arafat. Les gens ne diront pas que c’est Abou Mazen qui aura fait ceci et cela. C’est le président de l’autorité palestinienne qui l’aura fait. Moi, je connais bien Arafat. Il n’accepte jamais d’être mis à l’écart. Il veut toujours rester le raïs. S’il perdait tous les privilèges, s’il ne lui restait que le choix d’une guerre civile, il préférait rester raïs.

Sharon : Avant Camp David, vous disiez qu’Arafat était toujours le dernier au courant. Mais Barak et Bill Clinton se sont trouvés étonnés qu’il connaissait tout et en détail.

Dahlan : Nous avons mis en place un service mixant la police et le service de sécurité préventive. Le nombre de ses éléments a dépassé les 1800. Ce nombre sera augmenté par des éléments que vous approuverez. Et nous imposons aux officiers des conditions difficiles et nous faisons tout pour qu’ils nous obéissent. Nous travaillons pour mettre à l’écart tous les officiers qui se permettent de se mettre sur notre chemin. Et nous ne ferons de cadeau à personne.

Nous avons commencé de façon intense à mettre sous contrôle les membres dangereux du Hamas, du Djihad Islamique et des brigades d’Al-Aqsa. Si vous me demandiez de désigner les cinq personnes les plus dangereuses, je pourrais vous donner leurs places avec précision. Cette précision vous permettra de les frapper rapidement, dès qu’ils auront fait un acte contre vous. Et maintenant, nous tâchons à percer les factions palestiniennes, pour pouvoir plus tard les démanteler et les liquider.

Sharon : Je vous épaulerai par le ciel pour frapper tout objectif difficile pour vous. Toutefois, j’ai peur qu’Arafat ait pu vous percer et ait transmis vos plans aux Hamas, au Djihad Islamique et aux autres.

Dahlan : Ce service n’a rien à voir avec Arafat, ni de près ni de loin, hormis les salaires, via Salam Fayyad (le ministre des finances de l’époque). Nous avons pu consacrer un budget pour ce service. Arafat perd de plus en plus sa puissance. Nous ne le quittons pas en cette étape.

Sharon : Nous devons vous rendre facile la liquidation des chefs du Hamas, en commençant par provoquer une crise pour pouvoir tuer tous les chefs militaires et politiques. Ainsi, contrôler le terrain sera plus facile.

Abou Mazen : De cette façon nous échouerons totalement ; nous n’aurons pas la capacité de mettre à exécution quelle partie de ce plan que ce soit. En plus, la situation explosera sans qu’on ait de pouvoir pour la maîtriser.

La délégation américaine : Nous croyons que le plan de Dahlan est parfait et qu’il faut leur laisser un temps d’accalmie pour une maîtrise totale. Vous devez vous retirer de certains territoires et laisser l’affaire de la sécurité à la police palestinienne. Mais dès qu’une opération se sera effectuée, vous reviendrez et frapperez durement afin que les gens sentent que les résistants sont un vrai fardeau et que ce sont eux qui obligent l’armée israélienne de retourner aux territoires évacués.

 http://www.palestine-info.cc

3 Documents Compte-rendu de la rencontre réunissant Dahlan, Abbas et Sharon (3 et Fin 

 Farouq Al-Qaddoumi, le deuxième homme du mouvement du Fatah, a levé le voile sur une rencontre tenue entre deux personnages de son mouvement et l’ancien premier ministre israélien Sharon. La rencontre se concentre sur l’assassinat d’hommes politiques et militaires palestiniens dont le défunt Yasser Arafat.
Pour mettre au courant ses lecteurs, le département français de notre Centre Palestinien d’Information (CPI) a noté opportun de traduire et de publier ci-dessous le compte-rendu de ladite rencontre ; en voici le troisième volet :

(3 et fin)

Sharon : Abou Mazen, lui-même, nous conseillait de ne pas effectuer de retrait avant la liquidation des infrastructures du terrorisme et de ne pas le recomposer le terrorisme.

Abou Mazen : Oui, c’est vrai, je vous  l’avais conseillé, sans dire que vous aviez réussi. En fait, moi, j’avais cru que vous alliez réussir et rapidement.

Dahlan : Les atouts de la réussite sont actuellement entre nos mains. Et Arafat perd de plus en plus le contrôle. Mais nous, nous avons de plus en plus le bras long sur les institutions. Et en ce qui concerne la force commune de sécurité, entre la police et la force préventive, elle est sous la direction du colonel Hamdi Ar-Rifi que vous connaissez parfaitement. Nous vous avons envoyé des documents sur ces sujets. Il est important que cette force ne soit pas sous la direction d’Arafat et qu’elle n’accepte de lui aucun ordre. Et pour commencer, nous allons travailler au nord de la bande de Gaza. Et pour ce qui est des brigades d’Al-Aqsa, elles seront pour nous bientôt un livre ouvert. Nous avons tout planifié pour qu’elles n’aient qu’un seul chef ; et nous liquiderons tout ce qui se mettra sur notre route.

Sharon : J’approuve ce plan. Et afin qu’il réussisse et ne prenne trop de temps, il faut tuer les leaders politiques et militaires importants, comme Ar-Rantissi, Abdallah Al-Chami, Az-Zahhar, Abou Chanab, Haniyeh, Al-Majdalani, Mohammed Al-Hindi et Nafed Azzam.

Abou Mazen : Mais cela explosera la situation ; et nous perdrons le contrôle de tout. Il faut commencer par une accalmie afin de contrôler le terrain. Cela vaut mieux aussi bien pour nous que pour vous.

Dahlan : Sans aucun doute, nous avons besoin de votre soutien sur le terrain. Nous approuvons l’assassinat d’Ar-Rantissi et d’Abdallah Al-Chami. Tuer de telles personnes provoquera une anarchie et un grand vide dans les rangs du Hamas et du Djihad Islamique. Car ce sont eux les vrais caïds.

Sharon : Maintenant, tu commences à comprendre, Dahlan !

Dahlan : Mais pas maintenant. Il faut se retirer d’une grande partie de Gaza afin que nous ayons une bonne crédibilité aux yeux du public. Et lorsque le Hamas et le Djihad Islamique auront violé l’accalmie, vous les tuerez.

Sharon : Et s’ils ne la violent pas, vous les laisserez préparer des opérations contre nous, ainsi nous aurons la surprise que l’accalmie aura travaillé contre nous.

Dahlan : Ils ne pourront pas être patients pendant l’accalmie en voyant leurs organisations en train de se démanteler. Alors très certainement ils violeront l’accalmie. Et ce sera le moment propice pour les attaquer. Et ce sera à vous de jouer, Sharon !

La délégation américaine : C’est une solution logique et pratique.

Sharon : Je n’oublie pas ce que vous disiez au parti travailliste, et même à nous, que vous contrôliez tout. La réalité était ailleurs. Laissez-moi préparer le terrain à ma façon.

Abou Mazen : Le premier article de « la feuille de route » stipule que vous nous soutenez dans notre lutte contre le terrorisme. Et nous pensons que le meilleur soutien sera que vous vous retiriez d’une partie de la Bande de sorte que nous puissions la contrôler. Et nous avons dit que nous ne permettrions à aucune autorité à part la nôtre d’exister sur le terrain.

Sharon : Nous avons dit plus d’une fois que nos bons soutiens seront les avions et les tanks.

Abou Mazen : Mais cela ne sera aucunement un soutien.

Permière partie

Deuxième partie

 http://www.palestine-info.cc

http://www.wmaker.net/alterinfo/Documents-Compte-rendu-de-la-rencontre-reunissant-Dahlan,-Abbas-et-Sharon-3-et-fin_a34890.html


3-2 Le boycott des produits israéliens est-il légal ?

Jean-Claude Willem, 75 ans, raconte dans cet entretien comment, alors qu’il était maire (PCF) de Seclin, une bourgade française de 12 000 habitants, il a été emporté par une tornade judiciaire de sept ans et condamné à 1 000 euros d’amende pour avoir déclaré son intention d’écarter des cantines de l’école communale les jus de fruit provenant des colonies illégales israéliennes.

En définitive, son recours vient d’être rejeté par la Cour européenne des droits de l’Homme de Strasbourg (CEDH).
Tout en reconnaissant l’intention légitime de Jean-Claude Willem de lutter contre l’apartheid, la Justice française a considéré qu’en l’espèce, un boycott des produits de l’apartheid israélien revenait à une discrimination économique contre les producteurs de nationalité israélienne. De ce fait, elle l’a condamné à la fois comme un citoyen appelant à la discrimination sur une base nationale et comme un élu manquant à la neutralité de sa charge.
Franchissant un pas supplémentaire, la Cour européenne lui a reproché de faire justice lui-même en décidant d’un boycottage en lieu et place des autorités gouvernementales.

Alors que les partisans de l’apartheid font pression pour que la loi française assimile l’anti-sionisme à de l’antisémitisme, la Cour européenne vient de l’assimiler à une haine des Israéliens dans un arrêt tiré par les cheveux.
Toutefois, la Cour a reconnu la supériorité de la liberté d’expression sur la prohibition du boycott. Elle a elle-même indiqué que l’appel au boycottage des produits de l’apartheid reste légal lorsqu’il prend place dans une « libre discussion sur un sujet d’intérêt général ».

Silvia Cattori : Voudriez-vous résumer brièvement ce qui s’est passé depuis ce jour où, vous aviez annoncé, au cours d’une réunion du conseil municipal de la commune de Seclin, votre intention de boycotter les produits israéliens provenant de ces colonies juives qui exploitent des terres appartenant au peuple palestinien ?

Jean-Claude Willem : Cela a commencé en octobre 2002. J’étais alors maire de Seclin. Un soir j’ai eu une réaction de colère quand j’ai vu à la télévision les troupes israéliennes intervenir à Naplouse, (une grande ville au nord de la Palestine) en violentant aussi bien les habitants que leurs habitations. Ce même soir, nous avions une réunion du Conseil municipal ; nous discutions des mesures à prendre par rapport à la crise de la vache folle en Grande Bretagne. À l’issue de la discussion où nous avions décidé de maintenir le refus gouvernemental de laisser la viande anglaise arriver en France, dans le cadre de cette mesure de boycott, j’ai ajouté, en réaction aux violences israéliennes contre le peuple palestinien, que j’avais décidé que la cuisine municipale de Seclin n’achèterait plus de produits provenant d’Israël, notamment les jus de fruits, que l’on savait provenir des colonies implantées sur des terres palestiniennes. Que c’était là une manière de protester par le boycott contre ces violences meurtrières, comme on l’avait fait en d’autres circonstances.

Suite à cela, il y a eu beaucoup de réactions positives ou négatives sur le site de la mairie. Alerté par l’association « Action Cultuelle Israélite du Nord » [1], le procureur a décidé de me poursuivre.

J’ai comparu en mars 2003 devant le tribunal correctionnel qui, huit jours après, me relaxait en disant qu’il n’y avait pas de délit constitué dans l’intention de boycottage exprimée, que cela relevait de ma liberté d’expression. Dans les quelques heures qui ont suivi, le ministre de la Justice, Dominique Perben, a ordonné au Parquet de faire appel. En juin 2003 j’ai comparu devant la Cour d’appel, qui en septembre 2003 m’a condamné à mille euros d’amende. Et, en septembre 2004, la Chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté mon pourvoi [2]. J’ai alors saisi la Cour européenne pour violation de la liberté d’expression. Cette dernière m’a débouté le 16 juillet 2009.

Silvia Cattori : L’arrêt de la CEDH vous a-t-il surpris ? [3]

Jean-Claude Willem : Non, car je ne me faisais pas d’illusions. Vous savez, l’Union européenne est complice d’Israël ; même après l’agression israélienne contre Gaza (de décembre 2008 et janvier 2009), la position de l’UE n’a pas changé, elle n’a toujours pas condamné Israël. Tout pouvait nous laisser pressentir que la Cour européenne n’allait pas déjuger les 27 pays de l’Union européenne [4]. Sur les sept juges, seul le juge tchèque, Karel Jungwiert, m’a soutenu. Il a estimé que les déclarations incriminées reflétaient l’expression d’une « opinion ou d’une position politique d’un élu sur une question d’actualité internationale ».

Silvia Cattori : La Cour européenne ne vous a-t-elle pas condamné, non pas en tant que citoyen mais en tant qu’élu local dont la fonction impose de « conserver une certaine neutralité » ? Ai-je bien compris ?

Jean-Claude Willem : Le maire que j’étais a été poursuivi ; mais également le citoyen. Dans l’argument donné en réponse à la Cour européenne par rapport à mon recours, le gouvernement français a affirmé que ma liberté d’expression comme citoyen et ma liberté complémentaire d’expression comme élu, n’étaient pas mises en cause. La Cour européenne a repris ces arguments à son compte pour me débouter. Elle m’a condamné aussi bien comme élu que comme citoyen.

Silvia Cattori : Il ne s’agirait donc pas uniquement d’interdire la pratique du boycottage dans le cadre d’une collectivité publique mais d’un jugement qui interdirait, de façon générale, d’appeler au boycott de produits israéliens ?

Jean-Claude Willem : C’est en cela que la décision de la Cour européenne est choquante. C’est un vrai scandale qu’elle se prononce contre la liberté d’expression non seulement d’un ressortissant de l’Union européenne mais d’un élu du peuple d’un pays membre de l’Europe.

Je tiens à souligner qu’en ce qui me concerne je ne suis en contravention ni avec la loi française ni avec la loi de l’Union européenne ; puisque l’Union elle-même s’oppose à l’importation de fruits, de légumes, de matériaux, venant des colonies [5]. Si l’Union européenne respectait ses propres décisions, elle arrêterait immédiatement le commerce avec Israël. Mais rien n’est fait.

Il convient ici de rappeler que, quand cette affaire a été portée devant les tribunaux, je n’avais fait qu’exprimer l’intention de boycotter des produits en provenance de colonies illégales contraires aux droits internationaux ; c’est-à-dire, de cultures effectuées par les colons israéliens en terre palestinienne.

Silvia Cattori : Ce jugement de la Cour européenne est donc, selon vous, un jugement politique ?

Jean-Claude Willem : Oui. C’est une condamnation politique car elle ne vise pas uniquement ma personne mais tous ceux qui pourraient annoncer leur intention de boycotter Israël. C’est une confirmation d’une atteinte à la liberté d’expression, à la liberté tout court.

Il s’agit d’un jugement politique. Car ce n’est pas moi seul qui suis visé ici. Je suis celui par qui la sentence se justifie ; mais derrière tout cela on annonce à tous les Français, et par extension à tous les citoyens de l’Union, que s’ils veulent condamner Israël pour ses violations, ils auront des problèmes.

Silvia Cattori : C’est le monde à l’envers ! On punit le citoyen qui n’accepte pas l’impunité dans laquelle l’État colonial d’Israël est laissé ! Le fait qu’aucun média européen n’a commenté ce verdict surprenant, si lourd de conséquence pour la liberté d’expression, vous a-t-il choqué ?

Jean-Claude Willem : Oui bien sûr. Mais vous savez, même le quotidien communiste L’Humanité n’en a pas parlé, alors que j’appartiens au Parti communiste. Depuis 2002, jamais L’Humanité n’a parlé de cette affaire ! Je leur ai du reste écrit pour leur signifier mon étonnement !

Silvia Cattori : L’argument des tribunaux français, validé par la Cour européenne, est qu’un élu ne peut se substituer aux autorités gouvernementales pour déclarer le boycott d’un État. Ce point de vue peut-il justifier le jugement de la Cour selon lequel votre liberté d’expression n’a pas été violée ?

Jean-Claude Willem : Non cela ne le justifie pas.
Premièrement, il est vrai que par mon appel au boycottage j’engageais la collectivité ; mais il n’y a eu aucune désapprobation de la part des habitants de Seclin. Au contraire, en leur majorité ils m’ont approuvé.

Deuxièmement, un maire est une figure politique. Dans une ville industrielle comme Seclin, le maire occupe une place politique importante. J’étais aussi vice-président de la communauté urbaine de Lille. De ce fait, j’étais amené à prendre des positions politiques.

D’autres en ont fait autant. Ils ont pris avec moi des décisions qui ne sont peut-être pas conformes à la loi telle que conçue aujourd’hui. Peu avant cette affaire du boycottage, j’avais comparu devant le tribunal correctionnel avec quatre autre maires du Nord Pas-de-Calais parce que nous refusions de faire des appels d’offre pour les séjours de vacances des enfants. Nous estimions que l’on ne pouvait pas organiser un séjour de vacances pour enfants comme on le fait lorsque l’on met en concurrence des travaux, et que, dans ce cas, il ne devait pas y avoir d’appels d’offres. Nous avions alors été relaxés. Cet exemple montre que l’on peut ne pas respecter intégralement la loi quand on a le bons sens et la justice avec soi.

Silvia Cattori : Le jugement de la Cour européenne contribue à protéger Israël de ce qu’il redoute le plus : un boycottage selon le modèle appliqué en d’autres temps à l’Afrique du Sud. En préconisant le boycottage contre un État qui se considère au dessus des lois —ceci malheureusement avec la complicité de nos démocraties— vous avez agi honorablement ! Mais une question se pose : n’avez-vous pas sous-estimé la force écrasante de l’adversaire ?

Jean-Claude Willem : Je ne le pense pas, d’abord parce que je ne me considère pas comme battu. Vous savez, ma prise de position a été largement soutenue, pas seulement en France [6], mais dans le monde. Et j’ai reçu beaucoup de soutiens lors de ma première condamnation en appel [7]. De partout, je reçois de nombreux messages de gens qui se mobilisent en faveur de la justice en Palestine. Peut-être que ce qui était alors mon statut de maire a contribué à ce qu’il y ait autant de réactions.

Cela dit, je ne cesse de répéter que cette position de la Cour européenne ne va pas me faire abandonner le combat que j’ai engagé. Il y a de plus en plus de gens autour de moi pour le poursuivre.

Silvia Cattori : Le but des pro-Israéliens qui vous ont poursuivi n’était-il pas d’adresser un avertissement à toute collectivité locale qui serait tentée de suivre votre exemple ? Et de vous faire payer cher cette intention de boycott que vous aviez exprimée ?

Jean-Claude Willem : Oui bien sûr. Je suis, depuis quatorze ans, chevalier des palmes académiques ; c’est une décoration qui est donnée aux gens qui interviennent dans le domaine de l’enfance et de l’éducation. Normalement j’aurais dû passer officier. Quand un inspecteur de l’académie m’a proposé à ce grade, cela a été refusé par le Ministère parce que j’avais été condamné dans cette affaire de boycott. Plus que cela encore : normalement, au bout de 30 ans d’activité comme élu, un élu a droit à une médaille d’honneur départementale et régionale. En avril dernier, le préfet a refusé que cette médaille me soit remise parce que j’avais un casier judiciaire. Cela n’en finit pas.

Ce jugement affirme que, par ce geste de boycott là, le maire que j’étais portait atteinte à l’activité commerciale des agriculteurs israéliens. Ce qui justifiait surtout ma position envers Israël c’est que, notamment les fruits et les légumes, proviennent des colonies implantées illégalement sur les terres des Palestiniens. Et qui, de par la loi de l’Union européenne, sont interdites dans les États de l’Union.

Ce qui ressort clairement est que tout est fait pour éviter de toucher au fond du problème : à la question politique. Donc tout va dans le sens de la défense de l’activité commerciale d’Israël.

Silvia Cattori : Ce préfet avait-il un parti pris pro-israélien ?

Jean-Claude Willem : Oui. Ce préfet est réputé pour être un proche de Nicolas Sarkozy. Lorsque le maire actuel de Seclin a annoncé qu’il ne pouvait pas me remettre la médaille parce que le préfet s’y opposait, tout le personnel présent, 300 agents communaux, m’a ovationné. Cela vaut plus que la médaille que le préfet m’a refusée.

Silvia Cattori : Ce jugement, ne va sans doute pas dissuader les gens, révoltés par les crimes de l’État israélien, de s’engager individuellement dans des actions de boycottage. Mais ne va-t-il pas dissuader les élus, qui se sont jusqu’à présent défilés, de répondre efficacement à l’appel « Boycott Désinvestissement Sanctions » lancé par la société civile palestinienne dès 2004 [8] ?

Jean-Claude Willem : Je crois que je suis le premier élu à être condamné. Cela dit, il y a beaucoup de gens qui pratiquent le boycott ; qui, au moment d’acheter un produit, en regardent la provenance et ne l’achètent pas quand il vient d’Israël.

Silvia Cattori : Vous avez, par votre geste courageux, placé les autorités de l’Union européenne en face de leurs responsabilités. Compte tenu du jugement de la Cour européenne, pourquoi n’appelleriez-vous pas les élus locaux, à faire voter des motions par leurs conseils municipaux pour engager leurs administrés à pratiquer le boycottage et à intervenir au nom de cette liberté d’expression que vous souhaitiez fondamentalement exercer ?

Jean-Claude Willem : Maintenant, ce sont plutôt les associations engagées en faveur de la paix et la justice au Proche-Orient qui pourraient le faire. Moi-même je n’ai plus de pouvoir.

Il y a des Conseils municipaux qui ont pris des positions claires sur l’injustice qui frappe les Palestiniens. Qui ont réclamé que les sanctions prévues par la loi soient prises par l’UE vis-à-vis d’Israël. Il y a régulièrement des élus qui vont en Palestine exprimer leur soutien aux Palestiniens.

Je vous l’ai déjà dit : il faut quelquefois savoir ne pas respecter la loi quand elle est contraire à notre morale ; quand elle s’oppose à nos idéaux de justice et de fraternité.

D’autant qu’il n’y a pas de quoi être optimiste. Depuis l’arrivée de Sarkozy les choses n’ont fait qu’empirer. La France ne va pas dans le bon sens.

Silvia Cattori : Nous vous remercions

[1] L’« Association cultuelle israélite » est une association présente dans de nombreuses villes et régions de France. C’est le président de l’ « Association cultuelle israélite du Nord », M. Jean-Claude Komar qui, avec un particulier, M. Guy Bensoussan, a porté plainte contre Jean-Claude Willem pour son appel au boycottage contre la politique illégale d’Israël. Mais c’est le parquet de Lille qui a pris l’initiative des poursuites, MM. Bensoussan et Komar se portant parties civiles.

[2] Dans son arrêt du 28 septembre 2004, la Cour de cassation considère que M. Willem : « en annonçant son intention de demander aux services de restauration de la commune de ne plus acheter de produits en provenance de l’État d’Israël, a incité ceux-ci à tenir compte de l’origine de ces produits et, par suite, à entraver l’exercice de l’activité économique des producteurs israéliens, cet appel au boycott étant fait en raison de leur appartenance à la nation israélienne ».
Voir : le texte complet de cet arrêt

[3] Voir également une bonne chronologie et analyse de l’affaire sur le blob Combatsdroitshomme.

[4] La Cour européenne n’est pas un organe de l’Union européenne (les 27), mais du Conseil de l’Europe (les 47). Cependant, elle n’est jamais entrée en conflit avec l’Union européenne avec laquelle elle a des origines communes.

[5] Voir l’analyse très documentée de Me Gilles Devers. Il relève, au sujet de l’activité des entreprises installées dans les territoires occupés :
« Lisons l’article 55 de la 4° Convention de La Haye concernant les lois et coutumes de la guerre : « L’État occupant ne se considèrera que comme administrateur et usufruitier des édifices publics, immeubles, forêts et exploitations agricoles appartenant à l’Etat ennemi et se trouvant dans le pays occupé. Il devra sauvegarder le fond de ces propriétés et les administrer conformément aux règles de l’usufruit ». Et je rappelle la résolution 446 du 22 mars 1979 du Conseil de Sécurité : « La politique et les pratiques israéliennes consistant à établir des colonies de peuplement dans les territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés depuis 1967 n’ont aucune validité en droit et font gravement obstacle à l’instauration d’une paix générale, juste et durable au Moyen-Orient. »
Là, il ne s’agit pas d’organiser des mesures discriminatoires, mais d’appliquer les bases du droit de la guerre, quant aux obligations de l’occupant.
Le but ? Impossible de poursuivre des objectifs illégaux, tels la construction du tramway qui détruirait l’avenir de Jérusalem-Est ou des ventes d’armes qui seraient utilisées en violation du droit international. Veolia et Alsthom ont dû renoncer au marché sur le tramway, et d’importantes commandes britanniques d’armes viennent d’être annulées.
Les conditions de réalisation ? C’est toute la question des implantations industrielles dans les territoires occupées. La puissance occupante ne peut tirer profit depuis les terres placées sous son contrôle. Un marché conclu entre une entreprise relevant de l’un des 47 pays du Conseil de l’Europe avec une entreprise dont l’un des ateliers est installé dans les territoires occupés peut être attaqué en nullité, pour violation des conventions de Genève. Et là, la CEDH ne pourrait qu’encourager des Maires qui œuvrent pour une meilleure application du droit
. »

[6] En ce qui concerne l’arrêt de la CEDH, voir notamment le communiqué de soutien de l’AFPS à Jean-Claude Willem publié le 19 juillet 2009.

[7] Voir par exemple :
 « Le maire de Seclin condamné pour le boycott de produits israéliens », AFPS Nord Pas de Calais, 19 septembre 2003.
 « Un verdict particulièrement inique », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 15 septembre 2003.

[8] Voir : « Appel de la Société Civile Palestinienne au Boycott, aux Sanctions et aux Retraits des Investissements contre Israël jusqu’à ce qu’il applique le Droit International et les Principes Universels des Droits de l’Homme », 9 juillet 2005.

Silvia Cattori
Jean-Claude Willem

Lundi 27 juillet

Source : Réseau Voltaire
http://www.voltairenet.org/...



 Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

 

09/08/2009

n°473 - Dossier de Palestine - 08-08 - : Début- : Des internautes payés pour diffuser la propagande israélienne.

n°473 - Dossier de Palestine - 08-08 - : Début- : Des internautes payés pour diffuser la propagande israélienne.


       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Dossier de Palestine

   n°473                                                                                                 08-08

                                                                      C.De Broeder & M.Lemaire   



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

Tiré a part

Congrès du Fatah 2009 : fumée, jeux de miroirs et amertume.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 à1-5 Diverses vidéos.

1-6  La police de l’occupation israélienne attaque et arrête Huda Al-Imam.

1-7 Les causes de la guerre.

1-8 Gaza-le-grand-mensonge.

1-9 Jonathan Cook : Des internautes payés pour diffuser la propagande israélienne.

1-10 Richard Silverstein : Alerte à la propagande Hasbara ! La machine de relations publiques sioniste se met en marche.

1-11 5e anniversaire de l'arrêt de la Cour de justice internationale qui condamne l’existence du mur de la honte.

Suite

2 Les brèves

2-1 Les squatteurs en Palestine se sont tiré des roquettes sur eux-mêmes !

2-2 Israël défend l'usage de la force et du phosphore blanc dans l'offensive à Gaza.

2-3 Gilad Atzmon : Il est peut-être temps de parler de la montée des crimes juifs?

2-4 Colonisation et agressions des colons contre les Palestiniens et leurs biens.

2-5 Djallal Malti : Pour les réfugiés palestiniens, le droit au retour dans un cercueil.

2-6 Un haut responsable du Fatah rentre d’exil.

2-7 Congrès du Fatah 2009

1 Réuni en congrès, le Fatah n'exclut pas la lutte armée.

2 Des différends éclatent entre Abbas et des délégués.

3 Luttes intestines entre délégués.

4 Point de vue de 'La Paix Maintenant ': Congrès du Fatah à Bethléem : nous avons un partenaire.

Fin

3 Dossier

3-1 Fares Chahine  : Une ONG israélienne ‘tire’ contre son camp.

3-2 Jérôme GUILLAS : Gaza = Phosphore et sang.

3-3 Chhristophe Ayad : Pour Israël, la «nakba» n’existe pas.

3-4 Robert Baer : Le rôle de Tel-Aviv dans les perceptions déformées de cette région proche-orientale.

3-5 Serge Dumont : Israël veut se débarrasser de ses étrangers en situation illégale.

3-6 Chérif Boudelal : Une première aux USA. 

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1 Amir M. Maasoumi : la lutte des juifs anti-sionisme pour les droits des palestiniens.

4-2 Stéphanie Wenger : Ces bombes qui défigurent les Palestiniens.

4-3 Ennasri Nabil : Voilà comment j’ai été arrêté, détenu et refoulé par Israël !



Tiré a part

Congrès du Fatah 2009 : fumée, jeux de miroirs et amertume.

Bethléem a connu quelques jours peu habituels. Terminé, son charme suranné. La police palestinienne fait des heures supplémentaires et les petits cafés de la ville sont animés par des hommes en complet fumant cigare, pour la sixième assemblée générale du Fatah. Le mouvement Fatah, laïque, a été fondé dans les années cinquante et se trouve depuis à l’avant-plan du mouvement national palestinien.

Pour beaucoup des 2.000 responsables du Fatah exilés de Palestine depuis des lustres, c’est une première visite. La dernière conférence générale de ce genre a eu lieu il y a plus de 20 ans à Tunis, mais le congrès de cette année, qui doit réélire les 21 membres du comité central de l’organisation, arrive à un moment crucial de la lutte palestinienne.

Avec l’acte de violence récent (encore un) d’Israël - la spoliation et l’expulsion de deux familles de leur maison de Cheikh Jarrah à Jérusalem-Est - le leader de l’Autorité Palestinienne (AP) Mahmoud Abbas et ses cohortes du Fatah doivent travailler contre l’impudente attitude, sans le moindre compromis, du Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahou.

Mais il y a une chose pour laquelle on peut se fier au Fatah, c’est la puissance exemplaire de sa capacité d’intimidation - dans ce cas avec les attributs du totalitarisme tel que défini par le parti unique et la suppression de toute opposition.

A Bethléem donc, la cérémonie d’ouverture du congrès a commencé. Des affiches de martyrs et d’innombrables calicots tentant de rendre visible un esprit de résistance couvrent les murs de la salle de conférence : certains avec des slogans appelant les Palestiniens au retour, d’autres insistant sur le combat armé et l’indépendance.

L’hymne du Fatah retentit et la foule solennelle se tient debout, les bras mollement pendants. Quelques secondes plus tard, les délégués sont pris par un spectacle de chants et d’applaudissements quand Abbas, dont le mandat présidentiel expire en janvier prochain, apparaît sur la scène. Comme il attendait son tour pour lire ce qui ressemblait aux incontournables 60 pages de discours, un homme déambulait autour de la salle pour distribuer des keffiehs (le traditionnel foulard à damier) bon marché marqués Fatah aux délégués et aux journalistes. Il insistait pour que chacun le porte pour les caméras.

Le spectacle se poursuit avec un discours mélodramatique par l’ex-premier ministre Ahmed Korei, qui possède une part des Ciments al-Qods, société qui a vendu du ciment à Israël pour la construction du Mur illégal en Cisjordanie. Réveillant l’angoisse du passé, Korei a rappelé le souvenir du défunt dirigeant et fondateur du Fatah, Yasser Arafat, et demandé une minute de silence pour les martyrs du Fatah en Palestine.

Abbas prend les commandes sur scène, décrivant Bethléem comme le lieu de naissance assiégé de Jésus. Les délégués de Syrie, du Liban, d’Allemagne et d’autre lieux écoutent Abbas parler de tous les défis auxquels fait face le Fatah, notamment une attaque en règle contre l’impudence du Hamas qui n’a pas autorisé les responsables du Hamas à quitter Gaza. Comme Abbas parlait de Gaza, un délégué s’est levé de sa chaise, criant et scandant d’une voix menaçante « Mort au Hamas ! » Personne n’a paru dérangé par la haine exprimée par cet homme. Abbas a poursuivi son discours, survolant l’historique de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) depuis sa naissance en 1964 jusqu’à aujourd’hui, pendant deux heures d’affilée.

La vieille garde nationaliste n’a pu tenir en place pendant une heure de discours. Les gens entraient et sortaient dans les couloirs, sous l’auvent extérieur, pour retrouver leurs vieux camarades. Au milieu du charabia politique, un clone de Kadhafi blindé de lunettes de soleil arriva avec un retard très chic, tandis que les téléphones cellulaires sonnaient et que des nuages de fumée de cigarettes auréolaient les têtes des délégués assis à écouter une histoire qu’ils connaissaient déjà et que leurs vies traversaient.

Il était bien difficile de ne pas entendre le ton d’auto-congratulation appuyée d’Abbas dégoulinant des hauts-parleurs alors qu’il parlait de l’importance d’améliorer les mesures de sécurité en Palestine. Il parla des nouvelles lois que la police palestinienne a renforcées dans le but de « discipliner les Palestiniens » ainsi que d’une enquête sur la mort d’Arafat - bien sûr sans mentionner les récentes allégations du Secrétaire général et chef du département politique de l’OLP, Farouk Kaddoumi, selon lesquelles Abbas lui-même aurait collaboré avec Israël pour causer la mort du défunt président.

Il interpella Kaddoumi indirectement, disant que ceux qui veulent dénoncer la mort d’Arafat devraient avoir honte d’eux-mêmes. Mais aucune mention ne fut faite malgré la décision draconienne d’Abbas de fermer temporairement les bureaux cisjordaniens d’Al-Jazeera pour avoir diffusé des interviews où Kaddoumi portait ses accusations incendiaires.

Beaucoup de jeunes et de vieux restèrent cyniques quant à la possibilité de surmonter les conflits internes de l’organisation, disant qu’ils connaissaient tout cela depuis longtemps. Apparemment le seul vrai croyant était Gibril Rajoub, ex-haut responsable à la sécurité du Fatah et ancien chef de l’une des nombreuses forces de sécurité de l’AP, qui est considéré comme un des successeurs possibles d’Abbas. Rajoub a déclaré à la horde de journalistes qui lui tendaient leurs micros que le congrès était « une renaissance » qui allait revitaliser le Fatah.

Mais il suffisait de sortir pour voir la ségrégation régnant parmi les délégués. Les aînés de la diaspora, en uniformes kaki rappelant leurs jours révolutionnaires, se rassemblaient en fumant des cigarettes et buvant du Nescafé, tout en exprimant leur gratitude d’être revenus en Palestine avec les permis d’une semaine octroyés par Israël. Ensuite il y a la jeune garde : anciens combattants comme Zakaria Zubeidi, l’ancien leader des Brigades des Martyrs d’al-Aqsa, mais aussi le signataire d’un accord d’amnistie avec Israël. Il déborde d’optimisme devant la presse sur l’urgence de la pacification avec Israël.

Comme le disait un responsable du Fatah désireux de garder l’anonymat : « il y a deux avions dans ce mouvement : un avion de dahlanistes [Mohammed Dahlan et ses troupes] - qui n’ont que paix et pragmatisme à la bouche, et un autre avion de résistants - ceux qui veulent maintenir en vie la lutte armée. Mais il y a tant de corruption de la part de ceux qui tiennent des hautes positions que je ne pense pas que nous puissions nous rencontrer ... c’est entre eux et nous ».

Peu importe que la Cisjordanie et Gaza deviennent de plus en plus dépendantes des organisations d’aide occidentales pour développer leur villes et leurs villages, Abbas a insisté pour montrer aux délégués de l’exil le « succès » de l’AP. Malgré l’absence d’Etat palestinien, Abbas a dit combien il avait amélioré la sécurité d’Etat. A ces mots, Mohamed Edwan (haut responsable des relations avec la presse, qui par hasard était assis à côté de moi) a branlé du chef, en disant « C’est un état policier, pas un état en sécurité ».

Il est déjà difficile de percevoir le but de telles cérémonies, mais quand le propre communicateur d’Abbas rejette ce qu’il qualifie de mensonge, comment pouvons-nous attendre que le comité central, l’ordre du jour politique et les organismes prenant les décisions électorales agissent à l’unisson avec les membres du parti, moins encore que les dirigeants politiques d’autres factions, voire d’Israël ? Tels sont les feux de joie auxquels le Fatah est confronté lors du congrès.

Sousan Hammad -

The Electronic Intifada

* Sousan Hammad est une journaliste basée dans la ville cisjordanienne de Ramallah.

8 août

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7088



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Curiosité palestinienne

http://www.aloufok.net/spip.php?article766

 

1-2 Deux miracles

http://www.aloufok.net/spip.php?article768

1-3 Le mythe de la bonne guerre

http://www.dailymotion.com/video/x10hfx_le-mythe-de-la-bonne-guerre_politics

http://www.alterinfo.net/notes/Les-milices-d-Abbas-executent-un-massacre-contre-les-partisans-du-Hamas-a-Bethleem_b1516755.html

 

1-4 Le film interdit du massacre de Jenin

http://www.alterinfo.net/LE-FILM-INTERDIT-DU-MASSACRE-DE-JENIN-VIDEO_a34638.html

 

1-5 Le film interdit par Israël

http://www.facebook.com/l/;http://video.google.com/videoplay?docid=544783620049774130

 

1-6  La police de l’occupation israélienne attaque et arrête Huda Al-Imam.
Les policiers de l’occupation israélienne ont kidnappé lundi soir Huda Al-Imam, présidente du Centre d’Etudes Palestiniennes de Quds, après l’avoir agressée et lui avoir cassé un bras.

Les sources médiatiques à Jérusalem occupée ont dit au journaliste du Centre Palestinien d’Information que les confrontations ont eu lieu entre des citoyens jérusalémites, soutenus par des activistes étrangers, et les policiers, après que le quartier Sheikh Jarrah ait organisé un sit-in de solidarité pour protester contre les plans de judaïsation de la Ville Sainte par les autorités israéliennes d’occupation.
Les sources ont dit que les policiers avaient emmené Al-Imam dans un centre d’interrogatoires où elle a été accusée de participation à une marche illégale, obstruction au travail de la police et dommage aux biens publics.
Les sources soulignent que la tension est très élevée à Jérusalem occupée à cause des pratiques israéliennes qui pourraient entraîner une escalade dans les jours à venir.
Voir et écouter Huda Al-Imam, interviewée pour Arte TV (en français).
« Le promeneur de Jérusalem »,

 jeudi 16 avril 2009

Traduction : MR pour ISM

Source : Palestine Info

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12403&type=temoignage

 

1-7 Les causes de la guerre

Vidéo présentant l'Union Juive Française pour la Paix et les causes de la guerre menée par l’entité sionist ( Israël ) contre les Palestiniens.   http://www.dailymotion.com/Pierre-Stambul


1-8 Gaza-le-grand-mensonge

Bonjour,
La diabolisation de la résistance palestinienne continue.
Claude Moniquet, "expert international en matière de terrorisme et d'islamisme [sic]" qu'on connaît pour ses intervention sur RTL et autre lieux publics bien pensants, a publié un livre appelé "Gaza le grand mensonge". Dans celui-ci, il "a cerné les spécificités d'une milice et d'unparti 'religieux' comme le Hamas ... parce qu'il est erroné de croire qu'il s'agit d'un 'mouvement de résistance' ..." - le ton est donné.
La préface du livre par un certain Mohamed Sifaoui, qui nous dit d'abord:
"Je tiens à le dire ex abrupto, clairement et sans ambages: dans la guerre qui oppose Israël au Hamas [re-sic], je soutiens littéralement [?] L’armée israélienne dans sa lutte légitime [sic encore] contre cette organisation terroriste portée par cette idéologie fasciste qu'est la doctrine des frères musulmans."
Il ajoute ensuite:
"Je suis très sensible [?] à la cause palestinienne et, par ailleurs, très attaché au droit de cette [?] population à disposer d'un Etat souverain,libre, moderne, démocratique et prospère, etc "
Dernier sursaut d'un néo-conservatisme / sionisme à bout d'argument et emmêlé dans ses propres contradictions?

Marc Deroover


1-9 Jonathan Cook : Des internautes payés pour diffuser la propagande israélienne.

La cote de popularité d’Israël ayant sérieusement baissé dans le monde entier au cours des dernières années, notamment suite aux interventions sanglantes de l’armée israélienne en Palestine et au Liban, les dirigeants israéliens tentent de compenser le déficit d’affection, via une armada d’internautes payés pour relayer leur propagande. Jonathan Cook détaille ces procédés largement éventés.

"L’expression passionnée du soutien envers Israël, dans les réactions et commentaires postés sur les sites internet, les forums, les blogs, Twitter et Facebook, ne semble pas être aussi spontanée qu’elle voudrait le faire croire.

Le Ministre israélien des Affaires Etrangères a mis en place une équipe spéciale et secrète de salariés, dont le travail consiste à surfer sur internet 24 heures sur 24, afin de diffuser la bonne parole.

De jeunes israéliens accros d’internet, le plus souvent fraîchement diplômés ou soldats juste démobilisés et disposant de quelque talent de plume, ont été recrutés pour se poser en surfeurs ordinaires, alors qu’ils relaient la ligne du gouvernement sur la situation au Proche-Orient.

« A tous points de vue Internet est un théâtre du conflit israélo-palestinien, et nous nous devons d’être actifs sur ce théâtre, sans quoi nous perdrons », a déclaré Ilan Shturman, le responsable du projet.

L’existence d’une « machine de guerre » sur la toile a été mise en lumière par la publication du budget annuel du Ministère des Affaires Etrangères. Environ 150 000 dollars ont été affectés pour la première étape de son développement, en attendant des fonds supérieurs pour l’année prochaine.

L’équipe en question serait sous la direction d’un vaste service relevant de ce que les Israéliens appellent « hasbara », littéralement « explication publique », qui signifie plus prosaïquement propagande. Ceci n’inclut pas seulement le travail de relations publiques du gouvernement mais des accords plus secrets passés par le ministère avec une batterie d’organisations et d’initiatives privées qui font la promotion de l’image d’Israël dans la presse, à la télé et sur internet.

Dans une interview de ce mois au Calcalist, journal économique israélien, Shturman, directeur adjoint du département de la propagande (« hasbara ») au ministère, a admis que son équipe travaillait clandestinement.

« Nos gens ne diront pas ‘salut, je fais partie du département de la hasbara du ministère des affaires étrangères israélien. Voilà ce que je veux vous dire’. Et ils ne s’identifieront pas forcément non plus en tant qu’Israéliens », a-t-il déclaré. « Ils parleront comme des surfers du net et comme des citoyens, ils écriront des réponses qui auront l’air personnelles, mais qui se baseront sur une liste de messages tout préparés que le ministère des affaires étrangères aura élaborés ».

Rona Kuperboim, journaliste à Ynet, le site web d’information israélien le plus populaire, a dénoncé cette initiative, qui prouve selon elle qu’Israël est devenu un Etat totalitaire. « De bonnes relations publiques ne peuvent rendre la réalité des territoires occupés plus aimable. Des enfants sont tués, des habitations bombardées, des familles affamées. »

Sa chronique entraîna certains commentaires d’internautes demandant par quels moyens ils pouvaient proposer leur candidature à un job au sein de l’équipe dirigée par le Ministère !

Le projet n’est que la formalisation de pratiques de communication que le Ministère a développées à l’occasion de l’opération menée à Gaza en décembre et janvier derniers.

« Au cours de l’opération « plomb durci » nous avons fait appel aux communautés juives de l’étranger, et avec leur aide nous avons recruté quelques milliers de volontaires qui se sont joints aux volontaires israéliens » a indiqué Shturman.

« Nous leur avons donné le matériel de base et celui de la « hasbara », et nous les avons envoyés représenter le point de vue israélien sur les sites web et dans les sondages sur le net ».

L’armée israélienne intervient également sur l’un des espaces les plus populaires, le site de vidéo-partage YouTube, y téléchargeant régulièrement des clips, dénoncés comme des mensonges par les organisations israéliennes de défense des droits de l’homme.

Shturman a précisé que durant la guerre, le ministère avait concentré ses efforts sur les sites web européens, où l’audience était plus hostile à la politique israélienne. En haut de la liste des sites visés par ce nouveau projet, la BBC Online et les sites arabes du Web.

Elon Gilad, qui dirige « l’armée de blogueurs », déclara au Calcalist que, pendant l’attaque menée sur Gaza, de nombreuses personnes avaient contacté le Ministère pour offrir leurs services. « Ils sollicitaient simplement de l’information, et ensuite nous pouvions voir cette information circuler sur toute la toile. »

Il a suggéré qu’il y avait eu une coopération étroite avec le ministère de l’immigration, qui fournissait des listes de gens à contacter à des milliers d’immigrés récents en Israël, lesquels ont rédigé des messages pro-Israël sur les site web, dans leur langue maternelle.

La nouvelle équipe devrait augmenter la proche coordination du ministère avec un groupe privé de soutien, giyus.org (« apportez à Israël votre soutien uni »). Près de 50 000 sont censés télécharger le programme Mégaphone, qui envoie un signal d’alerte à leur ordinateur dès qu’un article critiquant Israël est publié. Ils doivent alors bombarder le site en question de commentaires pro-israéliens.

Nasser Rego, de Ilam, un groupe basé à Nazareth qui surveille les medias israéliens, confirme que les organisations arabes en Israël font partie des cibles régulières des groupes hasbara, pour cause de « diffamation ». « Si ces gens-là se travestissent eux-mêmes, on peut penser qu’il n’auront aucun scrupule à travestir les intentions des groupes et des individus à propos desquels ils écrivent. Leur objectif, c’est clair, est de discréditer ceux qui se battent pour les droits humains des Palestiniens et pour la justice. »

Quand ce reporter interpella le Ministère des Affaires Etrangères, Yigal Palmor, porte-parole, nia l’existence de cette « armée de blogueurs », admettant toutefois que les responsables politiques réfléchissaient à l’utilisation des nouveaux medias.

Il n’a pas préciséquels propos de Shturman ou Gilad avaient pu être déformés par les médias en langue hébraïque, et a fait savoir que le Ministère n’avait pas l’intention d’engager des poursuites à ce sujet.

En fait, Israël a développé une démarche de plus en plus sophistiquée concernant les nouveaux medias, depuis 2005 et le lancement de la campagne « Brand Israël ». Le marketing a persuadé les responsables politiques qu’Israël devait davantage mettre en avant ses réussites dans les domaines économique et scientifique, notamment les percées médicales. Pour Shturman, son staff doit se servir des sites internet pour imposer « l’image d’Israël, pays développé contribuant à la qualité de l’environnement et à l’humanité ».

David Saranga, en charge des relations publiques au Consulat Général d’Israël de New York, et qui a dirigé la dynamique d’accentuation de la doxa pro-israélienne, s’est expliqué la semaine passée, arguant du fait qu’Israël partait avec un handicap face aux pro-palestiniens. « Au contraire du monde musulman, qui dispose de centaines de millions de supporters, qui ont adopté le récit palestinien en vue de saper Israël, le nombre de Juifs dans le monde n’est que de 13 millions », écrivit-il sur Ynet.

En réalité, Israël constate avec inquiétude que le soutien à son endroit ne fait que baisser parmi les jeunes générations d’Europe et des Etats-Unis. C’est ce qui a amené, en 2007, le Ministère des Affaires Etrangères a faire publier dans Maxim, magazine masculin très populaire aux Etats-Unis, des photos de soldates israéliennes posant en maillots de bain."

Jonathan COOK*

Source : Israel deploys cyber team to spread positive spin

*Jonathan Cook est écrivain et journaliste. Il vit à Nazareth. Ses derniers livres : Israel and the Clash of Civilisations : Iraq, Iran and the Plan to Remake the Middle East (Pluto Press) and Disappearing Palestine : Israel’s Experiments in Human Despair (Zed Books).

Son site web : www.jkcook.net

(Traduction : Carole SANDREL et Sam de Radio Campus Lille)

CAPJPO-EuroPalestine
De : Capjpo
lundi 27 juillet 2009

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article89420 

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n°473 - Dossier de Palestine - 08-08 - : Suite- : Des internautes payés pour diffuser la propagande israélienne.


n°473 - Dossier de Palestine - 08-08 - : Suite- : Des internautes payés pour diffuser la propagande israélienne.



Dossier de Palestine

   n°473                                                                                                 08-08

                                                                      C.De Broeder & M.Lemaire   



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

2 Les brèves

2-1 Les squatteurs en Palestine se sont tiré des roquettes sur eux-mêmes !

2-2 Israël défend l'usage de la force et du phosphore blanc dans l'offensive à Gaza.

2-3 Gilad Atzmon : Il est peut-être temps de parler de la montée des crimes juifs?

2-4 Colonisation et agressions des colons contre les Palestiniens et leurs biens.

2-5 Djallal Malti : Pour les réfugiés palestiniens, le droit au retour dans un cercueil.

2-6 Un haut responsable du Fatah rentre d’exil.

2-7 Congrès du Fatah 2009

1 Réuni en congrès, le Fatah n'exclut pas la lutte armée.

2 Des différends éclatent entre Abbas et des délégués.

3 Luttes intestines entre délégués.

4 Point de vue de 'La Paix Maintenant ': Congrès du Fatah à Bethléem : nous avons un partenaire.



2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

2-1 Les squatteurs en Palestine se sont tiré des roquettes sur eux-mêmes !

Automutilation : pour tester leur super futur bouclier anti-roquettes (baptisé Saar-5... euh Ira.. Iron Dome), les squatteurs sionistes ... en Palestine se sont tirés des roquettes sur eux-mêmes !

Le Goujat

ran... Iron Dome : en même temps qu'on apprenait que des sous-marins et navires de guerres sionards avaient passé le Canal de Suez avec la bénédiction de leur boys Ehoud Moubarak pour faire cap vers l'Iran, on vient d'apprendre que, dès l'année prochaine (2010), la colonie sionarde en Palestine allait déployer un invincible bouclier anti-roquettes (baptisés officiellement Iran... euh Iron Dome mais dont le véritable nom est Saar-5) qui devrait la protéger contre toute "attaque" du Hamas (comme celle de décembre/janvier dernier) et du Hezbollah (comme celle de l'été 2006) et ainsi lui permettre de mener en toute sécurité ses opérations de "riposte préemptive". Voilà qui laisse donc quelques mois de répit à un Iran déjà considérablement affaibli par la crise institutionnelle qui a suivi la victoire usurpée du terrible Mahmoud Ahmadinejad contre le réformateur patriote Mir-Hossein Moussavi et sa clique de petits bourges... À moins bien sur que la date annoncée soit fausse et que le bouclier soit d'ores et déjà opérationnel, ce qui voudrait dire que la riposte préemptive contre l'Iran serait imminente.

Automutilation : mais au delà du fait lui-même, ce qui est intriguant dans cette histoire c'est que pour tester leur bouclier anti-roquettes, les néo-pieds noirs de Sion ont dû avoir recours à des tirs automutilatoires en se tirant des roquettes sur eux-mêmes pour voir si elles étaient bel et bien interceptées par le dispositif. Quant à savoir si, pour procéder à ces tirs (sur "Sdéroth" ?) lesdits sionards se sont déguisés en arabes et sont allés à Gaza ou la Cisjordanie, je n'en sais rien... Mais en tout cas les Palestiniens ont eu du bol de ne pas se prendre une "riposte proportionnée" suite à une mauvaise interprétation de ces tirs de roquettes !
Doit-on comprendre que ni le Hamas ni le Hezb ne sont neutralisés ?
: ce qui est amusant aussi c'est que la mise en place d'un tel dispositif anti-roquettes prouve que le Hezbollah comme le Hamas sont encore en mesure d'en tirer de ces fameuses roquettes et qu'ils n'ont donc pas été anéantis par les éclatantes victoires de 2006 et de décembre/janvier dernier. Même si l'objectif d'inonder de sang d'enfants innocents l'autel de leur Idole a pleinement été atteint, celui-là ne l'aurait donc pas été puisqu'on nous dit même que le Hezbollah s'est considérablement renforcé depuis.
Les sionards vont-ils aussi se tirer des missiles sur la gueule pour tester "arrow", leur bouclier anti-missiles ? : Mais se prémunir des "roquettes" du Hamas et du Hezbollah n'est pas tout ! Il y a aussi le problème des missiles iraniens voire syriens qui pourraient être tirés sans aucune raison si l'Iran venait à être attaqué ! Mais pour se protéger de cela, les tueurs d'enfants de Sion ont aussi une solution et elle s'appelle "Arrow", un vaste projet de bouclier anti-missiles ballistiques qui devrait être opérationnel incessamment sous peu. Reste plus qu'à espérer que ni le Hezb ni le Hamas ne disposent de missiles ballistiques car j'ai l'impression que cette éventualité n'a pas été envisagée par les vaillants stratèges de Sion.

Le Goujat

Mercredi 22 Juillet

http://la-paille-et-la-poutre.blogspot.com/2009/07/automutilation-pour-tester-leur-super.html http://www.alterinfo.net/les-squatteurs-sionistes-en-Palestine-se-sont-tires-des-roquettes-sur-eux-memes-!_a34829.html


2-2 Israël défend l'usage de la force et du phosphore blanc dans l'offensive à Gaza.

Le gouvernement israélien affirme dans ce qu'il présente comme son premier rapport exhaustif sur l'offensive dans la Bande de Gaza en décembre et janvier derniers qu'il n'a pas commis de crimes de guerre et qu'il a été forcé de passer à l'attaque par les tirs de roquettes incessant(…)  du Hamas sur son territoire.

"Israël avait, et le droit, et l'obligation, de prendre des mesures militaires contre le Hamas à Gaza pour faire cesser les tirs presque incessants de roquette et de mortiers du Hamas", lit-on dans ce rapport de 160 pages, qui précise que 12.000 roquettes et obus de mortier ont été tirés sur Israël entre 2000 et 2008, dont près de 3.000 en 2008. "En vertu du droit international, Israël avait parfaitement le droit d'utiliser la force militaire pour défendre ses civils", ajoute-t-on. La réponse a été "nécessaire et proportionnée".

Les combats avaient fait plus de 1.100 morts côté palestinien -des combattants du Hamas pour la plupart, selon l'armée.

Tsahal a reconnu avoir utilisé plus de force que strictement nécessaire afin de limiter ses propres pertes. Dix soldats israéliens ont été tués, ainsi que trois civils victimes de tirs de roquette palestiniens.

Le rapport précise qu'Israël enquête sur une centaine de plaintes et a ouvert 13 enquêtes criminelles. L'armée a porté ce nombre à 15 dans un communiqué jeudi soir. L'Etat hébreu affirme que les pertes civiles étaient inévitables parce que le Hamas tirait depuis des quartiers très peuplés.

En ce qui concerne les obus au phosphore blanc, Israël dément que des dizaines de Palestiniens aient été tués ou blessés par ces engins servant à créer des écrans de musée. "Il ne paraît pas y avoir de morts documentées à Gaza résultant de l'exposition au phosphore blanc lui-même", écrit-on.

Certes, reconnaît-on, des chemises d'obus contenant des résidus de phosphore blanc pourraient avoir fait des blessés ou provoqué des incendies mais, estime-t-on, "il ne semble pas que les dégâts liés à cette utilisation puissent être considérés comme excessifs". Des enquêtes sont en cours, précise le rapport.

Le rapport publié jeudi soir est une réponse aux Palestiniens, aux Nations unies et aux organisations de défense des droits de l'Homme qui accusent l'Etat hébreu de violation du droit international de la guerre, et notamment d'avoir sciemment détruit des biens et tué des civils.

"Ce rapport est ridicule, stupide et ne mérite pas de réponse", a réagi un responsable du Hamas, Mushair al-Masri.

Pour sa part le président Abbas, avait dénoncé les tirs de roquettes du Hamas mais aussi la réponse israélienne qu'il jugeait excessive.

AP

31-07

http://fr.news.yahoo.com/3/20090731/twl-israel-palestiniens-gaza-951b410_1.html


2-3 Gilad Atzmon : Il est peut-être temps de parler de la montée des crimes juifs?

Je fais cela depuis bien longtemps," lance  Rosenbaum aux 2 agents.

Il ajoute alors: "Laissez-moi vous expliquer quelque chose. C’est illégal d’acheter ou de vendre des organes. … Donc vous ne pouvez pas en acheter. Ce qu’on fait, c’est juste dédommager les gens pour le temps qu’ils nous donnent de leur vie." 
Comme nous l’apprend le Ministre de l’Intérieur Démocrate Liberal du gouvernement «fantôme », Chris Huhne : « l’Angleterre est en train de mettre en place  cette année un nouveau registre honteux, comptabilisant les incidents antisémites,»

Et nous sommes aussi concernés par chaque sortie de presse au sujet de la gigantesque affaire de corruption opérée dans le New Jersey : un procédé de blanchiment d’argent choquant et un commerce d’organe humain mené par un groupe de Rabbins. 

Le New York Times rapporte: “ C’était plein de détails sur les ventes illégales d’organes ; de négociations odieuses dans les wagons-restaurants, les parkings et les chaufferies ». Dans l’article intitulé : « la laverie juive », le Ynet, un journal Israélien, va même plus loin, fournissant des détails croustillants. « Le FBI a donné l’assaut aux synagogues et a arrêté quelques Rabbins. L’un d’entre eux qui a été placé en détention est le Rabbin Yitzchak Levi Rosenbaum de Brooklyn, il est suspecté de commerce d’organes humains. Il est accusé de mener depuis 10 ans une activité de vente de reins, exploitant la faiblesse de donateurs pauvres et malades. Il aurait convaincu un donateur de vendre son rein pour 10.000 Dollars.

Le Rabbin Levi Rosenbaum l’aurait alors revendu à un receveur pour 160.000 Dollars. »Essayez de vous poser la question : Pouvez vous imaginer un seul instant votre prêtre ou votre imam de quartier s’adonner à  un commerce d’organes humains ? Pouvez imaginer un seul instant un religieux musulman ou un pasteur en train d’essayer de vous acheter votre rein ou vous en vendre un sur un parking ou lors d’un diner ?
Je ne pense pas que vous pouvez concevoir cela.

J’aurais une suggestion au ministre de l’intérieur Démocrate Liberal du gouvernement “fantôme » et à n’importe quel personne qui se sent concerné par « l’augmentation de l’antisémitisme » : Au regard des brutalités exercées par Israël, de la gigantesque escroquerie montée par Madoff et des dernières événements de Rabbins se faisant emmener par les agents du FBI, il est peut-être temps d’arrêter de discuter de l’augmentation de l’Antisémitisme et de commencer à parler de l’augmentation des crimes Juifs.

Gilad Atzmon

Mercredi 29 Juillet 2009

Traduction Alter Info

http://www.alterinfo.net/Gilad-Atzmon-Il-est-peut-etre-temps-de-parler-de-la-montee-des-crimes-juifs_a35132.html


2-4 Colonisation et agressions des colons contre les Palestiniens et leurs biens.

La colonisation se poursuit, en toute illégalité.

Selon le rapport bisannuel publié par l’ « administration civile » israélienne, fin juin 2009, le nombre de colons israéliens en Cisjordanie est de 304 569.

Ce chiffre n’inclut pas les colons vivant à l’intérieur et autour de Jérusalem (Est) et ceux des avant-postes, non enregistrés par l’ « administration civile ». Le nombre de colons israéliens hors de l’administration des conseils locaux a augmenté de 4,4%. Les colons d’obédience idéologique connaissent la plus forte augmentation de population : colonie Itamar : + 5,1%, Allon Moreh : 4%, Taffouh : 3,79%, Yits’har : 4,86%, Tilim : 6,29%, Mavo Heiron : 8,13%, Nativ Habaka : 8,13%. Un rapport publié par le Bureau central des statistiques, il y a 2 mois, indiquait qu’un tiers de l’augmentation du nombre de colons en 2007 était attribué à des familles de l’immigration et à des familles venant d’Israël adoptant le projet colonial en Cisjordanie.

Le jeudi 23 juillet, des colons d’Yits’har, au sud de Naplouse, ont attaqué des maisons palestiniennes à l’est du village d’‘Assira, au sud de la ville. Selon des témoins, au moins 10 colons ont pénétré dans le village par l’est et lancé des pierres sur les maisons palestiniennes, notamment celles d’Ibrahim Makhlouf et d’Isma’il Hamad. Une jeep de l’armée d’occupation est arrivée alors sur le secteur. Les soldats israéliens ont ordonné aux Palestiniens qui s’étaient rassemblés de rentrer chez eux. Alors qu’ils refusaient, l’armée leur a lancé des grenades lacrymogènes et a roué de coup un enfant palestinien de 10 ans, fils d’Ibrahim Makhloouf.

Le vendredi 24 juillet, des dizaines de colons israéliens, accompagnés de soldats, se sont mis à poser une clôture métallique autour d’un secteur de 40 dunums (4 hectares) dans le village de Bourin, au sud de Naplouse (là où ils ont scié les oliviers la semaine dernière), pour y monter un nouvel avant-poste. Vers 11h, des véhicules de police israéliens, escortés d’officiers de liaison de l’armée, sont arrivés et ont évacué les colons. Ils ont aussi demandé aux Palestiniens de fournir les documents prouvant qu’ils étaient propriétaires de la terre et de déposer plainte contre les colons.

Le lundi 27, vers 10h, les FOI ont pénétré dans le village de Kufol Hares, au nord-ouest de Salfit. Elles ont notifié à 8 civils palestiniens l’ordre de cesser leurs travaux de construction dans leurs maisons.

Pour plus d’informations, notamment les noms des victimes, merci de consulter notre site (http://www.pchrgaza.org) ou de nous contacter à notre bureau de Gaza, par mel (pchr@pchrgaza.org) ou par téléphone (+972 (0)8 2824776 - 2825893).

Rapport hebdomadaire pour la période du 23 au 29 juillet 2009 : PCHR
traduction pour ce qui concerne Gaza : Jacques Salles, et la Cisjordanie : JPP.


2-5 Djallal Malti : Pour les réfugiés palestiniens, le droit au retour dans un cercueil.
« Revenez lorsque vous serez morts ! »
Depuis 60 ans, les autorités israéliennes s'opposent au retour des habitants du village arabe d'Iqrit expulsés en 1948, après la premièreguerre israélo-arabe. « L'armée (israélienne) nous a ordonné de quitterle village en nous disant qu'on pourrait revenir au bout de deux semaines », se souvient Maarouf Achqar, 79 ans, qui a vécu le 31 octobre1948 l'évacuation des 450 villageois. « Cela fait 60 ans qu'on attend »,poursuit cette mémoire vivante du village. « Par la suite, ils ont détruit le village. Ils n'ont laissé que l'église et le cimetière. C'est comme s'ils nous disaient : "Revenez quand vous serez morts" »,s'exclame-t-il. Pourtant, les habitants de nationalité israélienne de ce village chrétien proche de la frontière libanaise ont obtenu gain decause auprès de la Cour suprême israélienne en 1951 qui, comme pour le village voisin de Biram, s'est prononcée en faveur de leur retour. Selon l'historien israélien Benny Morris, Biram et Iqrit « illustrent la détermination de l'armée dès 1948 à créer et maintenir une ceinture desécurité » sans présence arabe le long de la frontière nord. Cette politique a été reprise « rapidement par les institutions civiles del'État », écrit-il dans son livre The Birth Of The Palestinian Refugee
Problem Revisited (Éditions Cambridge, 2004). « Iqrit était habité pardes grecs-catholiques, souligne-t-il, et s'est rendu aux troupes de labrigade Oded sans combattre, en fait, il les a accueillis comme deslibérateurs, avec du pain et du sel. »
« C'était un dimanche matin, à 07h30, confirme Maarouf Achqar. Les soldats sont venus de deux côtés. Nous avons hissé le drapeau blanc etnous leur avons donné de la nourriture. Cinq jours plus tard, ils nous ont ordonné de partir en affirmant qu'on était en danger. » Quelques mois après la décision de la Cour suprême, l'armée a détruit Iqrit. «
C'était le 24 décembre 1951, la veille de Noël, se souvient M. Achqar.
Ils ont rasé le village et démoli toutes les maisons pour nous empêcher de revenir. » Depuis, les habitants et leurs descendants, environ 1 200personnes dispersées dans le nord d'Israël, poursuivent le combat. «Malgré sa destruction, nous sommes restés fidèles au village », explique Imad Yaqoub, 59 ans, président du comité des habitants d'Iqrit. Ils ontengagé des procédures judiciaires, manifesté et organisé des rassemblements, fait signer des pétitions tout en faisant appel aux papes Jean-Paul II, lors de son voyage en Israël en 2000, puis BenoîtXVI, durant sa visite en mai dernier, en vain.
Dans un affidavit concernant Iqrit et Biram en 2001, Ariel Sharon, alors Premier ministre, a estimé que « le précédent du retour dans leurs villages des personnes déplacées serait utilisé à des fins de politique et de propagande par l'Autorité palestinienne », rapporte le quotidienHaaretz. Quelque 760 000 Palestiniens - aujourd'hui environ 5 millions avec leurs descendants - ont pris le chemin de l'exode lors de la création d'Israël, qui refuse d'entendre parler de leur retour.
Aujourd'hui, et malgré le refus obstiné des autorités depuis 60 ans, les habitants d'Iqrit font tout pour maintenir leur village en vie. « On organise une messe par mois, on célèbre mariages et baptêmes dansl'église et on enterre nos morts dans le cimetière. Chaque été, on organise des camps où les jeunes apprennent à connaître le village et son histoire, à aimer Iqrit », explique Imad Yaqoub. « Le gouvernement compte sur le temps pour effacer le souvenir, pour que les nouvelles
générations oublient d'où elles viennent, mais nous allons lui prouver le contraire », promet-il.
Djallal Malti

(AFP)

24 juillet 2009
http://www.lorientlejour.com/article/625855/_Pour_les_rfugis_palestiniens%2C_le_droit_au_retour_dans_un_cercueil.html


2-6 Un haut responsable du Fatah rentre d’exil.

Mohammed Ghneim, un des derniers hauts responsables du Fatah vivant encore à l’étranger, est rentré mercredi en Cisjordanie après plus de 40 ans en exil.
Seuls trois sur les dizaines de hauts responsables du mouvement, principale composante de l’OLP, avaient refusé de rentrer avec leur chef Yasser Arafat en 1994.
A l’époque, Ghneim, un des fondateurs du Fatah mais opposé au processus de paix d’Oslo, avait affirmé qu’il ne quitterait son exil de Tunis qu’après la création d’un Etat palestinien.
Le vétéran a depuis changé d’avis, et a été accueilli mercredi en Cisjordanie par des centaines de militants.
Ghneim envisage désormais de se porter candidat à un poste à responsabilité lors de la convention du Fatah, la première en 20 ans, la dernière s’étant tenue en 1989 en Alger.
Son retour vient conforter le successeur d’Arafat Mahmoud Abbas, récemment cible des attaques d’un autre haut responsable exilé du Fatah, Farouk Kaddoumi.
Cet autre vétéran de la lutte palestinienne, opposé aux négociations avec Israël et directeur du département politique de l’OLP, est un rival d’Abbas.

La convention devra notamment élire les 18 membres du Comité central.

29-07

http://www.aloufok.net/spip.php?article747.


2-7 Congrès du Fatah 2009

1 Réuni en congrès, le Fatah n'exclut pas la lutte armée.

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a ouvert à Bethléem les travaux du congrès du Fatah, le premier depuis vingt ans, en manifestant son désir de paix mais sans renoncer à son "droit légitime à la résistance".

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a ouvert mardi à Bethléem le Congrès du Fatah, le premier depuis vingt ans, en disant son désir de paix mais sans renoncer au droit légitime à la "résistance". (Reuters/Nayef Hashlamoun)

"Même si nous avons fait le choix de la paix, nous nous réservons le droit à la résistance, qui est légitime en droit international", a-t-il dit.

Le terme de résistance, pour les Palestiniens, englobe autant l'idée de confrontation armée que celle de manifestations non violentes.

"Personne ne peut décider seul", a toutefois ajouté Mahmoud Abbas à l'adresse de ses rivaux du mouvement islamique Hamas, qui contrôlent depuis plus de deux ans la bande de Gaza.

"Personne n'a le droit de conduire le pays à la catastrophe. Personne n'a le droit de prendre la décision et de nous conduire là où nous ne voulons pas aller", a lancé le chef du Fatah, qui a critiqué par le passé les attentats suicide commis par le Hamas, jugés néfastes à la cause palestinienne.

Mahmoud Abbas a cependant souligné que les Palestiniens ne renonceraient jamais à leur droit de répondre à la violence par la violence. "Nous ne resterons pas les bras croisés face aux incursions israéliennes", a-t-il averti.

Le projet d'actualisation du programme du Fatah, a-t-on appris de source autorisée, préconise de nouvelles formes de résistance, notamment la désobéissance civile contre les implantations juives en Cisjordanie occupée ou la barrière de sécurité érigée par Israël.

Mais le texte n'exclut pas le recours à la "lutte armée" en cas d'échec des pourparlers de paix, ni l'éventualité d'une déclaration unilatérale de création de l'Etat palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

A Gaza, un responsable du Hamas, Aymane Taha, a estimé que le discours de Mahmoud Abbas n'était pas à la hauteur de sa fonction et reflétait "une mentalité malade représentant une vision partisane étroite". "Le Hamas est la plus importante faction (palestinienne) sur le terrain et pas plus Mahmoud Abbas que quiconque ne peut nier sa présence. Le Hamas n'a pas besoin d'un certificat d'authenticité de la part de Mahmoud Abbasabbas", a-t-il dit.

En Israël, Mark Regev, porte-parole du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a déclaré à propos de l'expression "résistance" employée par le président palestinien: "Israël cherche une réconciliation historique avec ses voisins palestiniens - nous voulons la paix et le meilleur moyen d'y parvenir est de s'asseoir autour de la table de négociation".

PLUS DE DEUX MILLE DÉLÉGUÉS

Plus de 2.000 délégués sont réunis pour trois jours dans la ville cisjordanienne de Bethléem afin d'adopter un programme qui distingue le Fatah des islamistes du Hamas, auxquels les Occidentaux demandent en vain de renoncer à la violence et de reconnaître l'Etat juif.

Mais ce congrès destiné à rajeunir et restructurer le mouvement ne devrait pas enterrer la charte fondatrice qui appelle, comme celle du Hamas, à la destruction d'Israël.

Le texte fondateur du Fatah, créé en 1965 par Yasser Arafat, appelle à la lutte armée "jusqu'à ce que l'entité sioniste soit supprimée et la Palestine libérée".

Azzam al Ahmad, haut dirigeant du mouvement, a déclaré avant l'ouverture des travaux que la charte "restera(it) en l'état".

"Nous sommes dans la phase de libération nationale et nous avons le droit d'employer tous les moyens dans le combat pour faire cesser l'occupation, jusqu'à ce que nous ayons établi l'Etat", a-t-il dit.

Avi Dichter, ancien ministre israélien de la Sécurité publique et député du parti centriste Kadima, a déclaré que laisser la porte ouverte à la lutte armée "nous renverrait, eux et nous, des décennies en arrière".

Des analystes palestiniens soulignent qu'il serait difficile pour le Fatah de lutter avec le Hamas s'il amendait sa charte avant d'avoir trouvé un accord avec Israël sur l'établissement d'un Etat palestinien.

PREMIER CONGRÈS EN TERRE PALESTINIENNE

Ce congrès du Fatah intervient dans un contexte difficile pour la faction de Mahmoud Abbas, qui a vu le Hamas la dominer dans les urnes en 2006 avant de la chasser de la bande de Gaza par les armes un an plus tard.

Environ 400 délégués n'ont pas été autorisés par le Hamas à quitter la bande de Gaza pour se rendre à Bethléem, où une nouvelle génération est censée émerger à la tête du mouvement.

Pilier de l'Organisation de libération de Palestine (OLP), le Fatah doit théoriquement se réunir tous les cinq ans, selon ses statuts.

Mais Yasser Arafat, qui souhaitait s'épargner toute remise en cause de son autorité, n'a eu de cesse de reporter les congrès du mouvement pour diverses raisons jusqu'à sa mort en 2004. La précédente réunion avait eu lieu à Tunis en 1989.

Ce premier congrès tenu en territoire palestinien se déroule dans une école chrétienne près de la Basilique de la Nativité.

Le président de l'Autorité palestinienne s'est retiré des pourparlers de paix avec l'Etat juif après l'offensive des forces israéliennes en décembre et janvier derniers dans la bande de Gaza.

04/08

http://www.lexpress.fr/actualites/2/reuni-en-congres-le-fatah-n-exclut-pas-la-lutte-armee_778432.html


2 Des différends éclatent entre Abbas et des délégués.

Les portes ont claqué mercredi au deuxième jour du congrès du Fatah à Bethléem, en Cisjordanie. Des délégués demandent des comptes sur les finances depuis la dernière réunion en 1989, et d’autres soupçonnent le président Abbas d’avoir manoeuvré pour faire élire ses alliés à la direction du parti palestinien.
Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a laissé entendre que le congrès devrait être prolongé de deux jours pour s’achever samedi au lieu de jeudi, selon un délégué, Sami Sarhan.
Ce sommet, vingt ans après celui de Tunis, est censé permettre le renouvellement de la direction, débarrasser le mouvement des soupçons de corruption et le renforcer face à son grand rival islamiste, le Hamas, qui a pris le contrôle de la Bande de Gaza par les armes en juin 2007.
Mais la session à huis clos de mercredi a été ponctuée par des cris, et des délégués sont sortis furieux de la salle de réunion. Un délégué, Hussam Khader, a déclaré qu’il s’était levé et avait demandé au Comité central, l’instance dirigeante, de fournir un rapport détaillé de ses activités des 20 dernières années précisant de quelle façon l’argent a été dépensé.
Mahmoud Abbas a répliqué que son discours d’ouverture de mardi était une réponse suffisante. "J’ai élevé une objection et le président m’a ordonné de m’asseoir. Il m’a dit, ’soit vous vous asseyez, soit vous partez", a raconté le délégué.
Les militants de la "jeune garde" comme Hussam Khader, 46 ans, se plaignent en outre de ce que Mahmoud Abbas et les "vieux" du Fatah se sont arrangés pour faire nombre afin de peser sur l’élection des 21 membres du Comité central. Nombre des 2.270 délégués à Bethléem ont en effet été choisis par le président de l’Autorité palestinienne.
Autre sujet de discorde : la représentation des quelque 400 délégués empêchés de quitter la Bande de Gaza par le Hamas, en représailles au refus de Mahmoud Abbas de libérer des geôles de Cisjordanie environ 900 prisonniers appartenant au Mouvement de la résistance islamique. Une centaine de délégués de Gaza ont cependant pu se rendre au congrès, soit qu’ils ont quitté le territoire juste après sa chute aux mains du Hamas, soit qu’ils ont réussi à sortir clandestinement ces dernières semaines.
Au début du sommet, M. Abbas a désigné chargé une commission de proposer un moyen de faire participer les délégués retenus, éventuellement en les autorisant à voter par téléphone ou par courrier électronique.
Mais un groupe de délégués emmené par l’ancien homme fort de Gaza, Mohammed Dahlan, a exigé qu’un tiers des sièges du Comité central et de la deuxième instance, le Conseil révolutionnaire, soit réservé aux représentants de la Bande de Gaza. Un lieutenant de Mohammed Dahlan, Samir Macharaoui, est sorti en coup de vent après avoir lu à l’assemblée un communiqué du groupe.
Mohammed Abbas a rejeté les critiques, déclarant qu’il y avait "une différence entre demander des comptes et régler des comptes", selon le délégué Sami Sarhan. Le président palestinien a ajouté que le succès du congrès était primordial car le monde observait les événements.

La vieille garde du Fatah accusée de "détourner" son congrès

Le premier congrès du Fatah depuis 20 ans s’est poursuivi à huis clos mercredi à Bethléem, au lendemain de son ouverture par le président palestinien Mahmoud Abbas.
Ce dernier souhaite faire émerger une nouvelle génération issue du terrain à la tête du mouvement nationaliste par le biais du renouvellement de son comité central.
Mais la "vieille garde", dont nombre d’éléments ont passé des années en exil, semble faire de la résistance, aussi les réformistes se montraient-ils pessimistes sur l’issue de la réunion, la première à se tenir en territoire occupé.
Le dernier congrès du Fatah, le Ve, remonte à l’année 1989 à Tunis, où s’était installée la direction du mouvement après son expulsion de Beyrouth, en 1982, et avant les accords d’autonomie conclus à Oslo en 1993.
La direction en place depuis cette époque est de longue date accusée de corruption, d’impéritie, de suffisance et d’absence de transparence par les "jeunes loups" du mouvement.
Cette fois, le comité central du mouvement se voit reprocher de tenter de fausser le congrès par l’ajout de 700 délégués non prévus à la liste initiale de 1.550 congressistes.
Selon Mansour al Sadi, un des représentants de la nouvelle génération qui souhaite avoir son mot à dire dans la conduite du mouvement, cette "tentative de détournement" vise à maintenir le statu quo.
"Nous réclamions la tenue de ce congrès depuis de nombreuses années mais ceci n’est pas le congrès dont nous avions rêvé", s’est plaint de son côté un autre délégué réformiste, Kaddoura Farès.
De source proche du Fatah, on exclut pourtant toute scission au sein du mouvement nationaliste, affaibli depuis le coup de force de son rival islamiste Hamas à Gaza à la mi-juin 2007.
Si les délégués débattent du programme politique du Fatah, sa charte fondatrice, qui continue à prôner la destruction d’Israël, n’est pas remise en cause.
Lors de son discours d’ouverture, mardi, Mahmoud Abbas a déclaré que le mouvement était voué à créer un Etat palestinien et à faire la paix avec Israël mais que la "résistance" demeurait une de ses options.
Il n’a pas précisé quelles formes celle-ci pourrait prendre, mais les délégués discutent de nouvelles formes d’action contre la colonisation israélienne, comme la désobéissance civile.
Certains délégués ont réclamé des comptes sur la défaite du Fatah face au Hamas lors des législatives de 2006, mais d’autres ont préféré regarder devant eux en faisant valoir que la tenue même de ce VIe congrès était un succès, même si les islamistes de Gaza ont empêché 400 délégués du Fatah de s’y rendre.
Les statuts du Fatah prévoient un congrès tous les cinq ans, mais le défunt Yasser Arafat s’était arrangé pour différer le VIe afin d’éviter toute remise en cause de son autorité.
Ce VIe congrès, qui pourrait se prolonger jusqu’au week-end prochain, doit élire 18 membres du comité central parmi 80 candidats et 120 membres du Conseil de la révolution parmi des centaines de prétendants.

Al-Oufok avec les agences de presse

http://www.aloufok.net/spip.php?article770


Luttes intestines entre délégués.

La première conférence tenue par le Fatah depuis 20 ans, s’est poursuivie au milieu de luttes intestines entre les délégués.

Les accusations de corruption et manipulations commencent à apparaître, dont Abbas (au centre) et Qureï (à droite) ne sont pas exempts : le premier pour avoir favorisé les affaires de son fils qui possède une entreprise de télécommunications et le second pour avoir vendu aux Israéliens du ciment importé d’Egypte et destiné à la construction du Mur d’Apartheid

La réunion du mouvement de Mahmoud Abbas  à Bethléem devait initialement se terminer jeudi après le règlement des différends sur la façon de voter pour une nouvelle direction.

Mais la conférence été prolongée jusqu’à la fin de la semaine après que quelques partisans de réformes aient quitté la conférence mercredi en accusant Abbas de manipulation dans le choix des délégués.

Il y a eu aussi de nombreux appels pour un rapport complet sur la façon dont les fonds ont été dépensés au cours des deux dernières décennies [il n’y a ni rapport d’activité, ni rapport financier dans cette conférence... et pour cause - N.d.T].

« [La conférence] n’est pas une catastrophe, on s’attendait à cela après 20 ans sans réunion », a déclaré Maryam al-Arouri, un délégué du Fatah, à Al Jazeera.

« Concert de récriminations »

« Actuellement, nous essayons de dépasser ces 20 ans d’erreurs et nous essayons de faire en sorte d’identifier des responsables, d’aller de l’avant et de mettre de côté les divergences. »

« Il y a des accusations de corruption et des concerts de récrminations ... mais c’était prévisible et cela va être résolu », déclare al-Arouri.

Nour Odeh d’Al Jazeera’s , qui suit les événements à partir de Bethléem, a estimé que les délégués ont fait quelques progrès mais que de sérieuses divergences de vues subsistent.

« Le fait qu’ils aient prolongé la durée de la conférence a vraiment calmé les nerfs de beaucoup de monde ici », dit-elle.

« Les discussions qui ont eu lieu dans la matinée ont été beaucoup plus calmes que celles dont nous avions eu écho un jour avant. »

« [Il y a] des questions en cours de discussion qui vont de la culture et du droit du travail aux questions relatives aux femmes et aussi d’importantes questions d’intérêt national comme ... la prise de la bande de Gaza, ou l’échec du Fatah au cours de la dernière décennie à produire des résultats dans le processus de paix. »

Délégués bloqués

La conférence du Fatah a subi un coup avant qu’elle ne débute après que le Hamas, qui contrôle effectivement la bande de Gaza, ait refusé d’autoriser les 400 délégués du Fatah de Gaza à participer à la conférence, sauf si le Fatah libèrait les centaines de militants et partisans du Hamas arrêtés en Cisjordanie [environ 900 personnes - N.d.T].

La conférence a divisé entre eux les délégués du Fatah venus de la Cisjordanie contrôlée par le Fatah, et ceux de Gaza.

Les délégués de la bande de Gaza ont demandé qu’un quota de participation leur soient réservé dans les instances dirigeantes du Fatah, et ont menacé de représailles - probablement une démission collective - si leur demande était rejetée.

Les délégués de Cisjordanie ont estimé que les délégués de Gaza absents pouvaient voter par téléphone ou par e-mail et qu’ils n’avaient pas besoin de quota.

Abbas devait trancher la question au plus tard ce jeudi.

La tâche essentielle de la conférence est d’élire un nouveau comité central et une instance exécutive, dans l’espoir de donner plus de poids à la jeune génération qui a grandi dans la lutte contre l’occupation israélienne en Cisjordanie.

Le dernier congrès du Fatah a eu lieu à Tunis en 1989, lorsque le mouvement était encore sous la direction de Yasser Arafat, le leader palestinien défunt.

7 août 2009 -

Al Jazeera.net

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7083


4 Point de vue de 'La Paix Maintenant ': Congrès du Fatah à Bethléem : nous avons un partenaire.

Le dernier congrès du Fatah, le premier organisé depuis 20 ans, a donné lieu à de nombreuses luttes entre clans, qui ont focalisé l¹attention.

Mais,au-delà, les résolutions prises lors de ce congrès prouvent qu¹il y a bien un partenaire du côté palestinien]
Edito de la rédaction
 
Le sixième congrès du Fatah  à Bethléem a énormément fait parler de lui à cause des luttes internes entre ses clans et entre les dirigeants dumouvement. Mais si ces luttes ont eu pour objet principal le contrôle de positions-clés au sein du mouvement ainsi que des questions constitutionnelles, on a un peu passé sous silence l¹approche générale du Fatah à l¹égard du conflit israélo-palestinien.
 Le nouveau programme du Fatah, ainsi que le discours du président Mahmoud Abbas, ont bénéficié du soutien quasi unanime des plus de 2 200 délégués venus de toute la diaspora palestinienne. Depuis Bethléem, ils ont envoyé un message sans équivoque : le choix stratégique du mouvement national palestinien demeure deux Etats pour deux peuples.
 Bien que le premier congrès organisé par le Fatah depuis 20 ans se soit tenu à l¹ombre de l¹occupation israélienne et d¹un processus de paix dans l¹impasse, le mouvement s¹est engagé à privilégier l¹option diplomatique et les principes de l¹initiative de paix arabe. Le Fatah s¹est officiellement différencié du Hamas et a rejoint le consensus arabe et international, c¹est-à-dire la création d¹un Etat palestinien géographiquement continu sur la base des frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, et une solution juste au problème des réfugiés, en accord avec Israël, sur la base de la résolution 194 des Nations unies. 
Le congrès a rejeté l¹exigence de reconnaître Israël en tant que « Etat du peuple juif », ainsi que l¹idée d¹un Etat palestinien aux frontières provisoires. Il est dommage que l¹appel à des liens plus étroits avec le camp de la paix en Israël ait été entaché d¹une allusion révoltante à l¹assassinat de Yasser Arafat par Israël.
 Mais aussi bien le programme du Fatah que le discours de son président ont été clairs : en l¹absence d¹un réel progrès vers une solution à deux Etats, le mouvement passerait alors, soit à une lutte en vue de créer un Etat binational unique entre la Méditerranée et le Jourdain, soit à une déclaration unilatérale d¹indépendance d¹un Etat dans les frontières de 1967.

Bien plus : si des négociations ne réussissent pas à mener à la fin de l¹occupation dans un avenir proche, le Fatah se réserve le droit de se battre pour la liberté du peuple palestinien par des voies légitimes, y compris en combattant les colons et les forces qui les protègent, et en s¹engageant dans la désobéissance civile non armée. Les deux points démontrent les dangers auxquels Israël aura à faire face si la solution de la partition se trouve de nouveau dans l¹impasse.
L¹énorme intérêt soulevé dans l¹opinion palestinienne par ce congrès et le degré de participation impressionnant des délégués montrent qu¹en dépit des nombreuses crises que le Fatah a connues, il est toujours le mouvement populaire qui mène le jeu en Cisjordanie. L¹opinion et les décideurs en Israël feraient bien d¹étudier attentivement les résolutions du congrès de Bethléem.
Il est tout à fait normal qu¹Israël n¹accepte pas le programme du Fatah, de même qu¹il est naturel que la direction palestinienne s¹oppose au programme du Likoud.

Mais l¹approche du Fatah à l¹égard du processus de paix réfutel¹argument de la droite selon lequel « il n¹y a pas de partenaire palestinien ».
Le sort du pragmatisme du côté palestinien dépendra largement de la politique d¹Israël concernant les termes de la reprise des négociations.
Cela comprend la question du gel de la colonisation, les différences d¹appréciation entre les parties à propos d¹un accord définitif et le degré de détermination dont fera preuve la communauté internationale pour réduireces différences.
 
Edito de la rédaction
Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant
 17 août 2009

http://www.haaretz.com/hasen/spages/1105921.html


n°473 - Dossier de Palestine - 08-08 - : Fin- : Des internautes payés pour diffuser la propagande israélienne.

n°473 - Dossier de Palestine - 08-08 - : Fin- : Des internautes payés pour diffuser la propagande israélienne.



Dossier de Palestine

   n°473                                                                                                 08-08

                                                                      C.De Broeder & M.Lemaire   



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

3 Dossier

3-1 Fares Chahine  : Une ONG israélienne ‘tire’ contre son camp.

3-2 Jérôme GUILLAS : Gaza = Phosphore et sang.

3-3 Chhristophe Ayad : Pour Israël, la «nakba» n’existe pas.

3-4 Robert Baer : Le rôle de Tel-Aviv dans les perceptions déformées de cette région proche-orientale.

3-5 Serge Dumont : Israël veut se débarrasser de ses étrangers en situation illégale.

3-6 Chérif Boudelal : Une première aux USA. 

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1 Amir M. Maasoumi : la lutte des juifs anti-sionisme pour les droits des palestiniens.

4-2 Stéphanie Wenger : Ces bombes qui défigurent les Palestiniens.

4-3 Ennasri Nabil : Voilà comment j’ai été arrêté, détenu et refoulé par Israël !

 


3 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Fares Chahine  : Une ONG israélienne ‘tire’ contre son camp.

L’armée israélienne est de nouveau en accusation pour la guerre à Gaza avec la publication de témoignages de soldats affirmant que des civils ont été utilisés comme boucliers et que les instructions étaient de tirer sans se préoccuper des conséquences.

L’ONG israélienne de soldats vétérans Breaking the Silence a affirmé dans un rapport publié hier que les « pratiques acceptées » au sein de l’armée ont conduit à « une atmosphère permissive dans la structure de commandement qui a permis aux soldats d’agir sans contraintes morales ». Cela s’est traduit d’après elle par « la destruction de centaines de maisons et mosquées sans que cela n’ait d’objectif militaire, l’emploi de phosphore en direction de zones habitées, la mort de victimes innocentes tuées avec des armes légères (et) la destruction de propriétés privées. » Ce rapport est basé sur les témoignages anonymes de 30 soldats engagés dans les combats dans la bande de Gaza (27 décembre 2008-18 janvier 2009). Les témoignages prouvent que la manière immorale dont la guerre a été menée était due « aux systèmes en place et non aux soldats individuellement », a affirmé Michael Manekin, de Breaking the Silence. « A chaque maison dont nous nous approchions, on envoyait les voisins à l’intérieur », a-t-il dit.

Dans un autre témoignage, un soldat a affirmé que son officier lui avait expliqué que « parfois, les forces (israéliennes) entraient dans un endroit en plaçant le canon du fusil sur l’épaule d’un civil, avançant dans une maison et s’en servant comme bouclier humain ». Selon les soldats, les instructions étaient de tirer d’abord et de se poser des questions après. « L’objectif était de mener une opération avec le moins de blessés possibles pour l’armée, sans même se demander quel serait le prix pour l’autre côté », a affirmé l’un d’eux. « Nous n’avons pas reçu pour instruction de tirer sur tout ce qui bougeait, mais on nous disait en général : « si vous vous sentez en danger, tirez » a-t-il ajouté. Un autre a rapporté que son commandant avait déclaré à son bataillon avant d’aller au combat : « Si vous n’êtes pas sûrs, tirez. »

Boucliers humains

Évidemment, l’armée a rejeté en bloc ces accusations, affirmant dans un communiqué que, selon ses propres enquêtes, « il est clair que les soldats des forces armées israéliennes ont opéré en accord avec les lois internationales et les ordres qu’ils ont reçus, en dépit des combats difficiles et complexes ». Elle a ajouté que « la plupart des témoignages sont anonymes et manquent de détails qui permettraient à l’armée d’enquêter, de les confirmer ou de les récuser ». De son côté, le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a réaffirmé que l’armée israélienne était « l’une des plus morales au monde ». Parmi les témoignages présentés par l’ONG figure celui d’un soldat qui raconte comment les civils étaient utilisés comme boucliers humains face aux maisons suspectes. C’est la deuxième fois que l’armée israélienne est confrontée à des mises en cause venant de ses propres rangs après l’offensive à Gaza. En mars, des soldats avaient révélé que des civils palestiniens, sans défense, avaient été tués, mais l’armée avait affirmé que ces témoignages étaient basés sur le « bouche-à-oreille ».

Reste que malgré ces dénégations, plusieurs ONG israéliennes réclament une enquête indépendante sur le conflit. Et dans un rapport publié début juillet, Amnesty International a accusé l’armée israélienne -ainsi que le Hamas palestinien - de « crimes de guerre », affirmant que les soldats de l’Etat hébreu n’avait pas « distingué entre cibles civiles et militaires » et s’était servie de civils, y compris d’enfants, comme « boucliers humains ». L’offensive israélienne a fait plus de 1 400 morts et 5 000 blessés palestiniens, selon un bilan des services médicaux palestiniens. Elle avait pour objectif de réduire les tirs de roquettes par les groupes armés palestiniens contre son territoire.

Fares Chahine

16-07

http://www.elwatan.com/Une-ONG-israelienne-tire-contre


3-2 Jérôme GUILLAS : Gaza = Phosphore et sang.
 Six mois après la fin de l'offensive dans la bande de Gaza, l'Etat hébreu a brisé le silence.

L'armée a bien utilisé du phosphore blanc. Dans un rapport publié par le ministère des Affaires étrangères, Israël se défend toutefois d'avoir enfreint les règles du droit international. La reconstruction du territoire, elle, avec les premières livraisons de ciment, va enfin pouvoir débuter.
L'offensive israélienne à Gaza a duré 22 jours. La reconstruction n'a toujours pas débuté.

(Reuters)
Plus de six mois après la fin de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, l'Etat hébreu a consenti un geste. Celui d'avoir reconnu, pendant l'opération appelée "Plomb durci", du 27 décembre au 18 janvier derniers, l'utilisation de phosphore blanc <http://www.lejdd.fr/cmc/international/200905/ces-bomb... *. Les images d'enfants brûlés et mutilés en étaient peut-être déjà les meilleures preuves. Si Israël, dans un rapport de 163 pages publié par le ministre des Affaires étrangères, justifie à nouveau cette guerre éclair de 22 jours par son caractère "nécessaire et proportionné" aux tirs de roquettes du Hamas, il reconnaît pour la première fois, sans ambages, des tirs d'obus au phosphore blanc mais dément ferment toute violation du droit international. Tsahal assure que le phosphore n'a jamais été utilisé à l'intérieur de zones d'habitation.
L'armée a "eu recours à des munitions contenant du phosphore blanc", peut-on lire dans le rapport qui fait également état d'une enquête en cours sur quelque cent plaintes contre des abus des soldats israéliens déposées par les Nations unies et des organisations de défense des droits de l'Homme. Malgré de nombreuses accusations et des photos explicites montrant des hélicoptères lâcher des obus au phosphore blanc, l'Etat hébreu n'avait jusque-là ni confirmé ni infirmé l'utilisation de ce type d'armes. Le rapport du ministère israélien des Affaires étrangères survient à quelques semaines d'une enquête des Nations unies pour crimes de guerre dans la bande de Gaza. Au début du mois de juillet, plus de 50 soldats, malgré le devoir de silence que l'armée leur impose, avaient fait le récit de "leur" guerre auprès d'une ONG israélienne
<http://www.lejdd.fr/cmc/international/200929/gaza-l-e...  et dénoncé les attitudes de leurs supérieurs.

Sur le même sujet

Jérôme GUILLAS 

Vendredi 31 Juillet 2009
leJDD.fr


3-3 Chhristophe Ayad : Pour Israël, la «nakba» n’existe pas.

Israël réécrit les manuels scolaires arabes.

Pour les Palestiniens, il ne s’est rien passé en 1948, en tout cas, rien de mal.

C’est ce que veut faire croire le ministère israélien de l’Education, qui a décidé d’exclure le mot nakba des manuels scolaires en arabe destinés aux Palestiniens d’Israël.

La nakba, au sens littéral, c’est la catastrophe.

Pour tous les Palestiniens, ce mot résume l’expulsion de leurs villages et de leurs villes lors de la guerre qui a immédiatement suivi la déclaration d’indépendance unilatérale d’Israël, en mai 1948. Ironiquement, «catastrophe» est aussi le mot utilisé par les Juifs pour désigner la Shoah, le génocide de six millions d’entre eux durant la Seconde Guerre mondiale.

Ultranationaliste. Cette décision sur les manuels scolaires, soutenue par le Premier ministre, Benyamin Nétanyahou, fait partie d’une loi en cours d’examen à la Knesset, le Parlement israélien. L’initiative en revient à Avigdor Lieberman, leader du parti ultranationaliste Israël Beitenou (Israël notre maison) et ministre des Affaires étrangères. Sa formation, qui recrute essentiellement dans les milieux laïcs russophones, est un pilier de la coalition de droite dure au pouvoir. A l’origine, le projet de loi visait à interdire toute commémoration de la nakba, le jour de la fête nationale d’Israël ; il prévoyait même une peine allant jusqu’à trois ans de prison. Lieberman, qui est obsédé par le péril démographique posé par les Arabes israéliens et milite pour leur «transfert», en clair, leur expulsion. Il a aussi l’intention de leur demander de prêter un serment de loyauté à l’Etat hébreu.

Ces mesures ne peuvent qu’être vécues comme une provocation et une incitation à la discrimination par les 1,7 million de Palestiniens citoyens d’Israël qui forment 20 % de la population du pays. Ils jouissent théoriquement des mêmes droits - dont celui de vote et d’être élus - que les citoyens juifs d’Israël, mais font l’objet de tout un ensemble de mesures discriminatoires non écrites. Dispensés du service militaire, ils ne peuvent souvent pas accéder aux emplois publics, ni obtenir des permis de construire aussi facilement que les Juifs.

Suspects. Souvent soupçonnés d’être une cinquième colonne par les Juifs, ils sont suspects aux yeux des Palestiniens des territoires et des réfugiés en raison de leur niveau de vie supérieur et de leur nationalité israélienne. Comment, en effet, expliquer qu’ils soient restés, malgré la guerre et l’occupation ?

La nakba est au cœur de l’affrontement israélo-palestinien. Pour les Juifs, les Arabes ont quitté leurs terres et leurs maisons à l’appel des pays arabes voisins qui s’apprêtaient, en 1948, à envahir le jeune Etat d’Israël. Les Palestiniens estiment, pour leur part, avoir été victimes d’un nettoyage ethnique en règle. Comme l’ont montré les nouveaux historiens israéliens (Benny Morris, Ilan Pappé, Avi Shlaïm, Tom Segev), l’exode des Palestiniens a été le plus souvent le résultat de violences et d’une savante guerre psychologique.

Chhristophe Ayad

24/07/2009

http://www.liberation.fr/monde/0101581526-pour-israel-la-nakba-n-existe-pas


3-4 Robert Baer : Le rôle de Tel-Aviv dans les perceptions déformées de cette région proche-orientale.
Extrait

Robert Baer, ancien agent de la CIA et défenseur intelligent de l’Empire états-unien, multiplie les critiques sur la gestion US du dossier proche-oriental. Dans un entretien accordé à l’agence IPS, il livre sa vision de l’affrontement qui oppose Washington et Téhéran, et du rôle de Tel-Aviv dans les perceptions déformées de cette région.
IPS : Certains analystes pensent que l’attaque israélienne contre le Hamas à Gaza, deux ans après la guerre des Trente-Quatre jours entre Israël et le Hezbollah, s’inscrit dans un plan plus vaste qui aboutira à une offensive armée contre les installations nucléaires de l’Iran ? Israël en prend-il vraiment le chemin ?
Robert Baer : [1] Non. Je pense qu’il y a un veto des autorités militaires contre toute attaque contre l’Iran [2]. C’est tout simplement impossible.

 Cela équivaudrait au bombardement d’un complexe de l’Onu par Israël à Gaza. Qu’est-ce que cela apporte aux Israéliens ? Rien. Oui, ils ont pu le détruire, le compound de l’Onu, mais qu’est-ce que cela leur a apporté ? Le Hamas est toujours là.
Vous pouvez bombarder toutes les bases militaires iraniennes durant deux semaines, mais l’Iran sera toujours là ; et il aura toujours la capacité de projeter sa puissance, de projeter sa volonté et sans doute même de ressortir encore plus fort qu’avant de ce type de conflit. Et puis, pour l’Iran, la puissance militaire est tellement bon marché que le prix du pétrole lui importe peu, pour la simple et bonne raison que le fait d’armer le Hezbollah ou de soutenir le Hamas à Damas ne lui coûte pratiquement rien. Vous voyez, même si le prix du pétrole chutait jusqu’à 10 dollars le baril, l’Iran pourrait sans aucun problème se payer ce type de défense

….

Dans la vie politique américaine, vous ne pouvez rien faire au Moyen-Orient sans le feu vert de Tel Aviv, tout au moins à un certain niveau. C’est totalement impossible. Je veux dire : je ne vois pas d’autre cas, dans l’Histoire, ou un pays (de plus, une superpuissance) qui soit aussi pieds et poings liés vis-à-vis d’un pays aussi minuscule qu’Israël ! Non, je n’en vois aucun. Je ne peux même pas y songer.
IPS : Et pourquoi est-ce ainsi ?
Robert Baer : Voyez New York City. Prenez tous les plus grands journaux. Ils ont un agenda sioniste. C’est une évidence. Je ne suis pas juif. Moi (du point de vue religieux), je ne suis rien du tout, d’ailleurs. Je ne suis pas intéressé par les Israéliens. Et je ne suis pas antisémite non plus. C’est simplement une donnée de fait. J’ai proposé à mon éditeur d’écrire un nouvel ouvrage, sur Israël. Il m’a dit : « Vous feriez mieux de laisser tomber ». Personne ne peut dire la vérité, au sujet d’Israël. Personne. Le seul endroit au monde où vous pouvez dire la vérité sur Israël, c’est en Israël. Là-bas, en Israël, les gens vous raconteront des choses que vous n’entendrez jamais aux Etats-Unis.
IPS : Quel genre de choses ?
Robert Baer : Par exemple, pourquoi les gens qui vivent à Gaza sont-ils tellement malheureux ? Eh bien, si vous deviez vivre toute votre vie en prison, vous, vous seriez heureux ? Voilà le genre de chose que vous ne lirez jamais dans le New York Times. Ouvrez le New York Times : c’est quasiment un prolongement d’Israël.
IPS : Quel est l’impact du conflit à Gaza sur le devenir des relations irano-israéliennes et des relations irano-américaines ? Les dernières attaques israéliennes ont-elles totalement détruit le Hamas ?
Robert Baer : Bien sûr que non ; c’est totalement impossible. Le Hamas, c’est un concept, c’est une idéologie. Le Hamas n’est pas une organisation. Oui, c’est ça : le Hamas, c’est une idée, et à moins que les Israéliens n’entrent à Gaza et ne forcent un million et demi de personnes à fuir en Egypte, ils ne contrôleront jamais la bande de Gaza. Ils peuvent faire une opération terrestre, massacrer tous les dirigeants et jeter dix mille personnes en prison : le Hamas n’en ressortira qu’encore plus puissant. Les grands perdants, dans l’histoire, ce sera les gens du Fatah.
IPS : Quelles sont les principales caractéristiques du comportement militaire et politique du Hamas et du Hezbollah ?
Notes
[1] Ancien agent de la CIA, Robert Baer a été considéré comme l’un des meilleurs agents de terrain au Proche-Orient. Depuis son départ de l’Agence, il a publié de nombreux livres à succès, dont La Chute de la CIA - Les mémoires d’un guerrier de l’ombre sur les fronts de l’islamisme, Gallimard, collection « Folio documents », Paris, 2002. et Or noir et Maison-Blanche - Comment l’Amérique a vendu son âme pour le pétrole saoudien, Gallimard, collection « Folio documents », Paris, 2002. Ces ouvrages ont inspiré le film Syriana. M. Baer fait partie des nombreux experts US qui contestent la version bushienne des attentats du 11-Septembre.
[2] Le Réseau Voltaire a été le premier média à analyser le revirement de Washington face à l’Iran. Voir « Washington décrète un an de trêve globale », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 3 décembre 2007. « Pourquoi McConnell a-t-il publié le rapport sur l’Iran ? », Horizons et débats, 17 décembre 2007.
[3] Dennis Ross a longtemps été l’alter ego de Paul Wolfowitz. Il a mené une brillante carrière au Pentagone, puis au département d’État. Il a co-fondé le Washington Institute for Near East Policy (WINEP), le think tank du lobby pro-Israélien aux États-Unis (AIPAC). Il est aujourd’hui conseiller spécial de la secrétaire d’État Hillary Clinton pour les questions proche-orientales, mais devrait prochainement rejoindre le Conseil de sécurité nationale à la Maison-Blanche comme conseiller du président pour l’Iran.
[4] L’amiral Dennis Blair a notamment été directeur associé de la CIA pour le soutien militaires aux opérations, puis chef du Pacific Command. Considéré comme un possible chef d’état-major interarmes, il avait été écarté par Donald Rumsfeld, principalement en raison de son amitié personnelle avec les Clinton. Obama en a fait le directeur du Renseignement national malgré la désapprobation affiché de John McCain pour les républicains.

Notes du Réseau Voltaire

Propos recueillis par Omid Memarian pour Ipsnews.net.

Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier
http://www.palestine-solidarite.org/interview.Robert_Baer.020709.htm
http://www.voltairenet.org/article160854.html
http://fischer02003.over-blog.com/article-33414642.html


3-5 Serge Dumont : Israël veut se débarrasser de ses étrangers en situation illégale.

Des rafles controversées viseront 100 000 clandestins

«Non à la déportation.» Outre les associations de défense des droits de l’homme, de nombreux Israéliens ordinaires se mobilisent contre le projet visant à rafler les dizaines de milliers d’étrangers en séjour illégal dans l’Etat hébreu afin de les renvoyer chez eux par la force. Sauf changement, l’opération débutera samedi soir dans plusieurs grandes villes israéliennes dont Tel-Aviv. Elle sera menée par l’unité Oz, une police spéciale créée dans ce but et dépendant du Ministère de l’intérieur.

Motivations religieuses

Selon les estimations, plus de cent mille clandestins venus d’Afrique noire, de Chine, d’Europe de l’Est et d’Amérique du Sud résident dans l’Etat hébreu. Certains s’y sont installés depuis vingt ou trente ans et leurs enfants, qui ont été scolarisés sur place, sont en âge d’être mobilisés par Tsahal (l’armée).

Si la lutte contre l’immigration clandestine a toujours figuré au programme des gouvernements israéliens depuis le début des années 1990, Benyamin Netanyahou et son ministre de l’Intérieur, Elie ­Yshaï (le leader du parti ultraorthodoxe Shas), ont décidé de lui accorder la plus grande priorité. Pour le premier ministre, il s’agit en effet de libérer rapidement des emplois au moment où le chômage augmente en raison de la crise économique mondiale. Mais pour le ministre de l’Intérieur, la question est avant tout religieuse: à ses yeux, les non-juifs n’ont pas à s’installer en Israël.

Au début du mois, l’unité Oz a perquisitionné au siège de plusieurs administrations municipales ainsi que dans des écoles publiques fréquentées par des enfants immigrés afin de saisir des listes de noms. De l’aveu des responsables de cette police, rien qu’à Tel-Aviv de 1800 à 2000 enfants pourraient être expulsés dès dimanche avec ou sans leurs parents. Quant aux adultes, ils seront également renvoyés même si leur progéniture se retrouvera abandonnée en Israël.

Le caractère implacable de ces mesures soulève un florilège de protestations. «Nous devons nous rappeler qu’il y a soixante ans, nos parents étaient également forcés de se terrer dans des caves pour ne pas être arrêtés», a par exemple déclaré le rabbin Raphaël Guinsberg interviewé par la radio publique. Et de poursuivre: «Dans un Etat qui se veut juif, on devrait interdire tout ce qui ressemble de près ou de loin à une déportation.»

Les réactions sont tellement nombreuses que le président de l’Etat, Shimon Peres, a demandé à Elie Yishaï de «réfléchir à des solutions de substitution». Dans la foulée Binyamin Netanyahou a obtenu de son ministre qu’il reporte de trois mois les expulsions annoncées. Le temps de permettre au gouvernement d’étudier la question en profondeur avant de soumettre un projet de loi à la Knesset. Un répit en forme de victoire pour les défenseurs israéliens des droits de l’Homme.

Serge Dumont 

1 Août 2009,

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/b5e1282c-7d48-11de-b99f-2f32bbac36d8|1 


3-6 Chérif Boudelal : Une première aux USA. 

Le sionisme dans le collimateur du FBI et ses membres filmés menottes aux poignets, poursuivis pour trafic d'organes et blanchiment d'argent (entre autres) dont Israël serait le bénéficiaire et le maître d’œuvre

L’affaire Madoff ne serait-elle pas liée à ce réseau mafieux sioniste ?

Et si c’était le cas, la crise financière internationale ne serait-elle pas la conséquence d’un réseau mondial lié au lobby sioniste dont le but est de financer Israël ?

Enfin, les méfaits du sionisme commencent à remonter sur la surface ! Un réseau de trafiquants d’organes humains et de blanchiment d’argent sale (entre autres) a été démantelé par le FBI. Pas moins de 44 membres de ce réseau ont été arrêtés. Ce réseau est dirigé par un rabbin et agit au nom d’une ONG « humanitaire » ! Il comprend 3 maires, 2 parlementaires, 5 rabbins, une dizaine de personnalités politiques et des dirigeants d’ de sociétés ou d’organisations « humanitaires », etc.

Après le blanchiment d’argent, les fonds vont dans les caisses d’Israël, « tout propre ! » via le lobby sioniste New Yorkais. Ceci pourrait signifier que l’AIPAC, connu pour s’identifier à Israël, est la cheville ouvrière de ce trafic. Probablement dans quelques temps nous apprendrons que d’autres réseaux du même lobby ont été identifiés, aux USA ou dans d’autres pays, et que certains membres de ces réseaux se sont réfugiés en Israël pour échapper à la condamnation – sachant qu’Israël et le refuge de tous les assassins et escrocs de religion juive qui y demande asile.

Pour lire les articles ci-dessous ou dans les pièces jointes comportant les noms et CV de ces escrocs (en français et anglais), et voir les photos, cliquer sur les liens suivants :

UQAM | Entrevues | Dans les coulisses du trafic d'organes

http://newsdaily.com/stories/tre56m3qu-us-corruption-newjersey/

USA : Vaste opération contre le blanchiment

Ces personnalités politiques

44 Charged by U.S. in New Jersey Corruption Sweep « Suzie-Q

Bernard Madoff, ancien patron du Nasdaq, accusé d'une gigantesque ...

24-07

Chérif Boudelal



4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

4-1 Amir M. Maasoumi : la lutte des juifs anti-sionisme pour les droits des palestiniens.

Salam,
Je le  dis souvent et je le répète que la lutte des juifs anti-sionisme pour les droits des palestiniens et la fin de l'occupation illégale  sioniste, est non seulement une acte de courage et de conscience admirable, mais aussi est une preuve irréfutable qui démasque la propagande sioniste. 

la propagande sur laquelle il a réussi de manipuler l'opinion des juifs et non juifs durant plus de 60 ans. De justifier l'existence même d'un entité tout à fait illégitime et illégal comme Israël en tant qu'un "État" pourtant sans histoire ni peuple (originaire et appartenant à cette terre) ni constitution ni les frontières définies....

De défendre indéfendables et de faire taire toutes critiques ou opinions divergentes en le taxant de l'antisémitisme, de l'anti-juif.

De prétendre qu'Israël est un "État juif", Tous les juifs... Que l'idéologie raciale et violente sioniste, est synonyme de judaïsme. Que...
Bravo ces juifs anti Israéliens et anti sioniste pour avoir bisé tous ces "mythes" et mensonges...
Mes amitiés.
Amir M. Maasoumi


4-2 Stéphanie Wenger : Ces bombes qui défigurent les Palestiniens.

LE JOURNAL DU DIMANCHE : " Ces bombes qui défigurent les Palestiniens" Yeux arrachés, peau brûlée, corps disloqués... l'usage d'obus au phosphore interroge !". Reuters
Le docteur Hazem Ibrahim, médecin militaire, fait part de sa surprise: "J'ai vu quatre cas qui n'avaient plus du tout d'yeux à cause de l'explosion. Ils avaient de graves brûlures sur la peau, mais ce produit semble aussi attaquer la structure même du visage, les orbites, les cartilages : les os sont comme dissous... De toute ma carrière, je n'avais jamais vu cela."
Ces bombes qui défigurent les Palestiniens

!) "Mahmoud ne verra plus jamais mais il ne le sait pas encore", explique son oncle qui baisse la voix et préfère s'éloigner de l'adolescent avec lequel il est venu depuis Gaza. En fait, sous les épais pansements qui lui mangent la moitié supérieure du visage, Mahmoud, 14 ans, n'a plus d'yeux du tout. Ceux-ci ont été arrachés par le souffle d'un obus au phosphore blanc tombé le 10 janvier dans le quartier de Cheikh Redwan, à Gaza.
Yeux arrachés, peau brûlée, corps disloqués... l'usage d'obus au phosphore interroge. (Reuters)
"Ce genre de bombe fonctionne comme un aspirateur: les yeux, la partie la plus vulnérable, ont été tirés hors de leurs orbites, raconte Abou Mohamed, l'oncle. Deux autres garçons de son âge qui l'accompagnaient ont été tués: il y avait des morceaux de leurs corps partout."
L'homme raconte avoir conduit son neveu, inconscient, couvert de sang et de peau brûlée, jusqu'à l'hôpital Shifa. Ils sont ensuite passés en Egypte par le terminal de Rafah, comme plusieurs centaines de blessés de Gaza depuis le début de la guerre. Transféré à Al Arich, dans le nord de l'Egypte, Mahmoud a finalement été admis à l'hôpital Cheikh Zayed, un établissement moderne de la banlieue du Caire où il est arrivé dans le coma. Les médecins avaient peu d'espoir, mais il s'est réveillé au bout de quelques jours. Son cas et celui de quelques autres, touchés par la même arme, interpellent les médecins égyptiens: si, pour le corps médical, l'usage de phosphore blanc ne fait aucun doute, les effets de cette arme ne sont pas tous connus.
Le docteur Hazem Ibrahim, médecin militaire, fait part de sa surprise: "J'ai vu quatre cas qui n'avaient plus du tout d'yeux à cause de l'explosion. Ils avaient de graves brûlures sur la peau, mais ce produit semble aussi attaquer la structure même du visage, les orbites, les cartilages : les os sont comme dissous... De toute ma carrière, je n'avais jamais vu cela." Yehia est l'un d'eux. Le visage de ce robuste jeune homme de 21 ans est totalement enserré de bandages. Sur son lit, la douleur semble ne pas le lâcher: il agite les bras et les jambes en gémissant. "Pour lui, une fois les brûlures traitées, la seule solution est de reconstruire complètement son visage en utilisant des matériaux artificiels, estime le Dr Ibrahim, de lui remettre de faux yeux peut-être aussi. Mais il ne verra plus jamais, bien sûr."
"Leur peau fondait: on pouvait toucher leurs organes"
Mahmoud, Yehia et les autres - une petite dizaine, en tout, seraient soignés en Egypte - ont été victimes d'armes dont il apparaît de plus en plus qu'elles ont été utilisées de façon illégale. Le phosphore blanc sert d'ordinaire pour éclairer une zone ou pour créer un écran de fumée. Mais son usage pour frapper directement des cibles est très controversé, surtout dans des zones aussi peuplées que la bande de Gaza. Selon Amnesty International, l'usage que Tsahal a fait de cette arme pourrait constituer un crime de guerre.
A Gaza, la grande majorité des personnes atteintes par le phosphore blanc sont mortes immédiatement, comme l'explique le Dr Raed Moustafa. Entré récemment en Egypte avec son petit garçon qui souffre d'une fracture du bras, ce médecin palestinien a exercé jusqu'au 6 janvier à l'hôpital Shifa. Là, il a essayé de traiter plus d'une dizaine de ces patients: "Je voyais des brûlures aux 3e et 4e degrés. La peau partait en lambeaux. On posait les mains sur eux et leur peau fondait: on pouvait toucher leurs organes. Certains avaient du sang dans les poumons et mouraient tout de suite, comme empoisonnés, comme si leur sang était toxique... Nous ne savions pas quoi faire."

Stéphanie Wenger,
Le Journal du Dimanche

August 03


4-3 Ennasri Nabil : Voilà comment j’ai été arrêté, détenu et refoulé par Israël !
Vendredi 17 juillet 2009, Marseille, 5h du matin : j’attends le vol de la Brussels Airlines à destination de Tel Aviv. L’arrivée est prévue à 16h mais avec une escale à Bruxelles. L’objectif de mon voyage est de passer huit jours en Palestine pour visiter la vielle ville de Jérusalem et notamment la mosquée Al Aqsa, troisième lieu saint de l’islam. Seulement voilà : en m’installant dans l’avion en ce matin ensoleillé du mois de juillet, je ne me doutais pas du calvaire qu’allaient me faire subir les autorités israéliennes pendant presque 3 jours...

J’arrive donc à Bruxelles vers 8h et j’attends ma correspondance qui est prévue à 11h. Première surprise : celle-ci se fera avec un appareil de la compagnie nationale israélienne El Al - connue pour ses contrôles de sécurité draconiens - et non avec un avion de la Brussels Airlines. Soit. Après m’avoir posé plusieurs questions, le personnel d’El Al me demande de patienter. Plus d’une heure s’écoule et je m’aperçois que tous les passagers - sauf quelques uns qui attendent également avec moi - prennent place à bord de l’avion. Ce dernier décolle alors sans nous. Sans nous donner aucune justification, le service de sécurité de la compagnie nous a refusé l’accès à l’appareil.

Mécontents, nous exigeons des explications. Après de longues discussions au bureau de la Brussels, on nous informe que nous partirons pour Tel Aviv le soir même, mais cette fois avec un appareil affrété par la compagnie belge. Après plus de 12 heures passées dans les couloirs de l’aéroport de Bruxelles, nous voilà donc enfin en partance pour Tel Aviv ...

Deuxième surprise (mais qui n’en était pas vraiment une, je me doutais bien que cela allait se produire) : à l’aéroport de Tel Aviv, lors de la vérification des passeports, je suis le seul, parmi tous les passagers, à qui on signale de passer par le service de sécurité. Je m’y dirige donc. S’en suivra huit heures - de minuit à 8h du matin - parsemées d’interrogatoires, de plusieurs fouilles au corps assez musclées, d’attente interminable dans une pièce où, tellement épuisé, je dormirai à même le sol... Passant d’un service à un autre, je me rends progressivement compte que mon cas se complique : en effet, celle qui semble être la chef du service de sécurité de l’aéroport ne croit pas à ma version des faits. « Ce n’est pas pour du tourisme religieux que vous êtes venu en Israël ! Dites-moi la vérité ! » m’assènera-t-elle régulièrement. D’un air martial, ponctuant ces phrases par des « I don’t like you ! You’ve got a very bad opinion about Israël », je comprends vite qu’internet m’a trahi... En fait, les autorités israéliennes ont tout simplement “googleliser“ mon nom. Et il est vrai que mon engagement en faveur de la cause palestinienne et des droits des peuples a fait sortir de ses gonds notre responsable israélienne...

Vers 8h du matin donc, elle me redonne mon passeport en m’affirmant sèchement : « You have nothing to do in Israël. Go back to France !” Après avoir pris mes empreintes, on me dit que je dois reprendre le même vol, mais dans l’autre sens. Sauf que le prochain avion pour Bruxelles est à minuit et qu’il est... 9h du matin. Deux agents israéliens me proposent alors d’aller dans un service où je « pourrais dormir convenablement et où on me donnera à boire et à manger ». En arrivant au lieu-dit, je comprends vite que, pour la première fois de ma vie, je passerai ce samedi 18 juillet en détention, dans une cellule à la porte blindée et où visiblement, tous ceux qui ne plaisent pas à Israël sont détenus jusqu’à leur expulsion du pays. A minuit, juste avant le décollage, les policiers israéliens m’emmènent directement à bord de l’avion dans lequel je passerai ma 3e nuit consécutive dans des conditions difficiles. Mon passeport ne me sera restitué par le chef de bord qu’une fois l’atterrissage effectué. Enfin, et pour couronner le tout, je suis rentré chez moi sans ma valise, laquelle est actuellement toujours bloquée à ... Tel Aviv.

Voilà donc le véritable chemin de croix qui m’a été réservé. Mon histoire, outre son aspect révoltant, doit être source de réflexion car elle est significative de l’attitude des autorités israéliennes envers les militants internationaux souhaitant se rendre en Palestine pour témoigner leur solidarité. Je ne suis pas le seul à avoir subi ce traitement dégradant car il faut savoir qu’une véritable discrimination a lieu dès le premier contrôle à l’aéroport de Tel Aviv. Les témoignages sont nombreux, et j’ai moi-même pu le constater en salle d’attente de l’aéroport, qui démontrent qu’Israël se livre systématiquement à des contrôles au faciès et ce, même à l’endroit de ressortissants européens.

En refusant l’accès à la Palestine à des militants des droits de l’homme, l’attitude arrogante et la politique discriminatoire d’Israël se révèlent au grand jour. Après une semaine passée devant le “barrage“ de Rafah au mois de février dernier [1], cet épisode déplorable donne une nouvelle fois la mesure de l’intransigeance des autorités israéliennes. Mais qu’Israël sache une chose : tous ces dénis de droit répétés ne font qu’accentuer, chez les militants, leur détermination à poursuivre le combat pour la justice et pour une Palestine libre...

[1] Cf. Le “barrage“ de Rafah ou comment étrangler la bande de Gaza, Ennasri Nabil,

Ennasri Nabil.

17-07

www.oumma.com.

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12403&type=temoignage



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


08/08/2009

n°472 - Journal de Palestine - 21-07 au 08-07 – Début - : Carter : ‘Arrêtez le blocus qu’Israël impose à Gaza’.

n°472 - Journal de Palestine - 21-07  au  08-07 – Début - : Carter : ‘Arrêtez le blocus qu’Israël impose à Gaza’.


          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°472                         21-07  au  08-07

C.De Broeder   &       M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part

Tiré a part

Congrès du Fatah.

Le Nazisme en copié-collé.

"Nakba" disparaîtra des manuels scolaires pour Arabes israéliens.

Carter : ‘Arrêtez le blocus qu’Israël impose à Gaza’

Les livraisons de ciment autorisées à Gaza

1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

3 Politique

Politique Palestinienne

Suite

Politique Israélienne

Fin

4 Politique internationale des territoires occupés 

 



21-07 au 08-08: Peuple Palestinien : 7 tués   -  61 blessés

                        Occupants              :  0 tué      -  0 blessé



Tiré a part

Congrès du Fatah.

Le dernier congrès du Fatah, le premier organisé depuis 20 ans, a donné lieu à de nombreuses luttes entre clans, qui ont focalisé l¹attention.

Mais,au-delà, les résolutions prises lors de ce congrès prouvent qu¹il y a bien un partenaire du côté palestinien]
Edito de la rédaction
 
Le sixième congrès du Fatah  à Bethléem a énormément fait parler de lui à cause des luttes internes entre ses clans et entre les dirigeants dumouvement.

Mais si ces luttes ont eu pour objet principal le contrôle de positions-clés au sein du mouvement ainsi que des questions constitutionnelles, on a un peu passé sous silence l¹approche générale du Fatah à l¹égard du conflit israélo-palestinien.
Le nouveau programme du Fatah, ainsi que le discours du président Mahmoud Abbas, ont bénéficié du soutien quasi unanime des plus de 2 200 délégués venus de toute la diaspora palestinienne.

Depuis Bethléem, ils ont envoyé un message sans équivoque : le choix stratégique du mouvement national palestinien demeure deux Etats pour deux peuples.

 Bien que le premier congrès organisé par le Fatah depuis 20 ans se soit tenu à l¹ombre de l¹occupation israélienne et d¹un processus de paix dans l¹impasse, le mouvement s¹est engagé à privilégier l¹option diplomatique et les principes de l¹initiative de paix arabe. Le Fatah s¹est officiellement différencié du Hamas et a rejoint le consensus arabe et international, c¹est-à-dire la création d¹un Etat palestinien géographiquement continu sur la base des frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, et une solution juste au problème des réfugiés, en accord avec Israël, sur la base de la résolution 194 des Nations unies. 
Le congrès a rejeté l¹exigence de reconnaître Israël en tant que « Etat du peuple juif », ainsi que l¹idée d¹un Etat palestinien aux frontières provisoires. Il est dommage que l¹appel à des liens plus étroits avec le camp de la paix en Israël ait été entaché d¹une allusion révoltante à l¹assassinat de Yasser Arafat par Israël.

Extrait de l' Edito  La Paix Maintenant (Ce point sera développé dans le prochain Dossier de Palestine)
Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant
 17 août 2009

http://www.haaretz.com/hasen/spages/1105921.html


Le Nazisme en copié-collé.
Ils assassinent nos enfants pour, entre autre, alimenter leur banque d’organes ou leurs centres de recherche scientifique
L'entité sioniste a tacitement admis que les médecins de son institut légal avaient extrait les organes essentiels de trois enfants palestiniens âgés de 14 et 15 ans, tués de sang froid et sans raison par l'armée israélienne, à Gaza et en Cisjordanie, en décembre 2008.

Le Ministre de la Santé sioniste Nessim Dahhan a déclaré, en réponse à une question posée par un membre de la Knesset, Ahmed Teibi, ce mardi 28 juillet 2009, qu'il ne pourrait pas refuser des organes provenant de corps de jeunes palestiniens tués par les forces israéliennes et voués à des greffes ou à la recherche scientifique.

Les médecins de cet institut avaient extrait des organes tels que le cœur, les reins et le foie à partir des corps de ces adolescents.

Les corps avaient été remis à leurs proches en vue de leur enterrement, le 6 janvier 2009.

Cependant, peu avant l'enterrement, les équipes médicales palestiniennes les avaient examinés et avaient découvert que ces essentiels organes étaient absents des corps.

Les médias en « Israël » et ceux de l’Occident, comme les organisations humanitaires ou de défense des Droits de l’Homme, ont presque complètement ignoré cette affaire sans doute d’aucune importance à leurs yeux.

Sans aucune importance puisque sans doute à leurs yeux le Peuple Palestinien est une « sous race »

29 juillet

http://libanresistance.blogspot.com:80/2009/07/le-nazisme-en-copie-colle-ils.html

 

"Nakba" disparaîtra des manuels scolaires pour Arabes israéliens.
Le ministère israélien de l’Education annonce la suppression du terme "Nakba" - "Grande Catastrophe" - utilisé pour désigner la création de l’Etat juif en 1948 dans les manuels scolaires à destination des Arabes israéliens.
Alors qu’il était encore il y a deux ans le chef du Likoud, principal parti de l’opposition de droite, l’actuel Premier ministre Benjamin Netanyahu avait promis de prendre une telle initiative, assurant que l’utilisation même du terme revenait à se prêter à la propagande arabe.
Absent des programmes d’histoire destinés à la communauté juive, le mot "Nakba" avait été introduit en 2007 dans les ouvrages destinés aux écoliers arabes de huit à neuf ans par le ministre travailliste de l’Education de l’époque, Yuli Tamir.
Il s’agit du vocable par lequel les militants nationalistes palestiniens désignent la fondation de l’Etat d’Israël au terme d’un conflit qui a contraint quelque 700.000 Arabes de Palestine à fuir leurs foyers. Ceux qui sont restés et leur descendants représentent aujourd’hui un cinquième des sept millions d’habitants d’Israël et en possèdent la nationalité mais ils se plaignent d’être traités comme des citoyens de seconde zone par l’Etat juif.
Un porte-parole du ministre de l’Education Gideon Saar, a estimé "inconcevable" que les manuels destinés aux Arabes israéliens déclarent à propos du conflit de 1948 : "Les Arabes qualifient la guerre de Nakba - une guerre de catastrophe, de pertes et d’humiliations - et les Juifs l’appellent la guerre d’indépendance."
Djafar Farrah, directeur du groupe de rapprochement israélo-arabe Mossawa, a déclaré que cette décision ne ferait que "compliquer les choses" en tronquant la vérité et en alimentant le ressentiment de la population arabe israélienne.

Al-oufopk avec les agences de presse

22 juillet 2009 -

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article730

 

Carter : ‘Arrêtez le blocus qu’Israël impose à Gaza’

Traitement inhumain des Palestiniens

« Ceci est la Terre Sainte pour nous tous, et j’ai espoir que nous puissions avoir la paix…nous sommes tous les enfants d’Abraham » a-t-il dit Jimmy Carter à la conférence de presse conjointe avec Ismail Haniya, le premier ministre du gouvernement du Hamas dans l’enclave palestinienne.

Hanyia a ensuite dit que le Hamas soutenait la création d’un état palestinien dans les territoires occupés depuis la guerre des six jours en 1967. « S’il y a un vrai plan pour résoudre la question palestinienne en créant un état palestinien à souveraineté entière à l’intérieur des frontières du 4 Juin 1967, nous sommes d’accord. »

 PAJU No 441, 24 juillet 2009:

http://www.pajumontreal.org/paju_fr/

 

26-07

George Mitchell et Ehud Barak ont déjà tenté à plusieurs reprises de trouver un compromis sur la question des colonies.
Mais la demande (…) américaine se heurte à la volonté israélienne d’autoriser la "croissance naturelle" des implantations pour répondre à leur expansion démographique

Al-Oufok  )

 

Les livraisons de ciment autorisées à Gaza
En 22 jours, près de 1400 Palestiniens ont été tués, ainsi que 13 Israéliens. Depuis la fin de l'offensive, la bande de Gaza reste un immense chantier à ciel ouvert où la reconstruction, six mois après le retrait israélien, n'a toujours pas débuté. Enclavée et soumise à un blocus de l'Etat hébreu, la bande de Gaza voit depuis quelques jours Israël desserrer son étreinte : la fourniture de ciment en quantité limitée est désormais autorisée. Un geste de bonne volonté qui reste cependant limitée. Trois sites seulement de la bande de Gaza -dans un premier temps?- bénéficieront en effet d'une livraison de ciment, indispensable la reconstruction du territoire palestinien. Les autorités israéliennes s'efforcent de faire en sorte que ces importations de ciment, qui devraient être effectives d'ici une semaine ou deux, profitent à des projets purement humanitaires.

Jérôme GUILLAS 

Vendredi 31 Juillet 2009
leJDD.fr



1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Violations israéliennes recensées durant la semaine du 23 au 29 juillet

Les forces d’occupation israéliennes (FOI) ont poursuivi leurs agressions systématiques contre les civils palestiniens et leurs biens dans les Territoires occupés, imposant toujours un blocus total sur la bande de Gaza.

Durant cette période :

  • 7 civils palestiniens, dont un mineur et une femme, ont été blessés par les tirs des FOI en Cisjordanie ;
  • les FOI ont mené 21 incursions dans les communautés palestiniennes de Cisjordanie et une dans la bande de Gaza :
    • elles ont arrêté 14 Palestiniens, dont 2 mineurs, en Cisjordanie ;
    • elles ont arrêté 200 travailleurs palestiniens dans le village de Barta’a, isolé par le mur d’annexion ;
  • les FOI positionnées sur les check-points de Cisjordanie ont arrêté un Palestinien ;
  • elles ont poursuivi leurs mesures de judaïsation de Jérusalem-Est :
    • les colons israéliens se sont emparés d’une maison palestinienne dans le quartier de Sheikh Jarrah ;
    • de nombreux colons israéliens ont envahi l’esplanade de la mosquée al-Aqsa ;
    • les FOI ont ordonné à 2 familles de Sheikh Jarrah de quitter leurs maisons dans les deux semaines ;
  • la colonisation de la Cisjordanie se poursuit ainsi que les agressions des colons contre les Palestiniens et leurs biens :
    • le nombre des colons israéliens en Cisjordanie, en dehors de Jérusalem et des avant-postes sauvages, est monté à plus de 300 000 ;
    • les FOI ont ordonné l’arrêt de travaux dans plusieurs maisons palestiniennes ;
    • les colons ont lancé toute une série d’agressions contres les civils palestiniens et leurs propriétés.

Des Palestiniens du village de Bourin, au sud de Naplouse, ôtant les oliviers qui viennent d’être coupés par des colons israéliens.

Pour toute la semaine les FOI n’ont autorisé l’entrée que de 40 000 litres d’essence et 22 000 litres de diesel. La quantité du fioul industriel nécessaire à l’alimentation de la centrale électrique a encore été revu à la baisse.

Rapport hebdomadaire pour la période du 23 au 29 juillet 2009 : PCHR
traduction pour ce qui concerne Gaza : Jacques Salles, et
la Cisjordanie : JPP.

 

Bande de Gaza - Au jour le jour

22.07.

Explosion à Khan Younès, (dans le sud de la bande de Gaza), lors du mariage du neveu de Mohammed Dahlane, (ex-homme fort du territoire palestinien),

Ancien conseiller national à la sécurité du président de l'Autorité palestinienne Abbas.

Il a occupé ce poste jusqu'en 2007, date de la prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas, après laquelle il s'est réfugié en Cisjordanie.

Mohamed Dahlan est tenu responsable par les partisans du Hamas des raids menés contre le Mouvement de la résistance islamique dans les années 1990 dans la bande de Gaza.

source médicale, on indique que 52 personnes ont été blessées, parmi lesquelles figurent des femmes et des enfants. Elles ont été dirigées vers les hôpitaux du territoire palestinien. Mahmoud Dahlane, dont c'était le mariage, fait partie des blessés graves. "Les premiers résultats de l'enquête ont confirmé que l'explosion de Khan Younès était due à une bombe assourdissante", a indiqué un porte-parole du ministère de l'intérieur, contrôlé par le Hamas.

Le Hamas a nié toute implication.

Un porte-parole de la police a annoncé l'arrestation de trois personnes, sans plus de précisions

www.lemonde.fr/ & /fr.news.yahoo.com

27-07
Une explosion, provoquée par une étincelle, suivie d’un incendie a tué sept Palestiniens dans la nuit dans un des nombreux tunnels courant le long de la frontière entre le sud de la bande de Gaza et l’Egypte, annoncent des responsables palestiniens.
Il s’agit de l’un des plus graves accidents survenus dans ces galeries souterraines utilisés pour ravitailler la population gazaouite coupée du reste du monde depuis des mois par le bouclage quasi-hermétique des frontières instauré par Israël.
Les autorités gazaouites craignent un alourdissement du bilan des victimes, pour certaines toujours ensevelies sous les gravats, dans les heures qui viennent.
Ces tunnels, par lesquels transitent produits de première nécessité, armes et munitions, avaient été l’une des cibles privilégiées de l’artillerie israélienne lors de l’invasion de la bande de Gaza par l’armée israélienne fin décembre 2008. Ces ouvrages de fortune ont depuis été réparés ou reconstruits.
L’Etat hébreu refuse de lever son bouclage de la bande de Gaza.

27 juillet

http://www.aloufok.net:80/

29-07

Des sources locales ont affirmé qu'une force de l'occupation israélienne appuyée par plusieurs chars et bulldozers militaires est entrée dans les terres agricoles à l'est de Karara à travers la porte de Kissoufim.

Les sources ont ajouté que les bulldozers militaires de l'armée de l'occupation ont rasé des grandes surfaces des terres agricoles des Palestiniens dans la région.

Il est à noter que les forces occupantes ont augmenté leurs incursions limitées à l'est des villes et camps de la bande de Gaza, où elles ont effectué 5 incursions durant la semaine dernière en démolissant 4 maisons, rasant des grandes surfaces des terres agricoles et blessant 2 palestiniens au minimum.

CPI


Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 :  Au jour le jour 

20.07

Plus de trente colons juifs, certains à cheval, ont mis le feu à des champs et à des oliviers et ont caillassé lundi des véhicules appartenant à des Palestiniens en Cisjordanie.

Deux Palestiniens ont été blessés lors de cette action visant à protester contre l'enlèvement par l'armée d'un avant-poste d'une implantation non autorisé dans la région.

AP

21-07

L'armée israélienne a effectué une incursion mardi 21 juillet près de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, où elle a détruit une maison de trois étages et des fermes, ont affirmé des témoins palestiniens.

Selon ces sources, l'armée est entrée sur une longueur de 500 mètres à l'intérieur du territoire palestinien avec l'appui de chars et a détruit cette maison à l'aide d'un bulldozer. Elles n'ont pas fait état de blessés côté palestinien.

Une porte-parole de l'armée israélienne a confirmé qu'une force israélienne avait mené une incursion dans la bande de Gaza à la suite de tirs de Palestiniens vers des civils ( ?)  israéliens.

LEMONDE.FR avec AFP

Période du 23 au 29 juillet

Jérusalem : les Palestiniens continuent d’y subir de sévères restrictions pour se déplacer vers et depuis la cité. Des milliers de Palestiniens ne peuvent entrer dans Jérusalem depuis des années. Des check-points sont installés à l’intérieur et autour de la ville. Les restrictions sont plus serrées encore le vendredi pour dissuader les Palestiniens de venir prier à la mosquée al-Aqsa. Ceux qui tentent de contourner les barrages se font rouer de coups sévèrement. Dimanche matin, 26 juillet, les FOI ont fermé le check-point de Qalandya, au nord de la ville, pendant plusieurs heures, provoquant un énorme embouteillage tout le long de la route de Ramallah à Jérusalem. Les FOI prétendaient avoir trouvé un objet suspect dans le secteur.

Naplouse : des contrôles prolongés (c’est-à-dire des heures d’attente en plus pour les Palestiniens, des fouilles plus approfondies, des interrogatoires plus serrés...) leur ont été imposés à la porte de fer posée par l’occupant sur la route de Naplouse à Tulkarem. Le samedi 25 juillet, l’armée a monté également un barrage à l’entrée sud d’‘Assira, au nord de Naplouse. Contrôles prolongés également sur les check-points de Shavi Shomron sur la route Naplouse/Jénine, de Za’tara, au sud de Naplouse.

Jénine : le vendredi 24 juillet, l’armée a monté un check-point au carrefour d’‘Arraba, au sud de Jénine. Tous les véhicules sont arrêtés et fouillés. Le lundi matin, porte de Barat’a, l’armée a empêché une équipe de techniciens de la Compagnie palestinienne de Télécommunications d’entrée dans Barat’a pour l’entretien du réseau téléphonique du village. Ramallah : de nouveaux check-points sont montés dans le secteur, sur les routes qui mènent à Ramallah. L’armée arrête tous les véhicules et les fouille. Lundi matin, 27 juillet, un barrage est monté au carrefour de Turmoz’eya. Hébron : lundi matin, 27 juillet, nouveau check-point rue al-Salam dans le centre d’Hébron : arrêts et fouilles des voitures.

Qalqilya : jeudi 23 juillet, l’armée positionnée dans le village d’‘Azzoun ‘Atma, arrête un jeune Palestinien de 19 ans.

Al-Karamate, passage frontalier international avec la Jordanie, lundi 27, vers 10h du matin. Les FOI ont empêché ‘Abdul Rahman Fahmi Zaidan, membre Hamas du Conseil législatif palestinien (parlement), de se rendre en Jordanie. Zaidan disait qu’il accompagnait sa famille en Jordanie pour faire soigner son fils atteint d’un cancer. 
Rapport hebdomadaire pour la période du 23 au 29 juillet 2009 : PCHR
traduction pour ce qui concerne Gaza : Jacques Salles, et
la Cisjordanie : JPP.

 

Construction du mur d’annexion

La construction du mur se poursuit à l’intérieur du territoire de la Cisjordanie. Durant cette semaine, mais comme dans les semaines précédentes, les FOI ont employé la force contre les manifestations non violentes organisées par les Palestiniens, avec des internationaux et des militants israéliens, pour protester contre la construction de ce mur.

Bil’in, à l’ouest de Ramallah : manifestation le vendredi 24 juillet après la prière. L’armée tire sur les manifestants avec des balles d’acier enrobées de caoutchouc, lance des lacrymogènes et des bombes assourdissantes.

De nombreux manifestants souffrent des inhalations de gaz. Les FOI se sont servies aussi d’une substance liquide nauséabonde lancée sur les manifestants.

Ni’lin, à l’ouest de Ramallah : même manifestation, ce même jour. 4 Palestiniens, dont un mineur, ont été blessés lors de la répression de la manif par l’occupant. 
Rapport hebdomadaire pour la période du 23 au 29 juillet 2009 : PCHR
traduction pour ce qui concerne Gaza : Jacques Salles, et
la Cisjordanie : JPP.

 

 30-07

Des sources bien informées ont annoncés que les milices du président sortant, Abbas, lancent une vaste campagne d'arrestation, sans précédent, contre les leaders et partisans du Hamas dans la ville de Bethléem, en les torturant sauvagement dans les prisons de l'autorité.

Les sources ont dit que les partisans du Hamas s'exposent à différentes sortes de tortures dans les prisons de l'autorité, en Cisjordanie occupée.

On note que les milices d'Abbas ont enlevé le captif, Eyad Habib, après sa libération des prisons sionistes, en l'empêchant de voir sa famille

CPI

 http://www.palestine-info.cc



2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)


Civils & résistants tués                                                                            :  6.995

Palestiniens blessés                                                                               :  54.481

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

Journalistes tués                                                                                      : 9

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

 

2-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        : 1.201

                                                                                                                ( 359 militaires/policiers)

Israéliens blessés                                                                                     : 6606


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)  


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n°472 - Journal de Palestine - 21-07 au 08-07 – Suite - : Carter : ‘Arrêtez le blocus qu’Israël impose à Gaza’.

n°472 - Journal de Palestine - 21-07  au  08-07 – Suite - : Carter : ‘Arrêtez le blocus qu’Israël impose à Gaza’.


          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°472                         21-07  au  08-07

C.De Broeder   &       M.Lemaire



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Sommaire

3 Politique

Politique Israélienne

 



b) Politique Israélienne

Netanyahu & Lieberman

Netanyahu

Etat palestinien: les six conditions de Netanyahu. 

1/ Que les Palestiniens reconnaissent qu'Israël est un Etat juif ce qu'ils ne peuvent faire puisqu'un million d'Arabes vivent en Israël.

2/ Que cet Etat soit "démilitarisé", c'est à dire ne dispose d'aucune armée.

3/ Qu'aucun réfugié palestinien n'ait droit au retour.

4/ Que Jérusalem soit la capitale unie d'Israël.

5/ Que le Fatah reprenne Gaza au Hamas.

6/ Que la colonisation "naturelle" continue.

Il n'y aura donc pas de paix entre Israéliens et Palestiniens dans les mois à venir.

http://globe.blogs.nouvelobs.com/archive/

26-07

"Nous nous efforçons de trouver un arrangement sur un certain nombre de questions" a déclaré Benjamin Netanyahou

Alors que trois responsables américains, dont Gates, doivent se rendre dimanche 26 juillet au Proche-Orient, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a affiché sa volonté de surmonter les divergences avec l'administration Obama.
Admettant qu'il n'y a certes "pas d'accord sur tout" dans le cadre des "relations amicales" avec Washington, Benjamin Netanyahou a néanmoins rappelé à l'ouverture de la réunion hebdomadaire du gouvernement, qu'Israël s'efforçait de "trouver un arrangement sur un certain nombre de questions".
http://tempsreel.nouvelobs.com/

 

Netanyahu minimise les divergences avec Washington
Le Premier ministre Netanyahu a minimisé dimanche les divergences avec les Etats-Unis sur la question des colonies, qui devrait être au cœur de la visite de l’émissaire américain George Mitchell.
"Il est tout naturel que dans le cadre d’une relation amicale entre deux alliés, il n’y ait pas d’accord total sur tous les points", a déclaré Benjamin Netanyahu alors que l’émissaire de Barack Obama au Proche-Orient, doit arriver dimanche en Israël.
George Mitchell doit s’entretenir dimanche avec le ministre israélien de
la Défense Ehud Barak puis mardi avec Benjamin Netanyahu, pour tenter de mettre un terme au différend sur les activités de colonisation, qu’Israël ne veut pas geler malgré les appels de Washington en ce sens.
"Cette relation est importante et inébranlable", a souligné le Premier ministre israélien devant son gouvernement en évoquant les liens avec Washington.
"Nous essayer de trouver des accords sur des questions diverses afin de pouvoir, ensemble, faire progresser nos objectifs communs : la paix, la sécurité et la prospérité pour tout le Proche-Orient", a-t-il ajouté. .

 26 juillet 2009 - Al-Oufok  )

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article739

23-06

M. Netanyahu a l'intention de plaider la cause d'une élévation du niveau des relations Israël et l'Union européenne, son principal partenaire commercial.

Les discussions sur ce rapprochement ont été gelées de facto en signe de désapprobation depuis l'opération menée par Israël dans la bande de Gaza au début de l'année.

(afp/acx)

http://www.7sur7.be/7s7/


2-1 Processus de paix.

Netanyahu espère "sceller la paix" avec les Palestiniens

Le Premier ministre Netanyahu déclare : "Nous espérons, dans les mois et les années à venir, sceller la paix avec les Palestiniens et l'élargir à une paix régionale plus large".

Il n'a cependant donné aucune précision sur la manière dont il compterait relancer des discussions de paix actuellement au point mort.

Benjamin Netanyahu n'a pas davantage mentionné la question de la colonisation juive en Cisjordanie, point de discorde majeur et objet de pressions américaines sur son gouvernement.

Malgré les appels en ce sens des Etats-Unis, le gouvernement Netanyahu refuse de mettre un terme à ce qu'il nomme la "croissance naturelle" des implantations juives en territoire occupé.

500.000 colons vivent en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, où résident trois millions de Palestiniens.

Le Premier ministre a en outre posé des conditions strictes à l'éventuelle création d'un Etat palestinien, dont sa démilitarisation.

il a dit accorder une grande valeur aux avis formulés la semaine dernière par le prince héritier du sultanat de Bahrein, Cheikh Salman ben Hamad al-Khalifa, dans le Washington Post, sous le titre: "Les Arabes doivent parler aux Israéliens".

"Je voudrais dire que j'apprécie", a dit Netanyahu, citant ensuite un passage de cette tribune où le prince bahreini appelait "toutes les parties à agir de bonne foi pour que la paix ait une chance".

Benjamin Netanyahu a également fait référence à une proposition arabe qui suggérait un retrait israélien des territoires conquis en 1967, durant la Guerre des Six jours - une condition rejetée par Israël.

"S'il ne s'agit pas d'offres finales, alors je crois que cet esprit peut contribuer à créer une atmosphère dans laquelle une paix globale est possible", a-t-il dit.

Reuters

23 juillet,

http://fr.news.yahoo.com/4/20090723/twl-po-israel-netanyahu-bd5ae06_1.html


2-2 Des Canons ... pas du beurre.

Guerre de Gaza : Israël ouvre 14 enquêtes contre ces soldats

L'armée israélienne a ouvert quatorze enquêtes contre des soldats soupçonnés de conduite criminelle lors de l'offensive dans la bande de Gaza du début de l'année au cours de laquelle plus de mille quatre cents Palestiniens ont été tués, indique jeudi un quotidien anglophone.

Le procureur général de l'armée, le général Avichai Mandelblit, a ordonné à la police militaire de mener ces enquêtes criminelles sur la centaine de plaintes actuellement en cours d'examen, ajoute le Jerusalem Post en citant des responsables militaires.

Les informations recueillies par le procureur général ont été transmises par des soldats, des Palestiniens ou des organisations comme Human Rights Watch et le Comité international de la Croix-Rouge.

Interrogée par l'AFP, une porte-parole de l'armée n'a pas réagi immédiatement à ces informations.

30.07.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/07/30/guerre-de-gaza-israel-ouvre-14-enquetes-contre-des-soldats_1224032_3218.html#ens_id=1106055


2-3 Sur le terrain.

De graves défaillances constatées dans les bases militaires israéliennes à Gaza

De graves manquements ont été constatés dans la surveillance des bases de l'armée d'occupation israélienne situées à la périphérie de la bande de Gaza, c'est ce qu'a indiqué, ce mercredi, la radio militaire israélienne.
Lors de contrôles effectués il y a deux semaines, des officiers israéliens ont pu déjouer sans la moindre difficulté le système de surveillance de ces bases, avoir accès à des ordinateurs et filmer des documents classés "top secret"', a-t-elle précisé.
Des sanctions ont été prises contre les responsables de ces défaillances, et les mesures de sécurité ont été renforcées à la suite de ces contrôles.

Al –Manar

29/07/2009

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=4479


2-4 Les grandes manœuvres

Israël annule des essais de son missile "Arrow-2"
Des responsables de
la Défense israélienne ont annoncé jeudi que trois essais du système de défense par missiles censé protéger l’Etat hébreu contre toute attaque iranienne ont été annulés.
Selon ces responsables s’exprimant sous couvert de l’anonymat, ces essais d’une nouvelle version améliorée du missile "Arrow-2" ont été avortés par le commandement américain au large des côtes californiennes après des problèmes de communication entre le missile et le radar de contrôle.
Au cours de ces essais, le missile Arrow-2 devait intercepter un faux missile iranien "Shihab" mais le commandement américain a stoppé le lancement du missile intercepteur en raison d’un problème de communication.
Le missile "Arrow" est fabriqué conjointement par Israel Aerospace Industries et la division Défense de l’avionneur américain Boeing.

http://www.aloufok.net/spip.php?article732

 

Israël teste avec succès un nouveau missile antimissile.

La marine israélienne a testé avec succès, la semaine dernière, un système amélioré de son missile antimissile "Barak", annonce, dimanche 26 juillet, un communiqué militaire. Un missile "Barak" tiré à parti d'une vedette Saar-5 a réussi à intercepter un missile la visant et tiré à partir d'un navire de la marine israélienne. Le nouveau missile "Barak" a été développé conjointement par des experts de l'armée et de la marine israéliennes, par ceux de l'Institut Rafael pour le développement des armements et du Centre pour la recherche spatiale d'Israël.

Cette réussite intervient à l'issue d'une semaine marquée par par trois échecs successifs de tests du système de défense anti-balistique israélien destiné à protéger le pays d'éventuelles attaques venues d'Iran ou de Syrie, selon des fonctionnaires du ministère de la défense. Dernier en date, un test au large des côtes californiennes d'une version améliorée du missile Arrow 2 (ou Hetz 2), mis au point conjointement par une firme israélienne et la division défense de l'avionneur américain Boeing, a été annulé en raison de défauts de communication entre le missile et les radars de la défense américaine.

ESSAIS CONCLUANTS POUR LE "DÔME D'ACIER"

Ce système de défense est développé en complément du "Dôme d'acier", voué à l'interception de roquettes d'une portée allant de 4 à 70 km.

Mi-juillet, le système a pour la première fois réussi à détruire en vol des roquettes similaires à celles tirées de la bande de Gaza ou du sud du Liban. Selon la chaîne privée de télévision "10", l'objectif du ministère de la défense est d'être en mesure de déployer la première batterie de ce système près de la ville de Sdérot début 2010.

Selon les analystes, la réussite de l'essai du "Dôme d'acier" pourrait favoriser la cession future de parties de la Cisjordanie aux Palestiniens, que les autorités israéliennes conditionnent au déploiement d'une défense antimissile fiable.

LEMONDE.FR avec AP et AFP

26.07.09 |
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/07/26/israel-teste-avec-succes-un-nouveau-missile-antimissile_1222971_3218.html#ens_id=1106055

30-07

Six mois après l'opération "Plomb durci" la vie semble avoir repris un cours normal.

Sderot, (ville israélienne toute proche de la Bande de Gaza) et qui vivait au rythme des roquettes palestiniennes, connaît sa plus longue période de calme depuis longtemps.

Des responsables israéliens pensent aussi que le Hamas et la résistance palestinienne utilisent ce calme apparent pour se réarmer.

AP


2-7 Diplomaties & engagements.

Un porte-parole de Lieberman dénonce des propos attribués à Sarkozy

Un porte-parole du ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a critiqué mardi dans un communiqué des propos attribués au président français Nicolas Sarkozy lors d'un entretien avec le chef du gouvernement Benjamin Netanyahu à Paris.

Ce communiqué a été publié à la suite d'informations diffusées par la deuxième chaîne de télévision privée israélienne affirmant que le président français avait conseillé à M. Netanyahu lors d'un entretien mercredi dernier à l'Elysée de se débarrasser de M. Lieberman, chef d'un parti d'extrême-droite.

"Si ce qui est attribué au président français est exact, il s'agirait d'une immixtion d'un président d'un Etat démocratique respecté dans les affaires d'un autre pays démocratique, une chose grave et inacceptable", a affirmé le conseiller médiatique de M. Lieberman.

"Nous espérons qu'au-delà des positions politiques de chacun, tous les partis en Israël condamneront une intervention aussi grossière d'un Etat étranger dans nos affaires intérieures", a ajouté le conseiller.

Selon les informations diffusées par la chaîne israélienne, le président Sarkozy aurait affirmé à M. Netanyahu: "débarrasse toi de lui (Lieberman) et prend à la place Tzipi Livni (la chef de l'opposition). Avec elle et Ehud Barak (le ministre travailliste de la Défense) tu pourras faire l'histoire".

M. Netanyahu a pris la défense de son ministre des Affaires étrangères en affirmant qu'en "privé c'est quelqu'un de pragmatique". A quoi le président français, selon les médias israéliens, a répliqué: "lors de discussions privées Jean-Marie Le Pen (chef du Front National, un parti d'extrême-droite) est quelqu'un de très agréable".

Le Premier ministre israélien a ensuite affirmé que "l'on ne peut pas comparer les deux hommes". "Lieberman ce n'est pas Le Pen et il n'y a pas lieu de les comparer". Le président français a alors réagi en affirmant: "je ne tente pas de faire une comparaison".

Le 5 mai, M. Lieberman en visite à Paris lors de sa première tournée en Europe, avait été reçu à l'Elysée par le secrétaire général de la présidence, Claude Guéant, bras droit du président Sarkozy, qui ne s'était pas en revanche entretenu avec le chef de la diplomatie israélienne.

Avigdor Lieberman, 50 ans, a été nommé à la tête de la diplomatie israélienne après la percée de son parti d'extrême droite Israël Beiteinou aux législatives de février.

AFP /

30 juin

http://www.romandie.com/ats/news/090630062844.rqacgzf7.asp


2-10 Politique colonialiste israélienne. (Colonisation & colonies)

Le nombre de colons passe le cap des 300.000 en Cisjordanie

Le nombre de colons en Cisjordanie a passe le cap des 300.000, rapporte le quotidien israélien "Haaretz" dans son édition de lundi.
Selon "Haaretz", qui cite des chiffres collectés par l’armée, on dénombrait 304.569 colons juifs installés en Cisjordanie, soit une hausse de 2,3% depuis le mois de janvier.

27 juillet 2009 -

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article742

 

Construction à Jérusalem : Israël se prévaut de l’accord de Bush
Le vice-Premier ministre israélien a estimé mardi que les Etats-Unis ne pouvaient pas demander l’abandon d’un projet immobilier pour des familles juives dans les quartiers traditionnellement arabes de Jérusalem-Est alors que selon lui Bush avait donné son feu vert au nom de l’Amérique.
Dan Meridor, pourtant considéré comme l’un des plus modérés au gouvernement, a affirmé que le gouvernement de George W. Bush avait donné son accord informel à des constructions limitées et que son successeur Barack Obama devrait honorer ces accords au risque sinon de saper la crédibilité des Etats-Unis et la légitimité de futurs accords.
"Nous n’avons jamais eu d’accord avec la précédente administration, nous avions un accord avec l’Amérique", a déclaré M. Meridor à des journalistes étrangers. "L’accord que nous avions avec les Américains est contraignant pour nous et pour eux (...) Ils devraient respecter l’accord".
Washington demande l’arrêt du projet afin de relancer les négociations de paix israélo-palestiniennes. Des responsables américains ont déclaré que
la Maison Blanche n’était pas liée par des accords informels conclus par l’administration précédente.
Des responsables israéliens et un ancien officiel de
la Maison Blanche, Eliot Abrams, ont fait état d’une série d’accords écrit et oraux entre Israël et l’administration Bush.
Pendant que Dan Meridor parlait, ces colons israéliens s’en prenaient à des champs palestiniens en Cisjordanie pour le deuxième jour consécutif.
Ils ont coupé une quarantaine d’oliviers dans le village de Burin, selon le maire Ali Eid. l’armée israélienne a déclaré que les vandales étaient pris quand ses soldats sont arrivés. Des extrémistes saccagent régulièrement des propriétés palestiniennes pour protester contre le démantèlement par les forces israéliennes de petits avant-postes de colonisation en Cisjordanie.

Al-oufopk avec les agences de presse

22 juillet 2009 -

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article730

 Israël rejette les critiques internationales sur la colonisation de Jérusalem est

Israël a rejeté mardi 21 juillet les appels des Etats-Unis, de la France, de l'Union européenne et de la Russie à geler la colonisation à Jérusalem est. "Israël agit et agira en fonction de ses intérêts nationaux et, en particulier, pour tout ce qui touche à Jérusalem", a affirmé le vice-ministre des affaires étrangères Danny Ayalon dans un communiqué. "Nos droits sur Jérusalem, y compris sur son développement, ne peuvent pas être contestés", a-t-il poursuivi.

Incursion dans Gaza

Le ministre de l'intérieur et vice-Premier ministre Elie Yishaï a pour sa part proclamé qu'Israël n'était "pas la filiale d'un autre pays dans le monde. Le gouvernement et l'Etat d'Israël ont le droit de construire partout en Israël lorsque de tels projets ont obtenu toutes les autorisations légales".

Ces deux responsables faisaient allusion aux critiques émises dans le monde contre l'annonce, dimanche, d'un projet de construction d'une vingtaine de logements dans un quartier de Jérusalem est.

La France a convoqué au Quai d'Orsay l'ambassadeur israélien à Paris afin de réclamer à Israël l'arrêt de la colonisation à Jérusalem est. La semaine dernière, l'ambassadeur d'Israël à Washington avait été convoqué au département d'Etat américain pour fournir des explications sur la construction d'une première tranche de vingt logements à Sheikh Jarrah, un quartier arabe de Jérusalem est. La présidence suédoise de l'Union européenne a elle aussi appelé mardi Israël à s'abstenir de toute action "provocatrice" à Jérusalem est. La Russie a, pour sa part, appelé Israël à "stopper immédiatement" ce projet.

L'objectif affiché des promoteurs est de judaïser la partie orientale de Jérusalem, dont les Palestiniens voudraient faire la capitale de l'Etat auquel ils aspirent. Plus de 200 000 Israéliens sont installés dans une douzaine de quartiers de colonisation à Jérusalem est, où vivent 270 000 Palestiniens. "Nous n'acceptons pas que des juifs n'aient pas le droit de vivre et construire où que ce soit à Jérusalem est", avait déjà affirmé dimanche le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou lors de la réunion hebdomadaire du cabinet.

LEMONDE.FR avec AFP |

21.07.09
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/07/21/israel-rejette-les-critiques-internationales-sur-la-colonisation-de-jerusalem-est_1221290_3218.html#ens_id=1106055

 

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n°472 - Journal de Palestine - 21-07 au 08-07 – Fin - : Carter : ‘Arrêtez le blocus qu’Israël impose à Gaza’.

472 - Journal de Palestine - 21-07  au  08-07 – Fin - : Carter : ‘Arrêtez le blocus qu’Israël impose à Gaza’.


          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°472                         21-07  au  08-07

C.De Broeder   &       M.Lemaire



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Sommaire

4 Politique internationale des territoires occupés 



3 Politique Internationale des territoires occupés

a) Pays Arabes & voisins

Iran

Première rencontre du négociateur palestinien avec un ministre iranien

Un des principaux négociateurs palestiniens, Saëb Erakat, s'est entretenu cette semaine en Egypte avec le ministre iranien des Affaires étrangères, lors d'une rencontre sans précédent, a annoncé dimanche un responsable palestinien.

 19 juillet

"Saëb Erakat a rencontré (le ministre iranien) Manouchehr Mottaki à Charm El-Cheikh il y a trois jours", en marge du sommet des Non-alignés, a précisé ce haut responsable sous condition d'anonymat.

Une rencontre à ce niveau est sans précédent depuis la création en 1994 de l'Autorité palestinienne, a-t-il ajouté.

"Tous deux ont discuté de la situation interne des Palestiniens et de la nécessité d'une réussite dans les négociations entre le Hamas et le Fatah", a ajouté ce responsable en référence au dialogue de réconciliation entre les deux principaux mouvements palestiniens rivaux, mené depuis le 10 mars à travers une médiation égyptienne.

Toujours de même source, les deux interlocuteurs ont estimé qu'"il devait y avoir un équilibre entre le Fatah et le Hamas" et ont exprimé leur soutien aux efforts déployés en ce sens.

Le dernier round du dialogue interpalestinien, prévu le 25 juillet au Caire, a été reporté d'un mois, jusqu'au 25 août, pour permettre davantage de discussions entre les deux partis rivaux, a annoncé dimanche l'agence officielle égyptienne Mena.

Des responsables du Fatah du président Mahmoud Abbas et du Hamas se trouvent actuellement au Caire, où ils ont discuté pendant deux jours du bilan des négociations en cours.

Les deux rivaux sont à couteaux tirés depuis que le Hamas s'est emparé par la force de la bande de Gaza en juin 2007, délogeant les forces loyales à M. Abbas après dix-huit mois de coexistence houleuse au pouvoir.

Une vive tension règne entre les deux partis en Cisjordanie, où les services de sécurité dominés par le Fatah arrêtent régulièrement des membres du Hamas pour détention illégale d'armes.

L'Iran est l'un des principaux soutiens politiques du Hamas, mais Téhéran nie accorder un appui militaire au mouvement islamiste palestinien, qui contrôle la bande de Gaza, comme l'en accuse Israël.

En mars, M. Abbas avait demandé à Téhéran d'arrêter son "ingérence" dans les affaires intérieures palestiniennes, après un appel du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei au monde musulman à se joindre à la "résistance" palestinienne.

Un mois plus tôt, le président ultraconservateur iranien Mahmoud Ahmadinejad, avait assuré que l'Iran n'était pas contre un accord de paix israélo-palestinien sur une solution à "deux Etats".

"Quelle que soit la décision qu'ils prennent, c'est d'accord pour nous, nous n'allons pas l'empêcher, quelle que soit la décision qu'ils prennent, nous la soutiendrons", avait-il expliqué.

http://www.lematin.ch/flash-info/monde/premiere-rencontre-negociateur-palestinien-ministre-iranien


4 Politique Internationale

Organisations Mondiales & régionales

Otan - 3 Onu - 4 Nations Unies - Banque Mondiale- Mouvement des non-aligné (MNA)

Onu

Sylviane Zehil : Les activités d’espionnage d’Israël, source de préoccupation pour l’ONU.
Le 10e rapport du secrétaire général de l'ONU sur l'application de la 1701 examiné hier en Conseil de sécurité.
Le coordonnateur spécial du secrétaire général de l'ONU pour le Liban, Michael Williams, a présenté, hier, au Conseil de sécurité, lors de consultations privées, le dixième rapport du secrétaire général sur l'application de la résolution 1701 (2006).

À l'issue de ces discussions à huis clos, M. Williams s'est adressé à la presse, rappelant que la situation dans la zone d'opérations est demeurée calme dans l'ensemble, qu'il n'y a pas eu de violations graves de la cessation des hostilités au cours de la période en question et que les parties continuent à coopérer avec la Finul.
M. Williams a soulevé la question des activités d'espionnage pour le compte d'Israël. Le secrétaire général « s'inquiète des allégations du gouvernement libanais, selon lesquelles des cellules d'espionnage israéliennes opéreraient au Liban et les forces de défense israéliennes auraient aidé des espions présumés à franchir la ligne bleue pour passer du Liban en Israël, ce qui, si cela s'avérait vrai, pourrait menacer l'arrêt fragile des hostilités entre Israël et le Liban ». Il a en outre « pris note des profondes préoccupations exprimées par les autorités libanaises à cet égard et de leur affirmation selon laquelle ces menées constituent une violation de la souveraineté du Liban et de la résolution 1701 ».
« La présence au Liban de groupes armés échappant au contrôle de l'État et qui compromettent la capacité de ce dernier d'exercer pleinement son contrôle sur son territoire demeure un sujet de préoccupation, affirme le rapport. L'ONU reste convaincue que le désarmement de tous les groupes armés s'inscrit dans le cadre d'un processus politique dirigé par le Liban, afin qu'il n'y ait dans ce pays aucune arme ni autorité autres que celles autorisées par l'État. »
Le secrétaire général de l'ONU exhorte donc « tous les États membres à s'acquitter de leurs obligations en respectant immédiatement et sans conditions l'embargo sur les armes imposé au Liban, qui reste un volet fondamental de la résolution 1701 (2006) et un facteur important de la stabilité nationale et régionale. Le contrôle de la frontière libano-syrienne est un autre volet. Je demande au gouvernement libanais de poursuivre ses efforts pour sécuriser la frontière. Il convient de respecter pleinement et sans exception ces volets fondamentaux, car ils sont primordiaux si l'on entend parvenir à juguler les mouvements d'armes au profit de groupes échappant au contrôle de l'État. Les parties dans la région, en particulier celles qui sont liées au Hezbollah et à d'autres groupes au Liban, sont tenues de se conformer strictement à cet embargo. Toute violation va à l'encontre de la souveraineté du Liban et met en péril la stabilité du pays et de la région dans son ensemble ».
Concernant Ghajar, M. Williams a noté que « les forces de défense israéliennes continuent d'occuper une partie du village de Ghajar et la zone adjacente au nord de la ligne bleue, en violation de la résolution 1701 ». Il a rappelé que
la Finul a présenté il y a un an une proposition visant à faciliter le retrait total des forces de défense israéliennes, précisant qu'il avait aussi systématiquement abordé la question avec des représentants du ministère israélien des Affaires étrangères au cours des visites qu'il a effectuées en Israël pendant la période considérée. Les représentants israéliens ont réaffirmé leur engagement à résoudre la question aussitôt que possible, mais ont déclaré qu'ils n'étaient pas en mesure de donner une réponse définitive à la proposition de la Finul, étant donné que le nouveau gouvernement israélien procédait à un examen général des politiques suivies par le précédent cabinet. L'ONU n'a pas encore été informée de la position du gouvernement israélien sur cette question. Quant aux fermes de Chebaa, Ban Ki-moon continuera d'œuvrer sur le plan diplomatique en vue de régler cette question, conformément aux dispositions du paragraphe 10 de la résolution 1701. En outre, il encourage Israël et la République arabe syrienne à donner leurs réponses à la délimitation provisoire de la zone des fermes de Chebaa qu'il a présentée, en s'appuyant sur les meilleures informations disponibles.
Le secrétaire général a demandé au gouvernement qui sera mis en place au Liban de réaffirmer son attachement à la mise en œuvre intégrale de la résolution 1701, et de prendre des mesures concrètes à cette fin. Il a transmis une demande analogue au gouvernement israélien.

Sylviane Zehil 

09/07/2009
http://www.lorientlejour.com/article/624445/Les_activits_...


Ligue internationale des parlementaires pour le soutien de la Palestine.

L'enlèvement des députés Palestiniens représente une pratique terroriste refusée par toutes les lois internationales.

La ligue internationale des parlementaires pour le soutien de la Palestine a affirmé que l'enlèvement des députés palestiniens par les forces occupantes sans aucune accusation représente une pratique terroriste refusée par toutes les lois internationales. 
La ligue a exprimé sa condamnation à cette mesure sioniste illégale pratiquée contre les députés palestiniens.

Le secrétaire de la ligue internationale, Abdallah Kassir, a dit, le mercredi 29/7, dans un coup téléphonique avec les membres de la campagne internationale pour la libération des députés captifs, que la ligue a organisé une réunion en coopération avec le parlement belge pour discuter des moyens qui aident à activer la cause des députés palestiniens captifs dans les prisons sionistes.

Il a affirmé la réussite de cette réunion qui a reçu des réactions positives sur le niveau belge, tout en soulignant que la ligue va organiser, prochainement, des sit-in et des réunion dans le but d'activer la question des députés Palestiniens captifs sur tous les niveaux internationaux.

Kassir a considéré que ces activités viennent dans le cadre du travail de la ligue pour confirmer son refus et sa condamnation à l'enlèvement illégal des députés palestiniens par l'occupation qui viole, de façon très flagrante, toutes les lois et règles internationales.

"Les pratiques sionistes contre les députés palestiniens représentent un terrorisme refusé", a ajouté Kassir.

Enfin, il a déclaré que la ligue a contacté tous les parlementaires dans tous les pays du monde pour obtenir leur soutien à la question des députés Palestiniens captifs dans les prisons sionistes.

CPI

30/07/2009



5 institutions et leurs satellites

Quartette (composé des États-unis, de l'Union européenne, de la Russie et des Nations unies)

26-07

Pour leur part, les négociations israélo-palestiniennes parrainées par le "quartet" des médiateurs internationaux formé des Etats-Unis, de la Russie de l’Onu et l’Union européenne, sont totalement dans l’impasse. Le président palestinien Mahmoud Abbas refuse de les reprendre tant qu’Israël ne gèlera pas totalement ses activités de colonisation.
Israël, qui s’y refuse, s’efforce d’aboutir avec Washington à un compromis sur cette délicate question qui serait lié à un progrès dans la normalisation des relations avec ses voisins arabes - un objectif affiché du plan de paix adopté il y a cinq ans par
la Ligue arabe..

 Al-Oufok  


Human Rights Watch

Le projet du rapport de HRW : "disculper l'occupant (israélien) des crimes qu'il a commis"

Les tirs de roquettes contre des civils israéliens par le Hamas et d'autres groupes palestiniens de la bande de Gaza s'apparentent à des "crimes de guerre", estime l'organisation Human Rights Watch (HRW) dans un rapport publié jeudi.

"Les attaques à la roquette du Hamas visant des civils israéliens sont illégales et injustifiables, et assimilables à des crimes de guerre", affirme Iain Levine, directeur de programme à HRW et auteur du rapport.

"En tant qu'autorité gouvernant à Gaza, le Hamas devrait publiquement déclarer qu'il renonce à ces attaques visant des agglomérations civiles israéliennes et punir ceux qui en sont responsables, y compris les membres de sa branche militaire", ajoute-t-il.

Le Hamas contrôle la bande de Gaza depuis son coup de force de juin 2007 contre le parti Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas.

Le Hamas et d'autres groupes armés palestiniens "ont tiré ces dernières années des milliers de roquettes" contre des civils israéliens, dont des centaines durant l'offensive militaire israélienne de trois semaines contre la bande de Gaza lancée le 27 décembre 2008, indique l'ONG basée à New York.

Selon elle, depuis 2008, ces tirs ont tué trois civils israéliens, grièvement blessé des dizaines d'autres et causé d'importants dommages.

Les roquettes ont également "mis en péril quelque 800.000 personnes".

"Les forces du Hamas ont violé les lois de la guerre en tirant délibérément et aveuglement des roquettes contre des villes israéliennes à partir de secteurs habités par des civils à Gaza, exposant ainsi ces derniers au danger" de ripostes, indique M. Levine.

Après novembre 2008, deux fillettes palestiniennes ont trouvé la mort quand des roquettes visant Israël sont tombées dans la bande de Gaza, selon lui.

Le rapport souligne en outre le caractère "non fiable", c'est-à-dire imprécis, des roquettes Qassam fabriquées par les Palestiniens ou des Grad de l'ex-URSS tirées par le Hamas.

"Ceux qui utilisent ou permettent l'utilisation de telles armes pour des attaques visant délibérément et indistinctement des civils commettent des crimes des guerre".

Le rapport rappelle que les opérations de l'armée israélienne ont causé des pertes nettement supérieures chez les Palestiniens, soit "plusieurs centaines de civils lors de raids aériens, tirs d'artillerie, de chars et autres attaques".

Mais il remarque que les "violations des lois de la guerre se comptabilisent non pas en fonction du nombre des victimes civiles constaté, mais des mesures que les parties en conflit ont adopté pour les épargner".

Le gouvernement du Hamas a Gaza a dénoncé le rapport de HRW, l'accusant de "disculper l'occupant (israélien) des crimes qu'il a commis" et "met bourreau et victime sur un pied d'égalité".

"C'est un rapport politisé et dénué d'objectivité et d'impartialité", a affirmé le ministère de l'Information du gouvernement du Hamas dans un communiqué.

"La résistance dans toutes ses formes et un droit légitime du peuple palestinien tant qu'il est sous occupation et fait face au terrorisme d'Etat (israélien)", a ajouté le communiqué.

Selon les services de santé palestiniens, 1.400 Palestiniens ont été tués et quelque 5.000 blessés durant l'offensive militaire israélienne de 22 jours contre le Hamas dans la bande de Gaza.

Il s'agit du cinquième rapport de HRW sur l'opération israélienne. Dans quatre rapports précédents, l'ONG avait reproché à Israël d'avoir violé les règles du droit international qui obligent un belligérant à distinguer entre cibles civiles et militaires.

(AFP /

06 août 2009 14h47)

http://www.romandie.com/ats/news/090806124724.dsan6flw.asp 



6 Ue

L’Europe fait pression (…)  pour un gel des colonies juives.
L’Allemagne,
la France et la Suède, pays qui préside actuellement l’Union européenne, ont joint leur voix mardi à d’autres pays occidentaux qui pressent Israël de geler les constructions de logements pour colons à Jérusa Netanyahu, qui rejette les appels de la communauté internationale pour geler les constructions de nouveaux logements dans les territoires occupés, a semblé donner des signes d’assouplissement, avec la publication mardi par un journal d’un plan secret visant à évacuer de force une vingtaine de colonies sauvages.
Selon le quotidien Haaretz, l’armée israélienne prépare une ’opération coup de poing’ pour raser en une journée les 23 colonies juives sauvages de Cisjordanie que l’Etat juif s’était engagé auprès de son allié américain à démanteler il y a déjà huit ans.
L’article du journal de centre gauche n’avance pas la date d’une telle opération mais précise que l’armée s’est livrée la semaine dernière à une répétition générale pour se préparer à l’évacuation de force des 8.000 colons installés dans ces "avant-postes" jamais autorisés par les autorités.

Ces préparatifs ont été menés par l’armée en étroite liaison avec Benjamin Netanyahu, qui a promis au président américain Barack Obama la destruction de ces colonies sauvages en contrepartie de la poursuite de "l’extension naturelle" des colonies existantes.
Des porte-parole du chef du gouvernement et de l’armée ont refusé de commenter l’article paru dans Haaretz sous la signature d’un éditorialiste auquel l’ancien Premier ministre Ariel Sharon, toujours dans le coma, avait confié son intention d’évacuer la bande de Gaza, ce qui fut fait en 2005.
Pinhyas Wallerstein, un des dirigeants des colons, a qualifié l’information du journal de "complètement délirante", bien que le vice-ministre israélien de
la Défense Matan Vilnaï ait déclaré il y a deux mois que ce dossier était prioritaire pour le nouveau gouvernement Netanyahu, dominé par la droite.
Mais, au micro de la radio de l’armée, il n’a pas exclu que les colons soient amenés à conclure avec les autorités des "accords douloureux", tout en excluant qu’ils résultent de pressions américaines. Le ministère israélien de
la Défense s’est refusé à dévoiler la liste des implantations visées, pour se ménager un effet de surprise.
A Berlin, Ruprecht Polenz, personnalité de
la CDU de la chancelière Angela Merkel, a déclaré qu’Israël courait le risque de "se suicider progressivement en tant qu’Etat démocratique" s’il n’arrêtait pas les constructions.
Polenz, qui dirige la commission des Affaires étrangères du Bundestag, a déclaré au quotidien allemand Rheinische Post qu’"Israël oublie le fait que ni les Palestiniens ni les pays arabes n’accepteront une solution sans Jérusalem-Est".
Le ministère français des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur d’Israël à Paris, Daniel Shek, pour protester contre le projet de construction de logements israéliens à Jérusalem-Est, qu’Israël a annexé après la guerre des Six-jours en 1967 et qu’il considère comme partie intégrante de sa capitale.
La Suède a quant à elle exhorté Israël à ne pas démolir d’habitations de Jérusalem-Est, où des milliers de personnes sont menacées d’être déplacées.
Benjamin Netanyahu s’est engagé auprès de Barack Obama, qui réclame un gel total des activités de colonisation juive, à ne pas construire de colonies nouvelles et à démanteler celles qui se sont installées sans agrément du gouvernement, mais il a exclu de geler l’extension naturelle des colonies existantes.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a déclaré que les négociations de paix avec Israël, suspendues depuis six mois, ne reprendraient que si l’Etat juif cessait l’ensemble de ses activités de colonisation, conformément aux dispositions de la "feuille de route pour la paix" acceptée en 2003 par les deux parties.
Benjamin Netanyahu a lancé un nouveau défi aux Etats-Unis dimanche en rejetant leur demande de suspension de la construction de 20 nouveaux logements dans la partie orientale et arabe de Jérusalem. "Nous ne pouvons pas accepter l’idée que les Juifs n’aient pas le droit de vivre et d’acheter où que ce soit à Jérusalem", a martelé le Premier ministre lors du conseil des ministres hebdomadaire.
Réagissant à ces propos, le négociateur palestinien Saeb Erekat a déclaré que le Premier ministre israélien devait comprendre que "colonies et paix sont deux choses qui ne font pas bon ménage".
Le vice-Premier ministre israélien Dan Meridor a invité les Palestiniens à reprendre le chemin de la table de négociation, soulignant qu’ils avaient accepté de discuter avec le gouvernement précédent d’Ehud Olmert alors même que la colonisation se poursuivait.
"Je pense, et certainement j’espère, que nous allons assister à la reprise des négociations dans les prochaines semaines", a-t-il déclaré à la presse étrangère.

Al-Oufok avec les agences de presse

22 juillet 2009 -

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article730



2 Europe

1 Europe

Pas de nouvelles colonies.
Les Européens ont également souligné qu'il ne s'agissait que d'un premier pas pour relancer les négociations israélo-palestiniennes, mais encore insuffisant et ce d'autant plus que M. Netanyahu a refusé un gel total de la colonisation israélienne en Cisjordanie. "Le Premier ministre va assurer à nouveau qu'Israël ne créera pas de nouvelles colonies, ne saisira pas de nouvelles terres tout en insistant sur le fait qu'il faut permettre aux habitants des colonies de mener une vie normale", a ajouté ce responsable en faisant ainsi allusion à la poursuite de la construction de logements.

(afp/acx)

23/06/09


2 France

"Il faut obtenir absolument l’arrêt de la colonisation", selon Bernard Kouchner
Paris va dans le sens de Washington, concernant le gel des colonisations à Jérusalem-Est, une question qui oppose Israël aux Etats-Unis. "Il faut obtenir absolument l’arrêt de la colonisation," a déclaré Bernard Kouchner mardi, lors d’une conférence de presse au ministère des Affaires étrangères à Paris.
L’ambassadeur israélien a été "convoqué" au Quai d’Orsay, tout comme celui des Etats-Unis l’avait été par l’administration américaine ce week-end, a indiqué Bernard Kouchner, dont les propos étaient rapportés sur le site Internet du ministère. L’ambassadeur israélien en France devait être reçu "mardi après-midi ou ce mercredi", pour discuter "de la colonisation et de la liberté de circulation".
"Sinon, il n’y aura guère de chances pour obtenir ce qui est essentiel, l’existence d’un Etat palestinien, démocratique, qui se gouvernera seul à côté de l’Etat d’Israël, à l’existence duquel nous tenons," a précisé Bernard Kouchner.
Bernard Kouchner a rappelé les divergences entre sa position et celle du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou : "Il y a une différence d’appréciation et une différence politique nette que nous connaissons et avec laquelle nous avons également à faire."
Bernard Kouchner a affirmé être "très en contact avec nos amis israéliens et nos amis palestiniens et ce n’est pas une clause de style, ce n’est pas une manière de parler diplomatique, ce sont nos amis des deux côtés. Est-ce que c’est possible ? Cela doit l’être."
Le vice-Premier ministre israélien a estimé mardi que les Etats-Unis ne pouvaient demander l’abandon d’un projet immobilier pour des familles juives, dans des quartiers traditionnellement arabes de Jérusalem-Est, alors que selon lui, George Bush avait donné son feu vert au nom de l’Amérique.
Dan Meridor, pourtant considéré comme l’un des plus modérés dans le gouvernement israélien, a affirmé que le gouvernement de George W. Bush avait donné son accord informel à des constructions limitées et que son successeur Barack Obama devrait donc honorer ces accords, au risque sinon, de saper la crédibilité des Etats-Unis et la légitimité des futurs accords.

Al-oufopk avec les agences de presse

22 juillet 2009 -

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article730

 

L’ambassadeur israélien convoqué jeudi  au Quai d’Orsay
Convoqué au Quai d’Orsay comme l’avait annoncé Bernard Kouchner, l’ambassadeur d’Israël en France s’est vu rappeler jeudi matin la position de Paris, qui juge "indispensable" un "gel immédiat de la colonisation, y compris à Jérusalem-Est".
Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, rappelant qu’"il faut obtenir absolument l’arrêt de la colonisation", avait annoncé mardi que l’ambassadeur israélien avait été convoqué au ministère des Affaires étrangères.
L’ambassadeur d’Israël en France Daniel Shek était "présent ce matin au ministère (...) pour que notre position concernant la colonisation et la liberté de circulation lui soit rappelée par le directeur général des affaires politiques", a précisé jeudi le porte-parole du Quai d’Orsay Eric Chevallier lors d’un point de presse électronique.
"Un gel immédiat de la colonisation, y compris à Jérusalem-Est, est en effet indispensable pour sauvegarder la solution des deux Etats et permettre la relance des négociations sur une base crédible. Toutes les parties doivent respecter les engagements pris au titre de
la Feuille de route", a-t-il rappelé.
"S’agissant des questions d’accès et de circulation, notamment à Gaza, la situation ne peut pas non plus rester en l’état", a ajouté le porte-parole du ministère. "Israël doit ouvrir de manière régulière les points de passages pour permettre la reconstruction de Gaza et le retour à la vie normale".
"Cet entretien a été l’occasion de rappeler notre préoccupation devant les difficultés de circulation que connaissent depuis plusieurs mois nos diplomates dans les Territoires palestiniens, et la nécessité que les forces de sécurité israéliennes respectent le droit international applicable aux agents diplomatiques et consulaires", a également précisé M. Chevallier.
L’administration américaine avait également convoqué l’ambassadeur israélien aux Etats-Unis pour lui rappeler sa position sur la colonisation.
Washington, qui réclame depuis des mois que l’Etat hébreu gèle les constructions dans les implantations, a demandé la suspension d’un projet de logements pour des familles juives à Jérusalem-Est sur le site de l’Hôtel Shepherd.

 

Hind Khoury : Les mots ne suffisent pas pour stopper la colonisation.

Mercredi, le gouvernement français a publié un nouvel appel a l'arrêt immédiat de la colonisation israélienne dans les Territoires palestiniens occupés en 1967.

Cette déclaration correspond à une réalité indéniable, et je voudrais profiter de l'occasion pour avancer une solution positive sur cette question.

A maintes reprises, le président Nicolas Sarkozy a appelé au gel de la colonisation israélienne dans les territoires occupés palestiniens. A l'occasion de son discours prononçé devant la Knesset le 23 juin 2008, le président de la République française a ainsi déclaré qu'« il “ne peut y avoir de paix sans l'arrêt de la colonisation”. L'arrêt de la colonisation israélienne en territoire palestinien constitue un premier pas vers la paix.

Après près de 42 années de colonisation des territoires occupés, alors que la viabilité du futur Etat palestinien est aujourd'hui en péril, les condamnations officielles et les résolutions des Nations unies demeurent malheureusement sans effet.

Avec près de 500 000 colons résidant aujourd'hui en Cisjordanie, dont 185 000 au sein et aux environs de Jérusalem Est, la situation est devenue insoutenable.

Il y a bien longtemps que les mots ne suffisent plus. Pour sauvegarder la perspective d'une solution de paix basée sur deux Etats, il serait important que la France comme l'Union Européenne se saisissent de ce problème crucial et relèvent le défi. L'urgence justifierait une action sur trois fronts.

Des entreprises françaises construisent le tramway de Jerusaleme-est occupée

Il convient d'abord de constater que l'explosion de la colonisation doit beaucoup aux avantages économiques octroyés aux colons. Selon un sondage de La Paix Maintenant, la grande organisation pacifiste israélienne, 77% des colons (en Cisjordanie, Jérusalem non compris) ont choisi d'habiter en Cisjordanie pour des raisons liées au “mode de vie” proposé. Le plus souvent, ces colons s'installent en territoire palestinien parce que l'Etat d'Israël leur offre des logements de qualité à bas prix agrémentés d'incitations financières.

La construction d'infrastructures et la mise à disposition de services à l'usage exclusif des colons entravent le fonctionnement normal des villes et villages palestiniens. Ce sont l'existence de ces colonies qui justifient largement les restrictions à la libre circulation des Palestiniens imposées par Israël, et matérialisées par les checks points et le Mur de Séparation.

A force de destructions de maisons et de confiscations de terres, mes compatriotes viennent grossir chaque jour les agglomérations palestiniennes existantes, et déjà surpeuplées. Enfin, l'extension des colonies et la main mise des autorités israéliennes sur les ressources naturelles palestiniennes limitent les sources de revenu à la disposition des Palestiniens. Elles privent des centaines de milliers d'entre eux des moyens de mener une vie décente.

La responsabilité israélienne est centrale. On ne peut cependant passer sous silence le comportement de nombreuses sociétés étrangères, qui finalement contribue au développement démographique et économique de ces colonies en Cisjordanie.

Notamment, certaines entreprises françaises, répondant à une commande israélienne, achèvent de construire un tramway à Jérusalem-Est occupé. Cette ligne de tramway ne sert pas le bien-être des Palestiniens mais vise à connecter les colonies israéliennes au centre de Jérusalem. Cette construction atomise un peu plus le tissu socio-économique palestinien tout en consolidant la mainmise d'Israël sur Jérusalem.

Sans doute est-il nécessaire de rappeler que le transfert d'une population étrangère sur une terre occupée est prohibé par la quatrième convention de Genève du 12 août 1949, dont le Conseil de sécurité des Nations unies a maintes fois réaffirmé la validité. La résolution 465 du 1er mars 1980, affirme notamment que :

“ Toutes les mesures prises par Israël pour modifier le caractère physique, la composition démographique, la structure institutionnelle ou le statut des territoires palestiniens (…) y compris Jérusalem (…) n'ont aucune valeur en droit. ” Les Etats doivent donc “ ne fournir à Israël aucune assistance qui serait utilisée spécifiquement pour les colonies de peuplement ”.

Aussi, est-il devenu aujourd'hui indispensable que la France prenne les mesures adéquates afin d'empêcher ses entreprises et ses nationaux d'agir illégalement dans les territoires occupés palestiniens.

La France importe des produits des colonies

Second terrain qu'il convient de couvrir : mettre fin à l'importation de biens produits dans les colonies. Au sein de l'UE, la France figure parmi les premiers importateurs de produits israéliens. Parmi ceux-ci, nombreux sont les produits qui proviennent en réalité de colonies situées en Cisjordanie.

Ainsi, des sociétés israéliennes implantées dans les colonies s'enrichissent injustement en exploitant la terre et l'eau illégalement soustraites aux Palestiniens, ressources qui devraient normalement permettre le développement économique palestinien.

L'UE et Israël disposent d'un arrangement qui prévoit que ces biens ne bénéficient pas de l'accord de libre-échange qui les lie. Mais comment peut-on accepter que ces biens, produits sur un territoire usurpé en violation du droit international, puissent même continuer à entrer sur le marché européen ?

L'UE doit exercer concètement son influence

L'UE jouit déjà d'une relation étroite avec Israël. Elle peut dès à présent utiliser son influence auprès de son partenaire afin d'obtenir qu'il se conforme à ses demandes répétées de geler la colonisation. Il est grand temps d'adopter une nouvelle approche : Israël, comme n'importe quel Etat agissant en violation du droit international, doit comprendre que de tels agissements ont un coût.

Seules des mesures concrètes prises par les grandes puissances et notamment l'Etat français et l'UE peuvent mettre fin au morcellement continu des territoires qui torpille les dernières chances de paix entre Israël et le peuple palestinien.

L'UE soutient ces territoires occupés à hauteur de 500 millions d'euros par an. Tout comme il relève de sa responsabilité de vérifier que cet argent sert directement la cause de la paix, il est de son droit de s'assurer que cet investissement n'est pas sabordé par la politique de “fait accompli” menée par Israël en territoire palestinien.

Agir sur le front des colonies, après des décennies de condamnations infructueuses, ce n'est pas favoriser un camp ou l'autre. Joindre les actes à la parole c'est au contraire sauver les derniers espoirs de paix sur la base de la cohabitation de deux Etats.

Hind Khoury | 

Déléguée Générale de Palestine en France| 

24/07/2009 

(Baz Ratner/Reuters).

http://www.rue89.com/2009/07/24/palestine-les-mots-ne-suffisent-pas-pour-stopper-la-colonisation



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


07/08/2009

n° 42 - Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’ - 06-08 – Début - : La Georgie est devenue un satellite de l’orbite étasunienne, avec un président étasunien, des armes étasuniennes.

n° 42 - Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’ - 06-08 – Début - : La Georgie est devenue un satellite de l’orbite étasunienne, avec un président étasunien, des armes étasuniennes.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’. n° 42- 06-08

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

 Tiré à part 

1-1 L'Ossétie du Sud veut s'unir sa population à la Russie voisine

1 Dossiers .

1-1 Camille Desmoulins : Otan en emporte le parlement.

1-2 Quel était l’objectif de cette visite d’Obama en Russie ?

Suite

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Dénonçons la complicité de l’Otan avec Israël !

2-2 Le sénateur Philippe Mahoux (PS) propose d’interdire tout arsenal nucléaire en Belgique.

2-3 Les bombes américaines indésirables à Kleine Brogel ?

Fin

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 André Serra : La Georgie est devenue un satellite de l’orbite étasunienne, avec un président étasunien, des armes étasuniennes.

3-2 Paul Craig Roberts : La République des insouciants.

3-3 F. William Engdahl : Les Usa cherche l'encerclement nucléaire par l'OTAN de la Russie.

3-4 Daniel Vernet : Le retour du leadership américain…

3-5 Marielle Bernard : OTAN-Russie, la suspicion éternelle.

3-6 Laure Delcour: L’OTAN et la Russie : nouvelles perspectives de coopération ou impasse ?

3-7 Marcel Poznanski : L’Otan développe ses tentacules sur tous les océans du monde.

3-8 L'Union africaine invitée à collaborer avec l'Otan sur la défense…

4 Annexe

4-1 Traité nucléaire START 1 : l´obstination des États-Unis.

 



Tiré à part 

1-1 L'Ossétie du Sud veut s'unir sa population à la Russie voisine

Un après la courte guerre entre la Russie et la georgie  à propos de l'Ossétie du Sud, le président  Edouard Kokoity affirme vouloir unir sa population à la Russie voisine.

"Le but de ma vie, mon but politique, est d'unifier mon peuple", a dit le président sud-ossète Edouard Kokoity lors d'un entretien accordé à Reuters à Tskhinvali, capitale de l'enclave.

"Nous bâtirons notre Etat, qui s'inscrira dans une alliance avec la Russie, et je n'exclus pas qu'un jour nous fassions partie de la Russie. Le peuple d'Ossétie du Sud aspire à être uni à la Russie." 

De fortes tensions persistent un an après le conflit de cinq jours.

Ce samedi, l'Ossétie du Sud a accusé les forces georgiennes d'avoir procédé à des tirs de mortiers en direction de son territoire et la Russie a prévenu Tbilissi qu'elle se réservait le droit de recourir à la force pour défendre les civils. La Georgie a démenti que des tirs aient eu lieu et accusé la Russie d'"intentions agressives".

Les Sud-Ossètes avaient lancé une accusation analogue jeudi et un journaliste de Reuters avait entendu deux fortes explosions en provenance de Tskhinvali, mais sans pouvoir en déterminer la cause.

La Russie a pris en charge la surveillance des "frontières" de l'enclave aux termes d'un accord conclu en avril et qui, selon Edouard Kokoity, prévoit aussi le déploiement de 3.700 soldats russes dans la région.

"La présence de troupes russes est insuffisante sur le territoire de l'Ossétie du Sud", a déclaré cet ancien lutteur âgé de 44 ans. "Je pense que sur notre territoire cela inclut aussi le fait de disposer d'armements plus sérieux."

Il a refusé d'indiquer combien d'effectifs supplémentaires et quels types d'armes la Russie serait censée déployer.

Moscou compte également ouvrir une autre base militaire dans la région, a-t-il dit.

Les tensions perceptibles entre Sud-Ossètes et Georgiens à l'approche du premier anniversaire de la guerre font penser à des diplomates que le risque d'un nouveau conflit armée est réel.

"Je ne veux pas de guerre, je ne veux même pas y penser", a déclaré Kokoity. "J'ai pour priorité de stabiliser la région, pas de laisser éclater une nouvelle guerre."

L'Ossétie du Sud et l'Abkhazie, ont rompu avec les autorités de Tbilissi au début des années 1990.

Ethniquement distincts des Georgiens, les Sud-Ossètes parlent une langue proche du farsi et disent avoir été séparés contre leur gré de la population d'Ossétie du Nord, région intégrée à la Russie.

Les voitures arrivant de Russie en Ossétie du Sud - seul moyen officiel d'entrer dans l'enclave située à 160 km au nord de la capitale georgienne - sont accueillies par une affiche proclamant que "l'Ossétie est indivisible".

Quatre-vingt-dix-huit pour cent des Sud-Ossètes sont titulaires de passeports russes. Le russe est leur langue véhiculaire, le rouble russe leur monnaie.

Kokoity estime que la Russie n'est pas encore prête pour l'unification "parce que cela implique une très grave accusation d'annexion territoriale".

"Si l'Ossétie est unifiée, je quitterai l'arène politique pour de bon", a-t-il dit.

Reuters

http://fr.news.yahoo.com/4/20090801/twl-georgie-ossetie-bd5ae06.html



Dossiers

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

1-1 Camille Desmoulins : Otan en emporte le parlement.

Come-Back  de la France dans le commandement intégré de l’Otan…

Et le Parlement aura le droit de débattre poliment le 17 mars prochain d’une décision déjà entérinée.

C’est ce mercredi soir à l’Ecole militaire, devant la fine fleur des milieux français de la défense et de la sécurité, que Nicolas Sarkozy annoncera officiellement le retour de la France dans le Commandement intégré de l’OTAN. Le Président de la République intervient en clôture de la journée d’étude de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), intitulée : « La France, la défense européenne et l’OTAN au XXIème siècle ». Le débat parlementaire ne s’ouvrira, quant à lui, que le 17 mars.

C’est bien de débattre une fois que les décisions sont prises et annoncées.

Voilà qui rappelle le grand débat parlementaire sur l’Afghanistan de l’été dernier, après que des soldats français ont été tués dans une embuscade. Depuis plusieurs années des parlementaires et plusieurs milieux militaires réclamaient un examen par la représentation nationale des raisons et conditions de l’engagement français dans ce pays, sous la bannière de l’OTAN, en vain… Il aura fallu attendre un sérieux incident pour que les députés se réveillent et aient l’autorisation de l’évoquer dans l’hémicycle. Pour finalement confirmer la présence française et entériner un renforcement du dispositif qui avait été décidé par l’Elysée, une fois encore, avant que le moindre débat n’ait eu lieu.

Une perte de crébilité pour la France

En l’occurrence, l’habillage démocratique postmortem est d’autant plus grotesque qu’on connaît déjà les commandements que l’Elysée a troqué avec Washington contre cette réintégration des moins glorieuses. «  Mais ce n’est pas parce qu’on aura placé une vingtaine d’étoiles (de généraux s’entend) qu’on maîtrisera en quoi que ce soit les ordres qui seront donnés par les Américains », commente un officier rebelle de nos vaillantes armées. C’est un vieux reste d’Ancien Régime qui continue à nous faire croire qu’en arrachant quelques postes prestigieux de commandement et de direction dans les organisations internationales, on en maîtrise les missions et les orientations. L’Elysée - que son locataire soit de droite ou de gauche - s’efforce à appliquer ce principe erroné pendant que les Britanniques prennent le contrôle entier de programmes de l’OTAN ou d’agence des Nations unies en fournissant la logistique et le petit personnel. Comme méthode, c’est plus sûr !

Le plus dommageable de l’empressement élyséen concerne les deux héritages les plus modernes du gaullisme historique : l’existence d’une force de dissuasion nucléaire indépendante des Etats-Unis et de la Grande Bretagne, fondement d’une diplomatie, elle-aussi indépendante ; et le maintien d’un siège permanent française au Conseil de sécurité des Nations unies. Le retour de la France dans le Commandement intégré de l’OTAN affaiblit considérablement ses deux acquis, notamment sa crédibilité à l’ONU. En effet, c’est à Madeleine Albright, ancienne secrétaire d’Etat de Bill Clinton que revient l’idée brillante de fonder un « club des démocraties » afin de doubler l’ONU et son Conseil de sécurité toujours susceptible d’être bloqué par un véto russe, chinois ou… français. Sa successeure Condoleezza Rice a repris l’idée en s’exclamant : «  Mais le club de démocraties nous l’avons, c’est l’OTAN ! ». Dès lors les deux administrations Bush n’ont eu de cesse d’élargir l’Alliance aux nouveaux pays de l’Est envisageant même des partenariats avec l’Australie, le Japon, la Nouvelle Zélande et d’autres pays de l’océan Pacifique. Madame Rice, aux visions géopolitiques connues, a même déclaré vouloir faire de l’OTAN, « une organisation globale pour, à terme, remplacer l’ONU et son Conseil de sécurité toujours susceptible d’être bloqué par un véto russe, chinois ou …français ! ».

Mais au-delà d’un affaiblissement de la position française aux Nations unies, le retour de la France dans le Commandement intégré de l’OTAN détruit l’acquis le plus important du gaullisme : celui du non alignement sur les grandes puissances. Parce qu’aujourd’hui quel habitant du monde ne considère pas avec raison que l’OTAN est une machine américaine ?

Une politique d’affrontement des civilisations

La vieille démocratie cocardière, avec les valeurs de sa Révolution qui ont été exportées dans le monde entier, le camp de l’Occident ! Tel est le choix d’un Président de la République atlantiste et pro-américain en faveur d’un nouvel occidentalisme. Une façon sûre de conforter la guerre des civilisations qui, d’une grille d’analyse est devenue une méthode de gestion de crise. Avec une OTAN globale consolidée, il n’y a plus, désormais que « l’Occident démocratique » et le reste du monde confiné à la barbarie. C’est quand même mieux et plus gérable que les complexités d’un monde multipolaire toujours en recherche d’arbitrage.

A cet égard, et plutôt que de se précipiter pour proclamer l’honnêteté de Bernard Kouchner, dernièrement rattrapé par ses pratiques affairistes, Martine Aubry, Elisabeth Guigou et une bonne partie du PS auraient brillé d’intelligence politique si elles avaient profité de cette affaire pour mettre en chantier la critique de la politique étrangère de notre pays. On aurait compris alors, et pas seulement sur l’affaire de l’OTAN que, contrairement à ce que disait Hubert Védrine en période de cohabitation, à savoir qu’il n’y a pas de politique étrangère de droite, ni de gauche… eh bien Nicolas Sarkozy a, bel et bien rallié une politique étrangère de droite inventée par les idéologues néoconservateurs américains : elle s’appelle l’Occidentalisme et l’OTAN en est son bras armé.

Camille Desmoulins

11 mars

http://www.bakchich.info/Otan-en-emporte-le-parlement,07011.html


1-2 Quel était l’objectif de cette visite d’Obama en Russie ?

Yulyi Kvitsinsky est un éminent diplomate russe, ancien ambassadeur de Russie en Norvège et en Allemagne, ancien ministre adjoint russe des Affaires Etrangères, spécialiste des négociations sur le contrôle de l’armement, député à la Douma d’Etat (pour le Parti communiste de la Fédération russe - PCFR). Sur le site du Parti Communiste de la Fédération de Russie (PCFR), il a commenté la visite du président américain Obama en Russie

(6-8 juillet 2009).

Interview de Yulyi Kvitsinsky, membre du PCFR 

QUESTION. A présent que la visite du président américain Obama est terminée, quelles sont vos impressions sur l’issue de cette visite ?
RÉPONSE. Mes sentiments sont mitigés. A ce stade, on ne peut établir que quelques conclusions préliminaires attendu que le contenu des accords n’a pas été complètement dévoilé et qu’on ne sait pas vraiment comment se sont déroulés les entretiens et les négociations entre Obama et les dirigeants russes. Quoi qu’il en soit, cette visite a incontestablement été constructive. De chaque côté, on a tenté de faire croire à un « nouveau départ » des relations, à une interruption de la mésentente entre la Russie et les Etats-Unis, qui s’est accrue ces dernières années, à l’amorce d’un dialogue constructif, à la découverte d’un grand nombre de points communs et, en un mot, à une amélioration des relations en perspective. C’est ce qu’attendait le reste du monde de cette visite. C’est ce dont notre hôte américain et nos dirigeants russes avaient besoin pour leur politique intérieure. Mais il semblerait qu’aucun miracle ni aucune avancée n’ait eu lieu. Rien ne le laissait d’ailleurs présager dans les positions adoptées par les parties.

QUESTION. Quel était l’objectif de cette première visite d’Obama en Russie ? De son côté, quel avantage la Russie voulait-elle en tirer ?
RÉPONSE. Obama doit démontrer que ses nombreuses promesses concernant les changements qu’il entend apporter à la politique américaine ne sont pas des promesses en l’air. Jusqu’à présent, ses efforts n’ont pas vraiment abouti. Ses paroles et ses promesses sont en contradiction avec ses actes. C’était aussi le cas lors de ses visites en Europe, au Moyen-Orient, lors des négociations entre la nouvelle administration et la Chine. Le défi russe n’était pas gagné d’avance. L’Amérique a besoin de Moscou, de son engagement à résoudre divers problèmes urgents de même que les problèmes concernant leur politique étrangère. Logiquement, les U.S.A. auraient dû être prêts à  « offrir » en contrepartie des récompenses politiques significatives et autres. Mais ce n’est pas l’habitude des Etats-Unis. D’une part, Obama a fait en sorte que les partenaires russes le voient comme extrêmement constructif et, aux yeux du public américain, qui est resté profondément conservateur, il a prétendu faire preuve de suffisamment de dureté voire de rudesse. En effet, malgré des déclarations, des promesses et des gestes généreusement constructifs, il a fait peu de cadeaux à Moscou mais a reçu, pour sa part, diverses choses plutôt appréciables.
De son côté, il semble que la Russie n’ait pas obtenu grand-chose des positions défendues lors des négociations. Et même là où des perspectives existaient, la situation, après les négociations, n’est toujours pas suffisamment claire et reste assez précaire. Certaines revendications de la Russie ont tout simplement été « abandonnées », d’autres ont été reléguées au second plan. Ce genre de choses se produit souvent lorsque nous négocions avec les Américains. Si bien qu’ils se sont accoutumés à la récurrence de telles situations de sorte qu’ils ne croient plus vraiment à l’intransigeance et à la cohérence de notre position. C’est ainsi que certains observateurs ont écrit avec une certaine moquerie par rapport aux déclarations faites par Obama à Moscou que la partie russe, à en juger par son comportement, n’a pas vraiment conscience de ce qu’elle veut et de ce qu’elle attend des Etats-Unis, excepté la reconnaissance de la Russie en tant que partenaire égal, grande puissance sur un pied d’égalité avec l’Amérique, etc.

QUESTION. Vous avez parlé de positions « abandonnées ». Pouvez-vous nous donner quelques exemples ?
RÉPONSE. Il y en a pas mal. On sait notamment que la partie russe, pour la conclusion d’un accord START [en 1991], avait souhaité régler le problème du « potentiel récupérable » d’ogives nucléaires. Les Américains, en effet, n’ont pas détruit les ogives dans le cadre d’une réduction des armes nucléaires stratégiques mais les ont simplement stockées. Il ne sera dès lors nullement difficile de les ramener et de les réinstaller sur les plateformes des véhicules de lancement, ainsi leur réduction d’armes nucléaires est en quelque sorte une imposture. Nous refusons d’accepter une telle situation d’inégalité. Néanmoins, l’accord de principe intitulé « Compréhension mutuelle », adopté par Obama et Medvedev, fait à nouveau référence aux « limites des systèmes de lancement stratégiques et des ogives nucléaires qui y sont liées ».

Si l’on jette un coup d’œil au paragraphe 6 de cet accord, on constate qu’il est question de l’impact sur la stabilité stratégique des missiles balistiques intercontinentaux et des missiles balistiques pour sous-marins. Quant aux missiles de croisière basés en mer - un des principaux instruments utilisés par l’Amérique pour atteindre des objectifs stratégiques contre ses adversaires, de nouveau, il semblerait qu’ils aient été laissés de côté.


Le paragraphe 9, quant à lui, stipule que « le traité ne sera pas appliqué pour les pratiques de coopération existantes dans le domaine des armes nucléaires stratégiques offensives entre l’une des parties et un tiers Etat ». Manifestement, le futur accord ne prendra pas en considération les armes nucléaires des alliés des Etats-Unis au sein de l’OTAN – et plus précisément celles de la Grande-Bretagne et de la France, et peut-être aussi celles de pays comme Israël ou le Pakistan. Avec de tels projets de réduction, le potentiel nucléaire de la Russie sera progressivement ramené à un potentiel nucléaire comparable à celui de certains de ces pays. Lorsqu’on a fixé lors des pourparlers entre la Russie et l’Amérique un équilibre de 8-10 mille ogives nucléaires de chaque côté, on a éventuellement pu à ce moment-là négliger les forces nucléaires anglaises ou françaises pour finaliser l’accord. Mais pourra-t-on encore le faire à présent ?

QUESTION. Dans l’accord de « Compréhension mutuelle », l’objectif est de fixer les limites pour les véhicules de lancement dans une fourchette de 500 à 1100 unités et une fourchette de 1500 à 1675 unités en ce qui concerne les ogives associées. Pouvez-vous commenter ces chiffres ?
RÉPONSE. J’espère que nos militaires ont soigneusement calculé ces chiffres. Il s’agit d’une question très complexe. Et plus sa complexité augmente moins le taux est ajustable vu la nécessité de préserver pour l’avenir une force de dissuasion nucléaire suffisamment crédible après la réduction.
Nous avons signé un contrat avec les Américains sur les potentiels stratégiques offensifs, lequel est entré en vigueur en 2003. Conformément à cet accord, les parties pourront posséder de 1700 à 2200 ogives en 2012. Ce chiffre a été réduit dans le nouvel accord à 1500-1675 unités, soit une réduction d’un tiers ou un quart. En ce qui concerne les véhicules de lancement, cependant, une limite de 500-1100 unités a été fixée.
Mais dans la réalité et non sur le papier, si l’on se réfère aux données américaines, les Etats-Unis possédaient en janvier 2009, 1198 véhicules et 2200 ogives tandis que la Russie possédait 816 véhicules et 2 à 3 mille ogives. Ainsi, comparée aux limites autorisées par le traité de 2003, la réduction des ogives est plutôt restreinte mais plus significative pour les véhicules de lancement, en particulier lorsqu’elle atteindra les 500 véhicules environ, y compris les lanceurs avec équipement traditionnel. (Il semble que les Américains seront d’accord avec la nécessité de prendre en considération les véhicules de lancement stratégiques avec équipement traditionnel et vecteurs nucléaires.)
Comme vous le savez, c’est nous qui avons parlé de « profonde » réduction du nombre de vecteurs stratégiques. Les commentateurs américains ont tendance à y voir une ruse habile de notre part, les Russes, disent-ils, vu la rapide détérioration de leur arsenal de missiles et une production insuffisante de nouveaux vecteurs, les perdront inévitablement dans des proportions croissantes, ils cherchent donc à pousser les Américains à réduire suffisamment leurs réserves. Mais les choses ne sont pas aussi évidentes. Le fait est que l’arsenal restant sera essentiellement constitué de vecteurs avec véhicules de rentrée unique, alors que les choses seront quelque peu différentes pour les Américains. De plus, les U.S.A. disposent de nombreux systèmes avancés le long de nos frontières capables d’opérer des frappes stratégiques. Nos systèmes dont la portée est inférieure à la portée des systèmes stratégiques n’en sont pas capables. A cela s’ajoute les missiles de croisière américains basés en mer, mentionnés plus haut. Voilà ce à quoi il faudra penser avant de décider une réduction drastique du nombre de nos vecteurs stratégiques. Espérons que nous avons encore suffisamment de personnel compétent pour prendre la bonne décision concernant ces questions. 

QUESTION. Quant est-il de la defense antimissile des Etats-Unis ? Les dirigeants russes ont en effet insisté pour l’associer à la réduction des armes nucléaires stratégiques.
RÉPONSE. Le point 5 de l’accord de « Compréhension mutuelle » stipule que le futur traité devra inclure une clause sur l’interdépendance des armes offensives stratégiques et des armes défensives stratégiques. Toutefois, le comportement d’Obama lors de la conférence de presse commune a donné l’impression qu’il n’était pas disposé à associer les réductions d’armes nucléaires offensives stratégiques à la defense antimissile globale des Etats-Unis. Ce qui a conduit notre Président à repenser à sa contrepartie de l’article 5. Je ne pense pas toutefois que les Américains accepteront de modifier leur position sur la poursuite du déploiement d’une defense antimissile à grande échelle. Ainsi, même en fixant des plafonds égaux pour les armes nucléaires stratégiques, cela entraînerait de facto pour nous une inégalité certaine ainsi qu’un déséquilibre croissant sur le plan nucléaire, qui serait à leur avantage. Ils y songent depuis le lancement par Reagan de « l’Initiative de Defense Stratégique» [en 1983] et plus tard, après l’effondrement de l’Union soviétique, l’abandon total du traité ABM de 1972. Ils pensaient en effet qu’après l’écrasante défaite de la Russie dans les années 90, elle ne serait plus en mesure de développer une defense antimissile à grande échelle efficace, permettant ainsi à l’Amérique d’avoir le monopole.
Si l’on jette un œil à la déclaration commune des deux présidents concernant les questions de defense antimissile, qui est par ailleurs un document très intéressant, on constate qu’il n’est nulle part question d’ABM. Le texte mentionne uniquement une « réponse coopérative à la prolifération de missiles balistiques », en d’autres mots, il n’est pas question d’équilibre nucléaire entre nous mais du déploiement de systèmes de defense antimissile contre les pays tiers, et pour le dire plus clairement, contre l’Iran et la Corée du Nord. Il s’agit là d’une vieille position américaine : aidez-nous d’abord à faire pression sur l’Iran et la Corée du Nord, en les forçant à capituler et ensuite nous pourrions songer à apporter quelques ajustements à nos projets pour la République tchèque et la Pologne. Et pour rendre cette position plus acceptable, les Américains déclarent à présent qu’ils réexamineront la question de l’efficacité d’un déploiement de systèmes ABM là-bas et du moment de ce déploiement, ils mentionnent aussi la possibilité d’informations communes, etc. Mais pour la Russie et sa sécurité, le problème ne peut être réduit à un simple ajustement des projets américains en République tchèque et en Pologne !

QUESTION. Pourquoi dans ce cas, les Américains auraient-ils accepté dans l’accord de «  Compréhension mutuelle » de mettre en corrélation les armes stratégiques et la defense antimissile ?
RÉPONSE. Je ne surestimerais pas ce fait. Je me souviens qu’en 1985 suite à une forte pression de notre part, dans le seul but de reprendre les pourparlers sur les armes stratégiques, ils avaient finalement accepté d’envisager cette question conjointement à celle de la defense antimissile et des dispositifs à moyenne portée. Ils ont accepté mais n’avaient pas l’intention de réellement le faire. Ils agissent souvent de la sorte. Leur tactique ici consiste simplement à achever les négociations sur les armes nucléaires stratégiques d’ici la fin de l’année 2009, tout en esquivant le débat sur le traité ABM et en annonçant ensuite bien haut qu’ils ont accepté une réduction drastique des armes de destruction massive mais que ce sont les Russes qui empêchent la mise en œuvre des accords, de par leur réticence à se montrer flexibles sur la question ABM. Ils lancent ainsi un appel œcuménique, leurs satellites et amis, soutenus par de nombreuses organisations non gouvernementales et volontaires idéalistes, pointent la Russie du doigt et l’accusent de tous les péchés. Et Moscou finit par capituler pour préserver la sécurité internationale et la prospérité de l’humanité. De leur côté, les Américains rient sournoisement. Ils ont en effet atteint leur but, ils ont renforcé leurs positions militaires au détriment de notre sécurité et, en même temps, ils apparaissent « blancs comme neige » comparés à nous.

QUESTION. Quant est-il de l’Iran et de la Corée du Nord ?
RÉPONSE. Les Etats-Unis ont délibérément conduit la question iranienne sur une voie de garage, entravant la conclusion d’un accord équitable avec l’Iran sur un usage pacifique de l’énergie nucléaire dans ce pays, visant un changement du régime existant. Si l’Iran adopte des positions proaméricaines, tout le tapage autour des programmes nucléaires iraniens et leurs prétendues conséquences menaçantes pour les Etats-Unis, la Russie, l’Europe cesseront immédiatement. Il est grand temps que ces Etats qui ne veulent absolument pas des armes nucléaires de l’Iran entament des négociations sérieuses avec Téhéran de manière à ce que le respect des obligations qui en découlent puisse être soumis à un strict contrôle international. Sinon les Etats-Unis nous accuseront d’être derrière la création des armes nucléaires iraniennes ou de déclencher une nouvelle guerre au Moyen-Orient. Soulignons que récemment [5 juillet 2009], le vice-président américain Biden a laissé entendre qu’une attaque de l’Iran était une décision souveraine d’Israël. En réalité, il s’agit d’une incitation à la guerre. Il est temps de mettre fin à tout cela et de ne plus suivre l’actuelle politique américaine peu prometteuse et très dangereuse qui consiste à forcer l’Iran à capituler purement et simplement. Ce sont d’ailleurs de vains calculs.

QUESTION. Mais outre les accords START [signés en 1991, ratifiés en 1993] et ABM [conclu en 1972 entre Nixon et Brejnev], plusieurs autres accords ont été signés. Que valent-ils ?
RÉPONSE. Il existe une déclaration commune sur la coopération dans le domaine du nucléaire. Cette déclaration comporte un paragraphe stipulant que les efforts seront poursuivis concernant l’entrée en vigueur d’accords sur la coopération bilatérale en vue d’un usage pacifique de l’énergie atomique. Notre Rosatom [Agence fédérale de l'énergie nucléaire russe] attend avec impatience un tel accord mais les Américains l’ont bloqué suite à notre intervention dans le Caucase. Nous verrons ce qu’il en résultera.
Il existe aussi une déclaration commune sur l’Afghanistan, laquelle renferme un nombre important de promesses de la part de la Russie pour soutenir les Etats-Unis, toujours incapables de vaincre les talibans ou de mettre fin à la production de drogues ou encore de stabiliser le pays et de renforcer le régime Karzai. Je pense que la situation en Afghanistan restera inchangée pendant un long moment encore, limitant la possibilité de mesures coercitives de la part des Etats-Unis dans d’autres régions, et en particulier le Moyen-Orient. De ce point de vue, le consentement de la Russie à utiliser la route de transit qui traverse son territoire pour la livraison de denrées alimentaires et d’équipements, y compris militaires, pour le compte des Etats-Unis et de ses alliés paraît donc logique dans un contexte politique plus vaste. Ceci dit, au vu de l’importance de notre mission pour les Etats-Unis et le transit visé, une question se pose : qu’avons-nous demandé et reçu en retour ? Malheureusement la réponse à cette question est floue. La création d’une commission présidentielle bilatérale Russie - USA et de plusieurs groupes de travail dirigés par des ministres et autres hauts fonctionnaires ? Nous avons déjà eu la Commission Gore-Chernomyrdin et les résultats de ses travaux étaient loin d’être impressionnants. Nous avons également déjà connu des situations où, outre les commissions intervenant au niveau ministériel, plusieurs douzaines de conseillers américains, grâce à Yeltsin et Chubais, avaient fait leur nid dans nos ministères. Et comme vous le savez les conséquences ont été désastreuses pour nous. Autrement dit, ce ne sont pas les commissions qui importent mais les changements au niveau de la stratégie américaine à l’égard de la Russie. Les incertitudes à ce propos sont nombreuses. Le conseiller de la Maison Blanche, McFaul, a carrément déclaré juste avant le départ d’Obama pour Moscou : « Nous n’allons pas rassurer les Russes, ni leur céder quelque chose ni même négocier avec eux l’expansion de l’OTAN ou la defense antimissile ». Et c’était visiblement le cas. C’est pourquoi nous ne céderons à aucune pression ou folle espérance. Bien sûr, nous saisirons toutes les opportunités qui s’offriront à nous suite à cette visite mais jusqu’ici il n’y a pas de raisons de se faire des illusions.

QUESTION. Dernière question. Que pensez-vous des projets de nouveaux accords avec les Etats-Unis sur la réduction des armes nucléaires et de leur idée d’éliminer toutes les armes nucléaires dans le monde, le fameux « Ground Zero » ?
RÉPONSE. Je ne pense pas que cette idée soit suffisamment réaliste. Néanmoins il peut être utile d’engager le dialogue sur ce sujet du moins pour ce qui est de ralentir l’érosion du Traité de non-prolifération [conclu en 1968, entré en vigueur en 1970]. Pour le reste, il ne faut pas oublier que par le passé, à l’époque où il existait un certain équilibre entre l’URSS et les Etats-Unis tant en ce qui concerne les armes nucléaires que les armes traditionnelles, il y avait de chaque côté des avantages à conclure des accords de réductions égales ou équivalentes de leurs vastes arsenaux. Mais depuis la situation a radicalement changé. Les Etats-Unis ont à présent l’avantage absolu, tant au niveau des armes nucléaires que des armes traditionnelles, sur tout adversaire potentiel ou groupe d’adversaires. Leur budget militaire - en période de « guerre froide » supposée à l’arrêt - a déjà dépassé les 400 milliards de dollars. Ils développent sans cesse leur potentiel militaire et cherchent ouvertement à acquérir la supériorité absolue non seulement sur terre et en mer mais aussi dans l’espace.
Dans de telles circonstances, les accords que nous signons avec eux sur les réductions d’armes doivent être élaborés en ayant à l’esprit une bonne compréhension de la situation et conclus avec la plus grande prudence. Autrement dit, moins nous nous engageons, plus nos chances d’agir avec les moyens limités à notre disposition seront grandes. Ce qui soulève inévitablement la question suivante : y a-t-il une bonne raison pour que nous devenions le principal voire l’unique partenaire des Etats-Unis dans les négociations sur la réduction des armes nucléaires alors que d’autres grandes puissances se tiennent tranquillement à l’écart du processus ? Avons-nous besoin de continuer à faire des concessions qui diminuent notre sécurité dans le seul but de remporter une victoire politique publique dans le cadre des négociations avec les Etats-Unis sur la limitation et la réduction des armes nucléaires ? Une chose est sûre c’est que dans la situation actuelle, ces avantages entraîneront inévitablement pour nous un déséquilibre.

Le site du PCFR est kprf.ru

Ce texte a été publié en Anglais sur le site : www.solidnet.org

http://www.ptb.be/nouvelles/article/sur-la-visite-du-president-obama-a-moscou.html  

 

n° 42 - Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’ - 06-08 – Suite - : La Georgie est devenue un satellite de l’orbite étasunienne, avec un président étasunien, des armes étasuniennes.

n° 42 - Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’ - 06-08 – Suite  - : La Georgie est devenue un satellite de l’orbite étasunienne, avec un président étasunien, des armes étasuniennes.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’. n° 42- 06-08

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Dénonçons la complicité de l’Otan avec Israël !

2-2 Le sénateur Philippe Mahoux (PS) propose d’interdire tout arsenal nucléaire en Belgique.

2-3 Les bombes américaines indésirables à Kleine Brogel ?

 


2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Dénonçons la complicité de l’Otan avec Israël !

L’offensive actuelle de l’armée israélienne contre le peuple palestinien de Gaza se préparait depuis des mois, de l'aveu même de responsables de la Défense israélienne.
Le partenariat privilégié entre Israël et l’Otan a conforté le gouvernement israélien dans l’assurance de l’impunité. La ministre israélienne Tzipi Livni a rencontré les reponsables de l’Otan au début décembre, pour conclure un accord qui « renforce et élargit les liens sécuritaires et diplomatiques » entre l’Otan et Israel. De tels accords permettent une collaboration plus étroite, notamment dans « la lutte antiterroriste, l’échange d’informations sécuritaires, l’accroissement des exercices militaires communs et l’action contre la prolifération des armes nucléaires » .
Israël se permet les violations les plus flagrantes des droits humains, des résolutions de l’ONU, de la Convention de Genève sur les droits des civils dans la guerre, affiche un mépris souverain pour le TNP. Les actions d'Israël qui visent délibérément des édifices civils et même des bâtiments de l'ONU sont des actions typiquement terroristes, visant à détourner par la terreur la population du Hamas. Toute l'hypocrisie du discours "anti-terroriste" de l'Otan est mise à nu par ses rapports privilégiés avec Israël, et par son grand silence sur les crimes d'aujourd'hui, qui contraste singulièrement avec la véhémence de son discours anti-russe lors de l'agression de la Géorgie en Ossétie du Sud.
L’Otan considère Israël comme un point d’appui important dans son ambition de devenir gendarme du monde. Ce qui donne le feu vert à Israël pour son offensive militaire dévastatrice, encouragée par ces récents accords de partenariat renforcé. L’Otan est aussi très intéressée à protéger la capacité militaire nucléaire d’Israël, en espérant par là maintenir un moyen de faire pression contre l’Iran. Israël est le seul pays du Moyen Orient qui possède des armes nucléaires et interdit tout contrôle de l’AIEA. Toute « publicité » autour de la centrale nucléaire et l’usine d’armes nucléaires de Dimona, (proche de la bande de Gaza) est un danger pour Israël, même si les roquettes lancées par le Hamas ne leur font courir aucun risque.
Tzipi Livni a déclaré lors d'un des multiples forum Otan-Israël que "l'OTAN et Israël sont des partenaires naturels et des alliés stratégiques. La Civilisation Occidentale et la communauté atlantique, que défend l'OTAN, sont l'habitat naturel d'Israël". Nous, nous ne voulons pas de cette vision de la Civilisation , et nous défendons d'autres valeurs que l'épuration ethnique, l'écrasement d'une population sous les bombes, ou son enfermement et son étranglement par un blocus barbare.
Les médias israéliens ont parlé récemment d'une "interposition" possible par des forces de l'Otan. L'Otan se tient résolument aux côtés d'Israël, une telle interposition, si elle a lieu, serait une nouvelle récompense pour le crime.
Il faut dénoncer et annuler tout partenariat entre l’Otan et Israël, et refuser toute présence de l’Otan dans une force internationale d’interposition entre Israël et la Palestine, avec ou sans mandat de l’ONU !
Le gouvernement belge est doublement complice d’Israël, par son alignement inconditionnel sur l’Otan et par la production et livraison d’armes et de matériel de transport militaire d’entreprises belges pour Israël. Il faut aussi dénoncer et faire stopper cela
!

http://www.csotan.org/textes/doc.php?art_id=427&type=communiqu%E9s


2-2 Le sénateur Philippe Mahoux (PS) propose d’interdire tout arsenal nucléaire en Belgique.

La fidélité à l’Otan et la dénucléarisation ne sont pas incompatibles », assène tranquillement le sénateur Philippe Mahoux (PS). Alors que le Namurois vient de déposer une proposition de loi visant à interdire tout système d’armement nucléaire en Belgique – tout système, y compris Otan ! – et qu’il entend obtenir dès la rentrée d’octobre la mise de ce texte à l’ordre du jour, il dissipe toute impression de légèreté, d’utopie ou de naïveté : « La naïveté n’est pas nécessaire, nous déclare-t-il, mais l’énergie est indispensable. »

Belle formule, mais encore ? Dévoilée par nos confrères de La Libre, l’idée du sénateur bénéficie d’un contexte partiellement favorable, à la fois géopolitique (l’arrivée d’Obama), technologique (la possible obsolescence de la dissuasion nucléaire face au projet US de bouclier antimissile) et stratégique (la Russie n’est plus l’ennemi principal).

En fait, près de 28 ans après les manifestations monstres qui ont vu 200.000 Belges manifester dans les rues de Bruxelles et rejeter l’installation de missiles américains Pershing en Europe (des missiles rebaptisés B61-10 et qui préfigurent ceux de Kleine-Brogel), la réduction de l’arsenal nucléaire américain stationné en Europe est déjà bien engagé. Sur les quatre dernières années, le nombre de têtes nucléaires US stationnées en Europe a été réduit de moitié.

Au total, depuis 1985, le nombre de têtes est passé de 8.972 à 240, soit une réduction de 97,3 %. Celles qui apparaissaient encore au début de la décennie comme étant les plus grandes bases du continent viennent de voir disparaître leurs capacités nucléaires : Ramstein (Allemagne, 130 bombes) et Lakenheath (Grande-Bretagne, 110 bombes) n’en auraient plus une seule. Ces têtes ont été rapatriées, notamment au Nouveau-Mexique, lors de mouvements qui se seraient produits entre 2004 et 2008. Quant à Kleine-Brogel, le nombre de bombes entreposées n’a rien de sacré, il peut lui aussi fluctuer puisqu’à l’origine, il y aurait eu non pas 20 (lire ci-dessous) mais 25 missiles stockés sur cette base.

Alors, pourquoi la Belgique ne pourrait-elle pas se dénucléariser tout en demeurant, selon la formule estampillée du ministre de la Défense Pieter De Crem (CD&V), un " partenaire petit mais fiable de l’Otan » ?

Le débat n’est pas neuf. Quelques mois avant la guerre d’Afghanistan, en avril 2001, le Premier ministre Guy Verhofstadt (VLD) déclarait : « Le vice-Premier ministre Louis Michel, le ministre de la Défense André Flahaut et moi-même sommes prêts à débattre au Parlement de la politique menée en matière d’armement nucléaire. (…) Un certain nombre de propositions sont actuellement sur la table au sein de l’Otan pour poursuivre le désarmement. » Verhofstadt ajoutait cependant : « En tant que membre de l’Otan, nous n’agirons que sur la base d’accords collectifs, sans quoi notre appartenance à l’Alliance n’aurait aucun sens. »

C’est là que la proposition Mahoux devient offensive : remarquant que le débat promis n’a jamais eu lieu, le sénateur propose que la Belgique aille de l’avant en suivant sa propre dynamique nationale. « Un peu d’immodestie n’est pas néfaste : s’il y a quelque chose à Kleine-Brogel, la loi le fera disparaître. » La défunte loi de compétence universelle nous enseigne le contraire. (....)

A cœur vaillant, tout est permis. Et la Belgique, grande productrice de petites armes, a démontré qu’elle pouvait jouer un rôle concret de pionnier : qui aurait pensé que les mines personnelles, les armes à sous-munitions, demain les armes à l’uranium appauvri voire au phosphore blanc, disparaîtraient progressivement de la planète simplement parce que onze millions d’habitants avaient « dégoupillé le désarmement » ?

Cependant, Philippe Mahoux s’attaque cette fois à des armes stratégiques, non plus tactiques. Des armes qui, comme le remarquait Verhofstadt Ier, se négocient au multilatéral. Sa démarche est-elle vouée à l’échec ?

Globalement, les chiffres européens sont encourageants, même s’il faut remarquer que ces dernières années, les Américains n’ont vidé de leurs bombes nucléaires que deux bases européennes qui leur appartenaient (Ramstein et Lakenheath), se gardant bien d’alléger le fardeau des autres pays Otan nucléarisés (Allemagne, Italie, Turquie, Pays-Bas et Belgique). Pour Washington, le « fardeau nucléaire » doit continuer à être partagé.

Mahoux, lui, ne parle pas de réduction de l’arsenal nucléaire ; il vise l’interdiction. Or la Belgique fait partie de l’Otan, et le concept stratégique de l’Alliance demeure inchangé à ce jour : il stipule que « les armes nucléaires apportent une contribution unique en rendant incalculables et inacceptables les risques que comporterait une agression contre l’Alliance. Elles restent donc indispensables au maintien de la paix. »

Ce concept date de 1999 déjà et doit évoluer ces prochains mois, sur base d’une réflexion ouverte en ce début juillet. C’est pourquoi l’ouverture d’un débat belge est une grande idée, susceptible d’inspirer d’autres débats nationaux au sein de l’Otan.

Mais en attendant, si Philippe Mahoux veut que la Belgique n’assume plus cette part nucléaire du fardeau Otan (tout en conservant, « il va de soi », le Shape à Casteau et le siège de l’Otan à Evere…), il est à craindre que cette demande ne fasse l’objet d’une tentative de grand troc.

Renvoyer les têtes nucléaires US aux Etats-Unis sans rompre avec la doctrine nucléaire Otan, c’est ouvrir la porte aux têtes nucléaires françaises et britanniques sur tout le territoire de l’Europe. Et si nous ne les abritons pas, nous les financerons.

Expulser les têtes nucléaires US hors de la seule Belgique pour les concentrer ailleurs en Europe, ouvrira sans doute un tout autre troc : comment la Belgique démontrera-t-elle son indéfectible loyauté ? Par un engagement opérationnel hasardeux (Somalie, Sud afghan) ?

Une seule porte de sortie existe : elle est collective, après avoir décidé collectivement (éventuellement avec l’apport d’un débat politique belge) de la sortie du nucléaire militaire.

Un franc-tireur n’aura pas raison d’une bombe atomique.

La proposition du sénateur Ph. Mahoux a déjà le grand mérite de relancer le débat public sur la question des bombes nucléaires US stationnées à Kleine Brogel.

Et de relier la présence (qui n'est plus contestée par personne) de ces bombes à la stratégie nucléaire de l'OTAN.(CP)

Extrait du journal LE SOIR, 28 juillet 2009 - 


2-3 Les bombes américaines indésirables à Kleine Brogel ?

Une proposition de loi du chef du groupe PS du Sénat entend interdire toute arme nucléaire en Belgique.  

Les armes nucléaires que l’Otan maintient à Kleine Brogel vont-elles devoir quitter le territoire belge ? Le débat est relancé à la faveur du dépôt d’une proposition de loi.

En septembre, le sénateur Philippe Mahoux (PS) déposera un texte prévoyant la prohibition "de la fabrication, de la réparation, de l’exposition, de la vente, du transport et du dépôt sur le territoire belge des systèmes d’armement nucléaire". Le quotidien japonais "Mainichi Shimbun" a révélé la teneur de cette proposition de loi vendredi dernier sur son site Internet anglophone, "The Mainichi Daily News" (1). Ayant connu les affres de l’utilisation du nucléaire militaire, les Japonais semblent très attentifs aux initiatives législatives prises dans ce domaine.

Le sénateur Mahoux persiste et signe. Après avoir obtenu l’interdiction en Belgique des mines antipersonnel, des bombes à sous-munitions et des armes à uranium appauvri, il vise donc à présent les armes nucléaires. La logique de cette croisade est limpide : il s’agit de prohiber les armes "sales", c’est-à-dire celles qui provoquent des dommages irréparables parmi les civils en marge des conflits armés. Ainsi, des mines antipersonnel, des bombes à sous-munitions et des armes à uranium appauvri utilisées par les militaires en temps de guerre subsistent après la fin des conflits et déciment ou estropient la population civile. En tant que chirurgien ayant travaillé pour Médecins sans Frontières, Philippe Mahoux est sensible au sort de ces civils. À l’égard des armes nucléaires, "je pense que l’on peut avoir une démarche identique à celle que l’on a eue vis-à-vis de ces autres armes ayant des effets retardés sur les civils", nous explique le sénateur Mahoux.

Mais à la différence des précédentes propositions du parlementaire en matière d’interdiction des armes, celle relative au nucléaire militaire risque de susciter un vif débat, jusqu’au sein du gouvernement fédéral. En effet, en vertu de traités bilatéraux conclus avec les Etats-Unis, notre pays accueille sur son territoire des armes nucléaires, entreposées dans la base de Kleine Brogel. Le nombre de bombes atomiques stockées est classé "secret défense".

Officiellement, le gouvernement belge ne confirme ni ne dément la présence de ces armes. S’il la confirmait, il devrait faire face à des citoyens (et électeurs) majoritairement hostiles à l’entreposage des bombes. Et si la Belgique démentait détenir ces armes nucléaires, elle irriterait ses alliés de l’Otan (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord). Ceux-ci participent également au programme nucléaire militaire de l’organisation et, à ce titre, accueillent aussi des armes atomiques sur leur territoire.

Comme l’explique le professeur André Dumoulin, spécialiste de la question, "au départ, ce sont des charges qui sont considérées comme dissuasives". Selon lui, "la démarche de Mahoux est dans l’air du temps : grâce à la nouvelle présidence aux Etats-Unis et aux négociations russo-américaines sur la réduction des charges nucléaires stratégiques, on pourrait imaginer que les Américains retirent éventuellement tout ou partie de leurs bombes B-61 (type des armes entreposées à Kleine Brogel, NdlR) , estimant et espérant que les Russes fassent de même".

Mais, tempère-t-il, "est-ce que la proposition belge peut influer sur une décision américaine ? J’en doute. Je pense que c’est un discours à usage interne. Eventuellement, si la proposition est adoptée et donc acceptée indirectement par le gouvernement, ça peut être utile dans le cadre de la conférence de suivi du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (qui a lieu en 2010, NdlR)" . La Belgique adopterait ainsi une nouvelle attitude sur la question de ces armes.

Tout dépendra donc du débat politique sur cet épineux sujet. Philippe Mahoux entend bien convaincre les autres parlementaires. "Soit on croit que l’on peut dénucléariser, soit on n’y croit pas; mais si on y croit, il faut avancer", affirme-t-il. La rentrée de septembre s’annonce déjà chaude.

(1) Site Internet du "Mainichi Daily News" : http://mdn.mainichi.jp

Extrait de La Libre Belgique - 27 juillet 2009


n° 42 - Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’ - 06-08 – fIN- : La Georgie est devenue un satellite de l’orbite étasunienne, avec un président étasunien, des armes étasuniennes.

n° 42 - Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’ - 06-08 – fin  - : La Georgie est devenue un satellite de l’orbite étasunienne, avec un président étasunien, des armes étasuniennes.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’. n° 42- 06-08

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 André Serra : La Georgie est devenue un satellite de l’orbite étasunienne, avec un président étasunien, des armes étasuniennes.

3-2 Paul Craig Roberts : La République des insouciants.

3-3 F. William Engdahl : Les Usa cherche l'encerclement nucléaire par l'OTAN de la Russie.

3-4 Daniel Vernet : Le retour du leadership américain…

3-5 Marielle Bernard : OTAN-Russie, la suspicion éternelle.

3-6 Laure Delcour: L’OTAN et la Russie : nouvelles perspectives de coopération ou impasse ?

3-7 Marcel Poznanski : L’Otan développe ses tentacules sur tous les océans du monde.

3-8 L'Union africaine invitée à collaborer avec l'Otan sur la défense…

4 Annexe

4-1 Traité nucléaire START 1 : l´obstination des États-Unis.

 


3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

3-1 André Serra : La Georgie est devenue un satellite de l’orbite étasunienne, avec un président étasunien, des armes étasuniennes

Lorsqu’une maison brûle, l’arroser d’essence n’est pas une bonne méthode pour éteindre l’incendie. Aussi, dans l’affaire du Caucase, faut-il y aller avec une bonne dose de rationalité si on veut bien comprendre les événements et les comportements des acteurs, en s’interdisant bien sûr les préjugés, les émotions et les affirmations expéditives, et en lisant le moins possible les médias.

Dressons d’abord un état des lieux sommaire.

Après l’effondrement de l’Union Soviétique, les anciennes Républiques Autonomes ont choisi d’être indépendantes de la Russie.

Tout au plus ont-elles souvent accepté d’adhérer à la CEI (Communauté des États Indépendants), structure politique assez lâche qui constitue une sorte de structure de concertation. Cela se passe plutôt bien avec les cinq républiques situées entre Chine et Caspienne : Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Turkménistan.

*1*
Rappelons par contre le conflit qui a opposé l’Arménie et l’Azerbaïdjan entre 1988 et 1994, en raison de l’existence à l’intérieur de l’Azerbaïdjan d’une zone montagneuse, le Haut-Karabagh, essentiellement peuplée d’Arméniens. La population de cette enclave choisit à son tour de prendre son indépendance, puis après un référendum positif proclama la République du Haut-Karabagh.

L’Azerbaïdjan protesta et voulut alors récupérer ce territoire qui lui avait été dévolu par la grâce de Staline aux alentours de 1920, malgré les protestations de ses habitants – est-ce que ça vous rappelle quelque chose de récent ? – une guerre s’ensuivit et l’Arménie s’en mêla pour assister sa population sœur de l’enclave.

Un cessez-le-feu intervint en 1994. Le Haut-Karabagh se rattacha logiquement à l’Arménie, mais la communauté internationale ne reconnut pas l'indépendance du Haut-Karabagh et considère toujours aujourd’hui qu'il fait partie de l'Azerbaïdjan – est-ce que ça ne vous rappelle pas aussi quelque chose ? – mais heureusement, l’Arménie et l’Azerbaïdjan étaient peuplés de gens plus sages que ceux qui régissent aujourd’hui la «communauté internationale», et les choses s’arrêtèrent là.
Pour résoudre ce conflit, on s’appuya donc sur le principe selon lequel la terre appartient à celui qui l’habite, ce qui semble fort raisonnable, car par le jeu des migrations et de la démographie, il est tout à fait évident que les frontières démographiques évoluent et finissent par ne plus coïncider avec les frontières politiques, dont le tracé est surtout fonction des lignes de puissance qui fracturent le monde. Il semble donc normal que des réajustements de frontières doivent finir par s’imposer d’une façon ou d’une autre en fonction du désir des populations concernées, en tenant compte du fait que des populations ayant une unité culturelle forte [langue, religion, ethnie] trouvent très naturel de vivre ensemble sur un même territoire.

C’est d’ailleurs en raison de ces considérations que l’indépendance du Kosovo a été admise récemment par la «communauté internationale», en violation des principes de la charte des Nations Unies qui font de la fixité des frontières un précepte absolu.
*2*
La même chose vient de se produire un peu plus à l’ouest du Caucase entre la Georgie et deux de ses enclaves, l’Abkhazie et l’Ossétie du sud qui lui avaient été dévolues en 1922, à nouveau par Staline. Mais cette fois, la «communauté internationale» glapit contre la Russie, qui avait agi de la même manière dans le conflit arménien, 14 ans auparavant, à la satisfaction de tous.

Surprenant !

Pourquoi ?

J’ai eu beau chercher, je n’ai trouvé aucune raison objective à cette attitude. Finalement, je me suis rabattu sur une idée qui ne me satisfait guère : c’est que la Georgie était devenue un satellite de l’orbite étasunienne, avec un président étasunien, des armes étasuniennes, et même deux mille « conseillers militaires étasuniens » qui ont dû se carapater très vite à travers la Turquie pour ne pas être capturés par l’armée russe et être montrés sur tous les écrans du monde comme preuves du complot de Bush.

Au passage, j’ai remarqué que la seule timide preuve de la non forfaiture des Étasuniens dans cette affaire tient à deux déclarations de l’ambassadeur des É-U à Tbilissi, et de la secrétaire d’État Rice, indiquant que les États-Unis avaient conseillé Saakachvili de ne pas entreprendre d’opération militaire contre les enclaves.  Personne n’a réagi à la suite de ces déclarations. Elles sont pourtant lourdes de sens.
D’abord elles ont été faites huit à dix jours après le premier engagement, ce qui laisse à penser que les É-U voulaient attendre de savoir comment le vent allait tourner avant de se défausser. Curieux ! Mais surtout, elles constituent l’aveu que les É-U étaient au courant des intentions de Saakachvili, et qu’ils n’ont rien fait pour l’en dissuader, le fait de seulement le mettre en garde n’étant pas acceptable, puisque l’armée georgienne a été constituée par les fameux « conseillers militaires étasuniens », entièrement équipée de matériel étasunien et entrainée par eux.

Ils avaient donc le pouvoir d’imposer à Saakachvili de rester tranquille.

*3*
Autre chose curieuse :
la plupart des gens ont parfaitement compris que la Georgie était l’agresseur de premier niveau. Alors s’est ensuite déclenchée une nouvelle guerre, médiatique cette fois et l’assourdissant caquetage des associés de l’OTAN a réussi à faire croire aux médias que, tout bien pesé, c’était la Russie l’agresseur. Pourquoi ?
La seule explication que j’ai trouvée peut paraitre un peu simpliste, mais je la donne quand même : l’armée georgienne est une création des États-Unis. Bien qu’équipée de pied en cape par les États-Unis et entraînée par les redoutables « conseillers militaires étasuniens », elle n’a pas tenu 24 heures devant les Russes. Où était donc le problème ? Je pense que les Étasuniens en étaient restés au souvenir de la lourde et inefficace armée soviétique, alors qu’ils se sont heurtés à une armée moderne, parfaitement organisée et commandée. On est loin de la guerre de Tchétchénie où les Russes se battaient contre des bandes terroristes.

Il fallait donc impérativement masquer ce nouvel échec des États-Unis par un vacarme médiatique tonitruant et passer pour la victime plutôt que pour l’agresseur. Pure hypocrisie ! Pour cela, un bouc émissaire était nécessaire, et… comme l’écrivait notre bon

La Fontaine :

Un loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu’il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l’herbe d’autrui ! Quel crime abominable !
Rien que la mort n’était capable
D’expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de Cour vous rendront blanc ou noir.

D’où, l’ostracisme dont la Russie est maintenant l’objet.

On voulait bien qu’elle soit intervenue pour protéger les Ossètes, mais envahir le chérubin étasunien, quel épouvantable crime ! Elle l’aurait fait, paraît-il, d’une manière excessive. Avons-nous déjà vu qu’une guerre ne soit pas violente? Une guerre pacifique en somme, dont des exemples seraient peut-être celles d’Afghanistan et d’Irak.

Si les troupes russes restent un peu plus longtemps que prévu, quelle en est l’importance? On peut comprendre  que la Russie finisse de nettoyer ce qui reste de l’armée « américaine » de Saakachvili, pour qu’il ne soit pas tenté de recommencer. Logique aussi que les troupes russes repartent avec une prime de risque sous la forme du matériel offert par la Graaande Amérique et dont les secrets, s’ils en contiennent, peuvent être très précieux pour l’avenir, dans les drones, le matériel de communication et bien d’autres objet militaires sophistiqués. Une telle récolte ne se fait pas du jour au lendemain. Mais, visiblement, cela met mal à l’aise l’oncle Sam, qui préfèrerait garder ses petits secrets.

Le journal « Le Monde » est même allé jusqu’à soupçonner la Russie de vouloir annexer la Georgie. Quelle stupidité ! Il s’agissait simplement de neutraliser ce pays dont Saakachvili  voulait faire le levier qui ferait tomber l’ours Russe. Trop petit, le mercenaire étasunien !

On n’en est pas resté là. Faute d’avoir réussi à faire trébucher l’ours russe, on allait donc  le bannir de l’OTAN, du G8, de l’OMC, bref de toutes les précieuses innovations étasuniennes fabriquées pour domestiquer le monde et promener en laisse ses courtisans. Jusqu’ici, ça avait parfaitement marché. Mais à présent ?

L’OTAN ne comprend à peu près que l’armée des É-U et  vogue d’échec en échec. À part les É-U, les autres font tapisserie et ne savent qu’offrir leur territoire pour le truffer de bases militaires étasuniennes. Qu’y ferait la Russie ? Ça ne peut plus guère l’intéresser.

Le G8 est un club qui s’occupe des affaires du monde. Ah bon ! Et bien dans quel foutu état serait le monde si le G8 ne s’en occupait pas! À part demander à la Chine à chaque réunion de réévaluer le yuan – ce qu’elle ne fait pas, ou peu – que fait-il? S’ajouter la Russie ne ferait qu’admettre un bavard de plus et Poutine a vraiment autre chose à faire que de se balader pour prendre l’apéritif avec les grands de ce monde.
L’OMC contrôle le commerce mondial. Ah oui ! La belle affaire! Le monde n’a pas attendu l’OMC pour commercer sur toute la planète depuis des temps immémoriaux. Lorsqu’une plainte est déposée sur le bureau de l’OMC pour violation des accords, il faut un minimum de deux ans pour instruire l’affaire. S’y ajoutent deux autres années pour l’appel qu’interjette nécessairement le pays délinquant. Il faut ensuite à peu près doubler ce temps, car il est possible de faire traîner éternellement les procédures sous prétexte d’études d’expert et de contre étude d’experts de la partie adverse. Je dois en oublier. Consultez les dossiers de plaintes non traitées, comme celles du Canada contre les É-U par exemple. Vous serez surpris.

L’OMC ne sert donc à rien. À preuve le récent échec du cycle de Doha au sujet des produits agricoles. Franchement, qu’irait faire dans cette galère la Russie, alors qu’il est si rapide et si efficace de revenir à la pratique des anciens accords bilatéraux, dont la mise en place était facile et qui donnaient satisfaction à tout le monde. La Russie n’a jamais souffert de ne pas appartenir à ce nouveau club étasunien.

Donc, toutes ces menaces envers la Russie ne servent à rien, sinon à souligner l’impuissance dans laquelle se trouvent ceux qui les profèrent. Il est pourtant facile d’imaginer ce que devraient faire tous ces gorgés d’importance pour que la Russie sortent plus rapidement de la Georgie. Il faudrait tout simplement qu’ils cessent de japper en tournant autour d’elle comme des caniches autour d’un chien danois. Ce qui doit prodigieusement amuser Poutine et Medvedev.

André Serra       

http://andreserra.blogauteurs.net/blog/

http://citoyen.onf.ca/otan-et-russie-les-animaux-malades-de-la-peste?dossier_nid=1274


3-2 Paul Craig Roberts : La République des insouciants.

La grande maison-close sur le Potomac :

Tandis que les Américains célèbrent le 4 juillet, ils peuvent contempler que l’union « d’Etats indépendants et libres », à l’instar de l’ancienne puissance coloniale britannique, a évolué dans sa manifestation finale – une maison-close totale.

Tandis que les membres du parlement à Londres mettent en note de frais la moindre dépense personnelle, y compris la location de films X, un quotidien américain a mis aux enchères le reportage sur la politique publique jusqu’à ce que politico-com dévoile l’affaire.

A Washington, tout est à vendre, y compris l’intégrité des journalistes.

Le Washington Post, qui a abandonné le reportage d’investigation il y a des lustres, a décidé de gonfler ses revenus en baisse en écartant les cuisses. La division business du Post a publié un prospectus proposant aux lobbyistes d’accéder à ces « quelques puissants » dans l’administration d’Obama, du Congrès et parmi les rédacteurs en chef et journalistes du Post qui décident de la politique de la nation, comme la santé, dans la luxueuse demeure de la patronne du Post.
Le prospectus du Washington Post offrait un prix discount de seulement 25.000 dollars pour une « discussion de salon » afin d’interagir avec les décideurs politiques et 250.000 dollars pour 11 sessions.
Hélas, des gens dotés d’un sens démodé de l’intégrité ont attaqué le nouveau business modèle du Washington Post, et la patronne du Post, Katharine Weymouth, a dû annuler cette offre qui aurait sauvé son journal en le transformant en « facilitateur pour les rencontres privées entre lobbyistes et officiels ».
Je dis : Que les moralistes démodés aillent en enfer ! L’Amérique serait mieux servie si le Washington Post vendait des accès aux lobbyistes au lieu de vendre les Opérations Psychologiques du gouvernement des Etats-Unis en Iran, en Afghanistan, en Irak, en Georgie, en Ukraine, en Serbie, au Venezuela, au Honduras et partout ailleurs, pour lesquelles ce journal reçoit des miettes : le journaliste peut dire à son rédac chef qu’il a une source de première main au sein du gouvernement, à peine une récompense adéquate pour les guerres qui coûtent aux contribuables américains des centaines de milliards de dollars à un moment où les Américains ne peuvent rembourser les crédits hypothécaires sur leurs maisons.
L’Amérique s’en sortirait mieux si les putes du Washington Post tapinaient pour les lobbyistes plutôt que pour l’Etat impérialiste des Etats-Unis, qui n’a pas réussi à ajuster ses ambitions impérialistes à sa faillite. Comme exemple de tapinage pour l’impérialisme étasunien, le 2 juillet, le Washington Post a rapporté l’affirmation d’Obama selon laquelle le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, est une personne qui vit en partie dans le passé, avec un « pied dans les anciennes manières de faire des affaires et un pied dans la nouvelle manière ».
Si Poutine a « un pied dans la nouvelle [manière de faire des affaires] », il est en avance sur Obama, qui a les deux pieds dans le passé.
Obama a déclaré que Poutine a besoin d’apprendre que les « vieilles approches de la Guerre Froide » dans les relations avec les Etats-Unis sont « démodées ».
Le Post a rapporté ceci comme si un échec de Poutine mettait en danger les relations russo-américaines. Le Post n’a pas fait remarquer que c’est Obama, et non Poutine, qui a des guerres d’agression contre trois pays indépendants – l’Irak, l’Afghanistan et le Pakistan, avec une quatrième guerre qui menace avec l’Iran. Nous savons pour sûr que ces guerres trouvent leurs origines dans les mensonges et les tromperies de l’administration Bush, mais Obama poursuit ces occupations et étend ces guerres, soutenant ainsi ces tromperies.
C’est la maison-close de Washington qui a abrogé unilatéralement le traité contre les missiles anti-balistiques avec la Russie et commencé à construire des sites de missiles anti-balistiques destinés à nier la dissuasion nucléaire de la Russie. Si les armes nucléaires de la Russie peuvent être rendues inutiles, la Russie peut être soumise pour accepter la volonté hégémonique de l’Amérique et l’hégémonie des Etats-Unis avancera d’un nouveau pas.
C’est Washington qui encercle la Russie avec ses bases militaires : une base anti-balistique en Pologne, un radar de défense anti-balistique dans la République Tchèque, des « révolutions de couleur » fabriquées en Amérique, qui ont mis au pouvoir des gouvernements fantoches à la solde des Américains, en Serbie, en Ukraine et en Georgie, avec des échecs dans les anciennes parties intégrantes de l’Asie Centrale soviétique.
L’OTAN, autrefois une alliance euro-américaine contre l’invasion soviétique de l’Europe occidentale est à présent une force mercenaire américaine combattant pour l’Amérique en Afghanistan et tentant d’encercler la Russie, de la Baltique à l’Asie Centrale.
Obama sera bientôt en route pour la Russie pour discuter si oui ou non la Russie est d’accord pour céder aux exigences étasuniennes de se prosterner devant l’hégémonie étasunienne. Obama espère monter le Premier ministre Poutine contre le Président Medvedev, à l’instar des discordes que Washington a facilitées entre les ayatollahs ambitieux qui dirigent l’Iran. Si Obama peut dresser Poutine et Medvedev l’un contre l’autre, la Russie sera neutralisée.
Cela laisserait la Chine comme unique obstacle à l’hégémonie mondiale des Etats-Unis.
Les Etats-Unis n’ont plus de presse. Mais ils ont un ministère de la propagande. Les Américains ont été programmés par des jours de propagande que l’Iran islamique, un membre de « l’axe du mal » désigné par les Etats-Unis, a volé l’élection aux électeurs iraniens. Selon le ministre étasunien de la propagande, le peuple iranien est allié au gouvernement des Etats-Unis contre le gouvernement iranien.
Même les gens qui sont considérés comme des experts sur l’Iran ont dit, sans la moindre preuve, que les élections ont été volées. L’un de leurs arguments est que trois heures ne suffisaient pas à compter tous les suffrages et pourtant il avait été annoncé qu’Ahmadinejad avait gagné. L’ignorance des « experts » a fait du vol [de l’élection iranienne] une certitude pour les téléspectateurs de la TV américaine.
Ces « experts », qui ont lancé cette affirmation, ignorent visiblement les procédures électorales iraniennes. Pour ces « experts » ignorants et les Américains trompés par eux, voici comment cela fonctionne :
Il y a plus de 45.000 bureaux de vote, ce qui veut dire moins de 1.000 bulletins de vote par bureau, un chiffre facile à compter et à rapporter en trois heures. A chaque bureau de vote il y a une douzaine ou plus d’observateurs, dont les représentants de tous les candidats, des représentants du Conseil des Gardiens et la police locale. Les bulletins de vote sont comptés en présence de tous et tous signent les documents attestant le résultat dans le bureau de vote.
Les totaux sont transmis à un bureau central dans la région qui a des représentants des candidats et du Conseil des Gardiens, où ils sont vérifiés par une douzaine ou une douzaine et demie de témoins ; De là, le décompte des voix est transmis au ministère de l’intérieur qui annonce le résultat.
A moins que ces procédures n’aient pas été suivies – et il n’y a aucune preuve que ce fut le cas – il est impossible de voler une élection iranienne. Il est beaucoup plus facile de voler une élection en Amérique, ce qui se produit régulièrement.
Il y a des milliers, en fait des dizaines de milliers de témoins, peut-être des centaines de milliers, dans les scrutins iraniens. Pourtant, Moussavi et ses supporters corrompus qui font partie de la riche élite iranienne, laquelle lutte pour le pouvoir personnel en Iran, contestent le vote. Les gosses dans les rues étaient les dupes habituels. A ce stade dans l’histoire, comment peut-on croire qu’il y a un candidat pur qui veuille amener la liberté et la justice au peuple ? Partout. Dans quelque pays que ce soit, y compris aux Etats-Unis.
Les « experts » ignorants ont fait beaucoup de bruit sur le fait que 50 villes ont eu des votes supérieurs aux électeurs enregistrés. Une fois encore, voici la démonstration de la totale ignorance des « experts sur l’Iran ». En Iran, les électeurs peuvent voter là où ils se trouvent le jour de l’élection. Les gens en vacances, les hommes d’affaires en voyage, les journaliers ; et l’absence partielle de bureaux de vote distincts peut produire un compte des suffrages excédant la population locale enregistrée.
Le Conseil des Gardiens a examiné ces différences, les ont additionnées et remarqué qui si le vote additionnel était frauduleux, le nombre était insuffisant pour affecter le résultat.
Le Conseil des Gardiens a accepté d’afficher tous les décomptes.
Avez-vous appris ces faits de Fox News, de CNN, du New York Times, de la CIA ou des bloggers du Mossad ? Bien sûr que non ! A chaque fois que « votre » média ouvre la bouche, sortent des mensonges qui servent la propagande hégémonique du gouvernement des Etats-Unis.
Le salut de l’Amérique repose sur Charles Pelton [le directeur général du Washington Post] et les managers en marge des affaires du Washington Post. Une fois les médias américains devenus, de toute évidence, des maisons-closes, ce qui est le cas, les Américains pourraient sortir de leur stupeur et apprendre à reconnaître les faits et à penser par eux-mêmes.
Mais ne rêvez pas ! De ce que j’ai vu, à quelques exceptions près, il n’y a pas plus idiots et insouciants que les Américains. Et ils pensent qu’ils sont le sel de la terre !

Paul Craig Roberts
CounterPunch,

5 juillet 2009

article original : "The Big Whorehouse on the Potomac"

http://questionscritiques.free.fr/edito/CP/Paul_Craig_Roberts/Washington-Post_lobbyistes_Iran_Obama_040709.htm


3-3 F. William Engdahl : Les Usa cherche l'encerclement nucléaire par l'OTAN de la Russie.
"...Washington joue en fait potentiellement sur le nucléaire en escaladant la pression pour pousser la Georgie et l'Ukraine au sein de l'OTAN..."
Une Guerre en Gestation
La République du Caucase, la Georgie, n'est pas un acteur principal sur la scène mondiale au sein des nations.

Pourtant Washington y a investi de vastes sommes d'argent et a fait en sorte de placer au poste de président un despote à sa botte, Mikhail Saakashvili, pour clore l'encerclement nucléaire par l'OTAN de la Russie.

La secrétaire d'état US Condoleezza Rice s'est rendue dans la capitale Tbilisi et a vivement critiqué Moscou pour le soutien aux états séparatistes de Georgie, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud., accusant explicitement Moscou d'une guerre imminente qu'en fait Washington suscite pour faire accepter l'adhésion de la georgie dans l'OTAN lors de sa prochaine réunion en décembre.

Les médias occidentaux ont soit eu tendance à ignorer les tensions croissantes dans la région stratégique du Caucase soit suggéré, comme Rice le fait, qu'à l'origine du conflit on trouve le soutien russe aux velléités indépendantistes des républiques d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud. En réalité, c'est une partie d'échecs bien différente qui se joue dans la région, une partie qui a le potentiel de servir de détonateur pour une escalade majeure des tensions entre Moscou et l'OTAN.Le problème sous jacent c'est le fait que depuis la dissolution du Pacte de Varsovie en 1991, les anciens membres, de même que d'anciens états de l'Union Soviétique, ont été, les uns après les autres, persuadés, et dans bien des cas achetés à l'aide de fausses promesses par Washington de rejoindre l'OTAN, organisation prétendument créée pour contrer le Pacte de Varsovie.Plutôt que d'initier des discussions après la dissolution du Pacte de Varsovie en 1991 sur la dissolution automatique de l'OTAN, Washington a systématiquement transformé l'OTAN en ce que l'on peut appeler le véhicule militaire de la domination impériale américaine, lié par un réseau de bases militaires allant du Kosovo à la Pologne, à la Turquie, l'Irak et l'Afghanistan.En 1999, les anciens membres du Pacte de Varsovie, la Hongrie, la Pologne, et la République Tchèque ont rejoint l'OTAN. La Bulgarie, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, et la Slovaquie, ont suivi en mars 2004. Maintenant Washington exerce une énorme pression sur les membres de l'OTAN appartenant à l'UE, spécialement l'Allemagne et la France, pour qu'ils votent en décembre l'adhésion de la Géorgie et l'Ukraine.
Perspective d'une confrontation militaire Georgie Abkhazie

L'actuelle escalade des tensions dans la région ont commencé en mai quand l'Abkhazie a dit avoir descendu deux drones géorgiens dans son espace aérien. L'annonce est survenue deux semaines après que la Georgie ait accusé la Russie d'avoir abattu un drone au dessus de l'Abkhazie, que Tsibili considère comme son territoire souverain. Moscou a nié son implication.
La Russie administre un contingent de maintien de la paix en Abkhazie et en Ossétie du sud depuis les conflits sanglants dans les années 90, et a envoyé des troupes en renfort en Abkhazie récemment pour dissuader la Georgie de ce que Moscou considère comme une offensive militaire planifiée géorgienne. Entre les deux partis, Georgie et Abkhazie, le conflit est suspendu depuis 1993, lorsque les séparatistes abkhazes, soutenus par des forces russes, ont réussi à chasser les géorgiens de la province.

Tsibili affirme sa souveraineté sur l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud et faire référence à celles-ci comme des républiques « en sécession ». En 2001, des troupes géorgiennes rejointes par des mujahideen entraînés par des soldats tchétchènes de la province russe musulmane voisine de Tchétchénie, ont monté une attaque qui a échoué contre l'Abkhazie.

Dans une analyse de ce que pourrait être une confrontation militaire possible, un peu avant une guerre nucléaire entre la Russie et l'OTAN, le commentateur militaire, Ilya Kramnik, de l'agence d'information gouvernementale Ria Novosti, a présenté les forces des deux camps. Fin 2007, les forces armées géorgiennes avaient environ 33 000 officiers et hommes de troupes, dont 22 000 intégrés dans 5 brigades, et 8 bataillions séparés. Ces unités disposaient de plus de 200 tanks, dont 40 T-55 et 165 T-72 tanks de combat qui sont actuellement en révision.

Kramnik a dit que l'armée géorgienne fait face à une force solide d'auto defense abkhaze de 10 000 hommes, disposant de 60 tanks, dont 40 T-72s, et 85 pièces d'artillerie et mortiers, dont plusieurs douzaines de calibre 122-152 mm, et de 116 véhicule blindés de différents types, d'un grand nombre d'armes anti tanks allant des lances roquettes RPG-7 aux missiles guidés anti tanks Konkurs-M ( ATMGs). La marine abkhaze a plus de 20 vedettes armées de mitrailleuses et de canonnières de petit calibre.

Mais plus décisif encore, comme cela a été démontré lors du conflit Georgie Abkhazie de 1992-1993, même de petites unités peuvent résister pendant longtemps à des forces armées supérieures dans des zones montagneuses. Par conséquent, le résultat d'un hypothétique conflit dépendrait du niveau d'entraînement militaire de l'agresseur et de l'influence de tierces parties, principalement les unités russes des forces de maintien de la paix du Commonwealth Collectif des Etats Indépendants. Les forces armées de la Georgie sont connues pour être corrompues et peu entraînées.

Bien que les Etats-Unis aient entraîné des unités d'élite georgiennes ces dernières années, les capacités de combat de tous les autres éléments sont incertaines. Il n'y a pas de sergents formés et le moral des troupes est bas. 50% seulement de l'équipement militaire est opérationnel et des opérations coordonnées dans des conditions défavorables sont impossibles.
Les forces armées abkhazes ont une capacité de frappe bien plus dévastatrice parce qu'elles résisteraient à un agresseur qui a déjà essayé de priver la république de son indépendance. Et les unités abkhazes sont commandées par des officiers qui ont été formés dans des écoles militaires russes. Un grand nombre d'entre eux ont combattu au début des années 90. La plupart des analystes sont d'accord pour dire que l'armée abkhaze est prête au combat et ne souffre pas de corruption. Moscou a récemment renforcé le contingent local de maintien de la paix. Les états voisins du Caucase dont l'Ossétie du Sud prennent le parti de l'Abkhazie et sont prêts à s'en prendre à la Georgie.

La stratégie possible de Moscou
Moscou a opéré un rapprochement avec les deux petites républiques sur fond de candidature de la Georgie à l'OTAN et la reconnaissance par l'Ouest de l'indépendance du Kosovo de la Serbie. Cependant, la Russie n'a pas formellement reconnu l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud.
Néanmoins, Moscou soutient depuis longtemps l'indépendance de facto de l'Abkhazie.

Elle a accordé la nationalité russe à un grand nombre de ses habitants, et a récemment légalisé des liens économiques avec la république séparatiste. Pour la Russie, le conflit fournit une source de contre poids à la fois sur l'Abkhazie et la Georgie. Plus la Georgie essaie de se distancer de la Russie, plus la Russie accroît son soutien à l'Abkhazie.
Cependant, la Georgie dirigée par l'homme fort de Washington, le président Mikhail Saakashvili, un dictateur brutal comme il l'a récemment démontré contre l'opposition intérieure, refuse d'abandonner la candidature de son pays à l'OTAN.

La Georgie est aussi un pays de transit stratégique pour le pipeline pétrolier anglo-américain venant de la Caspienne, de Baku en Azerbaïdjan à destination du port turque de Ceyhan en traversant la Georgie. De même, le pipeline de gaz Baku Tsibili Erzurum a joué un rôle clé pour l'Azerbaïdjan comme alternative au contrôle de l'état russe via son groupe Transneft pour transporter ses ressources en pétrole et en gaz vers l'Ouest. Tout le Caucase fait partie de ce que l'on décrit comme le nouveau grand jeu entre Washington et la Russie pour contrôler l'Eurasie.
Selon le Moscou Times : « l'une des manières de perturber l'adhésion de la Georgie à l'OTAN serait d'activer le conflit en Abkhazie à niveau tel que cela serait inacceptable pour l'alliance de l'Ouest qui agit dans le cadre d'un consensus de tous ses membres, de proposer l'adhésion. La direction de la Georgie pourrait augmenter les tensions dans l'espoir de pousser l'Abkhazie et la Russie à agir de sorte que l'Ouest n'aurait pas d'autre alternative que d'intervenir.

« Quelque soit la motivation, quiconque réactive le conflit doit réaliser qu'il joue avec le feu. Cette politique du pire peut conduire à une guerre intégrale. La Georgie perdrait certainement la guerre si la Russie soutenait l'Abkhazie, tandis que la Russie perdrait son espoir de devenir un acteur mondial à influence bénéfique, et risquerait de créer de sérieuses tensions dans ses liens avec l'UE et les US. »
Rice jette de l'huile sur le feu
L'administration de G.W. Bush jette de l'huile sur le feu dans le Caucase. A Tsibili le 10 juillet, Rice a dit à la presse « la Russie doit faire partie de ceux agissant pour résoudre le problème et non pas y contribuer. Je l'ai dit aux Russes publiquement. Je l'ai dit en privé. »
Les effets de ses commentaires, blâmant Moscou pour l'escalade des tensions, c'est pour signaler le soutien de Washington à la Georgie, et ses efforts pour chasser les troupes russes de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie.
En mai, le président abkhaze, Sergei Bagapsh, a dit qu'il voulait conclure un traité militaire avec Moscou identique à celui entre Washington et Taiwan. « L'Abkhazie proposera à la Russie de signer un traité militaire qui garantira la sécurité de notre république » a déclaré Bagapsh. « Nous sommes également prêts à accueillir des bases militaires russes sur notre territoire dans le cadre de ce traité. J'aimerai mettre l'accent sur le fait que cela ne va pas à l'encontre de précédents existant déjà en matière de pratique internationale. Par exemple, ce traité pourrait être identique au traité entre les US et Taiwan. »
Tout comme Moscou refuse de reconnaître la souveraineté du Kosovo, Washington refuse d'admettre la souveraineté de l'Abkhazie. En mai, une délégation de haut niveau du département d'état US était en Abkhazie et y a rencontré des organisations non gouvernementales de même que le président. Par le passé, de la Serbie à la Georgie à l'Ukraine, les services de renseignement de Washington ont utilisé les ONG , dont les fondations d'Open Society de Georges Soros, Freedom House une agence liée à la CIA, et l'Institution Albert Einstein de Gene Sharp dont le nom est trompeur, pour susciter une vague de changements de régime connus depuis sous le nom de « révolutions colorées ».
Dans chaque cas, le nouveau régime était pro Washington et anti Moscou comme c'est le cas avec Saakashivili en Georgie et Viktor Yushchenko en Ukraine. Les deux pays ont commencé à postulé à l'OTAN après le succès des révolutions colorées financées par les US.
Dans tout cela, Washington joue en fait potentiellement avec le feu nucléaire en escaladant la pression pour pousser la Georgie et l'Ukraine au sein de l'OTAN. Le ministre tchèque des affaires étrangères a signé le 8 juillet un accord autorisant le déploiement par les US sur le sol tchèque d'un radar spécial faisant partie de la « defense anti missile » top secrète qui soit disant vise à protéger contre la menace de missiles errants de l'Iran.
Comme même l'a fait remarqué récemment l'ancien secrétaire d'état Henry Kissinger, le refus catégorique de l'administration Bush de considérer en 2007 la contre proposition faite par le président russe de l'époque Vladimir Poutin de stationner le radar US dans une installation louée parla Russie en Azerbaïdjan, était une erreur provocatrice.
Cela montre clairement que Washington oriente sa stratégie militaire vers le démantèlement de la Russie comme adversaire potentiel. Cela mène tout droit à une possible guerre nucléaire par mauvais calcul. La dernière visite de Rice au Caucase et en République Tchèque n'a fait qu'ajouter au danger croissant.
F. William Engdahl
Traduction Mireille Delamarre pour
www.planetenonviolence.org
F. William Engdahl est l'auteur de « A Century of War: Anglo-American Oil Politics and the New World Order”, et termine actuellement un livre provisoirement intitulé , “The New Cold War: Behind the US Drive for Full Spectrum Dominance .”
Son site : www.engdahl.oilgeopolitics.net
Asian Times / Planète Non-Violence

24 juillet 2008
www.planetenonviolence.org/US-OTAN-Georgie-Russie-Une-Guerre-en-Gestation-dans-un-Contexte-de-Nouvelle-Guerre-Froide_a1631.html

http://webinfofrance.blogspot.com/2008/08/usotan-Georgie-russie.html


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06/08/2009

n° 41 - Journal des Guerres de l'Otan - 18-07 au 05-08 :- Début - Les nouveaux visages de l’Otan.

n° 41 - Journal des Guerres de l'Otan - 18-07 au 05-08 :- Début - Les nouveaux visages de l’Otan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal des Guerres de l'Otan. n° 41- 18-07 au 05-08

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

 

Tiré à part :

La tension entre la Russie  et la Georgie est montée d'un cran. 

Un an après, la Georgie et la Russie se défient à nouveau


 Guerres de l'Otan

1 Au jour le jour

a) Ossétie du Sud

b) Géorgie



3 Politique

a) Ossétie 

Dans les coulisses 

c) Géorgie

Dans les coulisses 

Extension des guerres ?

Sur le terrain

Suite

Les voisins et parties prenantes

a) Russie 

Extension des guerres ?

Dans les coulisses

La Russie dans l'OTAN ?

Sur le terrain



b) L'Otan.

Fogh Rasmussen


Extension des guerres ?


Dans les coulisses 



c) Les Pro-Otan dans le monde

1 USA

Obama


Extension des guerres ?


Sur le terrain


Fin

d) Les Pro-Otan dans le monde

France



4 Institutions internationales.

a) AIEA


b) L'union Européenne 



6 Brèves

6-1 La Russie est-elle la mauvaise méchante de l’Occident ?

6-2 Le silence est caractéristique des mauvaises relations entre la Maison Blanche et le Kremlin.
6-3 Israël, cet allié très privilégié de l'Otan...

6-4 Moscou-Washington : de vastes perspectives de coopération militaire.


7  Dossiers

7-1 Stéphanie Maupas : Le secrétaire général Anders Fogh Rasmussen  a annoncé qu'il refuserait tout débat "remettant en cause la légitimité de l(s)a mission".

7-2 Philippe Cohen-Grillet : Les nouveaux visages de l’Otan.

7-3 Marielle Bernard : OTAN-Russie, la suspicion éternelle.



Tiré à part :

La tension entre la Russie  et la Georgie est montée d'un cran.

La tension entre La Russie  et la Georgie est montée d'un cran à l'approche du premier anniversaire de la guerre éclair qui les a opposés en août 2008.

La Georgie s'estime toujours menacée par les troupes russes stationnées en Ossétie du Sud et en Abkazie et cherche à obtenir l'intégration d'observateurs américains à la mission de l'UE chargée de surveiller l'application du cessez-le-feu.

"Nous sommes un pays en butte aux attaques, à une occupation partielle", a dit jeudi le président georgien Mikhaïl Saakachvili, réaffirmant la volonté de Tbilissi d'adhérer à l'Otan.

Le vice-ministre georgien des Affaires étrangères, Giga Bokeria, a déclaré à Reuters que son pays respectait strictement le cessez-le-feu et son engagement de ne pas recourir à la force.

"Nous sommes un pays souverain et comme tout autre pays souverain, nous avons le droit de nous défendre", a-t-il toutefois prévenu. "Aucun autre pays ne peut interférer dans nos choix domestiques."

Reuters

23 juillet,

http://fr.news.yahoo.com/4/20090723/twl-georgie-biden-bd5ae06_3.html

 

Un an après, la Georgie et la Russie se défient à nouveau

Le Ministère russe de la défense a accusé la Georgie d'avoir tiré au mortier et à la grenade à plusieurs reprises au cours des quatre derniers jours contre Tskhinvali, la capitale de l'Ossétie du Sud.

La Russie a menacé hier de recourir à la force contre la Georgie, qu'elle accuse de «provocations» en Ossétie du Sud.

 «Les événements se sont déroulés de la même manière en août 2008, ce qui a entraîné une agression militaire par la Georgie contre l'Ossétie du Sud et le contingent russe», «Si ces provocations, qui constituent une menace pour la population de l'Ossétie du Sud et les militaires russes, se poursuivent, le Ministère de la défense se réserve le droit d'avoir recours à toutes les forces et à tous les moyens dont il dispose», souligne le ministre de la Défense dans un communiqué.
Selon le politologue indépendant russe Stanislav Belkovski, «ni la Russie, ni la Georgie n'ont besoin d'une guerre.

La Russie n'a plus les moyens d'une expansion militaire en Georgie.»

Et d'ajouter: «Le Kremlin tient beaucoup à la relance des relations avec la nouvelle administration américaine.»

01 août

       http://www.lematin.ch/actu/monde/georgie-russie-defient-n...



Guerres de l'Otan

1 Au jour le jour

a) Ossétie du Sud

Tskhinval, cible de tirs du côté georgien.

Des inconnus (…) ont soumis cette nuit depuis le village de Nikozi, en territoire georgien, les quartiers sud de la capitale sud-ossète Tskhinval à des tirs de roquette, a fait savoir à RIA Novosti le porte-parole du ministère de l'Information et de la Presse de la république.

Le village de Nikozi se trouve à quelques kilomètres des confins sud de Tskhinval.

Selon la source, on aurait vraisemblablement tiré au lance-roquettes sur des quartiers d'habitations.

"Il est difficile d'affirmer qu'il s'agissait de roquettes, car les obus ont explosé en l'air. Par chance les tirs n'ont pas fait de victimes, a précisé le porte-parole du ministère.

C'est le premier tir visant l'Ossétie du Sud à partir de la Georgie depuis les événements d'août 2008, a indiqué le porte-parole.

La Georgie n'a pas commenté l'incident. …

30 juillet –

RIA Novosti.


b) Géorgie

25-09

Le président du Parlement georgien, David Bakradzé, a démenti toute discussion sur des ventes d'armes américaines pendant la visite de M. Biden.

AFP

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14524



3 Politique

a) Ossétie 

Dans les coulisses 

Génocide en Ossétie du Sud: Kokoïty accuse …

Le président sud-ossète Edouard Kokoïty a qualifié dans un entretien accordé en exclusivité lundi à la chaîne de télévision Russia Today les Etats-Unis, Israël et l'Ukraine de responsables du génocide du peuple sud-ossète car ces pays continuent d'armer la Georgie.

L'Ossétie du Sud est la victime d'une guerre informationnelle menée sur instruction directe de rédactions occidentales, a-t-il encore déclaré.

Aujourd'hui, le potentiel militaire de la Georgie est plus fort qu'en août 2008.

La Georgie est réarmée, des exercices sur son territoire sont très fréquents et c'est un des pays les plus militarisés du monde, a constaté M.Kokoïty.

A plusieurs reprises, a poursuivi Edouard Kokoïty, il a invité les ambassadeurs américain, britannique, italien, allemand accrédités en Georgie à se rendre en Ossétie du Sud pour leur exprimer sa préoccupation face à la militarisation de la Georgie.

Le gouvernement des Etats-Unis a déclaré de son côté que les armes américaines livrées en Georgie ne seraient jamais utilisées contre l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie.

Quant aux représentants de l'Union européenne et de l'OSCE, "ils ont quitté lâchement Tskhinval à quelques heures de l'agression (georgienne)", refusant de prêter l'oreille aux préoccupations sud-ossètes.

"Les Etats-Unis, l'Ukraine et Israël assument une immense responsabilité pour le génocide des Ossètes du Sud.

Et ils continueront d'être responsables s'ils ne renoncent pas à leur stratégie de réarmement de la Georgie", a conclu M.Kokoïty.

27 juillet

RIA Novosti.


c) Géorgie

Dans les coulisses 

Les autorités georgiennes ourdissent une nouvelle provocation à Tskhinval .

La Georgie prépare la tenue d'une nouvelle "marche de la paix" sur Tskhinval pour marquer le premier anniversaire de la guerre d'août 2008 en Ossétie du Sud, a déclaré à RIA Novosti le vice-ministre russe des Affaires étrangères Grigori Karassine.

"Nous savons pertinemment que toutes les idées lancées par les autorités georgiennes sont dangereuses à priori, qu'il s'agisse de "marche de la paix" sur Tskhinval, ou de la création de camps patriotiques pour les jeunes implantés à proximité des frontières avec l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie, ainsi que d'autres actions", a indiqué le vice-ministre.

Selon lui, les autorités georgiennes "ont tout simplement l'intention de créer un nouvel épisode de la "marche de la paix", comme elles l'ont plusieurs fois annoncé".

RIA Novosti.

23-07

http://www.alterinfo.net/Les-autorites-georgiennes-ourdissent-une-nouvelle-provocation-a-Tskhinval-MID_a34851.html

 

La Georgie ne voit pas son avenir sans les Etats-Unis.

La Georgie voit son avenir dans la coopération avec les Etats-Unis, a déclaré le président georgien Mikhaïl Saakachvili en ouvrant jeudi son entretien avec le vice-président américain Joe Biden. "

Je voudrais remercier le président Obama qui a dit qu'il ne devait pas y avoir de sphères d'influence au XXIème siècle.

Pour la Georgie, ces paroles sonnent comme de la musique", a notamment indiqué M.Saakachvili, cité par l'agence News-Georgia.
Le président georgien a aussi déclaré que la Georgie était un pays à démocratie émergente, basée sur la liberté d'expression, la lutte pour l'indépendance, la liberté et la souveraineté.
M.Saakachvili a également ajouté que la Charte de partenariat stratégique constituait une excellente base pour le développement de relations entre la Georgie et les Etats-Unis, Tbilissi souhaitant une coopération dans toutes les sphères.

23-07

http://www.alterinfo.net/Les-autorites-georgiennes-ourdissent-une-nouvelle-provocation-a-Tskhinval-MID_a34851.html

 

La Georgie demande des armes aux Etats-Unis pour se protéger contre la Russie (journal)

Le président georgien Mikhaïl Saakachvili a l'intention de demander des armes défensives au vice-président américain Joe Biden, en visite à Tbilissi, pour se protéger contre la Russie, a rapporté mardi le journal américain Washington Post.

Pour le moment, les négociations sur la livraison d'armes purement défensives, notamment antiaériennes et antichar, ne "sont qu'à leurs débuts". Mais les Etats-Unis ont déjà décidé d'aider la Georgie, affirme le président dans une interview à Washington Post avant d'annoncer qu'il allait demander à M.Biden d'accélérer les fournitures.
Les armes livrées par les Etats-Unis et d'autres pays membres de l'OTAN "inciteront les aventuristes à y réfléchir à deux fois avant de se lancer dans une nouvelle opération militaire", selon M.Saakachvili.
Le premier ministre russe Vladimir Poutine pourrait être tenté de déclencher une nouvelle guerre en raison de la crise économique en Russie. "Seul un message clair de l'Occident sur les éventuelles conséquences graves" peut arrêter Moscou, à son avis.
Une rencontre Biden-Saakachvili se déroulera jeudi matin à Tbilissi.

http://www.alterinfo.net/Les-autorites-georgiennes-ourdissent-une-nouvelle-provocation-a-Tskhinval-MID_a34851.html

http://fr.rian.ru/

 

La Georgie et les Etats-Unis ont signé en janvier un accord de partenariat stratégique qui "prévoit" d'aider la Georgie à améliorer la formation et l'équipement de ses forces armées, afin de les préparer à une éventuelle intégration dans l'Otan.

Cet accord avait été signé par l'ex-secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice et n'engageait pas formellement celle du président élu Barack Obama.

Le président du Parlement georgien, David Bakradzé, a démenti toute discussion sur des ventes d'armes américaines pendant la visite de M. Biden.

AFP 23.07.09.

 

24-07

Saakachvili, pro-occidental convaincu, a réaffirmé que la Georgie avait «fait le choix irréversible de construire un État libre et 'démocratique' et de «rejoindre l'Europe et l'Alliance atlantique».

Il a remercié le président américain Barack Obama d'avoir prôné le respect de l'intégrité territoriale de la Georgie lors de sa visite début juillet à Moscou. «Une injustice historique a été commise contre la Georgie (…), des nettoyages ethniques comparables à ceux de Darfour», a affirmé M. Saakachvili. «Nous survivrons et deviendrons plus forts», a-t-il poursuivi.

24/07

http://www.lefigaro.fr/international/2009/07/24/01003-20090724ARTFIG00250-biden-aux-georgiens-nous-sommes-avec-vous-.php

 

Russie-Georgie: pas d'alternative au rétablissement des relations.

La Russie et la Georgie sont contraintes de normaliser leurs relations bilatérales, a déclaré mercredi un des leaders de l'opposition georgienne, Irakli Alassania.

"Il n'existe tout simplement pas d'alternative au rétablissement des relations russo-georgiennes. Ni la Russie ni la Georgie ne pourront promouvoir une stabilité durable dans la région sans engager un dialogue direct. Je suis persuadé qu'un dialogue de ce genre aura nécessairement lieu à l'avenir", a-t-il affirmé.

Leader du parti Notre Georgie - Démocrates libres, M. Alassania s'est déclaré convaincu de voir les relations russo-georgiennes prendre un cours normal à l'avenir.

Selon M. Alassania, considéré comme l'un des candidats potentiels à la présidentielle georgienne après le départ de Mikhaïl Saakachvili, l'adhésion de Tbilissi aux structures euro-atlantiques ne doit pas inquiéter Moscou. Cette démarche, estime-t-il, aidera à faire de la Georgie un Etat stable.

Interrogé sur la question de savoir quand cette adhésion aura lieu, M. Alassania a déclaré que cela dépendait en premier lieu de l'Alliance elle-même.  

RIA Novosti.

22 juillet –

http://fr.rian.ru/world/20090722/122421691.html

 


Extension des guerres ?

23-07

 Le chef de l'Etat georgien a déclaré dans l'enceinte du tout nouveau palais présidentiel : "Souvenez-vous tous, nous sommes en train de bâtir une démocratie sous la menace de la force. L'artillerie de l'occupant est pointée sur ce nouveau dôme, sur ce palais, sur cette ville à l'instant où je vous parle, à une quarantaine de kilomètres d'ici".

 http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/07/23/joe-biden-en-georgie-pour-marquer-le-soutien-des-etats-unis_1221829_3222.html#ens_id=1221146

 

03-08

La Georgie a démenti toutes les accusations à son encontre, estimant que son voisin cherchait "un prétexte pour une action militaire". Le président georgien Mikheïl Saakachvili a démenti que son pays cherchait à reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, deux territoires que Moscou a reconnus comme Etats indépendants. "La question est de savoir si quelqu'un dans le monde veut une guerre en Europe impliquant la Russie et la réponse évidente est non", a expliqué M. Saakachvili dans un entretien accordé à Reuters. Il juge par contre que le regain de tension est le signe que la Russie veut toujours le renverser. "Je suis toujours assis dans ce bureau malgré les promesses solennelles de [Vladimir] Poutine de me pendre par différentes parties du corps et d'écraser l'indépendance georgienne", a-t-il lancé.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/08/03/en-ossetie-de-sud-les-man-uvres-militaires-russes-suscitent-l-inquietude_1225436_3214.html


Sur le terrain

23.07.

Mikheïl Saakachvili est à présent très contesté en Georgie.

L'opposition lui reproche notamment des dérives autoritaires et d'avoir fait preuve de témérité lors du conflit contre Moscou en août 2008. Quelques centaines de manifestants étaient rassemblés dans le centre de Tbilissi pour l'arrivée du vice-président américain. "Nous voulons dire à Biden que nous exigeons des élections démocratiques, parce que la Georgie est actuellement gouvernée par un président irresponsable, et que seules des élections peuvent sauver la Georgie", a déclaré l'opposante Nino Bourjanadzé, ancienne alliée de Saakachvili.

 http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/07/23/joe-biden-en-georgie-pour-marquer-le-soutien-des-etats-unis_1221829_3222.html#ens_id=1221146


n° 41 - Journal des Guerres de l'Otan - 18-07 au 05-08 :- Suite - Les nouveaux visages de l’Otan

n° 41 - Journal des Guerres de l'Otan - 18-07 au 05-08 :- Suite  - Les nouveaux visages de l’Otan



Journal des Guerres de l'Otan. n° 41- 18-07 au 05-08

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Les voisins et parties prenantes

a) Russie 

Extension des guerres ?

Dans les coulisses

La Russie dans l'OTAN ?

Sur le terrain



b) L'Otan.

Fogh Rasmussen


Extension des guerres ?


Dans les coulisses 



c) Les Pro-Otan dans le monde

1 USA

Obama


Extension des guerres ?


Sur le terrain


d) Les Pro-Otan dans le monde

France



4 Institutions internationales.

a) AIEA


b) L'union Européenne 



6 Brèves

6-1 La Russie est-elle la mauvaise méchante de l’Occident ?

6-2 Le silence est caractéristique des mauvaises relations entre la Maison Blanche et le Kremlin.
6-3 Israël, cet allié très privilégié de l'Otan...

6-4 Moscou-Washington : de vastes perspectives de coopération militaire.


7  Dossiers

7-1 Stéphanie Maupas : Le secrétaire général Anders Fogh Rasmussen  a annoncé qu'il refuserait tout débat "remettant en cause la légitimité de l(s)a mission".

7-2 Philippe Cohen-Grillet : Les nouveaux visages de l’Otan.

7-3 Marielle Bernard : OTAN-Russie, la suspicion éternelle.



Les voisins et parties prenantes

a) Russie 

Extension des guerres ?

Visite de Medvedev en Ossétie du Sud.

Le président russe Dmitri Medvedev s'est rendu en Ossétie du Sud pour la première fois depuis le bref conflit armé de l'an dernier,.

Le chef du Kremlin a été accueilli par des milliers de sympathisants à Tskhinvali, la capitale régionale, où il a eu des entretiens avec le dirigeant ossète Edouard Kokoity avant d'inspecter une base militaire.

"Je tiens à exprimer ma gratitude pour l'invitation qui m'a été faite de venir dans ce nouveau paysqui est né d'une série d'événements difficiles et dramatiques", a déclaré Dmitri Medvedev à Edouard Kokoity devant des caméras de télévision.

"Je crois que cette première et courte visite d'un président russe jettera les bases de relations amicales."

Moscou a reconnu l'Ossétie du Sud et, l'Abkhazie, en tant que pays indépendants après que l'armée russe eut écrasé en août dernier, en cinq jours de combats, une tentative de la Georgie pour reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud.

Durant sa visite, Medvedev a promis une aide à l'Ossétie du Sud, qui compte 70.000 habitants. "Nous avons toute une série de projets pour relancer l'économie et l'activité sociale de la république, a-t-il dit en jugeant aussi nécessaires "un soutien et une coopération dans le domaine de la défense".

Le georgien Saakachvili, dont le gouvernement revendique la région, a jugé "immoral" ce déplacement du dirigeant russe.

Saakachvili, a dit considérer la visite de Medvedev comme "une tache honteuse et immorale sur les dirigeants russes".

Dans un communiqué, le ministère georgien des Affaires étrangères annonce qu'il va adresser une protestation officielle à Moscou.

13 juillet

http://fr.news.yahoo.com/4/20090713/twl-russie-medvedev-ossetie-bd5ae06_1.html

24-07

La Russie a réagi à la visite du vice-président américain en Georgie en déclarant prendre des «mesures concrètes» contre le réarmement de la Georgie et en dénonçant une nouvelle fois les manœuvres américaines dans la région.

http://www.lefigaro.fr/international/

27-07

La Russie a réagi à la visite de M. Biden à Tbilissi en déclarant prendre des "mesures concrètes" face au "réarmement de la Georgie" et en dénonçant une nouvelle fois les manœuvres américaines dans la région.

Afp

 

Manœuvres militaires russes en Ossétie de Sud

Le président georgien, Mikheïl Saakachvili, dément que son pays veuille récupérer l'Ossétie du Sud, et accuse la Russie de chercher à la déstabiliser.

L'état-major russe procédera, lundi 3 août, à des exercices militaires de sécurité "préventifs" en Ossétie du Sud, où la tension est de plus en plus importante avec la Georgie.

Selon Edouard Kokoïty, du petit territoire caucasien, les manœuvres de l'armée russe, qu'il n'a pas souhaité détailler, auront pour but de "garantir la sécurité et garder la situation sous contrôle".

| 03.08.09

LEMONDE.FR avec Reuters, AFP


Dans les coulisses 

25-09

La Russie a réagi à la visite de M. Biden à Tbilissi en déclarant prendre des "mesures concrètes" face au "réarmement de la Georgie" et en dénonçant une nouvelle fois les manoeuvres américaines dans la région.

Afp

La Russie veut davantage de prévisibilité de l’Otan.

La Russie attend qu'avec l'entrée en fonction du nouveau secrétaire général de l'OTAN Anders Vogh Rasmussen la politique de l'alliance gagne en prévisibilité, a déclaré jeudi l'ambassadeur russe auprès de l'OTAN, Dmitri Rogozine.

"Nous voudrions savoir son avis personnel sur ce qu'il faut faire pour normaliser les rapporte entre l'OTAN et la Russie. Nous voudrions bien que l'alliance soit plus prévisible", a estimé le diplomate jeudi au micro de la radio RSN.

M.Rogozine a espéré que sa première rencontre avec le secrétaire général fixée au 11 août serait "positive".

Selon lui, cette rencontre donnera lieu à un échange de vues sur la manière dont doit se développer la coopération Russie-OTAN et sur la future visite de M.Rasmussen à Moscou, en octobre ou en novembre 2009.

"Le programme de cette visite sera également examiné", a expliqué le diplomate.

"Moscou voudrait que le nouveau secrétaire général apporte avec lui quelque chose de positif, et pas seulement des requêtes concernant l'Afghanistan", a ajouté M.Rozogine.

La Russie est toujours prête à aider, à-t-il poursuivi, "mais elle ne peut faire tout par avance".

RIA Novosti.

30 juillet –

http://fr.rian.ru/world/20090730/122522737.html


La Russie dans l'OTAN ?
Les USA soutiennent l'adhésion à l'OTAN de la Russie

Les Etats-Unis avancent que la Russie pourrait devenir membre de l'OTAN si elle accomplit tous les critères requis.

Le secrétaire d'Etat adjoint Philip Gordon a déclaré lors de son intervention au congrès que l'administration américaine s'interrogeait sur l'adhésion de la Russie à l'OTAN qui a été fondée pour écarter la menace de l'Ex-URSS contre l'Europe.

Gordon a soutenu que les portes de l'OTAN devaient rester ouvertes aux démocraties à l'intérieur de l'Europe.

"Si la Russie remplit les critères, qu'elle contribue à la sécurité commune et qu'il y a une identité de vue au sein de l'alliance alors ce pays ne doit pas être exclu de l'OTAN" a-t-il relevé.

29.07.2009 07:

http://www.trtfrench.com/international/newsDetail.aspx?HaberKodu=4ed12932-5a83-48ba-913d-456b5cd531a2


Sur le terrain

La Russie accuse la Georgie de "provocations" .

Près d'un an après l'offensive georgienne et la réponse musclée de la Russie en Ossétie du Sud, les deux camps multiplient les accusations et les mises en garde, laissant craindre une nouvelle escalade militaire dans la région. Les autorités georgiennes affirment que Moscou a pénétré sur son territoire, près du village de Kvechi, avec l'intention de déplacer "la prétendue frontière" mise en place après le conflit de 2008.

De leur côté, les Russes accusent la Georgie de "provocations" sous la forme de tirs de mortier et de grenades sur la capitale sud-ossète, Tskhinvali.

Le ministère de la defense russe a affirmé au cours du week-end qu'il "se réserve le droit d'avoir recours à toutes les forces et à tous les moyens dont il dispose". Une déclaration que le président sud-ossète a faite sienne, lundi, soulignant que les manœuvres militaires russes entraient dans ce cadre. "Tout le monde a bien entendu la déclaration du ministère russe de la defense et la position très forte de la Russie à ce sujet", a-t-il martelé.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/08/03/en-ossetie-de-sud-les-man-uvres-militaires-russes-suscitent-l-inquietude_1225436_3214.html

 

Des "actes de provocation".

La Russie hausse le ton vis-à-vis de son voisin, qu'elle accuse de fomenter des "actes de provocation".

"Nous sommes profondément préoccupés par l'activité des dirigeants georgiens en matière de remilitarisation du pays (...)", a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères Grigori Karassine, cité par l'agence de presse Itar-Tass.

"Les dirigeants georgiens préparent divers incidents à la frontière avec l'Ossétie du Sud, qui coïncideraient avec l'anniversaire des événements de 2008 dans le Caucase (...). Ils (les incidents) ont assurément la nature d'actes de provocation", a-t-il ajouté.

Grigori Karassine a par ailleurs mis en garde les pays prêts à fournir une aide militaire à Tbilissi "sous l'apparence d'une aide humanitaire", une critique a priori dirigée contre les Etats-Unis qui ont fourni du matériel humanitaire à Tbilissi.

Reuters

23 juillet,

http://fr.news.yahoo.com/4/20090723/twl-georgie-biden-bd5ae06_3.html 



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n° 41 - Journal des Guerres de l'Otan - 18-07 au 05-08 :- Fin - Les nouveaux visages de l’Otan

n° 41 - Journal des Guerres de l'Otan - 18-07 au 05-08 :- Fin  - Les nouveaux visages de l’Otan



Journal des Guerres de l'Otan. n° 41- 18-07 au 05-08

C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire.

c) Les Pro-Otan dans le monde  ‘(suite)

1 USA

Sur le terrain


d) Les Pro-Otan dans le monde

France

 


 


Sur le terrain

Le réchauffement des relations avec la Russie "ne peut pas se faire et ne se fera pas" au détriment de la Georgie,

Après l'Ukraine mercredi, le déplacement de Joe Biden en Georgie vise à montrer que les efforts de Washington pour améliorer ses rapports avec Moscou ne se feront pas aux dépens des pays pro-occidentaux issus de l'ex-URSS.

Le réchauffement des relations avec la Russie "ne peut pas se faire et ne se fera pas" au détriment de la Georgie, a-t-il martelé devant les députés.

Ce soutien sans équivoque au gouvernement de Tbilissi aurait été accompagné d'un appel à renforcer la démocratie dans le pays en trouvant un meilleur équilibre des pouvoirs entre la présidence et le parlement, six ans après la "Révolution des roses" qui a porté Mikhaïl Saakchvili à la tête de l'Etat.

Saakchvili est aujourd'hui très contesté : l'opposition lui reproche notamment des dérives autoritaires et le fait d'avoir fait preuve de témérité l'été dernier en engageant le pays dans un conflit qu'il savait perdu d'avance.

Reuters

23 juillet,

http://fr.news.yahoo.com/4/20090723/twl-georgie-biden-bd5ae06_3.html 


d) Les Pro-Otan dans le monde

France

Un général français nommé à un poste stratégique de l'Otan.

Le général Stéphane Abrial est nommé chef du commandement suprême allié Transformation, basé à Norfolk (États-Unis). Une haute responsabilité réclamée par Sarkozy lors du retour de la France dans le commandement intégré de l'organisation.

(Stéphane Abrial était jusqu'alors chef d'état-major de l'armée de l'air.)

C'était une des contreparties au retour de la France dans l'Otan annoncé le 11 mars dernier par Nicolas Sarkozy : l'obtention d'un ou plusieurs postes de commandement stratégique de l'Otan, et plus particulièrement le commandement suprême allié Transformation (ACT), basé à Norfolk, en Virginie, aux États-Unis. Officialisée mercredi par l'organisation atlantique, la nomination à cette fonction de Stéphane Abrial, chef d'état-major de l'armée de l'air et ancien chef du cabinet militaire de Jean-Pierre Raffarin, dont la candidature à ce poste avait été approuvée le 3 juin en Conseil des ministres, prendra effet le 9 septembre 2009. Elle exauce le vœu du chef de l'État de renforcer la présence française et européenne au sein de la direction stratégique de l'Otan, d'autant qu'elle intervient après la nomination d'un autre général français, Philippe Stoltz, au poste de commandant de l'état-major des forces alliées de l'Otan basé à Lisbonne, en charge des forces de réaction rapide. Dans un communiqué diffusé mercredi, Nicolas Sarkozy s'est  «réjoui» de la nomination du général Abrial, qui «confirme le renforcement du rôle de l'Europe au sein de l'Alliance, qui était au cœur de la décision de la France de reprendre toute sa place dans la structure de commandement de l'Otan».

L'ACT est en effet l'un des deux commandements stratégiques de l'Otan. Ses missions sont de diriger la transformation des structures, des forces et des capacités de l'Alliance dans le but d'améliorer son efficacité militaire, de fournir le soutien approprié aux missions et aux opérations de l'Otan, et d'améliorer les rapports, l'interaction et la coopération avec les associés, les nations et les organismes internationaux.

Réel changement au sein de l'Alliance

Concrètement, l'ACT a par exemple réalisé des travaux afin de faire entrer l'Albanie et la Croatie dans l'Alliance. Il mène des activités de formation et d'expérimentation de la formation en Afghanistan et participe à l'envoi d'équipes mobiles chargées d'assurer la formation d'officiers de l'Union africaine au Darfour.

La base de Norfolk, située en Virginie, sur la côte Ouest des États-Unis, est la plus grande base aéronavale du monde. Elle sert de quartier général à l'ACT, à la Deuxième flotte américaine et au US Joint Forces Command, un commandement fonctionnel offrant des services spécifiques à l'armée, sous le contrôle du chef de l'ACT. C'est donc la preuve d'un réel changement au sein de l'Alliance que de voir arriver un Français au sein de ce bastion américain, d'autant que le commandant allié Transformation est nommé par le président des États-Unis, ce choix étant confirmé par le Sénat américain puis approuvé par le Conseil de l'Atlantique Nord. De plus, l'ACT n'avait jusqu'ici été commandé que par des Américains, l'amiral Edmund P. Giambastani (2002-2005), le général Lance L. Smith (2005-2007), et le général James N. Mattis, auquel succédera donc Stéphane Abrial en septembre 2009.

Figaro - Olivier Faure
30/07/2009



4 Institutions internationales.

a) AIEA

"Vous devez réduire fermement votre dépendance des armes nucléaires"
Le président de l'AIEA, Mohamed ElBaradej a vivement conseillé aux pays membres de l'OTAN de moins compter sur les armes nucléaires pour contrer les menaces potentielles.
"Vous devez réduire fermement votre dépendance des armes nucléaires" a déclaré ElBaradej au cours d'une réunion de l'Otan à Bruxelles. "Insister sur le fait que le nucléaitre serait la garantie suprême est un message absolument erroné envoyé au reste du monde".
ElBaradej a fait cet appel alors que l'OTAN commence à discuter la mise à jour de son "concept stratégique", qui régit les mesures politiques et militaires nécessaires face aux menaces sur la sécurité des pays membres. Le concept stratégique établi en 1999, et toujours en vigueur, se réfère aux armes nucléaires comme un nécessaire moyen de dissuasion.
Le secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, a rejeté l'appel de ElBaradej: " Il est clair comme du cristal que l'OTAN continuera à avoir un mélange de moyens nucléaires et conventionnels. En ce qui concerne l'OTAN, je ne pense pas qu'il y aura un changement". "Et je ne serais pas en faveur d'un tel changement" a-t-il ajouté.
Morgane BRAVO

http://unioneuropeenne.blogspot.com/2009/07/obama-en-russie.html


b) L'union Européenne

03-08

La passe d'armes verbale et ses suites militaires dans la région ont suscité l'inquiétude de la communauté internationale.

Jusqu'à maintenant, la mission de l'Union européenne en Georgie n'a confirmé aucune des accusations formulées par les deux camps. Bruxelles a exhorté les deux camps a faire preuve de calme et a réclamé un "accès sans restriction" pour ses observateurs des deux côtés de sa ligne de démarcation administrative.
La France dit craindre "une action provocatrice de nature à enclencher un nouveau cycle de violence". Le nouveau secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, tient plus que tout à renforcer la coopération avec Moscou sur les "questions d'intérêt commun", notamment le dossier afghan dans lequel la Russie a un important rôle à jouer. Mais il ne s'est pas empêché de faire savoir son inquiétude et de demander à Moscou de respecter ses obligations internationales et "l'intégrité territoriale et la liberté politique de ses voisins".

http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/08/03/en-ossetie-de-sud-les-man-uvres-militaires-russes-suscitent-l-inquietude_1225436_3214.html

 

Semneby : Il faut garantir la stabilité dans la zone du conflit osséto-georgien. 

Il faut garantir la stabilité dans la zone du conflit osséto-georgien à la veille du premier anniversaire de la guerre d'août 2008, a déclaré vendredi à Tbilissi le représentant spécial de l'UE dans le Caucase du Sud Peter Semneby.

"Le premier anniversaire de la guerre approche et nous devons garantir une sécurité durable. Voilà pourquoi nous avons prolongé d'un an le mandat de la mission d'observation de l'UE sans changer son format" le 27 juillet dernier, a indiqué M.Semneby devant les journalistes.

Quant à la participation d'un pays tiers, notamment des Etats-Unis, à la mission, cette question n'est pas à l'ordre du jour, selon lui.

Le président du parlement georgien David Bakradze avait confirmé plus tôt que les Etats-Unis et l'UE menaient des entretiens sur l'entrée d'observateurs américains à la mission européenne qui se trouve en Georgie depuis le 1er octobre 2008.

La mission de l'UE en Georgie réunit quelque 200 observateurs de 22 pays européens. La Russie, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, dont l'indépendance par rapport à Tbilissi a été reconnue par la Russie et le Nicaragua en août 2008, sont hostiles à la présence d'observateurs européens sur le sol abkhaz et sud-ossète.

Les missions de l'UE et de l'OSCE ont quitté la Georgie en 2009.

L'UE est actuellement la seule organisation internationale à suivre l'évolution de la situation dans les régions georgiennes voisines de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud.

Le 8 août 2008, la Georgie a lancé une offensive contre l'Ossétie du Sud pour reprendre le contrôle de cette république autoproclamée.

L'armée georgienne a détruit Tskhinval, la capitale, et tué des centaines de civils et des soldats de la paix russes déployés dans la région.

Selon les autorités sud-ossètes, l'agression georgienne a fait plus de 1.500 morts, mais le Comité d'enquête auprès du Parquet russe a confirmé la mort de 162 Sud-ossètes et de 48 militaires russes dont 10 soldats de la paix.

La Russie a opposé une riposte militaire de grande envergure pour imposer la paix à la Georgie avant de reconnaître le 26 août l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie. En réponse, Tbilissi a rompu ses relations diplomatiques avec Moscou et proclamé les deux républiques du Caucase du Sud "territoires occupés".

RIA Novosti.

31 juillet -

http://fr.rian.ru/world/20090731/122535951.html



6 Brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

6-1 La Russie est-elle la mauvaise méchante de l’Occident ?

En déclarant l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, la Russie est (re)devenue le mauvais méchant de l’Occident alors que tout le monde sait que les USA (grand ami de l’Europe) sont derrière le financement de l’armée Georgienne.

Rectification! Ce qui se passe en Russie aujourd’hui n’est qu’une conséquence des tensions entre OTAN et Russie!

La décision du Kremlin n’est pas la cause de la gravissime tension internationale à  laquelle nous assistons, mais bien sa conséquence.

C’est prendre acte qu’aucune négociation, aucune solution politique ne sera possible – pas du moins dans des temps prévisibles de façon réaliste- étant donné que l’Occident n’a pas la moindre intention de reconsidérer sa propre prétention à  dicter sa loi au reste du monde, comme il est en train de le faire depuis ce fatidique 1989, avec des conséquences catastrophiques.

Que ce soit la Russie ou la Georgie ou l’Europe tout le monde est mouillée, sauf que nous supportons la Georgie qui est le pays qui a démarrée la Guerre en premier lieu. Il y a tellement de propagandes dans les médias occidentaux que c’est un tsunami de gerbe et il est très dur de s’y retrouver pour le citoyen lambda, ce qui se passe est grave! Nous avons fait un pas de plus dans la direction d’une troisième guerre mondiale, ou une nouvelle « guerre froide ». La Russie n’est pas le pays des soleils couchants tout rose mais nous non plus, et les USA non plus! Il va falloir que nos dirigeants fassent des efforts DIPLOMATIQUES, car comme le dit si bien l’article encore une fois,

La balle est ainsi dans « notre » camp. Ce sont nos gouvernements qui doivent commencer enfin à  raisonner, en mettant de côté les hystéries, les frustrations et les a priori idéologiques pour comprendre comment sortir de l’impasse où ils sont allés se fourrer durant ces vingt années, avec présomption et arrogance. La sortie de scène de Georges Bush pourrait être l’occasion d’un tournant ; mais ce qu’Obama (sans parler de son rival McCain) est en train de dire en ce moment ne laisse pas de place à  l’optimisme.

Observons la diplomatie internationale et rigolons de la laideur des discours et de l’imbécilité qui découle des médias propagandistes, et j’espère que nous serons suffisamment intelligent pour ne pas régresser, de toute façon comme je dis, que ça soit la Russie ou les USA, ou l’Europe TOUS sont mouillées et c’est le même cerveau qui contrôle les deux mains. Ce qui est sur le point de se dérouler risque de carrément changer la face du monde à  nouveau.

Le Vendredi, octobre 17th, 2008 á

http://www.nouvelordremondial.cc/2008/10/17/episode-russie-Georgie-otan/

 


6-2 Le silence est caractéristique des mauvaises relations entre la Maison Blanche et le Kremlin.
Il n'y a pas vraiment de signe de la visite du président américain Barack Obama dans la vie publique à Moscou. Obama est reçu fraîchement, écrit le quotidien suprarégional NRC Handelsblad : "Le silence est caractéristique des mauvaises relations entre la Maison Blanche et le Kremlin. Même si le président [Dmitri] Medvedev a proposé à Obama quelques cadeaux politiques, comme par exemple l'ouverture de l'espace aérien russe aux avions cargo américains vers l'Afghanistan, il ne semble pas que l'on puisse s'attendre à des résultats concrets ces prochains jours. La raison principale à cela, c'est le fait que le Kremlin considère toujours les Etats-Unis comme la menace la plus importante pour la Russie. …

Le plus gros obstacle à une bonne compréhension mutuelle est la résistance obstinée de la Russie à l'adhésion de l'Ukraine et de la Georgie à l'OTAN, adhésion soutenue par les Etats-Unis. La Russie considèrerait ces pays comme partie intégrante de son domaine d'influence, dans lequel les Etats-Unis n'ont rien à faire. …

Mais pour l'amour de la paix, Obama semble être condamné à une realpolitik qui se tourne vers les questions internationales concrètes et ne touche pas globalement la politique intérieure russe."

NRC Handelsblad
(06.07.2009)


6-3 Israël, cet allié très privilégié de l'Otan...

15-07

Tzipi Livni lors d'un symposion Otan-Israël : "En partageant les mêmes valeurs de démocratie et de liberté, face aux mêmes menaces et à la volonté de défendre notre mode de vie commun, l'Otan et Israël sont des partenaires naturels et les alliés stratégiques"

15 juin

Israël, cet allié très privilégié de l'Otan...

Début décembre, alors que le gouvernement israélien mattait au points les derniers préparatifs de son opération criminelle, l'Otan a discrètement entériné un accord renforçant et élargissant ses liens sécuritaires et diplomatiques avec Israël.

Lors d'un de ces nombreux forums Otan Israël, Tzipi Livny déclarait : "En partageant les mêmes valeurs de démocratie et de liberté, face aux mêmes menaces et à la volonté de défendre notre mode de vie commun, l'Otan et Israël sont des partenaires naturels et les alliés stratégiques. La Civilisation Occidentale et la communauté atlantique, que défend l'Otan, sont l'habitat naturel d'Israël" Nous n'avons manifestement pas la même vision de la Civilisation que Mme Livny. Pour nous l'apartheid, l'épuration ethnique, le bombardement d'une population sans défense ou son étranglement à petit feu par le blocus appartienent à une autre âge.

Le SG de l'Otan Jaap de Hoop Scheffer s'est refusé à qualifier les actions israéliennes de "disproportionnées", déclarant que ses actions étaient une "question de survie".

Il est très instructif de comparer à ses déclaration du mois d'août :"L'usage de la force par la Russie est disproportionnée" ou "Je ne veux pas entrer dans les considérations de qui a fait quoi quand" (12 août)

http://www.csotan.org/


6-4 Moscou-Washington : de vastes perspectives de coopération militaire.

De vastes perspectives s’ouvrent à la coopération militaire entre la Russie et les Etats-Unis, selon les responsables du Pentagone.

« Il s’agit en premier lieu de l’Afghanistan. Moscou manifeste de sérieuses intentions et ses propositions semblent sincères. a déclaré jeudi Alexander Vershbow, sous-secrétaire d’Etat américain à la Défense chargé de la sécurité internationale, lors de débats à la Chambre des représentants du Congrès.

A titre d’exemple, il a cité le centre de formation de policiers antidrogue afghans implanté à l’aéroport de Moscou Domodedovo dans le cadre du programme antinarcotique du Conseil Russie-OTAN. « Ce programme porte déjà ses fruits et nous envisageons de multiplier les initiatives de ce genre », a souligné M. Vershbow.

D’après lui, la coopération militaire directe entre Moscou et Washington doit devenir permanente. « Lors du sommet russo-américain de juillet, les chefs d’états-majors des deux pays ont signé un document définissant un nouveau format de coopération militaire. Fondé sur le pragmatisme, l’avantage mutuel et la synchronisation des efforts entre la Russie et l’OTAN, ce format est susceptible de modifier l’essence de nos relations.

Le document signé à Moscou aidera à élever le niveau de l’entente entre les représentants des forces armées américaines et russes », a souligné le sous-secrétaire d’Etat à la défense.

Son avis est partagé par un autre participant aux débats, le vice-amiral James Winfield, responsable de la planification stratégique et des affaires politiques au Comité unifié des chefs d’états-majors.

« Nous serions heureux de prendre part aux exercices militaires organisés par la Russie et ses partenaires. Les exercices des forces armées contribuent sans conteste à renforcer les relations », a fait savoir le vice-amiral.

 rianovosti

RIA NOVOSTI.

31 juillet

http://www.armees.com/Moscou-Washington-de-vastes-perspectives-de-cooperation-militaire.html



7  Dossiers

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

7-1 Stéphanie Maupas : Le secrétaire général Anders Fogh Rasmussen  a annoncé qu'il refuserait tout débat "remettant en cause la légitimité de l(s)a mission".

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

Le nouveau secrétaire général de l'OTAN, le Danois Anders Fogh Rasmussen, a fermement plaidé, lors de sa prise de fonction, lundi 3 août, en faveur de l'engagement armé en Afghanistan, alors que les violences sur le terrain s'intensifient à l'approche de l'élection présidentielle du 20 août..

Samedi et dimanche, neuf soldats de l'OTAN (qui compte 64 500 hommes sur le terrain) ont été tués dans la vallée de Ghayne, au nord-est de Kaboul.

Chargé de convaincre les alliés européens de s'investir davantage dans l'opération afghane alors que, de Londres à Berlin, le soutien des opinions publiques à l'opération militaire afghane décline. Pourtant, a prévenu M. Rasmussen, "il n'est pas exclu que l'OTAN ait besoin de plus de troupes" pour empêcher que "l'Afghanistan ne redevienne une plaque tournante du terrorisme international".

Le secrétaire général a annoncé qu'il refuserait tout débat "remettant en cause la légitimité de la mission". Il brandit la menace d'Al-Qaida, dont "les ambitions terroristes sont globales".

M. Rasmussen a précisé, qu'au cours de son mandat de quatre ans, l'Afghanistan devra "prendre en charge la sécurité du pays". Il a précisé que "l'OTAN sera là en appui". Mais "que cela soit clair pour les propagandistes talibans, a-t-il fermement prévenu, cela n'est en rien une stratégie de sortie. Nous allons appuyer le peuple afghan aussi longtemps qu'il le faudra."

L'ancien premier ministre danois avait engagé le Danemark - pacifiste depuis cent ans - en Irak et en Afghanistan. Il avait aussi défendu, en 2006, la publication des caricatures du prophète Mahomet dans la presse danoise. Pour cette raison, en mars, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan s'était, initialement, opposé à la candidature du Danois à l'OTAN. Il jugeait qu'elle pourrait affecter les relations de l'Alliance avec le monde musulman. " L'affaire des dessins est passée", a tranché, lundi, Anders Fogh Rasmussen.

PARTENARIAT AVEC LA RUSSIE

A 56 ans, ce libéral en politique se présente comme un homme pragmatique. Une qualité dont il devra user pour "convaincre le peuple russe et (leurs) responsables politiques que l'OTAN n'est pas un ennemi de la Russie". "Nous avons beaucoup d'intérêts en commun", a-t-il estimé, "comme, par exemple, le contre-terrorisme". Relancé fin juin, après la brouille provoquée par la guerre d'août 2008 entre la Russie et la Géorgie, le partenariat OTAN-Russie reste marqué par des désaccords. Les candidatures de la Géorgie et de l'Ukraine à l'Alliance constituent la principale pomme de discorde. Le nouveau secrétaire général de l'OTAN a réaffirmé que l'adhésion des deux Etats "sera décidée par les alliés", invitant Moscou à respecter leur souveraineté territoriale.

Successeur du Néerlandais Jaap de Hoop Scheffer, M. Rasmussen veut faire de l'OTAN "un pilier de la sécurité globale". Il devra aussi forger le nouveau "concept stratégique" de l'Alliance, qui doit être adopté lors d'un sommet à Lisbonne, en octobre 2010. "L'OTAN a été établie pour la sécurité dans la région euro-atlantique, a-t-il déclaré. Néanmoins, nous devons réaliser que dans le monde d'aujourd'hui, la défense de territoires commence souvent hors de cette région, comme c'est le cas dans les montagnes d'Afghanistan. Je ne vois aucune contradiction entre une défense territoriale et la conduite de missions hors de la région d'opération." "Sur les 28 membres de l'OTAN, plusieurs Etats, dont la France et l'Allemagne, tiennent, contrairement aux Etats-Unis, à ce que l'OTAN conserve son statut d'alliance militaire régionale. Mais en dix ans, a-t-il encore plaidé, date du dernier plan stratégique, de "nouvelles menaces" sont apparues."

Le nouveau secrétaire général a, en outre, salué la décision de la France de "réintégrer complètement la structure militaire" de l'Alliance, qu'il voit comme un moyend'"améliorer la coopération entre l'OTAN et l'Union européenne".

Stéphanie Maupas

04.08.09.

LE MONDE, 


7-2 Philippe Cohen-Grillet : Les nouveaux visages de l’Otan.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

Jusqu’alors, le très pacifique – voire pacifiste – peuple danois était surtout connu pour ses rollmops et sa Petite Sirène. Depuis hier, son ex-Premier ministre, l’allure svelte, le teint hâlé et le sourire de play-boy, a officiellement pris la tête de la plus puissante machine de guerre au monde. Anders Fogh Rasmussen, 56 ans, a en effet pris ses quartiers à Bruxelles en qualité de secrétaire général de l’Otan.  

Dès la veille, sur Facebook, le très branché nouveau patron (au moins en titre) de l’Alliance atlantique, indiquait être « prêt », s’étant « bien reposé avant un programme chargé » et des vacances coulées dans sa résidence du sud de la France. 

Les ordres de Washington 

A la guerre comme à la guerre. Rasmussen, qui succède au Néerlandais Jaap De Hoop Scheffer, a du pain sur la planche. Hier toujours, lors d’une conférence de presse dans ses nouveaux bureaux, le nouveau visage de l’Otan a, évidemment, insisté sur ce qui ne peut être que sa priorité : le bourbier afghan, qui mobilise 90.000 soldats sous la bannière de l’Alliance. L’objectif est clair : éradiquer le cancer taliban et « aider les Afghans à prendre en charge leur sécurité ».  

Mais Rasmussen a prévenu : « Nous resterons en soutien aussi longtemps que cela sera nécessaire. » L’homme, en tout cas, suivra à coup sûr les directives de Washington, après avoir soutenu l’engagement de son pays en Afghanistan, mais aussi en Irak. Autre dossier brûlant, les relations avec la Russie. Rasmussen devra donner des gages de bonne volonté, alors même que d’inquiétants bruits de bottes se font entendre, comme l’an dernier, à la frontière de la Géorgie et de la Russie.

Un général tricolore à la manœuvre

Mais, surtout, le nouveau secrétaire général de l’Alliance a la lourde charge de conduire la rénovation du « concept stratégique » de l’Otan. Il s’agit rien de moins que de définir le rôle de l’organisation : bouclier réciproque entre ses membres contre toute agression extérieure (comme c’est aujourd’hui le cas) ou « acteur global » de sécurité (comme le souhaitent les Etats-Unis). 

La France, qui vient de rejoindre le commandement militaire intégré de l’Otan, aura, sur le sujet, plus que voix au chapitre. L’un des rares postes « stratégiques » de l’Alliance est en effet revenu à l’Hexagone. Le général Stéphane Abrial, précédemment chef d’état-major de l’armée de l’air, a été nommé, la semaine dernière, « commandant suprême allié de la Transformation » et prendra ses fonctions outre-Atlantique, à Norfolk, le 9 septembre. Jusqu’alors, les galonnés de Norfolk (un commandement traditionnellement détenu par les Américains) inspiraient surtout le respect et… un certain ennui.

 Mais le temps où des généraux proches de la retraite fournissaient une intense production doctrinalo-militaire présentée sous PowerPoint semble révolu. Le général Abrial présidera aux réflexions qui doivent conduire, avant la fin de 2010, à la définition de l’emploi des forces de l’Alliance. A l’issue de ce débat, il ne pourrait rester de l’Europe de la défense qu’un grand cadavre à la renverse. Il est vrai que l’Otan est malheureusement coutumier de certains « dégâts collatéraux ».
Philippe Cohen-Grillet,

4 août 2009

France-Soir


7-3 Marielle Bernard : OTAN-Russie, la suspicion éternelle.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

Les relations entre les occidentaux et la Moscou dépendront à terme de la façon dont la Russie va gérer ses faiblesses, une économie fragile et une démographie en berne.

A l'occasion du sommet de l'OTAN à Strasbourg du 3 avril qui marque le retour de la France dans le commandement militaire intégré de l'organisation de défense, la question de ses relations avec la Russie reste essentielle. Comment va-t-elle évoluer au cours des 20 à 30 prochaines années ? Difficile de faire des prédictions tant le poids du passé est lourd et la méfiance des deux côtés est grande. On peut toutefois établir un diagnostic et lister les nombreux obstacles à un assainissement des relations en Europe qui est dans l'intérêt de tous.

Premier constant, la suspicion mutuelle est notamment alimentée depuis des mois par les ambitions et les déclarations du gouvernement russe. N'est-ce pas Vladimir Poutine, ancien Président et aujourd'hui Premier ministre, qui a déclaré que le plus grand drame du XXe siècle était la disparition de l'URSS et a appelé clairement à la renaissance de l'empire perdu ? N'est-ce pas Dmitri Medvedev, Président actuel de la Russie, qui a déclaré que son pays n'était pas effrayé à l'idée d'une nouvelle Guerre Froide contre l'Ouest?

L'attitude des Russes s'explique par la méfiance permanente que l'Ouest et l'OTAN leur inspirent. Ils considèrent que leur pays est souvent perçu comme une puissance de seconde catégorie, ce qui est pour Moscou une offense insupportable. Du fait de sa dimension historique et géographique, ce pays a toujours été traité comme une grande puissance même quand il ne l'était pas. De fait, la Russie peut être considérée comme dangereuse quand elle est une véritable grande puissance, et plus encore quand elle ne l'est pas.

Les Russes croient également que l'OTAN n'a pas vraiment rompu avec ses racines de la Guerre Froide; auquel le concept stratégique établi par l'organisation en 1999 reste d'ailleurs attaché. Pour les chefs militaires russes, l'OTAN est «comme un gâteau à multicouche, où la multiplication des relations (entre les États-Unis et l'Europe, en Europe, entre les membres fondateurs et les nouveaux venus) affecte le résultat». 

La menace réelle ou supposée de l'OTAN est utilisée par les chefs militaires russes en politique intérieure. D'autant plus comme l' explique Laure Mandeville dans son blog sur la Russie, «qu' il y a toujours un lien fort entre la politique interne et la politique extérieure dans ce pays. Le premier sert le deuxième et inversement». 

Les membres de l'Alliance portent aussi une part de responsabilité dans la difficile relation entre l'OTAN et la Russie. Leur manque de compréhension des possibles réactions du gouvernement russe sur des sujets comme l'élargissement de l'Organisation et de ses missions est en partir responsable de la montée des tensions. Jusqu'à la crise géorgienne de l'été dernier, la Russie se sentait et était perçue par l'Alliance comme incapable de s'opposer. Une fois encore l'OTAN n'aura pas bien mesuré les conséquences de ses actes et son attitude sur le pouvoir russe.

La réaction russe lors du conflit géorgien était pourtant prévisible. Elle était notamment almentée par la crainte de Moscou de voir l'Alliance Atlantique se transformer en une sorte de gendarme planétaire. En outre, les relations entre Moscou et Washington semblaient et étaient, jusqu'à l'élection de Barack Obama, dans une impasse, caractérisées par «une sorte de sourire poli» et une atmosphère de méfiance. Lilia Shevtsova, consultante au Centre de Moscou, pense que les deux pays: « ont agi sur une base d'idées fausses au sujet de l'un et de l'autre» .

Aujourd'hui, l'OTAN et la Russie sont dans une situation de «perdant-perdant». Le rapprochement possible entre l'Union Européenne (UE) et la Russie n'est probablement plus envisageable. Au contraire, les discours et les actes impérialistes de Moscou ont ey pour conséquence de renforcer les relations d'UE-Etats-Unis. La Russie semble également aujourd'hui être très isolée. Le gaz et le pétrole sont aujourd'hui les seuls alliés de la Russie sur la scène politique internationale.

À long terme, les relations entre les occidentaux et Moscou dépendront de la façon dont Moscou va gérer ses faiblesses intérieures: une économie fragile et une démographie en berne qui contrastent avec celles de son puissant voisin chinois, que la Russie essaye de compenser avec de fortes exportations dans l'énergie et dans les armements.

Fonder son économie et sa puissance sur ses seuls deux éléments pourrait mener au désastre, parce que la Russie dépend des Etats-Unis et de l'Europe pour acheter son gaz et son pétrole. Elle ne prend pas en compte un potentiel changement de la politique stratégique de ces importateurs en matière d'énergie; particulièrement s'ils décident de trouver d'autres fournisseurs, de développer des énergies renouvelables et s'ils trouvent finalement le moyen de réduire leur dépendance vis-à-vis de la Russie.

C'est pourquoi «la disparité entre la rhétorique russe et les possibilités réelles» est bien une menace pour l'Ouest. Cette faiblesse est d'autant plus grave que la Russie n'a pas une économie diversifiée dans les services ou l'industrie, à la différence de l'Inde et de la Chine.

Lilia Shevtsova, experte du Carnegie Moscow Center, montre que la pensée stratégique russe fait le pari que la domination occidentale se terminera, et sera remplacée par un centre principal Sino Asiatique et potentiellement 4 ou 5 centres secondaires moins puissants. Dans cette configuration, deux possibilités, soit l'OTAN reste une organisation forte, le dernier rempart pour protéger les pays occidentaux, soit elle disparaît et de fait entraîne la disparition de la coalition des pays occidentaux. Ce dernier scénario pourrait mener à un rapprochement entre l'UE et la Russie avec la création d'une grande Europe qui s'étendrait «de l'Océan Atlantique à Oural».

L'autre inconnue de taille tient aux évolutions du pouvoir russe. Est-ce que le pays va s'enfoncer dans le totalitarisme ou devenir plus démocratique ? Comment Moscou va réformer sa puissance militaire pour faire face à ses propres défis. Dans plusieurs hypothèses, l'OTAN pourrait être un rempart précieux contre les tentatives d'expansion russes.

L'incertitude sur la relation à long terme entre la Russie et l'OTAN explique pourquoi actuellement il est si important que l'Ouest maintient une forme de partenariat avec ce pays. Pour le CSIS (Centre d'études stratégiques internationales) la «coopération avec la Russie doit être fondée sur la réciprocité stricte, et la Russie devrait ne jamais avoir un veto unilatéral qui puisse surpasser les décisions occidentales ; mais les nations occidentales devraient tenir compte des intérêts légitimes russes en matière de sécurité. Dans ce contexte, il est important de maintenir les accords de limitation d'armements existants, comme le Traité sur les forces conventionnelles en Europe (CFE) et le Traité sur les forces nucléaires intermédiaires (FNI).» 

Marielle Bernard

vendredi 3 avril 2009

http://www.slate.fr/story/3193/otan-russie-la-suspicion-%C3%A9ternelle



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

05/08/2009

n°7 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 02-08 :Début - : Iran, la quête occidentale d’une hécatombe justificatrice…

n°7 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 02-08 :Début - : Iran, la quête occidentale d’une hécatombe justificatrice…



Géopolitique & stratégie d'Iran

   n°7 du 02-08                                       C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Chartingstocks.net : Une guerre électronique totale, visant à déstabiliser l’Iran.

1-2 Camille Loty Malebranche : Iran, la quête occidentale d’une hécatombe justificatrice…

1-3 Thierry Meyssan : L’« Axe du Mal » de l’administration Obama.

Suite

1-4 Juan Miguel Muñoz : Face à la crise iranienne, le Hezbollah et le Hamas restent prudents.

1-5 Scénario catastrophe d'une attaque israélienne contre l'Iran.

1-6 Paul Craig Roberts : Menacer L'Iran - Si Israël/Us irradient l'Iran, vous serez aussi Irradiés !

1-7 Kaveh L Afrasiabi : Renforcement de la coopération militaire Iran-Russie.

1-8 Gareth Porter : Iran-Irak-USA : Un Rapprochement Progressif, Ténu, Iran Irak aux dépens des Américains.

Fin

2  Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

2-1 Raja Chemayel : L´homme qui a appelé un chat, un chat.

2-2 Les félicitations de tous les Etats Démocratiques au peuple Persan.

2-3 Guillaume Dorval : " La Démocrat'ouille ou le Sang Froids des Sodomisés ".

2-4 Amir M. Maasoumi : En hommage.

Point de vue d’Amir M. Maasoumi.

2-5 L'hypocrisie de Harper et des conservateurs est vraiment incommensurable.

3 Annexe

3-1 Données sur l'Iran (suivant wikepédia)


1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

1-1 Chartingstocks.net : Une guerre électronique totale, visant à déstabiliser l’Iran.

Tentative (puis allégations) de fraude électorale en Iran :

Des intérêts israéliens de droite sont impliqués dans une guerre électronique totale, via Twitter, dans l’espoir de faire accuser les élections iraniennes de trucage et de provoquer une instabilité politique en Iran.

Quiconque a utilisé Twitter ces derniers jours sait que la question des élections iraniennes était le plus populaire. Des milliers de tweets et de retweets prétendant que l’élection aurait été bidonnée, et appelant à des manifestations de protestation en Iran, exhortant même parfois les utilisateurs à des intrusions dans divers sites ouèbes (Web)  iraniens d’information (ce qu’ils firent, d’ailleurs, avec succès). La popularité de Twitter a attiré l’attention de divers blogues, comme Mashable et TechCrunch, et cette question a même été évoquée sur des sites d’information consensuels.

Les gens à l’origine de ces messages d’incitation à la rébellion étaient-ils vraiment des Iraniens, ou s’est-il agi purement d’une machine de propagande ? Cela a piqué ma curiosité, et j’ai décidé d’enquêter sur les sources de ces informations. Cela m’a permis de cerner une poignée de personnes qui ont été à l’origine de 30 000 tweets relatifs à l’Iran ces derniers jours. Et il y avait, entre ces personnes décidément prolixes, certains points communs frappants :

1 – ils avaient tous créé leurs comptes tweeter le samedi 13 juin ;

2 – ils avaient tous un nombre extrêmement élevé de tweets depuis la création de leur profil ;

3 – l’expression « élections iraniennes » s’est avérée leur mot-clé présentant le plus d’occurrences ;

4 – à de très rares exceptions près, ils affichaient tous des messages EN ANGLAIS ;

5 – la moitié d’entre eux avaient exactement la même photo sur leurs fiches profil bidonnées ;

6 – chacun avait des milliers d’aficionados, avec simplement une poignée d’amis. Ils étaient tous, d’ailleurs, les amis les uns des autres…

Cornegidouille… pourquoi donc tous ces tweets étaient-ils rédigés en anglais ? Bigre, pourquoi tous ces profils étaient-ils ainsi obsédés par l’Iran ? Il était évident qu’il s’agissait là de l’œuvre de gens ayant un intérêt dans la déstabilisation et l’influence sur l’opinion publique en ce qui concerne la légitimité des élections iraniennes.

Je décidai par conséquent de cylindrer mon échantillon de spammers à trois des plus insistants :

@StopAhmadi

@IranRiggedElect

@Change_For_Iran

Ensuite, je procédai à une recherche sur Google pour deux de ces trois-là :

@StopAhmadi et

@IranRiggedElect.

La première page ouèbe (Web)  à s’afficher fut le Jerusalem Post (JPost), un quotidien de droite pro-israélien.

L’histoire du Jerusalem Post concernait trois personnes « qui venaient de se joindre au réseau social quelques heures auparavant seulement, et qui avaient déjà amassé des milliers d’aficionados ». Pourquoi le site d’un quotidien juge-il utile d’afficher un post au sujet de trois pékins qui viennent tout juste de se connecter à Twitter, seulement quelques heures auparavant ? Cela mérite-t-il d’être relevé ? Le JPost a été la première (et à ma connaissance la seule) source d’information majeure à avoir mentionné ces trois spammers.

Le JPost un média important, a fait la promo de ces trois Twitteurs qui allaient devenir la source du bombardement des élections iraniennes au moyen des bombes Twitter… Pourquoi le JPost s’intéresse-t-il ainsi, tout soudain, aux étudiants iraniens (étudiants, c’est tout du moins ce que ces spammers prétendaient être…) ? Je dois reconnaître que j’avais désormais certains soupçons. En fin de compte : Qui Bono ? (A qui profitait le crime ?)

Incontestablement, Israël voit en l’Iran un ennemi, sans doute encore bien plus qu’en tout autre pays. D’après un sondage récent, plus de la moitié de la population israélienne est favorable au recours à une intervention armée contre l’Iran si ce pays ne cessait pas de développer son énergie nucléaire (ce qui est parfaitement son droit, conformément au traité de non-prolifération). Étrangement, ces bruits de bottes proviennent d’un pays, Israël, qui n’en est pas cosignataire, mais qui a le droit de développer son énergie nucléaire et qui, de surcroît, possède un arsenal de BOMBES nucléaires.

Bien sûr, Mousavi lui-même joue un rôle indéniable dans le bordel iranien actuel.

Vous avez vu ça souvent, vous, un candidat se déclarant lui-même vainqueur avant tout décompte des voix, puis, confronté à la défaite, qui qualifie l’ensemble du processus électoral de fraude ?

Aussi évident ait été la fraude lors de nos élections (présidentielles américaines) en 2000, Al Gore (le candidat démocrate qui les a perdues) ne serait allé soulever le lièvre de la fraude électorale ?! Aucun homme politique important, aux États-Unis, n’aborde cette question, même avec de longues pincettes. Ils savent parfaitement qu’une telle accusation secouerait l’ensemble des fondations de notre démocratie, et que cela menacerait les structures politiques en place.

Ces spammers du Twitt ont commencé à crier au scandale avant même le dépouillement des derniers bulletins, bien dans la manière de Mousavi.

Le spammer @IranRiggedElect a créé son profil avant qu’un quelconque vainqueur eut été annoncé, et il a joué le rôle d’un service public nous informant, nous, aux Etats-Unis, en anglais et toutes les dix minutes, du caractère soi-disant irrégulier de ces élections.

Saluons son altruisme : il l’a fait avec une telle abnégation ! Et sans jamais se soucier le moins du monde de ses concitoyens et soi-disant « amis » en Iran, qui ne connaissent pas l’anglais et ne se sont jamais servi de Twitter de leur vie !

Chartingstocks.net,

15 juin 2009

Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

http://www.chartingstocks.net/2009/06/proof-israeli-effort-to-destabilize-iran-via-twitter/


1-2 Camille Loty Malebranche : Iran, la quête occidentale d’une hécatombe justificatrice…

Avec l’océan de bave et d’encre, l’Himalaya de conneries et d’invectives proférées contre le régime iranien par les jeteurs de sorts des médias occidentaux, tous vilement, bêtement tournés vers ce pays devenu centre du monde, l’occident cache à peine sa volonté de voir un terrible massacre de milliers de gens qui justifierait ses accusations de cruauté inhumaine du pouvoir iranien.

Je voudrais croire volontiers à la bonne foi de nos médias si dans le même temps, ces défenseurs de démocratie osaient défier les crapules bancaires et financières qui font des milliers de morts par la faim et la misère dans le monde chaque jour de l’année. Car l’ennemi du monde, c’est l’engeance bancaire, financière et industrielle occidentale qui impose des politiques économiques opprimantes et affameuses un peu partout dans le monde où elle sévit derrière la banque mondiale, le Fmi et leurs organismes régionaux faisant et défaisant les gouvernements dans les pays pauvres. Je dis que les peuples occidentaux doivent faire attention à ce qu’ils entendent, regardent ou lisent venant de leur organe de presse s’ils veulent rester humains et dignes du respect du reste du monde. De toute façon, en occident même, tout le monde sait qui fignole le mode social où frappent le stress intenable, le travail éreintant, l’endettement généralisé, la pauvreté, la misère, l’explosion des épidémies de civilisation telles le cancer, les maladies cardio-vasculaires, les névroses, les psychoses, la barbarie de l’incommunication entre individus, les complexes liés à la mégalomanie dans la consommation, l’impossibilité de fréquenter un être humain encore humain… Tout cela ne vient point du dehors mais de l’immonde système barbare institué selon nos élites économiques et procédant des structures de domination gérée par la faune politicienne à leur service. L’Iran et ses élections, voilà une diversion en temps de crise occidentale, un défoulement malsain pour les peuples infantilisés et réifiés par les médias. Car à moins d’être totalement abruti, nul n’est sans savoir que la démocratie que prétendent défendre les chiens baveurs de la presse occidentale, n’existe pas à l’intérieur de pays où tout appartient à quelques familles de banquiers et d’industriels qui fignolent récession et croissance au gré de leur cupidité dans le supérieur mépris des peuples. Il n’y pas non plus de liberté d’expression où la presse appartient soit à ces mêmes familles riches qui asservissent pillent les peuples ou à l’État à la solde des familles susdites au dédain des nations. Ce qui est dit et montré dans la presse, l’est uniquement pour l’abrutissement des esprits et le règne débilitant de l’oligarchie selon ce qu’elle entend faire passer comme information ou stimuli à l’échantillon-peuple dans le behaviorisme collectif dont la presse est l’instrument privilégié.

Qui ne se rappelle l’élection frauduleuse et scandaleuse de Georges W. Bush en 2000 ? Ici, il faut bien comprendre que ce ne fut pas une question d’écart plus petit qui ne changerait en rien le candidat victorieux desdites élections comme c’est probablement le cas d’Ahmadinedjad vainqueur sur Moussavi d’après même les préalables sondages étasuniens, mais vraiment de soupçon d’un réel vol de la victoire électorale d’Al Gore. Pourtant, tout a été réglé derrière les caméras loin des agitations par les maîtres du système.

Quant aux manifestations de rue, l’on sait comment ça se passe aux É.-U., la police assigne le parcours permis aux manifestants, et comme la presse ne perd pas son temps en général avec des trublions de la rue, sauf quelques scoops montrant en quelques secondes aux nouvelles, les gens qui défilent ; et gare à eux s’ils s’aventurent ailleurs que les lieux autorisés, la matraque les dispersera… Les peuples occidentaux doivent toujours se méfier de leurs télévisions, ces abîmes de tous les mensonges, de toutes les manipulations et de tous les abêtissements. N’oublions pas le faux charnier de Timisoara-Roumanie en décembre 1989 où 200 morts tout au plus, avaient été transformés en des milliers par nos télévisions alors que l’armée étasunienne amoncelait dans un véritable charnier de plus de trois milliers de civils panaméens zigouillés gratuitement par des yankees, sans que la presse y eût accès.

Ploutocratie ou théocratie, la démocratie est perdante.

Les évènements d’Iran me conduisent au triste constat que les états moyens qui veulent échapper au surcontrôle des occidentaux dont la pulsion pathologique consiste à faire du monde entier leur domaine privé, est de se référer à des positions extrêmes pour combattre l’extrême. Ainsi donc malgré la laideur de toute théocratie que j’abhorre dans leur essence et par conviction, la salissure interventionniste occidentale, laisse-t-elle d’autres choix aux nations quand on sait que la ploutocratie fait fonctionner l’économie comme une métaphysique de l’immuable, une théologie du faux ? La ploutocratie occidentale est en soi une forme de théocratie sans dieu et sans église dont le hiératisme financier réel a su ériger l’économisme malsain de la finance avec ses mensonges, ses arcanes fallacieuses, ses asservissements invisibles des peuples proprement occidentaux par le crédit, le travail incessant, la performance aliénante et la consommation exponentielle nécessaire pour combler la dette artificielle créée afin d’enrichir les banquiers et leurs acolytes…

Entre la théocratie proprement théocratique de l’Iran et la théocratie financière de l’occident nous sommes dans les deux camps si éloignés de la démocratie et du respect des droits inaliénables de la personne. Si éloignés aussi de cette démocratie hallucinée des journaleux et des simplistes des médias occidentaux ou des protagonistes de l’opinion publique occidentale constamment biaisée, asservie !!!

En attendant, pour sa mesquine gloire et sa haine de qui les déifie, l’occident fait tout pour obtenir un bain de sang, une hécatombe des foules qu’il utilise comme marchepied de ses ambitions et son orgueil blessé par le régime islamique. Hécatombe appelée des vœux sordides des establishments occidentaux criminels et maudits où le sang des victimes iraniennes servirait d’eau apportée au moulin d’un occident ethno-sociocentriste prolifique de bave hégémonique et droit-de-l’hommiste contre l’Iran.

Que les citoyens occidentaux prennent garde ! Car encore une fois, on fait d’eux les ombres mouvantes de la mascarade d’une « élite » oligarchique infâme et infernale dans sa folie mégalomane de maîtresse des esprits, des vies et des biens sur la planète Terre où après les sales siècles de colonisation et d’esclavagisme, elle profite éhontée dans les pays du sud, du travail esclave des enfants, de l’esclavage moderne des femmes et des hommes, de l’exploitation de toutes sortes tant économiques que sexuelles de la masse de milliards de gens vivant pour la plupart avec moins d’un ou de deux dollars par jour dans la crasse et la déshumanisation programmée !

Camille Loty Malebranche : 

http://www.legrandsoir.info/Iran-la-quete-occidentale-d-une-hecatombe-justificatrice.html


1-3 Thierry Meyssan : L’« Axe du Mal » de l’administration Obama.
Iran/Nicaragua : nouveau mensonge d’Hillary Clinton

La secrétaire d’État Hillary Clinton s’est publiquement inquiétée de la construction d’une méga-ambassade iranienne au Nicaragua.

Sur les plateaux de télévision US, des « experts » ont disserté sur les opérations militaires secrètes que les Gardiens de la Révolution iranienne prépareraient en Amérique latine contre les intérêts états-uniens et israéliens. Mais quelle est la base factuelle de ce tintamarre médiatique ?

Alors que le complexe militaro-industriel et l’état-major interarmes états-unien on révisé leur approche de l’Iran, notamment depuis le rapport Baker-Hamilton et la « révolte des généraux » [1], les néo-conservateurs (israéliens et anglo-saxons) ont multiplié les campagnes de communication contre l’Iran.

L’opinion publique occidentale a ainsi été largement intoxiquée et croit aujourd’hui massivement que le président Ahmadinejad ne veut pas en finir avec l’apartheid en Palestine, mais avec les Israéliens [2] ; ou encore, qu’il cherche à fabriquer une bombe atomique, bien que l’imam Khomeiny ait déclaré cette arme de destruction massive contraire aux valeurs de l’islam. En juin 2009, l’opinion publique occidentale a été convaincue que l’Iran actuel est une dictature cléricale qui a truqué l’élection présidentielle et a réprimé dans le sang des manifestations populaires, alors que l’on a assisté à une épreuve de force au sein de la classe dirigeante où la haute bourgeoisie —dont le haut clergé autour de l’ayatollah Rafsandjani— soutenue par les Anglo-Saxons a tenté de renverser un parti populiste d’anciens combattants de la guerre contre l’Irak, protégé par le Guide suprême [3]

Néanmoins, un autre front dans la guerre contre la vérité a été ouvert par les néco-cons : l’« Iranian Connection » en Amérique latine.

On sait que le bloc révolutionnaire latino-américain (Cuba, Bolivie, Équateur, Honduras, Nicaragua, Saint-Domingue, Venezuela ) et le bloc révolutionnaire proche-oriental (Iran, Résistance libanaise, Résistance palestinienne, Syrie) se sont rapprochés à la fois pour contourner les restrictions qui leur sont imposées par les États-Unis et pour créer des institutions internationales alternatives à celles contrôlées par Washington. L’intox consiste à faire accroire que ces États et groupes politiques, qui développent une politique inspirée du mouvement des non-alignés, auraient un plan expansionniste et un agenda militaire cachés.

Le ballon d’essai de cette campagne est lancé par un article du chroniqueur argentin basé aux États-Unis, Andrés Oppenheimer, dans le Miami Herald [4]. Selon le journaliste, qui commente la tournée du président Ahmadinejad en Amérique latine, l’Iran ne cherche pas seulement à briser son isolement diplomatique, mais aussi à exporter son idéologie « fasciste » (sic) pour prendre les États-Unis à revers. Au passage, Oppenheimer dénonce la présence grandissante d’obscurs personnels diplomatiques iraniens en Amérique latine, notamment au Nicaragua.
Le scoop est d’autant plus frappant qu’il provient d’un journaliste ayant construit sa réputation sur la révélation de l’Irangate, lorsque l’administration Reagan soutenait les Contras du Nicaragua à l’insu du Congrès, grâce à un montage israélien complexe ayant assuré la fortune personnelle de l’ayatollah Rafsandjani.

Ce scoop aurait pu passer inaperçu, s’il n’avait été relayé lors d’une audition au Congrès par Nancy Menges. Cette « experte » avait été invitée par le sénateur Eliot Engel à témoigner le 5 mars 2008 sur l’évolution de Cuba après la maladie de Fidel Castro. Elle fut présentée aux parlementaires comme membre du Center for Security Policy, le think tank des faucons à Washington [5]. Ceux qui connaissent le microcosme washingtonien savent que, malgré la différence d’âge, elle est la veuve de Constantin Menges. Ce personnage haut en couleur fut le directeur Amérique latine de la CIA et conseiller de Ronald Reagan. Son nom reste surtout attaché au soutien aux Contras nicaraguayens et à l’invasion de la Grenade. Mme Menges entretient la mémoire de son époux et poursuit la publication de son bulletin, l’Americas Report.

Mme Menges a assuré à ses auditeurs qu’ils ne devaient pas se réjouir trop vite de la maladie du Commandante Castro, la Cuba socialiste étant remplacée par le Venezuela bolivarien dans les cauchemars du « monde libre ». Pis, Hugo Chávez aurait ouvert la porte du continent aux révolutionnaires islamistes iraniens et aux guérilleros du Hezbollah et du Hamas. Après avoir évoqué toutes sortes de rumeurs effrayantes, y compris la possible livraison d’uranium par le Venezuela et la Bolivie à l’Iran ou l’influence éventuelle du Protocole des sages de Sion sur Hugo Chávez, Nancy Menges déclara :
« La présence iranienne peut aussi être trouvée au Nicaragua. L’Iran a récemment établi une énorme ambassade à Managua. Des diplomates disposant de l’immunité vont et viennent et le bâtiment est sécurisé de tout espionnage. Il n’y a pas de contrôle des mouvements des diplomates iraniens. A la mi-2007, on a découvert que [le président] Ortega a autorisé 21 Iraniens à entrer dans le pays sans visa. Ceci montre clairement que le régime d’Ortega, comme celui de Chavez, ne surveille pas qui entre dans leurs pays respectfis. Cela peut avoir des conséquences sérieuses sur la sécurité de notre région. » [
6]

Au moment où Nancy Menges déposait à la Chambre, son ami Michael Rubin publiait un bref rapport pour l’American Enterprise Institute, intitulé « L’ambition globale de l’Iran » [7]. Rubin fut conseiller du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld pour l’Irak et l’Iran. Il participa activement à la fabrication des intoxications qui servirent à justifier l’invasion de l’Irak, puis il rejoignit la direction de l’Autorité provisoire de la Coalition. Il milita pour l’extension de la guerre d’abord contre la Syrie, puis contre l’Iran, et préconisa publiquement l’assassinat de leurs présidents.
S’adressant à un public ignorant de l’histoire proche-orientale, Michael Rubin a beaucoup contribué à développer le mythe d’un Iran expansionniste. Dans ce petit rapport, il accumule les rumeurs glanées ici et là, pourvu qu’elles servent son objectif de diaboliser l’Iran. Parmi elles, il reprend à sa manière le scoop d’Oppenheimer : « L’ambassade d’Iran à Managua est maintenant la plus importante mission diplomatique de la ville » [
8].

Ce qui n’est encore qu’un « scoop » journalistique ou un « renseignement » d’expert, devient une vérité officielle lorsque la secrétaire d’État Hillary Clinton le confirme. Lors de la séance de questions-réponses avec le personnel du département d’État à l’occasion de la Journée des Affaires étrangères, le 1er mai 2009, elle déclare : « Je ne pense pas que dans le monde d’aujourd’hui, qui est multipolaire, où nous rivalisons [en Amérique latine] avec au moins les Russes, les Chinois et les Iraniens, il soit de notre intérêt de tourner le dos aux États de notre région (…) Nous cherchons à comprendre comment traiter avec [le président] Ortega. Les Iraniens construisent une énorme ambassade à Managua, et vous pouvez imaginer pourquoi ». [9] Bref, il faut trouver une solution avant que la Révolution islamique ne soit installée aux portes des États-Unis.

 Aussitôt, tous les networks US organisent des talk shows. On y disserte sur les actions militaires secrètes que les Gardiens de la Révolution iranienne ne manqueront pas de fomenter depuis leur imposant QG de Managua.
Le représentant républicain de Floride, Connie Mack, commente lors d’une télé-conférence organisée par l’Israel Project, le 1er juin 2009 [
10] : « L’influence grandissante de l’Iran en Amérique latine me rappelle la relation entre la Russie (sic) et Cuba lorsque nous avons dû faire face à la crise des missiles » [11].

Patatras ! Dans son édition du 13 juillet 2009, le Washington Post révèle que le chantier de la méga-ambassade iranienne n’a jamais existé [12]. Il ne s’agit pas d’une exagération ou d’une déformation, mais d’une pure invention.
L’Iran a ouvert au cours dernières années 6 nouvelles ambassades en Amérique latine, s’ajoutant aux 4 déjà existantes. Cela en fait 10 au total pour 33 États latinos. À Managua, l’Iran est représenté par un ambassadeur. Il vit avec son épouse dans un appartement loué. Pas de trace de « diplomates obscurs allant et venant », et encore moins de conseillers militaires. Il y a bien eu un projet de construire une petite villa comme ambassade, mais il a vite été abandonné en l’absence de financement. Les relations politiques entre le Nicaragua et l’Iran sont excellentes, mais les échanges économiques sont inexistants en raison d’une dette nicaraguayenne persistante de 160 millions de dollars.

Pressé de questions, le porte-parole du département d’État, Ian Kelly, a dû piteusement battre en retraite. Plutôt que de reconnaître une erreur de Mme Clinton, il s’est félicité de la bonne nouvelle que représente l’absence de méga-ambassade iranienne à Managua, bien que les États-Unis n’aient de conseils à donner à personne en matière de taille de ses représentations diplomatiques [13]. Et lorsque qu’on lui a demandé auprès de qui la secrétaire d’État avait vérifié cette fausse information, M. Kelly s’est efforcé de réaliser une diversion à propos d’un universitaire états-unien détenu en Iran. Après tout, peu importe la véracité de ce qu’on leur reproche, l’essentiel est de réaffirmer que les Iraniens sont dangereux.

Depuis que George Bush dénonçait un imaginaire pacte militaire anti-américain entre l’Iran, l’Irak et la Corée du Nord, « l’Axe du Mal », les dirigeants politiques ont changés à Washington, mais pas les méthodes.

 Thierry Meyssan

[1] « Washington décrète un an de trêve globale », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 3 décembre 2007.

[2] « Comment Reuters a participé à une campagne de propagande contre l’Iran », Réseau Voltaire, 14 novembre 2005.

[3] « Iran : le bobard de l’"élection volée" », par James Petras ; « La CIA et le laboratoire iranien », « Pourquoi devrais-je mépriser le choix des Iraniens ? » et La « "révolution colorée" échoue en Iran », par Thierry Meyssan ; Réseau Voltaire, 17, 19, 21, 24 juin 2009.

[4] « Beware Iran in Latin America », par Andrés Oppenheimer, Miami Herald, 30 septembre 2007.

[5] « Les marionnettistes de Washington », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 13 novembre 2002.

[6] « Iran’s presence can be felt in Nicaragua as well. Iran recently established a huge embassy in Managua. Diplomats have immunity coming and going and the building is protected from espionage. There is no control over the movements of Iranian diplomats. In mid 2007 it was discovered that Ortega permitted 21 Iranians to enter the country without visas. This clearly shows that the Ortega regime, like Chavez, is not monitoring who is entering their respective countries. This could have serious implications for the security of our region » Texte intégral.

[7] Voir document joint.

[8] « Iran’s embassy in Managua is now the largest diplomatic mission in the city. »

[9] I don’t think in today’s world, where it’s a multipolar world, where we are competing for attention and relationships with at least the Russians, the Chinese, the Iranians, that it’s in our interest to turn our backs on countries in our own hemisphere (…) We are looking to figure out how to deal with Ortega. The Iranians are building a huge embassy in Managua, and you can only imagine what it’s for. » Texte intégral.

[10] « Venezuela and Iran : The Case for Concern », Enregistrement intégral (format MP3).

[11] « The growing influence of Iran in the Western Hemisphere reminds me of the relationship between Russia and Cuba when we dealt with the Cuban missile crisis ».

[12] « Iran’s Invisible Nicaragua Embassy. Feared Stronghold Never Materialized », par Anne-Marie O’Connor et Mary Beth Sheridan, Washington Post, 13 juillet 2009.

[13] Texte intégral du point de presse du département d’État, 13 juillet 2009.
 Thierry Meyssan

Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire.

http://www.voltairenet.org:80/article161085.html



n°7 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 02-08 : Suite - : Iran, la quête occidentale d’une hécatombe justificatrice…

n°7 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 02-08 : Suite  - : Iran, la quête occidentale d’une hécatombe justificatrice…



Géopolitique & stratégie d'Iran

   n°7 du 02-08                                       C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :  

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Chartingstocks.net : Une guerre électronique totale, visant à déstabiliser l’Iran.

1-2 Camille Loty Malebranche : Iran, la quête occidentale d’une hécatombe justificatrice…

1-3 Thierry Meyssan : L’« Axe du Mal » de l’administration Obama.

1-4 Juan Miguel Muñoz : Face à la crise iranienne, le Hezbollah et le Hamas restent prudents.

1-5 Scénario catastrophe d'une attaque israélienne contre l'Iran.

1-6 Paul Craig Roberts : Menacer L'Iran - Si Israël/Us irradient l'Iran, vous serez aussi Irradiés !

1-7 Kaveh L Afrasiabi : Renforcement de la coopération militaire Iran-Russie.

1-8 Gareth Porter : Iran-Irak-USA : Un Rapprochement Progressif,Ténu, Iran Irak aux dépens des Américains.

1-4 Juan Miguel Muñoz : Face à la crise iranienne, le Hezbollah et le Hamas restent prudents.

Ndlr : La publication de L'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Les premières félicitations parviennent au mandataire réélu. « La démocratie a vaincu. »

Ce fut une victoire fulgurante, puisqu’elle a eu lieu dès le premier tour et que le pourcentage qu’il a obtenu démontre que c’est un leader aimé par son peuple », affirma Nawar al Sahili, député du parti-milice chiite libanais du Hezbollah. Fauzi Barhoum, porte-parole du Hamas, soulignait, sans allusions personnelles : nous espérons que l’Iran continuera de soutenir les droits du peuple palestinien, de respecter l’élection démocratique des Palestiniens et qu’il nous aidera à mettre fin au blocus de Gaza ».

Il est clair que les manifestations dans les rues des partisans d’Ahmadinejad et de son opposant Mir Hossein Moussavi, la querelle sur le recomptage électoral et les décisions de la hiérarchie iranienne sur les comices se sont dissipés dans les moyens de communication des deux groupes et c’est à peine s’ils reçoivent l’attention de leurs dirigeants.

Durant la nuit de mercredi, le chef Hassan Nasrallah, leader du Hezbollah, réapparut à la télévision. Il parla du discours de dimanche du Premier Ministre israélien, Benyamin Netanyahu ; à propos des élections du Liban (il accusa Saad Hariri de fraude, disant qu’il aurait investi 750 millions de dollars dans l’achat de votes dans les districts où eurent lieu les dépouillages des votes), il évoqua également Barack Obama. Aucun mot sur les élections iraniennes.

On ne comprendrait pas la naissance du Hezbollah sans le soutien financier et humain que reçurent les gardiens de la Révolution iranienne, au début des années 80. Un soutien qui se poursuit, inébranlablement, jusqu’aujourd’hui. Il suffit de visiter la banlieue chiite Haret Hrek de Beyrouth, dévastée par Israël pendant la guerre de l’été 2006, pour se rendre compte que des dizaines de millions d’euros ont été investis dans la reconstruction. Nul n’a de doute quant à l’origine de la majeure partie des fonds.

Le Hamas également compte sur l’aide de l’Iran, bien que plus modeste et plus récente.

Les devises et les armes qu’il envoie en Palestine sont beaucoup moins importantes que celles que reçoit le Hezbollah, en grande partie à cause du fait qu’Israël et l’Egypte empêchent que l’arsenal des islamistes palestiniens augmente au rythme auquel peut s’alimenter celui de la milice chiite, qui profite des passages de la frontière syro-libanaise afin de se fournir en armes à faible portée.

L’aide se résume à quelques centaines de millions de dollars annuels, à quelques fusées Katiusha, et à l’entraînement de centaines de miliciens du Hamas dans des camps sur le sol iranien et libanais. Mais l’Iran est l’unique soutien important pour une organisation isolée par la quasi-totalité du monde arabe. Néanmoins, le secret est de rigueur lorsque l’on interroge les chefs du Hamas sur leurs liens avec Téhéran.

Des sources proches du mouvement fondamentaliste consultées hier assurent qu’il n’y a pas d’inquiétude au sein du leadership, même s’ils aimeraient que tout continue comme jusqu’alors. L’ex-premier ministre Moussavi ( qui reconnaît le fait historique de l’Holocauste) n’a jamais été un ami de l’Etat sioniste non plus, il décrit d’ailleurs cet Etat pendant les deux dernières décennies comme « une tumeur cancéreuse ». « La peur n’existe pas », affirme la source, « mais Ahmadinejad est une valeur sûre. Cependant, les Islamistes palestiniens, se taisent. Comme rien n’est sûr, il est préférable de ne pas sortir une parole qui pourrait ne pas plaire à Moussavi.

Le Hamas ne peut se permettre de se fâcher avec ses très rares alliés.

Même si, dans le fond, et étant données les différences entre les rivaux politiques iraniens, ils coïncident avec le président des Etats-Unis : l’accès au pouvoir en Iran du candidat appelé réformiste ne supposerait pas non plus un revirement dans les relations du régime perse avec le reste du monde, ni avec le Hamas.

Juan Miguel Muñoz

28 juin 2009
El Païs


1-5 Scénario catastrophe d'une attaque israélienne contre l'Iran.

Comme on pu l'affirmer plusieurs scientifiques de Physicians for Social Responsability , des armes conventionnelles ne peuvent être efficaces contre les installations nucléaires iraniennes et sites de stockage souterrains, tels le site d'enrichissement d'uranium de Natanz ou le site de stockage et conversion d'uranium d'Ispahan.
"Des responsables iraniens ont reconnu que le centre d'Ispahan a été spécialement conçu pour résister à toute attaque conventionnelle, faisant de lui une principale cible nucléaire.

Le site de Natanz est enterré à 18 et 23 mètres de profondeur, ce qui le rend difficile à atteindre avec des armes conventionnelles.

Pour ce scénario nous nous sommes basés sur des attaques, chacune d'elle avec des B61-11, des bombes nucléaires à pouvoir souterrain pénétrant, qui sont programmées pour une explosion de 340Kt. Les modèles météorologiques dans le HPAC ont été utilisés pour déterminer la distribution des retombées radioactives
"Selon notre carte ( ci dessus) on peut voir qu'en 48 heures, les retombées couvriraient pratiquement tout l'Iran, une grande partie de l'Afghanistan et s'étendraient jusqu'au Pakistan et en Inde.

Les retombées dues à l'utilisation d'armes nucléaires explosant en sous sol, telles les B61-11, seraient pire que celles d'une explosion en surface ou dans l'air, à cause de la poussière et des débris éjectés en plus à partir du site de l'explosion.
"Dans la zone immédiate des attaques, selon nos calculs, en 48 heures, 2.6 millions de personnes mourront.
" Dans une zone élargie, plus de 10.5 millions de personnes seront exposées à des taux de radiations significatives dues aux retombées.
" Dans l'immense zone de retombées, peut de personnes auront accès à des soins médicaux appropriés ce qui augmentera le nombre potentiel de victimes d'une attaque.
"Des études menées après l'utilisation d'armes nucléaires contre le Japon, nous savons qu'il y aurait aussi un traumatisme psychologique grave affectant les populations ce qui accroitra les risques médicaux pour les victimes de l'attaque."

Les Saoudiens prennent cette menace au sérieux. En 2008, le Saudi Shura Council - comprenant un groupe d'élite a pris des décisions pour le cercle rapproché autocrates - "préparer des plans nationaux pour s'occuper des conséquences imprévues de retombées radioactives soudaines qui pourraient toucher le royaume après l'alerte des experts d'attaques possible contre les réacteurs nucléaires de Bushehr" selon ce qui a été révélé en Septembre 2008 dans le journal principal du royaume, Okaz. Israël a également commencé à préparer ses citoyens à une exposition inévitable aux retombées radioactives.
Il semble que les US et Israël soient prêts à accepter une telle hécatombe humaine et contamination radioactive tout cela pour "envoyer un message à l'Iran" et faire plier Téhéran.

En plus de ces millions de morts, une attaque israélienne, forcement menée avec la participation des US, porterait un coup fatal à l'économie mondiale déjà mal en point, et déclencherait une nouvelle guerre mondiale, la III ème ou la IV ème( pour ceux qui considèrent que la Guerre Froide était la III ème).
Face à cette menace existentielle qui aurait des conséquence planétaires, la soit disant "pandémie de grippe porcine" apparaît comme bénigne. Mais, tout le battage médiatique fait autour d'elle ne serait -t-il pas "l'arbre qui cache la forêt" du prochain champignon nucléaire à venir ? Une manière de préparer les opinions publiques à l'instauration de l'état d'urgence dans tous les pays, de faire des exercices de défense civile, mine de rien, sans que les populations soient réellement tenues informées. Après tout, la logistique requise au niveau national pour distribuer des tablettes d'iode est la même que celle pour vacciner en masse, Non ?

21-07

Traduction – Synthèse : Mireille Delamarre:
http://www.planetenonviolence.org/Menacer-L-Iran-Si-ISRAEL-US-Irradient-L-Iran,-VOUS-Serez-Aussi-Irradies-Souvenez-Vous-De-Tchernobyl-!_a1968.html



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n°7 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 02-08 : Fin - : Iran, la quête occidentale d’une hécatombe justificatrice…

n°7 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 02-08 : Fin  - : Iran, la quête occidentale d’une hécatombe justificatrice…



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2  Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

2-1 Raja Chemayel : L´homme qui a appelé un chat, un chat.

2-2 Les félicitations de tous les Etats Démocratiques au peuple Persan.

2-3 Guillaume Dorval : " La Démocrat'ouille ou le Sang Froids des Sodomisés ".

2-4 Amir M. Maasoumi : En hommage.

Point de vue d’Amir M. Maasoumi.

2-5 L'hypocrisie de Harper et des conservateurs est vraiment incommensurable.

3 Annexe

3-1 Données sur l'Iran (suivant wikepédia)



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04/08/2009

n°6 - dossiers d'Iran - 02-08 - : Début - : IRAN : CIA, MOSSAD ET NED (National Endowment for democracy) entre tulipe, roses, jeans et autres couleurs.

n°6 - dossiers d'Iran - 02-08 - : Début - : IRAN : CIA, MOSSAD ET NED (National Endowment for democracy) entre tulipe, roses, jeans et autres couleurs.



dossiers d'Iran  n°6 du 02-08

             C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :  

1 Les brèves

1-1 Jannati: la contestation contre Nejad a commencé depuis sa première victoire.

1-2 Le général Mohammad Ali Jafari : les missiles iraniens peuvent atteindre tous les territoires occupés.

1-3 Le chef de l'agence atomique d'Iran Ali Akbar Salehi, prône la confiance.

1-4 La fatwa de l'ayatollah Montazeri : Khamenei doit être révoqué en tant que guide suprême.

Suite

2 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Farah Stockman : La "Revolution Sac Gucci" ou Comment les US ont Financé Un Programme Pour Instaurer la "Démocratie" en Iran Aboutissant aux Emeutes Post Electorales .

2-2 Claude Jacqueline Herdhuin : Iran : vous avez dit contre-révolution ?

2-3 K. Selim : Le prétexte perse et la twitter zone.

2-4 Medias Net Propagande : "Neda" L'Icone De La Propagande Mediatique Pre/Pro Guerre -

Arrêts Sur Images d'une Vidéo Suspecte.

Annexe

1 Arrêts sur images de la video "Neda"

2: La police iranienne bloque une manifestation, une autre surgit.

2-5 Neda, le martyrologue iranien ou le crime de Moussavi.

Fin

2-6 Pietro Ancona : IRAN : CIA, MOSSAD ET NED (National Endowment for democracy) entre tulipe, roses,

       jeans et autres couleurs.

2-7 Manlio Dinucci : Israël est en train de préparer l’attaque contre l’Iran.

2-8 Manlio Dinucci : L’Iran dans le colimateur des Dauphins, war game en Mer Rouge.

3 Annexe

3-1 Jules Dufour : Washington se dit prêt à négocier avec l'Iran.


1 Les brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

1-1 Jannati: la contestation contre Nejad a commencé depuis sa première victoire.

Le président du Conseil des gardiens de la Constitution iranienne et l'imam provisoire de la prière du vendredi l'Ayatollah Ahmad Jannati a révélé que le mouvement de contestation contre les résultats des élections présidentielles en Iran avait été préparé depuis quatre ans, par les perdants de l'ancien scrutin présidentiel, c'est-à-dire depuis la première victoire de Mahmoud Ahmadinejad.
" Lorsque d'aucuns ont perdu les élections il y a quatre ans, ils n'ont pu supporter qu'un jeune homme ayant les caractéristiques  d'Ahmadinejad puisse prendre les rênes et ont commencé à préparer leur revanche depuis cette date " a-t-il assuré dans son prêche de la prière de vendredi, rapporté par le quotidien en ligne " l'est de la Méditerranée".
Jannati a de plus demandé aux deux candidats perdants des élections présidentielles, Hussein Mir Moussaoui et Mahdi Karroubi d'accepter les résultats du scrutin qui selon lui s'est fait dans un climat libre et honnête. " Si ces élections sont invalides comme certains le prétendent, toutes les élections organisées au cours de ces 30 années postrévolutionnaires devraient être invalidées. Si toutes les précédentes élections étaient saines, cette 10ème élection présidentielle le serait également" a souligné l’imam provisoire de la prière du vendredi, selon l'agence de presse Irna  
Jannati a également imputé aux deux hommes le sang qui a coulé durant les violences postélectorales.
"C'est vous qui avez préparé le chemin pour semer la zizanie et avez décidé de descendre dans les rues; c'est vous sur qui incombe la responsabilité des morts qui sont tombés, et maintenant vous voulez les pleurer et prier pour leur salut; vous devez vous excuser auprès du peuple" leur a-t-il adressé, en allusion à la demande que ces deux hommes ont présenté pour se rendre au cimetière où ont été enterrés les émeutiers tués. " Que vous le vouliez ou non, Ahmadinejad est le président du pays. Que pouvons-nous faire? Allez-vous continuer à entraver les choses. Prenez garde car c'est le peuple qui sera perdant" les a-t-il mis en garde.

Samedi 01 Août 2009

(source Al manar)


1-2 Le général Mohammad Ali Jafari : les missiles iraniens peuvent atteindre tous les territoires occupés.

Le commandant en chef des Gardiens de la révolution, le général Mohamad Ali Jafari, a prévenu samedi « les missiles iraniens pourront atteindre les territoires occupés si le régime israélien entreprend une attaque contre la République Islamique d’Iran ».
Le général Mohamad Ali Jafari a averti que « nous ne sommes pas responsables des actes idiots du régime sioniste et des pays ennemis de l’Iran mais dans ce cas, l’un des points forts de l’Iran c’est qu’il ripostera de manière précise et ferme à toute agression.
Evoquant les tirs d’essai de missiles israéliens récents, il a souligné qu’effectivement Israël et des pays ennemis peuvent mais d’une façon limitée par des boucliers anti-missiles contrer les missiles iraniens mais dans le cas de tirs d’un grand nombre de missiles, ils ne pourront riposter.
Il a en même temps qualifié d’improbable une menace militaire contre l’Iran et a tenu à préciser que les pays ennemis doivent savoir que le temps des menaces militaires est désormais révolu.

« Ils doivent savoir que plus les menaces militaires augmentent plus la nation iranienne s’unifie.

25 Juillet

http://www2.irna.ir/

http://www.alterinfo.net/Le-general-Mohammad-Ali-Jafari-l...


1-3 Le chef de l'agence atomique d'Iran Ali Akbar Salehi, prône la confiance.

Le nouveau responsable de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Ali Akbar Salehi, a déclaré samedi que la confiance mutuelle était la clef d'un règlement des discussions entre la république islamique et les Occidentaux sur le nucléaire iranien. (Reuters/Morteza Nikoubazl)

Ali Akbar Salehi, dont c'était la première déclaration officielle, a été nommé jeudi par le président Mahmoud Ahmadinejad en remplacement de Gholamreza Aghazadeh, qui a démissionné après douze années passées à la tête de l'institution.

"Nous espérons que, contrairement aux hostilités des six dernières années, davantage d'efforts seront effectués pour gagner de la confiance mutuelle (...) de sorte que cette affaire, en cours depuis six ans, se referme", a-t-il dit sur l'antenne de la télévision publique IRIB.

Présenté par des analystes comme un modéré prônant le dialogue, Ali Akbar Salehi était le représentant de l'Iran à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sous la présidence du réformateur Mohammed Khatami, prédécesseur d'Ahmadinejad.

"Nous entrerons en scène avec une nouvelle perspective (...) L'Organisation de l'énergie atomique respectera ses engagements internationaux tout en défendant les droits nucléaires de l'Iran", a-t-il ajouté.

"Parce que la stabilité du monde dépend de la stabilité de l'Iran, toutes les parties doivent essayer de résoudre ce problème de la meilleure manière qui soit", a poursuivi Ali Akbar Salehi.

Il n'a toutefois pas laissé entendre que l'Iran était prêt à arrêter ou suspendre ses activités nucléaires jugées sensibles.

Téhéran affirme que ses programmes nucléaires visent uniquement à la maîtrise des usages civils de l'atome; les Occidentaux, eux, soupçonnent les Iraniens de vouloir se doter de la bombe atomique.

Mahmoud Ahmadinejad, réélu le mois dernier pour un second mandat de quatre ans, a exclu de céder aux pressions de la communauté internationale. Son premier mandat a été marqué par une forte expansion des activités d'enrichissement d'uranium.

Samedi dernier, le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, a annoncé que Téhéran préparait de nouvelles propositions "politiques, sécuritaires et internationales" à soumettre à l'Occident sans davantage de précisions.

Le G8 avait donné plus tôt une nouvelle chance à la négociation avec Téhéran sur son programme nucléaire tout en prévenant qu'il ferait le point en septembre pour en évaluer les résultats.

18/07

http://www.lexpress.fr/actualites/2/le-chef-de-l-agence-atomique-d-iran-prone-la-confiance_775398.html


1-4 La fatwa de l'ayatollah Montazeri : Khamenei doit être révoqué en tant que guide suprême.

Massoud Radjavi se félicite de la position de Montazeri et l'incite à révéler les faits à la population, sans en craindre les conséquences
À la suite de la montée du soulèvement national du 9 juillet 2009, M. Hossein-Ali Montazeri, l'ancien successeur désigné de Khomeiny, a prononcé une fatwa (un décret religieux) le 10 juillet.

Bien qu’il ne nomme pas Ali Khamenei, le Guide suprême du régime, M. Montazeri appelle à sa révocation en tant que guide suprême, en invoquant un manque de justice, de loyauté et de vote d'une majorité du peuple iranien. C’est, dit-il, nécessairement la cause de la chute indiscutable et inévitable de Khamenei, de sa position de chef suprême. Montazeri a qualifié Khamenei d’ « oppresseur » et son régime «d'oppressif».
Pendant dix ans (1979-1989), Montazeri a été le successeur de Khomeiny. Il a été destitué en mars 1989 par Khomeiny lui-même pour avoir protesté contre le massacre des membres de l'organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI). Sur la base d’une fatwa de Khomeiny, environ 30.000 prisonniers politiques, en grande majorité membres ou sympathisants de l’OMPI, ont été massacrés en l'espace de quelques semaines durant l'été 1988.
Dans une déclaration diffusée par la télévision nationale iranienne (INTV – Sima-ye-Azadi), le dirigeant de la Résistance iranienne, Massoud Radjavi, a dit que la fatwa de l'ayatollah Montazeri révoquant Khamenei comme guide suprême était digne d'éloges. M. Radjavi a ajouté que la destitution de Montazeri par Khomeiny en raison de ses protestations contre le massacre des prisonniers politiques OMPI constituait son plus grand capital spirituel et politique.
M. Radjavi a ajouté que le moment était venu pour M. Montazeri, 87 ans, de révéler toute la vérité au peuple iranien pour le salut de son âme, en ce monde et dans l'au-delà. Cette vérité, a dit M. Radjavi, n'est autre que de reconnaître que le régime du Velayat-e-Faghih (la suprématie absolue du pouvoir religieux) a été créé en usurpant le droit du peuple iranien à la souveraineté et que la révolution antimonarchique a été volée sous le couvert du Velayat-e-Faghih.
M. Radjavi a souligné que, tout comme la dictature monarchique avait été vouée à son renversement, la dictature religieuse des mollahs, dont M. Montazeri a lui-même reconnu qu’elle avait dépassé la SAVAK du chah dans la torture, le massacre et les crimes contre le peuple iranien, est aussi vouée au renversement et mérite la damnation éternelle.
M. Radjavi a exprimé l'espoir que M. Montazeri n’aurait aucune crainte de Khamenei et de Mahmoud Ahmadinejad, et qu’il paierait ainsi sa dette envers l'Iran, l'Islam et en particulier les Imams chiites. Il a souhaité à M. Montazeri santé, succès et longue vie pour mener à bien ce mandat.

lundi, 13 juillet 2009

CNRI -



n°6 - dossiers d'Iran - 02-08 - : Suite - : IRAN : CIA, MOSSAD ET NED (National Endowment for democracy) entre tulipe, roses, jeans et autres couleurs.

n°6 - dossiers d'Iran - 02-08 - : Suite  - : IRAN : CIA, MOSSAD ET NED (National Endowment for democracy) entre tulipe, roses, jeans et autres couleurs.



dossiers d'Iran  n°6 du 02-08

             C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

2 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Farah Stockman : La "Revolution Sac Gucci" ou Comment les US ont Financé Un Programme Pour Instaurer la "Démocratie" en Iran Aboutissant aux Emeutes Post Electorales .

2-2 Claude Jacqueline Herdhuin : Iran : vous avez dit contre-révolution ?

2-3 K. Selim : Le prétexte perse et la twitter zone.

2-4 Medias Net Propagande : "Neda" L'Icone De La Propagande Mediatique Pre/Pro Guerre -

Arrêts Sur Images d'une Vidéo Suspecte.

Annexe

1 Arrêts sur images de la video "Neda"

2: La police iranienne bloque une manifestation, une autre surgit.

2-5 Neda, le martyrologue iranien ou le crime de Moussavi.

2 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Farah Stockman : La "Révolution Sac Gucci" ou Comment les US ont Financé Un Programme Pour Instaurer la "Démocratie" en Iran Aboutissant aux Emeutes Post Electorales .

Comment Rice et les US à partir de 2006 ont investi des millions pour provoquer le chaos en Iran. Extraits d'un article du Boston Globe de 2006 fournissant des détails sur le programme pour développer la "démocratie" en Iran, connu là bas sous le nom de "Révolution Sac Gucci", et qui a abouti à toute une série d'évènements récents secouant l'Iran.

Ces financements ont été augmentés et c'est 400 millions de $ qui ont été "investis" ces dernières années pour déstabiliser l'Iran. Obama a pris le relais de Bush.

Rice veut des financements pour développer la démocratie en Iran

" La secrétaire d'état Condoleezza Rice a demandé au Congrès hier de financer une vaste initiative pour promouvoir la démocratie en Iran via l'extension d' émissions diffusées par satellite pour permettre à Washington "d'établir des contacts" directement avec le peuple iranien. Cette initiative vise aussi à lever les restrictions US de financement des syndicats iraniens, des dissidents politiques et des ONG.
"La nouvelle requête qui a été faite lors d'une audition devant le comité des relations étrangères du Sénat portant sur le budget des affaires étrangères de Bush, augmenterait les dépenses pour les programmes sur la démocratie pour l'Iran cette année passant de 10 millions de $ à 85 millions de $ ....
" C'est dans notre intérêt actuellement.... de voir si nous pouvons établir des contacts avec le peuple iranien," a dit Rice aux Sénateurs. "D'une certaine manière, on pourrait avancer qu'ils en ont d'autant plus besoin maintenant qu'ils sont isolés par leur propre régime".
"L'initiative pourrait profiter à un groupe de défense des droits de l'homme de New Haven, l'Iran Human Rights Documentation Center, qui l'année dernière a reçu environ 1/3 des 3.5 millions de $ dépensés par le Département d'état pour promouvoir la démocratie en Iran.
"Hier, un haut responsable du Département d'état a reconnu lors d'une conférence de presse qu'il serait dangereux pour des groupes iraniens d'accepter des financements des US et que les activistes pourraient être tués ou emprisonner à cause de cela.
"Elle a dit que la part du lion de l'argent dépensé pour promouvoir la démocratie irait par conséquent à des groupes à l'extérieur de l'Iran qui maintiennent des contacts discrets à l'intérieur du pays, mais que le Département d'état était prêt à avoir des contacts directs et des liens pour financer des groupes en Iran éligibles pour ces financements. Elle a dit que le gros de l'activité se ferait secrètement pour protéger les identités des activistes iraniens.
"Des responsables du Département d 'état lors de la conférence d'hier n'ont pas été jusqu'à demander un changement de régime en Iran, mais ont parlé de désir de fomenter des mouvements internes pour un changement politique important, semblables aux mouvements en Ukraine, et dans l'ancienne république de l'ex Union Soviétique, La Georgie , où des financements US ont été versés pour être en contact avec des médias et la société civile. Mas ils ont dit qu'ils ne soutiendraient pas des groupes d'opposition, une restriction qui va disqualifier de nombreuses organisations d'iraniens en exil.
"Ramesh Setehrrad, présidente du National Committee of Women for a Democratic Iran, un groupe actif de Washington, a dit que l'administration aurait du mal à trouver des organisations à financer si elle rejette l'opposition politique en exil, la plupart étant affiliés aux Mujaheddeen Khalq (MEK dont les membres ont été intégrés depuis dans des forces spéciales de la CIA infiltrés en Iran et responsables de certains attentats ndt) que le Département d'état considère comme une organisation terroriste, ou avec des monarchistes liés au défunt Shah Mohammed Reza Pahlavi. (A son fils qui essaie de se placer comme alternative au régime actuel ndlt)...
" L'enveloppe de financement de Rice fournira un extra de 50 millions de $ pour émettre en Iran dans l'espoir qu'un nombre significatif d' Iraniens pourront capter via des paraboles satellitaires, répandus malgré leur interdiction.
"Une partie de l'argent ira pour une extension de l'émission en Farsi de Radio Farda, qui actuellement emet seulement 4 heures par jour et qui est co géré par Voice of America, Radio Free Europe, et Radio Liberty...
"15 millions de $ seront dévolus au financement d'organisations US qui soutiendront des syndicats iraniens et des activités civiles, et pour financer des groupes iraniens.
"5 millions de $ de plus seront consacrés aux échanges éducatifs avec des étudiants iraniens, et 5 millions de $ de plus iront pour entrer en contact avec les Iraniens qui ont internet et utilisent les messageries instantanées...."

Extraits d'un article de Farah Stockman, Globe staff publié le 16/02/06 sur le Boston Globe

Vendredi 26 Juin 2009

Titre Traduction Mireille Delamarre

http://www.planetenonviolence.org:80/La-Revolution-Sac-Gu...&


2-2 Claude Jacqueline Herdhuin : Iran : vous avez dit contre-révolution ?

La Révolution verte iranienne serait-elle un premier pas vers une contre-révolution ?

Depuis le 12 juin, l’encre n’a cessé de couler au sujet des élections iraniennes.

Le président sortant, Mahmoud Ahamdinejad, était donné perdant et a pourtant remporté haut la main les élections devant son adversaire, Mir Hossein Moussavi. L’Iran est aujourd’hui dans toutes les discussions, ou presque, mais en lisant ou écoutant les médias occidentaux, je ne peux réprimer un moment d’irritation. En effet, les analyses sont toutes le fruit d’une réflexion occidentale, c’est-à-dire incomplète, voire orientées.

L’Iran nous est systématiquement présenté comme un pays musulman conservateur et menaçant pour notre sécurité.

Bizarre que les États-Unis apparaissent comme des sauveurs alors que leur discours ne laisse aucun doute : dominer par tous les moyens. Après l’ère Bush, dont la volonté guerrière a été prouvée, et avant d’entrer dans l’ère Obama, Hillary Clinton a tenu des propos on ne peut plus clairs dans le cadre du programme Good Morning America, diffusé par ABC le 22 avril 2008 : « Je veux que les Iraniens le sache, si je suis la présidente, nous attaquerons l’Iran. Et je veux leur faire comprendre que cela signifie qu’ils doivent examiner de très près la question, parce que quel que soit le stade de développement où pourrait être leur programme d’armement nucléaire au cours des 10 prochaines années, au cours desquelles ils pourraient envisager de lancer bêtement une attaque contre Israël, nous serions en mesure de les effacer totalement. »

Aujourd’hui, le monde vit sous Obama. Mais n’oublions pas que ce dernier représente le même parti que celui pour lequel Hillary Clinton faisait campagne. Le président américain, je devrais dire, ses conseillers, a simplement adopté un discours et une conduite plus politically correct, afin de regagner la confiance des États et de la population de la planète. La main tendue par les États-Unis aux pays musulmans cache des pièges. Les États-Unis aimeraient récupérer l’Iran, qui occupe une position stratégique au Moyen-Orient, à des fins économiques (accès aux ressources pétrolières et gazières d’Asie), et politiques (nous entrons dans une deuxième guerre froide et il est important pour les Américains que l’Iran quitte la Chine et la Russie pour se ranger de son côté). Avec les élections volées du 12 juin en Iran et la Révolution verte qui a suivi, les Iraniens sont soudain devenus sympathiques au monde et surtout à l’Occident en se battant contre un régime insupportable par sa violence et ses idées.

Nous devons toutefois « regarder » ou accueillir le soutien du « Monde » au peuple iranien avec la méfiance nécessaire. Le « Monde » pourrait facilement faire un amalgame entre le mouvement iranien actuel contre le régime et un mouvement général contre les pays islamiques. Chacun voit dans les évènements récents ce qu’il veut bien voir. Le 11 juin, veille des élections iraniennes, j’étais à New York. J’ai dit à une amie avocate que je pensais que la jeunesse iranienne pourrait opter, dans un avenir plus ou moins proche, pour une contre-révolution. Sa réponse a été brève : « Impossible. Ils croient en leur religion. » Les évènements n’ont pas tardé à me donner raison. La Révolution verte pourrait être le premier pas vers une contre-révolution qui permettrait de dissocier la religion de l’État. Les jeunes Iraniens et Iraniennes commencent à parler d’un pays où la religion retournerait dans le domaine du privé. Ils ne renient pas l’Islam, ils condamnent la place qu’il occupe au sein du gouvernement. Un ami iranien m’a déclaré de son côté : « Ce régime [le régime des mollahs] n’attend qu’une guerre pour détourner l’attention des Iraniens ainsi que celle du monde entier des problèmes sociaux, économiques, politiques… »

Le peuple iranien est conscient qu’il doit se rapprocher de l’Occident, mais pas à n’importe quel prix. Il a connu la monarchie, la révolution, le pouvoir religieux. S’il décide de faire une contre-révolution quelles sont les voies qui s’offrent à lui ? Une monarchie « modérée », du type Espagnol ? Ce serait faire marche arrière. Une dictature militaire semble improbable, car aucune des actions des opposants au régime ne va dans ce sens. Le même ami m’a expliqué pourquoi en quelques mots : « La raison m’est claire : tous les Iraniens ont déjà eu l’expérience de l’autocratie et de la dictature au cours des cent dernières années. C’est-à-dire la période d’après la grande révolution constitutionnelle de 1906 durant laquelle l’autorité du clergé a été soumise à la volonté du peuple (les mollahs se vengeront plus tard avec la révolution islamique de 1979 qu’ils ont détournée à leur profit) ». Reste la démocratie. Cette dernière peut s’accommoder de la religion en la replaçant dans le domaine de la vie privée, comme c’est le cas en France depuis 1905, avec la loi de séparation des Églises et de l’État, promulguée le 9 décembre 1905. Le peuple iranien est-il prêt à se battre pour la démocratie ? Les derniers évènements semblent l’indiquer. Mais advenant une contre-révolution, l’Iran pourra-t-il se protéger contre l’intervention de l’Occident, et surtout des États-Unis qui se targuent d’œuvrer pour la Démocratie tout en ponctuant les discours présidentiels d’un God Bless America, sans ambiguïté sur la mission quasi divine dont cette nation se sent investie. À une autre époque, Hitler scandait Gott Mit Uns… L’Angleterre se recueille au son de God bless the Queen… et la République islamique d’Iran use et abuse du slogan Allah Akbar (Allah est grand)…

Au-delà des intérêts économiques et politiques de l’Occident en Iran, l’Occident accueille et récupère les évènements récents à des fins de propagande idéologique. L’Iran est un pays musulman qui se lève contre l’oppression d’un régime islamique. En s’appropriant les évènements post-électoraux, l’Occident donne raison aux États-Unis et à la guerre contre le terrorisme... Demandons aux Iraniens qui ont défilé dans la rue s’ils l’ont fait sous la houlette des États-Unis. J’ai posé la question à plusieurs Iraniens et Iraniennes et leur réaction a été d’abord la stupéfaction, puis la colère. Pourquoi l’Occident, avec à sa tête les États-Unis, veut-il faire croire et se persuader qu’il peut tout contrôler. Le peuple Iranien serait-il trop stupide ou ignorant pour décider par lui-même de ses actes et de son avenir ? Certes non, car c’est un peuple extrêmement éduqué et très bien informé. Le pourcentage du groupe d’âge 18-24 ans fréquentant l’université en République islamique d’Iran est passé de 5 % en 1979 à 24 % en 1997 (1) , l’Iran compte aujourd’hui plus de 3,5 millions d’étudiants universitaires dont 60 % sont des jeunes filles.

Enfin dans cette guerre de religion qui oppose l’Occident aux pays musulmans, l’Iran occupe une place très particulière. En effet, la religion de la Perse était le zoroastrisme, avant que le peuple perse ne soit converti de force à l’Islam avec la conquête de la Perse par les Arabes à partir de 636. La défaite des Sassanides à marqué la fin du zoroastrisme dont il ne reste aujourd’hui que quelque 50 000 fidèles en République islamique d’Iran. Le zzoroastrisme était également pratiqué en Inde. Il repose sur la notion du dualisme du Bien et du Mal qui coexistent dans tous les êtres vivants. Toute personne se doit de répondre de ses actes par la bonne pensée et de chercher le Bien. Peut-être y a-t-il là quelque chose que l’Occident pourrait apprendre des Iraniens.

(1) Abbas Bazargan, L’enseignement supérieur : étude de cas iranienne, Perspectives, vol. XXXII, no 3, septembre 2002.

Claude Jacqueline Herdhuin
Scénariste, assistante-réalisatrice, auteure

27 juillet

http://www.legrandsoir.info/Iran-vous-avez-dit-contre-revolution.html

Claude Herdhuin est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14523



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n°6 - dossiers d'Iran - 02-08 - : Fin - : IRAN : CIA, MOSSAD ET NED (National Endowment for democracy) entre tulipe, roses, jeans et autres couleurs.

n°6 - dossiers d'Iran - 02-08 - : Fin  - : IRAN : CIA, MOSSAD ET NED (National Endowment for democracy) entre tulipe, roses, jeans et autres couleurs.



dossiers d'Iran  n°6 du 02-08

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2 Dossier & Point de vue (fin)

2-6 Pietro Ancona : IRAN : CIA, MOSSAD ET NED (National Endowment for democracy) entre tulipe, roses,

       jeans et autres couleurs.

2-7 Manlio Dinucci : Israël est en train de préparer l’attaque contre l’Iran.

2-8 Manlio Dinucci : L’Iran dans le colimateur des Dauphins, war game en Mer Rouge.

3 Annexe

3-1 Jules Dufour : Washington se dit prêt à négocier avec l'Iran.

 2-6 Pietro Ancona : IRAN : CIA, MOSSAD ET NED (National Endowment for democracy) entre tulipe, roses, jeans et autres couleurs.

Qui sait quel nom de code  et quelle couleur a donné la Cia à la  « révolution »  iranienne.

En Géorgie, pour chasser Chevardnadze et mettre à sa place un Saakashvili beaucoup plus servile que l’orgueilleux ex-Ministre des Affaires Etrangères de Gorbatchev, on donna vie à une opération dénommée "Révolution des Roses". En Ukraine, l'opération Cia s'appela "  révolution orange"  et on voyait à la télé  d’énormes campements de couleur des « oranges », habités de manifestants vêtus d'orange, qui agitaient des étendards orange. Ici, comme en Géorgie, la mayonnaise a pris et le candidat pro-occidental a obtenu de nouvelles élections et la victoire. Il y a  eu  une révolution des " tulipes" au  Kirghizstan, elle-même couronnée du succès  du pro-occidental lequel s'est ensuite installé au pouvoir avec quatre-vingt-dix pour cent des votes (non contrôlé par personne). Cependant la mayonnaise n’a pas pris en Birmanie où les moines bouddhistes   ont été encadrés et mobilisés contre un régime qui ne permet pas la pénétration des intérêts américains. Nous avons aussi eu la répétition du même scénario en Biélorussie avec la révolution des  « Jeans » en Mongolie et en Serbie, partout où les américains et leurs alliés se sont fait un  devoir de déstabiliser des gouvernements et des nations considérés non pas comme de véritables états-voyous mais tout au moins pas assez favorables à la domination impériale. En Chine l'an passé  à l’occasion des Jeux Olympiques la mobilisation des disciples de la Dallai Lama fut très intense  pour priver la Chien d’un succès international et pour déstabiliser le Tibet qui fut le théâtre de pogroms de moines armés par la Cia contre les civils chinois. 

Les théories et les manuels sur cette stratégie adoptée par les  Usa comme alternative aux bombardements et aux occupations militaires qui parfois se révèlent trop coûteuses, existent. Des théoriciens comme Gene Sharp ont écrit des manuels qui proposent et analysent les séquences d'une déstabilisation qui va de la  dénonciation des fraudes à la désobéissance civile et à  des manifestations de rue devant les sièges des Parlements et des Gouvernements. La justification des mouvements de refus du verdict électoral et de  dénonciations des fraudes et de la demande soit  de nouvelles  élections soit  de l'immédiate reconnaissance du leader de la  " révolution" est toujours la même : défense de la démocratie et de la liberté, lutte contre le ou les tyrans, renouvellement dans un sens pro-occidental de l'État. Si nous analysons les conséquences de la réussite de ces  mouvements nous y voyons d’une part  la pénétration massive de multinationales et d'intérêts étrangers et d’autre part la vente des ressources locales au marché oligopolistique.

En Iran l’opération CIA-Mossad a été exécutée maladroitement par Moussavi. Celui--ci, les urnes encore ouvertes, s’est autoproclamé victorieux et a donné le signal  d’une violente agitation de ses disciples qui ont attaqué des magasins, des banques et mis le feu sur les places publiques. Une véritable insurrection contre le verdict électoral, insurrection manquée mais qui sera largement  exploitée par le  très puissant appareil mass médiatique  occidental pour crier haro contre le  régime qui a du sang sur  les mains de sang et qui organise la répression. Les protestations contre la fraude  électorale ne sont pas convaincantes et les fraudes ne sont  pas invoquées par un grand nombre   de journalistes occidentaux qui se   limitent à souligner la déception voire la déconfiture d'Obama face à  la réélection d'Ahmadinejad et combien cette réélection peut porter tort  au régime iranien. Israël a déjà réaffirmé au monde entier sa proposition de détruire l’Iran avant qu'il puisse se doter d'un armement nucléaire et beaucoup incitent l’Occident à passer aux actes et  à liquider l’autonomie de la nation persane.

Je crois que cette " révolution", résultat de méthodes  de pénétration et de renversement très éprouvées et très sophistiqués ne réussira pas du fait qu'elle ne pourra pas exploiter des situations comme celles alimentées  par les  sentiments antisoviétiques dans les républiques du Caucase et que l' Occident est sans cesse  plus nu et démasqué dans son envie de puissance et de violence dominatrice.

Pietro Ancona

le 14 Juin 2009

Traduction COMAGUER

http://eurasia.splinder.com


2-7 Manlio Dinucci : Israël est en train de préparer l’attaque contre l’Iran.

Le déploiement des sous-marins Dolphin et navires de guerre israéliens en Mer Rouge “doit être pris au sérieux : Israël est en train de se préparer à la complexité d’une attaque contre l’Iran”. C’est ce qu’a déclaré au Times de Londres, hier, un fonctionnaire israélien de la défense. Il a en outre confirmé l’existence d’un accord avec l’Egypte pour le transit des unités militaires par le canal de Suez (voir il manifesto de mercredi 15 juillet), en ajoutant que les gouvernements des deux pays sont unis par une  “méfiance commune vis à vis de l’Iran” (« shared mutual distrust of Iran ») et qu’Israël est en train de renforcer ses liens avec “certains pays arabes, qui craignent eux aussi la menace nucléaire iranienne”. (“certain Arab nations just as wary of the Iranian nuclear threat)

Ainsi Israël, le seul pays de la région à posséder des armes nucléaires (dont sont armés aussi les Dolphin) et qui refuse le Traité de non-prolifération, prend la tête d’une croisade à laquelle participent certains gouvernements arabes, contre la “menace nucléaire” de l’Iran, pays qui a adhéré au Tnp et qui est donc soumis à des contrôles de l’Agence internationale pour l’énergie atomique. Celle-ci a confirmé n’avoir “aucune preuve que l’Iran soit en train d’esssayer de produire une arme nucléaire”.
Les sous-marins et les navires de guerre d’Israël sont en Mer Rouge non seulement pour préparer l’attque contre l’Iran, écrit hier Haaretz, mais aussi “pour empêcher le trafic d’armes de l’Iran vers la Bande de Gaza” par mer et à travers le Soudan.

On accuse donc l’Iran d’armer et d’encourager les Palestiniens à la guerre, en effaçant ce qui ressort de l’enquête de l’association israélienne “Breaking the silence”, démontrant que l’opération “Plomb durci” a été décidée sur la base d’un calcul politique : terroriser les Palestiniens en perpétrant des massacres de civils. Et il n’est pas crédible que dans la Bande de Gaza, où même les aides humanitaires n’arrivent pas à entrer, un flux d’armes puisse arriver d’Iran.

Et c’est la secrétaire d’Etat étasunienne, Hillary Clinton, qui est venue prêter main forte au gouvernement israélien, en lançant un “ultimatum à l’Iran” pour qu’il “se joigne à la communauté internationale en tant que membre responsable”, en cessant de “menacer ses voisins et de soutenir le terrorisme”.

Elle a réaffirmé que “l’Iran n’a pas le droit d’avoir une capacité nucléaire militaire” (que par contre les USA ont le droit d’avoir, en possédant les plus puissantes forces nucléaires du monde), et que les Usa sont décidés à empêcher qu’il ne l’aquière”.

Elle a ainsi déclaré : “nous n’hésiterons pas à défendre nos amis,  nos intérêts et surtout notre peuple avec vigueur et, si c’est nécessaire, avec la force militaire la plus puissante du monde”. Le message à Téhéran est sans équivoque : si Israël attaque l’Iran et si celui-ci répond avec ses missiles (non nucléaires), les Etats-Unis soutiendront Israël avec “la force militaire la plus puissante du monde”

A ce point-là, il reste aux analystes à comprendre en quoi la politique extérieure de l’adminisration Obama diffère de celle de l’administration Bush.

Manlio Dinucci 

Le 18 juillet 2009

Il manifesto

Reçu de l’auteur et traduit par Marie-Ange Patrizio

http://www.ilmanifesto.it/il-manifesto/in-edicola/numero/20090717/pagina/09/pezzo/255185/

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14434


2-8 Manlio Dinucci : L’Iran dans le colimateur des Dauphins, war game en Mer Rouge.
Des sous-marins de combat nucléaires traversent Suez, avec l’accord de l’Egypte
Le Dauphin a émergé de l’eau face aux baigneurs en villégiature à Eilat, le port israélien dans le golfe d’Aqabah en Mer Rouge.
Ce n’était cependant pas un cétacée, mais un Dolphin, un des sous-marins israéliens armés de missiles nucléaires.
La nouvelle a fait sensation. Ce n’est pourtant pas un mystère que les Dolphin croisent en Mer Rouge pour tenir l’Iran sous leur ligne de feu : nous l’avons écrit il y a sept ans sur il manifesto (5-4-2002).
Les trois premiers sous-marins de cette classe, dotés des systèmes de navigation et de combat les plus sophistiqués, ont été fournis à Israël par l’Allemagne, dans les années 90, dont deux sous forme de don.
Sur requête israélienne, aux six tubes de lancement de 533 mm, adaptés aux missiles de croisière à courte portée, on a ajouté dans chaque sous-marin quatre tubes de 650 mm, pour le lancement de missiles de croisière nucléaires à longue portée : les Popeye Turbo, qui peuvent atteindre un objectif à 1.500 km. Ce sont des missiles dérivés des missiles étasuniens, dont la société israélienne Raphaël et Lokheed-Martin ont réalisé aussi, conjointement, une version pour avions.
En 2010, aux trois sous-marins de combat nucléaires s’en ajouteront deux autres, toujours fournis par l’Allemagne. Ils sont construits par les chantiers Howaldtswerke-Deutsche Werft AG pour 1,27 milliards de dollars, dont un tiers financé par le gouvernement allemand.
Le Jérusalem Post confirme que les deux nouveaux sous-marins aussi, dont le sigle est
U-212, sont construits selon les “spécificités israéliennes” : ils ont une plus grande vitesse (20 noeuds) et un plus grand rayon d’action (4.500 km) et sont plus silencieux pour pouvoir s’approcher des objectifs sans être identifiés.
Selon les experts militaires (nucléaires), un des trois Dolphins fournis par l’Allemagne, est gardé pour la navigation en Mer Rouge et Golfe Persique, l’autre en Méditerranée, et le troisième reste en réserve.
Avec l’ajout de deux autres, le nombre de ceux qui sont en navigation, prêts à l’attaque nucléaire, pourra être doublé.
Et ceci n’est qu’une partie des forces nucléaires israéliennes, dont le potentiel est estimé à 200-400 têtes nucléaires, avec une puissance équivalente à presque 4 mille bombes d’Hiroshima, et dont les vecteurs se montent à plus de 300 chasseurs étasuniens F-16 et F-15, et environ 50 missiles balistiques Jericho II sur rampes de lancement mobiles. Ces armes et d’autres armes nucléaires sont prêtes au lancement 24h sur 24.
Le gouvernement israélien, qui refuse de signer le Traité de non-prolifération, ne reconnaît pas qu’il possède des armes nucléaires (dont l’existence est reconnue par l’Agence internationale pour l’énergie atomique), mais laisse entendre qu’il les a et peut les utiliser.
Ainsi s’explique pourquoi le Dolphin est apparu sous les yeux des baigneurs d’Eilat et pourquoi le Jerusalem Post informe qu’il a transité par le Canal de Suez, au retour d’une manoeuvre en Mer Rouge.
Comme l’écrit ce même journal, c’est “un signal à l’Iran”. En d’autres termes, une façon de faire comprendre à l’Iran et à d’autres pays de la région, lequels ne possèdent pas d’armes nucléaires, qu’Israël, par contre, en a et est prêt à les utiliser.
Ultérieur “signal d’avertissement à l’Iran”, la nouvelle, rapportée par Haaretz, qu’hier, deux autres navires de guerre israéliens, le Hanit et le Eilat, ont traversé le Canal de Suez en direction de la Mer Rouge. Le Hanit y avait déjà transité en juin avec le sous-marin Dolphin.
Ceci implique un accord israélo-égyptien de fonction anti-iranienne. Les sources militaires israéliennes elles-mêmes parlent d’un “changement de politique”, qui permet aux unités de la marine de transiter librement par le Canal.
C’est ce qu’a confirmé le ministre égyptien des affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, qui a qualifié de “légitime” l’utilisation militaire du Canal de Suez par Israël, établie par “un accord entre Le Caire et Jérusalem”.
Il existe donc une liaison stratégique plus étroite entre la Méditerranée, la Mer Rouge et le Golfe Persique.
Et tandis qu’Israël s’exerce à l’attaque nucléaire contre l’Iran, les leaders du G8 (quasiment tous souteneurs actifs du programme nucléaire militaire israélien), dénoncent “les risques de prolifération posés par le programme nucléaire iranien”, dans les documents approuvés à L’Aquila le 8 juillet “au cours du dîner”.
Edition de mercredi 15 juillet de il manifesto
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Liban Résistancehttp://www.ilmanifesto.it/il-manifesto/in-edicola/numero/20090715/pagina/09/pezzo/255010/


3 Annexe

3-1 Jules Dufour : Washington se dit prêt à négocier avec l'Iran.

À la suite du discours de la main tendue et de la tentative avortée de renverser le régime de Téhéran, voilà que Washington se dit prêt maintenant à négocier avec l’Iran les orientations de son programme de développement nucléaire.

C’est ce que nous apprend Madame Suzan Rice, ambassadrice américaine à l’ONU, qui déclarait  à New York le 28 juin dernier: «Il s'agit «d'atteindre les objectifs les plus importants pour notre pays dont l'un est de toute évidence d'empêcher l'Iran de poursuivre le développement d'armes nucléaires, d'empêcher une course aux armements au Proche-Orient et de s'assurer que nos partenaires et alliés dans la région ainsi que les États-Unis préservent leur sécurité» (Cyberpresse.ca).

Voilà une déclaration qui en dit long sur les intentions réelles des États-Unis concernant l’avenir du Moyen-Orient. Maintenir la sécurité voire celle des intérêts des pays alliés et celle des États-Unis dans cette région.

Ces propos font suite au discours prononcé au Caire par le Président Obama le 4 juin dernier annonçant un nouveau départ avec le monde musulman et «briser le cycle de la méfiance et de la discorde». Les propos de Madame Rice nous semblent apparemment en contradiction avec les intentions du Président dont le gouvernement se dit maintenant prêt à négocier avec l’Iran.

Il est bien difficile de croire en la bonne foi des Étatsuniens quand on sait que les fondements de leur politique étrangère n’ont pas changé depuis le 20 janvier dernier. La conquête et le maintien d’un accès sécuritaire aux ressources stratégiques et aux marchés sont encore au coeur des dogmes sacrés de l’Empire et ce n’est pas un changement de garde à la Maison-Blanche qui pourrait les transformer tout d’un coup. En outre, le lobby des industries de guerre est extrêmement puissant et pour elles des dizaines de milliards de dollars sont en jeu au Moyen-Orient, car elles peuvent compter là-bas sur d’excellents clients en l’Arabie saoudite, Israël et l’Égypte et elles tiennent à conserver ce marché lucratif (Defense news.com). De plus, le contrôle de cette région est primordial étant donné sa situation par rapport à l’Europe, l’Afrique et l’Asie.  

I. «Empêcher l’Iran de poursuivre le développement d’armes nucléaires»

Ces propos sont lourds de conséquence, car ils indiquent qu’on ne soupçonne plus l’Iran de vouloir se doter d’armes nucléaires, mais qu’on a maintenant la conviction que ce pays est entré dans une phase avancée de production. Qu’est-ce que les États-Unis veulent apporter à l’Iran dans des négociations en vue de stopper le développement d’un prétendu volet militaire de leur programme nucléaire? La promesse de ne pas le détruire avec des armes nucléaires?

II. «Empêcher une course aux armements au Proche-Orient»

Les principaux responsables de la course mondiale aux armements sont les États-Unis d’abord, puis les membres de l’OTAN (70% des dépenses militaires mondiales) et ensuite la Russie, la Chine et l’Inde.  

Il y a lieu ici de nous demander si Madame Rice a consulté les dernières statistiques concernant les exportations d’armements en provenance de son pays vers les pays du Moyen-Orient.

Un coup d’œil sur les données les plus récentes nous permettent de constater que les États-Unis ont effectué des ventes d’armements pour une valeur totale de 134.7 milliards de dollars entre 2000 et 2007 se présentant de loin comme le plus important exportateur d’armes dans le monde, la Russie montrant, au second rang, un total de 67.5 milliards de dollars. Parmi ses principaux clients on retrouve l’Arabie saoudite, Israël et l’Égypte. Pour la seule année 2007, le premier en a acheté pour la somme de 4.1 milliards de dollars, Israël pour 1.5 milliards et l’Égypte pour 1 milliard de dollars, soit une somme totale de 6.5 milliards de dollars. Comment alors affirmer que l’on a pour objectif d’empêcher une course aux armements au Proche-Orient?  (Impressomilenio.com). 

III. «Négocier sur leur programme nucléaire avec les cinq membres du conseil de sécurité de l’ONU» 

«Nous maintenons l'offre faite à Téhéran il y a deux mois (en avril) de négocier sur leur programme nucléaire avec les cinq membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU» (États-Unis, Grande-Bretagne, Chine, France, Russie), plus l'Allemagne, a déclaré Susan Rice dans une interview à la chaîne de télévision CBS (Cyberpresse.ca).

Est-ce qu’un pays a déjà demandé de négocier avec les États-Unis ou les autres pays nucléarisés leur «programme nucléaire»? Pourquoi s’arroger un droit qui ne revient pas avant tout aux membres permanents du Conseil de sécurité? L’entreprise du désarmement s’avère un processus qui ne peut être conduit que dans un climat de coopération étroite et égalitaire entre les nations et dans la reconnaissance des prérogatives des organismes institués par l’assemblée générale en cette matière. Le désarmement ne peut être poursuivi quand ce sont les pays nucléarisés qui imposent les règles de la négociation en fonction de leurs intérêts premiers et sous la menace. Il s’agit de la forme la plus évidente d’un impérialisme implacable. Si vous collaborez avec nous nous vous permettrons de disposer d’armements nucléaires ou d’autres armes de destruction massive. Si vous ne suivez pas les consignes dictées par les plus forts vous serez sanctionnés et placés au rang des pays récalcitrants et insoumis. La négociation voudra alors dire ici l’imposition de règles fixées par les grandes puissances et leurs alliés.

Le projet de réduction relative des armes stratégiques des États-Unis et de la Russie annoncé la semaine dernière lors de la visite de B. Obama à Moscou peut sembler prometteur, mais ne correspondrait-il pas       qu’à un impératif lié à l’image que les empires veulent se doter en faisant miroiter, par la signature d’un mémorandum, l’idée qu’ils ont désormais de bonnes intentions ou ne serait-il pas conçu dans le contexte de la crise économique qui les obligerait à entrer dans une certaine phase de détente? À aucun moment il n’a été question de désarmement significatif lors de cette rencontre, mouvement pouvant nous conduire à un désarmement nucléaire total. Le déploiement du système ABM des États-Unis en Europe centrale ne semble pas négociable et les grands projets de modernisation des arsenaux nucléaires de la Russie suivent leur cours. Ce désarmement annoncé pourrait ne réduire en rien dans les faits les puissances de frappe actuelle en n'étant probablement que la mise au rancart d’armements devenus obsolètes.

Conclusion

Tant que les grandes puissances continueront de maintenir une politique colonialiste au Moyen-Orient il sera difficile d’en arriver à créer un climat de confiance et de coopération. Les dommages considérables qu’elles ont causés dans la région depuis la première guerre du Golfe seront extrêmement difficiles à réparer. Soutenir les États qui collaborent à leurs projets d’expansion tout en isolant les autres ne peut que créer un environnement propice aux affrontements violents et à la guerre. Ce qu’il faudrait «négocier» c’est le retrait définitif de toutes les forces militaires étrangères du Moyen-Orient et l’instauration de régimes politiques démocratiques autonomes et indépendants.

Références

AFP. 2009. Les É.-U. prêts au dialogue avec l'Iran sur le nucléaire. Le 28 juin 2009. Cyberpresse.

En ligne:

http://www.cyberpresse.ca/international/200906/28/01-879607-les-e-u-prets-au-dialogue-avec-liran-sur-le-nucleaire.php

Defensenews.com: http://www.defensenews.com/static/features/top100/charts/rank_2007.php?c=FEA&s=T1C  

DUFOUR, Jules. 2006. Le désarmement nucléaire, hypocrisie et utopie. Le 13 novembre 2006.
En ligne:
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=DUF20061110&articleId=3795  

GOUVERNEMENT DES ÉTATS-UNIS. 2009. Le discours du président Barack Obama au Caire. M. Obama préconise un nouveau départ avec les musulmans de par le monde. America.gov. Le 4 juin 2009.

En ligne:

http://www.america.gov/st/peacesec-french/2009/June/20090604162956eaifas0.5829126.html

GRIMMET, Richard F. 2008. CRS Report for Congress; Conventional Arms Transfers to Developing Nations, 2000-2007. PDF formatted document. October 23, 2008.

Industrie de l’armement: http://fr.wikipedia.org/wiki/Industrie_de_l'armement  

LOBE, Jim. 2007. EEUU es el líder mundial en exportaciones de armas. Vendió al Sur pobre armamento por valor de 10.300 millones de dólares. El 16 de octubre de 2007. IPS. Tiré de Rebelión. Tortuga. Grupo Antimilitarista Elx- Alacant.

En ligne: http://www.nodo50.org/tortuga/EEUU-es-el-lider-mundial-en

 

SELSER, Irene. 2007. EU, líder mundial en exportaciones de armas

Daños colaterales. Milenio online. El 3 de Octubre de 2007.

En ligne:

http://impreso.milenio.com/node/7126715  

SHAH, Anup. 2009. The Arms Trade is Big Business. Global Issue. Social, Political, Economic and Environmental Issues That Affect Us All. En ligne: http://www.globalissues.org/article/74/the-arms-trade-is-big-business

Jules Dufour

Jules Dufour, Ph.D., est président de l'Association canadienne pour les Nations Unies (ACNU) /Section Saguenay-Lac-Saint-Jean, professeur émérite à l'Université du Québec à Chicoutimi,   membre du cercle universel des Ambassadeurs de la Paix, membre chevalier de l'Ordre national du Québec.

Jules Dufour est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.

12 juillet

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14338.



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


03/08/2009

n°5 - journal d'Iran - 17-07 au 02-08 –Début - : Des dizaines de millions de dollars pour la guerre médiatique contre l'Iran.

n°5 - journal d'Iran - 17-07 au 02-08 –Début  - : Des dizaines de millions de dollars pour la guerre médiatique contre l'Iran.



journal d'Iran   n°5 du 17-07 au 02-08

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

Les iraniens parlent aux Iraniens.

1 Politique Iranienne

2 Politique des Usa

Suite

3  Les amis des USA

a) Israël

b) Grande-Bretagne

Fin

4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

4-1 L'ambassadeur iranien répond aux journalistes français.

4-2 Des dizaines de millions de dollars pour la guerre médiatique contre l'Iran.

4-3 Matthew Cassel : L’Iran et les médias de l’Occident.

4-4 Ahmed Bensaada : Téhéran-Gaza : la différence médiatique.

4-5 Francis Arzalier : Elections de juin à Paris, Beyrouth et Téhéran : suffrage universel et manipulation des opinions.

 



Tiré à part :

Iran: le guide suprême confirme la réélection d'Ahmadinejad

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a confirmé la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad, a rapporté la télévision d'Etat Al-Alam. Il s'est exprimé au cours d'une cérémonie officielle.

"Le guide de la révolution a confirmé l'élection de Mahmoud Ahmadinejad pour un second mandat" de quatre ans, a indiqué Al-Alam.

Mahmoud Ahmadinejad, élu le 12 juin, doit être officiellement investi de ses fonctions mercredi.

(ats / 03 août 2009 09:17)

http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=20090803091735100172019048000_brf012.xml&associate=phf0973

 

Les iraniens parlent aux Iraniens.

A -t-on déja vu une manifestation "d'opposition", dirigée contre un gouvernement en place, en France, en Italie, en Allemagne, en Espagne, par exemple, parsemée de panneaux et d'affiches non pas en français, en italien, en allemand ou en espagnol, mais...en anglais ?... (on speak english à la CGT ?)
En général, lors d'une manifestation sur un sujet national, les manifestants qui veulent ralier...leurs compatriotes ont d'autres préoccupations en tête que de s'assurer que le veau français ou allemand, affalé devant son télévieur à l'heure de la tétée de 20h00 pourra déchiffrer les messages incrits sur les panneaux brandis à des miliers de kilomètres de chez lui par des gens qui ne parlent pour la plupart que la langue de leur pays.
Or, curieusement, dès qu'il y a une manifestation dans un pays qui est la cible des USA (et de ses minables larbins), dès qu'il se produit un début de "révolution colorée", une émeute "spontanément spontanée" dans un pays qui a le mauvais goût de vouloir rester indépendant, on voit fleurir les affiches rédigées en anglais et imprimées en qualité offset (ceci bien sûr dans l'unique but de s'adresser à des compatriotes dont la langue n'est pas l'anglais...).
Sont-ils bêtes à se point ? Ne se rendent-ils pas compte que leur compatriotes ne comprennent, dans leur immense majorité, que la langue nationale, et pas l'anglais ?
Et quel fameux hasard qui fait que les correspondants photographes des grandes agences de presse internationales (toutes occidentales, pour ceux qui auraient des trous de mémoire...) tombent généralement sur des banderolles écrites en anglais, pour le plus grand confort visuel et intellectuel des veaux américains, anglais et autres !
Ou alors...nous prendrait-on...pour des cons ?
Non, impossible !

Pas le Figaro quand même !

 Pas le Monde !! Pas LIBÉ !!!

Pas le Canard !!!!

Pas la TÉLÉ !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Oh ! Je suis vraiment ignoble, parfois je me déteste...

aveclotanvatoutsenva



1 Politique Iranienne

Paroles & action du président...

Ahmadinejad: "L’ère des empires est terminée"

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a déclaré mardi, dans une allusion aux Etats-Unis, que l'ère de l'impérialisme était "terminée", lors de son premier voyage à l'étranger depuis sa réélection. 
"L'ordre capitaliste international bat en retraite et ne reviendra
pas", a-t-il déclaré à Ekaterinbourg (Oural) à la tribune du sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), un forum de sécurité régionale axé sur l'Asie centrale dans lequel l'Iran a le statut d'observateur. 
"Peut-on croire qu'on va résoudre tous les problèmes avec des mécanismes et des structures obsolètes ? Des changements radicaux sont indiscutables et inévitables", a-t-il insisté, en référence à la crise économique et financière mondiale.  
"L'Amérique est en proie à une crise économique et politique. Les alliés des Etats-Unis ne sont pas non plus en mesure de régler ces problèmes", a-t-il ajouté. "L'Irak reste un pays occupé", a-t-il également lancé. 
Le président iranien a plaidé en conséquence pour un rôle accru de l'OCS, un forum de sécurité régionale axé sur l'Asie centrale et les pays riverains.  
L'Organisation de Shanghai "possède un capital inégalé de ressources naturelles - comme le pétrole et le gaz - des religions, des cultures et des valeurs communes riches", a-t-il dit. "Elle peut vraiment jouer un rôle d'avant-garde dans la résolution des problèmes économiques et des conflits politique", a-t-il ajouté en proposant la création d'une banque coinjointe et de deux commissions, l'une politique,
l'autre économique, pour discuter des affaires du monde. 
"Prendre des décisions collectivement contribuera à la stabilisation dans tous les pays", a-t-il souligné.

Mardi 16 Juin 2009

http://www.alterinfo.net/Ahmadinejad-en-Russie-l-ere-des-empires-est-terminee_a33401.html

 

Les ennemis emporteront dans leur tombe leur souhait de voir des divergences entre le guide suprême et le président.

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad a estimé que « les ennemis qui souhaitent voir naître des divergences entre le guide suprême de la révolution et le président de la République Islamique, emporteront ce souhait avec eux dans leur tombe».
Il a évoqué sa relation avec le guide suprême de la révolution islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, la qualifiant de relations de père à fils.
«Il ne s’agit pas seulement d’une relation politique car notre relation repose sur la bonté, c’est une relation comme il en existe entre un père et un fils » a affirmé le président iranien dans son discours devant des universitaires réunis dans la ville sainte de Machhad.
Il a déploré qu’« au cours de ces derniers jours, certaines personnes aient cherché en vain à faire croire que les relations entre le gouvernement et notre cher guide de la révolution s’étaient détériorées et se sont empressés de propager que des tensions avaient surgi mais ils savent pertinemment que nos relations vont bien au-delà d’un cadre politique et administratif.
Il a ajouté que propager ce genre de rumeurs n’a eu aucun résultat, déclarant que « vos efforts ne porteront pas leurs fruits, la voie est fermée pour ces personnes diaboliques qui rêvent de nuire à notre relation, ils emporteront leurs rêves dans leur tombe avec eux.
Mahmoud Ahmadinejad a conclu que le peuple iranien, par le bais des élections a plébiscité la révolution islamique ce qui a profondément irrité les occidentaux.

Samedi 01 Août 2009

http://www.alterinfo.net/Le-president-Ahmadinejad-les-ennemis-emporteront-dans-leur-tombe-leur-souhait-de-voir-des-divergences-entre-le-guide_a35231.html


Les grandes manœuvres

Mohsen Rezaï retire sa plainte pour irrégularités. 

Le candidat conservateur à l'élection présidentielle iranienne Mohsen Rezaï a décidé de retirer sa plainte pour irrégularités dans le scrutin du 12 juin en arguant notamment du peu de temps accordé par les autorités pour les examiner, selon une lettre citée mercredi par l'agence officielle Irna.
M. Rezaï a justifié aussi sa décision par le fait que "la situation politique, sécuritaire et sociale du pays est entrée dans une phase sensible et déterminante qui est plus importante que les élections".
Le candidat malheureux a déploré le "peu de temps qui reste" pour examiner les plaintes, malgré l'annonce mardi par le Conseil des Gardiens de la Constitution qu'il avait obtenu du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, un délai supplémentaire de cinq jours, arrivant à échéance lundi prochain, avant de rendre son verdict.

 (afp/cb)

24/06 

Le choix d'un vice-président suscite la polémique en Iran 

Le président Mahmoud Ahmadinejad fait l'objet de vives critiques au sein de son propre camp conservateur qui lui reproche d'avoir nommé Esfandiar Rahim Mashaie au poste de premier vice-président, rapportent dimanche des médias iraniens. D'après la chaîne iranienne en langue anglaise Press TV, Esfandiar Rahim Mashaie aurait renoncé au poste et présenté sa démission en raison de la polémique, ce qui n'a pas été confirmé officiellement.

Rahim Mashaie, autrefois vice-président chargé de la culture et du tourisme, et dont la fille est mariée au fils du président, avait suscité une polémique l'an dernier en déclarant que l'Iran était l'ami de tout le monde, y compris du peuple israélien, pourtant ennemi juré de la République islamique.

L'ayatollah Ahmad Khatami, traditionnel allié de Mahmoud Ahmadinejad, a déclaré que le président iranien avait montré "un visage malhonnête aux imams et aux élites" en nommant Mashaie.

"Ahmadinejad ne devrait pas défier les conservateurs avec de telles décisions. Je demande au président de le remplacer avant que d'autres critiques ne soient formulées", a-t-il déclaré, cité par le quotidien Khorasan.

Pour Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du quotidien conservateur Kayhan, "la nomination par Ahmadinejad de Mashaie au poste de premier vice-président suscite surprise, regret et inquiétude parmi ses électeurs".

"Il est nécessaire qu'Ahmadinejad retire le poste de premier vice-président à Mashaie", écrit-il.

En Iran, la nomination des vice-présidents ne nécessite pas d'approbation par le parlement contrairement à celle des ministres.

Malgré les critiques suscitées à l'époque par les commentaires complaisants de Rahim Mashaie à l'égard d'Israël, Mahmoud Ahmadinejad lui avait apporté son soutien, estimant que ses déclarations avaient été "déformées".