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04/11/2010

n°10 - Journal du Yémen - 19-09 au 03-11-2010 – Début - : Yémen : ce n'est pas Al-Qaeda que les USA combattent mais la démocratie.

n°10 - Journal du Yémen - 19-09 au 03-11-2010 – Début  - : Yémen : ce n'est pas Al-Qaeda que les USA combattent mais la démocratie.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.



    Journal du Yémen

                    n°10                                            de 19-09 au 03-11-2010

C.De broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 http://no-war.over-blog.com/  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part :

Le Yémen source "de dangers"

Paroles & action du président Obama

Fausses Alertes Terroristes.

1 Lutte pour la libération du territoire

2 Politique

a) Yémen du Nord

b) Yémen du Sud

c Usa

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

Fin

4 Brèves

4-1 Colis piégés- Le Yémen sous pression pour lutter contre Al-Qaeda.

5 Dossier

5-1 Les Etats-Unis ont-ils utilisé des sous-munitions au Yémen. ? oui.

5-2 Christian Merville : Le nouvel Afghanistan.

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

6-1 Al Qaïda Magreb : La ménace pour qui ?

7 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

7-1 Grégoire Lalieu, Michel Collon -Yémen : ce n’est pas Al-Quaïda que les USA combattent mais la démocratie.

 



Tiré à part :

Le Yémen source "de dangers"

nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Le Yémen serait source "de très grands dangers" pour la sécurité du monde si l'Etat s'effondre dans ce pays, a déclaré un ministre britannique après une réunion de donateurs à New York. "La raison profonde" pour laquelle le Yémen doit être aidé "est la protection de la stabilité de l'Etat", a affirmé Alan Duncan, le ministre du développement international.
"Il y aura de très grands dangers pour le pays, pour la région et pour le monde si jamais l'Etat s'effondre", a-t-il ajouté, évoquant "un pays qui n'a plus de pétrole, plus d'eau et plus de temps".

Le forum des "Amis du Yémen", qui se tient en marge des travaux de l'assemblée générale de l'ONU, a fait le point sur les actions des donateurs en faveur du Yémen et du soutien à apporter au programme de réformes politiques, économiques et sécuritaires dans ce pays.

24-09

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/24/97001-20100924FILWWW00549-le-yemen-source-de-dangers-gb.php



Paroles & action du président Obama

Fausses Alertes Terroristes.

L’Etat De Terreur Permanent Mis en Scène Par Obama  - Ses Larbins Européens  - Leurs Medias - Objectif : « Drôner » le Yémen

Obama et ses vassaux européens reprennent à leur compte l’état de terreur permanent instauré par G.W. Bush après le 11 Septembre avec toujours les mêmes mises en scène éculées cette fois de « colis piégés » leurs effets d’annonces médiatiques instantanées passées en boucle avec les mêmes objectifs à l’intérieur de gains politiques opportunistes et à l’extérieur d’intensification guerrière cette fois contre le Yémen avec toujours en vue une attaque contre l’Iran. 

Parce qu’ils ne peuvent pas au nom de la « démocratie » - qu’ils piétinent à longueur d’années - imposer leur dictature mondiale en décrétant l’état d’urgence comme le font certaines dictatures locales, ils instaurent un état de terreur permanent afin de museler et asservir les peuples .
L’affaire des colis piégés trouvés dans des avions à destination des US tombent à pic à la veille des élections de mi mandat alors qu’Obama dans sa « guerre contre le terrorisme » rebaptisée « guerre sans fin « projette d’intensifier les interventions des forces armées US au Yémen.
Ces derniers 48h la presse hystérique a bâti ses Unes sur de soit disant colis contenant des explosifs transportés par deux avions ayant atterri à l’aéroport international de Philadelphie USA et un avion ayant atterri à l’aéroport international Newark Liberty dans le New Jersey. Mais comme plus tôt en Grande Bretagne ou un incident similaire s’est produit, toutes ces alertes se sont révélées être fausses aucune bombe n’a été trouvée contrairement aux élucubrations fantaisistes des médias américains et européens sous emprise américaine. Aucun explosif n’a été trouvé dans aucun de ces avions. Pourtant responsables politiques, Obama en tête, et leurs médias se sont précipités pour inventer un « complot au colis piégés » contre les US en provenance du Yémen qui - pure coïncidence - est la nouvelle cible du complexe militaro industriel US et de son nègre de service à
la Maison Blanche.
Hamed Farg, le chef de l’autorité civile de l’aviation yéménite a dit au Yémen Post qu’aucun avion cargo US que ce soit d’UPS, de Fed Ex, DHL ou toute autre Cie américaine n’avait décollé à destination des US ces dernières 48 heures.
Mohammed al-Shaibah, directeur du fret aérien de Yemenia Airways a lui aussi affirmé au Yémen Post qu‘aucun avion de fret d’UPS n’avait quitté le territoire yéménite ces dernières 48 heures. « Ces accusations sont fausses et sans fondement » a-t-il dit ajoutant « qu’aucun envoi de colis d’UPS ou de DHL du Yémen à destination de Chicago n’avait eu lieu ces dernières 48 heures. » « Tous les colis sont vérifiés avec soin au Yémen, et il n’y a aucune preuve montrant que le colis provenait du Yémen ».
De même, l’autorité de l’aviation civile des EAU a rejeté les affirmations qu’un vol des EAU décollant de Dubaï à destination des US contenait des « colis » suspects en provenance du Yémen.
Des avions de combat ont été dépêchés vendredi pour accompagner un avion des EAU jusqu’à l’aéroport international JFK à New York suite à une alerte de sécurité. Les autorités des EAU ont rejeté le fait que le vol 201 représentait une menace sécuritaire. Elles ont affirmé que ce vol ne transportait aucun fret «suspect» en provenance du Yémen comme l’avait affirmé l’agence NORAD de sécurité conjointe US-Canada.
« L’avion des EAU qui est arrivé aujourd’hui aux US en provenance de Dubaï ne contenait aucun colis venant du Yémen » a affirmé l’agence officielle d’information des Emirats WAM.
C’est
la NORAD qui a déclenché toute cette hystérie médiatique de fausses alertes aux colis piégés après que la Maison Blanche ait été prévenue par les services de renseignements saoudiens que ces deux avions transportaient des « colis en provenance du Yémen avec des explosifs ».
Après qu’ Obama ait donné son feu vert à des ventes d’armement pour un montant de 60 milliards de $ - un chiffre record dans l’histoire des ventes d’armes US - l’Arabie Saoudite semble donc avoir voulu renvoyer l’ascenseur pour le sauver, lui et son parti Démocrate, d’une déroute électorale à la mi mandat.
Comment un tel complot au « colis piégés » peut faire courir des risques aux US alors qu’aucun explosif n’a été détecté ? Que répondent à cela les politiciens et médias manipulateurs d’opinion ?
Obama et ses complices européens, ont adopté la même tactique politicienne que G.W Bush comme l’a d’ailleurs admis l’ancien chef de la sécurité intérieure US, Tom Ridge. Ce dernier a avoué que sous l’administration Bush des fausses alertes terroristes étaient lancées pour obtenir des avancées politiques. Obama fait donc sienne la politique des néo cons quelques jours avant les élections de mi mandat où sont parti Démocrate risque de perdre plusieurs sièges au profit des nouveaux venus extrémistes américains du Tea Party parti qui surfe sur la vague de mécontentement populaire provoquée par la récession économique aux US et son cortège de faillites destruction d’emplois et appauvrissement de la classe moyenne hyper endettée.
L’ancien conseiller de Bill Clinton, Robert Shapiro, avait déjà prévenu en Juillet qu’Obama s’appuierait sur une « surprise d’Octobre » sous forme de menace terroriste pour sauver sa présidence.
« Malheureusement les Américains ne croient pas dans les capacités de dirigeant du président Obama. Il doit trouver quelque chose avant Novembre pour prouver qu’il est un dirigeant qui peut inspirer la confiance et, mis à part un évènement type 11 Septembre ou un attentat type Oklahoma City, je ne vois pas comment il pourrait y parvenir ».
Objectif : « Drôner » le Yémen
La presse américaine dont le NYT qui titre le 29/10/2010 « Yémen Emerges as Base for Qaeda Attacks on US « ( le Yémen surgit comme base d’attaques d’ al Qaeda contre les US) s’est de suite emparée de l’affaire des fausses alertes pour accuser le Yémen d’être un nid de terroristes d’où sont programmées des attaques contre les US.
On avait déjà entendu cela de la part de ces médias propagandistes belliqueux pour l’Afghanistan et pour l’Irak, mensonge répété également par la suite pour le Yémen.
Ainsi l’année dernière en fin d’année le 25 Décembre plus précisément un Nigérien soit disant entraîné au Yémen avait essayé de faire exploser une bombe dans un vol commercial à destination de Détroit, USA. Cette histoire vite reléguée dans les oubliettes des effets d’annonce médiatique, est ressortie dans ces médias propagandistes américains suite à ces fausses alertes.
Ainsi Le NYT fait état d’inquiétudes de
la CIA concernant le Yémen malgré une coopération en matière de «contre terrorisme » entre les US et le gouvernement yéménite. Le NYT accuse même des citoyens américains d’origine yéménite et retournés dans leur pays d’origine d’être les instigateurs d’une soit disant vague de recrutement pour Al Qaeda Yémen.
Pourtant certains responsables des renseignements US et des analystes américains affirment eux que la branche d’al Qaeda au Yémen - qui s’appelle elle-même Al Qaeda dans
la Péninsule Arabique - ne considère pas les US comme une cible principale mais vise plutôt l’Arabie Saoudite et prétend vouloir renverser les gouvernements saoudien et yéménite. Ce qui offre un nouvel éclairage sur la «coopération» saoudienne dans la propagation de fausses alertes aux « colis piégés » en provenance du Yémen.
L’Arabie Saoudite est intervenue il y a quelques mois contre des rebelles yéménites du Nord Ouest mais après avoir essuyé de lourdes pertes à cesser depuis ces interventions militaires sur le territoire yéménite.
L’administration Obama qui cherche à intensifier ses opérations militaires cette fois directement sur le territoire du Yémen est intervenue pour faire pression sur le dictateur et président à vie du Yémen, Ali Abdullah Saleh, lui montrant des rapports des services secrets US « prouvant » que lui et sa famille - dont de nombreux membres occupent des postes gouvernementaux clé - étaient visés par Al Qaeda. Ils ont exigé de Saleh qu’il redouble d’effort pour combattre Al Qaeda mais aussi lui ont demandé que les US soient autorisés à lancer des attaques aériennes directement du territoire yéménite. Pour le convaincre, les US ont accru leur aide militaire et économique au Yémen.
Ce pays de 23 millions d’habitants est en proie à un grave problème de pénurie d’eau qui vient s’ajouter à l’extrême pauvreté dans laquelle vit une majorité de sa population. Ses quelques réserves de pétrole sont entrain de s’épuiser le gouvernement de Saleh ne contrôle en fait que quelques grandes villes dont la capitale Sanaa et des rebellions secouent sporadiquement le Nord Ouest et le Sud du pays.
Un rapide coup d’œil sur la carte du Yémen montre ses positions stratégiques dans le «Grand Moyen Orient » redessiné par les USA surtout celles liées à la route d’acheminement du pétrole des pays du Golfe via
la Mer D’Arabie le Golfe D’Aden vers l’Europe et sa proximité de l’Iran que les US continuent de vouloir militairement encercler en prévision d’une attaque. Pour se faire une ou plusieurs bases militaires au Yémen seraient les bienvenues car pas question d’attaquer l’Iran du Qatar ou l’armée US possède son centre de commandement le Qatar venant de réaffirmer son opposition ni non plus de l’Arabie Saoudite la coopération saoudienne ayant elle aussi ses limites.
PS : Les "colis piégés" étaient selon Obama destinés à des synagogues de Chicago le fief d'Obama - où il doit passer la nuit de samedi à dimanche - qui compte sur l'électorat juif américain pour voter Démocrate.
Obama a sauvé des synagogues alors cela mérite bien quelques dizaines de milliers de votes juifs non !
Encore une mise en scène américano sioniste grotesque!

http://www.planetenonviolence.org/Fausses-Alertes-Terroristes-L-Etat-De-Terreur-Permanent-Mis-en-Scene-Par-Obama-Ses-Larbins-Europeens-Leurs-Medias_a2305.html



Résistance

Lutte pour la libération du territoire

Qassem al-Rimi, annonce la création d'une armée.

Le chef militaire de la branche yéménite Qassem al-Rimi, a annoncé la mise en place d'une armée, baptisée  "Armée Aden-Abyane", pour libérer le Yémen "des croisés et de leurs agents apostats", dans un enregistrement sonore mis en ligne lundi.
"Nous nous apprêtons à mettre en place les premiers jalons de l'Armée Aden-Abyane pour défendre la nation et sa religion et libérer ses terres des croisés et de leurs agents apostats", affirme le chef militaire d'Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa). 
"Cette armée est dans ses premières étapes", a-t-il ajouté, appelant à "l'aide" les jihadistes au Yémen, un pays à structure tribale où la population est fortement armée. 
Son message a été mis en ligne sur le site Al-Malaham, lié à l'Aqpa. Son authenticité n'a pu être établie dans l'immédiat. 
L'Armée Aden-Abyane, du nom de deux provinces du sud du Yémen où l'Aqpa est de plus en plus active, semble s'inspirer de l'éphémère mouvement "Armée islamique d'Aden-Abyane", qui s'est éteint après l'exécution de son chef, Abou al-Hassan al-Mihdar, à la suite d'une prise d'otages d'occidentaux en 1998.  
Qassem al-Rimi, a indiqué que son groupe avait, ces derniers mois, pris pour cible les forces de sécurité et les services de la police dans le sud et l'est du Yémen, en ayant notamment recours à des "francs-tireurs et des explosifs". 
Cette tactique "a réussi, ce qui nous encourage à l'adopter prochainement" dans les opérations de l'Aqpa, a ajouté Rimi, avant d'avertir: "Nous avons jusqu'à présent gardé en main les principaux atouts du groupe, que nous serions amenés à utiliser selon l'évolution de la situation".
Pour le moment, "nous évitons la confrontation directe" avec l'armée du président Ali Abdallah Saleh dans les villes, "mais nous avons une présence dans plusieurs zones montagneuses, désertiques et côtières", avec l'intention de mener "une guerre d'usure pour élargir le front avec l'ennemi dans le but de l'affaiblir". 
"Nous avons un organigramme où ne sont admis que les élites, qui seront à l'avant-garde du projet de califat" islamique, a-t-il indiqué.

12/10/2010

http://www.almanar.com.lb


1 Au jour le jour

Exode de milliers de civils
20/09

Plusieurs milliers d'habitants de Houta, dans la province de Chabwa dans le sud-est du Yémen, ont fui la ville en raison de violents combats opposant l'armée à des militants présumés d'Al-Qaïda, a indiqué ce matin un responsable gouvernemental.
"Selon nos estimations, plus de huit mille personnes ont quitté la ville", a indiqué ce responsable s'exprimant sous le couvert de l'anonymat alors que des habitants qui ont fui la cité ont fait état de la poursuite des combats qui ont éclaté à la fin de la semaine dernière.
Des sources locales ont indiqué qu'il y avait eu 24 morts ou blessés, dont trois tués dans les rangs des hommes armés, et un au sein de de l'armée.

http://www.lefigaro.fr/f

 

Al Qaïda hors de Hawta ?

Un dirigeant affirme que l'armée a réussi à déloger des combattants de Hawta dans la province de Chabwa (sud-est), après cinq jours de combats.
Les soldats — appuyés par des chars et de l'artillerie lourde — assiégeaient depuis lundi la ville de Hawta.

Entre 80 à 100 combattants présumés d'al-Qaida s'étaient retranchés à Houta et dans les zones montagneuses qui la surplombent, avait indiqué un responsable local.
Le général Ahmed al-Maqdashi, qui est responsable de la sécurité dans ce secteur, affirme que les militants se sont enfuis dans les montagnes vendredi. L'armée se serait lancée à leur poursuite.
Des leaders tribaux affirment plutôt avoir négocié la fin du siège et convaincu les combattants de quitter pacifiquement. Ils disent que l'armée a pu reprendre la ville sans violence.

24 septembre  

http://www.journalmetro.com/monde/article/644442--le-yement-dit-avoir-expulse-al-qaida

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/25/97001-20100925FILWWW00330-yemen-une-ville-reprise-a-al-qaida.php

 

Un Suédois enlevé dans le sud

29/10

Un Suédois travaillant dans une cimenterie dans la province instable d'Abyane, dans le sud du Yémen, a été enlevé dans la nuit par des éléments tribaux.
Selon ce responsable qui a requis l'anonymat, quatre hommes armés ont enlevé le Suédois, directeur technique d'une cimenterie à Zinjibar (chef-lieu de la province d'Abyane), après qu'il eut quitté son lieu de travail et qu'il se rendait à Aden, principale ville du sud du Yémen.
Selon lui, les ravisseurs font partie de la tribu des Maraqicha qui entend ainsi faire pression sur le gouvernement pour obtenir la libération d'un membre de la tribu, emprisonné à Sanaa et condamné à mort.

AFP

 

06-10

Un membre du personnel de l'ambassade britannique a été blessé après d’une attaque à la roquette.

Selon la police, un tir de roquette a visé la voiture blindée Toyota 4x4 de l'ambassade qui transportait cinq membres du personnel de la chancellerie et qui se rendait à l'ambassade par la rue Khawlane.
Le numéro deux de l'ambassade, la diplomate Fiona Gibb, était à bord, mais n'a pas été blessé, ont indiqué des sources diplomatiques à Londres.

Un membre de l'ambassade a été légèrement blessé, a annoncé le Foreign Office.

Deux passants, une femme et un enfant, ont également été blessés, alors que la voiture a été endommagée et que ses vitres ont été brisées, selon la police.
Dans le même temps, un Français travaillant pour le groupe énergétique autrichien OMV a été tué et un employé britannique gravement blessé par un garde de sécurité qui a tiré sur eux dans l'enceinte du siège de la compagnie à Haddah, près de Sanaa, selon un communiqué du groupe. D'après le ministère de l'Intérieur, l'agresseur, Hicham Mohammed Ahmed Assem, a été arrêté. "Le garde a ouvert le feu sur le directeur, selon une source de sécurité.

http://www.lepoint.fr



2  Politique

a) Yemen

Ali Abdallah Saleh

11-02

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a annoncé  le cessez-le-feu et le chef de la résistance Abdel Malek al-Houthi a ordonné à ses hommes de le respecter.

http://www.romandie.com/ats/news/100212124130.s8m770bk.asp


2a-1 Sur le terrain

Interdiction de vols de l'Allemagne: "punition collective", selon Sanaa

Le Yémen a regretté mardi la décision de l'Allemagne d'interdire tous les vols en provenance du Yémen, vols de passagers ou de fret, y voyant une "punition collective", c’est ce qu’a déclaré un porte-parole officiel à Sanaa.
"Le Yémen exprime ses regrets et son étonnement de la décision de l'Allemagne, avec laquelle il entretient de bonnes relations d'amitié et de coopération, d'interdire tous les vols" depuis les aéroports yéménites, a indiqué le porte-parole.    
"Les partenaires du Yémen auraient pu se tenir à ses côtes pour renforcer ses efforts pour vaincre le terrorisme au lieu de recourir à des décisions qui ne peuvent être assimilées qu'à des punitions collectives", a déploré le porte-parole, cité par l'agence officielle Saba.   
"Ce genre de décision précipitée et exagérée ne peut que nuire aux efforts du Yémen dans sa lutte contre le terrorisme et ne peut que servir les intérêts des terroristes qui cherchent à nuire au Yémen et à ses relations avec ses amis et ses partenaires régionaux et internationaux", a ajouté le porte-parole yéménite.
Le gouvernement allemand a décidé lundi d'étendre aux vols passagers l'interdiction des vols de fret en provenance du Yémen, après la découverte de colis piégés venant de ce pays et destinés aux Etats-Unis.

02/11/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=160635&language=fr

 

Le Yémen sous surveillance.

nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Le Yemen sous surveillance, explications de Dominique Thomas, spécialiste des mouvements islamistes à l’école des hautes études en sciences social avec Grégory Philipps 

Après la découverte vendredi de colis piégés à destination des Etats-Unis et en provenance du Yemen, la recherche des suspects se poursuit dans ce pays.

Une femme a été arrêtée.

Les transporteurs américains UPS et FedEx ont mis fin vendredi soir à leurs services à partir du Yémen. La France et l’Allemagne ont suspendu le transport de fret aérien en provenance du Yémen.

Les forces de sécurité ont établi hier soir des barrages de contrôle dans la plupart des quartiers de Sanaa, vérifiant l’identité des passagers des voitures.

La fouille des passagers et de leurs bagages personnels a été renforcée à l’aéroport international de Sanaa.

La jeune femme interpelée est “suspectée d’avoir envoyé des bombes dans des colis”, son numéro de téléphone portable figurait sur les bordereaux des paquets.

Des centaines d’étudiants yéménites ont manifesté ce dimanche à Sanaa pour réclamer la libération de cette personne qui serait une étudiante en cinquième année d’ingénierie, selon l’organisation yéménite de défense des droits de l’Homme Hood. "Où est la justice, où est la sécurité ? Libérez Hanane", scandaient les étudiants, dont des jeunes filles entièrement voilées.

31-10

http://www.france-info.com/monde-afrique-2010-10-31-

 

Colis piégés : Une Yéménite libérée, un Saoudien soupçonné…

nb - Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Les autorités yéménites ont libéré dimanche soir une femme de 22 ans qui avait été arrêtée avec sa mère et soupçonnée d'avoir envoyé les colis piégés retrouvés vendredi dans des avions au Royaume-Uni et à Dubaï.

L'étudiante aurait toutefois l'obligation de se rapporter aux autorités si celles-ci le demandent.

Hanan al-Samawi, qui étudiait en ingénierie informatique à l'Université de Sanaa, avait été interpellée samedi, de même que sa mère. Les enquêteurs affirmaient avoir remonté la piste de la jeune femme grâce au numéro de téléphone qu'elle aurait communiqué à une société de transports.

Cette arrestation a provoqué des manifestations étudiantes à Sanaa. L'association étudiante de l'université, qui demandait sa libération, affirmait qu'elle n'était pas connue pour avoir des activités militantes politiques ou religieuses.

Abdel-Rahman Barman, avocat de l'organisation nationale yéménite pour la défense des droits et de la liberté, croit qu'un malfaiteur aurait en fait usurpé son identité. « J'ai peur que cette fille soit une victime parce qu'il est insensé de penser qu'un individu s'apprêtant à commettre ce genre d'opération laisse une photo de sa carte d'identité ainsi que son numéro de téléphone », a-t-il dit.

Nouveau suspect

Les services de renseignement américains ont identifié un autre suspect dans cette affaire de colis piégés. L'artificier qui les a conçus serait le même que celui qui a fabriqué l'engin explosif de l'attentat raté de Noël dernier contre un avion de Northwest Airlines à destination des États-Unis.

Ibrahim Hassim al-Asiri, 28 ans, est considéré comme un proche d'Aqpa, la branche yéménite d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique. Selon le Washington Post, les autorités américaines le soupçonnent d'être l'auteur de la bombe à la penthrite placée sur Farouk Abdulmutallab, le jeune Nigérian qui avait échoué à faire sauter un avion faisant la liaison Amsterdam-Détroit en décembre 2009.

Installé au Yémen, le Saoudien figure sur la liste des hommes les plus recherchés par son pays d'origine.

Les deux colis piégés saisis au Royaume-Uni et à Dubaï et à destination des États-Unis contenaient suffisamment de penthrite pour faire s'écraser un avion.

Les engins explosifs, destinés à des synagogues de la région de Chicago, ont été retrouvés dans deux avions.

Qatar Airways a annoncé que la bombe découverte à Dubaï avait transité par deux vols passagers différents : un vol Sanaa-Doha, capitale du Qatar et plaque tournante de la compagnie, puis un vol Doha-Dubaï.

Les États-Unis ne croient pas que d'autres colis piégés soient en circulation.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse, Associated Press et Reuters

1 novembre 2010 à 10 h 20

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/10/31/005-colis-pieges-suspect.shtml


2a-3 Les grandes manœuvres 

Signature d'un accord bilatéral entre le Yémen et le Japon sur l'adhésion du Yémen à l'OMC.

 Le Yémen et le Japon ont signé, hier vendredi à Genève, un accord bilatéral sur l'adhésion du Yémen à l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
L'accord a été signé par les représentants permanents des deux pays à l'Organisation des Nations Unies à Genève.
Le représentant japonais, Shinichi Kitajima a réitéré le soutien de son pays au Yémen en vue de répondre à toutes les exigences dans tous les domaines de l'adhésion.
L'accord a été signé, en marge de la 8ème réunion du groupe de travail sur l'entrée du Yémen à l'OMC, après une série de pourparlers entre les deux pays.
Cet accord est considéré comme le 6e accord dans le cadre des efforts du Yémen pour l'adhésion à l'OMC, après la signature d'accords similaires avec l'UE,
la Chine, le Canada, l'Australie et la Corée du Sud, en plus de l'initialisation de l'autre accord avec les Etats-Unis.
A noter que le Yémen cherche à achever les étapes restantes des exigences de l'adhésion du Yémen à l'OMC, en particulier en ce qui concerne l'achèvement des négociations bilatérales relatives à l'adhésion avec les autres pays membres.
AS-MS SABA

30-10

http://www.sabanews.net/fr/news227619.htm



2) Usa  (le parrain)

Obama

Colis suspects: Obama déterminé à «détruire» Al-Qaïda …

nb - Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Le président américain, Barack Obama, s’est dit déterminé à «détruire» Al-Qaïda au Yémen après la découverte vendredi au Royaume-Uni et à Dubaï de colis en provenance du Yémen, contenant «apparemment» des explosifs et adressés à des lieux de culte juifs de Chicago.

La ministre britannique de l’intérieur, Theresa May, a confirmé que le paquet intercepté à l’aéroport d’East Midlands, au centre de l’Angleterre, «contenait effectivement du matériel explosif» en ajoutant qu’une enquête était en cours pour savoir s’il s’agissait d’un engin explosif susceptible de fonctionner.

M. Obama a pris la parole à Washington après l’alerte mondiale déclenchée par la découverte de ces colis dans des avions cargo et les craintes d’attentats aux Etats-Unis.

«Je veux tenir les Américains au courant d’une menace terroriste crédible sur notre pays», a-t-il déclaré. «Un examen minutieux de ces paquets montre qu’ils contiennent apparemment des explosifs».

Il a précisé que les colis étaient adressés «à des lieux de culte juifs, à Chicago», son fief électoral, où il est censé passer la nuit de samedi à dimanche, dans le cadre d’une ultime tournée avant les législatives de mardi.

L’enquête est en cours, mais le fait que les paquets aient été expédiés du Yémen orientent les soupçons vers la branche d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique, qui a déjà tenté de s’en prendre aux Etats-Unis, en particulier lors d’un attentat raté à l’explosif contre un avion de ligne le jour de Noël 2009, mené par un jeune Nigérian.

«Nous continuons à renforcer notre coopération avec le gouvernement yéménite afin de déjouer de nouveaux attentats et de détruire la branche d’Al-Qaïda», dans la péninsule arabique, a affirmé M. Obama, en précisant que son conseiller pour l’anti-terrorisme, John Brennan, avait parlé au président du Yémen, Ali Abdallah Saleh.

Selon la Maison Blanche, M. Obama avait été tenu au courant jeudi soir d’une «éventuelle menace terroriste» visant les Etats-Unis. Cette dernière a pris une dimension mondiale vendredi avec des alertes lancées à Dubaï, en Europe et aux Etats-Unis.

Les colis suspects semblent contenir de la penthrite, un explosif très puissant, utilisé lors de l’attentat raté de Noël, rapportaient les médias américains.

Le paquet intercepté en Grande-Bretagne comprenait une imprimante dont la cartouche semble avoir été modifiée pour dissimuler l’explosif, selon la chaîne ABC qui cite des responsables américains. Le colis de Dubaï contenait des téléphones portables et des composants s’apparentant à «des détonateurs et une minuterie», selon la même source.

Sanaa s’est dit «prêt à enquêter sur les colis suspects qui proviendraient» du Yémen, a indiqué à l’AFP, sous couvert d’anonymat, un responsable yéménite.

Al-Qaïda au Yémen est devenue une cible privilégiée des Etats-Unis depuis l’attentat raté de Noël dernier. Lundi, le ministre yéménite des Affaires étrangères, Abou Bakr al-Kourbi, avait assuré que le réseau disposait de «centaines» de combattants au Yémen.

La Maison Blanche a remercié vendredi l’Arabie Saoudite qui a permis «d’obtenir des renseignements relatifs à l’imminence d’une menace émanant du Yémen».

Plusieurs quotidiens londoniens affirmaient samedi que les Etats-Unis avaient été alertés par le service de renseignements britannique MI6. Le Daily Telegraph a indiqué que le MI6 a découvert l’existence des colis grâce à une information donnée par un de ses agents responsable pour le Yemen et le Guardian précise que le M16 a immédiatement averti Washington, à 02H28 GMT vendredi.

Dans le cadre de procédures de sécurité renforcées, deux avions se trouvant aux aéroports de Philadelphie et de Newark (desservant New York), ont été passés au crible vendredi matin.

Quelques heures plus tard, un avion de ligne de la compagnie Emirates en provenance de Dubaï et à destination de New York a été escorté, «par mesure de précaution», par des chasseurs canadiens puis par des F-15 américains.

Les sociétés américaines de livraison UPS et Fedex ont annoncé qu’elles mettaient fin à leurs services à partir du Yémen.

La ministre britannique de l’Intérieur a annoncé que les autorités britanniques «étudiaient d’urgence de nouvelles mesures de sécurité» pour les avions cargo venant du Yemen, alors que le Royaume Uni a déjà suspendu les vols directs en provenance de ce pays en janvier dernier.

(Source AFP)

30-10

http://www.liberation.fr/monde/01012299479-colis-suspects-obama-determine-a-detruire-al-qaida-au-yemen?xtor=EPR-450206


Les grandes manœuvres

06-10

Visite à Sanaa du directeur politique du département d'État américain William Burns qui a assuré au président Ali Abdallah Saleh que son pays était engagé à "aider le Yémen à affronter les défis de sécurité posés par Al-Qaeda".

http://www.lepoint.fr

12-10

Lundi, l'ambassadeur américain à Sanaa, Gerald Feierstein, a déclaré à la presse que "les Etats-Unis travaillent avec le gouvernement et le peuple du Yémen à vaincre l'Aqpa et à sécuriser les frontières" du pays. "Nous continuerons à entraîner et équiper les forces du contre-terrorisme"(…) , a-t-il ajouté.
Réunis fin septembre à New York, les pays donateurs au Yémen avaient prévenu que ce pays poserait un "très grand danger" si le monde n'empêchait pas son effondrement, et s'étaient à nouveau engagés en faveur du pays, via un plan pour la croissance économique et la réduction de la pauvreté.

http://www.almanar.com.lb/



 3 Politique internationale

 Europe

1 Allemagne

01-11

Le gouvernement allemand a décidé lundi d'étendre aux vols passagers l'interdiction des vols de fret en provenance du Yémen, après la découverte de colis piégés venant de ce pays et destinés aux Etats-Unis.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=160635&language=fr


n°10 - Journal du Yémen - 19-09 au 03-11-2010 – Fin - : Yémen : ce n'est pas Al-Qaeda que les USA combattent mais la démocratie.

n°10 - Journal du Yémen - 19-09 au 03-11-2010 – Fin  - : Yémen : ce n'est pas Al-Qaeda que les USA combattent mais la démocratie.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.



    Journal du Yémen

                    n°10                                            de 19-09 au 03-11-2010

C.De broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 http://no-war.over-blog.com/  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

4 Brèves

4-1 Colis piégés- Le Yémen sous pression pour lutter contre Al-Qaeda.

5 Dossier

5-1 Les Etats-Unis ont-ils utilisé des sous-munitions au Yémen. ? oui.

5-2 Christian Merville : Le nouvel Afghanistan.

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

6-1 Al Qaïda Magreb : La ménace pour qui ?

7 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

7-1 Grégoire Lalieu, Michel Collon -Yémen : ce n’est pas Al-Quaïda que les USA combattent mais la démocratie.

 


4 Brèves

4-1 Colis piégés- Le Yémen sous pression pour lutter contre Al-Qaeda.

Nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Les autorités de Sanaa sont une nouvelle fois sous pression pour lutter contre les réseaux d'Al-Qaeda actifs sur son territoire, après l'interception, à Dubaï et en Grande-Bretagne, de colis contenant apparemment des explosifs en provenance du Yémen. Al-Qaeda au Yémen est devenue une cible privilégiée des États-Unis depuis l'attentat raté de Noël dernier, dont l'auteur, un jeune Nigérian qui a séjourné au Yémen, a tenté de faire exploser un avion reliant Amsterdam à Detroit.

Samedi, un porte-parole officiel a déclaré que le Yémen continuerait de "déployer ses efforts dans le domaine de la lutte contre le terrorisme en collaboration avec la communauté internationale". Il a assuré que la détermination du Yémen était justifiée par le fait que le terrorisme est "un péril qui menace tout le monde", indiquant que les services de sécurité et les autorités de l'aviation civile avaient commencé une "enquête" sur les colis suspects. "Cette enquête se déroule en coordination avec les autorités compétentes aux Émirats arabes unis, en Grande-Bretagne et aux États-Unis, et ses résultats seront annoncés en temps voulu", a-t-il ajouté. La police de Dubaï a indiqué que le colis intercepté à l'aéroport de Dubaï contenait des explosifs et un système de mise à feu "portant l'empreinte d'organisations terroristes comme celle d'Al-Qaeda".

Coopération renforcée avec les États-Unis

Le ministre yéménite des Affaires étrangères, Abou Bakr al-Kourbi, avait reconnu lundi que le réseau disposait de "centaines" de combattants au Yémen, où ils prennent avantage de la géographie tourmentée du pays, du soutien de tribus non loyales au régime et de la faiblesse du pouvoir central qui ne contrôle pas réellement l'ensemble du territoire national. Dix ans après l'attentat contre le navire américain USS Cole qui avait tué 17 Américains le 12 octobre 2000 dans le port yéménite d'Aden, revendiqué par Al-Qaeda, le réseau continue de prospérer dans le pays, multipliant les attentats contre les intérêts économiques et les cibles étrangères. Vendredi, le président américain Barack Obama a déclaré que son pays continuerait de renforcer sa coopération avec Sanaa "afin de déjouer de nouveaux attentats et de détruire la branche d'Al-Qaeda" dans la péninsule arabique. Il a précisé que son conseiller pour l'antiterrorisme, John Brennan, avait parlé au président du Yémen, Ali Abdallah Saleh, dont les services de sécurité collaborent avec les États-Unis pour traquer les éléments d'Al-Qaeda même si les autorités ne le reconnaissent qu'à demi-mot, continuant, par exemple, à nier les raids de drones américains contre des camps d'Al-Qaeda au Yémen.

Ali Abdallah Saleh avait reçu, début octobre, à Sanaa, le directeur politique du département d'État américain William Burns, qui avait alors assuré que les États-Unis soutenaient les forces de sécurité yéménites, mais ne voulaient pas se substituer à elles dans la lutte contre Al-Qaeda. La tâche du président Saleh dans sa campagne contre Al-Qaeda n'est pas toujours aisée, car il doit à la fois ménager des tribus dont le soutien est essentiel à sa survie politique et satisfaire son allié américain. Or il se trouve que certaines tribus ne le suivent pas quand il veut sévir contre les éléments d'Al-Qaeda, par intérêt ou par indifférence comme le fait remarquer l'analyste Adel al-Chaye, professeur à l'université de Sanaa. "Dans la perspective de la succession à la tête de l'État, une tribu comme celle des Hached, qui soutenait le président Saleh, se pose désormais en concurrente et tente de renforcer cette position en s'alliant avec des groupes qui sympathisent avec Al-Qaeda", a-t-il soutenu.

Source AFP

30-10

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5g8IFAmLuAeisxIjs-0Qn76hh_4nA?docId=CNG.41dd7d63a33a25b69f77219f065d5ae7.541



5 Dossier

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

5-1 Les Etats-Unis ont-ils utilisé des sous-munitions au Yémen. ? oui.

Amnesty International a diffusé lundi 7 juin 2010 des photographies d'un missile de croisière de fabrication américaine qui transportait des bombes à sous-munitions, prises semble-t-il à la suite d'une attaque contre un camp d'entraînement présumé d'Al Qaïda le 17 décembre 2009, dans le village d'Al Maajala, dans le sud du Yémen.

Cette frappe militaire a tué 41 civils, dont 14 femmes et 21 enfants. 

Une autre photographie, prise une demi-heure après les autres, montre une sous-munition par terre – qui n'a pas explosé – de type BLU 97 A/B. Il semble que ces missiles se trouvent uniquement aux mains des forces américaines et il est peu probable que les forces armées du Yémen soient en mesure d'utiliser une telle arme. 

« Au regard du grand nombre de femmes et d'enfants victimes de cette attaque, il est clair que [cette attaque] était totalement irresponsable, notamment lorsque l'on sait que des bombes à sous-munitions ont probablement été employées », a indiqué Philip Luther, directeur adjoint du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International. 

Peu après l'attaque, des médias américains ont relayé des déclarations émanant semble-t-il de sources anonymes au sein du gouvernement des États-Unis, selon lesquelles des missiles de croisière américains avaient été tirés sur ordre du président contre deux sites présumés d'Al Qaïda au Yémen.

À la lumière des preuves fournies par ces photographies, le gouvernement américain doit révéler quel rôle il a joué dans l'attaque contre Al Maajala. Pour l'instant le Pentagone, interrogé sur la question, n'a encore pas donné de réponse. Ce serait la dernière utilisation recensée de sous-munitions, alors même que la plupart des États à travers le monde s'engagent à interdire complètement ces armes. 

Ni les États-Unis ni le Yémen n'ont encore signé le Traité d'Oslo interdisant ces armes.

Le rapport d’Amnesty International

Posted by nethumanitaires on septembre 9, 2010 ·

http://www.pyramide-de-chaussures.fr/les-actualites.html?offset=0&no_cache=1#c300


5-2 Christian Merville : Le nouvel Afghanistan.
Quand le général David Richards affirme, catégorique : « Le Yémen ne doit pas devenir un nouvel Afghanistan », il faut comprendre ce que parler veut dire.

La dernière chose que voudrait le chef d'état-major britannique, c'est de voir les montagnes de l'Arabia Felix des Romains prendre la relève de l'Hindu Kuch où iraient se fourvoyer demain les
Tommies et les GI. Voilà pourquoi, tient-il à préciser, « je ne pense pas qu'on veuille ouvrir un nouveau front là-bas. »

On vous croit, mon général, on vous croit ; d'autant plus volontiers que, pas plus que vous, le grand frère yankee ne cherche à s'enliser dans cette lointaine contrée devenue le nouveau berceau d'el-Qaëda.
Dans sa conférence de presse de samedi, le président Ali Abdallah Saleh a été on ne peut plus clair : « Nous ne permettrons pas à des troupes étrangères, a-t-il souligné, de lancer des opérations contre-terroristes sur le sol national. Nous mènerons notre propre guerre suivant nos potentialités. » Le beau mouvement de menton que celui-là !
Malheureusement, ils ne sont pas nombreux ceux qui jugent possible, en tout cas gagnable, un tel combat et il faudra bien se résoudre, nolens volens, à faire appel à une aide, d'où qu'elle puisse venir, en supposant que d'ici là, le pouvoir aura réussi - hypothèse plutôt improblable - à se maintenir en place.
Sanaa avait fort à faire jusque-là avec une insurrection dans ses régions nord et un mouvement sécessionniste au sud. Si, en plus, il lui faut mener une guerre en bonne et due forme contre l'organisation islamiste numéro un, il y a fort à parier qu'il sera bien vite débordé, quelle que soit la position qu'adopteront les tribus encore fidèles. Les experts sont formels sur un point : oubliez Oussama Ben Laden,et même que sa famille est originaire du pays.

L'étoile qui monte dans le firmament terroriste a pour nom Anouar el-Awlaki, « l'idéologue le plus
dangereux du monde », selon des sources concordantes. L'homme serait lié à trois des auteurs des attentats du 11 septembre, à la tuerie de Ford Hood, au ratage à bord du vol Amsterdam-Detroit des Northwest Airlines, et à la découverte in extremis d'une bombe à Times Square, au soir du réveillon de Noël passé. C'est encore lui qui aurait monté les deux tentatives du week-end dernier, quand deux colis piégés ont été saisis à l'intérieur d'envois via l'un UPS, l'autre FedEx, visant des lieux de
culte juifs à Chicago. Le plus inquiétant aux yeux des enquêteurs et des spécialistes de
la Central Intelligence Agency, c'est que les deux dispositifs n'étaient nullement de fabrication artisanale. Les systèmes utilisés étaient hautement sophistiqués et l'une des bombes avait été cachée dans une imprimante d'ordinateur, la commande devant être déclenchée à partir d'un téléphone portable. Plus grave : leur découverte n'est pas due à un contrôle de sécurité, mais à des renseignements obtenus auprès des services compétents d'Arabie saoudite, des Émirats arabe unis et de Grande-Bretagne.
Depuis deux ans, les mises en garde se sont multipliées partout dans le monde contre le risque de voir le Yémen devenir un sanctuaire d'el-Qaëda, la plus notable venant du directeur de
la CIA, Leon Panetta.
C'est chose faite désormais. D'exportateur de terrorisme, la fragile république est devenue la destination privilégiée des apprentis émules de Omar Farouk Abdel Mouttaleb. En janvier 2009, un ex-lieutenant de Ben Laden, Nasser Abdel Karim el-Wouhaychi, proclamait la naissance d'une nouvelle formation,
la Qaëda de l'organisation du jihad dans la péninsule Arabique. Ses principaux faits d'armes, depuis : la tentative d'assassinat, en août 2009, de l'émir Nayef Ben Abdel Aziz, ministre
saoudien de l'Intérieur, le détournement manqué du vol 253, les attentats (manqués, eux aussi ) contre l'ambassadeur britannique à Sanaa, Tim Torlot, puis contre Fiona Gibb, numéro 2 de la chancellerie.
Ces temps-ci, indiquent divers rapports diplomatiques concordants, on se bouscule dans les camps d'entraînement yéménites. Les recrues viennent d'Europe, des USA mais aussi d'Afrique et de divers États membres de
la Ligue arabe. Si au soir de la journée d'aujourd'hui mardi les républicains remportaient la bataille des midterms puis dans deux ans celle de la présidentielle, il leur faudrait élargir leur notion de l'« Axis of Evil » pour y inclure le Yémen.
À moins qu'entre-temps, sécessionnistes nordistes et tribus chiites sudistes ne réussissent à éclipser leurs concurrents terroristes.
Il restera que, dans une société, l'une des plus pauvres du globe, où 40 pour cent de la population vit avec moins de deux dollars par jour, où le chômage est le plus élevé du Proche-Orient et le taux
d'alphabétisation le plus faible, où le qât tient lieu de principal coupe-faim, il sera toujours difficile de résister à la tentation de recourir à la violence. Avec la désolante perspective d'une Amérique
incapable de se lancer dans une nouvelle aventure guerrière qu'elle serait certaine, là encore, de perdre

Christian Merville 

L’Orient-Le Jour 

02/11/2010

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/676992/Le_nouvel_Afghanistan.html.



6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

6-1 Al Qaïda Magreb : La ménace pour qui ?

Extrait

La menace islamiste nous vient maintenant du Maghreb, et plus précisément de l’akmi qui est un peu le franchisé d’al qaïda dans la région !  
Eh oui un peu comme une marque déposée !
Il faut dire que ce bon vieux ben Laden ne faisait plus trop recette dernièrement, ainsi que son comparse le mollah Omar, recherchés tous des deux
depuis 9 ans par les américains et sans succès !  
Ce dernier aurait fui en mobylette, ce qui explique que les américains n’aient pas réussi à l’intercepter … bien sur !  
Les américains sont devenus les rois de la bande dessinée et le pire c’est que les médias occidentaux diffusent largement ce genre de débilités mais que
les populations y croient !
....!
Le terrorisme et les responsables désignés, les maghrébins musulmans !!!
Al qaïda Irak, al qaïda Arabie saoudite, al qaïda Afghanistan ou Pakistan, ce sont des marques qui ne s’adaptent pas bien à l’esprit français et puis c’est un peu trop loin.
Mais al qaïda Maghreb, ça se rapproche, c’est mieux, il ne manque plus que al qaïda Marseille et là on est tous concernés !  
La marque est à vendre, renseignez vous directement auprès de
la CIA…  
Le clip vidéo de promotion est toujours le même, une bande de barbus enturbannés, armés et souvent à dos de chameaux, riant devant la caméra.  
Et voilà ce qui menace le monde occidental !  
DIEU SEUL LE SAIT !
Abbas  
http://abbas--b.blogspot.com/

http://www.alterinfo.net:80/AL-QAIDA-MAGHREB-LA-MENACE-POUR-QUI_a50130.html


Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1 Grégoire Lalieu, Michel Collon -Yémen : ce n’est pas Al-Quaïda que les USA combattent mais la démocratie.

2 novembre 2010

L'actualité place de nouveau le Yémen sous les feux médiatiques : deux colis piégés à destination des Etats-Unis ont été interceptés ce week-end à Dubaï et à Londres. Les colis étaient envoyés depuis le Yémen et porteraient, selon les enquêteurs, la marque d'Al-Quaïda.

Nous vous proposons, à cette occasion, l'interview de Mohamed Hassan sur le Yémen réalisée en janvier 2010.

A cette époque, le pays de la péninsule arabique faisait la une de l'actualité : il avait été décrété base-arrière du terrorisme islamiste après qu'un jeune nigérian, entraîné au Yémen, ait tenté de faire exploser un avion aux Etats-Unis.

Dans cette interview, Mohamed Hassan nous explique les causes profondes de l'instabilité au Yémen et ses répercussions sur la politique de Washington.

Un pantalon prend feu dans un avion près de Détroit et des missiles pleuvent au Yémen : l’effet papillon ?

Pour Mohamed Hassan, la menace terroriste n’est qu’un prétexte.

Dans ce nouveau chapitre de notre série « Comprendre le monde musulman », notre spécialiste nous explique le véritable enjeu du Yémen : combattre la démocratie dans le Golfe pour garder le contrôle du pétrole.
Investig'Action

Depuis l’attentat manqué de l’avion Amsterdam-Détroit, le Yémen fait la une des journaux : c’est là que le jeune terroriste nigérian aurait été entraîné. Comment ce pays, allié des Etats-Unis, serait-il devenu un refuge pour Al-Qaïda ?

Tout d’abord, nous devons observer ce phénomène qui se répète : chaque fois qu’un régime soutenu par Washington est menacé, des terroristes apparaissent. Dans le cas de pays musulmans, ça tombe sur Al-Qaïda. Ce groupe terroriste fantôme apparaît partout où des mouvements nationalistes ou anti-impérialistes ébranlent des gouvernements marionnettes soutenus par les Etats-Unis. C’est ce qui se passe aujourd’hui au Yémen. Ce pays est dirigé par un régime corrompu allié de Washington. Mais il est menacé par des mouvements de résistance.

Et voilà qu’apparaît ce jeune Nigérian qui embarque avec des explosifs dans un avion à destination de Détroit. Ca n’a pas de sens. Ce présumé terroriste était placé sur des listes de surveillance depuis que son père avait prévenu les autorités américaines. De plus, les Etats-Unis disposent d’importants dispositifs de sécurité et de matériel de pointe : avec leurs satellites, ils pourraient dire si vous mangez un sandwich au thon ou au poulet ! Cette histoire de terrorisme ressemble à une popote interne qui montre que la situation du Yémen échappe aux Etats-Unis et que leurs intérêts sont en danger.

Pourquoi le Yémen est-il devenu si important aux yeux de Washington ?

Le président du Yémen, Ali Abdullah Saleh, est au pouvoir depuis trente ans. Son régime est corrompu, mais aligné sur la politique des Etats-Unis. Un groupe de résistants dans le nord du pays et des séparatistes dans le sud menacent la stabilité du gouvernement. Si un mouvement révolutionnaire renverse Saleh, cela pourrait avoir un impact dans toute la région et encourager les résistants qui luttent dans les Etats pro-impérialistes de la région. Particulièrement contre le régime féodal d’Arabie Saoudite.

D’ailleurs, lorsque les combats avec les résistants du nord ont éclaté au Yémen, la Ligue Arabe, dirigée par l’Egypte, a immédiatement condamné les rebelles et apporté son soutien au gouvernement yéménite. J’attends encore que cette même Ligue condamne les agressions d’Israël contre le Liban et la bande de Gaza. Le conseil de coopération du Golfe, une organisation dévouée aux intérêts occidentaux, regroupant certains pays producteurs de pétrole, a également condamné les résistants du Yémen. Pour les Etats-Unis, qui sont en pleine récession, leur colonie saoudienne ne peut être menacée par des mouvements de résistance. L’Arabie Saoudite fournit en effet une part importante de pétrole à Washington et constitue un précieux allié dans le Golfe. Si la région devenait instable, cela aurait de graves conséquences économiques pour les Etats-Unis.

Qui sont ces résistants au nord du pays ? Quelles sont leurs revendications ?

Dans le nord du pays, le gouvernement affronte depuis plusieurs années la résistance armée des Houtis qui tirent leur nom du fondateur de ce mouvement, Hussein Al-Houti. Ce dernier est mort au combat il y a quatre ans et son frère a pris la relève. Tout comme la majorité des Yéménites au nord, les Houtis sont zaydites. L’islam est divisé en plusieurs courants tels que le sunnisme ou le chiisme. Ces courants se déploient à leur tour en différentes branches, le zaydisme étant une branche du chiisme.

Le président Saleh est lui-même zaydite, mais les Houtis ne reconnaissent pas son autorité. Le fait est que le Yémen est un pays très pauvre : son économie repose essentiellement sur une agriculture en déclin, quelques rentes pétrolières, un peu de pêche ainsi que l’aide international et l’argent envoyé par les travailleurs expatriés. Et avec tout cela, seule une poignée de personnes dans l’entourage du président profite des quelques richesses du pays alors que la population devient de plus en plus pauvre. La majorité des Yéménites ont moins de trente ans mais aucune perspective pour le futur : le chômage atteignait 40% en 2009. Les Houtis ont donc interpellé le gouvernement sur le sous-développement de la région, le manque d’eau et les problèmes d’infrastructures. Mais le président Saleh n’a pas répondu à leurs appels. Depuis, les Houtis ont entamé une lute armée. Leur bastion est la ville de Saada. Ce qui est très symbolique : c’est dans cette ville que s’installa il y a plus de dix siècles le fondateur du zaydisme yéménite.

Les combats près de Saada font rage. On dénombre plusieurs milliers de réfugiés et le gouvernement accuse l’Iran de soutenir les rebelles…

Cette accusation est fausse. L’Iran est à majorité chiite, mais les zaydites du Yémen, par leur manière de prier et bien d’autres choses encore, sont en réalité plus proches des sunnites. Si la résistance houtiste a suffisamment d’armes pour continuer le combat pendant les dix prochaines années, c’est parce qu’elle bénéficie de l’aide d’une partie de l’armée yéménite. En effet, beaucoup de soldats et d’officiers sont zaydites eux aussi. Les combats dans la région ont déjà fait plus de 150.000 réfugiés et les militaires zaydites voient que leurs frères souffrent. Certains rejoignent même la résistance.

Le président Saleh doit donc mobiliser des sunnites opportunistes au sein de l’armée pour combattre la résistance dans le Nord. Ce qui n’est pas sans conséquence : ce président zaydite, qui a déjà usé de ses convictions religieuses pour mobiliser la population et l’armée, fait aujourd’hui appel à des sunnites pour combattre d’autres zaydites. Saleh est en train de perdre tout le soutient qui lui restait au nord du pays.

Et le Sud demande la sécession ! Le président yéménite semble vraiment en mauvaise posture…

L’histoire du Yémen est essentielle pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui. Le pays dans sa configuration actuelle est né de la fusion en 1990 de la République démocratique populaire du Yémen au Sud et de la République arabe du Yémen au Nord. Ces deux Etats ont eu des parcours différents…

La création du Nord remonte à plus de dix siècles avec l’arrivée des zaydites à Saada. Mais, en 1962, une révolution éclate pour renverser le régime féodal et installer une république. Nasser, le président égyptien défenseur de l’indépendance arabe, soutient le mouvement révolutionnaire. De leur côté, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l’Arabie Saoudite et le chah d’Iran envoient des mercenaires pour secourir les éléments réactionnaires de l’ancien régime féodal et affaiblir Nasser. Le conflit débouche sur une guerre horrible où plus de dix mille soldats égyptiens perdent la vie. Finalement, le gouvernement républicain n’est pas renversé, mais sort très affaibli du conflit. Il n’a pas les moyens d’amorcer une révolution culturelle, de démocratiser complètement le pays, ni de l’industrialiser. Bien que l’imam-roi qui dirigeait le pays se soit enfui en Arabie Saoudite, une grande partie du Yémen du Nord reste à l’état féodal.

Et au Sud ?

Le Yémen du Sud a eu un parcours différent. Il a été colonisé par les Britanniques pour bloquer l’expansion des Français qui s’étaient emparés de Djibouti et des Russes qui s’étendaient jusqu’à l’Asie centrale. Mais il s’agissait aussi de maintenir la domination britannique dans le Golfe arabe et sur le passage stratégique du détroit d’Hormuz. C’est la Grande-Bretagne qui a construit la ville portuaire d’Aden au Yémen du Sud. Cette ville est devenue très importante pour l’empire britannique. On pourrait dire que c’était le Hong-Kong ou le Macao de l’époque. Beaucoup d’étrangers ont également été envoyés dans la région.

Voici quelle était la pyramide sociale dans cette société coloniale : au sommet, trônaient les colons britanniques ; venaient ensuite des communautés somaliennes et indiennes qui constituaient une sorte de tampon avec la dernière classe, les Yéménites. C’était une stratégie classique des colons britanniques : utiliser un groupe d’individus contre un autre pour se préserver eux-mêmes. Ce faisant, toutes les personnes que la Grande-Bretagne jugeait dangereuses dans sa colonie indienne - comme les nationalistes ou les communistes - étaient envoyées en exil à Aden.

Comme nous l’avons vu pour la Somalie, ces prisonniers politiques vont influencer le cours de l’Histoire dans la région ?

Tout à fait. Des mouvements indépendantistes font fuir les colons britanniques en 1967 et la République démocratique populaire du Yémen voit le jour deux ans plus tard. Elle est gouvernée par le Parti socialiste yéménite : une coalition des divers éléments progressistes hérités en partie des prisonniers d’Aden. On y trouve des communistes, des nationalistes, des libéraux, des baasistes venant de Syrie ou d’Irak… Tous ces acteurs se trouvent réunis sous la bannière du Parti socialiste.

Le Yémen du Sud devient alors l’Etat arabe le plus progressiste de la région et connaît ses plus belles années avec une réforme agraire, l’égalité des sexes, etc. Cependant, le Parti socialiste reste composé de nombreux éléments aux origines diverses. Les communistes encadrent le parti et maintiennent une certaine cohésion mais chaque fois qu’il faut faire face à un enjeu de taille, les contradictions éclatent au grand jour. A cause du manque de base industrielle et du caractère petit bourgeois de la coalition, ces contradictions débouchent sur des assassinats. Les membres s’entretuent littéralement ! Le parti connaîtra ainsi trois révolutions internes sanglantes. Et la dernière lui sera fatale. La plupart des cadres idéologiques qui dirigeaient le parti sont assassinés et l’aile libérale prend la tête du mouvement. C’est donc un Parti socialiste très faible qui gouverne le Yémen du Sud lorsque la réunification des deux Yémen prend effet en 1990. Bien qu’elles aient eu des parcours relativement différents, les parties Nord et Sud ont toujours inscrit l’unification du pays dans leurs agendas respectifs.

Alors, pourquoi a-t-il fallu attendre 1990 pour que le Nord et le Sud s’unissent ?

Au nord, l’Etat était très faible depuis la guerre. Il était dirigé par des libéraux dépourvus d’idées vraiment révolutionnaires et contrôlés par les pays du Golfe, surtout l’Arabie Saoudite. Le voisin saoudien fournissait en effet des armes et de l’argent à la classe féodale afin d’affaiblir le gouvernement central. Pour l’Arabie Saoudite, un Yémen du Nord tribalisé était plus facile à gérer. Le Sud était par contre devenu un bastion des idées progressistes. En pleine guerre froide, il était considéré comme un ennemi de la région et devait être placé en quarantaine.

Mais en 1990, les choses avaient changé. Tout d’abord, l’Union soviétique s’était effondrée et la guerre froide était finie. De plus, le Parti socialiste yéménite ne représentait plus une grande menace. En effet, ses leaders idéologiques avaient été supprimés lors de la troisième révolution interne du parti. Pour les pays de la région et pour les intérêts stratégiques des Occidentaux, l’unification du Yémen ne présentait donc plus de gros danger. Ali Abdullah Saleh, qui était déjà président de la République Arabe du Yémen depuis 1978, prit la tête du pays. Il est encore au pouvoir aujourd’hui.

En 1990, le Yémen est le seul pays avec Cuba à s’opposer à la guerre en Irak. Vingt ans plus tard, si Castro tient toujours tête aux « Yankees », Saleh s’est pour sa part rangé aux côtés des Etats-Unis dans leur guerre contre le terrorisme. Comment expliquez-vous ce changement ?

L’opposition à la guerre en Irak n’était pas le fruit de la politique de Saleh, mais des membres de l’ancien Parti socialiste yéménite qui occupaient quelques postes-clé dans le nouveau gouvernement. Cependant, bien que le Parti socialiste ait toujours souhaité l’unification des deux Yémen sur une base progressiste, il était trop affaibli par ses révolutions internes pour faire passer complètement sa politique. De plus, l’Arabie Saoudite, fidèle allié des Etats-Unis, fit payer très cher au Yémen cette prise de position contre la guerre en Irak. Le royaume saoudien expulsa en effet un million de travailleurs yéménites qui bénéficiaient d’un statut spécial pour travailler librement de l’autre côté de la frontière. Cela provoqua une grave crise économique au Yémen tout en envoyant un signal fort au président Saleh. Ce dernier revit sa politique pour devenir graduellement la marionnette de l’impérialisme US que nous connaissons aujourd’hui.

Et les éléments progressistes du Sud l’ont laissé faire ?

La réunification a été une grande déception pour les dirigeants du Sud. Ils se sont lancés dans ce processus sans véritable stratégie. Et comme nous l’avons vu, le Parti socialiste était très faible. Le centre du pouvoir gravitait donc au nord autour du président Saleh. Le régime était corrompu, le renvoi des Yéménites travaillant en Arabie Saoudite avait provoqué une crise majeure et la situation économique se détériorait.

Tous ces facteurs ont amené le Sud à demander la sécession en 1994. Les séparatistes étaient soutenus par l’Arabie Saoudite qui préférait avoir un voisin divisé et faible pour plusieurs raisons. D’abord, parce qu’elle entretenait des contradictions avec son voisin sur le tracé de la frontière : le Yémen réclamait en effet certains territoires situés en Arabie Saoudite. Ensuite, parce qu’un Yémen uni avec un bon leadership pouvait apporter des problèmes aux classes féodales des pays du Golfe comme l’Arabie Saoudite.

Ces tensions entre Nord et Sud débouchèrent finalement sur un conflit. Le président de confession zaydite mobilisa la population du Nord et une grande frange de l’armée autour de ses convictions religieuses pour lutter contre le Sud à majorité sunnite. Les séparatistes furent vaincus, ce qui affaiblit encore plus les anciens membres du Parti socialiste au sein du gouvernement yéménite. Cette guerre a finalement offert au Nord et à Saleh l’occasion d’asseoir leur domination sur les plans militaire et politique.

Quinze ans plus tard, le Sud demande à nouveau la séparation. Pensez-vous que le président Saleh s’en sortira aussi bien cette fois ?

Non, évidemment. Saleh doit affronter des problèmes de toutes parts. Le Sud réclame à nouveau un partage équitable du pouvoir après que ce gouvernement corrompu ait pratiquement ramené le pays à l’état féodal. Pour les Yéménites du Sud qui ont un passé progressiste, la situation n’est pas acceptable. Mais elle ne l’est pas non plus pour les Houtis au Nord. Et dans ce cas-ci, le président Saleh ne peut plus mobiliser une grande partie de la population et de l’armée autour de ses convictions religieuses : les Houtis sont aussi des zaydites ! La résistance houtiste a en fait permis de mettre à nu la véritable politique de ce gouvernement comme aucun stratège n’aurait pu le faire en si peu de temps. La population découvre ce qui se passe vraiment et le mécontentement gronde de plus en plus fort.

Quelles sont les raisons de la colère du peuple yéménite ?

Tout d’abord, la situation sociale et économique. Alors que le régime profite des richesses, le peuple devient de plus en plus pauvre. Il y a aussi le fait que le Yémen soit devenu un bastion de l’impérialisme US et que Saleh se soit rangé aux côtés de Washington dans sa guerre contre le terrorisme. Les Yéménites voient ce qui se passe en Afghanistan, au Pakistan et en Irak. Pour eux, c’est une guerre contre les musulmans. Barack Hussein Obama a beau avoir un nom musulman et faire tous les discours qu’il veut, il n’y a pas d’autres mots pour définir cette guerre.

De plus, le gouvernement yéménite n’est même pas capable de protéger ses citoyens. Après les attentats du 11 septembre, certains ont été enlevés et séquestrés sans raisons. C’est arrivé à un chef religieux yéménite éminent. Alors qu’il se rendait aux Etats-Unis pour voir son fils, il a été arrêté et envoyé à Guantanamo sans motif valable. Après six années de détention, il a finalement été relâché. Mais il est décédé trois semaines plus tard, car sa détention l’avait rendu malade. Cette guerre contre le terrorisme ne fait vraiment pas l’unanimité au sein du peuple yéménite !

Enfin, Saleh a reconnu les frontières de l’Arabie Saoudite dans le différend qui opposait les deux pays. Il a aussi autorisé les bombardiers saoudiens à pilonner la région où sont établis les rebelles houtistes. Pour les Yéménites, cette situation est inacceptable. Saleh est sur un siège éjectable. C’est pourquoi il a besoin du soutien des Etats-Unis qui agitent l’épouvantail d’Al-Qaïda afin de pouvoir agir librement dans le pays.

Après l’Afghanistan et l’Irak, le Yémen va-t-il donc devenir le troisième front des Etats-Unis ?

Je pense que ça l’est déjà. L’armée américaine a déjà envoyé des missiles et des troupes spéciales sur place. Elle fournit également beaucoup de matériel au Yémen, mais une bonne partie de ce dernier passe aux mains des résistants à cause des liens qu’ils entretiennent avec les zaydites de l’armée yéménite ! Cela fait six mois que Saleh a lancé une offensive de taille contre les Houtis. Il a également fait appel aux renforts des armées saoudienne et US. Je ne serais pas étonné qu’Israël rejoigne prochainement la partie. Mais malgré tout, ils ne parviennent pas à bout de la résistance houtiste. Cette dernière est logée dans une région montagneuse, comme les talibans. On sait toute la difficulté qu’il y a à combattre des rebelles sur ce terrain. De plus, les Houtis disposent d’assez d’armes pour combattre encore longtemps.

Un nouvel échec en vue pour les Etats-Unis ?

L’histoire semble se répéter pour les Etats-Unis. Ce pays a beau être aujourd’hui dirigé par un ancien musulman, sa politique n’a pas changé. Le discours d’Obama peut d’ailleurs être très semblable à celui de Georges W. Bush : il promet de traquer les terroristes où qu’ils soient. Washington agite l’épouvantail d’Al-Qaïda pour combattre des rebelles tapis dans les montagnes du Yémen ? Bush a fait la même chose il y a plus de huit ans avec l’Afghanistan et cette guerre n’est toujours pas finie.

La question est de savoir combien de temps cela va-t-il encore durer. L’historien Paul Kennedy a relevé que le décalage entre la base économique et l’expansion militaire était l’un des principaux facteurs de déclin des grands empires. Si l’économie d’une grande puissance est en perte de vitesse, mais que ses dépenses militaires augmentent, cette grande puissance est condamnée à sombrer et à devenir très faible. C’est la situation des Etats-Unis aujourd’hui.

Source : www.michelcollon.info

Mohamed Hassan* est un spécialiste de la géopolitique et du monde arabe. Né à Addis Abeba (Ethiopie), il a participé aux mouvements d’étudiants dans la cadre de la révolution socialiste de 1974 dans son pays. Il a étudié les sciences politiques en Egypte avant de se spécialiser dans l’administration publique à Bruxelles. Diplomate pour son pays d’origine dans les années 90, il a travaillé à Washington, Pékin et Bruxelles. Co-auteur de L’Irak sous l’occupation (EPO, 2003), il a aussi participé à des ouvrages sur le nationalisme arabe et les mouvements islamiques, et sur le nationalisme flamand. C’est un des meilleurs connaisseurs contemporains du monde arabe et musulman.

 http://www.michelcollon.info:80/Yemen-ce-n-est-pas-Al-Quaida-que.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


 

22/09/2010

n° 10 - Dossier du Yémen - 20-09 - : Début& Fin :- :- Le pied de nez de Ben Laden à ses anciens parrains.

n° 10  - Dossier du Yémen - 20-09 - : Début& Fin :- :-  Le pied de nez de Ben Laden à ses anciens parrains.



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Sa diffusion est un acte de résistance.

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Dossier du Yémen

Géopolitique et stratégie

            n° 10                                     20-09-2010

        C.De broeder & M.Lemaire



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Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part

Série d'opérations secrètes américaines contre al-Qaïda.

Analyse - Géopolitique et stratégie- Réflexion

1-1 René Naba : Le Yémen, Le pied de nez de Ben Laden à ses anciens parrains.

 



Tiré à part :

Série d'opérations secrètes américaines contre al-Qaïda.

Des militaires américains ont mené en mai une opération secrète contre des partisans d'al-Qaïda au Yémen et tué un vice-gouverneur provincial, affirme le New York Times du 14 août. Selon le quotidien américain, cette opération est au moins la quatrième menée contre al-Qaïda dans les montagnes et déserts du Yémen depuis décembre. Cette dernière opération a été marquée par une bavure. 

Le 25 mai dernier, dans le désert de la province de Marib, un drone américain lance une attaque secrète. Elle vise un groupe d'hommes soupçonnés par les Etats-Unis d'agir pour le compte d'al-Qaïda au Yémen. L'attaque est un succès, mais l'armée ne peut pas s'en féliciter pour autant, car au cours de cette opération le vice-gouverneur de la province a été tué. Ce dignitaire local, un homme très respecté, était justement en train de négocier la reddition des présumés terroristes.

Cette opération est au moins la quatrième menée contre al-Qaïda au Yémen, révèle le New York Times. Selon le quotidien américain, l'administration Obama a d'ailleurs sensiblement intensifié ce genre d'opérations secrètes. Ces opérations concernent désormais une zone qui va de l'Afrique du Nord aux montagnes du Pakistan et des anciennes Républiques soviétiques. Les insurgés islamistes sont traqués par des drones et des commandos, parfois même par des mercenaires.

Si l'envoi de renforts en Afghanistan a fait l'objet d'un vaste débat public aux Etats-Unis, la campagne militaire américaine au Yémen n'existe pas, officiellement en tout cas. Pourtant, souligne le New York Times, cela fait huit mois qu'elle se déroule.

RFI

15 août 2010

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20100815-yemen-serie-operations-secretes-americaines-contre-al-qaida



1 Analyse - Géopolitique et stratégie - Réflexion 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 René Naba : Le Yémen, Le pied de nez de Ben Laden à ses anciens parrains.

Part 2/2  

I- Le Yémen, banc d’essai de la nouvelle doctrine militaire américaine de la guerre clandestine, «La Doctrine Obama».

L’attentat manqué d’un nigérian sur un avion à destination de Detroit (EU), en décembre 2009, quatre mois après l’attentat manqué contre un prince saoudien responsable de la lutte contre le terrorisme en Arabie saoudite, le Prince Mohamad Ben Nayef Ben Abdel Aziz, a ravivé les craintes des Américains et relancé leur intérêt vers le Yémen, redoutant que ce pays ne servent de repaires aux hommes d’Al Qaida dans la péninsule arabique. L’attentat anti saoudien du 27 Août 2009 a d’ailleurs été revendiqué par le responsable régional d’Al Qaida, Nasser Al Whayshi, alias Abou Bassir, tout comme d’ailleurs l’attentat contre le destroyer «US Cole» dans le port d’Aden, en 2000. Désigné dès lors comme cible prioritaire par les Américains, Abou Bassir a été tué trois mois après sa revendication de l’affaire de Detroit. Depuis 2009, soit en moins d’un an, les autorités saoudiennes auraient déjoué quatre attentats contre le prince Mohamad, un record mondial difficilement égalable.

L’attentat de Detroit a servi de déclencheur à la mise en œuvre de la nouvelle doctrine américaine de la guerre clandestine contre le terrorisme, dont le Yémen en constitue le banc d’essai. La doctrine Obama préconise le recours à de petites unités mobiles de para commandos pour des opérations spéciales affectées à la traque des dirigeants d’Al Qaida du Pakistan au Maghreb, à l’Ouganda en passant par la Somalie, le Kenya, ainsi que l’ensemble des pays du Sahel (Algérie, Mali, Mauritanie) et de l’Asie centrale. Moins coûteuse en termes de budget et d’images, s’appuyant sur la collaboration des entreprises de travaux publics opérant dans la zone, elle vise à se substituer à la doctrine Bush. L’une des principales bévues de cette nouvelle guerre américaine, passée inaperçue au sein de l’opinion publique arabe et internationale, aura été d’ailleurs la mort du préfet du district de Maareb le 25 Mai 2010, victime collatérale d’une intervention clandestine américaine. L’homme négociait avec Al Qaida le dégagement du mouvement de la zone dont il a la responsabilité. Sa mort a soulevé un vent de révolte au sein de sa tribu qui a été, depuis lors, discrètement indemnisée par l’administration américaine. Depuis la mise en route de cette doctrine Obama, trois dirigeants d’Al Qaida ont été tués au Yémen, le chef régional, Nasser al Whayshi, et Nasser al Chihri, à Rafda, et Jamil al Anbari, le 24 mars 2010, selon le quotidien transarabe paraissant à Londres «Al Qods al Arabi» (16 Août 2010).

Le dispositif américain est complété en Afrique orientale par la base aéronavale de Diego Garcia dans l’Océan indien et par la co-location de la base française de Djibouti «Le camp Lemonier». La base de Djibouti permet ainsi aux Etats-Unis et à la France de dominer l’extrémité orientale de la vaste bande pétrolière traversant l’Afrique considérée désormais comme vitale pour leurs intérêts stratégiques, une bande allant de l’oléoduc Higleg -Port Soudan (1600 km), dans le sud-est, à l’oléoduc Tchad Cameroun (1000 km) et au Golfe de Guinée dans l’Ouest. Un poste d’observation américain en Ouganda donne aux Etats-Unis la possibilité de contrôler le sud Soudan où se trouve le gros des réserves soudanaises de brut.

Le positionnement américain à Djibouti a en outre pour mission de détecter les groupes terroristes en liaison avec ceux du Moyen-Orient et de servir de plateforme opérationnelle pour sa guerre clandestine contre Al-Qaida en Afrique de l’est, en particulier en Somalie qui a abrité, selon Washington, le comorien Fazul Abdullah Mohammed et le kenyan Saleh Ali Saleh Nabhan, impliqués dans les attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie en 1998 au cours desquels deux cent vingt quatre personnes avaient été tuées.

Al Qaida a procédé à une décentralisation de son mouvement dans une démarche symétrique à la nouvelle doctrine américaine de la furtivité, conférant une large autonomie aux commandements régionaux, en application de la nouvelle stratégie du «combat disséminé» mise en œuvre avec succès par le Hezbollah libanais contre Israël, en 2006. Depuis la reprise des hostilités à grande échelle au Yémen, «Al Qaida» a ainsi procédé à la réunification des deux branches opérant dans la zone, l’Arabie saoudite et le Yémen, pour lancer, en 2008, «Al Qaida pour la Péninsule arabique», s’attaquant aux objectifs stratégiques, l’ambassade de Etats-Unis, en 2008, et un centre de sécurité d’Aden où étaient détenus des membres de son organisation, en juin 2010 en vue de peser sur la pulsion séparatiste des sudistes yéménites et contribuer à délégitimer le pouvoir central. Les Américains considèrent cette branche là comme la plus performante des autres subdivisions de l’organisation mère.

 

Al Qaida dispose en outre d’une filiale strictement somalienne «les fameux chebab» (les jeunes) qui tiennent la dragée haute au gouvernement pro saoudo occidental de Mogadiscio, se signalant à l’opinion internationale par un raid meurtrier sur l’Ouganda, le 11 juillet 2010, faisant une soixantaine de morts, ainsi que d’une branche maghrébine, faisant la jonction opérationnelle entre le Monde arabe et le Monde africain, «Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI)».Résultante d’un processus de scissiparité, AQMI est la transformation, en janvier 2007, par intégration dans le réseau  de Ben Laden du Groupe salafiste algérien pour la prédication et le combat (GSPC), fondé lui-même en 1998 par dissidence du Groupe islamique armé (GIA).

Officiant généralement dans les déserts algérien, malien, nigérien et mauritanien, Al Qaida a mis à profit la porosité des frontières pour étendre son théâtre d’opérations dans la zone désertique du Sahel, pointant désormais le Burkina Faso, dont le président Blaise Compraoré, le négociateur de la libération de l’agent français Pierre Calmatte (Février 2010), vient d’opérer un spectaculaire rapprochement avec les Etats-Unis. L’AQMI a procédé le 24 juillet 2010 à l’exécution d’un otage français, Michel Germaneau, point marquant d’une épreuve de force avec la France dans ce qui apparaît comme une stratégie de tension visant à adresser une sommation à ce qu’il considère être l’islamophobie du pouvoir français depuis le tintamarre médiatique réservé en France aux «caricatures du prophète», sous l’égide du tandem journalistique Philippe Val Daniel Leconte, aux controverses sur le voile islamique, la Burqua et les chaînes de restauration rapide Halal.

II- Une bataille décisive dans l’ordre symbolique contre l’Arabie saoudite

L’implication d’Al Qaida dans le conflit inter yéménite et son environnement somalien a retenti comme un camouflet à ses anciens partenaires, l’Arabie saoudite et les Etats-Unis, en même temps qu’elle souligne la dérision de la stratégie américaine dans son objectif majeur, «la guerre mondiale contre le terrorisme», la mère de toutes les batailles.

A la tête du pays depuis trente deux ans (1978), le président Ali Abdallah Saleh accuse ses rebelles de vouloir renverser son régime pour rétablir l’imamat zayidite, aboli en 1962 à Sanaa, et d’être manipulés par l’Iran. Les Houthistes, quant à eux, se plaignent d’avoir été marginalisés par le gouvernement sur le plan politique, économique et religieux, et demandent le rétablissement du statut d’autonomie dont ils bénéficiaient avant 1962. Ils assurent défendre une identité menacée selon eux à la fois par la politique du pouvoir central, qui maintiendrait leur région dans le sous-développement, et par la poussée d’un fondamentalisme sunnite à l’égard duquel Sanaa entretient souvent l’ambiguïté.

Issus du courant religieux chiite zayidite, les Houthistes habitent sur les hauts plateaux yéménites et notamment la province de Saada, et présentent de nombreuses différences au niveau du dogme par rapport aux chiites duodécimains iraniens. Ils représentent, en 2007, 30 % environ des 22,2 millions de Yéménites qui sont en majorité sunnites. De plus, ils partagent de nombreuses interprétations religieuses avec la majorité sunnite chaféite. Les houthistes dénient toute instrumentalisation de leur cause par une puissance étrangère et insistent au contraire sur l’aide que le royaume saoudien apporterait au président.

La nouvelle guerre du Yémen a éclaté en 2004 à la suite de la capture des principaux chefs houthistes et la mort au combat de leur chef, Hussein Al Houthi, tué en septembre de cette année là par un missile au cours d‘une opération clandestine de la CIA en représailles contre l’attentat contre le destroyer Cole. Hussein, figure de proue du mouvement, a été remplacé depuis lors par son frère Abdul Malik.

 

Mais au-delà du conflit inter tribal, les yéménites nourrissent de solides griefs à l’égard de l’Arabie saoudite à qui ils ne pardonnent pas l’annexion de trois verdoyantes provinces -Assir, Jizane et Najrane (2), à qui ils reprochent de surcroît d’avoir longtemps entretenu l’instabilité dans le pays en alimentant directement le budget de la défense, contournant ainsi le pouvoir d’état au bénéfice alternatif des deux principales confédérations tribales: les Beni Hached et les Bakil. Cheikh Abdallah Hussein Al Ahmar, homme fort de la tribu des Hached, dirigeant du parti d’Al Islah (la réforme) et Président du Parlement yéménite, passe pour bénéficier des subsides saoudiens dans la nouvelle confrontation.

Le Yémen et l’Irak, les deux pays frontaliers de l’Arabie saoudite, constituent les deux balises stratégiques de la défense du Royaume wahabite, le premier au sud, le second au nord  de l’Arabie. C’est dans ces deux pays que l’Arabie saoudite a engagé le combat pour assurer la pérennité de la dynastie wahhabite, à deux reprises au cours des dernières décennies. Le Yémen a servi en effet de champ d’affrontement inter arabe entre Républicains et Monarchistes du temps de la rivalité Nasser Faysal dans la décennie 1960, et, l’Irak, le théâtre de la confrontation entre le Chiisme révolutionnaire et le sunnisme conservateur du temps de la rivalité Saddam Hussein Khomeiny dans la décennie 1980.

Al Qaida au Yémen est en fait un retour aux fondamentaux du conflit de légitimité qui oppose le chef du mouvement à la famille Al Saoud. Oussama Ben Laden se considère détenteur d’une légitimité glanée sur les champs de bataille d’Afghanistan, qui a eu pour effet de valoriser la position saoudienne auprès de ses alliés américains, un rôle que lui dénie la famille Al-Saoud.

Bénéficiant d’une audience certaine tant au sein de l’Islam asiatique (Afghanistan Pakistan) que de l’Islam africain (Sahel subsaharien), Oussama Ben Laden souffre toutefois d’un handicap majeur au sein du noyau historique de l’Islam -le monde arabe- du fait de son passé d’agents de liaison des Américains dans la guerre anti soviétique d’Afghanistan (1980-1990), détournant près de cinquante mille combattants arabes et musulmans du champ de bataille principal, la Palestine, alors que Yasser Arafat, chef de l’OLP, était assiégé à Beyrouth par les Israéliens avec le soutien américain (juin 1982). S’il peut se targuer d’avoir contribué à précipiter l’implosion d’un «régime athée», l’Union soviétique, ses censeurs lui reprochent d’avoir privé de leur principal soutien militaire, les pays arabes du «Champ de bataille», l’Organisation de Libération de la Palestine, l’Egypte, la Syrie, l’Irak, ainsi que l’Algérie, le Sud Yémen, le Soudan et la Libye.

Son autorité de ce fait se heurte  sur la scène arabe au charisme d’authentiques dirigeants à la légitimité avérée aux yeux de larges factions du monde arabo musulman, Cheikh Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, le mouvement chiite libanais, auteur de deux exploits militaires contre Israël (2000, 2006), et le Hamas, le mouvement sunnite palestinien, dont l’incomparable avantage sur Oussama Ben Laden réside dans le fait qu’ils n’ont jamais déserté, eux, le combat contre Israël, l’ennemi principal du monde arabe.

-L’autodafé du Coran, une aubaine idéologique, un levier de recrutement pour al Qaida

La destruction par ses alliés talibans des Bouddhas de Bâmiyân (3), dans le centre de l’Afghanistan, en 2001, en aliénant à l’Islam près d’un milliard de bouddhistes, a accentué cette suspicion à son égard. Cet acte prend d’autant plus de relief rétrospectivement que les musulmans font, à leur tour, l’objet d’une stigmatisation avec le projet d’un petit groupe intégriste chrétien de Floride de brûler 200 exemplaires du Coran, le livre sacré des musulmans, samedi 11 septembre, date du 9eme anniversaire des attentats aux Etats-Unis.

Le projet du pasteur Terry Jones, du Dove World Outreach Center, de brûler le Coran a été qualifié de «geste destructeur, mettant en péril les troupes occidentales en Afghanistan», par le président Obama. Il constitue en tout état de cause une aubaine idéologique et pourrait servir de justification a posteriori au raid anti américain d’al Qaida, et, en arguant de l’islamophobie des sociétés occidentales, constituer un levier de recrutement pour l’organisation islamiste, en pleine période de commémoration des attentats anti-américains.

Oussama Ben Laden apparaît rétrospectivement comme le dindon de la farce de l’affaire afghane, dans sa version anti soviétique, dans la mesure où elle a abouti a enfoncé l’allié des pays arabes du champ de bataille, l’Union soviétique, et a renforcé le partenaire stratégique d’Israël, les Etats-Unis. Cinquante mille arabes et musulmans, enrôlés sous la bannière de l’Islam, sous la houlette d’Oussama Ben Laden, officier de liaison des Saoudiens et des Américains, combattront en Afghanistan l’athéisme soviétique dans une guerre financée partiellement par les pétromonarchies du Golfe à hauteur vingt milliards de dollars, une somme équivalent au budget annuel du quart des pays membres de l’organisation pan arabe (4).

En comparaison, le Hezbollah libanais avec un nombre de combattants infiniment moindre, estimé à deux mille combattants, et un budget dérisoire par rapport à celui engagé pour financer les arabes afghans, aura provoqué des bouleversements psychologiques et militaires plus substantiels que la légion islamique dans le rapport des forces régional.

Le raid du 11 septembre 2001 est ainsi apparu rétrospectivement comme une mesure de représailles à cette duplicité en même temps qu’une tentative d’entraîner les Etats-Unis, par la riposte qu’elle ne manquerait pas de susciter, dans une guerre d’usure dans le bourbier afghan. Telle est du moins l’une des interprétations ayant eu cours dans les milieux politiques arabes sur les motivations profondes d’Oussama Ben Laden sur le choix des objectifs de l’attentat du 11 septembre 2001.

L’implantation d’Al Qaida pour la péninsule arabique au Yémen pourrait avoir un effet déstabilisateur sur le royaume, qui «ne sera pas à l’abri d’un effondrement, en cas de chute du régime yéménite», a averti le 17 juillet 2010, le ministre yéménite de l’enseignement supérieur, Saleh Basserrate, déplorant l’absence de coopération de l’Arabie dans le règlement des difficultés économiques du pays (5). L’alerte a été jugée suffisamment sérieuse pour conduire le Roi Abdallah à engager ses forces dans les combats du Yémen, à l’automne 2009, aux côtés des forces gouvernementales, et à surmonter son contentieux avec la Syrie incitant son homme lige au Liban, le nouveau premier ministre libanais, Saad Hariri, à reprendre le chemin de Damas.

 

Près d’un million de travailleurs yéménites ont été expulsés d’Arabie saoudite en 1990 pour l’alignement du gouvernement de Sana ‘a sur Saddam Hussein dans son contentieux territorial avec le Koweït, conduisant le gouvernement yéménite, dans l’espoir d’obtenir une aide économique saoudienne, à mettre une sourdine à ses revendications territoriales, au grand dam d’une fraction de l’opinion yéménite. L’implication d’un membre de l’entourage familial du Prince Bandar Ben Sultan, fils du ministre de la défense et président du Conseil national de sécurité, dans la réactivation des sympathisants d’Al Qaida tant en Syrie qu’au Nord Liban, dans la région du camp palestinien de Nahr el Bared, a donné la mesure de l’infiltration de l’organisation pan islamiste au sein des cercles dirigeants saoudiens, en même temps qu’elle fragilisait le Royaume vis-à-vis de ses interlocuteurs tant arabes qu’Américains.

Cheikh Maher Hammoud, Mufti sunnite de la Mosquée «Al Qods» de Saida, (sud Liban), a ouvertement accusé le Prince Bandar depuis la chaîne transfrontière Al Jazira, samedi 26 juin 2010, d’avoir financé des troubles au Liban particulièrement contre les zones chrétiennes de Beyrouth dans une opération de diversion, sans que cette déclaration ne soit démentie ou le dignitaire poursuivi en justice, conduisant l’Amérique à déclarer «non grata» Bandar, l’ancien enfant chéri de les Etats-Unis, le « Great Gatsby » de l’establishment américain.

Fait significatif, l’un des responsables d’Al-Qaida dans la péninsule Arabique n’est autre que l’imam radical Anwar Al-Aulaqi, un homme que les américains désignent comme responsable de la stratégie de communications d’Al Qaida à destination du monde anglophone, via le site en ligne «Inspire». Yéménite né aux Etats-Unis, il a revendiqué comme disciple l’auteur de l’attentat avorté du vol Amsterdam Detroit le 25 décembre 2009, illustration symptomatique de la confusion régnant dans les rapports entre les Etats-Unis et le monde musulman et  l’instrumentalisation américaine de l’Islam dans son combat contre l’Union soviétique. Il figure désormais comme objectif prioritaire de la doctrine Obama.

L’ancrage d’une organisation essentiellement sunnite, excroissance du rigorisme wahhabite, sur le flanc sud de l’Arabie saoudite, porte la marque d’un défi personnel de Ben Laden à ses anciens maîtres en ce qu’elle transporte sur le lieu même de leur ancienne alliance la querelle de légitimité qui oppose la monarchie à son ancien serviteur.

Sur fond d‘épreuves de force américano-iranien à l’arrière plan du contentieux nucléaire iranien, Oussama Ben Laden, yéménite d’origine, saoudien de nationalité déchue, a choisi de livrer bataille sur la terre de ses ancêtres.

De porter, dans l’ordre symbolique, sa bataille décisive contre la monarchie saoudienne, qu’il considère comme un renégat de l’islam, l’usurpateur saoudien des provinces yéménites, dans un combat retourné dont le terme ultime devrait être le rétablissement de sa légitimité, à tout le moins la légitimité du label de son organisation en perte de vitesse au sein du Monde arabe. Avec paradoxalement en observateur passif, à dividendes possibles, l’Iran chiite, et, surtout, la Russie évincée de Socotra, qu’il combattit naguère en Afghanistan pour cause d’athéisme.

Références

2- Les trois provinces yéménites de Assir Jizane et Najrane avaient été annexées par l’Arabie saoudite en 1932, annexion ratifiée par l’accord de Taëf de 1934. Le Yémen s’oppose à la reconduction pour vingt ans de cet accord arrivé à expiration en 1992.

3 – Les Bouddhas de Bâmiyân étaient deux statues monumentales de bouddhas debout, excavées dans la paroi d’une falaise située dans la vallée de Bâmiyan du centre de l’Afghanistan, à 230 kilomètres au nord-ouest de Kaboul et à une altitude de 2 500 mètres. Le site tout entier est classé au  patrimoine mondial de l’UNESCO. Le «grand Bouddha» (53 mètres) daterait du Ve siècle, le «petit Bouddha» de la seconde moitié du troisième siècle.  Les statues ont aujourd’hui disparu après avoir été détruites en mars 2001 par les talibans.

4 -Mikaël Awad, politologue égyptien,  intervention sur la chaîne transfrontière arabe «Al Jazira» 2 février 2010 émission «al Ittijah al Mouakess», le sens contraire».

5- Cf. «L’appel au secours du Yémen à l’Arabie saoudite», éditorial de Abdel Bari Atwane, directeur du journal panarabe «Al Qods al arabi» paraissant à Londres, en date du 17 juillet 2010-07-17aila

Pour aller plus loin

1 -Cf. Arabie saoudite: la grande frayeur de la dynastie wahabite

http://www.renenaba.com/?p=701

2 Cf. Yémen: La lutte pour le pouvoir dans le sud Yémen pro soviétique

http://www.renenaba.com/?p=766/

René Naba

Samedi 11 Septembre 2010

Source : http://tunisitri.wordpress.com/2010/09/17/yemen-%c...

http://www.emarrakech.info/Yemen-La-Doctrine-Obama_a43143.html

 

 

 Commentaires

1.Posté par Floydrose le 11/09/2010 15:59

Excellent article!

Etonné de l'absence de commentaires d'ailleurs... Trop impartial sûrement ;-)

 

2.Posté par Note le 11/09/2010 18:27

" ses censeurs(de O.Ben Laden) lui reprochent d’avoir privé de leur principal soutien militaire, les pays arabes du «Champ de bataille», l’Organisation de Libération de la Palestine, l’Egypte, la Syrie, l’Irak, ainsi que l’Algérie, le Sud Yémen, le Soudan et la Libye."
Affirmation incoherente de la part de Mr Naba,puisque les régimes mentionnés étaient les pires oppresseurs des mouvements à references islamiques. Les milliers ont été assassinés, tortures, exécutés injustement ou été contraints à l'exile par ces régimes à idiot-logies nationalistes, donc raciste par définition et par nature, ou marksites, donc inaqequate, puisque ces régimes ne font que copier des models socio-politiques occidentals innaplicables à un orient arabo-musulman innadapté.

Mais l'article de Mr Naba ne manque pas de pretentions idéologiques,puisque dans la premiére partie de cette serie d'articles ecrit-il clairement : " Ce papier est dédié à Georges Habbache, chef du Mouvement Nationaliste Arabe..."(1),ce qui laisse entendre qu'il a un compte à régler avec la mouvances islamistes en génerale,et sunnite en particulier,puisque ecrit-il encor plus clairement à propos d'O.Ben Laden : "...dix ans après l’apocalyptique raid qu’il a commandité sur les symboles de l’hyper puissance américaine..."(2) ce qui émet des doutes sur son objectivité et son impartialité suposée,puisque en tant que fin connaisseur et analyste des événements politiques contemporains, Mr Nabe ne peut pas ignorer qu'Alqaïda n'avait pas les moyens pour commettre de tels attentats, et que Bel Laden ne les a jamais revendiqué réellement.
(1) Yémen : Le pied de nez de Ben Laden à ses anciens parrains 1/2 par René Naba.Disponible sur Alterinfo
(2) Même source.

3.Posté par Lecteur le 11/09/2010 22:53

Article très pointu.
Floydrose, personnellement et en ce qui me concerne je ne suis pas scotché à l'ordinateur tout le temps, matin et soir, week-end compris pour mettre un commentaire.
Merci

4.Posté par Note le 12/09/2010 00:56

Certes, l’article de Mr Naba contient des informations authentiques et précises, comme les agitations de la dynastie Wahabite qui est entrainé dans un jeu politique qui dépassent leurs petites cervelles et leurs islamistes ignorants,ou le fait que Ben Laden est le dindon de la farce; là n'est pas le problème.
Le problème est l'usage et l'interprétation que fait Mr Naba de ces faits en fonction de ces prétentions idéologiques qui sentent fort une nostalgie à l'ère du bête nationalisme arabe. De plus, le plus frappant dans son présent article, c’est que les notions les plus utilisées sont : " Alqïda", qui tente de la lier par la force même à l'autre notion "islam sunnite " ,notion qu'il a fait connecté par un jeu de mots et récits de faits à l'autre notion qui est " le 11 Septembre " et l'autre notion très nouvelle dans son vocabulaire qui est " l'atheisme ", pour donner l'impression que les afghans et l'idiot Ben Laden et sa légion ne combattaient pas les soviétiques en tant qu'envahisseurs mais "pour cause d’athéisme" écrit en fin de son article.

Bref, tout l'article n' a comme objectif que de faire passer indirectement la tragédie du 11 septembre comme étant l'œuvre de musulmans.et ce comme une façon de se venger des islamistes qui ont été instrumentalisé par les Al Saoud et les états unis pour saboter les projets nationaliste et marxiste arabe, chose tout à fait compréhensible mais pas jusqu'à accuser à tort toute une religion et un milliard de citoyens de ce monde d'avoir commis les attentats du 11 Septembre.
Si les nationalistes et marxistes arabes n'ont pas pu mener leurs projets comme ils les souhaitaient, c’est qu'ils étaient incompétents, on ne demande pas à un Mohammed de changer d'un coup de nom et de s'appeler Marx ou à un arabe de se considéré supérieur à un Berbère ou un Kurde, les choses ne fonctionne pas comme ça Mr Naba.
Enfin ,il n'y a aucune preuve qui démontre que ce sont les talibans qui ont détruits les statuts des deux boudhas, car si c'est le cas pourquoi l'ont-ils fait précisément en Mars 2001 et pas avant ?
------------------------------------------------
" Un an après l'attentat de New York, le professeur norvégien Johan Galtung, directeur du Réseau Transcend pour la paix et le développement, déclarait dans une interview au magazine allemand Der Spiegel : "A mon avis, Al-Qaïda est une fiction née à Washington, une projection tout à fait typique des vues du Pentagone. Lorsqu'il y a un ennemi, il doit correspondre à l'idée exacte que s'en font les stratèges ministériels : structuré comme leur propre administration, doté d'énormes moyens financiers et dirigé par une hiérarchie claire et précise dans ses moindres détails. La représentation occidentale de cette organisation est complètement fausse... En fait, nous avons tout simplement affaire à des cellules indépendantes mues par une foi commune."


" Adam Curtis, auteur d'un documentaire présenté à la BBC (The Power of Nightmares), confirme qu'il n'y a ni réseau terroriste international, ni membres, ni chef, ni cellules dormantes, ni stratégie d'ensemble : The making of the terror myth."
[http://www.guardian.co.uk/media/2004/oct/15/broadcasting.bbc/print]

Comme le fait remarquer le Réseau Voltaire, début décembre 2003 : "Le président d'un comité d'experts antiterroristes de l'ONU, Michael Chandler, a présenté son rapport annuel sur la traque d'Al-Qaïda. [...]

La véritable information de ce rapport, est que sur 191 Etats membres de l'ONU, 108 ont refusé de fournir des informations sur Al-Qaïda. Ils sont 108 à déclarer ne jamais avoir observé sur leur territoire quoi que ce soit qui valide l'existence d'Al-Qaïda et ne pas se sentir concernés par cette prétendue menace planétaire."

http://membres.multimania.fr/wotraceafg/terrorisme.htm#alq

  

6.Posté par rene naba le 12/09/2010 10:09

Réponse à note.
La dédicace à Georges Habbache se justifie par la contribution de son mouvement à la libération du Yémen du protectorat britannique; je ne vois rien de honteux à cela, à moins que vous n'éprouviez des réticences à combattre le colonialisme, surtout britannique, à l'origine pourtant de la promesse Balfour, matrice de l'Etat d'Israël.
Sous ses régimes, comme sous tous les autres régimes arabes, tous les contestataires étaient persécutés. Religieux ou laïcs, croyants ou non croyants. Mais cela n'excuse pas la déportation du combat vers d'autres champs. Beaucoup ont croupi en prison, sans renoncer à la lutte, sans renier leurs opinions.
Que je sache, le principal champ de bataille était la Palestine et non l'Afghanistan. Ben Laden n'a jamais volé au secours des Palestiniens, qui ne l'ont pourtant jamais persécuté. Il existe des objectifs prioritaires dans une lutte. ce qui explique l'état de déliquescence de la Palestine, et l'état de servitude des pys arabes.

 

7.Posté par gustav le 12/09/2010 11:16

Article en apparence pointu mais qui ne vaut pas une cacahouète!!
Info/désinfo ... je ne sais plus à quoi joue Alterinfo ... que se passe-t-il???
Jean-Marc

 

8.Posté par gustav le 12/09/2010 13:59

Est-ce un article authentique? ... il se passe des choses bizarres sur le net ces derniers temps. Alterinfo piraté ou ??? ....
Que dire devant autant d'inepties?
Jean-Marc

 

9.Posté par Note le 12/09/2010 15:17

@rené Naba,
Je suis bien d'accord avec vous en ce qui concerne G.Habbash, c'était un grand homme. Il n'est pas comparable à un Ben Laden qui n'est qu'un dindon de la farce,ou à quelques islamistes qui ignore ce qui est la Politique.
Mais ce ne je comprend pas Mr Naba, moi qui a lu plusieurs de vos livres, et qui ne manque jamais de lire vos analyses sur votre site, c'est pourquoi vous cherchez par tout les moyens à associer le 11 septembre à Ben Laden,donc à AlQaïda,donc à l'Islam sunnite ?
Peut être seriez-vous influencer par la situation intérieure du Liban? Si c'est le cas, sachez que ni Hariri, ni " Jund Allah " ne represente en rien l'Islam sunnite .Ce ne sont que des mercenaires au service de la dynastie obscurantiste wahhabite et des états unis.
Cordialement.

René Naba

Lundi, 13 Septembre

http://www.alterinfo.net/Le-Yemen-Le-pied-de-nez-de-Ben-Laden-a-ses-anciens-parrains-Part-2-2_a49776.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

21/09/2010

n° 9 - Journal du Yémen - 30-07 au 19-08 - : Début :- : Cette année, les attaques de drones ont été dix fois plus nombreuses

n° 9 - Journal du Yémen - 30-07 au 19-08 - : Début  :- : Cette année, les attaques de drones ont été dix fois plus nombreuses



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Yémen

 n° 9                                                30-07 au 19-08

        C.De broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part :

Le gouvernement du Yémen a officiellement rejeté les déclarations de Washington

Jacque Tourtaux : la guerre est là mais elle ne se voit pas.

A mon avis, Al-Qaïda est une fiction ...

3 Les brèves

3-1 Bill Van Auken :  Cette année, les attaques de drones ont été dix fois plus nombreuses.

3-2 C'est une certitude. Al Qaida est morte

3-3 El-Qaëda sort de l’ombre dans le sud du Yémen

4 Dossier

4-1 Bill VanAuken : Obama programme une escalade des massacres au

 



Tiré à part :

Le gouvernement du Yémen a officiellement rejeté les déclarations de Washington  ...de cette semaine et a accusé les USA et les médias occidentales "d’exagérer l’importance d’al-Qaeda au Yémen et les dangers que cette organisation fait courir à la stabilité et à la sécurité du pays" et a affirmé que "combattre le terrorisme au Yémen demeurait la responsabilité des forces yéménites de sécurité."

Bill Van Auken

2 septembre 2010

Pour consulter l’original : http://www.wsws.org/articles/2010/a...

Traduction : D. Muselet pour le Grand Soir

: http://www.legrandsoir.info/Obama-programme-une-escalade-des-massacres-au-Yemen.html

 

Jacque Tourtaux : la guerre est là mais elle ne se voit pas.

 Le sourire de Barack Obama est plus doux que celui de George W. Bush, mais son bellicisme est plus agressif encore. A l’ère des restrictions budgétaires et de la communication, la Maison-Blanche a abandonné les bombardements en prime-time et leur préfère l’intervention secrète tous azimuts. Via leurs actions spéciales, les Etats-Unis sont aujourd’hui en guerre dans 75 pays.

La guerre n’est pas que celle qui se voit. En plus des opérations militaires en Irak et en Afghanistan, le Pentagone conduit une guerre secrète où l’Iran est un des objectifs centraux. Elle est coordonnée par le Commandement des opérations spéciales (UsSoCom), qui dispose d’environ 57 000 spécialistes des quatre Armes (Terre, Mer, Air, Marines). Leur mission officielle comprend : le recueil d’informations sur l’ennemi ; l’action directe pour détruire des objectifs, éliminer ou capturer des ennemis ; la guerre non conventionnelle conduite par des forces externes, entraînées et organisées par l’Ussocom ; la contre-insurrection pour aider des gouvernements alliés à réprimer une rébellion ; les opérations psychologiques pour influencer l’opinion publique étrangère afin d’appuyer les actions militaires états-uniennes. Comme il ressort d’une enquête du Washington Post, les forces pour les opérations spéciales sont aujourd’hui déployées dans 75 pays, par rapport à 60 il y a un an [1]. Leur importance croissante est prouvée par le fait que « les commandants des forces spéciales sont aujourd’hui plus présents à la Maison-Blanche que ce qu’ils ne l’étaient à l’époque de Bush ».

L’aire où se concentrent ces opérations, dont le financement se monte officiellement à 10 milliards de dollars, comprend le Proche-Orient, l’Asie centrale et l’Afrique orientale. Il existe cependant « des plans d’attaque préventive ou de représaille dans de nombreux endroits du monde, à mettre en œuvre quand on découvre un complot ou après une attaque ». L’utilisation des forces pour les opérations spéciales offre l’ « avantage » de ne pas demander l’approbation du Congrès et de rester secrète. Ces opérations, selon des fonctionnaires de l’administration cités par l’agence UPI, « pourraient ouvrir la voie à des attaques militaires contre l’Iran si la confrontation sur le programme nucléaire de Téhéran se fait plus aigüe ».

Dans le cadre de la « guerre non-conventionnelle », l’UsSoCom emploie des compagnies militaires privées, comme Xe Services (ex-Blackwater, connue pour ses actions en Irak) qui s’avère employée dans diverses opérations spéciales parmi lesquelles le recueil d’informations en Iran. Ici l’UsSoCom soutient directement ou indirectement les groupes rebelles, surtout ceux qui sont dans la zone sud-orientale à majorité sunnite. Sans trop aller dans la nuance : un de ces groupes, les « Guerriers sacrés du peuple », figure dans la liste des organisations terroristes rédigée par Washington. La même politique est menée en Afghanistan, où les forces pour les opérations spéciales se servent de seigneurs de la guerre locaux. L’un de ceux-ci —rapporte le New York Times [2]— est Matiullah Khan : avec son armée privée, il combat les insurgés avec les forces spéciales états-uniennes (dont le quartier général est à une centaine de mètres de celui de Matiullah Khan) et assure le transit des convois de l’OTAN, qui lui verse un paiement de 1.200 dollars par camion. Il est ainsi devenu, dans sa province, le plus puissant et le plus riche seigneur de la guerre. Grâce à ce que le Pentagone appelle une « guerre non-conventionnelle ».

Par cuba si lorraine

Le Pentagone des démocrates :  

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-les-etats-unis-sont-en-guerre-dans-75-pays-52327300.html


A mon avis, Al-Qaïda est une fiction ...

" Un an après l'attentat de New York, le professeur norvégien Johan Galtung, directeur du Réseau Transcend pour la paix et le développement, déclarait dans une interview au magazine allemand Der Spiegel : "A mon avis, Al-Qaïda est une fiction née à Washington, une projection tout à fait typique des vues du Pentagone. Lorsqu'il y a un ennemi, il doit correspondre à l'idée exacte que s'en font les stratèges ministériels : structuré comme leur propre administration, doté d'énormes moyens financiers et dirigé par une hiérarchie claire et précise dans ses moindres détails. La représentation occidentale de cette organisation est complètement fausse... En fait, nous avons tout simplement affaire à des cellules indépendantes mues par une foi commune."


" Adam Curtis, auteur d'un documentaire présenté à la BBC (The Power of Nightmares), confirme qu'il n'y a ni réseau terroriste international, ni membres, ni chef, ni cellules dormantes, ni stratégie d'ensemble : The making of the terror myth."
[http://www.guardian.co.uk/media/2004/oct/15/broadcasting.bbc/print]

Comme le fait remarquer le Réseau Voltaire, début décembre 2003 : "Le président d'un comité d'experts antiterroristes de l'ONU, Michael Chandler, a présenté son rapport annuel sur la traque d'Al-Qaïda. [...]

La véritable information de ce rapport, est que sur 191 Etats membres de l'ONU, 108 ont refusé de fournir des informations sur Al-Qaïda. Ils sont 108 à déclarer ne jamais avoir observé sur leur territoire quoi que ce soit qui valide l'existence d'Al-Qaïda et ne pas se sentir concernés par cette prétendue menace planétaire."

http://membres.multimania.fr/wotraceafg/terrorisme.htm#alq



Résistance

Analyse

Le Yémen du sud, Etat indépendant avant 1990, est le foyer d'une contestation animée par le Mouvement sudiste, une coalition dont certaines composantes appellent au fédéralisme et d'autres à la sécession.

lemonde.fr - AFP

Ali al-Chayba, un dirigeant du Mouvement sudiste: « Notre mouvement est opposé à l'usage de la force et est déterminé à n'employer que les moyens pacifiques pour réaliser son objectif, qui est la libération du Sud. »

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/670953/El-Qaeda_sort_de_l'ombre_dans_le_sud_du_Yemen.html



1 Lutte pour la libération du territoire

Au jour le jour

28-08

Vendredi, des hommes armés ont tué un soldat et en ont blessé trois dans la province de Lahej (sud), et mercredi, quatre policiers ont été tués et deux blessés à Zinjibar, ville de la province d'Abyane.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=152141&language=fr

29/08/

Neuf soldats et un civil ont été tués samedi dans l'attaque contre un poste militaire dans le sud du Yémen, selon un nouveau bilan communiqué dimanche par un responsable de la sécurité.
"L'un des soldats survivants a raconté que les assaillants, disaient vouloir venger leurs morts à Loder", ville du sud qui fût le théâtre récent de combats, a déclaré ce responsable.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=152141&language=fr

05.09.

Dans le sud du Yémen où la situation était tendue, 4 policiers et deux militants séparatistes sudistes ont trouvé la mort dans de violents affrontements qui les ont opposés samedi à Habilayn, dans la province de Lahej, un fief du Mouvement sudiste, ont indiqué à l'AFP des sources médicales et de l'autorité locale.

Ces violences avaient éclaté dès l'aube à Habilayn au moment où les forces de sécurité mettaient en place un barrage de contrôle aux alentours de cette localité, selon des témoins et des sources de l'administration locale.

La situation restait tendue dimanche dans la région de Habilayn et les forces gouvernementales ont dû retirer des renforts acheminés dans le secteur, ont indiqué des habitants contactés par téléphone.

lemonde.fr – AFP

http://www.lemonde.fr/depeches/2010/09/05/yemen-sud-9-morts-dont-4-policiers-et-un-chef-tribal-dans-des-heurts_3210_60_43316018.html

05-09

Le chef tribal, Hussein Saleh Machdel, et ses deux gardes du corps ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche dans une embuscade près de Loder, dans la province d'Abyane, a déclaré à l'AFP un responsable des services de sécurité.

lemonde.fr – AFP

http://www.lemonde.fr/depeches/2010/09/05/yemen-sud-9-morts-dont-4-policiers-et-un-chef-tribal-dans-des-heurts_3210_60_43316018.html

05-09

À Loder où de violents combats en août pour le contrôle de cette ville fait 33 morts, dont 11 militaires, 19 membres d'Al-Qaïda et trois civils.

Cheikh Hussein, l'un des chefs de la tribu des Al-Fadhl, menait une médiation entre les autorités et les insurgés et il a été tué alors qu'il rentrait à Loder d'une réunion tribale avec des responsables d'Abyane, a indiqué à l'AFP un proche du dignitaire.

Le Yémen du sud, Etat indépendant avant 1990, est le foyer d'une contestation animée par le Mouvement sudiste, une coalition dont certaines composantes appellent au fédéralisme et d'autres à la sécession.

lemonde.fr - AFP

: http://www.lemonde.fr/depeches/2010/09/05/yemen-sud-9-morts-dont-4-policiers-et-un-chef-tribal-dans-des-heurts_3210_60_43316018.html

11-09

Des hommes ont attaqué un point de sécurité militaire dans le sud du Yémen, tuant trois soldats et en blessant quatre autres, a annoncé jeudi un responsable de la sécurité du pays.

L'assaut a eu lieu tôt jeudi à Moudia, dans la province d'Abyan, au sud de la capitale Sanaa.

 fr.news.yahoo.com/3/



2  Politique

a) Yemen

Ali Abdallah Saleh

11-02

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a annoncé  le cessez-le-feu et le chef de la résistance Abdel Malek al-Houthi a ordonné à ses hommes de le respecter.

http://www.romandie.com/ats/news/100212124130.s8m770bk.asp


2a-1 Sur le terrain

Le gouvernement du Yémen a officiellement rejeté les déclarations de Washington de cette semaine et a accusé les USA et les médias occidentales "d’exagérer l’importance d’al-Qaeda au Yémen et les dangers que cette organisation fait courir à la stabilité et à la sécurité du pays" et a affirmé que "combattre le terrorisme au Yémen demeurait la responsabilité des forces yéménites de sécurité."

Bill Van Auken

2 septembre 2010

Pour consulter l’original : http://www.wsws.org/articles/2010/a...

Traduction : D. Muselet pour le Grand Soir

 http://www.legrandsoir.info/Obama-programme-une-escalade-des-massacres-au-Yemen.html



c) Usa  (le parrain)

Les grandes manœuvres

Les Etats-Unis cherchent à renforcer (...) la sécurité au Yémen.

Des responsables de l'armée américaine ont proposé d'allouer 1,2 milliard de dollars sur cinq ans au renforcement de la ‘sécurité’ au Yémen, signe que les Etats-Unis s'inquiètent de plus en plus de la présence d'Al-Qaïda dans la région(…) , a confirmé jeudi le Pentagone.

Dans son édition de jeudi, le Wall Street Journal a indiqué que le commandement central américain, qui supervise les forces américaines au Moyen-Orient, avait demandé qu'un tel investissement soit fait, en dépit des inquiétudes persistantes sur la corruption au Yémen.

Dans la matinée, des responsables du Pentagone ont confirmé l'information auprès des journalistes.

Ces responsables du ministère de la Défense ont indiqué qu'aucune décision finale n'avait été prise jusqu'à présent à propos de cette aide au Yémen dans le cadre du budget 2012 et que la question était actuellement discutée par les responsables du département d'Etat et du Pentagone.

"Il est trop tôt pour prédire précisément la nature ou le montant de l'assistance qui pourrait sortir" de cette réflexion, a déclaré le porte-parole Bryan Whitman à l'AFP.

Ces derniers jours, les forces de sécurité(…)  ont combattu des militants d'Al-Qaïda pour contrôler la ville de Loder, dans le sud du Yémen, des combats qui ont fait 33 morts -11 militaires, 19 membres d'Al-Qaïda et trois civils.

La communauté américaine du renseignement avait tiré la sonnette d'alarme sur la branche yéménite d'Al-Qaïda avant même qu'elle soit soupçonnée d'être derrière la tentative ratée d'attentat sur un avion de ligne se rendant à Detroit le jour de Noël 2009.

Les autorités yéménites avaient dit à ce propos il y a une semaine que des responsables américains exagéraient la menace d'Al-Qaïda au Yémen et ont réaffirmé que la lutte contre les membres du réseau dans leur pays était de leur responsabilité.

"Les fuites dans la presse américaine et dans les médias occidentaux exagèrent la menace que pose Al-Qaïda pour la sécurité et la stabilité du Yémen", a déclaré un porte-parole officiel à l'agence de presse Saba.

Lundi, deux Yéménites soupçonnés d'activités terroristes ont d'ailleurs été arrêtés à leur arrivée à l'aéroport d'Amsterdam en provenance de Chicago "sur la foi d'informations" communiquées par les Etats-Unis, avant d'être libérés, leur dossier s'avérant vide.

(AFP / 02 septembre 2010)



3 Les brèves

3-1 Bill Van Auken : Cette année, les attaques de drones ont été dix fois plus nombreuses.

Le "niveau de pression" infligé à la population des secteurs tribaux sous contrôle de l’administration fédérale du Pakistan est bien connu. Selon les officiels pakistanais cités dans les médias, au moins 700 civils ont été tués par des attaques de drones en 2009. Selon l’estimation d’un think tank (groupe de réflexion NdT) américain favorable à Obama, au moins un tiers de ceux qui ont été tués par des drones au Pakistan sont des civils. Cette année, les attaques de drones ont été dix fois plus nombreuses, avec des frappes de missiles qui sont passées d’une par semaine à au moins une par jour.

Même les inondations qui ont dévasté le Pakistan n’ont pas interrompu la mécanique des assassinats.

La dernière attaque signalée a eu lieu lundi au nord du Waziristan, et a fait 20 morts dont quatre femmes et trois enfants.

Pour consulter l’original : http://www.wsws.org/articles/2010/a...

2 septembre 2010

Traduction : D. Muselet pour le Grand Soir

: http://www.legrandsoir.info/Obama-programme-une-escalade-des-massacres-au-Yemen.html


3-2 C'est une certitude. Al Qaida est morte

Un article qui rejoint ce que l'on disait ICI. Il y a longtemps que Ben Laden est à six pieds sous terre, d'ailleurs s'il n'était pas mort ou sur le point de trépasser le 11 septembre, les attentats du WTC n'auraient pas eu lieu en son nom.

C'est une certitude. Al Qaida est morte, selon Alain Chouet, ex-patron de la DGSE et sans doute qu'il est loin de dire tout ce qu'il sait.

Nous le disons à sa place car la patience a des limites pour ce qui est de gober des mensonges, sans arrêt. On sait très bien qui fait tout sauter, en Irak, en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen, et ailleurs... qui a fait sauter Hariri et qui transforme la planète en grande sauterie sanglante. Ils sont en train d'ensanglanter le monde parce que leur Haine de l'Humanité est sans limites. Ils voudraient être partout, ils se mêlent de tout, ils passent leur temps à déstabiliser tous les pays, et ne doutez pas qu'ils rêvent de se servir de la bombe atomique pour les pays qui ne veulent pas se prostituer à leur idéologie.

08 /09

http://palestine.over-blog.net:80/article-est-ce-qu-israel-dirige-les-talibans-56736399.html


3-3 El-Qaëda sort de l’ombre dans le sud du Yémen
nb : Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

La branche yéménite d'el-Qaëda agit désormais au grand jour à Abyane, province du sud du pays, et l'un des foyers de la contestation sudiste contre le gouvernement de Sanaa. Farès Ghanem, un journaliste yéménite spécialiste des mouvements islamistes, estime qu'el-Qaëda « a tiré profit du relief montagneux et de l'absence de l'État, qui délaisse cette province, pour s'y implanter ». El-Qaëda dans la péninsule Arabique (AQPA) a revendiqué mardi six attaques menées au cours des deux dernières semaines d'août dans cette province, dont une contre un poste de police ayant fait 12 morts. Mais le plus grave demeure la bataille rangée qui a opposé pendant cinq jours dans la ville de Loder, en août, l'armée yéménite à des hommes armés affiliés au réseau, avec un bilan de 33 morts selon des sources officielles et médicales. « Ce qui s'est produit à Loder était une épreuve de force entre l'État et el-Qaëda, qui a pu contrôler la ville et asséner des coups durs à l'armée », estime M. Ghanem. L'armée a assuré avoir repris le contrôle de Loder à l'issue des combats, mais des notables tribaux ont dû effectuer une médiation pour obtenir le retrait des combattants islamistes de la cité, selon des sources tribales.
Les attaques quasi quotidiennes, le plus souvent menées par des motards masqués, sèment la terreur parmi les policiers et les soldats. « Je crains pour ma vie, et je suis toujours en train d'épier les passants, surtout les motards », affirme un policier chargé de protéger un bâtiment des services de sécurité à Zinjibar, chef-lieu de la province.
Après la bataille de Loder, l'AQPA a distribué dans des mosquées et dans les commerces des tracts revendiquant des attaques contre les forces de sécurité et appelant les civils à éviter les positions militaires pour ne pas être visés. « C'est la première fois que les tracts sont distribués ainsi en plein jour », a affirmé à l'AFP Nazir Qandah, l'imam d'une mosquée de Zinjibar.
Un notable de la province d'Abyane, qui a refusé d'être identifié, affirme qu'el-Qaëda « a profité de la paralysie des services gouvernementaux ces derniers mois en raison de l'escalade de la contestation », animée par le Mouvement sudiste. Sanaa accuse ce mouvement, dont certaines composantes appellent au fédéralisme et d'autres à la sécession, de coopérer avec el-Qaëda, et le ministère de la Défense a affirmé lundi qu'un activiste d'el-Qaëda arrêté à Loder avait des « documents importants prouvant » cette « collusion ». « El-Qaëda et le Mouvement sudiste ne sont que les deux faces d'une même pièce de monnaie, ils œuvrent tous deux à déstabiliser la province », a affirmé un responsable des services de sécurité qui a requis l'anonymat, soulignant que « la coopération entre les deux parties était claire à Loder ».
Ahmad Ghaled al-Rahwi, gouverneur adjoint de la province d'Abyane, qui a lui-même échappé à deux tentatives d'assassinat en août, affirme également que les éléments d'el-Qaëda « font partie intégrante du mouvement sudiste ».

Ali al-Chayba, un dirigeant du Mouvement sudiste: « Notre mouvement est opposé à l'usage de la force et est déterminé à n'employer que les moyens pacifiques pour réaliser son objectif, qui est la libération du Sud. »

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/670953/El-Qaeda_sort_de_l'ombre_dans_le_sud_du_Yemen.html



4 Dossier

4-1 Bill VanAuken : Obama programme une escalade des massacres au Yémen.

En ouvrant un nouveau front au Yémen pour y mettre en œuvre le programme de la CIA "d’assassinats ciblés" par des drones, l’administration Obama ne cesse d’augmenter la participation des Services Secrets et des discrètes Forces d’Opérations Militaires Spéciales américaines qui forment à eux deux la Compagnie du Meurtre Tous Azimuts.

"La Maison Blanche, afin d’augmenter la pression sur la branche d’Al Qaida au Yémen, envisage d’ajouter le drone armé de la CIA, Predator, au combat" a rapporté l’agence Associated Press jeudi dernier citant à l’appui des officiels haut-placés de Washington.

"Les Forces d’Opération Spéciales américaines et la CIA ont installé des équipements de surveillance, des drones et du personnel au Yémen, à Djibouti, au Kenya et en Ethiopie" pour préparer l’intensification de la folie meurtrière, rapportait le Wall Street Journal, mercredi dernier.

Le Washington Post citait des officiels des Services Secrets selon lesquels la CIA voit maintenant la cellule Al Qaeda de la péninsule arabique comme une menace "plus urgente" que l’organisation Al Qaeda du Pakistan.

Le Yémen comme l’Afghanistan et l’Irak avant lui, est attaqué, non pour éradiquer le terrorisme - le meurtre de civils par les missiles de croisière et des attaques de drones ne fera que générer plus d’attaques terroristes - mais à cause de sa situation stratégique, à proximité de l’Arabie Saoudite, l’exportateur numéro un de pétrole, et du détroit vital de Bab al-Mandab à travers lequel trois millions de barils de pétrole passent chaque jour.

"Ils (Al-Qaeda Yémen - NdT) ne font pas l’objet d’autant de pression - pas encore du moins - que leurs amis des secteurs tribaux du Pakistan" un officiel a dit à Reuters mercredi dernier. "Tous ceux qui sont de notre côté comprennent que cela doit changer."

Le "niveau de pression" infligé à la population des secteurs tribaux sous contrôle de l’administration fédérale du Pakistan est bien connu. Selon les officiels pakistanais cités dans les médias, au moins 700 civils ont été tués par des attaques de drones en 2009. Selon l’estimation d’un think tank (groupe de réflexion NdT) américain favorable à Obama, au moins un tiers de ceux qui ont été tués par des drones au Pakistan sont des civils. Cette année, les attaques de drones ont été dix fois plus nombreuses, avec des frappes de missiles qui sont passées d’une par semaine à au moins une par jour.

Même les inondations qui ont dévasté le Pakistan n’ont pas interrompu la mécanique des assassinats.

La dernière attaque signalée a eu lieu lundi au nord du Waziristan, et a fait 20 morts dont quatre femmes et trois enfants.

Et voilà que, en prenant prétexte du terrorisme, Washington se propose d’infliger la même sorte de terreur d’état à un pays désespérément pauvre qui est déjà déchiré par des conflits régionaux religieux, ethniques et tribaux. Un mouvement séparatiste couve depuis 16 ans dans le sud du Yémen qui constituait une autre nation jusqu’à ce qu’il soit réuni au nord en 1990.

Des adeptes du religieux chiite dissident assassiné, Huaasain Bard al-Din al Huthi, luttent contre le gouvernement sunnite depuis six ans dans les provinces Sa’ada et Amran du nord.

Et la population entière est plongée dans une misère et une privation extrêmes : un bon quart des 24 millions de yéménites souffrent de la faim d’une manière chronique et presque la moitié vit avec moins de 2 dollars par jour. Selon un rapport de la banque mondiale, 43% des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition.

La contribution que l’administration d’Obama se propose de faire à cette situation déjà désespérée c’est la mort : elle viendra du ciel sur de missiles Hellfire et par la terre sous forme d’assassinats perpétrés par les Escadrons de la Mort des Forces d’Opération Spéciales.

Le régime du Président Ali Abdullah Saleh, qui s’est aligné sur Washington, a utilisé "la guerre globale contre le terrorisme" américaine pour justifier la répression féroce de tous ses opposants.

"Les autorités yéménites, pressées par les USA et d’autres pays de combattre al-Qaeda et pressées par l’Arabie Saoudite de régler la question des Huthis, ont pris un tournant inquiétant : sous le prétexte de la sécurité nationale, elles répriment l’opposition et étouffent toute critique" explique Malcolm Smart, le directeur d’Amnistie Internationale au Moyen Orient et en Afrique du Nord cette semaine en publiant le nouveau rapport de cette organisation des droits de l’homme qui traite des violations au Yémen.

Le rapport d’Amnistie donne des détails déchirants sur le bombardement intensif des secteurs résidentiels, l’assassinat par balles de manifestants pacifiques, et l’emprisonnement, la torture et la disparition d’opposants politiques dont des hommes de loi, des journalistes et des militants des droits de l’homme.

Le gouvernement du Yémen a officiellement rejeté les déclarations de Washington de cette semaine et a accusé les USA et les médias occidentales "d’exagérer l’importance d’al-Qaeda au Yémen et les dangers que cette organisation fait courir à la stabilité et à la sécurité du pays" et a affirmé que "combattre le terrorisme au Yémen demeurait la responsabilité des forces yéménites de sécurité."

En réalité cependant, des centaines de membres des services secrets et de l’armée sont déjà déployés au Yémen, et le régime du Président Ali Abdullah Saleh a donné à plusieurs reprises le feu vert à des attaques étasuniennes sur le sol du Yémen. La déclaration de rejet de toute escalade américaine était sans doute à usage interne. Les attaques militaires américaines ont provoqué une indignation générale et ont intensifié l’opposition au gouvernement yéménite.

Une guerre à base de drones de la CIA ajoutera des crimes de guerre à ceux que l’armée étasunienne a déjà commis au Yémen sur l’ordre d’Obama. Le pire de tous ces crimes a eu lieu le 17 décembre dernier quand au moins 41 personnes ont été tuées dont 21 enfants et 14 femmes quand leurs maisons furent frappées par des missiles de croisière américains transportant des bombes à fragmentation - une arme interdite par les traités internationaux.

En juin dernier, le rapporteur Spécial des Nations-Unies, Philip Alston, a accusé le gouvernement étasunien de s’arroger "le droit toujours plus grand de procéder à des assassinats ciblés dans le monde entier" et de se donner "la latitude fortement revendiquée mais sans limites claires de tuer sans rendre de comptes."

"Le droit de tuer" a aussi été revendiqué pour des citoyens étasuniens. Parmi ceux qui en ont fait les frais, il y a le clerc musulman américain Anwar al Awlaki. En avril dernier, des personnalités américaines ont révélé que l’administration Obama avait autorisé "l’assassinat ciblé" de al-Awladi dont la famille est yéménite. C’est la première fois que le gouvernement étasunien reconnaît avoir voulu assassiner un de ses citoyens.

La famille de al-Awlaki et des avocats des libertés civiles ont essayé d’obtenir une ordonnance restrictive contre cette exécution extra-judiciaire et ce flagrant abus de pouvoir, en faisant valoir que si cet homme né dans le Nouveau Mexique avait commis un crime, alors il aurait dû être arrêté et jugé.

L’administration Obama a cherché à empêcher le procès, en soutenant que ce serait une offense criminelle de demander à une Cour de justice de condamner l’assassinat de al-Awlaki par la CIA ou l’armée parce que le gouvernement américain avait de sérieuses raisons de penser que cet homme était un terroriste. Plus tôt dans le mois, l’Union Américaine pour les Libertés Civiles et le Centre pour les Droits Constitutionnels ont finalement obtenu l’autorisation de poursuivre le procès mais seulement grâce à une permission spéciale des Département du trésor étasunien.

L’Administration Obama multiplie et intensifie des guerres criminelles à l’étranger tout en poursuivant l’oeuvre de Bush à l’intérieur par la mise en place des structures nécessaires à une dictature policière. Aucun secteur du monde politique ni des milieux d’affaire n’exprime d’opposition sérieuse à ces mesures car elles répondent aux intérêts de l’aristocratie financière que les deux partis politiques principaux et le gouvernement représentent.

La classe laborieuse devrait considérer comme un avertissement sérieux les préparatifs d’une nouvelle guerre au Yémen. L’essor insensé du militarisme étasunien ajouté à l’effritement des droits démocratiques basiques et aux attaques de plus en plus violentes contre le travail, les salaires et les conditions sociales sont les prémices d’une catastrophe. Il n’y a pas de solution dans le cadre du système capitaliste actuel. Seul le développement d’un mouvement socialiste issu des classes laborieuses, indépendant, et jouissant d’un bon niveau de conscience politique, peut permettre l’émergence d’une solution alternative.

Bill Van Auken

2 septembre 2010

Pour consulter l’original : http://www.wsws.org/articles/2010/a...

Traduction : D. Muselet pour le Grand Soir

: http://www.legrandsoir.info/Obama-programme-une-escalade-des-massacres-au-Yemen.html

 


4-2 René Naba : Yémen : Le pied de nez de Ben Laden à ses anciens parrains.

Ce papier est dédié à Georges Habbache, chef du Mouvement Nationaliste Arabe, puis du Front de Libération pour la Libération de la Palestine (FPLP), à Abdel Kawi Makkawi, son lieutenant à la tête du FLOSY (Front de Libération du Sud Yémen Occupé) et à Salem Robaye Ali (Salmine), Président de l’éphémère République du Sud Yémen, tombeurs du protectorat britannique d’Aden.

Paris, 5 septembre 2010

En phase éruptive au Sahel, en cours de réorganisation en Irak, Oussama Ben Laden vient de se replacer dans le jeu depuis la terre de ses ancêtres, le Yémen, adressant un magistral pied de nez à ses anciens parrains, dix ans après l’apocalyptique raid qu’il a commandité sur les symboles de l’hyper puissance américaine, s’implantant sur le flanc sud du royaume saoudien dans un combat retourné contre la dynastie wahhabite visant au premier chef à rétablir sa légitimité et à redorer son blason au sein du Monde arabe.

Houspillé pour sa fugitive disparition à la suite de l’invasion américaine de l’Afghanistan, en novembre 2001, à bord d’une moto conduite par son borgne compère, le Mollah Omar, chef des Talibans, le sous traitant émérite de la connivence saoudo américaine dans la guerre antisoviétique d’Afghanistan (1980-1989) s’est rappelé au bon souvenir de ses anciens bailleurs en faisant un retour signalé au Yémen, à tout le moins ses disciples, se replaçant en Arabie méridionale, à l’épicentre de la connexion arachnéenne du dispositif militaire et énergétique américain, en bordure de la veine jugulaire du système énergétique mondial, à l’intersection des voies des communications maritimes internationales.

La «guerre oubliée du Yémen» n’est pas si oubliée que cela, en tout cas pas par tout le monde à en juger par ses multiples protagonistes et l’imposant dispositif militaire déployé à sa périphérie.

Et, dans la perspective du fin de la mission de combat américain en Irak, fin août 2010, ce pays qui fut le champ d’affrontement égypto saoudien dans la décennie 1960, pourrait redevenir, par tribus interposées, le terrain de confrontation des nouvelles puissances régionales, l’Iran, d’une part, l’Arabie saoudite soutenue par les Etats-Unis d’autre part.

“Quiconque atteindra la suprématie maritime dans l’océan Indien serait un joueur important sur la scène internationale”, soutenait déjà au siècle dernier le Contre-amiral Alfred Thayus Mahan (1840-1914), géostratège de la Marine des États-Unis, soulignant par là le véritable enjeu stratégique de la nouvelle guerre du Yémen.

Le repositionnement du chef d’Al Qaida a été opéré dans cette optique là. Situé à la pointe sud-ouest de la péninsule arabique, frontalier de l’Arabie saoudite au Nord, et du Sultanat d’Oman, à l’Est, le Yémen possède une façade maritime d’une longueur de 1 906 km de côtes, faisant la jonction entre la Méditerranée et l’Océan indien via le canal de Suez et le Golfe arabo-persique.

Jamais colonisé, ce pays, placé selon son étymologie à droite sur le chemin du pèlerinage de la Mecque, couvre une surface de 527 970 km², soit presque autant que la France. Via ses trois îles, –Kamran, Perrin, et Socotra— il commande l’accès à la mer Rouge par le détroit de Bab el-Mandeb, et l’île de Socotra (la plus grande des îles) dans l’océan Indien. Signe de l’importance stratégique de la zone, le Royaume Uni, du temps du protectorat britannique sur l’Arabie du sud, avait fait du port d’Aden, la grande ville du sud Yémen, la place forte de la présence britannique à l’Est de Suez pour la sécurisation de la route des Indes.

1- Une zone de non droit absolu, la piraterie maritime dans la Corne de l’Afrique

La militarisation des voies maritimes figure d’ailleurs parmi les objectifs de Washington dans cette zone de non droit absolu qui relie la Méditerranée à l’Asie du Sud-est et à l’Extrême-Orient par le canal de Suez, la mer Rouge et le golfe d’Aden. Une base aéronavale américaine à Socotra pourrait être édifiée en vue de superviser le mouvement des navires du golfe d’Aden, dont des bâtiments de guerre, et contribuer à la lutte contre la piraterie maritime, corrosive pour l’image de l’Occident dans le tiers monde. A lui seul, le Golfe d’Aden représente 660 000 kilomètres carrés, mais la zone de rayonnement des pirates s’étend désormais jusqu’aux Seychelles, soit deux millions de km2. Les côtes somaliennes courent sur 3700 kilomètres, relevant de trois Etats, mais le plus souvent hors de toute juridiction. Vingt mille navires empruntent cette autoroute maritime chaque année, transportant le tiers du ravitaillement énergétique de l’Europe.

L’Ethiopie, pays africain non musulman, a été désigné par les Etats-Unis pour faire office de «gendarme régional» dans la Corne de l’Afrique, à l’instar d’Israël pour le Proche orient.

Mais l’échec de l’Ethiopie à mater la rébellion du régime des tribunaux islamiques a conduit l’alliance occidentale à mettre en place un dispositif de lutte contre la piraterie maritime s’articulant sur trois volets Etats-Unis, Union européenne et Otan.

En 2009, 168 actes de piraterie ont été recensés, dont douze navires et deux cents cinquante otages détenus sur la côte somalienne au 1er décembre dernier.

Le dispositif international est déployé depuis Djibouti (Golfe d’Aden) et les Seychelles (sud océan Indien), qui constituent les principales bases de soutien des opérations maritimes et aériennes d’anti-piraterie. Une vingtaine de bâtiments de guerre croisent en permanence dans le Golfe d’Aden et patrouillent le long des côtes somaliennes, au titre des opérations suivantes:

- l’EUNAVFOR («Atalanta»), lancée par l’Union européenne en décembre 2008, à l’initiative de la France et de l’Espagne.

la TF 150, à l’origine, une «task force» multinationale à dominante américaine effectuant de l’antiterrorisme (Enduring freedom, Antiterror)

• Ocean Field, une force navale provisoire de l’Otan, prélevée sur des groupes en manoeuvre dans l’océan Indien.

Ce dispositif ne tient pas compte des unités détachées par les marines nationales des Etats-Unis, Russie, Inde, France, Chine, Egypte, Australie et Malaisie pour des missions limitées.Couloir maritime majeur reliant le Moyen-Orient, l’Asie de l’Est et l’Afrique avec l’Europe et le continent américain, l’Océan indien possède quatre voies d’accès cruciales facilitant le commerce maritime international, qui constituent autant de «goulots d’étranglement» pour le commerce mondial du pétrole, à savoir le canal de Suez en Égypte, Bâb el-Mandeb (longeant Djibouti et le Yémen), le détroit d’Ormuz (longeant l’Iran et le sultanat d’Oman) et le détroit de Malacca (longeant l’Indonésie et la Malaisie).

Dans ce périmètre hautement stratégique, les Etats Unis ont procédé au plus important déploiement militaire hors du territoire national, en temps de paix. La zone abrite en effet à Doha (Qatar), le poste de commandement opérationnel du Cent Com (le commandement central américain) dont la compétence s’étend sur l’axe de crise qui va de l’Afghanistan au Maroc, et, à Manama (Bahreïn), le quartier général d’ancrage de la Vme flotte américaine dont la zone opérationnelle couvre le Golfe arabo-persique et l’Océan indien. En complément, l’Arabie saoudite abrite, elle, une escadrille d’AWACS (Air borne warning and control system), un système de détection et de commandement aéroporté, dans la région de Riyad. Le Royaume est en effet le seul pays au Monde à abriter des radars volants américains en dehors des Etats-Unis, indice qui témoigne de l’importance accordée par les Etats-Unis à la survie de la dynastie Wahhabite. Le Koweït, très dévoué à son libérateur, fait office de zone de pré positionnement et de ravitaillement à la gigantesque infrastructure militaire américaine en Irak, le nouveau champ d’expérimentation de la guerre moderne américaine dans le Tiers-monde. S’y ajoutent, derniers et non les moindres des éléments du dispositif, Israël, le partenaire stratégique des Etats-Unis dans la zone, la base aérienne britannique de Massirah (Sultanat d’Oman), et, depuis janvier 2008 la plate forme navale française à Abou Dhabi, face à l’Iran.

Près de quarante ans après l’indépendance de la côte des pirates et le redéploiement britannique à l’Est de Suez, en 1970, les principautés du Golfe vivent de nouveau sous protectorat de fait de leurs anciens tuteurs, en une sorte de «servitude volontaire».

Se superposant à la compétition inter régionale entre l’Iran et l’Arabie saoudite sur fond de rivalité religieuse entre les deux branches de l’Islam, le sunnisme et le chiisme, la nouvelle guerre du Yémen se greffe à la piraterie maritime aux larges de la Somalie ainsi qu’aux conflits tribaux endémiques du Yémen, au trafic des armes, du carburant et de la drogue, particulièrement lucratif dans la corne de l’Afrique.

2 -Le phénomène corrosif du qat

Spécialité corrosive, le Qat ou «l’or vert» explique une part du comportement de la population de la zone. 96% des hommes Yéménites en consomment et 70% des femmes entraînant des conséquences dramatiques sur la société yéménite avec son cortège de dépendance, de disparition de la diversité agricole (café, riz, blé, légumes). Ses effets nocifs sur la santé, au niveau cardiaque et dentaire, le manque d’appétence et les carences alimentaires qui en découlent sont d’autant plus dangereuses que la consommation précoce commence à l’age de onze ans. Dix neuf pays cultivent le Qat, consommés de nos jours par plus de cent millions de personnes, principalement au Yémen,à Djibouti, en Somalie et en Ethiopie. Aux conséquences humaines, écologiques, économiques, s’ajoutent des conséquences politiques: la corruption et la mendicité.

La consommation moyenne du yéménite en Qat s’élève à 500 à 800 Rials par jour, pour un salaire moyen de 15000 Rials par mois. Sont ainsi posées les bases pour le développement de la corruption, qui a atteint un degré tel, que l’état ne dispose plus de moyens d’action. 80% du budget de l’état proviennent des recettes du Qat. Malgré un ancrage officiel dans le camp occidental et une coopération pour le contrôle de ses côtes, le pays reste un foyer d’instabilité. Les pays occidentaux et les Saoudiens redoutent de voir Al-Qaida étendre son influence, profitant de l’insurrection qui se développe dans le nord du Yémen, de loin le pays le plus pauvre de la péninsule arabique.

Suivra : www.renenaba.com

Deuxième volet du papier : Yémen, le pied de nez d’Oussama à ses anciens parrains part 2/2 : Une bataille décisive, dans l’ordre symbolique, contre la monarchie saoudienne.

11 septembre 2010

Références :

1 - le dispositif de lutte contre la piraterie maritime comporte :

Une vingtaine de bâtiments de guerre présents en permanence dans le Golfe d’Aden, ou en patrouille le long des côtes somaliennes, au titre de plusieurs opérations:

-l’EUNAVFOR («Atalanta»), lancée par l’Union européenne en décembre 2008, à l’initiative de la France et de l’Espagne. Vingt-deux Etats participent à Atalanta, dont onze ont envoyé des moyens sur place. Depuis décembre 2008, trente-trois frégates ou corvettes, quatre navires ravitailleurs et de commandement, et cinq avions de patrouille maritime se sont succédé. Au début décembre 2009, neuf navires, deux avions de patrouille et deux mille marins sont «sur zone», pour la seule opération de l’Union européenne.

Selon des chiffres cités au cours d’un colloque «La piraterie, menace stratégique ou épiphénomène », organisé le 7 décembre dernier à Paris par la Fondation pour la recherche stratégique, le budget de l’opération Atalanta serait de 230 millions d’euros pour l’année 2009. Tel est le coût, pour l’Union européenne, de la sécurisation d’une route d’importance stratégique, à l’entrée de la mer Rouge.

Mais ce chiffre ne représente ni l’amortissement des matériels, ni la formation et les salaires des personnels, pas plus que les dépenses consenties par les marines sous leur pavillon national.

- la TF 150, à l’origine, une «task force» multinationale à dominante américaine effectuant de l’antiterrorisme (Enduring freedom, Antiterror) ;

- Ocean Field, une force navale provisoire de l’Otan, prélevée sur des groupes en manoeuvre dans l’océan Indien;

-Des unités détachées par les marines nationales des USA, de Russie, Inde, France, Chine, Egypte, Australie, Malaisie, etc. pour des missions limitées.

Du mois d’avril 2008 à Décembre 2009, six cents treize pirates présumés ont été interpellés en mer. Une quarantaine ont été tués. Deux cents quatre-vingt dix-neuf d’entre eux ont été remis à la justice d’un pays riverain, en vertu d’accords de transfèrement. 110 remis aux autorités du Kenya, trente huit aux Seychelles, quarante huit au Yémen,

René Naba

5 septembre

http://www.renenaba.com/?p=2781



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


31/07/2010

n° 8 - Journal du Yémen - 18-06 au 30-07 : - Début - : Le Yémen risque de devenir un nouvel Irak ou Afghanistan pour les Américains.

n° 8 -  Journal du Yémen - 18-06 au 30-07 : - Début -  : Le Yémen risque de devenir un nouvel Irak ou Afghanistan pour les Américains.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Yémen

 n° 8                                                18-06 au 30-07

        C.De broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

Le Yémen risque de devenir un nouvel Irak ou Afghanistan pour les Américains.

Les Etats-Unis en guerre dans 75 pays...

Paroles & action du président Obama

Obama loue la "détermination" du Yémen à lutter contre le terrorisme.

Le Père Noël existe, il s’appelle Ben Laden.

1 Lutte pour la libération du territoire

Suite

2 Politique

a) Yémen du Nord

b) Yémen du Sud

c Usa

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Rapportde 'Reporters sans frontières' : Une cascade d'affaires vise les médias yéménites.

5-2 Les insoumis du Yémen"

6 Les brèves

6-1 L'ONU manque de fonds pour assister les déplacés.

6-2 Les séparatistes libèrent 200 soldats faits prisonniers lundi.

6-3 Total : acquiert une participation au Yémen.

Fin

7  Dossier

7-1 La guerre à la frontière yémeno-saoudienne s’intensifie.

7-2 Pedro Canales :  Le Maroc et la Jordanie ont envoyé des troupes au Yémen.

7-3 Le réseau d’Al-Qaëda referait son apparition : Al-Qaëda  que ferait’on sans toi ?

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 HCR : La situation au nord du Yémen reste instable.

8-2 Les USA renvoient un détenu blanchi de Guantanamo au Yémen.

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 De l’utilisation d’al-Qaïda au Yémen en faveur des intérêts stratégiques américains.

9-2 M K Bhadrakumar. : Tout ça à cause de la Chine…

9-3 Le Moyen Orient : De l’Iran au Monde arabe et à la Palestine.

 



Tiré à part :

Le Yémen risque de devenir un nouvel Irak ou Afghanistan pour les Américains.

Dans un message diffusé sur un site Internet, Anwar Al-Awlaki, un yéménite né aux États-Unis, a averti mardi le président Barack Obama que le Yémen risquait de devenir un nouvel Irak ou Afghanistan pour les Américains.

Quelques jours avant la diffusion de ce message, Al-Awlaki avait été placé par le Trésor américain sur sa liste noire en tant que « terroriste international », ce qui a pour conséquence de geler tout avoir qu'il pourrait posséder aux États-Unis.

« Si l'on se souvient de George W. Bush comme du président qui a enlisé l'Amérique en Afghanistan et en Irak, il semble que d'Obama on dira : "Voilà le président qui a enlisé l'Amérique au Yémen" », dit Al-Awlaki dans son message.

« Obama a déjà engagé sa guerre au Yémen avec le bombardement aérien d'Abian et de Chaboua », a-t-il poursuivi, en faisant allusion à deux provinces du sud du Yémen où des pilonnages ont pris pour cible des éléments d'Al-Qaïda.(...)

L'administration américaine a accru son aide au Yémen, où les autorités sont aux prises avec la branche régionale de la nébuleuse terroriste Al-Qaïda dans la péninsule arabique. En avril, Washington a autorisé le lancement d'opérations pour tenter de capturer ou de tuer Al-Awlaki.

Nouvelle vedette d'Al-Qaïda

Né au Nouveau-Mexique de parents yéménites, Anwar Al-Awlaki figure déjà sur une liste de cibles devant être arrêtées ou tuées, qui a été établie par le gouvernement américain.

Plusieurs personnes soupçonnées de planifier des attentats seraient inspirées par le discours de ce religieux, établi au Yémen depuis plusieurs années.

Âgé de 38 ans, il n'a jamais été accusé d'avoir personnellement posé des bombes. Mais les spécialistes du terrorisme estiment que son discours persuasif, en anglais, a contribué à pousser des musulmans occidentaux vers le terrorisme.

Il aurait échangé des courriers électroniques avec le psychiatre de l'armée accusé d'avoir tué 13 personnes en novembre dernier à Fort Hood, au Texas.

20 juillet 2010

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Associated Press et Le Courrier international

 http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/07/20/006-Al-aoulaki-menace-Washington.shtml

 

Les Etats-Unis en guerre dans 75 pays...

Dimanche 13 juin

Le Pentagone des démocrates : la guerre est là mais elle ne se voit pas

Le sourire de Barack Obama est plus doux que celui de George W. Bush, mais son bellicisme est plus agressif encore. A l’ère des restrictions budgétaires et de la communication, la Maison-Blanche a abandonné les bombardements en prime-time et leur préfère l’intervention secrète tous azimuts.

Via leurs actions spéciales, les Etats-Unis sont aujourd’hui en guerre dans 75 pays.

La guerre n’est pas que celle qui se voit. En plus des opérations militaires en Irak et en Afghanistan, le Pentagone conduit une guerre secrète où l’Iran est un des objectifs centraux. Elle est coordonnée par le Commandement des opérations spéciales (UsSoCom), qui dispose d’environ 57 000 spécialistes des quatre Armes (Terre, Mer, Air, Marines). Leur mission officielle comprend : le recueil d’informations sur l’ennemi ; l’action directe pour détruire des objectifs, éliminer ou capturer des ennemis ; la guerre non conventionnelle conduite par des forces externes, entraînées et organisées par l’Ussocom ; la contre-insurrection pour aider des gouvernements alliés à réprimer une rébellion ; les opérations psychologiques pour influencer l’opinion publique étrangère afin d’appuyer les actions militaires états-uniennes. Comme il ressort d’une enquête du Washington Post, les forces pour les opérations spéciales sont aujourd’hui déployées dans 75 pays, par rapport à 60 il y a un an [1]. Leur importance croissante est prouvée par le fait que « les commandants des forces spéciales sont aujourd’hui plus présents à la Maison-Blanche que ce qu’ils ne l’étaient à l’époque de Bush ».

L’aire où se concentrent ces opérations, dont le financement se monte officiellement à 10 milliards de dollars, comprend le Proche-Orient, l’Asie centrale et l’Afrique orientale. Il existe cependant « des plans d’attaque préventive ou de représaille dans de nombreux endroits du monde, à mettre en œuvre quand on découvre un complot ou après une attaque ». L’utilisation des forces pour les opérations spéciales offre l’ « avantage » de ne pas demander l’approbation du Congrès et de rester secrète. Ces opérations, selon des fonctionnaires de l’administration cités par l’agence UPI, « pourraient ouvrir la voie à des attaques militaires contre l’Iran si la confrontation sur le programme nucléaire de Téhéran se fait plus aigüe ».

Dans le cadre de la « guerre non-conventionnelle », l’UsSoCom emploie des compagnies militaires privées, comme Xe Services (ex-Blackwater, connue pour ses actions en Irak) qui s’avère employée dans diverses opérations spéciales parmi lesquelles le recueil d’informations en Iran. Ici l’UsSoCom soutient directement ou indirectement les groupes rebelles, surtout ceux qui sont dans la zone sud-orientale à majorité sunnite. Sans trop aller dans la nuance : un de ces groupes, les « Guerriers sacrés du peuple », figure dans la liste des organisations terroristes rédigée par Washington. La même politique est menée en Afghanistan, où les forces pour les opérations spéciales se servent de seigneurs de la guerre locaux. L’un de ceux-ci —rapporte le New York Times [2]— est Matiullah Khan : avec son armée privée, il combat les insurgés avec les forces spéciales états-uniennes (dont le quartier général est à une centaine de mètres de celui de Matiullah Khan) et assure le transit des convois de l’OTAN, qui lui verse un paiement de 1.200 dollars par camion. Il est ainsi devenu, dans sa province, le plus puissant et le plus riche seigneur de la guerre. Grâce à ce que le Pentagone appelle une « guerre non-conventionnelle ».

Par cuba si lorraine

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-les-etats-unis-sont-en-guerre-dans-75-pays-52327300.html



Paroles & action du président Obama

Obama loue la "détermination" du Yémen à lutter contre le terrorisme.

Nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Obama a loué jeudi la "détermination" du Yémen à lutter contre le terrorisme au cours d'une conversation téléphonique avec son homologue yéménite Ali Abdullah Saleh, a indiqué la Maison Blanche.

"Le président Obama a loué la détermination du Yémen à faire face aux menaces terroristes contre le peuple yéménite et a reconnu les sacrifices faits par les forces yéménites engagées dans cet effort", selon un compte-rendu de la conversation diffusé jeudi par la Maison Blanche.

"Ils ont aussi évoqué la menace continue d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique et l'assistance internationale apportée au Yémen dans ses efforts pour lutter contre le terrorisme", est-il écrit.

AFP.

16.07.2010

http://www.tdg.ch/depeches/monde/obama-loue-determination-yemen-lutter-contre-terrorisme

 

Le Père Noël existe, il s’appelle Ben Laden

Voilà qui va permettre à Obama de servir de prétexte aux alliés (subalternes serait un terme plus approprié) des Etasuniens et aux membres de l’OTAN pour un nouvel « effort de guerre« .

Il aura donc suffit d’un pétard mouillé dans un avion le 25 décembre pour relancer la « guerre contre le terrorisme« , placer le Yémen dans le viseur et augmenter encore un peu plus le niveau de contrôle sur les populations.

L’année pouvait-elle mieux se terminer pour l’administration Obama ?

Article placé le 28 déc 2009, par Mecanopolis

Lire également : De l’utilisation d’al-Qaeda au Yémen en faveur des intérêts stratégiques américains

http://www.mecanopolis.org/?p=12068



1 Lutte pour la reconnaissance des droits du Yémen du Sud.

1 Politique Globale

16-07

L'accord de paix, arbitré par le Qatar et signé en mai 2008 à Doha, demande aux deux parties de cesser leurs opérations militaires et aux rebelles de remettre leurs équipements militaires aux autorités, de respecter la souveraineté du gouvernement central sur l'ensemble du territoire yéménite et d'établir un parti politique pour remplacer le mouvement armé.

Le gouvernement yéménite a annoncé le 26 août 2009 la suspension de l'accord de paix, accusant les séparatistes de violation de l'accord. (…)

La sixième reprise de l'état de guerre entre les deux parties a eu lieu le même mois.

Le gouvernement du Yémen et les rebelles chiites ont signé un autre accord de cessez-le-feu pour mettre fin à leur conflit. Néanmoins, les deux parties se sont mutuellement accusées à plusieurs reprises de violer la trêve.

Le Yémen connaît depuis 2004 des guerres sporadiques entre les troupes gouvernementales et les résistants d'El-Houthi, lesquels sont accusés par le gouvernement de vouloir restaurer le régime clérical renversé par la révolution de 1962 suite à laquelle la République du Yémen a été créée.

http://french.news.cn/monde/2010-07/16/c_111963006.htm

21/7

Les affrontements armés dans le nord du Yémen, où une fragile trêve est en vigueur depuis février, se sont intensifiés entre les séparatistes et les tribus soutenues par l'armée, faisant plus de 60 morts depuis dimanche.

REGAIN DE TENSION

Les incidents armés, impliquant souvent les séparatistes et des tribus, sont fréquents dans cette zone, où les autorités et la rébellion séparatiste s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu, en vigueur depuis février après six mois de guerre entre les rebelles et l'armée.

Ce cessez-le-feu a mis fin à la 'sixième guerre' entre les ‘rebelles’, qui dénoncent une marginalisation politique, sociale et religieuse, et l'armée, dans un conflit qui a fait depuis 2004 plusieurs milliers de morts et 250 000 déplacés.

Ce regain de tension laisse craindre le déclenchement d'une septième guerre dans cette région du nord du Yémen, pays également confronté à un mouvement séparatiste dans le Sud et à un renforcement de la présence d'Al-Qaida.


2 Sur le terrain

14-07

 Des hommes armés ont attaqué simultanément mercredi les quartiers généraux des services de renseignement et de la sécurité de la province d'Abyan, dans le sud du Yémen, faisant au moins un mort et cinq blessés, ont indiqué des témoins.

Au moins quatre policiers blessés ont été évacués des bâtiments, selon les mêmes sources qui ont affirmé qu'au moins un assaillant a été tué et un autre blessé dans les accrochages qui ont suivi avec les forces de sécurité.

(AFP)

16-07

Le gouvernement yéménite a annoncé jeudi que les séparatistes  ont tué 20 personnes, dont six agents de police, dans une embuscade tendue contre un convoi d'approvisionnement alimentaire destiné aux soldats de l'armée gouvernementale déployés dans le nord du pays.

"Quatorze des personnes tuées étaient des membres de la tribu pro-gouvernementale de la région d'El-Majaz, dans la province septentrionale de Saada, où ils aidaient les autorités gouvernementales à faire appliquer la loi et à stabiliser cette région en proie aux troubles", a indiqué le ministère de la Défense, dans un communiqué publié sur son site Internet.

(Xinhua)

21/7

Des combats opposant depuis quatre jours des séparatistes  et une tribu soutenue par l'armée dans le nord du Yémen,ont lieu  a-t-on appris mercredi de sources tribale et rebelle.

"Les affrontements entre les (séparatistes) houthis et les partisans du chef tribal cheikh Saghir Aziz se sont soldés par la mort de 20 personnes dans les rangs de la tribu et de 10 parmi" la rébellion, a déclaré à l'AFP une source tribale.

Pour sa part, le porte-parole de la rébellion chiite, Mohammad Abdessalam, interrogé par l'AFP, a affirmé que son groupe avait perdu au moins 20 de ses membres dans les combats qui, a-t-il dit, "nous opposent à des positions militaires".

 26-07

Trois membres d'Al-Qaïda, dont un dirigeant du groupe, ont été tués dans des accrochages dimanche soir avec les forces de sécurité dans la province de Chabwa après une attaque ayant coûté la vie à six soldats qui gardaient un site pétrolier, a indiqué lundi une source des services de sécurité.

 (AFP) 

26-07

Les séparatistes du Yémen ont pris lundi le contrôle d'une position militaire stratégique et capturé 70 soldats dans le nord du pays, théâtre de combats qui les opposent depuis plus d'une semaine à une tribu soutenue par l'armée, a déclaré à l'AFP un dignitaire tribal, qui a requis l'anonymat.

Ces évènements se sont produits après d'"intenses combats" dans la matinée entre les séparatistes et la tribu des Ben Aziz autour de la position d'Al-Zaala, située à Al-Amichiya dans la province d'Amrane.

Une trêve, négociée samedi, dans les combats en cours depuis le 18 juillet, s'est effondrée dimanche en raison d'un différend portant sur le contrôle de la position d'Al-Zaala, avait indiqué à l'AFP un médiateur.

Al-Zaala est une position stratégique car elle contrôle Al-Amichiya et les zones avoisinantes ainsi que l'axe routier entre Sanaa et Saada, principal fief de la rébellion.

Après la prise d'Al-Zaala, les séparatistes cherchaient lundi à contrôler une deuxième position du secteur, celle d'Al-Madaën, a indiqué à l'AFP une autre source tribale.

Selon cette source, des dignitaires de la région ont proposé leur médiation pour l'évacuation du chef de la tribu des Ben Aziz, cheikh Saghir Aziz. Entouré de ses hommes et soutenu par l'armée, ce cheikh résistait depuis le début des hostilités aux rebelles, qui exigeaient son départ de la région.

La médiation est dirigée par cheikh Abdo Hubeïch des tribus de Al-Soufiane, a indiqué la même source, ajoutant que l'un des fils de Saghir Aziz, a été tué dans les combats de la matinée.

Cela porte à au moins 68 le nombre des tués dans les combats depuis leur déclenchement le 18 juillet, selon un bilan provisoire.

Cheikh Saghir Aziz avait accepté dimanche de faire évacuer Al-Zaala "mais à condition de la remettre à l'armée", ce que refusaient les rebelles, d'après un médiateur.

La semaine dernière, le porte-parole des séparatistes Mohammad Abdessalam avait assuré que les combats d'Al-Amichiya les opposaient à l'armée et non aux tribus.

Ces combats fragilisent davantage un cessez-le-feu en vigueur depuis février, qui avait mis fin à un cycle de violences de six mois dans le conflit qui oppose rebelles et militaires depuis 2004.

Les Houthis et le gouvernement s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu.

 AFP

27-07

Quatre soldats ont été tués et neuf blessés lors d'une embuscade tendue lundi par des hommes armés dans le sud du Yémen, a-t-on appris mardi auprès des services de sécurité.

Un véhicule à bord duquel se trouvaient les militaires a été pris sous des tirs lundi soir alors qu'il se rendait dans la région de Halmine, dans la province de Lahj,.

En raison des tirs intenses, le véhicule a fini par heurter un camion, a poursuivi la même source.

27-07

Dans des incidents séparés, des inconnus ont blessé par balles lundi matin le chef adjoint des services de sécurité de Lahj, Abdou al-Hashidi, a indiqué à l'AFP une source au sein des services de sécurité.

27-07

Quatre policiers ont t été blessés à Daleh, située dans autre province du Sud, alors que "des séparatistes ont lancé une série d'attaques contre un poste de police de Daleh et sur trois postes militaires des environs", a affirmé à l'AFP une autre source au sein des services de sécurité.

Le chef de la police de Daleh, Ali Saleh al-Azraqi, se trouve parmi les blessés, selon cette même source.

27-07

Daleh est le principal foyer de la contestation animée par le Mouvement sudiste, une coalition dont certaines composantes appellent au fédéralisme et d'autres à la sécession du Sud qui était un Etat indépendant avant 1990.

La population du Sud estime faire l'objet de discriminations de la part des nordistes et ne pas bénéficier d'un programme de développement économique.

(AFP)


n° 8 - Journal du Yémen - 18-06 au 30-07 : -Suite - : Le Yémen risque de devenir un nouvel Irak ou Afghanistan pour les Américains.

n° 8 -  Journal du Yémen - 18-06 au 30-07 : -Suite -  : Le Yémen risque de devenir un nouvel Irak ou Afghanistan pour les Américains.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Yémen

 n° 8                                                18-06 au 30-07

        C.De broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

 

2 Politique

a) Yémen du Nord

b) Yémen du Sud

c Usa

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Rapportde 'Reporters sans frontières' : Une cascade d'affaires vise les médias yéménites.

5-2 Les insoumis du Yémen"

6 Les brèves

6-1 L'ONU manque de fonds pour assister les déplacés.

6-2 Les séparatistes libèrent 200 soldats faits prisonniers lundi.

6-3 Total : acquiert une participation au Yémen.

 



2  Politique

a) Yemen du nord

Ali Abdallah Saleh

11-02

Le président Ali Abdallah Saleh a annoncé  le cessez-le-feu et le chef de la résistance Abdel Malek al-Houthi a ordonné à ses hommes de le respecter.

http://www.romandie.com/ats/news/100212124130.s8m770bk.asp

12-07

Le président Ali Abdallah Saleh, a annoncé hier un cessez-le-feu dans les combats contre les séparatistes  dans le nord du pays.
Cette annonce est intervenue après des informations sur un accord imminent sur une trêve dans les combats qui durent depuis le 11 août entre les rebelles, des zaïdites de confession chiite, et l'armée dans la province de Saada (nord).

Agence France-Presse  

http://www.ledevoir.com/international/proche-orient/282891/en-bref-cessez-le-feu-au-yemen


2a-2 Des Canons ... pas du beurre

16-07

Le ministère de l'Intérieur a accusé dans le communiqué les séparatistes d'avoir "violé le cessez-le-feu 635 fois depuis l'entrée en vigueur le 11 février 2010 de l'accord de trêve, en tuant des militaires et des agents de sécurité et en rétablissant des postes de contrôle dans la région".

Les rebelles n'ont pas encore réagi aux accusations du gouvernement.

Cette violation de la trêve intervient deux jours après que le président yéménite et son homologue qatariote aient consenti de réactiver l'accord de paix de Doha entre le gouvernement yéménite et les séparatistes du nord du pays.



a) Yemen du Sud

Les Houthis

14-07

La situation est tendue dans le sud du Yémen où s'est accentuée la contestation, animée par le Mouvement sudiste, une coalition dont certaines composantes appellent au fédéralisme et d'autres à la sécession du sud qui était un Etat indépendant avant 1990.

(AFP)



c) Usa  (le parrain)

Les grandes manœuvres

13-05,

James Cartwright, adjoint du chef des armées des Etats-Unis, déclarait dans une conférence présentée au Centre des études stratégiques : « Durant les dix prochaines années, les forces étasuniennes auront à mener des combats semblables à ceux qui furent menés en Irak et en Afghanistan ».

Cette déclaration laisse prévoir que l’Administration des Etats-Unis tentera, une nouvelle fois, de sortir de la crise dans laquelle elle patauge à travers des guerres et des conflits destructeurs dans différentes régions de la Planète dont, en particulier, les régions du Sud, de l’Afrique jusqu’au Moyen Orient

Au Yémen, la tension se poursuit et s’étend au Sud cette fois où le gouvernement yéménite tente de porter un coup de grâce à l’opposition, de la gauche surtout.



3 Politique internationale

b) Le monde

Russie

01-07

La Russie et le Yémen pourraient conclure un contrat de livraison d'armements pour plus de 1 milliard de dollars, a confié jeudi à RIA Novosti le directeur du Centre d'analyse du commerce mondial d'armes Igor Korotchenko.

01/07/

RIA Novosti

http://fr.rian.ru/defense/20100701/



d) Les institutions

1 Conseil de coopération du Golfe (CCG),

Le 27 janvier se tenait à Londres une réunion pour réaffirmer le soutien de la communauté internationale au Yémen du Nord.

Une réunion de pays donateurs sur le Yémen se tiendra les 27 et 28 février à Ryad, rapporte le communiqué final de la réunion.

Cette réunion à Ryad rassemblera des pays occidentaux et arabes sous l'égide du Conseil de coopération du Golfe (CCG), a précisé le minsitre britaniique des Affaires étrangères, David Miliband lors d'une conférence de presse. "La réunion ne servira pas seulement à partager des analyses sur une meilleure distribution de l'aide au Yémen mais également à établir un dialogue conjoint avec le gouvernement du Yémen sur ses priorités en matière de réforme", a ajouté le ministre.

http://www.robert-schuman.eu/breve.php?num=13340&typ=art



2 Commission Européenne

10 millions € allouée aux plus vulnérables.

nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

La Commission européenne a annoncé aujourd’hui qu’elle débloquait une enveloppe de 10 millions € afin de répondre aux besoins humanitaires urgents exacerbés par l'aide insuffisante émanant de la communauté internationale.

Les fonds serviront à fournir des abris, de l’eau et des équipements sanitaires, à répondre aux besoins alimentaires, à garantir les moyens de subsistance et à assurer les besoins sanitaires de base ainsi que la protection. L’argent est destiné aux plus vulnérables des 350 000 personnes déplacées à l’intérieur du pays, à leurs communautés d’accueil et aux 170 000 réfugiés étrangers présents au Yémen.

Mme Kristalina Georgieva, la commissaire chargée de la coopération internationale, de l'aide humanitaire et de la réaction aux crises, a fait la déclaration suivante: «Le Yémen est confronté à deux défis humanitaires majeurs qui épuisent les ressources du pays. Le conflit récurrent a poussé quelque 350 000 personnes à se déplacer vers le nord du pays.

Par ailleurs, plus de 170 000 réfugiés, originaires principalement de Somalie, tentent d’échapper à l’instabilité qui sévit dans la Corne de l’Afrique et sont disséminés dans tout le Yémen. Les membres les plus vulnérables de ces deux groupes de population sont largement tributaires de l’aide humanitaire internationale étant donné que les moyens de subsistance sont rares et que les ressources des communautés d’accueil ont été appauvries et surexploitées au cours des derniers mois.»

Et la commissaire de poursuivre: «En l’état actuel des choses, les organisations humanitaires sont confrontées à un manque de moyens financiers qui pourrait les amener à réduire ou à interrompre leurs activités. Un soutien financier urgent et immédiat est nécessaire pour garantir la poursuite des opérations de secours. Je suis donc extrêmement heureuse d’annoncer que la Commission européenne pourra apporter une contribution considérable au sauvetage de dizaines de milliers de personnes vivant dans des conditions déplorables au Yémen.»

Contexte

Les actions d’aide humanitaire aux personnes déplacées en raison du conflit sont entravées par l’insécurité permanente qui sévit même en dehors de la zone de conflits au Nord Yémen. Une partie des fonds de la Commission servira donc à surveiller les conditions de sécurité en rapide mutation et à améliorer la coordination entre les acteurs du secteur humanitaire et les donateurs.

La prise de conscience des principes de neutralité, d’impartialité et d’indépendance de l’aide humanitaire est également nécessaire pour étendre l’espace humanitaire.

L’aide sera principalement distribuée par l’intermédiaire du HCNUR, de Médecins du Monde, de Care, d’Oxfam, du CICR et du PAM. Le Bureau pour la coordination de l’aide humanitaire des Nations unies bénéficiera également d’une aide afin d’assurer la surveillance, la coordination et la sensibilisation.

Pour de plus amples informations: http://ec.europa.eu/echo/index_fr.htm

Bruxelles, le 26 juillet 2010

Pour de plus amples informations: http://ec.europa.eu/echo/index_fr.htm

http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/10/1005&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=en



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Rapportde 'Reporters sans frontières' : Une cascade d'affaires vise les médias yéménites.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Reporters sans frontières dénonce avec force la dégradation de la situation de la liberté de la presse au Yémen depuis le début du deuxième semestre 2009. "Ce qui se passe au Yémen aujourd'hui est très grave. La situation des médias empire de jour en jour. Les affaires se multiplient. Il est urgent que la communauté internationale intervienne", a déclaré l'organisation.
Al-Maqalih face à la justice
Le 18 avril 2010, le procès du journaliste Mohamed Al-Maqalih a été reporté. Ce rédacteur en chef du site d'informations du Parti socialiste d'opposition, Al-Eshteraki, est connu pour ses prises de position critiques à l'égard du gouvernement d'Ali Abdullah Saleh.
Mohamed Al-Maqalih a été enlevé par cinq hommes armés et masqués, dans la nuit au 17 au 18 septembre 2009, alors qu'il rentrait à son domicile à Sanaa. La semaine précédente, Mohamed Al-Maqalih avait posté sur le site du Parti un article dénonçant les tirs de l'aviation yéménite sur des civils, contraints de fuir la région de Saada où se déroulent d'intenses combats entre l'armée et la rébellion séparatiste zaïdiste.
Pendant près de quatre mois, les autorités ont nié avoir une quelconque responsabilité dans l'enlèvement du journaliste. Détenu au secret pendant plus de 100 jours, il a été présenté devant le procureur de
la Cour pénale spéciale de Sanaa le 3 février 2010. Au cours de cette audience, il a déclaré avoir été torturé et privé de nourriture pendant plusieurs jours. Le journaliste a été admis le 24 mars dans un hôpital de Sanaa pour y recevoir des soins, avant d'être libéré le lendemain pour des "raisons humanitaires et de santé".
Son procès s'est ouvert le 17 avril 2010 à Sanaa, devant le tribunal de la sécurité de l'Etat, pour soutien aux Houthis et contact avec leur chef, Abdul-Malik Al-Houthi. Le 18 avril, il était jugé devant le tribunal spécialisé dans les délits de presse, créé en 2009, pour insulte au président de
la République, suite à la publication d'un article d'opinion en 2005 dans le journal Al-Thaouri, sur la promesse du président Ali Abdallah Saleh de ne pas se présenter à l'élection présidentielle de 2006. Le même tribunal attend de juger l'ancien directeur de publication du journal Al-Thaouri, Khaled Suleiman, qui a demandé l'asile politique au Royaume-Uni il y a trois ans. Le 17 avril, devant le tribunal de première instance, Al-Maqalih a demandé au juge de se prononcer sur son enlèvement par des ravisseurs appartenant aux services de sécurité. Mais le juge a refusé d'enregistrer la plainte du journaliste, lui disant qu'il pouvait toujours porter plainte auprès de la Cour pénale des Nations unies. Le 18 avril, le juge a reporté le procès à une date indéterminée.
Des procès en cascades
Le 18 avril 2010, s'est ouvert à Lahij (nord d'Aden) le jugement en appel du journaliste Anis Ahmed Mansour Hamida, correspondant à Aden du journal Al-Ayyam. Il avait été condamné, le 15 juillet 2009, en première instance, à quatorze mois de prison ferme pour "atteinte à l'unité nationale" et "séparatisme", à l'issue d'un procès purement politique.
Le 18 avril, le journaliste Ahmad Al-Asdi, directeur de publication du journal Itijahat, et son adjoint Mahfouz Al-Ba'ithimi' ont été condamnés à des peines de prison avec sursis. Le ministère de l'Information avait porté plainte suite à la publication d'un article sur l'opposition saoudienne, dans le numéro 49/50 du journal.
Le 17 avril, le tribunal en charge de juger les affaires de presse et de publications a condamné Khaled Abdel Hadi, journaliste pour le site d'informations du Parti socialiste d'opposition, Al-Eshteraki, à une amende de 30 000 rials (10 000 rials à la trésorerie nationale et 20 000 pour le plaignant, soit 108 euros). Le journaliste avait publié un article, le 9 février 2009, sur un sit-in des habitants de la province de Lahij qui demandaient la démission du juge Abdelmalek Al-'Arshi.
Le 2 mai 2010 s'ouvrira le procès contre l'hebdomadaire Al-Nida. Shafi' Al-Abd, journaliste pour Al-Nida, arrêté le 24 décembre 2009 par
la Sûreté nationale d'Aden, a été libéré le 27 janvier 2010 de la prison de Khor Maksar dans la province d'Aden. Le journaliste était accusé d'avoir formé un parti politique hostile à la "sécurité et à l'unité nationale". Ce procès fait suite à la plainte déposée en décembre 2009 par le ministre de l'Information, suite à la publication d'informations qualifiées de fausses et considérées comme incitant à la violence. Le rédacteur en chef Sami Ghaleb ainsi que trois autres journalistes (Abdel Aziz Al-Majidi, Mayfa' Abdel Rahman et Fouad Mas'ad) avaient été interrogés sur le mouvement Al-Herak et sur d'autres articles considérés, par le ministre, comme dangereux pour l'unité nationale et la démocratie.
Le 24 mai prochain s'ouvrira le procès de Fouad Rashid, directeur de publication du site Al-Mukalla Press, arrêté le 4 mai 2009, incarcéré à la prison centrale de Sanaa. Seront également jugés ce jour-là au cours de ce même procès le journaliste Salah Al-Saqladi et le militant Ahmed Al-Rabizi. Salah Al-Saqladi, directeur du site Adengulf-website, a été arrêté le 18 juin 2009 à son domicile à Aden. Interrogé par les services de renseignements à Aden, il a été transféré, le 22 juin, à la prison de sécurité à Sanaa où il avait été privé de la visite des militants des droits de l'homme et des représentants du Syndicat des journalistes, avant d'être transféré, le 17 février 2010, à la prison centrale de Sanaa, où il est actuellement en attente de son procès. Le militant Ahmed Al-Rabizi a été arrêté par les forces de sécurité à Aden le 12 mai 2009.
(RSF/IFEX) –

21 avril 2010

Lire le rapport intégral : http://fr.rsf.org/yemen-une-cascade-d-affaires-vise-les-20-04-2010,37084.html

http://www.ifex.org/yemen/2010/04/21/foe_report/fr/


5-2 Les insoumis du Yémen"

"Les jeux de pouvoirs". C’est le fil conducteur du numéro 9 de la revue XXI.

Parmi les articles, on trouve celui de François-Xavier Trégan sur "Les insoumis du Yémen".

François-Xavier Trégan raconte la vie des habitants d’un petit village du Yémen qui se révoltent contre leur seigneur. Simples paysans yéménites, ils ont défaits avec une rare intelligence leur seigneur et maître, le Cheikh Mansour. Ils s’échappent de leur village et partent vers la capitale afin d’attirer l’attention des autorités politiques sur la vie qu’ils subissent.

L’interview de François-Xavier Trégan par Célyne Bayt-Darcourt  (3'24")

http://www.france-info.com/chroniques-france-info-revue-xxi-2010-01-17-les-insoumis-du-yemen-393296-81-387.html



6 Les brèves

6-1 L'ONU manque de fonds pour assister les déplacés.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a tiré jeudi la sonnette d'alarme sur le manque de ressources dont dispose l'ONU au Yémen, alors que l'appel humanitaire n'est financé qu'à hauteur de 36%.

« Depuis le début du cessez-le-feu, les travailleurs humanitaires ont multiplié leurs efforts pour atteindre les zones de conflits. En particulier, les acteurs humanitaires ont récemment augmenté leur présence dans la ville de Sa'ada et à Malaheet, où les déplacés sont dans une situation de besoin d'assistance humanitaire », a fait savoir OCHA par communiqué de presse.

Le nombre de déplacés est estimé à 340.000 personnes, dispersées dans les cinq gouvernorats affectés par les conflits au nord du pays, indique l'agence. « Dans le gouvernorat de Hajjah, la malnutrition aigue, les diarrhées et l'anémie augmentent », s'inquiète OCHA.

Dans la ville de Sa'ada le nombre exact de déplacés reste inconnu. Une enquête sera menée par l'ONU d'ici la mi-août afin de disposer de plus amples informations sur la situation. Les travailleurs humanitaires sont préoccupés par le manque de fonds qui risquent d'obliger l'ONU à interrompre les distributions de nourriture à la population.

Ce manque de fonds affectera aussi les enfants âgés de moins de cinq ans qui sont soignés de la malnutrition dans les centres de réhabilitation nutritionnelle, à l'aide de nourriture thérapeutique fournie par les agences de l'ONU.

A Malaheet à l'ouest du gouvernorat de Sa'ada, la situation humanitaire s'est également dégradée, indique OCHA. Les populations ont besoin de nourriture, d'eau, d'assainissement et de prise en charge médicale.

News Tracker: autres dépêches sur la question

Le manque d'argent compromet les efforts de l'ONU au Yémen

22 juillet 2010 – 

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=22496&Cr=Yémen&Cr1=


6-2 Les séparatistes libèrent 200 soldats faits prisonniers lundi.

Les séparatistes au Yémen ont libéré mercredi les 200 soldats capturés lundi et promis de relâcher d'autres prisonniers "civils et militaires", a annoncé à l'AFP un médiateur.

"Les (séparatistes) houthis ont libéré les soldats capturés" au terme de violents combats dans la région d'Al-Amichiya dans la province d'Amrane (nord), a déclaré ce médiateur entre la rébellion et les autorités, qui a requis l'anoymat.

Mardi, une source militaire avait annoncé que "200 militaires avaient été faits prisonniers par les houthis", ajoutant qu'ils faisaient partie du "régiment 72 de la Garde républicaine" de l'armée.

Leur capture était intervenue après la prise du contrôle par les rebelles d'Al-Zaala, une position militaire stratégique à Al-Amichiya, après de violents combats avec une tribu soutenue par l'armée ayant fait des dizaines de morts.

Toujours selon le médiateur, "le chef séparatiste Abdel Malek al-Houthi, entend libérer dans les prochains jours l'ensemble des civils et militaires détenus" par ses hommes depuis les combats ayant opposé les rebelles à l'armée d'août 2009 à février 2010.

Il a décidé de cette mesure, à l'occasion du ramadan, le mois de jeûne musulman prévu à partir du 11 août, "en signe de bonne de volonté et pour rétablir la paix" dans le nord du Yémen, a-t-il ajouté.

AFP –

28 juillet 2010,


6-3 Total : acquiert une participation au Yémen.

Total annonce l'acquisition d'une participation de 36% dans le permis d'exploration Bloc 72. Opéré par DNO Yemen AS (DNO), ce permis est situé dans la partie méridionale du Bassin de Masila et couvre une superficie de 1.821 kilomètres carrés. Cette acquisition est sujette à l'approbation du Ministère yéménite du pétrole.
Total participera avec les partenaires actuels sur le permis (DNO, TG Holdings Yemen Inc, Ansan Wikfs (Hadramaut) Limited et The Yemen Company (TYC)) à un forage d'exploration prévu pour le quatrième trimestre 2010.
Avec cette prise de participation, Total poursuit le développement de ses activités Exploration & Production au Yémen dans des bassins géologiques prometteurs où se situent déjà certains de ses projets.

30 juin 2010

http://bourse.trader-finance.fr/Total+acquiert+une+participation+au+Yemen+389958


n° 8 - Journal du Yémen - 18-06 au 30-07 : - Fin - : Le Yémen risque de devenir un nouvel Irak ou Afghanistan pour les Américains.

n° 8 -  Journal du Yémen - 18-06 au 30-07 : - Fin  -  : Le Yémen risque de devenir un nouvel Irak ou Afghanistan pour les Américains.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Yémen

 n° 8                                                18-06 au 30-07

        C.De broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

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Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

7  Dossier

7-1 La guerre à la frontière yémeno-saoudienne s’intensifie.

7-2 Pedro Canales :  Le Maroc et la Jordanie ont envoyé des troupes au Yémen.

7-3 Le réseau d’Al-Qaëda referait son apparition : Al-Qaëda  que ferait’on sans toi ?

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 HCR : La situation au nord du Yémen reste instable.

8-2 Les USA renvoient un détenu blanchi de Guantanamo au Yémen.

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 De l’utilisation d’al-Qaïda au Yémen en faveur des intérêts stratégiques américains.

9-2 M K Bhadrakumar. : Tout ça à cause de la Chine…

9-3 Le Moyen Orient : De l’Iran au Monde arabe et à la Palestine.

 




7  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

7-1 La guerre à la frontière yémeno-saoudienne s’intensifie.
De rares portraits de soldats, chahids (martyrs) tombés au combat, affichés à l’arrière de voitures, les brefs rugissements des Mig-21 en partance pour les positions des ‘rebelles’, quelques points de contrôle militaires dressés la nuit tombée sur les axes principaux de la ville, la guerre du Nord se fait discrète à Sanaa.

Le huis clos imposé par les autorités yéménites, qui interdisent au nom de la sécurité l’accès aux provinces montagneuses frontalières de l’Arabie saoudite qu’elle a pour théâtre, continue de faire son œuvre.
Les militaires saoudiens utilisent des bombes au phosphore pendant des raids nocturnes, selon la chaîne de télévision Al-Alam 
 (source : Forum Mecanopolis)
Quatre ans après son déclenchement dans la région de Saada, cette guerre entrecoupée de trêves ne cesse de gagner en intensité. Elle menace de gangrener un Etat dont la population, surarmée par tradition, compte parmi les plus pauvres de la planète, et où un puissant système tribal n’a de cesse de défier le pouvoir central incarné par le président Ali Abdallah Saleh.
Le 4 novembre, les combats qui ont repris à la mi-août se sont étendus pour la première fois en territoire saoudien. Accusés d’avoir attaqué une patrouille et tué un soldat au cours d’une incursion au-delà de la frontière, les fidèles du chef rebelle Abdel Malik Al-Houthi ont été la cible d’une offensive de l’armée du puissant voisin.

Une escalade qui ne fait qu’officialiser le soutien de l’Arabie saoudite au président Saleh. La rébellion houthiste dénonce depuis longtemps l’autorisation accordée aux chasseurs-bombardiers yéménites d’utiliser l’espace aérien du royaume pour tenter de la prendre à revers.
Samedi 7 novembre, le président yéménite, coutumier des formules à l’emporte-pièce, s’est engagé à en finir au plus vite avec les rebelles, affirmant que les opérations militaires menées au cours des cinq phases précédentes n’étaient qu’un « échauffement ».
« Encercler les rebelles »
Energique et sobre, le vice-premier ministre chargé du secteur stratégique de la sécurité, Rashad Al-Aleimi, qui reçoit dans un bureau austère au coeur de la capitale yéménite, se montre plus prudent. « Il va nous falloir du temps, l’objectif est d’encercler les rebelles, d’empêcher leur ravitaillement en armes, de les affaiblir au point qu’ils seront obligés de s’arrêter, assure-t-il. Nous, nous voulons la paix, mais ils ont toujours refusé les mains tendues. »

Pour le vice-premier ministre, il ne fait pas de doute que la rébellion houthiste « a un agenda iranien ». « Ce qu’elle veut, dit-il, c’est se tailler un territoire entre les Saoudiens et nous, avec un accès à la mer, exactement comme le Hezbollah libanais », dans une zone particulièrement stratégique qui permettrait d’étendre l’influence iranienne au Moyen-Orient.
Alors que les autorités ont fait grand cas, le 26 octobre, de l’arraisonnement en mer Rouge d’un navire iranien chargé d’armes destinées, selon elles, aux rebelles,

M. Aleimi assure ne pas disposer d’éléments permettant d’accuser directement Téhéran. Dans les cercles du pouvoir, certains affirment en revanche être convaincus de la présence de houthistes dans les camps d’entraînement du Hezbollah, notamment pendant la guerre contre Israël, à l’été 2006.
Il n’était pourtant question ni de Riyad ni de Téhéran en 2005, lors de la tentative d’arrestation d’un ancien député influent, Hussein Al-Houthi, qui a déclenché la guerre de Saada. Ce dernier était alors accusé d’alimenter des tensions confessionnelles entre la communauté zaïdite dont il était issu (une forme particulière du chiisme) et un courant salafiste qu’il jugeait agressif et encouragé par le pouvoir. Le président Saleh était également indisposé par les slogans hostiles aux Etats-Unis et à Israël clamés par les houthistes.
Un haut responsable yéménite, issu d’une grande famille du pays et s’exprimant sous le sceau de l’anonymat, juge fondée la thèse selon laquelle Hussein Al-Houthi visait la restauration d’un pouvoir à la fois politique et spirituel millénaire, l’imamat, mis à bas dans les années 1960 avec l’instauration de la république au Yémen du Nord. Après la mort au combat de Hussein, en 2005, le flambeau a été repris par son frère Abdel Malik, et la guerre du Nord s’est enkystée.
La perpétuation de combats de plus en plus destructeurs et leur extension aux provinces proches de celles de Saada font que la guerre semble désormais alimentée par sa propre dynamique, nourrie par une somme d’intérêts convergents. Tout d’abord les dissensions entre deux grandes confédérations tribales, les Bakil et les Hashid, ces derniers étant traditionnellement proches du pouvoir. Puis l’essor d’une économie de guerre, avec une dimension parfois baroque lorsque l’un des plus importants des nombreux marchands d’armes du Yémen, Fares Manna, figure parmi les personnalités chargées des médiations entre les houthistes et les autorités. Haut responsable d’une formation zaïdite, le Parti du droit, Hassan Zeid, qui reçoit dans son mafraj (salon) au coeur de la vieille ville de Sanaa, juge enfin que si les houthistes « se battent pour se défendre parce que c’est leur seul moyen de survie », la guerre permet accessoirement au président d’affaiblir le responsable militaire de la région Nord, le puissant Ali Mohsen Al-Ahmar, pour le plus grand profit de son propre fils Ali Ahmad, chef des forces spéciales et de la garde républicaine, qu’il promet à un brillant avenir.
http://www.mecanopolis.org/?p=10911&type=1

http://www.mecanopolis.org/forum/viewtopic.php?f=29&t=459&start=0#p3949


7-2 Pedro Canales :  Le Maroc et la Jordanie ont envoyé des troupes au Yémen.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

La guerre ouverte qui oppose les tribus Houthis du Nord Yémen et le gouvernement central de Sanaa, aidé par l’Arabie saoudite, vient d’entrer dans son quatrième mois.

Une première confrontation avec la rébellion du nord Yémen avait été lourdement réprimée par les troupes gouvernementales en 2004. En août 2009, les tribus Houthis se sont à nouveau insurgé contre le régime de Sanaa, la capitale, qui a été contraint de demander de l’aide à son voisin du Nord, l’Arabie saoudite.

Les tribus Houthis ne sont pas terroristes, elles demandent seulement un meilleur traitement et la possibilité de restaurer l’imamat Zaydat, qui régnait dans le pays jusqu’à la révolution républicaine en 1962.

Cette communauté s’est surtout étendue parmi la population zaydita, une minorité qui atteint un tiers des 20 millions d’habitants du Yémen, et qui suit les enseignements de tendance chi’ite, bien que très différent du rite duodécimain iranien.

Le régime yéménite dirigé par le président Ali Abdullah Saleh a été contraint de faire face à cette rébellion sans le soutien de l’Occident, raison pour laquelle il est régulièrement tenté d’assimiler mensongèrement les rebelles Houthis à des terroristes, de sorte à obtenir quelques soutiens substantiels.

Le Yémen a donc été contraint de solliciter l’aide du monde arabe sunnite, notamment à son voisin du nord, l’Arabie saoudite. Mais l’armée saoudienne, qui est la mieux mieux équipée dans le monde arabe grâce au financement et le soutien des États-Unis, n’a pas vraiment de combattants expérimentés. Les forces de Riyad ont donc connu, ces dernière semaines, de sérieux revers, et un grand nombre de leurs soldats ont été capturés par les rebelles Houthis (voir nos vidéos s en bas de page, NdT).

L’Arabie saoudite autant que le Yémen accuse l’Iran d’être derrière cette rébellion qui met en évidence la fragilité du système politique yéménite, aggravée par la succession vraisemblablement imminente du président Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis 1978 par son fils, Ahmed Ali Saleh, qui contrôle actuellement les forces spéciales et de la Garde républicaine.

Selon certains experts du monde arabe, la stratégie de l’Iran serait de créer des poches d’insurrection dans différentes parties du Moyen-Orient dans le but d’affaiblir la position dominante de l’Arabie saoudite dans la région.

Alors que les pays du Conseil de coopération du Golfe ont apporté leur soutien dans cette croisade de l’Arabie saoudite au Yémen, la Jordanie vient de réagir en envoyant 2′000 soldats des forces spéciales sur le front du Nord Yémen.

Mohamed VI, le roi du Maroc, plus discret, est également venu au secours de la famille saoudienne, en envoyant des centaines de combattants d’élite, essentiellement des parachutistes et des unités de commando formé dans le style Spetsnaz, qui seraient plus à même de faire face à la guérilla menée par les rebelles, à la frontière entre l‘Arabie saoudite et le Yémen, selon les informations fournies par les services de renseignements occidentaux.

Pedro Canales, pour El Imparcial

Traduit de l’espagnol par Spencer Delane, pour Mecanopolis

 (vidéos) :

http://www.mecanopolis.org/?tag=al-qaida&paged=2


7-3 Le réseau d’Al-Qaëda referait son apparition : Al-Qaëda  que ferait’on sans toi ?

Nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information

Al-Qaëda repart à la charge

Dans un nouvel épisode de la violence attribuée au réseau d’Al-Qaëda au Yémen, deux officiers de l’armée ont été tués, dimanche matin, par des hommes armés qui leur ont tendu une embuscade à Daleh, dans le sud du pays, a annoncé le ministère de la Défense, selon lequel deux des assaillants ont également été tués.

La veille, une autre attaque contre le siège des Renseignements à Aden, principale ville sudiste, a fait également onze morts, dont sept membres des services de sécurité. D’emblée, la police et l’armée étaient déployées en nombre afin de prévenir l’extension des troubles qui secouent les villes sudistes.

Dimanche, les autorités yéménites ont affirmé avoir arrêté « le cerveau » de l’attaque de samedi. « Le cerveau de l’opération s’appelle Goudol Mohammad Naji. Il appartient aux groupes et il a de nombreux antécédents terroristes et criminels dont une attaque à la fin de l’année dernière contre le siège de la banque centrale d’Aden », affirment les autorités.

Par « groupes terroristes », les autorités désignent généralement les partisans du réseau d’Al-Qaëda auquel l’attaque a été attribuée dès samedi.

Selon les experts, le sud est le principal foyer de la contestation au Yémen, animée par le Mouvement sudiste, une coalition dont certaines composantes appellent au fédéralisme et d’autres à la sécession du sud qui était un Etat indépendant avant 1990.

Le Mouvement sudiste se défend de tout lien avec Al-Qaëda, comme l’en accusent les autorités yéménites.

Selon le Dr Mohamad Abdel-Salam, chercheur au Centre des Etudes Politiques et Stratégiques (CEPS) d’Al-Ahram, ces derniers assauts n’ont rien à voir avec les groupes sudistes qui réclament la sécession, ils portent la marque du réseau d’Al-Qaëda qui cherche à étendre son influence au Yémen pour y semer des troubles comme c’est le cas en Afghanistan. « C’est un pur acte terroriste pour perturber le pouvoir au Yémen. Et puis, ces groupes sudistes n’ont aucun lien avec Al-Qaëda comme le répète le pouvoir yéménite », affirme l’expert, rajoutant que les menaces dans ce pays proviennent de trois sources différentes : les houthis au nord, les séparatistes au sud et Al-Qaëda qui menacent tout le pays.

« Défendez votre honneur »

Ces dernières attaques sont en effet survenues au lendemain d’un communiqué d’Al-Qaëda dans la péninsule arabique (Aqpa), basée au Yémen, menaçant le régime de Sanaa de représailles et appelant les tribus de l’est du Yémen à se soulever contre le pouvoir central, après des opérations de l’armée à Wadi Obeida, dans la région de Marib (est), le réseau d’Oussama bin Laden est implanté. « Défendez votre honneur, vos terres et vos maisons en réponse aux raids aériens effectués en mai par l’armée yéménite à Wadi Obeida, dans la région de Marib (est) », clame Al-Qaëda dans un texte publié sur des forums djihadistes. La province de Marib est l’un des fiefs d’Al-Qaëda, qui a revendiqué une série d’attaques au Yémen dont la dernière a été l’attentat manqué du 26 avril contre l’ambassadeur britannique à Sanaa. En mai, un raid aérien gouvernemental contre une position d’Al-Qaëda dans la province avait entraîné la mort par erreur d’un chef local et de ses gardes du corps. En représailles, des membres de la tribu endeuillée avaient attaqué à l’explosif deux oléoducs, situés non loin des champs pétrolifères de Safer. « Nous ne resterons pas sans réagir face à ce qui arrive à nos femmes et nos enfants à Wadi Obeida », poursuit le communiqué d’Al-Qaëda.

Le Yémen, considéré comme un sanctuaire pour les groupes extrémistes, a intensifié au cours des derniers mois sa lutte contre Al-Qaëda, qui a revendiqué par le passé des attaques contre des missions diplomatiques occidentales, des installations pétrolières et des touristes.

C’est à Aden que s’est produite, en décembre 1992, la première attaque connue d’Al-Qaëda au Yémen, contre un hôtel utilisé par les soldats américains en route pour la Somalie, qui avait fait deux morts.

En octobre 2000, 17 soldats américains avaient été également tués dans une attaque kamikaze d’Al-Qaëda contre le destroyer USS Cole dans le port de cette ville.

Maha Cherbinihttp://hebdo.ahram.org.eg:80/arab/ahram/2010/6/23/marab2.htm



8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

8-1 HCR : La situation au nord du Yémen reste instable.

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs mais doit être vu comme information.

Points de presse.

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Melissa Fleming à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 23 juillet 2010 au Palais des Nations à Genève.

Plus de cinq mois après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu et un mois après la signature d'un nouvel accord de paix comptant 22 points entre le Gouvernement yéménite et les forces Al Houthi pour mettre fin à la violence et renouer le dialogue politique, la situation dans le nord du Yémen demeure instable.

Nous estimons que près de 14 000 personnes déplacées internes seulement sont rentrées dans leur région d'origine parmi une population déplacée au Yémen comptant au total plus de 324 000 personnes. Un grand nombre de personnes craignent des représailles et n'ont nulle part où rentrer du fait de la destruction des maisons et des infrastructures. Le manque de services essentiels, comme les soins de santé, l'éducation et la distribution d'eau dans de nombreuses régions du gouvernorat de Sa'ada décourage également de nombreux déplacés internes à rentrer. Un tiers des déplacés vivent dans le gouvernorat de Sa'ada et la plupart d'entre eux sont accueillis par les communautés locales ou alors ils vivent chez des proches, des amis ou des voisins.

L'équipe du HCR dans la ville de Sa'ada a établi que la ville se remet lentement. Les marchés ont rouvert et, dans certaines écoles, les classes ont recommencé, permettant aux enfants ayant perdu pratiquement un an d'éducation d'être scolarisés à nouveau. Les services de santé dans la ville restent limités, car un grand nombre d'équipements ont été détruits par les combats et de nombreux employés dans le secteur de la santé ne sont pas encore revenus.

L'accès pour le personnel du HCR reste limité à la ville de Sa'ada et ses proches environs. Nous ne disposons que de peu d'informations sur les besoins humanitaires et la situation au-delà d'un cercle de sept kilomètres autour de la ville de Sa'ada.

Le HCR, avec d'autres agences humanitaires, continue à plaider pour un accès sûr et sans entrave à toutes les communautés affectées par le conflit. Globalement, l'insécurité et le manque d'accès à des centaines de milliers de civils, spécialement dans les gouvernorats d'Amran et de Sa'ada au nord du pays, continuent à entraver l'acheminement de l'aide.

De nombreuses maisons dans le gouvernorat de Sa'ada sont endommagées ou détruites et un travail de rénovation doit être mené pour réhabiliter ces zones. Dans le village de Malahit, par exemple, la plupart des personnes ont perdu leur bétail une des principales sources de revenu. Les dégâts sur les réservoirs et les citernes d'eau forcent les civils à puiser l'eau dans des lits de rivières asséchées, ou wadis, pour toutes les utilisations : boisson, lessive, cuisine, toilette, bétail, culture et travaux de construction. Il en résulte de mauvaises conditions sanitaires. Avec 80% des maisons endommagées ou détruites, nombreux sont ceux qui ont trouvé abri près ou à l'intérieur des ruines de leur maison. Les civils qui ne sont jamais partis et les rapatriés ont tous besoin d'abri et d'une aide humanitaire. Le HCR prévoit de commencer à distribuer des kits de retour, incluant des vivres, des kits d'outils pour la construction, des bâches en plastique et des kits d'hygiène ainsi que d'autres biens de secours dans les prochaines semaines.

La stabilité et la sécurité sont vitales pour des retours librement consentis, à grande échelle et sûrs vers Sa'ada. Actuellement, les mines antipersonnel constituent toutefois une menace sérieuse. Le HCR est tout spécialement préoccupé par la sécurité des civils qui décident de rentrer spontanément. L'élimination des mines et des munitions non explosées reste une priorité absolue.

Parallèlement, les trois camps de déplacés d'Al Mazrak dans le gouvernorat d'Hajjah accueillent toujours quelque 19 000 déplacés. Près d'une année après le début du conflit, en août 2009, la situation des déplacés devient intenable, avec la plupart des personnes ayant désormais épuisé leurs ressources.

Les efforts du HCR pour faciliter les solutions pour les déplacés et les réfugiés au Yémen sont gravement entravés par la crise de financement actuelle. Nos besoins révisés pour les programmes d'aide aux déplacés et aux réfugiés pour 2010 au Yémen s'élèvent à 52,1 millions de dollars. A ce jour, nous avons reçu 44% des fonds nécessaires.

Selon la porte-parole, les efforts du HCR pour faciliter les solutions pour les déplacés et les réfugiés au Yémen sont gravement entravés par la crise de financement actuelle. « Nos besoins révisés pour les programmes d'aide aux déplacés et aux réfugiés pour 2010 au Yémen s'élèvent à 52,1 millions de dollars. A ce jour, nous avons reçu 44% des fonds nécessaires », a-t-elle dit.

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=22510&Cr=Y%E9men&Cr1=

23 juillet 2010

http://www.unhcr.fr/4c49ad146.html


8-2 Les USA renvoient un détenu blanchi de Guantanamo au Yémen.

L’administration Obama a renvoyé un détenu de Guantanamo au Yémen, son pays d’origine, après qu’un juge fédéral eut ordonné sa libération, arguant que Mohammed Odaini était détenu sans motif depuis plus de huit ans, a annoncé mardi  13 juillet le Pentagone dans un communiqué.

Toutefois, ce transfert vers le Yémen reste une exception et « la suspension des rapatriements de Yéménites de Guantanamo reste en vigueur, en raison de la situation en matière de sécurité dans ce pays », explique le Pentagone. En janvier, le président Barack Obama avait suspendu tous les transferts de détenus yéménites, après la tentative d’attentat perpétrée le jour de Noël par un jeune Nigérian dans un avion Amsterdam-Detroit, qui a affirmé avoir été entraîné dans un camp d’Al-Qaïda au Yémen. Mais le cas du Yéménite Mohammed Odaini, qui avait 17 ans lorsqu’il a été capturé au Pakistan, a contraint l’administration a lever partiellement cette suspension. Un juge fédéral a en effet estimé fin mai qu’il n’existait pas de preuves d’un lien quelconque entre le jeune homme et Al-Qaïda. Près de la moitié des 180 prisonniers encore détenus à Guantanamo sont yéménites. Rappelons que lors  de son entrée en fonctions en janvier 2009, Barack Obama avait fixé à janvier 2010 la date butoir pour la fermeture du centre de détention situé sur l’île de Cuba, mais l’administration américaine n’a pas pu tenir ce délai comme l’a expliqué en détail Nea Say.

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14/07/2010

http://europe-liberte-securite-justice.org/2010/07/14/les-usa-renvoient-un-detenu-blanchi-de-guantanamo-au-yemen/



9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

9-1 De l’utilisation d’al-Qaïda au Yémen en faveur des intérêts stratégiques américains.
Comme nous l’expliquions hier soir dans un article et cette nuit sur notre forum, la revendication d’Al-Qaeda de l’attentat manqué du vol Amsterdam-Detroit de vendredi dernier ne tient pas un instant. Tout indique que son véritable objectif consiste à légitimer une plus large implication des États-Unis dans un conflit qui, depuis cinq ans, oppose des tribus chi’ites du Nord du Yémen, qui n’ont aucun lien avec al-Qaïda, au gouvernement de Saana, soutenu par l’Arabie Saoudite et
la CIA. Malgré cette diversion crypto-terroriste, il n’est pas difficile de comprendre que c’est une fois de plus l’Iran qui est dans le collimateur des Etats-Unis et de leurs alliés.
La dernière phase paroxystique de la guerre qui dure depuis 5 années, au Yémen, contre les rebelles Houthis, a fait plus de 2000 morts en moins d’un mois et plus de 150 000 sans-abri. Les troupes du gouvernement yéménite se battent contre environ 15 000 rebelles Houthis, armés et entraînés par l’Iran et retranchés dans les montagnes du Nord, autour de Saada, sur la frontière de l’Arabie Saoudite. Les bombardiers de l’armée de l’air saoudienne tapissent les zones rebelles et civiles, et l’armée de l’air et la marine égyptienne transportent des munitions pour l’armée du Yémen avec les encouragements et le financement des Etats-Unis.
Ce pays pauvre de
la Mer Rouge, mais stratégique par sa position, scène critique, depuis des années, de la guerre contre de soi-disant extrémistes islamistes, est désormais devenu un théâtre-clé où les Etats-Unis et l’Iran luttent pour la prédominance régionale. Eu égard à cela, le conflit au Yémen peut être comparé en importance avec la guerre du Liban de 2006 et le conflit de Gaza. Ses résultats pèseront lourdement sur les positions stratégiques respectives dans les régions du Golfe Persique et de la Mer Rouge, pour les Etats-Unis, aussi bien que pour l’Arabie Saoudite, l’Egypte et, indirectement Israël aussi, vis-à-vis de l’Iran.

Plusieurs sources confirment huit traits saillants du conflit en cours au Yémen :

1. Au début septembre, l’armée du Président Ali Abdallah Saleh a lancé le 6è round de sa guerre depuis l’an 2000 contre les Houthis, en déployant environ 20 000 hommes dans une offensive majeure afin de déloger les 15 000 Houthis de leurs nids d’aigles dans les montagnes (entre 3 à
6000 m d’altitude) dans la province de Saada au nord.

2. Les Houthis sont des Zaydis qui revendiquent leur adhésion à la forme la plus pure de l’Islam chi’ite. Ils se battent pour apporter « la vraie voie » au Yémen, et restaurer l’autorité de l’Imam Zaydi renversé en 1962. Leur nom découle de celui du fondateur du mouvement, Badreddin al-Houti, qui fut tué par l’armée yéménite en 2004. Les Chi’ites Houthis et le Chi’isme iranien n’ont rien d’autre en commun, sauf l’aide logistique de Téhéran apportée aux rebelles yéménites.

3. Les quantités de matériel lourd que les Iraniens sont parvenus à transférer aux Houthis en quelques semaines ont stupéfié Washington, Saana, Riyad et Le Caire. L’armée yéménite semble mise en difficulté de réprimer ces rebelles et même d’empêcher les combats de s’étendre au-delà de la région de Saada, vers d’autres parties du pays, y compris la capitale.

4. Craignant que le conflit et l’influence Zaydi puisse déborder par-delà la frontière du nord- Yémen vers les régions sud, saoudiennes de Najran et Asir, l’Arabie Saoudite a envoyé son armée de l’air aider l’armée yéménite en tapissant de bombes les bastions houthis dans les villages de montagne de Saada.

5. La petite armée yéménite de 66 000 hommes, manquant de stocks de matériel militaire organisés, a bientôt commencé à se trouver à court de munitions et d’équipement militaire. L’armée égyptienne s’est empressée de fournir cet approvisionnement nécessaire, en mettant en œuvre un corridor naval et aérien.

6. L’Administration Obama s’est lancée dans la mêlée, grâce à son assistance financière alimentant les efforts saoudiens et égyptiens pour venir en aide au Yémen. Elle a été tout dernièrement accordée lors de la rencontre entre les Présidents américain et égyptien à
la Maison blanche, le mardi 18 août 2009. Selon cette modalité, le Président américain Barack Obama prend position contre l’Iran aux côtés d’Hosni Moubarak et du Roi Abdallah.

7. Autant que les Etats-Unis et Israël avaient été pris par surprise par les capacités militaires du Hezbollah, lors de la guerre du Liban en 2006, les Américains et ses alliés ont été stupéfaits par la maîtrise du champ de bataille des rebelles Houthi. La 1ère Division d’infanterie mécanisée de l’armée yéménite, renforcée par chacune de ses 6 brigades de commandos- parachutistes et le soutien aérien saoudien, s’est avérée incapable, depuis septembre, de briser la résistance des bastions de montagne des rebelles.

8. Sans la réalisation d’un accord global, le conflit menace de s’étendre et de conduire à une escalade vers la plus importante et la plus dangereuse guerre ayant éclaté dans n’importe quelle partie du monde arabe depuis longtemps.

Les Etats-Unis ont manifestement choisi la surenchère en manipulant la revendication par al-Qaïda de cet attentat manqué du vol Amsterdam-Detroit du 25 septembre dernier.

http://www.mecanopolis.org/?p=12091
Article rédigé le 29 déc 2009,

 Mecanopolis

http://monde-en-eveil.forumactif.net/actualite-f121/le-terroriste-du-25-decembre-au-usa-y-croyez-vous-t2196.htm 


9-2 M K Bhadrakumar. : Tout ça à cause de la Chine

Toutefois, le plus important pour les stratégies mondiales des Etats-Unis sera le gain écrasant du contrôle du port d’Aden, au Yémen. La Grande-Bretagne peut garantir qu’Aden est la porte vers l’Asie. Le contrôle d’Aden et du Détroit de Malacca placera les Etats-Unis dans une position invulnérable dans cette « grande partie » qui se déroule dans l’Océan Indien.

Les couloirs de navigation de l’Océan Indien sont littéralement les veines jugulaires de l’économie chinoise. En les contrôlant, Washington envoie un message fort à Pékin, selon lequel si les Chinois caressaient l’idée que les Etats-Unis sont une puissance en déclin en Asie, ils se fourrent le doigt dans l’œil.

Dans la région de l’Océan Indien, la Chine est de plus en plus sous pression. L’Inde y est un allié naturel des Etats-Unis. Ces deux pays voient d’un très mauvais œil toute présence navale importante de la Chine. L’Inde sert de médiateur au rapprochement entre Washington et Colombo, ce qui aiderait à faire reculer l’influence de la Chine au Sri Lanka. Les Etats-Unis ont opéré un virage à 180 degrés dans leur politique birmane et ils impliquent le régime militaire là-bas, avec l’intention première d’éroder l’influence de la Chine sur les dirigeants militaires. La stratégie chinoise avait pour but de renforcer son influence au Sri Lanka et au Myanmar, afin d’ouvrir une nouvelle route de transport vers le Moyen-Orient, le Golfe Persique et l’Afrique, où la Chine a commencé à disputer à l’Ouest sa domination économique traditionnelle.

La Chine est pressée de réduire sa dépendance sur le Détroit de Malacca pour son commerce avec l’Europe et l’Asie Occidentale. Les Etats-Unis, au contraire, sont déterminés à ce que la Chine reste vulnérable jusqu’à l’étouffement, entre l’Indonésie et la Malaisie.

Une lutte captivante se fait jour. Les Etats-Unis sont mécontents des efforts déployés par la Chine pour atteindre les eaux chaudes du Golfe Persique, en passant par la région de l’Asie Centrale et le Pakistan. Lentement mais sûrement, Washington resserre le collet autour du cou des élites pakistanaises – civiles et militaires – et les force à faire un choix stratégique entre les Etats-Unis et la Chine.

Cela placera ces élites dans un dilemme peu enviable. Comme leurs homologues indiens, ils sont naturellement « pro-occidentaux » (même lorsqu’ils sont « anti-américains ») et, si les liens avec la Chine sont importants pour Islamabad, c’est avant tout parce que cette dernière fait contrepoids à ce que les Pakistanais perçoivent comme une hégémonie indienne.

Les questions existentielles avec lesquelles se débattent les élites pakistanaises sont visibles. Ils recherchent des réponses auprès d’Obama. Obama peut-il maintenir une relation équilibrée vis-à-vis du Pakistan et de l’Inde ? Ou, Obama retournera-t-il à la stratégie de l’ère de George W. Bush consistant à faire de l’Inde la puissance prédominante dans l’Océan Indien, obligeant le Pakistan à apprendre à vivre dans son ombre ?

www.palestine-solidarite.org/analyses.M-K_Bhadrakumar.100110.htm


9-3 Le Moyen Orient : De l’Iran au Monde arabe et à la Palestine.

Durant les deux mois passés, le Moyen Orient a vécu des développements rapides et imprévus, pour certains d’entre eux. Nous notons cela parce que nous pensons que ces nouveaux développements ne manqueraient pas de provoquer un nouveau rapport de forces, surtout à la lumière du dernier crime contre l’humanité commis par Israël à l’encontre de ressortissants turcs et autres, mais aussi des déboires de la guerre menée soi-disant contre le terrorisme en Afghanistan et des nouvelles sanctions prises contre l’Iran.

Les développements les plus significatifs peuvent se résumer dans les points suivants :

1-Israël poursuit son escalade contre l’Iran et le Liban, poussant les Etats-Unis à prendre des mesures plus restrictives contre ce qu’il appelle « l’infiltration iranienne » vers les frontières israélo-libanaise, tant à travers les positions prises par la Syrie que par la présence des militants du Hezbollah et des armes « nouvelles » qu’il détient… Et, si nous ajoutons à cela les articles parus dernièrement dans les journaux américains à propos d’une possible attaque israélienne qui se prépare (à partir de certaines bases de l’OTAN en Géorgie) ou, encore, les manœuvres qui ont eu lieu, au milieu du mois de mai près de la frontière Sud du Liban, ou, enfin, les menaces lancées par Tel Aviv contre le Liban à la suite de la découverte du pétrole dans les eaux territoriales libanaises, nous pouvons dire que les possibilités d’une agression sont devenues très claires, même si certains milieux dirigeants israéliens essaient de montrer une patte de velours envers la Syrie en appelant, selon « Maariv », au retour des négociations bilatérales et, même, à un traité de paix avec Damas afin de l’extirper de « l’axe du mal,  d’isoler le Hezbollah et de sauver le Liban ». Ces milieux, toujours selon « Maariv », partent  d’un état de fait qui dit que « l’axe des pays tempérés [entendre : à la solde de Washington] s’est écroulé et que tous se trouvent au pied du mur, craignant ce qui pourrait se passer ».

2-D’un autre côté, il est nécessaire de faire le point sur les points cumulés par le régime syrien dans le face-à-face qui l’oppose à Israël. Le président syrien Bachar Assad a pu obtenir de nouvelles armes, dont des bombardiers, sophistiquées en provenance de la Russie dont e président, en visite dans la région, avait déclaré que son pays ne « croisera pas les bras si le Moyen Orient est soumis à une nouvelle agression ». Medvedev a, de plus, assené un second coup dur à Washington et à Tel Aviv en rencontrant Khaled Meshaal, représentant du Hamas, et en déclarant ouvertement son appui à la nouvelle coalition économique formée par la Syrie, l’Iran et la Turquie ; d’ailleurs, au lieu de tenir compte des nouvelles sanctions prises par le Conseil de sécurité contre l’Iran, Medvedev a déclaré son intention de poursuivre l’exécution du contrat concernant la vente des missiles sophistiqués à ce pays… Cette position, ajoutée à celle de la Turquie à propos de l’uranium iranien, fut peut-être à la base du crime commis contre la flottille de la liberté.

Et, si nous nous arrêtons quelque peu sur les nouvelles positions de la Turquie, surtout celle concernant le vote contre les nouvelles sanctions au Conseil de sécurité, nous pouvons prévoir dans l‘immédiat deux situations contradictoires :

-Le premier est que les nouvelles positions prises par la Turquie ne manqueraient pas, pour un certain temps, de mélanger les cartes influant positivement sur la Syrie et l’Iran, mais aussi sur l’équilibre des forces au Moyen Orient, né durant la deuxième présidence de Georges W. Bush. En même temps, ces changements intervenus feront d’Ankara un adversaire réel à l’Arabie saoudite ou à l’Egypte dans le monde arabe.

-Le deuxième est que, malgré le crime commis par les commandos israéliens contre des ressortissants turcs, la tension entre la Turquie et Israël ne pourra pas aboutir, comme certains le pensent, à la rupture des liens diplomatiques et économiques entre les deux Etats, surtout si nous prenons en considération l’importance des échanges commerciaux entre les deux pays, mais aussi les projets militaires et industriels formés par eux.

Ces situations contradictoires laissent prévoir, à leur tour, que le conflit turco-israélien ne dépassera pas le stade du momentané, même si on a l’impression du contraire. C’est que le conflit sur le pouvoir entre le gouvernement et l’armée n’a pas penché la balance d’un côté ou d’un autre ; de plus, l’idéologie religieuse du Hizb Al-Adala au pouvoir ne fait pas le poids devant les intérêts économique d’un régime qui cherche de nouveaux marchés et de nouvelles alliances vers le Sud et l’Est après que l’Union européenne ait fermé ses portes devant lui.

3-Par rapport à l’Iran, le pouvoir de Mahmoud Ahmadinidjad a réussi à enregistre rune petite victoire face à ‘administration des Etats-Unis, en donnant au Brésil et à la Turquie le trophée concernant l’uranium enrichi; ce qui fait que la balle est passée dans la cour de Washington qui tente, en vain ou presque, d’imposer de nouvelles restrictions contre le gouvernement de Téhéran afin de le pousser à des positions plus flexible en ce qui concerne l’Irak et l’Afghanistan dans lesquels patauge l’administration de Barak Obama. Voilà pourquoi il est à penser que la dernière résolution du Conseil de sécurité constitue un péché mortel de la part des Etats-Unis, puisque ni la Chine ni la Russie ne résilieront aucun accord fait avec ce pays, ce qui veut dire que l’application est loin d’être faite.

4-A partir de cette vision des choses, nous disons que la politique suivie par l’administration des Etats-Unis tente de faire la différence entre la Syrie et l’Iran: retour à la normale avec le premier pays (et retour de l’ambassadeur étasunien) et preparation d’une agression contre le second, selon un plan mis au point par Robert Gates et qui englobe la région moyenorientale toute entière, à commencer par l’Irak et l’Iran et jusqu’au Liban.

Tout cela nous ramène à la question que nous nous étions posée, dans le bulletin précédent, sur un possible retour de notre région à la guerre, à commencer par la Palestine, où les solutions politiques sont au point mort malgré les grandes concessions faites par le régime de Mahmoud Abbas qui a consenti de revenir à la table des négociations indirectes, pendant trois mois, puis directes, à partir de septembre, compte non tenu de la poursuite par le gouvernement israélien du blocus de Gaza ou de la politique de colonisation en Cisjordanie et dans la région d’Al Quds.

Dans cet objectif, il est nécessaire de dévoiler les conditions nouvelles posées par Benjamin Netanyahu et Yuci Belin (chef des négociateurs é Oslo) et qui peuvent se résumer comme suit :

-Retarder la recherche d’une solution finale jusqu’à ce que les Israéliens soient prêts à l’accepter.

-Retarder la discussion des problèmes essentiels, à commencer par ceux concernant la domination des forces de sécurité israéliens sur les territoires contrôlés par le pouvoir palestinien et, surtout, l’avenir d’Al Quds. En même temps, le gouvernement israélien a réaffirmé clairement son refus du droit au retour de plus de 100 000 réfugiés palestiniens dans leurs terres, la possibilité de se retirer d’Al Quds ou d’accepter un Etat palestinien armé.

Et, au moment même où les représentants de ‘opinion internationale continuent leurs actions contre les ambassades d’Israël et des Etats-Unis ( le parti Communiste libanais avait appelé à une manifestation de la gauche devant les bureaux de l’ambassade américaine é Aoukar), au moment où de nouvelles flottilles se préparent à appareiller pour Gaza, les Israéliens poursuivent leur politique agressive et criminelle, avec l’appui de Washington, à commencer par les positions prises à l’ONU contre la formation d’une commission d’enquête internationale, ou encore les déclarations de Barak Obama et, surtout, de l’ex conseiller de G< W< Bush, Eliot Abrams qui vit dans la condamnation par certains pays du crime israélien « une position encourageant les terroristes » ( ?), d’où la nécessité pour l’administration étasunienne de la combattre…

5-En plus de ces problèmes essentiels, n’oublions pas :

-Qu’au Yémen, la tension se poursuit et s’étend au Sud cette fois où le gouvernement yéménite tente de porter un coup de grâce à l’opposition, de la gauche surtout.

-Qu’en Egypte, les préparatifs aux présidentielles se poursuivent entre deux candidats « sérieux » : Omar Souleiman (responsable de l’espionnage et du contre-espionnage et ayant l’aval des milieux politiques aux Etats-Unis, et Mohammad Baradei  (appuyé, lui aussi, par certains milieux étasuniens, mais surtout par le courant des Frères musulmans égyptiens).

-Qu’au Soudan, la répression est revenue à l’avant-scène à la suite des élections législatives ; l’exemple le plus flagrant en est la détention et la torture des chefs du comité de grève des médecins, la fermeture du journal « Al Midan » pro communiste.

-Qu’en Irak, enfin, la formation d’un gouvernement tarde, tant à cause de la politique étasunienne qu’à celle de l’Iran vis-à-vis de ce pays. Ce retard a déclenché une nouvelle vague de violence, de vols et d’instabilité.

Beyrouth, le 22 juin 2010

   (Traduit le 1er juillet 2010) 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

20/06/2010

n° 7 - Géopolitique et stratégie du Yémen - 19-06-2010 :- début : - De l’utilisation d’al-Qaeda au Yémen afin de promouvoir les intérêts stratégiques américains.

n° 7  - Géopolitique et stratégie du Yémen - 19-06-2010 :-  A1 : - De l’utilisation d’al-Qaeda au Yémen afin de promouvoir les intérêts stratégiques américains.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.


Géopolitique et stratégie du Yémen

           n° 7                                           19-06-2010

  C.De broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire.

Tiré à part

ShareThis : De l’utilisation d’al-Qaeda au Yémen afin de promouvoir les intérêts stratégiques américains.

Paroles & action du président Obama

Pas de troupes au Yémen et en Somalie, dit Obama

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 John Kozy : Le projet diabolique et criminel appelé États-Unis d'Amérique.

1-2     M K Bhadrakumar : L’odyssée d’Obama au Yémen  : Un nouvel Afghanistan ?

1-3 Les Etats-Unis et l’épouvantail d’une nouvelle guerre au Yémen.

1-4 Mohamed Hassan : Yémen: Ce n'est pas Al-Qaïda que les USA combattent, mais la démocratie.

2 Brèves

2-1 Al Qaïda fait état de pertes au Yémen, menace les Etats-Unis.

Fin 

3 Dossier

3-1 Tourtaux : Les clichés de missiles et de bombes en grappe montrent du doigt le rôle des États-Unis dans une attaque meurtrière au Yémen.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

4-1 Nasser al-Bahri : «Al-Qaida me menace de mort».

5 Annexe

5-1 Hiram Lee : Une directive secrète prépare de nouvelles guerres américaines au Moyen-Orient et en Asie centrale.

5-2 eva R-sistons à l'intolérable : Tout va pour le mieux, dans le meilleur des nouveaux mondes !

5-3 Discours de Joseph Biden au Parlement européen.

 



Tiré à part :

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Rappel : Comme nous l’expliquions hier soir dans un article et cette nuit sur notre forum, la revendication d’Al-Qaeda  de l’attentat manqué du vol Amsterdam-Detroit de vendredi dernier n’est pas un instant crédible. Tout indique que son véritable objectif consiste à légitimer une plus large implication des États-Unis dans un conflit qui, depuis cinq ans, oppose des tribus chi’ites du Nord du Yémen, qui n’ont aucun lien avec al-Qaeda, au gouvernement de Saana, soutenu par l’Arabie Saoudite et la CIA. Malgré cette diversion crypto-terroriste, il n’est pas difficile de comprendre que c’est une fois de plus l’Iran qui est dans le collimateur des Etats-Unis et de leurs alliés.

La dernière phase paroxystique de la guerre qui dure depuis 5 années, au Yémen, contre les rebelles Houthis, a fait plus de 2000 morts en moins d’un mois et plus de 150 000 sans-abri. Les troupes du gouvernement yéménite se battent contre environ 15 000 rebelles Houthis, armés et entraînés par l’Iran et retranchés dans les montagnes du Nord, autour de Saada, sur la frontière de l’Arabie Saoudite. Les bombardiers de l’armée de l’air saoudienne tapissent les zones rebelles et civiles, et l’armée de l’air et la marine égyptienne transportent des munitions pour l’armée du Yémen avec les encouragements et le financement des Etats-Unis.

Ce pays pauvre de la Mer Rouge, mais stratégique par sa position, scène critique, depuis des années, de la guerre contre de soi-disant extrémistes islamistes, est désormais devenu un théâtre-clé où les Etats-Unis et l’Iran luttent pour la prédominance régionale. Eu égard à cela, le conflit au Yémen peut être comparé en importance avec la guerre du Liban de 2006 et le conflit de Gaza. Ses résultats pèseront lourdement sur les positions stratégiques respectives dans les régions du Golfe Persique et de la Mer Rouge, pour les Etats-Unis, aussi bien que pour l’Arabie Saoudite, l’Egypte et, indirectement Israël aussi, vis-à-vis de l’Iran.

Les militaires saoudiens utilisent des bombes au phosphore américaines pendant des raids nocturnes (source : Forum Mecanopolis)

Plusieurs sources confirment huit traits saillants du conflit en cours au Yémen :

1. Au début septembre, l’armée du Président Ali Abdallah Saleh a lancé le 6è round de sa guerre depuis l’an 2000 contre les Houthis, en déployant environ 20 000 hommes dans une offensive majeure afin de déloger les 15 000 Houthis de leurs nids d’aigles dans les montagnes (entre 3 à 6000 m d’altitude) dans la province de Saada au nord.

2. Les Houthis sont des Zaydis qui revendiquent leur adhésion à la forme la plus pure de l’Islam chi’ite. Ils se battent pour apporter « la vraie voie » au Yémen, et restaurer l’autorité de l’Imam Zaydi renversé en 1962. Leur nom découle de celui du fondateur du mouvement, Badreddin al-Houti, qui fut tué par l’armée yéménite en 2004. Les Chi’ites Houthis et le Chi’isme iranien n’ont rien d’autre en commun, sauf  l’aide logistique de Téhéran apportée aux rebelles yéménites.

3. Les quantités de matériel lourd que les Iraniens sont parvenus à transférer aux Houthis en quelques semaines ont stupéfié Washington, Saana, Riyad et Le Caire. L’armée yéménite semble mise en difficulté de réprimer ces rebelles et même d’empêcher les combats de s’étendre au-delà de la région de Saada, vers d’autres parties du pays, y compris la capitale.

4. Craignant que le conflit et l’influence Zaydi puisse déborder par-delà la frontière du nord- Yémen vers les régions sud, saoudiennes de Najran et Asir, l’Arabie Saoudite a envoyé son armée de l’air aider l’armée yéménite en tapissant de bombes les bastions houthis dans les villages de montagne de Saada.

5. La petite armée yéménite de 66 000 hommes, manquant de stocks de matériel militaire organisés, a bientôt commencé à se trouver à court de munitions et d’équipement militaire. L’armée égyptienne s’est empressée de fournir cet approvisionnement nécessaire, en mettant en œuvre un corridor naval et aérien.

6. L’Administration Obama s’est lancée dans la mêlée, grâce à son assistance financière alimentant les efforts saoudiens et égyptiens pour venir en aide au Yémen. Elle a été tout dernièrement accordée lors de la rencontre entre les Présidents américain et égyptien à la Maison blanche, le mardi 18 août 2009. Selon cette modalité, le Président américain Barack Obama prend position contre l’Iran aux côtés d’Hosni Moubarak et du Roi Abdallah.

7. Autant que les Etats-Unis et Israël avaient été pris par surprise par les capacités militaires du Hezbollah, lors de la guerre du Liban en 2006, les Américains et ses alliés ont été stupéfaits par la maîtrise du champ de bataille des rebelles Houthi. La 1ère Division d’infanterie mécanisée de l’armée yéménite, renforcée par chacune de ses 6 brigades de commandos- parachutistes et le soutien aérien saoudien, s’est avérée incapable, depuis septembre, de briser la résistance des bastions de montagne des rebelles.

8. Sans la réalisation d’un accord global, le conflit menace de s’étendre et de conduire à une escalade vers la plus importante et la plus dangereuse guerre ayant éclaté dans n’importe quelle partie du monde arabe depuis longtemps. Les Etats-Unis ont manifestement choisi la surenchère en manipulant la revendication par al-Qaïda de cet attentat manqué du vol Amsterdam-Detroit du 25 septembre dernier.

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Article placé le 29 déc 2009, par Mecanopolis

http://www.mecanopolis.org/?p=12091



Paroles & action du président Obama

Pas de troupes au Yémen et en Somalie, dit Obama

Le président Barack Obama a déclaré qu'il n'envisageait pas d'envoyer des troupes américaines au Yémen ou en Somalie, les activités d'al-Qaïda demeurant concentrées dans la région frontalière entre le Pakistan et l'Afghanistan.
«Je n'ai aucune intention d'envoyer des troupes fouler le sol de ces régions», a déclaré M. Obama dans une interview à People qui doit être publiée vendredi et dont le magazine a publié le script hier.
«Je n'exclus jamais aucune possibilité dans ce monde aussi complexe», a ajouté le président américain, ajoutant: «Dans des pays comme le Yémen, dans des pays comme la Somalie, je crois que travailler avec des partenaires internationaux est jusqu'à nouvel ordre la solution la plus efficace».
Washington a appelé le Yémen à démanteler al-Qaïda après qu'un réseau yéménite a revendiqué l'attentat manqué, le jour de Noël, sur un avion à destination des États-Unis.
«Depuis un an, nous savons qu'al-Qaïda au Yémen est devenu un problème plus sérieux. C'est pourquoi nous travaillons de concert avec le gouvernement yéménite, et de manière de plus en plus soutenue, pour démanteler les camps d'entraînement des terroristes et leurs cellules dans ce pays».
«C'est la même chose en Somalie: une bonne partie du pays échappe au contrôle du gouvernement, et al-Qaïda essaie d'en profiter», a-t-il dit.
Cependant, pour le président américain, «la région frontalière entre l'Afghanistan et le Pakistan demeure l'épicentre d'al-Qaïda, c'est là que sont ses dirigeants et leurs alliés».

Agence France-Presse  

11 janvier 2010 

http://www.ledevoir.ca/international/afrique/280837/pas-de-troupes-au-yemen-et-en-somalie-dit-obama

 

 


1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 John Kozy : Le projet diabolique et criminel appelé États-Unis d'Amérique.

Extrait

 Le gouvernement étasunien utilise la loi pour nuire aux gens et protéger les dirigeants

La loi est un crime majeur, bien plus grand que les activités qu’elle proscrit, et vous n’avez aucun moyen de vous en protéger.

Les gouvernants se protègent eux-mêmes. 

La loi ne protège pas les gens. Elle est simplement un outil de châtiment. Elle peut tout juste être utilisée, souvent sans succès, pour se dédommager du malfaiteur.  Elle n’efface jamais le crime.  Exécuter le meurtrier ne ramène jamais sa victime à la vie.Mettre en prison les arnaqueurs de Ponzi ne vous rend pas votre argent perdu.  Et assigner BP en justice ne rendra pas les marais de Louisiane, ne ramènera pas la faune marine détruite, ou toute autre forme de vie sauvage, et ne rendra pas aux victimes ce qu’ils ont perdu.Suivez attentivement ce qui se produira dans les vingt prochaines années pendant que le gouvernement usera de la loi pour protéger BP, Transocean, et Halliburton tandis que les réclamations de tous ceux affectés par la marée noire disparaîtront dans les sables mouvants du système légal étasunien.

Jim Kouri, citant des études du FBI, écrit que « certains traits de caractères révélés par des tueurs en série ou des criminels peuvent être observés chez un grand nombre de membres de la sphère politique »; ils partagent les caractéristiques des psychopathes, qui sont hermétiques à l’altruisme, comme l’empathie envers leurs victimes ou le remords ou le sentiment de culpabilité vis-à-vis de leurs crimes. Ils possèdent les traits de personnalité du menteur, du narcissique, de l’égoïste et du vaniteux. Ce sont les personnes auxquelles nous avons confié notre destin. L’échec des États-Unis d’Amérique chez eux et dans le monde est-il si incroyable ?

Certains peuvent prétendre que tout ceci est une affirmation audacieuse, extrême.  J’étais moi-même surpris en lisant les données de Kouri. Mais pour les illustrer, il est facile de trouver des preuves anecdotiques. Lors de la dernière campagne présidentielle, John McCain a répondu ‘Bomb, bomb, bomb’ à la question portant sur l’Iran. Personne au gouvernement n’a exprimé le plus petit remords au sujet du meurtre de dizaines de milliers de gens à la fois en Irak et en Afghanistan, qui n’avaient absolument rien à voir avec les événements du 11 septembre, ni au sujet du ciblage prémédité de femmes et d’enfants par des drones sans pilote au Pakistan. Qu’est-ce qui distingue les tueurs en série de ces officiels du gouvernement ? La seule chose c’est qu’ils ne tuent pas eux-mêmes mais délèguent leurs crimes à d’autres. Mais c’est exactement ce que la plupart des parrains de Cosa Nostra faisaient.
Donc, certaines questions doivent être posées : le gouvernement des États-Unis est-il devenu une entreprise criminelle ? La nation est-elle dirigée par des psychopathes ? Comment expliquer l’appauvrissement de la population, la promotion du complexe militaro-industriel et de guerres sans fin avec leurs massacres et génocides, la dégradation de l’environnement, le désintéressement de la détérioration infrastructurelle et le soutien, à l’étranger, de gouvernements autoritaires et corrompus (souvent appelés démocraties) ?  Pire que cela, pourquoi les entreprises peuvent-elles s’enrichir durant ces guerres pendant que les populations sont elles invitées à se sacrifier ? Pourquoi le gouvernement n’a-t-il jamais essayé d’empêcher de tels profits ? Ce n’est pas tant qu’il n’en soit pas capable.  Dans le langage commun, faire du mal au peuple est considéré comme un  crime.

Ce l’est encore bien plus lorsque ce mal est fait par les gouvernements, les systèmes légaux, ou les entreprises. Le gouvernement utilise la loi pour faire du mal au peuple ou protéger les dirigeants des conséquences du mal qu’ils font constamment au peuple. Il n’y a qu’à voir comment aucun responsable de la Massey Energy Company n’a jamais été poursuivi pour le désastre de la mine de charbon d’Upper Big Branch. Quand les entreprises sont accusées de malversation, elles répondent souvent que ce qu’elles ont fait était légal, mais légal n’est pas synonyme de juste.  Lorsque les criminels parviennent au pouvoir, ils légalisent la criminalité. 

A moins que le gouvernement des États-Unis ne modifie son comportement, la nation est condamnée. Aucun membre du gouvernement ne semble se rendre compte que la dissimulation encourage la méfiance, la méfiance la suspicion, et que la suspicion mène ensuite à la censure.  Le manque de prise de conscience de la part du gouvernement n’est-il pas une preuve de psychopathologie criminelle ?

John Kozy

John Kozy est professeur de philosophie et de logique à la retraite qui tient un blog sur des sujets politiques, économiques et sociaux. Après avoir servi dans l’armée US pendant la guerre de Corée, il passa vingt années comme professeur d’université et les vingt années suivantes comme écrivain. Il a publié un manuel en logique formelle commerciale, dans des revues académiques et quelques magazines commerciaux, et a signé des éditoriaux de journaux à titre d’invité.

Vous pouvez trouver ses travaux sur le net à l’adresse http://www.jkozy.com/  et vous pouvez lui écrire à partir de la page d’accueil du site web.

Article original en anglais : The Psychopathic Criminal Enterprise Called America, The Government uses the Law to Harm People and Shield the Establishment,

publié le 4 juin 2010. 
Traduction : Pascal Sacré pour Mondialisation.ca

 Articles de John Kozy publiés par Mondialisation.ca

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=19699



1-3 Les Etats-Unis et l’épouvantail d’une nouvelle guerre au Yémen.

Les Etats-Unis risquent-ils de s’engager dans nouvelle guerre au Yémen?

Le président américain Barack Obama -qui tient pour responsable la branche yéménite d’Al-Qaïda dans la tentative d’attentat manqué contre un avion de ligne américain à Noël- s’en défend. Pourtant, la question n’a rien d’absurde, comme le prouve la phrase prononcée par Joe Lieberman, un sénateur américain indépendant.

«L'Irak, a-t-il déclaré, c'est notre guerre d'hier et l'Afghanistan notre guerre d'aujourd'hui. Si nous n'agissons pas rapidement, le Yémen sera notre guerre de demain.»

Les Américains n’ont pas attendu cet épisode pour agir dans ce pays. De «récentes opérations militaires dans les zones d'Abyan (Sud) et d'Ahrab (au nord-est de Sanaa), ont été menées avec le concours du commandement central US» souligne le journal libanais L’Orient-Le-Jour. «L'aide US à la lutte antiterroriste est passée de 4,6 millions de dollars en 2006 à 67 millions en 2009» ajoute ce quotidien. Une aide qui pourrait  atteindre les 150 millions si le Congrès donne son accord, indique le New York Times.
Soutenu par les Etats-Unis, le président Saleh doit en contrepartie lutter contre le terrorisme. Mais en plus de sa volonté de maintenir sa famille au pouvoir, de l’inefficacité et de la corruption du régime, «sa volonté de combattre Al-Qaïda -qu’il ne considère pas comme son principal ennemi- est douteuse» estime le New York Times.

Pourtant, «le pays est confronté depuis maintenant deux ans et de façon progressive et montante à une résurgence des cellules d’Al-Qaïda» explique Anne Giudicelli, une experte de la région qui décryptait, dès octobre dernier sur France Culture, les grandes dangers menaçant ce pays. «Il est de notoriété publique que dans l'antique Arabia Felix il existe des bases d'Al-Qaïda, que des organisations «caritatives» se chargent de collecter des fonds destinées au mouvement d'Oussama Ben Laden» note L’Orient-Le-Jour. Et le quotidien souligne que «la première attaque d'envergure contre des intérêts occidentaux s'était produite en octobre 2000 contre le destroyer USS Cole dans le port d'Aden».

Si le président Saleh ne fait pas d’Al-Qaïda sa priorité, c’est parce cet Etat, très pauvre, doit déjà gérer une rébellion soutenue par l’Iran dans le nord et des mouvements séparatistes dans le sud. Lundi 4 janvier dans Libération, Jean-Pierre Filiu, universitaire spécialiste de l’islamisme et d’Al-Qaïda, expliquait que les Etats-Unis ne doivent pas s’engager plus dans ce pays. Les chefs d’Al-Qaïda «ne peuvent s’en sortir qu’en suscitant des interventions directes des Etats-Unis. C’est ce à quoi ils veulent arriver au Yémen. Le piège est clair, assez grossier» relève le chercheur pour qui Al-Qaïda est en bout de cycle. «Tout soutien à des pays comme le Yémen, la Mauritanie ou le Mali doit être indirect, sans affichage. En Irak, le retrait des Américains est le pire coup qu’ils aient pu porter à Al-Qaïda.»

Mardi 5 Janvier 2010

http://www.slate.fr/story/15241/guerre-yemen-terrorisme-al-qaida-obama-afghanistan-attentat



2 Brèves

2-1 Al Qaïda fait état de pertes au Yémen, menace les Etats-Unis.

Nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage l'analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Al Qaïda dans la péninsule Arabique (AQPA) a annoncé lundi sur internet que plusieurs de ses responsables avaient récemment été tués dans des raids ou des affrontements au Yémen.

Parmi les morts figure Nayef al Kahtani, un Saoudien présenté comme le fondateur du magazine en ligne du mouvement au Yémen, Al Malahim, ajoute le groupe.
L'aile yéménite d'Al Qaïda, qui a revendiqué un attentat manqué sur un vol Amsterdam-Detroit en décembre dernier, accuse par ailleurs les Etats-Unis d'avoir tué deux de ses militants dans un raid aérien à la mi-mars dans le sud du Yémen.
"Par ces assassinats, vous (les Américains) nous donnez mille nouvelles raisons de vous frapper chez vous, aux Etats-Unis", déclare Kassim al Rimi, chef militaire d'AQPA, dans un message audio diffusé sur des sites internet islamistes.
Dimanche, AQPA a menacé les Etats-Unis de nouveaux attentats s'ils s'en prennent au prédicateur radical de nationalité américaine Anouar al Aoulaki, que Washington veut voir capturer ou éliminer.
Des responsables américains ont indiqué en avril que l'administration Obama avait donné son aval à des opérations visant à arrêter ou tuer Aoulaki.
(
Mohamed Soudam, Mohammed Ghobari, Mohammed Moukachef;

Guy Kerivel pour le service français)
REUTERS

18 Mai 2010

http://www.atlasinfo.fr/Al-Qaida-fait-etat-de-pertes-au-Yemen-menace-les-Etats-Unis_a3089.html


Lire la suite

19/06/2010

n°6 - Journal du Yémen - 06-05 au 18-06 : - Début - :- 2010 : l'année de la guerre du gaz ?

n°6 - Journal du Yémen - 06-05 au 18-06 : - Début  -   :- 2010 : l'année de la guerre du gaz ?



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Yémen

                      n°6                  06-05 au 18-06 

C.De broeder   &         M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part :

Le Yémen menacé d'éclatement, 20 ans après son unification.

L’Iran accuse Washington de vouloir occuper le Yémen.

Bombes à fragmentation au Yémen.

Des bombes à fragmentation américaines utilisées lors d'une attaque.

Paroles & action du président Obama

Obama cible le Yémen et la Somalie

2 Politique

a) Yémen du Nord

b) Yémen du Sud

c Usa

Fin

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

4-1 Quand les militaires assiègent une entreprise de presse…

5 Les brèves

5-1 Des étudiants français et américains interpellés.

5-2 Arrestation de 30 étrangers, dont 3 Français et un Américain.

6 Dossier

6-1 Bombes à fragmentation

1 Amnesty international dénonce l'utilisation de bombes à fragmentation américaines au Yémen.

2 Bombes à fragmentation américaines.

3 Les images de missile et de bombes à sous-munitions montrent du doigt le rôle des États-Unis dans une attaque meurtrière.   

4 Amnesty demande aux USA des explications sur un des raid …

6-2 L'exportation de gaz  =  2010 : l'année de la guerre du gaz ?

 



Tiré à part :

06-06

Le Yémen, voisin de l'Arabie saoudite, inspire des craintes en matière de sécurité aux pays occidentaux depuis que la branche régionale d'Al Qaïda a revendiqué une tentative d'attentat sur un avion à destination des Etats-Unis en décembre dernier.

Les alliés occidentaux de Sanaa et le royaume saoudien redoutent qu'Al Qaïda n'exploite l'instabilité du Yémen pour en faire une base arrière pour des attaques dans la région et au-delà.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information

Reuters

 

Le Yémen menacé d'éclatement, 20 ans après son unification.

Le Yémen du sud, Etat indépendant jusqu'en 1990, est le théâtre de violences, les habitants s'estimant l'objet de discriminations et disant ne pas bénéficier d'une aide économique suffisante du pouvoir central.

Vingt ans après son unification, le Yémen est confronté à un mouvement sudiste séparatiste qui menace de désintégration ce pays pauvre de la Péninsule arabique déjà mis à mal par les séquelles d'une rébellion dans le nord et un renforcement d'Al-Qaïda, selon des analystes.

Le gouvernement du président Ali Abdallah Saleh, qui célèbre samedi l'unification du Yémen, est appelé à relever plusieurs défis, "en réalisant notamment une réelle égalité en matière de développement" entre le Nord et le Sud, estime le chef du Gulf Research Centre, Abdelaziz Sagr.

L'unité du Yémen, proclamée en 1990, "a été effective sur les plans géographique et politique, mais pas assez dans le domaine social", dit-il, en référence au mécontentement de la population du Sud, qui a conduit à la naissance d'un groupe séparatiste. Le Yémen du sud, Etat indépendant jusqu'en 1990, est le théâtre de violences, les habitants s'estimant l'objet de discriminations et disant ne pas bénéficier d'une aide économique suffisante du pouvoir central.

En 1994, une tentative de sécession du Sud avait été matée dans le sang. Mais le président Saleh, artisan de l'unification, répète à l'envi qu'il ne tolèrera aucune sécession.

Le gouvernement ne permettra "pas aux criminels, aux bandits de grand chemin et aux apôtres de la sédition et du séparatisme de réaliser leurs desseins", a-t-il dit mercredi en s'adressant à un groupe d'officiers, avertissant: "la vaillante armée nationale reste à l'affût".

Pour l'universitaire britannique Neil Partrick, un expert des affaires du Golfe, la situation du Yémen est "une source de profonde inquiétude pour les pays voisins et, bien sûr, pour le gouvernement yéménite".

Une désintégration du Yémen aurait des implications sur les monarchies pétrolières voisines du Conseil de coopération du Golfe (CCG), dont l'Arabie saoudite qui était intervenue en novembre contre les rebelles chiites dans le nord du Yémen, où une trêve a été décrétée en février après six mois de combats entre ces rebelles et les forces yéménites. "Les Etats du CCG sont en faveur de l'unité du Yémen. Mais la question est de savoir comment ils peuvent aider ce pays politiquement et économiquement, y compris par une intégration partielle du Yémen" à leur groupe, indique à l'AFP M. Partrick.

L'Arabie saoudite est particulièrement "sensible aux événements au Yémen (...), ce qui signifie que l'option militaire des Saoudiens demeure sur la table" après leur intervention contre les rebelles chiites, ajoute-t-il. De leur côté, les séparatistes sudistes ne peuvent compter sur un soutien militaire extérieur de taille et ils souffrent de "l'absence d'un leadership crédible", relève un expert occidental.

Pour cet expert, qui a requis l'anonymat, les sudistes n'ont "pas d'alternative claire" et un Etat du sud n'est pas viable économiquement, les ressources des provinces méridionales étant concentrées notamment dans le Hadramout, une province qui selon lui n'est pas enthousiaste à l'idée d'une sécession.

Parallèlement, face au mécontentement, le gouvernement de Sanaa n'a "pas réagi d'une façon constructive", ajoute-t-il, estimant que "si la situation était rattrapable il y a deux ans, elle ne l'est plus" aujourd'hui.

Dans ces conditions, avertit M. Sagr, le mouvement séparatiste pourrait à terme "prendre plus de l'ampleur" avec le risque de déboucher sur "un Etat faible dans le Sud et un autre Etat faible dans le Nord".

D'autant que ce pays reste fragilisé par les séquelles du conflit avec les rebelles qui a fait plusieurs milliers de morts et plus de 250.000 déplacés, ainsi que par les activités des partisans d'Al-Qaïda.

AFP

Mis en ligne le 21/05/2010

http://www.lalibre.be/actu/international/article/584165/le-yemen-menace-d-eclatement-20-ans-apres-son-unification.html

 

L’Iran accuse Washington de vouloir occuper le Yémen.

Le ministre des Affaires étrangères de l’Iran a accusé les États-Unis, l’Angleterre et l’entité sioniste de vouloir occuper le Yémen et d’en faire une de leur zone d’influence.

S’exprimant dans le cadre d’une allocution à l’Université deTéhéran, Manouchehr Mottaki a affirmé que Washington et ses alliés avaient manigancé un stratagème leur permettant d’avoir une forte présence militaire dans le pays de la péninsule arabique.

«Nous croyons qu’un plan orchestré par les États-Unis, l’Angleterre et le régime sioniste veut faire du Yémen un autre Afghanistan», a-t-il laissé tomber.

Le président américain Barack Obama a indiqué dans un entretien à paraître vendredi dans le magazine People qu’il n’avait pas l’intention d’envoyer des troupes au Yémen.

Barack Obama a répété que les données de son service de renseignement font de la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan le véritable foyer de l’activité d’al-Qaïda.

Reconnaissant que le monde d’aujourd’hui est complexe, l’occupant de la Maison-Blanche a dit vouloir travailler avec ses alliés pour combattre le terrorisme dans des pays comme le Yémen et la Somalie.

L’attention de la communauté internationale s’est portée sur le Yémen depuis l’attentat raté contre un avion de ligne le jour de Noël. Les autorités américaines croient que le suspect dans cette affaire a été entraîné par al-Qaïda au Yémen.

Ahmadinejad critique l’intervention saoudienne dans le conflit au Yémen

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a dénoncé l’intervention militaire de l’Arabie saoudite contre des rebelles yéménites, estimant que Ryad devrait plutôt servir de médiateur entre le gouvernement de Sanaa et la rébellion.

« Je dis aux autorités saoudiennes qu’on s’attendait à ce qu’elles servent de médiateur dans ce différend interne (…) et fassent la paix », a déclaré le président iranien à la télévision officielle. « Pas qu’elles s’impliquent elles-mêmes dans la guerre et fassent usage de mitrailleuses contre des musulmans ».

« Si une partie des armes saoudiennes avaient été utilisées en faveur du peuple de Gaza et contre les sionistes (Israël), (…), il n’y aurait plus trace aujourd’hui du régime sioniste », a ajouté Ahmadinejad.

A Ryad, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud al-Fayçal, a réagi à ces propos en accusant à son tour l’Iran d’interférer dans les affaires intérieures du Yémen.

« Je ne sais pas d’où vient l’accusation que l’Arabie saoudite fait la guerre aux houthistes a-t-il déclaré alors que Ryad a toujours maintenu être entré en guerre pour se défendre contre des infiltrations des insurgés yéménites sur son territoire.

Il a qualifié les propos de président iranien d’ »ingérence dans les affaires intérieures du Yémen ».

Les autorités saoudiennes soupçonnent l’Iran de soutenir les rebelles chiites contre le gouvernement de Sanaa même si elles ne le disent pas publiquement tandis que le pouvoir yéménite n’a cessé de dénoncer l’appui de « certains milieux en Iran » à ces insurgés.

L’Iran a condamné à plusieurs reprises l’intervention saoudienne dans l’opération militaire yéménite lancée le 11 août contre les zaïdites, qui contestent l’autorité du régime du président Ali Abdallah Saleh dans le nord du Yémen.

Mi-novembre, le président du Parlement iranien Ali Larijani avait accusé Washington d’être derrière les bombardements des rebelles par les Saoudiens.

Source : Egalité et Réconciliation

jan 14 2010

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http://www.mecanopolis.org/?tag=yemen

 

Bombes à fragmentation au Yémen.

Un missile de croisière américain transportant des bombes à fragmentation a été utilisé lors d'une attaque qui a fait 55 morts en décembre au Yémen, pour la plupart des civils, a affirmé hier Amnesty International (AI).
AI a publié des photos montrant, selon elle, des débris d'un missile Tomahawk de fabrication américaine et des bombes à fragmentation encore intactes ayant apparemment servi dans une attaque le 17 décembre 2009 à Al-Maajala.

Washington et Sanaa n'ont pas signé la Convention sur l'interdiction des bombes à fragmentation, devant entrer en vigueur le 1er août.

Agence France-Presse  

8 juin 2010 

http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/290441/bombes-a-fragmentation-au-yemen

 

07-06

Des bombes à fragmentation américaines utilisées lors d'une attaque.

L'organisation de défense des droits de l'Homme basée à Londres a publié des photos montrant, selon elle, des débris d'un missile Tomahawk de fabrication américaine et des bombes à fragmentation encore intactes ayant apparemment servi dans une attaque le 17 décembre 2009 à Al-Maajala (sud).

"Amnesty est extrêmement préoccupée par les preuves que des bombes à fragmentation semblent avoir été utilisées au Yémen", a dit Mike Lewis, un responsable de l'organisation.

Pour sa part, Philip Luther, directeur adjoint d'Amnesty pour le Moyen-Orient et l'Afrique du nord, a estimé qu'un tel raid "contre des militants présumés sans tentative pour les arrêter est pour le moins illégal. Le fait que tant de victimes étaient des femmes et des enfants prouve que l'attaque était foncièrement arbitraire".

à lire aussi

Le ministère yéménite de la Défense avait revendiqué la responsabilité de l'attaque contre un camp de formation présumé d'Al-Qaïda, sans mentionner de rôle américain, et annoncé la mort de 24 à 30 militants.

Mais un responsable local avait ensuite affirmé que 49 civils, dont 23 enfants et 17 femmes, y avaient également péri.

Selon Amnesty, qui parle de 55 morts, une commission parlementaire yéménite a confirmé la mort de 41 habitants, dont des femmes et des enfants, et indiqué avoir constaté lors d'une visite du site que "toutes les maisons avaient été incendiées".

D'après le communiqué, les photos montrent des dégâts causés par le missile BGM-190D. "Ce type de missile tiré à partir d'un navire de guerre ou d'un sous-marin est conçu pour porter 166 charges à fragmentation, chacune explosant en 200 sous-munitions à fragments tranchants qui peuvent causer des blessures dans un rayon de 150 mètres".

Washington et Sanaa n'ont pas encore signé la Convention sur l'interdiction des bombes à fragmentation, devant entrer en vigueur le 1er août.

AFP

http://actu.orange.fr/monde/yemen-des-bombes-a-fragmentation-americaines-utilisees-lors-d-une-attaque_562956.html



Paroles & action du président Obama

Obama cible le Yémen et la Somalie

La Grande-Bretagne et les États-Unis vont renforcer leur 'action contre le terrorisme' au Yémen et en Somalie à la suite de l'attentat manqué du 25 décembre contre un avion de ligne américain, annonce dimanche Downing Street. M. Brown et le président américain Barack Obama ont eu depuis le 25 décembre une série d'entretiens téléphoniques pour discuter des actions requises par la situation, indique le communiqué de Downing Street.

Samedi, Barack Obama avait pour la première fois accusé Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), d'avoir entraîné et équipé Abdulmutallab au Yémen.

L'ambassade des Etats-Unis au Yémen a fermé dimanche en raison de menaces d'attentats d'Al-Qaïda contre les intérêts américains dans ce pays de la péninsule arabique.

PhilIppe Antoine

03 janv. 2010

RTL info



1 Au jour le jour 

05-06

"Le colonel Mohamed Saleh al-Chaïef et deux de ses compagnons ont été tués lorsque leur voiture a été la cible d'une attaque aux fusils mitrailleurs de la part d'activistes d'Al-Qaïda circulant à bord d'un véhicule", a déclaré à l'AFP cette source, qui a requis l'anonymat.

L'attaque a eu lieu à Mateb Adhbane, au sud de la ville Marib. Elle visait un convoi de véhicules, dont celle du colonel Chaïef, se rendant dans la région des gisements pétrolifères de Safer pour y inspecter les forces militaires chargées de la sécurité des installations pétrolières, a-t-on ajouté de même source.

 AFP

http://www.romandie.com/ats/news/100605115442.21k4og4p.asp

 

09/06
Selon des sources tribales, l'armée a attaqué la maison de Hassan Abdallah Saleh al-Ouqaily, qui figure sur la liste des personnes les plus recherchées au Yémen pour ses liens avec al-Qaida, à al-Himma (190 km à l'est de Sanaa), mais l'activiste ne s'y trouvait pas.

Des affrontements ont éclaté entre les soldats et des partisans d'Ouqaily, au cours desquels dix militaires ont été blessés, selon des sources médicales.
Ouqaily est accusé d'avoir tué le 5 juin un colonel de l'armée yéménite et deux soldats près de Marib (est) dans une attaque contre leur convoi qui était en route pour la zone pétrolifère de Safer, située dans la province de Marib, afin d'y inspecter les forces militaires chargées de la sécurité des installations pétrolières.

AFP

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/09/97001-20100609FILWWW00354-yemencombats-dix-soldats-blesses.php 

 

10/05

Deux soldats yéménites et un nombre indéterminé de sécessionniste  du nord du Yémen ont été tués aujourd'hui dans des combats, les premiers de cette nature depuis la signature de la trêve en février, a indiqué un responsable de la sécurité.
Les affrontements, qui ont également fait des blessés dans les deux camps, se sont produits dans la province d'Amran, à Harf Sufian, à 70 km au nord de la capitale Sanaa, a précisé ce responsable sous couvert d'anonymat.
Signée le 12 février, la trêve a permis de mettre un terme à six mois de combats, dans ce qui est appelé la "sixième guerre" dans le nord du pays depuis 2004.
En six ans, le conflit entre Sanaa et les rebelles nordistes a fait plusieurs milliers de morts et plus de 250.000 déplacés.

AFP

 

12-06

Le vice-Premier ministre yéménite, Sadok Amine Abou Ras, a indiqué hier que son convoi avait fait l’objet la veille d’une attaque par des hommes armés qui n’a pas fait de victime, alors qu’il venait de participer à un rassemblement dans l’est du pays.
Un groupe armé a tiré sur les premières voitures du convoi, a dit ce responsable, indiquant que l’attaque s’était produite après sa participation à Chabwa à un festival marquant l’anniversaire de l’union entre les deux Yémen (mai 1990). Il a précisé qu’aucune personne du convoi n’avait été blessée. Un responsable des services de sécurité yéménites a d’autre part précisé que les gardes du corps du ministre avaient riposté aux tirs. Trois des assaillants ont été arrêtés et les
autres ont pris la fuite. La province de Chabwa, dont le chef-lieu est Ataq, à 350 km à l’est de Sanaâ, serait l’un des principaux refuges au Yémen pour les activistes d’Al Qaîda dans la péninsule arabique (Aqpa).

http://www.elwatan.com/Yemen-Un-convoi-ministeriel

 

16-06
Huit personnes ont été blessées hier à Daleh, dans le sud du Yémen, dans un accrochage entre la police et des activistes sudistes, ont indiqué des témoins.

L'accrochage a eu lieu lorsque des activistes ont tenté de hisser le drapeau de l'ex-Yémen du Sud dans un quartier de Daleh, lors des funérailles de quatre civils tués le 7 juin dans un bombardement.
L'armée yéménite avait bombardé la ville le 7 juin après des affrontements avec des militants séparatistes au cours desquels un militaire avait été tué.

Daleh est le principal foyer de la contestation dans le sud du Yémen, où les habitants estiment faire l'objet de discriminations de la part des Nordistes et ne pas bénéficier d'un programme de développement économique

http://lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/661158/Yemen.html



2  Politique

a) Yemen

Ali Abdallah Saleh

11-02

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a annoncé  le cessez-le-feu et le chef de la résistance Abdel Malek al-Houthi a ordonné à ses hommes de le respecter.

http://www.romandie.com/ats/news/100212124130.s8m770bk.asp


Tiré à part :

07-06

Les autorités yéménites ont arrêté au cours des deux derniers mois plus de trente étrangers, dont trois Français, un Américain et un Britannique, soupçonnés de liens avec Al-Qaïda. Tous étaient venus apprendre l'arabe au Yémen. Ces arrestations ont été opérées en avril et en mai à Sanaa et dans sa proche banlieue dans le cadre d'une campagne lancée par les autorités contre des suspects d'Al-Qaïda.

http://www.lanouvellerepublique.fr/ACTUALITE/24-Heures/ETATS-UNIS-Un-ancien-general-au-renseignement-YEMEN-Trois-Francais-arretes-BUSAN-Le-G20-divise-sur-la-taxe-bancaire-RDC-Meurtre-de-Chebeya-des-officiers-arretes


2a-1 Sur le terrain

Hammoud Mounassar : 3 Français et un Américain arrêtés.

Les autorités yéménites ont arrêté au cours des deux derniers mois plus de 30 étrangers, dont trois Français, un Américain et un Britannique, dans le cadre de leur lutte contre Al-Qaïda, a indiqué dimanche une source au sein des services de sécurité.

Ces étrangers, dont deux Malaisiens, 5 Bangladais et 5 Nigérians, étaient venus apprendre l'arabe au Yémen, à l'instar du Nigérian auteur de l'attentat raté (…) contre un avion de ligne américain le jour de Noël 2009, a ajouté cette source à l'AFP.

Les arrestations ont été opérées en avril et en mai à Sanaa et dans sa proche banlieue dans le cadre d'une campagne lancée par les autorités contre des suspects d'Al-Qaïda, a ajouté la même source.

"Certains ont été arrêtés sous le soupçon d'appartenance à Al-Qaïda et les autres sur la base d'une liste fournie par les services de renseignement américains aux autorités yéménites", a-t-elle poursuivi.

Elle a précisé que "la plupart des personnes arrêtées étaient venues au Yémen pour suivre des cours à l'Institut de Sanaa de langue arabe, où était inscrit le Nigérian, Umar Farouk Abdulmutallab", auteur de l'attentat manqué de Noël.

La même source a identifié l'un des trois Français arrêtés comme étant Jeremy Johnny Witter, précisant qu'il avait été interpellé fin mai à Sanaa où il était inscrit à l'Institut de Sanaa de langue arabe. Jeremy Johnny Witter est né en 1986 à Orsay, au sud de Paris, selon une copie de son passeport, émis par le consulat de France au Caire.

Il était arrivé en novembre 2009 au Yémen "avec l'intention d'apprendre l'arabe, alors qu'il maîtrise parfaitement cette langue" pour avoir séjourné pendant sept ans en Egypte, a-t-on indiqué de même source. "Trois étudiants ont été arrêtés en mai dans l'enceinte de notre établissement", a confirmé un responsable de l'Institut de Sanaa, Abdel Rabb al-Jaradi, sans préciser leur nationalité.

Une Australienne, Shyloh Jayne Giddins, est également détenue depuis le 15 mai, avait indiqué mercredi son avocat à Sanaa, Abderrahman Barman, un militant de l'organisation non-gouvernementale Hood.

Des milliers d'étrangers, dont des Occidentaux, viennent étudier l'arabe ou l'islam au Yémen, dans des universités ou écoles religieuses échappant au contrôle des autorités et certains d'entre-eux se radicalisent.

Mais après l'attentat de Noël, revendiqué par Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa), ces établissements, dont l'Institut de Sanaa, ont perdu une partie de leurs étudiants, a indiqué M. Jaradi.

"Nous ne comptons plus que sept étudiants étrangers, dont une Australienne, qui se préparent à partir, alors que notre établissement comptait auparavant des dizaines d'étudiants", a-t-il expliqué, ajoutant avoir réduit le personnel de 10 à 3 employés. "Depuis l'incident de Umar Farouk, nous n'avons reçu aucune nouvelle demande d'inscription", a-t-il déploré.

En janvier, les autorités avaient suspendu l'octroi des visas d'entrée aux étrangers dans les aéroports du Yémen, une mesure destinée selon elles à empêcher l'infiltration de "terroristes" dans le pays. Les forces de sécurité yéménites ont intensifié leur campagne contre les activistes extrémistes, notamment depuis l'attentat raté de Noël.

Hammoud Mounassar

pour l'AFP

07 juin 2010


2a-3 Les grandes manœuvres

18-01

Le ministre yéménite a indiqué qu'il était contre l'envoi de troupes étrangères au Yémen, car selon lui, cela ne ferait que servir Al-Qaïda.

« Le combat contre Al-Qaïda doit être engagé par les unités antiterroristes et les forces armées yéménites.

La présence de troupes étrangères au Yémen nuirait en fait à nos efforts contre Al-Qaïda. Ce dont nous avons besoin, c'est de soutien logistique, de formation et de capacités techniques pour combattre Al-Qaïda », a déclaré M. Al-Qirbi.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Presse canadienne

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/01/18/019-Yemen-Canada-aide.shtml



b) Les Houthis

Nihil



c) Usa  (le parrain)

Les grandes manœuvres

L'Amérique renouvelle son soutien au Yémen.

L'Assistant-Secrétaire d'État américain pour les Affaires du Proche-Orient, l'Ambassadeur Jeffrey D. Feltman, a salué le développement significatif que connaissent les relations yéméno-américaines sous l'administration du Président Barack Obama.
M. Feltman a renouvelé lors de sa réunion d'hier au siège du Département d'Etat des Etats-Unis, à Washington, avec le sous-secrétaire du ministère des Affaires étrangères, l'Ambassadeur, Mohi Al-Din Al-Dhabi, la position des Etats-Unis soutenant le Yémen, sa sécurité, sa stabilité et son unité.
Au même temps, il a évalué les efforts déployés par le Yémen dans la lutte contre le terrorisme et les succès réalisés à cet égard.
Il a souligné que les États-Unis ont récemment augmenté le volume de l'aide fournie au Yémen dans tous les domaines.
Pour sa part, M. Al-Dhabi a confirmé le souci du Yémen de poursuivre sa guerre contre le terrorisme comme une menace directe pour la sécurité du Yémen et de la région.
MS SABA

[Jeudi 13 Mai 2010]

http://www.sabanews.net/fr/news214152.htm

 

Utilisation de bombes à fragmentation au Yémen.

À Washington, un porte-parole du Pentagone a refusé de commenter ces accusations, renvoyant les journalistes vers le gouvernement yéménite.
«Cela dit, il convient de féliciter le gouvernement du Yémen d'avoir relevé le défi de la menace d'al-Qaïda, a ajouté le porte-parole, Bryan Whitman.

Nous soutenons énergiquement les opérations menées contre al-Qaïda dans la Péninsule Arabique et coopérons étroitement avec le Yémen et d'autres pays en matière d'initiatives anti-terroristes.»

Agence France-Presse  

8 juin 2010 

http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/290441/bombes-a-fragmentation-au-yemen


n°6 - Journal du Yémen - 06-05 au 18-06 : - Fin - :- 2010 : l'année de la guerre du gaz ?

n°6 - Journal du Yémen - 06-05 au 18-06 : - Fin   -   :- 2010 : l'année de la guerre du gaz ?



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Yémen

                      n°6                  06-05 au 18-06 

C.De broeder   &         M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) sur le site de Eva Resis   :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

4-1 Quand les militaires assiègent une entreprise de presse…

5 Les brèves

5-1 Des étudiants français et américains interpellés.

5-2 Arrestation de 30 étrangers, dont 3 Français et un Américain.

6 Dossier

6-1 Bombes à fragmentation

1 Amnesty international dénonce l'utilisation de bombes à fragmentation américaines au Yémen.

2 Bombes à fragmentation américaines.

3 Les images de missile et de bombes à sous-munitions montrent du doigt le rôle des États-Unis dans une attaque meurtrière.   

4 Amnesty demande aux USA des explications sur un des raid …

6-2 L'exportation de gaz  =  2010 : l'année de la guerre du gaz ?

 



 3 Politique internationale

Canada

Ottawa prêt à aider…

Le Canada s'engage à venir en aide au Yémen pour contrer la ‘menace terroriste’ que représente le réseau Al-Qaïda.

Le ministre des Affaires étrangères Lawrence Cannon l'a annoncé à Ottawa au cours d'un point de presse conjoint avec son homologue du Yémen, Abou Bakr Al-Qirbi.

Le chef de la diplomatie yéménite effectue une tournée de plusieurs pays pour demander de l'aide afin de combattre le terrorisme et la radicalisation d'une partie de sa population. Selon lui, l'attentat raté du 25 décembre contre un vol de la Northwest Airlines a ouvert les yeux de la communauté internationale, car le Nigérian qui en est l'auteur aurait en partie planifié son coup au Yémen.

Pour Abou Bakr Al-Qirbi, la communauté internationale comprend maintenant que sans aide extérieure, le Yémen sera en grave danger devant la menace terroriste.

« De récents développements au Yémen et en Amérique du Nord, plus précisément à la frontière canado-américaine, ont attiré l'attention de la communauté internationale sur la menace croissante que représentent les éléments extrémistes établis au Yémen », a confirmé le ministre Cannon. Le ministre faisait allusion à des informations selon lesquelles Ottawa avait appris des renseignements britanniques et américains que 20 terroristes entraînés au Yémen tentaient d'entrer en Amérique du Nord.

Le ministre Cannon n'a pas précisé quelle forme pourrait prendre l'aide qu'Ottawa apporterait au Yémen.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Presse canadienne

18 janvier

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/01/18/019-Yemen-Canada-aide.shtml 



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

4-1 Quand les militaires assiègent une entreprise de presse…

Nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Alors que le président Ali Abdallah Saleh venait d’ordonner la libération d’un journaliste et de deux responsables du quotidien Al-Ayyam, l’armée a pris d’assaut, le 21 avril au soir, le bâtiment de la société de presse 14 October, situé dans la province d’Aden, afin de confisquer le dernier numéro du quotidien Al-Tariq.

Le siège de 14 October a été levé le 22 avril au matin.

« Ce qui se passe au Yémen est tout simplement hallucinant. Il n’y a pas un jour sans qu’un média soit attaqué, sans qu’un journaliste soit kidnappé, arrêté ou condamné », a dénoncé Reporters sans frontières.

Le 21 avril dans la soirée, les forces de la sécurité centrale ont pris d’assaut le bâtiment de la société de presse nationale 14 October, situé dans la ville d’Al-Ma’ala (ouest d’Aden). Ils ont fouillé l’ensemble des véhicules situés à l’extérieur des bureaux, notamment celui d’Ahmed Al-Hubaishi, directeur de publication et président du conseil d’administration de 14 October, dans le but de confisquer le numéro du journal Al-Tariqdaté du 22 avril, imprimé par 14 October.

Cet incident fait suite à la publication - par Al-Tariq- d’une information relative aux événements du 21 avril dans l’après-midi quand des soldats ont pris d’assaut le commissariat de police de la ville d’Al-Tawahi (à l’ouest d’Aden). D’après Al-Tariq, cette opération militaire constituerait une vengeance de la part de soldats en réponse à une altercation entre un policier d’Al-Tawahi et un des leurs au cours de l’opération de destruction des habitations illégales sur les hauteurs de Al-Tawahi. Une autre hypothèse avancée par le journal serait un différend entre un soldat et un policier dans le souk de Al-Tawahi (http://www.attariq-ye.com/).

Les bureaux du quotidien Al-Tariq, situés dans la ville d’Al-Tawahi, avaient déjà été pris d’assaut par l’armée le 21 février dernier, pour avoir utiliser le terme d’ « occupation » en parlant de la situation du Yémen du Sud. Le journal avait dû interrompre ses activités pendant deux semaines.

Le 21 avril 2010, le président Ali Abdallah Saleh a ordonné la remise en liberté de Hani Bashraheel, rédacteur en chef de l’édition sportive du journal Al-Ayyam, de Mohamed Bashraheel, directeur du groupe Al-Ayyam et d’Arhab Hassan Yassine, secrétaire général du groupe, arrêtés début janvier dernier, à l’issue du siège du journal d’Al-Ayyam par l’armée (http://fr.rsf.org/yemen-arrestation-du-redacteur-en-chef-d-08-01-2010,35665.html). Hisham Bashraheel, fondateur et propriétaire du journal, avait été libéré le 24 mars dernier pour des raisons de santé (http://fr.rsf.org/yemen-liberation-de-deux-journalistes-25-03-2010,36834.html).

23 avril 2010

http://fr.rsf.org/yemen-quand-les-militaires-assiegent-une-23-04-2010,37132.html



5 Les brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

5-1 Des étudiants français et américains interpellés.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Des étudiants américains et français ont été arrêtés pour des raisons de sécurité au Yémen, où a également été interpellée récemment une Australienne soupçonnée de liens avec des activistes.

Un responsable gouvernemental yéménite a déclaré que les étudiants avaient été placés en détention à Sanaa, la capitale, mais n'a pas fourni de précisions sur les circonstances de leur arrestation.

"Des étudiants américains et français ont été arrêtés la semaine dernière à la demande de leurs gouvernements", a-t-il indiqué en demandant à conserver l'anonymat.

De source proche du gouvernement yéménite, on a rapporté que les étudiants arrêtés comprenaient deux Américains et un ressortissant français mais le responsable gouvernemental n'a pu confirmer cette information.

Contactés par téléphone, des représentants des ambassades de France et des Etats-Unis à Sanaa se sont abstenus de tout commentaire.

La nouvelle de l'arrestation des étudiants survient quelques jours après l'interpellation à Sanaa d'une Australienne convertie à l'islam et installée au Yémen. Selon son avocat, Shyloh Giddens a été arrêtée en raison de ses contacts avec une Bangladaise placée en détention en mai pour liens présumés avec des groupes islamistes radicaux.

Sans la désigner nommément, le département australien des Affaires étrangères a fait savoir que sa ressortissante avait été interpellée le 16 mai après deux jours d'assignation à résidence avec ses enfants, âgés de cinq et sept ans.

Mohamed Soudam, Philippe Bas-Rabérin pour le service français

06/06/2010

 Reuters

http://www.lepoint.fr/des-etudiants-francais-et-americains-interpelles-au-yemen-06-06-2010-463622_19.php


5-2 Arrestation de 30 étrangers, dont 3 Français et un Américain.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information

Les autorités yéménites ont arrêté au cours des deux derniers mois plus de 30 étrangers, dont trois Français, un Américain et un Britannique, soupçonnés de liens avec Al-Qaïda, a indiqué dimanche à l'AFP une source des services de sécurité à Sanaa.

Ces étrangers étaient venus apprendre l'arabe au Yémen, à l'instar du Nigérian ayant mené un attentat raté contre un avion de ligne américain le jour de Noël.

Ces arrestations ont été opérées en avril et en mai à Sanaa et dans sa proche banlieue dans le cadre d'une campagne lancée par les autorités contre des suspects d'Al-Qaïda, a ajouté la même source, précisant que deux Malaisiens, 5 Bangladeshis et 5 Nigérians figurent parmi les personnes arrêtées.

"Certains ont été arrêtés sous le soupçon d'appartenance à Al-Qaïda et les autres sur la base d'une liste fournie par les services de renseignement américains aux autorités yéménites", a encore dit la même source.

Elle a précisé que "la plupart des personnes arrêtées étaient venues au Yémen pour suivre des cours à l'Institut de Sanaa de langue arabe, où était inscrit le Nigérian, Umar Farouk Abdulmutallab", auteur de l'attentat manqué de Noël.

La même source a identifié l'un des trois Français arrêtés comme étant Jeremy Johnny Witter, précisant qu'il avait été interpellé fin mai à Sanaa où il était inscrit à l'Institut de Sanaa de langue arabe.

Witter est né en 1986 à Orsay, au sud de Paris, selon une copie de son passeport, émis par le consulat de France au Caire, et dont l'AFP a pu voir une photocopie.

Il était arrivé en novembre 2009 au Yémen "avec l'intention d'apprendre l'arabe, alors qu'il maîtrise parfaitement cette langue" pour avoir séjourné pendant sept ans en Egypte, a-t-on indiqué de même source.

Une Australienne, Shyloh Jayne Giddins, est également détenue depuis le 15 mai, avait indiqué mercredi à l'AFP son avocat à Sanaa, Abderrahman Barman, un militant de l'organisation non-gouvernementale Hood.

Des milliers d'étrangers, dont des Occidentaux, viennent étudier l'arabe ou l'islam au Yémen, dans des universités ou écoles religieuses échappant au contrôle des autorités et certains d'entre-eux se radicalisent.

AFP

06 juin

http://www.romandie.com/ats/news/100606095835.7m4ukle0.asp



6 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

6-1 Bombes à fragmentation

1 Amnesty international dénonce l'utilisation de bombes à fragmentation américaines au Yémen.

Amnesty international a publié des photographie prouvant que les Etats-Unis auraient utilisé des bombes à fragmentation contre le camp présumé d’Al Qaida Al-Maajala au Yémen.
Cette attaque avait fait cinquante-cinq morts en décembre 2009 au Yémen, pour la plupart des civils.
Washington et le Yémen n'ont pas encore signé la convention sur l'interdiction des bombes à fragmentation, devant entrer en vigueur le 1er août.
Mike Lewis, membre d’Amnesty international, se dit préoccupé par l’emploi de ces missiles contre des civils et demande aux Etats-Unis de faire la lumière sur l’utilisation de ces missiles.
Propos recueillis par Coline Charbonnier.

Mardi 8 Juin 2010

Ecoutez :

http://www.radioorient.com/docs/audio/ITV_CharbonnierC_Mike_Lewis.mp3

http://www.radioorient.com/Amnesty-international-denonce-l-utilisation-de-bombes-a-fragmentation-americaines-au-Yemen_a3374.html


2 Bombes à fragmentation américaines?

Mise à jour le lundi 7 juin 2010 à 14 h 52

Amnistie internationale affirme que les États-Unis ont utilisé des bombes à fragmentation lors d'une attaque le 17 décembre 2009 à Al-Maajala, dans le sud du Yémen, où 55 personnes, dont une majorité de civils, ont été tuées.

Les photos d'Amnistie montrent des dégâts causés par le missile BGM-190D. « Ce type de missile tiré à partir d'un navire de guerre ou d'un sous-marin est conçu pour porter 166 charges à fragmentation, chacune explosant en 200 sous-munitions à fragments tranchants qui peuvent causer des blessures dans un rayon de 150 mètres ». Ces sous-munitions contiennent « une matière incendiaire », selon Amnistie.

Convention sur les armes à sous-munitions

À ce jour, 36 États ont ratifié la Convention sur les armes à sous-munitions, qui entrera en vigueur le 1er août 2010. Ce traité international interdit l'emploi, la production, le stockage et le transfert de ce type d'armes. Le texte de la Convention a été adopté par 107 États le 30 mai 2008, lors de la Conférence de Dublin.
Ni les États-Unis, ni le Yémen ne sont signataires de la Convention sur les armes à sous-munitions. De son côté, le Canada a signé le traité, mais ne l'a pas encore ratifié.

À Washington, Bryan Whitman, un porte-parole du Pentagone, a refusé de commenter ces accusations, renvoyant les journalistes vers le gouvernement yéménite.

« Cela dit, il convient de féliciter le gouvernement du Yémen d'avoir relevé le défi de la menace d'Al-Qaïda », a indiqué M. Whitman. « Nous soutenons énergiquement les opérations menées contre Al-Qaïda dans la Péninsule arabique et coopérons étroitement avec le Yémen et d'autres pays en matière d'initiatives antiterroristes », a-t-il ajouté.

Amnistie internationale a publié des photos montrant, selon elle, des débris d'un missile Tomahawk de fabrication américaine et des bombes à fragmentation encore intactes ayant apparemment servi à cette attaque.

Après avoir exprimé son inquiétude, Mike Lewis, un responsable de l'ONG, a déclaré : « les bombes à fragmentation frappent sans discernement et les bombes non explosées menacent la vie et les moyens d'existence pendant des années. »

Pour sa part, Philip Luther, directeur adjoint d'Amnistie pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, a estimé qu'un tel raid « contre des militants présumés sans tentative pour les arrêter est pour le moins illégal. Le fait que tant de victimes étaient des femmes et des enfants prouve que l'attaque était foncièrement arbitraire. »

Selon Amnistie, une commission parlementaire yéménite a confirmé la mort de 41 habitants, dont des femmes et des enfants, et indiqué avoir constaté lors d'une visite du site que « toutes les maisons avaient été incendiées ».

 7 juin 2010

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/06/07/010-Amnistie-bombes-fragmentation.shtml


3 Les images de missile et de bombes à sous-munitions montrent du doigt le rôle des États-Unis dans une attaque meurtrière.   
Amnistie internationale a diffusé ce lundi 7 juin 2010 des photographies d’un missile de croisière de fabrication américaine qui transportait des bombes à sous-munitions, prises semble-t-il à la suite d’une attaque contre un camp d’entraînement présumé d’Al Qaïda au Yémen qui a tué 41 civils, dont 14 femmes et 21 enfants. L’attaque du 17 décembre 2009 contre le village d’al Maajala, dans le gouvernorat d’Abyan, dans le sud du Yémen, a fait 55 victimes, dont 14 membres présumés d’Al Qaïda.

« Une frappe militaire de cette nature contre des militants présumés, sans tenter de les arrêter, est pour le moins illégale. Au regard du grand nombre de femmes et d’enfants victimes de cette attaque, il est clair qu’elle était totalement irresponsable, notamment lorsque l’on sait que des bombes à sous-munitions ont probablement été employées », a indiqué Philip Luther, directeur adjoint du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnistie internationale.

Le gouvernement du Yémen a revendiqué l’entière responsabilité de l’attaque contre al Maajala, dans le district d’al Mahfad, dans le gouvernorat d’Abyan, où Al Qaïda aurait installé un camp d’entraînement.

Peu après l’attaque, des médias américains ont relayé des déclarations émanant semble-t-il de sources anonymes au sein du gouvernement des États-Unis, selon lesquelles des missiles de croisière américains avaient été tirés sur ordre du président contre deux sites présumés d’Al Qaïda au Yémen.

« À la lumière des preuves fournies par ces photographies, le gouvernement américain doit révéler quel rôle il a joué dans l’attaque contre al Maajala et tous les gouvernements impliqués doivent indiquer quelles mesures ils ont prises pour éviter les victimes inutiles », a estimé Philip Luther.

Les photographies permettent d’identifier avec certitude les débris du missile, qui proviendraient de la charge, du milieu et de l’arrière du corps, ainsi que des sections de propulsion d’un missile de croisière terrestre BGM-109D Tomahawk.

Ce type de missile, tiré à partir d’un navire de guerre ou d’un sous-marin, est conçu pour porter une charge de 166 bombes à sous-munitions (petites bombes) qui explosent chacune en plus de 200 fragments d’acier tranchants pouvant causer des blessures dans un rayon de 150 mètres. Une substance incendiaire contenue dans la minibombe disperse également des fragments de zirconium destinés à mettre le feu aux objets inflammables se trouvant à proximité.

Une autre photographie, prise semble-t-il une demi-heure après les autres, montre une sous-munition – qui n’a pas explosé – de type BLU 97 A/B, que transportent les missiles BGM-109D. Il semble que ces missiles se trouvent uniquement aux mains des forces américaines et il est peu probable que les forces armées du Yémen soient en mesure d’utiliser une telle arme.

Amnistie internationale a réclamé au Pentagone des informations sur l’implication des forces américaines dans l’attaque d’al Maajala et les précautions prises en vue de limiter les morts et les blessés. Elle n’a pas encore reçu de réponse.

« Amnistie internationale est vivement préoccupée par les éléments tendant à prouver que des bombes à sous-munitions ont été employées au Yémen, lors même que la plupart des États à travers le monde s’engagent à interdire complètement ces armes, a affirmé Mike Lewis, chercheur sur le contrôle des armes à Amnistie internationale.

« Les bombes à sous-munitions ont des effets non discriminants et les minibombes qui n’ont pas explosé sont une menace pendant des années pour la vie et les moyens de subsistance des populations. Tous les gouvernements qui en utilisent doivent de toute urgence fournir une aide afin de neutraliser les bombes n’ayant pas explosé. »

Ni les États-Unis ni le Yémen n’ont encore signé la Convention sur les armes à sous-munitions, traité visant à interdire totalement ces armes qui doit entrer en vigueur le 1er août 2010.

La commission parlementaire yéménite qui a enquêté sur l’attaque du 17 décembre 2009 a conclu en février que 41 personnes décrites comme des civils avaient trouvé la mort. Dans son rapport, elle a déclaré qu’à son arrivée sur les lieux à al Maajala, elle avait constaté que « toutes les maisons et ce qu’elles contenaient avaient brûlé ; il ne restait que des traces de meubles ».

Elle a « remarqué des traces de sang des victimes et plusieurs cratères dans le sol dus au bombardement […] ainsi que plusieurs bombes n’ayant pas explosé ». L’un des survivants a raconté à la commission que les membres de sa famille, tués alors qu’ils n’avaient commis aucun crime, dormaient lorsque les missiles ont frappé, dans la matinée du 17 décembre 2009. 

Dans son rapport, la commission parlementaire a recommandé au gouvernement du Yémen d’ouvrir une information judiciaire sur cette attaque et de traduire en justice les responsables présumés de la mort des civils. À la connaissance d’Amnistie internationale, rien n’a encore été fait.

La commission a relayé des déclarations des autorités du gouvernorat d’Abyan, selon lesquelles 14 membres présumés d’Al Qaïda avaient péri lors de l’attaque, tout en ajoutant qu’elle n’était pas en mesure d’obtenir des informations le confirmant et que les autorités d’Abyan lui avaient fourni l’identité d’une seule de ces 14 personnes.

Complément d’information
    Une délégation d’Amnistie§ internationale a obtenu les photographies d’une source confidentielle lorsqu'elle s'est rendue au Yémen en mars 2010. L’organisation a retardé leur publication afin de vérifier leur contenu auprès de spécialistes indépendants et de laisser au gouvernement américain le temps de faire face aux éléments de preuve. En raison de restrictions liées à des motifs de sécurité, les équipes d’Amnistie internationale n’ont pas pu se rendre sur les lieux afin de vérifier ces images. Toutefois, les éléments figurant sur les clichés démontrent leur provenance. Les fragments de munitions correspondent aux fragments présentés dans une vidéo provenant d’al Maajala diffusée par Al Jazira

19 décembre 2009 (http://english.aljazeera.net/news/middleeast/2009/12/2009121954017137936.html).

Les personnages et les véhicules que l’on peut voir sur d’autres clichés confirment également le lieu. La date et l’heure inscrites automatiquement sur les photos semblent indiquer qu’elles ont toutes été prises avec le même appareil dans un intervalle de 50 minutes, ce qui donne à penser qu’elles ont toutes été prises dans le même secteur.

    Plusieurs médias américains ont signalé qu’ils§ avaient reçu des informations anonymes de responsables de la Maison-Blanche ayant trait à l’autorisation de tirer des missiles de croisière américains contre deux cibles au Yémen le 17 décembre 2009.

Cruise missiles strike Yemen, ABC News, 19 décembre 2009 (http://abcnews.go.com/Blotter/cruise-missiles-strike-yemen/story?id=9375236&page=2) ;
U.S. launched missile strikes on Al-Qaeda in Yemen, sources say, FOX News, 18 décembre 2009 (http://www.foxnews.com/politics/2009/12/18/launched-missile-strikes-al-qaeda-yemen-sources-say/).

    Sur la sous-munition que l’on peut voir sur la 5e§ photographie figure son type (BOMB FRAG BLU 97 A/B) et un numéro de lot (ATB92J109-003), indiquant qu’elle a été fabriquée dans une usine d’armement du Kansas, aux États-Unis, en septembre 1992.

    Les petites bombes n’ayant pas explosé le font§ fréquemment lorsqu’elles sont déclenchées par des civils, causant des blessures et faisant des victimes. Les minibombes BLU-97 sont particulièrement dangereuses parce qu’elles contiennent un fusible secondaire « multi actif » extrêmement sensible au mouvement, ce qui représente une menace pour les civils qui risquent de le déclencher et complique la tâche des personnels humanitaires chargés du déminage.

    La Convention sur les armes à sous-munitions,§ signée par 106 États et ratifiée par 35, entre en vigueur le 1er août 2010. Elle interdit totalement la fabrication, le transfert et l’utilisation de ces armes et impose aux États parties de déclarer et détruire les stocks de bombes à sous-munitions, de nettoyer les zones contaminées et de fournir une aide aux villages touchés et aux victimes de ces armes. Ni les États-Unis ni le Yémen n’ont signé ce traité. Néanmoins, Amnistie internationale considère que l’utilisation des bombes à sous-munitions dans des zones civiles a des effets non discriminants et bafoue le droit international humanitaire. Elle appuie une interdiction totale de leur production, transfert et utilisation.

http://www.amnistie.ca/content/view/14611/107/


4 Amnesty demande aux USA des explications sur un des raid …

Amnesty International a demandé lundi aux Etats-Unis de préciser leur rôle dans le tir d'un missile de croisière américain doté de bombes à fragmentation contre Al-Qaïda au Yémen, qui a fait 55 morts, en majorité des civils, en décembre 2009.
AFP | 07.06.2010
Amnesty International a demandé lundi aux Etats-Unis de préciser leur rôle dans le tir d'un missile de croisière américain doté de bombes à fragmentation contre Al-Qaïda au Yémen, qui a fait 55 morts, en majorité des civils, en décembre 2009.

L'organisation de défense des droits de l'Homme basée à Londres a publié des photos montrant, selon elle, des débris d'un missile Tomahawk de fabrication américaine et des bombes à fragmentation non explosées qui semblent avoir servi dans une attaque le 17 décembre 2009 à Al-Maajala (sud).

"Sur la base des preuves fournies par ces photos, le gouvernement américain doit révéler quel rôle il a joué dans cette attaque", a déclaré Philip Luther, directeur adjoint d'Amnesty pour le Moyen-Orient et l'Afrique du nord.

Amnesty a dit avoir "réclamé au Pentagone des informations sur l'implication de forces américaines dans l'attaque d'al-Maajala" mais n'avoir pas reçu de réponse.

"Amnesty est extrêmement préoccupée par les preuves que des bombes à fragmentation semblent avoir été utilisées au Yémen", a dit Mike Lewis, un responsable de l'organisation. "Les bombes à fragmentation frappent sans discernement et les bombes non explosées menacent la vie et les moyens d'existence pendant des années".

Le ministère yéménite de la Défense avait revendiqué la responsabilité de l'attaque contre un présumé camp de formation d'Al-Qaïda sans mentionner un rôle américain, et annoncé la mort de 24 à 30 militants.

Mais un responsable local avait ensuite affirmé que 49 civils, dont 23 enfants et 17 femmes, y avaient également péri.

Selon Amnesty, une commission parlementaire yéménite a confirmé la mort de 41 habitants dont des femmes et des enfants et indiqué avoir constaté lors d'une visite du site bombardé que "toutes les maisons avaient été incendiés".

Pour M. Luther, une telle attaque "contre de présumés militants sans avoir tenté de les arrêter est pour le moins illégale. Le fait que tant de victimes étaient des femmes et des enfants prouve que l'attaque était foncièrement irresponsable".

Selon Amnesty, les photos montrent des dommages causés par le missile BGM-190D. "Ce type de missile tiré depuis un navire de guerre ou un sous-marin, est conçu pour porter 166 charges à fragmentation, chacune explosant en 200 sous-munitions à fragments tranchants qui peuvent causer des blessures dans un rayon de 150 mètres". Ces sous-munitions contiennent "une matière incendiaire".

Washington et Sanaa n'ont pas encore signé la Convention sur l'interdiction des bombes à fragmentation, devant entrer en vigueur le 1er août.

AFP

7 juin 2010 |

http://www.tdg.ch/depeches/monde/yemen-amnesty-demande-usa-explications-raid-anti-qaida


6-2 L'exportation de gaz  =  2010 : l'année de la guerre du gaz ?

nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information

Simple coïncidence dans ce monde de brut ?

Alors que début novembre, le Yemen est devenu un exportateur de gaz naturel liquéfié (GNL ou LNG), grâce à la mise en œuvre de nouvelles installations dans le Golfe d'Aden - dont Total possède près de 40% - l'ambassade de Grande-Bretagne à Sanaa a été fermée dimanche, après celle des Etats-Unis. Raisons invoquées : des menaces d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique, faisant notamment suite à l'attentat raté de Noël sur le vol Amsterdam-Detroit.

Alors, 2010 : l'année de la guerre du gaz ?

L'avenir du Yemen et de l'Ukraine nous le dira ....

"L'ambassade a été fermée aujourd'hui par mesure de précaution, de crainte d'éventuelles réactions d'Al-Qaïda", a ainsi affirmé dimanche un responsable yemenite au sujet de l'ambassade  britannique. Tout en indiquant que l'ambassade n'avait pas reçu "de menaces directes d'Al-Qaïda".

"Certaines indications laissent penser qu'Al-Qaïda prépare un attentat contre un objectif à Sanaa, peut-être notre ambassade", a déclaré quant à lui à la chaîne CNN John Brennan, conseiller d'Obama pour la sécurité intérieure et la lutte anti-terroriste. Selon lui, plusieurs centaines de membres d'Al-Qaïda sont actuellement au Yémen.  

Un contexte particulièrement tendu qui fait jour alors que début novembre, le président yéménite Ali Abdallah Saleh avait donné le coup d'envoi symbolique des premières exportations de GNL ... Simple "hasard', alors que gaz et pétrole sont à l'origine  de moult conflits  par les temps qui courent ?

Rappelons par ailleurs que le projet de Balhaf, dans le Golfe d'Aden, d'un montant de 4,5 milliards de dollars, représente un investissement majeur pour le Yémen.

L'usine est opérationnelle depuis le 15 octobre dernier via la mise en oeuvre d'un seul train de production. La construction d'une seconde infrastructure de ce type doit démarrer en février/mars prochain. Théoriquement .... Car le cours des choses pourrait subir quelques modifications  compte-tenu du "climat" actuel ...

Notons  toutefois que le gaz yéménite présente bien des avantages en matière de qualité et de localisation géographique par rapport à ses principaux concurrents de la région (Qatar et Iran notamment, situés dans le Golfe persique) ....

En cas de maintien de planning, la production serait alors de 40.000 m3 par jour, pour une production actuelle d'un peu moins de 20.000 m3 par jour. A terme, la production devrait atteindre jusqu'à 6,7 millions de tonnes par an.

Le GNL devrait être exporté en Corée du sud mais également en Europe et en Amérique du Nord. Le projet devrait générer sur 25 ans entre 30 et 40 milliards de dollars de revenus pour le Trésor du Yémen, l'un des pays les plus pauvres de la planète. A terme, les exportations de GNL du pays équivaudront à 180.000 barils de pétrole par jour.

A noter également : durant les années nécessaires à la mise en oeuvre du projet, aucune attaque significative n'a été dirigée contre les installations ou le personnel. Une « bonne » chose alors que les prises d'otages sont fréquentes dans cette partie du pays.

Précisons que que la majorité des 19 millions de Yéménites sont de confession sunnite , tandis que les autres appartiennent à la branche Zaydi de l'islam chiite. Le conflit dans la province de Saada entre rebelles et forces gouvernementales soutenues par les Etats-Unis se poursuit de manière intermittente depuis 2004.

Rappelons également qu'en avril 2008 , Total avait annoncé avoir décidé de rapatrier en France les enfants de ses salariés au Yémen. Nulle crainte à avoir affirmait alors la compagnie, la décision n'étant à voir que comme une mesure "de précaution" destinée à préserver leur sécurité. Une "trentaine" de familles aurait été concernée.

http://www.leblogfinance.com/2010/01/yemen-gnl-reel-enjeu-tensions.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



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07/05/2010

n° 5 - Journal du Yemen - 15-04 au 06-05 – Début - : Yémen, nouvel enjeu idéologique et géostratégique.


n° 5 - Journal du Yemen - 15-04 au 06-05 – Début - : Yémen, nouvel enjeu idéologique et géostratégique.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Yémen

                  n° 5                  15-04 au 06-05

C.De broeder   &         M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part :

Les enfants sont les premières victimes du conflit.

Alerte à une situation alimentaire critique pour juillet.

2 Politique

a) Yémen du nord

b) Yémen du sud

3  Politique internationale

4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

4-1 Quand les militaires assiègent une entreprise de presse pour étouffer une affaire de vengeance.(selon Reporters sans frontières)

4-2 Le Yémen occupera la deuxième place sur la liberté de l'information dans le monde arabe.

Fin

5  Dossier

5-1 Alain  Chouet : Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus.

5-2 Al-Qaeda est «en perte de vitesse, voire à l'agonie».

5-3 Philip Giralda : Les États-Unis sont devenus l'empire du mal.

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

6-1 "Les Amis du Yémen": les donateurs appelés à honorer leurs engagements.

6-2 La route sera longue pour les fermiers de Saada.

7 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

7-1 Danielle Bleitrach : La lutte contre le terrorisme: l’exception et la règle

7-2 Yémen, nouvel enjeu idéologique et géostratégique.

8 Annexe

8 -1 Les dernières trouvailles de l'Occident assassin.

8-2 Comment obtenir l’attention à Copenhague ? 

 



Tiré à part :

Les enfants sont les premières victimes du conflit.

 Des centaines d’enfants ont été tués ou utilisés comme enfants soldats dans les affrontements entre les forces du gouvernement yéménite et les indépendantistes dirigés par Abdul-Malik al-Houthi, qui font rage dans le nord du pays depuis août 2009, d’après un nouveau rapport publié par l’Association Seyaj pour la protection de l’enfance (SOCP), une organisation non gouvernementale locale de defense des droits de l’enfant.
D’après ce rapport, daté du 22 février dernier, quelque 89 000 enfants ont été forcés de fuir leurs maisons avec leurs familles, tandis que « 187 enfants ont été tués, 402 exploités comme soldats par les Houthis, et 282 autres recrutés par des milices locales progouvernementales. »
Ces résultats s’appuient sur une étude réalisée par SOCP en décembre 2009 – avec le soutien du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) – auprès d’enfants vivant dans des camps de déplacés dans les gouvernorats de Hajja, Saada et Amran, ainsi que dans certains des districts de Saada touchés par les conflits : la ville de Saada, Razeh, Alb, Baqem, Ghamr et Qataber.
D’après le rapport, 42 pour cent des enfants des camps (dont le nombre est estimé à 35 000) sont affectés par la malnutrition, 19 pour cent souffrent de diarrhée, 25 pour cent d’infections respiratoires et trois pour cent sont atteints de paludisme.
Dans le cadre de l’étude, SOCP a interrogé 684 anciens enfants soldats et a collecté des informations sur 73 926 enfants au total.
Selon les organisations humanitaires, plus de 70 pour cent des personnes déplacées par le conflit depuis 2004, dont le nombre est estimé à 250 000, vivent à l’extérieur des camps de déplacés, et les enfants représentent plus de la moitié de la population déplacée.
Le 11 février, les deux parties au conflit ont conclu un accord de cessez-le-feu. Cette trêve est fragile, et des affrontements sporadiques ont été rapportés.
D’après le rapport de SOCP, à Saada, 383 332 enfants (environ 97 pour cent des enfants en âge d’être scolarisés dans le gouvernorat) n’ont pas pu aller à l’école pendant cette période.
Ahmad al-Qurashi, directeur de SOCP, a dit à IRIN que cette situation était principalement due aux déplacements, à l’insécurité, à la destruction des écoles ou à leur utilisation à des fins militaires.
Sur les 701 écoles du gouvernorat de Saada, 17 ont été détruites dans les combats et 16 autres ont été occupées par l’une ou l’autre des parties belligérantes. La plupart des écoles restantes ont été désertées, a-t-il dit.
Enfants soldats
« Le nombre d’enfants exploités comme soldats pourrait être bien plus élevé que le chiffre indiqué dans le rapport, parce que nous avons eu du mal à détecter qui avait encore moins de 18 ans, en raison de l’absence [d’actes] de naissance », a dit à IRIN Fahd al-Sabri, chercheur principal de SOCP. D’après lui, seulement huit pour cent des citoyens yéménites possèdent un certificat de naissance.
« Le nombre d’enfants tués lors des combats pourrait aussi être bien plus élevé que le chiffre indiqué dans le rapport, car de nombreuses zones touchées par les avions de combat des armées saoudienne et yéménite étaient encore inaccessibles », a dit M. al-Sabri
Depuis août 2009, les organisations humanitaires ont du mal à obtenir des informations complètes sur l’impact de la guerre sur les enfants, selon George Abu al-Zulof, spécialiste de la protection de l’enfance auprès de l’UNICEF. Cependant, a-t-il dit à IRIN, il semble que la plupart des lois portant sur les droits de l’enfant n’aient pas été respectées durant les affrontements.
M. Abu al-Zulof a appelé les parties au conflit à libérer les enfants soldats pour qu’ils puissent retourner à l’école, et a appelé de ses vœux « une enquête impartiale » sur l’impact de la guerre sur les enfants.
M. al-Qurashi, président de SOCP, a appelé le Yémen à réviser sa loi n° 45 sur les droits de l’enfant – qui date de 2002 –, afin de prévoir des sanctions claires contre les individus qui exploitent des enfants en situation de conflit armé.

24 février 2010

(IRIN) -

ilhttp://www.irinnews.org/FR/ReportFrench.aspx?ReportId=88228

 


Alerte à une situation alimentaire critique pour juillet.

Les organisations humanitaires avertissent qu’une crise alimentaire risque de toucher le Yémen si les fonds internationaux consacrés à l’aide alimentaire ne sont pas considérablement accrus d’ici à juin 2010.
N’ayant reçu qu’un quart de son budget annuel pour 2010 (25,6 millions de dollars sur 103,2 millions), le Programme alimentaire mondial (PAM) explique qu’il aura épuisé, d’ici à la fin du mois de juin, les réserves de vivres qui lui permettent d’aider 3,2 millions de bénéficiaires.
Selon plusieurs organisations humanitaires et organisations non gouvernementales (ONG), les 250 000 Yéménites déplacés dans le nord et les 19 000 réfugiés principalement somaliens du sud sont les plus exposés à la faim.
« Si le PAM mettait fin à ses distributions alimentaires, ce serait le scénario catastrophe », a déclaré Kamel Ben Abdallah, directeur du service pour la Survie et le développement des jeunes enfants du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) au Yémen. « Sans distribution régulière de vivres, la situation se dégraderait sans aucun doute et ils [les réfugiés et les personnes déplacées] mourraient de faim ».
Selon Pablo Marco Blanco, responsable de Médecins sans frontières (MSF), l’arrêt des distributions alimentaires dans les camps de personnes déplacées du nord accélèrera le retour des familles déplacées dans leurs régions d’origine, dans le gouvernorat de Saada, où leurs besoins fondamentaux, notamment alimentaires, sanitaires et éducatifs, ne peuvent encore être satisfaits.
« La majorité de la population des [trois] camps d’al-Mazraq [dans le gouvernorat de Hajjah] obtient ses vivres grâce aux distributions du PAM ; donc, l’arrêt potentiel des distributions risque d’avoir de lourdes répercussions », a-t-il dit, ajoutant que MSF était prêt à développer ses services nutritionnels dans les camps, et notamment à procéder à des distributions alimentaires ciblées pour les plus vulnérables. « Mais nous ne pourrons pas combler le vide laissé par le PAM ».
Andrew Moore, directeur national de Save the Children, a expliqué que son organisme ne pouvait pas prendre le relais du PAM, dans le domaine des distributions alimentaires. « Nous n’avons pas assez de fonds ; notre programme sanitaire et nutritionnel, financé par les Etats-Unis, est un complément du PAM », a-t-il indiqué.
En février, en raison d’un manque de financements, le PAM a réduit ses rations alimentaires à 72 pour cent des besoins quotidiens en kilocalories pour les personnes déplacées et à 90 pour cent pour les réfugiés ; en mars, les rations des personnes déplacées ont légèrement augmenté pour couvrir 85 pour cent des besoins, tandis que celles des réfugiés diminuaient pour passer à 75 pour cent.
Ce n’est qu’en ayant emprunté 4,8 millions de dollars, puisés dans son Compte d’intervention immédiate (sorte de caisse de prévoyance pour les catastrophes), que l’organisme peut aujourd’hui distribuer des vivres jusqu’à la fin du mois de juin.
Un tiers de la population en situation « d’insécurité alimentaire »
Outre les personnes déplacées et les réfugiés, un tiers des 23 millions d’habitants du Yémen souffrent « d’insécurité alimentaire », et parmi ceux-ci, 2,7 millions se trouvent en situation « d’insécurité alimentaire grave », selon un rapport publié récemment par le PAM et intitulé Comprehensive Food Security Survey 2010 édition 2010 de l’Enquête détaillée sur la sécurité alimentaire.
Dans les cas « d’insécurité alimentaire grave », les ménages consacrent jusque 30 pour cent de leurs revenus uniquement à l’achat de pain. Ils ne suivent pas de régime alimentaire équilibré et se trouvent souvent contraints de sauter des repas.

« Si le PAM mettait fin à ses distributions alimentaires, ce serait le scénario catastrophe. Sans distribution régulière de vivres, la situation se dégraderait sans aucun doute et ils [les réfugiés et les personnes déplacées] mourraient de faim »

Le Yémen affiche un des taux de malnutrition les plus élevés du monde. Environ 46 pour cent des enfants yéménites de moins de cinq ans sont en insuffisance pondérale, le quatrième taux le plus élevé du monde, selon le Rapport 2009 sur le développement humain publié par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
En outre, environ 58 pour cent des enfants souffrent de malnutrition ou présentent un retard de croissance, un taux extrêmement élevé, surpassé uniquement par l’Afghanistan, selon l’édition 2009 du rapport Suivre les progrès dans le domaine de la nutrition de l'enfant et de la mère, publié par le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF).
« Sans le PAM, nous allons avoir davantage de cas de malnutrition sévère », a prévenu M. Ben Abdallah de l’UNICEF. « Cela signifie que la charge de l’UNICEF va augmenter, alors que nous ne sommes déjà pas en mesure de nous occuper de tous les cas de malnutrition sévère au Yémen. Sans le PAM, la situation serait dramatique ».
L’insécurité alimentaire est un fléau de longue date, au Yémen, mais plusieurs facteurs ont récemment aggravé la situation.
D’abord, le Yémen a été gravement touché par l’augmentation des prix des produits alimentaires à l’échelle internationale, ces deux dernières années. Ensuite, les revenus pétroliers du pays sont en diminution. Enfin, la crise financière a eu des répercussions négatives sur les transferts de fonds effectués par les Yéménites expatriés.
« C’est la crise des trois F », a ainsi résumé Giancarlo Cirri, directeur national du PAM au Yémen, en allusion aux vivres, à l’essence et aux finances (food, fuel et finance, en anglais).
Le taux de croissance démographique (trois pour cent, un des plus élevés du monde) et les graves pénuries d’eau qui ont frappé le pays comptent également parmi les facteurs.

8 avril 2010

(IRIN) -

http://www.irinnews.org/FR/ReportFrench.aspx?ReportId=88741



2  Politique

Les antagonistes

a) Yémen du Nord

1 Au jour le jour

23-04

Le ministère yéménite de l'Intérieur a mis en garde les indépendantistes contre le risque d'une reprise des combats dans le nord du pays où une trêve est en vigueur depuis le 12 février.

Le ministère s'est inquiété, dans un communiqué publié sur son site Internet (www.26sep.net), que des indépendantistes aient repris récemment leurs appels au jihad (guerre sainte) contre le gouvernement lors d'un rassemblement dans la province de Jouf, proche de leur fief de Saada (Nord).

L’Orient-Le Jour 


2  Politique

Ali Abdallah Saleh

11-02

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a annoncé  le cessez-le-feu et le chef de la résistance Abdel Malek al-Houthi a ordonné à ses hommes de le respecter.

http://www.romandie.com/ats/news/100212124130.s8m770bk.asp


2a-3 Les grandes manœuvres

Soutenir les pays en voie du développement pour renforcer les capacités.

Le représentant permanent du Yémen auprès de l'Organisation des Nations Unies, Abdullah Al-Saidi, a affirmé la nécessité de prendre des mesures urgentes pour supprimer les obstacles de la vie subis par les populations, sous l'occupation, ce qui nuisent au développement social et en contradiction avec la valeurs humaines.
L'Ambassadeur a souligné, dans un discours prononcé au nome du Groupe de 77 pays, lors de la séance d'ouverture de la 18ème session de la Commission du développement durable des Nations Unies, l'importance de soutenir les pays en voie du développement afin de renforcer leurs capacités.
Il a indiqué l'importance de réévaluer les réalisations en matière de transports, de gestion des déchets, d'exploitation minière, et d'autres, en conformité avec le plan d'action de la Conférence de Johannesburg en vertu avec l'agenda du 21ème siècle et celui de Marrakech pour la production et la consommation durable.
AM-RA
SABA

[Mardi 04 Mai 2010]

http://www.sabanews.net/fr/news213375.htm

 

Accords de 21 millions de dollars entre le FSD et des banques yéménites.

Trois accords de financement ont été signés ce lundi entre le Fonds saoudien pour le développement (FSD) et la Banque de la coopération agricole, la Banque commerciale du Yémen ainsi que la Banque du Yémen et du Kuweit d'un coût de 21 millions de dollars.
Suite à la signature, le président de l'association des banques yéménites, Ahmed Al-Khawi, a souligné l'importance de ces accords dans l'activation de la coopération et l'investissement entre le Yémen et l'Arabie saoudite.
Pour sa part, le directeur général du programme d'exportations au sein du FSD, Ahmed Al-Ghanam, a indiqué l'importance de profiter de cette opportunité afin de stimuler l'échange commercial entre les deux pays frères.
RA-RA
[Lundi 03 Mai 2010]

http://www.sabanews.net/fr/news213276.htm

 

Subvention de 13 millions de dollars au Yémen par la BM

Le vice-Premier ministre pour les Affaires économiques et ministre du Plan et de la Coopération internationale, Abdul Karim Al-Arhabi, a examiné ce lundi avec l'Assistante spéciale du Président américain, Gael Smith en compagnie de la grande directrice des affaires du développement international au sien de la Maison blanche.
M. Al-Arhabi a évoqué les défis auxquels le processus de reformes au Yémen fait face dont la lutte contre le terrorisme soulignant le profondeur des relations entre le Yémen et les donateurs, notamment la Banque mondiale.
Par ailleurs, la Banque mondiale a annoncé, en marge d'une réunion élargie entre M.Al-Arhabi et la vice-président de la Banque mondiale, son accord de fournir une subvention de financement du projet d'études supérieures d'un coût de 13 millions de dollars.
RA-RA

03 Mai 2010

http://www.sabanews.net/fr/news213290.htm



b) Yemen du Sud

2a-1 Sur le terrain

03-05

Un civil a été tué et deux autres ont été blessés dans une attaque armée contre un marché d'une localité du Yémen du sud où une grève de protestation contre les autorités nordistes a été observée lundi dans plusieurs villes, ont indiqué des sources de sécurité.

Selon ces sources, des hommes armés non identifiés ont tiré sur des clients du marché du qat, une herbe euphorisante consommée à une grande échelle au Yémen, dans la ville de S'nah, à quelque 300 km au sud de Sanaa.

"Un homme a été tué et deux ont été blessés", a indiqué l'une des sources de sécurité, sans pouvoir justifier l'attaque ou identifier les assaillants.

A Dhaleh, chef-lieu de la province de même nom, à 400 km au sud de Sanaa, des partisans armés du mouvement de contestation dans le sud ont tiré en direction du siège de la province, brisant les carreaux de fenêtre et forçant les employés à fuir le bâtiment, selon les mêmes sources.

Ces tirs ont eu lieu au moment où les commerces et les administrations ont fermé leurs portes à l'appel des dirigeants du mouvement sudiste qui ont appelé à une grève générale pour protester contre ce qu'ils considèrent comme un "siège militaire" de la ville.

La grève a été plus ou moins suivie dans d'autres villes du sud, selon diverses sources.

Les habitants du Yémen du sud, qui était un Etat indépendant jusqu'en 1990, s'estiment l'objet de discriminations et disent ne pas bénéficier d'une aide économique suffisante du pouvoir central. Certains appellent à la sécession.

 (AFP) -

http://qc.news.yahoo.com/s/afp/100503/monde/y__men_sud_violences_1


2a-3 Les grandes manœuvres

L’ancien président du Yémen du Sud appelle l’Iran à soutenir le mouvement indépendantiste.

Ali Salem Al-Bayd, le dernier président du Yémen du Sud (marxiste), appelle depuis son exil (Allemagne) l’Iran et les pays arabes à soutenir le mouvement indépendantiste du Sud, alors que les affrontements menacent de se généraliser dans le pays. Des affrontements ont encore opposé les indépendantistes aux forces de l’ordre à Abyan, Ad-Dali et Lahj.

Aujourd’hui, des milliers de manifestants ont attaqué des bâtiments administratifs, symboles de l’Etat, et ont remplacé le drapeau national par l’ancien drapeau du Yémen du Sud.

Réuni en 1990, le pays a déjà connu une première guerre de scission en 1994, après les premières découvertes de pétrole dans le Sud.

Aujourd’hui, sous l’influence de l’Iran, Ali Salem Al-Bayd semble caresser le rêve séparatiste. Sous le poids de la pauvreté, il avait accepté la réunification en 1990. Mais aujourd’hui, l’essentiel du pétrole et du gaz étant localisé dans le Sud, les séparatistes surfent sur les enjeux stratégiques et les visées iraniennes pour effectuer un retour en arrière (lire à ce sujet nos informations ici).

Al-Bayd a en effet accusé le Nord de se comporter comme une force d’occupation dans le Sud, et de marginaliser la population, politiquement et économiquement. L’appel à l’aide ainsi lancé à Téhéran inquiète les autorités, d’autant plus que Ali Salem Al-Bayd est accusé d’avoir entretenu des relations étroites avec des dirigeants d’Al-Qaïda au Yémen.

« MediArabe.info »

Elaph.com :

http://www.mediarabe.info/spip.php?breve2135



3 Politique internationale

c) Europe

4 Grande- Bretagne

L'ambassadeur du Royaume-Uni échappe à un attentat au Yémen.

Nb :

L'ambassadeur britannique au Yémen est sorti indemne, lundi 26 avril, d'une attaque-suicide qui a visé son convoi à Sanaa.

Un kamikaze s'est lancé contre le convoi de l'ambassadeur alors qu'il se trouvait à 600 mètres de l'ambassade. Seul le kamikaze a été tué.

L'ambassadeur, Timothy Achille Torlot, s'en est sorti indemne et deux passants ont été légèrement blessés. L'attentat-suicide "porte les empreintes d'Al-Qaida", a affirmé le ministère de l'intérieur yéménite. Il a précisé que "le terroriste qui portait un survêtement de sport s'est fait exploser au passage du convoi de l'ambassadeur ", ajoutant que le corps du kamikaze a été déchiqueté et que les services de sécurité cherchaient à "déterminer son identité".

Nous pouvons confirmer qu'il y a eu un incident ce matin impliquant un membre du personnel de l'ambassade", a déclaré à Reuters une porte-parole de l'ambassade de Grande-Bretagne. "Nous travaillons étroitement avec les autorités yéménites pour enquêter sur ce qui s'est passé. Nous pouvons confirmer qu'aucun Britannique ou membre de l'ambassade n'a été blessé."

Un véhicule de la police yéménite qui escortait le convoi, formé de deux voitures diplomatiques, a été touché par l'explosion, et son pare-brise a volé en éclats, selon le correspondant de l'AFP sur place. La police a bouclé le secteur et interdit aux journalistes et aux photographes de s'en approcher. L'attentat s'est produit dans le quartier de Noqom, près de l'hôtel Mövenpick, fréquenté par des Occidentaux.

Début janvier, les ambassades des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France avaient fermé en raison de menaces.

26.04

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/04/26/l-ambassadeur-du-royaume-uni-echappe-a-un-attentat-au-yemen_1342472_3218.html#xtor=AL-32280184



d) Les institutions

Nations Unies

Yémen : Les retours des déplacés vers le nord se déroulent lentement

Plus de deux mois après le cessez-le-feu et un mois après la déclaration officielle de la fin du conflit dans le nord du Yémen, environ 7.000 civils déplacés yéménites hébergés dans les camps d'Al Mazraq se sont rendus dans leur village d'origine pour y évaluer la destruction et les dommages dans leurs fermes et concernant d'autres biens, a indiqué vendredi le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

« Nous estimons que seulement un quart des personnes revenues temporairement pour évaluer la situation dans leur village ou leur ville d'origine y sont finalement retournées définitivement. La majorité d'entre elles restent des déplacés du fait de préoccupations persistantes sur l'insécurité, les accrochages incessants, les mines antipersonnel, la pénurie de services essentiels et le manque d'abris, alors que de nombreuses maisons ont été soit détruites soit partiellement endommagées », a dit une porte-parole du HCR, Melissa Fleming, lors d'une conférence de presse à Genève.

« Un grand nombre des déplacés internes ont fait part au HCR de leur incertitude sur le fait que la paix soit effectivement durable. Ils sont également très inquiets des mines antipersonnel et des munitions non explosées jonchant le sol de leur village », a-t-elle ajouté.

Selon l'agence des Nations Unies, leur crainte est renforcée par des informations répétées faisant état d'accidents meurtriers dus aux mines antipersonnel. Pour ce seul mois, au moins deux enfants ont perdu la vie et neuf personnes (enfants et adultes) ont été gravement blessées.

« En plus de ces décès, ces tragédies entravent la sécurité des retours et l'assiduité à l'école dans les zones affectées par le conflit. Des campagnes de sensibilisation intensives sont menées dans toutes les zones accueillant des déplacés, y compris dans les camps, pour éviter d'autres pertes de civils », a dit Mme Fleming.

Parallèlement, les trois camps de déplacés à Al Mazraq continuent d'héberger plus de 27.000 personnes déplacées. La plupart des déplacés – parmi un total estimé à 280.000 personnes déplacées au Yémen – sont hébergés au sein de communautés hôtes chez des amis, des proches ou des voisins. La situation pour certains d'entre eux dans les gouvernorats de Hajjah et Amran devient intenable, alors que leur famille d'accueil et les déplacés eux-mêmes épuisent rapidement leurs ressources.

Du fait qu'ils ne disposent d'aucun document d'identité, certains déplacés ne peuvent être enregistrés par les autorités dans le gouvernorat de Hajjah, ce qui les empêche de bénéficier d'une assistance humanitaire. Les besoins urgents de leur famille les forcent à vendre les quelques possessions qu'il leur reste, y compris le bétail.

« Nous craignons que ce groupe ne devienne de plus en plus vulnérable aux abus et à l'exploitation. Le HCR exhorte les autorités yéménites à régler ce problème. Ces personnes doivent être enregistrées en tant que déplacés internes et elles doivent bénéficier d'une aide humanitaire, ce qui pourrait améliorer leur situation », a déclaré la porte-parole.

Le HCR observe désormais des difficultés croissantes pour satisfaire les besoins des déplacés yéménites, alors que son opération au Yémen est toujours confrontée à un sérieux manque de financement.

« Si une nouvelle contribution financière ne nous est pas versée d'urgence, le HCR ne pourra plus fournir ni protection, ni abris, ni assistance humanitaire à quelque 170.000 réfugiés et 280.000 déplacés au Yémen », a dit Mme Fleming.

La part du HCR dans l'appel de fonds consolidé des Nations Unies en 2010 pour le Yémen s'élève à 39 millions de dollars. A ce jour, l'agence a reçu 35% des fonds nécessaires.

23 avril 2010 –

News Tracker: autres dépêches sur la question : Yémen : Les déplacés menacés par le manque de financements humanitaires

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=21764&Cr=Y%C3%A9men&Cr1



4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

4-1 Quand les militaires assiègent une entreprise de presse pour étouffer une affaire de vengeance.(selon Reporters sans frontières)

Nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Alors que le président Ali Abdallah Saleh venait d’ordonner la libération d’un journaliste et de deux responsables du quotidien Al-Ayyam, l’armée a pris d’assaut, le 21 avril au soir, le bâtiment de la société de presse 14 October, situé dans la province d’Aden, afin de confisquer le dernier numéro du quotidien Al-Tariq. Le siège de 14 Octobera été levé le 22 avril au matin.

« Ce qui se passe au Yémen est tout simplement hallucinant. Il n’y a pas un jour sans qu’un média soit attaqué, sans qu’un journaliste soit kidnappé, arrêté ou condamné », a dénoncé Reporters sans frontières.

Le 21 avril dans la soirée, les forces de la sécurité centrale ont pris d’assaut le bâtiment de la société de presse nationale 14 October, situé dans la ville d’Al-Ma’ala (ouest d’Aden). Ils ont fouillé l’ensemble des véhicules situés à l’extérieur des bureaux, notamment celui d’Ahmed Al-Hubaishi, directeur de publication et président du conseil d’administration de 14 October, dans le but de confisquer le numéro du journal Al-Tariqdaté du 22 avril, imprimé par 14 October.

Cet incident fait suite à la publication - par Al-Tariq- d’une information relative aux événements du 21 avril dans l’après-midi quand des soldats ont pris d’assaut le commissariat de police de la ville d’Al-Tawahi (à l’ouest d’Aden). D’après Al-Tariq, cette opération militaire constituerait une vengeance de la part de soldats en réponse à une altercation entre un policier d’Al-Tawahi et un des leurs au cours de l’opération de destruction des habitations illégales sur les hauteurs de Al-Tawahi. Une autre hypothèse avancée par le journal serait un différend entre un soldat et un policier dans le souk de Al-Tawahi (http://www.attariq-ye.com/).

Les bureaux du quotidien Al-Tariq, situés dans la ville d’Al-Tawahi, avaient déjà été pris d’assaut par l’armée le 21 février dernier, pour avoir utiliser le terme d’ « occupation » en parlant de la situation du Yémen du Sud.

Le journal avait dû interrompre ses activités pendant deux semaines.

Le 21 avril 2010, le président Ali Abdallah Saleh a ordonné la remise en liberté de Hani Bashraheel, rédacteur en chef de l’édition sportive du journal Al-Ayyam, de Mohamed Bashraheel, directeur du groupe Al-Ayyam et d’Arhab Hassan Yassine, secrétaire général du groupe, arrêtés début janvier dernier, à l’issue du siège du journal d’Al-Ayyam par l’armée (http://fr.rsf.org/yemen-arrestation-du-redacteur-en-chef-d-08-01-2010,35665.html). Hisham Bashraheel, fondateur et propriétaire du journal, avait été libéré le 24 mars dernier pour des raisons de santé (http://fr.rsf.org/yemen-liberation-de-deux-journalistes-25-03-2010,36834.html).

Publié le 23 avril 2010

http://fr.rsf.org/yemen-quand-les-militaires-assiegent-une-23-04-2010,37132.html


4-2 Le Yémen occupera la deuxième place sur la liberté de l'information dans le monde arabe.

nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Le Centre d'Amman pour les études des droits de l'homme a salué lundi le projet de loi de l'information au Yémen, présentée actuellement au Parlement, disant que la loi est parfaite et en conformité avec les normes internationales et les meilleures pratiques.
Cela a été mentionné dans le 5ème rapport du Centre sur les libertés du journalisme qui se concentre sur la liberté d'obtenir des informations dans les Etats arabes.
Il est à noter que le Yémen a occupé la deuxième place de la liberté d'information dans les pays arabes, selon le 5ème rapport annuel sur les libertés de presse, publié, hier, par le Centre d'Amman, en conjonction avec la Journée mondiale de la liberté de presse.
La nouvelle loi sur les médias yéménites donne le droit à la liberté d'information, au peuple yéménite et aux étrangers, sur la base que c'est l'un des droits fondamentaux de l'homme. Il interdit également l'emprisonnement d'un journaliste pour ses opinions.
AS - SA 

[Mardi 04 Mai 2010]

http://www.sabanews.net/fr/news213300.htm


n° 5 - Journal du Yemen - 15-04 au 06-05 – Fin - : Yémen, nouvel enjeu idéologique et géostratégique.

n° 5 - Journal du Yemen - 15-04 au 06-05 – Fin - : Yémen, nouvel enjeu idéologique et géostratégique.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Yémen

                  n° 5                  15-04 au 06-05

C.De broeder   &         M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part :

Les enfants sont les premières victimes du conflit.

Alerte à une situation alimentaire critique pour juillet.

2 Politique

a) Yémen du nord

b) Yémen du sud

3  Politique internationale

4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

4-1 Quand les militaires assiègent une entreprise de presse pour étouffer une affaire de vengeance.(selon Reporters sans frontières)

4-2 Le Yémen occupera la deuxième place sur la liberté de l'information dans le monde arabe.

5  Dossier

5-1 Alain  Chouet : Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus.

5-2 Al-Qaeda est «en perte de vitesse, voire à l'agonie».

5-3 Philip Giralda : Les États-Unis sont devenus l'empire du mal.

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

6-1 "Les Amis du Yémen": les donateurs appelés à honorer leurs engagements.

6-2 La route sera longue pour les fermiers de Saada.

7 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

7-1 Danielle Bleitrach : La lutte contre le terrorisme: l’exception et la règle

7-2 Yémen, nouvel enjeu idéologique et géostratégique.

8 Annexe

8 -1 Les dernières trouvailles de l'Occident assassin.

8-2 Comment obtenir l’attention à Copenhague ? 

 


5  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Alain  Chouet : Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus.

 On s’en doutait mais il serait temps que cela soit dit ! 
Alors qui a intérêt à entretenir ce mythe ? Et surtout dans quel but ?

Alain Chouet

Salam,

Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus.

Effectivement on s'en doutait !

 Cependant les propos de ce monsieur restent trop partiels et tendancieux, ce sont clairement des certitudes qui proviennent des rapports qu'on lui remonte et qui sont loin de dire la vérité et de comprendre les motivations des gens dans d'autres contrés avec d'autres références et d'autres cultures.

 De plus, ce monsieur veut nous faire croire que les mouvements islamiques qui optent pour la violence le font pour s'accaparer le pouvoir et les richesses du pays, mais ceci est loin d'être vrai.

A l'origine, et depuis l'époque de Nasser, ces mouvements n'ont opté pour la violence, stupide et inutile, qu'en réaction presque désespérée à la répression terrible qu'ils ont subie par des régimes absolutistes, soutenus, voire fabriqués, soit par le bloc de l'Est ou bien par l'Occident.

Mais le point qui me semble le plus important que cet ancien directeur à la sécurité extérieure, un saint-ni-touche sans aucun doute, cherche à nous faire avaler, c'est que le danger qu'il faut combattre se trouve en vérité dans le mouvement des Frères Musulmans, qui est le mouvement principal qui a pignon sur rue et qui s'oppose politiquement aux régimes arabes pourris, notamment en Egypte et en Jordanie, et dont est issu le mouvement de résistance islamique en Palestine.

On peut être pour ou contre les points de vue des Frères Musulmans, mais c'est un mouvement populaire qui se renouvelle et se modernise avec des jeunes gens de haut niveau et devient donc l'ennemi à abattre.

Cela pourrait même dépasser le cadre des pays arabes et musulmans pour atteindre des organisations musulmanes en France, comme l'UOIF par exemple, et en Occident d'une manière générale, sous prétexte des liens qu'ils pourraient avoir avec les Frères Musulmans.

Il y a donc les musulmans « modérés » bien gentils qu'il faut encourager partout, et les exemples ne manquent pas, et des musulmans « extrémistes » qui semblent faire peur et qu'ils faut combattre !
 http://videos.senat.fr/video/videos/2010/video3893.html


5-2 Al-Qaeda est «en perte de vitesse, voire à l'agonie».

Ndlr : La publication de l'articlene signifie nullement que la rédaction partage l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information.

L'échec de l'attentat de Times Square témoigne-t-il de l'affaiblissement d'Al-Qaeda?

Jean-Pierre Perrin, grand reporter à Libération, a répondu à vos questions.

Que pensez-vous de cette tentative d'attentat à New York, info ou intox?
Jean-Pierre Perrin. Info, oui. Il y a effectivement une voiture piégée, un suspect arrêté, des explosifs découverts, reste que l'opération apparaît très artisanale, et n'évoque guère les capacités opérationnelles habituelles d'Al-Qaeda connue pour sa maîtrise des voitures piégées et des attentats suicides, comme l'ont bien montré l'Irak et l'Afghanistan.
Gilou. Cet attentat aurait-il pu être très meurtrier?
 Même si la voiture avait été piégée de façon très rudimentaire, l'endroit et l'heure de l'attentat auraient pu permettre un bilan effectivement très meurtrier. Times Square est situé à proximité des théâtres de Broadway et l'heure coïncidait avec l'ouverture des shows de la soirée.
Patricia. Que pensez de la revendication pakistanaise? Est-elle fiable?
 Oui, la revendication pakistanaise est tout à fait crédible. C'est-à-dire qu'elle émane effectivement d'un responsable de Tehrik-e Taliban Pakistan, mais cela ne signifie pas pour autant que ce mouvement a organisé l'attentat. Ce qui est intéressant c'est qu'il revendique un attentat raté. Jusqu'à présent, il ne revendiquait vraiment que les attentats réussis, d'où l'hypothèse que le mouvement des talibans pakistanais, très lié à Al-Qaeda, cherche tous les moyens pour montrer qu'il a des capacités opérationnelles importantes, alors qu'il est plutôt sur la défensive et en perte de vitesse.
Senseirazielus. A quel niveau pensez-vous qu'Al-Qaeda est affaiblie?

Cet attentat, si il est bien d'Al-Qaeda, ne montre-t-il pas, au contraire, que l'organisation est toujours présente et determinée?
 Al-Qaeda a visiblement perdu la bataille en Irak. Trop radicale, trop engagée dans le combat contre les chiites et les sunnites «modérés» elle a fini par susciter une hostilité viscérale des autres groupes islamistes sunnites contre elle. Elle a perdu la plupart de ses dirigeants, dont les deux derniers ont été tués il y a trois semaines par les forces irakiennes, appuyées par les Américains.
 Au Yémen, Al Qaeda n'a pas réussi à s'imposer, en dépit de tous les efforts qu'elle avait déployé dans ce pays. En Arabie Saoudite, la police l'a véritablement décimée.

En Afghanistan, son influence reste marginale sur les talibans. Reste le Pakistan où, effectivement, elle demeure puissante et bien implantée au sein du mouvement des talibans pakistanais. Dès lors, elle apparaît en perte de vitesse, voire à l'agonie, même si elle peut encore, de temps à autre, mener des opérations très meurtrières au Pakistan. En tout cas, à l'extérieur de ce pays, toutes les dernières opérations qu'elle a effectuées se sont traduites par des échecs.
Norbert. Qu'est-ce qui rapproche Al-Qaeda et les talibans pakistanais? Et pourrait les éloigner?
 A la différence des talibans afghans qui n'ont jamais été séduits par l'idéologie jihadiste d'Al-Qaeda, mais ont noué avec elle un mariage d'intérêts, les talibans pakistanais partagent l'idéologie d'Al-Qaeda. Ce n'est pas vraiment nouveau. Déjà, le New York Times, vers 1880, s'inquiétait de l'idéologie wahhabite dans ce qui allait devenir les zones tribales pakistanaises. Une large partie de la tribu des Mehsud, qui contrôle la majeure partie du sud Waziristan est actuellement gagnée par les idées d'Al-Qaeda, en particulier ses chefs qui ont fondé il y a quelques années le mouvement des talibans pakistanais. Celui-ci a donc été créé par des sympathisants d'Al-Qaeda, c'est la différence avec les talibans afghans.
Zulfiqar. Zulfiqar Hakimullah Mehsud est-il en vie, oui ou non? Contrôle-t-il encore quoi que ce soit dans sa tribu?
 On a pu croire, effectivement, que Hakimullah Mehsud avait bien été tué par des drones américains, même si le mouvement des talibans avait toujours refusé d'admettre sa mort.
 Il a réapparu en avril, à la faveur d'une vidéo, où on le voit en compagnie de deux gardes du corps. Puis une seconde fois où il montre sur une carte américaine des lieux possibles d'attentats, et profère des menaces contre les Etats-Unis. Il semble donc bel et bien en vie, peut-être blessé. L'attentat de Broadway n'a cependant pas été revendiqué par lui-même, ce qui pose des questions. En revanche, c'est un de ses proches qui s'est exprimé, peut-être pour le préserver.
Norbert. Où en est la lutte contre les talibans pakistanais? Qu'a donné l'opération dans le sud-Waziristan à l'automne?
 Pour la première fois l'armée pakistanaise a lancé la plus importante offensive sur la frontière est, déployant des dizaines de milliers de soldats. La conséquence a été la multiplication des attentats meurtriers sur tout le territoire pakistanais, y compris dans des villes comme Lahore, jusqu'à présent épargnée par de telles attaques. Il semble à présent que l'état-major pakistanais a bel et bien pris en compte l'ampleur de la menace des talibans. Mais il n'a pas pour autant renoncé à soutenir les talibans afghans, en qui il voit toujours des alliés possibles.
Gabriel. Peut-on craindre une implantation d'Al-Qaeda dans des «Etats faillis» comme la Somalie?
 Oui, il est certain qu'Al-Qaeda est à l'affût de tous les Etats musulmans, plus ou moins en faillitte. C'est pourquoi Ben Laden avait décidé de s'installer en Afghanistan en 1995. Le pays étant alors déchiré par une guerre entre les différentes factions de moudjahidins. La Somalie, où il n'y a plus d'Etat, est donc le lieu idéal d'implantation, d'autant plus que ce pays est situé à un carrefour stratégique. Al-Qaeda a tenté la même opération en Somalie, et s'est même employé à multiplier provocations et attentats dans le but de déclencher une réaction américaine violente, voire une attaque contre ce pays. On retrouve la stratégie habituelle de l'organisation qui ne peut que prospérer qu'à la faveur de larges crises, comme l'Irak et l'Afghanistan. Il est important pour elle de profiter des conflits afin de s'implanter. Sans crise majeure, Al-Qaeda est condamnée à une lente mais certaine agonie.

Dodcoquelicot. Où en est la France, l'Europe ? Ont-ils à craindre Al-Qaeda ou non ?
 La France, comme la plupart des pays européens engagés en Afghanistan ont effectivement à craindre des actions d'Al-Qaeda, comme l'a montré encore récemment la récente tentative d'attentat contre le métro de Barcelone. Cela dit, l'organisation apparaît très diminuée par ses échecs, par les coups qui lui ont été portés au Pakistan. Encore une fois, elle ne semble plus en mesure de monter des opérations d'envergure. D'où sa revendication forcenée de tous les attentats commis ici et là, même ceux qui sont ratés. Pour montrer qu'elle existe toujours, et qu'elle est toujours opérationnelle. Mais un constat s'impose: Al-Qaeda aujourd'hui est en déliquescence, sauf au Pakistan. Reste aux occidentaux à vaincre les talibans afghans, militairement et politiquement. Ce qui est une autre histoire.

/05/2010

http://www.liberation.fr/monde/1201286-attentat-rate-a-new-york-al-qaeda-est-elle-exsangue?xtor=EPR-450206


5-3 Philip Giralda : Les États-Unis sont devenus l'empire du mal.

Bien que nulle part dans le monde les États-Unis ne soient face à un ennemi capable de s'opposer à eux sur le champ de bataille, le budget de la Defense de 2011 sera augmenté de 7,1 pour cent par rapport au niveau actuel. Une grande partie des nouvelles dépenses iront dans des drones, la dernière contribution des USA à la civilisation occidentale, capable de surveiller de grandes surfaces de terrain et de délivrer la mort depuis le ciel. C'est une vision de la guerre typiquement zunienne, avec un « pilote » assis à un bureau à l’autre bout du monde, capable de détruire une cible tout en bas en appuyant sur un bouton. Hygiénique et automatique, c'est un peu comme un jeu vidéo, sans nettoyage salissant après. Diffusé récemment, le Bilan Quadriennal de la Defensedes États-Unis fait état de la manière dont le Pentagone développera une nouvelle génération de supers drones pouvant rester très longtemps en l'air pour frapper n'importe où et à tout moment dans le monde, afin de tuer ses ennemis. Certains supers drones pourront voler à des vitesses supersoniques et d'autres seront assez grands pour transporter des armes nucléaires.

Conçus pour la Marine, quelques-uns de ces nouveaux drones seront capables de décoller des porte-avions pour étendre la puissance zunienne même aux points chauds les plus lointains. Les drones sont particulièrement estimés par les décideurs car ils n’ont pas d’équipage, peuvent voler au ras du sol et violer « accidentellement » l'espace aérien de quelqu'un sans que ça n’aboutisse nécessairement à un incident diplomatique.

      L'une des raisons majeures pour lesquelles les États-Unis sont devenus l'empire du mal est dans l’adoption des drones comme arme de choix de Washington pour ses assassinats internationaux.

Les drones constituent le poing déployé de ce qui se référait d’habitude à la Doctrine Bush. En vertu de la Doctrine Bush, Washington prétend avoir le droit d'user de sa force militaire préventive à tout moment contre quiconque dans le monde, à partir du moment où la Maison Blanche détermine que cette action peut être interprétée comme une defense des États-Unis.

Le vice président Dick Cheney a défini la politique en termes de pourcentage, affirmant que, si une évolution quelque part dans le monde avait 1% de chance de mettre les Zuniens en danger, le gouvernement des États-Unis était tenu d'agir. Il convient de noter que le président Barack Obama n'a renié ni la Doctrine Bush, ni la résolution du 1% de Dick Cheney, et a même été jusqu'à prétendre que les États-Unis font des « guerres justes, » approuvées par le christianisme, une position contestée entre autres par le pape Benoît XVI. Loin d’éviter la guerre et le massacre, le nombre et l'intensité des attaques de drones ont augmenté sous Obama, tout comme le nombre de victimes civiles, auquel fait allusion le splendide euphémisme non ensanglanté de « dommages collatéraux. »

Des drones tuent en ce moment des gens en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen et en Somalie. Il convient de noter que les États-Unis ne sont pas en guerre contre tous ces pays. Dans un monde sain d'esprit cela devrait impliquer l’illégalité de ces meurtres en vertu tant du droit international que de la Constitution zunienne. Pour rendre difficile aux Zuniens de partir en guerre, les pères fondateurs des États-Unis se sont servis de contraintes constitutionnelles qui exigent du Congrès une déclaration de guerre. Malheureusement, ça ne marche pas comme ça. Les États-Unis sont embringués dans une guerre quasi continue depuis la Seconde Guerre mondiale, mais la plus récente déclaration de guerre véritable fut celle du 8 décembre 1941. Et puis il y a les opérations spéciales et clandestines qui couvrent le monde. À part Israël, aucun autre pays du monde n'a une politique avouée ouvertement d’agissements meurtriers contre des gens. On pourrait penser qu’en conséquence la communauté internationale regarderait en parias à la fois Tel Aviv et Washington, mais la peur de froisser la seule superpuissance du monde et son principal État satellite fait avorter la plupart des critiques. Les nations se sont en majorité résignées à laisser agir comme ils leur plaisent les équipes d'assassins et les drones armés des feux de l’enfer. Si l'Iran utilisait des drones et faisait la peau de ses ennemis en des lieux comme Dubaï, vous pourriez être sûr que la réaction serait vraiment différente.

Et ça ne s'arrête pas là. Eric Holder, l’Attorney Général (ministre de la Justice) d’Obama a en réalité bloqué toute enquête sur le recours à la torture des fonctionnaires zuniens, majoritairement de la CIA. L'administration prétend avoir cessé la pratique, mais a déclaré que personne ne sera puni pour avoir obéi à l’ordre de soumettre des prisonniers à la torture de la noyade, un argument qui était inacceptable au procès de Nuremberg en 1946 et qui ne devrait pas être acceptable maintenant. Les États-Unis sont signataires de l'accord international sur la torture et il y a aussi des lois fédérales et locales qui interdisent soit de la pratiquer, soit de la permettre. C’est pourquoi la décision du pouvoir consiste essentiellement à ignorer les crimes graves qui ont été commis contre des individus qui, dans de nombreux cas, étaient à la fois sans defense et totalement innocent.

Ça ignore aussi la participation des juristes du ministère de la Justice et des médecins de la CIA dans le processus, une participation que beaucoup auraient considéré à la fois immorale et contraire à l'éthique. Pire que tout, ça permet de laisser s’échapper de vrais criminels de guerre, des gens comme George Tenet et ceux de la Maison Blanche

qui ont approuvé cette pratique. Tenet, on s'en souvient, a reçu la Médaille présidentielle de la liberté et un contrat d’avocat de 4 millions de dollars. Il enseigne toujours à l’université Georgetown. Les juristes du ministère de la Justice, John Yoo et Jay Bybee, qui ont fabriqué l'argumentation juridique de la torture, sont maintenant respectivement professeur titulaire à Berkeley et juge à la Cour d'appel fédérale. On suppose que les véritables tortionnaires de la CIA seront toujours employés par le gouvernement fédéral ou bénéficieront d'une retraite confortable. Voilà pour le devoir de rendre des comptes pour les crimes de guerre sous le président Obama.

      Enfin, il y a l'assassinat. Le 3 février, Dennis Blair, le directeur du Renseignement intérieur, a fait remarquer lors d'un briefing au Congrès que les États-Unis se réservent le droit de tuer leurs citoyens à l'étranger quand ils sont « impliqués » activement dans des groupes considérés comme terroristes. L’implication est naturellement une expression très mouvante procurant une liberté maximum à ceux qui cherchent à faire un cas de l'exécution sommaire. Une liste de cibles implique une sorte de processus propre dans lequel un fonctionnaire du gouvernement prend une décision qui doit être basée sur des directives, mais elle ne permet pas à l'accusé de rejeter ou de contester la preuve contre lui. Il convient de noter également que personne au Congrès n’a objecté devant la déclaration de Blair, et que les médias n’ont guère signalé l'affaire. Ce qui suggère que la tolérance envers l’activité illégale et immorale imprègne désormais l’establishment. Comme l’a commenté Bruce Fein, l’ancien procureur général adjoint de Reagan, le pouvoir de suspendre les droits constitutionnels de quelqu’un à l'étranger peut être étendu à quiconque aux États-Unis. Il suffit de le déclarer combattant ennemi en vertu des clauses de la loi sur les commissions militaires. Bien que c’était un citoyen zunien, Jose Padilla a été démis de son droit constitutionnel en un procès équitable, et a été arrêté à Chicago, pas à l'étranger. Pouvons-nous anticiper les exécutions extrajudiciaires de citoyens zuniens aux États-Unis dans le cadre de la guerre contre le terrorisme ? Bien sûr que nous le pouvons.

      Trois chances et vous êtes fini, M. Obama. Votre régime tolère le meurtre préventif et le tir de missiles contre des habitants de pays qui ne sont pas en guerre avec lui, laisse en liberté les tortionnaires et ceux qui permettent la torture, et prétend avoir le droit d'assassiner ses propres citoyens partout dans le monde sur la base de preuves secrètes. Ronald Reagan a autrefois décrit sa vision des États-Unis comme une ville brillante sur une colline. Ces dix dernières années, la ville brillante est devenue l’États Voyou absolu, glorifié par la puissance et l'orgueil en dépit des signes visibles de déclin et de l’avancée inexorable vers une chute catastrophique.

Philip Giralda,

 Ancien officier de la CIA, Philip Giraldi est aujourd’hui conseiller de rédaction à l’American Conservative et associé à l’American Conservative Defense Alliance.

11 mars 2010

Antiwar.com,

Original : original.antiwar.com/giraldi/2010/03/10/the-rogue-nation/
Traduction copyleft de Pétrus Lombard
http://www.internationalnews.fr/article-l-etat-voyou-par-philip-giralda-47058363.html



6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

6-1 "Les Amis du Yémen": les donateurs appelés à honorer leurs engagements.

Nb - Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information.

Le vice-ministre yéménite du Plan, Hicham Charaf Abdallah, a exhorté lundi les donateurs à honorer leurs engagements financiers pris il y a près de quatre ans pour aider son pays, confronté à la pauvreté et à la menace d'Al-Qaïda.

"Le besoin se fait de plus en plus pressant pour la mobilisation des ressources" financières promises en 2006 à Londres pour "réduire la pauvreté et le chômage" au Yémen, a déclaré M. Abdallah au début d'une réunion des "Amis du Yémen", un forum des donateurs à ce pays pauvre de la péninsule arabique.

"Le gouvernement a entrepris des réformes (...), mais le chemin est encore long (...) pour relever les défis qui entravent l'œuvre de développement et sapent les fondements de la sécurité et de la stabilité", a-t-il ajouté.

Il s'adressait aux représentants d'une vingtaine de pays arabes et occidentaux, réunis pendant deux jours à Abou Dhabi.

"Les Amis du Yémen" est un forum créé lors d'une conférence internationale fin janvier à Londres avec l'idée de soutenir le Yémen face aux menaces d'Al-Qaïda, qui avait revendiqué la tentative d'attentat de Noël contre un avion de ligne américain entre Amsterdam et Detroit.

Fin février, une réunion des donateurs avait discuté à Ryad des moyens de débloquer le reste d'une aide de 5,7 milliards de dollars promise en 2006 à Londres, dont 2,5 milliards de dollars à la charge des monarchies pétrolières du Conseil de coopération du Golfe (CCG), voisins du Yémen.

"Jusqu'en 2009, le CCG a honoré 15% de ses engagements, et nous espérons porter ce taux à 30% cette année", a déclaré aux journalistes M. Abdallah, indiquant que les donateurs occidentaux continuaient à s'acquitter de leurs quote-parts à travers des programmes annuels de coopération bilatérale.

M. Abdallah devait présenter aux participants les projets prévus dans le plan quinquennal de développement du Yémen pour 2011/2015, dont le financement nécessite quelque 44 milliards de dollars.

Sanaa espère juguler le chômage qui touche 34% des jeunes dans un pays où 68% des habitants ont moins de 24 ans, et réduire la pauvreté qui frappe 40% de la population alors que les revenus pétroliers (70% des revenus de l'Etat), sont en baisse constante, a-t-il indiqué.

Le ministre adjoint émirati des Affaires étrangères, Khaled Ghanem Al-Ghaïth, a assuré Sanaa du soutien des donateurs, soulignant toutefois que la sécurité devait être améliorée.

Le Yémen est confronté à un mouvement séparatiste dans le sud et aux conséquences de la rébellion dans le nord.

Avant la réunion, Human Rights Watch (HRW) a exhorté les donateurs à lier leur aide au Yémen à la bonne gouvernance et au respect de la loi.

Les donateurs veulent s'assurer que leur aide soit bien utilisée dans un pays rongé par une corruption dénoncée par l'opposition et des ONG.

A cette fin, les "Amis du Yémen" prévoient une série de réunions techniques, avec une conférence ministérielle en mai à Ryad, puis une autre en septembre à New York, selon des responsables yéménites.

(AFP /)

http://www.romandie.com/ats/news/100329114154.3xrseba5.asp


6-2 La route sera longue pour les fermiers de Saada.

Selon des fermiers et des responsables, les fermiers du gouvernorat de Saada, dans le nord du Yémen, ont été fortement affectés par les récents combats entre les forces gouvernementales yéménites et les indépendantistes  Houthi chiites.
D’après Mohamed al-Emad, secrétaire général du conseil local de Saada, environ 60 pour cent des terres agricoles du gouvernorat ont été abandonnées, pillées ou endommagées lors des combats de 2008, mais « ce pourcentage pourrait être plus élevé pour les conflits de 2009, qui ont été plus violents, plus étendus et ont duré plus longtemps », a-t-il dit.
M. al-Emad a dit qu’environ 140 000 personnes dépendaient de la culture du grenadier et du pêcher à Saada. « Leurs moyens de subsistance sont menacés, car ils n’ont pas gagné suffisamment d’argent au cours de la récolte précédente, qui a coïncidé avec les conflits ».
Nombre de ceux qui ont fui les combats ont eu une très mauvaise surprise quand ils sont revenus inspecter leurs terres.
« Nous avons quitté notre maison à la mi-août [2009] – deux mois avant la récolte du maïs. Lorsque mon père est retourné à la ferme au début du mois de mars [2010], il s’est rendu compte que ce qui restait ne pourrait être utilisé que comme fourrage », a dit à IRIN Yahya Ali al-Qadhi, 27 ans, originaire du district de Razih, dans le sud du gouvernorat.
M. Yahya et sept membres de sa famille vivent dans une tente, dans la région de Khaiwan, dans le gouvernorat voisin d’Amran.
« La ferme constituait notre principale source de subsistance depuis plusieurs années. Nous récoltions trois tonnes de maïs par an. Nous en consommions une demi-tonne et nous vendions le reste pour subvenir à nos besoins », a dit M. Yahya.
Les membres de la famille de M. Yahya comptent rentrer chez eux, mais ils s’inquiètent de savoir comment ils vont survivre. « Si nous rentrons…, il nous faudra des revenus pour tenir jusqu’à la prochaine récolte », a-t- il dit.
Fruits pourris
Khalid Abdullah al-Jabri, responsable du Bureau de l’agriculture et de l’irrigation de Saada, a dit à IRIN que tous les fermiers du gouvernorat avaient été touchés par les combats.
« Des dizaines de milliers de fermiers ont fui, laissant derrière eux des récoltes à mi-maturité. Ceux qui sont restés…n’ont pas pu mettre leurs produits sur le marché », a-t-il dit.
Les grenades, le raisin et les pommes étaient sur le point de pourrir, a-t-il dit, ajoutant que nombre de fermiers n’ont eu d’autres solutions que de les emporter dans les camps pour les personnes déplacées de Saada.
M. al-Jabri a indiqué que 70 pour cent de la population du gouvernorat de Saada (estimée à 795 000 par le Bureau central des statistiques) vivait de l’agriculture.
Pénurie de carburant et d’eau
De plus, les personnes qui sont restées, particulièrement les populations des régions du sud et de l’ouest de Saada, ont eu des difficultés à irriguer leurs cultures en raison du prix élevé du gazole qui alimente les pompes des puits artésiens.
« Le prix du gazole est passé de 35 rials [0,17 dollar] à 150 rials [0,73 dollar] le litre. Le prix de l’eau qui provient des puits a donc sensiblement augmenté », a dit à IRIN Saad al-Sayyaghi, un producteur de grenades du district de Sahar, à Saada.
« Les producteurs de grenades ont arrêté d’irriguer leurs cultures après que le prix de l’eau provenant des puits est passé de 1 500 rials [7,34 dollars] à 4 000 rials [20 dollars] de l’heure », a-t-il dit. De nombreuses stations d’essence ont fermé et les camions n’ont pas pu entrer dans le gouvernorat durant les combats (d’août 2009 à février 2010).
Les fermiers ont besoin d’aide
Selon Ismail Muharram, directeur de l’Autorité de recherche agricole du ministère de l’Agriculture, qui a son siège dans la province de Dhamar, au centre du Yémen, les fermiers déplacés ont besoin de toute l’aide disponible.
« S’ils ont de la nourriture et de l’argent pour couvrir les dépenses de fonctionnement de leur ferme jusqu’à la prochaine récolte, les fermiers déplacés envisageront de rentrer chez eux et de cultiver leurs terres », a-t-il ajouté.
Selon M. Muharram, le gouvernement prévoit de vendre des tracteurs aux fermiers de Saada à moitié prix et de leur accorder des prêts à des conditions favorables afin qu’ils puissent les payer en plusieurs versements.
Selon un
rapport de l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) publié en décembre 2009, les fermiers ont un besoin urgent et crucial de semences.
On estime à deux millions de personnes, y compris les communautés affectées par les conflits, les réfugiés et les autres personnes vulnérables, le nombre de Yéménites risquant d’avoir à faire face à l’insécurité alimentaire et d’avoir besoin d’une aide alimentaire ciblée, évaluée à 100 000 tonnes pour l’année 2010.

21 avril 2010 (IRIN) -

http://www.irinnews.org/FR/ReportFrench.aspx?ReportId=88881 



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1 Danielle Bleitrach : La lutte contre le terrorisme: l’exception et la règle

En matière de terrorisme et de guerres censées lutter contre ce péril, il y a un travail psychologique qui fait étrangement songer à la pièce de Berthold Brecht: l’exception et la règle.

Ce que nous décrit Brecht est l’histoire d’un riche marchand qui traverse le désert avec un guide et un coolie qui porte son énorme barda. Dans la première partie on assiste à la montée de la peur du riche marchand née  du constat de sa faiblesse et de sa solitude face à deux individus avec lesquels il se conduit comme un salopard. En proie à une tension extrême il renvoit le guide qui a mauvais esprit. Mais le soir alors qu’il frise la paranoïa intégrale, il finit par abattre le coolie d’un coup de pistolet, car celui-ci lui tend une gourde d’eau pour qu’il se désaltère, et le marchand croît que c’est une pierre destinée à l’assommer.

La deuxième partie de la pièce décrit  procès du marchand, un procès trés froid, une certaine conception de la justice de classe, une logique implacable et glacée qui aboutit à l’acquittement du marchand assassin. Le comportement du coolie (donner à boire à son bourreau)est totalement anormal pour le tribunal et donc la sentence d’acquittement est :  «L’accusé a donc agi en état de légitime défense : peu importe qu’il ait été réellement menacé ou qu’il se soit cru menacé. Dans la situation où il se trouvait, il devait se croire menacé. L’accusé est donc acquitté

On voit que nous sommes au coeur de tous les problèmes de sécurité et de légitime défense des paranoïas occidentales, celles qui relient les peurs quotidiennes exaspérées par « l’étranger » dans nos murs, à l’étranger terroriste à nos frontières. Nous les traitons si inhumainement qu’ils ne peuvent que nous vouloir du mal, c’est dans le fond ce que nous répètent nos médias dans des messages sublimaux, alors que le discours officiel est du pathos humanitaire:  il faut se protéger tout autre comportement serait illogique et quoique nous fassions nous sommes en état de légitime défense.

Que l’on ne me fasse pas dire ce que je ne dis pas : le pauvre homme ou la pauvre femme qui craint pour son emploi, qui a du mal à joindre les deux bouts, serait aussi responsable que le complexe militaro-industriel, l’OTAN, la CIA, leurs médias aux ordres et autres grands « humanitaires » qui provoquent cette vision paranoïaque y compris en fabriquant des attentats pseudo terroristes, en créant des débats sur le choc des civilisations. Créer entre eux un signe d’égalité en matière de responsabilité  est une autre dimension du discours dominant. Quand une responsabilité est déjà reconnue, elle est une des rares choses qu’ils offrent au partage égalitaire, nous sommes tous des colonialistes, nous étions tous à Vichy et Montoire,etc… « NOUS » sommes tous également coupable, moi et monsieur Dassault sommes aussi coupables de ce qui se passe en Afghanistan.

Et bien non, cela ne se passe pas ainsi…  

Le fait est que la majorité de la population française est  presque autant victime que l’immense majorité  des pauvres peuples qui subissent l’invasion, le chaos, la peur quotidienne.

Cependant il ne faudrait pas ignorer que pour ces Français victimes, l’insécurité vécue subjectivement par le marchand a pris la place de l’insécurité réelle. Alors que pour les pauvres gens qui subissent les effets directs de cette stratégie du chaos, la mort , la peur sont leur quotidien, alors nous ne pouvons pas nous dégager comme ça de toute responsabilité. Confondre le virtuel et le réel voilà le mécanisme à travers lequel on emporte notre adhésion apathique et pire encore… L’objectif est justement de substituer le pauvre type dans tous les cas aux véritables coupables, ici et ailleurs.

Nous sommes bien dans un système mortifère. Une preuve parmi d’autres, considérons   rien que l’évolution actuelle de l’OTAN. Voilà une organisation qui n’aurait pas du survivre à la chute de l’ex-URSS et qui est en train de passer d’une alliance atlantique théoriquement défensif, à un système complexe mondial. L’ONU devient moins maniable, la Chine bloque le Conseil de sécurité, les peuples se révoltent contre un empire en chute libre. Alors il s’agit de recruter autour de l’impérialisme étasunien en crise profonde, différents pays, et de les intégrer de grè ou de force dans la machine de guerre étasunienne, en faisant croître sans cesse les dépenses militaire dans un monde rongé par la famine, l’analphabétisme, le chômage.

Contre quel ennemi? Et là la paranoïa devient monstrueuse, la machine de guerre otanesque comme une folle armada grossit, grossit pour pilonner des ennemis fabriqués par elle. Pour les isoler, elle s’attaque en priorité à la population civile, les bombarde, les massacre selon la logique que ces gens doivent nous hair et abriter nos ennemis puisque nous sommes chez eux et qu’ils sont nos victimes.

Même raisonnement en ce qui concerne les peuples dont les gouvernements résistent à notre pillage, ce ne peut être que d’horribles dictateurs qui martyrisent leurs peuples pour les forcer à résister. Alors là on déclenche des campagnes médiatiques pour justifier les infamies qu’on leur fait subir, le cas de Cuba est exemplaire. Mais il y en a d’autres comme le Venezuela. Mais Cuba a le mérite de l’antériorité, de la durée, l’île est en quelque sorte le laboratoire de cette paranoïa qui justifierait toutes les atteintes, blocus, terrorisme, campagnes médiatiques, ce serait risible si cela n’était tragique. Ce pays qui est connu dans tout le tiers monde comme celui qui apporte les soins médicaux doit être convaincu de se réjouir de la mort de ses démocrates nos amis, les admirateurs de notre système. Souvenez-vous il n’y a pas si longtemps, tandis que les Cubains soignaient, organisaient et coordonnaient les soins dans Haïti martyre (et ça continue), l’armée nord américaine débarquait des troupes de marines connues pour leur brutalité dans toute l’Amérique latine.

Et il n’y a aucune exception à cette règle là!

Danielle Bleitrach

30 mars

http://socio13.wordpress.com/2010/03/30/la-lutte-contre-le-terrorisme-lexception-et-la-regle-par-danielle-bleitrach/#more-21166


7-2 Yémen, nouvel enjeu idéologique et géostratégique.

Ce pays magnifique coincé au sud de l’Arabie Saoudite est le théâtre d’enjeux modernes.

La présence américaine se renforce, le gros voisin pénètre par le nord et l’autorité centrale est remise en cause au sud comme au nord. A la pointe de la péninsule arabique, face à l’Afrique, la Somalie, ses pirates, mais aussi la totalité du trafic pétrolier du Moyen-Orient, le Yémen est central.

Le Yémen est un magnifique pays, montagneux, aux ethnies et cultures diverses. Ces paysages sont splendides, ses villages perchés dans les replis des montagnes. Mais depuis son indépendance chèrement gagnée, le Yémen unifié résiste mal aux volontés indépendantistes et à la suprématie sunnite. L’Arabie heureuse connait en effet, depuis le début, des troubles au sud où les indépendantistes sont très actifs et mènent une lutte larvée depuis des décennies.

C’est au large de ces côtes que passent un grand nombre de « tankers ».

Au nord-est les Houthis, chiites dans un pays sunnite mènent une guérilla à la frontière de l’Arabie Saoudite. Ces Houthis sont financés et armés par l’Iran mais n’ont rien à voir avec Al Qaida, et pourtant…

La pilule paraît indigeste, mais cette fois encore le terrorisme et Al Qaeda servent d’excuses pour attaquer.

Les américains se feront ils berner encore une fois ?

Il semble que oui car le président et ses différents service ont (à peu près) bien préparé leur coup. Pourquoi faire une guerre au Yémen ? Pour répondre il est utile de décrire un peu la géopolitique de la zone.

Le Seul et puissant pays chiite du Moyen-Orient est l’Iran.

Face aux pressions plus ou moins violentes que subissent les chiites de la part des sunnites dans toute la zone, mais aussi pour déstabiliser ou affaiblir « l’adversaire », l’Iran finance, voir organise les révoltes chiites. Depuis environs deux ans, les révoltés Houthis commencent à résister plus efficacement à l’armée Yéménite, pourtant armée par les États-Unis par le biais de l’Arabie Saoudite. L’armée rebelle est bien équipée et a obtenu quelques victoires symboliques, en difficulté, le gouvernement du Yémen a donc fait du pied, plus ou moins discrètement à ces généreux donateurs.

L’Arabie Saoudite ne s’encombrant pas des règles et traités internationaux, pénètre au Yémen réprimer les troubles dès l’été 2009 (officiellement en novembre). L’ingérence est un mot inconnu, et puis, pourquoi se cacher pour faire la même chose que l’on fait depuis longtemps ? Et puis l’Iran le fait lui aussi ! L’Iran ! Aussitôt le mot lâché, les oreilles du berger allemand de la planète se dressent. Pour montrer à l’Iran que la nôtre est plus grande (puissance bien sûr), les États-Unis ne peuvent refuser. Là où l’Iran semble manifester de l’intérêt, les USA doivent y être les premiers. Bien sûr le Yémen est géographiquement stratégique, mais surtout, en cette période de pression anti-nucléaire les États-Unis ne veulent pas laisser la moindre marge de manœuvre à leur ennemi déclaré. Le problème est que la population américaine à choisit Obama parce qu’elle ne voulait plus des guerres de Bush, il fallait trouver une méthode pour retourner une opinion malléable.

Le Nigérian Umar Farouk n’est donc qu’un moyen pour la CIA de faire accepter l’envoi de troupes au Yémen. Obama utilise les même méthodes que Bush. Effectivement la tentative manqué d’attentatt (comme le relaient à l’unisson les médias) d’Umar Farouk s’avère être une mise en scène organisée par les services américains. Ainsi comme pour Richard Reid (celui qui a « tenté » de faire exploser ses chaussures), la CIA a organisé une attaque terroriste, sans victimes afin de retourner l’opinion. Obama, prix Nobel de la paix, avait besoin d’une opinion favorable pour envoyer d’avantages de forces au Yémen (processus déjà bien avancé non officiellement). En effet l’aviation américaine bombarde déjà régulièrement la zone. Mais aucun GI n’a encore été envoyé dans ces montagnes arides.

Al Qaida existe au Yémen, près de 300 membres selon les autorités yéménites. Les montagnes sont un champs de batailles très ressemblant à l’Afghanistan. Il y a quelques camps d’entrainement mais bien moins qu’au Pakistan. D’une pierre deux coups, l’administration Obama espère aider l’ami de son ami tout en vendant une guerre contre Al Qaida. Effectivement, il y a d’avantages d’Al Qaida au Yémen que d’armes de destruction massive en Irak. Donc prochainement, sur nos télévisions vous pourrez assister au bombardement des méchants terroristes anti-démocratie en léger différé mais comme si vous y étiez. Ce sera programmé entre le tremblement de terre en Haïti et le prochain sommet, à moins que les JO n’obligent les troupes américaines à décaler leur attaque…

source : LGV

http://legrandvillage.wordpress.com/2010/01/28/comprendre-le-moyen-orient-yemen-nouvel-enjeu-ideologique-et-geostrategique/



8 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

8 -1 Les dernières trouvailles de l'Occident assassin.
Extrait

 L'imagination de l'homme ne connaît aucune limite pour détruire. 
 Elle est belle, la démocratie imposée par l'Occident ! Et nous devons prendre les USA comme modèle, nous aligner sur cet Etat, participer à ses guerres impériales, dérouler le tapis rouge devant ses dirigeants ? Avons-nous perdu la tête ? Nous devons TOUS devenir anti-Américains si nous aimons la paix, la justice, la vérité, si nous aimons notre prochain ! Et toutes ces atrocités se font pour que les financiers et les industriels puissent se goinffrer davantage ?    
 Et cela ne suffit pas, on fait la même chose en Afghanistan, au Pakistan, au Yemen, partout...

C'est ça, le Prix Nobel de la Paix ? Sommes-nous tombés sur la tête ? Parce qu'Obama est noir, souriant, avenant, beau parleur, nous devons nous réconcilier avec l'Amérique de Bush qui a commis des crimes d'Etat, de guerre, contre l'humanité ? Mais Obama est pire, et hypocrite, en plus !
Et cela ne suffit pas, après tous ces carnages d'ailleurs non couverts par la Presse immonde, on veut faire la même chose avec l'Iran, le Vénézuela, la Syrie, le Liban... et ne parlons pas de Gaza !  
 Et on veut aussi immoler sur l'autel de Mâmon la Chine et la Russie ? Aucune voix ne s'élève pour dénoncer cela ? Non, on préfère fustiger ceux qui, naturellement, sainement, dénoncent les atrocités de l'Occident carnassier ?
Mais ce n'est pas tout ! Les tueries, les bombardements, les assassinats ciblés ne suffisent pas, voici maintenant de nouveaux concepts pour réduire à néant les peuples : L'urbicide (destruction des villes), le sociocide (destruction de sociétés), le mnémocide (destruction de la mémoire
collective) ! Mais nous sommes cinglés, ou quoi ? On poursuit un Milosevic devant le Tribunal de la Haye alors qu'il commet des atrocités en défendant son peuple agressé sauvagement, et on déroule les tapis rouges devant ceux qui commettent des guerres d'agression, des génocides, des exactions, des crimes de masse, des actes d'une barbarie inouïe, tout cela pour du fric ? Combien d'années de prison pour la soldate américaine qui s'est amusée en photographiant les prisonniers irakiens humiliés ? Et les VRAIS auteurs de ces crimes courent toujours ? Les vrais commanditaires échapperont-ils à la Justice parce qu'ils sont haut-placés et Anglo-Saxons ou Israéliens ?
Qu'est-ce que ce deux poids deux mesures infâme ? Les peuples en ont assez des crimes impunis, des criminels comme Bush qui reçoivent des millions en donnant des conférences sur leur métier de Président ! Le monde est tombé sur la tête ! L'Occident est une vomissure qui ne mérite que le mépris

 eva R-sistons à l'intolérable

29 Mars 2010
http://r-sistons.over-blog.com/


8-2 Comment obtenir l’attention à Copenhague?

Certains des pays les plus pauvres du monde, qui sont aussi les plus affectés par le changement climatique, sont à la recherche de stratégies pour obtenir l’attention des participants aux négociations climatiques de la Conférence de Copenhague afin que ceux-ci les aident à s’adapter et à faire les choses différemment.
Le nombre fait la force : certains pays, comme le Mali, ont trouvé des bailleurs de fonds pour les aider à envoyer plus de représentants à Copenhague ; le Lesotho et le Burkina Faso se sont associés avec d’autres pays qui connaissent des problèmes semblables. D’autres choisissent de se concentrer sur certains points : à titre d’exemple, l’Érythrée assiste uniquement aux séances qui peuvent lui profiter directement.
La plupart de ces pays feront face, au cours des dix prochaines années, à de terribles pénuries dans la production alimentaire et à des situations de stress hydrique. Leur principal objectif est d’accéder au financement et aux technologies pour les aider à s’adapter au changement climatique dans le cadre d’un accord obtenu à Copenhague.
IRIN a rencontré certains chefs de délégations des gouvernements des pays les moins avancés (PMA) et des ONG locales pour savoir comment les petits pays et les organisations qui peinent à imposer leurs vues planifient de se faire entendre.
Trouver l’argent
Le Mali, un pays d’Afrique de l’Ouest pris dans un cercle vicieux, souvent imprévisible, de sécheresses et de pluies abondantes qui illustre l’impact du changement climatique, a souhaité que son gouvernement envoie une délégation importante et énergique à Copenhague pour s’assurer de peser dans les négociations.
« Pendant un an, nous avons organisé une série d’ateliers auxquels ont participé jusqu’aux autorités locales pour se préparer à exiger du reste du monde, au moment des négociations climatiques, le financement et les technologies pour aider notre peuple à s’adapter », a dit Fatoumata Diakité, ambassadrice du Mali au Danemark.
Lors d’une séance de briefing de fin de journée avec la délégation malienne, elle a ri en se rappelant le nombre de délégués que le Mali était capable d’envoyer dans les conférences mondiales. « Il y avait peut-être cinq personnes du gouvernement, et le reste d’entre nous - neuf femmes desquelles je faisais partie - venaient des ONG. Malheureusement, il n’y a aucune femme dans la délégation envoyée à Copenhague ».
Il n’est pas facile d’être présent à toutes les séances pour exposer leur situation, mais le nombre de délégués représentant le Mali aux négociations sur le changement climatique à Copenhague est passé de 5 à près de 50. « C’est grâce à la volonté politique, et aux bailleurs de fonds que nous avons trouvé pour nous soutenir...La population est de plus en plus sensibilisée au réchauffement climatique ».
Une question de survie
Le Mali est à cheval sur le Sahel, une région aride qui longe le désert du Sahara. Dans cinquante ans, le climat y sera beaucoup plus chaud et sec. « Cinquante pour cent de notre économie dépend de l’agriculture – pour nous, c’est une question de survie », a indiqué Mme Diakité. Selon les prévisions, 68 pour cent de la population connaîtra la faim.
Chacun des membres de la délégation est chargé d’aborder les intérêts et les préoccupations du Mali lors des séances auxquelles il assiste et d’en faire un compte-rendu à son équipe à la fin de la journée. Les membres discutent ensuite de leurs impressions et élaborent des stratégies pour les aider à recentrer leur approche.
D’après Robert Farmer, directeur de Third Planet, une ONG basée aux États-Unis qui fait la promotion du développement des énergies renouvelables, assister aux séances de négociations – qui se prolongent souvent tard dans la nuit – peut être difficile pour tout le monde, mais plus encore pour les représentants des pays plus pauvres qui, souvent, sont incapables de participer à toutes les séances.
Souvent l’unique représentant de son organisation, M. Farmer affirme avoir trouvé des conseils utiles dans On Behalf of my Delegation: A Guide for Developing Country Climate Negotiators [Au nom de ma délégation. Guide de survie des négociateurs des pays en développement sur le climat], un ouvrage de Joyeeta Gupta, un des auteurs des rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).
Mme Gupta conseille aux représentants d’assister aux séances les plus importantes pour leur pays ou de trouver des négociateurs de pays dans les mêmes dispositions d’esprit et de diviser les séances entre eux. L’Érythrée, le Burkina Faso, le Lesotho et le Népal semblent avoir suivi son conseil.
« Nous sommes très concentrés dans notre approche – nous participons uniquement aux séances liées au financement des mesures d’adaptation et aux transferts de technologies. Nous avons huit experts qui assistent à ces séances », a dit Seid Abdu Salih, coordonnateur de l’Érythrée pour le changement climatique.

« Cinquante pour cent de notre économie dépend de l’agriculture – pour nous, c’est une question de survie »

Il a remarqué que leur délégation était passée de trois à huit personnes et que l’impact du réchauffement climatique avait poussé le gouvernement de l’Érythrée, qui fait généralement cavalier seul, à permettre aux fonctionnaires de se rendre à la Conférence. « Nous sommes très reconnaissants envers le gouvernement », a-t-il ajouté.
Le Lesotho, un royaume montagneux situé dans le sud de l’Afrique, est aux prises avec de graves problèmes de déforestation, de stress hydrique et de sécheresse. Selon Bruno Sekoli, négociateur en chef pour le Lesotho et président du groupe des PMA, son pays présente beaucoup plus de similarités, en termes de changement climatique, avec les pays de l’Himalaya qu’avec le reste de l’Afrique.
Les négociateurs de ces pays considèrent la possibilité de s’associer. « Nos communautés vivent dans des conditions similaires : nos stratégies d’adaptation risquent d’être elles aussi similaires », a-t-il souligné.
D’un autre côté, des pays comme le Burkina Faso espèrent se faire entendre par l’intermédiaire de regroupements plus importants comme le groupe des PMA et le groupe Afrique. « Si nos voix et nos préoccupations ne sont toujours pas entendues, alors, en dernier recours, nous devrons affronter la situation seuls », a dit Mamdou Honadia, négociateur en chef pour le Burkina Faso.
« L’argent est critique », a dit Uday Sharma, le ministre de l’Environnement népalais. Les PMA ont adopté une position et exercent des pressions pour obtenir ce qu’ils veulent : ils demandent à ce que 75 pour cent de l’argent consacré aux mesures d’adaptation soit destiné aux pays les plus pauvres.
Certaines ONG locales, comme Environmental Alert, en Ouganda, ont établi des partenariats stratégiques avec leur gouvernement afin d’offrir des conseils et une assistance technique et de garder un œil sur les représentants du gouvernement pour s’assurer que les intérêts des électeurs sont pris en considération.
Dans son ouvrage, Mme Gupta suggère aux représentants des gouvernements de demander de l’aide aux ONG de leur pays. Christine Nantongo, qui appartient à Environmental Alert et fait également partie de la délégation du gouvernement ougandais, a indiqué qu’elle suivrait les questions de financement des mesures d’adaptation et de transferts de technologies.
http://www.irinnews.org/FR/ReportFrench.aspx?ReportId=87406



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


17/04/2010

n° 4 - Journal du Yémen - 15-04- Les dernières trouvailles de l'Occident assassin.

n° 4  -  Journal du Yémen - 15-04- Les dernières trouvailles de l'Occident assassin.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.


Dossier du Yémen

  n° 4                                                   15-04-2010

        C.De broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

 1 Politique

a) Yemen

b Les

c Usa 

2 Brèves

2-1 Les USA mettent en garde contre des attaques d'al-Qaïda au large du Yémen.

3  Dossier

3-1 Washington donne son feu vert à l'élimination de Anwar al-Aulaqi.

3-2 Nicolas Marmié : Washington veut la tête de l'américain Anwar al-Awlaki­

3-3 Mise en garde contre une élimination de Aulaqi.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 "Les Amis du Yémen": les donateurs appelés à honorer leurs engagements.

4-2 Les Houthis peut-être tentés par le modèle du Hezbollah libanais.

5  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Evaresis : Urbicide, sociocide, mnémocide: Les dernières trouvailles de l'Occident assassin.

5-2 Philip Giralda : L'état voyou & sans scrupules.

6 Annexe

6-1 Danielle Bleitrach : La lutte contre le terrorisme: l’exception et la règle.

6 Pièce jointe

André Tosel : "L'inhumaine humanité de la guerre"

 



1 Politique

a) Yemen

Ali Abdallah Saleh

11-02

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a annoncé  le cessez-le-feu et le chef de la résistance Abdel Malek al-Houthi a ordonné à ses hommes de le respecter.

http://www.romandie.com/ats/news/100212124130.s8m770bk.asp


2a-1 Sur le terrain

La guerre est terminée"

La guerre contre les rebelles dans le nord du Yémen est "terminée", a affirmé le président Ali Abdallah Saleh, dans une interview à la télévision Al-Arabiya qui sera diffusée ce soir.
Dans des extraits de cette interview mis en ligne sur le site internet Alarabiya.net, le chef de l'Etat yéménite déclare que la mise en œuvre actuelle du cessez-le-feu entre rebelles et gouvernement est "le signe que la guerre a pris fin et qu'il ne s'agit pas d'une trêve passagère".
Les deux parties s'emploient depuis ls 12 févier à consolider la trêve qui a mis fin à six mois de combats dans le nord, dans ce qui est appelé "la sixième guerre" depuis le début des hostilités en 2004.

Ce conflit a fait depuis 2004 plusieurs milliers de morts et plus de 250.000 déplacés.

AFP
19/03

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/19/97001-20100319FILWWW00484-yemen-la-guerre-est-terminee.php


2a-3 Les grandes manœuvres

Des sympathisants de la rébellion  jugés pour espionnage au profit de l'Iran.(...)

Quatre sympathisants de la rébellion du nord du Yémen ont été traduits en justice lundi pour espionnage au profit de l'Iran, une accusation qui leur fait encourir la peine capitale réclamée par les procureurs.

Arrêtés l'été dernier, les quatre hommes sont accusés d'avoir transmis à l'Iran des photographies d'installations de l'armée et de la sécurité ainsi que de ports et d'îles du pays sur une période s'étalant de 1994 à 2009.
Le président Ali Abdallah Saleh a décrété le mois dernier définitivement finie la guerre contre les insurgés du nord du Yémen qui durait avec plus ou moins de violence depuis 2004.

Mais les trêves dans ce conflit sont rarement durables.

SANAA, 12 avril

(Reuters)



b) Les Houthis

2a-1 Les grandes manœuvres

Nasser al-Aulaqi propose un marché à Washington.

Le père d’Anwar al-Aulaqi, que les Etats-Unis cherchent à éliminer pour ses liens présumés avec Al-Qaïda, a proposé à Washington de cesser de traquer son fils affirmant qu'en échange celui-ci cesserait ses déclarations anti-américaines.

"Que Washington cesse de traquer mon fils pour le capturer ou le tuer, et Anwar cessera de faire des déclarations ou des discours anti-américains", a affirmé Nasser al-Aulaqui dans des propos rapportés lundi par la chaîne de télévision satellitaire Al-Jazira.

Nasser al-Aulaqi est un ancien ministre yéménite de l'Agriculture et ancien recteur de l'université de Sanaa.

L'influente tribu des Al-Awaliq, à laquelle appartient la famille de l'imam, avait réagi en affirmant qu'elle "ne demeurerait pas les bras croisés si l'on touche à un cheveu de cheikh Anwar al-Aulaqi".

Cette tribu, fortement armée et basée dans les provinces de Chabwa et d'Abyan (est) où se cacherait Anwar al-Aulaqi, a "mis en garde quiconque contre toute coopération avec les Américains" pour la capture ou la liquidation de l'imam.

Pour sa part, le vice-Premier ministre aux Affaires de la Défense et de la sécurité, Rached Mohammed al-Alimi, a affirmé que les autorités recherchaient l'imam.

"Aulaqi figure parmi les personnes recherchées par les forces de sécurité. Il est pourchassé pour être arrêté", a affirmé le ministre dans des déclarations mises en ligne sur le site gouvernemental 26sep.net.

"Si le Yémen reçoit des preuves sur la culpabilité d'Aulaqi, l'Etat agira conformément à la Constitution et aux lois yéménites", a ajouté M. Alimi, laissant entendre que Sanaa était réticent à une possible liquidation d'Aulaqi par les Américains au Yémen.

"L'Etat ira chercher les personnes recherchées là où elles se cachent pour les présenter à la justice", a ajouté M. Alimi, en minimisant la capacité des tribus, pourtant très influentes au Yémen, à soustraire des suspects à la justice.

L'imam, soupçonné d'être lié à l'Al-Qaïda(…)  dans la péninsule arabique (Aqpa), a acquis une certaine notoriété pour avoir entretenu une correspondance par courriels avec le commandant américain Nidal Hassan qui a tiré en novembre 2009 sur des soldats à Fort Hood (Texas), faisant 13 morts. Il avait ensuite dit approuver cette attaque.

Il avait par ailleurs affirmé en février dans une interview à Al-Jazira que le Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab, accusé d'avoir tenté de faire exploser le vol Amsterdam-Detroit le 25 décembre, était son "disciple", mais qu'il n'avait pas lancé de fatwa (avis religieux) lui demandant de commettre cet attentat.

Il avait appelé le mois dernier dans un message audio les musulmans américains à se rebeller contre leur gouvernement.

SANAA,

12 avr 2010

(AFP) -

http://www.la-croix.com/afp.static/pages/100412080922.sipag22s.htm



c) Usa  (le parrain)

Les grandes manœuvres

10-04

Un responsable ‘antiterroriste’ américain avait confirmé à l'AFP des informations selon lesquelles l'administration Obama avait donné son feu vert à l'élimination de l'imam Aulaqi, un ressortissant des Etats-Unis installé au Yémen.

Afp



2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

2-1 Les USA mettent en garde contre des attaques d'al-Qaïda au large du Yémen.

NB : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Les Etats-Unis craignent un risque d'attentats du réseau al-Qaïda visant des navires au large du Yémen, autour du détroit contrôlant l'entrée méridionale de la mer Rouge, selon une mise en garde de la Marine militaire américaine.
 "Des renseignements laissent penser qu'al-Qaïda continue de préparer des attaques en mer le long des côtes du Yémen dans le détroit de Bab el-Mandeb, en mer Rouge et dans le golfe d'Aden", indique cette note émanant de la Direction du renseignement de l'US Navy.
Rien ne permet de dire quand et où le réseau d'Oussama ben Laden compte frapper, mais "les risques que des bateaux soient pris pour cible sont maximaux dans les zones où les manœuvres sont peu faciles", ajoute le texte.
Dans un message audio publié début février sur un site internet, la branche d'Al-Qaïda au Yémen(..)  avait annoncé son intention de s'emparer du Bab el-Mandeb ("la porte des Lamentations").

22/03  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=130472&language=fr



3  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Washington donne son feu vert à l'élimination de Anwar al-Aulaqi.

Le gouvernement américain a donné son feu vert à l'élimination de l'imam Anwar al-Aulaqi, un ressortissant des Etats-Unis installé au Yémen et soupçonné d'activités terroristes, a déclaré mercredi à l'AFP un responsable anti-terroriste américain.

"Le gouvernement américain commettrait une erreur s'il ne traquait pas des menaces terroristes comme al-Aulaqi", a affirmé ce responsable sous couvert de l'anonymat, confirmant ainsi des informations du New York Times.

"Cela ne devrait surprendre personne, surtout pas Anwar al-Aulaqi lui-même, d'être une cible américaine. Oui, c'est un citoyen américain, mais les Américains qui collaborent avec l'ennemi ne jouissent pas de protection spéciale", a-t-il déclaré.

Selon le quotidien new-yorkais, cette autorisation, exceptionnelle dans le cas d'un citoyen américain, a été donnée cette année quand l'administration du président Barack Obama s'est convaincue que l'imam ne se contente plus de soutenir le terrorisme mais y participe directement.

En février, le directeur du renseignement américain, Dennis Blair, a confirmé lors d'une audition parlementaire que les services d'espionnage étaient autorisés à tuer des citoyens américains s'ils représentaient une menace directe pour les Etas-Unis.

L'imam, né dans l'Etat du Nouveau Mexique, a acquis une certaine notoriété pour avoir entretenu une correspondance par courriels avec le commandant américain Nidal Hassan accusé d'avoir tiré en novembre 2009 sur des soldats à la base de Fort Hood (Texas), faisant 13 morts.

Il avait ensuite dit approuver cette attaque.

Il a également été mis en cause dans l'attentat raté commis par le Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab dans un avion américain le 25 décembre 2009 juste avant son atterrissage à Detroit (nord des Etats-Unis).

"La menace que fait peser Aulaqi sur notre pays ne se limite plus à des mots. Il est désormais impliqué dans des préparatifs" d'attentat, a déclaré un haut responsable américain au New York Times, sous couvert de l'anonymat.

"Les Etats-Unis s'efforcent, comme les Américains s'y attendent, d'éliminer les menaces à leur sécurité et cet individu en est devenu une de par ses propres actes", a ajouté la même source.

Washington considère que le droit international permet d'éliminer des individus ou des groupes qui posent une menace imminente.

Les Etats-Unis ont également dévoilé récemment la base juridique qui couvre, selon eux, les frappes de drones --avions sans pilotes-- qu'ils mènent contre Al-Qaïda et les talibans, en se prévalant du droit à "l'auto-défense", inscrit dans le droit international.

Ces offensives se sont multipliées ces derniers mois tant au Pakistan qu'en Somalie ou sur d'autres "points chauds" où l'armée américaine s'attaque aux militants extrémistes, mais dont l'administration du président Barack Obama refuse de dévoiler les détails.

Dépêche (texte)

07/04/2010 

AFP

http://www.france24.com/fr/20100407-etats-unis-autorisent-elimination-iman-americain-yemen-anwar-aulaqi-terrorisme


3-2 Nicolas Marmié : Washington veut la tête de l'américain Anwar al-Awlaki­

Pour la première fois, un citoyen américain est placé par Washington sur la liste noire des islamistes radicaux. A ce titre, Anwar al-Awlaki­, d'origine yémenite, est susceptible d'être éliminé physiquement par tous les moyens.

« Il doit se douter qu’on ne va pas le chercher pour lui offrir des fleurs », avertit un responsable américain de la lutte antiterroriste. L’imam Anwar al-Awlaki­ ne peut l’ignorer: ce citoyen américain, né en 1971 dans l’État du Nouveau-Mexique, est désormais officiellement sur la liste noire des islamistes radicaux susceptibles d’être éliminés physiquement au nom de la « sécurité nationale ».

Aujourd’hui localisé au Yémen, Awlaki a grandi aux États-Unis. Ingénieur de formation, il a été imam à la mosquée de San Diego (Californie) avant de s’enfuir en 2002 au Royaume-Uni, puis au Yémen, son pays d’origine. Selon le New York Times, son nom serait lié à une douzaine d’attentats (ou tentatives), aux États-Unis, au Canada et au Royaume-­Uni. Y compris à ceux du 11 Septembre… Il passe d’ailleurs aujourd’hui pour l’un des principaux donneurs d’ordres d’Al-Qaïda.

Ses prêches virulents connaissent une large audience chez les musulmans anglophones, à qui il enseigne les règles du djihad et en donne le mode d’emploi. Par l’intermédiaire de son site internet, Awlaki a salué « l’héroïsme » de Nidal Hasan, cet officier américain de confession musulmane qui a tué treize de ses collègues sur la base de Fort Hood, au Texas, en novembre 2009. Et a publiquement affirmé qu’Omar Farouk Abdulmutallab, le jeune Nigérian auteur de l’attentat manqué contre le vol ­Amsterdam-Detroit, qui a failli coûter la vie à 290 passagers en décembre, était son « disciple ».

Exécution extrajudiciaire

Autant dire qu’il est dans la ligne de mire de Washington, qui fournit une aide militaire importante (près de 70 millions de dollars en 2009) au Yémen, devenu, avec la Somalie voisine, l’une des bases stratégiques d’Al-Qaïda. Les forces gouvernementales yéménites, appuyées par des commandos américains, auraient déjà, à deux reprises, livré des assauts pour mettre la main sur le prédicateur djihadiste. L’utilisation de drones est également envisagée pour le localiser et le supprimer.

Reste la question de sa nationalité. C’est en effet la première fois qu’un citoyen américain est, au moins publiquement, désigné comme cible d’une exécution extrajudiciaire. « Nous avons une autorisation spéciale du Conseil de sécurité nationale », répond laconiquement Dennis Blair, le patron du DNI, les services de renseignements intérieurs. Considéré comme un « ennemi de la nation », Awlaki peut oublier son passeport américain. S’il ne l’a pas déjà brûlé…

Nicolas Marmié

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2570p014.xml1/


3-3 Mise en garde contre une élimination de Aulaqi.

La tribu Al-Awaliq a mis en garde ceux qui coopéreraient à l'élimination de l'imam Anwar al-Aulaqi, autorisée par l'administration Barack Obama, dans un communiqué obtenu samedi par l'AFP.

Dans ce communiqué publié au terme d'une réunion de ses dignitaires et notables, la puissante tribu Al-Awaliq avertit qu'elle "ne restera pas les bras croisés si l'on touche à un cheveu de cheikh Anwar al-Aulaqi".

"Le gouvernement américain commettrait une erreur s'il ne traquait pas des menaces terroristes comme al-Aulaqi", a affirmé ce responsable sous couvert de l'anonymat.

S'élevant contre ce "comportement maladroit" de Washington, la tribu Al-Awaliq, fortement armée et basée dans les provinces de Chabwa et d'Abyan (est) où se cacherait Anwar al-Aulaqi, "met en garde quiconque contre toute coopération avec les Américains" pour la capture ou la liquidation de l'imam.

"Celui qui prend le risque de dénoncer notre fils, sera la cible des armes d'Al-Awaliq", conclut le communiqué.

En février, le directeur du renseignement américain, Dennis Blair, a confirmé lors d'une audition parlementaire que les services d'espionnage étaient autorisés à tuer des citoyens américains s'ils représentaient une menace directe pour les Etats-Unis.

L'imam, né dans l'Etat du Nouveau Mexique, a acquis une certaine notoriété pour avoir entretenu une correspondance par courriels avec le commandant américain Nidal Hassan accusé d'avoir tiré en novembre 2009 sur des soldats à la base de Fort Hood (Texas), faisant 13 morts. Il avait ensuite dit approuver cette attaque.

Il a également été mis en cause dans l'attentat raté commis par le Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab dans un avion américain le 25 décembre 2009 juste avant son atterrissage à Detroit (nord des Etats-Unis).

SANAA,

10 avr 2010

(AFP) –

http://www.la-croix.com/afp.static/pages/100410074805.ah7ccw0b.htm



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 "Les Amis du Yémen": les donateurs appelés à honorer leurs engagements.

Le vice-ministre yéménite du Plan, Hicham Charaf Abdallah, a exhorté lundi les donateurs à honorer leurs engagements financiers pris il y a près de quatre ans pour aider son pays, confronté à la pauvreté et à la menace d'Al-Qaïda.

"Le besoin se fait de plus en plus pressant pour la mobilisation des ressources" financières promises en 2006 à Londres pour "réduire la pauvreté et le chômage" au Yémen, a déclaré M. Abdallah au début d'une réunion des "Amis du Yémen", un forum des donateurs à ce pays pauvre de la péninsule arabique.

"Le gouvernement a entrepris des réformes (...), mais le chemin est encore long (...) pour relever les défis qui entravent l'œuvre de développement et sapent les fondements de la sécurité et de la stabilité", a-t-il ajouté.

Il s'adressait aux représentants d'une vingtaine de pays arabes et occidentaux, réunis pendant deux jours à Abou Dhabi.

"Les Amis du Yémen" est un forum créé lors d'une conférence internationale fin janvier à Londres avec l'idée de soutenir le Yémen face aux menaces d'Al-Qaïda, qui avait revendiqué la tentative d'attentat de Noël contre un avion de ligne américain entre Amsterdam et Detroit.

Fin février, une réunion des donateurs avait discuté à Ryad des moyens de débloquer le reste d'une aide de 5,7 milliards de dollars promise en 2006 à Londres, dont 2,5 milliards de dollars à la charge des monarchies pétrolières du Conseil de coopération du Golfe (CCG), voisins du Yémen.

"Jusqu'en 2009, le CCG a honoré 15% de ses engagements, et nous espérons porter ce taux à 30% cette année", a déclaré aux journalistes M. Abdallah, indiquant que les donateurs occidentaux continuaient à s'acquitter de leurs quotes-parts à travers des programmes annuels de coopération bilatérale.

M. Abdallah devait présenter aux participants les projets prévus dans le plan quinquennal de développement du Yémen pour 2011/2015, dont le financement nécessite quelque 44 milliards de dollars.

Sanaa espère juguler le chômage qui touche 34% des jeunes dans un pays où 68% des habitants ont moins de 24 ans, et réduire la pauvreté qui frappe 40% de la population alors que les revenus pétroliers (70% des revenus de l'Etat), sont en baisse constante, a-t-il indiqué.

Le ministre adjoint émirati des Affaires étrangères, Khaled Ghanem Al-Ghaïth, a assuré Sanaa du soutien des donateurs, soulignant toutefois que la sécurité devait être améliorée. Le Yémen est confronté à un regain d'activités d'Al-Qaïda, à un mouvement séparatiste dans le sud et aux conséquences de la rébellion dans le nord.

Avant la réunion, Human Rights Watch (HRW) a exhorté les donateurs à lier leur aide au Yémen à la bonne gouvernance et au respect de la loi.

Les donateurs veulent s'assurer que leur aide soit bien utilisée dans un pays rongé par une corruption dénoncée par l'opposition et des ONG.

A cette fin, les "Amis du Yémen" prévoient une série de réunions techniques, avec une conférence ministérielle en mai à Ryad, puis une autre en septembre à New York, selon des responsables yéménites.

AFP

29 mars

http://www.romandie.com/ats/news/100329114154.3xrseba5.asp


4-2 Les Houthis peut-être tentés par le modèle du Hezbollah libanais.

Ndlr : La publication de l' article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vuze des auteurs mais doit être vu comme information.

Les insurgés du nord du Yémen pourraient être tentés de marcher sur les traces du Hezbollah libanais, selon des analystes à Sanaa qui s'interrogent sur les objectifs véritables des combattants zaïdites en lutte depuis 2004 contre le pouvoir central.

Farès al-Sakkaf, qui dirige le Centre des études de l'avenir, un organisme indépendant, évoque la perspective d'une formation politique flanquée d'une aile militaire avec un noyau d'administration locale. "Les Houthis n'annoncent pas leurs intentions réelles. Ils disent que l'Etat les empêche de pratiquer leur foi, et que c'est pour se défendre qu'ils ont pris les armes", déclare cet analyste à l'AFP.
"Mais après six campagnes de combats avec l'armée depuis 2004, je pense qu'ils cherchent à avoir un parti politique avec une aile militaire qui pourrait trouver sa place sur la scène politique", comme le Hezbollah au Liban, dit-il."Le réveil" des chiites au Yémen ressemble à celui des chiites du Liban même si "les Houthis ne sont pas une création de l'Iran", souligne M.Sakkaf.
Le zaïdisme, branche du chiisme, a commencé, selon lui, à se politiser lorsque le premier chef de la rébellion, Hussein al-Houthi, a lancé "une réinterprétation des textes religieux de sa communauté pour leur donner un contenu revendicatif". "Ses petits fascicules, largement diffusés, ont dessiné un projet politique" articulé autour de la défense de l'identité zaïdite et de l'hostilité à l'Occident, explique M. Sakkaf.

Allié du pouvoir pendant la période d'ouverture démocratique des années 1990, Hussein al-Houthi a commencé à déranger par son activisme croissant, et c'est une opération pour arrêter cet ancien député qui a déclenché la rébellion en 2004.
Cet activisme, le fait d'un groupe appelé "les jeunes croyants", une aile dure créée par Hussein al Houthi au sein du parti zaïdite modéré Al-Haq, s'est manifesté par un accueil houleux réservé au président Ali Abdallah Saleh lors d'une visite dans le nord en 2003. Il a culminé avec une manifestation monstre et violente dirigée contre l'ambassade américaine à Sanaa en protestation contre l'invasion de l'Irak la même année.

Sur le terrain, les insurges dégradent, selon de nombreux récits, tous les symboles l'Etat mais tentent aussi de créer le noyau d'une administration locale avec des juges, une collecte de l'impôt et la protection des civils zaïdites.
Mohammed al-Dhahiri, professeur de sciences politiques à l'université de Sanaa, ne croit pas toutefois à une ressemblance entre les Houthis et le Hezbollah. "Ils sont différents idéologiquement", estime-t-il pour l'AFP, notamment parce que les Houthis ne vénèrent que cinq imams et que les chiites libanais en révèrent douze. "La géostratégie n'est pas la même", poursuit-il, expliquant que les Houthis peuvent difficilement justifier leur combat par la "résistance à Israël"."

On surestime la force des Houthis là où il faut parler de la faiblesse de l'Etat", dont les projets de développement ont été freinés par les rivalités entre tribus puissantes, faisant le lit de la rébellion, selon cet analyste.
Pour Mohammed Yahia al-Sabri, un dirigeant de l'opposition, "il n'est pas exclu que les Houthis cherchent à contrôler une partie du territoire pour pouvoir négocier une portion du pouvoir".

"Le pays chiite yéménite, négligé et où l'Etat est peu présent, ressemble en effet à la zone chiite libanaise, mais personne ne peut dire avec certitude que les Houthis ont les capacités du Hezbollah et son organisation à moins que quelqu'un veuille qu'il les ait", déclare-t-il, en allusion à l'Iran.

AFP –



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

5-1 Evaresis : Urbicide, sociocide, mnémocide: Les dernières trouvailles de l'Occident assassin.

 Les dernières inventions de l'Occident pour mieux détruire

 L'imagination de l'homme ne connaît aucune limite pour détruire.  
 On nous parle tous les jours de la Shoah (passée) des Juifs, en oubliant d'ailleurs les Tsiganes et les autres victimes de la barbarie des camps de la honte.

Et on se tait scandaleusement sur les "Shoah" d'aujourd'hui. Il y en a à la pelle, à commencer par celle du peuple Karens en Birmanie.

Sur http://r-sistons.over-blog.com/article-shoah-des-irakiens-nouveaux-concepts-sociocide-mnemocide-cancers-47540727.html
, vous verrez le sort réservé aux Communautés indiennes en Colombie lorsqu'elles gênent les multinationales, ou aux paysans qui revendiquent l'application du Droit : Têtes coupées, fours crématoires, Indiens jetés vivants aux caïmans, etc, et cela par milliers ! Silence de nos médias, plus prompts à s'inquiéter de la popularité de Chavez auprès de son peuple... Et que dire du génocide en Irak, accompli par ceux-là mêmes qui se prétendent les dépositaires du Bien, de la Liberté, de la Démocratie, peuple lui aussi "élu" pour être un modèle, mais aux USA cette fois ?   
 Bilan de l'opération irakienne :
 - Un million et demi de morts (essentiellement des civils)
 - Cinq millions de réfugiés
 - Enfants nés avec des malformations à cause du phosphore blanc et de l'uranium appauvri
 - Manque d'eau potable, d'électricité, de soins de santé
 - Destruction du Système d'Enseignement (génération perdue)
 - Intimidations, enlèvements, meurtres d'universitaires, de journalistes, de médecins, d'ingénieurs, de leaders spirituels... Assassinats ciblés.

Aucune enquête sur les meurtres, pas de coupables, pas de jugements...

Il s'agit d'"éliminer la classe intellectuelle qui aurait pu devenir le fondement d'un nouvel Etat démocratique". Elle est belle, la démocratie imposée par l'Occident ! Et nous devons prendre les USA comme modèle, nous aligner sur cet Etat, participer à ses guerres impériales, dérouler le tapis rouge devant ses dirigeants ?

Avons-nous perdu la tête ?

Nous devons TOUS devenir anti-Américains si nous aimons la paix, la justice, la vérité, si nous aimons notre prochain ! Et toutes ces atrocités se font pour que les financiers et les industriels puissent se goinffrer davantage ?    
 Et cela ne suffit pas, on fait la même chose en Afghanistan, au Pakistan, au Yemen, partout...

C'est ça, le Prix Nobel de la Paix ? Sommes-nous tombés sur la tête ? Parce qu'Obama est noir, souriant, avenant, beau parleur, nous devons nous réconcilier avec l'Amérique de Bush qui a commis des crimes d'Etat, de guerre, contre l'humanité ? Mais Obama est pire, et hypocrite, en plus !
 Et cela ne suffit pas, après tous ces carnages d'ailleurs non couverts par la Presse immonde, on veut faire la même chose avec l'Iran, le Vénézuela, la Syrie, le Liban... et ne parlons pas de Gaza !  
 Et on veut aussi immoler sur l'autel de Mâmon la Chine et la Russie ?

Aucune voix ne s'élève pour dénoncer cela ?

Non, on préfère fustiger ceux qui, naturellement, sainement, dénoncent les atrocités de l'Occident carnassier ?  
 Mais ce n'est pas tout ! Les tueries, les bombardements, les assassinats ciblés ne suffisent pas, voici maintenant de nouveaux concepts pour réduire à néant les peuples : L'urbicide (destruction des villes), le sociocide (destruction de sociétés), le mnémocide (destruction de la mémoire
collective) ! Mais nous sommes cinglés, ou quoi ? On poursuit un Milosevic devant le Tribunal de la Haye alors qu'il commet des atrocités en défendant son peuple agressé sauvagement, et on déroule les tapis rouges devant ceux qui commettent des guerres d'agression, des génocides, des exactions, des crimes de masse, des actes d'une barbarie inouïe, tout cela pour du fric ? Combien d'années de prison pour la soldate américaine qui s'est amusée en photographiant les prisonniers irakiens humiliés ? Et les VRAIS auteurs de ces crimes courent toujours ? Les vrais commanditaires échapperont-ils à la Justice parce qu'ils sont haut-placés et Anglo-Saxons ou Israéliens ?
Qu'est-ce que ce deux poids deux mesures infâme ?

Les peuples en ont assez des crimes impunis, des criminels comme Bush qui reçoivent des millions en donnant des conférences sur leur métier de Président ! Le monde est tombé sur la tête !

L'Occident est une vomissure qui ne mérite que le mépris !

eva R-sistons à l'intolérable
Lundi 29 Mars 2010

http://r-sistons.over-blog.com/


5-2 Philip Giralda : L'état voyou & sans scrupules.

 Bien que nulle part dans le monde les États-Unis ne soient face à un ennemi capable de s'opposer à eux sur le champ de bataille, le budget de la Defense de 2011 sera augmenté de 7,1 pour cent par rapport au niveau actuel. Une grande partie des nouvelles dépenses iront dans des drones, la dernière contribution des USA à la civilisation occidentale, capable de surveiller de grandes surfaces de terrain et de délivrer la mort depuis le ciel.

C'est une vision de la guerre typiquement zunienne, avec un « pilote » assis à un bureau à l’autre bout du monde, capable de détruire une cible tout en bas en appuyant sur un bouton. Hygiénique et automatique, c'est un peu comme un jeu vidéo, sans nettoyage salissant après.

Diffusé récemment, le Bilan Quadriennal de la Defense des États-Unis fait état de la manière dont le Pentagone développera une nouvelle génération de supers drones pouvant rester très longtemps en l'air pour frapper n'importe où et à tout moment dans le monde, afin de tuer ses ennemis.

Certains supers drones pourront voler à des vitesses supersoniques et d'autres seront assez grands pour transporter des armes nucléaires. Conçus pour la Marine, quelques-uns de ces nouveaux drones seront capables de décoller des porte-avions pour étendre la puissance zunienne même aux points chauds les plus lointains. Les drones sont particulièrement estimés par les décideurs car ils n’ont pas d’équipage, peuvent voler au ras du sol et violer « accidentellement » l'espace aérien de quelqu'un sans que ça n’aboutisse nécessairement à un incident diplomatique.

      L'une des raisons majeures pour lesquelles les États-Unis sont devenus l'empire du mal est dans l’adoption des drones comme arme de choix de Washington pour ses assassinats internationaux. Les drones constituent le poing déployé de ce qui se référait d’habitude à la Doctrine Bush. En vertu de la Doctrine Bush, Washington prétend avoir le droit d'user de sa force militaire préventive à tout moment contre quiconque dans le monde, à partir du moment où la Maison Blanche détermine que cette action peut être interprétée comme une Defense des États-Unis. Le vice président Dick Cheney a défini la politique en termes de pourcentage, affirmant que, si une évolution quelque part dans le monde avait 1% de chance de mettre les Zuniens en danger, le gouvernement des États-Unis était tenu d'agir. Il convient de noter que le président Barack Obama n'a renié ni la Doctrine Bush, ni la résolution du 1% de Dick Cheney, et a même été jusqu'à prétendre que les États-Unis font des « guerres justes, » approuvées par le christianisme, une position contestée entre autres par le pape Benoît XVI. Loin d’éviter la guerre et le massacre, le nombre et l'intensité des attaques de drones ont augmenté sous Obama, tout comme le nombre de victimes civiles, auquel fait allusion le splendide euphémisme non ensanglanté de « dommages collatéraux. »

      Des drones tuent en ce moment des gens en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen et en Somalie. Il convient de noter que les États-Unis ne sont pas en guerre contre tous ces pays. Dans un monde sain d'esprit cela devrait impliquer l’illégalité de ces meurtres en vertu tant du droit international que de la Constitution zunienne. Pour rendre difficile aux Zuniens de partir en guerre, les pères fondateurs des États-Unis se sont servis de contraintes constitutionnelles qui exigent du Congrès une déclaration de guerre. Malheureusement, ça ne marche pas comme ça. Les États-Unis sont embringués dans une guerre quasi continue depuis la Seconde Guerre mondiale, mais la plus récente déclaration de guerre véritable fut celle du 8 décembre 1941. Et puis il y a les opérations spéciales et clandestines qui couvrent le monde. À part Israël, aucun autre pays du monde n'a une politique avouée ouvertement d’agissements meurtriers contre des gens. On pourrait penser qu’en conséquence la communauté internationale regarderait en parias à la fois Tel Aviv et Washington, mais la peur de froisser la seule superpuissance du monde et son principal État satellite fait avorter la plupart des critiques. Les nations se sont en majorité résignées à laisser agir comme ils leur plaisent les équipes d'assassins et les drones armés des feux de l’enfer. Si l'Iran utilisait des drones et faisait la peau de ses ennemis en des lieux comme Dubaï, vous pourriez être sûr que la réaction serait vraiment différente.

      Et ça ne s'arrête pas là. Eric Holder, l’Attorney Général (ministre de la Justice) d’Obama a en réalité bloqué toute enquête sur le recours à la torture des fonctionnaires zuniens, majoritairement de la CIA. L'administration prétend avoir cessé la pratique, mais a déclaré que personne ne sera puni pour avoir obéi à l’ordre de soumettre des prisonniers à la torture de la noyade, un argument qui était inacceptable au procès de Nuremberg en 1946 et qui ne devrait pas être acceptable maintenant. Les États-Unis sont signataires de l'accord international sur la torture et il y a aussi des lois fédérales et locales qui interdisent soit de la pratiquer, soit de la permettre. C’est pourquoi la décision du pouvoir consiste essentiellement à ignorer les crimes graves qui ont été commis contre des individus qui, dans de nombreux cas, étaient à la fois sans Defense et totalement innocent. Ça ignore aussi la participation des juristes du ministère de la Justice et des médecins de la CIA dans le processus, une participation que beaucoup auraient considéré à la fois immorale et contraire à l'éthique.

Pire que tout, ça permet de laisser s’échapper de vrais criminels de guerre, des gens comme George Tenet et ceux de la Maison Blanche qui ont approuvé cette pratique. Tenet on s'en souvient la médaille présidentielle de la liberté et un contrat d’avocat de 4 millions de dollars. Il enseigne toujours à l’université Georgetown.

Les juristes du ministère de la Justice, John Yoo et Jay Bybee, qui ont fabriqué l'argumentation juridique de la torture, sont maintenant respectivement professeur titulaire à Berkeley et juge à la Cour d'appel fédérale. On suppose que les véritables tortionnaires de la CIA seront toujours employés par le gouvernement fédéral ou bénéficieront d'une retraite confortable. Voilà pour le devoir de rendre des comptes pour les crimes de guerre sous le président Obama.

      Enfin, il y a l'assassinat. Le 3 février, Dennis Blair, le directeur du Renseignement intérieur, a fait remarquer lors d'un briefing au Congrès que les États-Unis se réservent le droit de tuer leurs citoyens à l'étranger quand ils sont « impliqués » activement dans des groupes considérés comme terroristes. L’implication est naturellement une expression très mouvante procurant une liberté maximum à ceux qui cherchent à faire un cas de l'exécution sommaire. Une liste de cibles implique une sorte de processus propre dans lequel un fonctionnaire du gouvernement prend une décision qui doit être basée sur des directives, mais elle ne permet pas à l'accusé de rejeter ou de contester la preuve contre lui. Il convient de noter également que personne au Congrès n’a objecté devant la déclaration de Blair, et que les médias n’ont guère signalé l'affaire. Ce qui suggère que la tolérance envers l’activité illégale et immorale imprègne désormais l’establishment. Comme l’a commenté Bruce Fein, l’ancien procureur général adjoint de Reagan, le pouvoir de suspendre les droits constitutionnels de quelqu’un à l'étranger peut être étendu à quiconque aux États-Unis. Il suffit de le déclarer combattant ennemi en vertu des clauses de la loi sur les commissions militaires. Bien que c’était un citoyen zunien, Jose Padilla a été démis de son droit constitutionnel en un procès équitable, et a été arrêté à Chicago, pas à l'étranger. Pouvons-nous anticiper les exécutions extrajudiciaires de citoyens zuniens aux États-Unis dans le cadre de la guerre contre le terrorisme ? Bien sûr que nous le pouvons.

      Trois chances et vous êtes fini, M. Obama. Votre régime tolère le meurtre préventif et le tir de missiles contre des habitants de pays qui ne sont pas en guerre avec lui, laisse en liberté les tortionnaires et ceux qui permettent la torture, et prétend avoir le droit d'assassiner ses propres citoyens partout dans le monde sur la base de preuves secrètes. Ronald Reagan a autrefois décrit sa vision des États-Unis comme une ville brillante sur une colline. Ces dix dernières années, la ville brillante est devenue l’États Voyou absolu, glorifié par la puissance et l'orgueil en dépit des signes visibles de déclin et de l’avancée inexorable vers une chute catastrophique.

Philip Giralda,

Ancien officier de la CIA, Philip Giraldi est aujourd’hui conseiller de rédaction à l’American Conservative et associé à l’American Conservative Defense Alliance.

11 mars 2010

Original : original.antiwar.com/giraldi/2010/03/10/the-rogue-nation/
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

Antiwar.com,
http://www.internationalnews.fr/article-l-etat-voyou-par-philip-giralda-47058363.html 



6 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

6-1 Danielle Bleitrach : La lutte contre le terrorisme: l’exception et la règle.

En matière de terrorisme et de guerres censées lutter contre ce péril, il y a un travail psychologique qui fait étrangement songer à la pièce de Berthold Brecht: l’exception et la règle.

Ce que nous décrit Brecht est l’histoire d’un riche marchand qui traverse le désert avec un guide et un coolie qui porte son énorme barda.

Dans la première partie on assiste à la montée de la peur du riche marchand née  du constat de sa faiblesse et de sa solitude face à deux individus avec lesquels il se conduit comme un salopard. En proie à une tension extrême il renvoit le guide qui a mauvais esprit. Mais le soir alors qu’il frise la paranoïa intégrale, il finit par abattre le coolie d’un coup de pistolet, car celui-ci lui tend une gourde d’eau pour qu’il se désaltère, et le marchand croît que c’est une pierre destinée à l’assommer.

La deuxième partie de la pièce décrit  procès du marchand, un procès trés froid, une certaine conception de la justice de classe, une logique implacable et glacée qui aboutit à l’acquittement du marchand assassin. Le comportement du coolie (donner à boire à son bourreau)est totalement anormal pour le tribunal et donc la sentence d’acquittement est :  «L’accusé a donc agi en état de légitime défense : peu importe qu’il ait été réellement menacé ou qu’il se soit cru menacé. Dans la situation où il se trouvait, il devait se croire menacé. L’accusé est donc acquitté

On voit que nous sommes au coeur de tous les problèmes de sécurité et de légitime défense des paranoïas occidentales, celles qui relient les peurs quotidiennes exaspérées par « l’étranger » dans nos murs, à l’étranger terroriste à nos frontières. Nous les traitons si inhumainement qu’ils ne peuvent que nous vouloir du mal, c’est dans le fond ce que nous répètent nos médias dans des messages sublimaux, alors que le discours officiel est du pathos humanitaire:  il faut se protéger tout autre comportement serait illogique et quoique nous fassions nous sommes en état de légitime défense.

Que l’on ne me fasse pas dire ce que je ne dis pas : le pauvre homme ou la pauvre femme qui craint pour son emploi, qui a du mal à joindre les deux bouts, serait aussi responsable que le complexe militaro-industriel, l’OTAN, la CIA, leurs médias aux ordres et autres grands « humanitaires » qui provoquent cette vision paranoïaque y compris en fabriquant des attentats pseudo terroristes, en créant des débats sur le choc des civilisations. Créer entre eux un signe d’égalité en matière de responsabilité  est une autre dimension du discours dominant. Quand une responsabilité est déjà reconnue, elle est une des rares choses qu’ils offrent au partage égalitaire, nous sommes tous des colonialistes, nous étions tous à Vichy et Montoire,etc… « NOUS » sommes tous également coupable, moi et monsieur Dassault sommes aussi coupables de ce qui se passe en Afghanistan. Et bien non, cela ne se passe pas ainsi…  Le fait est que la majorité de la population française est  presque autant victime que l’immense majorité  des pauvres peuples qui subissent l’invasion, le chaos, la peur quotidienne.

Cependant il ne faudrait pas ignorer que pour ces Français victimes, l’insécurité vécue subjectivement par le marchand a pris la place de l’insécurité réelle. Alors que pour les pauvres gens qui subissent les effets directs de cette stratégie du chaos, la mort, la peur sont leur quotidien, alors nous ne pouvons pas nous dégager comme ça de toute responsabilité. Confondre le virtuel et le réel voilà le mécanisme à travers lequel on emporte notre adhésion apathique et pire encore… L’objectif est justement de substituer le pauvre type dans tous les cas aux véritables coupables, ici et ailleurs.

Nous sommes bien dans un système mortifère. Une preuve parmi d’autres, considérons rien que l’évolution actuelle de l’OTAN. Voilà une organisation qui n’aurait pas du survivre à la chute de l’ex-URSS et qui est en train de passer d’une alliance atlantique théoriquement défensif, à un système complexe mondial. L’ONU devient moins maniable, la Chine bloque le Conseil de sécurité, les peuples se révoltent contre un empire en chute libre. Alors il s’agit de recruter autour de l’impérialisme étasunien en crise profonde, différents pays, et de les intégrer de grè ou de force dans la machine de guerre étasunienne, en faisant croître sans cesse les dépenses militaire dans un monde rongé par la famine, l’analphabétisme, le chômage.

Contre quel ennemi? Et là la paranoïa devient monstrueuse, la machine de guerre otanesque comme une folle armada grossit, grossit pour pilonner des ennemis fabriqués par elle. Pour les isoler, elle s’attaque en priorité à la population civile, les bombarde, les massacre selon la logique que ces gens doivent nous haïr et abriter nos ennemis puisque nous sommes chez eux et qu’ils sont nos victimes.

Même raisonnement en ce qui concerne les peuples dont les gouvernements résistent à notre pillage, ce ne peut être que d’horribles dictateurs qui martyrisent leurs peuples pour les forcer à résister. Alors là on déclenche des campagnes médiatiques pour justifier les infamies qu’on leur fait subir, le cas de Cuba est exemplaire. Mais il y en a d’autres comme le Venezuela. Mais Cuba a le mérite de l’antériorité, de la durée, l’île est en quelque sorte le laboratoire de cette paranoïa qui justifierait toutes les atteintes, blocus, terrorisme, campagnes médiatiques, ce serait risible si cela n’était tragique. Ce pays qui est connu dans tout le tiers monde comme celui qui apporte les soins médicaux doit être convaincu de se réjouir de la mort de ses démocrates nos amis, les admirateurs de notre système. Souvenez-vous il n’y a pas si longtemps, tandis que les Cubains soignaient , organisaient et coordonnaient les soins dans Haïti martyre (et ça continue), l’armée nord américaine débarquait des troupes de marines connues pour leur brutalité dans toute l’Amérique latine.

Et il n’y a aucune exception à cette règle là!

Danielle Bleitrach

30 mars
http://socio13.wordpress.com/2010/03/30/la-lutte-contre-le-terrorisme-lexception-et-la-regle-par-danielle-bleitrach/#more-21166



6 Pièce jointe ( A la demande).

André Tosel : "L'inhumaine humanité de la guerre"

A la Maison de la poésie avec les Amis de l’Humanité, André Tosel a offert à une assistance emportée par le rythme haletant de l’exposé une cérémonie de haut vol.

En débat, Jaurès, le capitalisme transnational et la guerre mondialisée.

Retrouvez ici l’intégralité de ses propos.

Il ne lit pas, il ne dit pas, il ne raconte pas, il professe. Et l’on comprend mieux ce que ce mot peut avoir d’admirable quand on a eu la chance, trop rare, d’entendre une leçon d’André Tosel. Le philosophe, ancien professeur à la Sorbonne et à Nice, a choisi, encouragé par Charles Silvestre et Claude Guerre, les maîtres de céans, d’interroger de plein fouet l’énigmatique phrase de Jaurès qui sert de prétexte à ces rencontres. Il l’affronte pendant une heure trente de combat sans pause, dans ce qu’elle a de plus désarmant, de plus terrifiant peut-être : ce qu’il appelle «  l’inhumaine humanité de la guerre  ».

Le scandale d’une humanité qui n’a pas renoncé à la guerre.

Une humanité qui, plus exactement, est retournée en barbarie, dans l’affrontement inexpiable des empires coloniaux à la fin du XIXe siècle, au moment où les nations européennes libérées de leurs conflits d’unité nationale semblaient aborder les rivages civilisés. C’est ce scandale qui a bouleversé Jaurès au beau milieu de sa vie d’intellectuel et de militant, c’est aussi ce scandale pressenti, analysé et dénoncé, qui l’a tué, en entraînant le monde dans l’abîme de la Première Guerre mondiale – et bientôt de la Seconde.

Mais c’est encore ce scandale qui nous ronge, nous autres «  prolétaires de tous les pays  », qui, aujourd’hui comme hier, voulions changer de monde et n’y sommes pas parvenus. Dans ce parcours lucide qui côtoie sans cesse le désespoir sans y verser, Tosel convoque un florilège de figures tutélaires. Avec les mots les moins arides qu’on puisse aligner, il montre comment et pourquoi Jaurès emprunte à Marx, aux métaphysiciens allemands et au mouvement révolutionnaire et ouvrier français, comment il s’écarte à la fois de Bergson, d’Auguste Comte ou de Kant, comment il anticipe Lénine, Rosa Luxemburg ou Gramsci.

Comment, en fin de compte, sa vision d’une «  évolution révolutionnaire  », d’une «  interpénétration des contraires  » qui contraigne le capital à entendre la classe ouvrière sur les conditions d’une transformation inédite des rapports sociaux, fut noyée à contre-courant d’une histoire vomissant une violence aussi radicale qu’imprévue. Jaurès a échoué, mais nous restons les héritiers de sa persévérance : celle qui relève le défi de ce combat infini contre la violence. Tosel distingue et clarifie quatre versants du «  carré  » où agir face à la guerre mondialisée de notre époque. Dans les rôles principaux, la politique impériale du supergrand militaire, une multiplicité de conflits nationalitaires à tonalité raciste et potentiellement génocidaires, une culture de la vie quotidienne hantée par la concurrence et tentée par la violence contre «  l’autre  », et un capitalisme transnational obsédé par l’exploitation sans fin du travail et des hommes. Le pire est-il certain, se demande Tosel L’optimisme, en tout cas, est affaire de volonté.

 Le texte intégral est en pièce jointe.



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



17/03/2010

n°3- Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' du Yémen - 16-03 - : Début - : Yémen : Al Qaida déménage.

n°3- Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' du Yémen  - 16-03 - : Début  - : Yémen : Al Qaida déménage.  



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.


Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' du Yémen

n°3                                                                                                                           16/03/10

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire.

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1   Roland Marounek : Yémen : Al Qaida déménage.

1-2 Mireille Delamarre : Le Nigérian à la bombinette: une opération pour justifier la prochaine agression US au Yémen ?

1-3 Michel Chossudovsky : Le Yémen et la militarisation des voies navigables stratégiques.

Suite

1-4 Gary Younge La guerre contre le terrorisme est destinée à faire peur aux gens, pas à les protéger.

1-5 Mohamed Hassan : Yémen: Ce n'est pas Al-Qaïda que les USA combattent, mais la démocratie.

(Fin)

1-6 François Marginean : Le  présumé terroriste prend le vol 253 de Northwest sans passeport.

1-7 Elisabeth Studer : Yémen : l'exportation de gaz GNL, réel enjeu des tensions actuelles ?

1-8 Yémen: les Houthis peut-être tentés par le modèle du Hezbollah libanais.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Joe Kishore : Le chef des services de renseignement américains revendique le droit d'assassiner des Américains à l'étranger.

2-2 Des milliers de manifestants pour la sécession au Yémen. 

3 Annexe

3-1 Le Yémen devient exportateur de gaz.

 



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

 Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information..

1-1 Roland Marounek : Yémen : Al Qaida déménage.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage tout le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information..

 

Les G.O.du club atlantiste semblent avoir été partagés : après avoir été un instant tenté par l'Amérique Latine (l'histoire de la base Al-Qaida au Paraguay a fait long feu), ils en sont revenus à des valeurs sûres.

Le Yemen. : Voilà la nouvelle destination de rêve pour nos bombardiers.

Ne voilà-t-il pas que Al Qaida©, y a établi des “camps d'entraînement”.

 Il semblerait qu'un entraînement intensif y soit indispensable pour être tout à fait capable de réaliser une expérience de chimie élémentaire : « Il a avoué avoir injecté à l'aide d'une seringue un liquide chimique dans une poudre qu'il avait cachée sur sa cuisse, pour tenter de faire exploser l'Airbus A330 » … « Les passagers ont entendu des bruits d'explosion "semblables à des pétards". Tandis qu'une odeur de brûlé se répandait, les voisins du suspect ont pu observer le feu prendre sur une paroi de l'avion et une jambe de pantalon du suspect. » (dépêche AFP)

En tout cas, les compétences des chimistes d'Al-Qaida sont des plus impressionnantes. « Les voyageurs assis dans les rangées éloignées de l'avion ne se sont même pas rendus compte de l'incident. » Personne ne semble souligner l'incongruïté de la fière revendication d'« Al-Qaida » pour un histoire qui a particulièrement (et très heureusement) foiré.

Bref, ce sera apparemment le Yemen, parfait trait d'union entre les pirates du golfe d'Aden et la traque haletante de Ben Laden.

L'Otan arrivera-t'il enfin à mettre la main sur le Génie du Mal, sur la cause ultime qui empêche la Communauté Internationale de goûter enfin à la Paix et à la Sécurité ? - le suspense est à son comble.

La sécurité de l'Irak, de l'Afghanistan, de l'Iran, du Yemen..., de tant d'autres encore, il faut bien avouer qu'on se sent tout de suite un tout petit peu moins concerné – c'est pas la Communauté Internationale®.

Le Yemen avait manifesté un certain sens de l'honneur, ou de l'inconscience, en 1990, en étant le seul pays du Conseil de Sécurité avec Cuba à s'opposer à la résolution préparant la guerre du Golfe n°1. L'ambassadeur américain avait alors prévenu amicalement son homologue yéménite : "Ce sera un vote qui coûtera cher au Yémen".

Après que le pays eût, effectivement, payé très cher dans la décénnie 1990,  il est revenu à des sentiments beaucoup plus civilisés. Le gouvernement actuel a rebaptisé "Al-Qaida" son opposition, et reçoit l'appui des USA pour "lutter contre les terroristes". L'aide militaire US pour 2009 approche les 70 millions de dollars, contre 4.5 millions en 2006.

« Le New York Times du 28 décembre a assuré que des forces spéciales seraient déjà sur place pour épauler l'armée yéménite. Le même journal avait indiqué, le 19 décembre, que le président américain avait donné personnellement son feu vert à des opérations montées contre "des groupes de la nébuleuse terroriste", deux jours auparavant. Une trentaine de membres avaient été tués dans des bombardements dans la province d'Abyane, au sud-est du pays. Une semaine plus tard, une autre trentaine de miliciens ont été tués dans une opération dans la province de Shabwa, à l'est du pays, refuge traditionnel d'Al-Qaida. » (Le Monde, 29/12)

Et pour connaître la composition plus précise de "la nébuleuse", il est sans doute plus instructif de ne pas s'en tenir aux communiqués militaires, et à leur relais médiatiques usuels :

« Les forces gouvernementales ont été accusées par l'opposition yéménite d'avoir tué des dizaines de civils, dont des familles entières, lors de leurs opérations de la veille dans le sud du pays "contre Al-Qaïda". Selon un site de l'opposition yémenite, 18 enfants et 41 adultes civils ont été tués dans ces opérations, huit familles perdant chacune de quatre à sept membres. "Le régime de Sanaa a commis un massacre brutal contre notre peuple", a déclaré le leader sudiste Ali Salem al Beidh, en réclamant une enquête des Nations Unies et des pays arabes. » (Journal Du Dimanche, 18/12)

Roland Marounek

[alerte_otan] Alerte OTAN ! n°36, octobre - décembre 2009


1-2 Mireille Delamarre : Le Nigérian à la bombinette: une opération pour justifier la prochaine agression US au Yémen ?

Des similitudes avec le cas Reid des inconsistances dans cette affaire remettent en cause la version officielle simpliste colportée par les médias serviles.

Obama a besoin de justifier sa prochaine guerre... au Yémen. Cette opération sous faux pavillon tomberait donc à pic.

Explications.  

Du déjà vu

Souvenez-vous le 22 décembre 2001, Richard Reid l´homme à la chaussure bourrée d´explosifs était arrêté pour avoir tenté selon les autorités officielles de faire sauter un avion de l´American Air Lines, le vol 63 venant de Paris à destination de Miami.

Cette fois, à Noël, huit ans plus tard, Umar Farouk Abdul Mutallab, un Nigérien de 23 ans, a lui essayé de faire sauter un avion américain de la Cie Northwest Airlines le vol 253, reliant Amsterdam à Détroit aux USA.
Tous deux ont utilisé le même type d´explosif le PETN ( pentaerythritol) ont été maîtrisés par des passagers des vols qu´ils étaient supposés faire exploser, et dans les deux cas également, les autorités responsables de la sécurité aéroportuaire en ont profité pour resserrer les contrôles des passagers. Dans le cas de Reid, l´obligation d´enlever ses chaussures et autres mesures de fouilles approfondies, et dans le cas d´Umar, interdiction de se lever pendant une heure avant l´atterrissage et d´autres restrictions aux libertés de mouvement à venir.
Autre similitude entre l´affaire Reid et celle d´Umar, l´environnement politique particulièrement volatile. Pour Reid cela s´est passé juste après les attaques du 11 Septembre à New York alors que l´Administration Bush se préparait déjà depuis plusieurs mois à attaquer et occuper l´Afghanistan et l´Irak. Dans le cas d´Umar, le moment est lui aussi politiquement sensible puisqu´ Obama vient de lancer une grande offensive en Afghanistan avec de larges débordements au Pakistan, a ordonné récemment à l´aviation américaine « d´aider » les forces armées du gouvernement yéménite à bombarder de soit disant repères de « terroristes » d´Al Qaeda, où, selon ce que colportent les médias pro guerre, Umar aurait reçu un « entraînement » dans l´utilisation d´explosifs.
Le fiasco de sa tentative pour allumer ce que les passagers du vol 253 ont eux-mêmes qualifié de «pétard », semble démontrer soit que ce type d´ « entraînement » n´est pas sérieux, soit en fait que cette histoire d´ »entraînement » au Yémen est tout simplement bidon. Reid n´avait pas réussi lui non plus à faire détonner ses explosifs placés dans sa chaussure.

L´affaire Umar, des inconsistances évoquant une opération sous faux pavillon

Le père d´Umar, le Dr Umaru Mutallah, l´un des plus importants banquiers nigérien, ancien ministre de l´économie du Niger, a contacté l´ambassade US et rencontré des responsables de la CIA de même que des hauts fonctionnaires de l´agence des services de renseignement de son pays et les a prévenu que son fils représentait un danger. Alors pourquoi Umar a -t-il été autorisé à monter à bord d´un avion en partance pour les US. Les autorités américaines disent qu´il était dans une banque de données d´individus surveillés mais pas sur la liste de ceux interdits de vol malgré les alertes de son père.
Autre inconsistance : Umar qui n´avait pas de passeport a pu prendre le vol 253, dans des circonstances pas claires du tout. Un passager de ce vol, Kurt Haskell, a livré un témoignage des plus accablants sur la manière dont Umar a pu monter à bord de cet appareil.
« J´étais à proximité du terroriste quand il a été contrôlé à l´aéroport d´Amsterdam tôt à Noël. Ma femme et moi-même nous jouions aux cartes directement devant le bureau d´enregistrement. C´est ce que j´ai vu (et j´ai fait cette déclaration au FBI quand nous avons été retenus à la douane) :
« un homme d´Inde bien habillé d´environ 50 ans s´est approché du bureau d´enregistrement avec le terroriste et a dit « cet homme a besoin de monter à bord de ce vol et il n´a pas de passeport » Les deux hommes formaient un couple bizarre, le terroriste un homme petit noir qui semblait être très pauvre et avoir environ 17 ans (bien que je pense qu´il ait 23 ans il ne les fait pas). Cela ne m´est pas venu à l´esprit que c´était des terroristes, seulement qu´ils formaient un couple bizarre. Le contrôleur de billet a dit « vous ne pouvez pas monter à bord sans passeport ». L´indien a alors répondu, « il vient du Soudan, nous faisons cela tout le temps. » Je ne peux que conclure de cela qu´il est difficile d´obtenir des passeports au Soudan et que c´était en quelque sorte un stratagème motivé par de la sympathie. Le contrôleur de billet a alors dit : « vous devrez discuter avec mon directeur » et a envoyé les deux hommes dans le couloir. Je n´ai plu revu l´indien il n´était pas sur le vol. C´est aussi étrange que le terroriste n´ait prononcé aucune parole pendant tout cet échange. De toute façon, le terroriste à réussi à monter à bord. Je ne suis pas sûr qu´il y ait eu un pot de vin ou simplement de la sympathie de la part du directeur de la sécurité ».
Pourtant, les contrôles de sécurité à l´aéroport d´Amsterdam sont réputés très stricts les passagers sont même soumis à un interrogatoire personnel.
Autre élément troublant dans les témoignages donnés de cette tentative pour faire exploser en vol un avion américain, ce qu´a dit de Jasper Shuringa le passager qui a bondi de son siège pour maîtriser Umar et éteindre le début d´incendie :
« Il tremblait. Il n´a opposé aucune résistance. C´est tout simplement difficile de croire qu´il était entrain d´essayer de faire sauter l´avion. Il était en transe. Il avait très peur. »
Le fait qu´il n´ait pas résisté laisse planer de sérieux doutes sur ses capacités de "jihadiste" tout comme Reid d´ailleurs. Les deux semblaient présenter au moment des faits des attitudes et comportements de personnes sous l´emprise de stupéfiants..
La narration officielle simpliste faite de ces évènements et colportée complaisamment par les médias de masse commence à s´effriter alors que de nouvelles informations émergent.
Un an à peine après son investiture, Barack Obama a endossé la politique étrangère de « guerre contre le terrorisme » « guerre contre Al Qaeda » de Bush II en ce qui concerne les états que les US qualifient de «voyous » comme le Yémen et la Somalie.
Au Yémen, selon le NYT, la CIA est déjà très active depuis plus d´un an dans le cadre d´opérations clandestines et la formation d´agents gouvernementaux de contre insurrection. Dans les 18 mois à venir, le gouvernement US va dépenser 70 millions de $ pour financer le déploiement de forces spéciales US pour ces entraînements et pour équiper les forces armées yéménites soit le double de ce qui avait été dépensé auparavant.
L´administration Obama essaie de développer des relations de vassalité avec l´actuel président du Yémen, Ali Abdullah Saleh. Ce pays occupe une position stratégique dans la péninsule arabique et selon Christopher Boucek, spécialiste du Yémen à la Carnegie Endowment for International Peace à Washington «les problèmes de sécurité au Yémen ne sont pas l´affaire du seul Yémen... ce sont des problèmes régionaux et ils affectent également les intérêts occidentaux ». Autrement dit l´interventionnisme guerrier américain a trouvé une nouvelle proie : ce pays pauvre, instable, dont les dirigeants sont facilement manipulables.
Les USA se sont fait une spécialité d´attaquer ce genre de pays faible stratégiquement bien situé.
Obama peut compter sur « l´opposition » à Washington pour lui faire endosser cette nouvelle « guerre de nécessité ». Certains sénateurs faucons républicains mais aussi Joe Lieberman, un sioniste américain à l´avant-garde de toutes les initiatives guerrières des US, ont déjà exigé d´Obama qu´il lance une attaque "préventive" contre ces « nids de terroristes d´Al Qaeda » au Yémen.
Mais, l´opinion publique américaine, majoritairement contre de nouvelles guerres, n´est pas prête à accepter une nouvelle guerre de « nécessité ». Pour finir de la persuader d´échanger liberté contre fausse sécurité le totalitarisme qu´il soit le fait d´un président blanc ou noir adopte toujours les mêmes méthodes. Faire régner la terreur au besoin en montant de fausses attaques, ce que l´on appelle une opération sous faux pavillon.
L´affaire Umar - montée en épingle par des médias dont le rôle principal c´est de battre le rappel des troupes comme le fait si bien le NYT qui s´évertue à vendre à cette opinion publique américaine une attaque «préventive» contre un pays repère de « terroristes » - présente des éléments troublants qui font penser à ce genre d'opération.

Source: Planète non violence

Image: Bendib. (Douaniers: - Pas de sentiments dissimulés à propos de notre intervention en Afghanistan ? - Pas d´amertume déguisée concernant l´Irak ? - Aucun ressentiment à déclarer sur nos drones offensifs au Pakistan ? - Une colère cachée pour la Palestine ?
Souris : "Bush se demandait pourquoi il nous déteste" - "Obama se demande comment devons-nous améliorer notre sécurité") 

Mireille Delamarre

Source :www.michelcollon.info


1-3 Michel Chossudovsky : Le Yémen et la militarisation des voies navigables stratégiques.

Sécuriser le contrôle étasunien de l’île de Socotra et du golfe d’Aden

“Quiconque atteindra la suprématie maritime dans l’océan Indien sera(it) un joueur important sur la scène internationale” (Géostratège de la Marine des États-Unis, le contre-amiral Alfred Thayus Mahan (1840-1914))

L’archipel yéménite de Socotra (ou Suqutra) dans l’océan Indien est situé à quelque 80 kilomètres de la corne de l’Afrique et à 380 kilomètres au sud du littoral yéménite. Les îles de Socotra sont une réserve faunique reconnue par l’UNESCO comme patrimoine naturel mondial.

Socotra se situe au carrefour des voies navigables stratégiques de la mer Rouge et du golfe d’Aden (voir la carte ci-dessous). L’île est d’une importance cruciale pour l’armée étasunienne.

CARTE 1

La militarisation des voies maritimes figure parmi les objectifs tactiques de Washington. Ce cours d’eau stratégique relie la Méditerranée à l’Asie du Sud-Est et à l’Extrême-Orient par le canal de Suez, la mer Rouge et le golfe d’Aden.

Il s’agit d’un important passage pour les pétroliers. Une grande part des exportations industrielles de la Chine vers l’Europe de l’Ouest passe par cette voie navigable stratégique. Le commerce maritime de l’Afrique de l’Est et du Sud vers l’Europe de l’Ouest transite également à proximité de Socotra, par le golfe d’Aden et la mer Rouge (voir la carte ci-dessous). Une base militaire à Socotra pourrait être utilisée pour superviser le mouvement des navires, dont les navires de guerre entrant et sortant du golfe d'Aden.

« L’[océan] Indien est un couloir maritime majeur reliant le Moyen-Orient, l’Asie de l’Est et l’Afrique avec l’Europe et les Amériques. Il possède quatre voies d’accès cruciales facilitant le commerce maritime international, à savoir le canal de Suez en Égypte, Bab-el-Mandeb (longeant Djibouti et le Yémen), le détroit d’Ormuz (longeant l’Iran et Oman) et le détroit de Malacca (longeant l’Indonésie et la Malaisie). Ces « points d’étranglement » sont primordiaux pour le commerce mondial du pétrole puisque d’énormes quantités de pétrole passent par ceux-ci. » (Amjed Jaaved, A new hot-spot of rivalry, Pakistan Observer, 1er juillet 2009)

Le pouvoir maritime

D’un point de vue militaire, l’archipel de Socotra est un carrefour maritime stratégique. De plus, à la sortie est du golfe d’Aden, l’archipel s’étend sur une zone maritime relativement grande, de l’île d’Abd al Kuri jusqu’à l’île principale de Socotra (voir la carte 1 ci-dessus). Cette zone maritime de transit international se trouve dans les eaux territoriales yéménites. Le but des États-Unis est de maintenir l’ordre sur toute la voie maritime du golfe d’Aden à partir des littoraux du Yémen et de la Somalie. (Voir carte 1)

Socotra se situe à quelque 3000 km de la base navale étatsunienne de Diego Garcia, l’une des plus grandes installations militaires des États-Unis à l’étranger.

La base militaire de Socotra

Le 2 janvier 2010, le président Saleh et le général David Petraeus, commandant du l’US Central Command se sont rencontrés derrière des portes closes pour des discussions de haut niveau.

La rencontre Saleh-Petraeus a été simplement présentée par les médias comme une réaction opportune à l’attentat à la bombe déjoué de Noël à Détroit à bord du vol 253 de Northwest. Cette rencontre avait apparemment été planifiée sur une base ad hoc comme moyen de coordonner les initiatives de contre-terrorisme dirigées contre Al-Qaida au Yémen, incluant « l’utilisation (de) drones étasuniens et de missiles sur les terres du Yémen ».

Toutefois, plusieurs reportages ont confirmé que les réunions Saleh-Petraeus visaient à redéfinir l’engagement militaire des États-Unis au Yémen, incluant l’établissement d’une base militaire à part entière sur l’île de Socotra.

Le président du Yémen, Ali Abdullah Saleh, aurait « cédé Socotra aux Étatsuniens qui y construiraient une base militaire, en soulignant que les représentants étatsuniens et le gouvernement yéménite s’étaient entendus pour l’établissement d’une telle base à Socotra afin de contrer les pirates et Al-Qaida » (Fars News 19 janvier 2010)

Le 1er janvier, un jour avant les rencontres entre Saleh et Petraeus à Sanaa, le général Petraeus a confirmé en conférence de presse à Bagdad que l’« assistance à la sécurité » au Yémen allait plus que doubler, passant de 70 millions à plus de 150 millions de dollars, ce qui représente une augmentation multipliée par 14 depuis 2006. (Scramble for the Island of Bliss: Socotra!, War in Iraq, 12 janvier 2010. Voir aussi CNN 9 janvier 2010, The Guardian, 28 décembre 2009).

Ce doublement de l’aide militaire au Yémen a été présenté à l’opinion publique mondiale comme étant une réaction à l’incident de Détroit, prétendument ordonné par les opérateurs d’Al-Qaida au Yémen.

Les médias étasuniens ont décrit la construction d’une base aérienne sur l’île de Socotra comme faisant partie de la « guerre mondiale au terrorisme » :

 

« Parmi les nouveaux programmes, MM. Saleh et Petraeus se sont mis d’accord pour permettre l’utilisation d’aéronefs étatsuniens, possiblement des drones, ainsi que des "missiles maritimes", tant que les opérations sont préapprouvées par les Yéménites, selon un haut représentant du Yémen ayant requis l’anonymat lorsqu’il abordait des sujets délicats. Des représentants des États-Unis disent que l’île de Socotra, à 200 miles au large de la côte du Yémen, sera renforcée. Sa petite piste d’atterrissage (sous la juridiction de l’armée du Yémen) sera transformée en une base complète afin de soutenir le programme d’aide élargi, ainsi que pour combattre les pirates somaliens. Le général Petraeus tente également de fournir de l’équipement de base aux forces yéménites, tel que des humvees avec protection additionnelle et possiblement plus d’hélicoptères » (Newsweek, 18 janvier 2010, c’est l’auteur qui souligne)

Existing runway and airport 
Piste d’aviation et aéroports actuels

 
Installation navale étatsunienne?
Cependant l’installation militaire étatsunienne de Socotra que l’on propose ne se limite pas à une base aérienne. Une base navale étasunienne a aussi été envisagée.
Le développement de l’infrastructure navale de Socotra était déjà en cours de réalisation. À peine quelques jours avant (29 décembre 2009) les discussions entre MM. Petraeus et Saleh (2 janvier 2010), le Cabinet du Yémen a approuvé un prêt de 14 millions de dollars aux États-Unis venant du Kuwait Fund for Arab Economic Development (Fonds koweitien pour le développement économique arabe, KFAED), en appui au développement du projet de port maritime à Socotra.

Le Grand Jeu

L’archipel de Socotra relève du Grand Jeu opposant la Russie et les États-Unis.

Durant la guerre froide, l’Union Soviétique avait une présence militaire à Socotra, qui faisait partie à l’époque du Yémen du Sud.

Il y a à peine un an, les Russes ont renoué les discussions avec le gouvernement du Yémen concernant la création d’une base navale sur l’île de Socotra. Un an plus tard, en janvier 2010, dans la semaine suivant la rencontre Petraeus-Saleh, un communiqué de la Marine russe « a confirmé que la Russie n’abandonnait pas ses plans d’ avoir des bases pour ses navires […] sur l’île Socotra. » (DEFENSE and SECURITY (Russie), 25 janvier 2010)

Les discussions entre MM. Petraeus et Saleh le 2 janvier 2010 ont joué un rôle crucial dans la diminution des ouvertures diplomatiques de la Russie au gouvernement du Yémen.

L’armée étasunienne a l’œil sur l’île de Socotra depuis la fin de la guerre froide.

En 1999, Socotra a été choisie « comme site sur lequel les États-Unis planifiaient construire un système de renseignement électro-magnétique […] ». Les médias de l’opposition yéménite ont rapporté que « le gouvernement du Yémen avait accepté de permettre à l’armée étatsunienne d’accéder à la fois à un port et à un aéroport sur Socotra ». Selon le quotidien de l’opposition Al-Haq, « un nouvel aéroport civil construit sur Socotra pour promouvoir le tourisme avait été construit conformément aux spécifications militaires des États-Unis ». (Pittsburgh Post-Gazette (Pennsylvania), October 18, 2000)

La militarisation de l’océan Indien