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11/09/2012

n°97 - Dossier d'Iran - du 17-07- au 11 - 09 - i : Le sommet du MNA s'achève sur un appel à la paix dans le monde


n°97 -   Dossier d'Iran - du 17-07- au 11 - 09  -  i  : Le sommet du MNA s'achève sur un appel à la paix dans le monde 


Dossier d'Iran   n°97-

 C.De Broeder& M.Lemaire



 Le "dossierd'Iran" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm 

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ ) colonne de gauche.

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Tiré à Part

Le Parisien : "Israël se prépare à une guerre"

. Les frontières, notamment avec le Liban, sont sous haute surveillance. | (AFP/MAHMOUD ZAYAT.)

«Le front israélien est préparé comme il ne l’a jamais été. » Les mots prononcés hier par l’ancien ministre de la Défense passive d’Israël, MatanVilnaï, sonnent comme si l’Etat hébreu était à la veille d’une guerre inéluctable contre l’Iran. Dans un entretien au quotidien « Maariv », Vilnaï se fait plus précis : l’offensive d’Israël s’étalerait sur un mois et coûterait la vie à environ 500 personnes.
Elle aurait lieu, toujours selon l’ex-ministre, sur plusieurs fronts, de l’Iran (par des frappes aériennes) à la bande de Gaza (où se trouve le Hamas) en passant par le Liban (d’où partiraient les ripostes du Hezbollah). Ce scénario, qui inspire beaucoup de craintes aux Israéliens et fait frémir le reste du monde, n’est pas fantaisiste. Selon la presse israélienne, le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, aurait l’intention d’attaquer les sites nucléaires iraniens (qui menacent Israël) d’ici au mois de novembre, c’est-à-dire avant l’élection présidentielle américaine.

Des SMS comme moyen d’alerte
Au vu du délai, très court, le
gouvernement s’active. Et prend soin, tout d’abord, d’acclimater l’opinion à l’éventualité d’un conflit en la rassurant sur le degré de préparation militaire (batteries antimissiles, stocks de munitions) et civile (le nombre d’abris disponibles) du pays. Hier, MatanVilnaï a ainsi précisé qu’il y avait assez de kits antichimiques et bactériologiques pour plus de la moitié de la population israélienne. Plus inédit, l’armée testera aujourd’hui à l’échelle nationale un système d’alerte qui envoie des messages en cas d’attaques de missiles. Des SMS en hébreu, en arabe, en anglais et en russe seront envoyés sur les téléphones portables des habitants de tout le pays. « Je peux l’assurer avec la plus grande autorité : aujourd’hui, chacun sait exactement ce qu’il doit faire », a poursuivi l’ancien ministre.

L’Iran, de son côté, a indiqué mardi ne pas croire à une attaque « stupide » israélienne contre ses installations nucléaires. Et continue à assurer que celles-ci n’ont en rien des visées militaires, comme le craint l’Etat hébreu.

Deux explosions ont été entendues, hier soir, par les habitants d’Eilat, une station balnéaire israélienne située près de la frontière égyptienne. Deux roquettes tirées à partir du Sinaï égyptien avaient explosé début avril à Eilat sans faire de blessé.

 

: Apocalypse now!
>
>En Israël les tueurs piaffent... et se dévoilent enfin !
>Liquider les trente métropoles du moyen orient en cas d'attaque d'israël:
> en disparaissant, les israéliens espèrent réduire en cendres tout le Moyen Orient.
> Ce qui est "poétiquement" appelé l'opération "Samson"!
> On est "prévenu"!

Iran: ça ne fait « guerre » de doute !
L’existence d’Israël n’est pas davantage menacée en cas de conflit avec l’Iran et ses alliés…

Nombreux sont les israéliens, juifs à travers le monde ou amis et soutiens non-juifs d’Israël qui craignent l’apparition d’un conflit violent notamment avec l’Iran et le Hezbollah dont les milliers de missiles sont pointés vers Israël. Il est utile de rappeler que la dissuasion a toujours été une caractéristique essentielle de la puissance militaire israélienne.
Par conséquent, en dehors de la stratégie qui sera adoptée par Tsahal en cas d’un éventuel conflit, peu de gens ont connaissance de ce qu’on appelle « l’option Samson » qui est à la base même des capacités dissuasives d’Israël si son existence se trouvait un jour menacée.
L’option Samson tire son nom du personnage biblique qui a pris la décision de faire s’écrouler les colonnes du temple philistin -quitte à mettre sa propre vie en péril- afin d’entrainer la chute de l’édifice qui provoquera également l’anéantissement de ses ennemis.
Ainsi, seul l’objectif général de cette option militaire est connu : si l’État Israël risque de tomber, il entrainera l’ensemble de ses ennemis avec lui. Les cibles précises sont susceptibles d’évoluer avec le temps et font bien évidemment mystère.
> Cependant, certaines informations font état d’une volonté de viser -au minimum- les 20 ou 30 plus grandes villes du Moyen-Orient. Mais les effets d’une bombe nucléaire ne se limitant pas aux frontières d’une ville et de ses banlieues, c’est bien tout le monde arabo-musulman qui prendrait le risque de disparaitre si jamais l’existence d’Israël se trouvait menacée.
Pour cela, il suffit de constater les dégâts causés par le bombardement d’Hiroshima il y a plus d’un demi-siècle pour prendre conscience de la capacité de destruction infiniment plus puissante de l’arme nucléaire aujourd’hui.
L’existence de l’option Samson est officielle, Israël était sur le point de la mettre en application une seule fois à travers son Histoire durant la guerre de Kippour en 1973 où le pays fut attaqué par surprise durant le jour le plus important du calendrier juif tandis que les troupes étaient démobilisées alors que les hommes jeûnaient et priaient dans les synagogues.
D’ailleurs, Ariel Sharon résumait cette ultime option militaire avec le ton direct et sans détour qui caractérise les dirigeants israéliens : « les arabes peuvent bien avoir le pétrole, nous nous avons les allumettes ! ».

16.8.2012

http://www.leparisien.fr/international/israel-se-prepare-a-une-guerre-16-08-2012-2126909.php
http://jssnews.com/2012/07/26/nodoubt/



Au jour le jour

Le sommet du MNA s'achève sur un appel à la paix dans le monde  

Le 16e sommet du Mouvement des Non-Alignés (MNA) s'est conclu vendredi à Téhéran, capitale iranienne, après l'adoption d'un certain nombre de documents de synthèse.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui assume la présidence tournante du mouvement, a lu une partie de ces documents finaux lors de la cérémonie de clôture, et a déclaré que les participants avaient unanimement renouvelé leur attachement aux principes et aux objectifs du MNA.
Les participants ont appelé à des "changements fondamentaux" dans la gouvernance et la gestion collective du monde, soulignant que ces changements étaient des conditions essentielles au maintien de la paix mondiale ; ils ont également tous appelé à éviter les conflits partout à travers le monde, a indiqué M. Ahmadinejad.

"Nous avons tous convenu de défendre les droits de l'Homme et la dignité humaine, et de développer l'amour, l'affection et l'honnêteté", a-t-il indiqué, ajoutant : "nous pouvons résoudre les défis mondiaux par le biais de l'amitié".

Le président iranien a souligné qu'en adoptant ces documents finaux, les pays membres du MNA avaient envoyé un "important message politique" de soutien à la paix et à la justice dans le monde.
Ces documents ont également affirmé la solidarité du MNA avec les Palestiniens.
La réunion du MNA à Téhéran s'est déroulée en trois phases : une réunion préparatoire de hauts responsables du 26 au 27 août, une réunion au niveau ministériel du 28 au 29 août, et le sommet proprement dit les 30 et 31 août.
Des représentants venus d'une centaine de pays se sont réunis à Téhéran pour discuter des nouveaux défis mondiaux.
Le Venezuela a été choisi pour accueillir le 17e sommet du MNA en 2015, et deux nouveaux membres, l'Azerbaïdjan et les Fidji, ont été admis dans l'organisation.
Fondé en ex-Yougoslavie en 1961, le MNA représente près des deux tiers des membres des Nations Unies, et environ 55% de la population mondiale.
 

01/09/2012

 http://french.cri.cn/621/2012/09/01/581s293770.htm#.UEHrBJa_y3Y

 


Chems Eddine Chitour : Guerre Israël Iran : Cette fois-ci est-ce sérieux ?
«Si l'on regarde de près ce qui se passe à nos frontières à l'heure actuelle, il devient évident que le risque d'implication de la Russie dans des conflits locaux a augmenté; et sous certaines conditions, les conflits régionaux risquent de dégénérer en conflits d'envergure avec un possible emploi d'armes nucléaires
Général Nikolaï Makarov, chef d'Etat-major général russe, 17/11/2011


Les bruits de bottes concernant l'attaque de l'Iran présentée comme naturelle par l'Occident, ne sont pas un scoop. L'attaque imminente contre l'Iran attend depuis huit ans et comme le dit un militaire occidental: «Depuis huit ans, l'Iran est à une année de la mise au point de la bombe atomique.» Ce préambule est donné pour montrer encore une fois un scénario de déjà-vu. A des échéances données, on réchauffe le dossier iranien et on mobilise les rouages de la machination pour diaboliser l'Iran.

Souvenons-nous en juin 2008, le général ShaulMofaz, ministre de la Défense d'Israël déclarait: «Si l'Iran continue son programme de développement de l'arme nucléaire, nous l'attaquerons. Les sanctions sont inefficaces... Une attaque contre l'Iran afin d'arrêter ses préparatifs nucléaires sera inévitable.» Dans le même ordre le 31 octobre 2011, Benyamin Netanyahu déclarait, à la Knesset, que l'Iran constituait une menace, non seulement pour Israël mais aussi pour le reste du monde. Côté iranien, le gouvernement se défend en affirmant que son programme nucléaire est entièrement civil. Réponse du berger à la bergère, Mahmoud Ahmadinejad avait déclaré, le 8 novembre 2011 que «l'Iran n'avait pas besoin de la bombe atomique», mais qu'il ne «reculerait jamais» face aux Occidentaux.

A l'époque, le triste rôle est confié au boutefeu actuel directeur général de l'Aiea. A longueur d'année et d'une façon itérative, le matraquage concernant l'Iran est devenu une seconde nature. Personne ne pose la question «pourquoi Israël n'a jamais voulu signer le traité de non-prolifération nucléaire bafoué allègrement par ses concepteurs (Etats-Unis, France) au point de ne pas permettre de visites poussées de ses installations?» Israël détiendrait un arsenal nucléaire impressionnant. On se souvient que El Baradei ancien directeur de l'Aiea avait été autorisé à regarder de loin la centrale et il aurait dit: «Je ne vois pas de fumée au bout du pistolet.» (1)

L'attaque de l'Iran

Plus tard en novembre 2011, le va-t-en guerre directeur de l'Aiea publie un rapport défavorable à l'Iran accusé de réalisation de programmes nucléaires militaires. Ce rapport énumère tous les péchés et les ´´incartades´´ de l'Iran, ainsi que les soupçons nourris à l'égard de ce pays à partir des années 1990. A cet égard, l'Iran avait déclaré que ce n'était rien de plus qu'une compilation des anciennes accusations qui ne sont étayées par aucun argument nouveau et sont politiquement motivées sous la pression des Etats-Unis. Pourtant, Téhéran n'a jamais été pris en flagrant délit de production d'uranium de qualité militaire. Comme en témoignent les conclusions très claires du rapport qui constate que ce qui a été observé sur les sites iraniens n'entre pas en contradiction avec les informations officiellement présentées par l'Iran à l'Aiea.

En janvier 2012 Alain Gresh écrivait: «Interrogé pour savoir quand Israël attaquerait l'Iran, Patrick Clawson, chercheur au ´´Washington Institute for Near East Policy (Winep)´´, un think-tank lié au lobby pro-israélien, répondait: «Il y a deux ans» (cité par Scott Shane, 11 janvier). Nous sommes en août 2012. Rien n'a changé, l'attaque de l'Iran est plus que jamais d'actualité:

´´Un climat fébrile, lit-on sur «le Télégramme.com», s'est installé depuis une dizaine de jours en Israël, entretenu par les déclarations quotidiennes dans les médias, de responsables politiques et d'analystes «pour» ou «contre» une opération israélienne visant l'Iran. Avec ou sans l'aval des États-Unis, avec ou sans leur assistance. Cette inquiétude ambiante est renforcée par la distribution massive de masques à gaz à la population, par la vérification du bon fonctionnement d'un système d'alerte via SMS (envoyés en cas de tirs de missiles ou roquettes) et par des spéculations sur le nombre de victimes israéliennes en cas de représailles iraniennes. Autre élément renforçant le climat de tensions, cette fois-ci sur la scène politique, la Knesset (Parlement) a entériné, jeudi, la nomination d'AviDichter, considéré comme partisan d'une ligne dure sur le dossier iranien, à la tête de la Défense passive, un ministère crucial en cas de guerre ».(2)

Cet ancien patron du Shin Beth, le service de sécurité intérieure, a affirmé qu'Israël «devait se doter de capacités d'attaque» en cas d'offensive contre les installations nucléaires iraniennes. Sa position tranche avec celle d'ex-hauts responsables du Shin Beth et du Mossad (contre-espionnage) ou des Renseignements militaires, qui ont exprimé leur opposition à une attaque israélienne menée sans l'accord des États-Unis. Le président Shimon Peres a déclaré lui aussi, qu'il était «clair» qu'Israël ne pouvait attaquer l'Iran sans l'aide des États-Unis». La multiplication des déclarations publiques sur l'Iran a pour but, en plus de préparer l'opinion publique aux conséquences d'une éventuelle frappe, de pousser l'administration américaine à davantage de clarté sur le sujet, estime Denis Charbit, de l'Université de Tel-Aviv.» (2)

Al Qods

Du côté occidental, la propagande est-elle que le formatage parait irréversible. Encore une fois, on nous fera le coup du David contre Goliath, d'un petit pays qui lutte pour sa survie en face de barbares échevelés fanatiques avec le couteau entre les dents. C'est à peu près le scénario juin 67 où les rodomontades de Nasser n'impressionnaient pas les Israéliens qui ont décidé d'attaquer en premier; ce qui a été reconnu bien plus tard.

Nous lisons sur le site Agoravox ce morceau d'anthologie d'une rare partialité: ´´ Le régime des mollahs vit probablement ses derniers jours. La guerre longtemps redoutée entre l'Iran et Israël n'a jamais été aussi proche. En Israël, puissance d'où partirait le premier coup de feu, tout semble au point. En Iran, on affiche une sérénité qui laisse perplexe. En effet, l'issue du conflit ne fait aucun doute: le régime iranien sera balayé. La question qui se pose véritablement est celle de sa capacité de nuisance. Il y a sérieusement à redouter une guerre qui, bien que remportée, risque de laisser des «blessures» dont on pourrait ne jamais se relever. Pour le ministre sortant de la défense passive MatanVilnaï, «le front israélien est préparé comme il ne l'a jamais été». Il va jusqu'à préciser, au quotidien Maariv, que l'offensive durera un mois et coûterait la vie à environ 500 personnes. Tsahal attaquerait sur trois fronts simultanés». (3)

Du côté de l'Iran, les autorités rappellent que leur programme nucléaire, objet du conflit, n'a pas de visée militaire et qu'il serait «stupide» pour Israël d'attaquer les installations iraniennes. S'exprimant lors d'un discours à Téhéran à l'occasion de la Journée d'Al Qods, le Président iranien a promis que la «tumeur cancéreuse» (que serait Israël) va bientôt disparaître et qu'«un nouveau Proche-Orient» va renaître sans «trace des sionistes». Une déclaration qui a évidemment provoqué un tollé international. Sur le plan militaire, Israël disposerait d'une nette longueur d'avance technologique sur l'Iran, mais Téhéran a développé des missiles capables de frapper l'Etat hébreu et dispose d'un allié indéfectible aux frontières d'Israël, le Hezbollah. En été 2006, les pertes avaient été suffisamment lourdes pour que le doute commence à planer sur la capacité du pays à s'en sortir militairement face à ses hostiles voisins. (...) Pourtant, contre l'Iran, Israël part avec les meilleurs atouts.»(3)

Le rédacteur va plus loin, il nous informe qu'Israël attaquera en premier et que s'il est en difficulté il larguera la bombe atomique: «Seule puissance nucléaire de la région, difficile d'imaginer qu'en cas de déboires militaires majeurs l'Etat hébreu se priverait de recourir à l'arme fatale.» (3)
Toute honte bue il annonce que l'Occident ne laissera jamais tomber Israel: ´´On sait que si le conflit tourne mal, les Occidentaux voleraient au secours du peuple hébreu. Difficile d'imaginer les dirigeants européens et américains rester les bras croisés pendant que le peuple israélien subit des pertes humaines et matérielles de la part d'un régime aussi «détesté» que celui de Téhéran. D'ailleurs, sur ce point, le Président israélien est sans ambigüité.: «cette fois au moins nous ne sommes pas seuls.» Il faisait allusion aux Etats-Unis qui, quelles que soient les conditions du déclenchement des hostilités, interviendront aux côtés d'Israël.» (3)

Livrant sa conviction intime fruit d'une haine incompréhensible, Boniface Musavulu poursuit son plaidoyer et met en garde contre l'erreur de George Bush père qui en 1991 n'avait pas capturé Saddam Hussein. ce qu'à fait son fils douze ans plus tard en donnant des conseils: «On peut imaginer, conseille-t-il, que dans ce scenario, les «alliés» ne se contentent pas de détruire les installations nucléaires du pays. Ils iront jusqu'à faire tomber le régime. «Une deuxième guerre du Golfe avait été jugée nécessaire par l'administration Bush, pour des raisons indéfiniment contestables. Mais on aurait pu s'épargner ces interminables polémiques et surtout épargner des vies humaines (massacre des Kurdes et des Chiites) si la coalition, disposant du mandat de l'ONU, avait «fini le boulot» dès 1991. Reste que pour faire tomber le régime, il faudra des hommes au sol. Les alliés pourraient donc se contenter de «briser» l'Etat iranien, comme ils ont brisé l'Irak de Saddam Hussein. Après une campagne de bombardements et l'encouragement des soulèvements internes, le pays serait laissé dans un «sale état». Lorsqu'un peuple s'épuise dans d'interminables conflits internes comme les Irakiens (Kurdes, sunnites, chiites), il n'a plus les moyens de fabriquer des «armes de destruction massive» et menacer «le monde libre» avec ses missiles. Les Occidentaux pourront alors dormir tranquilles. (...)» (3)

Prenant ses désirs pour des réalités, cet «expert» autoproclamé en géopolitique ajoute: «Enfin, le contexte international n'a jamais été aussi défavorable aux dirigeants iraniens. La solidarité avec la «rue arabe» ne sera pas au rendez-vous. Depuis le printemps arabe, les islamistes qui mobilisaient des foules ont changé de visage. En Egypte, les Frères musulmans sont au pouvoir et sont en quête de respectabilité internationale. En Tunisie, les Occidentaux scrutent le moindre faux-pas des islamistes au pouvoir (Ennahda). En Syrie, les islamistes nous supplient de les aider pour venir à bout de Bachar Al Assad. Ils ne vont pas se fâcher avec les Occidentaux. En Libye, les islamistes au pouvoir, ce sont «nos amis». Le régime iranien va donc, certainement, se retrouver tout seul dans sa chute.(3)

Voilà l'état d'esprit qui prévaut en Occident s'agissant du rapport aux Arabes et aux musulmans! Pourtant, on ne peut pas dire qu'Israël soit menacé, Aucun pays du Moyen-Orient ne peut se mesurer à Israël dans le cas d'une guerre éclair. Reste l'Iran, là c'est autre chose. L'Iran ne se laissera pas faire «c'est du lourd», c'est un pays technologiquement avancé dans tous les domaines. Il semble pourtant, que Barack Obama ne veuille pas d'une aventure militaire avant les élections de novembre 2012. (...) Pour les Américains et les Israéliens, un Irak allié à Téhéran offrirait à l'axe Iran-Syrie un vaste territoire qui s'étendrait de Téhéran aux rives de la mer Méditerranée. Une telle perspective représenterait un véritable défi pour les Etats-Unis et Israël dans la région. Une autre hypothèse probable est celle d'une campagne d'intoxication orchestrée de longue date. (4)
La bombe

A l'époque déjà il y a dix mois, Peter Simmons nous apprenait que cette fois «ce serait sérieux»: «Des articles parus dans les journaux britanniques le Telegraph et le Guardian du mercredi 2 novembre révèlent les préparatifs militaires des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne pour une attaque contre l'Iran, qui vont bien au-delà des scénarios de routine habituels.(...)Les Etats-Unis se sont jetés de façon téméraire dans une guerre après l'autre au cours de la décennie passée, dans une tentative désespérée de compenser leur déclin économique en projetant leur hégémonie sur les régions riches en énergie du Moyen-Orient et de l'Asie centrale. De plus, on ne connaît pas la réaction des Russes et des Chinois qui ne vont pas regarder faire ou défaire ce qu'ils ont mis patiemment en marche, le pacte asiatique. D'autant que le chaudron afghan est toujours en ébullition avec un Pakistan en atmosphère insurrectionnelle. «(...) Toutes les bombes conçues par les pays occidentaux, notamment les bombes au phosphore à l'uranium appauvri, les bombes barriques GBU dont disposeraient les Etats-Unis et Israël, ajoutez à cela les drones, ces véritables prédateurs et le guidage satellitaire, nous avons une idée des guerres actuelles mises en action notamment en Afghanistan, à Ghaza, en Libye.» (5)

Le motif de la bombe est fallacieux. Plusieurs rapports faits par la CIA ont montré que l'Iran n'avait pas l'intention de préparer la bombe. Alain Gresh nous apprend que Leon Panetta, le secrétaire américain à la Défense et ancien directeur de la CIA, le 2 décembre 2011, appréhendait l'attaque, il dressait un tableau catastrophique des conséquences d'une guerre contre l'Iran; quelques jours plus tard, le 19 décembre sur CBS, il affirmait que l'Iran aurait peut-être une bombe atomique d'ici un an; enfin le 8 janvier 2012, à la question de savoir si l'Iran voulait la bombe atomique, il répondait... non». (6)

On dit que la condition de la réélection d'Obama est d'avoir l'imprimatur du lobby sioniste, en aidant Israël à en finir avant le mois de novembre. Après la Libye, la Syrie, voici venir le tour de l'Iran. C'est cependant un risque majeur, car la Russie et la Chine réagiront. De plus, les Etats-Unis n'auront rien à gagner dans ce conflit, ils ont l'énergie, ils sont installés à demeure. Prendront-ils le risque de mettre la planète à feu et à sang pour un conflit imaginaire?

1.C.E Chitour: http://www.legrandsoir.info /attaque-contre-l-iran-prelude-au-chaos-mondial.
2.http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/israel-l-etat-prepare-son-peuple-a-une-guerre-contre-l-iran-21-08-2012-1812694.php
3.Boniface Musavulu.http://www. agoravox.fr/actualites/international/article/guerre-iran-israel- veillee-d-armes-121379
4.Mahmoud Kiyan-ErsiMardomak Frapper maintenant ou jamais 08.11.2011
5.Peter Symonds http://www.wsws.org/francais/News/2011/nov2011/iran-n07.shtm...
6.http://blog.mondediplo.net/2012-01-17-Quand-Israel-attaquera-t-il-l-Iran-Il-y-a-deux

Professeur émérite Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique enp-edu.dz

Publié le 23 août 2012 avec l'aimable autorisation de l'auteur

Jeudi 23 août 2012

 


L'Iran cherche à rallier les "non-alignés" à son programme nucléaire.

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

LE MONDE :Une autre "communauté internationale": la 16e Conférence des pays Non Alignés réunie à Téhéran. A SUIVRE!

Qui sera à Téhéran, qui sera à New York ? Deux réunions internationales semblent en concurrence pour le jeudi 30 août, date à la fois d'un débat sur la Syrie au Conseil de sécurité de l'ONU, voulu par la France qui préside ce mois-ci cette instance, et d'un sommet en Iran du Mouvement des non-alignés.
La République islamique cherche à faire de ce regroupement souple de 118 pays, lancé dans les années 1950 avec comme cris de ralliement l'anticolonialisme et le refus des deux blocs de la guerre froide, une plateforme pour tenter de sortir de son isolement.
Téhéran veut rallier des soutiens à propos de son programme nucléaire, source de multiples tensions au Moyen-Orient, dans un contexte où les Etats-Unis accroîssent à nouveau leur présence militaire dans la région du Golfe, et où ceux qui prennent le pouls des responsables israéliens concernant un scénario de frappes militaires sur les sites iraniens jugent que rien ne peut être exclu, y compris avant l'élection présidentielle américaine.

TÊTES D'AFFICHE
Les dirigeants iraniens ont préparé un très long texte (200 pages) de projet de déclaration des non-alignés appelant en particulier à la fin des sanctions internationales qui s'exercent sur eux, celle-ci étant sévères depuis l'entrée en vigueur en juillet d'un embargo pétrolier décidé hors du cadre de l'ONU.
Mais la déclaration sera-t-elle validée formellement par les participants ? Le dossier syrien n'a pas amélioré l'image de la diplomatie iranienne qui s'est, à la mi-août, retrouvée singulièrement isolée au sein de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) lorsque celle-ci a décidé de suspendre l'appartenance de la Syrie de Bachar Al-Assad.

La plus "spectaculaire" des présences à Téhéran est celle du secrétaire-général des Nations unies, Ban Ki-Moon, arrivé mercredi soir. Un déplacement qui est loin de faire plaisir aux Occidentaux, même si ceux-ci se sont abstenus d'en faire un sujet de contentieux ouvert. Impossible d'interdire à Ban Ki-Moon d'y aller, puisque d'autres chefs de l'ONU avaient déjà assisté à des sommets de non-alignés par le passé (ceux-ci se tiennent tous les trois ans).
Le message envoyé par les Occidentaux à l'intéressé a plutôt été qu'il devrait rappeler instamment aux Iraniens de se conformer à leurs obligations internationales. Ban Ki-moon a diffusé à l'approche de la réunion de Téhéran un communiqué indiquant qu'il exprimerait bel et bien les "claires préoccupations et attentes de la communauté internationale", que ce soit sur le nucléaire, la Syrie ou les droits de l'homme.

L'autre "tête d'affiche" du sommet des non-alignés sera le président de l'Egypte Mohamed Morsi, de retour d'une visite en Chine et semble-t-il très décidé à relancer la relance de la politique extérieure de son pays. Ce passage sera, semble-t-il, éclair (quelques heures) mais les propos du dirigeant egyptien ne manqueront pas d'être scrutés à la loupe.

LE "SUD" MONTRE SON POIDS FACE AU "NORD"
L'Egypte a entrepris de s'activer sur le dossier syrien et considère que l'Iran doit être intégré dans les concertations internationales alors que les Occidentaux l'avaient barré d'un précédent "groupe d'action" voulu par l'ancien émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe, Kofi Annan.

La venue à Téhéran du premier ministre indien Manmohan Singh accompagné de son ministre des affaires étrangères (qui ne pourra, en conséquence, participer à la réunion du Conseil de sécurité, où l'Inde siège cette année), relève sans doute bien plus d'une volonté d'entretenir la flamme des non-alignés, mouvement où New-Delhi a historiquement un rôle de premier plan, que d'une décision d'apporter un quelconque quitus au régime iranien.
Mais ce dernier ne s'abstiendra pas de chercher à instrumentaliser un évenementreunissant quelque 35 chefs d'Etat et de gouverment. Les "non-alignés" ont régulièrement érigé le thème du désarmement nucléaire comme un angle d'attaque contre les grandes puissances, accusées de donner des leçons au reste du monde tandis qu'elles ne feraient rien pour se départir de leurs arsenaux.
Le mouvement, devenu hétéroclite et quelque peu désuet, semble entretenu comme un forum où le "Sud" veut montrer son poids face au "Nord".
L'Iran y va pour sa part de ses priorités, ayant campé le décor en dressant, sur les lieux de la réunion, des photographies de ses scientifiques assassinés ces dernières années, dans des attentats que Téhéran attribue à Israël.

29.8.2012 

SITE PALESTINE SOLIDARITE 

LE MONDE - 29.8.2012

 

DANS SON DISCOURS D'OUVERTURE, LE MINISTRE IRANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGERES RAPPELLE ET SOUTIENT LA DEMANDE DES NON-ALIGNES DE L'INTERDICTION MONDIALE DES  ARMES NUCLÉAIRES

>26 août 2012 : M. Ali Akbar Salehi, Ministre iranien des affaires étrangères, prononce le discours inaugural du 16ème Sommet des Non-Alignés à Téhéran
>Enfin, il convient de noter que M. Ali Akbar Salehi, ministre iranien des affaires étrangères, a fait très fort, dès son discours inaugural du 16ème Sommet des Non-Alignés, en appelant l'ensemble des pays réunis :

 §à prendre position contre les sanctions occidentales à l'encontre de l'Iran. Il a affirmé au passage que de nombreux États-membres des Non-Alignés soutenaient le programme nucléaire iranien.
 §à renouveler leur appel pour une interdiction mondiale de toutes les armes nucléaires dans 13 ans, donc en 2025. Il a eu beau jeu de  rappeler que cet  objectif avait déjà été adopté par un précédent Sommet des Non-Alignés et a ainsi lancé :  « Nous croyons que le calendrier de retrait définitif des armes nucléaires d'ici 2025, qui a déjà été proposé par les Non-Alignés, ne sera effectivement réalisé que si nous en exerçons le suivi minutieux. »
Le ministre iranien a une nouvelle fois assuré que son pays ne cherche pas à se doter d'armes nucléaires, en dépit des affirmations des États-Unis et de leurs alliés qui soupçonnent que l'enrichissement d'uranium de Téhéran pourrait éventuellement conduire à cela.
Commentant les déclarations du gouvernement israélien, qui a  dit qu'il examinerait les options militaires si les pressions diplomatiques et économiques ne parviennent pas à freiner les ambitions nucléaires de l'Iran, il a rétorqué qu'Israël avait pour sa part refusé de ratifier le Traité de Non Prolifération nucléaire (TNP) de l'ONU et qu'il refusait de discuter de la gamme complète de ses capacités militaires, alors que tout le monde soupçonne cet État avoir un arsenal nucléaire.

>Pour tenter de répondre à l'accusation de terrorisme qui pèse régulièrement sur l'Iran, les organisateurs du Sommet ont jugé bon de présenter, à l'extérieur du lieu de la réunion, trois voitures détruites par des attentas à l'explosif. Selon le gouvernement iranien, ces explosions ont été organisées par des agents britanniques et américains et ont visé à assassiner des membres participant au programme nucléaire. Au moins cinq membres de la communauté scientifique iranienne, y compris des experts nucléaires, ont ainsi été tués depuis le début de 2010, dans le cadre d'une guerre présumée secrète avec ses ennemis principaux.
Enfin, le ministre Ministre iranien des affaires étrangères a déploré la « chute»  du poids individuel des États membres de l'ONU, qui s'est exercée au bénéfice de la « montée en puissance du Conseil de Sécurité de l'ONU », dirigé par les Cinq membres permanents : États-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie et Chine.

>Il a donc réclamé la « création d'un Conseil de Sécurité plus démocratique, qui devrait être considérée comme une partie importante de la réforme de l'ONU ».
[ source :
http://www.washingtonpost.com/world/middle_east/iran-opens-nonaligned-summit-with-calls-for-nuclear-arms-ban/2012/08/26/4c363ec2-ef63-11e1-b74c-84ed55e0300b_story.html ]

>Quelques-uns des principaux responsables politiques mondiaux présents au 16e Sommet des Non-Alignés à Téhéran.
 §Evo Morales - Président de la République de Bolivie
>
 §Manmohan Singh - Premier ministre de l'Union Indienne
>
 §Hugo Chavez - Président de la République du Venezuela
>
 §Maité Nkoana-Mashabane - Ministre des affaires étrangères d'Afrique du sud
>
 §Vladimir Poutine - Président de la Fédération de Russie
>
 §Sheikha Hasina - Premier ministre du BanglaDesh
>
 §Ali Bongo Ondimba - Président de la République du Gabon
>
 §Michel Temer - Vice-Président de la République fédérative du Brésil
>
 §Qaboos bin Said al Said - Sultan d'Oman
>
 §Nguyen Tan Dung - Premier ministre du Vietnam

>CONCLUSION : LA FRANCE AURAIT DÛ FAIRE AU MINIMUM COMME L'AUSTRALIE !
>Comme je l'indiquais déjà dans mon premier article, - et les événements renforcent encore mon analyse - cette capacité massive de rassemblement du Mouvement des Non-Alignés, avec la présence de la Russie en prime, fait ressortir par contraste ce qu'est l'OTAN / UE : un bunker agressif, qui ose se qualifier de « communauté internationale » alors qu'il ne représente même pas 20% des êtres humains peuplant la Terre.
Comme je l'ai déjà dit, si la France renouait avec son histoire, ce n'est certes pas dans ce bunker occidental de l'OTAN / UE qu'elle devrait se situer. C'est son adhésion au Mouvement des Non-Alignés qu'elle devrait envisager. Oui da !  Pour contribuer à faire du IIIe millénaire un avenir de paix entre toutes les nations, tous les peuples et toutes les religions du monde.

> Quelques-uns de mes lecteurs avaient pu s'étonner de cette suggestion.
Elle est certes iconoclaste dans la France actuelle, où toute pensée non conforme à la logorrhée euro-atlantiste des médias est aussitôt disqualifiée, par un réflexe pavlovien de soumission à la propagande et à l'intimidation.  
Or je note que l'Australie sera présente comme "nation invitée". Voilà de quoi rasséréner ceux qui tiquaient devant ma proposition  !   

> Je rappelle que cette proposition, tout comme le présent article ou le précédent, n'ont évidemment pas pour objet de faire l'apologie de tel ou tel régime. Pas plus du régime iranien que des régimes indien, costaricain (dont le chef d'Etat est Prix Nobel de la Paix), péruvien, libanais, vénézuélien, sud-africain et j'en passe, qui sont tous membres des Non-Alignés.
Mon analyse et ma proposition se situent sur un autre plan, qui est celui des relations internationales et de ce que devrait être le rôle de tout pays soucieux d'assurer l'équilibre et la paix du monde.Je rappelle donc 3 points importants :
 §1 - Le Mouvement des Non-Alignés regroupe, comme je l'ai dit, 120 États sur les 193 des Nations-Unies, et une vingtaine d'autres observateurs.  On notera au passage que certains "Non Alignés" sont désormais très alignés sur les États-Unis : Arabie Saoudite, Bahreïn et Qatar notamment.
 §2 - Il se trouve que la France et tous les pays membres de l'OTAN reconnaissent diplomatiquement tous ces États, qu'ils siègent à leurs côtés à l'ONU, sans pour autant, bien entendu, s'aligner sur tel ou tel. Participer aux Non-Alignés ne pourrait donc pas signifier "s'aligner sur les Non-Alignés"...
 §3 - Du reste, il n'y a vraiment à peu près aucun point commun en matière économique, sociale, démocratique, religieuse, diplomatique, militaire, entre Cuba et Singapour, l'Iran et le Qatar, l'Île Maurice et la Corée du nord, le Pérou et le Sri Lanka, l’Inde et le Turkménistan, etc
>

>
> Leur seul point commun, au fond, c'est de vouloir faire respecter les principes du droit international public et notamment le refus de tout empire et le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un État souverain.

> C'est bien parce que notre pays doit partager ce point commun fondamental que la France, une fois qu'elle sera sortie de l'OTAN et de l'Union européenne, aura vocation à rejoindre le Mouvement des Non-Alignés.   Il n'y aurait pas de plus belle victoire diplomatique, conforme au génie du peuple de 1789, que de rassembler, à Paris cette fois-ci, un futur Sommet des Non-Alignés. 

>29 août 2012

François Asselineau - Union Populaire Républicaine

https://www.facebook.com/notes/fran%C3%A7ois-asselineau-union-populaire-r%C3%A9publicaine/affluence-record-%C3%A0-t%C3%A9h%C3%A9ran-et-d%C3%A9faite-des-usaue-au-sommet-des-non-align%C3%A9s-liran-/10150999687797038  



1  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

Tout est dit ou presque

http://video.google.com/videoplay?docid=5838829577913530&hl=fr



2 Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

RIA Novosti : Les Non-alignés soutiennent l'Iran et la Syrie | |

Résolution adoptée à l'unanimité des 120 Etats membres

01/09/2012

Les pays membres du Mouvement des Non-alignés ont soutenu vendredi le droit de l'Iran au nucléaire civil, condamné les sanctions américaines anti-iraniennes et se sont prononcés contre l'ingérence dans les affaires intérieures de la Syrie à l'issue de leur sommet de Téhéran.

> Le communiqué final du 16e sommet des Non-alignés comprend au total près de 700 points appelant notamment à lutter contre l'islamophobie et le racisme, à mener le désarmement nucléaire et à respecter les droits de l'homme.

> Le Mouvement des non-alignés réunit actuellement 120 Etats qui refusent d'adhérer à des alliances militaires. Créé à Belgrade en septembre 1961, à l'époque de la guerre froide, le mouvement avait pour objectif initial de faire contrepoids à l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) ainsi qu'au Pacte de Varsovie.



3 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Une frappe contre l'Iran "se retournerait" contre Israël, selon Fabius.  

 Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a estimé lundi qu'une éventuelle frappe israélienne contre l'Iran pourrait "se retourner contre Israël" et préconisé un renforcement des sanctions pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire.
"Je suis absolument hostile au fait que l'Iran ait l'arme nucléaire mais je pense que s'il y avait une attaque israélienne, malheureusement ça se retournerait contre Israël et (placerait) l'Iran en situation de victime", a déclaré M. Fabius sur BFM-TV et la radio RMC.
M. Fabius a dit redouter que "s'il y a une frappe contre eux, ils se victimisent et récupèrent une légitimité auprès des populations de là-bas".
"Nous disons qu'il faut augmenter les sanctions et en même temps continuer à discuter avec l'Iran pour arriver à le faire plier", a-t-il dit.
"Malheureusement, les Chinois, les Russes et les Indiens ne respectent pas les sanctions, ça fait un trou même si les sanctions commencent à être plus efficaces", a-t-il poursuivi.
Le ministre n'a pas précisé quels domaines pourraient être concernés par un renforcement des sanctions. "Nous sommes en train d'étudier tous les schémas", a-t-il seulement dit.
Jusqu'ici les sanctions bancaires imposées à l'Iran depuis 2010 ont ralenti l'activité industrielle dans le pays, provoqué une inflation de plus de 20%, accru le chômage et entraîné une pénurie de devises. La situation s'est aggravée avec un embargo pétrolier qui a provoqué depuis le début de l'année une chute de 50% des exportations de brut dont l'Iran tire l'essentiel de ses ressources en devises.
"Les Iraniens sont en train de développer les centrifugeuses (pour enrichir l'uranium) d'une façon qui n'a aucune raison d'être s'ils n'ont pas un but militaire, donc le risque est réel", a relevé aussi Laurent Fabius, en déplorant que les discussions 5+1 (Etats-Unis, Chine, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) "n'avancent pas".
Selon lui, on ne peut "pas faire confiance" aux Iraniens. "C'est un régime qui est capable de mentir à son propre peuple", a-t-il dit.
Selon le dernier rapport de l'AIEA, en dépit des sanctions, l'Iran a doublé ses capacités d'enrichissement d'uranium sur son site enfoui de Fordo. L'agence a aussi accusé Téhéran d'entraver son travail sur le site de Parchin.

03/09/2012

 http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/776185/Une_frappe_contre_lIran_%22se_retournerait%22_contre_Israel%2C_selon_Fabius.html



– Réflexion & Trouvé sur le net & Témoignage.

Georges STANECHY : Nucléaire Iranien : Prétexte & Préméditation.

Diplomatie des “Traités Peaux-Rouges”

Je nourris une vive admiration pour la nouvelle génération des diplomates Iraniens menés par l’actuel, et remarquable, ministre des affaires étrangères Salehi. Ainsi que par son prédécesseur Mottaki, qui sera probablement le futur président de l’Iran, ce que je souhaite.

 

Tous impressionnants par leur vision et leur maîtrise géopolitiques : polyglottes, pluriculturels. Nourris d’une profonde connaissance des nations et de leurs substrats : philosophiques et religieux, historiques, culturels, économiques. En comparaison, les nôtres et leurs sbires sont minables d’imbécillité et de servilité. La Grande-Bretagne n’ayant rien à envier à la France en ce domaine : pathétique William Hague « droit dans ses bottes » de ganache, comme nos Kouchner, Juppé ou Fabius…

> Les diplomates Iraniens s’amusent de la diplomatie des “Traités Peaux-Rouges” (RedskinsTreaties) que veut leur imposer l’Empire. Ces tristement célèbres, soi-disant, “Traités de Paix” imposés par les colons européens aux tribus amérindiennes de l’Amérique du nord, lors de l’édification des USA. A l’époque, c’était pour les spolier de leurs terres ancestrales.

> Le pouvoir colonial signait un “Traité de Paix” pour leur imposer des conditions de partage des terres et des principes de cohabitation. Dès leur signature, ils n’étaient pas respectés par les colons envahisseurs. D’où nouveau conflit, que les nations amérindiennes perdaient, malgré leur héroïsme au combat, du fait du différentiel technologique avec les conquérants. Se concluant par de nouvelles concessions et un nouveau ’Traité’. Pas davantage respecté que les précédents. Et, ainsi de suite.

> Incessant, implacable, grignotage. Celui des termites. Jusqu’àl’anéantissement total des Nations Peaux-Rouges, ou leur marginalisation complète. (1) C’est ce qui a été appliqué par l’Occident à la Chine pendant un siècle (1840-1940), et dont on ne parle jamais dans nos livres d’histoire : un “Traité” suivant l’autre pour mieux piller et asservir la Chine. (2) Ou encore tragiquement, de nos jours, depuis plus de 60 ans, même si le contexte est différent, en Palestine. Un “Accord” suivant l’autre… Entre autres exemples.

Le chercheur iranien Mostafa AhmadiRoshan assassiné à l’âge de 32 ans. Son fils Ali Reza.

> En fait, si les Iraniens renoncent à leurs recherches et développements dans les disciplines de l’atome, il leur sera exigé dès le lendemain exactement l’équivalent dans l’aérospatial (mise en orbite par leurs propres lanceurs de leurs satellites d’observation, de télécommunications, etc.). Car cela, bien évidemment, représenterait de la part d’une nation aux « intentions malveillantes », une « menace inacceptable pour la protection de notre civilisation », et autres fariboles. D’où nouvelles résolutions, nouvelles sanctions, etc.

>S’ils acceptaient d’y renoncer aussi, ce serait, immédiatement, leurs recherches et développement dans les nanotechnologies qu’ils devraient consentir à éradiquer. Domaine fondamental pour l’avenir scientifique, dans lequel l’Iran est en train de prendre une place d’excellence. Ce qui constitue une « menace insupportable ». Sinon : nouvelles résolutions, nouvelles sanctions, nouvelles menaces. Cela n’arrêterait pas, dans une diabolisation permanente.

> Les diplomates Iraniens ont parfaitement intégré que leur pays représente le cœur de cible de la domination impériale actuelle. Le “sort” de la Russie et de la Chine venant après la totale domestication du monde arabo-musulman. La “littérature” des Think Tanks US déborde de ces rapports de politique-fiction, ou de prospective-fiction, aussi délirants qu’inquiétants par leur niveau de psychopathie.

> Mis en perspective géopolitque, les vetos Russe et Chinois, contre l’invasion de la Syrie par les forces occidentales, n’ont donc rien à voir avec le maintien d’une base navale ou d’un marché quelconque pour leur commerce extérieur. C’est un coup de semonce à l’encontred’une utopie géopolitique que la nomenklatura de l’Empire, imbibée de mégalomanie, se refuse à entendre.

>Culte de l’Assassinat et de la Terreur  

> Au-delà des guerres économiques et médiatiques qui lui sont imposées sans interruption depuis 1979, l’Iran se prépare donc, minutieusement, à affronter les deux priorités des pays de l’OTAN le concernant :

>i) La destruction et le démembrement du pays en régions ethniques, via l’invasion ou la guerre civile “importée” (à partir de leurs bases secrètes de mercenaires en Azerbaïdjan, au Kurdistan irakien et au Baloutchistan pakistanais). Ou les deux à la fois suivant le modèle Irakien ou Libyen.

>ii) “L’arriération” du pays, ou le “gap technologique imposé” qui est un axe majeur de l’idéologie occidentale s’appliquant à tous les pays, non seulement arabes mais musulmans dans leur ensemble. Car, les Iraniens ne sont pas arabes, pas plus que les Afghans, ou les Pakistanais.

>C’estl’élimination programmée de tous les vecteurs des connaissances scientifiques : centres de recherches des universités et chercheurs, hommes ou femmes. Ce qui permet, au passage, à la propagande islamophobe de broder sur l’incompatibilité de l’Islam avec la Science ou la Connaissance …

> Le pôle de recherche et développement Iranien dans de multiples domaines structurant, avec ses nombreuses femmes scientifiques, le rapide et puissant développement du pays, est prioritairement visé. Plusieurs de ses enseignants-chercheurs ont déjà été assassinés ou, lors de déplacements à l’étranger, enlevés.

 

Dans le meilleur des cas, “l’enlèvement” prend la forme de “l’extradition” aux USA, par des pays complaisants sous un prétexte quelconque. Ce fut le cas emblématique de la scientifique Iranienne Shahrzad Mir-Qolikhan et de son mari. Lui, fut arrêté en Autriche, puis libéré pour insuffisance d’éléments probants. Les autorités US l’accusant de tenter d’obtenir des lunettes de vision nocturne. Ce qu’il a toujours nié, sachant qu’ils’agitd’un matériel courant que n’importe quelle usine chinoise, fabriquant alarmes ou télécommandes à infrarouge, peut fournir par container…

> Son épouse, fut arrêtée et extradée alors qu’elle était en vacances à Chypre. Condamnée à 5 ans de prison en 2007 au prétexte d’avoir essayé d’acheter en Occident des matériels, ou des “biens et technologies”, dits à « double usage ». Pure affabulation, aucune preuve n’ayant été fournie au tribunal des USA prononçant la condamnation.

> Un mot sur ce matériel à « double usage ». (3) Invention ubuesque des Inquisiteurs US qui en ont imposé la législation à l’Union Européenne et à ses membres. Chacun s’empressant, dans un zèle moutonnier et servile, d’en assurer l’application. Argutie bureaucratique d’une incroyable stupidité, consistant à élaborer des listes arbitraires, l’arbitrairen’ayant aucune limite dans les interprétations, de matériels considérés comme étant utilisables aussi bien pour un usage civil que militaire, avec ses ramifications réelles ou supposées : terroriste, nucléaire, chimique, bactériologique. Usage autorisé pour les pays occidentaux, mais pas les autres…

> Autrement dit, ce qui est arrivé à plusieurs chercheurs Iraniens, si vous procédez à des consultations pour l’achatd’un microscope électronique, par exemple, pour des recherches médicales ou géologiques, il pourra vous être opposé que vous le destinez à un usage de prolifération nucléaire ou, encore, pour la conception d’armes bactériologiques. Au libre choix de l’Inquisiteur du moment.

> Vous nourrissez des ’intentions malveillantes’, induisant une ’capacité de réalisation’. Une : ’capability’. Critère devenu la désignation du sommet du crime, le ’sceau du Diable’. Vous êtes, en conséquence, un ’terroriste’ par “intention”, vous menacez gravement l’avenir de la planète.

> Et, le tour est joué. Vous êtes arrêté, extradé, inculpé, emprisonné. Après, bien évidemment, un tabassage scrupuleux pour s’assurer de la réalité de vos ’intentions malveillantes’, si elles ont manqué de conviction lors des interrogatoires. Ubu est repu de satisfaction !... Torquemada et la Nouvelle Inquisition en dansent de joie autour du bûcher !...

> Oubliant que même un “balai-brosse” est un « bien à double usage », utilisé avec autant d’énergie dans des locaux militaires que civils… Mais, comment faire comprendre l’imbécilitéd’un concept à un halluciné, un paranoïaque qui a peur de son ombre ?… Dont la mégalomanie incommensurable le persuade d’être le seul à détenir, pour l’éternité et dans tout l’univers, un « bien » ou une « technologie », quel qu’en soit l’usage ?...

>L’acharnement des services US à l’encontre de cette Iranienne relève d’une opération d’intimidation à l’égard des scientifiques de son pays, tout spécialement envers les femmes Iraniennes extrêmement nombreuses dans toutes les disciplines de la recherche fondamentale et appliquée. L’intervention du Sultan d’Oman, Qabus ibn Saïd, auprès de ses geôliers a permis de raccourcir sa peine de 6 mois… Retrouvant sa famille à Mascate, capitale d’Oman, le 7 août dernier, au cours d’une escale avant de rentrer en Iran.

Le témoignage deShahrzad Mir-Qolikhan est effrayant par la lumière qu’il projette sur nos Etats policiers déglingués par la bêtise et la violence. Internée en Floride, elle a raconté les sévices terrifiants, humiliants, y compris sexuels, allant jusqu’à la torture par le personnel pénitentiaire (… terrifyingordeal and mistreatmentat the hands of prison staff) : « Je suis dégoûtée … de ces gens et de la manière dont ils m’ont traitée », (“I amdisgusted… by these people and theirtreatment”). (4)

>L’objectif est d’infliger à l’Iran ce que l’Irak a subi et continue d’endurer : l’éradication de son pôle académique de recherche et développement, de son patrimoine culturel millénaire. On sait que les musées d’Irak et sites archéologiques ont été parmi les premiers lieux de destruction et de pillage lors de l’invasion occidentale, dans un acte délibéré et soigneusement préparé. Cela n’a pas cessé.

> Rien qu’en Irak depuis l’invasion occidentale, officiellement recensés par le gouvernement actuel, ce sont 530 chercheurs (hommes et femmes) de haut niveau, dans toutes les disciplines (y compris sciences médicales et vétérinaires…) qui ont été assassinés dans le climat ambiant, sciemment entretenu, d’insécurité et de guerre civile. Visiblement suite à une liste bien établie et un ordonnancement impitoyable (la plupart exécutés chez eux ou à la sortie de leur domicile, souvent avec leurs enfants), parfaitement maîtrisés par les services spéciaux occidentaux.

> Une campagne de solidarité internationale menée par le « BRussells Tribunal » (5) essaie de mobiliser l’attention des gouvernants et des opinions publiques des pays occidentaux sur ces crimes. Sans grand succès du fait de la censure de leurs médias, y compris publics. Une première liste nominative de tous ces scientifiques et intellectuels Irakiens a été établie. Elle comprenait 470 noms, au 30 Avril 2012. D’autres noms étaient en instance de vérification quant aux données biographiques et aux circonstances de leur assassinat.

> Hors circuit et médias de la propagande, tous les observateurs, témoins, spécialistes de la région ou des opérations spéciales, n’hésitent pas à imputer ces meurtres au Mossad israélien sous la couverture des forces d’occupation américaine.

> Tel le professeur Irakien Ismail Jalili qui, courageusement, avait présenté une émouvante communication, lors d’une réunion internationale tenue à Madrid les 23-24 avril 2006, “Madrid International Conference on the Assassinations of Iraqi Academics”, intitulée (6) : « Plight of Iraqi Academics » (La situation désespérée des enseignants-chercheurs Irakiens).

> Sujet oublié, occulté, de nos journalistes d’investigation, Droits de l’Hommiste, et Belles Ames…

> Un séminaire s’est tenu à Gand, en Belgique, en mars 2011, organisé par l’Association « BRussells Tribunal », regroupant des chercheurs occidentaux solidaires, pour élaborer une “Charte de Défense des Enseignants-Chercheurs Irakiens”. (7)

> La réponse des gouvernements occidentaux fut claire, dès la clôture de ce séminaire international, outre l’étouffement médiatique de ces réunions et manifestations de solidarité : les assassinats ont redoublé. Dans l’impunité.

 

Ainsi, le 3 avril 2011, le professeur Zaïd Abdul Mun’im de l’Université Al-Mustansiriya de Bagdad, directeur de recherche au département moléculaire, meurt dans l’explosion de son véhicule piégé par une bombe. (8) Le 29 mars 2011, une semaine auparavant c’étaitl’éminent chirurgien et Doyen de la Faculté de médecine de la même université, Mohammed Alwan, qui était assassiné. L’un et l’autren’ayant aucune affiliation politique…

Rappelons que les enseignants-chercheurs du Pakistan n’échappent pas à ces escadrons de la mort. Et, le martyre de la spécialiste Pakistanaise en neurosciences AafiaSiddiqui (9) est là pour rappeler jusqu’où peut aller l’élimination et l’intimidation de tout chercheur qui n’adopterait pas le profil de « collabo » qui lui serait imposé…

> Les événements actuels en Syrie sont une autre illustration de cette pratique des services spéciaux occidentaux. Les commandos de mercenaires dévastant la Syrie, actuellement, auraient eu parmi leurs cibles prioritaires de nombreux chercheurs et cadres de haut niveau (hôpitaux et centrales électriques, tout particulièrement). Le décompte de ces meurtres “ciblés” ne pourra être établi avec précision qu’à la fin de la période d’insécurité organisée par les pays de l’OTAN.

> A ces exécutions sommaires, se sont ajoutés ravages et pillages de son patrimoine culturel. L’archéologue libanaise Joanne Farchakh fait état du nombre impressionnant de pillages et destructions de musées, églises, monastères (notamment celui de Sednaya), châteaux-forts des Royaumes Latins ou Croisés (château d’al-Madiq), mosquées (celle de Deraa, entièrement détruite), sites archéologiques. Qualifiant la situation du patrimoine historique, multiculturel, de la Syrie, un des plus riches au monde, comme étant devenue : « catastrophique ». (10)

> Certaines opérations de pillage ont été, comme en Irak, méticuleusement préparées, vraisemblablement de longue date. Exemple : des témoins ont vu des pillards équipés de bulldozers pour enlever et transporter les mosaïques Romaines, d’une inestimable valeur, du site d’Apamea. Même mode opératoire, lors du pillage des vestiges de l’Empire Byzantin dans le nord de la Syrie à al-Bara, Deir Sunbel and Ain Larose. Le temple millénaire, datant de l’Empire Assyrien, de Tell Sheikh Hamad a été entièrement détruit.

> Evidente signature d’une implacable, cynique, sanguinaire, spoliatrice, politique de l’Occident dans le monde arabo-musulman : la destruction de la Connaissance, du Savoir, de la Recherche, du Patrimoine Culturel.

> En bref, de l’Histoire et de la Renaissance d’une Civilisation…

>Dialogue et Respect Mutuel 

> Il est plus qu’évident que les Iraniens, tout en étant ouvert aux discussions concernant la recherche nucléaire, connaissant la mauvaise foi criminelle, la barbarie, de leurs interlocuteurs, ne braderont pas leurs droits relevant de la souveraineté nationale et de leur destin collectif.

> Leurs dirigeants ont lutté, jeunes, contre l’atroce dictature du Shah et de sa sinistre police la SAVAK, protégée des occidentaux qui pillaient le pays de ses richesses. Ils ont tous combattu pendant 8 ans, en première ligne dans les tranchées et les gaz de combat, contre les mercenaires de Saddam Hussein approvisionnées par tous les arsenaux de l’OTAN. Ce sont des durs à cuire. Ils ne craignent personne et ne cèderont pas.

> Ainsi, les diplomates Iraniens, avec leur courtoisie coutumière, garderont patience et écoute face à des négociateurs occidentaux tellement drogués d’arrogancequ’ils ne sont capables que de répéter, en perroquets dressés, les vieux clichés de la diplomatie du XIX° siècle : celle de la canonnière.

> Forgeant, pendant ce temps, de solides relations avec les puissances économiques montantes, préparant l’avenir de leur Nation…

> Car, “Le Temps” est la meilleure arme contre le mépris mégalomaniaque des Empires s’estimant éternels, prétendant dans leur toute-puissance éphémère que la loi, “La Loi du Plus Fort”, dictée par leur caste au pouvoir, émane telle une prescription divine de “La Communauté Internationale”. Morgue, insolence du prédateur imbu de sa force, qui excèdent dès à présent tous les pays non inféodés à l’OTAN, et non des moindres.

> Signal, alarme, stridents, parmi d’autres : un des principaux groupes de médias chinois, Global Times, publie le 9 août 2012 un article d’une extrême clarté et parfaitement argumenté. Intitulé : « Les USA ont perdu toute crédibilité sur le dossier Nucléaire Iranien » (11)

>D’une précision chirurgicale dans le raisonnement, il fait ressortir que les USA ne veulent pas négocier avec l’Iran mais, en réalité, le détruire et l’envahir comme ils l’ont fait pour l’Irak. Sur fondement de mensonges.

> Les Chinois choqués de voir le gouvernement américain “sanctionner” arbitrairement certains de leurs établissements, notamment la Bank of Kunlun, en violation flagrante du droit international (…“blatant violation of international law” …), afin de poursuivre ses objectifs de politique étrangère. Rappelant que le commerce de la Chine avec l’Iran respecte scrupuleusement le droit international et les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU.

> Les ’sanctions’ à répétition émises par le Congrès des USA, qui n’est que le parlement d’un Etat, concourent inéluctablement, durablement, à dresser les autres Etats souverains contre des exigences autant illégales que contraires à leurs intérêts immédiats et à long terme. Très exactement, comme les exigences de Napoléon, imposant un Blocus Continental à l’Europe, avaient provoqué contre lui l’union de l’ensemble des nations européennes, précipitant la chute de son Empire…

> La conclusion de l’article en établit l’enjeu implicite, mais vital :

> «  Encore plus important, ces sanctions américaines revendiquent le droit de contrôler l’activité économique des citoyens et des entreprises de la Chine afin d’atteindre les objectifs propres aux USA …

>En conséquence, il est extrêmement important que le reste du monde résiste à ces tentatives permanentes des USA de contrôler le cours des négociations, tout en niant les droits souverains des autres nations à poursuivre des relations commerciales légitimes avec l’Iran ». (12)

> Eclairage important. Loin d’être « isolé » l’Iran, avec son éminente diplomatie fondée sur le respect mutuel entre Etats, est de plus en plus soutenu par le reste du monde.

> En témoigne la Conférence Internationale sur la Syrie, ’Tehran Consultative Meeting on Syria’, organisée à Téhéran le 9 août 2012, qui a réuni les représentants de 30 pays. Emettant des recommandations empreintes, dans une déclaration finale, de réalisme constructif et de sagesse. Complètement occultées par nos médias abrutis par leur travail de désinformation…

> Participant, à l’invitation des saoudiens, au sommet de l’OIC (Organization of IslamicConference – Organisation de la Coopération Islamique), regroupant 56 pays de confession à majorité musulmane de la planète, qui se tiendra à La Mecque le 14 août 2012. Geste marquant des saoudiens, démontrant une volonté d’apaiser leurs agressives relations avec l’Iran… Malgré les pressions incessantes des USA.

> Témoin aussi, le prochain sommet qui va se tenir à Téhéran du 26 au 31 août prochain. Celui des Pays Non Alignés (Non-AlignedMovement / NAM), organisation internationale réunissant 120 Etats et 21 pays avec le statut d’observateurs. L’Iran va, dans le cadre de la présidence tournante, en assurer la présidence pour les trois années à venir. Là encore, les USA exerçant d’énormes pressions pour que le nouveau président égyptien boycotte ce sommet…

>L’Iran montre ainsi l’exemple de l’échange constructif, bâtissant avec ténacité de solides liens avec de nombreux partenaires. (13) Conscient que seuls dialogue et solidarité entre nations assureront l’avenir de notre planète. Et, non pas : mépris et hyperviolence.

> Dans son aveuglement la nomenklatura de l’Occident, engluée dans ses postures coloniales d’un autre âge, ne l’a pas encore compris…

> Georges STANECHY

> 1. Billet/ “Géronimo” : http://stanechy.over-blog.com/article-geronimo-73423407.html

> 2. Billet/ “Excuses d’un Français au Peuple Chinois” : http://stanechy.over-blog.com/article-18658527.html

> 3. Biens et technologies à « double usage » dans la législation française : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/enjeux-internationaux/desarmement-maitrise-des-armements/le-controle-des-exportations/le-dispositif-national-de-controle/biens-et-technologies-a-double/

> 4. “Mir-Qolikhanordealsreveal US rights abuse : Lawmaker”, Press TV, 9 août 2012, http://www.presstv.ir/detail/2012/08/09/255373/mirqolikhan-case-shows-us-rights-abuse/

> 5. BRussells Tribunal, http://www.brussellstribunal.org/ 

> 6. “Mossad Has Murdered 530 Iraqi Scientists, Academics”, Al Jazeera, 9 mai 2006, http://www.aljazeera.com/me.asp?service_ID=11311&http://www.axisoflogic.com/artman/publish/Article_21935.shtml 

> 7. The Ghent Charter in Defense of Iraqi Academia (March 2011) 

> 8. Dina Al Shibeeb, “Iraqi scientists, doctors, targeted”, Al Arabiya, 9 avril 2012, http://www.alarabiya.net/articles/2011/04/09/144874.html

> 9. Billet/ “Journée de La femme – Hommage à AafiaSiddiqui” : http://stanechy.over-blog.com/article-journee-de-la-femme-hommage-a-aafia-siddiqui-68824034.html

> 10. “AncientSyrian sites extensivelylooted, pulverizedamid clashes”, Press TV, 9 août 2012, http://www.presstv.ir/detail/2012/08/09/255326/ancient-syrian-sites-looted-destructed/

> 11. “US has shed all credibility over Iraniannuclear issue”, Global Times, 9 août 2012, http://www.globaltimes.cn/content/726145.shtml

> 12. “More importantly, these US sanctions assert the right to control the economicactivity of Chinesecitizens and companies in order to advance US goals...

> This makesit all the more important that the rest of the world resistthesecontinued US attempts to control the course of negotiationswhiledenying the sovereignrights of other nations to conduct a lawfultradewith Iran. ”, Global Times, Op. Cit.

> 13. Kaveh L. Afrabiasi, “Iran’s new SummitDiplomacy”, Asia Times, 10 août 2012, http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/NH10Ak03.html

RIA Novosti 

URL de cet article 17418

14 août 2012

http://www.legrandsoir.info/nucleaire-iranien-pretexte-premeditation.html


François ASSELINEAU :UN PIED-DE-NEZ À LA THÉORIE GUERRIÈRE EURO-ATLANTISTE DU « CHOC DES CIVILISATIONS »Nouveau succès de la diplomatie iranienne : une centaine d’États du monde et une trentaine de chefs d’États et de gouvernement seront présents fin août à Téhéran pour le sommet des non-alignés
J’ai déjà eu l’occasion de souligner l’important succès diplomatique remporté par l’Iran il y a deux semaines (le 9 août dernier), dans l’organisation d’une conférence consultative sur la Syrie.
Réunie à Téhéran, principal allié régional de Damas, cette conférence s’était déroulée en présence de représentants de 29 États, dont j’avais signalé qu’ils représentaient 3.528.129.000 habitants, soit 50,9 % de la population mondiale.
L’Iran était donc parvenu à rassembler des dirigeants représentant une majorité de la population mondiale pour appeler à un dialogue national en Syrie et se démarquer ainsi de la position va-t-en-guerre du camp euro-atlantiste.  

UNE CENTAINE D’ÉTATS DU MONDE – ET UNE TRENTAINE DE CHEFS D’ÉTAT ET DE GOUVERNEMENT – PRÉSENTS FIN AOÛT À TÉHÉRAN POUR LE SOMMET DES NON-ALIGNÉS
Cette fois-ci, l’Iran fait encore beaucoup mieux.
Le chef de la diplomatie iranienne Ali Akbar Salehi vient en effet d’annoncer qu’au moins une centaine d’États, membres du Mouvement des Non-Alignés qui en compte 120, ont confirmé leur participation au prochain Sommet de cette organisation, qui se tient justement à Téhéran.
Parmi cette centaine d’États représentés, une trentaine le seront par le niveau suprême de leur chef d’État ou de gouvernement.
Parmi les dirigeants annoncés figurent notamment :
- le nouveau président égyptien Mohammad Morsi, qui transmettra à l’Iran la présidence tournante du Mouvement des Non-alignés. Fait important, il effectuera à cette occasion la première visite en Iran d’un chef d’État égyptien depuis la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays il y a trente ans.
- le premier ministre indien Manmohan Singh,
- le dirigeant cubain Raul Castro,
- le président libanais Michel Sleimane,
- le président du Présidium de l’Assemblée populaire suprême de Corée du Nord Kim Yong-nam,
- le président du Soudan Omar el-Bechir,
- et aussi, plus inattendu compte tenu de son extrême proximité d’avec les Américains, l’émir du Qatar Hamad ben Khalifa al Thani. Sera-t-il là pour faire ensuite rapport à Washington ? Ou bien pour y mener une nouvelle intrigue ?

En revanche, le président syrien Bachar al-Assad, allié de Téhéran, « pourrait ne pas pouvoir assister au sommet. »
Outre les chefs d’État ou de gouvernement, plus de soixante pays seront représentés par leur ministre des affaires étrangères, ce qui est considérable.
À l’occasion de ce sommet, l’Iran prendra pour 3 ans (2012-2015) la présidence tournante du Mouvement des Non-alignés, qui a été exercée par l’Égypte pour la période 2009-2012, et qui sera ensuite confiée au Venezuela pour la période 2015-2018.
UN INCONTESTABLE SUCCÈS DIPLOMATIQUE POUR L’IRAN
Le ministère iranien des affaires étrangères a beau jeu d’insister sur 3 éléments :

1)- la centaine d’États représentés constitue un très bon chiffre, comparable à celui des sommets précédents des Non-Alignés,

2)- ce sommet est le plus grand événement diplomatique de l’histoire de l’Iran.
Les Fêtes de Persépolis pour le 2.500ème anniversaire de l’Empire perse, organisées par le Shah d’Iran en 1971, n’avaient pas drainé autant de représentants d’États et n’avaient pas un objectif politique international. Elles avaient surtout un but de consolidation du régime monarchique iranien, et avaient attiré essentiellement des monarques, les présidents américain Nixon et français Pompidou ayant notamment décliné l’invitation.

3)- cette présence très nombreuse témoigne de l’échec des efforts euro-atlantistes visant à isoler le régime de Téhéran en raison de son programme nucléaire controversé.
Le vice-président iranien Ibrahim Azizi a ainsi tenu à préciser que « la tenue de ce sommet va montrer au monde entier que les complots (des Occidentaux) contre notre gouvernement sont stériles. »

À ce propos, l’attention des chancelleries du monde entier se focalise actuellement sur la présence éventuelle du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon, qui a été invité à ce Sommet.
Selon le ministère des affaires étrangères iranien, celui-ci devrait venir, ce qui serait normal compte tenu de l’importance mondiale de l’événement.
Mais, sa présence n’est pas sûre car le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a exercé des pressions considérables pour qu’il ne s’y rende pas, pressions qui ont été relayées par les autorités américaines. Le parti que prendra Ban Ki-Moon sera donc à suivre de près.
Parmi les autres participants, il sera intéressant de voir si la Chine, qui n’est plus membre du Mouvement des Non-Alignés mai seulement « observateur », sera représentée, et à quel niveau.
De même, il sera important de voir si certaines rumeurs, qui font état de la venue surprise à Téhéran du président russe Vladimir Poutine et du président turc Abdullah Gül, seront ou non confirmées.

LE MOUVEMENT DES NON-ALIGNÉS

Il est utile de rappeler que le Mouvement des Non-Alignés est une organisation internationale regroupant 120 États en 2008 (17 États et 9 organisations internationales y ayant en outre le statut d’observateur). Cela en fait l’organisation mondiale qui rassemble le plus d’États, à l’exception de l’ONU et des agences spécialisées de l’ONU.
Le terme de « Non-alignement » fut inventé par le Premier ministre indien Nehru lors d’un discours en 1954 à Colombo, capitale de l’île encore dénommée Ceylan à l’époque.
Le Mouvement lui-même fut lancé en 1956, conjointement par Nehru, l’Égyptien Nasser, le Yougoslave Tito et le Cambodgien Sihanouk. Il visait alors, dans le contexte de la guerre froide, à se rassembler pour contrecarrer l’influence des États-Unis et de l’URSS qui cherchaient à rallier le monde à leur cause.
Le premier Sommet se tint à Belgrade en 1961 : il regroupa alors 25 États seulement.
L’organisation, dont le siège est à Lusaka en Zambie, regroupe désormais près des deux tiers des membres des Nations unies et 55 % de la population mondiale.
Le but du Mouvement des Non-Alignés a été redéfini, dans la
« Déclaration de la Havane » de 1979, qui précise que les Non-Alignés visent à assurer « l’indépendance nationale, la souveraineté, l’intégrité territoriale et la sécurité des pays non alignés dans leur lutte contre l’impérialisme, le colonialisme, le néocolonialisme, la ségrégation, le racisme, et toute forme d’agression étrangère, d’occupation, de domination, d’interférence ou d’hégémonie de la part de grandes puissances ou de blocs politiques » et de promouvoir la solidarité entre les peuples du tiers monde.

Qui, franchement, peut désormais être contre ces grands principes ? Principes qui sont d’ailleurs en parfaite harmonie avec les principes du droit international, tel qu’il a été codifié par la Charte des Nations-Unies ?
CONCLUSION : UN PIED-DE-NEZ À LA THÉORIE GUERRIÈRE EURO-ATLANTISTE DU « CHOC DES CIVILISATIONS »
Les pays représentés au Mouvement des Non-Alignés appartiennent à tous les continents (y compris l’Europe avec la Biélorussie), et en particulier l’Amérique du Sud, toute l’Afrique, tout le Moyen Orient, le sous-continent indien et l’Asie du sud-est.
Cette très grande variété constitue le plus grand pied-de nez que l’on puisse opposer au découpage artificiel par religions ou « civilisations » promu par les think-tanks bellicistes de Washington et de l’OTAN.
Cette capacité massive de rassemblement des Non-Alignés fait ressortir par contraste ce qu’est l’OTAN / UE : un bunker agressif, qui ose se qualifier de « communauté internationale » alors qu’il ne représente même pas 20% des êtres humains vivant sur terre.
Si la France renouait avec la grandeur de son histoire, ce n’est certes pas dans ce bunker occidental de l’OTAN / UE qu’elle devrait se placer. C’est son adhésion au Mouvement des Non-Alignés qu’elle devrait envisager. Pour contribuer à faire du IIIe millénaire un avenir de paix entre toutes les nations, tous les peuples et toutes les religions du monde.

source : François ASSELINEAU

Vendredi 24 Août 2012

 http://www.u-p-r.fr/actualite/monde/succes-de-la-diplomatie-iranienne-pour-le-sommet-des-non-alignes-de-teheran-sur-la-syrie


Appel des communistes israéliens (pour faire échec à la guerre contre l'Iran.

Communiqué du Parti communiste d’Israël

Netanyahu et Barak embarquent les Israéliens et les peuples de la région dans une guerre d'une intensité inédite et aux périls et sans précédent.

Même les responsables de diverses agences de renseignement, anciens et actuels, adressent des mises en garde publiques contre le déclenchement d'une guerre contre l'Iran qui sèmerait la destruction et le chaos en Israël. Néanmoins, et en dépit des critiques et de l'opposition exprimées par la population et de leaders mondiaux de premier plan, Netanyahu et Barak continuent de défendre des lignes d'action dangereuses, et pourraient entraîner toute la région vers des destructions terrifiantes.

Nous actons, avec beaucoup d'inquiétude, que Netanyahu et Barak battent tous les records en termes d'aventurisme politique et sécuritaire, et qu'ils soumettent la vie de citoyens Israéliens, Juifs et Arabes, à de terribles destructions. L'instrumentalisation préméditée par le gouvernement Israélien des souffrances de résidents Israéliens (à la suite de la réaction éventuelle à l'agression Israélienne) afin d'entraîner d'autres puissances et forces dans la guerre est particulièrement cynique.

Défendre cette aventure périlleuse et sanglante est aussi destinée à écarter la question de la paix Israélo-Palestinienne de l'agenda en Israël et dans la région, ainsi qu'à esquiver les revendications de justice sociale en Israël. Au lieu de s'occuper de ces questions, le gouvernement d’Israël propose un agenda militariste et nationaliste. Les efforts de Netanyahu pour influencer, par ses manœuvres bellicistes, les élections aux États-Unis est aussi très inquiétant.


Le danger est certes terrible – mais rien n'est écrit à l'avance.

 Il est essentiel, et encore possible, d'empêcher la guerre.

En ce moment critique, nous lançons un appel aux partis d'opposition, figures politiques, intellectuels, universitaires et journalistes, mouvements et forces dans la société Israélienne, et même aux éléments sains de l'establishment israélien, pour agir ensemble contre les manœuvres de guerre. Nous en appelons à créer une large mobilisation, et des actions publiques contre la guerre.

Le Bureau politique appelle tous les partis, la Jeunesse communiste israélienne (Banki-Shabiba) et le Hadash, tous les adhérents et sympathisants du parti, à faire de la question de la lutte contre cette guerre régionale une priorité absolue.


Nous exhortons les activistes des mouvements de protestation sociale à prendre clairement position contre la guerre, en se basant sur la compréhension qu'au-delà des ravages qu'elle causera, une guerre régionale sera préjudiciable à la lutte pour le changement et la justice sociale en Israël.

 Une guerre régionale et la justice sociale ne peuvent coexister.

Nous appelons les forces de gauche et progressistes de la région, et du monde entier, à porter haut la voix de l'opposition à la guerre et à organiser des manifestations de masse afin de mobiliser l'opinion public et les gouvernements du reste du monde contre la guerre que préparent Netanyahu et Barak contre l'Iran.


L'avenir des peuples de la région, y compris des citoyens d’Israël, ne reposera pas sur d'épouvantables guerres d'annihilation et d'agression mais bien au contraire – sur une paix stable et générale au Proche-Orient dont le cœur est la paix Israélo-palestinienne – qui doit être instaurée sur la base de l'Initiative de paix arabe et des résolutions de l'ONU.
Les guerres ne peuvent éradiquer les armes nucléaires – seul un accord général de démilitarisation, en termes de dispositifs nucléaires et d'armes de destruction massive, de l'ensemble du Proche et du Moyen-Orient le permettrait.

A cet égard, nous demandons au gouvernement Israélien de signer le traité de non-prolifération des armes nucléaires.
Pour l'avenir, pour la vie, arrêtons la guerre ! 

Traduction MA pou

r http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



5 Analyse -  Géopolitique et stratégie

KouroshZiabari : Les victimes silencieuses des sanctions contre l’Iran.

Alors que les États-Unis et l’Union européenne se font farouchement concurrence dans une course apparemment sans fin pour imposer des sanctions à l’Iran, les citoyens iraniens ordinaires subissent de plein fouet les impacts les plus durs de cet impitoyable embargo.

Le 31 Juillet, l’American Israel Public AffairsCommittee (AIPAC) a envoyé une lettre à tous les membres du Congrès des États-Unis, exigeant une action concertée visant à approuver The Iran ThreatReduction (plan de réduction de la menace iranienne) et le SyriaHumanRightsAct qui imposent entre autres, une nouvelle série de sanctions sur les secteurs énergétiques et des transports de l’Iran.

Le 1e août, les médias ont rapporté que le Congrès a ratifié le projet de loi et que celui-ci attend d’être signé par le président.

L’Iran subit déjà 6 séries de sanctions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations Unies. Les sanctions sont prétendument destinées à prévenir Téhéran d’acquérir l’arme nucléaire.

Les sanctions du Conseil de sécurité comprennent :

  un gel des avoirs internationaux de l’Iran,
  la fermeture des succursales des banques iraniennes dans d’autres pays,
  une interdiction d’exporter du matériel au profit des installations nucléaires et militaires de l’Iran,
  une interdiction des investissements dans le pétrole iranien, comme dans le gaz et de la pétrochimie,
  une interdiction de relations d’affaires avec le Corps des gardiens de la révolution islamique, une interdiction des opérations bancaires et d’assurance -des restrictions de voyage pour des hauts responsables gouvernementaux et militaires.

Les États-Unis, Israël et les pays de l’UE ont longtemps accusé l’Iran de chercher à fabriquer des bombes nucléaires, une accusation que l’Iran a constamment et catégoriquement niée. L’Iran affirme avoir besoin d’une énergie nucléaire civile pour répondre à ses besoins croissants en énergie, et maintenir son économie à flot, surtout du fait que l’Iran est un pays essentiellement dépendant des combustibles fossiles pour ses besoins en énergie et ses revenus.

Les États-Unis et ses alliés, en réponse, ont pénalisé l’Iran avec de cruelles sanctions économiques afin de tenter d’empêcher toute éventualité que l’Iran acquiert des armes nucléaires.

Le 23 janvier 2012, les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne ont convenu d’imposer un embargo pétrolier multilatéral contre l’Iran. L’embargo sur le pétrole qui interdit aux pays d’Europe d’acheter du brut à Iran, est entré en vigueur le 1° juillet.

Ce que les responsables occidentaux prétendent en public, c’est que les sanctions visent à punir le gouvernement iranien et à le dissuader de travailler à acquérir des armes nucléaires. Ce qui se passe dans la réalité, cependant, est que les sanctions dites « intelligentes » sont directement tombées comme une tonne de briques sur le peuple iranien, et transforment leur vie en une terrible odyssée de lutte pour leur survie dans une économie en grande difficulté.

Même les médicaments...

Les sanctions ont dévasté la vie quotidienne des iraniens du peuple en amenant le prix des biens de consommation de base à une hauteur vertigineuse, ce qui fait par exemple que les étudiants à l’étranger ne peuvent plus obtenir d’aide financière de leurs parents en Iran, qu’il est impossible pour les entreprises privées de faire des transactions internationales et qu’il est extrêmement difficile pour les Iraniens d’obtenir un visa pour voyager dans les pays étrangers. Les « sanctions intelligentes » incluent même une interdiction d’exporter des médicaments et des produits alimentaires vers l’Iran.

Dans les semaines précédentes, j’ai voulu faire comprendre à mes éditeurs dans certains journaux politiques américains que certains médicaments sensibles ainsi que les produits agricoles ne pouvaient pas être exportés vers l’Iran en raison des sanctions. Ils ne me croyaient pas, me disant que ces opérations étaient en train de se faire en douceur. Mais maintenant, je pense qu’ils ont des preuves tangibles disponibles, qui confirment que les sanctions sont en train de détruire la vie quotidienne des plus pauvres, des Iraniens sans défense qui doivent payer le prix pour l’animosité d’Israël et de l’Occident à l’égard de leur gouvernement.

Le 6 mai, Radio Free Europe/Radio Liberty a relevé que le quotidien réformateur iranien Shargh écrivait que l’exportation de beaucoup de médicaments vitaux vers l’Iran avait été interdite en raison des sanctions. Parmi les médicaments que l’Iran n’est pas capable de produire, se trouvent ceux pour le traitement du cancer, pour les problèmes cardiaques et respiratoires, la thalassémie et la sclérose en plaques.

Des sanctions qui sont des crimes contre l’humanité

Hamid RezaEmadi, un commentateur politique basé en Iran confirme également que la dernière série de sanctions imposées à l’Iran il y a quelques jours à peine, a une incidence directe sur la vie des Iraniens qui ne sont en rien impliqués avec le programme nucléaire du pays. « Cette nouvelle initiative prise par le Congrès américain montre à quel point Washington est frustré. À présent il va intensifier sa pression sur les civils iraniens en empêchant le pays d’importer des produits agricoles ... L’Iran est un importateur de céréales et les États-Unis le savent, et en créant des obstacles sur la voie des exportations de céréales vers l’Iran, les États-Unis sont clairement en train de commettre des crimes contre l’humanité, car ces interdictions ne touchent que les Iraniens ordinaires qui n’ont rien à voir avec le programme national de l’énergie nucléaire », a déclaré Emadi dans une interview avec Press TV.

« N’oubliez pas qu’il ne s’agit pas seulement des produits agricoles ; les États-Unis exercent une pression maximale sur les banques internationales qui font des affaires avec l’Iran, et par conséquent les sociétés iraniennes pharmaceutiques ne peuvent pas importer certains médicaments vitaux », a-t-il ajouté.

Le conseil d’administration de la Société iranienne de l’hémophilie a informé la Fédération mondiale de l’hémophilie que la vie de dizaines de milliers d’enfants était menacée par le manque de médicaments appropriés, une conséquence des sanctions économiques internationales imposées à la République islamique.

Le Dr. Ron Paul, un élu du Congrès et originaire du Texas, a qualifié les récentes sanctions d’« acte de guerre », affirmant que le projet de loi aurait mieux fait d’être appelé « Loi 2012 de l’obsession de l’Iran. »

« Quand vous appliquez des sanctions à un pays, c’est un acte de guerre, et c’est ce dont il est question ici, » a-t-il dit.

Aux États-Unis, certains groupes pacifistes et des organisations comme « Les Vétérans pour la Paix » et « Les Amis du Comité sur la législation nationale » ont demandé au gouvernement américain de mettre un terme à ses séries de sanctions contre l’Iran. Ces groupes considèrent les sanctions comme une déclaration de guerre totale contre l’Iran.

Mais il semble que ces groupes pacifistes vont faire face à une tâche difficile pour se faire entendre par le Congrès américain et les gens de la Maison Blanche qui semblent vouloir mordicus porter un coup mortel à l’Iran.

L’association « Les Vétérans pour la Paix » vient de publier une déclaration, disant que les sanctions et les menaces de frappes militaires ne sont des solutions ni viables ni logiques à la crise nucléaire avec l’Iran.

« Les États-Unis, l’Union européenne et Israël exploitent le programme nucléaire civil iranien comme une excuse pour imposer des sanctions économiques dévastatrices contre le peuple d’Iran. Selon diverses sources, les sanctions ont déjà fait des ravages sur l’économie iranienne, conduisant à des taux d’inflation entre 50 et 100 pour cent. Le taux de chômage des jeunes est aujourd’hui de plus de 22 pour cent, la production nationale de l’Iran est à 40 pour cent de sa capacité. Il y a de massives fermetures d’entreprises et les licenciements sont généralisés. Les exportations de pétrole iranien ont diminué de 40 pour cent en 2012, générant une perte de 32 milliards de dollars en revenus pétroliers rien que depuis l’année dernière, » explique la déclaration.

Israël, État-voyou disposant de tout un arsenal de bombes atomiques

Le groupe a appelé à un Moyen-Orient dénucléarisé, dans une apparente allusion à l’arsenal nucléaire d’Israël. Avec l’Inde et le Pakistan, Israël est le seul pays au monde qui n’est pas signataire du traité de non-prolifération nucléaire. À la fin des années 1990, les services américains du renseignement ont estimé qu’Israël possédait entre 75 et 130 bombes atomiques.

L’Iran connaît actuellement des moments difficiles, et ses habitants subissent une pression croissante dans leurs vie quotidienne. L’économie iranienne est au bord de la faillite à la suite des sanctions économiques dévastatrices et la communauté internationale est calmement et silencieusement le témoin de la souffrance du peuple iranien. Les sanctions anti-iraniennes sont en contradiction flagrante avec les principes des droits de l’homme, mais il semble que ceux qui prônent ces valeurs ne croient pas que les Iraniens soient aussi des « êtres humains » qui pourraient peut-être disposer de quelques « droits », y compris le droit aux soins et aux médicaments, aux produits alimentaires, à l’emploi, et surtout au respect et à la dignité.

 29 août

KouroshZiabari

* KouroshZiabari est un jeune journaliste indépendant vivant en Iran. Il a publié book "7+1" qui est une collection de ses interviews de 7 auteurs iraniens contemporains. Ziabari contribue au site http://www.Opednews.com. Il est aussi correspondant en Iran de OhMyNews international.
Blog en persan : http://kouroshz.blogfa.com
Blog en anglais : http://cyberfaith.blogspot.com 

3 août 2012 - Salem News - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.salem-news.com/articles/...
Traduction : Info-Palestine.net - Claude Zurbach



Sommet des non-alignés.

François Asselineau : Affluence record à Téhéran et défaite des USA/UE au sommet des non-alignés :

l'Iran demande l'interdiction des armes nucléaires
LA DÉFAITE DIPLOMATIQUE CINGLANTE DE WASHINGTON ET DU CAMP EURO-ATLANTISTE SE CONFIRME AVEC LA PRÉSENCE SUPPLÉMENTAIRE DE VLADIMIR POUTINE, EVO MORALES, RAFAEL CORREA, HUGO CHAVEZ ET DES SECRÉTAIRES GÉNÉRAUX DE L'ONU, DE LA LIGUE ARABE, DE L'OCI ET DE L'OUA.

Voici quelques jours, j'ai déjà eu l'occasion d'attirer l'attention de mes lecteurs sur le succès diplomatique très important de l'Iran qui semblait s'annoncer avec la forte participation attendue au prochain Sommet des Non-Alignés.
[ cf. http://www.u-p-r.fr/actualite/monde/succes-de-la-diplomatie-iranienne-pour-le-sommet-des-non-alignes-de-teheran-sur-la-syrie ]

 

Alors que ce 16ème Sommet des Non-Alignés vient de s'ouvrir (pour l'instant au niveau des délégations), ce succès se confirme de façon encore plus importante que prévue.
110 ÉTATS REPRÉSENTÉS, DONT 50 AU PLUS HAUT NIVEAU POLITIQUE
En effet, dès le 1er jour, des délégations représentant 110 des 120 États membres du Mouvement des Non-Alignés sont déjà arrivées à Téhéran.
En outre, selon les toutes dernières annonces présentées par le ministère iranien des affaires étrangères, 50 de des 110 États seront représentés au plus haut niveau :
- 29 États seront représentés par leur chef d'État en personne
[ 27 Présidents, 1 Sultan (Oman) et 1 Émir (Qatar) ]
- 9 États seront représentés par leur Vice-Président de la République
- 7 États seront représentés par le Premier ministre, chef du gouvernement C'est d'ailleurs souvent le véritable chef de l'exécutif, comme c'est le cas du Premier ministre indien Manmohan Singh.
- 5 États seront représentés par un envoyé spécial
Tous les autres États sont représentés au niveau de leur ambassadeur à Téhéran et/ou par des délégations de hauts-fonctionnaires mandatés par leurs gouvernements.

DE NOMBREUSES SURPRISES DE DERNIÈRE MINUTE
Plusieurs surprises de dernière minute contribuent à faire de ce XVIe Sommet des Non-Alignés un très grand succès diplomatique pour Téhéran, et une défaite cinglante pour les États-Unis, le Canada, l'Union européenne et Israël, qui avaient exercé les plus fortes pressions possibles pour tenter d'isoler l'Iran.
Ces surprises sont la venue à Téhéran, les 30 et 31 août :
a)- du Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-Moon Le camp euro-atlantiste avait pourtant tout fait pour le dissuader de s'y rendre, car sa présence, même si elle est présentée comme critique, comporte un effet de symbole considérable.
b)- des Président et Secrétaires généraux de trois autres grosses organisations internationales, qui sont moins connues que l'ONU mais qui n'en jouent pas moins un rôle important dans la diplomatie mondiale :
- la Ligue Arabe, pourtant très divisée sur le cas de la Syrie et majoritairement hostile au régime de Damas,
- l'Organisation de la Conférence Islamique ( OCI ),
- et l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA).
c)- du président russe Vladimir Poutine. C'était d'autant moins prévisible que la Russie ne fait pas partie du Mouvement des Non-Alignés et qu'elle l'est donc cette année à titre de nation invitée.
d)- des présidents latino-américains Hugo Chavez ( Venezuela ), Evo Morales ( Bolivie ), Rafael Correa ( Équateur ) et de Michel Temer, vice-président du Brésil
Ce n'est pas vraiment une surprise, compte tenu de la ligne politique des trois premiers dirigeants, mais leur présence n'allait quand même pas de soir et n'avait pas été annoncée préalablement par le ministère iranien des affaires étrangères.La surprise est plus importante venant du gouvernement de Brasilia, qui se fait représenter par le vice-président de la République en personne alors que le Brésil n'est pas membre du Mouvement des Non-Alignés mais seulement "observateur".
e)- du Vice-Premier ministre d'Arabie saoudite et de l'Émir d'Umm al-Quwain, envoyé spécial du gouvernement des Émirats Arabes Unis : Ce sont des surprises totales ( qui n'avaient pas été annoncées auparavant ), compte tenu de l'alignement de ces régimes sur les États-Unis et de leur hostilité latente à l'égard de l'Iran.
Je relève que, le Premier ministre irakien, le Sultan d'Oman et l'Émir du Qatar faisant aussi le déplacement, de même que les Ministres des affaires étrangères du Koweït et du Bahreïn, cela signifie que tous les pays riverains du Golfe Persique font donc le déplacement de Téhéran. L'Iran est ainsi le seul pays au monde à pouvoir actuellement rassembler des dirigeants de cette zone ô combien stratégique pour l'économie et la paix du monde.
f)- par ailleurs, il faut relever que le représentant du Hamas à Gaza, M. Ismaïl Haniyeh, n'a finalement pas été invité, mais cela fait suite à un imbroglio qui montre les dissensions extrêmes des Palestiniens. Cette absence permettra la présence du président de l'Autorité Nationale Palestinienne, M. Mahmoud Abbas, qui avait menacé de ne pas venir dans le cas contraire.
g)- enfin, je note que l'Australie a accepté de figurer à côté de la Russie comme "nation invitée". Le gouvernement de Canberra ne se fait, certes, représenter qu'au niveau de son ambassadeur à l'ONU, mais le geste est pour le moins inattendu de la part d'un État occidental traditionnellement inféodé à Washington.

LES PERSONNALITÉS POLITIQUES VENUES DU MONDE ENTIER
Afghanistan : Hamid Karzai - Président de la République
Afrique du sud : MaiteNkoana-Mashabane - Ministre des affaires étrangères
Arabie Saoudite : Abdulaziz bin Abdullah Al Saud - Vice-Premier ministre
Azerbaïdjan : ElmarMammadyarov - Ministre des affaires étrangères
Bahreïn : Khalid bin Ahmed Al Khalifa - Ministre des affaires étrangères
Bangladesh : Sheikha Hasina - Premier ministre
Bénin : Yayi Boni - Président de la République
Bhoutan : UgyenTshering - Ministre des affaires étrangères
Birmanie : WunnaMaungLwin - Ministre des affaires étrangères
Bolivie : Evo Morales - Président de la République
Cambodge : Hun Sen - Premier ministre
Cuba : Raul Castro - Président du Conseil d'État
Corée du Nord : Kim Yong-nam - Président du Présidium de l'Assemblée populaire suprême
Égypte : Mohamed Morsi - Président de la République
Émirats Arabes Unis : Saud bin Rashid Al Mu'alla - Envoyé spécial, Émir de l'Émirat de Umm al-Quwain
Équateur : Rafael Correa - Président de la République
Gabon : Ali Bongo Ondimba - Président de la République
Jordanie : Fayez al-Tarawneh - Premier ministre
Inde : Manmohan Singh - Premier ministre
Iran : Mahmoud Ahmadinejad - Président de la République
Irak : Nouri al-Maliki - Premier ministre
Indonésie : Boediono - Vice-Président de la République
Koweït : Muhammad Sabah Al-Salem Al-Sabah - Ministre des affaires étrangères
Liban : Michel Suleiman - Président de la République
Lesotho : MohlabiTsekoa - Ministre des affaires étrangères
Libye : Ashour Bin Khayal - Ministre des affaires étrangères
Malaisie : Anifah Aman - Ministre des affaires étrangères
Mauritanie : Mohamed Ould Abdel Aziz - Président de la République
Maroc : AbdelillahBenkirane - Premier ministre
Namibie : Marco Hausiku - Ministre des affaires étrangères
Népal : BaburamBhattarai - Premier ministre
Pakistan : Asif Ali Zardari - Président de la République
Philippines : JejomarBinay[34] Vice President
Oman : Qaboos bin Said al Said - Sultan
Qatar : Hamad bin Khalifa Al Thani - Emir
Sénégal : MackySall - Président de la République
Serbie : TomislavNikolic - Président de la République
Sri Lanka : MahindaRajapaksa - Président de la République
Soudan : Omar al-Bashir - Président de la République
Swaziland : LutfoDlamini - Ministre des affaires étrangères
Syrie : FaisalMekdad - Vice-Ministre des affaires étrangères
Tanzanie : Mohamed Gharib Bilal - Vice-Président de la République
Territoires palestiniens : Mahmoud Abbas - Président de l'Autorité Nationale Palestinienne
Thaïlande : SurapongTovichakchaikul - Ministre des affaires étrangères
Tunisie : RafikAbdessalem - Ministre des affaires étrangères
Turkménistan : GurbangulyBerdimuhamedow - Président de la République
Venezuela : Hugo Chavez - Président de la République
Vietnam : Nguyen Tan Dung - Premier ministre
Zimbabwe : Robert Mugabe - Président de la République

Observateurs
Arménie : SerzhSargsyan - Président de la République
Brésil : Michel Temer - Vice-Président de la République
Tadjikistan : EmomaliRahmonov - Président de la République

Nations spécialement invitées
Australie : Gary Quinlan - Ambassadeur d'Australie à l'ONU
Russie : Vladimir Poutine - Président de la République

Organisations représentées
Organisation de l'Unité Africaine (OUA) : Yayi Boni - Président
Ligue Arabe : Nabil el-Araby - Secrétaire général
Organisation de la Coopération Islamique (OCI) : EkmeleddinIhsanoglu - Secrétaire général
Organisation des Nations Unies (ONU) : Ban Ki-moon, Secrétaire général

DANS SON DISCOURS D'OUVERTURE, LE MINISTRE IRANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGERES RAPPELLE ET SOUTIENT LA DEMANDE DES NON-ALIGNES DE L'INTERDICTION MONDIALE DES ARMES NUCLÉAIRES
Enfin, il convient de noter que M. Ali Akbar Salehi, ministre iranien des affaires étrangères, a fait très fort, dès son discours inaugural du 16ème Sommet des Non-Alignés, en appelant l'ensemble des pays réunis :
à prendre position contre les sanctions occidentales à l'encontre de l'Iran. Il a affirmé au passage que de nombreux États-membres des Non-Alignés soutenaient le programme nucléaire iranien.
à renouveler leur appel pour une interdiction mondiale de toutes les armes nucléaires dans 13 ans, donc en 2025. Il a eu beau jeu de rappeler que cet objectif avait déjà été adopté par un précédent Sommet des Non-Alignés et a ainsi lancé : « Nous croyons que le calendrier de retrait définitif des armes nucléaires d'ici 2025, qui a déjà été proposé par les Non-Alignés, ne sera effectivement réalisé que si nous en exerçons le suivi minutieux. »
Le ministre iranien a une nouvelle fois assuré que son pays ne cherche pas à se doter d'armes nucléaires, en dépit des affirmations des États-Unis et de leurs alliés qui soupçonnent que l'enrichissement d'uranium de Téhéran pourrait éventuellement conduire à cela.
Commentant les déclarations du gouvernement israélien, qui a dit qu'il examinerait les options militaires si les pressions diplomatiques et économiques ne parviennent pas à freiner les ambitions nucléaires de l'Iran, il a rétorqué qu'Israël avait pour sa part refusé de ratifier le Traité de Non Prolifération nucléaire (TNP) de l'ONU et qu'il refusait de discuter de la gamme complète de ses capacités militaires, alors que tout le monde soupçonne cet État avoir un arsenal nucléaire.
Enfin, le ministre Ministre iranien des affaires étrangères a déploré la « chute» du poids individuel des États membres de l'ONU, qui s'est exercée au bénéfice de la « montée en puissance du Conseil de Sécurité de l'ONU », dirigé par les Cinq membres permanents : États-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie et Chine.
Il a donc réclamé la « création d'un Conseil de Sécurité plus démocratique, qui devrait être considérée comme une partie importante de la réforme de l'ONU ».
[ source : http://www.washingtonpost.com/world/middle_east/iran-opens-nonaligned-summit-with-calls-for-nuclear-arms-ban/2012/08/26/4c363ec2-ef63-11e1-b74c-84ed55e0300b_story.html ]

Quelques-uns des principaux responsables politiques mondiaux présents au 16e Sommet des Non-Alignés à Téhéran:
Evo Morales - Président de la République de Bolivie
Manmohan Singh - Premier ministre de l'Union Indienne
Hugo Chavez - Président de la République du Venezuela
Maité Nkoana-Mashabane - Ministre des affaires étrangères d'Afrique du sud
Vladimir Poutine - Président de la Fédération de Russie
Sheikha Hasina - Premier ministre du BanglaDesh
Ali Bongo Ondimba - Président de la République du Gabon
Michel Temer - Vice-Président de la République fédérative du Brésil
Qaboos bin Said al Said - Sultan d'Oman
Nguyen Tan Dung - Premier ministre du Vietnam

CONCLUSION : LA FRANCE AURAIT DÛ FAIRE AU MINIMUM COMME L'AUSTRALIE !
Comme je l'indiquais déjà dans mon premier article, - et les événements renforcent encore mon analyse - cette capacité massive de rassemblement du Mouvement des Non-Alignés, avec la présence de la Russie en prime, fait ressortir par contraste ce qu'est l'OTAN / UE : un bunker agressif, qui ose se qualifier de « communauté internationale » alors qu'il ne représente même pas 20% des êtres humains vivant sur terre.
Comme je l'ai déjà dit, si la France renouait avec la grandeur de son histoire, ce n'est certes pas dans ce bunker occidental de l'OTAN / UE qu'elle devrait se placer. C'est son adhésion au Mouvement des Non-Alignés qu'elle devrait envisager. Pour contribuer à faire du IIIe millénaire un avenir de paix entre toutes les nations, tous les peuples et toutes les religions du monde.
Quelques-uns de mes lecteurs avaient pu s'étonner de cette suggestion.
Elle est certes iconoclaste dans la France actuelle, où toute pensée non conforme à la logorrhée euro-atlantiste des médias est aussitôt disqualifiée, par un réflexe pavlovien de soumission à la propagande et à l'intimidation.
Or je note que l'Australie sera présente comme "nation invitée". Voilà de quoi rasséréner ceux qui tiquaient devant ma proposition !
Je rappelle que cette proposition, tout comme le présent article ou le précédent, n'ont évidemment pas pour objet de faire l'apologie de tel ou tel régime. Pas plus du régime iranien que des régimes indien, costaricain (dont le chef d'Etat est Prix Nobel de la Paix), péruvien, libanais, vénézuélien, sud-africain et j'en passe, qui sont tous membres des Non-Alignés.

Mon analyse et ma proposition se situent sur un autre plan, qui est celui des relations internationales et de ce que devrait être le rôle de tout pays soucieux d'assurer l'équilibre et la paix du monde. Je rappelle donc 3 points importants :
1)- Le Mouvement des Non-Alignés regroupe, comme je l'ai dit, 120 États sur les 193 des Nations-Unies, et une vingtaine d'autres observateurs. On notera au passage que certains "Non Alignés" sont désormais très alignés sur les États-Unis : Arabie Saoudite, Bahreïn et Qatar notamment.

2)- Il se trouve que la France et tous les pays membres de l'OTAN reconnaissent diplomatiquement tous ces États, qu'ils siègent à leurs côtés à l'ONU, sans pour autant, bien entendu, s'aligner sur tel ou tel. Participer aux Non-Alignés ne pourrait donc pas signifier "s'aligner sur les Non-Alignés"...
3)- Du reste, il n'y a vraiment à peu près aucun point commun en matière économique, sociale, démocratique, religieuse, diplomatique, militaire, entre Cuba et Singapour, l'Iran et le Qatar, l'Île Maurice et la Corée du nord, le Pérou et le Sri Lanka, l'Inde et le Turkménistan, etc
Leur seul point commun, au fond, c'est de vouloir faire respecter les principes du droit international public et notamment le refus de tout empire et le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d'un État souverain.
C'est bien parce que notre pays doit partager ce point commun fondamental que la France, une fois qu'elle sera sortie de l'OTAN et de l'Union européenne, aura vocation à rejoindre le Mouvement des Non-Alignés. Il n'y aurait pas de plus belle victoire diplomatique, conforme au génie du peuple de 1789, que de rassembler, à Paris cette fois-ci, un futur Sommet des Non-Alignés.

François Asselineau
29 août 201


SOMMET DES NON-ALIGNÉS - L'IRAN DEMANDE L'INTERDICTION DES ARMES NUCLÉAIRES –DOSSIER -

>   LA DÉFAITE DIPLOMATIQUE DE WASHINGTON ET DU CAMP EURATLANTISTE SE CONFIRME AVEC LA PRÉSENCE SUPPLÉMENTAIRE DE VLADIMIR POUTINE, EVO MORALES, RAFAEL CORREA, HUGO CHAVEZ ET DES SECRÉTAIRES GÉNÉRAUX DE L'ONU, DE LA LIGUE ARABE, DE L'OCI ET DE L'OUA

Alors que ce 16ème Sommet des Non-Alignés vient de s'ouvrir (pour l'instant au niveau des délégations), ce succès se confirme de façon encore plus importante que prévue.
L'amphithéâtre pour les sessions plénières du 16ème Sommet des Non-Alignés à Téhéran
110 ÉTATS REPRÉSENTÉS, DONT 50 AU PLUS HAUT NIVEAU POLITIQUE
En effet, dès le 1er jour, des délégations représentant 110 des 120 États membres du Mouvement des Non-Alignés sont déjà arrivées à Téhéran.
En outre, selon les toutes dernières annonces présentées par le ministère iranien des affaires étrangères, 50 de des 110 États seront représentés au plus haut niveau :
 §- 29 États seront représentés par leur chef d'État en personne
[ 27 Présidents, 1 Sultan (Oman) et 1 Émir (Qatar) ]

 §- 9 États seront représentés par leur Vice-Président de la République
 §- 7 États seront représentés par le Premier ministre, chef du gouvernement C'est d'ailleurs souvent le véritable chef de l'exécutif, comme c'est le cas du Premier ministre indien Manmohan Singh.
 §- 5 États seront représentés par un envoyé spécial
Tous les autres États sont représentés au niveau de leur ambassadeur à Téhéran et/ou par des délégations de hauts-fonctionnaires mandatés par leurs gouvernements.
DE NOMBREUSES SURPRISES DE DERNIÈRE MINUTE
Plusieurs surprises de dernière minute contribuent à faire de ce XVIe Sommet des Non-Alignés un très grand succès diplomatique pour Téhéran, et une défaite cinglante pour les États-Unis, le Canada, l'Union européenne et Israël, qui avaient exercé les plus fortes pressions possibles pour tenter d'isoler l'Iran.
Ces surprises sont la venue à Téhéran, les 30 et 31 août :
a)- du Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-Moon Le camp euro-atlantiste avait pourtant tout fait pour le dissuader de s'y rendre, car sa présence, même si elle est présentée comme critique, comporte un effet de symbole considérable.

>b)- des Président et Secrétaires généraux de trois autres grosses organisations internationales, qui sont moins connues que l'ONU mais qui n'en jouent pas moins un rôle important dans la diplomatie mondiale :
 §- la Ligue Arabe, pourtant très divisée sur le cas de la Syrie et majoritairement hostile au régime de Damas,
 §- l'Organisation de la Conférence Islamique ( OCI ),
 §- et l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA).
c)- du président russe Vladimir Poutine. C'était d'autant moins prévisible que la Russie ne fait pas partie du Mouvement des Non-Alignés et qu'elle l'est donc cette année à titre de nation invitée.
d)- des présidents latino-américains Hugo Chavez ( Venezuela ), Evo Morales ( Bolivie ), Rafael Correa ( Équateur ) et de Michel Temer, vice-président du Brésil
Ce n'est pas vraiment une surprise, compte tenu de la ligne politique des trois premiers dirigeants, mais leur présence n'allait quand même pas de soir et n'avait pas été annoncée préalablement par le ministère iranien des affaires étrangères. La surprise est plus importante venant du gouvernement de Brasilia, qui se fait représenter par le vice-président de la République en personne alors que le Brésil n'est pas membre du Mouvement des Non-Alignés mais seulement "observateur".
e)- du Vice-Premier ministre d'Arabie saoudite et de l'Émir d'Umm al-Quwain, envoyé spécial du gouvernement des Émirats Arabes Unis : Ce sont des surprises totales ( qui n'avaient pas été annoncées auparavant ), compte tenu de l'alignement de ces régimes sur les États-Unis et de leur hostilité latente à l'égard de l'Iran.
Je relève que, le Premier ministre irakien, le Sultan d'Oman et l'Émir du Qatar faisant aussi le déplacement, de même que les Ministres des affaires étrangères du Koweït et du Bahreïn, cela signifie que tous les pays riverains du Golfe Persique font donc le déplacement de Téhéran. L'Iran est ainsi le seul pays au monde à pouvoir actuellement rassembler des dirigeants de cette zone ô combien stratégique pour l'économie et la paix du monde.
f)- par ailleurs, il faut relever que le représentant du Hamas à Gaza, M. Ismaïl Haniyeh, n'a finalement pas été invité, mais cela fait suite à un imbroglio qui montre les dissensions extrêmes des Palestiniens. Cette absence permettra la présence du président de l'Autorité Nationale Palestinienne, M. Mahmoud Abbas, qui avait menacé de ne pas venir dans le cas contraire.  
g)- enfin, je note que l'Australie a accepté de figurer à côté de la Russie comme "nation invitée".   Le gouvernement de Canberra ne se fait, certes, représenter qu'au niveau de son ambassadeur à l'ONU, mais le geste est pour le moins inattendu de la part d'un État occidental traditionnellement inféodé à Washington.

> 
PERSONNALITÉS POLITIQUES  
 §Afghanistan : Hamid Karzai - Président de la République
 §Afrique du sud : MaiteNkoana-Mashabane - Ministre des affaires étrangères
 §Arabie Saoudite : Abdulaziz bin Abdullah Al Saud - Vice-Premier ministre
 §Azerbaïdjan : ElmarMammadyarov - Ministre des affaires étrangères
 §Bahreïn : Khalid bin Ahmed Al Khalifa - Ministre des affaires étrangères
 §Bangladesh : Sheikha Hasina - Premier ministre
 §Bénin : Yayi Boni - Président de la République
 §Bhoutan : UgyenTshering - Ministre des affaires étrangères
 §Birmanie : WunnaMaungLwin - Ministre des affaires étrangères
 §Bolivie : Evo Morales - Président de la République
 §Cambodge : Hun Sen - Premier ministre
 §Cuba : Raul Castro - Président du Conseil d'État
 §Corée du Nord : Kim Yong-nam - Président du Présidium de l'Assemblée populaire suprême
 §Égypte : Mohamed Morsi - Président de la République
 §Émirats Arabes Unis : Saud bin Rashid Al Mu'alla - Envoyé spécial, Émir de l'Émirat de Umm al-Quwain
 §Équateur : Rafael Correa - Président de la République
 §Gabon : Ali Bongo Ondimba - Président de la République
 §Jordanie : Fayez al-Tarawneh - Premier ministre
 §Inde : Manmohan Singh - Premier ministre
 §Iran : Mahmoud Ahmadinejad - Président de la République

 §Irak : Nouri al-Maliki - Premier ministre

 §Indonésie : Boediono - Vice-Président de la République

 §Koweït : Muhammad Sabah Al-Salem Al-Sabah - Ministre des affaires étrangères

 §Liban : Michel Suleiman - Président de la République

 §Lesotho : MohlabiTsekoa - Ministre des affaires étrangères

 §Libye : Ashour Bin Khayal - Ministre des affaires étrangères

 §Malaisie : Anifah Aman - Ministre des affaires étrangères

>
 §Mauritanie : Mohamed Ould Abdel Aziz - Président de la République

>
 §Maroc : AbdelillahBenkirane - Premier ministre

>
 §Namibie : Marco Hausiku - Ministre des affaires étrangères

>
 §Népal : BaburamBhattarai - Premier ministre

>
 §Pakistan : Asif Ali Zardari - Président de la République

>
 §Philippines  : JejomarBinay[34]     Vice President

>
 §Oman : Qaboos bin Said al Said - Sultan

>
 §Qatar : Hamad bin Khalifa Al Thani - Emir
>

>
 §Sénégal : MackySall - Président de la République
>

>
 §Serbie : TomislavNikolić - Président de la République
>

>
 §Sri Lanka : MahindaRajapaksa - Président de la République
>

>
 §Soudan : Omar al-Bashir - Président de la République

>
 §Swaziland : LutfoDlamini - Ministre des affaires étrangères

>
 §Syrie : FaisalMekdad - Vice-Ministre des affaires étrangères

>
 §Tanzanie : Mohamed Gharib Bilal - Vice-Président de la République

>
 §Territoires palestiniens : Mahmoud Abbas - Président de l'Autorité Nationale Palestinienne

>
 §Thaïlande : SurapongTovichakchaikul - Ministre des affaires étrangères

>
 §Tunisie : RafikAbdessalem - Ministre des affaires étrangères

>
 §Turkménistan : GurbangulyBerdimuhamedow - Président de la République

>
 §Venezuela : Hugo Chavez - Président de la République

>
 §Vietnam : Nguyen Tan Dung - Premier ministre

>
 §Zimbabwe : Robert Mugabe - Président de la République

>Observateurs
 §Arménie : SerzhSargsyan - Président de la République
 §Brésil : Michel Temer - Vice-Président de la République
 §Tadjikistan : EmomaliRahmonov - Président de la République

Nations spécialement invitées
 §Australie : Gary Quinlan - Ambassadeur d'Australie à l'ONU
 §Russie : Vladimir Poutine - Président de la République
Organisations représentées
Organisation de l'Unité Africaine (OUA) : Yayi Boni  - Président
Ligue Arabe : Nabil el-Araby - Secrétaire général
Organisation de la Coopération Islamique (OCI) : Ekmeleddinİhsanoğlu - Secrétaire général
Organisation des Nations Unies (ONU) : Ban Ki-moon, Secrétaire général


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

 

 

n°97 - Dossier d'Iran - du 17-07- au 11 - 09 - i : Le sommet du MNA s'achève sur un appel à la paix dans le monde

 


n°97 -   Dossier d'Iran - du 17-07- au 11 - 09  -  i  : Le sommet du MNA s'achève sur un appel à la paix dans le monde 


Dossier d'Iran   n°97-

 C.De Broeder& M.Lemaire



 Le "dossierd'Iran" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm 

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ ) colonne de gauche.

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Tiré à Part

Le Parisien : "Israël se prépare à une guerre"

. Les frontières, notamment avec le Liban, sont sous haute surveillance. | (AFP/MAHMOUD ZAYAT.)

«Le front israélien est préparé comme il ne l’a jamais été. » Les mots prononcés hier par l’ancien ministre de la Défense passive d’Israël, MatanVilnaï, sonnent comme si l’Etat hébreu était à la veille d’une guerre inéluctable contre l’Iran. Dans un entretien au quotidien « Maariv », Vilnaï se fait plus précis : l’offensive d’Israël s’étalerait sur un mois et coûterait la vie à environ 500 personnes.
Elle aurait lieu, toujours selon l’ex-ministre, sur plusieurs fronts, de l’Iran (par des frappes aériennes) à la bande de Gaza (où se trouve le Hamas) en passant par le Liban (d’où partiraient les ripostes du Hezbollah). Ce scénario, qui inspire beaucoup de craintes aux Israéliens et fait frémir le reste du monde, n’est pas fantaisiste. Selon la presse israélienne, le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, aurait l’intention d’attaquer les sites nucléaires iraniens (qui menacent Israël) d’ici au mois de novembre, c’est-à-dire avant l’élection présidentielle américaine.

Des SMS comme moyen d’alerte
Au vu du délai, très court, le
gouvernement s’active. Et prend soin, tout d’abord, d’acclimater l’opinion à l’éventualité d’un conflit en la rassurant sur le degré de préparation militaire (batteries antimissiles, stocks de munitions) et civile (le nombre d’abris disponibles) du pays. Hier, MatanVilnaï a ainsi précisé qu’il y avait assez de kits antichimiques et bactériologiques pour plus de la moitié de la population israélienne. Plus inédit, l’armée testera aujourd’hui à l’échelle nationale un système d’alerte qui envoie des messages en cas d’attaques de missiles. Des SMS en hébreu, en arabe, en anglais et en russe seront envoyés sur les téléphones portables des habitants de tout le pays. « Je peux l’assurer avec la plus grande autorité : aujourd’hui, chacun sait exactement ce qu’il doit faire », a poursuivi l’ancien ministre.

L’Iran, de son côté, a indiqué mardi ne pas croire à une attaque « stupide » israélienne contre ses installations nucléaires. Et continue à assurer que celles-ci n’ont en rien des visées militaires, comme le craint l’Etat hébreu.

Deux explosions ont été entendues, hier soir, par les habitants d’Eilat, une station balnéaire israélienne située près de la frontière égyptienne. Deux roquettes tirées à partir du Sinaï égyptien avaient explosé début avril à Eilat sans faire de blessé.

 

: Apocalypse now!
>
>En Israël les tueurs piaffent... et se dévoilent enfin !
>Liquider les trente métropoles du moyen orient en cas d'attaque d'israël:
> en disparaissant, les israéliens espèrent réduire en cendres tout le Moyen Orient.
> Ce qui est "poétiquement" appelé l'opération "Samson"!
> On est "prévenu"!

Iran: ça ne fait « guerre » de doute !
L’existence d’Israël n’est pas davantage menacée en cas de conflit avec l’Iran et ses alliés…

Nombreux sont les israéliens, juifs à travers le monde ou amis et soutiens non-juifs d’Israël qui craignent l’apparition d’un conflit violent notamment avec l’Iran et le Hezbollah dont les milliers de missiles sont pointés vers Israël. Il est utile de rappeler que la dissuasion a toujours été une caractéristique essentielle de la puissance militaire israélienne.
Par conséquent, en dehors de la stratégie qui sera adoptée par Tsahal en cas d’un éventuel conflit, peu de gens ont connaissance de ce qu’on appelle « l’option Samson » qui est à la base même des capacités dissuasives d’Israël si son existence se trouvait un jour menacée.
L’option Samson tire son nom du personnage biblique qui a pris la décision de faire s’écrouler les colonnes du temple philistin -quitte à mettre sa propre vie en péril- afin d’entrainer la chute de l’édifice qui provoquera également l’anéantissement de ses ennemis.
Ainsi, seul l’objectif général de cette option militaire est connu : si l’État Israël risque de tomber, il entrainera l’ensemble de ses ennemis avec lui. Les cibles précises sont susceptibles d’évoluer avec le temps et font bien évidemment mystère.
> Cependant, certaines informations font état d’une volonté de viser -au minimum- les 20 ou 30 plus grandes villes du Moyen-Orient. Mais les effets d’une bombe nucléaire ne se limitant pas aux frontières d’une ville et de ses banlieues, c’est bien tout le monde arabo-musulman qui prendrait le risque de disparaitre si jamais l’existence d’Israël se trouvait menacée.
Pour cela, il suffit de constater les dégâts causés par le bombardement d’Hiroshima il y a plus d’un demi-siècle pour prendre conscience de la capacité de destruction infiniment plus puissante de l’arme nucléaire aujourd’hui.
L’existence de l’option Samson est officielle, Israël était sur le point de la mettre en application une seule fois à travers son Histoire durant la guerre de Kippour en 1973 où le pays fut attaqué par surprise durant le jour le plus important du calendrier juif tandis que les troupes étaient démobilisées alors que les hommes jeûnaient et priaient dans les synagogues.
D’ailleurs, Ariel Sharon résumait cette ultime option militaire avec le ton direct et sans détour qui caractérise les dirigeants israéliens : « les arabes peuvent bien avoir le pétrole, nous nous avons les allumettes ! ».

16.8.2012

http://www.leparisien.fr/international/israel-se-prepare-a-une-guerre-16-08-2012-2126909.php
http://jssnews.com/2012/07/26/nodoubt/



Au jour le jour

Le sommet du MNA s'achève sur un appel à la paix dans le monde  

Le 16e sommet du Mouvement des Non-Alignés (MNA) s'est conclu vendredi à Téhéran, capitale iranienne, après l'adoption d'un certain nombre de documents de synthèse.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui assume la présidence tournante du mouvement, a lu une partie de ces documents finaux lors de la cérémonie de clôture, et a déclaré que les participants avaient unanimement renouvelé leur attachement aux principes et aux objectifs du MNA.
Les participants ont appelé à des "changements fondamentaux" dans la gouvernance et la gestion collective du monde, soulignant que ces changements étaient des conditions essentielles au maintien de la paix mondiale ; ils ont également tous appelé à éviter les conflits partout à travers le monde, a indiqué M. Ahmadinejad.

"Nous avons tous convenu de défendre les droits de l'Homme et la dignité humaine, et de développer l'amour, l'affection et l'honnêteté", a-t-il indiqué, ajoutant : "nous pouvons résoudre les défis mondiaux par le biais de l'amitié".

Le président iranien a souligné qu'en adoptant ces documents finaux, les pays membres du MNA avaient envoyé un "important message politique" de soutien à la paix et à la justice dans le monde.
Ces documents ont également affirmé la solidarité du MNA avec les Palestiniens.
La réunion du MNA à Téhéran s'est déroulée en trois phases : une réunion préparatoire de hauts responsables du 26 au 27 août, une réunion au niveau ministériel du 28 au 29 août, et le sommet proprement dit les 30 et 31 août.
Des représentants venus d'une centaine de pays se sont réunis à Téhéran pour discuter des nouveaux défis mondiaux.
Le Venezuela a été choisi pour accueillir le 17e sommet du MNA en 2015, et deux nouveaux membres, l'Azerbaïdjan et les Fidji, ont été admis dans l'organisation.
Fondé en ex-Yougoslavie en 1961, le MNA représente près des deux tiers des membres des Nations Unies, et environ 55% de la population mondiale.
 

01/09/2012

 http://french.cri.cn/621/2012/09/01/581s293770.htm#.UEHrBJa_y3Y

 


Chems Eddine Chitour : Guerre Israël Iran : Cette fois-ci est-ce sérieux ?
«Si l'on regarde de près ce qui se passe à nos frontières à l'heure actuelle, il devient évident que le risque d'implication de la Russie dans des conflits locaux a augmenté; et sous certaines conditions, les conflits régionaux risquent de dégénérer en conflits d'envergure avec un possible emploi d'armes nucléaires
Général Nikolaï Makarov, chef d'Etat-major général russe, 17/11/2011


Les bruits de bottes concernant l'attaque de l'Iran présentée comme naturelle par l'Occident, ne sont pas un scoop. L'attaque imminente contre l'Iran attend depuis huit ans et comme le dit un militaire occidental: «Depuis huit ans, l'Iran est à une année de la mise au point de la bombe atomique.» Ce préambule est donné pour montrer encore une fois un scénario de déjà-vu. A des échéances données, on réchauffe le dossier iranien et on mobilise les rouages de la machination pour diaboliser l'Iran.

Souvenons-nous en juin 2008, le général ShaulMofaz, ministre de la Défense d'Israël déclarait: «Si l'Iran continue son programme de développement de l'arme nucléaire, nous l'attaquerons. Les sanctions sont inefficaces... Une attaque contre l'Iran afin d'arrêter ses préparatifs nucléaires sera inévitable.» Dans le même ordre le 31 octobre 2011, Benyamin Netanyahu déclarait, à la Knesset, que l'Iran constituait une menace, non seulement pour Israël mais aussi pour le reste du monde. Côté iranien, le gouvernement se défend en affirmant que son programme nucléaire est entièrement civil. Réponse du berger à la bergère, Mahmoud Ahmadinejad avait déclaré, le 8 novembre 2011 que «l'Iran n'avait pas besoin de la bombe atomique», mais qu'il ne «reculerait jamais» face aux Occidentaux.

A l'époque, le triste rôle est confié au boutefeu actuel directeur général de l'Aiea. A longueur d'année et d'une façon itérative, le matraquage concernant l'Iran est devenu une seconde nature. Personne ne pose la question «pourquoi Israël n'a jamais voulu signer le traité de non-prolifération nucléaire bafoué allègrement par ses concepteurs (Etats-Unis, France) au point de ne pas permettre de visites poussées de ses installations?» Israël détiendrait un arsenal nucléaire impressionnant. On se souvient que El Baradei ancien directeur de l'Aiea avait été autorisé à regarder de loin la centrale et il aurait dit: «Je ne vois pas de fumée au bout du pistolet.» (1)

L'attaque de l'Iran

Plus tard en novembre 2011, le va-t-en guerre directeur de l'Aiea publie un rapport défavorable à l'Iran accusé de réalisation de programmes nucléaires militaires. Ce rapport énumère tous les péchés et les ´´incartades´´ de l'Iran, ainsi que les soupçons nourris à l'égard de ce pays à partir des années 1990. A cet égard, l'Iran avait déclaré que ce n'était rien de plus qu'une compilation des anciennes accusations qui ne sont étayées par aucun argument nouveau et sont politiquement motivées sous la pression des Etats-Unis. Pourtant, Téhéran n'a jamais été pris en flagrant délit de production d'uranium de qualité militaire. Comme en témoignent les conclusions très claires du rapport qui constate que ce qui a été observé sur les sites iraniens n'entre pas en contradiction avec les informations officiellement présentées par l'Iran à l'Aiea.

En janvier 2012 Alain Gresh écrivait: «Interrogé pour savoir quand Israël attaquerait l'Iran, Patrick Clawson, chercheur au ´´Washington Institute for Near East Policy (Winep)´´, un think-tank lié au lobby pro-israélien, répondait: «Il y a deux ans» (cité par Scott Shane, 11 janvier). Nous sommes en août 2012. Rien n'a changé, l'attaque de l'Iran est plus que jamais d'actualité:

´´Un climat fébrile, lit-on sur «le Télégramme.com», s'est installé depuis une dizaine de jours en Israël, entretenu par les déclarations quotidiennes dans les médias, de responsables politiques et d'analystes «pour» ou «contre» une opération israélienne visant l'Iran. Avec ou sans l'aval des États-Unis, avec ou sans leur assistance. Cette inquiétude ambiante est renforcée par la distribution massive de masques à gaz à la population, par la vérification du bon fonctionnement d'un système d'alerte via SMS (envoyés en cas de tirs de missiles ou roquettes) et par des spéculations sur le nombre de victimes israéliennes en cas de représailles iraniennes. Autre élément renforçant le climat de tensions, cette fois-ci sur la scène politique, la Knesset (Parlement) a entériné, jeudi, la nomination d'AviDichter, considéré comme partisan d'une ligne dure sur le dossier iranien, à la tête de la Défense passive, un ministère crucial en cas de guerre ».(2)

Cet ancien patron du Shin Beth, le service de sécurité intérieure, a affirmé qu'Israël «devait se doter de capacités d'attaque» en cas d'offensive contre les installations nucléaires iraniennes. Sa position tranche avec celle d'ex-hauts responsables du Shin Beth et du Mossad (contre-espionnage) ou des Renseignements militaires, qui ont exprimé leur opposition à une attaque israélienne menée sans l'accord des États-Unis. Le président Shimon Peres a déclaré lui aussi, qu'il était «clair» qu'Israël ne pouvait attaquer l'Iran sans l'aide des États-Unis». La multiplication des déclarations publiques sur l'Iran a pour but, en plus de préparer l'opinion publique aux conséquences d'une éventuelle frappe, de pousser l'administration américaine à davantage de clarté sur le sujet, estime Denis Charbit, de l'Université de Tel-Aviv.» (2)

Al Qods

Du côté occidental, la propagande est-elle que le formatage parait irréversible. Encore une fois, on nous fera le coup du David contre Goliath, d'un petit pays qui lutte pour sa survie en face de barbares échevelés fanatiques avec le couteau entre les dents. C'est à peu près le scénario juin 67 où les rodomontades de Nasser n'impressionnaient pas les Israéliens qui ont décidé d'attaquer en premier; ce qui a été reconnu bien plus tard.

Nous lisons sur le site Agoravox ce morceau d'anthologie d'une rare partialité: ´´ Le régime des mollahs vit probablement ses derniers jours. La guerre longtemps redoutée entre l'Iran et Israël n'a jamais été aussi proche. En Israël, puissance d'où partirait le premier coup de feu, tout semble au point. En Iran, on affiche une sérénité qui laisse perplexe. En effet, l'issue du conflit ne fait aucun doute: le régime iranien sera balayé. La question qui se pose véritablement est celle de sa capacité de nuisance. Il y a sérieusement à redouter une guerre qui, bien que remportée, risque de laisser des «blessures» dont on pourrait ne jamais se relever. Pour le ministre sortant de la défense passive MatanVilnaï, «le front israélien est préparé comme il ne l'a jamais été». Il va jusqu'à préciser, au quotidien Maariv, que l'offensive durera un mois et coûterait la vie à environ 500 personnes. Tsahal attaquerait sur trois fronts simultanés». (3)

Du côté de l'Iran, les autorités rappellent que leur programme nucléaire, objet du conflit, n'a pas de visée militaire et qu'il serait «stupide» pour Israël d'attaquer les installations iraniennes. S'exprimant lors d'un discours à Téhéran à l'occasion de la Journée d'Al Qods, le Président iranien a promis que la «tumeur cancéreuse» (que serait Israël) va bientôt disparaître et qu'«un nouveau Proche-Orient» va renaître sans «trace des sionistes». Une déclaration qui a évidemment provoqué un tollé international. Sur le plan militaire, Israël disposerait d'une nette longueur d'avance technologique sur l'Iran, mais Téhéran a développé des missiles capables de frapper l'Etat hébreu et dispose d'un allié indéfectible aux frontières d'Israël, le Hezbollah. En été 2006, les pertes avaient été suffisamment lourdes pour que le doute commence à planer sur la capacité du pays à s'en sortir militairement face à ses hostiles voisins. (...) Pourtant, contre l'Iran, Israël part avec les meilleurs atouts.»(3)

Le rédacteur va plus loin, il nous informe qu'Israël attaquera en premier et que s'il est en difficulté il larguera la bombe atomique: «Seule puissance nucléaire de la région, difficile d'imaginer qu'en cas de déboires militaires majeurs l'Etat hébreu se priverait de recourir à l'arme fatale.» (3)
Toute honte bue il annonce que l'Occident ne laissera jamais tomber Israel: ´´On sait que si le conflit tourne mal, les Occidentaux voleraient au secours du peuple hébreu. Difficile d'imaginer les dirigeants européens et américains rester les bras croisés pendant que le peuple israélien subit des pertes humaines et matérielles de la part d'un régime aussi «détesté» que celui de Téhéran. D'ailleurs, sur ce point, le Président israélien est sans ambigüité.: «cette fois au moins nous ne sommes pas seuls.» Il faisait allusion aux Etats-Unis qui, quelles que soient les conditions du déclenchement des hostilités, interviendront aux côtés d'Israël.» (3)

Livrant sa conviction intime fruit d'une haine incompréhensible, Boniface Musavulu poursuit son plaidoyer et met en garde contre l'erreur de George Bush père qui en 1991 n'avait pas capturé Saddam Hussein. ce qu'à fait son fils douze ans plus tard en donnant des conseils: «On peut imaginer, conseille-t-il, que dans ce scenario, les «alliés» ne se contentent pas de détruire les installations nucléaires du pays. Ils iront jusqu'à faire tomber le régime. «Une deuxième guerre du Golfe avait été jugée nécessaire par l'administration Bush, pour des raisons indéfiniment contestables. Mais on aurait pu s'épargner ces interminables polémiques et surtout épargner des vies humaines (massacre des Kurdes et des Chiites) si la coalition, disposant du mandat de l'ONU, avait «fini le boulot» dès 1991. Reste que pour faire tomber le régime, il faudra des hommes au sol. Les alliés pourraient donc se contenter de «briser» l'Etat iranien, comme ils ont brisé l'Irak de Saddam Hussein. Après une campagne de bombardements et l'encouragement des soulèvements internes, le pays serait laissé dans un «sale état». Lorsqu'un peuple s'épuise dans d'interminables conflits internes comme les Irakiens (Kurdes, sunnites, chiites), il n'a plus les moyens de fabriquer des «armes de destruction massive» et menacer «le monde libre» avec ses missiles. Les Occidentaux pourront alors dormir tranquilles. (...)» (3)

Prenant ses désirs pour des réalités, cet «expert» autoproclamé en géopolitique ajoute: «Enfin, le contexte international n'a jamais été aussi défavorable aux dirigeants iraniens. La solidarité avec la «rue arabe» ne sera pas au rendez-vous. Depuis le printemps arabe, les islamistes qui mobilisaient des foules ont changé de visage. En Egypte, les Frères musulmans sont au pouvoir et sont en quête de respectabilité internationale. En Tunisie, les Occidentaux scrutent le moindre faux-pas des islamistes au pouvoir (Ennahda). En Syrie, les islamistes nous supplient de les aider pour venir à bout de Bachar Al Assad. Ils ne vont pas se fâcher avec les Occidentaux. En Libye, les islamistes au pouvoir, ce sont «nos amis». Le régime iranien va donc, certainement, se retrouver tout seul dans sa chute.(3)

Voilà l'état d'esprit qui prévaut en Occident s'agissant du rapport aux Arabes et aux musulmans! Pourtant, on ne peut pas dire qu'Israël soit menacé, Aucun pays du Moyen-Orient ne peut se mesurer à Israël dans le cas d'une guerre éclair. Reste l'Iran, là c'est autre chose. L'Iran ne se laissera pas faire «c'est du lourd», c'est un pays technologiquement avancé dans tous les domaines. Il semble pourtant, que Barack Obama ne veuille pas d'une aventure militaire avant les élections de novembre 2012. (...) Pour les Américains et les Israéliens, un Irak allié à Téhéran offrirait à l'axe Iran-Syrie un vaste territoire qui s'étendrait de Téhéran aux rives de la mer Méditerranée. Une telle perspective représenterait un véritable défi pour les Etats-Unis et Israël dans la région. Une autre hypothèse probable est celle d'une campagne d'intoxication orchestrée de longue date. (4)
La bombe

A l'époque déjà il y a dix mois, Peter Simmons nous apprenait que cette fois «ce serait sérieux»: «Des articles parus dans les journaux britanniques le Telegraph et le Guardian du mercredi 2 novembre révèlent les préparatifs militaires des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne pour une attaque contre l'Iran, qui vont bien au-delà des scénarios de routine habituels.(...)Les Etats-Unis se sont jetés de façon téméraire dans une guerre après l'autre au cours de la décennie passée, dans une tentative désespérée de compenser leur déclin économique en projetant leur hégémonie sur les régions riches en énergie du Moyen-Orient et de l'Asie centrale. De plus, on ne connaît pas la réaction des Russes et des Chinois qui ne vont pas regarder faire ou défaire ce qu'ils ont mis patiemment en marche, le pacte asiatique. D'autant que le chaudron afghan est toujours en ébullition avec un Pakistan en atmosphère insurrectionnelle. «(...) Toutes les bombes conçues par les pays occidentaux, notamment les bombes au phosphore à l'uranium appauvri, les bombes barriques GBU dont disposeraient les Etats-Unis et Israël, ajoutez à cela les drones, ces véritables prédateurs et le guidage satellitaire, nous avons une idée des guerres actuelles mises en action notamment en Afghanistan, à Ghaza, en Libye.» (5)

Le motif de la bombe est fallacieux. Plusieurs rapports faits par la CIA ont montré que l'Iran n'avait pas l'intention de préparer la bombe. Alain Gresh nous apprend que Leon Panetta, le secrétaire américain à la Défense et ancien directeur de la CIA, le 2 décembre 2011, appréhendait l'attaque, il dressait un tableau catastrophique des conséquences d'une guerre contre l'Iran; quelques jours plus tard, le 19 décembre sur CBS, il affirmait que l'Iran aurait peut-être une bombe atomique d'ici un an; enfin le 8 janvier 2012, à la question de savoir si l'Iran voulait la bombe atomique, il répondait... non». (6)

On dit que la condition de la réélection d'Obama est d'avoir l'imprimatur du lobby sioniste, en aidant Israël à en finir avant le mois de novembre. Après la Libye, la Syrie, voici venir le tour de l'Iran. C'est cependant un risque majeur, car la Russie et la Chine réagiront. De plus, les Etats-Unis n'auront rien à gagner dans ce conflit, ils ont l'énergie, ils sont installés à demeure. Prendront-ils le risque de mettre la planète à feu et à sang pour un conflit imaginaire?

1.C.E Chitour: http://www.legrandsoir.info /attaque-contre-l-iran-prelude-au-chaos-mondial.
2.http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/israel-l-etat-prepare-son-peuple-a-une-guerre-contre-l-iran-21-08-2012-1812694.php
3.Boniface Musavulu.http://www. agoravox.fr/actualites/international/article/guerre-iran-israel- veillee-d-armes-121379
4.Mahmoud Kiyan-ErsiMardomak Frapper maintenant ou jamais 08.11.2011
5.Peter Symonds http://www.wsws.org/francais/News/2011/nov2011/iran-n07.shtm...
6.http://blog.mondediplo.net/2012-01-17-Quand-Israel-attaquera-t-il-l-Iran-Il-y-a-deux

Professeur émérite Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique enp-edu.dz

Publié le 23 août 2012 avec l'aimable autorisation de l'auteur

Jeudi 23 août 2012

 


L'Iran cherche à rallier les "non-alignés" à son programme nucléaire.

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

LE MONDE :Une autre "communauté internationale": la 16e Conférence des pays Non Alignés réunie à Téhéran. A SUIVRE!

Qui sera à Téhéran, qui sera à New York ? Deux réunions internationales semblent en concurrence pour le jeudi 30 août, date à la fois d'un débat sur la Syrie au Conseil de sécurité de l'ONU, voulu par la France qui préside ce mois-ci cette instance, et d'un sommet en Iran du Mouvement des non-alignés.
La République islamique cherche à faire de ce regroupement souple de 118 pays, lancé dans les années 1950 avec comme cris de ralliement l'anticolonialisme et le refus des deux blocs de la guerre froide, une plateforme pour tenter de sortir de son isolement.
Téhéran veut rallier des soutiens à propos de son programme nucléaire, source de multiples tensions au Moyen-Orient, dans un contexte où les Etats-Unis accroîssent à nouveau leur présence militaire dans la région du Golfe, et où ceux qui prennent le pouls des responsables israéliens concernant un scénario de frappes militaires sur les sites iraniens jugent que rien ne peut être exclu, y compris avant l'élection présidentielle américaine.

TÊTES D'AFFICHE
Les dirigeants iraniens ont préparé un très long texte (200 pages) de projet de déclaration des non-alignés appelant en particulier à la fin des sanctions internationales qui s'exercent sur eux, celle-ci étant sévères depuis l'entrée en vigueur en juillet d'un embargo pétrolier décidé hors du cadre de l'ONU.
Mais la déclaration sera-t-elle validée formellement par les participants ? Le dossier syrien n'a pas amélioré l'image de la diplomatie iranienne qui s'est, à la mi-août, retrouvée singulièrement isolée au sein de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) lorsque celle-ci a décidé de suspendre l'appartenance de la Syrie de Bachar Al-Assad.

La plus "spectaculaire" des présences à Téhéran est celle du secrétaire-général des Nations unies, Ban Ki-Moon, arrivé mercredi soir. Un déplacement qui est loin de faire plaisir aux Occidentaux, même si ceux-ci se sont abstenus d'en faire un sujet de contentieux ouvert. Impossible d'interdire à Ban Ki-Moon d'y aller, puisque d'autres chefs de l'ONU avaient déjà assisté à des sommets de non-alignés par le passé (ceux-ci se tiennent tous les trois ans).
Le message envoyé par les Occidentaux à l'intéressé a plutôt été qu'il devrait rappeler instamment aux Iraniens de se conformer à leurs obligations internationales. Ban Ki-moon a diffusé à l'approche de la réunion de Téhéran un communiqué indiquant qu'il exprimerait bel et bien les "claires préoccupations et attentes de la communauté internationale", que ce soit sur le nucléaire, la Syrie ou les droits de l'homme.

L'autre "tête d'affiche" du sommet des non-alignés sera le président de l'Egypte Mohamed Morsi, de retour d'une visite en Chine et semble-t-il très décidé à relancer la relance de la politique extérieure de son pays. Ce passage sera, semble-t-il, éclair (quelques heures) mais les propos du dirigeant egyptien ne manqueront pas d'être scrutés à la loupe.

LE "SUD" MONTRE SON POIDS FACE AU "NORD"
L'Egypte a entrepris de s'activer sur le dossier syrien et considère que l'Iran doit être intégré dans les concertations internationales alors que les Occidentaux l'avaient barré d'un précédent "groupe d'action" voulu par l'ancien émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe, Kofi Annan.

La venue à Téhéran du premier ministre indien Manmohan Singh accompagné de son ministre des affaires étrangères (qui ne pourra, en conséquence, participer à la réunion du Conseil de sécurité, où l'Inde siège cette année), relève sans doute bien plus d'une volonté d'entretenir la flamme des non-alignés, mouvement où New-Delhi a historiquement un rôle de premier plan, que d'une décision d'apporter un quelconque quitus au régime iranien.
Mais ce dernier ne s'abstiendra pas de chercher à instrumentaliser un évenementreunissant quelque 35 chefs d'Etat et de gouverment. Les "non-alignés" ont régulièrement érigé le thème du désarmement nucléaire comme un angle d'attaque contre les grandes puissances, accusées de donner des leçons au reste du monde tandis qu'elles ne feraient rien pour se départir de leurs arsenaux.
Le mouvement, devenu hétéroclite et quelque peu désuet, semble entretenu comme un forum où le "Sud" veut montrer son poids face au "Nord".
L'Iran y va pour sa part de ses priorités, ayant campé le décor en dressant, sur les lieux de la réunion, des photographies de ses scientifiques assassinés ces dernières années, dans des attentats que Téhéran attribue à Israël.

29.8.2012 

SITE PALESTINE SOLIDARITE 

LE MONDE - 29.8.2012

 

DANS SON DISCOURS D'OUVERTURE, LE MINISTRE IRANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGERES RAPPELLE ET SOUTIENT LA DEMANDE DES NON-ALIGNES DE L'INTERDICTION MONDIALE DES  ARMES NUCLÉAIRES

>26 août 2012 : M. Ali Akbar Salehi, Ministre iranien des affaires étrangères, prononce le discours inaugural du 16ème Sommet des Non-Alignés à Téhéran
>Enfin, il convient de noter que M. Ali Akbar Salehi, ministre iranien des affaires étrangères, a fait très fort, dès son discours inaugural du 16ème Sommet des Non-Alignés, en appelant l'ensemble des pays réunis :

 §à prendre position contre les sanctions occidentales à l'encontre de l'Iran. Il a affirmé au passage que de nombreux États-membres des Non-Alignés soutenaient le programme nucléaire iranien.
 §à renouveler leur appel pour une interdiction mondiale de toutes les armes nucléaires dans 13 ans, donc en 2025. Il a eu beau jeu de  rappeler que cet  objectif avait déjà été adopté par un précédent Sommet des Non-Alignés et a ainsi lancé :  « Nous croyons que le calendrier de retrait définitif des armes nucléaires d'ici 2025, qui a déjà été proposé par les Non-Alignés, ne sera effectivement réalisé que si nous en exerçons le suivi minutieux. »
Le ministre iranien a une nouvelle fois assuré que son pays ne cherche pas à se doter d'armes nucléaires, en dépit des affirmations des États-Unis et de leurs alliés qui soupçonnent que l'enrichissement d'uranium de Téhéran pourrait éventuellement conduire à cela.
Commentant les déclarations du gouvernement israélien, qui a  dit qu'il examinerait les options militaires si les pressions diplomatiques et économiques ne parviennent pas à freiner les ambitions nucléaires de l'Iran, il a rétorqué qu'Israël avait pour sa part refusé de ratifier le Traité de Non Prolifération nucléaire (TNP) de l'ONU et qu'il refusait de discuter de la gamme complète de ses capacités militaires, alors que tout le monde soupçonne cet État avoir un arsenal nucléaire.

>Pour tenter de répondre à l'accusation de terrorisme qui pèse régulièrement sur l'Iran, les organisateurs du Sommet ont jugé bon de présenter, à l'extérieur du lieu de la réunion, trois voitures détruites par des attentas à l'explosif. Selon le gouvernement iranien, ces explosions ont été organisées par des agents britanniques et américains et ont visé à assassiner des membres participant au programme nucléaire. Au moins cinq membres de la communauté scientifique iranienne, y compris des experts nucléaires, ont ainsi été tués depuis le début de 2010, dans le cadre d'une guerre présumée secrète avec ses ennemis principaux.
Enfin, le ministre Ministre iranien des affaires étrangères a déploré la « chute»  du poids individuel des États membres de l'ONU, qui s'est exercée au bénéfice de la « montée en puissance du Conseil de Sécurité de l'ONU », dirigé par les Cinq membres permanents : États-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie et Chine.

>Il a donc réclamé la « création d'un Conseil de Sécurité plus démocratique, qui devrait être considérée comme une partie importante de la réforme de l'ONU ».
[ source :
http://www.washingtonpost.com/world/middle_east/iran-opens-nonaligned-summit-with-calls-for-nuclear-arms-ban/2012/08/26/4c363ec2-ef63-11e1-b74c-84ed55e0300b_story.html ]

>Quelques-uns des principaux responsables politiques mondiaux présents au 16e Sommet des Non-Alignés à Téhéran.
 §Evo Morales - Président de la République de Bolivie
>
 §Manmohan Singh - Premier ministre de l'Union Indienne
>
 §Hugo Chavez - Président de la République du Venezuela
>
 §Maité Nkoana-Mashabane - Ministre des affaires étrangères d'Afrique du sud
>
 §Vladimir Poutine - Président de la Fédération de Russie
>
 §Sheikha Hasina - Premier ministre du BanglaDesh
>
 §Ali Bongo Ondimba - Président de la République du Gabon
>
 §Michel Temer - Vice-Président de la République fédérative du Brésil
>
 §Qaboos bin Said al Said - Sultan d'Oman
>
 §Nguyen Tan Dung - Premier ministre du Vietnam

>CONCLUSION : LA FRANCE AURAIT DÛ FAIRE AU MINIMUM COMME L'AUSTRALIE !
>Comme je l'indiquais déjà dans mon premier article, - et les événements renforcent encore mon analyse - cette capacité massive de rassemblement du Mouvement des Non-Alignés, avec la présence de la Russie en prime, fait ressortir par contraste ce qu'est l'OTAN / UE : un bunker agressif, qui ose se qualifier de « communauté internationale » alors qu'il ne représente même pas 20% des êtres humains peuplant la Terre.
Comme je l'ai déjà dit, si la France renouait avec son histoire, ce n'est certes pas dans ce bunker occidental de l'OTAN / UE qu'elle devrait se situer. C'est son adhésion au Mouvement des Non-Alignés qu'elle devrait envisager. Oui da !  Pour contribuer à faire du IIIe millénaire un avenir de paix entre toutes les nations, tous les peuples et toutes les religions du monde.

> Quelques-uns de mes lecteurs avaient pu s'étonner de cette suggestion.
Elle est certes iconoclaste dans la France actuelle, où toute pensée non conforme à la logorrhée euro-atlantiste des médias est aussitôt disqualifiée, par un réflexe pavlovien de soumission à la propagande et à l'intimidation.  
Or je note que l'Australie sera présente comme "nation invitée". Voilà de quoi rasséréner ceux qui tiquaient devant ma proposition  !   

> Je rappelle que cette proposition, tout comme le présent article ou le précédent, n'ont évidemment pas pour objet de faire l'apologie de tel ou tel régime. Pas plus du régime iranien que des régimes indien, costaricain (dont le chef d'Etat est Prix Nobel de la Paix), péruvien, libanais, vénézuélien, sud-africain et j'en passe, qui sont tous membres des Non-Alignés.
Mon analyse et ma proposition se situent sur un autre plan, qui est celui des relations internationales et de ce que devrait être le rôle de tout pays soucieux d'assurer l'équilibre et la paix du monde.Je rappelle donc 3 points importants :
 §1 - Le Mouvement des Non-Alignés regroupe, comme je l'ai dit, 120 États sur les 193 des Nations-Unies, et une vingtaine d'autres observateurs.  On notera au passage que certains "Non Alignés" sont désormais très alignés sur les États-Unis : Arabie Saoudite, Bahreïn et Qatar notamment.
 §2 - Il se trouve que la France et tous les pays membres de l'OTAN reconnaissent diplomatiquement tous ces États, qu'ils siègent à leurs côtés à l'ONU, sans pour autant, bien entendu, s'aligner sur tel ou tel. Participer aux Non-Alignés ne pourrait donc pas signifier "s'aligner sur les Non-Alignés"...
 §3 - Du reste, il n'y a vraiment à peu près aucun point commun en matière économique, sociale, démocratique, religieuse, diplomatique, militaire, entre Cuba et Singapour, l'Iran et le Qatar, l'Île Maurice et la Corée du nord, le Pérou et le Sri Lanka, l’Inde et le Turkménistan, etc
>

>
> Leur seul point commun, au fond, c'est de vouloir faire respecter les principes du droit international public et notamment le refus de tout empire et le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un État souverain.

> C'est bien parce que notre pays doit partager ce point commun fondamental que la France, une fois qu'elle sera sortie de l'OTAN et de l'Union européenne, aura vocation à rejoindre le Mouvement des Non-Alignés.   Il n'y aurait pas de plus belle victoire diplomatique, conforme au génie du peuple de 1789, que de rassembler, à Paris cette fois-ci, un futur Sommet des Non-Alignés. 

>29 août 2012

François Asselineau - Union Populaire Républicaine

https://www.facebook.com/notes/fran%C3%A7ois-asselineau-union-populaire-r%C3%A9publicaine/affluence-record-%C3%A0-t%C3%A9h%C3%A9ran-et-d%C3%A9faite-des-usaue-au-sommet-des-non-align%C3%A9s-liran-/10150999687797038  



1  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

Tout est dit ou presque

http://video.google.com/videoplay?docid=5838829577913530&hl=fr



2 Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

RIA Novosti : Les Non-alignés soutiennent l'Iran et la Syrie | |

Résolution adoptée à l'unanimité des 120 Etats membres

01/09/2012

Les pays membres du Mouvement des Non-alignés ont soutenu vendredi le droit de l'Iran au nucléaire civil, condamné les sanctions américaines anti-iraniennes et se sont prononcés contre l'ingérence dans les affaires intérieures de la Syrie à l'issue de leur sommet de Téhéran.

> Le communiqué final du 16e sommet des Non-alignés comprend au total près de 700 points appelant notamment à lutter contre l'islamophobie et le racisme, à mener le désarmement nucléaire et à respecter les droits de l'homme.

> Le Mouvement des non-alignés réunit actuellement 120 Etats qui refusent d'adhérer à des alliances militaires. Créé à Belgrade en septembre 1961, à l'époque de la guerre froide, le mouvement avait pour objectif initial de faire contrepoids à l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) ainsi qu'au Pacte de Varsovie.



3 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Une frappe contre l'Iran "se retournerait" contre Israël, selon Fabius.  

 Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a estimé lundi qu'une éventuelle frappe israélienne contre l'Iran pourrait "se retourner contre Israël" et préconisé un renforcement des sanctions pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire.
"Je suis absolument hostile au fait que l'Iran ait l'arme nucléaire mais je pense que s'il y avait une attaque israélienne, malheureusement ça se retournerait contre Israël et (placerait) l'Iran en situation de victime", a déclaré M. Fabius sur BFM-TV et la radio RMC.
M. Fabius a dit redouter que "s'il y a une frappe contre eux, ils se victimisent et récupèrent une légitimité auprès des populations de là-bas".
"Nous disons qu'il faut augmenter les sanctions et en même temps continuer à discuter avec l'Iran pour arriver à le faire plier", a-t-il dit.
"Malheureusement, les Chinois, les Russes et les Indiens ne respectent pas les sanctions, ça fait un trou même si les sanctions commencent à être plus efficaces", a-t-il poursuivi.
Le ministre n'a pas précisé quels domaines pourraient être concernés par un renforcement des sanctions. "Nous sommes en train d'étudier tous les schémas", a-t-il seulement dit.
Jusqu'ici les sanctions bancaires imposées à l'Iran depuis 2010 ont ralenti l'activité industrielle dans le pays, provoqué une inflation de plus de 20%, accru le chômage et entraîné une pénurie de devises. La situation s'est aggravée avec un embargo pétrolier qui a provoqué depuis le début de l'année une chute de 50% des exportations de brut dont l'Iran tire l'essentiel de ses ressources en devises.
"Les Iraniens sont en train de développer les centrifugeuses (pour enrichir l'uranium) d'une façon qui n'a aucune raison d'être s'ils n'ont pas un but militaire, donc le risque est réel", a relevé aussi Laurent Fabius, en déplorant que les discussions 5+1 (Etats-Unis, Chine, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) "n'avancent pas".
Selon lui, on ne peut "pas faire confiance" aux Iraniens. "C'est un régime qui est capable de mentir à son propre peuple", a-t-il dit.
Selon le dernier rapport de l'AIEA, en dépit des sanctions, l'Iran a doublé ses capacités d'enrichissement d'uranium sur son site enfoui de Fordo. L'agence a aussi accusé Téhéran d'entraver son travail sur le site de Parchin.

03/09/2012

 http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/776185/Une_frappe_contre_lIran_%22se_retournerait%22_contre_Israel%2C_selon_Fabius.html



– Réflexion & Trouvé sur le net & Témoignage.

Georges STANECHY : Nucléaire Iranien : Prétexte & Préméditation.

Diplomatie des “Traités Peaux-Rouges”

Je nourris une vive admiration pour la nouvelle génération des diplomates Iraniens menés par l’actuel, et remarquable, ministre des affaires étrangères Salehi. Ainsi que par son prédécesseur Mottaki, qui sera probablement le futur président de l’Iran, ce que je souhaite.

 

Tous impressionnants par leur vision et leur maîtrise géopolitiques : polyglottes, pluriculturels. Nourris d’une profonde connaissance des nations et de leurs substrats : philosophiques et religieux, historiques, culturels, économiques. En comparaison, les nôtres et leurs sbires sont minables d’imbécillité et de servilité. La Grande-Bretagne n’ayant rien à envier à la France en ce domaine : pathétique William Hague « droit dans ses bottes » de ganache, comme nos Kouchner, Juppé ou Fabius…

> Les diplomates Iraniens s’amusent de la diplomatie des “Traités Peaux-Rouges” (RedskinsTreaties) que veut leur imposer l’Empire. Ces tristement célèbres, soi-disant, “Traités de Paix” imposés par les colons européens aux tribus amérindiennes de l’Amérique du nord, lors de l’édification des USA. A l’époque, c’était pour les spolier de leurs terres ancestrales.

> Le pouvoir colonial signait un “Traité de Paix” pour leur imposer des conditions de partage des terres et des principes de cohabitation. Dès leur signature, ils n’étaient pas respectés par les colons envahisseurs. D’où nouveau conflit, que les nations amérindiennes perdaient, malgré leur héroïsme au combat, du fait du différentiel technologique avec les conquérants. Se concluant par de nouvelles concessions et un nouveau ’Traité’. Pas davantage respecté que les précédents. Et, ainsi de suite.

> Incessant, implacable, grignotage. Celui des termites. Jusqu’àl’anéantissement total des Nations Peaux-Rouges, ou leur marginalisation complète. (1) C’est ce qui a été appliqué par l’Occident à la Chine pendant un siècle (1840-1940), et dont on ne parle jamais dans nos livres d’histoire : un “Traité” suivant l’autre pour mieux piller et asservir la Chine. (2) Ou encore tragiquement, de nos jours, depuis plus de 60 ans, même si le contexte est différent, en Palestine. Un “Accord” suivant l’autre… Entre autres exemples.

Le chercheur iranien Mostafa AhmadiRoshan assassiné à l’âge de 32 ans. Son fils Ali Reza.

> En fait, si les Iraniens renoncent à leurs recherches et développements dans les disciplines de l’atome, il leur sera exigé dès le lendemain exactement l’équivalent dans l’aérospatial (mise en orbite par leurs propres lanceurs de leurs satellites d’observation, de télécommunications, etc.). Car cela, bien évidemment, représenterait de la part d’une nation aux « intentions malveillantes », une « menace inacceptable pour la protection de notre civilisation », et autres fariboles. D’où nouvelles résolutions, nouvelles sanctions, etc.

>S’ils acceptaient d’y renoncer aussi, ce serait, immédiatement, leurs recherches et développement dans les nanotechnologies qu’ils devraient consentir à éradiquer. Domaine fondamental pour l’avenir scientifique, dans lequel l’Iran est en train de prendre une place d’excellence. Ce qui constitue une « menace insupportable ». Sinon : nouvelles résolutions, nouvelles sanctions, nouvelles menaces. Cela n’arrêterait pas, dans une diabolisation permanente.

> Les diplomates Iraniens ont parfaitement intégré que leur pays représente le cœur de cible de la domination impériale actuelle. Le “sort” de la Russie et de la Chine venant après la totale domestication du monde arabo-musulman. La “littérature” des Think Tanks US déborde de ces rapports de politique-fiction, ou de prospective-fiction, aussi délirants qu’inquiétants par leur niveau de psychopathie.

> Mis en perspective géopolitque, les vetos Russe et Chinois, contre l’invasion de la Syrie par les forces occidentales, n’ont donc rien à voir avec le maintien d’une base navale ou d’un marché quelconque pour leur commerce extérieur. C’est un coup de semonce à l’encontred’une utopie géopolitique que la nomenklatura de l’Empire, imbibée de mégalomanie, se refuse à entendre.

>Culte de l’Assassinat et de la Terreur  

> Au-delà des guerres économiques et médiatiques qui lui sont imposées sans interruption depuis 1979, l’Iran se prépare donc, minutieusement, à affronter les deux priorités des pays de l’OTAN le concernant :

>i) La destruction et le démembrement du pays en régions ethniques, via l’invasion ou la guerre civile “importée” (à partir de leurs bases secrètes de mercenaires en Azerbaïdjan, au Kurdistan irakien et au Baloutchistan pakistanais). Ou les deux à la fois suivant le modèle Irakien ou Libyen.

>ii) “L’arriération” du pays, ou le “gap technologique imposé” qui est un axe majeur de l’idéologie occidentale s’appliquant à tous les pays, non seulement arabes mais musulmans dans leur ensemble. Car, les Iraniens ne sont pas arabes, pas plus que les Afghans, ou les Pakistanais.

>C’estl’élimination programmée de tous les vecteurs des connaissances scientifiques : centres de recherches des universités et chercheurs, hommes ou femmes. Ce qui permet, au passage, à la propagande islamophobe de broder sur l’incompatibilité de l’Islam avec la Science ou la Connaissance …

> Le pôle de recherche et développement Iranien dans de multiples domaines structurant, avec ses nombreuses femmes scientifiques, le rapide et puissant développement du pays, est prioritairement visé. Plusieurs de ses enseignants-chercheurs ont déjà été assassinés ou, lors de déplacements à l’étranger, enlevés.

 

Dans le meilleur des cas, “l’enlèvement” prend la forme de “l’extradition” aux USA, par des pays complaisants sous un prétexte quelconque. Ce fut le cas emblématique de la scientifique Iranienne Shahrzad Mir-Qolikhan et de son mari. Lui, fut arrêté en Autriche, puis libéré pour insuffisance d’éléments probants. Les autorités US l’accusant de tenter d’obtenir des lunettes de vision nocturne. Ce qu’il a toujours nié, sachant qu’ils’agitd’un matériel courant que n’importe quelle usine chinoise, fabriquant alarmes ou télécommandes à infrarouge, peut fournir par container…

> Son épouse, fut arrêtée et extradée alors qu’elle était en vacances à Chypre. Condamnée à 5 ans de prison en 2007 au prétexte d’avoir essayé d’acheter en Occident des matériels, ou des “biens et technologies”, dits à « double usage ». Pure affabulation, aucune preuve n’ayant été fournie au tribunal des USA prononçant la condamnation.

> Un mot sur ce matériel à « double usage ». (3) Invention ubuesque des Inquisiteurs US qui en ont imposé la législation à l’Union Européenne et à ses membres. Chacun s’empressant, dans un zèle moutonnier et servile, d’en assurer l’application. Argutie bureaucratique d’une incroyable stupidité, consistant à élaborer des listes arbitraires, l’arbitrairen’ayant aucune limite dans les interprétations, de matériels considérés comme étant utilisables aussi bien pour un usage civil que militaire, avec ses ramifications réelles ou supposées : terroriste, nucléaire, chimique, bactériologique. Usage autorisé pour les pays occidentaux, mais pas les autres…

> Autrement dit, ce qui est arrivé à plusieurs chercheurs Iraniens, si vous procédez à des consultations pour l’achatd’un microscope électronique, par exemple, pour des recherches médicales ou géologiques, il pourra vous être opposé que vous le destinez à un usage de prolifération nucléaire ou, encore, pour la conception d’armes bactériologiques. Au libre choix de l’Inquisiteur du moment.

> Vous nourrissez des ’intentions malveillantes’, induisant une ’capacité de réalisation’. Une : ’capability’. Critère devenu la désignation du sommet du crime, le ’sceau du Diable’. Vous êtes, en conséquence, un ’terroriste’ par “intention”, vous menacez gravement l’avenir de la planète.

> Et, le tour est joué. Vous êtes arrêté, extradé, inculpé, emprisonné. Après, bien évidemment, un tabassage scrupuleux pour s’assurer de la réalité de vos ’intentions malveillantes’, si elles ont manqué de conviction lors des interrogatoires. Ubu est repu de satisfaction !... Torquemada et la Nouvelle Inquisition en dansent de joie autour du bûcher !...

> Oubliant que même un “balai-brosse” est un « bien à double usage », utilisé avec autant d’énergie dans des locaux militaires que civils… Mais, comment faire comprendre l’imbécilitéd’un concept à un halluciné, un paranoïaque qui a peur de son ombre ?… Dont la mégalomanie incommensurable le persuade d’être le seul à détenir, pour l’éternité et dans tout l’univers, un « bien » ou une « technologie », quel qu’en soit l’usage ?...

>L’acharnement des services US à l’encontre de cette Iranienne relève d’une opération d’intimidation à l’égard des scientifiques de son pays, tout spécialement envers les femmes Iraniennes extrêmement nombreuses dans toutes les disciplines de la recherche fondamentale et appliquée. L’intervention du Sultan d’Oman, Qabus ibn Saïd, auprès de ses geôliers a permis de raccourcir sa peine de 6 mois… Retrouvant sa famille à Mascate, capitale d’Oman, le 7 août dernier, au cours d’une escale avant de rentrer en Iran.

Le témoignage deShahrzad Mir-Qolikhan est effrayant par la lumière qu’il projette sur nos Etats policiers déglingués par la bêtise et la violence. Internée en Floride, elle a raconté les sévices terrifiants, humiliants, y compris sexuels, allant jusqu’à la torture par le personnel pénitentiaire (… terrifyingordeal and mistreatmentat the hands of prison staff) : « Je suis dégoûtée … de ces gens et de la manière dont ils m’ont traitée », (“I amdisgusted… by these people and theirtreatment”). (4)

>L’objectif est d’infliger à l’Iran ce que l’Irak a subi et continue d’endurer : l’éradication de son pôle académique de recherche et développement, de son patrimoine culturel millénaire. On sait que les musées d’Irak et sites archéologiques ont été parmi les premiers lieux de destruction et de pillage lors de l’invasion occidentale, dans un acte délibéré et soigneusement préparé. Cela n’a pas cessé.

> Rien qu’en Irak depuis l’invasion occidentale, officiellement recensés par le gouvernement actuel, ce sont 530 chercheurs (hommes et femmes) de haut niveau, dans toutes les disciplines (y compris sciences médicales et vétérinaires…) qui ont été assassinés dans le climat ambiant, sciemment entretenu, d’insécurité et de guerre civile. Visiblement suite à une liste bien établie et un ordonnancement impitoyable (la plupart exécutés chez eux ou à la sortie de leur domicile, souvent avec leurs enfants), parfaitement maîtrisés par les services spéciaux occidentaux.

> Une campagne de solidarité internationale menée par le « BRussells Tribunal » (5) essaie de mobiliser l’attention des gouvernants et des opinions publiques des pays occidentaux sur ces crimes. Sans grand succès du fait de la censure de leurs médias, y compris publics. Une première liste nominative de tous ces scientifiques et intellectuels Irakiens a été établie. Elle comprenait 470 noms, au 30 Avril 2012. D’autres noms étaient en instance de vérification quant aux données biographiques et aux circonstances de leur assassinat.

> Hors circuit et médias de la propagande, tous les observateurs, témoins, spécialistes de la région ou des opérations spéciales, n’hésitent pas à imputer ces meurtres au Mossad israélien sous la couverture des forces d’occupation américaine.

> Tel le professeur Irakien Ismail Jalili qui, courageusement, avait présenté une émouvante communication, lors d’une réunion internationale tenue à Madrid les 23-24 avril 2006, “Madrid International Conference on the Assassinations of Iraqi Academics”, intitulée (6) : « Plight of Iraqi Academics » (La situation désespérée des enseignants-chercheurs Irakiens).

> Sujet oublié, occulté, de nos journalistes d’investigation, Droits de l’Hommiste, et Belles Ames…

> Un séminaire s’est tenu à Gand, en Belgique, en mars 2011, organisé par l’Association « BRussells Tribunal », regroupant des chercheurs occidentaux solidaires, pour élaborer une “Charte de Défense des Enseignants-Chercheurs Irakiens”. (7)

> La réponse des gouvernements occidentaux fut claire, dès la clôture de ce séminaire international, outre l’étouffement médiatique de ces réunions et manifestations de solidarité : les assassinats ont redoublé. Dans l’impunité.

 

Ainsi, le 3 avril 2011, le professeur Zaïd Abdul Mun’im de l’Université Al-Mustansiriya de Bagdad, directeur de recherche au département moléculaire, meurt dans l’explosion de son véhicule piégé par une bombe. (8) Le 29 mars 2011, une semaine auparavant c’étaitl’éminent chirurgien et Doyen de la Faculté de médecine de la même université, Mohammed Alwan, qui était assassiné. L’un et l’autren’ayant aucune affiliation politique…

Rappelons que les enseignants-chercheurs du Pakistan n’échappent pas à ces escadrons de la mort. Et, le martyre de la spécialiste Pakistanaise en neurosciences AafiaSiddiqui (9) est là pour rappeler jusqu’où peut aller l’élimination et l’intimidation de tout chercheur qui n’adopterait pas le profil de « collabo » qui lui serait imposé…

> Les événements actuels en Syrie sont une autre illustration de cette pratique des services spéciaux occidentaux. Les commandos de mercenaires dévastant la Syrie, actuellement, auraient eu parmi leurs cibles prioritaires de nombreux chercheurs et cadres de haut niveau (hôpitaux et centrales électriques, tout particulièrement). Le décompte de ces meurtres “ciblés” ne pourra être établi avec précision qu’à la fin de la période d’insécurité organisée par les pays de l’OTAN.

> A ces exécutions sommaires, se sont ajoutés ravages et pillages de son patrimoine culturel. L’archéologue libanaise Joanne Farchakh fait état du nombre impressionnant de pillages et destructions de musées, églises, monastères (notamment celui de Sednaya), châteaux-forts des Royaumes Latins ou Croisés (château d’al-Madiq), mosquées (celle de Deraa, entièrement détruite), sites archéologiques. Qualifiant la situation du patrimoine historique, multiculturel, de la Syrie, un des plus riches au monde, comme étant devenue : « catastrophique ». (10)

> Certaines opérations de pillage ont été, comme en Irak, méticuleusement préparées, vraisemblablement de longue date. Exemple : des témoins ont vu des pillards équipés de bulldozers pour enlever et transporter les mosaïques Romaines, d’une inestimable valeur, du site d’Apamea. Même mode opératoire, lors du pillage des vestiges de l’Empire Byzantin dans le nord de la Syrie à al-Bara, Deir Sunbel and Ain Larose. Le temple millénaire, datant de l’Empire Assyrien, de Tell Sheikh Hamad a été entièrement détruit.

> Evidente signature d’une implacable, cynique, sanguinaire, spoliatrice, politique de l’Occident dans le monde arabo-musulman : la destruction de la Connaissance, du Savoir, de la Recherche, du Patrimoine Culturel.

> En bref, de l’Histoire et de la Renaissance d’une Civilisation…

>Dialogue et Respect Mutuel 

> Il est plus qu’évident que les Iraniens, tout en étant ouvert aux discussions concernant la recherche nucléaire, connaissant la mauvaise foi criminelle, la barbarie, de leurs interlocuteurs, ne braderont pas leurs droits relevant de la souveraineté nationale et de leur destin collectif.

> Leurs dirigeants ont lutté, jeunes, contre l’atroce dictature du Shah et de sa sinistre police la SAVAK, protégée des occidentaux qui pillaient le pays de ses richesses. Ils ont tous combattu pendant 8 ans, en première ligne dans les tranchées et les gaz de combat, contre les mercenaires de Saddam Hussein approvisionnées par tous les arsenaux de l’OTAN. Ce sont des durs à cuire. Ils ne craignent personne et ne cèderont pas.

> Ainsi, les diplomates Iraniens, avec leur courtoisie coutumière, garderont patience et écoute face à des négociateurs occidentaux tellement drogués d’arrogancequ’ils ne sont capables que de répéter, en perroquets dressés, les vieux clichés de la diplomatie du XIX° siècle : celle de la canonnière.

> Forgeant, pendant ce temps, de solides relations avec les puissances économiques montantes, préparant l’avenir de leur Nation…

> Car, “Le Temps” est la meilleure arme contre le mépris mégalomaniaque des Empires s’estimant éternels, prétendant dans leur toute-puissance éphémère que la loi, “La Loi du Plus Fort”, dictée par leur caste au pouvoir, émane telle une prescription divine de “La Communauté Internationale”. Morgue, insolence du prédateur imbu de sa force, qui excèdent dès à présent tous les pays non inféodés à l’OTAN, et non des moindres.

> Signal, alarme, stridents, parmi d’autres : un des principaux groupes de médias chinois, Global Times, publie le 9 août 2012 un article d’une extrême clarté et parfaitement argumenté. Intitulé : « Les USA ont perdu toute crédibilité sur le dossier Nucléaire Iranien » (11)

>D’une précision chirurgicale dans le raisonnement, il fait ressortir que les USA ne veulent pas négocier avec l’Iran mais, en réalité, le détruire et l’envahir comme ils l’ont fait pour l’Irak. Sur fondement de mensonges.

> Les Chinois choqués de voir le gouvernement américain “sanctionner” arbitrairement certains de leurs établissements, notamment la Bank of Kunlun, en violation flagrante du droit international (…“blatant violation of international law” …), afin de poursuivre ses objectifs de politique étrangère. Rappelant que le commerce de la Chine avec l’Iran respecte scrupuleusement le droit international et les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU.

> Les ’sanctions’ à répétition émises par le Congrès des USA, qui n’est que le parlement d’un Etat, concourent inéluctablement, durablement, à dresser les autres Etats souverains contre des exigences autant illégales que contraires à leurs intérêts immédiats et à long terme. Très exactement, comme les exigences de Napoléon, imposant un Blocus Continental à l’Europe, avaient provoqué contre lui l’union de l’ensemble des nations européennes, précipitant la chute de son Empire…

> La conclusion de l’article en établit l’enjeu implicite, mais vital :

> «  Encore plus important, ces sanctions américaines revendiquent le droit de contrôler l’activité économique des citoyens et des entreprises de la Chine afin d’atteindre les objectifs propres aux USA …

>En conséquence, il est extrêmement important que le reste du monde résiste à ces tentatives permanentes des USA de contrôler le cours des négociations, tout en niant les droits souverains des autres nations à poursuivre des relations commerciales légitimes avec l’Iran ». (12)

> Eclairage important. Loin d’être « isolé » l’Iran, avec son éminente diplomatie fondée sur le respect mutuel entre Etats, est de plus en plus soutenu par le reste du monde.

> En témoigne la Conférence Internationale sur la Syrie, ’Tehran Consultative Meeting on Syria’, organisée à Téhéran le 9 août 2012, qui a réuni les représentants de 30 pays. Emettant des recommandations empreintes, dans une déclaration finale, de réalisme constructif et de sagesse. Complètement occultées par nos médias abrutis par leur travail de désinformation…

> Participant, à l’invitation des saoudiens, au sommet de l’OIC (Organization of IslamicConference – Organisation de la Coopération Islamique), regroupant 56 pays de confession à majorité musulmane de la planète, qui se tiendra à La Mecque le 14 août 2012. Geste marquant des saoudiens, démontrant une volonté d’apaiser leurs agressives relations avec l’Iran… Malgré les pressions incessantes des USA.

> Témoin aussi, le prochain sommet qui va se tenir à Téhéran du 26 au 31 août prochain. Celui des Pays Non Alignés (Non-AlignedMovement / NAM), organisation internationale réunissant 120 Etats et 21 pays avec le statut d’observateurs. L’Iran va, dans le cadre de la présidence tournante, en assurer la présidence pour les trois années à venir. Là encore, les USA exerçant d’énormes pressions pour que le nouveau président égyptien boycotte ce sommet…

>L’Iran montre ainsi l’exemple de l’échange constructif, bâtissant avec ténacité de solides liens avec de nombreux partenaires. (13) Conscient que seuls dialogue et solidarité entre nations assureront l’avenir de notre planète. Et, non pas : mépris et hyperviolence.

> Dans son aveuglement la nomenklatura de l’Occident, engluée dans ses postures coloniales d’un autre âge, ne l’a pas encore compris…

> Georges STANECHY

> 1. Billet/ “Géronimo” : http://stanechy.over-blog.com/article-geronimo-73423407.html

> 2. Billet/ “Excuses d’un Français au Peuple Chinois” : http://stanechy.over-blog.com/article-18658527.html

> 3. Biens et technologies à « double usage » dans la législation française : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/enjeux-internationaux/desarmement-maitrise-des-armements/le-controle-des-exportations/le-dispositif-national-de-controle/biens-et-technologies-a-double/

> 4. “Mir-Qolikhanordealsreveal US rights abuse : Lawmaker”, Press TV, 9 août 2012, http://www.presstv.ir/detail/2012/08/09/255373/mirqolikhan-case-shows-us-rights-abuse/

> 5. BRussells Tribunal, http://www.brussellstribunal.org/ 

> 6. “Mossad Has Murdered 530 Iraqi Scientists, Academics”, Al Jazeera, 9 mai 2006, http://www.aljazeera.com/me.asp?service_ID=11311&http://www.axisoflogic.com/artman/publish/Article_21935.shtml 

> 7. The Ghent Charter in Defense of Iraqi Academia (March 2011) 

> 8. Dina Al Shibeeb, “Iraqi scientists, doctors, targeted”, Al Arabiya, 9 avril 2012, http://www.alarabiya.net/articles/2011/04/09/144874.html

> 9. Billet/ “Journée de La femme – Hommage à AafiaSiddiqui” : http://stanechy.over-blog.com/article-journee-de-la-femme-hommage-a-aafia-siddiqui-68824034.html

> 10. “AncientSyrian sites extensivelylooted, pulverizedamid clashes”, Press TV, 9 août 2012, http://www.presstv.ir/detail/2012/08/09/255326/ancient-syrian-sites-looted-destructed/

> 11. “US has shed all credibility over Iraniannuclear issue”, Global Times, 9 août 2012, http://www.globaltimes.cn/content/726145.shtml

> 12. “More importantly, these US sanctions assert the right to control the economicactivity of Chinesecitizens and companies in order to advance US goals...

> This makesit all the more important that the rest of the world resistthesecontinued US attempts to control the course of negotiationswhiledenying the sovereignrights of other nations to conduct a lawfultradewith Iran. ”, Global Times, Op. Cit.

> 13. Kaveh L. Afrabiasi, “Iran’s new SummitDiplomacy”, Asia Times, 10 août 2012, http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/NH10Ak03.html

RIA Novosti 

URL de cet article 17418

14 août 2012

http://www.legrandsoir.info/nucleaire-iranien-pretexte-premeditation.html


François ASSELINEAU :UN PIED-DE-NEZ À LA THÉORIE GUERRIÈRE EURO-ATLANTISTE DU « CHOC DES CIVILISATIONS »Nouveau succès de la diplomatie iranienne : une centaine d’États du monde et une trentaine de chefs d’États et de gouvernement seront présents fin août à Téhéran pour le sommet des non-alignés
J’ai déjà eu l’occasion de souligner l’important succès diplomatique remporté par l’Iran il y a deux semaines (le 9 août dernier), dans l’organisation d’une conférence consultative sur la Syrie.
Réunie à Téhéran, principal allié régional de Damas, cette conférence s’était déroulée en présence de représentants de 29 États, dont j’avais signalé qu’ils représentaient 3.528.129.000 habitants, soit 50,9 % de la population mondiale.
L’Iran était donc parvenu à rassembler des dirigeants représentant une majorité de la population mondiale pour appeler à un dialogue national en Syrie et se démarquer ainsi de la position va-t-en-guerre du camp euro-atlantiste.  

UNE CENTAINE D’ÉTATS DU MONDE – ET UNE TRENTAINE DE CHEFS D’ÉTAT ET DE GOUVERNEMENT – PRÉSENTS FIN AOÛT À TÉHÉRAN POUR LE SOMMET DES NON-ALIGNÉS
Cette fois-ci, l’Iran fait encore beaucoup mieux.
Le chef de la diplomatie iranienne Ali Akbar Salehi vient en effet d’annoncer qu’au moins une centaine d’États, membres du Mouvement des Non-Alignés qui en compte 120, ont confirmé leur participation au prochain Sommet de cette organisation, qui se tient justement à Téhéran.
Parmi cette centaine d’États représentés, une trentaine le seront par le niveau suprême de leur chef d’État ou de gouvernement.
Parmi les dirigeants annoncés figurent notamment :
- le nouveau président égyptien Mohammad Morsi, qui transmettra à l’Iran la présidence tournante du Mouvement des Non-alignés. Fait important, il effectuera à cette occasion la première visite en Iran d’un chef d’État égyptien depuis la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays il y a trente ans.
- le premier ministre indien Manmohan Singh,
- le dirigeant cubain Raul Castro,
- le président libanais Michel Sleimane,
- le président du Présidium de l’Assemblée populaire suprême de Corée du Nord Kim Yong-nam,
- le président du Soudan Omar el-Bechir,
- et aussi, plus inattendu compte tenu de son extrême proximité d’avec les Américains, l’émir du Qatar Hamad ben Khalifa al Thani. Sera-t-il là pour faire ensuite rapport à Washington ? Ou bien pour y mener une nouvelle intrigue ?

En revanche, le président syrien Bachar al-Assad, allié de Téhéran, « pourrait ne pas pouvoir assister au sommet. »
Outre les chefs d’État ou de gouvernement, plus de soixante pays seront représentés par leur ministre des affaires étrangères, ce qui est considérable.
À l’occasion de ce sommet, l’Iran prendra pour 3 ans (2012-2015) la présidence tournante du Mouvement des Non-alignés, qui a été exercée par l’Égypte pour la période 2009-2012, et qui sera ensuite confiée au Venezuela pour la période 2015-2018.
UN INCONTESTABLE SUCCÈS DIPLOMATIQUE POUR L’IRAN
Le ministère iranien des affaires étrangères a beau jeu d’insister sur 3 éléments :

1)- la centaine d’États représentés constitue un très bon chiffre, comparable à celui des sommets précédents des Non-Alignés,

2)- ce sommet est le plus grand événement diplomatique de l’histoire de l’Iran.
Les Fêtes de Persépolis pour le 2.500ème anniversaire de l’Empire perse, organisées par le Shah d’Iran en 1971, n’avaient pas drainé autant de représentants d’États et n’avaient pas un objectif politique international. Elles avaient surtout un but de consolidation du régime monarchique iranien, et avaient attiré essentiellement des monarques, les présidents américain Nixon et français Pompidou ayant notamment décliné l’invitation.

3)- cette présence très nombreuse témoigne de l’échec des efforts euro-atlantistes visant à isoler le régime de Téhéran en raison de son programme nucléaire controversé.
Le vice-président iranien Ibrahim Azizi a ainsi tenu à préciser que « la tenue de ce sommet va montrer au monde entier que les complots (des Occidentaux) contre notre gouvernement sont stériles. »

À ce propos, l’attention des chancelleries du monde entier se focalise actuellement sur la présence éventuelle du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon, qui a été invité à ce Sommet.
Selon le ministère des affaires étrangères iranien, celui-ci devrait venir, ce qui serait normal compte tenu de l’importance mondiale de l’événement.
Mais, sa présence n’est pas sûre car le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a exercé des pressions considérables pour qu’il ne s’y rende pas, pressions qui ont été relayées par les autorités américaines. Le parti que prendra Ban Ki-Moon sera donc à suivre de près.
Parmi les autres participants, il sera intéressant de voir si la Chine, qui n’est plus membre du Mouvement des Non-Alignés mai seulement « observateur », sera représentée, et à quel niveau.
De même, il sera important de voir si certaines rumeurs, qui font état de la venue surprise à Téhéran du président russe Vladimir Poutine et du président turc Abdullah Gül, seront ou non confirmées.

LE MOUVEMENT DES NON-ALIGNÉS

Il est utile de rappeler que le Mouvement des Non-Alignés est une organisation internationale regroupant 120 États en 2008 (17 États et 9 organisations internationales y ayant en outre le statut d’observateur). Cela en fait l’organisation mondiale qui rassemble le plus d’États, à l’exception de l’ONU et des agences spécialisées de l’ONU.
Le terme de « Non-alignement » fut inventé par le Premier ministre indien Nehru lors d’un discours en 1954 à Colombo, capitale de l’île encore dénommée Ceylan à l’époque.
Le Mouvement lui-même fut lancé en 1956, conjointement par Nehru, l’Égyptien Nasser, le Yougoslave Tito et le Cambodgien Sihanouk. Il visait alors, dans le contexte de la guerre froide, à se rassembler pour contrecarrer l’influence des États-Unis et de l’URSS qui cherchaient à rallier le monde à leur cause.
Le premier Sommet se tint à Belgrade en 1961 : il regroupa alors 25 États seulement.
L’organisation, dont le siège est à Lusaka en Zambie, regroupe désormais près des deux tiers des membres des Nations unies et 55 % de la population mondiale.
Le but du Mouvement des Non-Alignés a été redéfini, dans la
« Déclaration de la Havane » de 1979, qui précise que les Non-Alignés visent à assurer « l’indépendance nationale, la souveraineté, l’intégrité territoriale et la sécurité des pays non alignés dans leur lutte contre l’impérialisme, le colonialisme, le néocolonialisme, la ségrégation, le racisme, et toute forme d’agression étrangère, d’occupation, de domination, d’interférence ou d’hégémonie de la part de grandes puissances ou de blocs politiques » et de promouvoir la solidarité entre les peuples du tiers monde.

Qui, franchement, peut désormais être contre ces grands principes ? Principes qui sont d’ailleurs en parfaite harmonie avec les principes du droit international, tel qu’il a été codifié par la Charte des Nations-Unies ?
CONCLUSION : UN PIED-DE-NEZ À LA THÉORIE GUERRIÈRE EURO-ATLANTISTE DU « CHOC DES CIVILISATIONS »
Les pays représentés au Mouvement des Non-Alignés appartiennent à tous les continents (y compris l’Europe avec la Biélorussie), et en particulier l’Amérique du Sud, toute l’Afrique, tout le Moyen Orient, le sous-continent indien et l’Asie du sud-est.
Cette très grande variété constitue le plus grand pied-de nez que l’on puisse opposer au découpage artificiel par religions ou « civilisations » promu par les think-tanks bellicistes de Washington et de l’OTAN.
Cette capacité massive de rassemblement des Non-Alignés fait ressortir par contraste ce qu’est l’OTAN / UE : un bunker agressif, qui ose se qualifier de « communauté internationale » alors qu’il ne représente même pas 20% des êtres humains vivant sur terre.
Si la France renouait avec la grandeur de son histoire, ce n’est certes pas dans ce bunker occidental de l’OTAN / UE qu’elle devrait se placer. C’est son adhésion au Mouvement des Non-Alignés qu’elle devrait envisager. Pour contribuer à faire du IIIe millénaire un avenir de paix entre toutes les nations, tous les peuples et toutes les religions du monde.

source : François ASSELINEAU

Vendredi 24 Août 2012

 http://www.u-p-r.fr/actualite/monde/succes-de-la-diplomatie-iranienne-pour-le-sommet-des-non-alignes-de-teheran-sur-la-syrie


Appel des communistes israéliens (pour faire échec à la guerre contre l'Iran.

Communiqué du Parti communiste d’Israël

Netanyahu et Barak embarquent les Israéliens et les peuples de la région dans une guerre d'une intensité inédite et aux périls et sans précédent.

Même les responsables de diverses agences de renseignement, anciens et actuels, adressent des mises en garde publiques contre le déclenchement d'une guerre contre l'Iran qui sèmerait la destruction et le chaos en Israël. Néanmoins, et en dépit des critiques et de l'opposition exprimées par la population et de leaders mondiaux de premier plan, Netanyahu et Barak continuent de défendre des lignes d'action dangereuses, et pourraient entraîner toute la région vers des destructions terrifiantes.

Nous actons, avec beaucoup d'inquiétude, que Netanyahu et Barak battent tous les records en termes d'aventurisme politique et sécuritaire, et qu'ils soumettent la vie de citoyens Israéliens, Juifs et Arabes, à de terribles destructions. L'instrumentalisation préméditée par le gouvernement Israélien des souffrances de résidents Israéliens (à la suite de la réaction éventuelle à l'agression Israélienne) afin d'entraîner d'autres puissances et forces dans la guerre est particulièrement cynique.

Défendre cette aventure périlleuse et sanglante est aussi destinée à écarter la question de la paix Israélo-Palestinienne de l'agenda en Israël et dans la région, ainsi qu'à esquiver les revendications de justice sociale en Israël. Au lieu de s'occuper de ces questions, le gouvernement d’Israël propose un agenda militariste et nationaliste. Les efforts de Netanyahu pour influencer, par ses manœuvres bellicistes, les élections aux États-Unis est aussi très inquiétant.


Le danger est certes terrible – mais rien n'est écrit à l'avance.

 Il est essentiel, et encore possible, d'empêcher la guerre.

En ce moment critique, nous lançons un appel aux partis d'opposition, figures politiques, intellectuels, universitaires et journalistes, mouvements et forces dans la société Israélienne, et même aux éléments sains de l'establishment israélien, pour agir ensemble contre les manœuvres de guerre. Nous en appelons à créer une large mobilisation, et des actions publiques contre la guerre.

Le Bureau politique appelle tous les partis, la Jeunesse communiste israélienne (Banki-Shabiba) et le Hadash, tous les adhérents et sympathisants du parti, à faire de la question de la lutte contre cette guerre régionale une priorité absolue.


Nous exhortons les activistes des mouvements de protestation sociale à prendre clairement position contre la guerre, en se basant sur la compréhension qu'au-delà des ravages qu'elle causera, une guerre régionale sera préjudiciable à la lutte pour le changement et la justice sociale en Israël.

 Une guerre régionale et la justice sociale ne peuvent coexister.

Nous appelons les forces de gauche et progressistes de la région, et du monde entier, à porter haut la voix de l'opposition à la guerre et à organiser des manifestations de masse afin de mobiliser l'opinion public et les gouvernements du reste du monde contre la guerre que préparent Netanyahu et Barak contre l'Iran.


L'avenir des peuples de la région, y compris des citoyens d’Israël, ne reposera pas sur d'épouvantables guerres d'annihilation et d'agression mais bien au contraire – sur une paix stable et générale au Proche-Orient dont le cœur est la paix Israélo-palestinienne – qui doit être instaurée sur la base de l'Initiative de paix arabe et des résolutions de l'ONU.
Les guerres ne peuvent éradiquer les armes nucléaires – seul un accord général de démilitarisation, en termes de dispositifs nucléaires et d'armes de destruction massive, de l'ensemble du Proche et du Moyen-Orient le permettrait.

A cet égard, nous demandons au gouvernement Israélien de signer le traité de non-prolifération des armes nucléaires.
Pour l'avenir, pour la vie, arrêtons la guerre ! 

Traduction MA pou

r http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



5 Analyse -  Géopolitique et stratégie

KouroshZiabari : Les victimes silencieuses des sanctions contre l’Iran.

Alors que les États-Unis et l’Union européenne se font farouchement concurrence dans une course apparemment sans fin pour imposer des sanctions à l’Iran, les citoyens iraniens ordinaires subissent de plein fouet les impacts les plus durs de cet impitoyable embargo.

Le 31 Juillet, l’American Israel Public AffairsCommittee (AIPAC) a envoyé une lettre à tous les membres du Congrès des États-Unis, exigeant une action concertée visant à approuver The Iran ThreatReduction (plan de réduction de la menace iranienne) et le SyriaHumanRightsAct qui imposent entre autres, une nouvelle série de sanctions sur les secteurs énergétiques et des transports de l’Iran.

Le 1e août, les médias ont rapporté que le Congrès a ratifié le projet de loi et que celui-ci attend d’être signé par le président.

L’Iran subit déjà 6 séries de sanctions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations Unies. Les sanctions sont prétendument destinées à prévenir Téhéran d’acquérir l’arme nucléaire.

Les sanctions du Conseil de sécurité comprennent :

  un gel des avoirs internationaux de l’Iran,
  la fermeture des succursales des banques iraniennes dans d’autres pays,
  une interdiction d’exporter du matériel au profit des installations nucléaires et militaires de l’Iran,
  une interdiction des investissements dans le pétrole iranien, comme dans le gaz et de la pétrochimie,
  une interdiction de relations d’affaires avec le Corps des gardiens de la révolution islamique, une interdiction des opérations bancaires et d’assurance -des restrictions de voyage pour des hauts responsables gouvernementaux et militaires.

Les États-Unis, Israël et les pays de l’UE ont longtemps accusé l’Iran de chercher à fabriquer des bombes nucléaires, une accusation que l’Iran a constamment et catégoriquement niée. L’Iran affirme avoir besoin d’une énergie nucléaire civile pour répondre à ses besoins croissants en énergie, et maintenir son économie à flot, surtout du fait que l’Iran est un pays essentiellement dépendant des combustibles fossiles pour ses besoins en énergie et ses revenus.

Les États-Unis et ses alliés, en réponse, ont pénalisé l’Iran avec de cruelles sanctions économiques afin de tenter d’empêcher toute éventualité que l’Iran acquiert des armes nucléaires.

Le 23 janvier 2012, les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne ont convenu d’imposer un embargo pétrolier multilatéral contre l’Iran. L’embargo sur le pétrole qui interdit aux pays d’Europe d’acheter du brut à Iran, est entré en vigueur le 1° juillet.

Ce que les responsables occidentaux prétendent en public, c’est que les sanctions visent à punir le gouvernement iranien et à le dissuader de travailler à acquérir des armes nucléaires. Ce qui se passe dans la réalité, cependant, est que les sanctions dites « intelligentes » sont directement tombées comme une tonne de briques sur le peuple iranien, et transforment leur vie en une terrible odyssée de lutte pour leur survie dans une économie en grande difficulté.

Même les médicaments...

Les sanctions ont dévasté la vie quotidienne des iraniens du peuple en amenant le prix des biens de consommation de base à une hauteur vertigineuse, ce qui fait par exemple que les étudiants à l’étranger ne peuvent plus obtenir d’aide financière de leurs parents en Iran, qu’il est impossible pour les entreprises privées de faire des transactions internationales et qu’il est extrêmement difficile pour les Iraniens d’obtenir un visa pour voyager dans les pays étrangers. Les « sanctions intelligentes » incluent même une interdiction d’exporter des médicaments et des produits alimentaires vers l’Iran.

Dans les semaines précédentes, j’ai voulu faire comprendre à mes éditeurs dans certains journaux politiques américains que certains médicaments sensibles ainsi que les produits agricoles ne pouvaient pas être exportés vers l’Iran en raison des sanctions. Ils ne me croyaient pas, me disant que ces opérations étaient en train de se faire en douceur. Mais maintenant, je pense qu’ils ont des preuves tangibles disponibles, qui confirment que les sanctions sont en train de détruire la vie quotidienne des plus pauvres, des Iraniens sans défense qui doivent payer le prix pour l’animosité d’Israël et de l’Occident à l’égard de leur gouvernement.

Le 6 mai, Radio Free Europe/Radio Liberty a relevé que le quotidien réformateur iranien Shargh écrivait que l’exportation de beaucoup de médicaments vitaux vers l’Iran avait été interdite en raison des sanctions. Parmi les médicaments que l’Iran n’est pas capable de produire, se trouvent ceux pour le traitement du cancer, pour les problèmes cardiaques et respiratoires, la thalassémie et la sclérose en plaques.

Des sanctions qui sont des crimes contre l’humanité

Hamid RezaEmadi, un commentateur politique basé en Iran confirme également que la dernière série de sanctions imposées à l’Iran il y a quelques jours à peine, a une incidence directe sur la vie des Iraniens qui ne sont en rien impliqués avec le programme nucléaire du pays. « Cette nouvelle initiative prise par le Congrès américain montre à quel point Washington est frustré. À présent il va intensifier sa pression sur les civils iraniens en empêchant le pays d’importer des produits agricoles ... L’Iran est un importateur de céréales et les États-Unis le savent, et en créant des obstacles sur la voie des exportations de céréales vers l’Iran, les États-Unis sont clairement en train de commettre des crimes contre l’humanité, car ces interdictions ne touchent que les Iraniens ordinaires qui n’ont rien à voir avec le programme national de l’énergie nucléaire », a déclaré Emadi dans une interview avec Press TV.

« N’oubliez pas qu’il ne s’agit pas seulement des produits agricoles ; les États-Unis exercent une pression maximale sur les banques internationales qui font des affaires avec l’Iran, et par conséquent les sociétés iraniennes pharmaceutiques ne peuvent pas importer certains médicaments vitaux », a-t-il ajouté.

Le conseil d’administration de la Société iranienne de l’hémophilie a informé la Fédération mondiale de l’hémophilie que la vie de dizaines de milliers d’enfants était menacée par le manque de médicaments appropriés, une conséquence des sanctions économiques internationales imposées à la République islamique.

Le Dr. Ron Paul, un élu du Congrès et originaire du Texas, a qualifié les récentes sanctions d’« acte de guerre », affirmant que le projet de loi aurait mieux fait d’être appelé « Loi 2012 de l’obsession de l’Iran. »

« Quand vous appliquez des sanctions à un pays, c’est un acte de guerre, et c’est ce dont il est question ici, » a-t-il dit.

Aux États-Unis, certains groupes pacifistes et des organisations comme « Les Vétérans pour la Paix » et « Les Amis du Comité sur la législation nationale » ont demandé au gouvernement américain de mettre un terme à ses séries de sanctions contre l’Iran. Ces groupes considèrent les sanctions comme une déclaration de guerre totale contre l’Iran.

Mais il semble que ces groupes pacifistes vont faire face à une tâche difficile pour se faire entendre par le Congrès américain et les gens de la Maison Blanche qui semblent vouloir mordicus porter un coup mortel à l’Iran.

L’association « Les Vétérans pour la Paix » vient de publier une déclaration, disant que les sanctions et les menaces de frappes militaires ne sont des solutions ni viables ni logiques à la crise nucléaire avec l’Iran.

« Les États-Unis, l’Union européenne et Israël exploitent le programme nucléaire civil iranien comme une excuse pour imposer des sanctions économiques dévastatrices contre le peuple d’Iran. Selon diverses sources, les sanctions ont déjà fait des ravages sur l’économie iranienne, conduisant à des taux d’inflation entre 50 et 100 pour cent. Le taux de chômage des jeunes est aujourd’hui de plus de 22 pour cent, la production nationale de l’Iran est à 40 pour cent de sa capacité. Il y a de massives fermetures d’entreprises et les licenciements sont généralisés. Les exportations de pétrole iranien ont diminué de 40 pour cent en 2012, générant une perte de 32 milliards de dollars en revenus pétroliers rien que depuis l’année dernière, » explique la déclaration.

Israël, État-voyou disposant de tout un arsenal de bombes atomiques

Le groupe a appelé à un Moyen-Orient dénucléarisé, dans une apparente allusion à l’arsenal nucléaire d’Israël. Avec l’Inde et le Pakistan, Israël est le seul pays au monde qui n’est pas signataire du traité de non-prolifération nucléaire. À la fin des années 1990, les services américains du renseignement ont estimé qu’Israël possédait entre 75 et 130 bombes atomiques.

L’Iran connaît actuellement des moments difficiles, et ses habitants subissent une pression croissante dans leurs vie quotidienne. L’économie iranienne est au bord de la faillite à la suite des sanctions économiques dévastatrices et la communauté internationale est calmement et silencieusement le témoin de la souffrance du peuple iranien. Les sanctions anti-iraniennes sont en contradiction flagrante avec les principes des droits de l’homme, mais il semble que ceux qui prônent ces valeurs ne croient pas que les Iraniens soient aussi des « êtres humains » qui pourraient peut-être disposer de quelques « droits », y compris le droit aux soins et aux médicaments, aux produits alimentaires, à l’emploi, et surtout au respect et à la dignité.

 29 août

KouroshZiabari

* KouroshZiabari est un jeune journaliste indépendant vivant en Iran. Il a publié book "7+1" qui est une collection de ses interviews de 7 auteurs iraniens contemporains. Ziabari contribue au site http://www.Opednews.com. Il est aussi correspondant en Iran de OhMyNews international.
Blog en persan : http://kouroshz.blogfa.com
Blog en anglais : http://cyberfaith.blogspot.com 

3 août 2012 - Salem News - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.salem-news.com/articles/...
Traduction : Info-Palestine.net - Claude Zurbach



Sommet des non-alignés.

François Asselineau : Affluence record à Téhéran et défaite des USA/UE au sommet des non-alignés :

l'Iran demande l'interdiction des armes nucléaires
LA DÉFAITE DIPLOMATIQUE CINGLANTE DE WASHINGTON ET DU CAMP EURO-ATLANTISTE SE CONFIRME AVEC LA PRÉSENCE SUPPLÉMENTAIRE DE VLADIMIR POUTINE, EVO MORALES, RAFAEL CORREA, HUGO CHAVEZ ET DES SECRÉTAIRES GÉNÉRAUX DE L'ONU, DE LA LIGUE ARABE, DE L'OCI ET DE L'OUA.

Voici quelques jours, j'ai déjà eu l'occasion d'attirer l'attention de mes lecteurs sur le succès diplomatique très important de l'Iran qui semblait s'annoncer avec la forte participation attendue au prochain Sommet des Non-Alignés.
[ cf. http://www.u-p-r.fr/actualite/monde/succes-de-la-diplomatie-iranienne-pour-le-sommet-des-non-alignes-de-teheran-sur-la-syrie ]

 

Alors que ce 16ème Sommet des Non-Alignés vient de s'ouvrir (pour l'instant au niveau des délégations), ce succès se confirme de façon encore plus importante que prévue.
110 ÉTATS REPRÉSENTÉS, DONT 50 AU PLUS HAUT NIVEAU POLITIQUE
En effet, dès le 1er jour, des délégations représentant 110 des 120 États membres du Mouvement des Non-Alignés sont déjà arrivées à Téhéran.
En outre, selon les toutes dernières annonces présentées par le ministère iranien des affaires étrangères, 50 de des 110 États seront représentés au plus haut niveau :
- 29 États seront représentés par leur chef d'État en personne
[ 27 Présidents, 1 Sultan (Oman) et 1 Émir (Qatar) ]
- 9 États seront représentés par leur Vice-Président de la République
- 7 États seront représentés par le Premier ministre, chef du gouvernement C'est d'ailleurs souvent le véritable chef de l'exécutif, comme c'est le cas du Premier ministre indien Manmohan Singh.
- 5 États seront représentés par un envoyé spécial
Tous les autres États sont représentés au niveau de leur ambassadeur à Téhéran et/ou par des délégations de hauts-fonctionnaires mandatés par leurs gouvernements.

DE NOMBREUSES SURPRISES DE DERNIÈRE MINUTE
Plusieurs surprises de dernière minute contribuent à faire de ce XVIe Sommet des Non-Alignés un très grand succès diplomatique pour Téhéran, et une défaite cinglante pour les États-Unis, le Canada, l'Union européenne et Israël, qui avaient exercé les plus fortes pressions possibles pour tenter d'isoler l'Iran.
Ces surprises sont la venue à Téhéran, les 30 et 31 août :
a)- du Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-Moon Le camp euro-atlantiste avait pourtant tout fait pour le dissuader de s'y rendre, car sa présence, même si elle est présentée comme critique, comporte un effet de symbole considérable.
b)- des Président et Secrétaires généraux de trois autres grosses organisations internationales, qui sont moins connues que l'ONU mais qui n'en jouent pas moins un rôle important dans la diplomatie mondiale :
- la Ligue Arabe, pourtant très divisée sur le cas de la Syrie et majoritairement hostile au régime de Damas,
- l'Organisation de la Conférence Islamique ( OCI ),
- et l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA).
c)- du président russe Vladimir Poutine. C'était d'autant moins prévisible que la Russie ne fait pas partie du Mouvement des Non-Alignés et qu'elle l'est donc cette année à titre de nation invitée.
d)- des présidents latino-américains Hugo Chavez ( Venezuela ), Evo Morales ( Bolivie ), Rafael Correa ( Équateur ) et de Michel Temer, vice-président du Brésil
Ce n'est pas vraiment une surprise, compte tenu de la ligne politique des trois premiers dirigeants, mais leur présence n'allait quand même pas de soir et n'avait pas été annoncée préalablement par le ministère iranien des affaires étrangères.La surprise est plus importante venant du gouvernement de Brasilia, qui se fait représenter par le vice-président de la République en personne alors que le Brésil n'est pas membre du Mouvement des Non-Alignés mais seulement "observateur".
e)- du Vice-Premier ministre d'Arabie saoudite et de l'Émir d'Umm al-Quwain, envoyé spécial du gouvernement des Émirats Arabes Unis : Ce sont des surprises totales ( qui n'avaient pas été annoncées auparavant ), compte tenu de l'alignement de ces régimes sur les États-Unis et de leur hostilité latente à l'égard de l'Iran.
Je relève que, le Premier ministre irakien, le Sultan d'Oman et l'Émir du Qatar faisant aussi le déplacement, de même que les Ministres des affaires étrangères du Koweït et du Bahreïn, cela signifie que tous les pays riverains du Golfe Persique font donc le déplacement de Téhéran. L'Iran est ainsi le seul pays au monde à pouvoir actuellement rassembler des dirigeants de cette zone ô combien stratégique pour l'économie et la paix du monde.
f)- par ailleurs, il faut relever que le représentant du Hamas à Gaza, M. Ismaïl Haniyeh, n'a finalement pas été invité, mais cela fait suite à un imbroglio qui montre les dissensions extrêmes des Palestiniens. Cette absence permettra la présence du président de l'Autorité Nationale Palestinienne, M. Mahmoud Abbas, qui avait menacé de ne pas venir dans le cas contraire.
g)- enfin, je note que l'Australie a accepté de figurer à côté de la Russie comme "nation invitée". Le gouvernement de Canberra ne se fait, certes, représenter qu'au niveau de son ambassadeur à l'ONU, mais le geste est pour le moins inattendu de la part d'un État occidental traditionnellement inféodé à Washington.

LES PERSONNALITÉS POLITIQUES VENUES DU MONDE ENTIER
Afghanistan : Hamid Karzai - Président de la République
Afrique du sud : MaiteNkoana-Mashabane - Ministre des affaires étrangères
Arabie Saoudite : Abdulaziz bin Abdullah Al Saud - Vice-Premier ministre
Azerbaïdjan : ElmarMammadyarov - Ministre des affaires étrangères
Bahreïn : Khalid bin Ahmed Al Khalifa - Ministre des affaires étrangères
Bangladesh : Sheikha Hasina - Premier ministre
Bénin : Yayi Boni - Président de la République
Bhoutan : UgyenTshering - Ministre des affaires étrangères
Birmanie : WunnaMaungLwin - Ministre des affaires étrangères
Bolivie : Evo Morales - Président de la République
Cambodge : Hun Sen - Premier ministre
Cuba : Raul Castro - Président du Conseil d'État
Corée du Nord : Kim Yong-nam - Président du Présidium de l'Assemblée populaire suprême
Égypte : Mohamed Morsi - Président de la République
Émirats Arabes Unis : Saud bin Rashid Al Mu'alla - Envoyé spécial, Émir de l'Émirat de Umm al-Quwain
Équateur : Rafael Correa - Président de la République
Gabon : Ali Bongo Ondimba - Président de la République
Jordanie : Fayez al-Tarawneh - Premier ministre
Inde : Manmohan Singh - Premier ministre
Iran : Mahmoud Ahmadinejad - Président de la République
Irak : Nouri al-Maliki - Premier ministre
Indonésie : Boediono - Vice-Président de la République
Koweït : Muhammad Sabah Al-Salem Al-Sabah - Ministre des affaires étrangères
Liban : Michel Suleiman - Président de la République
Lesotho : MohlabiTsekoa - Ministre des affaires étrangères
Libye : Ashour Bin Khayal - Ministre des affaires étrangères
Malaisie : Anifah Aman - Ministre des affaires étrangères
Mauritanie : Mohamed Ould Abdel Aziz - Président de la République
Maroc : AbdelillahBenkirane - Premier ministre
Namibie : Marco Hausiku - Ministre des affaires étrangères
Népal : BaburamBhattarai - Premier ministre
Pakistan : Asif Ali Zardari - Président de la République
Philippines : JejomarBinay[34] Vice President
Oman : Qaboos bin Said al Said - Sultan
Qatar : Hamad bin Khalifa Al Thani - Emir
Sénégal : MackySall - Président de la République
Serbie : TomislavNikolic - Président de la République
Sri Lanka : MahindaRajapaksa - Président de la République
Soudan : Omar al-Bashir - Président de la République
Swaziland : LutfoDlamini - Ministre des affaires étrangères
Syrie : FaisalMekdad - Vice-Ministre des affaires étrangères
Tanzanie : Mohamed Gharib Bilal - Vice-Président de la République
Territoires palestiniens : Mahmoud Abbas - Président de l'Autorité Nationale Palestinienne
Thaïlande : SurapongTovichakchaikul - Ministre des affaires étrangères
Tunisie : RafikAbdessalem - Ministre des affaires étrangères
Turkménistan : GurbangulyBerdimuhamedow - Président de la République
Venezuela : Hugo Chavez - Président de la République
Vietnam : Nguyen Tan Dung - Premier ministre
Zimbabwe : Robert Mugabe - Président de la République

Observateurs
Arménie : SerzhSargsyan - Président de la République
Brésil : Michel Temer - Vice-Président de la République
Tadjikistan : EmomaliRahmonov - Président de la République

Nations spécialement invitées
Australie : Gary Quinlan - Ambassadeur d'Australie à l'ONU
Russie : Vladimir Poutine - Président de la République

Organisations représentées
Organisation de l'Unité Africaine (OUA) : Yayi Boni - Président
Ligue Arabe : Nabil el-Araby - Secrétaire général
Organisation de la Coopération Islamique (OCI) : EkmeleddinIhsanoglu - Secrétaire général
Organisation des Nations Unies (ONU) : Ban Ki-moon, Secrétaire général

DANS SON DISCOURS D'OUVERTURE, LE MINISTRE IRANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGERES RAPPELLE ET SOUTIENT LA DEMANDE DES NON-ALIGNES DE L'INTERDICTION MONDIALE DES ARMES NUCLÉAIRES
Enfin, il convient de noter que M. Ali Akbar Salehi, ministre iranien des affaires étrangères, a fait très fort, dès son discours inaugural du 16ème Sommet des Non-Alignés, en appelant l'ensemble des pays réunis :
à prendre position contre les sanctions occidentales à l'encontre de l'Iran. Il a affirmé au passage que de nombreux États-membres des Non-Alignés soutenaient le programme nucléaire iranien.
à renouveler leur appel pour une interdiction mondiale de toutes les armes nucléaires dans 13 ans, donc en 2025. Il a eu beau jeu de rappeler que cet objectif avait déjà été adopté par un précédent Sommet des Non-Alignés et a ainsi lancé : « Nous croyons que le calendrier de retrait définitif des armes nucléaires d'ici 2025, qui a déjà été proposé par les Non-Alignés, ne sera effectivement réalisé que si nous en exerçons le suivi minutieux. »
Le ministre iranien a une nouvelle fois assuré que son pays ne cherche pas à se doter d'armes nucléaires, en dépit des affirmations des États-Unis et de leurs alliés qui soupçonnent que l'enrichissement d'uranium de Téhéran pourrait éventuellement conduire à cela.
Commentant les déclarations du gouvernement israélien, qui a dit qu'il examinerait les options militaires si les pressions diplomatiques et économiques ne parviennent pas à freiner les ambitions nucléaires de l'Iran, il a rétorqué qu'Israël avait pour sa part refusé de ratifier le Traité de Non Prolifération nucléaire (TNP) de l'ONU et qu'il refusait de discuter de la gamme complète de ses capacités militaires, alors que tout le monde soupçonne cet État avoir un arsenal nucléaire.
Enfin, le ministre Ministre iranien des affaires étrangères a déploré la « chute» du poids individuel des États membres de l'ONU, qui s'est exercée au bénéfice de la « montée en puissance du Conseil de Sécurité de l'ONU », dirigé par les Cinq membres permanents : États-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie et Chine.
Il a donc réclamé la « création d'un Conseil de Sécurité plus démocratique, qui devrait être considérée comme une partie importante de la réforme de l'ONU ».
[ source : http://www.washingtonpost.com/world/middle_east/iran-opens-nonaligned-summit-with-calls-for-nuclear-arms-ban/2012/08/26/4c363ec2-ef63-11e1-b74c-84ed55e0300b_story.html ]

Quelques-uns des principaux responsables politiques mondiaux présents au 16e Sommet des Non-Alignés à Téhéran:
Evo Morales - Président de la République de Bolivie
Manmohan Singh - Premier ministre de l'Union Indienne
Hugo Chavez - Président de la République du Venezuela
Maité Nkoana-Mashabane - Ministre des affaires étrangères d'Afrique du sud
Vladimir Poutine - Président de la Fédération de Russie
Sheikha Hasina - Premier ministre du BanglaDesh
Ali Bongo Ondimba - Président de la République du Gabon
Michel Temer - Vice-Président de la République fédérative du Brésil
Qaboos bin Said al Said - Sultan d'Oman
Nguyen Tan Dung - Premier ministre du Vietnam

CONCLUSION : LA FRANCE AURAIT DÛ FAIRE AU MINIMUM COMME L'AUSTRALIE !
Comme je l'indiquais déjà dans mon premier article, - et les événements renforcent encore mon analyse - cette capacité massive de rassemblement du Mouvement des Non-Alignés, avec la présence de la Russie en prime, fait ressortir par contraste ce qu'est l'OTAN / UE : un bunker agressif, qui ose se qualifier de « communauté internationale » alors qu'il ne représente même pas 20% des êtres humains vivant sur terre.
Comme je l'ai déjà dit, si la France renouait avec la grandeur de son histoire, ce n'est certes pas dans ce bunker occidental de l'OTAN / UE qu'elle devrait se placer. C'est son adhésion au Mouvement des Non-Alignés qu'elle devrait envisager. Pour contribuer à faire du IIIe millénaire un avenir de paix entre toutes les nations, tous les peuples et toutes les religions du monde.
Quelques-uns de mes lecteurs avaient pu s'étonner de cette suggestion.
Elle est certes iconoclaste dans la France actuelle, où toute pensée non conforme à la logorrhée euro-atlantiste des médias est aussitôt disqualifiée, par un réflexe pavlovien de soumission à la propagande et à l'intimidation.
Or je note que l'Australie sera présente comme "nation invitée". Voilà de quoi rasséréner ceux qui tiquaient devant ma proposition !
Je rappelle que cette proposition, tout comme le présent article ou le précédent, n'ont évidemment pas pour objet de faire l'apologie de tel ou tel régime. Pas plus du régime iranien que des régimes indien, costaricain (dont le chef d'Etat est Prix Nobel de la Paix), péruvien, libanais, vénézuélien, sud-africain et j'en passe, qui sont tous membres des Non-Alignés.

Mon analyse et ma proposition se situent sur un autre plan, qui est celui des relations internationales et de ce que devrait être le rôle de tout pays soucieux d'assurer l'équilibre et la paix du monde. Je rappelle donc 3 points importants :
1)- Le Mouvement des Non-Alignés regroupe, comme je l'ai dit, 120 États sur les 193 des Nations-Unies, et une vingtaine d'autres observateurs. On notera au passage que certains "Non Alignés" sont désormais très alignés sur les États-Unis : Arabie Saoudite, Bahreïn et Qatar notamment.

2)- Il se trouve que la France et tous les pays membres de l'OTAN reconnaissent diplomatiquement tous ces États, qu'ils siègent à leurs côtés à l'ONU, sans pour autant, bien entendu, s'aligner sur tel ou tel. Participer aux Non-Alignés ne pourrait donc pas signifier "s'aligner sur les Non-Alignés"...
3)- Du reste, il n'y a vraiment à peu près aucun point commun en matière économique, sociale, démocratique, religieuse, diplomatique, militaire, entre Cuba et Singapour, l'Iran et le Qatar, l'Île Maurice et la Corée du nord, le Pérou et le Sri Lanka, l'Inde et le Turkménistan, etc
Leur seul point commun, au fond, c'est de vouloir faire respecter les principes du droit international public et notamment le refus de tout empire et le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d'un État souverain.
C'est bien parce que notre pays doit partager ce point commun fondamental que la France, une fois qu'elle sera sortie de l'OTAN et de l'Union européenne, aura vocation à rejoindre le Mouvement des Non-Alignés. Il n'y aurait pas de plus belle victoire diplomatique, conforme au génie du peuple de 1789, que de rassembler, à Paris cette fois-ci, un futur Sommet des Non-Alignés.

François Asselineau
29 août 201


SOMMET DES NON-ALIGNÉS - L'IRAN DEMANDE L'INTERDICTION DES ARMES NUCLÉAIRES –DOSSIER -

>   LA DÉFAITE DIPLOMATIQUE DE WASHINGTON ET DU CAMP EURATLANTISTE SE CONFIRME AVEC LA PRÉSENCE SUPPLÉMENTAIRE DE VLADIMIR POUTINE, EVO MORALES, RAFAEL CORREA, HUGO CHAVEZ ET DES SECRÉTAIRES GÉNÉRAUX DE L'ONU, DE LA LIGUE ARABE, DE L'OCI ET DE L'OUA

Alors que ce 16ème Sommet des Non-Alignés vient de s'ouvrir (pour l'instant au niveau des délégations), ce succès se confirme de façon encore plus importante que prévue.
L'amphithéâtre pour les sessions plénières du 16ème Sommet des Non-Alignés à Téhéran
110 ÉTATS REPRÉSENTÉS, DONT 50 AU PLUS HAUT NIVEAU POLITIQUE
En effet, dès le 1er jour, des délégations représentant 110 des 120 États membres du Mouvement des Non-Alignés sont déjà arrivées à Téhéran.
En outre, selon les toutes dernières annonces présentées par le ministère iranien des affaires étrangères, 50 de des 110 États seront représentés au plus haut niveau :
 §- 29 États seront représentés par leur chef d'État en personne
[ 27 Présidents, 1 Sultan (Oman) et 1 Émir (Qatar) ]

 §- 9 États seront représentés par leur Vice-Président de la République
 §- 7 États seront représentés par le Premier ministre, chef du gouvernement C'est d'ailleurs souvent le véritable chef de l'exécutif, comme c'est le cas du Premier ministre indien Manmohan Singh.
 §- 5 États seront représentés par un envoyé spécial
Tous les autres États sont représentés au niveau de leur ambassadeur à Téhéran et/ou par des délégations de hauts-fonctionnaires mandatés par leurs gouvernements.
DE NOMBREUSES SURPRISES DE DERNIÈRE MINUTE
Plusieurs surprises de dernière minute contribuent à faire de ce XVIe Sommet des Non-Alignés un très grand succès diplomatique pour Téhéran, et une défaite cinglante pour les États-Unis, le Canada, l'Union européenne et Israël, qui avaient exercé les plus fortes pressions possibles pour tenter d'isoler l'Iran.
Ces surprises sont la venue à Téhéran, les 30 et 31 août :
a)- du Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-Moon Le camp euro-atlantiste avait pourtant tout fait pour le dissuader de s'y rendre, car sa présence, même si elle est présentée comme critique, comporte un effet de symbole considérable.

>b)- des Président et Secrétaires généraux de trois autres grosses organisations internationales, qui sont moins connues que l'ONU mais qui n'en jouent pas moins un rôle important dans la diplomatie mondiale :
 §- la Ligue Arabe, pourtant très divisée sur le cas de la Syrie et majoritairement hostile au régime de Damas,
 §- l'Organisation de la Conférence Islamique ( OCI ),
 §- et l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA).
c)- du président russe Vladimir Poutine. C'était d'autant moins prévisible que la Russie ne fait pas partie du Mouvement des Non-Alignés et qu'elle l'est donc cette année à titre de nation invitée.
d)- des présidents latino-américains Hugo Chavez ( Venezuela ), Evo Morales ( Bolivie ), Rafael Correa ( Équateur ) et de Michel Temer, vice-président du Brésil
Ce n'est pas vraiment une surprise, compte tenu de la ligne politique des trois premiers dirigeants, mais leur présence n'allait quand même pas de soir et n'avait pas été annoncée préalablement par le ministère iranien des affaires étrangères. La surprise est plus importante venant du gouvernement de Brasilia, qui se fait représenter par le vice-président de la République en personne alors que le Brésil n'est pas membre du Mouvement des Non-Alignés mais seulement "observateur".
e)- du Vice-Premier ministre d'Arabie saoudite et de l'Émir d'Umm al-Quwain, envoyé spécial du gouvernement des Émirats Arabes Unis : Ce sont des surprises totales ( qui n'avaient pas été annoncées auparavant ), compte tenu de l'alignement de ces régimes sur les États-Unis et de leur hostilité latente à l'égard de l'Iran.
Je relève que, le Premier ministre irakien, le Sultan d'Oman et l'Émir du Qatar faisant aussi le déplacement, de même que les Ministres des affaires étrangères du Koweït et du Bahreïn, cela signifie que tous les pays riverains du Golfe Persique font donc le déplacement de Téhéran. L'Iran est ainsi le seul pays au monde à pouvoir actuellement rassembler des dirigeants de cette zone ô combien stratégique pour l'économie et la paix du monde.
f)- par ailleurs, il faut relever que le représentant du Hamas à Gaza, M. Ismaïl Haniyeh, n'a finalement pas été invité, mais cela fait suite à un imbroglio qui montre les dissensions extrêmes des Palestiniens. Cette absence permettra la présence du président de l'Autorité Nationale Palestinienne, M. Mahmoud Abbas, qui avait menacé de ne pas venir dans le cas contraire.  
g)- enfin, je note que l'Australie a accepté de figurer à côté de la Russie comme "nation invitée".   Le gouvernement de Canberra ne se fait, certes, représenter qu'au niveau de son ambassadeur à l'ONU, mais le geste est pour le moins inattendu de la part d'un État occidental traditionnellement inféodé à Washington.

> 
PERSONNALITÉS POLITIQUES  
 §Afghanistan : Hamid Karzai - Président de la République
 §Afrique du sud : MaiteNkoana-Mashabane - Ministre des affaires étrangères
 §Arabie Saoudite : Abdulaziz bin Abdullah Al Saud - Vice-Premier ministre
 §Azerbaïdjan : ElmarMammadyarov - Ministre des affaires étrangères
 §Bahreïn : Khalid bin Ahmed Al Khalifa - Ministre des affaires étrangères
 §Bangladesh : Sheikha Hasina - Premier ministre
 §Bénin : Yayi Boni - Président de la République
 §Bhoutan : UgyenTshering - Ministre des affaires étrangères
 §Birmanie : WunnaMaungLwin - Ministre des affaires étrangères
 §Bolivie : Evo Morales - Président de la République
 §Cambodge : Hun Sen - Premier ministre
 §Cuba : Raul Castro - Président du Conseil d'État
 §Corée du Nord : Kim Yong-nam - Président du Présidium de l'Assemblée populaire suprême
 §Égypte : Mohamed Morsi - Président de la République
 §Émirats Arabes Unis : Saud bin Rashid Al Mu'alla - Envoyé spécial, Émir de l'Émirat de Umm al-Quwain
 §Équateur : Rafael Correa - Président de la République
 §Gabon : Ali Bongo Ondimba - Président de la République
 §Jordanie : Fayez al-Tarawneh - Premier ministre
 §Inde : Manmohan Singh - Premier ministre
 §Iran : Mahmoud Ahmadinejad - Président de la République

 §Irak : Nouri al-Maliki - Premier ministre

 §Indonésie : Boediono - Vice-Président de la République

 §Koweït : Muhammad Sabah Al-Salem Al-Sabah - Ministre des affaires étrangères

 §Liban : Michel Suleiman - Président de la République

 §Lesotho : MohlabiTsekoa - Ministre des affaires étrangères

 §Libye : Ashour Bin Khayal - Ministre des affaires étrangères

 §Malaisie : Anifah Aman - Ministre des affaires étrangères

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 §Mauritanie : Mohamed Ould Abdel Aziz - Président de la République

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 §Maroc : AbdelillahBenkirane - Premier ministre

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 §Namibie : Marco Hausiku - Ministre des affaires étrangères

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 §Népal : BaburamBhattarai - Premier ministre

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 §Pakistan : Asif Ali Zardari - Président de la République

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 §Philippines  : JejomarBinay[34]     Vice President

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 §Oman : Qaboos bin Said al Said - Sultan

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 §Qatar : Hamad bin Khalifa Al Thani - Emir
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 §Sénégal : MackySall - Président de la République
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 §Serbie : TomislavNikolić - Président de la République
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 §Sri Lanka : MahindaRajapaksa - Président de la République
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 §Soudan : Omar al-Bashir - Président de la République

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 §Swaziland : LutfoDlamini - Ministre des affaires étrangères

>
 §Syrie : FaisalMekdad - Vice-Ministre des affaires étrangères

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 §Tanzanie : Mohamed Gharib Bilal - Vice-Président de la République

>
 §Territoires palestiniens : Mahmoud Abbas - Président de l'Autorité Nationale Palestinienne

>
 §Thaïlande : SurapongTovichakchaikul - Ministre des affaires étrangères

>
 §Tunisie : RafikAbdessalem - Ministre des affaires étrangères

>
 §Turkménistan : GurbangulyBerdimuhamedow - Président de la République

>
 §Venezuela : Hugo Chavez - Président de la République

>
 §Vietnam : Nguyen Tan Dung - Premier ministre

>
 §Zimbabwe : Robert Mugabe - Président de la République

>Observateurs
 §Arménie : SerzhSargsyan - Président de la République
 §Brésil : Michel Temer - Vice-Président de la République
 §Tadjikistan : EmomaliRahmonov - Président de la République

Nations spécialement invitées
 §Australie : Gary Quinlan - Ambassadeur d'Australie à l'ONU
 §Russie : Vladimir Poutine - Président de la République
Organisations représentées
Organisation de l'Unité Africaine (OUA) : Yayi Boni  - Président
Ligue Arabe : Nabil el-Araby - Secrétaire général
Organisation de la Coopération Islamique (OCI) : Ekmeleddinİhsanoğlu - Secrétaire général
Organisation des Nations Unies (ONU) : Ban Ki-moon, Secrétaire général


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

 

 

17/07/2012

Dossiers du 11-09 - 12- 07/2012 : Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

 


n°96-journal d'Iran - 21-04 au 17-07 - a - Les États-Unis et Israël incitent à la confrontation avec l'Iran.


journald'Iran   n°2 du 21-06 au 20-07- 2012

C.De Broeder& M.Lemaire



a) Le "Journald'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

Tiré à Part

 Peter Symonds : Les États-Unis et Israël incitent à la confrontation avec l'Iran.

french.irib : Gazoduc Iran/Pakistan/Inde : les sabotages US.

French.ruvr : Le président Egyptien veut réviser les accords de paix avec Israël.

François Hollande : Israël a une possibilité d'attaquer l'Iran de manière efficace…

Xinhua : LAURENT FABIUS, MINISTRE SOCIALISTE DES AFFAIRES ETRANGERES, "La France" appelle à durcir les sanctions contre l'Iran ».

Paroles & action du président Ahmadinejad  ...

France24 interview en direct Mahmoud Ahmadinejad.

2) Politiqued'Israël

Préparation à la Guerre.

Frappe contre l’Iran : l’opinion publique israélienne divisée.

3) Les Voisins

3-1 Algérie

french.irib : Le président algérien a reconnu à l’Iran le droit à la technologie nucléaire pacifique.

3-2 Egypte

RIA Novost ; L'Egypte poursuivra le transport de pétrole iranien .

3-3 Russie

fr.rian : Viatcheslav Dzirkaln : Moscou espère poursuivre la coopération militaire et technique avec l'Iran.

4 Dans le monde

4-1 Chine

La Chine répond à l'exemption par les États-Unis des sanctions visant les importations de pétrole iranien.  

4-2 Suisse

EurActiv avec Reuters : La Suisse n'imposera pas d'interdiction sur le pétrole iranien comme l'UE et les USA.

5  Les brèves

5-1 IRIB : Le Japon contrecarre les restrictions US. 

5-3 Boris Pavlichtchev : La diplomatie secrète autour de la rencontre « Iran – les six »

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

6-1 lorientlejour : Doutes sur la capacité du duo Netanyahu-Barak à attaquer l’Iran

 

 


Tiré à Part

 Peter Symonds : Les États-Unis et Israël incitent à la confrontation avec l'Iran
Les États-Unis et Israël incitent à la confrontation avec l’Iran

Les négociations qui auront lieu à Bagdad entre l’Iran et les P5+1 – les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la Russie, la Chine et l’Allemagne – seront un tournant dans le dangereux conflit lié aux programmes nucléaires iraniens. Washington exerce une pression intense pour que Téhéran fasse des concessions majeures, au même moment où les États-Unis se préparent à imposer des sanctions écrasantes et menacent l’Iran de guerre.

21 mai 2012

Lorsqu’il a parlé à Vienne la semaine dernière, le négociateur américain en nucléaire, Robert Wood, a demandé que l’Iran prenne « des mesures urgentes et concrètes » dans le but de se conformer « à toutes les obligations internationales ». Il a critiqué l’Iran pour ne pas avoir donné « à l’AIEA [Agence internationale d’énergie atomique] l’accès à tous les sites pertinents, aux documents et aux personnes nécessaires pour résoudre les questions entourant son programme nucléaire ».

L’Iran a déclaré à plusieurs reprises qu’il n’a aucunement l’intention de fabriquer des armes nucléaires. Ses établissements nucléaires, incluant les usines d’enrichissement de Natanz et de Fordo, et ses stockages de réserve, sont inspectés et surveillés par l’AIEA comme il est stipulé par le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Cependant, les États-Unis et leurs alliés soutiennent que l’Iran doit mettre fin à son programme d’enrichissement d’uranium, qui est permis sous le TPN, et que le pays doit envoyer ses réserves d’uranium enrichi à 20 pour cent à l’extérieur du pays.

La probabilité d’un quelconque accord sérieux émergeant des pourparlers de Bagdad est mince. Les demandes des États-Unis pour que l’AIEA puisse avoir accès au personnel et aux établissements est un processus sans fin qui exige que l’Iran prouve quelque chose de négatif : que nulle part sur son vaste territoire ne se trouve un programme lié aux armes nucléaires. L’AIEA, qui rencontre des responsables iraniens cette semaine, demande l’accès au complexe de Parchin, une base militaire, où il y aurait eu, il y a près d’une décennie, des tests du même type que ceux qui sont requis pour la conception d’un engin nucléaire. Tout comme les affirmations du genre, les « preuves » de l’AIEA proviennent de services de renseignement étrangers – probablement des États-Unis ou d’Israël.

Israël, qui menace d’attaquer délibérément l’Iran, a exercé plus de pression sur les négociations en exigeant l’arrêt complet des programmes d’enrichissement d’uranium de l’Iran. Selon AssociatedPress, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit la semaine dernière au chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, que l’Iran allait devoir fournir un échéancier pour établir la fin de son programme d’enrichissement et le démantèlement de son usine de Fordo pour qu’Israël donne son accord au processus. Ces demandes ont déjà été rejetées par Téhéran.

Ashton était en Israël pour s’assurer de la position prise par la coalition nouvellement formée qui a amené le parti d’opposition Kadima dans le gouvernement. Le chef de Kadima, ShaulMofaz, ancien chef de la sécurité intérieure, avait critiqué les menaces d’agression contre l’Iran de Netanyahu. Mais son entrée dans le cabinet rend plus probable, et non moins, une attaque sur l’Iran. La coalition offre au gouvernement une majorité parlementaire écrasante et la présence de Mofaz servira à tempérer l’opposition intérieure largement répandue à une guerre contre l’Iran.

Channel 10 News en Israël ont rapporté jeudi dernier que des représentants américains participaient à d’intenses pourparlers, s’inquiétant du fait qu’Israël avait maintenant le champ libre pour déclencher des frappes aériennes contre l’Iran. Netanyahu a mis sur pied la coalition dans une entente-surprise de dernière minute qui a empêché la tenue d’élections, ce qui était vu comme un obstacle à une attaque. Lors d’une conférence de presse conjointe, les deux hommes ont affirmé qu’ils étaient d’accord sur plusieurs questions, dont celle de l’Iran.

Les différends entre les États-Unis et Israël ne sont que tactiques. Netanyahu n’appuie pas l’idée des négociations et des sanctions que les États-Unis favorisent pour affaiblir et miner le régime à Téhéran, avant de mener une attaque. L’Iran cherche désespérément à éviter l’imposition des sanctions américaines et européennes qui représenteraient essentiellement un blocus de ses exportations de pétrole (en soi, un acte de guerre économique). Ces sanctions doivent entrer en vigueur à la fin juin.

Au cours des deux dernières semaines, la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton a fait pression sur l’Inde et la Chine pour qu’elles réduisent leurs importations de pétrole iranien. Les sanctions américaines vont pénaliser unilatéralement les banques et les sociétés étrangères qui font des affaires avec la banque centrale iranienne, sauf si Obama leur accorde une exonération. Cette imposition sélective de pénalités montre clairement que les États-Unis se servent de la confrontation avec l’Iran pour miner la position de ses rivaux, et surtout la Chine.

Les préparatifs de l’administration Obama ne se limitent pas qu’à des sanctions. Depuis le début de l’année, la marine américaine a augmenté à deux le nombre de porte-avions à proximité du Golfe Persique. Plus tôt ce mois-ci, des représentants anonymes des États-Unis ont confirmé que le Pentagone avait envoyé son chasseur le plus sophistiqué, le Raptor F-22, à la base aérienne d’Al-Dhafra aux Émirats arabes unis. Ces forces permettraient à l’armée américaine d’effectuer de lourdes frappes aériennes contre les installations militaires et nucléaires de l’Iran. Washington augmente aussi l’arsenal militaire des régimes autocratiques qui sont ses alliés dans le Golfe. L’administration Obama a annoncé vendredi qu’elle allait reprendre la vente de matériel militaire au Bahreïn, malgré la violente répression des manifestations dans les États du Golfe. Selon le Washington Post, cet arsenal serait constitué de navires de guerre, de systèmes de missile air-air et sol-air et d’améliorations aux moteurs de ses chasseurs F-16. Le Bahreïn abrite la Cinquième flotte de la marine américaine.

L’intensification des conflits entre les États-Unis et Téhéran n’est pas essentiellement due à la question des programmes nucléaires iraniens. Les préparatifs pour une nouvelle guerre d’agression sont plutôt motivés par le déclin historique de l’impérialisme américain et sa détermination à imposer sa domination incontestée sur les régions riches en ressources énergétiques du Moyen-Orient et de l’Asie centrale. Après avoir envahi l’Afghanistan et l’Irak, les États-Unis menacent maintenant de déclencher une guerre qui pourrait impliquer toute la région et provoquer des conflits encore plus importants.

Si les pourparlers de Bagdad échouent, le danger d’un conflit militaire déclenché par Israël ou les États-Unis va augmenter radicalement. Les travailleurs et la jeunesse aux États-Unis et internationalement doivent s’opposer à cette campagne guerrière de l’administration Obama. La seule façon d’empêcher la guerre est la mobilisation indépendante de la classe ouvrière, sur la base d’une stratégie socialiste et internationaliste, pour mettre fin à la cause fondamentale de la guerre : le système de profit en faillite.

Peter Symonds

World SocialistWebsite,

14 mai 2012.

Source : http://www.wsws.org/francais/News/2012/mai2012/iran-m17.shtml


french.irib : Gazoduc Iran/Pakistan/Inde : les sabotages US.

L'ambassadeur américain, à Islamabad a exprimé, dans un acte interventionniste, son inquiétude quant à la mise en application du projet du gazoduc Iran/Pakistan/Inde.
Lors d'un entretien avec les médias pakistanais Cameron Munter a fait part de l'inquiétude de Washington de voir le projet du gazoduc transitant le gaz iranien vers l'Inde via le Pakistan se réaliser. Depuis les accords conclus entre Téhéran et Islamabad sur la construction d'un gazoduc, les autorités américaines se sont efforcées en permanence d'y mettre des entraves et dans ce droit fil, en se faisant accompagner par le Turkménistan elles ont proposé au Pakistan la construction du gazoduc TAPIO en remplacement de celui de l'Iran. Et ce alors qu'en raison de la crise énergétique au Pakistan, les autorités pakistanaises ont besoin du gaz pour subvenir aux besoins de la population

08/07/2012

 http://french.irib.ir/info/asie/item/199160-les-autorit%C3%A9s-am%C3%A9ricaines-sont-indispos%C3%A9es-quant-%C3%A0-la-mise-en-application-du-plan-de-gazoduc-iran-pakistan


French.ruvr : Le président Egyptien veut réviser les accords de paix avec Israël

Le président élu d'Egypte Mohamed Morsi a déclaré son intention de réviser les accords de paix avec Israël de Camp David. « Notre politique à l'égard d'Israël sera basée sur l'égalité, a déclaré Mohamed Morsi à l'agence iranienne Fars. Nous discuterons aussi du droit des Palestiniens ».
Il a ajouté qu'il ne prendrait aucune décision seul et que tous les changements seraient faits par les organes gouvernementaux. Le nouveau dirigeant égyptien s'est prononcé pour le renforcement des rapports avec l'Iran ce qui devait, selon lui, créer un équilibre stratégique dans la région.

25/06/2012

 http://french.ruvr.ru/2012_06_25/79258674/

 


 

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

François Hollande : Israël a une possibilité d'attaquer l'Iran de manière efficace…

Israël, contrairement aux autres États, a une possibilité d'attaquer l'Iran de manière efficace. Cela a été annoncé par le président français François Hollande lors d'une réception au ministère de la Défense de la France, consacrée à la fête nationale. Le président a ajouté que la mise en œuvre de cette possibilité serait mener à une déstabilisation dans le Moyen-Orient.
François Hollande a également déclaré qu'il soutient une politique à double standard à l'égard de l'Iran. D'une part, nous devons renforcer les sanctions, et d'autre part - une volonté de prendre l'Iran dans la communauté internationale si Téhéran renonce à son projet du programme nucléaire.

15/07/2012

 http://french.ruvr.ru/2012_07_15/francois-hollande-israel-iran/


Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Xinhua : LAURENT FABIUS, MINISTRE SOCIALISTE DES AFFAIRES ETRANGERES, "La France" appelle à durcir les sanctions contre l'Iran ».

La France appelle à continuer à durcir les sanctions contre l'Iran "tant que l'Iran refusera de négocier sérieusement", selon une déclaration du ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius publié mardi soir.
"La pression doit désormais s'accroître sur l'Iran avec la pleine application le 1er juillet par l'Union européenne de l' embargo pétrolier décidé en janvier dernier. Les sanctions continueront d'être durcies tant que l'Iran refusera de négocier sérieusement", a souligné M. Fabius suite à la réunion du groupe E3+3 (France, Royaume-Uni, Allemagne, Chine,Russie et Etats-Unis) avec l'Iran à Moscou en Russie.
Selon cette déclaration, "les réponses de l'Iran à l'offre des Six ont confirmé l'écart important entre les positions des deux parties et l'insistance de l'Iran sur la reconnaissance d'un droit à enrichir l'uranium et la levée de toutes les sanctions".
"Nous regrettons que l'Iran n'ait toujours pas effectué les gestes concrets que nous attendions et qui pourraient constituer une première étape vers le respect des résolutions du Conseil de sécurité et du Conseil des gouverneurs de l'AIEA", a indiqué le ministre français.
M. Fabius a cependant souligné que conformément à la double approche, la porte du dialogue reste ouverte. "Une réunion d' experts, prévue le 3 juillet à Istanbul, pourrait permettre de clarifier les détails techniques des idées avancées par les deux parties. Sur cette base, nous évaluerons avec nos partenaires du groupe E3+3 les prochaines étapes du processus", a-t-il précisé. "Il appartient désormais à l'Iran de lever les obstacles qu'il a posés à l'approfondissement du processus relancé à Istanbul en avril 2012", a conclu le ministre français.  

(Xinhua)

http://french.news.cn/monde/2012-06/20/c_131664540.htm



Paroles & action du président Ahmadinejad  ...

France24 interview en direct Mahmoud Ahmadinejad.

Une interview en direct, par un grand média français, de l’un des présidents étrangers les plus honnis et diabolisés ces dernières années, voila qui ne manquera pas de piquer notre curiosité. Les journalistes vont-ils aller jusqu’à questionner Mahmoud Ahmadinejad sur la récente condamnation du Hezbollah par un tribunal de Manhattan à verser plus de 9,4 milliard de dollars de dédommagement aux victimes du 11-Septembre ? Ou bien vont-ils lui demander sa vision sur la situation en Syrie ? Saluons en tout cas cette initiative de France 24 qui donne donc la parole au seul chef d’État à avoir officiellement demandé une nouvelle enquête sur les attentats du 11-Septembre, et dont les propos ont régulièrement, et sur divers sujets, été déformés et discrédités à l’envi par les grands médias occidentaux.

Compte-rendu de l’interview par France24

Source : Site Web de France24, le 20 mai 2012

Dans un entretien accordé à FRANCE 24, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad se dit "déçu" par les massacres commis en Syrie mais met en doute la responsabilité du régime de son allié Bachar al-Assad.

Au cours d’une interview accordée à FRANCE 24, le président de la République islamique d’Iran, Mahmoud Ahmadinejad, a commenté la situation en Syrie, condamnant notamment le massacre de Houla qui s’est produit la semaine dernière, tout en mettant en doute l’implication du régime de son ami Bachar al-Assad.

"Nous sommes très fortement sensibles et déçus", a-t-il assuré. "C’est le droit de tout peuple d’être libre, y compris le peuple syrien. Dès qu’une personne meurt c’est terrible, et surtout dans les conditions où c’est arrivé, dans le massacre…", a-t-il ajouté faisant allusion à la tuerie de Houla. Samedi 26 mai, 108 corps – majoritairement des femmes et des enfants – ont été retrouvés dans cette petite ville du centre de la Syrie située à quelques dizaines de kilomètres de Homs.

Le président iranien a néanmoins émis des doutes sur une éventuelle implication du gouvernement syrien dans le massacre de Houla. "Il existe des commissions dont le travail est d’examiner la situation. Il me paraît incroyable qu’un gouvernement puisse tuer son propre peuple", a-t-il dit.

Soutien moral ou approvisionnement en armes ?

L’Iran a apporté son soutien au plan de paix défendu par Kofi Annan, l’émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe en Syrie. "C’est la meilleure solution pour sortir de cette situation", avait déclaré un porte-parole du gouvernement iranien il y a quelques semaines. Mais au cours de son entretien avec FRANCE 24, Mahmoud Ahmadinejad a, à plusieurs reprises, condamné “les interventions étrangères dans la région” et s’est demandé ce qu’envisageaient les gouvernements occidentaux en Syrie.

Alors que les initiatives internationales se multiplient pour faire cesser le bain de sang en Syrie, les gouvernements occidentaux accusent l’Iran d’assurer l’approvisionnement en armes du régime de Bachar al-Assad. De leur côté, les autorités iraniennes ont toujours affirmé qu’elles n’apportaient qu’un soutien moral à la Syrie.

Sur l’antenne de FRANCE 24, Mahmoud Ahmadinejad a assuré que l’Iran entretenait des "relations parfaitement normales" avec la Syrie. "Nous sommes en faveur de la protection des droits de l’Homme", a-t-il déclaré.

Le nucléaire, un droit selon Ahmadinejad

Par ailleurs, le président iranien a défendu le programme nucléaire de son pays. "Selon le droit international, l’Iran a le droit d’enrichir l’uranium à 20 %", a-t-il déclaré, assurant une nouvelle fois que son pays n’avait pas l’intention de se doter d’une bombe. Ces déclarations coïncident avec la reprise des discussions, longtemps suspendues, avec les six grandes puissances sur la question du nucléaire iranien. À l’issue d’une réunion cruciale à Bagdad la semaine dernière, les pays impliqués dans ces pourparlers ont accepté une nouvelle réunion en juin à Moscou.

"Je ne m’attends pas à un miracle à cette prochaine réunion à Moscou", a cependant affirmé le président iranien au journaliste de FRANCE 24 Marc Perelman. Tout en affirmant le droit de l’Iran d’enrichir l’uranium à 20 %, il a laissé entendre que son pays pourrait envisager un arrêt de cet enrichissement en échange de concessions "significatives" de la part des grandes puissances. "Si les grandes puissances ne veulent pas que nous puissions bénéficier de ce droit, ils doivent nous expliquer pourquoi. Ils doivent également nous dire ce qu’ils sont prêts à donner au peuple iranien en échange", a affirmé Mahmoud Ahmadinejad, tout en refusant de détailler ce que pourrait accepter son gouvernement.

30 mai, 2012

GeantVert

http://www.reopen911.info/News/2012/05/30/breve-18h30-aujourdhui-france24-interview-en-direct-mahmoud-ahmadinejad/

 


2) Politiqued'Israël

Préparation à la Guerre.

Frappe contre l’Iran : l’opinion publique israélienne divisée.

Les Israéliens semblent être partagés sur la question d’une potentielle attaque à mener par leur gouvernement contre les installations nucléaires iraniennes, selon un nouveau sondage publié lundi.
Ce sondage, mené par le Collège Académique de Netanya, montre que 52% des Israéliens s’opposent à une frappe, affirmant qu’Israël doit d’abord essayer tous les canaux diplomatiques, alors que 48% soutiennent inconditionnellement une action militaire.
Concernant la possibilité que l’Iran acquiert une arme nucléaire
, 18% des interrogés ont répondus qu’ils pensent que la république islamique tentera de l’utiliser pour éliminer Israël de la carte, alors que 62,5% estiment qu’Israël arrivera à affronter un Iran doté de l’arme nucléaire.
Les Israéliens pensent également qu’une bombe iranienne servira soit à menacer soit à faire pression sur leur pays.
Environ 32% des interrogés ont déclaré que l’Iran utilisera une arme nucléaire à cette fin, alors que seuls 6% estiment que Téhéran agira de manière pragmatique quand il sera en possession d’une de ces armes.
Les résultats de l’enquête coïncident avec ceux des autres études menées ces derniers mois pour sonder l’opinion publique sur une possible frappe aérienne sur l’Iran.
Un sondage commandé en mars par le journal Ha’aretz a montré que 58% des personnes étaient opposées à une attaque en solo, c’est-à-dire sans le soutien des Etats-Unis, alors que 50% des interrogés ont déclaré faire confiance au gouvernement pour la gestion du dossier iranien.
Une autre étude, menée un mois auparavant par la Brookings Institution, a montré que seuls 19% des Israéliens soutenaient une action militaire indépendante contre l’Iran, par rapport à un tiers, 32%, opposé à une frappe commune.
Le dernier sondage intervient à la suite de deux cycles de négociations entre l’Iran et le G5+1 (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Chine, Russie, Allemagne), dont le but était de convaincre l’Iran d’abandonner son programme nucléaire, avec un troisième et dernier cycle prévu à Moscou en fin de mois.
Israël, les Etats-Unis et d’autres pays occidentaux accusent l’Iran de clandestinement poursuivre un programme d’arme nucléaire. L’Iran nie ces accusations et affirme que son programme nucléaire n’a que des fins pacifiques telles que la production d’électricité.
Source: http://french.peopledaily.com.cn/International/7836299.html

 



Les Voisins

Algérie

french.irib : Le président algérien a reconnu à l’Iran le droit à la technologie nucléaire pacifique.
"Tous les pays ont le droit à l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire", a déclaré Abdelaziz Bouteflika, jeudi soir, lors de sa rencontre avec le vice-Président iranien, Mohammad-RezaMirtadjeddini. "En tenant compte de la tenue de la 2ème conférence de la haute Commission conjointe des deux pays, en 2012, l’Algérie est prêt à renforcer ses coopérations et à promouvoir ses relations avec l’Iran", a-t-il affirmé, en rappelant que les deux pays se tenaient l’un à côté de l’autre, en toutes circonstances. "L’instauration de la sécurité et de la stabilité, dans la région, passe par une approche politique et la participation du peuple de la région", a ajouté le président algérien.

 http://french.irib.ir/info/iran-actualite/item/193408-le-pr%C3%A9sident-alg%C3%A9rien-soutient-le-droit-de-l%E2%80%99iran-au-nucl%C3%A9aire


Egypte

RIA Novost ; L'Egypte poursuivra le transport de pétrole iranien .
L'Egypte n'envisage pas de bloquer le transit de pétrole iranien via le canal de Suez en dépit de l'entrée en vigueur de l'embargo pétrolier imposé contre Téhéran par l'Union européenne, rapporte dimanche le journal égyptien Al Ahram.
"L'embargo a été décrété par les Etats membres de l'Union européenne, et nous n'avons rien à voir avec cela", a indiqué au quotidien une source au sein du secteur énergétique du pays.
Selon le journal, le pétrole iranien passe toujours à travers l'oléoduc de SUMED liant la baie de Suez à la mer Méditerranée.
"Le transport de pétrole iranien est assuré conformément aux contrats qui sont renouvelés de façon annuelle. Aucune indication concernant l'interdiction du transport du pétrole en provenance de l'Iran n'a été donnée", a fait savoir l'interlocuteur du journal.
Auparavant, certains médias ont rapporté que les exportations de brut iranien vers la Turquie (plus de 160.000 barils par jour) pourraient être sensiblement réduites en raison des sanctions européennes visant l'industrie pétrolière de la République islamique.
L'Iran produit 3,5 millions de barils de pétrole par jour et en exporte environ 2,5 millions.
Depuis le 1er juillet, le secteur pétrolier iranien est frappé par un embargo européen décrété dans l'espoir de contraindre Téhéran à négocier sur son programme nucléaire controversé.

 RIA Novost

15 juillet -
http://fr.rian.ru/world/20120715/195361386.html


Russie

fr.rian : Viatcheslav Dzirkaln : Moscou espère poursuivre la coopération militaire et technique avec l'Iran.
La Russie espère poursuivre à l'avenir la coopération militaire et technique avec l'Iran et ce, en bons partenaires, a déclaré mercredi le directeur adjoint du Service fédéral russe pour la coopération militaire et technique (FSVTS) Viatcheslav Dzirkaln.
"Nous essayons d'expliquer à nos collègues iraniens que (…) des partenaires ne réagissent pas ainsi", a dit M.Dzirkaln, répondant à la question des journalistes sur les sanctions iraniennes pour le non-respect par la Russie du contrat de livraison de missiles sol-air S-300 à Téhéran.
M.Dzirkaln, qui conduit la délégation russe au Salon aéronautique de Farnborough, a rappelé qu'à l'époque, la Russie agissait dans le cadre d'une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu.
Selon certains médias, le ministère iranien de la Défense et la compagnie The Aerospace Industries Organisation ont déposé une requête auprès de la Cour internationale d'arbitrage de Genève contre l'exportateur d'armes russe Rosoboronexport pour ne pas avoir honoré ses engagements concernant les S-300.
Conclu en 2007, le contrat de livraison de missiles sol-air S-300 à l'Iran engageait la Russie à fournir cinq unités complètes de ces systèmes pour un montant d'environ 800 millions de dollars.

Or, l'exécution du contrat a été suspendue en septembre 2010 par le président russe Dmitri Medvedev, en application d'une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu interdisant la livraison d'armes conventionnelles à Téhéran, dont des missiles, des chars, des hélicoptères d'assaut, des avions de combat et des bâtiments de guerre.

http://fr.rian.ru/defense/20120711/195324262.html



Dans le monde

Chine

La Chine répond à l'exemption par les États-Unis des sanctions visant les importations de pétrole iranien.  

La Chine s'oppose à toute sanction imposée unilatéralement, a déclaré vendredi Hong Lei, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, en réponse à la décision du Département d'Étataméricain d'exempter la Chine de sanctions économiques visant les importations de pétrole iranien.
"La Chine s'oppose à ce qu'un pays impose unilatéralement des sanctions à un autre pays en se basant sur ses lois nationales. C'est d'autant moins acceptable lorsque ces sanctions sont imposées unilatéralement par un pays tiers", a tranché Hong Lei lors d'un point de presse.
En vertu du National DefenseAuthorizationAct des États-Unis signé par le président américain Barack Obama fin 2011, les institutions financières étrangères des gouvernements qui continueront d'acheter du pétrole brut à l'Iran après le 28 juin ne seront plus autorisées à accéder au marché financier américain.
Toutefois, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a annoncé jeudi la décision de Washington d'exempter la Chine et Singapour de ces mesures du fait de la réduction "significative" de leurs achats de pétrole iranien.
Hong Lei a rappelé que la Chine importait du pétrole de l'Iran par les voies normales afin de répondre aux besoins de son développement économique.
"Cela ne viole aucune résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU ni ne porte atteinte aux intérêts d'une tierce partie ou de la communauté internationale", a affirmé le porte-parole, ajoutant "Cela est donc totalement légitime et justifié".

29/06/2012

 http://french.cri.cn/621/2012/06/29/302s286417.htm


Suisse

EurActiv avec Reuters : La Suisse n'imposera pas d'interdiction sur le pétrole iranien comme l'UE et les USA

Le gouvernement suisse n'imposera pas les mêmes sanctions que l'UE à l'Iran. Le pays a décidé hier (5 juillet) que sa propre série de mesures ne comporterait pas l'interdiction de commercer du pétrole iranien. La Suisse a ainsi tenté de défendre sa neutralité face aux pressions de l'UE et des Etats-Unis.Cette initiative pourrait permettre aux négociants en pétrole basés en Suisse, comme Glencore et Trafigura, de profiter d'une faille juridique pour négocier le brut iranien, même s'il est quasiment certain qu'ils se heurteraient aux objections de l'UE et des Etats-Unis.Les deux entreprises ont indiqué qu'elles avaient suspendu leurs échanges avec l'Iran.La Suisse est l'un des premiers centres d'échange de pétrole et abrite également une branche de la National IranianOilCompany, même si le pays n'importe pas de pétrole en provenance d'Iran.Les nouvelles sanctions suisses, qui entrent en vigueur aujourd'hui, affecteront l'approvisionnement de l'industrie pétrochimique, les équipements de télécommunication, ainsi que l'achat et la vente de métaux précieux et de diamants, a fait savoir le département fédéral de l'économie.Ces sanctions font suite à l'embargo de l'UE sur l'importation, l'achat et le transport de pétrole iranien, qui a pris effet le 1er juillet dans le but de faire pression sur la République islamique d'Iran afin qu'elle abandonne son programme nucléaire. Les sanctions renforcées des États-Unis ont quant à elles pris effet le 28 juin dernier.« S'il s’avérait que l'un des grands négociants pétroliers commerçait encore avec l'Iran, les retombées seraient immenses en termes de relations publiques », a expliqué Matthew Parish, partenaire de l'entreprise HolmanFenwickWillan basée à Genève.« Le champ libre accordé par cette décision est réservé aux petits négociants, ceux qui n'opèrent qu'en Suisse ou dans d'autres pays qui ne sont pas impliqués dans les sanctions internationales », a-t-il affirmé.La Suisse, un pays non membre de l'Union européenne et traditionnellement neutre, n'est pas obligée de suivre les sanctions de l'UE, même si elle a eu tendance, ces dernières années, à aligner ses lois sur celles de ses principaux partenaires commerciaux.L'ambassadeur américain en Suisse, Donald S. Beyer, a déclaré le mois dernier que son pays était déçu que les autorités suisses n'aient pas adopté l'embargo de l'UE et qu'il ne s'attendait pas à les voir autoriser le contournement des sanctions.En avril dernier, le pays a exempté la banque centrale iranienne du gel de ses avoirs.La présidente suisse, Eveline Widmer-Schlumpf, a défendu la position indépendante du pays, expliquant qu'elle était dans l'intérêt des États-Unis en permettant la communication entre Téhéran et Washington. La Suisse représente en effet les intérêts américains en Iran depuis la révolution islamique de 1979.

EurActiv avec Reuters – Article traduit de l'anglais



2  Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

 

IRIB : Le Japon contrecarre les restrictions US. 

Dans une tentative de contrer le boycott d'assurance mené par les Etats-Unis et l'UE contre l'Iran,

le cabinet ministériel japonais a soumis une loi au parlement pour autoriser le gouvernement à donner une couverture d'assurance aux pétroliers important du pétrole brut iranien au lieu d'aller chercher ce type de couverture vers l'Union européenne.
Cette loi autoriserait le gouvernement japonais à offrir une couverture d'assurance allant jusqu'à 7 milliards 600 millions de dollars US aux pétroliers transportant du pétrole brut iranien lorsque le boycott de l'UE sur le pétrole et sur l'assurance des cargaisons iraniennes prendra effet au 1er Juillet, a dit le ministère des transports japonais dans un communiqué Lundi.
Le 23 Janvier, sous la pression des Etats-Unis, les ministres des affaires étrangères européens ont approuvé de nouvelles sanctions contre Téhéran, interdisant l'importation de pétrole iranien en UE, ce qui inclut également la couverture d'assurance des pétroliers transportant le brut iranien.
En Mars, les Etats-Unis ont exempté le Japon des sanctions financières contre l'Iran.
Faisant fi des sanctions des Etats-Unis et de l'UE contre le pétrole iranien, bon nombre de clients d'Asie orientale de l'Iran pour son pétrole brut, incluant la Chine, la Corée du Sud et le Japon désirent maintenir leurs importations d'Iran afin de remplir leur carnet de demande domestique.
Les Etats-Unis, Israël et quelques uns de leurs alliés accusent Téhéran de poursuivre des objectifs militaires dans son programme d'énergie nucléaire.
L'Iran rejette toutes ces accusations, argumentant qu'elle a pris part au traité de Non Prolifération Nucléaire et qu'en tant que membre de l'AIEA, elle a le droit de développer une technologie nucléaire à des fins pacifiques.

13/06/2012

IRIB


Boris Pavlichtchev : La diplomatie secrète autour de la rencontre « Iran – les six »

Les négociations entre les « six » (cinq membres permanents du CS de l’ONU et l’Allemagne) et l’Iran ont repris à Bagdad au sujet du problème nucléaire iranien.

Les « six » veulent obliger l’Iran à geler les travaux d’enrichissement d’uranium jusqu’à 20%. En effet, l’uranium enrichi à 20% pourrait servir à produire rapidement de l’uranium enrichi à 90% qui est la matière première pour la fabrication de la bombe nucléaire.

Des avancées importantes ont précédé la rencontre de Bagdad. YukiaAmano, le directeur de l’AIEA qui a visité lundi Téhéran a dit que les résultats de son voyage allaient produite un effet positif sur le round de Bagdad. Un jour plus tard, il a dévoilé le secret de son optimisme. C’est que l’AIEA allait prochainement signer avec l’Iran l’accord sur les inspections de ses sites nucléaires et l’accès à la documentation et aux savants atomistes.

Les sources israéliennes insistent sur  le fait que l’optimisme d’Amano s’explique également par les progrès dans la réalisation d’un accord secret bilatéral entre les États-Unis et l’Iran. L’Iran s’engagerait à suspendre les travaux d’enrichissement d’uranium jusqu’à 20% dans son usine de Ford sans pour autant la fermer définitivement. Les stocks d’uranium enrichi à 20% seraient transformés en barres de combustible et retournés à l’Iran. L’Iran signerait également un avenant au Traité sur la non-dissémination des armes nucléaires en ce qui concerne les inspections surprises des sites nucléaires. Cependant, cet avenant ne concerne pas les sites iraniens secrets au sujet desquels les États-Unis et l’AIEA ne disposent que de rensignements sommaires.

En réponse les États-Unis et l’UE annuleront progressivement les sanctions introduites contre l’Iran et s’abstiendront notamment d’appliquer l’embargo pétrolier qui doit devenir effectif le premier juillet.

Si les renseignements israéliens sont exacts, c’est le point clé ele gel des travaux d’enrichisement qui était la principale revendication des « six ». Il semble être résolu de manière automatique. Quant à l’accord secret entre l’Iran et les États-Unis, elle est plus que parobable,  admet Vladimir Sotnikov, expert de l’Institut d’études d’Orient.

Tous ces points paraissent en effet très alléchants. Ce serait effectivement une grande avancée dans la situation autour du problème nucléaire iranien. Je n’exclus pas non plus qu’Amano pouvait discuter en diplomate de cet accord secret. Les États-Unis ont tout intérêt à agir par le biais de l’AIEA tout en soulignant que les Iraniens sont en contact avec l’Agence et coopèrent avec cette institution de l’ONU.

En même temps, il était évident même sans diplomatie secrète que la situation se prête aux négociatioins actuells des « six » avec l’Iran, - poursuit le politologue Stanislav Tarassov.

Je suis rentré il y a quelques jours de Téhéran où nous nous sommes entretenus avec des diplomates iraniens. Ils disaient que l’Iran était prêt à accepter un compromis à  condition qu’il ne soit  pas unilatéral et que l’Occident et les « six » allait prendre une décision intermédaire visant à atténuer le régime des sanctions.

A la veille des négociations de l’Iran avec le groupe 5+1, les États-Unis se sont bornés à réagir d’une manière évasive aux information faisant état des progrès dans les rapports entre l’Iran et l’AIEA. « C’est un pas en avant mais nous jugeons le comportement de l’Iran d’après les actes et non pas d’après les paroles »,a dit le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney. – La pression sera maintenue tant qu’il n’y a pas de résultats ».

En effet, bientôt le round de Bagdad, s’il n’est pas empêché par une tempête de sable, va faire la lumière sur la crédibilité des renseignements en provenance de Jérusalem si on ne prend pas en considération le fait que cette fuite pouvait être délibérément faire dans l’intérêt d’Israël. Reste à savoir pourquoi à son retour de Téhéran Yukia Atano est resté, contrairement aux attentes, muet pendant une journée entière sur l’accord entre l’AIEA et l’Iran.

Boris Pavlichtchev

Jeudi 24 Mai 2012

 french.ruvr.ru

 



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

lorientlejour : Doutes sur la capacité du duo Netanyahu-Barak à attaquer l’Iran
Les médias israéliens laissaient percer leurs doutes hier sur la capacité de Benjamin Netanyahu et de son ministre de la Défense à organiser une attaque contre l’Iran à la lumière des critiques cinglantes émises à leur encontre dans le fiasco de la flottille pour Gaza.
Dans un rapport officiel publié mercredi, le contrôleur de l’État MichaLindenstrauss a en effet critiqué sans ménagement la manière dont le Premier ministre israélien a décidé d’arraisonner une flottille humanitaire internationale pour Gaza, le 31 mai 2010. L’abordage, mal préparé et exécuté, du navire amiral de la flottille, le ferry turc MaviMarmara, s’était soldé par la mort de neuf passagers turcs.
  « Il y a au moins une chose qui apparaît dans ce rapport, et que personne ne saurait contester, c’est que nous avons de bonnes raisons d’être inquiets. Et ces raisons s’appellent Netanyahu et Barak », souligne Sima Kadmon, une éditorialiste du quotidien Yediot Aharonot(indépendant). En revanche, l’analyste militaire du quotidien progouvernemental IsraelHayom, YoavLimor, défend le Premier ministre :
« Certains commentateurs ont établi un lien direct entre la flottille et l’Iran. Ils peuvent se calmer : Netanyahu sait très bien qu’une attaque égale une guerre, une guerre égale une enquête et que sa tête sera sur le billot. Or il y a toutes les chances pour qu’il veuille se priver de ce plaisir. »
Le vice-Premier ministre Moshe Yaalona pour sa part jugé hier qu’il valait mieux pour Israël bombarder l’Iran plutôt que de laisser ce pays se doter de l’arme nucléaire, dans une interview au quotidien Haaretz.
M. Netanyahu et son ministre de la Défense avaient affirmé à moult reprises que « toute les options sont sur la table », laissant la porte ouverte à une possible frappe israélienne contre les installations nucléaires iraniennes

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/763922/Doutes_sur_la_capacite_du__duo_Netanyahu-Barak__a_attaquer_l%27Iran.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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18/06/2012

n°530- Les Dossier d'Irak --17/06/09 : Les enfants de Fallujah : l’hôpital des horreurs


n°530- Les Dossier d'Irak --17/06/09  : Les enfants de Fallujah : l’hôpital des horreurs



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

n°530                            17/06/09

C.De Broeder      &       M.Lemaire



Les Dossiers d'Irak" est visible  sur ...

a) sur mes  blog : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

f) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

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Sommaire :

1 Dossier & Point de vue

1-1 Robert FISK : Les enfants de Fallujah : l’hôpital des horreurs.

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Robert Fisk : Les enfants de Falloujah : l’histoire de Sayef.

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Lutte-ouvrière : La guerre américaine pour le pétrole n’en finit pas…

3-2 Manlio Dinucci : L'art de la guerre : Ceux qui nous défendent des atrocités.



1 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

1-1 Robert FISK : Les enfants de Fallujah : l’hôpital des horreurs.

Reportage spécial : Deuxième jour : Mort-nés, invalidités, difformités trop bouleversantes pour être décrites - ce qui se cache derrière la souffrance à l’Hôpital Général de Fallujah.

 Les images s’affichent sur l’écran du premier étage de l’Hôpital Général de Fallujah. Et aussitôt le bureau de l’administrateur Nadhem Shokr al-Hadidi devient l’antichambre des horreurs. Un bébé avec une énorme bouche difforme. Un enfant dont une partie de la colonne vertébrale jaillit hors du corps. Un bébé qui a un énorme et horrible oeil de Cyclope. Un autre bébé qui n’a qu’une demi-tête, mort-né comme les autres, le 12 juin 2009. Encore une autre image apparaît sur l’écran : date de naissance 6 juin 2009, c’est un tout petit bébé qui n’a que la moitié d’un bras, pas de jambe gauche et pas de parties génitales.

"Il y en a tout le temps désormais" dit Al-Hadidi et une doctoresse entre dans la pièce et jette un coup d’oeil à l’écran. Elle a mis au monde certains de ces bébés mort-nés. "Je n’ai jamais rien vu de pareil dans toutes mes années de pratique" dit-elle à voix basse. Al-Hadidi parle au téléphone, accueille de nouveaux visiteurs dans son bureau, nous offre du thé et des biscuits pendant que les horribles images continuent de défiler sur l’écran. J’ai demandé à voir ces photos pour m’assurer que les bébés mort-nés, les difformités étaient réels. Car il y a toujours un lecteur ou un spectateur pour dire que c’est de la "propagande"." 

Mais ces photos épouvantables en sont la preuve accablante. Le 7 janvier 2010, un bébé avec une peau jaune et fanée et des bras difformes. Le 26 avril 2010, un bébé avec une masse grise sur le côté de la tête. Un docteur près de moi parle de "tétralogie de Fallot", un déplacement des gros vaisseaux sanguins. Le 3 mai 2010 : une créature qui ressemble à une grenouille et dont - selon le docteur de Fallujah qui vient d’entrer dans la pièce - tous les organes essaient de sortir du corps".

C’en est trop. Ces photos sont trop horribles. On ne peut pas garder les yeux dessus tant on est submergé par la peine et l’émotion - et que dire des pauvres parents ! On ne peut tout simplement pas les publier.

Les docteurs de Fallujah ont une attitude très digne. Ils savent que nous savons ce qui est arrivé. En vérité nous ne faisons pas une découverte. D’autres correspondants - dont mon collègue Patrick Cockburn - ont déjà fait des reportages sur la tragédie des enfants difformes de Fallujah. Ce qui est honteux, c’est qu’il n’y ait pas d’enquête sur les causes de ces difformités. Une doctoresse de Fallujah, une obstétricienne formée en Angleterre - qu’elle a quitté il y a 5 mois - qui a acheté à ses propres frais un scanner de £79000 pour sa clinique privée pour détecter les anomalies congénitales avant la naissance, se présente et me demande pourquoi le ministère de la Santé à Bagdad ne diligente pas une enquête approfondie sur les bébés difformes de Fallujah.

"Je suis allée voir le ministre" me dit-elle. "Ils m’ont répondu qu’il allait y avoir une commission. Je suis allée parler à la commission. Mais ils n’ont rien fait. Je n’arrive même pas à obtenir une réponse." Puis 24 heures plus tard, la même jeune femme a envoyé un message à un de mes amis, un docteur irakien, pour lui demander de ne pas mentionner son nom.

Si le nombre de bébés mort-nés à Fallujah est une honte, le personnel médical de l’Hôpital Général de Fallujah prouve son honnêteté en demandant sans arrêt aux gens de ne pas sauter aux conclusions. 

"J’ai mis ce bébé au monde" dit l’obstétricienne en montrant une photo sur l’écran. "Je ne crois que cela ait un rapport avec les armes étasuniennes. Les parents étaient consanguins. Les mariages tribaux consanguins sont courants ici. Mais il faut se rappeler que si des femmes accouchent chez elles de bébés mort-nés, elles ne nous le disent pas et les bébés sont enterrés sans que nous connaissions leur nombre".

Les photos continuent à défiler sur l’écran. Le 19 janvier 2010, un bébé aux membres atrophiés, mort-né. Le 30 octobre 2010, un bébé avec la lèvre et le palais fendus, encore vivant, un trou dans le cœur, un défaut sur le visage, qui a besoin d’échocardiographie. "Un palais et une lèvre fendus sont des anomalies congénitales courantes", dit la doctoresse Samira Allani tout bas. "Mais c’est leur augmentation qui est alarmante". La doctoresse Allani a écrit un article scientifique sur "L’augmentation des anomalies à la naissance". Selon l’étude, les anomalies cardiaques congénitales, "ont atteint un niveau record" en 2010. 

Les chiffres continuent d’augmenter. D’ailleurs pendant que nous parlons une infirmière apporte un message au Dr Allani. Nous nous dirigeons immédiatement vers un incubateur près de la salle d’accouchement. Dans l’incubateur il y a un petit bébé de 24 jours. Zeid Mohamed est encore trop petit pour sourire mais il dort et sa mère le regarde à travers la vitre. Elle m’a autorisé à voir son bébé. Son père est un agent de sécurité et le couple est marié depuis trois ans. Il n’y pas d’antécédents familiaux de malformations congénitales. Mais Zeid n’a que quatre doigts à chaque main.

Dans les dossiers informatiques du Dr Allani il y a des centaines de Zeid. Elle demande à un autre docteur d’appeler d’autres parents. Accepteraient-ils de parler à un journaliste ? "Ils veulent savoir ce qui est arrivé à leurs enfants" me dit-elle. "Ils méritent qu’on le leur dise". Elle a raison. Mais ni les autorités irakiennes, ni les Etasuniens, ni les Anglais - qui étaient aussi impliqués dans le second combat de Fallujah où ils ont perdu quatre hommes - ni aucune des principales ONG ne semble capable ou désireuse de les aider. 

Quand les docteurs réussissent à obtenir des fonds pour ouvrir une enquête, ils se tournent parfois vers des organisations qui ont clairement leur propre agenda politique. Pour ses recherches, le Dr Allani par exemple a reçu des fonds de "la Fondation du Kuala Lumpur pour criminaliser la guerre" un organisme qui a peu de chance d’innocenter les armes étasuniennes utilisées à Fallujah. Ceci aussi fait partie de la tragédie de Fallujah. 

L’obstétricienne qui a demandé l’anonymat parle du manque d’équipement et de formation. « Les anomalies chromosomiques -comme le syndrome de Down- ne peuvent pas être corrigées avant la naissance. Mais une infection foetale, on pourrait la traiter et la guérir en prélevant un échantillon de sang au bébé et à la mère. Malheureusement il n’y a pas de laboratoire équipé pour cela ici. Une transfusion de sang suffirait pour régler ce problème. Bien sûr cela ne répondra pas à toutes nos questions : Pourquoi y a-t-il une augmentation de fausses couches ici, pourquoi de plus en plus de bébés mort-nés, pourquoi de plus en plus de prématurés ? »

Le docteur Chris Busby, professeur associé à l’Université d’Ulster qui a étudié plus de 5000 cas à Fallujah reconnaît qu’on ne sait pas exactement ce qui a causé les malformations et les cancers. "Des gens ont dû être exposés à quelque chose qui a provoqué des mutations génétiques en 2004 quand les attaques ont eu lieu," a-t-il écrit il y a deux ans. Le rapport du Dr Busby auquel ont contribué Malak Hamdan et Entesar Ariabi, montre que le taux de mortalité des bébés à Fallujah est de 80 pour mille alors qu’il est de 19 en Egypte, de 17 en Jordanie et de seulement 9,7 au Koweït.

Un autre docteur de Fallujah me dit que la seule aide qu’ils aient reçue d’Angleterre est celle du docteur Kypros Nicolaides, le responsable du département des soins néonatals de King’s College Hospital. Il dirige une oeuvre de charité, la Foetal Medicine Foundation, qui a déjà formé un docteur de Fallujah. Je l’appelle. Il est fou de rage. 

« Pour moi, le plus criminel dans tout ça, - dans toute cette guerre - c’est que les gouvernements anglais et étasuniens n’ont pas été fichus d’aller à Woolworths (enseigne de supermarchés - NdR) acheter des ordinateurs pour recenser les victimes de la guerre d’Irak. Un article publié dans le Lancet estime que leur nombre s’élève à 600 000. Mais la puissance occupante n’a pas eu la décence de mettre 500 dollars dans un ordinateur pour pouvoir dire "ce corps a été apporté aujourd’hui et son nom est untel".

Aujourd’hui on a un pays arabe où le nombre de malformation et de cancers est supérieur à celui d’Europe et on a besoin d’une étude épidémiologique sérieuse. Je suis sûr que les Etasuniens ont utilisé des armes qui ont causé ces malformations. Mais le gouvernement actuel de l’Irak n’est pas à la hauteur et il n’y a pas d’étude. C’est très facile de ne rien faire - et il n’y a qu’un professeur fou et compatissant comme moi à Londres pour essayer de faire quelque chose. »

Dans le bureau de al-Hadidi, les photos continuent de défiler, indescriptibles. Comment décrire un nourrisson mort qui n’a qu’une jambe et dont la une tête est quatre fois plus grosse que le corps ?

 (The Independent)

Robert FISK

11 mai 2012

Pour consulter l’original : http://www.independent.co.uk/opinion/commentators/fisk/rober...

Traduction : Dominique Muselet
URL de cet article 16661
http://www.legrandsoir.info/irak-les-enfants-de-fallujah-l-hopital-des-horreurs-the-independent.html.



2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Robert Fisk :Les enfants de Falloujah : l’histoire de Sayef.

Reportage spécial.

Première journée : Les obus au phosphore qui ont dévasté cette ville ont été largués en 2004.

Mais les enfants qui naissent aujourd’hui sont-ils aussi des victimes de la sale guerre américaine ?

Le petit Sayef, âgé de 14 mois, dans les bras de son papa Mohamed

Pour le petit Sayef, il n’y aura pas de Printemps Arabe. Il a juste 14 mois et il est couché par terre sur un mauvais matelas couvert d’une couverture rouge ; il pleure de temps en temps, sa tête a deux fois la taille normale et il est aveugle et paralysé. Sayeffedin Abdulaziz Mohamed - c’est son nom complet- a un doux visage sous son énorme tête et il paraît qu’il sourit quand d’autres enfants lui rendent visite et quand des famille irakiennes du voisinage entrent dans la pièce.

Mais il ne connaîtra jamais l’histoire du monde qui l’entoure, il ne jouira jamais des libertés du nouveau Moyen-Orient. Il ne peut bouger que ses mains et ne peut consommer que du lait parce qu’il ne peut pas avaler. Il est déjà trop lourd pour que son père puisse le porter. Il vit dans une prison dont les portes ne s’ouvriront jamais.

Il est aussi difficile de faire ce genre de reportage que de comprendre le courage de sa famille. Beaucoup des familles de Fallujah dont les enfants sont nés avec ce que les docteurs appellent des "anomalies de naissance congénitales" préfèrent ne pas ouvrir leur porte aux étrangers parce qu’ils ont honte de leurs enfants au lieu de les voir comme la preuve éventuelle que quelque chose d’atroce s’est produit ici suite aux deux grandes batailles étasuniennes contre les opposants dans la ville en 2004 et un autre conflit en 2007.

Après avoir d’abord nié l’usage d’obus au phosphore pendant la seconde bataille de Fallujah, les forces étasuniennes ont fini par admettre qu’elles en avaient largué sur des bâtiments de la ville. Des reportages indépendants ont fait état d’un taux de malformations à la naissance à Fallujah beaucoup plus haut que dans le reste de l’Irak, sans parler des autres pays arabes. Personne, évidemment ne peut fournir la preuve incontestable que ce sont les munitions américaines qui ont causé la tragédie de Fallujah.

Sayef vit -c’est peut-être quand même le mot juste- dans le quartier al-Shahada de Fallujah dans une des rues les plus dangereuses de la ville. A notre arrivée nous voyons des flics - qui sont des musulmans sunnites comme tous les citoyens de Fallujah - devant la porte de la maison de Sayef avec leurs armes automatiques mais deux de ces hommes en uniforme armés entrent avec nous et sont visiblement émus par le bébé impuissant allongé par terre ; ils hochent la tête en signe d’incrédulité et de découragement. Mohammed, le père de Sayef, refuse, lui, de se laisser décourager.

« Je pense que tout cela vient de l’usage du phosphore par les Américains pendant les deux batailles, » dit-il. « J’ai entendu parler de tant de cas de malformations à la naissance chez les bébés. Il y a forcément une raison. La première fois que j’ai emmené mon bébé à l’hôpital pour la première fois, j’ai vu des familles qui avaient exactement les mêmes problèmes. »

Des études ont montré que depuis les batailles de Fallujah de 2004 on a recensé une augmentation importante du taux de mortalité et de cancer infantile à Fallujah ; Selon le dernier rapport, parmi les auteurs duquel se trouve un médecin de l’Hôpital Général de Fallujah, 15% des enfants nés à Fallujah souffrent de malformations congénitales.

« Mon fils ne peut pas soutenir sa tête, » dit Mohamed, en caressant la tête disproportionnée de son fils. « Il ne peut bouger qu’une seule main. Nous devons le nourrir au biberon. Il ne peut pas avaler. Parfois il ne peut même pas boire de lait et nous devons l’emmener à l’hôpital pour le mettre sous transfusion. Il était aveugle à la naissance. De plus, les reins de mon pauvre petit bonhomme ne fonctionnent plus. Il s’est paralysé. Il ne peut pas bouger les jambes. Il est aveugle à cause de l’hydrocéphalie. »

Mohamed prend les jambes inutiles de Sayef et les bougent doucement de haut en bas. « Après sa naissance, j’ai emmené Sayef à Baghdad pour le faire examiner par les meilleurs neurochirurgiens. Ils m’ont dit qu’ils ne pouvaient rien faire. Il avait un trou dans le dos qui a été fermé et un trou dans la tête. La première opération n’a pas réussi. Il a eu une méningite. »

Mohamed et sa femme ont dans les 35 ans. A la différence de beaucoup de familles tribales du secteur, ils ne sont pas consanguins et leurs deux filles, qui sont nées avant les combats de Fallujah, sont en parfaite santé. Sayef est né le 27 janvier 2011. « Mes deux filles aiment beaucoup leur petit frère, » ajoute Mohamed « et même les docteurs l’aiment bien. Tout le monde s’occupe de lui. Le docteur Abdul-Wahab Saleh a été merveilleux, sans lui Sayef ne serait pas en vie. »

Mohamed travaille pour une entreprise de matériel d’irrigation, son salaire est de seulement 100 dollars par mois et sa famille l’aide financièrement. Il n’était pas à Fallujah pendant le conflit et quand il est rentré après la seconde bataille, on avait fait sauter sa maison ; il a reçu de l’argent pour reconstruire sa maison en 2006. Il ne cesse de regarder Sayef tout en nous parlant et puis il le prend dans ses bras.

« Chaque fois que je le regarde, j’ai le cœur qui flanche, » dit-il les yeux pleins de larmes. « Je me demande ce qu’il va devenir. Il est de plus en plus lourd. C’est de plus en plus difficile de le porter. » Je demande alors qui est responsable du calvaire de Sayef. Je m’attends à ce qu’il se mette à injurier les Américains, le gouvernement irakien, le ministère de la santé. Les habitants de Fallujah sont décrits dans toute la presse mondiale comme des « pro-terroristes » et anti-Occidentaux depuis le meurtre et la crémation des quatre mercenaires américains en 2004 - l’évènement qui a déclenché les attaques sur Fallujah au cours desquelles près de 2000 Irakiens, civils et opposants, ont été tués en même temps que 100 soldats étasuniens.

Mais Mohamed reste un moment silencieux. Il n’est pas le seul père à nous avoir montré son fils difforme. « Je ne compte que sur l’aide de Dieu » dit-il. « Je ne demande à personne d’autre de m’aider. » Ce qui prouve, à mon sens, que Fallujah, loin d’être une ville de terroristes, compte de très braves gens.

Un peu d’histoire

La première bataille de Fallujah en avril 2004, a consisté en un siège d’un mois qui n’a pas permis aux forces étasuniennes de prendre la ville, considérée comme un bastion insurgé. La seconde attaque en novembre a rasé la ville. Une controverse a fait rage sur l’emploi possible d’obus au phosphore par les troupes étasuniennes. Une étude de 2010 fait état d’une augmentation du taux de mortalité, cancers et leucémies infantiles à Fallujah supérieur à celui constaté parmi les survivants de la bombe atomique larguée sur Hiroshima et Nagasaki.

mardi 8 mai 2012 - 07h:44

Robert Fisk

Lire également :

  « Falloujah, c’est pire qu’Hiroshima » - 24 juillet 2010
  
« Je ne cesse de penser à Falloujah » - 14 avril 2009

25 avril 2012 - The Independent - Pour consulter l’original :
http://www.independent.co.uk/opinio...
Traduction : Info-Palestine.net - Dominique Muselet

Traduction : Dominique Muselet



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Lutte-ouvrière : La guerre américaine pour le pétrole n’en finit pas…

Le texte ci-dessous est la traduction d’un article du groupe trotskyste américain The Spark, publié dans leur revue trimestrielle Class Struggle, n°73 de février-mars 2012, quelques semaines après qu’Obama eut annoncé le retrait complet des troupes américaines d’Irak et le « succès complet » de leur mission !

L’article revient sur les raisons de cette guerre et sur les objectifs de l’impérialisme américain, qui n’ont rien à voir avec les discours officiels.

 Bagdad, comme toutes les principales villes irakiennes, est le théâtre d’attentats meurtriers et sans fin...

Les Etats-Unis ont réussi là un joli travail de démolition de toute une nation.

À la fin du mois de décembre, le président Obama a annoncé la fin de l’occupation de l’Irak et de la terrible guerre de neuf années menée par les États-Unis. Essayant de dresser un tableau flatteur de la guerre, il n’hésita pas à la qualifier de « réussite remarquable ». Obama a même promis aux soldats américains de retour d’Irak que « toutes les batailles et les morts, le sang et la reconstruction, la formation et le partenariat ont tous permis d’atteindre le succès actuel... Nous laissons derrière nous un Irak souverain, stable et autonome, disposant d’un gouvernement représentatif et élu par son peuple. »

La description d’Obama n’a rien à voir avec la réalité de cette guerre ou avec la situation en Irak. Les États-Unis ne quittent pas l’Irak, le gouvernement américain a seulement remplacé ses propres troupes par une importante armée de mercenaires payée par lui. En octobre, Jason Caffetz, élu républicain de l’Utah à la Chambre des représentants, a ainsi décrit « une forte augmentation du personnel des sociétés militaires privées en Irak : 17 000 personnes et 5 500 employés dans le secteur de la sécurité privée ». D’autres estiment le nombre de ces mercenaires à 35 000, nombre qui serait appelé à croître encore à l’avenir. L’ambassade américaine à Bagdad, qui se situe dans l’enclave fortifiée de la Zone verte (Green Zone), est devenue de loin la plus grande ambassade au monde, se transformant en une petite ville de 17 000 employés, mercenaires, membres des forces de sécurité,etc. Le département d’État américain [1] dirige également trois autres grands centres : un à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, un à Bassora, le port principal du sud riche en pétrole, et un à Kirkuk, situé dans la très convoitée région du nord riche en pétrole. Les États-Unis possèdent sept installations supplémentaires à travers le pays. Cela fait ainsi un total de onze sites opérationnels, qui sont autant de centres nerveux, de bases autonomes fortifiées installées aux points stratégiques.

Selon le New York Times (30novembre 2011), l’armée américaine maintient officiellement quelques centaines de soldats comme « formateurs » ou « conseillers » sous l’autorité de l’Office of Security Cooperation (OSC) pour assurer « dans une très large mesure, la continuité de la relation américano-irakienne en matière de sécurité ».

De manière non officielle, un grand nombre de forces spéciales et d’agents de la CIA travailleront sous le commandement unifié des opérations spéciales (Joint Special Operations Command) comme l’a reconnu l’ambassadeur américain James Jeffrey au cours d’une interview télévisée avec Ted Koppel [2] le 12décembre 2011.

En outre, les États-Unis renforcent un contingent déjà fort de 40 000 soldats dans les autres pays du golfe Persique (sans inclure les troupes postées en Afghanistan). En décembre, par exemple, l’armée américaine a augmenté de 4 000 le nombre de soldats installés au Koweït, petit pays frontalier de l’Irak, qui s’élève ainsi à 27 000. Un nombre incalculable d’avions et de missiles américains peuvent bombarder l’Irak à tout moment, en partant de la cinquième flotte de l’US Navy qui patrouille dans le golfe Persique ou de l’une des bases militaires aériennes américaines situées dans les pays voisins de l’Irak.

En d’autres termes, les États-Unis ont simplement changé de façon d’intervenir militairement. Le Wall Street Journal du 10décembre 2011 a précisément relevé ce fait en titrant : « L’Irak vers une nouvelle et large emprise des États-Unis ». Dans cet article, le journal décrit comment « l’implication des États-Unis est tout sauf interrompue. À la place de l’armée, c’est le département d’État qui assumera un nouveau rôle à une échelle sans précédent ». Les soldats américains sont désormais considérés comme des « employés » du département d’État.

Quant aux vantardises d’Obama qui prétend que la guerre des États-Unis a amené la « stabilité » en Irak, elles seraient risibles si la situation n’était pas si tragique. Les propres données accessibles du gouvernement américain montrent à quel point l’Irak demeure un des pays les plus violents et les plus dangereux de la planète. Près de 30% des attentats terroristes dans le monde se produisent en Irak. La violence en Irak serait même plus élevée qu’en Afghanistan si l’on en croit le Rapport trimestriel de l’inspecteur général spécial pour la reconstruction irakienne (Quarterly Report of the Special Inspector General for Iraq Reconstruction, 30octobre 2011).

Cette violence s’aggrave même. Le 23décembre, une série d’explosions a frappé Bagdad, détruisant des écoles, des marchés, des appartements, tuant au moins 67 personnes et en blessant 185 autres. Ce fut la journée la plus meurtrière depuis plus d’un an. Le 2janvier, le bilan a été encore pire avec 72 tués à Bagdad dans une autre série d’explosions.

À cela, il faut encore ajouter les luttes de pouvoir au sommet du gouvernement, qui contribuent certainement à accroître les conflits ethniques et religieux dans la société irakienne. Juste après le départ du dernier convoi de soldats américains d’Irak le 18décembre, Maliki, le chef du gouvernement de coalition irakien, s’est attaqué à des membres de son propre cabinet, ceux qui appartenaient au plus grand parti de sa coalition, parti qui avait obtenu plus de votes que le propre parti de Maliki aux dernières élections. Un mandat d’arrêt pour acte de terrorisme fut émis à l’encontre du vice-président Tariq al-Hashemi qui fut forcé de trouver refuge au Kurdistan irakien. Deux jours plus tard, Maliki mettait son propre vice-Premier ministre, Saleh al-Mutlaq, « en congé prolongé ». Peu après, une bombe a explosé sur la route lors du passage du ministre des Finances, Rafie al-Esawi, qui ne fut pas lui-même touché, mais deux de ses gardes du corps furent gravement blessés.

La violence mortelle qui frappe l’Irak aujourd’hui est une conséquence de la stratégie américaine de diviser pour régner. Dès le début de la guerre, les États-Unis ont divisé les postes gouvernementaux en fonction des cliques religieuses et ils ont encouragé la formation de milices et de gangs dirigés par des seigneurs de guerre et par des chefs tribaux.

Un bourbier « réussi »

Les États-Unis se sont lancés dans cette guerre avec l’idée, en tout cas pour le gouvernement Bush, que son armée renverserait Saddam Hussein et imposerait son propre ordre dans le pays. Au lieu de cela, après près de neuf années, l’armée américaine se retire d’Irak, la queue entre les jambes.

Lorsque les États-Unis ont retiré leurs soldats le 18décembre 2011, ils ne l’ont pas fait en fanfare et étendards au vent. Au contraire, les derniers contingents sont partis furtivement au beau milieu de la nuit, accompagnés d’une armada d’hélicoptères qui surveillaient le sol pour parer à des attaques de roquettes et de blindés. Les militaires américains avaient visiblement si peu confiance en leurs homologues de l’armée irakienne qu’ils ont délibérément trompé leurs plus proches collaborateurs irakiens en leur faisant croire qu’ils les rencontreraient encore le lendemain. Il était évident qu’après neuf années de guerre, les États-Unis avaient créé un nouveau bourbier.

Dès l’été 2009, les États-Unis retiraient leurs soldats des villes et bourgs irakiens, essayant ainsi de réduire la visibilité de la présence américaine en Irak et aussi, par la même occasion, de réduire le nombre de cibles américaines à la portée des insurgés. Un an après, l’armée américaine mettait officiellement fin à toutes ses missions de combat et plaçait ses troupes dans des bases solidement fortifiées qu’elles n’allaient que rarement quitter. Mais les États-Unis ne pouvaient même pas vraiment protéger ces bastions. Le New York Times (26juin 2011) rapportait que les attaques de roquettes et de mortiers contre les bases américaines s’étaient accrues au cours de l’année. En juin2011 par exemple, quatorze soldats américains avaient été tués au cours d’attaques contre leurs bases. Même dans la très fortifiée Zone verte où trônait leur gigantesque nouvelle ambassade, les États-Unis restaient vulnérables. Des roquettes et des missiles ont atteint la Zone verte lorsque le vice-président Joseph Biden y effectua une visite surprise en juillet2010. La zone fut également bombardée au cours de la visite du ministre de la Défense, Léon Panetta, en juillet2011.

La présence même des troupes américaines accrut le ressentiment au sein de la population irakienne. Les médias américains qui couvraient la fin de l’occupation eurent beaucoup de mal à trouver auprès des Irakiens l’expression d’un autre sentiment que « bon débarras ». Ali Jassem, un ouvrier sans emploi de 32 ans à Bagdad, déclarait au New York Times ? : ?? : « Ils (les Américains) n’ont rien réalisé ou disons plutôt qu’ils ont réalisé des bombardements, des tueries et des explosions. Ils ont fait de fausses promesses. Ils ne nous ont rien apporté de bien, à nous, le peuple. Ils ont juste amené des politiciens qui ne se préoccupent que de leurs propres intérêts. » La colère contre l’occupation américaine était si forte que le Times a rapporté « qu’il est significatif que dans les zones sunnites comme chiites, il y en a pour dire que la vie était meilleure au temps de Monsieur Hussein... même ceux qui tremblaient encore au souvenir de la nature dictatoriale du régime » (13décembre 2011).

La quasi-décennie de guerre a engendré de vrais problèmes au sein même de l’armée américaine. Depuis l’envoi de troupes supplémentaires en 2006-2007, des généraux, y compris au plus haut niveau, ont ouvertement fait part de leur inquiétude quant aux effets de la guerre en Irak, combinée à celle d’Afghanistan, sur leur armée. Cela a généré un énorme stress pour les soldats qui ont été envoyés trois, quatre, voire cinq fois dans les zones de combat. Parmi ceux qui ont servi en Irak ou en Afghanistan, 625 000 soldats démobilisés se sont inscrits pour obtenir des allocations d’invalidité. La démoralisation des soldats se reflète dans le fait que le nombre de suicides de soldats d’active ou de soldats démobilisés est plus élevé que le nombre de soldats américains tués en Irak. Les envois répétés dans les zones de combat risquaient de « briser l’armée » ou tout au moins de limiter fortement la capacité de l’armée à gérer d’autres « crises » ou « imprévus » comme les appellent les généraux.

Ensuite, il y a le problème de l’argent. Jusqu’ici, la guerre a coûté 800milliards de dollars en neuf ans. Si l’on ajoute les autres dépenses en incluant les intérêts de la dette de l’État et le coût actuel des soins médicaux pour les vétérans, le coût total de la guerre s’élèverait à 4 000milliards de dollars, selon les économistes Joseph Stiglitz et Linda Bimles.

Le général Karl R. Horst, chef d’état-major du Commandement central, a marqué son soutien enthousiaste au retrait de ses troupes d’Irak en déclarant au New York Times (29octobre 2011) : « Je pense que c’est sain. Je pense que c’est efficace. Je pense que c’est pragmatique. » En d’autres termes, c’est « sain » pour l’armée et c’est à la fois une manière « efficace » et « pragmatique » de protéger les intérêts des compagnies pétrolières, qui, dans cette situation désastreuse, se contentent de contrôler quelques régions du pays, les régions où se trouve le pétrole.

Ils ont obtenu ce pourquoi ils étaient venus : le pétrole de l’Irak

En détruisant le vieil appareil d’État de Saddam Hussein, les États-Unis ont desserré l’emprise de l’État irakien sur l’industrie pétrolière. Et en jouant les divisions et les tensions ethniques et religieuses au sein du pays, les États-Unis ont potentiellement divisé cette industrie en deux : une partie contrôlée par le gouvernement central irakien et l’autre contrôlée par le gouvernement régional du Kurdistan irakien dans le nord du pays.

Les compagnies pétrolières se sont empressées de jouer les uns contre les autres. ExxonMobil, la plus grande compagnie pétrolière du monde, a signé un contrat avec le gouvernement central pour l’extraction des champs pétrolifères du sud, près de Bassora, région d’où provient aujourd’hui la plupart du pétrole irakien. Fin novembre, ExxonMobil a signé un contrat, qui lui était bien plus favorable, avec le gouvernement kurde pour des opérations de forage dans le nord du pays. Le gouvernement Maliki a menacé ExxonMobil de l’empêcher d’obtenir de nouveaux droits d’exploitation dans le sud. Mais ces menaces n’ont pas l’air d’avoir inquiété Royal Dutch Shell, Chevron et l’Italien ENI, qui ont annoncé qu’ils étaient eux aussi prêts à signer un accord avec le gouvernement régional kurde.

Si le gouvernement kurde arrive à maintenir un contrôle sur les ressources pétrolières qui se trouvent sur son territoire, cela encouragera les autres gouvernements régionaux à faire de même. Cela pourrait déclencher une nouvelle vague de combats entre des groupes de seigneurs de guerre, de chefs tribaux et/ou religieux qui se disputeraient les miettes laissées par les multinationales pétrolières et bancaires. Le résultat pourrait bien être un morcellement encore plus grand du pays, une balkanisation qui laisserait les réserves pétrolières encore plus vulnérables au pillage.

Évidemment, la production de pétrole a fortement été réduite du fait de l’invasion américaine et de la guerre civile qui s’en est suivie. Cependant, les grandes multinationales pétrolières, et les grandes banques qui les soutiennent, ont obtenu le contrôle d’une bien plus grande partie de la future production pétrolière irakienne et de ses profits qu’auparavant.

Il ne faut pas sous-estimer la valeur de ce butin. Les réserves pétrolifères connues de l’Irak sont aujourd’hui les troisièmes au monde et les géologues internationaux considèrent que des territoires encore non explorés recèleraient des réserves encore plus importantes. Ces réserves se situent à un faible niveau de profondeur, ce qui rend leur coût d’exploitation très bas, à peine un dollar le baril, en comparaison avec l’exploitation plus difficile des gisements en haute mer ou dans la toundra arctique. Ce pétrole est de haute qualité, ce qui rend son raffinage facile et peu coûteux.

La balkanisation de l’Irak peut bien sûr entraîner plus de désordres avec tous les risques que cela comporte pour l’industrie pétrolière. C’est pourquoi le gouvernement américain renforce les forces de mercenaires sous le contrôle du département d’État, et les compagnies pétrolières accroissent également leurs propres forces de sécurité et leurs mercenaires.

L’année passée, une vague de protestations a éclaté à travers tout le pays et s’est prolongée pendant plusieurs semaines. Les manifestants exigeaient de meilleurs services sociaux, de l’électricité, de l’eau, des prix stables pour la nourriture, plus d’emplois, moins de corruption (l’Irak est le quatrième pays le plus corrompu au monde selon Transparency International) et des réformes du système de gouvernement. Une grande partie de la colère fut également dirigée contre l’occupation américaine. Les manifestations ont varié en ampleur selon les endroits, mais elles ont eu lieu à travers tout le pays, de Bassora au sud, à Bagdad et Tikrit au centre et jusqu’à Mossoul au nord et Sulaimaniya dans la région autonome kurde. Elles traversaient les clivages sectaires et religieux.

Les plus grands dirigeants religieux comme Moktada al-Sadr, dont la base se situe dans les taudis chiites de Bagdad, et le grand ayatollah Ali al-Sistani s’opposèrent aux manifestations. Parallèlement, le gouvernement répondit par la force. De nombreuses sources rapportent que la police a tiré à balles réelles sur les manifestants, utilisé des gaz lacrymogènes, organisé des passages à tabac et procédé à des milliers d’arrestations. Après les avoir accusés d’avoir dirigé les manifestations, le gouvernement Maliki a fermé les locaux du Parti communiste irakien et du Parti national irakien.

L’opposition de la hiérarchie religieuse et la répression de l’appareil d’État rassurèrent les impérialistes américains au moment où ils s’apprêtaient à retirer leurs troupes d’Irak. Cela montrait que les autorités irakiennes pouvaient exercer un contrôle suffisant sur la population pour que la production de pétrole puisse se poursuivre.

Le prix payé par la population irakienne

Cette guerre a réduit ce pays en cendres. L’avenir de la population est déjà très sombre alors que la poursuite de la division du pays et la possibilité d’une guerre civile menacent de provoquer des désastres supplémentaires en plus de ceux qu’a déjà subis la population irakienne.

Les civils constituent de loin la majorité des personnes tuées au cours des neuf années de guerre. Les registres de l’armée américaine, divulgués par Wikileaks, énumèrent 122 000 civils tués. Selon l’enquête effectuée par l’ONG Just Foreign Policy, il y aurait près de 1,5million de civils tués directement par la guerre ou à cause des conditions de vie créées par la guerre.

La CIA estime que le PIB par habitant est si bas que l’Irak est relégué à la 161e place dans le monde, alors qu’avant les deux guerres des États-Unis contre le pays, il était en tête du Moyen-Orient. L’Iran, après avoir subi des années d’embargo américain, des sanctions, des assassinats de ses scientifiques ou d’autres actes d’une guerre secrète, tient la 104e place, loin devant l’Irak.

Même les infrastructures les plus élémentaires sont pratiquement inexistantes. La plupart des 64milliards de dollars que les États-Unis ont officiellement dépensés à la reconstruction de l’Irak, ont seulement enrichi les grandes entreprises de construction américaines et une poignée de nantis irakiens. La population se retrouve avec peu ou pas d’électricité et d’eau potable pendant que les eaux usées inondent les rues. La population des villes et des bourgs proches des zones de production pétrolière, telle Bassora, la deuxième plus grande ville du pays, vit dans la suie et la fumée.

Les États-Unis ont largué en Irak des milliers de bombes comportant de l’uranium appauvri, un déchet radioactif qui provient de la production d’énergie nucléaire. Les chercheurs britanniques ont révélé une augmentation massive de la mortalité infantile et des taux de cancer dans des villes comme Falloujah qui furent lourdement bombardées, supérieurs à « ceux observés chez les survivants des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki ». Dans la province de Babil, le nombre de cancers avérés a grimpé de 500 en 2004 à 7 000 en 2008. À Bassora, le taux de leucémies infantiles a plus que doublé en quinze ans selon une étude publiée par l’American Journal of Public Health, il y a deux ans.

Alors que les États-Unis retiraient leurs derniers soldats du pays, certains journalistes se sont rendus dans la ville de Falloujah, à l’ouest de Bagdad, que les États-Unis ont assiégée et attaquée de manière massive à deux reprises en 2004 pour essayer de briser la résistance à l’occupation. Dans cette ville de 300 000 habitants, les médecins de l’hôpital local ont constaté la mort de près de 2 000 civils, surtout des femmes, des enfants et des personnes âgées, et l’on continue encore à extraire des squelettes des bâtiments bombardés. La majorité des habitants furent déplacés de leur domicile au cours du siège. La plupart sont revenus, mais il existe des milliers de sans-abri. Après le siège, le gouvernement a promis un programme de reconstruction.

Deux des projets avaient notamment été mis en avant : une station d’épuration de l’eau et un projet de traitement des eaux usées lancé en 2004. Sept ans après, le système d’égouts n’est pas achevé et la fin des travaux reste en suspens. La station d’épuration fournit de l’eau potable pour moins de 20% de la population. Les quartiers qui ont subi l’attaque de plein fouet ont aujourd’hui des routes sales et poussiéreuses, encombrées de détritus. « Tout va mal ici, déclarait un boulanger à un journaliste d’al-Jazeera (3janvier 2012), pas d’eau, pas d’électricité, pas de bons soins médicaux. Nous avons entre 75 et 80% de chômeurs. Les veuves n’ont pas de droits, pas d’indemnités. » Les luttes religieuses engendrées par la guerre ont poussé des familles à la rue. Parmi celles qui sont revenues, nombreuses sont celles qui sont à nouveau chassées par la reprise des combats. Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés estime qu’il y a encore cinq millions d’Irakiens qui ont fui leur domicile.

Près de trois millions sont des réfugiés dans leur propre pays. Une grande partie d’entre eux sont entassés dans les 380 camps de réfugiés dispersés à travers le pays. Ils ont peu d’accès à l’eau propre, aux sanitaires ou aux soins médicaux. Nombreux sont considérés comme des squatters illégaux et ils ne peuvent pas obtenir les papiers administratifs nécessaires pour recevoir des allocations sociales, obtenir un emploi ou inscrire leurs enfants à l’école. Deux autres millions d’Irakiens ont fui l’Irak pour les pays voisins (Jordanie, Liban, Égypte et Syrie) avec peu d’espoir de s’insérer dans les communautés locales ou même d’obtenir un permis de séjour pour pouvoir avoir un emploi. Ceux qui se trouvent en Syrie, avec la montée de la violence, sont à nouveau déracinés et forcés de chercher un nouveau refuge.

Les femmes ont été particulièrement touchées. La guerre, les difficultés économiques et la poussée de l’extrémisme religieux ont entraîné une forte hausse de la violence à l’encontre des femmes, notamment des crimes « d’honneur », des viols et des kidnappings. Avant la première guerre du Golfe en 1991, l’Irak avait l’un des taux d’alphabétisation des femmes les plus élevés du Moyen-Orient. Il y avait en Irak plus de femmes employées dans des professions qualifiées, comme la médecine et l’enseignement, ou comme ouvrières, que dans la plupart des autres pays de la région. Aujourd’hui, la plupart des femmes sont forcées de rester à la maison, sans emploi et sans éducation. De nombreuses femmes irakiennes qui ont fui dans les pays voisins se sont retrouvées incapables de nourrir leurs enfants. Pour joindre les deux bouts, des dizaines de milliers d’entre elles, parmi elles des filles de 13 ans ou moins, ont été forcées de se prostituer.

Des bouledogues de l’impérialisme, mais aussi des victimes

Une autre génération d’Américains a été transformée en pitbulls de l’impérialisme, souffrant eux-mêmes de la destruction morale, physique et psychologique qu’une telle guerre impose à l’armée impérialiste elle-même.

Aux quelque 5 000 tués de la guerre, il faut ajouter les suicides qui continuent de progresser année après année, au fur et à mesure que les soldats reviennent. Selon l’Association des vétérans, toutes les 80 minutes un vétéran des guerres d’Irak et d’Afghanistan tente de se suicider, soit 18 par jour ou 6 600 par an. Il y a aussi l’augmentation de la violence à domicile, de l’alcoolisme, de la drogue,etc.

Les rapports du Pentagone ne mentionnent l’existence que de 32 226 blessés, ce qui sous-estime largement leur nombre réel. Plusieurs études ont été réalisées par le propre centre des traumatismes cérébraux du Pentagone, par la RAND Corporation [3], par le New England Journal of Medicine [4] et par le Department of Veterans Affairs (ministère des Anciens combattants). Ils estiment qu’un tiers de tous les hommes et femmes reviennent de mission en Irak avec des traumatismes cérébraux, des stress post-traumatiques, des dépressions, des pertes d’ouïe, des problèmes respiratoires, des maladies et autres problèmes de santé de long terme.

Des centaines de milliers de soldats, qui ont été brutalisés physiquement et psychologiquement, reviennent dans un pays où ils doivent faire face à des problèmes passés sous silence : premièrement obtenir des soins médicaux adéquats, un emploi et un domicile. Ce pays leur rend hommage en les présentant comme des « héros » de retour, mais ne reconnaît pas les dommages qu’ils ont subis.

Sans issue

Les États-Unis ont détruit un pays entier, ont imposé à la population irakienne une descente dans le chaos et la barbarie et une guerre qui, depuis le départ, était basée sur un tissu de mensonges. Cette guerre était dirigée par les intérêts des compagnies pétrolières, d’autres grandes multinationales et des plus grandes banques.

À ces neuf dernières années, il faut ajouter le prix sanglant déjà payé par le peuple irakien lors de la guerre Iran-Irak entre1980 et1988 que les États-Unis avaient encouragée, ainsi que la première guerre du Golfe en 1990-1991 et les bombardements intensifs qui l’ont suivie depuis. Le dernier chapitre de la guerre des États-Unis contre l’Irak n’est pas encore clos pour le peuple irakien, loin s’en faut.

Et c’est une guerre pour laquelle les soldats des États-Unis ont aussi payé un lourd tribut. Cette guerre n’est pas finie et ce ne sera pas non plus la dernière des guerres de l’impérialisme américain.

La guerre en Irak donne l’image exacte de l’impact gigantesque et barbare de l’impérialisme, du prix humain qu’il impose aux populations à travers le monde, y compris aux États-Unis, tout cela pour obtenir quelques dollars de profit supplémentaire.

25 avril

Avril 2012 - Lutte de Classe - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.lutte-ouvriere.org/docum...


3-2 Manlio Dinucci : L'art de la guerre : Ceux qui nous défendent des atrocités.
Qui doutait que Barack Obama ne méritait pas le Prix Nobel de la paix va devoir maintenant revenir sur son opinion. Le président a annoncé la création de l’Atrocities Prevention Board, un comité spécial de la Maison Blanche pour la « prévention des atrocités ». Il est présidé par son inspiratrice, Samantha Power, assistante spéciale du président et directrice pour les droits de l’homme au National Security Council, formé par les conseillers les plus importants en politique étrangère. Dans son ascension au pouvoir (auquel elle semble prédestinée par son nom), Samantha, aspirante secrétaire d’Etat, s’est toujours appuyée sur la dénonciation de présumées atrocités, attribuées à ceux qui, chacun à leur tour, sont désignés comme les ennemis numéro un des Etats-Unis. Sous l’aile de son patron, le puissant financier Georges Soros, Power a contribué à élaborer la doctrine « Responsabilité de protéger », qui attribue aux Etats-Unis et à leurs alliés le droit d’intervenir militairement dans les cas où, de leur avis sans appel, des « atrocités de masse » sont sur le point d’être commises. C’est grâce à ce type de motivation officielle, en particulier celle de protéger la population de Benghazi menacée d’extermination par les forces gouvernementales, que le président Obama a décidé l’an dernier de faire la guerre contre la Libye. La doctrine est maintenant institutionnalisée avec la création de l‘Atrocities Prevention Board. A travers la Communauté d’intelligence (formée par la Cia et 16 autres agences fédérales), il établit quels sont les cas de « potentiels atrocités de masse et génocides », en alertant le président. Il préfigure ainsi les outils politiques, économiques et militaires pour la « prévention ». Dans ce cadre, le Département de la défense est en train de développer « des principes opérationnels ultérieurs, spécifiques de la prévention et de la riposte aux atrocités ». Dorénavant ce sera l’Atrocities Prevention Board qui préparera le terrain à de nouvelles guerres. Et il est déjà au travail : face à l’ « indicible violence à laquelle est soumis le peuple syrien, nous devons faire tout ce que nous pouvons », a déclaré le président Obama, en soulignant qu’aujourd’hui comme dans le passé, « la prévention des atrocités de masse constitue une responsabilité morale fondamentale pour les Etats-Unis d’Amérique ». Dommage que l’Atrocities Prevention Board n’ait été créé que maintenant. Sinon il aurait pu prévenir les atrocités de masse dont est constellée l’histoire étasunienne, à commencer par le génocide des populations autochtones nord-américaines. Il suffit de nous souvenir, en nous limitant aux cinquante dernières années, des guerres contre le Vietnam, le Cambodge, le Liban, la Somalie, l’Irak, la Yougoslavie, l’Afghanistan, la Libye ; les coups d’état orchestrés par les Usa en Indonésie, Chili, Argentine, Salvador. Des millions de personnes emprisonnées, torturées et tuées. Pour prévenir d’autres atrocités, l’Atrocities Prevention Board devrait livrer à la justice les responsables, impunis, des tortures et meurtres à Abu Ghraib, à Guantanamo et dans des dizaines d’autres prisons secrètes de la Cia. Il devrait aussi joindre aux actes les vidéos avec lesquelles les soldats étasuniens documentent, pour s’amuser, le meurtre de civils en Afghanistan[1][1][1], que le Pentagone a essayé d’abord d’occulter puis de minimiser. Que Samantha Power les regarde bien, ces vidéos, pour comprendre ce qu’est vraiment une « atrocité de masse ».

Manlio Dinucci

[1][1][1]  Voirhttp://www.rollingstone.com/politics/news/the-kill-team-20110327

Mardi 1er mai 2012

Edition de mardi 1er mai 2012 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20120501/manip2pg/14/manip2pz/322008/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Source : Marie-Ange Patrizio



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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17/06/2012

n°529 - Journal d'Irak - du 23/04 -Bush condamné pour crimes de guerre par contumace.

n°529 - Journal d'Irak - du 23/04 -Bush condamné pour crimes de guerre par contumace.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journald'Irak

n°529                 du 23/04                   au 16/06

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes  blog : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part 

Yvonne Ridley : Bush condamné pour crimes de guerre par contumace.

Ziad Tarek Aziz : Irak: "Silence, on exécute!".

Robert Fisk : L’Irak retombe dans l’oubli.

1 Dommages Collatéraux...

USA: toutes les 8 minutes un vétéran américain se suicide.

2-1 Occupation de l'Irak

Abu Assur : La Résistance irakienne pilonne les trous des Gangsters US à Bagdad.

3)Politique

La crise politique s'aggrave.

Maliki échappe à la défiance, la crise politique continue.

Les grandes manœuvres

Repère : tourmente irakienne

c) Sur le terrain

Résultat mitigé pour le 4e tour d'enchères pétrolières et gazières.

Attentats contre des oléoducs en Irak, exportations pas affectées (…)

Prisons, exactions & torture

LE SECRETAIRE DE L’ANCIEN PRESIDENT SADDAM HUSSEIN  Abed Hmoud  - EXCECUTE 

AL MANAR : Premiers témoignages à la barre contre le vice-président Hachémi.

Extension des actions ?

Algerie1: Un attentat suicide contre une fondation chiite fait 22 morts.  

4 Lutte pour la libération du territoire

Almanar : Hausse du nombre de tués en Irak en mai.

 www.levif.be -Belga: Trois policiers et un soldat tués dans des attentats.

5 Prisons, exactions. 

AFP : Le soldat US John Russell  inculpé pour meurtre.

6  Les voisins

 Turquie

Tension Irak-Turquie: Bagdad convoque l’ambassadeur turc

 

 



Yvonne Ridley :Bush condamné pour crimes de guerre par contumace.

 

Kuala Lumpur – C’est officiel : George Bush est un criminel de guerre.

Dans ce qui est la première condamnation de ce type dans l’histoire, l’ex-président des USA et sept membres de son administration ont été condamnés hier (vendredi) pour crimes de guerre.
Bush, Dick Cheney, Donald Rumsfeld et leurs conseillers juridiques Alberto Gonzales, David Addington, William Haynes, Jay Bybee et John Yoo ont été jugés par contumace en Malaisie,

Le procès qui s’est tenu à Kuala Lumpur a permis d’entendre les témoignages poignants de victimes de tortures subies par ces personnes alors qu’elles étaient aux mains des troupes américaines ou de contractants en Irak et en Afghanistan.
L’un d’eux est le témoignage d’un Britannique, Moazzam Begg, ex-détenu de Guantanamo et aussi celui d’une femme irakienne, Jameelah Abbas Hameedi qui ont été torturés dans la tristement célèbre prison d’Abu Ghraib.
À la fin des audiences qui ont duré tout le week-end, les 5 membres de la Cour ont prononcé à l’unanimité le verdict de culpabilité à l’encontre de Bush, Cheney, Rumsfeld et de leurs principaux conseillers juridiques, les condamnant tous pour crime de guerre en raison de tortures et de traitements cruels, inhumains et dégradants.
La transcription des accusations, les déclarations de témoins et d’autres documents du dossier seront transmis au Procureur général de la Cour Internationale de Justice, ainsi qu’aux Nations Unies et au Conseil de sécurité.
La Commission du Tribunal de guerre de Kuala Lumpur a également demandé à ce que les noms de Bush, Cheney, Rumsfeld, Gonzales, Yoo, Bybee, Addington et Haynes soient officiellement rajoutés au registre de la Commission pour les crimes de guerre.
Ce tribunal est né de l’initiative de l’ex-premier ministre malais, Mahathir Mohamad, qui s’est toujours opposé à l’invasion de l’Irak par les USA en 2003.
Il a assisté personnellement aux audiences où étaient évoquées les expériences personnelles de trois témoins, à savoir Abbas Abid, Moazzam Begg et Jameelah Hameedi. Le tribunal a aussi entendu deux autres déclarations statutaires de la part d’un citoyen irakien, Ali Shalal, et d’un Britannique, Rahul Ahmed.
Après que les cinq juges eurent prononcé la sentence de culpabilité, Mahathir Mohamad a déclaré : « Les États-Unis continuent impunément à commettre des meurtres. »
L’avocat et expert en crimes de guerre, Francis Boyle (ci-dessous), professeur en droit international à l’école de droit de l’université de l’Illinois, faisait partie de l’équipe de procureurs en charge de l’accusation.
Après le procès, il a déclaré : « C’est la toute première fois au monde que ces gens sont condamnés. »
Même si certains ne voient dans ce verdict qu’une mesure purement symbolique, le militant pour les droits de l’homme Francis Boyle a dit que Bush & Co allaient très certainement devoir faire face au même type de procès dans d’autres pays.
« Nous avons essayé par trois fois d’attraper Bush au Canada, mais le gouvernement canadien a fait échouer ces tentatives, puis nous l’avons dissuadé d’aller en Suisse. La démarche entreprise en Espagne a avorté à cause du gouvernement espagnol, et même résultat en Allemagne. »
Boyle a ensuite mentionné la Charte de Nuremberg qui a été utilisée comme support par le tribunal quand il s’est agi de justifier de la crédibilité de l’initiative malaise. Il rappelle que « les dirigeants, les organisateurs et les complices ayant participé à la formulation ou à l’exécution d’un plan commun ou d’un complot visant à commettre des crimes de guerre sont responsables de tous les actes perpétrés par quiconque met ces plans à exécution. »
Les USA sont sujets aux lois internationales communes et aux principes de la Charte de Nuremberg, a expliqué Boyle, qui pense également que le procès de ce week-end a été suivi de près par les responsables du Pentagone et de la Maison-Blanche.
Le professeur Gurdial Singh Nijar, qui présidait la Cour, a déclaré : « Le tribunal a porté une attention particulière au respect scrupuleux des principes dessinés par le tribunal de Nuremberg et les Cours internationales de justice. »
Il s’est aussi montré confiant sur le fait que le tribunal serait imité ailleurs dans le monde, « dans les pays qui ont le devoir de juger les criminels de guerre, » et il a cité le cas du dictateur chilien Augusto Pinochet, arrêté en Grande-Bretagne pour être extradé vers l’Espagne sur des accusations de crimes de guerre.
« Pinochet avait quitté son siège de Président depuis seulement 8 ans lorsque cela s’est produit. »
L’affaire Pinochet fut la première fois où plusieurs juges européens ont appliqué le principe de la juridiction universelle, se déclarant eux-mêmes compétents pour juger les crimes commis par l’ex-chef d’État, malgré les lois d’amnistie locales.
Tout au long de la semaine, la salle du tribunal était remplie d’experts juridiques et d’étudiants en droit écoutant les témoignages des témoins et les analyses croisées de la défense emmenée par l’avocat Jason Kay Kit Leon.
La Cour a entendu comment Abbas Abid, un ingénieur de 48 ans habitant Fallujah en Irak avait eu les ongles retournés à l’aide d’une pince.
• Ali Shalal était ligoté avec des fils électriques puis électrocuté alors qu’on le suspendait contre le mur.
• Moazzam Begg a été battu, le visage encapuchonné, et maintenu en confinement.
• Jameelah a été dénudé et humilié, et utilisé comme bouclier humain alors qu’il était transporté en hélicoptère.
• Les témoins ont également donné des détails sur les séquelles de leurs blessures qui perdurent encore aujourd’hui.
Moazzam Begg, qui travaille désormais comme directeur de l’association de défense des droits de l’homme basée à Londres, Cageprisoners, a dit être très satisfait du verdict, mais a ajouté : « quand les gens parlent de Nuremberg, il faut garder à l’esprit que les personnes jugées ont toutes été poursuivies après la guerre. »
« La prison de Guantanamo est toujours ouverte au jour d’aujourd’hui, des gens y sont toujours détenus et torturés. »
En réponse aux questions sur la différence entre les administrations Bush et Obama, il a ajouté : « Si le président Bush a été le président des tortures extrajudiciaires, alors le président américain Barack Obama est celui des assassinats extrajudiciaires, avec les frappes de drones. Notre travail ne fait que commencer. »
L’accusation s’est efforcée de montrer comment les décisionnaires au plus haut niveau, à savoir le président Bush, son vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, aidés et secondés par leurs conseillers juridiques et d’autres hauts responsables, ainsi que des officiels de la CIA, avaient tous agi de concert. La torture était utilisée systématiquement et est devenue un standard de fait.
D’après l’accusation, les récits des témoins prouvent l’exercice continu contre eux de traitements brutaux, barbares et déshumanisants.
Ces actes criminels ont été commis de façon cumulative afin d’infliger les peines et les souffrances maximales, ont expliqué les avocats.
Le président du tribunal, Tan Sri Dato Lamin bin Haji Mohd Yunus Lamin, (abrégé en « M. Lamin ») a statué que l’accusation avait établi au-delà de tout doute raisonnable que les personnes poursuivies, à savoir le Président George W. Bush et ses coaccusés, « avaient participé, à travers un ensemble d’instructions, de mémorandums, de directives, de recommandations et d’actions légales, à établir un plan d’ensemble et un objectif commun, ou encore une conspiration dans le but de commettre les crimes en relation avec la « Guerre contre la terreur » et avec les guerres lancées par les USA en Afghanistan et en Irak. »
Le président Lamin a précisé devant un parterre plein à craquer : « En tant que tribunal de conscience, la Cour n’a pas de pouvoir d’application de la loi (enforcement) ni celui d’imposer une sentence d’emprisonnement à l’une quelconque des 8 personnes condamnées. Ce que nous pouvons faire, au titre de l’article 31 du Chapitre IV de la 2e partie de la Charte, est de recommander à la Commission des Crimes de guerre de Kuala Lumpur qu’elle transmette le verdict d’accusation par le Tribunal, accompagné des documents attenants, au Procureur en chef de la Cour criminelle internationale, ainsi qu’aux Nations Unies et au Conseil de sécurité. »
« Le Tribunal recommande également à la Commission des crimes de guerre de Kuala Lumpur que les noms des personnes condamnées soient ajoutés au Registre des Criminels de guerre de la Commission, et que celui-ci soit communiqué au public. »
« Le Tribunal recommande également que la Commission des crimes de guerre de Kuala Lumpur diffuse le plus largement possible au niveau international l’information sur cette condamnation et sur les garanties de compensations, étant donné qu’il s’agit ici de crimes universels pour lesquels il est de la responsabilité de chaque nation de poursuivre juridiquement ces personnes si elles venaient à pénétrer sur le territoire où s’applique leur juridiction. »
Yvonne Ridley

Samedi 19 Mai 2012


Ziad Tarek Aziz :Irak: "Silence, on exécute!".

Dans une lettre publique, Ziad Tarik Aziz, le fils de Tariq Aziz, ancien vice-premier ministre de Saddam Hussein et ministre des Affaires étrangères, condamné à mort, informe le monde des méthodes expéditives utilisées par le gouvernement irakien pour exécuter en silence ses anciens ennemis condamnés à la peine de mort. Voici l’intégralité de la lettre :

« Madame, Monsieur,

Je suis certain que vous avez entendu l’information sur l’exécution de l’ex-secrétaire du président (Saddam Hussein), Abid Hameed Hamoud. Cependant, ce que vous ne savez pas, c’est qu’il a été conduit à son exécution en pensant qu’on l’emmenait faire un contrôle médical. Le gouvernement irakien n’a même pas informé sa famille ou ses proches, ou pris ses dispositions pour la remise du corps.

C’est là un comportement typique du gouvernement irakien. Ils ont tellement soif de vengeance qu’ils ont ignoré les formalités consistant à informer le condamné de son exécution.
Mon père a été condamné à la peine de mort dans le même procès que M. Hameed. Je suis très inquiet à l’idée qu’ils puissent lui faire la même chose. Le secrétaire à la presse du Premier ministre a déclaré au début de l’année qu’ils allaient exécuter mon père, et ayant accompli cette formalité, rien ne peut les arrêter. Le monde doit savoir ce que ces gens ont fait et ce qu’ils feront, j’en suis certain, dans un futur très proche.

Je vous demande de m’aider à faire savoir au monde ce que ces gens ont fait et à arrêter ce qu’ils ont prévu de faire.

Merci pour votre soutien, ma famille et moi-même vous seront redevables.
Sincèrement
Ziad Tarik Aziz »

Source : Afrique Asie – juin 2012

http://www.afrique-asie.fr/component/content/article/27-actualite32/3081-irak-silence-on-execute.html


Robert Fisk :L’Irak retombe dans l’oubli.

Les souvenirs des tueries de la guerre, des enlèvements et des meurtres d’enfants se sont estompés. L’environnement semble un peu plus sûr.

Mais neuf ans après la chute de Saddam Hussein, Robert Fisk a rencontré beaucoup de personnes qui estiment avoir perdu leur patrie

Dans la ville irakienne de Falloujah, les troupes américaines et britanniques se sont rendues coupables de véritables crimes de guerre.

L’ensemble des victimes civiles suite à l’invasion de l’Irak en 2003 avoisine le million de morts.

« Al-Qaïda a tué deux de nos hommes ici il y a deux jours, » dit le flic. « Puis ils nous ont appelé pour nous dire le nom de leur opération... sur une radio de la police... »

Nous nous étions dans Falloujah reconstruite, où la police demande à tous les étrangers de ne circuler qu’avec une escorte. Nous avons eu six gardes, l’un d’entre eux portant une cagoule. Vous voyez l’ambiance. Le colonel de la police a encore déclaré plus tard : « Al-Qaïda [est] toujours là, ils sont une nuisance, par exemple pour moi quand je dois me déplacer dans la ville, mais ils ne sont plus ce qu’ils étaient. »

Dans l’ancienne base de la marine US, non loin de la gare de chemin de fer nouvellement reconstruite - où il n’y a, bien sûr, pas de trains - l’enseigne à moitié effacée « USMC » était encore sur le mur. Mais il y avait de la poussière en tourbillons autour de la cour et quelques-uns des sacs de sable étaient crevés.

Tout le chemin du retour à Bagdad, on apercevait les anciennes bases américaines délabrées, et les murs anti-explosion en béton de quelques-unes s’étaient effondrés. Il y avait une forte impression d’un empire défunt - à la suite des Romains puis la Grande-Bretagne.

L’Irak ne manque pas de problèmes. Son vice-président, Tareq al-Hashemi, a fui Bagdad pour le Kurdistan irakien puis est parti au Qatar et ensuite en Arabie Saoudite, faisant une tournée dans le Golfe - à la grande colère du premier ministre irakien Nouri al-Maliki qui l’accuse d’avoir organisé des escadrons de la mort. Al-Hashemi affirme que trois de ses hommes ont été torturés à mort dans une prison de Bagdad - l’administration al-Maliki disant qu’une seule est morte et pour des raisons médicales.

C’est une sale histoire. Le gouvernement central veut même mettre au pas les autorités de l’aéroport d’Erbil, la capitale kurde, pour avoir permis à al-Hashemi de s’envoler vers le Qatar. La Grande-Bretagne n’est pas une république, mais c’est un peu comme si Cameron accusait Clegg d’être un traître, Clegg s’enfuyant alors en Ecosse et Cameron affirmant que l’aéroport d’Edimbourg ne devrait pas l’avoir laissé s’envoler vers l’Irlande. « La loi irakienne est une et elle s’applique à tous, y compris au Kurdistan, » a annoncé un porte-parole du gouvernement.

Mais cela ne marche pas. Le Kurdistan irakien est presque un Etat indépendant - il possède son propre drapeau, sa propre langue nationale - même si ses plaques d’immatriculation sont encore irakiennes. Sur tout le chemin en autoroute jusqu’à Irbil, il y a la police irakienne et des checkpoints de l’armée - certains policiers roulent en voitures Chevrolet vert et jaune vif - et ils sont beaucoup plus conviviaux que les anciens points de contrôle américains où des soldats nerveux et effrayés pointaient sur vous leurs fusils au cas où vous étiez un attaquant-suicide. Il y a un tronçon de 50 kilomètres qui est généralement considéré comme dangereux - c’est un territoire d’Al-Qaïda, pour autant que vous pouvez utiliser l’expression - et puis vous arrivez au Kurdistan, et l’écume des rivières sous la route et les flics sont encore plus amicaux. En dehors d’Irbil il y a un grand bâtiment qui ressemble à un entrepôt douanier. Oui, l’Irak est plus sûr, et même l’ancienne résistance sunnite - n’ayant plus d’ennemis américains à attaquer - a annoncé que son ennemi était maintenant l’Iran. Peut-être bien.

Je suis sur l’autoroute avec le Dr Loubna Naji, une femme médecin de 25 ans. Elle secoue la tête. « Il n’y a plus de véritable pays. Quand je parle à mes amis, pour la plupart des médecins, tous parlent de quitter l’Irak. Ils rêvent tous de partir parce que votre foyer est là où vous vivez, là où on vous désire. Nous avons perdu notre sens de quelque chose qui nous appartienne, notre patrie. Nous avons perdu notre identité nationale en tant qu’Irakiens. »

Vous entendez beaucoup dire cela. Le gouvernement, vous dit-on à Bagdad, est sans aucune honte sectaire. Et la corruption. Saad Tahr Hussein est un journaliste qui va droit au but. « Pour moi, je préfère mourir ici, comme un arbre debout, restant ferme. » Je me moque de sa double métaphore et il agite sa main. « C’est la différence entre l’ancienne et les jeunes générations. » Nous avons passé tellement de points de contrôle que je suis presque pris de vertige. Le temps que j’étais à Erbil, j’ai compté 13 types différents de tenue de camouflage. Ceux en noir autour de Bagdad sont du parti chiite al-Dawa d’al-Maliki. Tous les flics sont en fait des miliciens, me dit-on dans la ville d’al-Hawaya. Eh bien, qu’ils obéissent à la loi. Les salaires mensuels sont de 300 livres sterling pour les policiers et les officiers de l’armée en touchent 500. En Irak, on risque sa vie pour une telle somme.

Mais que dire du côté sombre ? Qu’est-il arrivé à l’Irak dans les jours noirs de la guerre sectaire, des enlèvements et des meurtres d’enfants ? Le docteur Naji frémit. « J’étais une étudiante de quatrième année de médecine à l’Institut de médecine légale à côté de la morgue et vous ne croiriez pas ce que nous avons vu. Je me souviens d’un corps qui nous était arrivé. Il avait été décapité et quelqu’un avait cousu une tête de chien à la place. Pouvez- vous imaginer quelqu’un capable de faire une telle chose ? » L’homme transformé en chien. C’est le genre de chose que les Safavides auraient fait, ou les Mongols. Nous avons encore besoin d’une étude psychologique de l’Irak dans les années 2005-2007.

Comme si la souveraineté ne comptait pas, le gouvernement de Bagdad affirme que les Kurdes vendent illégalement du pétrole aux Iraniens, privant le gouvernement de milliards de dollars de ressources. Le Vice-Premier ministre Hussein Shahristani, une victime des tortionnaires à l’époque de Saddam Hussein - combien rapidement on évacue ces souffrances du passé, bien que les Irakiens, eux, ne les oublient pas - affirme que le manque à gagner est tellement énorme qu’il crée un déficit dans le budget.

Un haut fonctionnaire afghan a admis en octobre dernier que son propre pays achetait du pétrole aux Kurdes - c’est un long chemin pour le transporter par camions - mais le gouvernement dispose d’un nœud coulant pour étrangler les Kurdes. C’est lui qui paie les salaires des Peshmergas, les forces de sécurité du Kurdistan. « Si leurs salaires n’arrivent plus, ils cesseront de marquer leur allégeance à nos dirigeants », m’a dit un Kurde irakien à Erbil. « Nous avons nos propres problèmes ici - à propos de la liberté d’expression et de manifestation - et nous devrions résoudre ces problèmes avant de commencer à parler d’avoir un Etat pour nous. Quoi qu’il en soit, la Turquie est maintenant notre principal partenaire commercial. Mais que diraient-ils si nous proclamions l’indépendance du Kurdistan ? » On peut sans peine l’imaginer.

 21 maiRobert Fisk - The Independent

24 avril 2012 - The Independent - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.independent.co.uk/opinio...
Traduction : Info-Palestine.net - Claude Zurbach 

 


1 Dommages Collatéraux...

USA: toutes les 8 minutes un vétéran américain se suicide. 

Toutes les 8 minutes un vétéran américain qui avait participé à la guerre en Irak se suicide. Selon ce rapport préparé par l’administration d’inspection général américaine commandé par le Congrès, des centaines de milliers de vétérans américains souffrant des troubles mentaux dues à la guerre reçoivent tardivement les soins nécessaires. On dit que le gouvernement américain envisage d’augmenter le nombre de personnel de cette administration pour résoudre ce problème mais cette décision à elle-seule n'est pas suffisant.

IRIB



2-1 Occupation de l'Irak

Etats-Unis

Abu Assur : La Résistance irakienne pilonne les trous des Gangsters US à Bagdad.

Des factions de la Résistance irakienne, a pilonné ce mercredi matin le 23 mai 2012 les trous où se terrent les Occupants US criminels à Bagdad.

Dans un communiqué distribué à la presse, l'Armée des Tabi'in, l'une des différentes factions de la Résistance irakienne, affirme avoir lancé 4 missiles Katuysha contre le siège de l'Occupation US au cœur de la Zone Verte à Bagdad.

Le communiqué en outre affirme que les bombardements ont touché leurs cibles comme constaté par différentes sources et médias indépendants dont la chaine satellitaire Al Sharqia qui a parlé de plusieurs explosions survenues dans la Zone verte ciblée.

Cette opération, indique le communiqué, fait partie de la continuation de la campagne, « L.es flèches du Ciel visent les criminels de la Zone verte » initiée par l'armée des Tabi'in.

Les criminels occupants US déclarent dans leur propagande s'être retirés de l'Iraq. En réalité, les troupes US régulières ont été remplacées par des centaines de milliers de mercenaires qui se terrent dans des bases à travers tout l'Iraq et que la Résistance irakienne bombarde sans relâche.

Armée des Tabi'in

-25 Mai

Traduit par Abu Assur

23 main 2012

Source : جيش التابعين يقصف ما يسمى بالمنطقة الخضراء بأربعة صواريخ

 http://assurbanipal-banipal.blogspot.fr/2012/05/la-resistance-iraqienne-pilonne.html le secrétaire de l'ancien président Saddam Hussein exécuté

 


 


3)Politique

a) Des collaborateurs Irakiens

Maliki

La crise politique s'aggrave.

"Le Premier ministre, Nouri Al-Maliki, estime que la crise politique est alimentée par l'étranger", titre le quotidien irakien, en faisant référence à l'activité diplomatique autour des tensions régionales qui ont la Syrie pour épicentre. L'Irak assiste depuis six mois au bras de fer auquel se livrent le gouvernement dominé par les chiites et proche de l'Iran d'un côté, et de l'autre l'opposition sunnite, soutenue par l'Arabie Saoudite. Celle-ci est plus que jamais décidée à obtenir la chute du gouvernement.

http://www.courrierinternational.com/breve/2012/06/08/la-crise-politique-s-aggrave


 Maliki échappe à la défiance, la crise politique continue.

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, accusé de travers dictatoriaux, devrait échapper au vote de défiance parlementaire pour lequel militent ses anciens alliés, mais la crise politique qui paralyse l'Irak depuis six mois n'est pas réglée pour autant.

Le président irakien Jalal Talabani a opposé ce week-end une fin de non-recevoir à ceux qui lui demandaient depuis plusieurs semaines d'organiser un vote de défiance à l'encontre du chef de gouvernement chiite arrivé au pouvoir en 2006 et reconduit suite aux élections législatives de 2010.

La lettre du président demandant la tenue du vote a bien "été préparée mais pas transmise au Parlement en raison d'un manque de soutien" à cette initiative, ont annoncé les services de M. Talabani dans un communiqué publié samedi.

Plus de 160 députés avaient initialement soutenu l'idée d'une motion de défiance, parmi lesquels des membres de partis faisant partie de la coalition gouvernementale comme le bloc laïque Iraqiya, les sadristes et les Kurdes, selon le communiqué. Un minimum de 163 votes (sur 325 députés) sont nécessaires pour faire passer un vote de défiance.

Mais 11 des élus ayant donné leur feu vert à la demande se sont par la suite dédiés et deux autres ont gelé leur accord, selon le communiqué de la présidence, qui ne précise par leur appartenance.

M. Maliki s'est félicité de cette nouvelle dimanche et a remercié M. Talabani pour son rôle "constructif". "Je profite de cette occasion pour renouveler mon appel à tous les partenaires politiques à s'asseoir autour d'une table pour négocier et à se montrer ouvert à des discussions sur tous les points de désaccord", a-t-il dit dans un communiqué.

"Je suis certain que nous serons capables de venir à bout des défis et difficultés auxquels nous faisons face", a-t-il ajouté.

Le chef religieux radical chiite Moqtada Sadr a au contraire estimé que la crise "ne fait que commencer".

Le conflit s'était déclaré en décembre, au moment du retrait des troupes américaines d'Irak, sous l'impulsion d'Iraqiya, bloc laïque mais dominé par les sunnites. Les dirigeants kurdes et sadristes sont depuis également entrés en conflit avec M. Maliki.

Haidar al-Mullah, député d'Iraqiya, a répété dimanche que l'initiative lancée par son mouvement visait à "mettre fin à la dictature", et affirmé qu'un nombre de voix suffisant pourrait être réuni "en une demi-heure".

"Mais le problème, ce sont les pressions exercées sur le président et certains membres du Parlement", a-t-il dit à l'AFP, nommant "de claires pressions iraniennes".

Une rencontre a eu lieu dimanche entre Iraqiya, l'Alliance kurde et le bloc sadriste à Erbil (Kurdistan), à l'issue de laquelle les participants se sont engagés à "continuer d'appeler les forces parlementaires à s'opposer par des moyens légaux à la loi d'un seul homme (...) et à condamner les pressions exercées sur les membres du Parlement", selon un communiqué publié sur le site du président de la région kurde, Massoud Barzani.

Le député kurde indépendant Mahmoud Othman a pour sa part appelé à une "conférence nationale (permettant) un dialogue sérieux". "Maliki doit avoir une nouvelle chance de reconsidérer sa politique car elle déplaît à la moitié du Parlement", a-t-il estimé.

La crise paralyse de fait l'action des institutions politiques du pays -le Parlement n'a adopté aucune loi importante ces derniers mois, à l'exception du budget- et pénalise de plus en plus l'économie, selon les experts.

Le diplomate pressenti pour devenir ambassadeur américain en Irak, Brett McGurk, a mis en garde cette semaine contre des "divisions entre sunnites et chiites extrêmement profondes". "Le spectre du conflit religieux est là, les Irakiens sont toujours en train de s'en remettre, nous devons les aider", a-t-il.

De Salam FARAJ


Les grandes manœuvres

Repère : tourmente irakienne
Le Premier ministre irakien traîne une bien inquiétante accusation, celle de faiseur de guerre aux Irakiens qui ne seraient pas de son bord, ce qui suscite une forte inquiétude au sujet de questions d’une extrême sensibilité que lui, bien entendu, refuse de considérer comme telles.
Comment, en effet, considérer autrement la récente sortie du chef de la région autonome du Kurdistan affirmant, au sujet d’un projet de vente d’armes américaines, que «les F-16 ne doivent pas arriver dans les mains de cet homme. Nous devons empêcher qu’il possède ce type d’armes et s’il les obtient, il ne doit pas rester à son poste» ? En soulevant une question aussi importante, adossée à une accusation d’une telle ampleur, c’est que rien ne va plus en Irak, à supposer que cela allait depuis la chute du régime de Saddam Hussein. Ce qui n’est pas le cas puisque le fédéralisme, dans sa forme actuelle, a été arraché par différentes parties, envisageant elles-mêmes, autrement, aussi bien les rapports de leurs communautés respectives avec l’autorité centrale et leur avenir, l’option la plus sérieusement envisagée étant celle de la séparation, donc l’éclatement de l’Irak.
Tout juste bon pour exacerber la situation actuelle issue des affrontements intercommunautaires, lesquels ont entraîné d’importants déplacements de populations. Depuis peu, la mosaïque irakienne a cessé d’exister, remplacée par des entités ethniquement homogènes. En décembre 2011, les Etats-Unis avaient donné leur accord pour vendre 36 F-16 à l’Irak. Sans en apporter le moindre élément de preuve, Massoud Barzani prétend que, lors d’une réunion avec des officiers de l’armée irakienne, M. Al Maliki aurait menacé d’utiliser ces appareils pour frapper le Kurdistan, un territoire qui a pris autant de distance que de libertés avec le pouvoir central, comme en témoigne la récente crise du pétrole, le Kurdistan étant accusé de vouloir garder pour lui les richesses contenues dans cette région, sinon de faire de l’Irak un client comme les autres.
Ce n’est donc là qu’un épisode de plus dans ce rapport où Massoud Barzani accuse le chef du gouvernement irakien de se conduire en dictateur en concentrant tous les pouvoirs entre ses mains. Le Premier ministre irakien reproche, pour sa part, au dirigeant kurde de signer des accords pétroliers sans l’agrément de Baghdad et de se livrer à de la contrebande de produits raffinés vers l’Iran et l’Afghanistan. Se présentant en tant que médiateur entre les deux hommes, le chef radical chiite, Moqtada Sadr, se déclare opposé au renversement immédiat du gouvernement irakien, mais refuse que Nouri Al Maliki puisse se présenter en 2014 pour un troisième mandat, alors même que rien ne l’en empêche, sauf le vote des Irakiens. Sur un autre plan, le Premier ministre turc accuse son homologue irakien, qui vient d’achever une visite officielle en Iran, de «faire un show» pour avoir affirmé que la Turquie était en train de devenir un ennemi dans la région.
Ce que l’on retiendra toutefois de la réplique de M. Erdogan, c’est son assurance que son pays ne faisait «pas de distinction entre chiites et sunnites», ce qui renvoie à un débat d’une autre nature. Nouri Al Maliki, un chiite, a affirmé que la Turquie était en train de devenir un ennemi dans la région en cherchant à la dominer et à interférer dans les affaires internes de ses voisins. Le prétexte est fourni par la crise syrienne dans laquelle la Turquie soutient l’opposition syrienne, contrairement à l’Irak qui a pris le parti du régime en place. Difficile de croire que la crise syrienne en serait le prétexte, sinon l’unique.
En effet, en une semaine, M. Erdogan a reçu le vice-président sunnite irakien, Tarek Al Hachémi, poursuivi par la justice de son pays qui l’accuse d’avoir dirigé un gang de tueurs, et Massoud Barzani. Comment, dans de telles conditions, ne pas s’interroger sur le rôle de la Turquie, elle qui est, juste après l’Iran, le deuxième partenaire commercial de l’Irak avec un volume d’échanges de 12 milliards de dollars en 2011 que Ankara voudrait porter à 20 ou 30 milliards en 2012 ? Comment envisager ainsi l’avenir, entre Irakiens d’abord et entre l’Irak et ses voisins, si le cadre venait à se brouiller davantage ?
Mohammed Larbi

le 30.04.12
http://www.elwatan.com/international/repere-tourmente-irakienne-30-04-2012-168749_112.php


c) Sur le terrain

Résultat mitigé pour le 4e tour d'enchères pétrolières et gazières.

L'Irak a peiné à attirer les grands groupes internationaux lors de son 4è tour d'enchères pour l'attribution de contrats d'exploration gazière et pétrolière, une déception pour ce pays déterminé à devenir un poids lourd énergétique. |

L'Irak a peiné à attirer les grands groupes internationaux lors de son 4è tour d'enchères pour l'attribution de contrats d'exploration gazière et pétrolière, une déception pour ce pays déterminé à devenir un poids lourd énergétique.
Seuls trois des 12 contrats d'exploration proposés à la vente ont été attribués en deux jours de vente à l'encan au ministère du
Pétrole à Bagdad.

Et la plupart des blocs proposés n'ont suscité aucune offre de la part des 47 groupes étrangers présélectionnés pour la vente, parmi lesquels figuraient nombre de grandes majors internationales.
Il s'agissait du quatrième tour d'enchères de ce type depuis 2009 et douze sites, sept pour le gaz et cinq pour le pétrole, passaient sous le marteau. Mais les précédentes enchères concernaient des gisements déjà existant et non des blocs d'exploration.
"C'est très décevant (pour l'Irak) car (...) leur priorité était d'attribuer les blocs de gaz, puisqu'ils ont un besoin urgent de gaz pour fabriquer de l'électricité et pour l'industrie", a souligné l'experte Ruba Husari, qui dirige le site spécialisé Iraq Oil Forum.
"La leçon à en tirer est que le modèle qui a été proposé ne convient pas pour l'exploration de gaz", a-t-elle ajouté.
Mais Abdel Mehdi al-Amidi, responsable des contrats et licences au ministère du Pétrole, a qualifié la vente d'un quart des lots proposés de "grand succès".
"Avec les 3 contrats (ainsi attribués), il y a 18 contrats en
marche dans le pays. C'est une activité énorme dans le pays", s'est-il félicité.
Le ministre du Pétrole Abdel Karim al-Luaybi a pour sa part souhaité "bonne chance aux compagnies qui ont gagné", les assurant de "tout le soutien du
gouvernement et du ministère du Pétrole dans leur travail". "Notre espoir est d'augmenter les réserves pour les générations à venir", a-t-il lancé.
Mercredi, seul le bloc 9, un territoire de 900 km2 au sud du pays qui pourrait contenir du pétrole, avait été attribué à un consortium composé de Kuwait energy (40%), du groupe turc TPAO (30%) et du groupe émirati Dragon Oil (30%).
Jeudi, le groupe pakistanais Pakistan Petroleum a remporté le bloc 8, un territoire de 6.000 km2 situé dans les provinces de Diyala et Wassit (centre) et qui pourrait receler du gaz naturel. Un consortium mené par le groupe russe Lukoil a pour sa part emporté le bloc 10, territoire de 5.500 km2 dans les provinces de Mouthanna et Zi Qar (sud), et qui pourrait contenir du pétrole.
Comme lors des précédentes enchères, les groupes retenus avaient accepté d'être rémunérés sur une base fixe et non sur la base de contrats de partage de production, qui ont la préférence des grands groupes énergétiques.
La question du pétrole est centrale en Irak, qui compte principalement sur cette manne pour financer sa reconstruction après des décennies de guerre et de sanctions.
L'Irak pompe environ 3 millions de barils de pétrole par jour (mbj) dont 2,4 millions sont exportés et a pour objectif de passer cette année à respectivement à 3,4 mbj et 2,6 mbj.
Quant au gaz naturel, dont l'Irak abrite des réserves considérables (estimées à 3.200 milliards de mètres cubes), il est destiné à alimenter la production d'électricité, très défaillante dans le pays.
Les enchères se sont déroulées sur fond d'atmosphère alourdie par le conflit qui oppose depuis des mois le gouvernement irakien à la région autonome du Kurdistan (nord), qui revendique le droit de signer ses propres contrats énergétiques avec des entreprises internationales, ce que lui refuse catégoriquement Bagdad. La major américaine ExxonMobil, qui a signé l'automne dernier un contrat controversé avec le Kurdistan, s'est ainsi vu barrer l'accès au quatrième tour
.

Ali al-Saadi

31-05-2012

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/irak-resultat-mitige-pour-le-4e-tour-d-encheres-petrolieres-et-gazieres-31-05-2012-2025846.php

 


Attentats contre des oléoducs en Irak, exportations pas affectées (…)

Cinq bombes ont explosé samedi dans un champ pétrolier du nord de l'Irak endommageant deux oléoducs mais n'affectant pas les exportations de brut, ont indiqué des responsables.
Les deux pipelines touchés transportent le pétrole du champ de Bai Hassan dans la province irakienne disputée de Kirkouk vers celui de Ceyhan en Turquie via lequel le pétrole irakien est exporté.
Il y a eu des explosions contre des oléoducs à Bai Hassan. C'était une attaque terroriste, a déclaré Abed Hassan, maire du district.
Un responsable de la compagnie nationale de pétrole a précisé que l'attaque était survenue vers 06H30 (03H30 GMT). Les deux oléoducs ont été endommagés mais les exportations n'ont pas été affectées, a-t-il dit sous couvert de l'anonymat.
Selon lui, trois autres bombes placées en bord de route ont explosé dans le champ sans faire de dégâts, et deux autres ont été désamorcées par les forces de sécurité.
Les ministères de la Défense et de l'Intérieur ainsi que celui du Pétrole n'assurent pas la protection dans ce champ et ils comptent sur les tribus habitant à proximité pour le faire mais celles-ci n'ont pas d'armes, a-t-il ajouté.
Le champ de Bai Hassan est situé dans une zone revendiquée par le pouvoir central à Bagdad et les régions kurdes autonomes dans le nord. Environ un quart des exportations de pétrole irakien transite par la Turquie.
En mai, les autorités irakiennes ont indiqué chercher à acquérir des drones de surveillance pour veiller à la sécurité de ses oléoducs et plateformes pétrolières, infrastructures vitales pour la reconstruction du pays et régulièrement la cible d'attaques.
Le pétrole représente les deux tiers du produit national brut irakien et est vital pour la reconstruction des infrastructures détruites lors des guerres et des violences des dernières décennies.
Les revenus pétroliers irakiens ont progressé de 60% en 2011 grâce à une augmentation des exportations et une hausse des prix du brut, selon des chiffres officiels. L'Irak a exporté en 2011 environ 2,1 millions bj.
09 juin 2012 11h41)

AFP



Prisons, exactions & torture

LE SECRETAIRE DE L’ANCIEN PRESIDENT SADDAM HUSSEIN  Abed Hmoud  - EXCECUTE 

Le secrétaire particulier de l'ex-président irakien Saddam Hussein, Abed Hmoud, condamné à mort en 2010, a été exécuté, a indiqué jeudi un porte-parole du ministère de la Justice, Haidar al-Saadi.

"Il a été exécuté aujourd'hui", a dit M. Saadi. "Le ministère de la Justice a mis en œuvre la peine de mort prononcée contre le criminel Abed Hmoud (...) pour génocide" lors de la répression des chiites dans les années 1980.

Abed Hmoud, aussi connu sous le nom de Abed Hamid Mahmoud, avait été condamné à la peine capitale le 26 octobre 2010, en même temps que d'autres piliers du régime dont Tarek Aziz, ministre des Affaires étrangères et compagnon de la première heure de Saddam Hussein et, qui se trouve actuellement en prison, et l'ex-ministre de l'Intérieur Saadoun Shaker.

Abed Hmoud était représenté par un des quatre as (les trois autres étant Saddam et ses deux fils Oudaï et Qoussaï), dans le jeu de cartes représentant les responsables irakiens recherchés par les forces américaines après l'invasion de 2003. Il avait été arrêté en juin 2003.

Avec son béret toujours vissé sur la tête et les mêmes moustaches que son maître, il était l'un des hommes les plus redoutés du régime car il était celui qui donnait les directives présidentielles à tous les ministres.

http://www.lepoint.fr/monde/irak-le-secretaire-de-l-ancien-president-saddam-hussein-execute-07-06-2012-1470486_24.php

 

 

 
 

AL MANAR : Premiers témoignages à la barre contre le vice-président Hachémi

Des proches de victimes et des témoins ont accusé mardi le vice-président irakien Tarek al-Hachémi d'avoir fomenté des meurtres, à l'ouverture de son procès par contumace à Bagdad.

Hachémi a été accusé en décembre d'avoir dirigé un escadron de la mort, des accusations selon lui sans fondement et lancées à des fins purement politiques.

Ni Hachémi ni ses employés poursuivis en même temps que lui n'étaient présent à l'audience.

Le vice-président se trouvait aux dernières nouvelles en Turquie, pays qui refuse de l'extrader vers l'Irak, malgré la demande d'arrestation internationale pour avoir "financé des attaques terroristes" dans son pays diffusée par Interpol.

 L'audience de mardi concernait les meurtres de deux responsables des services de sécurité et d'un avocat.

Hachémi et certains membres de sa garde rapprochée sont poursuivis pour 150 chefs d'inculpation, notamment le meurtre de six juges et de plusieurs hauts responsables, dont le directeur général du ministère de la sécurité nationale.

AL MANAR 



Extension des actions ?

Algerie1: Un attentat suicide contre une fondation chiite fait 22 morts.  

 Un attentat suicide à la voiture piégée a détruit lundi le siège d’une fondation religieuse chiite à Bagdad, faisant au moins 22 morts et ravivant la crainte de nouvelles tensions confessionnelles dans un pays plongé dans une grave crise politique.
Ce bilan est le plus lourd pour un attentat individuel à Bagdad depuis l’explosion d’une voiture piégée le 27 janvier près d’un hôpital, qui avait fait 31 morts.
L’attaque, qui a également fait une soixantaine de blessés, a visé l’administration en charge de la gestion des sites religieux chiites d’Irak vers 11H00 (08H00 GMT) dans le quartier de Bab al-Mouazzam dans le centre de Bagdad.
Le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki et le président du Parlement, le sunnite Ossama al-Noujaifi, ont condamné l’attentat et appelé au calme. Le bâtiment a été « totalement détruit », a déclaré à l’AFP le vice-directeur de la fondation, cheikh Sami al-Massoudi, en soulignant que « des martyrs sont ensevelis sous les ruines ».
L’institution visée était en conflit avec son équivalente sunnite au sujet du contrôle du mausolée chiite Al-Askari de Samarra, une ville majoritairement sunnite située à 110 km au nord de Bagdad.
Ce mausolée avait été la cible d’un attentat le 22 février 2006, lequel avait déclenché une guerre confessionnelle entre sunnites et chiites qui a fait des dizaines de milliers de morts dans les années suivantes. Les chiites sont majoritaires en Irak.
L’attaque de lundi « s’est produite après que (la fondation chiite) a procédé à l’enregistrement du mausolée il y a cinq jours, et nous avons reçu beaucoup de menaces. Certains médias ont créé des tensions sur cette affaire », a expliqué cheikh Massoudi. Cette procédure est « légale et constitutionnelle et nous sommes dans notre droit car il s’agit d’un site chiite », a-t-il ajouté.
« Nous n’accusons personne, mais nous appelons les Irakiens à enterrer cette querelle, car il existe un plan pour lancer une guerre civile » à base confessionnelle.
Un porte-parole de la fondation sunnite, Faris al-Mehdaoui a condamné cette attaque qualifiée de « criminelle, lâche et fanatique », et l’action de ceux qui « veulent ramener le pays aux années de violences ».
Il a indiqué à l’AFP que peu après l’attentat, deux obus s’étaient abattus sur le siège de son institution à Bagdad. Un responsable du ministère de l’Intérieur a indiqué qu’il s’agissait d’une explosion provoquée par une bombe.
Il n’y a pas eu de victimes. Sur les lieux de l’attentat, des dizaines d’ambulances et de secouristes s’activaient pour évacuer et fouiller les décombres, tandis que les proches se rassemblaient à proximité, a constaté un journaliste de l’AFP.
Mohamed, propriétaire d’un restaurant en face du site visé, pleurait, vilipendant la classe politique: « Venez voir les maisons qui ont été détruites sur la tête des enfants ! » « C’était un 4X4 blanc, il (le kamikaze) allait trop vite et il a heurté la porte de la fondation et a explosé.
Tout d’un coup j’ai vu deux de mes employés morts devant moi », a-t-il ajouté, torse nu et couvert de sang avec des points de suture visibles sur ses blessures.
« Maliki et Allawi se disputent pour diriger le gouvernement et nous sommes les victimes », a-t-il dit en allusion au chef du gouvernement et à son rival Iyad Allawi. L’Irak est englué depuis six mois dans une grave crise politique opposant M. Maliki à plusieurs dirigeants sunnites et kurdes qui lui reprochent son autoritarisme.
Le ton s’est durci depuis quelques semaines et le chef religieux radical chiite Moqtada Sadr et le bloc laïque Iraqiya, dont fait partie M. Noujaifi, ont appelé ces derniers jours M. Maliki à démissionner. Alors que le pays continue de faire face à de graves problèmes de sécurité et de pauvreté, l’action des institutions politiques paraît quasi paralysée depuis décembre.

04/06/2012

 http://www.algerie1.com/flash-dactu/irak-un-attentat-suicide-contre-une-fondation-chiite-fait-22-morts-a-bagdad/

 


4 Lutte pour la libération du territoire

 

Almanar : Hausse du nombre de tués en Irak en mai.

Le nombre d'Irakiens tués dans des violences a augmenté au cours du mois de mai, tout en restant proche des bilans les plus bas enregistrés depuis l'invasion américaine de mars 2003, selon des chiffres officiels diffusés samedi.
Au total, 132 Irakiens dont 90 civils, 20 policiers et 22 soldats ont été tués, selon les données des ministères de l'Intérieur, de la Santé et de la Défense.
 En avril, les violences avaient fait 126 tués. Et le mois de mars 2012 avait été le mois le moins meurtrier depuis l'invasion américaine avec 112 tués, selon les mêmes sources.
Dans le même temps, 248 personnes ont été blessées en mai, dont 115 civils, 80 policiers et 53 militaires. En outre, 20 insurgés ont été tués et 105 autres arrêtés.
L'épisode le plus meurtrier de ces dernières semaines remonte à jeudi, lorsqu'une série d'attentats à la bombe a frappé Bagdad, faisant au moins 17 morts et 57 blessés.

http://www5.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=66769

 

 


 www.levif.be -Belga: Trois policiers et un soldat tués dans des attentats en Irak

Trois policiers et un soldat ont été tués dans des attentats et six autres personnes ont été blessées lundi en Irak, ont indiqué des sources de sécurité.

Selon un lieutenant colonel de police, des inconnus ont ouvert le feu contre un point de contrôle à Hamam al-Alil, une localité située à 35 km au sud de la ville septentrionale de Mossoul, tuant trois policiers et en blessant deux autres, avant de s'enfuir.

Par ailleurs, des hommes armés ont abattu un soldat à Baqouba, à 60 km au nord-est de Bagdad, et dans la même région, à Khalès, une bombe a blessé trois policiers, selon un commandant de police et des sources médicales.

Dans le centre de Bagdad, à Karrada, des assaillants ont blessé par balle un lieutenant de police, selon une source du ministère irakien de l'Intérieur.

La violence a nettement(…)  diminué en Irak après le pic de 2006 et 2007, mais elle reste présente notamment à Bagdad, Dyala et Mossoul.

En mai, 132 Irakiens ont été tués, selon les statistiques officielles. (DGO)

11 juin 2012 à 19h21

(Belga)

http://www.levif.be/info/belga-generique/irak-trois-policiers-et-un-soldat-tues-dans-des-attentats-en-irak/article-4000115013243.htm#

 



5 Prisons, exactions. 

AFP : Le soldat US John Russell  inculpé pour meurtre.

Un soldat américain accusé du meutre de cinq autres soldats sur lesquels il avait ouvert le feu sur une base militaire en Irak en 2009 a été inculpé hier, ont annoncé les autorités militaires.

Détenu sur la base Lewis-McChord, dans l'Etat de Washington (nord-ouest), le sergent John Russell devrait comparaître devant une cour martiale, même si aucune date d'audience n'a été fixée.
Hier, il a été inculpé pour cinq assassinats, une agression violente et une tentative de meurtre.

Il encourt la peine de mort s'il est reconnu coupable, précise un communiqué de la base Lewis-McChord. John Russell est accusé d'avoir abattu le 11 mai 2009 cinq autres soldats et d'en avoir blessé trois autres dans un hôpital soignant les traumatismes de guerre sur la base Liberty à Bagdad.
Cette attaque d'un Américain contre ses compatriotes n'était pas exceptionnelle en Irak à cette période.

L'année précédente, un autre sergent avait tué deux de ses supérieurs sur une base dans le sud du pays.

AFP

Mis à jour le 19/05/

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/05/19/97001-20120519FILWWW00301-un-soldat-us-inculpe-pour-meurtre-en-irak.php



 Les voisins

 Turquie

Tension Irak-Turquie: Bagdad convoque l’ambassadeur turc.  

Les autorités irakiennes ont convoqué l'ambassadeur de Turquie pour protester contre les propos du Premier ministre turc sur la situation intérieure en Irak, indiqué lundi sur son site en anglais le ministère des Affaires étrangères.  
"Le vice-ministre des Affaires étrangères Labib Abbawi a convoqué dimanche au ministère M. Yunus Demerer pour lui faire part de la protestation énergique du gouvernement irakien après les récentes déclarations de M. Recep Tayyip Erdogan, concernant la situation politique en Irak, qui sont une ingérence inacceptables dans les affaires intérieures du pays", affirme le communiqué.
M. Abbawi a exprimé "l'espoir de voir le gouvernement turc cesser de donner ce genre de déclarations qui portent atteinte à la souveraineté de l'Irak et de s'en tenir à la diplomatie pour exprimer son point de vue sur la situation actuelle dans les deux pays et dans la région afin de maintenir des relations bilatérales fortes".
Jeudi, Erdogan avait accusé le chef du gouvernement irakien Nouri al-Maliki de monopoliser le pouvoir, et d'"égocentrisme" politique.
Le Premier ministre irakien avait répliqué le lendemain en accusant la Turquie, d'être en train de devenir un ennemi dans la région en cherchant à la dominer et à s'ingérer dans les affaires internes de ses voisins.
"Poursuivre sa politique intérieure et régionale va nuire aux intérêts de la Turquie et en faire pour tous un Etat hostile", avait-il dit dans un communiqué.
Poursuivant la polémique, M. Erdogan avait répondu samedi: "Si nous donnons trop la parole à M. Maliki, nous lui offrons l'occasion de faire un show, il n'y a pas besoin de l'encourager dans sa recherche de prestige", a déclaré à Istanbul M. Erdogan
Rappelons que la Turquie a récemment provoqué Bagdad en accueillant le vice-président irakien, Tarek Hachemi, accusé de diriger des escadrons de la mort en Irak.

Hachemi refuse de se rendre à la justice irakienne.

24/04/2012

IRIB



 

12/06/2012

n°32 - Dossier de la Côte d’Ivoire - 11-06 - Marc Micael : Côte d’Ivoire: et maintenant on fait quoi ?


n°32 - Dossier de la Côte d’Ivoire - 11-06 - Marc Micael : Côte d’Ivoire: et maintenant on fait quoi ?



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



       Dossier de la Côte d’Ivoire  

n°32                              11-06

    Par C.Debroeder &  M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

   Mes informations sont le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos

 



Le journal de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-              solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part :

Hassane Magued : Côte d’Ivoire - France : Ouattara est désormais un poulet sans propriétaire !  

1-1 ARSENE TOUHO: MES PROPOSITIONS POUR LA DEFENSE DE LAURENT GBAGBO.

1-2 Marc Micael : Côte d’Ivoire: et maintenant on fait quoi ?

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

2-1 POUR LA LIBERATION IMMEDIATE DU CITOYEN FRANÇAIS.

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1CHRONIQUE DE HASSANE MAGUED - CPI: ça VA SE PASSER TRES MAL POUR OCAMPO ET OUATTARA.

3-2 Le Porte-parole du Président de Laurent Gbagbo: Lazare KOFFI KOFFI

3-3 Hermann Djea et Emmanuel Akani : Audience de confirmation de charges. La mobilisation s'intensifie pour Gbagbo.

3-4 Par qui et pourquoi les assassinats politiques en Afrique ?

Annexe

Déclaration du ‘Front Populaire Ivoirien’ à l’occasion de sa rencontre avec la délégation du Conseil de Sécurité de l’ONU.



Tiré à part :

Hassane Magued :Côte d’Ivoire - France : Ouattara est désormais un poulet sans propriétaire !  

Qui l’aurait cru ? Mais c’est fait. L’homme traîne trop de casseroles. La caravane de la mort qu’il trimbale depuis 2002 est devenue trop effrayante. Pour quiconque veut soigner son image, s’asseoir en compagnie de Ouattara pose désormais problème. C’est pourquoi la décision a été prise à l’Elysée, de livrer Ouattara entre les mains de son propre destin d’imposteur en Côte d’Ivoire. Et la confidence nous a été faite par le Politologue français, homme de Gauche et Spécialiste de la géostratégie française en Côte d’Ivoire, le Professeur  Michel Galy dans un document explosif, publié le mercredi 30 mai 2012 sur le site www. Lynxtogo.info .  

De quoi s’agit-il ?

Premièrement, les informations données par Michel Galy doivent être considérées comme un message diplomatique envoyé par l’Elysée à Ouattara par personne interposée.

Deuxièmement, ce n’est point parce que la France chercherait à se dédire ou à se renier en Côte d’Ivoire, qu’elle prend sa nouvelle posture. Mais tout simplement, c’est parce que la France n’a pas d’autre choix que de tenter ce coup de poker de l’abandon de Ouattara, parce qu’elle tient à faire quelques affaires encore en Afrique et  particulièrement en Côte d’Ivoire pendant les actes de Ouattara achèvent de ternir son image.

Troisièmement, la France est plus que consciente que la Résistance Patriotique et Révolutionnaire née en Côte d’Ivoire ne fléchira jamais et que si elle s’obstine dans la voie du mépris fasciste, elle devra faire usage de la bombe atomique car face à notre détermination ni son Armée ni sa roublardise politico-diplomatique ne parviendront à réussir quelque nouvel exploit.

Cette mise au point faite, venons en aux événements futurs décidés à Paris et qui ont fait de Ouattara, un poulet sans propriétaire comme le dirait l’autre.

D’abord, la Gauche française au pouvoir se désolidarise de la Justice dite des vainqueurs qui n’est rien d’autre qu’une politique d’épuration ethnique et politique dont la finalité sera une révolte populaire qui fera des millions de morts et dont les plus grosses victimes seront ceux qui narguent et agressent le peuple ivoirien sur sa propre terre. Sur ce point, injonction sera faite à Ouattara de mettre fin à toutes les poursuites pénales et d’annuler tous les mandats d’arrêt internationaux. Une loi d’amnistie sera également exigée en faveur des exilés politiques. Et la Libération du Président GBAGBO fera partie des conditionnalités pour une réconciliation nationale entre Ivoiriens.

Ensuite, la Gauche française au pouvoir considère que la nouvelle et dernière mission de la Licorne et des mercenaires de l’ONUCI, sera la capture des Chefs de guerre Fofié Kouakou,  Shérif Ousmane, Dja Gao, Ben Laden et de quelques deux autres de leurs lieutenants qui se sont sans ambiguïté rendus coupables de façon continue de crimes contre l’humanité depuis 2002 à ce jour. A la tête de ces chefs de guerre, figure Soro Guillaume. Il sera capturé et mis à la disposition de la Justice internationale qui pourrait ne pas être la CPI.

Enfin, la France de François Hollande a compris que le RHDP, créé sur insistance de Nicolas Sarkozy, doit disparaître afin que le PDCI affaibli déjà par cette alliance avec des malfaiteurs renoue avec un comportement politique citoyen.

Voilà donc qui est très clair.

Mais pour la Résistance Patriotique et Révolutionnaire, la volonté de dénouer aujourd’hui ce qu’elle a noué hier n’engage que la France. Toutefois nous prenons acte des événements futurs qui sont exposés. Mais le moment venu, nous ferons une comptabilité analytique des actions criminelles conduites par la France en Côte d’Ivoire de 2002 à ce jour afin que rien ne passe en pertes et profits.

Aussi voudrions-nous envoyer le message suivant à la France repentante du bout des lèvres : elle peut et doit dénouer les mauvaises alliances qu’elle a passées avec des inconnus du peuple ivoirien en Côte d’Ivoire. Mais qu’elle garde à l’esprit qu’il appartient au peuple souverain de Côte d’Ivoire d’écrire sa propre histoire dorénavant.

A cette fin, les dignes fils de la Côte d’Ivoire notent qu’Alassane Ouattara qui n’a aucun lien de rattachement citoyen légal au pays de Laurent GBAGBO est devenu un poulet sans propriétaire désormais.  Et comme il y a un prix à payer pour chaque chose, que la France se tienne à l’écart lorsque des comptes vont être demandés à Dramane Ouattara dans les prochains. Cette posture est la seule alternative pour une France réconciliée avec elle-même sur le dossier ivoirien.

Michel Galy, ce Camarade de Gauche qui nous a fait l’amitié de partager avec nous, les confidences élyséennes sur le dossier ivoirien, et qui de surcroît est le spécialiste français de la Côte d’Ivoire, comprendra et interprétera le message que la Révolution Permanente envoie ainsi au camarade François Hollande.

Demain sera forcément un autre jour.
A Très bientôt.
Hassane Magued

http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/2412-cote-divoire-france-ouattara-est-desormais-un-poulet-sans-proprietaire-.html



Dossier

1-1 ARSENE TOUHO: MES PROPOSITIONS POUR LA DEFENSE DE LAURENT GBAGBO.

«Le drame de l’Afrique…, c’est qu’il n’y a pas de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès.

Le problème de l’Afrique, ce n’est pas de s’inventer un passé plus ou moins mythique pour s’aider à supporter le présent mais de s’inventer un avenir avec des moyens qui lui soient propres etc.»

Le 18 juin 2012, c’est le jour où le monde entier va suivre la justice internationale à l’épreuve de sa crédibilité. Ce sera à l’occasion de l’audience de confirmation des charges retenues contre le Président de Laurent Gbagbo.

Les QG antagonistes sont à pied d’œuvre, les uns pour apporter la preuve de la culpabilité de Laurent Gbagbo, les autres pour apporter la preuve de son innocence.  Ce sera incontestablement l’une des batailles juridico politiques les plus « mortelles » du 21e siècle. Pour ma part, je m’étais déjà mêlé de la partie en publiant le 5 décembre dernier ‘‘mes propositions pour la défense de Laurent Gbagbo’’. Aujourd’hui encore, j’ai décidé de refaire la même chose en répondant à l’appel de ACC-COMMUNICATION, cette plateforme de communication bénévole mise en place par des internautes aux nationalités multiples au service du combat pour la libération de Laurent Gbagbo. Ma confiance dans la compétence de Me Altit et de ses collègues au sein du collège d’avocats de la défense reste inébranlable. Mais, le juriste que je suis ne pouvait pas s’empêcher de ressentir la nécessité d’apporter en contribution sa modeste expertise après étude du dossier. Ma contribution est d’autant plus précieuse pour les avocats de Laurent Gbagbo que la vigilance et le coup d’œil, à cause de la nature humaine, ne sont pas toujours garantis par la profession ou la responsabilité qui les suppose. Ma contribution vise aussi et surtout à aider le citoyen lambda à comprendre comment les choses fonctionnent dans cette procédure.

 

Avant d’aborder la stratégie de défense à proprement parler (II), il faut bien savoir ce que c’est qu’une « audience de confirmation de charges » et comment les choses se passeront (I).

I- SAVOIR COMMENT LES CHOSES SE PASSERONT A L’AUDIENCE DU 18 JUIN :

Le 18 juin prochain, il s’agira de l’audience de confirmation des charges. Aux termes de l’article 61 du statut de Rôme, la Chambre préliminaire devant laquelle se déroulera l’audience va confirmer ou infirmer les charges sur lesquelles le Procureur se fonde pour demander que Laurent Gbagbo soit jugé. Cela signifie qu’à ce niveau, on n’est même pas encore au stade du jugement. Et c’est tout l’enjeu de cette audience. Le Procureur viendra pour demander que Laurent Gbagbo soit jugé par la CPI en apportant toutes les preuves qui doivent convaincre la chambre que celui-ci a commis les crimes qui lui sont imputés (article 61.5). Laurent Gbagbo et sa défense seront là pour démontrer avec preuves à l’appui que même si les crimes désignés ont existé (éventuellement), Laurent Gbagbo ne les a pas commis. A l’issue des débats aux cours desquels la défense a la possibilité de contester les charges et les preuves du Procureur, la Chambre préliminaire se prononcera pour dire si oui ou non « il existe des preuves suffisantes donnant des motifs substantiels de croire que Laurent Gbagbo a commis chacun des crimes qui lui sont imputés » (article 61.7).  Notons qu’à ce niveau, il y a trois cas de figure : 1. La Chambre préliminaire confirme les charges et renvoie Laurent Gbagbo devant la Chambre de 1ère instance pour être jugé (c’est là que débute le procès) ; 2. La Chambre préliminaire ne confirme pas les charges pour défaut de preuves suffisantes et prononce la relaxation de Laurent GBAGBO ; 3. La Chambre préliminaire ajourne l’audience et demande au Procureur de procéder à d’autres enquêtes ou d’apporter d’autres éléments de preuves.

En définitive, il faut retenir que l’audience du 18 juin est une audience à triple issue alternative : ou bien Laurent Gbagbo sera purement et simplement relaxé pour défaut de preuves suffisantes contre lui, ou bien il sera traduit en jugement si les charges sont confirmées. Si la deuxième possibilité se produit (ce qui n’est pas souhaitable mais reste probable), alors il ne restera à la défense qu’à plaider pour l’exonération de la responsabilité pénale de Laurent Gbagbo et éventuellement pour l’atténuation de la peine. Pour ma part, vu la complexité du dossier, je crois que c’est plutôt la troisième possibilité qui se produira. La Chambre préliminaire, devant les arguments et preuves irrésistibles de la défense de Laurent Gbagbo ne voudra pas prononcer aussi facilement le non-lieu. Elle se réfugiera derrière l’ajournement de l’audience.

I-                   SUR LE FOND :

Selon l’acte d’accusation, la responsabilité individuelle pénale de Laurent Gbagbo serait engagée en tant que « co-auteur indirect » de crimes contre l’humanité ayant pris la forme de viols, meurtres, actes inhumains et actes de persécutions. Car, soutient la Chambre, lui et « son entourage immédiat avaient convenu d’un plan et qu’ils étaient conscients que la mise en œuvre de celui-ci aboutirait, dans le cours normal des évènements, à la commission des crimes susmentionnés ». Etant admis que Laurent Gbagbo n’est pas lui-même auteur des crimes mentionnés, on devine bien que l’accusation n’a pas autre issue que d’établir un lien entre ces crimes et des ordres qu’il aurait donnés. Sur la base des éléments concrets de faits qu’il a à sa disposition, le conseil de défense réagira à ces accusations qui n’ont pour fondement que la supposition. La mention « dans le cours normal des événements » constitue l’épicentre des charges. Cette mention est en mission dans l’acte d’accusation et sa mission est d’établir que Laurent Gbagbo a donné des ordres avec l’intention délibérée de faire commettre les crimes susmentionnés. Car en effet, des ordres supposés ou réels donnés par un Président de la République pour la défense des institutions, des personnes et des biens ne signifient pas ordres de tuer des civils innocents ou de violer. A ce propos, je doute fort que l’accusation soit capable de produire des éléments sonores, écrits ou vidéo qui montrent bien Laurent Gbagbo en train de donner de tels ordres. A défaut de ce type de preuves intangibles, il ne reste que les témoignages. Et c’est justement ce qui explique la possibilité que Phillipe Mangou et Kassaraté, si l’on s’en tient à la rumeur, aillent témoigner contre Laurent Gbagbo en tant que personnes qui auraient directement reçu les ordres de lui. Si c’est le cas, c’est que l’on a du les rassurer qu’ils ne seront pas eux-mêmes épinglés par leurs propres témoignages en leur lisant l’article 33 du Statut de Rôme qui protège les auteurs de crimes qui ont agi sur ordre hiérarchique. L’article 33 prévoit que la personne qui a commis un crime sur ordre d’un gouvernement ou d’un supérieur hiérarchique est exonérée de la responsabilité pénale si elle avait l’obligation légale d’obéir aux ordres du gouvernement ou du supérieur en question. Mais encore, faudrait-il que ces témoignages eux-mêmes soient soutenus par des preuves tangibles au risque d’être classés au rang des témoignages quelconques. En tout état de cause, l’issue de cette audience, comme tout débat juridique, est tributaire de la valeur des éléments de preuves et la pertinence des plaidoiries dans une ambiance contradictoire.

Si les charges sont confirmées, le combat aura été plombé mais ne sera pas pour autant irrésistiblement perdu. Il restera alors à Laurent Gbagbo d’invoquer les motifs d’exonération de la responsabilité pénale. Il s’agit d’abord de la légitime défense. Pour cela il faudra clairement établir la chronologie des évènements qui permettra d’identifier les actes d’agressions délibérées et les actes de légitime défense. Car si la loi n’encourage pas l’auto justice, elle ne condamne pas non plus les sujets de droit à la poltronnerie suicidaire face à une agression réelle et actuelle. Ensuite, il faut établir la légalité et la légitimité des ordres même supposés que l’accusation tente d’attribuer à Laurent Gbagbo en invoquant les devoirs de protection de l’Etat que la Constitution impose au Chef de l’Etat. Je n’en dirai pas plus au risque d’être accusé de basculer dans un pessimisme préventif. Nous y reviendrons si le cours des événements nous l’impose.

Avant même d’en arriver aux mobiles des ordres supposés ou réels ayant provoqué les crimes, il serait bien que le Conseil de défense rappelle le statut que Laurent GBAGBO avait durant la période de commission des crimes mentionnés, c’est-à-dire du 16 décembre 2010 au 12 avril 2010. Si la question est de savoir qui est responsable des violences postélectorales, cela ramène à trouver celui qui a perdu les élections et qui a refusé de reconnaitre sa défaite. Sur cette question, l’accusation dit que Laurent Gbagbo est le coupable parce que c’est lui qui a refusé de reconnaitre sa défaite. Là dessus, au nom du principe de la présomption d’innocence que la CPI reconnait, la charge de la preuve pèse alors sur l’accusation. Cela signifie qu’il revient au Procureur de démontrer que Laurent Gbagbo a perdu les élections. Si la CPI veut vraiment convaincre et non assujettir les sujets de droit en conflit dans cette affaire, elle est obligée sur ce point, de rappeler le dispositif légal ivoirien en matière de proclamation des résultats de l’élection présidentielle. Elle est obligée de lire la loi ivoirienne et de rappeler à Laurent GBAGBO que pour qu’un candidat se considère comme vainqueur d’une élection en CI, il faut que le Conseil Constitutionnel le déclare puis l’investisse comme tel. Après cela elle pourra alors tirer la conclusion qui s’impose.

CONCLUSION :

Bien malin qui pourra pronostiquer sur l’issue de cette affaire. A partir des signes que j’ai pu observer jusque là, ou par exemple, pour la première fois dans l’histoire de la CPI, un procureur écrit à un potentiel acteur d’une affaire pendante à la Cour pour saluer la promotion politique de celui-ci, il est fort probable que le 18 juin, la politique se présente là où on attendait le droit. Car faut-il le rappeler encore, la Cour Pénale Internationale est probablement le ring que les plus forts du monde ont inventé pour frapper les plus faibles en utilisant le droit comme gants !...

Fait à Paris le 24 Mai 2012

ARSENE TOUHO
Juriste, Politologue, Ecrivain
arsene_touho@yahoo.fr

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=dossi&id=5233


1-2 Marc Micael : Côte d’Ivoire: et maintenant on fait quoi ?

La situation de la Côte d’Ivoire, version post-électorale, continue de cristalliser l’attention des uns et des autres.

Pire, tel un navire qui tangue, l’on se demande si ce pays

Les raisons:

Malgré le changement de régime qui y a eu lieu depuis avril 2011, le pays peine à retrouver ses repères avec monsieur Alassane Ouattara comme chef d’Etat. Ce dernier l’a lui-même reconnu au cours d’une récente interview dans laquelle il demande aux ivoiriens de rester encore patients. Dans cette Côte d’Ivoire, le constat des lieux montre qu’à ce jour, plusieurs dizaines de prisonniers politiques sont toujours incarcérés dans de nombreuses prisons à travers le pays. Il y a en outre, la situation des milliers d’exilés ivoiriens, jugés proches de Laurent Gbagbo,  qui ne sont pas encore rassurés de rentrer chez eux. Certains se sont même vus fraîchement, lancer des mandats d’arrêts internationaux, quand d’autres doivent continuer de survivre avec leurs avoirs gelés. Le pays lui-même vit au rythme de  l’insécurité galopante, si bien que la mission des experts de l’Onu venue récemment en Côte d’Ivoire s’en est préoccupée, en tirant la sonnette d’alarme. Cette mission recommandait entre autres, au régime d’Alassane Ouattara : « la création d’une armée, d’une police et d’une gendarmerie démocratiques (…), et la démobilisation de tous les miliciens qui sont encore en armes ». Si à ce tableau déjà sombre, nous ajoutons l’état d’esprit des populations confrontées à la flambée des prix des aliments de premières nécessité et pratiquement désabusées par les promesses de milliers d’emplois non tenues ; une opposition qui n’en finit pas de crier son indignation grandissante devant l’inflexibilité du régime en place,…Bref, les choses ne s’annoncent pas telles que prévues, avec monsieur Ouattara. La Côte d’Ivoire va mal et cela ne fait que perdurer.

Au fil du temps, la Côte d’Ivoire est en train d’offrir  au monde, le spectacle peu reluisant d’un pays buté à une situation dans laquelle les nouvelles autorités semblent peu enclines à trouver des solutions idoines aux problèmes cruciaux qui mettent en cause la cohésion sociale donc le développement de la nation toute entière. Dès lors, on se retrouve en plein, dans un Etat où rien ne semble précisément évoluer dans le sens de l’apaisement social. C’est ainsi que le besoin d’action se fait sentir. Un besoin de faire bouger les choses, si tant il est vrai que ceux qui en ont naturellement la charge, rechignent à le faire. Ce qui pourrait, bien évidemment conduire à tous les schémas de résolutions possibles, voire les plus extrêmes et radicales.

A moins qu’il ne souhaite faire face à cette levée de boucliers qui mettrait en péril son régime,  plusieurs pistes de solutions se présentent à monsieur Ouattara. La plus plausible :
Décrisper l’atmosphère socio-politique

Au nom de la paix et de la cohésion nationale, on pourrait demander à monsieur Ouattara, de libérer sans condition tous les prisonniers politiques et militaires, d’annuler tous les mandats d’arrêts lancés contre les opposants, de favoriser avec des actes concrets à l’appui, le retour des exilés, d’initier un dialogue permanent et franc avec l’opposition, notamment celle proche de Laurent Gbagbo. On pourrait aussi lui demander d’amener ses militants et alliés, notamment les plus extrémistes, à abandonner toute velléité de vengeance. Et pourquoi ne pas finalement, lui demander d’abandonner au nom de l’Etat de Côte, toutes les charges contre son adversaire Laurent Gbagbo actuellement détenu à la Cpi. Le tout bien sûr dans un langage invitant à l’apaisement et à un jeu politico-démocratique sain. Serait-ce trop lui demander ? Et pourtant il le faut, s’il souhaite dès à présent sortir des pressions croissantes qui se resserrent autour de son pouvoir.

Le dilemme

En temps de crise, les politiques les plus flexibles sont les meilleurs, dit-on. Mais monsieur Ouattara a-t-il les coudées franches pour instaurer en Côte d’Ivoire une l’atmosphère socio-politique enfin décrispée? N’est-il pas pris à son propre-piège qui a consisté dès sa prise de pouvoir, à se prouver et à montrer, coûte que coûte, à ses partisans et alliés qu’il était capable « d’effacer » les traces de Laurent Gbagbo ?

D’autre part, lui demander ainsi de décrisper l’atmosphère socio-politique ivoirien, geste salutaire puisse cela paraitre, pourrait renforcer ses adversaires dans leur conviction qu’ils ont raison depuis le début, lorsqu’ils clament que monsieur Ouattara est dans le faux. Par conséquent, toutes ces mesures tantôt suggérées, si éventuellement elles étaient appliquées par lui, certes permettraient de relâcher la pression, mais ne sauraient suffire à le laisser continuer à diriger ce pays.

Ce qu’il nous faut alors comprendre ici c’est que, aux yeux de nombreux ivoiriens, c’est moins la politique d’Alassane Ouattara qui pose problème, mais bien plus ce qu’il représente et surtout les circonstances dans lesquelles il accède au pouvoir en Côte d’Ivoire. Monsieur Alassane Ouattara qui incarne cet économiste ultralibéral, en alliance depuis le début, avec les institutions occidentales ayant assis leur domination économique et financière sur les Etats africains pauvres, accède au pouvoir en Côte d’Ivoire, précédé des bombes françaises et onusiennes. Or, une simple analyse historique montre bien que depuis plus de 20 ans, un grand vent de changement  démocratique est en train de souffler sur nombre de pays africains et singulièrement sur la Côte d’Ivoire. Une période particulière, décrite comme celle où les africains, les ivoiriens, réclament plus d’indépendance, souhaitent de plus en plus affirmer leur désir de liberté et de souveraineté à la face du monde. C’est alors que fait irruption sur la scène politique ivoirienne, Alassane Ouattara, le président « Reconnu » par la « Communauté internationale », terme sous lequel se cachent en réalité la France et ses alliés occidentaux, ennemis déclarés contre tout projet souverainiste et émancipatrice en Afrique, frustrant du coup cet idéal de liberté et d’émancipation entamé depuis plusieurs décennies en Côte d’Ivoire.

Retenons donc que les difficultés auxquelles se trouvent aujourd’hui confrontée la Côte d’Ivoire, trouvent leurs origines bien plus en amont. C’est un désir général et profond de changements significatifs qui est exprimé. Une soif de libération des griffes de l’oppresseur quel qu’il soit.  Et la situation actuelle de la Côte d’Ivoire prouve bien que cet homme, Alassane Ouattara au pouvoir, n’est pas l’homme indiqué, encore moins  celui qui arrive au moment opportun. Pour ainsi dire, le changement brutal de régime opéré en Côte d’Ivoire depuis avril 2011, n’est pas celui qu’il fallait. Il est donc est inapproprié eu égard ce désir de liberté caressé par tant d’ivoiriens qui aujourd’hui s’interrogent certes, mais qui n’entendent pas se laisser distraire. Ainsi donc, tant que Ouattara demeure au pouvoir et qu’il persiste à laisser pourrir les choses ; tant que Laurent Gbagbo, président renversé et acteur-clé de la crise en Côte d’Ivoire demeure dans les geôles de la Cpi, tel un idéal de liberté inachevé, les tensions persisteront et nous devrions naturellement nous attendre à vivre des situations où les positions se radicalisent d’avantage et deviennent bien pire que celles que connait aujourd’hui la Côte d’Ivoire. Si tel devra être le cas, que fait-on donc maintenant ?

Marc Micael

29 Mai

http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/2401-marc-micael.html



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

2-1 POUR LA LIBERATION IMMEDIATE DU CITOYEN FRANCAIS MICHEL BAGBO.

« Fils de son père » ! Tel est de l'aveu même du gouvernement Ouattara, le motif informel de 13 mois de détention sans jugement, aggravée de conditions dégradantes et de mauvais traitements, du français Michel Gbagbo, jeune universitaire de 42 ans sans responsabilités politiques.

Arrêté à la résidence présidentielle ivoirienne, le 11 avril 2011,par les forces spéciales françaises, ainsi que sa famille et plusieurs centaines de civils, livré aux milices FRCI, après avoir subi un calvaire sanglant au Golf Hôtel, il est détenu sans jugement dans un des Goulags du nord ivoirien, dans la ville de Bouna, depuis 13 mois .
Après quatre mois de détention arbitraire, une inculpation pour des motifs fantaisistes et invraisemblables lui fut notifiée, dans le but évident de donner une apparence légale à cette situation de non-droit.

Depuis le mois de mars 2012, Michel Gbagbo a été placé à l'isolement dans une clinique d'Abidjan, son état de santé fortement dégradé à cause des conditions de son incarcération à Bouna, qui ont été dénoncées par les observateurs de l’ONU depuis 2011. C'est pourquoi les «organisations des droits de l' homme » et de défense des prisonniers d'opinion devraient faire de son cas une des priorités de leurs campagnes internationales.
Révoltés par le traitement infligé à un de nos compatriotes , nous demandons :
- la visite immédiate de diplomates français de haut rang sur son lieu de détention pour marquer la solidarité de ses compatriotes et signifier la désapprobation de sa situation au pouvoir d'Abidjan

- sa libération la plus rapide possible

- et son transfert médicalisé en France où l'attend sa famille
Cette libération à titre sanitaire et humanitaire sera appréciée par tous les citoyens français et démocrates du monde comme un acte de justice, marquant une volonté de réconciliation du pouvoir ivoirien, préalable espérons le, à d'autres -tels la fin de la détention de tous les prisonniers politiques et le retour des exilés.
Paris, 16 Mai 2012
Comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens

http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=6891



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1CHRONIQUE DE HASSANE MAGUED - CPI: ça VA SE PASSER TRES MAL POUR OCAMPO ET OUATTARA

« Tout se complique pour Ocampo », confesse le camp Ouattara.

Le week-end dernier, à l’occasion de la récente visite éclair rendue par le sulfureux procureur Ocampo à son "partenaire d’affaire" Alassane Ouattara, c’est l’émoi qui s’est abattu sur l’association de malfaiteurs qui accuse de tous les péchés, le Président GBAGBO, le Chef d’État en exercice qu’ils ont agressé et tenté d’assassiner sans succès en avril 2011.

Qu’est-ce qu’Ocampo est venu chercher à la veille du procès prévu pour le 18 juin 2012, alors qu’une exception d’incompétence soulevée par les avocats du Président GBAGBO a fini par mettre du sable dans la bouche gourmande de ce faux procureur ?

Les indiscrétions ne tarissent pas en confidences. Les murs ont des oreilles. Pour Ocampo, ça va se passer très mal. Il n’a pu trouver de témoins capables de prouver les ragots que des militants du RDR ont compilés pour lui remettre et qu’il n’a pas hésité à brandir à la face du monde comme des charges contre le Président GBAGBO.

Plus grave encore, des personnes déclarées comme tuées par "la milice de GBAGBO" se trouvent être en service au sein des FRCI actuellement pendant que d’autres sont des apprentis de mini cars urbains appelés Gbaka. Ils sont déclarés tués par Ocampo mais ils sont en activité en ce moment à Abidjan.

Donc, ça se complique pour Ocampo. Et ça se complique énormément, parce que le fameux procureur de la CPI n’a jamais mené aucune enquête en Côte d’Ivoire. Cela peut se prouver. Il ne s’est contenté que de coupures de journaux pro-Ouattara, de récits écrits par un collège de militants RDR ayant travaillé à l’Hôtel du Golf, mais aussi et surtout, de faits récupérés dans les archives des auditions de témoins du génocide rwandais.  

C’est pourquoi ça va se passer très mal pour lui. Il a fait du faux. Il a menti. Il a fabriqué les faits et les circonstances. Il ne peut justifier les soi-disant preuves qu’il a contre GBAGBO.  

Alors, il se contente de slogans et de propagande depuis la riposte sommaire apportée par la Défense du Président GBAGBO. Il en est ainsi quand il dit que "les pro-GBAGBO ont commis les pires atrocités". Ici, il est dans la démagogie, les clichés sans faits, la propagande anti-gbagbo sans discernement.

 

En effet, les rapports des organisations internationales de défense des droits de l’homme fixent clairement des grands moments de crimes commis dans la période postélectorale : il y a ceux commis par le Commando dit invisible à Abobo (56 femmes, enfants et vieillards à Anonkoua Kouté en une seule nuit, plus de 30 policiers et gendarmes tués alors qu’ils étaient endormis à leurs domiciles) ; il y a les innombrables massacres commis par la rébellion de Ouattara rebaptisée FRCI lorsqu’il en a pris le contrôle officiellement en mars 2011(plus de 2000 Guérés massacrés de mars à avril 2011 par les FRCI et Dozo à Duekoué dont 800 femmes et enfants égorgés, aspergés d’essence et brûlés sur un seul site, plus de 200 élèves et étudiants sortis de leurs domiciles et exécutés à Yopougon par Shérif Ousmane et ses hommes, des centaines d’étudiants tués autour de la Résidence du Président GBAGBO par l’armée française, des dizaines d’étudiants tués par les FRCI sur les lits du CHU (Centre Hospitalier Universitaire) de Cocody alors que blessés par les bombardements franco-onusiens autour de la résidence du Président GBAGBO où ils avaient constitué un bouclier humain, ils étaient hospitalisés pour recevoir des soins ; etc. etc.) 

 

A quel moment Monsieur Ocampo peut-il trouver des faits pour démontrer sur la période dite postélectorale, des crimes plus graves commis par les pro-GBAGBO ? 

 

Il n’y aucun fait qui accompagne ce mensonge ridicule proféré par un procureur malhonnête, soudoyé par des criminels et qui pense qu’il va s’en tirer si facilement pour aller se la couler douce.

 

Ocampo lui-même le sait. Il va couler avec Ouattara. Donc il veut s’en laver les mains. Il clame en public des slogans de diabolisation classiques auxquels ils ont habitué l’opinion occidentale. Mais en privé, il confie à Ouattara que les choses risquent de se passer très mal pour lui. Mais aussi pour Ouattara et ses obligés.

 

Résultats de la panique et de l’angoisse : Ocampo veut rompre le pacte scellé avec des pots de vin.

« Mais comment compte-t-il s’y prendre ? » Notre source dit qu’elle n’a pas encore les informations. Mais ce dont elle est sure, c’est qu’Ocampo a tenu à préparer les esprits qui comptaient sur sa malhonnêteté pour en finir avec GBAGBO Laurent, à s’attendre à un revirement brutal de la situation dont les conséquences seraient incalculables pour lui mais aussi pour Ouattara et ses hommes.

 

« Dans ce cas, Ocampo qui a manifestement échoué dans sa mission contre le Président GBAGBO va-t-il rembourser les pots de vin déjà encaissés » ?

 

Notre source répond que ce n’est pas à exclure s’il ne veut pas être dénoncé par le camp Ouattara au cas où les choses se passeraient vraiment mal. Et comme les choses vont se passer très mal pour lui, il fait le fanfaron en public, mais pleure sur son triste sort en privé.

 

Voilà donc qui promet. Et comme le dit la sagesse africaine : « le poisson vit dans l’eau, mais ce n’est pas dans toutes les eaux qu’il peut nager ».

 

Habitué aux coups fourrés, Ocampo a sous-estimé le peuple digne de Côte d’Ivoire et son Président, Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO. Mais il s’en rend compte : le mépris et le racisme rendent aveugles et non intelligents.

A Très bientôt.

Hassane Magued

mercredi, 06 juin 2012

 afrik53.com

http://regardscroises.ivoire-blog.com/


3-2 Le Porte-parole du Président de Laurent Gbagbo: Lazare KOFFI KOFFI

ENTRETIEN DE OUATTARA : UN TISSU DE MENSONGES 

COMMUNIQUE DU PORTE-PAROLE DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO:CLARIFICATIONS ALA SUITE DE L'ENTRETIEN D'ALASSANE OUATTARA SUR RFI.

Ce dimanche 20 mai 2012, interrogé sur Radio France Internationale RFI par Mr Alain Foka, Monsieur Alassane Ouattara, Chef d’Etat ivoirien, s’est livré à un exercice périlleux, en falsifiant délibérément comme à son habitude l’Histoire récente de la Côte d’ivoire, en particulier sur les deux points suivants :

1/ Il a affirmé que l’aide reçue de la France, après son installation dans les conditions que l’on sait, avait principalement servi à payer les arriérés des salaires des fonctionnaires, arriérés accumulés trois mois durant par le gouvernement du président Laurent Gbagbo pendant la crise post-électorale. 

C’est une énorme contre-vérité, que des milliers de fonctionnaires payés en temps et en heure pendant cette période pourront aisément confirmer. A ce propos, il faut aussi rappeler que les salaires de la fin du mois de mars 2011 étaient déjà positionnés sur les comptes des fonctionnaires quand les éléments de l’armée privée de Monsieur Ouattara sont arrivés sur Abidjan.

En avançant délibérément une telle contre-vérité, Monsieur Ouattara tente plutôt de justifier auprès de son bailleur de fonds, la France, l’utilisation des fonds d’urgence reçus à la suite de son installation au pouvoir. Il semble craindre, à juste titre, un audit, par les nouvelles autorités françaises de l’usage de ces fonds surtout que le gouvernement sortant aurait déjà engagé une mission de contrôle au niveau du cabinet du Premier Ministre, François Fillon. Cette grave contre-vérité a le mérite de nous donner raison lorsque que nous avons demandé un audit de ces prêts dans l’intérêt du contribuable français et ivoirien. En effet, la précipitation et l’opacité qui ont entouré ce prêt nous faisaient craindre qu’il fût soit utilisé pour payer les nombreux mercenaires recrutés par M. Ouattara pour faire sa guerre, soit retourné en France sous forme de rétro-commissions à la veille d’une année électorale. Plus que jamais cette demande demeure d’actualité après les propos tenus par le Chef de l’Etat ivoirien.

 

2/ Monsieur Ouattara s’est dit satisfait d’avoir fait transférer le président Gbagbo à la CPI, au motif qu’en tant que « Chef des Armées » il était « responsable de plus de 3000 morts » pendant la crise post-électorale. Cette affirmation est fausse quant à l’imputabilité des trois « milles morts » (chiffres jamais étayés par une preuve ou un début de preuve), au Président Laurent GBAGBO a néanmoins, le mérite également de ressortir au grand jour une évidence que l’on tente maladroitement de nier.

Pendant la crise post-électorale le président GBAGBO, constitutionnellement déclaré élu, a dû défendre la souveraineté de la Côte d’Ivoire tout en ne cessant pas d’appeler à la raison pour régler pacifiquement ce qui n’aurait jamais du être autre chose qu’un contentieux électoral.

Dans le même temps, Monsieur Ouattara, avec l’aide de puissances étrangères et au mépris des lois internationales (embargo sur les armes, par exemple), a levé une véritable armée privée, dont il a dit prendre la tête le 17 mars 2011, par « ordonnance présidentielle » depuis l’Hôtel du Golf à Abidjan. C’est cette armée qui a commis les pires exactions, en particulier dans l’Ouest du pays où fut perpétré le massacre de Duékoué (plus de 1000 personnes assassinées en une seule journée). De même il est de notoriété publique aujourd’hui, de l’aveu même de ses soldats, que Monsieur Ouattara était l’auteur principal de la tentative de Coup d’Etat du 19 septembre 2002 qui s’est transformée en rébellion armée. Cette rébellion est à l’origine de la situation actuelle en Côte d’Ivoire et porte la responsabilité de milliers de morts, blessés et disparus, de 2002 à aujourd’hui.

Dans ces conditions la véritable place de Monsieur Ouattara est à la CPI, en lieu et place du président Laurent Gbagbo.

Plus d’un an après la rupture de l’Ordre Constitutionnel en Côte d’Ivoire par des forces étrangères, le pays est toujours dans l’instabilité politique, économique et sociale et le « régime » de Monsieur Ouattara montre ses vraies limites.

Les Droits de l’Homme sont quotidiennement bafoués, les libertés publiques menacées et les dirigeants actuels ne montrent aucun signe de bonne volonté pour amener le pays dans la voie de l’apaisement, du dialogue et de la réconciliation.

C’est tout le combat politique du président Gbagbo qui lutte depuis des décennies pour que la Côte d’Ivoire se développe dans le respect de l’ordre démocratique sans lequel aucune société ne peut prospérer.

Aujourd’hui la Côte d’Ivoire et l’Afrique ont besoin, plus que jamais, de la sagesse du président Gbagbo. C’est ce que les autorités des « grandes puissances » doivent rapidement reconnaitre. L’injustice faite au Peuple ivoirien et au Président GBAGBO ne peut continuellement prospérer.

Pour le Porte-parole du Président Laurent Gbagbo, Le Ministre Lazare KOFFI KOFFI

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

http://regardscroises.ivoire-blog.com/


3-3 Hermann Djea et Emmanuel Akani :Audience de confirmation de charges. La mobilisation s'intensifie pour Gbagbo.

Dans moins d’une quinzaine de jours, s’ouvrira l’audience de confirmation des charges contre le président Laurent Gbagbo.

Un événement qu’attendent avec beaucoup d’impatience et d’espoir les démocrates du monde entier, particulièrement les Africains et Ivoiriens de la diaspora qui s’organisent pour marquer un grand coup à La Haye.

Le président Laurent Gbagbo reste pour la grande majorité des démocrates ivoiriens et africains une figure emblématique. Depuis son transfèrement à la prison de Scheveningen au mois de novembre dernier, les mouvements de soutien surabondent et ils sont nombreux ceux qui s’apprêtent à arpenter les rues de La Haye pour lui témoigner leur soutien et réclamer sa libération au moment où il sera face aux juges le 18 juin prochain.

Loin d’entamer leur détermination, les manoeuvres du duo Alassane Ouattara - Luis Moreno Ocampo pour couler celui en qui le peuple ivoirien continue de se reconnaitre apparaissent aujourd’hui comme le ferment de l’engagement. C’est pourquoi, au lende main du séjour suspect du procureur de la CPI Louis Moreno Ocampo à Abidjan, ils ont décidé de mettre les bouchées doubles pour assurer une mobilisation exemplaire. Le mercure monte et à ce jour, tant en Europe qu’aux Etats-Unis ou au Canada, l’engouement est total. Sur le Vieux continent, la mobilisation s’organise principalement à partir de la France où il y a une forte concentration d’Africains et Ivoiriens déterminés à se battre jusqu’au bout pour dénoncer l’imposture de Ouattara et l’injustice faite à Laurent Gbagbo.

Les différents mouvements de résistance engagés dans le combat pour la libération du président Gbagbo rivalisent d’ardeur et tout est prétexte actuellement pour mobiliser les troupes en direction de La Haye. Ainsi, en Grande Bretagne, Belgique, Espagne, Italie, Allemagne, Pays Bas, Luxembourg, Suisse, etc. Les patriotes ivoiriens et les démocrates européens qui ont compris que Laurent Gbagbo est victime d’un complot international préparent le déplacement au Pays- Bas. Sur place, des dispositions ont été déjà prises pour assurer gite et couvert à un grand nombre de personnes.

Des différents pays, des convois sont organisés à l’effet de soutenir celui qui fait de la défense des droits des africains et de l’Afrique son crédo. Pour ce procès que l’on pourrait qualifier d’historique au cours duquel aura lieu la confirmation ou non des charges contre Laurent Gbagbo, des T-shirts à son effigie ont été confectionnés que tous arboreront le jour de l’audience. Une idée bien originale pour envoyer un signal fort à la communauté internationale quant à la popularité de celui que Ouattara tente de présenter comme  un criminel.

Pour ses compatriotes et bon nombre d’Africains et Européens, Laurent Gbagbo est un grand défenseur de l’Afrique victime de l’impérialisme des Occidentaux. Contre toute attente, depuis son arrestation consécutive aux bombardements intensifs de l’armée française sur sa résidence, puis son transfèrement à La Haye, le «Woody de Mama» est resté digne et sa cote de popularité s’est accrue à un rythme exponentiel. Du côté des avocats chargés de sa défense, avec maitre Altit en première ligne, c’est la grande sérénité à quelques jours du 18 juin.

Hermann Djea et Emmanuel Akani

   

 

 

 

http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=7104


3-4 Par qui et pourquoi les assassinats politiques en Afrique ?

Pour changer le cour de l’histoire africaine ,pour maintenir l’Afrique dans la dépendance ,pour piller les richesses de l’Afrique sans être inquiéter ,pour affaiblir les États ,les institutions et organismes africains ,et pour lutter contre la montée du nationalisme africain,…les puissances impérialistes comme la France ,les États-Unis ,la Grande Bretagne,…ont toujours fait recourt aux assassinats politiques qui restent toujours impunis pour des raisons politiques sans doute .La dernière conspiration de ses puissances impérialistes a été l’assassinat du Guide libyen Kadhafi et son fils Muatassim en qui nous rendons un vibrant hommage pour avoir combattu pour défendre leur patrie. Comme bien d’autres cas, la commission des Nations Unies,la cour pénale internation(CPI),Human rigth Watch,la cour international de justice(CIJ),... ne donnent aucune suite sur les circonstances de l’assassinat du guide et don fils, aucune enquête, aucun jugement ,alors que les témoignages ,les images ,démontrent ,ces crimes sur le guide ,sa famille et les populations libyenne.

Avant ce épisode triste de l’histoire africaine il y a eu bien d’autres cas d’assassinats politiques en Afrique préparés par La CIA, ou les services secrets français. C’est ainsi que plusieurs leaders politiques africains payeront de leur vie pour avoir défendu les intérêts de leurs pays et de l’Afrique. Et aujourd’hui encore aucune justice n’a été rendu pour les familles des défunts, pour leur pays et pour l’Afrique .On se souvient encore de Mehdi Ben Barka enlevé et assassiné à Paris par deux hommes blancs le 29 Octobre 1965.Ben Barka était ce grand nationaliste marocain qui a mené une grande révolution au Maroc et en Afrique pour l’autodétermination des peuples ,il a été sauvagement assassiner par la France pour ses idées. Toujours à Paris la sud-africaine Dulcie September représentante de l’ANC en France fut assassiné le 29 Mars 1988.Amilcar Cabral président du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et Cap Vert sera aussi assassiné devant sa femme pour ses idées contre l’impérialisme le 20 Janvier 1973.Patrice Lumumba quant à lui sera exécuter le 20 Janvier 1961 par la CIA sous l’ordre du président américain Eisenhower car Lumumba constituait une grande menace pour les idées impérialistes et pour le projet d’une balkanisation du Congo qui permettra le pillage des ressources naturelles du Congo. Le jeune capitaine Thomas Sankara connaitra aussi le même sort, assassiné pour ses idées Sankara a fait aussi de la lutte contre l’impérialisme, le néocolonialisme son cheval de bataille ce qui va lui couter la vie. Sylvanus Olympio, président de la république du Togo sera aussi assassiné par Eyadema avec la complicité des officiers français présent sur place en 1963. Ibrahim Barré-Maïnassara, président de la république du Niger, Mohammed Boudiaf, président de la république d'Algérie, Anouar el-Sadate, président de la république d'Égypte, Murtala-Ramat Mohammed, président de la république du Nigeria,…Tous ces présidents africains ont été assassinés pour des causes bien déterminées.

Aujourd’hui encore ces assassinats politiques des grands hommes politiques et de journalistes africains continuent sous le regard de la justice internationale qui prend toujours parti avec les commanditaires .Notons cependant que ces manœuvres politiciennes qui visent à priver l’Afrique de ses plus grands leaders et l’affaiblissement des organisations politiques et économiques de l’Afrique sont l’œuvre des puissances impérialistes mais avec la complicité de certains fils du continent qui jouent le jeu de ses puissances impérialistes pour des intérêts égoïstes. Cependant ces assassinats sont toujours restés impunis pars que quelque part il y a toujours une main française ou américaine qui est impliquée ce qui fait que l’affaire est étouffé et les assassins resterons toujours libre sans être inquiété. Et cela continuera tant que les africains n’ont pas pris conscience de cela .Hier c’était Kadhafi, demain c’est peut-être Vous ou moi ,car ces puissances impérialistes sont toujours prêtes à mettre fin à tous élan nationaliste qui chercherait des intérêts pour l’Afrique.

http://www.jeunessafricaine.blogspot.fr/search?updated-min=2012-01-01T00:00:00-08:00&updated-max=2013-01-01T00:00:00-08:00&max-results=12



Annexe

Déclaration du ‘Front Populaire Ivoirien’ à l’occasion de sa rencontre avec la délégation du Conseil de Sécurité de l’ONU.

(Abidjan 21 Mai 2012)

 Le présent document est destiné à donner au Conseil de Sécurité de l’ONU la position du Front Populaire Ivoirien sur la situation qui prévaut en Côte d’Ivoire à la date ci-dessus. Il comprend trois parties consacrées l’une au constat de la discrimination que l’ONU établit entre les nations, l’autre à la dénonciation du parti pris onusien contre Laurent Gbagbo et le Front Populaire Ivoirien, et la dernière à la dictature instaurée dans notre pays depuis le 11 avril 2011. En guise de conclusion nous présentons nos conditions de sortie de crise.

1- De la discrimination des nations par l’ONU

Née au lendemain de la seconde guerre mondiale, sur les cendres de la Société des Nations (SDN), l’Organisation des Nations Unies (ONU) dans le préambule de sa charte datée du 26 juin 1945, affirme avec fermeté ce qui suit :

"Nous peuples de Nations Unies, sommes résolus, à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations grandes et petites".

La Côte d’Ivoire est une petite nation africaine, ancienne colonie française devenue indépendante en 1960, qui exprime son attachement aux valeurs démocratiques reconnues à tous peuples libres notamment : le respect et la protection des libertés fondamentales tant individuelles que collectives.

Mais pendant trois décennies (1960-1990) ces libertés ont été confisquées au nom d’un parti unique imposé au peuple ivoirien avec le soutien bienveillant de la France ex tutelle coloniale. Il en sera quasiment de même pendant une autre décennie (1990-2000) même avec l’avènement proclamé du retour au multipartisme.

Il est à noter qu’au cours de ces quatre longues décennies de privations de libertés et de violations permanentes des droits de l’homme, que le peuple ivoirien a endurées, avec des exécutions sommaires dans de faux complots (1963-1964), les arrestations et détentions massives, arbitraires, ni la France, ni l’Onu n’a émis la moindre protestation et encore produit la moindre résolution pour protéger le peuple de Côte d’Ivoire et exiger que la démocratie soit instituée dans ce pays.

La France et l’Onu ont bien au contraire adoubé le régime ultralibéral liberticide mis en place sous la férule de Félix Houphouët Boigny.

L’Onu ne traite donc pas les grandes et petites nations dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, et fonctionne donc avec un parti pris.

Pendant tout ce temps qu’il était sans soutien, et livré au règne sans partage du parti unique, le peuple ivoirien ne s’est pas résigné à son sort. Laurent Gbagbo historien, déjà dans le collimateur des dirigeants du parti unique, décide de fonder en 1982 le Front Populaire Ivoirien, un parti politique non libéral, mais socialiste et souverainiste, pour défendre les droits et libertés en vue d’une transition pacifique à la démocratie en Côte d’ivoire. Au terme de trois décennies de luttes parsemées d’embûches, arrestations, et tentatives d’assassinat des démocrates, la Côte d’Ivoire se dote d’une autre Constitution et proclame la seconde République le 1er Août 2000.

Laurent Gbagbo est élu au suffrage universel, Président de République de Côte d’Ivoire le 26 Octobre 2000.

2- Laurent Gbagbo et le Front Populaire Ivoirien indésirables au pouvoir par le système onusien

Laurent Gbagbo dès après sa prestation de serment, s’emploie à mettre en œuvre son projet de société en prenant des décisions destinées à donner le pouvoir au peuple ivoirien (la décentralisation, la réforme de la filière café-cacao) à promouvoir les libertés d’expression (la loi sur la dépénalisation de la presse) libertés d’association (loi sur le financement des partis politiques), etc.

Autant de décisions qui traduisent dans les faits, son attachement et celui du Front Populaire Ivoirien aux valeurs démocratiques reconnues à tous les peuples libres conformément au préambule de la Constitution du 1er Août 2000.

Le régime de Laurent Gbagbo ne fonctionnera véritablement que pendant seulement vingt deux mois. Dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, il a été attaqué violemment à l’arme lourde par des mouvements rebelles qui visaient à renverser le régime. Bilan, trois cents gendarmes tués. Le coup d’Etat échoue et se transforme en rébellion qui s’installe dans la zone centre nord ouest du pays (CNO). Que font dès lors la France et l’ONU ?

La France qui a signé des accords militaires de défense avec la Côte d’Ivoire, refuse de les appliquer pour défendre l’intégrité territoriale du pays, sous le prétexte qu’il s’agit d’une guerre entre ivoiriens. Comment le savait-elle déjà le jour même de l’agression quand le Président de la République Laurent Gbagbo a interpellé le président de la République française Jacques Chirac sur ses engagements ?

La réponse ne se fera pas attendre. La France sous le second prétexte d’évacuer ses ressortissants à Bouaké où se sont refugiés les rebelles en déroute, fait barrage pour qu’ils ne soient pas totalement défaits. Ce après quoi, les rebelles très lourdement armés, ont massacré les forces loyalistes pour prendre possession des casernes et occuper totalement avec l’appui de la France, les zones Centre Nord et Ouest du pays consacrant ainsi la partition de la Côte d’Ivoire.

Mais la France de la droite libérale ne s’arrête pas là. Après avoir sécurisé les rebelles sur le terrain, elle active la CEDEAO pour qu’elle demande au sommet d’accra du 29 septembre 2002 de déployer une force de maintien de la paix en Côte d’Ivoire, préparant ainsi l’entrée en scène de l’ONU.

Quatrièmement, cela parce que l’ONU lui reconnait, le droit de faire des projets de résolutions sur la situation dans ses ex-colonies, pourtant indépendantes et souveraines en principe, la droite française convoque à Linas Marcoussis du 15 au 23 janvier 2003 la table ronde des forces politiques ivoiriennes.

Réunissant ainsi autour de la même table les partis politiques y compris le FPI en même temps que les mouvements rebelles, la France les légitimaient du même coup, sans avoir jamais condamné ni cette rébellion, ni l’usage des armes pour la prise du pouvoir dans un Etat démocratique en violation de la Constitution ivoirienne.

Cet accord entériné par d’abord la conférence des chefs d’Etat sur la Côte d’Ivoire qui s’est tenue à Paris , les 25 et 26 janvier 2003, sera adopté in fine par le sommet de la CEDEAO à Dakar le 31 janvier 2003, et l’Union Africaine le 03 février 2003.

Tous ces organes aux ordres, permettront ainsi au Conseil de sécurité de l’ONU d’entrer en scène par sa première déclaration sur la crise ivoirienne, la résolution 1464 adoptée à sa 4700ème séance le 04 janvier 2003.

Une résolution prise six mois après le début du conflit et qui ne condamne en son point 7 que "les graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire intervenues en Côte d’Ivoire depuis le 19 septembre 2002" sans nommer encore moins condamner les mouvements rebelles qui sont l’auteur de ces graves violations.

Tout va se passer par la suite comme si la France et l’ONU découvraient subitement en Côte d’Ivoire les graves violations des droits de l’homme, dont elles se sont pourtant faites complices en les couvrant pendant 40 ans dans ce pays (1960-2000).

A partir de cette date l’ONU et ses forces armées agissant en Côte d’Ivoire (France et CEDEAO) s’étaient déjà disqualifiées par leur flagrante prise de position en faveur de la rébellion au détriment de Laurent Gbagbo et le Front Populaire Ivoirien indésirables au pouvoir par le système Onusien.

Nous disions système onusien, parce que l’ONU et ses démembrements sont des instruments au service du nouvel ordre mondial. Fondé sur le système libéral capitaliste et ne visant que la recherche d’énormes profits au détriment des peuples des petites nations,