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11/07/2008

n°369 - Dossier de Palestine - 10-07 -Fin- L’ONU interdite d’accès, par Israël, des les territoires palestiniens occupés

n°369 - Dossier de Palestine - 10-07 -Fin-  L’ONU interdite d’accès, par Israël, des les territoires palestiniens occupés

Dossier de Palestine  -Fin-      

 N°369                                          10-07

M.Lemaire   



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire                           -Fin- 

3 Dossier     -Fin- 

3-2 L'étau autour des Palestiniens se resserre, et...

1 Haïm Ramon veut exclure les quartiers arabes de Jérusalem.

2 Les sionistes a l’œuvre…

3-3 Bilin, Ni’ilin : mur d’annexion ....mur d’expansion.

1 La construction du mur d’annexion en Cisjordanie se poursuit.

2 Manifestations de protestations des Palestiniens contre les actes ‎expansionnistes.

3 Témoignage de Iyad Burnat : Un Palestinien et 2 Français blessés à Bilin.

4 Heurts dans le village de Ni’ilin.

5 Israël lève le couvre-feu imposé à Nilin en Cisjordanie.

3-4 L’illégalité de la construction du mur d’expansion israélien.

 

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1  Raja Shehadeh : Une petite promenade en Palestine – à moins que ce ne soit le « Grand Israël » ?

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5-1 Israël bientôt membre de l’Union Européenne.



3-2 L'étau autour des Palestiniens se resserre, mais... 1 Haïm Ramon veut exclure les quartiers arabes de Jérusalem. Le vice-Premier ministre israélien Haïm Ramon a proposé jeudi d’exclure les quartiers arabes de Jérusalem afin de protéger la ville sainte, après l’attaque de mercredi. Celle-ci a fait quatre morts, dont l’auteur de l’agression, un ouvrier palestinien en conflit avec la municipalité au sujet de sa maison. M. Ramon, qui s’exprimait à la radio de l’armée israélienne, a suggéré de dévier la route de la barrière de séparation construite par Israël autour de la plus grande partie de la ville afin de contourner les quartiers Est. Ces quartiers, a argué le ministre, "ont été annexés en 1967". "Nous les appelons Jérusalem alors qu’il n’y a pas un Hiérosolymitain là-bas. Aucun Israélien ne les approche", a-t-il affirmé. Ces quartiers devraient être traités comme s’ils faisaient partie de la Cisjordanie "parce que c’est ce qu’ils étaient à l’origine", selon lui. Et d’ajouter que les habitants de ces secteurs, une fois séparés de Jérusalem, devraient perdre leurs droits de résidence israéliens, qui leur permettent de travailler et de se déplacer librement dans le pays. Israël présente la barrière comme une protection mais ses détracteurs estiment que son tracé est largement déterminé par des considérations démographiques et vise à inclure le plus possible de terrain en excluant le plus possible de Palestiniens. Hussam Dwayat, 30 ans, a apparemment agi seul, selon la police. On ignore les raisons de son acte mais les autorités municipales ont confirmé que l’ordre avait été donné en 2005 de détruire sa maison, bâtie sans permis. L’homme a obtenu gain de cause en justice mais a écopé de dizaines de milliers de dollars d’amende. Nombre de Palestiniens de Jérusalem ont construit illégalement, trouvant trop difficile d’obtenir l’autorisation des autorités israéliennes. Les Palestiniens exigent d’obtenir le contrôle de Jérusalem-Est en tant que capitale de leur futur Etat indépendant, dans le cadre d’un accord de paix, mais Israélien refuse, bien que le Premier ministre Ehoud Olmert et Haïm Ramon semblent envisager de renoncer à certains quartiers arabes. En réaction à l’attaque de mercredi, le Parlement israélien a donné son accord à un projet de loi de retrait des droits de résidence aux familles des Palestiniens ayant commis des agressions. Les autorités étudiaient aussi la possibilité de raser la maison de l’assaillant -une pratique abandonnée depuis 2005. Le porte-parole d’Ehoud Olmert a déclaré qu’aucune décision n’avait encore été prise.

2 Les sionistes a l’œuvre… Israël examinait jeudi la possibilité de détruire la maison du Palestinien de Jérusalem-est auteur d’une attaque a la peleteuse la veille au centre-ville. a) Olmert : Le principe d’une généralisation d’une telle sanction était discuté par le procureur général de l’Etat et les responsables politiques et militaires concernés, à la suite d’une requête du gouvernement dans la foulée de l’attentat. "Il faut stopper les attaques terroristes perpétrées par les Arabes de Jérusalem-est. Si nous devons pour cela avoir recours à des moyens dissuasifs ou détruire des maisons, nous le ferons", a affirmé le Olmert, cité jeudi par le site internet du quotidien Yédiot Aharonot. En 2005, le général Moshé Yaalon, un ex-chef d’état-major, avait ordonné la fin de cette pratique, une commission d’enquête militaire ayant conclu qu’au lieu d’être dissuasive, elle poussait les Palestiniens à passer a l’attaque "Suite à une requête du gouvernement, le procureur général de l’Etat, Menahem Mazouz, examinait jeudi les problèmes légaux que poseraient les destructions de maisons à Jérusalem-est" conquis et annexé par Israël en 1967, a indiqué à l’AFP le porte-parole du ministère de la Justice Moshé Cohen. Il a précisé que des recommandations seraient ensuite présentées au gouvernement. b) Interrogé à la radio publique, Netanyahu, chef du Likoud (extrême - droite), a appelé à "user d’une poigne de fer pour punir et réprimer la violence et l’incitation à la violence des terroristes venus de Jérusalem-est (...) y compris à l’aide de mesures législatives dissuasives". Les formations de l’opposition de droite tentent de promouvoir six textes de lois prévoyant de priver les familles de ‘terroristes’ de leur citoyenneté israélienne et de leurs droits afférents. c) Le ministre pour les Affaires sociales, Yitzhak Herzog, a d’ores et déjà supprimé les allocations octroyées à la famille de Dwayyat, a indiqué à l’AFP un de ses collaborateurs. NB :  250.000 Palestiniens vivent à Jérusalem-est et disposent de pièces d’identité israéliennes qui leur octroient diverses facilités (liberté de circuler en Israël, allocations familiales, caisse maladie). "Ils sont habilités à participer aux élections municipales, mais seul 4 à 5% d’entre eux profitent de ce privilège", selon Hillel Cohen, expert du Centre d’études de Jérusalem. Pour Meir Margalit, porte-parole du Comité contre les destructions de maisons, cette mesure héritée des lois d’urgence du mandat britannique sur la Palestine constitue "une punition collective". http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4799

 3-3 Bilin, Ni’ilin : mur d’annexion ....mur d’expansion.

1 La construction du mur d’annexion en Cisjordanie se poursuit. Le rapport du PCHR  : Occupation et résistance en Palestine : le rapport du PCHR En dépit de la décision de la Cour internationale de Justice de La Haye du 9 juillet 2004 déclarant ce mur illégal, en dépit des obligations qui y sont stipulées pour tous les Etats de contraindre Israël à en respecter les termes, la construction du Mur d’annexion de la Cisjordanie se poursuit. Aux manifestations non violentes organisées contre la construction du Mur à Bil’in et Ne’lin, à l’ouest de Ramallah, à al-Ma’sara, au sud de Bethléhem, et à Far’oun, au sud de Tulkarem, les forces d’occupation répondent par la force. Ces manifestations sont organisées par les civils palestiniens, ainsi que par des internationaux et des militants israéliens pour les droits humains. Bil’in. Le vendredi 27 après la prière, les manifestants brûlent des pneus pour réagir devant la fermeture des portes du mur. Aussitôt, les soldats tirent à balles enrobées de caoutchouc et lancent des lacrymogènes. Des dizaines de manifestants, dont deux internationaux, souffrent des inhalations de gaz. Al-Ma’sara, sud de Bethléhem. Même manifestation, le vendredi, des Palestiniens, internationaux et militants israéliens. Quand les manifestants se dirigent vers les terres confisquées par l’occupant pour le mur, essayant de franchir les barbelés posés par les soldats, ceux-ci réagissent par la violence. Des manifestants sont violemment frappés et certains d’entre eux souffrent des gaz respirés. Ne’lin, village à l’ouest de Ramallah. Le mardi 1er juillet. Des dizaines de civils palestiniens, des internationaux et militants israéliens se rassemblent dans le centre du village. Ils se dirigent vers les terres qui ont été rasées par l’occupant pour construire une section du mur qui passe dans le village. Les soldats réagissent immédiatement avec des tirs de balles enrobées de caoutchouc et des lacrymogènes sur les manifestants. 5 Palestiniens, dont 2 mineurs, sont blessés. Ces civils sont âgés de 12, 17, 18, 19 et 21 ans. Cette semaine, les colons de Cisjordanie ne se sont pas fait remarquer par leurs violences habituelles. Document public envoyé par le PCHR le 5/7/08 CAPJPO-EuroPalestine Lundi 07 Juillet 2008 http://www.europalestine.com/spip.php?article3297


2 Manifestations de protestations des Palestiniens contre les actes ‎expansionnistes.. Sourd aux appels de la communauté internationale à lever le ‎blocus des Palestiniens, le régime sioniste s'acharne encore ‎davantage à resserrer l'étau autour d'eux. Dans le même droit fil, ‎ce régime a déclaré « zone fermée militaire » une grande partie des ‎régions avoisinantes de Ramallah, en Cisjordanie et y empêche la ‎circulation des Palestiniens. A noter qu'au cours de ces derniers ‎jours, diverses régions de la Cisjordanie ont été le théâtre des ‎manifestations de protestations des Palestiniens contre les actes ‎expansionnistes du régime sioniste, entre autres la construction du ‎mur de séparation, dont l'objectif est de morceler les régions ‎palestiniennes et d'empêcher ainsi la création d'un Etat indépendant ‎palestinien. Dans un tel contexte, le régime sioniste fait pressions ‎sur les Palestiniens afin de les forcer à se plier devant sa politique ‎de domination. S'inscrit dans le cadre de la même logique, ‎l'intensification par le régime sioniste de la politique de répression ‎et d'harcèlement des Palestiniens à laquelle le monde est témoin ‎notamment, à Gaza où les Palestiniens vivent dans des conditions ô ‎combien intenables. En effet, l'objectif du régime sioniste est de ‎réunir les conditions nécessaires à la mort à petit feu des ‎Palestiniens. Dans le cadre d'une trêve conclue avec le Hamas, le ‎régime sioniste s'était engagé de mettre fin au blocus de la bande ‎de Gaza, mais, loin d'honorer ses engagements, il a encerclé même ‎certaines régions de la Cisjordanie. Et c'est une violation flagrante ‎de l'accord du cessez-le-feu, que ce régime a dû signer le ‎Mouvement de la Résistance islamique de la Palestine , Hamas. ‎Ceci étant, le régime sioniste cherche à étendre ses crimes à ‎l'encontre des Palestiniens, en vue de les mettre dans une situation ‎difficile. En effet, fort du soutien Etats occidentaux prétendant ‎défendre les droits de l'homme et encouragé par le laxisme et ‎l'indifférence des instances internationales, le régime sioniste ‎poursuit, en toute impunité, ses crimes à l'encontre des ‎Palestiniens 07 Juillet 2008 http://www.alterinfo.net/Le-regime-sioniste-resserre-l-etau-autour-des-Palestiniens_a21518.html

3 Témoignage de Iyad Burnat : Un Palestinien et 2 Français blessés à Bilin. Vendredi, les villageois de Bil'in ont marché, accompagnés de militants internationaux et israéliens en portant des drapeaux palestiniens et des banderoles demandant le démantèlement du Mur et des colonies israéliennes. Ils ont demandé également à la communauté internationale de lever le siège de Gaza et d’aider les Palestiniens à conserver Jérusalem.
Les participants ont également exigé que l'armée israélienne cesse de tuer des civils palestiniens et qu’elle mettre fin à l'utilisation de balles réelles contre les manifestants non-violente.
Alors qu’ils s’approchaient du mur de séparation, les Forces d’Occupation Israélienne ont empêché les villageois d’atteindre la porte qui est censée donner accès à leurs terres, et les soldats ont tiré des bombes lacrymogènes, des bombes assourdissantes et des balles de caoutchouc.
Trois militants ont été blessés par les Forces d’Occupation Israélienne vendredi lors de la manifestation hebdomadaire de protestation contre le mur de séparation à Bil'in, un village situé à l’ouest de Ramallah ; deux d'entre eux sont des militants français : Sonia Slo et Iman et le troisième est un Palestinien âgé de 65 ans, Mohamad Ali Abo Sa'di.
D’autre part, des dizaines de manifestants ont été traités pour inhalation de gaz lacrymogène.
Source : http://www.bilin-ffj.org/

Iyad Burnat
http://www.ism-suisse.org/news/article.php?id=9370&type=temoignage&lesujet=Non%20Violence

06/07/2008 Le 29 Mai 2008, Michael Sfard, l’avocat de Bil’in, a demandé à la Haute Cour de justice d’établir que l’État a violé sa décision concernant la barrière à Bil’in. Michael Sfard a fait valoir que l’Etat devrait être condamné pour outrage à l’autorité judiciaire. En effet, depuis la décision de la cour datant de septembre 2007 ordonnant de modifier le tracé de la barrière dans un délai « raisonnable », sept mois se sont écoulés pendant lesquels le système de sécurité n’a même pas présenté la nouvelle route. http://www.bilin-village.org/francais/ 


4 Heurts dans le village de Ni’ilin.

Des coups de feu ont retenti dimanche dans une localité de Cisjordanie dont les habitants ont manifesté dimanche contre le bouclage mis en place l’avant-veille par les forces israéliennes après une série de heurts. Un résident de ce village de 5.000 âmes nommé Ni’ilin, a fait état d’une cinquantaine de personnes intoxiquées par les gaz lacrymogènes ou blessées par les balles en caoutchouc utilisées par Tsahal pour les disperser. L’armée israélienne signale quant à elle un blessé dans ses rangs, mais n’avance aucun bilan côté palestinien à l’issue de cette troisième journée d’affrontements. Les journalistes dépêchés dans le village, situé à une vingtaine de kilomètres à l’est de Tel-Aviv, ont été refoulés par les militaires. Des habitants joints par téléphone affirment qu’il leur est interdit de quitter Ni’ilin depuis vendredi. L’armée indique quant à elle qu’un couvre-feu diurne a été imposé dimanche pour une durée indéfinie. Ni’ilin est l’un des hauts lieux de la contestation contre la "barrière de sécurité" dont les autorités israéliennes ont entrepris la construction en Cisjordanie. Ce mur empiète sur le territoire palestinien occupé, ce qui lui a valu d’être condamné en 2004 par la Cour internationale de Justice. Les Nations unies soulignent qu’Israël n’a pas tenu compte de ce jugement. Israël fait valoir que la clôture, qui par endroits revêt l’aspect d’un mur de béton et ailleurs est faite de fils de fer barbelés, a pour but d’empêcher les auteurs d’attentats suicides de pénétrer en Israël, mais elle englobe aussi des blocs de colonies juives, coupant des villages de Cisjordanie des terres cultivées par leurs habitants. Les chantiers de construction sont le théâtre de sanglants affrontements entre forces de sécurité israéliennes et Palestiniens souvent soutenus par des manifestants de gauche originaires d’Israël ou d’ailleurs. Hindi Mesleh, un habitant de Ni’ilin qui s’est entretenu avec des journalistes à l’extérieur du village, a expliqué qu’il avait réussi à s’en échapper. Il a qualifié le bouclage de punition collective et affirmé que les vivres et les médicaments ne pouvaient entrer dans la localité. Selon Salah al Khawaja, porte-parole du Comité de Résistance au Mur de Ni’ilin, les villageois ont pu sortir de leur maison pendant environ deux heures dimanche soir lorsque les soldats ont quitté la localité pendant une courte période. L’armée a laissé des tracts disant que le bouclage serait maintenu tant que la violence persisterait, a-t-il dit. Les blessés et autres malades n’ont pu quitter le village pour aller se faire soigner, a-t-il ajouté - une accusation rejetée par l’armée. Tsahal a dit samedi que les forces de sécurité avaient été attaquées par des centaines de Palestiniens qui les ont bombardées de pierres et ont fait rouler dans leur direction des pneus enflammés, blessant un policier. Une autre manifestation s’est tenue samedi en dépit du bouclage et des jeunes ont bloqué des routes utilisées par les bulldozers pour se rendre sur le chantier, ont rapporté des habitants. Les forces de sécurité israéliennes ont tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes, blessant au moins sept personnes, ont rapporté des habitants. Pour l’armée, deux policiers ont été blessés par des pierres, après quoi les forces de sécurité ont utilisé des moyens de dispersion des émeutes 7/7. http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4805


5 Israël lève le couvre-feu imposé à Nilin en Cisjordanie.

L’armée israélienne a levé mardi le couvre-feu imposé a la localité cisjordanienne de Nilin, où des manifestation ont eu lieu autour de la construction de la "barrière de sécurité" israélienne. Le couvre-feu "a été levé tôt ce matin""Les habitants ont promis de ne pas protester et de maintenir le calme dans le village.", a déclaré un porte-parole militaire. Lundi, les soldats de Tsahal ont lancé des gaz lacrymogènes et des grenades éblouissantes, faisant au moins trois blessés parmi des habitants de Nilin qui protestaient contre l’édification de la muraille en Cisjordanie, ont indiqué des témoins. 08-07 http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4809


3-4 L’illégalité de la construction du mur d’expansion israélien.

Délégation Générale de Palestine en France : Communiqué de presse 

Paris, le 9 juillet 2008 Le 9 juillet 2008 marque le 4e anniversaire de la décision de la Cour de Justice Internationale annonçant par son avis consultatif l’illégalité de la construction du mur d’expansion israélien dont le tracé est pour 80% sur les Territoires palestiniens occupés. Depuis 1967, la colonisation israélienne avait pour objectif et comme effet de modifier artificiellement le statut des Territoires palestiniens occupés que ce soit physiquement et/ou que ce soit démographiquement afin de compromettre à terme leur restitution aux Palestiniens. Malgré l’argumentation israélienne allégant que le mur, dont la construction effective se poursuit depuis l’été 2002, est destiné à des objectifs de sécurité, il est évident que celui-ci fait en réalité partie de l’infrastructure même de la colonisation israélienne. En effet, le mur, suit le contour des colonies illégales existantes et atteint une longueur de 755 km, soit deux fois la longueur du tracé de la frontière de 1967 communément appelée, la « ligne verte ». Israël entend ainsi consolider les « blocs » des principales colonies et intégrer à Israël 60 colonies (dont 12 à Jérusalem-Est), peuplées par une grande majorité des 450 000 colons (environ 89% des colons israéliens de Cisjordanie). Ce faisant, le mur annexera 12 % de la Cisjordanie qui, une fois combiné aux zones de contrôle des colonies à l’est du mur et dans la vallée du Jourdain, ne laissera aux Palestiniens que 54% seulement de la Cisjordanie (frontières de 1967), soit 13 % de la Palestine historique. Ce mur et les colonies violent le droit international incluant la quatrième convention de Genève, ratifiée par Israël en 1951. Celle-ci stipule que la puissance occupante ne peut procéder à la déportation ou au transfert d’une partie de sa population civile dans le territoire qu’elle occupe. Cette politique colonialiste et expansioniste est clairement condamnée et qualifiée de crime de guerre, par le statut de Rome de la Cour Pénale internationale de 1998 (art.8-B/VIII) En conséquence, nous demandons à la communauté internationale et en particulier à la France , Présidente de l’Union Européenne, d’exiger d’Israël : l’arrêt de la construction de ce mur, le démantèlement des parties déjà construites dans les Territoires palestiniens occupés, l’arrêt du système de permis empêchant la libre circulation et le versement de compensations aux Palestiniens pour les dommages causés par cette politique. Source : DGPF Délégation Générale de Palestine en France  Paris, le 9 juillet 2008



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage. Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

4-1  Raja Shehadeh : Une petite promenade en Palestine – à moins que ce ne soit le « Grand Israël » ?

"Le nouvel avant-poste juif de Horesh et, plus au nord, les colonies jumelles de Talmon B et C dominaient les collines de ce qui est pour moi la Palestine et pour les colons le « Grand Israël », Eretz Yisrael ". Ma promenade dans les collines de Ramallah avec un journaliste de la radio se passait bien. Le temps était doux, un bulbul gazouillait, les oliviers gris-vert parsemaient les pentes en terrasses. Nous avons trouvé des plantes natash, un chardon hautement politique puisque les tribunaux militaires israéliens l’utilisent comme preuve qu’une parcelle de terre donnée est abandonnée et tombe donc dans le domaine public et que l’on peut ainsi la confisquer pour l’offrir au « public » : les colons juifs. Nous avons commencé notre promenade en haut de la colline toute proche de Masra’e Qibiliya, un village peu éloigné de l’Université de Birzeit. Alors que l’air frais caressait mon visage, je tentai d’expliquer les changements spectaculaires qui avaient modifié le paysage palestinien depuis 60 ans. Sur notre droite, le nouvel avant-poste juif de Horesh et, plus au nord, les colonies jumelles de Talmon B et C dominaient les collines de ce qui est pour moi la Palestine et pour les colons le « Grand Israël », Eretz Yisrael . Au creux de la vallée, le village palestinien multicentenaire de Ain Qenya avec sa source ancienne (Ain) est surplombé par la colonie de Dolev. Toutes ces colonies sont à l’est du mur d’annexion israélien. Tandis que nous descendions, je pensais au discours du Président Bush à la Knesset à l’occasion du soixantième anniversaire de l’Etat d’Israël. Usant d’un langage religieux, il décrivit la fondation de cet Etat comme "la rédemption d’une promesse ancienne faite à Abraham, Moïse et David – une terre pour le peuple élu, Eretz Yisrael". Le danger rôde dans les collines Avant que je parte de chez moi ma femme m’avait fait promettre d’être prudent. Récemment un jeune Palestinien qui chassait les oiseaux a été blessé par balle, dans le dos, par des colons israéliens pas loin de l’endroit où nous nous promenions. Un autre homme, d’âge mûr celui là, qui se promenait près de sa maison un après midi a été tué par l’armée israélienne. Je choisis un itinéraire qui évitait le poste militaire et aussi la colline où se trouve Dolev . A mi-pente nous nous sommes arrêtés pour prendre notre petit-déjeuner, un pique nique de fromage de chèvre de Naplouse et de tomates que nous avons dû manger sans les couper car je ne pouvais pas prendre le risque d’être arrêté sur la route en possession d’un couteau suisse. Nous nous sommes assis à l’ombre d’une falaise que l’on nomme Urud el Hamam ("le lieu où se réunissent les pigeons"), puis nous avons continué à descendre la pente abrupte jusqu’à Ain Qenya. En chemin nous nous sommes arrêtés plusieurs fois, à l’écoute des bruits matinaux dans le village tout proche : le cri du coq, le marchand ambulant vantant ses produits mais aussi le son plus sinistre de la bétonnière qui déversait le béton pour de nouvelles constructions dans la colonie de Talmon au nord du village. Qui vit réellement ici ? Au moment même où nous sommes arrivés dans la rue principale –la seule- d’Ain Qenya, nous avons remarqué une voiture arrêtée au bord de la route. Le chauffeur portait une kippa tricotée et près de lui était assis un homme plus jeune, avec sur le côté de la tête les boucles des juifs ultra orthodoxes. Le chauffeur descendit sa vitre et demanda « Qui êtes vous ? » J’ai cru qu’il nous prenait pour des Israéliens qui s’étaient égarés. Je lui dis, rassurant : "J’habite près d’ici". Me regardant droit dans les yeux, le colon m’a dit en mauvais anglais : "Moi, différent de toi, moi je vis ici, vraiment vis ici, pas comme toi". J’ai voulu savoir ce qu’il entendait par "pas comme toi", mais le colon n’a pas répondu, il a remonté sa vitre et commencé à composer le numéro de l’armée sur son téléphone mobile. Nous sommes restés debout, là, mal à l’aise, jusqu’à ce qu’un chauffeur palestinien dont le camion était garé pas loin nous fasse signe de le rejoindre et nous dise de sauter dans son véhicule. "Ce colon vient de Dolev", nous dit notre chauffeur. "Il vient constamment dans le village pour faire des histoires. Quelque fois il bloque la rue avec sa voiture, ou il amène des colons plus jeunes qui jettent des pierres sur nos maisons et nos voitures". Quand nous avons voulu tourner pour remonter la colline pour aller à Ramallah, le colon a fait un écart et a bloqué la route. Je me demandai quels mensonges il allait raconter à l’armée mais il nous a finalement laissé passer. Après avoir passé le barrage militaire et être entré dans Ramallah j’eus le sentiment très net d’arriver dans un ghetto entouré de collines interdites à ses habitants. Alors que l’on me conduisait chez moi, dans ma maison qui surplombe ces collines, je me demandai combien de temps ça prendrait avant que des fanatiques m’empêchent de "vivre vraiment ici ". Raja Shehadeh 6 juillet http://www.france-palestine.org/article9387.html



5 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion. Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

5-1 Israël bientôt membre de l’Union Européenne.

Le député européen communiste Francis Wurtz vient de saisir le président du Parlement européen. Dans un courrier public du 12 juin, il indique qu’il « apparaît que des négociations secrètes sont en cours depuis un an entre l’Union européenne et les dirigeants de l’Etat d’Israël. Non pas, hélas, pour tenter de débloquer le processus de paix avec les Palestiniens […] mais pour examiner une demande proprement inimaginable de la part de Tel Aviv : celui de conquérir les droits d’un quasi-Etat-membre de l’Union européenne.
Selon certaines sources, il semblerait qu’Israël ne demande rien de moins que sa participation à tous les niveaux aux réunions de l’UE sur les questions de sécurité et de dialogue stratégique, aux délibérations du Conseil sur le Maghreb et le Mashrek comme sur les activités de l’UE au sein de l’ONU.
Tel Aviv demanderait en outre à pouvoir participer aux Conseils traitant de thèmes comme l’économie, les finances, l’énergie, l’environnement, les transports, les médias, la jeunesse, l’enseignement supérieur, ou encore à voir constituer une structure parlementaire conjointe Union européenne-Israël. »
Le député, qui dispose de divers documents internes, précise que les demandes israéliennes ont été présentées le 5 mars 2007, qu’un groupe de réflexion s’est réuni sur le sujet le 4 juin 2007, qu’une seconde réunion s’est tenue le 9 octobre 2007. « Tout cela, sans que la moindre information n’en ait été donnée à la représentation parlementaire de l’Union. »

2 juillet Faits et Documents n° 258 http://www.stopusa.be/scripts/texte.php?section=BRBK&langue=1&id=25863
www.faits-et-documents.com