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13/09/2012

n°615 - Journal de Palestine- 03-07 au 12-09 - A- PAL : Israël ne répond pas aux questions sur la torture posées par les Nations Unies


n°615 - Journal de Palestine- 03-07 au 12-09 - A- PAL : Israël ne répond pas aux questions sur la torture posées par les Nations Unies ..


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine

n°615                           du 03 -07 au12-09

C.De Broeder          &   M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Tiré a part

La dépouille d'Arafat sera examinée par des experts suisses...

L'institut de radiophysique du Centre hospitalier universitaire vaudois de Lausanne a confirmé vendredi qu'il allait examiner la dépouille de Yasser Arafat après avoir obtenu l'autorisation de sa veuve, Souha Arafat, selon unporte parole du Centre.

L'institut de radiophysique du Centre hospitalier universitaire vaudois de Lausanne a confirmé vendredi qu'il allait examiner la dépouille de Yasser Arafat après avoir obtenu l'autorisation de sa veuve, Souha Arafat, selon unporte parole du Centre.

AFP/Archives - Matthew Mirabelli

L'institut de radiophysique du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) à Lausanne a confirmé vendredi qu'il comptait examiner la dépouille de Yasser Arafat après le feu vert de sa veuve, Souha Arafat, selon un porte-parole du Centre.

Le CHUV a reçu au début août un courrier de l'Autorité palestinienne demandant cet examen et il avait sollicité la veuve du dirigeant palestinien pour obtenir son accord. L'avocat genevois de Mme Arafat, Maitre Marc Bonnant, a déclaré jeudi soir à la Radio Télevision suisse, que celle-ci "a voulu cette enquête, c'est elle qui l'anime, c'est elle qui la propulse et la conséquence serait que nous irons à Ramallah. Il faudrait que nous puissions y arriver dans le mois qui va venir".

Le CHUV attend maintenant une réponse écrite et formelle de l'avocat et ses experts sont prêts à se rendre en Cisjordanie, a indiqué à l'AFP le porte-parole du Centre, M. Darcy Christen. "C'est une question de jours", a-t-il dit en précisant que les experts effectueront d'abord "une mission de repérage", pour rencontrer les représentants de l'Autorité palestinienne, voir les conditions du mausolée et recenser les disponibités technologiques et scientifiques sur place.

L'objectif de l'examen qui devrait avoir lieu dans une seconde mission, si elle est décidée, sera de rechercher des traces éventuelles de polonium, une substance radioactive hautement toxique, dont une "quantité anormale" avait été retrouvée sur des effets d'Arafat, examinés par le CHUV.

"Le temps presse, on peut dire que c'est une question de semaines, pas de mois, car la traçabilité du polonium diminue de moitié tous les 138 jours", a précisé M. Christen. Depuis le décès non expliqué médicalement du dirigeant palestinien le 11 novembre 2004 il y a déjà eu plus d'une vingtaine de cycles.

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-La-depouille-d-Arafat-sera-examinee-par-des-experts-suisses.htm?

AFP) - 24.08.

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Mort d’Arafat : son neveu accuse Israël de l’avoir "empoisonné" au polonium
Le neveu du défunt président palestinien Yasser Arafat, Nasser el-Qidwa, a accusé jeudi Israël d’avoir "empoisonné" son oncle au polonium et exigé que "les responsables de cet assassinat soient jugés".
"Nous accusons Israël d’avoir empoisonné Yasser Arafat au moyen de cette substance mortelle et nous réclamons que les responsables de cet assassinat soient jugés", a déclaré à l’AFP Nasser el Qidwa, président de la fondation Yasser Arafat, joint par téléphone à Genève par l’AFP.
L’Institute for Radiation Physics de Lausanne, en Suisse, qui a analysé des échantillons biologiques prélevés sur les effets personnels d’Arafat remis à sa veuve par l’hôpital militaire français de Percy où le dirigeant palestinien est mort le 11 novembre 2004, y a découvert "une quantité anormale de polonium", selon un documentaire diffusé le 3 juillet par la chaîne qatarie Al-Jazeera.
"La Fondation Arafat a pris contact avec le laboratoire suisse pour l’informer qu’elle n’avait pas d’objection à l’analyse d’échantillons du corps du défunt président palestinien Yasser Arafat si cela était nécessaire", a ajouté Nasser el-Qidwa. "Depuis le martyre du défunt président Yasser Arafat, nous avons dit qu’il avait été assassiné par empoisonnement, mais nous n’avions aucune preuve tangible. Mais après le documentaire d’Al Jazeera affirmant son empoisonnement au polonium il n’y a plus de doute", a-t-il estimé.
Le polonium est une substance radioactive hautement toxique, qui a servi à l’empoisonnement en 2006 à Londres d’Alexandre Litvinenko, un ex-espion russe devenu opposant au président Vladimir Poutine. Le président palestinien Mahmoud Abbas et Souha Arafat, la veuve de Yasser Arafat, ont déjà donné leur accord à des prélèvements sur les restes du défunt, qui repose dans un mausolée au siège de la présidence à Ramallah

http://www.assawra.info/spip.php?article375
.



1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Au jour le jour

Rachel Corrie

UN ARTICLE DE GILAD ATZMON
Rachel Corrie et le tampon juridique casher

La décision du juge OdedGershon, prise plus tôt cette semaine, que l’état d’Israël n’est pas à blâmer pour la mort de Rachel Corrie, n’est pas une surprise. En fait, elle réaffirme tout ce que nous savons déjà à propos de l’état juif, sa politique, son système judiciaire ainsi que son état d’esprit.

7 SEPTEMBRE 2012

http://www.silviacattori.net/article3650.html

Israël est sûrement un état des plus étranges, il est insensible à la pensée éthique et humaniste. En conséquence, le juge Gershon a donné cette semaine un tampon casher à un assassinat de sang-froid et ce faisant, il prouve une fois encore que les actions criminelles israéliennes sont en accord avec les interprétations les plus viles de l’Ancien Testament et de la haine du goy talmudique.

Comme on pouvait le prévoir, le juge Gershon s’est limité au légalisme et au contentieux, plutôt qu’à la pensée éthique, il a en fait blâmé Corrie pour n’avoir pas eu un « comportement raisonnable ». Pourtant, on peut se demander ce qu’il veut dire par « raison » ou, plus précisément, qu’est-ce qu’un israélien veut dire quand il se réfère à la « raison ».

Rachel Corrie a été écrasée par un bulldozer militaire israélien, un Caterpillar D9, le 16 mars 2003. Elle faisait partie de l’ISM (International SolidarityMovement), un groupe de militants pacifistes non-violents pro-palestiniens. Étant une jeune américaine, Corrie a cru à tort que les soldats israéliens étaient humainement déterminés. Étant elle-même une personne raisonnable, elle doit avoir cru qu’un conducteur de bulldozer israélien ne lui passerait jamais sur le corps. Elle avait tort. Corrie a clairement échoué à comprendre que le « raisonnement » israélien était mortellement alimenté par de la psychose ainsi que par des fantasmes de destruction.

Corrie a échoué, précisément là où tant de militants ont échoué. Israël n’est pas un état normal. C’est l’état d’un peuple seulement et d’un peuple qui se croit élu. La signification de ceci est à la fois simple et dévastatrice. Le peuple d’Israël croit que sa vie et sa sécurité sont des atouts cosmiques qui doivent être maintenus au détriment du reste de l’humanité. Cependant, ne vous trompez pas, la psychose israélienne est cohérente et même entraînée par la raison, mais cette « raison » est quelque peu différente de celle du reste d’entre nous. Elle est certainement loin d’être universelle.

Rachel Corrie, en revanche, est un symbole universel. Elle est l’incarnation de la solidarité, de la pensée empathique et du courage, mais sa mort tragique est aussi une indication claire qu’il y a un problème fondamental avec Israël. La mort de Rachel Corrie rend clair le fait que ce n’est pas seulement les dirigeants israéliens ou l’élite militaire qui sont aveugles à la vie humaine et à la conduite morale. Ce ne sont pas seulement Netanyahou ou Barak qui sont dans un état de rejet de la vie humaine. Nous sommes ici en présence d’un continuum meurtrier, ce sont les dirigeants, les soldats anonymes, les chauffeurs de bulldozers – ainsi que le juge Gershon et le système juridique israélien.

Israël aurait pu utiliser l’appel de la décision du tribunal de la famille de Corrie pour améliorer sa conduite. Mais le juge Gershon a été en fait assez honnête pour admettre que l’assassinat de Rachel Corrie était la « bonne chose à faire ». C’était sa faute, elle n’aurait pas dû être là initialement, a-t-il dit. Le juge Gershon nous a fourni cette semaine le vrai sens du « raisonnement israélien ».

L’assassinat de Corrie était conforme à la philosophie de survie d’Israël et avec l’interprétation israélienne de l’état juif. Cette semaine, le juge Gershon nous a donné un tampon casher pour un assassinat de sang-froid.

GiladAtzmon 
gilad.co.uk, 30 août 2012.

Traduction E&R (07.09.2012)

Texte original en anglais (30.08.2012) : 


UN ARTICLE DE GILAD ATZMON
Rachel Corrie et le tampon juridique casher

La décision du juge OdedGershon, prise plus tôt cette semaine, que l’état d’Israël n’est pas à blâmer pour la mort de Rachel Corrie, n’est pas une surprise. En fait, elle réaffirme tout ce que nous savons déjà à propos de l’état juif, sa politique, son système judiciaire ainsi que son état d’esprit.

7 SEPTEMBRE 2012

http://www.silviacattori.net/article3650.html
http://www.gilad.co.uk/writings/gilad-atzmon-rachel-corrie-and-the-kosher-legal-stamp.html#entry26357634

 



M. Saadoune :Le bulldozer était menacé

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

Rachel Corrie est coupable ! Permettez-moi de vous transmettre l’édito de M Saadoune Quotidien d’Oran consacré au jugement posthume de la pacifiste nord américaine R. Corrie.

Décidément Israël est une grande démocratie

 

Rachel Corrie est coupable… Un militaire israélien conduisant un bulldozer lui est passé et repassé dessus. Elle en est morte. Bien fait pour elle, a dit la « justice » israélienne. Cette militante pacifiste américaine est donc coupable d’avoir été là, d’être venue en témoin de la terrible vie imposée aux Palestiniens. C’est donc Rachel Corrie qui a menacé le bulldozer, elle s’est tuée elle-même.

Un juge israélien dans la « seule démocratie du Moyen-Orient », selon la propagande routinière des médias occidentaux, a donc décidé que la jeune Américaine méritait bien de mourir. Et que le militaire israélien qui l’a tuée n’était pas responsable de sa mort. Et pour corser le tout, le juge israélien qui a pris cette sentence historique a jugé que l’ONG Mouvement International de Solidarité auquel appartenait Rachel Corrie était un mouvement violent. Bref, pour rester dans la rhétorique habituelle appliquée aux Palestiniens, Rachel Corrie et son ONG sont des « terroristes ». Choquée et indignée, la mère de la jeune militante pacifiste américaine a constaté qu’Israël « dispose d’un système bien huilé pour protéger ses militaires… tout cela est mauvais pas seulement pour notre famille, mais c’est aussi un mauvais jour pour les droits de l’homme, pour l’humanité, pour la loi et pour un pays comme Israël ».

Le père de Rachel, qui a fait la guerre du Vietnam, constate « qu’au plus haut niveau militaire (israélien) on pense que l’on peut tuer impunément des gens à la frontière ». Le dispositif est en effet bien huilé. Les témoignages et les images ne manquent pas sur ce qui est un acte délibéré mais le système judiciaire de la « seule démocratie » dans la région fait partie du dispositif de guerre. Il n’a donc vu qu’une dangereuse jeune pacifiste - terroriste - menacer gravement la marche tranquille d’un bulldozer. Le Rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, Richard Falk, a estimé que le jugement était « triste » pour la famille de Rachel et « pour l’Etat de droit ». Il y a vu une « défaite pour la justice » et une « victoire pour l’impunité de l’armée israélienne ». Mais Richard Falk, fortement haï par Israël, connaît son sujet et il n’omet pas de noter que la mort de Rachel Corrie tout comme le jugement font partie du cadre général du fonctionnement d’une armée d’occupation. Et surtout d’une armée qui n’a aucun reproche à craindre des pays occidentaux.

 

LES ETATS-UNIS D’AMERIQUE NE TRANSIGENT JAMAIS EN GENERAL SUR LE SORT RESERVE A LEURS CITOYENS A L’ETRANGER. LES DEFENDRE CONTRE LES ACTES DE VIOLENCE ET CONTRE LES INJUSTICES FAIT PARTIE DES DEVOIRS ELEMENTAIRES D’UNE GRANDE PUISSANCE. ET LES EXEMPLES NE MANQUENT PAS DE REACTIONS ENERGIQUES, PARFOIS EXCESSIVES, DU GOUVERNEMENT AMERICAIN DANS LES SITUATIONS OU DES CITOYENS AMERICAINS SONT EN DIFFICULTE. LE VERDICT, SCANDALEUX, DE LA JUSTICE ISRAELIENNE N’A SUSCITE AUCUNE REACTION DE LA PART DE L’ADMINISTRATION DE BARACK OBAMA. QUESTIONNE, UN REPRESENTANT DU DEPARTEMENT D’ETAT S’EST ABSTENU DE FAIRE DE COMMENTAIRES. LA CONCLUSION S’IMPOSE : POUR L’ADMINISTRATION AMERICAINE, RACHEL CORRIE EST AUSSI « COUPABLE » D’AVOIR ETE LA POUR TEMOIGNER DE L’ENFER VECU PAR LES PALESTINIENS SOUS LE JOUG DE LA « SEULE DEMOCRATIE » DE LA REGION. ET PUIS, OBAMA EST EN CAMPAGNE ELECTORALE DANS UN PAYS OU LE LOBBY ISRAELIEN PESE LOURDEMENT. IL NE FAUT DONC PAS L’IMPORTUNER AVEC LES NOTIONS DE JUSTICE ET DE VERITE. LE BULLDOZER ISRAELIEN DOIT TOUJOURS AVOIR RAISON MEME SI LE MONDE ENTIER L’A BIEN VU ECRASER UNE JEUNE AMERICAINE PACIFISTE ET ABSOLUMENT PAS MENAÇANTE !

http://www.legrandsoir.info/le-bulldozer-etait-menace.html

M. Saadoune

http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5172456

URL de cet article 17607 
http://www.legrandsoir.info/le-bulldozer-etait-menace.html



3 Résistance

CAPJPO : Israël ne répond pas aux questions sur la torture posées par les Nations Unies ...
Et pour cause ! Israël la pratique de manière institutionnalisée sur les adultes et les enfants palestiniens, et refuse les inspections sur les conditions d’interrogatoire et de détention. Ce "petit pays démocratique et civilisé" qui veut imposer ses méthodes de terreur dans le monde entier, n’a rien eu à craindre jusqu’à présent de tous les Etats et institutions qui sont censés faire respecter les conventions internationales sur la torture.

Alors, pourquoi répondrait-il à l’ONU qui ne prendra de toutes façons aucune sanction ?

Depuis juillet dernier, le Comité des Nations Unies contre la torture, attend toujours à l’heure qu’il est, les réponses aux 59 questions qu’il a posées à Israël concernant sa " non-​​conformité avec la Convention contre la torture et autres traitements cruels, humiliants et dégradants qu’il a ratifiée en 1991"

Le centre Al-​​Mezan pour les droits de l’Homme, Adalah, l’Association des Médecins pour les droits de l’Homme - Israël et le Comité public contre la torture en Israël ont présenté au Comité des Nations unies contre la torture un communiqué sur la non-​​conformité d’Israël avec la Convention afin d’attirer l’attention du Comité sur la poursuite de l’utilisation de la torture par Israël.

Ces quatre organisations, dont deux palestiniennes et deux israéliennes, soulignent les nombreuses violations par Israël de cette convention, allant des tortures physiques et psychologiques lors des interrogatoires, à la détention sans procès, la non divulgation de preuves concernant la dangerosité des prisonniers, l’isolement, la privation de soins, de visites familiales.

Le comité note ’"l’absence de volonté d’Israël de criminaliser la torture dans le Code pénal" et le refus de fournir des informations sur ces détenus considérés comme des "bombes à retardement", qui "justifieraient" des méthodes plus "musclées" pour obtenir des aveux.

Refus également de fournir des enregistrements vidéo ou audio concernant les fameuses "enquêtes de sécurité".

Refus de traiter les plaintes pour torture déposées en Israël par le Comité israélien contre la torture comme par d’autres associations palestiniennes.

Le Comité souligne le refus d’Israël de signer le Protocole facultatif à la Convention contre la torture et de permettre un accès sans restriction aux lieux de détention et d’enquête. Le Comité a demandé (poliment, ndrl) à Israël : « d’indiquer si le gouvernement envisageait de ratifier le Protocole facultatif à la Convention."

Le Comité a soulevé d’autres questions en vertu de l’article 16 qui stipule : « Chaque Etat partie s’engage à interdire dans tout territoire sous sa juridiction d’autres actes de peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, tels que :
les restrictions à la liberté de mouvement : check-points et blocus de Gaza
les restrictions d’accès aux soins de santé et les entraves à la vie familiale pour les Palestiniens dans la bande de Gaza. « des restrictions qui empêchent les Palestiniens de la bande de Gaza de rendre visite à leurs époux ou leurs parents qui vivent en Cisjordanie ou en Israël et pour les Palestiniens de la Cisjordanie de visiter leurs conjoints ou leurs parents qui vivent à Jérusalem ou en Israël ».
la destruction de maisons.

Merci le Comité !

Et pendant ce temps nos dirigeants déroulent le tapis rouge aux Israéliens qui sont directement responsables de ces actes, alors que la Convention internationale contre la torture leur fait obligation de les présenter devant un juge s’ils mettent le pied sur le sol français !

Lundi 20 août 2012

Source : http://www.mezan.org/en/details.php...

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.capjpo.200812.htm



3 Politique a) Politique Palestinienne

MM Abbas & Haniyeh.

Nouveau gouvernement du Hamas à Gaza  

 Le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismail Haniyeh, a annoncé dimanche un remaniement ministériel avec l'arrivée de sept nouveaux ministres, dont celui chargé des Finances. "Il s'agit d'une procédure normale après presque six années de travail de la part de certains ministres et afin d'atteindre des buts spécifiques pour la période actuelle", a déclaré M. Haniyeh, en faisant allusion aux profonds bouleversements en cours dans la région. "Ce remaniement nous donnera l'occasion de réagir à ces changements", a ajouté le Premier ministre du Hamas, le mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza depuis juillet 2007. Le Hamas avait largement remporté les élections législatives palestiniennes de janvier 2006. Les priorités du nouveau gouvernement seront "de mettre fin au siège israélien et de résoudre les difficultés de la population, en particulier en ce qui concerne l'eau et l'électricité", a souligné M. Haniyeh. Le changement d'équipe gouvernementale a été approuvé par les députés du Hamas du Conseil législatif palestinien (Parlement) à Gaza. A la suite du remaniement, Ziad al-Zara, un ancien ministre de l'Economie, devient ministre des Finances et assumera aussi le rôle de Premier ministre adjoint avec des pouvoirs élargis. Moufiz al-Makhalalaty se voit attribuer le portefeuille de la Santé, Youssef SobhyAghreyz celui des Travaux publics et du logement et MazenHaniyeh celui de la Justice. M. Haniyeh a affirmé qu'il avait plusieurs fois repoussé ce remaniement afin de donner du temps au processus de réconciliation entre le Hamas et le mouvement nationaliste rival du Fatah. En vertu d'un accord de réconciliation nationale signé en avril 2011 entre le Fatah du président Mahmoud Abbas et le Hamas, les deux gouvernements rivaux doivent céder la place à un exécutif transitoire non partisan chargé d'organiser des élections générales. Mais les principales clauses en sont restées lettre morte et les échéances constamment repoussées. L'Autorité palestinienne à Ramallah (Cisjordanie) avait d'ailleurs procédé en mai à un remaniement de son gouvernement dirigé par Salam Fayyad et reconnu par la communauté internationale. Le gouvernement rival de l'Autorité palestinienne à Ramallah (Cisjordanie), dirigé par le Premier ministre Salam Fayyad et reconnu par la communauté internationale, avait été remanié en mai dernier à la suite de l'échec de la réconciliation interpalestinienne.

02/09/2012

 http://ennaharonline.com/fr/news/14219.html



b) Politique Usa (le parrain)

1 Les grandes manœuvres & Politique colonialiste israélienne.(vue des USA)

Pour Obama, le soutien à la sécurité d'Israël ne doit pas faire débat
"Nous avons été solidaires d'Israël face aux critiques. Notre coopération militaire et de renseignement n'a jamais été aussi étroite, et évidemment, il s'agit d'un moment d'incertitude"
Le président Barack Obama a affirmé  que le soutien à la sécurité d'Israël ne devait pas faire débat aux Etats-Unis, en répétant sa condamnation de l'attentat suicide "barbare" anti-israélien de la veille en Bulgarie.
M. Obama, qui faisait campagne à West Palm Beach (Floride, sud-est) dans une communauté réservée aux plus de 55 ans, a remarqué que "beaucoup de gens (ici) se sentent concernés par l'Etat d'Israël", et a mentionné "cet attentat barbare qui s'est produit en Bulgarie" et a fait six morts, dont cinq Israéliens, mercredi.

"Je veux que tout le monde le sache, sous mon administration nous n'avons pas seulement préservé le lien indissoluble (des Etats-Unis) avec Israël, nous l'avons renforcé", a insisté M. Obama, en tournée pendant deux jours en Floride, Etat qui abrite environ 10% de la population juive américaine, selon une étude publiée en 2011 par l'institut Berman de l'université du Connecticut.
"Nous avons été solidaires d'Israël face aux critiques. Notre coopération militaire et de renseignement n'a jamais été aussi étroite, et évidemment, il s'agit d'un moment d'incertitude au Moyen-Orient avec ce qui se passe en Syrie", a rappelé le président.
"Il faut tout faire pour protéger la sécurité d'Israël, et je veux que vous sachiez qu'il s'agit d'un débat qui devrait transcender les partis. Ce n'est pas une question démocrate ou républicaine", a assuré M. Obama.
Depuis le début de la campagne électorale en vue de la présidentielle du 6 novembre, M. Obama a été accusé par son adversaire républicain Mitt Romney de faire preuve de mollesse vis-à-vis de l'Iran et même d'avoir "laissé tomber Israël" face à la menace nucléaire de la république islamique.

http://www.lalibre.be/actu/international/article/750938/pour-obama-le-soutien-a-la-securite-d-israel-ne-doit-pas-faire-debat.html


c) Washington est contre un État palestinien non membre de l'ONU 

Washington est contre un État palestinien non membre de l'ONU

Les États-Unis ont exprimé lundi leur opposition à la candidature de la Palestine au statut d'État non membre des Nations unies, un projet que le président palestinien Mahmoud Abbas doit présenter fin septembre à l'Assemblée générale de l'ONU.

«Nous continuons de le dire clairement: nous pensons que la seule voie réaliste pour que les Palestiniens aient un Etat passe par des négociations directes» avec Israël, a déclaré la porte-parole du département d'État, Victoria Nuland, assurant que Washington était «évidemment en contact avec le président Abbas».

Pour ce projet d'État, les États-Unis ont toujours plaidé pour des négociations de paix directes israélo-palestiniennes.

Celles-ci sont interrompues depuis septembre 2010 et la communauté internationale fait en vain pression sur les deux camps pour les ramener à la table des négociations.

«Nous travaillons intensément, via le Quartette pour le Proche-Orient (ONU, États-Unis, Union européenne, Russie) et directement avec les Israéliens et les Palestiniens pour continuer de les encourager à revenir à la table» des pourparlers, a dit Mme Nuland.

Mais «tout ce que nous pouvons faire, c'est les pousser. Nous ne pouvons pas les forcer. C'est à eux de décider de faire la paix», a-t-elle averti.

M. Abbas a annoncé samedi qu'il lancerait les démarches pour l'accession de la Palestine au statut d'État non membre de l'ONU le 27 septembre, lors de son discours devant l'Assemblée générale. «Nous irons à l'Assemblée générale des Nations unies le 27 pour des consultations avec nos amis sur le projet de résolution réclamant l'adhésion de la Palestine» en tant qu'État non membre, a promis M. Abbas.

Pour être adoptée, la résolution élevant la représentation de la Palestine au rang d'État non membre, comme le Vatican, doit être votée par plus de la moitié des 194 États membres de l'Assemblée générale, où elle est assurée d'obtenir une large majorité.

Mahmoud Abbas a manifesté à plusieurs reprises son intention de se tourner vers l'Assemblée générale de l'ONU, après avoir renoncé, faute de majorité, à demander un vote au Conseil de sécurité sur la demande historique d'adhésion à part entière d'un État de Palestine, déposée le 23 septembre 2011.

 

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201209/10/01-4572808-washington-est-contre-un-etat-palestinien-non-membre-de-lonu.php

 



4 Médias / Vidéos

Lancement d’une première émission en français sur une radio de Gaza

«Bonjour de Gaza »

ZiadMedoukh, responsable du département de français de l’université Al-Aqsa de Gaza, et ses étudiants vont animer et présenter une émission hebdomadaire en français, tous  les dimanches de 15 à 16h, heure locale (14-15h heure française).

Cette émission francophone sera la première émise  en français sur les radios de Gaza. Elle sera destinée aux palestiniens francophones de Gaza et de la Cisjordanie, qui peuvent la suivre  et l’écouter via la fréquence  FM : 106,3. Mais elle s’adresse aussi et surtout, au public francophone qui, partout dans le monde, pourra la suivre en direct et en image, via internet à partir du site : www.yjctv.ps, et également sur faceebook : www.faceebook.com/yjctv . Il sera possible à ce public de dialoguer en direct avec les animateurs et présentateurs, en appelant le : 0097282863367.

L’émission sera diffusée à partir de la chaîne de radio des jeunes journalistes, une radio locale animée par des enfants et des jeunes de Gaza.

Le contenu de cette émission sera très riche : Outre la présentation de la situation qui prévaut présentement dans la bande de Gaza sous blocus et la transmission des dernières nouvelles de l’actualité de Gaza, des personnalités francophones de cette ville et du monde de la francophonie seront invitées avec lesquelles les auditeurs pourront dialoguer en direct.

L’émission a pour objectif général, en même temps qu’une contribution dynamique à une meilleure connaissance de Gaza et de la Palestine pour les francophones, le développement des échanges entre les jeunes francophones de Gaza et le monde francophone.

Nous prévoyons organiser des jumelages avec des radios francophones, de réaliser des directs avec des chaînes francophones, et espérons ainsi avoir une ouverture la plus large possible sur les médias et le public francophones.

 Le lancement de l’émission qui prendra le nom de « Bonjour de Gaza » est prévu le dimanche 2 septembre 2012.

Nous voulons que cette émission hebdomadaire en français diffusée à partir de Gaza soit la voix de Gaza au monde francophone !

Pour toutes propositions, les remarques et suggestions, vous pourrez envoyer des SMS au : 00972599881347, ou envoyer des méls à l’adresse émail : ziadmedoukh@hotmail.com !


jacob Cohen et Jean Bricmont dialoguent sur un sujet qu’ils connaissent bien et qui leur tient à coeur : "la paix" en Israël-Palestine.

Vidéo publiée le 13 août 2012 par le CercleDesVolontaires (*)

 

Balayant plusieurs enjeux, autant sur le terrain qu’au niveau de l’état du débat démocratique sur la question en France, ils échangent leurs points de vue et lancent des pistes sur ce qui pourrait constituer une base pour la paix de demain.

URL : http://www.silviacattori.net/article3524.html

(*) Vidéo publiée par le CercleDesVolontaires le 13 août 2012, réalisée par Jonathan Moadab, journaliste indépendant et cofondateur du site CercleDesVolontaires
http://cercledesvolontaires.wordpress.com/

Source :
http://www.facebook.com/pages/Cercle-des-Volontaires/302002546528363

 


VIDEO

Un courageux juif vs Un stupide sioniste

https://www.youtube.com/watch?v=c-XHyKxB-BQ&feature=related

 

VIDEO

La vérité de la bouche d'un sioniste

http://www.youtube.com:80/watch?v=YI_f2nFfqi4&feature=related

VIDEO SURPRENANTE

http://www.youtube.com/watch?v=Lr1NiHJEF_I&feature=player_embedded

VIDEO

Tout est dit ou presque

http://video.google.com/videoplay?docid=5838829577913530&hl=fr

 



6 Déclaration, courrier des lecteurs& témoignage

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme

BOYCOTT

L’Afrique du Sud bannit l’étiquette d’Israël sur les produits des Territoires occupés

23 août

L’Afrique du Sud a banni mercredi l’étiquette "made in Israël" sur les produits venant des Territoires occupés, rompant avec une relative neutralité observée depuis 1994 dans le conflit israélo-palestinien, selon des analystes.

 

L’Afrique du Sud a banni mercredi l’étiquette "made in Israël" sur les produits venant des Territoires occupés, rompant avec une relative neutralité observée depuis 1994 dans le conflit israélo-palestinien, selon des analystes.

(c) Afp

Cette mesure, adoptée en conseil des ministres, et symbolique plus que commerciale, était en gestation depuis mai.

En réaction, Israel a jugé cette mesure "discriminatoire" et "totalement inacceptable". "Israël et l’Afrique du Sud ont des divergences politiques ce qui est légitime. Ce qui est totalement inacceptable, c’est l’utilisation de mesures qui, par essence, discriminent et isolent, créant un boycott général", a affirmé un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères.

L’ambassadeur d’Afrique du Sud "sera convoqué demain (jeudi) au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem", a-t-on ajouté de même source.

Isarël avait qualifié par avance de "raciste" par la diplomatie israélienne et avait scandalisé une partie de la communauté juive d’Afrique du Sud, ainsi que les conservateurs évangéliques.

Le gouvernement sud-africain s’appuie sur une loi de protection du consommateur de 2008, imposant "un étiquetage des biens et produits venant des Territoires occupées pour éviter que les consommateurs ne croient qu’ils viennent d’Israël".

"C’est conforme à la ligne de l’Afrique du Sud qui reconnaît les frontières de 1948 délimitées par l’ONU et ne reconnaît pas les Territoires occupés au-delà de ces frontières comme faisant partie de l’Etat d’Israël", ajoute-t-il.

Les responsables de la communauté juive sud-africaine se sont dits "outragés" par cette mesure "discriminatoire et qui sème la discorde".

"Au fond, elle (cette mesure) semble motivée non par des préoccupations commerciale mais par un parti pris politique contre l’Etat d’Israël. Toute tentative de discussion a été vaine", a déclaré dans un communiqué le bureau des députés juifs sud-africains.

Cette mesure "met la diplomatie sud-africaine au diapason de sa rhétorique pro-palestinienne", a indiqué à l’AFP JakkieCilliers, le directeur de l’Institut des études de sécurité (ISS).

La semaine dernière, le ministre délégué aux Affaires étrangères EbrahimEbrahim a ouvertement envisagé de suspendre les visites officielles en Israël, estimant que celles-ci "légitimaient l’occupation de la terre palestinienne par Israël".

"C’est un pas de plus pour se rapprocher des Palestiniens et rompre avec la neutralité des relations entretenues par l’Afrique du Sud avec Israël et la Palestine", observe le directeur de la fondation De Klerk, Dave Steward.

Et un changement radical par rapport à l’apartheid qui entretenait "des coopérations inter-étatiques avec Israël dans d’assez nombreux domaines" y compris militaires.

La décision vient selon lui de "pressions internes à l’ANC et aux syndicats" et "elle ne doit pas être sous-estimée car l’Afrique du Sud tend à avoir plus d’influence que sa taille pourrait suggérer".

"Nombre d’autres pays pourraient suivre", juge aussi M. Cilliers selon lequel la décision montre que l’Afrique du Sud, membre du G20 et membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, "adopte une attitude plus indépendante face aux Etats-Unis".

L’Afrique du Sud a rejoint fin 2010 le bloc des Brics, autour de la Russie et de la Chine, avec le Brésil et l’Inde.

L’Afrique du Sud n’appelle pas pour autant au boycott des produits d’Israël, pays avec lequel elle maintient de bonnes relations.

L’Afrique du Sud abrite une importante communauté juive, historiquement enracinée et dont certains membres ont joué un rôle éminent contre l’apartheid.

Aujourd’hui divisée sur la politique menée par Israël, elle compte 30.000 à 40.000 personnes, surtout au Cap et Johannesburg, depuis l’exode observé à la fin de l’apartheid.

"La diplomatie économique peut être l’une des armes les plus efficaces pour changer la situation palestinienne", avait exposé en juillet le vice-ministre sud-africain des Affaires étrangères, Marius Fransman.

"Notre position politique sur la situation en Palestine est indubitablement marquée par notre propre histoire d’oppression et d’abus des droits de l’Homme", avait-il ajouté.

"Jusqu’à présent, la campagne de boycott a eu un effet économique négligeable, mais la voix d’un gouvernement comme le nôtre pourrait donner un coup de pouce symbolique", avait-il ajouté.
Rédigé par le système de communication et d’informations du Gouvernement d’Afrique du Sud :

Sanews.gov - za - Agence d’informations du gouvernement sud-africain

22 août 2012

Le Cabinet approuve l’avis sur l’étiquetage.

Pretoria : Le Cabinet a approuvé la décision pour que soit publié un avis par le ministre du Commerce et de l’Industrie, Rob Davies, exigeant l’étiquetage des marchandises en provenance des territoires occupés israéliens.

« Le Cabinet a approuvé un avis qui, conformément à la loi relative à la Protection du consommateur de 2008, sera publié par le ministre du Commerce et de l’Industrie, exigeant l’étiquetage comme tels des marchandises ou des produits provenant des territoires occupés israéliens pour éviter que les consommateurs soient amenés à croire que de telles marchandises proviennent d’Israël », a déclaré le porte-parole du Cabinet, Jimmy Manyi, mercredi.

« Ceci concorde avec la position de l’Afrique du Sud qui reconnaît les frontières de 1948 définies par les Nations-Unies et ne reconnaît les territoires occupés au-delà de ces frontières comme faisant partie de l’État d’Israël. »

Plus tôt cette année, le département a publié l’avis 379 émis à l’attention du public pour qu’il fasse ses commentaires à propos de l’étiquetage des produits présumés venir du territoire palestinien occupé par les forces israéliennes. A l’époque, le département a déclaré qu’il voulait s’assurer que les consommateurs recevaient les informations exactes sur l’origine des marchandises qu’ils achetaient.

SAnews.gov.za

information 



9 Analyse - Géopolitique et stratégie– Réflexion.

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

9 PAJU FÉLICITE L'ÉGLISE UNIE DU CANADA.
> Palestiniens et Juifs Unis (PAJU) souhaite ajouter sa voix à toutes celles qui félicitent l'Église unie du Canada pour l'’adoption de leur proposition demandant le boycott des produits issus des colonies israéliennes situées dans les territoires occupés palestiniens. Ce faisant, l'Église unie du Canada confirme sa solidarité avec l'appel lancé par la société civile palestinienne en 2005 demandant le boycott, le désinvestissement et des sanctions (BDS) à l'’encontre de l'occupation illégale des territoires palestiniens par Israël. Cela s'’avère également un engagement de l’'Église unie du Canada en ce qui a trait aux droits humains et à la primauté du droit international.

> PAJU félicite également l'Église unie du Canada pour avoir refusé de se laisser intimider par la campagne de peur et la malhonnêteté du Centre pour les affaires israéliens et juives (CAIJ) et d'autres organisations sionistes qui utilisent le terme «antisémitisme» comme instrument d'’intimidation envers ceux et celles qui voudraient s'opposer au racisme institutionnalisé pratiqué contre le peuple palestinien par l'État d'Israël. L'Église unie du Canada rejoint en ce sens des regroupements israéliens des droits de la personne tels que B'Tselem, GushShalom, YeshGvul, les Rabbins pour les droits de la personne, le Centre d'information alternative et d'’autres qui travaillent en soutien aux droits du peuple palestinien.

 De plus, la décision de boycotter les produits fabriqués dans les colonies israéliennes illégales prise par l'Église unie du Canada est importante parce qu'’elle se joint aux propositions similaires adoptées par l'Eglise méthodiste unie et l'Église presbytérienne aux États-Unis d'Amérique. Pour Palestiniens et Juifs unis, l’'action de l'Église unie du Canada est considéré comme un appui à la campagne de boycott de PAJU contre les chaussures Naot , compagnie qui dispose d'une manufacture, dans les territoires palestiniens occupés en Cisjordanie, dans les colonies israéliennes de GushEtzion près de Hébron .

22 août 2012

 Le Nouvel Observateur 



Communiqué du Parti communiste français.UE: l'Union européenne renforce ses relations avec Israël contre les droits des palestiniens

L'Union européenne a décidé de renforcer ses relations avec Israël dans 60 domaines d'activité de coopération dont les transports, l'énergie, les douanes, la justice, la sécurité, les communications, le tourisme mais aussi Europol, l'Agence spatiale européenne... Il est consternant qu'une telle décision puisse être prise alors que la colonisation des territoires palestiniens continue de plus belle au mépris du droit international. Il est scandaleux qu'une telle "récompense" soit attribuée au gouvernement israélien alors même que celui-ci annonce vouloir raser 8 villages palestiniens dans le Sud de la Cisjordanie au motif qu'ils se situent dans une zone dont l'armée a besoin pour s'entraîner ! Comment les dirigeants de l'Union peuvent ainsi accepter l'inacceptable, tolérer cette arrogance des dirigeants israéliens et le mépris qu'ils affichent ouvertement pour les résolutions des Nations-Unies et tous les accords internationaux signés ?
> Comment les autorités françaises peuvent approuver de tels actes sauf à se déconsidérer et à perdre beaucoup de crédibilité internationale ?
>

Le Parti communiste français condamne la décision de l'Union européenne. Il demande instamment à la France de prendre immédiatement les dispositions nécessaires pour empêcher cet intolérable déni de justice. La France doit au contraire agir pour que des sanctions soient appliquées contre Israël tant que ce pays continue la colonisation et persiste dans le viol du droit international et des accords signés notamment avec l'Union européenne.
> Le PCF appelle le Gouvernement et le Président de la République à s'engager dans une toute autre politique concernant la question du conflit du Proche Orient. La reconnaissance de l’État de Palestine s'impose et les initiatives nécessaires doivent être prises pour l'admission de la Palestine comme État membre de l'ONU à part entière.

Parti communiste français
24 07 12

 



Les associations et syndicats palestiniens s'adressent à l'Union européenne : « Comment pouvez-vous récompenser un système d'apartheid ? »

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Nous appelons l'Union européenne à remettre en cause, et non à épouser, l'expropriation incessante des terres ainsi que la politique d'asservissement raciale qu'imposent Israël au peuple palestinien. Les rapports de l'Union européenne rendent compte, et feignent de déplorer, les politiques d'apartheid d’Israël, et pourtant elle continue à mener des politiques qui les légitiment, comme la revalorisation des relations commerciales récemment actée.

L'archevêque Desmond Tutu avait dit que le régime avec lequel vous souhaitez intensifier les échanges était pire que l'Afrique du sud de l'apartheid, s'étant lui-même rendu plusieurs fois en Cisjordanie. Mais vous préférez détournez vos yeux et vos oreilles. Ainsi s'exprimait aussi l'ancien député de l'ANC Ronnie Kassrils, et tant d'autres sud-africains qui ont pu voir l'appareil de contrôle physique et psychologique qu’Israël a mis en place contre nous.

 

Vous savez très bien ce que nous subissons. Pour ce qui est de la colonisation brutale et illégale de la Cisjordanie, votre rapport du Bureau du représentant de l'Union européenne (EUREP) à Jérusalem de juillet 2011 révélait :

« Des populations Juives importantes se sont installées en territoire occupé, en violation de la quatrième convention de Genève et du droit international humanitaire. En 1972, il y avait 1 200 colons, aujourd'hui il y en a 310 000 répartis en 124 colonies et 100 prétendus avant-postes en zone C. Le gouvernement israélien subventionne et offre des incitations à la colonisation, en finançant la construction de logements, l'éducation, des infrastructures telles que des routes particulières et des raccordements à l'eau (…) L'espace municipal occupé par les colonies couvre 9,3% des territoires de Cisjordanie. Cependant, en raison de l'important réseau routier des colons et des restrictions imposées sur les Palestiniens pour l'accès à leurs propres terres, la structure des colonies Israéliennes domine plus de 40% de la Cisjordanie ».

 

C'est une politique imposée de ségrégation, d'apartheid. Peut-être n'osez-vous pas utiliser les mots « nettoyage ethnique », en dépit des preuves catégoriques que vous-mêmes avancez :« avant l'occupation Israélienne en 1967, la population Palestinienne de la vallée Jordanienne était estimée entre 200 000 à 320 000 personnes. En 2009, elle n'était plus que de 56 000 personnes... ». Il s'agit d'un nettoyage ethnique sous sa forme la plus explicite.
« Les colonies de toutes sortes – formelles ou avant-postes informels – sont illégales au regard du droit international », explicitez-vous dans ce rapport.

Ils violent l'interdiction des déplacements de population exercés par une puissance occupante sur un territoire occupé (article 49, IV ème Convention de Genève), l'interdiction de l'appropriation de terres et de biens civils privés sans nécessité d'ordre militaire (Règlement 46 de la Convention de la Haye de 1907). L'article 147 de la IV ème Convention de Genève qualifie les déportations et les déplacements de population, passibles de l'article 49, comme de graves infractions du Droit international humanitaire.

Alors pourquoi l'UE publie des rapports détaillés sur les crimes évidents contre l'humanité commis par Israël – la spoliation à grande échelle de nos terres, en ayant recours aux bulldozers, aux chars et à l'armée pour en chasser notre peuple ? On peut se demander pourquoi de tels rapports sont écrits ? On a du mal à comprendre comment, en dépit de vos propres conclusions, vous vous décidez à récompenser l'agresseur !

 

La principe base juridique sur laquelle vous vous appuyez dans le cadre des relations entre Israël et l'Union européenne est un « accord d'association » datant de 2000.Dans l'article 2, le respect des droits de l'Homme est décrit comme un « élément essentiel » de l'accord, déclarant que « ces relations doivent se fonder sur le respect des droits de l'Homme et des principes démocratiques qui doivent guider la politique interne et internationale ».

 

Plus de 15 000 colons Israéliens juifs se sont ajoutés l'an dernier au nombre actuel de « colons illégaux », qui est de 650 000. Et pourtant ce que vous proposez, c'est un État palestinien sur la base des Bantoustans où nous avons été parqués, sans droit à l'eau, sans liberté réelle de mouvement, sans accès à un espace aérien, maritime et certainement sans aucun droit pour les 6 millions de réfugiés dans le monde auxquels les pays européens ont continuellement tourné le dos.

Cette revalorisation des relations commerciales avait notamment été gelée à l'origine lorsque l'armée israélienne, quatrième armée au monde, a commis des atrocités au début de l'année 2009 que vous, Union européenne, ne pouviez pas ignorer, le bain de sang de Gaza, trois semaines d'opérations israéliennes qui ont tué plus de 1 400 (dont 340 enfants) personnes, en blessant 5 300, dans leur immense majorité des civils. Les Palestiniens de Gaza ne s'en sont pas encore remis, la plupart d'entre eux ne s'en remettront sans doute jamais. Pour la majorité de ceux qui ont perdu un ami ou un proche, le traumatisme continue à se manifester à travers les générations, en particulier les plus jeunes.

 

Puisque l'UE se sent prêt à récompenser Israël avec une revalorisation, cela signifie-t-il que justice a été faite et que les auteurs du bain de sang subi par les civils Palestiniens à Gaza ont été punis, et cela suppose-t-il que les droits de l'Homme sont désormais totalement respectés par Israël ?

Vu que vous ne semblez pas lire vos propres rapports, peut-être pouvons-nous nous aider. Malgré la contamination des cultures à grande échelle, un pic des malformations de l'enfant et des cancers a été causé par le recours continuel et illégal à des armes chimiques et au phosphore blanc déversés sur les Palestiniens de Gaza ; malgré nos routes et notre système d'égout détruits, malgré le fait que l'ONU accuse Israël de « probables crimes de guerre et contre l'humanité », AUCUNE poursuite devant la cour pénale internationale, AUCUNES sanctions, AUCUNE compensation attendue de la part d’Israël pour les 20 000 maisons, hôpitaux, écoles, commerce, bureaux, endommagés ou détruits, et AUCUN assouplissement effectif des désormais 5 ans de blocus moyenâgeux qui a laissé l'essentiel de notre infrastructure en ruine, en raison des pénuries en matériaux de construction, en béton et en électricité. Israël est en ce moment en train de supplicier collectivement le peuple de Gaza, en violation de l'article 33 de la Convention de Genève, complétant bien son nombre record de violations de résolutions de l'ONU.

L'aide de l'Europe aux Palestiniens ne les libérera pas de l'oppression politique. La charité n'a jamais aidé à un peuple à se libérer du joug colonial. La livraison d'armes à Israël entre en complète contradiction avec cette politique. 11 des 20 plus importants fournisseurs d'armes à Israël sont des Etats-membres de l'UE. L'Allemagne a effectivement vendu 2 sous-marins Dauphins à Israël au moment où il bombardait le Liban en juillet 2006, tuant plus d'un millier de personnes. Dans les trois premiers mois de l'année 2008, la Grande-Bretagne a acté l'exportation d'équipements militaires d'une valeur de 20 millions de £ à Israël, lui offrant l'arsenal qui lui a permis de nous écraser quelques mois plus tard. Dans les ruines de Gaza, lors de l'offensive Plomb durci de 2009, Amnesty International a trouvé des inscriptions « Made in France » sur les composants utilisés sur des missiles Hellfire. Nous sommes sûrs que cela a permis aux principaux exportateurs d'armes européens vers Israël de se faire beaucoup d'argent. Les investissements et la collaboration scientifique européenne en Israël sont encore plus rentables.

Et la boucle est bouclée quand on sait que les dégâts causés aux infrastructures financés par l'UE s’élevaient, lors des bombardements sur Gaza, à 11 millions d'€. Avant cela, d'août 2001 à novembre 2008, les attaques israéliennes en territoire occupé ont infligé des dégâts d'une valeur de 44 millions d'€ sur les seules infrastructures ayant bénéficié de financements européens. Mustafa Barghouti avait interrogé les députés européens sur la question : « Est-ce que les contribuables européens sont vraiment contents de reconstruire ce dont les contribuables américains ont financé la destruction ? »


Nous ne sommes pas surpris qu'un diplomate européen ait eu du mal à cacher cette hypocrisie épique de l'Union européenne concernant ce nouvel accord commercial : « J'ai été frappé que toute une gamme de relations ait été entamée avec Israël, sur demande d’Israël, comme si rien ne se passait sur le terrain (…) Nous aurions dû utiliser ce dialogue pour obtenir ce que nous voulions, c'est-à-dire le respect par Israël de ses obligations au regard du droit international ».


L'Europe a historiquement accepté qu’Israël écrase le peuple Palestiniens, ce dès 1948. Avec une brutalité méthodique, nous avons été déracinés, humiliés aux checkpoints, emprisonnés sans motifs d'accusation, on nous a privé de notre héritage et de nos lieux de culte, on nous a privé de notre liberté de mouvement et du droit à voir les membres de notre famille, on nous a privé d'eau et de nos moyens de subsistance, de nos terres fertiles, de notre accès à la mer, de nos rêves de visiter d'autres pays. Et l'Europe n'a fait qu'assister en spectateur à ce processus. Et Israël a continué. Parce qu'il sait que si l'Europe fait beaucoup de bruit, elle ne tient pas tête à Israël.


Il est temps de lui tenir tête, de résister !

De résister et de se battre pour nos droits humains fondamentaux. Est-ce trop vous demander que d'exiger le respect du minimum attendu en termes de droits de l'Homme dans vos accords avec Israël ? De résister contre les politiques d'occupation, de colonisation et d'apartheid ? Lorsque la justice finira par venir, et que nous vivrons tous comme égaux, et non sous un système d'apartheid qui nous prive de nos droits et de nos maisons, les gens regarderont en arrière, atterrés que le châtiment collectif imposé à tout un peuple, à une majorité d'enfants, ait pu durer si longtemps, avec la complicité de l'Union européenne. Il faut résister maintenant, mettre un terme à cet accord commercial avec Israël et se souvenir quand et pourquoi les Européens ont finalement mis la priorité sur les droits de l'Homme, en sanctionnant le régime blanc Afrikaaner en Afrique du sud. Légitimer l'apartheid était une faute à l'époque, c'en est toujours une maintenant.

Signée par :

  • Fédération générale des syndicats de Palestine ;
  • Syndicat général des travailleurs des services publics ;
  • Syndicat général des travailleurs des services de santé ;
  • Syndicat général des travailleurs du gaz et de la pétrochimie ;
  • Syndicat général des travailleurs agricoles ;
  • Union des comités de femmes ;
  • Union des synergies – unités de femmes ;
  • Association des enseignants universitaires de Palestine ;
  • Campagne des étudiants palestiniens pour le boycott universitaire d’Israël ;
  • Groupe pour un seul État démocratique

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



11/09/2012

n°97 - Dossier d'Iran - du 17-07- au 11 - 09 - i : Le sommet du MNA s'achève sur un appel à la paix dans le monde


n°97 -   Dossier d'Iran - du 17-07- au 11 - 09  -  i  : Le sommet du MNA s'achève sur un appel à la paix dans le monde 


Dossier d'Iran   n°97-

 C.De Broeder& M.Lemaire



 Le "dossierd'Iran" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm 

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ ) colonne de gauche.

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Tiré à Part

Le Parisien : "Israël se prépare à une guerre"

. Les frontières, notamment avec le Liban, sont sous haute surveillance. | (AFP/MAHMOUD ZAYAT.)

«Le front israélien est préparé comme il ne l’a jamais été. » Les mots prononcés hier par l’ancien ministre de la Défense passive d’Israël, MatanVilnaï, sonnent comme si l’Etat hébreu était à la veille d’une guerre inéluctable contre l’Iran. Dans un entretien au quotidien « Maariv », Vilnaï se fait plus précis : l’offensive d’Israël s’étalerait sur un mois et coûterait la vie à environ 500 personnes.
Elle aurait lieu, toujours selon l’ex-ministre, sur plusieurs fronts, de l’Iran (par des frappes aériennes) à la bande de Gaza (où se trouve le Hamas) en passant par le Liban (d’où partiraient les ripostes du Hezbollah). Ce scénario, qui inspire beaucoup de craintes aux Israéliens et fait frémir le reste du monde, n’est pas fantaisiste. Selon la presse israélienne, le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, aurait l’intention d’attaquer les sites nucléaires iraniens (qui menacent Israël) d’ici au mois de novembre, c’est-à-dire avant l’élection présidentielle américaine.

Des SMS comme moyen d’alerte
Au vu du délai, très court, le
gouvernement s’active. Et prend soin, tout d’abord, d’acclimater l’opinion à l’éventualité d’un conflit en la rassurant sur le degré de préparation militaire (batteries antimissiles, stocks de munitions) et civile (le nombre d’abris disponibles) du pays. Hier, MatanVilnaï a ainsi précisé qu’il y avait assez de kits antichimiques et bactériologiques pour plus de la moitié de la population israélienne. Plus inédit, l’armée testera aujourd’hui à l’échelle nationale un système d’alerte qui envoie des messages en cas d’attaques de missiles. Des SMS en hébreu, en arabe, en anglais et en russe seront envoyés sur les téléphones portables des habitants de tout le pays. « Je peux l’assurer avec la plus grande autorité : aujourd’hui, chacun sait exactement ce qu’il doit faire », a poursuivi l’ancien ministre.

L’Iran, de son côté, a indiqué mardi ne pas croire à une attaque « stupide » israélienne contre ses installations nucléaires. Et continue à assurer que celles-ci n’ont en rien des visées militaires, comme le craint l’Etat hébreu.

Deux explosions ont été entendues, hier soir, par les habitants d’Eilat, une station balnéaire israélienne située près de la frontière égyptienne. Deux roquettes tirées à partir du Sinaï égyptien avaient explosé début avril à Eilat sans faire de blessé.

 

: Apocalypse now!
>
>En Israël les tueurs piaffent... et se dévoilent enfin !
>Liquider les trente métropoles du moyen orient en cas d'attaque d'israël:
> en disparaissant, les israéliens espèrent réduire en cendres tout le Moyen Orient.
> Ce qui est "poétiquement" appelé l'opération "Samson"!
> On est "prévenu"!

Iran: ça ne fait « guerre » de doute !
L’existence d’Israël n’est pas davantage menacée en cas de conflit avec l’Iran et ses alliés…

Nombreux sont les israéliens, juifs à travers le monde ou amis et soutiens non-juifs d’Israël qui craignent l’apparition d’un conflit violent notamment avec l’Iran et le Hezbollah dont les milliers de missiles sont pointés vers Israël. Il est utile de rappeler que la dissuasion a toujours été une caractéristique essentielle de la puissance militaire israélienne.
Par conséquent, en dehors de la stratégie qui sera adoptée par Tsahal en cas d’un éventuel conflit, peu de gens ont connaissance de ce qu’on appelle « l’option Samson » qui est à la base même des capacités dissuasives d’Israël si son existence se trouvait un jour menacée.
L’option Samson tire son nom du personnage biblique qui a pris la décision de faire s’écrouler les colonnes du temple philistin -quitte à mettre sa propre vie en péril- afin d’entrainer la chute de l’édifice qui provoquera également l’anéantissement de ses ennemis.
Ainsi, seul l’objectif général de cette option militaire est connu : si l’État Israël risque de tomber, il entrainera l’ensemble de ses ennemis avec lui. Les cibles précises sont susceptibles d’évoluer avec le temps et font bien évidemment mystère.
> Cependant, certaines informations font état d’une volonté de viser -au minimum- les 20 ou 30 plus grandes villes du Moyen-Orient. Mais les effets d’une bombe nucléaire ne se limitant pas aux frontières d’une ville et de ses banlieues, c’est bien tout le monde arabo-musulman qui prendrait le risque de disparaitre si jamais l’existence d’Israël se trouvait menacée.
Pour cela, il suffit de constater les dégâts causés par le bombardement d’Hiroshima il y a plus d’un demi-siècle pour prendre conscience de la capacité de destruction infiniment plus puissante de l’arme nucléaire aujourd’hui.
L’existence de l’option Samson est officielle, Israël était sur le point de la mettre en application une seule fois à travers son Histoire durant la guerre de Kippour en 1973 où le pays fut attaqué par surprise durant le jour le plus important du calendrier juif tandis que les troupes étaient démobilisées alors que les hommes jeûnaient et priaient dans les synagogues.
D’ailleurs, Ariel Sharon résumait cette ultime option militaire avec le ton direct et sans détour qui caractérise les dirigeants israéliens : « les arabes peuvent bien avoir le pétrole, nous nous avons les allumettes ! ».

16.8.2012

http://www.leparisien.fr/international/israel-se-prepare-a-une-guerre-16-08-2012-2126909.php
http://jssnews.com/2012/07/26/nodoubt/



Au jour le jour

Le sommet du MNA s'achève sur un appel à la paix dans le monde  

Le 16e sommet du Mouvement des Non-Alignés (MNA) s'est conclu vendredi à Téhéran, capitale iranienne, après l'adoption d'un certain nombre de documents de synthèse.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui assume la présidence tournante du mouvement, a lu une partie de ces documents finaux lors de la cérémonie de clôture, et a déclaré que les participants avaient unanimement renouvelé leur attachement aux principes et aux objectifs du MNA.
Les participants ont appelé à des "changements fondamentaux" dans la gouvernance et la gestion collective du monde, soulignant que ces changements étaient des conditions essentielles au maintien de la paix mondiale ; ils ont également tous appelé à éviter les conflits partout à travers le monde, a indiqué M. Ahmadinejad.

"Nous avons tous convenu de défendre les droits de l'Homme et la dignité humaine, et de développer l'amour, l'affection et l'honnêteté", a-t-il indiqué, ajoutant : "nous pouvons résoudre les défis mondiaux par le biais de l'amitié".

Le président iranien a souligné qu'en adoptant ces documents finaux, les pays membres du MNA avaient envoyé un "important message politique" de soutien à la paix et à la justice dans le monde.
Ces documents ont également affirmé la solidarité du MNA avec les Palestiniens.
La réunion du MNA à Téhéran s'est déroulée en trois phases : une réunion préparatoire de hauts responsables du 26 au 27 août, une réunion au niveau ministériel du 28 au 29 août, et le sommet proprement dit les 30 et 31 août.
Des représentants venus d'une centaine de pays se sont réunis à Téhéran pour discuter des nouveaux défis mondiaux.
Le Venezuela a été choisi pour accueillir le 17e sommet du MNA en 2015, et deux nouveaux membres, l'Azerbaïdjan et les Fidji, ont été admis dans l'organisation.
Fondé en ex-Yougoslavie en 1961, le MNA représente près des deux tiers des membres des Nations Unies, et environ 55% de la population mondiale.
 

01/09/2012

 http://french.cri.cn/621/2012/09/01/581s293770.htm#.UEHrBJa_y3Y

 


Chems Eddine Chitour : Guerre Israël Iran : Cette fois-ci est-ce sérieux ?
«Si l'on regarde de près ce qui se passe à nos frontières à l'heure actuelle, il devient évident que le risque d'implication de la Russie dans des conflits locaux a augmenté; et sous certaines conditions, les conflits régionaux risquent de dégénérer en conflits d'envergure avec un possible emploi d'armes nucléaires
Général Nikolaï Makarov, chef d'Etat-major général russe, 17/11/2011


Les bruits de bottes concernant l'attaque de l'Iran présentée comme naturelle par l'Occident, ne sont pas un scoop. L'attaque imminente contre l'Iran attend depuis huit ans et comme le dit un militaire occidental: «Depuis huit ans, l'Iran est à une année de la mise au point de la bombe atomique.» Ce préambule est donné pour montrer encore une fois un scénario de déjà-vu. A des échéances données, on réchauffe le dossier iranien et on mobilise les rouages de la machination pour diaboliser l'Iran.

Souvenons-nous en juin 2008, le général ShaulMofaz, ministre de la Défense d'Israël déclarait: «Si l'Iran continue son programme de développement de l'arme nucléaire, nous l'attaquerons. Les sanctions sont inefficaces... Une attaque contre l'Iran afin d'arrêter ses préparatifs nucléaires sera inévitable.» Dans le même ordre le 31 octobre 2011, Benyamin Netanyahu déclarait, à la Knesset, que l'Iran constituait une menace, non seulement pour Israël mais aussi pour le reste du monde. Côté iranien, le gouvernement se défend en affirmant que son programme nucléaire est entièrement civil. Réponse du berger à la bergère, Mahmoud Ahmadinejad avait déclaré, le 8 novembre 2011 que «l'Iran n'avait pas besoin de la bombe atomique», mais qu'il ne «reculerait jamais» face aux Occidentaux.

A l'époque, le triste rôle est confié au boutefeu actuel directeur général de l'Aiea. A longueur d'année et d'une façon itérative, le matraquage concernant l'Iran est devenu une seconde nature. Personne ne pose la question «pourquoi Israël n'a jamais voulu signer le traité de non-prolifération nucléaire bafoué allègrement par ses concepteurs (Etats-Unis, France) au point de ne pas permettre de visites poussées de ses installations?» Israël détiendrait un arsenal nucléaire impressionnant. On se souvient que El Baradei ancien directeur de l'Aiea avait été autorisé à regarder de loin la centrale et il aurait dit: «Je ne vois pas de fumée au bout du pistolet.» (1)

L'attaque de l'Iran

Plus tard en novembre 2011, le va-t-en guerre directeur de l'Aiea publie un rapport défavorable à l'Iran accusé de réalisation de programmes nucléaires militaires. Ce rapport énumère tous les péchés et les ´´incartades´´ de l'Iran, ainsi que les soupçons nourris à l'égard de ce pays à partir des années 1990. A cet égard, l'Iran avait déclaré que ce n'était rien de plus qu'une compilation des anciennes accusations qui ne sont étayées par aucun argument nouveau et sont politiquement motivées sous la pression des Etats-Unis. Pourtant, Téhéran n'a jamais été pris en flagrant délit de production d'uranium de qualité militaire. Comme en témoignent les conclusions très claires du rapport qui constate que ce qui a été observé sur les sites iraniens n'entre pas en contradiction avec les informations officiellement présentées par l'Iran à l'Aiea.

En janvier 2012 Alain Gresh écrivait: «Interrogé pour savoir quand Israël attaquerait l'Iran, Patrick Clawson, chercheur au ´´Washington Institute for Near East Policy (Winep)´´, un think-tank lié au lobby pro-israélien, répondait: «Il y a deux ans» (cité par Scott Shane, 11 janvier). Nous sommes en août 2012. Rien n'a changé, l'attaque de l'Iran est plus que jamais d'actualité:

´´Un climat fébrile, lit-on sur «le Télégramme.com», s'est installé depuis une dizaine de jours en Israël, entretenu par les déclarations quotidiennes dans les médias, de responsables politiques et d'analystes «pour» ou «contre» une opération israélienne visant l'Iran. Avec ou sans l'aval des États-Unis, avec ou sans leur assistance. Cette inquiétude ambiante est renforcée par la distribution massive de masques à gaz à la population, par la vérification du bon fonctionnement d'un système d'alerte via SMS (envoyés en cas de tirs de missiles ou roquettes) et par des spéculations sur le nombre de victimes israéliennes en cas de représailles iraniennes. Autre élément renforçant le climat de tensions, cette fois-ci sur la scène politique, la Knesset (Parlement) a entériné, jeudi, la nomination d'AviDichter, considéré comme partisan d'une ligne dure sur le dossier iranien, à la tête de la Défense passive, un ministère crucial en cas de guerre ».(2)

Cet ancien patron du Shin Beth, le service de sécurité intérieure, a affirmé qu'Israël «devait se doter de capacités d'attaque» en cas d'offensive contre les installations nucléaires iraniennes. Sa position tranche avec celle d'ex-hauts responsables du Shin Beth et du Mossad (contre-espionnage) ou des Renseignements militaires, qui ont exprimé leur opposition à une attaque israélienne menée sans l'accord des États-Unis. Le président Shimon Peres a déclaré lui aussi, qu'il était «clair» qu'Israël ne pouvait attaquer l'Iran sans l'aide des États-Unis». La multiplication des déclarations publiques sur l'Iran a pour but, en plus de préparer l'opinion publique aux conséquences d'une éventuelle frappe, de pousser l'administration américaine à davantage de clarté sur le sujet, estime Denis Charbit, de l'Université de Tel-Aviv.» (2)

Al Qods

Du côté occidental, la propagande est-elle que le formatage parait irréversible. Encore une fois, on nous fera le coup du David contre Goliath, d'un petit pays qui lutte pour sa survie en face de barbares échevelés fanatiques avec le couteau entre les dents. C'est à peu près le scénario juin 67 où les rodomontades de Nasser n'impressionnaient pas les Israéliens qui ont décidé d'attaquer en premier; ce qui a été reconnu bien plus tard.

Nous lisons sur le site Agoravox ce morceau d'anthologie d'une rare partialité: ´´ Le régime des mollahs vit probablement ses derniers jours. La guerre longtemps redoutée entre l'Iran et Israël n'a jamais été aussi proche. En Israël, puissance d'où partirait le premier coup de feu, tout semble au point. En Iran, on affiche une sérénité qui laisse perplexe. En effet, l'issue du conflit ne fait aucun doute: le régime iranien sera balayé. La question qui se pose véritablement est celle de sa capacité de nuisance. Il y a sérieusement à redouter une guerre qui, bien que remportée, risque de laisser des «blessures» dont on pourrait ne jamais se relever. Pour le ministre sortant de la défense passive MatanVilnaï, «le front israélien est préparé comme il ne l'a jamais été». Il va jusqu'à préciser, au quotidien Maariv, que l'offensive durera un mois et coûterait la vie à environ 500 personnes. Tsahal attaquerait sur trois fronts simultanés». (3)

Du côté de l'Iran, les autorités rappellent que leur programme nucléaire, objet du conflit, n'a pas de visée militaire et qu'il serait «stupide» pour Israël d'attaquer les installations iraniennes. S'exprimant lors d'un discours à Téhéran à l'occasion de la Journée d'Al Qods, le Président iranien a promis que la «tumeur cancéreuse» (que serait Israël) va bientôt disparaître et qu'«un nouveau Proche-Orient» va renaître sans «trace des sionistes». Une déclaration qui a évidemment provoqué un tollé international. Sur le plan militaire, Israël disposerait d'une nette longueur d'avance technologique sur l'Iran, mais Téhéran a développé des missiles capables de frapper l'Etat hébreu et dispose d'un allié indéfectible aux frontières d'Israël, le Hezbollah. En été 2006, les pertes avaient été suffisamment lourdes pour que le doute commence à planer sur la capacité du pays à s'en sortir militairement face à ses hostiles voisins. (...) Pourtant, contre l'Iran, Israël part avec les meilleurs atouts.»(3)

Le rédacteur va plus loin, il nous informe qu'Israël attaquera en premier et que s'il est en difficulté il larguera la bombe atomique: «Seule puissance nucléaire de la région, difficile d'imaginer qu'en cas de déboires militaires majeurs l'Etat hébreu se priverait de recourir à l'arme fatale.» (3)
Toute honte bue il annonce que l'Occident ne laissera jamais tomber Israel: ´´On sait que si le conflit tourne mal, les Occidentaux voleraient au secours du peuple hébreu. Difficile d'imaginer les dirigeants européens et américains rester les bras croisés pendant que le peuple israélien subit des pertes humaines et matérielles de la part d'un régime aussi «détesté» que celui de Téhéran. D'ailleurs, sur ce point, le Président israélien est sans ambigüité.: «cette fois au moins nous ne sommes pas seuls.» Il faisait allusion aux Etats-Unis qui, quelles que soient les conditions du déclenchement des hostilités, interviendront aux côtés d'Israël.» (3)

Livrant sa conviction intime fruit d'une haine incompréhensible, Boniface Musavulu poursuit son plaidoyer et met en garde contre l'erreur de George Bush père qui en 1991 n'avait pas capturé Saddam Hussein. ce qu'à fait son fils douze ans plus tard en donnant des conseils: «On peut imaginer, conseille-t-il, que dans ce scenario, les «alliés» ne se contentent pas de détruire les installations nucléaires du pays. Ils iront jusqu'à faire tomber le régime. «Une deuxième guerre du Golfe avait été jugée nécessaire par l'administration Bush, pour des raisons indéfiniment contestables. Mais on aurait pu s'épargner ces interminables polémiques et surtout épargner des vies humaines (massacre des Kurdes et des Chiites) si la coalition, disposant du mandat de l'ONU, avait «fini le boulot» dès 1991. Reste que pour faire tomber le régime, il faudra des hommes au sol. Les alliés pourraient donc se contenter de «briser» l'Etat iranien, comme ils ont brisé l'Irak de Saddam Hussein. Après une campagne de bombardements et l'encouragement des soulèvements internes, le pays serait laissé dans un «sale état». Lorsqu'un peuple s'épuise dans d'interminables conflits internes comme les Irakiens (Kurdes, sunnites, chiites), il n'a plus les moyens de fabriquer des «armes de destruction massive» et menacer «le monde libre» avec ses missiles. Les Occidentaux pourront alors dormir tranquilles. (...)» (3)

Prenant ses désirs pour des réalités, cet «expert» autoproclamé en géopolitique ajoute: «Enfin, le contexte international n'a jamais été aussi défavorable aux dirigeants iraniens. La solidarité avec la «rue arabe» ne sera pas au rendez-vous. Depuis le printemps arabe, les islamistes qui mobilisaient des foules ont changé de visage. En Egypte, les Frères musulmans sont au pouvoir et sont en quête de respectabilité internationale. En Tunisie, les Occidentaux scrutent le moindre faux-pas des islamistes au pouvoir (Ennahda). En Syrie, les islamistes nous supplient de les aider pour venir à bout de Bachar Al Assad. Ils ne vont pas se fâcher avec les Occidentaux. En Libye, les islamistes au pouvoir, ce sont «nos amis». Le régime iranien va donc, certainement, se retrouver tout seul dans sa chute.(3)

Voilà l'état d'esprit qui prévaut en Occident s'agissant du rapport aux Arabes et aux musulmans! Pourtant, on ne peut pas dire qu'Israël soit menacé, Aucun pays du Moyen-Orient ne peut se mesurer à Israël dans le cas d'une guerre éclair. Reste l'Iran, là c'est autre chose. L'Iran ne se laissera pas faire «c'est du lourd», c'est un pays technologiquement avancé dans tous les domaines. Il semble pourtant, que Barack Obama ne veuille pas d'une aventure militaire avant les élections de novembre 2012. (...) Pour les Américains et les Israéliens, un Irak allié à Téhéran offrirait à l'axe Iran-Syrie un vaste territoire qui s'étendrait de Téhéran aux rives de la mer Méditerranée. Une telle perspective représenterait un véritable défi pour les Etats-Unis et Israël dans la région. Une autre hypothèse probable est celle d'une campagne d'intoxication orchestrée de longue date. (4)
La bombe

A l'époque déjà il y a dix mois, Peter Simmons nous apprenait que cette fois «ce serait sérieux»: «Des articles parus dans les journaux britanniques le Telegraph et le Guardian du mercredi 2 novembre révèlent les préparatifs militaires des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne pour une attaque contre l'Iran, qui vont bien au-delà des scénarios de routine habituels.(...)Les Etats-Unis se sont jetés de façon téméraire dans une guerre après l'autre au cours de la décennie passée, dans une tentative désespérée de compenser leur déclin économique en projetant leur hégémonie sur les régions riches en énergie du Moyen-Orient et de l'Asie centrale. De plus, on ne connaît pas la réaction des Russes et des Chinois qui ne vont pas regarder faire ou défaire ce qu'ils ont mis patiemment en marche, le pacte asiatique. D'autant que le chaudron afghan est toujours en ébullition avec un Pakistan en atmosphère insurrectionnelle. «(...) Toutes les bombes conçues par les pays occidentaux, notamment les bombes au phosphore à l'uranium appauvri, les bombes barriques GBU dont disposeraient les Etats-Unis et Israël, ajoutez à cela les drones, ces véritables prédateurs et le guidage satellitaire, nous avons une idée des guerres actuelles mises en action notamment en Afghanistan, à Ghaza, en Libye.» (5)

Le motif de la bombe est fallacieux. Plusieurs rapports faits par la CIA ont montré que l'Iran n'avait pas l'intention de préparer la bombe. Alain Gresh nous apprend que Leon Panetta, le secrétaire américain à la Défense et ancien directeur de la CIA, le 2 décembre 2011, appréhendait l'attaque, il dressait un tableau catastrophique des conséquences d'une guerre contre l'Iran; quelques jours plus tard, le 19 décembre sur CBS, il affirmait que l'Iran aurait peut-être une bombe atomique d'ici un an; enfin le 8 janvier 2012, à la question de savoir si l'Iran voulait la bombe atomique, il répondait... non». (6)

On dit que la condition de la réélection d'Obama est d'avoir l'imprimatur du lobby sioniste, en aidant Israël à en finir avant le mois de novembre. Après la Libye, la Syrie, voici venir le tour de l'Iran. C'est cependant un risque majeur, car la Russie et la Chine réagiront. De plus, les Etats-Unis n'auront rien à gagner dans ce conflit, ils ont l'énergie, ils sont installés à demeure. Prendront-ils le risque de mettre la planète à feu et à sang pour un conflit imaginaire?

1.C.E Chitour: http://www.legrandsoir.info /attaque-contre-l-iran-prelude-au-chaos-mondial.
2.http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/israel-l-etat-prepare-son-peuple-a-une-guerre-contre-l-iran-21-08-2012-1812694.php
3.Boniface Musavulu.http://www. agoravox.fr/actualites/international/article/guerre-iran-israel- veillee-d-armes-121379
4.Mahmoud Kiyan-ErsiMardomak Frapper maintenant ou jamais 08.11.2011
5.Peter Symonds http://www.wsws.org/francais/News/2011/nov2011/iran-n07.shtm...
6.http://blog.mondediplo.net/2012-01-17-Quand-Israel-attaquera-t-il-l-Iran-Il-y-a-deux

Professeur émérite Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique enp-edu.dz

Publié le 23 août 2012 avec l'aimable autorisation de l'auteur

Jeudi 23 août 2012

 


L'Iran cherche à rallier les "non-alignés" à son programme nucléaire.

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

LE MONDE :Une autre "communauté internationale": la 16e Conférence des pays Non Alignés réunie à Téhéran. A SUIVRE!

Qui sera à Téhéran, qui sera à New York ? Deux réunions internationales semblent en concurrence pour le jeudi 30 août, date à la fois d'un débat sur la Syrie au Conseil de sécurité de l'ONU, voulu par la France qui préside ce mois-ci cette instance, et d'un sommet en Iran du Mouvement des non-alignés.
La République islamique cherche à faire de ce regroupement souple de 118 pays, lancé dans les années 1950 avec comme cris de ralliement l'anticolonialisme et le refus des deux blocs de la guerre froide, une plateforme pour tenter de sortir de son isolement.
Téhéran veut rallier des soutiens à propos de son programme nucléaire, source de multiples tensions au Moyen-Orient, dans un contexte où les Etats-Unis accroîssent à nouveau leur présence militaire dans la région du Golfe, et où ceux qui prennent le pouls des responsables israéliens concernant un scénario de frappes militaires sur les sites iraniens jugent que rien ne peut être exclu, y compris avant l'élection présidentielle américaine.

TÊTES D'AFFICHE
Les dirigeants iraniens ont préparé un très long texte (200 pages) de projet de déclaration des non-alignés appelant en particulier à la fin des sanctions internationales qui s'exercent sur eux, celle-ci étant sévères depuis l'entrée en vigueur en juillet d'un embargo pétrolier décidé hors du cadre de l'ONU.
Mais la déclaration sera-t-elle validée formellement par les participants ? Le dossier syrien n'a pas amélioré l'image de la diplomatie iranienne qui s'est, à la mi-août, retrouvée singulièrement isolée au sein de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) lorsque celle-ci a décidé de suspendre l'appartenance de la Syrie de Bachar Al-Assad.

La plus "spectaculaire" des présences à Téhéran est celle du secrétaire-général des Nations unies, Ban Ki-Moon, arrivé mercredi soir. Un déplacement qui est loin de faire plaisir aux Occidentaux, même si ceux-ci se sont abstenus d'en faire un sujet de contentieux ouvert. Impossible d'interdire à Ban Ki-Moon d'y aller, puisque d'autres chefs de l'ONU avaient déjà assisté à des sommets de non-alignés par le passé (ceux-ci se tiennent tous les trois ans).
Le message envoyé par les Occidentaux à l'intéressé a plutôt été qu'il devrait rappeler instamment aux Iraniens de se conformer à leurs obligations internationales. Ban Ki-moon a diffusé à l'approche de la réunion de Téhéran un communiqué indiquant qu'il exprimerait bel et bien les "claires préoccupations et attentes de la communauté internationale", que ce soit sur le nucléaire, la Syrie ou les droits de l'homme.

L'autre "tête d'affiche" du sommet des non-alignés sera le président de l'Egypte Mohamed Morsi, de retour d'une visite en Chine et semble-t-il très décidé à relancer la relance de la politique extérieure de son pays. Ce passage sera, semble-t-il, éclair (quelques heures) mais les propos du dirigeant egyptien ne manqueront pas d'être scrutés à la loupe.

LE "SUD" MONTRE SON POIDS FACE AU "NORD"
L'Egypte a entrepris de s'activer sur le dossier syrien et considère que l'Iran doit être intégré dans les concertations internationales alors que les Occidentaux l'avaient barré d'un précédent "groupe d'action" voulu par l'ancien émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe, Kofi Annan.

La venue à Téhéran du premier ministre indien Manmohan Singh accompagné de son ministre des affaires étrangères (qui ne pourra, en conséquence, participer à la réunion du Conseil de sécurité, où l'Inde siège cette année), relève sans doute bien plus d'une volonté d'entretenir la flamme des non-alignés, mouvement où New-Delhi a historiquement un rôle de premier plan, que d'une décision d'apporter un quelconque quitus au régime iranien.
Mais ce dernier ne s'abstiendra pas de chercher à instrumentaliser un évenementreunissant quelque 35 chefs d'Etat et de gouverment. Les "non-alignés" ont régulièrement érigé le thème du désarmement nucléaire comme un angle d'attaque contre les grandes puissances, accusées de donner des leçons au reste du monde tandis qu'elles ne feraient rien pour se départir de leurs arsenaux.
Le mouvement, devenu hétéroclite et quelque peu désuet, semble entretenu comme un forum où le "Sud" veut montrer son poids face au "Nord".
L'Iran y va pour sa part de ses priorités, ayant campé le décor en dressant, sur les lieux de la réunion, des photographies de ses scientifiques assassinés ces dernières années, dans des attentats que Téhéran attribue à Israël.

29.8.2012 

SITE PALESTINE SOLIDARITE 

LE MONDE - 29.8.2012

 

DANS SON DISCOURS D'OUVERTURE, LE MINISTRE IRANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGERES RAPPELLE ET SOUTIENT LA DEMANDE DES NON-ALIGNES DE L'INTERDICTION MONDIALE DES  ARMES NUCLÉAIRES

>26 août 2012 : M. Ali Akbar Salehi, Ministre iranien des affaires étrangères, prononce le discours inaugural du 16ème Sommet des Non-Alignés à Téhéran
>Enfin, il convient de noter que M. Ali Akbar Salehi, ministre iranien des affaires étrangères, a fait très fort, dès son discours inaugural du 16ème Sommet des Non-Alignés, en appelant l'ensemble des pays réunis :

 §à prendre position contre les sanctions occidentales à l'encontre de l'Iran. Il a affirmé au passage que de nombreux États-membres des Non-Alignés soutenaient le programme nucléaire iranien.
 §à renouveler leur appel pour une interdiction mondiale de toutes les armes nucléaires dans 13 ans, donc en 2025. Il a eu beau jeu de  rappeler que cet  objectif avait déjà été adopté par un précédent Sommet des Non-Alignés et a ainsi lancé :  « Nous croyons que le calendrier de retrait définitif des armes nucléaires d'ici 2025, qui a déjà été proposé par les Non-Alignés, ne sera effectivement réalisé que si nous en exerçons le suivi minutieux. »
Le ministre iranien a une nouvelle fois assuré que son pays ne cherche pas à se doter d'armes nucléaires, en dépit des affirmations des États-Unis et de leurs alliés qui soupçonnent que l'enrichissement d'uranium de Téhéran pourrait éventuellement conduire à cela.
Commentant les déclarations du gouvernement israélien, qui a  dit qu'il examinerait les options militaires si les pressions diplomatiques et économiques ne parviennent pas à freiner les ambitions nucléaires de l'Iran, il a rétorqué qu'Israël avait pour sa part refusé de ratifier le Traité de Non Prolifération nucléaire (TNP) de l'ONU et qu'il refusait de discuter de la gamme complète de ses capacités militaires, alors que tout le monde soupçonne cet État avoir un arsenal nucléaire.

>Pour tenter de répondre à l'accusation de terrorisme qui pèse régulièrement sur l'Iran, les organisateurs du Sommet ont jugé bon de présenter, à l'extérieur du lieu de la réunion, trois voitures détruites par des attentas à l'explosif. Selon le gouvernement iranien, ces explosions ont été organisées par des agents britanniques et américains et ont visé à assassiner des membres participant au programme nucléaire. Au moins cinq membres de la communauté scientifique iranienne, y compris des experts nucléaires, ont ainsi été tués depuis le début de 2010, dans le cadre d'une guerre présumée secrète avec ses ennemis principaux.
Enfin, le ministre Ministre iranien des affaires étrangères a déploré la « chute»  du poids individuel des États membres de l'ONU, qui s'est exercée au bénéfice de la « montée en puissance du Conseil de Sécurité de l'ONU », dirigé par les Cinq membres permanents : États-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie et Chine.

>Il a donc réclamé la « création d'un Conseil de Sécurité plus démocratique, qui devrait être considérée comme une partie importante de la réforme de l'ONU ».
[ source :
http://www.washingtonpost.com/world/middle_east/iran-opens-nonaligned-summit-with-calls-for-nuclear-arms-ban/2012/08/26/4c363ec2-ef63-11e1-b74c-84ed55e0300b_story.html ]

>Quelques-uns des principaux responsables politiques mondiaux présents au 16e Sommet des Non-Alignés à Téhéran.
 §Evo Morales - Président de la République de Bolivie
>
 §Manmohan Singh - Premier ministre de l'Union Indienne
>
 §Hugo Chavez - Président de la République du Venezuela
>
 §Maité Nkoana-Mashabane - Ministre des affaires étrangères d'Afrique du sud
>
 §Vladimir Poutine - Président de la Fédération de Russie
>
 §Sheikha Hasina - Premier ministre du BanglaDesh
>
 §Ali Bongo Ondimba - Président de la République du Gabon
>
 §Michel Temer - Vice-Président de la République fédérative du Brésil
>
 §Qaboos bin Said al Said - Sultan d'Oman
>
 §Nguyen Tan Dung - Premier ministre du Vietnam

>CONCLUSION : LA FRANCE AURAIT DÛ FAIRE AU MINIMUM COMME L'AUSTRALIE !
>Comme je l'indiquais déjà dans mon premier article, - et les événements renforcent encore mon analyse - cette capacité massive de rassemblement du Mouvement des Non-Alignés, avec la présence de la Russie en prime, fait ressortir par contraste ce qu'est l'OTAN / UE : un bunker agressif, qui ose se qualifier de « communauté internationale » alors qu'il ne représente même pas 20% des êtres humains peuplant la Terre.
Comme je l'ai déjà dit, si la France renouait avec son histoire, ce n'est certes pas dans ce bunker occidental de l'OTAN / UE qu'elle devrait se situer. C'est son adhésion au Mouvement des Non-Alignés qu'elle devrait envisager. Oui da !  Pour contribuer à faire du IIIe millénaire un avenir de paix entre toutes les nations, tous les peuples et toutes les religions du monde.

> Quelques-uns de mes lecteurs avaient pu s'étonner de cette suggestion.
Elle est certes iconoclaste dans la France actuelle, où toute pensée non conforme à la logorrhée euro-atlantiste des médias est aussitôt disqualifiée, par un réflexe pavlovien de soumission à la propagande et à l'intimidation.  
Or je note que l'Australie sera présente comme "nation invitée". Voilà de quoi rasséréner ceux qui tiquaient devant ma proposition  !   

> Je rappelle que cette proposition, tout comme le présent article ou le précédent, n'ont évidemment pas pour objet de faire l'apologie de tel ou tel régime. Pas plus du régime iranien que des régimes indien, costaricain (dont le chef d'Etat est Prix Nobel de la Paix), péruvien, libanais, vénézuélien, sud-africain et j'en passe, qui sont tous membres des Non-Alignés.
Mon analyse et ma proposition se situent sur un autre plan, qui est celui des relations internationales et de ce que devrait être le rôle de tout pays soucieux d'assurer l'équilibre et la paix du monde.Je rappelle donc 3 points importants :
 §1 - Le Mouvement des Non-Alignés regroupe, comme je l'ai dit, 120 États sur les 193 des Nations-Unies, et une vingtaine d'autres observateurs.  On notera au passage que certains "Non Alignés" sont désormais très alignés sur les États-Unis : Arabie Saoudite, Bahreïn et Qatar notamment.
 §2 - Il se trouve que la France et tous les pays membres de l'OTAN reconnaissent diplomatiquement tous ces États, qu'ils siègent à leurs côtés à l'ONU, sans pour autant, bien entendu, s'aligner sur tel ou tel. Participer aux Non-Alignés ne pourrait donc pas signifier "s'aligner sur les Non-Alignés"...
 §3 - Du reste, il n'y a vraiment à peu près aucun point commun en matière économique, sociale, démocratique, religieuse, diplomatique, militaire, entre Cuba et Singapour, l'Iran et le Qatar, l'Île Maurice et la Corée du nord, le Pérou et le Sri Lanka, l’Inde et le Turkménistan, etc
>

>
> Leur seul point commun, au fond, c'est de vouloir faire respecter les principes du droit international public et notamment le refus de tout empire et le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un État souverain.

> C'est bien parce que notre pays doit partager ce point commun fondamental que la France, une fois qu'elle sera sortie de l'OTAN et de l'Union européenne, aura vocation à rejoindre le Mouvement des Non-Alignés.   Il n'y aurait pas de plus belle victoire diplomatique, conforme au génie du peuple de 1789, que de rassembler, à Paris cette fois-ci, un futur Sommet des Non-Alignés. 

>29 août 2012

François Asselineau - Union Populaire Républicaine

https://www.facebook.com/notes/fran%C3%A7ois-asselineau-union-populaire-r%C3%A9publicaine/affluence-record-%C3%A0-t%C3%A9h%C3%A9ran-et-d%C3%A9faite-des-usaue-au-sommet-des-non-align%C3%A9s-liran-/10150999687797038  



1  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

Tout est dit ou presque

http://video.google.com/videoplay?docid=5838829577913530&hl=fr



2 Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

RIA Novosti : Les Non-alignés soutiennent l'Iran et la Syrie | |

Résolution adoptée à l'unanimité des 120 Etats membres

01/09/2012

Les pays membres du Mouvement des Non-alignés ont soutenu vendredi le droit de l'Iran au nucléaire civil, condamné les sanctions américaines anti-iraniennes et se sont prononcés contre l'ingérence dans les affaires intérieures de la Syrie à l'issue de leur sommet de Téhéran.

> Le communiqué final du 16e sommet des Non-alignés comprend au total près de 700 points appelant notamment à lutter contre l'islamophobie et le racisme, à mener le désarmement nucléaire et à respecter les droits de l'homme.

> Le Mouvement des non-alignés réunit actuellement 120 Etats qui refusent d'adhérer à des alliances militaires. Créé à Belgrade en septembre 1961, à l'époque de la guerre froide, le mouvement avait pour objectif initial de faire contrepoids à l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) ainsi qu'au Pacte de Varsovie.



3 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Une frappe contre l'Iran "se retournerait" contre Israël, selon Fabius.  

 Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a estimé lundi qu'une éventuelle frappe israélienne contre l'Iran pourrait "se retourner contre Israël" et préconisé un renforcement des sanctions pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire.
"Je suis absolument hostile au fait que l'Iran ait l'arme nucléaire mais je pense que s'il y avait une attaque israélienne, malheureusement ça se retournerait contre Israël et (placerait) l'Iran en situation de victime", a déclaré M. Fabius sur BFM-TV et la radio RMC.
M. Fabius a dit redouter que "s'il y a une frappe contre eux, ils se victimisent et récupèrent une légitimité auprès des populations de là-bas".
"Nous disons qu'il faut augmenter les sanctions et en même temps continuer à discuter avec l'Iran pour arriver à le faire plier", a-t-il dit.
"Malheureusement, les Chinois, les Russes et les Indiens ne respectent pas les sanctions, ça fait un trou même si les sanctions commencent à être plus efficaces", a-t-il poursuivi.
Le ministre n'a pas précisé quels domaines pourraient être concernés par un renforcement des sanctions. "Nous sommes en train d'étudier tous les schémas", a-t-il seulement dit.
Jusqu'ici les sanctions bancaires imposées à l'Iran depuis 2010 ont ralenti l'activité industrielle dans le pays, provoqué une inflation de plus de 20%, accru le chômage et entraîné une pénurie de devises. La situation s'est aggravée avec un embargo pétrolier qui a provoqué depuis le début de l'année une chute de 50% des exportations de brut dont l'Iran tire l'essentiel de ses ressources en devises.
"Les Iraniens sont en train de développer les centrifugeuses (pour enrichir l'uranium) d'une façon qui n'a aucune raison d'être s'ils n'ont pas un but militaire, donc le risque est réel", a relevé aussi Laurent Fabius, en déplorant que les discussions 5+1 (Etats-Unis, Chine, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) "n'avancent pas".
Selon lui, on ne peut "pas faire confiance" aux Iraniens. "C'est un régime qui est capable de mentir à son propre peuple", a-t-il dit.
Selon le dernier rapport de l'AIEA, en dépit des sanctions, l'Iran a doublé ses capacités d'enrichissement d'uranium sur son site enfoui de Fordo. L'agence a aussi accusé Téhéran d'entraver son travail sur le site de Parchin.

03/09/2012

 http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/776185/Une_frappe_contre_lIran_%22se_retournerait%22_contre_Israel%2C_selon_Fabius.html



– Réflexion & Trouvé sur le net & Témoignage.

Georges STANECHY : Nucléaire Iranien : Prétexte & Préméditation.

Diplomatie des “Traités Peaux-Rouges”

Je nourris une vive admiration pour la nouvelle génération des diplomates Iraniens menés par l’actuel, et remarquable, ministre des affaires étrangères Salehi. Ainsi que par son prédécesseur Mottaki, qui sera probablement le futur président de l’Iran, ce que je souhaite.

 

Tous impressionnants par leur vision et leur maîtrise géopolitiques : polyglottes, pluriculturels. Nourris d’une profonde connaissance des nations et de leurs substrats : philosophiques et religieux, historiques, culturels, économiques. En comparaison, les nôtres et leurs sbires sont minables d’imbécillité et de servilité. La Grande-Bretagne n’ayant rien à envier à la France en ce domaine : pathétique William Hague « droit dans ses bottes » de ganache, comme nos Kouchner, Juppé ou Fabius…

> Les diplomates Iraniens s’amusent de la diplomatie des “Traités Peaux-Rouges” (RedskinsTreaties) que veut leur imposer l’Empire. Ces tristement célèbres, soi-disant, “Traités de Paix” imposés par les colons européens aux tribus amérindiennes de l’Amérique du nord, lors de l’édification des USA. A l’époque, c’était pour les spolier de leurs terres ancestrales.

> Le pouvoir colonial signait un “Traité de Paix” pour leur imposer des conditions de partage des terres et des principes de cohabitation. Dès leur signature, ils n’étaient pas respectés par les colons envahisseurs. D’où nouveau conflit, que les nations amérindiennes perdaient, malgré leur héroïsme au combat, du fait du différentiel technologique avec les conquérants. Se concluant par de nouvelles concessions et un nouveau ’Traité’. Pas davantage respecté que les précédents. Et, ainsi de suite.

> Incessant, implacable, grignotage. Celui des termites. Jusqu’àl’anéantissement total des Nations Peaux-Rouges, ou leur marginalisation complète. (1) C’est ce qui a été appliqué par l’Occident à la Chine pendant un siècle (1840-1940), et dont on ne parle jamais dans nos livres d’histoire : un “Traité” suivant l’autre pour mieux piller et asservir la Chine. (2) Ou encore tragiquement, de nos jours, depuis plus de 60 ans, même si le contexte est différent, en Palestine. Un “Accord” suivant l’autre… Entre autres exemples.

Le chercheur iranien Mostafa AhmadiRoshan assassiné à l’âge de 32 ans. Son fils Ali Reza.

> En fait, si les Iraniens renoncent à leurs recherches et développements dans les disciplines de l’atome, il leur sera exigé dès le lendemain exactement l’équivalent dans l’aérospatial (mise en orbite par leurs propres lanceurs de leurs satellites d’observation, de télécommunications, etc.). Car cela, bien évidemment, représenterait de la part d’une nation aux « intentions malveillantes », une « menace inacceptable pour la protection de notre civilisation », et autres fariboles. D’où nouvelles résolutions, nouvelles sanctions, etc.

>S’ils acceptaient d’y renoncer aussi, ce serait, immédiatement, leurs recherches et développement dans les nanotechnologies qu’ils devraient consentir à éradiquer. Domaine fondamental pour l’avenir scientifique, dans lequel l’Iran est en train de prendre une place d’excellence. Ce qui constitue une « menace insupportable ». Sinon : nouvelles résolutions, nouvelles sanctions, nouvelles menaces. Cela n’arrêterait pas, dans une diabolisation permanente.

> Les diplomates Iraniens ont parfaitement intégré que leur pays représente le cœur de cible de la domination impériale actuelle. Le “sort” de la Russie et de la Chine venant après la totale domestication du monde arabo-musulman. La “littérature” des Think Tanks US déborde de ces rapports de politique-fiction, ou de prospective-fiction, aussi délirants qu’inquiétants par leur niveau de psychopathie.

> Mis en perspective géopolitque, les vetos Russe et Chinois, contre l’invasion de la Syrie par les forces occidentales, n’ont donc rien à voir avec le maintien d’une base navale ou d’un marché quelconque pour leur commerce extérieur. C’est un coup de semonce à l’encontred’une utopie géopolitique que la nomenklatura de l’Empire, imbibée de mégalomanie, se refuse à entendre.

>Culte de l’Assassinat et de la Terreur  

> Au-delà des guerres économiques et médiatiques qui lui sont imposées sans interruption depuis 1979, l’Iran se prépare donc, minutieusement, à affronter les deux priorités des pays de l’OTAN le concernant :

>i) La destruction et le démembrement du pays en régions ethniques, via l’invasion ou la guerre civile “importée” (à partir de leurs bases secrètes de mercenaires en Azerbaïdjan, au Kurdistan irakien et au Baloutchistan pakistanais). Ou les deux à la fois suivant le modèle Irakien ou Libyen.

>ii) “L’arriération” du pays, ou le “gap technologique imposé” qui est un axe majeur de l’idéologie occidentale s’appliquant à tous les pays, non seulement arabes mais musulmans dans leur ensemble. Car, les Iraniens ne sont pas arabes, pas plus que les Afghans, ou les Pakistanais.

>C’estl’élimination programmée de tous les vecteurs des connaissances scientifiques : centres de recherches des universités et chercheurs, hommes ou femmes. Ce qui permet, au passage, à la propagande islamophobe de broder sur l’incompatibilité de l’Islam avec la Science ou la Connaissance …

> Le pôle de recherche et développement Iranien dans de multiples domaines structurant, avec ses nombreuses femmes scientifiques, le rapide et puissant développement du pays, est prioritairement visé. Plusieurs de ses enseignants-chercheurs ont déjà été assassinés ou, lors de déplacements à l’étranger, enlevés.

 

Dans le meilleur des cas, “l’enlèvement” prend la forme de “l’extradition” aux USA, par des pays complaisants sous un prétexte quelconque. Ce fut le cas emblématique de la scientifique Iranienne Shahrzad Mir-Qolikhan et de son mari. Lui, fut arrêté en Autriche, puis libéré pour insuffisance d’éléments probants. Les autorités US l’accusant de tenter d’obtenir des lunettes de vision nocturne. Ce qu’il a toujours nié, sachant qu’ils’agitd’un matériel courant que n’importe quelle usine chinoise, fabriquant alarmes ou télécommandes à infrarouge, peut fournir par container…

> Son épouse, fut arrêtée et extradée alors qu’elle était en vacances à Chypre. Condamnée à 5 ans de prison en 2007 au prétexte d’avoir essayé d’acheter en Occident des matériels, ou des “biens et technologies”, dits à « double usage ». Pure affabulation, aucune preuve n’ayant été fournie au tribunal des USA prononçant la condamnation.

> Un mot sur ce matériel à « double usage ». (3) Invention ubuesque des Inquisiteurs US qui en ont imposé la législation à l’Union Européenne et à ses membres. Chacun s’empressant, dans un zèle moutonnier et servile, d’en assurer l’application. Argutie bureaucratique d’une incroyable stupidité, consistant à élaborer des listes arbitraires, l’arbitrairen’ayant aucune limite dans les interprétations, de matériels considérés comme étant utilisables aussi bien pour un usage civil que militaire, avec ses ramifications réelles ou supposées : terroriste, nucléaire, chimique, bactériologique. Usage autorisé pour les pays occidentaux, mais pas les autres…

> Autrement dit, ce qui est arrivé à plusieurs chercheurs Iraniens, si vous procédez à des consultations pour l’achatd’un microscope électronique, par exemple, pour des recherches médicales ou géologiques, il pourra vous être opposé que vous le destinez à un usage de prolifération nucléaire ou, encore, pour la conception d’armes bactériologiques. Au libre choix de l’Inquisiteur du moment.

> Vous nourrissez des ’intentions malveillantes’, induisant une ’capacité de réalisation’. Une : ’capability’. Critère devenu la désignation du sommet du crime, le ’sceau du Diable’. Vous êtes, en conséquence, un ’terroriste’ par “intention”, vous menacez gravement l’avenir de la planète.

> Et, le tour est joué. Vous êtes arrêté, extradé, inculpé, emprisonné. Après, bien évidemment, un tabassage scrupuleux pour s’assurer de la réalité de vos ’intentions malveillantes’, si elles ont manqué de conviction lors des interrogatoires. Ubu est repu de satisfaction !... Torquemada et la Nouvelle Inquisition en dansent de joie autour du bûcher !...

> Oubliant que même un “balai-brosse” est un « bien à double usage », utilisé avec autant d’énergie dans des locaux militaires que civils… Mais, comment faire comprendre l’imbécilitéd’un concept à un halluciné, un paranoïaque qui a peur de son ombre ?… Dont la mégalomanie incommensurable le persuade d’être le seul à détenir, pour l’éternité et dans tout l’univers, un « bien » ou une « technologie », quel qu’en soit l’usage ?...

>L’acharnement des services US à l’encontre de cette Iranienne relève d’une opération d’intimidation à l’égard des scientifiques de son pays, tout spécialement envers les femmes Iraniennes extrêmement nombreuses dans toutes les disciplines de la recherche fondamentale et appliquée. L’intervention du Sultan d’Oman, Qabus ibn Saïd, auprès de ses geôliers a permis de raccourcir sa peine de 6 mois… Retrouvant sa famille à Mascate, capitale d’Oman, le 7 août dernier, au cours d’une escale avant de rentrer en Iran.

Le témoignage deShahrzad Mir-Qolikhan est effrayant par la lumière qu’il projette sur nos Etats policiers déglingués par la bêtise et la violence. Internée en Floride, elle a raconté les sévices terrifiants, humiliants, y compris sexuels, allant jusqu’à la torture par le personnel pénitentiaire (… terrifyingordeal and mistreatmentat the hands of prison staff) : « Je suis dégoûtée … de ces gens et de la manière dont ils m’ont traitée », (“I amdisgusted… by these people and theirtreatment”). (4)

>L’objectif est d’infliger à l’Iran ce que l’Irak a subi et continue d’endurer : l’éradication de son pôle académique de recherche et développement, de son patrimoine culturel millénaire. On sait que les musées d’Irak et sites archéologiques ont été parmi les premiers lieux de destruction et de pillage lors de l’invasion occidentale, dans un acte délibéré et soigneusement préparé. Cela n’a pas cessé.

> Rien qu’en Irak depuis l’invasion occidentale, officiellement recensés par le gouvernement actuel, ce sont 530 chercheurs (hommes et femmes) de haut niveau, dans toutes les disciplines (y compris sciences médicales et vétérinaires…) qui ont été assassinés dans le climat ambiant, sciemment entretenu, d’insécurité et de guerre civile. Visiblement suite à une liste bien établie et un ordonnancement impitoyable (la plupart exécutés chez eux ou à la sortie de leur domicile, souvent avec leurs enfants), parfaitement maîtrisés par les services spéciaux occidentaux.

> Une campagne de solidarité internationale menée par le « BRussells Tribunal » (5) essaie de mobiliser l’attention des gouvernants et des opinions publiques des pays occidentaux sur ces crimes. Sans grand succès du fait de la censure de leurs médias, y compris publics. Une première liste nominative de tous ces scientifiques et intellectuels Irakiens a été établie. Elle comprenait 470 noms, au 30 Avril 2012. D’autres noms étaient en instance de vérification quant aux données biographiques et aux circonstances de leur assassinat.

> Hors circuit et médias de la propagande, tous les observateurs, témoins, spécialistes de la région ou des opérations spéciales, n’hésitent pas à imputer ces meurtres au Mossad israélien sous la couverture des forces d’occupation américaine.

> Tel le professeur Irakien Ismail Jalili qui, courageusement, avait présenté une émouvante communication, lors d’une réunion internationale tenue à Madrid les 23-24 avril 2006, “Madrid International Conference on the Assassinations of Iraqi Academics”, intitulée (6) : « Plight of Iraqi Academics » (La situation désespérée des enseignants-chercheurs Irakiens).

> Sujet oublié, occulté, de nos journalistes d’investigation, Droits de l’Hommiste, et Belles Ames…

> Un séminaire s’est tenu à Gand, en Belgique, en mars 2011, organisé par l’Association « BRussells Tribunal », regroupant des chercheurs occidentaux solidaires, pour élaborer une “Charte de Défense des Enseignants-Chercheurs Irakiens”. (7)

> La réponse des gouvernements occidentaux fut claire, dès la clôture de ce séminaire international, outre l’étouffement médiatique de ces réunions et manifestations de solidarité : les assassinats ont redoublé. Dans l’impunité.

 

Ainsi, le 3 avril 2011, le professeur Zaïd Abdul Mun’im de l’Université Al-Mustansiriya de Bagdad, directeur de recherche au département moléculaire, meurt dans l’explosion de son véhicule piégé par une bombe. (8) Le 29 mars 2011, une semaine auparavant c’étaitl’éminent chirurgien et Doyen de la Faculté de médecine de la même université, Mohammed Alwan, qui était assassiné. L’un et l’autren’ayant aucune affiliation politique…

Rappelons que les enseignants-chercheurs du Pakistan n’échappent pas à ces escadrons de la mort. Et, le martyre de la spécialiste Pakistanaise en neurosciences AafiaSiddiqui (9) est là pour rappeler jusqu’où peut aller l’élimination et l’intimidation de tout chercheur qui n’adopterait pas le profil de « collabo » qui lui serait imposé…

> Les événements actuels en Syrie sont une autre illustration de cette pratique des services spéciaux occidentaux. Les commandos de mercenaires dévastant la Syrie, actuellement, auraient eu parmi leurs cibles prioritaires de nombreux chercheurs et cadres de haut niveau (hôpitaux et centrales électriques, tout particulièrement). Le décompte de ces meurtres “ciblés” ne pourra être établi avec précision qu’à la fin de la période d’insécurité organisée par les pays de l’OTAN.

> A ces exécutions sommaires, se sont ajoutés ravages et pillages de son patrimoine culturel. L’archéologue libanaise Joanne Farchakh fait état du nombre impressionnant de pillages et destructions de musées, églises, monastères (notamment celui de Sednaya), châteaux-forts des Royaumes Latins ou Croisés (château d’al-Madiq), mosquées (celle de Deraa, entièrement détruite), sites archéologiques. Qualifiant la situation du patrimoine historique, multiculturel, de la Syrie, un des plus riches au monde, comme étant devenue : « catastrophique ». (10)

> Certaines opérations de pillage ont été, comme en Irak, méticuleusement préparées, vraisemblablement de longue date. Exemple : des témoins ont vu des pillards équipés de bulldozers pour enlever et transporter les mosaïques Romaines, d’une inestimable valeur, du site d’Apamea. Même mode opératoire, lors du pillage des vestiges de l’Empire Byzantin dans le nord de la Syrie à al-Bara, Deir Sunbel and Ain Larose. Le temple millénaire, datant de l’Empire Assyrien, de Tell Sheikh Hamad a été entièrement détruit.

> Evidente signature d’une implacable, cynique, sanguinaire, spoliatrice, politique de l’Occident dans le monde arabo-musulman : la destruction de la Connaissance, du Savoir, de la Recherche, du Patrimoine Culturel.

> En bref, de l’Histoire et de la Renaissance d’une Civilisation…

>Dialogue et Respect Mutuel 

> Il est plus qu’évident que les Iraniens, tout en étant ouvert aux discussions concernant la recherche nucléaire, connaissant la mauvaise foi criminelle, la barbarie, de leurs interlocuteurs, ne braderont pas leurs droits relevant de la souveraineté nationale et de leur destin collectif.

> Leurs dirigeants ont lutté, jeunes, contre l’atroce dictature du Shah et de sa sinistre police la SAVAK, protégée des occidentaux qui pillaient le pays de ses richesses. Ils ont tous combattu pendant 8 ans, en première ligne dans les tranchées et les gaz de combat, contre les mercenaires de Saddam Hussein approvisionnées par tous les arsenaux de l’OTAN. Ce sont des durs à cuire. Ils ne craignent personne et ne cèderont pas.

> Ainsi, les diplomates Iraniens, avec leur courtoisie coutumière, garderont patience et écoute face à des négociateurs occidentaux tellement drogués d’arrogancequ’ils ne sont capables que de répéter, en perroquets dressés, les vieux clichés de la diplomatie du XIX° siècle : celle de la canonnière.

> Forgeant, pendant ce temps, de solides relations avec les puissances économiques montantes, préparant l’avenir de leur Nation…

> Car, “Le Temps” est la meilleure arme contre le mépris mégalomaniaque des Empires s’estimant éternels, prétendant dans leur toute-puissance éphémère que la loi, “La Loi du Plus Fort”, dictée par leur caste au pouvoir, émane telle une prescription divine de “La Communauté Internationale”. Morgue, insolence du prédateur imbu de sa force, qui excèdent dès à présent tous les pays non inféodés à l’OTAN, et non des moindres.

> Signal, alarme, stridents, parmi d’autres : un des principaux groupes de médias chinois, Global Times, publie le 9 août 2012 un article d’une extrême clarté et parfaitement argumenté. Intitulé : « Les USA ont perdu toute crédibilité sur le dossier Nucléaire Iranien » (11)

>D’une précision chirurgicale dans le raisonnement, il fait ressortir que les USA ne veulent pas négocier avec l’Iran mais, en réalité, le détruire et l’envahir comme ils l’ont fait pour l’Irak. Sur fondement de mensonges.

> Les Chinois choqués de voir le gouvernement américain “sanctionner” arbitrairement certains de leurs établissements, notamment la Bank of Kunlun, en violation flagrante du droit international (…“blatant violation of international law” …), afin de poursuivre ses objectifs de politique étrangère. Rappelant que le commerce de la Chine avec l’Iran respecte scrupuleusement le droit international et les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU.

> Les ’sanctions’ à répétition émises par le Congrès des USA, qui n’est que le parlement d’un Etat, concourent inéluctablement, durablement, à dresser les autres Etats souverains contre des exigences autant illégales que contraires à leurs intérêts immédiats et à long terme. Très exactement, comme les exigences de Napoléon, imposant un Blocus Continental à l’Europe, avaient provoqué contre lui l’union de l’ensemble des nations européennes, précipitant la chute de son Empire…

> La conclusion de l’article en établit l’enjeu implicite, mais vital :

> «  Encore plus important, ces sanctions américaines revendiquent le droit de contrôler l’activité économique des citoyens et des entreprises de la Chine afin d’atteindre les objectifs propres aux USA …

>En conséquence, il est extrêmement important que le reste du monde résiste à ces tentatives permanentes des USA de contrôler le cours des négociations, tout en niant les droits souverains des autres nations à poursuivre des relations commerciales légitimes avec l’Iran ». (12)

> Eclairage important. Loin d’être « isolé » l’Iran, avec son éminente diplomatie fondée sur le respect mutuel entre Etats, est de plus en plus soutenu par le reste du monde.

> En témoigne la Conférence Internationale sur la Syrie, ’Tehran Consultative Meeting on Syria’, organisée à Téhéran le 9 août 2012, qui a réuni les représentants de 30 pays. Emettant des recommandations empreintes, dans une déclaration finale, de réalisme constructif et de sagesse. Complètement occultées par nos médias abrutis par leur travail de désinformation…

> Participant, à l’invitation des saoudiens, au sommet de l’OIC (Organization of IslamicConference – Organisation de la Coopération Islamique), regroupant 56 pays de confession à majorité musulmane de la planète, qui se tiendra à La Mecque le 14 août 2012. Geste marquant des saoudiens, démontrant une volonté d’apaiser leurs agressives relations avec l’Iran… Malgré les pressions incessantes des USA.

> Témoin aussi, le prochain sommet qui va se tenir à Téhéran du 26 au 31 août prochain. Celui des Pays Non Alignés (Non-AlignedMovement / NAM), organisation internationale réunissant 120 Etats et 21 pays avec le statut d’observateurs. L’Iran va, dans le cadre de la présidence tournante, en assurer la présidence pour les trois années à venir. Là encore, les USA exerçant d’énormes pressions pour que le nouveau président égyptien boycotte ce sommet…

>L’Iran montre ainsi l’exemple de l’échange constructif, bâtissant avec ténacité de solides liens avec de nombreux partenaires. (13) Conscient que seuls dialogue et solidarité entre nations assureront l’avenir de notre planète. Et, non pas : mépris et hyperviolence.

> Dans son aveuglement la nomenklatura de l’Occident, engluée dans ses postures coloniales d’un autre âge, ne l’a pas encore compris…

> Georges STANECHY

> 1. Billet/ “Géronimo” : http://stanechy.over-blog.com/article-geronimo-73423407.html

> 2. Billet/ “Excuses d’un Français au Peuple Chinois” : http://stanechy.over-blog.com/article-18658527.html

> 3. Biens et technologies à « double usage » dans la législation française : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/enjeux-internationaux/desarmement-maitrise-des-armements/le-controle-des-exportations/le-dispositif-national-de-controle/biens-et-technologies-a-double/

> 4. “Mir-Qolikhanordealsreveal US rights abuse : Lawmaker”, Press TV, 9 août 2012, http://www.presstv.ir/detail/2012/08/09/255373/mirqolikhan-case-shows-us-rights-abuse/

> 5. BRussells Tribunal, http://www.brussellstribunal.org/ 

> 6. “Mossad Has Murdered 530 Iraqi Scientists, Academics”, Al Jazeera, 9 mai 2006, http://www.aljazeera.com/me.asp?service_ID=11311&http://www.axisoflogic.com/artman/publish/Article_21935.shtml 

> 7. The Ghent Charter in Defense of Iraqi Academia (March 2011) 

> 8. Dina Al Shibeeb, “Iraqi scientists, doctors, targeted”, Al Arabiya, 9 avril 2012, http://www.alarabiya.net/articles/2011/04/09/144874.html

> 9. Billet/ “Journée de La femme – Hommage à AafiaSiddiqui” : http://stanechy.over-blog.com/article-journee-de-la-femme-hommage-a-aafia-siddiqui-68824034.html

> 10. “AncientSyrian sites extensivelylooted, pulverizedamid clashes”, Press TV, 9 août 2012, http://www.presstv.ir/detail/2012/08/09/255326/ancient-syrian-sites-looted-destructed/

> 11. “US has shed all credibility over Iraniannuclear issue”, Global Times, 9 août 2012, http://www.globaltimes.cn/content/726145.shtml

> 12. “More importantly, these US sanctions assert the right to control the economicactivity of Chinesecitizens and companies in order to advance US goals...

> This makesit all the more important that the rest of the world resistthesecontinued US attempts to control the course of negotiationswhiledenying the sovereignrights of other nations to conduct a lawfultradewith Iran. ”, Global Times, Op. Cit.

> 13. Kaveh L. Afrabiasi, “Iran’s new SummitDiplomacy”, Asia Times, 10 août 2012, http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/NH10Ak03.html

RIA Novosti 

URL de cet article 17418

14 août 2012

http://www.legrandsoir.info/nucleaire-iranien-pretexte-premeditation.html


François ASSELINEAU :UN PIED-DE-NEZ À LA THÉORIE GUERRIÈRE EURO-ATLANTISTE DU « CHOC DES CIVILISATIONS »Nouveau succès de la diplomatie iranienne : une centaine d’États du monde et une trentaine de chefs d’États et de gouvernement seront présents fin août à Téhéran pour le sommet des non-alignés
J’ai déjà eu l’occasion de souligner l’important succès diplomatique remporté par l’Iran il y a deux semaines (le 9 août dernier), dans l’organisation d’une conférence consultative sur la Syrie.
Réunie à Téhéran, principal allié régional de Damas, cette conférence s’était déroulée en présence de représentants de 29 États, dont j’avais signalé qu’ils représentaient 3.528.129.000 habitants, soit 50,9 % de la population mondiale.
L’Iran était donc parvenu à rassembler des dirigeants représentant une majorité de la population mondiale pour appeler à un dialogue national en Syrie et se démarquer ainsi de la position va-t-en-guerre du camp euro-atlantiste.  

UNE CENTAINE D’ÉTATS DU MONDE – ET UNE TRENTAINE DE CHEFS D’ÉTAT ET DE GOUVERNEMENT – PRÉSENTS FIN AOÛT À TÉHÉRAN POUR LE SOMMET DES NON-ALIGNÉS
Cette fois-ci, l’Iran fait encore beaucoup mieux.
Le chef de la diplomatie iranienne Ali Akbar Salehi vient en effet d’annoncer qu’au moins une centaine d’États, membres du Mouvement des Non-Alignés qui en compte 120, ont confirmé leur participation au prochain Sommet de cette organisation, qui se tient justement à Téhéran.
Parmi cette centaine d’États représentés, une trentaine le seront par le niveau suprême de leur chef d’État ou de gouvernement.
Parmi les dirigeants annoncés figurent notamment :
- le nouveau président égyptien Mohammad Morsi, qui transmettra à l’Iran la présidence tournante du Mouvement des Non-alignés. Fait important, il effectuera à cette occasion la première visite en Iran d’un chef d’État égyptien depuis la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays il y a trente ans.
- le premier ministre indien Manmohan Singh,
- le dirigeant cubain Raul Castro,
- le président libanais Michel Sleimane,
- le président du Présidium de l’Assemblée populaire suprême de Corée du Nord Kim Yong-nam,
- le président du Soudan Omar el-Bechir,
- et aussi, plus inattendu compte tenu de son extrême proximité d’avec les Américains, l’émir du Qatar Hamad ben Khalifa al Thani. Sera-t-il là pour faire ensuite rapport à Washington ? Ou bien pour y mener une nouvelle intrigue ?

En revanche, le président syrien Bachar al-Assad, allié de Téhéran, « pourrait ne pas pouvoir assister au sommet. »
Outre les chefs d’État ou de gouvernement, plus de soixante pays seront représentés par leur ministre des affaires étrangères, ce qui est considérable.
À l’occasion de ce sommet, l’Iran prendra pour 3 ans (2012-2015) la présidence tournante du Mouvement des Non-alignés, qui a été exercée par l’Égypte pour la période 2009-2012, et qui sera ensuite confiée au Venezuela pour la période 2015-2018.
UN INCONTESTABLE SUCCÈS DIPLOMATIQUE POUR L’IRAN
Le ministère iranien des affaires étrangères a beau jeu d’insister sur 3 éléments :

1)- la centaine d’États représentés constitue un très bon chiffre, comparable à celui des sommets précédents des Non-Alignés,

2)- ce sommet est le plus grand événement diplomatique de l’histoire de l’Iran.
Les Fêtes de Persépolis pour le 2.500ème anniversaire de l’Empire perse, organisées par le Shah d’Iran en 1971, n’avaient pas drainé autant de représentants d’États et n’avaient pas un objectif politique international. Elles avaient surtout un but de consolidation du régime monarchique iranien, et avaient attiré essentiellement des monarques, les présidents américain Nixon et français Pompidou ayant notamment décliné l’invitation.

3)- cette présence très nombreuse témoigne de l’échec des efforts euro-atlantistes visant à isoler le régime de Téhéran en raison de son programme nucléaire controversé.
Le vice-président iranien Ibrahim Azizi a ainsi tenu à préciser que « la tenue de ce sommet va montrer au monde entier que les complots (des Occidentaux) contre notre gouvernement sont stériles. »

À ce propos, l’attention des chancelleries du monde entier se focalise actuellement sur la présence éventuelle du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon, qui a été invité à ce Sommet.
Selon le ministère des affaires étrangères iranien, celui-ci devrait venir, ce qui serait normal compte tenu de l’importance mondiale de l’événement.
Mais, sa présence n’est pas sûre car le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a exercé des pressions considérables pour qu’il ne s’y rende pas, pressions qui ont été relayées par les autorités américaines. Le parti que prendra Ban Ki-Moon sera donc à suivre de près.
Parmi les autres participants, il sera intéressant de voir si la Chine, qui n’est plus membre du Mouvement des Non-Alignés mai seulement « observateur », sera représentée, et à quel niveau.
De même, il sera important de voir si certaines rumeurs, qui font état de la venue surprise à Téhéran du président russe Vladimir Poutine et du président turc Abdullah Gül, seront ou non confirmées.

LE MOUVEMENT DES NON-ALIGNÉS

Il est utile de rappeler que le Mouvement des Non-Alignés est une organisation internationale regroupant 120 États en 2008 (17 États et 9 organisations internationales y ayant en outre le statut d’observateur). Cela en fait l’organisation mondiale qui rassemble le plus d’États, à l’exception de l’ONU et des agences spécialisées de l’ONU.
Le terme de « Non-alignement » fut inventé par le Premier ministre indien Nehru lors d’un discours en 1954 à Colombo, capitale de l’île encore dénommée Ceylan à l’époque.
Le Mouvement lui-même fut lancé en 1956, conjointement par Nehru, l’Égyptien Nasser, le Yougoslave Tito et le Cambodgien Sihanouk. Il visait alors, dans le contexte de la guerre froide, à se rassembler pour contrecarrer l’influence des États-Unis et de l’URSS qui cherchaient à rallier le monde à leur cause.
Le premier Sommet se tint à Belgrade en 1961 : il regroupa alors 25 États seulement.
L’organisation, dont le siège est à Lusaka en Zambie, regroupe désormais près des deux tiers des membres des Nations unies et 55 % de la population mondiale.
Le but du Mouvement des Non-Alignés a été redéfini, dans la
« Déclaration de la Havane » de 1979, qui précise que les Non-Alignés visent à assurer « l’indépendance nationale, la souveraineté, l’intégrité territoriale et la sécurité des pays non alignés dans leur lutte contre l’impérialisme, le colonialisme, le néocolonialisme, la ségrégation, le racisme, et toute forme d’agression étrangère, d’occupation, de domination, d’interférence ou d’hégémonie de la part de grandes puissances ou de blocs politiques » et de promouvoir la solidarité entre les peuples du tiers monde.

Qui, franchement, peut désormais être contre ces grands principes ? Principes qui sont d’ailleurs en parfaite harmonie avec les principes du droit international, tel qu’il a été codifié par la Charte des Nations-Unies ?
CONCLUSION : UN PIED-DE-NEZ À LA THÉORIE GUERRIÈRE EURO-ATLANTISTE DU « CHOC DES CIVILISATIONS »
Les pays représentés au Mouvement des Non-Alignés appartiennent à tous les continents (y compris l’Europe avec la Biélorussie), et en particulier l’Amérique du Sud, toute l’Afrique, tout le Moyen Orient, le sous-continent indien et l’Asie du sud-est.
Cette très grande variété constitue le plus grand pied-de nez que l’on puisse opposer au découpage artificiel par religions ou « civilisations » promu par les think-tanks bellicistes de Washington et de l’OTAN.
Cette capacité massive de rassemblement des Non-Alignés fait ressortir par contraste ce qu’est l’OTAN / UE : un bunker agressif, qui ose se qualifier de « communauté internationale » alors qu’il ne représente même pas 20% des êtres humains vivant sur terre.
Si la France renouait avec la grandeur de son histoire, ce n’est certes pas dans ce bunker occidental de l’OTAN / UE qu’elle devrait se placer. C’est son adhésion au Mouvement des Non-Alignés qu’elle devrait envisager. Pour contribuer à faire du IIIe millénaire un avenir de paix entre toutes les nations, tous les peuples et toutes les religions du monde.

source : François ASSELINEAU

Vendredi 24 Août 2012

 http://www.u-p-r.fr/actualite/monde/succes-de-la-diplomatie-iranienne-pour-le-sommet-des-non-alignes-de-teheran-sur-la-syrie


Appel des communistes israéliens (pour faire échec à la guerre contre l'Iran.

Communiqué du Parti communiste d’Israël

Netanyahu et Barak embarquent les Israéliens et les peuples de la région dans une guerre d'une intensité inédite et aux périls et sans précédent.

Même les responsables de diverses agences de renseignement, anciens et actuels, adressent des mises en garde publiques contre le déclenchement d'une guerre contre l'Iran qui sèmerait la destruction et le chaos en Israël. Néanmoins, et en dépit des critiques et de l'opposition exprimées par la population et de leaders mondiaux de premier plan, Netanyahu et Barak continuent de défendre des lignes d'action dangereuses, et pourraient entraîner toute la région vers des destructions terrifiantes.

Nous actons, avec beaucoup d'inquiétude, que Netanyahu et Barak battent tous les records en termes d'aventurisme politique et sécuritaire, et qu'ils soumettent la vie de citoyens Israéliens, Juifs et Arabes, à de terribles destructions. L'instrumentalisation préméditée par le gouvernement Israélien des souffrances de résidents Israéliens (à la suite de la réaction éventuelle à l'agression Israélienne) afin d'entraîner d'autres puissances et forces dans la guerre est particulièrement cynique.

Défendre cette aventure périlleuse et sanglante est aussi destinée à écarter la question de la paix Israélo-Palestinienne de l'agenda en Israël et dans la région, ainsi qu'à esquiver les revendications de justice sociale en Israël. Au lieu de s'occuper de ces questions, le gouvernement d’Israël propose un agenda militariste et nationaliste. Les efforts de Netanyahu pour influencer, par ses manœuvres bellicistes, les élections aux États-Unis est aussi très inquiétant.


Le danger est certes terrible – mais rien n'est écrit à l'avance.

 Il est essentiel, et encore possible, d'empêcher la guerre.

En ce moment critique, nous lançons un appel aux partis d'opposition, figures politiques, intellectuels, universitaires et journalistes, mouvements et forces dans la société Israélienne, et même aux éléments sains de l'establishment israélien, pour agir ensemble contre les manœuvres de guerre. Nous en appelons à créer une large mobilisation, et des actions publiques contre la guerre.

Le Bureau politique appelle tous les partis, la Jeunesse communiste israélienne (Banki-Shabiba) et le Hadash, tous les adhérents et sympathisants du parti, à faire de la question de la lutte contre cette guerre régionale une priorité absolue.


Nous exhortons les activistes des mouvements de protestation sociale à prendre clairement position contre la guerre, en se basant sur la compréhension qu'au-delà des ravages qu'elle causera, une guerre régionale sera préjudiciable à la lutte pour le changement et la justice sociale en Israël.

 Une guerre régionale et la justice sociale ne peuvent coexister.

Nous appelons les forces de gauche et progressistes de la région, et du monde entier, à porter haut la voix de l'opposition à la guerre et à organiser des manifestations de masse afin de mobiliser l'opinion public et les gouvernements du reste du monde contre la guerre que préparent Netanyahu et Barak contre l'Iran.


L'avenir des peuples de la région, y compris des citoyens d’Israël, ne reposera pas sur d'épouvantables guerres d'annihilation et d'agression mais bien au contraire – sur une paix stable et générale au Proche-Orient dont le cœur est la paix Israélo-palestinienne – qui doit être instaurée sur la base de l'Initiative de paix arabe et des résolutions de l'ONU.
Les guerres ne peuvent éradiquer les armes nucléaires – seul un accord général de démilitarisation, en termes de dispositifs nucléaires et d'armes de destruction massive, de l'ensemble du Proche et du Moyen-Orient le permettrait.

A cet égard, nous demandons au gouvernement Israélien de signer le traité de non-prolifération des armes nucléaires.
Pour l'avenir, pour la vie, arrêtons la guerre ! 

Traduction MA pou

r http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



5 Analyse -  Géopolitique et stratégie

KouroshZiabari : Les victimes silencieuses des sanctions contre l’Iran.

Alors que les États-Unis et l’Union européenne se font farouchement concurrence dans une course apparemment sans fin pour imposer des sanctions à l’Iran, les citoyens iraniens ordinaires subissent de plein fouet les impacts les plus durs de cet impitoyable embargo.

Le 31 Juillet, l’American Israel Public AffairsCommittee (AIPAC) a envoyé une lettre à tous les membres du Congrès des États-Unis, exigeant une action concertée visant à approuver The Iran ThreatReduction (plan de réduction de la menace iranienne) et le SyriaHumanRightsAct qui imposent entre autres, une nouvelle série de sanctions sur les secteurs énergétiques et des transports de l’Iran.

Le 1e août, les médias ont rapporté que le Congrès a ratifié le projet de loi et que celui-ci attend d’être signé par le président.

L’Iran subit déjà 6 séries de sanctions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations Unies. Les sanctions sont prétendument destinées à prévenir Téhéran d’acquérir l’arme nucléaire.

Les sanctions du Conseil de sécurité comprennent :

  un gel des avoirs internationaux de l’Iran,
  la fermeture des succursales des banques iraniennes dans d’autres pays,
  une interdiction d’exporter du matériel au profit des installations nucléaires et militaires de l’Iran,
  une interdiction des investissements dans le pétrole iranien, comme dans le gaz et de la pétrochimie,
  une interdiction de relations d’affaires avec le Corps des gardiens de la révolution islamique, une interdiction des opérations bancaires et d’assurance -des restrictions de voyage pour des hauts responsables gouvernementaux et militaires.

Les États-Unis, Israël et les pays de l’UE ont longtemps accusé l’Iran de chercher à fabriquer des bombes nucléaires, une accusation que l’Iran a constamment et catégoriquement niée. L’Iran affirme avoir besoin d’une énergie nucléaire civile pour répondre à ses besoins croissants en énergie, et maintenir son économie à flot, surtout du fait que l’Iran est un pays essentiellement dépendant des combustibles fossiles pour ses besoins en énergie et ses revenus.

Les États-Unis et ses alliés, en réponse, ont pénalisé l’Iran avec de cruelles sanctions économiques afin de tenter d’empêcher toute éventualité que l’Iran acquiert des armes nucléaires.

Le 23 janvier 2012, les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne ont convenu d’imposer un embargo pétrolier multilatéral contre l’Iran. L’embargo sur le pétrole qui interdit aux pays d’Europe d’acheter du brut à Iran, est entré en vigueur le 1° juillet.

Ce que les responsables occidentaux prétendent en public, c’est que les sanctions visent à punir le gouvernement iranien et à le dissuader de travailler à acquérir des armes nucléaires. Ce qui se passe dans la réalité, cependant, est que les sanctions dites « intelligentes » sont directement tombées comme une tonne de briques sur le peuple iranien, et transforment leur vie en une terrible odyssée de lutte pour leur survie dans une économie en grande difficulté.

Même les médicaments...

Les sanctions ont dévasté la vie quotidienne des iraniens du peuple en amenant le prix des biens de consommation de base à une hauteur vertigineuse, ce qui fait par exemple que les étudiants à l’étranger ne peuvent plus obtenir d’aide financière de leurs parents en Iran, qu’il est impossible pour les entreprises privées de faire des transactions internationales et qu’il est extrêmement difficile pour les Iraniens d’obtenir un visa pour voyager dans les pays étrangers. Les « sanctions intelligentes » incluent même une interdiction d’exporter des médicaments et des produits alimentaires vers l’Iran.

Dans les semaines précédentes, j’ai voulu faire comprendre à mes éditeurs dans certains journaux politiques américains que certains médicaments sensibles ainsi que les produits agricoles ne pouvaient pas être exportés vers l’Iran en raison des sanctions. Ils ne me croyaient pas, me disant que ces opérations étaient en train de se faire en douceur. Mais maintenant, je pense qu’ils ont des preuves tangibles disponibles, qui confirment que les sanctions sont en train de détruire la vie quotidienne des plus pauvres, des Iraniens sans défense qui doivent payer le prix pour l’animosité d’Israël et de l’Occident à l’égard de leur gouvernement.

Le 6 mai, Radio Free Europe/Radio Liberty a relevé que le quotidien réformateur iranien Shargh écrivait que l’exportation de beaucoup de médicaments vitaux vers l’Iran avait été interdite en raison des sanctions. Parmi les médicaments que l’Iran n’est pas capable de produire, se trouvent ceux pour le traitement du cancer, pour les problèmes cardiaques et respiratoires, la thalassémie et la sclérose en plaques.

Des sanctions qui sont des crimes contre l’humanité

Hamid RezaEmadi, un commentateur politique basé en Iran confirme également que la dernière série de sanctions imposées à l’Iran il y a quelques jours à peine, a une incidence directe sur la vie des Iraniens qui ne sont en rien impliqués avec le programme nucléaire du pays. « Cette nouvelle initiative prise par le Congrès américain montre à quel point Washington est frustré. À présent il va intensifier sa pression sur les civils iraniens en empêchant le pays d’importer des produits agricoles ... L’Iran est un importateur de céréales et les États-Unis le savent, et en créant des obstacles sur la voie des exportations de céréales vers l’Iran, les États-Unis sont clairement en train de commettre des crimes contre l’humanité, car ces interdictions ne touchent que les Iraniens ordinaires qui n’ont rien à voir avec le programme national de l’énergie nucléaire », a déclaré Emadi dans une interview avec Press TV.

« N’oubliez pas qu’il ne s’agit pas seulement des produits agricoles ; les États-Unis exercent une pression maximale sur les banques internationales qui font des affaires avec l’Iran, et par conséquent les sociétés iraniennes pharmaceutiques ne peuvent pas importer certains médicaments vitaux », a-t-il ajouté.

Le conseil d’administration de la Société iranienne de l’hémophilie a informé la Fédération mondiale de l’hémophilie que la vie de dizaines de milliers d’enfants était menacée par le manque de médicaments appropriés, une conséquence des sanctions économiques internationales imposées à la République islamique.

Le Dr. Ron Paul, un élu du Congrès et originaire du Texas, a qualifié les récentes sanctions d’« acte de guerre », affirmant que le projet de loi aurait mieux fait d’être appelé « Loi 2012 de l’obsession de l’Iran. »

« Quand vous appliquez des sanctions à un pays, c’est un acte de guerre, et c’est ce dont il est question ici, » a-t-il dit.

Aux États-Unis, certains groupes pacifistes et des organisations comme « Les Vétérans pour la Paix » et « Les Amis du Comité sur la législation nationale » ont demandé au gouvernement américain de mettre un terme à ses séries de sanctions contre l’Iran. Ces groupes considèrent les sanctions comme une déclaration de guerre totale contre l’Iran.

Mais il semble que ces groupes pacifistes vont faire face à une tâche difficile pour se faire entendre par le Congrès américain et les gens de la Maison Blanche qui semblent vouloir mordicus porter un coup mortel à l’Iran.

L’association « Les Vétérans pour la Paix » vient de publier une déclaration, disant que les sanctions et les menaces de frappes militaires ne sont des solutions ni viables ni logiques à la crise nucléaire avec l’Iran.

« Les États-Unis, l’Union européenne et Israël exploitent le programme nucléaire civil iranien comme une excuse pour imposer des sanctions économiques dévastatrices contre le peuple d’Iran. Selon diverses sources, les sanctions ont déjà fait des ravages sur l’économie iranienne, conduisant à des taux d’inflation entre 50 et 100 pour cent. Le taux de chômage des jeunes est aujourd’hui de plus de 22 pour cent, la production nationale de l’Iran est à 40 pour cent de sa capacité. Il y a de massives fermetures d’entreprises et les licenciements sont généralisés. Les exportations de pétrole iranien ont diminué de 40 pour cent en 2012, générant une perte de 32 milliards de dollars en revenus pétroliers rien que depuis l’année dernière, » explique la déclaration.

Israël, État-voyou disposant de tout un arsenal de bombes atomiques

Le groupe a appelé à un Moyen-Orient dénucléarisé, dans une apparente allusion à l’arsenal nucléaire d’Israël. Avec l’Inde et le Pakistan, Israël est le seul pays au monde qui n’est pas signataire du traité de non-prolifération nucléaire. À la fin des années 1990, les services américains du renseignement ont estimé qu’Israël possédait entre 75 et 130 bombes atomiques.

L’Iran connaît actuellement des moments difficiles, et ses habitants subissent une pression croissante dans leurs vie quotidienne. L’économie iranienne est au bord de la faillite à la suite des sanctions économiques dévastatrices et la communauté internationale est calmement et silencieusement le témoin de la souffrance du peuple iranien. Les sanctions anti-iraniennes sont en contradiction flagrante avec les principes des droits de l’homme, mais il semble que ceux qui prônent ces valeurs ne croient pas que les Iraniens soient aussi des « êtres humains » qui pourraient peut-être disposer de quelques « droits », y compris le droit aux soins et aux médicaments, aux produits alimentaires, à l’emploi, et surtout au respect et à la dignité.

 29 août

KouroshZiabari

* KouroshZiabari est un jeune journaliste indépendant vivant en Iran. Il a publié book "7+1" qui est une collection de ses interviews de 7 auteurs iraniens contemporains. Ziabari contribue au site http://www.Opednews.com. Il est aussi correspondant en Iran de OhMyNews international.
Blog en persan : http://kouroshz.blogfa.com
Blog en anglais : http://cyberfaith.blogspot.com 

3 août 2012 - Salem News - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.salem-news.com/articles/...
Traduction : Info-Palestine.net - Claude Zurbach



Sommet des non-alignés.

François Asselineau : Affluence record à Téhéran et défaite des USA/UE au sommet des non-alignés :

l'Iran demande l'interdiction des armes nucléaires
LA DÉFAITE DIPLOMATIQUE CINGLANTE DE WASHINGTON ET DU CAMP EURO-ATLANTISTE SE CONFIRME AVEC LA PRÉSENCE SUPPLÉMENTAIRE DE VLADIMIR POUTINE, EVO MORALES, RAFAEL CORREA, HUGO CHAVEZ ET DES SECRÉTAIRES GÉNÉRAUX DE L'ONU, DE LA LIGUE ARABE, DE L'OCI ET DE L'OUA.

Voici quelques jours, j'ai déjà eu l'occasion d'attirer l'attention de mes lecteurs sur le succès diplomatique très important de l'Iran qui semblait s'annoncer avec la forte participation attendue au prochain Sommet des Non-Alignés.
[ cf. http://www.u-p-r.fr/actualite/monde/succes-de-la-diplomatie-iranienne-pour-le-sommet-des-non-alignes-de-teheran-sur-la-syrie ]

 

Alors que ce 16ème Sommet des Non-Alignés vient de s'ouvrir (pour l'instant au niveau des délégations), ce succès se confirme de façon encore plus importante que prévue.
110 ÉTATS REPRÉSENTÉS, DONT 50 AU PLUS HAUT NIVEAU POLITIQUE
En effet, dès le 1er jour, des délégations représentant 110 des 120 États membres du Mouvement des Non-Alignés sont déjà arrivées à Téhéran.
En outre, selon les toutes dernières annonces présentées par le ministère iranien des affaires étrangères, 50 de des 110 États seront représentés au plus haut niveau :
- 29 États seront représentés par leur chef d'État en personne
[ 27 Présidents, 1 Sultan (Oman) et 1 Émir (Qatar) ]
- 9 États seront représentés par leur Vice-Président de la République
- 7 États seront représentés par le Premier ministre, chef du gouvernement C'est d'ailleurs souvent le véritable chef de l'exécutif, comme c'est le cas du Premier ministre indien Manmohan Singh.
- 5 États seront représentés par un envoyé spécial
Tous les autres États sont représentés au niveau de leur ambassadeur à Téhéran et/ou par des délégations de hauts-fonctionnaires mandatés par leurs gouvernements.

DE NOMBREUSES SURPRISES DE DERNIÈRE MINUTE
Plusieurs surprises de dernière minute contribuent à faire de ce XVIe Sommet des Non-Alignés un très grand succès diplomatique pour Téhéran, et une défaite cinglante pour les États-Unis, le Canada, l'Union européenne et Israël, qui avaient exercé les plus fortes pressions possibles pour tenter d'isoler l'Iran.
Ces surprises sont la venue à Téhéran, les 30 et 31 août :
a)- du Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-Moon Le camp euro-atlantiste avait pourtant tout fait pour le dissuader de s'y rendre, car sa présence, même si elle est présentée comme critique, comporte un effet de symbole considérable.
b)- des Président et Secrétaires généraux de trois autres grosses organisations internationales, qui sont moins connues que l'ONU mais qui n'en jouent pas moins un rôle important dans la diplomatie mondiale :
- la Ligue Arabe, pourtant très divisée sur le cas de la Syrie et majoritairement hostile au régime de Damas,
- l'Organisation de la Conférence Islamique ( OCI ),
- et l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA).
c)- du président russe Vladimir Poutine. C'était d'autant moins prévisible que la Russie ne fait pas partie du Mouvement des Non-Alignés et qu'elle l'est donc cette année à titre de nation invitée.
d)- des présidents latino-américains Hugo Chavez ( Venezuela ), Evo Morales ( Bolivie ), Rafael Correa ( Équateur ) et de Michel Temer, vice-président du Brésil
Ce n'est pas vraiment une surprise, compte tenu de la ligne politique des trois premiers dirigeants, mais leur présence n'allait quand même pas de soir et n'avait pas été annoncée préalablement par le ministère iranien des affaires étrangères.La surprise est plus importante venant du gouvernement de Brasilia, qui se fait représenter par le vice-président de la République en personne alors que le Brésil n'est pas membre du Mouvement des Non-Alignés mais seulement "observateur".
e)- du Vice-Premier ministre d'Arabie saoudite et de l'Émir d'Umm al-Quwain, envoyé spécial du gouvernement des Émirats Arabes Unis : Ce sont des surprises totales ( qui n'avaient pas été annoncées auparavant ), compte tenu de l'alignement de ces régimes sur les États-Unis et de leur hostilité latente à l'égard de l'Iran.
Je relève que, le Premier ministre irakien, le Sultan d'Oman et l'Émir du Qatar faisant aussi le déplacement, de même que les Ministres des affaires étrangères du Koweït et du Bahreïn, cela signifie que tous les pays riverains du Golfe Persique font donc le déplacement de Téhéran. L'Iran est ainsi le seul pays au monde à pouvoir actuellement rassembler des dirigeants de cette zone ô combien stratégique pour l'économie et la paix du monde.
f)- par ailleurs, il faut relever que le représentant du Hamas à Gaza, M. Ismaïl Haniyeh, n'a finalement pas été invité, mais cela fait suite à un imbroglio qui montre les dissensions extrêmes des Palestiniens. Cette absence permettra la présence du président de l'Autorité Nationale Palestinienne, M. Mahmoud Abbas, qui avait menacé de ne pas venir dans le cas contraire.
g)- enfin, je note que l'Australie a accepté de figurer à côté de la Russie comme "nation invitée". Le gouvernement de Canberra ne se fait, certes, représenter qu'au niveau de son ambassadeur à l'ONU, mais le geste est pour le moins inattendu de la part d'un État occidental traditionnellement inféodé à Washington.

LES PERSONNALITÉS POLITIQUES VENUES DU MONDE ENTIER
Afghanistan : Hamid Karzai - Président de la République
Afrique du sud : MaiteNkoana-Mashabane - Ministre des affaires étrangères
Arabie Saoudite : Abdulaziz bin Abdullah Al Saud - Vice-Premier ministre
Azerbaïdjan : ElmarMammadyarov - Ministre des affaires étrangères
Bahreïn : Khalid bin Ahmed Al Khalifa - Ministre des affaires étrangères
Bangladesh : Sheikha Hasina - Premier ministre
Bénin : Yayi Boni - Président de la République
Bhoutan : UgyenTshering - Ministre des affaires étrangères
Birmanie : WunnaMaungLwin - Ministre des affaires étrangères
Bolivie : Evo Morales - Président de la République
Cambodge : Hun Sen - Premier ministre
Cuba : Raul Castro - Président du Conseil d'État
Corée du Nord : Kim Yong-nam - Président du Présidium de l'Assemblée populaire suprême
Égypte : Mohamed Morsi - Président de la République
Émirats Arabes Unis : Saud bin Rashid Al Mu'alla - Envoyé spécial, Émir de l'Émirat de Umm al-Quwain
Équateur : Rafael Correa - Président de la République
Gabon : Ali Bongo Ondimba - Président de la République
Jordanie : Fayez al-Tarawneh - Premier ministre
Inde : Manmohan Singh - Premier ministre
Iran : Mahmoud Ahmadinejad - Président de la République
Irak : Nouri al-Maliki - Premier ministre
Indonésie : Boediono - Vice-Président de la République
Koweït : Muhammad Sabah Al-Salem Al-Sabah - Ministre des affaires étrangères
Liban : Michel Suleiman - Président de la République
Lesotho : MohlabiTsekoa - Ministre des affaires étrangères
Libye : Ashour Bin Khayal - Ministre des affaires étrangères
Malaisie : Anifah Aman - Ministre des affaires étrangères
Mauritanie : Mohamed Ould Abdel Aziz - Président de la République
Maroc : AbdelillahBenkirane - Premier ministre
Namibie : Marco Hausiku - Ministre des affaires étrangères
Népal : BaburamBhattarai - Premier ministre
Pakistan : Asif Ali Zardari - Président de la République
Philippines : JejomarBinay[34] Vice President
Oman : Qaboos bin Said al Said - Sultan
Qatar : Hamad bin Khalifa Al Thani - Emir
Sénégal : MackySall - Président de la République
Serbie : TomislavNikolic - Président de la République
Sri Lanka : MahindaRajapaksa - Président de la République
Soudan : Omar al-Bashir - Président de la République
Swaziland : LutfoDlamini - Ministre des affaires étrangères
Syrie : FaisalMekdad - Vice-Ministre des affaires étrangères
Tanzanie : Mohamed Gharib Bilal - Vice-Président de la République
Territoires palestiniens : Mahmoud Abbas - Président de l'Autorité Nationale Palestinienne
Thaïlande : SurapongTovichakchaikul - Ministre des affaires étrangères
Tunisie : RafikAbdessalem - Ministre des affaires étrangères
Turkménistan : GurbangulyBerdimuhamedow - Président de la République
Venezuela : Hugo Chavez - Président de la République
Vietnam : Nguyen Tan Dung - Premier ministre
Zimbabwe : Robert Mugabe - Président de la République

Observateurs
Arménie : SerzhSargsyan - Président de la République
Brésil : Michel Temer - Vice-Président de la République
Tadjikistan : EmomaliRahmonov - Président de la République

Nations spécialement invitées
Australie : Gary Quinlan - Ambassadeur d'Australie à l'ONU
Russie : Vladimir Poutine - Président de la République

Organisations représentées
Organisation de l'Unité Africaine (OUA) : Yayi Boni - Président
Ligue Arabe : Nabil el-Araby - Secrétaire général
Organisation de la Coopération Islamique (OCI) : EkmeleddinIhsanoglu - Secrétaire général
Organisation des Nations Unies (ONU) : Ban Ki-moon, Secrétaire général

DANS SON DISCOURS D'OUVERTURE, LE MINISTRE IRANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGERES RAPPELLE ET SOUTIENT LA DEMANDE DES NON-ALIGNES DE L'INTERDICTION MONDIALE DES ARMES NUCLÉAIRES
Enfin, il convient de noter que M. Ali Akbar Salehi, ministre iranien des affaires étrangères, a fait très fort, dès son discours inaugural du 16ème Sommet des Non-Alignés, en appelant l'ensemble des pays réunis :
à prendre position contre les sanctions occidentales à l'encontre de l'Iran. Il a affirmé au passage que de nombreux États-membres des Non-Alignés soutenaient le programme nucléaire iranien.
à renouveler leur appel pour une interdiction mondiale de toutes les armes nucléaires dans 13 ans, donc en 2025. Il a eu beau jeu de rappeler que cet objectif avait déjà été adopté par un précédent Sommet des Non-Alignés et a ainsi lancé : « Nous croyons que le calendrier de retrait définitif des armes nucléaires d'ici 2025, qui a déjà été proposé par les Non-Alignés, ne sera effectivement réalisé que si nous en exerçons le suivi minutieux. »
Le ministre iranien a une nouvelle fois assuré que son pays ne cherche pas à se doter d'armes nucléaires, en dépit des affirmations des États-Unis et de leurs alliés qui soupçonnent que l'enrichissement d'uranium de Téhéran pourrait éventuellement conduire à cela.
Commentant les déclarations du gouvernement israélien, qui a dit qu'il examinerait les options militaires si les pressions diplomatiques et économiques ne parviennent pas à freiner les ambitions nucléaires de l'Iran, il a rétorqué qu'Israël avait pour sa part refusé de ratifier le Traité de Non Prolifération nucléaire (TNP) de l'ONU et qu'il refusait de discuter de la gamme complète de ses capacités militaires, alors que tout le monde soupçonne cet État avoir un arsenal nucléaire.
Enfin, le ministre Ministre iranien des affaires étrangères a déploré la « chute» du poids individuel des États membres de l'ONU, qui s'est exercée au bénéfice de la « montée en puissance du Conseil de Sécurité de l'ONU », dirigé par les Cinq membres permanents : États-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie et Chine.
Il a donc réclamé la « création d'un Conseil de Sécurité plus démocratique, qui devrait être considérée comme une partie importante de la réforme de l'ONU ».
[ source : http://www.washingtonpost.com/world/middle_east/iran-opens-nonaligned-summit-with-calls-for-nuclear-arms-ban/2012/08/26/4c363ec2-ef63-11e1-b74c-84ed55e0300b_story.html ]

Quelques-uns des principaux responsables politiques mondiaux présents au 16e Sommet des Non-Alignés à Téhéran:
Evo Morales - Président de la République de Bolivie
Manmohan Singh - Premier ministre de l'Union Indienne
Hugo Chavez - Président de la République du Venezuela
Maité Nkoana-Mashabane - Ministre des affaires étrangères d'Afrique du sud
Vladimir Poutine - Président de la Fédération de Russie
Sheikha Hasina - Premier ministre du BanglaDesh
Ali Bongo Ondimba - Président de la République du Gabon
Michel Temer - Vice-Président de la République fédérative du Brésil
Qaboos bin Said al Said - Sultan d'Oman
Nguyen Tan Dung - Premier ministre du Vietnam

CONCLUSION : LA FRANCE AURAIT DÛ FAIRE AU MINIMUM COMME L'AUSTRALIE !
Comme je l'indiquais déjà dans mon premier article, - et les événements renforcent encore mon analyse - cette capacité massive de rassemblement du Mouvement des Non-Alignés, avec la présence de la Russie en prime, fait ressortir par contraste ce qu'est l'OTAN / UE : un bunker agressif, qui ose se qualifier de « communauté internationale » alors qu'il ne représente même pas 20% des êtres humains vivant sur terre.
Comme je l'ai déjà dit, si la France renouait avec la grandeur de son histoire, ce n'est certes pas dans ce bunker occidental de l'OTAN / UE qu'elle devrait se placer. C'est son adhésion au Mouvement des Non-Alignés qu'elle devrait envisager. Pour contribuer à faire du IIIe millénaire un avenir de paix entre toutes les nations, tous les peuples et toutes les religions du monde.
Quelques-uns de mes lecteurs avaient pu s'étonner de cette suggestion.
Elle est certes iconoclaste dans la France actuelle, où toute pensée non conforme à la logorrhée euro-atlantiste des médias est aussitôt disqualifiée, par un réflexe pavlovien de soumission à la propagande et à l'intimidation.
Or je note que l'Australie sera présente comme "nation invitée". Voilà de quoi rasséréner ceux qui tiquaient devant ma proposition !
Je rappelle que cette proposition, tout comme le présent article ou le précédent, n'ont évidemment pas pour objet de faire l'apologie de tel ou tel régime. Pas plus du régime iranien que des régimes indien, costaricain (dont le chef d'Etat est Prix Nobel de la Paix), péruvien, libanais, vénézuélien, sud-africain et j'en passe, qui sont tous membres des Non-Alignés.

Mon analyse et ma proposition se situent sur un autre plan, qui est celui des relations internationales et de ce que devrait être le rôle de tout pays soucieux d'assurer l'équilibre et la paix du monde. Je rappelle donc 3 points importants :
1)- Le Mouvement des Non-Alignés regroupe, comme je l'ai dit, 120 États sur les 193 des Nations-Unies, et une vingtaine d'autres observateurs. On notera au passage que certains "Non Alignés" sont désormais très alignés sur les États-Unis : Arabie Saoudite, Bahreïn et Qatar notamment.

2)- Il se trouve que la France et tous les pays membres de l'OTAN reconnaissent diplomatiquement tous ces États, qu'ils siègent à leurs côtés à l'ONU, sans pour autant, bien entendu, s'aligner sur tel ou tel. Participer aux Non-Alignés ne pourrait donc pas signifier "s'aligner sur les Non-Alignés"...
3)- Du reste, il n'y a vraiment à peu près aucun point commun en matière économique, sociale, démocratique, religieuse, diplomatique, militaire, entre Cuba et Singapour, l'Iran et le Qatar, l'Île Maurice et la Corée du nord, le Pérou et le Sri Lanka, l'Inde et le Turkménistan, etc
Leur seul point commun, au fond, c'est de vouloir faire respecter les principes du droit international public et notamment le refus de tout empire et le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d'un État souverain.
C'est bien parce que notre pays doit partager ce point commun fondamental que la France, une fois qu'elle sera sortie de l'OTAN et de l'Union européenne, aura vocation à rejoindre le Mouvement des Non-Alignés. Il n'y aurait pas de plus belle victoire diplomatique, conforme au génie du peuple de 1789, que de rassembler, à Paris cette fois-ci, un futur Sommet des Non-Alignés.

François Asselineau
29 août 201


SOMMET DES NON-ALIGNÉS - L'IRAN DEMANDE L'INTERDICTION DES ARMES NUCLÉAIRES –DOSSIER -

>   LA DÉFAITE DIPLOMATIQUE DE WASHINGTON ET DU CAMP EURATLANTISTE SE CONFIRME AVEC LA PRÉSENCE SUPPLÉMENTAIRE DE VLADIMIR POUTINE, EVO MORALES, RAFAEL CORREA, HUGO CHAVEZ ET DES SECRÉTAIRES GÉNÉRAUX DE L'ONU, DE LA LIGUE ARABE, DE L'OCI ET DE L'OUA

Alors que ce 16ème Sommet des Non-Alignés vient de s'ouvrir (pour l'instant au niveau des délégations), ce succès se confirme de façon encore plus importante que prévue.
L'amphithéâtre pour les sessions plénières du 16ème Sommet des Non-Alignés à Téhéran
110 ÉTATS REPRÉSENTÉS, DONT 50 AU PLUS HAUT NIVEAU POLITIQUE
En effet, dès le 1er jour, des délégations représentant 110 des 120 États membres du Mouvement des Non-Alignés sont déjà arrivées à Téhéran.
En outre, selon les toutes dernières annonces présentées par le ministère iranien des affaires étrangères, 50 de des 110 États seront représentés au plus haut niveau :
 §- 29 États seront représentés par leur chef d'État en personne
[ 27 Présidents, 1 Sultan (Oman) et 1 Émir (Qatar) ]

 §- 9 États seront représentés par leur Vice-Président de la République
 §- 7 États seront représentés par le Premier ministre, chef du gouvernement C'est d'ailleurs souvent le véritable chef de l'exécutif, comme c'est le cas du Premier ministre indien Manmohan Singh.
 §- 5 États seront représentés par un envoyé spécial
Tous les autres États sont représentés au niveau de leur ambassadeur à Téhéran et/ou par des délégations de hauts-fonctionnaires mandatés par leurs gouvernements.
DE NOMBREUSES SURPRISES DE DERNIÈRE MINUTE
Plusieurs surprises de dernière minute contribuent à faire de ce XVIe Sommet des Non-Alignés un très grand succès diplomatique pour Téhéran, et une défaite cinglante pour les États-Unis, le Canada, l'Union européenne et Israël, qui avaient exercé les plus fortes pressions possibles pour tenter d'isoler l'Iran.
Ces surprises sont la venue à Téhéran, les 30 et 31 août :
a)- du Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-Moon Le camp euro-atlantiste avait pourtant tout fait pour le dissuader de s'y rendre, car sa présence, même si elle est présentée comme critique, comporte un effet de symbole considérable.

>b)- des Président et Secrétaires généraux de trois autres grosses organisations internationales, qui sont moins connues que l'ONU mais qui n'en jouent pas moins un rôle important dans la diplomatie mondiale :
 §- la Ligue Arabe, pourtant très divisée sur le cas de la Syrie et majoritairement hostile au régime de Damas,
 §- l'Organisation de la Conférence Islamique ( OCI ),
 §- et l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA).
c)- du président russe Vladimir Poutine. C'était d'autant moins prévisible que la Russie ne fait pas partie du Mouvement des Non-Alignés et qu'elle l'est donc cette année à titre de nation invitée.
d)- des présidents latino-américains Hugo Chavez ( Venezuela ), Evo Morales ( Bolivie ), Rafael Correa ( Équateur ) et de Michel Temer, vice-président du Brésil
Ce n'est pas vraiment une surprise, compte tenu de la ligne politique des trois premiers dirigeants, mais leur présence n'allait quand même pas de soir et n'avait pas été annoncée préalablement par le ministère iranien des affaires étrangères. La surprise est plus importante venant du gouvernement de Brasilia, qui se fait représenter par le vice-président de la République en personne alors que le Brésil n'est pas membre du Mouvement des Non-Alignés mais seulement "observateur".
e)- du Vice-Premier ministre d'Arabie saoudite et de l'Émir d'Umm al-Quwain, envoyé spécial du gouvernement des Émirats Arabes Unis : Ce sont des surprises totales ( qui n'avaient pas été annoncées auparavant ), compte tenu de l'alignement de ces régimes sur les États-Unis et de leur hostilité latente à l'égard de l'Iran.
Je relève que, le Premier ministre irakien, le Sultan d'Oman et l'Émir du Qatar faisant aussi le déplacement, de même que les Ministres des affaires étrangères du Koweït et du Bahreïn, cela signifie que tous les pays riverains du Golfe Persique font donc le déplacement de Téhéran. L'Iran est ainsi le seul pays au monde à pouvoir actuellement rassembler des dirigeants de cette zone ô combien stratégique pour l'économie et la paix du monde.
f)- par ailleurs, il faut relever que le représentant du Hamas à Gaza, M. Ismaïl Haniyeh, n'a finalement pas été invité, mais cela fait suite à un imbroglio qui montre les dissensions extrêmes des Palestiniens. Cette absence permettra la présence du président de l'Autorité Nationale Palestinienne, M. Mahmoud Abbas, qui avait menacé de ne pas venir dans le cas contraire.  
g)- enfin, je note que l'Australie a accepté de figurer à côté de la Russie comme "nation invitée".   Le gouvernement de Canberra ne se fait, certes, représenter qu'au niveau de son ambassadeur à l'ONU, mais le geste est pour le moins inattendu de la part d'un État occidental traditionnellement inféodé à Washington.

> 
PERSONNALITÉS POLITIQUES  
 §Afghanistan : Hamid Karzai - Président de la République
 §Afrique du sud : MaiteNkoana-Mashabane - Ministre des affaires étrangères
 §Arabie Saoudite : Abdulaziz bin Abdullah Al Saud - Vice-Premier ministre
 §Azerbaïdjan : ElmarMammadyarov - Ministre des affaires étrangères
 §Bahreïn : Khalid bin Ahmed Al Khalifa - Ministre des affaires étrangères
 §Bangladesh : Sheikha Hasina - Premier ministre
 §Bénin : Yayi Boni - Président de la République
 §Bhoutan : UgyenTshering - Ministre des affaires étrangères
 §Birmanie : WunnaMaungLwin - Ministre des affaires étrangères
 §Bolivie : Evo Morales - Président de la République
 §Cambodge : Hun Sen - Premier ministre
 §Cuba : Raul Castro - Président du Conseil d'État
 §Corée du Nord : Kim Yong-nam - Président du Présidium de l'Assemblée populaire suprême
 §Égypte : Mohamed Morsi - Président de la République
 §Émirats Arabes Unis : Saud bin Rashid Al Mu'alla - Envoyé spécial, Émir de l'Émirat de Umm al-Quwain
 §Équateur : Rafael Correa - Président de la République
 §Gabon : Ali Bongo Ondimba - Président de la République
 §Jordanie : Fayez al-Tarawneh - Premier ministre
 §Inde : Manmohan Singh - Premier ministre
 §Iran : Mahmoud Ahmadinejad - Président de la République

 §Irak : Nouri al-Maliki - Premier ministre

 §Indonésie : Boediono - Vice-Président de la République

 §Koweït : Muhammad Sabah Al-Salem Al-Sabah - Ministre des affaires étrangères

 §Liban : Michel Suleiman - Président de la République

 §Lesotho : MohlabiTsekoa - Ministre des affaires étrangères

 §Libye : Ashour Bin Khayal - Ministre des affaires étrangères

 §Malaisie : Anifah Aman - Ministre des affaires étrangères

>
 §Mauritanie : Mohamed Ould Abdel Aziz - Président de la République

>
 §Maroc : AbdelillahBenkirane - Premier ministre

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 §Namibie : Marco Hausiku - Ministre des affaires étrangères

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 §Népal : BaburamBhattarai - Premier ministre

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 §Pakistan : Asif Ali Zardari - Président de la République

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 §Philippines  : JejomarBinay[34]     Vice President

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 §Oman : Qaboos bin Said al Said - Sultan

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 §Qatar : Hamad bin Khalifa Al Thani - Emir
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 §Sénégal : MackySall - Président de la République
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 §Serbie : TomislavNikolić - Président de la République
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 §Sri Lanka : MahindaRajapaksa - Président de la République
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 §Soudan : Omar al-Bashir - Président de la République

>
 §Swaziland : LutfoDlamini - Ministre des affaires étrangères

>
 §Syrie : FaisalMekdad - Vice-Ministre des affaires étrangères

>
 §Tanzanie : Mohamed Gharib Bilal - Vice-Président de la République

>
 §Territoires palestiniens : Mahmoud Abbas - Président de l'Autorité Nationale Palestinienne

>
 §Thaïlande : SurapongTovichakchaikul - Ministre des affaires étrangères

>
 §Tunisie : RafikAbdessalem - Ministre des affaires étrangères

>
 §Turkménistan : GurbangulyBerdimuhamedow - Président de la République

>
 §Venezuela : Hugo Chavez - Président de la République

>
 §Vietnam : Nguyen Tan Dung - Premier ministre

>
 §Zimbabwe : Robert Mugabe - Président de la République

>Observateurs
 §Arménie : SerzhSargsyan - Président de la République
 §Brésil : Michel Temer - Vice-Président de la République
 §Tadjikistan : EmomaliRahmonov - Président de la République

Nations spécialement invitées
 §Australie : Gary Quinlan - Ambassadeur d'Australie à l'ONU
 §Russie : Vladimir Poutine - Président de la République
Organisations représentées
Organisation de l'Unité Africaine (OUA) : Yayi Boni  - Président
Ligue Arabe : Nabil el-Araby - Secrétaire général
Organisation de la Coopération Islamique (OCI) : Ekmeleddinİhsanoğlu - Secrétaire général
Organisation des Nations Unies (ONU) : Ban Ki-moon, Secrétaire général


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

 

 

n°97 - Dossier d'Iran - du 17-07- au 11 - 09 - i : Le sommet du MNA s'achève sur un appel à la paix dans le monde

 


n°97 -   Dossier d'Iran - du 17-07- au 11 - 09  -  i  : Le sommet du MNA s'achève sur un appel à la paix dans le monde 


Dossier d'Iran   n°97-

 C.De Broeder& M.Lemaire



 Le "dossierd'Iran" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm 

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ ) colonne de gauche.

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Tiré à Part

Le Parisien : "Israël se prépare à une guerre"

. Les frontières, notamment avec le Liban, sont sous haute surveillance. | (AFP/MAHMOUD ZAYAT.)

«Le front israélien est préparé comme il ne l’a jamais été. » Les mots prononcés hier par l’ancien ministre de la Défense passive d’Israël, MatanVilnaï, sonnent comme si l’Etat hébreu était à la veille d’une guerre inéluctable contre l’Iran. Dans un entretien au quotidien « Maariv », Vilnaï se fait plus précis : l’offensive d’Israël s’étalerait sur un mois et coûterait la vie à environ 500 personnes.
Elle aurait lieu, toujours selon l’ex-ministre, sur plusieurs fronts, de l’Iran (par des frappes aériennes) à la bande de Gaza (où se trouve le Hamas) en passant par le Liban (d’où partiraient les ripostes du Hezbollah). Ce scénario, qui inspire beaucoup de craintes aux Israéliens et fait frémir le reste du monde, n’est pas fantaisiste. Selon la presse israélienne, le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, aurait l’intention d’attaquer les sites nucléaires iraniens (qui menacent Israël) d’ici au mois de novembre, c’est-à-dire avant l’élection présidentielle américaine.

Des SMS comme moyen d’alerte
Au vu du délai, très court, le
gouvernement s’active. Et prend soin, tout d’abord, d’acclimater l’opinion à l’éventualité d’un conflit en la rassurant sur le degré de préparation militaire (batteries antimissiles, stocks de munitions) et civile (le nombre d’abris disponibles) du pays. Hier, MatanVilnaï a ainsi précisé qu’il y avait assez de kits antichimiques et bactériologiques pour plus de la moitié de la population israélienne. Plus inédit, l’armée testera aujourd’hui à l’échelle nationale un système d’alerte qui envoie des messages en cas d’attaques de missiles. Des SMS en hébreu, en arabe, en anglais et en russe seront envoyés sur les téléphones portables des habitants de tout le pays. « Je peux l’assurer avec la plus grande autorité : aujourd’hui, chacun sait exactement ce qu’il doit faire », a poursuivi l’ancien ministre.

L’Iran, de son côté, a indiqué mardi ne pas croire à une attaque « stupide » israélienne contre ses installations nucléaires. Et continue à assurer que celles-ci n’ont en rien des visées militaires, comme le craint l’Etat hébreu.

Deux explosions ont été entendues, hier soir, par les habitants d’Eilat, une station balnéaire israélienne située près de la frontière égyptienne. Deux roquettes tirées à partir du Sinaï égyptien avaient explosé début avril à Eilat sans faire de blessé.

 

: Apocalypse now!
>
>En Israël les tueurs piaffent... et se dévoilent enfin !
>Liquider les trente métropoles du moyen orient en cas d'attaque d'israël:
> en disparaissant, les israéliens espèrent réduire en cendres tout le Moyen Orient.
> Ce qui est "poétiquement" appelé l'opération "Samson"!
> On est "prévenu"!

Iran: ça ne fait « guerre » de doute !
L’existence d’Israël n’est pas davantage menacée en cas de conflit avec l’Iran et ses alliés…

Nombreux sont les israéliens, juifs à travers le monde ou amis et soutiens non-juifs d’Israël qui craignent l’apparition d’un conflit violent notamment avec l’Iran et le Hezbollah dont les milliers de missiles sont pointés vers Israël. Il est utile de rappeler que la dissuasion a toujours été une caractéristique essentielle de la puissance militaire israélienne.
Par conséquent, en dehors de la stratégie qui sera adoptée par Tsahal en cas d’un éventuel conflit, peu de gens ont connaissance de ce qu’on appelle « l’option Samson » qui est à la base même des capacités dissuasives d’Israël si son existence se trouvait un jour menacée.
L’option Samson tire son nom du personnage biblique qui a pris la décision de faire s’écrouler les colonnes du temple philistin -quitte à mettre sa propre vie en péril- afin d’entrainer la chute de l’édifice qui provoquera également l’anéantissement de ses ennemis.
Ainsi, seul l’objectif général de cette option militaire est connu : si l’État Israël risque de tomber, il entrainera l’ensemble de ses ennemis avec lui. Les cibles précises sont susceptibles d’évoluer avec le temps et font bien évidemment mystère.
> Cependant, certaines informations font état d’une volonté de viser -au minimum- les 20 ou 30 plus grandes villes du Moyen-Orient. Mais les effets d’une bombe nucléaire ne se limitant pas aux frontières d’une ville et de ses banlieues, c’est bien tout le monde arabo-musulman qui prendrait le risque de disparaitre si jamais l’existence d’Israël se trouvait menacée.
Pour cela, il suffit de constater les dégâts causés par le bombardement d’Hiroshima il y a plus d’un demi-siècle pour prendre conscience de la capacité de destruction infiniment plus puissante de l’arme nucléaire aujourd’hui.
L’existence de l’option Samson est officielle, Israël était sur le point de la mettre en application une seule fois à travers son Histoire durant la guerre de Kippour en 1973 où le pays fut attaqué par surprise durant le jour le plus important du calendrier juif tandis que les troupes étaient démobilisées alors que les hommes jeûnaient et priaient dans les synagogues.
D’ailleurs, Ariel Sharon résumait cette ultime option militaire avec le ton direct et sans détour qui caractérise les dirigeants israéliens : « les arabes peuvent bien avoir le pétrole, nous nous avons les allumettes ! ».

16.8.2012

http://www.leparisien.fr/international/israel-se-prepare-a-une-guerre-16-08-2012-2126909.php
http://jssnews.com/2012/07/26/nodoubt/



Au jour le jour

Le sommet du MNA s'achève sur un appel à la paix dans le monde  

Le 16e sommet du Mouvement des Non-Alignés (MNA) s'est conclu vendredi à Téhéran, capitale iranienne, après l'adoption d'un certain nombre de documents de synthèse.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui assume la présidence tournante du mouvement, a lu une partie de ces documents finaux lors de la cérémonie de clôture, et a déclaré que les participants avaient unanimement renouvelé leur attachement aux principes et aux objectifs du MNA.
Les participants ont appelé à des "changements fondamentaux" dans la gouvernance et la gestion collective du monde, soulignant que ces changements étaient des conditions essentielles au maintien de la paix mondiale ; ils ont également tous appelé à éviter les conflits partout à travers le monde, a indiqué M. Ahmadinejad.

"Nous avons tous convenu de défendre les droits de l'Homme et la dignité humaine, et de développer l'amour, l'affection et l'honnêteté", a-t-il indiqué, ajoutant : "nous pouvons résoudre les défis mondiaux par le biais de l'amitié".

Le président iranien a souligné qu'en adoptant ces documents finaux, les pays membres du MNA avaient envoyé un "important message politique" de soutien à la paix et à la justice dans le monde.
Ces documents ont également affirmé la solidarité du MNA avec les Palestiniens.
La réunion du MNA à Téhéran s'est déroulée en trois phases : une réunion préparatoire de hauts responsables du 26 au 27 août, une réunion au niveau ministériel du 28 au 29 août, et le sommet proprement dit les 30 et 31 août.
Des représentants venus d'une centaine de pays se sont réunis à Téhéran pour discuter des nouveaux défis mondiaux.
Le Venezuela a été choisi pour accueillir le 17e sommet du MNA en 2015, et deux nouveaux membres, l'Azerbaïdjan et les Fidji, ont été admis dans l'organisation.
Fondé en ex-Yougoslavie en 1961, le MNA représente près des deux tiers des membres des Nations Unies, et environ 55% de la population mondiale.
 

01/09/2012

 http://french.cri.cn/621/2012/09/01/581s293770.htm#.UEHrBJa_y3Y

 


Chems Eddine Chitour : Guerre Israël Iran : Cette fois-ci est-ce sérieux ?
«Si l'on regarde de près ce qui se passe à nos frontières à l'heure actuelle, il devient évident que le risque d'implication de la Russie dans des conflits locaux a augmenté; et sous certaines conditions, les conflits régionaux risquent de dégénérer en conflits d'envergure avec un possible emploi d'armes nucléaires
Général Nikolaï Makarov, chef d'Etat-major général russe, 17/11/2011


Les bruits de bottes concernant l'attaque de l'Iran présentée comme naturelle par l'Occident, ne sont pas un scoop. L'attaque imminente contre l'Iran attend depuis huit ans et comme le dit un militaire occidental: «Depuis huit ans, l'Iran est à une année de la mise au point de la bombe atomique.» Ce préambule est donné pour montrer encore une fois un scénario de déjà-vu. A des échéances données, on réchauffe le dossier iranien et on mobilise les rouages de la machination pour diaboliser l'Iran.

Souvenons-nous en juin 2008, le général ShaulMofaz, ministre de la Défense d'Israël déclarait: «Si l'Iran continue son programme de développement de l'arme nucléaire, nous l'attaquerons. Les sanctions sont inefficaces... Une attaque contre l'Iran afin d'arrêter ses préparatifs nucléaires sera inévitable.» Dans le même ordre le 31 octobre 2011, Benyamin Netanyahu déclarait, à la Knesset, que l'Iran constituait une menace, non seulement pour Israël mais aussi pour le reste du monde. Côté iranien, le gouvernement se défend en affirmant que son programme nucléaire est entièrement civil. Réponse du berger à la bergère, Mahmoud Ahmadinejad avait déclaré, le 8 novembre 2011 que «l'Iran n'avait pas besoin de la bombe atomique», mais qu'il ne «reculerait jamais» face aux Occidentaux.

A l'époque, le triste rôle est confié au boutefeu actuel directeur général de l'Aiea. A longueur d'année et d'une façon itérative, le matraquage concernant l'Iran est devenu une seconde nature. Personne ne pose la question «pourquoi Israël n'a jamais voulu signer le traité de non-prolifération nucléaire bafoué allègrement par ses concepteurs (Etats-Unis, France) au point de ne pas permettre de visites poussées de ses installations?» Israël détiendrait un arsenal nucléaire impressionnant. On se souvient que El Baradei ancien directeur de l'Aiea avait été autorisé à regarder de loin la centrale et il aurait dit: «Je ne vois pas de fumée au bout du pistolet.» (1)

L'attaque de l'Iran

Plus tard en novembre 2011, le va-t-en guerre directeur de l'Aiea publie un rapport défavorable à l'Iran accusé de réalisation de programmes nucléaires militaires. Ce rapport énumère tous les péchés et les ´´incartades´´ de l'Iran, ainsi que les soupçons nourris à l'égard de ce pays à partir des années 1990. A cet égard, l'Iran avait déclaré que ce n'était rien de plus qu'une compilation des anciennes accusations qui ne sont étayées par aucun argument nouveau et sont politiquement motivées sous la pression des Etats-Unis. Pourtant, Téhéran n'a jamais été pris en flagrant délit de production d'uranium de qualité militaire. Comme en témoignent les conclusions très claires du rapport qui constate que ce qui a été observé sur les sites iraniens n'entre pas en contradiction avec les informations officiellement présentées par l'Iran à l'Aiea.

En janvier 2012 Alain Gresh écrivait: «Interrogé pour savoir quand Israël attaquerait l'Iran, Patrick Clawson, chercheur au ´´Washington Institute for Near East Policy (Winep)´´, un think-tank lié au lobby pro-israélien, répondait: «Il y a deux ans» (cité par Scott Shane, 11 janvier). Nous sommes en août 2012. Rien n'a changé, l'attaque de l'Iran est plus que jamais d'actualité:

´´Un climat fébrile, lit-on sur «le Télégramme.com», s'est installé depuis une dizaine de jours en Israël, entretenu par les déclarations quotidiennes dans les médias, de responsables politiques et d'analystes «pour» ou «contre» une opération israélienne visant l'Iran. Avec ou sans l'aval des États-Unis, avec ou sans leur assistance. Cette inquiétude ambiante est renforcée par la distribution massive de masques à gaz à la population, par la vérification du bon fonctionnement d'un système d'alerte via SMS (envoyés en cas de tirs de missiles ou roquettes) et par des spéculations sur le nombre de victimes israéliennes en cas de représailles iraniennes. Autre élément renforçant le climat de tensions, cette fois-ci sur la scène politique, la Knesset (Parlement) a entériné, jeudi, la nomination d'AviDichter, considéré comme partisan d'une ligne dure sur le dossier iranien, à la tête de la Défense passive, un ministère crucial en cas de guerre ».(2)

Cet ancien patron du Shin Beth, le service de sécurité intérieure, a affirmé qu'Israël «devait se doter de capacités d'attaque» en cas d'offensive contre les installations nucléaires iraniennes. Sa position tranche avec celle d'ex-hauts responsables du Shin Beth et du Mossad (contre-espionnage) ou des Renseignements militaires, qui ont exprimé leur opposition à une attaque israélienne menée sans l'accord des États-Unis. Le président Shimon Peres a déclaré lui aussi, qu'il était «clair» qu'Israël ne pouvait attaquer l'Iran sans l'aide des États-Unis». La multiplication des déclarations publiques sur l'Iran a pour but, en plus de préparer l'opinion publique aux conséquences d'une éventuelle frappe, de pousser l'administration américaine à davantage de clarté sur le sujet, estime Denis Charbit, de l'Université de Tel-Aviv.» (2)

Al Qods

Du côté occidental, la propagande est-elle que le formatage parait irréversible. Encore une fois, on nous fera le coup du David contre Goliath, d'un petit pays qui lutte pour sa survie en face de barbares échevelés fanatiques avec le couteau entre les dents. C'est à peu près le scénario juin 67 où les rodomontades de Nasser n'impressionnaient pas les Israéliens qui ont décidé d'attaquer en premier; ce qui a été reconnu bien plus tard.

Nous lisons sur le site Agoravox ce morceau d'anthologie d'une rare partialité: ´´ Le régime des mollahs vit probablement ses derniers jours. La guerre longtemps redoutée entre l'Iran et Israël n'a jamais été aussi proche. En Israël, puissance d'où partirait le premier coup de feu, tout semble au point. En Iran, on affiche une sérénité qui laisse perplexe. En effet, l'issue du conflit ne fait aucun doute: le régime iranien sera balayé. La question qui se pose véritablement est celle de sa capacité de nuisance. Il y a sérieusement à redouter une guerre qui, bien que remportée, risque de laisser des «blessures» dont on pourrait ne jamais se relever. Pour le ministre sortant de la défense passive MatanVilnaï, «le front israélien est préparé comme il ne l'a jamais été». Il va jusqu'à préciser, au quotidien Maariv, que l'offensive durera un mois et coûterait la vie à environ 500 personnes. Tsahal attaquerait sur trois fronts simultanés». (3)

Du côté de l'Iran, les autorités rappellent que leur programme nucléaire, objet du conflit, n'a pas de visée militaire et qu'il serait «stupide» pour Israël d'attaquer les installations iraniennes. S'exprimant lors d'un discours à Téhéran à l'occasion de la Journée d'Al Qods, le Président iranien a promis que la «tumeur cancéreuse» (que serait Israël) va bientôt disparaître et qu'«un nouveau Proche-Orient» va renaître sans «trace des sionistes». Une déclaration qui a évidemment provoqué un tollé international. Sur le plan militaire, Israël disposerait d'une nette longueur d'avance technologique sur l'Iran, mais Téhéran a développé des missiles capables de frapper l'Etat hébreu et dispose d'un allié indéfectible aux frontières d'Israël, le Hezbollah. En été 2006, les pertes avaient été suffisamment lourdes pour que le doute commence à planer sur la capacité du pays à s'en sortir militairement face à ses hostiles voisins. (...) Pourtant, contre l'Iran, Israël part avec les meilleurs atouts.»(3)

Le rédacteur va plus loin, il nous informe qu'Israël attaquera en premier et que s'il est en difficulté il larguera la bombe atomique: «Seule puissance nucléaire de la région, difficile d'imaginer qu'en cas de déboires militaires majeurs l'Etat hébreu se priverait de recourir à l'arme fatale.» (3)
Toute honte bue il annonce que l'Occident ne laissera jamais tomber Israel: ´´On sait que si le conflit tourne mal, les Occidentaux voleraient au secours du peuple hébreu. Difficile d'imaginer les dirigeants européens et américains rester les bras croisés pendant que le peuple israélien subit des pertes humaines et matérielles de la part d'un régime aussi «détesté» que celui de Téhéran. D'ailleurs, sur ce point, le Président israélien est sans ambigüité.: «cette fois au moins nous ne sommes pas seuls.» Il faisait allusion aux Etats-Unis qui, quelles que soient les conditions du déclenchement des hostilités, interviendront aux côtés d'Israël.» (3)

Livrant sa conviction intime fruit d'une haine incompréhensible, Boniface Musavulu poursuit son plaidoyer et met en garde contre l'erreur de George Bush père qui en 1991 n'avait pas capturé Saddam Hussein. ce qu'à fait son fils douze ans plus tard en donnant des conseils: «On peut imaginer, conseille-t-il, que dans ce scenario, les «alliés» ne se contentent pas de détruire les installations nucléaires du pays. Ils iront jusqu'à faire tomber le régime. «Une deuxième guerre du Golfe avait été jugée nécessaire par l'administration Bush, pour des raisons indéfiniment contestables. Mais on aurait pu s'épargner ces interminables polémiques et surtout épargner des vies humaines (massacre des Kurdes et des Chiites) si la coalition, disposant du mandat de l'ONU, avait «fini le boulot» dès 1991. Reste que pour faire tomber le régime, il faudra des hommes au sol. Les alliés pourraient donc se contenter de «briser» l'Etat iranien, comme ils ont brisé l'Irak de Saddam Hussein. Après une campagne de bombardements et l'encouragement des soulèvements internes, le pays serait laissé dans un «sale état». Lorsqu'un peuple s'épuise dans d'interminables conflits internes comme les Irakiens (Kurdes, sunnites, chiites), il n'a plus les moyens de fabriquer des «armes de destruction massive» et menacer «le monde libre» avec ses missiles. Les Occidentaux pourront alors dormir tranquilles. (...)» (3)

Prenant ses désirs pour des réalités, cet «expert» autoproclamé en géopolitique ajoute: «Enfin, le contexte international n'a jamais été aussi défavorable aux dirigeants iraniens. La solidarité avec la «rue arabe» ne sera pas au rendez-vous. Depuis le printemps arabe, les islamistes qui mobilisaient des foules ont changé de visage. En Egypte, les Frères musulmans sont au pouvoir et sont en quête de respectabilité internationale. En Tunisie, les Occidentaux scrutent le moindre faux-pas des islamistes au pouvoir (Ennahda). En Syrie, les islamistes nous supplient de les aider pour venir à bout de Bachar Al Assad. Ils ne vont pas se fâcher avec les Occidentaux. En Libye, les islamistes au pouvoir, ce sont «nos amis». Le régime iranien va donc, certainement, se retrouver tout seul dans sa chute.(3)

Voilà l'état d'esprit qui prévaut en Occident s'agissant du rapport aux Arabes et aux musulmans! Pourtant, on ne peut pas dire qu'Israël soit menacé, Aucun pays du Moyen-Orient ne peut se mesurer à Israël dans le cas d'une guerre éclair. Reste l'Iran, là c'est autre chose. L'Iran ne se laissera pas faire «c'est du lourd», c'est un pays technologiquement avancé dans tous les domaines. Il semble pourtant, que Barack Obama ne veuille pas d'une aventure militaire avant les élections de novembre 2012. (...) Pour les Américains et les Israéliens, un Irak allié à Téhéran offrirait à l'axe Iran-Syrie un vaste territoire qui s'étendrait de Téhéran aux rives de la mer Méditerranée. Une telle perspective représenterait un véritable défi pour les Etats-Unis et Israël dans la région. Une autre hypothèse probable est celle d'une campagne d'intoxication orchestrée de longue date. (4)
La bombe

A l'époque déjà il y a dix mois, Peter Simmons nous apprenait que cette fois «ce serait sérieux»: «Des articles parus dans les journaux britanniques le Telegraph et le Guardian du mercredi 2 novembre révèlent les préparatifs militaires des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne pour une attaque contre l'Iran, qui vont bien au-delà des scénarios de routine habituels.(...)Les Etats-Unis se sont jetés de façon téméraire dans une guerre après l'autre au cours de la décennie passée, dans une tentative désespérée de compenser leur déclin économique en projetant leur hégémonie sur les régions riches en énergie du Moyen-Orient et de l'Asie centrale. De plus, on ne connaît pas la réaction des Russes et des Chinois qui ne vont pas regarder faire ou défaire ce qu'ils ont mis patiemment en marche, le pacte asiatique. D'autant que le chaudron afghan est toujours en ébullition avec un Pakistan en atmosphère insurrectionnelle. «(...) Toutes les bombes conçues par les pays occidentaux, notamment les bombes au phosphore à l'uranium appauvri, les bombes barriques GBU dont disposeraient les Etats-Unis et Israël, ajoutez à cela les drones, ces véritables prédateurs et le guidage satellitaire, nous avons une idée des guerres actuelles mises en action notamment en Afghanistan, à Ghaza, en Libye.» (5)

Le motif de la bombe est fallacieux. Plusieurs rapports faits par la CIA ont montré que l'Iran n'avait pas l'intention de préparer la bombe. Alain Gresh nous apprend que Leon Panetta, le secrétaire américain à la Défense et ancien directeur de la CIA, le 2 décembre 2011, appréhendait l'attaque, il dressait un tableau catastrophique des conséquences d'une guerre contre l'Iran; quelques jours plus tard, le 19 décembre sur CBS, il affirmait que l'Iran aurait peut-être une bombe atomique d'ici un an; enfin le 8 janvier 2012, à la question de savoir si l'Iran voulait la bombe atomique, il répondait... non». (6)

On dit que la condition de la réélection d'Obama est d'avoir l'imprimatur du lobby sioniste, en aidant Israël à en finir avant le mois de novembre. Après la Libye, la Syrie, voici venir le tour de l'Iran. C'est cependant un risque majeur, car la Russie et la Chine réagiront. De plus, les Etats-Unis n'auront rien à gagner dans ce conflit, ils ont l'énergie, ils sont installés à demeure. Prendront-ils le risque de mettre la planète à feu et à sang pour un conflit imaginaire?

1.C.E Chitour: http://www.legrandsoir.info /attaque-contre-l-iran-prelude-au-chaos-mondial.
2.http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/israel-l-etat-prepare-son-peuple-a-une-guerre-contre-l-iran-21-08-2012-1812694.php
3.Boniface Musavulu.http://www. agoravox.fr/actualites/international/article/guerre-iran-israel- veillee-d-armes-121379
4.Mahmoud Kiyan-ErsiMardomak Frapper maintenant ou jamais 08.11.2011
5.Peter Symonds http://www.wsws.org/francais/News/2011/nov2011/iran-n07.shtm...
6.http://blog.mondediplo.net/2012-01-17-Quand-Israel-attaquera-t-il-l-Iran-Il-y-a-deux

Professeur émérite Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique enp-edu.dz

Publié le 23 août 2012 avec l'aimable autorisation de l'auteur

Jeudi 23 août 2012

 


L'Iran cherche à rallier les "non-alignés" à son programme nucléaire.

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

LE MONDE :Une autre "communauté internationale": la 16e Conférence des pays Non Alignés réunie à Téhéran. A SUIVRE!

Qui sera à Téhéran, qui sera à New York ? Deux réunions internationales semblent en concurrence pour le jeudi 30 août, date à la fois d'un débat sur la Syrie au Conseil de sécurité de l'ONU, voulu par la France qui préside ce mois-ci cette instance, et d'un sommet en Iran du Mouvement des non-alignés.
La République islamique cherche à faire de ce regroupement souple de 118 pays, lancé dans les années 1950 avec comme cris de ralliement l'anticolonialisme et le refus des deux blocs de la guerre froide, une plateforme pour tenter de sortir de son isolement.
Téhéran veut rallier des soutiens à propos de son programme nucléaire, source de multiples tensions au Moyen-Orient, dans un contexte où les Etats-Unis accroîssent à nouveau leur présence militaire dans la région du Golfe, et où ceux qui prennent le pouls des responsables israéliens concernant un scénario de frappes militaires sur les sites iraniens jugent que rien ne peut être exclu, y compris avant l'élection présidentielle américaine.

TÊTES D'AFFICHE
Les dirigeants iraniens ont préparé un très long texte (200 pages) de projet de déclaration des non-alignés appelant en particulier à la fin des sanctions internationales qui s'exercent sur eux, celle-ci étant sévères depuis l'entrée en vigueur en juillet d'un embargo pétrolier décidé hors du cadre de l'ONU.
Mais la déclaration sera-t-elle validée formellement par les participants ? Le dossier syrien n'a pas amélioré l'image de la diplomatie iranienne qui s'est, à la mi-août, retrouvée singulièrement isolée au sein de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) lorsque celle-ci a décidé de suspendre l'appartenance de la Syrie de Bachar Al-Assad.

La plus "spectaculaire" des présences à Téhéran est celle du secrétaire-général des Nations unies, Ban Ki-Moon, arrivé mercredi soir. Un déplacement qui est loin de faire plaisir aux Occidentaux, même si ceux-ci se sont abstenus d'en faire un sujet de contentieux ouvert. Impossible d'interdire à Ban Ki-Moon d'y aller, puisque d'autres chefs de l'ONU avaient déjà assisté à des sommets de non-alignés par le passé (ceux-ci se tiennent tous les trois ans).
Le message envoyé par les Occidentaux à l'intéressé a plutôt été qu'il devrait rappeler instamment aux Iraniens de se conformer à leurs obligations internationales. Ban Ki-moon a diffusé à l'approche de la réunion de Téhéran un communiqué indiquant qu'il exprimerait bel et bien les "claires préoccupations et attentes de la communauté internationale", que ce soit sur le nucléaire, la Syrie ou les droits de l'homme.

L'autre "tête d'affiche" du sommet des non-alignés sera le président de l'Egypte Mohamed Morsi, de retour d'une visite en Chine et semble-t-il très décidé à relancer la relance de la politique extérieure de son pays. Ce passage sera, semble-t-il, éclair (quelques heures) mais les propos du dirigeant egyptien ne manqueront pas d'être scrutés à la loupe.

LE "SUD" MONTRE SON POIDS FACE AU "NORD"
L'Egypte a entrepris de s'activer sur le dossier syrien et considère que l'Iran doit être intégré dans les concertations internationales alors que les Occidentaux l'avaient barré d'un précédent "groupe d'action" voulu par l'ancien émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe, Kofi Annan.

La venue à Téhéran du premier ministre indien Manmohan Singh accompagné de son ministre des affaires étrangères (qui ne pourra, en conséquence, participer à la réunion du Conseil de sécurité, où l'Inde siège cette année), relève sans doute bien plus d'une volonté d'entretenir la flamme des non-alignés, mouvement où New-Delhi a historiquement un rôle de premier plan, que d'une décision d'apporter un quelconque quitus au régime iranien.
Mais ce dernier ne s'abstiendra pas de chercher à instrumentaliser un évenementreunissant quelque 35 chefs d'Etat et de gouverment. Les "non-alignés" ont régulièrement érigé le thème du désarmement nucléaire comme un angle d'attaque contre les grandes puissances, accusées de donner des leçons au reste du monde tandis qu'elles ne feraient rien pour se départir de leurs arsenaux.
Le mouvement, devenu hétéroclite et quelque peu désuet, semble entretenu comme un forum où le "Sud" veut montrer son poids face au "Nord".
L'Iran y va pour sa part de ses priorités, ayant campé le décor en dressant, sur les lieux de la réunion, des photographies de ses scientifiques assassinés ces dernières années, dans des attentats que Téhéran attribue à Israël.

29.8.2012 

SITE PALESTINE SOLIDARITE 

LE MONDE - 29.8.2012

 

DANS SON DISCOURS D'OUVERTURE, LE MINISTRE IRANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGERES RAPPELLE ET SOUTIENT LA DEMANDE DES NON-ALIGNES DE L'INTERDICTION MONDIALE DES  ARMES NUCLÉAIRES

>26 août 2012 : M. Ali Akbar Salehi, Ministre iranien des affaires étrangères, prononce le discours inaugural du 16ème Sommet des Non-Alignés à Téhéran
>Enfin, il convient de noter que M. Ali Akbar Salehi, ministre iranien des affaires étrangères, a fait très fort, dès son discours inaugural du 16ème Sommet des Non-Alignés, en appelant l'ensemble des pays réunis :

 §à prendre position contre les sanctions occidentales à l'encontre de l'Iran. Il a affirmé au passage que de nombreux États-membres des Non-Alignés soutenaient le programme nucléaire iranien.
 §à renouveler leur appel pour une interdiction mondiale de toutes les armes nucléaires dans 13 ans, donc en 2025. Il a eu beau jeu de  rappeler que cet  objectif avait déjà été adopté par un précédent Sommet des Non-Alignés et a ainsi lancé :  « Nous croyons que le calendrier de retrait définitif des armes nucléaires d'ici 2025, qui a déjà été proposé par les Non-Alignés, ne sera effectivement réalisé que si nous en exerçons le suivi minutieux. »
Le ministre iranien a une nouvelle fois assuré que son pays ne cherche pas à se doter d'armes nucléaires, en dépit des affirmations des États-Unis et de leurs alliés qui soupçonnent que l'enrichissement d'uranium de Téhéran pourrait éventuellement conduire à cela.
Commentant les déclarations du gouvernement israélien, qui a  dit qu'il examinerait les options militaires si les pressions diplomatiques et économiques ne parviennent pas à freiner les ambitions nucléaires de l'Iran, il a rétorqué qu'Israël avait pour sa part refusé de ratifier le Traité de Non Prolifération nucléaire (TNP) de l'ONU et qu'il refusait de discuter de la gamme complète de ses capacités militaires, alors que tout le monde soupçonne cet État avoir un arsenal nucléaire.

>Pour tenter de répondre à l'accusation de terrorisme qui pèse régulièrement sur l'Iran, les organisateurs du Sommet ont jugé bon de présenter, à l'extérieur du lieu de la réunion, trois voitures détruites par des attentas à l'explosif. Selon le gouvernement iranien, ces explosions ont été organisées par des agents britanniques et américains et ont visé à assassiner des membres participant au programme nucléaire. Au moins cinq membres de la communauté scientifique iranienne, y compris des experts nucléaires, ont ainsi été tués depuis le début de 2010, dans le cadre d'une guerre présumée secrète avec ses ennemis principaux.
Enfin, le ministre Ministre iranien des affaires étrangères a déploré la « chute»  du poids individuel des États membres de l'ONU, qui s'est exercée au bénéfice de la « montée en puissance du Conseil de Sécurité de l'ONU », dirigé par les Cinq membres permanents : États-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie et Chine.

>Il a donc réclamé la « création d'un Conseil de Sécurité plus démocratique, qui devrait être considérée comme une partie importante de la réforme de l'ONU ».
[ source :
http://www.washingtonpost.com/world/middle_east/iran-opens-nonaligned-summit-with-calls-for-nuclear-arms-ban/2012/08/26/4c363ec2-ef63-11e1-b74c-84ed55e0300b_story.html ]

>Quelques-uns des principaux responsables politiques mondiaux présents au 16e Sommet des Non-Alignés à Téhéran.
 §Evo Morales - Président de la République de Bolivie
>
 §Manmohan Singh - Premier ministre de l'Union Indienne
>
 §Hugo Chavez - Président de la République du Venezuela
>
 §Maité Nkoana-Mashabane - Ministre des affaires étrangères d'Afrique du sud
>
 §Vladimir Poutine - Président de la Fédération de Russie
>
 §Sheikha Hasina - Premier ministre du BanglaDesh
>
 §Ali Bongo Ondimba - Président de la République du Gabon
>
 §Michel Temer - Vice-Président de la République fédérative du Brésil
>
 §Qaboos bin Said al Said - Sultan d'Oman
>
 §Nguyen Tan Dung - Premier ministre du Vietnam

>CONCLUSION : LA FRANCE AURAIT DÛ FAIRE AU MINIMUM COMME L'AUSTRALIE !
>Comme je l'indiquais déjà dans mon premier article, - et les événements renforcent encore mon analyse - cette capacité massive de rassemblement du Mouvement des Non-Alignés, avec la présence de la Russie en prime, fait ressortir par contraste ce qu'est l'OTAN / UE : un bunker agressif, qui ose se qualifier de « communauté internationale » alors qu'il ne représente même pas 20% des êtres humains peuplant la Terre.
Comme je l'ai déjà dit, si la France renouait avec son histoire, ce n'est certes pas dans ce bunker occidental de l'OTAN / UE qu'elle devrait se situer. C'est son adhésion au Mouvement des Non-Alignés qu'elle devrait envisager. Oui da !  Pour contribuer à faire du IIIe millénaire un avenir de paix entre toutes les nations, tous les peuples et toutes les religions du monde.

> Quelques-uns de mes lecteurs avaient pu s'étonner de cette suggestion.
Elle est certes iconoclaste dans la France actuelle, où toute pensée non conforme à la logorrhée euro-atlantiste des médias est aussitôt disqualifiée, par un réflexe pavlovien de soumission à la propagande et à l'intimidation.  
Or je note que l'Australie sera présente comme "nation invitée". Voilà de quoi rasséréner ceux qui tiquaient devant ma proposition  !   

> Je rappelle que cette proposition, tout comme le présent article ou le précédent, n'ont évidemment pas pour objet de faire l'apologie de tel ou tel régime. Pas plus du régime iranien que des régimes indien, costaricain (dont le chef d'Etat est Prix Nobel de la Paix), péruvien, libanais, vénézuélien, sud-africain et j'en passe, qui sont tous membres des Non-Alignés.
Mon analyse et ma proposition se situent sur un autre plan, qui est celui des relations internationales et de ce que devrait être le rôle de tout pays soucieux d'assurer l'équilibre et la paix du monde.Je rappelle donc 3 points importants :
 §1 - Le Mouvement des Non-Alignés regroupe, comme je l'ai dit, 120 États sur les 193 des Nations-Unies, et une vingtaine d'autres observateurs.  On notera au passage que certains "Non Alignés" sont désormais très alignés sur les États-Unis : Arabie Saoudite, Bahreïn et Qatar notamment.
 §2 - Il se trouve que la France et tous les pays membres de l'OTAN reconnaissent diplomatiquement tous ces États, qu'ils siègent à leurs côtés à l'ONU, sans pour autant, bien entendu, s'aligner sur tel ou tel. Participer aux Non-Alignés ne pourrait donc pas signifier "s'aligner sur les Non-Alignés"...
 §3 - Du reste, il n'y a vraiment à peu près aucun point commun en matière économique, sociale, démocratique, religieuse, diplomatique, militaire, entre Cuba et Singapour, l'Iran et le Qatar, l'Île Maurice et la Corée du nord, le Pérou et le Sri Lanka, l’Inde et le Turkménistan, etc
>

>
> Leur seul point commun, au fond, c'est de vouloir faire respecter les principes du droit international public et notamment le refus de tout empire et le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un État souverain.

> C'est bien parce que notre pays doit partager ce point commun fondamental que la France, une fois qu'elle sera sortie de l'OTAN et de l'Union européenne, aura vocation à rejoindre le Mouvement des Non-Alignés.   Il n'y aurait pas de plus belle victoire diplomatique, conforme au génie du peuple de 1789, que de rassembler, à Paris cette fois-ci, un futur Sommet des Non-Alignés. 

>29 août 2012

François Asselineau - Union Populaire Républicaine

https://www.facebook.com/notes/fran%C3%A7ois-asselineau-union-populaire-r%C3%A9publicaine/affluence-record-%C3%A0-t%C3%A9h%C3%A9ran-et-d%C3%A9faite-des-usaue-au-sommet-des-non-align%C3%A9s-liran-/10150999687797038  



1  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

Tout est dit ou presque

http://video.google.com/videoplay?docid=5838829577913530&hl=fr



2 Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

RIA Novosti : Les Non-alignés soutiennent l'Iran et la Syrie | |

Résolution adoptée à l'unanimité des 120 Etats membres

01/09/2012

Les pays membres du Mouvement des Non-alignés ont soutenu vendredi le droit de l'Iran au nucléaire civil, condamné les sanctions américaines anti-iraniennes et se sont prononcés contre l'ingérence dans les affaires intérieures de la Syrie à l'issue de leur sommet de Téhéran.

> Le communiqué final du 16e sommet des Non-alignés comprend au total près de 700 points appelant notamment à lutter contre l'islamophobie et le racisme, à mener le désarmement nucléaire et à respecter les droits de l'homme.

> Le Mouvement des non-alignés réunit actuellement 120 Etats qui refusent d'adhérer à des alliances militaires. Créé à Belgrade en septembre 1961, à l'époque de la guerre froide, le mouvement avait pour objectif initial de faire contrepoids à l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) ainsi qu'au Pacte de Varsovie.



3 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Une frappe contre l'Iran "se retournerait" contre Israël, selon Fabius.  

 Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a estimé lundi qu'une éventuelle frappe israélienne contre l'Iran pourrait "se retourner contre Israël" et préconisé un renforcement des sanctions pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire.
"Je suis absolument hostile au fait que l'Iran ait l'arme nucléaire mais je pense que s'il y avait une attaque israélienne, malheureusement ça se retournerait contre Israël et (placerait) l'Iran en situation de victime", a déclaré M. Fabius sur BFM-TV et la radio RMC.
M. Fabius a dit redouter que "s'il y a une frappe contre eux, ils se victimisent et récupèrent une légitimité auprès des populations de là-bas".
"Nous disons qu'il faut augmenter les sanctions et en même temps continuer à discuter avec l'Iran pour arriver à le faire plier", a-t-il dit.
"Malheureusement, les Chinois, les Russes et les Indiens ne respectent pas les sanctions, ça fait un trou même si les sanctions commencent à être plus efficaces", a-t-il poursuivi.
Le ministre n'a pas précisé quels domaines pourraient être concernés par un renforcement des sanctions. "Nous sommes en train d'étudier tous les schémas", a-t-il seulement dit.
Jusqu'ici les sanctions bancaires imposées à l'Iran depuis 2010 ont ralenti l'activité industrielle dans le pays, provoqué une inflation de plus de 20%, accru le chômage et entraîné une pénurie de devises. La situation s'est aggravée avec un embargo pétrolier qui a provoqué depuis le début de l'année une chute de 50% des exportations de brut dont l'Iran tire l'essentiel de ses ressources en devises.
"Les Iraniens sont en train de développer les centrifugeuses (pour enrichir l'uranium) d'une façon qui n'a aucune raison d'être s'ils n'ont pas un but militaire, donc le risque est réel", a relevé aussi Laurent Fabius, en déplorant que les discussions 5+1 (Etats-Unis, Chine, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) "n'avancent pas".
Selon lui, on ne peut "pas faire confiance" aux Iraniens. "C'est un régime qui est capable de mentir à son propre peuple", a-t-il dit.
Selon le dernier rapport de l'AIEA, en dépit des sanctions, l'Iran a doublé ses capacités d'enrichissement d'uranium sur son site enfoui de Fordo. L'agence a aussi accusé Téhéran d'entraver son travail sur le site de Parchin.

03/09/2012

 http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/776185/Une_frappe_contre_lIran_%22se_retournerait%22_contre_Israel%2C_selon_Fabius.html



– Réflexion & Trouvé sur le net & Témoignage.

Georges STANECHY : Nucléaire Iranien : Prétexte & Préméditation.

Diplomatie des “Traités Peaux-Rouges”

Je nourris une vive admiration pour la nouvelle génération des diplomates Iraniens menés par l’actuel, et remarquable, ministre des affaires étrangères Salehi. Ainsi que par son prédécesseur Mottaki, qui sera probablement le futur président de l’Iran, ce que je souhaite.

 

Tous impressionnants par leur vision et leur maîtrise géopolitiques : polyglottes, pluriculturels. Nourris d’une profonde connaissance des nations et de leurs substrats : philosophiques et religieux, historiques, culturels, économiques. En comparaison, les nôtres et leurs sbires sont minables d’imbécillité et de servilité. La Grande-Bretagne n’ayant rien à envier à la France en ce domaine : pathétique William Hague « droit dans ses bottes » de ganache, comme nos Kouchner, Juppé ou Fabius…

> Les diplomates Iraniens s’amusent de la diplomatie des “Traités Peaux-Rouges” (RedskinsTreaties) que veut leur imposer l’Empire. Ces tristement célèbres, soi-disant, “Traités de Paix” imposés par les colons européens aux tribus amérindiennes de l’Amérique du nord, lors de l’édification des USA. A l’époque, c’était pour les spolier de leurs terres ancestrales.

> Le pouvoir colonial signait un “Traité de Paix” pour leur imposer des conditions de partage des terres et des principes de cohabitation. Dès leur signature, ils n’étaient pas respectés par les colons envahisseurs. D’où nouveau conflit, que les nations amérindiennes perdaient, malgré leur héroïsme au combat, du fait du différentiel technologique avec les conquérants. Se concluant par de nouvelles concessions et un nouveau ’Traité’. Pas davantage respecté que les précédents. Et, ainsi de suite.

> Incessant, implacable, grignotage. Celui des termites. Jusqu’àl’anéantissement total des Nations Peaux-Rouges, ou leur marginalisation complète. (1) C’est ce qui a été appliqué par l’Occident à la Chine pendant un siècle (1840-1940), et dont on ne parle jamais dans nos livres d’histoire : un “Traité” suivant l’autre pour mieux piller et asservir la Chine. (2) Ou encore tragiquement, de nos jours, depuis plus de 60 ans, même si le contexte est différent, en Palestine. Un “Accord” suivant l’autre… Entre autres exemples.

Le chercheur iranien Mostafa AhmadiRoshan assassiné à l’âge de 32 ans. Son fils Ali Reza.

> En fait, si les Iraniens renoncent à leurs recherches et développements dans les disciplines de l’atome, il leur sera exigé dès le lendemain exactement l’équivalent dans l’aérospatial (mise en orbite par leurs propres lanceurs de leurs satellites d’observation, de télécommunications, etc.). Car cela, bien évidemment, représenterait de la part d’une nation aux « intentions malveillantes », une « menace inacceptable pour la protection de notre civilisation », et autres fariboles. D’où nouvelles résolutions, nouvelles sanctions, etc.

>S’ils acceptaient d’y renoncer aussi, ce serait, immédiatement, leurs recherches et développement dans les nanotechnologies qu’ils devraient consentir à éradiquer. Domaine fondamental pour l’avenir scientifique, dans lequel l’Iran est en train de prendre une place d’excellence. Ce qui constitue une « menace insupportable ». Sinon : nouvelles résolutions, nouvelles sanctions, nouvelles menaces. Cela n’arrêterait pas, dans une diabolisation permanente.

> Les diplomates Iraniens ont parfaitement intégré que leur pays représente le cœur de cible de la domination impériale actuelle. Le “sort” de la Russie et de la Chine venant après la totale domestication du monde arabo-musulman. La “littérature” des Think Tanks US déborde de ces rapports de politique-fiction, ou de prospective-fiction, aussi délirants qu’inquiétants par leur niveau de psychopathie.

> Mis en perspective géopolitque, les vetos Russe et Chinois, contre l’invasion de la Syrie par les forces occidentales, n’ont donc rien à voir avec le maintien d’une base navale ou d’un marché quelconque pour leur commerce extérieur. C’est un coup de semonce à l’encontred’une utopie géopolitique que la nomenklatura de l’Empire, imbibée de mégalomanie, se refuse à entendre.

>Culte de l’Assassinat et de la Terreur  

> Au-delà des guerres économiques et médiatiques qui lui sont imposées sans interruption depuis 1979, l’Iran se prépare donc, minutieusement, à affronter les deux priorités des pays de l’OTAN le concernant :

>i) La destruction et le démembrement du pays en régions ethniques, via l’invasion ou la guerre civile “importée” (à partir de leurs bases secrètes de mercenaires en Azerbaïdjan, au Kurdistan irakien et au Baloutchistan pakistanais). Ou les deux à la fois suivant le modèle Irakien ou Libyen.

>ii) “L’arriération” du pays, ou le “gap technologique imposé” qui est un axe majeur de l’idéologie occidentale s’appliquant à tous les pays, non seulement arabes mais musulmans dans leur ensemble. Car, les Iraniens ne sont pas arabes, pas plus que les Afghans, ou les Pakistanais.

>C’estl’élimination programmée de tous les vecteurs des connaissances scientifiques : centres de recherches des universités et chercheurs, hommes ou femmes. Ce qui permet, au passage, à la propagande islamophobe de broder sur l’incompatibilité de l’Islam avec la Science ou la Connaissance …

> Le pôle de recherche et développement Iranien dans de multiples domaines structurant, avec ses nombreuses femmes scientifiques, le rapide et puissant développement du pays, est prioritairement visé. Plusieurs de ses enseignants-chercheurs ont déjà été assassinés ou, lors de déplacements à l’étranger, enlevés.

 

Dans le meilleur des cas, “l’enlèvement” prend la forme de “l’extradition” aux USA, par des pays complaisants sous un prétexte quelconque. Ce fut le cas emblématique de la scientifique Iranienne Shahrzad Mir-Qolikhan et de son mari. Lui, fut arrêté en Autriche, puis libéré pour insuffisance d’éléments probants. Les autorités US l’accusant de tenter d’obtenir des lunettes de vision nocturne. Ce qu’il a toujours nié, sachant qu’ils’agitd’un matériel courant que n’importe quelle usine chinoise, fabriquant alarmes ou télécommandes à infrarouge, peut fournir par container…

> Son épouse, fut arrêtée et extradée alors qu’elle était en vacances à Chypre. Condamnée à 5 ans de prison en 2007 au prétexte d’avoir essayé d’acheter en Occident des matériels, ou des “biens et technologies”, dits à « double usage ». Pure affabulation, aucune preuve n’ayant été fournie au tribunal des USA prononçant la condamnation.

> Un mot sur ce matériel à « double usage ». (3) Invention ubuesque des Inquisiteurs US qui en ont imposé la législation à l’Union Européenne et à ses membres. Chacun s’empressant, dans un zèle moutonnier et servile, d’en assurer l’application. Argutie bureaucratique d’une incroyable stupidité, consistant à élaborer des listes arbitraires, l’arbitrairen’ayant aucune limite dans les interprétations, de matériels considérés comme étant utilisables aussi bien pour un usage civil que militaire, avec ses ramifications réelles ou supposées : terroriste, nucléaire, chimique, bactériologique. Usage autorisé pour les pays occidentaux, mais pas les autres…

> Autrement dit, ce qui est arrivé à plusieurs chercheurs Iraniens, si vous procédez à des consultations pour l’achatd’un microscope électronique, par exemple, pour des recherches médicales ou géologiques, il pourra vous être opposé que vous le destinez à un usage de prolifération nucléaire ou, encore, pour la conception d’armes bactériologiques. Au libre choix de l’Inquisiteur du moment.

> Vous nourrissez des ’intentions malveillantes’, induisant une ’capacité de réalisation’. Une : ’capability’. Critère devenu la désignation du sommet du crime, le ’sceau du Diable’. Vous êtes, en conséquence, un ’terroriste’ par “intention”, vous menacez gravement l’avenir de la planète.

> Et, le tour est joué. Vous êtes arrêté, extradé, inculpé, emprisonné. Après, bien évidemment, un tabassage scrupuleux pour s’assurer de la réalité de vos ’intentions malveillantes’, si elles ont manqué de conviction lors des interrogatoires. Ubu est repu de satisfaction !... Torquemada et la Nouvelle Inquisition en dansent de joie autour du bûcher !...

> Oubliant que même un “balai-brosse” est un « bien à double usage », utilisé avec autant d’énergie dans des locaux militaires que civils… Mais, comment faire comprendre l’imbécilitéd’un concept à un halluciné, un paranoïaque qui a peur de son ombre ?… Dont la mégalomanie incommensurable le persuade d’être le seul à détenir, pour l’éternité et dans tout l’univers, un « bien » ou une « technologie », quel qu’en soit l’usage ?...

>L’acharnement des services US à l’encontre de cette Iranienne relève d’une opération d’intimidation à l’égard des scientifiques de son pays, tout spécialement envers les femmes Iraniennes extrêmement nombreuses dans toutes les disciplines de la recherche fondamentale et appliquée. L’intervention du Sultan d’Oman, Qabus ibn Saïd, auprès de ses geôliers a permis de raccourcir sa peine de 6 mois… Retrouvant sa famille à Mascate, capitale d’Oman, le 7 août dernier, au cours d’une escale avant de rentrer en Iran.

Le témoignage deShahrzad Mir-Qolikhan est effrayant par la lumière qu’il projette sur nos Etats policiers déglingués par la bêtise et la violence. Internée en Floride, elle a raconté les sévices terrifiants, humiliants, y compris sexuels, allant jusqu’à la torture par le personnel pénitentiaire (… terrifyingordeal and mistreatmentat the hands of prison staff) : « Je suis dégoûtée … de ces gens et de la manière dont ils m’ont traitée », (“I amdisgusted… by these people and theirtreatment”). (4)

>L’objectif est d’infliger à l’Iran ce que l’Irak a subi et continue d’endurer : l’éradication de son pôle académique de recherche et développement, de son patrimoine culturel millénaire. On sait que les musées d’Irak et sites archéologiques ont été parmi les premiers lieux de destruction et de pillage lors de l’invasion occidentale, dans un acte délibéré et soigneusement préparé. Cela n’a pas cessé.

> Rien qu’en Irak depuis l’invasion occidentale, officiellement recensés par le gouvernement actuel, ce sont 530 chercheurs (hommes et femmes) de haut niveau, dans toutes les disciplines (y compris sciences médicales et vétérinaires…) qui ont été assassinés dans le climat ambiant, sciemment entretenu, d’insécurité et de guerre civile. Visiblement suite à une liste bien établie et un ordonnancement impitoyable (la plupart exécutés chez eux ou à la sortie de leur domicile, souvent avec leurs enfants), parfaitement maîtrisés par les services spéciaux occidentaux.

> Une campagne de solidarité internationale menée par le « BRussells Tribunal » (5) essaie de mobiliser l’attention des gouvernants et des opinions publiques des pays occidentaux sur ces crimes. Sans grand succès du fait de la censure de leurs médias, y compris publics. Une première liste nominative de tous ces scientifiques et intellectuels Irakiens a été établie. Elle comprenait 470 noms, au 30 Avril 2012. D’autres noms étaient en instance de vérification quant aux données biographiques et aux circonstances de leur assassinat.

> Hors circuit et médias de la propagande, tous les observateurs, témoins, spécialistes de la région ou des opérations spéciales, n’hésitent pas à imputer ces meurtres au Mossad israélien sous la couverture des forces d’occupation américaine.

> Tel le professeur Irakien Ismail Jalili qui, courageusement, avait présenté une émouvante communication, lors d’une réunion internationale tenue à Madrid les 23-24 avril 2006, “Madrid International Conference on the Assassinations of Iraqi Academics”, intitulée (6) : « Plight of Iraqi Academics » (La situation désespérée des enseignants-chercheurs Irakiens).

> Sujet oublié, occulté, de nos journalistes d’investigation, Droits de l’Hommiste, et Belles Ames…

> Un séminaire s’est tenu à Gand, en Belgique, en mars 2011, organisé par l’Association « BRussells Tribunal », regroupant des chercheurs occidentaux solidaires, pour élaborer une “Charte de Défense des Enseignants-Chercheurs Irakiens”. (7)

> La réponse des gouvernements occidentaux fut claire, dès la clôture de ce séminaire international, outre l’étouffement médiatique de ces réunions et manifestations de solidarité : les assassinats ont redoublé. Dans l’impunité.

 

Ainsi, le 3 avril 2011, le professeur Zaïd Abdul Mun’im de l’Université Al-Mustansiriya de Bagdad, directeur de recherche au département moléculaire, meurt dans l’explosion de son véhicule piégé par une bombe. (8) Le 29 mars 2011, une semaine auparavant c’étaitl’éminent chirurgien et Doyen de la Faculté de médecine de la même université, Mohammed Alwan, qui était assassiné. L’un et l’autren’ayant aucune affiliation politique…

Rappelons que les enseignants-chercheurs du Pakistan n’échappent pas à ces escadrons de la mort. Et, le martyre de la spécialiste Pakistanaise en neurosciences AafiaSiddiqui (9) est là pour rappeler jusqu’où peut aller l’élimination et l’intimidation de tout chercheur qui n’adopterait pas le profil de « collabo » qui lui serait imposé…

> Les événements actuels en Syrie sont une autre illustration de cette pratique des services spéciaux occidentaux. Les commandos de mercenaires dévastant la Syrie, actuellement, auraient eu parmi leurs cibles prioritaires de nombreux chercheurs et cadres de haut niveau (hôpitaux et centrales électriques, tout particulièrement). Le décompte de ces meurtres “ciblés” ne pourra être établi avec précision qu’à la fin de la période d’insécurité organisée par les pays de l’OTAN.

> A ces exécutions sommaires, se sont ajoutés ravages et pillages de son patrimoine culturel. L’archéologue libanaise Joanne Farchakh fait état du nombre impressionnant de pillages et destructions de musées, églises, monastères (notamment celui de Sednaya), châteaux-forts des Royaumes Latins ou Croisés (château d’al-Madiq), mosquées (celle de Deraa, entièrement détruite), sites archéologiques. Qualifiant la situation du patrimoine historique, multiculturel, de la Syrie, un des plus riches au monde, comme étant devenue : « catastrophique ». (10)

> Certaines opérations de pillage ont été, comme en Irak, méticuleusement préparées, vraisemblablement de longue date. Exemple : des témoins ont vu des pillards équipés de bulldozers pour enlever et transporter les mosaïques Romaines, d’une inestimable valeur, du site d’Apamea. Même mode opératoire, lors du pillage des vestiges de l’Empire Byzantin dans le nord de la Syrie à al-Bara, Deir Sunbel and Ain Larose. Le temple millénaire, datant de l’Empire Assyrien, de Tell Sheikh Hamad a été entièrement détruit.

> Evidente signature d’une implacable, cynique, sanguinaire, spoliatrice, politique de l’Occident dans le monde arabo-musulman : la destruction de la Connaissance, du Savoir, de la Recherche, du Patrimoine Culturel.

> En bref, de l’Histoire et de la Renaissance d’une Civilisation…

>Dialogue et Respect Mutuel 

> Il est plus qu’évident que les Iraniens, tout en étant ouvert aux discussions concernant la recherche nucléaire, connaissant la mauvaise foi criminelle, la barbarie, de leurs interlocuteurs, ne braderont pas leurs droits relevant de la souveraineté nationale et de leur destin collectif.

> Leurs dirigeants ont lutté, jeunes, contre l’atroce dictature du Shah et de sa sinistre police la SAVAK, protégée des occidentaux qui pillaient le pays de ses richesses. Ils ont tous combattu pendant 8 ans, en première ligne dans les tranchées et les gaz de combat, contre les mercenaires de Saddam Hussein approvisionnées par tous les arsenaux de l’OTAN. Ce sont des durs à cuire. Ils ne craignent personne et ne cèderont pas.

> Ainsi, les diplomates Iraniens, avec leur courtoisie coutumière, garderont patience et écoute face à des négociateurs occidentaux tellement drogués d’arrogancequ’ils ne sont capables que de répéter, en perroquets dressés, les vieux clichés de la diplomatie du XIX° siècle : celle de la canonnière.

> Forgeant, pendant ce temps, de solides relations avec les puissances économiques montantes, préparant l’avenir de leur Nation…

> Car, “Le Temps” est la meilleure arme contre le mépris mégalomaniaque des Empires s’estimant éternels, prétendant dans leur toute-puissance éphémère que la loi, “La Loi du Plus Fort”, dictée par leur caste au pouvoir, émane telle une prescription divine de “La Communauté Internationale”. Morgue, insolence du prédateur imbu de sa force, qui excèdent dès à présent tous les pays non inféodés à l’OTAN, et non des moindres.

> Signal, alarme, stridents, parmi d’autres : un des principaux groupes de médias chinois, Global Times, publie le 9 août 2012 un article d’une extrême clarté et parfaitement argumenté. Intitulé : « Les USA ont perdu toute crédibilité sur le dossier Nucléaire Iranien » (11)

>D’une précision chirurgicale dans le raisonnement, il fait ressortir que les USA ne veulent pas négocier avec l’Iran mais, en réalité, le détruire et l’envahir comme ils l’ont fait pour l’Irak. Sur fondement de mensonges.

> Les Chinois choqués de voir le gouvernement américain “sanctionner” arbitrairement certains de leurs établissements, notamment la Bank of Kunlun, en violation flagrante du droit international (…“blatant violation of international law” …), afin de poursuivre ses objectifs de politique étrangère. Rappelant que le commerce de la Chine avec l’Iran respecte scrupuleusement le droit international et les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU.

> Les ’sanctions’ à répétition émises par le Congrès des USA, qui n’est que le parlement d’un Etat, concourent inéluctablement, durablement, à dresser les autres Etats souverains contre des exigences autant illégales que contraires à leurs intérêts immédiats et à long terme. Très exactement, comme les exigences de Napoléon, imposant un Blocus Continental à l’Europe, avaient provoqué contre lui l’union de l’ensemble des nations européennes, précipitant la chute de son Empire…

> La conclusion de l’article en établit l’enjeu implicite, mais vital :

> «  Encore plus important, ces sanctions américaines revendiquent le droit de contrôler l’activité économique des citoyens et des entreprises de la Chine afin d’atteindre les objectifs propres aux USA …

>En conséquence, il est extrêmement important que le reste du monde résiste à ces tentatives permanentes des USA de contrôler le cours des négociations, tout en niant les droits souverains des autres nations à poursuivre des relations commerciales légitimes avec l’Iran ». (12)

> Eclairage important. Loin d’être « isolé » l’Iran, avec son éminente diplomatie fondée sur le respect mutuel entre Etats, est de plus en plus soutenu par le reste du monde.

> En témoigne la Conférence Internationale sur la Syrie, ’Tehran Consultative Meeting on Syria’, organisée à Téhéran le 9 août 2012, qui a réuni les représentants de 30 pays. Emettant des recommandations empreintes, dans une déclaration finale, de réalisme constructif et de sagesse. Complètement occultées par nos médias abrutis par leur travail de désinformation…

> Participant, à l’invitation des saoudiens, au sommet de l’OIC (Organization of IslamicConference – Organisation de la Coopération Islamique), regroupant 56 pays de confession à majorité musulmane de la planète, qui se tiendra à La Mecque le 14 août 2012. Geste marquant des saoudiens, démontrant une volonté d’apaiser leurs agressives relations avec l’Iran… Malgré les pressions incessantes des USA.

> Témoin aussi, le prochain sommet qui va se tenir à Téhéran du 26 au 31 août prochain. Celui des Pays Non Alignés (Non-AlignedMovement / NAM), organisation internationale réunissant 120 Etats et 21 pays avec le statut d’observateurs. L’Iran va, dans le cadre de la présidence tournante, en assurer la présidence pour les trois années à venir. Là encore, les USA exerçant d’énormes pressions pour que le nouveau président égyptien boycotte ce sommet…

>L’Iran montre ainsi l’exemple de l’échange constructif, bâtissant avec ténacité de solides liens avec de nombreux partenaires. (13) Conscient que seuls dialogue et solidarité entre nations assureront l’avenir de notre planète. Et, non pas : mépris et hyperviolence.

> Dans son aveuglement la nomenklatura de l’Occident, engluée dans ses postures coloniales d’un autre âge, ne l’a pas encore compris…

> Georges STANECHY

> 1. Billet/ “Géronimo” : http://stanechy.over-blog.com/article-geronimo-73423407.html

> 2. Billet/ “Excuses d’un Français au Peuple Chinois” : http://stanechy.over-blog.com/article-18658527.html

> 3. Biens et technologies à « double usage » dans la législation française : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/enjeux-internationaux/desarmement-maitrise-des-armements/le-controle-des-exportations/le-dispositif-national-de-controle/biens-et-technologies-a-double/

> 4. “Mir-Qolikhanordealsreveal US rights abuse : Lawmaker”, Press TV, 9 août 2012, http://www.presstv.ir/detail/2012/08/09/255373/mirqolikhan-case-shows-us-rights-abuse/

> 5. BRussells Tribunal, http://www.brussellstribunal.org/ 

> 6. “Mossad Has Murdered 530 Iraqi Scientists, Academics”, Al Jazeera, 9 mai 2006, http://www.aljazeera.com/me.asp?service_ID=11311&http://www.axisoflogic.com/artman/publish/Article_21935.shtml 

> 7. The Ghent Charter in Defense of Iraqi Academia (March 2011) 

> 8. Dina Al Shibeeb, “Iraqi scientists, doctors, targeted”, Al Arabiya, 9 avril 2012, http://www.alarabiya.net/articles/2011/04/09/144874.html

> 9. Billet/ “Journée de La femme – Hommage à AafiaSiddiqui” : http://stanechy.over-blog.com/article-journee-de-la-femme-hommage-a-aafia-siddiqui-68824034.html

> 10. “AncientSyrian sites extensivelylooted, pulverizedamid clashes”, Press TV, 9 août 2012, http://www.presstv.ir/detail/2012/08/09/255326/ancient-syrian-sites-looted-destructed/

> 11. “US has shed all credibility over Iraniannuclear issue”, Global Times, 9 août 2012, http://www.globaltimes.cn/content/726145.shtml

> 12. “More importantly, these US sanctions assert the right to control the economicactivity of Chinesecitizens and companies in order to advance US goals...

> This makesit all the more important that the rest of the world resistthesecontinued US attempts to control the course of negotiationswhiledenying the sovereignrights of other nations to conduct a lawfultradewith Iran. ”, Global Times, Op. Cit.

> 13. Kaveh L. Afrabiasi, “Iran’s new SummitDiplomacy”, Asia Times, 10 août 2012, http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/NH10Ak03.html

RIA Novosti 

URL de cet article 17418

14 août 2012

http://www.legrandsoir.info/nucleaire-iranien-pretexte-premeditation.html


François ASSELINEAU :UN PIED-DE-NEZ À LA THÉORIE GUERRIÈRE EURO-ATLANTISTE DU « CHOC DES CIVILISATIONS »Nouveau succès de la diplomatie iranienne : une centaine d’États du monde et une trentaine de chefs d’États et de gouvernement seront présents fin août à Téhéran pour le sommet des non-alignés
J’ai déjà eu l’occasion de souligner l’important succès diplomatique remporté par l’Iran il y a deux semaines (le 9 août dernier), dans l’organisation d’une conférence consultative sur la Syrie.
Réunie à Téhéran, principal allié régional de Damas, cette conférence s’était déroulée en présence de représentants de 29 États, dont j’avais signalé qu’ils représentaient 3.528.129.000 habitants, soit 50,9 % de la population mondiale.
L’Iran était donc parvenu à rassembler des dirigeants représentant une majorité de la population mondiale pour appeler à un dialogue national en Syrie et se démarquer ainsi de la position va-t-en-guerre du camp euro-atlantiste.  

UNE CENTAINE D’ÉTATS DU MONDE – ET UNE TRENTAINE DE CHEFS D’ÉTAT ET DE GOUVERNEMENT – PRÉSENTS FIN AOÛT À TÉHÉRAN POUR LE SOMMET DES NON-ALIGNÉS
Cette fois-ci, l’Iran fait encore beaucoup mieux.
Le chef de la diplomatie iranienne Ali Akbar Salehi vient en effet d’annoncer qu’au moins une centaine d’États, membres du Mouvement des Non-Alignés qui en compte 120, ont confirmé leur participation au prochain Sommet de cette organisation, qui se tient justement à Téhéran.
Parmi cette centaine d’États représentés, une trentaine le seront par le niveau suprême de leur chef d’État ou de gouvernement.
Parmi les dirigeants annoncés figurent notamment :
- le nouveau président égyptien Mohammad Morsi, qui transmettra à l’Iran la présidence tournante du Mouvement des Non-alignés. Fait important, il effectuera à cette occasion la première visite en Iran d’un chef d’État égyptien depuis la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays il y a trente ans.
- le premier ministre indien Manmohan Singh,
- le dirigeant cubain Raul Castro,
- le président libanais Michel Sleimane,
- le président du Présidium de l’Assemblée populaire suprême de Corée du Nord Kim Yong-nam,
- le président du Soudan Omar el-Bechir,
- et aussi, plus inattendu compte tenu de son extrême proximité d’avec les Américains, l’émir du Qatar Hamad ben Khalifa al Thani. Sera-t-il là pour faire ensuite rapport à Washington ? Ou bien pour y mener une nouvelle intrigue ?

En revanche, le président syrien Bachar al-Assad, allié de Téhéran, « pourrait ne pas pouvoir assister au sommet. »
Outre les chefs d’État ou de gouvernement, plus de soixante pays seront représentés par leur ministre des affaires étrangères, ce qui est considérable.
À l’occasion de ce sommet, l’Iran prendra pour 3 ans (2012-2015) la présidence tournante du Mouvement des Non-alignés, qui a été exercée par l’Égypte pour la période 2009-2012, et qui sera ensuite confiée au Venezuela pour la période 2015-2018.
UN INCONTESTABLE SUCCÈS DIPLOMATIQUE POUR L’IRAN
Le ministère iranien des affaires étrangères a beau jeu d’insister sur 3 éléments :

1)- la centaine d’États représentés constitue un très bon chiffre, comparable à celui des sommets précédents des Non-Alignés,

2)- ce sommet est le plus grand événement diplomatique de l’histoire de l’Iran.
Les Fêtes de Persépolis pour le 2.500ème anniversaire de l’Empire perse, organisées par le Shah d’Iran en 1971, n’avaient pas drainé autant de représentants d’États et n’avaient pas un objectif politique international. Elles avaient surtout un but de consolidation du régime monarchique iranien, et avaient attiré essentiellement des monarques, les présidents américain Nixon et français Pompidou ayant notamment décliné l’invitation.

3)- cette présence très nombreuse témoigne de l’échec des efforts euro-atlantistes visant à isoler le régime de Téhéran en raison de son programme nucléaire controversé.
Le vice-président iranien Ibrahim Azizi a ainsi tenu à préciser que « la tenue de ce sommet va montrer au monde entier que les complots (des Occidentaux) contre notre gouvernement sont stériles. »

À ce propos, l’attention des chancelleries du monde entier se focalise actuellement sur la présence éventuelle du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon, qui a été invité à ce Sommet.
Selon le ministère des affaires étrangères iranien, celui-ci devrait venir, ce qui serait normal compte tenu de l’importance mondiale de l’événement.
Mais, sa présence n’est pas sûre car le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a exercé des pressions considérables pour qu’il ne s’y rende pas, pressions qui ont été relayées par les autorités américaines. Le parti que prendra Ban Ki-Moon sera donc à suivre de près.
Parmi les autres participants, il sera intéressant de voir si la Chine, qui n’est plus membre du Mouvement des Non-Alignés mai seulement « observateur », sera représentée, et à quel niveau.
De même, il sera important de voir si certaines rumeurs, qui font état de la venue surprise à Téhéran du président russe Vladimir Poutine et du président turc Abdullah Gül, seront ou non confirmées.

LE MOUVEMENT DES NON-ALIGNÉS

Il est utile de rappeler que le Mouvement des Non-Alignés est une organisation internationale regroupant 120 États en 2008 (17 États et 9 organisations internationales y ayant en outre le statut d’observateur). Cela en fait l’organisation mondiale qui rassemble le plus d’États, à l’exception de l’ONU et des agences spécialisées de l’ONU.
Le terme de « Non-alignement » fut inventé par le Premier ministre indien Nehru lors d’un discours en 1954 à Colombo, capitale de l’île encore dénommée Ceylan à l’époque.
Le Mouvement lui-même fut lancé en 1956, conjointement par Nehru, l’Égyptien Nasser, le Yougoslave Tito et le Cambodgien Sihanouk. Il visait alors, dans le contexte de la guerre froide, à se rassembler pour contrecarrer l’influence des États-Unis et de l’URSS qui cherchaient à rallier le monde à leur cause.
Le premier Sommet se tint à Belgrade en 1961 : il regroupa alors 25 États seulement.
L’organisation, dont le siège est à Lusaka en Zambie, regroupe désormais près des deux tiers des membres des Nations unies et 55 % de la population mondiale.
Le but du Mouvement des Non-Alignés a été redéfini, dans la
« Déclaration de la Havane » de 1979, qui précise que les Non-Alignés visent à assurer « l’indépendance nationale, la souveraineté, l’intégrité territoriale et la sécurité des pays non alignés dans leur lutte contre l’impérialisme, le colonialisme, le néocolonialisme, la ségrégation, le racisme, et toute forme d’agression étrangère, d’occupation, de domination, d’interférence ou d’hégémonie de la part de grandes puissances ou de blocs politiques » et de promouvoir la solidarité entre les peuples du tiers monde.

Qui, franchement, peut désormais être contre ces grands principes ? Principes qui sont d’ailleurs en parfaite harmonie avec les principes du droit international, tel qu’il a été codifié par la Charte des Nations-Unies ?
CONCLUSION : UN PIED-DE-NEZ À LA THÉORIE GUERRIÈRE EURO-ATLANTISTE DU « CHOC DES CIVILISATIONS »
Les pays représentés au Mouvement des Non-Alignés appartiennent à tous les continents (y compris l’Europe avec la Biélorussie), et en particulier l’Amérique du Sud, toute l’Afrique, tout le Moyen Orient, le sous-continent indien et l’Asie du sud-est.
Cette très grande variété constitue le plus grand pied-de nez que l’on puisse opposer au découpage artificiel par religions ou « civilisations » promu par les think-tanks bellicistes de Washington et de l’OTAN.
Cette capacité massive de rassemblement des Non-Alignés fait ressortir par contraste ce qu’est l’OTAN / UE : un bunker agressif, qui ose se qualifier de « communauté internationale » alors qu’il ne représente même pas 20% des êtres humains vivant sur terre.
Si la France renouait avec la grandeur de son histoire, ce n’est certes pas dans ce bunker occidental de l’OTAN / UE qu’elle devrait se placer. C’est son adhésion au Mouvement des Non-Alignés qu’elle devrait envisager. Pour contribuer à faire du IIIe millénaire un avenir de paix entre toutes les nations, tous les peuples et toutes les religions du monde.

source : François ASSELINEAU

Vendredi 24 Août 2012

 http://www.u-p-r.fr/actualite/monde/succes-de-la-diplomatie-iranienne-pour-le-sommet-des-non-alignes-de-teheran-sur-la-syrie


Appel des communistes israéliens (pour faire échec à la guerre contre l'Iran.

Communiqué du Parti communiste d’Israël

Netanyahu et Barak embarquent les Israéliens et les peuples de la région dans une guerre d'une intensité inédite et aux périls et sans précédent.

Même les responsables de diverses agences de renseignement, anciens et actuels, adressent des mises en garde publiques contre le déclenchement d'une guerre contre l'Iran qui sèmerait la destruction et le chaos en Israël. Néanmoins, et en dépit des critiques et de l'opposition exprimées par la population et de leaders mondiaux de premier plan, Netanyahu et Barak continuent de défendre des lignes d'action dangereuses, et pourraient entraîner toute la région vers des destructions terrifiantes.

Nous actons, avec beaucoup d'inquiétude, que Netanyahu et Barak battent tous les records en termes d'aventurisme politique et sécuritaire, et qu'ils soumettent la vie de citoyens Israéliens, Juifs et Arabes, à de terribles destructions. L'instrumentalisation préméditée par le gouvernement Israélien des souffrances de résidents Israéliens (à la suite de la réaction éventuelle à l'agression Israélienne) afin d'entraîner d'autres puissances et forces dans la guerre est particulièrement cynique.

Défendre cette aventure périlleuse et sanglante est aussi destinée à écarter la question de la paix Israélo-Palestinienne de l'agenda en Israël et dans la région, ainsi qu'à esquiver les revendications de justice sociale en Israël. Au lieu de s'occuper de ces questions, le gouvernement d’Israël propose un agenda militariste et nationaliste. Les efforts de Netanyahu pour influencer, par ses manœuvres bellicistes, les élections aux États-Unis est aussi très inquiétant.


Le danger est certes terrible – mais rien n'est écrit à l'avance.

 Il est essentiel, et encore possible, d'empêcher la guerre.

En ce moment critique, nous lançons un appel aux partis d'opposition, figures politiques, intellectuels, universitaires et journalistes, mouvements et forces dans la société Israélienne, et même aux éléments sains de l'establishment israélien, pour agir ensemble contre les manœuvres de guerre. Nous en appelons à créer une large mobilisation, et des actions publiques contre la guerre.

Le Bureau politique appelle tous les partis, la Jeunesse communiste israélienne (Banki-Shabiba) et le Hadash, tous les adhérents et sympathisants du parti, à faire de la question de la lutte contre cette guerre régionale une priorité absolue.


Nous exhortons les activistes des mouvements de protestation sociale à prendre clairement position contre la guerre, en se basant sur la compréhension qu'au-delà des ravages qu'elle causera, une guerre régionale sera préjudiciable à la lutte pour le changement et la justice sociale en Israël.

 Une guerre régionale et la justice sociale ne peuvent coexister.

Nous appelons les forces de gauche et progressistes de la région, et du monde entier, à porter haut la voix de l'opposition à la guerre et à organiser des manifestations de masse afin de mobiliser l'opinion public et les gouvernements du reste du monde contre la guerre que préparent Netanyahu et Barak contre l'Iran.


L'avenir des peuples de la région, y compris des citoyens d’Israël, ne reposera pas sur d'épouvantables guerres d'annihilation et d'agression mais bien au contraire – sur une paix stable et générale au Proche-Orient dont le cœur est la paix Israélo-palestinienne – qui doit être instaurée sur la base de l'Initiative de paix arabe et des résolutions de l'ONU.
Les guerres ne peuvent éradiquer les armes nucléaires – seul un accord général de démilitarisation, en termes de dispositifs nucléaires et d'armes de destruction massive, de l'ensemble du Proche et du Moyen-Orient le permettrait.

A cet égard, nous demandons au gouvernement Israélien de signer le traité de non-prolifération des armes nucléaires.
Pour l'avenir, pour la vie, arrêtons la guerre ! 

Traduction MA pou

r http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



5 Analyse -  Géopolitique et stratégie

KouroshZiabari : Les victimes silencieuses des sanctions contre l’Iran.

Alors que les États-Unis et l’Union européenne se font farouchement concurrence dans une course apparemment sans fin pour imposer des sanctions à l’Iran, les citoyens iraniens ordinaires subissent de plein fouet les impacts les plus durs de cet impitoyable embargo.

Le 31 Juillet, l’American Israel Public AffairsCommittee (AIPAC) a envoyé une lettre à tous les membres du Congrès des États-Unis, exigeant une action concertée visant à approuver The Iran ThreatReduction (plan de réduction de la menace iranienne) et le SyriaHumanRightsAct qui imposent entre autres, une nouvelle série de sanctions sur les secteurs énergétiques et des transports de l’Iran.

Le 1e août, les médias ont rapporté que le Congrès a ratifié le projet de loi et que celui-ci attend d’être signé par le président.

L’Iran subit déjà 6 séries de sanctions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations Unies. Les sanctions sont prétendument destinées à prévenir Téhéran d’acquérir l’arme nucléaire.

Les sanctions du Conseil de sécurité comprennent :

  un gel des avoirs internationaux de l’Iran,
  la fermeture des succursales des banques iraniennes dans d’autres pays,
  une interdiction d’exporter du matériel au profit des installations nucléaires et militaires de l’Iran,
  une interdiction des investissements dans le pétrole iranien, comme dans le gaz et de la pétrochimie,
  une interdiction de relations d’affaires avec le Corps des gardiens de la révolution islamique, une interdiction des opérations bancaires et d’assurance -des restrictions de voyage pour des hauts responsables gouvernementaux et militaires.

Les États-Unis, Israël et les pays de l’UE ont longtemps accusé l’Iran de chercher à fabriquer des bombes nucléaires, une accusation que l’Iran a constamment et catégoriquement niée. L’Iran affirme avoir besoin d’une énergie nucléaire civile pour répondre à ses besoins croissants en énergie, et maintenir son économie à flot, surtout du fait que l’Iran est un pays essentiellement dépendant des combustibles fossiles pour ses besoins en énergie et ses revenus.

Les États-Unis et ses alliés, en réponse, ont pénalisé l’Iran avec de cruelles sanctions économiques afin de tenter d’empêcher toute éventualité que l’Iran acquiert des armes nucléaires.

Le 23 janvier 2012, les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne ont convenu d’imposer un embargo pétrolier multilatéral contre l’Iran. L’embargo sur le pétrole qui interdit aux pays d’Europe d’acheter du brut à Iran, est entré en vigueur le 1° juillet.

Ce que les responsables occidentaux prétendent en public, c’est que les sanctions visent à punir le gouvernement iranien et à le dissuader de travailler à acquérir des armes nucléaires. Ce qui se passe dans la réalité, cependant, est que les sanctions dites « intelligentes » sont directement tombées comme une tonne de briques sur le peuple iranien, et transforment leur vie en une terrible odyssée de lutte pour leur survie dans une économie en grande difficulté.

Même les médicaments...

Les sanctions ont dévasté la vie quotidienne des iraniens du peuple en amenant le prix des biens de consommation de base à une hauteur vertigineuse, ce qui fait par exemple que les étudiants à l’étranger ne peuvent plus obtenir d’aide financière de leurs parents en Iran, qu’il est impossible pour les entreprises privées de faire des transactions internationales et qu’il est extrêmement difficile pour les Iraniens d’obtenir un visa pour voyager dans les pays étrangers. Les « sanctions intelligentes » incluent même une interdiction d’exporter des médicaments et des produits alimentaires vers l’Iran.

Dans les semaines précédentes, j’ai voulu faire comprendre à mes éditeurs dans certains journaux politiques américains que certains médicaments sensibles ainsi que les produits agricoles ne pouvaient pas être exportés vers l’Iran en raison des sanctions. Ils ne me croyaient pas, me disant que ces opérations étaient en train de se faire en douceur. Mais maintenant, je pense qu’ils ont des preuves tangibles disponibles, qui confirment que les sanctions sont en train de détruire la vie quotidienne des plus pauvres, des Iraniens sans défense qui doivent payer le prix pour l’animosité d’Israël et de l’Occident à l’égard de leur gouvernement.

Le 6 mai, Radio Free Europe/Radio Liberty a relevé que le quotidien réformateur iranien Shargh écrivait que l’exportation de beaucoup de médicaments vitaux vers l’Iran avait été interdite en raison des sanctions. Parmi les médicaments que l’Iran n’est pas capable de produire, se trouvent ceux pour le traitement du cancer, pour les problèmes cardiaques et respiratoires, la thalassémie et la sclérose en plaques.

Des sanctions qui sont des crimes contre l’humanité

Hamid RezaEmadi, un commentateur politique basé en Iran confirme également que la dernière série de sanctions imposées à l’Iran il y a quelques jours à peine, a une incidence directe sur la vie des Iraniens qui ne sont en rien impliqués avec le programme nucléaire du pays. « Cette nouvelle initiative prise par le Congrès américain montre à quel point Washington est frustré. À présent il va intensifier sa pression sur les civils iraniens en empêchant le pays d’importer des produits agricoles ... L’Iran est un importateur de céréales et les États-Unis le savent, et en créant des obstacles sur la voie des exportations de céréales vers l’Iran, les États-Unis sont clairement en train de commettre des crimes contre l’humanité, car ces interdictions ne touchent que les Iraniens ordinaires qui n’ont rien à voir avec le programme national de l’énergie nucléaire », a déclaré Emadi dans une interview avec Press TV.

« N’oubliez pas qu’il ne s’agit pas seulement des produits agricoles ; les États-Unis exercent une pression maximale sur les banques internationales qui font des affaires avec l’Iran, et par conséquent les sociétés iraniennes pharmaceutiques ne peuvent pas importer certains médicaments vitaux », a-t-il ajouté.

Le conseil d’administration de la Société iranienne de l’hémophilie a informé la Fédération mondiale de l’hémophilie que la vie de dizaines de milliers d’enfants était menacée par le manque de médicaments appropriés, une conséquence des sanctions économiques internationales imposées à la République islamique.

Le Dr. Ron Paul, un élu du Congrès et originaire du Texas, a qualifié les récentes sanctions d’« acte de guerre », affirmant que le projet de loi aurait mieux fait d’être appelé « Loi 2012 de l’obsession de l’Iran. »

« Quand vous appliquez des sanctions à un pays, c’est un acte de guerre, et c’est ce dont il est question ici, » a-t-il dit.

Aux États-Unis, certains groupes pacifistes et des organisations comme « Les Vétérans pour la Paix » et « Les Amis du Comité sur la législation nationale » ont demandé au gouvernement américain de mettre un terme à ses séries de sanctions contre l’Iran. Ces groupes considèrent les sanctions comme une déclaration de guerre totale contre l’Iran.

Mais il semble que ces groupes pacifistes vont faire face à une tâche difficile pour se faire entendre par le Congrès américain et les gens de la Maison Blanche qui semblent vouloir mordicus porter un coup mortel à l’Iran.

L’association « Les Vétérans pour la Paix » vient de publier une déclaration, disant que les sanctions et les menaces de frappes militaires ne sont des solutions ni viables ni logiques à la crise nucléaire avec l’Iran.

« Les États-Unis, l’Union européenne et Israël exploitent le programme nucléaire civil iranien comme une excuse pour imposer des sanctions économiques dévastatrices contre le peuple d’Iran. Selon diverses sources, les sanctions ont déjà fait des ravages sur l’économie iranienne, conduisant à des taux d’inflation entre 50 et 100 pour cent. Le taux de chômage des jeunes est aujourd’hui de plus de 22 pour cent, la production nationale de l’Iran est à 40 pour cent de sa capacité. Il y a de massives fermetures d’entreprises et les licenciements sont généralisés. Les exportations de pétrole iranien ont diminué de 40 pour cent en 2012, générant une perte de 32 milliards de dollars en revenus pétroliers rien que depuis l’année dernière, » explique la déclaration.

Israël, État-voyou disposant de tout un arsenal de bombes atomiques

Le groupe a appelé à un Moyen-Orient dénucléarisé, dans une apparente allusion à l’arsenal nucléaire d’Israël. Avec l’Inde et le Pakistan, Israël est le seul pays au monde qui n’est pas signataire du traité de non-prolifération nucléaire. À la fin des années 1990, les services américains du renseignement ont estimé qu’Israël possédait entre 75 et 130 bombes atomiques.

L’Iran connaît actuellement des moments difficiles, et ses habitants subissent une pression croissante dans leurs vie quotidienne. L’économie iranienne est au bord de la faillite à la suite des sanctions économiques dévastatrices et la communauté internationale est calmement et silencieusement le témoin de la souffrance du peuple iranien. Les sanctions anti-iraniennes sont en contradiction flagrante avec les principes des droits de l’homme, mais il semble que ceux qui prônent ces valeurs ne croient pas que les Iraniens soient aussi des « êtres humains » qui pourraient peut-être disposer de quelques « droits », y compris le droit aux soins et aux médicaments, aux produits alimentaires, à l’emploi, et surtout au respect et à la dignité.

 29 août

KouroshZiabari

* KouroshZiabari est un jeune journaliste indépendant vivant en Iran. Il a publié book "7+1" qui est une collection de ses interviews de 7 auteurs iraniens contemporains. Ziabari contribue au site http://www.Opednews.com. Il est aussi correspondant en Iran de OhMyNews international.
Blog en persan : http://kouroshz.blogfa.com
Blog en anglais : http://cyberfaith.blogspot.com 

3 août 2012 - Salem News - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.salem-news.com/articles/...
Traduction : Info-Palestine.net - Claude Zurbach



Sommet des non-alignés.

François Asselineau : Affluence record à Téhéran et défaite des USA/UE au sommet des non-alignés :

l'Iran demande l'interdiction des armes nucléaires
LA DÉFAITE DIPLOMATIQUE CINGLANTE DE WASHINGTON ET DU CAMP EURO-ATLANTISTE SE CONFIRME AVEC LA PRÉSENCE SUPPLÉMENTAIRE DE VLADIMIR POUTINE, EVO MORALES, RAFAEL CORREA, HUGO CHAVEZ ET DES SECRÉTAIRES GÉNÉRAUX DE L'ONU, DE LA LIGUE ARABE, DE L'OCI ET DE L'OUA.

Voici quelques jours, j'ai déjà eu l'occasion d'attirer l'attention de mes lecteurs sur le succès diplomatique très important de l'Iran qui semblait s'annoncer avec la forte participation attendue au prochain Sommet des Non-Alignés.
[ cf. http://www.u-p-r.fr/actualite/monde/succes-de-la-diplomatie-iranienne-pour-le-sommet-des-non-alignes-de-teheran-sur-la-syrie ]

 

Alors que ce 16ème Sommet des Non-Alignés vient de s'ouvrir (pour l'instant au niveau des délégations), ce succès se confirme de façon encore plus importante que prévue.
110 ÉTATS REPRÉSENTÉS, DONT 50 AU PLUS HAUT NIVEAU POLITIQUE
En effet, dès le 1er jour, des délégations représentant 110 des 120 États membres du Mouvement des Non-Alignés sont déjà arrivées à Téhéran.
En outre, selon les toutes dernières annonces présentées par le ministère iranien des affaires étrangères, 50 de des 110 États seront représentés au plus haut niveau :
- 29 États seront représentés par leur chef d'État en personne
[ 27 Présidents, 1 Sultan (Oman) et 1 Émir (Qatar) ]
- 9 États seront représentés par leur Vice-Président de la République
- 7 États seront représentés par le Premier ministre, chef du gouvernement C'est d'ailleurs souvent le véritable chef de l'exécutif, comme c'est le cas du Premier ministre indien Manmohan Singh.
- 5 États seront représentés par un envoyé spécial
Tous les autres États sont représentés au niveau de leur ambassadeur à Téhéran et/ou par des délégations de hauts-fonctionnaires mandatés par leurs gouvernements.

DE NOMBREUSES SURPRISES DE DERNIÈRE MINUTE
Plusieurs surprises de dernière minute contribuent à faire de ce XVIe Sommet des Non-Alignés un très grand succès diplomatique pour Téhéran, et une défaite cinglante pour les États-Unis, le Canada, l'Union européenne et Israël, qui avaient exercé les plus fortes pressions possibles pour tenter d'isoler l'Iran.
Ces surprises sont la venue à Téhéran, les 30 et 31 août :
a)- du Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-Moon Le camp euro-atlantiste avait pourtant tout fait pour le dissuader de s'y rendre, car sa présence, même si elle est présentée comme critique, comporte un effet de symbole considérable.
b)- des Président et Secrétaires généraux de trois autres grosses organisations internationales, qui sont moins connues que l'ONU mais qui n'en jouent pas moins un rôle important dans la diplomatie mondiale :
- la Ligue Arabe, pourtant très divisée sur le cas de la Syrie et majoritairement hostile au régime de Damas,
- l'Organisation de la Conférence Islamique ( OCI ),
- et l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA).
c)- du président russe Vladimir Poutine. C'était d'autant moins prévisible que la Russie ne fait pas partie du Mouvement des Non-Alignés et qu'elle l'est donc cette année à titre de nation invitée.
d)- des présidents latino-américains Hugo Chavez ( Venezuela ), Evo Morales ( Bolivie ), Rafael Correa ( Équateur ) et de Michel Temer, vice-président du Brésil
Ce n'est pas vraiment une surprise, compte tenu de la ligne politique des trois premiers dirigeants, mais leur présence n'allait quand même pas de soir et n'avait pas été annoncée préalablement par le ministère iranien des affaires étrangères.La surprise est plus importante venant du gouvernement de Brasilia, qui se fait représenter par le vice-président de la République en personne alors que le Brésil n'est pas membre du Mouvement des Non-Alignés mais seulement "observateur".
e)- du Vice-Premier ministre d'Arabie saoudite et de l'Émir d'Umm al-Quwain, envoyé spécial du gouvernement des Émirats Arabes Unis : Ce sont des surprises totales ( qui n'avaient pas été annoncées auparavant ), compte tenu de l'alignement de ces régimes sur les États-Unis et de leur hostilité latente à l'égard de l'Iran.
Je relève que, le Premier ministre irakien, le Sultan d'Oman et l'Émir du Qatar faisant aussi le déplacement, de même que les Ministres des affaires étrangères du Koweït et du Bahreïn, cela signifie que tous les pays riverains du Golfe Persique font donc le déplacement de Téhéran. L'Iran est ainsi le seul pays au monde à pouvoir actuellement rassembler des dirigeants de cette zone ô combien stratégique pour l'économie et la paix du monde.
f)- par ailleurs, il faut relever que le représentant du Hamas à Gaza, M. Ismaïl Haniyeh, n'a finalement pas été invité, mais cela fait suite à un imbroglio qui montre les dissensions extrêmes des Palestiniens. Cette absence permettra la présence du président de l'Autorité Nationale Palestinienne, M. Mahmoud Abbas, qui avait menacé de ne pas venir dans le cas contraire.
g)- enfin, je note que l'Australie a accepté de figurer à côté de la Russie comme "nation invitée". Le gouvernement de Canberra ne se fait, certes, représenter qu'au niveau de son ambassadeur à l'ONU, mais le geste est pour le moins inattendu de la part d'un État occidental traditionnellement inféodé à Washington.

LES PERSONNALITÉS POLITIQUES VENUES DU MONDE ENTIER
Afghanistan : Hamid Karzai - Président de la République
Afrique du sud : MaiteNkoana-Mashabane - Ministre des affaires étrangères
Arabie Saoudite : Abdulaziz bin Abdullah Al Saud - Vice-Premier ministre
Azerbaïdjan : ElmarMammadyarov - Ministre des affaires étrangères
Bahreïn : Khalid bin Ahmed Al Khalifa - Ministre des affaires étrangères
Bangladesh : Sheikha Hasina - Premier ministre
Bénin : Yayi Boni - Président de la République
Bhoutan : UgyenTshering - Ministre des affaires étrangères
Birmanie : WunnaMaungLwin - Ministre des affaires étrangères
Bolivie : Evo Morales - Président de la République
Cambodge : Hun Sen - Premier ministre
Cuba : Raul Castro - Président du Conseil d'État
Corée du Nord : Kim Yong-nam - Président du Présidium de l'Assemblée populaire suprême
Égypte : Mohamed Morsi - Président de la République
Émirats Arabes Unis : Saud bin Rashid Al Mu'alla - Envoyé spécial, Émir de l'Émirat de Umm al-Quwain
Équateur : Rafael Correa - Président de la République
Gabon : Ali Bongo Ondimba - Président de la République
Jordanie : Fayez al-Tarawneh - Premier ministre
Inde : Manmohan Singh - Premier ministre
Iran : Mahmoud Ahmadinejad - Président de la République
Irak : Nouri al-Maliki - Premier ministre
Indonésie : Boediono - Vice-Président de la République
Koweït : Muhammad Sabah Al-Salem Al-Sabah - Ministre des affaires étrangères
Liban : Michel Suleiman - Président de la République
Lesotho : MohlabiTsekoa - Ministre des affaires étrangères
Libye : Ashour Bin Khayal - Ministre des affaires étrangères
Malaisie : Anifah Aman - Ministre des affaires étrangères
Mauritanie : Mohamed Ould Abdel Aziz - Président de la République
Maroc : AbdelillahBenkirane - Premier ministre
Namibie : Marco Hausiku - Ministre des affaires étrangères
Népal : BaburamBhattarai - Premier ministre
Pakistan : Asif Ali Zardari - Président de la République
Philippines : JejomarBinay[34] Vice President
Oman : Qaboos bin Said al Said - Sultan
Qatar : Hamad bin Khalifa Al Thani - Emir
Sénégal : MackySall - Président de la République
Serbie : TomislavNikolic - Président de la République
Sri Lanka : MahindaRajapaksa - Président de la République
Soudan : Omar al-Bashir - Président de la République
Swaziland : LutfoDlamini - Ministre des affaires étrangères
Syrie : FaisalMekdad - Vice-Ministre des affaires étrangères
Tanzanie : Mohamed Gharib Bilal - Vice-Président de la République
Territoires palestiniens : Mahmoud Abbas - Président de l'Autorité Nationale Palestinienne
Thaïlande : SurapongTovichakchaikul - Ministre des affaires étrangères
Tunisie : RafikAbdessalem - Ministre des affaires étrangères
Turkménistan : GurbangulyBerdimuhamedow - Président de la République
Venezuela : Hugo Chavez - Président de la République
Vietnam : Nguyen Tan Dung - Premier ministre
Zimbabwe : Robert Mugabe - Président de la République

Observateurs
Arménie : SerzhSargsyan - Président de la République
Brésil : Michel Temer - Vice-Président de la République
Tadjikistan : EmomaliRahmonov - Président de la République

Nations spécialement invitées
Australie : Gary Quinlan - Ambassadeur d'Australie à l'ONU
Russie : Vladimir Poutine - Président de la République

Organisations représentées
Organisation de l'Unité Africaine (OUA) : Yayi Boni - Président
Ligue Arabe : Nabil el-Araby - Secrétaire général
Organisation de la Coopération Islamique (OCI) : EkmeleddinIhsanoglu - Secrétaire général
Organisation des Nations Unies (ONU) : Ban Ki-moon, Secrétaire général

DANS SON DISCOURS D'OUVERTURE, LE MINISTRE IRANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGERES RAPPELLE ET SOUTIENT LA DEMANDE DES NON-ALIGNES DE L'INTERDICTION MONDIALE DES ARMES NUCLÉAIRES
Enfin, il convient de noter que M. Ali Akbar Salehi, ministre iranien des affaires étrangères, a fait très fort, dès son discours inaugural du 16ème Sommet des Non-Alignés, en appelant l'ensemble des pays réunis :
à prendre position contre les sanctions occidentales à l'encontre de l'Iran. Il a affirmé au passage que de nombreux États-membres des Non-Alignés soutenaient le programme nucléaire iranien.
à renouveler leur appel pour une interdiction mondiale de toutes les armes nucléaires dans 13 ans, donc en 2025. Il a eu beau jeu de rappeler que cet objectif avait déjà été adopté par un précédent Sommet des Non-Alignés et a ainsi lancé : « Nous croyons que le calendrier de retrait définitif des armes nucléaires d'ici 2025, qui a déjà été proposé par les Non-Alignés, ne sera effectivement réalisé que si nous en exerçons le suivi minutieux. »
Le ministre iranien a une nouvelle fois assuré que son pays ne cherche pas à se doter d'armes nucléaires, en dépit des affirmations des États-Unis et de leurs alliés qui soupçonnent que l'enrichissement d'uranium de Téhéran pourrait éventuellement conduire à cela.
Commentant les déclarations du gouvernement israélien, qui a dit qu'il examinerait les options militaires si les pressions diplomatiques et économiques ne parviennent pas à freiner les ambitions nucléaires de l'Iran, il a rétorqué qu'Israël avait pour sa part refusé de ratifier le Traité de Non Prolifération nucléaire (TNP) de l'ONU et qu'il refusait de discuter de la gamme complète de ses capacités militaires, alors que tout le monde soupçonne cet État avoir un arsenal nucléaire.
Enfin, le ministre Ministre iranien des affaires étrangères a déploré la « chute» du poids individuel des États membres de l'ONU, qui s'est exercée au bénéfice de la « montée en puissance du Conseil de Sécurité de l'ONU », dirigé par les Cinq membres permanents : États-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie et Chine.
Il a donc réclamé la « création d'un Conseil de Sécurité plus démocratique, qui devrait être considérée comme une partie importante de la réforme de l'ONU ».
[ source : http://www.washingtonpost.com/world/middle_east/iran-opens-nonaligned-summit-with-calls-for-nuclear-arms-ban/2012/08/26/4c363ec2-ef63-11e1-b74c-84ed55e0300b_story.html ]

Quelques-uns des principaux responsables politiques mondiaux présents au 16e Sommet des Non-Alignés à Téhéran:
Evo Morales - Président de la République de Bolivie
Manmohan Singh - Premier ministre de l'Union Indienne
Hugo Chavez - Président de la République du Venezuela
Maité Nkoana-Mashabane - Ministre des affaires étrangères d'Afrique du sud
Vladimir Poutine - Président de la Fédération de Russie
Sheikha Hasina - Premier ministre du BanglaDesh
Ali Bongo Ondimba - Président de la République du Gabon
Michel Temer - Vice-Président de la République fédérative du Brésil
Qaboos bin Said al Said - Sultan d'Oman
Nguyen Tan Dung - Premier ministre du Vietnam

CONCLUSION : LA FRANCE AURAIT DÛ FAIRE AU MINIMUM COMME L'AUSTRALIE !
Comme je l'indiquais déjà dans mon premier article, - et les événements renforcent encore mon analyse - cette capacité massive de rassemblement du Mouvement des Non-Alignés, avec la présence de la Russie en prime, fait ressortir par contraste ce qu'est l'OTAN / UE : un bunker agressif, qui ose se qualifier de « communauté internationale » alors qu'il ne représente même pas 20% des êtres humains vivant sur terre.
Comme je l'ai déjà dit, si la France renouait avec la grandeur de son histoire, ce n'est certes pas dans ce bunker occidental de l'OTAN / UE qu'elle devrait se placer. C'est son adhésion au Mouvement des Non-Alignés qu'elle devrait envisager. Pour contribuer à faire du IIIe millénaire un avenir de paix entre toutes les nations, tous les peuples et toutes les religions du monde.
Quelques-uns de mes lecteurs avaient pu s'étonner de cette suggestion.
Elle est certes iconoclaste dans la France actuelle, où toute pensée non conforme à la logorrhée euro-atlantiste des médias est aussitôt disqualifiée, par un réflexe pavlovien de soumission à la propagande et à l'intimidation.
Or je note que l'Australie sera présente comme "nation invitée". Voilà de quoi rasséréner ceux qui tiquaient devant ma proposition !
Je rappelle que cette proposition, tout comme le présent article ou le précédent, n'ont évidemment pas pour objet de faire l'apologie de tel ou tel régime. Pas plus du régime iranien que des régimes indien, costaricain (dont le chef d'Etat est Prix Nobel de la Paix), péruvien, libanais, vénézuélien, sud-africain et j'en passe, qui sont tous membres des Non-Alignés.

Mon analyse et ma proposition se situent sur un autre plan, qui est celui des relations internationales et de ce que devrait être le rôle de tout pays soucieux d'assurer l'équilibre et la paix du monde. Je rappelle donc 3 points importants :
1)- Le Mouvement des Non-Alignés regroupe, comme je l'ai dit, 120 États sur les 193 des Nations-Unies, et une vingtaine d'autres observateurs. On notera au passage que certains "Non Alignés" sont désormais très alignés sur les États-Unis : Arabie Saoudite, Bahreïn et Qatar notamment.

2)- Il se trouve que la France et tous les pays membres de l'OTAN reconnaissent diplomatiquement tous ces États, qu'ils siègent à leurs côtés à l'ONU, sans pour autant, bien entendu, s'aligner sur tel ou tel. Participer aux Non-Alignés ne pourrait donc pas signifier "s'aligner sur les Non-Alignés"...
3)- Du reste, il n'y a vraiment à peu près aucun point commun en matière économique, sociale, démocratique, religieuse, diplomatique, militaire, entre Cuba et Singapour, l'Iran et le Qatar, l'Île Maurice et la Corée du nord, le Pérou et le Sri Lanka, l'Inde et le Turkménistan, etc
Leur seul point commun, au fond, c'est de vouloir faire respecter les principes du droit international public et notamment le refus de tout empire et le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d'un État souverain.
C'est bien parce que notre pays doit partager ce point commun fondamental que la France, une fois qu'elle sera sortie de l'OTAN et de l'Union européenne, aura vocation à rejoindre le Mouvement des Non-Alignés. Il n'y aurait pas de plus belle victoire diplomatique, conforme au génie du peuple de 1789, que de rassembler, à Paris cette fois-ci, un futur Sommet des Non-Alignés.

François Asselineau
29 août 201


SOMMET DES NON-ALIGNÉS - L'IRAN DEMANDE L'INTERDICTION DES ARMES NUCLÉAIRES –DOSSIER -

>   LA DÉFAITE DIPLOMATIQUE DE WASHINGTON ET DU CAMP EURATLANTISTE SE CONFIRME AVEC LA PRÉSENCE SUPPLÉMENTAIRE DE VLADIMIR POUTINE, EVO MORALES, RAFAEL CORREA, HUGO CHAVEZ ET DES SECRÉTAIRES GÉNÉRAUX DE L'ONU, DE LA LIGUE ARABE, DE L'OCI ET DE L'OUA

Alors que ce 16ème Sommet des Non-Alignés vient de s'ouvrir (pour l'instant au niveau des délégations), ce succès se confirme de façon encore plus importante que prévue.
L'amphithéâtre pour les sessions plénières du 16ème Sommet des Non-Alignés à Téhéran
110 ÉTATS REPRÉSENTÉS, DONT 50 AU PLUS HAUT NIVEAU POLITIQUE
En effet, dès le 1er jour, des délégations représentant 110 des 120 États membres du Mouvement des Non-Alignés sont déjà arrivées à Téhéran.
En outre, selon les toutes dernières annonces présentées par le ministère iranien des affaires étrangères, 50 de des 110 États seront représentés au plus haut niveau :
 §- 29 États seront représentés par leur chef d'État en personne
[ 27 Présidents, 1 Sultan (Oman) et 1 Émir (Qatar) ]

 §- 9 États seront représentés par leur Vice-Président de la République
 §- 7 États seront représentés par le Premier ministre, chef du gouvernement C'est d'ailleurs souvent le véritable chef de l'exécutif, comme c'est le cas du Premier ministre indien Manmohan Singh.
 §- 5 États seront représentés par un envoyé spécial
Tous les autres États sont représentés au niveau de leur ambassadeur à Téhéran et/ou par des délégations de hauts-fonctionnaires mandatés par leurs gouvernements.
DE NOMBREUSES SURPRISES DE DERNIÈRE MINUTE
Plusieurs surprises de dernière minute contribuent à faire de ce XVIe Sommet des Non-Alignés un très grand succès diplomatique pour Téhéran, et une défaite cinglante pour les États-Unis, le Canada, l'Union européenne et Israël, qui avaient exercé les plus fortes pressions possibles pour tenter d'isoler l'Iran.
Ces surprises sont la venue à Téhéran, les 30 et 31 août :
a)- du Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-Moon Le camp euro-atlantiste avait pourtant tout fait pour le dissuader de s'y rendre, car sa présence, même si elle est présentée comme critique, comporte un effet de symbole considérable.

>b)- des Président et Secrétaires généraux de trois autres grosses organisations internationales, qui sont moins connues que l'ONU mais qui n'en jouent pas moins un rôle important dans la diplomatie mondiale :
 §- la Ligue Arabe, pourtant très divisée sur le cas de la Syrie et majoritairement hostile au régime de Damas,
 §- l'Organisation de la Conférence Islamique ( OCI ),
 §- et l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA).
c)- du président russe Vladimir Poutine. C'était d'autant moins prévisible que la Russie ne fait pas partie du Mouvement des Non-Alignés et qu'elle l'est donc cette année à titre de nation invitée.
d)- des présidents latino-américains Hugo Chavez ( Venezuela ), Evo Morales ( Bolivie ), Rafael Correa ( Équateur ) et de Michel Temer, vice-président du Brésil
Ce n'est pas vraiment une surprise, compte tenu de la ligne politique des trois premiers dirigeants, mais leur présence n'allait quand même pas de soir et n'avait pas été annoncée préalablement par le ministère iranien des affaires étrangères. La surprise est plus importante venant du gouvernement de Brasilia, qui se fait représenter par le vice-président de la République en personne alors que le Brésil n'est pas membre du Mouvement des Non-Alignés mais seulement "observateur".
e)- du Vice-Premier ministre d'Arabie saoudite et de l'Émir d'Umm al-Quwain, envoyé spécial du gouvernement des Émirats Arabes Unis : Ce sont des surprises totales ( qui n'avaient pas été annoncées auparavant ), compte tenu de l'alignement de ces régimes sur les États-Unis et de leur hostilité latente à l'égard de l'Iran.
Je relève que, le Premier ministre irakien, le Sultan d'Oman et l'Émir du Qatar faisant aussi le déplacement, de même que les Ministres des affaires étrangères du Koweït et du Bahreïn, cela signifie que tous les pays riverains du Golfe Persique font donc le déplacement de Téhéran. L'Iran est ainsi le seul pays au monde à pouvoir actuellement rassembler des dirigeants de cette zone ô combien stratégique pour l'économie et la paix du monde.
f)- par ailleurs, il faut relever que le représentant du Hamas à Gaza, M. Ismaïl Haniyeh, n'a finalement pas été invité, mais cela fait suite à un imbroglio qui montre les dissensions extrêmes des Palestiniens. Cette absence permettra la présence du président de l'Autorité Nationale Palestinienne, M. Mahmoud Abbas, qui avait menacé de ne pas venir dans le cas contraire.  
g)- enfin, je note que l'Australie a accepté de figurer à côté de la Russie comme "nation invitée".   Le gouvernement de Canberra ne se fait, certes, représenter qu'au niveau de son ambassadeur à l'ONU, mais le geste est pour le moins inattendu de la part d'un État occidental traditionnellement inféodé à Washington.

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PERSONNALITÉS POLITIQUES  
 §Afghanistan : Hamid Karzai - Président de la République
 §Afrique du sud : MaiteNkoana-Mashabane - Ministre des affaires étrangères
 §Arabie Saoudite : Abdulaziz bin Abdullah Al Saud - Vice-Premier ministre
 §Azerbaïdjan : ElmarMammadyarov - Ministre des affaires étrangères
 §Bahreïn : Khalid bin Ahmed Al Khalifa - Ministre des affaires étrangères
 §Bangladesh : Sheikha Hasina - Premier ministre
 §Bénin : Yayi Boni - Président de la République
 §Bhoutan : UgyenTshering - Ministre des affaires étrangères
 §Birmanie : WunnaMaungLwin - Ministre des affaires étrangères
 §Bolivie : Evo Morales - Président de la République
 §Cambodge : Hun Sen - Premier ministre
 §Cuba : Raul Castro - Président du Conseil d'État
 §Corée du Nord : Kim Yong-nam - Président du Présidium de l'Assemblée populaire suprême
 §Égypte : Mohamed Morsi - Président de la République
 §Émirats Arabes Unis : Saud bin Rashid Al Mu'alla - Envoyé spécial, Émir de l'Émirat de Umm al-Quwain
 §Équateur : Rafael Correa - Président de la République
 §Gabon : Ali Bongo Ondimba - Président de la République
 §Jordanie : Fayez al-Tarawneh - Premier ministre
 §Inde : Manmohan Singh - Premier ministre
 §Iran : Mahmoud Ahmadinejad - Président de la République

 §Irak : Nouri al-Maliki - Premier ministre

 §Indonésie : Boediono - Vice-Président de la République

 §Koweït : Muhammad Sabah Al-Salem Al-Sabah - Ministre des affaires étrangères

 §Liban : Michel Suleiman - Président de la République

 §Lesotho : MohlabiTsekoa - Ministre des affaires étrangères

 §Libye : Ashour Bin Khayal - Ministre des affaires étrangères

 §Malaisie : Anifah Aman - Ministre des affaires étrangères

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 §Mauritanie : Mohamed Ould Abdel Aziz - Président de la République

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 §Maroc : AbdelillahBenkirane - Premier ministre

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 §Namibie : Marco Hausiku - Ministre des affaires étrangères

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 §Népal : BaburamBhattarai - Premier ministre

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 §Pakistan : Asif Ali Zardari - Président de la République

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 §Philippines  : JejomarBinay[34]     Vice President

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 §Oman : Qaboos bin Said al Said - Sultan

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 §Qatar : Hamad bin Khalifa Al Thani - Emir
>

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 §Sénégal : MackySall - Président de la République
>

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 §Serbie : TomislavNikolić - Président de la République
>

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 §Sri Lanka : MahindaRajapaksa - Président de la République
>

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 §Soudan : Omar al-Bashir - Président de la République

>
 §Swaziland : LutfoDlamini - Ministre des affaires étrangères

>
 §Syrie : FaisalMekdad - Vice-Ministre des affaires étrangères

>
 §Tanzanie : Mohamed Gharib Bilal - Vice-Président de la République

>
 §Territoires palestiniens : Mahmoud Abbas - Président de l'Autorité Nationale Palestinienne

>
 §Thaïlande : SurapongTovichakchaikul - Ministre des affaires étrangères

>
 §Tunisie : RafikAbdessalem - Ministre des affaires étrangères

>
 §Turkménistan : GurbangulyBerdimuhamedow - Président de la République

>
 §Venezuela : Hugo Chavez - Président de la République

>
 §Vietnam : Nguyen Tan Dung - Premier ministre

>
 §Zimbabwe : Robert Mugabe - Président de la République

>Observateurs
 §Arménie : SerzhSargsyan - Président de la République
 §Brésil : Michel Temer - Vice-Président de la République
 §Tadjikistan : EmomaliRahmonov - Président de la République

Nations spécialement invitées
 §Australie : Gary Quinlan - Ambassadeur d'Australie à l'ONU
 §Russie : Vladimir Poutine - Président de la République
Organisations représentées
Organisation de l'Unité Africaine (OUA) : Yayi Boni  - Président
Ligue Arabe : Nabil el-Araby - Secrétaire général
Organisation de la Coopération Islamique (OCI) : Ekmeleddinİhsanoğlu - Secrétaire général
Organisation des Nations Unies (ONU) : Ban Ki-moon, Secrétaire général


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

 

 

06/09/2012

Syrie : Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion -n°62 03-10



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Syrie : Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

 n°62                             03-10

C.De broeder & M.Lemaire



Le "Dossier Syrie :Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage1" est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be




Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part

Les chances d’une intervention occidentale augmentent.

VERS UNE INTERVENTION MILITAIRE EN SYRIE ?

Assad résolu à gagner la guerre, mais cela nécessite encore du temps.

1 Sur le terrain et les parlements

1-1 L'opposition parlementaire dénonce une mission militaire allemande près des eaux syriennes

2  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2.1 Un journaliste sur le conflit Syrie-Iran!! A VOIR!!

3 Les brèves

3-2 Pepe Escobar : La guerre du «Pipelineistan».

3-3 LE SOIR : : Londres appuie ouvertement  la « rébellion »…

-4 LE SOIR :  - Les services britanniques et allemands actifs...

4  Dossier

4-1 Luc Michel : Pression de  Sarkozy et BHL,: Hollande « prêt à intervenir en Syrie » !

4-2 Armes chimiques syriennes: un prétexte pour une intervention occidentale

4-3 agoravox: Quand "normal" est synonyme de "traître".

4-4 Le bruit de bottes américaine s’amplifie ...  

4-5 Jean-Pierre Chevènement dénonce les "professionnels de l’ingérence" .

4-6 le vice-ministre russe des Affaires étrangères, GennadyGatilov.  : Les armes chimiques syriennes sont en sûreté 

4-7 L’Iran considère la sécurité de la Syrie comme la sienne.

4-8 Ahmadinejad : « Nous sommes tombés dans le piège de nos ennemis ».

5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

5-1 Le général français Jean Fleury: «Nous sommes incapables d’affronter l'armée de l'air syrienne».

6  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

6-1 Syrie : La guerre secrète.

6-2 Mais quels principes guident Hollande en politique étrangère ?. 

6-3 Boris Pavlichtchev : Les armes chimiques comme dernier argument



iré à part

Les chances d’une intervention occidentale augmentent.

En évoquant son arsenal chimique et en exportant sa guerre vers les pays frontaliers, le régime de Bachar El-Assad est en train de pousser les pays occidentaux à intervenir en Syrie, estime le quotidien panarabe Al-Hayat.

Depuis un mois environ, les signaux se multiplient quant à la possibilité d'une intervention étrangère dans la crise syrienne. Certains diront sans doute : "Est-ce par amour pour la Syrie ?" La réponse est non, bien évidemment, et le problème n'a rien à voir avec l'amour ou la haine. Mais parce que l'affaire n'est plus exclusivement syrienne, les chances d'une intervention augmentent. Car, si la question libyenne se limitait à la Libye et la tunisienne à la seule Tunisie, dans le cas de la Syrie c'est le Moyen-Orient qui est remis en cause, là où se forme ou explose le monde post-Ottomans [les pays nés de la fin de l'Empire ottoman en 1920].

Le régime syrien, passé maître dans le maniement des "cartes" régionales, a abusé de ce jeu qui se retourne contre lui.

La première nouveauté – et la plus importante – concerne les armes chimiques. Le régime a cru malin de révéler qu'il en possédait sans réaliser qu'il déplaçait ainsi le débat à un niveau alarmant. La deuxième question récemment soulevée est celle du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), avec ses activités et son influence. Là encore, le régime a voulu exploiter habilement cette "carte", mais voilà qu'Ankara accuse Damas d'être derrière les attentats contre ses forces à Gazantiep [le 21 août : 9 morts et 70 blessés]. La troisième nouveauté concerne l'afflux des réfugiés vers la Turquie, dont le nombre approche les 100 000, devenant autant un problème syrien que turc.

Autrement dit, la probabilité d'une intervention augmente à mesure que la crise syrienne déborde de ses frontières. Les mises en garde de la France contre l'embrasement du Liban vont dans ce sens.

On peut relever diverses indications ces derniers jours, dont la déclaration du ministre de la Défense français, Jean-Yves Le Drian, évoquant une zone d'exclusion aérienne, la création par les Etats-Unis et la Turquie d'un "mécanisme de coordination complet sur la Syrie", l'appel de l'Italie à une réunion de ses alliés pour examiner "l'après-Assad" ou encore le retour du porte-avions USS John C. Stennisdans le Golfe.

Il ne faut pas oublier cependant les sérieux obstacles d'une intervention militaire, à commencer par les réactions russe et iranienne, en passant par les peurs occidentales d'Al-Qaida, le calendrier des élections américaines [le 6 novembre], la situation des économies occidentales ou les expériences traumatisantes en Irak ou en Afghanistan et enfin la situation de l'opposition syrienne et la capacité de l'Armée syrienne libre (ASL) à accueillir une intervention étrangère.

Mais le plus important est que le régime syrien, en manipulant ce qu'il considère comme ses "cartes", est en train de précipiter une confrontation inévitable. En ajoutant la violence sauvage de la répression et le nombre des morts qui approche les 25 000, sans parler des blessés, des défigurés, des détenus et des 3 millions de réfugiés ou déplacés, l'issue devient de plus en plus difficile.

Les dirigeants de Damas ont tenu à pousser leur jeu politique et diplomatique à l'extrême, en entraînant la Russie et l'Iran, tandis que militairement ils usent démesurément de leurs forces terrestres et aériennes. Quel plus grand symbole de débordement politique et militaire que le bombardement par un avion syrien de son peuple réfugié sur le territoire irakien ! Le monde ne pourra le supporter.


VERS UNE INTERVENTION MILITAIRE EN SYRIE ?

 (Hollande l'a laissé entendre ce 27 août)

Mais elle ne serait pas seule dans l'aventure.

La raison ou le prétexte : les armes chimiques dont on suppose que le régime syrien pourrait les employer. (ou le Hezbollah, craint Israël) 

Autres signes ou perspectives : une zone d'exclusion aérienne, la création par les Etats-Unis et la Turquie d'un "mécanisme de coordination complet sur la Syrie", l'appel de l'Italie à une réunion de ses alliés pour examiner "l'après-Assad" ou encore le retour du porte-avions USS John C. Stennisdans le Golfe.

Problèmes en vue : les réactions de l’Iran, de la Russie, de la Chine, la contagion au Liban, le comportement d’Israël (son projet d’attaque des sites nucléaires de l’Iran) les tensions de la Turquie avec les Kurdes…sans parler de la guerre civile déjà en cours en Syrie. Les risques d’embrasement de toute la région. Et des conséquences pour l’économie mondiale.

 

HOLLANDE PRET A INTERVENIR EN SYRIE

L’emploi d’armes chimiques par le régime syrien serait «une cause légitime d’intervention directe» de la communauté internationale, a déclaré lundi le président français François Hollande.

«Je le dis avec la solennité qui convient: nous restons très vigilants avec nos alliés pour prévenir l’emploi d’armes chimiques par le régime (syrien) qui serait pour la communauté internationale une cause légitime d’intervention directe», a dit le chef de l’Etat, en ouvrant à Paris une conférence annuelle réunissant quelque 200 ambassadeurs français.

«Je sais la difficulté de la tâche, je mesure les risques mais l’enjeu dépasse la Syrie. Il concerne toute la sécurité du Moyen-Orient et en particulier l’indépendance et la stabilité du Liban», a poursuivi le chef de l’Etat français.

Le président américain Barack Obama avait lui aussi, la semaine dernière, averti le régime de Bachar al-Assad qu’un recours aux armes chimiques ou même leur déplacement reviendrait à franchir une «ligne rouge» pour Washington et brandi la menace, le cas échéant, d’une intervention militaire.

Paris promet de reconnaître le gouvernement d'une Syrie nouvelle

Intervenant lundi à Paris, lors de la 20ème conférence annuelle des ambassadeurs de France, le président français François Hollande a appelé l'opposition syrienne à former "un gouvernement provisoire, inclusif et représentatif" et s'est dit prêt à le reconnaître.

La France demande à l'opposition syrienne de "constituer un gouvernement provisoire, inclusif et représentatif, qui puisse devenir le représentant légitime de la nouvelle Syrie. La France reconnaîtra le gouvernement provisoire de la nouvelle Syrie dès sa formation", a déclaré M.Hollande, en appelant de nouveau à une "transition politique" rapide en Syrie.

Depuis la mi-mars 2011, la Syrie est secouée par un puissant mouvement de contestation du régime en place. Les pays occidentaux cherchent à obtenir le départ du président Bachar el-Assad afin de mettre fin aux hostilités qui ont déjà fait environ 20.000 morts, selon l'opposition et des ONG, alors que Damas ne fait état que de 8.000 victimes. La Russie et la Chine craignent qu'une ingérence extérieure en Syrie ne détruise l'Etat syrien et n'étende encore plus le conflit 

 
 

Assad résolu à gagner la guerre, mais cela nécessite encore du temps.

Le président syrien Bachar al-Assad s'est dit déterminé à vaincre la guerre tout en admettant que cela prendrait du temps, selon des extraits d'une interview diffusés mercredi.

"Je peux résumer (la situation) en une phrase: nous progressons, la situation sur le terrain est meilleure mais nous n'avons pas encore gagné, cela nécessite encore du temps, vu que nous sommes confrontés à une guerre régionale et mondiale", a-t-il dit dans cette interview à la chaîne privée pro-régime Ad-Dounia qui la diffusera in extenso mercredi soir.

 

Les zones tampons

M. Assad a en outre qualifié d’"irréaliste" la création de zones tampons en Syrie évoquée par les Occidentaux et la Turquie et qui devrait être à l'ordre du jour d'une réunion ministérielle jeudi du Conseil de sécurité de l'ONU à New York.

"Parler de zones tampons n'est premièrement pas (ndlr, une option) sur la table, et deuxièmement c'est (une idée) irréaliste même pour les Etats hostiles et ennemis de la Syrie", a-t-il affirmé.

  

De telles mesures nécessitent quoiqu'il en soit une résolution du Conseil de sécurité, où la Russie et la Chine, des pays alliés du régime syrien, bloquent tout résolution s'ingérant dans les affaires syriennes.

Les défections

Par ailleurs, le président Assad a minimisé les défections de certains responsables ces derniers mois, estimant que le pays est désormais "nettoyé" des personnes dénuées de patriotisme.

"Les gens patriotes et les gens bien ne s'enfuient pas, ne quittent pas la patrie. Finalement, cette opération est positive, c'est une opération d'auto-nettoyage de l'Etat premièrement et de la nation en général", a-t-il expliqué.

Hommage à l’armée

M. Assad a de nouveau rendu hommage à l'armée régulière et aux forces de sécurité qui, en combattant les rebelles à travers le pays, "mènent des actes héroïques". "Ce sont les forces armées qui résistent le plus dans ce pays".

 

Malgré les erreurs…un lien solide entre le régime et le peuple

Le président a réitéré que "malgré les nombreuses erreurs, il existe un lien solide" entre le régime et le peuple syriens.

"Tout le monde est inquiet pour sa patrie, c'est normal. Mais ils (les anti-régime) ne parviendront pas à répandre la peur, ils n'y parviendront jamais", a-t-il souligné.

"Je dis aux Syriens, le destin est entre vos mains et pas entre les mains d'autrui. La Syrie n'a pas besoin de leçons dans les questions de souveraineté ni les questions nationales, ni des pays amis, ni des pays ennemis", a martelé le président syrien.

Le régime syrien accuse la rébellion de comploter à l'instigation de l'Occident et des pays comme l'Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie pour semer le chaos en Syrie.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=76591&frid=18&cid=18&fromval=1&seccatid=37



1 Sur le terrain et les parlements

1-1 L'opposition parlementaire dénonce une mission militaire allemande près des eaux syriennes

Traduit de Prensa Latina.

Les partis d'opposition au parlement allemand ont exigé une déclaration du gouvernement 

de Angela Merkel à propos d'une collaboration secrète avec des groupes armés rebelles en Syrie.

Le député des Verts, Hans CristianStroebele a dit, lors d'une conférence de presse que "si le gouvernement

rejette la demande des trois partis d'opposition au Bundestag, les organismes de contrôle des services secrets devraient traiter ce sujet à bref délai".

Le Parti Die Linke a également exigé une explication. Le député socialdémocrate Fritz Rudolf Koerper a déclaré que "la mission du navire

de guerre allemand s'effectue en marge du droit international et du mandat parlementaire pour la mission UNIFIL de l'ONU."

Le journal allemand BildamSonntag a informé qu'un navire allemand de surveillance militaire croisait

dans les eaux internationales près des côtés syriennes. "Le navire contient des instruments de technologie d'espionnage de la dernière génération des services de renseignements, le BND. Ce navire est capable de surveiller des mouvements de troupes jusqu’à 600 km à l'intérieur du pays. L'armée allemande et le BND fournit des informations aux services de renseignements des Etats-Unis et de Grande Bretagne, qui les transmettent à leur tour aux groupes armés en Syrie".

Selon le député Stoebele, la fourniture de renseignements aux groupes armés signifierait une intervention illégale dans une guerre civile".

Bernd Riexinger, président de Die Linke, déclare: "Nous devons éviter que des aventuriers irresponsablesengagent l'Allemagne dans une guerre. Notre armée doit rester sous le contrôle du parlement et pas sous celui des services de renseignements.

Les socialistes allemands ont exigé le retrait immédiat de tout le personnel militaire allemand de la région

20 août 2012



2  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

 

2.1 Un journaliste sur le conflit Syrie-Iran!! A VOIR!!

 http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=aMlzbFrwtRk

 


2.2 LE SOIR : Les rebelles à Alep sont lourdement armés

Alors que plusieurs quartiers chrétiens de la capitale Damas, réputés favorables au régime, ont été touchés pour la première fois ce mercredi par des combats, à Alep les rebelles tentent désormais de s'emparer des sièges des services de renseignements. Est-ce un objectif raisonnable ? Il semble bien que oui : les observateurs des Nations unies confirment que l'insurrection dispose désormais à Alep de blindés et d'armes lourdes.
Après avoir déjà pris le contrôle de trois commissariats dans cette ville, les insurgés contrôleraient désormais « 50 % » de la métropole du Nord et la quasi-totalité de la province d'Alep. « Nous espérons créer une zone sécurisée à Alep et Idleb (nord-ouest, à la frontière avec la Turquie) », a même précisé un commandant de l'Armée syrienne libre.
Au même moment, l'armée turque effectue des manouvres près de sa frontière sud-est avec la Syrie, histoire de tester la vitesse et la maniabilité de ses chars. La Grèce, elle, va tripler le nombre de ses gardes-frontières avec la Turquie, pour parer à un éventuel afflux d'immigrés de Syrie.
Des armes chimiques ?
Dans ce qui apparaît comme un moment crucial pour l'avenir du régime, comme l'a reconnu le président Assad lui-même, hier, une information non confirmée mais inquiétante est remontée le 27 juillet via un site djihadiste turc : l'Armée syrienne de libération aurait mis la main sur « de l'équipement d'armes chimiques » provenant d'une base militaire d'Alep. Sur la vidéo postée sur le site, les combattants montrent non seulement des masques à gaz, mais aussi ce qu'ils présentent comme tout un « équipement d'armes chimiques et biologiques ». (Alain Lallemand, afp.)
LE SOIR - 2 août 2012

 



3 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-2 Pepe Escobar : La guerre du «Pipelineistan».

Si nous observons bien toutes les guerres qui se déroulent depuis la dissolution du contrepoids soviétique, elles ne profitent qu'à une seule entité, en crise profonde par ailleurs, l'empire de la finance spéculative et usuraire basé aux USA avec ses agences israéliennes et euro-atlantistes... L'empire des idéologies combinées, au choix, néoconservatrices, néolibérales, néo-évangélistes chrétiennes sionistes, néo-islamistes wahhabites et sionistes tout court. Contre tout le reste des êtres humains. Le 1% qui divise et manipule les 99%. Tout est fait pour empêcher que les pays européens ne rompent avec cet empire vermoulu, tout est fait pour prendre en otage le peuple américain et les juifs, et tout est fait pour externaliser la crise par une logique de guerre de civilisations, de religions ou desectes.

 http://oumma.com/13848/syrie-guerre-pipelineistan 

| le 22. août 2012 –

Par Pepe Escobar


3-3 LE SOIR : : Londres appuie ouvertement  la « rébellion »…
La Grande-Bretagne va consacrer 5 millions de livres (6,3 millions d'euros) au soutien des rebelles en Syrie dans leur lutte contre le gouvernement de Damas. Selon le ministre des Affaires étrangères britannique, William Hague, ce soutien consiste en appareils de radio-communication, médicaments et tenues de combat.
Les contacts diplomatiques avec la branche politique de l'Armée syrienne libre vont par ailleurs être intensifiés, a ajouté le chef de la diplomatie britannique. « Il ne s'agit pas de prendre parti dans une guerre civile », explique-t-il. Mais « le risque de chaos et de vide total du pouvoir est si important que nous devons à présent établir des relations avec ceux qui pourraient gouverner la Syrie à l'avenir », fait-il valoir. Londres, dans ses contacts avec l'opposition syrienne, insistera sur la nécessité du droit international et des droits de l'homme, « quelles que soient les horreurs perpétrées par le régime » actuel, selon William Hague.
Sur le terrain, précisément des combats entre forces syriennes et insurgés se poursuivaient vendredi à Alep et à la périphérie de la capitale Damas. Dans un quartier rebelle d'Alep, un obus est tombé sur une boulangerie, faisant une dizaine de morts, dont trois enfants, selon des journalistes de l'Agence France-Presse. Par ailleurs, une manifestation organisée tous les vendredis après la prière depuis le début de la révolte en mars 2011 a été violemment réprimée dans un quartier bourgeois (Nouvel Alep) sous contrôle de l'armée. Celle-ci a ouvert le feu sur la foule, tuant un étudiant de 19 ans.

2012

 (afp, ap, belga, dpa)


3-4 LE SOIR :  - Les services britanniques et allemands actifs...
4-1 Les services secrets britanniques et allemands fournissent de l'aide aux rebelles en Syrie, rapportent dimanche des journaux européens. Selon le Sunday Times, qui cite un responsable de l'opposition, les services secrets britanniques ont aidé les rebelles à lancer plusieurs attaques réussies contre les forces du régime. « Les services secrets britanniques observent attentivement ce qui se passe depuis Chypre, a déclaré ce responsable. Les Britanniques donnent des informations aux Turcs et aux Américains. » Selon ce responsable, les autorités britanniques « approuvent à 100 % » les informations secrètes qui sont transmises depuis leurs bases militaires chypriotes en passant par la Turquie jusqu'aux rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL), composée de déserteurs et de combattants civils. Les informations transmises ont concerné en particulier les mouvements de l'armée régulière vers Alep, deuxième ville du pays et théâtre d'une bataille cruciale pour le régime depuis près d'un mois.
L'hebdomadaire allemand BildamSonntag rapporte de son côté que des agents du Service fédéral de renseignement (BND) croisant au large de la Syrie observent grâce à des techniques sophistiquées les mouvements des troupes syriennes jusqu'à 600 km à l'intérieur du pays et transmettent ses informations aux services britanniques et américains pour qu'elles parviennent aux rebelles.
Les pays occidentaux, qui réclament le départ d'Assad, répètent qu'ils ne veulent pas armer les rebelles, évoquant en particulier le risque de voir cet arsenal tomber entre les mains d'extrémistes islamistes. Mais plusieurs pays ont déjà évoqué une aide dans le domaine de la communication.

20 août 2012

(afp)

 

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.



4  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Luc Michel : Pression de  Sarkozy et BHL,: Hollande « prêt à intervenir en Syrie » !
Mis sous pression par BHL et les Neocons de Sarkozy, le nouveau président français Hollande est prêt à lancer la France dans une nouvelle agression néocoloniale

Luc MICHEl pour SyriaCommittees / avec PCN-SPO – AFP / 2012 08 27 /

Après les Neocons à passeports français de Sarkozy et leurs alliés Likudniks à passeports français style BHL, voici la « gauche américaine », l’aile social-démocrate du NATO, et ses alliés vert-kakis (1) … Pauvre France !

HOLLANDE VEUT REJOUER EN LIBYE LE SCENARIO DU PSEUDO CNT « LIBYEN »

Cette France prostituée aux USA, qui assure en août la présidence tournante du Conseil de sécurité de l'ONU, a convoqué ce jeudi à New York une réunion ministérielle consacrée à la Syrie, « centrée sur l'aspect humanitaire de la crise » (sic).

François Hollande cherche depuis ce lundi à prendre l'initiative sur le dossier syrien, s'engageant à « reconnaître un gouvernement provisoire syrien dès lors qu'il serait constitué ».  Le prétexte, l’impérialisme a une imagination limitée, est les fameuses « armes chimiques syriennes ». Le président français, faisant écho à son maître américain Barack Obama, a prévenu que "l'emploi d'armes chimiques" par le régime de Damas constituerait "une cause légitime d'intervention directe" pour la soi-disant Communauté internationale, une communauté réduite à l’Empire yankee, ses valets de l’OTAN et de l’OTASE, et ses clients arabo-musulmans.

« La France demande à l'opposition syrienne de constituer un gouvernement provisoire, inclusif et représentatif, qui puisse devenir le représentant légitime (resic) de la nouvelle Syrie. Nous engageons nos partenaires arabes à accélérer cette démarche. Et la France reconnaîtra le gouvernement provisoire de la nouvelle Syrie dès lors qu'il aura été formé », a déclaré le chef de l'Etat devant les ambassadeurs français réunis à l'Elysée, légitimant diplomatiquement par avance une agression politico-militaire déjà bien engagée dans la réalité.

OBAMA ET HOLLANDE : HIS MASTER VOICE !

Par ailleurs, la France et ses alliés restent "très vigilants" pour "prévenir l'emploi d'armes chimiques par le régime (de Damas, NDLR), qui serait pour la communauté internationale une cause légitime d'intervention directe", a-t-il lancé, s'exprimant "avec solennité" (resic), selon ses propres termes.

Ici aussi Hollande est la voix servile de son maître yankee. Le président américain Barack Obama a qualifié la semaine dernière de "ligne rouge" la menace d'une guerre chimique ou bactériologique en Syrie, précisant ainsi ce qui pourrait amener les Etats-Unis à intervenir militairement dans ce conflit.

Le président français a fait savoir lundi, après son discours, qu'il « n'avait pas connaissance de menace précise de la part du régime de Damas sur ce point ». Dix ans après les médiamensonges de Colin Powell à l’ONU et ceux du « Memorandum Blair » (2) sur les pseudo « armes de destruction massives irakiennes », les USA et l’OTAN, sans pudeur ni vergogne, nous resservent le mensonge faisandé.

LA FRANCE DE HOLLANDE CHARGEE DE RELANCER L’OFFENSIVE DIPLOMATIQUE A L’ONU

François Hollande a souhaité "intensifier les efforts pour que la transition politique ait lieu le plus vite possible" en Syrie, alors que le complot occidental anti-syrien est bloqué depuis des mois au Conseil de sécurité des Nations unies.

La France apporte "un soutien appuyé à ceux qui oeuvrent sur le terrain pour une Syrie libre, démocratique, et garantissant la sécurité de toutes ses communautés" (sic), notamment "ceux qui organisent les zones libérées sur le territoire syrien" (resic), a-t-il poursuivi, évoquant "l'initiative des zones tampons proposées par la Turquie". Des propos odieux et irresponsables au moment même où la presse internationale doit reconnaître la présence massive des djihadistes islamistes et des terroristes d’al-Qaida en Syrie, encadrant la soi-disant ASL (3).

Le chef de l'Etat a aussi dit continuer "autant que nécessaire le travail de pression et de conviction au Conseil de sécurité pour parvenir à un consensus de la communauté internationale" sur la Syrie. La Russie et la Chine - soutenues par le puissant Groupe de Shanghai, l’ALBA latino-américaine et une partie des BRICS - ont posé leur veto à trois projets de résolution qui auraient ouvert la voie à des sanctions contre le régime du président Bachar el-Assad. Sur ce point, Hollande a dénoncé le "blocage du système" qui "conduit soit à son contournement, soit à son impuissance". "C'est pourquoi je dis à la Russie et à la Chine que, dans la crise syrienne, leur attitude affaiblit notre capacité à accomplir le mandat que la charte des Nations unies nous a confié", a-t-il estimé.

La semaine dernière, François Hollande a reçu à l'Elysée cinq représentants du Conseil national syrien (CNS), créé et financé par l’OTAN, le Qatar et l’AKP islamiste turque,  ainsi que le représentant spécial des Nations unies pour la Syrie, Lakhdar Brahimi.

Après Sarkozy, voici Hollande devenu le chien enragé de l’OTAN. Ceux qui – au PCF et au Front de Gauche (4) – ont contribué à élire cette nouvelle carpette des USA ont leur lourde part de responsabilité. Comment pouvait-il en être autrement avec la participation des vert-kakis – ancien pacifistes reconvertis dans le lobbyisme pro guerre en faveur de l’OTAN - au nouveau gouvernement de gauche ?

LM

http://www.facebook.com/syria.committees?sk=notes#!/notes/syria-committees-comites-syrie/-syria-committees-a-la-suite-de-sarkozy-et-bhl-hollande-pret-a-intervenir-en-syr/493798213982267

(1) Luc MICHEL, PCN-INFO / SYRIE : LES VERT-KAKIS FRANCAIS APPELLENT A L’AGRESSION ARMEE DIRECTE DE L’OTAN !
sur : http://www.facebook.com/notes/pcn-ncp-parti-communautaire-national-europ%C3%A9en/-pcn-info-syrie-les-vert-kakis-francais-appellent-a-lagression-armee-directe-de-/516876394994961

(2) PCN-SPO / ANALYSIS / AFTER IRAQ, SYRIA ??? … JULY 23, A DAY OF INFAMY!
sur : http://www.elac-committees.org/2012/07/27/pcn-spo-analysis-after-iraq-syria-%E2%80%A6-july-23-a-day-of-infamy/

(3) Luc MICHEL, SYRIA COMMITTEES / LES DJIHADISTES DE LA PSEUDO ASL EN PLEINE LUMIERE DANS LES MEDIAS ET LES THINK TANK DE L’OTAN !
sur : http://www.elac-committees.org/2012/08/18/syria-committees-les-djihadistes-de-la-pseudo-asl-en-pleine-lumiere-dans-les-medias-et-les-think-tank-de-l%E2%80%99otan/ ;

PCN-SPO / WEBSITE DU CFR : AL-QAIDA EN SYRIE AVEC L’ASL MADE IN NATO !
sur : http://www.facebook.com/PCN.NCP.press.office#!/notes/pcn-ncp-press-office-service-de-presse-du-pcn/-pcn-spo-website-du-cfr-al-qaida-en-syrie-avec-lasl-made-in-nato-/406622452736046

et PCN-SPO / “LIBYAN FIGHTERS JOIN SYRIAN REVOLT” – DIXIT REUTERS
sur : http://www.facebook.com/PCN.NCP.press.office#!/notes/pcn-ncp-press-office-service-de-presse-du-pcn/-pcn-spo-libyan-fighters-join-syrian-revolt-dixit-reuters/408851972513094

(4) Luc MICHEL et Karel HUYBRECHTS, PCN-INFO / L’HUMANITE (PARIS) REJOINT LES « COMMUNISTES DE WASHINGTON » QUI SOUTIENNENT L’AGRESSION CONTRE LA SYRIE !
Mardi 28 août 2012

Luc Michel : sur : http://www.facebook.com/PCN.NCP.press.office#!/notes/pcn-ncp-parti-communautaire-national-europ%C3%A9en/-pcn-info-lhumanite-paris-rejoint-les-communistes-de-washington-qui-soutiennent-/514040495278551


4-2 Armes chimiques syriennes: un prétexte pour une intervention occidentale. 

En déclarant que le régime de Damas possède des armes chimiques, l'Occident cherche un prétexte pour une intervention armée en Syrie, estime le vice-premier ministre syrien chargé des questions économiques Qadri Jamil.
"Les pays occidentaux cherchent un prétexte pour s'ingérer dans les affaires intérieures de la Syrie. Si un prétexte ne convient pas, ils en trouveront un autre", a-t-il déclaré mardi lors d'une conférence de presse à RIA Novosti.
Le responsable syrien répondait ainsi à la question de savoir si Damas possédait des armes chimiques de fabrication russe.
Le président américain Barack Obama a indiqué lundi que toute utilisation d'armes chimiques ou biologiques en Syrie pourrait modifier la position de Washington concernant une intervention armée dans le conflit syrien.
Selon M. Jamil, depuis le premier veto opposé par la Russie et la Chine à un projet de résolution sur la Syrie, les pays occidentaux cherchent la moindre occasion de lancer une opération militaire en Syrie.
Le 23 juillet dernier, le porte-parole de la diplomatie syrienne Jihad Makdessi a fait savoir que Damas pourrait recourir aux armes chimiques en cas d'intervention militaire étrangère. Le diplomate a dans le même temps souligné que ces armes ne seraient jamais utilisées contre la population civile.
L'ingérence étrangère empêche le règlement de la situation en Syrie, a continué le vice-premier ministre syrien Qadri Jamil lors du même entretien avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.
"Nous avons beaucoup de difficultés. La première, c'est l'ingérence étrangère dans nos affaires qui empêche le règlement de la situation par les Syriens", a insisté M.Jamil.
Selon le vice-premier ministre syrien, Damas cherche à résoudre la situation actuelle: "le gouvernement travaille sous le slogan de la réconciliation nationale. Toutes les parties doivent apprendre à accepter un compromis".
D'autre part la mise en place d'un mécanisme de désarmement de l'opposition doit constituer le premier pas vers le règlement du conflit syrien, "Il est nécessaire d'élaborer un mécanisme de restitution des armes. Cette démarche permettra de stabiliser la situation et c'est sur cette base qu'on pourra résoudre les questions d'ordre politique", a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse au siège de RIA Novosti.
Une fois cette condition accomplie, il sera possible de passer au dialogue pour mettre en place une trêve nationale basée sur les intérêts de toutes les parties, a conclu le ministre.

 21/08/2012

http://fr.rian.ru/world/20120821/195745512.html

 


4-3 agoravox: Quand "normal" est synonyme de "traître".

On en apprend tous les jours. Le sens des mots changent.

Ainsi, jusqu’à présent, « normal » s’opposait à « fou » et Hollande à Sarkozy, le président agité, bourré de tics, fou des US et de libéralisme. Fou de vouloir livrer notre pays aux US et à Israël.

« Normal », cela pouvait signifier « sain », « réfléchi », « calme » et aussi Français d’une certaine façon.

Non.

Pour ceux qui auront entendu le discours prononcé par Hollande à l’occasion de la commémoration de la libération de Paris, il est clair que ce morceau de bravoure, qui n’est pas sans rappeler, par l’indignation qu’il ne peut manquer de soulever, le discours de Sarkozy à Dakar, est un acte de soumission à l’Empire. Oui, on sait bien qu’il est de ce camp-là, hélas chers amis socialistes, mais le voir clamé en public, d’une manière aussi nette, voilà qui est rude pour le peuple français. J’appelle « peuple français » les citoyens qui lisent et parlent français et utilisent ces deux qualités pour s’informer et savoir ce qui se trame dans la sphère d’un président « normal ».

Remarquez, quand le loup dit au chaperon rouge : « Viens petit chaperon rouge, je vais te donner des galettes » alors qu’il a l’intention de la bouffer, c’est dans le fond un loup « normal ».

Voici le lien de ce discours. Pris sur le site de l’Elysée qui n’est pas un site complotiste. Quoique…

http://www.elysee.fr/president/les-actualites/declarations/2012/discours-du-president-de-la-republique-a.13803.html

Et voici le passage dans lequel, Hollande compare les résistants français à l’armada des agités, payés par l’étranger, que nos medias propagandistes appellent la « résistance syrienne ».

Je pense en cet instant au peuple syrien, opprimé par un régime qui n'est plus animé que par la peur de disparaître. Ce régime disparaîtra parce que — et c'est la leçon que nous pouvons livrer au monde — quand la liberté est en marche, rien ni personne ne peut l'arrêter. La France a pris et prendra les initiatives nécessaires en soutien de la révolution syrienne, sur le plan politique, sur le plan diplomatique, sur le plan humanitaire pour aider au soulèvement.

Hollande nous prend-il pour des imbéciles ? Pour des ignorants ? Croit-il que nous ne connaissons pas l’Histoire ? Croit-il que nous ne savons pas que la France et le Royaume-Uni qui, en 1920, étaient, en principe les alliés du roi Fayçal, après la bataille de Maysaloun, l’envoyèrent en exil pour se partager le Moyen-Orient ? Croit-il que nous ne sommes pas capables de faire le rapprochement entre l’invasion de la Tchécoslovaquie, par le Troisième Reich, et celle de la Libye ? Croit-il que nous ne sommes pas capables de comprendre que celle de la Syrie serait semblable à celle de la Pologne qui déclencha la deuxième guerre mondiale ?

Ou M. Hollande, valet de l’Empire, ne connaît rien à l’Histoire. Est-ce cela être normal ? Etre ignorant ?

La stratégie de l’Empire est simple. Voyez-là pour ce qu’elle est. Ils avaient pour alliés toute une clique de despotes avec qui ils travaillaient, les Ben Ali, Kadhafi et tutti quanti mais comme ces bougres étaient devenus trop gourmands, dangereux par les secrets qu’ils détenaient, ils ont profité de l’agitation de peuples malheureux pour changer leur petit personnel. Et mettre au pouvoir des intégristes qui sont les kapos de l’Empire. Ca coûte moins cher que d’envoyer des armées comme en Irak. Ce sont les Arabes qui bâillonnent les Arabes. Bien pensé les stratèges zuniens. Et par-dessus le marché, en Europe, on fait naître la frousse du salafiste, de l’intégriste qui coupe des mains. On fait monter l’extrême-droite qui, comme son nom l’indique est extrêmement à droite, c’est à dire, sous des airs populistes, (« sous des airs » étant une formule de stratégie guerrière économe.), soutien du libéralisme et des droites américaines et israéliennes.

Quand le Qatar parle de donner de l’argent aux banlieues, est-ce pour leur donner aussi des armes ? Est-ce pour traiter la France comme la Tunisie, en faisant naître dans notre pays une scission violente entre communautés ? L’Empire aidera-t-il des intégristes sur notre territoire comme il le fait en Syrie ?

En ce qui concerne l’affaire Syrienne c’est une bataille contre la Russie et Poutine. L’affaire des PussyRiot s’inscrit dans le cadre. Ceux qui clament leur indignation devant le traitement infligé à ces filles feraient mieux de les voir brandir, d’une manière idiote, le drapeau de l’Optor, officine avouée de la CIA. La Russie et Poutine, dictateur, lui aussi sanglant, sont les derniers remparts contre le déferlement de l’Empire.

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/quand-normal-est-synonyme-de-121822


4-4 Le bruit de bottes américaine s’amplifie ...  

26/08/2012

 Les militaires américains planchent en urgence sur des plans d’intervention en Syrie le cas échéant pour sécuriser les armes chimiques du régime de Damas, ont indiqué responsables et experts à Washington.
Aucune action militaire ne paraît imminente selon ces responsables, mais le Pentagone imagine des scénarios tous plus dangereux les uns que les autres pour empêcher que, dans le chaos croissant de la «guerre civile» en Syrie, ces stocks ne tombent entre les mains d’extrémistes islamistes, ou d’ultras du régime prêts à tout. Le président Barack Obama avait averti lundi le régime de Bachar Al Assad: un recours aux armes chimiques ou même leur déplacement reviendrait à franchir une «ligne rouge» pour Washington, inquiet pour ses alliés dans la région, à commencer par Israël. «Jusqu’ici, je n’ai pas donné l’ordre d’intervenir militairement» en Syrie, mais «si nous commencions à voir des quantités d’armes chimiques déplacées ou utilisées, cela changerait mon calcul», avait souligné M.Obama. «C’est une hypothèse complètement nouvelle car on n’a encore jamais vu historiquement un pays doté d’armes de destruction massive (ADM) pris dans une guerre civile», note Charles Blair, de la Fédération des scientifiques américains (FAS). «En Irak, les armées de George W.Bush intervenues en 2003 pour saisir des ADM – qui en fait n’existaient plus – avaient échoué à capturer certaines armes conventionnelles sensibles» ajoute cet expert en prolifération d’armements et en terrorisme. D’après Charles Blair en effet, malgré les efforts de l’Agence Internationale de l’énergie atomique (AIEA), plusieurs tonnes du puissant explosif HMX ont disparu dans la nature et des pillages ont eu lieu sur le site nucléaire de Tuwaitha (Irak). Que cela serve de leçon dans un pays très complexe comme la Syrie, où il est difficile d’avoir du renseignement fiable!, déclare Charles Blair, en prédisant «bien de mauvaises surprises» en cas d’intervention. Le régime syrien a reconnu pour la première fois fin juillet posséder de telles armes chimiques et a menacé de les utiliser en cas d’intervention militaire occidentale, mais jamais contre sa population. Les rebelles ont accusé le gouvernement syrien d’avoir déplacé certaines de ces armes aux frontières. D’après les experts, ces stocks datent des années 1970 et sont les plus importants du Proche-Orient avec des centaines de tonnes. Il s’agit notamment de gaz sarin et autres gaz innervant et d’autres agents comme le gaz moutarde, dispersés sur une cinquantaine d’endroits, selon ces sources «Nous n’avons pas de visibilité parfaite de tous les sites d’armes chimiques syriens mais nous avons des moyens très efficaces de surveiller leurs stocks», assure un haut responsable américain sous couvert de l’anonymat. D’après lui, Damas garde à ce stade «un bon contrôle» de ces sites. La surveillance est d’abord assurée par des satellites espions américains. Le recours au renseignement humain est plus délicat en raison des désordres dus à l’insurrection. Mais, en cas d’intervention, «le réseau de transfuges du régime» serait essentiel pour protéger ces arsenaux, estime Melissa Dalton, un ancienne fonctionnaire du Pentagone travaillant pour le groupe de recherches Center for a New American Security. A priori, les Forces spéciales américaines joueraient une rôle déterminant. Mais il faudrait probablement des unités conventionnelles plus importantes pour sécuriser les sites, relève le haut responsable américain. Une action militaire de ce genre serait sans doute menée conjointement avec des alliés des Etats-Unis, comme Israël, des pays de l’Otan et des pays arabes, estime Melissa Dalton. Une crainte d’Israël serait de voir des armes chimiques transférées au mouvement chiite Hezbollah au Liban, mais, déclare encore cette experte, le Hezbollah «sait très bien qu’il ne pourrait pas utiliser de telles armes sans risquer des représailles massives» d’Israël. Enfin, d’après Mme Dalton, Washington fera pression sur les Israéliens pour qu’ils évitent, dans une telle hypothèse, d’agir «unilatéralement afin d’empêcher que ces armes ne tombent en de mauvaises mains» à leurs frontières.
http://www.algerie360.com/international/les-etats-unis-se-preparent-a-lintervenir-en-syriedes-scenarios-pour-controler-les-armes-chimiques/


4-5 Jean-Pierre Chevènement dénonce les "professionnels de l’ingérence" .

L’ancien ministre de la Défense Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur du MRC, a dénoncé le 15 août 2012 les "professionnels de l’ingérence" qui incitent la France "à intervenir militairement" en Syrie. - SC

16 août 2012

"La Syrie n’est ni la Tunisie ni l’Egypte. C’est un pays plongé dans une guerre civile inspirée et alimentée de l’extérieur", estime-t-il.

Selon l’ancien ministre de la Défense, "des professionnels de l’ingérence poussent aujourd’hui la France à intervenir militairement, fusse par la seule voie aérienne, en violation de la légalité internationale et au côté de pays dont les ambitions et les intérêts ne sont pas les nôtres".

"Le précédent libyen ne saurait être invoqué", déclare-t-il. La résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU de mars 2011 a, selon lui, "été interprétée au-delà de son objectif proclamé -la protection des civils-, jusqu’à un changement de régime dont l’une des conséquences a été la déstabilisation du Mali".

M. Chevènement rappelle que le président François Hollande "a plusieurs fois souligné que la France n’interviendrait pas en dehors d’un résolution du Conseil de sécurité des Nations-unies". "La politique de la France repose sur des principes et aucune campagne d’opinion ne doit l’en faire dévier", affirme-t-il.

Selon le sénateur du territoire de Belfort, "la politique de « changement de régime » a été pratiquée en Irak" par l’ancien président américain George Bush en 2003, mais "elle ne saurait aujourd’hui recevoir la caution de la France".

Dans le quotidien Le Monde, l’écrivain et essayiste Bernard-Henri Lévy, en pointe lors de l’intervention occidentale en Libye en 2011, a notamment lancé mardi un appel à une action militaire aérienne en Syrie

Dépêche AFP, mercredi 15 août 2012.
http://www.chevenement.fr/Syrie-Jean-Pierre-Chevenement-denonce-les-professionnels-de-l-ingerence_a1419.html


4-6 le vice-ministre russe des Affaires étrangères, GennadyGatilov.  : Les armes chimiques syriennes sont en sûreté 

Le gouvernement syrien a assuré Moscou de la sécurité de son stock d'armes chimiques, a indiqué vendredi le vice-ministre russe des Affaires étrangères, GennadyGatilov.
La Russie travaille avec les autorités syriennes et s'est vue "garantir" que l'arsenal chimique syrien était bien gardé et ne tomberait pas entre de mauvaises mains, a indiqué M. Gatilov lors d'une interview publiée sur le site du ministère.
"Les Syriens nous ont assuré qu'un contrôle strict était appliqué sur la sécurité de leurs armes chimiques, et qu'elles n'étaient pas menacées et ne couraient aucun risque pour le moment", a-t-il souligné.
"Il nous a également été garanti que les armes chimiques ne quitterait sous aucune circonstance leur emplacement actuel", a ajouté le diplomate russe.
La Russie continuera à travailler avec le gouvernement syrien sur la sécurité de son arsenal chimique, et appelle également d'autres partenaires étrangers à exercer leur influence potentielle sur l'opposition syrienne dans même but, a déclaré M. Gatilov.
Il a averti que "toute perte de contrôle de la situation déboucherait sur des complications graves tant pour la Syrie que pour la région dans son ensemble".
Le ministère syrien des Affaires étrangères a déclaré en juillet qu'il pourrait utiliser ses armes chimiques en cas d'agression étrangère. De telles armes chimiques ne seront cependant jamais utilisées dans le cadre du conflit civil actuel ni contre le peuple syrien, a expliqué le ministère.

MOSCOU, (Xinhua) –

24 août



4-7 L’Iran considère la sécurité de la Syrie comme la sienne.  

Le président de la commission parlementaire iranienne pour la politique étrangère, AlaeddineBoroujerdi,. a déclaré dimanche que son pays considérait la sécurité de la Syrie comme la sienne, a rapporté l’agence de presse iranienne, IRNA.
« Nous considérons la sécurité de la Syrie comme la nôtre », a déclaré M. Boroujerdi, à l’issue d’une rencontre à Damas avec le ministre des Affaires étrangères syrien, Walid Mouallem. « En conséquence, nous resterons aux côtés de nos frères syriens », a souligné le responsable iranien cité par Irna.
Pour sa part, M. Mouallem, a affirmé que Damas n’entamerait pas de négociations avec l’opposition tant que le pays n’aura pas été « purgé » des rebelles, selon l’agence IRNA. « Le projet de négociations entre le gouvernement syrien et l’opposition ne commencera qu’après que la Syrie sera purgée des groupes armés », a dit le ministre syrien à l’issue de la rencontre.
« La condition pour toute négociation politique (…) est que cessent les violences des groupes armés et qu’une déclaration soit faite pour exprimer l’opposition à toute intervention militaire étrangère en Syrie », a ajouté M.Mouallem.
La visite du responsable iranien, qui devait également rencontrer le président Bachar al-Assad et le vice-président Farouk al-Charaa, survient à quelques jours du sommet du mouvement des Non-Alignés (MNA) prévu à Téhéran les 30 et 31 août. Trente-six chefs d’Etat ou de gouvernement et une quarantaine de ministres ou hauts responsables sont attendus à la rencontre de Téhéran.

26/08/2012

 http://www.algerie1.com/flash-dactu/liran-considere-la-securite-de-la-syrie-comme-la-sienne/


4-8 Ahmadinejad : « Nous sommes tombés dans le piège de nos ennemis ».

Article placé le 16 août 2012, par Mecanopolis

Extrait du discours de Mahmoud Ahmadinejad, président de la République islamique d’Iran, devant la Conférence de l’OCI, à la Mecque.

« J’ai un amer constat à faire : malheureusement, nous, les Musulmans, nous sommes tombés dans le piège que nos ennemis nous ont tendus ! Nous entrons de plein pied dans une guerre totale, dévastatrice et vaine, une guerre à caractère fratricide, ethnique et tribale, qui pourrait durer des dizaines d’années. Malheureusement, certains pays jouent le jeu des ennemis. Ceux qui étaient arrivés au pouvoir, pour changer la politique hégémonique des Etats Unis envers notre région, ont tourné leur veste et ils veulent changer notre région, ils nous menacent de guerre. Je vous renvoie à l’Afghanistan, à l’Irak, la Libye, la Syrie, à Bahreïn, au Yémen… Dans ces pays qui tire sur qui ? Si nous acceptons que la justice et l’égalité sont le droit de tout un chacun, alors, nous allons accepter que nous sommes tous dans le même bateau, nos destins sont liés. Nous devons nous serrer les coudes, nous entre-aider, pour faire face à l’ennemi commun; nous devons faire front commun face à nos ennemis. L’OTAN rêve de s’emparer de notre région et nous, au lieu d’affronter ce danger, sur la foi de faux arguments, inventés ou imaginaires, ethniques ou tribaux, sommes devenus ennemis, sans savoir que ces hostilités gratuites offrent la meilleure occasion à nos vrais ennemis, pour nous envahir

Source : IRIB



5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Le général français Jean Fleury: «Nous sommes incapables d’affronter l'armée de l'air syrienne».

Le général Jean Fleury, ancien chef d’état-major de l’armée de l’air française, avoue la faiblesse de l’armée de l’air française face à celle de la Syrie

Mohamed El-Ghazi

Lundi 27 Août 2012

Le général Jean Fleury, ancien chef d’état-major de l’armée de l’air française, avoue la faiblesse de l’armée de l’air française face à celle de la Syrie, en révélant que celle-ci «totalise environ 500 avions de combat, soit deux fois plus que la France». Dans une analyse publiée dans le journal Le Monde, ce militaire chevronné a estimé qu’avant toute intervention en Syrie, il faut que l’aviation ait au préalable la «maîtrise du ciel». Mieux encore, il a assuré que la zone d'exclusion aérienne réclamée par d'autres pose le même problème car pour détruire les appareils de Damas en vol, il faut une maîtrise du ciel parfaite.
Il a expliqué que l’intervention de l’Otan en Libye «n’a pas été difficile, car la force aérienne libyenne était peu opérationnelle», et les moyens de défense terrestres ont été vite détruits. Pour la Syrie, a-t-il continué, «la chanson n'est pas la même. Son armée de l'air totalise environ 500 avions de combat, soit deux fois plus que la nôtre ; bien qu'une partie d'entre eux seulement soit moderne, leur nombre et la qualité d'un entraînement conduit en vue d'une guerre éventuelle avec Israël en font un adversaire sérieux», et d’affirmer : «Nous ne sommes pas de taille à l'affronter.» Il a rappelé, à cet effet, la tentative d'intrusion de l’avion de chasse turc, par laquelle les Turcs ont voulu tester la défense aérienne syrienne, et qui a été abattu immédiatement. «Pour venir à bout aujourd'hui de l'aviation de Bachar Al-Assad, il faudrait employer toute la machine de guerre américaine et utiliser les aéroports de Grèce et de Chypre, voire du Moyen-Orient.» Il a soutenu qu’en Libye, l’armée de l’air française a été placée au premier rang de la coalition, en conduisant le premier raid contre Benghazi. «Face à la Syrie, nous ne serions qu'une petite force d'appoint placée sous les ordres de Washington ; ce ne serait pas très glorieux», a-t-il admis.
L’expert s’est étonné qu’un tel point de vue n’ait pas été émis, mais il s’est vite repris en expliquant que «ce serait reconnaître la faiblesse de notre aviation militaire». «Il est impossible aujourd'hui aux pouvoirs publics de proclamer cette faiblesse : la conclusion serait immédiate, le budget de la défense deviendrait prioritaire, ce qui serait contradictoire avec les engagements du président de la République», a-t-il conclu.

http://algeriepatriotique.com/article/un-general-francais-nous-sommes-incapables-d-affronter-larmee-de-lair-syrienne



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

6-1 Syrie : La guerre secrète.

Dans l’indifférence générale, le 23 novembre 2011, Le Canard enchaîné révélait que des agents de la DGSE interféraient dans les évènements de Syrie afin de déstabiliser le régime de Bachar Al Assad.

Un mois plus tard, le député François Loncle interrogeait le gouvernement sur le rôle exact joué par le service action de la DGSE et le Commandement des opérations spéciales (COS) dépêchés en Turquie et au Liban. Mutisme du gouvernement et de la presse. [1]

Il faut donc attendre le 6 août dernier pour qu’un grand quotidien national confirme que le service action de la DGSE menait des opérations de formation et de soutien aux groupes terroristes au plan des transmissions et de l’artillerie (mortiers, missiles antichars et canons de 105 mm). [2]

Bien sûr, la DGSE n’est pas la seule à organiser la subversion contre la Syrie.

La CIA opère également dans le sud de la Turquie où elle est impliquée dans l’acheminement d’armes aux terroristes opérant en Syrie, armes financées par la Turquie, l'Arabie saoudite et le Qatar. [3]

Quant au BND - le service secret allemand - on vient d’apprendre qu’il usait d’une frégate-espion actuellement positionnée dans l’Est de la Méditerranée. [4]

Le matériel électromagnétique très perfectionné dont est doté le navire lui permet de détecter tous les mouvements des troupes sur le sol syrien. Les données ainsi recueillies sont transmises aux services américains et britanniques qui, eux-mêmes, les ventilent aux terroristes.

Les services britanniques procèdent à la même collecte et à la même diffusion de renseignements mais à partir d’une station implantée à Chypre.

Cette guerre secrète menée contre la Syrie, en plus de contrevenir aux lois internationales, est responsable de la prolongation du conflit et du bain de sang qui en résulte.

[1] François Loncle est député de l'Eure (PS) et membre de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.

[2] Le Parisien, 6/08/2012, Richard Labévière, http://www.leparisien.fr/crise-egypte/l-option-diplomatiq...

[3] Le Figaro, 21/06/2012, La CIA aiderait l'opposition syrienne depuis la Turquie, http://www.lefigaro.fr/international/2012/06/21/01003-201...

[4] Le Figaro, 22/08/2012, La navire espion Oker fait des vagues en Allemagne, http://www.lefigaro.fr/international/2012/08/22/01003-201...

http://lepetitblanquiste.hautetfort.com/archive/2012/08/24/syrie-les-services-speciaux-a-l-oeuvre.html

JPD


6-2 Mais quels principes guident Hollande en politique étrangère ?. 

François Hollande vient d'appeler « l'opposition syrienne à créer un gouvernement provisoire, inclusif et représentatif ». Et il se dit prêt à en reconnaître la légitimité.

Ces quelques mots soulèvent de nombreuses questions. D'abord, au nom de quoi un chef de gouvernement peut-il décider qu'un autre gouvernement est illégitime ? C'est contraire à toutes les règles internationales : ce sont les pays qui sont reconnus et non les gouvernements. Par exemple, lorsque le général de Gaulle reconnaît la République populaire de Chine en 1964, était-il devenu subitement marxiste-léniniste ? Eh bien, pas du tout ! Simplement, il y a vu une évidence : cette chine-là existait vraiment, et Taïwan n’était qu’un appendice US.

Imaginez un monde où l’on reconnaît non pas les pays, mais les gouvernements de ces pays. Á chaque changement de gouvernement, il faudrait redéfinir les relations diplomatiques ? L’instabilité deviendrait la règle.

La Syrie existe bel et bien. Elle a un gouvernement légitime, parce que constitué légalement selon les dispositions syriennes. Les choix sont du ressort exclusif des Syriens. Sils veulent changer de gouvernement, c’est leur affaire, et sils ne veulent pas, ce n’est toujours pas notre problème.

> Cela s’appelle la « non-ingérence », principe de base des relations internationales. La France l’exige pour elle-même, elle doit s’y tenir pour les autres.

> Mais plus encore, sur quels critères François Hollande va-t-il juger ce gouvernement « inclusif », c’est-à-dire ne laissant personne de côté ? Il va vérifier que les hommes de main des Turcs, du Qatar, de l’Arabie Saoudite, les services spéciaux français, anglais, étasuniens, et tutti quanti, ont bien la place qu’ils méritent ? Et pire encore, par quel miracle va-t-il s’assurer de la « représentativité » de cette chose qu’il attend ? En suçant son pouce ? Ce qui semble la méthode la plus scientifique, vu le contexte !

> Mais selon ces pseudo-principes, on se demande pourquoi il faudrait se limiter à la Syrie ? Le gouvernement de Bahreïn lui convient, comme celui du Qatar ? Et le prince Saoud, qui fait décapiter au sabre des condamnés selon une moyenne de deux par semaine, ça lui va ? Et rien à dire sur la Jordanie ? J’allais oublier, et Israël, tout baigne ? La colonisation de territoires occupés c’est super, pas vrai ! L’asphyxie de Gaza, ça c’est de la gouvernance, mon pote !
Ce trépignement n’est que ridicule. Mais imaginons la suite. Voilà que la mer s’écarte, et un « gouvernement provisoire » tout droit sorti des poches étasuniennes vient se présenter devant l’invocateur. Comment fait-il pour le conduire à Damas ? Il fait la guerre ?

> Un ancien chef d’état-major de l’armée de l’air, le général Fleury, fait benoîtement remarquer que ça va être dur. Parce que l’armée syrienne compterait deux fois plus dravions de combat (environ 500 selon cette source) que l’armée française, restrictions budgétaires obligent. Ce même général explique que, même si ces avions ne sont pas tous « modernes », ils sont servis par des pilotes entraînés, expérimentés et préparés à une confrontation avec Israël. De plus, puisque ce serait une agression en terre étrangère, il faut compter avec la défense anti-aérienne syrienne. François Hollande devrait se souvenir que les Turcs ont testé la défense anti-aérienne syrienne pour lui : leur avion a tenu environ deux minutes au-dessus des eaux territoriales avant d’être abattu : c’est-à-dire qu’il na même pas pu survoler le territoire syrien ! Il devrait aussi se tenir au courant de l’actualité : les Russes et les Chinois ont déjà dit qu’ils ne toléreraient aucune intervention militaire en Syrie. Et l’agence Russe RIA Novosti fait presque un papier par semaine sur le système de défense anti-aérienne S-400, qui est décrit comme performant. Il pense peut-être que la DCA syrienne se limite à des pétoires de bédouins ?

François Hollande, par cette déclaration stupide, ridiculise notre pays, et se range sottement dans le mauvais camp, celui qui est méchant et cupide, celui qui est sans avenir !

Résistance (http://www.resistance-politique.fr/article-mais-quels-princi...)

 


Boris Pavlichtchev :Les armes chimiques comme dernier argument
Jeudi 23 août 2012

Les experts russes appellent à ne pas prendre trop au sérieux la menace d’employer les armes chimiques brandie par la Syrie. Ce sujet a été remis à l’ordre du jour par Barack Obama qui a prévenu que Damas s’exposerait aux conséquences sérieuses en cas d’emploi d’armes chimiques et même de leurs déplacements menaçants.

C’est en juillet que Damas a fait une déclaration ronflante sur la possibilité d’emploi des armes chimiques. Le porte-parole du MAE syrien a émis, il est vrai, la réserve que cela se produirait seulement en cas d’une intervention militaire mais jamais contre la population pacifique. L’attaque chimique est peu probable comme le pense le rédacteur en chef de la revue Défense nationale Igor Korotchenko.

« La déclaration syrienne est adressée uniquement aux pays qui pourraient utiliser les évènement en Syrie comme prétexte à l’intervention armée. En ce qui concerne l’emploi des armes chimiques contre sa propre population, Damas se rend parfaitement compte que c’est absolument inadmissible ».

Le régime d’Assad est dans une situation critique et est donc en train de bluffer à plus d’un titre. D’un autre côté, les paroles d’Obama n’étaient visiblement pas destinées à Assad, fait ressortir le chercheur de l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationale Igor Khokhlov :

« Obama est engagé dans la course électorale et son objectif majeur consiste à se faire réélire. Ses déclarations agressives sont adressées non pas à la communauté internationale ou à Damas mais aux électeurs américains qui sont séduits par les prises de positions musclées de son concurrent Mitt Romney ».

Sur le fond de l’escalade du conflit syrien, les médias occidentaux font croire que la Russie, le partenaire de longue date de Damas, lui aurait livré en son temps des armes aussi conventionnelles que chimiques mais Moscou le démentit vigoureusement. La parole est au colonel Vladimir Mandytch, directeur adjoint du Service fédéral de conservation sécurisée et de destruction des stocks d’armes chimiques.

« Je ne peux pas dire que la Syrie dispose de stocks d’armes chimiques de fabrication russe parce ces armes n’on jamais quitté le territoire national. Mais cela remet à l’ordre du jour la nécessité d’un contrôle international des stocks d’armes chimiques. Leur emploi peut entraîner les conséquences très graves tant pour les participants du conflit que la population et l’environnement ».

Dans cette situation beaucoup dépend du bon sens de toutes les parties y compris de la mesure dans laquelle Damas serait tenté de recourir aux armes chimiques en qualité d’argument ultime. En son temps, il a signé sans la ratifier la convention de l’ONU sur l’interdiction des armes biologiques. Pourtant, de même que l’Angola, la Corée du Nord, la Somalie et l’Égypte, il a refusé de signer le document analogue sur l’interdiction des armes chimiques. Il a donc, au moins formellement, les mains déliées.

/L

© 2005-2012 La Voix de la Russie
Reçu pour publication

 

 

Source : La Voix de la Russie
http://french.ruvr.ru/...

 

 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



 

 

 

08/08/2012

Subject: n°31- Libye : Dossiers Analyse, Géopolitique et stratégie - A - 08-08 - : La Libye après l'intervention impérialiste.


Subject: n°31- Libye : Dossiers Analyse, Géopolitique et stratégie - A - 08-08 - : La Libye après l'intervention impérialiste.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Libye : Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie 

 

n°31 du 08-08

C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire

 

Mohamed Belaali : La Libye après l’intervention impérialiste.

Dans « l'impérialisme est l'ennemi des peuples : le cas de la Libye », nous avons écrit : « Profitant de la révolte du peuple libyen contre le régime de Kadhafi devenu despotique et anachronique, l’impérialisme américain et son caniche européen tentent par tous les moyens d’intervenir en Libye pour installer un régime qui servira leurs intérêts (…) Le peuple libyen serait alors privé de sa révolution, de sa richesse et connaîtrait une situation aussi tragique que celle que subit actuellement le peuple irakien ou afghan par exemple » (1).

 Aujourd'hui cette tragédie est de plus en plus évidente. Règlements de comptes, torture, violence ethnique, corruption généralisée, milices surarmées formées d'anciens « rebelles » se retournant les unes contre les autres, tribus réclamant leur autonomie, pouvoir central impuissant et compagnies pétrolières étrangères pompant allègrement le pétrole du peuple libyen, voilà à quoi ressemble la Libye après l'intervention impérialiste.

Du 27 juin au 1er juillet 2012, des affrontements entre tribus rivales ont fait 47 morts et plus d'une centaine de blessés dans le sud-est libyen

(2). Dans le sud-ouest et plus précisément dans les villes de Mizdah et Al-Chakika des combats entre les tribus de Zentan et d’Al-Machachiya ont fait 105 victimes et des centaines de blessés. En avril 2012, des groupes armés s'affrontaient près de Zouara à 80 km de Tripoli (3). Les différentes milices (plus de 100 rien qu'à Tripoli !) non contentes de s'entretuer, font régner une véritable terreur sur l'ensemble du territoire libyen. Leurs trafics notamment d'armes et d'alcool dégénèrent en règlements de comptes violents : « Chaque milice a son quartier et une véritable économie de la violence s’est mise en place. Il y a de l’alcool, des armes, des trafics des luttes d’influence. Tout cela dégénère très vite en règlements de comptes ; on a tous les ingrédients d’une guerre civile larvée... »disait Patrick Haimzadeh ancien diplomate français (4). Dans son dernier rapport sur la Libye, Amnesty International constate que « un an après le soulèvement, des milices au comportement "anarchique" commettent des violations massives ». Les milices de Misratah et de Zintan « ont ainsi chassé de chez eux tous les habitants de Tawargha, soit environ 30 000 personnes, et ont pillé et incendié leurs logements en représailles contre des crimes que des Tawarghas sont accusés d’avoir commis pendant le conflit. Des milliers de membres de la tribu des Mashashyas ont eux aussi été forcés à quitter leur village par des miliciens de Zintan » (5). Il ne s'agit là que de quelques exemples de ces crimes, de ces affrontements entre tribus, milices et autres seigneurs de guerre. Malgré cette « guerre de tous contre tous », la production de pétrole assurée par des compagnies étrangères, quant à elle, coule à flots. Elle a même retrouvé son niveau d'avant l'intervention impérialiste !

La violence, l'arbitraire et l'anarchie, au mauvais sens du terme, font partie intégrante du quotidien des libyens auxquels l'OTAN avait pourtant promis démocratie, liberté, respect des droits de l'Homme et tutti quanti. Non seulement le Conseil National de Transition (CNT) tolère ces crimes, mais il les encourage. Ainsi le 2 mai 2012, le CNT a voté une loi(loi 38) protégeant les responsables de ces exactions si elles ont pour but de « promouvoir ou protéger la révolution » (6).

L'intervention impérialiste a brisé également l'unité du peuple libyen. En mars 2012, la Cyrénaïque, un tiers du territoire, où se trouve l'essentiel des ressources pétrolières et gazières a proclamé son autonomie. Son Conseil intérimaire est dirigé par le prince Ahmed Al Zoubaïr al Senoussi petit neveu du roi Idriss Al Sanoussi.

A quelques jours des élections de l'assemblée constituante du 7 juillet 2012, des incidents violents se sont produits dans cette région de l'est libyen.

Le 1er juillet 2012, des hommes armés ont saccagé les bureaux de la commission électorale de Benghazi pour protester contre la répartition des sièges dans la future assemblée constituante qui devrait être élue le 7 juillet. Ils réclament pour la Cyrénaïque un nombre de sièges égal à celui des des deux autres régions, la Tripolitaine (ouest) et le Fezzane (sud). Le 5 juillet, c'est le dépôt contenant le matériel électoral qui a été incendié à Ajdabiya. Le 6 juillet, un fonctionnaire de la commission électorale a été abattu. Son hélicoptère, qui transportait des urnes, a été la cible des tirs d'armes légères (7). Le 7 juillet, un homme hostile aux élections a été tué dans un échange de tirs à Ajdabiya.

La Cyrénaïque comme d'ailleurs les Toubous (ethnie du sud d'origine africaine) appellent au boycott du scrutin du 7 juillet 2012.

Berbères, Toubous et autres Touaregs revendiquent, eux, leur spécificité culturelle et linguistique (8) et les tensions avec les tribus arabes dominantes se règlent souvent les armes à la main faisant plusieurs dizaines de morts. L'éclatement de la nation libyenne, construction récente et fragile, en entités plus ou moins indépendantes du pouvoir central et dominées par des tribus s'entretuant mutuellement est un risque réel, conséquence directe de l'intervention impérialiste.

L'autre conséquence directe de l'intervention militaire occidentale en Libye est le morcellement du Mali. Car si l'OTAN n'avait pas envahi la Libye et imposé un CNT à sa solde, jamais le Nord du Mali n'aurait pu être occupé par le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) et ses alliés islamistes. L'occupation de vastes territoires maliens est rendu possible grâce à la complicité des États-Unis, de la France et de leurs serviteurs locaux regroupés dans la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Les armes qui ont permis aux assaillants de s'emparer des deux tiers du territoire malien provenaient des arsenaux libyens. Le Qatar qui a participé à la guerre en Libye et qui finance avec l'Arabie Saoudite l'opposition syrienne, apporte son soutien financier, sous couvert d'aide humanitaire, aux mouvements armés qui agissent au nord du Mali. « Le gouvernement français sait qui soutient les terroristes. Il y a le Qatar par exemple qui envoie soi-disant des aides, des vivres tous les jours sur les aéroports de Gao, Tombouctou etc. » disait Sadou Diallo maire de Gao (9). Mais ce que le maire n'a pas compris, c'est que la France dont il demande l'intervention militaire, travaille main dans la main avec le Qatar sous la houlette des États-Unis qui, eux, agissent bien sûr à travers l'OTAN mais aussi à travers l'AFRICOM (Commandement militaire des États-Unis pour l'Afrique ). Ce commandement leur permet non seulement de contrer la présence chinoise en Afrique, mais aussi et surtout de s'approprier les immenses richesses minières et pétrolières du continent. C'est dans ce cadre général qu'il convient de situer l'intervention impérialiste en Libye et ses prolongements au Mali.

L'intervention impérialiste en Libye a fait des dizaines de milliers de victimes innocentes. Elle a détruit l'essentiel de l'infrastructure économique du pays. Elle a brisé l'unité de la nation libyenne. L'impérialisme américain et son supplétif européen ont imposé au peuple libyen par la violence un pouvoir sans légitimité aucune, mais qui leur est totalement soumis. Les bourgeoisies occidentales, à travers leurs compagnies, peuvent désormais pomper, tels des vampires, le pétrole libyen en toute quiétude. Mais ces rapaces sont insatiables. Leurs visées impérialistes portent maintenant sur le sous sol de tout le Sahel africain en exploitant les mécontentements des populations marginalisées par les régimes en place. La destruction de la Libye rappelle étrangement la destruction de l'ex-Yougoslavie, de l'Irak, de l'Afghanistan, de la Côte d'Ivoire et bien d'autres États encore. Aujourd'hui, l'impérialisme américain et européen avec l'aide de leurs alliés locaux (Arabie Saoudite, Qatar, Turquie etc.) sont en train de détruire la Syrie pour imposer, là encore, un pouvoir à leurs bottes. Toutes les nations qui n'ont pas les moyens militaires pour se défendre sont des cibles potentielles de l'impérialisme. Cette violence exercée sur des peuples sans défense est intimement liée aux fondements même du système capitaliste dont le seul et unique but est la maximisation du profit par tous les moyens. Rien n'arrêtera cette minorité d'exploiteurs d'exercer sur l'immense majorité d'exploités, à travers le monde, une répression et une cruauté sans limite pour atteindre leur objectif. La résistance et le combat pour la destruction du capitalisme doivent être planétaires.

Mohamed Belaali

http://www.belaali.com/

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(1) http://www.belaali.com/article-l-imperialisme-est-l-ennemi-des-peuples-le-cas-de-la-libye-68565735.html

(2) http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20120701101410/

(3)http://www.rfi.fr/afrique/20120404-libye-reprise-affrontements-entre-groupes-armes-zouara-ouest-tripoli

(4)http://www.bbc.co.uk/afrique/nos_emissions/2012/02/120215_invite.shtml

(5) http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Crises/Afrique-du-Nord-Moyen-Orient/Actualites/Libye-un-apres-le-soulevement-des-milices-commettent-des-violations-massives-4673

(6) http://allafrica.com/stories/201205110309.html

(7) http://www.humanite.fr/monde/libye-premieres-elections-sous-tension-500391

(8) http://www.irinnews.org/fr/Report/95542/LIBYE-Les-minorit%C3%A9s-libyennes-revendiquent-leurs-droits

(9) http://www.rtl.fr/actualites/culture-loisirs/international/article/sadou-diallo-maire-de-gao-au-mali-le-gouvernement-francais-sait-qui-soutient-les-terroristes-il-y-a-le-qatar-775034

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-libye-apres-l-intervention-120029



Derek Ford : L’intervention "humanitaire" a provoqué une catastrophe humanitaire.

Des milices armées, employées par le CNT pour combattre les partisans de Kadhafi, continuent de sillonner le pays, pillant les villages et se livrant à des assassinats, enlèvements et tortures.

"La situation des Droits humains est bien pire aujourd’hui que sous le Colonel Kadhafi" selon l’Observatoire Libyen des droits de l’homme

Neuf mois après le renversement par l’OTAN et les Etats-Unis de Mouammar Kadhafi en Libye, le pays est toujours la proie de la violence et du désordre, et les violations des droits humains y sont monnaie courante.

En fait, selon Nasser al-Hawary de l’Observatoire Libyen des droits de l’homme : "La situation des Droits humains est bien pire aujourd’hui que sous le Colonel Kadhafi." (Inter Press Service, 14 juillet). Cette déclaration est d’autant plus significative qu’elle provient d’un opposant politique de l’ancien gouvernement.

Le Conseil National de Transition, l’organe pro-impérialiste qui gouverne la Libye, s’est révélé incapable de faire respecter son autorité dans le pays. Des milices armées employées auparavant par le CNT pour combattre les supporters de Kadhafi continuent de parcourir le pays, pillant les villages et torturant, tuant et enlevant des gens sur leur passage.

Les Libyens à la peau noire et les immigrants africains sont les premières victimes de la terreur que les milices font régner. Les violences racistes ont été un élément central de la "révolution" libyenne qui s’est déclenchée le 17 février 2011.

Avant le soulèvement, la Libye accueillait environ 1 million de travailleurs immigrés. La propagande que les rebelles produisaient avec un talent particulier, a diaboliquement ciblé les immigrés noirs présentés comme des "mercenaires" du gouvernement Kadhafi de sorte que les Africains noirs ont été lynchés, torturés et emprisonnés parce qu’ils étaient noirs. Ce racisme dure toujours. En mars dernier, on a diffusé une vidéo qui montrait des Africains noirs détenus dans un zoo de Benghazi par des rebelles qui les torturaient et les forçaient à manger le drapeau de l’ancien pouvoir.

Le CNT retient encore en prison plus de 6000 personnes dans le pays. Dans le désert autour de Sabha, au sud-ouest de la Libye, plus de 1300 immigrés, la plupart d’Afrique sub-saharienne, sont détenus dans des prisons à ciel ouvert. Les détenus dorment à même le sol sans abri et sans matériel de couchage et l’eau et la nourriture manquent.

La situation des droits humains en Libye aujourd’hui n’est pas seulement pire que sous Kadhafi, comme dit al-Hawary ; c’est le jour et la nuit.

De fait, un rapport du 4 janvier 2011 du Conseil des droits humains de l’ONU de l’Assemblée Générale a donné une appréciation globalement positive de la situation des droits humains sous le gouvernement de la Jamahiriya et de Kadhafi. On lit dans la conclusion de ce rapport : "Plusieurs délégations ont aussi noté avec plaisir la détermination du pays à faire respecter les droits humains sur le terrain." La grande majorité des 46 délégations qui ont participé à l’étude ont félicité le gouvernement de la Jamahiriya de sa détermination à faire respecter les droits humains et de ses progrès dans ce domaine.

La répression politique dans la Libye "libre"

Les médias impérialistes ont applaudi les élections du 7 juillet comme le signe de la naissance d’un nouvel état démocratique. Ils n’ont quasiment pas signalé toutefois que, comme l’a reconnu lui-même le CNT, presque 40% des électeurs ont boycotté l’élection. De plus, les membres de l’ancien gouvernement qui n’avaient pas rallié le camp impérialiste n’ont pas été autorisés à se présenter aux élections. Et des dizaines de milliers* de Libyens ont été exclus des listes électorales à cause de leur soutien au gouvernement de la Jamahiriya.

Sans surprise, Mahmoud Elwarfally Jibril, l’ancien premier ministre du CNT, a été déclaré vainqueur.

Plus tôt dans l’année, le CNT avait mis en place une loi dite "loi de glorification" qui permettait de mettre en prison les gens qui disaient du bien du gouvernement de Kadhafi ou critiquaient le soulèvement contre Kadhafi. Bien que la loi ait été abrogée en juin, elle a toujours de l’effet. Les enseignants en Libye hésitent à parler de l’histoire des 42 dernières années de leur pays par crainte des représailles et il semblerait que des livres d’histoire aient été censurés en vertu de cette loi.

Ce qui se passe aujourd’hui en Libye est un autre exemple de la "liberté" et de la "démocratie" que les bombes de l’OTAN et des Etats-Unis procurent.

Derek Ford

Liberation News

Pour consulter l’original : http://www.pslweb.org/liberationnews/news/human-rights-disas...

Traduction : Dominique Muselet

URL de cet article 17277 

http://www.legrandsoir.info/libye-l-intervention-humanitaire-a-provoque-une-catastrophe-humanitaire-liberation-news.html

* cet article oublie de signaler que plus d'un million de Libyens (sur 5 millions !) se sont réfugiés dans les pays voisins et n'ont donc pu (l'auraient-ils voulu ???) voter, car le "gouvernement" CNT leur refuse désormais le statut de citoyen "Libyen" au titre qu'ils seraient de nationalité ..."kadhafiste".


 Dans un entretien accordé au journal français "Le Parisien", le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, évoque la situation, au Sahel, et ses répercussions sur la stabilité dans la sous-région.
Le ministre estime que «l'adoption, jeudi, à l'initiative de la France, de la résolution 2.056 du Conseil de sécurité de l'ONU, sur le Mali, est, déjà, un pas important qui en appelle d'autres».
Le ministre a estimé que le Sahel «risque d'apparaître, demain, comme un sanctuaire du terrorisme,, un nouvel Afghanistan, miné par l'islamisme, au cœur de l'Afrique. On a sous-estimé ,politiquement, la fragilité du Mali et les conséquences de la chute de Kadhafi, dont une partie des milices soutenant le régime sont passées au Mali». Le ministre français de la Défense a souhaité un engagement européen, au cas où l'option d'une intervention armée soit fixée pour le Nord du Mali.
«Il faut maintenant que l'Union africaine trouve les voies et les moyens de la mise en œuvre d'un tel dispositif qui sera soumis à une nouvelle résolution, mais ce n'est pas la vocation des forces françaises. Si cette initiative appelle un soutien d'autres acteurs, il serait souhaitable que celui-ci soit européen», dira Jean-Yves Le Drian, à propos de la résolution onusienne qu'il a citée. Les organisations terroristes, notamment, l'Aqmi et le Mujao, tirent profit d'importants lots d'armes libyennes volées de casernes de l'armée libyenne, au cours du conflit armé, qui a abouti à la chute de Mouammar el-Kadhafi.

09/07/2012
http://french.irib.ir/info/afrique2/item/199337-france-%C2%ABon-a-sous-estim%C3%A9-les-cons%C3%A9quences-de-la-chute-de-kadhafi%C2%BB

 


 
www Romandie: CH/Regain d'intérêt des entreprises suisses pour le marché libyen. …

 Même si les sanctions économiques ont cessé, le commerce entre la Libye et la Suisse peine à redémarrer. Les grandes sociétés estiment la situation politique encore trop incertaine. Toutefois, l'or noir libyen se déverse à nouveau en abondance en Suisse.

Les exportations helvétiques en Libye n'ont jamais été particulièrement importantes. Ce pays nord-africain achetait avant tout des machines et des produits pharmaceutiques.

En 2007, bien avant la crise diplomatique entre Tripoli et Berne, elles s'élevaient à 278,6 millions de francs, indiquent les statistiques de l'Administration fédérale des douanes. Cela correspondait à peine 0,14% des exportations suisses. L'an passé, ce taux était symptomatiquement encore plus faible: 0,04%.

La Suisse de son côté s'intéresse surtout au pétrole brut libyen. Avant la guerre civile de 2011, les importations d'or noir ont pu représenter de 0,86 à 1,68% des importations helvétiques selon les années. Elles ont reculé en 2009 suite à l'arrestation en été 2008 à Genève d'Hannibal Kadhafi, le fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Elles ont même chuté à 0,07% l'an passé.

TENSIONS APAISÉES

Aujourd'hui, les tensions entre les deux pays se sont apaisées. Une crise avait éclaté en juillet 2008 lorsque deux hommes d'affaires suisses -Max Göldi et Rachid Hamdani- avaient été emprisonnés en représailles peu après l'arrestation d'Hannibal Kadhafi.

Les deux Suisses ont été libérés après 53 jours mais avec l'interdiction de sortir du territoire libyen durant de nombreux mois. L'affaire a pris fin en été 2010.

Les sanctions économiques réciproques ont été levées depuis janvier et les importations de pétrole brut libyen ont retrouvé leur niveau d'avant la crise. Toutefois, environ 100 millions de francs d'avoirs libyens restent bloqués en Suisse.

"TRANSITION DÉMOCRATIQUE"

Les premières élections législatives libres après plus de 40 ans de dictature sous Mouammar Kadhafi se sont déroulées début juillet. Elles ont vu la victoire de l'Alliance des forces nationales (libérale) conduite par l'ancien Premier ministre du Conseil national de transition Mahmoud Jibril.

Maints pays occidentaux, dont la Suisse, ont salué le bon déroulement de ce scrutin. Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a évoqué "une étape importante" et appelé les Libyens "à poursuivre sur la voie de la transition démocratique".

SÉCURITÉ JURIDIQUE

"Il est maintenant important que le gouvernement soit constitué", souligne Stefan vonBelow, porte-parole du DFAE contacté par l'ats. "Ce nouveau gouvernement doit disposer de la légitimité pour prendre des décisions importantes dans le domaine commercial et économique."

Par ailleurs, la législation libyenne devrait être actualisée afin de contribuer au développement des activités commerciales et des investissements étrangers. La sécurité juridique est un facteur déterminant pour rendre la Libye à nouveau attrayante aux entreprises helvétiques, analyse M. vonBelow.

Pour l'instant, aucun investissement n'a été répertorié cette année provenant de sociétés suisses jusqu'à présent absentes du marché libyen. Cependant, cela pourrait changer. Le DFAE signale que plusieurs fois des entreprises ont consulté l'ambassadeur helvétique à Tripoli Michel Gottret pour d'éventuels projets.

INFRASTRUCTURES À DÉVELOPPER

L'Office suisse d'expansion commerciale (Osec) reste plus prudent. Aucune nouvelle demande d'information d'entreprises ne lui est parvenue cette année, indique à l'ats son porte-parole Patrick Djizmedjian. Elles doivent estimer qu'il y a encore trop d'incertitudes même si leurs responsables observent sans doute la situation de près.

"Lorsque la Libye sera stabilisée politiquement et socialement, ce pays deviendra certainement intéressant pour des investissements", avance M. Djizmedjian. "Il y a là-bas un besoin considérable de développer les infrastructures."

Les bureaux d'ingénieurs sont particulièrement demandés, mentionne Stefan vonBelow, porte-parole du DFAE. Outre les domaines traditionnellement demandés comme les produits pharmaceutiques et les instruments médicaux, les perspectives pour le secteur de l'énergie sont prometteuses.

http://www.romandie.com/news/n/CHRegain_d_interet_des_entreprises_suisses_pour_le_marche_libyen66300720120623.asp


 

Au jour le jour

Une attaque frappe le bâtiment de l'intelligence militaire de Benghazi.  

Une attaque à la bombe a endommagé le bâtiment de l'intelligence militaire de Benghazi, deuxième plus grande ville de Libye, tôt mercredi matin, a indiqué un responsable de la sécurité à Xinhua.
L'attaque n'a fait aucune victime, mais la surface de la structure de deux étages a été sérieusement endommagée dans l'explosion, selon le Lieutenant Colonel Khalid Hydar, officiel responsable de la sécurité de la ville. Plusieurs bâtiments environnants ont également été touchés.
L'identité des assaillants demeure inconnue, a-t-il mentionné.
Une vague de violence contre des installations de sécurité à Benghazi fait rage depuis le 20 juillet, début du Ramadan. Plusieurs attaques ciblaient des officiels de l'ancien régime de Kadhafi, a ajouté M. Hydar.
Lundi, des responsables de la sécurité ont démantelé une bombe à retardement dans un hôtel de luxe de Benghazi.
Le niveau de sécurité général s'est détérioré en Lybie, avec un nombre grandissant d'enlèvements, de pillages et autres formes de violence, tandis qu'une grande quantité d'armes réparties entre les mains des citoyens est devenue le plus grand défi relié à la sécurité.

01/08/2012

http://french.cri.cn/621/2012/08/01/483s290400.htm

L’armée libyenne confirme le survol de l’espace aérien de Benghazi par un drone - L’état-major général des armées libyennes a reconnu qu’un avion de surveillance sans pilote a survolé l’espace aérien de la ville de Benghazi au cours des deux derniers jours, pour mettre un terme à la rumeur et aux commentaires les plus invraisemblables sur cet événement.
L’armée a indiqué, dans un communiqué, que cette surveillance s’inscrit dans le cadre d’un accord signé après la libération entre la Libye et les pays amis,  pour le contrôle et la protection de l'espace aérien libyen. 
Le communiqué explique que le drone est entré l'espace aérien libyen, avec l’autorisation préalable des autorités compétentes et était sous la surveillance des forces de défense aérienne.
Le document précise que l'avion a survolé l’espace aérien à une altitude de 13 mille pieds, pour éviter que sa marque ou son pavillon ne soit perceptible

09/07/2012

http://www.afriquejet.com/un-drone-survol-lespace-aerien-de-benghazi-2012080542770.html


RIA Novosti : Le chef du Comité olympique national enlevé.

Le président du Comité olympique libyen Nabil Elalem a été enlevé par des inconnus dimanche à Tripoli, rapportent les médias occidentaux citant des collègues du responsable.
Selon les informations dont on dispose pour le moment, M.Elalem se déplaçait dans sa voiture avec un collaborateur quand deux véhicules transportant des hommes armés vêtus d'uniformes militaires se sont interposés.
"Ils ont dit qu'on avait besoin de lui et qu'il devait les suivre. Il ademandé à ces gens s'il pouvait prendre son ordinateur portable et son téléphone, et puis les deux voitures sont parties avec lui", a fait savoir le fonctionnaire du Comité olympique libyen Arafat Jwan.Ensuite, le porte-parole du Comité a annoncé aux journalistes que les ravisseurs avaient prétendu faire partie de l'armée.
Une révolte dirigée contre le régime de Mouammar Kadhafi a éclaté en Libye à la mi-février 2011. Le leader libyen a violemment réprimé les manifestations des opposants, qui ont ensuite dégénéré en guerre civile.
Les hostilités ont duré de février à octobre 2011 et se sont soldées par la victoire de l'opposition libyenne soutenue par l'Otan, dont l'organe directeur, le Conseil national de transition (CNT), a pris le pouvoir dans le pays. Le 20 octobre 2011, le colonel Kadhafi a été tué par des rebelles. Le conflit a fait des milliers de morts et causé un préjudice énorme à l'économie libyenne. En dépit de l'arrêt des hostilités, la situation dans le pays reste tendue, plusieurs groupes armés d'anciens rebelles se livrant à des activités illégales.

 

RIA Novosti

16 juillet -
http://fr.rian.ru/world/20120716/195365387.html



Sur le terrain - Des Canons ... pas du beurre

Abdeljalil révèle : "Le plan de libération de Tripoli a été préparé au Qatar"

Mustapha Abdeljalil, président du conseil national de transition libyen, a déclaré que le Qatar a dépensé plus de deux milliards de dollars pour la révolution de son pays, révélant pour la première fois que le plan de libération de la capitale Tripoli a été préparé dans cette monarchie pétrolière du Golfe.
Abdeljalil a minimisé de la portée de l’intervention qatarie en Libye, estimant qu’elle a été beaucoup amplifiée, rapporte le site du journal libyen quryna.
Le chef du CNT a ajouté en marge des séances culturelles ramadanesques organisées par la faculté des études islamiques dans la ville d’Al-Bayda, que le Qatar appuie les courants islamistes et sa vision penche vers la construction d’un système arabe fondé sur la Charia comme mode de gouvernance.
Il a encore dit qu’aucun Libyen n’est allé au Qatar, sans qu'il ne lui octroie une somme d’argent, certains l’ont livré à l’Etat, et d’autres l’ont gardé pour eux-mêmes.
"Je dis toujours que celui qui nie le rôle du Qatar est réellement un ingrat", a-t-il encore souligné.

 02/08/2012

http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/abdeljalil-revele-le-plan-de-liberation-de-tripoli-a-ete-prepare-au-qatar/id-menu-957.html




 

3  Politique des Usa

Almanar : William Burns en Libye pour parler de "coopération" en matière de sécurité.

Le secrétaire d'état adjoint américain William Burns a rencontré samedi des responsables libyens pour discuter de la « coopération bilatérale », notamment en matière de sécurité.

"Un avenir stable et prospère en Libye repose sur la réalisation de progrès en matière de sécurité, (c'est-à-dire sur) la capacité de la Libye à sécuriser ses frontières, à contrôler les armes et à empêcher tout groupe de saper les progrès accomplis à ce jour", a déclaré Burns après une rencontre avec le Premier ministre libyen Abdelrahim al-Kib.

"Il est vraiment dans l'intérêt de la Libye et des Etats-Unis de coopérer afin de répondre aux menaces contre la sécurité de la Libye", selon ses propres termes.

Les discussions ont également porté sur la coopération dans les domaines de la santé et l'éducation, selon Burns.

Aucun contrat n'a été signé, mais le responsable américain a déclaré que les Etats-Unis avait exprimé le souhait de coopérer avec les futurs dirigeants du pays, notamment dans le domaine militaire.

 Burns a qualifié par ailleurs les élections législatives du 7 juillet d'"étape décisive" dans l'instauration d'institutions démocratiques.

 Burns a également rencontré samedi des membres du Parti pour la justice et la construction (PJC), un parti issu des Frères musulmans, et des représentants de l'Alliance des forces nationales (AFN, libérale) qui semble bien partie pour remporter les élections dont les résultats partiels sont annoncés au compte-gouttes.

http://www1.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=21&frid=21&eid=71649



Les grandes manœuvres

french.ruvr : Résultats définitifs des élections en Libye  

En Libye, les résutlats définitifs des élections législatives ont été annoncés. La majorité a été remportée par l'Alliance des forces nationales (libérale) conduite par l'ex-premier ministre du Conseil national de transition Mahmoud Jibril : 39 sièges sur 80 réservés aux partis.

Le parti islamiste des Frères musulmans a obtenu 17 sièges.

120 sièges au parlement libyen, Congrès national général, seront attribués par scrutin uninominal.
Plus de 100 partis dont beaucoup avaient été organisés au cours des derniers mois avant le scrutin ont participé aux élections.

18/07/2012

french.ruvr.ru

 

 
Jean Shaoul et Chris Marsden :La véritable signification des élections libyennes.

Les élections en vue d'un nouveau Congrès national général en Libye sont une tentative visant à fournir une façade « démocratique » à un gouvernement autoritaire et non démocratique, servile envers les intérêts des grandes puissances occidentales, des entreprises et des banques.
Le Conseil national de transition (CNT), mis en place par l'OTAN, a tout fait pour que les candidatures ne soient réservées qu'à une couche relativement petite et approuvée par la Commission électorale.
Il semble que l'Alliance des forces nationales de Mahmoud Jibril ait obtenu le plus grand nombre de voix pour le nouveau Congrès de 200 sièges avec un taux de participation tout juste supérieur à 60 pour cent des 80 pour cent de Libyens inscrits sur les listes électorales. On ne saura comment ceci se reflètera réellement en nombre de sièges que lorsque les résultats seront officiellement annoncés. Jibril va essayer de former une coalition pour remplacer le CNT qui avait été mis en place par la sanglante offensive militaire impérialiste conduite par l'OTAN pour renverser le régime de Mouammar Kadhafi. Mais ce n'est sûr qu'il réussisse étant donné les divisions politiques profondes qui dévastent le pays.
Un concert d'hypocrisie officielle a salué l'élection, avec l'expression d'une satisfaction toute particulière devant la victoire du soi-disant « libéral » Jibril. Le président américain Barack Obama a salué « la première élection libre de Libye » comme étant « l'aube d'une ère nouvelle. »
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon a déclaré, « L'année dernière, des milliers de Libyens ont sacrifié leur vie ou souffert des blessures durables afin de gagner le droit du peuple libyen à bâtir un nouvel Etat sur la dignité humaine et l'Etat de droit, » comme si c'était maintenant devenu la réalité.
Les médias dociles ont applaudi les résultats et dissimulé leur portée réelle. « Les transitions démocratiques sont toujours longues et problématiques, » a écrit le New York Times. Néanmoins, «Cette élection est un pas énorme qui nous éloigne du cauchemar Kadhafi. »
Après avoir déclaré sans la moindre ironie que pour surmonter « les griefs de cette période » « il va falloir des leaders politiques éclairés, attachés à la tolérance, à l'Etat de droit et à la juste représentation de tous les Libyens, » le Times affirme que la proposition de Jibril de former une grande coalition est « un signe potentiellement encourageant d'intégration. »
Tous les reportages et commentaires de ce type, invariablement enveloppés dans des références au « Printemps arabe »ont pour objectif de dissimuler le fait que le changement de régime en Libye était la réponse politico-militaire des puissances américaines et européennes aux soulèvements révolutionnaires de la Tunisie et de l'Egypte, toutes deux voisines de la Libye.
Loin de rechercher la libération et la démocratie, les puissances de l'OTAN se sont engagées à installer un régime plus directement docile à leurs exigences. Leur but était soit de placer sous leur contrôle soit de réprimer activement tous les mouvements d'opposition à l'encontre des innombrables régimes corrompus de la région et de sauvegarder l'accès aux réserves de pétrole de la Libye, la plus importante d'Afrique, et de celles du reste du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord.
Il voulaient faire de la Méditerranée un lac contrôlé par l'OTAN, après avoir garanti un changement de régime en Syrie et au Liban, tandis que la Libye fournirait une tête de pont pour d'autres interventions à venir en Afrique. Jibril est l'incarnation même de cette politique. Formé aux USA, c'était un protégé de Saif al-Islam Kadhafi, fils du leader libyen. Il s'était recommandé aux puissances occidentales du fait de son rôle d'ancien dirigeant du Conseil national de développement économique, responsable de la privatisation des entreprises publiques, et du fait de son empressement à abandonner ses anciens alliés. Avec un cynisme sans limite, le quotidien britannique Guardian a même dit de Jibril qu'il a « l'avantage de l'expérience. »
Lorsque le CNT a formé un gouvernement d'intérim en mars dernier, au début de la guerre de l'OTAN contre la Libye, Jibril a été nommé à sa tête. Il a été installé au poste de premier ministre en août après une guerre qui a tué au moins 50 000 personnes et en a blessé tout autant. Les éléments constituant le CNT, à savoir des personnalités du régime de Kadhafi, des islamistes, des personnes travaillant pour la CIA et des leaders tribaux, constitueront encore une partie significative de tout nouveau régime.
La Libye est déchirée par des conflits ethniques, des confrontations tribales et des combats entre milices qui ont fait des centaines sinon des milliers de tués depuis la fin de l'intervention de l'OTAN. Il existe une réelle possibilité de voir le pays se désagréger.
Benghazi, centre de la production pétrolière de la Libye et soi-disant berceau de la révolution, a exigé l'autonomie de la Cyrénaïque et un contrôle plus grand sur la richesse pétrolière. Les élections ont été marquées par la violence et le gouvernement d'intérim a déployé entre 30 000 et 40 000 forces de sécurité. A Benghazi la production de pétrole a été stoppée pendant 48 heures et il y a eu de nombreuses attaques contre des officiels de l'élection pour protester contre la distribution des sièges au nouveau Congrès, qui est perçu comme accordant trop de pouvoir à Tripoli.
Une kyrielle de partis soi-disant de gauche, d'intellectuels et d'universitaires tel le professeur Juan Cole ont complètement soutenu le prétexte de la défense des droits de l'Homme avancé par les grandes puissances pour intervenir en Libye et ont ainsi donné leur appui à une guerre de conquête coloniale.
Il ne s'agit pas là de naïveté politique, mais d'un alignement déterminé et conscient derrière l'impérialisme. Ils ont soutenu l'OTAN du fait d'un objectif partagé consistant à empêcher le développement d'un mouvement révolutionnaire authentiquement prolétarien au Moyen-Orient, possibilité qu'ils ont décrite, avec un mépris non dissimulé, comme un rêve impossible. Au vu de preuves irréfutables que le mouvement de Benghazi avait été co-opté par l'impérialisme américain depuis le début, ces éléments petits-bourgeois se sont manifestés en faveur d'un mouvement bourgeois favorable au capitalisme, le CNT, dont la victoire, du fait d'une guerre rapide de l'OTAN, subordonnerait inévitablement davantage la région aux dictats des grandes puissances et des grandes entreprises.
Cole s'est surpassé dans ses apologies post-électorales, disant que les reportages des médias étaient « teintés par ce qui est de mon point de vue une combinaison d'un pessimisme et d'un sensationnalisme extrêmes. » L' « élection s'est très, très bien passée, » a-t-il insisté, parce que « parmi cette génération de Libyens, la démocratie est vraiment très populaire. »
Aujourd'hui ces couches utilisent les mêmes justifications politiques par rapport à l'opposition syrienne pour soutenir la campagne en cours en faveur d'un changement de régime ayant pour but d'isoler l'Iran, d'évincer de la région la Russie et la Chine et d'établir l'hégémonie de Washington.
La leçon cruciale à tirer de la Libye est qu'on ne peut se permettre de céder la tâche du renouveau démocratique et social à une quelconque faction de la bourgeoisie régionale. Le faire revient à désarmer la classe ouvrière et les classes opprimées et permet aux impérialistes de dicter les événements au moyen de forces qui agissent inévitablement comme leurs intermédiaires locaux.
C'est à la classe ouvrière elle-même qu'il revient de renverser les régimes corrompus de la région et de les remplacer par des gouvernements socialistes, anti-impérialistes et authentiquement démocratiques, dirigés par la classe ouvrière elle-même au sein des Etats socialistes unis du Moyen-Orient.
Les travailleurs des Etats-Unis, d'Europe et du reste du monde doivent voir dans la Libye l'augure sanglante des conséquences désastreuses de la nouvelle tentative des puissances impérialistes à prendre le contrôle du monde et de ses ressources et marchés stratégiques. Un nouveau mouvement contre la guerre est nécessaire, qui soit fermement ancré dans la classe ouvrière et parmi les jeunes et qui soit libéré de l'influence politique des partisans petits-bourgeois de la guerre humanitaire, afin de remettre en cause et de s'opposer aux desseins prédateurs de leurs élites dirigeantes sur le Moyen-Orient et l'Afrique.

Jean Shaoul et Chris Marsden

Jeudi 12 Juillet 2012 

WSWS

 


Des Canons ... pas du beurre

"Pougala :ILS CROYAIENT QU'EN TUANT LE GUIDE LIBYEN ILS METTAIENT L'AFRIQUE A GENOUX. ERREUR !!!
C'est depuis la mort du Guide Libyen que les Européens se frottent les mains, tous contents d'avoir stopper les projets phares de la fédération africaine. Ce qu'ils ne savent pas, c'est que nous sommes déjà passés au plan B. Et rien n'arrêtera l'Afrique dans son douloureux chemin vers la liberté. L'Algérie avait à peine refusé de
prêter au FMI pour aider l'Union Européen. La même semaine, elle
annule la dette de 10 pays africains. Il n'y a que les sourds qui ne veulent pas entendre.

Le message est clair : c'est fini quand on venait donner l'os aux africains pour ronger et on en repartait avec la patente des généreux et des plus bons de la terre. Maintenant, la bonté a changé de camp.
L’Algérie annule la dette de 10 pays africains,
- sans avoir besoin de vouloir changer les hommes qui sont au pouvoir dans ces pays,

- sans avoir besoin de vouloir installer des Algériens
à la tête des entreprises étatiques de ces pays,
- sans vouloir obliger ces pays à recruter des entraineurs algériens
pour les équipes de football de ces pays,
- sans avoir besoin de déferler sur ces pays ses chômeurs rebaptisés
en ONG des thèmes les plus bidons etc... suivez mon regard.
Les médias-mensonge vont qualifier cela de colonisation algérienne de l'Afrique, mais je préfère de loin une colonisation qui viendrait d'un autre pays africain, car lorsque la Californie ou le Massachusetts investit dans le Mississippi ou dans l'Arkansas, personne ne parle de colonisation. et dans tous les cas, préparez-vous à recevoir Hillary Clinton dans les prochains mois, comme pour la Chine, faire le tour d'Afrique pour vous expliquer de comment l'Algérie est dangereuse et qu'il faut s'en méfier. Le ridicule vient du fait qu'il n'y a plus en Afrique même les enfants de la maternelle pour croire à de telles légendes.
JPP 8/8/2012



Les institutions

Human Rights Watch

Mahmud Turkia : Des milliers de personnes toujours aux mains des milices

Human Rights Watch a lancé un appel aux autorités libyennes à prendre des mesures pour prendre sous leurs responsabilités les quelque 5000 personnes détenues arbitrairement par des groupes armés.  

Un appel à l'aide pour la Libye. Human Rights Watch (HRW) a appelé ce samedi les autorités libyennes à prendre les mesures nécessaires pour prendre sous leurs responsabilités les milliers de personnes encore détenues par des milices.  

Le Conseil national de transition (CNT, au pouvoir) "n'est pas parvenu à reprendre sous sa responsabilité les quelque 5000 personnes détenues arbitrairement par des groupes armés et dont certaines font l'objet de tortures sévères après l'expiration du délai" en ce sens, indique HRW dans un communiqué. 

L'ONG basée à New York se réfère à une loi adoptée en mai qui stipule que les ministères de l'Intérieur et de la Défense doivent, d'ici le 12 juillet, "transférer tous les partisans de l'ancien régime devant la justice si leur culpabilité est prouvée". 

"Ces détenus (aux mains d'anciens rebelles) ainsi que 4000 autres dans des prisons sous le contrôle de l'Etat doivent tous avoir la garantie que leur droit soit respecté", ajoute le communiqué. 

La plupart des détenus sont des membres des forces de sécurité du régime déchu du colonel Mouammar kadhafi, d'anciens responsables gouvernementaux, des présumés mercenaires étrangers ou des migrants sub-sahariens, selon HRW. 

Les nouvelles autorités libyennes ont montré "peu de volonté politique" pour s'atteler au phénomène des groupes armés qui avaient combattu les forces de Mouammar Kadhafi, regrette HRW. 

Les milices font la loi

L'armée et la police n'étant toujours pas entièrement opérationnelles en Libye, ces milices en profitent souvent pour faire la loi dans le pays depuis la chute du régime de Kadhafi en octobre 2011. 

L'ONU s'était inquiétée en mai que de milliers de personnes demeuraient emprisonnées en Libye, dont certaines dans des centres de détention secrets, et que la torture continuait d'y être pratiquée. 

"Toute détention en dehors de la loi, y compris celle opérée par des miliciens, doit être considérée comme un acte criminel", affirme HRW, pressant le Congrès national général, qui doit émaner des récentes élections législatives, de mettre fin à ces pratiques et d'établir un réel système judiciaire. 

Mahmud Turkia

LEXPRESS.fr, 

14/07

/afp.com/Mahmud Turkia



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

VIDEO BHL : Un Sayan en Libye, en Syrie, et ailleurs..
http://www.youtube.com/watch?v=DNgwNgAqoho&feature=share 

 


6 Les brèves.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

AP : Le fils de Kadhafi veut être jugé à La Haye.  

Le fils du président  libyen exécuté  Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, veut être jugé par la Cour pénale internationale (CPI) et non en Libye.

La déclaration que ses avocats ont remise à la Cour de La Haye dit que pour Seif al-Islam le procès en Libye signifiera la mort.

Précédemment l'avocat de la CPI Melinda Taylor a déclaré que la Libye ne pouvait pas garantir un procès équitable et impartial au fils de Kadhafi.

Seif al-Islam est accusé de ‘meurtres’ et de ‘violation des Droits de l'Homme’. Il a été arrêté en novembre dernier lors de sa tentative de franchir la frontière du Niger.
Il est actuellement emprisonné à Zenten, dans l'ouest de la Libye.

01/08/2012

AP - ml

 


 


7  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

LIBYE : ELECTIONS, TORTURES ET BUSINESS

Au lendemain des élections législatives en Libye, les grands médias occidentaux soucieux de cautionner le nouveau régime politique imposé par l'OTAN ont annoncé la victoire des libéraux de l'Alliance des forces nationales, sous la houlette de Mahmoud Jibril, face aux Frères Musulmans du Parti pour la justice et le développement de Mohamed Sawan dans les grandes villes, et l'échec des autonomistes de Benghazi, mécontents de la répartition des sièges à l'assemblée constituante à faire échouer la tenue du scrutin (ils avaient détruit le bureau de la commission électorale à Adjdabia et ordonné la fermeture des entreprises de raffinage de pétrole de Syrte).

Les Frères musulmans paieraient ainsi le prix de leur proximité avec Seif-el-Islam Kadhafi (actuellement détenu à Zeitan) après qu'il eût fait libérer 150 d'entre eux en 2003 (ils avaient boycotté la conférence de l'opposition à Londres en 2005 appelant au renversement du régime) ainsi que leurs liens trop visibles avec le Qatar. Toutefois l'avance de Jibril, candidat des Occidentaux, président du Conseil national de transition et ancien patron des réformes économiques sous Kadhafi, est toute relative. En outre 80 des 200 sièges de l'assemblée constituante seulement sont  attribués aux partis politiques, les autres des "indépendants". Ce montage a été suggéré par les "spin doctors" américains logés à l'hôtel Rixos en vue de marginaliser les Frères musulmans et les salafistes comme Abdelhakim Belhadj, et devrait conduire de toute façon à un gouvernement d'union nationale entre islamistes et libéraux en vue de l'élaboration d'une constitution qui débouchera seulement en 2013 sur l'élection d'une assemblée législative définitive.

 

Important : Ce que les médias occidentaux oublient de dire, c'est que, comme en Irak en 2004, ou en Haïti sous l'occupation de l'ONU, les élections sous le nouveau régime ne sont pas démocratiques puisque tous les courants d'expression ne sont pas libres de concourir au scrutin (notamment les partisans de l'ancien régime) et que le règne des milices compromet la liberté d'expression et de pensée.

Début juillet Amnesty International a publié un rapport d'enquête sur des faits des mois de mai et juin dernier intitulé « Libya: rule of law or rule of militias ? » (Libye règne de la loi ou règne des milices ?).

Le rapport cite notamment le cas de Hasna Shaeeb (Chahib, en retranscription française), une femme de 31 ans, enlevée à son domicile de Tripoli en octobre dernier par des hommes en tenue militaire et transférée à l'ancien Bureau du fonds de dotation islamique dans la capitale. Elle a été accusée d'avoir été une loyaliste pro-Kadhafi et un sniper. On l'a faite s'asseoir sur une chaise avec ses mains menottées dans le dos et elle a reçu des décharges électriques à sa jambe droite, aux parties intimes et la tête. Les gardes a menacé d'introduire sa mère dans la cellule et de la violer, et ont versé de l'urine sur elle.

Après qu'elle a été libérée de sa chaise, ses tortionnaires n'ont pas pu ouvrir ses menottes avec une clé, et ont donc tiré dessus avec un pistolet, des débris de balle se sont incrustés dans sa chair. Libérée après trois jours, Mme Shaeeb a fait constater par un médecin ses blessures et s'est plainte aux autorités. Celles-ci n'ont rien fait, mais Mme Shaeeb a reçu un appel téléphonique menaçant du milicien qui l'avait arrêtée et la façade de sa maison a été mitraillée.

Ce qui fait la singularité de l'histoire de Mme Shaeeb, c'est seulement le fait qu'elle a déposé une plainte officielle, beaucoup d'autres ont trop peur de le faire.  Le gouvernement estime qu'il détient 3 000 détenus dans ses prisons et les milices 4 000 autres. Les tortures à mort sont fréquentes.

Bien loin des préoccupations d'Amnesty international, les milieux d'affaire internationaux eux sont satisfaits de la transition politique actuelle en Libye.  Ainsi Mario Zotelle,  directeur de la Joint Libyan Construction Company (JLCC), un consortium de sociétés dépendant de Asamer Holdings (basée en Autriche) intervenait à Doubaï le 27 juin à l'invitation de la chambre de commerce et d'industrie de ce pays la semaine dernière dans le cadre d'une conférence "Forum sur le développement à venir de la Libye 2012 : infrastructure et reconstruction" devant les 150 représentants de 60 compagnies d'Europe, des pays du Golfe et d'Afrique. « Nous fondons des attentes importantes sur ces élections, a-t-il déclaré, et sur le nouveau climat politique qui devrait fonctionner pour créer un cadre institutionnel et commercial plus fort ». « La  Libye a besoin de réforme de l'éducation, a-t-il ajouté, afin de répondre à la demande pour les professionnels.Il faut également une réforme du secteur bancaire et la sécurité garantie dans tout le pays. Les transport et la fourniture d'électricité et de gaz doivent être améliorés. Mais le potentiel pour les entreprises et la participation de l'investissement dans la reconstruction de la Libye est important. »

Asamer possède et gère trois cimenteries en Libye. Pendant la "révolution", Asamer a soutenu ses travailleurs et les insurgés de Benghazi, la livraison de l'aide humanitaire. La compagnie a payé 2011 salaires à ses travailleurs malgré l'arrêt de la production pendant la crise.

Asamer a investi plus de 100 millions dans les usines afin d'accroître l'efficacité énergétique, production, qualité et les normes du travail et d'installer un système de protection de l'environnement.

La conférence de Doubaï était introduite par Charles Gurdon, directeur de l'agence anglaise de consulting Menas qui avait entre autre fait du lobbying pour le Conseil national de transition dans le New York Times en août 2011. Charles Gurdon sera aussi présent les 6-8 novembre 2012 au sommet du pétrole et du gaz de Vienne aux côtés des responsables de Total, de Repsol, de Haliburton etc, soit des représentants de 27 pays (notamment 30 % des compagnies pétrolières nationales du monde). Une conférence qu'il sera sans doute intéressant de suivre pour comprendre les stratégies pétrolières internationales dans la région...

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-libye-electi...

 


8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

8-1 L’imposture libyenne
6 août Rabeh Sebaa - Le Quotidien d’Oran « Et je savais pour quoi désormais le décor était planté. » Julien Gracq, Le rivage des Syrtes
Jusqu’à la mise à prix de la tête du fugitif en dollars, et non en monnaie locale, et la photo du même fugitif frappée d’un wanted diagonal, tous les ingrédients d’un feuilleton yankee sont réunis. Le reste de la série qui se déroule en permanence, en Iraq, en Afghanistan, au Pakistan et bientôt en Syrie est déjà devenu d’une saisissante banalité. Mais le cas libyen permet d’observer, de façon frappante, et effrontément cynique, la voracité empressée des puissances occidentales, en l’occurrence les Etats-Unis et l’Union Européenne, à l’endroit des territoires à conquérir, aux fins d’une mainmise sur leurs ressources stratégiques. Cette voracité non déguisée, baptisée par l’euphémisme burlesque de printemps arabe, et curieusement relayé par l’ensemble des médias de la « bien pensance », a eu pour théâtre originel la Tunisie, l’Egypte puis le Yémen et ensuite la Libye et la Syrie, devient ouvertement insatiable. Elle compte bien s’étendre à d’autres pays dont le travail de fragilisation ou de déstabilisation à déjà commencé. Et tous les prétextes sont bons pour déclencher la sale besogne. C’est dans ce but, et seulement dans ce but, que les États-Unis et l’Union européenne introduisirent, soudainement dans leur vocabulaire idéologique la nouvelle panacée, comme variante droithommienne : la sacro-sainte Protection des Populations Civiles (PPC). Une protection à coups de bombes, dont ces mêmes populations sont, tout naturellement, les premières victimes. Etrange conception de la protection.
L’agression brutale contre la Libye, s’est basée, comme on le sait, sur une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, ou siègent les membres de l’OTAN, résolus, avant même l’adoption de la résolution, à bombarder les cibles définies par eux et/ou par leur services présents sur le sol libyen. Services ayant pour mission « d’encadrer efficacement » les insurgés, reconnus comme étant non expérimentés. Comme le souligne Eric Dénécé, directeur du Centre français de Recherche sur le Renseignement. « Les insurgés étaient totalement incapables de faire quoi que ce soit militairement. L’instruction et l’encadrement des insurgés aussi bien à l’Est qu’à l’Ouest les a amenés à être un peu moins mauvais en matière militaire. » Citant, un conseiller à la Défense français, assurant, déjà en avril, au Nouvel Observateur : « Il ne faut pas se leurrer, le but est quand même de professionnaliser les combattants libyens pour qu’ils puissent conquérir du terrain et certaines villes. Et pour cela il faut les aider sur les armements et sur des planifications opérationnelles pour leur apprendre à mieux résister.
Enfin, « Je peux vous dire, selon mes sources, qu’il y avait déjà en Libye, avant le déclenchement des frappes aériennes, des agents infiltrés français, britanniques, américains, égyptiens, émiratis et italiens », assure encore Eric Dénécé.
De quelle victoire, alors, ces insurgés préfabriqués, qui se transformèrent, en quelques jours et par les miracles d’un glissement sémantique, en rebelles puis subitement en révolutionnaires, peuvent-il se targuer ? Et quel type de « révolutionnaires » sont-ils ? Il y a quelque amusement, d’ailleurs, à se demander depuis quand les USA et l’UE sont-ils aux petits soins avec les révolutionnaires ? Ces révolutionnaires tant glorifiés dans les pays arabes et si détestés en Amérique latine… Loin de tout idéal révolutionnaire, et en toute constance, les États-Unis et l’UE n’entretiennent, de toute évidence, que des rapports d’intérêts et de domination avec l’ensemble des pays arabes voire de la planète. Quand ils prétendent y faire autre chose, ils mentent effrontément. Et c’est ainsi que les « bombes humanitaires » larguées, de façon diluvienne sur des quartiers civils de Libye, PPC oblige, n’avaient d’autre objectif, contrairement aux mensonges de l’Otan et des USA, que de faciliter l’avancée des « révolutionnaires » de pacotille, vers le but ultime, Tripoli, symbole du pouvoir à éradiquer. Pouvoir, faut-il le souligner, détenu par un psychopathe délirant, durant quatre décennies et dont la disparation est, bien entendu plus que bienvenue. Mais cette disparition, souhaitée par toute personne sensée, ne doit pas voiler la vérité. Encore