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17/09/2012

Subject: n°13 - Dossiers du 11-09 16-09 - a -:11 Septembre : La terreur médiatique.

Dossiers du 11-09

n°13 - 8- 16-09

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossierdu 11-09" est  visible  sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

11 Septembre : La terreur médiatique.

Comment, en 3 constatations, le sujet du 11 septembre est confirmé comme étant le tabou indépassable des médias Français, 11 ans après les fait.

1ère constatation : Le 11 septembre n'est plus abordé dans les médias en temps que tel, mais indirectement par son produit dérivé, le conspirationnisme.

C'est en fait le symptome de la peur que produit encore le sujet sur les médias en France. L'aborder directement revient en fait à admettre que la version officielle peut se discuter, ce qui est la chose à éviter. Donc pour disqualifier ceux qui irrémédiablement continue à en douter tout en ne prenant pas le risque de l'enquête sérieuse sur les faits, appellent à grand renfort l'analyse psychopathologique des conspirationnistes, ce qui revient donc à aborder le thème sous l'angle de la folie, permettant de dénier par essence même la possibilité de tout argumentaire rationnel de la part de ceux qui doutent. 

Ça a été donc l'objet de la série de l'été de Médiapart, "enquête sur les théories du complot". En fait, une analyse sous l'angle de la psychiatrie faite par le biologiste Nicolas Chevassus-au-Louis, agrémenté de vidéos de sociologues universitaires pour la caution scientifique. Cette série a été l'objet d'un nombre impressionnant de commentaires, pour la plupart négatif, et suivi d'une mise au point devant le tollé suscité auprès des abonnés Mediapart dont je faisaitparti. Le principal reproche étant pour Médiapart qui se définit comme un média indépendant d'investigation, d'avoir livré là une analyse sur la base de fait pris pour argent comptant, tout en assumant de refuser d'y apporter la moindre vérification factuelle au moyen d'une véritable enquête.

2ème constatation : après avoir défendu la même position pendant 11 ans, la presse a toujours à coeur de nous rappeler qu'elle croit sans réserve à la version officielle, comme si on ne le savait pas.

Ansi donc, pour Paul Jorion qui l'écrit dans son Blog "Or, dans ce cas–ci, la version officielle me semble, jusqu’à preuve du contraire, complète et cohérente."

Médiapart y va également de sa conviction profonde

"nous pensons que les attentats du 11 Septembre ont été organisés par les islamistes du groupe de Ben Laden, comme le décrit le rapport de 2004 de la Commission nationale d'enquête sur les attentats contre les Etats-Unis. Ce fait nous semble aussi avéré que l'innocence du capitaine Dreyfus."

C'est un moment excellent pour résumer cette version officielle, complète et cohérente telle quelle. 

Le 11 septembre 2001, 19 musulmans arabes pirates de l'air, commandés par leur chef - sous dyalise - Oussama Ben Laden depuis sa grotte ultramoderne, ont réussi à l'aide de simples cutters à déjouer le système de défense militaire le plus sophistiqué du monde à 4 reprises dans la même journée.

A l'aide de 2 avions de ligne, ils ont réussi à faire tomber 3 immeubles (WTC 1, 2 et 7) sur leur propres empreintes, et à une vitesse proche de la chute libre.

Alors que - selon le NIST - les feux ont été suffisant pour affaiblir l'acier des structures et provoquer la chute des tours, dans les heures qui ont suivi, les enquêteurs ont retrouvé dans les décombres du WTC le passeport à peine abimé de l'un des pirates de l'air.

Au terme d'une accrobatie aérienne exceptionnelle, un avion est allé s'écraser sur le pentagone, l'un des immeuble les plus gardé des états unis. Malheureusement et malgré la centaine de caméra de surveillance pointée sur le bâtiment à ce moment là, il n'existe aucune image montrant la présence d'un avion avant et pendant l'impact. L'absence de débris - notamment des réacteurs avec des parties en titane, de bagages, et même des boites noires - s'explique par le fait que l'avion se serait entièrement volatilisé durant l'impact, sans laisser d'autres traces et une pelouse quasi intacte.

Les passagers d'un 4ème avion ont passé des appels téléphoniques pendant plusieurs minutes, alors qu'ils étaient en vol et sous la menace des terroristes, et avec de simples téléphones portables. Ces appels sont les seuls éléments permettant d'attester de manière indiscutable de la présence de pirates de l'air dans les avions. Par la suite, ce 4ème avion est allé s'écraser en étant entièrement absorbé par le sol, et là également on ne retrouva ni corps, ni débris, ni boite noire.

 Suite à quoi, après avoir échappé pendant plus de 10 ans à la vigilance du réseau militaire le plus important du monde, Oussama Ben Laden a finalement été localisé dans une maison situé à 500 mètres d'installation militaire. Lors d'une opération commando ou Ben Laden a résisté (ou pas ?), il a finalement été tué sans que l'on puisse lui poser la moindre question sur son implication dans les évènements du 11 Septembre 2001, et son corps fut immédiatement jeté dans l'océan.

Voilà donc ce à quoi on est prié de croire sans réserve.

3ème constatation : Pour être invité dans les médias, il faut croire sans réserve à la version officielle du 11 Septembre, et surtout l'écrire

Médiapart, Jorion, il s'agissait jusqu'alors de rares ilôts médiatiques qui n'avaient pas pris position sur le 11 Septembre. Voilà qui est fait, et dans la plus parfaite doxa. M. Plenel et Jorion peuvent maintenant souffler : ils continueront à être reçus à la télévision. 

Ainsi donc, il ne reste plus qu'à Fakir et Acrimedd'aller dans le même sens pour que la totalité des médias établis en France - sans exception - aient dans un touchant ensemble la même position sur le sujet.

Et c'est là le fait essentiel de ces papiers qui sont paru cet été sur le 11 septembre, ce sont des passages obligés pour être accepté dans le milieu médiatique. Car entre le point de vue indigeant de Médiapart et de Paul Jorion, conforme en tout point à la doxa officielle, et celui de Frédéric Lordon qui de manière très subtile en dénonce les ficelles, quelle est la différence ? Médiapartrepresenté par EdwyPlenel et Jorion sont des personnalités qui courent les médias, en vivent, alors que FredericLordon les fuient en refusant pratiquement toutes les invitations qui lui sont faites. 

Je serai tenté de conclure que la croyance que l'on a sur les causes réelles et complètes des évènements du 11 septembre 2001 est structurellement lié à sa position sociale, et à sa dépendance à l'industrie médiatique. Pour le dire plus simplement, dès lors que l'on vit par et pour les médias, on est automatiquement convaincu que le 11 septembre est exclusivement le fait de la nébuleuse Al Quaeda et de son chef Oussama Ben Laden, à l'exclusion de toute complicité ou complaisance extérieure.

Cela discrédite donc totalement n'importe quel média ou personne médiatique à évoquer le 11 septembre sous l'angle "conspirationnistes", et j'invite d'ailleurs tout lecteur abonné à tel ou tel média qui se fourvoierai dans cette voie à s'en désabonner, ne voulant pas cautionner ce discours de lâcheté consistant à répêter inlassablement "circulez, il n'y a rien à voir".

références : 

Mediapart : Enquête sur les théories du complot : en réponse aux commentaires (accès payant) 

Analyse de la série de Mediapart par l'association Reopen911 

Blog de paulJorion : PIQÛRE DE RAPPEL : Complots et thèse du complot

FredericLordon, la pompe à Phynance : Conspirationnisme : la paille et la poutre probablement ce que on peut lire de plus intelligent sur le sujet depuis bien longtemps


1-2 "Ben Laden, storytelling et démocratie"

http://11septembre2001.blogspot.be/2012/08/ben-laden-storytelling-et-democratie.html

 


1-3 Vidéo du 11 Septembre :

Les avions magiques du 11-Septembre

http://www.reopen911.info/video/un-instructeur-pilote-de-voltige-questionne-le-scenario-du-11-septembre.html

 


1-4 VIDEO : Afghanistanmy love 1

http://www.dailymotion.com/video/xl0jvb_afghanistan-my-love-1_news

 


1-5 VIDEO : 11-Septembre : Il faut écouter April Gallop.

ParReOpen911

Voir la vidéo sur le site d'origine:  http://www.dailymotion.com/video/xt1hcp_11-septembre-il-faut-ecouter-april-gallop_news

April Gallop travaillait pour le Département de la Défense américain. Le 11-Septembre, elle et son bébé ont survécu de justesse à l’attaque contre le Pentagone. Bien qu'elle se soit trouvée à moins de 15 mètres du point d'impact, et qu'après s'être dégagée du tas de débris, elle soit ressorti avec son enfant par le trou dans le mur du Pentagone, April Gallop n’a jamais constaté ni débris d’avion, ni siège, ni bagage, ni aucune trace des dizaines de milliers de litres de kérosène que contenait le Boeing 757 de la version officielle. Le témoignage très détaillé d’April Gallop est fondamental dans le sens où il corrobore, en fait, les principales observations que tout citoyen est en mesure de faire par lui-même lorsqu’il lorsqu’il s’affranchit des oeillères idéologiques qui lui ont été installées depuis 11 ans.

 


1-6 11 septembre - Nous exigeons une nouvelle enquête -

Le 11 septembre fut un coup monté

VIDEO by Architects and Engineers for 9/11 Truth - http://www.informationclearinghouse.info/article32279.htm

 Comme des millions de personnes aux États-Unis et dans le monde, nous exigeons une nouvelle enquête indépendante sur l'effondrement des trois édifices du «World Trade Center» de New York le 11 septembre 2001 - Contactez «Architects and Engineers for 9/11 Truth» (Architectes et ingénieurs pour la vérité sur le 11 septembre) - www.ae911truth.org/ Nous vous demandons de diffuser la vidéo «11 septembre 2001- Des preuves explosives - Des experts se prononcent», dans lequel plus de 40 experts en architecture de gratte-ciel, en ingénieriede structures, en métallurgie, en chimie, en physique, en explosifs, en démolition contrôlée échangent leurs connaissances professionnelles et leurs opinionssur les événementsdu 11 septembre 2001. De plus, 8 experts en psychologieexpliquent pourquoi les personnes éprouvent beaucoup de difficulté à accepter les preuves de la destruction des trois gratte-cieldu World Trade Center par démolition contrôlée.

 



2 Brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

Le Chantage du 11 Septembre, la gauche en ligne de mire

Depuis de nombreuses années en France, la remise en cause des explications officielles sur les attentats du 11 septembre 2001 est devenue un sujet tabou et assure à celui qui l’aborde de se faire cataloguer à l’extrême droite tant l’accusation, ajoutée à celle d’antisémitisme, a régulièrement servi dans les médias à empêcher un réel débat d’avoir lieu. Ce genre de cliché vient de valoir à René Balme, maire de Grigny et membre du Parti de gauche, de se faire traiter de conspirationniste rouge-brun dans une poussée de maccarthysme de Rue89 à la veille des élections législatives. Outre son déroulement, c’est la place de cet événement dans la politique néolibérale dont l’analyse a été évacuée par ce chantage.

Lisez cet article sur le Blog ReOpen

911 http://www.reopen911.info/News/2012/08/07/la-parenthese-enchantee-611-mai-2001-letat-bascule-dans-lombre/



3 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

 

3-1 Alan Sabrosky :  « Les attentats du 11 septembre furent principalement l’œuvre du: Mossad et des réseaux sionistes établis aux États-Unis »
nb

En France, des voix se sont élevées pour affirmer que les menées du lobbying sioniste sont « une menace réelle pour la souveraineté nationale ».

Aux Etats-Unis, nombre de militants de poids pensent que l'arrêt de l'expansion d’Israël et le retrait des territoires occupés sont « une question d’intérêt national »…

Dans ces deux pays pourtant, l'asservissement à l'entité sioniste est persistant et sans retenue. 

Mais comment les agissements des sionistes arrivent-ils à subjuguer autant d'intervenants et de décideurs dans les sphères de la politique, des médias, de la culture, des affaires ? Que l'on me permette de reprendre ce que j'ai écrit antérieurement : « si l’influence du mouvement sioniste est opérante au plus haut point, c’est parce qu’elle est perçue et accueillie favorablement, parce qu’elle s’accorde avec les intérêts bien compris de l’Occident. En somme, la politique de Washington concernant la Palestine s’avère être l’œuvre du Pentagone et des affairistes de l’armement autant que et parallèlement à celle des officines sionistes. A cela il faut s’empresser d’ajouter le rôle joué par les chrétiens sionistes dans la prééminence accordée historiquement à Israël dans le champ politique officiel des Etats-Unis ». (1) Tenons-nous ici à l'emprise des lobbys. 

L'emprise des lobbys sionistes 
Le sionisme influence de manière directe et flagrante l’ensemble de la politique étasunienne au Moyen-Orient. On se rappelle de l'interrogation d’Avnery : « Est-ce le chien qui remue la queue ou la queue qui remue le chien ? ». (2) Sous Clinton, Bush et Obama, les exigences de l'Etat juif ont toujours triomphé, même les plus délirantes. Si le travail de nettoyage ethnique se poursuit sans aucune retenue ni contrainte, c’est bien en raison du soutien immoral de l’allié étasunien (en plus de l’appui au moins silencieux de l’Europe). Bush, débordant de ferveur, avait « promu le lobby israélien, ou du moins sa branche la plus active, aux plus hauts échelons des cercles de décision de l’administration. […] Les néoconservateurs américains sont tous des membres du Likoud ». (3) Les sionistes, soucieux de maintenir leur hégémonie régionale au Moyen-Orient, ont joué un rôle déterminant dans la dévastation funeste de l’Irak. C'est eux qui dictent, à un degré ou à un autre, la politique agressive concernant l’Iran et la Syrie. Hier, ils faisaient pression sur l’administration Obama pour qu’elle assure en Egypte une « transition ordonnée » de l’après-Moubarak. Aujourd'hui, avec un aplomb cynique, Clinton ose demander au nouveau président de maintenir le blocus sur Gaza. Quant au candidat Romney, qui a perdu toute notion de l'honneur, il a déclaré que se sont « les différences culturelles » qui expliquent la disparité de niveau de vie entre Israël et les Palestiniens… 

Si les pseudos négociations successives avec les Palestiniens, n'ont jamais eu la moindre signification, c'est « parce qu’aucun président [étasunien] n’a voulu payer le prix politique intérieur nécessaire pour forcer Israël à se retirer des territoires occupés, d’autant plus qu’ils savaient que leurs efforts seraient contrecarrés par l’écrasante majorité des deux chambres du Congrès quelle que soit leur affiliation politique, de même que par les médias qui sont aux mains des sionistes ». (4) Du reste, de tels pourparlers n'ont aucune chance d'aboutir aussi longtemps qu'ils sont pensés en termes politiques et non en termes de droit international. Le problème est mis au rancart en alternance : avant les élections, en raison de l'agitation fougueuse des préparatifs ; au cours de la campagne électorale, à cause de l'état de focalisation générale ; après les élections, parce qu'on a d'autres chats à fouetter… et ainsi de suite jusqu'à l'infini. Aucune issue n'est envisagée, le processus d'expropriation suit son cours et les colons déploient leurs implantations à qui mieux mieux, rendant chaque fois une partie du territoire de Palestine définitivement sioniste. 

Obama qui a recueilli 61 % des voix des électeurs juifs ne voudrait pour rien au monde voir ce pourcentage diminuer, d'où son empressement à servir la bonne cause. Du reste, il est tenu de « rembourser » le crédit qui lui a été accordé et sans lequel sa victoire en 2008 n'aurait pas été possible. « S'il est vrai que le Congrès étasunien est contrôlé par le lobby israélien, alors ce lobby est contrôlé par le gouvernement israélien qui est lui-même contrôlé par les colons. Et donc les colons peuvent faire tout ce qu’ils veulent : construire de nouvelles colonies et agrandir celles qui existent, ignorer la Cour Suprême, donner des ordres à la Knesset et au gouvernement, attaquer leurs voisins chaque fois que ça les tente, tuer les enfants arabes qui jettent des pierres, déraciner les oliviers et brûler les mosquées ». (5) Notons, pour nuancer le propos, que nombre de lobbyistes ne sont pas d'accord avec la politique actuelle d'implantation et d'expansion : ils veulent par-dessus tout renforcer la sécurité d'Israël, craignent qu'un Etat malveillant et raciste soit exécré de par le monde… 

« Mais qui sont donc ces chiens de garde du sionisme, avec collier, bave et crocs ? ». (6) 
En France, les supporters d'Israël, qui sont supposés agir dans l’ombre, s'affichent au grand jour et interviennent tous azimuts. Les uns ont leurs entrées à l'Elysée et sont abondamment médiatisés (Finkielkraut, Bruckner, Lellouche, Attali, BHL…) ; les autres sont des artistes connus (Attal, Arditi, Boujenah…). Nombre d'entre eux occupent des postes clés, comme ces députés adhérents au Groupe France-Israël. 

Quant aux grands commis de l'Etat et autres politiques qui s'évertuent à être « israélo-compatibles », ils sont bien contents de prendre part au buffet annuel du CRIF. Cette coterie, qui prétend représenter la communauté juive, n’est en réalité qu’une représentation diplomatique de l’État colonial. Elle délivre des certificats de bonne conduite à ceux qui montrent patte blanche et clament leur soutien indéfectible au projet judéo-sioniste. 

Aujourd'hui, avec Fabius au Quai d'Orsay, Valls à l'Intérieur, Moscovici aux Finances, Kouchner à l'ONU [Haïti ?]... Hollande est décidément pris en tenailles par des sionistes exaltés, impénitents et sans vergogne. Tout se passe comme si la double allégeance était entrée dans les mœurs. Selon Blanrue, « ce n’est pas la tendance gauche ou droite qui prime, mais le fait que tel politicien est clairement identifié comme sioniste. […] Sarkozy n’a jamais caché qu’il allait mettre Israël au centre de tout ; et la France au service du projet unipolaire des Etats-Unis. Il a laissé entrevoir, bien avant d’être candidat, qu’il se consacrait au lobbying en faveur d’Israël ». (7) 

La plupart des politiques français sont pro-israéliens, mais un certain DSK est allé très loin en déclarant en 1991 : « dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, au travers de l’ensemble de mes actions, j’essaie de faire en sorte que ma modeste pierre soit apportée à la construction de la terre d’Israël ». (8) Il a également déclaré, en 2003, dans Tribune Juive : « Chaque matin, je me lève en me demandant comment être utile à Israël »… (9) Voici un personnage – par la suite candidat à la présidence – qui déclare sans ambages que les intérêts de tel pays étranger constituent la motivation principale de sa carrière politique ; il sait que personne ne va s'en offusquer. Et comment, une fois élu président, aurait-il pu servir l'Etat juif ? Mais tout simplement en consentant avec zèle à ses diktats, en s'impliquant dans ses desseins hégémoniques et ses agissements criminels, en prenant parti contre le peuple palestinien spolié. « La France est méconnaissable ! Toutes ses valeurs, toutes ses traditions, tous ses idéaux, tous ses Droits de l'Homme, sont piétinés… ». (10) 

Les partis politiques français ne sont pas en reste de signes d'allégeance. Le Front national, par exemple, n'a pas hésité à présenter un candidat franco-israélien dans la 8e circonscription des Français de l'étranger (bassin méditerranéen). « Se définissant comme un "juif de la Halakha" [loi juive], Michel Thooris, fonctionnaire de police fondateur du syndicat Action Police faisait ami ami avec les miliciens du Bétar et de la Ligue de Défense Juive ». (11) Il est vrai d'ailleurs que l'entité sioniste a toujours cherché le soutien de l’extrême droite européenne – des populistes islamophobes de l’UDC suisse aux fascistes suédois, y compris ceux qui ont un passif nazi ou antisémite avéré. 

Les choses sont en train de prendre une tournure alarmante : le lobby israélien se démène pour faire passer la loi appelée « Martin Luther King ». Sur ce point, Blanrue écrit : « Cette loi, qui est en gestation, vise à assimiler légalement l’antisionisme à l’antisémitisme. Si cette loi passe, cela veut dire qu’en France, l’antisionisme sera considéré comme un délit. Critiquer Israël pourra vous conduire en prison. C’est très grave. C’est l’Union des patrons juifs de France (UPJF), qui soutient ce projet de loi transmis à tous les députés français. C’est le plus fort syndicat sioniste de France ». (12) 

Que dire de la création en février dernier du « parlement juif européen », dont les 120 membres ont été élus par des internautes ? Il ne s'agit pas d'un canular. Courroucé, le porte-parole de l’Union Juive française pour la Paix en dit ceci : « Cette histoire de parlement est un nouvel épisode du chantage permanent à l’exception juive, parce que l’antisémitisme, parce que la Shoah, parce qu’Israël. Que l’Union européenne fasse siéger non un conseil représentatif des Juifs d’Europe (qui n’a pas lieu d’être), mais un assez misérable lobby du sionisme en grande pompe dans son siège même, dit à quel niveau d’aplatissement devant Israël l’institution en est arrivée ». (13) Pendant qu'on y est, pourquoi les Musulmans ne créeraient-ils pas un « parlement islamique européen », eux qui sont victimes d'un racisme morbide et d'une flopée de préjugés ? Après ce serait le tour des Noirs, des ROM, des Rapatriés, des Bretons… 

Mensonge et travestissement de la réalité 
Israël roule à tombeau ouvert, chacun en convient. Colonisation galopante, démolition de maisons et arrachage des arbres, déni d'accès à l'eau, emprisonnement inhumain de résistants, torture d'enfants, système d'apartheid et agressions quotidiennes, recours aux armes interdites par les conventions de Genève, non application des résolutions votées par l’ONU, assassinats en catimini, manipulations et intimidations partout dans le monde... La liste des crimes et exactions est notoirement longue. 

Qu'importe, la vérité historique est négligeable, seul compte l'utopie sioniste. Il s’agit de marteler sans répit : « Palestiniens terroristes », « une terre sans peuple », « territoires contestés » (surtout pas occupés), « Hamas ne veut pas la paix »… L’argument massue « Israël une démocratie » est démenti quotidiennement par les faits (rappelons-nous la déportation en juin dernier des demandeurs d’asile africains), mais répété des centaines de fois, il finit par s’imposer. L'anesthésique médiatique marche à merveille. Désormais le monde consent à la vision israélienne du drame palestinien : il est question non pas d'une force d'occupation et d'un peuple spolié, mais de deux parties « en conflit » – lequel conflit se ramène progressivement à une simple question humanitaire. 

Le sionisme travaille à pervertir les faits, à manœuvrer l’opinion publique.
Dans la guerre de propagande, il n’a jamais cessé d'innover, d’acquérir toujours plus de vigueur et d'habileté. Un câble a été transmis en décembre 2010 aux ambassades de l'Etat juif dans dix pays européens. Il ordonne de trouver rapidement un millier de personnes qui agiront en amis d’Israël. « Elles devront être recrutées parmi des journalistes, universitaires, étudiants et militants soit juifs soit chrétiens. Elles seront informées par des fonctionnaires israéliens pour intervenir en faveur d’Israël par des articles, lettres et interventions dans des assemblées publiques ». (14) 

Les profondes manipulations idéologiques, les mensonges variés ont eu des conséquences inattendues. En France, par exemple, les profanations de tombes sont en grande majorité perpétrées dans des cimetières chrétiens ou musulmans, mais les médias pervertissent sciemment la réalité en se focalisant sur les tombes juives. De même faut-il évoquer « l’imposture de ce juif rescapé d’Auschwitz, Herman Rosenblat qui a fait pleurer dans les chaumières sur son histoire d’amour alors que tout cela n’était que fabulation ». (15) Quant aux « agressions antisémites » qui soulèvent l'indignation empressée des officiels, nombre d'entre elles sont fondées sur de simples mensonges. (16) 
Le statut de victime, entretenu par les média-menteurs, a permis aux conquérants juifs de passer outre les lois internationales, de se moquer des actions de protestation. L’idée trompeuse, bien incrustée dans les esprits, de « la terre promise par Dieu à Israël » continue de sévir parce que justement les sionistes détiennent ces médias. Alan Hart (auteur de « Zionism, The Real Enemy of the Jews») écrit : « Le plus grand de tous les mensonges de la propagande sioniste est celui qui affirme qu’Israël est en danger constant d’anéantissement, que ses juifs seraient jetés à la mer ». (17) Chacun est à même de comprendre que l’entité censée être en danger est une puissance nucléaire, fabrique des drones, des blindés, des satellites, des bombes atomiques… Mais les clairons de l'intoxication agissent directement sur le subconscient ; et voilà qu'on se met à croire que le pot de fer est menacé de mort par le pot de terre. Il doit bien y avoir des moments où les manipulateurs doivent pouffer de rire. 
Rudi Barnet se met ironiquement dans la peau d'un israélien : « Une de nos grandes forces a été de parler de paix depuis 60 ans, de proposer des négociations, d'afficher une volonté de solution pacifique... tout en continuant notre expansion territoriale. Nous sommes les rois du "faire traîner", les experts du piétinement ! » (18) Le mouvement judéo-sioniste, fort du soutien inique des Occidentaux, se complait désormais dans la posture du « chien enragé » (Moshé Dayan). C'est l'objet du prochain article. 
Thami BOUHMOUCH 
Août 2012 
Professeur Université AïnChock Casablanca 
http://bouhmouch.blogspot.com<http://bouhmouch.blogspot.com/> 
(1) T. B., Judéo-sionisme : lorsque la mystification devient vérité, in : http://bouhmouch.blogspot.com/2011/09/judeo-sionisme.html septembre 2011. 
(2) Cf.
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-queue-ne-remue-pas-le-chien-97483 
(3) Kathleen Christison,
http://www.legrandsoir.info/Les-USA-sont-au-service-d-Israel-au-Moyen-Orient-Counterpunch.html février 2011. 
(4) Jeffrey Blankfort,
http://www.legrandsoir.info/Israel-est-la-menace-la-plus-immediate-au-futur-de-notre-planete-Dissident-Voice.html octobre 2010. 
(5) Uri Avnery,
http://www.legrandsoir.info/Les-colons-font-tout-ce-qu-ils-veulent-au-pays-des-colons.html avril 2011. 
(6) DR,
http://www.resistance-politique.fr/article-a-propos-de-boycott-des-produits-israeliens-106257420.html juin 2012. 
(7) Paul-Éric Blanrue (interview),
http://www.silviacattori.net/article872.html juin 2009. 
(8) Cité par Diana Johnstone,
http://www.legrandsoir.info/La-gauche-francaise-devrait-voir-le-bon-cote-des-choses-Et-ne-pas-pleurer-Strauss-Kahn.html mai 2011. 
(9) Cité par Eva R-sistons,
http://r-sistons.over-blog.com/article-dsk-une-catastrophe-pour-la-gauche-et-pour-la-france-eva-r-sistons-dossier-57887874.html février 2010. 
(10) Eva R-sistons,
http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/20-categorie-10550742.html Janvier 2011. 
(11) Bakchich,
http://www.alterinfo.net/Le-Front-la-joue-communautaire-en-Israel_a78485.html juin 2012. 
(12) Paul-Éric Blanrue, op. cit. Je souligne. 
(13) Cf.
http://www.ujfp.org/spip.php?article2212 février 2012. 
(14) ManlioDinucci,
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22262 décembre 2010. 
(15)
http://effondrements.wordpress.com/2012/07/28/comment-francois-hollande-est-soumis-pieds-et-mains-lies-au-lobby-sioniste-franc-maconnique/ 
(16) Cf.
http://judeologie.com/2012/07/12/fausses-agressions-antisemites/ 
(17) Alan Hart,
http://www.alterinfo.net/Le-sionisme-demasque-un-conte-de-fees-qui-est-devenu-un-cauchemar-terrifiant_a42775.html février 2010. 
(18) Rudi Barnet,
http://michelcollon.info/Tout-va-bien-Aux-defenseurs-du.html février 2012. 



3-2 belga.be © & afp. : Pas de poursuites contre la CIA pour la mort de détenus.

Les Etats-Unis ont mis fin à l'enquête sur la mort de deux personnes détenues dans des prisons secrètes de la CIA après le 11-Septembre et décidé de renoncer à des poursuites, a annoncé jeudi le ministère de la Justice.

"Le ministère renonce à des poursuites car les preuves recevables (devant un tribunal, ndlr) seraient insuffisantes pour obtenir une condamnation au-delà du doute raisonnable", justifie le ministre Eric Holder dans un communiqué.
L'enquête avait débuté en août 2009 quand M. Holder avait demandé à un procureur de passer en revue les interrogatoires de la CIA menés sur 101 détenus dans des lieux tenus secrets en dehors des Etats-Unis, pour déterminer si des lois avaient été enfreintes.
Le procureur, John Durham, devait notamment vérifier si des techniques d'interrogatoire musclées non autorisées avaient été mises en oeuvre par les agents de la CIA.
En juin 2011, il avait recommandé la clôture de toutes les enquêtes sauf une sur les circonstances de la mort de deux détenus.
En 2002, les Etats-Unis avaient adopté dix "techniques d'interrogatoire musclé" assimilées à de la torture par de nombreuses voix critiques, avant d'obtenir des renseignements des personnes capturées et soupçonnées de liens avec Al-Qaïda.
Ces méthodes comprenaient notamment la privation de sommeil, la mise à nu du détenu ou encore la simulation de noyade, à laquelle le cerveau autoproclamé des attentats du 11-Septembre, Khaled Cheikh Mohammed, a été soumis 183 fois lors de sa détention dans une prison secrète de la CIA en Pologne entre 2003 et 2006.

31/08/12 - 06h51  

Source: belga.be © afp.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1493650/2012/08/31/Pas-de-poursuites-contre-la-CIA-pour-la-mort-de-detenus.dhtml



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 Lalo Vespera : 9/11 : La Parenthèse Enchantée.

Un livre de Lalo Vespera, membre de ReOpen911, à paraitre en septembre 2012

Chaque semaine cet été, du mardi 3 juillet au mardi 11 septembre 2012, ReOpen911 publie en exclusivité un extrait de "La Parenthèse Enchantée"

De la conquête de l’Ouest à l’invasion de l’Irak, en passant par l’incident du Golfe du Tonkin, une bonne part des historiens et des journalistes des médias traditionnels est disposée à reconnaître et à explorer certaines déviances de l’appareil d’État américain AVANT le 11-Septembre et APRÈS le 11-Septembre. Mais étrangement, cet événement spécifique survenu en 2001 semble pour eux s’inscrire dans une parenthèse enchantée. En effet, selon le rapport officiel sur les attentats, il ne fait aucun doute que, ce jour-là, tous les responsables de l’administration américaine étaient par défaut vertueux, ou a minima, animés des meilleures intentions démocratiques et patriotiques. Et dans leur immense majorité, les médias occidentaux cautionnent sans réserve ce récit qui fut délivré à l’époque par le gouvernement Bush.

Suivez cette série d'articles en ReOpenNews

http://www.reopen911.info/News/2012/08/07/la-parenthese-enchantee-611-mai-2001-letat-bascule-dans-lombre/

 

Il est maintenant reconnu qu’al-Qaïda aide l’opposition syrienne

03 août, 2012 by GeantVert

http://www.reopen911.info/News/2012/08/03/guerre-a-la-terreur-vous-ne-lavez-pas-remarque-mais-al-qaida-est-maintenant-notre-alliee/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29


La “Guerre au terrorisme” a changé, et pas un Américain sur 1000 ne l’a remarqué : nous combattons désormais aux côtés d’al-Qaïda

paru sur le Washington’s Blog, le 31 juillet 2012

Traduit de l’anglais par GV pour ReOpenNews

Ce que vous devez savoir sur ce revirement impensable…

Dans le roman de George Orwell, 1984, le pays dénommé Océania est en guerre contre l’Eurasia depuis des années.

Océania change soudain de camp, désigne l’Eastasia comme son ennemi mortel et fait de l’Eurasia son nouvel allié.

Le gouvernement utilise la propagande pour convaincre le peuple que « Nous avons toujours été en guerre contre l’Eastasia. » Le peuple abruti ne remarque même pas qu’ils ont changé de camp et se rallie aveuglément à l’Eurasia qu’il considère comme son allié historique.

La même chose se produit dans le monde réel avec "al-Qaïda".

Les gouvernements occidentaux et les médias "mainstream" ont admis le fait qu’al-Qaïda combattait contre le gouvernement syrien, et que l’Occident soutenait l’opposition en Syrie… qui collabore avec al-Qaïda.

De la même façon, l’opposition qui a renversé Kadhafi en Libye était essentiellement issue d’al-Qaïda… et elle semble maintenant avoir pris le contrôle du pays (et ses éléments sont essentiels dans les combats en cours en Syrie).

 

Les USA financent également des groupes terroristes sur le sol iranien.

Mais bien sûr, al-Qaïda a été accusée pour les attentats du 11-Septembre, et cette décennie de "guerre au terrorisme" a consisté à éradiquer al-Qaïda et ses groupes affiliés.

Par conséquent, le fait que nous considérions maintenant les combattants d’al-Qaïda comme nos alliés, quelle que soit la forme que cela prenne, est une chose tout à fait orwellienne.

Rappelez-vous, le conseiller à la Sécurité nationale de Jimmy Carter l’avait admis sur CNN, nous avons formé et soutenu Ben Laden et les autres chefs d’al-Qaïda dans les années 1970 afin d’aller combattre les Soviétiques. (Il a aussi déclaré devant le Sénat en 2007 que la guerre à la terreur était "un conte mythique historique").

Et comme le professeur en stratégie au Collège naval, ex-analyste de la NSA et officier de contreterrorisme John Schindler l’a écrit, les USA ont soutenu Ben Laden et d’autres terroristes d’al-Qaïda en Bosnie. [Se référer aussi au livre ci-contre, en français - NdT]

Mais évidemment, nous avons perdu le contrôle et ils se sont retournés contre nous… et ensuite il nous a fallu des années pour chasser et finalement abattre Ben Laden. OK ?

Peut-être bien. Toutefois :

  • L’officier en chef chargé de la capture de Ben Laden durant l’invasion de l’Afghanistan a affirmé que les USA avaient laissé celui-ci s’échapper d’Afghanistan.
  • Un colonel à la retraite et les analystes militaires de Fox News ont déclaré : « Nous savons, avec 70% de certitude – ce qui est énorme en matière de Renseignement – qu’en août 2007, Ben Laden était dans un convoi se dirigeant le sud de Tora-Bora. Nous avions la cible dans nos caméras, à travers nos satellites. Nous écoutions ses conversations. Nous avions la meilleure équipe de chasseurs/tueurs au monde – la Seal Team 6 – dans les parages. Et nous avions le très efficace Commandement conjoint des armées (JSOC, pour Joint Special Operations Command) qui collaborait avec la CIA et d’autres agences. Nous avions des drones sans pilotes chargés de missiles sous leurs ailes ; nous avions les meilleures forces aériennes de toute la planète, n’attendant qu’une chose, envoyer une bombe sur la tête des terroristes. Nous l’avions dans notre viseur ; Nous l’aurions eu à tous les coups… Mais de façon incroyable, et à mon avis, criminelle, nous n’avons pas abattu Ben Laden. »
  • Des soldats français insistent pour dire qu’ils auraient pu facilement capturer ou tuer Ben Laden, mais que le commandement américain les en a empêchés.
  • Un membre du Congrès américain affirme que l’administration Bush a intentionnellement laissé s’échapper Ben Laden de manière à justifier la guerre en Irak.

Mais les magouilles avaient commencé bien avant le 11-septembre :

  • L’enquête conjointe du Congrès sur le 11/9 a découvert qu’un informateur du FBI avait accueilli et loué un appartement à deux des pirates de l’air en 2000, et que, lorsque l’enquête a demandé à interroger cet informateur, le FBI a refusé tout net, et l’a caché dans un lieu secret, et qu’un haut-responsable du FBI a déclaré que ces manœuvres de dissimulation étaient menées suite à des ordres émanant directement de la Maison Blanche (ce qui est confirmé ici par le coprésident de l’enquête conjointe et ex-chef du Comité du Renseignement au Sénat, Bob Graham ; et lisez aussi cet article de Newsweek).
  • Les attentats contre les Tours Jumelles à l’aide d’avion étaient prévus depuis des années, mais les USA n’ont rien fait pour les empêcher.
  • Non seulement le gouvernement écoutait les conversations de Ben Laden, mais ils connaissaient les plans des pirates de l’air de leur bouche même.
  • Un officier haut-gradé du renseignement militaire a déclaré que son unité – chargée de traquer Ben Laden avant le 11/9 – a été écartée de cette tâche, et que leurs avertissements comme quoi le World Trade Center et le Pentagone allaient être la  cible d’attentats ont été ignorés.
  • Plusieurs employés bien placés au département de la Défense ont affirmé que le gouvernement avait volontairement écarté leur témoignage sur la traque de Mohammed Atta avant le 11-Septembre.
  • Un des formateurs d’al-Qaïda travaillait avec les Bérêts verts et la CIA, et était un informateur du FBI.
  • La CIA semble avoir aidé la plupart des pirates de l’air du 11/9 à obtenir un visa d’entrée aux USA.

Et aussi :

  • D’après l’un des plus importants journaux français [Le Figaro - NdT], des agents de la CIA ont rencontré Ben Laden deux mois avant le 11/9, alors que celui-ci était recherché pour l’attentat contre l’USS Cole.
  • Sibel Edmonds – une ancienne traductrice du FBI, jugée extrêmement crédible par l’Inspecteur général du département de la Justice et plusieurs sénateurs – affirme qu’Oussama Ben Laden travaillait pour les USA pratiquement jusqu’au jour du 11 septembre 2001, et que ce fait est tenu caché, tout simplement parce que les USA sous-traitent les opérations de terrorisme à al-Qaïda et aux talibans depuis de nombreuses années.

Nous avons toujours été en guerre avec l’Eastasia…

 

Traduit de l’anglais par GV pour ReOpenNews        (les liens en gras sont en français. Pour les liens en anglais, se reporter au texte original)

 

Livres en lien avec cet article :

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5 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

5-1 Mediapart dans l'impasse du 11-Septembre

Posté par .Rédaction le 22/08/2012

http://www.reopen911.info/11-septembre/mediapart-dans-l-impasse-du-11-septembre/

Le 11 septembre ressemble à un vaste labyrinthe où une vérité en trompe l'œil dissimule une réalité complexe.

Il est probable qu'elle fascinera encore longtemps chercheurs et historiens.

Eric LaurentLa face cachée du 11 septembre, 2005

Autour du 11 Septembre prospèrent les croyances de chacun. Certains croient la version officielle pendant que d’autres y voient un grand complot. Entre ces deux positions dépassées, beaucoup de doutes mais surtout des familles de victimes, des témoins, des survivants, des professionnels, des associations et de nombreux citoyens qui demandent plus d’explications à travers la réouverture d’une enquête. Pour ce faire, ils énoncent des faits et posent des questions qui contrarient sérieusement la version officielle mais dont la couverture médiatique est extrêmement rare. Incapables de traiter le sujet à sa juste valeur, la plupart des médias écartent en général toute remise en cause et pointent simplement du doigt les conspirationnistes, qui à leur tour voient dans cette attitude la confirmation d’un appareil médiatique complice. Ils ne font alors que nourrir réciproquement des croyances en nuisant à la recherche de la vérité. Ceux qui défendent encore la version officielle du 11-Septembre ne sont donc pas plus crédibles que les théories du complot qu’ils dénoncent.

 

C’est ainsi qu'à l’approche de la 11ème commémoration des attentats du 11 septembre 2001, le site Mediapart, journal d’information numérique indépendant, a choisi de publier une enquête en quatre volets sur les théories du complot. Malheureusement, ce média qui a participé à la mise en lumière de nombreux faits négligés par d’autres sur des événements équivoques telles que les affaires Bettencourt et Karachi, a choisi d’enfermer le développement de son enquête dans une impasse de clichés concernant le 11-Septembre au lieu d’opposer des faits tangibles aux théories qui entourent ce drame. En l’occurrence, la controverse est rangée sans distinction dans la case des pathologies mentales, alors que pas une ligne n’est dédiée à faire l’examen de la version officielle. Et c’est bien là toute l’inutilité de la démarche. En continuant d’esquiver le débat sur des éléments factuels, Mediapart ne fait que contribuer à la défiance des citoyens face aux médias tout en refusant de participer à l’éducation du public sur un sujet aussi souvent mal compris, tant par les journalistes que par lescomplotistes qu’ils abhorrent.

 

Au fil des articles de Nicolas Chevassus-au-Louis, l’enquête se transforme en définitive en une critique sans grandes nuances des théories du complot où toutes les controverses de l’histoire sont mises sur le même plan et sur lesquelles toutes les opinions contestataires ne seraient que le fruit d’une propension maladive à douter de tout. Après un premier article sur l’histoire des théories du complot, un deuxième se consacre spécialement au 11-Septembre qui se trouve rangé à son tour dans la même catégorie. Et ainsi de suite, le journaliste entame sontroisième volet par une étude sociologique où il est demandé à 348 habitants de Philadelphie de donner « leur appréciation de dix théories du complot » : on y trouve pêle-mêle des questions sur les soucoupes volantes ou l’utilisation du virus du sida par le gouvernement américain, comparées aux assassinats de Martin Luther King et John F. Kennedy, ou encore à l’affaire des otages américains de Téhéran en 1980. Tous ces différents sujets sont-ils juste l’objet de théories délirantes ? Ou existe-t-il parmi eux des théories du complot recevables et qui méritent d’être étudiées ? La réponse n’est pas si simple pour qui s’est penché sur ces questions mais l’auteur n’en dira pas un mot. Au contraire, il généralise et sème une confusion dérangeante entre de simples rumeurs et des sujets concrets toujours soumis à l’étude des journalistes et des historiens. C’est très justement ce genre de confusion entretenue par l’auteur autour du terme de « théorie du complot » qui provoque la méfiance de nombreux lecteurs et permet d’introduire sur le terrain des faits des théories illégitimes.

 

Mais alors que l’auteur dénonce justement l’élaboration de telles théories dans le cas du 11-Septembre, il leur reproche en même temps de bien se garder « de suggérer un scénario alternatif […] qui pourrait être soumis à l’épreuve des faits » reprenant ainsi le philosophe Steve Clark. Outre l’incohérence de la remarque avec sa position de départ, elle ne tient aucunement compte de la demande de réouverture d’une enquête par la majorité des personnes concernées. Cela s’oppose donc par nature à prétendre connaitre ce qui s’est véritablement passé, bien que de nombreuses recherches tentent de le comprendre à défaut de voir les médias se charger de l’enquête. Par ailleurs, l’auteur néglige complètement de son côté d’appliquer ce principe de vérification des faits quant à la version officielle du 11-Septembre. Pourquoi ? Il est tout aussi étonnant que celui-ci reproche aux prétendus conspirationnistes d’insister sur les faits, de faire appel à des experts ou encore de s’intéresser aux conflits d’intérêts alors même que ces critères devraient être regardés comme des moteurs de l’investigation journalistique.


Mediapart mène l’enquête…

Le journaliste de Mediapart va tout de même faire appel à ses propres experts pour invalider les critiques de la version officielle du 11-Septembre, en commençant par deux spécialistes en rhétorique, Loïc Nicolas de l’Université libre de Bruxelles et Thierry Herman de celle de Neufchâtel. Ce choix démontre que l’auteur considère a priori que les faits en question ne méritent aucun débat et que tout cela ne repose finalement que sur ce qu’il nomme « les procédés de la rhétorique conspirationniste » auxquels il lui suffit donc d’opposer des rhétoriciens de son choix. Il est assez amusant au passage d’observer par quels fastidieux efforts rhétoriques, Loïc Nicolas cherche à invalider la qualité des experts qui contestent la version officielle dans le court extrait vidéo sélectionné par l’auteur. Un autre extrait vidéo de l’article laisse place à l’historien Emmanuel Kreis, auteur de plusieurs travaux sur les théories du complot. Cependant, l’extrait choisi par le journaliste ne parle à aucun moment du 11-Septembre bien qu’il s’agisse du sujet central de l’article : à la place, on y parle des théories du complot autour de la période de la seconde guerre mondiale, de l’influence de la littérature, des jeux vidéos ou du cinéma, ou encore des illuminatis. Pour entendre en revanche son opinion sur le sujet, il faut se reporter à la fin de la version complète de l’entretien où il déclare que « le 11-Septembre n’est en soi rien d’une théorie du complot » et nous dit même que « le fait de se poser des questions sur les attentats du 11-Septembre et la version officielle produite par le gouvernement américain n’est pas illégitime ». Alors que l’article porte très précisément sur le 11-Septembre, pourquoi le journaliste de Mediapart préfère-t-il présenter un extrait sans aucun rapport avec le sujet traité, plutôt que de relayer ce que le spécialiste qu’il interroge en pense réellement ? Le biais de l’auteur est évident.

 

Puis lorsque le sujet dévie inévitablement sur l’effondrement des tours du World Trade Center, l’auteur fait appel à Jérôme Quirant pour contester « une liste de près de 1.500 architectes et ingénieurs exprimant des doutes sur le rapport publié en 2004 par la commission d’enquête » (ils sont en fait 1.704 et critiquent les rapports du NIST de 2005 et 2008). S’appuyant sur sa caution scientifique, l’auteur déclare ainsi que la pétition regroupe différents spécialistes « mais seulement une cinquantaine de signataires dont les titres laissent à penser qu’ilsmaîtrisent un tant soit peu le calcul de structures, bref qu’ils sont d’authentiques experts », ce qui du point de vue même de l’auteur, en dehors des termes dépréciatifs empilés grossièrement et laissés en italique, nous laisse pourtant avec une cinquantaine de signataires maitrisant le calcul de structure, ce qui mériterait au moins un débat contradictoire sur la question. Dans le même genre, l’auteur affirme que sur son site - alors que celui-ci est fermé aux commentaires (contrairement au nôtre) - « Jérôme Quirant n’a reçu que très peu de messages de truthers avançant des arguments techniques, comme si ces derniers n’étaient pas intéressés par la discussion scientifique contradictoire ». L’abus de confiance va encore plus loin quand le journaliste nous dit de façon péremptoire que les « particules extraites des décombres des tours jumelles […] se sont avérées n’être que des résidus de peinture », ce qui est précisément la thèse de Jérôme Quirant bien qu’il n’ait aucune compétence en la matière. Or, bien que l’étude de Jim Millette sur laquelle se fonde cette assertion conteste la présence de thermite ou de nano-thermite dans les poussières du World Trade Center, elle note bien que « la composition des chips rouges/grises ne correspond pas à la formule d’apprêt utilisée sur les colonnes métalliques des tours du World Trade Center ». Dès lors, s’il est souvent préférable de laisser la science aux scientifiques, cela ne signifie en aucun cas de prendre pour argent comptant tout ce qu’ils racontent, et cela vaut autant pour le journaliste de Mediapart que pour le reste de ceux qui s’intéressent vraiment au sujet. Le 11-Septembre étant loin de se résumer à un débat scientifique où les théories s’affrontent, il aurait été utile que l’auteur se penche en priorité sur des faits dont chacun peut juger la pertinence.

 

Mais le plus navrant dans cette série d’article, c’est que, du point de vue qu’elle défend, tous ceux qui critiquent la version officielle du 11-Septembre passent eux-mêmes pour des théoriciens du complot, quels qu’ils soient et quoi qu’ils disent, ce qui, par ailleurs, n’a pas l’air d’intéresser vraiment l’auteur. Il conclut ainsi que les doutes exprimés sur le 11-Septembre relève d’une « foi comparable à celle de ces sectes qui survivent sans peine aux échecs répétés des prédications du gourou ». Il est rejoint dans ce sens par Philippe Corcuff qui dans les commentaires compare les « fidèles de ReOpen911 » aux « Témoins de Jéhovah » lorsque nous l’interpellons sur ce genre de généralités abusives. De même, l’auteur se demande si « les partisans des théories du complot ne sont-ils pas […] statistiquement plus enclins à croire aux fantômes et à la transmission de pensée, à ne pas vouloir passer sous une échelle, à toucher du bois pour conjurer le mauvais sort ? ». « Plus l'on se méfie d'autrui, plus l'on se sent socialement en difficulté, et plus on adhère aux discours conspirationnistes », continue l’auteur. Il va même jusqu’à parler de « mauvais citoyens, décidément, que ces adeptes des théories du complot. Au mieux, des malades. Au pire, des dangers pour la démocratie » avant de se rattraper en précisant que « des courants de la psychologie proposent une interprétation autrement plus subtile de la formation de croyance en une théorie du complot ».


ReOpen911 vu par Mediapart

Face à de tels propos qui rappellent les excès de Philippe Val ou Laurent Joffrin, il est essentiel d’écouter attentivement ce que dit l’historien Emmanuel Kreis dans la version intégrale de la vidéo de Mediapart : « Alors ce n’est pas en tant que telles les théories du complot finalement qui évoluent, mais c’est le regard qu’on leur porte. Donc des attaques extrêmement violentes, sur non seulement les théories du complot proprement dites, mais aussi un ensemble de doutes, d’hypothèses. Alors on peut appeler ça - je sais pas comment - d’hypothèses du complot peut-être ou de réflexions sur le complot, qui se retrouvent intégrées finalement dans une dénonciation globale. Alors pour l’instant ça fait, disons depuis le 11-Septembre que ces choses prennent une réelle dimension importante, médiatique, qui touche largement les gens. Les effets produits ne sont pas encore forcément faciles à analyser, à palper, mais il est évident que ça va avoir des effets. Ne serait-ce qu’un simple effet pervers, qui est de faire que des gens qui se posent simplement des questions, en étant attaqués extrêmement fortement sur des questions qui sont bien souvent même légitimes - enfin je veux dire le fait de se poser des questions sur les attentats du 11-Septembre et la version officielle produite par le gouvernement américain n’est pas illégitime - ces gens donc, se posant des questions, vont donc être renvoyés finalement à une image de conspirationnistes, et du coup, on commence à avoir un élargissement finalement de l’impact de ces théories du complot dans des milieux qui jusqu’alors, n’étaient pas particulièrement touchés par ces théories, et finalement ces gens vont dériver vers tout autre chose. Donc qu’est-ce que cela peut produire, qu’est-ce que cela peut donner, est-ce que cela va enrichir les théories du complot, va les massifier ? Je n’en sais rien, mais en tout cas c’est quelque chose sur lequel, à mon avis, on ne réfléchit pas assez, et qui peut avoir des conséquences à la fois donc sur les théories du complot, mais également sur les sociétés ».

 

Nicolas Chevassus-au-Louis aurait été bien inspiré de prendre ces paroles en considération quand il a réalisé son enquête. Non seulement parce que l’historien refuse l’appellation de théorie du complot sur le 11-Septembre et qu’il ne trouve pas illégitimes ces interrogations, mais plus spécifiquement parce que la qualité de son enquête reflète parfaitement l’effet pervers dont parle Emmanuel Kreis. En traitant ainsi la question du 11-Septembre, outre le fait d’être improductive à faire avancer le débat, son enquête est peut-être même totalement contre-productive. Comme le disait Alain Garrigou sur son blog du Monde Diplomatique en 2011, « c’est une affaire d’examen dans tous les cas, soit exactement ce dont nous prive la dénonciation des visions conspiratives. […] La dénonciation de la théorie du complot est paresseuse. Elle rassure à bon compte car le complot fait doublement peur. […] Le dévoiement de la raison en complots fantasmatiques ne saurait être utilisé systématiquement contre l’ambition scientifique de dévoilement. Elucider des mécanismes, dévoiler des systèmes, comprendre des logiques n’est pas mettre à jour des complots, même si c’est parfois le cas, mais révéler que les raisons et les méthodes de l’action échappent à la lucidité des acteurs. »

 

Lorsque l’on soustrait l’examen des faits à un sujet aussi complexe et controversé, on peut effectivement arriver à faire passer des opinions avisées pour de simples croyances, de la superstition, et ainsi les associer à un profil social ou psychologique particulier, études à l’appui. Mais si l’on se désintéresse totalement des faits, ne peut-on pas faire de même avec l’affaire Karachi, qualifiée de « fable » par Nicolas Sarkozy ? Ceux qui croient à la théorie du complot dans l’affaire Karachi ne sont-ils pas plus enclin à croire à l’Affaire Bettencourt ? Quelles sont les couches sociales qui pensent que Kadhafi a financé la campagne de Sarkozy ? Combien parmi eux doutent également du 11-Septembre en rapport ànotre sondage de 2011 ? Et on peut continuer comme ça indéfiniment… C’est pourtant de cette manière que Mediapart a mené son enquête, en assimilant le 11-Septembre à des histoires sans aucun fondement relayées par des ahuris paranoïaques.

  

Interpellé sur les plus de 1.700 réactions suscitées par cette enquête, EdwyPlenel a répondu que « l'auteur de cette pertinente enquête, Nicolas Chevassus-au-Louis, veille lui-même à répondre aux commentaires. Un cinquième et dernier volet de sa série reprendra et synthétisera prochainement ses réponses aux objections et critiques ». Quand on se souvient que le président de Mediapart, à l’époque où il l’écrivait pour lesoir.be, disait du travail de Denis Robert sur Clearstream que « cette enquête Canada Dry, qui avait l’allure d’une investigation mais en aucun cas sa consistance, appliquait à la finance mondiale une variante des théories du complot », il y a de quoi se demander ce qu’est pour lui une enquête pertinente (Denis Robert a gagné en justice et face à tous ses détracteurs). Dans le cas présent, nous n’espérions rien d’un cinquième volet et cela s’est confirmé dans un article en réponse aux commentaires publié le 20 août. Bien que l’auteur, accompagné cette fois-ci par Sophie Dufau, tente de désamorcer quelques généralités trop fréquemment dénoncées par les lecteurs, il continue néanmoins de collectionner les idées reçues sur le 11-Septembre. Ainsi, contester la version officielle se résumerait, selon eux, à des « discours refusant d’attribuer les attentats du 11 Septembre aux islamistes de Ben Laden » et serait le « paradigme de la théorie du complot ». De tels préjugés démontrent à quel point ils ne connaissent pas et ne comprennent pas le sujet dont ils parlent. Ont-ils seulement pris le temps (85 minutes) d’écouter les familles de victimes dans le documentaire 9/11 Press for Truth ? Ils affichent en revanche une confiance inébranlable envers une commission d’enquête dont ils n’ont probablement pas lu le rapport, tout comme la somme d’ouvrages qui en font la critique. Et quand ils comparent sans gêne leurs contradicteurs aux « créationnistes » ou aux « climatosceptiques », que savent-ils vraiment de Coleen Rowley, Sibel Edmonds, Ann Wright, Anthony Shaffer, Robert Wright, Ray McGovern et tant d’autres ? Au final, ils citent Marcel Proust et nous disent que « les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances » : est-ce un aveu ?

 

Le dernier mot sera laissé à Donna Marsh O’Connor, qui a enseigné la littérature et la rhétorique à l’Université de Syracuse pendant plus de vingt ans. Contrairement aux spécialistes en rhétorique cités par Nicolas Chevassus-au-Louis, elle a étudié le sujet et sait de quoi elle parle. Et pour cause, elle a perdu sa fille qui se trouvait en haut de la Tour Sud du World Trade Center lors des attentats du 11-Septembre et agit au sein de l'association SeptemberEleventhFamilies for PeacefulTomorrows. Ce qu’elle disait le 11 septembre 2006 en soutien d’une nouvelle enquête est peut-être la meilleure réponse que l’on puisse apporter à celle de Mediapart et ce sera d’ailleurs notre conclusion : 
Sébastien Durrbach
Membre de l’association ReOpen911


le 11 septembre 2012

Article original : "Ground Zero redux" 

Pepe Escobar (Asia Times Online) Retour sur Ground Zero,

NEW YORK - dans le redoutable film de David-Cronenberg Cosmopolis (France/Canada, 2012), tiré du roman homonyme de Don DeLillo, le jeune milliardaire Eric Packer (joué par Robert Pattinson) traverse lentement New York dans sa limousine blanche, confortablement installé sur un trône confortable en cuir incrusté d'écrans.

Il ne ressent... rien ; pour l'essentiel, il aspire le monde dans sa propre inertie. A l'extérieur de son cabinet silencieux en mouvement, c'est le chaos total, avec des activistes qui aspergent de rats des restaurants huppés sous la tension de la menace d'une apocalypse imminente.

C'est le monde qui se métamorphose en ultra capitalisme dématérialisé, ou qui est avalé par lui ; un monde en état de crise, déterminé par la violence, et avec la violence comme seul horizon possible. Ainsi qu'une marchande d'art libidineuse (jouée par Juliette Binoche) le dit à Packer : « C'est le cyber-capital qui crée le futur ».

Une promenade au milieu de la nuit à Ground Zero offre un contexte supplémentaire à Cosmopolis. C'est là où notre modernité post-apocalyptique a commencé, il y a 11 ans - et où le cyber-capital continue toujours de créer au moins une partie du futur. Ainsi que Cosmopolis le montre, le turbo-capitalisme n'est pas seulement en crise ; le turbo-capitalisme, pour faire court, EST la crise.

Au coeur de la nuit, Ground Zero reste un site étrange. Il y a le mémorial. Il y a la nouvelle tour de verre non terminée. Et, tout au long du récit, subsistent les trous de la dimension de Ground Zero.

Cette semaine, 11 ans après le 11/9, on ne parle en ville (en crise) que du « héro » des Navy SEAL, échangeant son anonymat contre la poignée légendaire de dollars et disant les choses comme elles sont - « les choses » étant la suppression de « Geronimo », alias Oussama ben Laden, le présumé cerveau du 11/9, l'ensemble du spectacle emballé comme un célébration de « déférez-le devant la justice ». 
[1]

Pourtant, la suppression de « Geronimo » n'a pas clos l'affaire ; elle n'a réussit qu'à balancer un lot de vérités embarrassantes au fond de la Mer Arabique. Il y a plus de trois ans, l'indispensable Sibel Edmons certifiait comment Oussama était « un de nos salopards » directement lié au 11/9. [2] Et Richard Behan livrait un peu plus tôt une déconstruction succincte de la route vers le 11/9, exposant une fois encore l'idée fausse sur la « guerre contre la terreur ». [3]

Lorsque j'avais interviewé le Lion du Panshir, Ahmed Shah Massoud, fin août 2001 - seulement deux semaines avant son assassinat, le 9 septembre, le feu vert pour le 11/9 - il était convaincu que les Etats-Unis n'envahiraient pas l'Afghanistan pour attraper « Geronimo ». [4]

Ce que Massoud ne savait pas, alors, était ce qui s'était passé le 2 août à Islamabad, lorsque la négociatrice du Département d'Etat US, Christine Rocca, avait répété, sans équivoque, pour la dernière fois à l'ambassadeur Taliban auprès du Pakistan, Abdul Salam Zaïf : « Soi vous acceptez notre offre d'un tapis d'or, soi nous vous enterrons sous un tapis de bombes ». L'offre concernait le « Pipelineistan » - un tapis d'or pour les Taliban en échange des droits de transit pour la construction par UNOCAL du pipeline TAP (Turkménistan/Afghanistan/Pakistan).

Déjà, avant même l'offre finale de Rocca, l'administration de George W. Bush - à la réunion du G8 à Gênes, en Italie, en juillet - avait déjà secrètement informé les Européens, plus le Pakistan et l'Inde, que Washington commencerait à bombarder l'Afghanistan à partir d'octobre. C'était plusieurs semaines avant que le « Pearl Harbor », très cher aux néo-cons[ervateurs], ne soit envoyé par la Providence sous la forme du 11/9.

Le trucage des combattants de la liberté

Onze ans plus tard, les sténographes légendaires de l'Empire encouragent désormais avec enthousiasme ... al-Qaïda (qu'y a-t-il de nouveau ?). L'administration de Barack Obama - mettant en suspens la terminologie sur la « guerre contre la terreur » et orwellinisant ses méthodes - a travaillé côte à côte avec le Groupe des combattants libyens lié à al-Qaïda pour renverser Moummar Kadhafi en Libye ; et, côte à côte avec la Maison des Saoud, il soutient un chapelet de djihadistes salafistes de la variété al-qaïdesque pour renverser le régime de Bachar el-Assad en Syrie.[5]

Nous nous souvenons tous du moudjahidin pris en photo aux côtés de Ronald Reagan ; ils étaient chéris en tant que « combattants de la liberté ». Le retour de bâton était inévitable en Afghanistan - comme ce sera le cas en Libye et en Afrique du Nord, ainsi qu'en Syrie et au Moyen-Orient.

En attendant, il y a cette myriade de questions qui restent sans réponses. Parmi elles :
* Pourquoi « Geronimo » n'a-t-il jamais été officiellement accusé par le FBI de porter la responsabilité du 11/9 ?
* Comment les 19 musulmans présumés acteurs de cette attaque ont-ils été identifiés en moins de 72 heures - sans même une enquête sur la scène du crime ?
* Qui a empoché les huit boîtes noires indestructibles de ces quatre vols du 11/9 ?
* Quelle fut la facilité pour désactiver tous ces systèmes de défense élaborés du Pentagone ?
* Pourquoi la Garde Nationale aérienne de Washington était-elle aux abonnés absents ?
* Comment se fait-il qu'un nombre incroyable d'architectes et d'ingénieurs réputés soient catégoriques sur le fait que le récit officiel n'explique tout simplement pas le plus gros effondrement de structure de toute l'Histoire (les Tours Jumelles), de même que l'effondrement de la tour n°7 du WTC qui n'a même pas été touchée par un avion ?
* Pourquoi le Maire de New York, Rudolf Guliani, a-t-il immédiatement autorisé le transport par voie maritime des décombres du WTC vers la Chine et l'Inde pour y être recyclés ?
* Pourquoi des débris métalliques ont-ils été retrouvés à pas moins de 13 km du site de crash de l'avion qui est tombé en Pennsylvanie - laissant supposer que cet avion a pu être abattu sous les ordres de Dick Cheney ?
* Qui, au sein des services secrets pakistanais (ISI), a transféré 100.000 dollars à Mohammed Atta en été 2001 - sous les ordres du chef de l'ISI, le Général Ahmad en personne, comme insistent les services secrets indiens ?
* Etait-ce réellement l'agent de l'ISI, Omar Cheikh, le spécialiste en technologie de l'information d'Oussama ben Laden, qui a organisé plus tard la mise à mort du journaliste Daniel Pearl à Karachi ?
* Les services secrets pakistanais étaient-ils directement impliqués dans le 11/9 ?
* Et, « Geronimo » a-t-il été admis à l'hôpital américain de Dubaï le 4 juillet 2001, après s'être envolé de Quetta, au Pakistan, où il serait resté pour un traitement jusqu'au 11 juillet ?

Nous ne le saurons jamais. Et « Geronimo » ne parlera pas. Ce que nous savons est que le cyber-capital crée le futur ; la « guerre contre la terreur » était - est - un bobard monumental ; et les élites à Washington se fichent pas mal de cette bande « d'enturbannés » ; c'est l'Empire du Milieu qui les remplit d'effroi.

Copyright 2012 - Asia Times Online /

Traduction [JFG-QuestionsCritiques] – Tous droits réservés.

http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/Pepe_Escobar/11_septembre_2001_questions_sans_reponses_turbo-capitalisme_110912.htm

Notes :
_________________
[1] Voir la video de CBSNews.
[2] VoirDaily Kos.
[3] Voir "Masterpiece of Propaganda".
[4] Voir Masoud: From warrior to statesman, Asia Times Online, 12 septembre 2001.
[5] Voir Syria's eerie parallel to 1980s Afghanistan, par David Ignatius, Washington Post, 6 septembre 2012.



 

 


Lalo Vespera : 9/11 :La Parenthèse Enchantée.

Un livre de Lalo Vespera, membre de ReOpen911, à paraitre en septembre 2012

Chaque semaine cet été, du mardi 3 juillet au mardi 11 septembre 2012, ReOpen911 publie en exclusivité un extrait de "La Parenthèse Enchantée"

De la conquête de l’Ouest à l’invasion de l’Irak, en passant par l’incident du Golfe du Tonkin, une bonne part des historiens et des journalistes des médias traditionnels est disposée à reconnaître et à explorer certaines déviances de l’appareil d’État américain AVANT le 11-Septembre et APRÈS le 11-Septembre. Mais étrangement, cet événement spécifique survenu en 2001 semble pour eux s’inscrire dans une parenthèse enchantée. En effet, selon le rapport officiel sur les attentats, il ne fait aucun doute que, ce jour-là, tous les responsables de l’administration américaine étaient par défaut vertueux, ou a minima, animés des meilleures intentions démocratiques et patriotiques. Et dans leur immense majorité, les médias occidentaux cautionnent sans réserve ce récit qui fut délivré à l’époque par le gouvernement Bush.

 

Pourtant nous constaterons, sur la base de documents de l’administration des États-Unis et de déclarations officielles d’élus américains, plusieurs anomalies spectaculaires au sein de l’appareil d’État de la première puissance mondiale, en lien étroit avec les crimes du 11-Septembre. Et nous observerons nombre d’indices ostensibles indiquant une implication dans les attentats de 2001 de membres haut placés de l’administration au pouvoir. Ces révélations permettront aussi de mieux comprendre pourquoi la commission d’enquête sur le 11-Septembre et les grands médias n’ont pas jugé utile de produire un travail élémentaire d’investigation sur ces déviances majeures, emprisonnant ainsi le peuple américain et le reste du monde dans l’illusion de cette parenthèse enchantée

Suivez cette série d'articles en ReOpenNews

 

http://www.reopen911.info/News/2012/08/07/la-parenthese-enchantee-611-mai-2001-letat-bascule-dans-lombre/

 



Lalo : La parenthèse enchantée (1/11) : Un certain 10 septembre 2001

Un certain 10 septembre 2001

Chaque semaine cet été, du mardi 3 juillet au mardi 11 septembre 2012, ReOpen911 publie un extrait du livre de Lalo Vespera, La parenthèse enchantée (à paraitre en septembre 2012).

 

« Durant les années 1990, l’industrie pétrolière états-unienne et le Pentagone ont contribué à répandre l’idée selon laquelle les États-Unis auraient besoin d’une domination totale afin de garantir leur accès au pétrole ainsi qu’aux autres ressources dans le reste du monde. Ce programme aurait dû engendrer d’énormes dépenses, potentiellement des milliers de milliards de dollars, une somme que le Congrès ne pourrait accorder – sauf dans le cadre d’une réponse à une attaque aussi vaste et effrayante que celle de Pearl Harbor. Cela nous incite à rappeler que les entrées en guerre des États-Unis ont fréquemment été déclenchées par des attaques douteuses à l’image des incidents du Golfe du Tonkin au Vietnam. Au re-gard des événements du 11-Septembre, il est clair que le but que s’était fixé l’administration Bush-Cheney – envahir l’Irak – nécessitait qu’une telle attaque se produise. Ce dont nous avons été témoins, pour reprendre les termes d’Ola Tunander, un chercheur basé à Oslo, est “l’utilisation du terrorisme dans la construction de l’ordre mondial”. »

Peter Dale Scott, "La route vers le nouveau désordre mondial", éditions Demi Lune [1]

 

Régime d’exception

Le 7 juillet 2011, la Chambre des représentants des États-Unis approuvait un amendement, proposé par un membre démocrate du Congrès, Peter DeFazio, exigeant que le Pentagone soit en mesure de produire des états financiers vérifiables. En effet, bien qu’il soit entièrement financé par le contribuable américain, le Département de la Défense (DoD) n’a pas été sérieusement contrôlé sur ses dépenses depuis plus de vingt ans, et cette exonération s’est transmutée en usage convenu et permanent[2]. Dans sa présentation de l’amendement, Peter DeFazio est revenu en particulier sur les 2300 milliards de dollars dont le Pentagone a "perdu la trace" dix ans plus tôt, ainsi que le déclarait en public le secrétaire d’État à la Défense Donald Rumsfeld, un certain 10 septembre 2001. Le lendemain même, les attentats spectaculaires détruisant le World Trade Center et une partie du Pentagone, permettaient aux États-Unis d’envahir avec une impunité déconcertante l’Afghanistan et l’Irak, pour le plus grand bénéfice d’une industrie de guerre très influente au sein du pouvoir américain.

En juillet 2007, Peter DeFazio avait déjà fait valoir son indépendance d’esprit sur la scène politique américaine en sollicitant à deux reprises un accès à la version classée secrète du plan de l’administration Bush sur la Continuité de Gouvernement (COG) [1b]. Ce plan avait été imposé par le "Homeland Security" – le Département de la Sécurité Intérieure des États-Unis créé à l’initiative du Président Bush en réponse aux attaques du 11-Septembre – afin de garantir la continuité du pouvoir en cas de crise majeure, et ce malgré un risque de dérapage hors du cadre démocratique prescrit par la constitution des États-Unis [3]. Or, en tant que membre du Comité spécial du Congrès sur le "Homeland Security", DeFazio était supposé avoir accès aux informations gouvernementales confidentielles, mais George Bush avait finalement refusé de lui accorder le droit d’examiner ces informations qui restent encore à ce jour inaccessibles aux représentants du peuple américain[4].

Au cours de l’été 2011, la crise de la dette est revenue en force au cœur de l’actualité économique des États-Unis. S’imposant dans les médias, cette crise a fait bouger les lignes. Ainsi l’opinion publique américaine s’est trouvée davantage consciente des incohérences budgétaires et de la dette colossale qui pèse sur les États-Unis[5]. De plus, en contrepoint des dépenses militaires sans cesse croissantes depuis dix ans, le congrès s’est agité sur les réductions substantielles prévues dans les programmes d’aides aux familles de classe moyenne. C’est dans ce contexte qu’en juillet 2011, en prenant la parole devant la chambre des représentants pour soutenir l’amendement qu’il déposait, Peter DeFazio est revenu sur le budget astronomique qui s’est égaré une décennie plus tôt dans le labyrinthe des jeux comptables du Pentagone. Dans son discours, le représentant démocrate confirmait de façon claire et catégorique : « Nous ne savons pas où sont passés ces 2300 milliards de dollars. » [6]

Peter DeFazio – Chambre des représentants, le 7 juillet 2011 [6]

03 juillet, 2012 by Lalo

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Auparavant, DeFazio a retracé dans ce même discours les circonstances de l’affaire : « En 1990, le Congrès a adopté une loi qui exigeait que tous les organismes fédéraux, y compris le ministère de la Défense, devait avoir des états financiers vérifiables chaque année.

Depuis cette date, le Pentagone a dépensé 10 000 milliards de dollars et cependant, aucune vérification n’a été menée.

 En fait, il y a de nombreux problèmes avec la comptabilité au Département de la Défense, et sa gestion financière a été classée en "risque élevé" par le GAO [l'organisme du Congrès en charge du contrôle des comptes publics]. Malheureusement le Pentagone, ne pouvant tolérer les contrôles, a sollicité une exemption de vérifications. » [7] A défaut d’être contraint par un audit annuel indépendant, le DoD, à la fois juge et partie, ne délivre chaque année qu’un état financier sommaire de quelques pages, composé en interne. Ce contrôle est particulièrement léger au regard du fait que les contribuables américains financent le DoD pour un budget fédéral annuel qui est monté de 350 à 800 milliards de dollars entre la fin des années 1990 et 2011 [8].

Suite aux pressions du Congrès, le Pentagone a fini par accepter le principe d’un audit indépendant sur ses comptes. Mais en 2017, seulement. Ce qui implique qu’entre-temps, le ministère de la Défense sera tout de même en mesure de dépenser à nouveau 4000 milliards de dollars sans aucun contrôle. EtDeFazio pointe l’arrogance décomplexée des responsables du Pentagone en précisant que cet accord a été l’occasion pour eux de solliciter une nouvelle rallonge budgétaire afin d’assumer cet audit… « C’est incroyable ! » s’insurge le représentant du Congrès qui réclame la suspension immédiate du régime de privilège et d’exception dont bénéficie le Département de la Défense [7].

Budget américain de la défense (ajusté sur l’inflation) 1940 – 2010 • New York Times [9]

"Les États-Unis dépensent aujourd’hui environ l’équivalent des deux tiers du budget annuel

le plus élevé durant la seconde guerre mondiale."  

Le jour d’avant

Cette question sensible de la comptabilité du Pentagone n’est pas nouvelle. Dix ans plus tôt, en 2001, elle avait donc été traitée à sa façon par Donald Rumsfeld qui tenait depuis quelques mois les rênes du ministère. Lors d’une conférence à l’attention des bureaucrates de la défense américaine, il exhorta les cadres de son département à mener une guerre vigoureuse contre le "gaspillage" (sic) des dépenses, faisant déjà état de ce montant de "2,3 Trillion" soit 2300 milliards de dollars de transactions que les analystes budgétaires du département ne parvenaient pas à identifier [10].

 


Reportage de CBS News sur le discours du 10 septembre 2001 [11] 

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Ce qui est singulier dans la chronologie de cet épisode est le fait que cette conférence délivrée par Donald Rumsfeld se soit tenue le 10 septembre 2001, c’est-à-dire la veille des attaques qui détruisirent une partie du Pentagone lui-même, la veille d’un événement qui donna l’occasion aux États-Unis de faire valoir une nouvelle donne stratégique et militaire impliquant prioritairement le DoD et qui permit au secrétaire d’État à la Défense de se concentrer bien davantage sur de nouvelles rallonges budgétaires à faire voter au Congrès pour les conflits à venir en Afghanistan et en Irak, plutôt que sur d’ennuyeux examens comptables.

 

Principe de précaution

La Défense est un département que Rumsfeld connait bien pour en avoir déjà été le patron sous l’administration Ford de 1975 à 1977, et le secrétaire d’État est fin politique [12]. Quand, le 10 septembre 2001, il prend acte publiquement du gouffre comptable de 2300 milliards de dollars, et en rend responsables les bureaucrates du Pentagone, d’une part il assure ses arrières en jouant brièvement la transparence, d’autre part il désigne avec un jour d’avance un coupable parfait pour cette forfaiture, d’ores et déjà en cohérence avec le futur récit du gouvernement, stigmatisant l’incurie des agences de renseignement pour justifier l’incapacité des États-Unis à mettre en échec les attaques terroristes sur son sol.

 

Mais plus stupéfiant encore, plusieurs informations rendues publiques officiellement démontrent que la zone endommagée du Pentagone et la profession d’un nombre important des fonctionnaires tués durant l’attaque présentent des liens manifestes avec le gigantesque préjudice comptable. Nous y reviendrons.

Malgré cela ni les médias, ni les politiques, ni la justice, ne manifestèrent un quelconque intérêt envers ce faisceau de "coïncidences" extrêmes. La couverture de presse fut presque inexistante. L’ampleur inédite des attaques sur le sol américain balaya avec force l’ordre des priorités de la nation pour des mois, voire des années, et le Congrès, tétanisé par la peur conjuguée du choc terroriste et del’anthrax[13], ajoutera, malgré les milliers de milliards déjà évaporés des coffres, des centaines de milliards de crédits supplémentaires pour faire la "Guerre contre la Terreur".

Quant à la Commission d’enquête, rien de tout cela n’affleure dans son rapport final[14] pourtant caractérisé en préambule par ses auteurs comme « le récit le plus complet possible des événements du 11-Septembre, ce qui s’est passé et pourquoi. » (En fait, il s’agit là d’une des nombreuses anomalies que présente le rapport final) [15].

 

 

Un milliard de dollars en billets de $100 (œuvre de Michael Marcovici) [16] :

En 2001, le Pentagone prétend, sur une seule année comptable, ne pas être en mesure de justifier

ses dépenses, pour un montant financier équivalent à 2300 fois cette masse d’argent.

Puissance douze

Avant de s’enfoncer dans les arcanes du Pentagone, il est utile de remettre en perspective l’ampleur de la somme dont il est question ici, car le chiffre annoncé est si monumental qu’il en devient plus ou moins abstrait ou suscite l’incrédulité, quand il n’est pas tout simplement amputé de trois zéros à cause des différences entre les systèmes de comptage américain et européen (voir encadré).

En octobre 2001, la SEC, l’autorité de tutelle de la Bourse américaine, lance une enquête sur la société Enron suite à la perte trimestrielle de 618 millions de dollars [17]. Et un mois plus tard, Enron s’effondre après avoir reconnu, à la stupeur générale, avoir dissimulé plusieurs milliards de dollars grâce à des opérations ne figurant pas dans son bilan[18]. Le scandale ébranle les places boursières et éclabousse le monde politique. La France connaîtra en 2008 l’affaire Kerviel faisant perdre à la Société Générale 5 milliards d’euros (6,2 milliards de dollars) [19]. Ces catastrophes financières sont colossales. Et pourtant,l’ordre de grandeur utilisé pour appréhender la masse financière qui a disparu des caisses du Pentagone est tout autre, mille fois supérieur. Comparés aux transactions fantômes dans la comptabilité du DoD, les montants du scandale Enron ou de l’affaire Kerviel prennent soudain la consistance de quelques pièces jaunes au fond du porte-monnaie.

Par exemple, 2300 milliards de dollars en 2001 représentent un montant bien supérieur au PIB de la France cette année-là (1320 milliards de dollars sur 2001 en taux de change courant)[20]. Le sénateur américain Robert Byrd emprunte une métaphore pour caractériser cette somme : En deux mille ans se sont écoulées environ un milliard de minutes. La perte dont il est question ici est donc plus ou moins équivalente à 2300 dollars par minute depuis la naissance du Christ [21]. Il est aussi éloquent de visualiser ce que représente concrètement cet argent en coupures de 100 dollars (80 euros) :

 

Mais à quoi ressemblent 2300 milliards de dollars ? [22] 

Si le volume des transactions sans traçabilité est ainsi envisagé, alors quelques questions viennent à l’esprit :

D’une part, lorsque les dépenses militaires du budget fédéral se révèlent soudainement opaques sur une somme comportant douze zéros, pourquoi Donald Rumsfeld utilise-t-il un terme aussi inapproprié que "gaspillage" ("waste") à six reprises dans sa déclaration du 10 septembre 2001 ?[23] Ce haut responsable est-il donc naïf, ou a-t-il une manœuvre en tête en utilisant ainsi un tel euphémisme comme élément de langage ? De toute évidence, la naïveté n’est pas exactement ce qui caractérise en premier lieu le secrétaire d’État américain.

D’autre part, dans une démocratie moderne comme les États-Unis, comment est-il concevable que d’une année sur l’autre, la comptabilité d’une institution telle que le DoD notifie puis révèle que l’équivalent de deux millions trois cent mille mallettes contenant chacune un million de dollars est "tombé du camion", et qu’au lieu de braquer leur attention sur cet accident sensationnel, les élus et les médias détournent pudiquement le regard, comme c’est le cas ici (même avec l’excuse du contexte catastrophique du 11-Septembre) ?

 

Courte échelle

Si l’incrédulité est manifeste par rapport à cette perte subie par le Pentagone, il s’ajoute, en particulier pour les européens, une certaine confusion due au système de comptage différent d’un côté et de l’autre de l’Atlantique pour les sommes dépassant l’échelle du million (1.000.000). En effet, un milliard ici équivaut à un billion aux USA (1.000.000.000) mais un billion ici équivaut à un trillion là-bas (1.000.000.000.000). Un trillion ou un billion n’ont donc pas du tout le même sens et la même valeur si on se trouve aux États-Unis (où est utilisée l’échelle "courte" de comptage) ou en Europe (où est utilisée l’échelle "longue")[24]. En clair :

106 = 1 000 000 = 1 million aux USA et en Europe

109 = 1 000 000 000 = 1 billion aux USA = 1 milliard en Europe

1012 = 1 000 000 000 000 = 1 trillion aux USA = 1 billion en Europe (1000 milliards)

1015 = 1 000 000 000 000 000 = 1 quadrillion aux USA = 1 billiard en Europe

1018 = 1 000 000 000 000 000 000 = 1 quintillion aux USA = 1 trillion en Europe

La confusion suivante est régulièrement observée : 1 trillion = 1 billion = 1 milliard, laissant supposer que le Pentagone a perdu "2,3 milliards de dollars". Et bien que cela représente déjà une somme énorme, elle est sans commune mesure avec les 2300 milliards de dollars dont il est question en réalité. Pour éviter toute confusion, mieux vaut donc éviter l’usage de 2,3 trillion (USA) ou 2,3 billion (Europe) et nous emploierons uniquement les "milliers de milliards" pour désigner ce type de somme.

 

 

En effet, à l’apparition de ce rapport mentionnant les pertes de l’année fiscale 1999, les représentants politiques tout comme la presse restent étonnamment discrets. Et à l’exception d’une ou deux têtes brûlées, les commentaires sont rares. De ce fait, ce chiffre démesuré, « $2,300,000,000,000 », n’a-t-il pas toutes les chances de rester une entité abstraite ? Et dans ces conditions, comment les contribuables américains auraient-ils les moyens de prendre conscience de la forfaiture commise à leur endroit, et de son ampleur ? Par ailleurs, peu de citoyens ont l’opportunité de jongler au quotidien avec une somme aussi astronomique et il est possible que ce chiffre reste un concept qui défie l’entendement.

Ainsi, peut-être ce chiffre trop vaste est-il devenu étrangement invisible, condamné à l’incrédulité ou à l’indifférence des citoyens américains, comme bien d’autres aspects liés au 11-Septembre.

À suivre, mardi prochain : Le trésor enseveli du Pentagone

 

Lalo Vespera

La parenthèse enchantée

Parution du livre : septembre 2012

insolente.net

 

En lien avec cet article

Sites Internet de l’administration américaine

U.S. Government Printing Office

Bureau de Diffusion du Gouvernement américain

http://www.gpo.gov/

 

• Transcription des interventions de Peter DeFazio, les 2 août 2007 et 7 juillet 2011, devant la Chambre des représentants des États-Unis, qui dénonce les dissimulations de l’administration concernant la COG (2007) ou les finances du Pentagone (2011).

 

 

U.S. Department of Defense

Département américain de la Défense

http://www.defense.gov/

 

• Biographie de Donald Rumsfeld

• Transcription du discours intégral de Donald Rumsfeld le 10 septembre 2001, faisant état des 2300 milliards de dollars "perdus" dans les méandres de la comptabilité.

 

Documents officiels ou administratifs

 

FederalContinuity Directive 1

Directive de la Continuité Fédérale

http://www.fema.gov/pdf/about/offices/fcd1.pdf

 

Publication : Février 2008

Organisme : FEMA – Homeland Security

Présentation de la Continuité de Gouvernement (COG) prévue en cas de crise, dans sa partie accessible aux citoyens. Les dispositions qui compromettent l’intégrité constitutionnelle des États-Unis restent inaccessibles, même aux représentants du Congrès.

The 9/11 Commission Report

Rapport de la commission sur le 11-Septembre

http://www.9-11commission.gov/report/911Report.pdf

 

Publication : 22 juillet 2004

Organisme : National Commission on TerroristAttacksUpon the United States

Rapport final de la Commission d’enquête présidentielle sur les attentats du 11-Septembre aux États-Unis. Seule la version en langue anglaise est en ligne sur Internet, à la disposition du public.       

Sources et références

1. Peter Dale Scott "La route vers le nouveau désordre mondial" (The Road to 9/11)

Editions Demi Lune (Publié aux États-Unis en 2007).

http://www.editionsdemilune.com/la-route-vers-le-nouveau-desordre-mondial-p-36.html

 

1B. Ibid. Chapitre 10, pages 253 : Structures parallèles et plans pour la continuité de gouvernement

 

2. OPB News "DefazioAmendmentSeeksPentagon Audit" par April Baer (8 juillet 2011)

http://news.opb.org/article/defazio-amendment-seeks-pentagon-audit/

Peter DeFazio est représentant de l’État d’Oregon. Le site d’OPB News (Oregon Public Broadcasting) résume la portée de l’amendement présenté par DeFazio.

 

3. FEMA – Homeland Security – FederalContinuity Directive 1 (février 2008)

http://www.fema.gov/pdf/about/offices/fcd1.pdf

Rapport officiel du Homeland Security sur la continuité de gouvernement.

 

Peter Dale Scott "La route vers le nouveau désordre mondial" (The Road to 9/11)

Editions Demi Lune (Publié aux États-Unis en 2007).

http://www.editionsdemilune.com/la-route-vers-le-nouveau-desordre-mondial-p-36.html

 

« Il n’existe aucun moyen de déterminer combien de changements constitutionnels survenus depuis le 11-Septembre peuvent trouver leur source dans la planification de la COG. Nous savons cependant que de nouvelles mesures de planification de la COG furent une nouvelle fois instaurées en 2007, lorsque le Président Bush a émis la National Security Presidential Directive 51 (Directive Présidentielle de Sécurité Nationale, ou NSPD-51/HSPD-20). Cette directive formulait ce que la FEMA a appelé ultérieurement "une nouvelle vision pour assurer la continuité de notre gouvernement". » Peter Dale Scott interviewé en 2011.

 

4. The Oregonian "DeFazioasks, but he’sdeniedaccess" par Jeff Kosseff (20 juillet 2007)

http://web.archive.org/web/…/base/news/118489654058910.xml&coll=

Article à propos du refus de George Bush d’accorder à Peter DeFazio un accès au contenu classifié de la directive NSPD-51.

 

GPO (U.S Government Printing Office) – Congressional Record – House “Americaneeds a plan to provide for Continuity of Government” (2 août 2007)

http://www.gpo.gov/fdsys/pkg/CREC-2007-08-02/pdf/CREC-2007-08-02-pt1-PgH9548-4.pdf

Transcription de l’intervention de Peter DeFazio devant la Chambre des représentants.

 

5. Le Monde "Crise financière, dette et avenir" par Radu Vranceanu (5 septembre 2011)http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/09/05/crise-financiere-dette-et-avenir_1566736_3232.html

 

6. C-SPAN – Peter DeFazio – Discours sous-titré en français – 7 minutes (7 juillet 2011)

http://www.dailymotion.com/video/k5ItlWWhZQXnlv3aucq

Vidéo du discours complet de Peter DeFazio devant la Chambre des représentants à propos de l’amendement sur le contrôle des finances du Pentagone.

 

7. GPO – Peter DeFazio – Discours devant la Chambre des représentants (7 juillet 2011)

http://www.gpo.gov:80/fdsys/pkg/CREC-2011-07-07/pdf/CREC-2011-07-07-pt1-PgH4733-2.pdf

Transcription du discours

 

8. Le Point "En 2011, les États-Unis dépenseront plus de 800 milliards de dollars pour leurs armées" par Jean Guisnel (1er février 2010)

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2010-02-01/pentagone-en-2011-les-etats-unis-depenseront-plus-de-800-milliards-de/1648/0/419474

 

9. New York Times "Pentagon Faces Growing Pressures to Trim Budget" par Thom Shanker et Christopher Drew (22 juillet 2010)

http://www.nytimes.com/2010/07/23/us/politics/23budget.html

 

10. CBS News "The War On Waste" par AleenSirgany

http://www.cbsnews.com/stories/2002/01/29/eveningnews/main325985.shtml

Transcription du reportage diffusé par CBS News en 2002

 

11. CBS News (sous-titres français)

http://www.dailymotion.com/video/xfk1pe_2300-millards-de-dollars-disparus-la-veille-du-11-septembre_news

Ce reportage télévisé de CBS News sur le discours de Rumsfeld la veille du 11-Septembre a été diffusé en 2002. Circulant ensuite sur internet, il a contribué à faire connaître les propos du secrétaire à la Défense sur la perte de 2300 milliards de dollars par le Pentagone.

 

12. DoD Biographie de Donald Rumsfeld sur le site du Département de la Défense

http://www.defense.gov/specials/secdef_histories/bios/rumsfeld.htm

 

13. ReOpen911-Prison Planet “Affaire de l’anthrax : un comité d’experts indépendants remet en cause les conclusions du FBI” par Steve Watson (16 février 2011)

http://www.reopen911.info/News/2011/02/17/affaire-de-lanthrax-un-comite-dexperts-independants-remet-en-cause-les-conclusions-du-fbi/

 

14. The 9/11 Commission Report – Final Report of the National Commission on TerroristAttacksupon the United States (2004)

http://www.9-11commission.gov/report/911Report.pdf

Rapport final de la Commission d’enquête Kean-Hamilton-Zelikow sur les attentats du 11-Septembre aux États-Unis

 

15. David Ray GRIFFIN "Omissions et manipulations de la Commission d’enquête" Editions Demi Lune (ouvrage publié aux États-Unis en 2005 et en France en 2006).

http://www.editionsdemilune.com/omissions-et-manipulations-de-la-commission-denquete-p-5.html

 

16. Michael Marcovici - One Billion Dollars

http://sites.google.com/site/artmarcovici/one-billion

10 millions de billets de $100 rangés sur 12 palettes / Oeuvre de M. Marcovici

 

17. Le Point “Enron : faillite de la septième société américaine” par Chloé Durand-Parenti (29 janvier 2008)

http://www.lepoint.fr/archives/article.php/220974

 

18. L’Express “Punis pour l’exemple” (27 mai 2006)

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/punis-pour-l-exemple_458471.html

 

19. Le Point “Un trader fait perdre 5 milliards à la Société Générale” par Mélanie Delattre (24 janvier 2008)

http://www.lepoint.fr/archives/article.php/220121

 

20. Wikipédia – Produit intérieur brut de la France

http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_intérieur_brut_de_la_France

 

21. C-SPAN – Audition pour la nomination du Secrétaire à la Défense (11 janvier 2001)

http://www.c-spanvideo.org/program/161702-1

(Version intégrale de l’audition de Donald Rumsfeld – Durée totale 6 heures.

L’intervention de Robert Byrd dure 12 minutes de 3h33’30" à 3h45’30")

 

22. But whatdoes 2.3 Trillion dollars look like?

http://www.youtube.com/watch?v=jjcRywb6Zf4&feature=related

Extrait de “Jesse Ventura – ConspiracyTheory”

 

23. DoD – Discours de Donald Rumsfeld (10 septembre 2001)

http://www.defense.gov/speeches/speech.aspx?speechid=430

Transcription intégrale du discours

 

24. Wikipédia – Ordre de grandeur (nombres)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_de_grandeur_(nombres)

https://groups.google.com/forum/?hl=nl&fromgroups#!topic/medias-mensonges-desinformation/gn-KFZVRO8Y

 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


14/07/2012

Dossiers du 11-09 - 12- 07/2012 : Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

Dossiers du 11-09

n°22 du 12- 07/2012

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossierdu 11-09" est  visible  sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...


Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire : 

Tiré à part :

Giulietto CHIESA : 11-Septembre, de nouveaux indices démentent la version officielle.

John Pilger : Il est temps que nous reconnaissions la criminalité du gouvernement de Blair.

Au jour le jour

Calebirri : Du 11 septembre à Mohamed Merah, la propagande a fait son œuvre.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 VIDEO VOST : John Pilger dénonce le terrorisme d’État et la "guerre contre la terreur".

1-2 Buzzlclair : Le documentaire « The Elephant in the Room » enfin disponible en version française.

Dossier & Point de vue

2-1 11-Septembre : La lanceuse d’alerte Sibel Edmonds publie ses mémoires « ClassifiedWoman »

2-2 Lorraine Millot : Polémiques autour du procès du 11 Septembre.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

3-1 Lalo : La parenthèse enchantée (1/11) : Un certain 10 septembre 2001.

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

4-1.Philippe Val : Le Chantage du 11 Septembre, la gauche en ligne de mire

4-2 Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 




Tiré à part :

Giulietto CHIESA : 11-Septembre, de nouveaux indices démentent la version officielle.

GiuliettoChiesa est journaliste. Il fut correspondant de presse d’Il Manifesto et d’Avvenimenti, et collaborateur de nombreuses radios et télévisions en Italie, en Suisse, au Royaume-Uni, en Russie et au Vatican. Auteur du film "Zéro – Enquête sur le 11-Septembre" et de divers ouvrages, il a notamment écrit sur la dissolution de l’URSS et sur l’impérialisme états-unien. Ancien député au Parlement européen (Alliance des démocrates et libéraux, 2004-2008), il est membre du Bureau exécutif du World Political Forum

 

Le comité d’experts internationaux dont j’ai l’honneur de faire partie a publié hier ses dernières conclusions (chronologiquement parlant) sur la question cruciale des faux comptes-rendus des actions et des endroits où se trouvaient les plus hauts responsables politiques et militaires américains au cours de cette journée fatale.

Ces conclusions s’articulent en huit chapitres, dont les détails peuvent être consultés sur le site www.consensus911.org/fr [en français - NdT], et qui éclairent d’une lumière nouvelle et impressionnante ce sur quoi, à presque onze ans de distance, des millions de personnes dans le monde entier (disons l’immense majorité) ne savent absolument rien. À commencer par les mensonges officiels qui ont été diffusés pour empêcher que le public – et en premier lieu les Américains – sache où se trouvaient et ce que faisaient les quatre plus hauts responsables de l’époque : le président américain George W. Bush, le vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, et le général en charge de tout l’État major, Richard Myers.

Ces huit nouveaux chapitres ont été élaborés par les vingt membres du 9/11 Consensus Panel, sur la base de documents obtenus grâce à la loi sur la liberté de l’information (FOIA), et par l’analyse de toutes les sources journalistiques disponibles. Et en prenant comme point de départ les propres affirmations de la Commission d’enquête officielle.

La documentation est effectivement impressionnante et les mensonges officiels y coulent à torrents. A commencer par le fait avéré et proprement stupéfiant du nombre sans précédent d’exercices militaires qui se déroulaient précisément le 11 septembre 2001. Il y en avait pas moins de sept. Mais la Commission d’enquête officielle ne fait mention que d’un seul, celui qui portait le nom de « Vigilant Guardian ». Cet exercice était habituellement organisé chaque année en octobre. Mais en 2001, il fut avancé à septembre. Il y eut au même moment l’exercice « Global Guardian », du NORAD (North American Aerospace Defense Command), qui lui aussi était normalement planifié au mois d’octobre. Et ainsi de suite : « AmalgamWarrior » (vaste exercice portant sur plusieurs régions du NORAD, conduit normalement aux mois d’avril et d’octobre). Cette année-là, l’exercice fut lui aussi déplacé en septembre.

Le 4e est intéressant, « Northern Vigilance », qui eut pour effet ce matin-là de déplacer pratiquement toute la flotte aérienne militaire américaine au Canada et en Alaska. Suivirent, ou plutôt furent organisés au même moment « Vigilant Warrior » (exercice d’entrainement en vol), et « Red Flight » (qui prévoyait le transfert d’avions de chasse de la base de Langley, Virginie, vers d’autres bases). Et enfin, n’oublions pas le National Reconnaissance Office (NRO) qui – quelle coïncidence extraordinaire – prévoyait justement ce matin-là, exactement à 9 h 10, l’impact d’un petit avion contre l’une des tours de l’Agence, dans les environs de Washington.

Il est impossible de résumer ici tous les points les plus criants qui émergent de ces huit chapitres. Une chose est sure : la Commission officielle, présidée (illégalement) par Philip Zelikow, ami intime et collaborateur de CondoleezzaRice, oublia de mentionner les sept exercices militaires en cours ce jour-là, mais sous-estima de manière incroyable la confusion provoquée par tous ces entrainements et ces simulations alors que se produisaient les quatre détournements d’avion. En outre, il parait irréfutable que ce matin-là, les écrans radars de la défense aérienne américaine furent criblés de faux échos par rapport à ce qui se passait en réalité dans le ciel de l’Amérique du Nord. Ces faux échos radars furent retirés des écrans seulement après les frappes contre la Tour Sud du World Trade Center.

Mais qui commandait pendant ces heures [cruciales] ? Les sources officielles répètent sans cesse que Bush, Cheney, Rumsfeld, Richard Myers (qui remplaçait le général Hugh Shelton), Montague Winfield, lui aussi général et à la tête de la « War room » étaient tous (de façon totalement inexplicable) loin de leurs postes de responsabilité. C’est-à-dire qu’ils n’étaient pas là où ils auraient dû être. Et qu’ils n’y retournèrent qu’après la frappe contre le Pentagone, à 9 h 37. Mais les documents démentent cette version des faits. Certains d’entre eux, non seulement se trouvaient à leur poste, mais ils étaient parfaitement informés sur ce qui se passait et ils discutèrent même de la nécessité ou pas d’abattre le 4e avion détourné, le Vol 93, dont les débris furent retrouvés non pas à Shanksville (comme le dit la version officielle) mais sur un périmètre de plusieurs kilomètres de diamètre. Encore un démenti de la version officielle.

Le 9/11 Consensus Panel n’est pas un tribunal, mais il recueille les éléments qui pourront être utiles aux recherches ultérieures, peu importe qui les conduit, une institution publique, les médias, des sites académiques. Ceux qui veulent ouvrir les yeux peuvent aller s’en assurer sur le site. Le site du Consensus 9/11 est une contribution à l’enquête que Ferdinando Imposimato compte mener à bien pour exposer les chefs d’accusation devant le Tribunal pénal international de La Haye, afin que celui-ci puisse examiner l’hypothèse d’incriminer d’importants membres de l’administration américaine de l’époque, sur l’accusation de « participation à un crime ».

GiuliettoChiesa

8 juin 2012

 

IlFattoQuotidiano.it, le 6 juin 2012

Traduction GV pour ReOpenNewshttp://www.reopen911.info/News/2012/06/08/giulietto-chiesa-l...

URL de cet article 16919
http://www.legrandsoir.info/11-septembre-de-nouveaux-indices-dementent-la-version-officielle.html


John Pilger : Il est temps que nous reconnaissions la criminalité du gouvernement de Blair.
Dans le théâtre kabuki de la politique parlementaire britannique, les grands crimes ne sont pas commis et les criminels courent en liberté. Il s’agit bien de théâtre après tout ; ce sont les pirouettes qui comptent, et non pas des actions décidées en déconnexion, à la fois géographique et culturelle, avec leurs conséquences. C’est un dispositif sécurisé, protégé aussi bien par les acteurs que par la critique. Le discours d’adieu de l’un des plus malins de ces gens, Tony Blair, « était profondément imprégné d’un sens de conviction morale », s’épanchait alors le présentateur de télévision Jon Snow, comme si le charme que Blair exerçait aux adeptes du kabuki était mystique. Le fait qu’il était un criminel de guerre n’était en rien pertinent.

La manière dont on a étouffé les crimes de Blair et de ses administrations est décrite dans un livre de Gareth Peirce intitulé Dispatchesfrom the DarkSide : on torture and the death of justice, publié en version de poche ce mois-ci par les éditions Verso. Peirce est l’avocate des droits de l’Homme la plus distinguée de Grande-Bretagne ; sa poursuite de dénis de justice infâmes et sa recherche de justice pour les victimes de crimes gouvernementaux, tels que la torture et l’extradition, restent inégalées. Son compte-rendu de ce qu’elle appelle le « pandémonium moral et légal » au lendemain du 11 septembre, est exceptionnel dans le sens où, en s’appuyant sur les mémoires de Blair et Alistair Campbell, des procès-verbaux du Cabinet et des dossiers du MI6, elle leur applique la règle de droit.

 

Des avocats de la trempe de Peirce, Phil Shiner et Clive Stafford-Smith ont permis que la mise en accusation de puissances dominantes ne soit plus un tabou. Ainsi Israël, l’homme de main des États-Unis, est maintenant largement reconnu comme l’État le moins respectueux du droit au monde. Des personnes comme Donald Rumsfeld, à l’instar de George W. Bush et Blair, évitent dorénavant les pays, au-delà des frontières, où la loi règne.

 

Étalant ses sinécures de « pacification » et de « développement » qui lui permettent d’ajouter à la fortune accumulée depuis son départ de Downing Street, Blair voyage en avion ici et là, tel une pie, avec pour destinations habituelles les cheikhats du Golfe, les Etats-Unis, Israël et des havres de sécurité comme la petite nation africaine du Rwanda. Depuis 2007, Blair a rendu sept visites dans ce pays, où il a accès à un jet privé fourni par le président Paul Kagame. Le régime de Kagame, dont les opposants ont été réduits au silence brutalement au moyen de fausses accusations, est « innovant » et un « leader » en Afrique, selon Blair.

 

Le livre de Peirce accomplit l’impossible avec Blair : il arrive à choquer. Quand elle remonte aux sources « des thèses injustifiables, de la belligérance débridée, de la falsification et d’un irrespect délibéré des lois » qui ont mené aux invasions de l’Afghanistan et de l’Irak, elle identifie l’offensive de Blair sur les musulmans comme étant à la fois criminelle et raciste. « Il fallait neutraliser par tous les moyens possibles, et de manière définitive, toute personne suspectée de tenir des opinions [islamistes]... dans le langage de Blair, un « virus » devant être « éliminé » et nous poussant à « une myriade d’interventions vigoureuses dans les affaires d’autres nations [sic] ». » Des communautés entières ont été réduites à des « taches de couleur » constellant un tableau sur lequel le Napoléon du parti travailliste s’attèlerait à « la réorganisation du monde ».

 

Le concept même de guerre a été détourné de son sens véritable pour devenir la logique de « nos valeurs contre les leurs ». Les réels coupables des attaques du 11 septembre, pour la plupart des Saoudiens entraînés à piloter en Amérique, ont été oubliés en cours de route. Tant s’en faut, les « taches de couleur » se sont révélées provenir du sang d’innocents – d’abord en Afghanistan, pays des pauvres entre les pauvres. Il n’y avait pas d’Afghans parmi les membres d’Al-Qaïda ; au contraire, on pouvait noter un ressentiment mutuel entre les uns et les autres. Mais cela n’importait pas. Une fois les bombardements commencés le 7 octobre 2001, des dizaines de milliers d’Afghans ont été châtiés par la famine au moment où le Programme alimentaire mondial retirait son aide à l’aube de l’hiver. Dans un village dévasté, Bibi Mahru, j’ai été témoin des conséquences d’une bombe de « précision » Mk82 : l’oblitération de deux familles, dont huit enfants. « Tony Blair, » a écrit Alistair Campbell, « a dit qu’ils devaient être conscients que nous les ferions souffrir s’ils ne nous présentaient pas Oussama Ben Laden. »

 

Le personnage grotesque d’Alastair Campbell était déjà à l’œuvre en train de concocter une autre menace en Irak. La guerre qui a suivi « a donné jusqu’à » entre 800 000 et 1.3 millions de morts, d’après le Centre d'Etudes Internationales du MIT[i] : des chiffres qui dépassent les estimations de l’Université de Fordham pour le nombre de victimes du génocide au Rwanda.

 

Et pourtant, écrit Peirce, « les fils de courriers électroniques, de communiqués internes du gouvernement ne révèlent aucune dissension ». Des séances d’interrogations qui comportaient de la torture venaient d’« instructions expresses... de ministres du gouvernement ». Le 10 janvier 2002, le ministre des affaires étrangères Jack Straw a contacté par courrier électronique ses collègues leur informant que l’envoi de citoyens britanniques au camp de Guantanamo représentait « le meilleur moyen d’atteindre nos objectifs de contre-terrorisme ». Il a rejeté « l’unique alternative du rapatriement au Royaume-Uni ». (Plus tard nommé « Secrétaire d’État à la Justice », Straw s’est débarrassé de procès-verbaux incriminants du Cabinet au mépris de l’avis du commissaire à l’information[ii]). Le 6 février 2002, le ministre de l’Intérieur David Blunkett a fait remarquer qu’il ne montrait « aucun empressement à voir qui que ce soit retourner [de Guantanamo] au Royaume-Uni ». Trois jours plus tard, le Secrétaire d’État aux Affaires étrangères Ben Bradshaw a écrit : « Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour éviter que les détenus soient rapatriés au Royaume-Uni. » Or pas une seule des personnes en question dans leurs propos n’avait été accusée ; la plupart avaient été vendues en tant que primes aux Américains par des chefs de guerre afghans. Peirce décrit encore comment des officiels du ministère des Affaires étrangères, antérieurement à une inspection du camp de Guantanamo, ont « vérifié » que les prisonniers britanniques étaient "traités humainement" alors que c’était tout le contraire.

 

Noyé dans ses mésaventures et ses mensonges, à l’écoute uniquement des berceuses de son dirigeant sur sa "sincérité", le gouvernement travailliste n’a consulté personne qui dise la vérité. Peirce cite l’une des sources les plus sûres, le Conflicts Forum, un site tenu par l’ex-officier des services de renseignement britanniques Alastair Crooke, qui considère qu’« isoler et diaboliser des groupes [islamiques] qui jouissent de soutien sur le terrain y a pour effet de renforcer le point de vue selon lequel l’Occident comprend seulement le langage de la puissance militaire ». En niant délibérément cette vérité, Blair, Campbell et leurs perroquets ont semé les graines des attaques du 7 juillet à Londres.

 

Aujourd’hui, un autre Afghanistan et un autre Irak s’annoncent en Syrie et en Iran, peut-être même une guerre mondiale. Une fois encore, il se trouve des voix, comme celle d’Alastair Crooke, pour tenter d’expliquer à des médias assoiffés d’ « intervention » en Syrie que la situation de guerre civile dans ce pays requière des négociations intelligentes et patientes, et non les provocations du SAS britannique et des habituels exilés soudoyés qui montent dans le cheval de Troie anglo-américain.

Source originale : John Pilger

Traduit de l'anglais par T.K. pour Investig'Action

Source : michelcollon.info

 



Au jour le jour

Calebirri : Du 11 septembre à Mohamed Merah, la propagande a fait son œuvre.

L’autre jour, monsieur Sarkozy a rapproché ce qu’on appelle désormais « l’affaire Merah » des évènements du 11 septembre 2001. Certains se sont bien sûr insurgés contre cet amalgame récupérateur, mais c’est négliger la finesse de celui qui le prononce : car si les deux évènements n’ont en apparence aucun lien direct, leurutilisation électoraliste et leurs conséquences ne sont pas si éloignées.

 

En effet, c’est depuis le 11 septembre qu’a été révélée au monde la nouvelle croisade des occidentaux qui, comme il y a plusieurs centaines d’années déjà, a permis d’exploiter les ressources et les hommes pour entretenir la « croissance » des monarchies d’alors, ou pour « lutter contre la crise » de l’époque. Car le 11 septembre est arrivé à un moment « propice » de l’Histoire, c’est-à-dire au moment même où la puissance des pays occidentaux était remise en cause par l’émergence de ceux qu’on appelait encore « pays en voie de développement ». Ce retournement du capitalisme, conséquence logique d’une course à la rentabilité à travers une mondialisation incontrôlable, a atteint les limites de l’idéologie de ce système et a contraint les dirigeants occidentaux à rechercher d’autres justifications de leur domination : les différences de valeur des « civilisations ». Et le 11 septembre est le point d’appui qui a servi au basculement de l’idéologie capitaliste à celle du « post-capitalisme », c’est-à-dire le retour à l’obscurantisme.

 

Puisque les règles du capitalisme ne suffisaient plus à asseoir l’hégémonie occidentale ni à justifier les injustices propre à ce système, il leur fallait trouver un autre moyen que celui économique pour continuer à dominer le monde. Et face à une contestation populaire qui s’exprime désormais internationalement pour lutter contre des injustices devenues flagrantes, les dirigeants lui opposent une vision autoritaire qui ne peut être acceptable que si un « ennemi » assez fort et assez diffus lui permet de le justifier.Cet ennemi, c’est la religion, l’Islam. Devenu par amalgames successifs islamisme puis terrorisme, cette religion est le truchement qui permet de rassembler dans un même terme tous les contestataires que l’on désire y mettre. Il permet d’introduire la civilisation dans les causes de l’état de délabrement du monde actuel, de diviser et d’opposer les peuples, de stigmatiser des boucs-émissaires, de faire accepter des mesures liberticides, d’installer la peur et la haine entre les hommes. En distinguant l’Islam des autres religions, les gouvernants occidentaux sont parvenus ainsi à établir les bases d’un nouveau régime sécuritaire fondé sur le repli sur soi, la fermeture des frontières, la peur de l’étranger, la suspicion et la haine.

 

La propagande qui s’est installée depuis le 11 septembre avec la prétendue volonté des musulmans  (à travers ces amalgames) de détruire la « civilisation occidentale » a réussi à scinder le monde en deux entités ennemies, le « bien » contre le « mal », en confondant tour à tour la civilisation et la race, la culture et l’origine ethnique ou géographique, la religion et la politique. Elle a établi que même athée en France nous provenions tout de même d’une civilisation « judéo-chrétienne » (bien que nos ancêtres aient été pour la plupart païens), et qu’il fallait lutter contre celles des musulmans qui y serait opposée (ce qui est historiquement faux). Et elle a surtout permis le PatriotAct, Guantanamo, les invasions afghane et irakienne, prépare celles de l’Iran et la Syrie. Et ce que le 11 septembre a autorisé aux Etats-Unis, on veut nous le faire subir en France à l’occasion de drames comme celui de Toulouse. Car au-delà des élections présidentielles il y a le choc des civilisations. Pour quoi ?

 

Pour terroriser non pas les terroristes mais les peuples, pour bloquer et empêcher toute révolte, tout changement de système qui proviendrait de ceux qui commencent à comprendre qu’ils ont été bernés depuis trop longtemps, que le système est truqué et que le capitalisme ne favorise pas les meilleurs mais les plus forts… Cette terreur qui se propage provient en réalité des dirigeants occidentaux, qui ont profité des terroristes pour créer une tension, des conflits, de la peur et de la haine entre les peuples. Elle crée les conditions favorables à la mise en place effective d’une structure internationale et organisée du terrorisme, seul ennemi capable de justifier des attaques « préventives » et les sacrifices exigés en retour de ces mêmes peuples à qui on a fait peur, tout en leur permettant de créer une sorte de « nouvelle définition » du terrorisme susceptible d’englober n’importe quel opposant au système qui se met en place, qu’il soit musulman ou pas.

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

 



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

1-1 VIDEO VOST : John Pilger dénonce le terrorisme d’État et la "guerre contre la terreur".

John Pilger, célèbre journaliste anglo-saxon, dénonce le terrorisme d’État et la propagande faite autour de la guerre à la terreur en expliquant que ce sont les musulmans qui sont les principales victimes du terrorisme dans le monde, et que la soi-disant "guerre à la terreur" lancée au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 est le fait d’une "clique" à l’intérieur même de l’appareil d’État américain.

Vidéo :http://www.legrandsoir.info/+john-pilger-denonce-le-terrorisme-d-etat-et-la-guerre-contre-la-terreur-video-vost+.html


1-2 Buzzlclair : Le documentaire « The Elephant in the Room » sur le « 9/11 TruthMovement » enfin disponible en version française.

Nous vous annoncions en avril 2011 la sortie prochaine de la version sous-titrée en français du film "The Elephant in the Room" (2008) réalisé par Dean Puckett. Nous sommes heureux d’être enfin en mesure de la mettre aujourd’hui à disposition ! Pour l’occasion, nous republions la recension élogieuse parue sur 911Blogger suite au prix que ce film a reçu en 2008 pour meilleur film documentaire anglais au Festival du film indépendant de Londres. Ce festival du cinéma se tient chaque année dans le très select British Film Institute. Dean Puckett avait reçu la même année la récompense de meilleur réalisateur pour ce film auFestival du film de Portobello.

Nous aurons également très bientôt des nouvelles du prochain documentaire de Dean Puckett "The Crisis of Civilization", basé sur le livre de NafeezMosaddeq Ahmed, qui est aussi l’auteur du livre "La Guerre contre la vérité : 11 Séptembre, désinformation et anatomie du terrorisme" traduit en français aux Editions Demi-Lune. En effet, l’association ReOpen911 s’est chargée de traduire et de sous-titrer bénévolement ce film en français pour sa future sortie qui devrait avoir lieu dans le courant du mois de mars 2012.

 

Film documentaire de 2008 réalisé par Dean Puckett (92min)

Le film "The Elephant in the Room"
* Présentation *

Elu meilleur film-documentaire au Festival du Film indépendant de Londres en 2008, "The Elephant in the Room" nous propose de suivre le réalisateur Dean Puckett dans son voyage au sein du Mouvement pour la Vérité sur le 11-Septembre.

 

De William Rodriguez, survivant et héros du 11/9 qui fut témoin de nombreuses explosions dans la Tour Nord, à l’ex-députée verte Cynthia McKinney qui conteste le récit gouvernemental des événements, en passant par un activiste qui s’empare des micros de supermarchés pour diffuser son message militant, "The Elephant in the Room" nous montre le Mouvement dans toute sa diversité et sans concession. La narration objective et distanciée permet à chacun de se faire une opinion libre sur ce Mouvement.

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La dernière partie du film s’intéresse au sort épouvantable et particulièrement émouvant des secouristes du 11/9. Au lendemain des attentats, la Maison Blanche avait demandé à l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (EPA) de falsifier leurs rapports sur la qualité de l’air afin de rouvrir la Bourse au plus vite, quitte à sacrifier la santé et la vie des secouristes, pompiers, et ouvriers du bâtiment qui, mal équipés et manquant de masques, ont œuvré dans les poussières toxiques. Résultat : les pompiers et secouristes du 11/9 sont aujourd’hui massivement atteints de cancers. Ils seraient déjà plus de 1000 à être morts des suites de leurs cancers et autres maladies développés à cause des poussières du WTC qu’ils ont inhalées. A ce jour, le gouvernement refuse toujours de prendre en charge le traitement des cancers en éludant sa responsabilité.

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La phrase "the elephant in the room" (l’éléphant dans la pièce) est une locution anglaise désignant une vérité évidente qui est ignorée ou négligée (notamment par les médias). Ce qui est sans aucun doute le cas du Mouvement pour la Vérité. Or, le 11/9 et la Guerre au Terrorisme ne peuvent être traités comme un "elephant in the room" que nous pouvons ignorer dans l’espoir qu’il s’en ira.

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* Visionnez le film gratuitement ici *

http://www.reopen911.info/News/2012/03/02/le-documentaire-the-elephant-in-the-room-sur-le-911-truth-movement-enfin-disponible-en-version-francaise/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29

 


Compte-rendu : Festival du Film Indépendant – Présentation au British Film Institute de Londres

Soumis par andyb sur 911blogger le mercredi 16 avril 2008 – 9h28

 

Compte-rendu sur ‘The Elephant in the Room’, documentaire de Dean Puckett sur le Mouvement pour la Vérité et les Secouristes du 11 Septembre, projeté au Festival du Film Indépendant – BFI Londres le 14 avril [2008].

 

D’une certaine manière, parmi les sujets importants comme la bataille de Britney Spears pour la garde [de son enfant] et la vie sociale d’Amy Winehouse, les médias dominants sont passés à côté du plus important phénomène culturel du 21ème siècle – le « Mouvement pour la Vérité sur le 11/9 ». Depuis le premier jour, quand l’animateur-radio Alex Jones hurlait dans son micro qu’il avait prédit les attaques depuis des mois (et que c’était le gouvernement américain qui était responsable), puis au cours des années suivantes, quand des universitaires, des scientifiques et des ingénieurs ont commencé à rejoindre le mouvement, et jusqu’à aujourd’hui – un mouvement d’individus de tous âges et de toutes obédiences politiques se chiffrant maintenant en centaines de milliers si ce n’est en millions d’individus, tous croient que la version officielle du 11/9 est un mensonge. The Elephant in the Room est un film qui raconte leur histoire.

 

Ce n’est pas un film qui présente des théories du complot ; ce n’est même pas un film consacré uniquement aux théoriciens du complot. The Elephant in the Room propose une vision large de l’impact du 11/9 sur la société, à commencer par le « Mouvement pour la Vérité sur le 11/9 » et les opinions de jeunes Musulmans britanniques, diabolisés dans leur identité même suite aux événements, avant de nous plonger dans l’émouvante histoire des secouristes. The Elephant in the Room agit comme un miroir brandi face aux orientations du monde post-11/9 que les médias ignorent et que ceux au pouvoir préfèrent prétendre qu’elles n’existent pas, et le reflet est à la fois beau et déformé.

 

Le film commence par des séquences incertaines du jeune Puckett (qui se trouvait par hasard à New York juste après le 11/9), puis fait un bond jusqu’à nos jours – la variation dans le temps étant marquée par l’évolution de Puckett en tant que réalisateur. Dès l’instant que le film nous rejoint dans le présent, il est esthétiquement irréprochable – chaque plan est parfaitement mis en scène, la réalisation et le montage sont agréables et le film est tourné en Haute Définition – à des années-lumière des films granuleux que l’on trouve sur Internet au sujet du 11/9 – ce film est un film authentique réalisé par un véritable cinéaste au talent non négligeable

 

 

Nous entamons alors une traversée bien rythmée dans le monde des théoriciens du complot. Le calibre et l’éventail de personnalités que Puckett a réussi à approcher sont impressionnants et donnent au spectateur une bonne idée de la diversité et de l’étendue du mouvement. De William Rodriguez (un héros du 11 Septembre devenu un célèbre ‘9/11 Truther’ pour avoir affirmé qu’il avait fait l’expérience et avait été le témoin de multiples explosions dans les tours), à Cynthia McKinney (l’ex-membre du Congrès qui a contesté le récit du gouvernement sur le 11 Septembre et a perdu son poste au Congrès), et soutenue par une formidable distribution agrémentée d’activistes hauts en couleurs, cette partie du film est par moments intense, parfois très drôle et constamment divertissante. Puckett nous balade des villes pittoresques anglaises, et des singeries désopilantes d’un truther qui détourne le système d’annonce publique d’un supermarché pour dire aux malheureux clients que le ‘11/9 était un coup monté’, jusque dans une manifestation explosive à New York lors de la commémoration du 11/9 où Puckett lui-même et son équipe sont arrêtés en direct sur Fox TV. Restant résolument objectif dans son récit, il accepte l’avis d’autrui sans jamais imposer le sien.

 Le dernier tiers du film adopte un ton très différent et aborde un sujet très délicat à développer – le traitement effroyable réservé aux secouristes du 11/9. Au lendemain du 11/9, la Maison Blanche a fait pression sur l’EPA, Agence de Protection de l’Environnement, pour supprimer les alertes dans leur rapport concernant la qualité de l’air ; les niveaux de concentration de poudre de béton, d’amiante et d’autres toxines étaient potentiellement mortels. Le but était de rouvrir et faire tourner Wall Street, les conséquences étant que ceux qui ont tout risqué pour aider au cours du nettoyage après le 11/9 ont maintenant tout perdu. Certains sont décédés ; des milliers sont atteints de maladie dont bon nombre en phase terminale. Leurs allocations ont été coupées, ils reçoivent peu de soutien et leur histoire est censurée par les médias dominants. Le soin avec lequel Puckett traite ses personnages et la tragédie humaine que tisse leur histoire collective, laisse en larme une partie du public alors que le film se termine par un dernier retour poignant du couteau dans la plaie. Pas de ‘happy end’ dans ce film, juste des questions essentielles.

 

Alors que ce dernier tiers du film véhicule le plus fort impact émotionnel, il est plutôt déstructuré comparé au rythme serré des deux premiers tiers, sorte de collage des expériences et de la souffrance de ces hommes. Le film glisse d’une section à l’autre sans que le récit ne donne de séparation précise entre les deux, aidant peut-être à amplifier le changement soudain de rythme. Puckett ne semblait pas vouloir se placer devant ses personnages délivrant leur message et bien qu’on prenne conscience que le temps passe de par sa juxtaposition avec les deux premiers tiers du film, il n’y a pas de partie qui ne mérite pas d’être entendue, bien au contraire. En fin de compte, Puckett a substitué l’éthique à l’esthétique; le public, le monde entier en fait, a besoin d’entendre l’histoire de ces hommes, et après avoir capté votre attention, il ne vous lâchera plus. Dans l’ensemble je lui en suis reconnaissant.

 

The Elephant in the Room est un film que tout le monde devrait voir. Il invite le spectateur à se poser des questions essentielles sans jamais prendre position par rapport aux réponses apportées. Ces questions sont celles qui ne peuvent plus être ignorées dans ce contexte de ‘Guerre au terrorisme’ qui bat son plein. Le monde s’est transformé, nous rappelle Puckett, et l’attitude à adopter face à ce changement nous appartient, mais il est grand temps d’arrêter de traiter le 11/9 et la Guerre au terrorisme comme un éléphant dans une pièce qu’on ignore dans l’espoir qu’il disparaisse.

Traduction : Vincent pour ReOpenNews

 



Dossier & Point de vue

2-1 GeantVert : 11-Septembre : La lanceuse d’alerte Sibel Edmonds publie ses mémoires « ClassifiedWoman » malgré la censure du FBI (Vidéo + Interview)

La célèbre lanceuse d’alerte Sibel Edmonds répond aux questions de la chaine RT à l’occasion de la publication intégrale de ses mémoires "ClassifiedWoman" pourtant interdits par le FBI et les autorités américaines. Elle y met en cause directement plusieurs niveaux du gouvernement US pour haute trahison et dissimulation, et dénonce la propagande sur le mythe d’al-Qaïda : en effet, selon cette ex-traductrice du FBI, les USA ont utilisé Ben Laden et al-Qaïda à l’étranger (Afghanistan, ex-Yougoslavie, Tchétchénie notamment) depuis les années 1990 et jusque bien après le 11-Septembre. La version non censurée de son livre "ClassifiedWoman" peut être commandée en anglais sur son site BoilingFrogs.

Sibel Edmonds interviewée par RussiaToday à propos de son livre "ClassifiedWoman"

publié sur BoilingFrogs, le 9 mai 2012

Traduction et sous-titrage Maurice / Perry / Arno / GV pour ReOpenNews

25 juin, 2012 by GeantVert

http://www.reopen911.info/News/2012/06/25/11-septembre-la-lanceuse-dalerte-sibel-edmonds-publie-ses-memoires-classified-woman-malgre-la-censure-du-fbi-interview-video/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29


11/9 : La lanceuse d’alerte Sibel Edmonds publie… par ReOpen911

 

*** TRANSCRIPTION DE LA VIDÉO *** VIDEO A VISIONNER EN CLIQUANT SUR LE LIEN DE L’ARTICLE

http://www.reopen911.info/News/2012/06/25/11-septembre-la-lanceuse-dalerte-sibel-edmonds-publie-ses-memoires-classified-woman-malgre-la-censure-du-fbi-interview-video/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29

Malgré les promesses d’Obama sur la protection des lanceurs d’alerte, son administration est la plus impitoyable qui soit pour les faire taire ou les poursuivre en justice. L’une des plus célèbres de ces lanceuses d’alertes s’appelle Sibel Edmonds. C’est la femme la plus "bâillonnée" de l’histoire. Ancienne traductrice du FBI, née en Iran, elle lutte depuis plusieurs années pour raconter son histoire. Lasse d’avoir attendu 340 jours l’autorisation du FBI pour son mémoire, elle a décidé d’en publier l’intégralité sans autorisation des autorités, et sans rien en censurer. Elle y accuse directement plusieurs niveaux du gouvernement pour haute trahison et dissimulation au sein du FBI. Sibel Edmonds a créé le groupe des "lanceurs d’alerte pour la sécurité nationale". Son livre s’intitule "ClassifiedWoman". Nous l’accueillons aujourd’hui.

Sibel, vous avez été interdite de publication pendant des années, mais avez décidé de passer outre. Pourquoi ?

J’ai passé 5 ans à essayer de me défendre devant la Justice, et auprès du Congrès ou des agences exécutives telles que le bureau de l’Inspecteur général. Mais à chaque fois, je fus "classifiée", interdite de parole. En fait, l’administration Bush et son ministre de la justice, John Ashcroft, ont invoqué une ordonnance de non-publication au Congrès, en classifiant rétroactivement ce que le Congrès avait étudié sur mon cas. Après ces 6 années, j’étais épuisée. Je suis partie 2 ans, avant de revenir en 2009, en pensant qu’avec la nouvelle administration les choses changeraient. Ce ne fut pas le cas. J’ai alors commencé ce livre, en me conformant aux règles du département de la Justice, je le leur ai soumis. Ils avaient 30 jours pour censurer certains passages, et me le rendre. Au lieu de cela, ils ont harcelé mes avocats pendant 1 an, interdisant la publication pure et simple de mon livre, sans nous indiquer les passages à censurer. Nous avons rempli nos obligations. La Constitution est de mon côté. Alors, j’y suis allée et j’ai finalement publié ce livre. Il est paru.

RT : Dans votre livre, vous parlez de hauts fonctionnaires qui travaillent contre la sécurité internationale, et d’avertissements très explicites avant le 11/9 qui furent ignorés ou censurés par l’Agence. Pourquoi donc des fonctionnaires travailleraient-ils contre notre sécurité nationale en n’empêchant pas de tels attentats.

Pour le 11/9, des informations ont été bloquées intentionnellement.  Au-delà de l’incompétence, ce fut souvent volontaire. Et après, ces informations ont été classifiées et n’ont atteint ni la Commission du 11/9, ni le Sénat, ni l’enquête conjointe de la Chambre sur le 11/9. Et ces rapports provenant de différentes instances, ne contiennent aucune des preuves que le FBI avait depuis des années. Cela concerne le 11/9 mais les cas de corruption impliquaient surtout un lobby et des organisations étrangères qui travaillent avec des hauts fonctionnaires dont certains élus du Congrès. Pour ma seule division, il y avait 12-13 personnes du Congrès. Et aussi des contacts avec des employés très haut placés au département d’État, aux 2e ou 3e rangs qui travaillaient avec certaines entités étrangères et leur passaient des informations.

RT : Que dire des médias alternatifs ? Certains vous ont persécutée à cause de votre théorie alternative qui contredit le récit gouvernemental des événements. Pour vous, ces médias sont-ils complices de cette dissimulation ?

Il existe 2 sortes de médias : les médias traditionnels, et tout le monde sait bien qu’ils ont perdu toute crédibilité auprès du peuple américain, plus personne ne les prend au sérieux. Le New York Times et ses mensonges sur l’Irak, avec Judith Miller. En fait, si ces journaux disaient du bien de mon livre, cela m’inquiéterait beaucoup. Vu leur position, ce serait presque une insulte pour moi. Et parmi les médias alternatifs, nous avons des chaines comme RT qui ont montré leur indépendance, mais tant d’autres sont financés par ces fondations, ces grandes corporations qui les possèdent, les même 1% que vous décriez. Alors comment peuvent-ils être indépendants ? Vous avez les fondations Soros qui donnent des millions de $ à certains médias alternatifs. En quoi sont-ils alternatifs ? Je les appelle : "quasi alternatifs", et malheureusement, il reste aujourd’hui très peu de journaux ou de radios vraiment alternatifs et indépendants.

RT : Quelle est l’affirmation la plus explosive de votre livre ?

Comme je l’ai dit, j’ai soumis ce livre au FBI, mais je n’y révèle rien de ce que je savais être classifié. Maintenant, ceux qui lisent ce livre savent par exemple que notre pays a coopéré avec ceux que nous appelons les "terroristes". Que ce soit Ben Laden ou un groupe affilié, nous avons travaillé avec eux depuis les années 90 en Asie Centrale, et cela a continué même après le 11 septembre 2001. Nous y étions directement, comme nation, et le Congrès finançait. Nous avons entendu parler de budgets secrets, finançant des groupes terroristes comme les Tchétchènes. Toutes les actions majeures conduites de 1996 à 2001 par les principaux terroristes tchétchènes, le furent sous nos ordres, avec nos fonds, nos armes, et nos orientations. Et nous avons travaillé en étroite collaboration avec des individus ou des groupes en Afghanistan, au Pakistan, en Arabie Saoudite, et en Turquie, pays de l’OTAN, pour placer des cellules en Asie Centrale et dans le Caucase, et semer la terreur.

RT : Et concernant nos affaires intérieures [aux USA], avec tous ces complots terroristes déjoués à temps qui s’avèrent n’être que des arnaques, des pièges ? Est-ce vraiment légitime, ou seulement la justification des mesures policières et de la guerre sans fin à l’étranger ?

Difficile à dire. Les médias et le gouvernement n’ont plus aucune crédibilité. Alors comment distinguer le réel ? Il reste que le gouvernement doit entretenir cette peur. Et pour cela, ces incidents sont nécessaires, car sinon, le 11/9 s’éloignant, les gens diront : "Attendez une seconde, les pires attentats contre les USA et notre Constitution ne venaient pas de terroristes, mais de notre gouvernement." Car al-Qaida ne peut pas attaquer notre liberté. S’ils existent encore, ils ne peuvent pas attaquer notre Constitution. Les seuls attentats contre notre peuple ou notre Constitution, nos libertés et même notre dignité nationale, vis-à-vis des autres pays, ou bien ici, aux USA, quand vous vous faites tripoter à l’aéroport par exemple, sont l’oeuvre du gouvernement qui suspecte chaque citoyen. Ils n’ont pas de mandat, et pourtant ils vous fouillent. Ces attentats contre le peuple viennent du gouvernement US, et non de l’extérieur, que ce soit du sud de la frontière ou d’une sorte d’al-Qaida imaginaire au Yémen.

RT : Parlons un peu d’al-Qaida et de l’exécution récente de Ben Laden. Vous savez bien qu’al-Qaida est une tactique, et qu’avant le 11/9 personne ne parlait d’une organisation. Cette guerre à la terreur est-elle totalement fabriquée ? Ben Laden serait-il vraiment mort il y a 10 ans ? On ne nous a montré aucune preuve.

Je crois que la confusion est un des principaux buts, c’est une opération psychologique contre le peuple. Ils créent de la confusion et plus personne ne sait ce qui est vrai, même la logique ne fonctionne plus. Vous avez soulevé un point important : Au FBI, nous travaillions sur des fichiers datant des années 90, et il n’y avait pas d’unité en charge d’al-Qaida. Tous ceux qui l’affirment sont des menteurs. Parce qu’ils avaient des unités appelées "moudjahidines". Et tandis que le FBI menait ses enquêtes, deux autres branches de notre secteur exécutif, le département d’État et la CIA, après 1995, collaboraient étroitement avec ces gens. En fait, ils utilisaient les avions de l’OTAN pour les transférer d’Afghanistan, d’Arabie Saoudite, et d’Asie Centrale, vers la Turquie, qui fait partie de l’OTAN. On les envoyait en Bosnie munis de passeports turcs. Comment auraient-ils pu avoir des unités pourchassant al-Qaida, alors que c’était notre plus grand partenaire, et que ça ne s’appelait pas al-Qaida, mais "nos alliés moudjahidines".

RT : Intéressant, en effet nous avons travaillé avec Ben Laden, et collaboré ces organisations avant et après le 11/9. C’était Sibel Edmonds, fondatrice et directrice de la coalition nationale des lanceurs d’alerte pour la sécurité nationale, et auteur du livre "ClassifiedWoman".

Traduction et sous-titrage Maurice / Perry / Arno / GV pour ReOpenNews

 


2-2 Lorraine Millot :Polémiques autour du procès du 11 Septembre.

Récit : La décision de juger les accusés à Guantánamo devant une cour militaire risque de créer «une justice de second ordre».

Une loterie sera organisée pour sélectionner les victimes qui assisteront au procès du 11 Septembre à Guantánamo. Les moins chanceux pourront aussi suivre le procès retransmis sur écrans dans des bases militaires…

«Terrible erreur». Ce seul détail révèle bien le gâchis qui s’annonce avec la décision prise la semaine dernière de renvoyer le procès des principaux accusés du 11 Septembre devant un tribunal militaire sur la base-prison de Guantánamo. Le procès des plus terribles attentats jamais commis sur le sol américain se déroulera au loin, sur un territoire contesté (Cuba n’accepte pas la présence de cette base américaine sur l’île), devant un tribunal d’exception, après avoir torturé ou soumis les accusés à des traitements dégradants. Le tout, pour aboutir sans doute à une peine capitale : les cinq accusés encourent en effet la peine de mort.

Ce sera une justice de «second ordre», s’indignent les juristes de l’American Civil Liberties Union (ACLU), qui défendent l’Etat de droit outre-Atlantique et dénoncent là une «terrible erreur de Barack Obama».«Les Etats-Unis seront en procès» en même temps que les accusés pour les traitements infligés aux détenus, prévient Andrea Prasow, experte en contre-terrorisme pour l’ONG HumanRights Watch.

Les procès du 11 Septembre sont «trop importants pour être tenus devant un système biaisé de commission militaire», lançait… Barack Obama lui-même en février 2008, tandis qu’il n’était encore que candidat à la Maison Blanche. Un an après son élection à la présidence, en novembre 2009, le département de la Justice annonce que Khaled Cheikh Mohammed, architecte supposé des attentats, et ses quatre complices présumés, Ramzi ben al-Chaïba, Ali Abd al-Aziz Ali, Wallid ben Attash et Moustapha al-Houssaoui, seront plutôt jugés devant un tribunal fédéral civil à New York. Mais Barack Obama avait signalé qu’il ne «chercherait pas la controverse en défendant ses positions sur Guantánamo», attaque l’avocat David Remes, qui représente plusieurs détenus à Gitmo, le surnom donné à la base.

Sitôt annoncé que les «terroristes du 11 Septembre» seraient jugés à New York, les élus locaux s’étaient indignés du «danger» (dixit Rudy Giuliani, l’ancien maire de la ville) que ce procès ferait courir aux habitants ou du «mépris flagrant» pour les souffrances déjà endurées (selon Marty Golden, un sénateur local et ancien policier du NYPD). «C’est très douloureux», plaidait le gouverneur démocrate de l’Etat de New York, David Paterson : «Nous n’avons pas encore été capables de reconstruire le site, et avoir ces terroristes jugés si près du lieu de l’attaque sera un fardeau pour tous les New-Yorkais.» D’abord favorable au procès, le maire de la ville, Michael Bloomberg, s’est aussi ravisé, estimant qu’il coûterait «un milliard de dollars» et priant le gouvernement de trouver un autre site.

Surfant sur l’émotion, en décembre 2010, le Congrès a rendu impossible ce procès à New York, en interdisant de facto le transfert de tout prisonnier de Guantánamo vers le sol américain, même pour y être jugé. L’administration Obama peut ainsi arguer aujourd’hui qu’elle n’a guère le choix que de renvoyer les «Gitmo 5» en commission militaire, par la faute du Congrès. «Mais ils ont eu tout de même un acte d’accusation à New York pendant douze mois, rappelle Andrea Prasow. Si l’administration Obama avait vraiment voulu un procès civil, elle aurait pu alors faire avancer les choses. Mais elle a cédé pour des raisons politiques. Les hommes politiques font croire que la seule présence de ces accusés à New York serait un danger. Ce qui n’est pas vrai. Ahmed Ghailani [un autre détenu de Guantánamo, condamné à la prison à vie en janvier pour les attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie en 1998, ndlr] a été transféré et jugé à New York sans qu’il y ait de nouveaux attentats pour autant.»

«Portes de l’enfer». Tandis que les défenseurs de l’Etat de droit s’indignent de cette occasion ratée, les quelques sondages menés sur la question suggèrent pourtant qu’une majorité d’Américains est plutôt favorable à un procès militaire, loin de chez eux. Le tabloïd new-yorkais Daily News a bien résumé cet état d’esprit dans un éditorial récent : «En réalité, KCM [Khaled Cheikh Mohammed, ndlr] aurait déjà dû être envoyé de l’autre côté des portes de l’enfer par injection mortelle», écrit le journal, estimant qu’un tribunal militaire sera tout à fait adapté pour «ces combattants sans uniforme».

Les partisans d’une justice expéditive et implacable pour les «terroristes du 11 Septembre» risquent pourtant d’être déçus aussi, car la procédure militaire prendra encore de longues années. Après la lecture de l’acte d’accusation, qui doit maintenant intervenir dans les trente jours, le procès des cinq accusés ne démarrera sans doute pas avant «deux ou trois ans», estime Andrea Prasow, le temps nécessaire pour préparer un procès d’une telle ampleur. «Avec ensuite les possibilités d’appel, il faudra encore compter cinq, six ou sept ans avant d’arriver à un verdict final», calcule cette experte. Qu’attendre alors de ce procès ? «Une sensation médiatique, de la gesticulation politique et l’ennui du public», résume l’avocat David Remes.

Par Lorraine Millot Correspondante à Washington

http://www.liberation.fr:80/monde/2012/04/09/polemiques-autour-du-proces-du-11-septembre_810575?xtor=EPR-450206



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Lalo : La parenthèse enchantée (1/11) : Un certain 10 septembre 2001.

De la conquête de l’Ouest à l’invasion de l’Irak, en passant par l’incident du Golfe du Tonkin, une bonne part des historiens et des journalistes des médias traditionnels est disposée à reconnaître et à explorer certaines déviances de l’appareil d’État américain AVANT le 11-Septembre et APRÈS le 11-Septembre. Mais étrangement, cet événement spécifique survenu en 2001 semble pour eux s’inscrire dans une parenthèse enchantée. En effet, selon le rapport officiel sur les attentats, il ne fait aucun doute que, ce jour-là, tous les responsables de l’administration américaine étaient par défaut vertueux, ou a minima, animés des meilleures intentions démocratiques et patriotiques. Et dans leur immense majorité, les médias occidentaux cautionnent sans réserve ce récit qui fut délivré à l’époque par le gouvernement Bush.

Pourtant nous constaterons, sur la base de documents de l’administration des États-Unis et de déclarations officielles d’élus américains, plusieurs anomalies spectaculaires au sein de l’appareil d’État de la première puissance mondiale, en lien étroit avec les crimes du 11-Septembre. Et nous observerons nombre d’indices ostensibles indiquant une implication dans les attentats de 2001 de membres haut placés de l’administration au pouvoir. Ces révélations permettront aussi de mieux comprendre pourquoi la commission d’enquête sur le 11-Septembre et les grands médias n’ont pas jugé utile de produire un travail élémentaire d’investigation sur ces déviances majeures, emprisonnant ainsi le peuple américain et le reste du monde dans l’illusion de cette parenthèse enchantée.

03 juillet, 2012 by Lalo

 

 

Un certain 10 septembre 2001

Chaque semaine cet été, du mardi 3 juillet au mardi 11 septembre 2012, ReOpen911 publie un extrait du livre de Lalo Vespera, La parenthèse enchantée (à paraitre en septembre 2012).

 

« Durant les années 1990, l’industrie pétrolière états-unienne et le Pentagone ont contribué à répandre l’idée selon laquelle les États-Unis auraient besoin d’une domination totale afin de garantir leur accès au pétrole ainsi qu’aux autres ressources dans le reste du monde. Ce programme aurait dû engendrer d’énormes dépenses, potentiellement des milliers de milliards de dollars, une somme que le Congrès ne pourrait accorder – sauf dans le cadre d’une réponse à une attaque aussi vaste et effrayante que celle de Pearl Harbor. Cela nous incite à rappeler que les entrées en guerre des États-Unis ont fréquemment été déclenchées par des attaques douteuses à l’image des incidents du Golfe du Tonkin au Vietnam. Au re-gard des événements du 11-Septembre, il est clair que le but que s’était fixé l’administration Bush-Cheney – envahir l’Irak – nécessitait qu’une telle attaque se produise. Ce dont nous avons été témoins, pour reprendre les termes d’Ola Tunander, un chercheur basé à Oslo, est “l’utilisation du terrorisme dans la construction de l’ordre mondial”. » 

Peter Dale Scott, "La route vers le nouveau désordre mondial", éditions Demi Lune [1]

 

Régime d’exception

Le 7 juillet 2011, la Chambre des représentants des États-Unis approuvait un amendement, proposé par un membre démocrate du Congrès, Peter DeFazio, exigeant que le Pentagone soit en mesure de produire des états financiers vérifiables. En effet, bien qu’il soit entièrement financé par le contribuable américain, le Département de la Défense (DoD) n’a pas été sérieusement contrôlé sur ses dépenses depuis plus de vingt ans, et cette exonération s’est transmutée en usage convenu et permanent [2]. Dans sa présentation de l’amendement, Peter DeFazio est revenu en particulier sur les 2300 milliards de dollars dont le Pentagone a "perdu la trace" dix ans plus tôt, ainsi que le déclarait en public le secrétaire d’État à la Défense Donald Rumsfeld, un certain 10 septembre 2001. Le lendemain même, les attentats spectaculaires détruisant le World Trade Center et une partie du Pentagone, permettaient aux États-Unis d’envahir avec une impunité déconcertante l’Afghanistan et l’Irak, pour le plus grand bénéfice d’une industrie de guerre très influente au sein du pouvoir américain.

En juillet 2007, Peter DeFazio avait déjà fait valoir son indépendance d’esprit sur la scène politique américaine en sollicitant à deux reprises un accès à la version classée secrète du plan de l’administration Bush sur la Continuité de Gouvernement (COG) [1b]. Ce plan avait été imposé par le "Homeland Security" – le Département de la Sécurité Intérieure des États-Unis créé à l’initiative du Président Bush en réponse aux attaques du 11-Septembre – afin de garantir la continuité du pouvoir en cas de crise majeure, et ce malgré un risque de dérapage hors du cadre démocratique prescrit par la constitution des États-Unis [3]. Or, en tant que membre du Comité spécial du Congrès sur le "Homeland Security", DeFazio était supposé avoir accès aux informations gouvernementales confidentielles, mais George Bush avait finalement refusé de lui accorder le droit d’examiner ces informations qui restent encore à ce jour inaccessibles aux représentants du peuple américain [4].

 

Au cours de l’été 2011, la crise de la dette est revenue en force au cœur de l’actualité économique des États-Unis. S’imposant dans les médias, cette crise a fait bouger les lignes. Ainsi l’opinion publique américaine s’est trouvée davantage consciente des incohérences budgétaires et de la dette colossale qui pèse sur les États-Unis [5]. De plus, en contrepoint des dépenses militaires sans cesse croissantes depuis dix ans, le congrès s’est agité sur les réductions substantielles prévues dans les programmes d’aides aux familles de classe moyenne. C’est dans ce contexte qu’en juillet 2011, en prenant la parole devant la chambre des représentants pour soutenir l’amendement qu’il déposait, Peter DeFazio est revenu sur le budget astronomique qui s’est égaré une décennie plus tôt dans le labyrinthe des jeux comptables du Pentagone. Dans son discours, le représentant démocrate confirmait de façon claire et catégorique : « Nous ne savons pas où sont passés ces 2300 milliards de dollars. » [6]

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http://www.reopen911.info/News/2012/07/03/la-parenthese-enchantee-111-un-certain-10-septembre-2001/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29



4 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Philippe Val : Le Chantage du 11 Septembre, la gauche en ligne de mire (EXTRAIT)

 « Chaque pays, dans chaque région, doit maintenant prendre une décision.
Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes avec les terroristes »
George W. Bush, le 20 septembre 2001.

Depuis de nombreuses années en France, la remise en cause des explications officielles sur les attentats du 11 septembre 2001 est devenue un sujet tabou et assure à celui qui l’aborde de se faire cataloguer à l’extrême droite tant l’accusation, ajoutée à celle d’antisémitisme, a régulièrement servi dans les médias à empêcher un réel débat d’avoir lieu. Ce genre de cliché vient de valoir à René Balme, maire de Grigny et membre du Parti de gauche, de se faire traiter de conspirationniste rouge-brun dans une poussée de maccarthysme de Rue89 à la veille des élections législatives. Outre son déroulement, c’est la place de cet événement dans la politique néolibérale dont l’analyse a été évacuée par ce chantage. Le film The Crisis of Civilization de l’activiste britannique Dean Puckett vient donc donner de l’altitude à ce débat en replaçant la guerre au terrorisme dans son contexte global, au milieu des différentes crises générées par le capitalisme néolibéral, qu’elles soient énergétiques, écologiques ou économiques.

La juste part des choses

« Je ne sais pas si je peux supporter d’assister à une autre audition [de la Commission du 11/9]
qui ne va pas au cœur du sujet. Mais si nous n’y allons pas, qui regarde ? »
MindyKleinberg, veuve d’Alan Kleinberg décédé dans la tour Nord
du World Trade Center le 11 septembre 2001.

Il est très difficile de parler du 11 Septembre. Chaque fois que l’on aborde le sujet pour la première fois avec quelqu’un, on se demande pour qui on va passer. On s’en abstient souvent d’ailleurs. Et si on est rapidement rangé dans la case conspirationniste à laquelle on peut s’habituer à contrecœur avec le temps, il est en revanche plus dérangeant de passer pour un militant d’extrême droite ou un antisémite. Certes, on peut considérer qu’une certaine partie de ceux qui contestent la version officielle du 11 Septembre mérite le qualificatif de conspirationniste ; il s’agit en général de personnes qui ont rarement fait plus d’efforts à comprendre le sujet que la plupart des journalistes ou qui sont plongées comme eux dans leurs convictions malgré tout ce qui s’y oppose. Si d’ailleurs certains aspects controversés restent encore sujets à débat, les différents partis pris exprimés relèvent plus souvent d’une croyance personnelle que d’une réelle capacité d’analyse.

Cela dit, il existe des faits indéniables qui posent des questions significatives sur ce qui s’est passé le 11 Septembre et sur la commission chargée de l’expliquer. Le documentaire 9/11 : Press for Truth qui donne principalement la parole aux familles de victimes en fournit un bon aperçu [1]. Ce sont elles qui se sont battues pour obtenir une commission d’enquête, et ce sont également elles qui ont été les premières à dénoncer le rapport final [2]. On y découvre également Paul Thompson, un informaticien de San José, dont le travail participatif initié sur le site History Commons(*) constitue à ce jour la base d’information thématique et chronologique la plus complète sur le 11 Septembre [3]. Cette chronologie du 11 Septembre (9/11 Timeline) est une véritable bible pour tous ceux qui s’intéressent vraiment au sujet. Le journaliste d’investigation américain Peter Lance, primé par cinq Emmy Awards au long de sa carrière, déclara même dans son livre Cover Up qu’ « avec quasiment aucun budget et un simple accès à l’Internet, Thompson a réalisé ce que la Commission du 11/9 a été incapable de faire, achever l’intention du Congrès de "rendre un compte-rendu complet des circonstances entourant les attaques" » [4]. Noam Chomsky, bien que ne militant pas pour une nouvelle enquête, se dit également insatisfait des conclusions de l'enquête « parce que ce sont les conclusions d'une commission gouvernementale. Prenez n'importe quelle commission gouvernementale sur n'importe quel sujet, elle ne dira tout simplement jamais la vérité », affirme t-il[5]. Ces différentes personnalités, tout comme les proches de victimes insatisfaites du rapport d'enquête, n'ont évidemment rien à voir avec l’extrême droite ou l’antisémitisme. Pourtant, en dépit de ce simple constat nourri par l’évidence des faits, certains journalistes et intellectuels français avaient fermement décidé d’empêcher une discussion raisonnable d’avoir lieu.

Les maîtres chanteurs

« Ce sont des purs criminels ! Ce sont évidemment des purs paranoïaques,
c’est tout ce qu’on veut, mais en attendant ce sont des criminels,
car leurs idées ne sont pas neutres, elles ont un but. »
Philippe Val

Posté par .Rédaction le 01/07/2012
http://www.reopen911.info/11-septembre/le-chantage-du-11-septembre/


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https://groups.google.com/group/medias-mensonges-desinformation/browse_thread/thread/13754ea81f798053?hl=fr

 


 

4-2 Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

Depuis la chute du mur de Berlin, l’emprise des médias atlantistes sur les opinions publiques occidentales, au lieu de décliner en raison de la disparition de la menace communiste, s’est développée au point de supprimer quasiment toutes les voix dissidentes des canaux d’information non marginaux ou alternatifs. En France, pays un peu plus rétif que ses voisins à la mainmise atlantiste, ce travail de nettoyage médiatique a été achevé par Nicolas Sarkozy avec l’aide de personnalités néoconservatrices comme Christine Ockrent ou Philippe Val (legs sur lequel le nouveau Président très atlantiste ne reviendra évidemment pas).

Il en résulte un unanimisme de l’information dont on pourrait s’accommoder en invoquant l’imperfection des Homo Sapiens s’il n’avait pour objectif principal de cacher des crimes de masses dont les élites dirigeantes des démocraties occidentales se rendent coupables avec une impunité déconcertante.

Les crimes médiatiques sont une composante à part entière des crimes politiques plus généraux qui ensanglantent la scène internationale où nos dirigeants déchaînent leur volonté de puissance. Sans une complicité active des médias atlantistes avec les élites occidentales les guerres en Irak et en Afghanistan, le dépeçage de la Libye et la descente aux enfers de la Syrie, n’auraient pas pu être réalisés aussi facilement.

Ainsi, il y a eu crime médiatique quand l’Otan a décidé d’attaquer l’Afghanistan dans la foulée des attentats du 11-Septembre parce que les médias ont refusé sciemment d’interroger les motivations de l’administration Bush dans cette guerre et de questionner la responsabilité directe des néoconservateurs dans ces attentats.

Il y a eu crime médiatique quand les États-Unis et leurs alliés ont envahi l’Irak en 2003 parce que les médias ont relayé volontairement de fausses informations sur la présence d’armes de destruction massive.

Il y a eu crime médiatique quand les médias ont inventé la fable du bombardement de Benghazi par Kadhafi pour envahir la Libye, quand ils ont laissé, sans broncher, les dirigeants occidentaux, avec la caution morale de quelques intellectuels atlantistes (dont J.B. Botul), donner le pouvoir à des milices wahhabites proches d’Al-Qaeda et créer une guerre civile afin d’accomplir des objectifs géostratégiques dont les peuples d’Occident et d’Orient ne verront jamais les bénéfices (moraux ou matériels).

Il y a crime médiatique quand les médias attribuent de manière opportune la paternité des massacres en Syrie (Houla) au clan au pouvoir pour faire tomber un régime qui ne répond plus à leurs objectifs dans la région ; il y a crime médiatique quand l’Occident peut, sans que les médias ne s’en émeuvent, armer des groupes terroristes, organiser des massacres de civils et apporter la guerre civile et religieuse dans un pays en paix.

Il y a eu crime médiatique quand les médias ont choisi de taire le soutien des États-Unis à un coup d’État au Honduras en 2009 et que ce silence couvre les cris des torturés et des suppliciés.

Il y a un crime médiatique quand les médias passent sous silence les implications pour les libertés fondamentales de la loi NDAA votée par l’administration Obama en décembre 2011 qui autorise les détentions arbitraires (des citoyens américains ou étrangers) comme au temps de l’absolutisme royal en France.

Il y a crime médiatique quand aucun grand média ne cherche à expliquer les raisons et les dessous de la guerre contre le terrorisme ni l’alliance des Occidentaux avec les défenseurs du terrorisme islamique (Arabie Saoudite et Qatar).

Il y a eu crime médiatique dans tous ces exemples parce que les médias mainstream ont délibérément choisi de se faire les porte-parole d’une élite à la quelle ils appartiennent ou à laquelle ils s’identifient, élite qui commet, de manière répétée, des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité contraires aux valeurs des Lumières.

L’incompétence n’est pas une excuse suffisante pour écarter la responsabilité directe des médias dans les crimes que nous avons mentionnés (d’autant que les médias alternatifs ont offert ou offrent des analyses précises et pertinentes sur l’ensemble de ces événements). L’incompétence ne peut pas être, en effet, à ce point partagée, voire unanime, tandis que la soumission volontaire à la parole officielle peut l’être en raison du commun dénominateur qui caractérise l’ensemble des médias qui comptent pour forger l’opinion des bourgeois cultivés : l’idéologie atlantiste. En effet, sans une idéologie commune et puissante capable de souder ensemble les intelligences humaines les plus diverses, autant d’erreurs et d’approximations dans l’information ne pourraient pas être commises de manière répétée et à propos de la plupart des événements cruciaux.

Nul besoin ici de mentionner tous les crimes médiatiques commis par les médias atlantistes tant la liste est longue et presque sans fin. Nous voulions juste rappeler l’évidence suivante au moment où le traitement médiatique du drame syrien semble atteindre en Occident un degré d’abjection rarement égalé : la désinformation tue des innocents.

Aux citoyens de rendre leurs journalistes comptables de celle-ci lorsque cette désinformation est manifestement volontaire, à défaut d’en accepter la part d’ombre pour soi-même et de démobiliser sa conscience face à la brutalité du monde. Aux citoyens de s’organiser pour faire tomber les tyrannies médiatiques qui dominent les opinions publiques occidentales. Pour que cessent les crimes des mass media.

Guillaume de Rouville

http://lidiotduvillage.org/2012/06/13/crimes-mediatiques-ou-...

URL de cet article 16970

15 juin 2012

http://www.legrandsoir.info/crimes-mediatiques-ou-les-consequences-meurtrieres-de-la-desinformation.html

 

 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



07/07/2012

Le candidat Mélenchon remet en cause la version officielle sur le 11 Septembre !

 



Dossiers du 11-09

n°34 du 07- 07

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossierdu 11-09" est  visible  sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Le candidat Mélenchon remet en cause la version officielle sur le 11 Septembre !


Sommaire : 

Giulietto CHIESA : 11-Septembre, de nouveaux indices démentent la version officielle.

Lalo : La parenthèse enchantée (1/11) : Un certain 10 septembre 2001.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Du 11 septembre à Mohamed Merah, la propagande a fait son œuvre

1-2 John Pilger dénonce le terrorisme d’État et la "guerre contre la terreur". (VIDEO VOST)

1-3 Le documentaire « The Elephant in the Room » sur le « 9/11 Truth Movement » enfin disponible en version française.

2 Dossier & Point de vue

2-1 Philippe Val : Le Chantage du 11 Septembre, la gauche en ligne de mire (EXTRAIT)

2-2 John Pilger :Il est temps que nous reconnaissions la criminalité du gouvernement de Blair.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

3-1 Lorraine Millot Polémiques autour du procès du 11 Septembre.

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

5-1 Le candidat Mélenchon remet en cause la version officielle sur le 11 Septembre !

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Tiré à part

Giulietto CHIESA : 11-Septembre, de nouveaux indices démentent la version officielle.

GiuliettoChiesa est journaliste. Il fut correspondant de presse d’Il Manifesto et d’Avvenimenti, et collaborateur de nombreuses radios et télévisions en Italie, en Suisse, au Royaume-Uni, en Russie et au Vatican. Auteur du film "Zéro – Enquête sur le 11-Septembre" et de divers ouvrages, il a notamment écrit sur la dissolution de l’URSS et sur l’impérialisme états-unien. Ancien député au Parlement européen (Alliance des démocrates et libéraux, 2004-2008), il est membre du Bureau exécutif du World Political Forum

 

Le comité d’experts internationaux dont j’ai l’honneur de faire partie a publié hier ses dernières conclusions (chronologiquement parlant) sur la question cruciale des faux comptes-rendus des actions et des endroits où se trouvaient les plus hauts responsables politiques et militaires américains au cours de cette journée fatale.

Ces conclusions s’articulent en huit chapitres, dont les détails peuvent être consultés sur le site www.consensus911.org/fr [en français - NdT], et qui éclairent d’une lumière nouvelle et impressionnante ce sur quoi, à presque onze ans de distance, des millions de personnes dans le monde entier (disons l’immense majorité) ne savent absolument rien. À commencer par les mensonges officiels qui ont été diffusés pour empêcher que le public – et en premier lieu les Américains – sache où se trouvaient et ce que faisaient les quatre plus hauts responsables de l’époque : le président américain George W. Bush, le vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, et le général en charge de tout l’État major, Richard Myers.

Ces huit nouveaux chapitres ont été élaborés par les vingt membres du 9/11 Consensus Panel, sur la base de documents obtenus grâce à la loi sur la liberté de l’information (FOIA), et par l’analyse de toutes les sources journalistiques disponibles. Et en prenant comme point de départ les propres affirmations de la Commission d’enquête officielle.

La documentation est effectivement impressionnante et les mensonges officiels y coulent à torrents. A commencer par le fait avéré et proprement stupéfiant du nombre sans précédent d’exercices militaires qui se déroulaient précisément le 11 septembre 2001. Il y en avait pas moins de sept. Mais la Commission d’enquête officielle ne fait mention que d’un seul, celui qui portait le nom de « Vigilant Guardian ». Cet exercice était habituellement organisé chaque année en octobre. Mais en 2001, il fut avancé à septembre. Il y eut au même moment l’exercice « Global Guardian », du NORAD (North American Aerospace Defense Command), qui lui aussi était normalement planifié au mois d’octobre. Et ainsi de suite : « AmalgamWarrior » (vaste exercice portant sur plusieurs régions du NORAD, conduit normalement aux mois d’avril et d’octobre). Cette année-là, l’exercice fut lui aussi déplacé en septembre.

Le 4e est intéressant, « Northern Vigilance », qui eut pour effet ce matin-là de déplacer pratiquement toute la flotte aérienne militaire américaine au Canada et en Alaska. Suivirent, ou plutôt furent organisés au même moment « Vigilant Warrior » (exercice d’entrainement en vol), et « Red Flight » (qui prévoyait le transfert d’avions de chasse de la base de Langley, Virginie, vers d’autres bases). Et enfin, n’oublions pas le National Reconnaissance Office (NRO) qui – quelle coïncidence extraordinaire – prévoyait justement ce matin-là, exactement à 9 h 10, l’impact d’un petit avion contre l’une des tours de l’Agence, dans les environs de Washington.

Il est impossible de résumer ici tous les points les plus criants qui émergent de ces huit chapitres. Une chose est sure : la Commission officielle, présidée (illégalement) par Philip Zelikow, ami intime et collaborateur de CondoleezzaRice, oublia de mentionner les sept exercices militaires en cours ce jour-là, mais sous-estima de manière incroyable la confusion provoquée par tous ces entrainements et ces simulations alors que se produisaient les quatre détournements d’avion. En outre, il parait irréfutable que ce matin-là, les écrans radars de la défense aérienne américaine furent criblés de faux échos par rapport à ce qui se passait en réalité dans le ciel de l’Amérique du Nord. Ces faux échos radars furent retirés des écrans seulement après les frappes contre la Tour Sud du World Trade Center.

Mais qui commandait pendant ces heures [cruciales] ? Les sources officielles répètent sans cesse que Bush, Cheney, Rumsfeld, Richard Myers (qui remplaçait le général Hugh Shelton), Montague Winfield, lui aussi général et à la tête de la « War room » étaient tous (de façon totalement inexplicable) loin de leurs postes de responsabilité. C’est-à-dire qu’ils n’étaient pas là où ils auraient dû être. Et qu’ils n’y retournèrent qu’après la frappe contre le Pentagone, à 9 h 37. Mais les documents démentent cette version des faits. Certains d’entre eux, non seulement se trouvaient à leur poste, mais ils étaient parfaitement informés sur ce qui se passait et ils discutèrent même de la nécessité ou pas d’abattre le 4e avion détourné, le Vol 93, dont les débris furent retrouvés non pas à Shanksville (comme le dit la version officielle) mais sur un périmètre de plusieurs kilomètres de diamètre. Encore un démenti de la version officielle.

Le 9/11 Consensus Panel n’est pas un tribunal, mais il recueille les éléments qui pourront être utiles aux recherches ultérieures, peu importe qui les conduit, une institution publique, les médias, des sites académiques. Ceux qui veulent ouvrir les yeux peuvent aller s’en assurer sur le site. Le site du Consensus 9/11 est une contribution à l’enquête que Ferdinando Imposimato compte mener à bien pour exposer les chefs d’accusation devant le Tribunal pénal international de La Haye, afin que celui-ci puisse examiner l’hypothèse d’incriminer d’importants membres de l’administration américaine de l’époque, sur l’accusation de « participation à un crime ».

8 juin 2012

Giulietto CHIESA : 11-Septembre, de nouveaux indices démentent la version officielle

IlFattoQuotidiano.it, le 6 juin 2012

Traduction GV pour ReOpenNewshttp://www.reopen911.info/News/2012/06/08/giulietto-chiesa-l...

URL de cet article 16919
http://www.legrandsoir.info/11-septembre-de-nouveaux-indices-dementent-la-version-officielle.html


Lalo : La parenthèse enchantée (1/11) : Un certain 10 septembre 2001.

De la conquête de l’Ouest à l’invasion de l’Irak, en passant par l’incident du Golfe du Tonkin, une bonne part des historiens et des journalistes des médias traditionnels est disposée à reconnaître et à explorer certaines déviances de l’appareil d’État américain AVANT le 11-Septembre et APRÈS le 11-Septembre.

Mais étrangement, cet événement spécifique survenu en 2001 semble pour eux s’inscrire dans une parenthèse enchantée. En effet, selon le rapport officiel sur les attentats, il ne fait aucun doute que, ce jour-là, tous les responsables de l’administration américaine étaient par défaut vertueux, ou a minima, animés des meilleures intentions démocratiques et patriotiques. Et dans leur immense majorité, les médias occidentaux cautionnent sans réserve ce récit qui fut délivré à l’époque par le gouvernement Bush.

Pourtant nous constaterons, sur la base de documents de l’administration des États-Unis et de déclarations officielles d’élus américains, plusieurs anomalies spectaculaires au sein de l’appareil d’État de la première puissance mondiale, en lien étroit avec les crimes du 11-Septembre. Et nous observerons nombre d’indices ostensibles indiquant une implication dans les attentats de 2001 de membres haut placés de l’administration au pouvoir. Ces révélations permettront aussi de mieux comprendre pourquoi la commission d’enquête sur le 11-Septembre et les grands médias n’ont pas jugé utile de produire un travail élémentaire d’investigation sur ces déviances majeures, emprisonnant ainsi le peuple américain et le reste du monde dans l’illusion de cette parenthèse enchantée.

 

Un certain 10 septembre 2001

Chaque semaine cet été, du mardi 3 juillet au mardi 11 septembre 2012, ReOpen911 publie un extrait du livre de Lalo Vespera, La parenthèse enchantée (à paraitre en septembre 2012).

« Durant les années 1990, l’industrie pétrolière états-unienne et le Pentagone ont contribué à répandre l’idée selon laquelle les États-Unis auraient besoin d’une domination totale afin de garantir leur accès au pétrole ainsi qu’aux autres ressources dans le reste du monde. Ce programme aurait dû engendrer d’énormes dépenses, potentiellement des milliers de milliards de dollars, une somme que le Congrès ne pourrait accorder – sauf dans le cadre d’une réponse à une attaque aussi vaste et effrayante que celle de Pearl Harbor. Cela nous incite à rappeler que les entrées en guerre des États-Unis ont fréquemment été déclenchées par des attaques douteuses à l’image des incidents du Golfe du Tonkin au Vietnam. Au re-gard des événements du 11-Septembre, il est clair que le but que s’était fixé l’administration Bush-Cheney – envahir l’Irak – nécessitait qu’une telle attaque se produise. Ce dont nous avons été témoins, pour reprendre les termes d’Ola Tunander, un chercheur basé à Oslo, est “l’utilisation du terrorisme dans la construction de l’ordre mondial”. » 

Peter Dale Scott, "La route vers le nouveau désordre mondial", éditions Demi Lune [1]

 

Régime d’exception

Le 7 juillet 2011, la Chambre des représentants des États-Unis approuvait un amendement, proposé par un membre démocrate du Congrès, Peter DeFazio, exigeant que le Pentagone soit en mesure de produire des états financiers vérifiables. En effet, bien qu’il soit entièrement financé par le contribuable américain, le Département de la Défense (DoD) n’a pas été sérieusement contrôlé sur ses dépenses depuis plus de vingt ans, et cette exonération s’est transmutée en usage convenu et permanent [2]. Dans sa présentation de l’amendement, Peter DeFazio est revenu en particulier sur les 2300 milliards de dollars dont le Pentagone a "perdu la trace" dix ans plus tôt, ainsi que le déclarait en public le secrétaire d’État à la Défense Donald Rumsfeld, un certain 10 septembre 2001.

Le lendemain même, les attentats spectaculaires détruisant le World Trade Center et une partie du Pentagone, permettaient aux États-Unis d’envahir avec une impunité déconcertante l’Afghanistan et l’Irak, pour le plus grand bénéfice d’une industrie de guerre très influente au sein du pouvoir américain.

En juillet 2007, Peter DeFazio avait déjà fait valoir son indépendance d’esprit sur la scène politique américaine en sollicitant à deux reprises un accès à la version classée secrète du plan de l’administration Bush sur la Continuité de Gouvernement (COG) [1b]. Ce plan avait été imposé par le "Homeland Security" – le Département de la Sécurité Intérieure des États-Unis créé à l’initiative du Président Bush en réponse aux attaques du 11-Septembre – afin de garantir la continuité du pouvoir en cas de crise majeure, et ce malgré un risque de dérapage hors du cadre démocratique prescrit par la constitution des États-Unis [3]. Or, en tant que membre du Comité spécial du Congrès sur le "Homeland Security", DeFazio était supposé avoir accès aux informations gouvernementales confidentielles, mais George Bush avait finalement refusé de lui accorder le droit d’examiner ces informations qui restent encore à ce jour inaccessibles aux représentants du peuple américain [4].

 

Au cours de l’été 2011, la crise de la dette est revenue en force au cœur de l’actualité économique des États-Unis. S’imposant dans les médias, cette crise a fait bouger les lignes. Ainsi l’opinion publique américaine s’est trouvée davantage consciente des incohérences budgétaires et de la dette colossale qui pèse sur les États-Unis [5]. De plus, en contrepoint des dépenses militaires sans cesse croissantes depuis dix ans, le congrès s’est agité sur les réductions substantielles prévues dans les programmes d’aides aux familles de classe moyenne. C’est dans ce contexte qu’en juillet 2011, en prenant la parole devant la chambre des représentants pour soutenir l’amendement qu’il déposait, Peter DeFazio est revenu sur le budget astronomique qui s’est égaré une décennie plus tôt dans le labyrinthe des jeux comptables du Pentagone.

Dans son discours, le représentant démocrate confirmait de façon claire et catégorique : « Nous ne savons pas où sont passés ces 2300 milliards de dollars. » [6]

Lalo

 03 juillet, 2012

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1 Médias etManipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Du 11 septembre à Mohamed Merah, la propagande a fait son œuvre

L’autre jour, monsieur Sarkozy a rapproché ce qu’on appelle désormais « l’affaire Merah » des évènements du 11 septembre 2001. Certains se sont bien sûr insurgés contre cet amalgame récupérateur, mais c’est négliger la finesse de celui qui le prononce : car si les deux évènements n’ont en apparence aucun lien direct, leurutilisation électoraliste et leurs conséquences ne sont pas si éloignées.

 

En effet, c’est depuis le 11 septembre qu’a été révélée au monde la nouvelle croisade des occidentaux qui, comme il y a plusieurs centaines d’années déjà, a permis d’exploiter les ressources et les hommes pour entretenir la « croissance » des monarchies d’alors, ou pour « lutter contre la crise » de l’époque. Car le 11 septembre est arrivé à un moment « propice » de l’Histoire, c’est-à-dire au moment même où la puissance des pays occidentaux était remise en cause par l’émergence de ceux qu’on appelait encore « pays en voie de développement ». Ce retournement du capitalisme, conséquence logique d’une course à la rentabilité à travers une mondialisation incontrôlable, a atteint les limites de l’idéologie de ce système et a contraint les dirigeants occidentaux à rechercher d’autres justifications de leur domination : les différences de valeur des « civilisations ». Et le 11 septembre est le point d’appui qui a servi au basculement de l’idéologie capitaliste à celle du « post-capitalisme », c’est-à-dire le retour à l’obscurantisme.

 

Puisque les règles du capitalisme ne suffisaient plus à asseoir l’hégémonie occidentale ni à justifier les injustices propre à ce système, il leur fallait trouver un autre moyen que celui économique pour continuer à dominer le monde. Et face à une contestation populaire qui s’exprime désormais internationalement pour lutter contre des injustices devenues flagrantes, les dirigeants lui opposent une vision autoritaire qui ne peut être acceptable que si un « ennemi » assez fort et assez diffus lui permet de le justifier.Cet ennemi, c’est la religion, l’Islam. Devenu par amalgames successifs islamisme puis terrorisme, cette religion est le truchement qui permet de rassembler dans un même terme tous les contestataires que l’on désire y mettre. Il permet d’introduire la civilisation dans les causes de l’état de délabrement du monde actuel, de diviser et d’opposer les peuples, de stigmatiser des boucs-émissaires, de faire accepter des mesures liberticides, d’installer la peur et la haine entre les hommes. En distinguant l’Islam des autres religions, les gouvernants occidentaux sont parvenus ainsi à établir les bases d’un nouveau régime sécuritaire fondé sur le repli sur soi, la fermeture des frontières, la peur de l’étranger, la suspicion et la haine.

 

La propagande qui s’est installée depuis le 11 septembre avec la prétendue volonté des musulmans  (à travers ces amalgames) de détruire la « civilisation occidentale » a réussi à scinder le monde en deux entités ennemies, le « bien » contre le « mal », en confondant tour à tour la civilisation et la race, la culture et l’origine ethnique ou géographique, la religion et la politique. Elle a établi que même athée en France nous provenions tout de même d’une civilisation « judéo-chrétienne » (bien que nos ancêtres aient été pour la plupart païens), et qu’il fallait lutter contre celles des musulmans qui y serait opposée (ce qui est historiquement faux). Et elle a surtout permis le PatriotAct, Guantanamo, les invasions afghane et irakienne, prépare celles de l’Iran et la Syrie. Et ce que le 11 septembre a autorisé aux Etats-Unis, on veut nous le faire subir en France à l’occasion de drames comme celui de Toulouse. Car au-delà des élections présidentielles il y a le choc des civilisations. Pour quoi ?

 

Pour terroriser non pas les terroristes mais les peuples, pour bloquer et empêcher toute révolte, tout changement de système qui proviendrait de ceux qui commencent à comprendre qu’ils ont été bernés depuis trop longtemps, que le système est truqué et que le capitalisme ne favorise pas les meilleurs mais les plus forts… Cette terreur qui se propage provient en réalité des dirigeants occidentaux, qui ont profité des terroristes pour créer une tension, des conflits, de la peur et de la haine entre les peuples. Elle crée les conditions favorables à la mise en place effective d’une structure internationale et organisée du terrorisme, seul ennemi capable de justifier des attaques « préventives » et les sacrifices exigés en retour de ces mêmes peuples à qui on a fait peur, tout en leur permettant de créer une sorte de « nouvelle définition » du terrorisme susceptible d’englober n’importe quel opposant au système qui se met en place, qu’il soit musulman ou pas.

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr


1-2 John Pilger dénonce le terrorisme d’État et la "guerre contre la terreur". (VIDEO VOST)

John Pilger, célèbre journaliste anglo-saxon, dénonce le terrorisme d’État et la propagande faite autour de la guerre à la terreur en expliquant que ce sont les musulmans qui sont les principales victimes du terrorisme dans le monde, et que la soi-disant "guerre à la terreur" lancée au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 est le fait d’une "clique" à l’intérieur même de l’appareil d’État américain.

Vidéo :http://www.legrandsoir.info/+john-pilger-denonce-le-terrorisme-d-etat-et-la-guerre-contre-la-terreur-video-vost+.html


1-3 Le documentaire « The Elephant in the Room » sur le « 9/11 Truth Movement » enfin disponible en version française.

Nous vous annoncions en avril 2011 la sortie prochaine de la version sous-titrée en français du film "The Elephant in the Room" (2008) réalisé par Dean Puckett. Nous sommes heureux d’être enfin en mesure de la mettre aujourd’hui à disposition ! Pour l’occasion, nous republions la recension élogieuse parue sur 911Blogger suite au prix que ce film a reçu en 2008 pour meilleur film documentaire anglais au Festival du film indépendant de Londres.

Ce festival du cinéma se tient chaque année dans le très select British Film Institute. Dean Puckett avait reçu la même année la récompense de meilleur réalisateur pour ce film auFestival du film de Portobello.

Nous aurons également très bientôt des nouvelles du prochain documentaire de Dean Puckett "The Crisis of Civilization", basé sur le livre de NafeezMosaddeq Ahmed, qui est aussi l’auteur du livre "La Guerre contre la vérité : 11 Séptembre, désinformation et anatomie du terrorisme" traduit en français aux Editions Demi-Lune.

En effet, l’association ReOpen911 s’est chargée de traduire et de sous-titrer bénévolement ce film en français pour sa future sortie qui devrait avoir lieu dans le courant du mois de mars 2012.

Film documentaire de 2008 réalisé par Dean Puckett (92min)

 

Le film "The Elephant in the Room"
* Présentation *

Elu meilleur film-documentaire au Festival du Film indépendant de Londres en 2008, "The Elephant in the Room" nous propose de suivre le réalisateur Dean Puckett dans son voyage au sein du Mouvement pour la Vérité sur le 11-Septembre.

 

De William Rodriguez, survivant et héros du 11/9 qui fut témoin de nombreuses explosions dans la Tour Nord, à l’ex-députée verte Cynthia McKinney qui conteste le récit gouvernemental des événements, en passant par un activiste qui s’empare des micros de supermarchés pour diffuser son message militant, "The Elephant in the Room" nous montre le Mouvement dans toute sa diversité et sans concession. La narration objective et distanciée permet à chacun de se faire une opinion libre sur ce Mouvement.

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La dernière partie du film s’intéresse au sort épouvantable et particulièrement émouvant des secouristes du 11/9. Au lendemain des attentats, la Maison Blanche avait demandé à l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (EPA) de falsifier leurs rapports sur la qualité de l’air afin de rouvrir la Bourse au plus vite, quitte à sacrifier la santé et la vie des secouristes, pompiers, et ouvriers du bâtiment qui, mal équipés et manquant de masques, ont œuvré dans les poussières toxiques. Résultat : les pompiers et secouristes du 11/9 sont aujourd’hui massivement atteints de cancers. Ils seraient déjà plus de 1000 à être morts des suites de leurs cancers et autres maladies développés à cause des poussières du WTC qu’ils ont inhalées. A ce jour, le gouvernement refuse toujours de prendre en charge le traitement des cancers en éludant sa responsabilité.

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La phrase "the elephant in the room" (l’éléphant dans la pièce) est une locution anglaise désignant une vérité évidente qui est ignorée ou négligée (notamment par les médias). Ce qui est sans aucun doute le cas du Mouvement pour la Vérité. Or, le 11/9 et la Guerre au Terrorisme ne peuvent être traités comme un "elephant in the room" que nous pouvons ignorer dans l’espoir qu’il s’en ira.

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* Visionnez le film gratuitement ici *

http://www.reopen911.info/News/2012/03/02/le-documentaire-the-elephant-in-the-room-sur-le-911-truth-movement-enfin-disponible-en-version-francaise/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29


Compte-rendu : Festival du Film Indépendant – Présentation au British Film Institute de Londres

Soumis par andyb sur 911blogger le mercredi 16 avril 2008 – 9h28

Compte-rendu sur ‘The Elephant in the Room’, documentaire de Dean Puckett sur le Mouvement pour la Vérité et les Secouristes du 11 Septembre, projeté auFestival du Film Indépendant – BFI Londres le 14 avril [2008].

 

D’une certaine manière, parmi les sujets importants comme la bataille de Britney Spears pour la garde [de son enfant] et la vie sociale d’Amy Winehouse, les médias dominants sont passés à côté du plus important phénomène culturel du 21ème siècle – le « Mouvement pour la Vérité sur le 11/9 ». Depuis le premier jour, quand l’animateur-radio Alex Jones hurlait dans son micro qu’il avait prédit les attaques depuis des mois (et que c’était le gouvernement américain qui était responsable), puis au cours des années suivantes, quand des universitaires, des scientifiques et des ingénieurs ont commencé à rejoindre le mouvement, et jusqu’à aujourd’hui – un mouvement d’individus de tous âges et de toutes obédiences politiques se chiffrant maintenant en centaines de milliers si ce n’est en millions d’individus, tous croient que la version officielle du 11/9 est un mensonge. The Elephant in the Room est un film qui raconte leur histoire.

 

Ce n’est pas un film qui présente des théories du complot ; ce n’est même pas un film consacré uniquement aux théoriciens du complot. The Elephant in the Room propose une vision large de l’impact du 11/9 sur la société, à commencer par le « Mouvement pour la Vérité sur le 11/9 » et les opinions de jeunes Musulmans britanniques, diabolisés dans leur identité même suite aux événements, avant de nous plonger dans l’émouvante histoire des secouristes. The Elephant in the Room agit comme un miroir brandi face aux orientations du monde post-11/9 que les médias ignorent et que ceux au pouvoir préfèrent prétendre qu’elles n’existent pas, et le reflet est à la fois beau et déformé.

 

Le film commence par des séquences incertaines du jeune Puckett (qui se trouvait par hasard à New York juste après le 11/9), puis fait un bond jusqu’à nos jours – la variation dans le temps étant marquée par l’évolution de Puckett en tant que réalisateur. Dès l’instant que le film nous rejoint dans le présent, il est esthétiquement irréprochable – chaque plan est parfaitement mis en scène, la réalisation et le montage sont agréables et le film est tourné en Haute Définition – à des années-lumière des films granuleux que l’on trouve sur Internet au sujet du 11/9 – ce film est un film authentique réalisé par un véritable cinéaste au talent non négligeable

 

 

Nous entamons alors une traversée bien rythmée dans le monde des théoriciens du complot. Le calibre et l’éventail de personnalités que Puckett a réussi à approcher sont impressionnants et donnent au spectateur une bonne idée de la diversité et de l’étendue du mouvement. De William Rodriguez (un héros du 11 Septembre devenu un célèbre ‘9/11 Truther’ pour avoir affirmé qu’il avait fait l’expérience et avait été le témoin de multiples explosions dans les tours), à Cynthia McKinney (l’ex-membre du Congrès qui a contesté le récit du gouvernement sur le 11 Septembre et a perdu son poste au Congrès), et soutenue par une formidable distribution agrémentée d’activistes hauts en couleurs, cette partie du film est par moments intense, parfois très drôle et constamment divertissante. Puckett nous balade des villes pittoresques anglaises, et des singeries désopilantes d’un truther qui détourne le système d’annonce publique d’un supermarché pour dire aux malheureux clients que le ‘11/9 était un coup monté’, jusque dans une manifestation explosive à New York lors de la commémoration du 11/9 où Puckett lui-même et son équipe sont arrêtés en direct sur Fox TV. Restant résolument objectif dans son récit, il accepte l’avis d’autrui sans jamais imposer le sien.

 

 

Le dernier tiers du film adopte un ton très différent et aborde un sujet très délicat à développer – le traitement effroyable réservé aux secouristes du 11/9. Au lendemain du 11/9, la Maison Blanche a fait pression sur l’EPA, Agence de Protection de l’Environnement, pour supprimer les alertes dans leur rapport concernant la qualité de l’air ; les niveaux de concentration de poudre de béton, d’amiante et d’autres toxines étaient potentiellement mortels. Le but était de rouvrir et faire tourner Wall Street, les conséquences étant que ceux qui ont tout risqué pour aider au cours du nettoyage après le 11/9 ont maintenant tout perdu. Certains sont décédés ; des milliers sont atteints de maladie dont bon nombre en phase terminale. Leurs allocations ont été coupées, ils reçoivent peu de soutien et leur histoire est censurée par les médias dominants. Le soin avec lequel Puckett traite ses personnages et la tragédie humaine que tisse leur histoire collective, laisse en larme une partie du public alors que le film se termine par un dernier retour poignant du couteau dans la plaie. Pas de ‘happy end’ dans ce film, juste des questions essentielles.

 

Alors que ce dernier tiers du film véhicule le plus fort impact émotionnel, il est plutôt déstructuré comparé au rythme serré des deux premiers tiers, sorte de collage des expériences et de la souffrance de ces hommes. Le film glisse d’une section à l’autre sans que le récit ne donne de séparation précise entre les deux, aidant peut-être à amplifier le changement soudain de rythme. Puckett ne semblait pas vouloir se placer devant ses personnages délivrant leur message et bien qu’on prenne conscience que le temps passe de par sa juxtaposition avec les deux premiers tiers du film, il n’y a pas de partie qui ne mérite pas d’être entendue, bien au contraire. En fin de compte, Puckett a substitué l’éthique à l’esthétique; le public, le monde entier en fait, a besoin d’entendre l’histoire de ces hommes, et après avoir capté votre attention, il ne vous lâchera plus. Dans l’ensemble je lui en suis reconnaissant.

 

The Elephant in the Room est un film que tout le monde devrait voir. Il invite le spectateur à se poser des questions essentielles sans jamais prendre position par rapport aux réponses apportées. Ces questions sont celles qui ne peuvent plus être ignorées dans ce contexte de ‘Guerre au terrorisme’ qui bat son plein. Le monde s’est transformé, nous rappelle Puckett, et l’attitude à adopter face à ce changement nous appartient, mais il est grand temps d’arrêter de traiter le 11/9 et la Guerre au terrorisme comme un éléphant dans une pièce qu’on ignore dans l’espoir qu’il disparaisse.

Traduction : Vincent pour ReOpenNews


2 Dossier & Point de vue 

2-1 Philippe Val : Le Chantage du 11 Septembre, la gauche en ligne de mire (EXTRAIT)

 « Chaque pays, dans chaque région, doit maintenant prendre une décision.
Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes avec les terroristes »
George W. Bush, le 20 septembre 2001.

Depuis de nombreuses années en France, la remise en cause des explications officielles sur les attentats du 11 septembre 2001 est devenue un sujet tabou et assure à celui qui l’aborde de se faire cataloguer à l’extrême droite tant l’accusation, ajoutée à celle d’antisémitisme, a régulièrement servi dans les médias à empêcher un réel débat d’avoir lieu. Ce genre de cliché vient de valoir à René Balme, maire de Grigny et membre du Parti de gauche, de se faire traiter de conspirationniste rouge-brun dans une poussée de maccarthysme de Rue89 à la veille des élections législatives. Outre son déroulement, c’est la place de cet événement dans la politique néolibérale dont l’analyse a été évacuée par ce chantage. Le film The Crisis of Civilization de l’activiste britannique Dean Puckett vient donc donner de l’altitude à ce débat en replaçant la guerre au terrorisme dans son contexte global, au milieu des différentes crises générées par le capitalisme néolibéral, qu’elles soient énergétiques, écologiques ou économiques.

La juste part des choses

« Je ne sais pas si je peux supporter d’assister à une autre audition [de la Commission du 11/9]
qui ne va pas au cœur du sujet. Mais si nous n’y allons pas, qui regarde ? »
MindyKleinberg, veuve d’Alan Kleinberg décédé dans la tour Nord
du World Trade Center le 11 septembre 2001.

Il est très difficile de parler du 11 Septembre. Chaque fois que l’on aborde le sujet pour la première fois avec quelqu’un, on se demande pour qui on va passer. On s’en abstient souvent d’ailleurs. Et si on est rapidement rangé dans la case conspirationniste à laquelle on peut s’habituer à contrecœur avec le temps, il est en revanche plus dérangeant de passer pour un militant d’extrême droite ou un antisémite. Certes, on peut considérer qu’une certaine partie de ceux qui contestent la version officielle du 11 Septembre mérite le qualificatif de conspirationniste ; il s’agit en général de personnes qui ont rarement fait plus d’efforts à comprendre le sujet que la plupart des journalistes ou qui sont plongées comme eux dans leurs convictions malgré tout ce qui s’y oppose. Si d’ailleurs certains aspects controversés restent encore sujets à débat, les différents partis pris exprimés relèvent plus souvent d’une croyance personnelle que d’une réelle capacité d’analyse.

Cela dit, il existe des faits indéniables qui posent des questions significatives sur ce qui s’est passé le 11 Septembre et sur la commission chargée de l’expliquer. Le documentaire 9/11 : Press for Truth qui donne principalement la parole aux familles de victimes en fournit un bon aperçu [1]. Ce sont elles qui se sont battues pour obtenir une commission d’enquête, et ce sont également elles qui ont été les premières à dénoncer le rapport final [2]. On y découvre également Paul Thompson, un informaticien de San José, dont le travail participatif initié sur le site History Commons(*) constitue à ce jour la base d’information thématique et chronologique la plus complète sur le 11 Septembre [3]. Cette chronologie du 11 Septembre (9/11 Timeline) est une véritable bible pour tous ceux qui s’intéressent vraiment au sujet. Le journaliste d’investigation américain Peter Lance, primé par cinq Emmy Awards au long de sa carrière, déclara même dans son livre Cover Up qu’ « avec quasiment aucun budget et un simple accès à l’Internet, Thompson a réalisé ce que la Commission du 11/9 a été incapable de faire, achever l’intention du Congrès de "rendre un compte-rendu complet des circonstances entourant les attaques" » [4]. Noam Chomsky, bien que ne militant pas pour une nouvelle enquête, se dit également insatisfait des conclusions de l'enquête « parce que ce sont les conclusions d'une commission gouvernementale. Prenez n'importe quelle commission gouvernementale sur n'importe quel sujet, elle ne dira tout simplement jamais la vérité », affirme t-il[5]. Ces différentes personnalités, tout comme les proches de victimes insatisfaites du rapport d'enquête, n'ont évidemment rien à voir avec l’extrême droite ou l’antisémitisme. Pourtant, en dépit de ce simple constat nourri par l’évidence des faits, certains journalistes et intellectuels français avaient fermement décidé d’empêcher une discussion raisonnable d’avoir lieu.

Les maîtres chanteurs

« Ce sont des purs criminels ! Ce sont évidemment des purs paranoïaques,
c’est tout ce qu’on veut, mais en attendant ce sont des criminels,
car leurs idées ne sont pas neutres, elles ont un but. »
Philippe Val

Posté par .Rédaction le 01/07/2012
http://www.reopen911.info/11-septembre/le-chantage-du-11-septembre/
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2-2 John Pilger :Il est temps que nous reconnaissions la criminalité du gouvernement de Blair.
Dans le théâtre kabuki de la politique parlementaire britannique, les grands crimes ne sont pas commis et les criminels courent en liberté. Il s’agit bien de théâtre après tout ; ce sont les pirouettes qui comptent, et non pas des actions décidées en déconnexion, à la fois géographique et culturelle, avec leurs conséquences. C’est un dispositif sécurisé, protégé aussi bien par les acteurs que par la critique. Le discours d’adieu de l’un des plus malins de ces gens, Tony Blair, « était profondément imprégné d’un sens de conviction morale », s’épanchait alors le présentateur de télévision Jon Snow, comme si le charme que Blair exerçait aux adeptes du kabuki était mystique. Le fait qu’il était un criminel de guerre n’était en rien pertinent.

La manière dont on a étouffé les crimes de Blair et de ses administrations est décrite dans un livre de Gareth Peirce intitulé Dispatchesfrom the DarkSide : on torture and the death of justice, publié en version de poche ce mois-ci par les éditions Verso. Peirce est l’avocate des droits de l’Homme la plus distinguée de Grande-Bretagne ; sa poursuite de dénis de justice infâmes et sa recherche de justice pour les victimes de crimes gouvernementaux, tels que la torture et l’extradition, restent inégalées. Son compte-rendu de ce qu’elle appelle le « pandémonium moral et légal » au lendemain du 11 septembre, est exceptionnel dans le sens où, en s’appuyant sur les mémoires de Blair et Alistair Campbell, des procès-verbaux du Cabinet et des dossiers du MI6, elle leur applique la règle de droit.

 

Des avocats de la trempe de Peirce, Phil Shiner et Clive Stafford-Smith ont permis que la mise en accusation de puissances dominantes ne soit plus un tabou. Ainsi Israël, l’homme de main des États-Unis, est maintenant largement reconnu comme l’État le moins respectueux du droit au monde. Des personnes comme Donald Rumsfeld, à l’instar de George W. Bush et Blair, évitent dorénavant les pays, au-delà des frontières, où la loi règne.

 

Étalant ses sinécures de « pacification » et de « développement » qui lui permettent d’ajouter à la fortune accumulée depuis son départ de Downing Street, Blair voyage en avion ici et là, tel une pie, avec pour destinations habituelles les cheikhats du Golfe, les Etats-Unis, Israël et des havres de sécurité comme la petite nation africaine du Rwanda. Depuis 2007, Blair a rendu sept visites dans ce pays, où il a accès à un jet privé fourni par le président Paul Kagame. Le régime de Kagame, dont les opposants ont été réduits au silence brutalement au moyen de fausses accusations, est « innovant » et un « leader » en Afrique, selon Blair.

 

Le livre de Peirce accomplit l’impossible avec Blair : il arrive à choquer. Quand elle remonte aux sources « des thèses injustifiables, de la belligérance débridée, de la falsification et d’un irrespect délibéré des lois » qui ont mené aux invasions de l’Afghanistan et de l’Irak, elle identifie l’offensive de Blair sur les musulmans comme étant à la fois criminelle et raciste. « Il fallait neutraliser par tous les moyens possibles, et de manière définitive, toute personne suspectée de tenir des opinions [islamistes]... dans le langage de Blair, un « virus » devant être « éliminé » et nous poussant à « une myriade d’interventions vigoureuses dans les affaires d’autres nations [sic] ». » Des communautés entières ont été réduites à des « taches de couleur » constellant un tableau sur lequel le Napoléon du parti travailliste s’attèlerait à « la réorganisation du monde ».

 

Le concept même de guerre a été détourné de son sens véritable pour devenir la logique de « nos valeurs contre les leurs ». Les réels coupables des attaques du 11 septembre, pour la plupart des Saoudiens entraînés à piloter en Amérique, ont été oubliés en cours de route. Tant s’en faut, les « taches de couleur » se sont révélées provenir du sang d’innocents – d’abord en Afghanistan, pays des pauvres entre les pauvres. Il n’y avait pas d’Afghans parmi les membres d’Al-Qaïda ; au contraire, on pouvait noter un ressentiment mutuel entre les uns et les autres. Mais cela n’importait pas. Une fois les bombardements commencés le 7 octobre 2001, des dizaines de milliers d’Afghans ont été châtiés par la famine au moment où le Programme alimentaire mondial retirait son aide à l’aube de l’hiver. Dans un village dévasté, Bibi Mahru, j’ai été témoin des conséquences d’une bombe de « précision » Mk82 : l’oblitération de deux familles, dont huit enfants. « Tony Blair, » a écrit Alistair Campbell, « a dit qu’ils devaient être conscients que nous les ferions souffrir s’ils ne nous présentaient pas Oussama Ben Laden. »

 

Le personnage grotesque d’Alastair Campbell était déjà à l’œuvre en train de concocter une autre menace en Irak. La guerre qui a suivi « a donné jusqu’à » entre 800 000 et 1.3 millions de morts, d’après le Centre d'Etudes Internationales du MIT[i] : des chiffres qui dépassent les estimations de l’Université de Fordham pour le nombre de victimes du génocide au Rwanda.

 

Et pourtant, écrit Peirce, « les fils de courriers électroniques, de communiqués internes du gouvernement ne révèlent aucune dissension ». Des séances d’interrogations qui comportaient de la torture venaient d’« instructions expresses... de ministres du gouvernement ». Le 10 janvier 2002, le ministre des affaires étrangères Jack Straw a contacté par courrier électronique ses collègues leur informant que l’envoi de citoyens britanniques au camp de Guantanamo représentait « le meilleur moyen d’atteindre nos objectifs de contre-terrorisme ». Il a rejeté « l’unique alternative du rapatriement au Royaume-Uni ». (Plus tard nommé « Secrétaire d’État à la Justice », Straw s’est débarrassé de procès-verbaux incriminants du Cabinet au mépris de l’avis du commissaire à l’information[ii]). Le 6 février 2002, le ministre de l’Intérieur David Blunkett a fait remarquer qu’il ne montrait « aucun empressement à voir qui que ce soit retourner [de Guantanamo] au Royaume-Uni ». Trois jours plus tard, le Secrétaire d’État aux Affaires étrangères Ben Bradshaw a écrit : « Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour éviter que les détenus soient rapatriés au Royaume-Uni. » Or pas une seule des personnes en question dans leurs propos n’avait été accusée ; la plupart avaient été vendues en tant que primes aux Américains par des chefs de guerre afghans. Peirce décrit encore comment des officiels du ministère des Affaires étrangères, antérieurement à une inspection du camp de Guantanamo, ont « vérifié » que les prisonniers britanniques étaient "traités humainement" alors que c’était tout le contraire.

 

Noyé dans ses mésaventures et ses mensonges, à l’écoute uniquement des berceuses de son dirigeant sur sa "sincérité", le gouvernement travailliste n’a consulté personne qui dise la vérité. Peirce cite l’une des sources les plus sûres, le Conflicts Forum, un site tenu par l’ex-officier des services de renseignement britanniques Alastair Crooke, qui considère qu’« isoler et diaboliser des groupes [islamiques] qui jouissent de soutien sur le terrain y a pour effet de renforcer le point de vue selon lequel l’Occident comprend seulement le langage de la puissance militaire ». En niant délibérément cette vérité, Blair, Campbell et leurs perroquets ont semé les graines des attaques du 7 juillet à Londres.

 

Aujourd’hui, un autre Afghanistan et un autre Irak s’annoncent en Syrie et en Iran, peut-être même une guerre mondiale. Une fois encore, il se trouve des voix, comme celle d’Alastair Crooke, pour tenter d’expliquer à des médias assoiffés d’ « intervention » en Syrie que la situation de guerre civile dans ce pays requière des négociations intelligentes et patientes, et non les provocations du SAS britannique et des habituels exilés soudoyés qui montent dans le cheval de Troie anglo-américain.

Source originale : John Pilger

Traduit de l'anglais par T.K. pour Investig'Action

Source : michelcollon.info



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Lorraine MillotPolémiques autour du procès du 11 Septembre.

Récit

La décision de juger les accusés à Guantánamo devant une cour militaire risque de créer «une justice de second ordre».

Par Lorraine Millot Correspondante à Washington.

Une loterie sera organisée pour sélectionner les victimes qui assisteront au procès du 11 Septembre à Guantánamo.

Les moins chanceux pourront aussi suivre le procès retransmis sur écrans dans des bases militaires…

«Terrible erreur». Ce seul détail révèle bien le gâchis qui s’annonce avec la décision prise la semaine dernière de renvoyer le procès des principaux accusés du 11 Septembre devant un tribunal militaire sur la base-prison de Guantánamo.

Le procès des plus terribles attentats jamais commis sur le sol américain se déroulera au loin, sur un territoire contesté (Cuba n’accepte pas la présence de cette base américaine sur l’île), devant un tribunal d’exception, après avoir torturé ou soumis les accusés à des traitements dégradants.

Le tout, pour aboutir sans doute à une peine capitale : les cinq accusés encourent en effet la peine de mort.

Ce sera une justice de «second ordre», s’indignent les juristes de l’American Civil Liberties Union (ACLU), qui défendent l’Etat de droit outre-Atlantique et dénoncent là une «terrible erreur de Barack Obama».«Les Etats-Unis seront en procès» en même temps que les accusés pour les traitements infligés aux détenus, prévient Andrea Prasow, experte en contre-terrorisme pour l’ONG HumanRights Watch.

Les procès du 11 Septembre sont «trop importants pour être tenus devant un système biaisé de commission militaire», lançait… Barack Obama lui-même en février 2008, tandis qu’il n’était encore que candidat à la Maison Blanche. Un an après son élection à la présidence, en novembre 2009, le département de la Justice annonce que Khaled Cheikh Mohammed, architecte supposé des attentats, et ses quatre complices présumés, Ramzi ben al-Chaïba, Ali Abd al-Aziz Ali, Wallid ben Attash et Moustapha al-Houssaoui, seront plutôt jugés devant un tribunal fédéral civil à New York. Mais Barack Obama avait signalé qu’il ne «chercherait pas la controverse en défendant ses positions sur Guantánamo», attaque l’avocat David Remes, qui représente plusieurs détenus à Gitmo, le surnom donné à la base.

Sitôt annoncé que les «terroristes du 11 Septembre» seraient jugés à New York, les élus locaux s’étaient indignés du «danger» (dixit Rudy Giuliani, l’ancien maire de la ville) que ce procès ferait courir aux habitants ou du «mépris flagrant» pour les souffrances déjà endurées (selon Marty Golden, un sénateur local et ancien policier du NYPD). «C’est très douloureux», plaidait le gouverneur démocrate de l’Etat de New York, David Paterson : «Nous n’avons pas encore été capables de reconstruire le site, et avoir ces terroristes jugés si près du lieu de l’attaque sera un fardeau pour tous les New-Yorkais.» D’abord favorable au procès, le maire de la ville, Michael Bloomberg, s’est aussi ravisé, estimant qu’il coûterait «un milliard de dollars» et priant le gouvernement de trouver un autre site.

Surfant sur l’émotion, en décembre 2010, le Congrès a rendu impossible ce procès à New York, en interdisant de facto le transfert de tout prisonnier de Guantánamo vers le sol américain, même pour y être jugé. L’administration Obama peut ainsi arguer aujourd’hui qu’elle n’a guère le choix que de renvoyer les «Gitmo 5» en commission militaire, par la faute du Congrès. «Mais ils ont eu tout de même un acte d’accusation à New York pendant douze mois, rappelle Andrea Prasow. Si l’administration Obama avait vraiment voulu un procès civil, elle aurait pu alors faire avancer les choses. Mais elle a cédé pour des raisons politiques. Les hommes politiques font croire que la seule présence de ces accusés à New York serait un danger. Ce qui n’est pas vrai. Ahmed Ghailani [un autre détenu de Guantánamo, condamné à la prison à vie en janvier pour les attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie en 1998, ndlr] a été transféré et jugé à New York sans qu’il y ait de nouveaux attentats pour autant.»

«Portes de l’enfer». Tandis que les défenseurs de l’Etat de droit s’indignent de cette occasion ratée, les quelques sondages menés sur la question suggèrent pourtant qu’une majorité d’Américains est plutôt favorable à un procès militaire, loin de chez eux. Le tabloïd new-yorkais Daily News a bien résumé cet état d’esprit dans un éditorial récent : «En réalité, KCM [Khaled Cheikh Mohammed, ndlr] aurait déjà dû être envoyé de l’autre côté des portes de l’enfer par injection mortelle», écrit le journal, estimant qu’un tribunal militaire sera tout à fait adapté pour «ces combattants sans uniforme».

Les partisans d’une justice expéditive et implacable pour les «terroristes du 11 Septembre» risquent pourtant d’être déçus aussi, car la procédure militaire prendra encore de longues années.

Après la lecture de l’acte d’accusation, qui doit maintenant intervenir dans les trente jours, le procès des cinq accusés ne démarrera sans doute pas avant «deux ou trois ans», estime Andrea Prasow, le temps nécessaire pour préparer un procès d’une telle ampleur. «Avec ensuite les possibilités d’appel, il faudra encore compter cinq, six ou sept ans avant d’arriver à un verdict final», calcule cette experte. Qu’attendre alors de ce procès ? «Une sensation médiatique, de la gesticulation politique et l’ennui du public», résume l’avocat David Remes.

Lorraine Millot (Correspondante à Washington)

http://www.liberation.fr:80/monde/2012/04/09/polemiques-autour-du-proces-du-11-septembre_810575?xtor=EPR-450206

 



5 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

5-1 Le candidat Mélenchon remet en cause la version officielle sur le 11 Septembre !

Le 5 avril 2012 ·

Dans un discours du 30 mars 2012 devant le Cercle Républicain le candidat Jean-Luc Mélenchon a remis en cause la version officielle sur le 11 Septembre. De manière subtile, mais claire. Voir la minute 34 (et suivantes).

« Nous voici donc entrainés et bientôt liés à toutes les aventures militaires qui résulteront de la crise d’hégémonie des Etats-Unis d’Amérique que j’ai d’abord décrite il y a un instant. Là se trouvent des dangers supérieurs à ceux qui résultent des autres situations de conflit que je ne méconnais pas, mais qui seront toutes revisitées sous cet angle par la puissance dominante.


Personne ne pourra jamais expliquer ce que nous sommes en train de faire en Afghanistan, à part défendre le passage d’un pipeline qui d’ailleurs ne passera pas par là. Il n’y a aucun raison ni aucune possibilité de victoire militaire en Afghanistan. Tout le monde le sait depuis le début. Aussi longtemps que la compagnie UNOCAL a pu croire que les talibans lui faciliteraient le travail, les talibans étaient les bienvenus au Etats-Unis d’Amérique. Ils ont été reçus et choyés. Et on s’accommodait fort bien et de la charria et du voile. Lorsqu’une compagnie argentine s’est infiltrée dans le jeu, lorsque la Russie a commencé à avancé ses pattes, lorsque les Chinois se sont intéressés au transit du pétrole qui pourrait passer par là, tout d’un coup, la situation a changé.

 Et à la faveur d’un drame, celui du 11-Septembre, on a justifié une intervention militaire dans un endroit qui n’avait certainement rien à voir avec la catastrophe à laquelle on prétendait répondre par légitime défense. Chacun se souvient de la fuite du Mollah Omar à Mobylette et les autres épisodes de cette « grande guerre » et des faits d’armes qui l’ont signalé avant que nous soyons embourbés dans une situation comparable à celle qu’ont connues toutes les invasions étrangères et les interventions étrangères en Afghanistan, toutes sans exception, aussi longtemps qu’on remonte dans la mémoire humaine de l’histoire des civilisations et des grands empires. »

VIDEOS A VISIONNER EN CLIQUANT SUR CE LIEN

http://lidiotduvillage.org/2012/04/05/le-candidat-melenchon-remet-en-cause-la-version-officielle-sur-le-11-septembre/



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

28/05/2012

n° 72- Journal de PAKISTAN. du 03-04 au 28-05 - Etats-Unis: des sénateurs en colère veulent frapper le Pakistan au porte-monnaie.

n° 72- Journal de PAKISTAN. du 03-04 au 28-05  - Etats-Unis: des sénateurs en colère veulent frapper le Pakistan au porte-monnaie.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                                                                    n° 72- 03-04 au 28-05    

  C.De Broeder & M.Lemaire                                                                                    

 



 Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

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b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part :

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Paroles & action du président...

l'Afghanistan au cœur des débats.

Tiré à part 

Une nouvelle crise diplomatique met à mal les relations américano-pakistanaises.

1 Paroles & action

1-1 Dan Israel : Karachi : Jospin averti dès 1997.

2 Le Pakistan au cœur des débats.

2-1 La Sarkozie en examen médiatique

 2/3 - De Karachi à Takieddine.

3 Au jour le jour

4  Politique

USA

1 Dans de prison pour avoir aidé la CIA à débusquer Ben Laden.

2 Le Sénat américain réduit l'aide au Pakistan.

3 Otan-Isaf

3-1 Occupation du pakistan.

Lepoint.fr : Les discussions avec le Pakistan sur les convois de l'Otan piétinent..

4 Les voisins

4-1 Turquie

Xinhua : La Turquie respecte la décision du Pakistan sur les voies d'approvisionnement de l'OTAN.

5 Dans le monde

1 Chine

Le PM Wen Jiabao s'engage à renforcer les échanges militaires avec le Pakistan.

6  Dossiers

6-1 Etats-Unis: des sénateurs en colère veulent frapper le Pakistan au porte-monnaie.

Pakistan.

Généralités.



Tiré à part 

Une nouvelle crise diplomatique met à mal les relations américano-pakistanaises.

Nous avons besoin du Pakistan. Le Pakistan a besoin de nous. Mais nous n'avons que faire d'un Pakistan qui joue double jeu", s’est indigné, jeudi 24 mai, Lindsey Graham, sénateur républicain, devant la commission chargée de répartir les fonds de l'aide américaine à l'étranger. Sa déclaration donne le ton et témoigne du regain de tensions actuel entre Washington et Islamabad.

Comme Lindsey Graham, nombre de sénateurs américains ont exprimé leur colère envers Islamabad qu’ils accusent de ne pas s’impliquer suffisamment dans la lutte contre les Taliban afghans. Comme mesure de rétorsion, ils ont décidé de réduire de façon significative, soit de 58 %, le montant de l’aide militaire américaine. Le sénateur Graham a ainsi proposé à la commission un amendement, qui a été approuvé à l’unanimité, pour diminuer de 33 millions de dollars l'aide au Pakistan. Le chiffre n’est pas anodin, il s’agit d’un million par année de prison auxquelles a été condamné la personne qui a aidé Washington à mettre la main sur Ben Laden.

Washington scandalisé

L'ire des sénateurs proveint effectivement de la condamnation mercredi 23 mai du docteur Shakeek Afridi à 33 ans de prison par un tribunal tribal pour avoir aider à débusquer Oussama Ben Laden et à le tuer lors du raid d’un commando américain à Abbottabad le 2 mai 2011. La réaction américaine ne s’est pas faite attendre. Pour la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton, la condamnation est "injuste et infondée". "Les États-Unis estiment qu'il n'y a aucune raison de détenir le docteur Afridi", a-t-elle poursuivi, ajoutant que Washington continuerait à agir en sa faveur auprès des autorités pakistanaises. "Nous sommes tous scandalisés" par la décision de la justice pakistanaise, a renchérit devant la presse le républicain John McCain.

Islamabad avait auparavant invité les États-Unis à respecter la justice pakistanaise. "Je pense que dans le cas de Shakeek Afridi, tout s'est fait conformément aux lois et aux procédures pakistanaises et il faut que chaque pays respecte les décisions de justice de l'autre", a déclaré le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères.

Alain Rodier, directeur de recherche au Centre français de recherche sur le renseignement (CFRR), ne manque pas de s’étonner de l’indignation des Etats-Unis. "Ils ont tout de même laissé derrière eux, à son sort, ce médecin que la CIA avait recruté et qui a été une pièce maîtresse dans l’opération d’Abbottabad", estime-t-il. Avant de poursuivre : "Cela entache à coup sûr leur image et leur crédibilité au Pakistan".

Des relations au plus froid depuis plus d’un an

Les tensions entre les deux pays ne sont pas nouvelles. "Elles ont atteint un summum il y a un an, lors de l’opération à Abbottabad que les Pakistanais n’ont jamais digéré", explique Alain Rodier. Mais les tensions entre Washington et Islamabad ont toujours été en dents de scie. "Historiquement, Islamabad, qui considère l’Afghanistan comme son pré carré, a toujours soutenu les Taliban, rappelle Alain Rodier. C’est pourquoi le Pakistan s’est retrouvé gêné quand, en 2001, les États-Unis ont sollicité son aide pour lutter contre les terroristes qu’ils assimilaient aux Taliban." Le chercheur poursuit: "Ils ont donc continué à apporter leur soutien aux Taliban, mais discrètement". Ce qui précisément provoque l’ire de Washington.

De son côté, le Pakistan reproche de longue date à son allié américain les incursions de drones sur son territoire et n’a eu de cesse de demander l’arrêt des bombardements. Pour Alain Rodier, c’est "compréhensible également", puisque "cela s’apparente à de l’ingérence et qu’à chaque fois ce sont des Pakistanais qui sont tués". En novembre 2011, 24 soldats pakistanais avait été tués dans des bombardements américains menés à la frontière avec l’Afghanistan. Le Pakistan avait alors décidé de fermer les routes pakistanaises vers l’Afghanistan aux convois militaires non seulement américains mais plus généralement de l'Otan.

Une occasion d’apaisement manquée

Cette nouvelle crise diplomatique survient alors qu’une occasion de dégel des relations vient d’être manquée. Le président pakistanais Asif Ali Zardari était à Chicago où se tenait le G8 afin d’aborder précisément la question de la réouverture des axes routiers fermés aux convois de l'Otan, cruciale pour la stratégie américaine. Or, selon des responsables américains, il aurait, lors d’une rencontre avec Hillary Clinton, exigé une contrepartie financière très élevée. Les négociations n’ont donc pas abouti et le président Barack Obama a refusé de le rencontrer comme il était initialement prévu.

Difficile de prédire si les rapports entre les deux pays vont se réchauffer. Toujours est-il que les États-Unis et l’Otan se seraient bien passés de cette crise diplomatique avec l’allié pakistanais, à l’heure où le désengagement d’Afghanistan de l'Otan est bien amorcé.

http://www.france24.com/fr/20120525-usa-pakistan-afghanistan-taliban-drones-ben-laden-cia-aide-militaire-shakeek-afridi-zardari



1 Paroles & action

1-1 Dan Israel : Karachi : Jospin averti dès 1997.
Dès 1997, ils savaient, et ils n'ont rien dit. Mediapart publie aujourd'hui une note qui ne laisse aucun doute sur le degré de connaissance du gouvernement Jospin sur les malversations financières ayant eu probablement lieu dans le cadre des contrats d'armement signés en 1994 par le gouvernement Balladur, notamment avec le Pakistan.

La note, rédigée en avril 1998 par le conseiller défense de Lionel Jospin, Louis Gautier, et le chef du cabinet militaire, le général Louis Le Mière, indique noir sur blanc : "À la mi-septembre 1997, à la suite d’interrogations sur les paiements associés au contrat d’armement français vers le Pakistan, les exportations de matériel de guerre à destination de ce pays ont été gelées sur instruction de votre cabinet." 

Juste après son arrivée à Matignon, Jospin avait donc des doutes sur les commissions versées aux autorités pakistanaises, sur lesquelles enquêtent actuellement les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire. "Saisis de faits d’abus de biens sociaux, blanchiment d’argent aggravé et recel, les juges ont chiffré à 20,3 millions d’euros les fonds versés aux intermédiaires Abdulrahman El-Assir et Ziad Takieddine, avant le premier tour de l’élection présidentielle de 1995", rappelle Mediapart. Les deux hommes, imposés à la dernière minute par le gouvernement comme intermédiaires dans le contrat pakistanais, sont soupçonnés d’avoir participé au financement illicite de la campagne électorale d’Édouard Balladur, via des rétrocommissions.

En 1998, les conseillers de Jospin suspectaient la même chose, évoquant un système de commissions qui "fait courir le risque de retours au profit de bénéficiaires français". Retours "illicites et condamnables, souvent organisés pour le financement des partis politiques". Malgré les doutes, Jospin autorisera la poursuite de la livraison des armes, et notamment de la construction des sous-marins (c'est sur ce chantier, à Karachi, qu'un attentat tuera 14 personnes, dont 11 Français en 2002). Il est vrai que les commissions suspectes avaient déjà été versées. Jospin n'aurait donc rien pu faire.

 

En revanche, selon l'article 40 du Code de procédure pénale, tout détenteur d'une autorité publique doit dénoncer à la justice les comportements illégaux dont il a connaissance. Ce qu'il s'est bien gardé de faire. Et l'ex-Premier ministre n'était pas le seul au courant de cette situation, puisque par une note manuscrite sur le document, il a indiqué qu’il allait consulter ses ministres Alain Richard (défense), Dominique Strauss-Kahn (économie) et Hubert Védrine (affaires étrangères).

 La preuve par l'écrit, Jospin signait "L.J."


Aujourd'hui, Jospin ne souhaite "pas entrer dans la discussion"

"En faisant silence sur ce grave secret du financement de la droite, le gouvernement socialiste a payé le prix fort de la cohabitation", résume Mediapart. Interrogés par le site, Olivier Schramek, directeur de cabinet de Jospin à l'époque, et l'ex-conseiller Louis Gautier, n'ont pas donné suite. Quant à Jospin, "manifestement embarrassé", il a indiqué mercredi à Mediapart "qu’il ne souhaitait «pas entrer dans la discussion», ni «donner une réaction» à la presse".

Comment la note embarrassante est-elle arrivée aux mains de la justice ? Elle "a été déclassifiée le 4 mai par la commission consultative du secret de la défense nationale, puis communiquée aux juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire", indique Mediapart. Sans préciser explicitement que la décision finale de déclassification revient au gouvernement.

Faut-il y voir là un cadeau de bienvenue piégé de François Fillon envers François Hollande ? Interrogé par @si, Fabrice Arfi, coauteur de l'article, ne le pense pas : "Nous savons que les juges ont demandé une série très spécifique de documents, dont les titres au moins avaient été lus par les enquêteurs dans les archives de Matignon il y a plusieurs semaines, indique-t-il. Et le document est arrivé chez les juges dans les tous derniers jours, après l'élection de Hollande." En revanche, il n'est manifestement pas sûr que tous les documents intéressants aient été transmis : la note des socialistes évoque en effet un autre document, rédigé "par le directeur des relations internationales de la Délégation générale pour l’armement". "Ces éléments, manifestement très précis, ne font pas partie des documents communiqués aux juges", indique l'article. Parce qu'ils étaient trop accusateurs contre le gouvernement Balladur ?

L'affaire Karachi, c'est quoi ?

Toutes les réponses dans notre bilan de ce dossier qui plombe la Sarkozie

ParDan Israelle 17/05/2012



2 Le Pakistan au cœur des débats.

2-1 La Sarkozie en examen médiatique 2/3 - De Karachi à Takieddine.

Comment le financement illicite de la campagne 1995 de Balladur a été révélé

Et l'enquête sur un attentat lointain déboucha sur des soupçons gravissimes de financement illégal de campagnes présidentielles. Après l'affaire Bettencourt, et avant les mystères de l'affaire Tapie, deuxième volet de notre rétrospective des affaires visant Nicolas Sarkozy: la galaxie médiatique Karachi-Takieddine.

C'est grâce à l'opiniâtreté d'une poignée de journalistes qu'ont été mis au jour les dessous du financement politique des balladuriens, ancêtres de sarkozystes. Jusqu'à amener l'ancien président du Conseil constitutionnel à reconnaître qu'en 1995, il aurait fallu invalider les comptes de campagne de Jacques Chirac et Edouard Balladur. Et jusqu'à la mise en examen d'un sulfureux intermédiaire, l'homme d'affaires Ziad Takieddine, entraînant avec lui plusieurs figures de la Sarkozie.

Cet épineux dossier est divisé en trois chapitres : la genèse de l'affaire ; l'état actuel de l'enquête judiciaire ; le degré d'implication de Nicolas Sarkozy.

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4827



3 Au jour le jour

3-1 Usa

1-1 Une attaque de drone US fait 10 morts.
Au moins 10 activistes présumés ont été tués jeudi dans une attaque de drone américain au nord-ouest du Pakistan, rapportent les médias internationaux.
L'attaque visait un immeuble dans le village de de Mir Ali, dans la zone tribale du Nord-Waziristan. Selon l'agence Chine Nouvelle, citant les témoins oculaires, des blessés pourraient se trouver sous les décombres de l'immeuble.
Le Pakistan a à plusieurs reprises exprimé son mécontentement concernant les attaques de drones et d'hélicoptères de l'Otan dans le nord-ouest du pays, qui fait régulièrement des victimes parmi la population civile.
Fin 2011, Islamabad a fermé les routes d'approvisionnement des forces de l'Otan en Afghanistan suite à une attaque meurtrière d'hélicoptères de l'Alliance qui avait fait 24 morts parmi les militaires pakistanais, dans le nord-ouest du pays.
Selon les médias internationaux, le 18 mai, le Pakistan a pour la première fois depuis six mois permis à un convoi de l'Otan de traverser la frontière afghano-pakistanaise.
Islamabad et Washington mènent actuellement des négociations afin de déterminer les conditions pour la réouverture des routes d'approvisionnement pakistanaises. Le Pakistan insiste sur la cessation des bombardements américains sur son territoire. Les Etats-Unis refusent de stopper leurs raids mais en ont réduit l'intensité.

MOSCOU, 24 /5

http://fr.rian.ru/world/20120524/194819135.html


 3-2 4 résistants tués par un drone américain dans le nord-ouest.

 Au moins quatre résistants ont été tués samedi à l'aube dans une attaque de drone américain dans une zone tribale du nord-ouest du Pakistan bordant l'Afghanistan, ont indiqué des responsables pakistanais.
L'attaque a eu lieu sur une maison près de Miranshah, la principale ville du Nord Waziristan, connu pour être un bastion des talibans et des militants liés à Al-Qaïd, ont précisé ces responsables.
Un drone américain a tiré deux missiles sur une maison et au moins quatre irésistants ont été tués, a déclaré à l'AFP un responsable de la sécurité, précisant que les victimes n'avaient pas été immédiatement identifiées.
Deux autres responsables ont confirmé l'attaque.
Des villageois ont indiqué avoir été réveillés par le survol de l'appareil et les tirs de missiles.
La maison a pris feu et des irésistants ont immédiatement interdit la zone d'accès, a expliqué un habitant à l'AFP.
Les Pakistanais estiment que les attaques de drones américains sont contre-productives et minent les efforts gouvernementaux pour séparer les tribus des militants, violent la souveraineté pakistanaise, tuent des civils, et alimentent les sentiments anti-américains.
La fréquence des attaques américaines a diminué ces derniers mois, mais les responsables américains les estimeraient trop utiles pour les arrêter complètement.
26 mai

AFP



4  Politique

a) USA

1 Dans les coulisses et au sénat

Dans de prison pour avoir aidé la CIA à débusquer Ben Laden.

Un médecin pakistanais accusé dans son pays d'avoir aidé la CIA à débusquer Oussama Ben Laden, tué il y a plus d'un an par un commando américain dans le nord du Pakistan, a été condamné mercredi à 33 ans de prison par un tribunal tribal, a indiqué l'administration.

Shakeel Afridi, un chirurgien accusé d'avoir mené une fausse campagne de vaccination à Abbottabad, la ville où se terrait le chef d'Al-Qaïda avec ses quatre femmes et ses enfants, pour prélever leur ADN, a été condamné en première instance par un tribunal tribal du district semi-autonome de Khyber, dans le nord-ouest du Pakistan, d'où il est originaire.

Les tribunaux tribaux sont compétents dans les zones tribales semi-autonomes du Pakistan mais tout appel est ensuite jugé par les juridictions de droit commun, avec l'aide d'un avocat. L'accusé n'était pas présent à son procès et les tribunaux tribaux interdisent qu'il prenne un avocat pour se défendre.

Certains juristes estiment cependant que pour de telles accusations, il ne peut être jugé par les tribunaux tribaux. Qui plus est, ils assurent que les faits reprochés ayant été commis dans un autre district que celui de Khyber, non tribal celui-là, la juridiction qui l'a jugé mercredi n'est pas compétente.

"Il a été condamné à 33 ans de prison" notamment pour trahison et complot contre l'Etat, et conduit à la prison centrale de Peshawar, la grande ville du nord-ouest, a déclaré à l'AFP Mohammad Siddiq, porte-parole de l'administration du district de Khyber.

Oussama ben Laden a été tué le 2 mai 2011 par un commando de Navy Seals, des soldats d'élite américains, héliportés de nuit à Abbottabad, officiellement au nez et à la barbe des autorités pakistanaises selon Washington et Islamabad, qui avait protesté.

Cette "violation de la souveraineté du Pakistan" selon Islamabad, est l'une des principales pierres d'achoppement au réchauffement des relations entre les Etats-Unis et le Pakistan, pourtant leur allié-clé dans leur "guerre contre le terrorisme" depuis fin 2001.

Mais Washington soupçonne certains membres de l'armée ou du renseignement pakistanais d'avoir eu connaissance de la présence de Ben Laden à Abbottabad, une ville-garnison à deux heures de route d'Islamabad, voire de l'avoir aidé à s'y terrer au moins cinq années, ce que les autorités pakistanaises démentent avec fermeté.

Le Dr Shakeel Afridi, un médecin du gouvernement, avait été licencié il y a deux mois. En plus de la peine de prison, le tribunal de Khyber lui a infligé une amende de 320.000 roupies (environ 2.700 euros). Son avocat n'a pas pu être contacté mais il est fort probable qu'il fasse appel.

En tout état de cause, le sort du Dr Afridi demeure un mystère: il a été arrêté par les tout puissants services de renseignement pakistanais peu après le raid fatal à Ben Laden et personne n'a de nouvelle de lui depuis.

En janvier dernier, le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta avait confirmé que le Dr Afridi travaillait pour le renseignement américain pour tenter de prélever de l'ADN des nombreux enfants présents dans une maison d'Abbottabad où la CIA soupçonnait Ben Laden de se cacher. Washington avait alors exprimé son inquiétude sur le sort du médecin et réclamé sa remise en liberté.

"Il n'a commis aucun acte de trahison à l'égard du Pakistan", avait estimé M. Panetta sur la chaîne de télévision américaine CBS.

"Je considère comme une réelle erreur de leur part d'agir ainsi à son égard alors qu'il aidait à lutter contre le terrorisme", avait ajouté le chef du Pentagone.

23 mai.

http://www.liberation.fr/depeches/2012/05/23/pakistan-33-ans-de-prison-pour-avoir-aide-la-cia-a-debusquer-ben-laden_820792



2 Le Sénat américain réduit l'aide au Pakistan.

 - Les sénateurs américains, scandalisés par la condamnation pour trahison du chirurgien pakistanais qui a mis la CIA sur la piste d'Oussama ben Laden, ont amputé l'aide que les Etats-Unis accordent à Islamabad de 33 milliards de dollars, soit un milliard par année de prison.

"C'est arbitraire, mais nous espérons que le Pakistan comprendra que nous sommes sérieux", a déclaré Richard Durbin, après le vote unanime de la commission budgétaire du Sénat.

"Il est scandaleux de dire qu'un homme qui nous a aidé à trouver Oussama ben Laden est un traître", a-t-il poursuivi.

L'amendement a été proposé par le républicain Lindsey Graham et le démocrate Patrick Leahy. Quelques jours plus tôt, une sous-commission sénatoriale avait déjà réduit l'aide bilatérale en menaçant de le faire à nouveau faute d'une réouverture des voies d'approvisionnement de l'Otan en Afghanistan, qui traversent le Pakistan.

Le docteur Shakil Afridi, qui a donc été condamné mercredi à 33 ans de prison, a été reconnu coupable d'avoir mené une fausse campagne de vaccination pour permettre aux services secrets américains de localiser Ben Laden à Abbottabad, 60 km au nord d'Islamabad, où il a été tué par un commando des Navy Seals le 2 mai 2011.

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton s'est elle aussi indignée jeudi de sa condamnation, qu'elle juge "injuste et inadaptée".

"Les Etats-Unis estiment qu'il n'y a aucune raison de détenir le Dr. Afridi", a-t-elle poursuivi, ajoutant que Washington continuerait à agir en sa faveur auprès des autorités pakistanaises.

Islamabad avait auparavant invité les Etats-Unis à respecter la justice pakistanaise. "Je pense que dans le cas de M. Afridi, tout s'est fait conforme aux lois et aux procédures pakistanaises et il faut que chaque pays respecte les décisions de justice de l'autre", a déclaré Moazzam Al Khan, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Créé le 24-05-

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120524.REU7063/le-senat-americain-reduit-l-aide-au-pakistan.html

 



3 Otan-Isaf

3-1 Occupation du pakistan.

Lepoint.fr : Les discussions avec le Pakistan sur les convois de l'Otan piétinent..

La question de la réouverture des routes pakistanaises aux convois de l'Otan, stratégique pour le désengagement graduel de l'Alliance atlantique d'Afghanistan, piétinait samedi sur la question du péage exigé par le Pakistan, jugé "inacceptable" par les États-Unis. Le droit de passage en territoire pakistanais, interdit depuis six mois par Islamabad en représailles à la mort de 24 de ses soldats tués par erreur dans des frappes aériennes américaines, est crucial pour l'Otan qui se prépare à une longue et coûteuse opération logistique pour retirer ses 130 000 hommes et leur matériel d'Afghanistan d'ici à la fin 2014.

En début de semaine, les perspectives d'une réouverture rapide de ces routes semblaient s'éclaircir, après six mois de blocage. Le Pakistan a même autorisé vendredi un premier convoi destiné à l'ambassade américaine à Kaboul à entrer en Afghanistan depuis son territoire. Mais le ciel s'est assombri samedi, à la veille de l'ouverture du sommet de l'Otan : une rencontre prévue à Chicago entre le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, et le président pakistanais, Asif Ali Zardari, a été annulée à la dernière minute, officiellement en raison de l'arrivée tardive de ce dernier. Si une rencontre entre les deux hommes n'est pas exclue, elle "sera organisée plus tard, si possible", selon le porte-parole du président pakistanais, Farhatullah Babar.

Le Pakistan accusé de double j

Selon un haut responsable américain, l'accord "pourrait ne pas intervenir ce week-end. L'un des points d'accrochage est le prix du droit de passage exigé par conteneur sur les routes de ravitaillement". De "plusieurs milliers de dollars par conteneur", le prix est "en un mot inacceptable", selon ce haut responsable s'exprimant sous le couvert de l'anonymat. Plusieurs médias américains ont avancé le chiffre de 5 000 dollars par conteneur, soit 30 fois plus qu'avant la fermeture des routes de ravitaillement. Dans un entretien au Los Angeles Times samedi, le chef du Pentagone a lui aussi évoqué le prix exorbitant réclamé par Islamabad. "Étant donné les problèmes budgétaires auxquels nous sommes confrontés, ça ne me paraît pas envisageable", a-t-il déclaré.

L'impasse serait due à une certaine confusion au sein des autorités pakistanaises, fréquemment tiraillées entre le gouvernement civil et les puissants responsables de l'armée. "Le gouvernement pakistanais doit trouver une proposition cohérente à mettre sur la table", a plaidé le haut responsable américain. En 2011, avant la fermeture des routes de ravitaillement, les États-Unis avaient convoyé 35 000 conteneurs en Afghanistan. L'Otan dispose également d'un autre réseau logistique pour acheminer son matériel en Afghanistan via la Russie et les pays d'Asie centrale, mais les coûts sont 2,5 fois plus importants qu'ils ne l'étaient par la voie pakistanaise. La réouverture des routes pakistanaises reste donc essentielle pour l'Otan alors que 23 000 soldats des 90 000 militaires américains doivent avoir quitté l'Afghanistan à la fin de l'été, sans compter l'intégralité des troupes combattantes françaises d'ici à la fin de l'année.

"J'espère que les négociations se concluront de manière positive afin de pouvoir rouvrir les routes de ravitaillement très prochainement", a déclaré dimanche à la presse Anders Fogh Rasmussen avant le début du sommet de l'Otan. Pour le Pakistan, fréquemment accusé de double jeu en Afghanistan par les Occidentaux, les droits de passage perçus sur les convois de l'Otan constituent une ressource d'autant plus importante qu'après 2014 l'attention de la communauté internationale risque de se détourner de la région. Les États-Unis versent plus de 2 milliards d'aide militaire chaque année à Islamabad, dont 300 millions destinés à financer la mobilisation de plus de 100 000 soldats pakistanais le long de la frontière avec l'Afghanistan.

http://www.lepoint.fr/monde/les-discussions-avec-le-pakistan-sur-les-convois-de-l-otan-pietinent-20-05-2012-1463353_24.php



4 Les voisins

4-1 Turquie

Xinhua : La Turquie respecte la décision du Pakistan sur les voies d'approvisionnement de l'OTAN.

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré mardi que son pays respecte la décision du Pakistan sur les voies d' approvisionnement de l'OTAN et a défendu la demande d'Islamabad pour des excuses de la part des États-Unis sur la mort de 24 soldats pakistanais.

Le Pakistan a fermé la ligne d’approvisionnement pour les forces de l'OTAN en Afghanistan, pour protester contre une frappe aérienne menée par les États-Unis et l'OTAN sur deux postes pakistanais en novembre 2011.

"C' est à la discrétion du Pakistan à prendre toute décision sur les routes d'approvisionnement de l'OTAN. Cependant, en tant que membre de l'OTAN, la Turquie estime que ces questions devraient être résolues par le dialogue mutuel", a déclaré M. Erdogan lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue pakistanais, Yusuf Raza Gilani.

Concernant la question sur la présence de l'OTAN en Afghanistan, il a dit que la Turquie ne va pas quitter l'Afghanistan seul, sauf si les Afghans demandent aux troupes turques de quitter le pays.

Pour sa part, M. Gilani a fait savoir que la décision finale d'ouvrir des lignes de la communication pour les approvisionnements de l'OTAN serait faite en conformité avec les recommandations de la commission parlementaire. Cependant, il a dit que "le Pakistan souhaite marcher avec le reste du monde".

Il a également apprécié le soutien apporté par le président turc Abdullah Gul au Pakistan lors du Sommet de l'OTAN tenu le 20 mai à Chicago, qui a vu la participation du président Asif Ali Zardari.

"Le monde doit reconnaitre les services rendus par le Pakistan dans sa lutte contre le terrorisme", a déclaré M. Gilani.

Xinhua :



5 Dans le monde

1 Chine

Le PM Wen Jiabao s'engage à renforcer les échanges militaires avec le Pakistan.  
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a rencontré jeudi à Beijing le chef d'état-major de l'armée pakistanaise, le général Ashfaq Parvez Kayani, et s'est engagé à renforcer les échanges militaires entre la Chine et le Pakistan.
"La Chine soutiendra sans relâche les efforts du Pakistan pour sauvegarder la souveraineté et l'intégrité territoriale, soutenir la croissance économique et améliorer le niveau de vie du peuple pakistanais", a déclaré M. Wen.
Le Premier ministre chinois a exprimé sa conviction que le gouvernement, les forces armées et le peuple du Pakistan travailleront ensemble pour surmonter les difficultés et réaliser un développement nouveau.
Face à la complexité de la situation régionale et internationale, il est dans l'intérêt commun des deux parties de renforcer leur coordination et de relever conjointement les défis, a ajouté M. Wen.
Concernant les relations militaires, M. Wen a fait remarquer que les forces armées pakistanaises avaient réalisé d'importantes contributions au maintien de l'amitié bilatérale et à la promotion du partenariat stratégique et de coopération entre la Chine et le Pakistan. Il a appelé à renforcer les échanges militaires et la coopération entre les deux pays.
M. Kayani, qui effectue une visite de cinq jours en Chine, a pour sa part remercié la Chine pour son aide sincère au développement économique et à la stabilité sociale de son pays, ainsi que pour son soutien aux efforts du Pakistan pour maintenir la souveraineté et l'intégrité territoriale.
Développer le partenariat stratégique et de coopération avec la Chine est un consensus auquel sont parvenus les divers milieux du Pakistan, et constitue la base des stratégies diplomatiques du pays, a déclaré M. Kayani. Les forces armées pakistanaises renforceront indéfectiblement l'amitié et la coopération avec la Chine et soutiendront fermement les efforts de la Chine pour préserver ses intérêts fondamentaux.
M. Kayani a entamé mercredi sa visite officielle en Chine.
http://french.china.org.cn/foreign/txt/2012-01/06/content_24336629.htm



6  Dossiers

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

 

6-1Etats-Unis: des sénateurs en colère veulent frapper le Pakistan au porte-monnaie.

 Des sénateurs américains, furieux de la mauvaise volonté supposée d'Islamabad face au conflit afghan, ont décidé jeudi de frapper le Pakistan au porte-monnaie en approuvant une forte diminution de l'aide militaire américaine.

Des sénateurs américains, furieux de la mauvaise volonté supposée d'Islamabad face au conflit afghan, ont décidé jeudi de frapper le Pakistan au porte-monnaie en approuvant une forte diminution de l'aide militaire américaine.

"Nous avons besoin du Pakistan. Le Pakistan a besoin de nous. Mais nous n'avons que faire d'un Pakistan qui joue double-jeu", a dit le sénateur républicain Lindsey Graham devant la commission chargée de répartir les fonds de l'aide américaine à l'étranger.

La condamnation mercredi au Pakistan à 33 ans de prison du docteur Shakeel Afridi pour avoir aidé la CIA à débusquer Oussama ben Laden --tué en mai 2011 par un commando américain au Pakistan-- est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase au Sénat.

Le sénateur Graham a proposé jeudi un amendement pour diminuer de 33 millions de dollars l'aide au Pakistan, soit un million par année de détention du docteur Afridi. Ses collègues des deux partis ont approuvé la mesure comme un seul homme au sein de la commission par un vote de 30 voix pour et zéro contre.

La sénatrice démocrate Dianne Feinstein, présidente de la commission du Renseignement a déclaré, en évoquant le reste des aides accordées à Islamabad: "si c'est comme ça que le Pakistan traite un ami et un héros, je ne suis pas sûre de l'attribution de ces fonds".

De son côté, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a qualifié jeudi "d'injuste et infondée" la condamnation de M. Afridi.

Le Pakistan est la troisième destination de l'aide extérieure américaine après Israël et l'Afghanistan, mais Washington soupçonne les autorités pakistanaises d'avoir été au courant de la planque d'Oussama ben Laden et de soutenir en sous-main le réseau islamiste Haqqani, un des principaux mouvements rebelles en Afghanistan.

Fiasco à l'Otan

L'action des élus intervient quelques jours après un rendez-vous raté entre les Etats-Unis et le Pakistan. Le sommet de l'Otan dimanche et lundi dernier à Chicago, qui était censé symboliser un dégel entre les deux alliés aux relations compliquées, s'est traduit par un nouveau fiasco.

Le président pakistanais Asif Ali Zardari était à Chicago en vue d'un accord pour la réouverture des axes de ravitaillement vers les troupes alliées en Afghanistan. Mais selon des responsables américains, les exigences financières des Pakistanais pour l'utilisation de ces routes a fait échouer les négociations.

Le Pakistan avait fermé ces axes routiers après la mort de 24 de ses soldats tués dans des bombardements américains en novembre.

Outre le vote symbolique de jeudi, les élus ont approuvé une diminution de 58% de l'aide au Pakistan. Au total, ils ont approuvé 184 millions de dollars pour les activités du département d'Etat au Pakistan et 800,3 millions d'aide à Islamabad, mais le président Barack Obama demandait une enveloppe de 2,2 milliards.

Les coupes envisagées visent l'aide militaire uniquement et non l'aide économique. Et seuls 50 millions sont attribués à la lutte contre les talibans. Mais cette aide a été conditionnée à la réouverture des axes d'approvisonnement.

Ces mesures doivent encore être examinées par le Sénat dans son ensemble puis à la Chambre des représentants.

Pour alimenter davantage la querelle avec Islamabad, les sénateurs de la commission de la Défense ont adopté jeudi aussi un projet de loi finances qui menace de suspendre des aides au Pakistan jusqu'à ce que les routes soient de nouveau ouvertes et que M. Afridi soit libéré.

"Nous sommes tous scandalisés" par la décision de la justice pakistanaise, a dit à la presse le républicain John McCain jeudi.

http://www.lepoint.fr/monde/etats-unis-des-senateurs-en-colere-veulent-frapper-le-pakistan-au-porte-monnaie-25-05-2012-1465049_24.php

 



Pakistan.

Généralités.

Nom officiel du pays : République islamique du Pakistan.

Création : fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l'Inde depuis sa création en raison, notamment, du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire.

Pays limitrophes : Chine, Inde, Iran, Afghanistan.

Superficie : 803 000 km2.

Nombre d'habitants : 163 902 000 (estimation pour 2007).

Démographie

Population (estimation INED, en millions)

157,9

 

Composition de la population (en %)

Pendjabis (50 %), Sindis (15 %), Pathans (Pachtounes, 15 %), Mohajirs (immigrés d''''Inde au moment de la partition et leurs descendants, 8 %), Baloutches (5 %), autres (7 %).

 

Population urbaine

34 %. Principales villes : Karachi (9,2 millions d''''habitants), Lahore (5 millions), Faisalabad (1,9 million), aggl. Islamabad-Rawalpindi (1,4 million).

 

Densité (hab./km²)

198,4

 

Espérance de vie (années)

62,9

 

Fécondité (nombre moyen d'enfants/femme)

4,27

 

Taux d'alphabétisation (%)

44

 

Croissance démographique annuelle (%)

2,0

Nom des habitants : Pakistanais.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Langues : ourdou et anglais.

Monnaie : roupie pakistanaise.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Arme de destruction massive : le Pakistan dispose de l'arme nucléaire, à l’instar de l’Inde (puissances nucléaires de fait [les cinq autres puissances nucléaires officielles étant la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie]). 

 

Nature de l'État : république à régime parlementaire.

Chef d’État : Asif Ali Zardari (né le 21 juillet 1956 à Nawabshah, Pakistan), élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Veuf de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto (1953-2007).

Chef du gouvernement : Yousaf Raza Gilani (né en 1952 à Karachi, Pakistan).

Constitution : adoptée en 1973. Révisée en avril 1997 et en décembre 2003. La Constitution, suspendue le 15 octobre 1999 suite au coup d''''Etat du général Pervez Musharraf, le 12 octobre 1999. Chef de l''''état-major, Musharraf s''''est proclamé chef de l''''exécutif. Il a créé un Conseil de sécurité nationale (8 personnes), organe exécutif suprême.

En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Parlement islamique (Assemblée nationale, 237 membres élus pour 5 ans au suffrage universel, 20 sièges réservés à des femmes et 10 à des non-musulmans ; et Sénat, 87 membres élus pour 6 ans par les assemblées provinciales) a été dissolu par Musharraf le 15 octobre 1999. Cependant, les partis politiques ont été maintenus

Partis au pouvoir : Ligue musulmane du Pakistan (Pakistan Muslim League, PML-Q), Parti du peuple pakistanais (PPP, social-démocrate).Autres partis : Jamaat-i-Islami (JI, Alliance démocratique islamique, fondamentaliste sunnite).
Muttahida Majlis-e-Amal (MMA, alliance de six partis religieux islamiques, dont le principal parti est le Jamaat-i-Islami).
Muttahida Qaumi Movement (MQM, ex-Mohajir Qaumi Movement, parti des musulmans venus d'Inde lors de la partition, en 1947 ; formation dirigée depuis Londres).

Adhésions supranationales : OMC (Organisation mondiale du commerce), OCI (Organistion de la conférence islamique), IDB (Banque interaméricaine de développement), ADB (Banque pour le développement de l’Asie). . Le pays est composé de 4 Provinces : Pendjab, Sind, Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest (NWFP) et Baloutchistan, chacune dotée d''''une Assemblée. Il existe également 2 Territoires : les Zones tribales (FATA, autonomes, situées dans la NWFP, mais en relation directe avec Islamabad) et le Territoire de la capitale. Le Pakistan administre également une partie du Cachemire, l''''Azad Kashmir, le "Cachemire libre", et les Territoires du Nord. Le Pakistan revendique la région du Cachemire de l''''Etat indien du Jammu-et-Cachemire. En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Pakistan a été réintégré dans le Commonwealth en mai 2004 après cinq ans d'exclusion..

http://www.courrierinternational.com/fiche-pays/pakistan

http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Le%20Pakistan%20:%20un%20pays%20en%20guerre%20et%20en%20faillite./11010250



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

03/04/2012

n° 71 - Journal de PAKISTAN - - 03-03 - : Les USA proposent la partition du Pakistan!


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                                                                                      n° 71  au 03-12

     C.De Broeder & M.Lemaire                                                                                    

 



 Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  : no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part :

Les USA proposent la partition du Pakistan!  

Des Républicains américains veulent faire éclater le Pakistan

1 Au jour le jour

Plus de 100.000 manifestants contre les attaques de drones

Almanar : Des milliers de manifestants crient "Mort à l’Amérique !"

3 Politique Pakistanaise

Le Pakistan décide d'interdire les frappes des drones américains. 

4 Politique des Usa

Sur le terrain

Nouvel Observateur avec AFP : Washington tente de renouer avec Islamabad.

Dans les coulisses et au sénat 

Coopérations gazières Iran/Pakistan : Clinton menace Islamabad!

5 Otan-Isaf  

Sur le terrain

 L’OTAN, à bout de souffle  

6 Les voisins

Chine

La Chine soutient toutes les forces politiques du Pakistan dans leurs efforts pour maintenir la stabilité nationale.  

Iran

Islamabad persévère dans son projet de pipeline avec l'Iran.

7  Dossiers

7-1 Le Nouvel Observateur avec AFP : Les militaires- français -, drogués comme des cyclistes ? 8 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

8-1 Joseph Kishore : La ‘Meurtre S.A.’ de Barak Obama opère dans le monde entier. v

 



Tiré à part :

Les USA proposent la partition du Pakistan!  

Les tensions croissantes entre Islamabad et Washington ont donné de nouvelles idées aux stratèges américains! Dana Rohrabacher, représentant républicain du Congrès propose, désormais, la partition du Pakistan et l'octroi de l'autonomie à la province du Baloutchistan."Les baloutches répartis entre le Pakistan, l'Afghanistan et l'Iran devront avoir le droit de décider de leur statut eux mêmes", a affirmé ce représentant. Le Congrès reste, visiblement, réticent face à cette proposition, qui ne fera qu'approfondir les ressentiments de la population pakistanaise, à l'encontre des Etats Unis .

IRIB

 

Hier les membres de la sous-commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants des Etats-Unis sous la présidence du député républicain de Californie Dana Rohrabacher organisait une séance d'auditions d'une heure sur le thème des violations des droits de l'homme au Baloutchistan. Le Baloutchistan est une région largement désertique et pauvre qui couvre une partie de l'Iran, de l'Afghanistan et surtout du Pakistan face face auquel elle a organisé plusieurs rébellions depusi 60 ans.

Dans le cadre de cette audience, qui a provoqué la colère du gouvernement pakistanais, se sont explimés une universitaire, Christine Fair (plutôt pro-pakistanaise et méfiante à l'égard de l'initiative des Républicains), un responsable d'Amnesty International, T. Kumar, Ali Dayan Asan, directeur de Human Rights Watch au Pakistan, et Ralph Peter. Aucun représentant baloutche n'était convié mais on peut trouver sur le blog du journaliste Malik Siraj Akbar un historique du lobbying baloutche en Occident depuis 2006.

Dana Rohrabacher, un libertarien atypique (qui a parfois des positions provocantes comme sa dénonciation du rôle de la Géorgie dans le déclenchement de la guerre de 2008, ou sa demande à l'Irak de rembourser les frais de l'occupation militaire en 2011) est très impliqué sur le dossier pakistanais. Le 3 février, il avait déposé une proposition de loi pour attribuer la nationalité étatsunienne au docteur Shakil Afridi, le médecin qui a organisé une campagne de vaccination à Abbottabad pour permettre des prélèvements d'ADN qui ont permis aux Américains de vérifier que Ben Laden s'y trouvait et l'arrêter et qui, aujourd'hui, est menacé de procès pour haute trahison à Islamabad.Rohrabacher était portant un fervent partisan des Résistants à l'époque de Bill Clinton...

Le projet de favoriser la sécession du Baloutchistan est dans les cartons des stratèges du Pentagone depuis l'époque de George W. Bush : il avait été présenté en 2006 par le lieutenant-colonel Ralph Peter (présent à l'audition d'hier). Il a été ressorti à demi-mot le mois dernier par le représentant républicain du Texas Louie Gohmert qui a cosigné un article proposant un soutien aux Baloutches pour bloquer les fournitures d'armes aux résistants.

La porte parole du Département d'Etat (démocrate) Victoria Nuland a pris ses distances à l'égard de cette réunion et a précisé que les Etats-Unis ne souhaitaient pas l'indépendance du Baloutchistan. Mais déjà le mois dernier ce même Département d'Etat avait appelé le gouvernement pakistanais à dialoguer avec les militants balouches pour faire avancer cette question ("take the Balochistan issue forward"). Pour beaucoup le Baloutchistan est à tout le moins en train de devenir un Kosovo entre les mains des Américains  pour faire pression sur Islamabad.

Après que l'OTAN ait tué 24 militaires pakistanais dans des frappes aériennes en novembre dernier, le gouvernement pakistanais avait rompu les discussions avec l'alliance militaire occidentale et bloqué son approvisionnement militaire en Afghanistan. Parallèlement Islamabad s'était engagé sur la voie de la coopération énergétique et monétaire  avec l'Iran malgré la loi adoptée par le Congrès américain en décembre imposant des sanctions à toute institution financière travaillant avec l'Iran.

Les discussions avec l'OTAN ont repris hier, alors que l'administration Obama envisage de dialoguer avec les résistants qui ont ouvert un bureau au Qatar.

Une vingtaine de personnes ont été tuées cette semaine par des drones américains au Waziristan Nord (territoire pakistanais). Les victimes sont régulièrement présentées par les militaires américains comme des militants de la guérilla talibane mais aucune preuve n'est fournie.

http://atlasalternatif.over-blog.com:80/article-des-republicains-americains-veulent-faire-eclater-le-pakistan-98933810.html



1 Au jour le jour

Les zones tribales pakistanaises frontalières de l'Afghanistan sont considérées comme des bases arrière pour les résistants, d'où ils mènent des attaques contre les forces internationales déployées en Afghanistan ainsi que contre l'armée pakistanaise.

Résistance

19-11

Les attaques devenues quasi-quotidiens depuis les quelques jours qui ont précédé le lancement de l'offensive du Waziristan, le 17 octobre, les résistants  empêchant ainsi de dissuader l'armée d'y engager quelque 30.000 soldats au sol.

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/monde/


Cinq résistants tués par un drone américain.

Nb / Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Au moins cinq résistants ont été tués mardi par les missiles d'un drone américain dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, bastion des résistants et principal sanctuaire d'Al-Qaïda dans le monde, selon des militaires pakistanais.
Les attaques de ces avions sans pilotes de la CIA, stationnés en Afghanistan voisin, ont débuté en 2004 mais elles se sont considérablement intensifiées ces dernières années. Elles ont permis de tuer d'importants cadres d'Al-Qaïda et des résistans pakistanais et afghans, mais elles n'épargnent pas les civils, selon les pakistanais.
Cette fois, la salve visait un véhicule  près du village de Drey Nishtar, dans la zone de Shawal, au Waziristan du Sud, un district tribal bastion des résistants pakistanais alliés à Al-Qaïda et responsables d'une vague d'attentats qui a tué près de 5.000 personnes dans tout le pays en quatre ans et demi.
Un drone américain a tiré deux missiles sur le véhicule, cinq résistants ont été tués, a déclaré par téléphone à l'AFP un haut responsable militaire, sous couvert de l'anonymat. L'attaque et le bilan ont été confirmés à l'AFP par des officiers du renseignement pakistanais.
Les bilans de ces attaques livrés par les militaires pakistanais sont impossibles à vérifier de sources indépendantes et l'identité, voire la nationalité, des cibles sont rarement rendues publiques, sauf quand il s'agit de chefs d'Al-Qaïda ou des résistants pakistanais et afghans.
Les zones tribales, frontalières avec l'Afghaistan, en particulier les Waziristans du Sud et du Nord, sont également la base arrière des résistants afghans, notamment du réseau Haqqani, la bête noire des soldats américains de la force de l'Otan de l'autre côté de la frontière.
Quelque 540 attentats --suicide pour la plupart-- des résistants pakistanais et autres groupes alliés à Al-Qaïda ont tué près de 5.000 personnes au pakistan depuis l'été 2007, quand ces résistants, au diapason d'Oussama ben Laden en personne, ont décrété le jihad à Islamabad pour son soutien dès fin 2001 à Washington dans sa guerre contre le terrorisme.
13 mars 2012

AFP /


2 Au jour le jour

Civil

 

Almanar : Plus de 100.000 manifestants contre les attaques de drones

Les attaques d'avions sans pilote américains dans le nord ouest du Pakistan ont fait descendre plus de 100.000 partisans du Jamiat-e-Ulema Islam (JUI), le plus important parti musulman du pays,

Les manifestants ont également exigé que le gouvernement pakistanais maintienne la fermeture des voies de ravitaillement des forces de l'Otan en Afghanistan bloquées par Islamabad depuis la "bavure" de l'Otan au cours de laquelle 24 soldats pakistanais ont été tués près de la frontière afghane le 26 novembre dernier.

Cet incident a fortement tendu les relations déjà difficiles entre les Occidentaux et le Pakistan.

Les tirs de missiles par les drones américains, qui visent des régions considérées comme des bastions des résistants et de leurs alliés d'Al-Qaïda, ont cessé après cet épisode, mais ont ensuite repris.

"Nous ne sommes pas les ennemis des peuples de l'Occident et des Etats-Unis, mais nous rejetons l'attitude des Américains qui attendent toujours de nous une obéissance servile", a déclaré aux manifestants le dirigeant du JUI Maulana Fazlur Rehman.

Déclenchée en 2004, la campagne de tirs américains sur les zones tribales pakistanaises visant les résistants et leurs alliés d'Al-Qaïda, s'est intensifiée ces trois dernières années, avec plus de 220 attaques depuis août 2008 et de très nombreux civils tués.

Almanar

28-01-http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=47829&frid=20&cid=20&fromval=1&seccatid=24

 


Almanar : Des milliers de manifestants crient "Mort à l’Amérique !"

 

Des milliers de personnes ont manifesté lundi à Islamabad au cri de "Mort à l'Amérique !", protestant  notamment contre les tirs des drones de la CIA visant le nord-ouest du Pakistan.

La manifestation, se tenait à l'appel d'un collectif d'une quarantaine de partis et organisations musulmanes.

"Mort à l'Amérique !" scandaient lundi les manifestants, qui appelaient également au "jihad", la "guerre sainte", contre les Etats-Unis, non loin du quartier des ministères et de l'"enclave diplomatique", une gigantesque "zone rouge" ultra-protégée, qui abrite notamment la plupart des ambassades occidentales.

L'accès à cette zone était barré par des centaines de policiers en tenue anti-émeute ayant revêtu des gilets pare-balles.

Les organisateurs disaient attendre "au moins 20.000" manifestants. "Nous avons installé 10.000 chaises", a ajouté un responsable du Conseil de Défense du Pakistan (DPC pour le sigle en anglais), le collectif ayant appelé à manifester.

Outre les attaques parfois quasi-quotidiennes des drones américains, les manifestants protestaient contre la réouverture prévue prochainement de la route pour les convois de ravitaillement de la force de l'Otan en Afghanistan, composée aux deux tiers de soldats américains.

Après que des appareils américains de l'Otan eurent bombardé par erreur un poste militaire pakistanais près de la frontière afghane en novembre, tuant 24 soldats, Islamabad, pourtant l'allié-clé de Washington, avait fermé la route aux convois logistiques de l'Otan.

Almanar

20-02-2012

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=51129



3 Politique Pakistanaise

Le Pakistan décide d'interdire les frappes des drones américains.  

 Dans le cadre du nouveau format des relations avec les Etats-Unis, la commission parlementaire du Pakistan a proposé comme l’une des conditions l’interdiction des frappes des drones, qui sont pratiquées régulièrement ces dernières années par les forces armées américaines.
Les parlementaires ont commencé à discuter les revendications de la commission à partir de 20 mars. Certains d’entre eux ont supposé que la restriction sur l'utilisation des drones pourrait compliquer davantage les relations du Pakistan avec les États-Unis.

Néanmoins, le président du parlement a ajouté à la déclaration de la commission qu’Islamabad devrait demander à Washington des «excuses inconditionnelles» pour le meurtre de 24 soldats pakistanais en novembre 2011.

20/03/2012

 http://french.ruvr.ru/2012_03_20/69055691/



4 Politique des Usa

Sur le terrain

Nouvel Observateur avec AFP : Washington tente de renouer avec Islamabad.

C'est la première visite officielle américaine au Pakistan depuis le bombardement de l'Otan fatal à 24 soldats pakistanais.

Deux hauts responsables militaires américains ont rencontré mercredi 28 mars leurs homologues pakistanais à Islamabad, dans le cadre de la première visite officielle américaine au Pakistan depuis le bombardement de l'Otan fatal à 24 soldats pakistanais fin novembre, selon l'armée pakistanaise. Les généraux américains James Mattis, chef du commandement central de l'armée américaine, et John Allen, commandant la force de l'Otan en Afghanistan (Isaf), ont évoqué avec le numéro un de l'armée pakistanaise, le général Ashfaq Kayani, ce bombardement qui avait déclenché une nouvelle crise entre Washington et son allié pakistanais.

"Ils ont parlé en détail de leurs positions respectives sur les frappes aériennes de novembre dernier et de leurs conséquences et ont discuté des moyens d'améliorer les procédures de coordination à la frontière" pakistanaise avec l'Afghanistan, a indiqué à l'AFP un haut responsable des services de sécurité pakistanais.

L'enquête sur le bombardement meurtrier de l'Otan a également été évoquée, a-t-il ajouté sans donner de détails sur ce point.

Allié indispensable

Les deux officiers supérieurs américains ont rencontré séparément le chef d'état-major interarmes, le général Khalid Shameen Wynne, avec qui ils "ont parlé de sujets d'intérêt professionnel et bilatéral ainsi que de la situation géostratégique", a indiqué l'armée pakistanaise dans un communiqué.

Le Pakistan est considéré par Washington comme un allié indispensable pour stabiliser la région, notamment l'Afghanistan voisin où 90.000 soldats américains sont déployés au sein de l'Otan pour soutenir le fragile gouvernement de Kaboul face aux rebelles résistants.

Aucun haut responsable civil ou militaire américain ne s'était rendu au Pakistan depuis les frappes aériennes de novembre, et cette rencontre entre hauts responsables militaires est le signe d'un certain apaisement, a indiqué à l'AFP un responsable militaire pakistanais sous couvert d'anonymat.

Double discours d'Islamabad

A la suite du bombardement de novembre, Islamabad avait interrompu en représailles le ravitaillement de l'Isaf transitant sur son territoire, toujours bloqué aujourd'hui, et ordonné aux Américains d'évacuer une base militaire qu'ils occupaient dans le sud-ouest du Pakistan.

Cette visite constitue par ailleurs le plus haut niveau d'échange de vues entre chefs militaire des deux pays depuis mai 2011 et le raid unilatéral américain qui avait tué le chef d'Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, dans le nord du Pakistan, provoquant une autre grave crise diplomatique entre les deux pays.

L'opération avait à la fois humilié l'armée pakistanaise, accusée d'être incapable de protéger le territoire national, et renforcé les soupçons occidentaux de collusion entre des responsables de l'armée pakistanaise ou de ses services de renseignement et les réseaux islamistes tels qu'Al-Qaïda, Ben Laden ayant vécu cinq ans dans le pays sans être inquiété avant d'être tué.

Relations apaisées ?

Les tensions entre Washington et Islamabad ont toutefois semblé s'apaiser récemment, les deux pays paraissant prêts à reprendre leurs relations sur d'autres bases, plus pragmatiques.

Mardi, le président américain Barack Obama avait rencontré le Premier ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani lors d'un sommet consacré au nucléaire à Séoul, où ils avaient souhaité rétablir des relations apaisées.

Cette visite intervient alors que le parlement pakistanais doit justement adopter ces jours-ci une révision de la politique de coopération avec les Etats-Unis, qui pourrait ouvrir la porte à une reprise du trafic des convois de l'Otan.

Le Nouvel Observateur avec AFP

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120329.OBS4921/washington-tente-de-renouer-avec-islamabad.html


Dans les coulisses et au sénat 

Coopérations gazières Iran/Pakistan : Clinton menace Islamabad!

Face à la volonté inébranlable du Pakistan d'importer du gaz iranien, la secrétaire d'état US recours à son arme préférée la sanction. "Si le Pakistan insiste pour accomplir son projet de gazoduc avec l'Iran, il sera sanctionné. la situation du Pakistan est mauvaise et elle sera pire en cas de sanction!, a-t-elle menacé. "Le Pakistan ne saura pas résisté à nos sanctions, a-t-elle ajouté, un brin ironique.

 01/03/2012

IRIB



5 Otan-Isaf  

Sur le terrain

 L’OTAN, à bout de souffle  

Le principal conseiller militaire de l'OTAN a refusé, jeudi, de confirmer les rapports que le Pakistan allait rouvrir la voie d'approvisionnement aux forces de l'OTAN, en Afghanistan, mais qu'il espérait qu'une solution appropriée pourrait être trouvée prochainement.
Le général Bartels Knud, le nouveau Président du Comité militaire de l'OTAN, a reconnu que l'alliance a, «définitivement», besoin d'accéder à la voie d'approvisionnement, à travers le Pakistan, qui a été bloquée, après une attaque aérienne transfrontalière de l'OTAN qui a tué 24 soldats pakistanais, en novembre 2011.

IRIB



6 Les voisins

Chine

La Chine soutient toutes les forces politiques du Pakistan dans leurs efforts pour maintenir la stabilité nationale.  

La Chine soutient toutes les forces politiques pakistanaises dans leurs efforts pour maintenir la stabilité et le développement national, a déclaré lundi Liu Weimin, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
M. Liu a fait cette remarque lors d'une conférence de presse régulière, commentant la récente instabilité politique au Pakistan.
"En tant que pays voisin et ami du Pakistan, la Chine soutient toutes les forces politiques pakistanaises dans leurs efforts pour maintenir l'unité et l'harmonie en tenant compte de la situation générale de la stabilité sociale et du développement économique", a annoncé le porte-parole chinois.
La Chine a toujours adhéré au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays, a-t-il ajouté.
Récemment, les relations entre le gouvernement civil et les dirigeants militaires du Pakistan se sont détériorées suite à un présumé mémorandum demandant le soutien des Etats-Unis pour prévenir un potentiel coup d'Etat militaire.

16/01/2012 
http://french.cri.cn/621/2012/01/16/442s267570.htm


Le Premier ministre chinois Wen Jiabao s'engage à renforcer les échanges militaires avec le Pakistan.  

Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a rencontré jeudi à Beijing le chef d'état-major de l'armée pakistanaise, le général Ashfaq Parvez Kayani, et s'est engagé à renforcer les échanges militaires entre la Chine et le Pakistan.
"La Chine soutiendra sans relâche les efforts du Pakistan pour sauvegarder la souveraineté et l'intégrité territoriale, soutenir la croissance économique et améliorer le niveau de vie du peuple pakistanais", a déclaré M. Wen.
Le Premier ministre chinois a exprimé sa conviction que le gouvernement, les forces armées et le peuple du Pakistan travailleront ensemble pour surmonter les difficultés et réaliser un développement nouveau.
Face à la complexité de la situation régionale et internationale, il est dans l'intérêt commun des deux parties de renforcer leur coordination et de relever conjointement les défis, a ajouté M. Wen.
Concernant les relations militaires, M. Wen a fait remarquer que les forces armées pakistanaises avaient réalisé d'importantes contributions au maintien de l'amitié bilatérale et à la promotion du partenariat stratégique et de coopération entre la Chine et le Pakistan. Il a appelé à renforcer les échanges militaires et la coopération entre les deux pays.
M. Kayani, qui effectue une visite de cinq jours en Chine, a pour sa part remercié la Chine pour son aide sincère au développement économique et à la stabilité sociale de son pays, ainsi que pour son soutien aux efforts du Pakistan pour maintenir la souveraineté et l'intégrité territoriale.
Développer le partenariat stratégique et de coopération avec la Chine est un consensus auquel sont parvenus les divers milieux du Pakistan, et constitue la base des stratégies diplomatiques du pays, a déclaré M. Kayani. Les forces armées pakistanaises renforceront indéfectiblement l'amitié et la coopération avec la Chine et soutiendront fermement les efforts de la Chine pour préserver ses intérêts fondamentaux.
M. Kayani a entamé mercredi sa visite officielle en Chine.

http://french.china.org.cn/foreign/txt/2012-01/06/content_24336629.htm

 

Iran

Islamabad persévère dans son projet de pipeline avec l'Iran.

Le Pakistan et l'Iran ont réaffirmé, le dimanche 1er avril, leur volonté de construire un pipeline entre les deux pays, et ce malgré les pressions "énormes", au dire d'un ministre pakistanais, que les Etats-Unis et l'Union européenne exercent sur Islamabad pour qu'il renonce à son projet. C'est le Premier ministre du Pakistan Youssouf Raza Gilani qui a renouvelé l'engagement de son pays à terminer sa partie du pipeline, lors d'une rencontre avec le vice-président d'Iran Mohammad Javad Mohammadizadeh.

http://www.courrierinternational.com/breve/2012/04/02/islamabad-persevere-dans-son-projet-de-pipeline-avec-l-iran

 



7  Dossiers

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

7-1 Le Nouvel Observateur avec AFP : Les militaires- français -, drogués comme des cyclistes ?

Les armées s'inquiètent de pratiques dopantes non seulement de la part des soldats eux-mêmes, mais aussi du commandement.

Les militaires seraient-ils plus dopés que les vainqueurs du Tour de France ? Se bourreraient-ils les narines avec ardeur, protégés par une forme de non-dit ? C'est que... Avec mille précautions de langage et en maniant avec insistance le sous-entendu, la revue de recherche de l'armée de terre Inflexions aborde ce sujet tabou dans sa dernière livraison (*), sous le titre "Dopage et conduites dopantes". Les auteurs expliquent curieusement que ce n'est pas vraiment l'institution qui se pose des questions, mais que "beaucoup d'observateurs extérieurs à la défense considèrent comme fréquente l'utilisation de substances dopantes au sein des armées".

Sauf que si les militaires se dopaient, assure l'article, ce ne serait pas pour améliorer des performances sportives, mais pour une meilleure cause : "Les objectifs seraient similaires [à ceux des sportifs] - être plus performant que l'adversaire -, mais à atteindre dans un contexte bien différent, celui de la guerre et du combat." Et de développer cette idée d'une forme de dopage sans doute pas nécessaire, mais pas vraiment inutile non plus : "En temps de conflit, ou dans le contexte de déploiement sur des théâtres d'opérations de haute dangerosité, les questions posées sont plus complexes. L'automédication et l'utilisation de substances dopantes ayant pour but d'améliorer les performances physiques, en particulier musculaires, mentales, ou de maintenir l'éveil et un état de parfaite vigilance, permettent, si le dopage est adapté, de rendre le militaire plus efficace à son poste de combat."

Drogués pour la bonne cause ?

De fait, les militaires peuvent se doper illégalement en se procurant eux-mêmes de l'herbe qui fait rire ou des substances qui font rêver. Pour ne citer que l'exemple du Liban, on sait que l'herbe y est fameuse. Et en Afghanistan, premier producteur d'opium au monde, le commerce n'est pas impossible avec les plus de 100 000 militaires étrangers... Mais les armées elles-mêmes administrent aux combattants diverses médications susceptibles de mieux voir la nuit, de leur faire perdre le besoin de sommeil, ou au contraire de les endormir sur commande, aux heures choisies. Cette réalité est d'ailleurs reconnue, à tel point qu'un texte officiel, l'instruction N° 744/DEF/DCSSA/AST/TEC relative à l'utilisation de substances modifiant la vigilance en opérations, en définit le cadre !

Justifier la prise de substances dopantes

Les militaires édictent dans ce texte leurs ascensions des Alpes et on voit ici que cette définition est très large. "Les types d'opérations militaires pouvant justifier la prise éventuelle de substances qui agissent sur le niveau de vigilance des combattants sont les opérations dites soutenues et les opérations dites continues. Les premières se traduisent par une activité militaire quasi ininterrompue ne permettant aucun sommeil réparateur ; les secondes concernent une activité militaire de plus longue durée n'autorisant qu'une récupération partielle (par exemple : un sommeil diurne, de courte durée et fractionné). À titre d'exemples, on peut citer le fonctionnement 24 heures sur 24 des centres opérationnels pour l'armée de terre, la continuité entre le poste de veille et le poste de combat pour la marine, la mission nucléaire ou le travail au sol en ambiance nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique (NRBC) avec des tenues de protection pour l'armée de l'air". Mais attention, ce n'est pas du dopage. C'est de l'"aide de type pharmaceutique modifiant la vigilance". Nuance...

Gavés de protéines hormonées

Les trois auteurs de l'article -

- lancent par ailleurs un véritable cri d'alarme sur l'automédication de certains militaires qui se gaveraient de compléments alimentaires (protéines hormonées) utilisés par les culturistes. Ils soulignent par ailleurs l'intérêt de la démarche lancée par les armées pour rationaliser les programmes de préparation physique au combat afin de "rendre inutile la consommation de produits et de substances supposés dopants". Voilà une bonne idée. Car par les temps qui courent, que diront les armées si un militaire dopé sur ordre et dont la santé se serait dégradée les poursuivait devant la justice ?

(*) "Le sport et la guerre", Inflexions n° 19, La documentation française, 12,00 €, ISSN : 1772-3760

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/les-militaires-drogues-comme-des-cyclistes-29-02-2012-1436200_53.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120229



8 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

8-1 Joseph Kishore : La ‘Meurtre S.A.’ de Barak Obama opère dans le monde entier.

L’administration Obama a construit un vaste appareil ayant pour but l’exécution d’assassinats et comprenant des engins volants sans pilote (drones), opérés par la CIA et l’armée.

Ce réseau de « machines à tuer » est géré dans le secret, derrière le dos du peuple américain et virtuellement en dehors de tout contrôle de la part du Congrès américain.

Le programme dans le cadre duquel opèrent ces « drones » a fait l’objet d’un article publié par le Washington Post le 28 décembre et intitulé « Sous Obama, l’émergence d’un appareil mondial du meurtre par drone ». Si l’article est de présentation plutôt discrète, ce qu’il montre n’en est pas moins effrayant : un gouvernement s’est arrogé le droit de tuer n’importe qui dans le monde sans même se soucier d’une apparence de légalité. On a déjà tué de cette façon des milliers de personnes.

Selon le Washington Post, ce ‘programme drones’, « comprend des dizaines de sites secrets dont deux sites principaux opérationnels sur la côte Est, des cockpits virtuels de l’US Air Force dans le Sud-est et des bases clandestines dans six pays sur deux continents. »

Selon les conclusions d’une étude du Bureau du Budget du Congrès américain, les Etats-Unis ont 775 drones ‘Predator’ et autres, plus un nombre inconnu de drones opérés par la CIA et faisant partie d’opérations secrètes. Les assassinats ont jusqu’à présent eu lieu dans au moins trois pays, en dehors des guerres en Irak et en Afghanistan. Le drone abattu récemment au dessus de l’Iran indique cependant des opérations bien plus étendues.

Un des premiers actes d’Obama en tant que président a été d’ordonner une attaque de drone Predator au Pakistan. 240 attaques ont été effectuées depuis contre ce pays, entraînant la mort de milliers de personnes, pour la plupart des civils. Quelque quinze attaques ont été effectuées au Yémen et d’autres encore en Somalie.

Le quotidien donne une description des « listes de sujets à assassiner » compilées par la CIA et le Joint Special Operation Command (JSOC) de l’armée américaine, sans que les critères utilisés pour la sélection des personnes ciblées soient rendus publics. La liste de la CIA est apparemment plus courte que celle de l’armée, ce que certains de ceux qui sont impliqués dans le programme de drones attribuent au fait qu’elle a eu moins de temps pour la dresser. Selon certains responsables, « L’Agence finira par rattraper le temps perdu. »

Parmi les gens assassinés, se trouvent trois citoyens américains, dont Anwar Al-Awlaki qui fut tué le 30 septembre et son fils de 16 ans, tué lui, par le JSOC quelques semaines plus tard. Tous deux furent tués au Yémen. Le Washinton Post affirme que le jeune Awlaki n’était pas la cible prévue. Ce « citoyen américain sans implication passée avec Al-Quaida » était au contraire une « victime non intentionnée. »

Pour expliquer l’augmentation des assassinats par drone, le journal mentionne la fermeture officielle de programmes de détention et la fin des transferts à Guantanamo Bay. Cela laissait «  peu d’options mis à part les attaques par drones… » En d’autres mots, au lieu d’enfermer des ‘terroristes’ présumés dans des camps et des centres de torture, l’administration Obama s’est dit qu’il serait simplement plus efficace de les tuer en secret.

Ces deux programmes différents sont soi-disant contrôlés par diverses commissions du Congrès. Mais, précise le Post, « aucune de ces commissions n’est en mesure de comparer les listes de sujets à abattre de la CIA et de la JSOC ou même de parvenir à une compréhension générale des règles selon lesquelles chacune de ces listes est fabriquée. »

Les dirigeants des deux fractions parlementaires sont tout à fait complices car les responsables des commissions sur les services de renseignement et l’armée acceptent de limiter ce qui peut être discuté publiquement. « Le fait qu’un président de leur parti ait monté une machine aussi efficace dans le but d’éliminer de façon ciblée des gens suspectés de terrorisme ne trouble pas outre mesure les dirigeants démocrates. »

Le président Lyndon Johnson, arrivé au pouvoir à la suite de l’assassinat de John F. Kennedy, avait en son temps admis que la CIA avait monté une entreprise qu’il appela, dans une remarque restée fameuse, une « damnée ‘Meurtre S.A.’ dans les Caraïbes ». Celle-ci avait plusieurs fois tenté d’assassiner le dirigeant cubain Fidel Castro. Le gouvernement Nixon fut lui, impliqué dans de nombreux complots d’assassinat. Cela avait contribué aux enquêtes à des fins de destitution qui conduisirent finalement à sa démission. Des enquêtes menées par la Commission Church du Sénat américain dans les années 1970 ont finalement conduit à un ordre exécutif interdisant officiellement la pratique de l’assassinat.

Les actes de l’administration Obama et la vaste augmentation des pouvoirs secrets de la CIA et de l’Armée dépassent de loin les crimes commis à cette époque.

Les assassinats extra-judicaires sanctionnés par l’Etat sont une métastase de la « guerre à la terreur » menée sur tout le globe, un élargissement d’une criminalité internationale qui comprend le lancement de guerres d’agression, l’emprisonnement indéfini et la torture. Ils sont devenus une importante composante de la politique militaire américaine. Celle-ci comprend aussi la guerre en Libye qui s’est conclue par l’assassinat, soutenu par les Etats-Unis, de Mouammar Kadhafi. Obama a fait du meurtre extra judicaire de Osama ben laden un des hauts faits et un des événements charnière de son administration.

La violence sans frein et l’abolition de la démocratie sont deux aspects d’un même processus. Les révélations du Washington Post suivent de deux semaines à peine le passage du National Defense Authorization Act. Cette loi donne, pour la première fois explicitement, un sceau d’approbation parlementaire à la détention militaire indéfinie de citoyens, américains ou non, selon le bon vouloir du président. La loi abolit dans les faits le recours d’habeas corpus et les garanties constitutionnelles d’application régulière de la loi.

L’administration qui préside à cette affirmation de pouvoirs quasi dictatoriaux, dirigée par Obama, est pour l’essentiel une alliance entre de puissants intérêts financiers et l’appareil militaire et des services de renseignements.

Ce gouvernement de la réaction extrême jouit du soutien déterminant d’une partie de la classe moyenne argentée qui, sur la base de la politique identitaire, s’est réconciliée avec une politique qui va au-delà même de celle de l’administration Bush. Tout est bon et même « progressiste » du moment que c’est un président afro-américain qui le fait.

La conduite d’un réseau destiné à exécuter des gens n’a rencontré qu’une objection de pure forme de la part de journaux comme La Nation et d’autres gens et partis ‘de « gauche’ qui soutiennent le Parti démocrate. Un commentateur libéral, Ta-Nehisi Coates, un des principaux rédacteurs en chef du magazine Atlantic, fit en réponse à l’article du Washington Post, ce commentaire réjoui: « Les drones sont l’arme parfaite de la démocratie. On obtient tout le mérite d’avoir tué les ennemis du pays et on ne porte pas le blâme de pertes militaires. Le massacre occasionnel d’un garçon de 16 ans est certes regrettable, mais pratiquement sans conséquence du point de vue politique. »

La défense des droits démocratiques, la défaite de l’impérialisme américain, la lutte contre l’inégalité sociale dépendent de la formation d’un mouvement politique de masse de la classe ouvrière sur la base d’un programme socialiste. Ce mouvement entrera directement en conflit avec l’administration Obama, le Parti démocrate et ses apologues ‘de gauche’.

Joseph Kishore
4 janvier 2012

http://www.wsws.org/francais/News/2012/jan2012/obam-j04.shtml



9 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Almanar : Un faux sénateur se rend à Kandahar et rencontre les services secrets.

Un homme se faisant passer pour un sénateur de Kaboul s'est rendu à Kandahar, bastion des résistants, où il a rencontré toutes les personnalités locales de plus haut rang, dont les services secrets, ont indiqué dimanche des sources concordantes.

Asif Sarhadi, un nom ne correspondant à aucun sénateur afghan, s'est pourtant présenté comme l'un d'entre eux, venant de Kaboul à Kandahar afin d'y "construire un musée", a expliqué à l'AFP Zalmai Ayubi, un porte-parole du gouvernement de la province de Kandahar.

"Il a rencontré le chef de la police, le directeur des services secrets et le gouverneur" de Kandahar, a précisé M. Ayubi, ajoutant que l'imposteur n'avait "pas visité d'endroits secrets" et qu'il n'avait eu "que des discussions informelles" avec les autorités.

Selon le site internet de Radio free Europe, citant Bismallah Afghanmal, un représentant de Kandahar à la chambre haute du parlement afghan, le faux sénateur s'est au contraire vu transporter dans plusieurs districts de la province, où "la moindre information" relative à la sécurité de la zone lui a été confiée, notamment par le chef des services de renseignement.
L'homme a ensuite disparu, a indiqué une autre source, ajoutant que son téléphone ne répondait plus.

Intrigués, le pseudo-sénateur ne faisant pas partie de leurs rangs, selon leurs dires, les résistants se sont aussi renseignés sur lui.

"Le mois dernier, environ 40 résistants ont choisi le camp de la paix, mais ne savons pas qui ils étaient. Nous n'avons pas les moyens de contrôler leurs origines", a remarqué Atta Mohammad Ahmadi, qui dirige le haut conseil de la paix à Kandahar, sorte d'instance de conciliation pour ex-rebelles.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=51029

 



Pakistan.

Généralités.

Nom officiel du pays : République islamique du Pakistan.

Création : fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l'Inde depuis sa création en raison, notamment, du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire.

Pays limitrophes : Chine, Inde, Iran, Afghanistan.

Superficie : 803 000 km2.

Nombre d'habitants : 163 902 000 (estimation pour 2007).

Démographie

Population (estimation INED, en millions)

157,9

 

Composition de la population (en %)

Pendjabis (50 %), Sindis (15 %), Pathans (Pachtounes, 15 %), Mohajirs (immigrés d''''Inde au moment de la partition et leurs descendants, 8 %), Baloutches (5 %), autres (7 %).

 

Population urbaine

34 %. Principales villes : Karachi (9,2 millions d''''habitants), Lahore (5 millions), Faisalabad (1,9 million), aggl. Islamabad-Rawalpindi (1,4 million).

 

Densité (hab./km²)

198,4

 

Espérance de vie (années)

62,9

 

Fécondité (nombre moyen d'enfants/femme)

4,27

 

Taux d'alphabétisation (%)

44

 

Croissance démographique annuelle (%)

2,0

Nom des habitants : Pakistanais.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Langues : ourdou et anglais.

Monnaie : roupie pakistanaise.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Arme de destruction massive : le Pakistan dispose de l'arme nucléaire, à l’instar de l’Inde (puissances nucléaires de fait [les cinq autres puissances nucléaires officielles étant la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie]). 

 

Nature de l'État : république à régime parlementaire.

Chef d’État : Asif Ali Zardari (né le 21 juillet 1956 à Nawabshah, Pakistan), élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Veuf de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto (1953-2007).

Chef du gouvernement : Yousaf Raza Gilani (né en 1952 à Karachi, Pakistan).

Constitution : adoptée en 1973. Révisée en avril 1997 et en décembre 2003. La Constitution, suspendue le 15 octobre 1999 suite au coup d''''Etat du général Pervez Musharraf, le 12 octobre 1999. Chef de l''''état-major, Musharraf s''''est proclamé chef de l''''exécutif. Il a créé un Conseil de sécurité nationale (8 personnes), organe exécutif suprême.

En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Parlement islamique (Assemblée nationale, 237 membres élus pour 5 ans au suffrage universel, 20 sièges réservés à des femmes et 10 à des non-musulmans ; et Sénat, 87 membres élus pour 6 ans par les assemblées provinciales) a été dissolu par Musharraf le 15 octobre 1999. Cependant, les partis politiques ont été maintenus

Partis au pouvoir : Ligue musulmane du Pakistan (Pakistan Muslim League, PML-Q), Parti du peuple pakistanais (PPP, social-démocrate).Autres partis : Jamaat-i-Islami (JI, Alliance démocratique islamique, fondamentaliste sunnite).
Muttahida Majlis-e-Amal (MMA, alliance de six partis religieux islamiques, dont le principal parti est le Jamaat-i-Islami).
Muttahida Qaumi Movement (MQM, ex-Mohajir Qaumi Movement, parti des musulmans venus d'Inde lors de la partition, en 1947 ; formation dirigée depuis Londres).

Adhésions supranationales : OMC (Organisation mondiale du commerce), OCI (Organistion de la conférence islamique), IDB (Banque interaméricaine de développement), ADB (Banque pour le développement de l’Asie). . Le pays est composé de 4 Provinces : Pendjab, Sind, Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest (NWFP) et Baloutchistan, chacune dotée d''''une Assemblée. Il existe également 2 Territoires : les Zones tribales (FATA, autonomes, situées dans la NWFP, mais en relation directe avec Islamabad) et le Territoire de la capitale. Le Pakistan administre également une partie du Cachemire, l''''Azad Kashmir, le "Cachemire libre", et les Territoires du Nord. Le Pakistan revendique la région du Cachemire de l''''Etat indien du Jammu-et-Cachemire. En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Pakistan a été réintégré dans le Commonwealth en mai 2004 après cinq ans d'exclusion..

http://www.courrierinternational.com/fiche-pays/pakistan

http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Le%20Pakistan%20:%20un%20pays%20en%20guerre%20et%20en%20faillite./11010250



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

24/02/2012

n°33 - Dossiers du 11-09 - fin 23-02 - a11+1 - Le 11 septembre : la fabrique du consentement.


n°33 - Dossiers du 11-09 - fin 23-02 - a11+1 -  Le 11 septembre : la fabrique du consentement.


Dossiers du 11-09Fin -

n°33 du 23-02 

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossierdu 11-09" est  visible  sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...


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Sommaire : 

1 Analyse - Réflexion

1-1 Jean-Claude Paye : Le 11 septembre : la fabrique du consentement.

1-2 Martha Mendoza : Depuis le 11-Septembre, 35 000 personnes condamnées pour terrorisme dans le monde.

2 Annexe

2-1 ReOpen911 : Les phares de la volonté citoyenne.

3 Manipulation de l’opinion.

3-1 Dix devoirs et cinq droits

 


1 Analyse - Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1-1 Jean-Claude Paye :Le 11 septembre : la fabrique du consentement.

Les attentats du 11 septembre ont été l’occasion d’une formidable accélération de la transformation des codes pénaux et de procédure pénale. Cette mutation était déjà en cours depuis plusieurs années. Dans les mois et parfois les jours qui suivirent, les gouvernements ont pris des mesures qui restreignent les libertés publiques et privées. On est frappé par la rapidité avec laquelle les différentes lois ont été votées. La chose se comprend si on tient compte du fait que la plupart de ces modifications avaient été réalisées ou étaient prévues bien avant les attentats.

Les mesures prises à cette occasion finalisent la mutation du droit pénal et lui donnent une légitimité. Ce qui avait été réalisé en l’absence de toute publicité apparaissait au grand jour et se trouvait rétrospectivement justifié. Ce qui ne veut pas dire que les processus de décisions deviennent transparents. Au contraire, toutes les lois sont votées sans réel débat, que ce soit dans la société ou au Parlement. L’absence de confrontation sur le contenu des législations a laissé la place à un discours paradoxal : il s’agit de mesures justifiées par l’urgence, mais qui s’inscrivent dans une guerre de longue haleine contre le terrorisme.

La « lutte antiterroriste » n’est pas seulement instrument de domination, mais aussi mode d’exercice de l’hégémonie. Elle installe un processus de consentement, d’acceptation par les populations de la remise en cause de leurs libertés. Cette nécessité de reconnaissance explique pourquoi ces différentes mesures prennent la forme du droit. Si traditionnellement, la guerre est une marque de la souveraineté, il en est de même pour la guerre contre le terrorisme, mais ici il s’agit non seulement d’un acte de souveraineté extérieure, mais aussi intérieure, de gestion des populations. Elle est à la fois acte d’hostilité et opération de police, action contre des « États voyous » et possibilité de criminaliser des mouvements sociaux. Les textes permettent en effet de poursuivre toute action dont l’objectif est d’influencer la politique gouvernementale ou de faire pression sur une organisation internationale.

Les lois antiterroristes offrent à l’exécutif, la capacité d’annuler toute forme d’opposition et de rejeter toute différenciation, même celle distinguant l’acte de sa simple éventualité. La loi n’est plus codification, cran d’arrêt face à l’arbitraire. Au contraire, elle inscrit dans le droit qu’il n’y a plus de limite à l’exercice du pouvoir.

Dans tous les pays européens, les droits de la défense sont affaiblis. Aux USA, ils sont complètement supprimés pour les étrangers désignés comme terroristes par l’exécutif. Des deux côtés de l’Atlantique, les citoyens sont soumis à des mesures de surveillance qui, autrefois, étaient réservées au contre-espionnage. Les civils peuvent être soumis à des mesures de privation de liberté plus contraignantes que celles appliquées aux prisonniers de guerre.

La lutte antiterroriste abolit la distinction entre ennemi et criminel. Elle fusionne droit de la guerre et droit pénal. Les populations peuvent apparaître comme des ennemis aux yeux de leurs propres gouvernements. Cette situation est déjà enregistrée et légitimée par le droit pénal US. Le Military Commissions Act of 2006 insère dans la loi la notion « d’ennemi combattant illégal », devenu « ennemi belligérant non protégé » en 2009. Le pouvoir exécutif étasunien peut désigner comme « ennemi » n’importe quel ressortissant d’un pays avec lequel il n’est pas en guerre et même ses propres citoyens. L’administration ne doit pas motiver sa décision, ni apporter le moindre élément matériel. La mutation juridique et politique est profonde puisqu’elle renverse les relations établies entre les populations et leur gouvernement, le rapport entre l’instituant et l’institué. Ce ne sont plus les populations qui instituent le pouvoir, mais ce dernier qui détermine, parmi ses ressortissants, qui est un citoyen et qui est un ennemi, qui doit être exclu de la société. La transformation est telle que l’ordre symbolique de la société est touché.

Une personne est terroriste car elle est nommée comme telle. Ces textes établissent ainsi une identité entre le mot et la chose. Elles nous placent hors langage, en dehors de son pouvoir séparateur et consacrent le règne de l’image. Elles nous enferment dans la psychose. La substitution de l’image au langage nous ramène à un stade archaïque de fusion avec la figure de la mère, ici, celle de l’État maternant. Actuellement, la mère symbolique, en opposition aux formes paternelles du pouvoir, ne nous convie plus à la soumission, mais au consentement. Il s’agit d’une structure sociale où les individus sont plongés dans l’effroi et s’abandonnent à l’Etat. Ils acceptent la destruction de leurs libertés et renoncent au droit de disposer d’eux mêmes en échange d’une protection qui les annulent. Comme fusion maternelle avec le pouvoir, la lutte antiterroriste évacue toute conflictualité. L’image maternante du pouvoir produit un déni du politique. Elle rejette les conflits et la différence. Elle s’adresse avec amour à des monades homogénéisées, avec lesquelles elle établit une relation intime virtuelle.

L’enjeu de la lutte antiterroriste est de prendre la place du sacré, de fonder un nouveau réel occupant le lieu du symbolique. Comme dans la phénoménologie de Husserl, l’image du 11 septembre nous demande de suspendre toute connaissance liée à la perception des faits. Les lois de la physique doivent être mises en parenthèses. Toute question, toute référence aux objets, relève de la théorie du grand complot, car leur matérialité s’oppose à ce qui est donné à voir. Elle fait écran au regard du pouvoir, à sa capacité de donner un sens sans avoir besoin de passer par les choses. L’icône du 11/9 donne directement à voir l’invisible. Tel le regard de la Gorgone, elle se saisit de nous et nous aveugle, car nous regardons sans voir. Le réel nous est imposé sans la médiation de la raison, sans l’interposition du bouclier de Persée, de cet écran qui permet de voir, tout en étant protégé du feu du regard. Ici, tout est productions d’images. Les différentes notions, spécifiant l’acte et l’organisation terroristes, se présentent comme des constructions abstraites. Elles n’ont pas pour objet de s’attaquer à une forme de criminalité particulière. Les codes pénaux contenaient déjà tout ce qui est nécessaire pour faire face à la matérialité des délits. Ces images ont une autre fonction, elles nous regardent. Elles nous intiment de nous taire, de ne prononcer aucune parole, ni d’établir aucune coupure avec le pouvoir maternel. Tel le regard de Méduse, elles nous transforment en statues de pierre.

Jean-Claude Paye :

14 janvier 2012

Jean-Claude Paye

Sociologue, auteur de Guantanamo à Tarnac : L’emprise de l’image. Editions Yves Michel. À paraître en octobre 2011


2-2 Martha Mendoza : Depuis le 11-Septembre, 35 000 personnes condamnées pour terrorisme dans le monde.

La "Guerre au terrorisme" déclenchée par les Etats-Unis au lendemain du 11-Septembre a permis à de nombreux pays les pays du monde de violer quelques libertés civiles ou droits fondamentaux bien établis jusque-là en déclinant à leur gré le sens du mot "terrorisme". Cela leur a donné les moyens inespérés de faire taire les opposants politiques ici, de mettre fin aux velléités séparatistes là, ou encore de mettre en place une surveillance accrue des populations, le tout aboutissant à une véritable explosion du nombre de personnes arrêtées pour "terrorisme" dans le monde. C’est ce que montre cette enquête menée par l’Associated Press sur les chiffres post-11-Septembre qui fait malgré tout la part belle à des pays comme la Turquie, la Chine, le Pakistan ou la Tunisie, et rappelle un peu trop brièvement que ce sont les Etats-Unis et leurs lois PATRIOT ACT qui ont ouvert le bal.

Par Martha Mendoza, The Associated Press, septembre 2011

Traduction Sven Martin pour ReOpenNews

Après les attentats du 11-Septembre, le monde a lancé une guerre contre le terrorisme. Dans le premier décompte des poursuites anti-terroriste jamais effectué, l’Associated Press examine le nombre de personnes qui ont été mises derrière les barreaux du fait des lois anti-terroristes, et qui sont ces gens. Les journalistes de l’AP, dans plus de 100 pays ont déposé des demandes sur la base des lois sur la liberté d’information, réalisé des interviews et recueilli des données pour cette enquête.

 * * *

Au moins 35.000 personnes dans le monde ont été condamnées pour terrorisme au cours des dix ans qui ont suivi les attentats du 11-Septembre aux Etats-Unis. Mais tandis que certains ont fait sauter deshôtels ou des bus, d’autres n’ont été mis derrière les barreaux que pour avoir exhibé un signe politique ou protesté sur un blog.

Dans le premier décompte jamais effectué, concernant les arrestations et accusations “anti-terroristes”, l’Associated Press a établi l’existence d’une flambée des poursuites en vertu de lois anti-terroristes nouvelles ou renforcées, souvent prises dans l’urgence et sur la base de financements occidentaux. Avant le 11 / 9, seules quelques centaines de personnes étaient condamnées pour terrorisme, chaque année.

La simple considération du volume de condamnations, avec près de 120 000 arrestations, montre comment une vive conscience globale du terrorisme s’est infiltrée dans les sociétés, et comment la guerre contre celui-ci se déplace vers les tribunaux. Mais il suggère aussi que des dizaines de pays utilisent la lutte contre le terrorisme pour limiter la dissidence politique.

AP a déposé des requêtes sur la base de la liberté d’informations concernant les données des services répressifs et des centaines d’interviews pour finalement identifier 119 044 arrestations de "terroristes" potentiels et 35 117 condamnations, le tout dans 66 pays représentant 70% de la population mondiale. Les nombres réels sont sans aucun doute plus élevés dans la mesure où certains pays ont refusé de fournir les informations demandées.

Ces chiffres incluent 2934 arrestations et 2568 condamnations aux Etats-Unis, qui a mené la guerre contre le terrorisme – soit huit fois plus qu’au cours de la décennie précédente.

L’enquête a également montré que:

  • Plus de la moitié des condamnations provenaient de deux pays accusés d’utiliser des lois anti-terroristes pour réprimer la dissidence, la Turquie et la Chine. La Turquie représente à elle seule un tiers de toutes les accusations, avec 12 897.
  • La large gamme des personnes emprisonnées reflète les dizaines de façons dont les différents pays définissent ce qu’est un "terroriste". La Chine a arrêté plus de 7 000 personnes en utilisant une définition qui compte le terrorisme comme l’un des trois grands maux, avec le séparatisme et l’extrémisme.
  • L’efficacité des poursuites anti-terroristes varie largement. Le Pakistan a enregistré la plus forte augmentation des arrestations pour terrorisme dans ces dernières années, et pourtant les attaques terroristes sont toujours en hausse. Mais en Espagne, le groupe séparatiste basque armé ETA n’a pas posé une bombe mortelle ces deux dernières années.
  • Les lois anti-terroristes peuvent produire des retours de flamme. Les gouvernements autoritaires au Moyen-Orient ont largement utilisé les lois anti-terroristes comme arme lors du "printemps arabe".

"Il y a eu une reconnaissance dans le monde entier de ce que le terrorisme représente une menace plus grande pour la société,", a déclaré John Bellinger, ancien conseiller juridique du Département d’Etat américain. "En outre, les pays les plus autoritaires utilisent la menace réelle du terrorisme comme une excuse et une couverture pour exercer une répression d’une manière qui viole les droits de l’Homme."

Depuis le 11/9, presque tous les pays du monde ont passé ou révisé des lois anti-terroristes, que ce soit le minuscule Tonga, ou le géant chinois.

La Turquie, depuis longtemps en désaccord avec sa minorité kurde, dépasse tous les autres pays dans le bilan d’AP pour les accusations anti-terroristes et leur forte hausse. Le parti des Travailleurs du Kurdistan “KWP” est considéré comme responsable de la plupart des violences dans ce pays de 75 millions d’habitants.

Naciye Tokova, une mère kurde de deux enfants, brandissait une pancarte lors d’une manifestation l’année dernière, qui disait : "Soit un gouvernement et une identité libre, soit la résistance et la vengeance jusqu’à la fin." Elle ne pouvait pas lire ce slogan parce qu’elle est illettrée.

Elle a été reconnue coupable et condamnée à sept ans de prison en vertu de lois antiterroristes.

"Evidemment que je ne suis pas une terroriste," a déclaré Tokova, qui est libre et a fait appel. Elle était rebelle, répondant sèchement aux questions et seulement après de longues pauses.

En 2006, la Turquie a adopté de nouvelles lois anti-terroristes plus strictes. Les condamnations ont grimpé de 273 en 2005 à 6345 en 2009, dernière année disponible, selon les données que l’AP a obtenues de la Turquie grâce à la loi sur le droit à l’information.

Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, dit que le pays est juste avec ses Kurdes.

"Nous n’avons jamais transigé sur l’équilibre entre la sécurité et la liberté," a déclaré M. Erdogan.

La Turquie reflète clairement le dicton : “un terroriste est quelqu’un qui combat pour la liberté d’autres gens”. La définition de "terroriste" dépend d’où vous êtes et à qui vous demandez. Aux États-Unis, le FBI, la CIA, le Département de la Défense et le Département d’Etat n’ont pas été capables de s’entendre sur une définition commune du terrorisme.

"Si quelque chose peut avoir révélé au monde l’essence inacceptable du terrorisme, c’est bien le 11-Septembre. Malheureusement, une décennie plus tard, nous ne semblons pas près de parvenir à un accord," a déclaré le professeur de droit à Kent Roach de l’Université de Toronto.

La Chine considère le terrorisme comme faisant partie d’une accusation vague de "mise en danger de la sûreté de l’Etat", et appelle à des lois fortes, nécessaires pour assurer la sécurité. Les personnes arrêtées en vertu des lois viennent principalement de la province du Xinjiang, connue sous le nom du Turkestan oriental, des Ouïgours qui luttent pour une patrie indépendante.

Il y a deux ans, un entrepreneur ouïghour, Dilshat Perhat (ci-contre), a prévenu les visiteurs de son site Internet en langue ouïghoure de ne pas poster de commentaires politiques. Même ainsi, quelqu’un a lancé un appel pour une manifestation dans le milieu de la nuit.

Perhat a supprimé les commentaires le lendemain et a informé la police, conformément à la loi. Mais il a été arrêté quand même, condamné dans un procès d’une journée et condamné à cinq ans de prison.

"Ils voulaient l’utiliser comme un exemple, pour menacer et montrer leur pouvoir au peuple ouïgour", a déclaré Dilmurat frère de Perhat, un étudiant diplômé aux Etats-Unis "En Chine, toute protestation pacifique par les Ouïgours est considérée comme un acte de terrorisme par le gouvernement chinois."

L’augmentation des poursuites anti-terroristes dans le monde entier reflète à quel point elles sont devenus une arme émoussée, contre le terrorisme, et dont le bilan est inégal.

Le Pakistan avait la plus forte hausse d’arrestations de terroristes de tous les pays examinés par AP; avec l’aide de plusieurs milliards de dollars américains, le Pakistan a modifié ses lois anti-terroristes, en 2004. Le nombre d’arrestations est passé de 1552 en 2006 à 12 886 en 2009, en partie en raison de quatre opérations militaires menées cette année-là.

Pourtant, le terrorisme au Pakistan est encore à la hausse, et seul l’Irak bat le Pakistan pour les décès dus au terrorisme. Une des raisons pourrait être le taux de condamnation de seulement 10% dans les affaires de terrorisme, contre 90% aux États-Unis.

Comme le Pakistan, l’Espagne connaît le terrorisme, mais elle a eu un certain succès dans son combat. L’Espagne a environ 140 condamnations par an, selon les données obtenues par d’AP grâce à la loi sur la liberté d’information.

Le groupe séparatiste basque ETA, a été responsable à une époque, de meurtres tous les mois. Aujourd’hui, il est sévèrement affaibli.

"Les attaques terroristes il ya 10 ans sur le World Trade Center et les attentats de Madrid ont contribué à forger un fort sentiment de rejet envers l’ETA," a déclaré le journaliste espagnol Gorka Landaburu qui est basque et lui-même victime d’une lettre piégée de l’ETA en mai 2001 qui lui a coupé un pouce et des phalanges. "La société a perdu un peu de sa peur."

Du fait du durcissement des nouvelles lois anti-terroristes adoptées après le 11/9, les terroristes condamnés en Espagne risquent un maximum de 40 ans, 10 de plus que pour les autres crimes.

"Tous les pays démocratiques ont recours à un moment ou un autre à des mesures exceptionnelles pour se défendre," a déclaré Roman Cotarelo, un professeur de sciences politiques à l’Université ouverte d’Espagne.

Pour Landaburu, la terreur est toujours là, sous son front préoccupé et à travers les deux gardes du corps qui le suivent. Quand il fait des gestes avec ses mains, ce qu’il fait souvent, il y a un moignon à la place du pouce.

Mais il pressent que les jours de l’ETA sont comptés.

"Les choses sont beaucoup plus calmes", a-t-il dit. "Les gens peuvent respirer plus facilement."

Les lois anti-terroristes vont encore avoir des conséquences inattendues, en particulier au Moyen-Orient, longtemps considéré comme le chaudron du terrorisme.

Après le 11/9, de nombreux pays du Moyen-Orient ont rapidement adopté des lois anti-terroristes strictes. La Tunisie laïque a utilisé ses lois en 2003 pour sévir contre la piété religieuse et se protéger contre le militantisme islamique. Elle a condamné 62 personnes en vertu des lois en 2006, 308 en 2007 et 633 en 2009, selon l’ONU

L’ancien prisonnier Saber Ragoubi (ci-contre) a rejoint un groupe anti-gouvernemental en 2006 parce qu’il dit qu’il veut la liberté religieuse. Le groupe a été formé par un groupe algérien qui plus tard a déclaré allégeance à Al-Qaïda.

Ragoubi dit qu’il n’a jamais été armé, ni avoir l’intention de s’armer, mais il a soutenu des projets visant à attaquer la police.

Lorsque la police l’a trouvé, Ragoubi a été jugé et condamné à la prison à vie. Pendant des années, dit-il, il a été roué de coups, les mains et les jambes enchaînées à une barre de fer dans ce qui était appelé la position du "poulet à la broche". Il a dit avoir été enchaîné à une chaise en métal et choqué électriquement, et on lui a dit que sa mère et ses sœurs seraient violées devant lui s’il ne signait pas ses aveux.

"Aujourd’hui, je ne sais pas comment j’ai pu supporter toutes ces tortures pendant tout ce temps," a déclaré Ragoubi. Il venait de se faire placer deux nouvelles dents de devant pour remplacer celles qu’il avait perdues sous la lourde botte d’un gardien de prison, a-t-il expliqué.

Sous l’ancien chef de Zine El Abidine Ben Ali, jusqu’à 2000 Tunisiens ont été arrêtés, accusés ou condamnés sur les accusations liées au terrorisme. L’ONU affirme que certains ont été torturés.

Mais cinq jours après que Ben Ali ait fui en janvier 2011, les nouveaux ministres ont fait relacher toute personne déclarée coupable en vertu des lois anti-terroristes, même ceux qui avaient effectivement commis des crimes violents.

Le rôle des lois anti-terroristes dans – et contre – le printemps arabe continue.

Le Bahreïn et la Syrie ont inculpé des manifestants sous prétexte des lois anti-terroristes. L’Arabie saoudite, invoquant des préoccupations au sujet d’Al-Qaïda, envisage une loi anti-terroriste avec une peine minimale d’emprisonnement de 10 ans pour manque de loyauté envers le Roi.

Dix ans après le 11/9, la pression pour une lutte globale contre le terrorisme reste forte. Mike Smith, directeur à l’ONU du Comité contre le terrorisme, considère le fait de poursuivre les terroristes comme "incroyablement important."

Mais presque tout le monde, y compris l’ONU et les Etats-Unis, reconnaît que le prix à payer est une certaine érosion des droits humains.

"Au départ, l’approche a été ‘mieux vaut en faire trop’, plus il y avait de lois contre-terroristes, mieux c’était pour assurer la sécurité du monde. Mais ce fut une grave erreur," a déclaré Martin Sheinin, rapporteur spécial sur les droits humains et la lutte contre le terrorisme. "Aujourd’hui, les gens prennent conscience des abus et même du fait que l’utilisation actuelle des lois antiterroristes est mauvaise non seulement pour les droits de l’homme, mais aussi pour lutter réellement contre le terrorisme."

 Par Martha Mendoza, 

The Associated Press,

septembre 2011

Traduction Sven Martin pour ReOpenNews

 06 février,

2012 by GeantVert

 

http://www.reopen911.info/News/2012/02/06/depuis-le-11-septembre-35-000-personnes-condamnees-pour-terrorisme-dans-le-monde/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29

Traduction Sven Martin pour ReOpenNews



3 Annexe

3-1 ReOpen911 : Les phares de la volonté citoyenne.

Le 4 novembre, ReOpen911 accueille à Paris Mike Gravel, ancien sénateur démocrate de l’Etat de l’Alaska, en tournée en Europe pour promouvoir son projet de Commission d’enquête citoyenne sur le 11-Septembre.

La veille, Mike Gravel avait fait escale à Rome pour une conférence de presse commune avec le haut magistrat italien Ferdinando Imposimato qui, de son côté, s’apprête à dénoncer George W. Bush pour crime devant la Cour pénale internationale de La Haye.

Le Sénateur Mike Gravel s’était fait connaître mondialement lors de la diffusion dans les années 70 des Pentagon Papers, des documents secrets obtenus par l'analyste Daniel Ellsberg employé comme consultant par le Pentagone, dévoilant les mensonges et les manipulations des autorités américaines dans l’affaire du « Golfe du Tonkin » qui précipita les Etats-Unis dans le bourbier de la Guerre du Vietnam. Aujourd’hui, Mike Gravel entreprend de rassembler les énergies et de sensibiliser les esprits sur les possibilités juridiques qui s’offrent aux citoyens partisans d’une nouvelle enquête indépendante sur le 11-Septembre, sur le sol américain.

 

L’année 2011 marque de toute évidence un tournant historique pour la justice sur les événements de 2001, comme en témoignent ces initiatives citoyennes en Italie et aux USA. Le « Mouvement international pour la Vérité sur le 11-Septembre » a désormais une chance unique de pouvoir porter le 11-Septembre devant un jury populaire. Plusieurs hautes personnalités américaines s’associent au projet citoyen de Mike Gravel, dont l’ex-parlementaire et candidate aux présidentielles américaines de 2008 Cynthia McKinney et le Professeur et ancien diplomate canadien Peter Dale Scott. Le chemin est complexe et semé d’embuches, et fait suite à des dizaines de tentatives citoyennes à ce jour infructueuses, mais l’enjeu est d’importance et le sénateur Gravel et l’équipe qui le soutient ont toute légitimité pour porter cette initiative historique.

 

 

Le juge Ferdinando Imposimato

Plus que jamais, la volonté internationale est là et elle se structure, comme le démontre la démarche britannique de Reinvestigate911 en 2010 auprès du Parlement britannique, ou plus récemment celle du juge italien Ferdinando Imposimato auprès de la Cour pénale internationale de La Haye, qui permettrait à ce haut-magistrat et ex-président de la commission antimafia de lancer un procès à charge contre les institutions qui ont contribué à la tragédie du 11-Septembre. L’objectif du haut magistrat italien qui ne sous-estime pas la difficulté d’une telle procédure est de faire comparaître les principaux dirigeants de l'admnistration Bush et  « certains hauts responsables de la CIA » devant la justice internationale.

 

Il est utile de rappeler par ailleurs que le rapport de la Commission d'enquête sur le 11-Septembre publié en août 2004 constitue la pièce essentielle de ce qui est communément appelé la « version officielle sur le 11-Septembre » et que cet ouvrage est censé « fournir un récit définitif des faits et circonstances relatifs aux attaques terroristes ». Or, plus le temps passe et plus ce rapport est remis en cause par de hautes personnalités américaines ou internationales, voire par les auteurs du rapport eux-mêmes. Et dans une de ses analyses, toujours rigoureuses, le chercheur Kevin Ryan détaille le nombre incroyable de fois où apparaissent dans le rapport final de la Commission d'enquête les termes « aucune preuve », mettant en lumière la nullité (au sens juridique du terme) de ce document qui a pourtant marqué l’arrêt définitif de toute exploration officielle de cette tragédie. Rappelons simplement que malgré près de 3000 morts comptabilisés, le 11-Septembre n’a jamais été suivi d’aucune enquête criminelle.

  

Décembre 2011
Irak : Une fin en trompe-l’œil  

2011 a fait apparaître la volonté des dirigeants américains de mettre un terme à la dramaturgie du 11-Septembre. Outre le cap de la décennie et la sortie de scène du personnage de Ben Laden, l’administration Obama aura tiré parti de la fin programmée du retrait des troupes américaines de combat du territoire irakien. Une fin en trompe-l’œil, les Etats-Unis conservant en Irak 15 000 officiers et 5000 « contractors » employés dans la plus grande ambassade du monde. Et si les ressources naturelles irakiennes sont désormais solidement verrouillées au profit des intérêts américains, le reste du pays est abandonné au chaos à la suite de sept années d’une guerre d’agression reconnue comme injuste et injustifiée, durant laquelle les Etats-Unis, au comble du cynisme, ont testé des armes de destruction massive sur des populations civiles. Ce conflit a finalement produit des centaines de milliers de victimes irakiennes desquelles la communauté internationale a pourtant détourné le regard, évitant en la circonstance de froisser la susceptibilité de Washington.

 

Obama : Parce que l’ignorance, c’est la force

L’effondrement des libertés individuelles

Le 31 décembre 2011, Barack Obama clôt une année de présidence particulièrement sombre dans le domaine des droits humains, en signant la loi qui autorise la détention militaire indéfinie et sans procès de tout citoyen aux Etats-Unis. Pourtant, en tant que Président, Obama a le pouvoir constitutionnel d’opposer son véto à cette loi, mais il n’en fait pas usage. A l’inverse, il institutionnalise un système illégal né de la guerre contre le terrorisme, laquelle fut entamée après le 11-Septembre sous prétexte de préserver la Démocratie. Dix ans plus tard, les citoyens américains sans cesse nourris par un discours de peur délivré par le gouvernement et les grands médias assistent à l’effondrement de leurs libertés les plus fondamentales sans même réagir. Le Prix Nobel de la paix entre donc dans l’Histoire des Etats-Unis comme le Président qui aura permis une régression sans précédent des droits civils du peuple américain, en violation complète de la Constitution des Etats-Unis qui n’aura jamais été tant malmenée que depuis l’arrivée d’Obama à la Maison Blanche.

 

 

« Tout à fait inadmissibles »

 

Car en 2011, Obama a déjà reconduit pour quatre ans les lois PATRIOT ACT, un ensemble de mesures liberticides qui a vu le jour dans le but officiel, là encore, de combattre le terrorisme au lendemain du 11-Septembre. Le PATRIOT ACT avait alors été adopté au cours d’un vote au Sénat marqué par un incident singulier : l’envoi de lettres empoisonnées à l’anthrax à deux sénateurs qui s’y opposaient. Durant sa première campagne électorale, le candidat Obama avait qualifié ces dispositions de « tout à fait inadmissibles », et affirmé : « fini les écoutes illégales de citoyens américains et fini les lettres de sécurité nationale pour espionner des citoyens qui ne sont soupçonnés d’aucun crime ». Mais une fois élu, le Président Obama a choisi de maintenir le cap dans la trajectoire inscrite par George W. Bush, et finalement, sous son costume de démocrate, peut-être Obama fait-il pire encore que ce dernier.

 

Le zèle d’un néo-conservateur

L’élection en novembre 2008 de Barack Obama a suscité beaucoup d’espoir, mais son bilan est aujourd’hui terrifiant. Obama a fini de conduire l’Irak au chaos et renforcé les troupes en Afghanistan. Il a proposé au Congrès des budgets militaires records et approuvé un gigantesque contrat militaire avec l’Arabie Saoudite. Il est revenu sur sa décision de fermer Guantanamo, puis sur celle de faire juger Khalid Sheikh Mohamed et ses compères devant une cour civile, anéantissant l’ultime espoir d’un procès du 11-Septembre. Obama n’a pas levé le petit doigt pour les sauveteurs intoxiqués et mourant de Ground Zero, et son soutien sans réserve au traitement abject infligé au soldat américain Bradley Maning (incarcéré pour avoir révélé des atrocités et des crimes de guerre et qui pourrait finir ses jours en prison) est tout simplement irrecevable.

Sans oublier, bien entendu, la responsabilité de l’actuel Président américain dans la suppression médiatique d’Oussama Ben Laden, fantôme assassiné en fanfare alors qu’il avait tant à raconter…

Barack Obama, candidat démocrate, apôtre de la transparence et Prix Nobel de la paix a non seulement trahi ses promesses avec le zèle d’un néo-conservateur, mais il l’a fait en souriant et en omettant avec habileté d’indiquer aux citoyens de son pays - et du monde - la nature de ses motivations. « Parce que l’ignorance, c’est la force ».

 

Prix Nobel de la guerre.  job

Ce qui est transparent (aujourd’hui) avec Obama, ce sont ses obscures intentions.

Ce qui est opaque avec Obama, c’est jusqu’où il les mènera.  Candide 

Pourquoi il faut continuer : « Ce crime contre l’humanité, le 11-Septembre, comme d’autres, est un crime imprescriptible. Il peut être dénoncé à tout moment. »  Red Cloud

--La rédaction de ReOpen911--
Synthèse réalisée par
Lalo Vespera, membre de l'association



4 Manipulation de l’opinion.

2012
Dix devoirs et cinq droits
Y a-t-il des journalistes en 2012 ?

Au regard de cette distorsion qui apparait entre les faits de l’actualité internationale, recensés au cours de l’année précédente, et le traitement journalistique qui leur a été réservé dans les grands médias français, cette question à priori saugrenue a toute raison d’être finalement posée. Et plus précisément, le traitement que ces médias accordent au sujet du 11-Septembre entre en contradiction si flagrante avec la totalité des principes de la Déclaration des devoirs et des droits des journalistes, que sa lecture même semble irréelle.

Cette déclaration, appelée aussi Charte de Munich, parce qu’approuvée dans la ville allemande en 1971, définit des règles d’éthiques pour les journalistes. C’est la charte la plus récente. Elle est reconnue unanimement par toute la profession, en Europe et dans le Monde, et distingue dix devoirs et cinq droits fondamentaux. 

 

 Charte de Munich 1971
Déclaration des devoirs et des droits des journalistes

 

Préambule

Le droit à l’information, à la libre expression et à la critique est une des libertés fondamentales de tout être humain. De ce droit du public à connaître les faits et les opinions procède l’ensemble des devoirs et des droits des journalistes.

 

La responsabilité des journalistes vis-à-vis du public prime toute autre responsabilité, en particulier à l’égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics.

 

La mission d’information comporte nécessairement des limites que les journalistes eux-mêmes s’imposent spontanément. Tel est l’objet de la déclaration des devoirs formulée ici. Mais ces devoirs ne peuvent être effectivement respectés dans l’exercice de la profession de journaliste que si les conditions concrètes de l’indépendance et de la dignité professionnelle sont réalisées. Tel est l’objet de la Déclaration des droits qui suit.

 

 

Déclaration des devoirs

Les devoirs essentiels du journaliste dans la recherche, la rédaction et le commentaire des événements sont :
 

    1. Respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité.

    2. Défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique.

    3. Publier seulement les informations dont l’origine est connue ou dans le cas contraire les accompagner des réserves nécessaires ; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et documents.

    4. Ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents.

    5. S’obliger à respecter la vie privée des personnes.

    6. Rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte.

    7. Garder le secret professionnel et ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement.

   8. S’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation et les accusations sans fondement, ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information.

   9. Ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs.

  10. Refuser toute pression et n’accepter de directive rédactionnelle que des responsables de la rédaction. Tout journaliste digne de ce nom se fait un devoir d’observer strictement les principes énoncés ci-dessus. Reconnaissant le droit en vigueur dans chaque pays, le journaliste n’accepte en matière d’honneur professionnel que la juridiction de ses pairs, à l’exclusion de toute ingérence gouvernementale ou autre.

 

 

Déclaration des droits

 

    1. Les journalistes revendiquent le libre accès à toutes les sources d’information et le droit d’enquêter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique. Le secret des affaires publiques ou privées ne peut en ce cas être opposé au journaliste que par exception et en vertu de motifs clairement exprimés.

   2. Le journaliste a le droit de refuser toute subordination qui serait contraire à la ligne générale de l’organe d’information auquel il collabore, telle qu’elle est déterminée par écrit dans son contrat d’engagement, de même que toute subordination qui ne serait pas clairement impliquée par cette ligne générale.

    3. Le journaliste ne peut être contraint à accomplir un acte professionnel ou à exprimer une opinion qui serait contraire à sa conviction ou à sa conscience.

    4. L’équipe rédactionnelle doit être obligatoirement informée de toute décision importante de nature à affecter la vie de l’entreprise. Elle doit être au moins consultée, avant toute décision définitive, sur toute mesure intéressant la composition de la rédaction : embauche, licenciement, mutation et promotion des journalistes.

   5. En considération de sa fonction et de ses responsabilités, le journaliste a droit non seulement au bénéfice des conventions collectives, mais aussi à un contrat personnel assurant la sécurité matérielle et morale de son travail ainsi qu’à une rémunération correspondant au rôle social qui est le sien, et suffisante pour garantir son indépendance économique.

 

 

Assurément, cette déclaration énumère l’ensemble des vœux que l’équipe de ReOpen911 formule pour cette nouvelle année 2012. La vérité n’ayant aucune crainte des questions, souhaitons que nous soyons de plus en plus nombreux à nous interroger et à questionner les faits et les médias qui ont le devoir d'en être le relai.
ReOpen911 a plus que jamais besoin de vous pour continuer de montrer que nous ne sommes pas dupes et que le mensonge ne peut en aucun cas servir de base à une société plus juste. Comme vous le savez, nos efforts reposent entièrement sur le bénévolat, aussi, aidez-nous par vos connaissances et vos compétences à diffuser la masse toujours plus stupéfiante d'informations factuelles, techniques et scientifiques qui reflètent la réalité de ces événements, au service de la vérité.

Qu'il s'agisse de parler sans tabou du 11-Septembre à votre entourage,  d'écrire aux médias, de
signer notre pétition, d'adhérer à notre association ou d'entreprendre toute autre initiative citoyenne, nous vous encourageons à vous informer et à agir, pour faire en sorte que 2012 soit finalement l'année du droit au doute et à la parole pour tous.

--La rédaction de ReOpen911--
Synthèse réalisée par
Lalo Vespera, membre de l'association.



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

23/02/2012

n° 33 - Dossiers du 11-09 - 21- 2 - Le 11 septembre : la fabrique du consentement.

n° 33 - Dossiers du 11-09 - 21- 2 -  Le 11 septembre : la fabrique du consentement.



Dossiers du 11-09

n°33 du 21- 2-  

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossierdu 11-09" est  visible  sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be




Sommaire : 

Tiré à part : 

 GeantVert : Quand le New York Times oublie de rappeler les contestations de la thèse officielle sur le 11-9.

David Ray Griffin : Croyez-vous vraiment aux miracles ?

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Y a-t-il des journalistes en 2012 ?

1-2 Le 11 septembre en 5 minutes !

1-3 11 Septembre - La preuve que des explosifs ont démoli le WTC.

2 Dossier & Point de vue

Yves Ducourneau - La face cachée des Etats-Unis.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

3-1 GeantVert : La CIA retarde par des menaces la diffusion d’un film documentaire prouvant ses dissimulations avantle 11/9  




Tiré à part : 

 GeantVert : Quand le New York Times oublie de rappeler les contestations de la thèse officielle sur le 11-9.

Comment ne pas s’indigner devant cet hommage du New York Times à Lynn Margulis, une des plus grandes scientifiques américaines de notre époque, décorée par le président Bill Clinton, et décédée brutalement en novembre dernier. Comme vous le verrez, cet article paru fin novembre 2011 dans le célèbre journal américain est relativement technique et rappelle les découvertes mais aussi les obstacles rencontrés par Mme Margulis tout au long de sa carrière, y compris les controverses que certaines de ses positions ont suscitées. Mais de façon incroyable, le quotidien new-yorkais (et les autres grands journaux ne font pas mieux) omet la principale controverse soulevée dernièrement par la scientifique : sa contestation publique, courageuse et sans équivoque de la version officielle du 11/9. Tout se passe comme si Lynn Margulis n’avait jamais rien dit sur le sujet… 

Voici donc cet hommage officiel mais tronqué du New York Times à Lynn Margulis. Pour rappel, nous ajoutons la vidéo de la récente interview donnée par Mme Margulis auxarchitectes et ingénieurs pour la vérité sur le 11/9, dans laquelle elle explique pourquoi les méthodes utilisées par le très renommé National institute of Standards and Technology(NIST) dans son étude de la chute des trois tours sont à l’exact opposé de ce qu’on appelle la Science.

03 février, 2012

by GeantVert

http://www.reopen911.info/News/2012/02/03/quand-le-new-york-times-oublie-de-rappeler-les-contestations-de-la-these-officielle-sur-le-11-septembre/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29


David Ray Griffin : Croyez-vous vraiment aux miracles ?

Avant que ne paraisse en France, durant l’été 2011, le dernier ouvrage de David Ray Griffin aux éditions Demi Lune, Un autre regard sur le 11-Septembre - 10 ans après. Le Nouveau Pearl Harbor 2, ReOpen911 publiait en janvier une lettre ouverte de cet auteur incontournable dans laquelle il interpelle les principaux intellectuels de la gauche américaine qui critiquent le Mouvement pour la vérité sur le 11-Septembre.  Il y articule une série d’arguments élémentaires autour de cette question : Croyez-vous vraiment aux miracles ? 

« Si vous deviez ne lire qu’un seul article technique sur le 11-Septembre, prenez le temps de lire cette série, car elle fournit de façon claire et détaillée [la plupart des arguments faisant débat]… ». Combien cette remarque est juste […] Effectivement, en lisant, et en voyant les photos, et surtout la vidéo, de cette partie on ne peut que se demander par quelle aberration ou aveuglement psychologique certains « ne voient toujours pas  » (plus de 9 ans après) ces évidences qui sont pourtant si visibles.  René M

 

Février 2011
Vol 77 : Les faits sont têtus

Alors qu’au fil des années, la thèse gouvernementale concernant le vol UA 93 qui s’est écrasé en Pennsylvanie semble avoir perdu toute crédibilité, jusque chez les « chiens de garde » de la version officielle, il ne fait aucun doute que, parmi les quatre vols en cause le 11-Septembre, le vol AA 77 ayant prétendument percuté le Pentagone est désormais celui dont le récit officiel est à la fois le plus discuté et techniquement le plus invraisemblable. L’année 2011 n’a pas manqué d’offrir son lot de nouvelles révélations discréditant davantage la théorie gouvernementale sur l’attaque du Pentagone. 

 

Boîtes noires

En février, l’association des Pilotes pour la vérité sur le 11-Septembre communique les résultats de ses analyses sur les données des boîtes noires du vol 77 délivrées par les autorités américaines, et ces résultats soutiennent que les données en question sont incompatibles avec les performances d’un Boeing 757. Puis en mars, la même association publie des éléments de preuve à partir desquels elle se montre formelle : les données de vol fournies par ces mêmes boîtes noires que les autorités déclarent avoir retrouvées dans les décombres du Pentagone, ne sont pas celles du vol American Airlines 77. Il est utile de préciser que ces deux publications de Pilots for Truth n’ont pas été réfutées à ce jour. Dans la passionnante interview que Michel Charpentier a accordée à ReOpen911 en avril, le pilote de ligne et instructeur de vol français revient en détail sur ces révélations.

Avec cet éclairage, il est intéressant d’observer plus en détail la dichotomie entre les prouesses qu’Hani Hanjour, pilote présumé du vol 77, a été contraint d’accomplir pour que la trajectoire de son avion soit en cohérence avec les données de vol, et l’ensemble des témoignages des différents instructeurs des écoles de vol que l’élève saoudien a fréquentées. Le parallèle est saisissant, Hani Hanjour étant unanimement décrit comme un pilote très médiocre, à peine qualifié pour piloter un simple Cessna monomoteur.

 

Constructions mensongères

 Par ailleurs, la déclassification au printemps 2011 d’un document des services secrets confirme le témoignage de l’ancien ministre des Transports de l’administration Bush, Norman Mineta, à propos de Dick Cheney. Cette note de travail corrobore l’hypothèse selon laquelle le vice-président était informé en permanence du vol d’un appareil se rapprochant à grande vitesse du Pentagone. 

Enfin, en novembre, est publié un article de la chercheuse Elizabeth Woodworth qui a repris méthodiquement les traces électroniques des appels téléphoniques des passagers depuis les vols détournés le 11-Septembre. Son étude confirme ce que le procès Moussaoui avait révélé : la présentatrice de CNN Barbara Olson n’a jamais téléphoné à son mari depuis le vol 77. Ce fait est fondamental, car la construction du récit mettant en scène les pirates armés de cutters, égorgeant hôtesses et pilotes de ligne pour s’emparer des cockpits, découle des témoignages par téléphone de passagers des vols détournés, et en particulier, au cœur de la dramaturgie du 11-Septembre, de la conversation entre Barbara Olson et son mari, dont il est désormais officiellement démontré qu’elle n’a jamais eu lieu. Il est donc formellement établi que ce témoignage central n’est rien moins qu’une construction mensongère. 

 Citation : « Pas une seule des données sur l’attentat du Pentagone [en provenance du NTSB ou du gouvernement fédéral] ne soutient les affirmations de la commission d’enquête. » Prévision : Pas un seul des pseudo journalistes d’investigation n’est intéressé par l’accumulation irréfutable et grandissante des preuves contre la V.O. Conclusion : Mesdames et Messieurs de la presse « Mainstream », bienvenue dans la prochaine crise, qui ne sera plus seulement économique, mais aussi de confiance.  Candide

Je suis un lecteur de ReOpen911 depuis plus de 7 ans, et lis (comme beaucoup) les incroyables révélations qui nous sont quotidiennement si généreusement livrées. Et je tiens ici à faire ici une très simple déclaration : Aucun article de presse sur le 11-Septembre n’a jamais été aussi précis, détaillé, argumenté, fouillé, et étayé que le plus petit des articles disponibles sur ce site (et il doit y en avoir des milliers…). Si l’on ne considère que la forme des débats et non pas le fond, on est bien obligé de déduire que les arguments les plus étayés sont à priori les plus crédibles, par rapport à ceux qui répondent de façon trop globale, fuyante, périphérique, détournée, imprécise, décalée, voire totalement fausse. Alors qui a raison ? Ceux qui épluchent tous les jours avec autant de précision des éléments s’appuyant toujours sur des éléments réellement factuels, ou bien ceux qui très nonchalamment rétorquent : « Mais enfin tout cela n’est pas plausible ! ».  Yan

Vous oubliez de mentionner un exemple inédit de la conscience des objets : un avion fortement impliqué dans le recyclage et le respect de l’environnement. Un avion qui, […] par respect pour la planète fait le ménage en nettoyant tout ses débris. Encore lui qui, prenant conscience du trouble qu’il avait pu occasionné à la faune et à la flore environnante, a remis la terre et l’herbe en place sur la zone de crash. 

Delaruelle 



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1-1 Y a-t-il des journalistes en 2012 ?
Alors que l’année 2011 était attendue comme un cap symbolique avec le dixième anniversaire du 11-Septembre, l’actualité de ces douze derniers mois aura marqué la consécration du « storytelling », la diffusion par des instances partisanes de récits non étayés comme vecteurs d’information au sein des médias occidentaux, produisant un écho fracassant aux anomalies observées autour des attentats commis en 2001. Indéniablement, ce nouvel outil de stratégie militaire a été manié sans vergogne en mai dernier, lors de l’exécution officielle de la figure médiatique d’Oussama Ben Laden.
Par ailleurs, cette année 2011 a été marquée à la fois par des bouleversements géopolitiques d’envergure s’inscrivant dans une dynamique née des conséquences du 11-Septembre, et par de nouvelles révélations qui, une fois de plus, ont validé les manquements et les incohérences de la version officielle du gouvernement américain sur cet événement.

L'analyse rétrospective de l'année écoulée que nous vous proposons dans le présent article est accompagnée de citations particulièrement pertinentes extraites des commentaires que nos lecteurs ont été nombreux à déposer tout au long de l'année 2011 et qui sont venus soutenir et compléter les publications de ReOpen911.
A de multiples reprises, nos sympathisants ont fait part, dans leurs messages, de leurs interrogations sur le rôle des médias et sur la démission de l’ensemble du corps journalistique, à de rares exceptions près, concernant la question du 11-Septembre. Y aura-t-il en 2012, davantage de professionnels du journalisme pour relayer les faits et non les récits officiels des gouvernants ? Cette question ne vaut pas seulement pour le 11-Septembre, elle est également pertinente pour les enjeux et les conflits actuels. Et si elle se pose pour des événements qui ont eu lieu sur le territoire américain voilà dix ans, cette question nous concerne avant tout en tant que citoyen français, soucieux de comprendre la société dans laquelle nous vivons, tandis que le besoin de justice, de vérité et de démocratie est mis toujours plus en avant par les politiques et les grands médias à l’approche des échéances électorales de cette année 2012.
Meilleurs vœux à toutes et tous

ReOpen911


1-2 Le 11 septembre en 5 minutes !

VIDEO  : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=tBezVTb9Jm4#!


1-3 11 Septembre - La preuve que des explosifs ont démoli le WTC.

VIDEO : http://www.youtube.com/watch?v=irbpPkzBV6E&feature=related



2 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Yves Ducourneau - La face cachée des Etats-Unis.

Mars 2011
La face cachée de l’OTAN

Le 17 mars, le Conseil de sécurité des Nations Unies se prononce pour l’instauration d’une zone d’exclusion dans le ciel libyen. Une décision qui signifie, en langage diplomatique, l’approbation de la communauté internationale pour les actions militaires de l’OTAN sur le territoire libyen. Mais cette opération géopolitiquement correcte est l’occasion de mesurer à quel point le concept de « guerre contre le terrorisme » initié à partir du 11-Septembre a permis aux Etats-Unis d’accroitre leur influence sur le monde et plus particulièrement sur les pays occidentaux aujourd’hui ralliés dans leur totalité au dogme de la logique interventionniste. Comme le remarque le géopoliticien Aymeric Chauprade, cette logique s’impose désormais au nom d’une « politique des "Droits de l’Homme" qui au prétexte de libérer les peuples d’eux-mêmes, [ne cesse] de les assassiner et de les livrer à des forces étrangères ». Et dans le cadre du conflit en Libye, le même schéma de déviances médiatiques a été observé avec la répétition d’allégations sans preuve sur les massacres de population, allégations relayées par la majorité des médias, visant à faire pression sur les opinions occidentales afin que soit validé dans l’urgence le processus d’intervention militaire de l’OTAN, au détriment de toute solution diplomatique et avant tout pour les intérêts occidentaux, et non ceux du peuple libyen.

 

Armées secrètes

 Parallèlement à ces manœuvres guerrières de l’OTAN, la télévision publique française diffuse en février sur Arte, puis en avril sur France 5, deux documentaires sur les activités spécieuses de l’OTAN, à savoir la mise en place d’armées secrètes en Europe de l’Ouest entre 1950 et 1990 à l’insu des instances démocratiquement élues, ayant pour objet de superviser des structures dont l’une des vocations aura été d’organiser des attentats dans le cadre d’un terrorisme d’Etat aujourd’hui très documenté, pour une bonne part grâce aux travaux de l’historien suisse Daniele Ganser. On notera par ailleurs la réalisation d’un site interactif de qualité sur une conférence récente de Ganser concernant le 11-Septembre (en anglais).

A l’image de ces hommes et femmes exclus à vie du système des castes qui structure la société indienne, les pompiers et les secouristes qui ont participé en héros aux opérations ayant eu lieu sur le site de Ground Zero, ont été, durant la dernière décennie, assidûment mis au banc de la société américaine dont ils sont devenus les intouchables. Ce phénomène d’une violence morale inouïe est à lui seul un révélateur de l’effondrement que le 11-Septembre a provoqué dans le système démocratique désormais compromis des Etats-Unis. Un système rongé par le déni et incapable d’admettre la réalité des anomalies qui criblent la façade conformiste d