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16/05/2009

n°457 - Journal de Palestine - 02-05 au 15-05 : Début - : Démocratie israélienne : Israël tue un bébé, 9 enfants et fait au total 30 victimes en 34 heures !

n°457 - Journal de Palestine - 02-05  au  15-05 : Début - : Démocratie israélienne : Israël tue un bébé, 9 enfants et fait au total 30 victimes en 34 heures !



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°457                         02-05  au  15-05

                                 C.De Broeder  & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


 

 

 

 

Sommaire

Paroles & actions du président cette semaine

1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

3 Politique

Politique Palestinienne

Suite-

Politique Israélienne

4 Politique internationale des territoires occupés 

Fin

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5 Médias/Vidéos 

5-1 Vidéo : M. Bricmont chez Taddei.

5-2 Video : Kery James explique Le Cœur et la Raison : Pour les Palestiniens

5-3 Vidéo : Dîner du Crif: Sarkozy décapite la République!

5-4 Vidéo : Appel au boycott d’Israël.

5-5 Vidéo : Propagande de guerre, propagande de paix [2/5]

5-6 Paul Craig Roberts : Finie la liberté d’expression ?

6 Les brèves

6-1  Le Hamas : "Une partie de la solution".

6-2 Khaled Mechaal prêt à soutenir une solution à deux Etats.

6-3 L'occupation tente de créer des raisons pour escalader ses agressions.

Benoît XVI a appelé à la création d'un Etat palestinien.

02-05 au 15-05: Peuple Palestinien : 27 tués   -  20 blessés

                     Occupants              :  1 tué      -   0 blessé



Paroles & actions du président cette semaine ...

24-04

"J'espère que dans les prochains mois nous commencerons à voir des gestes de bonne volonté de toutes les parties", a déclaré mardi M. Obama à l'issue d'entretiens à la Maison Blanche avec le roi Abdallah II.

M. Obama a également répété qu'une résolution du conflit passe par la création d'un Etat palestinien.

"Je suis un fervent partisan d'une solution à deux Etats. Je l'ai dit publiquement et je le redirai en privé",

(AFP)

05-05

Obama a chargé son émissaire pour le Proche-Orient George Mitchell de rappeler à Netanyahu son attachement à cette solution.

L'administration Bush avait tenté de relancer le processus de paix israélo-palestinien en novembre 2007 avec le précédent gouvernement israélien, mais les discussions ont achoppé sur la question des frontières, le statut de Jérusalem et le sort des réfugiés. 

http://www.aloufok.net/spip.php?article478

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n°457 - Journal de Palestine - 02-05 au 15-05 :Suite- : Démocratie israélienne : Israël tue un bébé, 9 enfants et fait au total 30 victimes en 34 heures !

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          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.



Journal de Palestine 

n°457                         02-05  au  15-05

                                 C.De Broeder  & M.Lemaire



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Sommaire

3 Politique Suite

4 Politique internationale des territoires occupés

 


b) Politique Israélienne

Netanyahu & Lieberman

Netanyahu

04-05

Nethanyaou a défendu lundi une approche "à trois pistes" de la paix avec les Palestiniens, une ‘stratégie’ étayée par des volets politiques, économiques et de sécurité, pour résoudre le conflit.

AP

Netanyahu prêt à négocier …

Le Premier ministre Netanyahu s'est dit prêt à ouvrir immédiatement des pourparlers de paix avec les Palestiniens mais sans faire référence à l'établissement d'un Etat pour ces derniers.

"Nous sommes disposés à reprendre les négociations de paix sans délai et sans conditions préalables - le plus tôt sera le mieux", a-t-il dit par téléphone satellitaire dans le cadre de la conférence organisée par le Comité des affaires publiques américano-israéliennes.

Le chef du gouvernement israélien a détaillé son approche "en trois volets" - questions politiques, développement de l'économie palestinienne et renforcement des forces de sécurité palestiniennes.

Il a cependant dit attendre des Palestiniens qu'ils reconnaissent Israël en tant qu'Etat juif. Les Palestiniens redoutent que cette reconnaissance permette aux Israéliens d'empêcher le retour des réfugiés qui ont fui en 1948.

05 Mai–

Al-oufok avec les agences de presse

http://www.aloufok.net/spip.php?article478

Saëb Erekat : Netanyahu reste vague

Saëb Erekat, négociateur en chef des Palestiniens, a reproché à Netanyahu d'être resté vague dans son discours, en ne s'engageant pas à négocier sur les questions primordiales que sont le statut de Jérusalem et les réfugiés palestiniens, et en ne s'engageant pas non plus à rechercher une solution à deux Etats.

"Nul n'a de temps à perdre en relations publiques et avec des formulations vagues, et j'espère que nous n'aurons pas à attendre des années avant d'avoir une réponse, un oui ou un non, à ces questions simples. C'est maintenant que nous devons savoir", a dit Erekat à Reuters.

Depuis son arrivée aux affaires le 31 mars dernier à la tête d'un gouvernement de droite, Netanyahu n'a jamais parlé spécifiquement de la création d'un Etat palestinien, condition sine qua non à la paix pour les Arabes et les Etats-Unis.

Les dirigeants palestiniens ont rejeté l'idée d'une "paix économique" avancée par Netanyahu et exclu de reprendre les pourparlers de paix tant qu'il ne se sera pas engagé à accepter une solution à deux Etats.

05 Mai–

Al-oufok avec les agences de presse

http://www.aloufok.net/spip.php?article478

 

Lieberman

04-05

Le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a entamé son premier voyage à l'étranger. Le chef de la diplomatie israélienne, leader du parti ultranationaliste Israel Beitenou, s'est engagé à oeuvrer en faveur de la paix au Proche-Orient, mais n'a pas soutenu l'idée de créer un Etat palestinien, comme le souhaitent les Etats-Unis et l'Union européenne.

Al-Oufok

2-4 Les grandes manœuvres

Lieberman entame sa tournée européenne

Comme prévu, le chef du parti d'extrême droite Yisraël Beitenu. Avigdor Lieberman, a préféré mettre l'accent sur le 'danger iranien' plutôt que sur les perspectives d'Etat palestinien lundi à Rome, première étape d'une tournée européenne qui l'emmènera ensuite à Paris, Prague et Berlin.

le chef du parti d'extrême droite Yisraël Beitenu.

Accusé de soutenir le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais, l'Iran est considéré par Israël, à partir du moment où il se doterait de l'arme nucléaire, comme une menace contre l'existence même d'un Etat juif au Moyen-Orient.

Avigdor Lieberman a dit vouloir "promouvoir l'extension des relations avec l'Europe" mais l'Union européenne a décidé de geler ce processus en attendant que le nouveau gouvernement israélien, dirigé par Benjamin Netanyahu, s'engage à oeuvrer à la création d'un Etat palestinien.

Le chef du Likoud a soigneusement évité de prendre un tel engagement et Lieberman lui-même a inauguré ses nouvelles fonctions le 1er avril en reniant la promesse faite en ce sens par l'ancien Premier ministre Ehud Olmert en novembre 2007 à la conférence d'Annapolis.

Interrogé sur ce point lors de sa conférence de presse commune avec Frattini, Lieberman a argué qu'il était trop tôt pour un gouvernement âgé de seulement cinq semaines pour "avoir tous ses projets diplomatiques prêts" mais il a promis de chercher à aboutir à une situation de "stabilité durable".

"Nous avons l'intention de prendre l'initiative et de ne pas perdre notre temps à des déclarations et des slogans", a-t-il ajouté, réaffirmant que depuis les accords d'Oslo de 1993 les rencontres et propositions de paix n'avaient abouti "à aucun résultat concret".

Si l'UE a pris l'initiative de geler le renforcement des relations avec Israël, elle attend la première rencontre entre Benjamin Netanyahu et le président Barack Obama, le 18 mai, pour savoir sur quel pied danser avec le gouvernement conduit par le chef du Likoud.

Obama s'est lui aussi engagé à oeuvrer "vigoureusement" en faveur d'une solution dite "à deux Etats" et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a exigé qu'Israël s'engage sur cet objectif avant toute reprise des négociations de paix.

Avigdor Lieberman sera aussi attendu sur ce point lors de ses autres étapes européennes. A Paris, il sera notamment reçu par Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, mais pas nécessairement par le président Nicolas Sarkozy.

"Je ne dis pas qu'il y a une condition, mais ce qui serait souhaitable quand même, c'est qu'Avigdor Lieberman se rallie aux décisions qui ont été prises par la communauté internationale, c'est la moindre des choses", a déclaré Claude Guéant dimanche au micro de Radio J.

 03-05

Yahoo


2-10 Politique colonialiste israélienne. (Colonisation & colonies)

11/05

L'organisation "Ir Amim" qui enregistre les activités coloniales dans la ville occupée d'Al Qods a dévoilé, hier dimanche 10/5, un plan secret gouvernemental officiel pour la construction de 9 jardins, ainsi que des routes et des lieux antiques pour changer l'aspect d'Al Qods en coordination avec des établissement coloniaux dans cette ville.
Le journal hébreu "Haaretz" a publié les détails de ce plan qui vient dans le cadre du projet colonial total pour contrôler les lieux saints dans la ville sainte, en déclarant que les forces occupantes ont entamé ce projet avant plusieurs années, en transformant des lieux saints palestiniens à des lieux juifs en  qualifiant ces lieux de stratégiques et insistent de le contrôler pour toujours.

L'organisation a dit que ce plan vise à lier des lieux antiquités juifs avec des colonies stratégiques qui entourent la ville occupée d'Al Qods, en la considérant de région (E-1).

Elle a précisé que cette politique sioniste renforce le conflit dans la région et menace de le transformer à un conflit religieux, en affirmant que le plan affirme la négligence des sionistes à leurs engagements.

CPI

Netanyahu : Oui à l‘auto-gouvernance pour les Palestiniens, non à l’Etat palestinien.

Voilà. Reconnaissons au moins la franchise de Netanyahou, il ne veut pas d'Etat palestinien. Lui au moins le dit. Cela fait plus de soixante ans que l'establishment sioniste fait tourner le monde en bourrique alors que l'on sait très bien, depuis le départ, que la Palestine n'était pas prévue dans le Plan.

Netanyahu : Oui à l‘auto-gouvernance pour les Palestiniens, non à l’Etat palestinien.

Le Yediot a pris connaissance des grandes lignes du plan diplomatique que le Premier ministre Binyamin Netanyahu envisage de présenter à Barack Obama lors de leur rencontre programmée pour le 18 mai prochain.
Netanyahu devrait déclarer au Président américain que son gouvernement est favorable à la mise en place d’une auto-gouvernance palestinienne en Cisjordanie, mais estime que l’idée de « deux Etats pour deux peuples » n’est pas réalisable « dans un avenir proche », notamment parce que ce concept a échoué durant les seize dernières années, et que les Palestiniens refusent de reconnaître Israël comme l’Etat du peuple juif.
Le schéma proposé par Netanyahu est l’opposé de celui qu’avait adopté le gouvernement d’Ehud Olmert. Alors que Ehud Olmert et Tzipi Livni soutenaient qu’il fallait tout d’abord parvenir à un accord permanent avec les Palestiniens, quitte à voir les détails par la suite, Netanyahu estime qu’il faut améliorer la situation économique et sécuritaire en Cisjordanie avant de déterminer le statut définitif de l’entité palestinienne.
Netanyahu proposera à Barack Obama un programme à trois volets : diplomatique, économique et sécuritaire. Sur le plan diplomatique, il propose de reprendre les pourparlers avec l’Autorité palestinienne sans délai. Sur le plan économique, il envisage de mobiliser la communauté internationale en faveur du développement de la Cisjordanie. Sur le plan sécuritaire, Israël voudra agrandir les régiments palestiniens entraînés par l’armée américaine de façon à permettre à Tsahal de se retirer progressivement des villes palestiniennes.
Pour ce qui est de l’Iran, note le Yediot, Netanyahu devrait rejeter du tout au tout la volonté américaine d’établir un lien entre les compromis israéliens en Cisjordanie d’une part, et le nucléaire iranien d’autre part. « Israël agira en fonction de ses intérêts, on ne lui fera pas peur », déclarent des responsables diplomatiques israéliens. « L’Islam intégriste qui menace certains pays au Proche-Orient et ailleurs dans le monde, a émergé sans aucun rapport avec le conflit israélo-palestinien ».
Le plan que devrait présenter Netanyahu n’est pas conforme aux déclarations américaines récentes en faveur de la solution de deux Etats, fait remarquer le Yediot. Le Maariv estime que ce plan ne satisfera pas les hôtes américains du Premier ministre israélien. En effet, écrit le journal, il y a de plus en plus de signes que l’administration américaine actuelle durcit le ton et perd patience envers le gouvernement israélien. Hier, le vice-président américain Joe Biden a déclaré, lors d’une intervention devant la conférence annuelle de l’AIPAC, qu’Israël doit « se diriger vers la solution de deux Etats en arrêtant la construction dans les colonies, en démantelant les colonies sauvages et en redonnant aux Palestiniens leur liberté de circulation ».
Sources Ambassade de France en Israel

6 mai 2009
http://palestine.over-blog.net/article-31109484.html

 

Netanyahu insiste sur le droit à développer les colonies

Netanyahu, qui rencontrera la semaine prochaine Obama pour la première fois depuis leur investiture respective, « s'engagera également fermement à ne pas construire de nouvelle colonie », a souligné M. Shoval, ancien ambassadeur israélien aux États-Unis.

Zalman Shoval, un conseiller du Premier ministre israélien « Cette décision pourrait être un nouveau contentieux entre M. Netanyahu, et l'administration américaine qui a appelé la semaine dernière Israël à arrêter la colonisation en Cisjordanie.

Selon lui, Netanyahu rappellera à M. Obama que Bush avait, dans une lettre à l'ancien Premier ministre israélien Ariel Sharon, reconnu que les grandes implantations juives resteraient sous contrôle israélien en cas d'accord de paix avec les Palestiniens.

 Washington a cependant démenti avoir approuvé l'extension des colonies.

Près de 300 000 colons israéliens se sont installés en Cisjordanie depuis son occupation en juin 1967. À Jérusalem-Est, 190 000 Israéliens vivent dans une douzaine de quartiers de colonisation.

La feuille de route, un plan de paix international lancé en 2003, stipule un gel de la colonisation et la fin des attaques palestiniennes contre Israël...

13/05

http://www.lorientlejour.com:80/article/617821/Netanyahu_...

 

10-05

Le gouvernement israélien planche sur un projet d'aménagement urbain qui encerclerait la Vieille Ville de Jérusalem de parcs et de sites touristiques, rapporte l'ONG israélienne Ir Amim, selon laquelle ce plan nécessiterait l'expulsion des habitants palestiniens de cette zone.

D'après Ir Amim (Cité des Nations, en hébreu), une ONG qui milite pour une Jérusalem "équitable et juste", ce projet est encore secret et n'a pas été communiqué ni à l'autorité qui gère les sites saints musulmans à Jérusalem, ni aux habitants palestiniens ni au public israélien.

Jérusalem-Est, qui comprend la Vieille Ville, a été conquise par l'Etat hébreu en 1967, lors de la Guerre des Six Jours.

Actuellement, plus de 700.000 personnes vivent à Jérusalem, dont 225.000 Palestiniens (une majorité est musulmane et une minorité chrétienne). Dans la Vieille Ville, sur les quelque 35.000 habitants recensés intra-muros, environ 4.000 sont juifs.

Israël a fait de Jérusalem sa capitale. Les Palestiniens revendiquent la partie est de Jérusalem (Al Qods) comme capitale de leur futur Etat.

(10 mai 2009 -

http://www.aloufok.net/spip.php?article497


2-13 Situation dans les geôles israéliennes - Prisons & tortures 

05-05

Les forces de l'occupation installées sur le barrage de Za'atara, à l'est de Selfit ont enlevéun jeune palestinien lors de son passage à travers ce barrage.

Des témoins oculaires ont dit que les soldats sionistes ont emmené le jeune palestinien vers une direction inconnue.

CPI

05-05

Les forces de l'occupation ont enlevé, aujourd'hui à l'aube, mardi 5/5, cinq jeunes palestiniens dans la les emmenant vers une direction inconnue.

Des sources locales ont dit que les soldats sionistes ont arrêté 3 jeunes palestiniens dans la ville de Naplouse et 2 autres à Al Khalil, en Cisjordanie

CPI


2-14 Prisons & tortures : Déclaration 

Saed Bannoura : Israël a kidnappé 2.350 Palestiniens depuis le début de l’année.
Le chercheur palestinien, spécialiste des prisonniers, et lui-même un ancien prisonnier, Abdul-Nasser Farawna, a déclaré lundi que les Forces d’Occupation Israéliennes ont enlevé plus de 2350 Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza entre le début de l’année et fin avril.
Il a déclaré que certains des habitants enlevés ont été libérés plus tard alors que des centaines d'entre eux sont toujours emprisonnés dans les différents centres de détention et d'interrogatoire.
Farawna a ajouté que l'armée avait kidnappé 1220 Palestiniens en Janvier, dont 1000 ont été enlevés au cours de la dernière offensive à Gaza, et que des dizaines d’entre eux étaient toujours détenus.
Les Forces d’Occupation Israéliennes ont kidnappé 365 Palestiniens en Février, 395 en Mars et 370 en avril. Ce chiffre inclut 13 femmes et des dizaines d'enfants ainsi que des centaines d’ouvriers qui ont été arrêtés en Israël pour "absence de permis de travail".
Le chercheur a aussi déclaré que la plupart des habitants ont été enlevés dans des invasions, sur les barrages routiers, et que parmi eux, il y a des pêcheurs qui ont été kidnappés alors qu’ils.pêchaient dans les eaux territoriales de Gaza.
Il a ajouté que les Forces d’Occupation Israéliennes kidnappent les Palestiniens comme moyen de pression et acte de vengeance et que les arrestations ne sont pas nécessairement liées aux revendications israéliennes de «mesures de sécurité». Il a déclaré que les arrestations étaient des actes de chantage et d'abus contre les habitants

Saed Bannoura 

Traduction : MG pour ISM

12-05-2009

http://www.imemc.org/  



3 Politique Internationale des territoires occupés

a) Pays Arabes & voisins

Jordanie

Israël doit choisir: s'intégrer ou s'isoler, selon le roi de Jordanie

Le roi Abdallah II de Jordanie a déclaré vendredi lors d'un discours prononcé à Washington qu'Israël devait choisir entre s'intégrer à la région, ou demeurer une "forteresse isolée".

"Israël doit maintenant faire un choix: s'intégrer à région ou demeurer une forteresse isolée", a-t-il dit.

Il a également appelé les Etats-Unis à lever toute ambiguïté concernant leur soutien à la création d'un Etat palestinien.

Le roi de Jordanie, un des deux seuls pays arabes (avec l'Egypte) à avoir signé un accord de paix avec Israël, a été reçu cette semaine à Washington par le président américain

(AFP / 24 avril)


Iran

Le sionisme en soi c'est l'occupation, l'agression, l'assassinat et l'anéantissement 
Conférence de presse commune avec Bachar el-Assad, et le président iranien M. Ahmadinejad.

Mahmoud Ahmadinejad, : « Les occupants sionistes sont des microbes destructeurs, car le sionisme en soi c'est l'occupation, l'agression, l'assassinat et l'anéantissement »,.« Le sionisme a été créé pour (nous) menacer. Soutenir la résistance palestinienne est un devoir humanitaire et populaire.

La Syrie et l'Iran sont unis et se placent aux côtés de la résistance palestinienne », a poursuivi le président iranien. « Ils occupent le Golan depuis des décennies. Ils attaquent Gaza, tuent les gens dans leur pays, liquident les enfants et les femmes et ils accusent le peuple palestinien de terrorisme », a-t-il ajouté.

Khaled al-Hariri/

Reuters

06/05.

http://67.227.210.146/article/617068/Ahmadinejad%3A_Isral_est_un_microbe_destructeur.html


 

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n°457 - Journal de Palestine - 02-05 au 15-05 : Fin : Démocratie israélienne : Israël tue un bébé, 9 enfants et fait au total 30 victimes en 34 heures !


n°457 - Journal de Palestine - 02-05  au  15-05 :  Fin  : Démocratie israélienne : Israël tue un bébé, 9 enfants et fait au total 30 victimes en 34 heures !



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4 Politique internationale des territoires occupés 

b) Nations Unies

11-05

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l'unanimité une déclaration appelant à des efforts "renouvelés et urgents" en faveur de la création d'un Etat palestinien indépendant coexistant pacifiquement avec celui d'Israël.

Les 15 membres du Conseil soulignent la nécessité d'une "action diplomatique vigoureuse" pour parvenir à un accord de paix global au Moyen-Orient et une solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien.

La déclaration encourage également le Quartette pour la paix au Proche-Orient -qui regroupe les Etats-Unis, la Russie, l'Union européenne et l'ONU- à poursuivre ses efforts pour promouvoir un règlement global dans la région.

http://www.aloufok.net/spip.php?article499 



c)  institutions et leurs satellites

Quartette (composé des Etats-Unis, de l'Union européenne, de la Russie et des Nations unies)

Le Quartet dévoilera son plan pour le Proche-Orient dans cinq ou six semaines.

Le Quartet pour la paix au Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et Nations unies) devrait dévoiler, d'ici cinq à six semaines, une nouvelle stratégie pour les négociations de paix israélo-palestiniennes, a déclaré mercredi l'émissaire du Quartet Tony Blair.

S'exprimant devant des journalistes palestiniens, l'ancien Premier ministre britannique a souligné que cette nouvelle stratégique était discutée au plus haut niveau de l'administration Obama. Il a ajouté en ignorer les détails.

Le gouvernement américain a promis d'oeuvrer en faveur de l'établissement d'un Etat palestinien au côté d'Israël.

Barack Obama s'entretient ce mois-ci avec les dirigeants israélien, palestinien et égyptien. Tony Blair a précisé qu'après ces entretiens, le Quartet devrait se réunir à Washington pour discuter et présenter cette nouvelle stratégie.

06 mai

http://www.aloufok.net/spip.php?article485



2 Europe

2 Espagne

Le juge espagnol Fernando Andreu veut poursuivre son enquête sur un bombardement mené en 2002 sur Gaza.

Fernando Andreu a fait savoir lundi qu'il entendait de poursuivre l'enquête qu'il a ouverte sur sept anciens ou actuels responsables israéliens pour un bombardement mené en 2002 à Gaza qui avait tué un militant du Hamas et 14 autres personnes, dont neuf enfants.

Le magistrat espagnol agit en vertu du principe de compétence judiciaire universelle.

Le mois dernier, le ministère public espagnol avait enjoint le juge Fernando Andreu de l'Audience nationale -le tribunal chargé notamment des affaires de terrorisme- de suspendre son enquête au motif qu'une enquête était déjà diligentée par la justice israélienne.

Le juge Abreu a justifié la poursuite de son enquête par le fait, a-t-il, qu'il n'a pas trouvé trace en Israël d'une telle enquête.

Nouvel Obs

04-05

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/200...
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1239710860247&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull


3 France

La France appelle Israël à reprendre d'urgence le processus de paix.
La France a appelé hier Israël, à l'occasion de la première visite à Paris du nouveau chef de la diplomatie israélienne, l'ultra-nationaliste Avigdor Lieberman, à reprendre d'urgence le processus de paix en vue de la création d'un État palestinien.
Dans un communiqué publié à l'issue de leurs entretiens, le ministère français indique que « Bernard Kouchner a rappelé les attentes de la France, s'agissant en particulier de la création d'un État palestinien viable coexistant dans la paix et la sécurité avec Israël ». Le ministre français « a rappelé qu'il fallait faire de 2009 l'année de la paix ».

« C'est l'intérêt d'Israël et la seule voie susceptible de garantir sa sécurité à long terme, sécurité à laquelle la France est indéfectiblement attachée », a ajouté son porte-parole, Éric Chevallier.

Le ministre français a aussi demandé « l'arrêt complet des activités de colonisation, y compris celles liées à la "croissance naturelle" ». Il a « rappelé qu'il ne pouvait y avoir de solution militaire à Gaza, et que la situation humanitaire et économique ne pourra durablement s'y améliorer que par l'ouverture permanente des points de passage ». Il a aussi plaidé pour une « relance des pourparlers indirects entre la Syrie et Israël ».

Sources : Lorient le jour
6 mai 2009

http://palestine.over-blog.net/article-31111730.html

 

Kouchner a écouté avec attention les fortes préoccupations exprimées par Avigdor Lieberman. 
Dans son communiqué, le ministère français précise que « Bernard Kouchner a écouté avec attention les fortes préoccupations exprimées par Avigdor Lieberman » à propos de l'Iran. Il lui a rappelé les efforts internationaux pour une suspension des activités nucléaires sensibles iraniennes, selon son porte-parole.
En dépit de la personnalité controversée d'Avigdor Lieberman, des discussions sont possibles dans plusieurs domaines, estime-t-on au ministère français des Affaires étrangères.
Pour la France, « il est essentiel qu'Israël se prononce en faveur d'un État palestinien, fasse un geste à l'égard du Liban, gèle ses colonisations, discute avec la Syrie et rouvre les accès à Gaza », résume un diplomate.
Selon notre correspondant à Paris, Élie Masboungi, Paris a appelé Israël à se retirer de Ghajar au Sud-Liban. De son côté, M. Lieberman a estimé que les négociations sur ce sujet peuvent « évoluer positivement ».
La visite en France du ministre ultranationaliste, qui avait exprimé avant sa prise de fonctions son souhait de parvenir à une « séparation » maximale entre Juifs et Arabes, a été dénoncée par plusieurs partis politiques de gauche français. Quelque 250 militants propalestiniens ont manifesté hier à Paris contre sa présence.
Après la France, Avigdor Lieberman doit se rendre aujourd'hui en République tchèque, présidente en exercice de l'UE, puis à Berlin.
Sources : Lorient le jour
6 mai 2009

http://palestine.over-blog.net/article-31111730.html


3 Irlande

Gerry Adams lance un appel pour Gaza.

Gerry Adams, dirigeant du parti irlandais Sinn Fein, a appelé mercredi à la levée du siège (israélo-égyptien, ndt) de la bande de Gaza, exprimant son accablement devant l’ampleur de la dévastation (semée par les sionistes) dans cet étroit territoire assiégé.

M. Adams a déclaré, à Ezbet Abed Rabbo, dans le nord de la bande de Gaza, au cours d’une conférence de presse concluant sa visite, que ce qui s’est passé à Gaza est inadmissible, ajoutant que la population de Gaza mérite de vivre en paix.

Israël devrait prendre conscience du fait que le peuple de Gaza a des droits, a-t-il ajouté.
M. Adams a tenu la communauté internationale pour responsable du siège et des destructions infligées à la bande de Gaza, ajoutant que ce siège doit être levé immédiatement, et que tous les points de passage doivent être ouverts afin d’assurer un écoulement normal des marchandises, et la sortie des Palestiniens devant recevoir des soins médicaux vitaux inexistants dans la bande de Gaza.

Palestine Information Center

10 avril 

http://www.palestine-info.co.uk/en/...

Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier
http://www.palestine-solidarite.org...



5 Médias/Vidéos 

 5-1 Vidéo : M. Bricmont chez Taddei.

Paroles objectives et justes sur L'Occident de Jean Bricmont.

http://www.palestine-solidarite.org:80/video.Jean_Bricmont.280409.htm


5-2 Video : Kery James explique Le Cœur et la Raison : Pour les Palestiniens

Kery James explique son titre : Le cœur et la raison Kery James explique son titre : Le cœur et la raison from Génération Palestine on Vimeo.

Pour lire la suite cliquez ici  http://vimeo.com/4212270


5-3 Vidéo : Dîner du Crif: Sarkozy décapite la République!

Venons tous manifester contre cette ignominie, cette provocation de trop, le lundi 2 mars à 18H!
Nous tous Français, qui ne pouvons tolérer d'être présentés par le Président Sarkozy, comme les amis des tueurs d'enfants!!!

Rappelons au Président de la France, que malgré la manipulation des médias complices, les 1400 morts palestiniens sont plus présents que jamais dans nos esprits, et qu'il est inacceptable de se montrer aussi complaisant avec ceux qui soutiennent, les dirigeants Israéliens criminels!

http://www.alterinfo.net/Diner-du-Crif-Sarkozy-decapite-la-Republique!_a30135.html


5-4 Vidéo : Appel au boycott d’Israël .

Une action animée par le NPA et notamment sa tête de liste en Ile de France, Omar Slaouti, ainsi que par la sénatrice Alima Boumediene-Thiery (Verts), de façon claire, pédagogique, avec la participation de nombreux élus locaux. Le NPA joint ainsi le geste à la parole, montrant que l’appel au boycott d’Israël, lancé par la société civile palestinienne et par des opposants israéliens, fait partie intégrante de sa campagne pour le respect du droit et de la justice dans le monde, notamment au Proche-Orient.

C’est pourquoi EuroPalestine appelle à voter pour le NPA aux prochaines élections européennes, et à soutenir, dans leur campagne, les candidats, comme Omar Slaouti, tête du liste du NPA en région parisienne, qui ont le courage de mettre en accord leurs paroles et leurs actes.

11-05-2009

http://www.europalestine.com/article.php3?id_article=4089


5-5 Vidéo : Propagande de guerre, propagande de paix [2/5]

http://www.dailymotion.com/video/x3l6v6_propagande-de-guerre-propagande-de_news?from=rss


 

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05/05/2009

n°456 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 02-05 - Début : L'instrumentalisation de la lutte contre le racisme, une manière de diviser le monde.


n°456 - Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine - 02-05 - Début : L'instrumentalisation de la lutte contre le racisme, une manière de diviser le monde.



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine

    456 du 02 05                                               C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire

1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

1-1 Amir Awron : Les horizons contradictoires de Netanyahu.

1-2 Quelle marge de manœuvre pour Netanyahou ?

1-3 Morsi Attalla : Nouveau gouvernement, ancienne politique.

1-4 John Mearsheimer : La Face d'Israël est en train de Changer.

1-5 Mireille Fanon-Mendes France : L'instrumentalisation de la lutte contre le racisme, une manière de diviser le monde.

Suite

1-6 Haniyeh : Le dialogue n’est pas une tactique politique, la priorité est la réconciliation.

1-8 Iyad Abbara : Le retour du caniche et l’appel aux nouvelles « croisades »

1-9 Racisme et simagrées.

1-10 Solidarité : Analyse de l’article de Bernard Ravenel : Après Gaza, quelle nouvelle donne pour le projet national palestinien ?

Suite

1-11 Jean Dorna : Sur la théorie du "choc des civilisations"

 Annexe

2-1 Julien Salingue : Un siècle de conflit entre le Sionisme et les Palestiniens

2-2 La fortune cachée du fils de Mahmoud Abbas.

2-3 La famille de Mahmoud Abbas percevait également de l’argent de l’USAID.

2-4 Les langues continuent à se délier sur l’influence du lobby sioniste aux Etats-Unis.



1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1-1 Amir Awron : Les horizons contradictoires de Netanyahu.

Bientôt, dans peu de semaines, nous allons certainement entendre un bon nombre de dirigeants (israéliens) comparer la menace nucléaire iranienne à l’holocauste pratiquée contre les Juifs d’Europe. Si ces dirigeants-là y croient vraiment, l’affaire sera vraiment grave.

Toute autre affaire perdra ses valeurs. Face à la nécessité d’éliminer cette menace iranienne, toute autre chose tombe dans la nullité. Cependant, il faut dire que Netanyahu se trouve actuellement suspendu entre trois horizons : sécurité, politique intérieure et politique extérieure.

David Ben Gourion (premier ministre d’"Israël", 1948) disait : « Nous ferons la guerre contre Hitler comme s’il n’y avait pas le Livre blanc, et nous combattrons le Livre blanc comme s’il n’y avait pas la guerre ». Donc chaque chose en son temps. Au moment donné, il y avait l’un, sans que l’autre n’existe. Et vice-versa. Soit l’un, soit l’autre !

Les efforts essentiels doivent se focaliser sur l’objectif principal. Toutes les autres affaires doivent par conséquent être suspendues, pour mieux accomplir le premier objectif, le plus important. Ainsi, si Netanyahu croyait qu’Ali Khaméneï et Mahmoud Ahmedinejad avaient été des hitlériens de ce vingt-et-unième siècle, il n’aurait pas pu espérer laisser aux mains d’Israël une bonne partie de la Cisjordanie et du mont du Golan.

On sait que Ben Gourion savait comment manœuvrer sans se laisser écraser par les géants de l’époque, sans se cacher derrière un quelconque slogan. Il accepta la division du pays. Il céda sur la Cisjordanie. Il se retira du Sinaï et de Gaza.

Winston Churchill, pour sa part, disait qu’il ne fut pas élu pour superviser la désintégration de l’empire britannique. Il paya ce prix pour attirer les Etats-Unis à venir sauver la Grande-Bretagne lors de la seconde guerre mondiale. Et maintenant, si Netanyahu veut sauver "Israël", il doit se voir obligé de disloquer l’empire des colonies.

Netanyahu devra être clair et transparent, s’il veut convaincre Obama pour qu’il permette à "Israël" d’anéantir le danger nucléaire iranien qui trouble son horizon sécuritaire avec des nuages noirs. Il faut savoir que la tromperie jouée depuis l’ancienne époque de Netanyahu et d’Arafat met en échec toute possibilité d’une existence pacifique commune.

Netanyahu pourrait placer son espoir en la peur palestinienne en ce qui concerne la question des réfugiés et de la ville d’Al-Quds pour qu’il ne soit pas obligé de démanteler les colonies. Mais,c’est lui seul qui devra assumer les conséquences de ses actes.

Netanyahu devrait se précipiter de proposer une initiative qui sera acceptée par les Arabes, même s’ils n’aiment celui qui la proposera. Sinon, il pourrait se voir devant un plan américain imposé par Obama, après la tournée au Moyen-Orient de son envoyé George Mitchell. Il faut admettre qu’Obama disait vrai : la paix au Moyen-Orient a besoin d’une volonté politique et d’une capacité de direction.

Netanyahu devra savoir que Mitchell, l’adversaire acharné de l’ancien président américain Bush père, laisse croire qu’aucun changement dans le gouvernement israélien ne l’impressionne guère, pas le moins du monde.

Il faut savoir également qu’il y a une grande majorité à la Knesset et parmi la population qui soutient tout accord politique, s’il est nécessaire pour éloigner toutes menaces dont surtout celles qui viennent à l’encontre de l’existence même d’"Israël".

S’il n’est pas clair dans ses ambitions politiques et sécuritaires, un bon échec attendra Netanyahu. Il ne pourra honorer ses promesses consistant à mettre "Israël" hors danger. Il ne fera que jouer avec de grands slogans, tous faits : le jour de la catastrophe, la commémoration des tués de l’armée israélienne et le jour de l’indépendance.

Article paru dans le journal hébreu Haaretz, le mercredi 22 avril 2009

Traduit et résumé par le CPI

[ 26/04/2009 - 01:07 ]


1-2 Quelle marge de manœuvre pour Netanyahou ?
Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

L’une des grandes inconnue de ce début de mandat du gouvernement Netanyahou est la question de la politique que va suivre le Premier ministre par rapport aux Palestiniens sur le plan diplomatique. Force est de constater que la marge de manœuvre de Netanyahou, comme celle d’ailleurs de tout autre Premier ministre israélien, est de plus en plus étroite.
Deux raisons à cela, d’abord les politiques pratiquées et les accords signés par les gouvernements précédents, et d’autre part les pressions politiques et médiatiques énormes exercées sur Israël tant par ses « amis et alliés » que part le monde arabe. Pour tous ces acteurs, qu’ils soient sincères ou non dans leur désir de voir la paix s’instaurer, le sens de « négociations » a été complètement galvaudé et inversé : au lieu d’imaginer un dialogue qui se construit et dans lequel les protagonistes discutent de ce qui est de l’ordre du possible, la solution ici est déjà fixée et imposée par avance, les « négociations » ne servant uniquement qu’à mener ou forcer les parties - principalement Israël - vers les buts que ce sont fixés les acteurs extérieurs, le monde arabe et les Palestiniens inclus. Et peu importe si aucun de tous ces pays n’aurait accepté pour eux-mêmes ce qu’ils exigent aujourd’hui de l’Etat juif.
Dans ce contexte biaisé, comment la coalition de Binyamin Netanyahou, qui comprend heureusement des éléments sourcilleux de l’indépendance de décision israélienne, va-t-elle répondre aux appels pressants de la communauté internationale, et plus précisément de la nouvelle et exigeante administration américaine ?

Selon les proches du Premier ministre mais aussi d’après les dernières déclarations d’Avigdor Lieberman, « le gouvernement israélien élabore en ce moment la ligne politique qu’il compte défendre à Washington » et qui sera prête d’ici un mois et demi à deux mois. On a peut-être compris en haut qu’il vaut mieux proposer des choses concrètes quitte à ce qu’elles soient repoussées, plutôt que d’apparaître comme celui qui traîne sans cesse les pieds. C’était aussi l’un des arguments du gouvernement précédent, mais qui avait confondu « initiatives » avec « promesses de concessions démesurées ».
Selon des sources concordantes, la première rencontre officielle à Washington entre Binyamin Netanyahou et Barack Obama, au courant du mois de mai, ne sera pas une simple « visite de courtoisie ». Le Président américain veut entendre ce qu’à à dire Netanyahou, et ce dernier veut venir avec des idées concrètes « indiquant la manière dont il estime avancer vers une solution de paix mais sans pour autant s’engager à la création d’un Etat palestinien telle qu’elle est imaginée par la Communauté internationale ».
La cheville ouvrière de ce plan est Ouzi Arad, ancien conseiller stratégique de Binyamin Netanyahou, récemment nommé à la tête du Conseil pour la Sécurité Nationale. Ce cadre politique inclurait notamment l’engagement de Netanyahou d’avant les élections de « ne pas déraciner une seule localité juive en Judée-Samarie». Selon les experts en politique étrangère du Premier ministre, même l’hypothèse de la création un jour d’un Etat palestinien n’entraînerait pas l’obligation juridique de démanteler des villages juifs, ni même de faire passer leurs habitants sous souveraineté palestinienne. Ils précisent que « tous les documents signés par les américains demandent la cessation de la construction en Judée-Samarie, le démantèlement des avants postes, mais pas celui des localités déjà installées ».
Mais le point sur lequel comptent beaucoup les stratèges israéliens, est « la capacité de persuasion de Binyamin Netanyahou sur Barack Obama, en lui présentant les nouvelles réalités sur le terrain depuis les accords d’Oslo, qui elles seules permettront d’envisager des solutions créatives et innovantes ». D’après eux, le Premier ministre tentera de démontrer que les échecs successifs de toutes les tentatives de percée diplomatique depuis plus de quinze ans ne sont dus qu’à un seul facteur principal : le refus des protagonistes, et principalement des gouvernements israéliens, de reconnaître et prendre en compte la réalité sur le terrain, et de n’agir en fonction de leurs espoirs et leurs désirs ». Benny Begin l’a reconnu également en déclarant il y quelques jours « que toute solution politique devra prendre en compte l’amère expérience des Accords d’Oslo et du désengagement de Gaza ». Effectivement, l’observation des attitudes politiques des dirigeants israéliens depuis les Accords d’Oslo, mis à part la période 1996-1990 avec Netanyahou, qui a tenté de limiter les dégâts, permet de se rendre compte à quel point la situation réelle dans la société palestinienne, les intentions affichées des palestiniens, « l’éducation » qu’ils prodiguent à leur jeunesse, le terrorisme aveugle, ont eu peu d’influence sur les décisions stratégiques des gouvernants israéliens, dont les promesses et gestes inconsidérés furent sans cesse rattrapés par la sanglante réalité, mais pour poursuivre cependant dans leur erreur.
Dori Gold, ancien conseiller de Netanyahou et ancien ambassadeur d’Israël à l’ONU, se dit toute fois « assez optimiste », contrairement au courant majoritaire, car « il voit des signes qui montrent que malgré leurs déclarations, les Américains semblent moins déterminés qu’auparavant à pousser en avant la solution des ‘deux Etats pour deux peuple’ ». Pour lui, « l’essentiel est maintenant qu’Israël présente un programme clair, avec ce que le gouvernement est prêt à faire, mais aussi avec les limites qu’il ne dépassera pas afin de ne pas créer de malentendus ou de frictions inutiles avec l’administration Obama et l’Union Européenne ».
En fin juriste, Dori Gold rappelle que le dernier document signé par un gouvernement israélien, et ratifié par la Knesset, est la « Feuille de Route », assortie des 14 points contestés par Israël, et que sur le plan du Droit international, c’est le seul document qui puisse contraint un gouvernement israélien ».
Mais cela suffira-t-il pour convaincre un  Président américain qui a fait du rapprochement avec le monde arabe et musulman - sur le compte d’Israël - l’un des principaux axes de son mandat ?

Arouts7 (Israël)

10 avril 2009 –
http://www.actu.co.il/2009/04/diplomatie-quelle-marge-de-manoeuvre-pour-netanyahou/

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n°456 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 02-05 - Suite : L'instrumentalisation de la lutte contre le racisme, une manière de diviser le monde.


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Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine

    456 du 02 05                                               C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire

1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion (suite)

1-6 Haniyeh : Le dialogue n’est pas une tactique politique, la priorité est la réconciliation.

1-8 Iyad Abbara : Le retour du caniche et l’appel aux nouvelles « croisades »

1-9 Racisme et simagrées.

1-10 Solidarité : Analyse de l’article de Bernard Ravenel : Après Gaza, quelle nouvelle donne pour le projet national palestinien ?


1-6 Haniyeh : Le dialogue n’est pas une tactique politique, la priorité est la réconciliation.

CPI : interview exclusive

Ismaël Haniyeh, premier ministre palestinien, a accordé à notre Centre Palestinien d’Information (CPI) une interview exclusive, la veille du jour du lancement du dialogue inter-palestinien du Caire, le jeudi 26 février 2009.

La réconciliation nationale reste la priorité du mouvement du Hamas et son cabinet, insiste-t-il à dire.

Le dialogue est le sentier vers l’attachement aux principes et aux droits palestiniens.

L’OLP doit être restaurée sur de nouvelles bases démocratiques, loin de toutes pressions et conditions imposées de l’extérieur, pour qu’il garde au peuple palestinien son droit à la résistance.

« Partenaires dans la résistance, partenaires dans la reconstruction » est un slogan donné par Ismaël Haniyeh, premier ministre palestinien. Il faut mettre les bouchées doubles pour cette reconstruction pour mettre fin aux souffrances de nos familles de la bande de Gaza, souffrances causées par l’affreuse guerre menée par l’armée israélienne pendant 23 jours consécutifs.

Pour ce qui est des bonnes relations avec l’Egypte, Haniyeh les considère comme un choix stratégique et non une relation d’intérêts.

A travers cette interview, Ismaël Haniyeh lance un appel au monde arabo-islamique et au monde entier pour garder l’élan vu pendant et après la dernière guerre israélienne.

La résistance du peuple palestinien et son attachement à ses droits mettront les rêves des occupants israéliens dans l’embarras.

Il nous donne son point de vue sur ces sujets et tant d’autres, dans l'interview ci-après, traduite de l'arabe et résumée par nos soins.

Le dialogue et la réussite

CPI : Les rencontres entre les mouvements du Hamas et du Fatah se multiplient, en préparation pour un dialogue total. Mais il y a ceux qui parlent du doute qu’on puisse arriver à quelque chose de positif. Qu’en dites vous ?

Ismaël Haniyeh : Il faut commencer par dire que la division palestinienne n’est point un phénomène normal. Il faut à tout prix en sortir et recommencer à travailler selon les règles constitutionnelles et pour réaliser les intérêts suprêmes palestiniens dont surtout l’unité entre la Cisjordanie et la bande de Gaza.

La forme du dialogue

CPI : Quelle sera la forme du dialogue et ses résultats ?

Ismaël Haniyeh : Nous sommes pour un dialogue national sérieux, honnête et approfondi, un chemin vers les principes et les droits palestiniens qui préservera pour notre peuple palestinien sa dignité et ses victimes. Il faut restaurer l’OLP sur de nouvelles bases, démocratiques. Il faut un gouvernement national, loin de toutes pressions et conditions étrangères. Il faut reconstruire les services de sécurité, loin de toute coopération avec l’occupation israélienne. Il faut assurer au peuple palestinien son droit de résistance.

Réconciliation

CPI : Quelques-uns refusaient le dialogue, catégoriquement. Ce sont eux qui maintenant l’exigent. Quelle en serait l’explication selon vous ?

Ismaël Haniyeh : Nous ne voulons pas parler des raisons des autres. Après la ténacité historique de notre peuple, de notre gouvernement et de notre mouvement dans la bande de Gaza, la priorité pour nous est actuellement de réaliser une réconciliation nationale réelle et exhaustive. Une réconciliation qui rendra aux Palestiniens l’unité afin de pouvoir faire face à l’avenir.

Un dialogue possible

CPI : Le dialogue pourra-t-il donner quelque chose ?

Ismaël Haniyeh : Nous avons beaucoup de choses qui peuvent nous aider à un dialogue attendu par notre peuple : l’accord du Caire, l’accord d’entente nationale, l’accord de la Mecque…

Et pour un climat propice, des décisions doivent être prises : fermer le dossier de l’arrestation politique, cesser les campagnes sécuritaires, rouvrir les établissements…

Joie et doute

CPI : Les derniers jours ont connu de telles décisions, sans pour autant qu’elles soient appliquées, alors qu’en est-il ?

Ismaël Haniyeh : Notre cabinet a reçu avec beaucoup de satisfaction les accords de principes conclus entre les deux mouvements… Malheureusement, les nouvelles venant du terrain ne reflètent rien de bon, même en ce qui concerne la torture.

Et Gaza ?

CPI : On dit qu’à Gaza, la situation est identique. Est-ce vrai ?

Ismaël Haniyeh : Chez nous également, il y a des erreurs. Personne n’est parfait. Cependant, nous essayons de tout revoir pour établir de nouvelles règles…

Nous savons que le chemin du dialogue est difficile. Le dialogue fait cependant partie des intérêts nationaux supérieurs. Il faut le réussir, loin de tout intérêt partisan.

Les priorités

CPI : Après la dernière guerre israélienne menée contre Gaza, que seront les priorités ?

Ismaël Haniyeh : La formidable relation établie entre la résistance et le peuple était l’une des factures de la victoire dans la bataille « Al-Forqane ». L’agression israélienne n’a pas réussi à semer la zizanie entre le peuple, le gouvernement et la résistance. Nous essayons, plus que jamais, de nous rapprocher du peuple. Nos priorités sont désormais les suivantes :

1- Secourir d’urgence les victimes de la guerre, les familles des martyrs, les blessés, les ouvriers…

2- Mettre tous les efforts pour lever le blocus et ouvrir les points de passage…

3- Reconstruire Gaza. Une commission parlementaire comportant des personnalités indépendantes doit superviser le projet de reconstruction, loin de toute politique. Il est urgent de soigner les blessures.

« Partenaires dans la résistance, partenaires dans la reconstruction » est notre slogan. Nous ne sommes pas pressés de recevoir de l’argent, mais de commencer à mettre fin aux souffrances de nos familles.

L’accalmie et l’échange de captifs

CPI : Et pour ce qui est de la trêve et de l’échange de captifs ?

Ismaël Haniyeh : Nous allons où va l’intérêt de notre peuple palestinien. L’accalmie a été accomplie dans ce dessein, à plusieurs reprises. Et après l’agression israélienne, nous allons dans la même direction, pour protéger notre peuple, ouvrir les points de passage, mettre fin au blocus. On était sur le point d’accomplir une trêve, sauf qu’au dernier moment, les Israéliens se sont retirés et ont mis le dossier du soldat Chalit avec l’affaire de l’accalmie.

Le retrait israélien

CPI : A votre avis, pourquoi l’occupation israélienne s’est retirée de l’accord d’accalmie ?

Ismaël Haniyeh : L’occupant israélien essaie d’accomplir la trêve selon ses désirs, inacceptables par notre peuple palestinien.

Notre peuple veut arriver à un échange de prisonniers, mais les Israéliens ne cessent de mettre des bâtons dans les roues.

Les relations avec l’Egypte

CPI : Certains essaient de laisser comprendre que le Hamas représente un danger pour la sécurité nationale égyptienne ?

Ismaël Haniyeh : Notre relation entre le peuple palestinien et l’Egypte est une relation stratégique…

Nous confirmons que le Hamas réagit de façon à protéger la sécurité nationale égyptienne et ne fait aucune ingérence dans l’affaire interne égyptienne. Les points de vue différents en ce qui concerne le conflit avec l’occupation israélienne ne pourront entamer nos relations basées sur le respect mutuel.

Une nouvelle émigration

CPI : On parle d’une émigration vers le Sinaï ?

Ismaël Haniyeh : Notre peuple est enraciné sur sa terre. Il ne la quitte pas, ni pour la Sinaï ni pour ailleurs. Même ceux qui étaient à l’extérieur de la Bande, pendant la guerre, sont revenus.

Le point de passage de Rafah

CPI : Et pour ce qui est de votre demande permanente d’ouvrir le point de passage de Rafah ?

Ismaël Haniyeh : Nous croyons que les frères d’Egypte sont capables de prendre des décisions afin d’ouvrir le point de passage de Rafah, non seulement pour des buts humanitaires, mais également politiques.

Et il nous faut un gouvernement d’unité nationale pour qu’il y ait un contrôle total du point de passage.

Les visites de Gaza

CPI : Comment voyez-vous les visites effectuées dans la bande de Gaza ?

Ismaël Haniyeh : Nous saluons tout un chacun qui est venu rendre visite à la bande de Gaza, pendant l’agression ou après. Nous regardons avec satisfaction les visites de parlementaires et de ceux qui y viennent pour collecter des informations concernant les crimes de guerres israéliens.

Néanmoins, la population aime beaucoup voir des résultats concrets de ces visites : reconstruction, ouverture de points de passage, jugements de criminels de guerre…

CPI : Certaines délégations n’ont pas traité avec le Hamas ?

Ismaël Haniyeh : Malgré cela, ces visites représentent en elles-mêmes un changement de leur politique, probablement qu’un nouvel équilibre politique est à l’horizon.

La bataille « Al-Forqane »

CPI : Comment était le mouvement arabo-islamique pendant la bataille « Al-Forqane » ?

Ismaël Haniyeh : C’était un élan populaire sans précédent que le monde a connu. Cet élan de solidarité avec la cause palestinienne l’a remis à sa juste place…

Nous espérons que cet élan continue, surtout que le blocus, les menaces de l’ennemi, le danger qui menace la ville d’Al-Quds sont toujours là. Nous appelons à organiser le travail populaire de manière stratégique pour qu’il puisse profiter à la victoire de Gaza.

Les élections israéliennes

CPI : La droite israélienne extrémiste a gagné, où va l’Entité sioniste ?

Ismaël Haniyeh : Les résultats des dernières élections ne faciliteront pas la chose dans l’Etat d’occupation. La décision politique connaîtra plus d’incertitude. Les élections anticipées n’ont non seulement pas résolu la crise politique, mais y ont de plus ajouté de nouvelles complications.

Et ceux qui avaient mené la guerre contre la bande de Gaza pour des raisons électorales ont connu un échec cuisant. C’est un signe que la résistance de notre peuple et son attachement à ses droits coûteront beaucoup aux chefs de l’occupation israélienne.

Plus d’un expriment leur peur de la droite israélienne, mais nous ne faisons que répéter la parabole d’Allah (le Tout Puissant) :

{C'est le Diable qui vous fait peur de ses alliés. N'ayez donc pas peur d'eux. Mais ayez peur de Moi, si vous êtes croyants} (Le Saint Coran, Sourate 3, verset 173)

[ 04/03/2009 - 01:10


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Sommaire

1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion (fin)

1-11 Jean Dorna : Sur la théorie du "choc des civilisations"

 Annexe

2-1 Julien Salingue : Un siècle de conflit entre le Sionisme et les Palestiniens

2-2 La fortune cachée du fils de Mahmoud Abbas.

2-3 La famille de Mahmoud Abbas percevait également de l’argent de l’USAID.

2-4 Les langues continuent à se délier sur l’influence du lobby sioniste aux Etats-Unis.


1-11 Jean Dorna : Sur la théorie du "choc des civilisations".

Assalamou alaykum,

Ne soyez pas étonnés par ce titre. Il est le reflet de ce qui se passe au Moyen-Orient.

Vous connaissez tous, je pense, si vous êtes habitués à altermonde, ce qu´est la monstrueuse théorie du « choc des civilisations » qui donne, schématiquement ceci : L´élimination programmée du monde musulman, puis du monde asiatique et enfin de l´Europe si celle-ci n´accepte pas l´esclavage imposé par les Etats-Unis.

Cette aberration de l´esprit, ce délire « mystique », une mystique liée bien plus à la domination du monde qu´à un quelconque dieu, est en train de s´appliquer, sous nos yeux. Les acteurs du crime sont connus et identifiés... 

Côté agresseurs : 

Le gouvernement des Etats-Unis, composé de néoconservateurs pour qui la vie des peuples autres qu´américain n´a nulle valeur, composé aussi de sectes protestantes vivant pour et par la haine, un Président falot qui fait ce qu´on lui dit de faire. Autre caractéristique tragique, ce pays dispose de l´armée la plus puissante, donc la plus potentiellement criminelle. Point commun : Leur haine et leur mépris du monde musulman en général et arabe en particulier.

Le gouvernement et l´armée d´Israël. Gouvernement et armée sont indissociables, les uns vivent par les autres et vice-versa. Leur point commun ? La haine de l´Arabe, le mépris pour la plupart des autres peuples.

Côté « reste du monde » :  

Des gouvernants de très nombreux pays qui, quoi qu´ils pensent, quelle que soit leur volonté de lutter pour la justice, ne peuvent rien faire tant l´Amérique bloque toute possibilité de sagesse et d´intelligence, toute initiative de paix.

Les complices par silence, avec, à la première place l´Europe. A mes yeux, c´est le camp des lâches.

Côté victimes : 

Le peuple palestinien, le peuple libanais, le peuple irakien, et le peuple afghan. Point commun : Ils sont tous à dominante musulmane et les trois premiers sont des peuples arabes. Et puis, il y a les victimes potentielles, déjà désignées : La Syrie et l´Iran, deux pays musulmans encore...

Effets de la propagande américaine

Si l´on est un peu lucide, on se rend compte de l´avancée des thèses racistes anti-musulmanes de l´Etat américain dans le monde. Non seulement, ce gouvernement bloque les initiatives de paix, et suscite la complicité silencieuse de l´Europe, mais sa propagande de haine contre le monde musulman et arabo-musulman atteint nombre de citoyens dans les pays du monde.

C´est très visible en France, et ce fut choquant lors de la finale de la dernière coupe du monde au travers des insultes du joueur italien contre Zidane. Dire que cela n´a rien à voir revient à enfouir sa tête dans le sable pour ne surtout pas voir la réalité. L´Italie a été gouvernée plusieurs années par Berlusconi, « grand ami » de Bush et de ses « copains » néoconservateurs... Donc la haine raciale peut galoper au plus grand plaisir des manipulateurs du « choc des civilisations »..  

Ne nous croyons pas supérieurs : Lorsque Sarkozy gouvernera la pays, si les citoyens manquent de lucidité au point de voter pour lui, la même propagande agira. N´a-t-il pas dit, en substance, lors d´un voyage aux USA qu´il se sentait plus chez lui là-bas qu´ici en France ? On sait qu´il vient de recevoir Silvio Berlusconi en privé ; on sait aussi les liens étroits qu´il a bâtis avec les dirigeants israéliens, y compris avec les forces répressives israéliennes... Donc...

Tout cela va dans le même sens. Peu de pays européens ont encore une politique indépendante des Américains face aux pays arabo-musulmans. Pour l´essentiel, ils ont adopté la haine de leur « maître étasunien » en se taisant et en laissant se développer, par medias interposés, les thèses racistes.

Quel sens donner à la guerre israélienne contre ses voisins ? 

Dans un tel contexte, la guerre que livre Israël contre les Palestiniens n´est évidemment plus qu´un prétexte. Certes, les dirigeants du petit pays escomptent toucher les dividendes de leur complicité avec l´équipe Bush par le vol définitif de l´essentiel du territoire palestinien. C´est évident et c´est le seul lien avec les origines de ce conflit de soixante ans qui martyrise la région. Toutes les excuses officielles fournies par cet Etat ne sont que poudre aux yeux.

La véritable motivation est ailleurs : Pour les dirigeants américains, ce conflit est une merveille qui permet d´imposer et d´appliquer leur volonté de guerre contre tout le monde arabe, tout le monde musulman. La démence a saisi les dirigeants américains mystico-profiteurs et a toutes les chances de nous entraîner dans une conflagration majeure. S´ils réussissent cette abomination, il n´est pas certain que l´humanité s´en remettra. Le crime qui se prépare, là, déjà, sous nos yeux, par l´attaque simultanée contre le Liban et contre Gaza, sera à la hauteur, voire pire, que les abominations de la seconde guerre mondiale. C´est à un génocide qu´il faut nous préparer !  

Peuvent sourire ceux qui veulent sourire. Qu´ils constatent simplement tout ce qui est déjà en place et tout ce qui se met en place :

 Deux agresseurs majeurs, Etats-Unis et Israël, dotés d´armes de destruction massives qu´ils adaptent pour pouvoir les utiliser et sembler moins criminels ;

 Une communauté internationale démunie pour certains et lâches pour les autres ;

 L´ennemi désigné, le monde arabo-musulman et les musulmans en général.

Tout le scénario est en place, tragiquement en place !

Face à cela, il ne faut vraiment pas avoir peur d´être accusés d´antisémitisme. Le ridicule couvre ceux qui l´utilisent pour tout et n´importe quoi. Ce qui est important, si nos gouvernants sont complices et lâches, c´est que nous, nous n´avons pas le droit de nous taire ! C´est un devoir humain de montrer ce que nous savons, de dire ce que nous avons compris, de mettre en évidence ce qui peut l´être.

Je ne pourrais rien faire pour arrêter la monstrueuse machine des crimes contre l´humanité à venir, mais je ne serai pas complice ! Ceci, chacun de nous peut le faire, doit le faire ! C´est la démarche qui me motive et qui justifie à la fois la publication régulière d´articles concernant la Palestine et cette journée spéciale Moyen-Orient sur altermonde..

Vous découvrirez une série d´articles, plusieurs venant de citoyens juifs israéliens. Ces témoignages sont essentiels. Ne les méprisez pas et comprenez ce qui se joue, ce qui se met en place. Comprenez qu´il n´y a nul antisémitisme dans cette démarche, tout au contraire. Si Israël, l´Etat et l´armée, poursuit dans cette voie, je suis convaincu qu´au final, ce sont tous les citoyens israéliens qui le paieront et connaîtront, une fois de plus, un drame abominable. Et de cela, je ne me réjouis pas plus que des souffrances palestiniennes.

Il y a une seule perdante dans l´abomination du « choc des civilisations » : Elle se nomme « famille humaine » au-delà des ethnies, des cultures, des religions... Chaque vie est unique et précieuse !

Jean Dorna

Sources : http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article1358


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04/05/2009

n° 455 - Les dossiers de Palestine -02-05 -Début- : Les opérations individuelles de résistance, un cauchemar pour les occupants israéliens.

n° 455 - Les dossiers de Palestine -02-05 -Début- : Les opérations individuelles de résistance, un cauchemar pour les occupants israéliens.



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



                    Dossier de Palestine      

         N°455            02-05

                                            C.De Broeder  &     M.Lemaire   



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Sommaire

1  Brèves

1-1 Nettoyage ethnique en Palestine

1-2 Des militants palestiniens écrivent une lettre géante sur la clôture de sécurité palestinienne.

Dossier

2-1 Les opérations individuelles de résistance, un cauchemar pour les occupants israéliens.

2-2 Steven Salaita : Refuser la reconnaissance d'Israël, par principe.

2-3 Chérif Boudelal  : Les USA humiliés par Israël.

Suite

2-4 Saleh Al-Naami  : Entre guerre et Intifada.

2-5 Juan Miguel Muñoz - le gouvernement d’ultra-droite israélien défie l’Union Européenne.

2-6 Michel Bührer : Echec de la mobilisation du lobby israélien.

2-7 K. Selim : Pavane pour une UPM en rade.

2-8 Débat autour de la question du retrait du Hamas de la liste des organisations terroristes : entretien avec Nadine Rosa-Rosso.

Fin

2-9 Nous sommes une nation occupée selon le droit international, et nous avons le droit de résister.

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Et en Palestine que se passe-t-il ? 

3-2 L’ampleur de la guerre de renseignements engagée entre les occupants israéliens et la résistance palestinienne.

3-3 Les obus au phosphore blanc : les enfants de Gaza ne peuvent même pas pleurer.

3-4 Ayman Quader : Le soldat israélien modèle est un tueur... mais aussi un voleur.

3-5 PAJU : Humour féroce sur leur poitrine.

3-6 Voici comment les colons développent une colonie…

3-7 Amin Abu Wardeh : Les Israéliens arrêtent de plus en plus d’enfants, de plus en plus jeunes.

 



1  Brèves

1-1 Nettoyage ethnique en Palestine

Ces agressions vont de pair avec la violence préconisée par des fascistes comme Avigdor Liebermann, ministre israélien des affaires étrangères, la situation au Proche-Orient, l'indignation qu'elle suscite..

Dans la même semaine, le pape a été empêché de visiter un camp de réfugiés à Béthléem ; Olivier Besancenot, qui s'est rendu en Palestine et a fait savoir qu'il dialoguerait avec les représentants de tous les partis, a été interdit d'entrée dans la bande de Gaza ;  l'armée israélienne a assassiné un militant palestinien,

Abu Rahme, qui manifestait pacifiquement contre le mur de l'annexion à Bi'lin (au même endroit et avec la même arme qui a grièvement blessé Tristan Anderson, toujours dans un état critique) ; les confiscations de terres se multiplient notamment à Jérusalem Est ;  la colonisation s'étend en Cisjordanie où 6000 nouveaux logements sont en passe d'être construits ; la Mosquée Al-Aqsa est agressée en permanence par des colons, protégés par la police israélienne ; 12 malades palestiniens sont morts faute d'avoir pu sortir sortir de Gaza pour être soignés ;  les opposants israéliens de New Profile sont en butte à la répression de leur gouvernement tellement "démocratique" (arrestations, confiscation des ordinateurs)...,

CAPJPO-EuroPalestine :

http://www.europalestine.com


1-2 Des militants palestiniens écrivent une lettre géante sur la clôture de sécurité palestinienne.

Des militants palestiniens ont écrit vendredi à la bombe, en anglais, les mots "My dear Palestinian brothers" (Mes chers frères palestiniens, NDLR) sur un tronçon de la clôture de sécurité érigée par Israël dans les territoires palestiniens, premiers mots d’une longue lettre d’opposition à la construction.
Ces mots, taggés sur un tronçon au nord de Jérusalem, sont les premiers d’une lettre géante longue de 2,6km que ces militants entendent écrire pour alerter l’opinion internationale sur le sort réservé aux Palestiniens par Israël.
Ils ont été conçus par le Sud-Africain Farid Esack, militant des droits de l’Homme, pour qui le traitement infligé par l’Etat hébreu aux Palestiniens est, d’une certaine manière, pire que celui que subissait la population noire pendant l’apartheid en Afrique du Sud.
Les tronçons de la clôture de sécurité, dont la construction a débuté en 2002, sont devenus un lieu populaire pour les graffitis. Au cours des 18 derniers mois, le groupe écrivant cette lettre a taggé divers messages commandés sur l’Internet.
Faire écrire son message coûte en moyenne 30 euros, mais il en coûtera environ 16.000 euros pour achever la lettre, selon Faris Arouri, un des 12 artistes qui peignent la clôture.
Cette lettre de 1.998 mots sera écrite sur une seule ligne et à une hauteur suffisante pour éviter qu’elle ne soit recouverte par d’autres graffitis, selon Faris Arouri. Elle s’achèvera au sud du point de contrôle de Qalandia, où les Palestiniens qui souhaitent entrer à Jérusalem doivent régulièrement patienter pendant de longues heures. La fin du travail, qui nécessite de hautes échelles, est prévue pour le 15 mai.

17 avril

http://www.aloufok.net/spip.php?article433


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n° 455 - Les dossiers de Palestine -02-05 –Suite - : Les opérations individuelles de résistance, un cauchemar pour les occupants israéliens.

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       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

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         N°455            02-05

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Sommaire

Dossier –Suite -

2-4 Saleh Al-Naami  : Entre guerre et Intifada.

2-5 Juan Miguel Muñoz - le gouvernement d’ultra-droite israélien défie l’Union Européenne.

2-6 Michel Bührer : Echec de la mobilisation du lobby israélien.

2-7 K. Selim : Pavane pour une UPM en rade.

2-8 Débat autour de la question du retrait du Hamas de la liste des organisations terroristes : entretien avec Nadine Rosa-Rosso.


2-4 Saleh Al-Naami  : Entre guerre et Intifada.

Alors que le gouvernement israélien d’extrême-droite prépare une nouvelle offensive militaire contre la bande de Gaza, ses services militaires de renseignement craignent l’explosion d’une nouvelle Intifada dans les Territoires Occupés, écrit Saleh Al-Naami.

L’armée sioniste est une armée de pleutres qui ne se sent forte que dans le massacre de civils et en usant de moyens totalement disproportionnés face à la résistance palestinienne. Le représentant du bloc parlementaire du Hamas, Mushir al-Masri, continue de faire le sermon du vendredi chaque semaine devant les centaines de fidèles qui se recueillent devant les ruines d’une mosquée détruite pendant la récente guerre contre la bande de Gaza. Ces ruines se trouvent dans la ville de Beit Lahiya, un des accès au sud de la bande et où la maison d’Al-Masri’s a été également détruite pendant la guerre par des obus de tank. Ni lui ni sa famille n’était alors chez eux.

Al-Masri a expliqué à Al-Ahram Weekly que depuis que la guerre s’est interrompue, il avait participé aux activités publiques et politiques toutes les fois que le temps et les circonstances le lui permettaient, et que tous les autres dirigeants du Hamas avaient fait de même. La semaine dernière, le premier ministre du Hamas, Ismail Haniyeh, a fait sa première apparition publique depuis la fin de la guerre en participant aux célébrations organisées à l’occasion de la journée des prisonniers palestiniens. Profitant de cette apparition publique avec d’autres dirigeants du Hamas, Haniyeh a envoyé un message au peuple palestinien disant entre autres choses qu’ils ne craignaient pas les menaces israéliennes de plus en plus fortes de lancer une nouvelle guerre contre Gaza et de les assassiner.

Les nouveaux ministres israéliens et les chefs des agences de sécurité à Tel Aviv ont récemment proféré des menaces qui indiquent clairement qu’ils visent les dirigeants du Hamas. « Des mesures sérieuses doivent être prises contre les chefs du Hamas, et elles doivent être individuellement ciblées de sorte qu’elles mettent un terme à la contrebande des armes par la frontière et de sorte que le soldat israélien enlevé, Gilad Shalit, soit libéré, » a déclaré Yisrael Katz, ministre israélien du transport, membre du Conseil ministériel israélien pour les affaires de sécurité et proche du premier ministre israélien Binyamin Netanyahu.

Katz a réclamé une combinaison d’opérations militaires et de pressions économiques, et fait référence à la nécessité de resserrer le siège sur la bande de Gaza en stoppant l’acheminement des produits alimentaires et des matières premières premières jusqu’à ce que Shalit soit relâché.

Dimanche dernier, Netanyahu a rencontré les responsables de ses agences de sécurité pour discuter des façons de traiter la bande de Gaza et des options israéliennes vis-à-vis du Hamas. Ehud Barak, ministre de la défense était à la réunion, ainsi que le chef d’état-major Gabi Ashkenazi, le chef des services de sécurité intérieure (Shin Bet), Yuval deskin, le chef du Mossad, Meir Dagan, le chef des services militaires de renseignement, Amos Yedlin, et le ministre adjoint de la défense, Matan Vilnai. Les sources israéliennes informées indiquent que Netanyahu était soucieux de savoir quel était le statut du Hamas parmi le public palestinien.

Il a également voulu tirer au clair la capacité militaire du Hamas puisque les rapports de renseignement ont indiqué que ce mouvement a continué à s’approvisionner en grande quantité d’armes, de munitions, et de missiles depuis la fin de la dernière offensive. Ces mêmes sources israéliennes indiquent que Netanyahu s’est attaché à mettre en application une nouvelle politique à l’égard du Hamas, et que l’évidence en est donnée à travers sa décision à la fin de la réunion d’écarter le responsable du dossier de Shalit, le Général Ofer Dekal. (Lundi dernier, l’édition du journal Haaretz a cité un haut responsable dans le cabinet de Netanyahu disant que le nouveau gouvernement comptait sur une nouvelle stratégie pour garantir le retour de Shalit dans son famille).

Selon les sources israéliennes citées plus haut, ce qui a le plus irrité Netanyahu au cours de cette réunion était l’information transmise par un responsable des services militaires de renseignement expliquant que le Hamas s’était tourné vers l’acheminement d’armes par la mer, après le succès des agences de sécurité égyptiennes à réduire la quantité d’armes transitant par la frontière terrestre.

Plus importante, la question de lancer une opération militaire majeure contre la bande de Gaza n’est plus cantonnée aux discussions entre responsables politiques et militaires, l’armée israélienne ayant entamé une préparation à grande échelle dans le désert du Néguev en vue du moment où lui sera donné l’ordre d’attaquer à nouveau Gaza.

La chaîne de télévision israélienne Canal-10 a révélé que l’armée israélienne avait construit une ville modèle ressemblant à Gaza dans sa plus grande base militaire de Negev, et que les officiers et les soldats israéliens s’y entraînaient pour envahir la ville. La chaîne de télévision a signalé que des milliers de soldats de diverses forces de l’armée s’exerçaient actuellement pour forcer l’entrée dans Gaza. Le site internet en hébreu de du journal Maariv a également signalé que l’armée israélienne organisait une formation intensive pour les soldats sur les façons de réagir aux tentatives de capture venant des membres de la résistance palestinienne. L’armée israélienne admet que quelques soldats ont été tués lors de tentatives de capture par des combattants du Hamas [l’armée israélienne a préféré tuer ses propres soldats plutôt que d’avoir sur les bras plusieurs Shalit - N.d.T].

Maariv a aussi signalé qu’une formation était donnée aux soldats de l’infanterie, et qu’à tous les soldats sont distribués des instructions écrites leur rappelant comment ils ont été formés pour réagir à des tentatives de capture. Le journal a également indiqué que les responsables militaires israéliens craignaient que la résistance ne réussissent à capturer des soldats, car les organisations palestiniennes ont annoncé leur détermination à cela afin d’échanger ces prisonniers avec autant de prisonniers palestiniens que possible. Selon le journal, ces responsables considèrent de telles captures comme une menace stratégique pour l’état d’Israël, et c’est pourquoi ils ont mis sur pied une formation spécifique pour les éviter.

Pour sa part, le Hamas n’a fait aucun mystère de sa volonté de résister à Israël, et de fait il lui a lancé un défi. Le dirigeant de premier plan du Hamas, Mahmoud Al-Zahar, a annoncé que la capture de plus de soldats [israéliens] était la seule manière d’obtenir la libération de tous les prisonniers palestiniens, et il a insisté sur le fait que la capture du soldat israélien Gilad Shalit n’était pas la dernière démarche entreprise par le Hamas pour imposer la libération des prisonniers. Al-Zahar a expliqué que l’accord pour un échange de prisonniers avec Israël avait échoué en raison du refus israélien de libérer les prisonniers palestiniens ayant la citoyenneté israélienne.

Dans sa seconde apparition publique dans la bande de Gaza depuis la fin de la dernière guerre, Al-Zahar a également informé que le gouvernement de l’occupation avait d’abord suggéré de libérer des prisonniers originaires de Gaza en échange de Shalit. Mais il avait refusé de libérer des Palestiniens israéliens et des prisonniers de Jérusalem du fait de leur citoyenneté israélienne, Israël considérant leur libération comme une ligne rouge à ne pas franchir.

L’analyste politique palestinien Ahmed Fayad soutient que l’attitude agressive de Netanyahu envers le Hamas est non seulement le résultat du cas de Shalit ou de l’acheminement d’armes [vers Gaza] ; elle est due à l’intention du gouvernement israélien de renverser le Hamas.

Fayad indique que Netanyahu et Avigdor Lieberman, le chef du parti [fasciste] Yisrael Beiteinu, se sont mis d’accord pour que le nouveau gouvernement en termine avec le Hamas et que cet objectif soit inclus dans les objectifs stratégiques israéliens durant le mandat de Netanyahu. « Il est vrai que même les ministres dans le gouvernement précédent avaient réclamé le renversement du Hamas, et que le gouvernement d’Olmert a lancé une guerre féroce contre les Palestiniens dans la bande de Gaza pour atteindre ce but, mais la force de l’accord Netanyahu-Lieberman est que cet objectif est devenu une partie du nouveau programme du gouvernement [israélien] indépendamment des évolutions sur la scène palestinienne, » a déclaré Fayad au Weekly.

Placer la question du renversement du Hamas comme but avoué du gouvernement, permet au nouveau cabinet d’entamer la préparation d’opérations militaires à grande échelle, estime Fayad.

Mais ce que craint Israël, c’est le déclenchement possible d’une troisième Intifada palestinienne en Cisjordanie où le gouvernement de Salam Fayyad [autorité palestinienne] coopère avec Israël. Les sources israéliennes de sécurité ont révélé leur crainte que le nombre de plus en plus important d’opérations de résistance lancées individuellement par des Palestiniens en Cisjordanie pourrait signifier le début d’une troisième Intifada.

La radio israélienne a cité ces sources comme disant que les chefs militaires israéliens sont extrêmement nerveux quant à la fréquence de ces opérations bien qu’elles soient lancées sur une base individuelle sans que des organisations palestiniennes y soient mêlées. Ces mêmes sources considèrent que ces opérations de résistance encore limitées vont probablementaugmenter et viseront l’armée et les colons israéliens.

Toujours ces mêmes sources avertissent que les membres de la résistance palestinienne en Cisjordanie « ont commencé à relever la tête » et qu’il sera extrêmement difficile à l’armée israélienne d’empêcher leurs opérations qui incluent l’utilisation de poignards, de cocktails Molotov, et de frondes. Les milieux militaires israéliens considèrent les récentes opérations de résistance comme plus menaçantes parce qu’ils sont exécutées par des personnes isolées, et non par des organisations. La récolte d’informations sur des individus liés à des organisations est relativement facile. Mais on ne peut en dire autant lorsqu’il s’agit d’individus sans affiliations organisationnelles.

Saleh Al-Naami

24 avril 2009 –

Al Ahram Weekly - Vous pouvez consulter cet article à : http://weekly.ahram.org.eg/2009/944...

Voir en ligne : http://www.info-palestine.net

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n° 455 - Les dossiers de Palestine -02-05 –Suite - : Les opérations individuelles de résistance, un cauchemar pour les occupants israéliens.

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       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

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Sommaire

Dossier –Fin -

2-9 Nous sommes une nation occupée selon le droit international, et nous avons le droit de résister.

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Et en Palestine que se passe-t-il ? 

3-2 L’ampleur de la guerre de renseignements engagée entre les occupants israéliens et la résistance palestinienne.

3-3 Les obus au phosphore blanc : les enfants de Gaza ne peuvent même pas pleurer.

3-4 Ayman Quader : Le soldat israélien modèle est un tueur... mais aussi un voleur.

3-5 PAJU : Humour féroce sur leur poitrine.

3-6 Voici comment les colons développent une colonie…

3-7 Amin Abu Wardeh : Les Israéliens arrêtent de plus en plus d’enfants, de plus en plus jeunes.

 

 

2-9 Nous sommes une nation occupée selon le droit international, et nous avons le droit de résister.

Tout a commencé assez calmement, par une marche dans la grand’ rue, après les prières de midi à la mosquée. Les villageois palestiniens étaient entourés de dizaines d’internationaux chantant et brandissant des drapeaux. Ils ont tourné pour se diriger vers les oliveraies et monter le chemin étroit qui va à la barrière d’Israël sur la terre de Bil’in. Là, derrière un bunker de béton au sommet de la colline, les soldats israéliens les observaient.

La foule s’est approchée de la barrière, en chantant. Un homme a lancé un cerf-volant, à la forme d’un avion. « Cette terre est une zone militaire fermée », a crié un soldat israélien par haut-parleur, dans un arabe impeccable. « Vous n’êtes pas autorisés à vous approcher du mur. » Puis les soldats ont tiré des salves de gaz lacrymogène.

Ce fut la même chose chaque vendredi dans le village de Bil’in, depuis plus de quatre ans – la manifestation populaire la plus tenace contre le long mur d’acier et de béton d’Israël. C’est une protestation basée sur la non-violence, qui s’étend dans d’autres villages de Cisjordanie. Mais elle devient de plus en plus dangereuse.
Le 17 avril, sur une colline de Bil’in, un Palestinen nommé Basem Abu Rahmeh, 31 ans, a été touché par une grenade lacrymogène à grande vitesse qui lui a transpercé la poitrine, provoquant une hémorragie interne massive et l’a tué en quelques minutes. Les vidéos prises par un autre manifestant montrent qu’il n’était pas armé, qu’il était loin de la barrière et ne constituait aucune menace aux soldats.
L’armée israélienne a dit qu’elle faisait face à « une émeute violente et illégale » et qu’elle enquêtait. Vendredi, les manifestants de Bil’in portaient l’image de Rameh sur leurs t-shirts et sur des pancartes.
Le mois dernier, un autre manifestant, un américain nommé Tristan Anderson, 38 ans, a été touché à la tête par une grenade lacrymogène à grande vitesse identique, lors d’une manifestation de protestation contre la barrière, dans le village voisin de Na’alin. Il a été grièvement blessé, il a perdu l’œil droit et souffre de lésions cérébrales. Sa mère, Nancy, a dit : « Pour nous, c’est horrible qu’ils tirent sur des manifestants pacifiques. »
La manifestation de vendredi a duré environ trois heures. La foule s’est à plusieurs reprises ruée vers la barrière, puis a battu en retraite sous les nuages de gaz. L’armée a fait constamment hurler une sirène au son très aigu, entrecoupé par des avertissements en arabe et en hébreu : « Reculez. Toi, avec le drapeau, recule, » et, de façon incongrue, en anglais : « Vous entrez dans une zone d’exclusion de navires. Faites immédiatement demi-tour. »

La manifestation de Bil’in a toujours été non-violente, bien que vendredi, comme c’est souvent le cas, des dizaines de jeunes et d’hommes en colère ont envoyé des pierres aux soldats avec des lance-pierres. Pour sa part, l’armée israélienne a tiré sur la foule des gaz lacrymogènes, des grenades incapacitantes, des balles caoutchouc-acier et quelquefois, des balles réelles.
Il y a eu longtemps des partisans palestiniens de la non-violence, mais ils ont été englouti par le militantisme de la Deuxième Intifada, le soulèvement qui a commencé en 2000 et qui a explosé en vagues d’attentats suicide épouvantables.
Eyad Burnat, 36 ans, a passé de longues heures à discuter avec les jeunes de Bil’in, petit village de moins de 2.000 habitants, pour les convaincre des mérites de « la résistance civile partant de la base ».
« Il est évident que ça devient plus difficile lorsque quelqu’un est tué, » dit Burnat, qui mène la manifestation. « Mais nous avons déjà eu ces problèmes par le passé. Plus de 60 personnes ont été arrêtées et pourtant, ils sont revenus à la non-violence. C’est une décision stratégique. »
Certains, comme le député palestinien modéré Mustafa Barghouti, espère que ce soit le début d’un mouvement plus large dans toute la société palestinienne. « C’est une étincelle qui se répand,» dit-il à Bil’in. « C’est une alternative aux négociations inutiles et à ceux qui pensent que seule la violence peut aider. »
Mais ce n’est pas tant que tous les jeunes du village se soient convertis à la cause pacifique, c’est plutôt qu’ils respectent et suivent leurs aînés. « Personnellement, je ne crois pas à la résistance non-violente, » dit Nayef al-Khatib, 21 ans, étudiant en comptabilité. « Ils ont pris notre terre par la force, et nous devons la leur reprendre par la force. »
A Bil’in, la barrière coupe le village de plus de la moitié de sa terre agricole et elle a permis l’expansion continue des colonies juives, dont l’énorme et ultra-orthodoxe colonie de Modiin Illit, bien que toutes les colonies sur une terre occupée soient illégales selon le droit international (et le droit israélien, NdT).
La Cour Internationale de Justice a donné en 2004 un avis consultatif que la barrière était illégale là où elle traversait la Cisjordanie, et même la cour suprême israélienne a statué il y a presque deux ans que le tracé à Bil’in n’était fondé sur aucune « raison de sécurité militaire » et devait être modifié. Mais rien n’a changé.
Comme la plupart des hommes du village, Nayef al-Khatib a fait de la prison. Il a été arrêté à 17 ans pour avoir manifesté et a passé un an derrière les barreaux, faisant sa dernière année de collège depuis sa cellule. Cette incarcération signifie qu’il ne peut pas obtenir de permis de voyage à Jérusalem ni en Jordanie, et il est souvent détenu pendant des heures aux checkpoints militaires israéliens, à l’intérieur de la Cisjordanie. « Mais c’était pour moi un honneur. Maintenant, je suis comme les hommes plus âgés, » dit-il.
Certains des ces aînés ont de l’influence. Ahmad al-Khatib, 32 ans, fut membre des Brigades des Martyrs d’al-Aqsa, un groupe militant de premier ordre, et fut incarcéré pendant un an pour avoir transporté des armes. Il s’est maintenant engagé dans la non-violence, et il s’oppose même aux jeteurs de pierre.
« Je ne regrette pas ce que j’ai fait, mais je ne le referai pas, » dit-il. « Nous sommes une nation occupée selon le droit international, et nous avons le droit de résister, bien que ça ne signifie pas que je soutiens les attaques suicide. Mais je ne veux pas résister pendant toute ma vie. »
Il soutient qu’une stratégie non-violente entraîne mois de pertes palestiniennes. « Ca ne me pose aucun problème de mourir pour récupérer ma terre, mais j’enverrai ma terre au diable si cela ramenait notre martyr, qui est mort la semaine dernière. La vie d’un être humain et plus importante que la terre elle-même. »
Souvent, pour les villageois, la question la plus sensible n’a pas été de prendre ou non les armes, mais plutôt s’il faut ou non accepter en leur sein tant d’internationaux, et en particulier les manifestants israéliens. Ahmad al-Khatib dit que ce fut « la question la plus discutée », car beaucoup craignaient que les Israéliens viennent les espionner, jusqu’à ce qu’ils voient qu’eux aussi été blessés et arrêtés.
Un des premiers Israéliens à rejoindre la protestation de Bil'in, dès le début, est Jonathan Pollack, 27 ans, activiste et membre d'Anarchistes Contre le Mur, qui vit à Jaffa, juste au sud de Tel-Aviv. Bien qu'ils l'accueillent chaleureusement maintenant, les débuts furent tendus. « Je ne suis toujours pas l’un d’entre eux et je ne fais pas semblant de l’être, » dit-il.
À la différence de la plupart des autres initiatives de paix communes, dans ce cas les Israéliens sont en minorité et en arrière-plan. « Je pense qu'il est très important que la lutte soit menée par les Palestiniens et que les relations de pouvoir colonial sont sciemment inversées, » dit Pollack.
Article paru initialement, en anglais, dans The Guardian.

Rory McCarthy :

http://www.alterinfo.net/Les-manifestations-non-violentes-contre-la-barriere-de-Cisjordanie-de-plus-en-plus-dangereuses_a32088.html

Traduction : MR pour ISM

Source : Palsolidarity

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03/05/2009

n°452 - Journal de Palestine - 18-04 au 02-05 - Début- Exactions à Gaza : Tsahal s’autodisculpe


n°452 - Journal de Palestine   - 18-04  au  02-05 - Début- Exactions à Gaza : Tsahal s’autodisculpe


          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

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Journal de Palestine 

n°452                    18-04  au  02-05

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Tiré a part

One Voice» : 80%  des Palestiniens et des Israéliens appuient la création d'un Etat palestinien.

 ‘The Associated Press’: 74% de Palestiniens et 78% d’Israéliens sont prêts à accepter une solution à deux États.

Méchaal aux Britanniques: "Pas moins d'un état de 1967 avec le retour des réfugiés"

1er mai journée mondiale des travailleurs,

Mme Mairead Maguire, ‘Nobel de la paix 1976 ‘ accuse Israël de "purification ethnique"

Al-Qaïda affirme qu'Obama "n'a rien changé" à la vision des USA par les musulmans

1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

- Suite-

3 Politique

Politique Palestinienne

Politique Israélienne

- Fin-

4 Politique internationale des territoires occupés  

5 Médias/Vidéos 

5-1 Vidéo : Qu’'est le Tribunal Russell sur la Palestine".

5-2 Vidéo : Je reviendrais. 

5-3 Vidéo : Pierre Lellouche est-il agent américano-sioniste ?

5-4 Durban II : Un rabbin antisioniste dénonce le sionisme.

5-5 Vidéo : Judaïsme contre sionisme- aux élections européennes.

5-6 Vidéo : M. Bricmont chez Taddei.

5-7 Vidéo : Besancenot et le NPA chassé de Gaza

6 Les brèves

6-1 Exactions à Gaza : Tsahal s’autodisculpe

6-2 "Le Vulcan-Phalanx va être une des composants de notre défense pour intercepter les roquettes",

6-3 Robine Badehstour : L’armée israélienne reste toujours gourmande, en dépit de la crise économique.



18-04 au 02-05: Peuple Palestinien : 2 tués   -  48 blessés 

                                    Occupants              : 0 tué      - 21 blessés



Tiré a part

One Voice» : 80%  des Palestiniens et des Israéliens appuient la création d'un Etat palestinien.

Sondage de l'organisation «One Voice» (ONG de Palestiniens et d'Israéliens)

Quatre-vingt pour cent des Israéliens et des Palestiniens appuient la création d'un Etat palestinien, selon un sondage réalisé par Mina Tsemach de l'Institut Dahaf et par l'érudit irlandais Colin Irwin à la suite de l'opération Plomb fondu et publié par la radio de l'armée mercredi.


‘The Associated Press’: 74% de Palestiniens et 78% d’Israéliens sont prêts à accepter une solution à deux États.

La grande majorité des Israéliens et des Palestiniens veut vivre en paix côte à côte dans des États séparés, d’après un sondage de source indépendante publié mercredi dernier.

Les résultats du sondage, commandé par le mouvement OneVoice, indiquent que 74% de Palestiniens et 78% d’Israéliens sont prêts à accepter une solution à deux États.

La marge d’erreur est de 4,1 % côté palestinien et de 4,5% côté israélien, selon les sondeurs.

Le sondage a été réalisé par téléphone en Israël, et en face-à-face dans les territoires palestiniens. OneVoice a déclaré que ce sondage  contredit les craintes d’une baisse de soutien à la solution à deux États en Israël et dans les territoires palestiniens.

D’après son site internet, OneVoice vise à rapprocher les Israéliens et les Palestiniens ; le mouvement plaide en faveur d’une solution à deux États et pour “faire entendre puissamment la voix des modérés parmi les Israéliens et les Palestiniens, leur donnant la force de reprendre la main dans la résolution du conflit”. 

OneVoice réunit plus de 650.000 signataires, en nombre plus ou moins égal parmi les Israéliens et les Palestiniens.

Le sondage a été mené par Colin Irwin, de l’institut d’Études irlandaises à l’université de Liverpool, Nader Saïd de l'Arab World for Research and Development in the West Bank, et l’institut de recherche Dahaf à Tel-Aviv.

publié dans Ha’aretz

(traduction T.A. pour La Paix Maintenant)

<www.haaretz.com/hasen/spages/1080267.html>


Méchaal aux Britanniques: "Pas moins d'un état de 1967 avec le retour des réfugiés"

Après bien d'entraves israéliennes, le chef du bureau politique du Hamas Khaled Méchaal a dit son mot, ou plutôt celui de la Palestine et des Palestiniens, au cœur de la capitale britannique, qui avait un peu moins d'un siècle plus tôt, décidé de destituer son peuple de son histoire, sa géographie et sa citoyenneté, en décrétant la promesse de Balfour.

Leila Mazboudi
"Nous n'accepterons pas moins d'un état palestinien dans les frontières de 1967… et d'un droit de retour des réfugiés" a-t-il lancé aux élus du Conseil des communes dans un discours transmis sur vidéoconférence par satellite.
Méchaal a surtout insisté sur un rôle essentiel pour l'Europe pour faire pression sur l'entité sioniste, qu'il a accusée d'entraver les efforts de paix en refusant de respecter les résolutions onusiennes, et s'étonnant du fait que "les Européens savent tout et ne font rien".
Il faut dire qu'Israël a fait de son mieux pour saboter ce discours qui a été suggéré et organisé par la député britannique indépendante et ex-ministre du développement extérieur dans le gouvernement Blair, Claire Short, et qui a du affronter un tempête politique parmi ses collègues pro-sionistes.
Finalement ni le message de protestation dépêché par le ministère israélien des affaires étrangères à son homologue anglais, ni les accusations de l'ambassadeur israélien à Londres à Mme Short de vouloir " adresser une gifle aux Palestiniens modérés à la recherche d'une solution pacifique" n'y ont rien fait.
Une séance close a été consacrée mercredi soir, au dirigeant de la résistance palestinienne qui a fustigé les pressions exercées par la Communauté internationale contre les Arabes et les Palestiniens en particulier, alors que ce sont les Israéliens qui ont saboté toutes les projets de paix depuis la conférence de Madrid (début des années 90) jusqu'à nos jours": " la seule solution pour réaliser la paix dans la région est de faire pression sur Israël pour le contraindre à se retirer des territoires arabes occupés, et a cesser toutes les formes d'agressions, de colonisation et des mesures racistes" a-t-il déclaré.
Dans ce contexte, Méchaal a aussi dénoncé les ingérences étrangères exercées sur la réconciliation palestinienne, accusant une politique de deux poids et deux mesures, qui n'impose pas aux Israéliens les conditions qu'elle impose aux Palestiniens.
Le dirigeant du Hamas a demandé à la Communauté internationale de se comporter avec le peuple palestinien comme ayant "une cause nationale à travers laquelle il aspire à l'autodétermination et à la création d'un état indépendant, comme étant un peuple qui a une identité, une histoire et une terre".
Selon lui, l'une des grandes erreurs commises à l'encontre de la cause palestinienne est qu'elle a été traitée sur un angle sécuritaire, ce qui a transformé le Palestinien en victime qui croupit sous l'occupation, ou de l'avoir traité de point de vue humanitaire "comme si c'était un peuple sans identité, victime d'inondations, d'une catastrophe naturelle ou économique, comme s'il était un groupe de gens qui meurent de faim, et comme si la mission de la Communauté internationale se borne à tenir des conférences ou à fournir une assistance alimentaire".
Méchaal a également critiqué la persistance de la Communauté internationale à mettre sur le même pied d'égalité Palestiniens et Israéliens, leur incombant à eux deux la responsabilité de la plupart des erreurs commises à l'encontre de la cause palestinienne, " quoique la Communauté internationale, l'Europe et les Etats Unis savent très bien que le problème réside en Israël".
Le chef politique du Hamas a défendu son mouvement précisant que "c'est un mouvement de libération nationale qui veut accorder au peuple palestinien son droit à l'autodétermination et à vivre en liberté, sans occupation".
Il s'est particulièrement arrêté sur son droit de recourir à la résistance qui "est un droit légitime garanti par toutes les lois et législations internationales", précisant que c'est un moyen, et non un but pour réaliser l'objectif national": Si nous avions trouvé un autre moyen que la résistance, ça nous aurait suffi; mais le peuple palestinien a attendu longtemps, et il a trop compté sur les interventions internationales et régionales, mais hélas, elles ont toutes été en faveur d'Israël, voire impuissantes".
Concernant l'offensive menée par l'entité sioniste contre la Bande de Gaza, Méchaal a reproché à d'aucuns d'avoir blâmé les Palestiniens, en allusion aux tirs de roquettes, qui ne sont selon lui " qu'une riposte à l'occupation et à l'agression".
Sur le dossier de l'échange des prisonniers, il a accusé l'ex-Premier ministre israélien Ehud Olmert de l'avoir torpillé en n'acceptant en contre partie de la libération de Gilad Shalit que la restitution d'un nombre négligeable de détenus palestiniens dans les geôles israéliennes, ne dépassant pas les dix.
Se prononçant sur la réconciliation inter palestinienne, il a affirmé que "toutes les factions du peuple palestinien ne se mettront autour de la table des négociations que lorsqu'ils sentiront qu'il n'y a ni ingérences, ni conditions extérieures, et lorsque tous sentiront que personne n'ira chercher soutien auprès des forces extérieures".
Leila Mazboudi

( Arabs 48)

Jeudi 23 Avril

 http://www.alterinfo.net/Mechaal-aux-Britanniques-pas-moins-d-un-etat-de-1967-avec-le-retour-des-refugies_a31867.html?PHPSESSID=0751f480a35566c4187f9b381421ea38

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n°452 - Journal de Palestine - 18-04 au 02-05 - Suite- Exactions à Gaza : Tsahal s’autodisculpe

n°452 - Journal de Palestine   - 18-04  au  02-05 - Suite- Exactions à Gaza : Tsahal s’autodisculpe


          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°452                    18-04  au  02-05

C.De Broeder      &  M.Lemaire



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Sommaire

3 Politique

Politique Palestinienne

Politique Israélienne


3 Politique

a) Politique Palestinienne

MM Abbas & Haniyeh.

Abbas

13-04

 « Benjamin Netanyahu n’a pas accepté la solution de deux Etats ou les accords déjà signés et ne veut pas arrêter la colonisation. C’est  évident », avait déploré M. Abbas. « Nous devons dire au monde que cet  homme ne croit pas à la paix. Il faut mettre la balle dans le camp du  monde entier pour qu’il fasse pression sur lui », avait-il ajouté.

http://www.elwatan.com/Netanyahu-Abbas-Premier-contact


1-1 Processus de paix.

Le Hamas au Fatah : vous devriez reconsidérer les accords après les déclarations de Lieberman

Le Hamas a appelé jeudi dernier la faction Fatah a repensé tous les « piètres » accords qu’elle a signés avec l’autorité israélienne d’occupation, après que les responsables israéliens aient clairement affirmé qu’ils n’étaient liés à aucun d’entre eux.

Le docteur Salah Al-Bardawil, porte-parole du bloc parlementaire du Hamas au Conseil Législatif Palestinien, a réagi aux déclarations du nouveau ministre israélien des affaires étrangères Avigdor Lieberman, qui a officiellement désavoué le processus d’Annapolis, et a déclaré : « Nous, au Hamas, ne sommes pas surpris des déclarations de Lieberman ; cependant, nous estimons qu’elles devraient pousser la faction Fatah à revoir tous les accords médiocres qu’elle a signés avec le gouvernement israélien d’occupation, qui n’ont rien apporté de bon au peuple palestinien. »

Hamas et le gouvernement de l’AP démocratiquement élu ont combattu la conférence d’Annapolis dès le début, et ont considéré que c’était « une perte de temps », et un coup de poignard dans le dos de la résistance palestinienne, a-t-il souligné.

« Aujourd’hui, le moment de vérité est arrivé, et nous avons besoin d’une position sérieuse et nationale [de la faction Fatah] en arrêtant toute forme de coordination sécuritaire avec l’occupation israélienne, et en rejetant tous les accords de sécurité qui ont déchiré l’unité de notre peuple palestinien, » a déclaré Bardawil.

Mercredi dernier, Lieberman a souligné que son gouvernement ne serait lié à aucune des obligations de la Conférence d’Annapolis parce qu’elles n’ont été ratifiées par aucun gouvernement israélien.

30-04

Traduction : MR pour ISM 
 Source : Palestine Info   


1-2 Les analyses (du processus de paix).

Les forces de l'alliance palestiniennes refusent les appels pour reconnaître l'entité sioniste

Les forces de l'alliance palestiniennes dont le Hamas, le Djihad islamique, Al Saéka, le front populaire (le commandement général), la résistance populaire, le front pour la libération palestinienne, le Fatah Intifada et le parti communiste, ont refusé les appels pour reconnaître l'entité sioniste ou de s'engager aux accords signés entre l'OLP et l'occupation.

Dans un communiqué l'alliance a dit, à la fin de la réunion de tous les représentants des factions membres, que les participants ont discuté toutes les questions et développements dans la cour palestinienne, en affirmant leur refus aux conditions et demandes du Quartet international et des autres pays étrangers, dont la reconnaissance de l'entité sioniste et l'engagement aux accords signés entre l'OLP et l'occupation.

L'alliance a appelé à ne pas répondre à ces conditions, en refusant de les utiliser pour presser contre la résistance palestinienne ou de les lier à la reconstruction de la Bande de Gaza.

Le communiqué a affirmé que la réussite du dialogue palestinien est liée aux principes et droits du peuple palestinien, ainsi que l'attachement au choix de la résistance pour faire face aux plans de l'occupation israélienne.

[ 29/04/2009 - 17:34 ]

CPI


1-3 Sur le terrain.

Cinq Palestiniens blessés dans un affrontement en Cisjordanie

24-04

Des centaines de personnes ont participé à la manifestation dans le village de Nilin, non loin de Bilin. Une porte-parole de l’armée israélienne a affirmé que les forces israéliennes avaient eu recours à des "moyens de dispersion d’émeutes" après avoir essuyé des jets de pierres des manifestants. Selon elle, treize soldats ont été légèrement blessés par des jets de pierres.

Trente manifestants et treize soldats israéliens ont été blessés aujourd’hui lors de manifestations contre le Mur israélien de la honte érigée par Israël en Cisjordanie, selon des sources médicales et des témoins.

Vingt-cinq manifestants, parmi lesquels des militants étrangers et israéliens, ont été touchés, la plupart légèrement, lorsque les forces de l’ordre israéliennes ont tiré des balles caoutchoutées et utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule dans le village de Bilin à l’ouest de Ramallah, selon ces sources.

Cinq autre manifestants contre le mur ont été blessés par des tirs israéliens dans le village de Nilin, non loin de Bilin. L’un d’eux a été touché d’une balle caoutchoutée à l’oeil, selon les services de secours.

AFP

http://www.bilin-village.org/francais/articles/presse-et-medias-independants/Palestine-30-manifestants-blesses

22-04

Présentée par Israël comme une "clôture antiterroriste", la muraille  qui doit s’étendre à terme sur plus de 650 km, est qualifiée de "mur de l’apartheid" par les Palestiniens. Elle empiète sur la Cisjordanie et rend extrêmement problématique la création d’un Etat palestinien viable. Dans un avis rendu le 9 juillet 2004, la Cour internationale de justice (CIJ) a jugé illégale la construction de cette barrière et exigé son démantèlement, tout comme l’a fait ensuite l’Assemblée générale de l’ONU. Israël n’a pas tenu compte de ces demandes.

24/04

AFP

http://www.bilin-village.org/francais/articles/presse-et-medias-independants/Palestine-30-manifestants-blesses

29-04

Le député et président de la commission populaire pour la lutte contre le blocus, Al Khoudari a annoncé que des milliers d'ouvriers palestiniens dans la Bande de Gaza sont chômeurs à cause du sévère blocus sioniste imposé injustement contre la Bande de Gaza depuis plus de 3 ans successifs.

Al Khoudari a souligné que les conditions de vie des ouvriers palestiniens dans la Bande de Gaza ou en Cisjordanie sont très mauvaises.

Jamal Al Khoudari, a appelé les syndicats dans le monde à soutenir sérieusement les ouvriers de la Bande de Gaza et trouver des solutions aux milliers de chômeurs durant la journée mondiale des ouvriers.

Il a appelé les institutions et organisations d'aides à consacrer de vastes occasions et programmes pour soutenir les travailleurs de la Bande de Gaza et renforcer leur patience.

CPI


1-4 Les grandes manœuvres.

30-04

Une source palestinienne affirme qu'Abbas a l'intention de former un nouveau gouvernement, 10 jours, avant sa visite aux Etats-Unis.

Le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a considéré que tout gouvernement qui n'obtiendra pas la confiance du conseil législatif palestinien sera illégal et inconstitutionnel.
Barhoum a dit que tout gouvernement formé sera une reproduction du gouvernement illégal existant, ainsi qu'un dépassement à la légitimité qui va approfondir les désaccords palestiniens.

Il a affirmé que son mouvement ne respectera aucun gouvernement qui n'obtiendra pas la confiance du conseil législatif palestinien.

CPI


1-5 Négociations.

Abbas-Netanyahu : Premier contact.

« Entretien chaleureux et amical ».

Premier entretien téléphonique entre les deux hommes depuis l’entrée en fonction
du gouvernement Netanyahu le 1er avril.

« Le président de l’Autorité palestinienne a téléphoné au Premier ministre Netanyahu pour lui présenter ses vœux à l’occasion de Pessah (la pâque juive) et souligné la nécessité d’agir pour la paix
Benjamin Netanyahu, lui a affirmé qu’il voulait « coopérer et discuter » de la paix avec lui.
« Le Premier ministre Netanyahu a rappelé la coopération et les discussions qui ont eu lieu entre eux dans le passé et il a noté son intention de recommencer à l’avenir afin de faire progresser la paix entre Israël et les Palestiniens », selon un communiqué.

M. Netanyahu, dont le gouvernement s’appuie sur des partis de droite et d’extrême droite, a omis(…)  de parler, lors de son discours d’investiture au Parlement, de parler d’un Etat palestinien.

Son ministre des Affaires étrangères, l’ultranationaliste Avigdor Lieberman a, pour sa part, affirmé qu’Israël
n’était pas lié par le processus enclenché lors de la conférence d’Annapolis (Etats-Unis) à la fin de 2007 qui a relancé le processus de paix
.

13-04

http://www.elwatan.com/Netanyahu-Abbas-Premier-contact

 

Le front populaire appelle Abbas à arrêter les négociations avec l'ennemi

Le vice-secrétaire général du front populaire pour la libération de la Palestine, Abdel Rahim Mallouh, a appelé le président sortant de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à arrêter les négociations avec l'ennemi sioniste, et le comité du dialogue national créé lors des rencontres au Caire en 2005, à se préparer pour l'organisation des élections présidentielles et législatives en janvier 2010, pour finir les désaccords palestiniens internes.

Dans une lettre adressée à Abbas, Mallouh a dit :"sous l'ombre de l'échec du dialogue national et la formation d'un nouveau gouvernement sioniste raciste, nous appelons à l'arrêt des négociations et recontres avec l'occupation et à entamer les premières préparations pour exécuter les décisions de la légitimité internationale qui donne le droit à notre peuple à lutter contre les pratiques sionistes dont la colonisation, la construction du mur, le blocus et la judaïsation de la ville occupée d'Al Qods.

Il a insisté sur l'importance de l'union du discours politique palestinien positif pour faire face aux différents défis, protéger le projet national et reprendre notre unité nationale.

CPI

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n°452 - Journal de Palestine - 18-04 au 02-05 - Fin - Exactions à Gaza : Tsahal s’autodisculpe

n°452 - Journal de Palestine   - 18-04  au  02-05 – Fin- Exactions à Gaza : Tsahal s’autodisculpe


          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°452                    18-04  au  02-05

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4 Politique internationale des territoires occupés  

5 Médias/Vidéos 

5-1 Vidéo : Qu’'est le Tribunal Russell sur la Palestine".

5-2 Vidéo : Je reviendrais. 

5-3 Vidéo : Pierre Lellouche est-il agent américano-sioniste ?

5-4 Durban II : Un rabbin antisioniste dénonce le sionisme.

5-5 Vidéo : Judaïsme contre sionisme- aux élections européennes.

5-6 Vidéo : M. Bricmont chez Taddei.

5-7 Vidéo : Besancenot et le NPA chassé de Gaza

6 Les brèves

6-1 Exactions à Gaza : Tsahal s’autodisculpe

6-2 "Le Vulcan-Phalanx va être une des composants de notre défense pour intercepter les roquettes",

6-3 Robine Badehstour : L’armée israélienne reste toujours gourmande, en dépit de la crise économique.



3 Politique Internationale des territoires occupés

a) Pays Arabes & voisins

21e rencontre des chefs d'Etat arabes.
La 21e rencontre des chefs d'Etat arabes s'est achevée lundi soir à Doha sur un soutien affiché à Omar Al-Béchir, une  réconciliation en demi-teinte et une quasi-omission des autres sujets
brûlants du monde arabe.
En deçà des attentes
Deux chefs d'état ont tenu le rôle de vedette lors du 21e sommet de la Ligue arabe tenu lundi à Doha, la capitale qatari : le président soudanais, Omar Al-Béchir, par sa participation au sommet, malgré le mandat d'arrêt lancé contre lui par la Cour Pénale Internationale (CPI), et le leader libyen Moammar Kadhafi, par ses habituels coups de théâtre. Hormis donc ces deux « événements », la rencontre de Doha aura été un sommet comme les autres. Profondes discordes dissimulées sous des sourires de convenances, impuissance face aux questions-clés qui tourmentent le monde arabe et palabres vides de contenu et d'effets réels. Les Arabes sont donc loin d'être au bout de leurs peines. Et bien loin de la prospérité, de la paix et de l'union tant attendues.
Au sujet des principaux maux dont souffre le monde arabe, rien de nouveau. Le sommet a négligé le cas de l'Iraq, un pays en difficulté malgré la baisse de la violence, en proie à de sérieuses dissensions éthno-communautaires, et qui est appelé à prouver qu'il est capable de se prendre en charge avec la perspective du retrait des troupes américaines.
Rien de nouveau non plus concernant l'éternelle question palestinienne, la plaie qui ensanglante les Arabes depuis plus de soixante ans. Ces derniers se sont montrés incapables de quoi que ce soit, aussi bien face aux différends inter-palestiniens, que face à l'inertie du processus de paix (voir article page 11).
Alors que la rencontre des chefs d'Etat arabes s'est tenue à la veille de l'investiture par le Parlement israélien du nouveau gouvernement de Benyamin Netanyahu, le chef de la droite, opposé à la création d'un Etat palestinien, les dirigeants arabes ont simplement souligné « la nécessite de fixer un délai précis pour qu'Israël honore ses engagements envers le processus de paix », sans plus de détails. Et la déclaration finale s'est contentée de reprendre l'idée d'une paix basée sur l'initiative de paix arabe, un plan d'inspiration saoudienne adopté en 2002 qui propose à Israël une normalisation des relations en échange notamment de son retrait des territoires arabes occupés en 1967.
Quant au président palestinien Mahmoud Abbass, il n'a pu que demander à ses pairs arabes d'entreprendre des démarches auprès du Quartette international pour le Proche-Orient afin d'amener Israël à reprendre le processus de paix.
A ce sujet également, il semble que les Etats arabes peinent toujours à surmonter leurs querelles au sujet de la récente offensive militaire israélienne contre la bande de Gaza, qui a renforcé leurs divisions en deux camps. L'un, conduit par la Syrie et le Qatar, a défendu les islamistes du Hamas, qui contrôlent Gaza. L'autre, emmené par l'Arabie saoudite et l'Egypte, a pris le parti du président palestinien Mahmoud Abbass, chef du mouvement du Fatah. Les efforts du roi Abdallah d'Arabie saoudite, qui a organisé deux mini-sommets en janvier à Koweït et début
mars à Riyad, avaient redonné l'espoir d'une réconciliation interarabe, mais celle-ci s'est à nouveau éloignée ... .
Abir Taleb

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2009/4/1/leve0.htm

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02/05/2009

n°453 -Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 30-04 – Début- : Du G20 à Durban II, le dessous des cartes.

n°453 -Les  Dossiers  'Géopolitique et stratégie' de  Palestine - 30-04 –  Début- : Du G20 à Durban II, le dessous des cartes.



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

          Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Les  Dossiers  'Géopolitique et stratégie' de  Palestine

453 du 30-04    

 C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire

Tiré à part

1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

1-1 Durban : Si tu critiques le sionisme, tu es antisémite.

1-2 Allain Jules : Ceux qui ont manifesté leur hostilité très guidée contre Ahmadinejad. Une hypocrisie sans nom.

2-2 Michel Bührer: La revanche du monde juif.

1-3 Khalid Amayreh : Durban II : Le nazisme israélien est une réalité éclatante.

Suite

1-4 Daniel Vanhove : Cette vérité qui dérange tant la diplomatie européenne.

1-5 Gilbert Leonard : Genève/Durban II: Réponse des participants aux occidentaux qui ont voulu kidnapper et détourner la Conférence Internationale contre le Racisme.

1-6 Evaresist : Vers l’émancipation des peuples ?

Fin

2 Annexe

2-1 Silvia Cattori : Du G20 à Durban II, le dessous des cartes

2-2 Michel Bührer: La revanche du monde juif.



1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1-1 Durban : Si tu critiques le sionisme, tu es antisémite.

La gesticulation mondiale montée par les dirigeants israéliens pour empêcher l’exposition de leur politique criminelle, à l’occasion de la conférence sur le racisme (dite « Durban II ») a fait long feu.

Pour Israël, l’enjeu de cette conférence des Nations-Unies n’est évidemment pas le racisme, un racisme que ce pays a inscrit au cœur même de ses institutions et de sa pratique, depuis sa création il y a soixante ans.

Avec le fasciste Avigdor Lieberman à la tête de sa diplomatie depuis un mois, le gouvernement israélien peut, encore moins qu’avant, donner le change en la matière, même avec la complicité des grandes puissances occidentales et de leurs médias.

Dans les jours précédant la conférence, les pressions d’Israël et des pays occidentaux étaient pourtant parvenues à un résultat a priori satisfaisant pour ces derniers : la disparition, dans les documents officiels, de toute référence au sionisme, à Israël, à la Palestine et au Proche-Orient, premiers territoires au monde à être débarrassés du fléau du racisme, fallait-il en conclure.

Les mêmes obtenaient la suppression, dans les documents officiels, d’un paragraphe condamnant la diffamation des religions.

Sur le papier, c’était donc carton plein : si tu critiques le sionisme, tu es antisémite, mais tu peux critiquer l’islam, c’est cacher (« laïc, quoi ! »).

Pourtant, les dirigeants israéliens ne se déclarèrent pas satisfaits, et continuèrent de prôner le boycott. Washington obtempéra aussitôt, mais pas les principaux pays de l’Union européenne (Royaume-Uni, France, Allemagne ...) qui décidèrent de participer quand même.

OK, répondirent les dirigeants israéliens, à condition de vous en prendre à l’Iran, et à son Président Mahmoud Ahmadinejad, lequel devait prendre la parole devant les délégués des 192 pays membres de l’ONU à Genève, lundi à l’ouverture de la conférence.

Sitôt dit, sitôt fait : à peine Ahmadinejad avait-il prononcé le nom de « Palestine » que les ambassadeurs européens se levèrent et quittèrent la salle bruyamment, sous l’oeil des caméras.

Les autres délégués, représentant l’immense majorité de la population de la planète, sont, pour leur part, restés en séance, écoutant Ahmadinejad jusqu’au bout.

L’ambassadeur de France, Jean-François Mattéi, devait quelques instants plus tard avouer avec candeur la raison, toute simple, de son esclandre : « Evoquer la question d’Israël, la question du peuple juif est pour nous une ligne rouge ».

De fait, le leader iranien, dont l’allocution a été sans vergogne tronquée et déformée par les journalistes occidentaux (pour ceux qui souhaitent prendre connaissance de la version officielle en langue anglaise de son discours prononcé en persan, voir : http://www.presstv.ir/detail.aspx ?id=92046)

a tenu des propos qu’une analyse honnête serait bien en peine de qualifier d’antisémites, mais qu’importe.

Ces propos (quelques lignes, dans un discours plus généralement consacré à la dénonciation de l’impérialisme occidental), les voici :

« Après la Deuxième Guerre Mondiale, les grandes puissances ont eu recours à l’agression militaire pour priver de foyer une nation entière, en prenant pour prétexte la souffrance endurée par les Juifs, et elles ont envoyé des émigrants d’Europe, des Etats-Unis et d’autres parties du monde, dans le but d’établir un gouvernement fondamentalement raciste en Palestine occupée.

En fait, pour compenser les affreuses conséquences du racisme en Europe, elles ont favorisé l’avènement d’un régime raciste, cruel et répressif, en Palestine ».

« Le Conseil de Sécurité des Nations-Unies a aidé l’établissement de la puissance occupante, et il l’a soutenu depuis 60 ans, lui permettant de perpétrer toutes sortes de violences. Il est particulièrement déplorable qu’un certain nombre de gouvernements européens et les Etats-Unis s’engagent aux côtés des racistes génocidaires, au moment où les peuples conscients et épris de justice de la planète condamnent l’agression, la brutalité et le bombardement des civils à Gaza.

Les supporteurs d’Israël ont toujours approuvé, ne serait-ce que par leur silence, de tels crimes.

« Et quelle était donc la motivation qui a conduit à l’invasion de l’Irak, sinon l’arrogance de l’administration etats-unienne de l’époque, et les pressions exercées par les possédants, qui cherchaient à étendre leur sphère d’influence au profit des grands marchands d’armes ?

Et le fait de s’attaquer à un pays de culture millénaire, était-ce pour éliminer une menace, virtuelle ou réelle, qu’auraient fait peser des pays musulmans sur le régime sioniste, ou bien une entreprise de pillage des ressources énergétiques du peuple irakien ? »

« Et puis, pourquoi près d’un million d’Irakiens ont-ils été tués ou blessés, et des millions d’autres déplacés ? Pourquoi le peuple irakien a-t-il enduré des pertes gigantesques, se chiffrant en centaines de milliards de dollars ? Et pourquoi le contribuable américain a-t-il dû payer des milliards de dollars pour financer ces actions militaires ? L’attaque militaire contre l’Irak n’a-t-elle pas été planifiée par les sionistes et leurs alliés de l’époque au sein de l’administration U.S., en coordination avec les pays fabricants d’armes et les possesseurs de richesses ? Est-ce que l’invasion de l’Afghanistan a ramené la paix, la sécurité et le bien-être économique à ce pays ? », devait également déclarer Ahmadinejad, avant un développement sur la crise économique mondiale.

L’opération de Genève, montée par Israël et les Occidentaux, s’inscrit dans le cadre d’une attaque aérienne israélienne contre l’Iran, dont Netanyahu, Lieberman et leurs acolytes brandissent la menace quotidiennement désormais.

Kouchner, incapable d’expliquer mardi matin à la radio (Europe 1) pourquoi la France ne boycottait pas Durban II tout en le boycottant, a retrouvé instantanément ses marques de serviteur fidèle de la propagande guerrière israélienne : « L’Iran fabrique la bombe et donc il faut faire tout pour qu’elle ne soit pas utilisée », a-t-il dit, proférant un énième mensonge.

Rappelons à ce propos que non seulement les dirigeants iraniens démentent catégoriquement toute ambition dans le nucléaire militaire, mais que les services secrets américains et français ont eux-mêmes indiqué que l’Iran avait arrêté tous ses travaux dans le domaine du nucléaire militaire depuis plus de cinq ans.

Publié le 21-04-2009

CAPJPO-EuroPalestine

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n°453 -Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 30-04 – Suite - : Du G20 à Durban II, le dessous des cartes.


n°453 -Les  Dossiers  'Géopolitique et stratégie' de  Palestine - 30-04 –  Suite - : Du G20 à Durban II, le dessous des cartes.



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

          Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Les  Dossiers  'Géopolitique et stratégie' de  Palestine

453 du 30-04    

 C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire

Tiré à part

1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion. (suite)

1-4 Daniel Vanhove : Cette vérité qui dérange tant la diplomatie européenne.

1-5 Gilbert Leonard : Genève/Durban II: Réponse des participants aux occidentaux qui ont voulu kidnapper et détourner la Conférence Internationale contre le Racisme.

1-6 Evaresist : Vers l’émancipation des peuples ?



1-4 Daniel Vanhove : Cette vérité qui dérange tant la diplomatie européenne.
Face aux propos du président iranien Mahmoud Ahmadinejad (1) la diplomatie européenne, dans son éthique scrupuleusement choisie, a estimé presque à l´unisson devoir évacuer la conférence de l´ONU à Genève sur le racisme, dite Durban II... quand la majorité de la salle applaudissait aux propos du président iranien et demeurait en place.
Destructions dans Gaza : ici une des preuves parmi des milliers d´autres du comportement parfaitement criminel des troupes israéliennes d´occupation à l´encontre de la population palestinienne. ..
L´on eût apprécié une telle unité de mouvement et de véhémentes protestations lors de la dernière agression de l´armée israélienne à l´encontre de la Bande de Gaza, mais là, étrangement, les voix de ces ténors d´apparat furent des plus discrètes, et d´unité, il n´y en eût point...
Au lieu de nous livrer une analyse calme et objective des choses, ainsi qu´une mise à plat des problèmes que l´on nous dissimule la plupart du temps, la majorité de nos médias a opté pour une massive retransmission de ces gesticulations de saltimbanques et du brouhaha qu´elles suscitent.
A l´observation de ces faits, un constat s´impose : contrairement à ce que d´aucuns affirment, tant que nos pays dominants agiront de la sorte, ils perdront à chaque fois un peu plus de leur crédibilité.

Et il convient de le dire et le répéter : la justice n´est pas une matière que l´on négocie..

Accepter (presque) sans broncher que la situation dramatique perdure en Palestine, et dans le même temps, pousser des cris d´orfraie lors d´une prise de parole - appréciez la différence de situations - c´est vraiment tomber dans l´absurde, pour ne pas dire le ridicule !
Hélas, il faut bien constater que nos diplomaties en sont-là.

Idéologiquement incapables de revenir à plus de justice et d´équilibre dans le monde, elles s´entêtent à poursuivre par tous les moyens, leurs tentatives de domination planétaire sur les plus démunis. Sachant l´importance médiatique dans nos pays d´une mise en scène bien orchestrée, nos diplomates s´en sont donc allés, sans compter la grotesque petite déclaration de chacun à l´attention de son électorat national... Triste spectacle. Lamentable hypocrisie. Comme toujours ! Et d´aucuns, ici, de se précipiter dans la brèche pour en remettre une couche, et fondre bec et ongles sur le président iranien pour ses propos... Ce sont d´ailleurs bien souvent les mêmes caciques de l´ordre établi qui dans le même temps, défendent au nom de la liberté d´expression, les caricatures du prophète, mais dénoncent le danger qui menace nos sociétés éclairées, pour
quelques panonceaux bricolés à la hâte dans une manifestation de rue, quelques jeunes filles voilées ou quelque liste électorale assimilée grossièrement à un relais du Hamas ou du Hezbollah à Bruxelles...
Les citoyens et les militants de mieux en mieux informés, sauront faire la part des choses.

Et se rappelleront aisément les dramatiques témoignages de début d´année, en provenance de Gaza. Ils n´auront aucune peine à se rappeler que les mêmes diplomaties se sont abstenues de condamner fermement l´armée et le gouvernement israélien pour ses crimes d´alors... qui ne font que s´ajouter à une liste commencée il y a plus de 60 ans ! Ces mêmes citoyens et militants savent aussi que les diplomates ne sont pas des gens ignorants. Et que si leurs réflexes ne changent pas, ce n´est pas par manque de connaissance des dossiers, mais par volonté délibérée de garder une suprématie sur l´ensemble de l´économie et de la finance mondiales.

La vérité, c´est que nos pays riches NE VEULENT PAS que leur ordre du monde change.

Nos gouvernements NE VEULENT PAS que les déséquilibres qu´ils ont créés et alimentés partout sur la planète se résolvent. Parce qu´ils ont appris depuis bien longtemps que pour régner, il fallait diviser. Ce à quoi ils s´emploient avec zèle et application.
L´ultime démonstration nous en a été faite lors du récent sommet du G20 : point de fondamentale remise en question d´un système dont pourtant les signes d´effondrement peuvent se lire partout ; juste les milliards nécessaires à relancer ce système dont ils se gavent bien, ainsi que quelques meilleurs outils pour en contrôler les inévitables futures dérives - qui seront, sans aucun doute, plus graves encore - afin que les puissants ne soient plus pris par surprise et puissent sauver leurs avoirs et les planquer dans quelques paradis fiscaux qui ne seront jamais démantelés, malgré le tintamarre qui les entoure...
Ainsi, à l´écoute attentive et complète des propos du président iranien, ceux-ci se révèlent bien moins exagérés qu´on ne nous les rapporte.

Et en outre, que sont-ils à côté de ceux du nouveau ministre d´extrême droite des Affaires étrangères israélien Avigdor Liberman ?

Voici pour tous ceux qui semblent atteint de manière précoce par la maladie d´Alzheimer, ce que celui qui a été plébiscité par une partie du peuple israélien au rang de ministre, préconise pour les Palestiniens en particulier, et les Arabes en général :
Le bombardement des banques ;
Le bombardement des stations d´essence ;
Le bombardement des centres commerciaux ;
La noyade des prisonniers politiques dans la Mer morte ;
La castration des individus de sexe mâle ;
L´exécution des parlementaires palestiniens de la Knesset (parlement israélien) ;
Le bombardement du barrage d´Assouan, en Egypte ;
La destruction de la Syrie, de ses raffineries, de ses infrastructures, de ses aéroports ;
Un traitement à la japonaise (entendez, l´utilisation du nucléaire), etc... dans une liste aussi longue que funeste...
Propos auxquels aucune de nos chancelleries, ni aucun de nos si vertueux diplomates n´ont jamais réagi. C´est dire les motivations qui les animent...
Par ailleurs, que pèsent les mots du président iranien, face à l´horreur du quotidien des gazaouis affamés et maintenus sous embargo dans un ghetto, depuis près de deux ans par l´étau israélien, fruit de l´idéologie sioniste ?
Dès lors, OUI, le président iranien a raison de déclarer que le sionisme se révèle être sur le terrain et dans la réalité palestinienne, une idéologie raciste s´articulant sur la discrimination et l´apartheid. Et OUI, l´Etat d´Israël, dans ses structures actuelles doit disparaître. Et ne pourra prétendre à la cohabitation pacifique avec ses voisins arabes, qu´à la condition de devenir une vraie démocratie pour TOUS ses citoyens, et pas seulement pour ceux qui peuvent prouver leur judéité, comme c´est le cas actuellement.
La domination coloniale, sous quelle que forme qu´elle revêt encore, n´a plus lieu d´être, et nos diplomates devraient comprendre que leurs arrogantes habitudes d´antan à mener le monde comme ils l´entendaient n´est plus de mise. Il eût été hautement préférable qu´ils restent docilement assis à leurs places pour écouter le discours du président iranien jusqu´au bout, et s´interroger par la suite, des changements d´équilibre qui, avec ou sans eux - et dès lors sans nous - s´opèrent dans le monde.
En Palestine, face à tant d´injustices, de crimes et d´assassinats, de vols de terres et de transferts de population perpétrés depuis tant d´années - et qui ne sont pas sanctionnés - l´on attend toujours de la part de nos diplomaties modèles et tellement éprises d´éthique quand cela les arrange, un peu plus de détermination dans l´avènement d´une justice qui ne fonctionne plus sur cet insupportable deux poids, deux mesures !

Daniel Vanhove
* Daniel Vanhove est Observateur civil et membre du Mouvement Citoyen Palestine
Il a publié aux Ed. Marco Pietteur - coll. Oser Dire :
Si vous détruisez nos maisons, vous ne détruirez pas nos âmes - 2004
La Démocratie mensonge - 2008
Notes :
(1) (Pour le discours intégral du président Ahmadinejad :
http://www.info- palestine. net/artic. ..

Daniel Vanhove
 April 25, 

http://mcpalestine.canalblog.com/archives/2009/04/24/13495761.html

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n°453 -Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 30-04 – Fin - : Du G20 à Durban II, le dessous des cartes.

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Sommaire

2 Annexe

2-1 Silvia Cattori : Du G20 à Durban II, le dessous des cartes

2-2 Michel Bührer: La revanche du monde juif.


2 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

2-1 Silvia Cattori : Du G20 à Durban II, le dessous des cartes

Sur fond de crise économique et financière, du G20 à Durban II, les sommets et les conférences internationales se succèdent sans que les médias dominants nous éclairent beaucoup sur ce qui s'y joue et s'y décide vraiment. Silvia Cattori a recueilli les analyses de Thierry Meyssan sur la réorganisation du monde à laquelle nous assistons. Selon lui, derrière Obama, de vieilles équipes ont repris le pouvoir. Une fois tournée la parenthèse de la guerre en Irak, Washington est revenu à son projet de guerre au terrorisme et de globalisation forcée.

Silvia Cattori : Quels étaient les objectifs des États-Unis au récent G20 de Londres ? Dans quelle mesure sont-ils parvenus à les atteindre ? Ont-ils réussi à se rallier une majorité de dirigeants politiques ?
Thierry Meyssan  : Les deux sommets des chefs d’État et de gouvernement du G20 à Washington, puis à Londres, ont consacré la suprématie de la finance anglo-saxonne, et posé les prémisses d’un gouvernement économique mondial sous leadership anglo-saxon.

Le troisième sommet est prévu à New York en marge de l’Assemblée générale de l’ONU ; ce qui est une manière d’humilier cette assemblée et d’affirmer l’existence d’un directoire économique des 20, équivalent au directoire politique du Conseil de sécurité, en dehors des institutions de l’ONU.

Cependant, malgré les embrassades publiques, aucun accord significatif n’a été conclu entre les membres du G20. Les déclarations finales énumèrent des principes généraux qui n’engagent personne et des actions précises qui ont toutes été prises en dehors du sommet et dont aucune ne concerne les 20 à la fois [1]. Le sommet de Londres pourrait donc s’avérer être un sommet de dupes.

La politique financière et économique de l’administration Obama est élaborée par un ensemble complexe d’organismes. Elle se situe en totale continuité de celle de l’administration Bush [2]. Vous vous souvenez d’ailleurs que les plans Bush-Paulson ont été soumis au candidat Obama et approuvé par lui avant d’être présentés au Congrès. Le secrétaire au Trésor Tim Geithner a succédé à Henry Paulson avec lequel il travaillait depuis plusieurs mois. Geithner a commencé sa carrière comme « nègre » d’Henry Kissinger dont il écrivait les textes économiques. Bref, le changement n’existe que dans les slogans de Barack Obama.

Le Conseil économique national des États-Unis est présidé par Lawrence Summers, l’économiste qui a organisé, en 1999, le démantèlement des législations mises en place lors de la crise de 1929 pour en empêcher la répétition. À l’époque, son but était de favoriser une spéculation sans limites pour drainer les richesses du monde vers Wall Street. C’est toujours avec le même objectif qu’il poursuit son œuvre à travers les divers plans de sauvetage, de stabilisation etc. qu’il a imaginé.

Le Comité des conseillers économiques de la Maison-Blanche, dirigé par l’historienne Christina Romer, considère que la guerre d’Irak a provoqué la crise financière. Elle n’a pas rapporté grand-chose aux Anglo-Saxons, mais les a très lourdement endettés. Selon Mme Romer, qui est une spécialiste de la crise de 1929, la guerre n’est donc pas la solution à la crise, c’est une de ses causes. Contestant les analyses classiques de ses collègues historiens de l’économie, Mme Romer affirme que ce n’est pas la Seconde Guerre mondiale qui a permis aux États-Unis de sortir de la crise de 29, pas plus que le New Deal de Roosevelt, mais l’afflux de capitaux européens à partir de 1936 et de « la montée des périls ». Il convient donc de provoquer un phénomène identique aujourd’hui.

De son côté, le Comité de la Maison-Blanche pour la reprise économique, présidé par Paul Volcker et articulé aux autorités britanniques, se préoccupe de profiter de la crise pour restructurer les transnationales et leur permettre de racheter le maximum d’entreprises pour une bouchée de pain. Les Français ont pu tester le goût amer de ses recommandations avec la fermeture de l’usine Caterpillar de Grenoble ; le patron de cette transnationale siège dans ce Comité à la Maison-Blanche [3].

Initialement, la mise en œuvre de ces stratégies devaient être coordonnée par le Conseil de Summers. Mais en définitive, tout a échu au Conseil de sécurité national du général James Jones où l’inévitable Henry Kissinger et son ex-associé Brent Scowcroft supervisent quotidiennement les décisions. Pendant que l’on distrait l’opinion publique en discutant de la différence de couleur de peau entre Bush et Obama, les mêmes individus continuent à exercer le pouvoir et à l’exercer de la même manière.

Concrètement, au cours des derniers mois, les Anglo-Saxons ont orienté la politique de leurs « clients » (au sens impérial romain du terme, c’est-à-dire de leurs protégés) pour qu’ils renflouent le système bancaire international. Les États, donc les peuples, ont dû payer les pertes des banquiers anglo-saxons. Dans certains cas, les États ont nationalisé —partiellement ou totalement— des banques, créant ainsi l’équivalent des fonds souverains des États pétroliers. Le système spéculatif, qui est à l’origine de la crise, a donc été validé et les États en sont devenus acteurs directs.

Pour sauver le niveau de vie des Anglo-Saxons, trois décisions ont été prises :

>>>  En premier lieu, les moyens du FMI et de la Banque mondiale pour pressurer le tiers-monde ont été augmentés. Les pays pauvres sont les premiers mis à contribution pour renflouer les riches, en espérant que leur population ne sera pas décimée par la crise alimentaire à venir.

>>>  Deuxièmement, la chasse a été ouverte pour contraindre les capitaux placés dans des banques des pays hors G20 à migrer vers les États-Unis, le Royaume-Uni et leurs paradis fiscaux [4]. Pour ce faire, les Anglo-Saxons et leur « idiot utile » Nicolas Sarkozy ont proclamé « la fin du secret bancaire », c’est-à-dire la fin de la protection de la vie privée. Il va de soi que toutes les fraudes et les abus pourront continuer comme avant, pourvu qu’ils aient lieu à l’abri des banques anglo-saxonnes, aux Bahamas ou aux îles anglo-normandes. Les Suisses seront sans aucun doute les premières victimes de ce grand racket.

>>>  Enfin, si cela ne suffit pas, les Anglo-Saxons ont prévu de déstabiliser des pays riches pour contraindre les capitaux qui s’y trouvent à migrer à leur tour. Un test a été réalisé grandeur nature en Grèce. La CIA et le MI6 ont acheminé en autobus des voyous recrutés au Kosovo et en Albanie pour casser des centre-ville en Grèce. On a immédiatement assisté à une fuite des capitaux.

Il ne s’agit pas uniquement d’une politique états-unienne, mais bien d’une politique anglo-saxonne visant à sauver à la fois Wall Street et la City. Les principaux des responsables économiques de l’administration Bush (Geithner, Volcker, etc.) sont membres de la très discrète Pilgrim’s Society, dont l’assemblée annuelle à Londres est présidée par la reine Elizabeth II d’Angleterre et dont la section US est vice-présidée par Henry Kissinger.
Silvia Cattori  : Le développement de la crise économique, va-t-il, selon vous, entraîner un déclin rapide et durable de la position des États-Unis dans le monde ?
Thierry Meyssan  : Je ne suis pas économiste, mais analyste politique.

Au demeurant, cela n’est pas un handicap pour vous répondre, car la politique économique des États-Unis est aujourd’hui pilotée par des politiciens et des militaires, pas par des économistes.
Washington a choisi la fuite en avant. Henry Kissinger a affirmé que la crise était une occasion inespérée pour terminer la globalisation en profitant de l’affaiblissement de tous ceux qui s’y opposaient. Cette manière de penser relève, selon moi, de l’hubris, du délire de puissance. Ce genre de raisonnement a déjà poussé plus d’un empire à sa perte. Washington veut sortir de la crise en remodelant le monde à sa convenance, mais sans changer lui-même. Cela devrait conduire à une rupture brutale.
La logique des empires voudrait que tout commence par la révolte de vassaux et réveille des forces centrifuges. Ce pourrait être un décrochement au sein de l’OTAN ou de l’Union européenne, suivi de troubles intérieurs aux USA et de sécessions. Il ne s’agit pas là d’une prédiction, mais d’une déduction élaborée en appliquant des modèles historiques à la situation actuelle. Je me borne à décrire le sens naturel de la chute, étant entendu que les hommes peuvent toujours écrire leur histoire. Mais cette déduction a d’autant plus de probabilité de se vérifier que les dirigeants états-uniens continuent sur leur lancée et refusent obstinément de remettre leur système en question.
Mon ami le professeur Igor Panarin [5], qui étudie les mouvements séparatistes aux États-Unis depuis une décennie, estime que ceux-ci sont arrivés à maturation. Il prévoit la première sécession en 2010 et la dislocation des États-Unis dans les cinq ans pour donner naissance à de nouveaux États.

Sa réflexion tient compte à la fois du modèle de dislocation de l’URSS, des facteurs ethniques particuliers aux USA, et des conflits historiques internes des sociétés anglo-saxonnes.
Les régimes fantoches mis en place par Washington dans de nombreux pays ne survivront pas à l’effondrement des États-Unis. Nous assisterons à une profonde transformation du paysage politique mondial, comme lors de la disparition de l’URSS.
Ce dont nous parlons vous paraît peut-être surréaliste, mais personne ne prévoyait début 1989 que le Pacte de Varsovie et l’URSS auraient disparus fin 1991.
Silvia Cattori  : Dans quelle mesure cette évolution va-t-elle se répercuter à court et moyen termes sur la puissance militaire des États-Unis, et avec quelles conséquences ?
Thierry Meyssan  : Pour le moment, les États-Unis sont encore là. Dans la vie sauvage, une bête blessée est plus dangereuse qu’une bête saine. Nous ignorons si les dirigeants US sont capables du sang-froid dont firent preuve Mikhaïl Gorbatchev et son équipe en assistant à la mort de leur patrie.
Fils d’une sociologue travaillant aux programmes de contre-insurrection de la CIA en Indonésie, puis formé par Zbignew Brzezinski à l’université de Columbia et probablement à la Commission trilatérale, Barack Obama a mis son talent au service de la National Endowment for Democracy (NED), un organisme créé par les néo-conservateurs pour externaliser les actions de déstabilisation de la CIA [6]. C’est pourquoi son tropisme personnel le conduira spontanément à privilégier les actions secrètes. Et tout porte à penser que Washington en prépare actuellement, notamment en Amérique latine.

Au demeurant, nous observons que pendant que la presse occidentale glose sur le choix du « first dog » et autres nouvelles distrayantes, les États-Unis se livrent à de nouvelles agressions. Par exemple, des groupes kosovars, encadrés par la CIA, ont vandalisé des villes grecques. Ou encore, les services secrets roumains, encadrés par la CIA, viennent de tenter de prendre le pouvoir en Moldavie. Personne ne réagit, alors même que la puissance sous-traitant cette agression, la Roumanie, est membre de l’Union européenne.

Quoi qu’il en soit, la plupart des analystes pensent que George W. Bush n’a jamais exercé la réalité du pouvoir, mais que d’autres derrière lui s’en chargeaient. Je ne vois pas pourquoi le changement de président aurait changé quoi que ce soit à cette réalité. Aux États-Unis, le pouvoir appartient d’abord aux militaires. Ceux-ci doivent faire face à la crise financière. Il leur manque environ un quart des ressources nécessaires à l’exécution du budget 2009 de la Défense. Cela signifie qu’ils doivent non seulement renoncer à acquérir de nouveaux matériels et à renouveler les anciens, mais qu’ils doivent opérer de gigantesques coupes dans les budgets ordinaires.
Dans un premier temps, Robert Gates et ses mentors, Brent Scowcroft et Henry Kissinger, ont opté pour le non-renouvellement des contrats de mercenariat en Irak et pour l’arrêt de programmes d’armement pharaoniques. Puis, il a fallu décider de suspendre le prétendu « bouclier anti-missiles » et l’entretien de la « force de dissuasion nucléaire ». Tout ça étant présenté comme un geste de bonne volonté face à la Russie et comme une initiative unilatérale pour un monde sans bombes atomiques. Cela sera très insuffisant si la crise financière se poursuit.

Au plan stratégique, l’heure est au repli. Le Pentagone cherche comment se sortir d’Irak la tête haute et essaye de refiler l’effort afghano-pakistanais à ses alliés. Il se trouve piégé par la décomposition du Pakistan. Cet État de 173 millions d’habitants a de facto déjà éclaté. Il sera impossible de ne pas y intervenir, car il faudra bien contrôler dans quelles mains reviendra la bombe pakistanaise.
Silvia Cattori  : Comment vont évoluer les rapports des pays occidentaux avec l’Iran, et le bras de fer engagé par des forces militaristes notamment par Israël et le fervent soutien de la France sur la « menace nucléaire » iranienne » ?
Thierry Meyssan
: Le projet d’attaque de l’Iran répondait au seul agenda des partisans du remodelage du Grand Moyen-Orient, c’est-à-dire le lobby pétrolier et le mouvement sioniste. Les néo-conservateurs avaient inventé la fable du programme militaire nucléaire iranien et une presse crédule l’a répété, comme elle avait répété la fable des armes de destruction massive de Saddam Hussein.
Alors que nous avons frisé le bombardement nucléaire de l’Iran, cette option a été écartée par ceux que l’on a appelé « les généraux en révolte », en décembre 2007 [7]. Obama s’est placé à leur service en 2008, comme l’a rendu public le général Colin Powell, et ils l’ont aidé à s’installer à la Maison-Blanche. Il n’y a donc aucune raison de penser que l’attaque de l’Iran sera reprogrammée.
Les discussions entre Washington et Téhéran sont conduites par plusieurs canaux simultanés et sont très avancées. Le Pentagone a besoin de l’aide des Iraniens en Irak et en Afghanistan. De plus, Washington doit séduire Téhéran pour l’écarter de Moscou et prévenir une extension de l’influence russe au proche-orient.

Il est affligeant d’entendre Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner s’en prendre encore à l’Iran, alors que leurs maîtres états-uniens n’ont plus besoin qu’ils aboient dans cette direction.
Il est tout aussi grotesque d’entendre les dirigeants israéliens continuer à menacer l’Iran alors qu’ils n’en ont pas les moyens. Soutenu en sous-main par l’administration Bush, Tel-Aviv avait envisagé de bombarder l’Iran durant les Jeux olympiques. Israël avait loué deux bases aériennes en Géorgie et y avait stationné ses bombardiers.
Techniquement, il pouvait les faire décoller de Tbilissi pour bombarder des objectifs en Iran et de les ramener en Palestine occupée, alors que —compte tenu de la distance et de l’autonomie de vol des avions— il est impossible de réaliser une telle opération depuis la Palestine occupée. Or, la Russie, qui a signé un accord de défense avec l’Iran [8], est intervenue dès qu’elle a pu pour détruire les installations israéliennes en Géorgie et les États-Unis n’ont pas réagis. Pour être plus claires encore, les autorités russes ont répondu aux dernières déclarations israéliennes en rappelant que les techniciens de la centrale nucléaire de Bushehr sont tous Russes. En d’autres termes, bombarder les installations nucléaires iraniennes, c’est tuer des citoyens russes et entrer en guerre contre la Russie.
Silvia Cattori
 : Dans ce contexte général, quel rôle les États-Unis cherchent-ils à faire jouer à l’OTAN, et à quels obstacles pourraient-ils se heurter dans leur dessein ?
Thierry Meyssan  : Pour comprendre les enjeux actuels, il faut d’abord comprendre ce qui se passe depuis neuf ans.

En 2000, lorsque la classe dirigeante US a truqué les élections et imposé George W. Bush à la Maison-Blanche, le projet était d’établir « un nouveau siècle américain ». Ces gens pensaient que les États-Unis devaient profiter de leur avantage militaire pour devenir un empire global. Ils avaient programmé un choc psychologique, « un nouveau Pearl Harbor » selon leur expression, pour opérer ce virage. Ce fut le 11-Septembre. Ce jour-là, Henry Kissinger définit la « guerre globale au terrorisme » [9] Il expliqua que le but ne serait pas de punir les auteurs des attentats, mais de détruire « le système » faisant obstacle à la puissance US, comme la réponse apportée à Pearl Harbor n’avait pas eu pour but de punir le Japon, mais de détruire tout ce qui faisait obstacle à la puissance des États-Unis.
Or, en 2003, l’administration Bush-Cheney s’écarta du mandat que lui avait donné la classe dirigeante US. Elle décida de coloniser l’Irak et la fit exploiter par une société privée, l’Autorité de la Coalition en Irak, constituée sur le modèle de la Compagnie des Indes [10].

 Le général Brent Scowcroft fut le premier leader US à s’opposer à ce projet [11].

Non pas comme Dominique de Villepin au nom du droit international, mais parce que ce projet d’un autre âge allait « détourner les États-Unis de la guerre au terrorisme ».
Scowcroft fut le maître à penser des généraux qui se révoltèrent en 2006 contre le projet d’attaque de l’Iran. Le vieil homme exerça une influence prépondérante sur la Commission Baker-Hamilton par l’intermédiaire de son fils spirituel, Robert Gates, qu’il imposa bientôt au département de la Défense. C’est encore Scowcroft qui conseille aujourd’hui Obama pour toutes les nominations relatives à la défense et à la politique étrangère. Et le général James Jones, conseiller de sécurité nationale, a lui même admis qu’il tenait quotidiennement ses ordres non pas du président Obama mais des éternels complices Brent Scowcroft et Henry Kissinger.
Après la parenthèse 2003-06 de la colonisation de l’Irak, nous voici revenu à la case du 11-Septembre. L’objectif assigné à l’administration Obama, c’est la reprise de la « guerre au terrorisme » que le tandem Bush-Cheney n’aurait jamais dû reléguer au deuxième rang.
L’OTAN, que MM. Bush et Cheney n’avait pas réussi à mobiliser en Irak, va être sollicitée pour la guerre au terrorisme —éventuellement aussi pour la prétendue prévention des génocides—. C’est le cas en Afghanistan.

 Robert Gates, puis Barack Obama ont souligné que si les Européens ne venaient pas en Asie centrale, ils devraient affronter sur leur sol des 11-Septembre. Le chantage est on ne peut plus clair. C’est également le cas dans l’océan indien. Les USA y testent un nouvel alibi, la piraterie. Des va-nus-pieds, disposant de renseignements exceptionnels et d’armes dernier cri, abordent des navires de toutes catégories, allant des bateaux de plaisance pour faire pleurer la ménagère aux cargos transportant des armes pour titiller les alliés. Une story hollywoodienne a été récemment mise en scène avec le courageux capitaine Philips prêt à sacrifier sa vie pour sauver son équipage, avant d’être sauvé à son tour par les commandos de l’US Seal. Quoi qu’il en soit, le but est inchangé : trouver une noble cause qui justifie un déploiement militaire permettant de détruire tout ce qui fait obstacle à la puissance US. Les médias US ont d’ailleurs fait la comparaison avec la Guerre contre les Barbares, qui opposa les États-Unis, le Royaume-Uni et les Pays-Bas à l’Empire ottoman. C’est dans cet état d’esprit que l’OTAN a engagé depuis la mi-mars l’opération Allied Protector au large de la corne de l’Afrique. Elle étend l’opération Active Endeavour (contrôle de la Méditerranée) mise en œuvre depuis le 11-Septembre.
Silvia Cattori

 : Quelles implications aura la crise économique mondiale sur la politique des Etats-Unis au Moyen-Orient ? Les régimes arabes, alliés de Washington vont-ils poursuivre leur politique d’alignement en dépit de l’aversion de leurs populations à l’égard des États-Unis ?
Thierry Meyssan

 : Au Proche-Orient comme ailleurs, Washington n’a plus les moyens de sa politique et ses employés doivent penser à changer de plan de carrière.
L’administration Obama, qui pense pouvoir venir à bout de la crise financière, a décidé de geler le Proche-Orient le temps nécessaire à la convalescence de son économie. Ses protégés sont donc certains de rester en place à court terme. Cependant beaucoup d’entre eux pensent que les États-Unis ne se relèveront pas et qu’ils les abandonneront comme l’URSS malade abandonna les régimes communistes d’Europe orientale. D’où la volonté de certains acteurs de négocier des compromis avec l’axe Téhéran-Damas-Hezbollah-Hamas tant que c’est possible. Mais il s’agit pour le moment de l’attitude individuelle de quelques opportunistes, pas d’un revirement de régimes.
Silvia Cattori  : Comment voyez-vous les répercussions de ces évolutions sur la question palestinienne ?
Thierry Meyssan

Le maintien de la colonie juive en Palestine restera un objectif majeur pour les États-Unis, mais les Israéliens ne peuvent espérer aucune aide au delà. Ils ne peuvent tenter aucune aventure militaire durant cette période. Ils ont d’ailleurs obéi à l’administration Obama lorsque celle-ci a exigé que les opérations contre les Gazaouites soient interrompues au plus tard au début de la cérémonie d’investiture.
Il faut maintenant envisager les choses sous un autre angle : comment Washington pourra-t-il continuer à protéger la colonie juive de Palestine si des révolutions populaires renversent le gouvernement égyptien et l’Autorité palestinienne ?

conférence : Durban II des Nations Unies 
Silvia Cattori  : Comment appréciez vous le clash qui a opposé l’Iran aux pays de l’Union européenne présents hier à la conférence Durban II des Nations Unies ?
Thierry Meyssan : Un des enjeux majeurs de la conférence de Durban était de qualifier le sionisme. En 1975, l’Assemblée générale de l’ONU avait adopté une résolution affirmant que « le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale » [12].

Lors de la conférence de Madrid sur la paix au Proche-Orient, l’Assemblée générale a abrogé cette résolution pour saluer l’attitude nouvelle d’Israël [13].

Quatre ans plus tard, l’assassinat d’Yitzakh Rabin par un fanatique juif mettait fin à tout espoir de paix. Depuis cette date, il est nécessaire de restaurer la résolution de 1975 pour combattre ce fléau, c’est ce qui a été tenté à Durban I et devait l’être à Durban II.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, a adopté une position préalable consistant à dire que tous les États membres luttent contre le racisme et, donc, qu’aucun d’entre eux n’est raciste.

Les États-Unis, qui se souviennent de la manière dont le secrétaire d’État Colin Powell avait été humilié à Durban I, ont décidé de boycotter la conférence.

La France a désigné un ambassadeur spécial, le lobbyiste sioniste François Zimeray [14], pour saboter la conférence en plus de la secrétaire aux Droits de l’homme, Rama Yade, qui y a consacré toute son énergie. Plusieurs gouvernements se sont concertés à l’avance pour quitter la salle lors du discours du président iranien, ce que leurs ambassadeurs ont fait.
Nous avons alors assisté à un extraordinaire numéro d’intoxication.

Avant que le président iranien ait pu terminer sa première phrase, trois militants de l’Union des étudiants juifs de France déguisés en clowns ont perturbé la séance.

Puis, le show a continué, les ambassadeurs de l’Union européenne ont quitté la salle.

Tout a été fait pour que le public occidental n’ait pas connaissance des propos de la délégation iranienne.
Or, qu’a dit le président Ahmadinejad ? Il n’a pas appelé à rayer Israël de la carte et n’a pas nié le génocide juif. Il ne l’a d’ailleurs jamais fait contrairement aux imputations mensongères de la presse atlantiste [15].
Non. Il a apporté des éléments de réflexion [16].

Selon lui, la création de l’État d’Israël n’est pas une réparation des crimes commis contre les juifs d’Europe durant la Seconde Guerre mondiale, mais la continuation de l’idéologie raciste qui caractérise non seulement le nazisme, mais aussi le colonialisme. Les juifs d’Europe furent victimes du racisme, comme les Palestiniens, les Afghans et les Irakiens en sont aujourd’hui victimes. Il ne s’agit pas d’assimiler le régime sioniste avec le régime hitlérien —deux réalités fondamentalement différentes—, mais de manière beaucoup plus large de mettre en cause l’idéologie occidentale.
Ceci étant posé, Mahmoud Ahmadinejad a dénoncé le rôle du Conseil de sécurité dans l’immunité des crimes racistes en Palestine, en Afghanistan et en Irak.

Et il a conclu en requérant l’abrogation du droit de veto des grandes puissances au Conseil de sécurité. Il a plaidé pour des institutions internationales démocratiques, où chaque État disposera d’une voix égale, y compris au FMI et à la Banque mondiale qui ont actuellement un scrutin censitaire. Pour lui, l’idéologie raciste s’exprime à l’ONU par la hiérarchie établie entre les États ; hiérarchie au sommet de laquelle se trouvent les cinq membres permanents du Conseil de sécurité.
Au demeurant, l’attitude des Anglo-Saxons et des Européens, qui ont boycotté la conférence, perturbé son discours et quitté la salle, atteste leur refus d’institutions démocratiques et donne raison au président iranien.

[1] « Déclaration des chefs d’État et de gouvernement du G20 », « Déclaration du G20 sur la fourniture des ressources par l’intermédiaire des institutions financières internationales », « Déclaration du G20 sur le renforcement du système financier », Réseau Voltaire, 2 avril 2009.

[2] « Économie : Obama choisit ceux qui ont échoué », par Éric Toussaint et Damien Millet ; « Les artisans de la débâcle économique continuent leur besogne au sein du gouvernement Obama », par Michel Chossudovsky, Réseau Voltaire, 1er et 8 décembre 2008.

[3] « Révolte des ouvriers français de Caterpillar », Réseau Voltaire, 31 mars 2009

[4] « Le G 20 : une hiérarchisation des marchés financiers », par Jean-Claude Paye, Réseau Voltaire, 9 avril 2009.

[5] Site officiel du professeur Igor Panarin

[6] « La NED, nébuleuse de l’ingérence "démocratique" », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 23 janvier 2004.

[7] « Washington décrète un an de trêve globale », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 3 décembre 2007.

[8] « Déclaration finale du deuxième sommet des pays riverains de la mer Caspienne, Réseau Voltaire, 16 octobre 2007.

[9] « Destroy The Network », par Henry Kissinger. Article mis en ligne sur le site du Washington Post, le 11 septembre 2001 au soir, puis publié dans l’édition papier datée du 12 septembre.

[10] « Qui gouverne l’Irak ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 13 mai 2004.

[11] « Don’t Attack Saddam », Par Brent Scowcroft, The Wall Street Journal, 15 août 2002.

It would undermine our antiterror efforts

[12] « Résolution 3379 de l’Assemblée générale de l’ONU (10 novembre 1975) »

[13] « Résolution 46/86 de l’Assemblée générale de l’ONU (16 décembre 1991) ».

[14] « Sarkozy nomme ambassadeur spécial un lobbyiste pro-israélien », Réseau Voltaire, 21 février 2008.

[15] « Comment Reuters a participé à une campagne de propagande contre l’Iran », Réseau Voltaire, 14 novembre 2005.

[16] Mahmoud Ahmadinejad : « Le Conseil de sécurité a donné aux sionistes le feu vert pour poursuivre leurs crimes », discours intégral de Durban, Réseau Voltaire, 20 avril 2009.

Silvia Cattori*

Jeudi 23 avril 2009

Sources Réseau Voltaire
: Pour parvenir à la Maison-Blanche, Obama a constitué une coalition hétéroclite, incluant aussi bien les généraux nationalistes qui refusent d’entreprendre des guerres pour servir les intérêts israéliens que la faction « réaliste » du mouvement sioniste. Cette coalition est consciente qu’elle peut exploser sur la question israélienne et que chacune de ses composantes est donc obligée de faire des concessions et de parvenir à un accord.

  Adriana Evangelizt

23 avril 2009

http://palestine.over-blog.net/article-30582196.htm


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01/05/2009

n° 452 - Dossier de Palestine -30-04 - Début - : Tout sur Durban II


 n° 452 - Dossier de Palestine -30-04  - Début - : Tout sur  Durban II



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.                                  



Dossier de Palestine

N°452                                                                                                                30-04

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré a part

Intégrale du discours de Mahmoud Ahmadinejad devant Durban II .

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Chérif Boudelal : Communiqué de presse -DURBAN II.

1-2 Ahmadinejad : Israël est le "porte-drapeau du racisme".

Suite

1-3 Alain Gresh : Durban II, délire et désinformation....

2 Les brèves
2-1 Durban II :  Mahmoud Ahmadinejad n'a pas prononcé la phrase remettant en cause la réalité de l'holocauste.

2-2 Durban II: Une large partie du monde arabe appuie les propos d'Ahmadinejad.

3 Dossier

! 

3-2 Danny Glover : Durban II: la race et l'administration Obama.

(fin)

3-3 Ishtar Cohen : Ahmadinejad : Comment la gauche radicale occidentale est en-dessous de tout.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

4-1 Gilad Atzmon : Ahmadinejad : « Lisez sur mes lèvres ». 

4-2 Nous avons bien dit racisme : Je n’ai jamais compris que l’on pouvait refuser à un être humain une identité qu’elle soit de sol.

4-3 Abdel Bari Atwan : Ahmadinejhad n’a fait que dire la vérité.



Tiré a part

Intégrale du discours de Mahmoud Ahmadinejad devant Durban II.

"Read My Lips"

Mahmoud Ahmadinejad : « Le Conseil de sécurité a donné aux sionistes le feu vert pour poursuivre leurs crimes »
Intervenant devant la conférence mondiale contre le racisme (dite « Durban II »), le président iranien a dénoncé la hiérarchisation des États au sein de l'ONU et de ses agences comme des expressions du racisme occidental.

Il a souligné qu'usant de leur droit de veto illégitime, de grandes puissances ont permis le développement d'un régime raciste en Palestine occupée.

Nous reproduisons ici l'intégralité de son discours.

M. le président,
M. le secrétaire général des Nations Unies,
Mesdames et messieurs,

Nous sommes ici réunis, suite à la Conférence de Durban contre le racisme et les discriminations raciales, afin de nous accorder sur des lignes pratiques dans le cadre de notre campagne sacrée et humanitaire.
Au cours des derniers siècles, l’humanité a connu d’immenses souffrances et douleurs.

Au Moyen-âge, les penseurs et scientifiques étaient condamnés à mort. Une période d’esclavage et de commerce d’êtres humains lui succéda, lorsque des innocents par millions furent capturés et séparés de leur famille et de leurs proches pour être conduits en Europe et en Amérique.

Ce fut une période sombre qui connut également son lot d’occupations, de pillages et de massacres d’innocents.
De nombreuses années s’écoulèrent avant que les nations ne se soulèvent et combattent pour leur liberté. Elles sacrifièrent des millions de vies pour expulser les occupants et proclamer leur indépendance. Cependant les pouvoirs autoritaires imposèrent rapidement deux guerres mondiales en Europe, qui dévastèrent en outre une partie de l’Asie et de l’Afrique et causèrent la mort d’environ cent millions de personnes, laissant derrière elles une dévastation sans précédent.

Si seulement nous avions retenu les leçons des oppressions, de l’horreur et des crimes de ces guerres, un rayon d’espoir aurait illuminé l’avenir.

Les puissances victorieuses se sont proclamées conquérantes du monde, tout en ignorant ou en minimisant les droits des autres nations par l’imposition de lois et arrangements.
Déguisés en clowns, trois militants de l’Union des étudiants juifs de France introduits avec l’aide de la délégation diplomatique française, apostrophent l’orateur avant d’être évacués par le service de sécurité des Nations Unies.
Mesdames et Messieurs,
Portons notre regard sur le Conseil de sécurité des Nations Unies, qui figure parmi les héritages de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. Quelle était la logique de l’auto-attribution du droit de véto par les grandes puissances ?

Comment une telle logique peut-elle s’accorder avec les valeurs humanitaires ou spirituelles ?

Se pourrait-il qu’elle soit en conformité avec les principes reconnus de la justice, de l’égalité devant la loi, de l’amour et de la dignité humaine, ou plutôt ceux de la discrimination, de l’injustice, de la violation des droits humains ou de l’humiliation de la majorité des nations ?

Ce conseil est le centre de décision mondial le plus important pour la défense de la paix et de la justice internationales. Comment s’attendre à l’avènement de la paix et de la justice lorsque la discrimination est légalisée et que l’origine des lois est dominée par la coercition et la force plutôt que la justice et le droit ?
En dépit du fait qu’aujourd’hui de nombreux défenseurs du racisme condamnent la discrimination raciale par les mots et les slogans, des grandes puissances ont été autorisées à décider pour les autres nations, se basant sur leur propre intérêt et comme elles seules l’entendent. Elles peuvent facilement ridiculiser et enfreindre toutes les lois et valeurs humanitaires, comme elles l’ont montré.
Après la Seconde Guerre mondiale, elles ont eu recours à l’agression militaire pour priver de terre une nation entière, sous prétexte des souffrances juives.

Elles ont envoyé des migrants d’Europe, des États-Unis et d’autres parties du monde afin d’établir un gouvernement intégralement raciste en Palestine occupée et, de fait, à titre de compensation pour les graves conséquences du racisme en Europe, elles ont aidé à hisser au pouvoir les individus les plus cruels et les racistes les plus répressifs en Palestine.
Le Conseil de sécurité a contribué à la stabilisation du régime sioniste et a soutenu les sionistes durant les soixante dernières années, leur donnant un feu vert pour poursuivre leurs crimes.
Les ambassadeurs des États membres de l’Union européenne quittent la salle tandis que fusent les applaudissements des uns et les huées des autres
Il est d’autant plus regrettable qu’un certain nombre de gouvernements occidentaux, avec les États-Unis, se soient engagés à défendre ces individus racistes responsables de génocide, alors même que la conscience éveillée et les esprits libres du monde entier condamnent les crimes sionistes d’agression, de massacres et autres brutalités commises lors des bombardements de civils à Gaza. Ces gouvernements ont toujours soutenu ou sont restés silencieux face aux actes infâmes du régime sioniste.

Fort malheureusement la raison de leur soutien et de leur silence est que le sionisme égoïste et barbare est parvenu à pénétrer profondément leur structure politique et économique, ce qui inclut leur législation, leurs médias de masse, leurs entreprises, leur système financier et leurs agences de sécurité et de renseignement. Ils ont imposé leur domination au point que rien ne puisse être fait contre leur volonté. Dans certains pays, même les changements de gouvernement ne font jamais fléchir le soutien aux sionistes, bien qu’ils soient tous conscients de leurs crimes : cela est en soi fort regrettable.
Tant que la domination sioniste se maintiendra, de nombreux pays, gouvernements et nations ne seront jamais en mesure de jouir de la liberté, de l’indépendance et de la sécurité.

Tant qu’ils seront au sommet du pouvoir, la justice ne triomphera jamais dans le monde et la dignité humaine continuera d’être offensée et piétinée.
Il est grand temps que l’idéal du sionisme, qui constitue le paroxysme du racisme, soit brisé.
Chers délégués, Mesdames et Messieurs,
Quelles sont les causes profondes de l’attaque U.S. contre l’Irak ou l’invasion de l’Afghanistan ?

Quel était le mobile de l’invasion de l’Irak, en dehors de l’arrogance de l’administration U.S. d’alors et de la pression croissante, exercée par les détenteurs de richesse et de pouvoir, visant à étendre leur sphère d’influence par la défense des intérêts des grands fabricants d’armes, de l’annihilation d’une culture noble de milliers d’années d’histoire, de l’élimination d’une menace potentielle et concrète en provenance des pays arabes vis-à-vis du régime sioniste usurpateur, du contrôle et du pillage des ressources énergétiques du peuple irakien ?

Pourquoi en effet près d’un million de personnes ont été déplacées et ont perdu leur logement ? Pourquoi en effet le peuple irakien a-t-il subi d’énormes pertes s’élevant à plusieurs centaines de milliards de dollars et pourquoi des centaines de milliards de dollars ont-ils été pris au peuple états-unien en conséquence de ces actions militaires ?

L’action militaire contre l’Irak n’a-t-elle pas été planifiée par les sionistes et leurs alliés de l’administration U.S. d’alors, avec la complicité des grands fabricants d’armes ?
L’invasion de l’Afghanistan a-t-elle restauré la paix, la sécurité et le bien-être économique dans ce pays ? Les États-Unis et leurs alliés ont non seulement échoué à limiter la production de drogue en Afghanistan ; les cultures illicites de narcotiques se sont multipliées durant leur présence. La question essentielle est : quelle était la responsabilité et le travail de l’administration U.S. d’alors et de ses alliés ? Représentaient-ils les États du monde ?

Ont-ils été mandatés par eux ?

Ont-ils été autorisés, au nom des peuples du monde, à interférer aux quatre coins de la planète, et bien entendu particulièrement dans notre région ?

Ces mesures ne constituent-elles pas un exemple clair d’égocentrisme, de racisme, de discrimination ou d’atteinte à la dignité et à l’indépendance des nations ?
Mesdames et Messieurs,
Qui est responsable des crises économiques actuelles ?

Où les crises ont-elles commencées ?

En Afrique ?

En Asie ?

Ou alors cela venait-il d’abord des États-Unis, s’étendant ensuite à l’Europe et à leurs alliés ?

Ils ont longtemps imposé, par leur pouvoir politique, leurs règles économiques inéquitables à l’économie internationale. Ils ont imposé un système financier et monétaire dépourvu de mécanisme régulateur international adapté à des nations et gouvernements n’ayant aucune influence sur ses orientations et politiques. Ils n’ont même pas autorisé leurs citoyens à superviser ou contrôler leur politique financière. Ils ont imposé toutes leurs lois et règlementations, en dépit de toutes les valeurs morales, seulement pour protéger les intérêts des détenteurs de richesses et de pouvoir.
Ils ont de plus donné une définition de l’économie de marché et de la compétition privant de nombreux États des possibilités offertes à d’autres dans le monde. Ils ont même transféré leurs problèmes à d’autres ; infectant leur économie avec des milliers de milliards de dollars de déficit budgétaire alors que la vague de crise sévissait. Et aujourd’hui ils injectent des centaines de milliards de liquidités provenant des poches de leur propre peuple dans les banques, entreprises et institutions financières en faillite, rendant la situation de plus en plus compliquée pour leur économie et leur peuple. Ils pensent uniquement à protéger leur pouvoir et leur argent ; ils ne se soucient guère des peuples du monde, ni même du leur.
M. le président,
Mesdames et Messieurs,

Le racisme est enraciné dans le manque de connaissances concernant la vérité de l’existence humaine comme créature choisie par Dieu. Il est aussi le produit de sa déviation du véritable chemin de la vie humaine et du devoir de l’humanité dans le monde de la création. L’absence de vénération consciente de Dieu, l’incapacité à réfléchir à la philosophie de la vie ou au chemin de la perfection, toutes ces entorses aux principales composantes des valeurs divines et humaines ont réduit le champ de vision de l’humanité, faisant des intérêts limités et individuels sa seule boussole. C’est pourquoi les cellules du pouvoir maléfique ont pris forme, puis étendu leur contrôle en privant les autres de chances équitables et justes. Le résultat a été l’élaboration d’un racisme débridé constituant la menace la plus sérieuse pour la paix internationale.
Sans aucun doute, le racisme est le symbole d’une ignorance profondément enracinée dans l’histoire, et il s’agit en effet d’un signe de frustration dans le développement de la société humaine. Il est donc extrêmement important de resituer les manifestations de racisme dans les situations ou les sociétés où l’ignorance, le manque de connaissances prévalent. Cette conscience et cette compréhension générales de la philosophie de l’existence humaine est le principal combat contre de telles manifestations. La clé pour comprendre la vérité selon laquelle le genre humain est centré sur la création de l’univers est un retour aux valeurs morales et spirituelles, et finalement la volonté de vénérer Dieu le tout-puissant.

La Communauté internationale doit initier des actions collectives pour susciter la prise de conscience dans les sociétés souffrant toujours de l’ignorance du racisme, de manière à mettre un terme à la propagation de ces malveillantes manifestations.
Chers amis,
Aujourd’hui la communauté humaine est confrontée à un genre de racisme qui a terni l’image de l’humanité au début du troisième millénaire.

Le mot « sionisme » incarne un racisme qui a faussement recours à la religion et abuse du sentiment religieux pour cacher sa haine et son horrible visage. Il est cependant très important de souligner les objectifs politiques de certaines des puissances mondiales et ceux qui contrôlent des intérêts économiques, des richesses énormes dans le monde. Ils mobilisent toutes leurs ressources, dont leur influence économique, politique et médiatique mondiale pour apporter leur soutien au régime sioniste et s’efforcent singulièrement d’atténuer l’indignité et la disgrâce de ce régime.
Ce n’est pas uniquement une question d’ignorance et il est impossible de dompter de tels phénomènes par de simples messages culturels.

Des efforts doivent être déployés afin de mettre un terme aux abus, par les sionistes et leurs soutiens, à l’encontre de la volonté politique et internationale et, en respect de la volonté et des aspirations des nations, les gouvernements doivent être encouragés et soutenus dans leurs combats visant à éradiquer ce racisme barbare, à avancer vers une réforme des mécanismes internationaux actuels.
Vous êtes, sans aucun doute, tous informés des complots de certains pouvoirs et des cercles sionistes contre les objectifs et les aspirations de cette conférence. Malheureusement beaucoup d’informations peuvent être diffusées dans un but de soutien au sionisme et à ses crimes, et il en va de la responsabilité des honorables représentants des nations de faire le jour sur ces campagnes qui sont en opposition avec les valeurs et principes humains.
Il devrait être admis que le boycott d’une telle conférence, d’une étendue internationale exceptionnelle, est une réelle indication du soutien à cet exemple manifeste de racisme. En défendant les Droits de l’homme, il est d’une importance capitale de défendre également les Droits des nations à participer équitablement à tous les processus de prise de décisions internationaux importants, hors de l’influence de certaines puissances mondiales. En second lieu il est nécessaire de restructurer les organisations internationales existantes et leurs agences respectives. Cette conférence constitue ainsi un test et l’opinion publique mondiale nous jugera aujourd’hui et demain.
M. le président,
Le monde connaît des bouleversements fondamentaux. Les relations de pouvoir sont devenues si ténues et fragiles. Nous pouvons désormais entendre le bruit des piliers de l’oppression mondiale se fissurant. Les grandes structures politiques et économiques sont au bord de l’effondrement. Les crises politiques et sécuritaires s’intensifient. La crise émergente de l’économie mondiale, au sujet de laquelle il est difficile de faire d’heureux pronostics, démontre amplement la réalité des changements mondiaux profonds qui se manifestent de façon croissante. J’ai beaucoup insisté sur la nécessité de corriger la mauvaise direction dans laquelle le monde est aujourd’hui dirigé.
J’ai également mis en garde contre les sévères conséquences si nous remettons à plus tard cette responsabilité cruciale. Aujourd’hui, dans le cadre de cet auguste et bénéfique événement, j’aimerais déclarer à tous les dirigeants et penseurs présents à cette conférence et engagés pour la cause de la paix, de la liberté, du progrès et du bien-être humain que la gouvernance inéquitable et injuste du monde arrive maintenant au bout du chemin. Cette issue était inévitable sachant que la logique de cette gouvernance imposée était oppressive. La logique de prise en main collective des affaires globales est en revanche basée sur de nobles aspirations se concentrant sur l’être humain et la suprématie du Dieu tout-puissant. Elle bute donc contre toute politique ou plan allant à l’encontre des intérêts des nations. La victoire du bon contre le mauvais et la mise en place d’un système mondial juste sont la promesse de Dieu et de ses messagers, et elle constitue un but commun pour les êtres humains des différentes sociétés et générations au cours de l’histoire.
L’avènement d’un tel avenir dépend de la connaissance de la création et représente la foi dans le cœur de tous les croyants. La réalisation d’une société globale est de fait l’accomplissement d’un système commun global dirigé avec la participation de toutes les nations du monde à tous les niveaux de prise de décision et au trajet certain vers ce but sublime. Les capacités scientifiques et techniques, ainsi que les technologies de communication, ont contribué à l’émergence d’une compréhension commune et répandue de la société humaine et ont posé les fondations essentielles à un système commun. Il incombe maintenant à tous les intellectuels, penseurs et dirigeants du monde d’assumer leur responsabilité historique avec la ferme conviction qu’il s’agit de la bonne direction.
Je souhaite en outre insister sur le fait que le libéralisme occidental, comme le communisme, connaît son crépuscule car il a échoué à percevoir la vérité du monde et de l’humanité telle qu’elle est. Il a imposé ses propres aspirations et sa propre direction aux êtres humains sans tenir compte des valeurs humaines et divines, la justice, la liberté, l’amour ou la fraternité, a réduit la vie à une intense compétition au service des intérêts matériels individuels et de groupe. Nous devons tirer les enseignements du passé en initiant des efforts collectifs pour relever les défis actuels. Dans cette perspective et pour conclure mon propos, je souhaiterais attirer votre aimable attention sur deux points importants :
Il est absolument possible d’améliorer la situation mondiale existante. Cependant, force est de constater que cela n’est réalisable que par la coopération de tous les États afin de tirer le meilleur des capacités du monde. Ma participation à cette conférence est à mettre sur le compte de mes convictions concernant ces problèmes importants et à notre responsabilité commune pour la défense des droits des nations contre le sinistre phénomène qu’est le racisme.
Une fois constatée l’inefficacité des systèmes politiques, économiques et de sécurité internationaux actuels, il est nécessaire de se concentrer sur les valeurs divines et humaines et en se référant à la véritable définition de l’humanité, basée sur la justice et le respect des droits dans le monde entier, sur l’admission des mauvaises pratiques dans la gouvernance mondiale passée, pour entreprendre des mesures collectives afin de réformer les structures existantes. Dans cette optique, il est essentiel de réformer rapidement la structure du Conseil de sécurité, ce qui implique de mettre fin au droit de veto discriminatoire et de réformer le système financier et monétaire mondial actuel. Il est évident que le manque de compréhension du caractère urgent de la nécessité de changement n’a d’égal que les coûts beaucoup plus conséquents de toute remise à plus tard de ces questions.
Chers amis,
Avancer vers la justice et la dignité humaines est comme suivre le rapide courant d’une rivière. N’oublions pas l’essence de l’amour et de l’affection. L’avenir radieux de l’être humain est un bien précieux pouvant servir notre cause en nous rassemblant pour ériger un monde nouveau empli d’amour, de fraternité et de bénédiction. Un monde dépourvu de pauvreté et de haine, méritant la bienveillance renouvelée du Dieu tout-puissant et le juste encadrement de l’être humain parfait. Joignons tous nos mains dans l’amitié en accomplissant notre part dans la réalisation d’un monde meilleur comme celui-là.
Sources Info-Palestine

22 avril 2009

Publié par Adriana Evangelizt 

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n° 452 - Dossier de Palestine -30-04 -Suite - : Tout sur Durban II


 n° 452 - Dossier de Palestine -30-04  -Suite - : Tout sur  Durban II



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.                                  



Dossier de Palestine

N°452                                                                                                                30-04

C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos (suite)

1-3 Alain Gresh : Durban II, délire et désinformation....

2 Les brèves
2-1 Durban II :  Mahmoud Ahmadinejad n'a pas prononcé la phrase remettant en cause la réalité de l'holocauste.

2-2 Durban II: Une large partie du monde arabe appuie les propos d'Ahmadinejad.

3 Dossier

! 

3-2 Danny Glover : Durban II: la race et l'administration Obama.

3-3 Ishtar Cohen : Ahmadinejad : Comment la gauche radicale occidentale est en-dessous de tout.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

4-1 Gilad Atzmon : Ahmadinejad : « Lisez sur mes lèvres ». 

4-2 Nous avons bien dit racisme : Je n’ai jamais compris que l’on pouvait refuser à un être humain une identité qu’elle soit de sol.

4-3 Abdel Bari Atwan : Ahmadinejhad n’a fait que dire la vérité.


1-3 Alain Gresh : Durban II, délire et désinformation....
Rarement une conférence des Nations unies aura donné lieu, en Occident, à une campagne aussi puissante de désinformation, de fantasmes et de mensonges.
- Libération,
le 21 avril, titre à sa Une : « Un antisémite à l’ONU ».

Avec, en explication : « Après le discours du président iranien, qui s’en est pris à Israël avec une rare violence, la conférence Durban II est mal partie ».
Le président Ahmadinejad est un personnage peu recommandable.

Il a fait des déclarations négationnistes.

Il dirige un régime qui poursuit les opposants, restreint les libertés, accapare les richesses du pays. Faut-il, pour autant, refuser de négocier avec ses adversaires ?

Ce n’est en tout cas pas ce que pense le président Obama : « Iran : Obama veut continuer l’effort de dialogue malgré les propos d’Ahmadinejad. »
Faut-il déformer ses propos ?

On peut lire son intervention intégrale: « President Ahmadinejad’s speech at the Durban Review Conference on racism ».

Reprenons la phrase qui a déclenché les polémiques. « A la suite de la seconde guerre mondiale, ils (les pays vainqueurs) ont recouru à l’agression militaire pour transformer toute une nation en peuple sans abri sous le prétexte de la souffrance juive et ils ont envoyé des immigrants d’Europe, des Etats-Unis et d’autres parties du monde pour mettre sur pied un gouvernement totalement raciste en Palestine occupée. Et, pour compenser les terribles conséquences du racisme en Europe, ils ont aidé à amener au pouvoir le régime le plus cruel et le plus répressif en Palestine. »

Dans tout le discours, on ne retrouve aucune des négations de l’holocauste dont le président s’était fait le porte-parole. Il a supprimé de son discours, à la demande du représentant des Nations unies, une phrase qui disait que l’holocauste était « ambigu et douteux » (« Ahmadinejad Anti-Israel Speech Was Toned Down : UN », par Bradley S. Klapper et Alexander G. Higgins, The Huffington Post, 21 avril).
 -
La prestation du président iranien fait débat dans son pays, où certains s’interrogent sur les risques d’isolement (« Reactions to Ahmadinejad’s Geneve performance », par Rasmus Christian Elling, 21 avril).

- Marc Semo, l’envoyé spécial de Libération, dans un reportage audio : (« Durban II : “Le président iranien avait fait venir sa claque” »), affirme qu’Ahmadinejad a parlé de « la souffrance exagérée du peuple juif ». C’est un mensonge. Le texte dit, simplement, « la souffrance des juifs ». Comme d’autres commentateurs, le journaliste ne semble avoir entendu que ce qu’il voulait entendre. Les droits de l’homme, conclut Semo, sont devenus l’objet d’un bras de fer entre l’Occident et les pays du Sud, en premier lieu les pays musulmans.


Cela est vrai. Une vraie fracture Nord/Sud existe, qu’il faudrait interroger sérieusement, comme il faudrait essayer de comprendre pourquoi nombre de pays du Sud ne supportent plus les leçons venues de pays du Nord qui mènent guerres d’agression et politiques hégémoniques. Ce discours permet aussi à des dictatures de justifier leurs pratiques au nom de la lutte contre l’Occident.
La France, comme d’autres pays occidentaux, s’est battue, à juste titre, contre l’idée qu’il faudrait, dans le texte de la résolution finale de Durban, appeler à la défense des religions diffamées ou limiter la liberté d’expression.

Mais la volonté de l’Occident de vouloir s’exonérer de toute critique pose problème. Comme pose problème le refus de toute mention des crimes israéliens, sous prétexte qu’il ne faut dénoncer personne.
Ainsi que l’a déclaré au Figaro Bernard Kouchner : « Nous avions fixé une ligne rouge à ne pas dépasser : la réouverture de la polémique sur Israël. Voilà pourquoi les 23 délégations européennes présentes dans la salle l’ont quittée dès qu’Ahmadinejad s’est lancé dans sa diatribe contre l’État hébreu. » (« Durban II, une perte de crédibilité pour l’ONU », 21 avril.)
- Un éditorial paru le 20 avril, à la veille de l’ouverture de la conférence, dans le quotidien panarabe de Londres, Al-Quds al-Arabi, explique qu’Israël a déjà gagné la bataille sans y avoir pris part et que, comme d’habitude, les Arabes ont perdu, malgré leur participation et « malgré le fait que la plupart des participants appuyaient leurs demandes. Ainsi, toute référence à Israël et à ses pratiques racistes dans les territoires occupés a été éliminée ».

L’éditorialiste rappelle que ces concessions ont été acceptées par la délégation palestinienne sous la pression des Etats-Unis et de l’Europe. Et, finalement, la résolution finale de Durban II fait silence sur Israël, les crimes de Gaza et l’oppression des Palestiniens.
Pour comprendre le contexte, il est important de remonter à la déclaration finale de la Conférence de Durban de 2001. Rappelons quelques-uns des points de cette résolution, dénoncée par certains comme antisémite :
58. Nous rappelons que l’Holocauste ne doit jamais être oublié. (...)
61. Nous constatons aussi avec une profonde inquiétude la montée de l’antisémitisme et de l’islamophobie dans diverses régions du monde, ainsi que l’apparition de mouvements racistes et violents inspirés par le racisme et des idées discriminatoires à l’encontre des communautés juives, musulmanes et arabes. (...)
150. Engage les États, dans leur lutte contre toutes les formes de racisme, à reconnaître la nécessité de lutter contre l’antisémitisme, le racisme anti-Arabe et l’islamophobie dans le monde entier, et prie instamment tous les États de prendre des mesures efficaces pour empêcher la formation de mouvements fondés sur le racisme et des idées discriminatoires concernant les communautés en question. »
Quant au conflit israélo-arabe, après avoir rappelé ce qui suit, qui pourrait dire que ce texte est unilatéral ?

antisémite ?

anti-occidental ?

Citons :
63. Nous sommes préoccupés par le sort du peuple palestinien vivant sous l’occupation étrangère. Nous reconnaissons le droit inaliénable du peuple palestinien à l’autodétermination et à la création d’un état indépendant, ainsi que le droit à la sécurité de tous les États de la région, y compris Israël, et engageons tous les États à soutenir le processus de paix et à le mener à bien rapidement 151. En ce qui concerne la situation au Moyen-Orient, La Conférence préconise la fin de la violence et la reprise rapide des négociations, le respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire, le respect du principe de l’autodétermination et la fin de toutes les souffrances, pour permettre à Israël et aux Palestiniens de reprendre le processus de paix, ainsi que de se développer et de prospérer dans la sécurité et la liberté »

En réalité, les dérapages bien réels qui ont eu lieu lors de Durban étaient le fait d’organisations non gouvernementales et n’ont eu aucun effet sur le texte adopté par les Etats.
Dans un article du Monde diplomatique publié en octobre 2000, « L’avenir du passé », Christian de Brie, citant Aimé Césaire, écrivait à propos de la première conférence de Durban : « “Ce que le très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle (...) ne pardonne pas à Hitler, ce n’est pas le crime en soi, ce n’est pas l’humiliation de l’homme en soi, c’est le crime contre l’homme blanc, et d’avoir appliqué à l’Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu’ici que les Arabes d’Algérie, les coolies de l’Inde et les nègres d’Afrique.” Tant il est vrai que, tandis qu’officiaient, à Nuremberg, les juges américain, soviétique, britannique et français, la ségrégation raciale restait légalisée aux Etats-Unis, le goulag tournait à plein régime en URSS, Grande-Bretagne et France traitaient à la bombe et au napalm la volonté d’émancipation des peuples colonisés qu’ils venaient de mettre durement à contribution pour leur propre libération. »
Et il concluait : « Partout où les inégalités économiques, sociales, juridiques et statutaires se développent et perdurent, finissent par prospérer le racisme, la justification idéologique de la supériorité des uns et de l’infériorité des autres, maintenus sous dépendance, humiliés et persécutés. Le sort fait aux Palestiniens par Israël depuis des décennies en est l’illustration tragique. S’il a acquis une telle importance sur la scène internationale quand celui de tant d’autres peuples reste méconnu, ce n’est pas parce qu’il sert de prétexte à la manifestation d’un antisémitisme toujours vivace, ouvertement exprimé par certains à Durban. C’est qu’il apparaît comme un condensé, en modèle réduit, de l’injustice archaïque qui préside aux rapports entre les êtres humains et comme une préfiguration de ce que pourrait être le monde de demain : un retour au passé. »
Ce caractère emblématique de la Palestine explique pourquoi, à travers le monde, des millions de gens se mobilisent en faveur de ce peuple (« De quoi la Palestine est-elle le nom ? »).
Revenons sur le racisme en Israël. On peut discuter de la formule du président iranien qualifiant le gouvernement israélien de« totalement raciste ». On peut aussi contester la légitimité de certains Etats, de l’Arabie saoudite à l’Iran en passant par l’Egypte, à dénoncer le racisme alors qu’ils le pratiquent à l’égard de leurs minorités. Mais, rappelons-le, la majorité des pays de l’ONU, de l’Inde à l’Afrique du Sud, en passant par l’Indonésie, sont aujourd’hui des démocraties, et il n’existe pas, contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire, de majorité automatique. D’autre part, la justesse de la cause palestinienne ne dépend pas de chacun de ses soutiens – hier, le régime de l’apartheid était dénoncé par des régimes africains dictatoriaux et corrompus...
Mille et une preuves existent de ce que le racisme contre les Palestiniens est puissant, y compris au sein du gouvernement, y compris dans la politique menée depuis des années par ses gouvernements successifs — nous publions, dans le numéro de mai du Monde diplomatique, une enquête de Dominique Vidal et Joseph Algazy sur les Arabes israéliens. Avigdor Lieberman, le nouveau ministre des affaires étrangères, est-il autre chose qu’un fasciste ? Yossi Sarid écrivait, dans Haaretz du 30 janvier 2009 : « Centrists must unite to block fascist Lieberman’s march on J’lem » — les centristes doivent s’unir pour bloquer la marche de Lieberman sur Jérusalem —, une allusion directe à la marche de Mussolini sur Rome en 1922. (Sur l’influence de cet idéologue d’extrême droite dans la jeunesse, lire Yotam Feldman, Haaretz, 7 février 2009 : « Lieberman’s anti-Arab ideology wins over Israel’s teens »).
Autre membre de la coalition au pouvoir, Moshe Feiglin, un membre du Likoud, disposant d’une base réelle dans ce parti, et admirateur d’Hitler : « Il avait même jadis trouvé qu’Hitler était un “génie militaire”. Il avait aussi déclaré dans un entretien en 1995 qu’Hitler “aimait la bonne musique, qu’il était peintre” et que “l’Allemagne a eu droit à un régime parfait avec un système judiciaire qui fonctionnait et l’ordre public”. » (« L’affaire Feiglin », blog de Denis Brunetti, correspondant de TF1 à Jérusalem, 11 décembre 2008.)
Rappelons, en conclusion, que l’Union européenne avait décidé en 2000 la création d’un cordon sanitaire contre le gouvernement autrichien qui incluait Jorg Haider, à la tête d’un parti d’extrême droite.
Rappelons aussi que l’Union européenne et les Etats-Unis ont décidé de boycotter le gouvernement du Hamas après la victoire de ce dernier aux élections législatives de janvier 2006.

L’Union européenne avait posé trois conditions à toute négociation :

la reconnaissance par le Hamas de l’Etat d’Israël ;

la renonciation à la violence ;

la reconnaissance de tous les accords déjà signés.

Or, nous avons un gouvernement israélien qui refuse de reconnaître le droit des Palestiniens à un Etat, qui prône le recours à la violence et qui refuse de reconnaître les accords déjà signés comme le peu contraignant processus d’Annapolis. On attend la réaction des gouvernements européens...
Alain Gresh 

Sources Blog du Monde Diplo
http://palestine.over-blog.net/article-30586042.html

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n° 452 - Dossier de Palestine -30-04 -Fin - : Tout sur Durban II


 n° 452 - Dossier de Palestine -30-04  -Fin - : Tout sur  Durban II



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.                                  



Dossier de Palestine

N°452                                                                                                                30-04

C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire

3 Dossier (fin)

3-3 Ishtar Cohen : Ahmadinejad : Comment la gauche radicale occidentale est en-dessous de tout.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

4-1 Gilad Atzmon : Ahmadinejad : « Lisez sur mes lèvres ». 

4-2 Nous avons bien dit racisme : Je n’ai jamais compris que l’on pouvait refuser à un être humain une identité qu’elle soit de sol.

4-3 Abdel Bari Atwan : Ahmadinejhad n’a fait que dire la vérité.


3-3 Ishtar Cohen : Ahmadinejad : Comment la gauche radicale occidentale est en-dessous de tout.
Je suis scandalisée par les propos de la gauche soi disant radicale, notamment en France, disons, en Occident, à l’égard de Mahmoud Ahmadinejad.
"Les républicains sont-ils des réactionnaires" ?

On pourrait le croire, car au prétexte de républicanisme et de laïcité on entend certains se "lâcher" complètement contre le président de la République Islamique d’Iran, comme ce matin M Mélenchon, sénateur Français supposé être " de gauche" qui a traité M. Ahmadinejad, un des premiers (sinon le premier !) président laïc élu en Iran depuis la révolution de l’ayatollah Khomeyni, dois-je le rappeler, de "fou" et de "pauvre type", sauf erreur de ma part, si j’ai bien entendu et bien noté, au micro de M. Bourdin sur RMC.
Quand Bourdin lui demande si les Israéliens ne viennent pas d’élire eux-mêmes, cependant, des représentants racistes et d’extrême droite, M. le Sénateur a une jolie pirouette, qui consiste à dire, en gros, qu’il ne peut pas s’exprimer ainsi parce que, comprenez vous, dans notre pays le racisme est un délit (sous entendu traiter quelqu’un de raciste peut exposer à la diffamation, ce dont les sionistes, en effet, ne se privent jamais ou rarement...).
"L’Humanité" également, dans des termes beaucoup moins violents, en remet cependant "une couche" aujourd’hui en titrant en Une "Droits de l’homme - Prise d’otages à Genève - Libertés bafouées, colonialisme et racisme ont été éclipsés de la conférence Durban II par le discours extrémiste du président iranien et l’absence des États-Unis" .
Je ne parle pas de "Libération", dont toute personne saine d’esprit sait bien que ce n’est plus un "journal de gauche" depuis longtemps, et qui traite franchement Ahmadinejad d’antisémite.
A bien relire les journaux pourtant, on voit bien que nombre d’entre eux n’osent même pas écrire "propos antisémites" - ce serait trop gros - mais rapportent fidèlement d’ailleurs, les propos de Kouchner lui-même (dans "Le Parisien" par exemple) qui qualifie les paroles du Président iranien "d’anti-israéliennes". Nuance.
Et encore faudrait-il que l’on nous dise en quoi ceci (en tenant compte du fait que les traductions sont souvent éminemment criticables) :
"Après la fin de la Seconde guerre mondiale, ils (NDA : les Alliés) ont eu recours à l’agression militaire pour priver de terres une nation entière sous le prétexte de la souffrance juive".
Ou "Ils (NDA : les sionistes) ont envoyé des migrants d’Europe, des Etats-Unis et du monde de l’Holocauste pour établir un gouvernement raciste en Palestine occupée". Ou encore : "L’idéologie et le régime sionistes sont les porte-drapeaux du racisme" seraient des propos antisémites ou même anti-israéliens. A la rigueur, ce sont des propos anti-sionistes.
Mais quelle personne vraiment de gauche peut ne pas être anti-sioniste, ne pas donner raison à Mahmoud Ahmadinejad, sur la question du sionisme, si elle est un peu courageuse et honnête, et ce, sans pour autant remettre en cause le droit d’Israël à exister?
Quelle serait la maladie dont souffrent des juifs comme moi, qui peuvent même vivre en Israël et qui se définissent pourtant clairement comme opposés au sionisme?
Qui souhaitent qu’Israël obéisse enfin aux résolutions de l’ONU, casse ces murs de la honte, se retire des terres occupées, et rende ce qu’elle a volé?
Les mille trois cents et quelques morts, les milliers de blessés de Gaza cet hiver, qui moi, me font encore pleurer de douleur et de honte à chaque fois que j’y pense, ne forment ils pas un cortège funèbre pour nous le rappeler, ou avons nous vraiment la mémoire si courte?

Ou notre vision du monde est-elle indéniablement partagée entre "orient/occident", "musulman/pas musulman"?

On voit bien que l’information est manipulée, détournée, travestie, assez honteusement.
On nous dit des choses comme "Ahmadinejad tue les homosexuels, et il lapide les femmes adultères" - ce qui est exagéré d’une part (oui, c’est arrivé, ces exécutions et ces punitions horribles, mais elles sont, heureusement peu nombreuses, décidées, localement - cela ne signifie pas qu’il ne faut pas combattre ces actes, bien-sûr- ), mais c’est même faux, cette position, d’autre part, si on veut bien considérer que M. Ahmadinejad, selon la Constitution iranienne, n’a pas le pouvoir, à ce jour , de mettre un terme à la shariah, justement parce qu’il y a une séparation entre le laïc et le religieux.
On nous dit cela pour nous intimer l’ordre de fermer nos bouches, la conclusion étant "Ahmadinejad ne peut pas être soutenu, ni de près ni de loin ; car de toute façon, c’est un salaud, un homme qui tue des homosexuels et des femmes adultères, et donc, n’a pas droit à la parole sur la scène internationale".
Et quelqu’un comme Avigdor Liebermann, qui tient des propos ouvertement racistes en Israel, oui?
Et Ehud Barak, Tzippi Livni, qui ont sur la consicence et sur les mains le sang de milliers d’innocents, enfants, vieillards, malades, femmes, travailleurs... palestiniens, oui ,c’est mieux sans doute?

Je dois accepter qu’ils me représentent doublement, en tant que juive, et en tant qu’israélienne? Sans rien dire?

Mais non j’ai trop mal et je pense aux derniers combats de Rabbin...tué en plein vol...
Mais eux, ces gens-là, ont droit au respect de la "communauté internationale"? Eux ont droit au respect de leur souveraineté, de leur indépendance, dans les organisations internationales? On n’a pas le droit de lapider une femme adultère ou un homosexuel. Oui je suis d’accord à mille pour cents. Cela doit être condamné, où que cela se passe.
On n’a pas le droit non plus de priver de vie des enfants. De raser leurs villages, leur maison, de brûler leurs mères au phosphore, de déchiqueter les jambes de leurs sœurs avec des bombes à fragmentation. Je suis d’accord avec cela aussi. Ça s’appelle la convention de Genève, justement.
Israël se tamponne allègrement de cette convention depuis des décennies et ça ne choque personne ou presque "en Occident". Il faut dire que notre modernité "à nous", a le redoutable privilège d’avoir à sa tête le seul Etat "démocratique" qui a jugé humain et rationnel de balancer les deux seules bombes atomiques jamais explosées dans le monde, sur le Japon, une le 6 août 1945, pour remettre ça 3 jours plus tard, le 9 août, sur Nagasaki.
Un pays où de nombreux Etats pratiquent encore la peine de mort, la torture, ou l’emprisonnement pour sodomie entre époux consentants. Un pays qui comportait de nombreuses lois racistes et ségrégationnistes il y a encore quelques dizaines d’années.

C’est dire comme notre modernité occidentale, notamment en Israël, est bien fondée. Comme notre modèle est irréprochable.
Quiconque oserait soutenir le droit à la liberté d’expression de M. Ahmadinejad, même modérément, même de façon objective, y compris pour le critiquer au fond, en se fondant sur des valeurs de la gauche, comme le respect de la souveraineté populaire qui a désigné M. Ahmadinejad comme Président de l’Iran (que ça plaise ou pas, qu’ils soit ou non un bon président pour les Iraniens et pour l’Iran, est un autre débat) est immédiatement suspecté (pour ne pas dire condamné) d’être une ignoble pourriture antisémite, raciste, facho et j’en passe.
Par contre, que le président d’une institution comme le CRIJF se croie autorisé en 2007 à dire dans un discours que "Ahmadinejad c’est le nouvel Hitler" -excusez du peu - ne choque personne. Tout le monde trouve cela normal.
On peut sans problème, que l’on soit de droite ou de gauche, laïque ou pas, s’essuyer les pieds, autant que l’on veut, sur le dos d’un des représentants d’un des pays les plus importants dans le monde et notamment dans le monde oriental, de par son histoire, sa population, ses richesses, sa culture etc.

On encourra aucune sanction. C’est même vivement recommandé. Ca "fait bien".
Quelle inculture aussi. Comment oublier que l’Iran fut longtemps et de tous les régimes (dont celui du dernier "Shah" n’était pas le plus démocratique) l’un des pays d’Orient où les juifs vécurent (et continuent à vivre) bien et en paix? Que l’Iran et Israël ont fait bon ménage (diplomatique et économique) même encore quand Khomeyni est arrivé au pouvoir. Ensuite, ça s’est gâté, c’est vrai, pour des raisons politiciennes propres à chacun. Mais aucun crime antisémite commis sous la présidence d’Ahmadinejad en tout cas.
C’est juste comme ça, à force de raconter n’importe quoi, à force de diaboliser ce qui n’a pas lieu d’être, à des fins bassement économiques, et géo-stratégiques, qu’un jour, finalement, les gouvernements du monde de l’Occident, (vous savez, cette partie du globe qui se prétend si civilisée et si démocrate), a envahi militairement l’Irak, kidnappé son président en exercice (Saddam Hussein), et l’a pendu après un procès bidon, occupant toujours à cette heure ce territoire, tout ça au mépris des droits élémentaires des nations et des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Rien que parce que les manipulations et magouilles de l’Occident ont toujours eu des résultats désastreux pour les peuples dans cette région du Monde (en Irak, en Palestine, et bien-sûr en Iran et en Israël), rien que parce que je pense que nous, gens de gauche, socialistes, révolutionnaires, communistes, nous devons avant tout lutter contre l’impérialisme, quel qu’il soit, contre la domination des idées pro-sionistes, en conséquence, et que le droit des nations à être souveraines doit être un principe premier de toute action diplomatique réellement démocratique, on ne peut aujourd’hui qu’avoir honte de notre soi disant gauche radicale mondiale qui ferait mieux de fermer sa bouche.
Je ne dis pas que nous devons soutenir le fondamentalisme religieux (quel que soit son habit), non, mais respecter les autres peuples, les autres pays, les autres cultures aussi. Les combattre politiquement oui, si on l’estime important, mais être juste et honnête. Arrêter de mentir, de travestir. D’instrumentaliser.
Pour conclure, évidemment, je ne dirais rien de la bouffonnerie des ambassadeurs européens (qui se sont fait le plus remarqués) qui avaient bien préparé leur petit coup d’éclat et qui, à mon sens, se sont couverts de ridicule aux yeux du monde, en se comportant comme des petits marquis offensés. Que pas un n’ait trouvé plus opportun, plus fort politiquement, symboliquement de répondre aux propos de M. Ahmadinejad, en dit long sur l’état de pourrissement idéologique et politique qui règne dans l’Union Européenne, dans le Monde dit occidental, justement, les USA eux ayant carrément boycotté (quel ridicule). Ce sont des tactiques de cour d’école.
"Durban II", c’est une preuve supplémentaire, si besoin, était que les forces et les idées pro-sionistes, de droite voire d’extrême droite, ne sont pas du tout mortes, et que les idées, pour le coup clairement anti-orientalistes, anti-musulmanes, et pour tout dire, néo coloniales, ont aussi de beaux jours devant elles, hélas.
Moi, j’en ai marre de marre, d’être instrumentalisée par des gens qui ne vivent pas ma vie, ne connaissent pas mon pays, ni ma culture ni ma religion.

Et je ne parle pas D’Ahmadinejad.
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article84483

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21/04/2009

n°451 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 18-04 : - Début- : Gisements gaziers: la clé de Gaza ?


n°451 - Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine - 18-04 : - Début- : Gisements gaziers: la clé de Gaza ?



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources                    



Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine

451 du 18-04

C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire

Tiré a part

Arafat empoisonné ?

Leila Mazboudi : Le médecin d'Arafat Ashraf Kurdi : demandez à Abbas pourquoi il a interdit l'autopsie.

Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

1- 1 -Bernard Ravenel : Après Gaza, quelle nouvelle donne pour le projet national palestinien ?

Suite

1-2 Ben Khabou: Israël - Palestine : les raisons du flou stratégique des Etats-Unis face à l’enlisement du conflit.

1-3 Khaled Amayreh : Que le monde entier voit le vrai, l’affreux visage d’Israël.

1-4 Michel Chossudovksy   : Gisements gaziers: la clé de Gaza ?

1-5 Israël bouleverse les données démographiques des Territoires Occupés.

1-6 Pascal Boniface : La guerre de Gaza et l'image d'Israël.

1-7 John Mearsheimer et Stephen Walt : Le lobby pro-israélien et la politique étrangère US.

Fin

1-8 Les langues continuent à se délier sur l’influence du lobby sioniste aux Etats-Unis.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Adrie Nieuwhof : De plus en plus de multinationales désinvestissent des colonies israéliennes.

3 Annexe

Spécial  Avigdor Lieberman

3-1 Maude Girard : Tel le sphinx qui renaît de ses cendres, Lieberman est le nouveau ministre des Affaires étrangères.

10-2 Avigdor Lieberman affirme qu’Israël n’est pas lié par Annapolis…

10-3 Lieberman est «une menace stratégique pour Israël».

3-1 Ahmed Loutfi : Israël a tout fait pour liquider les intellectuels palestiniens.

 



Tiré a part

Je ne vois pas où est le racisme...
Le discours du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, au début de la conférence de l'Onu sur le racisme lundi à Genève, a provoqué l'indignation des Etats de l'Union européenne qui ont quitté la réunion.
Dans son allocution, attendue - et redoutée par certains - comme l'un des moments forts de ce sommet, Ahmadinejad a dénoncé la création d'un "gouvernement raciste" au Proche-Orient en faisant clairement référence à Israël, sans toutefois citer ouvertement le nom de l'Etat hébreu.
Le chef de l'Etat iranien, qui par le passé avait souhaité qu'Israël soit "rayé de la carte", a affirmé que "la souffrance des Juifs" avait servi, après la Seconde Guerre mondiale, de prétexte "à des agressions militaires qui ont créé une nation de sans-abri".
"Les Etats-Unis et d'autres régions du monde ont envoyé des immigrants venant d'Europe pour établir un gouvernement totalement raciste dans la Palestine occupée", a-t-il poursuivi. "Cela s'est fait en compensation des affreuses conséquences du racisme en Europe."
Malgré le départ des délégués de huit pays occidentaux, d'autres délégations ont écouté le discours dans son intégralité et l'ont applaudi.
Américains et Israéliens faisaient valoir que la conférence de Genève, baptisée Durban II, risquait de se transformer en un prétoire visant à faire le procès de l'Etat hébreu comme cela avait été le cas en 2001 en Afrique du Sud.
A l'époque, Américains et Israéliens avaient quitté la conférence après que le sionisme eut été assimilé au racisme par des Etats arabes.
La présence de délégués du Vatican a été mal accueillie par les associations juives qui y ont vu "une nouvelle mesure imprudente" du pape Benoît XVI après la levée de l'excommunication de l'évêque britannique, Mgr Richard Williamson, accusé de négationnisme.
"Par sa participation, le Saint-Siège entérine ce qui se trame (à Genève) contre Israël", a déclaré à La Stampa le grand rabbin de Rome, Riccardo Di Segni.
Le porte-parole du pape, le père Federico Lombardi, a quant à lui défendu la présence du Vatican à "Durban II" et affirmé que l'avant-projet de déclaration avait été amélioré ces dernières semaines.

Je vois pas où est le racisme...(2)

Réaction rapide de Pierre Haski sur Rue89 :« Ahmadinejad n’a pas déçu : « Après la fin de la seconde guerre mondiale, [les Alliés] ont eu recours à l’agression militaire pour priver de terres une nation entière sous le prétexte de la souffrance juive. (...) Ils ont envoyé des migrants d’Europe, des Etats-Unis et du monde de l’Holocauste pour établir un gouvernement raciste en Palestine occupée. »

Les représentants des pays européens ont alors quitté la salle. Nicolas Sarkozy a aussitôt réagi, dénonçant « un appel intolérable à la haine raciste » de la part du président iranien, et appelant à une réaction d’une « extrême fermeté » de la part de l’Union européenne. » »

J’ai beau lire et relire la phrase du dirigeant iranien, je ne vois pas en quoi elle peut être qualifiée de raciste.

Dénonce-t-il les juifs en tant que juifs ? Non. Il dénonce les Alliés qui ont permis la constitution de l’Etat d’Israël en Palestine. Fait-il preuve de négationnisme ?

Pas là en tout état de cause. Parler de « monde de l’Holocauste », c’est bien le reconnaître.

Mais c’est plus que cela : c’est aussi souligner que la responsabilité de l’Holocauste n’est ni partagée ni universelle.

Quant à la formule « sous le prétexte de la souffrance juive », elle ne nie pas la souffrance en question ; elle ne fait que souligner l’usage politique qui en a été fait ; en l’occurrence justifier la colonisation de la Palestine.

Alors est-ce la formule « gouvernement raciste en Palestine occupée » qui choque tant Nicolas Sarkozy et les autres représentants européens ?

Eh bien, oui, l’Etat d’Israël est un Etat raciste et toute conférence internationale sur le racisme se doit de le dénoncer.

Walou

 

 Arafat empoisonné ?
Près de cinq ans après la mort de l'ancien chef de l'Autorité palestinienne (AP) Yasser Arafat, des médecins arabes ont prévu de se rencontrer en Jordanie pour prouver qu'il a été empoisonné.Arafat est mort le 11 novembre 2004 dans un hôpital de la région parisienne. Les médecins français avaient alors expliqué son décès par une hémorragie cérébrale.
Des rumeurs ont pourtant couru sur l'empoisonnement du leader palestinien : Israël aurait voulu se débarrasser de celui qu'il considérait comme un obstacle à la paix.
Les médecins français étaient à l'époque tenus par le secret professionnel sur les circonstances de la mort d'Arafat et son épouse à refusé une autopsie, ce qui a eu pour effet d'ajouter aux spéculations sur les causes de son décès qui n'ont jamais été révélées.
Israël a nié son implication dans la mort du leader palestinien.
Huit docteurs assisteront à la rencontre de jeudi en Jordanie. Certains d'entre eux ont traité Arafat quand il est tombé malade en octobre 2004, dont le cardiologue Abdoullah al-Bashir.
Il a expliqué que la décision de reprendre l'enquête a été prise la semaine dernière au Caire lors du lancement de la Fondation Yasser Arafat.
Le Dr Ashraf al-Kurdi, un neurologue jordanien qui a examiné Arafat, est l'un des partisans de la thèse de l'empoisonnement.
Nasser al-Qidwa, le neveu d'Arafat, partage son avis. Après avoir reçu une copie du dossier médical français sur la mort de son oncle, al-Qidwa a déclaré en 2004 que le manque d'explications évidentes sur son décès laissait croire qu'il était dû à des "causes non naturelles".
Dans le passé, Israël a tenté d'empoisonner plusieurs responsables palestiniens, dont le leader du Hamas exilé en Jordanie, Khaled Mashaal, en 1997.

Les agents israéliens chargés de mener l'opération ont été arrêtés et le roi Hussein de Jordanie a forcé l'Etat hébreu à fournir un antidote en échange de leur libération.

02.04.09
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1238562890316&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

 

Leila Mazboudi : Le médecin d'Arafat Ashraf Kurdi  : demandez à Abbas pourquoi il a interdit l'autopsie.
Le médecin particulier du leader palestinien défunt Yasser Arafat, Dr Ashraf Kurdi  a mis en doute l'efficacité  de la mission confiée à la Commission spéciale pour enquêter sur les raisons de la mort d'Arafat, et qui va entreprendre son travail prochainement.
Rapporté par le quotidien arabophone " al-Quds al-Arabi",  Dr Kurdi affirme que " l'autopsie du corps d'Arafat après 5 années de son décès n'aura aucune importance", signalant que les responsables de l'Autorité palestinienne avaient refusé toute autopsie directement a près sa mort.
A la question de savoir les raisons de ce refus, le médecin a obtenu comme réponse que c'est la volonté d'Abou Mazen, en allusion au chef actuel de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui occupe toujours ce poste quoique son mandat soit terminé le  9 décembre dernier.
Soupçonnant qu'Arafat ait  été tué par les  Israéliens, Dr Kurdi rapporte que celui-ci nourrissait les mêmes soupçons, et craignait qu'on veuille attenter à sa vie en l'empoisonnant.
Ce médecin qui a supervisé l'état de santé du leader palestinien durant ses derniers jours présente le diagnostic suivant   "Arafat présentait des symptômes de changement dans les globules blancs et rouges, et qui serait dus  soit à un cancer, soit à un empoisonnement".
A noter que la relation entre Arafat et Abbas s'était détériorée durant la seconde intifada. Alors que le leader défunt avait laissé faire les mouvements de résistance, Abou Mazen méprisait  les actes de résistance, surtout les opérations martyres et tentait de les interdire.
Disposant  du soutien de l'entité sioniste et des Occidentaux, Abbas s'était alors entêté à exiger la création d'un poste de Premier ministre,  non encore mis au point à cette époque, et de l'occuper. Une fois en fonction, il s'était efforcé de prendre en main les forces de sécurités palestiniennes. En vain. D'aucuns soupçonnent Abbas par là d'avoir voulu faire avorter la résistance palestinienne. Chose qu'Arafat aurait refusé.  Abbas a alors  du abandonner son poste de Premier ministre très peu de temps après sa nomination. Elu chef de l'autorité palestinienne après la mort d'Arafat,  il est accusé par de nombreux membres du Fatah, d'avoir  interdit toute enquête sur les circonstances suspectes du décès de son prédécesseur .
Leila Mazboudi

11/04 
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=81...



Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1- 1 -Bernard Ravenel : Après Gaza, quelle nouvelle donne pour le projet national palestinien ?

Deux mois après le cessez-le-feu du 22 janvier je voudrais tenter une première interprétation de l’après Gaza à la fois en termes de premier bilan et de lecture des stratégies et des dynamiques régionales et mondiales qui se dégagent et qui vont conditionner l’avenir du projet de libération nationale palestinien et par voie de conséquence notre solidarité avec ce projet. Je suis conscient du caractère approximatif de ce premier travail qui a pour objet d’alimenter une réflexion nécessaire.

D’abord, il est réapparu évident que le « conflit israélo-palestinien » restait central. L’absence de solution politique déstabilise toute la région et interdit d’envisager une quelconque paix séparée au Moyen-Orient. Cette absence de perspectives de paix, et par conséquent le maintien d’une perspective de guerre, entraînent une poursuite de la course aux armements, concernant y-compris les armes de destruction massive – le phosphore blanc en est une, sans oublier le nucléaire.

D’autre part cette « guerre » a mis en lumière les nouvelles dynamiques géopolitiques, géostratégiques dans la région qui sont en train de modifier en profondeur les équilibres précédents.

De ce point de vue, la question palestinienne est redevenue à la fois un « instrument de mesure » [1] - et une caisse de résonance – de la crise et des conflits qui traversent le monde arabe. Elle est à la fois facteur et effet de ses divisions en deux camps : un axe Syrie, Qatar, Hezbollah, Hamas soutenu par l’Iran (lui même très influent en Irak) qui s’est réuni le 17 janvier à Doha (Qatar en présence de Khaled Meschaal) un autre bloc composé essentiellement de l’Égypte, de l’Arabie Saoudite, de la Jordanie soutenu par l’Occident et qui s’est retrouvé à Koweït le 19 janvier en présence d’Abu Mazen.

Cette situation s’inscrit dans un contexte caractérisé par une double défaite historique : celle des Etats-Unis en Irak (et en Afghanistan), et celle du nationalisme arabe des années 50-60 (celui de Nasser comme celui de Yasser Arafat, soutenu par l’essentiel de la gauche arabe et tiers-mondiste en Occident...).

A ce double échec correspond la montée globale du projet politique et idéologique de l’Islam politique. En même temps s’affirment de nouvelles puissances (non-arabes) : la Turquie, et surtout l’Iran qui entend jouer un rôle de puissance régionale, contestant la politique américaine et israélienne.

Ces bouleversements régionaux s’articulent donc sur le jeu des grandes puissances mondiales (EU, UE, Russie, Chine, Inde, Brésil...) pour lesquelles le Moyen-Orient et ses ressources énergétiques (et leur mode de transport) restent ou deviennent un élément déterminant pour le fonctionnement de leur propre système économique et parfois financier. L’accès aux ressources énergétiques du Moyen-Orient reste ou devient une composante centrale de leur « sécurité énergétique ».

L’enjeu principal devient la redéfinition par la nouvelle administration américaine de ses relations avec ces nouvelles puissances, en particulier avec l’Iran à travers la négociation sur l’uranium enrichi et l’organisation de la sécurité régionale dominée par sa nucléarisation progressive, à partir de la volonté d’Israël de jouer le rôle de gendarme nucléaire au Moyen-Orient.

Dans cet ensemble Israël, qui a subi un échec militaire au Liban perçu comme effet de la montée en puissance de l’Iran dans la région, et inquiet de l’évolution possible de la politique américaine, entend rétablir sa suprématie stratégique et son pouvoir de dissuasion appuyé sur le nucléaire. Il s’agit d’abord de maintenir son contrôle militaire sur la Palestine et son refus de négocier la constitution d’un État palestinien souverain tel que défini par le droit international.

Avec la fin d’Annapolis et la guerre à Gaza, Israël vient de perdre irrémédiablement l’occasion de faire la paix avec le nationalisme « non-confessionnel » arabe (l’offre du plan de paix arabe). Demain il aura à faire à un monde arabe islamisé à l’intérieur duquel son choix sera l’intégration résultant d’un compromis politique négocié avec le mouvement islamiste – et donc l’État palestinien indépendant – ou la guerre qui se nucléarisera davantage.

La stratégie israélienne

Il nous faut d’abord démasquer les mensonges des dirigeants israéliens à propos de cette guerre si l’on veut éviter de laisser se reproduire, sans réagir à temps, de nouveaux massacres.

En clair, distinguer les objectifs annoncés par Olmert, Livni, Barak, et les objectifs réels : Premier mensonge : les roquettes du Hamas constituent une menace militaire qui progressivement va détruire Israël... Certes si les civils de la zone frontalière ont une peur réelle de recevoir des roquettes sur la tête, Barak sait très bien qu’elles ne constituent en rien une menace militaire face à laquelle il faudrait une réponse militaire d’une grande violence. Tout le monde sait que la cause de ces roquettes est le maintien du blocus et que par conséquent l’arrêt du lancement de ces roquettes ne peut provenir que de la décision politique de lever un blocus illégal.

Lorsqu’Israël a lancé ses représailles, les Qassam tirées de Gaza avaient tué, bien avant, une personne, blessé quelques unes et fait des dommages mineurs à Sdérot. Bilan incomparable avec les 500 morts, les milliers de blessés et des destructions infligées par l’armée israélienne à Gaza au bout de trois jours seulement alors que les roquettes continuent à pleuvoir...

Deuxième mensonge, « nous voulons détruire seulement les infrastructures du Hamas ». On sait très bien qu’un mouvement comme le Hamas n’est pas une armée avec ses casernes, des dépôts de matériel, une logistique plus ou moins lourde. Ses structures sont étroitement imbriquées avec les autres institutions civiles, sociales et religieuses : c’est si vrai qu’Israël a empêché la presse internationale d’accéder à Gaza pour voir cette réalité.

Troisième mensonge, « nous allons détruire le Hamas par les armes ». Livni et Barak ne sont pas stupides et désinformés au point de croire que l’on peut détruire avec les armes une force politique votée majoritairement par la population, comme si le Hamas était une sorte d’émanation détachable de son enracinement populaire !

En fait Livni et Barak étaient parfaitement conscients que l’agression à Gaza allaient renforcer l’influence et le poids du Hamas sur la population de Gaza aujourd’hui et de Cisjordanie demain face à un Mahmoud Abbas très affaibli non seulement par son opportunisme et ses erreurs – dont celle majeure de ne pas avoir été à Gaza dès l’agression – mais aussi par la volonté israélienne, soutenue par l’Occident, de ne pas permettre la naissance de l’Etat palestinien, la poursuite de la colonisation ayant fait le reste... Israël par le processus d’Annapolis aura sciemment, ridiculisé l’Autorité palestinienne à l’avantage du Hamas perçu par les Palestiniens comme un groupe qui, perdu pour perdu, a assurer un minimum de dignité et de résistance sans le Fatah « national » même si, sur place, des militants du Fatah ont participé à la résistance.

Par conséquent, les objectifs réels d’Israël étaient fondamentalement différents de ceux qu’il annonçait. Il y avait deux objectifs à court terme : 1.Battre aux élections Netanyahu, le vrai défenseur à outrance d’Israël : une manœuvre un peu désespérée car finalement l’extrême droite a gagné. Notons que cette bataille électorale s’est menée sur le corps des Palestiniens, curieuse démocratie... 2.Utiliser les dernières semaines de Bush à la Maison Blanche pour mettre le nouveau Président (élu le 4 novembre – jour de la violation de la trêve par Israël...) devant le fait accompli le 20 janvier jour de la prise de fonction par Obama (en particulier avec l’engagement israélo-américain pris pendant cette guerre par Condoleeza Rice concernant le contrôle du commerce des armes en provenance de l’Iran, y-compris par la marine de guerre...). 3.Montrer, par des massacres délibérés de civils et par la destruction systématique des bases économiques, sanitaires, scolaires et institutionnelles (que celles-ci soient du Hamas ou de l’Autorité palestinienne) de la société gazaouie, sa volonté de refuser absolument ce qui constituerait les fondements d’un État souverain « viable ». 4.Surtout, démontrer à l’allié américain, mais aussi au Hezbolalh et à l’Iran sa volonté d’affirmer à tout prix sa supériorité militaire totale pour maintenir une prépondérance militaire constante dans la région. Montrer aussi à Obama l’atout stratégique irremplaçable que représente Israël pour les intérêts américains dans la région...

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n°451 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 18-04 : -Suite - : Gisements gaziers: la clé de Gaza ?

n°451 - Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine - 18-04 : -Suite - : Gisements gaziers: la clé de Gaza ?



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources                    



Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine

451 du 18-04

C.De Broeder & M.Lemaire


 

Sommaire

Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion. (suite)

1-2 Ben Khabou: Israël - Palestine : les raisons du flou stratégique des Etats-Unis face à l’enlisement du conflit.

1-3 Khaled Amayreh : Que le monde entier voit le vrai, l’affreux visage d’Israël.

1-4 Michel Chossudovksy   : Gisements gaziers: la clé de Gaza ?

1-5 Israël bouleverse les données démographiques des Territoires Occupés.

1-6 Pascal Boniface : La guerre de Gaza et l'image d'Israël.

1-7 John Mearsheimer et Stephen Walt : Le lobby pro-israélien et la politique étrangère US.

1-8 Les langues continuent à se délier sur l’influence du lobby sioniste aux Etats-Unis.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Adrie Nieuwhof : De plus en plus de multinationales désinvestissent des colonies israéliennes.

3 Annexe

Spécial  Avigdor Lieberman

3-1 Maude Girard : Tel le sphinx qui renaît de ses cendres, Lieberman est le nouveau ministre des Affaires étrangères.

10-2 Avigdor Lieberman affirme qu’Israël n’est pas lié par Annapolis…

10-3 Lieberman est «une menace stratégique pour Israël».

3-1 Ahmed Loutfi : Israël a tout fait pour liquider les intellectuels palestiniens.

 


1-2 Ben Khabou: Israël - Palestine : les raisons du flou stratégique des Etats-Unis face à l’enlisement du conflit.

Vieux de soixante ans, le conflit Israélo - Palestinien se trouve une fois de plus au stade de l’impasse après l’opération menée dernièrement par Israël à Gaza.

Comment expliquer les raisons poussant les Etats-Unis à entretenir l’enlisement d’un conflit aussi crucial pour la stabilité du Moyen-Orient ?

Le rôle des néoconservateurs pro-sionistes dans la politique moyen-orientale américaine ? Les enjeux liés aux réserves énergétiques de la région ?

Quelle attitude doivent avoir les pays du Moyen-Orient ?

Depuis le lancement du processus de paix israélo-arabe à Madrid en 1991, les guerres américaines d’Afghanistan et d’Irak ainsi que les bombardements israéliens particulièrement « civilticides » au sud du Liban et à Gaza, les déclarations médiatiques sur le droit d’Israël à l’existence et à la sécurité, l’absence de démocratie chez les voisins d’Israël, la guerre contre le terrorisme, l’Axe du Mal et sur le risque de prolifération des armes de destruction massive… sonnent de plus en plus, pour l’observateur quelque peu averti, comme de méprisants propos propagandistes et subtils alibis pour conditionner ou différer le règlement du conflit israélo-palestinien.

L’article sur les mensonges d’Israël, du chercheur américain Henry Siegman, spécialiste du Proche-Orient et ancien président du Congrès Juif Américain, éclaire de manière on ne peut plus limpide ce point de vue, pour la récente opération de l’armée israélienne à Gaza.

En plus des Résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU, qui ont pu échapper au filet du Véto américain et sur lesquelles il n’est pas utile de s’attarder puisqu’Israël n’a jamais accepté de les appliquer, les initiatives de paix initiées ici et là peinent toujours à aboutir à un règlement définitif du conflit : les projets d’Oslo (1993), de Camp David (2000), de Taba (2001), de Feuille de Route du Quartet (2003), pour ne retenir que ceux là, ont tous abouti à l’échec.

Même l’Initiative de Paix Arabe, offre globale de paix, particulièrement généreuse notamment sur la question du droit de retour des réfugiés palestiniens, adoptée par l’ensemble des pays Arabes est restée lettre morte.

Comment expliquer alors l’incapacité des Etats-Unis à régler un conflit vieux de soixante ans et dont dépend étroitement la stabilité de toute la région ?

Pour comprendre les raisons du flou stratégique que revêt l’attitude américaine face à l’enlisement de ce conflit, nul ne peut raisonnablement nier qu’il s’explique, pour l’essentiel, par la formidable influence exercée par le mouvement sioniste sur la politique moyen-orientale de l’administration américaine et l’extrême vulnérabilité énergétique de la première puissance mondiale que sont les Etats-Unis d’Amérique et des autres puissances d’ailleurs.

Les sionistes : un acteur puissant et décisif de la politique moyen-orientale américaine

Idéologie politique apparue à la fin du XIXème siècle, le sionisme entendait doter les juifs d’un État, à travers le retour à Sion, terre ancestrale, la reconstitution des juifs en tant que nation et le rétablissement de la langue hébraïque. Elle fut amenée par l’évolution de l’histoire des juifs, le risque de laïcisation d’une partie de leur diaspora, mais surtout par une révision du projet juif suite à la montée, en Europe, du nationalisme politique et de l’antisémitisme.
Il existe également un sionisme chrétien, porté par certaines composantes ultras fondamentalistes des églises évangéliques et motivé par une vision messianique considérant la judaïsation de la « Terre Sainte » comme un commandement biblique, devant permettre le retour de Jésus sur terre et assurer le triomphe du Christianisme lors de l’apocalypse [Jean P. Baquiast]
C’est ce qui explique l’essentiel du fervent et constant soutien apporté par les néoconservateurs pro-sionistes américains à l’Etat d’Israël depuis sa création en 1948, bien que leur objectif ne soit pas le même que celui des sionistes juifs.

Ce soutien a comme premier corollaire l’attitude de l’administration américaine dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle est généreusement permissive, face au peuplement incessant et accéléré ces dernières années des Territoires Occupés (Terre Sainte) par les colonies israéliennes [Marwan Bishara].

Selon le Centre Israélien des Droit de l’Homme B’tselem « Israël a créé dans les Territoires Occupés un régime de séparation basé sur la discrimination, en appliquant deux systèmes de loi séparés dans la même région et en basant les droits des individus sur leur nationalité. Ce régime est le seul de ce type dans le monde, et est réminiscent des régimes affligeants du passé, tel que le régime de l’Apartheid en Afrique du Sud ».

L’extrême dépendance énergétique américaine du Moyen-Orient

Le second élément explicatif de l’attitude américaine face à l’enlisement du conflit israélo-palestinien, et sur lequel la classe politique américaine affiche une unanimité sans faille, concerne l’épineuse question de la dépendance vitale américaine des réserves énergétiques du Moyen-Orient.

Selon les publications autorisées du Centre français d’Etudes et de Recherches de l’Ecole Militaire (CEREM), la stratégie américaine de sécurité énergétique, telle que déclinée dans le rapport du National Energy Policy Development rédigé par l’ex vice président Cheney, en mai 2001, a pour objectif d’anticiper et de répondre à l’augmentation des besoins en pétrole, dont les EU consomment environ le quart de la production mondiale avec une part d’exportation devant passer de 52% en 2001 à 66% en 2020.

Selon les experts, le Moyen-Orient recouvre près des deux tiers des réserves mondiales en pétrole et du tiers de ces réserves pour le gaz naturel. Si les taux d’extraction continuent à grimper à la vitesse actuelle, pour faire face à la forte croissance de la demande américaine et mondiale d’ailleurs, les réserves de pétrole situées hors Moyen-Orient (notamment en Russie) devraient s’épuiser vers 2020 et le Moyen-Orient en restera le seul producteur important.

Aussi, les EU accordent-ils une place primordiale dans leur stratégie à la domination des réserves pétrolières du triangle (Arabie Séoudite, Irak, Iran) au détriment de la Russie, la Chine ou l’Europe, tout en sécurisant leurs approvisionnements contre les risques géopolitiques pouvant surgir dans la région.

Vient en second lieu, l’option d’investir de nouveaux marchés porteurs comme la mer caspienne (Azerbaïdjan et Kazakhstan), l’Afrique (Angola et Nigéria) et l’Amérique latine, la stratégie américaine consistant également à travailler parallèlement pour le long terme sur un programme d’énergies alternatives (nucléaire civil et hydrogène liquide appelé à remplacer le carburant).

L’option politique adoptée par l’administration G.W. Bush (2000 – 2008) pour se prémunir contre la forte vulnérabilité énergétique des EU fut basée ainsi sur le développement de moyens préventifs à court et moyen terme pour envahir et soumettre toute puissance hostile.

Quoi de mieux alors que le danger du terrorisme, après les attentats du 11 septembre 2001 pour confondre, à coup de guerres préventives et de rhétorique antiterroriste, cette stratégie de la politique énergétique des EU ?

C’est cette option militaire des EU, censée assurer son invulnérabilité énergétique et son plein soutien à la politique coloniale de l’Etat d’Israël qui génèrent, pour une large part, l’extrémisme islamiste, qui, tout en donnant du « gros » fil à retordre aux régimes en place, sert d’outil privilégié pour asseoir les stratégies des EU et d’Israël dans cette région et la composante propagandiste de leur communication politique envers les opinions publiques occidentales (les électeurs).

« Au Moyen-Orient, si vous ne pouvez pas expliquer quelque chose par la théorie du complot, n’essayez pas de l’expliquer ! Les gens là-bas ne vous croiront pas » écrit le journaliste américain Thomas Friedman, cédant à un vrai faux fatalisme qui contraste curieusement avec sa fervente ardeur pour le concept de "Actions Militaires Préventives" et pour la guerre en d’Irak.

La dernière trouvaille du Likoud et de Benyamin Nettanyahou, futur premier ministre d’Israël, est de refuser toute relance du processus de paix pour ne plus parler que d’une simple "amélioration de la situation économique des palestiniens", totalement soumis bien sûr.

La réalité est qu’il s’agit d’une lutte à armes très inégales, en arrière plan d’une course folle des EU pour la domination des réserves énergétiques du Moyen-Orient, entre l’Etat d’Israël, à la doctrine coloniale et qui semble n’avoir que faire pour de longues années encore d’un Etat palestinien, et le peuple palestinien opprimé depuis 60 ans.

D’aucuns pourraient être tentés de croire que lorsque les réserves énergétiques de cette région seront épuisées, la paix pourrait peut-être voir le jour dans cette région. D’autres, plus pessimistes, rétorqueront que le mouvement sioniste prédominant aux EU ne lésinera pas sur son ingéniosité pour exploiter d’autres crises qui se profilent à l’horizon déjà au Moyen-Orient (le risque de prolifération du nucléaire, la crise de l’eau qui guette cette région la plus aride au monde) pour continuer à léguer au second le conflit Israélo-palestinien.

Mais nul ne peut raisonnablement nier aux palestiniens le droit à la résistance par tous les moyens, y compris militaires, pour se sortir de la soumission totale à laquelle veut les résigner Israël, pour recouvrer leur liberté.

Quant aux pays du Moyen-Orient, leur seul rempart face à l’extrémisme interne et à l’hégémonie américano-israélienne, dans leur région, est la démocratie et le développement socio-économique mais aussi de leurs capacités de défense et de nuisance politique, économique et commerciale.

Ils ont une opportunité pour se ressaisir : le Tsunami financier et la crise économique qui secouent les EU mais aussi des atouts pour relever le défi : leur histoire, leurs géographies et leur destin communs.

Ben Khabou

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=53724


1-3 Khaled Amayreh : Que le monde entier voit le vrai, l’affreux visage d’Israël.

A n’en pas douter, le nouveau gouvernement israélien, dirigé par Benyamin Netanyahu, reflète honnêtement la mentalité collective de la société sioniste juive israélienne. Il y a bien sûr quelques Israéliens qui sont contre le racisme et le fascisme, mais ils sont malheureusement très peu nombreux et leur influence est négligeable.
Un coup d’œil rapide à la composition du nouveau cabinet israélien révèle une coalition extrémiste de criminels de guerre, de menteurs pathologiques, de voyous racistes (styles hitlérien et stalinien) et des fous religieux détestables qui respirent et exhalent la haine 24 heures par jour.
Pour ceux qui ne le connaissent pas, Benyamin Netanyahu est le menteur pathologique par excellence. Son mode opératoire est basé sur la malhonnêteté, le mensonge, la prévarication et la tromperie. En dépit de son bla-bla de relations publiques sur « la paix avec nos voisins », l’homme est farouchement contre la paix, contre la création d’un Etat palestiniens en Cisjordanie et contre des droits égaux pour les Juifs et pour les non-Juifs. Il est en fait un avocat enthousiaste de la judaïsation de Jérusalem Est par le contrôle de la croissance démographique arabe, la démolition des maisons arabes et l’interdiction aux Jérusalémites de jouir de leurs droits naturels à construire des maisons pour accompagner leur croissance naturelle.
Cette politique ouvertement raciste est appelée « restreindre les horizons arabes » et son but ultime est d’obliger les habitants arabes d’Al-Qods, ou du moins le plus possible d’entre eux, à quitter la ville et à émigrer pour toujours.
Le racisme venimeux de Netanyahu ne s’exerce pas seulement contre les Palestiniens des « territoires occupés », ou « Shtachem », référence habituelle, en hébreu, à la Cisjordanie et la Bande de Gaza. En plusieurs occasions, on l’a cité comme demandant que des « mesures » soient prises pour empêcher les citoyens palestiniens d’Israël d’atteindre la barre des 30%.
De plus, Netanyahu, qui invoque souvent les concepts de civilité, démocratie et culture occidentale, surtout lorsqu’il s’adresse au public naïf de l’ouest, croit en réalité qu’Israël devrait se lancer dans une campagne massive de nettoyage ethnique contre les Palestiniens, si et quand la communauté internationale, en particulier les Etats Unis, tolèrera un tel scénario.
En 1989, Netanyahu a dit aux étudiants de l’Université Bar-Ilan que « Israël aurait dû exploiter la répression des manifestations en Chine, pendant que l’attention du monde était centrée sur ce pays, pour effectuer des expulsions de masse des Arabes des territoires. »
Ceux qui prennent le mot « transfert » à la légère doivent savoir que « transfert » n’est qu’un euphémisme pour génocide.
Si tel est le caractère du Premier ministre, on peut se faire une petite idée de ses lieutenants et ministres, depuis Avigdor Lieberman jusqu’aux gourous de Gush Emunim (le mouvement des colons), qui demandent sans vergogne que les non-Juifs en Israël-Palestine soient soit exterminés, soit expulsés ou réduits en esclavage comme porteurs d’eau et coupeurs de bois au service de la race des maîtres !
Ensuite, il y a le criminel de guerre irrémédiablement opportuniste Ehud Barak, qui soutient de façon très arrogante que l’armée qui a exterminé des centaines d’enfants de Gaza au phosphore blanc il y a juste deux mois est l’armée la plus morale au monde.
Netanyahu n’est pas stupide. Il se rend compte que ses convictions idéologiques sont trop laides et trop fascistes pour être acceptées par la communauté internationale, dont les USA, le gardien et allié d’Israël. C’est pourquoi il va tromper le monde en estompant et en cachant, autant que faire se peut, la nature fasciste de son gouvernement.
Il va avoir massivement recours à des « tactiques de diversion » comme « le terrorisme », « l’Iran », « l’antisémitisme » et « le Hamas » pour distraire l’attention de la plateforme fasciste et criminelle de son gouvernement. Il va crier « Auschwitz, Treblinka, Mauthausen, Bergen-Belsen » chaque fois que les crimes israéliens seront dénoncés et critiqués.
Il va clamer qu’Israël n’autorisera pas qu’on le pousse au bord d’Auschwitz si on lui demande de mettre fin à son occupation nazie de la patrie palestinienne et de permettre que le peuple palestinien exerce son droit à l’indépendance et à l’autodétermination.
En bref, il s’agit d’un homme qui ment comme il respire, un politicien malhonnête qui pense que « hasbara » (propagande) et relations publiques habiles peuvent être un substitut plus efficace qu’un honnête processus de paix fondé sur les droits de l’homme et le droit international.
C’est la raison pour laquelle les capitales du monde ne doivent pas se laisser duper et tromper par ce menteur notoire.
Je ne suis pas, bien sûr, en train de suggérer que le gouvernement israélien précédent était moins infâme que le nouveau. L’ancien gouvernement, avec le trio maudit – Olmert, Livni et Barak – avait toutes les caractéristiques d’un Troisième Reich sioniste.
Que pouvons-nous dire d’autre d’un gouvernement qui a ordonné à son armée d’exterminer et d’incinérer des milliers de civils au phosphore blanc, et a affirmé ensuite, sans honte, qu’elle n’avait pas vraiment eu l’intention de le faire ?
Toutefois, c’est ce gouvernement qui a été considéré par beaucoup d’Etats de par le monde, comme les Européens crédules, comme « un gouvernement de paix », un « gouvernement libéral » et même « de gauche », ce qui redonne tout son sens à l’expression « fornication verbale ».
Pour nous, Palestiniens, et en dépit de l’angoisse légitime et compréhensible que provoque la montée du fascisme en Israël, il est toujours préférable d’avoir en Israël un gouvernement ouvertement fasciste, avec des politiques fascistes, qu’un gouvernement mensongèrement « libéral » et « de gauche » aux mêmes politiques criminelles.
Que le monde voit Israël tel qu’il est réellement.
Enfin, disons qu’il vaut mieux un criminel honnête qu’un saint qui ment. Le premier, au moins, est prévisible et cohérent.

Khaled Amayreh :

Source : Exposing Israël

Traduction : MR pour ISM

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