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07/07/2009

N° 273 - journal de l'Afghanistan -- du 20-06 au 06-07 –Fin - : L’image pacifiste du Président Obama est définitivement balayée.

N° 273 - journal de l'Afghanistan -- du 20-06 au 06-07 –Fin - : L’image pacifiste du Président Obama est définitivement balayée.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



            journal de l'Afghanistan 

        n° 273 - du 20-06 au 06-07

C.De Broeder & M.Lemaire



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 

 

 


4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.

US & Isaf

19-06

Vendredi, trois soldats, un Britannique sous commandement de l'Otan et deux autres soldats à la nationalité non précisée engagés dans l'OEF, ont été tués par l'explosion de bombes, dans les provinces du Helmand et de Kandahar

AFP

20-06

Samedi, un soldat déployé dans l'autre force internationale présente dans le pays, la coalition sous commandement américain Operation Enduring Freedom (OEF), a péri dans l'attaque de son convoi dans l'est du pays.

AFP

21-06

Deux soldats de l'Otan ont été tués et six autres blessés  par une attaque au mortier ou à la roquette contre la base de Bagram ((50 km au nord de Kaboul, province de Parwan), principale installation militaire internationale du pays, a annoncé l'Otan.Il a ajouté que la base  sert de plate-forme d'opérations pour les 57.000 soldats américains Bagram, située à 40 kilomètres au nord-est de Kaboul, est entourée par de hautes montagnes et de longues étendues désertiques d'où des résistants peuvent tirer des roquettes sur la base,

Un porte-parole des résistants Zabihullah Mujahid, a revendiqué l'attaque.

Afp - Reuters - AP

22-06

Des soldats US ont été attaqués dans le district de Zhari, situé dans la province de Kandahar, alors qu'ils patrouillaient sur la grand-route menant à Herat, la grande ville de l'ouest afghan. Aucun bilan n’a été communiqué.

AFP

http://www.lejdd.fr/

24-06

Quatre militaires belges se trouvaient dans le convoi de l'armée allemande victime d'une attaque mardi dans les environs de Kunduz, une ville du nord de l'Afghanistan, qui a fait trois morts, a-t-on appris de source militaire.
Les quatre Belges - des démineurs -, qui accompagnaient le convoi allemand dans le cadre de leur mission, sont indemnes, a précisé en soirée un porte-parole militaire.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/

29-06

"Un membre de l'Isaf a été tué dans une attaque à la bombe  dans l'est de l'Afghanistan ce matin", indique le communiqué.

AFP

Opération Griffe de panthère (Panchai Palang),

01-07

Deux soldats britanniques membres de cette opération ont été tués mercredi dans une explosion, dont un officier de haut rang.

http://www.la-croix.com/afp.

 

02-07 Opération US, baptisée Khanjar ("coup de poignard" en dari ou en pachtoune)

L'armée américaine poursuivait sa grande offensive lancée la veille contre les résistants dans le sud de l'Afghanistan.

Après une avancée facile, ses soldats commençaient à rencontrer une violente résistance.

Les 4000 Marines américains de l'opération, soutenus par 500 policiers et soldats afghans, comptent sécuriser le district de Garmser de la province du Helmand, bastion des résistants.

Rencontrant peu de résistance, ils avaient rapidement avancé vers le sud et pris le contrôle du district voisin de Khanishin, où les résistants avaient mis en place un gouvernement local parallèle ces dernières années.

Le général Nicholson a confirmé qu'un soldat américain avait été tué jeudi par des tirs résistants, le premier dans le cadre de cette opération..

Toutes ces informations fournies par l'armée américaine ne pouvent être vérifiées de source indépendante.

(ats /

03 juillet 2009

 17:59)

http://www.romandie.com/infos/ats/display2.asp?page=20090703175916490172019048000_brf038.xml

04-07

Des résistants ont attaqué samedi matin une base militaire dans le sud-est de l'Afghanistan ont indiqué l'armée américaine et la force de l'Otan.

L'explosion a eu lieu vers 06h30 locales devant une base militaire du district de Zerok de la province de Paktika (sud-est), où sont déployés des soldats américains et forces locales chargés de combattre les résistants, selon le porte-parole provincial Hamidullah Zhwak.

"Il y a eu une explosion ce matin" devant cette base militaire, a confirmé à l'AFP un porte-parole militaire américain, Charles Marsh. "Deux soldats américains ont été tués et quatre blessés",

Selon Hamidullah Zhwak, "Juste après l'explosion, la base a essuyé des tirs ennemis à l'arme légère", Elle donc sollicité et "reçu de l'appui aérien" de l'aviation de l'Otan, a-t-il ajouté.

L'armée américaine comme l'Isaf n'ont pas fourni de bilan des pertes

(AFP - Reuters

04-07

"Un membre de l'Isaf a été tué dans une attaque à la bombe hier dans le sud de l'Afghanistan".

L'explosion s'est produite au cours d'une patrouille au sud-ouest de Kandahar, selon Ottawa.

Cinq autres soldats ont été blessés dans l'attaque, qui a eu lieu dans le district de Zhari de la province de Kandahar, a ajouté le général canadien Jonathan Vance lors de cette conférence de presse.

Selon des médias canadiens présents à Kandahar, le général se trouvait dans le même convoi que le caporal Bulger mais est indemne…

 AFP

05-07

Deux soldats britanniques de la force de l'Otan (Isaf) engagés dans l’offensive contre les résistants ont été tués samedi dans le sud de l'Afghanistan, ont annoncé dimanche l'Isaf et le ministère britannique de la Défense.

Les deux soldats faisaient partie de l'opération Griffe de panthère (Panchai Palang), lancée le 23 juin par l'armée britannique dans la province du Helmand, a indiqué à l'AFP le service de presse de l'Isaf.

Ils ont été tués samedi soir près de Gereshk, au nord de la capitale provinciale Lashkar Gah, le premier par un tir de lance-roquette et le second dans une explosion, a de son côté précisé le ministère britannique.

http://www.la-croix.com/afp.  - AP - Reuters

06-07

Un kamikaze a fait exploser sa voiture piégée tôt lundi devant la principale base de l'OTAN (la base aérienne de Kandahar,) dans le sud de l'Afghanistan, tuant deux collaborateurs civils et en blessant 14 autres.

AP

04-07

Sept soldats américains et deux Afghans ont été blessés dans l'attaque contre un poste proche de Zirok, a déclaré le lieutenant Christine Sidenstricker.

"Il s'agit d'une attaque complexe qui a débuté par des tirs indirects et à l'arme légère contre le poste, ensuite un engin artisanal a explosé", a-t-elle expliqué. "Des raids aériens ont été ordonné peu après".

Hamidullah Zwak, porte-parole du gouverneur de la province, a déclaré qu'un camion piégé conduit par un kamikaze s'était dirigé vers la base lors de l'attaque mais que des tirs l'avaient arrêté avant qu'il y parvienne. Au cours des tirs, des explosifs que contenait le camion ont causé une déflagration, a-t-il expliqué.

Zwak a ajouté que les soldats avaient été tués dans cette explosion, mais ni les militaires américains ni la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) n'ont donné de précisions.

Zabiullah Mujahid, porte-parole des taliban, a déclaré que "plusieurs soldats afghans et étrangers avaient été tués"

L'attaque de samedi est intervenue dans la même région que celle où un soldat américain a été porté disparu mardi. L'armée américaine a dit qu'il avait apparemment été capturé.

Reuters

 06-07

Quatre soldats de la force internationale de l'Otan en Afghanistan (Isaf) ont été tués lundi par l'explosion d'une bombe dans le nord du pays, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la force.

AFP

http://www.romandie.com/ats/news/090706114518.u16cyou0.asp


Pertes des forces collaboratrice locales   - Province non précisée

22/6

"Un kamikaze a foncé sur une de nos patrouilles ce matin. Trois de nos soldats ont été tués et quatre autres blessés", a déclaré le général Sher Mohammad Zazaï, commandant des forces afghanes dans le sud.

AFP

24-06

Du côté afghan, deux soldats avaient été tués, tout comme trois résistants tués, alors que huit ont été blessés dans des "combats très intenses", selon le ministère de la Defense à Kaboul. (belga/cb)

24/06/

http://www.7sur7.be/7s7/fr/


Pertes des Résistants        - Province non précisée

24-06

Trois résistants ont tués, alors que huit ont été blessés dans des "combats très intenses", selon le ministère de la Defense à Kaboul. (belga/cb)

24/06/

http://www.7sur7.be/7s7/fr/



Détails

Province de Farah (sud-ouest),

27-06

Une embuscade contre un poste de contrôle de Bala Boluk, a coûté la vie à deux  policiers.

http://www.lejdd.fr/

28-06

Cinq policiers ont été tués dimanche dans l'attaque d'un poste de contrôle situé dans le secteur de Posht-e-Rud.

http://www.lejdd.fr/


Province d'Helmand  (sud de l'Afghanistan).  

 19-06

Vingt-six résistants ont péri dans un bombardement aérien mené par les forces internationales vendredi soir près de Lashkar Gah, a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouverneur provincial, Daoud Ahmadi.

L'OEF a nié toute participation à cette offensive. Quant à l'Isaf, elle a indiqué ne pas avoir d'informations sur le sujet.

(AFP)

25-06

"Sept civils sont morts dans une explosion" près de Lashkar Gah, capitale de la province du Helmand, selon un communiqué des autorités, précisant que quatre autres ont été blessés.

Source : www.sda-ats.ch

27-06

Huit policiers ont été tués cette nuit dans l'attaque de leur poste par un groupe de résistants dans le sud de l'Afghanistan, ont indiqué les autorités locales, citées par l'AFP.

L'attaque a eu lieu à 10 km au nord de Lashkar Gah, capitale de la très instable province du Helmand.

IRIB

04-07

Des milliers de militaires américains ont lancé jeudi une grande offensive dans la province méridionale d'Helmand. Ils ont jusqu'ici rencontré peu de résistance.

Une trentaine de résistants pourraient avoir été tués dans les raids aériens, ont-ils dit.

Hamidullah Zwak, porte-parole du gouverneur de la province, a dit de son côté que des résistants avaient été tués lors des raids aériens, ce qui n'a pas davantage pu être confirmé de source indépendante.

Reuters


Province de Kandahar (sud) 

22-06

Un kamikaze a foncé sur une patrouille de l'armée, tuant trois soldats et blessant quatre autres, a indiqué le général Sher Mohammad Zazaï, commandant des forces afghanes dans le sud.

Les soldats ont été attaqués dans le district instable de Zhari, sur la grand route menant à Herat, la grande ville de l'ouest afghan, a-t-il précisé.

Deux civils, des femmes, ont également été blessées par l'explosion, a ajouté Niaz Mohammad Sarhadi, le chef du district.

AFP

29-06

Le chef de la police de la province de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, a été tué lundi avec huit de ses hommes dans un affrontement avec des membres des forces spéciales afghanes formées par l'US Army, annoncent les autorités locales.

Selon des sources concordantes, les "forces afghanes entraînées par l'armée américaine" mentionnées par M. Karzai sont des gardes de sécurité privés afghans employés par l'armée américaine.

Les soldats ont fait irruption dans le bureau du procureur de Kandahar et ont emmené de force un prisonnier. La fusillade avec les policiers a éclaté alors que les militaires quittaient les lieux.

Le prisonnier devait comparaître lundi pour répondre de charges pénales. Le gouverneur de Kandahar, Tooryalai Weesa, a indiqué que le prévenu était un proche d'un employé d'une société pour laquelle travaillaient les gardes ayant participé à la fusillade. Les autorités ont interpellé les 41 gardes impliqués, qui ont été transférés à Kaboul, a-t-il ajouté.

http://www.lefigaro.fr/international/ & http://www.leparisien.fr/   &  AFP

04-07

Sept policiers afghans ont été tués samedi dans l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé le ministère de l'Intérieur.

L'attaque s'est produite dans le district du Registan de la province de Kandahar,.

(AFP


Province de Kunar (est de l'Afghanistan)

21-06

3 civils afghans ont été tués et 17 blessés samedi soir "dans des tirs croisés provoqués par une attaque contre un avant-poste de l'armée afghane" du district de Pech, dans la province de Kunar (est), a indiqué l'Otan dans un communiqué séparé.

Sayed Fazlullah Wahidi, gouverneur de Kunar, donne un autre bilan: "les résistants ont attaqué les forces afghanes et internationales la nuit dernière, et les forces régulières ont répondu aux tirs, blessant neuf civils et en tuant trois, la plupart des femmes et des enfants".

"Nous ne savons pas qui a été tué par quels tirs, mais les habitants disent que les forces étrangères ont tiré sur des maisons où se trouvaient les personnes tuées ou blessées", ajoute le gouverneur.

Aucun soldat afghan ou de l'Otan n'a été blessé à Kunar, selon l'Otan.

AFP

 


Province de Nangarhar(orientale)

22-06

La police a ouvert le feu sur une voiture transportant un candidat aux élections provinciales qui se tiendront le 20 août prochain, a indiqué le porte-parole de la province, Ahmad Zia Abdulzaï.

Le conducteur du véhicule a été tué et le candidat blessé par les policiers, qui ont tiré car le véhicule ne s'est pas arrêté à un barrage, a-t-il ajouté.

AFP

http://www.lejdd.fr/

22-06

Un entrepôt de vieilles munitions a explosé dans la matinée sur une grande base de l'armée située dans les faubourgs de Jalalabad, capitale du la province du Nangarhar, tuant au moins un petit garçon de six ans et blessant environ dix-huit civils, a-t-on appris auprès des autorités.

L'explosion s'est produite dans une base de l'armée en périphérie de la ville de Jalalabad.

Les causes de l'explosion restaient inconnues à la mi-journée. "Une enquête est en cours", a dit le porte-parole des autorités de la province de Nangarhar. L'explosion a fait des dégâts dans un quartier résidentiel proche du dépôt.

L'entrepôt servait au stockage d'armes et de munitions saisies dans le cadre d'un plan de désarmement de milices armées.

AFP

22-06

http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/international/200926/afghanistan-explosion-1-mort-20-blesses_220968.html

30-06

Un kamikaze s'est fait exploser près d’un poste frontière de Torkham, dans la province de Nangarhar (est de l'Afghanistan)à la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan, faisant deux morts, un policier et une fillette, l'explosion a également fait dix blessés dont des policiers, ont annoncé les autorités.

Torkham est l'un des principaux points de passage frontaliers internationaux entre le Pakistan et l'Afghanistan, donnant accès à l'est au col de Khyber, au Pakistan, et à l'ouest, à Kaboul.

AP


Province d'Oruzgan (sud de l'Afghanistan)

24/06

Les forces afghanes et de la coalition ont (aurait) tué 23 résistants dans un accrochage dans le secteur de Tirin Kot, la capitale de la province méridionale d'Uruzgan. ( sud de l'Afghanistan), a annoncé un général afghan, aujourd'hui.

Ndlr : Pas de confirmation de la résistance.

http://www.lefigaro.fr


Province de Zaboul (sud-est)

21-06

Huit civils revenant de l'enterrement d'un commandant local appelé Hekmatullah ont péri samedi dans l'explosion d'une bombe artisanale au passage de leur véhicule, indique un autre communiqué du ministère.

13 civils ont également été blessés par la détonation.

Afp


Enlèvement

04-07

Des inconnus  ont enlevé 16 démineurs afghans employés par l'ONU, qui voyageaient entre les provinces de Paktia et de Khost et qui, selon la police locale, n'avaient pas informé les forces de l'ordre de son déplacement dans cette région à risque.

L'Afghanistan est un des pays les plus minés au monde.

On estime à environ 50 le nombre de personnes tuées ou estropiées chaque mois par des mines antipersonnelles en Afghanistan.

AP - Reuters



4-1 L'Afghanistan en chiffre 

Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 : "Force combinée 82 "


Civils tués                                                          :    12.975  (Voir Dufour-n°196)

Civils blessés                                                    : ? +  2.665 (chiffres trop bas) 


Résistants  tués :                                               : ?  +  4.204

Résistant blessés                                               :?  +  1.713  (chiffres trop bas)

Résistances arrêtés :                                               23.000 prisonniers


Militaires occupants et milice privés occupante tués   :  1.670

Militaires et milice privés occupante blessés           :? + 13.663


Suicides                                                                : 1406 + ?   (voir article)

300.000  souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure (Afghanistan & Irak) 


 CIA tués :                                                         :          4


Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 5.203

Soldats gouvernementaux blessés                     : ?  + 5.683 (chiffre trop bas)


Collabo   tués                                                      :  1.546

Collabo   blessés                                               :?  1072 (chiffre trop bas)

Collaborateurs disparus                                       : ?  +   3 


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux

 


 Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net.

Afghanistan : Au moins 800 civils tués entre janvier et mai – Nations Unies

Les pertes civiles occasionnées par les affrontements entre les résistants, l’armée américaine, la Force internationale (FIAS) et les forces du gouvernement ont augmenté de 24 pour cent jusqu’ici, cette année, par rapport au bilan 2008 pour la même période, selon un rapport publié par Ban Ki-Moon, secrétaire général des Nations Unies.

Au seul mois de mai, 261 non-combattants ont perdu la vie au cours du conflit qui sévit en Afghanistan, a déclaré John Holmes, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et coordinateur des secours d’urgence des Nations Unies, aux membres du Conseil de sécurité, lors d’une réunion, le 26 juin.

L’un des incidents les plus graves a eu lieu en mai : des dizaines de civils, dont au moins 65 femmes et enfants, ont été tués lorsque les forces américaines ont bombardé un village de Bala Bulok, une région de la province de Farah, dans le sud-ouest de l’Afghanistan, a indiqué la Commission indépendante des droits de l’Homme d’Afghanistan (CIDHA), le 26 mai.

« La MANUA [Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan] a recensé 800 morts au sein de la population civile entre janvier et mai 2009, essentiellement dans le sud, le sud-est et l’est du pays », peut-on lire dans le rapport du Secrétaire général des Nations Unies, intitulé The Situation in Afghanistan and its Implication for International Peace and Security [La Situation en Afghanistan et ses conséquences sur la paix et la sécurité internationales], publié le 23 juin.

 (IRIN) -


                                             The War in Afghanistan Costs

 


relèver le 06-07 à 14.26


Cost of U.S. War and Occupation of Afghanistan

                                                       $191,519,959,288

http://www.costofwar.com/

http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home
For more details, click here.

 


 

Provinces Afghanes

Carte cliquer dans l'image : http://en.wikipedia.org/wiki/Image:AfghanistanNumbered.png 

 

AfghanistanNumbered.png‎ (181KB, MIME type: image/png 

 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

06/07/2009

n°468 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 03-07 – début - : Barak Obama « La paix » construite sur l’oppression.

n°468 -  Les  Dossiers  'Géopolitique et stratégie' de  Palestine - 03-07 – début - : Barak Obama « La paix » construite sur l’oppression.



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



   Les  Dossiers   'Géopolitique et    stratégie' de  Palestine 

                           n°468 du 03-07          C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire

Tiré à part

Situation humanitaire à Ghaza : Le rapport alarmant du CICR.

1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

1-1 Marie Nassif-Debs : Analyse objective du discours de Barak Obama « La paix » construite sur l’oppression.

1-2 Doug Ireland : Discours du Caire : Obama en campagne pour la présidentielle de 2012.

Suite

1-3 Hagit Ofran & Lara Friedman : 5 mauvaises raisons de s'opposer au gel des colonies.

1-4 M. Saâdoune : Antisémitisme et duplicité.

1-5 Susan Abulhawa : Israël a-t-il réellement le droit d’exister ?

Fin

2 Déclaration courrier des lecteurs & témoignage

2-1 J’accuse.

2-2 Ouvrez les portes de Gaza !

2-3 Jonathan Cook : Israël «tabasse des enfants».

2-4 Guillaume Dorval : Netanyahou demande la démilitarisation totale et sans condition de la Palestine.

2-5 Welfare Association : Plus de 300.000 palestiniens menacés de perdre leurs maisons.

2-6 Un message de Hind Khoury, Déléguée Générale de la Palestine en France.

3 Annexe

3-1 Patrick Martin : Obama, le nouveau visage de l’impérialisme.

3-2 Eva Golinger : L’exclusion idéologique est une politique officielle des Etats-Unis.

3-3 La France humiliée par Tsahal.

3-4 Le groupe israélien Koor prêt à investir dans Carrefour.

 

 



Tiré a part 

Situation humanitaire à Ghaza : Le rapport alarmant du CICR.

Dans un rapport qu’il vient de publier, le comité international de la croix rouge(CICR), donne une image sombre de la vie quotidienne des citoyens de la bande de Ghaza. Le rapport a cite la détérioration du niveau de vie dans une enclave qui souffrait déjà de différents maux chroniques, amplifies, six mois après la guerre sanglante qui a fait près de 1500 morts et plus de 5000 blesses.

Six mois après la fin de l’invasion israélienne, les 1,5 million de Palestiniens de Ghaza connaissent une pauvreté de plus en plus grande et n’ont pas les moyens de rebâtir leur vie, écrit le Comité international de la Croix-Rouge. Le CICR évoque la reconstruction de la bande de Ghaza, après la démolition par Israël de milliers d’habitations, de l’ensemble des sièges sécuritaires, d’une grande partie de l’infrastructure de base, de la base industrielle, des sièges de différents ministères, et de celui du Conseil législatif palestinien, de plusieurs édifices sanitaires ainsi que des dizaines d’écoles. Il souligne que les restrictions draconiennes à l’entrée de marchandises sur le territoire « freinent » les efforts de reconstruction financés par la communauté internationale, qui a pourtant promis 4,5 milliards de dollars d’aide. « Certains quartiers de Ghaza particulièrement touchés par les frappes israéliennes continueront à ressembler à l’épicentre d’un tremblement de terre majeur tant que l’on autorisera pas l’entrée sur le territoire de grandes quantités de ciment, d’acier et autres matériaux de construction », écrit le CICR. Et d’ajouter que de nombreux habitants « sombrent dans un désespoir de plus en plus profond ».

Ghaza : Une grande prison

Au plan sanitaire, le CICR insiste sur le fait que la population manque de médicaments, les services de santé et l’approvisionnement en eau. Même constat pour les hôpitaux qui sont dans un « état lamentable » avec des équipements pas fiables et de fréquentes coupures de courant. « Le système de santé à Ghaza ne permet pas d’assurer un traitement adéquat pour les maladies graves. Il est tragique de constater que de nombreux patients ne sont pas autorisés à quitter à temps la bande de Ghaza pour être soigné ailleurs », souligne le rapport. Socialement, la situation des populations à Ghaza n’est guère reluisante. Le CICR met en garde contre « un accroissement dramatique de la pauvreté », résultat d’un « effondrement économique » du territoire à cause de la fermeture du territoire. Un chiffre éloquent : le taux de chômage à Ghaza et estimé à 44% en avril. Pis encore, le CICR précise que « plus de 70% des Gazaouis vivent en dessous du seuil de pauvreté, avec moins de 250 dollars par mois ». Et la situation n’évolue pas trop. Dépourvue de frontières autres que celles avec Israël et l’Egypte qui n’ouvre le terminal de Rafah qu’occasionnellement, comme c’est le cas depuis samedi passé, pour une durée de trois jours, la bande de Ghaza demeurera la plus grande « prison » du monde tant que l’embargo n’est pas totalement levé.
Fares Chahine

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www.algeria-watch.org



1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

1-1 Marie Nassif-Debs : Analyse objective du discours de Barak Obama « La paix » construite sur l’oppression.

Extrait

Nous ne pensons pas aller à l’encontre de la vérité si nous disons que le discours tenu par le président étasunien Barak Obama, le 4 juin à l’université du Caire, n’a pas avancé une nouvelle position dans la politique extérieure des Etats-Unis. En effet, ce discours, qui fut précédé, quelques jours plus tôt, par un retour à la « Feuille de route », préparée à Oslo il y a plus de seize ans et dont l’exécution n’a jamais dépassé la première clause de « Gaza et Jéricho », a constitué la suite logique de la politique suivie par toutes les administrations étasuniennes depuis Richard Nixon et son ministre des Affaires étrangères, Henry Kissinger.

Indépendamment du langage fleuri et aussi des fréquentes citations du Coran, qui s’étendit longuement sur la nécessité du dialogue entre l’Occident « chrétien » et l’Islam, le discours s’appuya sur le raisonnement sophiste qui, sous couvert de logique, visait réellement à tromper. Voilà pourquoi, nous dirons que le président des Etats-Unis n’a pas « prononcé une parole juste », contrairement au premier verset (ayat) cité par lui. Et voilà pourquoi nous avons décidé de mettre à nu les idées contenues dans son discours, selon la traduction officielle qui nous est parvenue.

Obama, l’Islam et l’Arabité

Dans sa première partie, le discours s’est appuyé sur une toile de fond disant que la guerre menée contre l’Occident vient d’une seule direction, celle des musulmans. C’est pourquoi, prêche le discours, c’est une guerre de religion basée sur d’autres guerres de religions très anciennes dans le temps, mais aussi sur la période du colonialisme qui « priva les musulmans de certains droits et de certaines chances », pour arriver, enfin, à l’incapacité des musulmans à s’habituer « au changement extrême dû à la mondialisation et au modernisme, ce qui poussa certains musulmans à considérer l’Occident comme ennemi des traditions islamiques » !!!

Cette logique renferme deux grandes erreurs. La première consiste à vider les croisades et, plus tard, le colonialisme de leur contenu économique et de leurs deux caractéristiques d’oppression et d’exploitation ; surtout que les Croisés et les colonialistes n’avaient fait aucune différence entre musulmans et chrétiens d’Orient. Nous nous contenterons, à ce propos de parler des événements historiques qui avaient accompagné la chute de Constantinople et le rôle joué par certains Etats chrétiens, dont Gênes, afin de faciliter la prise de cette ville par les Ottomans du Sultan Mohammad V et de supprimer, par là, une concurrence gênante. Quant à la seconde erreur, elle consiste à vouloir dire que la lutte menée par les peuples arabes est une lutte « religieuse » ou, plutôt, une lutte menée par quelques obscurantistes « qui sèment la haine et la préfèrent à la coopération qui pourrait aider nos peuples à réaliser le progrès », comme le dit si bien le discours…

Ajoutons à tout cela que cette théorie à propos de l’Occident et de l’Islam et du dialogue qui doit avoir lieu entre eux nie la présence des nations et des Etats dans la régions ; il bannit le concept de l’arabité et la présence d’un monde arabe que Barak Obama n’a cité l’existence qu’une seule fois, en passant, parce qu’il voulait attribuer à la lutte des peuples arabes contre l’occupation israélienne la cause seconde de la tension dans la région. D’ailleurs, en niant l’arabité des peuples de notre région, le président des Etats-Unis préparait le terrain à ce qu’il allait dire, un peu plus loin, à savoir que nous devons tous « admettre que le désir des juifs d’avoir une patrie à eux est un désir ancré dans une histoire dramatique que personne ne peut nier ». Ainsi, il transformait les juifs en une nation, contrairement à tout ce qui est à ce propos, y compris par des historiens israéliens, et ouvrait la porte toute grande devant ce qu’il avait déjà promis, lors de sa campagne électorale : Israël est l’Etat des juifs dans le monde. Ce qui nous ramène aux enseignements des conservateurs appelés « zionist christiens », amis de Georges W. Bush, et à leur mot d’ordre concernant le « transfert » des Palestiniens, y compris ceux qui n’ont pas quitté leurs terres en 1948.

Les erreurs et les justifications

Mais les erreurs et les justifications ne s’arrêtèrent pas là. Ils atteignirent tous les sujets et les problèmes liés au monde arabe. Le problème des sources énergétiques, en particulier. C’est que les Etats-Unis se trouvent mêlés directement à ces problèmes, depuis les années quarante du XX° siècle et les tentatives visant à marginaliser le rôle de la Grande Bretagne, dans le but de mettre la main sur le pétrole et le gaz de l’Orient arabe. Ils ont eu et continuent à avoir un rôle primordial dans la répression des mouvements populaires dans différents pays arabes. Ils sont aussi responsables du maintien de certains régimes politiques arriérés et répressifs, parce que ces régimes justifient la présence étasunienne militaire et, surtout, économique dans la région arabe.

Nous mettons en avant quelques exemples de ces erreurs contenues dans le discours :

Le « peuple juif » et « l’Etat juif »

3-En ce qui concerne la cause palestinienne et le conflit arabo-israélien, le discours du président des Etats-Unis met en garde les Arabes contre toute tentative de « couper les liens d’amitié existant entre les Etats-Unis et Israël », parce que, dit-il, « ce sont des liens basés sur des relations culturelles et historiques, mais aussi sur la reconnaissance que le désir des Juifs d’avoir une patrie bien à eux est un désir enraciné dans une histoire tragique que personne ne peut nier ».

Ce paragraphe contient trois postulats de la politique extérieure de Washington vis-à-vis de la région arabe. Le premier est qu’il est impossible aux Arabes de dissocier Israël des Etats-Unis, parce qu’il est une priorité pour eux. Le second est que Washington a consacré Israël comme la patrie des Juifs du monde. Le troisième, enfin, est qu’Israël a le droit d’occuper la Palestine et de chasser les Palestiniens ou, même, de les tuer parce que les Juifs furent torturés et assassinés par les nazis et leurs acolytes en Europe. Cette analyse bizarre devient plus étrange encore quand Barak Obama parle de la seule responsabilité des Palestiniens dans tous les actes de violence dans la région. Il cite « l’emploi de la violence et des crimes », « les menaces de détruire Israël ou de réitérer les images typiquement abjectes concernant les Juifs », mais aussi « les roquettes lancées contre les enfants israéliens dans leurs chambres à coucher ». Par contre, il appelle les massacres odieux perpétrés par les Israéliens contre le peuple et les enfants palestiniens, notamment à Gaza, « des injures quotidiennes, petites ou grandes » !!!

Ajouter à tout cela l’emploi de l’impératif dans les parties adressées aux Palestiniens, contrairement à celles où il parle des Israéliens. Ainsi, nous remarquons dans les premières la répétition d’expressions et de phrases telles que : « Il faut que les Palestiniens délaissent la violence », « Ils doivent se concentrer sur les choses qu’ils peuvent réaliser », « le gouvernement palestinien doit développer ses capacités à exercer le pouvoir » (ce qui signifie, sans doute, la répression des mouvements de résistance, dont le Hamas).

Le droit au retour ?

Cependant, ce qui paraît le plus clair dans tout le discours, c’est la partie se rapportant à l’initiative arabe présentée par le roi Abdallah d’Arabie Saoudite, lors du Sommet de Beyrouth, il y a de cela quelques années. En effet, le président des Etats-Unis dit : « les pays arabes doivent reconnaître que leur initiative de paix fut un bon début, mais leur responsabilité ne s’arrête pas là ». Ils doivent aller dans le sens des propositions étasuniennes en ce qui concerne « l’internationalisation » d’Al-Qods, après son morcellement, afin qu’elle devienne la « capitale définitive des Juifs, des Chrétiens et des Musulmans ». Par contre, pas un mot sur les citoyens de cette ville que l’on a déjà chassé et sur leur droit de retourner dans leur patrie ; ce qui signifie qu’Obama se désintéresse de leur sort et du fait qu’ils soient disséminés dans tous les pays du monde.

Cette lecture du discours fut confirmée par les détails contenus dans un autre discours, celui du président du Conseil israélien, détenteur de la nationalité étasunienne avant même de devenir israélien, le « likoudien » Benjamin Netanyahu, qui a déclaré, le dimanche 13 juin :
1-Al-Qods est la capitale de l’Etat juif d’Israël ; les Arabes doivent reconnaître ce fait.
2-Il n’y aura pas de nouvelles colonies. Cependant, le gouvernement israélien ne touchera pas à celles qui furent construites récemment ; bien au contraire, il leur procurera toute l’aide et toute l’assistance dont elles auront besoin.
3-La région de Gaza est également un territoire « juif », faisant partie de la Judée.
4-Israël accepte en principe la création d’un Etat palestinien ; mais, à condition que cet Etat soit désarmé et ait reconnu, au préalable, la finalité de l’Etat juif d’Israël.

Et, si nous n’avons pas développé la tentative d’Obama de se déclarer tuteur des chrétiens arabes, à travers ce qu’il avait dit concernant le respect dû aux Maronites du Liban ou aux Coptes d’Egypte, c’est parce que cette tentative fait déjà partie de toute une littérature visant à instaurer un « Nouveau Moyen Orient », dans lequel Israël serait entouré par de mini Etats confessionnels antagonistes qui auraient, tous, besoin pour survivre de l’aval des Etats-Unis qui pourraient, ainsi, assurer leur mainmise sur les richesses du monde arabe.

En tout cas, et malgré le langage fleuri et les citations du Coran, du Talmud et de l’Evangile, le discours du président Obama n’a réussi qu’à susciter les applaudissements de ceux que le régime égyptien avait choisis pour lui serrer la main. Et, si le gouvernement palestinien de Mahmoud Abbas s’est empressé de le décrire comme un bon point de départ pour atteindre la paix, généralisée et juste, dans la région, il n’en reste pas moins que le refus du droit au retour des Palestiniens, les crimes et le blocus ne peuvent pas assurer une telle paix…

Marie NASSIF-DEBS

15/6/2009
(Article paru dans le bimensuel An-Nidaa)

Version arabe : http://www.aloufok.net/spip.php?art...

http://www.aloufok.net/spip.php?article641


1-2 Doug Ireland : Discours du Caire : Obama en campagne pour la présidentielle de 2012.

Barack Obama a prononcé un discours plein de bondieuseries au Caire mais à l’objectif bien défini : préparer la présidentielle américaine de 2012.

Et accessoirement renouer avec le monde musulman.

Objectif : rassurer la partie de l’électorat juif troublé par la volonté d’Obama d’amadouer les musulmans.

En vain car le magazine phare de la droite juive américaine, Commentary, a publié sur son site une critique cinglante qualifiant le discours du Caire de « pas sérieux moralement » et ajoutant qu’il « sape la recherche de la paix aussi bien que la campagne pour reformer le monde musulman 

Le discours à l’attention du monde musulman de Barack Obama au Caire est une gigantesque opération de communication, soigneusement préparée depuis des mois et transmise en direct dans treize langues par la Maison Blanche grâce à internet. Facebook, son semblable pour l’Asie du Sud, Orkut, YouTube, Twitter, MySpace, SMS…

Aucun cyber-moyen de communication n’a été négligé, histoire de faire jeune, moderne et branché. Mais sur le milliard et demi de musulmans, combien disposent d’un accès facile à internet ?

L’auteur de ce discours est sa jeune plume pour les affaires étrangères, Ben Rhodes, 31 ans, qui affiche une double casquette : plume présidentielle pour les affaires étrangères et conseiller qui a accès au Bureau ovale quand Obama refait le monde avec ses spécialistes plus expérimentés, comme l’a rapporté dans un portrait détaillé de Rhodes The Politico, le nouveau must de la classe politique washingtonienne. Rhodes est un vétéran de la campagne présidentielle d’Obama et sait garder un œil sur les résonances électorales que les discours du Président à l’étranger provoquent aux Etats-Unis.

Obama calme le jeu

Ainsi, celui du Caire était aussi bien calibré pour une réélection d’Obama en 2012 que pour satisfaire la volonté présidentielle d’un « nouveau commencement » entre l’Amérique et le monde arabo-musulman. Et c’est la raison pour laquelle, au Caire, Obama a mis la pédale douce sur ses critiques envers Israël. Il s’est borné à réitérer son soutien à la création d’un Etat palestinien - même George W. Bush était pour - et son opposition à davantage de colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés.

Les Israéliens doivent comprendre que « le droit de la Palestine à exister ne peut être nié », a déclaré Obama, ajoutant que « les Etats-Unis n’acceptent pas la légitimité de la continuation de la colonisation israélienne (…) il est temps qu’elle s’arrête (…) Israël doit également être à la hauteur de ses obligations pour garantir que les Palestiniens puissent vivre, travailler et se développer. La crise humanitaire continue à Gaza dévaste les familles sans servir la sécurité d’Israël, comme le persistant manque d’opportunités en Cisjordanie. »

La Maison Blanche a sciemment calculé que l’importance des grands donateurs juifs à la trésorerie du Parti démocrate et du vote juif dans des Etats comme la Floride, la Pennsylvanie, New York, la Californie ou le New Jersey est bien trop cruciale pour la campagne de 2012 pour permettre au politicien habile et prudent qu’est Obama d’aller plus loin…

Dans le même temps, le Président savait qu’il ne risquait rien électoralement en réaffirmant son soutien à un Etat palestinien car l’électorat américain d’aujourd’hui y est plus favorable que jamais : selon un sondage Gallup pour le quotidien USA Today publié le 4 juin, 51% des Américains soutiennent « l’établissement d’un Etat palestinien indépendant sur la Cisjordanie et la Bande de Gaza » tandis qu’à peine 29% sont contre.

Le monde arabo-musulman attendait au moins une initiative nouvelle pour forcer Israël à mettre fin à l’expansion constante de ses colonies dans les territoires occupés.

Mais le gouvernement israélien de coalition entre le Likoud et le fasciste et raciste Avigdor Lieberman et son parti Yisrael Beitenu a déjà clairement rejeté la demande d’Obama lors de la visite récente du Premier ministre Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche.

Un rejet si catégorique qu’Obama n’a même pas renouvelé sa demande lors de la visite d’Ehud Barak, le ministre de la Défense israélien, à Washington la semaine dernière. Déjà, dans son édition du 5 juin, le quotidien de référence israélien Haaretz rapportait dans un article intitulé « Les Etats-Unis cherchent à apaiser les tensions avec Israël après le discours d’Obama au Caire » que « des sources du cabinet du Premier ministre disent que les tensions avec les Etats-Unis sur la question des colonies ont été aggravées par le discours du Caire. « Il n’y aura pas d’accord sur ce point si les Américains n’adoucissent pas leur position » disait un proche de Netanyahu jeudi ». Soit immédiatement après le discours d’Obama.

L’heure n’est plus aux belles paroles

Le conflit israélo-palestinien est la clé de tout « nouveau départ » avec le monde musulman qu’Obama réclame.

Mais pour ramener dans le processus de paix ce gouvernement israélien si revanchard et le plus à droite que l’Etat hébreu ait jamais connu, il va falloir bien plus que les banalités nobles qu’Obama a exprimé au Caire avec son grand talent d’orateur. L’heure est aux actes.

Doug Ireland

5 juin

http://www.bakchich.info/Discours-du-Caire-Obama-en,07925.html


n°468 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 03-07 – Suite- : Barak Obama « La paix » construite sur l’oppression.

 n°468 -  Les  Dossiers  'Géopolitique et stratégie' de  Palestine - 03-07 – Suite- : Barak Obama « La paix » construite sur l’oppression.



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



   Les  Dossiers   'Géopolitique et    stratégie' de  Palestine 

                           n°468 du 03-07          C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire

1-3 Hagit Ofran & Lara Friedman : 5 mauvaises raisons de s'opposer au gel des colonies.

1-4 M. Saâdoune : Antisémitisme et duplicité.

1-5 Susan Abulhawa : Israël a-t-il réellement le droit d’exister ?

 

 


1-3 Hagit Ofran & Lara Friedman : 5 mauvaises raisons de s'opposer au gel des colonies.

5 « mauvaises raisons de s'opposer au gel de la colonisation » avec le discours des partisans de la colonisation qui les accompagnent.

Encore une fois, un rapport clinique qui déconstruit les arguments fallacieux de la droite colonisatrice.

Le gel de la colonisation est bon pour Israël et bon pour la paix. Les colonies sont mauvaises pour Israël. Elles constituent un fardeau pour les services de sécurité israéliens. Elles créent des frictions entre Israéliens et Palestiniens. Elles drainent les ressources financières d’Israël. Elles créent une fausse impression selon laquelle les Israéliens ne sont pas intéressés par une solution à deux Etats. Comme nous l’avons écrit précédemment, un gel des colonies est aussi tout à fait faisable. Un gel, ou un arrêt, ou un moratoire (peu importe comment on le nomme) est entièrement une question de volonté politique de la part des décisionnaires israéliens. Il s’agit également ici de rappeler à l’ordre tous ceux qui invoquent de faux prétextes pour dire non, et d’affirmer clairement : vos arguments ne valent rien.

Faux prétexte n° 1 : la « croissance naturelle ».

"Les colons, comme tout le monde, ont le droit de faire des enfants. Les enfants des colons, comme tous les enfants du monde, grandissent et ont le droit de fonder des familles et des foyers à eux. Le fait d’exiger l’arrêt des constructions dans les colonies viole ces droits universels."

Alors que la « croissance naturelle » n’a aucune définition officielle, cette notion est utilisée, dans le contexte des colons, pour désigner une croissance de la population due aux naissances, à opposer à une croissance due à l’immigration depuis Israël ou depuis d’autres endroits. Mais en termes de chiffres (d’après les statistiques officielles israéliennes) qui prennent en compte les décès et les gens qui quittent les colonies, les naissantes à l’intérieur des colonies représentent environ 60% de la croissance annuelle de la population dans les colonies, 40% représente une immigration venue d’Israël ou de l’étranger. Ainsi, il est clair que la croissance de la population dans les colonies n’est pas simplement une affaire de naissances. Peut-être est-ce la raison pour laquelle certains, qui invoquent ce prétexte, ont inclus dans cette « croissance naturelle » d’autres manières qu’ont les familles de grandir, depuis des épouses jusqu’à des personnes âgées qui s’installent dans les colonies. Quelle que soit la définition que les gens veulent utiliser, le fait est que la « croissance naturelle » n’est pas un argument légitime contre un gel complet de la construction dans les colonies. Oui, les colons, comme c’est le cas partout dans le monde, ont le droit de faire des bébés, et oui, leurs enfants ont le droit de grandir et de fonder des familles. Mais nulle part dans le monde (ni New York, ni à Paris, ni à Tel Aviv) les gens n’ont un droit inaliénable d’habiter exactement là où ils veulent - dans une maison de la taille qu’ils veulent, dans le quartier qu’ils veulent - sans tenir compte de facteurs comme le marché de l’immobilier, la situation politique ou économique, ou toute autre considération qui puissent entre en jeu (y compris, en l’espèce, des considérations touchant à la propriété de la terre). En Israël comme dans d’autres pays, les gens ont régulièrement à prendre des décisions difficiles sur l’endroit où habiter, les grandes villes comme Tel Aviv et Jérusalem étant très peuplées et l’offre de logements abordables y étant rare. De plus, le plan national israélien n° 35 fixe une limite au nombre de logements dans chaque localité, ce nombre étant affecté par diverses considérations de planification. Certaines de ces localités, en particulier les communautés rurales, ont dépassé cette limite. En conséquence, à moins et jusqu’à ce qu’un autre plan soit approuvé, les enfants nés dans ces localités n’ont pas la possibilité d’y vivre, chez eux, en tant qu’adultes. Les colons ont le droit d’avoir des enfants et de faire venir chez eux leurs parents ou leurs grands-parents. Lorsque les enfants des colons grandissent, ils ont le droit de fonder des familles et d’avoir des enfants à eux. Mais dans tous ces cas, dans les colonies comme partout dans le monde, les colons doivent faire comme tout le monde et adapter leurs besoins au marché de l’immobilier, affecté non seulement par la demande, mais aussi par nombre d’autres variables dont, en l’espèce, le fait que les colons ont choisi, volontairement et en connaissance de cause, de faire leur vie sur une terre sujette à un débat politique de proportion mondiale.

Faux prétexte n° 2 : les « blocs de colonies »

"Tout le monde sait que les « blocs de colonies » vont faire partie d’Israël, quel que soit l’accord conclu. Cela étant posé, il est illogique d’exiger l’arrêt de la construction dans ces zones "

Un « bloc de colonies » est un terme non officiel, sans définition juridique ni statut, que le droit auquel il est fait référence soit israélien ou international. De manière générale, il désigne des zones où des colonies, relativement proches les unes des autres, ont été établies en groupes assez près de la ligne Verte. Dans le contexte politique, actuel, ce terme désigne des groupes de colonies qui, selon certains Israéliens, resteront en Israël, quel que soit l’accord conclu. Tout au long de l’histoire de la colonisation israélienne en Cisjordanie, Israël a laissé ces blocs sans définition, permettant ainsi à leurs limites municipales informelles de s’étendre année après année. La construction qui s’y est déroulée s’est densifiée systématiquement et s’est étendue pour comprendre des colonies et des terres situées à des distances de plus en plus éloignées de leur centre. Ces blocs et les colonies qu’ils contiennent ne sont pas reconnus par les Palestiniens ni par la communauté internationale comme ayant un statut particulier au regard d’autres colonies, ni aujourd’hui ni en termes d’un futur accord de paix.

De plus, certains de ces « blocs » comprennent ce que même Israël reconnaît comme des terres palestiniennes privées. A ce jour, la meilleure indication de la définition par Israël de ces « blocs » est le tracé de la barrière de sécurité - ce qui signifie que les Israéliens considèrent que ce qui se trouve du côté israélien de la barrière fait partie des « blocs », alors que ce qui se trouve du côté palestinien ne l’est pas. Mais cette définition ne tient pas compte du fait que le tracé de la barrière a été « charcuté » afin d’inclure le plus grand nombre possible de colonies et de terres adjacentes. Résultat : si les zones construites des colonies du côté « israélien » de la barrière représentent environ 3 650 km2, la superficie totale des terres de Cisjordanie annexées de facto par la barrière est de 74 000 km2 environ, soit à peu près 20 fois la taille de la zone construite dans ces colonies. Ainsi, alors que certains souhaitent représenter ces « blocs » comme quelque chose qui n’est pas sujet à controverses, la réalité sur le terrain raconte une histoire entièrement différente.

Par exemple : dans le cas du « bloc de Ma’aleh Adoumim (est de Jérusalem), le tracé de la barrière s’empare de terres qui représentent plusieurs fois la taille de Ma’aleh Adoumim, y compris la zone destinée à la méga colonie E1, colonie dont la construction a été reconnue par les administrations américaines successives comme étant potentiellement fatale à la solution à deux Etats. Dans le cas du « bloc de Givat Ze’ev » (nord de Jérusalem, la barrière s’étend tellement au nord de la colonie existante que si la construction était autorisée pour remplir les vides de ce bloc, la colonie pourrait s’étendre au moins de 5 fois sa taille et atteindre les faubourgs de Ramallah - gardant à l’esprit que la construction est en cours dans ce « bloc » pour une nouvelle colonie ultra-orthodoxe (dont les habitants ont en moyenne 7 enfants). Dans le cas du « bloc Etzion » (sud de Jérusalem, la barrière en s’empare pas seulement d’un immense territoire qui ne fait pas partie de la zone bâtie des colonies, mais ce territoire s’enfonce profondément en Cisjordanie pour inclure la colonie d’Efrat. Ainsi, la ville de Bethléem est totalement coupée du sud de la Cisjordanie, la ville elle-même devenant une enclave isolée entre le sud de la barrière de Jérusalem et le bloc Etzion. Plus au nord, dans le cas d’Ariel et de Kdoumim, ces blocs sont en réalité comme des doigts qui s’enfoncent profondément en Cisjordanie - la colonie d’Ariel, par exemple, étant située exactement à mi-chemin entre la ligne Verte et le Jourdain. Sans parler d’idéologie, il est difficile d’imaginer un accord de paix viable qui garde ces zones sous contrôle israélien. En se fondant sur les négociations passées, dont l’officieuse Initiative de Genève, il paraît probable que les Palestiniens seraient prêts à accepter un accord de paix dans les termes duquel Israël conserverait la contrôle de quelques colonies, mais seulement en échange d’une évacuation de toutes les autres colonies et d’échanges de territoires égaux en taille et en qualité, cela pour compenser les terres conservées par Israël. Il s’agit d’un principe important qui, dans le contexte de négociations de paix sérieuses, pourrait jouer un rôle quand il s’agira de parvenir à un accord de paix final viable. Mais il est malhonnête de ne sélectionner que ce principe afin de justifier de nouvelles constructions dans les colonies, en dehors du contexte de ces négociations et en l’absence d’un accord de paix.

Faux prétexte n° 3 : « construire à l’intérieur des colonies, ce n’est pas les étendre »

"Il n’est pas raisonnable d’exiger un arrêt de la construction à l’intérieur. Pourquoi la construction dans les colonies devrait-elle s’arrêter si elle n’utilise pas de nouvelles terres ? Le fait est qu’on demande aux colons de stopper l’expansion des colonies. Or, construire dans les colonies n’équivaut pas à une expansion."

S’agissant du gel des colonies, les administrations américaines précédentes se sont rendu compte que le diable se nichait dans les détails. Alors qu’à première vue, il semble raisonnable (rien de plus qu’un détail mineur, semble-t-ill, d’admettre que les colons puissent continuer à bâtir dans les colonies tant que leur périmètre ne s’étend pas, les expériences passées nous ont enseigné que la définition des termes « intérieur d’une colonie » et « expansion » sont assez souples pour les colons et le gouvernement israélien. Pour se le représenter de manière plus concrète : placez votre main sur une surface dure, étendez bien vos doigts sans le pouce, prenez un stylo et tracez votre empreinte de main. Cette empreinte représente la surface bâtie de la colonie. Maintenant, tracez une autre ligne reliant vos doigts à votre pouce. Cette ligne représente la terre dont les colons pourraient arguer qu’elle représente de fait une partie de la surface bâtie, même s’il n’existe aucun bâtiment pour le moment. Puis tracez un cercle autour de votre empreinte, en laissant quelques centimètres d’espace libre entre la nouvelle ligne et votre empreinte à l’intérieur. Cette ligne représente la clôture de sécurité autour de la clonie, dont les colons pourraient arguer qu’elle est déjà de fait la « trace » de la colonie, puisque cette zone est totalement sous le contrôle de la colonie. Maintenant, tracez un cercle beaucoup plus large autour du précédent. Cela représente les limites municipales de la colonie, dont les colons pourraient arguer qu’elle fait juridiquement et officiellement partie de la colonie, même s’ils n’ont pas encore bâti. C’est cette dispute sur les lignes (dont les colons cherchent à exploiter toutes les failles pour permettre aux colonies de s’étendre) qui ont conduit les administrations américaines passées dans le piège de négociations apparemment interminables et sans solution quand il s’agit de décider ce que signifie construire « dans » une colonie. Ce n’est pas un débat sémantique. De nombreuses colonies ont des « quartiers » à distance d’un jet de pierre qui, s’ils sont utilisés comme base de « ligne de construction », permettraient une construction massive. La plupart des colonies ont des clôtures de sécurité autour d’elles, ce qui signifie que cette portion de terre est déjà hors de portée des Palestiniens. Et quasiment toutes les colonies ont des limites municipales qui représentent plusieurs fois la taille de la surface bâtie. De fait, alors que la surface bâtie des colonies représente moins de 2% de la Cisjordanie, 9,3% est incluse à l’intérieur des limites municipales déclarées de ces colonies. Permettre une expansion dans ces zones permettrait aux colonies de grandir beaucoup plus rapidement. Certains argueront du fait que la différence entre construction à l’intérieur des colonies et leur expansion est comme de la pornographie : on sait ce que c’est quand on en voit. Mais cette faille est très dangereuse, car elle créerait une situation où les Etats-Unis seraient constamment appelés à juger de ce qui est permis ou non. Ce ne serait pas une manière utile ou intelligente pour les Etats-Unis de dépenser son énergie diplomatique et son capital politique. Et cela ne ferait qu’encourager les colons, qui sont prêts à toutes les arguties pour exploiter n’importe quelle faille.

Faux prétexte n° 4 : « Les constructions déjà approuvées »

"Israël ne peut pas geler une construction déjà approuvée. Des gens ont de bonne foi obtenu des permis de construire, et ont de bonne foi investi de l’argent et du temps pour bâtir et acheter de nouvelles maisons. Israël est un Etat de droit et ses lois protègent ses citoyens. Si Israël tente de violer ces droits, les colons porteront plainte contre le gouvernement."

D’abord, dans les colonies de Cisjordanie, des dizaines de milliers de logements ont été approuvés à la construction, mais non encore construits. Voir un rapport préparé par le général Baroukh Spiegel, qui a répertorié tous les plans approuvés pour les colonies et en a estimé le nombre de logements terminés à comparer aux bâtiments approuvés. Si ces constructions, autorisées mais non encore terminées, étaient permises, cela ferait augmenter massivement le nombre de logements et de colons en Cisjordanie. Si ceux qui affirment qu’une construction déjà approuvée est une affaire anodine sont, soit mal informés, soit déforment délibérément les faits.

Ensuite, le gouvernement d’Israël a l’autorité nécessaire pour stopper les projets de colonisation déjà en route. Il ne s’agit pas là d’une simple observation rhétorique : cela a déjà été fait et cela peut l’être encore. En 1992, le gouvernement israélien dirigé par Itzhak Rabin, a approuvé une résolution de gel de la construction dans certaines des colonies (en réponse à une politique américaine déterminée sur le sujet). Cette résolution imposait un gel total de toutes les procédures de planification pour des plans qui se trouvaient déjà dans les tuyaux, à moins d’avoir été approuvés spécifiquement par des commissions d’exception. Ella a également gelé la construction dans les colonies en question. La résolution prévoyait un mécanisme de compensation pour ceux qui avaient déjà investi dans la construction, en se fondant sur des décisions et autorisations gouvernementales précédentes. Certains investisseurs ont également porté plainte auprès de la Haute cour de Justice, arguant qu’un tel ordre donné par le gouvernement était illégal, mais la Haute cour les a déboutés. Une autre procédure juridique s’est mise en place quand des investisseurs ont poursuivi l’Etat, non seulement pour leurs investissements, mais aussi pour le manque à gagner. Cela a également été repoussé par la Haute cour, et le gouvernement leur paya des indemnités selon les hauteurs fixées par le juge. De fait, des observateurs de bon sens ont noté qu’il existe un moyen sûr de juger quand une promesse israélienne de geler la colonisation est sérieuse : quand le gouvernement d’Israël commence à provisionner des budgets pour indemniser les colons et les investisseurs.

Faux prétexte n° 5 : « Il n’y a ni subventions ni primes »

"Les colonies grandissent par les forces naturelles du marché - les gens veulent y habiter - et non par les primes accordées par le gouvernement. Les subventions du gouvernement n’existent plus depuis des années."

Les colons continuent de bénéficier d’avantages substantiels accordés par le gouvernement israélien. Il y a une dizaine d’années, le ministre des finances de l’époque, Benjamin Netanyahou, avait procédé à des coupes claires dans les subventions aux colonies (ainsi qu’à d’autres subventions sociales) en raison de considérations économiques. Mais ce fut moins la fin de ces subventions qu’une diminution et une recatégorisation. Aujourd’hui, il est exact de dire qu’il n’existe plus de subventions particulières dans les colonies. Mais en revanche, il existe des primes mises en place pour des localités qu’Israël définit comme des « zones de développement préférentiel » - et les différentes listes de ces zones (qui changent selon les ministères) ont inclus, au moins jusqu’à présent, non seulement des zones situées dans le Néguev et la Galilée, mais aussi de nombreuses colonies. Ainsi, une série de subventions et de primes existe encore, dont :
   - Le logement : les colons bénéficient également de prêts subventionnés pour l’achat d’appartements et de conditions assouplies pour d’autres prêts (par exemple des exceptions aux critères d’âge minimum pour recevoir un prêt). Il existe également dans certaines colonies des subventions destinées à couvrir 50% des coûts de développement résidentiel pour les entrepreneurs, et le ministère du logement entreprend plus facilement la construction et la rénovation de bâtiments publics dans les zones préférentielles.
   - La terre : en qualifiant des colonies de zones préférentielles, l’Autorité israélienne des terres fournit aux colons des rabais sue le prix des terres et des exemptions de conditions d’appels d’offre normaux (la terre peut être acquise sans faire l’objet d’un processus normal d’appel d’offre et avec un rabais de 70%).
   - L’industrie : par le moyen de la requalification des colonies, il existe pour l’industrie des subventions et des avantages fiscaux, dont des subventions aux salaires (aider un employeur à développer sa force de travail), aux industries en crise et au développement de l’infrastructure industrielle. Il y a également des subventions pour la recherche et le développement, et une priorité donnée aux pépinières technologiques.
   - Agriculture : subventions et avantages fiscaux pour l’agriculture et l’aide au développement rural.

En outre, bien qu’il soit vrai qu’il existe une forte demande de logements dans certaines colonies et « blocs » (y compris dans des zones où les avantages cités sont moins importants), cette demande n’est pas due aux forces « naturelles » du marché. Il s’agit plutôt d’une décision politique du gouvernement israélien d’utiliser la construction en Cisjordanie plutôt qu’à l’intérieur d’Israël pour répondre aux besoins des Israéliens en logement. Par exemple, on sait bien que les logements peu coûteux à Jérusalem sont rares, en particulier pour les familles. Plutôt que de construire de nouveaux logements à Jérusalem ouest ou dans les faubourgs occidentaux de la ville, le gouvernement a choisi de concentrer l’offre sur des zones proches situées en Cisjordanie, à Ma‘ale Adoumim en particulier. Ainsi, il n’est pas surprenant que la demande de logements dans cette colonie soit forte. Mais il ne s’agit pas d’une demande « naturelle » du marché : si des logements similaires avaient été construits à l’ouest de la ville, la demande aurait été aussi forte, les habitants de Ma’ale Adoumim étant dans leur large majorité des gens qui s’installent en Cisjordanie pour des raisons de qualité de vie et non pour des raisons idéologiques.

De même, la communauté ultra-orthdoxe est en train d’exploser, avec une moyenne de 7 enfants environ par famille et un besoin toujours plus grand de nouveaux logements, de préférence dans des communautés homogènes et séparées. Plutôt que de construire des localités supplémentaires pour les ultra-orthodoxes à l’intérieur d’Israël, le gouvernement a choisi de bâtir pour eux une ville nouvelle en Cisjordanie : Givat Ze’ev Ilit, au nord de Jérusalem. Il n’est donc pas surprenant que la demande de logements dans cette nouvelle colonie soit forte. Mais, là encore, il ne s’agit pas d’une demande « naturelle » du marché : dans des villes similaires construites à l’intérieur d’Israël (par exemple, Elad et Ramat Bet Shemesh), la demande de logements est à peu près équivalente. Si, au lieu de construire Givat Ze’ev Illit, le gouvernement avait effectué des constructions similaires, à l’intérieur d’Israël, la demande aurait été aussi forte, les ultra-orthodoxes étant pour la plupart non motivés par l’idéologie dans leur choix de la Cisjordanie - pour cette communauté, il s’agit plutôt d’une question de « je vais là où on construit ».

Enfin, le gouvernement israélien a investi des sommes énormes dans l’infrastructure de la Cisjordanie afin de transformer des colonies même lointaines en des faubourgs accessibles de villes israéliennes. Par exemple, le gouvernement a investi des millions de shekels pour construire une nouvelle route qui contourne Bethléem par l’est et relie les petites colonies de Tekoa et de Nokdim (où habite le ministre Avigdor Lieberman) à Jérusalem par le sud. Ce faisant, il a transformé ces colonies isolées en banlieues virtuelles de Jérusalem, et leurs habitants jouissent d’un lien de 10 minutes, sans bouchon, pour atteindre la grande ville. Il n’est pas surprenant que moins de deux ans après l’ouverture de cette route, nous assistions aujourd’hui à un boum de la construction à Tekoa et à Nokdim. Mais il est clalr qu’il n’y a rien de « normal » ni de « lié au marché » dans cette croissance.
Hagit Ofran - Lara Friedman

Peace Now

http://www.peacenow.org.il/site/en/...

Traduction : Gérard  pour

Shalom Arshav, juin 2009

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Hagit_Ofran-Lara_Friedman.220609.htm



1-4 M. Saâdoune : Antisémitisme et duplicité.

La conférence de l'ONU sur le racisme, dite Durban II, est l'occasion propice à une manœuvre de propagande d'ampleur mondiale. Un tir de barrage préventif a été déclenché à l'initiative des Américains, soucieux, disent-ils, de ne pas cautionner la réédition de la conférence de Durban I en Afrique du Sud, qui avait vu le sionisme être assimilé à une forme de racisme. Dans un élan unanime, les alliés indéfectibles d'Israël ont suivi la démarche américaine en boycottant la réunion de Genève.

Il n'est pas question en effet pour ces parangons autoproclamés de vertu et ces modèles consubstantiels de justice et d'humanisme de cautionner les dérives « antisémites » qui, selon eux, caractériseront obligatoirement les travaux de la Conférence. Le deuxième étage de la fusée d'agitprop, pris en charge par des pays non boycotteurs, a consisté à condamner d'avance le discours du président Ahmadinedjad. La diabolisation du chef d'Etat iranien est, depuis longtemps, l'axe privilégié du matraquage médiatique, où le mensonge grossier alterne avec la déformation «décomplexée» des faits et des propos de l'ennemi iranien voué à la vindicte. Ce n'est pas nouveau. Gamal Abdelnasser a bien été qualifié de « Hitler du Nil » par la meilleure presse d'Occident de son époque...

La dénonciation véhémente de l'antisémitisme s'accompagne de la réaffirmation de la légitimité de la critique des religions, déclinaison essentielle de la liberté d'expression. Les postures d'indignation se succèdent pour proclamer l'extraordinaire - l'évidente - supériorité morale de l'Occident, territoire exclusif et consacré de l'équité et du droit.

L'accusation d'antisémitisme vaut, dans le discours de ces excellents donneurs de leçons d'intox, excommunication majeure de la communauté humaine et sonne comme une menace à peine voilée. Les cris d'horreur feints et les déclarations exaltées ne parviennent pas, malgré tout, à modifier la réalité. Et cette réalité, fondée historiquement sur le fait que l'antisémitisme - comme le racisme - est une invention occidentale, n'a rien à voir avec le cœur du débat.

Au-delà d'une tentative désespérée de vider les mots de leurs sens, ce qui est en cause, nul ne s'y trompe, n'est pas la haine des juifs ou de la religion hébraïque, mais bien la nature coloniale de l'Etat israélien et son soubassement idéologique. Ce qui pose problème à ces nobles âmes d'Occident est que la majorité de la communauté internationale - au sens plein de la formule - rejette le sionisme et ses tragiques implications.

Qu'ils le veuillent ou non, le sionisme signifie, dans les faits, spoliation, dépossession, exil et déshérence pour le peuple arabe de Palestine. Si noyer le sionisme dans l'antisémitisme est le mode traditionnel des propagandistes de la confusion, masquer l'islamophobie derrière la liberté d'expression est le revers, plus moderne, de la même médaille. La stigmatisation de l'Islam et les injures récurrentes sont enveloppées dans le lit virginal d'un droit fondamental.

Le talent indéniable des propagandistes peine pourtant à escamoter un niveau de duplicité insoutenable. Les héritiers d'une civilisation génocidaire peuvent tenter de laver leur culpabilité historique sur le dos des Palestiniens, ils ne parviendront pas à transformer le bourreau en victime.

M. Saâdoune,

 Le Quotidien d'Oran,

21 avril 2009

http://www.algeria-watch.org/fr/article/tribune/duplicite.htm


1-5 Susan Abulhawa : Israël a-t-il réellement le droit d’exister ?

Suite au discours politique très attendu de Netaniyahou, politiciens et journalistes, comme des automates sans cervelle, se sont mis à seriner ce mantra israélien tant ressassé « que les Palestiniens devraient reconnaître le droit d’existence d’Israël ».
Alors que l’OLP et l’Autorité Palestinienne se sont pliées à cet appel grotesque non pas une fois, mais quatre. Et sans oublier qu’Israël a toujours dénié le droit d’existence de la Palestine, non seulement en tant que nation, mais en tant que personnes cherchant une vie digne dans leur propre patrie.

Qui s’intéresse au fait qu’Israël est le seul pays sur la planète à coltiner partout cette incessante exigence : que chacun reconnaisse son droit d’exister !

Etant donné que nous, Palestiniens, sommes ceux qui ont été dépossédés, occupés et opprimés, on pourrait s’attendre que nous soyons ceux qui posent une telle demande. Mais ce n’est pas le cas. Pourquoi ? Parce que notre droit d’exister en tant que nation va de soi. Nous sommes les autochtones de ce pays ! Nous savons que nous avons ce droit. Le monde le sait.

C’est pourquoi la Palestine n’a pas besoin qu’Israël ou tout autre pays reconnaisse son droit d’exister. Nous sommes les héritiers légitimes de ce pays et cela peut se vérifier juridiquement, historiquement, culturellement voir génétiquement. Et en tant que tels, la seule véritable légitimité qu’Israël aura jamais doit venir de nous, abdiquant notre héritage, notre histoire et notre culture en faveur d’Israël. C’est pour cela qu’Israël insiste pour que nous déclarions qu’il a le droit de s’emparer de tout ce que nous avons possédé un jour - depuis la maison et la propriété, les cimetières, les églises et les mosquées jusqu’à la culture, l’histoire et l’espoir.

Israël est un pays fondé par des Européens venant de Palestine et qui ont formé des bandes terroristes auteurs d’un nettoyage ethnique systématique des Palestiniens natifs chassés de leurs maisons, sur 78% de la Palestine Historique en 1948. Ces Palestiniens et leurs descendants dépérissent toujours dans des camps de réfugiés. Israël a tenté un scénario similaire en 1967 quand il a conquis le reste de la Palestine, mais là les Palestiniens n’ont pu être délogés aussi facilement de leurs maisons.

Cela reste vrai malgré les 40 années d’occupation militaire violente et opprimante par Israël de la Cisjordanie et de Gaza. Malgré les maisons détruites, les terres confisquées, les voraces colonies réservées aux seuls juifs, les interminables postes de contrôle, les assassinats ciblés, les écoles, hôpitaux, bâtiments municipaux et centres commerciaux bombardés, les barrières et les dénis ; malgré les abus massifs en termes de droits humains, l’emprisonnement et la torture d’hommes, de femmes aussi bien que d’enfants, la séparation de familles, les humiliations quotidiennes, malgré les assassinats massifs - les Palestiniens demeurent.

Nous résistons toujours. Nous vivons, nous aimons, nous avons toujours des bébés. Autant que nous le pouvons, nous reconstruisons ce qu’Israël détruit. Voilà des droits !

Les droits sont inhérents et justes en soi, comme le droit de vivre dans la dignité et d’être maître de sa propre destinée. C’est un droit humain que de ne pas être persécuté ni opprimé parce que le hasard vous a fait appartenir à telle religion et non à telle autre.

Que les Israéliens s’emparent de biens appartenant aux Palestiniens n’est pas un droit. C’est un vol.

Qu’Israël coupe la circulation des vivres, des médicaments et d’autres produits de base vers la Bande de Gaza, provoquant une malnutrition massive, un effondrement et une misère économique parce que les Palestiniens ont élu des dirigeants particuliers, ce n’est pas un droit. C’est un affront à l’humanité.

Qu’Israël fasse pleuvoir la mort tombant du ciel sur Gaza déjà exsangue et affamé, tuant plus de 3.000 êtres humains et mutilant des milliers d’autres en un seul mois, ce n’est pas un droit. C’est un crime de guerre.

Qu’Israël ait utilisé toutes les tactiques impérialistes pour soumettre, humilier, briser et chasser une nation entière, essentiellement des civils désarmés, en raison de leur religion, ce n’est pas un droit. C’est de l’obscénité morale.

Que tout juif d’Europe, d’Afrique, d’Asie, d’Amérique et d’Australie soit en droit d’avoir la double nationalité, une dans son pays d’origine et une en Israël, alors que les héritiers légitimes du pays végètent en réfugiés sans aucune nationalité où que ce soit, ce n’est pas un droit. C’est un outrage.

Je suis sûre que mes mots seront déformés pour laisser entendre que je plaide pour « pousser les Israéliens à la mer » ou autre revendication idiote. Alors permettez-moi d’être explicite : nous avons tous le droit d’exister, de vivre, d’être maîtres de notre propre destin. Nous avons tous le droit de ne pas être opprimés par les autres. De tels droits sont inhérents à toute personne vivant dans ce pays : juive, musulmane ou chrétienne.

Mais les Israéliens n’ont pas le droit de créer une démographie religieuse particulière en causant la mort des autochtones pour être un état juif (ou musulman ou chrétien), où les privilèges sont accordés à ceux qui sont d’une religion précise, aux dépens de ceux qui ne le sont pas, ce n’est pas un droit.

Une nation qui discrimine et opprime ceux qui n’appartiennent pas à un groupe religieux, racial ou ethnique particulier n’est pas une lumière parmi les nations. C’est une plaie. Et reconnaître un tel racisme comme un droit humain ou national va à l’encontre de toute la norme du droit international. Cela défie le sens commun, selon lequel la valeur d’un être humain ne devrait pas se mesurer à sa religion, pas plus qu’elle ne devrait se mesurer à la couleur de sa peau ou de la langue qu’il parle.

Susan Abulhawa

Palestine Chronicle

Vendredi 19 Juin

 Susan Abulhawa est l’auteur de « Les Matins de Jénine » (éditions Buchet-Chastel 2008), « Shattered Illusions » (2002) et « La Cicatrice de David » (2006) http://www.scarofdavid.com, et la fondatrice de l’ONG Playgrounds for Palestine, http://www.playgroundsforpalestine.org
15 juin 2009 - Cet article peut être consulté ici :
http://www.palestinechronicle.com/v...
Traduction de l’anglais : Marie Meert
http://www.info-palestine.net

http://www.alterinfo.net/Israel-a-t-il-reellement-le-droit-d-exister_a33504.html


n°468 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 03-07 – Fin : Barak Obama « La paix » construite sur l’oppression.

 n°468 -  Les  Dossiers  'Géopolitique et stratégie' de  Palestine - 03-07 – Fin : Barak Obama « La paix » construite sur l’oppression.



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



   Les  Dossiers   'Géopolitique et    stratégie' de  Palestine 

                           n°468 du 03-07          C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire

2 Déclaration courrier des lecteurs & témoignage

2-1 J’accuse.

2-2 Ouvrez les portes de Gaza !

2-3 Jonathan Cook : Israël «tabasse des enfants».

2-4 Guillaume Dorval : Netanyahou demande la démilitarisation totale et sans condition de la Palestine.

2-5 Welfare Association : Plus de 300.000 palestiniens menacés de perdre leurs maisons.

2-6 Un message de Hind Khoury, Déléguée Générale de la Palestine en France.

3 Annexe

3-1 Patrick Martin : Obama, le nouveau visage de l’impérialisme.

3-2 Eva Golinger : L’exclusion idéologique est une politique officielle des Etats-Unis.

3-3 La France humiliée par Tsahal.

3-4 Le groupe israélien Koor prêt à investir dans Carrefour.

 

 



2 Déclaration courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

2-1 J’accuse.
J’accuse l’Europe des Sarkozy et des Socio-démocrates au pouvoir d’avoir fidèlement et constamment soutenu le sionisme dans ses actes terroristes, jusqu’à se taire et être complice de ses prêches.
J’accuse l’Europe des Commissaires qui, eux, réellement gouvernent, dans l’unique but de renforcer le capitalisme vacillant et d’asseoir, sans tarder, la main mise de ce dernier sur l’ensemble des pays du Moyen Orient, avec comme gendarme un état artificiellement créé, il y a plus de soixante ans, au détriment de nos peuples.
J’accuse l’Europe qui, en juillet 2006, a soutenu l’agression et les massacres sionistes au Liban.
J’accuse l’Europe qui, à ce jour, contribue au blocus infligé à 1.500.000 âmes.
J’accuse l’Europe qui, sur son territoire, reste sourde et muette face aux atteintes aux Droits de l’Homme, lorsqu’il s’agit de la libération d’un citoyen libanais injustement détenu depuis près de trente ans.
Mais aussi, par solidarité, J’accuse l’Europe Impérialiste dont les fondements et la finalité se résument par son acharnement à conquérir les espaces vitaux qui lui sont indispensables : crise mondial du Grand Capital oblige, ceci au détriment de ses peuples et de leur épanouissement.
J’accuse cette Europe et je m’abstiendrai le 7 juin.
Cette Europe là sera tout simplement abolie par ses peuples….Une Bastille à prendre…

Publié par Liban Résistance


2-2 Ouvrez les portes de Gaza !

Encore un accrochage sanglant, ce 8 juin, à la frontière de Gaza, nous rappelant combien la situation reste explosive. Quatre tués et douze blessés chez les Palestiniens, aucune perte côté israélien.

Dans la bande de Gaza, sur une liste de 4 000 «produits autorisés» par Israël (avant le siège imposé depuis juin 2007), 30 à 40 seulement sont tolérés aujourd’hui, et un million et demi de personnes restent enfermées, soumises à l’arbitraire le plus total.

Livres, disques, vêtements, tissus, chaussures, aiguilles, ampoules électriques, bougies, allumettes, instruments de musique, draps, couvertures, matelas, tasses, verres… sont interdits et ne peuvent transiter que par les fragiles tunnels vers l’Egypte, cibles de bombardements répétés.

En 2008, plus de cinquante personnes sont mortes dans ces tunnels, par suite d’effondrements. Aucun des matériaux nécessaires à la reconstruction (ciment, portes, vitres, fenêtres…) ne sont non plus autorisés, après les effroyables bombardements de décembre 2008 - janvier 2009. Le thé, le café, la semoule, restent interdits (cf. enquête d’Amira Hass «Israel bans books, music and clothes from entering Gaza»,Haaretz, 17 mai 2009).

Cinquante-six prix Nobel, dont dix Nobel de la paix, 202 membres du Parlement européen (2004-2009, tous les eurodéputés d’Irlande et de Chypre ont signé), ainsi que des personnalités, participent avec l’ONG Peace Lines à la campagne «Ouvrez les portes» pour la levée définitive du siège de Gaza et une série de libérations selon des critères humanitaires et juridiques.

Nous demandons à tous les dirigeants politiques et aux membres du nouveau Parlement européen de tout mettre en œuvre pour ces libérations - dont celle du sergent Shalit et de l’ex-ministre de l’Education Al-Shaer, réarrêté le 19 mars, dans des conditions contraires au droit international. L’Europe et l’Union pour la Méditerranée ne peuvent continuer à tolérer à leur porte de telles conditions de privations et de suffocation.

Voilà pourquoi nous lançons l’appel suivant : Ouvrez les portes !

Israël doit mettre fin au blocus de Gaza, à toutes les tueries, et permettre à Gaza de s’ouvrir au monde, de façon à assurer la possibilité d’une économie viable. Les Palestiniens doivent mettre fin à toute attaque de roquettes sur Israël et les Israéliens. Les êtres humains ne sont pas une monnaie d’échange.

En conséquence : les Palestiniens doivent libérer le sergent Shalit qu’ils gardent prisonnier depuis presque trois ans.

Les Israéliens, qui détiennent plus de dix mille personnes dans leurs prisons, doivent libérer un nombre significatif de femmes, de malades, ceux qui sont les plus âgés, au terme de longues condamnations, ainsi que les prisonniers en détention administrative, y compris tous les membres élus de la législature palestinienne.

Parmi les signataires de l’appel : Dix prix Nobel de la paix : Mgr Carlos Belo, le dalaï-lama, Shirin Ebadi, John Hume, Mairead Maguire, Mgr Desmond Tutu, Betty Williams, Jody Williams, Cora Weiss, Adolfo Perez Esquivel . Ainsi queElfriede Jelinek, Dario Fo, Wole Soyinka, Christian de Duve, Albert Fert, Baruj Benacerraf, Torsten Wiesel, Harlem Désir, Nicole Fontaine(ex-présidente du Parlement européen),général Philippe Morillon, Daniel Cohn-Bendit, Francis Wurtz, etc.

Liste complète des signataires sur www.peacelines.org.

15/06/2009

http://www.liberation.fr/monde/0101574136-ouvrez-les-portes-de-gaza


2-3 Jonathan Cook : Israël «tabasse des enfants».

Les droits des enfants palestiniens sont régulièrement violés par les forces de sécurité israéliennes, selon un nouveau rapport qui affirme que les passages à tabac et la torture sont routiniers.

En outre des centaines de mineurs palestiniens sont poursuivis chaque année par Israël sans procès décent et privés de visites de leur famille.

Les conclusions de l’association « Defence for Children International » (DCI) suivent de peu les révélations de soldats et de hauts responsables militaires israéliens selon lesquelles c’est une « procédure normale » en Cisjordanie afin de terroriser les civils palestiniens, notamment les enfants.

Le Colonel Itai Virob, commandant la Brigade Kfir, a révélé le mois dernier que pour accomplir une mission, « l’agressivité vis-à-vis de chacun des habitants du village est habituelle ». Il ajoutait que les interrogatoires comprennent gifles, coups de poing et coups de pied.

A la suite de quoi Gabi Ashkenazi, chef des services armés, a été forcé de comparaître devant le parlement israélien pour désavouer le comportement de ses soldats. Les tabassages seraient « absolument interdits », a-t-il dit aux députés.

Le Colonel Virob a formulé ses remarques au tribunal pendant un témoignage soutenant la défense de deux soldats, notamment son commandant adjoint, accusés d’avoir battu des Palestiniens dans le village de Kaddum près de Naplouse. L’un d’eux a déclaré à la cour que « dans les FDI [l’armée], les soldats sont éduqués pour l’agression ». Le Colonel Virob est venu confirmer son observation, disant que c’était une politique visant à « troubler l’équilibre » de la vie du village pendant les missions et que la grande majorité des agressions avaient lieu « contre des personnes non impliquées »

La semaine dernière, d’autres révélations sur de mauvais traitements à des Palestiniens, dont certains n’avaient que 14 ans, ont été diffusées à la télévision israélienne, montrant le matériel recueilli par des soldats dissidents faisant partie du projet « Breaking the Silence », qui braque les projecteurs sur les brutalités de l’armée.

Deux soldats servant dans le bataillon Haroub disent avoir été témoins de passages à tabac dans une école du village cisjordanien de Hares, au sud-est de Naplouse, lors d’une opération effectuée en mars pour faire cesser des jets de pierres. Beaucoup des personnes arrêtées n’étaient pas impliquées, disent les soldats.

Au cours d’une opération de 12 heures entamée à 03 heures du matin, 150 détenus, les yeux bandés, ont été menottés dans le dos avec des liens en nylon tellement serrés que leurs mains sont devenues bleues. Les pires tabassages, disent les soldats, ont eu lieu dans les toilettes de l’école.

Selon le témoignage d’un des soldats, un garçon de 15 ans environ a reçu « une gifle qui l’a jeté au sol ». Il ajoute que beaucoup de ses camarades « donnent des coups de genou [aux Palestiniens] simplement parce qu’ils s’ennuient, parce qu’on est là pendant 10 heures sans rien à faire, alors on tabasse les gens ».

Le tableau brossé par les soldats en service confirme les conclusions de DCI, qui notait que beaucoup d’enfants étaient ramassés lors de ratissages généraux après des troubles ou lors de rafles nocturnes tardives de leurs maisons.

Son rapport inclut un choix de témoignages d’enfants qu’il représentait en 2008, dans lesquels ceux-ci décrivent comment des soldats israéliens les battent ou comment des interrogateurs les torturent.

Un garçon âgé de 10 ans, identifié comme Ezzat H, a décrit une perquisition de sa maison familiale à la recherche d’un fusil. Il dit qu’un soldat l’a giflé et battu à coups de poing pendant deux heures d’interrogatoire, avant qu’un autre soldat ne pointe une arme sur lui. « Le canon de l’arme était à quelques centimètres de mon visage. J’étais tellement terrifié que je me suis mis à trembler. Il s’est moqué de moi ».

Un autre garçon, Shadi H, 15ans, dit que lui et son copain ont été forcés par des soldats de se déshabiller, dans une orangeraie près de Tulkarem, pendant que les soldats leur lançaient des pierres. Ensuite ils ont été battus à coups de crosse.

Jameel K, âgé de 14 ans, décrit comment il a été emmené dans un camp militaire où il a été agressé après quoi on lui a passé une corde au cou en un simulacre d’exécution.

Yehuda Shaul, de “Breaking the Silence”, dit que des soldats traitent tout Palestinien de plus de 12 ou 13 ans comme un adulte.

« Pour la première fois un soldat de haut grade [le col. Virob] nous a rejoints en soulevant cette question - même si ce n’était pas son intention - que l’usage de la violence physique contre les Palestiniens ne relève pas de l’exception mais d’une politique. Il y a quelques années, aucun officier haut gradé n’aurait eu le culot de le dire » ajoute-t-il.

Le rapport de DCI souligne également l’usage systématique de la torture par les interrogateurs de l’armée et de la police secrète, le Shin Bet, pour essayer d’arracher des confessions aux enfants, souvent dans des affaires de jet de pierres. Islam M, 12 ans, dit qu’on l’a menacé de lui verser de l’eau bouillante sur le visage s’il n’avouait pas avoir lancé des pierres, avant d le jeter dans un buisson épineux. Un autre garçon, Abed S, 16 ans, dit qu’il a eu les mains et les pieds attachés au mur d’un local d’interrogatoire en forme de croix pendant toute une journée, avant d’être mis à l’isolement pendant 15 jours.

Le mois dernier, le Comité des Nations Unie contre la Torture, un panel d’experts indépendants, a exprimé sa « profonde inquiétude » devant le traitement de mineurs palestiniens par Israël.

Selon le rapport de DCI, quelque 700 enfants sont inculpés chaque année devant des tribunaux militaires israéliens, avec des enfants de plus de 12 ans interdits de contact avec un avocat en cours d’interrogatoire.

Il ajoute que les interrogateurs ont l’habitude de bander les yeux et de menotter des enfants détenus pendant les interrogatoires et d’utiliser des techniques incluant gifles et coups de pied, privation de sommeil, détention en isolement, menaces contre l’enfant et sa famille, l’enfant étant ligoté pendant de longues périodes.

De telles pratiques ont été interdites par la Cour Suprême israélienne en 1999 mais des groupes israéliens en faveur des droits humains ont prouvé qu’elles sont toujours largement utilisées.

Dans 95% des cas, les enfants sont inculpés sur la base de confessions signées écrites en hébreu, langue que peu d’entre eux comprennent.

Une fois jugés, les enfants sont détenus, en violation du droit international, dans des prisons en Israël, où la plupart se voient interdire la visite de leur famille et où ils ne reçoivent que peu ou pas d’éducation.

« Yesh Din », un groupe israélien pour les droits de l’homme, rapportait en novembre dernier que les soldats se voient rarement infliger une mesure disciplinaire pour l’illégalité de leur conduite.

Les données de l’armée de 2000 à fin 2007 ont révélé que la police militaire n’avait inculpé des soldats que dans 78 enquêtes sur 1.268. La plupart des soldats ont reçu des sentences minimes.

Jonathan Cook

Jonathan Cook est écrivain et journaliste basé à Nazareth, Israël. Ses derniers livres sont : Israel and the Clash of Civilisations : Iraq, Iran and the Plan to Remake the Middle East (Pluto Press) et Disappearing Palestine : Israel’s Experiments in Human Despair (Zed Books).

Son site : http://www.jkcook.net/

Du même auteur :

  Torture : les Nations unies exigent d’accéder à la prison secrète d’Israë
  Des Palestiniens bénéficient d’une dégradation des relations turco-israéliennes
  Bataille de l’électricité avec Israël pour une petite bédouine
  Un parc israélien, leçon de l’histoire oubliée
  Un Djihad de l’armée israélienne ?

17 juin 2009 - Vous pouvez consulter cet article à : http://www.jkcook.net/Articles2/0398.htm#Top .
Traduction de l’anglais : Marie Meert

lundi 22 juin

 http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6822


2-4 Guillaume Dorval : Netanyahou demande la démilitarisation totale et sans condition de la Palestine.

Extrait

En effet, notre ami sioniste accepterait la création d'un état palestinien à la condition que celui-ci n'ait aucun contrôle sur ses frontières, sur son espace aérien, n'ait aucune possibilité d'alliance et d'import d'armes, et en plus de cela, Benyamin Netanyahou demande la démilitarisation totale et sans condition de la Palestine.

Dans le fond, il veut garder la Palestine sous sa main.

Je me demande s’il connait la définition des mots ''Indépendant'' et ''libre''.

Nous devrions peut-être acheter un dictionnaire et lui poster, car je crois qu'il manque certains mots à son vocabulaire !

Ceci étant dit, l'escalade des hostilités atteint, malgré la venue du quasi messie nommé Obama, un niveau crucial.
Guillaume Dorval

http://futurquantique.org/


Lire la suite

05/07/2009

n°467 - Dossier de Palestine - 03-07- Début - : La Palestine de Netanyahu ou le couteau de Lichtenberg.

n°467 - Dossier de Palestine - 03-07- Début - : La Palestine de Netanyahu ou le couteau de Lichtenberg.



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Dossier de Palestine

                                        N°467                                           03-07

                                           C.De Broeder & M.Lemaire   

 



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Sommaire

Tiré a part

Amnesty - Ils ont osés : "Plomb durci" contre Gaza : Bourreau et victime sur un pied d’égalité.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Paul-Éric Blanrue : Sarkozy, Israël et les juifs.

1-2 Max Blumenthal : Le front de la haine.

Suite

2 Les brèves

2-1 Faouzi Barhoul :  Salam Fayyad "n'a aucun droit à parler d'unité nationale".

2-2 Méchaal rejette l'Etat palestinien tel que le propose Israël.

2-3 La collaboration avec Israël est sévèrement punie en Cisjordanie.

2-4 Pour Israël, l'impunité prévaut.

2-5 Le bal des hypocrites, ou comment devenir la victime.

2-6 Israël met en vente des propriétés de réfugiés palestiniens de 1948.

2-7 Usa-Israël : L'impérialisme est toujours là.

2-8 Jérusalem-Est: des Palestiniens contraints de démolir eux-mêmes leur maison !.

2-9 Bil’in continue sa lutte contre deux compagnies impliquées dans la construction de colonies israéliennes.

2-10 La manifestation de Bi’lin marquée par la présence de Naomi Klein.

Fin

3 Dossier

3-1 Yael Ancri : Netanyahou disposé à accepter un Etat palestinien démilitarisé vivant aux côtés de l’Etat juif.

3-2 El Watan : Benyamin Netanyahou : Toujours l’arrogance !

3-3 Brahim Senouci : La Palestine de Netanyahu ou le couteau de Lichtenberg.

3-4 Juan Miguel Muñoz : Les Palestiniens et les pays arabes rejettent le discours de Netanyahu.

3-5 Daniel Vanhove : N’est-il pas temps de revoir – enfin sérieusement – la plan de partage de la Palestine ?

3-6 Entretien avec Thierry Meyssan : «Les cinq millions de juifs, les neuf millions de Palestiniens, et les autres populations de Palestine, doivent se retrouver au sein d’un État unique sur le principe « un homme, une voix ».

3-7 Sattar Kassem : Des Forces de sécurité palestinienne au service d’Israël.

3-8 John Pilger : Obama : Le sourire du tigre.

3-9 Juan Miguel Muñoz : Face à la crise iranienne, le Hezbollah et le Hamas restent prudents.



Tiré a part

Amnesty - Ils ont osés : "Plomb durci" contre Gaza : Bourreau et victime sur un pied d’égalité.

Dans un rapport publié ce jeudi 02 juillet 2009, Amnesty International accuse Israël et le Hamas d’avoir "violé les lois humanitaires internationales" lors de l’Opération "Plomb durci". Les deux parties jugent que ce rapport n’est pas "équilibré".
Amnesty International a publié jeudi un rapport accablant sur l’offensive israélienne à Gaza menée en décembre-janvier, accusant à la fois Israël et le Hamas d’avoir "violé les lois humanitaires internationales" en s’attaquant à des civils.
Le rapport, intitulé "Opération plomb durci : 22 jours de morts et de destruction à Gaza", est un véritable acte d’accusation contre Israël et son armée, confirmant le bilan (des services de santé palestiniens) de 1400 Palestiniens tués et quelque 5000 blessés et le fait que de larges secteurs de la bande de Gaza ont été détruits.
L’organisation accuse l’armée israélienne de n’avoir pas "distingué entre cibles civiles et militaires" alors qu’elle ne pouvait ignorer la présence de civils dans les secteurs visés, avec pour résultat la "mort de centaines de civils désarmés dont 300 enfants, 115 femmes et 85 hommes âgés de plus de 50 ans".
Elle accuse en outre l’armée israélienne de s’être servie de civils, y compris d’enfants, comme "boucliers humains" en les forçant à rester à proximité de positions qu’elle occupait ou même de les avoir obligés à examiner des objets suspects risquant d’être piégés.
Elle accuse aussi le Hamas et les groupes armés palestiniens d’avoir tiré des centaines de roquettes contre le territoire israélien, qui ont fait trois morts civils, alors que six militaires étaient tués lors de l’opération, et provoqué un exode de centaines de milliers d’habitants du sud d’Israël.
L’armée israélienne et le Hamas ont dénoncé jeudi le rapport d’Amnesty les accusant de "crimes de guerre" lors de l’offensive israélienne à Gaza en décembre-janvier.
"Le ton général du rapport démontre que l’organisation a succombé aux manipulations du Hamas, une organisation terroriste", a affirmé le porte-parole de l’armée israélienne dans un communiqué.
Ce rapport "n’est pas équilibré", a dit le porte-parole arguant qu’il ne tient pas compte des "neuf années durant lesquelles le Hamas a constamment tiré des roquettes vers un quart de millions d’Israéliens. Il présente un point de vue déformé des lois de la guerre qui ne correspondent pas aux règles appliquées par les Etats démocratiques en lutte contre le terrorisme".
"Le rapport ignore les efforts déployés par l’armée israélienne pour éviter au maximum que soit porté atteinte à des civils non-combattants", a-t-il souligné en accusant le Hamas "d’avoir mené des opérations à partir de zones densément peuplées en utilisant la population comme bouclier humain".
A Gaza, le porte-parole du Hamas Sami Abou Zouhri a également rejeté les conclusions du rapport affirmant qu’il n’était "ni équitable ni équilibré".
"Il a porté de fausses accusations à l’encontre du Hamas tout en réduisant la gravité des crimes commis par l’occupant israélien. Il vise à brouiller les cartes et offrir une opportunité pour masquer l’ampleur des crimes israéliens", a déclaré Abou Zouhri lors d’une conférence de presse.
"Il met bourreau et victime sur le même pied d’égalité", a-t-il ajouté. "Le Hamas considère que ce rapport n’a pas été préparé d’une manière professionnelle car il accuse le Hamas sans avoir rencontré sa direction à propos de ces allégations".
Tout en estimant que le rapport "contient une claire condamnation de l’occupation", Abou Zouhri a affirmé que le document "omet l’ampleur de la destruction et des graves crimes commis par l’occupation à Gaza et qui ont été retransmis en direct sur les télévisions du monde".
Dans ce rapport de 117 pages, qui constitue la première étude approfondie sur cette guerre, l’organisation de défense des droits de l’homme renouvelle son appel à un embargo "total et immédiat" sur les armes à destination aussi bien d’Israël que des islamistes du Hamas qui controlent Gaza et des autres groupes armés palestiniens.
Elle demande à la communauté internationale de "soutenir sans réserve la mission" du Conseil des droits de l’Homme de l’Onu chargée d’enquêter sur l’opération, mission qu’Israël boycotte. Amnesty International demande enfin aux différents Etats de par le monde d’engager des poursuites judiciaires pour "crimes de guerre" et "d’arrêter leurs auteurs suspectés".

( Jeudi, 02 juillet  - Al-Oufok a vec les agences de presse )

Non au terrorisme de l’Etat d’Israël

http://www.aloufok.net/spip.php?article2

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article680



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Paul-Éric Blanrue : Sarkozy, Israël et les juifs.

La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information

Le livre choc de Blanrue, introuvable dans les librairies françaises car non distribué, est disponible sur la librairie du Réseau Voltaire dès maintenant !

Combattez la pensée unique… (16.00EUR)

Historien, Paul-Éric BLANRUE a fondé en 1993 le Cercle zététique, association promouvant l'esprit critique et se proposant d'enquêter avec méthode sur tous les sujets relevant de l'extraordinaire, tant en science qu'en histoire.

Collaborateur régulier de la revue Historia, il a récemment écrit Le monde contre soi : Anthologie des propos contre les Juifs, le judaïsme et le sionisme (avec Yann Moix, 2007), Carla et Nicolas, Chronique d'une liaison dangereuse (avec Chris Lafaille, 2008), et Le Joueur : Jérôme Kerviel, seul contre tous (aussi avec Chris Lafaille, 2008). Partageant sa vie entre Paris et Venise, Blanrue aime ouvrir les dossiers brûlants...

RÉSUMÉ

Aujourd’hui, en France, parler d’Israël avec sérénité et franchise est devenu impossible.

La question est taboue. Quiconque se permet de critiquer l’État juif risque d’être qualifié d’antisémite. Dans la « patrie des Droits de l’Homme et de la liberté d’expression », un délit d’opinion, en politique et en histoire, est établi. En lieu et place de la discussion libre, une dictature de la pensée unique a été instaurée…
C’est en 1967, par la voix du président Charles de Gaulle, que
la France prit pour la première fois ses distances avec Israël. Sous le régime précédent, ce pays avait bénéficié de grands privilèges, puisque c’est grâce à la IVe République que l’État juif avait acquis la bombe atomique. Les présidents français qui succédèrent au général s’efforcèrent, à son image, de maintenir l’équilibre entre les parties en présence, palestiniennes comme israéliennes.
Mais tout changea soudain en 2007, avec l’élection à la présidence de
la République de Nicolas Sarkozy. Celui-ci avait longtemps été à la tête d’un parti qualifié de « gaulliste ». Mais, sur la question d’Israël, il tourna résolument le dos à la position défendue par le général. Prônant désormais la défense quasi inconditionnelle d’Israël, Sarkozy met aujourd’hui en oeuvre une politique qui est l’image inversée de celle du fondateur de la Ve République. Pour lui, toute critique d’Israël serait un signe d’antisémitisme.
Historien spécialisé dans les mystifications, Paul-Éric Blanrue refuse de verrouiller sa pensée. L’objectif de son livre est de participer à la prise de conscience du danger que représente la nouvelle politique étrangère française.
Paul-Éric Blanrue nous ouvre les yeux sur les aspects déjà périmés des choix étranges de Nicolas Sarkozy.
Il dévoile pourquoi le président français s’est engagé dans une voie qui va contre les intérêts de son pays et risque d’entraîner bientôt
la France dans des conflits majeurs, au Liban, en Iran ou ailleurs.
Il décrit un par un les réseaux pro-israéliens qui servent cette stratégie, démontre leur puissance, signale leur aveuglement et fournit les noms des principales personnalités qui en font partie.
Il récuse l’assimilation faite systématiquement entre judaïsme et sionisme. Il appelle les juifs de France à se défaire d’urgence de leurs porte-voix officiels, qui ne représentent tout au plus qu’un sixième d’entre eux, et les encourage à se rebeller contre une politique qui, à terme, se révélera désastreuse pour eux comme pour tous les Français.
L’auteur avance enfin des propositions qui font revivre la hardiesse traditionnelle de la pensée critique française et qui peuvent à nouveau souder les Français dans un projet généreux, pour en finir avec le communautarisme imprudemment importé des États-Unis.

Derniers livres de l'auteur :
Le Monde contre soi
Anthologie des propos contre les Juifs, le judaïsme et le sionisme

EXTRAITS

Voici 3 courts extraits du livre (les notes n'apparaissent pas ci-dessous)
1er extrait,
tiré de l'introduction :
...
La France est-elle devenue un pays aligné sur la politique israélienne, comme elle est en passe de l’être sur la politique américaine ? Manifestant un intérêt soutenu pour toute forme de désinformation passée et présente, auteur d’un article théorique sur le « souverainisme de libération » dans lequel je prône le maintien de l’indépendance nationale en tant qu’elle constitue un bastion contre l’entreprise d’homogénéisation mondiale, je note que la question se pose pour nombre de mes contemporains, quelles que soient leurs confessions et leurs orientations politiques. Mais manifestement, c’est un sujet qui n’a pas l’heur de plaire à l’Élysée, puisque Nicolas Sarkozy évite de présenter le problème en ces termes et choisit, sans jamais expliquer pourquoi, de rendre équivalents l’antisionisme et l’antisémitisme, une tactique peu coûteuse destinée à foudroyer ses adversaires, qui désormais tremblent de peur d’être rangés à vie dans une catégorie infamante lorsqu’ils critiquent New York ou Tel Aviv. Le sentiment de culpabilité tue les meilleures âmes.
Le piège est ainsi fait que risquent d’être soupçonnés d’antisémitisme (ou, la formule, d’être un « juif honteux » si l’intéressé est de confession juive) : l’historien qui rappelle qu’en 1933, des sionistes ont signé avec les nationaux-socialistes « un accord de coopération déterminant un transfert de population et de capital »; celui qui souligne qu’en Israël,
la Israel Land Authority (ILA) ne cède la terre qu’aux seuls juifs (« Pour cette raison, 93% des terres d’Israël ne sont pas accessibles aux non-juifs », écrit Lucas Catherine, spécialiste du monde arabe) ; le laïc qui critique l’existence d’un État confessionnel interdisant sur son sol les mariages entre juifs et membres d’autres religions ; l’humaniste qui rappelle que les Palestiniens bénéficient de la citoyenneté mais non de la nationalité israélienne ; l’homme politique, qui, tel le prix Nobel de la paix et ancien président des États-Unis Jimmy Carter, qualifie Israël de pays d’apartheid ; ou encore une organisation telle que l’ONU, qui, en 1975, déclara que « le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale ». (Résolution 3379, retirée en 1991.)
En France, tout débat sur les relations avec Israël est devenu tabou.
L’évolution récente est une remise en cause de quarante ans de diplomatie française mesurée. Les citoyens devraient pourtant avoir le droit, au terme d’un débat démocratique loyal, au cours duquel la parole serait libre et les faits exposés avec franchise, de connaître le chemin qu’emprunte leur pays. Ils pourraient, ainsi, mesurer avec plus d’objectivité qu’à présent, les changements d’alliance en cours et prendre conscience des bouleversements qu’une telle évolution entraîne pour eux et leurs enfants. ...
2e extrait:
(pages 59 et 60, chapitre 3 : "L'homme des réseaux américains")
... Les représentants de la communauté juive française, c’est bien ; les réseaux sionistes américains, c’est mieux, beaucoup mieux. Plus puissants, bien rodés, très actifs, ils peuvent contribuer à façonner l’opinion et contrôler le discours public. Une politique peut être menée à son terme ou stoppée net, en fonction de l’appui ou de la condamnation que leur apportent ces organismes.
L’épais ouvrage que les deux universitaires américains Mearscheimer et Walt leur ont consacré a démontré de manière implacable leur capacité de mobilisation et le rôle déterminant qu’ils jouèrent dans la politique américaine au Moyen-Orient, lors de l’invasion de l’Irak, de la confrontation avec l’Iran et
la Syrie et dans la guerre au Liban, en juillet 2006. Le soutien de ce lobby (ici, le mot trouve sa pleine justification) peut s’avérer décisif pour un homme ambitieux à la conquête du pouvoir, même s’il n’est pas de nationalité américaine.
Bien avant d’être élu président, Sarkozy choisit ainsi de faire cause commune avec eux. Selon Le Monde, le « contact entre M. Sarkozy (NdA : alors ministre de l’Intérieur) et l’AJC (NdA : l’American Jewish Committee, le Comité juif américain, fondé en 1906) s’est établi en octobre2003, quand il a reçu une délégation de cette organisation américaine, venue lui demander ce que le gouvernement français faisait contre l’antisémitisme ». Avait-il déjà en tête la présidentielle de 2007 ? C’est plus que probable.
Pour le CRIF, l’AJC est « l’une des organisations américaines les plus importantes ». Selon les propres mots de l’AJC, fort de « plus de 125 000membres et amis » et possédant « des bureaux dans trente-trois États des États-Unis et huit bureaux dans le reste du monde, dont six en Europe (Paris, Berlin, Bruxelles, Genève, Rome et Varsovie), cet organisme dispose d’une grande influence sur la scène internationale ». L’un des buts principaux de cette organisation est de défendre Israël et de lutter contre l’antisémitisme.
Pour ses adversaires, il s’agit d’un « lobby qui n’est ni juif, ni américain, en ce qu’il ne sert ni les intérêts des Juifs en général, ni ceux des Américains, ni ceux des Américains juifs, mais uniquement la politique de l’axe gouvernemental américano-israélien ». Ce qui reste certain, c’est qu’il a, de son propre aveu, un grand pouvoir, et pas seulement sur le territoire américain puisqu’il se pique de peser sur le sort de la communauté juive dans les pays d’Europe, dont celle de
la France.
En
2003, l’AJC mena une rude campagne contre l’antisémitisme en Europe : « Israël a été largement dépeint en Europe comme un “ agresseur ” qui “ foule aux pieds ” les droits des Palestiniens “ opprimés ” et “ sans État ” », se plaignait alors David A. Harris, son directeur exécutif. « Cette attitude est devenue d’une certaine manière une nouvelle forme d’antisémitisme». Il ciblait particulièrement la France : « En réalité, la France a manqué à ses responsabilités d’assurer la protection de ses citoyens de l’automne 2000 à l’été 2002 ».
Harris s’était beaucoup impliqué dans le passé pour soutenir la cause des juifs en Union soviétique ; il était aussi l’un de ceux qui avaient le plus combattu la résolution antisioniste adoptée par l’ONU en 1975.
Le président Chirac récusa avec fermeté ses accusations contre notre pays. Il se rendit en force aux États-Unis. Accompagné de Simone Veil, membre du Conseil constitutionnel et ancien ministre, d’Ady Steg, président de l’Alliance israélite universelle, de Roger Cukierman, président du CRIF et de David de Rothschild, président du Fonds social juif unifié (FSJU), il rencontra, au consulat général de France, à New York, les représentants de la communauté juive américaine et leur assura que
la France n’était pas un pays antisémite, jugeant cette accusation « injuste ».
Loin de tenir grief à l’AJC des propos peu amènes qu’il avait proférés contre
la France, Nicolas Sarkozy, en avril 2004 (à peine nommé ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie dans le troisième gouvernement Raffarin), se rendit à Washington pour un déjeuner donné en son honneur par cet organisme. Ce repas était un signe d’élection, à tout le moins. .
3e extrait : Où il est question de BHL
(Pages 165-6 du chapitre 7 : "Culture et dépendance")

... Présenté par Serge Halimi comme « ami des milliardaires, libéral, proaméricain, gestionnaire avisé de sa propre fortune (immense) et vieux routier du show-business intellectuel », cet ancien élève du marxiste Louis Althusser a, par une singulière coïncidence, de nombreux amis communs avec Nicolas Sarkozy (tous deux ont grandi à Neuilly), comme les grands patrons Lagardère ou Pinault. Son père, André, riche industriel, fonda ainsi la Becob, une société d’importation de bois africains rachetée par le groupe Pinault-Printemps-Redoute en 1997. François Pinault est non seulement son ami, mais aussi le patron des magasins FNAC et de l’hebdomadaire Le Point, où BHL est éditorialiste. Celui-ci « n’a jamais hésité à orienter ses tribunes de presse dans le sens de leurs intérêts d’industriels », ajoutait Halimi.
Ses ennemis sont également les mêmes que ceux que le système dominant adopté par Sarkozy rejette; citons, dans le désordre, le souverainiste Jean-Pierre Chevènement, l’anti-impérialiste Noam Chomsky, le réalisateur Michael Moore, l’essayiste Rony Brauman, le philosophe Alain Badiou, l’écrivain Régis Debray, le dramaturge Harold Pinter, bref tous ceux qui tentent d’exercer sur l’actualité israélienne une « hygiène préventive du jugement », pour reprendre l’expression de Jean Rostand.
L’idéologie que diffuse BHL se retrouve sous chaque pavé de Saint-Germain-des-Prés. Pour bien en saisir les linéaments, il convient de savoir qu’elle s’inspire, en outre, de l’oeuvre du philosophe franco-israélien d’origine lithuanienne Emmanuel Levinas, disparu en 1995, dont la métaphysique mena Lévy et un autre philosophe parisien, Alain Finkielkraut, à voir en lui une sorte de prophète contemporain. En 2000, avec Benny Lévy, l’ancien secrétaire de Jean-Paul Sartre, qui avait quitté la direction de la maoïste Gauche prolétarienne pour revenir dans le giron du judaïsme traditionnel, ils fondèrent l’Institut des études lévinassiennes à Jérusalem et à Paris, dont l’existence est un véritable « miracle » selon BHL, dû « à la présence, en chacun de nous, du nom, du visage, des textes de Lévinas ». Leur référence commune est le Talmud, une compilation de discussions rabbiniques assez obscures.
Vu la nature religieuse de l’un des textes fondateurs de leur pensée, il est bien normal que, dans leurs discours, la raison s’efface devant le style prophétique. Pour ces auteurs, les faits, devenus superfétatoires, font place aux exhortations ; à l’analyse, ils préfèrent les lamentations apocalyptiques dignes de l’Ancien testament. Dans ce système, l’évaluation morale devient le critère suprême, sans qu’on ne sache jamais, hélas, sur quoi se fonde cette morale qu’on jurerait à sens unique, ni quelle est sa légitimité à trancher par avance tout débat en deux portions d’inégale valeur.
On peut se souvenir, à cette occasion, que Nicolas Sarkozy interdit lui aussi, lors d’un discours mémorable, de tenter « d’expliquer l’inexplicable » (l’antisémitisme) ; il s’agissait du même type de posture. Ne pas réfléchir, mais interdire et sermonner, en somme l’exact contraire de ce que recommandait Spinoza dans le livre III de son Éthique : ne pas haïr, ne pas railler, mais comprendre.
Le mot grec ancien de « mystère » signifiait d’abord ce qui est muet, ou la représentation de ce dont on ne parle pas, de l’indicible ; la question autour d’Israël est donc élevée ou abaissée, si l’on parle en avocat de la raison, au rang d’un « mystère » : il n’en faut rien dire. C’est ce « sommeil de la raison », pour reprendre un tableau de Goya, qui « produit des monstres » dont
la Palestine est le champ de manoeuvre.
Le nouvel ennemi déclaré de cette catégorie de philosophes, autrefois qualifiés de « nouveaux » ? Le « fascislamisme », comme l’intitula BHL (Prix littéraire du B’nai Brith européen en 1991) dans l’un des ses derniers livres. Peu importe si ce néologisme ne repose sur rien de concret ni de sensé ; il y en aurait d’autres. L’essentiel est de soutenir Israël, considéré comme en état de légitime défense permanent, et d’en renforcer jour après jour les assises, lesquelles, il est vrai, comptent un certain nombre de failles. ...

http://www.voltairenet.org:80/librairie/product_info.php?cPath=26&products_id=90&language=fr

en cliquant sur ce lien vous pourrez visionner les 5 vidéos dont on parle en fin d'article 


1-2 Max Blumenthal : Le front de la haine.

Le réalisateur de cette vidéo, Max Blumenthal, écrit :

La veille du discours du président Barack Obama adressé au monde musulman depuis le Caire, je suis sorti dans les rues de Jérusalem avec mon ami Joseph Dana pour interviewer de jeunes Israéliens et des juifs étasuniens, afin d'avoir leurs réactions.

Nous avons rencontré de petits groupes de jeunes excités imbibés de bière, dont beaucoup venaient des États-Unis. ous, ils étaient impatients de décharger leur haine viscérale, et même violente, envers Barack Obama et sa politique à l'égard d'Israël.

D'habitude, j'accompagne mes reportages vidéos d'un bref commentaire, mais celui-là s'en passe tout à fait. Dit simplement, certaines séquences font partie des plus choquantes que j'ai jamais filmées. Jugez-en par vous-même. (Attention, le langage employé dans certains passages est susceptible de choquer à peu près tout le monde)

 Note : sans forcément comprendre l'anglais, la simple attitude des intervenants, leur regard haineux et leur haleine suintant la haine (et la Budweiser) nous donnent une idée des propos tenus. Pour nos lecteurs non anglophones, cependant, relevons quelques propos édifiants qui vaudraient à un Iranien ou à n'importe quel Musulman un lever de bouclier de la part du monde occidental, avec condamnation générale suivie d'une intervention militaire :

À propos d'Obama :

He's a fuckhead, I don't know politics but he's a shithead… Anyone who wants to take away my gun rights is an asshole. He's an asshole that deserves to get shot :

C'est un connard, j'y connais rien en politique mais c'est un enfoiré… tous ceux qui veulent interdire le port des armes sont des trous du cul. C'est un trouduc' qui mérite de se prendre une balle.

Go fuck himself : Qu'il aille se faire foutre

White power, fuck the niggers : le pouvoir aux blancs, on emmerde les négros

He does care about Jews and he does care about the Arabs, the thing is he doesn't understand this country is ours :

Il se soucie des juifs et aussi des Arabes, mais il ne comprend pas que ce pays est à nous.

"Oh, he's a muslim for sure, and who knows if he was even born in the United States. We haven't seen his birth certificate yet. Bullshit! He's not from the US. He's, like, a terrorist.... I'm a political science major so, like—"
"So you know your shit."
"I know my shit.""Do you know who Benjamin Netanyahu is?"
"No.... I don't know who he is. Isn't he Prime minister or something ? Who's Benjamin Yahoo? :

- Oh, c'est un musulman, c'est clair, et on sait même pas s'il est né aux États-Unis.

On n'a pas vu son certificat de naissance. Que des conneries ! Il ne vient même pas des US. C'est un... un terroriste. J'ai un diplôme en sciences politique alors…

- Alors vous savez de quoi vous parler.

- Oui, je sais de quoi je parle.

- Savez-vous qui est Benjamin Netanyahu ?

- No... je ne sais pas qui c'est... il est pas Premier ministre, un truc comme ça ? Qui est Benjamin Yahoo ?

"You're all about talking to the Arabs," "You're going to Cairo making a speech to the Muslim world trying to get them to love you, what about the Jews, man? What are we, chopped liver? You don't care about us. Are we nothing to you? Do we matter? Do you care if we get driven into the sea? Do you care if we get nuked? Are we even... ugh... do you care about us?!"
"My grandmother was in Auschwitz, Obama," he adds. "We're not going to take any Nazi bullshit! Listen, Obama, my grandma's number was 1268493, I remember her number on her arm, dude. And listen, never again will we deal with this, never again!" :

Tu penses qu'à parler aux Arabes.

Tu vas au Caire pour faire un discours au monde musulman, pour qu'ils t'aiment.

Et les juifs alors ? On est quoi pour toi, de la merde ?

Tu te fous de nous. On n'est rien pour toi ?

On compte pour quoi ?

Tu t'en fous si on nous balance dans la mer ? Tu t'en fous si on se fait bomber ?

Ma grand-mère était à Auschwitz,

Obama. On laissera pas passer ces conneries nazies ! Ecoute Obama, le matricule de ma grand-mère était 1268493, je me rappelle le numéro sur son bras, mec. Alors écoute, plus jamais ça, plus jamais ça ! 

Mondoweiss,

05 juin

http://www.futurquantique.org/axe-du-mal/720-le-front-de-la-haine

VIDEO http://www.dailymotion.com/video/x9ikdh_israelfuck-obama_news

http://www.philipweiss.org/mondoweiss/2009/06/max-blumenthal-feeling-the-hate-in-jerusalem-on-eve-of-obamas-cairo-address.html


n°467 - Dossier de Palestine - 03-07- Suite - : La Palestine de Netanyahu ou le couteau de Lichtenberg.

n°467 - Dossier de Palestine - 03-07- Suite - : La Palestine de Netanyahu ou le couteau de Lichtenberg.



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Dossier de Palestine

                                        N°467                                           03-07

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Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire (suite)

2 Les brèves

2-1 Faouzi Barhoul :  Salam Fayyad "n'a aucun droit à parler d'unité nationale".

2-2 Méchaal rejette l'Etat palestinien tel que le propose Israël.

2-3 La collaboration avec Israël est sévèrement punie en Cisjordanie.

2-4 Pour Israël, l'impunité prévaut.

2-5 Le bal des hypocrites, ou comment devenir la victime.

2-6 Israël met en vente des propriétés de réfugiés palestiniens de 1948.

2-7 Usa-Israël : L'impérialisme est toujours là.

2-8 Jérusalem-Est: des Palestiniens contraints de démolir eux-mêmes leur maison !.

2-9 Bil’in continue sa lutte contre deux compagnies impliquées dans la construction de colonies israéliennes.

2-10 La manifestation de Bi’lin marquée par la présence de Naomi Klein.

 



2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

2-1 Faouzi Barhoul : Salam Fayyad "n'a aucun droit à parler d'unité nationale".

Le Premier ministre Fayyad préconise l'union des Palestiniens en vue de la création d'un Etat dans un délai de deux ans.

"J'engage tout notre peuple à s'unir autour du projet de créer un Etat et de renforcer nos institutions (...) pour que l'Etat palestinien devienne une réalité d'ici l'an prochain ou dans deux ans au plus", a-t-il déclaré en prononçant un discours à l'université Al Qods, près de Jérusalem.

"On peut atteindre cet objectif dans les deux ans."

Faouzi Barhoul, porte-parole du Hamas, a réagi en estimant que Salam Fayyad "n'a aucun droit à parler d'unité nationale".

"Il (Fayyad) représente le plus grand danger pour les Palestiniens en croyant en une coordination permanente avec l'ennemi sioniste sur la sécurité", a-t-il ajouté.

Technocrate sans grande assise politique personnelle, Salam Fayyad dirige un cabinet remanié le mois dernier dans lequel ont fait leur entrée des responsables du Fatah, mouvement du président Mahmoud Abbas dont les adversaires islamistes du Hamas refusent de reconnaître le Premier ministre.

Il a dit avoir pour priorité d'unifier la Cisjordanie et la bande de Gaza, mais il n'a pas lancé d'appel direct au Hamas - qui contrôle Gaza depuis 2007 et en a fait un territoire palestinien pratiquement séparé du reste.

Conformément à la politique de Mahmoud Abbas, Salam Fayyad n'a laissé entrevoir aucun changement quant au refus des Palestiniens de reprendre des pourparlers de paix avec Israël si celui-ci ne gèle pas la colonisation juive en Cisjordanie.

Les Palestiniens, a-t-il dit, devraient recueillir un soutien international en développant toutes les institutions destinées à l'Etat indépendant qu'ils cherchent à créer.

"La nécessité s'en fait sentir encore plus depuis le discours par lequel le Premier ministre (israélien) a tenté de contourner le consensus international qui engage Israël à honorer ses obligations", a dit le responsable palestinien.

Dans un discours prononcé le 14 juin, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s'est dit prêt à accepter l'avènement d'un Etat palestinien sous réserve qu'il renonce à de nombreux attributs de souveraineté comme le fait de disposer d'une armée, de contrôler ses frontières et son espace aérien ou de conclure des accords militaires.

Benjamin Netanyahu a aussi refusé de geler les implantations juives en Cisjordanie occupée comme le prévoit la "feuille de route" de 2003 pour la paix, et il a en outre exigé que les Palestiniens reconnaissent Israël comme "un Etat juif".

Salam Fayyad a estimé qu'il restait une possibilité de conclure une paix juste, mais non sur la base du "récit" juif de l'histoire présenté par Netanyahu.

"Nous, Palestiniens, avons un récit totalement différent, a-t-il dit. Je ne m'attends pas à ce que vous acceptiez le récit historique palestinien, vous ne devez donc pas vous attendre à ce que nous approuvions le récit historique israélien comme base de règlement du conflit."

Le discours de Salam Fayyad était annoncé comme une réponse au président américain Barack Obama et à Benjamin Netanyahu, qui ont tous deux choisi ce mois-ci des cadres universitaires pour d'importants discours sur les perspectives de paix au Proche-Orient.

S'adressant à "nos voisins israéliens", il a dit que les Palestiniens "nourrissent une grande aspiration : vivre librement et dignement dans (leur) patrie au nom d'un droit naturel, comme le reste des peuples de la terre".

"Nous ne souhaitons pas construire de murs, mais des ponts."

Les dirigeants palestiniens comptent sur l'appui de la communauté internationale pour amener Israël à tenir ses promesses, a encore dit Salam Fayyad.

Pour redonner de la crédibilité au processus de paix, Israël doit mettre fin aux implantations "sous toutes leurs formes", cesser de démolir des habitations palestiniennes, de confisquer des terres et d'isoler Jérusalem, a-t-il ajouté.

Benjamin Netanyahu affirme que Jérusalem doit être la capitale indivisible d'Israël. Ce à quoi Salam Fayyad réplique : Jérusalem-Est sera la capitale éternelle de notre Etat indépendant."

Al-oufok.

lundi 22 juin

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article647


2-2 Méchaal rejette l'Etat palestinien tel que le propose Israël.

Le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Méchaal, a dénoncé jeudi la proposition israélienne de création d'un Etat palestinien démilitarisé, réduit selon lui à "une vaste prison", et réaffirmé que seule la lutte armée pouvait rétablir les droits des Palestiniens.

Pressé par les Etats-Unis, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accepté mi-juin l'idée d'un Etat palestinien, sous réserve que celui-ci soit démilitarisé et que les Palestiniens reconnaissent Israël comme la nation du peuple juif.

"L'Etat dont Netanyahu a parlé, sur lequel il aurait le contrôle sur terre, par mer et dans les airs, est une entité absurde et une grande prison, pas le pays que mérite un grand peuple", a déclaré Khaled Méchaal lors d'un discours prononcé à Damas devant des partisans du Hamas.

Méchaal, dont le mouvement a remporté les élections législatives palestiniennes de 2006, a ajouté que la notion d'un Etat exclusivement juif était une abomination pour les Palestiniens. Cela revient, selon lui, à renoncer à ce qu'il considère comme un droit, pour six millions de réfugiés palestiniens, de retourner sur leur terre natale, aujourd'hui située en Israël.

"Nous mettons en garde contre toute indulgence arabe sur cette question. Les appels des dirigeants de l'ennemi à la judaïté d'Israël sont racistes, peu différents du fascisme italien et du nazisme hitlérien", a affirmé Méchaal, qui vit en exil en Syrie.

LE NOUVEAU LANGAGE DE BARACK OBAMA

Le chef politique du Hamas a également répondu au discours prononcé le 4 juin par Barack Obama au Caire à l'adresse du monde musulman.

Le président américain y a réaffirmé l'objectif des Etats-Unis de parvenir à une solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien.

Obama a également appelé à plusieurs reprises au gel des activités de colonisation juive, sans obtenir satisfaction de Netanyahu.

Méchaal a dit avoir apprécié ce qu'il appelle le nouveau langage d'Obama, susceptible d'aboutir à un "dialogue sans conditions" entre Washington et le mouvement islamiste.

"Les négociations avec le Hamas et les mouvements de résistance doivent être basées sur le respect de la volonté du peuple palestinien et de ses choix démocratiques, et non en imposant des conditions, comme celle du quartet", a-t-il déclaré.

Les médiateurs internationaux du "quartet" (Etats-Unis, Russie, Nations unies et Union européenne) exigent du Hamas qu'il renonce à la lutte armée et qu'il reconnaisse les accords de paix passés.

Le Hamas, qui a pris le contrôle de la bande de Gaza en 2007 après avoir chassé les forces fidèles au président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, ont refusé ces conditions à maintes reprises.

Méchaal a également répété que le Hamas réclamait l'avènement d'un Etat palestinien à l'intérieur des frontières de 1967.

"Le minimum que nous puissions accepter est un Etat palestinien avec Jérusalem (Est) comme capitale, la pleine souveraineté, le démantèlement des colonies et le droit au retour des réfugiés", a-t-il énuméré.

Selon lui, le Hamas, soutenu par la Syrie et l'Iran, ne voit pas d'alternative à la poursuite de la lutte armée pour libérer le territoire palestinien après des décennies de violation par Israël des résolutions internationales appelant à son retrait.

"Il n'y a pas d'alternative", a dit Méchaal. "La résistance pacifique est efficace quand il s'agit de lutter pour les droits civils, pas face à une occupation armée jusqu'aux dents".

Khaled Yacoub Oweis

http://fr.news.yahoo.com/4/20090625/twl-palestiniens-hamas-mechaal-38cfb6d.html


2-3 La collaboration avec Israël est sévèrement punie en Cisjordanie.

Un tribunal militaire de Djénine a condamné lundi à la prison à perpétuité une Palestinienne de 22 ans accusée d'avoir collaboré avec Israël. Une peine qui illustre la sévérité avec laquelle sont jugés les informateurs, alors même que l'Autorité palestinienne travaille étroitement avec les forces de sécurité israéliennes contre leur ennemi commun, le Hamas.

Depuis la création de l'Autorité palestinienne en 1994, au moins 35 informateurs présumés ont été condamnés à mort, selon le Centre palestinien pour les droits de l'Homme, basé à Gaza.

Au cours des deux seules dernières années, sept personnes ont été reconnues coupables de collaboration, dont Taghrid, une Palestinienne de 22 ans dont le véritable nom n'a pas été révélé, condamnée aux travaux forcés à vie pour avoir fourni des informations à Israël dans l'espoir de pouvoir se sortir de la prostitution.

Sur les 35 condamnés depuis 1994, seulement deux ont été tués par des pelotons d'exécution à Gaza il y a quelques années. Mais 17 autres suspects de collaboration avec Israël, dont certains attendaient encore leur jugement, ont été tués par des escadrons palestiniens pendant l'offensive militaire de l'Etat sioniste à Gaza en janvier dernier.

Phénomène rarement évoqué au grand jour, la collaboration avec Israël est jugée avec la plus grande sévérité à la fois par la population et les tribunaux palestiniens, même pour les informateurs de petite importance ou ceux contraints par l'Etat hébreu de collaborer.

Comme Taghrid, c'est souvent dans les couches les plus pauvres et vulnérables de la société palestinienne que sont recrutés ces informateurs, qui aident les services de renseignements de l'Etat hébreu en échange d'argent, de soins médicaux ou d'un permis de travail en Israël, selon Ran Yaron, de l'organisation Physicians for Human Rights (Médecins pour les droits de l'Homme).

Ils sont toutefois immédiatement mis au ban de la société. "Si j'étais le juge, je l'abattrais sur place", déclarait lundi un gardien du tribunal militaire de Djénine où a été condamnée Taghrid.

Paradoxalement, ces condamnations sévères illustrent également la réalité complexe de la vie en Cisjordanie, où le gouvernement travaille étroitement avec Israël contre le Hamas, au pouvoir dans la Bande de Gaza depuis juin 2007. Pour certains Palestiniens, les informateurs ne sont que des boucs émissaires censés détourner l'attention de cette collaboration de haut-niveau.

A ces accusations, les responsables palestiniens répondent que les informations qu'ils partagent avec Israël permettent d'assurer la sécurité de la population en empêchant le Hamas de prendre le contrôle de la Cisjordanie, tandis que les habitants du Territoire qui vendent des renseignements à Israël trahissent leur pays. "Aucune autorité ne peut permettre à son peuple de collaborer", résume Saleh Abdel Jawad, politologue palestinien.

Israël a depuis longtemps mis en place un réseau d'informateurs dans les zones sous son contrôle, dans le but d'obtenir des renseignements sur les mouvements radicaux palestiniens ou les individus recherchés. Des informations ensuite souvent utilisées pour lancer des opérations ou des frappes ciblées contre des militants.

Mais, pour ceux arrêtés par les forces palestiniennes, les représailles sont sévères. Si les avocats des droits de l'Homme palestiniens se déclarent par principe opposés à la peine de mort, peu montent toutefois au créneau pour défendre les "traîtres".

"Nous pensons qu'il ne devrait pas y avoir de peine de mort", explique la députée palestinienne Hanane Ashraoui. Mais "la punition doit correspondre au crime. Ce crime, dans l'imagination populaire, est le plus inconcevable des crimes. C'est la trahison de tout ce que les gens tiennent pour sacré".

Al-Oufok

17 juin 2009

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article627

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n°467 - Dossier de Palestine - 03-07- Fin - : La Palestine de Netanyahu ou le couteau de Lichtenberg.

n°467 - Dossier de Palestine - 03-07- Fin - : La Palestine de Netanyahu ou le couteau de Lichtenberg.



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Dossier de Palestine

                                        N°467                                           03-07

                                           C.De Broeder & M.Lemaire   

 



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Sommaire (Fin)

3 Dossier

3-1 Yael Ancri : Netanyahou disposé à accepter un Etat palestinien démilitarisé vivant aux côtés de l’Etat juif.

3-2 El Watan : Benyamin Netanyahou : Toujours l’arrogance !

3-3 Brahim Senouci : La Palestine de Netanyahu ou le couteau de Lichtenberg.

3-4 Juan Miguel Muñoz : Les Palestiniens et les pays arabes rejettent le discours de Netanyahu.

3-5 Daniel Vanhove : N’est-il pas temps de revoir – enfin sérieusement – la plan de partage de la Palestine ?

3-6 Entretien avec Thierry Meyssan : «Les cinq millions de juifs, les neuf millions de Palestiniens, et les autres populations de Palestine, doivent se retrouver au sein d’un État unique sur le principe « un homme, une voix ».

3-7 Sattar Kassem : Des Forces de sécurité palestinienne au service d’Israël.

3-8 John Pilger : Obama : Le sourire du tigre.

3-9 Juan Miguel Muñoz : Face à la crise iranienne, le Hezbollah et le Hamas restent prudents.



3 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Yael Ancri : Netanyahou disposé à accepter un Etat palestinien démilitarisé vivant aux côtés de l’Etat juif.

La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information

Le Premier ministre Netanyahou a prononcé dimanche soir son discours tant attendu.

Le discours avait pour objectif de répondre aux exigences américaines sur la solution de deux Etats et le gel de l’expansion des localités juives de Judée Samarie.

Netanyahou a présenté sa vision du processus de paix en expliquant ce que l’Etat d’Israël serait prêt à donner en échange de garanties de sa sécurité. Netanyahou a su poser ses conditions à la création d’un Etat palestinien.

Trois défis : l’Iran, l’économie et la paix

Le Premier ministre a affirmé que l’Etat d’Israël avait trois défis à surmonter : la menace iranienne, la crise économique et le processus de paix. “La menace iranienne est encore devant nous. La rencontre entre l’Islam extrémiste et l’arme nucléaire représente le pire danger qui soit pour Israël, le Proche-Orient et l’humanité entière.”

Et d’ajouter : “Je m’adresse à vous, voisins palestiniens, et à la direction de l’Autorité palestinienne : entamons des négociations de paix immédiatement, sans conditions préalables. Israël respecte tous les accords internationaux et attend de toutes les autres parties qu’elles respectent également leurs obligations. Je ne veux pas de guerre. Personne en Israël ne veut la guerre.”

“J’ai parlé avec le président Obama et je soutiens son idée de paix régionale. J’appelle les dirigeants des pays arabes à dialoguer : venez, rencontrons-nous et parlons de paix à Damas, à Riyad, à Beyrouth ou à Jérusalem.”

Notre présence en Judée Samarie(Cisjordanie) n’est pas la cause du conflit

Le Premier ministre a souligné : “La racine du conflit est le refus des Palestiniens de reconnaître le droit des Juifs d’avoir un Etat juif. Notre présence en Judée Samarie n’est pas la cause du conflit.”

Et d’ajouter : “A nos retraits, les Palestiniens ont répondu par des attentats et des milliers de missiles contre nos villes, nos villages et nos enfants. Nous avons essayé les retraits avec ou sans l’accord des Palestiniens, les retraits complets et les retraits partiels, et rien n’y a fait.

L’an passé les dirigeants israéliens ont proposé un retrait presque complet et les Palestiniens ont refusé.”

“Même les plus modérés des Palestiniens ne sont pas prêts à dire la plus simple des choses : l’Etat d’Israël est l’Etat national du peuple juif et le restera.”

“Pour atteindre la paix, il faut du courage et de l’honnêteté de la part des deux côtés.”

Les Palestiniens doivent reconnaître l’Etat juif

Le Premier ministre a exposé la condition de base à tout processus de paix israélo-palestinien : “Une reconnaissance palestinienne officielle, publique, sincère et responsable de l’Etat d’Israël comme Etat national du peuple juif.”

Pas de réfugiés palestiniens en Israël

Le Premier ministre a souligné que le problème des réfugiés palestiniens devait être résolu à l’extérieur des frontières de l’Etat d’Israël. Accepter les dits “réfugiés palestiniens” au sein de l’Etat d’Israël contredirait la caractéristique juive de l’Etat d’Israël.

La terre d’Israël est la patrie du peuple juif

Et de préciser avant d’en venir à la concession la plus douloureuse sur “l’Etat palestinien” : “La Judée Samarie est le pays de nos ancêtres”.

“Le droit du peuple juif sur la terre d’Israël ne vient pas des nombreux malheurs qui l’ont touché pendant l’histoire (…) mais si l’Etat d’Israël avait été créé plus tôt il n’y aurait pas eu de Shoah. Cela vient souligner la nécessité pour le peuple juif de disposer d’une puissance souveraine. (…) Notre droit sur Israël vient du fait que la terre d’Israël est la patrie du peuple juif.”

Pas de nouvelles localités en Judée Samarie (Cisjordanie)

Le Premier ministre a affirmé qu’il n’avait pas l’intention de créer de nouvelles localités en Judée Samarie, ni d’allouer des terres pour agrandir les communautés existantes. Mais il a précisé que les résidents de Judée Samarie (Cisjordanie)  sont comme tous les habitants d’Israël et ils ont droit de construire pour répondre aux besoins de la croissance naturelle. “Le sujet territorial sera débattu lors des arrangements finaux”, a affirmé Netanyahou.

Nous devons ramener Guilad Shalit

“Les Palestiniens doivent choisir entre la voie de la paix et celle du Hamas. Nous n’avons pas l’intention de négocier avec des terroristes qui veulent détruire l’Etat d’Israël”, a précisé le Premier ministre.

Et d’ajouter : “Le Hamas n’est même pas prêt à permettre à la Croix Rouge de rendre visite à notre soldat enlevé il y a trois ans et séparé de sa famille et de son peuple. Nous nous engageons à faire rentrer Guilad Shalit à la maison sain et sauf.”

Un Etat palestinien démilitarisé aux côtés de l’Etat juif

“Je suis venu ce soir exprimer les principes de paix sur lesquels la société israélienne s’entend. Nous devons reconnaître la situation internationale actuelle, mais nous resterons fermes quand aux principes fondamentaux de l’Etat d’Israël. Le premier est la reconnaissance de l’Etat d’Israël par les Palestiniens comme un Etat juif et le second est la garantie de la sécurité d’Israël.”

“Au cœur de la patrie juive vit un grand public de Palestiniens. Nous ne voulons pas gouverner les Palestiniens et diriger leurs vies. Nous sommes prêts à voir deux peuples dans ce petit pays. Chacun peut avoir son drapeau, son rêve et son hymne.”

“Nous ne pouvons reconnaître un Etat palestinien sans qu’il soit démilitarisé, sinon nous finirons par avoir droit ici à un Hamastan. L’Etat palestinien ne doit pas avoir d’armée. Il faut que le trafic d’armes soit rendu impossible avec l’aide de la communauté internationale.”

Et finalement, Netanyahou a fini par le dire : “Israël doit avoir de solides garanties de sécurité. Si nous avons cette garantie de démilitarisation et les arrangements nécessaires de sécurité pour Israël, et si les Palestiniens reconnaissent Israël en tant qu’Etat du peuple juif, nous serons disposés, dans le cadre d’un véritable accord de paix, à accepter un Etat palestinien démilitarisé(…)  vivant aux côtés de l’Etat juif.”

par Yael Ancri

14 -06

http://www.actu.co.il:80/2009/06/netanyahou-dispose-a-accepter-un-etat-palestinien-demilitarise-vivant-aux-cotes-de-letat-juif/


3-2 El Watan : Benyamin Netanyahou : Toujours l’arrogance !

Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a présenté dimanche un plan irréel et irréaliste supposé apporter la paix au Proche-Orient.

Avec une rare arrogance et un mépris exacerbé pour le droit international et les libertés humaines, il a montré la nature du fascisme israélien et le peu d’intérêt qu’il accorde à une solution pacifique et juste pour la région.

Sans doute pour contenter le nouveau président américain, Barack Obama, Netanyahou a parlé de la possibilité de création d’un Etat palestinien, mais avec des conditions telles qu’elles laissent entrevoir un ersatz de bantoustan, ces zones tribales créées par le régime raciste d’Afrique du Sud dans lesquelles étaient parquées les populations noires sur une base ethnique mais qui n’avaient aucun pouvoir dans la gestion de leurs affaires internes et externes.

Son discours ne peut qu’exacerber la tension et pousser le peuple palestinien à réfléchir à de nouvelles formes de lutte et à d’autres intifadhas.

N’ayant de cesse à humilier ce dernier, il cherche désormais à mettre à genoux tout le monde arabe, auquel il propose de signer un nouvel accord de Munich qui, rappelons-le, a permis à Hitler d’annexer des territoires et de déclencher la seconde Guerre mondiale.

Bien entendu, il n’est pas question d’arrêter le développement des colonies ni de renoncer au statut de « Jérusalem, capitale éternelle d’Israël ».

Est-ce parce qu’il possède l’arme nucléaire que le gouvernement israélien pose des conditions aussi inacceptables et qu’il a en face de lui des moutons prêts au sacrifice ?

A-t-il conscience que le temps joue contre Israël et que le fait de vouloir le faire admettre comme « État juif » est une utopie de plus ? Même la presse israélienne a tourné en ridicule les propos du chef du gouvernement, reconnaissant qu’ils ne font qu’entretenir une impasse inacceptable pour tous les peuples de la région, y compris le peuple israélien.

L’arrogance de Tel-Aviv se justifie surtout par le parapluie américain.

Washington offre une aide économique et militaire inouïe à Israël.

Il lui a même offert récemment le radar le plus perfectionné du monde, capable de détecter une balle de base-ball à 5000 km.

Et depuis la création de cet Etat, plus de cent militaires américains ont été envoyés pour la première fois en Palestine occupée pour faire fonctionner ce radar. Les Américains ont ainsi un moyen redoutable et efficace pour exercer des pressions sur leurs protégés. Jusqu’à maintenant, ils n’ont même pas laissé entendre qu’ils utiliseraient cette arme.

Obama a, au contraire, salué les propositions de Netanyahou. On peut considérer cela comme de la rhétorique diplomatique, en attendant. Mais si Tel-Aviv campe sur ses défis à l’humanité, ce sera une gifle pour le nouveau président américain et une humiliation pour la grande Amérique.

http://www.elwatan.com:80/Toujours-l-arrogance


3-3 Brahim Senouci : La Palestine de Netanyahu ou le couteau de Lichtenberg.

Qui a dit que les meilleures plaisanteries étaient les plus courtes ?

Ce n’est apparemment pas l’avis des Israéliens. Ils trouvent la farce qu’ils racontent au monde depuis 61 ans tellement à leur goût qu’ils ne se lassent pas de la resservir.

Tout le monde a connu ou connait ces prétendus boute-en-train qui ressassent les mêmes histoires dont ils sont les seuls à rire et que finissent par fuir les plus indulgents des auditoires. Il y a toutefois une différence entre ces mauvais plaisants et Israël. C’est que, au contraire des premiers, Israël bénéficie d’un public attentif, prêt, non à rire, mais à approuver de manière sentencieuse les éternelles resucées d’une même vieille blague.

* Un Etat Palestinien, mais comment donc ! A condition d’accepter des contraintes mineures telles que :

* Pas de définition des frontières qui seront de toutes façons gardées par Israël

* Pas de contrôle de l’espace aérien

* Maintien et extension des colonies

* Pas de compromis sur Jérusalem, "capitale éternelle et indivisible d’Israël"

* Interdiction de vous doter d’une armée pour vous défendre (mais qui donc pourrait vous vouloir du mal ?),

* Ne prononcez jamais le mot obscène de "réfugiés".

* Pas d’alliance avec des pays étrangers autres que ceux agréés par Israël.

* Seront négociés la paie des cantonniers, les règles de priorité pour la circulation automobile, le droit de battre monnaie…

Vous ne voulez pas ? C’est bien la preuve que vous êtes des terroristes et que vous ne comprenez que le langage de la force !

Le discours de Netanyahu ne constitue certes pas une surprise. Il aurait fallu être d’une extrême naïveté pour attendre de son intervention une avancée vers la paix par le droit. En fait, on attendait surtout l’attitude des sponsors habituels d’Israël et on en escomptait vaguement une réaction musclée. Saluer ce discours comme un "progrès", comme l’ont fait d’une même voix les Etats-Unis et l’Europe, jette une ombre sur l’espoir soulevé par le discours du Caire du Président Obama et la faveur avec laquelle il avait été accueilli en Occident et dans les pays arabo-musulmans. Cette attitude montre que rien n’a changé au fond. Il ne faut certes pas dénier au Président Obama d’avoir montré une réelle compassion envers les Palestiniens. La compassion ne peut toutefois tenir lieu de politique. Ce qu’il faut, c’est rétablir les Palestiniens dans la plénitude de leurs droits. Si l’Occident, notamment le Président Obama, veut réellement instaurer un nouveau climat dans les relations internationales, il doit rompre avec cette étrange mansuétude qui lui tient lieu de langage politique avec Israël. S’il veut réellement assécher le lit du terrorisme, il doit mettre fin aux situations d’injustice qu’il a lui-même créées et qu’il contribue à perpétuer. S’il veut montrer son désir d’en finir, non seulement avec la colonisation mais avec la matrice intellectuelle qui l’a produite, il faut qu’il cesse de presser les populations victimes d’accepter d’être les dindons de la farce de l’éternel marché de dupes. Le moins qu’on puisse dire est qu’on n’en prend pas le chemin.

Reste bien sûr le plus important. Plutôt que de concéder l’avenir de la planète à des leaders aussi estimables soient-ils, il faut continuer de militer contre l’injustice et soutenir la lutte des peuples qui l’endurent.

Et le couteau de Lichtenberg ?

Lichtenberg avait défini le chef-d’œuvre dialectique de l’objet. Il décrivait ainsi quelque chose qui n’avait pas d’existence : Un couteau sans manche, auquel il manque la lame.

La Palestine vue par Netanyahu ressemble fort à ce couteau.

Brahim Senouci :

18 Juin

Source: Blog de Brahim Senouci

http://www.michelcollon.info:80/index.php?option=com_content&view=article&id=2101:la-palestine-de-netanyahu-ou-le-couteau-de-lichtenberg&catid=6:articles&Itemid=11


3-4 Juan Miguel Muñoz : Les Palestiniens et les pays arabes rejettent le discours de Netanyahu.

Cette affirmation, qui ignore la loi internationale et les engagements de la part des gouvernements israéliens précédents et qui visait à faire de l’effet parmi les Israéliens tout en soulageant la pression exercée par le Président Barack Obama, ne pouvait que susciter une réaction au sein du monde arabe : le rejet frontal. Sans palliatifs. Les réactions des autres pays arabes sont quasiment superflues lorsque l’Egypte, pays qui signa un traité de paix avec Israël il y a trente ans, se montra si explicite.

« Les paroles de Netanyahu font capoter tout espoir de paix. L’appel à corriger l’initiative de la Ligue Arabe, éliminant le droit au retour des réfugiés palestiniens ne conduira pas au compromis avec l’Egypte, ni avec aucun autre pays », affirma le Président Hosni Moubarak, catégorique.

Ce n’est pas seulement le fait que Netanyahu exige comme condition incontournable l’acceptation du caractère juif de l’Etat (officiellement, il n’y a qu’un seul Etat théocratique au monde, l’Iran) de la part des Palestiniens et des pays arabes, ce qui suppose la renonciation complète, sans négociation, au droit au retour.

Le fait est que, en plus de promettre que Jérusalem ne sera jamais partagée, sous l’exigence de la démilitarisation et suite au refus d’arrêter la construction dans les colonies déjà existantes (120, en plus des 130 colonies illégales pour les propres gouvernements israéliens), l’Etat palestinien résultant ne serait pas digne d’un tel nom.

Netanyahu réclame le contrôle de son espace aérien, des frontières du fleuve Jourdain, de l’espace électromagnétique. Avec bien sûr quelques garanties de sécurité draconiennes supplémentaires : que l’Autorité palestinienne combatte et fasse disparaître le mouvement islamiste du Hamas.

« La vision du Premier Ministre est erronée et manque de nombreux éléments qui exigent un changement substantiel afin de s’adapter aux efforts arabes et internationaux pour parvenir à une paix juste au Proche Orient », ajouta un porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères égyptien.

Les dirigeants palestiniens (le Hamas qualifia de « raciste » le discours du leader hébreu) furent plus sévères dans le contenu de leurs critiques. « Netanyahu », nota le chef des négociateurs, Saeb Erekat, « parle de négociations à propos de cantons dotés d’un drapeau et d’un hymne, mais dépourvus de frontières, de souveraineté et de capitale ».

Ce sont les demandes propres d’un dirigeant constamment à l’écoute de son père, Benzion, un historien aux positions extrémistes. D’un premier ministre qui ignore la loi internationale (l’interdiction de déplacer des populations civiles vers des territoires occupés) et qui exige l’impossible avant d’accepter la création d’une entité palestinienne qui sera privée de toute autonomie.

C’est typique des leaders israéliens de ne jamais cesser de prononcer le mot « paix ». Netanyahu fit part aussi de sa disposition à se réunir avec les dirigeants arabes à Beyrouth, Ryad, Damas ou Jérusalem. Il faut savoir que ce sont des paroles pour la galerie occidentale ou pour un auditoire inondé par les kippas tricotées à la main, celles portées habituellement par les religieux (sionistes et les colons). Ni le roi jordanien, ni le président Moubarak n’ont visité Israël, bien que ces deux pays signèrent il y a plusieurs années des accords de paix avec l’Etat sioniste.

Il est donc inimaginable que, étant données les circonstances et le discours du premier Ministre israélien, le roi saoudien, un chef du gouvernement libanais ou le président syrien acceptent une telle demande.

Le quotidien Tishrin, réflétant le point de vue du régime de Damas, ajouta : « le plan de Netanyahu vise tout sauf la paix ». « Netanyah n’a modéré aucune de ses positions. Il veut juste gagner du temps. Les Etats-Unis peuvent abandonner la région à son triste sort ou assumer leur responsabilité et dire clairement que la paix n’est pas une fantaisie, mais une nécessité pragmatique pour la stabilité », écrivait dans son éditorial gouvernemental le quotidien syrien Al Thawra.

Cela coïncidait avec les déclarations des porte-paroles palestiniens. « Président Obama, la balle est dans votre camp. Vous devez choisir entre traiter Netanyahu comme un premier ministre qui se place au-dessus des lois, qui clôt le chemin de la paix et guide la région vers la violence, le chaos et l’extrémisme, ou le forcer à accepter la Feuille de Route », de conclure Erekat.

Juan Miguel Muñoz –

El Païs

mercredi 24 juin 2009

Du même auteur :  http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6826

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04/07/2009

N° 466- Journal de Palestine - 15-06 au 03-07 - Début - : Nous acceptons l’idée d’un état palestinien démilitarisé, avec la poursuite de la colonisation ...

N° 466- Journal de Palestine - 15-06  au  03-07 - Début - : Nous acceptons l’idée d’un état palestinien démilitarisé, avec la poursuite de la colonisation ...



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°466                   15-06  au  03-07

C.De Broeder      &  M.Lemaire



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Sommaire

Tiré a part

Gaza s'enfonce dans la pauvreté et le désespoir.

Ben Laden accuse.

Nous acceptons l’idée d’un état palestinien démilitarisé, avec la poursuite de la colonisation ...

Le Hamas rejette l’Etat palestinien tel que le propose Israël.

Les Etats-Unis et l’Europe sont responsables de l’extrémisme d’Israël.

Paroles & actions du président cette semaine ...

Obama : Nous devons isoler le Hamas jusqu’à ce qu’il reconnaisse Israël.

1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

3 Politique

Politique Palestinienne

Suite

Politique Israélienne

Fin

4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 antiWAR / Peace Music Video

5-2 La Palestine au jour le jour

5-3 Les sionistes préparent la guerre

5-4 Amérique  - Le lobby pro-israélien 2/3

5-5 Palestine : la plus grande prison à ciel ouvert au monde

5-6 Je suis Palestinien

5-7 Sionisme & Judaîsme IONISME ET JUDAÎSME

5-8 Pourrir dans la "zone tampon" ou "la paix d'Israël"

5-9 Vidéo : Des soldats se filment en train d’humilier un jeune palestinien.

5-10 Vidéo : Police des frontières, je vous aime

5-11 Vidéo : Cueillette des feuilles de vigne à Saffa.

5-12 Sarkozy et Obama peuvent-ils s’entendre ?

5-13 Noam Chomsky : Quand surgit une nouvelle crise…



15-06 au 03-07 : Peuple Palestinien : 1 tué   -  19 blessés

                          Occupants              :  0 tué  -   0 blessé



Tiré a part

Gaza s'enfonce dans la pauvreté et le désespoir.

Six mois après la fin de l'invasion israélienne, les 1,5 millions de Palestiniens de Gaza connaissent une pauvreté de plus en plus grande et n'ont pas les moyens de rebâtir leur vie, écrit le Comité international de la Croix Rouge (CICR).

Les restrictions draconiennes à l'entrée de marchandises sur le territoire freinent les efforts de reconstruction financés par la communauté internationale, qui a pourtant promis 4,5 milliards de dollars d'aide.

La population manque de médicaments, les services de santé et l'approvisionnement en eau sont sur le point de s'effondrer, ajoute le CICR dans un rapport publié lundi.

"Certains quartiers de Gaza particulièrement touchés par les frappes israéliennes continueront à ressembler à l'épicentre d'un tremblement de terre majeur tant que l'on autorisera pas l'entrée sur le territoire de grandes quantités de ciment, d'acier et autres matériaux de construction", écrit le CICR.

De nombreux habitants "sombrent dans un désespoir de plus en plus profond", estime l'organisation.

Les hôpitaux sont dans un état lamentable, une grande partie de leur équipement n'est pas fiable et les coupures de courant sont fréquentes.

"Le système de santé à Gaza ne permet pas d'assurer un traitement adéquat pour les maladies graves. Il est tragique de constater que de nombreux patients ne sont pas autorisés à quitter à temps la bande de Gaza pour être soigné ailleurs", indique le rapport.

On assiste à "un accroissement dramatique de la pauvreté", estime le CICR, en soulignant que l'effondrement économique du territoire, conséquence de l'enfermement du territoire, ont porté le taux de chômage à 44% en avril.

Plus de 70% des Gazaouites vivent en-dessous du seuil de pauvreté, avec moins de 250 dollars par mois pour une famille pouvant aller jusqu'à neuf membres.

29/6

http://fr.news.yahoo.com/4/20090629/twl-palestiniens-gaza-rapport-38cfb6d.html

 

Ben Laden accuse.

Le message prononcé par Barack Obama,  a été qualifié de "criminel" par le numéro deux d'Al Qaïda, Aymane al Zaouahri.

Oussama ben Laden, accuse les Etats-Unis d'avoir semé "les graines de la haine" chez les musulmans. "Si un musulman devient l'allié des infidèles et soutient ceux-ci contre les musulmans, il perd sa foi et devient un apostat infidèle" "Ne vous alliez pas aux juifs et aux chrétiens, comme c'est le cas de l'armée pakistanaise, qui s'est retranchée dans le même donjon que l'Amérique face à l'islam. Tout vrai musulman doit les combattre", conclu l'introuvable ben Laden.

Reuters

Jeudi 4 juin,

 

Nous acceptons l’idée d’un état palestinien démilitarisé, avec la poursuite de la colonisation ...

Dans son discours, le premier ministre de l’entité sioniste déclara, je cite : « Nous acceptons l’idée d’un état palestinien démilitarisé, avec la poursuite de la colonisation en Cisjordanie, l’interdiction du retour des réfugiés palestiniens en Israël et le maintien de Jérusalem comme capitale de l'Etat Juif. »
Pour nous, peu importe que ce discours soit salué par Obama et les dirigeants occidentaux.

Nous attendons de voir, par quelle baguette de leur chef d’orchestre, les dirigeants arabes de la Collaboration vont pouvoir entrer en scène.
Simultanément les préparatifs se succèdent : les manœuvres réussies des fossoyeurs de la démocratie lors des élections libanaises ; les troubles et violences qu’ils provoquent en ce moment sur le sol de l’Iran, manœuvres accompagnées d’un large soutien occidental et d’une très large couverture médiatique de la machine à désinformer.
A leurs yeux et selon leur tactique, leur chaos est indispensable à leur solution finale. Il est déjà paramétré et amorcé ; il dessine déjà les grandes lignes de son attracteur étrange.
Mais encore une fois, ils feront fausse note car ils auront oublié son contraire et l’attracteur qu’il génèrera : l’acte résistant, ainsi que ses effets : un impitoyable tsunami.

http://hebdo.ahram.org.eg:80/arab/ahram/2009/6/17/marab3.htm

http://libanresistance.blogspot.com:80/2009/06/le-choc-des-chaos.html

17 juin 2009

 

Le Hamas rejette l’Etat palestinien tel que le propose Israël.

Le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Méchaal, a dénoncé jeudi la proposition israélienne de création d'un Etat palestinien démilitarisé, réduit selon lui à "une vaste prison", et réaffirmé que seule la lutte armée pouvait rétablir les droits des Palestiniens.

Pressé par les Etats-Unis, le Premier ministre Netanyahu a accepté mi-juin l'idée d'un Etat palestinien, sous réserve que celui-ci soit démilitarisé et que les Palestiniens reconnaissent Israël comme la nation du peuple juif.

"L'Etat dont Netanyahu a parlé, sur lequel il aurait le contrôle sur terre, par mer et dans les airs, est une entité absurde et une grande prison, pas le pays que mérite un grand peuple", a déclaré Khaled Méchaal lors d'un discours prononcé à Damas devant des partisans du Hamas.

Méchaal, dont le mouvement a remporté les élections législatives palestiniennes de 2006, a ajouté que la notion d'un Etat exclusivement juif était une abomination pour les Palestiniens. Cela revient, selon lui, à renoncer à ce qu'il considère comme un droit, pour six millions de réfugiés palestiniens, de retourner sur leur terre natale, aujourd'hui située en Israël.

"Nous mettons en garde contre toute indulgence arabe sur cette question. Les appels des dirigeants de l'ennemi à la judaïté d'Israël sont racistes, peu différents du fascisme italien et du nazisme hitlérien", a affirmé Méchaal.

26 juin 2009,

Al-Oufok 

 

Les Etats-Unis et l’Europe sont responsables de l’extrémisme d’Israël.
Le directeur du bureau politique du mouvement de la résistance islamique de Palestine, Hamas, Khaled Maachal a présenté les Etats-Unis et l'Europe comme responsables d'extrémisme et d'actions arbitraires du régime sioniste. « On parle de l'holocauste contre les juifs en Europe, mais, on néglige l'holocauste israélien contre le peuple palestinien » a déclaré, Maachal, jeudi soir, lors d'une rencontre avec les membres des groupes palestiniens, à Damas. « Nous saluons le changement de ton d'Obama, mais ce changement est le résultat de la résistance du peuple palestinien et de l'échec de la politique de Bush et de son entourage néo-conservateur. S'agissant, toujours, de ce changement de ton d'Obama face au Hamas, Maachal a souligné que l'administration Obama était, actuellement, face à une épreuve et elle devait passer aux actes pour la restauration des droits des peuples de la région et de
la Palestine. Il a, ensuite, rejeté, les propos du Premier ministre du régime sioniste, Benyamin Netannyahou concernant la création d'un état palestinien démilitarisé, des propos qui découlement, selon lui, de la nature barbare du régime sioniste.

IRIB-
26 Juin 2009 -
http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=22580&Itemid=9



Paroles & actions du président ce mois ...

Obama : Nous devons isoler le Hamas jusqu’à ce qu’il reconnaisse Israël.
Voici les traductions extraites de http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2034 et de http://www.ism-france.org/news/article.php?id=9165&type=analyse&lesujet=Sionisme :
Nous devons isoler le Hamas jusqu’à ce qu’il reconnaisse Israël, renonce au terrorisme, et endosse les accords signés par le passé. Il n’y a pas de place à la table des négociations pour les organisations terroristes. (
applaudissements)

C’est pourquoi je me suis opposé à la tenue d’élections où le Hamas pourrait participer en 2006. Israël et l’Autorité palestinienne nous avaient mis en garde, mais ce gouvernement a maintenu cette décision, avec pour résultat le contrôle de Gaza par le Hamas et une pluie de roquettes s’abattant sur Israël.
Mais tout accord avec le peuple Palestinien doit préserver l’identité d’Israël en tant qu’État juif, dont les frontières sont sûres, reconnues et défendables. Jérusalem restera la capitale d’Israël, et elle doit rester indivisible.
(la salle se lève pour applaudir vigoureusement)
Notre alliance est fondée sur des intérêts communs et sur des valeurs partagées. Ceux qui menacent Israël, nous menacent. Israël a toujours fait face à ces menaces sur les lignes de front. Et j’apporterai avec moi, à
la Maison Blanche, un engagement inébranlable à défendre la sécurité d’Israël.
Quand je serai président, je mettrai en œuvre un Mémorandum de Compréhension qui assurera 30 milliards de dollars d’aide à Israël durant la prochaine décennie – il s’agira d’investissements dans la sécurité d’Israël qui n’auront aucun lien avec un quelconque autre pays.
Par la suite, nous pourrons renforcer notre coopération en matière de missiles de défense. Nous devrions exporter de l’équipement militaire vers Israël, qui est notre allié, dans les mêmes conditions que pour tous les pays de l’Otan. Et je m’élèverai toujours afin de défendre le droit, pour Israël, de se défendre, à l’Onu, et dans le monde entier.
En tant que président, je ne ferai jamais le moindre compromis dès lors qu’il s’agira de la sécurité d’Israël !

http://blog.lefigaro.fr/geopolitique/


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N° 466- Journal de Palestine - 15-06 au 03-07 – Suite - : Nous acceptons l’idée d’un état palestinien démilitarisé, avec la poursuite de la colonisation ...

N° 466- Journal de Palestine - 15-06  au  03-07 – Suite  - : Nous acceptons l’idée d’un état palestinien démilitarisé, avec la poursuite de la colonisation ...



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°466                   15-06  au  03-07

C.De Broeder      &  M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire

3 Politique Israélienne



b) Politique Israélienne

Netanyahu

Netanyahu présente sa vision de la paix.

Le premier  Netanyahu, doit prononcer dimanche un important discours qui, selon son entourage, va exposer sa vision du processus de paix au Proche-Orient. Le dirigeant conservateur a jusqu'à présent refusé de répondre aux exigences de son principal allié, les Etats-Unis.

Washington réclame le gel des activités de colonisation en Cisjordanie et un engagement en faveur de la création d'un Etat palestinien.

Le chef du gouvernement , entré en fonctions début avril, n'a pas hésité à défier Barack Obama en refusant de cesser les activités de colonisation. Le chef du Likoud maintient que les colonies doivent s'adapter à l'expansion démographique naturelle des familles.

Le Premier ministre  est lié par de précédents accords et notamment par la "feuille de route" de 2003 qui prévoit l'avènement d'un Etat palestinien et la reprise des pourparlers de paix.

M. Netanyahu estime cependant qu'il faut désormais privilégier dans les discussions les questions économiques, politiques et sécuritaires et non plus se focaliser sur les territoires.

M. Netanyahu a évoqué cette semaine la teneur de son discours avec l'émissaire d'Obama au Proche-Orient, George Mitchell. Or, lors d'une réunion de diplomates du Quartet de médiateurs occidentaux (Etats-Unis, Union europénne, Nations unies, Russie), un diplomate américain a déclaré que les engagements que comptait prendre le premier ministre israélien n'étaient pas en mesure de satisfaire Washington.

(ats /

14 juin

http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=20090614034400940172019048000_brf004.xml&associate=phf9661


2-1 Processus de paix.

Netanyahu pour un Etat palestinien démilitarisé qui reconnaitrait Israël.

Le Premier ministre Netanyahu s'est dit prêt dimanche à la création d'un Etat palestinien démilitarisé qui reconnaîtrait Israël comme l'Etat du peuple juif.(…)

"Si nous recevons ces garanties sur la démilitarisation et si les Palestiniens reconnaissent Israël comme l'Etat du peuple juif, alors nous parviendrons à une solution basée sur un Etat palestinien démilitarisé au côté d'Israël", a déclaré M. Netanyahu lors d'un discours de politique étrangère à l'université Bar Ilan, près de Tel Aviv.

"A chacun son drapeau, à chacun son hymne (...) Le territoire alloué aux Palestiniens sera sans armée, sans contrôle de l'espace aérien, sans entrée d'armes, sans la possibilité de nouer des alliances avec l'Iran ou le Hezbollah" libanais, a-t-il ajouté

M. Netanyahu a toutefois refusé d'annoncer un gel de la colonisation en Cisjordanie, réclamée notamment par les Etats-Unis, tout en appelant les Palestiniens à une reprise immédiate des pourparlers, sans conditions préalables.

"J'appelle nos voisins palestiniens et les dirigeants palestiniens à reprendre immédiatement des discussions de paix sans conditions préalables", a affirmé M. Netanyahu.

"Je ne souhaite pas faire construire de nouvelles colonies ou confisquer de terres à cette fin mais il faut permettre aux habitants des implantations de vivre normalement", a-t-il ajouté, excluant ainsi l'arrêt de la construction dans les colonies existantes pour répondre aux besoins de la "croissance naturelle".

C'est la première fois que M. Netanyahu accepte d'évoquer la perspective d'un Etat palestinien, comme le réclame le président américain, Barack Obama.

M. Netanyahu s'étant refusé jusqu'à présent à évoquer la création d'un Etat palestinien, se bornant à parler d'une "paix économique" avec les Palestiniens. "La condition préalable est que les Palestiniens reconnaissent de façon sincère et publique qu'Israël est le pays du peuple juif", a-t-il dit.

"Le cœur du conflit a toujours été le refus des Arabes d'accepter l'existence d'un Etat juif", a-t-il ajouté en référence notamment au refus des pays arabes en 1947 de reconnaître la résolution de l'ONU en faveur du partage de la Palestine entre un Etat juif et un Etat arabe.

"Les retraits qu'Israël a opéré dans le passé n'ont pas changé cette réalité", a-t-il dit en référence aux attaques du Hezbollah après le retrait du Liban en 2000 et celles du Hamas après le retrait de la bande de Gaza en 2005.

M. Netanyahu a également exclu un retour de réfugiés palestinien en Israël, affirmant que leur problème devait être réglé "hors des frontières" de l'Etat hébreu.

"Le problème des réfugiés doit être réglé hors des frontières d'Israël", a-t-il dit. "Leur retour va l'encontre du maintien d'Israël comme Etat juif."

AFP

juin

http://www.romandie.com/ats/news/090614180106.tql4sfr7.asp


2-2 Des Canons ... pas du beurre.

26-06

Sans donner aucune raison, l’armée israélienne a transformé le village de Fijjar, près de Bethléeem, au sud de la Cisjordanie, en une caserne militaire, disent des sources locales.

En effet, une grande force de l’armée israélienne, composée de plusieurs patrouilles et de plusieurs transporteurs de troupes, a investi le village, mercredi dernier, le 24 juin 2009. Les soldats se sont déployés dans ses rues, quartiers, ses entrées. Ils avaient l’air d’être dans une vraie guerre.

Selon des sources locales, les soldats de l’occupation israélienne ont donné l’assaut à plusieurs maisons palestiniennes pour les dévaster. Jusqu’alors, aucune arrestation n’a été enregistrée.

Des témoins oculaires confirment qu’ils ont vu des soldats israéliens se déployer sur les monts environnant le village, ainsi que sur ses entrées.

CPI

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=4353


2-3 Sur le terrain.

Israël minimise l'imminence d'un accord pour libérer Shalit

Des responsables israéliens minimisent l'imminence d'un accord avec le Hamas portant sur la libération du soldat israélien Gilad Shalit, retenu dans la bande de Gaza, en échange de celle de Palestiniens détenus dans des prisons israéliennes.

Des diplomates occidentaux et des sources tant israéliennes que palestiniennes ont néanmoins confirmé que des médiateurs égyptiens travaillaient à un accord qui pourrait comporter des échanges de prisonniers, des accords de cessez-le-feu, un allègement du bouclage de la bande de Gaza par Israël et un rapprochement entre factions palestiniennes rivales.

La famille de Shalit, qui a aussi la nationalité française, a intensifié ses pressions sur le nouveau Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, pour qu'il parvienne à un accord. Le gouvernement israélien a longtemps rejeté les revendications du Hamas qui réclame en échange la libération d'activistes du Hamas responsables d'attentats contre des Israéliens.

26/6

http://fr.news.yahoo.com/4/20090626/twl-israel-gaza-bd5ae06_1.html

Israël minimise l'imminence d'un accord pour libérer Shalit


2-4 Les grandes manœuvres
26-06

Benjamin Netanyahu est  soumis à des pressions des Etats-Unis et de ses alliés européens pour qu’il assouplisse le blocus imposé à Gaza, qui bloque l’aide à la reconstruction promise par des pays étrangers après l’offensive israélienne de janvier dernier.
Israël, soumis à des pressions américaines en faveur d’une reprise des discussions de paix avec Mahmoud Abbas, a lié le blocus au sort de Gilad Shalit.
Un responsable israélien a déclaré que Benjamin Netanyahu souhaitait que la communauté internationale fasse pression sur le Hamas, pas sur Israël. "Le Hamas détient Gilad Shalit depuis trois ans. Il n’a même pas obtenu une seule visite d’un représentant de
la Croix-Rouge. La communauté internationale devrait faire pression pour sa libération et pour une telle visite", a-t-il dit.
Aziz Dweik, président du Parlement palestinien élu en
2006, a exhorté Israël à accepter une trêve de longue durée proposée par le Hamas.
Bien que le Hamas refuse de reconnaître Israël, il lui offre "une forme de réconciliation" susceptible, si elle est acceptée, d’apporter une paix durable au Proche-Orient, a-t-il dit dans une interview accordée vendredi à Reuters, deux jours après sa libération d’une prison israélienne où il a passé trois ans. Israël devrait se retirer sur les frontières d’avant
la Guerre des Six Jours de 1967 et permettre la création d’un Etat palestinien qui s’engage à la non-violence, a dit Aziz Dweik.
"Nous devons saisir cette chance. C’est un moment de vérité (...) J’espère que les Israéliens en profiteront pour leur bien et pour le nôtre", a-t-il ajouté. Il a prôné une trêve "la plus longue possible" pour laisser le temps à une nouvelle génération de laisser de côté les divergences et de se réconciier

.http://www.aloufok.net:80/spip.php?article663


2-10 Politique colonialiste israélienne. (Colonisation & colonies)

250 millions de dollars pour les colonies dans le budget

Le projet de budget israélien prévoit 250 millions de dollars de crédits pour les colonies de Cisjordanie malgré les pressions du président américain Barack Obama en faveur d'un gel de la colonisation, a indiqué dimanche la radio militaire.

Le projet de budget voté en première lecture la semaine dernière par le Parlement pour les années 2009 et 2010 inclut officiellement des investissements d'un milliard de shekels (250 millions de dollars). Ces crédits sont notamment destinés à des investissements dans la construction de logements et le développement d'infrastructures, a ajouté la radio.

La radio a précisé que près de 40 millions de dollars vont être consacrés à la construction d'un nouveau quartier à Maale Adoumim, une des plus grandes colonies de Cisjordanie située à l'est de Jérusalem, tandis que 125 millions de dollars seront destinés à financer les "dépenses diverses de sécurité", a poursuivi le radio.

Yariv Oppenheimer, le secrétaire général de la Paix Maintenant, une organisation opposée à la colonisation, a pour sa part estimé que les chiffres réels d'investissements publics dans les colonies étaient beaucoup plus élevés et "dissimulés dans plusieurs chapitres du budget".

"Les chiffres officiels ne constituent que la partie visible de l'iceberg, et les Israéliens vont payer pour les colonies un prix politique très élevé mais aussi économique", a déploré M. Oppenheimer.

Les organisations de colons affirment, en revanche, qu'il y a une baisse prévue des crédits pour les implantations de Cisjordanie à la suite des pressions du président Obama.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exclu lors d'un discours dimanche dernier un gel de la colonisation dans les territoires palestiniens occupés comme le réclame la communauté internationale.

"Je ne souhaite pas faire construire de nouvelles colonies ou confisquer des terres à cette fin mais il faut permettre aux habitants des implantations de vivre normalement", a-t-il affirmé, excluant l'arrêt de la construction dans les colonies existantes pour répondre aux besoins de la "croissance naturelle" de leur population.

M. Netanyahu avait en revanche accepté lors de ce discours pour la première fois l'idée d'un Etat palestinien, tout en exigeant qu'il soit démilitarisé.

Près de 300.000 Israéliens vivent dans les colonies de Cisjordanie.

Le président Obama a indiqué à plusieurs reprises avoir été "très clair quant à la nécessité d'arrêter la colonisation" notamment quand il a reçu M. Netanyahu le 18 mai à la Maison Blanche.

Les Palestiniens de leur côté estiment que la poursuite de la colonisation constitue un des principaux obstacles à des négociations de paix.

(AFP /

21 juin

http://www.romandie.com/ats/news/090621052745.bnsxgio3.asp

 

Netanyahu exclut un gel de la colonisation dans les territoires palestiniens

14-06

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a exclu dimanche un gel de la colonisation dans les territoires palestiniens occupés comme le réclame la communauté internationale.

"Je ne souhaite pas faire construire de nouvelles colonies ou confisquer des terres à cette fin mais il faut permettre aux habitants des implantations de vivre normalement", a-t-il affirmé, excluant ainsi l'arrêt de la construction dans les colonies existantes pour répondre aux besoins de la "croissance naturelle".

M. Netanyahu parlait durant son premier discours de politique étrangère depuis les élections de février, à l'université Bar Ilan, près de Tel Aviv.

AFP /
http://www.romandie.com/ats/news/090614174405.a9uepx2a.asp

 18-06

Des sources locales ont dit que les bulldozers de l'occupation ont démoli, hier mercredi 17/6, plus de 3 parcs et 17 enclos abritant  les moutons des palestiniens, dans la région d'Ein Al-Helwa,  au nord d'Al-Aghwar.

Les sources ont déclaré que l'occupation vise à expulser les habitants d'Al-Aghwar pour construire des nouvelles colonies.

CPI

Israël cherche un accord avec les Etats-Unis sur les colonies

Le Premier Netanyahu négocie un accord avec Washington permettant à Israël de continuer à étendre des colonies de Cisjordanie dans certains cas, selon des responsables israéliens et occidentaux.

Dans un entretien Netanyahu a affirmé que son gouvernement n'avait pas l'autorité légale pour bloquer des constructions dans les cas où les appels d'offres ont déjà été attribués ou lorsque des maisons en construction ont été achetées à l'avance.

Sous la pression de Barack Obama, Benjamin Netanyahu a publiquement accepté pour la première fois dimanche l'objectif international de création d'un Etat palestinien, mais en y posant des conditions jugées inadmissibles par les Palestiniens.

Le chef du gouvernement israélien a parallèlement refusé de céder à la demande américaine d'un gel de la colonisation en Cisjordanie occupée. Il défend la possibilité de développer les implantations existantes pour répondre à la "croissance naturelle" de la population des colons.

Pour les Palestiniens, le gel complet de la colonisation est une condition préalable à une reprise des pourparlers de paix.

"Ce n'est pas une histoire d'appels d'offres, ce n'est pas une question technique. Toute activité de colonisation sape une solution à deux Etats", estime le négociateur palestinien Saeb Erekat. "Je ne crois pas que les Américains accepteront ça."

D'après un responsable occidental, certains officiels américains à Washington se seraient montrés "compréhensifs" à l'égard de la position israélienne, d'autant qu'un gel complet de la colonisation pourrait provoquer un éclatement de la coalition droite-extrême droite au pouvoir en Israël.

Sur les ondes de la radio israélienne, le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a fait état d'une certaine compréhension parmi les dirigeants américains et européens sur le principe de la "croissance naturelle" des colonies.

Dans un entretien téléphonique lundi avec Netanyahu, le Premier ministre Brown a pourtant réaffirmé la nécessité d'un "gel complet" conformément à la "feuille de route" pour la paix de 2003, a indiqué son porte-parole.

Al-Oufok

mardi 16 juin 2009, par La Rédaction

http://www.aloufok.net/spip.php?article624

 

Accord avec les Etats-Unis sur les colonies.

Le Premier ministre Netanyahu négocie un accord avec Washington permettant à Israël de continuer à étendre des colonies de Cisjordanie dans certains cas, selon des responsables israéliens et occidentaux.

"Je suis confiant que nous pourrons bientôt arriver à un accord qui nous permettra de mettre de côté la question des implantations pour progresser sur ce que je considère comme des questions bien plus importantes pour le processus de paix", a déclaré Michael Oren, nouvel ambassadeur d'Israël à Washington.

Michael Oren, n'a pas donné de détails sur le genre d'accord qui pourrait être passé avec Washington. Il assure que des propositions intéressantes ont été présentées par les deux parties pour réduire leurs divergences.

"Si quelqu'un achète une maison, si quelqu'un décroche un contrat pour construire une maison, si une entreprise est engagée sur un chantier, le gouvernement israélien n'a pas le droit de l'en empêcher, c'est la loi", a-t-il dit. "S'il essaie, il y aura recours devant la Cour suprême qui tranchera, c'est probable, en faveur des requérants."

D'après un diplomate occidental, Washington semblerait mettre de côté ce dossier hautement épineux pour tenter de trouver des moyens de relancer les négociations.

Une hypothèse actuellement examinée par l'administration Obama consisterait à accélérer les discussions sur les frontières d'un futur Etat palestinien, ajoute-t-il.

En cas d'accord sur les frontières, la construction se poursuivrait dans les zones demeurant sous contrôle israélien.

Al-Oufok

mardi 16 juin 2009, par La Rédaction

http://www.aloufok.net/spip.php?article624

 

Barak envisage un gel de trois mois de la colonisation…

Le ministre Barak envisage un gel partiel de la colonisation pour trois mois, suite aux pressions internationales et notamment américaines.

Ce gel ne concernerait pas Jérusalem-est annexée après sa conquête en juin 1967, ni les constructions en cours.

Selon le quotidien Yediot Aharonot, plus de 3'200 logements privés sont en cours de construction dans les implantations sans compter des bâtiments publics.

Les ministres des Affaires étrangères réunis à Trieste du G8 ont soutenu dans leur déclaration finale "un gel de la colonisation" dans les territoires palestiniens.

Par ailleurs, le Quartette (USA, UE, Russie et ONU) sur le Proche-Orient a demandé à Israël d'arrêter la colonisation dans les territoires palestiniens, y compris pour des raisons de "croissance naturelle", et d'ouvrir ses frontières.

(ats /

28 juin
http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=20090628093558772172194810700_brf006.xml&associate=phf1513


Tovah Lazaroff : "Nous devons fortifier la présence juive en Judée-Samarie"

Le Groupe Loyal à Israël, une organisation de droite religieuse sioniste, a annoncé son intention de construire 30 nouveaux avant-postes en Judée-Samarie en réponse au discours de Binyamin Netanyahou.

Daniela Weiss, ancienne maire de Kedoumim et l'une des chefs de file du groupe, a fait savoir au Jerusalem Post que son groupe recrutait des activistes pour la construction estivale d'avant-postes. Ceux-ci devraient être érigés entre les localités d'Ofrah et Shiloh, dans le Goush Etzion, près de Hébron et des implantations de Elon Moreh et Bracha.

L'organisation a construit et reconstruit huit avant-postes pendant ces deux dernières années après que beaucoup d'entre eux avaient été démantelés par les forces de sécurité.
Plus récemment, huit structures de l'avant-poste de Maoz Esther ont été reconstruites presque entièrement depuis leur démantèlement au début du mois.

Weiss explique que la décision de renouveler les efforts de construction s'inscrit en réponse au discours de Netanyahou, dans lequel il a soutenu la création d'un Etat palestinien. "Nous devons fortifier l'emprise juive sur la Judée-Samarie", a-t-elle ajouté.

Tovah Lazaroff :
17.06

http://fr.jpost.com:80/servlet/Satellite?cid=1245184852605&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull


2-14 Prisons & tortures : Déclaration 

Torture En Israël : Il faut Exiger la Destitution de Yoram Blachar de la Présidence de l'Association Medicale Mondiale.

Plus de 700 médecins de 43 pays différents ont envoyé une lettre de protestation à l'association mondiale d'éthique médicale accusant le président récemment nommé à sa tête, un israélien, d'avoir fermé les yeux sur l'implication de personnel médical israélien dans la pratique de la torture en Israël et demandant qu'il soit démis de son poste.
Le Dc Yoram Blachar, qui a dirigé l'Association Medicale Israélienne depuis
1995, a été nommé à la présidence du WMA *(World Medical Association) en Novembre.

Les signataires de la lettre, dont des médecins de haut rang et des professeurs de Grande Bretagne, d'Europe et des US, affirment qu'il n'a pas répondu aux accusations comme quoi certains médecins israéliens tolèrent ou collaborent avec le régime qui utilise la torture contre des prisonniers palestiniens.
Selon la lettre, on peut remonter jusqu'en 1996 et un rapport d'Amnesty International qui concluait que les médecins en Israël travaillant avec les services de sécurité " étaient partie prenante d'un système dans lequel les prisonniers étaient torturés, maltraités et humiliés de sorte que les pratiques médicales en prison entraient en conflit avec l'éthique médicale".
La lettre lancée par le pédiatre Alan Meyers, de
la Boston University school of medecine, dit que la présidence de Blachar " bafoue les principes sur lesquels la WMA a été créee en 1947, en réponse aux flagrants abus commis par des médecins allemands et japonais" lors de la Seconde Guerre Mondiale.
Les médecins ont dit que l'inaction n'était pas une option.

La Déclaration de Tokyo de 1975 de la WMA proclamait que " les médecins ne doivent pas accepter, tolérer, ou participer à la pratique de la torture ou d'autres formes de pratiques cruelles, inhumaines ou dégradantes, en toute circonstance, inclus les conflits armés et civils". Il y a deux ans, son assemblée générale annuelle a obligé explicitement les médecins à faire connaître les cas de torture dont ils avaient eu connaissance. " L'absence de collecte de preuve et de dénonciation de tels actes peut être considérés comme une forme de tolérance et de non assistance aux victimes" a décidé la WMA.
Dans
un email au Guardian, promettant une réponse, Blachar les a appelé " des accusations imaginaires qui n'ont absolument aucun fondement". Il a affirmé que la plupart de ceux qui ont signé l'appel " n'ont pas pris la peine de vérifier son contenu". Pourtant, il n'a transmis aucune réfutation détaillée.
Meyers a dit que Blanchar avait en fait défendu la participation de médecins israéliens à la torture de prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes.

Dans une lettre au Lancet, le journal médical, en 1997, Blachar écrivait : " les règles d' interrogatoire recommandent que seule des "pressions physiqus modérées" ( respectant la loi internationale, et qui ne sont pas inconnus dans d'autres pays démocratiques) soit autorisés"
"Comme vous le savez peut être" a dit Meyers, des "pressions physiques modérées" - la même formule employée par l'Administration Bush dans ses prisons de Guantanamo Bay et les "sites noirs" de
la CIA dans d'autres pays (actuellement un sujet de discussions houleuses aux US) - incluent le maintien de prisonniers dans des positions stressantes, le passage à tabac, l'isolement, la privation de sommeil, la soumission à des températures extrêmes de chaud et froid, l'humiliation et d'autres formes d'abus physiques et psychologiques.
"La collaboration de médecins à de tels mauvais traitements est inacceptable, et la défense d'une telle participation de médecins doit disqualifier le Dc Blachar pour occuper tout poste de direction au sein de la communauté internationale de médecins."]i
Meyers, qui est Juif, fait campagne pour la santé et les droits de l'homme en Israël depuis une décennie, mais a dit que tout médecin dans n'importe quel pays qui a été impliqué dans des interrogatoires utilisant des techniques de ce type devrait cesser de pratiquer la médecine. " S'ils l'ont fait aux US, je me joindrais à quiconque cherche à ce que ces médecins rendent des comptes" a-t-il dit.
Plus d'accusations de l'implication de médecins israéliens dans des actes de torture sont apparues dans un rapport du Public Committee Against Torture, une organisation israélienne, qui a fourni des témoignages détaillés de 9 hommes palestiniens interrogés entre 2004 et 2006. Ceux qui critiquent Blachar l'accusent d'être resté silencieux face à ce rapport et les preuves d'Amnesty.
Sir Iain Chalmers, un médecin britannique de haut rang, éditeur de
la James Lind Library, et co fondateur de la Cochrane Collaboration, est l'un des signataires de la lettre. " De précédents appels auprès de Yoram Blachar lui-même, dans un certains nombre d'endroits et d'un certain nombre de personnes, afin qu'il réponde à ces accusations fondées sur des faits de complicité médicale à la torture n'ont abouti à aucune réponse adéquate" a-t-il dit.
" Le problème actuel est : la WMA a-t-elle une quelconque crédibilité tant qu'elle continue d'ignorer les personnes qui se plaignent de son acceptation et soutien au Dc Yoram Blachar et à la Israéli Medical Association (IMA)?
"L'IMA n'a fourni aucune réponse satisfaisante concernant les accusations venant à la fois d'organisations israéliennes et d'Amnesty International pendant des années".

Le Dc Derek Summerfield, de l'Institute of Psychiatry au King 's College de Londres, qui a été le coordinateur de la lettre, a dit : " la nomination du président longtemps à la tête de l'IMA pour diriger
la WMA, qui est l'organisation mondiale chargée de superviser l'éthique médicale, née des abus commis pendant la Seconde Guerre Mondiale, semble en fait complètement bafouer l'idée qu'il existe un cadre éthique pour ce que les médecins peuvent ou ne peuvent pas faire."

  • Word Medical Association ( WMA ) : L'Association Mondiale Médicale représente 84 associations médicales nationales et 9 millions de médecins dans le monde.
  • Ses objectifs sont de fournir les meilleures règles éthiques en matière de pratique médicale sur des questions telles que les droits des malades, la recherche sur les êtres humains, la prise en charge médicale en période de conflit et de guerre, la torture des prisonniers, l'utilisation et l'abus de médicaments le planning familial et la pollution.
    Sarah Boseley, health editor

www.guardian.co.uk

21 Juin 2009
http://www.guardian.co.uk/world/2009/jun/21/doctors-israeli-torture-yoram-blachar-resign

Traduction : Mireille Delamarre
Pour lire la lettre du Dc Summerfield à l'AMM : http://www.ism-france.org/news/article.php?id=11416&type=analyse&lesujet=Actions
Complément d'information : La torture sur les enfants : cela se passe en Israël... et depuis longtemps !

http://www.europalestine.com/spip.php?article4180

http://www.planetenonviolence.org/Torture-En-Israel-Exiger-La-Destitution-Du-Dc-Israelien-Yoram-Blachar-De-La-Presidence-De-L-Association-Medicale_a1943.html?preaction=nl&id=8073564&idnl=52462&


La torture sur les enfants : cela se passe en Israël... et depuis longtemps !

Mais aujourd’hui, c’est l’Agence France Presse, qui en fait état, en rapportant les données publiées par une ONG internationale : Defence for Children international. Israël : un Etat DE-MO-CRA-TIQUE, on vous dit !

"Israël montré du doigt pour torture

Les mineurs palestiniens détenus par Israël sont systématiquement maltraités, parfois torturés, et privés de procès équitable, a affirmé aujourd’hui l’ONG Defence for Children International.

"Du moment où ils sont arrêtés, les enfants palestiniens subissent de mauvais traitements aux mains des soldats israéliens, policiers et enquêteurs", a affirmé DCI dans son rapport annuel.

"L’enfant est douloureusement ligoté, ses yeux sont bandés et il est jeté à l’arrière d’un véhicule militaire sans que l’on sache pourquoi, ni vers où on l’emmène" a ajouté l’ONG.

Lors de leur interrogatoire, les mineurs palestiniens "sont soumis à un certain nombre de techniques prohibées, y compris le recours excessif au bandage des yeux et aux menottes, et ils sont giflés, reçoivent des coups de pied, sont forcés à se tenir dans des positions inconfortables pour des périodes prolongées, placés en isloment et privés de sommeil", selon DCI.

Les mineurs et leur famille font aussi l’objet de "menaces physiques et psychologiques" de la part des autorités israéliennes, selon la même source.

Lors de leur interrogatoire, les mineurs, certains âgés de 12 ans, ne peuvent se faire assister par un avocat ou recevoir des visites familiales, ajoute le rapport.

Selon le texte, entre janvier 2001 et décembre 2006, plus de 600 plaintes ont été déposées contre des enquêteurs pour mauvais traitements ou tortures mais le service concerné au ministère israélien de la Justice "n’a pas mené une seule enquête criminelle".

Les mineurs de Cisjordanie occupée sont en outre jugés par des tribunaux militaires "qui font fi de plusieurs droits garantissant un procès équitable et des principes régissant la justice des mineurs", poursuit le rapport.

"N’ayant pas confiance dans le système et risquant des peines sévères, les enfants finissent par plaider coupable dans 95% des cas, qu’ils aient ou pas commis le délit dont ils sont accusés", affirme DCI.

Les procès durent généralement quelques minutes et souvent les avocats n’ont pas accès au dossier si le parquet militaire décide de classer les preuves comme secrètes.

DCI estime à quelque 700 le nombre de Palestiniens âgés de 12 à 18 ans arrêtés et jugés par des tribunaux militaires israéliens

Source AFP du 11/6/09

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article4180

N° 466- Journal de Palestine - 15-06 au 03-07 – Fin - : Nous acceptons l’idée d’un état palestinien démilitarisé, avec la poursuite de la colonisation ...

 N° 466- Journal de Palestine - 15-06  au  03-07 – Fin  - : Nous acceptons l’idée d’un état palestinien démilitarisé, avec la poursuite de la colonisation ...



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°466                   15-06  au  03-07

C.De Broeder      &  M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire

4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 antiWAR / Peace Music Video

5-2 La Palestine au jour le jour

5-3 Les sionistes préparent la guerre

5-4 Amérique  - Le lobby pro-israélien 2/3

5-5 Palestine : la plus grande prison à ciel ouvert au monde

5-6 Je suis Palestinien

5-7 Sionisme & Judaîsme IONISME ET JUDAÎSME

5-8 Pourrir dans la "zone tampon" ou "la paix d'Israël"

5-9 Vidéo : Des soldats se filment en train d’humilier un jeune palestinien.

5-10 Vidéo : Police des frontières, je vous aime

5-11 Vidéo : Cueillette des feuilles de vigne à Saffa.

5-12 Sarkozy et Obama peuvent-ils s’entendre ?

5-13 Noam Chomsky : Quand surgit une nouvelle crise…


3 Politique Internationale des territoires occupés

a) Pays Arabes & voisins

Égypte

Moubarak : Netanyahou «ruine les chances de paix »

Le Premier ministre Netanyahou a demandé lors de son discours dimanche que les Palestiniens reconnaissent Israël en tant qu'État juif.

Selon le président égyptien Hosni Moubarak, cette exigence « ruine les chances de paix. » Moubarak a ajouté que « ni l'Égypte ni aucun autre pays arabe ne soutiendra l'approche de Netanyahou. ».

La Syrie a elle aussi réagit au discours du Premier ministre israélien à l'université Bar-Ilan. Le journal gouvernemental, Tishrin, a comparé la politique israélienne à l'égard des Palestiniens à l'ancien régime d'Apartheid d'Afrique du Sud.

Dans un éditorial, le journal clame que la seule intention de Netanyahou est d'isoler les Palestiniens dans des zones délimitées à l'image des Noirs d'Afrique du Sud.

Dans son discours de dimanche soir, Netanyahou n'a pas mentionné la question du Golan mais a déclaré qu'il souhaitait rencontrer tous les dirigeants arabes pour faire la paix. Dans cette perspective, il s'est dit "prêt à se rendre à Damas, Riyad, Beyrouth…"

Samedi dernier, George Mitchell, l'envoyé au Proche Orient de Barack Obama, a déclaré que la Syrie devrait jouer un rôle majeur dans la région. L'homme de confiance d'Obama était en visite en Israël, la semaine dernière, pour inverser le refroidissement des relations israélo-américaines.

Présent également à Damas, il a déclaré que les Etats-Unis et la Syrie partageaient l'obligation de "créer les conditions pour permettre une reprise des négociations rapidement et avec succès". Ses propos ont été repris par les médias syriens après un entretien de 90 minutes avec le président Bashar el-Assad.

Bashar el-Assad.

15.06.09  

Par JPOST.FR

http://fr.jpost.com:80/servlet/Satellite?cid=1244371103366&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull



b) Le Monde

1 Usa (le parrain)

1 Obama 

Barack Obama salue le discours de Nétanyahou

Obama a retenu les aspects positifs du discours de Nétanyaou, la mention de deux Etats, mais n'a pas relevé les restrictions qu'il apporte, démilitarisation de l'Etat palestinien, refus de l'arrêt de la colonisation israélienne en Cisjordanie, interdiction du retour des réfugiés palestiniens en Israël, maintien de Jérusalem comme capitale de l'Etat juif prôné par le Premier ministre.

Obama a estimé lundi que les propos tenus par Nétanyahou au sujet d'un Etat palestinien montraient une "possibilité" de reprise de "discussions sérieuses".

Soumis à une forte pression des Etats-Unis, le Premier ministre israélien a invité dimanche les Palestiniens à reprendre des pourparlers de paix, évoquant pour la première fois l'idée d'un Etat palestinien, mais à des conditions strictes. "En cas d'accord de paix, le territoire sous contrôle palestinien doit être désarmé, et Israël avoir de solides garanties de sécurité", a-t-il notamment déclaré.

Barack Obama a salué son discours :  "D'abord, je pense que c'est important de ne pas immédiatement évaluer la situation sur la base des commentaires au lendemain du discours" "Je pense que chaque fois qu'un premier ministre israélien fait une déclaration, la réaction immédiate a tendance à être négative d'un côté, a noté Barack Obama. "Et si la parti adverse fait une déclaration, souvent la réaction sera négative en Israël" a poursuivi le président.

http://www.aloufok.net/spip.php?article624


2 Les grandes manœuvres 

Obama est "pro-palestinien" aux yeux des Israéliens.

L'administration américaine sous la présidence de Barack Obama est plus pro-palestinienne que pro-israélienne, considère une majorité d'Israéliens selon un sondage publié vendredi 19 juin par le quotidien de langue anglaise Jerusalem Post.

50% des personnes interrogées au sein de la population juive considèrent que l'administration américaine "est pro-palestinienne".

La moitié (50%) des personnes interrogées au sein de la population juive considère que "l'administration est pro-palestinienne" contre 6% qui la considèrent "pro-israélienne" et 36% comme "neutre", le reste étant sans opinion.
Ce sondage montre un net revirement de l'opinion publique en Israël par rapport aux résultats d'une enquête similaire conduite à la mi-mai, avant le discours adressé au monde musulman par le président américain depuis le Caire.

Une majorité relative de juifs israéliens (31%) considérait alors que sa politique était pro-israélienne, 14% la jugeaient pro-palestinienne et 40% comme neutre.
69% d'entre-elles se prononcent contre le gel de la colonisation dans les grands blocs d'implantations en Cisjordanie occupée.

Par ailleurs, une forte majorité d'Israéliens juifs (69%) est contre le gel de la colonisation dans les grands blocs d'implantations en Cisjordanie occupée, qu'Israël entend garder dans le cadre d'un éventuel accord de paix avec les Palestiniens. Plus d'un quart (27%) des personnes interrogées sont en faveur d'un tel gel et le reste sans opinion, selon le sondage.
La question de l'arrêt de la colonisation constitue un des principaux points de désaccords entre le gouvernement israélien qui s'y oppose et l'administration américaine qui l'exige. (Nouvelobs.com)
- Sondage effectué les 16 et 17 juin par un institut indépendant sur un échantillon représentatif de 500 personnes au sein de la population juive (80% de la population globale) avec une marge d'erreur de 4,5%.

NOUVELOBS.COM

19.06.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/proche_moyenorient/20090619.OBS1171/obama_est_propalestinien_aux_yeux_des_israeliens.html



4 Politique Internationale

Organisations Mondiales & régionales

Onu

Gaza: 2e journée de témoignages de Palestiniens à la commission de l'ONU

Des témoins palestiniens ont été entendus lundi pour la deuxième journée consécutive par la mission du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU chargée d'enquêter sur l'opération militaire israélienne du début d'année dans la bande de Gaza.

Dirigée par Richard Goldstone, ex-procureur du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et pour le Rwanda, la mission est chargée d'enquêter sur d'éventuelles violations commises pendant l'offensive israélienne (27 décembre-18 janvier). Elle doit remettre son rapport final en septembre.

Durant cette opération, 1.400 Palestiniens ont été tués, dont plusieurs centaines de civils, ainsi que 13 Israéliens.

Lundi, les membres de la commission ont notamment entendu Iyad Sarraj, un célèbre psychologue de Gaza qui a exposé l'impact de la guerre sur les enfants, dont 20% souffrent selon lui de stress post-traumatique.

"La mort et le sang qu'ils ont vus ou dont ont été victimes leurs proches, c'était énorme, et cela a un impact psychologique négatif et peut nourrir le radicalisme et le cycle de violence", a-t-il dit.

La bande de Gaza compte quelque 1,5 million d'habitants, dont plus de la moitié sont âgés de moins de 18 ans.

Les audiences publiques doivent s'achever lundi au quartier général de l'Unrwa, l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, à Gaza-ville, avant de se poursuivre à Genève.

Dimanche, la commission avait recueilli les témoignages de la famille Samouni, dont 29 membres, dont des enfants, ont été tués début janvier dans l'un des bombardements les plus meurtriers de l'offensive. Les secours n'avaient pu intervenir que trois jours plus tard.

La mission doit examiner les accusations de violation des droits de l'Homme de la part d'Israël qui a affirmé que l'opération avait été lancée pour mettre fin aux tirs de roquettes de la bande de Gaza, contrôlée par les islamistes du Hamas, vers le sud d'Israël.

La mission avait souhaité se rendre dans le sud d'Israël pour recueillir les témoignages de victimes de tirs palestiniens, mais s'est heurtée à une fin de non-recevoir des autorités israéliennes qui l'accusent de parti pris pro-palestinien.

La mission de l'ONU a effectué sa première visite à Gaza du 1er au 5 juin, au cours de laquelle elle a visité 14 sites dans Gaza-ville et dans le nord du territoire.

AFP /

29 juin
http://www.romandie.com/ats/news/090629101701.c2hiu3t2.asp


5 institutions et leurs satellites

Quartette (composé des États-unis, de l'Union européenne, de la Russie et des Nations unies)

Le Quartet pour la paix au Proche-Orient appelle Israël à geler ses colonies.
Le Quartet pour la paix au Proche-Orient : Les Etats-Unis, la Russie, Les Nations unies et l’Union européenne a appelé vendredi Israël à geler toutes ses colonies, et à lever le blocus de la Bande de Gaza.
Le Quartet a précisé que toutes les activités de colonisation devaient cesser, y compris celles liée à la croissance démographique, et a demandé à Israël de démanteler les postes militaires érigés depuis 2001.

 

Le Quartet pour la paix au Proche-Orient a appelé vendredi Israël à geler toutes ses colonies, et à lever le blocus de la Bande de Gaza.

Les Etats-Unis, la Russie, Les Nations unies et l'Union européenne se sont rencontrés en marge du sommet du G-8.

Le Quartet a précisé que toutes les activités de colonisation devaient cesser, y compris celles liée à la croissance démographique, et a demandé à Israël de démanteler les postes militaires érigés depuis 2001.

 AP

26/7



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N° 466- Journal de Palestine - 15-06 au 03-07 – Fin - : Nous acceptons l’idée d’un état palestinien démilitarisé, avec la poursuite de la colonisation ...

 N° 466- Journal de Palestine - 15-06  au  03-07 – Fin  - : Nous acceptons l’idée d’un état palestinien démilitarisé, avec la poursuite de la colonisation ...



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°466                   15-06  au  03-07

C.De Broeder      &  M.Lemaire



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4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 antiWAR / Peace Music Video

5-2 La Palestine au jour le jour

5-3 Les sionistes préparent la guerre

5-4 Amérique  - Le lobby pro-israélien 2/3

5-5 Palestine : la plus grande prison à ciel ouvert au monde

5-6 Je suis Palestinien

5-7 Sionisme & Judaîsme IONISME ET JUDAÎSME

5-8 Pourrir dans la "zone tampon" ou "la paix d'Israël"

5-9 Vidéo : Des soldats se filment en train d’humilier un jeune palestinien.

5-10 Vidéo : Police des frontières, je vous aime

5-11 Vidéo : Cueillette des feuilles de vigne à Saffa.

5-12 Sarkozy et Obama peuvent-ils s’entendre ?

5-13 Noam Chomsky : Quand surgit une nouvelle crise…


3 Politique Internationale des territoires occupés

a) Pays Arabes & voisins

Égypte

Moubarak : Netanyahou «ruine les chances de paix »

Le Premier ministre Netanyahou a demandé lors de son discours dimanche que les Palestiniens reconnaissent Israël en tant qu'État juif.

Selon le président égyptien Hosni Moubarak, cette exigence « ruine les chances de paix. » Moubarak a ajouté que « ni l'Égypte ni aucun autre pays arabe ne soutiendra l'approche de Netanyahou. ».

La Syrie a elle aussi réagit au discours du Premier ministre israélien à l'université Bar-Ilan. Le journal gouvernemental, Tishrin, a comparé la politique israélienne à l'égard des Palestiniens à l'ancien régime d'Apartheid d'Afrique du Sud.

Dans un éditorial, le journal clame que la seule intention de Netanyahou est d'isoler les Palestiniens dans des zones délimitées à l'image des Noirs d'Afrique du Sud.

Dans son discours de dimanche soir, Netanyahou n'a pas mentionné la question du Golan mais a déclaré qu'il souhaitait rencontrer tous les dirigeants arabes pour faire la paix. Dans cette perspective, il s'est dit "prêt à se rendre à Damas, Riyad, Beyrouth…"

Samedi dernier, George Mitchell, l'envoyé au Proche Orient de Barack Obama, a déclaré que la Syrie devrait jouer un rôle majeur dans la région. L'homme de confiance d'Obama était en visite en Israël, la semaine dernière, pour inverser le refroidissement des relations israélo-américaines.

Présent également à Damas, il a déclaré que les Etats-Unis et la Syrie partageaient l'obligation de "créer les conditions pour permettre une reprise des négociations rapidement et avec succès". Ses propos ont été repris par les médias syriens après un entretien de 90 minutes avec le président Bashar el-Assad.

Bashar el-Assad.

15.06.09  

Par JPOST.FR

http://fr.jpost.com:80/servlet/Satellite?cid=1244371103366&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull



b) Le Monde

1 Usa (le parrain)

1 Obama 

Barack Obama salue le discours de Nétanyahou

Obama a retenu les aspects positifs du discours de Nétanyaou, la mention de deux Etats, mais n'a pas relevé les restrictions qu'il apporte, démilitarisation de l'Etat palestinien, refus de l'arrêt de la colonisation israélienne en Cisjordanie, interdiction du retour des réfugiés palestiniens en Israël, maintien de Jérusalem comme capitale de l'Etat juif prôné par le Premier ministre.

Obama a estimé lundi que les propos tenus par Nétanyahou au sujet d'un Etat palestinien montraient une "possibilité" de reprise de "discussions sérieuses".

Soumis à une forte pression des Etats-Unis, le Premier ministre israélien a invité dimanche les Palestiniens à reprendre des pourparlers de paix, évoquant pour la première fois l'idée d'un Etat palestinien, mais à des conditions strictes. "En cas d'accord de paix, le territoire sous contrôle palestinien doit être désarmé, et Israël avoir de solides garanties de sécurité", a-t-il notamment déclaré.

Barack Obama a salué son discours :  "D'abord, je pense que c'est important de ne pas immédiatement évaluer la situation sur la base des commentaires au lendemain du discours" "Je pense que chaque fois qu'un premier ministre israélien fait une déclaration, la réaction immédiate a tendance à être négative d'un côté, a noté Barack Obama. "Et si la parti adverse fait une déclaration, souvent la réaction sera négative en Israël" a poursuivi le président.

http://www.aloufok.net/spip.php?article624


2 Les grandes manœuvres 

Obama est "pro-palestinien" aux yeux des Israéliens.

L'administration américaine sous la présidence de Barack Obama est plus pro-palestinienne que pro-israélienne, considère une majorité d'Israéliens selon un sondage publié vendredi 19 juin par le quotidien de langue anglaise Jerusalem Post.

50% des personnes interrogées au sein de la population juive considèrent que l'administration américaine "est pro-palestinienne".

La moitié (50%) des personnes interrogées au sein de la population juive considère que "l'administration est pro-palestinienne" contre 6% qui la considèrent "pro-israélienne" et 36% comme "neutre", le reste étant sans opinion.
Ce sondage montre un net revirement de l'opinion publique en Israël par rapport aux résultats d'une enquête similaire conduite à la mi-mai, avant le discours adressé au monde musulman par le président américain depuis le Caire.

Une majorité relative de juifs israéliens (31%) considérait alors que sa politique était pro-israélienne, 14% la jugeaient pro-palestinienne et 40% comme neutre.
69% d'entre-elles se prononcent contre le gel de la colonisation dans les grands blocs d'implantations en Cisjordanie occupée.

Par ailleurs, une forte majorité d'Israéliens juifs (69%) est contre le gel de la colonisation dans les grands blocs d'implantations en Cisjordanie occupée, qu'Israël entend garder dans le cadre d'un éventuel accord de paix avec les Palestiniens. Plus d'un quart (27%) des personnes interrogées sont en faveur d'un tel gel et le reste sans opinion, selon le sondage.
La question de l'arrêt de la colonisation constitue un des principaux points de désaccords entre le gouvernement israélien qui s'y oppose et l'administration américaine qui l'exige. (Nouvelobs.com)
- Sondage effectué les 16 et 17 juin par un institut indépendant sur un échantillon représentatif de 500 personnes au sein de la population juive (80% de la population globale) avec une marge d'erreur de 4,5%.

NOUVELOBS.COM

19.06.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/proche_moyenorient/20090619.OBS1171/obama_est_propalestinien_aux_yeux_des_israeliens.html



4 Politique Internationale

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Onu

Gaza: 2e journée de témoignages de Palestiniens à la commission de l'ONU

Des témoins palestiniens ont été entendus lundi pour la deuxième journée consécutive par la mission du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU chargée d'enquêter sur l'opération militaire israélienne du début d'année dans la bande de Gaza.

Dirigée par Richard Goldstone, ex-procureur du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et pour le Rwanda, la mission est chargée d'enquêter sur d'éventuelles violations commises pendant l'offensive israélienne (27 décembre-18 janvier). Elle doit remettre son rapport final en septembre.

Durant cette opération, 1.400 Palestiniens ont été tués, dont plusieurs centaines de civils, ainsi que 13 Israéliens.

Lundi, les membres de la commission ont notamment entendu Iyad Sarraj, un célèbre psychologue de Gaza qui a exposé l'impact de la guerre sur les enfants, dont 20% souffrent selon lui de stress post-traumatique.

"La mort et le sang qu'ils ont vus ou dont ont été victimes leurs proches, c'était énorme, et cela a un impact psychologique négatif et peut nourrir le radicalisme et le cycle de violence", a-t-il dit.

La bande de Gaza compte quelque 1,5 million d'habitants, dont plus de la moitié sont âgés de moins de 18 ans.

Les audiences publiques doivent s'achever lundi au quartier général de l'Unrwa, l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, à Gaza-ville, avant de se poursuivre à Genève.

Dimanche, la commission avait recueilli les témoignages de la famille Samouni, dont 29 membres, dont des enfants, ont été tués début janvier dans l'un des bombardements les plus meurtriers de l'offensive. Les secours n'avaient pu intervenir que trois jours plus tard.

La mission doit examiner les accusations de violation des droits de l'Homme de la part d'Israël qui a affirmé que l'opération avait été lancée pour mettre fin aux tirs de roquettes de la bande de Gaza, contrôlée par les islamistes du Hamas, vers le sud d'Israël.

La mission avait souhaité se rendre dans le sud d'Israël pour recueillir les témoignages de victimes de tirs palestiniens, mais s'est heurtée à une fin de non-recevoir des autorités israéliennes qui l'accusent de parti pris pro-palestinien.

La mission de l'ONU a effectué sa première visite à Gaza du 1er au 5 juin, au cours de laquelle elle a visité 14 sites dans Gaza-ville et dans le nord du territoire.

AFP /

29 juin
http://www.romandie.com/ats/news/090629101701.c2hiu3t2.asp


5 institutions et leurs satellites

Quartette (composé des États-unis, de l'Union européenne, de la Russie et des Nations unies)

Le Quartet pour la paix au Proche-Orient appelle Israël à geler ses colonies.
Le Quartet pour la paix au Proche-Orient : Les Etats-Unis, la Russie, Les Nations unies et l’Union européenne a appelé vendredi Israël à geler toutes ses colonies, et à lever le blocus de la Bande de Gaza.
Le Quartet a précisé que toutes les activités de colonisation devaient cesser, y compris celles liée à la croissance démographique, et a demandé à Israël de démanteler les postes militaires érigés depuis 2001.

 

Le Quartet pour la paix au Proche-Orient a appelé vendredi Israël à geler toutes ses colonies, et à lever le blocus de la Bande de Gaza.

Les Etats-Unis, la Russie, Les Nations unies et l'Union européenne se sont rencontrés en marge du sommet du G-8.

Le Quartet a précisé que toutes les activités de colonisation devaient cesser, y compris celles liée à la croissance démographique, et a demandé à Israël de démanteler les postes militaires érigés depuis 2001.

 AP

26/7



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N° 466- Journal de Palestine - 15-06 au 03-07 – Fin - : Nous acceptons l’idée d’un état palestinien démilitarisé, avec la poursuite de la colonisation ...

 N° 466- Journal de Palestine - 15-06  au  03-07 – Fin  - : Nous acceptons l’idée d’un état palestinien démilitarisé, avec la poursuite de la colonisation ...



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°466                   15-06  au  03-07

C.De Broeder      &  M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire

4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 antiWAR / Peace Music Video

5-2 La Palestine au jour le jour

5-3 Les sionistes préparent la guerre

5-4 Amérique  - Le lobby pro-israélien 2/3

5-5 Palestine : la plus grande prison à ciel ouvert au monde

5-6 Je suis Palestinien

5-7 Sionisme & Judaîsme IONISME ET JUDAÎSME

5-8 Pourrir dans la "zone tampon" ou "la paix d'Israël"

5-9 Vidéo : Des soldats se filment en train d’humilier un jeune palestinien.

5-10 Vidéo : Police des frontières, je vous aime

5-11 Vidéo : Cueillette des feuilles de vigne à Saffa.

5-12 Sarkozy et Obama peuvent-ils s’entendre ?

5-13 Noam Chomsky : Quand surgit une nouvelle crise…


3 Politique Internationale des territoires occupés

a) Pays Arabes & voisins

Égypte

Moubarak : Netanyahou «ruine les chances de paix »

Le Premier ministre Netanyahou a demandé lors de son discours dimanche que les Palestiniens reconnaissent Israël en tant qu'État juif.

Selon le président égyptien Hosni Moubarak, cette exigence « ruine les chances de paix. » Moubarak a ajouté que « ni l'Égypte ni aucun autre pays arabe ne soutiendra l'approche de Netanyahou. ».

La Syrie a elle aussi réagit au discours du Premier ministre israélien à l'université Bar-Ilan. Le journal gouvernemental, Tishrin, a comparé la politique israélienne à l'égard des Palestiniens à l'ancien régime d'Apartheid d'Afrique du Sud.

Dans un éditorial, le journal clame que la seule intention de Netanyahou est d'isoler les Palestiniens dans des zones délimitées à l'image des Noirs d'Afrique du Sud.

Dans son discours de dimanche soir, Netanyahou n'a pas mentionné la question du Golan mais a déclaré qu'il souhaitait rencontrer tous les dirigeants arabes pour faire la paix. Dans cette perspective, il s'est dit "prêt à se rendre à Damas, Riyad, Beyrouth…"

Samedi dernier, George Mitchell, l'envoyé au Proche Orient de Barack Obama, a déclaré que la Syrie devrait jouer un rôle majeur dans la région. L'homme de confiance d'Obama était en visite en Israël, la semaine dernière, pour inverser le refroidissement des relations israélo-américaines.

Présent également à Damas, il a déclaré que les Etats-Unis et la Syrie partageaient l'obligation de "créer les conditions pour permettre une reprise des négociations rapidement et avec succès". Ses propos ont été repris par les médias syriens après un entretien de 90 minutes avec le président Bashar el-Assad.

Bashar el-Assad.

15.06.09  

Par JPOST.FR

http://fr.jpost.com:80/servlet/Satellite?cid=1244371103366&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull



b) Le Monde

1 Usa (le parrain)

1 Obama 

Barack Obama salue le discours de Nétanyahou

Obama a retenu les aspects positifs du discours de Nétanyaou, la mention de deux Etats, mais n'a pas relevé les restrictions qu'il apporte, démilitarisation de l'Etat palestinien, refus de l'arrêt de la colonisation israélienne en Cisjordanie, interdiction du retour des réfugiés palestiniens en Israël, maintien de Jérusalem comme capitale de l'Etat juif prôné par le Premier ministre.

Obama a estimé lundi que les propos tenus par Nétanyahou au sujet d'un Etat palestinien montraient une "possibilité" de reprise de "discussions sérieuses".

Soumis à une forte pression des Etats-Unis, le Premier ministre israélien a invité dimanche les Palestiniens à reprendre des pourparlers de paix, évoquant pour la première fois l'idée d'un Etat palestinien, mais à des conditions strictes. "En cas d'accord de paix, le territoire sous contrôle palestinien doit être désarmé, et Israël avoir de solides garanties de sécurité", a-t-il notamment déclaré.

Barack Obama a salué son discours :  "D'abord, je pense que c'est important de ne pas immédiatement évaluer la situation sur la base des commentaires au lendemain du discours" "Je pense que chaque fois qu'un premier ministre israélien fait une déclaration, la réaction immédiate a tendance à être négative d'un côté, a noté Barack Obama. "Et si la parti adverse fait une déclaration, souvent la réaction sera négative en Israël" a poursuivi le président.

http://www.aloufok.net/spip.php?article624


2 Les grandes manœuvres 

Obama est "pro-palestinien" aux yeux des Israéliens.

L'administration américaine sous la présidence de Barack Obama est plus pro-palestinienne que pro-israélienne, considère une majorité d'Israéliens selon un sondage publié vendredi 19 juin par le quotidien de langue anglaise Jerusalem Post.

50% des personnes interrogées au sein de la population juive considèrent que l'administration américaine "est pro-palestinienne".

La moitié (50%) des personnes interrogées au sein de la population juive considère que "l'administration est pro-palestinienne" contre 6% qui la considèrent "pro-israélienne" et 36% comme "neutre", le reste étant sans opinion.
Ce sondage montre un net revirement de l'opinion publique en Israël par rapport aux résultats d'une enquête similaire conduite à la mi-mai, avant le discours adressé au monde musulman par le président américain depuis le Caire.

Une majorité relative de juifs israéliens (31%) considérait alors que sa politique était pro-israélienne, 14% la jugeaient pro-palestinienne et 40% comme neutre.
69% d'entre-elles se prononcent contre le gel de la colonisation dans les grands blocs d'implantations en Cisjordanie occupée.

Par ailleurs, une forte majorité d'Israéliens juifs (69%) est contre le gel de la colonisation dans les grands blocs d'implantations en Cisjordanie occupée, qu'Israël entend garder dans le cadre d'un éventuel accord de paix avec les Palestiniens. Plus d'un quart (27%) des personnes interrogées sont en faveur d'un tel gel et le reste sans opinion, selon le sondage.
La question de l'arrêt de la colonisation constitue un des principaux points de désaccords entre le gouvernement israélien qui s'y oppose et l'administration américaine qui l'exige. (Nouvelobs.com)
- Sondage effectué les 16 et 17 juin par un institut indépendant sur un échantillon représentatif de 500 personnes au sein de la population juive (80% de la population globale) avec une marge d'erreur de 4,5%.

NOUVELOBS.COM

19.06.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/proche_moyenorient/20090619.OBS1171/obama_est_propalestinien_aux_yeux_des_israeliens.html



4 Politique Internationale

Organisations Mondiales & régionales

Onu

Gaza: 2e journée de témoignages de Palestiniens à la commission de l'ONU

Des témoins palestiniens ont été entendus lundi pour la deuxième journée consécutive par la mission du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU chargée d'enquêter sur l'opération militaire israélienne du début d'année dans la bande de Gaza.

Dirigée par Richard Goldstone, ex-procureur du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et pour le Rwanda, la mission est chargée d'enquêter sur d'éventuelles violations commises pendant l'offensive israélienne (27 décembre-18 janvier). Elle doit remettre son rapport final en septembre.

Durant cette opération, 1.400 Palestiniens ont été tués, dont plusieurs centaines de civils, ainsi que 13 Israéliens.

Lundi, les membres de la commission ont notamment entendu Iyad Sarraj, un célèbre psychologue de Gaza qui a exposé l'impact de la guerre sur les enfants, dont 20% souffrent selon lui de stress post-traumatique.

"La mort et le sang qu'ils ont vus ou dont ont été victimes leurs proches, c'était énorme, et cela a un impact psychologique négatif et peut nourrir le radicalisme et le cycle de violence", a-t-il dit.

La bande de Gaza compte quelque 1,5 million d'habitants, dont plus de la moitié sont âgés de moins de 18 ans.

Les audiences publiques doivent s'achever lundi au quartier général de l'Unrwa, l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, à Gaza-ville, avant de se poursuivre à Genève.

Dimanche, la commission avait recueilli les témoignages de la famille Samouni, dont 29 membres, dont des enfants, ont été tués début janvier dans l'un des bombardements les plus meurtriers de l'offensive. Les secours n'avaient pu intervenir que trois jours plus tard.

La mission doit examiner les accusations de violation des droits de l'Homme de la part d'Israël qui a affirmé que l'opération avait été lancée pour mettre fin aux tirs de roquettes de la bande de Gaza, contrôlée par les islamistes du Hamas, vers le sud d'Israël.

La mission avait souhaité se rendre dans le sud d'Israël pour recueillir les témoignages de victimes de tirs palestiniens, mais s'est heurtée à une fin de non-recevoir des autorités israéliennes qui l'accusent de parti pris pro-palestinien.

La mission de l'ONU a effectué sa première visite à Gaza du 1er au 5 juin, au cours de laquelle elle a visité 14 sites dans Gaza-ville et dans le nord du territoire.

AFP /

29 juin
http://www.romandie.com/ats/news/090629101701.c2hiu3t2.asp


5 institutions et leurs satellites

Quartette (composé des États-unis, de l'Union européenne, de la Russie et des Nations unies)

Le Quartet pour la paix au Proche-Orient appelle Israël à geler ses colonies.
Le Quartet pour la paix au Proche-Orient : Les Etats-Unis, la Russie, Les Nations unies et l’Union européenne a appelé vendredi Israël à geler toutes ses colonies, et à lever le blocus de la Bande de Gaza.
Le Quartet a précisé que toutes les activités de colonisation devaient cesser, y compris celles liée à la croissance démographique, et a demandé à Israël de démanteler les postes militaires érigés depuis 2001.

 

Le Quartet pour la paix au Proche-Orient a appelé vendredi Israël à geler toutes ses colonies, et à lever le blocus de la Bande de Gaza.

Les Etats-Unis, la Russie, Les Nations unies et l'Union européenne se sont rencontrés en marge du sommet du G-8.

Le Quartet a précisé que toutes les activités de colonisation devaient cesser, y compris celles liée à la croissance démographique, et a demandé à Israël de démanteler les postes militaires érigés depuis 2001.

 AP

26/7



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N° 466- Journal de Palestine - 15-06 au 03-07 – Fin - : Nous acceptons l’idée d’un état palestinien démilitarisé, avec la poursuite de la colonisation ...

 N° 466- Journal de Palestine - 15-06  au  03-07 – Fin  - : Nous acceptons l’idée d’un état palestinien démilitarisé, avec la poursuite de la colonisation ...



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°466                   15-06  au  03-07

C.De Broeder      &  M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire

4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 antiWAR / Peace Music Video

5-2 La Palestine au jour le jour

5-3 Les sionistes préparent la guerre

5-4 Amérique  - Le lobby pro-israélien 2/3

5-5 Palestine : la plus grande prison à ciel ouvert au monde

5-6 Je suis Palestinien

5-7 Sionisme & Judaîsme IONISME ET JUDAÎSME

5-8 Pourrir dans la "zone tampon" ou "la paix d'Israël"

5-9 Vidéo : Des soldats se filment en train d’humilier un jeune palestinien.

5-10 Vidéo : Police des frontières, je vous aime

5-11 Vidéo : Cueillette des feuilles de vigne à Saffa.

5-12 Sarkozy et Obama peuvent-ils s’entendre ?

5-13 Noam Chomsky : Quand surgit une nouvelle crise…


3 Politique Internationale des territoires occupés

a) Pays Arabes & voisins

Égypte

Moubarak : Netanyahou «ruine les chances de paix »

Le Premier ministre Netanyahou a demandé lors de son discours dimanche que les Palestiniens reconnaissent Israël en tant qu'État juif.

Selon le président égyptien Hosni Moubarak, cette exigence « ruine les chances de paix. » Moubarak a ajouté que « ni l'Égypte ni aucun autre pays arabe ne soutiendra l'approche de Netanyahou. ».

La Syrie a elle aussi réagit au discours du Premier ministre israélien à l'université Bar-Ilan. Le journal gouvernemental, Tishrin, a comparé la politique israélienne à l'égard des Palestiniens à l'ancien régime d'Apartheid d'Afrique du Sud.

Dans un éditorial, le journal clame que la seule intention de Netanyahou est d'isoler les Palestiniens dans des zones délimitées à l'image des Noirs d'Afrique du Sud.

Dans son discours de dimanche soir, Netanyahou n'a pas mentionné la question du Golan mais a déclaré qu'il souhaitait rencontrer tous les dirigeants arabes pour faire la paix. Dans cette perspective, il s'est dit "prêt à se rendre à Damas, Riyad, Beyrouth…"

Samedi dernier, George Mitchell, l'envoyé au Proche Orient de Barack Obama, a déclaré que la Syrie devrait jouer un rôle majeur dans la région. L'homme de confiance d'Obama était en visite en Israël, la semaine dernière, pour inverser le refroidissement des relations israélo-américaines.

Présent également à Damas, il a déclaré que les Etats-Unis et la Syrie partageaient l'obligation de "créer les conditions pour permettre une reprise des négociations rapidement et avec succès". Ses propos ont été repris par les médias syriens après un entretien de 90 minutes avec le président Bashar el-Assad.

Bashar el-Assad.

15.06.09  

Par JPOST.FR

http://fr.jpost.com:80/servlet/Satellite?cid=1244371103366&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull



b) Le Monde

1 Usa (le parrain)

1 Obama 

Barack Obama salue le discours de Nétanyahou

Obama a retenu les aspects positifs du discours de Nétanyaou, la mention de deux Etats, mais n'a pas relevé les restrictions qu'il apporte, démilitarisation de l'Etat palestinien, refus de l'arrêt de la colonisation israélienne en Cisjordanie, interdiction du retour des réfugiés palestiniens en Israël, maintien de Jérusalem comme capitale de l'Etat juif prôné par le Premier ministre.

Obama a estimé lundi que les propos tenus par Nétanyahou au sujet d'un Etat palestinien montraient une "possibilité" de reprise de "discussions sérieuses".

Soumis à une forte pression des Etats-Unis, le Premier ministre israélien a invité dimanche les Palestiniens à reprendre des pourparlers de paix, évoquant pour la première fois l'idée d'un Etat palestinien, mais à des conditions strictes. "En cas d'accord de paix, le territoire sous contrôle palestinien doit être désarmé, et Israël avoir de solides garanties de sécurité", a-t-il notamment déclaré.

Barack Obama a salué son discours :  "D'abord, je pense que c'est important de ne pas immédiatement évaluer la situation sur la base des commentaires au lendemain du discours" "Je pense que chaque fois qu'un premier ministre israélien fait une déclaration, la réaction immédiate a tendance à être négative d'un côté, a noté Barack Obama. "Et si la parti adverse fait une déclaration, souvent la réaction sera négative en Israël" a poursuivi le président.

http://www.aloufok.net/spip.php?article624


2 Les grandes manœuvres 

Obama est "pro-palestinien" aux yeux des Israéliens.

L'administration américaine sous la présidence de Barack Obama est plus pro-palestinienne que pro-israélienne, considère une majorité d'Israéliens selon un sondage publié vendredi 19 juin par le quotidien de langue anglaise Jerusalem Post.

50% des personnes interrogées au sein de la population juive considèrent que l'administration américaine "est pro-palestinienne".

La moitié (50%) des personnes interrogées au sein de la population juive considère que "l'administration est pro-palestinienne" contre 6% qui la considèrent "pro-israélienne" et 36% comme "neutre", le reste étant sans opinion.
Ce sondage montre un net revirement de l'opinion publique en Israël par rapport aux résultats d'une enquête similaire conduite à la mi-mai, avant le discours adressé au monde musulman par le président américain depuis le Caire.

Une majorité relative de juifs israéliens (31%) considérait alors que sa politique était pro-israélienne, 14% la jugeaient pro-palestinienne et 40% comme neutre.
69% d'entre-elles se prononcent contre le gel de la colonisation dans les grands blocs d'implantations en Cisjordanie occupée.

Par ailleurs, une forte majorité d'Israéliens juifs (69%) est contre le gel de la colonisation dans les grands blocs d'implantations en Cisjordanie occupée, qu'Israël entend garder dans le cadre d'un éventuel accord de paix avec les Palestiniens. Plus d'un quart (27%) des personnes interrogées sont en faveur d'un tel gel et le reste sans opinion, selon le sondage.
La question de l'arrêt de la colonisation constitue un des principaux points de désaccords entre le gouvernement israélien qui s'y oppose et l'administration américaine qui l'exige. (Nouvelobs.com)
- Sondage effectué les 16 et 17 juin par un institut indépendant sur un échantillon représentatif de 500 personnes au sein de la population juive (80% de la population globale) avec une marge d'erreur de 4,5%.

NOUVELOBS.COM

19.06.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/proche_moyenorient/20090619.OBS1171/obama_est_propalestinien_aux_yeux_des_israeliens.html



4 Politique Internationale

Organisations Mondiales & régionales

Onu

Gaza: 2e journée de témoignages de Palestiniens à la commission de l'ONU

Des témoins palestiniens ont été entendus lundi pour la deuxième journée consécutive par la mission du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU chargée d'enquêter sur l'opération militaire israélienne du début d'année dans la bande de Gaza.

Dirigée par Richard Goldstone, ex-procureur du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et pour le Rwanda, la mission est chargée d'enquêter sur d'éventuelles violations commises pendant l'offensive israélienne (27 décembre-18 janvier). Elle doit remettre son rapport final en septembre.

Durant cette opération, 1.400 Palestiniens ont été tués, dont plusieurs centaines de civils, ainsi que 13 Israéliens.

Lundi, les membres de la commission ont notamment entendu Iyad Sarraj, un célèbre psychologue de Gaza qui a exposé l'impact de la guerre sur les enfants, dont 20% souffrent selon lui de stress post-traumatique.

"La mort et le sang qu'ils ont vus ou dont ont été victimes leurs proches, c'était énorme, et cela a un impact psychologique négatif et peut nourrir le radicalisme et le cycle de violence", a-t-il dit.

La bande de Gaza compte quelque 1,5 million d'habitants, dont plus de la moitié sont âgés de moins de 18 ans.

Les audiences publiques doivent s'achever lundi au quartier général de l'Unrwa, l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, à Gaza-ville, avant de se poursuivre à Genève.

Dimanche, la commission avait recueilli les témoignages de la famille Samouni, dont 29 membres, dont des enfants, ont été tués début janvier dans l'un des bombardements les plus meurtriers de l'offensive. Les secours n'avaient pu intervenir que trois jours plus tard.

La mission doit examiner les accusations de violation des droits de l'Homme de la part d'Israël qui a affirmé que l'opération avait été lancée pour mettre fin aux tirs de roquettes de la bande de Gaza, contrôlée par les islamistes du Hamas, vers le sud d'Israël.

La mission avait souhaité se rendre dans le sud d'Israël pour recueillir les témoignages de victimes de tirs palestiniens, mais s'est heurtée à une fin de non-recevoir des autorités israéliennes qui l'accusent de parti pris pro-palestinien.

La mission de l'ONU a effectué sa première visite à Gaza du 1er au 5 juin, au cours de laquelle elle a visité 14 sites dans Gaza-ville et dans le nord du territoire.

AFP /

29 juin
http://www.romandie.com/ats/news/090629101701.c2hiu3t2.asp


5 institutions et leurs satellites

Quartette (composé des États-unis, de l'Union européenne, de la Russie et des Nations unies)

Le Quartet pour la paix au Proche-Orient appelle Israël à geler ses colonies.
Le Quartet pour la paix au Proche-Orient : Les Etats-Unis, la Russie, Les Nations unies et l’Union européenne a appelé vendredi Israël à geler toutes ses colonies, et à lever le blocus de la Bande de Gaza.
Le Quartet a précisé que toutes les activités de colonisation devaient cesser, y compris celles liée à la croissance démographique, et a demandé à Israël de démanteler les postes militaires érigés depuis 2001.

 

Le Quartet pour la paix au Proche-Orient a appelé vendredi Israël à geler toutes ses colonies, et à lever le blocus de la Bande de Gaza.

Les Etats-Unis, la Russie, Les Nations unies et l'Union européenne se sont rencontrés en marge du sommet du G-8.

Le Quartet a précisé que toutes les activités de colonisation devaient cesser, y compris celles liée à la croissance démographique, et a demandé à Israël de démanteler les postes militaires érigés depuis 2001.

 AP

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03/07/2009

n°38 - Le Dossier 'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan- 30-06 : Début - : Quand, pourquoi et comment l’'Otan a commencé à s'intéresser à la Géorgie.

n°38 - Le Dossier 'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan- 30-06 : Début - : Quand, pourquoi et comment l’'Otan a commencé à s'intéresser à la Géorgie.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-2 Michel Collon : Quand, pourquoi et comment l’'Otan a commencé à s'intéresser à la Georgie...

1-2 Renaud François : Géostratégie et géopolitique du Caucase du sud: l’arme énergétique et l’outil militaire.

Suite

1-3 Thierry Meyssan  : Malgré la victoire militaire et diplomatique en Georgie, la Russie traverse une passe difficile.

2 Annexe

2-1 Rick Rozoff : Les plans de guerre de l'OTAN pour le Grand Nord.

Fin

2-2 Le rôle de l’OTAN dans le domaine de la sécurité énergétique.

2-3 La Signification Géopolitique Globale du Caucase pour les États-Unis.

2-4 Tiberio Graziani : Les États-Unis utilisent l’Europe comme tête de pont pour attaquer l’Eurasie.



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

1-2 Michel Collon : Quand, pourquoi et comment l’'Otan a commencé à s'intéresser à la Georgie...

 

 Dans le livre Monopoly - l'Otan à la conquête du monde, publié en janvier 2000, au lendemain de la guerre contre la Yougoslavie, nous avions analysé pourquoi les Etats-Unis, à travers l'Otan étaient si intéressés au Caucase et spécialement à la Georgie...
Caucase: l’autre guerre du pétrole se prépare
Janvier 2000
Qui veut diriger le monde doit contrôler le pétrole. Tout le pétrole. Où qu’il soit. Ce principe, souligné dans notre livre Poker menteur (1998) n’a fait que se confirmer
depuis. Prendre le contrôle absolu du pétrole — et du gaz — du Caucase et d’Asie centrale est devenu une priorité fondamentale dans la stratégie des Etats-Unis et de
l’OTAN.
La preuve? Un secrétaire d’Etat adjoint aux Affaires étrangères ne s’occupe que du Caucase. Et le gouvernement américain a instauré un groupe de travail interdépartemental uniquement consacré à l’énergie de la Mer Caspienne. Ce groupe est présidé par le National Security Council (organe suprême de la politique étrangère US). Il se réunit chaque mois, voire chaque semaine. Commentaire de Glen Howard, spécialiste de l’Eurasie et consultant des principales firmes pétrolières US aussi bien que d’organismes gouvernementaux: «Ces dernières années, aucune région pétrolière du monde n’a bénéficié d’autant d’attention à ce haut niveau.»11
Et comment le même Howard s’y prend-il pour faire comprendre l’importance stratégique de la région? «Deux fois déjà dans ce siècle, les stratèges de l’état-major
général allemand ont préparé l’occupation des champs pétroliers de Bakou.
En 1918, l’Allemagne et son allié, l’empire ottoman, ont coordonné une attaque victorieuse qui leur a permis de les occuper. Vingt-cinq ans plus tard, les stratèges
allemands ont, à la demande d’Hitler, essayé de s’emparer du pétrole de la Caspienne pour contrôler le coeur pétrolier de l’Union soviétique.»12
Rassurantes références historiques! Et voici qu’en février 1997, une visite solennelle de Javier Solana démontre que l’OTAN aussi s’intéresse énormément à cette
région stratégique: «C’est ma première visite, mais pas ma dernière», déclare à Bakou le secrétaire général de l’Alliance.

Des projets planétaires
D’où vient cette passion irrésistible pour le Caucase? De ce que les multinationales occidentales y voient la source de profits considérables. Les contrats signés
avec le seul Azerbäidjan dépassent déjà 30 milliards de dollars. Un point intrigue cependant: les réserves de pétrole ne manquent pas dans le
monde. Et celui du Caucase est souvent plus cher à exploiter que celui du Moyen- Orient. Alors? «Diversifier l’énergie par rapport au Moyen-Orient est crucial pour la sécurité d’approvisionnement des alliés de l’OTAN,» explique Howard. «La tension prolongée avec Saddam Hussein a eu une influence importante (…) Pratiquement tous les membres de l’OTAN demeurent largement dépendants du Moyen-Orient: pour 55% actuellement, plus de 60% vers 2010 et 75% vers 2015. L’Union Européenne a adopté un plan incorporant le Caucase dans sa stratégie énergétique.»13 Notons en passant que l’Occident craint sérieusement une révolte des peuples arabes qui mettraient en cause sa domination et réclameraient un juste prix pour leur pétrole.
L’administration Clinton a fait sien le projet dit «Eurasian Transport Corridor». Celui-ci comprendrait tout un système de pipelines depuis l’Asie centrale jusqu’à
la Méditerranée (au port turc de Ceyhan). En passant par le Caucase ou plus exactement par l’Azerbaïdjan. Mais l’enjeu est même planétaire. De ces gisements de Tengiz et de la Mer Caspienne, peuvent partir trois routes.

1. Vers l’Ouest, c’est-à-dire vers l’Europe.
2. Vers le Sud, c’est-à-dire vers le Golfe Persique (via l’Iran) ou vers l’Océan Indien
(via l’Afghanistan et le Pakistan).

3. Vers l’Est, c’est-à-dire vers la Chine et le Japon.
Un projet japonais envisage, malgré l’énorme coût: «un pont terrestre eurasien qui relierait Rotterdam à Tokyo. D’énormes ressources énergétiques gisent sous la
Caspienne et l’Asie centrale. (…) Avec ces pipelines, la structure énergétique de la Chine (75% de charbon) pourrait changer plus vite. Si le Japon peut importer pétrole
et gaz naturel de la Caspienne, d’Asie centrale et du Xingjiang chinois par des pipelines traversant la Chine, il pourra réduire sa dépendance vis-à-vis du Moyen-
Orient et des USA. Le pont terrestre comporterait également une route pour transporter les céréales d’Asie centrale, de Russie et de Chine vers le Japon. Combiné
avec un port (japonais) accueillant les céréales d’Amérique du Nord et du Sud, l’approvisionnement en céréales provenant des principaux producteurs mondiaux
serait garanti.»14 Le Japon est particulièrement handicapé par son énorme dépendance pétrolière et céréalière15.
Aujourd’hui, les stratèges américains assurent que leurs intentions sont bien plus pures que celles d’Hitler. «La visite historique de Solana reconnaît l’émergence du Caucase comme une composante décisive des plans de sécurité américains et européens dans un carrefour énergétique crucial de l’Eurasie.», écrit Howard.
On parle seulement de «protéger les intérêts vitaux des Etats-Unis». «Intérêts vitaux»? «Sécurité d’approvisionnement»? Mais ce sont exactement les termes invoqués en 1991 par George Bush pour attaquer l’Irak. C’étaient aussi, d’ailleurs, les termes employés par Hitler, mais il serait malvenu de le signaler… (…)
L’OTAN veut absolument dominer la région et en chasser Moscou. Quel argument utilisera- t-elle pour y arriver? Le prétexte des minorités nationales opprimées, par exemple en Tchétchénie? Ou bien celui de la sécurité d’approvisionnement en pétrole du monde dit libre? Ou encore le danger de laisser entre des mains hostiles les armes nucléaires ou l’uranium? Il est trop tôt pour le dire, et ce n’est pas le vrai débat.
Washington prétend s’installer là pour mettre fin aux haines ethniques et nationales. Pourtant, les grandes puissances n’ont jamais hésité à exciter les pires extrémistes pour prendre le contrôle de l’ex-Yougoslavie. Et Zbigniew Brzezinski a reconnu (voir page 126) avoir financé de tels extrémistes pour faire éclater l’URSS.
Bref, les proclamations morales font seulement partie de la propagande à destination du public.
Rédigé avant la guerre de 99 contre la Yougoslavie, l’ouvrage des stratèges américains Nato after enlargement se conclut sur ces phrases peu rassurantes: «Caucase
et Asie centrale pourraient devenir le véritable terrain pour inaugurer des opérations OTAN “out of area” (hors de sa zone). La région pose des problèmes plus importants que les complications liées aux opérations en ex-Yougoslavie. Un conflit en Europe orientale ou centrale poserait des problèmes à l’OTAN, mais au moins il impliquerait des acteurs bien connus: les pays de l’ex-Pacte de Varsovie.
En Asie centrale et dans le Caucase, ce n’est pas le cas. Ici, les acteurs probablement impliqués seraient la Chine, l’Iran et l’Inde, ainsi que la Russie.»24
Bref, une guerre dont les implications pourraient être extrêmement larges. Nous voilà avertis.
Outre l’Azerbaïdjan, un autre pays caucasien joue un rôle-clé dans les manoeuvres de Washington: la Georgie. Rien qu’en 1998, 130 activités militaires ont été
prévues dans la coopération OTAN-Georgie. Et le président georgien Chevarnadze (en tant que ministre soviétique des Affaires étrangères, il aida Washington à enterrer
l’URSS), réclame tous les quinze jours l’adhésion de son pays à l’OTAN. Georgie et Azerbaïdjan sont au coeur d’une alliance économique, mais de plus
en plus militaire, qui regroupe aussi deux autres protégés des USA, l’Ukraine et la Moldavie. Baptisée GUAM, elle a déjà créé un bataillon commun, dénommé Eurasia, qui pourra être chargé de missions «de paix’ dans la région. Deux prétextes d’intervention Azerbaïdjan et Georgie disposent tous deux d’un «problème ethnique» qui pourrait — le jour où ce serait jugé utile par leurs maîtres — permettre de lancer un scénario à la yougoslave. Certes, nous l’avons vu, Washington estime qu’il est encore trop tôt pour pousser à fond l’offensive contre Moscou.
Mais déjà on jette de l’huile sur le feu, préparant les prétextes d’une future intervention de l’OTAN dans la région. Par exemple, l’expert américain Glen Howard: ....

L’appel vient-il vraiment de Tbilisi et de Bakou, ou bien de Washington?
C’est à propos de la Yougoslavie qu’on avait commencé à entendre ces couplets sur l’impuissance de l’ONU ou de l’OSCE et sur la supériorité de l’OTAN. Les voici qui
ressortent à propos du Caucase, et le même Glen Howard écrit en 1997: «Selon les responsables azerbaïdjanais, l’OTAN a une grande compétence pour résoudre le
conflit des Balkans après le succès de son opération de maintien de la paix en Bosnie.
Face aux deux milliards de dollars du budget OTAN, les 100 millions du budget OSCE ne font pas le poids.»
Le président georgien Chevarnadze reprend lui aussi un refrain entendu: «Si nous ne pouvons obtenir de résultats à la table de négociation, alors nous serons forcés de
songer à l’usage de la force comme cela s’est passé en Bosnie.»22




Depuis la guerre du Kosovo, ce refrain a été chanté encore un ton plus haut. Le 17 mai 99, en pleine guerre contre le peuple yougoslave, Chevarnadze, fidèle agent des USA, titrait un article paru dans la presse occidentale «Pour un monde de paix, l’ONU ne suffit plus».23
En Yougoslavie aussi, il s’est écoulé quelques années de préparation psychologique de l’opinion et de pressions sur la Yougoslavie avant que l’OTAN écarte l’ONU
et passe à l’action ouverte.

L’OTAN veut absolument dominer la région et en chasser Moscou. Quel argument utilisera- t-elle pour y arriver? Le prétexte des minorités nationales opprimées, par exemple en Tchétchénie? Ou bien celui de la sécurité d’approvisionnement en pétrole du monde dit libre? Ou encore le danger de laisser entre des mains hostiles les armes nucléaires ou l’uranium? Il est trop tôt pour le dire, et ce n’est pas le vrai débat.
Washington prétend s’installer là pour mettre fin aux haines ethniques et nationales. Pourtant, les grandes puissances n’ont jamais hésité à exciter les pires extrémistes
pour prendre le contrôle de l’ex-Yougoslavie. Et Zbigniew Brzezinski a reconnu (voir page 126) avoir financé de tels extrémistes pour faire éclater l’URSS.
Bref, les proclamations morales font seulement partie de la propagande à destination du public.
Rédigé avant la guerre de 99 contre la Yougoslavie, l’ouvrage des stratèges américains Nato after enlargement se conclut sur ces phrases peu rassurantes: «Caucase
et Asie centrale pourraient devenir le véritable terrain pour inaugurer des opérations OTAN “out of area” (hors de sa zone). La région pose des problèmes plus importants que les complications liées aux opérations en ex-Yougoslavie. Un conflit en Europe orientale ou centrale poserait des problèmes à l’OTAN, mais au moins il impliquerait des acteurs bien connus: les pays de l’ex-Pacte de Varsovie.
En Asie centrale et dans le Caucase, ce n’est pas le cas. Ici, les acteurs probablement impliqués seraient la Chine, l’Iran et l’Inde, ainsi que la Russie.»24
Bref, une guerre dont les implications pourraient être extrêmement larges.
Nous voilà avertis.
11 Glen Howard, Nato and the Caucasus, the Caspian Axis, US Army War College, Washington, 1998,
p. 162.
12 Idem, pp. 151-152.
13 Idem, p. 156.
14 Nikkei Weekly, 17 mai 99.
15 Michel Collon, Poker menteur, EPO, Bruxelles, 1998, p. 126.
16 Rosemarie Forsythe, The Politics of Oil in the Caucasus and Central Asia, Adelphi, Oxford, 1997, p. 61.
17 Nato after enlargement, pp. 106-107.
18 Nato after enlargment, p. 174.
19 Washington Times, 9 janvier 98.
20 Bulletin de la Générale de Banque, juin 99.
21 Nato after enlargement, p. 198.
22 Reuters, 1er février 98.
23 La Repubblica, 17 mai 99.
24 Nato after enlargement, p. 231.
25 Corriere Economia, 14 décembre

http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=6:quand-pourquoi-et-comment-lotan-a-commence-a-sinteresser-a-la-georgie&catid=1:articles&Itemid=2


Le Dossier'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan.

n° 38- 30-06

C.De Broeder & M.Lemaire

 


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n°38 - Le Dossier'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan- 30-06 : Suite - : Quand, pourquoi et comment l’'Otan a commencé à s'intéresser à la Georgie.

n°38 - Le Dossier'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan- 30-06 : Suite - : Quand, pourquoi et comment l’'Otan a commencé à s'intéresser à la Georgie.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Le Dossier'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan.

n° 38- 30-06

C.De Broeder & M.Lemaire

 


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Sommaire.

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion    (suite)

1-3 Thierry Meyssan  : Malgré la victoire militaire et diplomatique en Georgie, la Russie traverse une passe difficile.

2 Annexe

2-1 Rick Rozoff : Les plans de guerre de l'OTAN pour le Grand Nord.

 


1-3 Thierry Meyssan  : Malgré la victoire militaire et diplomatique en Georgie, la Russie traverse une passe difficile.
Entretien avec Thierry Meyssan

Dans un entretien accordé à l’association Égalité et Réconciliation, Thierry Meyssan décrit les composantes et les projets de la nouvelle administration états-unienne. Selon lui, après la parenthèse Bush-Cheney de la guerre en Irak, Washington revient aujourd’hui au consensus post-11-Septembre et à ses contradictions des années 2001-02. Mais l’épuisement militaire en Irak et la crise financière à Wall Street obligent l’Empire à repenser les stratégies et les délais pour poursuivre la globalisation

E&R : Vous êtes désormais très connu en Russie, où vous avez rassemblé près de 30 millions de téléspectateurs à l’occasion d’une émission sur le 11 septembre. Comment appréciez-vous la situation de la Russie ?

Thierry Meyssan : Paradoxalement, malgré la victoire militaire et diplomatique en Georgie, la Russie traverse une passe difficile. Après la guerre du Caucase, les banques anglo-saxonnes ont encouragé les oligarques à punir Moscou en déplaçant leurs capitaux vers l’Ouest. Puis, les Anglo-Saxons ont poussé les dirigeants ukrainiens à trahir leur intérêt national et à couper les gazoducs lors des négociations sur les prix. Le Kremlin, qui croyait être maître du jeu et avoir l’initiative de ces coupures, s’est fait piéger. La perte de deux mois de chiffre d’affaire a dévoré les réserves monétaires. Le tout a provoqué une chute affolante du rouble alors que la crise mondiale fait baisser le prix des matières premières et donc les revenus de la Russie.

Medvedev et Poutine ont évalué cette situation de faiblesse avec beaucoup de sang-froid. Ils connaissent les atouts dont ils disposent, notamment la supériorité technologique de leur industrie d’armement sur celle des États-Unis. Ils sont convaincus que les États-Unis ne se relèveront pas de la crise, mais se disloqueront à moyen terme comme le Pacte de Varsovie et l’URSS dans les années 89-91. Ils espèrent donc inverser les rôles. Malgré la période de vaches maigres, ils équipent leurs armées avec les nouveaux matériels, et ils attendent sans broncher l’effondrement de l’Ouest. Publiquement ou en sous-main selon les cas, ils équipent tous les adversaires des États-Unis des dernières armes disponibles, du Proche-Orient que j’ai évoqué tout à l’heure au Venezuela. Économiquement, ils ont fait le choix de construire des voies commerciales vers la Chine, tout autant que vers l’Europe occidentale, dont ils observent avec regret l’asservissement obstiné aux Anglo-Saxons.

Cette situation peut avoir d’importantes conséquences au plan interne, où s’affrontent l’ancienne et la nouvelle génération. Les anciens ont un fort tropisme américain, quand les jeunes affichent un patriotisme décomplexé. Paradoxalement, les élites issues de Saint-Petersbourg sont historiquement favorables à un arrimage européen de la Russie, au contraire des Moscovites dont la vision est plus eurasiatique. Or Poutine et Medvedev, tous deux de Saint-Petersbourg, partagent cette vision eurasiatique. Ils rêvent la Russie en protecteur de l’Islam et l’ont faite entrer, comme observatrice, à l’Organisation de la conférence islamique. Tout en valorisant le Patriarcat orthodoxe, ils ont placé des musulmans à de nombreux postes à haute responsabilité —le contraste avec la France est flagrant—. Même si le traumatisme du démantèlement de la Yougoslavie et des deux guerres de Tchétchénie reste fort et que la vague de racisme qui s’en est suivie n’est toujours pas maîtrisée, la Russie a fait le choix de la civilisation et pris le chemin de la synthèse entre l’Europe et l’Asie.

Si la Russie parvient à traverser les toutes prochaines années de graves turbulences internationales sans être trop affectée, elle se retrouvera en position d’arbitre dans un monde multipolaire.

Propos recueillis par Égalité et Réconciliation, fin mars 2009

http://www.voltairenet.org/article159698.html


2 Annexe

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

2-1 Rick Rozoff : Les plans de guerre de l'OTAN pour le Grand Nord.

Depuis le début de l'année, les États-Unis et l'OTAN ont indiqué à maintes reprises en paroles et par des actes leur intention d'établir leur revendication territoriale et d'étendre leur présence militaire dans ce qu'ils appellent le Grand Nord : le cercle polaire et les eaux qui s'y relient, les mers de Barents et de Norvège, ainsi que la mer Baltique.

Le 12 janvier 2009 Washington a émis la Directive présidentielle de sécurité nationale 66 qui contient la prétention belliqueuse que « les États-Unis ont des intérêts de sécurité nationale fondamentaux et étendus dans la région de l'Arctique et sont disposés à agir indépendamment ou en conjonction avec d'autres États pour protéger ces intérêts [qui] comprennent la defense anti-missile et l'alerte avancée ; le déploiement de systèmes marins et aériens pour le transport maritime stratégique, la dissuasion stratégique, la présence maritime et les opérations de sécurité maritimes »[1] Plus tard le même mois l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) tenait une conférence sous le thème « Perspective en matière de sécurité dans le Grand Nord » dans la capitale de l'Islande à laquelle ont assisté le secrétaire général de l'alliance et ses plus hauts commandants militaires.

Cette initiative concertée a été abordée dans un article précédent de la présente série[2] et les plans de l'Occident d'empiéter sur le territoire arctique et confronter la Russie dans la région occidentale de l'océan dans un autre.[3]

Les pays membres de l'OTAN, individuellement et collectivement, ont multiplié les efforts depuis un mois pour accroître de façon impressionnante leur présence militaire et leur capacité de combat dans le Grand Nord.

La Suède : Le champs d'essai et de bataille de l'OTAN

Un exemple de cette campagne agressive et inquiétante nous est donné par les manoeuvres militaires Loyal Arrow 2009 de l'OTAN, qui ont lieu présentement et durent dix jours, en Suède, qu'un des quotidiens américains à grand tirage décrit comme « une force à action rapide de l'OTAN [...] sur un pied de guerre dans la Laponie suédoise » avec la participation « de dix pays, 2 000 soldats, un porte-avions et 50 chasseurs, dont le F-15 Eagle de l'armée de l'air des États-Unis, à des exercices de guerre près de territoires arctiques contestés ».

Le quotidien ajoute que « le choix de l'endroit pour tenir des exercices de guerre reflète l'importance stratégique grandissante de l'Arctique, qui renfermerait, selon des estimés, le quart des réserves de pétrole et de gaz naturel de la planète. [...] »[4]

Un site web de l'OTAN offre les détails suivants :

« Dix pays membres et non membres de l'OTAN participent à l'exercice aérien Loyal Arrow 2009, du 8 au 18 juin 2009, en Suède. Une cinquantaine d'avions à réaction rapides, qui seront basés à l'aile de Norrbotten, en Suède, participeront à l'exercice. Le but de l'exercice est de former des unités sélectionnées des quartiers généraux de la composante de l'air de la force conjointe de la Force de réaction de l'OTAN dans la coordination et la conduite d'opérations aériennes. De plus, des appareils du système aéroporté de détection et de contrôle (AWACS) de l'OTAN et d'autres avions et hélicoptères de transport soutiendront les exercices. Certaines unités participantes voleront en provenance de bases situées en Norvège et en Finlande.

« L'exercice est basé sur un scénario fictif. Dans ce scénario, des éléments de la Force de réaction de l'OTAN (NRF) [...] seront déployés dans un théâtre d'opération. La NRF a été créée pour donner à l'Alliance un outil efficace face aux nouvelles menaces à la sécurité du XXIe siècle. Il s'agit d'une force multinationale et conjointe pouvant être déployée rapidement, munie d'équipements modernes pouvant accomplir n'importe laquelle des missions de l'Alliance, où et quand elles sont nécessaires, telles que mandatées par le Conseil de l'Atlantique Nord.

« Environ 800-900 soldats d'Allemagne, de Finlande, du Royaume-Uni, d'Italie, de Norvège, de Pologne, du Portugal, de Suède, de Turquie et des États-Unis ainsi que la composante de détection aérienne avancée y participeront. »[5]

Le personnel de l'armée de l'air des États-Unis est arrivé par avion de la base qu'utilisent les États-Unis à Mildenhall, en Angleterre, et « des équipages de l'air et de terre de l'armée de l'air des États-Unis en Europe ont rejoint des unités militaires d'une dizaine d'autres pays le 8 juin. [...] »[6]

Les exercices de guerre ont leur base à la baie de Botnie dans le nord de la mer Baltique et il s'agit de la plus grande démonstration de la puissance aérienne de l'histoire dans cette région.

Le premier jour des exercices, le 8 juin, on rapportait que « l'exercice aérien Loyal Arrow sous la conduite de l'OTAN a commencé dans le nord de la Suède aujourd'hui. Le porte-avions britannique HMS Illustrious [avec 1 000 soldats à son bord] est arrivé dans la baie de Botnie, 50 aéronefs et 2 000 personnes, l'équipage du porte-avions y inclus, provenant de dix pays participeront au plus grand exercice d'entraînement aérien de l'histoire dans la baie finlandaise-suédoise de Botnie. »[7]

La base aérienne de Lulea en Suède, celles de Bodo en Norvège et d'Oulu en Finlande sont utilisées dans ces exercices de guerre de l'OTAN.

Les exercices Loyal Arrow sont basés sur un « scénario fictif » dans lequel « La Force de réaction de l'OTAN (NRF) est déployée dans un théâtre d'opération, le Lapistan.

« Le Lapistan est un pays instable, non démocratique fictif gouverné par une clique militaire qui accueille des camps d'entraînement de terroristes. Le scénario est centré sur un conflit entourant le pétrole et le gaz naturel avec la Botnie, un pays voisin fictif membre de l'OTAN, avec la participation de pays fictifs neutres, le Nordistan et la Suomie, qui sont une référence à la Norvège et à la Finlande. »[8]

Lorsque les exercices ont commencé, Stefan Lindgren, vice-président de Solidarité afghane en Suède, a déposé une plainte auprès du protecteur du citoyen en matière de discrimination et dit que les exercices de guerre de l'OTAN sont à la fois une diffamation des Samis et des musulmans en Suède. La terminaison « istan » rélève un lien mentalement avec la guerre de l'OTAN en Afghanistan.

Les Samis, un peuple autochtone de la région, ont protesté contre l'utilisation du terme « Laps », interdit en Suède, et contre la description de l'exercice.[9]

Un journal de la presse à grande diffusion explique la controverse dans les termes suivants : « Les principaux habitants autochtones du nord de la Norvège, le peuple sami, sont mécontents du fait que le "pays ennemi" dans le scénario de guerre s'appelle "le Lapistan" et se sont joints aux manifestatations contre l'OTAN. Le nom a été inventé par l'OTAN et ressemble à l'expression "Lapps" qui est désobligeante envers les Samis. »[10]

Le quotidien américain The Christian Science Monitor y ajoute ces citations dans son édition du 11 juin :

« "Ces exercices augmentent le risque de conflit", dit Anna Ek, présidente de la Société pour la paix et l'arbitrage de la Suède. "Ils envoient des signaux offensants et agressifs. Devrions-nous vraiment nous préparer à un conflit avec la Russie alors qu'existe encore la possibilité de coopération dans l'Arctique ?"

« "Ni le parlement, ni le comité de la Defense n'a été informé de l'ampleur de cet exercice", dit Peter Radberg, député du Parti vert. "Cela ressemble à un effort de promotion de l'OTAN en Suède. [...] Cela risque de provoquer une escalade militaire dans une région où nous devrions désarmer." »[11]

Non seulement la sécurité, le bétail et le statut même des Samis ont-ils été mis en péril dans le nord de la Suède, mais l'exercice Loyal Arrow 2009, en conjonction avec d'autres exercices et initiatives militaires que nous examinerons plus tard, vise directement la Russie, le seul rival de l'OTAN dans la course à la domination de l'Arctique.

Le groupe OTAN Hors de la Suède a organisé plusieurs actions à Lulea (le site de la base aérienne suédoise utilisée dans les exercices d'entraînement) et manifesté contre l'utilisation du comté de Norrbotten comme terrain d'entraînement et champ de tir pour de possibles actions futures au pays et à l'étranger.

Anna-Karin Gudmundson de cette organisation a dit : « Ces exercices peuvent être perçus comme étant très provocateurs. La région de la mer de Barents est une région névralgique par son emplacement par rapport à l'Arctique. Avec tout ce qui se dit au sujet de la fonte des glaces et la rivalité pour les ressources naturelles, cela pourrait ressembler à une démonstration de force de la part de l'OTAN. »[12]

Ofog, un autre groupe suédois qui milite pour la paix, a annoncé le 8 juin qu'il envoyait des militants dans un champ de bombardement près de la base aérienne de Vidsel dans le Norrbotten pour « arrêter les préparatifs pour des crimes de guerre » et pour « empêcher l'OTAN de continuer de bombarder la région ».[13]

Le groupe a émis un communiqué dans lequel il affirme : « Comme l'OTAN, nous serons aussi dans les airs, au sol et en mer. Nous ferons tout en notre pouvoir pour montrer à l'OTAN que ses affaires sont répugnantes et mortelles. »

« L'OTAN n'est pas une alliance de defense. Elle est le plus grand club d'armements nucléaires et la plus grande machine de guerre du monde. »[14]

Le deuxième jour des exercices, le 10 juin, cinq membres de l'Ofog ont été arrêtés après être entrés sur le champ de bombardement.

Six autres ont été arrêtés alors que les bombardements continuaient et une des militantes de l'Ofog sur les lieux, Miriam Cordts, a dit : « L'OTAN est la plus grande machine de guerre et le plus grand club d'armements nucléaires au monde. Cet exercice aérien dans le nord de la Suède est son plus grand exercice cette année et est conçu pour accroître la capacité de la Force de réaction de l'OTAN à attaquer à n'importe quel moment. Quatre-vingt-dix pour cent de ceux qui sont tués dans les guerres de l'OTAN sont des civils. Nous avons la responsabilité en tant qu'êtres humains de tout faire pour stopper cet exercice. »[15]

L'intention des militants de l'Ofog était d'arrêter les bombardements par leur présence, mais les exercices de l'OTAN ont continué.

Un porte-parole du groupe a commenté : « Nous savons que l'OTAN bombarde des civils, mais c'est la première fois qu'elle menace de bombarder des civils en Suède. »[16]

Bien qu'elle ne soit pas encore membre à part entière de l'OTAN, la Suède est l'hôte de ces exercices par ses obligations envers le Partenariat pour la paix de l'Alliance et elle s'approche ainsi toujours plus de l'intégration complète à l'OTAN malgré l'opposition de la majorité des Suédois.

La Suède dans l'OTAN : La neutralité au passé

L'incorporation de la Suède à l'OTAN est préparée de façon méthodique depuis plusieurs années.

À la mi-mai, la député et responsable du Parti libéral en matière de politique étrangère Birgitta Ohlsson a déclaré : « Pour moi, et pour le Parti libéral (Folkpartiet), cela prouve plus que jamais que la Suède doit être membre de l'OTAN. Les partis politiques ne peuvent pas seulement suivre l'opinion publique, ils doivent aussi l'influencer, et l'isolationnisme est très passé. »[17]

Un peu après, le ministre de la Defense Sten Tolgfors a annoncé « la plus grande restructuration des forces armées de la Suède de l'ère moderne » et que « la Suède aura pour la première fois en plusieurs décennies une organisation de defense ».

Il a clarifié son message en ajoutant : « Aujourd'hui, nous avons une force avec une organisation à des fins nationales, basée sur un système de conscription, et une autre à des fins internationales, basée sur les unités permanentes.

« Nous allons réformer notre defense en partant des leçons apprises de notre position au rang des premières nations dans le Groupe de combat nordique. Nous aurons à l'avenir une defense basée sur un groupe de combat.

« Nous avons bâti le Groupe de combat nordique ensemble. Nous sommes en Afghanistan avec la Finlande. »

On a vu que l'Afghanistan n'était pas la seule raison de l'intensification de la militarisation de la Suède et de son intégration aux structures de l'OTAN lorsque Tolgfors a dit au sujet des exercices Loyal Arrow en juin : « La Russie a certainement haussé le ton ces dernières années [...]. »[18]

Deux jours plus tard il s'est rendu au quartier général de l'OTAN à Bruxelles pour y rencontrer Jaap de Hoop Scheffer et « informer le secrétaire général de la transformation prochaine des capacités de defense de la Suède, pour rendre les forces suédoises plus efficaces, plus déployables et plus aptes à mener des opérations internationales. »[19]

Quatre jours avant le début des exercices de guerre Loyal Arrow, l'ambassadeur de la Suède en France, Gunnar Lund, « parlant au nom du ministre des Affaires étrangères de la Suède Carl Bildt », a encouragé l'utilisation d'un contingent de cinq pays nordiques des groupes de combat de l'Union européenne (qui agirait sous la conduite de l'OTAN par l'entremise du Berlin Plus et d'ententes connexes) lorsqu'il a dit : « Du côté militaire, j'aimerais attirer votre attention sur l'utilisation de groupes de combat, un outil qui pourrait s'avérer très utile pour appuyer la paix et la sécurité internationales. »

Le gouvernement suédois a dit regretter que l'UE n'ait employé plus tôt le Groupe de combat nordique (avec des forces de la Suède, de la Finlande, de la Norvège, de l'Islande et de l'Estonie) et n'ait pas « donné feu vert à son envoi au Tchad et en République centrafricaine l'année dernière. »[20]

(La Suède, la Finlande et l'Irlande sont trois des cinq pays encore neutres nominalement, les deux autres étant la Suisse et l'Autriche. Les cinq ont maintenant déployé des contingents militaires de diverses grandeurs pour servir dans la Force internationale d'assistance et de sécurité en Afghanistan sous la conduite de l'OTAN. En Suisse, un groupe militant pour la paix, Suisse sans Armée, qui « accuse le gouvernement de chercher à diriger la Suisse neutre vers l'alliance militaire qu'est l'OTAN », a récemment présenté au parlement fédéral une pétition de plus de 100 000 signatures, le nombre requis pour déposer un projet de loi, contre le projet d'achat de nouveaux chasseurs pour assurer l'interopérabilité de l'OTAN.)

Une frontière de 1 300 km avec la Russie : La Finlande intégre l'OTAN

Le mois dernier il y a eu en Finlande une rencontre des ministre de la Defense des pays nordiques (Suède, Finlande, Danemark, Norvège et Islande, qui n'est pas la même chose que le groupe ministériel de la Defense des pays nordiques et baltes) où les ministres des cinq pays ont « discuté des développements en matière de sécurité dans le nord de l'Europe et échangé les points de vue sur les processus de transformation de la defense nationale en cours » et « évalué les défis communs en Afrique et en Afghanistan ».

« Les ministres ont discuté des développements dans le Grand Nord et des possibilités d'une coopération nordique dans la région.

« Ils ont également analysé les possibilités de rehausser la coopération nordique dans le mer Baltique. »[21]

La réunion a eu lieu un peu après que « l'ex-ministre des Affaires étrangères de la Norvège Thorvald Stoltenberg [...] a conclu dans un rapport sur la coopération de defense nordique que les cinq pays nordiques doivent renforcer leur coopération de sécurité dans l'Arctique [...]. »[22]

Moins d'une semaine plus tard des pilotes de l'armée de l'air des États-Unis étaient en Finlande pour entraîner des pilotes finlandais dans la procédure de ravitaillement en vol comme on en utilise dans les missions et opérations militaires à long cours.

Selon l'officier des opérations pour le 21e Escadron de combat de l'armée de l'air de la Finlande, « un capitaine qui a demandé l'anonymat en raison de la politique gouvernementale », les exercices d'une semaine avec la participation de Hornets F-18 de la marine et d'un Stratotanker KC-135 de l'armée de l'air ont « aidé l'escadron, et tout le service, à satisfaire à un critère établi par le gouvernement pour pouvoir être déployé à l'extérieur de la Finlande pour soutenir les forces de l'OTAN. Bien que la Finlande ne soit pas membre de l'OTAN, elle fait partie du programme du Partenariat pour la paix de l'alliance, que soutient également l'armée de l'air des États- Unis en Europe (USAFE).

« Cela nous ouvre les yeux sur un champ d'opération beaucoup plus étendu. »

Le rapport duquel est tirée cette phrase informe les lecteurs que « c'est la première fois que l'armée de l'air des États-Unis en Europe déploie un équipe d'avion-citerne en Finlande pour une opération de ravitaillement en vol ».[23]

Le 25 mai dernier, le ministre finlandais du Commerce et du Développement, Paavo Vayrynen, du Parti du Centre, a dit que le partenaire de son parti dans la coalition au pouvoir, le Parti de la coalition nationale, « a mené une campagne soutenue pour créer une opinion publique favorable à l'adhésion à l'OTAN ».[24]

Des initiatives semblables, concertées et secrètes, pour entraîner des pays dans l'OTAN contre le gré de la majorité de leur population ont lieu en Suède et à Chypre, entre autres.

Du 1er au 4 juin, le Commandement allié Transformation (ACT) de l'OTAN, basé à Norfolk en Virginie, et les Forces de la defense de Finlande ont participé à un portail d'éducation et de formation des partenaires de l'OTAN (NPETN) à Helsinki.

Un colonel de l'armée de l'air de la Turquie assigné au NPETN a décrit le programme comme étant « essentiellement un réseau humain qui offre un forum aux membres, incluant le Collège de la Defense et le Centre de guerre interarmées et le Centre de formation interarmées de l'OTAN, l'École de l'OTAN, l'École des systèmes de communications et d'information, le Centre de formation opérationnelle d'interdiction maritime et les Centres d'excellence de l'OTAN et les centres d'éducation et de formation militaires de l'OTAN et des pays partenaires ».[25]

La conférence de trois jours n'était cependant pas une affaire bilatérale entre les quartiers généraux de l'OTAN aux États-Unis et en Finlande, puisque des pays de pas moins de cinq continents y ont participé.

« Pour la première fois de l'histoire de la conférence, un représentant de l'Australie, un pays contact de l'OTAN, participera aux discussions. »

Le représentant de la Turquie à l'OTAN précité a dit : « La conférence nous donne l'occasion d'atteindre nos objectifs parce que nous aurons plus de contribution de nos pays partenaires, des représentants de l'OTAN, du Partenariat pour la paix, du Dialogue méditerranéen et de l'Initiative de coopération d'Istanbul, de Pays Contacts. »[26]

Avec les 28 pays membres à part entière de l'OTAN, les 25 candidats du Partenariat pour la paix, les sept membres du Dialogue méditerranéen, les six de l'Initiative de coopération d'Istanbul (le Conseil de coopération du golfe Persique) et plusieurs pays contacts comme l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon et la Corée du Sud, cela représente au total près du tiers des 192 pays du monde.

Le jour où la Conférence de l'OTAN s'est terminée, dans la capitale finlandaise, la police de ce pays a arrêté six militants pour la paix pour avoir peint des symboles de l'OTAN en rouge(-sang) sur les murs du quartier général du Commandement de la Defense finlandaise à Helsinki.

Le groupe Muurinmurtajat a émis un communiqué dans lequel il affirme avoir « voulu attiré l'attention sur le travail pratique qui se fait pour rapprocher militairement la Finlande de l'OTAN au Commandement de la Defense ».[27]

Quatre jours plus tard, l'Agence de consultation, de commandement et de contrôle de l'OTAN (NC3A) a signé un protocole d'entente avec la Finlande sur la technologie de la defense.

« La Finlande participe depuis longtemps au programme du Partenariat pour la paix de l'OTAN et a une solide histoire de contribution aux missions et exercices de l'OTAN.

« La Suède fut le premier partenaire à signer une entente semblable avec la NC3A en 2007. »[28] Le même jour, les forces armées finlandaises ont commencé « leur plus grand exercice militaire en plusieurs décennies ».

Maanvyory 2009 (raz-de-marée 2009) comprend la participation de « 18 000 militaires, dont 7 000 réservistes des trois branches du service ».[29]

La Norvège : L'armée de l'OTAN entre dans l'Arctique

Le 2 juin on a annoncé que la Norvège déplacera le quartier général de son Commandement opérationnel du sud du pays, dans le nord de Stavanger, à Reitan, à l'extérieur de Bodo, « faisant ainsi de la Norvège le premier pays à déplacer son commandement militaire dans l'Arctique ».

« Ce déplacement correspond au déplacement de l'attention du gouvernement vers les régions du Nord. Avec son nouvel emplacement à l'intérieur du cercle polaire, le commandement opérationnel suprême de la Norvège sera directement en contact avec toutes les questions concernant le Grand Nord. »[30]

Lors d'une rencontre des parlementaires de l'OTAN à Oslo du 22 au 26 mai, le secrétaire général de l'OTAN Jaap de Hoop Scheffer a eu des entretiens avec le premier ministre Stoltenberg, le ministre des Affaires étrangères Store et le ministre de la Defense Strom-Erichsen et une audience avec le roi Harald V. « Les discussions ont centré sur les plans de l'OTAN après son sommet, y compris la mise à jour prochaine du Conseil stratégique de l'Alliance, les relations avec la Russie et les nouveaux défis de sécurité des alliés. »[31]

À la même rencontre des parlementaires de l'OTAN, des membres du cabinet norvégien ont dit aux participants que « l'OTAN devrait accroître son rôle dans le Grand Nord », tandis que le secrétaire d'État à la Defense Espen Barth Eide a insisté pour que « la prochaine réorganisation de la structure de commandement de l'OTAN tienne compte du Grand Nord [...]. »[32]

L'ambassadeur de la Norvège à l'OTAN, Kim Traavik, a accompagné les ambassadeurs de cinq confrères de l'OTAN dans un « voyage d'étude » dans le nord du pays après la rencontre des parlementaires pour inspecter le site prévu du future conflit.

Une semaine auparavant, la ministre de la Defense de la Norvège Anne-Grete Strom-Erichsen « a souligné l'importance de formuler une position commune sur les questions de defense et de sécurité concernant le Grand Nord. La ministre a particulièrement insisté sur la nécessité de "rehausser la pertinence de l'OTAN". À la lumière de la récente poussée de la Russie sur le plan militaire et économique dans l'océan Arctique, Strom-Erichsen voit une source d'inquiétude potentielle de déstabilisation dans la région. »[33]

Dans ses propres mots :

« L'Alliance est au coeur de la stratégie de sécurité et de defense de tous les États de l'océan Arctique sauf un. Elle n'a donc pas le choix que de définir son rôle dans la région. Le défi sera de formuler une politique qui répond au intérêts fondamentaux de sécurité de l'Occident [...]. »[34]

Le Commandement allié Transformation, de l'OTAN, effectue une démonstration d'interopérabilité de coalition (CWID) à Lillehammer, en Norvège, du 1er au 26 juin « avec un accent particulier sur ce qui sera déployé dans des opérations menées par l'OTAN comme une riposte de l'Article 5, la Force internationale de sécurité et d'assistance (ISAF), Active Endeavour et la Force du Kosovo ou au sein d'une Force de réaction de l'OTAN (NRF) [...]. »[35]

Une riposte de l'Article 5 est une invocation de la cause sur l'aide militaire collective de l'OTAN, comme cela se fait depuis près de huit ans avec la guerre en Afghanistan.

Le 16 juin on rapportait que les exportations d'armements de la Norvège avaient atteint un record et que « la majeure partie des exportations de matériel de defense norvégiennes se font vers les pays membres de l'OTAN ainsi que la Suède et la Finlande ».[36]

Nouveaux empiétements sur la Russie : L'OTAN et la mer baltique

On rapportait à la fin du mois dernier que l'OTAN continuera ses patrouilles aériennes en rotation au-dessus de l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie au moins jusqu'en 2020.[37] Comme l'ont souligné des représentants russes, les avions de guerre de l'OTAN qui y participent sont à cinq minutes de vol de Saint-Pétersbourg, la deuxième plus grande ville de la Russie.

Les exercices multinationaux de la Force de réaction Baltic Eagle de l'OTAN (NRF-14) ont lieu du 2 au 18 juin dans la Zone militaire Adazi, en Lettonie, pour préparer le Bataillon balte de la Lettonie et les forces armées estoniennes et lituaniennes « à tester le niveau de préparation au combat de l'unité ».

« Selon le scénario de l'exercice, les troupes seront déployées dans la région de conflit militaire et se livreront à des opérations de grande envergure. [...] Une quantité importante d'armes et d'équipements modernes, incluant des missiles antichar guidés Spike, des véhicules lourds multifonctionnels 8x8 SISU modernes, des transporteurs de personnel blindés SISU et des fusils d'assaut G36, sera utilisée durant l'exercice [...]. »

Le Bataillon balte est une composante de la Force de réaction de l'OTAN qui, elle, est « une force très préparée et technologiquement avancée de l'Alliance comprenant des composantes terrestres, aériennes, maritimes et spéciales pouvant être déployées rapidement au besoin. Elle est autonome et capable d'accomplir des missions partout dans le monde dans n'importe quel type d'opérations. »[38]

Durant la même période la marine américaine a dirigé les exercices annuels Baltic Operations (BALTOPS) dans la région.

« Les forces maritimes de 12 pays participeront au plus grand exercice naval multinational cette année dans la mer Baltique du 8 au 19 juin.

« L'exercice Baltic Operations (BALTOPS) est un événement annuel qui vise à améliorer l'interopérabilité et la coopération des alliés régionaux » et cette année il comprend des forces navales des États-Unis, de l'Allemagne, du Danemark, de la Grande-Bretagne, de l'Estonie, de la Finlande, de la France, de la Hollande, de la Lettonie, de la Lituanie, de la Pologne et de la Suède. »[39]

Y participent le contre-amiral américain John N. Christenson, commandant du 12e Groupe d'intervention porte-avions, et le contre-amiral suédois Anders Grenstad, commandant du Commandement de la composante maritime et l'« équivalent suédois du chef des opérations navales de la marine américaine ».[40]

Cinq jours avant le début des opérations BALTOPS 2009, le USS Mount Whitney (le navire amiral de la 6e Flotte de la marine américaine et le navire de commande et de contrôle du commandant du Commandement interarmées de Lisbonne et de la Force de frappe de l'OTAN, déployée contre la Russie dans la mer Noire après la guerre d'août dernier dans le Caucase) est arrivé près des côtes de la Lituanie et a reçu l'expatrié américain et actuel président de la Lituanie Valdas Adamkus.

Ce dernier s'est servi de l'occasion pour affirmer : « Au nom de toute notre nation, la présence du Mount Whitney est significative pour tout le pays. Elle fait preuve de respect, apporte une force et conviction additionnelles pour combattre pour leur engagement, mais surtout la solidarité de la communauté de l'OTAN. »

Ce à quoi le commandant américain a répondu : « Je désire remercier publiquement la Lituanie pour son [sic] appui au Kosovo, en Irak et surtout en Afghanistan. »[41]

Rick Rozoff, Stop NATO,

14 juin 2009

http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2009/Q39121.htm 

n°38 - Le Dossier'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan- 30-06 : Fin - : Quand, pourquoi et comment l’'Otan a commencé à s'intéresser à la Georgie.

n°38 - Le Dossier'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan- 30-06 : Fin - : Quand, pourquoi et comment l’'Otan a commencé à s'intéresser à la Georgie.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Le Dossier'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan.

n° 38- 30-06

C.De Broeder & M.Lemaire

 


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

2 Annexe                  (suite)

2-2 Le rôle de l’OTAN dans le domaine de la sécurité énergétique.

2-3 La Signification Géopolitique Globale du Caucase pour les États-Unis.

2-4 Tiberio Graziani : Les États-Unis utilisent l’Europe comme tête de pont pour attaquer l’Eurasie.


2-2 Le rôle de l’OTAN dans le domaine de la sécurité énergétique.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

60e anniversaire de l’OTAN : quel futur pour l’alliance militaire transatlantique ?

L’OTAN a célébré tout récemment son 60e anniversaire.

Au cours de sa longue existence, l’Alliance a constamment adapté ses politiques, ses structures et ses capacités à l’évolution de l’environnement de sécurité.

L’OTAN s’est progressivement préparée à faire face aux défis émergents, qui ne sont pas toujours de nature purement militaire, mais qui ont certainement des incidences sur la sécurité des Alliés. Comme indiqué dans le Concept Stratégique de l’Alliance de 1999, la sécurité de l’Alliance doit aussi s’envisager dans un contexte global. Les intérêts de sécurité de l’Alliance peuvent être mis en cause par la rupture des approvisionnements en ressources vitales. Nous voyons aujourd’hui que la sécurité énergétique figure, avec la prolifération des armes de destruction massive et la menace des cyberattaques, au nombre des nouveaux défis qui intéressent l’Alliance, et ceci prend une dimension nouvelle dans le contexte économique actuel.

La stabilité et la fiabilité des approvisionnements énergétiques, la diversification des itinéraires d’acheminement, des fournisseurs et des sources d’énergie, ainsi que l’interconnexion des réseaux énergétiques sont d’une importance capitale pour la sécurité des Alliés.

Au sommet de Bucarest (avril 2008), les chefs d’État et de gouvernement ont dégagé des principes, exposé les options et adressé des recommandations à l’intention de l’OTAN dans le domaine de la sécurité énergétique. Ces éléments ont été réitérés au sommet de l’OTAN qui s’est tenu à Strasbourg-Kehl le 4 avril 2009.

En quoi l’OTAN est-elle compétente pour contribuer à la sécurité énergétique ?

L’OTAN, par son mandat, a des atouts qui lui permettent d’apporter une valeur ajoutée aux efforts internationaux qui sont déployés actuellement dans le domaine de la sécurité énergétique. Ces atouts font ainsi de l’OTAN un acteur compétent pour œuvrer dans le domaine de la sécurité énergétique de plusieurs façons, sur les plans stratégique, technique et institutionnel.

Premièrement, sur le plan stratégique, l’OTAN est une plate-forme tout à fait particulière de projection de la stabilité. Elle offre un cadre transatlantique unique en son genre de dialogue et de coopération sur toute une série de questions politiques et de questions de sécurité. Tel a été son rôle au fil des années, non seulement avec les pays membres, mais aussi avec tous les partenaires compétents avec qui elle coopère à l’échelle régionale et internationale. Aujourd’hui, l’Alliance poursuit ses consultations sur les risques les plus immédiats dans le domaine de la sécurité énergétique. Elle utilise son réseau de partenariats pour dialoguer aussi sur des questions de sécurité énergétique.

Les activités qui sont menées actuellement avec les pays partenaires pour la réforme du secteur de la defense et de la sécurité favorisent l’échange d’informations et de meilleures pratiques, ainsi que la mise en place de mesures qui ont indirectement des effets sur les questions liées à la sécurité énergétique et à la sécurité des infrastructures énergétiques.

L’OTAN s’emploie également à promouvoir la coopération internationale et régionale en matière de sécurité énergétique. C’est un domaine où le potentiel de coopération est important. La présence parmi les partenaires de l’OTAN de grands producteurs de gaz et de pétrole, tels que la Russie, le Kazakhstan et l’Azerbaïdjan ou encore le Turkménistan, ainsi qu’avec de grands pays de transit, comme l’Ukraine et la Georgie, montre le grand potentiel du dialogue que l’OTAN développe avec ses partenaires.

S’agissant d’autres partenaires qui occupent une position clé en matière d’énergie, comme les pays du Golfe, il y a plusieurs questions d’importance critique à examiner, certaines vulnérabilités, des risques mais aussi des opportunités à saisir, et la demande de collaboration existe aussi à cet égard. L’OTAN utilise aussi sa coopération avec les organisations internationales compétentes pour évoquer certains aspects de la sécurité énergétique, ce qui lui permet de mieux se coordonner avec celles-ci et de s’intégrer pleinement dans les actions de la communauté internationale.

Deuxièmement, sur le plan technique, l’OTAN met à disposition des moyens de fusionnement et de partage rapides d’informations provenant de sources multiples, ce qui permet d’effectuer une analyse commune de nos vulnérabilités stratégiques.

Par ailleurs, l’OTAN est en mesure d’offrir un soutien à la gestion des conséquences dans le cadre de ses activités. Au cours de ses 60 années d’existence, l’OTAN a acquis une vaste expérience dans le domaine des plans civils d’urgence. Nous avons conçu des mécanismes permettant de faire face à toute une série de situations d’urgence et nous disposons d’un réseau d’experts auxquels il peut être fait appel pour obtenir des avis. L’état de préparation et la capacité de réaction peuvent être encore nettement améliorés.

L’OTAN peut aussi fournir un soutien à la protection des infrastructures énergétiques essentielles. Elle peut, sur demande, contribuer à la protection des installations énergétiques essentielles des Alliés et fournir des avis sur les risques majeurs pesant sur ces infrastructures. Les activités de l’OTAN dans le domaine de la sécurité énergétique ont trait principalement à la consultation, à la coopération et au soutien, mais certaines de nos opérations peuvent avoir un effet préventif ou dissuasif qui se répercute indirectement sur la sécurité énergétique.

Les Alliés et de nombreux pays partenaires ont acquis une expérience appréciable dans le cadre de l’opération Active Endeavour, qui vise à lutter contre le terrorisme en Méditerranée, ou des opérations de lutte contre la piraterie Allied Provider et Allied Protector menées au large des côtes de la Somalie dans le but de contribuer aux efforts déployés par la communauté internationale pour renforcer la sécurité des routes commerciales maritimes et la navigation internationale dans la région. Ces opérations ont permis à l’Alliance de montrer qu’elle est capable de faire usage de ses moyens militaires pour contribuer à assurer la sécurité et faire appliquer le droit international en haute mer, y compris le droit de passage pour les approvisionnements énergétiques essentiels, qui est ainsi indirectement protégé. Il s’agit là d’une mise en commun impressionnante d’expériences qui valent la peine d’être exploitées.

Troisièmement, sur le plan institutionnel, nous pouvons, dans nos activités visant à assurer la sécurité énergétique, compter sur des structures existantes telles que le Centre euro ?atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe (EADRCC), qui s’occupe de la coordination des secours en cas de catastrophe ou de la gestion des conséquences. L’EADRCC sert ainsi de relais pour le partage d’informations sur les actions qui sont menées, ce qui constitue un élément précieux en temps de crise.

Lorsqu’elle entre en action dans ces différents domaines, l’OTAN souhaite travailler en coopération, non seulement avec des pays non membres, mais aussi avec les acteurs internationaux concernés et le secteur privé s’il y a lieu.

Conclusion

Dans l’environnement de sécurité actuel, l’OTAN a quelque chose d’unique et de très précieux à offrir : 60 années d’expérience en matière de consultation dans le domaine de la sécurité et de coopération militaire entre États souverains. Aujourd’hui, la sécurité énergétique et des infrastructures énergétiques figurent parmi les défis pesant sur la communauté internationale et il est important que la solidarité de l’Alliance s’y manifeste. L’OTAN a accumulé une vaste expérience en matière de sécurité multilatérale, sur laquelle nous devons continuer à bâtir et que nous souhaitons partager. La sécurité énergétique aura sa place dans notre réflexion sur l’avenir de l’Alliance.

Aurélia Bouchez,

Secrétaire générale adjointe déléguée pour les affaires régionales, économiques et multilatérales au siège de l’OTAN

28 avril
http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article1335


2-3 La Signification Géopolitique Globale du Caucase pour les États-Unis.

A en croire les données officielles du rapport du président géorgien Chevardnadze, le chiffre d’affaires du commerce extérieur du pays en 1998 a atteint 1242,6 millions de dollars, dont 1048,6 millions de dollars à l'importation. La Géorgie a une dette extérieure d'environ 3 milliard de dollars.

Le pays est dirigé durement par le FMI, la Banque Mondiale et d'autres organisations extérieures. Ils déterminent même le nombre d'écoles et de pédagogues dans les écoles. Pourrait-on dans de telles conditions parler de la construction d'une ´Géorgie nouvelle, souveraine, démocratique et heureuseª ? Seul Chevardnadze peut parler ainsi, lui qui allait conduire les peuples vers un avenir lumineux, vers les sommets du communisme, mais qui les a menés à la pauvreté et à la décadence les plus basses.

Jusqu’à ce jour, Eduard Georgi

Chevardnadze proclame avec fierté qu’il a démoli l'URSS. Aujourd'hui, sans demander l’avis du peuple géorgien, il déclare que la Géorgie sortira de la CEI et adhérera à l'Otan. Il escompte sans doute, d'ici quelque temps, pouvoir se prévaloir de ses mérites dans le déclin de sa république et dans sa sortie de la CEI.

En politique extérieure, la direction géorgienne démontre son intention constante de se rapprocher de l’Occident et de devenir membre à part entière de l'Otan. Elle se distancie de plus en plus nettement de la Russie et des structures de la CEI. En février 1999, dans une interview au journal japonais Sankei Shimbun, Eduard Chevardnadze s'est exprimé sur la sortie probable de la Georgie de l'Accord sur la Sécurité Collective. Cette année, la Géorgie va créer ses propres troupes frontalières et les troupes frontalières russes seront retirées. Peu après, Revaz Adamia, membre du Conseil de Sécurité de Géorgie, s'est exprimé sur la nécessité de retirer des troupes de deux des quatre bases russes – de Bambor en Abkhazie et de Vaziani, près de la capitale géorgienne. ´Les troupes russes qui, en Géorgie, devaient jouer le rôle de médiateurs, n'ont pas réussi à régler le conflit en Abkhazie, qui tend à se séparer de la Géorgie, et à obtenir l'indépendanceª, estime Chevardnadze. Ce ne sont pas que des mots.

Dès maintenant, la présence occidentale présente des proportions et des tendances dangereuses pour les États voisins. Le travail de préparation est accompli pour une intégration progressive de la Géorgie dans le système de l'Otan. La république est une des plus actives et des plus engagées dans le programme Partenariat pour la Paix de l’Otan. On a commencé à adapter la structure des forces armées de l'État aux standards adoptés dans l'Otan.

En pratique, la Géorgie a obtenu le droit d'acquérir des armements et du matériel militaire dans les pays du bloc. La Géorgie s'est engagée à mettre à la disposition de l'Otan, en cas de nécessité, certaines de ses installations militaires et son infrastructure. Les cadres militaires de l'armée géorgienne reçoivent une instruction systématique dans les institutions d'études de l'Otan.

La Géorgie participe à des manœuvres militaires communes avec les partenaires occidentaux. Les conditions sont créées pour garantir, avec les forces du bloc, la protection des voies d’approvisionnement pétrolier passant par le territoire du pays.

Grâce à cette ‘souplesse’ de la part de Tbilisi, l'Otan pourrait, dans un futur proche, se rapprocher des frontières d'États non-membres de l'Otan. Malgré ses déclarations d'intention d’établir avec la Russie et d'autres anciennes républiques de l'URSS des relations de partenariat durables, la Géorgie est disposée à participer à des coalitions créées sur une base anti-russe ou allant dans cette direction.

Présence ouverte et tacite de l’Otan dans le Caucase

Dans ce contexte, il faut attirer l'attention sur l'organisation GUAM (Géorgie, Ukraine, Azerbaïdjan, Moldavie), qui se transforme de plus en plus en une union économique et une alliance militaro-politique pro-Otan, anti-russe. Les 21 et 22 janvier 1999, les ministres de la défense de ces pays ont examiné à Bakou les questions de la sécurité régionale, la coopération militaire, la nécessité de positions accordées dans l'ONU, l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) et leur participation au programme Partenariat pour la Paix de l’Otan. Pour commencer, les pays de l'alliance GUAM ont décidé de créer un bataillon commun pour des opérations de paix.

A la mi-1998, le Congrès des États-Unis a tenu des audiences sur le thème du ´Rôle des États-Unis dans le Caucase et en Asie Centraleª. Ils ont confirmé la signification stratégique de la région pour les intérêts américains. Il s’agit non seulement des gisements pétroliers mais aussi de l'importance géopolitique de la Transcaucasie dans la politique globale des États-Unis, où l'attaque contre la Russie prend une place particulière. Le caractère inadmissible de la présence de concurrents et l'exclusion de la présence russe dans le Caucase ont été affirmés ouvertement, et ces thèmes ont résonné de manière provoquant. Les membres du Congrès ont critiqué Clinton pour sa passivité face à la présence prolongée de bases militaires russes sur le territoire de l'Arménie et de la Géorgie. Mais la présence directe et indirecte de l'Otan dans le Caucase augmente chaque jour. L’Otan entretient une coopération intense dans le domaine militaire avec la Turquie voisine, alliée de l'Otan. En 1998, la Turquie a envoyé en Géorgie des équipements militaires pour un montant de 2 millions de dollars, et elle assure la formation de cadres militaires pour l'armée géorgienne.

Rien qu'en 1998, dans le cadre de la coopération de la Géorgie avec l'Otan, 130 activités différentes ont été organisées. Parmi elles, des exercices militaires maritimes à grande échelle dans la zone des ports pétroliers, manœuvres dont la mission était la défense des communications maritimes et l'accompagnement de tankers.

Les États-Unis se concentrent ‘sérieusement et pour longtemps’, sur le Caucase, de manière conséquente et ciblée, afin de garantir leurs intérêts dans la région et d’en repousser la Russie. La direction géorgienne les y ‘aide’ de tout cœur. Le 19 février 1999, lors d’une session du gouvernement, le président Chevardnadze a réclamé l’interdiction du Parti Communiste Unifié de la Géorgie, ´cinquième colonne, financée par des forces réactionnaires de Russie.

Nos amis et sympathisants, membres des partis ouvriers et communistes d'Europe et du monde entier, nous apporteraient une grande aide à nous, communistes géorgiens, en disant la vérité sur la Géorgie d'aujourd'hui, sur le traître Chevardnadze, et en exigeant du pouvoir géorgien actuel qu’il ne touche pas au Parti Communiste Unifié de Géorgie.

Pantelemon Georgadze, Premier Secrétaire du Parti Communiste Unifié de Géorgie

2-3 mai 1999

http://www.northstarcompass.org/french/nscfr26/georgia.htm


2-4 Tiberio Graziani : Les États-Unis utilisent l’Europe comme tête de pont pour attaquer l’Eurasie.

Dans un entretien à la télévision Russia Today, le géopoliticen Tiberio Graziani souligne la dépendance de l’Italie en particulier et des États ouest-européens en général vis-à-vis des États-Unis. Une vassalité qui empêche Rome et Bruxelles de défendre leurs intérêts et les contraints à considérer Moscou comme un adversaire et non un partenaire.

Anastasia Haydulina pour Russia Today : Les gouvernements du monde entier sont en train d’adopter des mesures protectionnistes. Ce qui produit un impact à tous les niveaux de la société. En Italie on assiste à un plus grand appui aux politiques anti-immigration de la droite. Comment va faire l’Italie, et comment ferons-nous tous, pour dépasser la crise financière mondiale ?

Tiberio Graziani : Avant tout nous devrions réfléchir sur les causes de cette crise financière, qui a atteint aussi la production au niveau industriel, d’abord aux États-Unis puis dans tout le système occidental, constitué par le triumvirat bien connu : États-Unis, Europe occidentale et Japon. La crise a influencé tout le marché mondial. Pour ce qui concerne l’Italie, les effets se sont manifestés avec un léger retard et, je crois, seront plus marqués au cours de 2009 et 2010.

Car l’économie italienne est principalement fondée sur des petites et moyennes entreprises, il n’y a pas de grosse concentration industrielle, et, donc, l’Italie tend à avoir cette plus grande flexibilité qui est nécessaire pour affronter et contenir la crise. Mais la crise sera très profonde.

Nous ne serons en mesure de dépasser une crise financière qu’en opérant dans un contexte géoéconomique continental. Ceci signifie que nous devrions chercher des solutions qui impliquent les économies des pays émergents comme la Russie, la Chine et l’Inde. La crise ne peut pas être dépassée qu’avec des solutions nationales ou des solutions élaborées à Bruxelles exclusivement par l’Union Européenne.

RT : Parlons de la récente crise du gaz. L’Italie n’en a peut-être pas pâti comme les Balkans et l’Europe orientale mais elle était de toutes façons parmi les pays pris en otage. La vérité a cependant été gardée cachée. Quelle est la véritable raison de la dispute ?

Tiberio Graziani : La raison de la dispute du gaz entre Kiev et Moscou est de fait une réponse de l’extension de l’Otan à l’est, et de l’élargissement de l’Union Européenne aux pays de l’Europe Orientale. Ces deux mouvements simultanés d’expansion ont été vus à Moscou comme une sorte d’agression menée dans son entourage immédiat.

Ce genre d’expansion a commencé en 1989 après la chute du Mur de Berlin. Depuis ce moment-là, les États-Unis ont décidé de contrôler toute la planète. Ils ont choisi l’Europe Occidentale comme point de départ pour avancer vers la Russie et l’Asie centrale. Il est en effet connu que l’Asie centrale a d’énormes gisements de gaz et de pétrole.

Les États-Unis commencèrent ainsi à influencer les pays du Pacte de Varsovie et certaines ex-républiques soviétiques comme l’Ukraine.

Depuis 1990, l’Ukraine a commencé à séparer son propre avenir géopolitique de son assise naturelle, et donc de Moscou.

Si nous analysons ce qu’on a appelé la « Révolution orange » [1], nous pouvons nous rendre compte que derrière ces conquêtes de la soi-disant société civile ukrainienne on trouvait les intérêts de Washington. Nous ne devons pas non plus oublier le rôle des dits philanthropes tel Georges Soros non seulement dans la déstabilisation de l’Ukraine, mais aussi dans celle des ex-républiques yougoslaves.

Quand l’Ukraine a abandonné ou tenté d’abandonner son propre contexte géopolitique naturel, celui de partenaire privilégié de Moscou, il est évident que Moscou a essayé de fixer le prix de son gaz sur celui du marché, étant donné que l’Ukraine n’était plus un client privilégié mais un client comme tous les autres. Évidemment la dispute a fini par toucher l’Europe, parce que les leaders ukrainiens manquent de souveraineté et sont pilotés par des intérêts occidentaux sous direction états-unienne. Au lieu de chercher un accord économique, comme on le fait habituellement entre pays souverains, l’Ukraine a aggravé la situation en soustrayant le gaz destiné aux pays européens.

Cette véritable raison de la crise a été ignorée par la presse de l’Europe Occidentale, italienne comprise. Dans la dispute du gaz, la majorité des journalistes italiens s’est concentrée non pas sur les vraies raisons, mais sur la diabolisation du gouvernement russe : en disant que dans la question du gaz il avait utilisé la géopolitique comme une arme, alors que le Président Medvedev et le Premier ministre Poutine ne faisaient qu’appliquer des prix de marché à des réactions économiques normales sur le gaz.

RT : L’Ukraine est au bord de la faillite. La Russie ne peut pas compter sur le fait que l’Ukraine paiera des tarifs fondés sur des prix de marché, l’an prochain.

Tiberio Graziani : Je crois qu’il est possible de trouver un accord économique. Moscou et Kiev peuvent aussi négocier des réductions. Je voudrais encore une fois souligner qu’il ne s’agit pas que d’un problème de transactions économiques, d’importation et d’exportation. C’est une question géopolitique. Il est évident que si l’Ukraine choisit de se ranger avec l’Occident sous la conduite de Washington, cela influencera non seulement le commerce du gaz, mais aussi d’autres aspects économiques. Je crois, donc, qu’il sera possible de trouver une solution économique, mais la résistance vient de Kiev, car cela dépend des intérêts de Washington.

RT : À propos de Washington, parlons des bases militaires états-uniennes sur le territoire italien. Quelle est votre opinion à ce sujet ?

Tiberio Graziani : La majorité des gens est consciente de la présence des bases militaires mais n’en est pas consciente politiquement. Voila pourquoi, dans le cas de l’extension de la base militaire de Vicence, au nord-est de notre pays, on a surtout fait des considérations de caractère environnemental. Le motif principal et fondamental est par contre resté caché, alors qu’en réalité cette extension sert aux forces armées états-uniennes : dans le but de les mettre en mesure d’opérer en coordination avec une base militaire assez proche, située en Serbie (Camp Bondsteel, NdT), elle aussi dépendante de Washington. Dans l’avenir il sera possible, pour les USA, d’opérer dans des pays frontaliers et au Proche et Moyen-Orient, dans des nations comme la Syrie et l’Iran, et dans une certaine mesure, en Russie aussi. La nation yougoslave, dans ce cas la Serbie, n’a pas été choisie par hasard, mais parce qu’elle a des affinités culturelles et ethniques avec Moscou.

RT : La crise du gaz a exaspéré les tensions entre la Russie et l’Union européenne, et de nombreux État européens sont déjà en train de chercher des fournisseurs alternatifs. La Russie a-t-elle une raison de s’en préoccuper ?

Tiberio Graziani : Non, je ne crois pas que la Russie doive en être préoccupée. Je pense que chaque pays doit chercher les meilleures opportunités sur le marché pour s’assurer ses fournitures énergétiques et son autosuffisance. Dans un contexte géopolitique eurasiatique plus vaste, je crois que les relations entre la Russie et l’Europe, et entre la Russie et l’Italie, devraient se fonder sur leurs intérêts économiques : sur l’échange de nouvelles technologies de frontière, de technologie militaire, de ressources énergétiques et, évidemment, des relations culturelles. Je pense que les relations culturelles entre l’Union européenne et l’Italie, et, naturellement, la Fédération russe, devraient être renforcées.

Après la Seconde Guerre mondiale, il y a pus de 60 ans, ces relations ont connu un déclin parce qu’elles ont été entravées par la classe intellectuelle et politique européenne qui a soutenu l’occidentalisation ou américanisation de la culture européenne. Si nous comparons la littérature européenne et celle de l’Italie de ces dernières années avec celles des années Trente, nous pouvons remarquer que beaucoup d’écrivains utilisent une langue beaucoup plus incorrecte, avec de nombreux emprunts à l’anglais. C’est un résultat de la colonisation culturelle que Washington a mené depuis la Seconde Guerre mondiale. Il est intéressant de noter que cette tendance est aussi présente dans les pays de l’ex-bloc soviétique.

RT : Quelle est la ligne italienne qui prévaut dans les rapports avec la Russie ? Les Russes peuvent-ils compter sur le fait que l’Italie joue un rôle pour améliorer les relations entre la Russie et l’Union européenne ?

Tiberio Graziani : Bien sûr, évidemment l’Italie, avec d’autres pays de l’Union Européenne, est un partenaire potentiel de la Russie. Mais pour être un véritable partenaire et pas seulement potentiel, l’Italie devrait avoir une plus grande liberté et la souveraineté politique totale, qu’elle n’a pas pour le moment.

Je voudrais rappeler qu’en Italie il y a plus de 100 sites militaires qui dépendent, directement ou indirectement, des États-Unis, et qui font partie du plan états-unien d’influence et d’occupation militaires de toute la péninsule européenne. Dans ces conditions l’Italie et d’autres pays sont limités dans l’expression de leurs intérêts politiques et économiques. Mais il faut aussi reconnaître que ces dernières années la politique économique du président Poutine, d’abord, et de l’actuel président Medvedev, a jeté les bases pour que l’Italie devienne un véritable partenaire de Moscou, pas seulement d’un point de vue économique mais aussi du point de vue politique et, je crois, militaire. L’Italie est située dans la zone méditerranéenne et elle occupe une position stratégique importante. En outre sa position centrale est aussi fondamentale à un niveau géopolitique, par rapport à l’Afrique du Nord et au Proche et Moyen-Orient. Il serait juste qu’elle l’utilise à des fins d’intégration eurasiatique.

Je crois que le relations entre la Russie et l’Italie vont en s’améliorant : les entrepreneurs italiens sont en tain d’aller dans la bonne direction, parce qu’ils arrivent à dépasser les limites imposées par un pouvoir politique qui vient directement de Washington et Londres.

RT : Vous êtes très critique à l’égard de Washington, et vous décrivez les États-Unis presque comme une nation impériale. Mais nous ne vivons plus, désormais, dans un monde unipolaire.

Tiberio Graziani : Je suis très critique à l’égard de Washington parce qu’il a inclus l’Europe dans son propre espace politique et la considère comme une tête de pont pour attaquer tout le sol eurasiatique. Cela me rend critique, mais il faut naturellement aussi toujours tenir compte de l’importance et de la signification des États-Unis. Et les États-Unis devraient comprendre aussi que l’époque où ils étaient une super-puissance est terminée. Actuellement, au 21ème siècle, nous avons au niveau géopolitique un système multipolaire avec la Russie, la Chine, l’Inde, les États-Unis et certains pays d’Amérique du Sud, qui eux aussi sont en train de créer leur entité géopolitique : je fais référence au Brésil, à l’Argentine, au Chili, au Vénézuela et évidemment aussi à la Bolivie. En particulier, la plus grande liberté dont jouissent ces pays sud-américains peut permettre à l’Union européenne de quitter le bloc occidental dominé par les États-Unis et par la Grande-Bretagne.

RT : Vous connaissez les ponts chauds de l’Europe et les régions séparatistes. Vous avez fait partie des observateurs des élections en Transnistrie. Il y a une île au large de la Sardaigne en Italie (Malu Entu) qui vient juste de déclarer son indépendance, qui dit s’inspirer de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud. Existe-t-il une formule universelle avec laquelle on peut aborder la question du séparatisme ?

Tiberio Graziani : Les questions sont complètement diverses. En Sardaigne il y a un mouvement politique séparatiste, mais en Italie d’autres séparatistes /sécessionnistes siègent maintenant au Parlement et sont au gouvernement. Pour ce qui concerne la Transnistrie [2], il est nécessaire d’évaluer la situation du point de vue géostratégique. La Moldavie et la Roumanie ressentent le poids des États-Unis et de l’OTAN. Le conflit de la Transnistrie fait partie de ceux qu’on appelle conflits gelés. Je pense que l’indépendance de la Transnistrie serait intéressante, parce que dans ce cas-là elle deviendrait une zone où les États-Unis ne pourraient pas entrer. Ce serait un territoire libre du pont de vue eurasiatique, car la Transnistrie aurait sa souveraineté. Je n’analyse pas cette république sur la base de son gouvernement actuel. Je me borne à en analyser sa situation géostratégique et géopolitique. Car si la Transnistrie est une république autonome cela signifie que, sur son petit territoire, il n’y a pas de bases de l’OTAN.

Notes :

Entretien disponible en version anglophone sur Russia Today, version italienne traduite par Manuela Vittorelli sur Eurasia – Rivista di studi geopolitici. Version française de Marie-Ange Patrizio.

[1] « Washington et Moscou se livrent bataille en Ukraine », par Emilia Nazarenko et la rédaction ; « Ukraine : la rue contre le peuple », Réseau Voltaire, 29 novembre 2004.

[2] Sur la Transnistrie, voir : « Au cœur de la Guerre du gaz, la petite République de Transnistrie » et « Tiraspol, base avancée de l’armée russe ? », par Arthur Lepic, Réseau Voltaire, 3 juillet et 15 août 2007 ; « En 1992, les États-Unis tentèrent d’écraser militairement la Transnistrie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 17 juillet 2007.

30 mars

http://www.geostrategie.com/1490/les-etats-unis-utilisent-l%e2%80%99europe-comme-tete-de-pont-pour-attaquer-l%e2%80%99eurasie 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

 

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

02/07/2009

n°37 - Journal des Guerres de l'Otan-- 09-06- au 30-06 - :Début - : L'OTAN en Afghanistan et au Caucase : les nouveaux gendarmes du monde ?

n°37 -  Journal des Guerres de l'Otan-- 09-06- au 30-06 - :Début - : L'OTAN en Afghanistan et au Caucase : les nouveaux gendarmes du monde ?


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



  Journal des Guerres de l'Otan.  

n° 37- 08-30/06

C.De Broeder & M.Lemaire    



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

Première rencontre OTAN-Russie depuis la guerre en Géorgie.

Coopération militaire Otan-Russie.

1 Au jour le jour

2 Positions

a) Ossétie 

b) des voisins.

3 Politique 

a) Russe

Suite

b) L'Otan & alliés

4 Institutions internationales

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos. .

5-1 L'OTAN en Afghanistan et au Caucase : les nouveaux gendarmes du monde ?

6 Brèves

6-1 La Russie met fin à la mission de l'ONU en Georgie.

6-2 Veto russe à la prorogation de la mission de l'Onu en Georgie.

6-3 Relance de la coopération malgré les désaccords sur la Georgie.

6-4 Russie et l’OTAN : L’Europe, au milieu, étale son insignifiance pour décider sur sa politique de sécurité et de défense.

7  Dossiers

7-1 Hélène Nouaille : OTAN : le grand malentendu.

Fin

7-2 La politique de l'OTAN tend à évincer la Russie du Caucase du Sud.

7-3 Fulvia Novellino  & Michele Altamura : Caucase et Balkans : les limites de l’accord USA-Russie.

7-4 Hans Jürgen Falkenhagen : L’UE ne reconnaît pas le résultat des élections en Ossétie du Sud. Pourquoi donc ? Il n’existe aucune raison objective.

7-5 Manlio Dinucci : Eurodefense sous bannière de l’OTAN et, donc, de la direction étasunienne.

8 Pièce jointe

8-1Les relations OTAN-Russie.

 .



Tiré à part :

Première rencontre OTAN-Russie depuis la guerre en Géorgie.

La Russie et l’Alliance atlantique renouent le dialogue à Corfou. C’est la première réunion entre Moscou et l’Otan depuis la guerre en Géorgie l‘été dernier. Les ministres des Affaires étrangères ont rendez-vous sur l‘île grecque pour aborder notamment le dossier de la coopération militaire.
Une question épineuse et sensible. Au mois de mai, le Kremlin avait refusé de participer à une première rencontre. En cause : les exercices militaires menés par l’OTAN en Géorgie et l’expulsion de deux diplomates russes du siège de l’Alliance atlantique.

Le projet de bouclier antimissile américain en Europe cristallise aussi les tensions. Mais le climat semble s‘être apaisé ces dernières semaines notamment entre les Etats-Unis et la Russie. Les deux puissances sont prêtes à collaborer pour réduire leurs arsenaux nucléaires et remplacer START, le Traité de réduction des armes stratégiques qui expire en décembre.

Cette rencontre à Corfou fait office de rendez-vous préalable à la visite de Barack Obama à Moscou au mois de juillet.

27-06

http://fr.euronews.net/2009/06/27/premiere-rencontre-otan-russie-depuis-la-guerre-en-georgie/

 

Coopération militaire Otan-Russie.
Les relations avaient été gelées

La coopération militaire, interrompue en raison de la tension enregistrée avec la Géorgie, reprendra entre l'Otan et la Russie.

Une décision à ce sujet a été prise lors de la réunion du Conseil Russie-Otan, tenue sur l'île grecque de Corfou.

Le secrétaire général de l'Otan Scheffer a fait savoir que les divergences de vue relatives à la guerre russo-géorgienne se poursuivaient mais qu'elles n'affecteraient pas l'avenir des relations avec la Russie.

Quant au ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov, il a déclaré qu'il n'y aurait pas de marche arrière au sujet de la reconnaissance de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie.

Suite à la guerre connue en août dernier entre la Russie et la Géorgie, les relations entre l'Otan et la Russie avaient été gelées et aucune relation diplomatique n'avait été établie.

http://www.trtfrench.com/international/newsDetail.aspx?HaberKodu=e89c6b6a-bd6d-435d-86c1-0a1d805f0231 



Guerres de l'Otan

1) Au jour le jour

Géorgie

Un mort et un blessé dans une explosion en Georgie.

21-06

Un chauffeur georgien accompagnant une patrouille d'observateurs européens près de la limite administrative séparant la Georgie de la région sécessionniste d'Abkhazie a été tué dimanche dans une explosion, déclare le ministère de l'Intérieur georgien. Un médecin a été blessé, a-t-il ajouté dans un communiqué. La chaîne de télévision georgienne Roustavi 2 a précisé qu'il s'agissait également d'un Georgien.

Un porte-parole de la mission européenne a déclaré ignorer l'état du blessé et indiqué que les circonstances de l'incident n'étaient pas claires.

Deux cent vingt-cinq observateurs européens sont déployés depuis octobre pour patrouiller le long des frontières administratives séparant les régions sécessionnistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud du territoire georgien proprement dit.

Les autorités séparatistes, qui ont proclamé leur indépendance après le bref conflit armé entre la Russie et la Georgie en août dernier, refusent l'accès de ces observateurs à leurs territoires.

Selon Roustavi 2, deux explosions se sont produites à quelques instants d'intervalle sur une route de la région de Zougdidi.

Reuters



2 Positions politique.

a) Géorgie

L'opposition géorgienne mobilise 50.000 personnes contre Saakachvili

L'opposition géorgienne a mobilisé mardi plus de 50.000 personnes à l'occasion de la Journée de l'Indépendance pour réclamer une nouvelle fois la démission du président Mikheïl Saakachvili qui a dû annuler une parade militaire face à cette contestation.

Les partisans de l'opposition, réunis dans un stade à Tbilissi, ont entonné l'hymne national et observé une minute de silence pour les morts pendant la guerre d'août 2008 avec la Russie qui s'est soldée par la reconnaissance par Moscou de deux républiques séparatistes géogiennes, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud.

"Nous continuerons de manifester tous ensemble tant qu'il n'y aura pas de changement pacifique du pouvoir", a déclaré un des leaders de l'opposition, Irakli Alassania.

"Toutes les forces politiques sont d'accord pour dire que nous allons un jour rétablir l'intégrité territoriale et alors nous fêterons une véritable journée de l'Indépendance", a-t-il poursuivi.

Goubaz Sanikidzé, leader du Forum national, a ensuite appelé la foule à saluer les Abkhazes et les Ossètes. Le stade s'est levé et a scandé "Vivent les Abkhazes, vivent les Ossètes!".

Dans ce contexte, la parade militaire organisée traditionnellement pour la Journée de l'indépendance a été annulée, l'opposition ayant menacé de la perturber. "Aucune parade n'aura lieu", a-t-on appris auprès du service de presse du ministère de la Défense.

26/05/2009

http://www.la-croix.com/afp.static/pages/090526123732.gfcjj6os.htm



3 Les parties prenantes.

a) Russie 

Extension des guerres ?

Medvedev dénonce une déstabilisation téléguidée de l’étranger.

12.06.

Le président Dmitri Medvedev a tenu une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, et a réagi avec virulence sur la situation dans cette république du Caucase Nord. Les actes de déstabilisation des combattants islamistes ont atteint un point culminant avec l’assassinat du ministre de l’Intérieur daghestanais. “

Cet extrémisme nous vient de l’étranger, lorsque la racaille de toute sorte arrive pour infecter notre pays. C’est inadmissible”, a déclaré le président russe, qui, d’habitude plus réservé, a qualifié très clairement et avec passion les “agents” étrangers, commente le quotidien russe Izvestia.
“Le rétablissement de l’ordre et l’élimination de la lie terroriste doivent être poursuivis quel que soit le régime en place. Nous devons continuellement mener cette action dans le Caucase Nord et sur tout le territoire du district fédéral du Sud, car c’est une question de sécurité, et que la vie et la santé de notre population sont en jeu”, a poursuivi Medvedev.

Peu après sa visite, deux policiers ont été tués par balles au Daghestan.

Pour sa part, le président de la république de Tchétchénie voisine a accusé les Etats-Unis de tenter de déstabiliser la Russie à travers l’Abkhazie, l’Ossétie du Sud, le Daghestan et l’Ingouchie, rapporte Vzglyad.

http://www.courrierinternational.com/breve/2009/06/12/medvedev-denonce-une-destabilisation-teleguidee-de-l-etranger

 

De retour d'Irak, des commandos pourraient s'infiltrer au Daghestan

Des commandos irakiens pourraient s'infiltrer en Russie, a déclaré lors d'une conférence de presse à Moscou le représentant spécial du président russe pour la coopération internationale contre le terrorisme et le crime transfrontalier organisé, Anatoli Safonov.

"Aujourd'hui, en Irak, c'est un semblant de stabilisation", a-t-il noté.

Ces commandos du monde entier ayant suivi des "stages de formation en Irak" voudront de ce fait regagner leurs pays d'origine, mais certains "s'attarderont dans certains pays en rebroussant chemin". Ils réussiront, par exemple, à s'infiltrer au Daghestan, a estimé le représentant de la présidence russe.

RIA Novosti

11 juin -.

http://fr.rian.ru/world/20090611/121954799.html


Dans les coulisses 

Georgie: veto russe au renouvellement du mandat de la mission de l'ONU

La Russie a opposé son veto lundi soir au Conseil de sécurité au renouvellement du mandat de la Mission de l'ONU en Georgie (Monug), provoquant de facto la fin de ses activités.

L'ambassadeur russe, Vitaly Tchourkine, a opposé son veto à un projet de résolution proposé par les Occidentaux et visant à prolonger de 15 jours le mandat de la Mission d'observation de l'ONU en Georgie (Monug), le temps que les puissances saisies du dossier georgien trouvent un compromis tenant compte des nouvelles réalités sur le terrain consécutives au conflit russo-georgien d'août 2008.

Il a expliqué que Moscou rejetait comme "inacceptable" une référence, figurant dans le texte occidental, à la souveraineté de la Georgie sur l'Abkhazie où la mission est déployée.

Depuis le conflit d'août, Moscou a reconnu l'indépendance unilatéralement déclarée de l'Abkhazie et d'un autre territoire séparatiste georgien, l'Ossétie du Sud. Pour prolonger la mission, la Russie exigeait donc un changement de son nom, de sorte qu'il ne comporte plus le "g" de Georgie, et l'abandon de toute référence à la souveraineté de la Georgie sur l'Abkhazie.

En conséquence du veto russe, la résolution, qui a aussi recueilli 10 voix favorables et quatre abstentions, a été rejetée et l'activité de la Monug cessera à minuit, heure de New York (04h00 GMT mardi). Les pays abstentionnistes sont la Chine, la Libye, l'Ouganda et le Vietnam.

Créée en août 1993, la Monug était chargée essentiellement de superviser un cessez-le-feu instauré entre les séparatistes abkhazes et les forces gouvernementales georgiennes.

Dans son explication de vote, M. Tchourkine a affirmé que l'actuel mandat de la Monug avait "cessé de facto d'exister" l'été dernier lors de "l'agression georgienne contre l'Ossétie du Sud".

La Russie, qui était intervenue militairement aux côtés des Ossètes lorsque l'armée georgienne avait tenté de reprendre contrôle du territoire en août dernier, a toujours accusé le régime de Mikheïl Saakachvili d'être responsable des événements.

A l'époque, a dit M. Tchourkine, "le régime georgien a lui-même mis fin à sa propre intégrité territoriale. Depuis, deux nouveaux Etats ont émergé sur la carte du monde".

Il a accusé ses homologues occidentaux d'avoir "tenté de poursuivre des chimères politiques" en insistant sur "des réalités anciennes, de vieux termes et de vieilles terminologies".

La Russie avait fait circuler au Conseil un contre-projet de résolution proposant de changer le nom de la Monug en Missnu (Mission de stabilisation des Nations unies), sans référence au lieu géographique de son déploiement.

Le projet russe proposait également, sur la base de recommandations faites en mai par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, un nouveau système de sécurité collective en Abkhazie, prévoyant notamment des "zones de sécurité" totalement démilitarisées de 12 km de part et d'autre de la ligne de cessez-le-feu entre la Georgie et les séparatistes abkhazes.

Mais l'abandon de la référence à l'intégrité territoriale de la Georgie et le changement du nom de la Monug, qui reviendraient à reconnaître l'indépendance de l'Abkhazie, constituaient "une ligne rouge" que les Occidentaux ne pouvaient franchir, selon des diplomates.

Les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont déploré l'issue du vote et réaffirmé leur attachement à l'intégrité territoriale de la Georgie et à sa souveraineté sur l'Abkhazie.

AFP - le 16 juin

 http://www.lematin.ch/flash-info/monde/georgie-veto-russe-renouvellement-mandat-mission-onu

 

La Russie pourrait renoncer à l’arme nucléaire si les autres pays qui la possèdent officiellement ou non, y renoncent à leur tour

La Russie pourrait renoncer à l’arme nucléaire si les autres pays qui la possèdent officiellement ou non, y renoncent à leur tour, a annoncé mercredi le premier ministre Vladimir Poutine, rencontrant le vice-chancelier et ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier.

Interrogé par M.Steinmeier sur la question de savoir s’il pouvait imaginer la sécurité de la Russie sans arme nucléaire, le premier ministre russe a répondu : « Bien sûr ».

« Pourquoi avons-nous besoin de l’arme nucléaire ? » s’est-il interrogé à son tour. « Est-ce nous qui l’avons inventée et l’avons utilisée un jour ?

Si ceux qui ont fabriqué la bombe atomique et l’ont utilisée sont prêts, aujourd’hui également, à y renoncer, tout comme, je l’espère, les autres puissances qui la détiennent officiellement ou non, nous saluerons ce processus et y contribuerons par tous les moyens à notre disposition », a ajouté M.Poutine.

Le premier ministre russe a noté que cela relevait notamment de la compétence du chef de la diplomatie allemande. « Et je suis sûr qu’un rôle actif de l’Allemagne dans ce domaine sera très sollicité », a indiqué le premier ministre russe.

11 juin

http://www.armees.com/La-Russie-pourrait-renoncer-a-l.html


Sur le terrain

Intention russe de construire une base navale en Abkhazie.

L’Union européenne (UE) est préoccupée par l’intention russe de construire des bases militaires en Abkhazie et en Ossétie du Sud sans le consentement du gouvernement géorgien, a déclaré jeudi la présidence tchèque de l’UE sur son site internet.

« L’Union Européenne est sérieusement préoccupée par les plans de la Fédération de Russie d’établir sa présence militaire dans les régions géorgiennes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud sans le consentement du gouvernement géorgien. Cela concerne notamment l’intention russe de construire une base navale en Abkhazie », lit-on dans un communiqué de presse mis en ligne par la présidence tchèque.

« L’UE considère la réalisation de ces projets russes comme une violation flagrante du principe de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Géorgie. [...] La création d’ouvrages militaires en Abkhazie et en Ossétie du Sud serait contraire à l’esprit des accords de cessez-le-feu signé en août et en septembre 2008 et menacerait la stabilité et la sécurité de la région faisant monter la tension », selon le communiqué.

Le 8 août 2008, l’armée géorgienne a lancé une offensive militaire contre l’Ossétie du Sud, détruisant Tskhinvali, la capitale, et tuant des centaines de civils et des soldats de la paix russes déployés dans la région. La Russie a opposé une riposte militaire de grande envergure destinée à imposer la paix à la Géorgie avant de reconnaître le 26 août l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, deux républiques autoproclamées sur le territoire géorgien. –

rianovosti

RIA NOVOSTI.

09-06

http://www.armees.com/Abkhazie-Ossetie-du-Sud-l-UE.html



b) L'Otan

Dans les coulisses 

Otan: un Français sera patron de la planification

C'est un lot de consolation.

En réintégrant la structure militaire de l'Otan, la France espérait - sans le dire officiellement - se voir attribuer un poste important au QG de l'Otan: soit adjoint au commandant de l'Alliance ("D-Saceur") soit chef d'Etat major.

Mais ni les Anglais, auxquels est toujours confié le premier poste, ni les Allemands, qui sont "titulaires" du second, n'ont voulu céder leurs places.

Ils l'ont fait savoir dès l'an dernier.

Il fallait donc trouver un autre poste pour la France au QG de l'Otan.

Après de longues négociations, ce sera, selon de bonnes sources, la direction J-5 qui s'occupe de la planification des opérations.

"Il s'agit donc d'un poste de troisième niveau, au dessous de Saceur et du chef d'Etat major...", dit un général peu satisfait.

Et encore, cette direction sera occupée par roulement, trois ans par un Français et trois ans par un Britannique.

Quand ce sera le tour des Britanniques à J-5, un Français occupera le poste d'adjoint au commandant de Brunssum, le QG qui gère - de loin - les opérations de l'Otan en Afghanistan.

Un Anglais prendra sa place au bout de trois ans.

http://globe.blogs.nouvelobs.com/otan/


Sur le terrain

Sécurité énergétique: l'OTAN souhaite intensifier son rôle afin d'assurer la sécurité des canaux de livraison d'énergie…

L'OTAN pourrait jouer un rôle positif afin d'assurer la sécurité des canaux de livraison d'énergie, a déclaré mercredi Michael Gaul, directeur de la Division des affaires politiques et de sécurité de l'OTAN, cité par l'agence News-Azerbaïdjan

"La stabilité des livraisons énergétiques est menacée par plusieurs facteurs naturels, ainsi que par des facteurs technogènes, aussi est-il possible pour l'OTAN de jouer un rôle positif", a dit M.Gaul prenant la parole au séminaire "Sécurité énergétique: défis et nouvelles opportunités", organisé par le Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA).

M.Gaul a indiqué que si il y a quelques années, l'OTAN faisait preuve d'une certaine réserve à l'égard de la diversification et de la sécurité énergétique, le rôle de l'Alliance était désormais nettement défini.

Le diplomate estime que la stabilité des livraisons d'énergie est menacée à ce jour par le terrorisme, la prolifération d'armes de destruction massive, l'instabilité géopolitique, le réchauffement climatique et même par les pirates somaliens.

Toujours selon le diplomate otanien, la récente crise entre la Russie et l'Ukraine a mis en évidence la vulnérabilité des pays membres de l'OTAN en matière de la sécurité énergétique."Aussi l'Alliance peut-elle user de son influence pour trouver une solution dans ce domaine", a indiqué M.Gaul.

10 juin

RIA Novosti.



c) Les Pro-Otan dans le monde

Visite du ministre israélien des Affaires étrangères au siège de l’OTAN

Le ministre des Affaires étrangères d’Israël, M. Avigdor Liberman, effectuera une visite au siège de l’OTAN le lundi 15 juin 2009. Il rencontrera le secrétaire général, M. Jaap de Hoop Scheffer.

Il n’y aura pas de couverture par la presse.
Discours de Tzipi Livni lors d'un symposion Otan-Israël : "En partageant les mêmes valeurs de démocratie et de liberté, face aux mêmes menaces et à la volonté de défendre notre mode de vie commun, l'Otan et Israël sont des partenaires naturels et les alliés stratégiques"

15 juin



4 Institutions internationales.

ONU

Abkhazie : Ban fait des recommandations pour l'avenir de la MONUG

Dans un rapport publié mercredi, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, fait une série de recommandations sur la présence future de la Mission d'observation des Nations Unies en Géorgie (MONUG), déployée dans la région séparatiste d'Abkhazie et dont le mandat expire au 15 juin.

Au cours des derniers mois, « les conditions de sécurité dans la zone de responsabilité de la MONUG sont restées fragiles, des incidents continuant à menacer de se produire, notamment à la suite d'explosion de mines et d'engins improvisés », souligne M. Ban dans ce rapport remis au Conseil de sécurité.

Le Secrétaire général prend note de l'accord concernant un projet de mécanisme conjoint de prévention des incidents et d'intervention, ainsi que de l'organisation de la première réunion dans ce cadre relative à la région séparatiste d'Ossétie du Sud. « J'espère que ces efforts pourront aboutir à un régime de sécurité plus stable dans la région, qui a vu se dérouler des hostilités intensives en août 2008 », dit-il.

Il demande aux participants au mécanisme qui doit être mis en place sous les auspices des Nations Unies de donner suite à la question. Il engage aussi instamment toutes les parties à faciliter la fourniture d'une aide humanitaire par les Nations Unies et autres acteurs internationaux à l'intention de la population touchée.

Selon le rapport, au cours des derniers mois, la MONUG a poursuivi ses activités de part et d'autre de la ligne de cessez-le-feu, ce qui a contribué à la stabilité et à la sécurité générales de la population locale, en particulier dans le district de Gali. Toutefois, étant donné la détérioration constante du régime de sécurité, Ban Ki-moon juge essentiel de conclure un accord sur un régime révisé pour assurer la stabilisation à long terme et la viabilité du rôle des Nations Unies dans la région.

Le Secrétaire général recommande un respect rigoureux du cessez-le-feu dans ses dimensions terrestre, maritime et aérienne, et du principe du non-recours à la force.

Il suggère la mise en place de zones de sécurité, sur 12 kilomètres de part et d'autre de la ligne de sécurité, dans lesquelles ne se trouvera aucune force armée ni aucun matériel militaire. Il suggère la notification préalable (délai de 48 à 72 heures) des mouvements de personnel et de matériel dans les zones de sécurité et d'armement limité et l'absence d'aéronefs militaires et de reconnaissance, y compris les avions sans pilote, dans les zones de sécurité et d'armement limité.

Le Secrétaire général recommande la mise en place de zones de sécurité maritime, sur 12 milles marins au large de la côte et 12 kilomètres de part et d'autre, dans lesquelles il n'y aura aucun navire à l'exception de patrouilleurs ou vedettes garde-côtes dont le nombre ne dépassera pas cinq unités.

Il suggère également la surveillance régulière par l'ONU de l'état de la sécurité et de la situation humanitaire dans la vallée de la Kodori.

Sur la base de ce régime de sécurité, il recommande que les activités futures de la Mission consistent notamment à surveiller et vérifier l'application du régime de sécurité proposé plus haut; à maintenir le contact avec les parties et autres acteurs concernés; à faciliter la liberté de circulation de la population locale de part et d'autre de la ligne de cessez-le-feu; à contribuer à la fourniture d'une aide humanitaire et à la création de conditions propices au retour des personnes déplacées et des réfugiés en toute sécurité; à faciliter les contacts entre les parties.

Au 30 avril 2009, les effectifs de la MONUG étaient de 129 observateurs militaires et de 16 conseillers pour les questions de police.

20 mai

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=19207&Cr=g%E9orgie&Cr1=


n°37 - Journal des Guerres de l'Otan-- 09-06- au 30-06 - Suite - : L'OTAN en Afghanistan et au Caucase : les nouveaux gendarmes du monde ?

n°37 -  Journal des Guerres de l'Otan-- 09-06- au 30-06 - Suite - : L'OTAN en Afghanistan et au Caucase : les nouveaux gendarmes du monde ?


  Journal des Guerres de l'Otan.  

n° 37- 08-30/06

C.De Broeder & M.Lemaire    



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Sommaire.

3 Politique 

b) L'Otan & alliés

4 Institutions internationales

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos. .

5-1 L'OTAN en Afghanistan et au Caucase : les nouveaux gendarmes du monde ?

6 Brèves

6-1 La Russie met fin à la mission de l'ONU en Georgie.

6-2 Veto russe à la prorogation de la mission de l'Onu en Georgie.

6-3 Relance de la coopération malgré les désaccords sur la Georgie.

6-4 Russie et l’OTAN : L’Europe, au milieu, étale son insignifiance pour décider sur sa politique de sécurité et de défense.

7  Dossiers

7-1 Hélène Nouaille : OTAN : le grand malentendu.


L'union Européenne

Pour une autre politique allemande et européenne

Une politique étrangère allemande et européenne digne de ce nom doit mettre un terme à la croissance exponentielle des tendances criminelles de l’OTAN sous la conduite des USA, de préférence en collaboration avec la France, l’Espagne et –sans plus attendre- un maximum d’autres États-membres de l’UE. Il faut dénoncer l’influence dévastatrice, sur le plus puissant des membres de l’OTAN, d’un sionisme en voie de radicalisation évidente (l’ex-Président Carter disait en 2008 : « Les candidats à la présidence doivent se plier aux désirs d’Israël ») ;  l’administration usaméricaine doit impérativement la limiter sous peine de saborder l’amitié transatlantique. L’ordre du jour d’une nouvelle et « authentique » politique de sécurité européenne comporte cinq points :

1.   Les nations doivent se retirer des instances de commandement de l’OTAN (comme c’était le cas pour la France voici très peu de temps) ;

2.   Il faut mettre fin au désastreux iunctim (couplage) entre appartenance à l’UE et appartenance à l’OTAN ;

3.   mettre fin à l’accès rampant d’Israël aux séances des instances de l’UE et de l’OTAN tant que le conflit du Moyen-Orient ne sera pas réglé ;

4.   mettre fin aux interventions de l’OTAN dites « out of area » [hors zone, c’est-à-dire en dehors du territoire des États membres, NdE] qui ont sapé les caractère originel purement défensif de la plus puissante alliance militaire du monde ainsi que la sécurité planétaire ;

5.   revenir à une politique de détente, désormais mondiale, selon le modèle efficace d’ouverture à l’Est instauré par Willy Brandt

http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-89/0906179651114122.htm



5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

5-1 L'OTAN en Afghanistan et au Caucase : les nouveaux gendarmes du monde ?

Nb : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

La Russie s'agite, la Géorgie et l'Ukraine veulent adhérer à l'OTAN.

Geopolitis décrypte cette organisation en crise d'identité.

1 octobre 2008

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=327200&sid=9782159



6 Brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

6-1 La Russie met fin à la mission de l'ONU en Georgie.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

16/6

La Russie a exercé lundi son droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies et mis fin à une mission de 130 observateurs du cessez-le-feu et une dizaine de policiers en Georgie et dans la région séparatiste d'Abkhazie, qui existait depuis près de 16 ans.

La Russie reproche notamment à la Mission d'observation des Nations Unies en Georgie (MONUG) son nom qui souligne la souveraineté georgienne sur l'Abkhazie. "Nos partenaires préfèrent le poison à la médecine", a critiqué l'ambassadeur russe Vitaly Tchourkine.

Le veto russe coupe court au projet de poursuivre la mission onusienne encore six mois, malgré le vote favorable de 10 pays sur les 15 au Conseil. Le mandat de l'ONU a pris fin lundi à minuit, heure de New York (mardi 4H00 GMT, 6h à Paris).

L'ambassadeur georgien à l'ONU, Alexandre Lomaïa, a fait part du "très profond regret du gouvernement de Georgie" et déclaré que son pays "coopérerait très étroitement avec (ses) amis".

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a exprimé ses "regrets".

"Nous regrettons profondément le veto russe qui a mis fin à la Mission d'observation des Nations unies en Georgie (MONUG) après quinze années de travail au bénéfice de la transparence militaire sur le terrain, de la promotion des droits de l'Homme de la population locale et de la création de conditions favorables à un retour volontaire, sûr et digne des personnes déplacées et réfugiées", ont déclaré pour leur part la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis dans un communiqué conjoint.

Ces pays appellent "l'ensemble des parties ayant des forces sur le terrain à agir avec la plus grande retenue et à respecter strictement les termes des accords du 12 août et du 8 septembre" ayant mis fin à la guerre l'été dernier. Ils demandent aussi à tous les participants aux discussions de Genève "de s'engager résolument dans la recherche d'une solution politique et dans l'amélioration du sort des personnes réfugiées ou déplacées".

Les quatre pays réaffirment leur "plein soutien à la Mission d'observation de l'Union européenne en Georgie" (EUMM) ainsi que leur "soutien le plus ferme à l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Georgie dans ses frontières internationalement reconnues".

"La Russie a pris une lourde responsabilité en opposant son veto à ce texte", a critiqué Paris plus tôt dans la journée, jugeant que "le veto laisse sur le terrain une situation toujours délicate et instable" et souhaitant que "le Conseil de sécurité continue à (la) suivre".

L'ambassadeur russe à l'ONU estime pour sa part que la mission était fondée sur une situation dépassée. "Il y a de nouvelles conditions politiques et légales, la plupart des noms et termes utilisés auparavant dans les vieux documents sont inapplicables", a commenté le ministère des Affaires étrangères russe.

La Russie a reconnu l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, après sa guerre contre la Georgie l'an dernier, tandis que la Georgie les considère toujours comme des éléments de son territoire, soutenue en cela par la communauté internationale.

Le vote a coïncidé avec un affrontement dans la capitale georgienne de Tbilissi entre la police et des opposants réclamant le départ du président Mikhaïl Saakachvili.

http://fr.news.yahoo.com/3/20090616/twl-onu-georgie-russie-091cf94_3.html


6-2 Veto russe à la prorogation de la mission de l'Onu en Georgie.

16-06

Second article sur le sujet.Reuters

 Louis Charbonneau

Version française Grégory Blachier

http://fr.news.yahoo.com/4/20090616/twl-onu-georgie-russie-bd5ae06_1.html


6-3 Relance de la coopération malgré les désaccords sur la Georgie.

L’Alliance atlantique et la Russie ont décidé de relancer leur coopération militaire à l'occasion d'une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères, dans le cadre du COR, le Conseil OTAN-Russie. Les relations étaient en effet gelées depuis le conflit russo-georgien du mois d’août 2008.

Les ministres restent à Corfou dimanche pour une réunion informelle de l'OSCE consacrée à la Georgie.

En mai dernier, une tentative de rétablissement des relations diplomatiques entre l’OTAN et la Russie avait échoué. Moscou dénonçait alors les manœuvres militaires des troupes militaires de l’OTAN en Georgie, manœuvres qualifiées de « provocation ».

Moscou avait également mal digéré le renvoi de deux diplomates russes à la suite d’une affaire d’espionnage. Mais aujourd’hui, il semble que tout cela relève de l’histoire ancienne. Cette entente, au moins en partie retrouvée, permettrait d’unir les efforts de l’Alliance et de Moscou en matière de lutte contre le terrorisme, et dans les opérations anti-piraterie au large de la Somalie.

L'épineux dossier de la Georgie

L’actuel secrétaire général de l’OTAN Jaap de Hoop Scheffer, qui s’apprête à quitter ses fonctions, se réjouit de cette nouvelle. « Le conseil OTAN-Russie est maintenant réenclenché, a-t-il déclaré. Nous sommes convenu de ne pas laisser des désaccords mettre tout le train à l’arrêt ». Il s’inquiète en effet des différents fondamentaux qui subsistent : Moscou et les membres de l’Alliance n’arrivent toujours pas à se mettre d’accord sur le renouvellement de la mission internationale de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la Coopération en Europe) en Georgie, ni sur le maintien sur place des vingt observateurs militaires (non-armés) également de l’OSCE et dont le mandat expire le 30 juin.

La Russie s’oppose à une prolongation du mandat des observateurs. Dimanche se tient, toujours à Corfou, une réunion de l’OSCE, consacrée précisément à la mission de l‘organisation en Georgie. Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Russie y participe. L’OSCE regroupe plus de cinquante pays

RFI

28/06/

http://www.rfi.fr/actufr/articles/114/article_82242.asp


6-4 Russie et l’OTAN : L’Europe, au milieu, étale son insignifiance pour décider sur sa politique de sécurité et de défense.

Obama est arrivé à la présidence des États Unis et il semblerait qu’en matière de relations avec la Russie tout changera pour que rien ne change. L’Europe, au milieu, étale son insignifiance pour décider sur sa politique de sécurité et de défense. Le Conseil européen de décembre à Bruxelles pourrait prendre une décision sur le Traité de Lisbonne et le pays qui bloque sa mise en marche : l’Irlande.

L’OTAN a cédé aux pressions de la Russie pour que l’Ukraine et la Géorgie ne figurent pas encore dans l’agenda d’élargissement de l’Alliance Atlantique.

La diplomatie énergétique et la guerre en Géorgie ont pesé davantage. Pour sauver les apparences dans l’UE, le Président de la Commission européenne, Durão Barroso, vient de souligner le droit de l’Union à promouvoir le rapprochement de l’Ukraine à l’UE.
L’UE s’efface du multilatéralisme
“Les européens nous sommes plus nombreux aujourd’hui, mais à l’extérieur on croit moins à nous et c’est pour cela que nous sommes plus fragiles”, a déclaré mardi dernier Felipe González, le président du groupe de réflexion de l’UE chargé d’élaborer un rapport sur l’horizon 2020-2030 en Europe.

Pour une fois qu’aux États Unis va gouverner quelqu’un qui comprend et qui partage la philosophie multilatéraliste de l’Union Européenne, c’est cette dernière qui décide de ne plus lutter pour une intégration de l’Ukraine en son sein et celui de l’OTAN. En même temps, elle baisse les bras aussi dans la lutte pour éviter l’installation en Pologne et en Tchéquie du fameux bouclier anti-missiles que Felipe González considère également une “erreur injustifiée et injustifiable”. Il est constatable qu’au moment présent, l’UE ne possède aucune importance face à la capacité de pression de la Russie d’un côté, et de l’autre, des États Unis, qui a décidé d’utiliser le territoire européen dans sa stratégie de pression contre la Russie. “On nous dit que c’est pour nous défendre de l’Iran et non pas de la Russie, mais nous sommes déjà assez grands pour croire cette histoires, non?”, concluait ironiquement l’ex président espagnol.
Dernier Conseil européen pour résoudre l’inconsistance de la voix de l’UE
Tout ceci se passe pendant que l’Irlande bloque encore l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, un traité qui confère à l’Union les instruments nécessaires pour développer une politique étrangère et de sécurité efficace et qui se fasse respecter sur la scène mondiale.

http://europeconfidentiel.cafebabel.com/fr/post/2008/12/07/Rusia-y-la-OTAN-dan-miedo-sin-el-Tratado-de-Lisboa



7  Dossiers

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information

7-1 Hélène Nouaille : OTAN : le grand malentendu.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information

“ Après tout, l’OTAN est une alliance militaire ” rappelait Geoff Morrell, porte parole du Pentagone, le 5 mars dernier, lors d’un point de presse. Une alliance militaire dont le commandement est américain. “ A la suite de la signature du Traité de l’Atlantique Nord le 4 avril 1949, les alliés de l’OTAN ont demandé au président des Etats-Unis de désigner un officier qui deviendrait SACEUR (Supreme Allied Commander Europe) et installerait un commandement militaire intégré pour la defense des nations membres de l’OTAN en Europe ” (1). Ce qui fut fait, continûment depuis 1953 (2).

On le sait, la pertinence de cette alliance militaire sous commandement américain a fait long feu avec la disparition de la menace soviétique (1991) et du Pacte de Varsovie, laissant l’Europe désemparée et les Etats-Unis soucieux de lui donner un nouveau rôle. “ A la différence de l’Union européenne, l’OTAN est un corps transatlantique (...). Les institutions politiques et militaires sont transatlantiquement intégrées, une situation qui sera plus vraie encore lorsque la France aura rejoint le commandement militaire (...). Par contraste, les Etats-Unis regardent l’Union européenne de l’extérieur ” analyse James Joyner pour l’influent think tank Atlantic Council of the United States (3), fondé en 1961 par Dean Acheson et quatre autres Secrétaires d’Etat américains.

Son propos n’est pas la réintégration de la France dans le commandement militaire intégré de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, qui ne le passionne d’ailleurs pas plus que la presse américaine, mais de réfléchir au meilleur moyen de préserver les intérêts américains dans le futur. “ Obama doit-il abandonner l’OTAN pour l’UE ? ” demande-t-il en titre. Parce qu’il y a débat : il y a ceux, comme Paul Hockenos (4), qui pensent que “ l’OTAN aurait dû proclamer sa victoire et fermer boutique ”. Parce que l’Organisation reste “ une alliance dominée par les Américains dans un esprit de Guerre froide. Non seulement l’OTAN est mal équipée pour affronter la pluralité des nouveaux défis de l’ordre mondial de l’après Guerre froide (et aujourd’hui de l’ère post américaine), mais elle est devenue contre productive quant à la tâche pour laquelle elle a été créée – à savoir de garantir la sécurité en Europe ”.

Donc, tout en déclarant que l’OTAN est une organisation “ qui a aidé à gagner la guerre froide sans tirer un coup de feu ”, Paul Hockenos plaide pour que la nouvelle administration américaine s’en détourne. Elle “ serait mieux servie en repensant les relations américaines avec l’Europe (...) qu’en transformant l’alliance en une agence destinée à répondre à des crises internationales de toutes sortes ”. En effet, ajoute-t-il, “ les avocats de l’OTAN ont seulement attiré l’attention sur son inadéquation pour le 21ème siècle ” outre que, “ en provoquant la Russie par son omniprésence, l’OTAN pourrait mettre à mal la première et la plus élémentaire de ses missions ” (sa raison d’être, en français dans le texte, la sécurité européenne).

Pourquoi alors les Américains ont-ils poussé, de réunions en conférences à l’élargissement de l’alliance ? Eh bien, explique Paul Hockenos, parce que “ en dépit de sa structure multilatérale, l’OTAN est devenue une chambre de compensation pour des “ coalitions de volontaires ” dirigées par les Etats-Unis que les membres de l’alliance – et des non membres - peuvent rejoindre au cas par cas ”. Il n’est donc que logique de solliciter l’Australie, le Japon ou Israël – autant d’opportunités pour des coalitions ad hoc. Pendant ce temps, “ les Européens ne portent aucun des rôles et des responsabilités – même comme partenaires juniors – comme ils l’ont fait par le passé, mais servent plutôt d’assistants occasionnels, comme cela a été le cas dans l’invasion et la pacification de l’Afghanistan ”.

Ajoutons à cela que les menaces actuelles sur l’UE, qui “ incluent les conflits ethniques sur les frontières européennes, les migrations de masse et les flots de réfugiés, les crises de l’énergie, la prolifération nucléaire et le terrorisme transnational (...) le réchauffement climatique, le trafic international, la raréfaction des ressources et les Etats en faillite ” ne peuvent être prévenues ni traitées par l’Organisation. “ Ni les instruments ni le cadre de l’OTAN ne sont adéquats pour ce type de problèmes ”. James Joyner reconnaît la force de ces arguments – et le dit. Mais puisqu’il est dans l’intérêt des Etats-Unis de travailler de façon étroite avec l’UE, être ce qu’ils sont dans l’OTAN leur offre “ un solide mécanisme pour gérer leurs relations avec Bruxelles, qui sans quoi n’existeraient pas ”.

Le propos et l’intention sont clairs. Mais James Joyner précise encore sa pensée : de sécurité européenne il n’est guère question. Mais d’intérêts économiques, oui : “ Peut-être un jour fusionnerons-nous l’OTAN et l’UE, créant une Union Nord Atlantique ou quelque chose comme ça. Lever les barrières pour commercer et voyager dans leur zone n’apporte que du sens pour les deux plus grandes économies (du monde) (...). Bien sûr, cela n’aurait du sens que si l’UE décidait de revenir sur son ambition d’être les Etats-Unis d’Europe (...) ”. En attendant, conclut James Joyner, il faut donc aux Etats-Unis continuer de travailler dans le cadre d’une l’OTAN qu’ils dominent dans une relation hiérarchique et qui offre, si nous comprenons bien, les instruments adéquats de la présence américaine en Europe et dans les affaires européennes.

C’est précisément à cela que le général de Gaulle a voulu soustraire la France en proposant, dans un mémorandum adressé le 17 septembre 1958 au président Dwight Eisenhower et à Harold Macmillan, premier ministre britannique, le projet d’une nouvelle organisation qui “ aurait, d’une part, à prendre les décisions communes dans les questions politiques touchant à la sécurité mondiale, d’autre part à établir et, le cas échéant, à mettre en application les plans d’action stratégique, notamment en ce qui concerne l’emploi des armes nucléaires ” (5).

Nouvelle organisation dont il savait qu’elle était irrecevable pour les Américains – il le confiera plus tard à Alain Peyreffite : “ Ce mémorandum n’était qu’un procédé de pression diplomatique. Je cherchais alors à trouver un moyen de sortir de l’OTAN et de reprendre ma liberté, que la IVe République avait aliénée. Alors, j’ai demandé la lune. J’étais sûr qu’on ne me l’accorderait pas. Les Anglo-Américains voudraient pouvoir employer leur force à leur guise, et ils ne veulent pas de nous pour ça. Ce qu’ils veulent, c’est nous dominer ” (5).

“ En fait, c’est ce que nous avons fait pas à pas depuis 1958 : nous n’y sommes plus vraiment, nous y sommes présents sans y être réellement intégrés ”. Tout est dit, et clairement : “ A la solidarité dans les risques encourus, ne correspond pas la coopération indispensable quant aux décisions prises et aux responsabilités (...). Il est vrai qu’on avait d’abord admis que l’armement atomique, évidemment capital, resterait pour longtemps le monopole des Etats-Unis, ce qui pouvait paraître justifier qu’à l’échelle mondiale des décisions concernant la defense fussent pratiquement déléguées au gouvernement de Washington. Mais, sur ce point également, on doit reconnaître qu’un pareil fait admis au préalable ne vaut plus désormais dans la réalité ”. Devenu puissance nucléaire, il retire la France du commandement militaire intégré en 1966, sans, bien sûr, s’affranchir de l’alliance (6).

Depuis, avec des ajustements progressifs dans les années 1990 (7), la France participe librement, et régulièrement, aux opérations de l’organisation de l’Organisation – dans un contexte remarquable de consensus politique gauche-droite et d’accord global de la population, sa position finalement acceptée par ses alliés, respectée par le reste du monde parce qu’elle offre une vision alternative à l’imperium américain. Mais le concept de defense européenne autonome, qui supposerait un rôle mondial assumé d’une Union devenue adulte peine à faire l’unanimité. L’avenir de l’OTAN après la menace soviétique se réfléchit donc à Washington, dans la perspective et la vision américaine de l’ordre mondial.

Lorsque Nicolas Sarkozy, qui avait été un candidat très discret sur les questions de defense, accorde un entretien au New York Times en septembre 2007, sa contribution se limite à poser des préalables (8) à une réintégration de la France au commandement militaire intégré de l’Organisation existante.

Curieusement, il ne livre pas sa conception du futur de l’OTAN, ne se situe pas au niveau de la réflexion, du débat stratégique américain, n’apporte pas de réflexion personnelle à ce qui est essentiel, la redéfinition du rôle, des attributs, des missions de l’OTAN demain, dans un monde dont il ne précise pas le dessein - sauf à penser qu’il s’est rallié à la vision unilatéraliste de l’époque, celle de George Bush, ce qui est incertain.

Le 11 mars 2009, en conclusion d’un colloque de la Fondation pour la recherche stratégique (La France, la defense européenne et l’OTAN au XXIème), il confirme le retour de la France évoqué en 2007 dans un discours (9) touffu et très défensif, sans préciser davantage sa pensée sauf à plaider que ce retour n’implique pas une “guerre des civilisations”, qu’il n’est “ qu’une pierre dans un processus plus vaste qui vise à conforter et à développer l’indépendance de la nation ” ( ?) et nous assure que la France garde sa souveraineté sur ses armes, force nucléaire comprise, tout en réfutant la “polémique” qu’il a soulevée au coeur du pays, les préalables évoqués en 2007 passant au second plan. Les incertitudes de 2007 demeurent. Dommage.

Parce que sous sa forme actuelle, l’Organisation de l’Atlantique Nord est en voie de disparition – au moins de complète mutation. Ainsi le réfléchit le principal contributeur, le chef militaire, qui n’y trouve plus son intérêt et reste réservé sur la constitution d’une Europe de la defense ardemment invoquée par un président français incantatoire, observé sans indulgence dans l’Union et avec recul outre Atlantique : “ Ceux qui craignent que la réintégration de Sarkozy dans l’OTAN marque la fin du gaullisme en France devraient prendre courage et regarder au-delà. Les buts stratégiques gaullistes et les principes de politique étrangère sont encore largement sacro-saints dans le débat politique français, comme le montre la controverse autour de la dernière décision de Sarkozy. Même dans un monde très différent du sien, Charles de Gaulle jette encore une ombre très longue sur la stratégie française et continuera de le faire dans les années à venir ”. Ainsi parle Jeff Lightfoot, directeur assistant de l’International Security Program de l’Atlantic Council of the United States, avec un peu d’agacement (10).

Les vrais changements, ceux qui exigeront décision, engagement, courage et hauteur de vue, sont à venir dans un monde en déstructuration rapide. Il serait sage de les préparer.

Alors seront levés les malentendus.

Hélène Nouaille

Notes :

(1) Site de l’OTAN en anglais, Supreme Headquarters Allied Powers Europe (SHAPE), Overview, http://www.nato.int/shape/about/overview.htm “ Le SACEUR est nommé par le Président des États Unis, sa nomination est confirmée par le Sénat des États-Unis et approuvée par le Conseil de l’Atlantique Nord ”. “ Le SACEUR, qui est d’ordinaire un amiral ou un officier général américain, exerce une double fonction, étant aussi chargé du Commandement des forces des États-Unis en Europe. Il assure son commandement à l’OTAN depuis le Grand Quartier général des puissances alliées en Europe (SHAPE) à Casteau, Mons (Belgique). L’actuel commandant suprême des Forces alliées en Europe est le général John Craddock ”. http://www.nato.int/issues/saceur/index-fr.html

(2) La liste des SACEUR depuis 1953 : http://www.nato.int/shape/bios/saceur/saceur.htm

(3) Atlantic Council of the United States, James Joyner, le 11 mars 2009, Should Obama Abandon Nato for the EU ? http://www.acus.org/new_atlanticist/should-obama-abandon-nato-eu

(4) Paul Hockenos, editor of Internationale Politik-Global Edition, asks "Is the EU Better for Obama than NATO ?", 9 mars 2009. http://www.spiegel.de/international/europe/0,1518,612105,00.html

(5) Nous donnons, sur le site de Léosthène, les Lettres et mémorandum du général de Gaulle au président Eisenhower et à Harold Macmillan, premier ministre britannique (17 septembre 1958), ainsi que l’extrait de C’était de Gaulle, Alain Peyrefitte, Tome I : La France redevient la France. Paris : Fayard, 1994, p. 352. http://www.leosthene.com/spip.php ?article553

(6) La France se retire du commandement intégré de l’OTAN, 21 février 1966, Conférence de presse du général de Gaulle, transcript et vidéo : http://www.leosthene.com/spip.php ?article821

(7) Le Monde, le 11 mars 2009 : “ La situation de la France. Elle assiste au comité militaire depuis 1992, et le chef d’état-major des armées y siège depuis 1996. En 2004, des militaires français ont été insérés dans la structure militaire intégrée. Paris n’a pas de représentant au Comité des plans de defense (DPC), ni au groupe des plans nucléaires (NPG). La France est le quatrième contributeur financier et militaire de l’Alliance atlantique ”. http://www.lemonde.fr/international/article/2009/03/12/otan-les-justifications-de-m-sarkozy_1166809_3210.html

(8) The New York Times, Excerpts From Interview With Nicolas Sarkozy (entretien du 21 septembre publié le 23 septembre 2007) http://www.nytimes.com/2007/09/23/world/europe/24excerpts.html ?_r=2&ref=europe On trouvera une traduction en français à l’adresse : http://hiram7.wordpress.com/2007/09/24/interview-de-nicolas-sarkozy-au-new-york-times/ Nicolas Sarkozy présente une réintégration de la France dans l’OTAN assortie de deux préalables : “ C’est une éventualité qui, pour être positivement envisagée, passe par deux préalables qui doivent être levés. Le premier c’est que je veux me battre pour l’Europe de la defense, quelle que soit l’importance de l’OTAN, là l’Europe doit se défendre de façon efficace et indépendante. L’Europe ne peut pas être une puissance économique sans assurer sa propre sécurité, donc je conditionnerai un mouvement dans les structures intégrées par une avancée sur l’Europe de la defense ”. Ensuite ? “ il va de soi que si nous devions envisager un tel mouvement, il ne pourrait avoir lieu que dans la mesure où une place serait faite dans les instances de direction, au plus niveau, pour des représentants de la France ”.

(9) Discours lors du colloque de la Fondation pour la recherche stratégique (La France, la defense européenne et l’OTAN au XXIème), le 11 mars 2009. http://www.elysee.fr/documents/index.php ?mode=cview&cat_id=7&press_id=2415&lang=fr

(10) Atlantic Coucil of the United States, le 13 mars 2009, Jeff Lightfoot, Does De Gaulle Still Matter ? http://www.acus.org/new_atlanticist/does-de-gaulle-still-matter

Léosthène, Siret 453 066 961 00013 FRANCE APE 221E ISSN 1768-3289. Directeur de la publication : Gérald Loreau (gerald.loreau@neuf.fr) Rédactrice en chef : Hélène Nouaille (helene.nouaille@free.fr) Copyright©2009. La Lettre de Léosthène. Tous droits réservés.

Hélène Nouaille

Collaboration Alain Rohou

En accès libre :

n° 95/2005, L’OTAN, grand malade en phase terminale http://www.leosthene.com/spip.php ?article411

n° 298/2007 France : une boîte noire dans la campagne, la defense http://www.leosthene.com/spip.php ?article617


n°37 - Journal des Guerres de l'Otan-- 09-06- au 30-06 - Suite - : L'OTAN en Afghanistan et au Caucase : les nouveaux gendarmes du monde ?

n°37 -  Journal des Guerres de l'Otan-- 09-06- au 30-06 - Suite - : L'OTAN en Afghanistan et au Caucase : les nouveaux gendarmes du monde ?


  Journal des Guerres de l'Otan.  

n° 37- 08-30/06

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Sommaire. (fin)

7  Dossiers

7-2 La politique de l'OTAN tend à évincer la Russie du Caucase du Sud.

7-3 Fulvia Novellino  & Michele Altamura : Caucase et Balkans : les limites de l’accord USA-Russie.

7-4 Hans Jürgen Falkenhagen : L’UE ne reconnaît pas le résultat des élections en Ossétie du Sud. Pourquoi donc ? Il n’existe aucune raison objective.

7-5 Manlio Dinucci : Eurodefense sous bannière de l’OTAN et, donc, de la direction étasunienne.

8 Pièce jointe

8-1Les relations OTAN-Russie.

 .


7-2 La politique de l'OTAN tend à évincer la Russie du Caucase du Sud.

La politique de l'OTAN tend à isoler et à évincer méthodiquement la Russie du Caucase du Sud, a affirmé dans une interview à RIA Novosti la coordinatrice de l'Institut de la société civile et du développement régional à Erevan, Chouchan Khatlamadjian.

"En dépit des déclarations des dirigeants de l'OTAN selon lesquelles l'alliance ne rivalise avec personne dans la région, l'établissement d'un contrôle militaro-politique sur le Caucase du Sud dans le but d'établir le corridor stratégique vers l'Asie centrale constitue un des éléments de la stratégie des Etats-Unis et de l'OTAN", a déclaré la politologue arménienne.

Les méthodes par lesquelles l'OTAN prend pied dans le Caucase du Sud sont dans l'ensemble traditionnelles, a-t-elle poursuivi."Seulement, il faut garantir l'arrivée au pouvoir d'élites politiques pro-occidentales au moyen de révolutions "colorées", si possible en les évitant", a-t-elle noté.

De tous les pays du Caucase du Sud, a noté Chouchan Khatlamadjian, c'est la Géorgie qui a défini le plus nettement sa politique étrangère et, une fois par mois au minimum, elle montre qu'elle "rompt définitivement" avec la Russie. Il n'en reste pas moins que l'"OTAN tiendra encore longtemps Tbilissi "en haleine", selon elle.

La création d'organisations telles que la "Communauté du choix démocratique" et l' "Organisation pour la démocratie et le développement-GUAM" qui regroupent tant la Géorgie que l'Azerbaïdjan constitue un autre instrument des Etats-Unis et de l'OTAN.

"La multiplication de ce genre d'organisations est propre à la nouvelle politique des Etats-Unis dans l'espace postsoviétique qui s'est précisée après le discours du vice-président américain Dick Cheney à Vilnius", a indiqué la politologue arménienne.

L'OTAN attache une grande importance à l'Azerbaïdjan non seulement en raison des réserves de pétrole de la mer Caspienne, mais aussi parce que le problème de l'enclave arménienne du Haut-Karabakh pourrait être utilisé pour faire pression aussi bien sur Bakou que sur Erevan, a-t-elle expliqué.

L'Arménie demeure l'unique pays du Caucase du Sud à n'avoir pas déclaré son intention de devenir à terme membre de l'Alliance, et les plans de la Géorgie d'adhérer à l'OTAN sont perçus à Erevan comme un défi à sa doctrine de politique extérieure, a ajouté la politologue.

"Les autorités arméniennes soulignent toujours que les bases militaires russes sont un élément de la sécurité du pays et leur présence s'explique par les rapports que l'Arménie entretient avec un pays qui n'est pas membre de la CEI, plus précisément, la Turquie, dont l'attitude envers l'Arménie n'est pas toujours bienveillante. De plus, la présence des troupes russes en Arménie correspond à nos intérêts et c'est à nous de décider combien de temps elles y resteront", a-t-elle précisé.

Dans le même temps, les liens arméno-russes dans la sphère militaire ne font pas obstacle au développement de la coopération entre l'Arménie et l'OTAN et, réciproquement, les contacts avec l'OTAN ne gênent pas l'appartenance d'Erevan à l'Organisation du Traité de sécurité collective.

Pourtant, la question de l'adhésion de l'Arménie à l'OTAN est l'un des sujets les plus débattus dans le pays. "De nombreux leaders politiques arméniens, par exemple l'ex-président du parlement Artour Bagdassarian, font, en prévision des élections de 2007-2008, des déclarations "sensationnelles" sur la nécessité de changer radicalement les priorités de la politique extérieure", a indiqué Chouchan Khatlamadjian qui lie ces déclarations aux tentatives faites par les capitales occidentales pour pousser l'Arménie à changer "de son propre gré" de priorités. "Dans le contexte où l'Occident tend à réduire l'ensemble du Caucase du Sud à un seul "dénominateur commun", la politique extérieure de l'Arménie pèse plus lourd", a conclu la politologue d'Erevan.

RIA Novosti

23/6/2006

http://lalettre.hayway.org/protected/communique000101c1.html


7-3 Fulvia Novellino  & Michele Altamura : Caucase et Balkans : les limites de l’accord USA-Russie.

Comme pour les Balkans, dans le Caucase et en Europe orientale on essaie de fomenter une crise d’intérêts politiques ou économiques, liés à l’équilibre de la région. Dans les deux cas, nous pouvons affirmer que la situation, avec l’accentuation de la récession globale, a changé. Tout comme les rôles des protagonistes et antagonistes.

Il y a quelque chose d’inquiétant dans ce qui se passe au Caucase, qui rappelle beaucoup les révolutions «colorées», destinées à faire reculer l’influence russe dans les ex républiques soviétiques. Pourtant, aujourd’hui ces moyens de manipulation des masses, destinés à déstabiliser les gouvernements au nom de la démocratie, ne semblent pas avoir une dérive complètement occidentale. En premier lieu vient la Géorgie, État antagoniste à la fédération du Russie, avec des oppositions qui ont mené au conflit armé. Après quelques mois, suite à un bombardement surprise, la position de condamnation inconditionnelle de la part de la communauté internationale envers la Russie a peu à peu changé, jusqu’à admettre que Tbilissi avait en effet attaqué en premier. Le personnage du président géorgien Saakashvili a été progressivement discrédité, même de la part de cet Occident qui l’avait défendu et armé, pour ensuite le laisser seul répondre à son peuple. Ainsi, le conflit d’août n’a pas eu raison du président géorgien, mais la foule, poussée par l’opposition - en lien avec les russes ?-, pourrait bien avoir la tête du président : des milliers de manifestants protestant devant le Parlement géorgien avec un message pour le président Saakashvili : "24 heures pour démissionner".

Les défenseurs de cette position affirment qu’il s’agit là d’une réaction « spontanée » pour couper court aux pouvoirs en lien avec le communisme, et donner naissance à un gouvernement démocratique. Mais ne nous faisons pas piéger par ces paroles qui rappellent la guerre froide, et réfléchissons plutôt aux bénéficiaires d’un nouveau gouvernement. Ce pourrait être les Etats-Unis, qui se déchargent ainsi d’un vieil allié, comme ils l’ont fait avec la Pologne, l’Iraq ou l’Afghanistan. Ce pourrait également être la Russie qui, usant d’un langage de contre-information, parle de communisme et serait l’auteur de mouvements de libération pour asseoir une influence plus forte dans le Caucase. De cette façon la Fédération de Russie mettrait fin au conflit en Ossétie du Sud et en Abkhazie pour stabiliser la région et en faire une voie de transit pour sa propre énergie.

N’oublions pas que les intentions de l’OTAN de disloquer une partie des exercices militaires en Géorgie s’opposaient déjà à la stratégie de Moscou. La Russie avait déjà averti que ces exercices – qui souvent cachent le transfert de porte-avions et navires de guerre – peuvent renforcer la Géorgie et lui donner de nouveaux prétextes d’attaque en Ossétie et Abkhazie. C’est pour ce motif que la Russie a menacé de quitter les négociations avec l’OTAN, si les exercices militaires géorgiens n’étaient pas annulés. Donc, comme ce fut le cas pour les Balkans, le Caucase et l’Europe orientale sont aussi le terrain de fomentation de crises, afin de servir des intérêts politiques – liés à l’équilibre de la région – ou économiques – liés aux énergies essentiellement. De son côté, Washington n’a jamais renoncé aux Balkans, et joue aujourd’hui de sa diplomatie pour négocier son rapprochement de la région, en partant d’une ville controversée : Belgrade. Les États-Unis semblent montrer une ouverture vers la Serbie, en soutenant une intégration de cette dernière à l’Union européenne et cherchant au plus vite une rencontre avec les dirigeants serbes. Toutefois, si d’un côté l’Europe pousse pour prendre une position de guide dans les Balkans, de l’autre elle cherche à maintenir fermement des points essentiels de déstabilisation de la région : le Kosovo et  la Bosnie, des territoires que Washington ne lâchera pas. Le même engagement pour l’entrée dans l’OTAN de la Croatie et de l’Albanie montre clairement l’objectif d’avoir la faveur de ces pays pour la dislocation des nouvelles bases militaires stratégiques et l’installation de structures de défense.

En faisant opposition à l’OTAN et aux États-Unis, Moscou, alliée et partenaire économique de la Serbie et de la République serbe de Bosnie, cherche à étendre son influence en Croatie et au Montenegro. Ce qui intéresse la Russie ce sont les « colonies économiques » plus que les colonies politiques. De fait, la région balkanique est un point stratégique pour l’accès au marché européen : le gazoduc Sud Stream y passera, ainsi que des marchandises et des matières premières, grâce à des accords de libre-échange.

Ces régions sont donc encore le théâtre de la confrontation de ces deux puissances (USA/Russie), qui seront éternelles rivales, quels que soient les leaders qui les gouvernent. La rivalité peut être modulée pour la distribution des pouvoirs, mais elle ne peut pas changer la réalité des faits.

www.rinascitabalcanica.com

 Rédacteurs :
Fulvia Novellino, Agropoli Italie
Michele Altamura, Banja Luka Bosnie-Herzégovine

 Traducteur :
Cyril Berard, Nantes France

11/05/09

http://www.journaleuropa.info/FR_article/n518t0j0d0-europe-caucase-balkans-enjeux-energetiques-russie-otan-tats-unis-georgie.html


7-4 Hans Jürgen Falkenhagen : L’UE ne reconnaît pas le résultat des élections en Ossétie du Sud. Pourquoi donc ? Il n’existe aucune raison objective.

L’Union européenne n’a pas reconnu la validité des élections du dimanche mai 2009 ni l’indépendance de l’Ossétie du Sud vis-à-vis de la Georgie, niant ainsi le droit du peuple ossète à l’autodétermination, alors qu’elle reconnaît ce droit à d’autres peuples, par exemple les Albanais du Kossovo. Les uns comme les autres ont pourtant une langue nationale, une culture et une religion propres. De même que les Albanais du Kossovo parlent albanais, les Ossètes du Sud parlent ossète, une langue proche du persan

Le Kossovo était une région autonome de la République serbe de l’ex-Yougoslavie, qui dépendait du Royaume de Serbie, étant depuis le Moyen-Âge majoritairement peuplé de Serbes ; au XIXe siècle, la domination ottomane ayant pris fin, il était retombé dans l’escarcelle de la Serbie. Tout bien considéré, il avait fallu attendre l’annexion de cette région par l’Empire ottoman pour voir les Albanais s’y installer en grand nombre. Et cependant, jusqu’au milieu du XX siècle, les Serbes étaient les plus nombreux.

L’Ossétie du Sud, comme l’Ossétie du Nord, faisait partie de l’empire tsariste. En 1917, après la Révolution d’octobre, l’Ossétie du Sud est entrée dans l’Union des Républiques socialistes soviétiques (URSS) avec le statut  de région autonome  à l’intérieur de la république socialiste soviétique de Georgie, qui devint indépendante après l’effondrement de l’Union soviétique. L’Ossétie du Sud conserva son statut d’autonomie pendant  toute la durée de l’Union soviétique. Aussi bien au plan culturel qu’économique elle était beaucoup plus liée à l’Ossétie du Nord qu’à la Georgie. La population de l’Ossétie du Sud était en majorité ossète, même pendant son rattachement formel à la Georgie durant la période soviétique. Lors de la dissolution de l’Union soviétique l’Ossétie du Sud, comme l’Abkhasie, obtint, comme toutes les républiques et régions autonomes de l’État soviétique, le droit à l’indépendance nationale, dont elle fit usage en 1991. On l’oublie souvent en Occident lorsqu’on débat pour savoir qui est à qui. On oublie aussi que dès les années 90  le peuple ossète du Sud manifesta clairement, à l’occasion de  plusieurs référendums, sa volonté d’être libre et indépendant de la Georgie. Dès le début de ces années le gouvernement georgien de Tbilissi échoua à annexer cette région par la force. Depuis, des accords internationalement reconnus prévoyant  de renoncer à la violence ont été passés  avec le gouvernement georgien.

 Il est de notoriété publique que l’actuel Président de Georgie, Saakachvili, a tenté en août 2008, au mépris de ces accords, d’annexer l’Ossétie du Sud au moyen d’une attaque éclair. L’attaque a été repoussée par les troupes ossètes, aidées par des troupes russes rapidement arrivées sur place. L’armée russe a effectué une puissante contre-offensive, et a vaincu les troupes georgiennes totalement démoralisées qui se sont  dispersées comme balle au vent en abandonnant toute discipline militaire, car elles n’avaient pas la moindre envie de se battre pour Saakachvili, un Président corrompu placé par Washington à la tête du peuple georgien.  Après la victoire et l’armistice, à l’occasion duquel la Russie fit de nombreuses concessions, parfois d’une inutile générosité, celle-ci reconnut l’indépendance et la souveraineté de l’Abkhasie et de l’Ossétie. Le Nicaragua lui emboîta le pas, bientôt suivi par d’autres États. mais l’UE et bien sûr les USA s’obstinent à considérer l’Ossétie du Sud comme partie intégrante de la Georgie, et cela uniquement parce que Saakachvili est une marionnette docile de l’Occident.Tout cela n’a rien à voir avec des principes de droit international, car l’Occident soutient les mouvements séparatistes dès que cela lui semble opportun, même s’ils sont contraires au droit international et dépourvus de justifications historiques et culturelles.

Les élections libres et démocratiques du 31 mai 2009 en Ossétie du Sud satisfaisaient en effet à tous les critères de la démocratie parlementaire.

Elles étaient absolument honnêtes et transparentes et conformes aux standards internationaux. La participation se situait autour de 823%, ce qui en règle générale ne se produit plus depuis longtemps en Occident. Le Parti de l’Unité du Président Édouard Kokoïty a obtenu selon les résultats officiels provisoires de lundi 46,36% des suffrages exprimés et 17 des 34 sièges au Parlement dans la capitale, Tchkinvali. Suivait le Parti communiste avec 25,22% des voix. Le Parti socialiste « Patrie » n’a pu entrer au Parlement car il n’a pas franchi la barre des 7%.

Les élections témoignent d’un haut degré de culture politique chez les électeurs ossètes du Sud.

Les observateurs internationaux ont pu constater leur bon déroulement. Ils n’ont pu ni établir ni dénoncer de graves manquements aux règles démocratiques  et aux standards internationaux. Pourtant l’UE et d’autres pays occidentaux ont déclaré ces élections illégales. Bruxelles a certes reconnu l’indépendance de la vieille province serbe du Kossovo, mais elle ne veut même pas dialoguer avec les représentants de l’Ossétie du Sud. On fait tout pour mettre en doute le processus électoral ainsi que les résultats. Et l’on s’affaire, en Occident, à délégitimer l’Abkhasie et l’Ossétie du Sud. On vise en réalité la Russie et ses alliés, que les Occidentaux s’obstinent à considérer comme l’ennemi. Dimanche, pendant le déroulement des élections, deux tentatives d’attentats ont pu être

déjouées. Selon les premiers résultats de l’enquête, ils avaient été organisés par Tbilissi et certains pays occidentaux pour troubler le processus électoral. Voilà qui soulève  une question : qui respecte la démocratie ? Sûrement pas les dirigeants européens!

Hans-Jürgen FALKENHAGEN

Traduit par  Michèle Mialane. Édité par Fausto Giudice

Source: www.rg.ru/2009/06/02/parlament.html

Source : Die EU erkennt Wahlen in Südossetien nicht an. Warum eigentlich, denn eine sachlich-objektive  Begründung gibt es dafür nicht?
Article original publié le 2/6/2009 
Michèle Mialane et Fausto Giudice sont membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, la traductruce, le réviseur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=7791&lg=fr

Source : numéro spécial Europe de mercredi 3 juin de il manifesto


7-5 Manlio Dinucci : Eurodefense sous bannière de l’OTAN et, donc, de la direction étasunienne.

« Depuis 1949, l’OTAN est le principal garant de la sécurité en Europe occidentale, alors que l’Ueo continue à fonctionner au ralenti depuis trente ans environ » : c’est ce qu’écrit la Commission européenne pour résumer l’histoire d’un échec : celui de la création d’une defense européenne autonome, non dépendante de l’OTAN et, donc, de la direction étasunienne.

En 1948, un an avant la fondation de l’OTAN, le traité de Bruxelles crée un pacte de defense collective entre les 5 Etats signataires (Belgique, France, Luxembourg, Pays Bas et Royaume Uni). En 1950, le premier ministre français René Pleven propose la création d’une armée européenne, soumise à des institutions politiques communes. Sur cette base, les six pays de la Ceca (parmi lesquels Italie et Rfa) signent en 1952 le traité qui institue la Communauté européenne de defense (Ced). Entravée par les Etats-Unis, qui craignent une chute d’importance de l’OTAN, la Ced est enterrée en 1954 par la France elle-même, qui trouve inacceptable le réarmement allemand, voulu par les Etats-Unis. Mais dans la même année, la République fédérale allemande devient membre de l’OTAN, au sein de laquelle se réalise le réarmement allemand. En même temps, à la suite d’une modification du traité de Bruxelles qui permet l’adhésion de la Rfa et de l’Italie, naît l’organisation qui va porter le nom actuel de Ueo (Union de l’Europe occidentale).

L’Ueo s’élargit ensuite à 28 pays (membres effectifs, associés, observateurs et partenaires associés), mais se trouve en même temps vidée de toute fonction autonome effective. Selon le traité d’Amsterdam (1997), elle aurait du être une organisation faisant partie intégrante du processus de développement de l’Union (européenne, NdT), à laquelle elle aurait conféré une capacité opérationnelle dans le secteur de la defense. Mais cet alinéa va être supprimé dans le traité de Nice (2001). Selon l’explication de la Commission européenne, « la defense collective, qui était à l’origine une compétence de l’Ueo, fait à présent partie des compétences de l’OTAN ». Le développement d’une politique européenne pour la sécurité et la defense (Pesd) « n’a pas la moindre incidence sur le principe de base selon lequel l’OTAN demeure le fondement de la defense collective européenne ».

Pendant ce temps, avec la fin de la guerre froide, l’OTAN met en pratique le « nouveau concept stratégique » : après avoir effectué en Bosnie la première action de guerre depuis la fondation de l’Alliance, elle attaque la Yougoslavie et s’étend vers l’est, jusque dans le territoire de l’ex-URSS. Et, au sommet d’avril 1999, elle se transforme officiellement en alliance qui engage ses pays membres à « conduire des opérations de riposte aux crises non prévues par l’article 5 (du Traité, voir note de fin d’article, NdT), hors du territoire de l’Alliance ». Ce qui ne change pas c’est la hiérarchie à l’intérieur de l’Alliance. Washington annonce qu’il gardera en Europe une force capable de « soutenir nos liens transatlantiques vitaux et de conserver le leadership des Etats-Unis dans l’OTAN ». Ce qui reste de l’ « identité européenne de la sécurité et de la defense », va être précisé par le document que les leaders européens souscrivent à Washington le 24 avril 1999 : « L’Alliance soutient pleinement le développement de l’identité européenne de la sécurité et de la defense, à l’intérieur de l’Alliance ». Donc, bienvenue à une identité européenne de la defense. A condition qu’elle reste à l’intérieur de l’OTAN, dans laquelle les Etats-Unis maintiennent leur leadership, et que l’Ue se limite au rôle de « pilier européen de l’Alliance ».

En conséquence, les forces créées dans le cadre de l’Union européenne sont utilisées dans des tâches de soutien dans le sillage des guerres conduites par l’OTAN sous direction étasunienne. L’Eurofor, la force terrestre multinationale (Italie, France, Espagne, Portugal) devenue opérationnelle en 1998, est déployée en Albanie en 2001 et demeure à disposition de l’OTAN pour des missions de peacekeeping et de peace enforcement (y compris « l’occupation et le maintien de positons clés »). Même l’Eurocorps, la force multinationale franco-allemande qui s’est étendue à d’autres pays, est mise à disposition de l’OTAN, qui en fait, en 2000, le noyau du quartier général Kfor au Kosovo et, en 2004-2005, lui confie en Afghanistan la direction de la mission OTAN/Isaf ; en 2006, l’Eurocorps participe aux manœuvres au Cap Vert, qui rend opérationnelle la Force de riposte de l’OTAN. L’Euromarfor, la force maritime européenne (Italie, France, Espagne et Portugal) est par contre, elle, envoyée en 2003 dans la zone de la Corne d’Afrique « en soutien à Enduring freedom ». La dépendance de l’Union européenne vis-à-vis de l’OTAN est ensuite renforcée par l’accord de partenariat stratégique en matière de gestion des crises, stipulé en 2002 ; c’est sur la base de cet accord que l’Union utilisera les ressources logistiques et de planification de l’Alliance atlantique, même pour ce qui concerne l’information militaire.

Une telle dépendance est renforcée par le fait que les gouvernements des pays de l’ex-Pacte de Varsovie et de l’ex-Urss, entrés d’abord dans l’OTAN et ensuite admis dans l’Union européenne, sont en général plus liés à Washington qu’à Bruxelles. Cette dépendance est renforcée plus tard par la « conversion » de la France, qui est revenue dans le commandement OTAN dont elle était sortie en 1956, et par l’Allemagne dont l’axe politique s’est déplacé sur des positions beaucoup plus proches de celles de Washington. C’est ainsi que va rester lettre morte l’engagement de l’Ue, déclaré à la conférence gouvernementale de 2003, de « développer une politique extérieure et de defense commune ». Et ceci surtout parce que l’Union européenne n’a pas pour objectif de développer une politique extérieure et de defense différente de celle des Etats-Unis, mais qu’elle revendique simplement un plus grand poids dans le cadre de la stratégie générale, poursuivie par les Etats-Unis, qui prévoit l’envoi de forces militaires partout dans le monde où sont remis en question les intérêts fondamentaux de l’Occident. « L’incommensurable supériorité militaire (et donc stratégique) de l’Amérique sur le reste du monde est une réalité immuable – et somme toute rassurante- des scénarios internationaux », écrit Andrea Tani dans Pagine di Difesa (Pages de defense). Donc, « la chose la plus sage que les européens puissent faire est de collaborer loyalement avec les Etats-Unis, en essayant de consolider la Communauté Atlantique, de soutenir militairement le Pentagone et de faire école partout où c’est possible : on peut beaucoup apprendre, et le Pentagone est un excellent enseignant ».

C’est donc à cette école de guerre que devrait se former la « nouvelle Europe », en rénovant ainsi les fastes de la vieille Europe coloniale et impériale.

Article 5 Les parties conviennent qu’une attaque armée contre l’une ou plusieurs d’entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties, et en conséquence elles conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d’elles, dans l’exercice du droit de légitime defense, individuelle ou collective, reconnu par l’article 51 de la Charte des Nations Unies, assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt, individuellement et d’accord avec les autres parties, telle action qu’elle jugera nécessaire, y compris l’emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité dans la région de l’Atlantique Nord. Toute attaque armée de cette nature et toute mesure prise en conséquence seront immédiatement portées à la connaissance du Conseil de Sécurité. Ces mesures prendront fin quand le Conseil de Sécurité aura pris les mesures nécessaires pour rétablir et maintenir la paix et la sécurité internationales.

Manlio Dinucci :

Reçu de l’auteur et traduit par Marie-Ange Patrizio

Cet article a été publié dans le numéro spécial Europe de mercredi 3 juin de il manifesto Non publié sur le site Internet du journal.

5 juin 2009, par Comité Valmy

http://www.nato.int/docu/fonda/traite.htm



8 Pièce jointe

8-1Les relations OTAN-Russie.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information

Les 28 pays alliés et la Russie travaillent ensemble, en tant que partenaires égaux, au sein du Conseil OTAN-Russie (COR), créé en 2002. Le COR offre un cadre permettant des consultations sur des questions sécuritaires d’actualité et une coopération pratique dans une toute une série de domaines d’intérêt commun. Son programme s’appuie sur le cadre de coopération bilatérale qui a été défini dans l’Acte fondateur OTAN-Russie de 1997.

À la suite de l'action militaire disproportionnée menée par la Russie en Géorgie début août 2008, l’Alliance a suspendu les réunions formelles du COR et la coopération dans certains domaines, tout en étudiant les répercussions des actions de la Russie sur les relations OTAN-Russie. La coopération s’est poursuivie dans des domaines clés d'intérêt commun, comme la lutte antidrogue et la lutte contre le terrorisme.

En décembre 2008, les ministres des Affaires étrangères des pays de l'OTAN sont convenus de renouer avec la Russie selon une approche mesurée et graduelle. Réunis en mars 2009, ils ont décidé de reprendre les réunions formelles du COR, y compris au niveau ministériel, le plus tôt possible après le sommet de l’OTAN qui se tiendra en avril. Les ministres sont convenus d’utiliser le COR comme un lieu de dialogue privilégié avec la Russie sur tous les sujets – qu’ils fassent ou non l’objet d’un consensus – afin de rechercher des solutions aux problèmes et d’instaurer une coopération pratique.

À cet égard, la reconnaissance par la Russie de l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, son intention d’implanter une nouvelle base militaire en Abkhazie, et le fait qu’elle ait suspendu l’application du Traité sur les forces armées conventionnelles en Europe (FCE) sont autant de décisions que les Alliés jugent particulièrement préoccupantes. Les ministres exhorteront la Russie à respecter les engagements qu'elle a souscrits à l'égard de la Géorgie.

Il est vrai que des divergences subsistent sur certaines questions de haut niveau, mais le COR est animé d’un esprit de coopération pragmatique résultant de la prise de conscience que l’OTAN et la Russie ont les mêmes priorités stratégiques et qu'elles sont confrontées aux mêmes défis.

Cite officiel : Communiqués de presse de l’OTAN publiés par le Bureau de presse de l'Organisation

suite - pièce jointe à commander (fa032881@skynet.be)

http://www.nato.int/cps/fr/SID-940DF0DA-78918FD1/natolive/topics_50090.htm



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

01/07/2009

n°107- Dossiers 'Analyse - Géopolitique et stratégie' du Liban - 28-06 – Début - : « Au Liban, le problème n’est ni l’Iran… ni le Hezbollah ! ».

n°107- Dossiers 'Analyse -  Géopolitique et stratégie' du Liban - 28-06 – Début - : « Au Liban, le problème n’est ni l’Iran… ni le Hezbollah ! ».



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Dossiers 'Analyse -  Géopolitique et stratégie' du Liban

n°107 du 28-06

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Marie Nassif-Debs : Les élections législatives libanaises.

1-2 Alain Gresh : Défaite de l'opposition au Liban.

1-3 Au Liban, on prend les mêmes et on recommence.

Suite

1-4 Rannie Amiri :  Le Temps Est-Il venu du Changement ?.

1-5 Georges Corm : « Au Liban, le problème n’est ni l’Iran… ni le Hezbollah ! ».

1-6 T. Hocine  : Les pro-occidentaux respectent la majorité.

1-7 Maria Appakova : Législatives libanaises : un échec du Hezbollah ?

Fin

1-8 Sadri Khiari : Obama aux musulmans : « Je vous ai compris ! »

2 Annexe

2-1 L’évolution des rapports de force internationaux.

2-2 Eva Golinger : L’entrée aux Etats-Unis est refusée à des étrangers qui critiquent les politiques de Washington.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1Le général Michel Aoun préside la première réunion du «Changement et Réformes»... et déclare: «Nous possédons la majorité populaire...

 



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Marie Nassif-Debs : Les élections législatives libanaises.
La loi de 1960 et les résultats prévus

Le lundi 8 juin, à midi, le ministre libanais de l’intérieur a publié les résultats officiels des élections législatives, annonçant la victoire de la majorité sortante, alliée des Etats-Unis et connue sous le nom de « Forces du 14 mars », sur l’opposition, alliée de la Syrie et de l’Iran et connue sous le nom de « Forces du 8 mars » .

La différence étant de 14 sièges : 71 à 57.

Cette annonce a mis fin à une période d’escalade confessionnelle qui durait depuis plus de dix mois et dont la conséquence fut l’exacerbation des divisions qui suivirent l’agression israélienne de juillet 2006 et se répercutèrent dans des affrontements populaires et armés généralisés ; le point culminant fut, sans aucun doute, la bataille du 7 mai 2008 qui donna lieu à l’Accord de Doha et, par suite, à la loi selon laquelle se déroulèrent les élections du 7 juin 2009.

L’Accord de Doha et la loi de 1960

Cet accord, signé le 16 mai 2008, est formé de trois points essentiels :
1-L’élection d’un président de consensus, mettant fin ainsi à plus de huit mois de vide constitutionnel.
2-La formation d’un gouvernement dit « d’unité nationale » dans lequel le groupe du 8 mars serait représenté par le tiers, ce qui constituerait une garantie pour ce groupe et lui donnerait le droit de veto au cas où la majorité tenterait de faire passer des projets sur lesquels il ne serait pas d’accord.
3-Le retour à la loi de 1960, basée sur le vote majoritaire et divisant le pays en 28 petites circonscriptions ayant, chacune, une couleur confessionnelle dominante. Un seul changement : un nouveau découpage des circonscriptions de la capitale, afin de permettre au mouvement de Saad Hariri de faire main basse sur tous les sièges sunnites.

Et, si les leaders présents à Doha avaient, dans leur majorité écrasante, dénigré, dès leur retour au pays, la loi de 1960, cependant ils ne firent rien pour s’en séparer ; bien au contraire : tous entérinèrent sans rechigner les clauses de l’accord, y compris celle se rapportant à la formation d’une liste commune entre le « Mouvement du futur » (14 mars), le Hezbollah et le « Mouvement AMAL » (8 mars) dans la seconde circonscription de Beyrouth. Ajoutons que, vu les couleurs confessionnelles des circonscriptions, il était aisé de savoir, bien avant les élections, les résultats de quelques 100 sièges sur les 128 qui forment le parlement ; ce qui signifie que le peuple libanais n’a pas voté et que la majorité écrasante des députés étaient nommés et non élus.

Cette situation fait qu’il était quasi impossible de bien veiller sur la démocratie des élections, puisque la loi elle-même fausse les suffrages. A cela il faudra ajouter l’argent, l’abus de pouvoir et, cette fois, les quelques cent mille émigrés libanais (dont certains ne savent pas un mot d’arabe) appelés à la rescousse (à l’aide de billets payés à l’avance) dans les circonscriptions où les forces étaient égales.

Tous les moyens sont bons

En plus de toutes les formes d’ingérences, nous devrions noter les appuis internationaux aux deux camps, à celui du « 14 mars » notamment.

Citons à titre d’exemples :
1-Les Etats-Unis ne se sont pas contentés de l’activité de leur ambassadrice et de son prédécesseur, Jeffry Feltman, devenu, depuis, le responsable du Moyen Orient ; ils ont, au contraire, supervisé la participation de l’émigration libanaise aux élections ; et, surtout, ils ont triplé la mise, à commencer par la visite de la ministre des Affaires étrangères Hillary Clinton suivie par celle du vice président Bayden, qui a réuni toute l’équipe du « 14 mars », et, enfin, celle de du président lui-même qui a tenu à parler de la minorité maronite du Liban dans le discours prononcé à l’université du Caire.
2-Israël a utilisé toutes les armes politiques et militaires qu’il détient. Ainsi, durant plus d’un mois, ses éditorialistes et autres personnalités médiatiques ont « alerté » l’opinion libanaise sur les dangers que pourrait revêtir la victoire du Hezbollah. Il est allé même jusqu’au recours à des manœuvres dont le but réel était de dire que Tel Aviv se sentait prêt à intervenir directement dans la bataille.
3-Presque tous les gouvernements européens avaient exprimé leur anxiété quant à l’évolution de la situation au Liban, à tel point qu’ils avaient oublié les élections européennes qui avaient lieu le 7 juin… De même, tous ont exprimé leur soulagement à la suite de la « victoire » des amis des Etats-Unis et de l’Arabie saoudite
4-L’envoi par les gouvernements du Golfe, arabes et autres, de délégations dont le rôle consistait à convaincre, par différents moyens, tel ou tel responsable (ou parti) politique de changer de cap (comme cela s’est passé avec la Jamaa islamiya à Saїda.
5-Les visites ininterrompues de certains responsables du « Groupe du 8 mars » à Damas, dans le but de discuter des listes. 6-L’appel du patriarche maronite à voter pour des forces politiques spécifiques.
7-La non application des clauses de la loi sur l’information et la publicité électorales. Ce qui fait que les têtes de listes, propriétaires des chaînes télévisées, ont déployé toutes leurs armes confessionnelles devant les Libanais, tandis que les candidats indépendants étaient presque inexistants.
8-Les différences, par milliers de voix, existant entre les listes de votants envoyées, quelques mois plus tôt, aux municipalités et celles remises aux bureaux de vote le jour des élections.
9-Le rôle que certains ont voulu faire endosser au président de la République dans les listes pro « 14 mars » à Jbeil et dans le Kesrouan ; et, ce, en prévision de la formation de ce qu’on a commencé à appeler « le groupe du centre ».

Le Parti Communiste libanais

Il est vrai que le Parti Communiste libanais fut le premier à refuser la loi de 1960 ; d’abord, à partir de sa position de principe en ce qui concerne la nécessité de créer au Liban une société civile non confessionnelle ; ensuite, parce qu’il croit que le point de départ de tout changement démocratique réel se trouve dans une loi électorale basée sur la proportionnelle qui constitue la base de la meilleure représentativité.

Il est vrai aussi que le PCL a affirmé à plusieurs reprises qu’il mènerait une bataille politique contre la loi de 1960, à partir de cinq principes qui sont : la proportionnelle, la suppression du confessionnalisme, le Liban une seule circonscription, le quota féminin temporaire et le vote à 18 ans.

Il est vrai, enfin, que le PCL a précisé qu’il pourrait faire des recoupements avec certaines forces politiques sur la base d’un programme minimum politique (la loi électorale) et socio économique (la suppression des taxes nouvelles et des mesures antisociales votées lors de la troisième conférence de Paris).

Cependant, et vu que ses appels n’ont pas trouvé de réponses concrètes, ses candidats sont restés seuls dans les cinq circonscriptions où ils se sont présentés. Et, là, nous devrions dire que le PCL a commis une erreur tactique ; il aurait dû se retirer de la bataille électorale tout en poursuivant la bataille politique contre la loi. Parce qu’en plus de la défaite, le parti n’a pas pu regrouper tout son électorat dont une partie a préféré « le vote utile ».

Les résultats et les prévisions

Certains pensent que les résultats des élections législatives furent bien contrôlés par les Grands électeurs internationaux et régionaux qui ne sont pas pressés de rompre le statu quo né de l’Accord de Doha. Cependant, ces élections, ainsi que la campagne électorale qui les a précédées, ont exacerbé encore plus la division verticale de la société libanaise. Le discours confessionnel et les ingérences extérieures ont accentué les problèmes déjà existants, de telle manière qu’il n’est pas faux de dire que le pays peut reprendre la route de la violence, à un moment où des dizaines de cellules d’espionnage pro israéliennes continuent à être démantelées. Ajouter à cela les répercussions de la crise capitaliste mondiale sur un pays très endetté et dont les secteurs économiques productifs battent de l’aile, sans que l’alliance de classe au pouvoir ait tenté de trouver des solutions valables, se contentant de suivre les directives du Fonds monétaire international en ce qui concerne la suppression du secteur public et des services de base. D’ailleurs, les deux groupes de la bourgeoisie, celui du « 8 mars » comme celui du « 14 mars », ont proclamé à plusieurs reprises leur attachement aux privatisations à outrance et aux clauses des trois conférences de Paris : Le président de la Chambre, Nabih Berri, l’a bien spécifié lors d’une interview trois jours seulement avant les élections. Il a aussi proclamé qu’il était candidat au poste qu’il venait de quitter.

Certains ont vu dans ses déclarations socio économiques et politiques des signes précurseurs d’un accord possible qui le grouperait, en plus de Saad Hariri et Walid Joumblatt, dans une nouvelle formation politique, le Centre droit, dont l’image de marque serait « la modération » à l’exemple de celle préconisée puis réalisée par l’ex ministre des Affaires étrangères étasuniennes Condoleeza Rice entre l’Egypte, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et la Jordanie.

Voilà pourquoi la bourgeoisie libanaise (surtout celle des finances et des affaires) et une partie des représentants du féodalisme politique pensent qu’une telle formation redonnerait du tonus au régime libanais branlant et près de s’effondrer. Voilà pourquoi, profitant du retour, précaire, à la normale dans les relations entre Riad et Damas, mais aussi le flirt entre Washington et Damas, et craignant de ne pas pouvoir sauver leur régime à temps, ils croient que cette solution, en plus d’un peu de lest « démocratique » jeté aux jeunes (le vote à 18 ans), leur épargnerait les changements brusques qu’ils avaient cru avoir enterré pour toujours quand ils avaient liquidé le mouvement syndical, dans la première moitié des années quatre-vingt-dix…Surtout que le mouvement de la gauche libanaise et les démocrates, en général, n’ont pas pu encore émerger de la crise existentielle qui les avait secoués à la fin de la guerre civile : ils restent prisonniers des slogans réformistes assez éloignés des appels au changement qu’ils avaient lancés dans les années soixante-dix du siècle dernier.

Marie Nassif-Debs
Responsable des relations internationales du PCL
Beyrouth, le 9 juin 2009

http://www.aloufok.net/spip.php?article609


1-2 Alain Gresh : Défaite de l'opposition au Liban.

Quelles qu’en soient les raisons, sur lesquelles nous reviendrons, l’élection du 7 juin a confirmé le maintien de la majorité autour du Courant du Futur dirigé par M. Saad Hariri et la défaite de l’alliance entre le Hezbollah et le Courant patriotique libre du général Michel Aoun.

Cette alliance espérait l’emporter, or elle n’a pas pu obtenir la majorité et a simplement maintenu ses positions et son nombre de députés.

Hassan Nasrallah a reconnu cette défaite dans une allocution reprise par la télévision Al-Manar le 8 juin :

« Nous acceptons les résultats annoncés par le ministère de l’intérieur. Les candidats auront, bien évidemment, le droit de contester les résultats devant le Conseil constitutionnel s’ils ont des raisons de le faire. C’est une autre question. Nous acceptons les résultats avec esprit sportif et un esprit démocratique. Nous acceptons aussi que le camp adverse a gagné la majorité des sièges de la chambre des députés, même si l’opposition a gardé le même nombre de sièges. Elle a perdu dans certaines circonscriptions et gagné dans d’autres. Nous, bien sûr, nous acceptons les résultats qui ont donné à l’autre camp la majorité parlementaire. Quant à la majorité populaire, les centres de recherche et de statistiques détermineront qui a eu le plus grand nombre de voix. Comme nous avons tous appelé à la participation et à l’opinion des électeurs, de telles études nous aideront à connaître la majorité populaire. Si cette majorité va à l’autre camp, je le reconnaîtrai. »

En fait, les résultats obtenus depuis, confirment que l’alliance Hezbollah-Michel Aoun obtient plus de 100 000 voix d’avance sur l’autre camp (c’est ce que reconnaissent le quotidien The Daily Star du 10 juin dans son éditorial « Nasrallah is walking a think line when it comes to Lebanese elections » ainsi que la télévision Al-Manar, qui rapporte le 9 juin que selon une étude du Beirut Centre for Research and Information 839 371 personnes ont voté pour l’opposition et 693 931 pour la majorité). D’après le quotidien Al-Akhbar du 10 juin, le Courant patriotique libre a perdu plus de 10 % des suffrages par rapport aux élections de 2005 (où il se présentait tout seul, Aoun auréolé de son long exil à Paris et de son refus de revenir au Liban avant le départ de la Syrie) mais resterait la force majoritaire chez les chrétiens, avec plus de 50 % des voix.

D’après ce même article, 120 000 Libanais de l’extérieur seraient venus voter, 80 000 auraient été amenés par la majorité, 30 000 par l’opposition, et le reste serait venu par ses propres moyens.

Qifa Nabki, un blogueur libanais qui, comme la plupart des commentateurs, avait pronostiqué la victoire du Hezbollah et du général Aoun, donne les trois raisons qui expliquent les résultats (« Anatomy of a Victory », 8 juin).

« Je sais que de nombreux membres de l’opposition vont faire porter leur échec sur le patriarche maronite qui a publié un communiqué quelques jours avant les élections qui semblait admonester les chrétiens pour qu’ils votent pour les listes du 14 mars. Mais quand nous voyons que le Courant patriotique libre (du général Aoun) s’est très bien comporté au cœur du pays maronite au Kisrouan, Jbeil, Baabda, Zghorta et dans le Metn, je ne suis pas sûr que cette observation tient la route.

Plus décisif, à mon avis, ont été trois facteurs.

1) La participation massive des sunnites de Zahle – dont beaucoup sont venus de l’étranger –, et une faible participation des chrétiens ;

2) Une forte hostilité des chrétiens de Beyrouth au Hezbollah, chrétiens qui ont voté massivement pour les listes du 14 mars dans le quartier d’Achrafiyyeh ;

 3) Quelques étonnantes gaffes de Nasrallah durant les dernières semaines, qualifiant les événement du 7 mai de “jour de gloire de la résistance”. »

Sur son blog, « Just World News, » Helena Cobban rappelle (« M-14 win in Lebanon », 8 juin) :

« Le principal affrontement n’était pas, comme beaucoup de commentateur occidentaux l’ont écrit, entre le Hezbollah et ses opposants. A cause du système ouvertement faussé et discriminatoire du système politique libanais, les musulmans chiites qui est la plus importante communauté religieuse au Liban, environ 40 %, n’a qu’un nombre réduit de sièges dans le parlement confessionnel. (...)

Le principal affrontement était à l’intérieur d’une communauté chrétienne sur-représentée au parlement. Ici, les alliés du Hezbollah, le Courant patriotique libre, a perdu face aux supporteurs du 14 mars qui sont les membres de “familles” très implantées dans le système politique et d’ardents défenseurs du système actuel de privilèges accordés aux chrétiens. »

Paul Salem, dans son commentaire publié par Carnegie Endowment for World Peace, le 9 juin (« In Lebanon’s Politics, Four Years Is An Eternity ») explique :

« Il y a des raisons de croire que le Hezbollah n’est pas mécontent des résultats. Si la coalition à laquelle il participe avait gagné, il aurait été immédiatement confronté à de nombreux défis. Les Arabes et la communauté internationale auraient réagi de manière négative, mettant en danger les relations politiques et économiques du Liban et accélérant des pressions économiques. Israël aurait proclamé que les résultats confirmaient la domination du Hezbollah sur l’Etat libanais, rendant le groupe plus vulnérable à des attaques. Si la coalition du 8 mars l’avait emporté, cela aurait été grâce au général Michel Aoun qui aurait ensuite demandé des contreparties, notamment son élection à la tête de l’Etat, ce que ni le Hezbollah ni Amal ne pourraient appuyer. »

Cette analyse me semble assez pertinente et illustre le dilemme du Hezbollah depuis son engagement sur la scène politique libanaise au début des années 1990. Le parti se définit d’abord comme une organisation de résistance (à Israël et aux Etats-Unis), ensuite comme un parti libanais. Mais comment concilier les deux ? Le Hezbollah préfère ne pas s’impliquer trop dans les affaires libanaises (il n’avait qu’un siège dans le gouvernement, ayant laissé les quatre autres auxquels il avait droit à ses alliés), sauf en ce qui concerne son droit à porter les armes face à Israël. Une telle attitude, si elle est compréhensible, est aussi préjudiciable, car le parti s’engage peu sur les enjeux proprement libanais : question sociale, politique économique, confessionnalisme, etc.

Les lecteurs arabophones pourront lire le commentaire de Nahla Chahhal dans le quotidien libanais Al-Akhbar du 10 juin, analyse très fine de la situation libanaise après les élections et aussi des contradictions du Hezbollah.

Sur son blog, Syria Comment, Joshua Landis examine, le 8 juin, les réactions des autorités syriennes (« Syrians Silent and Disappointed but Ready to Put Lebanon Behind Them ») :

« Le quotidien Al-Watan titre à la Une “l’argent politique gagne les élections au Liban”. Quelles sont les conséquences de cette victoire ? Cela dépendra beaucoup du 14 mars et de savoir s’il voudra réécrire les accords de Doha et se débarrasser de la minorité de blocage dont dispose l’opposition, comme Hariri a dit qu’il le ferait. (...) A mon avis, toute tentative de revenir sur les accords de Doha ramènera le pays à la situation de tension qui a précédé ces accords et sera donc abandonnée. Personne n’aura la détermination pour mener une telle politique, ni à Washington, ni à Riyad, ni à Damas ni à Téhéran. La période Obama a changé les choses et la Syrie se prépare à s’engager avec les Etats-Unis. »

Les relations entre les deux pays, poursuit Landis, ont été suspendues aux résultats des élections et désormais, Washington pourrait envoyer George Mitchell à Damas, d’autant que le camp des durs y est affaibli par la défaite du Hezbollah. Les Etats-Unis pourraient aussi renvoyer un ambassadeur en Syrie.

« Un lobby pour la paix influent est en train de prendre racine à Damas. De plus en plus de Syriens font de l’argent à cause du processus de libéralisation (...) et ils prennent conscience du prix que coûte la “résistance”. De ce point de vue, ils ne sont pas très différents des Libanais. ». Mais personne n’est prêt à abandonner la revendication du Golan.

« L’obstacle libanais a été franchi à la satisfaction de Washington. Si un gouvernement de coalition est formé à Beyrouth sans trop de difficultés et sans qu’on assiste à une escalade de menaces, le Liban ne sera plus un obstacle sur la voie de l’amélioration des relations américano-syriennes. »

L’agence d’information syrienne Sana a publié un commentaire de la conseillère du président Buthaynah Sha’ban le 9 juin disant que les élections étaient une affaire intérieure libanaise. Elle a ajouté que la Syrie est encouragée par l’esprit de réconciliation et d’entente qui a prévalu parmi les partis libanais après la proclamation des résultats.

La presse syrienne du 10 juin était d’ailleurs assez positive sur les élections.

La presse israélienne a aussi annoncé que la Syrie était prête à reprendre les négociations indirectes avec Israël sous l’égide de la Turquie.

Alain Gresh

11 juin  2009

Source : Les blogs du diplo

http://blog.mondediplo.net/2009-06-10-Defaite-de-l-opposition-au-Liban


1-3 Au Liban, on prend les mêmes et on recommence.

Déception et désillusion sont immenses chez les partisans du général Aoun, après la victoire de l'alliance du 14 Mars aux élections législatives de dimanche. Aoun, allié au Hezbollah, prévoyait de former «le plus gros bloc parlementaire de l'histoire du Liban», assurant ainsi la victoire à l'opposition et annonçant l'établissement d'une Troisième République.

Mais les urnes ont tranché et lui ont infligé un véritable camouflet. Car si les onze candidats du Hezbollah ont bel et bien été élus, comme le découpage électoral sur base confessionnelle le leur garantissait, les législatives libanaises 2009 illustrent le désaveu pas sa propre communauté de celui qui se présentait comme «le patriarche politique» des chrétiens.

Ce désaveu coûte à l'opposition un Parlement qu'elle escomptait bien dominer, après des mois de campagne débridée.
Le recul de Aoun
En effet, entre votes sunnites et chiites acquis d'avance au Courant du Futur de Saad Hariri pour les uns et au tandem chiite Hezbollah/Amal pour les autres, il revenait à la communauté chrétienne de faire pencher la balance. Les précédentes élections de 2005 (basées sur une différente loi électorale en raison de laquelle le vote chrétien était «absorbé» par celui des musulmans dans de nombreuses circonscriptions) avaient fait de Michel Aoun la figure dominante de la scène chrétienne avec plus de 70% des voix dans cette communauté. Aoun bénéficiait alors d'un capital de sympathie considérable: il revenait de quinze ans d'exil en France d'où il combattait la tutelle syrienne, et se présentait comme celui qui allait redonner aux chrétiens leur place sur l'échiquier libanais. Les troupes syriennes venaient de se retirer, sous la pression conjuguée d'une population excédée par l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, et d'une communauté internationale décidée à mettre fin à quinze années d'occupation.
Depuis, Aoun a fait de nombreux choix que les élections de dimanche ont sanctionnés: son alliance, non seulement avec le Hezbollah à la veille d'un conflit sanglant entre Israël et le Parti de Dieu, mais aussi avec des partis prônant ouvertement le rattachement du Liban à la Syrie; sa participation au blocage pendant un an et demi du centre de la capitale pour exiger le départ du gouvernement Siniora ; l'expression évidente d'une ambition présidentielle inassouvie, quitte à tourner le dos à un Occident dont les chrétiens libanais se sentent traditionnellement proches, etc. Ces éléments ont contribué au revirement d'un électorat ne se reconnaissant pas dans cette politique et sur lesquels sont venus se greffer les avertissements du patriarche maronite Nasrallah Sfeir. Autant celui-ci avait favorisé la victoire d'Aoun en 2005, autant ses critiques à peine voilées depuis 2006 ont probablement contribué au résultat inverse en 2009.
Le poids des expatriés libanais
Ainsi, les résultats sont sans appel: alors que sa coalition comptait 22 élus en 2005, Michel Aoun ne disposera plus que de 17 députés dans le prochain Parlement, loin des 40 prévus. Même dans les régions considérées comme des fiefs aounistes, ses députés auront été élu avec une marge faible, en dépit d'une participation aux élections record oscillant entre 60 et 70% (pour une moyenne nationale de 54,08%, de 20% supérieure au taux de 2005), et souvent avec le net support de l'électorat chiite, mobilisé massivement en faveur de Aoun par le Hezbollah. Par ailleurs, la diaspora libanaise s'est engagée fortement dans la bataille: quelque 19.000 expatriés libanais - dont beaucoup arrivant d'Amérique du Nord - seraient retournés au Liban dans le courant de la semaine pour aller voter, essentiellement dans les zones chrétiennes. De façon caractéristique, ces électeurs ont choisi les listes correspondant à la fois à la façon dont le résultat du vote influencera les relations du Liban avec leurs pays d'adoption et donc leur vie quotidienne d'expatriés, et au modèle démocratique en vigueur dans ces pays.
En ce sens, leur objectif est atteint: à l'étranger, une victoire de l'opposition libanaise aurait été essentiellement perçue comme une victoire du Hezbollah, ce qui aurait fait encourir au Liban le risque d'être classé dans l'axe radical Hamas-Syrie-Iran. L'impact d'une telle perception n'aurait pas été négligeable, tant la survie économique du pays du Cèdre est intrinsèquement dépendante de sa stabilité politique. L'économie libanaise est littéralement sous perfusion, soutenue par les aides et prêts internationaux d'une part, et par les transferts financiers des émigrés libanais d'autre part. Si le nouveau mandat accordé à la majorité ne résout pas l'ensemble des problèmes du Liban, il évite en tout cas que de nouveaux viennent s'y greffer.
Et après?
En revanche, une nouvelle problématique se pose désormais: la majorité va devoir former un gouvernement dans lequel, selon la coutume libanaise, l'ensemble des communautés religieuses sera représenté. Compte tenu de la domination exercée par le Hezbollah sur les chiites, et du poids réel qu'exerce son arsenal paramilitaire sur toute décision politique au Liban, je suis persuadée que le futur gouvernement sera «d'union nationale», comptant des membres de l'opposition. Toute la question sera de savoir dans quelles proportions: la majorité et le président de la République Michel Sleiman se sont déjà prononcés contre la formule du «tiers de blocage» qui prévalait dans le précédent cabinet et qui accordait donc un tiers des portefeuilles à l'opposition. Toute décision n'ayant pas l'aval de tous était bloquée. Or les officiels du Hezbollah — qui ne bénéficie plus du prestige et de la couverture nationale que lui garantissait le parti de Aoun via les chrétiens — ont d'ores et déjà fait savoir qu'ils escomptaient bien obtenir ce tiers de blocage: «La spécificité du Liban réside dans sa diversité, il n'y a ni majorité ni minorité. Aucun parti ne peut prétendre avoir la majorité parmi toutes les communautés [...] Le Hezbollah réaffirme que le Liban ne peut être gouverné que par le partenariat», a déclaré Hassan Fadlallah.
Cette configuration ramène le pays face aux mêmes dilemmes que ceux qui avaient conduit à une interminable crise institutionnelle en 2006, émaillée d'émeutes et de violences. Le Hezbollah comptait alors des ministres au gouvernement, mais s'en était retiré lorsque ce dernier avait voulu faire passer un projet de loi que le parti désapprouvait (en l'occurrence l'approbation de la formation du Tribunal International pour le Liban). Dès lors, le cabinet avait été jugé «illégitime», ce qui justifiait le recours à tous les excès.
Plus important encore, le député Mohammad Raad a affirmé lundi que «la majorité doit maintenant s'engager à ne pas remettre en question le rôle résistant du parti, la légitimité de notre arsenal et le fait qu'Israël est un ennemi d'Etat». Raad ne mâche pas ses mots: «le résultat des élections donne le signal de nouvelles turbulences politiques. Ces résultats indiquent que la crise se poursuivra, à moins que la majorité ne change d'attitude.» L'allusion aux événements de mai 2008 est à peine masquée: en restant dans une posture relativement confortable d'opposant, le Hezbollah peut poursuivre sa stratégie de blocage du processus démocratique, fort d'un arsenal qu'il est prêt à protéger par la force. Pour le professeur de sciences politiques Tony Atallah, les perspectives sont inquiétantes: «Je crains un autre 9 mai. Rien n'a changé dimanche car il n'y a ni vainqueur, ni vaincu, dans le sens où il n'y a pas de majorité qualifiée des deux tiers. Il faudra certainement plusieurs mois pour la formation d'un nouveau gouvernement car l'opposition va probablement bloquer les institutions.»
Qu'un mai 2008 se représente pour d'autres motifs un an après est donc tout à fait probable. Il explique la retenue avec laquelle la majorité célèbre sa victoire, consciente qu'elle est confrontée à un nouveau défi: gouverner, tout en évitant que le Liban ne replonge dans la violence.

09 Juin

Slate.fr

http://fr.hdhod.com:80/Au-Liban,-on-prend-les-memes-et-on-recommence_a1725.html