Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

03/08/2009

n°5 - journal d'Iran - 17-07 au 02-08 –Suite 1- : Des dizaines de millions de dollars pour la guerre médiatique contre l'Iran.

n°5 - journal d'Iran - 17-07 au 02-08 –Suite 1- : Des dizaines de millions de dollars pour la guerre médiatique contre l'Iran.



journal d'Iran   n°5 du 17-07 au 02-08

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

2 Politique des Usa

3  Les amis des USA

a) Israël

b) Grande-Bretagne

 


2 Politique des Usa

a) Obama

22-07

Barack Obama a proposé aux Iraniens d'entamer des négociations sur le nucléaire et pris ainsi le contrepied de son successeur Bush, qui refusait tout dialogue direct si Téhéran n'acceptait pas des conditions préalables.

http://fr.news.yahoo.com/


b) Politique intérieure & extérieure

Obama, l’Iran et les opérations secrètes américaines.

L’administration Obama est en train de mettre au point une nouvelle politique en Iran.

Cette politique sera différente de celle de l’administration Bush à bien des égards, la principale nouveauté étant l’ouverture de canaux permettant de pratiquer une diplomatie directe.

Dans ce domaine, le premier pas consistera en une lettre que le Président Barack Obama adressera aux dirigeants iraniens, visant à dégeler les relations bilatérales et à ouvrir la voie à des pourparlers en face-à-face.

La seconde étape consistera en la nomination d’un envoyé spécial en Iran.

Ce nouvel envoyé sera vraisemblablement Dennis Ross, qui a eu un rôle pionnier dans les pourparlers au Moyen-Orient sous l’administration Clinton. Il sera responsable, quotidiennement, de la mise en place d’une politique vis-à-vis de l’Iran. De fait, la seconde étape pourrait fort bien « précéder » la première, dès lors que la lettre en question en est encore au stade du brouillon et qu’aucune décision finale quant à son contenu n’a été prise jusqu’à ce jour.

Toutefois, en dépit de ces évolutions positives, les États-Unis recourent à toutes sortes de manœuvres en Iran. Depuis des actions navales ouvertes jusqu’à des manipulations occultes dans le domaine du renseignement, depuis les efforts diplomatiques jusqu’à l’imposition de sanctions financières, le gouvernement américain s’ingénie, depuis plusieurs années, à modifier le comportement général du gouvernement iranien, en particulier en ce qui concerne son programme nucléaire.

Pour en donner ne serait-ce qu’un seul exemple, une force opérationnelle navale américaine a reçu l’ordre d’envoyer par le fond toutes les cargaisons d’armes envoyées par l’Iran au Hamas, afin de le réarmer, a indiqué le quotidien britannique The Sunday Times.

Citant des sources diplomatiques américaines, ce journal a écrit que la Combined Task Force 151, censée lutter contre des « pirates » (?) dans le Golfe d’Aden, a reçu pour instruction de traquer les chargements d’armes iraniens.

La semaine dernière (autour du 20 janvier, donc, ndt), l’US Navy a « intercepté et fouillé un navire de nationalité iranienne, dont les responsables (américains) redoutaient qu’ils ne transportassent des armes à destination du groupe palestinien activiste (comprendre : résistant, ndt) Hamas, mais deux de ces responsables ont indiqué qu’il n’était pas évident, mercredi, que des armes suspectes auraient effectivement été trouvées à bord.

Ce cargo battant pavillon chypriote avait été pris en chasse par un bâtiment de l’US Navy dans la Mer Rouge durant le week-end, a dit un officiel américain. Les militaires américains sont montés à son bord et ils l’ont fouillé, avec le consentement de l’équipage du cargo (?? Va savoir, Charles ?, ndt) durant les journées de lundi et de mardi », a indiqué un autre (Informations de l’Agence Associated Press datée du 22 janvier 2009).

 (Mais bon, allez, puisque vous insistez) : un autre exemple concerne l’augmentation de la pression exercée par les Etats-Unis sur l’Iran, en persuadant l’Allemagne de geler ses garanties de crédit à l’exportation.

D’après le quotidien allemand Handelsblatt, la chancelière Angela Merkel a donné à son ministre de l’Economie la consigne de n’accorder de garantie de crédits à l’exportation à des entreprises allemandes désireuses de faire des affaires avec l’Iran que dans des conditions tout à fait exceptionnelles. Ce journal écrit que cette mesure avait été adoptée en réaction à des critiques adressées à l’Allemagne par certains de ses partenaires, dont les Etats-Unis et Israël.

Autre instrument utilisé depuis des années par le gouvernement américain à l’encontre de l’Iran, bien entendu : les coups tordus. En raison de leur nature, nous ne sommes évidemment pas en mesure d’en dire grand-chose. Mais nous savons une chose, c’est que l’Iran est très préoccupé par ces opérations secrètes. Le Washington Post a écrit, le 20 janvier : « Dans un message adressé à l’administration Obama, un haut responsable des services secrets iraniens a mis en garde les Etats-Unis, lundi dernier, contre ses opérations d’espionnage visant l’Iran.

« Nous nous devons de mettre en garde la nouvelle administration américaine sur le fait qu’elle ferait mieux de ne pas marcher dans les brisées du gouvernement américain sortant », a ainsi déclaré le chef du service du contre-espionnage du ministère iranien du Renseignement, d’après l’agence de presse semi-officielle iranienne Fars New Agency.

« Ce responsable iranien a fait état d’une « guerre totale du renseignement » entre les deux pays, et il a fait des commentaires détaillés et exceptionnels sur ce qu’il a qualifié de « lourdes pertes subies par les Etats-Unis dans ses efforts pour recruter des agents parmi des médecins, des artistes et des créateurs de mode, en Iran ».

L’article relevait également que le responsable iranien a « accusé les Etats-Unis d’entretenir des espions dans les pays voisins de l’Iran, mentionnant en particulier les Emirats Arabes Unis, la Turquie, le Koweït et l’Azerbaïdjan, pays d’où les Etats-Unis étaient en train d’ourdir des « complots » contre l’Iran. Ces espions cherche à générer « une crise sociale, des manifestations de rue et des conflits interethniques », a-t-il précisé. « Une révolution douce a été programmée contre notre pays, et elle a été mise à exécution dans certains cas, mais elle a (jusqu’ici) toujours été étouffée dans l’œuf ».

Comme nous l’avons mentionné, les opérations secrètes ourdies par les Etats-Unis à l’encontre de l’Iran obèrent les relations entre les deux pays depuis trente ans. La question aujourd’hui posée est celle de savoir si Obama (qui peut : Yes, he can ? ndt) va être capable d’y mettre un terme et de prendre des initiatives positives, comme l’y encouragent les responsables iraniens, dans l’intérêt de la diplomatie directe ?

A notre avis : non.

Fikret Ertan *

on Turkishweekly.net, 1er février 2009

[* Fikret Ertan est éditorialiste au quotidien turc de langue anglaise TZ (Today’s Zaman)]

http://www.turkishweekly.net/news/63949/obama-iran-and-covert-operations-.html
Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

http://www.robertbibeau.ca/palestine/ObamaIranCovertoperations.doc

 

Tractations américano-israéliennes sur des sanctions contre l'Iran.

La semaine passée a été marquée par des visites de plus d'un responsable américain pour l'entité sioniste.

Plusieurs bruits ont circulé sur la teneur des tractations, notamment celles qui ont eu lieu entre l'équipe présidée par le conseiller à la sécurité du président américain James Jones, et l'équipe israélienne à laquelle ont participé entre autre le conseiller israélien à la sécurité nationale Auzi Arad,  le chef du Mossad Meïr Dagan, celui des renseignements militaires Amos Yedline .
Selon le quotidien palestinien en ligne Arabs 48, citant des sources israéliennes, les tractations avaient pour but de coordonner leurs actions contre l'Iran, en l'occurrence les  sanctions suggérées par les Américains, au cas où la direction iranienne refuse la proposition de dialogue suggérée par  le président américain pour la fin du mois de septembre prochain.
Parmi ces sanctions sont envisagées  celles  visant le secteur énergétique iranien, et qui consistent à réduire considérablement l'exportation à l'Iran du pétrole manufacturé, sachant que l'Iran souffre du manque d'infrastructure pour les raffineries  de pétrole,  malgré les quantités énormes qu'il possède, en raison du blocus dont il fait l'objet.
D'autres sanctions sont également en vue en matière financière, celles de prohiber les assurances des contrats effectuées avec l'Iran, ce qui aurait pour but de réduire son commerce avec les autres pays. Il y est également question de sanctionner les sociétés qui opèrent avec Téhéran, et d'exercer des pressions contre les pays qui voudraient venir remplir le vide , en particulier en Asie.
Les Américains seraient en train d'étudier l'éventualité d'interdire aux bateaux iraniens d'accoster sur les ports occidentaux, et aux  avions d'atterrir  dans les aéroports occidentaux.
Français, Britanniques et Allemands  seraient déjà au courant de ces mesures qui devraient être également discutées avec les Russes qui refusent jusqu'à présent d'accentuer les sanctions contre l'Iran. Alors que le président américain devrait se rendre en Chine pour l'enrôler dans la mobilisation contre l'Iran, sachant que Pékin entretient des relations économiques très importantes avec Téhéran.
En d'une fin de non recevoir de la part de ces deux derniers pays, les Américains envisagent des sanctions en dehors du cadre des Nations Unies.
Selon d'autres sources israéliennes, rapportée par Arabs 48,  les Américains ont aussi demandé aux Israéliens  de baisser le ton de leurs exigences  concernant le sujet iranien,  et de cesser leurs jeux médiatiques, pour donner l'occasion à la diplomatie d'évaluer la situation.

Leila Mazboudi

Samedi 01 Août 2009

http://www.alterinfo.net/Tractations-americano-israeliennes-sur-des-sanctions-contre-l-Iran_a35237.html

 

Nucléaire iranien: Washington prêt à renforcer la protection de ses alliés.

Les Etats-Unis sont prêts à renforcer les défenses de leurs partenaires régionaux dans le dossier du nucléaire iranien, a affirmé la secrétaire d'Etat Clinton, mercredi à Bangkok.

"Nous allons encore laisser la porte ouverte" à des discussions avec l'Iran, mais "l'horloge nucléaire tourne" et les voisins de l'Iran sont les plus préoccupés, a-t-elle déclaré à une télévision thaïlandaise.

Les Etats-Unis sont prêts à des "actions" si l'Iran continue sur sa lancée, a-t-elle poursuivi.

Washington est prêt à "renforcer la défense de (ses) partenaires dans la région", a-t-elle encore ajouté, ajoutant que l'Iran devait comprendre qu'il ne serait pas lui-même plus en sécurité "si les Etats-Unis déployaient un parapluie de défense dans la région". "Ils ne seront pas plus en mesure d'intimider ou de dominer, contrairement à ce qu'ils ont l'air de croire, une fois qu'ils auront l'arme nucléaire", a-t-elle estimé.

Clinton s'exprimait avant de rejoindre l'île de Phuket, dans le sud de la Thaïlande, où se tiendra jeudi le Forum régional de l'Association des Nations d'Asie du Sud-Est (Asean) sur la sécurité (ARF). Birmanie et Corée du nord promettent d'y dominer les débats.

L'ARF regroupe les dix de l'Asean (Thaïlande, Malaisie, Singapour, Indonésie, Philippines, Brunei, Vietnam, Laos, Birmanie, Cambodge) et 17 pays ou blocs parmi lesquels l'Union européenne, la Russie ou la Chine.

(AFP)

22.07.2009

 http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Nucleaire_iranien_Washington_pret_a_renforcer_la_p.htm?&rub=2&xml=newsmlmmd.8722e5fbc62125d88aa19c4cff2193bb.221.xml

 

L'Iran ne serait pas plus sûr avec l'arme atomique, dit Clinton

Hillary Clinton déclare que l'obtention de l'arme nucléaire ne rendra pas l'Iran plus sûr, parce que les Etats-Unis répondraient en armant ses voisins et en renforçant la défense antimissile dans la région..

"Nous laisserons toujours la porte ouverte (aux discussions) mais nous avons aussi dit clairement que nous agirions, comme je l'ai répété encore et encore, en travaillant au renforcement de la défense de nos partenaires dans la région", a déclaré la secrétaire d'Etat américaine .

Hillary Clinton : "Nous voulons que l'Iran réfléchisse à ce qui me paraît être une juste appréciation" de la situation. » "Si les Etats-Unis étendent le bouclier de défense sur la région, si nous faisons davantage encore pour soutenir les capacités militaires des (pays) du Golfe, il est peu probable que l'Iran devienne plus fort ou plus sûr parce qu'il ne sera pas en mesure d'intimider ou de dominer comme il croit pouvoir le faire lorsqu'il aura l'arme atomique."

La semaine dernière, Hillary Clinton a estimé que les intentions iraniennes n'étaient pas claires et prévenu que l'offre de dialogue de Washington n'était pas illimitée dans le temps.

22/7

http://fr.news.yahoo.com/4/20090722/twl-iran-usa-nucleaire-38cfb6d.html


c) Obama Gang

Dennis Ross, faucon sioniste, prend de facto la Tête Du Conseil National de Sécurité US

....Certains des supporters faucons de Ross affirment que c'est le signal d'un tournant à droite pour l'Administration Obama en ce qui concerne L'Iran.

L'Administration Obama lance un signe fort en direction des faucons de Washington et de Tel Aviv.

Le Conseil National de Sécurité US vient d'annoncer que Dennis Ross servira comme senior directeur, et comme assistant spécial du président avec la responsabilité de développer une stratégie cohérente dans ce que la Maison Blanche appelle "La Région Centrale de la Politique Etrangère" une vaste zone qui s'étend du Pakistan jusqu'à Israël.
Certains des supporters faucons de Ross affirment que c'est le signal d'un tournant à droite pour l'Administration Obama en ce qui concerne L'Iran. Ross, était en poste au département d'état comme conseiller spécial pour le Golfe Persique et l'Asie du Sud Ouest. Il a été un visiteur assidu de la Maison Blanche ces derniers mois. Le portefeuille de Ross inclura également l'Irak, toujours occupée par les troupes US et leurs alliés, et la Syrie, où l'Administration Obama prévoit d'y renvoyer son ambassadeur et de travailler à saper les liens étroits existants entre Téhéran et Damas. La nomination de Ross à ce poste est également un signe rassurant d'Obama en direction de Tel Aviv, et des lobbies pro sionistes aux USA avec lesquels Ross, un faucon sioniste notoire, entretient des contacts rapprochés.
Cette nomination intervient alors qu'Obama a commencé a reprendre la même rhétorique que Bush vis à vis de l'Iran, notamment suite aux manifestations post élections à Téhéran, ce qui est interprété par certains comme le fait qu'Obama s'apprête à suivre une voie conflictuelle vis à vis de l'Iran, contrairement à ce qu'il a pu affirmer jusqu'à présent. La nomination de Ross va dans ce sens.
"Le point de vue de Dennis Ross c'est qu'on ne peut pas résoudre les principaux problèmes dans la région sans s'occuper de l'Iran. c'est l' Iran en premier, et non pas les Palestiniens en premier" a dit Dan Senor, un ancien porte parole de l'Autorité Provisoire de la Coalition en Irak, qui a également suggéré que Ross allait rapidement prendre l'ascendant sur les autres conseillers d'Obama.
"Il va devenir le de facto Conseiller à la Sécurité Nationale à cause du portefeuille qu'il a, à cause de l'expérience qu'il a, et à cause des relations qu'il a accumulées à l'étranger...

Mitchell est marginalisé car Dennis à le portefeuille de Mitchell - il est plus proche du centre de décision".
Cette remarque explique la décision récente d'annuler le rendez vous entre Mitchell et le premier ministre israélien, Benjamin Netanyhou, lors de sa visite en début de semaine dernière à Paris. Pourquoi Benjamin Netanyahou perdrait-il son temps à discuter avec Mitchell, alors qu'il aura un interlocuteur de choix qui pense comme lui et qui murmure à l'oreille du président Obama. Dennis Ross a exactement les mêmes positions que Netanyahou concernant l'Iran. Ross est un fidèle de la ligne dure pronée par le Likoud de Netanyahou. Il a été co président du Groupe United Against Nuclear Iran qu'il a fondé ( il a démissionné lorsqu'il a accepté de faire partie de l'Administration Obama). Il a servi à la fois sous les Administrations Républicaines et Démocrates, et est depuis longtemps un proche conseiller d'Obama sur le Moyen Orient.

Il a écrit un livre récemment en collaboration avec David Makovsky (ancien editeur du JPost, le journal d'extrême droite israélien et actuellement au Washington Institute for Near East Policy, une boîte à penser proche du Lobby Sioniste Américian AIPAC) , intitulé "Myths, illusions and Peace :Finding a New Direction for America in the Middle East".
Ce livre permet de mieux cerner la position de Ross sur l'Iran. On peut y lire par exemple que :
"Des politiques plus dures - soit militairement ou par un endiguement significatif - - seront plus faciles à vendre internationalement et nationalement si nous avons essayé diplomatiquement de résoudre nos différences avec l'Iran de manière sérieuse et crédible".
Ross se positionne clairement pour une attaque militaire, après avoir pris soin de rendre l'Iran responsable de l'échec des discussions et conseille aussi pour se faire de rendre public les "offres généreuses" faites à Téhéran pour qu'ils abandonnent leur programme d"'enrichissement d'uranium..
"Une telle approche pourrait mettre la pression en Iran afin qu'ils ne perdent pas l'occasion qu'on leur présente, tout en faisant en sorte que le blâme aille à l'Iran pour avoir créer une crise et aussi pour rendre le conflit plus probable".
….
Mais Ross peut désormais compter sur sa proximité avec Obama, de par ses nouvelles fonctions, pour faire passer les désidératas sionistes : une attaque militaire contre l'Iran, lancée au moment opportun par l'armée israélienne, les US se contentant de venir au secours à cause de leur "relation spéciale" qui les lie à l'entité sioniste. C'est ainsi que, lors des discussions récentes du G8 en Italie qui ont fait la part belle aux émeutes de Téhéran, un diplomate a fait remarquer que Tel Aviv pourrait s'impatienter et attaquer militairement l'Iran.

Source :

http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=7940&lg=fr



3  Les amis des USA

a) Israël

b) Politique Israélienne

1) Netanyahu & Tzipi Livni  

Netanyahu va presser Paris et Rome de durcir les sanctions anti-Iran

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui entame mardi la première tournée en Europe de son mandat, va presser Rome et Paris de durcir les sanctions anti-nucléaires contre l'Iran en proie à des violences. M. Netanyahu doit partir mardi pour l'Italie où il s'entretiendra avec son homologue italien Silvio Berlusconi, avant de faire étape mercredi et jeudi en France où il rencontrera le président Nicolas Sarkozy, ainsi que l'émissaire spécial américain pour le Proche-Orient George Mitchell.
Le masque d'un régime sanguinaire
"Le Premier ministre compte avant tout évoquer le dossier iranien. Les scènes de violences et de répression de ces derniers jours ont permis d'arracher le masque de ce régime sanguinaire qui n'hésite pas à faire tirer sur des manifestants non armés", a affirmé un haut responsable de la présidence du Conseil, qui a requis l'anonymat. Selon lui, "avec ce qui se passe actuellement en Iran, les mots et les condamnations verbales ne suffisent plus, il faut que le monde se décide à prendre des mesures beaucoup plus dures pour empêcher le régime iranien de se doter de l'arme nucléaire".
Le quotidien Yédiot Aharonot (indépendant) indique que M. Netanyahu a notamment l'intention de demander à l'Italie de réduire ses relations commerciales avec l'Iran, qui ont connu une très forte croissance ces dernières années. M. Netanyahu n'a cessé depuis l'intronisation de son gouvernement au début avril de tenter de convaincre la communauté internationale de traiter en priorité le dossier iranien en mettant au second plan le processus de paix avec les Palestiniens.
23/06/09 08h28

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/901583/2009/06/23/Netanyahu-va-presser-Paris-et-Rome-de-durcir-les-sanctions-anti-Iran.dhtml 


Tzipi Livni  :  des sanctions plus dures doivent être exercées pour forcer l’Iran à abandonner son programme nucléaire.

Se relayant à tour de rôle pour ne pas trop laisser entrevoir leur acharnement, c'est au tour de Tzipi Livni de contribuer au matraquage incessant sur le nucléaire Iranien. Elle exige des sanctions plus fermes contre l'Iran alors même que nous sommes supposé être en phase de "dialogue", même si ce dialogue n'a jamais existé ni en secret ni en public et qu'on s'est contenté de jolies rhétoriques balancées dans les tribunes. Il semble que nous passons à la phase 2 du plan: Les sanctions, après la phase 1 du pseudo "dialogue" (de sourd), Tzipi Livni laisse même entrevoir la phase 3: l'action militaire. Tout ceci n'est qu'une vaste parade pour marquer les esprits et pour donner une légitimité au but qu'ils se sont fixés depuis le départ: le conflit armée contre l'Iran

L’ancienne Ministre des Affaires Etrangères Israéliennes a déclaré que des sanctions plus dures doivent être exercées pour forcer l’Iran à abandonner son programme nucléaire, même si les Etats-Unis ont ouvert le dialogue avec l’Iran.
Le Jérusalem Post rapporte que Tzipi Livini a déclaré ce Jeudi au Conseiller à la Sécurité Nationale Américaine, Jim Jones, que des sanctions plus dures étaient nécessaires pour contrer ce qu’elle appelle la “menace Iranienne”.
“Même en période de dialogue, la communauté internationale doit infliger à l’Iran des sanctions plus contraignantes et efficaces pour que l’Iran comprenne ce qui se profile à l’Horizon ”, a déclaré Livini.
Elle a poursuivi en disant que la communauté mondiale, en particulier les Etats-Unis, doivent adopter une position plus claire sur l’Iran quand il s’agit des discussions sur son programme nucléaire.
"La communauté Internationale, mené par les Etats Unis, doit être clair vis à vis de l’Iran et soit l’Iran met un terme à son programme nucléaire soit on en viendrait à des solutions plus extrêmes. Le Monde à besoin de se monter plus clair à ce sujet ", a déclaré la leader de l’opposition.
Israël menace depuis longtemps de mettre un terme au programme nucléaire Iranien qu’il décrit comme une ‘menace’ à son existence, en ayant recours à une action militaire.
Malgré le fait que le Président Américain Barack Obama a promis de mettre en œuvre des moyens diplomatiques, le Senat Américain a approuvé ce Jeudi une loi pour exercer des pressions sur les compagnies qui vendent du fuel à l’Iran pour alimenter ses travaux nucléaires.  
Selon cette loi, les compagnies qui continuent de vendre du fuel ou d’autres produits pétroliers raffinés seront écartées de tout contrat, avec le Département de l’Energie, qui leur permettrait d’acheminer du pétrole brut pour la Reserve Stratégique de Pétrole Américaine.
Sous la pression Américaine, le fidèle allié d’Israël, le conseil de sécurité de l’ONU a voté des sanctions contre l’Iran pour ses activités d’enrichissement d’Uranium.
En plus des sanctions du conseil de sécurité de l’ONU imposées à l’Iran, Washington a imposé un embargo unilatéral sur Téhéran depuis la victoire, il y a maintenant 30 ans, de la révolution Islamique.

Article Press TV du 31.07.09
Source original : http://www.presstv.ir/detail.aspx?id=102090&sectionid=351020104

Traduction Alter Info

http://www.alterinfo.net/L-Ex-Ministre-des-affaires-etran...



2-2 Des Canons ... pas du beurre.

Israël annule des essais de son missile "Arrow-2"

Des responsables de la Défense israélienne ont annoncé jeudi que trois essais du système de défense par missiles censé protéger l'Etat hébreu contre toute attaque iranienne ont été annulés. Selon ces responsables s'exprimant sous couvert de l'anonymat, ces essais d'une nouvelle version améliorée du missile "Arrow-2" ont été avortés par le commandement américain au large des côtes californiennes après des problèmes de communication entre le missile et le radar de contrôle.

Au cours de ces essais, le missile Arrow-2 devait intercepter un faux missile iranien "Shihab" mais le commandement américain a stoppé le lancement du missile intercepteur en raison d'un problème de communication.

Le missile "Arrow" est fabriqué conjointement par Israel Aerospace Industries et la division Défense de l'avionneur américain Boeing.

Jeudi 23 juillet,

AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090723/twl-israel-defense-missile-951b410_1.html

 

Times : « Israël » se prépare à frapper les cibles nucléaires iraniennes.
Ghada Houbballah

16/07/2009  Le récent transit de deux navires de guerre israéliens, porteurs de missiles, par le canal de Suez dix jours après le passage d’un sous-marin capable de lancer des missiles nucléaires, s’inscrit, selon le journal londonien "The Times", dans le cadre des préparatifs lancés par l’entité sioniste en vue de s’attaquer aux sites nucléaires iraniens.
Le journal qui cite des sources diplomatiques israéliennes et d’autres du ministère de la Guerre israélien, rapporte que "le déploiement des navires de guerre en mer rouge, constitue un signal clair sur la capacité israélienne de mettre l’Iran en ligne de mire de sa force de frappe, en un laps de temps très court".
L’entité sioniste a œuvré, selon le journal londonien, "à renforcer ses relations avec les pays arabes inquiets, à leur tour, du nucléaire iranien, particulièrement avec l’Egypte, avec qui ses relations se sont consolidées d’une manière notable au cours de cette année, dans la mesure où le Caire et Tel-Aviv partagent cette position de méfiance envers l’Iran", comme le précise un diplomate israélien.

http://news.stcom.net/index.php


Politique intérieure & extérieure

Barak a dit soutenir la stratégie américaine
Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates s’est employé lundi à convaincre Israël du bien-fondé de la politique de Barack Obama consistant à tendre la main à l’Iran pour le convaincre de renoncer à ses présumées ambitions nucléaires militaires.
Son homologue israélien, Ehud Barak, est convenu que la priorité devait être effectivement donnée à la diplomatie, mais il a souligné qu’Israël n’excluait pas un recours à la force pour neutraliser la menace pour son existence-même que Téhéran pourrait poser.
"Nous croyons clairement qu’aucune option ne devrait être écartée. Nous recommandons à d’autres de prendre la même position, mais nous ne pouvons rien imposer personne", a dit le leader travailliste après avoir rencontré à Jérusalem le chef du Pentagone.
Les Etats-Unis n’ont plus de relations avec l’Iran depuis 30 ans, mais Obama lui a tendu la main en souhaitant que le régime des ayatollahs "desserre son poing" et il attend d’ici à la fin de l’année une réponse qui, selon la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, n’est toujours pas parvenue.
Gates a déclaré espérer que cette réponse serait esquissée à temps pour l’Assemblée générale annuelle de l’Onu de septembre. "Je pense que, sur la base des éléments dont nous disposons, le calendrier que le président a fixé semble toujours tenable", a dit Gates.
"Cela n’accroîtra pas sensiblement les risques pour quiconque", a tenu à assurer le secrétaire américain à la Défense à Ehud Barak lors de la conférence de presse commune qui a suivi leur entretien.
Barak a dit soutenir la stratégie américaine mais a insisté sur la fixation d’un calendrier strict assorti d’une volonté, le cas échéant, de prendre de nouvelles sanctions, assorties d’une menace de recourir à la force contre l’Iran pour son refus de suspendre ses activités nucléaires sensibles.
En rappelant à demi-mot qu’Israël ne s’interdisait pas de frapper préventivement l’Iran, au risque d’embraser la région, Barak a ajouté : "Nous voyons bien que nos opérations ou notre activité affecte aussi des voisins, et d’autres encore, et nous en tenons compte. Mais, in fine, nous sommes tenus par les intérêts sécuritaires d’Israël."
Un responsable du Pentagone a déclaré, à la veille de la visite de Gates en Israël, que les Etats-Unis étaient à des lieues d’envisager une intervention militaire contre l’Iran. Pour sa part, Clinton a déclaré mercredi dernier que Washington pourrait contrer une éventuelle menace iranienne en renforçant ses alliés dans la région et en y déployant un "parapluie militaire" non spécifié.

( Lundi, 27 juillet 2009 - Avec les agences de presse )

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article742



2 Les amis des USA

b) Grande-Bretagne 

Politique intérieure & extérieure

Déstabilisation de l'Iran: Londres dans le collimateur, accusée d'être derrière les violences

Que l'histoire se répète, c'est ce que les dirigeants iraniens semblent appréhender le plus, depuis l'éclatement du mouvement de contestation contre la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad. Et c'est surtout la grande Bretagne qui se trouve le plus dans leur collimateur, soupçonné d'avoir repris, comme dans le passé, son rôle perturbateur en Iran, et d'être derrière les violences qui ont éclaté dans les rues de Téhéran. 
Le premier à avoir tiré la sonnette d'alarme  contre Londres a été  le numéro un, le guide suprême Sayed Ali Khamenei: " Les diplomates de plusieurs pays occidentaux qui nous parlaient jusqu'ici avec un langage diplomatique ont montré leur vrai visage, en premier lieu le gouvernement britannique", avait-il  clamé, dans son discours de vendredi sur le scrutin présidentiel iranien, alors que la foule criait "A bas la Grande-Bretagne".
Ce dimanche, le président élu, Mahmoud Ahmadinejad  a lui aussi évoqué l'ingérence britannique et américaine: "Ce n'est pas en tenant des propos hâtifs que vous entrerez dans le cercle des amis de la nation iranienne. Pour cette raison, je vous demande de cesser vos ingérences." a-t-il écrit sur son site internet. 
Auparavant, le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, avait été plus loin, accusant Londres d'avoir comploté contre le scrutin présidentiel. Lors d'une rencontre avec des diplomates, cité par la chaîne satellitaire anglophone "Press TV", il a signalé que " cela faisait deux années que Londres se préparait à torpiller le scrutin présidentiel iranien" : "Nous avons observé un afflux (de Grande-Bretagne) avant les élections", a-t-il avancé, évoquant la présence d'"+éléments+ liés aux services secrets britanniques".
   La Grande-Bretagne "voulait que personne n'aille voter", a-t-il ajouté, "c'était la ligne des médias britanniques", a-t-il ajouté. 
En effet, ces médias  ont dès les premières heures, et sans preuve, adopté le point de vue des perdants des présidentielles, contestant l'exactitude des chiffres officiels et les ont relayés à la hâte. Depuis, se révèle au grand jour l'ampleur de l'ingérence britannique, qui ne se limite pas au relai médiatique. 
Un rôle présupposé lui a  été également perçu chez "les fauteurs de troubles" dans les récentes manifestations, généralement des membres de "l'Organisation des Moudjahidines du peuple" bannie en Iran, arrêtés par les services de renseignements iraniens. Selon le ministère en question, ils ont avoué avoir été entraînés par les soldats britanniques stationnés en Irak. 
Durant les deux dernières années, plusieurs réseaux terroristes avec pour mission de susciter les troubles en Iran avaient  été démantelés, dans plusieurs provinces iraniennes, en l'occurrence dans la province arabe d'Al-Ahwaz, et celle turcomane du Baloutchistan.
Ils ont avoué eux aussi avoir des liens avec les Britanniques.   
L'aversion de Londres à l'encontre de Téhéran n'est un secret pour personne, depuis la victoire de la révolution de l'Imam Khomeiny qui est parvenu à détrôner un des alliés pro-occidental le plus proche de Londres (et de Washington aussi).
Vu l'histoire d'ingérence et de complots pla,ifiés par les différents "gouvernements de sa majesté" dans cette région comme partout dans le monde, les accusation iraniennes à l'encontre de l'ex-empire du Soleil Levant , sont certes plus plausibles que les démentis du secrétaire britannique au Foreign office, David Miliband, selon lequel "Le Royaume-Uni est catégorique sur le fait qu'il revient au peuple iranien de choisir son gouvernement, et aux autorités iraniennes de garantir l'impartialité des résultats (de l'élection présidentielle) et la protection de leurs concitoyens".
En 1953, c'est bien le Royaume uni qui a poussé les Etats unis à renverser le gouvernement iranien populaire de Mossadegh. Il avait pris la décision de nationaliser le secteur pétrolier iranien. Ahmadineajd a osé beacoup plus.  

Leila Mazboudi

Lundi 22 Juin 2009

http://www.alterinfo.net/Destabilisation-de-l-Iran-Londres-dans-le-collimateur,-accusee-d-etre-derriere-les-violences_a33581.html 

n°5 - journal d'Iran - 17-07 au 02-08 –Fin- : Des dizaines de millions de dollars pour la guerre médiatique contre l'Iran.

n°5 - journal d'Iran - 17-07 au 02-08 –Fin- : Des dizaines de millions de dollars pour la guerre médiatique contre l'Iran.



journal d'Iran   n°5 du 17-07 au 02-08

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

4-1 L'ambassadeur iranien répond aux journalistes français.

4-2 Des dizaines de millions de dollars pour la guerre médiatique contre l'Iran.

4-3 Matthew Cassel : L’Iran et les médias de l’Occident.

4-4 Ahmed Bensaada : Téhéran-Gaza : la différence médiatique.

4-5 Francis Arzalier : Elections de juin à Paris, Beyrouth et Téhéran : suffrage universel et manipulation des opinions.

 



4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

4-1 L'ambassadeur iranien répond aux journalistes français.

L´ambassadeur iranien en France démolit la propagande anti-iranienne 

L´argentin nous a déjà présenté une interview de l´ ambassadeur d´Iran faite par Karl Zéro.

En voici une autre, dans un autre contexte : Seyed Mehdi MIRABOUTALEBI était l´invité de l´émission "Internationales" sur TV5Monde le 21 juin 2009, et les propos qu´il tient diffèrent de l´image que nos médias diffusent de façon intensive. Cela mérite d´être écouté, et ce, d´autant plus qu´Israël qui est connu pour diaboliser ce pays et dont il n´est un secret pour personne qu´il pousse les Etats Unis à l´affronter militairement, arguant de ce que sa sécurité est primordiale, et occultant son propre surarmement en la matière, vient de faire l´objet d´un rapport accablant d´Amnesty International qui sollicite des signatures pour que l´on saisisse le Président du Conseil de Sécurité de l´ONU. La pétition est visible . Les termes qui l´annoncent sont limpides : ""Le temps est venu de rendre des comptes" : signez la carte d´action en ligne adressée au Conseil de Sécurité de l´ONU.

Demandez que ceux qui ont commis des atteintes au droit international, notamment des crimes de guerre, à Gaza et dans le sud d´Israël répondent de leurs actes. Amnesty International appelle les Nations unies, et en particulier le Conseil de sécurité de l´ONU, à prendre immédiatement des mesures pour que toutes les parties au conflit répondent des violations du droit international qu´elles ont perpétrées."

On peut également consulter son communiqué de presse.

 

Video : L'ambassadeur iranien en France démolit la propagande anti-iranienne (1/4)

http://www.youtube.com/watch?v=4h2opH1siNc&eurl=http%3A%2F%2Fwww%2Eles%2Dattentats%2Ddu%2D11%2Dseptembre%2Dvus%2Dpar%2Dune%2Dconspirationniste%2Ecom%2Farticle%2D33382985%2Ehtml&feature=player_embedded

 

Suite (2/4):

http://www.youtube.com/watch?v=3497Annsdok&NR=1

 

Suite (3/4):

http://www.youtube.com/watch?v=ooG6EpqyAL0&NR=1

 

Suite (4/4):

http://www.youtube.com/watch?v=Q4KS0XF69WY&NR=1

 

Commentaire

kaysus34 (2 days ago) Show Hide

Incroyable le commentaire humaniste et sincère de cette homme!!! Les politiques francais doivent prendre leçon!

Quel paradoxe l'iran s'humanise et la France se totalitariste! le droit d'ingérence de nos hommes politiques,economiques et médiatiques atlanto/sioniste étranglent notre liberté (d'expression) et notre fraternités de notre beaux pays la france!
Je retiendrais une seul phrase :"notre culture nous interdit de posséder une bombe nucléaire"

TOUT ET DIT!!!


4-2 Des dizaines de millions de dollars pour la guerre médiatique contre l'Iran.

Les Etats unis se préparent à davantage d'ingérence dans les affaires internes iraniennes.

Avec pour but non déclaré: le renversement du régime.
Plusieurs dizaines de millions de dollars ont été votés par le Sénat sous prétexte "de permettre à l'opposition iranienne de contrer les restrictions imposées par Téhéran dans les médias et de développer ses communications sur internet". 
Ce dispositif, baptisé "Loi pour les victimes de la censure en Iran", largement approuvé jeudi soir par les sénateurs, fournira "une aide pour la diffusion d'informations", notamment sur internet.

Selon l'un de ses auteurs, le républicain John McCain: " le régime cruel tente de museler la société iranienne".
Parmi les mesures votées, figure une aide de 30 millions de dollars pour permettre à Radio Free Europe, financée par le Congrès américain, de diffuser plus largement en Iran ses émissions en farsi.
Le texte vise également "à empêcher le gouvernement iranien de bloquer l'accès à des sites internet ou la diffusion de textos".
Quelque 20 millions de dollars sont prévus pour la création d'un fonds  destiné à aider les Iraniens à accéder à l'information et à la partager et à empêcher Téhéran de "bloquer, censurer ou surveiller internet".
Le texte envisage en outre 5 millions de dollars pour que le département d'Etat américain rassemble et publie des informations sur "d'éventuelles violations des droits de l'Homme en Iran".
 Il appelle le président Barack Obama "à enquêter sur les entreprises non iraniennes qui auraient aidé le gouvernement iranien à pratiquer la censure".

http://www.almanar.com.lb

http://www.alterinfo.net/Des-dizaines-de-millions-de-dollars-pour-la-guerre-mediatique-contre-l-Iran_a34947.html?com#com_899997


4-3 Matthew Cassel : L’Iran et les médias de l’Occident.

Une presse libre et indépendante est un élément essentiel à toute démocratie, et c’est quelque chose dont l’Occident dispose de moins en moins, écrit Matthew Cassel.

Les manifestants, partout dans le monde, sont des gens extrêmement courageux dont les raisons pour manifester ainsi ouvertement devraient être entendues et respectées.

Protester, c’est la démocratie à l’œuvre.

 Cependant, trop souvent, les médias des États-Unis et des autres pays occidentaux sélectionnent les protestations à couvrir et celles à ignorer complètement.

Les médias des États-Unis s’auto-célèbrent souvent eux-mêmes comme « les plus libres et les plus équitables » dans le monde, comme totalement indépendants de l’Etat, contrairement, par exemple, aux médias en Iran.

Pourtant, un observateur avisé remarquera que les médias américains sélectionnent généralement les faits au niveau mondial et les couvrent d’une façon qui collent au plus près des objectifs des Etats-Unis.

Qui décide si une question est « d’actualité » ou non ? On pourrait penser que c’est justement le rôle des médias, pour pouvoir traiter des questions comme les conflits ou les violations des droits élémentaires ainsi qu’il s’en produit partout dans le monde. Mais il semble bien que ce n’est pas le cas.

La plupart des médias occidentaux paraissent être à la remorque de leur gouvernement lorsqu’ils mettent l’accent sur certains sujets, puis les couvrent de de façon à coller à la position de leur gouvernement, d’où la vision totalement uniforme, par presque tous les médias occidentaux, des événements en Iran et leur présentation extrêmement positive des manifestants et de l’opposition présentés comme étant dans leur droit.

Le cas actuel de l’Iran prouve clairement que ce sont les gouvernements qui contrôlent la couverture médiatique, au lieu que soient en réalité les agences d’information elles-mêmes.

Il y a eu aussi une évolution notable dans les médias américains du traitement des questions internationales après les attentats du 11 Septembre 2001.

Peu de temps après, la règle édictée par le président George Bush du « avec nous ou contre nous » s’est appliquée à tous, et les médias et les personnes critiques à l’égard de la politique étrangère américaine ont immédiatement été diabolisés et étiquetés d’ « antipatriotes » ou « anti-américains ».

Pour éviter ce genre d’accusation, il est devenu courant de voir les journalistes à la télévision prouver leur patriotisme et leur loyauté par le port de petits drapeaux américains sous forme de pins.

Ces raisons expliquent pourquoi, au cours des dernières semaines alors que se déroulaient les élections en Iran, il n’y a eu pratiquement aucune couverture dans la plupart des médias des manifestations regroupant des dizaines de milliers de personnes en Géorgie ou au Pérou.

Il a même été signalé au Pérou que des dizaines de personnes ont été tuées pendant les manifestations, ou « affrontements » comme cela a aussi été labellisé (depuis, plus d’une douzaine de policiers ont également été tués), soit plus que le nombre de tués en Iran.

Pourquoi les protestations en Iran reçoivent-elles plus d’attention que celles en d’autres lieux ?

Une explication logique est que le président géorgien Mikheil Saakashvili est un allié important des Etats-Unis et de l’OTAN. Aussi, l’Occident et ses médias sont restés silencieux à propos des manifestations de l’opposition afin de ne pas leur accorder une trop grande attention qui pourrait inciter ces démonstrations à se poursuivre et à prendre de l’ampleur, affaiblissant alors le gouvernement Saakashvili.

Dans le même temps, la situation en Amérique latine reste particulièrement sensible.

La couverture médiatique des manifestations de groupes autochtones [populations indiennes] et de ceux qui les soutiennent au Pérou pourrait encore démultiplier ces protestations et metttre à jour les politiques injustes contenues dans les récents accords de libre-échange avec les Etats-Unis. Et peut-être verrait-on ce pays ouvrir la voie à un gouvernement plus populaire comme le sont ceux du Venezuela ou de la Bolivie. Bien entendu, ces deux dernières sont considérées comme des nations « anti-américaines » à cause de leurs positions critiques face à l’interventionnisme américain en Amérique latine.

Mais l’Iran est différent de la Géorgie et du Pérou. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a probablement dépassé Oussama Ben Laden comme personne la plus haïe aux États-Unis.

Au cours des dernières années, de nombreux responsables à Washington ont appelé à des actions plus énergiques contre l’Iran.

Plus récemment, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a donné au président américain Barack Obama, un ultimatum pour que le président des Etats-Unis s’occupe du prétendu programme d’armes nucléaires de l’Iran, sinon c’est Israël qui le fera.

Ce n’est pas une coïncidence si les manifestations en Iran ont bénéficié d’une couverture médiatique 24 heures sur 24 heures et soient l’un des seuls exemples de ces dernières années où le gouvernement américain ait manifesté son soutien aux manifestants comme l’a fait Obama lorsqu’il a appelé l’Iran à « arrêter toutes les violences et actions injustes contre son propre peuple ». Ce ne sont certainement pas les seules manifestations à avoir subi une répression violente de la part d’un gouvernement.

Depuis des années les Palestiniens ont organisé des manifestations non violentes chaque semaine contre le mur israélien en Cisjordanie. Chaque semaine, les manifestants font face et aux militaires israéliens lourdement armés et sont battus et pris pour cibles avec des balles en acier recouvertes de caoutchouc et des grenades lacrymogènes, parfois avec des morts.

Pourtant, au cours de son récent discours du Caire en direction du monde musulman, Obama n’a fait aucune référence à ces manifestations et, au lieu de cela, a appelé les Palestiniens à « renoncer à la violence » et à adopter des moyens non-violents. Quelques jours après le discours, un Palestinien a été tué et un adolescent blessé au cours de la manifestation hebdomadaire, mais il n’y a eu aucun appel de la part de l’administration américaine et destiné à Israël pour « arrêter toutes les actions violentes et injustes » contre le peuple palestinien. Et les médias ont emboîté le pas et sont restés silencieux, bien que couvrir ces manifestations chaque vendredi serait facile puisqu’il ne faut que 30 minutes en voiture depuis les locaux des agences de presse à Jérusalem..

En outre, dans la foulée de l’appel de l’administration Bush pour la « démocratie » au Moyen-Orient, un mouvement démocratique autochtone s’est développé en Égypte pour contester la corruption et l’échec des politiques économiques du président égyptien Hosni Mubarak. Composé de travailleurs qui ont organisé des grèves sans précédent depuis quatre ans et qui ont augmenté en nombre à chaque rassemblement, les manifestations ont été peu suivies aux États-Unis. Chose étrange... compte tenu de la durée des grèves et de la taille des manifestations, qui font penser à un certain nombre d’observateurs à la possibilité de quelque chose de beaucoup plus important en Egypte, peut-être même une « révolution ».

Le manque de couverture médiatique de ces événements ne peut s’expliquer que par la relation entre les États-Unis et l’Egypte. Moubarak, qui a gouverné l’Egypte pendant près de trois décennies, est souvent considéré comme un dictateur pour sa répression de l’opposition, des personnalités politiques et des journalistes critiques à l’égard de son gouvernement. Pourtant, il reste l’un des plus importants alliés des Etats-Unis au Moyen-Orient, par conséquent « les actions violentes et injustes « contre les Egyptiens sont tolérées par l’Occident.

De même, pendant l’assaut israélien de trois semaines contre Gaza cet hiver, il y a eu des manifestations massives et sans précédent à travers le Moyen-Orient en faveur des Palestiniens du territoire assiégé. Encore une fois, cela n’a eu droit qu’à des mentions mineures, s’il y en a eu, probablement parce que cela contredisait le discours des médias et de Washington selon lequel Israël était « en lutte contre le Hamas ».

Toujours en conformité avec ce discours, il y avait peu d’images diffusées dans les médias occidentaux depuis l’intérieur de la bande de Gaza. De la même façon que le fait l’Iran aujourd’hui, Israël a interdit aux journalistes de pénétrer dans la bande de Gaza au cours de ces attaques. Malgré cela, il y avait sur le terrain de grandes agences transmettant par satellite et de langue arabe comme Al-Jazeera qui envoyaient des informations et des images de presque tout ce qui se passait là-bas.

Lorsque les images ont été montrées par CNN ou certains de ses concurrents, cela ne reflétait généralement pas la véritable horreur à laquelle faisaient face les Palestiniens dans la bande de Gaza. Je ne me souviens pas avoir vu dans les médias américains une seule vidéo de l’un des centaines d’enfants assassinés dans la bande de Gaza. En revanche, il y a deux jours, CNN a diffusé des images d’une femme qui a été tué qui perdait son sang et décédait dans une rue de Téhéran. La plupart de ces vidéos sont réalisées avec des téléphones portables de simples citoyens, et CNN a même créé un logo spécial pour le « matériel non vérifié ».

Mais il y a eu beaucoup de « matériel vérifié » montrant des images de violence au Moyen-Orient et dans de nombreux autres endroits dans le monde au cours des derniers jours, semaines, ou années et qui n’a jamais été diffusé. Vidéos et témoignages sont disponibles sur YouTube, Facebook, Twitter, attendant, voire implorant pour que les médias des États-Unis en prennent connaissance. Mais la couverture de certains événements se trouve en contradiction avec la politique étrangère des Etats-Unis, quelque chose que beaucoup médias se révèlent peu disposés à transgresser.

Si les élections et les manifestations en Iran ont révélé quelque chose, c’est qu’il est indéniable qu’il y existe d’énormes divergences qui auront une incidence majeure sur l’avenir du pays. C’est la décision de chacun de choisir de quel côté il se range, le cas échéant. Et c’est la responsabilité des médias d’être indépendants des autorités et de présenter dans leur contexte des informations précises de sorte que ceux qui en sont les récipiendaires puissent se faire leur opinion, et non donner des informations basées sur les intérêts de politique étrangère des gouvernements occidentaux.

Une presse libre et indépendante est un élément essentiel à toute démocratie, et c’est quelque chose dont l’Occident dispose de moins en moins.

Matthew Cassel

 26 juin

*Matthew Cassel assistant éditeur de « The Electronic Intifada ».

Son blog est http://justimage.wordpress.com

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6847 


4-4 Ahmed Bensaada : Téhéran-Gaza : la différence médiatique.

Époustouflant!

La blogosphère a la fièvre et la température risque de faire exploser le chaudron néo-médiatique. Twitter, Youtube, Facebook, Google, tous les grands joueurs de la toile ont décidé de voler au secours de la rue d'Iran.
Et une seule question me vient à l'esprit : mais où diable étaient-ils pendant le massacre de Gaza?
Petite clarification en guise d'introduction : loin de moi l'idée d'analyser les élections iraniennes, ni de démontrer qu'il y a eu fraude électorale ou non. De toute façon, et contrairement à ce qu'affirment les médias occidentaux, il est très difficile d'avoir une position juste et tranchée sur le sujet. Ce qui a attiré mon attention, c'est plutôt cette magnanimité débordante dont font preuve ces tisseurs de toiles relayés par la fébrilité des médias classiques dans la couverture des récents événements iraniens, alors qu'elle était inexistante lors du massacre de Gaza.
Pourtant, les deux situations présentent des similitudes du point de vue médiatique.

À Gaza, l'état sioniste avait interdit l'entrée aux médias occidentaux. Encore mieux, il avait «embedded » des journalistes, c'est-à-dire inclus au sein de Tsahal pour qu'ils donnent une image réaliste de la propreté du massacre. En Iran, les journalistes en place sont «interdits» de faire leur travail et ne peuvent donner une information «fiable». Alors, comment informer ces occidentaux si épris de justice et de liberté? Eh bien, en utilisant l'information communiquée par les citoyens via les sites de réseautage social. Et toutes les informations produites par monsieur ou madame Tout-le-monde sont bonnes à prendre et à diffuser dans les plus grands journaux et canaux de télévision : CNN, TF1, France 24, Le Monde, Le Nouvel Observateur, L'Express, Radio-Canada et j'en passe. Et dire que de vrais journalistes étaient présents à Gaza. Mais ceux-là n'étaient que des journalistes arabes, donc non crédibles ou même incompétents, n'est-ce-pas? Plus incompétents que le simple citoyen iranien qui, armé de son clavier, envoie les vidéos de médiocre qualité enregistrées sur son téléphone portable. Moins crédibles que les internautes iraniens alors qu'eux autres ont risqué leurs vies sous les bombes au phosphore ou les DIME, protégés par des dérisoires casques et gilets pare-balles. Certains d'entre eux ont même perdu leur vie dans l'exercice de leur fonction. «Mais non, on ne peut pas les croire». «Il faut vérifier l'information». «L'information est manipulée et les chiffres gonflés».

Mais peut-on croire ce qui est transmis par le biais des sites de réseautage social?
À cet effet, on peut lire sur le site True/Slant (1) qu'une liste d'erreurs (préméditées?) a été diffusée par les utilisateurs de Twitter. Parmi elles, le fait que trois millions de personnes ont manifesté alors que la foule a été estimée à des centaines de milliers, que Mir Hossein Moussavi était assigné à résidence et que l'élection avait été invalidée, alors que c'était faux.
Autre accointance curieuse et insolite de ce site de socialisation : le ministère américain des Affaires étrangères lui a demandé de reporter une opération de maintenance qui aurait entraîné une interruption de service, ce qui aurait privé les opposants iraniens de moyen de communication (2). Et Twitter a accepté. Même la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a estimé que Twitter était important pour la liberté d'expression en Iran (3). Le Premier ministre britannique Gordon Brown y est allé, lui aussi, de sa philosophie tautologique sur les colonnes du Guardian en affirmant qu'Internet a changé la politique étrangère à jamais: « Une situation comme celle du Rwanda ne peut plus se reproduire car l'information sortirait rapidement et l'opinion publique s'amplifierait de sorte que des mesures devraient être prises » (4). Monsieur le locataire du 10 Downing Street, vous qui avez une bonne mémoire des génocides, pouvez-vous nous dire quelque chose sur celui de Gaza, bien plus récent?
Les Israéliens, comme s'ils pouvaient donner des leçons en matière de libertés individuelles, se sont aussi jetés dans la blogosphère. Un Israélien de 24 ans, du nom d'Arik Fraimovich, a créé une application permettant aux internautes utilisant Twitter de teinter les images de leur profil avec la couleur verte, symbole de la révolte iranienne. Des Israéliens qui veulent le bien des Iraniens : décidemment, le cyberespace a ses raisons que la raison ne connaît pas.
Des citoyens américains se sont joints à la révolution de l'information booléenne.
Certains d'entre eux ont mis à la disposition des internautes iraniens des serveurs proxy pour leur permettre d'accéder aux sites bloqués par les autorités. D'autres leur ont permis d'avoir accès à Tor, un service qui permet la navigation anonyme sur Internet (5).
La semaine dernière, le célèbre site suédois de téléchargements illégaux Pirate Bay, dont les fondateurs ont été récemment lourdement condamnés, ont proposé un service analogue aux blogueurs iraniens et ont mis en ligne un très grand nombre de vidéos amateurs sur les évènements de la République Islamique. Un laboratoire de recherche de l'Université de Toronto, Citizen Lab., a décidé de fournir aux internautes d'Iran le logiciel Psyphon qui est conçu pour contourner les filtres de la censure gouvernementale (6).
Le site de partage vidéo Youtube s'est transformé en média d'information en procédant à des mises à jour fréquentes et les sites Google et Facebook ont lancé des services en langue farsi spécialement conçus pour l'occasion. Comme quoi la fin justifie les moyens.
Les chaînes de télévision et les médias électroniques occidentaux se sont servis des vidéos de piètre qualité et d'origine non vérifiable pour décrire la rue iranienne alors qu'elles n'ont jamais voulu diffuser des reportages de qualité professionnelle réalisés par les journalistes chevronnés des chaînes arabes, encore moins les nombreux témoignages vidéos postés sur Youtube lors de l'hécatombe de Gaza. On est bien aux antipodes de ce qu'affirmait le « pseudo- philosophe » Alain Finkielkraut lors d'une émission diffusée en avril dernier : « Internet est une poubelle » (7) ou de la fameuse « Internet (…) c'est la planète des singes » de Philippe Val (8).
Il est bon de rappeler, qu'à l'inverse de ce qui se passe en Iran, c'est l'état israélien qui avait utilisé Twitter et Youtube pour fin de propagande pendant qu'ils bombardaient les civils Gazaouis. Son armée avait ouvert un compte sur Youtube (Idfnadesk) (9) pour y diffuser des images « propres » du génocide. À New York, le consulat d'Israël avait créé une page sur Twitter pour répondre aux questions des citoyens sur la « légitimité » du massacre (10). Le major Avital Leibovich, responsable de la presse étrangère au sein de l'armée israélienne, a déclaré, à ce sujet, que: « La blogosphère et les nouveaux médias sont une autre zone de guerre ».          Et les troupes du Shin-Bet (contre-espionnage israélien) sont depuis longtemps sur Facebook et Myspace (11).
Comme les génocidaires sionistes n'ont été ni condamnés, ni même inquiétés pour la liquidation de plus de 1400 palestiniens, il faut s'attendre à ce qu'ils recommencent sous peu. Alors, un petit conseil pour les activistes de la toile et les défenseurs de la liberté cyberspatiale: fournissez les logiciels de contournement et de navigation anonyme et consolidez, dès maintenant, l'infrastructure de vos sites de socialisation en Palestine. Vous serez minutieusement informés lorsque le prochain massacre aura lieu. À moins que Tsahal vous ait déjà contacté.

Ahmed Bensaada*

* Docteur en physique Montréal (Canada)

Références :
1. Joshua Kucera . (Page consultée le 22 juin 2009). What if Twitter is leading us all astray in Iran?, [En Ligne]. Adresse URL: http://trueslant.com/joshuakucera/2009/06/15/what-if-we-are-all-wrong-about-iran/
2. Technaute . (Page consultée le 22 juin 2009). Iran : Washington intervient auprès de Twitter, [En Ligne]. Adresse URL: http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/200906/16/01-876173-iran-washington-intervient-aupres-de-twitter.php
3. AFP . (Page consultée le 21 juin 2009). Clinton says Twitter is important for Iranian free speech, [En Ligne]. Adresse URL: http://www.google.com/hostednews/afp/article/
ALeqM5h6iCR8fA4XQ4OHnzc0sxe3aadMxg
4. The Guardian. (Page consultée le 20 juin 2009). Internet has changed foreign policy for ever, says Gordon Brown, [En Ligne]. Adresse URL: http://www.guardian.co.uk/politics/2009/jun/19/gordon-brown-internet-foreign-policy
5. TOR . (Page consultée le 21 juin 2009). Tor: l'anonymat en ligne, [En Ligne]. Adresse URL: http://www.torproject.org/index.html.fr
6. CBC. (Page consultée le 22 juin 2009). Iran's emerging 'netwar', [En Ligne]. Adresse URL: http://www.cbc.ca/technology/story/2009/06/16/iran-twitter-netwar-greg-walton-citizen-lab.html
7. Mefeedia. (Page consultée le 23 juin 2009). Pour Finkielkraut Internet est une poubelle, [En Ligne]. Adresse URL: http://www.mefeedia.com/entry/pour-finkielkraut-internet-est-une-poubelle/17559592
8. Le Nouvel Observateur. (Page consultée le 23 juin 2009). Charlie Hebdo ouvre son site internet, [En Ligne].
Adresse URL: http://tempsreel.nouvelobs.com/
actualites/multimedia/20080912.OBS1041/ charlie_hebdo_ouvre_son_site_internet.html
Philippe Val est actuellement directeur de France-Inter (Radio-France). Ce polémiste controversé était à l'origine de la publication intégrale des caricatures du Prophète (SAWS) lorsqu'il était directeur de la rédaction de Charlie Hebdo.
9. Youtube. (Page consultée le 23 juin 2009). IDF Spokesperson's Unit, [En Ligne]. Adresse URL: http://www.youtube.com/user/idfnadesk
10. Twitter. (Page consultée le 23 juin 2009). Hey there! Israelconsulate is using Twitter, [En Ligne]. Adresse URL: http://twitter.com/IsraelConsulate
11. Le Figaro.fr. (Page consultée le 23 juin 2009). Les espions israéliens ouvrent un blog, [En Ligne]. Adresse URL: http://www.lefigaro.fr/international/2008/03/18/01003-20080318ARTFIG00462-les-espions-israeliens-ouvrent-un-blog.php
Ahmed Bensaada*


4-5 Francis Arzalier : Elections de juin à Paris, Beyrouth et Téhéran : suffrage universel et manipulation des opinions. Le suffrage universel fut une grande conquête politique, pour laquelle les révolutionnaires, dans tous les pays d’Europe, combattirent et moururent aux 19ème et 20ème siècles ; nous ne pouvons qu’y être attachés, sans le sacraliser en croyant naïvement qu’un droit de vote à chaque adulte suffit à assurer la démocratie politique. Le capitalisme actuel, maître des capitaux, du pouvoir politique et de médias capables de faire croire aux opinions n’importe quoi durant quelques jours, manipule à son gré les résultats du vote, au point d’en inverser le sens : la droite française, sur ce plan, est spécialiste, avec un président qui joue des sondages, des mots, prétend faire « réformes » quand il démolit les acquis sociaux au profit des plus riches ; bien maladroit en d’autres occasions, il a su par ses dérapages xénophobes contrôlés, capturer en 2007 le plus gros de l’électorat du Front national ; les européennes de 2009 ont été l’occasion d’une opération similaire à l’encontre de ses concurrents majeurs, le PS et le Modem. Le 5 juin, deux jours avant le vote, la télévision nationale aux ordres du monarque - président, a projeté , après une grande campagne publicitaire, le film « Home » de Yann Arthus- Bertrand, à plus de 8 millions de citoyens français ; un catalogue de belles images relativement faciles à réaliser quand on a quelques talents de photographe et surtout des moyens techniques coûteux, du personnel et des hélicoptères (lutte contre la pollution oblige…) ; agrémenté d’un discours « écologiste » assez primaire (tout le monde est coupable de la dégradation des continents): c’était le programme minimum de la liste Europe - Ecologie, mélange irrationnel d’anticapitalistes comme José Bové, de chevaliers blancs de l’anti-corruption comme l’ex-juge Eva Joly, au profit d’un Cohn-Bendit, dont le passé de révolte étudiante fait oublier qu’il est aujourd’hui un soutien convaincu des aventures guerrières de l’OTAN et des USA. Cette manipulation à l’échelle d’un état a été, de toute évidence, d’une grande efficacité pour promouvoir à 16% une nébuleuse « verte » française largement tirée vers le conservatisme : un « joli coup » politicien monté par Sarkozy, grâce aux médias à son service.
Au lendemain du 7 juin, les mêmes trompettes médiatiques, télévisions, radios, journaux, claironnent sans vergogne la victoire « historique » de la droite UMP, alors qu’elle n’a réussi à faire voter pour elle que 11% des électeurs !
Le même 7 juin, les citoyens du Liban devaient choisir par les urnes de reconduire la majorité parlementaire sortante, pro-occidentale, parée de toutes les vertus par nos médias conservateurs, et une opposition plurielle, « parti chrétien » de Michel Aoun, parti communiste libanais et mouvement de résistance armée Hezbollah, très influent dans les milieux populaires du Liban musulman, et très diabolisé en Occident. Il est vrai que les positions islamistes de ce mouvement sont plus que discutables, mais c’est oublier qu’il est aussi le barrage essentiel contre l’impérialisme israélien.
Nos « élites » occidentales et leurs alliés du Moyen-Orient ont fait leur choix, et hurlent à l’ingérence syrienne, iranienne, à chaque manifestation de l’opposition nationale au Liban : ces vertueux protecteurs de l’intégrité libanaise ont donc préparé comme il se doit les élections ; tous les spécialistes de la région ont signalé les financements massifs venus notamment d’Arabie Saoudite, les centaines d’avions amenant à Beyrouth les électeurs expatriés, etc. : ce n’est pas sans efficacité dans un pays où les inégalités sociales sont énormes entre les affairistes pro-américains de la capitale et les miséreux peuplant certains quartiers. Voilà un suffrage universel estampillé démocratique à l’Elysée : il a confirmé l’emprise occidentale.
La manipulation n’est pas toujours aussi réussie, quand les peuples s’en mêlent ; depuis plusieurs semaines les « grands »médias français, prenant leurs désirs pour la réalité, annonçaient la défaite du président iranien aux élections du 12 juin ; nous étions inondés de reportages télévisés montrant la foule des opposants en meetings, et de jeunes bourgeois iraniens bien mis annonçaient leur désir, enfin, de liberté vestimentaire.

La palme de l’imbécillité journalistique revenait au « Courrier international » qui titrait en couverture « en finir avec Ahmadinejad » ; au sujet de ce pelé, ce galeux, la moindre contrevérité devenait une évidence proclamée, l’Iran une dictature absolue, alors que des opposants y manifestent par centaines de milliers malgré la répression, que la presse, le cinéma, pourraient parfois donner des leçons d’indépendance aux confrères de France. Ahmadinejad est proclamé antisémite dès qu’il dénonce la colonisation israélienne ; ses maladresses et dérapages ne gênent pas nos rigides censeurs qui n’hésitent pas à reprendre à son égard le plus ringard des discours coloniaux : rappelons-nous Ségolène Royal interdisant à Téhéran l’industrie nucléaire civile !
L’homme providentiel, selon nos faiseurs d’opinion, qui allait être élu, se nommait Moussavi, un « islamiste modéré », modéré en cela seulement qu’il s’affirme aujourd’hui pro-américain. Les citoyens français sont rétifs à juste titre envers la théocratie iranienne, les mauvais traitements infligés aux femmes, l’inégalité sociale grandissante au pays des mollahs : leur faire croire qu’un Moussavi instaurerait la démocratie revient à les prendre pour des benêts ; il fut premier ministre de l’imam Khomeiny de 1981 à 1989 et à ce titre il organisa la destruction physique des militants de la gauche iranienne, démocrates ou communistes du Toudeh.
Nos « penseurs » parisiens ignorent tout du peuple iranien et ne comprennent pas notamment que les insultes méprisantes et les menaces venues d’Occident renforcent à Téhéran les réactions nationalistes. Le 12 juin, le peuple iranien a réélu Ahmadinejad dans un scrutin moins falsifié qu’on ne le dit à Paris ou à Washington. Compte tenu des candidats en lice, tous quatre choisis par les chefs religieux, pouvait-il en être autrement ?
Les étudiants, les salariés progressistes d’Iran ont raison de crier au grand jour leur dégoût du régime théocratique, des inégalités sociales et des atteintes aux libertés ; mais Moussavi, le pro-occidental n’est pas qualifié pour être leur porte-parole, tout au plus pour les conduire à une impasse, voire au massacre : certains stratèges à Washington, Londres ou Paris sont prêts à combattre pour la « démocratie libérale » jusqu’au dernier Iranien ! Et la presse israélienne annonce ces jours-ci qu’une attaque aérienne contre l’Iran est toujours une éventualité envisagée à Tel-Aviv ! 
Nous sommes solidaires des progressistes d’Iran, pas des faucons occidentaux, même déguisés en colombes.

Francis Arzalier



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

02/08/2009

n°449- Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak - 31-07 - : Début - : Uranium appauvri : Un holocauste nucléaire mondial nous menace.

n°449- Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak - 31-07 - : Début - : Uranium appauvri : Un holocauste nucléaire mondial nous menace.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak

                 n°449                            31/07/09

                C.De Broeder      &         M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Yvonne Ridley : Pourquoi Obama refuse la publication des photos et vidéos de tortures de prisonniers.?

1-2 Les nouveaux escadrons de la mort irakiens.

1-3 Patrick Martin : Obama : le nouveau visage de l’impérialisme U.S.

Suite

1-4 Marie Nassif-Debs : Analyse objective du discours de Barak Obama : « La paix » construite sur l’oppression.

1-5 William Blum : Selon quelles normes jugerons-nous Barack Obama ?

1-6 Abir Taleb : Kurdistan irakien: la discorde du pétrole.

Fin

1-7 Leuren Moret : Uranium appauvri : Un holocauste nucléaire mondial nous menace.

2 Annexe

2-1 Morice : Cargos de nuit (vague 14)

Avant propos

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...


1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Yvonne Ridley : Pourquoi Obama refuse la publication des photos et vidéos de tortures de prisonniers. ?

Il existe un groupe d’hommes et de femmes pleins de suffisance au sein des services de renseignement US qui savaient très bien que Barack Obama n’autoriserait jamais la publication des photos et vidéos de tortures de prisonniers.

Ils savaient très bien que ces  images étaient trop choquantes pour être révélées aux yeux du monde extérieur et la triste vérité est qu’elles resteront choquantes pendant les 50 années à venir.
Je le savais aussi bien mais je ne l’ai pleinement réalisé qu’il y a quelques semaines au cours d’une rencontre destinée à éveiller la conscience publique sur le legs de la Guerre contre terrorisme de George W Bush.
Jusque-là j’avais cru naïvement que l’administration Obama remplirait sa promesse d’être l’administration la plus ouverte dans l’histoire de l’Usamérique.

Chaque fois que j’avais des doutes sur les promesses courageuses d’Obama la réponse à la question : « Pouvez-vous vraiment ? » était un sonore : « Oui, nous le pouvons ».

Comme je l’ai dit, les doutes m’ont assailli lors d’une rencontre à Bradford, dans le Nord de l’Angleterre, durant un discours à réveiller les morts, tenu par Anas Al Tikriti, de la Fondation Cordoba, sur les injustices de la Guerre contre le terrorisme auxquelles nous continuons à être confrontés.
Pour illustrer son discours, des images parlantes de la prison d’Abou Ghraïb étaient projetées sur des écrans géants tout autour de la salle…J’ai constaté avec surprise que j’avais de fait oublié à quel point elles étaient horribles. Nous nous souvenons tous de l’image, devenue icône, de Satar Jabar encagoulé, debout sur une caisse et tenant deux fils électriques dans ses mains, avec un autre fil attaché à son pénis, persuadé qu’il est sur le point d ‘être électrocuté.
Mais les autres photos, quand elles ont été projetées, ont coupé le souffle et le sifflet au public, qui s’est mis à s’agiter sur ses chaises, mal à l’aise. Il semble que le temps avait émoussé nos souvenirs et que certains d’entre nous avaient oublié les hommes nus, empilés en pyramides humaines, les chiens montrant les dents et haletant au-dessus de prisonniers terrorisés, lorgnés par des militaires US ricaneurs.
Je me suis penchée vers mon voisin de gauche et lui ai confié : « Je ne peux pas croire que j’avais oublié l’horreur qu’était Abou Ghraïb. »
Il m’a chuchoté en retour : « Ce n’est rien. Rappelle-toi que les photos sont sorties longtemps après l’ouverture de Guantanamo et plus de trois ans après que des gens avaient déjà été torturés et assassinés à Bagram. Si tu penses que ces photos sont horribles, attends que les autres soient publiées. »
Et à ce moment-là, j’ai réalisé que justement, ça ne va pas avoir lieu.

Mon voisin n’était autre que Moazzam Begg, sans doute le plus connu ex-pensionnaire de Guantanamo Bay, un homme qui a témoigné des brutalités et des atrocités, y compris le meurtre et la torture, commises de façon routinière par les interrogateurs et les soldats US à Bagram, en Afghanistan.
Nous étions venus tous deux à Bradford pour parler de l’odyssée du  Dr. Aafiya Siddiqui, une mère de trois enfants qui a été kidnappée, torture et détenue plusieurs années à Bagram avant d’être blessée par balle par des soldats US et d’être soumise à un transfert extraordinaire vers New York.
À cette époque, les USA démentaient que le Dr. Siddiqui eût jamais été détenue à Bagram – bien que j’en eusse des preuves irréfutables, dont une identification positive par d’anciens détenus.
Et il m’est apparu que dans ces immondes archives cachées de photos et de vidéos révélant toute l’étendue des tortures US, il devait certainement y avoir des photos du Dr. Aafiya Siddiqui.
Comme les USA continuent à démentir avoir jamais détenu le Dr Siddiqui, il est hors de question qu’ils publient l’intégralité des archives de photos et de vidéos car celles-ci sont trop accusatrices et ouvriraient les vannes à un flot de toutes sortes d’actions en justice, d’annulations de procès et sans doute de compensations.
Bien sûr, l’autre raison pour laquelle le président Obama ne veut pas que ces images soient rendues publiques, c’est que cela enflammerait à la fois les amis et les ennemis et à long terme,  sans doute, cela mettrait en danger la vie de tout citoyen US voyageant dans le monde musulman, pour ne pas parler des militaires.
Obama a lui-même dit qu’il avait décidé d’empêcher la publication des images de détenus torturés par les interrogateurs US pour la raison que “la conséquence la plus directe d’une publication, je crois, serait d’enflammer encore plus l’opinion anti-US et de mettre nos troupes encore plus en danger ». L’animateur de télé Jon Stewart a noté avec une ironie désabusée dans son show Comedy Central que la déclaration d’Obama « résume le dilemme dans lequel nous nous trouvons dans cette affaire de torture et d’abus.  Torturer des détenus est censé être l’unique moyen d’obtenir certaines informations qui nous donneront une plus grande sécurité. Mais publier des photos de nous le faisant, ça, ça nous mettrait en danger. »

Bien sûr, si les interrogateurs n’avaient rien fait de fâcheux, il n’y aurait rien eu à cacher. Mais il est clair qu’il ya quelque chose à cacher, non ? Et si ce que Moazzam dit est vrai, ce dont nous parlons, c’est le viol, les abus sadiques et les brutalités pas seulement d ‘hommes et de femmes, mais aussi d’enfants.

Si certains culs-terreux républicains se contenteraient sans doute de rigoler au spectacle d’hommes au teint basané que l’on brutalise, je ne suis pas sûre qu’ils se contenteraient de hausser les épaules devant les photos de tortures de femmes et de jeunes enfants.

Deux des enfants du Dr. Aafiya Siddiqui sont encore portés disparus – l’un d’eux n’était qu’un bébé de quelques mois lorsqu’il a été arraché des bras de sa mère par un agent féminin US qui avait pris part à l’arrestation. L’autre enfant, une petite fille, avait juste commencé à marcher.

Cette information, soit dit en passant, m’a été donnée gratuitement par un des policiers de Karachi qui avait participé à l’opération conjointe [pakistano-US, NdT] d’arrestation du Dr. Siddiqui en mars 2003. Et pourtant les autorités US continuent à mentir, malgré l’accumulation de preuves.
Alors, croyez-vous que les Usaméricains ont torture le bébé ou la petite fille ?

Est-ce de cela que les interrogateurs de la CIA et du FBI, et leurs sous-traitants free lance, sont capables ?

Est-ce pour cela qu’Obama ne peut pas, ne veut pas que les photos et vidéos soient rendues publiques ?
Croyez-vous que les interrogateurs de la CIA ont procédé à des simulacres de noyade avec les enfants du Dr. Siddiqui ?

Peut-être les ont-ils même soumis à des abus sexuels comme ils l’ont fait avec des hommes et des femmes détenus à Abou Ghraïb.
Aha, j’entends déjà certains d’entre vous hurler au ciel, objectant bruyamment à mes commentaires et folles spéculations. Vous pourriez m’accuser d’être irresponsable et de nourrir les flammes de la haine du monde musulman envers chaque soldat US et chaque détenteur d’un passeport US. Et vous pourriez avoir raison, mais ne vous en prenez pas à moi, prenez-vous en à votre président.
Car c’est lui qui AVAIT promis de rendre publiques ces affreuses archives et c’est lui qui A dit une fois que “la lumière du jour est le meilleur désinfectant”.
Mais après avoir visionné ce matériel obscène, il a choisi d’adopter la position de l’autruche, dans la croyance idiote que ça ca va passer et être bientôt oublié

Mais ça ne sera pas le cas, et jusqu’à ce que ces archives soient rendues publiques, les folles spéculations continueront à grossir, nourries par la haine et la colère devant le fait qu’à nouveau un président US a été élu sur des fausse promesses et des mensonges

Yvonne Ridley 

Traduit par  Fausto Giudice

http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=7910&lg=fr


1-2 Les nouveaux escadrons de la mort irakiens.

Les Forces Spéciales d’Opérations Irakiennes (ISOF ou FSOI) sont certainement les Forces spéciales les plus importantes jamais constituées dans le monde par les Américains. Elles échappent aux contrôles que la plupart des gouvernements imposent à de telles unités.

Leur constitution a débuté dans les déserts de Jordanie, peu après la prise de Bagdad, en avril 2003. Là, les Forces Spéciales – les Bérets Verts – ont entraîné de jeunes Irakiens de 18 ans qui n’avaient aucune formation militaire. La brigade formée a été le couronnement de leur rêve : c’était une unité d’élite, implacable, clandestine, entièrement équipée par les Etats-Unis, ne répondant qu’aux ordres américains, sans attache avec aucun ministère irakien.

Selon les rapports du Congrès, l’ISOF comprend neuf bataillons, répartis dans quatre « bases de commandos » dispersées à travers l’Irak. En décembre, cette force comprendra une « cellule de renseignements » fonctionnant indépendamment des réseaux de renseignements étatiques. Avec 4564 membres, l’ISOF a la même taille que les Forces Spéciales US en Irak. Toujours selon le Congrès, il est prévu de doubler ce nombre dans les « prochaines années ».

Pour le Lt. Colonel Roger Carstens, les Forces Spéciales US sont « en train de mettre sur pied la force la plus puissante de la région ». En 2008, Carstens, alors officier supérieur au Centre pour la Nouvelle Sécurité américaine, était conseiller de la Force Antiterroriste Nationale Irakienne, où il a aidé les Irakiens à élaborer les règles du contre-terrorisme en vigueur pour l’ISOF. « Tout ce que ces gars veulent », dit-il, «c’est sortir et tuer des sales type toute la journée… Ils sont aussi efficaces que nous. Nous les avons entraînés. Ils sont comme nous. Ils utilisent les mêmes armes. Ils marchent comme des Américains ».

Une branche occulte de l’armée US

Quand les Forces Spéciales US ont commencé à transférer petit à petit l’ISOF aux Irakiens en avril 2007, elles ne l’ont pas placée sous la tutelle du Ministère de la Défense ou du Ministère de l’Intérieur, institutions qui, de par le monde, contrôlent de telles unités.

Les Américains ont, en revanche, forcé les Irakiens à créer un Bureau de niveau ministériel appelé le Bureau du Contre-Terrorisme. Institué par une directive du premier ministre Nouri al-Maliki, le BCT qui commande l’ISOF, sans aucune intervention de la police ou de l’armée, est sous son autorité directe. Selon les termes de la directive, le Parlement n’a aucune influence sur l’ISOF dont il ignore les missions. Des individus comme Carstens voient ce bureau comme « la structure idéale pour le contre-terrorisme dans le monde ».

Pour les Irakiens, l’ISOF – surnommée La sale brigade – même si elle se trouve sous le contrôle officiel du gouvernement, est une branche occulte de l’armée US. Ce n’est pas loin de la vérité. Les Forces Spéciales US sont étroitement associées à chaque niveau de l’ISOF, de la planification à la réalisation des missions pour décider de la tactique et de la politique à suivre car « elles disposent de conseillers à chaque échelon de la chaîne de commandement » selon le général Simeon Trombitas, véritable fondateur du projet ISOF alors qu’il dirigeait l’Equipe de Transition de la Force Nationale Irakienne de Contre terrorisme. Trombitas a passé sept des ses trente années de service à former des forces spéciales en Colombie, El Salvador, entre autres. Le 23 février, il m’a fait faire le tour de AREA IV, une base irako-américaine près de l’aéroport de Bagdad où a lieu l’entraînement de l’ISOF. Il me confie qu’il est fier de ce qui a été fait au Salvador mais il oublie de mentionner que ces forces modelées par les Etats-Unis sont responsables de la mort, dans les années 1980, de 50 000 civils, sympathisants de la guérilla de gauche. Au Guatemala, cas similaire : les escadrons de la mort ont tué 140 000 personnes. Au début des années 1990, une unité d’élite de la police colombienne, Los Pepes, formée par les Etats-Unis, accusée de nombreux meurtres, constitue l’élément central de l’organisation paramilitaire actuelle.

Sur le blog du Département de la Défense, Trombitas affirme que les campagnes d’entraînement en Amérique Latine peuvent « facilement être transposées » en Irak. Les forces spéciales salvadoriennes ont même aidé l’ISOF, me dit-il. « C’est un monde de coalition. Plus nous travaillons ensemble, plus nous nous ressemblons. Quand nous partageons nos valeurs et nos expériences avec d’autres armées, ils deviennent nous ». En le quittant, je lui demande combien de temps les Etats-Unis seront engagés auprès de l’ISOF. « Les forces spéciales sont spéciales parce que nous conservons des relations avec des forces étrangères. Une partie de notre stratégie d’engagement sur le terrain est de maintenir des liens avec les unités qui sont importantes pour la sécurité de la région et du monde… Nous allons avoir des relations de travail pour un certain temps » m’assure-t-il.

La milice d’al-Maliki

C’est ce que craint un membre du Parlement irakien, Hassan al-Rubaie qui les voit d’un mauvais œil. « Si les Etats-Unis quittent l’Irak, ce sera la dernière force qui y restera ». Il s’inquiète qu’une force aussi puissante et secrète, étroitement liée aux Américains, puisse transformer l’Irak en « une base militaire dans la région » leur permettant ainsi de continuer à conduire des missions en Irak sous couvert de l’ISOF. Ce n’est d’ailleurs pas la seule cause de méfiance des parlementaires. En août dernier, les bâtiments du gouvernorat de Diyala furent l’objet d’un raid de la part de l’ISOF appuyée par des hélicoptères Apaches US au cours duquel des membres du Parti islamique sunnite furent arrêtés. En réponse à la levée de boucliers du Parlement, Maliki, qui doit approuver chaque opération de l’ISOF, a démenti avoir eu connaissance de l’affaire. D’où la question : qui a donné l’ordre ? Les Américains ? Maliki a-t-il menti pour cacher que l’ISOF a été utilisée à des fins politiques ? Depuis, d’autres opérations du même type ont eu lieu : en décembre, 35 fonctionnaires, opposants au Parti Dawa de Maliki, furent arrêtés à Sadr City. Dans ce quartier, où les Américains ne s’aventurent pas, l’ISOF conduit des opérations de châtiment collectif pour intimider la population. Certains parlementaires craignent que l’ISOF devienne l’escadron de la mort personnel du Premier ministre. Pour le député Abdul Karim al-Samarrai, entre autres, le démantèlement du BCT doit être effectif car « il n’existe aucune base légale pour l’existence d’une brigade armée hors du contrôle du ministère de la Défense ou de l’Intérieur ».

Or, Obama a indiqué qu’il s’appuiera davantage sur les forces spéciales US. La nomination par Robert Gates et de Stanley McChrystal en Afghanistan montre qu’il tient sa parole. De 2003 à 2008, ce dernier a été à la tête de Commandement Conjoint des Forces Spéciales qui supervise les forces les plus secrètes de l’armée et est responsable de la formation des forces spéciales à l’extérieur. McChrystal a également été le commandant des Forces Spéciales d’Opérations US en Irak pendant cinq ans. Selon le Wall Street Journal, il y « commandait des unités qui se spécialisaient dans la contre – guérilla, y compris la formation d’unités locales ». Pour certains, les unités locales sont utilisées pour des opérations clandestines. « Le commandement des Forces Spéciales d’Opérations des Etats-Unis cultive des relations avec les forces spéciales d’autres pays parce cela permet aux Etats-Unis d’intervenir militairement de manière anonyme. L’opération clandestine idéale est celle qui est conduite par des forces locales».

Shane Bauer

6 juillet 2009 :

*Article résumé par Xavière Jardez – Texte intégral : www.thenation.com

http://www.geostrategie.com/1771/les-nouveaux-escadrons-d...


1-3 Patrick Martin : Obama : le nouveau visage de l’impérialisme U.S.

Le discours du président U.S. Barack Obama au Caire le 4 juin dernier était farci de contradictions. Il s’est déclaré opposé a « l’assassinat d’hommes, de femmes et d’enfants innocents », mais a pris la défense des guerres menées en Irak et en Afghanistan, ou de celle conduite indirectement au Pakistan, tout en gardant le silence sur les derniers massacres de Palestiniens à Gaza par Israël.

Ces guerres ont fait plus d’un million de morts en Irak, des centaines de milliers en Afghanistan, au Pakistan et dans les territoires palestiniens.

Obama a déclaré soutenir la démocratie, les droits de l’Homme et même ceux des femmes, après deux journées d’entrevue avec le roi saoudien Abdullah et le président Hosni Moubarak, deux des tyrans les plus notoires du Proche Orient. Pas un mot dans son discours sur l’absence totale de droits démocratiques en Arabie Saoudite ou sur la répression que mène en ce moment la dictature militaire de Moubarak…

Peu avant la visite du président à l’université d’Al-Azhar, la police secrète égyptienne a lancé un raid sur le campus et 200 étudiants étrangers ont été arrêtés. Avant de quitter le Moyen Orient, Obama chanta néanmoins les louanges de Moubarak, notre « allié inconditionnel ».

Se posant en avocat de la paix et de l’entente universelle, Obama se dispensa très diplomatiquement d’évoquer les ordres qu’il a lui-même donnés pour une intensification des hostilités en Afghanistan, avec notamment le déploiement de 17 000 soldats U.S. supplémentaires. Il a en outre tacitement avalisé la politique de son prédécesseur en Irak, en déclarant : « Je pense qu’au bout du compte, les Irakiens se sentent tout de même mieux sans la tyrannie de Saddam Hussein ».

Il a aussi préféré éluder la question du retrait des forces U.S. et de sa date butoir signée par l’administration Bush pour décembre 2012, parlant seulement d’une promesse « de retirer toutes nos troupes d’Irak d’ici 2012 ».

Dans son discours, Obama réfute l’idée qu’on puisse taxer l’Amérique « d’empire égocentrique » – ce qu’elle est effectivement – ou que les USA cherchent à obtenir davantage de bases, davantage de territoires ou davantage d’accès aux ressources naturelles du monde musulman. La guerre en Afghanistan est selon lui « une guerre par nécessité », provoquée par les attaques terroristes du 11 septembre. L’administration Bush-Cheney tenait exactement le même argument à l’époque, passant sciemment à la trappe les véritables intérêts matériels en jeu. En réalité, la guerre en Afghanistan participe de la prétention impérialiste des Etats-Unis à contrôler totalement les principales réserves mondiales de gaz et de pétrole : le Golfe Persique et le Bassin de la Caspienne.

Bien sûr, on n’était plus du tout dans le même registre rhétorique. Fini l’artillerie lourde de Bush : « Vous êtes soit avec nous soit contre nous ! », Obama nous dit d’un ton rassurant « Nous sommes tous ensembles dans cette galère ! » Mais, comme l’ont noté pas mal de commentateurs (la New Republic comparait mot à mot ce discours à celui de Bush le 16 septembre 2006 aux Nations Unies), en coupant l’image et le son et en s’en tenant au texte et à la rhétorique générale du discours, on reste toujours dans la même veine que les discours de Bush, de Condolezza Rice ou d’autres représentants de l’administration précédente.

Le propos plus vague, plus fleuri, les références de pure forme à la culture islamique ou à l’égalité des droits des nations, tout ça n’est qu’une variante réajustée du langage dont on drape habituellement les politiques impérialistes américaines ; aucun changement substantiel. Obama n’a pas fait la moindre proposition pour que soient réparés les torts faits aux populations du Proche Orient, pour la bonne et simple raison que, fondamentalement, la source même de cette oppression est le système de pillage et de domination impérialiste du monde, dont l’impérialisme américain reste la pire expression.

Obama a certes fait une petite référence en passant au colonialisme et au rôle des Etats-Unis dans le renversement de gouvernements démocratiquement élus comme celui de Mossadegh en Iran, en 1953. Mais dans sa litanie sur les « sources de tension » dans la région, il s’en est tenu à la même liste que son prédécesseur, avec au premier plan « l’extrémisme violent » – substitut purement rhétorique pour remplacer le « terrorisme » de Bush.

Dans les médias américains, la réaction au discours d’Obama fut unanimement enthousiaste.

A gauche, David Corn du magazine Mother Jones claironna que les plus grands atouts d’Obama étaient « sa trajectoire personnelle, son anti-Busherie, sa reconnaissance des erreurs de l’Amérique, enfin sa volonté de dire au moins les choses comme s’il voulait se poser en honnête courtier au Proche Orient ».

Dans le magazine belliciste de gauche New Republic, Michael Crowley écrivait : « Le voir déballer sa biographie, offrir une représentation si inhabituelle du monde, c’est apprécier tous les bénéfices que l’Amérique va pouvoir tirer de ce nouveau visage qu’elle présente d’elle au monde ».

Peut-être plus révélateur encore, ce commentaire de Max Boot, néo-conservateur et fervent défenseur de la guerre en Irak : « Il m’a semblé bien plus efficace pour faire valoir la cause de l’Amérique aux yeux du monde musulman. Pas le moindre doute : c’est un bien meilleur vendeur que son prédécesseur ».

Dans son discours au Caire, Obama jouait tout simplement le rôle pour lequel il a été engagé et promu par une portion décisive des élites américaines de la finance mais aussi de l’appareil militaire et des affaires étrangères, à savoir d’offrir un nouveau visage à l’impérialisme américain. Cela dénote un virage tactique, certes, mais non un changement de stratégie dans l’offensive de Washington pour sa domination du monde.

Il y a environ deux ans, l’ancien conseiller à la sécurité nationale U.S., Zbigniew Brzezinski, offrit publiquement son soutien à la candidature présidentielle de celui qui n’était encore qu’un obscur sénateur de l’Illinois, pariant sur le fait qu’un Afro-Américain héréditairement lié au monde musulman comme Obama, améliorerait certainement l’image des USA sur le plan international.

Brzezinski était le mentor des faucons de l’administration démocrate de Jimmy Carter. Il avait largement contribué à pénétrer les bouleversements politiques survenus en Afghanistan, dans le but de provoquer l’intervention soviétique afin d’attirer la bureaucratie de Moscou dans le piège d’un bourbier identique à celui du Vietnam. Son point de focale a toujours été ce qu’il appelle « le grand échiquier » d’Eurasie, et en particulier les riches champs pétroliers d’Asie Centrale, où la lutte d’influence fait désormais rage entre les USA, la Russie, la Chine et l’Iran.

Brzezinski déclarait dès août 2007 : Obama « reconnaît que le vrai défi c’est un nouveau visage, l’idée d’une nouvelle direction, d’une redéfinition du rôle des Etats-Unis dans le monde… Ici, Obama est incontestablement plus efficace et l’emporte haut la main. Il a le sens de ce qui est historiquement pertinent et de ce qu’on est réellement en droit d’attendre des Etats-Unis dans leur relation avec le reste du monde ».

Défenseur impitoyable des objectifs de l’impérialisme américain, Brzezinski avait averti les élites américaines au pouvoir, du danger de ce qu’il appelle le « réveil politique global ». Dans un commentaire qui a fait couler beaucoup d’encre, il expliqua au magazine allemand Der Spiegel, quelques mois à peine avant de soutenir Obama, que la grande majorité de l’humanité « trouvera bientôt intolérables les disparités béantes de la condition humaine. Cela pourrait bien être le danger collectif auquel nous serons confrontés au cours des prochaines décennies ».

Si l’on veut appeler les choses par leur nom, ce que les représentants les moins obtus de la classe dirigeante américaine redoutent réellement, c’est une révolution mondiale. C’est seulement pour empêcher un tel soulèvement social qu’ils ont jugé crucial d’installer Obama à la Maison Blanche. C’est aussi la raison de son pèlerinage au Caire.

Source: World Socialist Web Site

Traduit de l’anglais par Dominique Arias pour Investig'Action



n°449- Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak - 31-07 - : Suite - : Uranium appauvri : Un holocauste nucléaire mondial nous menace.

n°449- Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak - 31-07 - : Suite - : Uranium appauvri : Un holocauste nucléaire mondial nous menace.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak

                 n°449                            31/07/09

                C.De Broeder      &         M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion  (suite)

1-4 Marie Nassif-Debs : Analyse objective du discours de Barak Obama : « La paix » construite sur l’oppression.

1-5 William Blum : Selon quelles normes jugerons-nous Barack Obama ?

1-6 Abir Taleb : Kurdistan irakien: la discorde du pétrole.

 

1-4 Marie Nassif-Debs : Analyse objective du discours de Barak Obama : « La paix » construite sur l’oppression.

Nous ne pensons pas aller à l’encontre de la vérité si nous disons que le discours tenu par le président étasunien Barak Obama, le 4 juin à l’université du Caire, n’a pas avancé une nouvelle position dans la politique extérieure des Etats-Unis. En effet, ce discours, qui fut précédé, quelques jours plus tôt, par un retour à la « Feuille de route », préparée à Oslo il y a plus de seize ans et dont l’exécution n’a jamais dépassé la première clause de « Gaza et Jéricho », a constitué la suite logique de la politique suivie par toutes les administrations étasuniennes depuis Richard Nixon et son ministre des Affaires étrangères, Henry Kissinger.

Indépendamment du langage fleuri et aussi des fréquentes citations du Coran, qui s’étendit longuement sur la nécessité du dialogue entre l’Occident « chrétien » et l’Islam, le discours s’appuya sur le raisonnement sophiste qui, sous couvert de logique, visait réellement à tromper. Voilà pourquoi, nous dirons que le président des Etats-Unis n’a pas « prononcé une parole juste », contrairement au premier verset (ayat) cité par lui. Et voilà pourquoi nous avons décidé de mettre à nu les idées contenues dans son discours, selon la traduction officielle qui nous est parvenue.

Obama, l’Islam et l’Arabité

Dans sa première partie, le discours s’est appuyé sur une toile de fond disant que la guerre menée contre l’Occident vient d’une seule direction, celle des musulmans. C’est pourquoi, prêche le discours, c’est une guerre de religion basée sur d’autres guerres de religions très anciennes dans le temps, mais aussi sur la période du colonialisme qui « priva les musulmans de certains droits et de certaines chances », pour arriver, enfin, à l’incapacité des musulmans à s’habituer « au changement extrême dû à la mondialisation et au modernisme, ce qui poussa certains musulmans à considérer l’Occident comme ennemi des traditions islamiques » !!!

Cette logique renferme deux grandes erreurs. La première consiste à vider les croisades et, plus tard, le colonialisme de leur contenu économique et de leurs deux caractéristiques d’oppression et d’exploitation ; surtout que les Croisés et les colonialistes n’avaient fait aucune différence entre musulmans et chrétiens d’Orient. Nous nous contenterons, à ce propos de parler des événements historiques qui avaient accompagné la chute de Constantinople et le rôle joué par certains Etats chrétiens, dont Gênes, afin de faciliter la prise de cette ville par les Ottomans du Sultan Mohammad V et de supprimer, par là, une concurrence gênante. Quant à la seconde erreur, elle consiste à vouloir dire que la lutte menée par les peuples arabes est une lutte « religieuse » ou, plutôt, une lutte menée par quelques obscurantistes « qui sèment la haine et la préfèrent à la coopération qui pourrait aider nos peuples à réaliser le progrès », comme le dit si bien le discours…

Ajoutons à tout cela que cette théorie à propos de l’Occident et de l’Islam et du dialogue qui doit avoir lieu entre eux nie la présence des nations et des Etats dans la régions ; il bannit le concept de l’arabité et la présence d’un monde arabe que Barak Obama n’a cité l’existence qu’une seule fois, en passant, parce qu’il voulait attribuer à la lutte des peuples arabes contre l’occupation israélienne la cause seconde de la tension dans la région. D’ailleurs, en niant l’arabité des peuples de notre région, le président des Etats-Unis préparait le terrain à ce qu’il allait dire, un peu plus loin, à savoir que nous devons tous « admettre que le désir des juifs d’avoir une patrie à eux est un désir ancré dans une histoire dramatique que personne ne peut nier ». Ainsi, il transformait les juifs en une nation, contrairement à tout ce qui est à ce propos, y compris par des historiens israéliens, et ouvrait la porte toute grande devant ce qu’il avait déjà promis, lors de sa campagne électorale : Israël est l’Etat des juifs dans le monde. Ce qui nous ramène aux enseignements des conservateurs appelés « zionist christiens », amis de Georges W. Bush, et à leur mot d’ordre concernant le « transfert » des Palestiniens, y compris ceux qui n’ont pas quitté leurs terres en 1948.

Les erreurs et les justifications

Mais les erreurs et les justifications ne s’arrêtèrent pas là. Ils atteignirent tous les sujets et les problèmes liés au monde arabe. Le problème des sources énergétiques, en particulier. C’est que les Etats-Unis se trouvent mêlés directement à ces problèmes, depuis les années quarante du XX° siècle et les tentatives visant à marginaliser le rôle de la Grande Bretagne, dans le but de mettre la main sur le pétrole et le gaz de l’Orient arabe. Ils ont eu et continuent à avoir un rôle primordial dans la répression des mouvements populaires dans différents pays arabes. Ils sont aussi responsables du maintien de certains régimes politiques arriérés et répressifs, parce que ces régimes justifient la présence étasunienne militaire et, surtout, économique dans la région arabe.

Nous mettons en avant quelques exemples de ces erreurs contenues dans le discours :

2-En ce qui concerne l’agression contre l’Irak, en 2003, et après avoir cité les paroles de Thomas Jefferson sur l’importance d’un équilibre entre la sagesse et la force en matière de politique extérieure, Barak Obama a « vu » que son pays n’avait fait qu’ « aider le peuple irakien à triompher dans sa lutte pour se débarrasser du dictateur Saddam Hussein », ajoutant que les Etats-Unis « ont aujourd’hui une double responsabilité : aider les Irakiens à bâtir un avenir meilleur et laisser l’Irak aux Irakiens », puisqu’il avait décidé de retirer ses troupes à la fin de 2012. Cependant, le président Obama n’a rien dit à propos de la grande mystification se rapportant aux armes de destruction massive ni aux images satellites présentées par Colin Powell au Conseil de sécurité de l’ONU, afin de justifier l’agression étasunienne ; il n’a même pas présenté la moindre excuse au peuple irakien de tous les crimes commis par son armée : tirs sur des civils, tortures, prison d’Abou Ghreib, vol des ressources pétroliers et autres ressources culturelles…

Le « peuple juif » et « l’Etat juif »

D. Marie NASSIF-DEBS

Marie Nassif-Debs est membre du Bureau politique de PCL

5 juillet 2009,

Comité Valmy

12 juillet 2009


1-5 William Blum : Selon quelles normes jugerons-nous Barack Obama ?

Voici un des deux rapports qui ont scandalisé les abonnés de William Blum.

Il date du 11 juin, soit un jour avant les élections présidentielles iraniennes et ce qui s’en est suivi, soit encore dix-sept jours avant le coup d’état militaire qui a renversé le président du Honduras et rendu le pays à une occupation sans entraves.

Beaucoup de mes lecteurs ont été choqués par mes critiques de la politique du président Obama.

À la suite de mes deux précédents rapports, plus d’une douzaine d’entre eux se sont désabonnés. Mais si vous partagez ma conviction que les nombreuses atrocités dont la politique des États-Unis est responsable constituent la plus grande menace qui soit pour la paix, la prospérité et le bonheur du monde, alors, je pense que vous devez vous souhaiter des dirigeants qui s’opposent sans ambiguité aux aventures militaires de l’Amérique, parce que ces interventions sont - sans ambiguité - malfaisantes. Il n’y a rien de bon à dire sur le fait de déverser des mégatonnes de puissantes bombes sur des foules d’innocents, d’envahir leurs pays, de renverser leurs gouvernements, d’occuper leurs terres, d’enfoncer les portes de leurs citoyens, de tuer le père, de violer la mère, de traumatiser les enfants et de torturer ceux qui s’opposent à tout cela...

Barack Obama n’a aucun problème avec tout cela, si nous le jugeons sur sa politique et non sur sa rhétorique.

Club Obama/CulteObama

Les brassées de louanges déversées sur le président Obama à propos de son discours au monde musulman par les écrivains de gauche, ici comme à l’étranger, sont inquiétantes. Je parle de gens dont il me semble qu’ils devraient savoir mieux, de gens qui ont choisi « Politique 101 » et qui sont capables de relever les hypocrisies dont ce texte est truffé, tout comme les distorsions, les omissions et les contradictions, les remarques vraies mais hors de propos, les indiscutables mensonges, les déclarations d’optimisme qu’aucune action ne justifie, l’indifférence aux victimes. Pourtant, il est évident que ces commentateurs en ont été impressionnés, souvent très impressionnés. Où que ce soit dans le monde, ce genre d’état d’esprit confine à un culte.

Dans de tels cas, il faut aller voir au-delà de l’intellectuel et tenir compte de l’attrait émotionnel. Nous savons tous que le monde affronte en ce moment une terrible adversité - Trois Grands Problèmes : une violence universelle incessante, une crise financière qui provoque des souffrances économiques, la dégradation de l’environnement. Dans tous ces domaines, les États-Unis portent plus de responsabilité que n’importe quel autre pays. Quoi de mieux pour satisfaire l’intense désir de soulagement de l’humanité qu’un nouveau président américain qui, semble-t-il, comprend les problèmes, admet plus ou moins que son pays en est responsable à l’un ou l’autre degré et exprime « avec éloquence » son désir et sa détermination de changer la politique des États-Unis, tout en encourageant le reste du monde à suivre son stimulant exemple. Est-il surprenant que nous soyons en 1964, que les Beatles viennent de débarquer à New York, et que tout le monde se prenne pour une petite jeune fille ?

Je pourrais passer en revue le discours qu’Obama a donné au Caire et relever une par une les hypocrisies patentes, les platitudes, les couillonnades pures et simples et tout le reste (« J’ai interdit sans équivoque l’usage de la torture aux États-Unis » et pas un mot sur son transfert à l’étranger, à commencer par le pays même où il était en train de parler. « Aucune nation ne devrait choisir qui peut et qui ne peut pas posséder d’engins nucléaires », quand c’est précisément ce que les États-Unis sont en train de faire à propos de l’Iran et de la Corée du Nord.) Mais comme d’autres ont très bien su relever ces flagrantes effronteries, je voudrais m’y prendre d’une autre façon pour aborder le problème – le problème de gens éduqués et de gens un peu moins éduqués aux prises avec un politicien de carrière en train de dire « tout ce qui est juste », de gaver d’espoir des milliards qui en sont affamés et qui l’avalent comme s’ils étaient des nourrissons de la veille. Je voudrais ramener leur attention sur un autre personnage charismatique, Adolf Hitler, s’adressant aux Allemands deux ans et quatre mois après avoir été élu Chancelier du Reich, parlant à une Allemagne encore sonnée de l’humiliation d’avoir été La Nation Vaincue dans une guerre mondiale, d’y avoir perdu une énorme quantité de ses jeunes hommes, d’être toujours punie par le reste du monde pour son militarisme, de souffrir d’un chômage de masse et d’autres effets de la grande dépression. Voici quelques extraits de son discours du 21 mai 1935. Imaginez comme il dut nourrir les Allemands affamés.

Je considère qu’il est de mon devoir d’être parfaitement franc et ouvert quand je m’adresse à la Nation. J’entends souvent, de la part des tribus anglo-saxonnes, l’expression du regret que l’Allemagne se soit départie des principes de démocratie qui, dans ces pays, sont particulièrement tenus pour sacrés. Cette opinion est injustifiée. L’Allemagne aussi a une Constitution démocratique.

Notre amour de la paix est peut-être plus grand qu’il ne l’est chez d’autres, car nous avons davantage souffert de la guerre. Aucun de nous ne tient à menacer personne, mais nous sommes tous déterminés à obtenir la sécurité et l’égalité pour notre peuple.

La Guerre Mondiale devrait retentir comme un cri d’alarme. L’Europe n’est pas en état de survivre à une seconde catastrophe de ce genre.

L’Allemagne a solennellement garanti à la France ses frontières actuelles, se résignant à la perte définitive de l’Alsace-Lorraine. Elle a signé un traité avec la Pologne, et nous espérons qu’il sera renouvelé et renouvelé encore à chaque échéance.

Le Reich allemand, et particulièrement ce gouvernement allemand-ci, n’a d’autre désir que de vivre en paix et amitié avec tous les états voisins.

L’Allemagne n’a rien à gagner dans une guerre européenne. Ce que nous voulons, c’est la liberté et l’indépendance. À cause de ces intentions qui sont les nôtres, nous sommes prêts à négocier des pactes de non-agression avec les états voisins.

L’Allemagne n’a ni le désir ni l’intention de s’immiscer dans les affaires intérieures de l’Autriche, ni de l’annexer, ni d’en proclamer le rattachement.

Le gouvernement allemand est prêt, par principe, à conclure des pactes de non-agression avec chacun des états ses voisins et d’y ajouter ces dispositions qui ont pour but d’isoler les belligérents et de localiser les zones de guerre.

En limitant l’armement aéronautique de l’Allemagne à la parité avec celui des autres grandes nations occidentales, il rend possible qu’à tout moment son niveau maximal soit limité, limite que l’Allemagne considérera comme une obligation contraignante.

L’Allemagne est prête à participer activement à tous les efforts qui seront faits pour limiter la course aux armements. Elle n’en voit le moyen que dans un retour aux principes de la vieille convention de la Croix Rouge de Genève. Elle ne croit, pour commencer, qu’en la possibilité de l’abolition graduelle et de la mise hors la loi des méthodes de combat qui sont contraires à cette convention, telles que balles dum-dum et autres missiles, qui sont une menace mortelle pour les civils, les femmes et les enfants.

Abolir les champs de bataille mais laisser ouverte la question des bombardements nous paraît erroné et inefficace. Mais nous croyons dans la possibilité de bannir certaines armes comme contraires au droit international, et de mettre hors la loi ceux qui s’en servent. Mais cela aussi ne peut être fait que graduellement. Par conséquent, les gaz et les bombes incendiaires ou explosives peuvent être bannies du champ de bataille, et ce bannissement s’étendre plus tard à toutes les formes de bombardements. Aussi longtemps que la liberté de bombarder subsistera, la limitation du nombre des bombardiers est une proposition douteuse.

Tout comme la Croix Rouge a mis fin à la pratique d’exécuter les blessés et les prisonniers, il devrait être possible de mettre fin aux bombardements de civils. L’Allemagne voit, dans l’adoption de tels principes, de meilleurs moyens de pacification et de sécurité pour les peuples, que dans tous les pactes d’assistance et autres conventions militaires.

Le gouvernement allemand est prêt à donner son accord à toute limitation conduisant à l’abandon des armements les plus lourds, qui sont surtout adaptés aux guerres d’agression. Ceux-ci comprennent au premier chef l’artillerie lourde et les chars les plus lourds.

L’Allemagne se déclare prête à donner son accord sur la limitation du calibre de l’artillerie et des fusils sur les dreadnoughts, les croiseurs et les torpilleurs. De même, le gouvernement allemand est prêt à adopter toute limitation du tonnage naval, et en fin de compte à consentir à la limitation du tonnage des sous-marins ou même à leur suppression, à condition que les autres pays fassent de même.

L’opinion du gouvernement allemand est que toutes les tentatives faites pour diminuer la tension entre états individuels, par des accords internationaux ou des accords entre plusieurs états, sont condamnés à l’échec, à moins que des mesures adéquates soient prises pour prévenir l’empoisonnement de l’opinion publique par des individus irresponsables, au moyen du discours, de l’écrit, du cinéma ou du théâtre.

Le gouvernement allemand est prêt à tout instant à signer un accord international qui préviendra effectivement et rendra impossible toute tentative extérieure d’interférence dans les affaires intérieures d’autres États. La signification du terme « interférence » devrait être internationalement définie. Si les peuples veulent la paix, il doit être possible aux gouvernements de la maintenir. Nous croyons que la restauration de la force de défense allemande contribuera à cette paix, à cause du simple fait que son existence comble un vide dangereux en Europe.

Nous croyons que si tous les peuples du monde pouvaient se mettre d’accord pour détruire tous leurs gaz et toutes leurs bombes incendiaires et explosives, cela reviendrait moins cher que de les utiliser pour se détruire les uns les autres. En disant ceci, je ne parle plus en tant que représentant d’un État sans défense qui ne pourrait moissonner que des avantages et aucune obligation d’une action de ce genre entreprise par d’autres.

Je ne puis mieux conclure mon discours, chers collègues et mandataires de la Nation, qu’en répétant notre confession de foi dans la paix. Quiconque allumera la torche de la guerre en Europe ne doit rien espérer d’autre que le chaos. Nous, cependant, vivons dans la ferme conviction que notre temps verra non le déclin mais la renaissance de l’Occident. C’est notre fière espérance et notre inébranlable foi que l’Allemagne peut apporter une impérissable contribution à ce grand oeuvre.

Combien de gens dans le monde, y compris de nombreux Allemands très éduqués, en lisant ou entendant ce discours en 1935, ont douté qu’Adolf Hitler fût un homme sincère et un dirigeant visionnaire et stimulant ?

William Blum
www.killinghope.org

Traduction Catherine L. pour le Grand Soir http://www.legrandsoir.info


1-6 Abir Taleb : Kurdistan irakien: la discorde du pétrole.

Depuis la chute du régime de Saddam Hussein en 2003, une nouvelle donne régionale a vu le jour au Kurdistan. Cette région autonome, qui jouit d’importantes richesses pétrolières, est au centre de toutes les convoitises, alors que l’Iraq est encore loin de la stabilité politique et de la coexistence pacifique entre ses différentes communautés ethno-religieuses. Récemment, avec le retrait des forces américaines qui assuraient la protection du Kurdistan irakien, le risque d’un embrasement intercommunautaire n’est pas à écarter.

Mais les Kurdes ont tenté de calmer le jeu, ne serait-ce que provisoirement en décidant de reporter le référendum sur la Constitution kurde, un texte qui déplaît fort aux communautés arabe et turkomane d’Iraq, vu qu’il prévoit d’inclure des régions mixtes du nord au Kurdistan. Ce report à une date indéterminée a été annoncé lundi 13 juillet par le président du Parlement kurde, Adnane Al-Mufti. Selon lui, la nouvelle date devra être fixée par le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, en accord avec le Parlement.

Ce report a été rendu nécessaire par la tension née de l’adoption par le Parlement kurde, le 24 juin dernier, de la future Constitution kurde. Le référendum était initialement prévu le 25 juillet, c’est-à-dire le jour même des élections générales kurdes. Or, le 6 juillet dernier, la Commission électorale irakienne a affirmé qu’elle ne pouvait organiser le référendum sur la Constitution kurde le jour même des élections, arguant que la «crédibilité» du processus serait remise en cause. Elle avait proposé un report du référendum en août, ce que le Parlement kurde avait, dans un premier temps, rejeté.

La tension n’est donc que reportée, comme est ajourné le référendum. En effet, les questions de désaccords restent les mêmes. Le texte adopté en juin dernier prévoit de rattacher au Kurdistan la province de Kirkouk, ainsi que des localités situées dans les gouvernorats de Ninive et de Diyala. Ceci a provoqué la colère des communautés arabe et turkomane du pays, qui accusent les Kurdes de vouloir mettre en œuvre un «projet sécessionniste». A Kirkouk, riche ville pétrolière qui recèle les deuxièmes plus grandes réserves pétrolières du pays après le Sud et où la tension est grande entre les communautés, les Turkomans ont même demandé au gouvernement central de pouvoir s’armer pour se défendre.

Tant qu’il y aura du pétrole...

Cependant, le Parlement irakien n’a pas réussi à adopter une loi pétrolière qui donnerait un cadre aux contrats et préciserait les clés de répartition des frais et des bénéfices d’exploitation entre l’Etat central, les régions et les compagnies. Une des questions les plus difficiles est la définition des règles de distribution de la manne entre le pouvoir central et la zone autonome kurde. A cela s’ajoutent les  

difficultés, sur l’ensemble du territoire irakien, concernant l’exploitation des champs pétroliers par des compagnies étrangères. Certes, les premières enchères tenues le 30 juin 2009 ont été un échec.

Toutes les multinationales ont refusé les conditions irakiennes, à l’exception de la Britannique BP (British Petroleum,qui a fusionné avec Amoco en 2001, puis avec Arco et Burmah Castrol) associée à la CNPC (China National Petroleum Corporation, présente du Venezuela au Pérou en passant l’Azeibaïdjan, le Canada, l’Indonésie, la Thaïlande, le Soudan, le Myanmar, l’Oman. Le Turkménistan…), qui pourra exploiter Roumaila, le plus important gisement irakien (18 milliards de barils de réserves) et le deuxième au monde après celui de Ghawar (Arabie Saoudite).

Mais avant même que Bagdad ne règle ses différends avec les compagnies étrangères, le gouvernement régional du Kurdistan irakien a jugé «anticonstitutionnel» les contrats que Bagdad entend attribuer à la fin du mois aux compagnies étrangères pour l’exploitation de six champs pétroliers et de deux champs gaziers.

Les Kurdes se basent sur leur interprétation de l’article 109 de la Constitution qui «stipule que le gouvernement fédéral et les régions et gouvernorats producteurs doivent développer la richesse pétrolière et gazière pour le meilleur bénéfice de peuple irakien en utilisant les techniques les plus avancées du marché et en encourageant l’investissement». De plus, le Kurdistan irakien a commencé le 1er juin à exporter son pétrole dans un climat d’hostilité avec le gouvernement fédéral qui nie à sa province du nord le droit de signer des contrats sans son aval. Désormais avec l’entrée en exploitation de deux champs pétroliers, 90’000 barils seront acheminés quotidiennement vers l’oléoduc reliant Kirkouk au port turc de Ceyhan.

Bagdad refuse de reconnaître les contrats pétroliers conclus par le Kurdistan avec des sociétés étrangères et veut des contrats de service, rémunérant les compagnies pétrolières au baril extrait plutôt que par un partage des bénéfices tirés de l’exploitation des ressources. Autant de questions en suspens qui risquent de semer le trouble entre le Kurdistan et le pouvoir central.

Au centre de ces questions, l’annexion de Kirkouk pose un autre problème régional. Les deux principaux partis kurdes, le Parti Démocratique du Kurdistan (PDK) de Massoud Barzani et l’Union Patriotique du Kurdistan (UPK) de Jalal Talabani (secouée par une crise interne au début 2009), n’ont jamais fait mystère du désir d’annexer Kirkouk, qu’ils considèrent comme la capitale historique des Kurdes, et certaines localités de la région de Mossoul. Or, une éventuelle annexion de cette ville suscite les craintes de la Turquie voisine de voir le Kurdistan irakien doté de ressources permettant à terme de jeter les bases d’un Etat indépendant kurde. Pour Ankara, c’est une situation inacceptable à même de justifier une intervention militaire sous prétexte de protéger la minorité turcophone chiite (plus de 500’000 personnes) vivant dans la région de Kirkouk et opposée au rattachement de leur province au Kurdistan.

Aussi, les chiites, notamment «L’armée du Mahdi» de Moktada al-Sadr, déjà réticents à l’idée d’un Kurdistan autonome, ne veulent pas non plus entendre parler d’un rattachement de Kirkouk au Kurdistan. Il en est de même des sunnites, pour qui cette province doit rester dans le cadre d’un Iraq uni. Autre acteur régional, qui voit également d’un mauvais œil le renforcement de l’autonomie du Kurdistan irakien: l’Iran. Avec autant d’acteurs et de luttes d’intérêts, un compromis acceptable de tous est difficilement imaginable.

Abir Taleb
Abir Taleb a écrit cet article pour l’hebdomadaire égyptien Al-Ahram

Mondialisation.ca,  22 juillet

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14496


n°449- Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak - 31-07 - : Suite - : Uranium appauvri : Un holocauste nucléaire mondial nous menace.


n°449- Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak - 31-07 - : Suite - : Uranium appauvri : Un holocauste nucléaire mondial nous menace.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak

                 n°449                            31/07/09

                C.De Broeder      &         M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion  (Fin)

1-7 Leuren Moret : Uranium appauvri : Un holocauste nucléaire mondial nous menace.

2 Annexe

2-1 Morice : Cargos de nuit (vague 14)

 

1-7 Leuren Moret : Uranium appauvri : Un holocauste nucléaire mondial nous menace.
Interview de Leuren Moret, (spécialiste des sciences de la Terre) par W. Leon Smith et Nathan Diebenow, journalistes au « Lone Star Iconoclast », Texas
Leuren Moret est une spécialiste des sciences de la Terre qui passe tout son temps à informer les citoyens, les médias, les membres des parlements et du Congrès ainsi que d’autres responsables sur les problèmes posés par la radioactivité.
Elle a commencé à tirer la sonnette d’alarme en 1991 au Livermore Nuclear Weapons Lab après avoir été témoin d’une fraude scientifique importante sur le Yucca Mountain Project.
Elle travaille actuellement en tant que scientifique indépendante spécialiste de la radioactivité dans différents groupements de par le monde.
Elle a participé à la sous-commission des Nations Unies qui a enquêté sur l’uranium appauvri (UA).
Elle a été témoin au Tribunal pénal pour l’Afghanistan au Japon en 2003, présenté un exposé à la Conférence mondiale sur les armes à l’uranium, à Hambourg, en octobre 2003, et est intervenue en janvier 2004, à Bombay, au Tribunal mondial des femmes sur les crimes de guerre des Etats-Unis ainsi qu’au Forum social mondial.

Iconoclast : Quels sont les derniers développements en matière de réduction de l’exposition des troupes américaines à l’UA ?
Leuren Moret : Une jeune ancienne combattante, Melissa Sterry, a déposé dans son Etat du Connecticut un projet de loi demandant des examens médicaux indépendants pour les vétérans des guerres du Golfe et d’Afghanistan jusqu’en 2001. Elle a dit l’avoir fait parce qu’elle était malade et que ses amis étaient morts pour avoir servi lors de la guerre de 2003. Je me suis intéressé à cette loi et je lui ai parlé. Hier, elle a témoigné deux fois aux Nations Unies. J’ai dit : « Pourquoi ne pas introduire cette loi dans la législature de tous les Etats américains, car elle informe le public et incite les médias à en parler ? »
Les USA refusent toute responsabilité aux niveaux international ou national. Ils ont totalement étouffé l’affaire, comme pour l’agent Orange, les « vétérans atomiques »1 et le projet Mkultra.2 C’est le même phénomène, mais le problème est beaucoup plus grave, parce qu’il concerne l’avenir génétique de tous ceux qui ont été contaminés. Maintenant, de vastes régions du globe sont contaminées par l’UA. On en a utilisé une telle quantité ! En nombre d’atomes libérés dans l’atmosphère – un professeur japonais a fait le calcul – cela représente plus de 400 000 bombes de Nagasaki. Et ce nombre est sous-estimé.
La plus grande tragédie de l’histoire du monde
Je suis allée en Louisiane en avril 2005, invitée à parler pendant trois jours à l’université de la Nouvelle-Orléans. Un des vétérans présents m’a demandé de participer à leur manifestation dans les rues de la ville. Il a présenté la loi du Connecticut aux législateurs, appuyé par deux d’entre eux, et il leur a dit : « Il vous suffit de remplacer Connecticut par Louisiane. » Eh bien, vous n’allez pas me croire, la loi a été adoptée hier par 101 voix sans oppositions ni abstentions.
Je souhaite que vous en parliez, car nous avons besoin de cette loi au Texas. Le Nevada est sur le point de la proposer. Le député au Congrès Jim McDermott va l’introduire dans la législation de l’Etat de Washington. Nous voulons que le gouverneur du Montana le fasse également car c’est le premier gouverneur à demander le retour de sa Garde nationale. Je crois que la moitié de ses membres est de retour. Il a dit : « J’en ai besoin dans mon Etat. »
Le problème de l’UA est vraiment épouvantable. Je ne crois pas qu’il y ait une plus grande tragédie dans l’histoire du monde.
Y a-t-il un risque que les armes à l’UA utilisées ailleurs contaminent l’atmosphère ici ?
L’atmosphère est contaminée partout dans le monde. Il suffit d’une année pour que le mélange se fasse complètement. Je suis une spécialiste des poussières atmosphériques, une spécialiste des sciences de la Terre, une géologue, et c’est pourquoi j’ai étudié la question. C’est vraiment un sujet fascinant. Nous avons de gigantesques tempêtes d’un million de miles carrés qui transportent des millions de tonnes de poussières et de sable chaque année dans le monde.
Le principal centre de ces tempêtes est le désert de Gobi, endroit où les Chinois ont fait des essais atomiques si bien que tout est contaminé par la radioactivité. Les poussières vont directement au Japon, traversent le Pacifique et viennent se déposer aux Etats-Unis. Elles contiennent des isotopes radioactifs, des suies, des pesticides, des produits chimiques, des champignons, des bactéries, des virus, etc.
Le désert du Sahara est une autre énorme zone de poussières qui montent en Europe, traversent l’Atlantique, arrivent aux Caraïbes et de là sur la côte Est des Etats-Unis. Bien sûr, elles parviennent au Texas avec les ouragans.
La troisième région est l’Ouest des Etats-Unis, où est située la zone d’essais du Nevada. Les Américains y ont fait 1200 essais d’armes nucléaires si bien que cette radioactivité, qui est toujours là, a provoqué une épidémie mondiale de cancers depuis 1945. Le total de ces radiations représente l’équivalent de 40 000 bombes de Nagasaki. Aujourd’hui, il doit être dix fois plus élevé.
En avril 2003, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré qu’elle s’attendait à ce que le taux mondial de cancers augmente de 50% d’ici à 2020. La mortalité infantile, indicateur de la pollution radioactive, augmente de nouveau dans le monde. Lorsque les Etats-Unis et la Russie eurent signé le Traité d’interdiction partielle des essais nucléaires en 1963, la mortalité infantile recommença à baisser, ce qui est normal.
Cancers, malformations, atteintes du cerveau
Un de nos correspondants m’a envoyé une série de photos de la tempête de sable Al-Asad du 28 avril en Irak.
C’est justement de ces poussières que je parle.
On y voit une gigantesque muraille de sable.
Je possède 16 photos de cette tempête qu’on m’a envoyées avec celles d’enfants atteints de cancer et de leucémie prises par des médecins irakiens. Qu’est-ce que vous avez pensé de cette tempête ?
J’ai pensé que c’était spectaculaire.
Cela déplace toute la radioactivité, mais ce sont les plus grosses particules. L’UA brûle à des températures très élevées. Les projectiles de gros calibre sont déjà en feu quand ils sortent du canon parce qu’ils sont enflammés par le frottement à l’intérieur du canon. 70% de l’UA se transforme en vapeur métallique. Il s’agit là en réalité d’armes à gaz radioactif qui contamine le terrain. Je vais vous indiquer le site Internet où vous trouverez la note de 1943 adressée au général Leslie Grove dans le cadre du Projet Manhattan. Ils ont largué les bombes atomiques mais ils n’ont pas utilisé les armes à l’UA parce qu’ils les trouvaient trop effroyables. J’ai voyagé dans tout le Japon avec un pédiatre de Bassora et un oncologiste. Ces malheureux médecins, leurs familles tout entières sont en train de mourir d’un cancer. Et il ne s’agit là que des effets de la première guerre du Golfe, mais les Forces
armées en ont utilisé beaucoup plus en 2003, dans tout le pays.
A quoi les soldats peuvent-ils s’attendre quand ils rentrent chez eux ?
S’ils se trouvaient dans des blindés Bradley, ils rentrent chez eux avec des cancers du rectum parce qu’ils étaient assis sur des caisses de munitions. Les jeunes femmes souffrent de graves endométrioses et elles n’arrêtent pas de saigner. Certaines d’entre elles ont un cancer de l’utérus, des filles de 18, 19, 20 ans. L’Armée ne veut même pas les examiner ni les traiter. Elle les renvoie sur les champs de bataille. 20 soldats ont été transférés du Koweït à Bagdad en 2003 : ils souffrent tous de tumeurs malignes.
Est-ce que le fait d’avoir été exposés à l’UA affecte leur psychisme quand ils rentrent chez eux ?
L’UA forme, à des températures très élevées, des particules d’oxyde d’uranium qui ne sont pas solubles. Elles sont au moins 100 fois plus petites qu’un globule blanc. Les soldats les absorbent en respirant. Elles traversent le nez, puis le bulbe olfactif et pénètrent dans le cerveau où elles s’attaquent aux processus cognitifs. Cela affecte les mécanismes de contrôle de l’humeur. Quatre soldats de Fort Bragg rentrés d’Afghanistan ont tué leur femme dans un délai de deux mois.
Selon une étude de l’Association des Vétérans, sur un groupe de 251 vétérans de la première guerre du Golfe originaires du Mississipi, 67 avaient à leur retour de l’UA dans leur équipement, leur organisme, leur sperme. En outre, alors qu’ils avaient eu des bébés sains avant de partir, ceux nés après la guerre présentaient de graves malformations congénitales – absence de cerveau, d’yeux, de bras, de jambes, d’organes internes – et souffraient de terribles maladies de sang. C’est horrible.
Le magazine Life a publié un article illustré de photos intitulé « Les toutes petites victimes de Tempête du Désert. Vous devriez voir ça, ces enfants d’après la guerre du Golfe jouant avec leurs frères et soeurs normaux. Au fond, c’est comme fumer du crack, sauf qu’ici la substance est radioactive. Elle pénètre directement dans la circulation sanguine et atteint les os, la moelle épinière, le cerveau et également le foetus. C’est un poison systémique et radiologique.
L’UA tue tous les êtres vivants
Qu’en est-il des gens ici, aux Etats-Unis ? Vous dites que l’UA se mélange et se répand dans le monde entier.
Oui, il se mélange dans le monde entier. Nous respirons ici la fumée secondaire, comme les non-fumeurs, dans une pièce, respirent celle des fumeurs.
Est-ce que cette fumée secondaire s’épaissit tandis que nous parlons ?
Oui, la concentration de particules d’UA dans l’atmosphère dans le monde entier est en train d’augmenter. On a des raisons de penser que les Etats-Unis ont l’intention de bombarder l’Iran. Nous surveillons les usines d’armement américaines.. Elles ont reçu d’importantes commandes de ces énormes bombes antibunker dont les têtes contiennent 5000 livres d’UA.
Donc le pronostic pour l’Amérique n’est pas vraiment bon. Non, il est vraiment mauvais.
Et si ça continue ?
Cela tuera la population du monde entier. Cela a déjà commencé, et cela n’affecte pas seulement les hommes, mais aussi les plantes, les animaux, les bactéries, tout.
Ainsi, notre nourriture, par exemple, si elle contient de l’UA, celui-ci va pénétrer dans notre organisme puis cela va polluer les océans et affecter toute la vie sous-marine ?
Oui, l’UA est dans l’air, l’eau et le sol. La demi-vie de l’UA, l’uranium 238, est de 4,5 milliards d’année, l’âge de la Terre.
Pouvons-nous revenir en arrière en ce qui concerne les dommages déjà causés ?

Peut-on procéder à une décontamination ?
Non. C’est impossible. Ce qui se passe, c’est que ces toutes petites particules flottent dans l’atmosphère tout autour du globe. Il y a déjà des particules de plutonium et d’uranium qui flottent depuis les essais de bombes atomiques. Elles sont si petites que les molécules qui viennent les heurter les maintiennent en suspension dans l’air si bien que seuls la pluie, la neige, le brouillard et la pollution en débarrassent l’atmosphère en les déposant dans l’environnement. La surface de ces particules devient humide, elles tombent sur les matières et y collent comme de la glu. Vous ne pourrez jamais détacher ces particules. Avez-vous jamais essayé de faire tomber une goutte d’eau sur une autre goutte d’eau se trouvant sur la lame porte-objet d’un microscope ? Vous ne pouvez plus les séparer. C’est ce qui se produit avec les particules radioactives. Une fois qu’elles ne circulent plus dans l’atmosphère, elles collent à
toutes les surfaces sur lesquelles elles atterrissent. On ne peut pas les laver. S’il pleut continuellement ou qu’elles se trouvent dans une rivière, sur un rocher, sur une pierre, etc. elles y resteront. Vous ne pensiez pas que c’était aussi grave.
Non, pas à ce point. Je croyais que c’était un phénomène assez isolé.
Non. Ce qui était là-bas, en Irak, un jour donné apparaît chez nous au bout de quatre jours environ. Je ne sais pas si vous avez suivi la catastrophe de Tchernobyl. Ce gros nuage radioactif a fait plusieurs fois le tour du globe, il fait partie maintenant de la poussière atmosphérique. Elle va partout, comme la poussière de la tempête que vous voyez sur cette photo.
Se trouve-t-elle dans la couche supérieure ou inférieure de l’atmosphère ?
Dans la partie inférieure de l’espace orbital. Ils ont ramené à terre la station orbitale Mir quand ils eurent fini de l’utiliser. Il y avait une sorte de filet qui recouvrait l’électronique à l’extérieur de la station qui la protégeait de la radioactivité solaire car l’électronique y est très vulnérable. Ils ont analysé la surface de ce filet et ont trouvé de l’uranium et des produits de désintégration de l’uranium. Ils ont dit qu’ils provenaient des essais nucléaires atmosphériques ou de stations orbitales ayant des matériaux nucléaires ou des réacteurs nucléaires à bord et qui avaient brûlé. L’uranium peut également provenir de supernovae mais on a pensé que l’origine la plus probable étaient les essais dans l’atmosphère et la matière nucléaire que nous y mettons.
Des armes utilisées depuis 1973
Vous voulez dire avant tout que nous sommes en train de mener une guerre nucléaire.
Oui, exactement. Depuis 1991, nous avons mené 4 guerres nucléaires. L’UA est une arme nucléaire.
A votre avis en tant que scientifique, que faut-il faire pour remédier à cela ?
Il faut cesser de l’utiliser. Nous avons créé un mouvement international pour faire cesser la fabrication, le stockage, le commerce et l’utilisation des armes à l’UA.
Les munitions que nous vendons aux autres pays contiennent-elles de l’UA ?
Oui. Le premier système d’armes à l’UA pour lequel nous ayons trouvé un brevet est apparu soudain en 1968 au Bureau américain des brevets. Il était destiné à la marine. C’était une sorte de canon Gatling à monter sur des navires. Il tirait rapidement environ 2000 projectiles à la minute.
Il en tire plus de 3000 maintenant, car on l’a amélioré. Puis, en 1973, les Etats-Unis ont donné des armes à l’UA aux Israéliens et ils en ont surveillé l’emploi. Ces derniers les ont utilisées dans la guerre israélo-arabe et ils ont anéanti leur adversaire en cinq jours. Et c’était parti. C’était la première véritable démonstration de cette nouvelle arme sur un champ de bataille.
Hughes Aircraft a mis au point le système destiné à la marine, le canon Gatling, qui est encore utilisé. Il a été fabriqué et testé en 1974. En l’espace de 6 mois, le gouvernement américain avait vendu ces armes à l’UA à de nombreuses divisions des Forces armées notamment. Il en a vendu en outre à environ une douzaine de pays ou peut-être un peu plus. Normalement, elles auraient dû être vendues à 80, 100, 120 pays. Or la bonne nouvelle, c’est que, en raison des risques radiologiques, biologiques et environnementaux, des quantités de pays ne les achètent pas et que ceux qui les ont achetées ont peur de les utiliser. Les seuls pays dont nous savons qu’ils les ont utilisées sont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Israël.
En 1996, les Nations Unies ont adopté une résolution aux termes de laquelle les armes à l’UA sont des armes de destruction massive, des armes illégales au regard de la totalité des lois et des traités internationaux.> En 2001, le Parlement européen a adopté une résolution sur l’UA. C’est que les force de l’OTAN, en 1998 et 1999, avaient effectué en Yougoslavie 39 000 attaques aériennes qui avaient laissé des amas de décombres radioactifs. Ce sont les Etats-Unis et l’Allemagne qui ont réalisé le plus de profits avec ces armes et qui se sont arrangés pour qu’on envoie dans les régions les plus contaminées les soldats des pays qui ignoraient tout de l’UA, comme l’Italie et le Portugal. Ils envoyèrent leurs propres troupes dans les régions les moins contaminées. Ces malheureux soldats rentrèrent chez eux et moururent au bout de quelques jours, de quelques semaines ou de quelques mois. Leurs parents, furieux,
s’adressèrent aux Parlements et aux médias et il y eut un déluge d’articles au sujet de l’UA.
Le pot aux roses fut découvert à la suite de l’invasion de la Yougoslavie par l’OTAN, mais les troupes japonaises d’autoDefense furent envoyées à Samawa, zone la plus contaminée parce que c’est là qu’avaient eu lieu les combats les plus violents. On peut supposer que ces soldats sont très malades.
Des pays inhabitables
Qu’en est-il de l’Irak même. Qu’est-ce qui a été fait jusqu’ici ?
Il est inhabitable. La Yougoslavie, l’Irak, l’Afghanistan sont totalement inhabitables.
Mais il y a des gens qui y vivent, qui y vivront et souffriront ?
Quand on est au courant des maladies et des malformations congénitales des bébés, on se rend compte que c’est grave. Chaque année, le nombre des malformations et des maladies croîtra parce que le niveau de contamination total chez tous les êtres vivants augmentera étant donné qu’ils respirent un air contaminé, boivent de l’eau contaminée et mangent de la nourriture provenant de sols contaminés. Nous sommes condamnés à une mort lente, comme en Yougoslavie et en Afghanistan.
L’UA est une arme biologique extrêmement efficace. C’est d’ailleurs la raison principale de son utilisation. Marion Falk, un physicien-chimiste à la retraite qui a construit des bombes nucléaires pendant plus de 20 ans au laboratoire Lawrence Livermore, scientifique du Projet Manhattan avec qui j’ai travaillé, m’a presque tout appris sur la radioactivité, les particules et l’UA. Il m’a dit que l’objectif des armes utilisées par l’armée n’est pas seulement de blesser et de tuer les soldats ennemis, mais de tuer, de mutiler et de rendre malade la population civile parce que cela diminue la productivité du pays et qu’il ne tardera pas à utiliser une quantité importante de ses ressources pour soigner ses malades. Il y a de moins en moins de travailleurs en bonne santé.
Evidemment, une fois que vous provoquez des mutations de l’ADN, les dommages affectent les générations futures, et cela concerne aussi bien les animaux et les plantes que les êtres humains. L’ADN ne se répare pas lui-même. Les maladies sont transmises à toutes les générations futures.
Un génome endommagé à jamais
Ainsi les mutations seraient probablement plus destructives que constructives.
Ce sont les mutations qui provoquent ces malformations congénitales.
Alors si la radioactivité m’a prédisposé aux maladies cardiaques, mes descendants auront le même problème ?
Si vous endommagez la cellule ou des parties de cellules ou si vous portez atteinte au fonctionnement des cellules, cela n’endommage pas forcément l’ADN. Il y a deux sortes de dommages. Les premiers concernent les cellules des organismes vivants et cela peut ne pas se transmettre aux descendants ; les autres concernent l’ADN dans l’ovule ou le sperme et ceux-là se transmettent. Ainsi, le sperme des soldats qui reviennent de la guerre est probablement …Détérioré. Ils ont de l’UA dans leur sperme et lors des rapports sexuels, ils contaminent leur partenaire. Les femmes tombent également malades. Elles ont de l’UA dans leur organisme. On appelle ça « syndrome du sperme brûlant ». C’est horrible.
David Rose a écrit un article à ce sujet dans le numéro de novembre 2004 de Vanity Fair que l’on peut lire sur Internet. Il est intitulé Weapons of self-destruction. Une amie à moi est la veuve d’un ancien combattant de la première guerre du Golfe. Dans une interview accordée à David Rose, elle s’est plainte du sperme brûlant : « J’avais constamment 20 préservatifs remplis de pois gelés dans mon congélateur et après les rapports sexuels, j’en introduisais un dans mon vagin. C’était le seul moyen de supporter les douleurs provoquées par le sperme brûlant. Ajoutons que ce sperme brûlant passe à travers les préservatifs.
Ça alors !
Oui, vous devriez voir les réactions des classes de high schools lorsque je leur parle du sperme brûlant et de la contamination interne. Les bouches des filles forment un O et les garçons sont paniqués, eux qui s’imaginent ne jamais tomber malades.
Conséquences des essais nucléaires
Quelle quantité d’UA faudra-t-il pour tuer toute vie sur cette planète ?
La quantité de radioactivité va certainement avoir un effet global extrêmement important. Ainsi, la mortalité infantile augmente déjà dans le monde. Le foetus est ce qu’il y a de plus vulnérable à la radioactivité parce que toutes les cellules se divisent rapidement, que le corps se développe, si bien que si vous commencez à introduire des substances toxiques et des radiations, cela affecte le processus naturel du développement foetal.
C’est à cause de l’augmentation de la mortalité infantile que l’on a pu convaincre le Sénat de signer le Traité d’interdiction partielle des essais nucléaires en 1963. Elle avait diminué de 3 à 4% par année pendant une longue période en raison de l’amélioration des soins prénataux et de l’éducation des mères. Elle avait recommencé à augmenter après Hiroshima et Nagasaki et particulièrement dans les années 50 lorsque commencèrent les grands essais atomiques.
En 1963, il était devenu évident que les essais avaient, dans le monde entier, des effets sur les enfants à naître. Les Etats-Unis et la Russie signèrent le Traité et mirent fin aux essais dans l’atmosphère. Le taux de mortalité infantile baissa tout de suite. Mais maintenant, il croît de nouveau. C’est une pollution radioactive planétaire. Personne ne sait combien de temps il faudra pour éliminer toute vie, mais il est certain que l’UA est une arme biologique extrêmement efficace.
Je le répète, l’utilisation des armes vise deux objectifs : le premier est de tuer les soldats ennemis et le second, tout aussi important, de détruire la population ennemie. En provoquant des maladies, de longues maladies, on s’attaque à la productivité et à l’économie d’un pays. C’est Tchernobyl et d’autres catastrophes nucléaires qui ont en réalité provoqué l’effondrement de l’Union soviétique parce que ses habitants étaient très malades à la suite de toute la radioactivité dégagée. Ils ont été beaucoup plus négligents que nous.
J’ai une enquête sur la santé dans le monde que l’OMS a publiée dans le Journal of American Medical Association en juin 2004. Les effets des essais atmosphériques apparaissent de manière très nette quand on considère le pourcentage de personnes souffrant de maladies mentales dans les différents pays étudiés. Par exemple 8,8% au Japon, mais 4,7% au Nigeria, ce qui est très bas. Il n’y a presque pas de radioactivité au Nigeria. En Ukraine, où s’est produit l’accident de Tchernobyl, le taux est de 20,4%. Il est de 9,2% en Espagne et de 8,2% en Italie. Ces deux derniers chiffres sont relativement bas, car ces pays n’ont pas de centrales nucléaires. La France dépend à 75% de l’énergie nucléaire et son taux de maladies mentales est de 18,4%. Le Mexique se situe à 12, 2% et les Etats-Unis à 26%. C’est le taux le plus élevé au monde.
George W. Bush et ses frères et soeurs ont tous été exposés in utero aux retombées des essais atomiques effectués aux Etats-Unis. Il avait une petite soeur qui est morte d’une leucémie vers l’âge de trois ans.
J’ai travaillé dans une équipe appelée Radiation and Public Health Projet (cf. www.radiation.org). Nous sommes tous des scientifiques indépendants, des spécialistes renommés. Nous avons recueilli 6000 dents de bébés à proximité de centrales nucléaires et avons mesuré leur radioactivité. Et l’un de nos membres est le voisin de la femme qui a aidé les enfants Bush, y compris le Président, parce qu’ils avaient tous de graves problèmes d’apprentissage.
Comment savons-nous que les enfants Bush ont été exposés ?
D’après l’année où leur mère les ont portés. Vous n’avez qu’à voir combien de matières radioactives ont été dégagées dans l’atmosphère et vous trouverez une corrélation directe entre les résultats aux tests d’intelligence SAT auxquels on soumet les adolescents et l’année où leur mère les a portés. Ce sont des effets différés de l’exposition in utero aux radiations.
Vivant dans le Connecticut, ils ressentaient les effets des radiations du Nevada ?
Il y a deux ans, le gouvernement américain a reconnu que tous ceux qui avaient vécu aux Etats-Unis entre 1957 et 1963 avaient été exposés de manière interne aux radiations. Le foetus de toutes les femmes enceintes était donc exposé
Pas un génocide, un « omnicide ».
De quels niveaux de radiations parlons-nous ?
Ce sont de bas niveaux et les principaux vecteurs sont l’eau potable et les produits laitiers. Cela a suffi à tuer des petits poissons dans l’Atlantique. Le strontium-90 est un isotope artificiel dégagé par les bombes et les réacteurs nucléaires. En Norvège, on a mesuré les taux de strontium-90 dans le lait des années 1950 aux années 1970 et le volume de pêche durant la même période. A mesure que le taux de strontium-90 augmentait dans le lait, le volume de pêche diminuait.
En 1963, lorsque les Etats-Unis testaient la bombe nucléaire (ils ont effectué 250 essais en une année parce que le Traité allait être signé), le volume de pêche a diminué de 50%. Dans le Pacifique, il a diminué de 60% parce que c’est là que les Russes, les Chinois, les Français et les Américains ont procédé à leurs essais.
Source : Bernard Batt

09-07
Avertissement
Palestine - Solidarité a pour vocation la diffusion d'informations relatives aux événements du Moyen-Orient, de l'Amérique latine et de la Corse.
L'auteur du site travaille à la plus grande objectivité et au respect des opinions de chacun, soucieux de corriger les erreurs qui lui seraient signalées.
Les opinions exprimées dans les articles n'engagent que la responsabilité de leur auteur et/ou de leur traducteur. En aucun cas Palestine - Solidarité ne saurait être tenue responsable des propos tenus dans les analyses, témoignages et messages postés par des tierces personnes.
D'autre part, beaucoup d'informations émanant de sources externes, ou faisant lien vers des sites dont elle n'a pas la gestion, Palestine - Solidarité n'assume aucunement la responsabilité quant à l'information contenue dans ces sites.



Lire la suite

01/08/2009

n°447 - Les Dossiers d'Irak - 31-07 - Début - : Obama exige le droit d’emprisonner des « combattants » acquittés au cours de procès.

n°447 - Les Dossiers d'Irak - 31-07 - Début - : Obama exige le droit d’emprisonner des « combattants » acquittés au cours de procès.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

l'information est une arme au service de la paix.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

N° 447                                                           31/07/09

C.De Broeder & M.Lemaire



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part

Le départ des Américains de l'Irak menace l'existence d'Israël.

L'armée britannique évacue son QG de Bassora, dans le sud de l'Irak.

1 Dossier & Point de vue

1-1 Sherwood Ross : La CIA a crucifié un prisonnier à la prison d’Abu Ghraib.

1-2 Audrey Vassalli : Dick Cheney - Nouveau cadavre dans les placards de la CIA.

1-3 Olivier Bailly : Quand la CIA révèle ses méthodes de torture.

Suite

1-4 Bill Van Auken : Obama exige le droit d’emprisonner des « combattants » acquittés au cours de procès.

1-5 Roland Marounek : Après Bush, la paix ?

1-6 Abir Taleb  : Kurdistan irakien : la discorde du pétrole.

Fin

2 Brèves

2 -1 Les Kurdes irakiens élisent président et parlement.

2-2 Arabes et Kurdes s'opposent dans la province irakienne de Ninive.

2-3 Bon score en Irak de l’opposition kurde face aux partis sortants.

2-4 L’or noir de Kirkouk, source des maux de sa population.

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Daniel Pipes : S’éloigner clopin-clopant d’un Irak détruit.

3-2  La sécheresse pèse sur la 'reconstruction' en Irak.


Avant propos

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...


Tiré à part

Le départ des Américains de l'Irak menace l'existence d'Israël

C'est l'avis d'un responsable diplomatique israélien, YoramEttinger, selon lequel  le retrait des forces américaines de l'Irak menaçait l'existence d'Israël sur la carte du Moyen Orient.
Cité sur le site internet d'informations israélien " News On", Ettinger qui occupait dans le passé le poste de coordinateur des relations entre  l'ambassade d'Israël à Washington et  le Congrès américain affirme:" lorsque les Etats Unis déclarent clairement vouloir évacuer leurs forces de l'Irak, il faut savoir qu'au moins ceci va provoquer l'explosion du volcan, qui  ne va pas se limiter à l'Irak mais aura aussi des répercussions sur les autres états". 
Selon Ettinger, la réalité au Moyen Orient montre bien que cette région ne connaît jamais la stabilité, et ne fait que tromper celui qui cherche à être rassuré:" après la guerre de 1967, nous avons cru que nous étions soulagés; mais la situation a explosé de nouveau avec la guerre de 1973, durant laquelle les feux nous sont tombés sur la tête et la terre a explosé par-dessous nos pieds" a-t-i conclu.

30-06

 http://www.alterinfo.net/Le-depart-des-Americains-de-l-Irak-menace-l-existence-d-Israel_a34749.html

 

L'armée britannique évacue son QG de Bassora, dans le sud de l'Irak.

C'est une décision hautement symbolique. Les troupes britanniques sont en train de quitter la dernière ville où elles étaient présentes en Irak. Elles ont commencé, dimanche 2 septembre, à se retirer de leur base du palais de Bassora, deuxième localité du pays. L'opération ne devrait pas prendre plus d'un ou deux jours.

Les 550 soldats stationnés dans leur quartier général au coeur de la grande cité du Sud irakien sont redéployés sur l'aéroport, situé à 25 km et où se trouvent les quelque 5 000 hommes opérant encore dans le pays.

Le retrait a été annoncé par le général Mohan Tahir, chef des forces de sécurité de la province.

Les troupes irakiennes, a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse, contrôlent désormais le palais de Bassora. L'opération a été confirmée par un porte-parole du premier ministre britannique, Gordon Brown. La base évacuée abritait les logements de militaires et de diplomates depuis l'invasion du pays, en 2003.

Regroupé totalement à l'aéroport, le contingent britannique continuera à jouer un rôle de "supervision". Il entraînera et conseillera la 10e division irakienne. Il l'épaulera si nécessaire lors d'opérations ponctuelles. Ce repli devrait permettre, comme prévu, de réduire à 5 000 le nombre total de soldats d'ici à décembre.

L'opération comporte bien sûr un risque : laisser le champ libre aux nombreuses milices qui se disputent le contrôle de la ville.

L'armée irakienne pourra-t-elle ou voudra-t-elle les tenir en respect ?

Le retrait du palais de Bassora marque une étape nouvelle et significative dans la poursuite de la réduction de l'engagement britannique en Irak. Au nombre de 18 000 en mai 2003, après la chute de Saddam Hussein, et de 7 000 au début de 2007, les soldats ne sont plus que 5 500 aujourd'hui. Ils ont évacué trois provinces en un an.

Gordon Brown se refuse toujours, cependant, à fixer un calendrier de retrait, de peur de "miner le travail magnifique" des troupes en Irak, a-t-il souligné, il y a quelques jours, dans sa réponse à une lettre de Sir Menzies Campbell, chef du Parti des démocrates libéraux (LibDem), hostile à la guerre. Ce dernier a accueilli la nouvelle du retrait de Bassora comme la preuve que l'armée britannique ne peut plus jouer un "rôle efficace" sur le terrain.

L'évolution de la situation lui donne largement raison. Les relations entre les soldats, accueillis avec une certaine sympathie en 2003, et les civils se sont gravement dégradées après une série d'incidents en 2005. La surenchère entre les milices chiites, entraînées ou soutenues par l'Iran voisin, le noyautage par elles de la police et le manque d'autorité du pouvoir central ont placé les Britanniques face à des attaques au coût humain toujours plus fort et jugé de plus en plus intolérable par l'opinion. Londres a perdu 159 soldats en Irak.

En cautionnant un désengagement progressif, quoique prudent, Gordon Brown tient compte aussi des voeux de l'état-major, inquiet des tensions subies par une armée aux effectifs insuffisants et désireux de puiser en Irak les troupes qui lui permettront de "mettre le paquet" en Afghanistan, dans une guerre à ses yeux beaucoup plus légitime.

Les anciens chefs militaires ne se gênent plus maintenant pour critiquer ouvertement l'allié américain. "Il n'y a aucun doute, avec le recul, que le plan américain pour l'après-guerre était défectueux, et nombre d'entre nous le pressentaient à l'époque", a déclaré, dimanche, au Sunday Mirror le général Tim Cross.

Cet officier supérieur était le plus haut gradé britannique chargé de la planification de l'après-guerre. Il met en cause directement l'ancien ministre de la défense américain, Donald Rumsfeld : "Dès le tout début, nous étions très préoccupés par le manque de précision du plan pour l'après-guerre. Rumsfeld n'a pas voulu entendre ce message. Les Américains étaient convaincus que l'Irak s'en sortirait assez rapidement comme une démocratie stable."

Même son de cloche du côté du général à la retraite Sir Mike Jackson, chef de l'armée au moment de l'invasion. "M. Rumsfeld est l'une des personnes les plus responsables de la situation actuelle en Irak", écrit-il dans son autobiographie, dont des extraits ont été publiés par le Daily Telegraph. Le général y qualifie la politique américaine de "faillite intellectuelle".

Réagissant à ce jugement, l'ancien ambassadeur américain à l'ONU, John Bolton, accuse le général de donner "une version de l'Histoire appuyée par aucune preuve".

Les politiques sont aussi montés au créneau. Des Browne et David Miliband, ministres de la défense et des affaires étrangères, ont jugé "déplacées" les remarques d'un général américain à la retraite faisant état de la "frustration" des Etats-Unis face à la dégradation de la sécurité autour de Bassora. "Les troupes britanniques ont-elles échoué ? demandent les ministres, dans une tribune au Washington Post : la réponse est non. Il n'y a aucune insurrection antigouvernementale à Bassora, et très peu d'indications d'une présence d'Al-Qaida dans le sud de l'Irak."

Jean-Pierre Langellier

LE MONDE | 31.07.09 | 11h39

http://www.lemonde.fr/international/article/2009/07/31/l-armee-britannique-evacue-son-qg-de-bassora-dans-le-sud-de-l-irak_950604_3210.html#xtor=AL-32280184

 



1 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

1-1 Sherwood Ross : La CIA a crucifié un prisonnier à la prison d’Abu Ghraib.

La CIA a crucifié un prisonnier à la prison d’Abu Ghraib près de Bagdad, selon un rapport publié dans le magazine The New Yorker.

"Un médecin légiste a trouvé qu’il (le prisonnier) avait principalement été crucifié; il est mort d’asphyxie après avoir été pendu par les bras, encagoulé, avec des côtes cassées," écrit Jane Mayer dans l’édition du 22 juin du magazine. "Les pathologistes de l’armée ont classé l’affaire comme étant un homicide." La date du meurtre n’a pas été communiquée.

"Aucune accusation criminelle n’a jamais été portée contre aucun officier de la CIA impliqué dans le programme de torture, malgré le fait qu’au moins trois prisonniers interrogés par le personnel de l’agence soient morts des suites de mauvais traitements," écrit Mayer.

Un précédent rapport de John Hendren dans le Los Angeles Times indiquait d’autres meurtres par torture et l’association Human Rights First ("Droits de l’Homme D’abord", NDT) dit que près de 100 prisonniers sont morts pendant leur détention en Irak et en Afghanistan.

Hendren a rapporté qu’un ‘Manadel Jamadi’ [un autre prisonnier torturé à mort, NDT] est mort à la prison d’Abu Ghraib " de blessures par objet contondant" compliquées "d’une respiration compromise" tandis "qu’il était avec des Navy SEALS et d’autres troupes d’opérations spéciales".

Une autre victime, Abdul Jaleel, est morte bâillonnée et enchaînée à la porte de sa cellule avec les mains au-dessus de la tête.

 Et un autre prisonnier, le major général Abid Mowhosh, ancien commandant de la Defense aérienne de l’Irak, "est mort d’asphyxie par étouffement et compression thoracique" à Qaim, en Irak.

"Il est indéniable que des interrogatoires U.S. ont provoqué des décès," déclare Anthony Romero, le directeur exécutif de l’ACLU (Union Américaine pour les Libertés Civiles). "Des fonctionnaires de haut rang qui étaient au courant des tortures et n’ont rien fait et ceux qui ont créé et soutenu ces politiques doivent rendre des comptes. L’Amérique doit arrêter de se voiler la face et s’occuper du scandale de la torture."Au moins plusieurs dizaines de détenus aux mains des Américains sont morts, pour lesquels l’homicide semble être la raison des décès..

Déjà en mai 2004, le Pentagone avait concédé la mort d’au moins 37 prisonniers sous sa garde en Irak et en Afghanistan et avait demandé des enquêtes.

Nathaniel Raymond, de l’association Physicians for Human Rights ("Médecins pour les Droits de l’Homme", NDT) a déclaré au New Yorker, "nous ne savons toujours pas combien de détenus se trouvaient dans des prisons secrètes, ni qui ils étaient. Nous ne connaissons pas pleinement le rôle de la Maison-Blanche ou de la CIA. Nous avons besoin d’un rapport complet, surtout qu’il concerne les professionnels de la santé."

Des notes de justice récemment divulguées contiennent de nombreuses références au personnel médical de la CIA participant à des séances d’interrogatoire musclées, a-t-il dit. "Ce sont eux qui concevaient, légitimaient et implémentaient," disait Raymond. "On peut soutenir que c’est le plus grand scandale médico-éthique de l’histoire américaine. Il nous faut des réponses."

L’ACLU a obtenu ses informations du Pentagone grâce à une requête pour la ‘Liberté de l’Information’. Les documents reçus comprenaient 44 autopsies et rapports de décès en plus d’un résumé des rapports d’autopsie de personnes capturées en Irak et en Afghanistan. Une déclaration de l’ACLU précisait, "cela ne couvre qu’une partie des Irakiens et des Afghans qui sont morts en détention sous juridiction américaine."

La torture par la CIA a été facilitée par la possibilité, pour l’Agence, de cacher des prisonniers dans des ’sites noirs’ tenus secrets aux yeux de la Croix-Rouge, de ne pas enregistrer les prisonniers et de les détenir pendant des années sans porter d’accusations ou leur fournir un avocat.

Kenneth Roth, le directeur exécutif de Human Right Watch, a accusé l’administration Obama de "prendre en considération la détention préventive," écrivit Mayer du New Yorker. Roth dit que cette tactique imite l’approche abusive de l’administration Bush."

Tout indique que Panetta, le directeur de la CIA, n’a nullement l’intention de traîner devant la justice les fonctionnaires de la CIA impliqués dans la torture systématique de prisonniers. Panetta a déclaré à Mayer, "Je vais laisser aux gens le bénéfice du doute…S’ils font le boulot pour lequel ils sont payés, je ne peux pas demander grand-chose de plus."

Ces sentiments différent nettement de ceux que Panetta a énoncés dans un article publié l’année dernière dans le numéro de janvier du Washington Monthly : "Soit l’on croit en la dignité de la personne, aux règles de la loi et à l’interdiction des punitions cruelles et inhabituelles, soit l’on n’y croit pas. Il n’y a pas de juste milieu."

Un moyen de savoir qui dirige vraiment un pays est de voir quelles personnes, s’il y en a, sont au-dessus de la loi.

Dans l’administration Obama, comme dans les précédentes, cela inclut les employés de la CIA.

Les crucifixions qu’ils ont exécutées au Moyen-Orient diffèrent au moins par un aspect important de celles décrites dans le Nouveau Testament: Jésus Christ, lui, avait eu droit à un procès.
Sherwood Ross,

(Sherwood Ross écrivait auparavant pour des principaux quotidiens et des services en ligne.)

28 juin 2009 pour Citizens For Legitimate Government

Traduction par Perry pour ReOpenNews

Published on juillet 12, 2009 par Spotless Mind
 
http://www.reopen911.info/News/2009/07/12/la-cia-a-crucifie-un-prisonnier-a-la-prison-dabu-ghraib/



Lire la suite

n°447 - Les Dossiers d'Irak - 31-07 – Suite 1 - : Obama exige le droit d’emprisonner des « combattants » acquittés au cours de procès.

n°447 - Les Dossiers d'Irak - 31-07 – Suite 1 - : Obama exige le droit d’emprisonner des « combattants » acquittés au cours de procès.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

N° 447                                                           31/07/09

C.De Broeder & M.Lemaire



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part

1 Dossier & Point de vue (suite)

1-4 Bill Van Auken : Obama exige le droit d’emprisonner des « combattants » acquittés au cours de procès.

1-5 Roland Marounek : Après Bush, la paix ?

1-6 Abir Taleb  : Kurdistan irakien : la discorde du pétrole.

 


1-4 Bill Van Auken : Obama exige le droit d’emprisonner des « combattants » acquittés au cours de procès.

Lors de dépositions faites devant le Sénat américain la semaine dernière, les responsables légaux du gouvernement Obama ont non seulement défendu le système des tribunaux militaires bidons mis en place par l’administration Bush, mais ils ont encore proclamé le droit de l’actuel gouvernement de maintenir des prisonniers en détention illimitée même si ceux-ci ont été acquittés au cours d’un procès et si les soupçons de crimes relevant du terrorisme ne pèsent plus sur eux.

Cette exigence de vastes pouvoirs extra constitutionnels n’est que la plus récente d’une longue suite de décisions prises par l’administration démocrate et démontrant la continuité de cette administration avec celle de Bush pour ce qui est du militarisme et des attaques sur les droits démocratiques.   

La déposition faite devant la Commission du Sénat pour les forces armées par le principal avocat du Pentagone et par le chef de la division pour la sécurité nationale du département de la Justice eut lieu dans le contexte d’une tentative du Congrès de reconfigurer le système des tribunaux militaires mis en place sous l’administration Bush.

En 2006, le Congrès avait passé le Military Commissions Act (Loi sur les commissions militaires) pour essayer de donner une apparence légale aux cours martiales mises en place pour juger les soi-disant « combattants ennemis » et qui avaient été jugées non constitutionnelles par la Cour suprême américaine. La Haute Cour avait ensuite également passé un jugement en opposition au système des tribunaux militaires révisé par le Congrès.   

Les efforts actuels, tout comme ceux d’il y a trois ans, ont pour but de parer à des remises en cause réussies du système en question par les tribunaux. La Commission du Sénat pour les forces armées avait introduit une nouvelle législation sur les « commissions militaires » le mois dernier dans le cadre de la loi budgétaire militaire pour 2010.

Comme le dit le président démocrate de la commission sénatoriale, Carl Levin du Michigan, le but de cette législation était de substituer aux anciennes « de nouvelles procédures et un nouveau langage » qui « restaurerait la confiance dans les commissions militaires ».

Mais comme l’ont montré les avocats de l’administration, tout changement reviendra à un pur changement de décor dans un système digne de George Orwell où le gouvernement détermine qui est apte à juger, si les accusés sont envoyés devant un tribunal militaire ou un tribunal civil et même si on libère ceux qu’on aura innocentés. 

L’avocat du département de la Justice, David Kris, dit à la Commission sénatoriale que les procureurs civils et militaires débattent encore sur la question de savoir si de nombreux détenus qu’on a décidé de juger le seront devant un tribunal militaire ou civil.

« Il s’agit là d’un jugement impliquant un grand nombre de faits et qui exige une appréciation soigneuse de toutes les preuves » dit Kris. Il admit qu’une forme de jugement quelle qu’elle soit était préférable à une situation où on poursuivait la détention des prisonniers en tant que « combattant illégal ».

Mais ce qui est clair, c’est que ce processus « impliquant un grand nombre de faits » a pour but de déterminer quels prisonniers peuvent passer devant un tribunal civil, lesquels doivent être envoyés devant un tribunal militaire étant donné la faiblesse des preuves contre eux et lesquels seront simplement détenus sans procès parce qu’il n’y a pas de preuve utilisable dans l’un ou dans l’autre type de tribunal. Dans un tel système, tous doivent être trouvés coupables, la seule question est par quels moyens.

Une autre inquiétude de l’administration est sans aucun doute celle de maintenir hors des séances publiques les affaires qui pourraient faire connaître les crimes haineux commis par l’appareil militaire et l’appareil de renseignement américain dans la « Guerre contre la terreur » parmi lesquels il y a la torture, la « restitution extraordinaire » et les meurtres. 

La Maison-Blanche d’Obama a montré à maintes reprises sa détermination à couvrir ces crimes, en s’opposant, entre autres, à une décision de justice selon laquelle le Pentagone devait rendre publiques les photos de torture. Cela comprend aussi la tentative du département de la Justice de faire annuler les défis légaux contre les pratiques de l’administration Bush, y compris la restitution extraordinaire, la torture et l’espionnage intérieur illégal.

Avec Kris témoignait aussi Jeh Johnson, l’avocat en chef du département de la Défense. Celui-ci, argumenta en faveur du supposé pouvoir du président de maintenir en prison des détenus sans qu’ils soient jugés par un tribunal quel qu’il soit et de faire retourner des hommes en prison sans nouvelle accusation ou sans nouveau procès.   

« Il y aura à la fin de cette revue une catégorie de gens dont nous pensons, dans cette administration, qu’ils doivent rester en prison pour des raisons de sécurité publique et nationale » dit Johnson. « Et ce sont des gens à qui on ne fera pas forcément un procès. »

Il continua ainsi : « La question de ce qui se passe s’il y a un acquittement est une question intéressante ; nous parlons de cela souvent au sein de l’administration. Si pour une raison ou pour une autre, la personne ne reçoit pas une longue peine de prison, alors pour une question d’autorité légale, je pense que c’est notre opinion que nous devrions avoir la capacité de détenir cette personne ».

Johnson indiqua que de tels pouvoirs extraordinaires, qui sont la continuation de la répudiation de l’habeas corpus (un droit-clé, celui permettant de s’opposer à l’emprisonnement arbitraire) par l’administration Bush, vient de l’autorisation de la législation d’« usage de la force militaire » passée en 2001 à la suite des attaques terroristes du 11 septembre. C’est là le même prétexte légal fourre-tout utilisé par l’administration Bush pour justifier ses mesures anti-constitutionnelles.

Un membre du Congrès décrivit, de façon juste, comme des « parodies de procès » un système dans lequel des poursuites sont entreprises devant des tribunaux militaires ou civils selon l’endroit où elles sont assurées d’aboutir à une condamnation et dans le cas, peu probable, où un accusé parviendrait à échapper à la condamnation, le système peut, dans tous les cas, le renvoyer en prison. 

« Ce qui me tracasse est qu’ils semblent dire, "nous disposons de preuves suffisamment solides contre certaines personnes, alors on leur fera un procès en bonne et due forme" », dit le représentant au Congrès Jerrold Nadler (démocrate, New York) au Wall Street Journal. Poursuivant, il dit : « Pour certaines personnes, le dossier n’est pas si convaincant, alors on leur fera un procès un peu moins en bonne et due forme. On leur donnera juste assez de bonne et due forme pour garantir une condamnation parce que nous savons qu’ils sont coupables. Ceci n’est pas un procès en bonne et due forme, c’est une parodie de procès. » Nadler préside un sous-comité judiciaire du Parlement qui a tenu une audience sur les commissions militaires la semaine dernière.

Dans sa déposition, Kris, du département de la Justice, reconnut que le fait de savoir si des accusations de « soutien matériel au terrorisme » peuvent  faire l’objet d’un procès devant un tribunal militaire, qui, selon Obama n’existera que pour poursuivre des violations du droit de guerre, soulevait de « sérieuses questions ».

Mais il montra clairement que les avocats de l’administration avaient décidé que l’accusation de « soutien matériel » pouvait faire l’objet d’un procès devant une commission militaire et, dans la plupart des cas, être associées à des accusations de conspiration qui aideraient à faire tenir les condamnations en cas d’appel.

Ce point est significatif étant donné que la grande majorité de ceux qui sont détenus à la prison de la marine à Guantanamo Bay (Cuba) ainsi que les milliers de personnes qui ont été jetées en prison en Irak et en Afghanistan et dans des « sites noirs » de la CIA dans le monde entier, n’ont été accusés d’aucun acte terroriste spécifique. Ils sont bien plutôt accusés, sur la base de très peu de preuves ou pas de preuves du tout, de soutien à, ou d’association avec, des terroristes.

Le « soutien matériel au terrorisme » a aussi été le principal chef d’accusation dans toute une suite de machinations judiciaires aux Etats-Unis mêmes et dans lesquelles des dizaines d’individus ont été piégés par des agents provocateurs du gouvernement au cours d’opérations « complot terroriste » montées par le FBI. 

Les avocats du  Pentagone et du département de la Justice ont affirmé que l’administration et la commission sénatoriale étaient du même avis pour ce qui était d’interdire l’usage de confessions obtenues sous la torture pour condamner ceux qui passaient devant des tribunaux militaires. Des divergences sont cependant apparues entre l’avocat du département de la Justice Kris et un responsable légal de haut rang en uniforme qui faisait également une déposition.  

Tandis que Kris avertissait de ce que l’usage de confessions « involontaires » pouvait conduire à ce que des condamnations pouvaient être cassées en appel, le vice-amiral Bruce MacDonald, avocat général de la marine, arguait qu’un juge militaire devait être capable d’évaluer la « fiabilité » de « déclarations forcées » en décidant si elles pouvaient être retenues en tant que preuve.

Les avocats de l’administration ont aussi soutenu une disposition dans la législation passée par la Commission sénatoriale, qui permet l’usage de preuves basées sur le « on-dit » et qui serait exclu dans un tribunal civil. Comme le dit Kris, l’usage de ce genre de preuve est nécessaire « étant donné les circonstances uniques des opérations militaires et de renseignement ».

Le témoignage de l’avocat du Pentagone Jeh Johnson a aussi remis en cause l’engagement d’Obama de fermer la prison de Guantanamo jusqu’au 22 janvier 2010. Il accepta le fait que de nombreux dossiers ne seraient pas près d’ici janvier prochain et refusa de dire où les tribunaux militaires seraient installés, disant que l’administration considérait « différentes options ». Il y a quelques mois, le Congrès avait bloqué le financement du transfert de détenus vers les Etats-Unis.

Dans son témoignage devant la commission parlementaire mercredi, un ancien procureur à Guantanamo fit une condamnation cinglante du système des tribunaux militaires, y compris celui, proposé sous forme rénovée, par l’administration Obama.

Le lieutenant-colonel Darrel Vandeveld, parlant devant une commission juridique de la Chambre, dit qu’il était le septième procureur militaire de Guantanamo à démissionner parce qu’il ne pouvait pas « moralement ou légalement poursuivre l’accusé dans le cadre du système des commissions militaires ». 

La législation du Sénat, accusa-t-il, laissait en place un système qui est « illégal et anti-constitutionnel » et qui sert à « saper les valeurs fondamentales de justice et de liberté ».

Disant qu’il était allé à Guantanamo comme un « vrai croyant », Vandeveld précisa que sa conception avait été radicalement changée par le cas du jeune Afghan qu’il avait pour tâche de poursuivre, Mohammed Jawad.

Il décrivit ainsi les éléments de base de l’accusation contre Jawad qui pouvait avoir 12 ans lors de son arrestation par les troupes américaines en Afghanistan : « Une confession obtenue sous la torture, deux tentatives de suicide de la part de l’accusé, des interrogatoires injurieux, la retenue de preuves à décharge vis-à-vis de la défense, l’incompétence juridique et des tentatives hideuses de couvrir les fautes d’un système irrémédiablement ruiné ». 

L’administration Obama continue de détenir ce jeune qui fut confronté à la détention, à la torture et aux injures pendant près de sept ans, sur la base d’aveux extraits sous la torture.

Ce qui devient de plus en plus évident, c’est que l’actuelle administration maintient et étend l’infrastructure d’Etat policier créée par son prédécesseur avec l’affirmation bidon qu’un « procès en bonne et due forme » a été rétabli et qui ne sert qu’à donner à ce système hors de la légalité une apparence de légitimité. 

Ce système n’affectera pas seulement les 229 détenus de Guantanamo, bien que ce ne soit pas là une mince affaire, étant donné que des hommes innocents y ont été emprisonnés et torturés pendant sept années. Il sera aussi en place pour les détenus qui seront kidnappés à l’avenir dans le monde entier par l’armée américaine et la CIA, ainsi que pour quiconque sera considéré par le président des Etats-Unis (que ce soit Obama ou ses successeurs) comme une menace pour la sécurité nationale, y compris des citoyens américains.

Peu importe que ce « combattant ennemi » puisse prouver son innocence devant un tribunal ! Le président tout puissant peut tout simplement ignorer le verdict et le maintenir en prison. Cela correspond à la définition standard d’une dictature.

Bill Van Auken

15 Juillet 2009

http://www.alterinfo.net/Obama-exige-le-droit-d-emprisonner-des-combattants-acquittes-au-cours-de-proces_a34528.html


1-5 Roland Marounek : Après Bush, la paix ?

"Aux terroristes qui sont contre nous, mon message est le même : nous vous vaincrons." B. Obama, 27 mars 2009

L'élection de Barack Obama a provoqué en Europe un très grand enthousiasme, engouement et espoir.

Le capital de sympathie est incontestable, et on peu difficilement échapper au symbole du premier Noir à la Maison Blanche, dans un pays ou régnait il y a peu l'apartheid.

En particulier, l'espoir est immense que la fin de l'administration Bush a réellement éloigné le monde de la guerre, et le sentiment largement répandu dans l'opinion est qu’Obama oeuvre pour la paix

Il y a eu, de fait, quelques belles paroles et gestes symboliques de Barack Obama, - mais si on y regarde de plus près, les éléments factuels manquent malheureusement pour alimenter l'illusion.

Change we can believe in…

On a beaucoup mis en avant le retrait des troupes US d'Irak, qu'elles avaient envahi il y a 6 ans déjà. Le plan de retrait prévoit en réalité de conserver sur place une force de plusieurs dizaines de milliers de soldats (50.000 hommes d'après certaines estimations), pour continuer à entraîner les forces de sécurité irakiennes, combattre les "terroristes" étrangers, protéger les institutions américaines, et protéger le nouveau 'pouvoir' irakien... à sa demande bien sûr, - comment ne pourraient-ils pas demander ? La recrudescence actuelle des attentats meurtriers absurdes contre la population pourrait bien être l'action des services secrets états-uniens qui ont une longue pratique, et qui ont tout intérêt à rendre leur présence indéfiniment indispensable.

Un indicateur autrement plus parlant que les belles phrases, est le budget de la "défense". Obama a demandé au Congrès de débloquer 83,4 milliards de dollars supplémentaires pour financer les opérations militaires en Irak et en Afghanistan, soit plus que ce que n’avait demandé le va-t-en guerre G.W. Bush.

Les Etats-Unis ont accru leur présence en Afghanistan à 56.000 hommes actuellement, et devraient arriver à près de 70.000 d'ici l'automne. Le modèle suivi pour "pacifier" l'Afghanistan est ouvertement celui du surge irakien, une "déferlante" de force censée briser toute résistance – et permettre un hypothétique retrait ultérieur. Obama a été manifestement impressionné par la politique de "surge" de son prédécesseur au point de le qualifier sur Fox News de succès "au delà des rêves les plus fous" ["beyond our wildest dreams"].

1. Eric Margolis, Winnipeg Sun
2. Boston Globe, traduit sur Planète non-violence
3. "Que faut-il faire avec l'Iran", www.slate.fr
4. cf. Le Mouvement de la Paix
5. cf. la déclaration finale du Sommet de Bucarest

Roland Marounek

 Alerte OTAN ! n°34, avril - juin 2009


1-6 Abir Taleb  : Kurdistan irakien : la discorde du pétrole.

Depuis la chute du régime de Saddam Hussein en 2003, une nouvelle donne régionale a vu le jour au Kurdistan. Cette région autonome, qui jouit d’importantes richesses pétrolières, est au centre de toutes les convoitises, alors que l’Iraq est encore loin de la stabilité politique et de la coexistence pacifique entre ses différentes communautés ethno-religieuses. Récemment, avec le retrait des forces américaines qui assuraient la protection du Kurdistan irakien, le risque d’un embrasement intercommunautaire n’est pas à écarter.

Mais les Kurdes ont tenté de calmer le jeu, ne serait-ce que provisoirement en décidant de reporter le référendum sur la Constitution kurde, un texte qui déplaît fort aux communautés arabe et turkomane d’Iraq, vu qu’il prévoit d’inclure des régions mixtes du nord au Kurdistan. Ce report à une date indéterminée a été annoncé lundi 13 juillet par le président du Parlement kurde, Adnane Al-Mufti. Selon lui, la nouvelle date devra être fixée par le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, en accord avec le Parlement.

Ce report a été rendu nécessaire par la tension née de l’adoption par le Parlement kurde, le 24 juin dernier, de la future Constitution kurde. Le référendum était initialement prévu le 25 juillet, c’est-à-dire le jour même des élections générales kurdes. Or, le 6 juillet dernier, la Commission électorale irakienne a affirmé qu’elle ne pouvait organiser le référendum sur la Constitution kurde le jour même des élections, arguant que la « crédibilité » du processus serait remise en cause. Elle avait proposé un report du référendum en août, ce que le Parlement kurde avait, dans un premier temps, rejeté.

La tension n’est donc que reportée, comme est ajourné le référendum. En effet, les questions de désaccords restent les mêmes. Le texte adopté en juin dernier prévoit de rattacher au Kurdistan la province de Kirkouk, ainsi que des localités situées dans les gouvernorats de Ninive et de Diyala. Ceci a provoqué la colère des communautés arabe et turkomane du pays, qui accusent les Kurdes de vouloir mettre en œuvre un « projet sécessionniste ». A Kirkouk, riche ville pétrolière qui recèle les deuxièmes plus grandes réserves pétrolières du pays après le Sud et où la tension est grande entre les communautés, les Turkomans ont même demandé au gouvernement central de pouvoir s’armer pour se défendre.

Tant qu’il y aura du pétrole... Cependant, le Parlement irakien n’a pas réussi à adopter une loi pétrolière qui donnerait un cadre aux contrats et préciserait les clés de répartition des frais et des bénéfices d’exploitation entre l’Etat central, les régions et les compagnies. Une des questions les plus difficiles est la définition des règles de distribution de la manne entre le pouvoir central et la zone autonome kurde. A cela s’ajoutent les difficultés, sur l’ensemble du territoire irakien, concernant l’exploitation des champs pétroliers par des compagnies étrangères. Certes, les premières enchères tenues le 30 juin 2009 ont été un échec.

Toutes les multinationales ont refusé les conditions irakiennes, à l’exception de la Britannique BP (British Petroleum,qui a fusionné avec Amoco en 2001, puis avec Arco et Burmah Castrol) associée à la CNPC (China National Petroleum Corporation, présente du Venezuela au Pérou en passant l’Azeibaïdjan, le Canada, l’Indonésie, la Thaïlande, le Soudan, le Myanmar, l’Oman. Le Turkménistan…), qui pourra exploiter Roumaila, le plus important gisement irakien (18 milliards de barils de réserves) et le deuxième au monde après celui de Ghawar (Arabie Saoudite).

Mais avant même que Bagdad ne règle ses différends avec les compagnies étrangères, le gouvernement régional du Kurdistan irakien a jugé « anticonstitutionnel » les contrats que Bagdad entend attribuer à la fin du mois aux compagnies étrangères pour l’exploitation de six champs pétroliers et de deux champs gaziers.

Les Kurdes se basent sur leur interprétation de l’article 109 de la Constitution qui « stipule que le gouvernement fédéral et les régions et gouvernorats producteurs doivent développer la richesse pétrolière et gazière pour le meilleur bénéfice de peuple irakien en utilisant les techniques les plus avancées du marché et en encourageant l’investissement ». De plus, le Kurdistan irakien a commencé le 1er juin à exporter son pétrole dans un climat d’hostilité avec le gouvernement fédéral qui nie à sa province du nord le droit de signer des contrats sans son aval. Désormais avec l’entrée en exploitation de deux champs pétroliers, 90’000 barils seront acheminés quotidiennement vers l’oléoduc reliant Kirkouk au port turc de Ceyhan.

Bagdad refuse de reconnaître les contrats pétroliers conclus par le Kurdistan avec des sociétés étrangères et veut des contrats de service, rémunérant les compagnies pétrolières au baril extrait plutôt que par un partage des bénéfices tirés de l’exploitation des ressources. Autant de questions en suspens qui risquent de semer le trouble entre le Kurdistan et le pouvoir central.

Au centre de ces questions, l’annexion de Kirkouk pose un autre problème régional. Les deux principaux partis kurdes, le Parti Démocratique du Kurdistan (PDK) de Massoud Barzani et l’Union Patriotique du Kurdistan (UPK) de Jalal Talabani (secouée par une crise interne au début 2009), n’ont jamais fait mystère du désir d’annexer Kirkouk, qu’ils considèrent comme la capitale historique des Kurdes, et certaines localités de la région de Mossoul. Or, une éventuelle annexion de cette ville suscite les craintes de la Turquie voisine de voir le Kurdistan irakien doté de ressources permettant à terme de jeter les bases d’un Etat indépendant kurde. Pour Ankara, c’est une situation inacceptable à même de justifier une intervention militaire sous prétexte de protéger la minorité turcophone chiite (plus de 500’000 personnes) vivant dans la région de Kirkouk et opposée au rattachement de leur province au Kurdistan.

Aussi, les chiites, notamment « L’armée du Mahdi » de Moktada al-Sadr, déjà réticents à l’idée d’un Kurdistan autonome, ne veulent pas non plus entendre parler d’un rattachement de Kirkouk au Kurdistan. Il en est de même des sunnites, pour qui cette province doit rester dans le cadre d’un Iraq uni. Autre acteur régional, qui voit également d’un mauvais œil le renforcement de l’autonomie du Kurdistan irakien : l’Iran. Avec autant d’acteurs et de luttes d’intérêts, un compromis acceptable de tous est difficilement imaginable .

29 juillet 2009

http://www.alterinter.org/article3357.html

http://www.alencontre.org/Irak-USA/...


n°447 - Les Dossiers d'Irak - 31-07 – Fin - : Obama exige le droit d’emprisonner des « combattants » acquittés au cours de procès.

n°447 - Les Dossiers d'Irak - 31-07 – Fin  - : Obama exige le droit d’emprisonner des « combattants » acquittés au cours de procès.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

N° 447                                                           31/07/09

C.De Broeder & M.Lemaire



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

2 Brèves

2 -1 Les Kurdes irakiens élisent président et parlement.

2-2 Arabes et Kurdes s'opposent dans la province irakienne de Ninive.

2-3 Bon score en Irak de l’opposition kurde face aux partis sortants.

2-4 L’or noir de Kirkouk, source des maux de sa population.

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Daniel Pipes : S’éloigner clopin-clopant d’un Irak détruit.

3-2  La sécheresse pèse sur la 'reconstruction' en Irak.

 

2 Brèves

2 -1 Les Kurdes irakiens élisent président et parlement.

Les Kurdes irakiens ont commencé à voter samedi pour renouveler le président et le Parlement de cette région autonome riche en pétrole, où le scrutin devrait confirmer la mainmise des partis au pouvoir.
bulletins seront ensuite collectés pour être envoyés à Bagdad et dépouillés par la commission électorale.
Les Kurdes doivent élire leur président au suffrage universel direct pour la première fois.

Le candidat sortant Massoud Barzani, ancien chef de la rébellion, devrait selon toute vraisemblance l’emporter aisément face à cinq rivaux.
La sécurité a été renforcée pour le scrutin de samedi, les 2,5 millions d’électeurs inscrits pouvant se rendre aux bureaux de vote uniquement à pied ou dans les bus autorisés par le gouvernement.
Dans le scrutin parlementaire, l’alliance formée par le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) de Barzani et l’Union démocratique du Kurdistan (UDK) du président irakien Djalal Talabani devrait conserver la haute main sur l’assemblée régionale face à 23 coalitions de petits partis.
Les scrutins précédents se sont joués sur la capacité de résistance du gouvernement régional kurde (GRK) face au gouvernement central à dominante chiite.
A l’approche de ces élections, Massoud Barzani et d’autres dirigeants leaders kurdes ont tenté de mobiliser l’électorat en durcissant le ton sur la question des territoires dont ils disputent le contrôle aux autorités de Bagdad.
Des diplomates estiment que le contentieux sur la région pétrolifère de Kirkouk constitue la principale menace pour la stabilité à long terme du pays.
Après avoir déposé son bulletin dans l’urne, le président kurde a une nouvelle fois déclaré samedi qu’il n’entendait pas renoncer à l’annexion de la région de Kirkouk.
"Je ne ferai aucun compromis sur Kirkouk", a-t-il dit à Salahouddin, enclave montagneuse proche de la capitale provinciale Erbil, où il réside.
Son neveu et Premier ministre, Nechirvan Barzani, avait toutefois laissé entendre peu auparavant que le président kurde serait prêt à discuter avec Bagdad.
"Nous espérons qu’après l’élection, nous serons capables de nous asseoir à la table des négociations avec Bagdad et de résoudre le problème de Kirkouk (...) Nous, les Kurdes, souhaitons nous montrer flexibles", a-t-il dit à la presse.
Si la population montre son attachement à l’autonomie de cette province du Nord, jusqu’à exprimer parfois des velléités indépendantistes, beaucoup de Kurdes s’inquiètent aujourd’hui de la multiplication des problèmes endémiques.
Cette année, la corruption, les abus commis par les forces de sécurité ou les pressions sur les médias ont ainsi semblé prendre le pas sur les relations tumultueuses avec le gouvernement irakien.
Au fait de ces inquiétudes, le vice-Premier ministre irakien Barham Salih, qui mène la campagne de la liste PDK-UDK, a fait de la responsabilité et de la transparence ses thèmes clés.
L’opposition espère pour sa part faire mieux qu’en 1992 et en 2005, lorsque le PDK et l’UDK s’étaient associés à d’autres partis importants. La liste du Changement, conduite par un candidat qui se veut indépendant, Nochouane Moustafa, entend s’adjuger un tiers des 111 sièges de députés.
"Notre priorité est de nettoyer le système et de le restituer au peuple, a déclaré Safin Malakara, son directeur de campagne. Les partis au pouvoir n’ont mis en place aucune supervision sur le budget de la région. Dieu sait où passe l’argent."

La Rédaction d’Al-Oufok

25 juillet 2009,

http://www.aloufok.net/spip.php?article737


2-2 Arabes et Kurdes s'opposent dans la province irakienne de Ninive.

Un différend entre Arabes sunnites et Kurdes divise la province irakienne de Ninive et exacerbe des tensions qui menacent la stabilité à long terme du pays.

Les conseillers kurdes d'une partie de la province boycottent tout contact avec son gouverneur arabe, Assil al Noudjaïfi et ils ont menacé dimanche de former un conseil provincial dissident si leur désaccord avec le gouverneur n'est pas réglé.

Ces conseillers occupent 16 des 37 sièges de Ninive.

Les Kurdes considèrent qu'une partie de la province de Ninive, où les Arabes sont majoritaires, fait partie de leur berceau historique et ils veulent qu'elle soit incluse dans la région semi-autonome du Kurdistan.

Ils accusent Noudjaïfi de les avoir marginalisés au conseil provincial depuis son élection, en janvier.

"Si aucune solution n'est trouvée, nous serons contraints de former un conseil de Ninive pour administrer les 16 circonscriptions administratives", a déclaré le conseiller kurde Derrman Khitari, ajoutant qu'il demanderait au gouvernement central de transférer une partie du budget de Ninive.

MÉDIATION

Les tensions à Mossoul, chef-lieu de la province de Ninive, l'ont transformée en un endroit violent, alors que la plus grande partie du pays jouit d'un calme relatif qu'elle n'avait plus connu depuis des années.

Les Kurdes refusent de participer au nouveau gouvernement provincial à dominante arabe et plusieurs villes kurdes ont annoncé qu'elles ne respecteraient pas le nouveau gouvernement de Mossoul.

Le gouverneur arabe prend soin d'éviter les régions à dominante kurdes en raison des problèmes de sécurité.

Les Arabes avaient boycotté les précédentes élections provinciales, en 2005, mais à la suite des élections du 31 janvier dernier, ils ont cessé d'être sous-représentés et détiennent à nouveau le pouvoir dans la province de Ninive.

Depuis lors, les Kurdes accusent Noudjaïfi de les marginaliser.

Ce dernier a rappelé qu'il était habilité à dissoudre tout conseil provincial qui violerait la Constitution, mais il a ajouté qu'il restait ouvert au dialogue.

Une délégation de personnalités appartenant au mouvement Moktada Sadr a ouvert une médiation mais elle n'a pas encore abouti.

Ali al Dabbagh, porte-parole du gouvernement, a lancé un appel au dialogue.

19 juillet

 http://fr.news.yahoo.com/4/20090719/twl-irak-mossoul-38cfb6d_1.html


2-3 Bon score en Irak de l’opposition kurde face aux partis sortants.
Les deux partis au pouvoir au Kurdistan autonome irakien émergent comme prévu en tête des législatives de samedi, d’après les premiers résultats officieux, et le président sortant Massoud Barzani remporte une victoire tout aussi attendue à la présidentielle.
Il aurait un score de l’ordre de 70%.
La surprise du scrutin vient de la bonne prestation de l’opposition, bien qu’elle n’ait pas été en mesure de remettre en cause le monopole politique de l’alliance formée par le Parti démocratique kurde (PDK) de Massoud Barzani et l’Union patriotique kurde (UPK) du président irakien Jalal Talabani, qui réunirait 60% des voix.
Le gouvernement irakien du Premier ministre chiite Nouri al Maliki, qui n’est pas en bons termes avec l’administration autonome de Massoud Barzani, s’est pourtant félicitée que le scrutin ait été démocratique.
Le taux de participation a été élevé et frise les 80%.
Selon ses dirigeants, l’alliance PDK-UPK recueillerait 63 des 111 sièges au parlement autonome kurde.
Mais ils s’avouent surpris par la démonstration de vigueur des partis d’opposition, qui avait mené campagne sur le thème des réformes politiques au Kurdistan et non sur les litiges avec Bagdad, notamment à propos de Kirkouk.
La liste Changement, dirigée par Nochirouane Moustafa, un ancien dirigeant de l’UPK s’attend à obtenir une trentaine de sièges, a déclaré un de ses responsables. Elle serait arrivée première à Souleïmanieh, principale agglomération du Kurdistan.
Réforme et services, principal autre mouvement d’opposition au Kurdistan, espère quant à lui recueillir autour d’une quinzaine de députés.
La performance des deux partis d’opposition pourrait marquer un tournant sur la scène politique locale, où une alternative au monopole PDK-UDK a longtemps paru inaccessible et où les lettres de créances démocratiques de leur coalition sont de plus en plus ouvertement contestées.
Changement a fait état d’irrégularités durant les opérations de vote de samedi, affirmant que, sans elles, le parti aurait pu prétendre obtenir jusqu’à 35 sièges.
La commission électorale a déclaré qu’elle examinerait plusieurs centaines de plaintes, mais elle a dit s’attendre à ce que les écarts constatés n’altèrent pas la tendance générale du scrutin, qu’elle a estimé très largement régulier.

( Lundi, 27 juillet 2009 - Avec les agences de presse )

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article742


2-4 L’or noir de Kirkouk, source des maux de sa population.
Si le gouvernement central de Bagdad mise de gros espoirs sur les gisements de pétrole de Kirkouk, son or noir ’empoisonne’ la population de la grande ville du Nord irakien.
La région recèle 13% des réserves confirmées de l’Irak et fournit déjà un tiers de sa production, mais le ministère du Pétrole compte doper celle-ci en faisant appel à de grandes compagnies étrangères, pour la première fois depuis que le défunt président Saddam Hussein les a chassées, en 1972.
Décrépite et sale, la ville, avec ses immeubles en voie d’écroulement et ses murs écaillés, a certainement besoin d’un apport d’argent frais. Mais ses habitants, qu’ils soient arabes, kurdes ou turkmènes, doutent que leur cité bénéficiera de la manne.
"Kirkouk, c’est comme un dromadaire. Le dromadaire porte sur son dos or et autres richesses, mais, à la fin, il en est réduit à manger les rares épineux dénichés dans le désert", explique un élu local arabe, Mohamed al Djoubouri.
La région de Kirkouk est au centre d’une lutte de pouvoir entre le gouvernement central à dominante arabe chiite et la minorité kurde, un litige qui a pris le pas sur les clivages confessionnels dans la hiérarchie des périls pour la stabilité du pays.
Les Kurdes revendiquent Kirkouk comme leur capitale historique et veulent la réintégrer au sein du Kurdistan, devenu depuis la chute de Saddam Hussein, en 2003, une région largement autonome au sein de l’Irak.
Mais cette idée est rejetée par le gouvernement central de Bagdad ainsi que par les Arabes et les Turkmènes de la ville, où l’insécurité persiste, comme dans toutes les villes ethniquement mixtes du Nord.
Les plus récents attentats à Kirkouk, dont deux qui ont fait à eux seuls une centaine de morts le mois dernier, pourraient bien d’ores et déjà avoir préparé le terrain à des représailles sanglantes, prévient le chef de la police locale, Djamal Bakr.
Le pétrole est au cœur de cette violence. Des responsables américains estiment que la région pourrait bien receler jusqu’à 4,0% des réserves mondiales restantes.
"Nous tous, les Kirkoukis, aimerions que le pétrole fiche le camp. Il ne cesse de nous apporter que des souffrances", confie à Reuters le conseiller local kurde Aouat Mohamed. "Nos conflits tournent autour du pétrole. Voyez la ville : imagineriez-vous qu’elle est si riche ? Elle ressemble à une cité du Moyen Age."
"Je ne crois pas que quoi que ce soit ici s’améliorera avec un surcroît d’investissements dans le secteur pétrolier", estime Margaret William Youssouf, une chrétienne irakienne habitant la cité encerclée de derricks. "L’argent va au gouvernement et ensuite c’est chacun pour soi. Pour nous, cela veut dire davantage de violences."
Un appel d’offres lancé le mois dernier par le gouvernement central pour l’exploitation de plusieurs gisements dans tout le pays, dont deux champs importants situés dans la région de Kirkouk, n’a pas fait recette.
Mais le ministère du Pétrole s’est attiré les foudres du gouvernement régional kurde pour avoir voulu attribuer des gisements situés dans une zone litigieuse sans son consentement.
La persistance du conflit autour de Kirkouk entraîne des incertitudes pour l’ensemble du pays, estime le vice-Premier ministre Barham Salih, un Kurde. "La seule existence du conflit autour de Kirkouk entrave les investissements nécessaires pour doper la production pétrolière."
Les Nations unies ont mis au point en avril un plan de règlement possible du litige, mais, selon le gouverneur kurde de Kirkouk, Abdel Rahman Moustafa, aucune partie prenante n’y a pour le moment réagi.
Les responsables irakiens restent toutefois optimistes, rappelant que les Cassandre qui prédisaient que la prochaine guerre en Irak aurait Kirkouk pour enjeu crient "au loup" depuis belle lurette.
"A la veille de la guerre de 2003, les analystes prédisaient déjà que Kirkouk était une poudrière qui déclencherait une guerre civile en Irak", rappelle le vice-Premier ministre Barham Salih.
"Cela ne s’est pas produit. Les communautés de Kirkouk sont restées ensemble. Nous sommes résolus à ne pas laisser cette affaire devenir incontrôlable", assure-t-il.
Al-Oufok avec les agences de presse )

13 juillet 2009

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article707



3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 Daniel Pipes : S’éloigner clopin-clopant d’un Irak détruit.

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Les forces US ont quitté les villes irakiennes, la semaine passée, en plein défilés, feux d’artifice et slogans scandés, du type « Dehors l’Amérique, dehors » et « l’Amérique a quitté ! Bagdad est victorieuse » !

 Les Irakiens ont fêté le retrait des soldats américains des villes irakiennes, le 1er juillet. Ils ont quitté en vertu du statut sur l’accord des forces militaires [SOFA : Statut of Forces Agreement ], conclu en novembre 2008 , stipulant leur « retrait des grandes villes, centres urbains et villages », jusqu’au 30 juin 2009. En outre, jusqu’au 31 décembre 2011 « toutes les forces américaines doivent se retirer de tout le territoire irakien, aussi bien maritime qu’aérien. La SOFA accorde aussi à Bagdad le contrôle sur les opérations militaires américaines et elle définit le rôle des Etats-Unis, en Irak, dans des domaines tels que l’économie et l’éducation .

Certaines fortifications urbaines des Etats-Unis ont été remises aux Irakiens, d’autres ont été rasées. Comme le capitaine Andrew Roher le dit, alors qu’il se trouvait dans une rue commerciale dans le centre de Bagdad, regardant sa petite base militaire être détruite, « l’objectif est de ne laisser aucune trace ». Les troupes américaines ont déménagé pour aller dans des tentes et des « installations » en contreplaqué (qu’il ne faut pas appeler « bases »), à l’extérieur des villes.

Ces changements signifient, en bref, que les Irakiens, en dépit de plus de six ans d’occupation sous direction américaine et du soutien financier considérable des USA don ils continuent à avoir besoin, sont enfin plus ou moins en mesure de gérer leur propre pays.

A mon avis, ce déménagement américain à la campagne vient six années trop tard.

Déjà dans un article datant de 2003, intitulé « Laissez les Irakiens gérer l’Irak », je conseillais : « Redonnez le pouvoir aux Irakiens . Laissez-les former un gouvernement. Retirez les forces de coalition de leur activité consistant à patrouiller dans les rues de la ville et à protéger les bâtiments. Mettez-les dans les bases du désert. »

Le long retard de Washington a coûté le prix fort aux Américains, à commencer par des milliers de morts et des centaines de milliards de dollars, et cela s’est poursuivi par un [véritable] empoisonnement de la politique américaine.

Lier les intérêts américains au bien-être des Irakiens urbains a détruit la solidarité de l’après-onze septembre « Nous nous tenons unis » et a remplacé cela par le débat le plus hargneux et le plus haineux du pays depuis la guerre du Vietnam.

Pire encore, l’occupation des villes irakiennes aura une incalculable mais effrayante influence à long terme. Plus que tout autre facteur, la prise de responsabilité sur les villes irakiennes a discrédité George W. Bush et a été à l’origine de la lame de fond [rapide et violente] de soutien qui a porté le politicien de loin le plus à gauche de tous les temps, à la présidence.

Les premiers six mois de pouvoir de Barack Obama laissent à penser qu’il aspire à apporter des changements fondamentaux dans les rapports entre l’Etat et la société ; en ce sens, les Américains pour de nombreuses décennies devront probablement payer pour les erreurs commises en Irak.

Et qu’en est-il, en ce qui concerne l’influence de l’occupation sur les Irakiens ?

Comme Ernesto Londoño du Washington Post le fait remarquer, deux questions ont hanté les troupes des Etats-Unis, alors qu’ils préparaient leur retrait du 30 juin.

Comment se comporteraient les forces irakiennes après leur départ ?

Les vies américaines et la trésorerie consacrée à soutenir et à légitimer le gouvernement irakien se révèleront- elles avoir été un bon investissement ?

Je suis pessimiste, voyant l’Irak comme un pays historiquement violent, émergeant à peine du cauchemar stalinien (…) (Ndlr : en fait risible)  de Saddam Hussein, un lieu plein de corruption, de tension, de haine et de désir de vengeance.

Avoir eu les troupes américaines à peu près six ans de temps a contenu temporairement les pressions mais cela a à peine amélioré le sort du pays.

De nombreux Irakiens sont d’accord sur ce point. « Quand les Américains quitteront, tout sera pillé parce que personne ne prendra garde à quoi que ce soit » dit un lieutenant de l’armée irakienne. « Ils auront une guerre civile- sans l’ombre d’un doute », prédit un interprète. Nul ne prête attention aux vigoureux messages d’espoir et de réconciliation diffusés en Irak avec l’argent des contribuables américains . « L’Irak est actuellement comme un bébé. Il a besoin de gens pour s’occuper de lui » a déclaré le président d’un conseil de sécurité locale. Un membre de l’assemblée législative chiite , Qassim Daoud, appelle ouvertement les troupes américaines à rester jusqu’en 2020 ou 2025.

Mais les troupes sont en train de quitter , sans qu’on puisse empêcher cela ( inexorablement) et, je le prédis, l’énorme effort américain va rapidement disparaître, échouer et être oublié.

Les Irakiens vont devoir s’occuper – bien mal – de problèmes tels que le terrorisme, les tensions entre sunnites et chiites, l’autonomie kurde, les ambitions islamistes, la disparition des Chrétiens, le fragile barrage de Mossoul et la question des infrastructures obsolètes pour le transport de pétrole et de gaz. La guerre civile demeure une perspective réelle à la suite d’un retour à des luttes sectaires.

Les données actuelles indiquent que les Irakiens ne peuvent même pas maintenir leur matériel militaire reçu comme un don des Etats-Unis et qui valent des milliards de dollars.

En tant qu’Américain, je dis bonne chance à l’Irak mais je dis bon débarras pour les USA qui n’auront plus à contrôler ses villes, je dis adieu à la surveillance de l’économie et des écoles, je dis adieu aux préoccupations des relations inter-tribales et au barrage de Mossoul et je dis adieu à la responsabilité pour les terroristes et leurs victimes.

Ironie du sort, alors que l’occupation des villes irakiennes a causé un dommage profond et durable aux Etats-Unis, son influence bénéfique sur l’Irak sera probablement superficielle et éphémère. Somme toute, un douloureux gaspillage de ressources est en train de tirer à sa fin et ce n’est pas trop tôt.

Daniel Pipes

23 juillet

Translation of the original text : Limping away from a Shattered Iraq

Adaptation française : Anne-Marie Delcambre de Champvert

http://www.armees.com/S-eloigner-clopin-clopant-d-un-Irak-detruit.html


3-2  La sécheresse pèse sur la 'reconstruction' en Irak.

Le croissant fertile irakien, "don du Tigre et de l’Euphrate" où un sol riche et une eau abondante donnèrent naissance aux civilisations de la Mésopotamie, est aujourd’hui un désert.
De vastes étendues de terres arables sont craquelées et arides, de précieux marais se sont asséchés et les tempêtes de sable masquent le soleil.
Même le "fleuve Saddam", un canal d’irrigation inauguré dans les années 1980 pour relancer l’agriculture, n’est plus qu’un maigre filet d’eau verte. Ces symptômes sont ceux d’une sécheresse devenue récurrente qui menace de saper les efforts de reconstruction en Irak après six ans de guerre.
L’eau est un bien si précieux au Moyen-Orient que de nombreux spécialistes prédisent des guerres de l’eau à l’avenir, si aucune solution durable n’est trouvée.
Les responsables irakiens sont prompts à accuser les pays voisins - Turquie, Iran, Syrie - et leurs barrages en amont mais les experts soulignent que les problèmes de l’Irak sont aussi liés à une démographie exponentielle, à une irrigation inadaptée et au manque de mesures pour conserver l’eau.
"Tous les facteurs se rejoignent en même temps, urbanisation, changement climatique, variation du climat à court terme, demande accrue de nourriture", explique David Molden, directeur adjoint d’un institut de gestion de l’eau.
L’Irak connaît sa deuxième année de sécheresse sévère et sa pénurie d’eau la plus importante depuis une décennie, estiment les responsables américains à Bagdad.
La récolte de blé attendue en 2009 pourrait diminuer à 1,35 million de tonnes, la moitié d’une récolte normale, un comble pour l’ancien grenier à blé de la région, aujourd’hui l’un des premiers importateurs au monde de cette denrée.
Ce n’est pas seulement le manque d’eau qui a rendu l’agriculture irakienne si anémique, déclare Salah Faisal, un exploitant au sud de Bagdad. "Dans les années 1980, il y a eu la guerre avec l’Iran, dans les années 1990, il y a eu le Koweït et maintenant ce sont les Américains. Il y a eu cinq à six millions de morts et 70% de la population des campagnes est partie."
La dépendance envers les importations et l’exode rural ont incité le Premier ministre Nouri al Maliki à lancer une initiative pour relancer le secteur agricole, qui reste le premier employeur du pays.
Mais les résultats seront longs à venir.
Les représentants de l’administration doivent notamment convaincre les fermiers d’abandonner certaines pratiques comme l’irrigation par inondation, qui a augmenté au fil du temps la salinité et rendu les terres moins fertiles.
Mais les méthodes d’irrigation performantes, par aspersion notamment, sont coûteuses et requièrent un équipement et une formation que la plupart des agriculteurs n’ont pas.
Le degré de salinité de l’eau qui arrive en Irak est de 400 parties par million (ppm). Quand l’eau se jette dans le Golfe, il atteint 2.000 ppm, le double du Colorado à son embouchure dans le golfe de Californie, souligne David Molden.
"La plupart des récoltes, à l’exception des plus tolérantes en sel, voient leur productivité baisser lorsqu’elles sont irriguées avec cette eau", dit-il. Les tensions se sont accentuées récemment quand la Turquie a annoncé qu’elle comptait mener à bien la construction d’un barrage sur le Tigre. Les partenaires européens se sont retirés du projet Ilisu en citant des problèmes culturels et environnementaux, une victoire temporaire pour Bagdad, mais Ankara est décidé à aller jusqu’au bout.
Se plaignant de l’inaction du gouvernement, les députés ont voté pour bloquer tout accord avec l’Iran, la Syrie ou la Turquie ne garantissant pas un meilleur partage de l’eau. "Le gouvernement n’a pas de volonté politique", déclare Djamal al Batikh, membre de la commission parlementaire sur l’eau.
Bagdad redoute que le problème ne rejaillisse sur les relations avec la Turquie, partenaire commercial majeur de l’Irak, des liens qu’il s’efforce d’améliorer malgré le contentieux lié aux résistants kurdes dans le nord du pays.
Oun Thiab Abdullah, le directeur des ressources en eau du pays, doute de la promesse d’Ankara de garantir un minimum de 400 m3 d’eau par seconde à l’endroit où l’Euphrate quitte la Turquie pour entrer en Syrie. Selon lui, le débit a chuté à 289 m3/seconde début juillet. "Nous donnons 515 m3/s à la Syrie en moyenne", répond le ministre turc de l’Energie, Taner Yildiz.
Pour tenter de réduire la salinité et d’améliorer les rendements agricoles, les Etats-Unis ont investi 130 millions de dollars pour réparer et étendre le canal Saddam.
Ils ont rénové une station de drainage dans le sud du pays, la plus grande du Moyen-Orient, qui devrait réduire la quantité de sel dans l’eau utilisée par les agriculteurs.
Mais un responsable américain, qui préfère conserver l’anonymat, souligne que le gouvernement doit se préoccuper en priorité de la conservation de l’eau dans un pays où les fermiers ne paient pas leur eau et où de nombreux habitants de la capitale attendent des années avant de voir leur première facture.
"L’Irak, en raison de son environnement, est confronté aujourd’hui à ces problèmes, mais beaucoup d’autres régions du monde connaîtront les mêmes à l’avenir", souligne David Molden. "C’est pour cela qu’il faut arriver à comprendre pourquoi on en arrive là."

Al-Oufok

vendredi 24 juillet 2009, par La Rédaction

http://www.aloufok.net/spip.php?article736



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


31/07/2009

n°448 - Journal d'Irak - 13-07 au 31-07 - : Début - : Le chef de l'armée à Bagdad dit n'avoir pas (plus) besoin des USA…(coopération future ou querelles bilatérales)


n°448 - Journal d'Irak - 13-07 au 31-07 - : Début - : Le chef de l'armée à Bagdad dit n'avoir pas (plus)  besoin des USA…(coopération future ou querelles bilatérales)



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°448                 du 13/07                     au 31/07/09

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

Discussions présumées entre Américains et résistants en Turquie.

L'armée américaine augmente ses effectifs de 22'000 hommes.

Le chef de l'armée à Bagdad dit n'avoir pas besoin des USA…

Paroles & action du président...

Obama plaide (également) pour la fin des sanctions de l'ère Saddam.

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

Résistance :

1 Analyse

Des résistants

2 Occupation de l'Irak

Suite

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

Fin

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Vidéo : Un nouveau mur de la honte.

5-2 Les murs de la honte à Bagdad.

5-3 L’obsession des murs ?

5-4 Les espions de l´or noir, par Gilles Munier

5-5 6 Vidéos 

6 Les brèves

6-1 L'Irak accuse les Etats-Unis de discuter avec des "terroristes"

 



Tiré à part :

Discussions présumées entre Américains et résistants en Turquie.

25/7

Des parlementaires irakiens ont dit vendredi enquêter sur les informations selon lesquelles des discussions auraient eu lieu l'an dernier en Turquie entre des représentants américains et des membres de groupes de résistants opérant en Irak. Abbas al-Bayati, un membre de la commission de sécurité et de Defense du Parlement irakien, a déclaré que les Etats-Unis et la Turquie devaient s'expliquer.

Seul le gouvernement irakien a autorité pour prendre des décisions sur ces questions, a-t-il rappelé.

A Washington, le porte-parole du Département d'Etat Robert Wood a déclaré vendredi que les responsables américains avaient rencontré un vaste éventail de contacts irakiens pour promouvoir la réconciliation et assuré que les Etats-Unis n'avaient pas l'intention d'empiéter sur les prérogatives du gouvernement irakien élu.

AP

L'armée américaine augmente ses effectifs de 22'000 hommes.

L'armée américaine va augmenter à titre temporaire (…)  ses effectifs de 22'000 hommes, a annoncé lundi le secrétaire à la guerre Gates.

Cette mesure est prévue pour faire face à l'effort de guerre en Irak et en Afghanistan et pour soulager les soldats dans les zones de combats.

Le chef du Pentagone a indiqué qu'avec ces soldats supplémentaires, l'armée de Terre américaine passerait à 569'000 hommes. Cette augmentation est la deuxième depuis 2007, soit peu de temps après l'entrée en fonctions de M. Gates au sein de l'administration Bush.

"Beaucoup de choses ont changé au cours des deux dernières années, nous obligeant à veiller à ce que (nos troupes) soient suffisamment importantes pour répondre aux besoins des opérations en cours", a-t-il dit. Robert Gates évoquait la poursuite des guerres en Irak et en Afghanistan, ainsi que la situation au Pakistan.

Robert Gates a précisé que ce nouvel effort était surtout nécessaire pour l'année en cours et que les besoins s'atténueraient dans les trois ans à venir.

(ats /

21 juillet

http://www.romandie.com/infos/ats/display2.asp?page=20090721033422850172019048000_brf006.xml 

 

Le chef de l'armée à Bagdad dit n'avoir pas besoin des USA…

Le commandant des forces irakiennes à Bagdad a déclaré n'avoir pas eu à demander l'aide des troupes de combat américaines depuis leur retrait, fin juin, des centres urbains.

Le général Abboud Kanbar a expliqué dans un entretien à Reuters qu'il avait enjoint les forces américaines, retirées dans leurs bases des faubourgs de la capitale irakienne, de ne pas mener de patrouilles dans Bagdad.

Les troupes de combat américaines ont quitté le 30 juin dernier l'ensemble des grands centres urbains irakiens, première étape du retrait gradué qui doit aboutir d'ici 2012 au plus tard à leur départ définitif, comme le stipule le pacte de sécurité signé entre les deux pays.

Ce pacte autorise néanmoins le retour des troupes de combats dans les villes si le gouvernement irakien en fait la demande.

"Jusqu'à présent, nous n'avons pas eu à leur demander une quelconque aide. C'est un succès pour les forces de sécurité irakiennes", s'est félicité Abboud Kanbar, qui dirige l'armée irakienne dans la capitale.

"Le nombre d'Américains dans Bagdad est très faible - une centaine - et ce sont tous des soldats non-combattants", a-t-il ajouté. Quelque 32.000 soldats américains quadrillaient encore la ville en janvier dernier.

INTERROGATIONS AMÉRICAINES

Il a précisé que huit postes de sécurité occupés par 17 soldats américains étaient encore en place pour surveiller la ville grâce à un dispositif vidéo.

Interrogé sur les ordres présumés donnés aux Américains de ne pas patrouiller dans les villes, il a répondu : "Oui. Nous avons strictement appliqué l'accord et les Américains en ont fait autant. L'accord dit qu'il ne doit y avoir aucune patrouille américaine dans les villes."

Le Premier ministre irakien Nouri al Maliki,, a déclaré le 30 juin "Journée de la souveraineté" et l'a décrété fête nationale.

Le Washington Post a rapporté que certains chefs militaires américains s'interrogeaient sur la visible détermination à les rendre invisibles - quels qu'en soient les risques - et que cela nourrissait les tensions entre armées.

Interrogé sur ce point, Abboud Kanbar s'est refusé à d'autres commentaires que la nécessité pour chaque pays de se conformer au pacte de sécurité.

Abboud Kanbar a en outre souligné que la présence des forces américaines tout autour de la capitale entravait fortement les mouvements des résistants

20-07

http://fr.news.yahoo.com/4/20090720/twl-irak-bagdad-securite-38cfb6d_1.html



Paroles & action du président...

Obama plaide (également) pour la fin des sanctions de l'ère Saddam.

22/7

Barack Obama a promis mercredi à l'Irak de l'aider à se libérer des sanctions datant de Saddam Hussein, préférant insister sur la coopération future que sur les querelles bilatérales au moment où les relations entrent dans une nouvelle phase.

Pour la première fois depuis son investiture en janvier, M. Obama a reçu le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki à la Maison Blanche.

M. Obama a réaffirmé le soutien américain aux efforts de réconciliation nationale, sans exprimer d'impatience face à la lenteur du processus.

La menace que le vice-président américain Joe Biden aurait proférée lors d'une visite en Irak (un désengagement américain en cas de reprise des violences) est mal passée chez les Irakiens, mais M. Maliki, venu chercher des investissements et une aide à la reconstruction de son pays, a surtout parlé des perspectives de coopération économique, commerciale et culturelle.

M. Obama a exprimé son soutien aux efforts de M. Maliki pour faire disparaître les sanctions imposées à l'Irak après l'invasion du Koweït en 1990.

"Continuer à faire peser sur l'Irak les péchés d'un dictateur déchu serait une erreur", a dit M. Obama.

"Le président Obama et l'administration américaine sont d'accord avec nous pour dire que l'Irak ne représente plus une menace pour la paix et la sécurité internationales", a abondé M. Maliki.

Les Nations unies ont imposé à l'Irak de Saddam Hussein de payer des réparations aux pays qui ont souffert de l'invasion du Koweït. L'Irak doit actuellement allouer 5% de ses revenus pétroliers à ces réparations, dont une grande partie va au Koweït.

M. Maliki était dans la matinée aux Nations unies pour plaider sa cause.

M. Obama a cependant rappelé que les autres membres du Conseil de sécurité avaient voix au chapitre.

Mais lui et M. Maliki ont affiché leur volonté d'une relation normalisée et élargie alors que M. Obama a promis de ramener à la maison tous les soldats américains stationnés en Irak d'ici à fin 2011.

Sous couvert d'anonymat, les responsables américains ne cachent pas qu'ils voudraient voir la réconciliation s'instaurer plus vite entre des communautés irakiennes qui ne sont toujours pas parvenues à s'entendre sur la répartition des revenus du pétrole ou sur l'équilibre des pouvoirs entre le gouvernement central et les provinces.

Le manque de sécurité, le récent accès de tensions entre Arabes et Kurdes et le conflit territorial sur la région pétrolière de Kirkouk ajoutent aux préoccupations.

"Il ne fait aucun doute pour le Premier ministre et pour moi que nous avons encore des jours difficiles devant nous", a dit M. Obama. "J'ai redit ma conviction que l'Irak sera un endroit plus sûr et aura plus de chances de réussir si tous ses citoyens, de tous les groupes ethniques et religieux, y trouvent leur place pour prospérer".

"Nous allons travailler très dur pour ne laisser aucune chance aux comportements sectaires", a répondu M. Maliki.

M. Maliki effectuera jeudi une visite, à peine concevable récemment, au cimetière militaire d'Arlington, près de Washington, où reposent des Américains tués en Irak.

http://qc.news.yahoo.com/indepth/irak/s/afp/090722/monde/usa_irak_guerre_diplomatie_onu_3



L'Irak en chiffre: du 13-07 au 31-07-09



 

 

 

Tués

Blessés

 

 

 

 

 

Peuple irakien

1+ x

8 + x

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys + miliciens

5

2 + x

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

26

31

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 b) Troupes d'occupation et collaborante : Analyse & déclaration

Irak

12-07

Le chef d'état-major de l'armée de terre irakienne a estimé dimanche que le nombre d'attaques allait diminuant mais qu'il faudrait s'attendre à ce que la résistance subsiste pendant quelques années encore.

Le général Babaker Shawkat Zebari a souligné lors d'une conférence de presse à Bagdad que ses troupes seraient aidées par celles des Etats-Unis si nécessaire.

Les troupes de combat américaines se sont retirées des centres urbains irakiens à la fin du mois dernier et leur retrait total de tout le pays est prévu pour la fin 2011.

AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090712/twl-irak-violence-1def439_1.html



2-1 Occupation de l'Irak

Les forces en présence

Etats-Unis

Plus de 130 000 soldats us restent en Irak

Le mois de juin 2009 a été marqué par le retrait des villes des forces américaines.

Ce retrait est en passe d'être effectif puisque depuis des mois le gros des troupes occupantes avaient quitté les grandes cités irakiennes.

Ce sont les forces armées du "gouvernement" de Maliki qui prennent le relais, mais toujours sous la surveillance des Américains.

Plus de 130 000 soldats américains (et plus encore de mercenaires) restent dans le pays, au moins jusqu'en 2011.

Les intérêts américains sont plus que préservés puisque l'ambassade us en Irak est la plus grande du monde avec plus de 3 000 employés.

Des compagnies occidentales ont aussi remportées des appels d'offre dans le domaine du pétrole, enjeu de l'invasion...

Plusieurs attentats sanglants ont été perpétrés en Irak au mois de juin, la situation reste tendue dans de nombreuses régions.

Au mois de juin 15 soldats américains ont été tués, ce qui porte les pertes us à 4321 soldats tués depuis 2003.

 

Le nombre de contractuels, mercenaires et autres, par rapport aux soldats en uniforme, a atteint le ratio de 1 pour 1.

«L'administration Obama n'a pas indiqué ses intentions face à la privatisation de la guerre.

En Irak en 2007, le nombre de contractuels, mercenaires et autres, par rapport aux soldats en uniforme, a atteint le ratio de 1 pour 1.

Du jamais-vu dans l'histoire des guerres.

Et un problème pour la démocratie, puisque les contrats sont souvent opaques et que ces hommes échappent à la fois aux justices nationales et à la justice militaire.

Ce n'est pas seulement la loi du plus fort, c'est la guerre en toute impunité....

"Plus il y a de la guerre, plus il y a du mercenariat, se réjouit "Bob", un mercenaire britannique parlant sous couvert d'anonymat.

La nouveauté est qu'après le 11-Septembre, nos activités sont devenues ultralégales.

On n'a jamais gagné autant d'argent. C'est un âge d'or." Il reconnaît que "l'arrivée des gars d'Irak pose un problème, car, ici, il faut être plus discrets, ne pas mitrailler les civils comme là-bas". "Bob" admet que les intérêts de ses employeurs diffèrent de ceux de l'OTAN : "Les armées américaine et britannique et les autres sont ici pour gagner une guerre. Pour nous, plus la situation sécuritaire se détériore, mieux c'est."»

http://mai68.debithost.net/spip/spip.php?article263


n°448 - journal d'irak - 13-07 au 31-07 - : suite - : le chef d

n°448 - Journal d'Irak - 13-07 au 31-07 - : Suite  - : Le chef de l'armée à Bagdad dit n'avoir pas (plus)  besoin des USA…(coopération future ou querelles bilatérales)



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°448                 du 13/07                     au 31/07/09

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 



3) Politique

a) des collaborateurs Irakiens

Les grandes manœuvres

28-07

Les autorités irakiennes, soucieuses(…)  de se prémunir d’éventuelles menaces étrangères après le retrait américain, notamment de l’Iran et de la Syrie(…) , envisagent l’achat d’un premier escadron de 18 F-16 cette année. Le général Anouar Ahmed, commandant de l’armée de l’air irakienne, avait déclaré à Reuters en mars que les Irakiens souhaitaient ensuite porter leur flotte à 96 appareils d’ici 2020.
Le Congrès américain a été informé du fait que les ventes d’armes à l’Irak pourraient atteindre neuf milliards de dollars : outre les F-16, elles comprendraient des chars M1A1 de General Dynamics, des hélicoptères de Boeing ou Textron et des avions-cargos de Lockheed.
Le ministre irakien de la Defense a fait savoir la semaine dernière lors d’une réunion au Pentagone que Bagdad menait des discussions avec d’autres pays fournisseurs, a précisé le responsable américain.

La France, la Chine et la Russie ont par le passé vendu des armes à l’Irak.

Al-oufok avec les agences de presse

 

Robert Gates en Irak pour parler ventes d'armes et sécurité.

L’américain Gates, est arrivé ce mardi en Irak où il doit s'entretenir avec des responsables irakiens de questions de sécurité et de ventes d'armes.

Il devrait être question lors de ces discussions de la possible acquisition par Bagdad d'avions de chasses F-16 du constructeur américain Lockheed Martin.

Les autorités irakiennes, soucieuses de se prémunir d'éventuelles menaces étrangères après le retrait américain, notamment de l'Iran et de la Syrie, envisagent l'achat d'un premier escadron de 18 F-16 cette année.

Le général Anouar Ahmed, commandant de l'armée de l'air irakienne, avait déclaré à Reuters en mars que les Irakiens souhaitaient ensuite porter leur flotte à 96 appareils d'ici 2020.

Le Congrès américain a été informé du fait que les ventes d'armes à l'Irak pourraient atteindre neuf milliards de dollars: outre les F-16, elles comprendraient des chars M1A1 de General Dynamics, des hélicoptères de Boeing ou Textron et des avions-cargos de Lockheed.

Le ministre irakien de la Défense a fait savoir la semaine dernière lors d'une réunion au Pentagone que Bagdad menait des discussions avec d'autres pays fournisseurs, a précisé le responsable américain. La France, la Chine et la Russie ont par le passé vendu des armes à l'Irak.

Robert Gates est arrivé en Irak après des visites en Israël et en Jordanie.

Reuters

28-07

http://fr.news.yahoo.com/4/20090728/twl-irak-usa-gates-38cfb6d_2.html


c) Sur le terrain

Arabes et Kurdes s'opposent dans la province irakienne de Ninive

19/7

Un différend entre Arabes et Kurdes divise la province irakienne de Ninive et exacerbe des tensions qui menacent la stabilité à long terme du pays. 

Les conseillers kurdes d'une partie de la province boycottent tout contact avec son gouverneur arabe, Assil al Noudjaïfi et ils ont menacé dimanche de former un conseil provincial dissident si leur désaccord avec le gouverneur n'est pas réglé.

Ces conseillers occupent 16 des 37 sièges de Ninive.

Les Kurdes considèrent qu'une partie de la province de Ninive, où les Arabes sont majoritaires, fait partie de leur berceau historique et ils veulent qu'elle soit incluse dans la région semi-autonome du Kurdistan.

Ils accusent Noudjaïfi de les avoir marginalisés au conseil provincial depuis son élection, en janvier.

"Si aucune solution n'est trouvée, nous serons contraints de former un conseil de Ninive pour administrer les 16 circonscriptions administratives", a déclaré le conseiller kurde Derrman Khitari, ajoutant qu'il demanderait au gouvernement central de transférer une partie du budget de Ninive.

MÉDIATION

Les tensions à Mossoul, chef-lieu de la province de Ninive, l'ont transformée en un endroit violent.

Les Kurdes refusent de participer au nouveau gouvernement provincial à dominante arabe et plusieurs villes kurdes ont annoncé qu'elles ne respecteraient pas le nouveau gouvernement de Mossoul.

Le gouverneur arabe prend soin d'éviter les régions à dominante kurdes en raison des problèmes de sécurité.

Les Arabes avaient boycotté les précédentes élections provinciales, en 2005, mais à la suite des élections du 31 janvier dernier, ils ont cessé d'être sous-représentés et détiennent à nouveau le pouvoir dans la province de Ninive.

Depuis lors, les Kurdes accusent Noudjaïfi de les marginaliser.

Ce dernier a rappelé qu'il était habilité à dissoudre tout conseil provincial qui violerait la Constitution, mais il a ajouté qu'il restait ouvert au dialogue.

Une délégation de personnalités chiites appartenant au mouvement de l'imam Moktada Sadr a ouvert une médiation mais elle n'a pas encore abouti.

Ali al Dabbagh, porte-parole du gouvernement, a lancé un appel au dialogue.

http://fr.news.yahoo.com/4/20090719/twl-irak-mossoul-38cfb6d_1.html


Politique intérieure & extérieure

Les Kurdes irakiens élisent président et parlement

Les Kurdes irakiens ont commencé à voter samedi pour renouveler le président et le Parlement de cette région autonome riche en pétrole, où le scrutin devrait confirmer la mainmise des partis au pouvoir.
Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes à 08h00 (05h00 GMT) et fermeront à 18h00 (15h00 GMT). Les bulletins seront ensuite collectés pour être envoyés à Bagdad et dépouillés par la commission électorale.
Le comptage officiel devrait prendre deux à trois jours si aucun recours ne vient perturber les opérations.
Les Kurdes doivent élire leur président au suffrage universel direct pour la première fois. Le candidat sortant Massoud Barzani, ancien chef de la rébellion, devrait selon toute vraisemblance l’emporter aisément face à cinq rivaux.

Pour le scrutin de samedi, il y a  2,5 millions d’électeurs inscrits pouvant se rendre aux bureaux de vote uniquement à pied ou dans les bus autorisés par le gouvernement.
Dans le scrutin parlementaire, l’alliance formée par le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) de Barzani et l’Union démocratique du Kurdistan (UDK) du président irakien Djalal Talabani devrait conserver la haute main sur l’assemblée régionale face à 23 coalitions de petits partis.
Les scrutins précédents se sont joués sur la capacité de résistance du gouvernement régional kurde (GRK) face au gouvernement central à dominante chiite.
A l’approche de ces élections, Massoud Barzani et d’autres dirigeants leaders kurdes ont tenté de mobiliser l’électorat en durcissant le ton sur la question des territoires dont ils disputent le contrôle aux autorités de Bagdad.
Des diplomates estiment que le contentieux sur la région pétrolifère de Kirkouk constitue la principale menace pour la stabilité à long terme du pays.
Après avoir déposé son bulletin dans l’urne, le président kurde a une nouvelle fois déclaré samedi qu’il n’entendait pas renoncer à l’annexion de la région de Kirkouk.
"Je ne ferai aucun compromis sur Kirkouk", a-t-il dit à Salahouddin, enclave montagneuse proche de la capitale provinciale Erbil, où il réside.
Son neveu et Premier ministre, Nechirvan Barzani, avait toutefois laissé entendre peu auparavant que le président kurde serait prêt à discuter avec Bagdad.
"Nous espérons qu’après l’élection, nous serons capables de nous asseoir à la table des négociations avec Bagdad et de résoudre le problème de Kirkouk (...) Nous, les Kurdes, souhaitons nous montrer flexibles", a-t-il dit à la presse.
Si la population montre son attachement à l’autonomie de cette province du Nord, jusqu’à exprimer parfois des velléités indépendantistes, beaucoup de Kurdes s’inquiètent aujourd’hui de la multiplication des problèmes endémiques.
Cette année, la corruption, les abus commis par les forces de sécurité ou les pressions sur les médias ont ainsi semblé prendre le pas sur les relations tumultueuses avec le gouvernement irakien.
L’opposition espère pour sa part faire mieux qu’en 1992 et en 2005, lorsque le PDK et l’UDK s’étaient associés à d’autres partis importants.

La liste du Changement, conduite par un candidat qui se veut indépendant, Nochouane Moustafa, entend s’adjuger un tiers des 111 sièges de députés.
"Notre priorité est de nettoyer le système et de le restituer au peuple, a déclaré Safin Malakara, son directeur de campagne. Les partis au pouvoir n’ont mis en place aucune supervision sur le budget de la région. Dieu sait où passe l’argent."

(Samedi, 25 juillet 2009 – Al-Oufok avec les agences de presse )

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article737

 

L’opposition kurde dénonce des irrégularités lors des élections.
L’opposition kurde a dénoncé dimanche des irrégularités massives à l’occasion des élections présidentielles et parlementaires de samedi dans la province du nord de l’Irak.
Les résultats officiels ne seront pas divulgués avant un jour ou deux, mais les élections ne devraient pas bousculer le paysage politique du Kurdistan, autonome et riche en pétrole.
Le président sortant Massoud Barzani est donné vainqueur presque certain de la présidentielle, et la coalition formée par son Parti démocratique du Kurdistan (PDK) et l’Union démocratique du Kurdistan (UDK) devrait conserver la majorité au parlement.
"Dans l’après-midi, une campagne de violations a commencé sur les ordres des responsables sur le terrain du parti au pouvoir dans toutes les villes", a affirmé dans un communiqué le parti d’opposition Réforme et services.
Cette formation a fait état d’électeurs autorisés à voter mais ne figurant pas sur les registres, de bureaux de vote interdits d’accès aux observateurs de l’opposition et de poursuites des opérations après l’heure de clôture.
La liste Changement, emmenée par un candidat qui se veut indépendant, Nochirouan Moustafa, a pour sa part accusé les autorités d’avoir exécuté un "plan prémédité en vue de modifier les résultats à leur profit".
La commission électorale a annoncé samedi soir qu’elle vérifierait ces allégations, mais a déclaré ensuite à la presse que les scrutins s’étaient globalement déroulés sans incident.
Djabbar Yaouar, haut responsable du PDK, a quant à lui rejeté les accusations de l’opposition et invité celle-ci à déposer des plaintes en bonne et due forme.
La campagne électorale avait été marquée, comme les précédents scrutins, par le conflit entre le gouvernement régional et les autorités de Bagdad au sujet de la région pétrolifère de Kirkouk, qu’ils se disputent, mais aussi par des questions endémiques, dont la corruption, largement répandue dans la province.

Elections au Kurdistan : 78% de participation
Quelque 78% des 2,5 millions d’électeurs inscrits ont voté samedi pour élire leur président et leur Parlement au Kurdistan, région autonome du nord de l’Irak, selon la commission électorale.
Hamdiyeh al-Husseini, de la haute commission électorale indépendante, a déclaré samedi soir lors d’une conférence de presse dans la ville d’Erbil que la participation la plus élevée avait été constatée dans la province de Dahuk, avec près de 86%.
Dans la province d’Erbil, 79% des inscrits ont voté, et ils étaient 74,% dans la troisième province, celle de Suleimaniyeh. Les résultats des élections devraient être annoncés dans plusieurs jours.

26 juillet 2009 - Al-Oufok  )

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article739

 

Les partis au pouvoir au Kurdistan irakien reconduits
Les partis au pouvoir au Kurdistan irakien ont été reconduits à l’issue des élections législatives et présidentielle de samedi, mais un mouvement d’opposition réformiste a progressé avec 23,8% des suffrages, déclarent des responsables électoraux en se fondant sur des résultats préliminaires.
Le président Massoud Barzani a été réélu avec 69,6% des voix tandis qu’aux législatives, l’alliance formée par le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) de Barzani et l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) du président irakien Jalal Talabani a recueilli 57% des voix

29 juillet 2009,

http://www.aloufok.net/spip.php?article747.



b) Les occupants 

1) Usa

Obama, Gates, Clinton.

29-07

Gates a estimé mercredi qu’il existait "une chance d’accélération modeste" du retrait des troupes américaines en Irak. Il a déclaré qu’une brigade de combat pourrait quitter le pays avant la date prévue. Il n’a pas précisé de calendrier.
M. Gates a expliqué que le général Ray Odierno, commandant des troupes américaines en Irak, trouvait la situation meilleure que prévu sur le plan de la sécurité.
Obama table sur un retrait de toutes les forces de combat américaines en Irak d’ici au 31 août 2010, tandis que 30.000 à 50.000 soldats resteraient sur place pour former(…)  l’armée irakienne jusqu’à la fin 2011.

http://www.aloufok.net/spip.php?article747


Extension des guerres ?

Robert Gates en Irak

Le secrétaire américain à la Defense, Robert Gates, est arrivé mardi en Irak où il doit s’entretenir avec des responsables irakiens de questions de sécurité et de ventes d’armes.
Il devrait être question lors de ces discussions de la possible acquisition par Bagdad d’avions de chasses F-16 du constructeur américain Lockheed Martin.

Al-oufok avec les agences de presse

28 juillet 2009 -

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article744


Au Senat & a la chambre

Les sénateurs américains refusent de dépenser 1,75 milliard pour acheter 7 chasseurs F-22.

Les sénateurs américains ont suivi Barack Obama et Robert Gates, en rejetant, mardi 21 juillet, par 58 voix contre 40 un amendement au budget 2010 du Pentagone qui aurait alloué une rallonge de 1,75 milliard de dollars (1,25 milliard d'euros) pour la construction de sept chasseurs F-22.

Les parlementaires ont immédiatement reçu les félicitations du président américain, qui, ces dernières semaines, avait qualifié l'achat de ces nouveaux chasseurs de "superflu". "Au moment où nous nous battons sur deux fronts [en Irak et en Afghanistan] et que notre budget accuse un sérieux déficit, cela aurait représenté un gâchis d'argent inexcusable", a dit Barack Obama après le vote des sénateurs.

L'achat des F-22 n'est pas enterré pour autant : la version du projet de loi adoptée par la Chambre des représentants au mois de juin prévoit plusieurs acquisitions du chasseur.

Les parlementaires devront trouver un terrain d'entente en commission mixte avant transmission du texte final au président Obama, mais ce dernier menace de ne pas signer le budget du Pentagone s'il devait inclure la rallonge destinée aux avions de combat.

Le programme F-22 est également critiqué par le secrétaire à la Defense Robert Gates et le vice-président Joe Biden. Les deux hommes avaient fait campagne auprès des sénateurs pour qu'ils rejettent l'amendement.

"UN VOTE TRÈS DIFFICILE"

M. Gates s'est réjoui mardi du vote des sénateurs, estimant qu'il s'agissait d'un "pas important" vers une maîtrise des dépenses de Defense, a indiqué un porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell. "Il comprend que pour de nombreux membres du Congrès, c'était un vote très difficile, mais il estime que le Pentagone ne peut pas continuer comme avant", a ajouté le porte-parole.

Les Defenseurs de l'amendement avaient fait valoir que la fabrication des F-22 supplémentaires aurait signifié un regain de travail pour la multitude de sous-traitants qu'emploient Lockheed-Martin et Boeing, constructeurs de l'avion.

En 2009, le programme F-22 a coûté 2,9 milliards de dollars (2 milliards d'euros) au ministère de la Defense.

Conçu pendant la guerre froide, cet avion, d'une valeur unitaire de 200 millions de dollars (140 millions d'euros), est accusé par ses détracteurs de ne pas être adapté aux conflits actuels.

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/07/22/les-senateurs-americains-refusent-de-depenser-1-75-milliard-pour-acheter-des-avions-de-chasse_1221318_3222.html

22.07

La Chambre des représentants demande à la CIA les documents de son programme antiterroriste secret.

La commission de renseignements de la Chambre des représentants a demandé mardi à la CIA de communiquer les documents de son programme ‘antiterroriste’ gardé secret et ayant visé à tuer ou à capturer au sol des dirigeants d'Al-Qaïda, pendant les huit années de la présidence Bush.

L'agence centrale du renseignement américain (CIA) coopérera, ont répondu certains de ses membres, sous couvert d'anonymat, ajoutant qu'une enquête serait menée sur les détails tenus secrets, ainsi que pour comprendre pourquoi le Congrès n'avait jamais été informé du programme.

Le directeur de la CIA, Leon Panetta, a d'ores et déjà ordonné une enquête interne, a expliqué le porte-parole de l'agence, George Little.

La CIA a dépensé au moins un million de dollars (720.000 euros), jusqu'à ce que le programme soit suspendu le 24 juin par Leon Panetta, dès qu'il a appris son existence, a expliqué un membre du Congrès.

Pourtant, le programme n'a jamais abouti, les attaques ayant été menées via des frappes aériennes, par des drones, des avions sans pilotes, qui ont fait de nombreuses victimes civiles.

Silvestre Reyes, le président de la commission de renseignements de la Chambre, un démocrate, devrait décider cette semaine de lancer ou non une enquête sur ce programme de la CIA. Le sénateur démocrate Russ Feingold a déclaré lundi que le fait que la CIA n'ait pas informé le Congrès représentait une violation de la loi américaine.

De son côté, Obama, qui veut regarder vers l'avenir, n'est pas favorable à ce que le pays se penche sur les pratiques de l'ère Bush, concrètement à ce que souhaite le parti démocrate.

Selon la loi, en cas d'opérations ultra-secrètes, les briefings peuvent se limiter à un groupe très restreint, qu'on appelle le Groupe des Huit, composé des patrons du groupe républicain et démocrate des deux chambres, ainsi que des Commissions du renseignement du Sénat et de la Chambre.

L'ordre avait été validé par le président George W. Bush, peu après le 11-Septembre. Et c'est son vice-président, Dick Cheney, qui avait demandé à la CIA de ne pas en informer le Congrès, avait précisé Leon Panetta. Les Etats-Unis voulaient retrouver les leaders d'Al-Qaïda, cachés dans la région frontalière entre le Pakistan et l'Afghanistan.

Parallèlement, le ministre de la Justice, Eric Holder, étudiait déjà l'opportunité d'ouvrir une enquête criminelle sur la pratique de la torture par la CIA. Et vendredi, un rapport de l'inspection générale avait mis l'accent sur le rôle joué par l'équipe de Dick Cheney dans le secret excessif maintenu autour du vaste et controversé programme d'écoutes illégales de la NSA (National security Agency).

15/7  

AP.


Politique intérieure & extérieure

Exercice national antiterroriste à partir de lundi aux Etats-Unis

25/7

Cette simulation, qui va durer cinq jours, sera menée à partir de postes de commandements et emplacements sur le terrain à Washington, dans l'Arkansas (centre-sud), en Louisiane (sud), au Nouveau Mexique (sud-ouest), en Oklahoma (centre), au Texas (sud) et en Californie (ouest).

Les exercices n'affecteront pas le quotidien de la population, qui ne les remarquera d'ailleurs peut-être pas, a expliqué M. Stevens. Il ne s'agit pas de la première simulation antiterroriste aux Etats-Unis, mais les précédentes portaient sur la réponse des autorités à des scénarios d'attentats déjà perpétrés.

AP

Robert Gates en Irak

Le chef du Pentagone se rendra dans la province autonome du Kurdistan, où le fossé entre les dirigeants locaux et le gouvernement de Bagdad semble s’accroître en raison de litiges sur le pétrole et des questions territoriales.
Les Kurdes refusent de renoncer à l’annexion de la région pétrolifère de Kirkouk qu’ils considèrent comme leur terre ancestrale.
Robert Gates aura notamment des discussions avec le président kurde Massoud Barzani, qui a signé des accords pétroliers avec des sociétés étrangères dénoncés par le ministre irakien du Pétrole, Hussein al Chahristani.
Les Etats-Unis sont soucieux d’éviter toute montée de violences dans cette région, où ils craignent de voir des résistants s’ériger en rempart contre toute tentative d’annexion kurde.
"La dimension arabo-kurde est probablement la plus urgente du moment (...) pour consolider nos gains en matière de sécurité", a déclaré un responsable américain sous le sceau de l’anonymat.

Al-oufok avec les agences de presse

28 juillet 2009 -

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article744



b) Les alliés (des Usa)

Dans le monde

France

Remise en liberté d'un Français ayant combattu en Irak.

La cour d'appel de Paris a confirmé lundi la remise en liberté d'un Français détenu depuis près de 17 mois et mis en examen dans l'un des volets de l'enquête sur les filières irakiennes, a-t-on appris mercredi de sources judiciaires.

Peter Cherif, 26 ans, mis en examen en février 2008 pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", fait partie d'un groupe de jeunes du XIXe arrondissement de Paris qui s'est rendu en Irak entre fin 2003 et début 2004, via la Syrie. Selon les enquêteurs, leur but était de se battre contre les forces de la coalition.

Il a été arrêté le 2 décembre 2004 à Falloujah. Détenu 19 mois par les Américains en Irak, notamment à la prison d'Abou Ghraïb, il a ensuite été remis aux Irakiens puis jugé en juillet 2006 pour "franchissement illégal de frontières" et condamné à 15 ans de réclusion. Il s'est évadé en mars 2007 de la prison de Badouche (nord) à l'occasion d'une attaque par des insurgés.

Lors de ses interrogatoires par le juge d'instruction antiterroriste Philippe Coirre, Peter Cherif a expliqué s'être rendu en Syrie pour y apprendre l'arabe. Puis être passé en Irak avant d'être blessé à deux reprises. Il sera arrêté sur les bords de l'Euphrate, dans un champs de dattes, par des soldats américains qui, déclarera-t-il au juge, l'ont "pris en photo comme un trophée". Il assure avoir été victime de harcèlement et de tortures par des soldats américains.

Après son évasion, il a vécu quelques mois caché en Irak, avant de regagner la Syrie et d'être exfiltré vers la France.

Lors de son premier interrogatoire devant le juge, il avait expliqué avoir voulu se rendre pour s'expliquer sur son parcours déclarant "avoir tourné la page".

En prison, il a obtenu le Diplôme d'accès aux études universitaires (DEAU) qui permet à une personne non titulaire du baccalauréat de s'inscrire à l'université, a indiqué son avocat, Me Eric Plouvier à l'Associated Press.

Son contrôle judiciaire lui interdit notamment de quitter l'Ile-de-France. Le juge d'instruction avait ordonné sa remise en liberté. Le parquet avait fait appel mais la chambre de l'instruction a confirmé cette décision.

En 2006, sa famille a déposé une plainte à Paris pour séquestration, détention arbitraire, actes de barbarie et torture. L'enquête a été confiée à un juge parisien. Me Plouvier a indiqué qu'il lui demandera d'entendre son client sur les conditions de son séjour dans les prisons américaines puis irakiennes.

En mai 2008, le tribunal correctionnel de Paris a condamné sept personnes à des peines allant de trois ans, dont 18 mois avec sursis, à sept ans d'emprisonnement pour leur participation présumée à une filière d'acheminement de djihadistes de la France vers l'Irak.

15-07

 AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090715/twl-justice-france-irak-cherif-1def439_1.html


Grande-Bretagne

La Grande-Bretagne contrainte de retirer temporairement ses dernières forces d’Irak.
La Grande-Bretagne a annoncé mardi qu’elle retirait temporairement ses dernières forces d’Irak, le Parlement de Bagdad n’ayant pas prolongé à temps le mandat des troupes britanniques dans le pays.
Avant d’ajourner ses travaux lundi pour un mois, le Parlement irakien devait adopter un accord prévoyant le maintien d’une centaine de soldats britanniques dans le pays au-delà de la fin du mois de juillet, date de l’expiration du mandat actuel.
Ces forces, les dernières déployées par la Grande-Bretagne en Irak, devaient assurer la protection des plates-formes pétrolières et former des soldats irakiens dans le sud du pays.
Le reste des forces britanniques est déjà en cours de retrait dans le cadre d’un précédent accord.
Jawwad Syed, porte-parole de l’ambassade de Grande-Bretagne à Bagdad, a minimisé mardi ce contretemps en parlant d’un simple retard de procédure. En attendant le feu vert du Parlement irakien, les dernières forces britanniques se replieront au Koweït. Le responsable britannique a évoqué un retrait temporaire et s’est dit optimiste sur un retour en Irak dès la question résolue.

Al-Oufok avec les agences de presse

28 juillet 2009 –

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article744

29-07

Les familles des otages britanniques en Irak ont été informées par le gouvernement que deux des trois agents de sécurité étaient "très probablement" morts en captivité, rapporte la BBC.

Le Premier ministre Gordon Brown a ensuite confirmé que Peter Moore, le consultant dont les agents de sécurité assuraient la protection, était quant à lui vivant. Il a appelé à sa libération.

Les cinq britanniques avaient été enlevés devant le ministère des Finances en mai 2007 par des résistants.

AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090729/twl-gb-irak-otages-1def439_2.html

 

Blair amené à témoigner dans l'enquête britannique sur l'Irak

L'ancien Premier ministre Tony Blair sera amené à témoigner devant la commission d'enquête mise sur pied par son successeur Gordon Brown pour éclaircir les conditions de l'implication de la Grande-Bretagne dans l'invasion de l'Irak en 2003.

"Les gens que nous inviterons à déposer seront ceux que nous jugerons les mieux placés pour fournir l'information dont nous avons besoin pour mener minutieusement notre tâche à bien. Cela inclut naturellement l'ancien Premier ministre", a déclaré jeudi le président de la commission, l'ancien haut fonctionnaire John Chilcot.

L'enquête couvrira la période allant de l'été 2001 à la fin du mois de ce mois de juillet, a-t-il précisé lors d'une conférence de presse, ajoutant que les travaux de la commission avaient déjà commencé et qu'elle avait demandé au gouvernement de produire ses premiers documents.

Chilcot a déclaré que les travaux de la commission seraient aussi ouverts autant que possibles au public, afin que celui-ci ait confiance dans son indépendance et que certaines auditions seraient publiques ou retranscrites en temps réel sur un site internet public.

Initialement, les auditions devaient se dérouler à huis clos mais, face aux accusations de tentative de dissimulation, le 10, Downing Street a reconnu que certaines séances pourraient être publiques sans risque de compromettre la sécurité nationale.

Chilcot a encore dit que la commission consulterait les familles des britanniques tués durant le conflit pour savoir à quels aspects de la guerre elles souhaitaient que les enquêteurs s'attaquent en priorité.

La décision de Blair d'envoyer 45.000 militaires aux côtés des troupes américaines pour envahir l'Irak, dont elles sont actuellement en train de se retirer, a provoqué des manifestations massives de protestation en Grande-Bretagne ainsi que la démission de plusieurs ministres de Blair.

Celui-ci avait justifié l'intervention, qui a abouti au renversement et à l'exécution de Saddam Hussein, par la présence d'armes de destruction massives dont l'existence n'a jamais été confirmée. Les adversaires de Blair l'ont accusé d'avoir fait état de faux renseignements à ce sujet.

Reuters

30-07

http://fr.news.yahoo.com/4/20090730/twl-irak-gb-blair-38cfb6d_2.html


n°448 - Journal d'Irak - 13-07 au 31-07 - : Fin - : Le chef de l'armée à Bagdad dit n'avoir pas (plus) besoin des USA…(coopération future ou querelles bilatérales)


n°448 - Journal d'Irak - 13-07 au 31-07 - : Fin  - : Le chef de l'armée à Bagdad dit n'avoir pas (plus)  besoin des USA…(coopération future ou querelles bilatérales)



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°448                 du 13/07                     au 31/07/09

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Vidéo : Un nouveau mur de la honte.

5-2 Les murs de la honte à Bagdad.

5-3 L’obsession des murs ?

5-4 Les espions de l´or noir, par Gilles Munier

5-5 6 Vidéos 

6 Les brèves

6-1 L'Irak accuse les Etats-Unis de discuter avec des "terroristes"

 



4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.

Les armées répugnent à donner des chiffres officiels

17-07

"Trois soldats de la division sud multinationale ont été tués quand la base opérationnelle de Bassorah a été attaquée par des tirs indirects à environ 21H15 (18H15 GMT)", a indiqué un communiqué de l'armée.

L'armée qualifie en général les tirs d'obus de mortier de "tirs indirects".

AFP

18-07

Un hélicoptère utilisé par le département d'Etat américain en Irak s'est écrasé vendredi sur un camp d'entraînement de l'armée américaine à l'est de Bagdad, a déclaré samedi l'ambassade des Etats-Unis.

Deux membres d'équipage ont été tués et deux autres personnes ont été blessées dans l'accident, survenu dans le Butler Range Complex, a-t-elle précisé.

L’espace aérien irakien est sillonné chaque jour par des dizaines d'hélicoptères de l'armée américaine, qui assure ainsi ses transferts de troupes entre les bases ou ses besoins en ravitaillement.

Reuters



Les combats par provinces

1-1 Bagdad

21-07

Six personnes, dont trois policiers chargés de la circulation, ont été blessées mardi par l'explosion d'une bombe au passage d'un convoi transportant le ministre des Ressources en eau, Abdoul Latif Rachid. Aucun membre du convoi ministériel ne figure parmi les victimes.

http://fr.news.yahoo.com/

26-07

Quatre gardes d'un important bureau de change du centre de Bagdad ont été tués.

Les quatre gardes étaient en faction devant les locaux de la société Nibal a précisé un officier de police. Cinq civils ont selon la police été blessés lors de cette attaque, qui semble être une tentative de braquage.

26 juillet

http://www.romandie.com/ats/news/090726170507.1vk6pfvp.asp

28-07

Des hommes armés ont fait irruption tôt mardi matin dans une banque du centre de Bagdad et ont tué huit gardes avant de prendre la fuite avec un important butin, a annoncé la police irakienne. Il s’agit du deuxième braquage meurtrier à se produire dans la capitale irakienne en l’espace de trois jours.

L’un de ces responsables de la police irakienne s’exprimant sous couvert de l’anonymat a affirmé que ce hold-up sanglant serait l’œuvre de résistants cherchant à financer leurs opérations.

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article744 


1-2 Province d'Anbar (vaste territoire à l'ouest de Bagdad comprenant les villes de Amiriya, Baghdadi, Diyarah, Falloujah, Habbaniyah, Haditha, Haqlaniyah, Hawija Hit, Houssabayh, Karabilah,  Khaldiyah, Koussaïba, Mahawil, Oubaïdi, Ramadi (capitale de la province d'Al-Anbar,) Kaïm (à la frontière avec la Syrie), Sindjar & Zaidan

 

Falloudja,

27-07

Une action kamikaze a fait au moins quatre morts et neuf blessés devant une tente dressée pour des funérailles dans l’ouest de l’Irak, a annoncé dimanche la police.
Le kamikaze s’est fait exploser près de l’endroit où étaient célébrées les funérailles d’un policier tué dans un précédent attentat, près de Falloudja, à une cinquantaine de km à l’ouest de Bagdad.

Al-Oufok

Ramadi

15-07

Une attaque kamikaze à viser les forces irakiennes de sécurité à Ramadi, à l'ouest de Bagdad, dans la province d’Anbar ont indiqué des sources policières et médicale.
Selon deux responsables de la police, le kamikaze a précipité son minibus sur un barrage conjoint de la police et de l’armée irakiennes vers 8h00 du matin.

Six policiers figurent parmi les morts et 17 autres personnes ont également été blessées.

AFP

http://www.aloufok.net:

 

20/7

Trois personnes, dont deux policiers, ont été tuées lundi dans une explosion à Ramadi, à l'ouest de Bagdad, ont indiqué des sources médicales et de sécurité.

Quatre autres personnes ont été blessées dans l'attaque, menée près des locaux des autorités provinciales vers 09H30 locales (06H30 GMT), selon ces sources.

AP

21/7

Etat d'urgence décrété à Ramadi.

Les autorités de Ramadi, dans l'ouest de l'Irak, ont décrété mardi l'état d'urgence et interdit la circulation des véhicules après un double attentat, précédé lundi par une explosion qui a tué deux policiers.

"L'état d'urgence a été déclaré à Ramadi en raison de renseignements sur la présence en ville d'un troisième véhicule chargé d'explosifs", a déclaré un policier sous le sceau de l'anonymat.

La province d'Anbar était jadis un bastion des groupes de résistance dont Al Qaïda, mais le retournement d’alliance de certains chefs tribaux en 2006, a permis de mettre les résistants en déroute.

http://fr.news.yahoo.com/



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)


Peuple

 

Civils tués (depuis l'occupation)   

1.331586

Civils blessés (depuis l'occupation) 

71.148( chiffre très très minimum)

Civils violés (par les troupes d'occupations)

2.507     (voir Ibrahim Allousch

Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...)

8.940   (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) tués

4.044 (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) blessés

3.885   (chiffre minimum)

En prison

40.268. (chiffre minimum)

Embargo

750.000 enfants (chiffre minimal)

Embargo

750.000 adultes (chiffre moyen)

 

 

Militaires irakiens tués pendant l'invasion

45.596 (chiffre minimal)

Civils tués pendant l'invasion

120.200 (chiffre minimal)

 

 

Coalition

 

Nombre de Soldats tués (ou morts...) 

34.676

Soldats rapatriés (blessés ou malades)

224.410

(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)

 

Disparus (dans la nature)

1.014

Désertions

5.501

Mutinerie

2 corps + 25

Aide psychologique

66.108***

Suicides

Mercenaires tues                                                                                 

5.683 (chiffre très minimal)

933

non-combattants accidentés,

27 103

Policiers/soldats/miliciens irakiens  tués

13.018

Policiers /soldats/miliciens irakiens blessés

26.798 (chiffre minimal)

Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)

13.916

 

 

Autres tués (collaborateur)

5.597

Autres blessés (collaborateur)

9.657

 

 

Nombre d'attaques de la résistance irakienne de 2003 à 2008:

Oléoducs, les infrastructures pétrolières & d'électricité

 

 164.000,

464 attaques (grand minimum)

Infrastructures du rail

195 attaques (idem)

Hélicoptères

104  ++              (idem)

Avions (& drone)

28 ++


Ces   totaux sont obtenus par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux


Suicides en augmentation

21-07

Un des objectifs visés par l'augmentation des troupes est d'éviter que les soldats ne restent plus longtemps qu'initialement prévu en mission, en autorisant davantage de rotations, a expliqué le secrétaire à la Defense.

Les suicides dans l'armée américaine avaient atteint un chiffre record en 2008.

Ils continuent d'augmenter avec 88 cas signalés au cours des six premiers mois de l'année, contre 67 sur la même période l'an passé, selon des chiffres publiés début juillet.

(ats /

21 juillet

http://www.romandie.com/infos/ats/display2.asp?page=20090721033422850172019048000_brf006.xml 



Number Of Iraqis Slaughtered In US War And Occupation Of Iraq "1,331,578"


Cost of U.S. War and Occupation of Iraq

                                                             669.549.154.938

 

  heure : 09.27

http://www.costofwar.com/

http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home
For more details, click here.

 

 


5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

5-1 Vidéo : Un nouveau mur de la honte.

http://www.youtube.com/watch?v=1OPqM4CsbP0&eurl=http%3A%2F%2Fwww%2Eagoravox%2Efr%2Factualites%2Finternational%2Farticle%2Fles%2Detats%2Dunis%2Det%2Dla%2Dfrontiere%2Dles%2D58781&feature=player_embedded

 

5-2 Les murs de la honte à Bagdad.

extrait

Autre forme d’insécurité à laquelle sont confrontés les Etats-Unis, par le biais de leur intervention militaire menée en Irak : le maintien de l’ordre dans une opération militaire. Les murs de séparation sont dotés de plusieurs objectifs : stabiliser la situation entre les communautés qui s’opposent ; empêcher les acteurs déstabilisateurs d’opérer des exactions dans les territoires appropriés par l’autre groupe (quelque soit la façon dont les groupes se définissent en tant qu’ennemi dans une guerre larvée : différenciation politique, sociale, identitaire...) ; permettre aux militaires déployés à Bagdad d’établir des points de contrôle pour canaliser les déplacements urbains... Il s’agit là de la matérialisation de lignes de fracture intraurbaines, c’est-à-dire de frontières mentales qui marquent de fortes ségrégations dans l’organisation structurelle de la ville (et ce bien avant la guerre, qui a été un accélérateur de ces processus de différenciation et de regroupement communautaires).

 

Pourtant, les murs à Bagdad, comme tant d’autres, sont éphémères : "les frontières étanches n’ont jamais existé"("A bas les murs !", Cafés géo, 4 février 2008).

Et les murs appellent également à de nouvelles territorialités entre enfermement (symbolisé par le seuil qu’il faut franchir, avec autorisation, pour pénétrer dans l’autre territoire) et transgression de l’interdit. Que ce soit par l’enclavement du territoire approprié ou par les flux transgressant cet enclavement, le mur laisse des stigmates dans les pratiques spatiales et la configuration de l’espace socioculturel (voir le billet "La guerre, la ville et le mur" du 22 janvier 2009).

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/les-etats-unis-et-la-frontiere-les-58781

 

5-3 L’obsession des murs ?

extrait

En détournant le titre de l’ouvrage du géographe Michel Foucher L’obsession des frontières, on peut revenir au questionnement à l’origine de ce billet : aux Etats-Unis, y a-t-il une obsession des murs comme réponse aux insécurités sous des formes diverses ?

Bien évidemment, on ne retrouve pas cette utilisation du mur et du barbelé comme outil sécuritaire aux seuls Etats-Unis (les murs en Israël-Palestine, les peacelines de Belfast, la ligne verte de Chypre, la frontière Liban/Israël...) : il s’agit ici de discuter un cas, mais l’étude mériterait d’être approfondie. Que ce soit dans le cas d’une séparation interétatique ou d’une séparation intra-urbaine, le mur a pour fonction de matérialiser la séparation, d’inscrire dans les paysages le cloisonnement des territoires, et de restreindre les pratiques spatiales en imposant un seuil entre deux territoires, qui ne peut être franchi sans autorisation. A l’heure de la globalisation, on assiste à un "retour" de la frontière, et tout particulièrement de la frontière matérialisée. Dans ce cas, le barbelé et le mur sont fortement chargés de symboles : celui d’un entre-soi extrême et d’un enfermement recherché ou imposé. Ainsi, par la barrière, il y a appropriation de la discontinuité entre deux territoires (que ce soient deux Etats, deux quartiers...).

Il est intéressant également de s’arrêter sur les discours qui entourent la construction des murs, et qui dépendent avant tout de l’utilisateur : concerné directement ou non ?

D’une part, les murs semblent répondre à des demandes en termes de sécurisation de la part de certains habitants : la zone qui correspond à la juxtaposition entre deux territoires identifiés comme différents (deux Etats, deux territoires communautaires) est représentée comme une zone floue et dangereuse par les habitants. La proximité entre deux populations qui s’identifient nettement comme différentes n’est donc pas recherchée, voire même le plus brutalement rejetée, parce qu’elle est assimilée à une forte insécurité. C’est le cas de la frontière Etats-Unis/Mexique du point de vue des habitants états-uniens. Le point de vue des Mexicains est différent, puisqu’il s’agit pour eux de contrer l’effet positif de la frontière (avec le système de maquiladoras, qui apportent de nombreux emplois dans le Nord du Mexique) en le transformant en grande partie en effet-barrière. D’autre part, les discours des "observateurs", c’est-à-dire de ceux qui ne sont pas concernés par ces murs dans leurs territoires du quotidien et portent un regard extérieur. Il n’est pas rare de voir des commentaires sur les "murs de la honte" que ce soit pour parler de la frontière Etats-Unis/Mexique, des murs de séparation à Bagdad ou de tout autre mur dans le monde. Ce regard condamne la fin de la proximité, et ainsi l’impossibilité d’un multiculturalisme dans toutes les zones concernées par les murs. Ces observateurs s’interrogent sur la légitimité à matérialiser la séparation, la division, les discordes intercommunautaires.

De ce fait, le regard porter sur les murs-frontières dépend de qui pose ce regard, des intentionnalités des acteurs, de la situation politico-économique... mais également de leur vision du monde et du rôle même de la frontière dans leur espace socioculturel : la frontière est-elle un blocage ou une sécurité ? Se construit-elle en opposition aux modes d’habiter l’espace ou est-elle une légitimation de l’espace approprié ? Dans leur ouvrage Les frontières mondiales. Origines et dynamiques, Patrick Picouet et Jean-Pierre Renard donnent des exemples particulièrement illustratifs de cette représentation différenciée de la frontière en fonction du rôle que les hommes lui attribuent : "si elle est très visible sur la carte, remarquable par sa linéarité et régularité, la frontière est en revanche, parfois beaucoup plus floue dans l’espace vécu des populations. S. Lima [Stéphanie Lima, 2003, Découpage entre espace et territoire : la fin des limites ? La fin des territoires communaux dans la région de Kayes, Mali, thèse, Université de Poitiers, 532 p. + annexes] démontre que les sociétés rurales africaines continuent de fonctionner en réseau plutôt qu’à l’intérieur de territoires finement délimités. Alors qu’un nouveau maillage communal intérieur est en cours d’élaboration dans la région de Kayes (Mali), les sociétés rurales considèrent ces nouvelles lignes-frontières comme des contraintes, des limites "appauvrissantes". Fondamentalement, l’espace vécu des populations s’inscrit dans la mobilité et les échanges ; une limite nette, tranchée, divise, sépare et appauvrit les sociétés. Telle est la représentation de ces sociétés, non imprégnées historiquement, d’une organisation socio-spatiale aussi cloisonnée et rigide que la nôtre. En France, culturellement, le territoire se conçoit à partir d’un espace approprié et délimité ; au Mali, le territoire est un espace de mobilité, d’échanges, de négociations aux limites souvent floues." (Editions du Temps, collection Une géographie, Paris, pp. 72-73).

On peut se demander si le fait d’envisager le mur comme moyen de sécurisation d’un territoire ne provient pas seulement de moyens techniques, mais également de la vision qu’entretiennent les acteurs de la construction du mur vis-à-vis du rôle de la frontière.

Le mur se construit comme une réponse à un "ennemi" perçu, qu’il soit n "ennemi" extérieur (à travers le bétonnage des frontières interétatiques, que ce soit entre les Etats-Unis et le Mexique, ou dans les enclaves européennes de Ceuta et Melilla) ou un "ennemi" intérieur. En ce sens, le mur n’est pas seulement un outil sécuritaire (dans le sens où il n’a pas pour seul but une efficacité vis-à-vis des objectifs sécuritaires qu’on lui attribue), il est également (et avant tout ?) la matérialisation d’un discours politique centré sur les enjeux sécuritaires. "Urbanisme de paix" ou "urbanisme de guerre" : la différence entre les deux conceptions accordées aux mêmes murs par des acteurs différents ne vient-elle pas de la représentation du mur comme outil sécuritaire ou outil de division ? Et derrière, se pose la question de la séparation des groupes d’hommes comme moyen de pacifier une ville, un Etat, une région... Derrière les représentations, se posent de multiples questions quant aux modalités d’intervention d’une force militaire avec ses propres représentations dans une zone où elle doit d’abord apprendre à connaître et comprendre les représentations des habitants.

 

A lire sur le cas des murs de séparation à Bagdad :

Le blog de Stéphane Taillat "En vérité", tout particulièrement les billets "Murs et mandats : maintien de l’ordre et sécurité à Bagdad" (31 décembre 2008) et "Retour à Sadr City" (15 mai 2008).

Certains articles du Centre de recherche sur la mondialisation (Mondialisation.ca en français et GlobalResearch.ca en anglais), notamment "Les barrières de sécurité à Bagdad : consécration d’un nouvel apartheid intensifié par la guerre" (Jules Dufour, 26 avril 2007) et "Walls of Apartheid : Ghettoizing Baghdad" (Felicity Arbuhnot, 25 avril 2007).


5-4 Les espions de l´or noir, par Gilles Munier

Le pétrole, « maître du monde » ? Oui, mais comment en est-on arrivé là ? Des rivalités pour contrôler la route des Indes à l´émergence des Etats-Unis comme puissance mondiale, les pays anglo-saxons ont su étendre leur influence en Asie centrale, dans le Caucase et au Proche-Orient, avec, au final, leur mainmise sur les principales ressources pétrolières mondiales.
Gilles Munier remonte aux origines du Grand jeu et de la fièvre du pétrole pour raconter la saga des espions de l´or noir et la malédiction qui s´est abattue sur les peuples détenteurs de ces richesses. Il brosse les portraits des agents secrets de Napoléon 1er et de l´Intelligence Service, du Kaiser Guillaume II et d´Adolphe Hitler, des irréguliers du groupe Stern et du Shay - ancêtres du Mossad - ou de la CIA, dont les activités ont précédé ou accompagné les grands bains de sang du 19ème et du début du 20ème siècle.
Parmi d´autres, on croise les incontournables T.E Lawrence dit d´Arabie, Gertrude Bell, St John Philby et Kermit Roosevelt, mais aussi des personnages moins connus comme Sidney Reilly, William Shakespear, Wilhelm Wassmuss, Marguerite d´Andurain, John Eppler, Conrad Kilian. Puis, descendant dans le temps, Lady Stanhope, le Chevalier de Lascaris, William Palgrave, Arthur Conolly et David Urquhart.
« On dit que l´argent n´a pas d´odeur, le pétrole est là pour le démentir » a écrit Pierre Mac Orlan. « Au Proche-Orient et dans le Caucase », ajoute Gilles Munier, « il a une odeur de sang ». Lui qui a observé, sur le terrain, plusieurs conflits au Proche-Orient, montre que ces drames n´ont pas grand chose à voir avec l´instauration de la démocratie et le respect des droits de l´homme. Ils sont, comme la guerre d´Afghanistan et celles qui se profilent en Iran ou au Darfour, l´épilogue d´opérations clandestines organisées pour contrôler les puits et les routes du pétrole.
330 pages, avec photos, cartes et index - 22,60 euros - Editions Koutoubia - Groupe Alphée-Editplus


5-5 6 Vidéos  (A ouvrir par Microsoft Word – double click sur l’adresse)

1 Vidéo : Les mercenaires s’amusent en Irak
WMV (Windows)  

 

2 Vidéo : Massacre d’irakiens depuis un hélico:

MASSACRE D'IRAKIENS DEPUIS UN HELICO

 

3 Vidéo : Ce que fait l'uranium appauvri sur les enfants IRAKIENS..

Ce que fait l'uranium appauvri sur les enfants IRAKIENS... âmes sensibles s'abstenir

 

4 Vidéo : Viol d’Irakienne par la soldatesque 

VIOL D'IRAKIENNES PAR LA SOLDATESQUE

 

5 Video : Présentation du livre de Jacques Pauwels :  Le mythe de la bonne guerre
Par worldhistoria

Video : http://www.dailymotion.com/video/x10hfx_le-mythe-de-la-bonne-guerre_politics

 

 

5 Video  Le Nouvel Ordre Mondial (5/10) 
http://www.dailymotion.com/video/x8e5xo_le-nouvel-ordre-mondial-510_news 


1 Photos

CRIMES DE GUERRE

 

2 Photos

DEMOCRATIE EN IRAK

 

3 Photos

LA LIBERTE US EN IRAK



6 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

6-1 L'Irak accuse les Etats-Unis de discuter avec des "terroristes"

Le gouvernement irakien a lancé un rappel à l'ordre aux Etats-Unis qu'il accuse d'avoir mené des discussions avec des groupes armés qualifiés d'organisations terroristes.

Selon le porte-parole du gouvernement irakien, Ali al Dabbagh, des responsables américains ont rencontré - dans le cadre de leurs efforts pour mettre fin à la résistance dans le pays - des représentants de groupes de resistants sans le notifier aux autorités irakiennes.

"Il faut une approbation du gouvernement irakien. Toute initiative de quelque partie que ce soit, même des Etats-Unis, qui n'a pas reçu l'accord du gouvernement irakien ne peut être acceptée", a-t-il dit, ajoutant que Bagdad rejetait toutes négociations avec des "terroristes" et des "meurtriers".

"Les discussions ne peuvent avoir lieu qu'avec des groupes qui renoncent à la violence, déposent les armes et acceptent le processus politique en cours en Irak."

A Washington, P.J. Crowley, porte-parole du département d'Etat, a dit que les discussions avaient eu lieu il y a plusieurs mois et avaient été portées à la connaissance du gouvernement irakien.

Il a précisé que ces entretiens étaient partie intégrante d'un "large dialogue que des responsables diplomatiques et militaires ont eu avec un nombre important de parties intéressées en Irak".

Dans un entretien diffusé à la télévision la semaine dernière, Ali al Djoubouri, présenté comme le chef du Conseil politique de la résistance irakienne, a déclaré que son organisation avait discuté à deux reprises avec des responsables américains, en mars et en mai.

Selon lui, les Etats-Unis avaient signé un accord reconnaissant officiellement son organisation avant que les négociations n'achoppent sur les revendications du groupe.

Celui-ci réclame une excuse officielle de Washington pour l'invasion du pays en 2003, le versement d'indemnités et la libération de tous les prisonniers irakiens.

Le gouvernement irakien pense que les pourparlers se sont tenus en présence d'un délégué turc et a demandé des explications aux ambassades de Turquie et des Etats-Unis.

"C'était un choc. Le groupe représente ce qui reste du parti Baas (de Saddam Hussein), (il réunit) les supporters de l'ancien régime et des groupes qui adoptent la violence et le terrorisme comme moyen de faire changer les choses", a déclaré jeudi le ministre des Affaires étrangères, Hochiar Zebari, à la télévision Al Hourra.

L'ambassade des Etats-Unis à Bagdad s'est refusée à tout commentaire.

A Washington, Nouri al Maliki a évoqué une "confusion" autour de ces discussions.

"Le président (Barack) Obama ne veut absolument pas entrer en contact avec ceux qui ont tué des soldats américains, des soldats ou des civils irakiens. C'est pourquoi il est complètement improbable que l'administration américaine ait tenu des discussions avec ces meurtriers", a-t-il dit devant un groupe d'experts.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, de retour d'un déplacement en Asie, doit rencontrer Maliki vendredi à Washington.

Cette polémique intervient au mauvais moment pour Maliki. Alors qu'approchent les élections nationales de janvier, il souhaite présenter l'image d'un homme fort qui a su regagner la souveraineté irakienne après des années d'occupation américaine.

Reuters

24/7

 Mohammed Abbas

 

http://fr.news.yahoo.com/4/20090724/twl-irak-usa-polemique-38cfb6d_1.html




Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

30/07/2009

N° 28 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.- 28-0 7- :Début - : Obama - l’engagement des Etats-Unis « ne vas pas fléchir ».

N° 28 - Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.- 28-0 7- :Début - : Obama   - l’engagement des Etats-Unis « ne vas pas fléchir ».


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.

n° 28- 28-07

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 




Sommaire :

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Analyse par x6tenz du livre ‘Capitalisme et fascisme - “la stratégie du choc” par Naomi Klein.

1-2 Analyse par O.G. du livre ‘Capitalisme et fascisme - “la stratégie du choc” de Naomi Klein.

Suite

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Exercice national antiterroriste à partir de lundi aux Etats-Unis.

2-2 Non à la guerre en Afghanistan et au Pakistan.

2-3 Kamran Haider : Islamabad entame le rapatriement des déplacés de Swat.

2-4 Abdul Khaliq : Privatisation des terres agricoles au Pakistan.

Fin

3 Annexe

3-1 Mohawk Nation News : La route piégée vers le fascisme.

3-2 Tufail Ahmad : Le Pakistan prêt à déclencher une guerre atomique contre l'Inde

4 Pièce jointe

4-1 Nicolas Ténèze* : Le Pakistan et le mythe de la « bombe islamique »


Avant propos

·                     Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants ...



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

1-1 Analyse par x6tenz du livre ‘Capitalisme et fascisme - “la stratégie du choc” par Naomi Klein.

La stratégie du chaos (première partie)

La stratégie du chaos fonctionne sur l'entretien mensonger de la terreur ; elle gère et attise le désordre, l'effroi, la crainte religieuse, la panique sociale, la haine raciale, pour mieux affirmer son contrôle liberticide.

Le cynisme de sa pratique nous informe sur son projet idéologique : celui d'un pouvoir seigneurial et sans partage.

Le mouvement de liquidation du système fédéral américain, qu'il convient maintenant d'appliquer au monde entier, s'est organisé selon un plan logique et structuré : développer un dispositif chaotique de type féodal fonctionnant sur l'ignorance, la désinformation et le crime mafieux, afin de rendre invisible et invulnérable le centre réel du pouvoir.

Ce dispositif opacifie les centres de décision (impossibilité de consolider les bilans des grandes multinationales) ; il privatise la recherche scientifique, l'enseignement et les institutions gouvernementales ou non gouvernementales de contrôle ; il tente de réduire le savoir à la seule communication permise. Tout ce qu'il finance plus ou moins visiblement, c'est ce qu'il contrôle de manière occulte.

On peut mesurer son pouvoir de corruption à la mise en place d'un circuit moderniste d'Argent-Marchandise-Argent pouvant être décliné à l'infini en Argent sale-Marchandise-Argent, ou, Argent-Marchandise-Argent sale, etc.

Ainsi, les techniques du contrôle mafieux deviennent les formes de la politique la plus moderne.

L'État entièrement sous contrôle, on assiste à son dépérissement absolu.

Une première réplique européenne de ce « coup du monde » à d'abord été donnée en Italie ces quinze dernières années. Elle a d'abord prétendu nettoyer ses institutions politiques, juridiques, journalistiques, policières, militaires. Puis, soudain, par un détournement de l'opération « mains propres », elle a légitimé la « modernité et le sens de l'État» d'une classe politique qui, après être passée par les juges et la prison, revenait, vierge de tout soupçon, à la nation. En réalité, ce détournement réussi, devant des médias aux ordres, fut la victoire de la nouvelle mafia d'affaires s'emparant des hautes sphères de l'État.

La nouvelle société mafieuse à réussi en Italie un coup d'État légal : son crime est propre. En contrôlant tout ou partie des médias, c'est elle qui édicte les critères de vérité, mais surtout, c'est elle qui possède les armes de la pensée logique. Aujourd'hui, ce que les médias montrent, c'est ce que le crime organisé produit et non ce qu'il commet.

Le but de cette stratégie du chaos, son pouvoir féodal, est profondément liberticide. La suppression préméditée des libertés civiques qu'il organise va de paire avec son projet de liquidation de l'État républicain. Cet État, qui, la plupart du temps ne respectait le citoyen que pour son vote, est trop libre pour lui. Il arrive encore, mais de plus en plus rarement, que le citoyen sache pour qui il vote. Et c'est cette liberté là qui est en cause. Il ne s'agit pas de supprimer le droit de vote, mais de le rendre virtuel : on presse ce risque dans le développement, au sein même de l'État, d'une série d'instances décisionnaires sans contrôle électif. Les commissions européennes sont comme les sigles monétaristes : plus on en parle moins ils ont de comptes à rendre.

La stratégie du chaos qui modélise si habilement des mythes, comme celui de la persistance d'une démocratie en Amérique, n'a pas ignoré l'Europe.

L'ambition de cette modélisation locale est de ruiner le respect envers la politique, et d'affirmer la primauté, nécessairement propre, de l'économie : les nouveaux juges ont condamné à la prison quelques lampistes, mais épargné avec le plus grand soin leurs donneurs d'ordres. Les maîtres des multinationales ont pu, en toute impunité, préparer l'Europe monétariste, et installer aux commandes une nouvelle génération d'hommes d'affaires instruits selon les codes de la mafia.

Après l'effondrement de l'Empire soviétique, l'Europe politique n'a pas su profiter, pour son projet d'unification, d'une opportunité historique qui ne se renouvellera plus. C'est à une collective absence d'ambition historique qu'on peut attribuer son incapacité à régler, en son seul nom, les conflits nés sur son sol. L'Europe politique n'a jamais pu imposer sa diplomatie en Europe Centrale et en Europe de l'Est comme à l'Ouest : elle ignore que cet échec, qu'elle revendique encore comme une victoire, la rend inoffensive pour les stratèges du chaos.

Aujourd'hui, chaque mesure qu'elle prend dans l'urgence, acculée par les médias, est toujours prise à contretemps.

Elle ne prévoit plus, mais survit au jour le jour, confrontée au déferlement incessant du paradoxal et de l'insolite, de l'incompréhensible et du mystérieux qu'entretient le dispositif chaotique dominant. Un tel dispositif ne laisse aucune chance à la classe politique européenne : ce qu'il désorganise le mieux est précisément ce qu'il contrôle le mieux, et l'incertitude est la matière même de sa pratique. Face à une stratégie qui fait de la dissipation une technique de guerre, les décisions des politiques sont de moins en moins dictées par la raison, mais de plus en plus par une peur teintée de superstition.

L'Europe politique s'est perdue en abandonnant le savoir à des transnationales pour qui l'instabilité et l'incertitude, la surenchère et la terreur sont les fondements théoriques de leur contrôle sur la société. C'est justement en ce point que réside la forme d'invisibilité du dispositif chaotique. On peut cependant établir des liaisons dialectiques entre certains discours énigmatiques et quelques faits effrayants.

Par exemple, entre l'accélération des mutations virales et le langage de la techno-science sur le devenir d'une médecine guérissant, dans un très proche futur, toutes les maladies. On peut établir d'autres relations logiques entre l'effondrement de l'institution sanitaire aux États-Unis et en Europe et l'apparition d'une tendance de la techno-science qui, par une perversion de la logique, veut imputer l'origine de la misère aux gènes et non à l'exploitation. On peut suggérer que la réponse apportée par la stratégie du chaos à la gestion des conflits s'apparente à un dispositif mathématique expérimental dont la sécheresse des résultats n'est pas redevable des morts. On peut encore signaler que, loin de toute génétique, certains secteurs très spécialisés de l'économie et de la politique pratiquent depuis longtemps une forme performante de clonage.

On peut, pour finir, conseiller à la classe politique européenne de méditer sur la fonction hégélienne de la synthèse, c'est mise en perspective historique de la décision, qui est devenue la propriété exclusive de la société du chaos.
x6tenz, pour Mecanopolis

redaction@mecanopolis.org

28 Juin 2009

http://www.alterinfo.net/La-strategie-du-chaos-premiere-partie_a33812.html


1-2 Analyse par O.G. du livre ‘Capitalisme et fascisme - “la stratégie du choc” de Naomi Klein.

Dans son dernier ouvrage La stratégie du choc. La montée d’un capitalisme du désastre, la journaliste canadienne Naomi Klein porte à la connaissance des citoyens du monde entier une enquête édifiante sur le dévoiement du capitalisme depuis plus de trente ans.

D’où viendrait ce dévoiement du capitalisme ?

Il faut remonter aux années 50 durant lesquelles, un universitaire américain de Chicago, Milton Friedman, avait mis au point une doctrine économique reposant sur une liberté totale du capitalisme, c’est-à-dire un capitalisme qui agirait à sa guise en niant les entraves que seraient l’Etat, les services publics et même la volonté politique si celle-ci ne le favorisait pas. Cette doctrine ne pouvait être appliquée sans une stratégie de départ, qui reposerait sur un “choc” émotionnel et brutal, volontaire ou pas, frappant les peuples et donnant un espace vital pour l’émergence d’un capitalisme libre pour certains, sauvage pour d’autres. Milton Friedman allait attendre l’année 1973 pour voir enfin sa doctrine confrontée avec la réalité économique et politique d’un pays en voie de développement, le Chili.

Le fascisme sud-américain, genèse de la stratégie mondiale du choc

Le 11 septembre 1973, le Chili subissait un coup d’Etat militaire mené par le général Augusto Pinochet (photo ci-contre, à droite de Milton Friedman). Ce dernier renversa la sociale-démocratie du président élu démocratiquement, Salvador Allende. Or, plus que la chute d’un gouvernement qui gênait les intérêts de Washington, le 11 septembre 1973 a vu débarquer une équipe de jeunes économistes sud-américains formés à l’école de Milton Friedman ; cette équipe, les “Chicago Boys” comme on les avait baptisé, allait appliquer la trinité friedmanienne ou néolibérale : privatisation – déréglementation – réduction des dépenses sociales. Les effets de cette recette économique allait entraîner des dégâts considérables pour l’économie chilienne, cela pour des décennies : inflation des prix de presque 400% avec envolée des prix sur les denrées alimentaires de base ; privatisation des entreprises publiques au profit de multinationales souvent américaines, sans condition de réinvestissement dans le pays ni obligation d’embaucher de la main-d’oeuvre locale ; explosion du chômage et émeutes de la faim ; délabrement des services comme la fourniture d’eau potable et d’électricité…

Mais le chaos économique et social qu’avait engendré l’application de la doctrine des “Chicago Boys” n’aurait jamais pu se faire sans l’aide d’un régime dictatorial, à leur écoute et pouvant utiliser sa force (police et armée) pour soumettre les citoyens à la nouvelle politique néolibérale. Les syndicats et les mouvements de gauche étaient eux-mêmes réprimés férocement pour s’être opposés au diktat des conseillers économiques formés à l’école de Friedman. Pis, au lieu de croire que ces derniers étaient des économistes mûs par une doctrine en laquelle ils croyaient sincèrement, les “Chicago Boys” furent en première ligne du détournement des fonds publics et profitèrent, avec les investisseurs étrangers et les cadres politiques du régime, de la corruption généralisée inhérente à la doctrine friedmanienne.

Bien évidemment, Milton Friedman, mis devant le fait accompli – celui de voir ses élèves contribuer à la mise en place et à l’enrichissement d’un Etat fasciste, corporatiste et ploutocratique – nia jusqu’au bout ses responsabilités et les errements de sa doctrine économique. Au contraire, l’homme soutint que Pinochet ne fut pas assez dur dans l’application de sa doctrine, ce dernier faisant finalement volte-face pour freiner le chaos économique qui commençait à menacer son propre régime. Pourtant, la doctrine néolibérale de Milton Friedman n’avait pas encore connu son “âge d’or” et des méthodes bien plus terrifiantes furent employées pour soumettre l’individu au choc capitaliste de l’éminent universitaire américain.

La torture, une stratégie du choc à l’échelle de l’homme

Le coup d’Etat d’Augusto Pinochet a été à sa façon un choc pour le peuple chilien. Mais plus qu’un choc politique, la stratégie du néolibéralisme, on l’a vu, ne pouvait réussir sans l’appui de l’outil répressif d’un régime fasciste. En conséquence, le choc national devait être reproduit à l’échelle de l’individu, c’est-à-dire par le choc physique et psychologique de celui-ci. Naomi Klein débute d’ailleurs son ouvrage sur les “expérimentations” du docteur d’origine écossaise Ewen Cameron, qui ont servi à l’élaboration des livrets pour les méthodes de soustraction de renseignements par les agents de la CIA.

En effet, dans les années 50, Ewen Cameron avait mis secrètement en place une technique dite de “confrontation psychique” du patient (généralement ayant des troubles mentaux), technique basée sur les électrochocs sur le corps, l’internement dans le noir, la soumission aux bruits et aux images entraînant la phobie générale de l’individu. Ewen Cameron croyait avec sa technique détruire les anciennes structures psychologiques du patient pour recréer un “homme nouveau”, malléable mentalement grâce à son retour brutale à une infantilisation forcée. La journaliste canadienne révèle ainsi que les méthodes du Dr. Cameron furent réutilisées par la CIA qui les enseigna à son tour aux régimes de droite et d’extrême-droite comme celui d’Augusto Pinochet. Ces régimes avaient besoin de ces méthodes pour assurer leur maintien au pouvoir, ainsi que leur mainmise sur l”économie de leur pays, elle-même offerte au pillage par les multinationales, cela par le biais des privatisations et de la déréglementation voulues par l’école de Chicago.

Ces méthodes de torture (charges électriques sur le corps, simulation de noyade, isolement par rapport à l’environnement extérieur, soumission à des bruits et à des chiens menaçants, etc.) seront appliquées jusqu’à nos jours par la CIA et l’armée américaine dans des prisons tristement célèbres comme Abou Ghraïb en Irak ou Guantanomo Bay au large de Cuba. De telles méthodes n’avaient pas seulement pour objectif de lutter contre la résistance irakienne, mais aussi et surtout de protéger les intérêts des multinationales venues exploiter les richesses de l’Irak avec le soutien très étroit du gouvernement des Etats-Unis.

Catastrophe naturelles et privatisation de la sécurité : “la croisade corporatiste”

Régimes fascistes et tortures, il ne manquait plus que des chocs beaucoup plus violents et plus marquants pour assurer l’épanouissement du capitalisme sauvage conçu par Milton Friedman : les catastrophes naturelles et les conflits armés. D’après Naomi Klein, les catastrophes naturelles auraient eu la même “utilité” que les tortures du Dr. Cameron. Ce dernier avait fait de sa méthode de choc le moyen d’anéantir mentalement et physiquement le patient, afin de le rendre d’un point de vue psychologique “vierge” de son passé et de faire de lui un homme neuf doté d’un esprit désormais modulable. Parallèlement, Milton Friedman avait prôné à ses élèves de miser sur les crises, comme par exemple celles nées de catastrophes naturelles, afin de rebâtir une nouvelle économie dans les pays touchés par ces catastrophes. En effet, la réflexion friedmanienne se focalisait sur l’anéantissement des services publics et du système social des pays qui résistaient encore à la doctrine économique néolibérale. Milton Friedman et ses élèves avaient leurs entrées à Washington, s’étaient accaparés la grande institution qu’était le Fond Monétaire International (FMI) et avaient converti à leurs vues des politiciens américains et futurs néoconservateurs comme Donald Rumsfeld, Dick Cheney ou Paul Wolfowitz. Mais cette influence de l’école de Chicago était insuffisante pour faire échouer les pays aux économies trop centristes ou sociales-démocrates.

Il fallait donc compter sur la thérapie de choc physique et psychologique que provoqueraient des cataclysmes comme le tsunami qui avait ravagé l’Asie du Sud-Est en 2004 ou les inondations de la Nouvelle-Orléans dues au passage de l’ouragan “Katrina” en 2005. Dès lors qu’une plage de rêve des Maldives s’était vue “nettoyée” de ses cabanes de pêcheurs par un tsunami, les politiciens et les hommes d’affaires qui n’attendaient que ce moment-là envoyaient la police pour empêcher les pêcheurs de revenir sur leur plage et reconstruire leurs cabanes. La plage “vierge” de son passé était totalement disponible pour bâtir de nouveaux complexes touristiques pour les vacanciers milliardaires du monde entier. Une terre volée par la force après un cataclysme qui paralysa la population locale, le tout au profit des investisseurs privés, voilà un des nombreux exemples du “capitalisme du désastre” voulu par Milton Friedman et que dénonce Naomi Klein. La catastrophe naturelle créait ainsi des “zones franches” – terme de la journaliste canadienne – au sein des démocraties, provoquant des fissures dans le consensus populaire au profit d’une mainmise immédiate des richesses d’un pays par les multinationales et par l’élite locale politique et affairiste, le tout dans un temps très court, celui du choc provoqué par la catastrophe.

Mais ce capitalisme du désastre se caractérisait aussi par “la croisade corporatiste“, qu’elle fut armée lors d’invasions militaires ou plus vicieuse lors des négociations secrètes entre les “Chicago Boys” et les gouvernements de transition démocratique :

- Dans le premier cas, l’invasion de l’Irak fut une croisade idéologique officiellement, mais officieusement elle fut surtout et avant tout un pillage en règle des richesses de l’Irak par les multinationales américaines, britanniques et celles dont les pays avaient participé à la coalition militaire qui avait violé en même temps le droit international par son agression. Outre les richesses du pays, les dollars versés généreusement par le gouvernement de G. W. Bush pour la soi-disante reconstruction de l’Irak firent l’objet de nombreux détournements et de vastes escroqueries à la chaîne. Milton Friedman, dans les dernières années de sa vie, approuvait avec enthousiasme cette nouvelle situation économique de l’Irak occupée. Mais les multinationales qui touchaient ces deniers publics du contribuable américain renvoyaient une partie de l’argent dans les poches des hommes politiques comme Dick Cheney qui avait conservé des parts dans des groupes comme Halliburton. La reconstruction fut aussi écartée au profit d’une vaste privatisation de la sécurité, supplantant les missions de l’armée américaine. Cette privatisation de la sécurité ne se retrouvait non pas seulement en Irak, mais également autour des colonies juives du Golan et de Cisjordanie, dans le centre-ville haut de gamme de Beyrouth au Liban (Naomi Klein y dénonce la mainmise corporatiste du groupe Solidere, détenu par la famille Hariri), dans la “zones verte” de Kaboul en Afghanistan ou encore autour des quartiers huppés de la Nouvelle-Orléans. Naomi Klein redoute qu’à l’avenir des banlieues futuristes pour hauts revenus se développent à l’écart des zones populaires et se retranchent entre des murs de sécurité et surveillés par des vigiles armés par des sociétés privées.

- Dans le second cas, les élèves de Milton Friedman imposèrent leur croisade corporatiste par le biais des transitions démocratiques ayant eu lieu dans des pays naguère gouvernés par des régimes autoritaires ou dictatoriaux. Les “Chicago Boys” du FMI prirent régulièrement l’initiative de négociations rapides et secrètes avec les futurs gouvernants incarnant l’espoir démocratique. Imposant des conditions financières, notamment de généreux prêts conditionnels, les futurs gouvernants devaient obligatoirement faire passer l’économie de leur pays sous les Fourches Caudines de la trinité friedmanienne. De telles réformes ultralibérales apparaissaient nécessaires aux yeux des dirigeants politiques nouvellement élus et de bonne foi. Mais ils n’avaient pas conscience qu’en acceptant les conditions du FMI, ils autorisaient l’anéantissement de leur économie nationale – un nouveau choc économique – au profit d’une nouvelle économie dans laquelle, le capitalisme serait sans entraves et donc libre de faire ce qu’il voudrait au plus grand dam des citoyens. En conséquence, les pays ayant connu la transition démocratique après la dictature furent ainsi piégés par les conditions économiques des élèves de Milton Friedman, conditions qui entraînèrent une hausse des prix, du chômage, un délabrement des services publics passés entre les mains des multinationales, un pillage des ressources naturelles au profit de ces dernières sans que les populations en tirent le moindre bénéfice, etc. L’espoir démocratique laissait ainsi place au désespoir économique, le corporatisme l’emportant sur le politique en lui imposant sa volonté. Des pays furent affectés par les exigences du FMI : la Russie de Boris Eltsine (l’âge d’or des oligarques), la Pologne de Lech Walesa (l’échec gouvernemental de Solidarnosc), l’Afrique du Sud de Nelson Mandela (les haines ethniques actuelles et attisées par la hausse du chômage), la Chine de Deng Xiaoping (la répression des étudiants sur la Place Tienanmen) ou les “Tigres” d’Asie (l’effondrement des bourses asiatiques)…

Basés sur de nombreux ouvrages, entretiens et articles de presse, les travaux de Naomi Klein sont enrichis de sa propre expérience (comme l’épisode où l’auteur est transporté dans un hôpital privé de la Nouvelle-Orléans suite à un accident de voiture) et par ses références solides à l’Histoire. On peut seulement regretter que la journaliste canadienne n’est pas orientée son enquête sur la privatisation du système de santé des Etats-Unis par le gouvernement de G. W. Bush, un scandale dénoncé par Michaël Moore dans son dernier film Sicko. (1) De même, le lecteur européen doit prendre un peu de recul pour lire cet ouvrage, mais le manichéisme (d’un côté tout est noir, de l’autre côté tout est blanc) demeure heureusement très relatif.

La thèse de Naomi Klein se défend et apparaît donc difficilement contestable, tant les éléments recoupés entre les actions de privatisations au niveau mondial et les bouleversements historiques de ces trente dernières années sont troublants de vérité. Troublants comme les décès simultanés de Milton Friedman et d’Augusto Pinochet en 2006, ainsi que l’émergence à deux reprises (1973 et 2001) d’un capitalisme du désastre à partir de la date fatidique du 11 septembre.

 Publié par : reopen911 |

 juin 2, 2008

Par OG pour Agoravox



N° 28 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.- 28-0 7- : Suite - : Obama - l’engagement des Etats-Unis « ne vas pas fléchir ».


N° 28 - Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.- 28-0 7- : Suite  - : Obama   - l’engagement des Etats-Unis « ne vas pas fléchir ».


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.

n° 28- 28-07

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 




Sommaire :

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Exercice national antiterroriste à partir de lundi aux Etats-Unis.

2-2 Non à la guerre en Afghanistan et au Pakistan.

2-3 Kamran Haider : Islamabad entame le rapatriement des déplacés de Swat.

2-4 Abdul Khaliq : Privatisation des terres agricoles au Pakistan.

 


2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Exercice national antiterroriste à partir de lundi aux Etats-Unis.

Cette simulation, qui va durer cinq jours, sera menée à partir de postes de commandements et emplacements sur le terrain à Washington, dans l'Arkansas (centre-sud), en Louisiane (sud), au Nouveau Mexique (sud-ouest), en Oklahoma (centre), au Texas (sud) et en Californie (ouest).

Les exercices n'affecteront pas le quotidien de la population, qui ne les remarquera d'ailleurs peut-être pas, a expliqué M. Stevens. Il ne s'agit pas de la première simulation antiterroriste aux Etats-Unis, mais les précédentes portaient sur la réponse des autorités à des scénarios d'attentats déjà perpétrés.

25/7

AP


2-2 Non à la guerre en Afghanistan et au Pakistan.

Le sommet américain avec l’Afghanistan et le Pakistan qui a eu lieu à Washington marque le début d’une escalade des violences militaires dans les deux pays.

Le but de la rencontre pour l’administration Obama est d’intimider ses laquais, le président afghan Hamid Karzaï et le président pakistanais Asif Ali Zardari, pour qu’ils obéissent davantage et d’élaborer une stratégie exhaustive de guerre dans le but de pacifier de larges régions de chaque côté de la frontière pakistano-afghane qui est présentement contrôlée par des résistants. 
L’importance de ce sommet trilatéral est soulignée par la présence de hauts représentants de l’armée américaine et de l’establishment du renseignement et de la politique étrangère, dont la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, le directeur de la CIA Leon Panetta, le chef du FBI Robert Mueller et le général américain du Commandement central David Petraeus, ainsi que leurs homologues de l’Afghanistan et du Pakistan. D’autres sommets trilatéraux sont prévus pour coordonner la guerre commune qui va inévitablement coûter la vie à de nombreuses autres personnes dans les deux pays.
Flanqué de Karzaï et Zardari, Obama a déclaré hier devant les médias que les Etats-Unis étaient du côté des peuples de l’Afghanistan et du Pakistan.

De telles remarques doivent être rejetées avec le mépris qu’elles méritent.

L’impérialisme américain intensifie ses guerres en Afghanistan et au Pakistan non pas pour « développer la sécurité, les opportunités et la justice » pour les populations locales, mais bien afin de servir l’objectif stratégique de Washington de dominer l’Asie centrale riche en énergie.
Sous les fortes pressions des Etats-Unis, l’armée pakistanaise mène actuellement une offensive dans le district de Buner impliquant 15 000 soldats qui sont appuyés par des hélicoptères et des avions de combat. L’opération, qui est applaudie à Washington, a déjà fait fuir de longues colonnes de réfugiés. Selon les officiels locaux, 40 000 personnes ont quitté la région et l’exode pourrait atteindre un demi-million de réfugiés.
En Afghanistan, les frappes aériennes américaines plus tôt cette semaine qui ont tué jusqu’à 150 personnes dans le district de Bala Baluk ne sont que la dernière atrocité d’une guerre qui vise à terroriser le peuple afghan et réprimer toute opposition à l’occupation néocoloniale. Obama a à peine fait mention de l’incident, répétant comme à l’habitude que les Etats-Unis feraient « tout en leur possible » pour éviter les victimes civiles. Il a sinistrement mis en garde que les violences augmenteraient, mais que l’engagement des Etats-Unis « n’allait pas fléchir ».
Les présidents afghan et pakistanais ont tous deux juré fidélité à Washington et sa « guerre au terrorisme ». Bien qu’Obama parle d’eux en tant que « dirigeants élus démocratiquement », les Etats-Unis n’auraient pas de remords à les retirer du pouvoir, d’une manière ou d’une autre, s’ils ne suivaient pas les ordres. Dans les derniers mois, des officiels américains ont critiqué sévèrement Karzaï, qui fait face à une élection en août, pour son administration corrompue et inefficace ainsi que pour ses critiques de l’armée américaine et des victimes civiles tombées sous ses attaques.
De hauts représentants américains ont aussi averti Zardari quant à sa réticence à déclencher une guerre totale contre les guérillas talibanes. Le New York Times a cité anonymement un officiel de l’administration déclarant que la guerre au Pakistan allait dépendre de l’armée pakistanaise, « étant donné surtout le refus du pays, jusqu’à maintenant, de permettre l’entrée des troupes américaines ». Alors que l’armée américaine intensifie ses frappes de missiles en toute impunité, Washington fait clairement pression pour un rôle militaire beaucoup plus grand à l’intérieur du Pakistan.
Le même journal a publié une série d’articles sensationnalistes depuis quelques jours qui insistaient sur le danger que l’arsenal nucléaire pakistanais puisse tomber entre les mains d’extrémistes islamistes, le même prétexte utilisé par l’administration Bush pour réaliser son « changement de régime » en Irak. L’administration Obama considère évidemment plusieurs avenues pour remplacer Zardari si jamais ce dernier ne réalisait pas les promesses qu’il a faites à Washington.
Des éditoriaux parus hier dans le New York Times et le Wall Street Journal ont donné un soutien entier aux nouveaux plans de guerre d’Obama. Les deux journaux ont demandé au Congrès d’accéder rapidement à la requête d’Obama pour un financement supplémentaire de plusieurs milliards de dollars pour soutenir les armées et les gouvernements afghans et pakistanais.

Le Wall Street Journal, en particulier, a demandé qu’aucune contrainte politique de la part du Congrès ne vienne « gommer les requêtes » ou restreindre la liberté d’action de l’armée américaine.
Ce consensus démontre que tout l’establishment politique américain, l’aile libérale représentée par les démocrates tout autant que sa contrepartie conservatrice représentée par les républicains, soutient la guerre d’Obama sur deux fronts. L’escalade des conflits en Afghanistan et au Pakistan montre que les critiques qu’ont faites Obama et des sections des médias au sujet de la guerre en Irak n’avaient qu’un caractère entièrement tactique. Obama a été choisi et amené à l’avant-scène dans les élections de l’an passé par des sections de l’élite dirigeante américaine qui considérait que l’Irak était une diversion désastreuse des objectifs et intérêts plus fondamentaux des Etats-Unis en Asie centrale.
Ayant gagné l’élection en faisant appel au sentiment largement répandu d’opposition à la guerre, Obama accomplit aujourd’hui la mission pour laquelle il a été choisi. Sous la supervision de membres clés de l’administration Bush (le secrétaire à la Défense Robert Gates et le général Petraeus), l’armée américaine prépare une importante offensive cet été en Afghanistan en doublant le nombre de ses soldats là-bas qui atteindra 68 000. Au même moment, le Pentagone a mis en place d’autres voies d’approvisionnement dans le cas où l’escalade de la guerre prévue dans le Pakistan voisin menacerait les voies d’approvisionnement actuellement utilisées et qui passent par les régions frontalières de ce pays.
Le Wall Street Journal conclut son éditorial en insistant auprès de l’administration Obama pour qu’elle clarifie que « l’implication des Etats-Unis à la sécurité dans cette région se prolongera longtemps », ajoutant : « Le plus grand danger est que les faibles institutions du Pakistan et ses dirigeants peu sûrs perdent leur désir de vaincre les islamistes. C’est ce qui a fait tomber le Shah d’Iran en 1979. Nous ne voulons pas que la même chose se reproduise à Islamabad. »
En fait, la dictature impitoyable d’Iran soutenue par les Etats-Unis n’est pas tombée parce que le Shah a perdu son désir d’emprisonner et d’éliminer physiquement ses opposants, mais à cause d’un soulèvement populaire duquel les religieux islamiques ont réussi à prendre le contrôle.

Il y a déjà des signes en Afghanistan et au Pakistan d’une vaste opposition politique et sociale aux Etats-Unis et à ses régimes marionnettes. L’avis que donne le Wall Street Journal à Obama est que les Etats-Unis doivent faire tout ce qui est nécessaire aussi longtemps qu’il le faut pour supprimer par la violence toute contestation à la domination économique et stratégique de la région par les Etats-Unis.
L’escalade de la guerre que prépare Obama ne pourra avoir qu’un effet profondément déstabilisateur sur toute la région et préparera des conflagrations militaires encore plus importantes et sanglantes. On ne pourra s’y opposer avec des appels au Parti démocrate ou au Congrès américain, mais seulement par la mobilisation indépendante des travailleurs aux Etats-Unis de concert avec la classe ouvrière et les masses opprimées de l’Asie du Sud, de l’Asie centrale et internationalement. Cette lutte doit être basée sur une perspective socialiste pour renverser le système capitaliste qui est la source de l’oppression et de la guerre impérialistes.

Samedi 09 Mai 2009 /

 http://www.wsws.org/

http://www.paperblog.fr/1910290/non-a-la-guerre-en-afghanistan-et-au-pakistan/


2-3 Kamran Haider : Islamabad entame le rapatriement des déplacés de Swat.

Les autorités pakistanaises ont entamé lundi le rapatriement des deux millions d'habitants de la vallée de Swat qui ont fui l'offensive gouvernementale de la fin avril contre les résistants locaux. L'état-major assure que les résistants ont été chassés de cette région située au nord-ouest d'Islamabad, théâtre de l'un des exodes les plus importants de l'histoire récente.

L'offensive, lancée pour mettre fin à la progression des résistants qui se trouvait à une centaine de kilomètres de la capitale, a fait 1.700 morts ( ndlr – exagération ?) dans les rangs de la résistance et 160 parmi les militaires, selon le bilan officiel.

Aucun dignitaire résistants ne figure parmi les tués.

Autocars et camions ont toutefois été dépêchés lundi matin dans le camp poussiéreux et étouffant de Jalozai pour entamer le rapatriement des déplacés.

La plupart des deux millions d'habitants de la vallée de Swat ayant fui les combats ont trouvé refuge chez des proches, mais 300.000 vivent toujours dans des camps de toile.

Les autorités, qui craignent d'être lâchées par une opinion jusqu'ici globalement favorable à l'offensive, semblent prendre leur sort très au sérieux.

"CONDITIONS INFERNALES"

Fawad Ali, un barbier âgé de 30 ans résident du camp de Jalozai, en chargeant ses biens dans un camion, sous le regard de ses proches. : "J'espère que les choses vont changer et que je pourrai nourrir ma famille".

Les journalistes qui ont pu se rendre dans la vallée de Swat ont fait état de quelques destructions, mais la zone n'a semble-t-il pas été dévastée par les combats.

Beaucoup de récoltes sont toutefois perdues et l'aide des pouvoirs publics sera sans doute nécessaire pendant plusieurs mois.

Personne n'a été contraint de quitter Jalozai et les 108 familles qui devaient être rapatriées lundi sont toutes volontaires, assure le responsable du camp, balayant les craintes des agences humanitaires de l'Onu.

"Ils vivaient dans des conditions infernales, ici. Ils ne sont pas habitués à ce temps", poursuit-il, évoquant la fraîcheur de la haute vallée de Swat.

Les autorités ont promis une aide de 25.000 roupies à chaque famille, mais certains déplacés de Jalozai ont assuré n'avoir rien perçu.

Reuters

13-07

Version française Jean-Philippe Lefief

http://fr.news.yahoo.com/4/20090713/tts-pakistan-deplaces-ca02f96_1.html

Lire la suite

N° 28 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.- 28-0 7- : Fin - : Obama - l’engagement des Etats-Unis « ne vas pas fléchir ».

N° 28 - Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.- 28-0 7- : Fin  - : Obama   - l’engagement des Etats-Unis « ne vas pas fléchir ».


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.

n° 28- 28-07

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 




Sommaire :

3 Annexe

3-1 Mohawk Nation News : La route piégée vers le fascisme.

3-2 Tufail Ahmad : Le Pakistan prêt à déclencher une guerre atomique contre l'Inde

4 Pièce jointe

4-1 Nicolas Ténèze* : Le Pakistan et le mythe de la « bombe islamique »


3 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Mohawk Nation News :  La route piégée vers le fascisme.
Le fascisme, c'est quand les oligarques rassemblent assez de force pour asservir la société dans l'intérêt de quelques-uns. Cela commence par un nationalisme fervent.  Des boucs émissaires sont choisis.  Un génocide est préparé.  Ont saisit des propriétés, des fonctions et des ressources.  

Le territoire est étendu.

LE LEADER est charismatique et il est soutenu par de grandes entreprises.  C'est un idéologue ayant un système de croyance intransigeant.  Il prend le pouvoir et dirige l'État pour mettre en œuvre ses idées sur la manière dont le monde devrait fonctionner.  Il devient le commandant suprême des forces armées et de la justice jusqu'à ce qu'une nouvelle élection soit déclenchée, si cela arrive.

Un gouvernement central fort est créé sous la domination d'un leader paternaliste de ligne dure.  Les personnes qu'il nomme doivent se soumettre à lui.  Les rivaux sont éliminés ou réduits au silence par des accusations sans fondement et des campagnes de dénigrement.  Les membres du gouvernement votent en faveur de ces mesures en échange de la protection.  Autrement leur participation aux sessions pourrait leur être défendue.

Le gouvernement suspend la Constitution en invoquant l'existence d'une situation d'urgence.  Les mesures de contrôle et d'équilibre sont supprimés.  On ne peut poser de questions.  Le pouvoir est exercé par le biais de décrets d'urgence sous prétexte que le Parlement ou le Congrès ne sont pas en état de fonctionner normalement.  Les lois et décrets sont adoptés pour protéger le dictateur des critiques, des accusations de corruption, d'activités criminelles et d'abus de pouvoir.  La durée de son mandat devient indéterminée.

Les autres partis sont interdits ou dissous.  Les gouvernements des États ou des provinces sont supprimés.
LE POUVOIR MILITAIRE ET PARAMILITAIRE remplace la police nationale et les militaires.  D'anciens officiers de l'armée et des réserves sont appelés au service.  Le ministre Stockwell Day a proposé que tous les agents et les employés du gouvernement portent des uniformes.

DES BOUCS ÉMISSAIRES sont créés.  Certains sont attaqués et battus, parfois presque à mort.  La colère et la frustration du public sont canalisées contre une cible, des personnes qualifiées de terroristes ou d'résistants afin de provoquer l'hystérie.  Les militaires les retire du système des tribunaux civils et les envoie à Guantanamo.  Les communautés sont boycottées.  Des agents sont envoyés pour commettre des actes de vandalisme contre leurs biens et pour leur donner une image négative.  Des peines draconiennes sont prévues pour toute personne qui sont accusées faussement de "sabotage économique" tels que la protection de l'environnement, des ressources et des territoires.

LA PROPAGANDE vise à laver le cerveau pour appuyer le point de vue des fascistes.  La conversion cachée ou forcée à une religion mondiale est encouragée pour provoquer de la confusion, une pensée conformiste et un moyen évasion.  Les non-croyants ne peuvent pas obtenir des emplois, de nourriture ou des services.
Les médias et l'accès à l'information sont contrôlés.
Les petits groupes sont infiltrés, en particulier les jeunes.  Obama a créé un corps de jeunes dont la fonction consiste à surveiller parents et voisins.  Une ligne a été mis en place comme le 911, «Crime Stoppers» et l'écoute électronique permet d'espionner clandestinement les personnes.

Des supporteurs du parti sont envoyés pour diffuser de l'information et pour recruter.  De fréquentes réunions ont lieu pour semer un état d'esprit de peur en ces temps troublés.
Des réunions publiques sont l'objet de raids. Des déclarations sont faites. La destruction des adversaires est exigée.  Des suggestions sont faites pour mettre en place ou soutenir un nouveau gouvernement strict.  Des provocateurs sont placés pour semer la discorde au sein des groupes dissidents.
Des agents créent une atmosphère de coup d'État au moyen de marches et de manifestations.  Ils épuisent ainsi la population et permettent aux policiers et aux militaires d'acquérir plus d'expérience en matière de contrôle et d'intimidation du public.

L'Etat prend des décisions sur la vie des gens et rassemble des informations sur les citoyens du berceau à la tombe.  Les micro puces de banques de données centrales contiennent des informations sur les dossiers médicaux, les permis, la formation, les services sociaux utilisés, les voyages, entre autres. Une crise économique est créée. Si le chef de la Banque du Canada ou de la «Bank of America» sont en désaccord avec l'empereur, ils sont remplacés.
Les entreprises locales sont obligées de coopérer avec les fascistes, et les grandes sociétés multinationales comme Wall Mart détruisent les petites entrepriseDes appels racoleurs sont lancés à la classe ouvrière, aux petits bourgeois, aux moyens cadres, aux ambitieux.  Ils considèrent le fascisme comme un moyen de monter dans la hiérarchie du système et de devenir des chefs au sein du nouveau régime.  Les industriels, les monarchistes et les classes aisées appuient fanatiquement le fascisme.  Des collaborateurs étrangers, les tenants de l'autoritarisme, les opportunistes, les médias, les hommes d'affaires, les bonzes financent le parti.
Les syndicats sont placés sous contrôle ou anéantis.
L'ingénierie économique comprend la dette et l'expansion militaire. Le financement est basé sur la manipulation de la monnaie et des dettes.  Le taux de chômage est maintenu élevé. La production d'armes est accélérée. On construit barrages, autoroutes, chemins de fer et des travaux tels que des prisons, des camps de travail et des centres de détention pour une durée indéterminée.Plus de policiers sont embauchés. Le nombre d'employés et des fonctionnaires de justice est accru.  L'aide juridique, l'aide sociale, le logement et autres services sociaux sont coupés. On donne aux organismes de protection de l'enfance plus de pouvoir pour saisir les enfants. Les peines de prison sont plus longues. Les mécanismes de contrôle comprennent plus d'agents de probation, de surveillance judiciaire, de condamnations avec sursis et d'ordre de la cour.
Les femmes restent à la maison. L'Etat prend les enfants. Le Führer devient leur père. Le niveau de vie est maintenu bas.  Les salaires sont réduits. Les gens sont invités à faire des sacrifices pour la patrie.
DES CAMPAGNES AGGRESSIVES EN FAVEUR "DE LA LOI ET DE L'ORDRE" sont lancées pour garder les fascistes au pouvoir.  Des manifestations régulières sont tenues comme les rassemblements de Nuremberg pour que le chef viril puisse donner de long discours publics déroutants.
L'habeas corpus est suspendu. La liberté d'expression et de réunion sont supprimés.
DES NÉGOCIATIONS sont tenues secrètes. Les gens doivent être maintenus endormis pour ne pas poser des questions.

DES ÉVÉNEMENTS DE PROVOCATION TELS QUE LE 11 SEPTEMBRE sont organisés, pour justifier l'adoption de lois soi-disant "anti-terroristes", de lois et de mesures répressives pour mettre fin à la liberté au nom de la sécurité.
Le rationnement alimentaire est établi.  Les centres de production hydroponiques produisent des aliments chimiquement pour remplacer les agriculteurs.

EUGÉNISME - On invite à se débarrasser des "mangeurs inutiles", de toute personne qui refuse de travailler comme esclave.  La pression est mise sur les populations pour limiter leurs besoins.
LES GUERRES - les territoires adjacents sont pris en charge et deveniennent des protectorats dans le cadre de l'extension de l'empire. Toutes les personnes deviennent des citoyens du monde sous un seul ordre mondial. Les cultures et les langues sont anéanties.  Les citoyens des États-Unis et leurs partisans déclarent qu'ils sont en train de réaliser leur «Destinée manifeste» des États-Unis.
Le gouvernement doit sembler modéré. Toutes les personnes qui ne se conforment pas sont des personnes obstinées.  Même si les citoyens lancent des appels à la paix, ces tyrans inhumains commencent par créer de petits conflits locaux avant de déclencher une grande guerre.  Si vous pensez que ce que nous disons est une théorie de la conspiration, vous vous trompés : c'est ce qui est en train d'arriver.  Constatez-le vous-mêmes!
Kahentinetha

Mohawk Nation News –

14 juin 2009.

Internet : www.mohawknationnews.com kahentinetha2@yahoo.com


3-2 Tufail Ahmad : Le Pakistan prêt à déclencher une guerre atomique contre l'Inde.

L'Inde, accusée d'être sous l'influence du "lobby Juif", menacée de guerre atomique par des journaux pakistanais.

Le directeur d´un journal pakistanais à grand tirage : "Si, pour résoudre nos problèmes, nous devons recourir à la guerre atomique contre l´Inde, nous le ferons" : les cours d´eaux disputés entre l´Inde et le Pakistan

Introduction

L´inquiétude ne cesse de croître au Pakistan face à la poursuite présumée par l´Inde d´une politique visant à étrangler le Pakistan en contrôlant ses grands cours d´eaux. Ces préoccupations concernent en premier lieu sur le secteur agricole du Pakistan, qui se trouverait fortement affecté par la construction de digues et le contrôle extérieur de plusieurs fleuves qui affluent vers le Pakistan. (1) Trois de ces fleuves pénètrent le Pakistan par les terres indiennes du Jammu-et-Cachemire, territoire pour lequel les deux pays se sont livrés plusieurs guerres. (2)

Journalistes pakistanais, chefs religieux et politiciens articulent de plus en plus leur réflexion autour de la controverse pour l´eau, dans le cadre de la concurrence ancestrale que se livrent l´Inde et le Pakistan, et du sentiment anti-israélien encouragé depuis plusieurs années par les autorités du pays. A titre d´exemple, Ayaz Amir, journaliste pakistanais renommé, a prévenu : "La défense de notre droit à l´eau face à l´Inde doit être l´une des bases de notre politique étrangère. Les controverses à venir porteront sur l´eau." (3) Hamid Gul, ancien chef des services de renseignement pakistanais, a accusé : "L´Inde a stoppé l´[arrivée d´]eau chez nous".(4) L´IBWC pakistan ais (Indus Basin Water Council), groupe de pression qui se fait passer pour organisation gouvernementale, dont le principal objectif est de régler les problèmes relatifs à l´eau au Pakistan, contrôle actuellement le débat public sur le sujet. Zahoorul Hassan Dahir, président de l´IBWC, a affirmé que "l´Inde, qui opère en coordination avec le lobby juif", se sert de la plupart des cours d´eau, suscitant une carence en denrées alimentaires, en eau et en électricité au Pakistan. (5)

Les inquiétudes pakistanaises portent sur six fleuves qui affluent vers le Pakistan en passant par le nord de l´Inde, dont l´Etat disputé du Jammu-et-Cachemire et celui du Punjab, deux Etats idéologiquement divisés entre l´Inde et le Pakistan depuis 1947. Après la création du Pakistan en 1947, des désaccords ont vu le jour sur le partage des eaux, ce qui a conduit au traité de 1960 (Indus Water Treaty). (6) Bien que ce traité soit peut-être le pacte le plus résistant entre les deux puissances nucléaires, il subit des tensions croissantes.

[1] L´auteur du rapport tient à remercier les journalistes pakistanais Rifatullah Orakzai et Zulfiqar Ali pour les éclaircissements apportés sur la question.

[2] Les deux pays se sont battus pour le Cachemire en 1947-48, 1965 et 1999. Le Pakistan soutien en outre des organisations militantes au Cachemire depuis 1989.

[3] The News, Pakistan, 1er mai 2009.

[4] Roznama Jang, 25 mai 2009.

[5] Roznama Nawa-i-Waqt, Pakistan, 6 mai 2008. Hafiz Zahoorul Hassan Dahir apparaît comme le plus expressif au Pakistan sur la question des projets relatifs à l´eau au Cachemire. Toutefois, l´organisation qu´il dirige, l´Indus Basin Water Cou ncil, qui peut passer pour une autorité gouvernementale, est en fait un groupe de pression.

[6] Pour en savoir plus sur l´Indus Water Treaty, voir  http://siteresources.worldbank.org/INTSOUTHASIA/Resources...

24-07-

Tufail Ahmad *

Tufail Ahmad est directeur du projet sur les médias en ourdou et pachto au MEMRI.

Lire le rapport intégral en anglais : http://memri.org/bin/latestnews.cgi?ID=IA53609.

MEMRI Middle East Media Research Institute

Enquête et analyse n° 536

http://lessakele.over-blog.fr/article-34180812.html



4 Pièce jointe

4-1 Nicolas Ténèze* : Le Pakistan et le mythe de la « bombe islamique »

Le risque de voir la bombe atomique pakistanaise tomber dans les mains de « terroristes islamistes » ou autres « résistants » est évoqué par Washington pour justifier son engagement militaire en Afghanistan/Pakistan.

Or, selon l’étude de Nicolas Ténèze que nous publions, cette menace est imaginaire : la bombe pakistanaise a été développée avec l’aide technique de la Chine et des États-Unis.

Au-delà des péripéties politiques, Washington en conserverait aujourd’hui encore le contrôle.

La Coalition, engagée depuis novembre 2001 dans « le cimetières des empires », l’Afghanistan [1], doit faire face à une aggravation de sa situation depuis 2005, avec des pertes civiles et militaires en constante augmentation, une islamisation rampante, et des violences qui sont le fait d’résistants en tous genres, de Résistants, de seigneurs de la guerre récalcitrants, de trafiquants, de séparatistes ethniques ou encore de simples bandits. La guerre s’est précocement propagée vers le Pakistan (on parle de la guerre AfgPak), d’où elle était en fait partie. Ce pays oscille entre une collaboration mesurée et parfois contrainte avec la Coalition, et une volonté de ménager les Résistants, pour préserver un équilibre politique intérieur fragile. Ces derniers mois, la progression des « étudiants » les approche de la capitale, Islamabad.

Le Pakistan, État artificiel à majorité musulmane sunnite, fondé le 14 août 1947, sur la base d’une fédération de régions autonomes, possède théoriquement la bombe atomique depuis 1987 environ, mais ne l’a testée semble t-il pour la première fois qu’à l’été 1998 ; cette date étant considérée aujourd’hui comme celle du statut nucléaire du pays. Il détiendrait actuellement entre 20 et 100 têtes nucléaires, les études étant divergentes. Le pays n’a pas signé le Traité de non-prolifération (TNP,) le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE), ni le Code de conduite de la Haye sur la prolifération balistique. En outre, plusieurs rapports concordants en 1996 [2] évoquent l’existence d’un programme biologique, axé sur l’anthrax, bien que la Convention sur les armes chimiques (CAC) et celle sur les armes bactériologiques (CAB) aient été signées et ratifiées. Sa présence fut une conséquence de leur emploi par les Soviétiques en Afghanistan.

Aujourd’hui les médias entretiennent la peur que cet arsenal tombe entre les mains de « terroristes », qui pourraient ainsi l’employer ou menacer de le faire contre « l’Occident », Israël, leurs alliés, ou contre l’ennemi indien. Or, beaucoup de questions se posent à propos de ce mystérieux réseau Khan, accusé d’être à l’origine de tous les maux de la prolifération et de cette « bombe islamique », selon l’expression du Président Zulfikar Ali Bhutto (1972-1977). On peut douter que le Pakistan ait réellement poursuivi ses recherches à l’insu des grandes puissances et que son arsenal échappe effectivement à leur contrôle. Pour savoir ce qu’il en est, un retour historique sur le programme nucléaire pakistanais est nécessaire.

Un programme pas si « clandestin »

Une initiative sino-occidentale

Le programme nucléaire débute dans les années 1970, officiellement en réaction à la guerre contre l’Inde de 1971 et à son test atomique de 1974. À cette époque, l’Inde est un « pays ami » de l’Union soviétique alors que le Pakistan, bien que non-aligné, « choisit »par réaction le camp états-unien. Aussi, Islamabad se lance dans un programme atomique concurrent de celui de son voisin avec la bienveillance des États-Unis. Sa bombe est appelée à jouer un rôle dans le containement de l’influence soviétique qui, après l’invasion de l’Afghanistan en 1979, menacerait le Pakistan. Washington et Pékin co-organisent cette prolifération (notamment après la visite de Nixon en Chine, en février 1972). Pékin, bien que réticent à livrer son savoir-faire, aide le « Pays des purs » en lui fournissant de la technologie et des missiles rudimentaires via la China National Nuclear Corporation. Depuis les années 60 en effet, la République populaire de Chine se dissocie du Grand frère soviétique, sous couvert de divergences idéologiques, pour se doter de sa propre politique étrangère. Si bien que sur beaucoup de points, Chinois et Occidentaux s’accordent. Dans cette perspective, Pékin et Islamabad s’allient sur la question du Cachemire, que les deux pays revendiquent en partie contre l’Inde.. Les bombes indiennes, chinoises et pakistanaises, devaient permettre donc un équilibre dans la région.

Le père de la bombe est le docteur Abdul Qadeer Khan. Celui qui est présenté aujourd’hui par les médias occidentaux comme un dangereux savant fou, est un ingénieur, formé en 1976 à Almelo (groupe Urenco), dans les laboratoires de dynamique physique FDO, aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne. Le réacteur de Kahuta, premier noyau du programme, est construit en 1979 avec la Chine et la France, et mis en service en 1984. Des médias véhiculent l’idée selon laquelle les plans d’Almelo (qui servirent à ériger Kahuta) furent volés par Khan, alors qu’en réalité Urenco les a livré secrètement avec l’approbation des États-Unis [3]. À partir de l’arrivée des Soviétiques à Kaboul, les États-Unis délèguent à la Chine le transfert des plans d’armes nucléaires au Pakistan pour protéger le pays. Mais en 1983, la tractation est dénoncée par le Washington Post et en 1985, par le sénateur Alan Cranston. Ainsi donc, il est probable que le Pakistan possède à cette date la bombe nucléaire, mais pas sa propre bombe.

Israël, pour légitimer ses « projets » nucléaires, dénonce le danger pakistanais, en alternance avec ceux de l’Irak et de la Libye, alors que très vite, les deux pays tisseront par alliés interposés (USA et Arabie Saoudite) des rapports secrets d’intérêts [4]. La notion de « bombe islamique » est alors instrumentée ; ce qui agace le Pakistan pour qui cette expression mêle deux concepts, l’un religieux, l’autre politico-stratégique, avec une connotation péjorative : le Pakistan ne serait pas un État de droit, mais un nid de terroristes. C’est à ce moment qu’apparaît l’idée que des résistants pourraient voler ou simplement employer ces bombes. Abdul Sattar, ministre des Affaires étrangères du Pakistan, rappelle que dans les années 1970, Zulfikar Ali Bhutto soulignait que les bombes atomiques occidentales n’étaient pas des « bombes chrétiennes », ni les israéliennes des « bombes juives ».

Le Pakistan acquiert ensuite la capacité d’enrichir l’uranium par ultracentrifugation à Dera Ghaza Khan. L’Arabie Saoudite et la Libye participent au financement de cette étape : Tripoli pour son propre programme (sans l’aval des USA semble-t-il), et Ryad par ordre des USA. Pour la Chine et la France en revanche, les deux principaux fournisseurs, ce sont des devises supplémentaires. Washington fait pression sur Paris, en 1976, contre la vente d’une installation de retraitement, soumise au contrôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). En fait, la France aurait fournit la technologie atomique sur ordre des USA, mais aurait pris certaines initiatives. Quoi qu’il en soit, la France suspend son contrat mais fournit une usine d’extraction de plutonium [5]. Après le coup d’État contre le président Bhutto en 1977, le général Zia ul Haq (1977-1988) reçoit une aide de Washington plus conséquente. Elle, passe de 5 millions à 10, puis à 35 millions, puis à 1 milliard de dollars, pour cette most favored nation, un de ses « meilleurs alliés hors OTAN ». En 1986, le pays commence à produire de l’UHE.
On prétend souvent que la livraison de missiles stingers aux rebelles afghans poussa les Soviétiques à se retirer d’Afghanistan. C’est exagéré. Si ce point explique l’enlisement de l’Armée rouge, il ne justifie pas sa retraite. Selon le directeur adjoint de la CIA, Richard Kerr, c’est parce que le Pakistan obtint sa première arme nucléaire en 1987 que l’URSS, soucieuse d’éviter une crise majeure, décida de se retirer progressivement d‘Afghanistan [
6].
Le Pakistan achète à la Chine, le 31 décembre 1990, un puissant réacteur nucléaire de 300 mégawatts dont certains éléments proviennent des États-Unis, du Japon, de la France, de l’Allemagne et de l’Italie. On parle de l’achat de trois autres réacteurs et de 5 000 aimants spéciaux.

En 1988, le président Ghulam Ishaq Khan et la Premier ministre Benazir Buttho prennent les rennes d’un pays devenu inutile dans une Guerre froide finissante. Dans la foulée, en 1990, la subvention US de 574 millions de dollars annuels est interrompue.
Mais la crainte de voir l’arsenal du Pakistan passé du défensif à l’offensif et la fuite de technologie vers la Chine et des « États voyous » suscitent bientôt l’inquiétude de Washington. Le 6 janvier, le sénateur républicain Larry Pressler, annonce que le Pakistan possède l’arme et sous-entend qu’Islamabad coopère avec Téhéran au vu des séjours de Khan dans ce pays. George H. Bush dénonce soudain la « bombe islamique », qu’il avait jusque là éludée. Accusée de corruption, Benazir Buttho est renversée au profit de Nawaz Sharif, plus proche des militaires. Le centre de recherches de Karachi est modernisé et celui de Kahuta est désormais capable de produire de l’uranium enrichi. La CIA dénonce mais laisse faire, chargeant plusieurs services de

renseignement occidentaux, dont le BVD néerlandais (une preuve de la piste Almelo !), de surveiller que le programme ne devienne incontrôlable et trop ambitieux.
En 1993, Washington favorise le retour de Benazir Bhutto au pouvoir après qu’elle eut accepté de soutenir en Afghanistan les forces pachtounes (les Résistants) contre les forces tadjiks (celles du commandant Massoud). Bill Clinton presse cependant le président Farouq Leghari de signer le TNP mais ce dernier refuse.
En 1996, Mme Bhutto est à nouveau destituée pour corruption et remplacée par son éternel rival Nawaz Sharif. Il semblerait que celui-ci ait accepté que le Pakistant ne produise plus de matières à usage nucléaire.

....

Un arsenal mis sous clé et sous surveillance ?

Si la Chine et les États-Unis ont permis à ce pays pauvre d’obtenir la bombe, une question légitime se pose : Le Pakistan est-il propriétaire de sa bombe, ou bien est-elle sous clé US ou chinoise Premièrement, les bombes de 1998 étaient-elle des mini-nukes chinoises ? Islamabad testait peut-être des bombes iraniennes ou chinoises, Pékin (allié de l’Iran) ayant observé un moratoire depuis août 1996. Cette thèse est développée par la journaliste Dominique Lorentz, dont l’ouvrage, préfacé par Jacques Attali et Alexandre Adler, estime que les tests étaient réalisés pour le compte de l’Iran ou de la Chine : « Ils avaient besoin de mener

une dernière campagne de tirs avant de s’en remettre aux seules simulations » [25].

Durant la guerre du Kargil, de mai à juillet 1999, Islamabad songe à employer l’arme nucléaire après la contre-offensive indienne dans le Cachemire [26], selon une conversation entre Bill Clinton et Nawaz Sharif, en juillet. Le projet est mis en exergue par la presse. Mais il s’agissait plutôt de faire pression pour que Washington intervienne. Car Attali nous apprend que curieusement, « ces deux pays ont passé un accord mutuel de non-agression de leurs installations nucléaires » [27]. Or, les USA et la Chine appellent à la retenue, ce qui indiquerait que la bombe n’est pas pakistanaise.

L’idée reçue d’une bombe strictement nationale se heurte à l’avis des spécialistes du renseignement qui ont par essence un peu plus de crédibilité que les experts, pour passer de l’analyse à la source. Le dispositif serait bien sous surveillance US [28]. Ainsi, selon Éric Denece, spécialiste reconnu, craignant soit une mainmise des terroristes, soit un chantage d’un État incontrôlable, le Joint Special Operations Command états-unien et le Sayeret Matkal israélien se seraient entraînés pour évacuer les bombes nucléaires pakistanaises en cas de besoin [29]. Le journaliste Rashid Zubair estime aussi : « Les États-uniens veulent déstabiliser le Pakistan. Le Pakistan doit être considéré comme un État défaillant, afin de pouvoir réquisitionner son arsenal nucléaire. L’armée US dispose déjà d’une unité spéciale pour cette tâche. […] Quant aux bombes atomiques, ce ne sont pas des pétards du Jour de l’An qu’on peut emporter dans sa poche. 80 ogives nucléaires nécessitent 70 000 hommes dont quelques milliers de scientifiques » [30].

Ce n’est qu’en 2000 qu’une Autorité nationale de commandement de gestion de l’arsenal est créée. Fin 2001, Les USA financent d’ailleurs à hauteur de 100 millions de dollars la sécurisation des installations et auraient même proposé de prendre en charge les propres codes de mises à feu. En fait, les bombes ne seraient même pas assemblées, les éléments étant dispersés justement pour éviter un emploi accidentel et abusif [31]. Même en cas de vol, il faudrait passer outre le système Permissive Action Link. En règle générale, seules trois personnes par État nucléaire en possèdent les clés et le code, comme c’est le cas par exemple en Israël. Il existe même « des codes informatiques programmés pour détruire les composants stratégiques de l’arme en cas d’intrusion non autorisée » [32]. De son côté, la synthèse des agences de renseignement présentée au Sénat des États-Unis, en février 2008, mentionne que :

« Bien que New Delhi et Islamabad ont en service une plus grande maturité stratégique nucléaire, ils ne semblent pas être engagés dans une course aux armements de type numérique comme durant la Guerre froide. Nous jugeons l’incertitude politique en cours au Pakistan ne menaçant pas sérieusement le contrôle militaire des capacités nucléaires, mais les vulnérabilités existent. L’armée pakistanaise supervise le programme nucléaire et nous jugeons que ses responsabilités, incluant la sécurité physique de l’arsenal atomique, n’ont pas été dégradées par la crise » [33].

Ainsi, si les mots ont un sens, le terme « supervisé » signifie que l’armée pakistanaise surveille une dissuasion dont elle n’est pas la propriétaire. Tout enclin à penser que la bombe n’a d’« islamique » que le nom.

Cette thèse est confirmée par de nombreuses déclarations officielles, tant états-uniennes que pakistanaises et même indiennes [34]

Ainsi, le Premier ministre du Pakistan, Raza Gilani de confirmer : « La défense du Pakistan est entre de bonnes mains. Et notre programme d’armes nucléaires est en sécurité ».

L’amiral Mike Mullen, chef d’état-major interarmes des États-Unis, déclare aussi que « l’arsenal nucléaire du Pakistan est en sécurité », bien que des Résistants soient dans le district de Buner où est situé une usine d’enrichissement. Cet aspect est d’ailleurs assuré comme très plausible par un autre spécialiste (un expert du Mossad très connu, mais controversé), qui souligne que « Benazir Bhutto avoue en effet qu’elle n’était même pas autorisée à pénétrer dans les propres laboratoires de son pays » ! [35] Tel-Aviv affirme que la position des centres pakistanais sont déjà intégrés dans ses logiciels de frappes, d‘après les données fournies par le Pakistan lui-même à la CIA ! En juin 2009, Mustafa Abou Al-Yazid, un « responsable d’Al Qaida en Afghanistan » laisse échapper ce lapsus sur Al-Jazira : « Avec l’aide de Dieu, les armes atomiques ne tomberaient pas dans les mains des Américains et les moudjahidins s’en empareraient pour les utiliser contre les Américains » [36]. Le pays n’a semble t-il pas réitéré les tests de 1998, ce qui confirme cette thèse.

...

Conclusion

Dès les attentats du 11 septembre, le Pakistan et les États-unis, en froid relatif depuis la fin de la Guerre Froide, se réconcilient.

Sa dette de 1,7 milliards est reportée sine die. Washington octroi une aide de 3 milliards de dollars pour 2004-2009, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme [48]. L’aide totale envers l’armée pakistanaise se monte à 7 milliards de dollars par an entre 2008 et 2012. En 2008, sur les 21 milliards d’aides internationales versés à Kaboul, un tiers s’est volatilisé entre les donateurs et les récepteurs, dont certains sont pakistanais. En Afghanistan, 242 000 armes ont été « perdues » par la coalition, l’armée et la police afghane, mais surtout par l’armée US, selon le Governement Accontability Office (GAO) [49]. La guerre coûte à l’heure actuelle 100 millions de dollars par jour. Ce chiffre s’explique par les désertions dans l’armée et la police afghane dont les soldats passent avec armes et bagages à l’ennemi, et renseignent sur les tactiques alliés. Il faut dire que grâce aux trafics en tout genre, les rebelles paient bien mieux que les alliés.

On imagine que dans l’enveloppe des aides, Islamabad a promis une vassalité atomique. Il est prévu la création d’un pipeline reliant l’Ouzbékistan à l’Océan Indien via le port de Gwadar.

La visite de Georges W Bush le 22 septembre 2006 poursuit le partenariat contre le terrorisme, réactualisé sous Obama, avec un effet immédiat : la contre-offensive pakistanaise [50].

Les Résistants, à l’origine formés et armés par l’ISI, viennent d’obtenir des concessions législatives dans les zones tribales et ne veulent qu’une autonomie locale et absolument pas la bombe. Cela recouvre l’avis de la chercheuse associée au CERI-Sciences Po Mariam Abou Zahab. Lorsqu’on lui demande « En cas de victoire au Pakistan, quel est le programme des résistants ? », elle répond « La question ne se pose même pas, parce que les résistants pakistanais sont un mouvement périphérique, en marge de la société et de l’État » [51].

Début 2009, Islamabad passe un accord avec les Résistants de la région de Swat, redonnant à l’ancien royaume son autonomie législative et s’engageant à ne pas y mener d’actions militaires. Le Pakistan élabore un double jeu. Officieusement, la « bombe islamique » dissuadera Russie et Chine (le pays est à l’heure actuelle disputé entre Washington et Pékin) dans un conflit futur. Mais l’Inde, devenu allié de Washington et d’Israël, pourrait remplir ce rôle. Dès lors, la Chine pourrait amplifier le rapprochement nucléaire avec le Pakistan. Islamabad fait actuellement monter les enchères entre la Chine et les USA...

Le programme dissuasif pakistanais, voulu par l’Occident et la Chine, semble être sous-contrôle et ne peut-être employé par des terroristes. Encore faudrait-il savoir où se trouvent les armes et connaître les codes et leurs fonctionnements. Même la perspective d’une bombe sale demande un minimum de connaissance, d’infrastructure et d’équipement que n’ont pas les Résistants.

D’ailleurs, qui s’oppose au nucléaire pakistanais, comme on le ferait pour l’Iran et la Corée du Nord ? Cela prouve que le Pakistan n’est en rien la menace nucléaire islamiste que Bernard Henri-Lévy veut nous décrire dans son ouvrage « Qui a tué Daniel Pearl ». Ce danger n’est tellement pas réel que les États-Unis violent fréquemment la frontière pakistanaise depuis l’Afghanistan, pour frapper les Résistants, sans craindre de représailles atomiques. Si c’était le cas de l’Inde, qu’arriverait-il (Cachemire excepté) ? Si bien que certains think-tank ne croient plus pertinent, d’une part, de parler de la menace de la « bombe islamique », et d’autre part, de considérer le pays comme puissance nucléaire indépendante comme pour la dissuasion britannique, dépendante de la volonté états-unienne.

Nicolas Ténèze

Nicolas Ténèze

Doctorat en histoire de l’Institut d’études politiques de Toulouse en avril 2009. Sa thèse, financée en partie par l’Institut des hautes études de la Défense Nationale (IHEDN), porte sur la dissuasion conventionnelle et non-conventionnelle israélienne

21 juillet 2009 

http://www.voltairenet.org:80/article160853.html

(pièce jointe : Texte sur demande  - une seule adresse : fa032881@skynet.be )


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

29/07/2009

n° 27 - Journal de PAKISTAN. - 09-07 au 28-07 :- Début- : La guerre afghano-pakistanaise d’Obama.

n° 27 - Journal de PAKISTAN.  - 09-07 au 28-07 :- Début- : La guerre afghano-pakistanaise d’Obama.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



        Journal de PAKISTAN 

              n° 27- 09-07 au 28-07

           C.De Broeder & M.Lemaire     



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part :

Les réfugiés reconduits manu militari dans la vallée du Swat.

Washington estime que Sa'ad ben Laden a péri au Pakistan.

Le Pakistan au cœur des débats.

Les Etats-Unis menacent l'avenir du Pakistan, selon le No2 d'Al-Qaïda.

1 Au jour le jour

2 Positions

3 Politiquea) locale

b) Usa

4 Institutions internationales

Suite

6 Brèves

6-1 Une "guerre éclair" qui promet d’être longue.

6-2 Un programme secret de la CIA visait à tuer les chefs d'Al-Qaïda.

6-3 La Chambre des représentants demande à la CIA les documents de son programme antiterroriste secret.

7  Dossiers

7-1 La guerre afghano-pakistanaise d’Obama.

7-2 Harinder Bajewa : Baitullah Mehsud, aussi inquiétant que Ben Laden.

7-3 Soufiane Ben Farhat : A l’Ouest, rien de nouveau.

Fin

7-4 Mohammed Hassan : Afghanistan – Pakistan: le trou noir de l’Empire.

7-5 Roland Marounek : Après Bush, la paix ?

Le Pakistan.


Tiré à part :

Les réfugiés reconduits manu militari dans la vallée du Swat.

17.07.2009

Le Pakistan a lancé une grande offensive militaire contre les résistants de la vallée du Swat et des zones avoisinantes, dans la Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest. Environ 2 millions de civils avaient alors fui les combats.

Le gouvernement pakistanais, qui assure avoir rétabli la paix, a maintenant commencé à renvoyer une partie des réfugiés – 31 000 en tout – chez eux, dans des camions affrétés pour l'occasion et sous escorte militaire. L’opération doit prendre quarante jours. Mais, comme le souligne le quotidien Dawn, le rétablissement de l’eau, de l'électricité et du gaz ne suffit pas. "Il faudra qu'un système de soutien soit mis en place pour les populations de retour jusqu’à ce qu'elles soient en mesure de retrouver des activités rémunérées – et cela pourra prendre des années. (...) De plus, la présence de quelques résistants, même peu nombreux, suffirait à terroriser les habitants et à perturber profondément la vie civile."

http://www.courrierinternational.com/breve/2009/07/17/les-refugies-reconduits-manu-militari-dans-la-vallee-du-swat

 

Washington estime que Sa'ad ben Laden a péri au Pakistan.

Sa'ad ben Laden, fils d'Oussama ben Laden, a probablement été tué dans l'explosion d'un missile tiré par un drone américain au Pakistan cette année, rapporte la radio publique américaine NPR, en citant des responsables américains des services de renseignement.

Sa'ad ben Laden, personnage clé dans les rapports entre l'Iran et Al Qaïda, aurait gagné le Pakistan après avoir passé un certain nombre d'années assigné à résidence en Iran, avaient déclaré en janvier des responsables des renseignements américains.

Un missile tiré par un drone (avion sans pilote) américain l'aurait tué à un moment ou l'autre de cette année, indique NPR, qui cite un responsable des services américains de ‘lutte antiterroriste’.

Le renseignement est certaine à "80 à 85%" que Sa'ad ben Laden est mort, a dit ce responsable en ajoutant que ce fils d'Oussama n'était pas suffisamment important pour avoir été visé en soi mais qu'il s'était trouvé "au mauvais endroit au mauvais moment". Il avait semble-t-il entre 25 et 30 ans.

Les forces américaines ont intensifié les raids de drones en territoire pakistanais depuis septembre dernier, en prenant pour cibles les résistants et les hommes d'Al Qaïda ou liés à Al Qaïda dans des zones limitrophes de l'Afghanistan.

 23/7

 http://fr.news.yahoo.com/


Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

17-07

Malgré les protestations émises par le gouvernement d'Islamabad les Etats-Unis ont intensifié l'an dernier les attaques lancées par leurs drones sur les zones tribales limitrophes de l'Afghanistan, et aucun ralentissement ne s'observe depuis que l'administration Obama a pris la relève en janvier.

Selon un décompte réalisé à partir de chiffres fournis par les renseignements pakistanais et des responsables régionaux, les Etats-Unis ont opéré une cinquantaine d'attaques à l'aide de drones depuis le début de l'an dernier, tuant 465 personnes environs.

http://fr.news.yahoo.com/


Le Pakistan au cœur des débats.

Les Etats-Unis menacent l'avenir du Pakistan, selon le No2 d'Al-Qaïda.

Dans un message audio, le numéro deux d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahri, met en garde les Pakistanais, affirmant que l'ingérence des Etats-Unis dans les affaires intérieures du pays menacent l'avenir et l'existence même du Pakistan, a-t-on appris mercredi.

Dans cet enregistrement en anglais daté du 14 juillet Al-Zawahri appelle les Pakistanais à rejoindre la lutte contre les Etats-Unis ou à la soutenir financièrement.

Sans ce soutien "nous contribuerons non seulement à la destruction du Pakistan et de l'Afghanistan, mais nous mériterons également le châtiment douloureux d'Allah le tout-puissant", prévient-il.

L'enregistrement, dont l'authenticité ne pouvait être confirmée dans l'immédiat, a été rendu public par As Sahab, la branche média d'Al-Qaïda, et posté sur des sites Web islamistes.

Selon des rumeurs persistantes, Al-Zawahri et le chef d'Al-Qaïda, Oussama ben Laden, se cacheraient dans les zones tribales pakistanaises frontalières avec l'Afghanistan. (…)

Al-Zawahri, affirme dans ce nouvel enregistrement que le Pakistan est en fait dirigé par les Etats-Unis. "La classe dirigeante actuelle au Pakistan se range sous la croix de la croisade moderne et recherche les pots-de-vin américains. Le véritable dirigeant du Pakistan est l'ambassadeur américain, qui paye les pots-de-vin et donne les ordres."

Le No2 d'Al-Qaïda estime que "le seul espoir de sauver le Pakistan de ce sort désastreux est le djihad".

Il appelle ainsi les musulmans pakistanais à rejoindre les rangs des "moudjahidines" ou au moins de "soutenir le djihad au Pakistan et en Afghanistan avec de l'argent".

L'appel d'Al-Zahwari intervient alors que selon un récent sondage, 81% des Pakistanais estiment que les activités des résistants et d'autres extrémistes musulmans constituent une "menace critique" pour leur pays, un chiffre en hausse de 34% par rapport à septembre 2007.

AP

15-07



1) Au jour le jour

Les zones tribales pakistanaises frontalières de l'Afghanistan sont considérées comme des bases arrière pour les résistants, d'où ils mènent des attaques contre les forces internationales déployées en Afghanistan.

Résistance

12-07

Cinq policiers et un agent forestier ont été tués dans une embuscade tendue par des hommes armés dans le nord-ouest du Pakistan, a annoncé la police dimanche.

Les policiers s'étaient rendus dans un secteur boisé de la région de Mansehra après avoir été informés de la découverte d'un corps criblé de balles.

Rashid Khan, un représentant des forces de l'ordre, a déclaré que des individus armés avaient pris pour cible le groupe samedi, tuant les policiers et un agent forestier qui les accompagnait avant de mettre le feu au véhicule de police.

Le corps d'un inconnu, criblé de balles, a également été découvert sur place.

La responsabilité de cette attaque n'a pas été revendiquée dans l'immédiat mais la police est fréquemment visée par des résistants dans le nord-ouest du Pakistan.

AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090712/twl-pakistan-violences-2f4e741_1.html

20/7

Des tireurs embusqués ont tué quatre policiers en patrouille dans le nord-ouest instable du Pakistan, d'après le commissaire Nisar Khan. Deux victimes sont mortes à proximité de Peshawar, tôt lundi matin, et les deux autres ont succombé à leurs blessures à l'hôpital.

Les policiers patrouillaient une route menant à la passe de Khyber, dans les zones tribales où les résistants attaquent fréquemment les convois approvisionnant les forces de l'OTAN en Afghanistan.

AP

21/7

Six soldats sont morts en trois jours de combats dans le nord-ouest du Pakistan, près de la frontière de l'Afghanistan, a déclaré l'armée mardi.

Les journalistes ne peuvent pas se rendre sur place pour vérifier ces chiffres.

La plupart des pertes sont survenues dans une opération de deux jours entamée dimanche dans le secteur de Maidan du Lower Dir, selon le commandant Fazlur Rahman, porte-parole des forces aux frontières.

AP


Assaillants US & collaborateurs.

07-07

Au moins quatorze personnes ont été tués, mardi 7 juillet, près de la frontière afghane dans un tir de missile, rapporte un responsable du renseignement et des habitants.

L'attaque s'est produite dans la région du Sud-Waziristan, bastion du chef des résistants pakistanais, Baitullah Mehsud.

Quatre ou cinq combattants se trouvaient parmi les victimes, a précisé un responsable du renseignement. Il a dit ne pas disposer de plus d'informations.

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/

09-07

Le bilan des raids au missile des drones américains contre le Waziristan du sud s'est alourdi et est passé la barre des 50 victimes.

Des drones américains ont attaqué, mercredi, à deux reprises, le Waziristan du sud, au nord-ouest du Pakistan, tuant plus de 50 personnes. Les raids aériens de l'armée américaine contre les zones tribales pakistanaises ont fait, depuis août 2008, quelque 480 morts.

http://french.irib.ir/

10/7

Des affrontements entre les forces de sécurité et des résistants ont fait au moins 20 morts dans une région du nord-ouest du Pakistan, ont rapporté vendredi des représentants du gouvernement de Bajur illustrent les difficultés auxquelles les autorités pakistanaises sont confrontées à l'heure où Islamabad cherche à déloger les résistants de la ceinture située le long de la frontière avec l'Afghanistan.

Les combats les plus meurtriers ont éclaté à Chinnar, un village de la vallée de Charmang, où des résistants ont tendu une embuscade à un convoi de l'armée vendredi après-midi, a précisé Jamil Khan, un responsable des autorités locales. 4 résistants et 16 soldats ont été tués dans l'attaque.

L'accès à la région étant restreint, il n'était pas possible de vérifier ces informations de sources indépendantes.

L'attaque a été lancée moins de 24 heures après la mort de quatre policiers tués par des militants, qui avaient envahi par dizaines un poste de police à Khar, principale ville de la région de Bajur, selon un responsable gouvernemental, Adalat Khan.

AP

14-07

L'armée pakistanaise prépare une nouvelle offensive majeure contre les résistants au Sud-Waziristan, tout en gérant mal la crise humanitaire de grande ampleur née de leur précédente grande offensive plus au nord, dans la vallée de Swat.

Des déplacés ont commencé lundi à reprendre le chemin de la vallée, première journée du programme gouvernemental de rapatriement. Mais de nombreux habitants de la vallée ont refusé de repartir chez eux par craintes de nouvelles violences, alors que d'autres, qui repartaient sans autorisation officielle, se sont fait refouler par l'armée.

AP

14/7

Des échanges de tirs transfrontaliers ont eu lieu entre résistants pakistanais présumés et forces américano-afghanes, ont annoncé des responsables des services de renseignements sous le couvert de l'anonymat.. Ces affrontements ont eu lieu dans le village d'Ambar, dans la région de Mohmand, dans les zones tribales situées sur la frontière avec l'Afghanistan. Les combats faisaient toujours rage mardi, selon Syed Ahmad Jan, un haut responsable régional.

Les résistants ont tiré trois roquettes depuis le Sud-Waziristan, provoquant une riposte venue d'Afghanistan qui a blessé un civil. Ces informations étaient impossibles à vérifier de sources indépendantes, la région concernée étant d'accès contrôlé.

http://fr.news.yahoo.com

17-07

Un missile tiré par un drone américain présumé a causé la mort d'au moins quatre résistants au Nord-Waziristan, région tribale pakistanaise connue pour servir de refuge aux résistants et aux combattants d'Al Qaïda, annoncent des responsables du renseignement.

Le missile s'est écrasé sur une habitation de Razmak, à une trentaine de kilomètres au sud de Miranshah, la principale ville de la région.

"D'après les premières informations, quatre résistants ont été tués dans l'attaque d'une maison", a dit un responsable. Un autre membre des services de renseignement a fait état de cinq résistants tués.

http://fr.news.yahoo.com/

21/7

Plus de 56 résistants présumés sont morts en trois jours de combats dans le nord-ouest du Pakistan, près de la frontière de l'Afghanistan, a déclaré l'armée mardi.

Les journalistes ne peuvent pas se rendre sur place pour vérifier ces chiffres.

La plupart des pertes sont survenues dans une opération de deux jours entamée dimanche dans le secteur de Maidan du Lower Dir, selon le commandant Fazlur Rahman, porte-parole des forces aux frontières.

AP

21-07

L'armée affirme avoir tué plus de 1.700 résistants présumés dans la régionmais, mais, des contradicteurs lui reprochent de n'avoir pas éliminé les chefs de la guérilla.

Aucun bilan indépendant n'est disponible

Aucun chiffre n'est avancé pour les pertes civiles.

AP

http://fr.news.yahoo.com/

26/07

Raids menés par l'aviation pakistanaise dans le nord-ouest du Pakistan frontalier de l'Afghanistan, a affirmé aujourd'hui un responsable des services sécurité. Des raids ont été menés hier à Lower Dir, l'un des trois districts (avec ceux de Buner et Swat) où l'armée a lancé fin avril une opération d'ampleur. Au moins 13 résistants ont été tués.
Un responsable administratif local a confirmé le raid et indiqué que le bilan pourrait s'alourdir car 140 combattants étaient piégés dans le secteur au moment des frappes.

AFP



3 Politique

a) Locale

Dans les coulisses et au sénat

09-07

Le gouvernement pakistanais a toujours protesté contre les raids des drones américains contre les zones tribales, réitérant que de telles attaques ne font que monter la population contre Washington. Les drones US avaient, déjà, attaqué, à deux reprises, le 23 juin, le Waziristan du sud, y tuant une centaine de personnes.

http://french.irib.ir/


Sur le terrain

Les déplacés du nord-ouest commencent à rentrer chez eux

11/7

Les ‘autorités’ pakistanaises ont entamé le rapatriement des réfugiés et ont commencé à fermer certains camps de tentes où ils avaient provisoirement trouvé refuge.

http://fr.news.yahoo.com/4/20090722/twl-pakistan-usa-41953f5_1.html

Les premiers ont repris la route dans des fourgonnettes bondées, des ventilateurs électriques et des sacs de farines arrimés au toit. Depuis deux mois, ils s'entassaient dans des camps ou se serraient dans les maisons de proches et d'amis au sud de la zone des combats. Le gouvernement doit désormais rétablir rapidement l'électricité et l'eau, tout en empêchant les fondamentalistes armés de reprendre leurs anciens bastions.

Le retour de ces réfugié ne devrait pas mettre fin à la crise humanitaire au Pakistan car l'armée prépare une autre offensive de grande envergure dans une région voisine, ce qui devrait provoquer un nouvel exode des civils.

AP

http://fr.news.yahoo.com/


Pays corrompu 

26-07

Arrestation de Sufi Mohammad : Le religieux qui a négocié l'accord de paix de Swat a été interpellé à Peshawar.

 « Nous ne permettrons à personne de réduire à néant (les efforts pour parvenir à) la paix à Malakand et Swat », s'est justifié le ministre local de l'information.

Le ministre a précisé qu'après enquête, Sufi Mohammad serait poursuivi pour complicité avec les résistants de la vallée de Swat et sabotage des efforts du gouvernement pour rétablir localement son autorité.

http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/


Dans les geôles

Deux suspects arrêtés pour l’exécution de l'otage polonais.

Un ancien député pakistanais et un résistant présumé sont détenus dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat par décapitation d'un otage polonais enlevé fin septembre dans le nord-ouest du Pakistan, près de la frontière afghane, a déclaré un responsable de la police dimanche. Ils devraient être présentés au tribunal lundi pour que leur garde à vue soit prolongée

Selon l'enquêteur Malik Tariq Awan, les deux suspects ont été arrêtés il y a un mois. Il s'agirait de Shah Abdul Aziz, ancien député d'un parti fondamentaliste pro-résistants, considéré comme celui qui a planifié l'enlèvement de Piotr Stanczak. Les trois Pakistanais qui accompagnaient le géologue ont été tués.

Dans l'enregistrement, un militant portant une cagoule affirme que le captif a été tué parce que le gouvernement pakistanais a refusé de libérer 26 prisonniers et de retirer ses troupes des zones tribales.

26/7

AP



b) Usa

Occupation du Pakistan

22-07

Richard Holbrooke, qui a rencontré le Premier ministre pakistanais Yusuf Raza Gilani, a déclaré qu'une aide était encore nécessaire pour aider les personnes déplacées à rentrer chez elles et à reconstruire leurs habitations souvent pillées ou détruites.

http://fr.news.yahoo.com/4/20090722/twl-pakistan-usa-41953f5_1.html

 

Aide des Etats-Unis pour les réfugiés pakistanais

Washington apportera(it) une aide supplémentaire de 45 millions de dollars au Pakistan pour faciliter le rapatriement des habitants de la vallée de Swat, déclare l'émissaire spécial des Etats-Unis Holbrooke.

L'aide américaine est destinée à "éviter toute catastrophe humanitaire" parmi les quelque deux millions de personnes qui ont fui l'offensive militaire de fin avril contre les résistants, rapporte le quotidien The News, qui cite Richard Holbrooke.

Cette rallonge de 45 millions de dollars (environ 32 millions d'euros) portera à 355 millions de dollars (250 millions d'euros) le montant total de l'aide américaine pour les réfugiés "de l'intérieur" au Pakistan, ce qui fait de Washington le principal contributeur.

22/7

http://fr.news.yahoo.com/4/20090722/twl-pakistan-usa-41953f5_1.html



Les alliés

1 Onu

2 Nations Unies

22-07

Les Nations unies n'ont jusqu'à présent reçu que 43% de l'appel aux dons d'un montant de 543 millions de dollars (383 millions d'euros) lancé en mai, selon un communiqué publié mardi.

Wolfgang Herbinger, coordinateur de l'Onu pour l'aide humanitaire au Pakistan, dénonce dans ce communiqué les financements "lamentablement faibles" consentis par la communauté internationale.

22/7

http://fr.news.yahoo.com/4/20090722/twl-pakistan-usa-41953f5_1.html



Dans le monde

France

13-07

Sarkozy a déclaré qu'"il y a tout le problème du Pakistan qui est une puissance nucléaire" et dont "le gouvernement mène un combat très courageux en ce moment". "C'est difficile, c'est un travail qu'on doit faire", a-t-il souligné.

13-07

Sarkozy veut coopérer avec le Pakistan

Nicolas Sarkozy confirme la volonté de la France de coopérer avec le gouvernement dans la lutte contre le ‘terrorisme’ et ‘l'extrémisme résistants’, dans une lettre de mission adressée au nouveau représentant spécial français pour l'Afghanistan et le Pakistan, le député UMP Thierry Mariani.

Dans ce courrier rendu public jeudi par l'Elysée, le président français rappelle qu'il avait fait part de cette volonté au président pakistanais Asif Ali Zardari lors de sa visite à Paris en mai dernier. "Une coopération entre la France et le Pakistan va être engagée à cette fin, qui comprendra une dimension de défense et de sécurité et une autre consacrée au renforcement des liens économiques et commerciaux bilatéraux", écrit-il.

23-07

Un accord nucléaire franco-pakistanais sera limité à … la sécurité.

23/7

Le projet de partenariat franco-pakistanais sur l'énergie nucléaire civile sera limité à la sécurité nucléaire, déclare la secrétaire d'Etat au Commerce, Anne-Marie Idrac.

Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Shah Mehmood Qureshi, a indiqué en mai que Paris avait offert à son pays le même genre de partenariat que celui proposé à l'Inde dans le domaine du nucléaire civil, avec notamment des transferts de technologie.

Une telle initiative risquerait d'inquiéter la communauté internationale après la mise en cause, en 2004, du Pakistan dans des affaires de dissémination de technologie nucléaire à des fins militaires.

Anne-Marie Idrac a précisé lors d'une visite au Pakistan que la France proposerait de discuter au niveau des responsables techniques ce qui peut être fait en matière de sécurité pour les centrales nucléaires civiles existantes.

Elle a ajouté que la question devrait être réglée dans le cadre des engagements internationaux auxquels la France est partie prenante et que toute coopération serait soumise aux accords internationaux.

Le Groupe des 45 pays fournisseurs nucléaires, créé après le premier essai nucléaire indien, en 1974, et qui a pour objectif d'empêcher la technologie nucléaire de tomber en de mauvaises mains, a accepté en septembre de lever une interdiction de commerce nucléaire avec l'Inde.

TRAITEMENT DE L'EAU

La levée de l'interdiction a permis la conclusion d'un accord nucléaire entre les Etats-Unis et l'Inde aux termes duquel cette dernière pourra obtenir de la technologie nucléaire sensible bien qu'elle ne soit pas signataire du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

Le Pakistan, qui n'est pas non plus signataire du TNP, assure que la sécurité de son arsenal nucléaire et les affaires de dissémination intervenues dans le passé ne doivent pas être source d'inquiétude et il réclame un traitement similaire à celui de l'Inde.

Anne-Marie Idrac a dit que la France et le Pakistan discutaient aussi d'accords dans les domaines de la défense et de la sécurité, du commerce et des investissements. Certains accords pourraient être signés lors de la visite au Pakistan du président Nicolas Sarkozy, prévue cette année, a-t-elle dit.

Elle a ajouté que les entreprises françaises étaient intéressées par des projets dans les domaines du transport, de l'énergie et du traitement de l'eau ainsi que dans le secteur alimentaire, y compris par un projet de traitement de l'eau du groupe Veolia à Lahore.

http://fr.news.yahoo.com/4/20090723/twl-pakistan-france-bd5ae06_1.html 


Grande-Bretagne

Le soutien britannique au terrorisme fait polémique dans la presse anglaise

Dans une tribune publiée par le Guardian de Londres, l’écrivain et journaliste, John Pilger, a vivement dénoncé la politique britannique de soutien au terrorisme islamique tout en soulignant l’hypocrisie du gala du Foreign Office pour les droits de l’homme.

Après avoir énuméré de nombreuses atrocités commises avec le soutien britannique en Inde, en Iran, en Irak et ailleurs, Pilger écrit :

« Dans les archives et les bibliothèques britanniques, il y a des dossiers officiels et non-classifiés qui disent la vérité sur la politique britannique et les droits de l’homme (…) En ce moment, les « experts en sécurité », qui sont d’anciens militaires britanniques, nous rebattent les oreilles d’un ton moralisateur sur les évènements de Bombay, mais nous devrions rappeler le rôle historique de la Grande-Bretagne comme sage-femme de l’extrémisme violent dans l’Islam moderne, depuis l’ascension des Frères Musulmans en Egypte dans les années 50, en passant par le renversement du gouvernement démocratique d’Iran, et jusqu’à l’équipement en armes des moudjahiddines afghans – et futurs Résistants - par le MI6. L’objectif de cette politique était, et reste, la négation du nationalisme pour les peuples combattant pour leur liberté, et particulièrement au Moyen-Orient où le pétrole est « un enjeu vital pour toute puissance désireuse d’exercer une influence et une domination mondiale », comme le dit un document secret du Foreign Office de 1947. »

Pilger s’en prend aussi au rôle de BAE Systems et la politique britannique de vente d’armes aux pays africains les plus dévastés. « Qu’est-ce que [le ministre des affaires étrangères]

Miliband va dire au gens qui souffrent de cette violence sponsorisée par la Grande-Bretagne ? Peut-être va-t-il parler, comme il en a l’habitude, d’une « meilleure gouvernance » pour les régions lointaines, alors que son propre régime a suspendu une enquête du Serious Fraud Office sur le contrat de 43 milliards de Livres entre BAE et la tyrannie corrompue d’Arabie Saoudite, avec qui les britanniques ont des « valeurs communes », comme l’a dit en 2007 Kim Howells, du Foreign Office ? ».

http://www.alterinfo.net/La-propagande-pour-une-guerre-Inde-Pakistan-se-met-en-marche_a26749.html


n° 27 - Journal de PAKISTAN. - 09-07 au 28-07 :- Suite - : La guerre afghano-pakistanaise d’Obama.

n° 27 - Journal de PAKISTAN.  - 09-07 au 28-07 :-  Suite - : La guerre afghano-pakistanaise d’Obama.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



        Journal de PAKISTAN 

              n° 27- 09-07 au 28-07

           C.De Broeder & M.Lemaire     



Sommaire.

6 Brèves

6-1 Une "guerre éclair" qui promet d’être longue.

6-2 Un programme secret de la CIA visait à tuer les chefs d'Al-Qaïda.

6-3 La Chambre des représentants demande à la CIA les documents de son programme antiterroriste secret.

7  Dossiers

7-1 La guerre afghano-pakistanaise d’Obama.

7-2 Harinder Bajewa : Baitullah Mehsud, aussi inquiétant que Ben Laden.

7-3 Soufiane Ben Farhat : A l’Ouest, rien de nouveau.



6 Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

6-1 Une "guerre éclair" qui promet d’être longue.

Depuis le 29 juin, l’armée pakistanaise a intensifié son offensive contre les résistants dans les zones tribales du Waziristan. Ce durcissement des positions gouvernementales est la conséquence de l’attaque contre un convoi militaire avait fait 27 morts parmi les soldats et mis fin, de facto, à l’accord de cessez-le-feu signé entre les résistants et Islamabad en février 2007.
Toutefois, selon
The News, cette guerre sera bien plus difficile à gagner que celle menée dans la vallée de Swat.

En effet, “combattre les résistants au cœur de leur bastion promet d’être une tout autre affaire que de les affronter dans le Swat ou à Bruner”, estime le quotidien de Karachi. Emmenés par leur chef, Baitullah Mehsud, les insurgés ont instauré un pouvoir islamique au Waziristan depuis 2004-2005 et ont promis de poursuivre la guérilla jusqu’au retrait total de l’armée pakistanaise.
Le Waziristan étant aux mains de plusieurs seigneurs de la guerre, l’armée était confiante quant à la rapidité avec laquelle elle gagnerait le combat contre les résistants, jugeant qu’ils ne s’associeraient pas contre le gouvernement. Mais les événements des derniers jours ont prouvé le contraire, puisque l’attaque du 28 juin a été menée conjointement par plusieurs groupes de résistants.

http://www.courrierinternational.com/breve/2009/06/30/une-guerre-eclair-qui-promet-d-etre-longue


6-2 Un programme secret de la CIA visait à tuer les chefs d'Al-Qaïda.

Un programme antiterroriste de la CIA, gardé secret pendant les huit années de la présidence Bush, qui fait aujourd'hui polémique aux Etats-Unis, visait à tuer ou capturer les dirigeants d'Al-Qaïda, au sol et non via des frappes aériennes, ont expliqué lundi des responsables gouvernementaux sous le couvert de l'anonymat. Ce programme de la CIA n'a jamais abouti, ont précisé ces responsables. Depuis 2001, en revanche, les Etats-Unis ont eu recours à des frappes aériennes menées par des drones, appareils sans pilote qui ont fait des victimes civiles au Pakistan et en Afghanistan.

Ce programme secret a été suspendu le 23 juin par le directeur de la CIA Leon Panetta lorsqu'il a appris son existence ainsi que le fait que le Congrès n'en avait jamais été informé après son lancement en 2001.

L'ordre de prendre pour cible les dirigeants d'Al-Qaïda avait été validé par le président Bush peu après le 11-Septembre.

Selon le Wall Street Journal, qui cite d'anciens responsables du renseignement s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, la CIA a dépensé de l'argent pour ce programme, en frais de fonctionnement et peut-être même pour des opérations d'entraînement, mais il n'est jamais devenu complètement opérationnel. L'agence de renseignement s'est refusée à tout commentaire.

Le fait que le vice-président de Bush, Dick Cheney, aurait directement donné l'ordre à la CIA de garder ce programme secret, en le cachant aux responsables du Congrès, a été révélé ce week-end par le New York Times.

Et ce alors que le ministre de la Justice Eric Holder étudie l'opportunité d'ouvrir une enquête criminelle sur la pratique de la torture par la CIA. Le président Barack Obama, qui veut regarder vers l'avenir, n'est pas très favorable à ce que le pays se penche sur les pratiques de l'ère Bush, mais ce n'est pas le cas du parti démocrate.

La sénatrice démocrate de Californie Dianne Feinstein, qui préside la Commission du renseignement, a estimé qu'avoir gardé ce programme secret est une violation de la loi et veut l'ouverture d'une enquête.

Selon la loi, en cas d'opérations ultra-secrètes, les briefings peuvent se limiter à un groupe très restreint, qu'on appelle le Groupe des Huit, soit les patrons du groupe républicain et démocrate des deux chambres du Congrès, ainsi que des Commissions du renseignement du Sénat et de la Chambre des représentants.

Mme Feinstein a raconté que l'actuel directeur de l'agence de renseignement Leon Panetta avait expliqué aux élus le mois dernier qu'il "venait d'apprendre l'existence du programme, nous l'a décrit, nous a dit qu'il l'avait annulé et (...) nous a dit qu'on lui avait dit que le vice-président avait ordonné que le Congrès n'en soit pas informé".

"On nous a laissés dans l'ignorance. C'est quelque chose qui ne devrait jamais, jamais se reproduire", a-t-elle ajouté au cours du week-end dans l'émission "Fox News Sunday".

Vendredi, un rapport de l'inspection générale avait mis l'accent sur le rôle joué par l'équipe de M. Cheney dans le secret excessif maintenu autour du vaste et controversé programme d'écoutes illégales de la NSA (National security Agency).

AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090713/twl-usa-cia-al-qaida-224d7fb_1.html


6-3 La Chambre des représentants demande à la CIA les documents de son programme antiterroriste secret.

La commission de renseignements de la Chambre des représentants a demandé mardi à la CIA de communiquer les documents de son programme antiterroriste gardé secret et ayant visé à tuer ou à capturer au sol des dirigeants d'Al-Qaïda, pendant les huit années de la présidence Bush.

L'agence centrale du renseignement américain (CIA) coopérera, ont répondu certains de ses membres, sous couvert d'anonymat, ajoutant qu'une enquête serait menée sur les détails tenus secrets, ainsi que pour comprendre pourquoi le Congrès n'avait jamais été informé du programme. Le directeur de la CIA, Leon Panetta, a d'ores et déjà ordonné une enquête interne, a expliqué le porte-parole de l'agence, George Little.

La CIA a dépensé au moins un million de dollars (720.000 euros), jusqu'à ce que le programme soit suspendu le 24 juin par Leon Panetta, dès qu'il a appris son existence, a expliqué un membre du Congrès. Pourtant, le programme n'a jamais abouti, les attaques ayant été menées via des frappes aériennes, par des drones, des avions sans pilotes, qui ont fait de nombreuses victimes civiles.

Silvestre Reyes, le président de la commission de renseignements de la Chambre, un démocrate, devrait décider cette semaine de lancer ou non une enquête sur ce programme de la CIA. Le sénateur démocrate Russ Feingold a déclaré lundi que le fait que la CIA n'ait pas informé le Congrès représentait une violation de la loi américaine.

De son côté, le président Barack Obama, qui veut regarder vers l'avenir, n'est pas favorable à ce que le pays se penche sur les pratiques de l'ère Bush, concrètement à ce que souhaite le parti démocrate.

Selon la loi, en cas d'opérations ultra-secrètes, les briefings peuvent se limiter à un groupe très restreint, qu'on appelle le Groupe des Huit, composé des patrons du groupe républicain et démocrate des deux chambres, ainsi que des Commissions du renseignement du Sénat et de la Chambre.

L'ordre avait été validé par le président George W. Bush, peu après le 11-Septembre. Et c'est son vice-président, Dick Cheney, qui avait demandé à la CIA de ne pas en informer le Congrès, avait précisé Leon Panetta. Les Etats-Unis voulaient retrouver les leaders d'Al-Qaïda, cachés dans la région frontalière entre le Pakistan et l'Afghanistan.

Parallèlement, le ministre de la Justice, Eric Holder, étudiait déjà l'opportunité d'ouvrir une enquête criminelle sur la pratique de la torture par la CIA. Et vendredi, un rapport de l'inspection générale avait mis l'accent sur le rôle joué par l'équipe de Dick Cheney dans le secret excessif maintenu autour du vaste et controversé programme d'écoutes illégales de la NSA (National security Agency).

AP

15/7 

http://fr.news.yahoo.com/3/20090715/twl-usa-cia-al-qaida-224d7fb.html



7  Dossiers

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

7-1 La guerre afghano-pakistanaise d’Obama.

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Obama : Entre lutte ‘anti-terroriste’, ‘contre-insurrection’, stabilisation et reconstruction,

L'Amérique sonne le clairon et s'élance vers les montagnes afghanes et pakistanaises.

Le 27 mars 2009, le président Obama a dévoilé sa stratégie pour les théâtres afghan et pakistanais dont les principaux objectifs (disponibles dans ce document PDF de la Maison Blanche) peuvent être résumés ainsi :

- rompre les réseaux terroristes en Afghanistan et au Pakistan et dégrader leur capacité à planifier et lancer des opérations terroristes à l'échelle internationale;

- favoriser un gouvernement afghan plus responsable, plus compétent et plus présent : sécurité intérieure, sûreté des processus électoraux, développement d'institutions locales et d'infrastructures essentielles, réintégration sociale des anciens insurgés, lutte contre le trafic de drogue, création d'alternatives économiques au mode de vie insurrectionnel et à la culture de drogue (pavot, opium, héroïne);

- instaurer graduellement des forces militaires et policières afghanes mieux rémunérées, aptes à mener rapidement des opérations contre-insurrectionnelles et anti-terroristes - particulièrement dans le sud et l'est du pays - avec une assistance américaine réduite;

- aider le Pakistan à renforcer sa souveraineté territoriale et à dynamiser son économie : coopération bilatérale/trilatérale « Af-Pak-US », assistance aux forces de sécurité frontalières et aux brigades spéciales pakistanaises dans la lutte anti-terroriste (formation, héliportage, équipements de vision nocturne, etc) et à la contre-insurrection, refondation de la gouvernance locale dans les régions tribales fédérales et dans la province du nord-ouest, assistance budgétaire directe, investissements et création d'emplois dans les infrastructures et l'agriculture, optimisation de l'aide internationale;

- impliquer les Nations-Unies et leur fournir un rôle moteur dans la poursuite de ces objectifs.

Stabiliser deux nations en éruption, renverser une corruption ancrée dans leurs administrations, interdire et substituer la très profitable culture de drogues, élargir et démultiplier le front en combattant les réseaux de résistants et les insurrections dynamiques dans les deux pays : tout cela relève d'une mission aussi complexe qu'impossible.

 Qu'en sera-t-il de la nécessaire coordination stratégique et opérationnelle avec l'OTAN sur son seul théâtre afghan ?

Quelles répercussions politiques et sécuritaires en Inde ?

De plus, États-Unis et OTAN devront compter avec les risques déjà patents d'escalade et d'enlisement face à de possibles « guérillas accidentelles », selon l'expression employée par David Kilcullen, père spirituel de la contre-insurrection et proche conseiller du Général David Petraeus.

De par son expérience personnelle, cet ancien colonel australien a constaté que de nombreuses insurrections radicales locales dans divers pays musulmans (Afghanistan, Pakistan, Irak, Afrique orientale, Thailande, Indonésie) sont très souvent grossies à 90-95% par des d'opportunistes étrangers souhaitant surtout en découdre avec quelque corps expéditionnaire allié tout proche.

La fragile stabilisation de l'Irak par le Général Petraeus doit beaucoup à d'âpres luttes et/ou à de longues négociations avec ces outsiders.

Récemment, Kilcullen a également fait part de son opposition aux campagnes aériennes robotisées planifiées sans le concours d'Islamabad et violant de facto la souveraineté de l'état pakistanais : « si nous voulons renforcer nos alliés et affaiblir nos ennemis au Pakistan, bombarder des villages pakistanais avec des drones sera totalement contre-productif ».

L'ex-gradé venu d'Océanie affirme que « ces raids unilatéraux […] ont un effet entièrement négatif sur la stabilité du Pakistan » car ils grossissent d'autant les rangs extrémistes et entravent l'élaboration d'un partenariat solide avec Islamabad. Enfin, il recommande vivement aux États-Unis de ne recourir aux raids « aérobotisées » qu'en dernier recours et de préférer des opérations commandos classiques, de surcroît avec l'appui et la collaboration explicites du gouvernement pakistanais.

On remarquera qu'aucun membre de l'administration Obama n'a ouvertement fait mention des drones Predator opérant au Pakistan sous la direction de la CIA, dont le culte du secret défense est de loin plus poussé que dans un corps d'armes classique comme l'US Air Force.

L'agence spéciale tient fermement à ses 45 minutes maxi de délai entre détection (d'un lieutenant taliban/terroriste) et frappe aérobotisée plutot qu'attendre une autorisation du gouvernement pakistanais pendant au moins 48 heures...

Et accorder quelque confiance aux services secrets pakistanais fortement soupçonnés de collusion avec les chefs résistants et/ou les lieutenants terroristes.

http://electrosphere.blogspot.com/2009/03/la-guerre-afghano-pakistanaise-dobama.html


7-2 Harinder Bajewa : Baitullah Mehsud, aussi inquiétant que Ben Laden.

Agé d’une trentaine d’années, le chef des résistants pakistanais fait trembler toute la région et entend livrer une guerre totale à Islamabad et à ses alliés occidentaux.

Baitullah Mehsud tourne le dos aux photographes pour qu'ils ne puissent pas prendre une photo de lui alors qu'il s'adresse à des journalistes pakistanais, 24 mai 2008

On le décrit souvent comme le guérillero par excellence. Ildisposed’unarsenal meurtrier composé non seulement, comme celui de la plupart des chefs de guerre, de fidèles armés de kalachnikovs, mais aussi de kamikazes dévoués, prêts à transformer immédiatement leur corps en bombe humaine. On connaît mieux sa “vocation” (le djihad) que son enfance dans les terres troublées du Waziristan, dans la Province de la Frontière-du-Nord-Ouest, au Pakistan. Sa vision du djihad l’a propulsé aux sommets du pouvoir et de l’abjection. Baitullah Mehsud, connu bien au-delà des frontières pakistanaises, est surnommé “le nouvel Oussama”.
L’essor fulgurant de cet homme qui n’a guère plus de 35 ans, soutenu par une succession affreusement régulière d’attentats sanglants, est aujourd’hui connu dans le monde entier. Il a même trouvé sa place dans la liste des 100 dirigeants et révolutionnaires les plus influents du magazine américain
Time. Newsweek, quant à lui, le juge “plus dangereux que Ben Laden” et le département d’Etat des Etats-Unis a offert en mars une récompense de 5 millions de dollars à quiconque fournirait des informations permettant de localiser, d’arrêter ou de faire condamner le dirigeant suprême du Tehrik-e-Taliban Pakistan (Mouvement des résistants du Pakistan). La somme proposée pour la tête de l’“Oussama pakistanais” est exactement égale à celle offerte pour le chef d’Al-Qaida, en fuite depuis le 11 septembre 2001.
Qui est Baitullah Mehsud ? Qu’est-ce qui lui vaut d’être comparé à celui qui a montré qu’il avait le pouvoir de modifier le paysage new-yorkais ? On ne dispose encore que de renseignements très incomplets sur lui. On sait qu’il a été brièvement professeur de gym, qu’il est diabétique et qu’il fuit la notoriété – ce qui explique sans doute pourquoi ne circule qu’une seule photo de lui. Selon des journalistes pakistanais, Mehsud, qui n’aurait pas suivi de scolarité classique, aurait uniquement fréquenté une madrasa [école coranique] où on lui a enseigné l’idéologie talibane. Inspiré par le célèbre mollah Omar (en fuite lui aussi depuis le 11 septembre 2001), il a commencé sa carrière de djihadiste après que les Etats-Unis sont partis “en guerre contre le terrorisme” en prenant Islamabad comme allié. Non content d’être aujourd’hui le fer de lance de la guerre contre les Etats-Unis et leurs alliés de l’OTAN, il apparaît comme la plus grave menace qui pèse sur le Pakistan. Connu pour ses fanfaronnades et ses déclarations tonitruantes (“Si les Etats-Unis disposent de la force aérienne, nous, nous avons des fedayin"), Baitullah Mehsud a révélé mi-avril ses nouvelles ambitions d’organiser deux attentats par semaine au Pakistan. Et il a fait la preuve à maintes reprises qu’il disposait de cadres dévoués et de réserves de militants plus que suffisantes.
L’essor du chef des résistants pakistanais est étroitement lié au soutien ouvert apporté par l’ancien président Musharraf aux Etats-Unis. Si l’offensive contre la Mosquée rouge, à Islamabad en juillet 2007, fut le point d’orgue de l’isolement du général-président dans son propre pays, ce fut aussi un déclic pour Baitullah Mehsud. Il a alors décidé de ne plus concentrer son action sur le seul Afghanistan, mais de mettre directement en joue l’Etat pakistanais.
La pire migraine de la communauté internationale

En tant que chef officiel du Tehrik-e-Taliban Pakistan, il est sans doute, pour reprendre les mots de l’ancienne secrétaire d’Etat américaine Madeleine Albright, la pire migraine de la communauté internationale. Selon un rapport des Nations unies publié en 2007, Baitullah Mehsud serait responsable de près de 80 % des attentats suicides commis en Afghanistan. D’innombrables anecdotes entourent le personnage. Il serait à l’origine de condamnations à mort par lapidation ou flagellation, de l’interdiction de la musique, de la télévision et de la photographie, de l’envoi aux informateurs du gouvernement d’aiguilles et de fil destinés à coudre leur kafan [linceul] pour leur signifier leur mort dans les vingt-quatre heures. Mais, si terrifiantes qu’elles soient, ces histoires restent anecdotiques au regard de la puissance meurtrière du djihadiste mondialisé qu’est devenu Baitullah Mehsud.

Harinder Bajewa|

http://www.courrierinternational.com/article/2009/05/14/baitullah-mehsud-aussi-inquietant-que-ben-laden


7-3 Soufiane Ben Farhat : A l’Ouest, rien de nouveau. 

Les nouvelles du Pakistan sont désormais les nouvelles du front. Hier, des drones américains ont tiré des missiles sur des groupes d'activistes dans la région tribale pakistanaise du Sud-Waziristân, sur la frontière afghane.

De son côté, l'armée pakistanaise a annoncé il y a trois jours être dans "la phase préliminaire" d'une vaste opération anti-Résistants dans le Sud-Waziristân.

Très attendue, l’opération est observée de près par les Etats-Unis d’Amérique. Il n’est un secret pour personne que le Sud-Waziristân sert de sanctuaire aux Résistants pour leurs opérations en Afghanistan.

La phase préalable semble avoir débuté. L'armée pakistanaise a multiplié ses raides ces derniers jours dans la province. De même, des convois militaires transportant des chars et de l'artillerie lourde ont été vus à sa lisière.

Seulement, les observateurs sont circonspects. Lancée en trombe il y a un peu plus d’un mois, l’opération de l’armée pakistanaise contre les Résistants dans la vallée de Swat piétine. Elle s’est soldée jusqu’ici par un nombre élevé de morts dans les deux camps. Et surtout, elle a fait quelques deux millions et demi de déplacés. Le désastre est tel que l’Union européenne a consenti avant-hier soixante-douze millions d’euros d’aide destinée à soutenir les deux millions de personnes déplacées de la vallée de Swat. Pour ce faire, l’UE en est réduite à racler ses fonds de caisse. Elle compte débloquer immédiatement 20 millions d’euros au profit des populations déplacées par les combats dans la vallée de Swat. De son côté, la Commission européenne invitera les Etats membres à puiser 52 millions d’euros supplémentaires dans un fonds de réserve.

L’insuffisance des fonds mobilisés à cet effet pose problème. Paradoxalement, en effet, l’exode massif des populations sinistrées risque de faire le lit de l’extrémisme. Aux dires d’ONG comme Oxfam et Action Aid, l’afflux de réfugiés en situation précaire est le pain bénit des radicaux islamistes. Il risque fort bien de favoriser les organisations extrémistes promptes à aider les hordes humaines dans le besoin.

C’est dire les risques et périls de l’embrouillamini dans lequel les autorités pakistanaises se retrouvent embarquées à leur corps défendant.

La problématique de l’extrémisme taliban au Pakistan est en fait un effet pervers de la guerre d’Afghanistan. Les Pakistanais subissent les contrecoups de la navrante incurie occidentale en Afghanistan. Mobilisant plus de cent mille soldats armés jusqu’aux dents, les USA et l’Otan peinent piteusement à sécuriser l’Afghanistan et y mater l’insurrection talibane.

Dès le début, les Américains ont assimilé les Afghans à de piètres gardiens de chèvres. Or, il est communément admis que l’Afghanistan est le tombeau par excellence des empires. Et que les Afghans sont de valeureux combattants. Tous les conquérants en ont fait l’amer constat. Des armées d’Alexandre le Grand en 329-327 avant Jésus-Christ aux armées soviétiques à la fin du XXème siècle, en passant par les Séleucides, les Parthes, les Hindoues, les Perses, les Turcs, les Russes et les Anglais. Seule la greffe islamique apportée par les Arabes y a subsisté au fil des âges. Elle nourrit un sentiment national particulièrement vivace. A preuve, les Afghans se sont profondément islamisés, mais nullement arabisés.

Faisant fi des enseignements de l’histoire, les Américains ont piqué en Afghanistan la tête en avant. Confrontés aux premières résistances, ils ont appelé les troupes de l’Otan à la rescousse. Rajoutant par-là même de nouveaux déboires nord-atlantiques à une déconvenue exclusivement américaine. Ils s’imaginaient pouvoir tuer un moustique avec des nuées de bombardiers stratégiques, ils ont réussi tout au plus à élargir l’amertume de l’échec. Et comme toujours, ce qui commence dans l’équivoque, finit dans la compromission.

Aujourd’hui, les Américains forcent la main des Pakistanais. Et si les Américains et l’Otan échouent depuis huit ans contre les Résistants, comment voudrait-on que le Pakistan en vienne à bout ?

Cela rappelle la fin du chef-d’œuvre d’Erich Maria Remarque sur l’absurdité de la guerre : "Il est tombé en octobre 1918, un jour où tout était si tranquille et calme sur le front que le rapport de l’état-major tenait en une phrase : A l’ouest, rien de nouveau".

Soufiane Ben Farhat

19/06/2009

S.B.Fhttp://soufiane-ben-farhat.space-blogs.com/blog-note/127671/afghanistan-pakistan-a-l%E2%80%99ouest-rien-de-nouveau.html

n° 27 - Journal de PAKISTAN. - 09-07 au 28-07 :- Fin- : La guerre afghano-pakistanaise d’Obama.

n° 27 - Journal de PAKISTAN.  - 09-07 au 28-07 :-  Fin- : La guerre afghano-pakistanaise d’Obama.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



        Journal de PAKISTAN 

              n° 27- 09-07 au 28-07

           C.De Broeder & M.Lemaire     



Sommaire.

7  Dossiers

7-4 Mohammed Hassan : Afghanistan – Pakistan: le trou noir de l’Empire.

7-5 Roland Marounek : Après Bush, la paix ?

Le Pakistan.



7-4 Mohammed Hassan  : Afghanistan – Pakistan: le trou noir de l’Empire.

Pourquoi Bush est allé en Afghanistan.

Pourquoi Obama y va aussi.

Les routes du gaz et du pétrole.

Les causes de la remontée des Talibans et de l’effondrement de Karzaï.

Qui profite de l’opium ?

Pourquoi le Pakistan voisin risque d’éclater.

Interview de Mohammed Hassan par Grégoire Lalieu et Michel Collon

Est-il possible de gagner la guerre en Afghanistan? Non, répondent les experts. Pourtant, l’Otan poursuit ses efforts pour venir à bout des Talibans et c’est le Pakistan qui s’embrase. Quelles sont les véritables raisons de cette guerre ? Les visées hégémoniques des Etats-Unis plongeront-elles la région dans le chaos ?

Dans ce nouveau chapitre de notre série « Comprendre le monde  musulman », Mohamed Hassan répond à ces questions. Et il nous explique pourquoi c’est au peuple du Pakistan de sauver son pays d’une possible disparition…

En 2001, les Etats-Unis lançaient l’opération « Enduring Freedom » en Afghanistan car, selon eux, les Talibans refusaient de céder Oussama Ben Laden. Sept ans plus tard, plus personne ne parle de l’ennemi public numéro un. Quelles sont les raisons de cette guerre aujourd’hui?
Tout d’abord, vous devez considérer que les Talibans n’ont rien à voir avec Oussama Ben Laden. En 1996, Ben Laden, renvoyé d’Arabie Saoudite, trouvait refuge au Soudan. Les Saoudiens firent alors pression sur ce pays pour qu’il expulse le célèbre terroriste. C’est à ce moment que Ben Laden est venu en Afghanistan. Mais les attentats du 11 septembre n’avaient aucun rapport avec ce pays. Il y a juste cette réaction des Talibans lorsque Washington réclama Ben Laden : « Si vous voulez que Ben Laden soit jugé, donnez-nous les preuves et laissons-le juger par une cour islamique dans quelque pays musulman que ce soit ». En fait, les néoconservateurs de l’administration Bush ont surtout utilisé cet événement tragique comme un alibi.

Avec quelles intentions?

Trois ouvrages majeurs nous permettent de comprendre les racines de la vision des Etats-Unis. D’abord, La fin de l’Histoire de Francis Fukuyama. Il prétendait que l’Histoire de l’humanité était arrivée à son terme avec l’effondrement de l’Union soviétique et la domination de la démocratie libérale. Ensuite, Le choc des civilisations, de Samuel Huntington. Selon qui l’Histoire ne dépendrait pas de la lutte des classes mais plutôt d’un conflit entre civilisations. Huntington a donc divisé le monde entre ces différentes civilisations, décrétant que la plus agressive serait l’islamique. Le dernier ouvrage, Le grand échiquier de Zbigniew Brzezinski, considère que celui qui dominera l’Eurasie sera l’unique puissance du 21ème siècle. En effet, la majorité de l’humanité vit dans cette zone et l’activité économique y devient plus importante.
A présent, retournons à la fin de l’administration Clinton. L’année 1997 a été marquée par une sérieuse crise économique : avec l’éclatement de la bulle financière en Asie, le NASDAQ s’est effondré. Lorsque les néoconservateurs ont débarqué à la Maison Blanche avec Georges W. Bush en 2001, la situation économique n’était donc pas brillante. Malgré quoi, ils ont exposé leur objectif très clairement : personne ne doit être capable de rivaliser avec les Etats-Unis. Pour y arriver, la nouvelle administration cherchait à contrôler le monde en contrôlant les ressources les plus importantes, essentiellement le gaz et le pétrole.
Sous l’influence de Brzezinski, Clinton voulait d’abord dominer l’Europe en élargissant l’Otan, et ensuite gagner l’Asie Centrale. Mais les néoconservateurs ont dit : « Non, nous n’avons pas le temps pour cela. Vu cette crise, nous devons créer et contrôler le Grand Moyen-Orient pour disposer du pétrole ». On sent ce changement dans le discours de Bush après les attentats du 11 septembre lorsqu’il dit : « Vous êtes avec nous ou contre nous ». Avec sa conception de l’Axe du Mal, il voulait élargir la guerre.
La guerre d’Afghanistan - qui pour la première fois dans l’Histoire a été planifiée par la CIA sans la collaboration du Pentagone - n’était donc qu’un prétexte pour entraîner les troupes US et leur donner l’expérience nécessaire pour ensuite attaquer l’Irak. Vous devez savoir que le renversement de Saddam Hussein était planifié bien avant les attentats du 11 septembre.
 

Obama veut incarner le changement. Pourquoi concentre-t-il les efforts militaires en Afghanistan au lieu de l’Irak ?

D’abord, la guerre en Irak a soulevé des difficultés non prévues. Le gouvernement US pensait que c’était la cible la plus facile, car Saddam Hussein ne disposait pas d’une grande armée et une large partie de la population irakienne détestait son régime. Il n’aura fallu que quelques jours, du 20 mars au 10 avril 2003, pour que les Etats-Unis prennent Bagdad. Ensuite, ils ont uniquement protégé l’industrie pétrolière et laissé tout le reste exploser. Paul Bremer, le gouverneur US d’Irak, a détruit les bases de l’ancien régime irakien, démobilisé la police et la structure de l’armée. A ce moment, la résistance a augmenté, et aussi le coût de l’occupation US : huit milliards de dollars chaque mois, (auxquels vous pouviez ajouter un milliard et demi pour l’Afghanistan) ! Durant huit ans, l’administration néoconservatrice a dépensé tout son argent dans cette guerre, sans aucun résultat : ils ne sont parvenus ni à pacifier le pays, ni à créer le gouvernement qu’ils voulaient, ni à obtenir une base populaire, ni à contrôler le pétrole.
Lorsque la résistance irakienne a révélé la faiblesse de l’impérialisme US et son incapacité à remporter le conflit, le peuple des Etats-Unis est devenu plus attentif sur le plan politique. Le manque de soutien de l’opinion publique pour cette guerre a donc aussi poussé Obama à ce changement. D’autant que sur la scène internationale, cette guerre ne faisait pas l’unanimité : la France, l’Allemagne et d’autres pays ont refusé de partir en Irak. Bref, la décision d’Obama est aussi un moyen de maintenir l’alliance de l’Otan. Mais une défaite en Afghanistan pourrait marquer la fin de celle-ci.

Les Talibans n’ont pas toujours été les ennemis des Etats-Unis. L’ancienne secrétaire d’Etat US Madeleine Albright avait salué leur arrivée au pouvoir en 1996 comme un « pas positif ». Il semble même que ce pas ait été encouragé. Ce que l’ancienne ministre pakistanaise Benazir Bhutto résumait ainsi : « L’idée était anglaise, le financement saoudien, la supervision pakistanaise et l’armement américain ».  

A la fin des années 70, les Soviétiques vinrent en Afghanistan pour soutenir le gouvernement révolutionnaire menacé par des combats internes. Brzezinski, conseiller du président Carter, entreprit de faire de l’Afghanistan le Vietnam des Soviétiques pour porter ainsi un coup fatal à l’influence du socialisme dans la région. Pour combattre l’Union Soviétique et le gouvernement révolutionnaire d’Afghanistan, les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite soutinrent donc les moudjahidines par l’intermédiaire du Pakistan. Quand l’Armée rouge quitta l’Afghanistan en 1989, les Etats-Unis savaient que les Soviétiques traversaient une sérieuse crise. Ayant atteint leur but, ils se lavèrent les mains et quittèrent la région qui se trouva plongée dans le chaos. En fait, Washington a utilisé les moudjahidines comme un préservatif : quand ils n’étaient plus d’aucune utilité, ils les ont jetés. Qui en a souffert ? Les peuples d’Afghanistan et du Pakistan.
En effet, lorsque les services secrets pakistanais ont soutenu les moudjahidines pour combattre les communistes, ils n’ont pas unifié ce mouvement, mais ont soutenu chaque seigneur de guerre séparément. Une fois les Etats-Unis partis, une sévère compétition a opposé les seigneurs de guerre afghans. Le pays a été totalement détruit par cette guerre civile. Des millions de réfugiés ont fui vers le Pakistan, alors touché lui-même par une grave crise, son économie déclinant avec l’arrivée de nombreux Afghans et barons de la drogue.
Dans ce contexte, apparurent les Talibans, des étudiants issus de la plus jeune génération de ces réfugiés. Leur arrivée au pouvoir offrait une opportunité aux Etats-Unis et au Pakistan. Mais en fait, ces trois acteurs avaient chacun des intérêts très différents.

C’est-à-dire ?

Le Pakistan, lorsque les pays d’Asie centrale sont devenus indépendants, a réalisé que son principal ennemi, l’Inde, était fort, alors que lui-même se trouvait en position délicate. La bourgeoisie pakistanaise décida, pour se développer économiquement et concurrencer l’Inde, d’utiliser l’Afghanistan comme porte d’accès aux marchés d’Asie centrale. Elle favorisa donc l’accès au pouvoir des Talibans en Afghanistan.
L’intérêt des Etats-Unis était de contrôler et dominer les richesses d’Asie centrale. La compagnie pétrolière US Unocal voulait construire un pipeline dans la région. Mais pour cela, il fallait que l’Afghanistan soit pacifié.
Enfin, l’intérêt des Talibans était de pacifier le pays et d’instaurer une révolution islamique. Ce qui rencontrait les intérêts de l’Arabie Saoudite qui souhaitait exporter l’idéologie islamique en Asie centrale, afin d’affaiblir la Russie et de contrôler le gaz dans cette région.
Appuyés donc par des puissances étrangères, les Talibans ont combattu les seigneurs de guerre et pris le pouvoir. Fatigué, le peuple d’Afghanistan voulait la paix. Les Talibans furent bien accueillis.

Finalement, ce plan n’a pas marché : les Etats-Unis n’ont pas réussi à pacifier la région, le Pakistan n’a pu s’ouvrir un accès au marché de l’Asie centrale et les Talibans ont été renversés. Pourquoi ?

L’Afghanistan comporte différents groupes ethniques. Le plus représenté est celui des Pachtounes : presque 50% de la population. Ensuite, il y a les Tadjiks, les Hazaras et les Kazakhs autour desquels la rivalité entre les seigneurs de guerre s’articule. Enfin, il y a d’autres minorités. Les Talibans sont Pachtounes. Un trait caractéristique de ce groupe est qu’ils sont très indépendants ! Les Etats-Unis et le Pakistan voulaient les utiliser comme des mercenaires, mais les Talibans avaient leur propre vision des choses. De plus, les Pachtounes ne reconnaissent pas la frontière séparant Afghanistan et Pakistan.

Pourquoi ?

Retournons au 19ème siècle, quand l’Inde était la précieuse colonie de l’Empire britannique, qu’inquiétait l’expansion des Russes en Asie centrale. Pour protéger leur colonie, les Britanniques souhaitaient utiliser l’Afghanistan. Cela a débouché sur trois guerres anglo-afghanes. Ce qui nous intéresse particulièrement est un résultat de la seconde guerre : en 1893, le gouverneur d’Inde, Sir Durand, traça une ligne dans le territoire pachtoune, afin de protéger sa colonie en créant une zone tampon entre l’Afghanistan et l’Inde britannique. Cette ligne est la frontière actuelle entre l’Afghanistan et le Pakistan. C’est pourquoi beaucoup de Pachtounes ne reconnaissent pas l’existence du Pakistan. Quand ce pays est devenu indépendant, le seul membre à voter contre son entrée aux Nations Unies était l’Afghanistan !
Il était donc clair que les Talibans, lorsqu’ils auraient pris le pouvoir, ne se soumettraient pas à ces intérêts étrangers. En mai 2001, six mois avant l’attaque du World Trade Center, Washington allouait sans aucun résultat une subvention de 43 millions de dollars au régime taliban dans le cadre du projet

de pipeline d’Unocal. Mais avec le 11 septembre, tout le programme tomba à l’eau.

Les forces de la coalition ont facilement renversé le régime taliban mais n’ont pas réussi à prendre le contrôle du pays. Pourquoi ?
Tout d’abord, l’actuel gouvernement d’Afghanistan n’est pas reconnu par les Pachtounes. Quand les Talibans ont été renversés, les Etats-Unis ont placé Hamid Karzai comme président. Karzai, qui a travaillé pour Unocal, est un Pachtoune mais il n’a pas de base sociale en Afghanistan. En fait, les Pachtounes, premier groupe ethnique du pays, ne sont pas vraiment représentés dans ce gouvernement. Il y a juste quelques marionnettes de Washington sans aucune légitimité auprès de la population. Au départ, les Etats-Unis essayèrent bien d’acheter des Pachtounes représentatifs pour participer au gouvernement, mais ceux-ci ont pris l’argent et se sont tirés : comme je l’ai dit, les Pachtounes sont très indépendants !

Deuxièmement, les seigneurs de guerre présents au gouvernement travaillent chacun dans leur propre intérêt. Ils ne paient pas de taxes au gouvernement central, mais s’approprient les richesses. Chaque ministère est le ministère indépendant d’un seigneur de guerre. Une situation chaotique qui paralyse le gouvernement.
Troisièmement, les seigneurs de guerre ne font pas confiance aux Pachtounes. Ils pensent que si ces derniers prennent la majorité au gouvernement, ils imposeront leur vision. Bref, c’est un gouvernement où tout le monde est contre tout le monde. Tous les films que l’Occident s’est faits, ça ne marche absolument pas !
Enfin, nous pouvons dire également que les forces de l’Otan n’aident pas Hamid Karzai dans son travail en bombardant des paysans dans leurs fermes, dans les mosquées, à des mariages ou à des funérailles… L’actuel gouvernement est perçu par une grosse partie de la population comme un instrument de l’agresseur. Tous ces meurtres ont créé un soulèvement populaire et unifié la résistance des Talibans.

Conséquence de cette guerre, la production d’opium a augmenté : plus de 3.000% depuis la chute du régime taliban. Le département d’Etat US a accusé les Talibans d’utiliser la drogue pour financer la résistance…
L’opium est un produit chimique provenant du pavot. Quand la fleur de pavot éclot, vous la coupez, collectez le lait qui en coule et le vendez. C’est ce que font les paysans afghans. Ensuite, des personnes assèchent ce lait, le travaillent dans une machine en ajoutant des produits chimiques pour finalement obtenir de l’opium. Pour produire cette drogue, vous avez besoin d’un laboratoire et de connaissances en chimie. Je ne pense pas que les paysans afghans détiennent tous un diplôme de chimiste. Si c’était le cas, l’Afghanistan serait un pays très développé ! Pour tirer de l’argent du trafic d’opium, vous avez également besoin d’une certaine logistique pour pouvoir ramener le produit en Occident. Les Talibans n’ont rien de tout cela. En fait, l’opium provient des seigneurs de guerre, avec l’aide de la CIA. La plupart du temps, cette drogue vient des services secrets US qui l’utilisent comme un fonds rentable, portant la drogue dans les pays occidentaux, la vendant au prix du marché et utilisant ensuite cet argent sale pour financer leurs guerres.
En Afghanistan, la culture du pavot a commencé avec la guerre contre les Soviétiques et aujourd’hui, l’industrie de l’opium est aux mains de seigneurs de guerre. Or, pour un paysan, cultiver le pavot rapporte beaucoup plus que cultiver des tomates. Pour se constituer une base sociale, les seigneurs de guerre ont donc laissé les paysans cultiver ce qu’ils voulaient.

Par contre, lorsque les Talibans avaient pris le pouvoir dans les années 90, ils avaient brûlé les champs de pavots. Se faisant beaucoup d’ennemis au sein de la paysannerie. C’est pourquoi aujourd’hui, les Talibans n’empêchent plus les paysans de cultiver le pavot, mais interdisent la production d’opium. Ils retirent même des bénéfices grâce à la contribution financière des paysans. En fait, le gouvernement central n’a aucune possibilité de percevoir une taxe dans le Sud du pays, car tout est aux mains des Talibans. Or, un gouvernement incapable de percevoir une taxe n’est pas un gouvernement !

Beaucoup de spécialistes considèrent que la guerre en Afghanistan est impossible à gagner. Le général français Georgelin l’a même qualifiée de « merdier ingérable ». Quelles sont les difficultés rencontrées par les forces de la coalition ?  

L’OTAN tue des civils chaque jour. Dès lors, la population s’est rapprochée des Talibans. A présent, ceux-ci contrôlent le Sud du pays, avec un gouvernement de fait dans chaque village. Ils sont mélangés à la population et les forces de l’OTAN enregistrent des pertes. Du coup, dès que quelque chose de suspect bouge, les GI’s ouvrent le feu, tuant des civils par la même occasion. Donc, les Afghans font face, d’un côté, aux seigneurs de guerre impérialistes bombardant des civils et, de l’autre côté, aux seigneurs de guerre régionaux pillant le pays et vendant de la drogue. Voilà pourquoi les Talibans ont le soutien de la population. Non qu’ils aient des idées progressistes, mais elle attend d’eux qu’ils ramènent la paix dans le pays. Exactement comme ils l’ont fait en 1992.

Est-ce pour cela qu’Obama s’est dit prêt à négocier avec les Talibans modérés ?

Il essaie de protéger les Etats-Unis d’une crise qui s’est accumulée depuis les sept dernières décennies. Et c’est très difficile. Obama veut montrer qu’il n’y a pas de guerre contre les musulmans, qu’il rejette le prétendu choc des civilisations. Il s’est donc dit prêt à négocier avec les Talibans modérés. Telle est la nouvelle politique US pour de nombreux endroits du monde où il y a des mouvements musulmans : les diviser entre les bons et les méchants.
Je ne sais si ce genre de négociations pourra mettre fin au conflit. Si Washington essaie cette voie, elle devra probablement programmer une nouvelle propagande montrant les Talibans sous leur bon côté. Mais ils ont des mentalités arriérées : ils ont détruit des temples bouddhistes pour installer la révolution islamique, leurs positions contre les femmes sont primitives et leur vision du monde archaïque. D’un autre côté, pour obtenir le soutien de la population, ils ont quand même appris de leurs erreurs. J’ai évoqué la culture du pavot. Un autre exemple : contrairement à ce qu’ils avaient préconisé par le passé, les Talibans sont aujourd’hui d’accord avec le fait que les filles puissent aller à l’école. Ils ont évolué et sont plus forts pour résister. Mais ça ne veut pas forcément dire qu’ils seront ouverts pour négocier avec les Etats-Unis. Enfin, vous devez aussi tenir compte du fait que, désormais, le plus gros de la crise n’est plus en Afghanistan, mais au Pakistan.

Pourquoi la guerre afghane a-t-elle provoqué une telle crise au Pakistan ?

Comme je l’ai dit, la ligne de Durand tracée dans le territoire historique des Pachtounes est l’actuelle frontière séparant les deux pays. Ce qui veut dire que vous avez des Pachtounes des deux côtés de la frontière. Au Pakistan, ils sont le deuxième groupe ethnique après les Punjabis. C’est très important. Car l’élite pakistanaise, depuis l’indépendance du pays, a toujours soutenu l’impérialisme US. Vous pouvez travailler en tant qu’agent de votre patron quand vous accomplissez pour lui un boulot au loin, en Amérique du Sud ou en Afrique par exemple. Mais dans le cas de la guerre d’Afghanistan, c’est un suicide car les deux pays sont voisins et se partagent des groupes ethniques. 
Il y a des Talibans dans le Nord du Pakistan aussi. Chaque jour, ils attaquent et détruisent les ravitaillements des forces de la coalition supposés passer du Pakistan à l’Afghanistan par un endroit stratégique de la frontière. Pour résoudre ce problème, le gouvernement pakistanais, marionnette de Washington, autorise l’Otan à bombarder les Pachtounes sur son propre territoire. En conséquence, les Talibans pakistanais se sont développés et estiment maintenant que leur ennemi est au Pakistan. Ils ont déclaré vouloir marcher sur Islamabad.
C’est pourquoi la frontière entre les deux pays n’a plus de sens. Et le peuple pakistanais doit faire face à ce problème : où est la légitimité du gouvernement pakistanais s’il laisse l’OTAN bombarder ses propres civils ? Le peuple pakistanais a maintenant deux solutions : devenir nationaliste et refuser le diktat US ou continuer sur cette voie qui mène à la disparition de son pays.

Quelles pourraient être les conséquences de cette crise ?

La clé, c’est la stratégie des Etats-Unis pour bloquer la Chine. Quand le tsunami est survenu, Washington a envoyé une importante aide humanitaire en Indonésie. En profitant pour y construire une base militaire dans la province d’Aceh. Cette base fait face au détroit de Malacca et c’est par ce détroit que passe le pétrole provenant de l’Océan Indien et à destination de la Chine.

Aujourd’hui, les Etats-Unis sont installés à cet endroit stratégique. Au moindre problème avec la Chine, ils seront en mesure de fermer ce détroit et priver Pékin de son pétrole. Tenant compte de cette situation, le géant asiatique - qui a de plus en plus besoin de pétrole pour développer son pays - cherche d’autres voies d’acheminement. Une solution passe par la Birmanie, qui a des ressources et qui pourrait permettre un accès vers le Bangladesh.
Une autre possibilité, c’est le port de Gwandar, construit par la Chine au Baluchistan qui est la plus grande province du Pakistan : environ 48% de la superficie du pays. Mais c’est aussi la province la moins peuplée : 5% de la population totale. Cette province a d’importantes réserves de gaz et de pétrole. Pékin pourrait aussi construire un pipeline partant de l’Iran et passant par le Baluchistan avant de rejoindre la Chine occidentale. Mais les Etats-Unis veulent absolument empêcher cette province de passer dans la sphère d’influence chinoise. D’où leur soutien au mouvement séparatiste du Baluchistan, afin de prendre, eux, le contrôle du port de Gwandar.
Avec, d’un côté, le problème des Pachtounes, et, de l’autre côté, la possible sécession de sa plus grande province, le Pakistan risque une balkanisation : l’éclatement en une série de petits Etats. Aujourd’hui, le peuple pakistanais devient plus attentif. C’est à lui que revient le devoir de stopper ce désastre et de virer les Etats-Unis du Pakistan. Mais c’est aussi la responsabilité de tous les mouvements démocratiques révolutionnaires de la région. En effet, si le Pakistan connaît le même sort que la Yougoslavie, toute la région devra faire face à des très graves problèmes.

Mohamed Hassan recommande les lectures suivantes :

Ahmed Rashid, Taliban. Militant Islam, Oil and Fundamentalism in Central Asia, Yale University Press, 2001 (existe en français: Ahmed Rashid, L’ombre des Talibans, Autrement, 2001)

Antonio Giustozzi, War, Politics and Society in Afghanistan, 1978-1992, Georgetown University Press, 2000

Alfred W. McCoy, The Politics of Heroin in Southeast Asia. CIA complicity in the global drug trade, Harper & Row, 1972 (existe en français: Alfred W. McCoy, La politique de l'héroïne l'implication de la CIA dans le trafic de drogues, Ed. du Lézard, 1998)

Michel Collon, Media Lies and the Conquest of Kosovo, Unwritten History, 2007 (existe en français: Michel Collon, Monopoly, L’Otan à la conquête du monde, EPO, 2000)

http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2082:afghanistan-pakistan-le-trou-noir-de-lempire&catid=1:articles&Itemid=2


7-5 Roland Marounek : Après Bush, la paix ?

Extrait

"Aux terroristes qui sont contre nous, mon message est le même : nous vous vaincrons."

L'élection de Barack Obama a provoqué en Europe un très grand enthousiasme, engouement et espoir. Le capital de sympathie est incontestable, et on peu difficilement échapper au symbole du premier Noir à la Maison Blanche, dans un pays ou régnait il y a peu l'apartheid.

En particulier, l'espoir est immense que la fin de l'administration Bush a réellement éloigné le monde de la guerre, et le sentiment largement répandu dans l'opinion est que Obama oeuvre pour la paix

Il y a eu, de fait, quelques belles paroles et gestes symboliques de Barack Obama, - mais si on y regarde de plus près, les éléments factuels manquent malheureusement pour alimenter l'illusion.

Change we can believe in…

….

Ce rêve fou est en train de déborder sur le Pakistan, pris dans le bain de sang de la guerre au terrorisme. Les drones US bombardent désormais régulièrement les régions pachtounes, ciblant les "terroristes" désignés, massacrant en passant les civils tout autour : selon certaines sources, 6% de militants sur plus de 700 victimes1. Les résistants se montrent plus sélectifs. Ce sont de biens singulières entrées en matière pour une administration supposée œuvrer pour la paix.

Bref il est assez difficile de voir où se situe vraiment le changement dans lequel on est tenu de "croire", où est la différence concrète entre les politiques guerrières des deux administrations

Par contre et cela est beaucoup plus inquiétant, l'emballement médiatique pour Obama permet de faire beaucoup mieux passer, chez nous, l'engagement européen dans ces guerres, et dans celles qui s'annoncent. Le discours sur la nouvelle attitude de coopération des USA avec les Alliés est en fait un appel à une plus grande implication de l'OTAN dans les guerres impériales. Au moins l'arrogance de Bush et de sa bande de néo-cons nous épargnait cela.

Roland Marounek

 Alerte OTAN ! n°34, avril - juin 2009



Le Pakistan.

Généralités.

Nom officiel du pays : République islamique du Pakistan.

Création : fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l'Inde depuis sa création en raison, notamment, du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire.

Pays limitrophes : Chine, Inde, Iran, Afghanistan.

Superficie : 803 000 km2.

Nombre d'habitants : 163 902 000 (estimation pour 2007).

Démographie

Population (estimation INED, en millions)

157,9

 

Composition de la population (en %)

Pendjabis (50 %), Sindis (15 %), Pathans (Pachtounes, 15 %), Mohajirs (immigrés d''''Inde au moment de la partition et leurs descendants, 8 %), Baloutches (5 %), autres (7 %).

 

Population urbaine

34 %. Principales villes : Karachi (9,2 millions d''''habitants), Lahore (5 millions), Faisalabad (1,9 million), aggl. Islamabad-Rawalpindi (1,4 million).

 

Densité (hab./km²)

198,4

 

Espérance de vie (années)

62,9

 

Fécondité (nombre moyen d'enfants/femme)

4,27

 

Taux d'alphabétisation (%)

44

 

Croissance démographique annuelle (%)

2,0

Nom des habitants : Pakistanais.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Langues : ourdou et anglais.

Monnaie : roupie pakistanaise.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Arme de destruction massive : le Pakistan dispose de l'arme nucléaire, à l’instar de l’Inde (puissances nucléaires de fait [les cinq autres puissances nucléaires officielles étant la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie]). 

 

Nature de l'État : république à régime parlementaire.

Chef d’État : Asif Ali Zardari (né le 21 juillet 1956 à Nawabshah, Pakistan), élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Veuf de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto (1953-2007).

Chef du gouvernement : Yousaf Raza Gilani (né en 1952 à Karachi, Pakistan).

Constitution : adoptée en 1973. Révisée en avril 1997 et en décembre 2003. La Constitution, suspendue le 15 octobre 1999 suite au coup d''''Etat du général Pervez Musharraf, le 12 octobre 1999. Chef de l''''état-major, Musharraf s''''est proclamé chef de l''''exécutif. Il a créé un Conseil de sécurité nationale (8 personnes), organe exécutif suprême.

En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Parlement islamique (Assemblée nationale, 237 membres élus pour 5 ans au suffrage universel, 20 sièges réservés à des femmes et 10 à des non-musulmans ; et Sénat, 87 membres élus pour 6 ans par les assemblées provinciales) a été dissolu par Musharraf le 15 octobre 1999. Cependant, les partis politiques ont été maintenus

Partis au pouvoir : Ligue musulmane du Pakistan (Pakistan Muslim League, PML-Q), Parti du peuple pakistanais (PPP, social-démocrate).Autres partis : Jamaat-i-Islami (JI, Alliance démocratique islamique, fondamentaliste sunnite).
Muttahida Majlis-e-Amal (MMA, alliance de six partis religieux islamiques, dont le principal parti est le Jamaat-i-Islami).
Muttahida Qaumi Movement (MQM, ex-Mohajir Qaumi Movement, parti des musulmans venus d'Inde lors de la partition, en 1947 ; formation dirigée depuis Londres).

Adhésions supranationales : OMC (Organisation mondiale du commerce), OCI (Organistion de la conférence islamique), IDB (Banque interaméricaine de développement), ADB (Banque pour le développement de l’Asie). . Le pays est composé de 4 Provinces : Pendjab, Sind, Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest (NWFP) et Baloutchistan, chacune dotée d''''une Assemblée. Il existe également 2 Territoires : les Zones tribales (FATA, autonomes, situées dans la NWFP, mais en relation directe avec Islamabad) et le Territoire de la capitale. Le Pakistan administre également une partie du Cachemire, l''''Azad Kashmir, le "Cachemire libre", et les Territoires du Nord. Le Pakistan revendique la région du Cachemire de l''''Etat indien du Jammu-et-Cachemire. En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Pakistan a été réintégré dans le Commonwealth en mai 2004 après cinq ans d'exclusion..

http://www.courrierinternational.com/fiche-pays/pakistan

http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Le%20Pakistan%20:%20un%20pays%20en%20guerre%20et%20en%20faillite./11010250




Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

28/07/2009

n° 109 - dossiers du liban - 26-07 - Début- : La menace d’une opération israélienne d’envergure contre le Liban se précise.

n° 109 - dossiers du liban - 26-07 - Début- : La menace d’une opération israélienne d’envergure contre le Liban se précise.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du liban n°109 du 26-07

                         C.De Broeder & M.Lemaire

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

1 Brèves

1-1 Des villageois du sud Liban ont empêché les casques bleus de l'ONU de fouiller un immeuble.

1-2 Après Kfarchouba et Kherbet Selm, Israël hausse le ton.

1-3 L’armée démantèle un réseau ….

1-4 Brève occupation d'une position de l'armée israélienne.

Suite

2 Dossier

2-1 Khalil Fleyhane : La menace d’une opération israélienne d’envergure contre le Liban se précise. 

2-2 Émile Khoury : Interrogations plutôt inquiètes sur les visées israéliennes.

2-3 Vers un arrangement souple sur l’arsenal du Hezbollah.

2-4 Sayed Hassan Nasrallah : Des milliers de palestiniens et d'arabes sont encore détenus dans les geôles israéliennes.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 Rim al-Khatib : Gad al-Maleh n´est pas le bienvenu au Liban.

3-2 Le bobard du « vol du résultat.

Fin

4  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Khalil Fleyhane : Israël exploite à fond l’explosion du dépôt de munitions à Kherbet Selm.

4-2 Discours de Hassan Nasrallah : Tous les mouvements de résistance font face à un défi pour ne pas glisser dans une guerre civile.

4-3 Juan Miguel Muñoz : Face à la crise iranienne, le Hezbollah et le Hamas restent prudents.

4-4 Robert Baer : Les principales caractéristiques du comportement militaire et politique du Hamas et du Hezbollah.

4-5 Noam Chomsky : Personne n’est à l’abri... La menace d’un bon exemple…

5 Annexe.

5-1 Francis Arzalier : Le pouvoir politique et les médias qui sont capables de faire croire aux opinions n’importe quoi durant quelques temps, manipule à son gré les résultats du vote de n'importe quel pays souverain.

5-2 Raphaël Confiant : Elections au Liban et en Iran : qui est démocrate ? 


1 Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

1-1 Des villageois du sud Liban ont empêché les casques bleus de l'ONU de fouiller un immeuble.

….abandonné situé près d'un prétendu dépôt d'armes du Hezbollah qui avait explosé la semaine dernière.
Un Officiel de la sécurité libanaise a déclaré que des dizaines de personnes avaient encerclé les véhicules de la FINUL à Bir e-Salasel samedi, leur donnant l'ordre de partir.
Quatorze membres de la FINUL ont été blessés alors qu'une centaine de locaux les ont attaqués. Lorsque les troupes ont appelé des renforts, les villageois leur ont tiré dessus.
Le village se situe près de Khirbat a-Silm, tout près de là où avait explosé un immeuble abandonné mardi dernier, à 15 km de la frontière israélienne.

Les casques bleus n'ont pas immédiatement commenté l'incident survenu dans la province de Nabatya et le Hezbollah est demeuré silencieux au sujet de l'explosion de la semaine dernière.
Plus tôt, la FINUL avait augmenté ses forces le long de la frontière israélienne, quelques heures après que quinze civils libanais ont déployé des drapeaux du Liban et du Hezbollah en s'introduisant sur le territoire israélien.
Le groupe, dont plusieurs enfants faisaient partie, a pénétré Israël par une zone non sécurisée, et a récupéré le Liban après quelques minutes.
Les soldats israéliens, s'apercevant qu'aucun membre du groupe n'était armé, n'avaient alors pas réagi à l'intrusion.

19-07

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1246443844775&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull


1-2 Après Kfarchouba et Kherbet Selm, Israël hausse le ton.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

L'armée israélienne a exprimé son « mécontentement », suite à l'occupation par des villageois libanais d'une position de l'armée israélienne située non loin de la frontière libanaise. Vendredi dernier, des civils libanais avaient en effet occupé brièvement le poste d'observation israélien de Kfarchouba. « Nous considérons que l'entrée de civils libanais dans cette position de l'armée israélienne est une violation manifeste de la résolution 1701 du Conseil de sécurité », a ainsi indiqué le porte-parole de l'armée israélienne à l'AFP. « Ces civils, parmi lesquels se trouvaient des enfants, se sont exposés au danger. Nos forces se sont empêchées exprès d'intervenir lorsqu'elles ont remarqué grâce aux caméras que les civils n'étaient pas armés. » L'armée israélienne a ainsi fait savoir qu'elle avait pris la décision de tirer sur toute personne qui serait tentée de « traverser la frontière libanaise en direction de la zone israélienne, même s'il s'agit de civil non armé. Israël ne permettra pas que de tels incidents se reproduisent parce qu'elles constituent une violation grave de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU ». Parallèlement, une plainte a été déposée par Israël auprès du Conseil de sécurité de l'ONU après l'empiètement des civils libanais sur le poste-frontière israélien. Hier, le ministre israélien pour les Affaires stratégiques, Moshe Yaalon, affirmait en outre que le Hezbollah « tente de défier Israël en remettant au goût du jour la polémique autour des fermes de Chebaa et en prétendant qu'Israël continue de garder prisonnier un Libanais ». « Le gouvernement libanais assume la responsabilité du maintien de la paix dans le sud du pays », a ajouté M. Yaalon.
C'est dans ce contexte que des affrontements ont éclaté entre des habitants d'une localité appelée Kherbet Selm et située non loin de Bint-Jbeil, lorsque des Casques bleus de l'ONU ont effectué une patrouille dans le but de fouiller une maison afin de s'assurer qu'elle n'abritait pas une cache d'armes. Ces mesures prises par la Force des Nations unies au Liban (Finul) sont à placer dans le cadre de l'enquête ouverte suite à l'explosion d'un dépôt d'armement à Bint-Jbeil.

20/07

http://www.lorientlejour.com/article/625538/Aprs_Kfarchouba_et_Kherbet_Selm%2C_Isral_hausse_le_ton.html


1-3 L’armée démantèle un réseau ….
Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Dix membres de diverses nationalités arabes ont été remis hier par l'armée libanaise aux autorités judiciaires compétentes.

Arrêté au cours des deux dernières semaines, ce réseau est « l'un des plus dangereux », affirme un responsable de l'armée qui a requis l'anonymat. La source s'est toutefois abstenue de donner de plus amples détails sur l'affaire, « pour des considérations sécuritaires importantes ». Elle a en outre démenti l'existence d'un lien quelconque avec les récents développements au Liban-Sud.
Dans un communiqué, la direction d'orientation au sein de l'institution militaire a indiqué que ce réseau « planifiait plusieurs actes terroristes ». (…)

Les membres du réseau avaient notamment pour mission de faire fuir hors du camp de Aïn el-Héloué des personnes recherchées par la justice en leur fournissant des documents falsifiés et les fonds nécessaires.

Ils sont également accusés d'avoir abrité des éléments appartenant au groupuscule Fateh el-Islam. Ces derniers se sont infiltrés, avec leur soutien et toujours à l'aide de faux documents, dans le camp de Aïn el-Héloué.
Les membres du réseau ont en outre planifié des actes contre Israël à partir du Liban.

Ils ont mis en place à cet effet des cellules chargées de surveiller les déplacements des unités relevant de la Finul et de l'armée libanaise en vue de monter des opérations contre elles. Plusieurs bijouteries étaient également surveillées par les membres de ce groupuscule en vue de les attaquer pour pouvoir assurer les fonds nécessaires à leurs opérations.

Le communiqué de l'armée précise en outre qu'au cours de l'investigation, il est apparu clairement que certains éléments appartenant à ce réseau avaient réussi à obtenir des positions dans le secteur privé qui devaient leur servir de camouflage pour leurs opérations de surveillance.
Le commandement de l'armée prie les employeurs du secteur privé de s'assurer dorénavant de la situation juridique de leurs employés ou des nouvelles recrues, notamment les étrangers, et d'informer immédiatement les forces de l'ordre dès qu'ils se trouvent devant un cas suspicieux.
Contactée par L'Orient-Le Jour, la porte-parole de la Finul, Yasmina Bouziane, s'est contentée de dire que ce dossier, qui est un dossier de sécurité intérieure par excellence, « relève de l'autorité de l'armée libanaise et non la Finul », soulignant au passage que ce n'est pas la première fois que des menaces sont adressées aux forces onusiennes.

22 juillet 2009
http://www.lorientlejour.com/article/625682/


1-4 Brève occupation d'une position de l'armée israélienne.
L'armée israélienne a exprimé son « mécontentement », suite à l'occupation par des villageois libanais d'une position de l'armée israélienne située non loin de la frontière libanaise.

Vendredi dernier, des civils libanais avaient en effet occupé brièvement le poste d'observation israélien de Kfarchouba. « Nous considérons que l'entrée de civils libanais dans cette position de l'armée israélienne est une violation manifeste de la résolution 1701 du Conseil de sécurité », a ainsi indiqué le porte-parole de l'armée israélienne à l'AFP. « Ces civils, parmi lesquels se trouvaient des enfants, se sont exposés au danger. Nos forces se sont empêchées exprès d'intervenir lorsqu'elles ont remarqué grâce aux caméras que les civils n'étaient pas armés. »
L'armée israélienne a ainsi fait savoir qu'elle avait pris la décision de tirer sur toute personne qui serait tentée de « traverser la frontière libanaise en direction de la zone israélienne, même s'il s'agit de civil non armé. Israël ne permettra pas que de tels incidents se reproduisent parce qu'elles constituent une violation grave de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU ».

Parallèlement, une plainte a été déposée par Israël auprès du Conseil de sécurité de l'ONU après l'empiètement des civils libanais sur le poste-frontière israélien. Hier, le ministre israélien pour les Affaires stratégiques, Moshe Yaalon, affirmait en outre que le Hezbollah « tente de défier Israël en remettant au goût du jour la polémique autour des fermes de Chebaa et en prétendant qu'Israël continue de garder prisonnier un Libanais ». « Le gouvernement libanais assume la responsabilité du maintien de la paix dans le sud du pays », a ajouté M. Yaalon.
C'est dans ce contexte que des affrontements ont éclaté entre des habitants d'une localité appelée Kherbet Selm et située non loin de Bint-Jbeil, lorsque des Casques bleus de l'ONU ont effectué une patrouille dans le but de fouiller une maison afin de s'assurer qu'elle n'abritait pas une cache d'armes. Ces mesures prises par la Force des Nations unies au Liban (Finul) sont à placer dans le cadre de l'enquête ouverte suite à l'explosion d'un dépôt d'armement à Bint-Jbeil.14 blessés dans les rangs de la Finul
Quatorze soldats de la Finul avaient aussi été légèrement blessés samedi par des manifestants opposés à l'ouverture d'une enquête sur la récente explosion d'un dépôt d'armes dans le sud du pays, a-t-on appris auprès de la Finul. Selon la porte-parole, Yasmina Bouziane, une centaine de personnes au total s'étaient regroupées pour protester contre l'enquête en cours et ont tenté de s'y opposer en jetant des pierres sur les troupes.
« Quatorze soldats de la Finul ont été légèrement blessés et plusieurs véhicules endommagés, dont une ambulance », a-t-elle précisé.
La Finul a dû appeler des renforts et une patrouille a été contrainte de tirer en l'air pour s'extirper de la foule, a-t-elle ajouté.
La version des habitants diffère toutefois. À la chaîne de télévision
LBC, les habitants se sont plaints de la manière dont les Casques bleus se sont comportés sur le terrain, soulignant ainsi leur « manque de respect à l'égard des habitants ». Selon eux, les Casques bleus se sont approchés des maisons et ont voulu « y entrer pour les fouiller ». «
Cela ne fait pas partie de la 1701. Ils ont voulu entrer dans une maison où habite une femme seule », ajoute un autre témoin. Mais, interrogée par la LBC, la porte-parole de la Finul Yasmina Bouziane insiste : « Les Casques bleus ont été encerclés par les habitants avant même qu'ils arrivent dans la zone résidentielle. C'est là qu'ils ont été pris à partie par les habitants. » Des pneus ont été brûlés au niveau du croisement Kherbet Selm-Bir el-Salassel et des pierres ont été lancées sur les véhicules appartenant à la Finul, car selon les protestataires, cette tournée des Casques bleus n'avait pas été notifiée aux forces sécuritaires concernées. L'armée libanaise est ensuite arrivée sur place et s'est chargée d'éteindre le feu, d'ouvrir les routes bloquées et de disperser les gens.
Une source sécuritaire avait toutefois affirmé au quotidien an-Nahar hier que les Casques bleus français sont arrivés samedi à Kherbet Selm en compagnie de soldats libanais. Cette version a également été confirmée par Yasmina Bouziane à la LBC. La source sécuritaire citée par le quotidien an-Nahar souligne néanmoins que l'armée libanaise et les Casques bleus s'étaient mis d'accord pour fouiller une maison précise mais qu'à la dernière minute la patrouille a fait demi-tour et s'est
dirigée vers une autre maison et c'est ce qui a provoqué l'incident qui a évolué au fur et à mesure que le temps passait : d'abord ce sont des pierres qui ont été lancées puis les protestataires ont fait usage de bâtons et c'est ce qui a poussé la Finul française à demander du renfort à l'unité italienne qui a réussi avec beaucoup de difficultés à sortir les Casques bleus de la zone où s'est produit l'incident.

Ce n'est qu'aux alentours de 19h que la situation est revenue à la normale.

20-07

http://www.lorientlejour.com/article/625538/Aprs_Kfarchouba_et_Kherbet_Selm%2C_Isral_hausse_le_ton.html



n° 109 - dossiers du liban - 26-07 – Suite - : La menace d’une opération israélienne d’envergure contre le Liban se précise.


n° 109 - dossiers du liban - 26-07 – Suite - : La menace d’une opération israélienne d’envergure contre le Liban se précise.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du liban n°109 du 26-07

                         C.De Broeder & M.Lemaire

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

2 Dossier

2-1 Khalil Fleyhane : La menace d’une opération israélienne d’envergure contre le Liban se précise. 

2-2 Émile Khoury : Interrogations plutôt inquiètes sur les visées israéliennes.

2-3 Vers un arrangement souple sur l’arsenal du Hezbollah.

2-4 Sayed Hassan Nasrallah : Des milliers de palestiniens et d'arabes sont encore détenus dans les geôles israéliennes.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 Rim al-Khatib : Gad al-Maleh n´est pas le bienvenu au Liban.

3-2 Le bobard du « vol du résultat.



2 Dossier

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

2-1 Khalil Fleyhane : La menace d’une opération israélienne d’envergure contre le Liban se précise. 

Faisant face ainsi à un véritable forcing et à des pressions accrues de l’administration US et de l’UE, le gouvernement Netanyahu pourrait être tenté de se lancer dans une opération militaire d’envergure contre le Liban...

Dans les coulisses de la diplomatie

L’explosion qui s’est produite il y a quelques jours dans un dépôt de munitions du Hezbollah dans la localité de Kherbet Selm, au Liban-Sud, risque d’être exploitée médiatiquement et politiquement par Israël afin de préparer le terrain à une opération militaire de grande envergure contre le Liban.

L’État hébreu pourrait en effet faire prévaloir que cette explosion apporte la preuve tangible et concrète du maintien, et même du renforcement, de la présence militaire du Hezbollah dans la région méridionale du pays, au sud du Litani, en violation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité. Cette résolution, rappelle-t-on, interdit toute présence armée illégale au sud du Litani.

L’un des ministres européens des Affaires étrangères qui a visité Beyrouth récemment souligne dans ce cadre que l’affaire de Kherbet Selm accroît les risques d’une attaque israélienne contre le Liban du fait qu’elle rend plus difficile et plus aléatoire toute éventuelle démarche européenne ou occidentale visant à dissuader Israël de se lancer dans une nouvelle aventure militaire au Liban. Les risques sur ce plan se précisent de plus en plus du fait de la conjoncture régionale présente, relèvent les milieux diplomatiques.

Le gouvernement de Benjamin Netanyahu est en effet soumis à de très fortes pressions de la part de l’administration du président Barack Obama. Une fois n’est pas coutume : une certaine tension se profile même à l’horizon entre Washington et l’État hébreu au sujet de la politique d’implantation des colons israéliens dans les territoires palestiniens. L’équipe de Netanyahu s’obstine en effet à construire 20 nouvelles unités de logement dans le quartier de Cheikh el-Jarrah, à Jérusalem-Est, provoquant l’ire de l’administration américaine. Face à l’attitude intransigeante du cabinet israélien sur ce plan, le Département d’État a réagi fermement, invitant Israël à se conformer à la feuille de route du quartette pour le Proche-Orient (regroupant les USA, la Russie, l’Union européenne et l’ONU). Cette feuille de route prévoit en effet le gel de la politique d’implantation des colons israéliens.

La position ferme adoptée par la nouvelle administration US concernant cette politique d’implantation israélienne a pour but essentiellement de relancer le processus de paix globale dans la région. De source européenne haut placée, on affirme que le président Obama est très sérieux dans sa volonté de redynamiser les efforts de paix au Proche-Orient.

Et sur ce plan, l’Union européenne soutient totalement l’attitude du chef de la Maison-Blanche. Les milieux européens soulignent en effet qu’une telle détermination de la part du président américain à tout mettre en œuvre, et même à faire pression sur l’État hébreu, afin d’aboutir à une paix globale est une occasion rare, à ne pas rater. D’où l’appui sans équivoque de l’Union européenne aux démarches du président Obama.

Faisant face ainsi à un véritable forcing et à des pressions accrues de l’administration US et de l’UE, le gouvernement Netanyahu pourrait être tenté de se lancer dans une opération militaire d’envergure contre le Liban sous le prétexte de mettre un terme à l’armement sans cesse croissant du Hezbollah et à sa présence militaire au sud du Litani. Et dans ce cadre, les derniers incidents de Kherbet Selm pourraient constituer un prétexte inespéré pour l’État hébreu.

Khalil Fleyhane -

22 juillet 2009 –

L’Orient-le-Jour

http://www.alterinfo.net/La-menace-d-une-operation-israelienne-d-envergure-contre-le-Liban-se-precise_a34825.html


2-2 Émile Khoury : Interrogations plutôt inquiètes sur les visées israéliennes.
La saison touristique d'été tiendra-t-elle ses fructueuses promesses, et l'automne qui la suivra sera-t-il tempéré ou chaud ?

Cette sourde inquiétude, fille d'un certain juillet dévastateur, habite bien plus les Libanais que le souci ministériel.

D'autant qu'Israël ne cesse de tirer des menaces en rafales aussi bien contre le Liban que contre l'Iran.
Plus d'un responsable israélien affirme qu'une éventuelle nouvelle guerre signifierait la destruction totale de notre pays.

Giyora Eiland, ancien président du Conseil de sécurité nationale israélien, déclare que le gouvernement libanais doit bien comprendre qu'il sera autant la cible de la suprématie militaire israélienne que la totalité de l'infrastructure libanaise. Il ajoute qu'en accordant une légitimité absolue au Hezbollah en le protégeant et en relevant son rayonnement politique, le gouvernement libanais s'expose à une guerre ouverte, visant non seulement le Hezb, mais également tous ceux qui le soutiennent. Eiland regrette, en conclusion, qu'Olmert n'ait pas ordonné en juillet 2006 suffisamment de frappes aériennes massives pour briser le Liban et le Hezbollah, avant que les réactions mondiales ne forcent l'arrêt d'une telle offensive.
Comment prévenir une agression israélienne élargie, comment s'en protéger ?

Un ancien ministre répond qu'il faut tout d'abord prendre garde à ne donner à Israël aucun prétexte d'attaque. Ce qui implique un accord dans ce sens entre toutes les parties locales, le Hezbollah inclus. On sait en effet qu'en juillet 2006, l'État hébreu a soutenu que c'est le Hezb qui avait déclenché la guerre en capturant deux soldats
israéliens.

Au cas où Israël déciderait de passer aux actes sans disposer de prétexte, le front intérieur libanais s'en trouverait bien soudé pour faire face, le cabinet d'union nationale en voie de formation gérant alors cette résistance. Toujours dans le même cas, poursuit la source citée, les pays arabes, notamment l'Arabie saoudite, l'Égypte et la Syrie, se tiendraient aux côtés du Liban et lui apporteraient
diverses assistances.

De même pour l'Iran, qui volerait au secours du Hezbollah. Mais il serait encore plus efficacement soutenu par l'Amérique et l'Europe, qui n'admettraient pas une agression israélienne injustifiée.
L'ancien ministre se demande cependant comment le Hezbollah réagirait si l'Iran était la cible d'une lourde frappe israélienne, comme il en est beaucoup question ces jours-ci dans plus d'un cercle informé. Le parti de Dieu voudrait-il, et pourrait-il, s'interdire de tirer des missiles sur Israël afin de prémunir le Liban contre une nouvelle guerre dévastatrice ? On peut, sans doute, envisager une riposte graduée du Hezb, en cas de frappe israélienne limitée, ainsi qu'une contre-riposte
israélienne, également graduée.

Mais qu'adviendrait-il si l'Iran était massivement attaqué aussi bien par les Américains que par les Israéliens, à cause de son obstination à se doter de l'arme nucléaire ? Rien ne garantit, bien au contraire, que le Hezbollah n'ouvrirait pas alors en grand le front du Liban-Sud.
La logique de la violence, dont le parti combattant est adepte, induit, poursuit cette source, que la présence du Hezbollah au sein d'un gouvernement d'union nationale ne signifie aucune assurance antiguerre.
Il ne saurait pas, pour sa part, rester à l'écart d'un conflit armé, comme l'Iran, la Syrie et les autres pays arabes l'ont fait durant la guerre de juillet 2006. D'autant qu'il s'arroge, et usurpe, ce droit de décider de la guerre et de la paix que la Constitution réserve, en exclusivité, au Conseil des ministres, à la majorité des deux tiers.
L'ancien ministre conclut en répétant qu'il ne sert à rien de s'entendre sur le tiers de blocage et autres questions ministérielles s'il n'y a pas d'abord entre les leaderships un accord sur la nécessité de mettre le Liban à l'abri d'une nouvelle guerre contre Israël. Il reste, cependant, que les Libanais sont divisés sur le point de savoir si le Liban doit ou non s'impliquer dans une guerre israélo-iranienne ou irano-américaine.
Émile Khoury
16 juillet 2009
http://www.lorientlejour.com/article/625175/Interrogations_plutt_inquites_sur_les_vises_israliennes.html


2-3 Vers un arrangement souple sur l’arsenal du Hezbollah.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Le conflit intérieur au Liban sur l'arsenal du Hezbollah avait beaucoup perdu de son acuité, après le discours de Netanyahu confirmant son refus d'aller vers une paix régionale équitable. Mais l'affaire de Kherbet Selm modifie les donnes.

Du coup, on reparle de la nécessité de traiter assez vite la question de l'armement, par le dialogue, dans le cadre d'une stratégie de défense. Sinon pour le mettre à la disposition de l'État, du moins pour que le Hezb ne s'en serve pas avant d'en avoir référé aux autorités légales.
Le Hezbollah laisse entendre qu'il accepte désormais cette harmonisation entre la Résistance et l'État qu'il rejetait antérieurement. Il admet qu'avant utilisation de ses armes, dans quelle direction que cela soit, il lui faut se concerter avec l'autorité publique. De l'harmonisation à la coordination-coopération, il n'y a qu'un pas qui devrait être rapidement franchi.

Étant déjà entendu que le potentiel militaire du Hezb ne peut servir que face à l'ennemi israélien et non à l'intérieur, comme instrument purement milicien que l'État aurait le droit, et même le devoir, de contrer par tous les moyens.

D'ailleurs, la Résistance devrait s'inscrire, à la base, comme une force de soutien à l'armée nationale et non plus comme un électron libre.

On ne doit pas oublier, en effet, la primauté de la légalité internationale et de ses édits, dont la 1559, la 1680 et la 1701.

Ces résolutions donnent un ordre, il n'y a pas d'autre mot, tout à fait clair, net et précis : l'État libanais doit être en mesure d'étendre son autorité sur la totalité du territoire national par le truchement de ses forces régulières, seules autorisées à détenir un arsenal.

Les textes précisent, en référence à l'armement privé dit de poing, qu'il ne peut exister sans permis du gouvernement libanais. Il en va de même, ajoutent les résolutions onusiennes, pour les ventes ou fournitures d'armes et d'équipements militaires en rapport avec le Liban.
Ces dispositions, le Liban n'a pas été en mesure de leur donner corps. Car leur application dépend moins de lui, en réalité, que d'Israël et de la Syrie.

On sait ainsi que, pendant plus de vingt ans, Israël a réussi à bloquer la 425. En poussant le défi lancé à l'ONU jusqu'à exiger des négociations de paix séparée avec le Liban, alors que la résolution en question ordonnait un retrait israélien immédiat et sans condition. La libération du Liban-Sud ne s'est faite qu'au bout d'une longue lutte menée par la Résistance, le Hezbollah prenant le relais, sur exigence de la Syrie, de bien d'autres mouvements locaux.
La Syrie n'a d'ailleurs pas été en reste pour ce qui est de défier la légalité internationale. Elle a ainsi foulé aux pieds la 1559, en ordonnant une rallonge de trois ans pour le mandat du président Émile Lahoud. Comme Israël, elle n'a retiré ses troupes que contrainte et forcée, après la révolution du Cèdre qui a suivi l'assassinat du président Rafic Hariri et de ses compagnons.
Pour ce qui est de la 1701, la seule disposition qui en a été exécutée reste le déploiement de l'armée et de la Finul sur la bordure frontalière méridionale, après le retrait des Israéliens derrière la ligne rouge et du Hezbollah derrière la rive nord du Litani. Ce qui a entraîné un arrêt des opérations militaires, mais pas des transgressions aériennes ou maritimes israéliennes. Les autres points, dont le désarmement des milices libanaises ou autres et le verrouillage de la frontière avec la Syrie, sont restés lettre morte.
On se retrouve, en fait, avec l'histoire de la poule et de l'œuf. Israël justifie ses survols par la nécessité de surveiller le Hezbollah et l'afflux d'armes qu'il reçoit à travers la frontière syrienne, en violation de la 1701. La Syrie répond qu'elle ne peut contribuer à l'application de la 1701, en cessant d'armer le Hezbollah, tant qu'Israël transgresse cette résolution et coupe court à tout projet de paix dans la région.
À cela s'ajoute le facteur iranien. On sait en effet que Téhéran fournit le Hezbollah, via la Syrie, ou par voie de mer, tant pour en renforcer les capacités propres que pour étendre son influence régionale. Comme Israël et la Syrie, l'Iran voudrait sans doute un prix pour accepter de participer à la concrétisation de la 1701.

Émile Khoury

25/07

http://www.lorientlejour.com/article/626018/Vers_un_arrangement_souple_sur_larsenal_du_Hezbollah.html



2-4 Sayed Hassan Nasrallah : Des milliers de palestiniens et d'arabes sont encore détenus dans les geôles israéliennes.

Le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a estimé qu'il était honteux pour la nation arabe et islamique d'admettre que des milliers de palestiniens et d'arabes soient encore détenus dans les geôles israéliennes.
S'exprimant dans la Banlieue sud à l'occasion de la première commémoration annuelle de la libération des détenus libanais, le commandant de la résistance libanaise s'est interrogé sur "les raisons pour lesquelles le monde entier justifient à l'entité sioniste qu'elle mène une guerre entière, qu'elle tue et blesse des milliers et détruisent des régions entières, pour restituer deux de ses détenus, alors que personne ne bronche pour libérer les détenus palestiniens et arabes":
"c'est humiliant, c'est l'humiliation même" a-t-il scandé, considérant que ceci est le signe du manque de respect que la communauté internationale exprime à l'égard de notre nation.
Par ailleurs, Sayed Nasrallah a révélé que contrairement aux assertions israéliennes, des centaines de dépouilles libanaises se trouvaient toujours chez l'ennemi israélien, et assuré que le sort du détenu Yahia Skaf n'a pas encore été élucidé, vu que les informations que le israéliens ont données sur lui ne sont pas suffisantes, ni pour sa famille, ni pour le Hezbollah. Et de conclure que Skaf a en conséquence "le statut du détenu vivant dans les prisons israéliennes" demandant au prochain gouvernement d'assumer la responsabilité d'élucider son cas.
Concernant la situation politique libanaise interne, et en l'occurrence la formation du cabinet libanais, Sayed Nasrallah a réaffirmé que le Hezbollah refuse d'obtenir de quiconque des garanties pour l'armement de la résistance, démentant les allégations de certains médias faisant état que le règlement de cette question attardait la formation du gouvernement.
Toutefois, d'après le numéro un du Hezbollah, ce dernier est profondément attaché à un véritable partenariat de l'opposition au sein du gouvernement, en vue d'une réelle collaboration pour faire face aux défis qui guettent le Liban et la région. "Même si ce partenariat devait se faire sans la participation du Hezbollah, mais avec celle des autres parties de l'opposition" a-t-il assuré. 

IDEES PRINCIPALES DU DISCOURS
LA LIBERATION DES DETENUS EST UNE RESPONSABILITE NATIONALE
 
Dans sa première partie consacrée au sujet des détenus dans les geôles israéliennes le secrétaire général du Hezbollah a présenté la notion du détenu pour expliquer les raisons qui imposent une prise en charge de leur cause de la part de leur peuple et justifient tous les efforts pour obtenir leur libération.
Selon lui, " c'est notre notion qui définit la façon avec laquelle nous nous comportons à l'égard des détenus, dans le passé et dans le futur"
" Un détenu est une citoyen pas comme les autres; c'est une personne qui a choisi de lutter pour défendre la cause juste de son peuple et ses droits usurpés, et qui choisit de faire face à l'ennemi. Certains de ces gens tombent en martyre, d'autre sont capturés par l'ennemi et deviennent en conséquent des détenus.
Ces détenus ne sont donc pas des prisonniers comme les autres non plus, parce