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28/05/2012

n° 72- Journal de PAKISTAN. du 03-04 au 28-05 - Etats-Unis: des sénateurs en colère veulent frapper le Pakistan au porte-monnaie.

n° 72- Journal de PAKISTAN. du 03-04 au 28-05  - Etats-Unis: des sénateurs en colère veulent frapper le Pakistan au porte-monnaie.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                                                                    n° 72- 03-04 au 28-05    

  C.De Broeder & M.Lemaire                                                                                    

 



 Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part :

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Paroles & action du président...

l'Afghanistan au cœur des débats.

Tiré à part 

Une nouvelle crise diplomatique met à mal les relations américano-pakistanaises.

1 Paroles & action

1-1 Dan Israel : Karachi : Jospin averti dès 1997.

2 Le Pakistan au cœur des débats.

2-1 La Sarkozie en examen médiatique

 2/3 - De Karachi à Takieddine.

3 Au jour le jour

4  Politique

USA

1 Dans de prison pour avoir aidé la CIA à débusquer Ben Laden.

2 Le Sénat américain réduit l'aide au Pakistan.

3 Otan-Isaf

3-1 Occupation du pakistan.

Lepoint.fr : Les discussions avec le Pakistan sur les convois de l'Otan piétinent..

4 Les voisins

4-1 Turquie

Xinhua : La Turquie respecte la décision du Pakistan sur les voies d'approvisionnement de l'OTAN.

5 Dans le monde

1 Chine

Le PM Wen Jiabao s'engage à renforcer les échanges militaires avec le Pakistan.

6  Dossiers

6-1 Etats-Unis: des sénateurs en colère veulent frapper le Pakistan au porte-monnaie.

Pakistan.

Généralités.



Tiré à part 

Une nouvelle crise diplomatique met à mal les relations américano-pakistanaises.

Nous avons besoin du Pakistan. Le Pakistan a besoin de nous. Mais nous n'avons que faire d'un Pakistan qui joue double jeu", s’est indigné, jeudi 24 mai, Lindsey Graham, sénateur républicain, devant la commission chargée de répartir les fonds de l'aide américaine à l'étranger. Sa déclaration donne le ton et témoigne du regain de tensions actuel entre Washington et Islamabad.

Comme Lindsey Graham, nombre de sénateurs américains ont exprimé leur colère envers Islamabad qu’ils accusent de ne pas s’impliquer suffisamment dans la lutte contre les Taliban afghans. Comme mesure de rétorsion, ils ont décidé de réduire de façon significative, soit de 58 %, le montant de l’aide militaire américaine. Le sénateur Graham a ainsi proposé à la commission un amendement, qui a été approuvé à l’unanimité, pour diminuer de 33 millions de dollars l'aide au Pakistan. Le chiffre n’est pas anodin, il s’agit d’un million par année de prison auxquelles a été condamné la personne qui a aidé Washington à mettre la main sur Ben Laden.

Washington scandalisé

L'ire des sénateurs proveint effectivement de la condamnation mercredi 23 mai du docteur Shakeek Afridi à 33 ans de prison par un tribunal tribal pour avoir aider à débusquer Oussama Ben Laden et à le tuer lors du raid d’un commando américain à Abbottabad le 2 mai 2011. La réaction américaine ne s’est pas faite attendre. Pour la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton, la condamnation est "injuste et infondée". "Les États-Unis estiment qu'il n'y a aucune raison de détenir le docteur Afridi", a-t-elle poursuivi, ajoutant que Washington continuerait à agir en sa faveur auprès des autorités pakistanaises. "Nous sommes tous scandalisés" par la décision de la justice pakistanaise, a renchérit devant la presse le républicain John McCain.

Islamabad avait auparavant invité les États-Unis à respecter la justice pakistanaise. "Je pense que dans le cas de Shakeek Afridi, tout s'est fait conformément aux lois et aux procédures pakistanaises et il faut que chaque pays respecte les décisions de justice de l'autre", a déclaré le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères.

Alain Rodier, directeur de recherche au Centre français de recherche sur le renseignement (CFRR), ne manque pas de s’étonner de l’indignation des Etats-Unis. "Ils ont tout de même laissé derrière eux, à son sort, ce médecin que la CIA avait recruté et qui a été une pièce maîtresse dans l’opération d’Abbottabad", estime-t-il. Avant de poursuivre : "Cela entache à coup sûr leur image et leur crédibilité au Pakistan".

Des relations au plus froid depuis plus d’un an

Les tensions entre les deux pays ne sont pas nouvelles. "Elles ont atteint un summum il y a un an, lors de l’opération à Abbottabad que les Pakistanais n’ont jamais digéré", explique Alain Rodier. Mais les tensions entre Washington et Islamabad ont toujours été en dents de scie. "Historiquement, Islamabad, qui considère l’Afghanistan comme son pré carré, a toujours soutenu les Taliban, rappelle Alain Rodier. C’est pourquoi le Pakistan s’est retrouvé gêné quand, en 2001, les États-Unis ont sollicité son aide pour lutter contre les terroristes qu’ils assimilaient aux Taliban." Le chercheur poursuit: "Ils ont donc continué à apporter leur soutien aux Taliban, mais discrètement". Ce qui précisément provoque l’ire de Washington.

De son côté, le Pakistan reproche de longue date à son allié américain les incursions de drones sur son territoire et n’a eu de cesse de demander l’arrêt des bombardements. Pour Alain Rodier, c’est "compréhensible également", puisque "cela s’apparente à de l’ingérence et qu’à chaque fois ce sont des Pakistanais qui sont tués". En novembre 2011, 24 soldats pakistanais avait été tués dans des bombardements américains menés à la frontière avec l’Afghanistan. Le Pakistan avait alors décidé de fermer les routes pakistanaises vers l’Afghanistan aux convois militaires non seulement américains mais plus généralement de l'Otan.

Une occasion d’apaisement manquée

Cette nouvelle crise diplomatique survient alors qu’une occasion de dégel des relations vient d’être manquée. Le président pakistanais Asif Ali Zardari était à Chicago où se tenait le G8 afin d’aborder précisément la question de la réouverture des axes routiers fermés aux convois de l'Otan, cruciale pour la stratégie américaine. Or, selon des responsables américains, il aurait, lors d’une rencontre avec Hillary Clinton, exigé une contrepartie financière très élevée. Les négociations n’ont donc pas abouti et le président Barack Obama a refusé de le rencontrer comme il était initialement prévu.

Difficile de prédire si les rapports entre les deux pays vont se réchauffer. Toujours est-il que les États-Unis et l’Otan se seraient bien passés de cette crise diplomatique avec l’allié pakistanais, à l’heure où le désengagement d’Afghanistan de l'Otan est bien amorcé.

http://www.france24.com/fr/20120525-usa-pakistan-afghanistan-taliban-drones-ben-laden-cia-aide-militaire-shakeek-afridi-zardari



1 Paroles & action

1-1 Dan Israel : Karachi : Jospin averti dès 1997.
Dès 1997, ils savaient, et ils n'ont rien dit. Mediapart publie aujourd'hui une note qui ne laisse aucun doute sur le degré de connaissance du gouvernement Jospin sur les malversations financières ayant eu probablement lieu dans le cadre des contrats d'armement signés en 1994 par le gouvernement Balladur, notamment avec le Pakistan.

La note, rédigée en avril 1998 par le conseiller défense de Lionel Jospin, Louis Gautier, et le chef du cabinet militaire, le général Louis Le Mière, indique noir sur blanc : "À la mi-septembre 1997, à la suite d’interrogations sur les paiements associés au contrat d’armement français vers le Pakistan, les exportations de matériel de guerre à destination de ce pays ont été gelées sur instruction de votre cabinet." 

Juste après son arrivée à Matignon, Jospin avait donc des doutes sur les commissions versées aux autorités pakistanaises, sur lesquelles enquêtent actuellement les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire. "Saisis de faits d’abus de biens sociaux, blanchiment d’argent aggravé et recel, les juges ont chiffré à 20,3 millions d’euros les fonds versés aux intermédiaires Abdulrahman El-Assir et Ziad Takieddine, avant le premier tour de l’élection présidentielle de 1995", rappelle Mediapart. Les deux hommes, imposés à la dernière minute par le gouvernement comme intermédiaires dans le contrat pakistanais, sont soupçonnés d’avoir participé au financement illicite de la campagne électorale d’Édouard Balladur, via des rétrocommissions.

En 1998, les conseillers de Jospin suspectaient la même chose, évoquant un système de commissions qui "fait courir le risque de retours au profit de bénéficiaires français". Retours "illicites et condamnables, souvent organisés pour le financement des partis politiques". Malgré les doutes, Jospin autorisera la poursuite de la livraison des armes, et notamment de la construction des sous-marins (c'est sur ce chantier, à Karachi, qu'un attentat tuera 14 personnes, dont 11 Français en 2002). Il est vrai que les commissions suspectes avaient déjà été versées. Jospin n'aurait donc rien pu faire.

 

En revanche, selon l'article 40 du Code de procédure pénale, tout détenteur d'une autorité publique doit dénoncer à la justice les comportements illégaux dont il a connaissance. Ce qu'il s'est bien gardé de faire. Et l'ex-Premier ministre n'était pas le seul au courant de cette situation, puisque par une note manuscrite sur le document, il a indiqué qu’il allait consulter ses ministres Alain Richard (défense), Dominique Strauss-Kahn (économie) et Hubert Védrine (affaires étrangères).

 La preuve par l'écrit, Jospin signait "L.J."


Aujourd'hui, Jospin ne souhaite "pas entrer dans la discussion"

"En faisant silence sur ce grave secret du financement de la droite, le gouvernement socialiste a payé le prix fort de la cohabitation", résume Mediapart. Interrogés par le site, Olivier Schramek, directeur de cabinet de Jospin à l'époque, et l'ex-conseiller Louis Gautier, n'ont pas donné suite. Quant à Jospin, "manifestement embarrassé", il a indiqué mercredi à Mediapart "qu’il ne souhaitait «pas entrer dans la discussion», ni «donner une réaction» à la presse".

Comment la note embarrassante est-elle arrivée aux mains de la justice ? Elle "a été déclassifiée le 4 mai par la commission consultative du secret de la défense nationale, puis communiquée aux juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire", indique Mediapart. Sans préciser explicitement que la décision finale de déclassification revient au gouvernement.

Faut-il y voir là un cadeau de bienvenue piégé de François Fillon envers François Hollande ? Interrogé par @si, Fabrice Arfi, coauteur de l'article, ne le pense pas : "Nous savons que les juges ont demandé une série très spécifique de documents, dont les titres au moins avaient été lus par les enquêteurs dans les archives de Matignon il y a plusieurs semaines, indique-t-il. Et le document est arrivé chez les juges dans les tous derniers jours, après l'élection de Hollande." En revanche, il n'est manifestement pas sûr que tous les documents intéressants aient été transmis : la note des socialistes évoque en effet un autre document, rédigé "par le directeur des relations internationales de la Délégation générale pour l’armement". "Ces éléments, manifestement très précis, ne font pas partie des documents communiqués aux juges", indique l'article. Parce qu'ils étaient trop accusateurs contre le gouvernement Balladur ?

L'affaire Karachi, c'est quoi ?

Toutes les réponses dans notre bilan de ce dossier qui plombe la Sarkozie

ParDan Israelle 17/05/2012



2 Le Pakistan au cœur des débats.

2-1 La Sarkozie en examen médiatique 2/3 - De Karachi à Takieddine.

Comment le financement illicite de la campagne 1995 de Balladur a été révélé

Et l'enquête sur un attentat lointain déboucha sur des soupçons gravissimes de financement illégal de campagnes présidentielles. Après l'affaire Bettencourt, et avant les mystères de l'affaire Tapie, deuxième volet de notre rétrospective des affaires visant Nicolas Sarkozy: la galaxie médiatique Karachi-Takieddine.

C'est grâce à l'opiniâtreté d'une poignée de journalistes qu'ont été mis au jour les dessous du financement politique des balladuriens, ancêtres de sarkozystes. Jusqu'à amener l'ancien président du Conseil constitutionnel à reconnaître qu'en 1995, il aurait fallu invalider les comptes de campagne de Jacques Chirac et Edouard Balladur. Et jusqu'à la mise en examen d'un sulfureux intermédiaire, l'homme d'affaires Ziad Takieddine, entraînant avec lui plusieurs figures de la Sarkozie.

Cet épineux dossier est divisé en trois chapitres : la genèse de l'affaire ; l'état actuel de l'enquête judiciaire ; le degré d'implication de Nicolas Sarkozy.

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4827



3 Au jour le jour

3-1 Usa

1-1 Une attaque de drone US fait 10 morts.
Au moins 10 activistes présumés ont été tués jeudi dans une attaque de drone américain au nord-ouest du Pakistan, rapportent les médias internationaux.
L'attaque visait un immeuble dans le village de de Mir Ali, dans la zone tribale du Nord-Waziristan. Selon l'agence Chine Nouvelle, citant les témoins oculaires, des blessés pourraient se trouver sous les décombres de l'immeuble.
Le Pakistan a à plusieurs reprises exprimé son mécontentement concernant les attaques de drones et d'hélicoptères de l'Otan dans le nord-ouest du pays, qui fait régulièrement des victimes parmi la population civile.
Fin 2011, Islamabad a fermé les routes d'approvisionnement des forces de l'Otan en Afghanistan suite à une attaque meurtrière d'hélicoptères de l'Alliance qui avait fait 24 morts parmi les militaires pakistanais, dans le nord-ouest du pays.
Selon les médias internationaux, le 18 mai, le Pakistan a pour la première fois depuis six mois permis à un convoi de l'Otan de traverser la frontière afghano-pakistanaise.
Islamabad et Washington mènent actuellement des négociations afin de déterminer les conditions pour la réouverture des routes d'approvisionnement pakistanaises. Le Pakistan insiste sur la cessation des bombardements américains sur son territoire. Les Etats-Unis refusent de stopper leurs raids mais en ont réduit l'intensité.

MOSCOU, 24 /5

http://fr.rian.ru/world/20120524/194819135.html


 3-2 4 résistants tués par un drone américain dans le nord-ouest.

 Au moins quatre résistants ont été tués samedi à l'aube dans une attaque de drone américain dans une zone tribale du nord-ouest du Pakistan bordant l'Afghanistan, ont indiqué des responsables pakistanais.
L'attaque a eu lieu sur une maison près de Miranshah, la principale ville du Nord Waziristan, connu pour être un bastion des talibans et des militants liés à Al-Qaïd, ont précisé ces responsables.
Un drone américain a tiré deux missiles sur une maison et au moins quatre irésistants ont été tués, a déclaré à l'AFP un responsable de la sécurité, précisant que les victimes n'avaient pas été immédiatement identifiées.
Deux autres responsables ont confirmé l'attaque.
Des villageois ont indiqué avoir été réveillés par le survol de l'appareil et les tirs de missiles.
La maison a pris feu et des irésistants ont immédiatement interdit la zone d'accès, a expliqué un habitant à l'AFP.
Les Pakistanais estiment que les attaques de drones américains sont contre-productives et minent les efforts gouvernementaux pour séparer les tribus des militants, violent la souveraineté pakistanaise, tuent des civils, et alimentent les sentiments anti-américains.
La fréquence des attaques américaines a diminué ces derniers mois, mais les responsables américains les estimeraient trop utiles pour les arrêter complètement.
26 mai

AFP



4  Politique

a) USA

1 Dans les coulisses et au sénat

Dans de prison pour avoir aidé la CIA à débusquer Ben Laden.

Un médecin pakistanais accusé dans son pays d'avoir aidé la CIA à débusquer Oussama Ben Laden, tué il y a plus d'un an par un commando américain dans le nord du Pakistan, a été condamné mercredi à 33 ans de prison par un tribunal tribal, a indiqué l'administration.

Shakeel Afridi, un chirurgien accusé d'avoir mené une fausse campagne de vaccination à Abbottabad, la ville où se terrait le chef d'Al-Qaïda avec ses quatre femmes et ses enfants, pour prélever leur ADN, a été condamné en première instance par un tribunal tribal du district semi-autonome de Khyber, dans le nord-ouest du Pakistan, d'où il est originaire.

Les tribunaux tribaux sont compétents dans les zones tribales semi-autonomes du Pakistan mais tout appel est ensuite jugé par les juridictions de droit commun, avec l'aide d'un avocat. L'accusé n'était pas présent à son procès et les tribunaux tribaux interdisent qu'il prenne un avocat pour se défendre.

Certains juristes estiment cependant que pour de telles accusations, il ne peut être jugé par les tribunaux tribaux. Qui plus est, ils assurent que les faits reprochés ayant été commis dans un autre district que celui de Khyber, non tribal celui-là, la juridiction qui l'a jugé mercredi n'est pas compétente.

"Il a été condamné à 33 ans de prison" notamment pour trahison et complot contre l'Etat, et conduit à la prison centrale de Peshawar, la grande ville du nord-ouest, a déclaré à l'AFP Mohammad Siddiq, porte-parole de l'administration du district de Khyber.

Oussama ben Laden a été tué le 2 mai 2011 par un commando de Navy Seals, des soldats d'élite américains, héliportés de nuit à Abbottabad, officiellement au nez et à la barbe des autorités pakistanaises selon Washington et Islamabad, qui avait protesté.

Cette "violation de la souveraineté du Pakistan" selon Islamabad, est l'une des principales pierres d'achoppement au réchauffement des relations entre les Etats-Unis et le Pakistan, pourtant leur allié-clé dans leur "guerre contre le terrorisme" depuis fin 2001.

Mais Washington soupçonne certains membres de l'armée ou du renseignement pakistanais d'avoir eu connaissance de la présence de Ben Laden à Abbottabad, une ville-garnison à deux heures de route d'Islamabad, voire de l'avoir aidé à s'y terrer au moins cinq années, ce que les autorités pakistanaises démentent avec fermeté.

Le Dr Shakeel Afridi, un médecin du gouvernement, avait été licencié il y a deux mois. En plus de la peine de prison, le tribunal de Khyber lui a infligé une amende de 320.000 roupies (environ 2.700 euros). Son avocat n'a pas pu être contacté mais il est fort probable qu'il fasse appel.

En tout état de cause, le sort du Dr Afridi demeure un mystère: il a été arrêté par les tout puissants services de renseignement pakistanais peu après le raid fatal à Ben Laden et personne n'a de nouvelle de lui depuis.

En janvier dernier, le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta avait confirmé que le Dr Afridi travaillait pour le renseignement américain pour tenter de prélever de l'ADN des nombreux enfants présents dans une maison d'Abbottabad où la CIA soupçonnait Ben Laden de se cacher. Washington avait alors exprimé son inquiétude sur le sort du médecin et réclamé sa remise en liberté.

"Il n'a commis aucun acte de trahison à l'égard du Pakistan", avait estimé M. Panetta sur la chaîne de télévision américaine CBS.

"Je considère comme une réelle erreur de leur part d'agir ainsi à son égard alors qu'il aidait à lutter contre le terrorisme", avait ajouté le chef du Pentagone.

23 mai.

http://www.liberation.fr/depeches/2012/05/23/pakistan-33-ans-de-prison-pour-avoir-aide-la-cia-a-debusquer-ben-laden_820792



2 Le Sénat américain réduit l'aide au Pakistan.

 - Les sénateurs américains, scandalisés par la condamnation pour trahison du chirurgien pakistanais qui a mis la CIA sur la piste d'Oussama ben Laden, ont amputé l'aide que les Etats-Unis accordent à Islamabad de 33 milliards de dollars, soit un milliard par année de prison.

"C'est arbitraire, mais nous espérons que le Pakistan comprendra que nous sommes sérieux", a déclaré Richard Durbin, après le vote unanime de la commission budgétaire du Sénat.

"Il est scandaleux de dire qu'un homme qui nous a aidé à trouver Oussama ben Laden est un traître", a-t-il poursuivi.

L'amendement a été proposé par le républicain Lindsey Graham et le démocrate Patrick Leahy. Quelques jours plus tôt, une sous-commission sénatoriale avait déjà réduit l'aide bilatérale en menaçant de le faire à nouveau faute d'une réouverture des voies d'approvisionnement de l'Otan en Afghanistan, qui traversent le Pakistan.

Le docteur Shakil Afridi, qui a donc été condamné mercredi à 33 ans de prison, a été reconnu coupable d'avoir mené une fausse campagne de vaccination pour permettre aux services secrets américains de localiser Ben Laden à Abbottabad, 60 km au nord d'Islamabad, où il a été tué par un commando des Navy Seals le 2 mai 2011.

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton s'est elle aussi indignée jeudi de sa condamnation, qu'elle juge "injuste et inadaptée".

"Les Etats-Unis estiment qu'il n'y a aucune raison de détenir le Dr. Afridi", a-t-elle poursuivi, ajoutant que Washington continuerait à agir en sa faveur auprès des autorités pakistanaises.

Islamabad avait auparavant invité les Etats-Unis à respecter la justice pakistanaise. "Je pense que dans le cas de M. Afridi, tout s'est fait conforme aux lois et aux procédures pakistanaises et il faut que chaque pays respecte les décisions de justice de l'autre", a déclaré Moazzam Al Khan, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Créé le 24-05-

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120524.REU7063/le-senat-americain-reduit-l-aide-au-pakistan.html

 



3 Otan-Isaf

3-1 Occupation du pakistan.

Lepoint.fr : Les discussions avec le Pakistan sur les convois de l'Otan piétinent..

La question de la réouverture des routes pakistanaises aux convois de l'Otan, stratégique pour le désengagement graduel de l'Alliance atlantique d'Afghanistan, piétinait samedi sur la question du péage exigé par le Pakistan, jugé "inacceptable" par les États-Unis. Le droit de passage en territoire pakistanais, interdit depuis six mois par Islamabad en représailles à la mort de 24 de ses soldats tués par erreur dans des frappes aériennes américaines, est crucial pour l'Otan qui se prépare à une longue et coûteuse opération logistique pour retirer ses 130 000 hommes et leur matériel d'Afghanistan d'ici à la fin 2014.

En début de semaine, les perspectives d'une réouverture rapide de ces routes semblaient s'éclaircir, après six mois de blocage. Le Pakistan a même autorisé vendredi un premier convoi destiné à l'ambassade américaine à Kaboul à entrer en Afghanistan depuis son territoire. Mais le ciel s'est assombri samedi, à la veille de l'ouverture du sommet de l'Otan : une rencontre prévue à Chicago entre le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, et le président pakistanais, Asif Ali Zardari, a été annulée à la dernière minute, officiellement en raison de l'arrivée tardive de ce dernier. Si une rencontre entre les deux hommes n'est pas exclue, elle "sera organisée plus tard, si possible", selon le porte-parole du président pakistanais, Farhatullah Babar.

Le Pakistan accusé de double j

Selon un haut responsable américain, l'accord "pourrait ne pas intervenir ce week-end. L'un des points d'accrochage est le prix du droit de passage exigé par conteneur sur les routes de ravitaillement". De "plusieurs milliers de dollars par conteneur", le prix est "en un mot inacceptable", selon ce haut responsable s'exprimant sous le couvert de l'anonymat. Plusieurs médias américains ont avancé le chiffre de 5 000 dollars par conteneur, soit 30 fois plus qu'avant la fermeture des routes de ravitaillement. Dans un entretien au Los Angeles Times samedi, le chef du Pentagone a lui aussi évoqué le prix exorbitant réclamé par Islamabad. "Étant donné les problèmes budgétaires auxquels nous sommes confrontés, ça ne me paraît pas envisageable", a-t-il déclaré.

L'impasse serait due à une certaine confusion au sein des autorités pakistanaises, fréquemment tiraillées entre le gouvernement civil et les puissants responsables de l'armée. "Le gouvernement pakistanais doit trouver une proposition cohérente à mettre sur la table", a plaidé le haut responsable américain. En 2011, avant la fermeture des routes de ravitaillement, les États-Unis avaient convoyé 35 000 conteneurs en Afghanistan. L'Otan dispose également d'un autre réseau logistique pour acheminer son matériel en Afghanistan via la Russie et les pays d'Asie centrale, mais les coûts sont 2,5 fois plus importants qu'ils ne l'étaient par la voie pakistanaise. La réouverture des routes pakistanaises reste donc essentielle pour l'Otan alors que 23 000 soldats des 90 000 militaires américains doivent avoir quitté l'Afghanistan à la fin de l'été, sans compter l'intégralité des troupes combattantes françaises d'ici à la fin de l'année.

"J'espère que les négociations se concluront de manière positive afin de pouvoir rouvrir les routes de ravitaillement très prochainement", a déclaré dimanche à la presse Anders Fogh Rasmussen avant le début du sommet de l'Otan. Pour le Pakistan, fréquemment accusé de double jeu en Afghanistan par les Occidentaux, les droits de passage perçus sur les convois de l'Otan constituent une ressource d'autant plus importante qu'après 2014 l'attention de la communauté internationale risque de se détourner de la région. Les États-Unis versent plus de 2 milliards d'aide militaire chaque année à Islamabad, dont 300 millions destinés à financer la mobilisation de plus de 100 000 soldats pakistanais le long de la frontière avec l'Afghanistan.

http://www.lepoint.fr/monde/les-discussions-avec-le-pakistan-sur-les-convois-de-l-otan-pietinent-20-05-2012-1463353_24.php



4 Les voisins

4-1 Turquie

Xinhua : La Turquie respecte la décision du Pakistan sur les voies d'approvisionnement de l'OTAN.

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré mardi que son pays respecte la décision du Pakistan sur les voies d' approvisionnement de l'OTAN et a défendu la demande d'Islamabad pour des excuses de la part des États-Unis sur la mort de 24 soldats pakistanais.

Le Pakistan a fermé la ligne d’approvisionnement pour les forces de l'OTAN en Afghanistan, pour protester contre une frappe aérienne menée par les États-Unis et l'OTAN sur deux postes pakistanais en novembre 2011.

"C' est à la discrétion du Pakistan à prendre toute décision sur les routes d'approvisionnement de l'OTAN. Cependant, en tant que membre de l'OTAN, la Turquie estime que ces questions devraient être résolues par le dialogue mutuel", a déclaré M. Erdogan lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue pakistanais, Yusuf Raza Gilani.

Concernant la question sur la présence de l'OTAN en Afghanistan, il a dit que la Turquie ne va pas quitter l'Afghanistan seul, sauf si les Afghans demandent aux troupes turques de quitter le pays.

Pour sa part, M. Gilani a fait savoir que la décision finale d'ouvrir des lignes de la communication pour les approvisionnements de l'OTAN serait faite en conformité avec les recommandations de la commission parlementaire. Cependant, il a dit que "le Pakistan souhaite marcher avec le reste du monde".

Il a également apprécié le soutien apporté par le président turc Abdullah Gul au Pakistan lors du Sommet de l'OTAN tenu le 20 mai à Chicago, qui a vu la participation du président Asif Ali Zardari.

"Le monde doit reconnaitre les services rendus par le Pakistan dans sa lutte contre le terrorisme", a déclaré M. Gilani.

Xinhua :



5 Dans le monde

1 Chine

Le PM Wen Jiabao s'engage à renforcer les échanges militaires avec le Pakistan.  
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a rencontré jeudi à Beijing le chef d'état-major de l'armée pakistanaise, le général Ashfaq Parvez Kayani, et s'est engagé à renforcer les échanges militaires entre la Chine et le Pakistan.
"La Chine soutiendra sans relâche les efforts du Pakistan pour sauvegarder la souveraineté et l'intégrité territoriale, soutenir la croissance économique et améliorer le niveau de vie du peuple pakistanais", a déclaré M. Wen.
Le Premier ministre chinois a exprimé sa conviction que le gouvernement, les forces armées et le peuple du Pakistan travailleront ensemble pour surmonter les difficultés et réaliser un développement nouveau.
Face à la complexité de la situation régionale et internationale, il est dans l'intérêt commun des deux parties de renforcer leur coordination et de relever conjointement les défis, a ajouté M. Wen.
Concernant les relations militaires, M. Wen a fait remarquer que les forces armées pakistanaises avaient réalisé d'importantes contributions au maintien de l'amitié bilatérale et à la promotion du partenariat stratégique et de coopération entre la Chine et le Pakistan. Il a appelé à renforcer les échanges militaires et la coopération entre les deux pays.
M. Kayani, qui effectue une visite de cinq jours en Chine, a pour sa part remercié la Chine pour son aide sincère au développement économique et à la stabilité sociale de son pays, ainsi que pour son soutien aux efforts du Pakistan pour maintenir la souveraineté et l'intégrité territoriale.
Développer le partenariat stratégique et de coopération avec la Chine est un consensus auquel sont parvenus les divers milieux du Pakistan, et constitue la base des stratégies diplomatiques du pays, a déclaré M. Kayani. Les forces armées pakistanaises renforceront indéfectiblement l'amitié et la coopération avec la Chine et soutiendront fermement les efforts de la Chine pour préserver ses intérêts fondamentaux.
M. Kayani a entamé mercredi sa visite officielle en Chine.
http://french.china.org.cn/foreign/txt/2012-01/06/content_24336629.htm



6  Dossiers

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

 

6-1Etats-Unis: des sénateurs en colère veulent frapper le Pakistan au porte-monnaie.

 Des sénateurs américains, furieux de la mauvaise volonté supposée d'Islamabad face au conflit afghan, ont décidé jeudi de frapper le Pakistan au porte-monnaie en approuvant une forte diminution de l'aide militaire américaine.

Des sénateurs américains, furieux de la mauvaise volonté supposée d'Islamabad face au conflit afghan, ont décidé jeudi de frapper le Pakistan au porte-monnaie en approuvant une forte diminution de l'aide militaire américaine.

"Nous avons besoin du Pakistan. Le Pakistan a besoin de nous. Mais nous n'avons que faire d'un Pakistan qui joue double-jeu", a dit le sénateur républicain Lindsey Graham devant la commission chargée de répartir les fonds de l'aide américaine à l'étranger.

La condamnation mercredi au Pakistan à 33 ans de prison du docteur Shakeel Afridi pour avoir aidé la CIA à débusquer Oussama ben Laden --tué en mai 2011 par un commando américain au Pakistan-- est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase au Sénat.

Le sénateur Graham a proposé jeudi un amendement pour diminuer de 33 millions de dollars l'aide au Pakistan, soit un million par année de détention du docteur Afridi. Ses collègues des deux partis ont approuvé la mesure comme un seul homme au sein de la commission par un vote de 30 voix pour et zéro contre.

La sénatrice démocrate Dianne Feinstein, présidente de la commission du Renseignement a déclaré, en évoquant le reste des aides accordées à Islamabad: "si c'est comme ça que le Pakistan traite un ami et un héros, je ne suis pas sûre de l'attribution de ces fonds".

De son côté, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a qualifié jeudi "d'injuste et infondée" la condamnation de M. Afridi.

Le Pakistan est la troisième destination de l'aide extérieure américaine après Israël et l'Afghanistan, mais Washington soupçonne les autorités pakistanaises d'avoir été au courant de la planque d'Oussama ben Laden et de soutenir en sous-main le réseau islamiste Haqqani, un des principaux mouvements rebelles en Afghanistan.

Fiasco à l'Otan

L'action des élus intervient quelques jours après un rendez-vous raté entre les Etats-Unis et le Pakistan. Le sommet de l'Otan dimanche et lundi dernier à Chicago, qui était censé symboliser un dégel entre les deux alliés aux relations compliquées, s'est traduit par un nouveau fiasco.

Le président pakistanais Asif Ali Zardari était à Chicago en vue d'un accord pour la réouverture des axes de ravitaillement vers les troupes alliées en Afghanistan. Mais selon des responsables américains, les exigences financières des Pakistanais pour l'utilisation de ces routes a fait échouer les négociations.

Le Pakistan avait fermé ces axes routiers après la mort de 24 de ses soldats tués dans des bombardements américains en novembre.

Outre le vote symbolique de jeudi, les élus ont approuvé une diminution de 58% de l'aide au Pakistan. Au total, ils ont approuvé 184 millions de dollars pour les activités du département d'Etat au Pakistan et 800,3 millions d'aide à Islamabad, mais le président Barack Obama demandait une enveloppe de 2,2 milliards.

Les coupes envisagées visent l'aide militaire uniquement et non l'aide économique. Et seuls 50 millions sont attribués à la lutte contre les talibans. Mais cette aide a été conditionnée à la réouverture des axes d'approvisonnement.

Ces mesures doivent encore être examinées par le Sénat dans son ensemble puis à la Chambre des représentants.

Pour alimenter davantage la querelle avec Islamabad, les sénateurs de la commission de la Défense ont adopté jeudi aussi un projet de loi finances qui menace de suspendre des aides au Pakistan jusqu'à ce que les routes soient de nouveau ouvertes et que M. Afridi soit libéré.

"Nous sommes tous scandalisés" par la décision de la justice pakistanaise, a dit à la presse le républicain John McCain jeudi.

http://www.lepoint.fr/monde/etats-unis-des-senateurs-en-colere-veulent-frapper-le-pakistan-au-porte-monnaie-25-05-2012-1465049_24.php

 



Pakistan.

Généralités.

Nom officiel du pays : République islamique du Pakistan.

Création : fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l'Inde depuis sa création en raison, notamment, du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire.

Pays limitrophes : Chine, Inde, Iran, Afghanistan.

Superficie : 803 000 km2.

Nombre d'habitants : 163 902 000 (estimation pour 2007).

Démographie

Population (estimation INED, en millions)

157,9

 

Composition de la population (en %)

Pendjabis (50 %), Sindis (15 %), Pathans (Pachtounes, 15 %), Mohajirs (immigrés d''''Inde au moment de la partition et leurs descendants, 8 %), Baloutches (5 %), autres (7 %).

 

Population urbaine

34 %. Principales villes : Karachi (9,2 millions d''''habitants), Lahore (5 millions), Faisalabad (1,9 million), aggl. Islamabad-Rawalpindi (1,4 million).

 

Densité (hab./km²)

198,4

 

Espérance de vie (années)

62,9

 

Fécondité (nombre moyen d'enfants/femme)

4,27

 

Taux d'alphabétisation (%)

44

 

Croissance démographique annuelle (%)

2,0

Nom des habitants : Pakistanais.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Langues : ourdou et anglais.

Monnaie : roupie pakistanaise.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Arme de destruction massive : le Pakistan dispose de l'arme nucléaire, à l’instar de l’Inde (puissances nucléaires de fait [les cinq autres puissances nucléaires officielles étant la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie]). 

 

Nature de l'État : république à régime parlementaire.

Chef d’État : Asif Ali Zardari (né le 21 juillet 1956 à Nawabshah, Pakistan), élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Veuf de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto (1953-2007).

Chef du gouvernement : Yousaf Raza Gilani (né en 1952 à Karachi, Pakistan).

Constitution : adoptée en 1973. Révisée en avril 1997 et en décembre 2003. La Constitution, suspendue le 15 octobre 1999 suite au coup d''''Etat du général Pervez Musharraf, le 12 octobre 1999. Chef de l''''état-major, Musharraf s''''est proclamé chef de l''''exécutif. Il a créé un Conseil de sécurité nationale (8 personnes), organe exécutif suprême.

En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Parlement islamique (Assemblée nationale, 237 membres élus pour 5 ans au suffrage universel, 20 sièges réservés à des femmes et 10 à des non-musulmans ; et Sénat, 87 membres élus pour 6 ans par les assemblées provinciales) a été dissolu par Musharraf le 15 octobre 1999. Cependant, les partis politiques ont été maintenus

Partis au pouvoir : Ligue musulmane du Pakistan (Pakistan Muslim League, PML-Q), Parti du peuple pakistanais (PPP, social-démocrate).Autres partis : Jamaat-i-Islami (JI, Alliance démocratique islamique, fondamentaliste sunnite).
Muttahida Majlis-e-Amal (MMA, alliance de six partis religieux islamiques, dont le principal parti est le Jamaat-i-Islami).
Muttahida Qaumi Movement (MQM, ex-Mohajir Qaumi Movement, parti des musulmans venus d'Inde lors de la partition, en 1947 ; formation dirigée depuis Londres).

Adhésions supranationales : OMC (Organisation mondiale du commerce), OCI (Organistion de la conférence islamique), IDB (Banque interaméricaine de développement), ADB (Banque pour le développement de l’Asie). . Le pays est composé de 4 Provinces : Pendjab, Sind, Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest (NWFP) et Baloutchistan, chacune dotée d''''une Assemblée. Il existe également 2 Territoires : les Zones tribales (FATA, autonomes, situées dans la NWFP, mais en relation directe avec Islamabad) et le Territoire de la capitale. Le Pakistan administre également une partie du Cachemire, l''''Azad Kashmir, le "Cachemire libre", et les Territoires du Nord. Le Pakistan revendique la région du Cachemire de l''''Etat indien du Jammu-et-Cachemire. En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Pakistan a été réintégré dans le Commonwealth en mai 2004 après cinq ans d'exclusion..

http://www.courrierinternational.com/fiche-pays/pakistan

http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Le%20Pakistan%20:%20un%20pays%20en%20guerre%20et%20en%20faillite./11010250



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

03/04/2012

n° 71 - Journal de PAKISTAN - - 03-03 - : Les USA proposent la partition du Pakistan!


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                                                                                      n° 71  au 03-12

     C.De Broeder & M.Lemaire                                                                                    

 



 Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  : no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part :

Les USA proposent la partition du Pakistan!  

Des Républicains américains veulent faire éclater le Pakistan

1 Au jour le jour

Plus de 100.000 manifestants contre les attaques de drones

Almanar : Des milliers de manifestants crient "Mort à l’Amérique !"

3 Politique Pakistanaise

Le Pakistan décide d'interdire les frappes des drones américains. 

4 Politique des Usa

Sur le terrain

Nouvel Observateur avec AFP : Washington tente de renouer avec Islamabad.

Dans les coulisses et au sénat 

Coopérations gazières Iran/Pakistan : Clinton menace Islamabad!

5 Otan-Isaf  

Sur le terrain

 L’OTAN, à bout de souffle  

6 Les voisins

Chine

La Chine soutient toutes les forces politiques du Pakistan dans leurs efforts pour maintenir la stabilité nationale.  

Iran

Islamabad persévère dans son projet de pipeline avec l'Iran.

7  Dossiers

7-1 Le Nouvel Observateur avec AFP : Les militaires- français -, drogués comme des cyclistes ? 8 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

8-1 Joseph Kishore : La ‘Meurtre S.A.’ de Barak Obama opère dans le monde entier. v

 



Tiré à part :

Les USA proposent la partition du Pakistan!  

Les tensions croissantes entre Islamabad et Washington ont donné de nouvelles idées aux stratèges américains! Dana Rohrabacher, représentant républicain du Congrès propose, désormais, la partition du Pakistan et l'octroi de l'autonomie à la province du Baloutchistan."Les baloutches répartis entre le Pakistan, l'Afghanistan et l'Iran devront avoir le droit de décider de leur statut eux mêmes", a affirmé ce représentant. Le Congrès reste, visiblement, réticent face à cette proposition, qui ne fera qu'approfondir les ressentiments de la population pakistanaise, à l'encontre des Etats Unis .

IRIB

 

Hier les membres de la sous-commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants des Etats-Unis sous la présidence du député républicain de Californie Dana Rohrabacher organisait une séance d'auditions d'une heure sur le thème des violations des droits de l'homme au Baloutchistan. Le Baloutchistan est une région largement désertique et pauvre qui couvre une partie de l'Iran, de l'Afghanistan et surtout du Pakistan face face auquel elle a organisé plusieurs rébellions depusi 60 ans.

Dans le cadre de cette audience, qui a provoqué la colère du gouvernement pakistanais, se sont explimés une universitaire, Christine Fair (plutôt pro-pakistanaise et méfiante à l'égard de l'initiative des Républicains), un responsable d'Amnesty International, T. Kumar, Ali Dayan Asan, directeur de Human Rights Watch au Pakistan, et Ralph Peter. Aucun représentant baloutche n'était convié mais on peut trouver sur le blog du journaliste Malik Siraj Akbar un historique du lobbying baloutche en Occident depuis 2006.

Dana Rohrabacher, un libertarien atypique (qui a parfois des positions provocantes comme sa dénonciation du rôle de la Géorgie dans le déclenchement de la guerre de 2008, ou sa demande à l'Irak de rembourser les frais de l'occupation militaire en 2011) est très impliqué sur le dossier pakistanais. Le 3 février, il avait déposé une proposition de loi pour attribuer la nationalité étatsunienne au docteur Shakil Afridi, le médecin qui a organisé une campagne de vaccination à Abbottabad pour permettre des prélèvements d'ADN qui ont permis aux Américains de vérifier que Ben Laden s'y trouvait et l'arrêter et qui, aujourd'hui, est menacé de procès pour haute trahison à Islamabad.Rohrabacher était portant un fervent partisan des Résistants à l'époque de Bill Clinton...

Le projet de favoriser la sécession du Baloutchistan est dans les cartons des stratèges du Pentagone depuis l'époque de George W. Bush : il avait été présenté en 2006 par le lieutenant-colonel Ralph Peter (présent à l'audition d'hier). Il a été ressorti à demi-mot le mois dernier par le représentant républicain du Texas Louie Gohmert qui a cosigné un article proposant un soutien aux Baloutches pour bloquer les fournitures d'armes aux résistants.

La porte parole du Département d'Etat (démocrate) Victoria Nuland a pris ses distances à l'égard de cette réunion et a précisé que les Etats-Unis ne souhaitaient pas l'indépendance du Baloutchistan. Mais déjà le mois dernier ce même Département d'Etat avait appelé le gouvernement pakistanais à dialoguer avec les militants balouches pour faire avancer cette question ("take the Balochistan issue forward"). Pour beaucoup le Baloutchistan est à tout le moins en train de devenir un Kosovo entre les mains des Américains  pour faire pression sur Islamabad.

Après que l'OTAN ait tué 24 militaires pakistanais dans des frappes aériennes en novembre dernier, le gouvernement pakistanais avait rompu les discussions avec l'alliance militaire occidentale et bloqué son approvisionnement militaire en Afghanistan. Parallèlement Islamabad s'était engagé sur la voie de la coopération énergétique et monétaire  avec l'Iran malgré la loi adoptée par le Congrès américain en décembre imposant des sanctions à toute institution financière travaillant avec l'Iran.

Les discussions avec l'OTAN ont repris hier, alors que l'administration Obama envisage de dialoguer avec les résistants qui ont ouvert un bureau au Qatar.

Une vingtaine de personnes ont été tuées cette semaine par des drones américains au Waziristan Nord (territoire pakistanais). Les victimes sont régulièrement présentées par les militaires américains comme des militants de la guérilla talibane mais aucune preuve n'est fournie.

http://atlasalternatif.over-blog.com:80/article-des-republicains-americains-veulent-faire-eclater-le-pakistan-98933810.html



1 Au jour le jour

Les zones tribales pakistanaises frontalières de l'Afghanistan sont considérées comme des bases arrière pour les résistants, d'où ils mènent des attaques contre les forces internationales déployées en Afghanistan ainsi que contre l'armée pakistanaise.

Résistance

19-11

Les attaques devenues quasi-quotidiens depuis les quelques jours qui ont précédé le lancement de l'offensive du Waziristan, le 17 octobre, les résistants  empêchant ainsi de dissuader l'armée d'y engager quelque 30.000 soldats au sol.

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/monde/


Cinq résistants tués par un drone américain.

Nb / Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Au moins cinq résistants ont été tués mardi par les missiles d'un drone américain dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, bastion des résistants et principal sanctuaire d'Al-Qaïda dans le monde, selon des militaires pakistanais.
Les attaques de ces avions sans pilotes de la CIA, stationnés en Afghanistan voisin, ont débuté en 2004 mais elles se sont considérablement intensifiées ces dernières années. Elles ont permis de tuer d'importants cadres d'Al-Qaïda et des résistans pakistanais et afghans, mais elles n'épargnent pas les civils, selon les pakistanais.
Cette fois, la salve visait un véhicule  près du village de Drey Nishtar, dans la zone de Shawal, au Waziristan du Sud, un district tribal bastion des résistants pakistanais alliés à Al-Qaïda et responsables d'une vague d'attentats qui a tué près de 5.000 personnes dans tout le pays en quatre ans et demi.
Un drone américain a tiré deux missiles sur le véhicule, cinq résistants ont été tués, a déclaré par téléphone à l'AFP un haut responsable militaire, sous couvert de l'anonymat. L'attaque et le bilan ont été confirmés à l'AFP par des officiers du renseignement pakistanais.
Les bilans de ces attaques livrés par les militaires pakistanais sont impossibles à vérifier de sources indépendantes et l'identité, voire la nationalité, des cibles sont rarement rendues publiques, sauf quand il s'agit de chefs d'Al-Qaïda ou des résistants pakistanais et afghans.
Les zones tribales, frontalières avec l'Afghaistan, en particulier les Waziristans du Sud et du Nord, sont également la base arrière des résistants afghans, notamment du réseau Haqqani, la bête noire des soldats américains de la force de l'Otan de l'autre côté de la frontière.
Quelque 540 attentats --suicide pour la plupart-- des résistants pakistanais et autres groupes alliés à Al-Qaïda ont tué près de 5.000 personnes au pakistan depuis l'été 2007, quand ces résistants, au diapason d'Oussama ben Laden en personne, ont décrété le jihad à Islamabad pour son soutien dès fin 2001 à Washington dans sa guerre contre le terrorisme.
13 mars 2012

AFP /


2 Au jour le jour

Civil

 

Almanar : Plus de 100.000 manifestants contre les attaques de drones

Les attaques d'avions sans pilote américains dans le nord ouest du Pakistan ont fait descendre plus de 100.000 partisans du Jamiat-e-Ulema Islam (JUI), le plus important parti musulman du pays,

Les manifestants ont également exigé que le gouvernement pakistanais maintienne la fermeture des voies de ravitaillement des forces de l'Otan en Afghanistan bloquées par Islamabad depuis la "bavure" de l'Otan au cours de laquelle 24 soldats pakistanais ont été tués près de la frontière afghane le 26 novembre dernier.

Cet incident a fortement tendu les relations déjà difficiles entre les Occidentaux et le Pakistan.

Les tirs de missiles par les drones américains, qui visent des régions considérées comme des bastions des résistants et de leurs alliés d'Al-Qaïda, ont cessé après cet épisode, mais ont ensuite repris.

"Nous ne sommes pas les ennemis des peuples de l'Occident et des Etats-Unis, mais nous rejetons l'attitude des Américains qui attendent toujours de nous une obéissance servile", a déclaré aux manifestants le dirigeant du JUI Maulana Fazlur Rehman.

Déclenchée en 2004, la campagne de tirs américains sur les zones tribales pakistanaises visant les résistants et leurs alliés d'Al-Qaïda, s'est intensifiée ces trois dernières années, avec plus de 220 attaques depuis août 2008 et de très nombreux civils tués.

Almanar

28-01-http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=47829&frid=20&cid=20&fromval=1&seccatid=24

 


Almanar : Des milliers de manifestants crient "Mort à l’Amérique !"

 

Des milliers de personnes ont manifesté lundi à Islamabad au cri de "Mort à l'Amérique !", protestant  notamment contre les tirs des drones de la CIA visant le nord-ouest du Pakistan.

La manifestation, se tenait à l'appel d'un collectif d'une quarantaine de partis et organisations musulmanes.

"Mort à l'Amérique !" scandaient lundi les manifestants, qui appelaient également au "jihad", la "guerre sainte", contre les Etats-Unis, non loin du quartier des ministères et de l'"enclave diplomatique", une gigantesque "zone rouge" ultra-protégée, qui abrite notamment la plupart des ambassades occidentales.

L'accès à cette zone était barré par des centaines de policiers en tenue anti-émeute ayant revêtu des gilets pare-balles.

Les organisateurs disaient attendre "au moins 20.000" manifestants. "Nous avons installé 10.000 chaises", a ajouté un responsable du Conseil de Défense du Pakistan (DPC pour le sigle en anglais), le collectif ayant appelé à manifester.

Outre les attaques parfois quasi-quotidiennes des drones américains, les manifestants protestaient contre la réouverture prévue prochainement de la route pour les convois de ravitaillement de la force de l'Otan en Afghanistan, composée aux deux tiers de soldats américains.

Après que des appareils américains de l'Otan eurent bombardé par erreur un poste militaire pakistanais près de la frontière afghane en novembre, tuant 24 soldats, Islamabad, pourtant l'allié-clé de Washington, avait fermé la route aux convois logistiques de l'Otan.

Almanar

20-02-2012

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=51129



3 Politique Pakistanaise

Le Pakistan décide d'interdire les frappes des drones américains.  

 Dans le cadre du nouveau format des relations avec les Etats-Unis, la commission parlementaire du Pakistan a proposé comme l’une des conditions l’interdiction des frappes des drones, qui sont pratiquées régulièrement ces dernières années par les forces armées américaines.
Les parlementaires ont commencé à discuter les revendications de la commission à partir de 20 mars. Certains d’entre eux ont supposé que la restriction sur l'utilisation des drones pourrait compliquer davantage les relations du Pakistan avec les États-Unis.

Néanmoins, le président du parlement a ajouté à la déclaration de la commission qu’Islamabad devrait demander à Washington des «excuses inconditionnelles» pour le meurtre de 24 soldats pakistanais en novembre 2011.

20/03/2012

 http://french.ruvr.ru/2012_03_20/69055691/



4 Politique des Usa

Sur le terrain

Nouvel Observateur avec AFP : Washington tente de renouer avec Islamabad.

C'est la première visite officielle américaine au Pakistan depuis le bombardement de l'Otan fatal à 24 soldats pakistanais.

Deux hauts responsables militaires américains ont rencontré mercredi 28 mars leurs homologues pakistanais à Islamabad, dans le cadre de la première visite officielle américaine au Pakistan depuis le bombardement de l'Otan fatal à 24 soldats pakistanais fin novembre, selon l'armée pakistanaise. Les généraux américains James Mattis, chef du commandement central de l'armée américaine, et John Allen, commandant la force de l'Otan en Afghanistan (Isaf), ont évoqué avec le numéro un de l'armée pakistanaise, le général Ashfaq Kayani, ce bombardement qui avait déclenché une nouvelle crise entre Washington et son allié pakistanais.

"Ils ont parlé en détail de leurs positions respectives sur les frappes aériennes de novembre dernier et de leurs conséquences et ont discuté des moyens d'améliorer les procédures de coordination à la frontière" pakistanaise avec l'Afghanistan, a indiqué à l'AFP un haut responsable des services de sécurité pakistanais.

L'enquête sur le bombardement meurtrier de l'Otan a également été évoquée, a-t-il ajouté sans donner de détails sur ce point.

Allié indispensable

Les deux officiers supérieurs américains ont rencontré séparément le chef d'état-major interarmes, le général Khalid Shameen Wynne, avec qui ils "ont parlé de sujets d'intérêt professionnel et bilatéral ainsi que de la situation géostratégique", a indiqué l'armée pakistanaise dans un communiqué.

Le Pakistan est considéré par Washington comme un allié indispensable pour stabiliser la région, notamment l'Afghanistan voisin où 90.000 soldats américains sont déployés au sein de l'Otan pour soutenir le fragile gouvernement de Kaboul face aux rebelles résistants.

Aucun haut responsable civil ou militaire américain ne s'était rendu au Pakistan depuis les frappes aériennes de novembre, et cette rencontre entre hauts responsables militaires est le signe d'un certain apaisement, a indiqué à l'AFP un responsable militaire pakistanais sous couvert d'anonymat.

Double discours d'Islamabad

A la suite du bombardement de novembre, Islamabad avait interrompu en représailles le ravitaillement de l'Isaf transitant sur son territoire, toujours bloqué aujourd'hui, et ordonné aux Américains d'évacuer une base militaire qu'ils occupaient dans le sud-ouest du Pakistan.

Cette visite constitue par ailleurs le plus haut niveau d'échange de vues entre chefs militaire des deux pays depuis mai 2011 et le raid unilatéral américain qui avait tué le chef d'Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, dans le nord du Pakistan, provoquant une autre grave crise diplomatique entre les deux pays.

L'opération avait à la fois humilié l'armée pakistanaise, accusée d'être incapable de protéger le territoire national, et renforcé les soupçons occidentaux de collusion entre des responsables de l'armée pakistanaise ou de ses services de renseignement et les réseaux islamistes tels qu'Al-Qaïda, Ben Laden ayant vécu cinq ans dans le pays sans être inquiété avant d'être tué.

Relations apaisées ?

Les tensions entre Washington et Islamabad ont toutefois semblé s'apaiser récemment, les deux pays paraissant prêts à reprendre leurs relations sur d'autres bases, plus pragmatiques.

Mardi, le président américain Barack Obama avait rencontré le Premier ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani lors d'un sommet consacré au nucléaire à Séoul, où ils avaient souhaité rétablir des relations apaisées.

Cette visite intervient alors que le parlement pakistanais doit justement adopter ces jours-ci une révision de la politique de coopération avec les Etats-Unis, qui pourrait ouvrir la porte à une reprise du trafic des convois de l'Otan.

Le Nouvel Observateur avec AFP

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120329.OBS4921/washington-tente-de-renouer-avec-islamabad.html


Dans les coulisses et au sénat 

Coopérations gazières Iran/Pakistan : Clinton menace Islamabad!

Face à la volonté inébranlable du Pakistan d'importer du gaz iranien, la secrétaire d'état US recours à son arme préférée la sanction. "Si le Pakistan insiste pour accomplir son projet de gazoduc avec l'Iran, il sera sanctionné. la situation du Pakistan est mauvaise et elle sera pire en cas de sanction!, a-t-elle menacé. "Le Pakistan ne saura pas résisté à nos sanctions, a-t-elle ajouté, un brin ironique.

 01/03/2012

IRIB



5 Otan-Isaf  

Sur le terrain

 L’OTAN, à bout de souffle  

Le principal conseiller militaire de l'OTAN a refusé, jeudi, de confirmer les rapports que le Pakistan allait rouvrir la voie d'approvisionnement aux forces de l'OTAN, en Afghanistan, mais qu'il espérait qu'une solution appropriée pourrait être trouvée prochainement.
Le général Bartels Knud, le nouveau Président du Comité militaire de l'OTAN, a reconnu que l'alliance a, «définitivement», besoin d'accéder à la voie d'approvisionnement, à travers le Pakistan, qui a été bloquée, après une attaque aérienne transfrontalière de l'OTAN qui a tué 24 soldats pakistanais, en novembre 2011.

IRIB



6 Les voisins

Chine

La Chine soutient toutes les forces politiques du Pakistan dans leurs efforts pour maintenir la stabilité nationale.  

La Chine soutient toutes les forces politiques pakistanaises dans leurs efforts pour maintenir la stabilité et le développement national, a déclaré lundi Liu Weimin, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
M. Liu a fait cette remarque lors d'une conférence de presse régulière, commentant la récente instabilité politique au Pakistan.
"En tant que pays voisin et ami du Pakistan, la Chine soutient toutes les forces politiques pakistanaises dans leurs efforts pour maintenir l'unité et l'harmonie en tenant compte de la situation générale de la stabilité sociale et du développement économique", a annoncé le porte-parole chinois.
La Chine a toujours adhéré au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays, a-t-il ajouté.
Récemment, les relations entre le gouvernement civil et les dirigeants militaires du Pakistan se sont détériorées suite à un présumé mémorandum demandant le soutien des Etats-Unis pour prévenir un potentiel coup d'Etat militaire.

16/01/2012 
http://french.cri.cn/621/2012/01/16/442s267570.htm


Le Premier ministre chinois Wen Jiabao s'engage à renforcer les échanges militaires avec le Pakistan.  

Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a rencontré jeudi à Beijing le chef d'état-major de l'armée pakistanaise, le général Ashfaq Parvez Kayani, et s'est engagé à renforcer les échanges militaires entre la Chine et le Pakistan.
"La Chine soutiendra sans relâche les efforts du Pakistan pour sauvegarder la souveraineté et l'intégrité territoriale, soutenir la croissance économique et améliorer le niveau de vie du peuple pakistanais", a déclaré M. Wen.
Le Premier ministre chinois a exprimé sa conviction que le gouvernement, les forces armées et le peuple du Pakistan travailleront ensemble pour surmonter les difficultés et réaliser un développement nouveau.
Face à la complexité de la situation régionale et internationale, il est dans l'intérêt commun des deux parties de renforcer leur coordination et de relever conjointement les défis, a ajouté M. Wen.
Concernant les relations militaires, M. Wen a fait remarquer que les forces armées pakistanaises avaient réalisé d'importantes contributions au maintien de l'amitié bilatérale et à la promotion du partenariat stratégique et de coopération entre la Chine et le Pakistan. Il a appelé à renforcer les échanges militaires et la coopération entre les deux pays.
M. Kayani, qui effectue une visite de cinq jours en Chine, a pour sa part remercié la Chine pour son aide sincère au développement économique et à la stabilité sociale de son pays, ainsi que pour son soutien aux efforts du Pakistan pour maintenir la souveraineté et l'intégrité territoriale.
Développer le partenariat stratégique et de coopération avec la Chine est un consensus auquel sont parvenus les divers milieux du Pakistan, et constitue la base des stratégies diplomatiques du pays, a déclaré M. Kayani. Les forces armées pakistanaises renforceront indéfectiblement l'amitié et la coopération avec la Chine et soutiendront fermement les efforts de la Chine pour préserver ses intérêts fondamentaux.
M. Kayani a entamé mercredi sa visite officielle en Chine.

http://french.china.org.cn/foreign/txt/2012-01/06/content_24336629.htm

 

Iran

Islamabad persévère dans son projet de pipeline avec l'Iran.

Le Pakistan et l'Iran ont réaffirmé, le dimanche 1er avril, leur volonté de construire un pipeline entre les deux pays, et ce malgré les pressions "énormes", au dire d'un ministre pakistanais, que les Etats-Unis et l'Union européenne exercent sur Islamabad pour qu'il renonce à son projet. C'est le Premier ministre du Pakistan Youssouf Raza Gilani qui a renouvelé l'engagement de son pays à terminer sa partie du pipeline, lors d'une rencontre avec le vice-président d'Iran Mohammad Javad Mohammadizadeh.

http://www.courrierinternational.com/breve/2012/04/02/islamabad-persevere-dans-son-projet-de-pipeline-avec-l-iran

 



7  Dossiers

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

7-1 Le Nouvel Observateur avec AFP : Les militaires- français -, drogués comme des cyclistes ?

Les armées s'inquiètent de pratiques dopantes non seulement de la part des soldats eux-mêmes, mais aussi du commandement.

Les militaires seraient-ils plus dopés que les vainqueurs du Tour de France ? Se bourreraient-ils les narines avec ardeur, protégés par une forme de non-dit ? C'est que... Avec mille précautions de langage et en maniant avec insistance le sous-entendu, la revue de recherche de l'armée de terre Inflexions aborde ce sujet tabou dans sa dernière livraison (*), sous le titre "Dopage et conduites dopantes". Les auteurs expliquent curieusement que ce n'est pas vraiment l'institution qui se pose des questions, mais que "beaucoup d'observateurs extérieurs à la défense considèrent comme fréquente l'utilisation de substances dopantes au sein des armées".

Sauf que si les militaires se dopaient, assure l'article, ce ne serait pas pour améliorer des performances sportives, mais pour une meilleure cause : "Les objectifs seraient similaires [à ceux des sportifs] - être plus performant que l'adversaire -, mais à atteindre dans un contexte bien différent, celui de la guerre et du combat." Et de développer cette idée d'une forme de dopage sans doute pas nécessaire, mais pas vraiment inutile non plus : "En temps de conflit, ou dans le contexte de déploiement sur des théâtres d'opérations de haute dangerosité, les questions posées sont plus complexes. L'automédication et l'utilisation de substances dopantes ayant pour but d'améliorer les performances physiques, en particulier musculaires, mentales, ou de maintenir l'éveil et un état de parfaite vigilance, permettent, si le dopage est adapté, de rendre le militaire plus efficace à son poste de combat."

Drogués pour la bonne cause ?

De fait, les militaires peuvent se doper illégalement en se procurant eux-mêmes de l'herbe qui fait rire ou des substances qui font rêver. Pour ne citer que l'exemple du Liban, on sait que l'herbe y est fameuse. Et en Afghanistan, premier producteur d'opium au monde, le commerce n'est pas impossible avec les plus de 100 000 militaires étrangers... Mais les armées elles-mêmes administrent aux combattants diverses médications susceptibles de mieux voir la nuit, de leur faire perdre le besoin de sommeil, ou au contraire de les endormir sur commande, aux heures choisies. Cette réalité est d'ailleurs reconnue, à tel point qu'un texte officiel, l'instruction N° 744/DEF/DCSSA/AST/TEC relative à l'utilisation de substances modifiant la vigilance en opérations, en définit le cadre !

Justifier la prise de substances dopantes

Les militaires édictent dans ce texte leurs ascensions des Alpes et on voit ici que cette définition est très large. "Les types d'opérations militaires pouvant justifier la prise éventuelle de substances qui agissent sur le niveau de vigilance des combattants sont les opérations dites soutenues et les opérations dites continues. Les premières se traduisent par une activité militaire quasi ininterrompue ne permettant aucun sommeil réparateur ; les secondes concernent une activité militaire de plus longue durée n'autorisant qu'une récupération partielle (par exemple : un sommeil diurne, de courte durée et fractionné). À titre d'exemples, on peut citer le fonctionnement 24 heures sur 24 des centres opérationnels pour l'armée de terre, la continuité entre le poste de veille et le poste de combat pour la marine, la mission nucléaire ou le travail au sol en ambiance nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique (NRBC) avec des tenues de protection pour l'armée de l'air". Mais attention, ce n'est pas du dopage. C'est de l'"aide de type pharmaceutique modifiant la vigilance". Nuance...

Gavés de protéines hormonées

Les trois auteurs de l'article -

- lancent par ailleurs un véritable cri d'alarme sur l'automédication de certains militaires qui se gaveraient de compléments alimentaires (protéines hormonées) utilisés par les culturistes. Ils soulignent par ailleurs l'intérêt de la démarche lancée par les armées pour rationaliser les programmes de préparation physique au combat afin de "rendre inutile la consommation de produits et de substances supposés dopants". Voilà une bonne idée. Car par les temps qui courent, que diront les armées si un militaire dopé sur ordre et dont la santé se serait dégradée les poursuivait devant la justice ?

(*) "Le sport et la guerre", Inflexions n° 19, La documentation française, 12,00 €, ISSN : 1772-3760

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/les-militaires-drogues-comme-des-cyclistes-29-02-2012-1436200_53.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120229



8 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

8-1 Joseph Kishore : La ‘Meurtre S.A.’ de Barak Obama opère dans le monde entier.

L’administration Obama a construit un vaste appareil ayant pour but l’exécution d’assassinats et comprenant des engins volants sans pilote (drones), opérés par la CIA et l’armée.

Ce réseau de « machines à tuer » est géré dans le secret, derrière le dos du peuple américain et virtuellement en dehors de tout contrôle de la part du Congrès américain.

Le programme dans le cadre duquel opèrent ces « drones » a fait l’objet d’un article publié par le Washington Post le 28 décembre et intitulé « Sous Obama, l’émergence d’un appareil mondial du meurtre par drone ». Si l’article est de présentation plutôt discrète, ce qu’il montre n’en est pas moins effrayant : un gouvernement s’est arrogé le droit de tuer n’importe qui dans le monde sans même se soucier d’une apparence de légalité. On a déjà tué de cette façon des milliers de personnes.

Selon le Washington Post, ce ‘programme drones’, « comprend des dizaines de sites secrets dont deux sites principaux opérationnels sur la côte Est, des cockpits virtuels de l’US Air Force dans le Sud-est et des bases clandestines dans six pays sur deux continents. »

Selon les conclusions d’une étude du Bureau du Budget du Congrès américain, les Etats-Unis ont 775 drones ‘Predator’ et autres, plus un nombre inconnu de drones opérés par la CIA et faisant partie d’opérations secrètes. Les assassinats ont jusqu’à présent eu lieu dans au moins trois pays, en dehors des guerres en Irak et en Afghanistan. Le drone abattu récemment au dessus de l’Iran indique cependant des opérations bien plus étendues.

Un des premiers actes d’Obama en tant que président a été d’ordonner une attaque de drone Predator au Pakistan. 240 attaques ont été effectuées depuis contre ce pays, entraînant la mort de milliers de personnes, pour la plupart des civils. Quelque quinze attaques ont été effectuées au Yémen et d’autres encore en Somalie.

Le quotidien donne une description des « listes de sujets à assassiner » compilées par la CIA et le Joint Special Operation Command (JSOC) de l’armée américaine, sans que les critères utilisés pour la sélection des personnes ciblées soient rendus publics. La liste de la CIA est apparemment plus courte que celle de l’armée, ce que certains de ceux qui sont impliqués dans le programme de drones attribuent au fait qu’elle a eu moins de temps pour la dresser. Selon certains responsables, « L’Agence finira par rattraper le temps perdu. »

Parmi les gens assassinés, se trouvent trois citoyens américains, dont Anwar Al-Awlaki qui fut tué le 30 septembre et son fils de 16 ans, tué lui, par le JSOC quelques semaines plus tard. Tous deux furent tués au Yémen. Le Washinton Post affirme que le jeune Awlaki n’était pas la cible prévue. Ce « citoyen américain sans implication passée avec Al-Quaida » était au contraire une « victime non intentionnée. »

Pour expliquer l’augmentation des assassinats par drone, le journal mentionne la fermeture officielle de programmes de détention et la fin des transferts à Guantanamo Bay. Cela laissait «  peu d’options mis à part les attaques par drones… » En d’autres mots, au lieu d’enfermer des ‘terroristes’ présumés dans des camps et des centres de torture, l’administration Obama s’est dit qu’il serait simplement plus efficace de les tuer en secret.

Ces deux programmes différents sont soi-disant contrôlés par diverses commissions du Congrès. Mais, précise le Post, « aucune de ces commissions n’est en mesure de comparer les listes de sujets à abattre de la CIA et de la JSOC ou même de parvenir à une compréhension générale des règles selon lesquelles chacune de ces listes est fabriquée. »

Les dirigeants des deux fractions parlementaires sont tout à fait complices car les responsables des commissions sur les services de renseignement et l’armée acceptent de limiter ce qui peut être discuté publiquement. « Le fait qu’un président de leur parti ait monté une machine aussi efficace dans le but d’éliminer de façon ciblée des gens suspectés de terrorisme ne trouble pas outre mesure les dirigeants démocrates. »

Le président Lyndon Johnson, arrivé au pouvoir à la suite de l’assassinat de John F. Kennedy, avait en son temps admis que la CIA avait monté une entreprise qu’il appela, dans une remarque restée fameuse, une « damnée ‘Meurtre S.A.’ dans les Caraïbes ». Celle-ci avait plusieurs fois tenté d’assassiner le dirigeant cubain Fidel Castro. Le gouvernement Nixon fut lui, impliqué dans de nombreux complots d’assassinat. Cela avait contribué aux enquêtes à des fins de destitution qui conduisirent finalement à sa démission. Des enquêtes menées par la Commission Church du Sénat américain dans les années 1970 ont finalement conduit à un ordre exécutif interdisant officiellement la pratique de l’assassinat.

Les actes de l’administration Obama et la vaste augmentation des pouvoirs secrets de la CIA et de l’Armée dépassent de loin les crimes commis à cette époque.

Les assassinats extra-judicaires sanctionnés par l’Etat sont une métastase de la « guerre à la terreur » menée sur tout le globe, un élargissement d’une criminalité internationale qui comprend le lancement de guerres d’agression, l’emprisonnement indéfini et la torture. Ils sont devenus une importante composante de la politique militaire américaine. Celle-ci comprend aussi la guerre en Libye qui s’est conclue par l’assassinat, soutenu par les Etats-Unis, de Mouammar Kadhafi. Obama a fait du meurtre extra judicaire de Osama ben laden un des hauts faits et un des événements charnière de son administration.

La violence sans frein et l’abolition de la démocratie sont deux aspects d’un même processus. Les révélations du Washington Post suivent de deux semaines à peine le passage du National Defense Authorization Act. Cette loi donne, pour la première fois explicitement, un sceau d’approbation parlementaire à la détention militaire indéfinie de citoyens, américains ou non, selon le bon vouloir du président. La loi abolit dans les faits le recours d’habeas corpus et les garanties constitutionnelles d’application régulière de la loi.

L’administration qui préside à cette affirmation de pouvoirs quasi dictatoriaux, dirigée par Obama, est pour l’essentiel une alliance entre de puissants intérêts financiers et l’appareil militaire et des services de renseignements.

Ce gouvernement de la réaction extrême jouit du soutien déterminant d’une partie de la classe moyenne argentée qui, sur la base de la politique identitaire, s’est réconciliée avec une politique qui va au-delà même de celle de l’administration Bush. Tout est bon et même « progressiste » du moment que c’est un président afro-américain qui le fait.

La conduite d’un réseau destiné à exécuter des gens n’a rencontré qu’une objection de pure forme de la part de journaux comme La Nation et d’autres gens et partis ‘de « gauche’ qui soutiennent le Parti démocrate. Un commentateur libéral, Ta-Nehisi Coates, un des principaux rédacteurs en chef du magazine Atlantic, fit en réponse à l’article du Washington Post, ce commentaire réjoui: « Les drones sont l’arme parfaite de la démocratie. On obtient tout le mérite d’avoir tué les ennemis du pays et on ne porte pas le blâme de pertes militaires. Le massacre occasionnel d’un garçon de 16 ans est certes regrettable, mais pratiquement sans conséquence du point de vue politique. »

La défense des droits démocratiques, la défaite de l’impérialisme américain, la lutte contre l’inégalité sociale dépendent de la formation d’un mouvement politique de masse de la classe ouvrière sur la base d’un programme socialiste. Ce mouvement entrera directement en conflit avec l’administration Obama, le Parti démocrate et ses apologues ‘de gauche’.

Joseph Kishore
4 janvier 2012

http://www.wsws.org/francais/News/2012/jan2012/obam-j04.shtml



9 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Almanar : Un faux sénateur se rend à Kandahar et rencontre les services secrets.

Un homme se faisant passer pour un sénateur de Kaboul s'est rendu à Kandahar, bastion des résistants, où il a rencontré toutes les personnalités locales de plus haut rang, dont les services secrets, ont indiqué dimanche des sources concordantes.

Asif Sarhadi, un nom ne correspondant à aucun sénateur afghan, s'est pourtant présenté comme l'un d'entre eux, venant de Kaboul à Kandahar afin d'y "construire un musée", a expliqué à l'AFP Zalmai Ayubi, un porte-parole du gouvernement de la province de Kandahar.

"Il a rencontré le chef de la police, le directeur des services secrets et le gouverneur" de Kandahar, a précisé M. Ayubi, ajoutant que l'imposteur n'avait "pas visité d'endroits secrets" et qu'il n'avait eu "que des discussions informelles" avec les autorités.

Selon le site internet de Radio free Europe, citant Bismallah Afghanmal, un représentant de Kandahar à la chambre haute du parlement afghan, le faux sénateur s'est au contraire vu transporter dans plusieurs districts de la province, où "la moindre information" relative à la sécurité de la zone lui a été confiée, notamment par le chef des services de renseignement.
L'homme a ensuite disparu, a indiqué une autre source, ajoutant que son téléphone ne répondait plus.

Intrigués, le pseudo-sénateur ne faisant pas partie de leurs rangs, selon leurs dires, les résistants se sont aussi renseignés sur lui.

"Le mois dernier, environ 40 résistants ont choisi le camp de la paix, mais ne savons pas qui ils étaient. Nous n'avons pas les moyens de contrôler leurs origines", a remarqué Atta Mohammad Ahmadi, qui dirige le haut conseil de la paix à Kandahar, sorte d'instance de conciliation pour ex-rebelles.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=51029

 



Pakistan.

Généralités.

Nom officiel du pays : République islamique du Pakistan.

Création : fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l'Inde depuis sa création en raison, notamment, du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire.

Pays limitrophes : Chine, Inde, Iran, Afghanistan.

Superficie : 803 000 km2.

Nombre d'habitants : 163 902 000 (estimation pour 2007).

Démographie

Population (estimation INED, en millions)

157,9

 

Composition de la population (en %)

Pendjabis (50 %), Sindis (15 %), Pathans (Pachtounes, 15 %), Mohajirs (immigrés d''''Inde au moment de la partition et leurs descendants, 8 %), Baloutches (5 %), autres (7 %).

 

Population urbaine

34 %. Principales villes : Karachi (9,2 millions d''''habitants), Lahore (5 millions), Faisalabad (1,9 million), aggl. Islamabad-Rawalpindi (1,4 million).

 

Densité (hab./km²)

198,4

 

Espérance de vie (années)

62,9

 

Fécondité (nombre moyen d'enfants/femme)

4,27

 

Taux d'alphabétisation (%)

44

 

Croissance démographique annuelle (%)

2,0

Nom des habitants : Pakistanais.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Langues : ourdou et anglais.

Monnaie : roupie pakistanaise.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Arme de destruction massive : le Pakistan dispose de l'arme nucléaire, à l’instar de l’Inde (puissances nucléaires de fait [les cinq autres puissances nucléaires officielles étant la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie]). 

 

Nature de l'État : république à régime parlementaire.

Chef d’État : Asif Ali Zardari (né le 21 juillet 1956 à Nawabshah, Pakistan), élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Veuf de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto (1953-2007).

Chef du gouvernement : Yousaf Raza Gilani (né en 1952 à Karachi, Pakistan).

Constitution : adoptée en 1973. Révisée en avril 1997 et en décembre 2003. La Constitution, suspendue le 15 octobre 1999 suite au coup d''''Etat du général Pervez Musharraf, le 12 octobre 1999. Chef de l''''état-major, Musharraf s''''est proclamé chef de l''''exécutif. Il a créé un Conseil de sécurité nationale (8 personnes), organe exécutif suprême.

En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Parlement islamique (Assemblée nationale, 237 membres élus pour 5 ans au suffrage universel, 20 sièges réservés à des femmes et 10 à des non-musulmans ; et Sénat, 87 membres élus pour 6 ans par les assemblées provinciales) a été dissolu par Musharraf le 15 octobre 1999. Cependant, les partis politiques ont été maintenus

Partis au pouvoir : Ligue musulmane du Pakistan (Pakistan Muslim League, PML-Q), Parti du peuple pakistanais (PPP, social-démocrate).Autres partis : Jamaat-i-Islami (JI, Alliance démocratique islamique, fondamentaliste sunnite).
Muttahida Majlis-e-Amal (MMA, alliance de six partis religieux islamiques, dont le principal parti est le Jamaat-i-Islami).
Muttahida Qaumi Movement (MQM, ex-Mohajir Qaumi Movement, parti des musulmans venus d'Inde lors de la partition, en 1947 ; formation dirigée depuis Londres).

Adhésions supranationales : OMC (Organisation mondiale du commerce), OCI (Organistion de la conférence islamique), IDB (Banque interaméricaine de développement), ADB (Banque pour le développement de l’Asie). . Le pays est composé de 4 Provinces : Pendjab, Sind, Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest (NWFP) et Baloutchistan, chacune dotée d''''une Assemblée. Il existe également 2 Territoires : les Zones tribales (FATA, autonomes, situées dans la NWFP, mais en relation directe avec Islamabad) et le Territoire de la capitale. Le Pakistan administre également une partie du Cachemire, l''''Azad Kashmir, le "Cachemire libre", et les Territoires du Nord. Le Pakistan revendique la région du Cachemire de l''''Etat indien du Jammu-et-Cachemire. En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Pakistan a été réintégré dans le Commonwealth en mai 2004 après cinq ans d'exclusion..

http://www.courrierinternational.com/fiche-pays/pakistan

http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Le%20Pakistan%20:%20un%20pays%20en%20guerre%20et%20en%20faillite./11010250



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

16/10/2011

n°70 - Les dossier du Pakistan - 16-10-11 - Début - Le Pakistan sera t-il ajouté sur la liste des pays constituant « l’axe du mal » ?


n°70   - Les dossier du Pakistan - 16-10-11  - Début - Le Pakistan sera t-il ajouté sur la liste des pays constituant « l’axe du mal » ?


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                                                         n° 70  16-10-11 

                                              C.De Broeder & M.Lemaire     

 



 Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

a) sur nos  blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                             http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

·                     ·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

1 Dossiers

1-1 Normand Lester : Les élucubrations de Frum : Le Pakistan sera t-il ajouté sur la liste des pays constituant « l’axe du mal » ?

1-2 Shahid Javed Burki : Les relations entre les Etats-Unis et le Pakistan...

1-3Paul Craig Roberts : Pakistan et le réseau Haqqani: la dernière menace orchestrée par l’Amérique et la fin de l’Histoire.

1-4 M. K. Bhadrakumar : Un sommet à Téhéran pour contrer les Etats-Unis ?

1-5 Michelle Obama, Joe Biden,  Barack Obama et les Predators drone. 

1-6 Farid Merrad : France: l’affaire Karachi s'est étendu à l’Arabie saoudite.  

Fin

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 William Blum : Que Dieu bénisse l’Amérique, et ses bombes.

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

 3-1 A qui profite ces crimes... pensez- vous ? 

3-2 M. K. Bhadrakumar : Les perdants et les gagnants dans l’Afghanistan d’Obama.

3-3 Dana Priest et William M. Arkin : "Top secret america": aux Etats-Unis, un monde caché hors de tout contrôle.

4 Annexe

4-1 Guerres américaines au P-O en dix ans : 225 000 morts et 3700 milliards de $.

:



1 Dossiers

1-1 Normand Lester : Les élucubrations de Frum : Le Pakistan sera t-il ajouté sur la liste des pays constituant « l’axe du mal » ?

David Frum est un juif sioniste néoconservateur, très proche des juifs sionistes extrémistes, rédacteur des discours de G.W.Bush et il fut très favorable à une attaque de l’Irak.

Dans sa chronique sur le site de CNN, David Frum suggère  que les Etats-Unis cessent de faire la guerre en Afghanistan pour s’en prendre plutôt au Pakistan à l’origine, selon lui, du mal terroriste. Frum est un Canadien qui est parvenu à se faire accepter dans le cénacle des « penseurs » néoconservateurs américains. Il collabore aussi au quotidien likoudnik de Toronto, National Post, où, lorsque l’occasion se présente, il se joint à la charge contre l’affirmation nationale du Québec.

En tant que rédacteur de discours de l’ignare George W. Bush, c’est lui qui a inventé l’expression absurde d’« axe du mal » pour réunir l’Irak, l’Iran et la Corée du Nord.

Mais la vérité et la réalité n’ont souvent rien à voir avec les élucubrations de Frum, un partisan inconditionnel de la domination américaine de la planète comme façon d’assurer la sécurité et la pérennité d’Israël.
Frum se demande donc sur CNN si l’exécution de ben Laden par des commandos américains ne rend pas l’intervention américaine en Afghanistan obsolète.

L’homme, qui a été l’un de ceux qui ont poussé Bush dans les guerres où il s’est enlisé, reproche maintenant au président Obama d’avoir aggravé le problème en augmentant les effectifs américains dans le pays!
Il déplore que les Etats-Unis ne puissent prendre des mesures énergiques contre le Pakistan parce que pratiquement tout le ravitaillement des armées américaines en Afghanistan arrive par convois à travers ce pays.

Frum affirme que la guerre d’Afghanistan ne peut pas être gagnée du fait que le Pakistan soutient en sous-main les « résistants », qu’il les finance, les approvisionne et donne sanctuaire à leurs chefs de son côté de la frontière. Il se trompe.

[On découvre combien cet analyste prétendument chevronné étouffe bien des vérités dérangeantes comme le comportement des services secrets américains en Afghanistan et même au Pakistan. Combien y a t-il d'attentats au Pakistan sous "fausse bannière" ?  Cela existe M. Frum !]

Frum pose des questions insidieuses pour inciter à une intervention militaire au Pakistan.[Il consolide le scénario farfelu qui nous fut servi à propos de la mort de Ben Laden.]

David Frum interroge: les généraux qui ont protégé ben Laden sont-ils les même qui contrôlent la force nucléaire du Pakistan? Pourquoi la doctrine formulée par l’administration de George W. Bush et entérinée par Obama, « Ceux qui abritent des terroristes seront traités comme des terroristes eux-mêmes », ne s’applique-t-elle pas au Pakistan?

Le porte-voix de l’extrême droite américaine devrait savoir que la situation catastrophique des finances publiques des Etats-Unis leur enlève une grande partie de leur liberté d’action géostratégique.

Ce n’est vraiment pas le moment pour les Etats-Unis de s’engager dans une nouvelle guerre dans un pays de 175 millions d’habitants, qui possède l’arme nucléaire. Faire du Pakistan un ennemi ou même simplement le traiter de façon antipathique serait une erreur monumentale pour Washington. Islamabad se rapprocherait de Pékin [c'est déjà fait] dont il est l’allié depuis des décennies contre l’Inde. Toute interruption de l’aide américaine au Pakistan serait rapidement remplacée par des subsides chinois. Les Chinois, contrairement aux Américains, ont les moyens financiers de mener une politique étrangère de grande puissance.
Les Etats-Unis n’ont plus de tels moyens, en grande partie à cause des guerres déclenchées à l’instigation des néo-conservateurs comme Frum et des politiques financières toxiques défendues par les mêmes idéologues au profit de leurs amis de Wall Street.

Normand Lester 

(Source: La chronique de Normand Lester)

14 mai

http://sos-crise.over-blog.com/ext/http://liesidotorg.wordpress.com/2011/05/14/le-pakistan-sera-t-il-ajoute-sur-la-liste-des-pays-constituant-laxe-du-mal/


1-2 Shahid Javed Burki : Les relations entre les Etats-Unis et le Pakistan...

 Les relations entre les Etats-Unis et le Pakistan ont continué à se dégrader depuis l’exécution d’Oussama ben Laden par les services spéciaux américains, dans une villa confortable proche d’une des principales académies militaires du pays. Mais les représailles au coup par coup qui ont suivi le raid reflètent une méfiance et une suspicion plus profondément ancrées.

 Le dernier épisode a porté sur les activités supposées du puissant service de renseignements de l’armée pakistanaise, l’Inter-Services Intelligence (ISI), sur le territoire des Etats-Unis. L’ISI est accusé de surveiller la diaspora pakistanaise et de financer des lobbyistes chargés d’influer sur les membres du Congrès américain.

À vrai dire, ce n’est pas la première fois que les relations entre les deux pays sont sur une pente glissante. En 1965, après avoir aidé le Pakistan à développer son économie et sa puissance militaire, les Etats-Unis ont lâché le Pakistan après que celui-ci ait provoqué une guerre avec l’Inde en envoyant des « combattants pour la liberté » au Cachemire.

En 1989, à la suite du retrait de l’Union soviétique d’Afghanistan, les Etats-Unis perdirent tout intérêt pour ce qu’ils qualifient aujourd’hui d’ « Afpak » – l’Afghanistan-Pakistan. Les Américains commencèrent à revenir au Pakistan jusqu’à ce qu’en 1998, le gouvernement pakistanais décide d’emboîter le pas à l’Inde en effectuant ses premiers tests nucléaires, une décision qui entraîna des sanctions de la part des Etats-Unis – et leur troisième retrait du Pakistan.

La situation était inchangée lors des attentats perpétrés par al-Qaïda, basé en Afghanistan, le 11 septembre 2001 sur le territoire américain. Après l’avertissement lancé par l’administration du président George W. Bush, « vous êtes avec nous ou contre nous », le chef d’État et général pakistanais Pervez Musharraf décida de se rallier du côté des Américains. Il rompit les relations avec le régime des résistants en Afghanistan, qu’il avait pourtant contribué à installer au pouvoir cinq ans plus tôt, et autorisa les Etats-Unis à lancer des frappes aériennes contre l’Afghanistan à partir du sol pakistanais.

Pendant plus d’une décennie, le Pakistan et les Etats-Unis furent des alliés proches. Le Pakistan laissa les Etats-Unis se servir de leurs bases aériennes pour lancer des attaques de drones sur les résistants en Afghanistan et dans le nord-ouest du Pakistan ; permit aux convois de passer par son territoire pour approvisionner les forces de l’Otan en Afghanistan, sans débouché sur la mer ; et avec moins d’enthousiasme que ne l’auraient souhaité les Etats-Unis, a lancé des opérations militaires contres les havres résistants sur les zones pakistanaises le long de la frontière poreuse avec l’Afghanistan.

En échange de cette aide, le Pakistan reçut une assistance économique et militaire généreuse. Selon le Congrès américain, le Pakistan bénéficia d’une aide s’élevant à 20 milliards de dollars entre 2001 et 2011. Le Congrès a en outre approuvé la loi Kerry-Lugar, qui prévoit d’accorder au Pakistan une aide économique à hauteur de 7,5 milliards de dollars entre 2009 et 2014. Les Etats-Unis ont également poussé le Fonds monétaire international à apporter une assistance financière d’urgence au Pakistan pour un montant de 11 milliards de dollars, dont les premiers versements ont commencé fin 2008.

Cette relation étroite a créé un « aléa moral » au Pakistan, où l’afflux intarissable de l’aide américaine a empêché le gouvernement et l’armée de s’attaquer avec urgence aux réformes économiques nécessaires ; un allié viendrait toujours à la rescousse pour pallier à la pénurie chronique de liquidités du pays. Jusqu’à présent, cet allié était les Etats-Unis, qui pourraient toutefois à nouveau se retirer du Pakistan pour la quatrième fois de l’histoire de cette relation mouvementée – une menace brandie pour plusieurs personnalités influentes du Congrès américain.

La dynamique qui a mené les relations entre les Etats-Unis et le Pakistan à ce point pourrait bien remonter au 1er décembre 2009 lorsque le président Barack Obama, tout en annonçant l’envoi de forces armées supplémentaires en Afghanistan, a également précisé son intention d’entamer un retrait des troupes américaines de ce pays à partir de juillet 2011 – une volonté réitérée il y a deux mois. Cette évolution a alerté les Pakistanais au fait qu’avec le retrait imminent des troupes américaines, ils seraient seuls à combattre les résistants des deux côtés de la frontière avec l’Afghanistan. Le Pakistan aurait besoin pour cela de pouvoir compter sur l’aide de certaines des tribus pachtounes afghanes avec lesquelles il avait noué des liens étroits à l’époque de la guerre contre l’Union soviétique.

Le groupe de Jalaluddin Haqqani, qui a trouvé refuge dans la zone tribale pakistanaise du Nord-Waziristan, était l’un des groupes d’résistants sur lequel le gouvernement pensait pouvoir compter pour promouvoir ses intérêts en Afghanistan. Mais le groupe Haqqani est également l’un des plus farouches opposants des Etats-Unis, qui ont demandé au Pakistan de le combattre. Le Pakistan a refusé. Et au plus fort de cette querelle, les Etats-Unis ont envoyé leurs forces spéciales abattre Ben Laden dans sa cachette au cour du Pakistan, n’informant le gouvernement pakistanais qu’après les faits.

Embarrassée, l’armée pakistanaise a fait pression sur le gouvernement pour qu’il commence à se distancer des Etats-Unis. Après que l’identité du chef de l’antenne de la CIA au Pakistan ait été révélée (probablement par la hiérarchie militaire pakistanaise), les Etats-Unis ont fait savoir qu’ils disposaient de preuves solides concernant l’assassinat d’un journaliste pakistanais influent par l’ISI.

Il est possible que cette fois-ci, la dissension entre les deux pays ne soit pas si facilement surmontée. Le Pakistan s’est tourné vers la Chine pour obtenir une aide économique et militaire, espérant sans doute avoir avec ce pays une relation moins volatile qu’avec les Etats-Unis. D’un côté, le Pakistan a proposé à la Chine d’investir dans l’amélioration des infrastructures et dans l’exploitation des vastes ressources minérales du pays. De l’autre, les Chinois ont été invités à développer le port de Gwadar sur la côte du Baloutchistan et de l’utiliser comme base pour leurs forces maritimes en pleine expansion.

Bien que la Chine n’ait pas répondu à ces ouvertures avec le même degré d’enthousiasme qu’elles ont été formulées, elle est sans doute tout à fait prête à combler le vide stratégique créé par le départ accéléré des Etats-Unis de l’Afpak. Un réalignement important des forces régionales est imminent, ou une nouvelle partie de l’ancien Grand Jeu en Asie.

Shahid Javed Burki

Copyright: Project Syndicate, 2011.
Traduit de l’anglais par Julia Gallin

http://lecercle.lesechos.fr/node/36771


1-3Paul Craig Roberts : Pakistan et le réseau Haqqani: la dernière menace orchestrée par l’Amérique et la fin de l’Histoire.

Avez-vous déjà entendu parler des Haqqanis ? Non, je ne le pense pas. Tout comme Al Qaïda dont personne n’avait entendu parler avant le 11 Septembre, le “réseau Haqqani” sort de sa boîte juste au bon moment pour justifier de la prochaine guerre des Etats-Unis: au Pakistan.

La déclaration d’Obama qui a affirmé qu’il avait ordonné l’extermination du chef d’Al Qaïda Ben Laden a considérablement réduit la menace venant de cet homme de paille ayant si bien servi et pendant si longtemps. Une organisation terroriste qui laisse son chef désarmé et sans défense, comme un canard au milieu de l’étang, prêt pour l’assassinat en règle, n’est plus une organisation si formidable que cela. Il est temps de sortir du chapeau quelque chose de plus menaçant, quelque chose qui continuera de manière sûre la “guerre contre la terreur”.

Maintenant, le pire ennemi de l’Amérique sont les Haqqanis. De plus, à l’encontre d’un Al Qaïda qui ne fut jamais lié à un pays à proprement parler, le réseau Haqqani, d’après l’amiral Mike Mullen, chef d’état-major des armées états-unien, est un véritable “bras armé” du gouvernement pakistanais et de ses services de renseignement, l’ISI. Washington affirme que l’ISI a ordonné a son réseau Haqqani d’attaquer l’ambassade américaine à Kaboul en Afghanistan ce 13 Septembre dernier ainsi que la base militaire américaine de la province du Wadak.

Le sénateur Lindsey Graham, membre du comité des forces armées et un des principaux va t’en guerre républicain a déclaré que “toutes les options étaient sur la table” et a assuré le Pentagone qu’il y avait un fort soutien bipartisan au congrès en faveur d’une attaque militaire américaine sur le Pakistan.

Alors que Washington a tué beaucoup de civils pakistanais avec ses drones et a forcé l’armée pakistanaise à chasser Al Qaïda a travers presque tout le Pakistan, ce qui a produit quelques dizaines de milliers de Pakistanais qui ont dû quitter les zones de recherche, le sénateur Graham dit avoir quelque chose de plus conséquent en vue.

Ainsi pense également le gouvernement pakistanais. Le premier ministre pakistanais Yousouf Raza Gilani a rappelé son ministre des affaires étrangères qui était en visite à Washington, pour une réunion d’urgence du gouvernement dont le sujet était l’évaluation d’une invasion américaine du Pakistan.

De son côté, Washington rassemble des raisons supplémentaires à ajouter à la nouvelle menace venant des Haqqanis et pour justifier d’une guerre au Pakistan: le Pakistan a un arsenal nucléaire et est politiquement instable, ainsi les armes nucléaires pourraient tomber en de mauvaises mains, de plus les Etats-Unis ne peuvent pas gagner en Afghanistan tant qu’ils n’ont pas éliminé les sanctuaires terroristes au Pakistan, bla, bla, bla, bla…

Washington a essayé de forcer le Pakistan à lancer une opération contre son propre peuple dans la province du nord du Waziristan. Le Pakistan a de très bonnes raisons de résister à cette demande. L’utilisation par Washington de la “nouvelle menace Haqqanis” comme un prétexte à l’invasion pourrait être la façon qu’à Washington de contrer la résistance du Pakistan à attaquer sa propre province du Waziristan, ou cela pourrait être, comme le disent quelques leaders pakistanais, et ce dont craint le gouvernement, un “drame” créé par Washington pour justifier d’un assaut sur un autre pays musulman.

A travers toutes ces années de servitude comme marionnette américaine, le gouvernement pakistanais n’a fait qu’amener cette situation sur lui-même.Les Pakistanais ont laissé les Américains acheter le gouvernement pakistanais, entraîner et equiper son armée et laisser établir une vitrine de la CIA avec leur service de renseignement. Un gouvernement si dépendant de Washington ne peut pas dire grand chose lorsque Washington commence à violer sa souveraineté, à envoyer ses drones et ses forces spéciales pour tuer de soi-disant Al Qaïda, mais de manière générale, des femmes, des enfants et des fermiers. Incapable de maîtriser aprés une décennie un petit groupe de combattants Talibans en Afghanistan, Washington a transféré la responsabilité de son échec militaire sur le Pakistan, tout comme elle blâme la longue guerre d’Irak sur le soi-disant soutien de l’Iran à la résistance irakienne à l’occupation américaine.

Quelques analystes très efficaces, que vous n’entendrez jamais dans les médias de masse, disent que le complexe militaro-industriel et de sécurité américain et leurs prostitués néoconservateurs sont en train d’orchestrer la 3ème guerre mondiale avant que la Russie et la Chine ne soient totalement préparés. Comme résultante de l’oppression communiste, un pourcentage non négligeble de la population russe se trouve dans l’orbite américaine. Les Russes font plus confiance à Washington qu’ils ne le font en Poutine; les Chinois sont trop occupés à gérer les périls de leur croissance économique très rapide pour préparer la guerre et ils sont loin derrière la menace.

La guerre quoi qu’il en soit, est l’essence même des profits du complexe militaro-industriel et de sécurité et la guerre est la méthode choisie par les néoconservateurs pour arriver à leur but de l’hégémonie mondiale américaine.

Le Pakistan a des frontières avec la Chine et des parties de l’ancien empire soviétique, dans lesquelles les Etats-Unis ont maintenant des bases militaires, sur les frontières russes. Une guerre états-unienne contre le Pakistan et son occupation a de grandes chances de réveiller les somnolents russes et chinois. Comme tous deux possèdent des missiles nucléaires intercontinentaux (ICBM), le résultat de la veûlerie du complexe militaro-industriel pour le profit pourrait bien être l’extinction de toute vie sur la planète.

Les patriotes et les super-patriotes qui tombent toujours dans les pièges de des agendas du complexe militaro-industriel et de ses néoconservateurs agitant leurs drapeaux sont en train de surenchérir sur la possibilité de la “fin des temps”, qui est tant désirée par le ravissement évangéliste, leur permettant de flotter vers le paradis tandis que le reste d’entre nous mourra sur Terre.

Ce n’est pas ce que le président Reagan avait espéré en œuvrant pour la fin de la guerre froide.

Article original en anglais : Pakistan and "The Haqqani Network" : The Latest Orchestrated Threat to America and The End of History
Traduction : Résistance 71


Paul Craig Roberts est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  

 

1-4 M. K. Bhadrakumar : Un sommet à Téhéran pour contrer les Etats-Unis ?
Quasi-proportionnellement à l’effondrement des liens entre Washington et ses alliés à Kaboul et Islamabad, l'Iran a intensifié ses activités politiques et diplomatiques autour du problème afghan et de la situation régionale.

Téhéran estime que les relations entre les États-Unis et les gouvernements afghan et pakistanais ont subi un sérieux revers et qu’un prompt rétablissement est peu probable.

Ainsi, une fenêtre d'opportunité s'est ouverte à Téhéran pour faire reculer l'emprise des Etats-Unis pendant dix ans sur la géopolitique de la région. Téhéran est déterminé à ne pas manquer l'occasion.

L'objectif immédiat est en quelque sorte de torpiller les plans des Etats-Unis visant à établir des bases militaires en Afghanistan et à s’étendre dans la région stratégiquement vitale d'Asie centrale, tout en débordant l'Iran à l'Est. La poussée politique et diplomatique iranienne arrive à un moment où les divergences américano-afghanes sont apparues au cours des négociations qui ont récemment été dévoilées au public.

Mais Téhéran considère également que cette partie comporte des enjeux élevés, avec des ramifications beaucoup plus large que la simple question de contrarier les plans américains d’établir des bases militaires [en Afghanistan]. Téhéran aura pour objectif de disperser le cordon de l'alliance américano-saoudo-israélienne dans le sillage des bouleversements au Proche-Orient.

Après tout, l’Afghanistan devient partie intégrante du « Grand Moyen-Orient », le Pakistan est un allié de longue date des États-Unis et de l'Arabie Saoudite et l'ensemble de ces trois pays – l'Iran, le Pakistan et l'Afghanistan – devient une plaque tournante stratégique d'une importance immense pour la géopolitique d’une vaste région s'étendant du Levant à la vallée de Ferghana.

Pour s’en assurer, l'objectif de Téhéran consistera à forger l'unité régionale avec Kaboul et Islamabad sur la base de leurs préoccupations et intérêts communs vis-à-vis de la politique américaine régionale.

Cette semaine, les efforts iraniens recevront un encouragement avec la visite à Téhéran du président pakistanais Asif Ali Zardari et du président [afghan] Hamid Karzaï, qui participeront à la conférence internationale sur le terrorisme à l'invitation du président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Cette conférence est programmée les 25 et 26 juin, mais Zardari arrive ce jeudi pour une visite de deux jours.

Le fait que Zardari et Karzaï assistent à une conférence sur le terrorisme organisée par l'Iran, à ce moment précis, est en soi un indicateur significatif de la manière dont le vent souffle actuellement sur la politique régionale. Le gouvernement saoudien aurait effectué une démarche diplomatique auprès du Pakistan, suggérant qu'il doive ignorer la conférence de Téhéran et, à la place, participer à un conclave similaire sur le terrorisme qu'il propose de convoquer prochainement à Riyad.

Les Etats-Unis seront aussi très mécontents de la décision de Karzaï d’être aux côtés de l'Iran, en ce moment, sur la « guerre contre le terrorisme ». Cela démolit l'allégation des Etats-Unis selon laquelle l'Iran fomente le terrorisme. Zardari emmène avec lui une délégation de ministres, qui comprend le ministre de l'Intérieur Rehman Malik, le ministre du Pétrole et des Ressources naturelles Asim Hussain et le ministre de l'Eau et de l’Energie Syed Naveed Qamar.

Les médias iraniens ont indiqué que Zardari s’exprimera sur le projet de gazoduc irano-pakistanais, auquel s’opposent fortement les Etats-Unis, et qu'une « étape décisive pour l'exécution de ce projet qui a déjà été retardé » peut être espérée lors de sa visite. L'Iran a déjà achevé la construction de 1.000 kilomètres de ce gazoduc sur les 1.100 km prévus sur le sol iranien.

L'Iran a également proposé qu'un réseau de transport d'électricité soit construit à côté du gazoduc, reliant le réseau d'électricité de l'Iran avec celui du Pakistan. Par ailleurs, l'Iran a proposé de vendre 1.000 mégawatts/heures d'électricité au Pakistan à un taux subventionné.

 

« Tentatives de contournement »

Téhéran fait une tentative acharnée pour donner une nouvelle dynamique à ses relations bilatérales avec le Pakistan. Téhéran a traditionnellement nourri un sentiment de frustration envers l'alliance américano-pakistanaise. Ahmadinejad a récemment déclaré que Téhéran est en possession de « preuves spécifiques » pour dire que les USA projettent de saisir les armes nucléaires du Pakistan.

En effet, compte tenu de la présence militaire américaine et du soutien américain au groupe terroriste Djundallah, qui fomente la violence dans la région du Sistan-Baloutchistan en Iran oriental bordant le Pakistan, les services de renseignements iraniens sont très actifs en Afghanistan et au Pakistan. Téhéran a un mécanisme de partage du renseignement au niveau bilatéral avec le Pakistan et il est pratiquement certain que Malik discutera des voies et des moyens pour renforcer cet arrangement. Le Pakistan peut aider l'Iran à contrer le Djundallah, tandis que l'Iran peut partager des renseignements concernant les activités secrètes des Etats-Unis sur le sol pakistanais.

L'Iran semble partager l'estimation de la Russie et de la Chine, selon laquelle la politique étrangère pakistanaise est en cours de correction pour réduire la dépendance politique, économique et militaire d'Islamabad sur les Etats-Unis.

De même, Téhéran prend en compte que les USA tiennent à la fois Islamabad et Kaboul à distance dans leurs négociations avec les résistants et adopte une méthode de partage des informations avec pour principe de ne les divulguer qu’à ces partenaires clés.

Samedi dernier, Karzaï s’est servi d’un discours à la nation pour fustiger les Etats-Unis et est allé jusqu’à exposer que les Etats-Unis sont déjà en pourparlers directs avec les Résistants. Fait révélateur, le Pakistan a rapidement fait comme Karzaï et a entrepris, lundi, une forte démarche à ce même égard auprès des Américains.

De hauts responsables pakistanais auraient fait part de leurs préoccupations au Représentant spécial adjoint Frank Ruggiero, en visite, à propos des « tentatives de Washington de contourner » Islamabad et de maintenir délibérément le Pakistan à distance dans ses efforts pour rechercher un accord de paix avec les Résistants avant le retrait progressif d'Afghanistan.

Le communiqué publié par le ministère pakistanais des Affaires étrangères, après les discussions entre le ministre d'Etat des Affaires étrangères Hina Rabbani Khar et Ruggiero, qui se sont tenues à Islamabad lundi, disait : « Le ministre a souligné l'importance de la clarté et de la cohérence stratégique, de même que la transparence, afin de favoriser le peuple afghan et le gouvernement afghan dans le processus de paix et de réconciliation. »

Le journal pakistanais Tribune a cité un diplomate pakistanais, en poste à Kaboul, alléguant qu’Islamabad est maintenu dans l'obscurité par les Etats-Unis sur ses récents contacts avec les Résistants. « Nous savons bien que certaines réunions ont eu lieu entre les responsables américains et les Résistants afghans, en Allemagne et au Qatar. Il semble que le Pakistan soit délibérément maintenu à l’écart par les Etats-Unis afin de minimiser notre rôle dans la future donne politique en Afghanistan", a-t-il insisté.

Une fois encore, le journal Dawn a cité sans le nommer l’un des responsables pakistanais qui aurait dit, « D'un côté, ils [les Américains] parlent de l'aide du Mollah Omar, mais de l'autre, ce dirigeant Taliban est sur la liste des cinq hommes qu'ils [les Américains] veulent éliminer », demandant sur un ton acerbe s'il pouvait y avoir également un espace dans le dialogue politique des Etats-Unis pour le réseau Haqqani.

Cependant, ce serait un jugement hâtif que de conclure qu’Islamabad et Kaboul sont en train de coordonner leur opposition aux États-Unis. La relation afghano-pakistanaise reste très problématique, le déficit de confiance est important et une amélioration radicale dans le climat de leurs relations s’est avérée hors d’atteinte.

En fait, les escarmouches aux frontières ont augmenté en fréquence. Dans quelle mesure les Etats-Unis et l’OTAN alimentent ces tensions, dans le cadre de l'effort concerté à « mettre la pression » sur le Pakistan, n’est pas clair. Manifestement, une rencontre authentique des esprits entre Karzaï et Islamabad ne peut se concrétiser tant que ces tensions souterraines continuent d’éclater sur la région frontalière afghane, impliquant l'armée pakistanaise et les forces afghanes.

Peut-être Téhéran peut-il donner un coup de main pour régler ces tensions. Pour s’en assurer, l'Iran a un grand intérêt à ce stade à amener l’Afghanistan et le Pakistan à se rapprocher dans une relation téléologique de travail.

Le ministre iranien de la Défense, Ahmed Vahidi, qui s’est rendu à Kaboul la semaine dernière, a eu une réunion de fond avec l'ancien homme fort de l’Alliance du Nord et actuel vice-président, Mohammed Fahim. Vahidi a dit à Fahim, « La grande et courageuse nation d’Afghanistan est capable d'établir sa sécurité de la meilleure façon possible sans l'interférence des forces trans-régionales [comprendre : les USA et l'OTAN]. »

Vahidi a dit à son homologue iranien, Abdulrahim Wardak, « Leur présence [les Etats-Unis] fait obstacle à la matérialisation de la volonté de la grande nation afghane, résolue et qui travaille dur, et provoquera la discorde, la tension et l'insécurité et gaspillera le capital du pays. »

Wardak et Vahidi ont signé un document relatif à la coopération bilatérale en matière de sécurité. Fait intéressant, lors de la cérémonie de signature, Wardak a réagi ainsi : « Etant donné les menaces et les défis auxquels la région est confrontée, nous croyons qu’une défense commune et une coopération en matière de sécurité entre l'Iran et l'Afghanistan sont très importantes pour établir la paix et la sécurité dans la région. » Wardak a également dit, d’un air sous-entendu, que l'Afghanistan essayera, à ce stade, d'accroître ses liens en matière de défense et de sécurité avec l'Iran, afin de « remplir nos objectifs de sécurité communs dans la région. Nous croyons que l'expansion de la coopération en matière de défense commune et de sécurité avec l'Iran est dans nos intérêts. »

 

La ligne de faille pachtoune

À son retour à Téhéran dimanche, Vahidi a déclaré que les efforts américains pour établir des bases en Afghanistan font partie de leur plan visant à imposer un « système hégémonique » sur la région, « mais tous les pays et tous les peuples de la région sont opposés à ce complot. La présence des forces étrangères dans la région, en particulier les troupes américaines, est très nocif et représente une violation flagrante de la souveraineté nationale des pays de la région et compromet leur sécurité. »

Fait intéressant, il a ajouté, « Autant que nous le savons, la grande nation afghane n'est pas d'accord avec l'installation de bases militaires américaines, et il est naturel que les responsables du pays, qui suivent leur peuple, n’approuvent pas de tels plans. » Dans une allusion voilée au Pakistan, Vahidi a déclaré que les pays de la région sont également opposés à la présence de troupes étrangères dans un pays voisin, car « les pays extra-régionaux cherchent effectivement à entraver les progrès des pays islamiques ».

Téhéran prendrait en compte l'impression qui prévaut dans la région que les États-Unis et la Grande-Bretagne travaillent sur ce que l’on appelle le « plan Blackwill » - qui tire son nom de Robert Blackwill, un responsable américain qui a servi dans le Conseil à la Sécurité Nationale de George W. Bush - qui a d'abord soutenu que la meilleure solution afghane est de réaliser une partition de ce pays, le long de la principale ligne de faille ethnique pachtoune.

Ce plan laissait entendre que les Etats-Unis devraient quitter les provinces du sud et du sud-est de l'Afghanistan et laisser la loi des Résistants être rétablie dans ces provinces, et, à la place, transférer leurs troupes vers le havre sûr de la région nord, habitée par les tribus non-pachtounes qui sont amicales, d'où ils pourraient poursuivre efficacement leurs opérations de contre-insurrection au moyen de leurs forces spéciales et/ou de l'utilisation de leur puissance aérienne.

Les manœuvres entreprises par les Etats-Unis et leurs alliés d’engager des pourparlers directs avec les Résistants (sans impliquer ni l'Afghanistan ni le Pakistan), de même que la décision de supprimer progressivement les sanctions contre ces chefs Résistants sélectionnés qui sont prêts à faire des compromis, concorde avec les objectifs du plan Blackwill.

Les États-Unis ont pour objectif de persuader les Résistants à renoncer à leur opposition tranchante à la présence militaire à long terme US-OTAN dans l'Hindou-Kouch.

Les Résistants espèrent récupérer leurs bastions perdus dans les régions à domination pachtoune du sud et du sud-est de l'Afghanistan. Gardant cela à l'esprit, au cours des deux dernières années, les Etats-Unis ont dépensé des sommes énormes pour rénover ou reconstruire des bases dans les régions non pachtounes de l'Afghanistan, afin de les aligner sur les normes et les conditions de vie occidentales.

Le retrait des Etats-Unis qui débute en juillet concerne essentiellement les 30.000 soldats qui ont été incorporés l'année dernière pour le « surge » [la montée en puissance]. Les responsables américains et de l'OTAN ont récemment commencé à laisser entendre qu’il ne faut pas s’attendre, dans l’immédiat, au départ des troupes occidentales de la région.

Ce qui est particulièrement remarquable dans ce contexte est le rôle joué par l'Allemagne dans la mise en place des pourparlers de paix entre les Etats-Unis et les Résistants. Der Spiegel a rapporté en premier que plusieurs réunions ont eu lieu en Allemagne entre un assistant clé du Mollah Omar et des officiels américains. Dimanche dernier, dans une interview télévisée aux Etats-Unis, Robert Gates, le Secrétaire à la Défense a confirmé que de telles réunions avaient eu lieu.

Les forces allemandes occupent la région de l’Amou-Daria, qui chevauche le refuge sûr dont Blackwill a donné un aperçu pour le transfert des troupes américaines sur une base à long terme. Les forces allemandes ont lancé une vigoureuse campagne anti-insurrectionnelle dans la région Nord, ces derniers mois, en vue de l'assainir, et cette campagne, à son tour, a donné lieu à des attaques de représailles par les résistants. Les opérations allemandes semblent répondre au plan Blackwill.

Les Allemands ont travaillé dur pour développer de bonnes relations de travail avec le gouvernement ouzbek à Tachkent et utilisent abondamment la base militaire de Termez, qui était autrefois la plus grande base soviétique en Asie centrale, comme base d'approvisionnement pour les opérations dans la région Nord. De nouvelles lignes ferroviaires sont en construction pour relier Mazar-i-Sharif à Termez dans l'Amou-Daria, qui permettra de relier l'Afghanistan avec le réseau ferroviaire de l'ère soviétique qui va jusqu’à Berlin.

Les Allemands ont aussi puisé dans leurs liens stratégiques en expansion avec la Russie pour développer systématiquement une route de transit passant par le territoire russe, qui leur permet d'acheminer des fournitures en Afghanistan via Termez. La route russe menant à Termez permet aux forces de l'OTAN de réduire radicalement leur dépendance sur les deux routes pakistanaises. La Russie a récemment permis que même des armes et des munitions soient transportées par cet itinéraire. (Ces liens de communication pourront finir par devenir la nouvelle Route de la soie.)

Le plan Blackwill détient le potentiel dangereux de faire voler en éclat la nation afghane. L'Afghanistan a été historiquement maintenu uni par les liens ténus de l’appartenance à une même nation. Le régionalisme et le caractère ethnique continuent de poser des défis à l'unité nationale.

Si l'unité afghane devient sérieusement menacée, les conséquences seront extrêmement graves pour le Pakistan. Ce ne sera qu’une question de temps avant que ce qui restera des Pachtounes ne se déverse sur la Ligne Durand [1] et ne déstabilise le Pakistan. Toute accentuation des lignes de faille ethniques ou renforcement des identités ethniques dans l'Afghanistan voisin et, à son tour, au Pakistan aurait de graves répercussions négatives pour l'Iran (et les pays d'Asie centrale).

Bien évidemment, les États-Unis surestiment leur capacité à réaliser leur « grande stratégie ». Le chef de l'armée pakistanaise, Parvez Kiani, a déclaré de façon plutôt abrupte à une délégation allemande en visite à Rawalpindi, lundi, que la stabilité du Pakistan sera sa première priorité.

En somme, l'Afghanistan, le Pakistan et l'Iran ont un intérêt existentiel à contrecarrer le plan de paix anglo-américain consistant à négocier directement avec les Résistants dans leur dos. C'est précisément pourquoi ces trois pays penchent fortement pour un véritable processus de paix autochtone « menés par les Afghans ». Autrement dit, un réalignement de la relation à trois entre l'Afghanistan, le Pakistan et l'Iran sera dans l'intérêt de la stabilité régionale.

Les récentes visites des dirigeants pakistanais à Moscou et à Pékin ont été suivies par les propos que Zardari a tenus cette semaine à Téhéran. L'Iran a basculé dans un mode proactif vis-à-vis de la situation afghane, remisant son approche sobre et réservée. Pour sa part, Hamid Karzaï défie également les Etats-Unis sur le plan stratégique en renforçant ses liens avec Téhéran.

La façon dont ces tendances naissantes se déroulent vaut la peine d’être examinée attentivement. Elles sont à replacer dans le contexte régional plus large qui révèle plusieurs courants : le « dégel » des relations russo-pakistanaises ; le « retour » de la Russie en Afghanistan ; les aspirations de l’Organisation de la Coopération de Shanghai (OCS) à jouer un rôle formateur en Afghanistan dans le scénario post-2014 ; le processus de dialogue indo-pakistanais ; la poursuite par l'Inde d'une politique indépendante afghane avec un accent sur les rapports avec le gouvernement de Karzaï ; l'intérêt croissant de la Chine pour contribuer à un règlement en Afghanistan ; et, enfin, le commencement d'un processus qui pourrait conduire l'Inde et le Pakistan à adhérer à l’OCS.

Quelques heures après l'annonce d'Obama, mercredi, sur le retrait des troupes en Afghanistan, Zardari se rendra à Téhéran pour converser avec Ahmadinejad ; deux jours plus tard, Karzaï arrivera aussi dans la capitale iranienne. Rien ne fait ressortir plus vivement l'inclinaison extraordinaire dans la politique régionale.

Note :

[1] La ligne Durand est le nom donné à la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan, établie le 12 novembre 1893 par un accord entre l'émir Abdur Rahman Khan et sir Mortimer Durand pour l'Empire britannique. Elle divise artificiellement des tribus pachtounes qui partagent la même langue et la même organisation sociale.

Par M. K. Bhadrakumar
Asia Times Online,

le 23 juin 2011
article original : "A summit in Tehran trumps the US "

M K Bhadrakumar a servi en tant que diplomate de carrière dans les services extérieurs indiens pendant plus de 29 ans.

Ses affectations incluent l'Union Soviétique, la Corée du Sud, le Sri Lanka, l'Allemagne, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Ouzbékistan, le Koweït et la Turquie.
Copyright 2011 - Asia Times Online /

 Traduction [JFG-QuestionsCritiques].

ilmanifesto.it

Mondialisation.ca,

Le 19 juillet 2011

http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/M_K_Bhadrakumar/Iran_conference_internationale_sur_le_terrorisme_Afghanistan_Karzai_Pakistan_220611.htm


1-5 Michelle Obama, Joe Biden,  Barack Obama et les Predators drone. 

« I robot killer [1][1][1] dell'impero »

De menaçants rapaces high-tech volent jour et nuit au-dessus de l’Afghanistan, du Pakistan, Irak, Yémen, Somalie, Libye et d’autres pays. L’espèce la plus répandue est celle des Prédateurs, drones dotés de vidéo caméras et senseurs à infrarouge, ces yeux par lesquels les opérateurs les télécommandent depuis une base aux Etats-Unis, à plus de 10.000 Kms de distance. Une fois la proie repérée, elle est attaquée  avec des missiles « Feu de l’enfer ». Le Prédateur de dernière génération, dénommé Broyeur (de vies humaines évidemment), peut en transporter 14. Ces drones et quelques autres sont en train de proliférer rapidement : le Pentagone, qui en avait une cinquantaine il y a dix ans,  en possède aujourd’hui plus de 7.000. La U.S. Air Force est en train d’entraîner davantage de « pilotes à distance » pour ses drones que de pilotes de chasseurs bombardiers. Et, sur les drones de guerre, misent non seulement les Etats-Unis mais toutes les plus grandes puissances. L’Italie aussi utilise en Afghanistan (et peut-être même en Libye) des drones prédateurs, télécommandés depuis la base d’Amendola dans les Pouilles. Grâce aux milliards de dollars destinés à la recherche et au développement, l’espèce évolue rapidement. On expérimente à présent des drones spatiaux, comme l’X-37B de la U.S. Air Force : complètement robotisé, il est en mesure de rentrer à la base après sa mission. Il peut  détruire des satellites adversaires (pour aveugler l’ennemi avant l’attaque) ; il peut lancer depuis l’espace les « dards de Dieu », qui ont l’impact cinétique d’un météorite ; il peut, aussi, lancer depuis l’espace des ogives nucléaires. Dans la base aérienne de Wright-Patterson (Ohio) on est en train d’expérimenter des drones miniaturisés, qui reproduisent le vol d’oiseaux et d’insectes, battements d’ailes compris. Dans les futurs scénarios guerriers sont prévus des essaims de drones-insectes qui, diffusés sur un territoire, espionnent partout et sont capables aussi de tuer. On expérimente aussi, en même temps, en particulier à Fort Benning aux Usa, des robots terrestres de combat. Parmi ceux-ci le « Gladiateur », un véhicule à chenille de plus d’une tonne doté de mitrailleuses et autres armes, qui tirent sur des objectifs repérés par les télé-caméras. Pour les combats en zone urbaine surtout, est désormais prêt à l’emploi un petit robot à chenille armé de mitrailleuses, qui tirent quand ses cinq télé-caméras (capables aussi de vision nocturne) repèrent une silhouette humaine. Il a déjà été expérimenté avec succès en Irak, tandis qu’un modèle analogue est utilisé en Israël le long de la frontière avec Gaza. Dans le cadre du programme « Futur système de combat » (coût 200 milliards de dollars), le Pentagone prévoit de remplacer d’ici 2015 un tiers des véhicules blindés avec équipage, en leur substituant des robots de combat.
La façon de faire la guerre est donc en train de changer : les Etats-Unis et les autres grandes puissances utilisent leur supériorité technologique pour imposer leur domination avec une armée de drones et robots de combat, qui réduisent les risques pour les militaires. Mais la guerre robotisée facilite l’extension des opérations militaires et accroît le nombre de victimes civiles. On peut se demander alors qui sont vraiment les robots. Non pas les machines, mais ceux qui suivent la voie de la guerre (en faisant sa promotion, en la justifiant ou en l’acceptant sans discussion). Ils marchent comme des automates, vers le précipice.

Michelle Obama, Joe Biden,  Barack Obama et les Predators drone. 
source : http://sadhillnews.com/2011/05/20/happy-60th-day-of-kinetic-military-action-in-libya-r-i-p-war-powers-act/obama-biden-predator-drone-missile-libya-barack-joe-michelle-sad-hill-news-6

Edition de mardi 19 juillet 2011 de il manifesto : « I robot killer [1][1][1] dell'impero »

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Manlio Dinucci est géographe et journaliste au quotidien italien il manifesto.

[1][1][1] Tueurs, NdT.

Manlio Dinucci est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Manlio Dinucci publiés par Mondialisation.ca

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20110719/manip2pg/14/manip2pz/306979/


1-6 Farid Merrad : France: l’affaire Karachi s'est étendu à l’Arabie saoudite.  
On détiendrait, en effet, un document permettant de "faire le lien entre la signature d'un contrat d'armement avec l'Arabie saoudite, en 1994, et le financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur", selon la radio. Il s'agit d'un échéancier de paiement concernant le contrat "Sawari II", dans lequel, la France s'engageait à livrer des frégates aux Saoudiens, dans un délai de deux ans.

Le prix: 18 milliards de francs (2,7 milliards d'euros).

Or, le ministère de la Défense aurait, d'abord, réclamé un acompte de 10 millions de francs (1,5 millions d'euros), à verser, impérativement, avant le 31 mars 1995 – soit, peu avant le premier tour de l'élection présidentielle. Acompte, effectivement, versé, le 26 avril, par l'Arabie saoudite, selon France Info, qui affirme que le juge a vérifié cette information.

Or, à cette même date, la même somme, peu ou prou, a été versée en espèces au "Crédit du Nord", sur le compte de l'Aficeb, l'Association pour le financement de la campagne d'Edouard Balladur.
Farid Merrad

http://french.irib.ir/info/international/item/144681-france-laffaire-karachi-sest-etendu-a-larabie-saoudite


n°70 - Les dossier du Pakistan - 16-10-11 - Fin - Le Pakistan sera t-il ajouté sur la liste des pays constituant « l’axe du mal »


n°70   - Les dossier du Pakistan - 16-10-11  - Fin - Le Pakistan sera t-il ajouté sur la liste des pays constituant « l’axe du mal » ?


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                                                         n° 70  16-10-11 

                                              C.De Broeder & M.Lemaire     

 



 Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

a) sur nos  blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                             http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

·                     ·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 William Blum : Que Dieu bénisse l’Amérique, et ses bombes.

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

 3-1 A qui profite ces crimes... pensez- vous ? 

3-2 M. K. Bhadrakumar : Les perdants et les gagnants dans l’Afghanistan d’Obama.

3-3 Dana Priest et William M. Arkin : "Top secret america": aux Etats-Unis, un monde caché hors de tout contrôle.

4 Annexe

4-1 Guerres américaines au P-O en dix ans : 225 000 morts et 3700 milliards de $.

:




2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 William Blum : Que Dieu bénisse l’Amérique, et ses bombes.

Lorsqu’ils ont bombardé la Corée, le Vietnam, le Laos, le Cambodge, El Salvador et le Nicaragua, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.

Lorsqu’ils ont bombardé la Chine, le Guatemala, l’Indonésie, Cuba et le Congo, je n’ai rien dit, je n’étais pas au courant.

Lorsqu’ils ont bombardé le Liban et la Grenade, je n’ai rien dit, je n’y comprenais rien.

Lorsqu’ils ont bombardé le Panama, je n’ai rien dit, je n’étais pas un trafiquant de drogue.

Lorsqu’ils ont bombardé l’Irak, l’Afghanistan, le Pakistan, la Somalie et le Yémen, je n’ai rien dit, je n’étais pas un terroriste. 

Lorsqu’ils ont bombardé la Yougoslavie et la Libye pour des raisons « humanitaires » je n’ai rien dit, cela avait l’air d’être une bonne raison. 

Quand ils sont venus me bombarder, il n’y avait plus personne pour me défendre. Aucune importance, puisque j’étais mort. (1)

Les Cibles

C’est devenu un cliché que d’accuser les Etats-Unis de choisir comme cibles les gens de couleur, ceux du tiers-monde ou les musulmans. Mais il ne faut pas oublier qu’une des plus longues campagnes de bombardement américaines féroces des temps modernes – pendant 78 jours consécutifs – fut menée contre les habitants de l’ex-Yougoslavie : blancs, européens et chrétiens. Les Etats-Unis sont pour l’égalité des chances, lorsqu’il s’agit de bombarder. Les seules conditions requises pour devenir une cible sont :

a) constituer un obstacle - n’importe lequel – à la volonté de l’Empire Américain ;

b) être virtuellement sans défense contre les bombardements aériens.

Les Survivants

« Nous ne voyons jamais le feu et la fumée, nous ne sentons jamais l’odeur du sang, nous ne croisons jamais les regards terrorisés des enfants dont les cauchemars seront désormais hantés par des missiles hurlants tirés par les terroristes invisibles, connus sous le nom d’Américains » (2) 

La NASA a annoncé une nouvelle mission spectaculaire, le lancement d’une fusée qui voyagera pendant 4 ans pour se poser sur une astéroïde où elle prélèvera un peu de poussière de la surface et ramènera sa précieuse cargaison sur la Terre, où des scientifiques l’examineront pour trouver des indices sur les origines de la vie. Une véritable histoire de science-fiction. Cela dit, à titre personnel je considérerais comme une prouesse bien plus grande pour l’humanité la possibilité de mettre fin à tous les bombardement américains et à toutes leurs guerres, et inculquer un peu d’humilité à la Sainte Trinité – les Etats-Unis, l’Union Européenne et l’OTAN – qui ne reconnaissent aucun pouvoir supérieur et qui croient qu’ils ont littéralement le droit de faire partout dans le monde ce qu’ils veulent, à qui ils veulent, aussi longtemps qu’ils le veulent, et de qualifier leur action d’un nom choisi au hasard, « humanitaire » par exemple.

La chute de l’Empire Américain offrirait un nouveau départ pour le peuple américain et le monde qui souffrent depuis si longtemps.

Notes :

(1) Full list of US bombings since World War 2

(2) Martin Kelly, publisher of a nonviolence website

Traduction "fermez les yeux et répétez après moi : le blocus n’existe pas, c’est juste une excuse... le blocus n’existe pas, c’est juste une excuse..." par VD pour le Grand Soir avec probablement les fautes et coquilles habituelles.

5 juin 2011

Source : Le Grand Soir



3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

 3-1 A qui profite ces crimes... pensez- vous ? 

?19/8

Au moins 50 personnes ont été tuées et 75 autres blessées dans un attentat contre une mosquée de la ceinture tribale du Pakistan, où quelque 300 fidèles étaient réunis, pour la prière du vendredi, a annoncé le responsable local, Iqbal Khan. Cet attentat est le premier attentat de cette importance au Pakistan depuis le début du mois sacré de ramadan. Il a frappé le village de Ghundi, dans la région tribale de Khyber proche de la frontière afghane, longtemps bastion des résistants et où l'armée a mené de nombreuses opérations mais avec un succès limité. La région de Khyber est également un secteur important pour les forces américaines et l'OTAN, car c'est par là que transite une bonne partie des matériels à destination des forces étrangères en Afghanistan.

IRIB
http://french.irib.ir/info/international/item/137140-pakistan-50-personnes-tuees-dans-une-explosion


3-2 M. K. Bhadrakumar : Les perdants et les gagnants dans l’Afghanistan d’Obama.

Article original : "Losers and winners in Obama’s Afghanistan"

Le président des Etats-Unis Barack Obama ne rate jamais une occasion de se montrer à la hauteur des circonstances à chaque fois qu’elles nécessitent une rhétorique théâtrale.

A cette aune, le discours de réduction des effectifs qu’il a prononcé mercredi à Washington et qu’il a intelligemment intitulé « Sur la solution en Afghanistan », a été plus un discours programmatique qu’une intention d’éveiller l’esprit.

Son jugement est correct sur le fait que ce n’est pas l’occasion d’une célébration, mais celle d’une justification pour ce qu’il y a à faire à propos de quelque chose qui a horriblement mal tourné.

Dans le discours d’Obama, il y a des gagnants et des perdants.

D’abord, les perdants. Ce sont le Pentagone, le Président afghan Hamid Karzaï, le Pakistan et l’Asie du Sud, ainsi que la créature amorphe sous le nom d’al-Qaïda.

Les gagnants sont les Résistants et, encore une fois, le Pakistan.

Le glissement du « combat au soutien » et de la voie militaire à la voie politique est le reflet d’un scepticisme croissant quant à la finalité du « surge ». Obama a remercié les soldats pour leur travail bien fait, mais c’était plus pour la forme. Il a affirmé que le « surge » avait été un succès et, ensuite, il est passé à un autre point. Il n’a pas fait l’éloge du « surge » - les 33.000 soldats qu’il a envoyés en Afghanistan fin 2009 - comme étant un succès exceptionnel. Il était sombre. Il a remercié les soldats de l’infanterie qui avaient donné leur vie en sacrifice suprême, mais il a omis de mentionner le héros du « surge » - le général David Petraeus, le commandant des Etats-Unis en Afghanistan, qu’Obama vient de choisir pour devenir le nouveau directeur de la CIA.

Aux dires de tous, ce n’est pas le genre de retrait que le Pentagone aurait voulu - 10.000 soldats d’ici fin 2011, 33.000 d’ici la mi-2012 et le retrait des 70.000 soldats restants, à un « rythme soutenu », tout au long de 2013, afin que d’ici à la fin 2014 « ce processus de transition soit terminé ». Obama a laissé ouverte la question de savoir si l’ensemble des 70.000 soldats seraient retirés d’ici à fin 2014 ou s’il restera des troupes américaines à long terme dans les montagnes de l’Hindou-Kouch, à l’instar de l’Irak, où 10.000 soldats pourront rester, même après le retrait complet promis d’ici à fin 2011.

Il est concevable qu’Obama soit resté vague, puisque la décision ne relève pas intégralement de lui. Il devrait savoir que le temps est révolu depuis longtemps pour les États-Unis de dicter la suite de cette sanglante guerre de 10 ans. Lorsque l’on n’arrive pas à gagner une guerre, l’après-guerre doit se décider par consensus. Donc, avant tout, les Résistants auront leur mot à dire, ensuite le gouvernement de Karzaï et, petit à petit, les puissances de la région également.

D’ailleurs, Obama admet que l’Amérique a des restrictions. L’argent peut être mieux dépensé au pays, pour réparer les routes, pour créer de nouveaux emplois et de nouvelles industries « à un moment où notre dette augmente et où [nous connaissons] une conjoncture économique difficile ». L’Amérique ne va pas se retirer dans un état d’esprit isolationniste, mais elle n’aura pas d’enthousiasme pour des interventions à l’étranger, sauf si elle est menacée. Et même si elle est menacée, elle choisira de ne pas déployer de grandes armées à l’étranger (plutôt des armes de haute technologie) et de rallier l’action internationale.

Obama a affirmé qu’al-Qaïda était une force épuisée et qu’il n’y avait plus aucune raison de faire la guerre. La vigilance est ce qui est demandé, de telle sorte que le serpent ne relève pas à nouveau la tête. Mais il a averti le Pakistan qu’il avait toujours l’intention de « s’occuper des refuges des terroristes » dans ce pays. Il a ajouté qu’il « continuerait à faire pression sur le Pakistan pour qu’il étende sa participation [...] travaillerait avec le gouvernement pakistanais [...] et insisterait pour qu’il [le Pakistan] respecte ses engagements ».

Obama n’a pas pris la peine d’offrir une branche d’olivier à Islamabad, de créer une forme d’ouverture pour réparer les fractures des relations américano-pakistanaises, à plus forte raison de prendre note ne serait-ce que momentanément des revendications du Pakistan sur les énormes sacrifices qu’il a faits – plus que tout autre allié des Etats-Unis.

En clair, il passe au point suivant sans une note de « remerciement ». Cela sera noté par le commandement militaire pakistanais à Rawalpindi et par les dirigeants civils à Islamabad. On verra avec le temps quelles en seront les conséquences. Curieusement, le choix d’Obama offre aussi une fenêtre d’opportunité aux Pakistanais pour s’élever.

D’un autre côté, le Pakistan est également un grand gagnant. Le discours d’Obama est, par excellence, une justification de tout ce que l’armée pakistanaise a exigé ces deux dernières années - que la guerre en Afghanistan est vaine, qu’il est temps de réconcilier les résistants, que la voie militaire ne mène nulle part, que la paix et une stabilité durables ne peuvent être atteintes que grâce à un règlement de paix.

A présent, du sommet du pouvoir aux Etats-Unis, arrive le mot, certes de façon indirecte, que « oui, le Pakistan avait raison tout du long ». Comme prévu, Obama reconnaît dans son discours que « le cours de la guerre est en recul » en Afghanistan. Obama parle avec optimisme de la perspective d’un règlement politique, même si « des jours sombres restent à venir ».

Les nuances de la route vers la paix dans le discours d’Obama mériteront une attention maximale car c’est là que réside l’essentiel pour les jours à venir. Il parle des Résistants comme d’un tout, sans exclure le réseau Haqqani. Tant que les conditions préalables de la réconciliation peuvent être respectées, à peu près tous sont invités à entrer dans la tente de la paix. L’humeur est à « l’oubli et au pardon ». Il a été noté que les Résistants font partie du « peuple afghan ».

Deuxièmement, Obama admet que la réconciliation doit être « conduite par les Afghans ». Il reprend la position standard américaine, mais ne dit rien de plus sur la façon de répondre aux craintes palpables à Kaboul et Islamabad, qui considèrent qu’il dit cela juste pour la forme, tandis que les Etats-Unis insistent pour être la locomotive et pour maintenir son allié afghan et régional dans l’obscurité. Peut-être est-ce un détail mineur.

Ou, peut-être, il n’y a rien qu’Obama puisse faire par rapport à cette situation, parce que quand le chameau pénètre dans la tente, il reste invariablement peu d’espace dans la tente pour les autres. Mais il est sûr que Kaboul et Islamabad continueront à se poser des questions jusqu’à ce que les émissaires américains viennent dans la région pour annoter le discours d’Obama et dire si quelque chose a changé dans la stratégie diplomatique américaine du Ranger solitaire quant au processus de paix.

Le point le plus intéressant dans l’ensemble du discours d’Obama est son optimisme qui se dégage à propos de la réconciliation des Résistants. Il dit qu’il a « des raisons de croire que des progrès peuvent être faits [...] l’objectif que nous recherchons est réalisable ». Mais ensuite, de façon énigmatique, il n’en dit pas plus. On doit en tirer la conclusion que Barack Obama est modérément satisfait de la réaction qu’il a obtenue jusqu’à présent des conciliabules secrets des responsables américains et il a raison de croire que les Résistants sont sensibles aux convictions et qu’ils seront disposés à passer un accord.

Obama oublie de mentionner Karzaï dans ce contexte du processus de paix, ce qui constitue un silence assourdissant. Certes, il prend note du rôle clé du gouvernement afghan pour stabiliser la situation sur le terrain, mais il insistance incontestablement sur le rendez-vous de l’Amérique avec le peuple afghan au sens large.

De même, Obama ne dit rien sur la conférence que les Allemands prévoient ambitieusement d’organiser en décembre à Berlin, sur le modèle d’un congrès de Vienne, où les résistants seraient apparemment assis autour de la table sous les lustres avec des diplomates portant des costumes à rayures fines et sirotant du champagne. Mais Obama parle en fait d’une autre conférence internationale, laquelle sera restreinte aux Etats-Unis et à leurs alliés et qui se tiendra en mai dans sa Chicago « natale », « pour façonner la prochaine phase de cette transition [afghane]. »

Obama est un politicien très doué et il peut visualiser l’immense potentiel qu’il pourrait tirer en exposant au public américain, juste avant l’élection présidentielle, avec quel brio il a sauvé la guerre en Afghanistan, que le gouvernement républicain précédent avait laissé dans une situation chaotique.

Obama peut compter sur le maire nouvellement élu de Chicago, son vieux copain Emmanuel Rahm, pour réaliser un travail splendide en faisant de la conférence de mai un moment décisif de la campagne électorale.

En fait, Obama n’omet pas dans son discours de parler des folies de la précédente administration de George W. Bush, qui n’a pas prêté assez attention à la guerre en Afghanistan et qui a lancé de façon irréfléchie l’invasion en Irak en 2003.

Sans doute, Obama a-t-il le droit de tirer un bénéfice politique intérieur de la conclusion de la guerre en Afghanistan. (Le pic de la réduction des effectifs - mi-2012 - coïncide également avec le pic de la campagne électorale.) Après tout, il faut un courage surhumain pour un commandant en chef de réaliser qu’une guerre ne peut être gagnée. Il est encore plus difficile de s’assurer que la retraite ne ressemble pas à une défaite ou qu’elle doive s’effectuer depuis le toit de l’immeuble de l’ambassade américaine à Kaboul à bord d’hélicoptères. Obama a réussi à accomplir les deux.

Les Résistants ont gagné la guerre. Inutile d’ergoter sur cette pure vérité. Les maintenir hors du calcul du pouvoir afghan n’est plus l’objectif américain. Les États-Unis reconnaissent que les Résistants font partie intégrante de la nation afghane. Aucune section des résistants ne sera exclue de la vie afghane traditionnelle par la fierté américaine ou les préjugés. Tous sont les bienvenus pour monter à bord du train de la paix à Kaboul.

La région entourant l’Afghanistan sera horrifiée, se demandant à quoi toute cette guerre a bien pu servir. Il y a beaucoup de décombres, grâce à la destruction que les États-Unis ont causée. Obama plaide que les Américains n’ont pas d’argent pour la reconstruction. « Amérique, il est temps de te concentrer sur la construction nationale, chez nous ». Ces douze mots résonneront en écho, non seulement dans les vallées et les sommets des montagnes de l’Afghanistan, mais à travers toutes les steppes d’Asie centrale et de l’ancienne vallée de l’Indus.

La dure réalité est que le discours d’Obama fera frémir les non-Pachtounes en Afghanistan. Il n’y a rien de pire que d’offrir une protection et un soutien à quelqu’un et ensuite de s’en aller dans le feu de l’action. Les habitants de l’Asie centrale verront avec inquiétude comment le retour triomphal des Résistants se déroulera parmi les forces islamiques de leurs pays, lesquels se préparent déjà à l’arrivée du printemps arabe.

L’Inde se sentira salement lâchée. L’Iran sera aux anges. Peut-être aussi la Russie dans la mesure où l’histoire retiendra qu’elle ne fut pas la seule superpuissance à échouer à remporter une guerre dans l’Hindou-Kouch. La dépendance de la Chine sur le Pakistan augmente à pas de géant pour s’assurer que les Résistants tiennent leur parole, selon laquelle ils n’ont pas de programme au-delà des frontières de l’Afghanistan.

La façon dont cette vérité inconfortable fera son chemin sera le formidable défi du Pakistan.

Comme les sorcières le dirent à Banquo, dans la pièce de William Shakespeare Macbeth, c’est un bienfait relatif. Il est peut-être sur le point de perdre sa propre vie, mais ses descendants vivront dans la splendeur royale - "Thou shalt get kings, though thou be none." [« Tu engendreras des rois, quoique tu ne le sois pas »]. Peut-il y avoir une plus grande satisfaction ?

M K Bhadrakumar a servi en tant que diplomate de carrière dans les services extérieurs indiens pendant plus de 29 ans. Ses affectations incluent l’Union Sovétique, la Corée du Sud, le Sri Lanka, l’Allemagne, l’Afghanistan, le Pakistan, l’Ouzbékistan, le Koweït et la Turquie.

M. K. Bhadrakumar

Article original : "Losers and winners in Obama’s Afghanistan"

 

Traduction [JFG-QuestionsCritiques].

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?article1589


3-3 Dana Priest et William M. Arkin : "Top secret america": aux Etats-Unis, un monde caché hors de tout contrôle.

L’éventuelle prolongation de la présence des troupes US  en Irak, l’envergure de l’ambassade américaine en Irak, qui ne comportera pas moins de 16 000 personnes (!) au statut flou, l’immense pouvoir occulte délégué à une organisation telle que le JSOC (Joint Special Operations Command), comme exposé ci-dessous dans un article paru dans le Washington Post, laissent planer des doutes sur la capacité de l’Irak à assurer sa souveraineté et son indépendance.

   Les drones militaires et les forces paramilitaires de la CIA ont tué des dizaines de chefs d’Al-Qaïda et des milliers de ses soldats. Mais, il existe une autre organisation mystérieuse qui, elle aussi, a éliminé encore plus d’ennemis des Etats-Unis au cours de la décade qui a suivi le 11 septembre.

   Les agents de la CIA ont emprisonné et interrogé près d’une centaine de terroristes présumés dans leurs prisons secrètes éparpillées dans le monde mais les hommes de cette autre organisation en ont interrogé dix fois plus dans des prisons qu’elle seule contrôle en Irak et en Afghanistan.

   Depuis les attaques du 11 septembre, ce groupe d’hommes (et quelques femmes), a été multiplié par dix tout en maintenant un degré de clandestinité sans aucune mesure avec celle de la CIA. « Nous sommes la matière noire, nous sommes la force qui ordonne l’univers mais on ne peut nous voir ». C’est en ces termes qu’un homme de SEAL Marine (initiales pour mer, air et terre) décrit son unité sous couvert d’anonymat.

Choisir les individus à mettre sur sa liste de cibles et les tuer plutôt que de les capturer

   Les SEALs font partie du Commandement des Opérations Spéciales de l’armée américaine connu sous l’acronyme de JSOC (Joint Special Operations Command), qui, d’une petite équipe de sauvetage d’otages est devenue une armée secrète. Quand des membres de cette force d’élite a tué Ossama ben Laden, en mai dernier, au Pakistan, les chefs  ont célébré non seulement le succès de l’opération, mais le fait que peu de gens connaissaient leur commandement, basé à Fayetteville, NC. Peu d’informations ont circulé, jusqu’à présent, dans le public sur cette organisation.

   Deux présidents et trois secrétaires d’Etat ont assez souvent demandé au JSOC de monter des missions de contre espionnage et des raids mortels en Irak et en Afghanistan mais aussi dans des pays avec lesquels les Etats-Unis n’étaient pas en guerre, notamment, le Yémen, le Pakistan, la Somalie, les Philippines, le Nigeria et la Syrie. « La CIA n’a ni la taille ni l’autorité pour faire ce que nous pouvons faire » dit-on chez les JSOC.

   Le président a, aussi, conféré au JSOC le pouvoir de choisir les individus à  mettre sur sa liste de cibles – et de les  tuer plutôt que de les capturer. Des critiques ont dénoncé cette chasse à l’homme individuelle, la considérant comme un assassinat, une méthode interdite par la loi américaine. Cette liste n’est en rien rattachée à une  liste similaire de la CIA, mais qui comporte moins de noms.

   Créée en 1980, mais réinventée ces dernières années, le JSOC est passé de 1800 personnes avant le 11 septembre à 25000, nombre qui fluctue en fonction des missions. Elle a son propre service de renseignement, ses propres drones, et avions de  reconnaissance, même ses propres satellites. Elle a aussi ses propres cyber-guerriers, qui, en septembre 2008, ont fermé tous les sites des djihadistes qu’ils connaissaient. Le secret est la marque de fabrique de cette unité ; quand ses membres travaillent au sein d’agences ou ambassades US, à l’étranger, ils se dispensent de porter l’uniforme, ou tout autre nom ou grade, au combat… Le JSOC prend ses ordres directement du Président ou du Secrétaire à la Défense et est  dirigé et sous le contrôle d’un commandement strictement militaire.

   Sous le Président Bush, les opérations du JSOC étaient rarement soumises au regard du Congrès, ni avant ni après d’ailleurs car les conseillers du gouvernement considéraient leurs activités comme « des activités militaires traditionnelles ». Obama a adopté exactement la même position  mais il a insisté pour que les opérations sensibles du JSOC soient présentées à un comité du Congrès spécialement sélectionné.

Force létale

   La première mission du JSOC en 1980, l’Opération Griffe de l’Aigle (Eagle Claw) consistait en une mission de sauvetage des diplomates retenus en otages par les étudiants iraniens à l’ambassade US à Téhéran et s’est terminée par une collision dans le désert et la mort de huit des membres de l’équipe. L’extrême  « discrétion » de l’unité engendrait la méfiance des chefs militaires traditionnels et on n’y eut plus recours.

   Le Secrétaire à la Défense, Ronald Rumsfeld, se gaussant de ce que la CIA avait pénétré la première en Afghanistan et frustré de la lenteur de l’armée, a insufflé une nouvelle vie à l’organisation. Le noyau du JSOC regroupe la Force Delta, le SEAL de la marine, le 24ème Special Tactics Squadront de l’armée de l’air, le 160th Special Operations Aviation Regiment de l’armée et le 75 Ranger Regiment.

   Le caractère dangereux de la JSOC s’est manifesté en décembre 2001, dans les montages de Tora Bora où, dans les nuits du 13 et  14 décembre, JSOC a tué tant de forces ennemies qu’il a fallu enlever les cadavres des combattants d’Al-Qaïda par camions le lendemain. Mais elle a aussi commis des fautes : le 1er juillet 2002, dans ce que la Rand Corporation a qualifié « la pire attaque dévoyée de toute la guerre » une équipe de reconnaissance de la JSCO  à la poursuite de Résistants est tombée dans une embuscade. Un AC 130 a tiré sur six sites dans le village de Kakarak ; tuant des centaines de civils. « L’incident du mariage » du nom qui lui a été donné parce que ceux qui assistaient à ce mariage ont été pris pour cible a convaincu les Afghans que les forces américaines n’avaient aucun respect pour la vie des civils.

   Il n’empêche que, le 16 septembre 2003, Rumsfeld a signé un ordre renforçant la position du JSOC comme centre mondial du contre-terrorisme, et établissant une liste de 15 pays et les activités permises selon certains scénarii avec les approbations préétablies pour les appliquer. En Irak et en Afghanistan, il n’y avait pas besoin d’autre accord pour toute action contre Al-Qaïda. Dans d’autres pays, comme l’Algérie, l’Iran, la Malaisie, le Mali, le Nigeria, le Pakistan, les Philippines, la Somalie et la Syrie-  les forces du JSOC devaient requérir l’accord tacite du pays concerné ou au moins un blanc seing des hauts échelons de la chaîne de commandement. Aux Philippines, par exemple, le JSOC pouvait entreprendre une action psychologique pour confondre ou piéger les agents d’Al-Qaïda, mais avait besoin d’une approbation de la Maison Blanche pour toute action mortelle…

   A l’automne 2003, le JSOC eut un nouveau commandant qui désirait en faire l’arme la plus efficace de l’arsenal du contre-terrorisme des Etats-Unis. De son perchoir de vice-directeur des opérations de l’Etat-Major, Mc Chrystal en était venu à croire qu’au plus niveau du gouvernement, on détestait prendre des décisions. Personne ne voulait avoir tort, aussi posait- on plus de questions ou ajoutait-on des procédures au processus.

   Mc Chrystal se devait donc de « se glisser hors du trou » de l’administration suffocante de Washington. Il déménagea son quartier général dans la base de Balad à 60 kms de Bagdad et s’installa dans un vieil hangar avec trois centraux de communications : un pour combattre les affiliés à Al-Qaïda,  un autre pour les extrémistes chiites dans le pays et un troisième pour lui-même pour contrôler toutes les opérations. (…)

Aucune guerre moderne n’est gagnée  simplement par l’élimination mathématique de l’ennemi

   Tuer l’ennemi était le morceau le plus facile, grâce aux immenses moyens technologiques, mais le trouver ne l’était pas. Mais grâce à Roy Apseloff, directeur du Centre National pour l’Exploitation des Médias, l’agence gouvernementale US pour l’analyse des documents saisis par la communauté du renseignement et les militaires, JSOC put recueillir un nombre considérable d’informations….

   L’autre défi était d’origine humaine : les interrogateurs étaient mal formés et ignoraient tout de leurs détenus, ne sachant quelle question poser, comment les poser efficacement… Avant même que les photos sur Abu Ghraib n’apparaissent en 2004, un rapport confidentiel avertissait que des éléments du JSOC battaient les prisonniers et les détenaient dans des endroits secrets. Lorsqu’ils ne trouvaient pas les hommes dans les maisons fouillées, ils emmenaient les femmes, les mères et les filles. Le rapport concluait au caractère contreproductif de ces méthodes pour obtenir le soutien des Irakiens.

   Une autre enquête sur le JSOC, en 2004, réalisée sur une période de quatre mois montra que les interrogateurs ne fournissaient aux prisonniers que de l’eau et du pain ; d’autres prisonniers étaient entassés dans des cellules si peuplées qu’ils ne pouvaient ni se tenir debout ni se coucher tandis que leurs gardiens jouaient de la musique à haut volume pour les priver de sommeil. D’autres encore étaient déshabillés, trempés dans de l’eau froide et ensuite interrogés dans des pièces à air conditionné ou dehors dans le froid. …

   Le caractère dangereux du JSOC ressort du nombre de morts qu’il fit. En 2008, en Afghanistan seul, ses commandos ont frappé 550 cibles et fait  à peu près un millier de morts. En 2009, ils ont exécuté 464 opérations et tué de 400 à 500 personnes. Lors de la descente de l’Irak dans le chaos, à l’été 2005, JSOC  conduisait 300 raids par mois….Mais si tuer signifie gagner la guerre, le livre sur le JSOC pourrait être écrit. Or, aucune guerre moderne n’est gagnée simplement par l’élimination mathématique de l’ennemi. Même à une époque d’armes « intelligentes » les accidents surviennent qui peuvent entraîner des reculs politiques majeurs.

   Chaque raid du JSOC qui a blessé ou tué des civils, détruit leur maison ou leur source de revenus est devenu source de plaintes si lourdes que leurs effets contreproductifs, jusqu’à ce jour, sont difficiles à évaluer. Le taux de précision dans la cible visée (individu, maison, business) est pour le JSOC de seulement 50%, ce qu’il considère comme un bon score…

   Lors des raids les plus durs, Mc Chrystal s’est souvenu de la description de Lawrence d’Arabie des « cercles de chagrin »  ou le choc émotionnel ressenti par des petits groupes de combattants devant les morts. Fortement influencé par la vie de Lawrence, Mc Chrystal a vu dans ses troupes, des forces tribales des temps modernes : dépendantes les unes des autres pour la survie et l’attachement…

   … Le Département à la Défense a assigné au JSOC un plus grand rôle dans un domaine non militaire, dont celui de suivre le flux de fonds des banques internationales vers les réseaux terroristes. Il l’a aussi engagé dans des « opérations psychologiques » rebaptisées « opérations militaires d’information » et a envoyé des petites équipes de JSOC en habits civils dans les ambassades US pour les aider dans leurs campagnes en direction des médias.

   Lors de son arrivée à la Maison Blanche, Obama a chouchouté l’organisation et s’en est servi plus que son prédécesseur. En 2010, il a secrètement dirigé des troupes du JSOC au Yémen pour éliminer les chefs d’Al-Qaïda dans la péninsule arabe. Le Printemps arabe a obligé la Maison Blanche à différer certaines opérations du JSOC.

   Mais en dehors de réseaux terroristes, l’ennemi de longue date du JSOC reste en fait la bureaucratie à Washington…

Dana Priest et William M. Arkin (Washington Post - 2/9/11) -

Version intérale : « Top Secret America : The Rise of the New American Security State » par Dana Priest et William M.Arkin

Traduction (extraits) : Xavière Jardez

http://www.washingtonpost.com/world/national-security/top-secret-america-a-look-at-the-militarys-joint-special-operations-command/2011/08/30/gIQAvYuAxJ_story.html

Livre:

http://www.amazon.fr/Top-Secret-America-American-Security/dp/0316182214/ref=sr_1_1?s=english-books&ie=UTF8&qid=1316365642&sr=1-1

http://www.france-irak-actualite.com/ 


4 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Guerres américaines au P-O en dix ans : 225 000 morts et 3700 milliards de $.  

Les guerres que les Etats-Unis ont provoqué depuis le 11-Septembre ont causé la mort d'au moins 225 000 personnes et entraîné un coût d'au moins 3700 milliards de dollars, selon une étude américaine publiée cette semaine par l'université Brown.
Les chercheurs, dirigés par les Pr Neta Crawford et Catherine Lutz, se sont penchés sur les guerres en Irak, en Afghanistan ainsi que sur la campagne ‘anti-terroriste’ menée au Pakistan.
Selon eux, "une estimation extrêmement prudente du bilan des victimes directes de ces guerres s'élève à ce stade à 225 000 morts et environ 365 000 blessés".
Le nombre de soldats tués est ainsi de 31 741 selon ce rapport, dont environ 6000 Américains, 1200 soldats alliés, 9900 Irakiens, 8800 Afghans, 3500 soldats pakistanais ainsi que 2300 membres de sociétés militaires privées
Une majorité de victimes civiles
Les civils paient le plus lourd tribut: 172 000 morts (125 000 Irakiens, 35 000 Pakistanais et 12 000 Afghans).
Les chercheurs n'évaluent en revanche qu'entre 20 000 et 51 000 le nombre total d'résistants éliminés.
Quelque 168 journalistes et 266 travailleurs humanitaires ont par ailleurs été tués depuis que les Etats-Unis se sont engagés dans ces pays dans la "guerre contre le terrorisme".
Ces conflits ont engendré un flot massif de réfugiés et de personnes déplacées de plus de 7,8 millions de personnes, surtout en Irak et en Afghanistan.
Le coût cumulé de ces guerres est faramineux si l'on en croit cette étude: au minimum 3700 milliards de dollars, ce qui représente le quart de la dette américaine.

02/07/2011 http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=21686&cid=13&fromval=1&frid=13&seccatid=15&s1=1


4-2 Maurizio Matteuzzi : Guerres étasuniennes : le coût

"Première question : les Etats-Unis d’Amérique pourraient-ils vivre sans que quelque guerre n’alimentât, surtout en temps de crise économique, leur puissant système militaro-industriel ?

Seconde question (ingénument rhétorique) : que pourraient faire les Etats-Unis d’Amérique s’ils destinaient les colossales ressources économiques utilisées pour les guerres à leurs problèmes sociaux ?

   Questions qui surgissent à la lecture de l’étude produite par l’Université Brown de Providence, dans le Rhode Island, de la prestigieuse chaîne universitaire Ivy-league. On peut se reporter pour ce faire au site de l’université : « Cost of war, 250.000 lives and up to £4 trillion »[i] et sur le site du quotidien londonien The Independant, qui y a consacré hier un article, synthétisé ainsi : « La guerre au terrorisme s’apprête à dépasser le coût de la seconde guerre mondiale ».

   Le coût total pour l’Amérique ( !? pour les Etats-Unis d’Amérique, NdT), des guerres post-11 septembre contre l’Irak et l’Afghanistan, et des opérations militaires corrélées au Pakistan (genre l’Opération Jeronimo contre -le présumé, NdT- Ben Laden), est en voie, étant donné qu’elles ne sont pas encore finies, de dépasser les 4 trillions de dollars (4 mille milliards)".

Suite en pièce jointe ; j'ai traduit cet article surtout pour les chiffres rapportés, dont on peut penser qu'ils sont loin d'exagérer le coût réel (surtout dans l'estimation du nombre de victimes civiles) de ces guerres.

Maurizio Matteuzzi 

  http://www.legrandsoir.info/guerres-de-merde-rebelion.html 

Voir aussi un très bel article dans Le Grand Soir :Guerres de merde (Rebelion)par Collectif « Luciano Romero Molina ».

"Dans ce qui est appelé « missions internationales », ceux qui meurent ce sont ceux d’en bas, les pauvres types, les moins que rien.

Deux soldats colombiens sont morts en Afghanistan cette semaine, l’un sous l’uniforme de l’armée espagnole et l’autre sous l’uniforme de l’armée impériale des Etats-Unis ».

 [i] NdT : voir exactement : http://news.brown.edu/pressreleases/2011/06/warcosts et, ne serait-ce que pour quelques photos, qu’on ne voit jamais, de dévastations de la guerre à Bagdad :

http://costsofwar.org/


4-3 Paul Craig Roberts : Comment l’empire va survivre : Washington va t’il fomenter une guerre entre la Chine et l’Inde ?Quelle est la solution de Washington à la montée en puissance de la Chine ?

La réponse pourrait bien être d’impliquer la Chine dans une guerre nucléaire avec l’Inde.

La mise en scène de la fausse mort de Ben Laden dans un raid commando qui a violée au passage la souveraineté du Pakistan a été vendue au président Obama par le complexe militaro-industriel comme étant un moyen de le faire remonter dans les sondages.

Le raid fut couronné de succès à redorer le blason d’Obama. Mais son véritable objectif était de cibler le Pakistan et de lui montrer que les Etats-Unis contemplaient de l’envahir afin de faire rendre gorge à ce pays d’avoir soi-disant caché Ben Laden en voisin de l’académie militaire pakistanaise.

La position des néo-conservateurs ainsi que celle grandissante de l’armée américaine, est que les Résistants ne peuvent être vaincus et conquis que si l’OTAN élargit le théâtre des opérations militaires au Pakistan, où ces Résistants auraient de soi-disant sanctuaires protégés par le gouvernement pakistanais, qui prend l’argent américain mais ne fait pas ce que les américains lui disent de faire.

Le Pakistan a reçu la menace 5 sur 5 et s’est dépêché de courir au pied de la Chine.

Le 17 Mai, le premier ministre pakistanais Yousaf Raza Gilani, alors qu’il était en partance pour la Chine, déclara que “la Chine était le meilleur ami du Pakistan et celui en qui il avait le plus confiance”. La Chine a bâti un port au Pakistan dans la ville de Gwadar, qui est proche de l’entrée du détroit d’Hormouz. Ce port pourrait devenir une base navale chinoise sur la Mer d’Arabie.

Raza Rumi écrivit le 4 Juin dans dans le “Pakistan Tribune” que lors d’une récente allocution à l’université nationale de la défense du Pakistan, l’ambassadeur pakistanais aux Etats-Unis, Hussein Haqqani, demanda aux officiers militaires s’ils pensaient que la plus grande menace pour le Pakistan venait de l’intérieur, de l’Inde ou des Etats-Unis. Une majorité des officiers répondirent que les Etats-Unis étaient la plus grande menace pour le pays.

La Chine, préoccuppée avec l’Inde, l’autre géant asiatique qui monte en puissance, a manifesté la volonté de s’allier avec le Pakistan. De plus, la Chine ne veut pas des américains sur ses frontières, ce qui serait là précisément où les troupes américaines seraient en cas d’un conflit américain ouvert au Pakistan.

Ainsi, la Chine a montré son mécontentement avec la menace des Etats-Unis sur la Pakistan et a conseillé à Washington de respecter la souveraineté nationale du Pakistan, ajoutant même que toute attaque contre le Pakistan serait une attaque contre la Chine.

Je ne pense pas que l’ultimatum chinois fut rapporté et commenté dans la presse états-unienne, mais cela fut largement diffusé dans la presse indienne. L’inde est préoccupée par la Chine qui défend le Pakistan.

L’ultimatun chinois est important, car il représente un ultimatum du même niveau que ceux qui furent émis avant la première et la seconde guerre mondiale. Avec ce niveau d’implication de la Chine envers le Pakistan, Washington va maintenant essayer de se sortir de cette confrontation en y substituant l’Inde.

Les Etats-Unis ont été serviles à l’Inde, l’encensant de la manière la plus éhontée, incluant le sacrifice de nombreux emplois américains. Récemment, les Etats-Unis ont fait une vente massive d’armement à l’Inde, une recrudescence de la coopération militaire américano-indienne ainsi que des exercices militaires conjoints.

Washington imagine que les Indiens, qui furent si naïfs pendant des siècles vis à vis des britanniques, seront également naïfs à propos de la “cité dorée sur la colline” qui amène “la liberté et la démocratie au monde” en écrasant, massacrant et en détruisant. Tout comme les britanniques et la France de Sarkozy, les politiciens indiens vont se retrouver à faire les quatre volontés de Washington. Le temps que l’Inde et la Chine réalisent qu’elles ont été manipulées vers une destruction mutuelle par les américains, il sera alors trop tard pour l’une ou l’autre d’abandonner.

Avec la Chine et l’Inde éliminées, il ne reste plus que la Russie qui est déjà encerclée par un anneau de bases de missiles américaines et isolée de l’Europe par l’OTAN, qui inclut maintenant d’anciens membres de l’ex-empire soviétique. Un grand pourcentage de la jeunesse russe admire les Etats-Unis pour sa “liberté” (ils savent si peu) et détestent l’état “autoritaire” russe, qu’ils voient comme une continuation de l’ancien état soviétique. Ces “Russes internationalisés” se rangeront du côté de Washington, forçant plus ou mois Moscou à capituler.

Comme le reste du monde, à l’exception de quelques parties de l’Amérique du Sud,fait déjà partie de l’empire américain, la capitulation de la Russie provoquera un glissement de la puissance américaine sur l’Amérique du Sud. Chavez sera renversé et si les autrtes ne suivent pas le mouvement, plus serviront d’exemples.

Le seul moyen se stopper l’empire américain est pour la Chine et la Russie de réaliser ce danger et de former une alliance indestructible qui rassure l’Inde, d’arriver à faire sortir l’Allemagne de l’OTAN et de défendre l’Iran.

Autrement, l’empire américain prévaudra sur l’ensemble du monde. Le dollar US deviendra la seule monnaie globale et donc les Etats-Unis s’épargneront la dépréciation par le change de la monétarisation de leur dette.

L’or et l’argent deviendront des propriétés interdites, comme le deviendront les armes personnelles et un grand nombre de publications, livres, incluant la constitution des Etats-Unis d’Amérique.

Paul Craig Roberts

Dr. Paul Craig Roberts était l’assistant secrétaire au trésor de l’administration Reagan (secrétaire d’état aux finances chez nous), éditeur associé au Wall Street Journal, Senior Research Fellow de la Hoover Institution, Stanford University, il tînt la chaire William E. Simon Chair de Politique Economique, Center for Strategic and International Studies, Georgetown University.

Il est l’auteur et le co-auteur de neuf livres et a témoigné devant des commissions d’enquête du congrès américain en trente différentes occasions.

12 juin 2011,

Comité Valmy

Article original en anglais : How the Empire will Prevail : Will Washington Foment War Between China and India ?

Traduction : Résistance 71

 



Pakistan.

Généralités.

Nom officiel du pays : République islamique du Pakistan.

Création : fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l'Inde depuis sa création en raison, notamment, du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire.

Pays limitrophes : Chine, Inde, Iran, Afghanistan.

Superficie : 803 000 km2.

Nombre d'habitants : 163 902 000 (estimation pour 2007).

Démographie

Population (estimation INED, en millions)

157,9

 

Composition de la population (en %)

Pendjabis (50 %), Sindis (15 %), Pathans (Pachtounes, 15 %), Mohajirs (immigrés d''''Inde au moment de la partition et leurs descendants, 8 %), Baloutches (5 %), autres (7 %).

 

Population urbaine

34 %. Principales villes : Karachi (9,2 millions d''''habitants), Lahore (5 millions), Faisalabad (1,9 million), aggl. Islamabad-Rawalpindi (1,4 million).

 

Densité (hab./km²)

198,4

 

Espérance de vie (années)

62,9

 

Fécondité (nombre moyen d'enfants/femme)

4,27

 

Taux d'alphabétisation (%)

44

 

Croissance démographique annuelle (%)

2,0

Nom des habitants : Pakistanais.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Langues : ourdou et anglais.

Monnaie : roupie pakistanaise.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Arme de destruction massive : le Pakistan dispose de l'arme nucléaire, à l’instar de l’Inde (puissances nucléaires de fait [les cinq autres puissances nucléaires officielles étant la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie]).  

Nature de l'État : république à régime parlementaire.

Chef d’État : Asif Ali Zardari (né le 21 juillet 1956 à Nawabshah, Pakistan), élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Veuf de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto (1953-2007).

Chef du gouvernement : Yousaf Raza Gilani (né en 1952 à Karachi, Pakistan).

Constitution : adoptée en 1973. Révisée en avril 1997 et en décembre 2003. La Constitution, suspendue le 15 octobre 1999 suite au coup d''''Etat du général Pervez Musharraf, le 12 octobre 1999. Chef de l''''état-major, Musharraf s''''est proclamé chef de l''''exécutif. Il a créé un Conseil de sécurité nationale (8 personnes), organe exécutif suprême.

En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Parlement islamique (Assemblée nationale, 237 membres élus pour 5 ans au suffrage universel, 20 sièges réservés à des femmes et 10 à des non-musulmans ; et Sénat, 87 membres élus pour 6 ans par les assemblées provinciales) a été dissolu par Musharraf le 15 octobre 1999. Cependant, les partis politiques ont été maintenus

Partis au pouvoir : Ligue musulmane du Pakistan (Pakistan Muslim League, PML-Q), Parti du peuple pakistanais (PPP, social-démocrate).Autres partis : Jamaat-i-Islami (JI, Alliance démocratique islamique, fondamentaliste sunnite).
Muttahida Majlis-e-Amal (MMA, alliance de six partis religieux islamiques, dont le principal parti est le Jamaat-i-Islami).
Muttahida Qaumi Movement (MQM, ex-Mohajir Qaumi Movement, parti des musulmans venus d'Inde lors de la partition, en 1947 ; formation dirigée depuis Londres).

Adhésions supranationales : OMC (Organisation mondiale du commerce), OCI (Organistion de la conférence islamique), IDB (Banque interaméricaine de développement), ADB (Banque pour le développement de l’Asie). . Le pays est composé de 4 Provinces : Pendjab, Sind, Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest (NWFP) et Baloutchistan, chacune dotée d''''une Assemblée. Il existe également 2 Territoires : les Zones tribales (FATA, autonomes, situées dans la NWFP, mais en relation directe avec Islamabad) et le Territoire de la capitale. Le Pakistan administre également une partie du Cachemire, l''''Azad Kashmir, le "Cachemire libre", et les Territoires du Nord. Le Pakistan revendique la région du Cachemire de l''''Etat indien du Jammu-et-Cachemire. En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Pakistan a été réintégré dans le Commonwealth en mai 2004 après cinq ans d'exclusion..

http://www.courrierinternational.com/fiche-pays/pakistan

http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Le%20Pakistan...



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

15/10/2011

n° 69 - Journal de PAKISTAN - 20-06 au 14-10 - 1ap : - Escalade de la guerre étatsunienne au Pakistan .

 

n° 69 - Journal de PAKISTAN - 20-06 au 14-10 - 1ap : -  Escalade de la guerre étatsunienne au Pakistan .


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                 n° 69 - 20-06 au 14-10                                          

                                               C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

a) sur nos  blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                             http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

·                     ·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part

Lindsey GERMAN ; Et maintenant, que diriez-vous d’une minute de silence pour les morts en Afghanistan, Irak, Pakistan.... ?

Farid Merrad : De vastes manifestations anti-américaines.  

Atlas alternatif : Escalade de la guerre étatsunienne au Pakistan…

Le Pakistan au cœur des débats.

Jules Dufour : Le Pakistan : un territoire stratégique pour les guerres de l'Occident en Asie Centrale

Paroles & action du président...

Le premier ministre rappelle son ministre des A.E. de New York. 

1 Au jour le jour

a) Action de la Résistance

Attaque de chefs collaborateurs.

b) Action des Usa

Attaques de drones américains..

Tués par un bombardement de drone américain.

Analyse

c) Action de l’armée Pakistanaise

2 Politique

a) Pakistan

Dans les coulisses et au sénat

b) Usa

Occupation du Pakistan.

Washington suspend une partie de son aide militaire au Pakistan

c) Les voisins

Iran

L'Iran et le Pakistan renforcent leurs relations bilatérales.

c) Dans le monde

Grande Bretagne

Départ des formateurs militaires britanniques ?

2 Brèves

2-1 yess : Les soldats américains qui auraient tués Ben Laden sont morts. (...)



Tiré à part

Lindsey GERMAN ; Et maintenant, que diriez-vous d’une minute de silence pour les morts en Afghanistan, Irak, Pakistan.... ?

 Les commémorations du 11/9 ont donc eu lieu, mais n’attendez pas une couverture non-stop de la guerre en Afghanistan, avec son cortège d’histoires poignantes de parents, de conjoints et d’enfants tués.

A mes yeux, nous avons touché le fond avec l’omniprésence de Tony Blair dans les médias. Longuement interviewé pour l’émission Today et cité par de nombreux journaux nationaux, il a profité de cet anniversaire pour justifier sa guerre illégale contre l’Irak et encourager de futures attaques contre l’Iran en particulier.

Ce fût particulièrement scandaleux de le voir profiter de la sympathie naturelle ressentie envers ceux qui ont perdu des proches pour promouvoir de nouvelles guerres, tel un prêcheur démentiel. Et tous les va-t-en guerre l’ont rejoint dans sa mission en ignorant les morts et les destructions bien plus grandes provoquées par ces guerres présentées comme des représailles contre un acte original.

J’attends toujours des commémorations pour ceux qui sont morts dans la guerre en Afghanistan. Cette guerre, déclenchée il y a dix ans, a tué 20.000 Afghans aux cours des deux premiers mois, selon une estimation d’un rapport de l’ONU. Des dizaines de milliers sont morts depuis, ainsi qu’un million d’Irakiens.

Mais je ne vois pas les présidents passés et présent des Etats-Unis en train d’observer une minute de silence solennelle. Je suppose que nous n’avons pas d’histoires poignantes à raconter sur des parents, des conjoints et des enfants tués au cours de ces attaques. Je suis certaine que nous n’aurons pas droit à une couverture non-stop de deux semaines sur les moindres détails de la guerre en Afghanistan.

Le 11/9 est donc présenté comme une terrible tragédie vécue par le peuple américain dans son ensemble – tragédie provoquée par des « fanatiques », des « extrémistes », par « des gens qui haïssent notre mode de vie » (et qui se trouvent être tous des musulmans, évidemment). Mais il n’y a pas d’équivalent pour les Afghans ou les Irakiens qui subissent des guerres toujours provoquées par des méchants issus de leurs rangs et jamais par « l’appareil militaire des Etats-Unis » dont « les objectifs impériaux » les amènent à « haïr les musulmans ».

Pire encore, ces guerres sanglantes qui provoquent des morts, des blessés, des réfugiés déplacés pendant des années, des niveaux de violence et d’insécurité accrus, la peur, la corruption, des chefs de guerre, des tortures, des emprisonnements, ne sont pour la plupart du temps jamais mentionnées.

Les médias font passer leurs messages soit par ce qu’ils racontent que par ce qu’ils taisent. En ignorant ces guerres tout en insistant sur le 11/9, le clou est enfoncé. Le fait de ne pas parler de ces guerres fait croire aux gens qu’elles n’ont pas vraiment lieu ou qu’elles vont bientôt se terminer.

Je suppose que les attaques à Kaboul aujourd’hui par les Résistants sont destinées à contrer cette vision des choses et que c’est pour cela qu’elles ont eu lieu deux jours après le 11/9. Les attaques contre le quartier général de l’OTAN et l’ambassade des Etats-Unis envoient un message très simple : la guerre continue et les envahisseurs ne sont pas en train de la gagner. Ces derniers n’arrivent même pas à effectuer le transfert de pouvoir à leurs alliés afghans.

Un témoin oculaire à Kaboul à raconté à la BBC : « Il n’y a aucune sécurité à Kaboul. Ceci est la zone la plus sûre et si nous ne sommes pas en sécurité ici alors nous ne sommes en sécurité nulle part en Afghanistan. »

La véritable histoire de ces dix dernières années, celle qui devrait être criée sur tous les toits, c’est celle de l’échec de la guerre contre le terrorisme.

La couverture médiatique du 11/9 était censée le cacher et non le révéler. Mais la réalité finit toujours par s’imposer.

(Stop the War)

Lindsey German

15 septembre 2011

http://www.stopwar.org.uk/index.php/usa-war-on-terror/789-no...

Traduction par VD pour le Grand Soir avec probablement les fautes et coquilles habituelles.

URL de cet article 14640 
http://www.legrandsoir.info/et-maintenant-que-diriez-vous-d-une-minute-de-silence-pour-les-morts-en-afghanistan-irak-pakistan-stop-the-war.html

 

Farid Merrad : De vastes manifestations anti-américaines.  

Aujourd’hui, le Pakistan a été témoin de vastes manifestations anti-américaines.
Des milliers de Pakistanais en colère, en organisant des manifestations et en scandant des slogans tels que «Mort à l’Amérique», «Mort à Israël», ont condamné les politiques hostiles et menaçantes des Etats-Unis. Les manifestants ont brûlé, dans différentes villes pakistanaises, dont Lahore et Pishavar, la bannière étoilée. Ils ont affirmé qu’ils transformeront les zones tribales pakistanaises dont le Waziristan du Nord et du Sud en cimetière des occupants. Les manifestants en furie ont sommé les Américains de quitter au plus vite le Pakistan. Hier, des centaines d’habitants de la ville de Jirabad, en organisant des manifestations anti-américaines ont incendié la photo d’Obama en qualifiant de criminel le gouvernement américain. La police pakistanaise a annoncé que le nombre des policiers, tués, lors de l’explosion dans le Nord-ouest s’élève à 8.

Farid Merrad

01/10/2011 
http://french.irib.ir/info/international/item/145002-pakistan-de-vastes-manifestations-anti-am%C3%A9ricaines

 

Atlas alternatif : Escalade de la guerre étatsunienne au Pakistan…

Vers une invasion étatsunienne du Pakistan ?

C'est un grand classique depuis la guerre du Vietnam : les pays qui servent de base arrière aux résistants deviennent rapidement des cibles et font les frais du conflit qui se déroule chez le voisin.

Tel est le cas du Pakistan aujourd'hui.

Depuis début septembre les autorités pakistanaises ont recensé 24 frappes de drones sur leur territoire qui ont causé plus de 140 morts (90 % de civils selon les médias pakistanais).  

Selon le journaliste Eric Margolis, les récentes alertes sur un risque d'attentat en Europe auraient précisément pour but de justifier la stratégie du Pentagone de plus en plus axée sur l'attaque du Pakistan.
La semaine dernière, le Pakistan a temporairement fermé l'itinéraire d'approvisionnement principal des Etats-Unis et de l'OTAN qui va de Karachi à la frontière afghane à Torkham après le massacre de trois soldats pakistanais depuis des hélicoptères militaires étatsuniens. Trois convois de fourniture en combustible étatsuniens ont été brûlés par des activistes pakistanais.

Les Etats-Unis dépensent beaucoup d'argent le long de cette route pour acheter les fonctionnaires, les chefs de guerre pachtounes, et certains résistants afin que l'approvisionnement des troupes en Afghanistan ne soit pas coupé, et ce, en plus de l'aide annuelle officielle de 2 milliards de dollars au gouvernement de Karachi.

Les forces spéciales sont infiltrées sur place.

Mais le sentiment anti-étatsunien dans la région est à son comble - ce qui d'ailleurs a favorisé un rapprochement entre le Pakistan et l'Iran.  

L'ancien chef d'Etat major pakistanais, le général Mirza Aslam Beg, a récemment suggéré à son gouvernement de tirer sur les drones américains qui survolent illégalement le territoire.  

Toujours selon Margolis, Washington ne ferait plus confiance au gouvernement civil d'Asif Ali Zardari et compterait surtout sur le pouvoir militaire du général Ashfaq Kayani, un général d'infanterie qui a été autrefois propulsé dans la hiérarchie par Benazir Bhutto (qu'un livre écrit par sa nièce qui vient de paraître chez Penguin Books India démystifie sérieusement).  

Cette politique pourrait encore se durcir en cas de victoire des Républicains aux élections du Congrès. Les néo-conservateurs étatsuniens continuent de suggérer l'élimination de l'arsenal nucléaire pakistanais par les forces spéciales et la division non seulement de l'Afghanistan mais aussi du Pakistan en entités ethniques qu'ils pourraient contrôler plus facilement, comme ils ont aussi voulu le faire en Irak.

Le 8 octobre 2010

Mondialisation.ca,



Le Pakistan au cœur des débats.

4 juillet

L'armée américaine effectue, à présent, simultanément, des opérations aériennes, dans 6 pays du monde. Selon Press TV, le site anti-guerre, "met fin au rêve américain", a publié un article, selon lequel, l'armée américaine mène des opérations aériennes, actuellement, en Afghanistan, en Irak, en Libye, au Yémen, au Pakistan et en Somalie. Ledit site ajoute que les dettes du peuple américain s'élevaient à moins de 6 trillions de dollars, avant les guerres, mais qu'à présent, elles ont été décuplées.

En fait, un tiers des dettes du monde entier appartient aux Etats-Unis. Ce site poursuit en révélant que les frais militaires américains s'élève à 46,5 % des frais militaires de tous les pays du monde.

PressTV

 

Jules Dufour : Le Pakistan : un territoire stratégique pour les guerres de l'Occident en Asie Centrale.

 « La mort de Baitullah Mehsud, chef des résistants pakistanais, serait un succès de taille pour Washington et Islamabad .» Cette dépêche qui, encore une fois, annonce la mort d'un être humain causée par la guerre, est sensée réjouir les stratèges des pays occidentaux qui occupent illégalement un pays souverain de l’Asie centrale depuis 2001. Cette nouvelle permet aux tenants de cette guerre de conquête de manifester, pendant quelques instants, leur joie et de démontrer  l'efficacité de leurs interventions meurtrières sur le terrain. Mais, il y a lieu d’ajouter une autre interprétation à cet évènement.

 

La disparition du chef des résistants pakistanais viendrait se joindre aux éléments qui justifient l'extension au Pakistan voisin de la guerre d'occupation qui sévit en Afghanistan. Elle contribuerait à rendre légitimes, une fois de plus, dans l'opinion publique mondiale les actes de guerre perpétrés par Washington et l'armée nationale pakistanaise sur le territoire pakistanais proprement-dit, même si   convaincre du bien-fondé de la guerre contre les résistants est devenu pour Washington une tâche bien facile après tant d’années de fabrication de ces ennemis que constituent maintenant les résistants aux yeux de la population mondiale.

 

Dans ce contexte, il importe d'être conscient que le véritable motif de ces guerres n'est pas l'éradication des résistants mais plutôt la mise en place des infrastructures et des institutions nécessaires à une occupation permanente de Washington et des autres puissances occidentales dans cette région. Ces guerres prendront fin seulement au moment où le régime de Kaboul sera en mesure d'assurer un contrôle militaire total du territoire afghan et cela ne sera possible qu’avec l’aide soutenue de l’armée nationale pakistanaise, pour la maîtrise des zones tribales frontalières avec l’Afghanistan telles que le Waziristan, la province de la Frontière-du-Nord-Ouest y compris le district de Swat (figure 1).

 

Figure 1. Les provinces pakistaises frontalières avec l’Aghanistan

source :  http://argoul.blog.lemonde.fr/category/fugues-au-pakistan/

Les actions guerrières pakistanaises sont présentées comme faisant partie de la « guerre contre le terrorisme » décrétée par l'ex-administration de G.W. Bush, et liées à la guerre de l’Afghanistan. La vallée de Swat est tombée sous la domination des résistants en décembre 2008, et fait depuis l'objet d'opérations militaires afin de les déloger ou de les faire «disparaître» tout simplement.

Cette guerre conduite par l’armée nationale pakistanaise avec le concours des forces armées étatsuniennes n’a pas été officiellement déclarée. Elle se déroule dans le cadre de la guerre «dite préventive» contre la terreur et permet aux puissances occidentales d’accroître leur contrôle dans toutes les régions du Pakistan, ce qu’elles n’avaient pas réussi à faire durant la présidence de Pervez Musharraf entre juin 2001 et août 2008.

  

Le bilan de cette guerre en 2009

Plusieurs rapports récents ont fait état des attaques répétées dans cette région contre les résistants et les résistants provenant de l’Afghanistan, ce qui a entraîné par le fait même un exode massif des populations vers l’intérieur du pays. L’utilisation de drones par les États-Unis pour l’élimination des foyers soupçonnés d’abriter des terroristes présumés a causé un nombre considérable de victimes. Selon des données récentes ces attaques et autres interventions auraient fait plus de 1 500 morts chez les résistants Pour l’ensemble des régions affectées par la guerre on a observé le déplacement de deux millions de personnes: « Jusqu’à maintenant, les coûts ont été très élevés; des milliers de morts, plus de deux millions de personnes déplacées à cause des combats dans la vallée de Swat et ailleurs».

 

Selon le Pakistan Body Count, en date du mois d’août 2009, près de 10 000 victimes ont été causées soit par des bombes ou par des attaques par des drones; parmi ces victimes on compterait plus de 3 300 morts. Le site prend la peine de noter que « même s’il s’agit d’un attentat à la bombe ou d’une attaque par un drone, c’est la même résultat, un pakistanais est tué».

 

Le site fournit ainsi l’histoire complète et la chronologie des attentats à la bombe et des attaques par des drones. Les données proviennent des rapports de médias, d’hôpitaux et de sites internet. Toutes les données sont disponibles pour le grand public et aucune donnée n’est gardée secrète. Ce qui permet de donner une idée de l’intensité des attentats à la bombe et des attaques perpétrées par les drones.

 

Selon Bill Van Auken, Il importe de nous rappeler qu’en mai dernier «le gouvernement d'Obama considérait de plus en plus son intervention croissante au Pakistan comme une guerre contre-insurrectionnelle spécifique, pour laquelle il demandait le même type de pouvoirs militaires extraordinaires déjà obtenus par le gouvernement Bush en Afghanistan et en Irak.» Ces pouvoirs pourraient ainsi permettre, entre autres choses, au Pentagone de fournir au Pakistan une aide militaire de l’ordre de 400 millions de dollars.

 

Références

 

AFP et AP. 2009. La mort du chef des résistants pakistanais semble se confirmer. Journal Le Devoir, les 8 et 9 août 2009. En ligne: http://www.ledevoir.com/2009/08/08/262081.html

 

CTV.CA News Staff. 2009. As deaths rise, Pakistan struggles against Résistants. Le 28 juin 2009.

En ligne: http://www.ctv.ca/servlet/ArticleNews/story/CTVNews/20090628/Résistants_Pakistan_090628/20090628?hub=TopStories

 

DUFOUR, Jules. 2008. Les guerres d'occupation de l'Afghanistan et de l'Irak: un bilan horrifiant de portée mondiale. Le 22 juillet 2008. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM).

En ligne:

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9645

 

LIND, William S. et L. Rockwell. 2008. PAKISTAN. Une victime collatérale des guerres américaines. alternatives internationale. Le 17 janvier 2008.

En ligne: http://www.alterinter.org/article1623.html

 

Opérations militaires contre les résistants au Pakistan: http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_au_Waziristan

Pakistan Body Count: http://www.pakistanbodycount.org/ 
Pervez Musharraf: http://fr.wikipedia.org/wiki/Pervez_Musharraf

 

TISDALL and Saeed Shah. 2008. Reported US attack pushes Afghanistan war into Pakistan. Up to 20 die in attack by commandoes on village near known Résistants and al-Qaida stronghold guardian.co.uk, le 3 septembre 2008.

En ligne: http://www.guardian.co.uk/world/2008/sep/03/pakistan.afghanistan1

 

VAN AUKEN, Bill. 2009.Le gouvernement d'Obama cherche à obtenir des pouvoirs militaires extraordinaires au Pakistan. Le 7 mai 2009. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). En ligne: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13528

 

Waziristan: http://fr.wikipedia.org/wiki/Waziristan

 Jules Dufour
Jules Dufour, Ph.D., est président de l'Association canadienne pour les Nations Unies (ACNU) /Section Saguenay-Lac-Saint-Jean, professeur émérite à l'Université du Québec à Chicoutimi,   membre du cercle universel des Ambassadeurs de la Paix, membre chevalier de l'Ordre national du Québec. 

Jules Dufour est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Jules Dufour publiés par Mondialisation.ca

 

Le 10 aout 2009



 Paroles & action du président...

Le premier ministre rappelle son ministre des A.E. de New York. 

Les États -Unis et le Pakistan sont au bord de la rupture et les signes  se multiplient : après de nouvelles accusations de Washington contre Islamabad, le premier ministre Guilani a rappelé sa ministre des A. E. de New York. Washington vient d’accuser les services du renseignement pakistanais de complicité avec le groupe Haghanni, aile la plus dur de la nébuleuse Al-Qaïda.

Ce groupe est accusé d’avoir récemment attaqué l’ambassade américaine à Kaboul.

La ministre pakistanaise des A.E se trouve à New York où elle prend part à la soixante sixième réunion de l’Assemblée générale de l’Onu.

26/09/2011

 Irib

Islamabad expulse 250 américains.  

27/08/2011

Le journal pakistanais, "La Nation", a révélé, citant des sources de sécurité pakistanaises, que le gouvernement a demandé à l'administration américaine de rapatrier 250 américains travaillant dans l'ambassade des États-Unis, les sections consulaires, et dans certaines organisations américaines, dans un délai de 40 jours. 
Le journal fait remarquer que la raison en est que les autorités pakistanaises voudraient protester contre les opérations de sécurité que les Américains effectuent à l'intérieur du territoire pakistanais, en l’occurrence, celle qui a couté la vie au fondateur d’Al-Qaïda, Oussama ben Laden. Il est, également, reproché à ces employés "d’exercer des tâches liées à la lutte contre le terrorisme".

IRIB



Le Pakistan en chiffre 


    «Qu'il s'agisse d'une attaque ou d'une attaque par drone,
Pour moi c'est la même chose, un Pakistanais a été tué "

Suicide Bombing Victims
Dead = 5,067 , Injured = 13,335 , Total = 18,402 and Counting...

Drone Attacks Victims
Dead = 2,626 , Injured = 1,052 , Total = 3,678 and Counting

 

Les données sont recueillies à partir des rapports des médias, les hôpitaux, et internet.

Toutes les données sont accessibles au public et il n'y a pas de données classées ici. Il s'agit d'un effort pour montrer au monde l'intensité de suicide et les attaques Drone au Pakistan ".

Pakistan Body Count: http://www.pakistanbodycount.org/

 



1 Au jour le jour

a) Action de la Résistance

Attaque de chefs collaborateurs.

Des dizaines de résistants ont attaqué tôt lundi les maisons de deux chefs tribaux collaborateurs dans la zone tribale de Mohamand, faisant quatre morts et six blessés, selon Zabit Khan, un responsable local. Un des chefs tribaux a été grièvement blessé.

L'explosion d'une voiture piégée a également fait trois morts, dont un chef de milice, dans les faubourgs de Peshawar (nord-ouest), a déclaré le chef de la police de Peshawar, Liaquat Ali Khan. Cinq personnes ont été blessées dans la déflagration.

23/6

 http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110620.FAP9883/pakistan-12-morts-dans-des-attaques-de-drones.html

 

27-06

Dix policiers ont été tués  près de Peshawar dans l'attaque de leur poste en bordure d'une zone tribale du Nord-Ouest du Pakistan par des résistants Les résistants ont revendiqué l'attaque, affirmant qu'elle avait été commise pour venger la mort d'Oussama Ben Laden.
"La police a pris le contrôle du poste de police et dix de nos policiers ont été tués lors de l'attaque ainsi que six assaillants" , a déclaré Mian Iftikhar Hussain, ministre de l'Information de la province de Khyber Pakhtunkhwa (Nord-Ouest).

AP


27-06

Des résistants, certains dissimulés sous des burqas et d'autres portant des ceintures d'explosifs, ont attaqué le poste de police à Kolachi, en bordure du district tribal du Waziristan du Sud, et pris un groupe de policiers en otage. Selon M. Hussain, les résistants dissimulés sous les burqas s'étaient préparés à "un siège et une prise d'otages afin d'obtenir la libération d'autres résistants" .
"Lorsque nos véhicules blindés sont entrés dans le poste de police, deux candidats aux attentats suicide se sont fait sauter et un troisième kamikaze a été tué par une roquette" , a-t-il raconté.

La police a découvert les corps de trois résistants et les têtes de trois kamikazes, a indiqué M. Hussain. Il a précisé que onze policiers avaient été blessés et la moitié du bâtiment de la police détruit.
Le chef de la police régionale Imtiaz Shah a déclaré qu'il y avait une femme parmi les kamikazes. L'attaque a d'abord été menée à l'entrée principale du poste par des résistants cachés sous des burqas, qui ont ouvert le feu avec leurs fusils, tuant les policiers de garde. Puis les résistants ont attaqué un mur avec des grenades pour avoir accès au bâtiment.

Les résistants ont pris en otage les 17 policiers de permanence après s'être trouvés à court de munitions, a expliqué le chef de la police.
27/6

2eme versionµ

26/6

Les résistants pakistanais ont revendiqué une attaque contre un poste de police de l'ouest du pays qui a fait 12 morts.

Armés de fusils d'assaut et de grenades, un résistant et sa femme ont pris en otage une douzaine de policiers durant plusieurs heures dans une localité proche du Sud-Waziristan, un fief des résistants à la frontière afghane.

Ils ont tué cinq policiers puis se sont fait exploser au moment où les commandos sont entrés dans le poste, causant la mort de sept autres membres des forces de l'ordre.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/06/26/001-kamikazes-policiers-pakistan.shtml

09 juillet

Au moins cinq personnes ont été tuées samedi dans l'attaque par des résistants de deux véhicules dans le nord-ouest du Pakistan, tandis que le conducteur d'un camion-citerne de l'Otan a été abattu dans le sud-ouest, ont annoncé les autorités.

Cinq personnes ont été tuées et 11 blessées dans le mitraillage par des résistants de leurs deux véhicules dans la zone tribale du Jawakai (nord-ouest), à environ 50 kilomètres à l'est de Peshawar, a indiqué à l'AFP Sahibzada Mohammad Anis, un haut responsable du gouvernement.

Le chef local de la police Mohammad Masood Khan Afridi a confirmé la fusillade et les morts, et a estimé que c'était «l'œuvre de résistants». L'attaque n'a pas été revendiquée, dans une région en proie à une insurrection.

AP

09-07

Dans la province du Baloutchistan (sud-ouest), des hommes armés à moto ont abattu le conducteur d'un camion-citerne transportant du carburant pour les forces de l'Otan dans l'Afghanistan voisin, a indiqué à l'AFP Zafarullah Baloch, ministre de l'Intérieur de la province.

AP

09/07

Au moins 24 personnes ont été tuées dans un double attaque kamikaze visant un général de l'armée à Quetta, dans le sud-ouest du Pakistan, que les résistants ont revendiqué en représailles à l'arrestation récente d'un haut responsable de la résistance dans cette ville.

Un homme a d'abord fait exploser sa voiture piégée pour ouvrir une brèche dans le mur d'enceinte de la résidence du général de brigade Farrukh Shahzad, commandant adjoint des Frontier Corps (FC), une unité paramilitaire rattachée à l'armée, a expliqué à l'AFP Hamid Shakil, un officier de la police de Quetta, la capitale de la province du Baloutchistan.

Puis un kamikaze à pied a lancé deux grenades avant de faire exploser sa bombe dans l'enceinte de la résidence, endommageant considérablement la maison.

«Vingt-quatre personnes ont péri», dont l'épouse du général Shahzad, deux enfants et 11 soldats membres des FC chargés de la sécurité d'un convoi qui attendaient leur supérieur devant sa maison, a indiqué Hamid Shakil. Au moins 82 autres personnes, dont le général Shahzad et un de ses enfants, ont été blessées, a-t-il poursuivi.

http://www.cyberpresse.ca/international/asie-oceanie/201109/07/01-4432149-24-morts-dans-un-double-attentat-visant-un-general-pakistanais.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_asie-oceanie_290_section_POS1

 

09-07

Il y a une dizaine de jours, les ‘Frontier Corps’ du Baloutchistan ont participé à l'arrestation de Younis al-Mauritani, le principal chef des «opérations extérieures» d'Al-Qaïda, menée par les services de renseignements de l'armée pakistanaise, l'ISI.

Ehsanullah Ehsan, le porte-parole du Mouvement des résistants du Pakistan (TTP), a revendiqué la double attaque kamikaze de mercredi dans un entretien téléphonique avec l'AFP, en représailles à l'arrestation d'Al-Mauritani et de deux complices.

L'armée a rendu cette arrestation publique lundi et insisté sur le fait qu'elle a été réalisée avec «l'assistance technique des services de renseignements américains».

Al-Mauritani est «un cadre important et membre de l'état-major d'Al-Qaïda, lié aux menaces récemment mises au jour visant l'Europe», a indiqué à l'AFP un responsable de services de renseignement occidentaux, sous couvert de l'anonymat.

Al-Mauritani avait été chargé «personnellement» par ben Laden «de cibler les intérêts économiques des États unis, dont des gazoducs et des oléoducs, des centrales électriques, mais aussi des pétroliers, à l'aide de bateaux rapides bourrés d'explosifs dans les eaux internationales», précisait lundi l'armée.

L'arrestation d'Al-Mauritani constitue aussi un net réchauffement des relations entre Islamabad et Washington. La Maison-Blanche avait d'ailleurs aussitôt chaudement félicité les forces de sécurité pakistanaises.

Depuis le raid d'Abbottabad, les relations entre les États-Unis et le Pakistan, leur allié-clé dans leur «guerre contre le terrorisme» depuis fin 2001, s'étaient sérieusement dégradées, en particulier entre l'ISI et la CIA, qui avaient quasiment cessé de collaborer.

De hauts responsables à Washington accusaient Islamabad -et notamment l'ISI et l'armée- de complicité pour expliquer que ben Laden ait pu se terrer plusieurs années dans une ville-garnison non loin de la capitale. Et Islamabad reprochait à Washington de ne pas l'avoir averti de ce raid héliporté nocturne, que l'armée pakistanaise et l'ISI ont vécu comme une humiliation et une brimade.

IRNA

http://www.cyberpresse.ca/international/asie-oceanie/201109/07/01-4432149-24-morts-dans-un-double-attentat-visant-un-general-pakistanais.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_asie-oceanie_290_section_POS1

07/08/

Au moins 16 camions-citernes transportant des carburants pour les troupes de l'OTAN en Afghanistan ont été détruits dans l'explosion d'une bombe, samedi, dans le Nord-Ouest du Pakistan a annoncé la police locale.
28 camions-citernes qui étaient garés dans un terminal à proximité de Peshawar, la principale ville du Nord-Ouest du Pakistan, ont été visés par une bombe qui, en explosant a déclenché un incendie. 16 des véhicules ont été détruits, précise la même source. Aucune victime n'a été enregistrée, a-t-il ajouté. Aucun groupe n'a encore revendiqué la responsabilité de l'attentat. Des attentats similaires ont déjà, été commis par les Résistants dans le but de perturber la logistique de plus de 130. 000 militaires étrangers sous le commandement américain, en Afghanistan.

IRIB- 
http://french.irib.ir/info/international/item/134045-pakistan--16-camions-citernes-de-lotan-d%C3%A9truits-dans-une-explosion



b) Action des Usa

Attaques de drones américains..

Des responsables pakistanais rapportent que des attaques présumées de drones américains ont fait 12 morts dans le nord-ouest du Pakistan, une zone abritant des résistants.

Une première attaque a visé un véhicule dans la zone tribale de Kurram, faisant cinq morts, selon Noor Alam, un responsable local. Alors que des membres d'une tribu accouraient sur les lieux, le véhicule a été à nouveau frappé, faisant deux autres morts.

Quelques minutes plus tard, un drone américain présumé a attaqué une maison voisine, tuant cinq personnes, a précisé M. Alam. Sept des 12 tués sont des résistants afghans dont les corps ont été emmenés de l'autre côté de la frontière pour être enterrés,( ???) a-t-il ajouté.

Les tirs de missiles ont été confirmés par deux responsables du renseignement pakistanais ayant requis l'anonymat.

23/6

 http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110620.FAP9883/pakistan-12-morts-dans-des-attaques-de-drones.html

06-07

Six personnes ont été tuées, lors de l'attaque de drones américains, dans une zone tribale du Nord-Ouest du Pakistan
Le drone US a tiré deux missiles sur une pension, à Mir Ali, à, environ, 25 kilomètres, à l'Est de Miranshah, la principale ville de la zone tribale du Nord Waziristan. "La pension a été complètement détruite. Au moins, six personnes ou résistants, ont été tuées, par cette frappe de drone américain," a précisé le responsable des forces de sécurité de Mir Ali. "Cinq autres résistants ou personnes ont été blessés". La maison se trouvait, à, environ, 200 mètres du principal bazar de Mir Ali, a ajouté le responsable.

IRIB


Tués par un bombardement de drone américain.

- Quatre résistants présumés ont été tués par un bombardement de drone américain dans une des zones tribales du Nord-Ouest du Pakistan, ont annoncé des responsables locaux.
Cette attaque de drone, la seconde en deux jours, a eu lieu dans le Waziristan du Nord, un district frontalier de l'Afghanistan et bastion des résistants résistants alliés à Al-Qaïda.
Deux missiles tirés par un drone ont frappé un véhicule transportant des résistants à Qutab Khel, un village situé à environ 5 km à l'est de Miranshah, principale ville du Waziristan du Nord, a déclaré à l'AFP un responsable local des services de sécurité sous couvert d'anonymat.
Quatre résistants ont été tués, a-t-il ajouté. Ce bilan a été confirmé par un autre responsable local des services de sécurité.
Les bilans des combats ou des attaques de drones livrés par les responsables pakistanais de la sécurité sont impossibles à vérifier, ces zones étant interdites d'accès et souvent aux mains des résistants islamistes.

02-08
02-08

Lundi, les drones américains avaient bombardé un véhicule près de Wana, principale ville du district voisin du Waziristan du sud, tuant quatre résistants selon des responsables locaux de la sécurité. Il s'agissait de la première attaque de drone américain depuis le 12 juillet.
Ces bombardements interviennent durant une période de tensions entre le Pakistan et les Etats-Unis, qui ont annoncé en juillet la suspension d'une partie de leur aide militaire à Islamabad en représailles de récentes mesures pakistanaises limitant l'activité militaire américaine dans le pays.
Les relations entre les deux pays, alliés depuis que le Pakistan s'est rallié fin 2001 à la guerre contre le terrorisme américaine dans la région, sont au plus bas depuis le raid unilatéral américain qui a tué Oussama Ben Laden le 2 mai dernier à Abbottabad (nord du Pakistan).

 

Analyse


02-08

Symboles de la relation ambiguë qui lie le Pakistan et les Etats-Unis depuis la fin 2001, ces frappes non confirmées par Washington (mais seule la CIA possède de tels appareils dans la région) sont officiellement dénoncées par Islamabad. Mais la plupart des observateurs estiment qu'elles font l'objet d'un accord tacite entre Islamabad et les Etats-Unis, qui versent chaque année au Pakistan, en déficit chronique, plus de 2 milliards de dollars d'aide.
Les Etats-Unis considèrent les zones tribales pakistanaises comme l'endroit le plus dangereux du monde,.
Mais c'est le Pakistan qui, avec l'Afghanistan, paye le plus lourd tribut. Quelque 5.000 personnes, des civils pour la grande majorité, ont péri dans tout le pays depuis quatre ans dans près de 500 attentats attribués aux résistants et à leurs alliés.

http://www.romandie.com/news/n/_Pakistan_4_morts_dans_un_bombardement_de_drone_americain_020820111808.asp

10.08.

Un drone (avion sans pilote) américain a tiré deux missiles. Il a détruit un véhicule et un campement près de Miranshah, la principale ville du Waziristan du Nord, un district frontalier de l'Afghanistan et bastion des résistants résistants alliés à Al-Qaïda. Un responsable à Peshawar a confirmé l'attaque.

Un bilan précédent avait fait état de 7 morts. "Des nouveaux corps ont été découverts sous les débris. Vingt-et-un résistants du groupe Haqqani ont été tués et trois blessés",

AP

05/09/

Les drones américains ont tiré des dizaines de missiles contre la région du Waziristân du sud, où ils ont tué sept civils et ont blessé des dizaines d’autres. L’information ne contient pas de détails supplémentaires. Le gouvernement et la population ont à maintes reprises, protesté contre les raids US qui font quotidiennement des dizaines de victimes.

Irib



c) Action de l’armée Pakistanaise

08/07

Des officiers ont affirmé aujourd'hui que l'armée avait tué 42 ( ?) résistants et perdu huit soldats en quatre jours d'offensive dans un fief des résistants alliés à Al-Qaïda dans le nord-ouest du Pakistan.
L'armée avait annoncé le lancement d'une opération visant le Mouvement des Résistants du Pakistan (TTP), et ses alliés dans le district tribal de Kurram, frontalier avec l'Afghanistan.

 AFP



2 Politique

a) Pakistan

Dans les coulisses et au sénat

17.06.

Le Pakistan a accusé  l'Otan d'avoir bombardé l'un de ses postes militaires dans le nord-ouest de son territoire, près de la frontière avec l'Afghanistan.
Les autorités pakistanaises ont exprimé leur vive préoccupation auprès de l'ambassade des Etats-Unis à Islamabad.

AP

AP

 Rapprochement

Nucléaire: Rapprochement entre l'Inde et le Pakistan.

Le Pakistan et l'Inde sont convenus ce vendredi de mettre au point de nouvelles mesures susceptibles de favoriser un climat de confiance entre eux dans le domaine nucléaire.

Ces deux pays voisins, rivaux et détenteurs de l'arme atomique, ont aussi décidé de favoriser la circulation des personnes et des biens des deux côtés de la Ligne de contrôle séparant le Cachemire, principal litige territorial entre eux.

Ces décisions ont été prises lors d'une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays, l'Indienne Nirupama Rao et son homologue pakistanais Salman Bashir. Ces entretiens ont débouché sur des progrès plus importants que prévu.

http://www.20minutes.fr/ledirect/747471/nucleaire-rapprochement-entre-inde-pakistan

 

Le gouvernement n'a jamais autorisé l'armée américaine d'utiliser les bases pakistanaises pour lances des frappes aériennes sur les résistants dans les régions tribales. 

Le Premier ministre pakistanais Syed Yusuf Raza Gilani a déclaré que son gouvernement n'avait jamais autorisé l'armée américaine à utiliser les bases pakistanaises pour lances des frappes aériennes sur les résistants dans les régions tribales.
M. Gilani a tenu ces propos en réponse à des informations selon lesquelles des drones américains utilisent la base aérienne de Shamsi, dans le sud-ouest du Pakistan, pour attaquer les repaires des terroristes dans les régions tribales du Pakistan.
Le ministre pakistanais de la Défense Ahmed Mukhtar avait déclaré la semaine dernière que le Pakistan avait demandé aux Etats-Unis de quitter la base de Shamsi.
Le chef de l'armée de l'Air pakistanaise a déclaré en mai devant le Parlement que la base de Shamsi a été louée aux Emirats arabes unis.
Selon la presse pakistanaise, les Emirats arabes unis ont autorité les drones américains à utiliser cette base pour lancer des attaques de drone dans la région à la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan, le bastion des résistants.
"Mon gouvernement n'a jamais autorisé les Etats-Unis à utiliser les bases pakistanaises pour mener des attaques de drone", a affirmé M. Gilani. "L'ancien gouvernement du président Pervez Musharraf avait autorisé les avions américains à utiliser les bases pakistanais pour des missions de reconnaissance", a reconnu Gilani.
Les drones américains attaquent souvent les objectifs dans les régions tribales du Pakistan, à la frontière avec l'Afghanistan, où sont retranchés les résistants, malgré l'opposition des autorisés du Pakistan.

04-07

 http://french.news.cn/monde/2011-07/04/c_13963557.htm

 

L’armée assure pouvoir fonctionner sans l'aide américaine.

Islamabad a réagi, lundi 11 juillet, à l'annonce américaine de suspendre une partie de son aide militaire au Pakistan, estimant que l'armée pouvait fonctionner sans apport financier extérieur.

Son porte-parole, le général Athar Abbas, a ajouté qu'il n'avait, pour l'heure, reçu aucune notification officielle de la décision américaine.

L'annonce faite dimanche par le secrétaire général de la Maison Blanche, William Daley, reflète les tiraillements croissants de l'administration Obama sur la façon d'améliorer la coopération du Pakistan, allié sur lequel Washington s'appuie pour réprimer le djihadisme, notamment en Afghanistan, mais avec lequel les relations se sont sévèrement dégradées.

Le bras droit du président américain a confirmé que la décision portait sur environ 800 millions de dollars d'aide militaire, soit plus d'un tiers du budget de plus de 2 milliards de dollars que les Etats-Unis versent chaque année au pays. Un chiffre publié auparavant par le New York Times.

Une partie de cette somme sert à financer le déploiement de plus de 100 000 soldats pakistanais le long de la frontière avec l'Afghanistan. Les ventes d'armes au Pakistan, comme les avions de combat F-16, et l'aide non militaire à ce pays éprouvé par les ravages des inondations de 2010, ne sont pas concernées, selon des responsables cités par le New York Times.

18 MILLIARDS DE DOLLARS VERSÉS DEPUIS 2001

Le Pakistan a reçu 18 milliards de dollars des Etats-Unis depuis les attentats du 11-Septembre, lorsqu'Islamabad a officiellement mis fin à son soutien aux résistants afghans et décidé de coopérer avec Washington. Les relations entre les deux pays sont cependant restées délicates et le raid américain du 2 mai en territoire pakistanais au cours duquel Oussama Ben Laden a été tué a cristallisé la suspicion mutuelle.

Côté américain, la présence du chef d'Al-Qaida dans une ville-garnison du nord du Pakistan a relancé les doutes sur la compétence des services de sécurité pakistanais, et alimenté les soupçons sur des complicités avec la nébuleuse islamiste. Les Etats-Unis considèrent que les principaux cadres d'Al-Qaida se cachent au Pakistan et entraînent leurs kamikazes dans les camps des résistants pakistanais, dans les zones tribales du Nord-Ouest, qui servent également de bases aux résistants afghans.

Côté pakistanais, le raid été vécu comme une humiliation par l'armée, institution clé de ce grand pays musulman de 170 millions d'habitants à l'opinion publique majoritairement anti-américaine.

LA TENSION SUSCITÉE PAR LE RAID D'ABBOTTABAD N'EST PAS RETOMBÉE

Dès le 25 mai, plus de 100 conseillers militaires américains ont dû quitter le pays. Parallèlement, aux Etats-Unis, de nombreux parlementaires ont accentué la pression pour couper toute assistance au Pakistan, troisième bénéficiaire de l'aide américaine après l'Afghanistan et Israël.

L'assassinat fin mai du journaliste Syed Saleem Shahzad, auteur d'articles sur les liens présumés entre Al-Qaida et l'armée pakistanaise, a ajouté aux crispations.

Le plus haut gradé américain, l'amiral Mike Mullen, s'est ouvertement inquiété que les autorités pakistanaises puissent y avoir trempé.

Manifestement, a fait observer dimanche William Daley, la tension politique suscitée par le raid d'Abbottabad au Pakistan n'est pas retombée. "Tant que nous ne serons pas sortis de ces difficultés, nous suspendrons une partie de l'argent que les contribuables américains se sont engagés à verser", a-t-il prévenu. "Nous faisons de notre mieux pour jouer ensemble la partition mais nous disons à ceux qui sont en grande partie responsables des difficultés internes au Pakistan qu'ils ne peuvent pas continuer comme ça", avait de son côté prévenu le 23 juin la secrétaire d'Etat, Hillary Clinton.

Pour en savoir plus :

Lire "The double game" (le double jeu), un article de Lawrence Wright publié dans le New Yorker sur les relations diplomatiques américano-pakistanaises

 

Voir les articles de Courrier International et Pakistaniat.com sur la mort du journaliste Syed Saleem Shahzad

LEMONDE.FR avec AFP

11.07.11
http://www.lemonde.fr/international/article/2011/07/11/pakistan-l-armee-assure-pouvoir-fonctionner-sans-l-aide-americaine_1547229_3210.html


b) Usa

Occupation du Pakistan.

Washington suspend une partie de son aide militaire au Pakistan
Diplomatie Les États-Unis ont décidé de suspendre une partie de leur importante aide militaire au Pakistan, allié sur lequel Washington s’appuie pour réprimer les groupes islamistes armés, notamment en Afghanistan, mais avec lequel les relations se sont sévèrement dégradées. La décision annoncée dimanche par la Maison-Blanche a été saluée hier par l’Inde, estimant que ce soutien à son pays rival perturbait l’équilibre de l’Asie du Sud. La décision porte sur environ 800 millions de dollars d’aide militaire, soit plus d’un tiers de l’assistance supérieure à 2 milliards de dollars que les États-Unis versent par an au Pakistan. Cette aide va notamment au maintien de plus de 100 000 soldats pakistanais le long de la frontière avec l’Afghanistan. Les ventes d’armes au Pakistan, comme les avions de combat F-16, et l’aide non militaire à ce pays éprouvé par les ravages des inondations de 2010 ne sont pas concernées, selon des responsables cités par le New York Times.

Islamabad « a pris des mesures qui nous ont amenés à suspendre certaines aides que nous donnons à l’armée » pakistanaise, a expliqué le secrétaire général de la Maison-Blanche, William Daley. « La vérité, c’est que notre relation avec le Pakistan est très compliquée. »
« Nous n’avons reçu aucune notification officielle ou communication sur le sujet », a réagi hier le général Athar Abbas, porte-parole de l’armée pakistanaise. « Au-delà de cela, l’armée, aujourd’hui comme hier, a mené avec succès des offensives en utilisant ses propres ressources sans quelque soutien extérieur que ce soit », a-t-il ajouté.
Le Pakistan a reçu 18 milliards de dollars des États-Unis depuis les attentats du 11-Septembre 2001, lorsque Islamabad a officiellement mis fin à son soutien aux résistants afghans et décidé de coopérer avec Washington. Les relations entre les deux pays sont cependant restées délicates et le raid américain du 2 mai en territoire pakistanais, au cours duquel Oussama Ben Laden a été tué, a cristallisé la suspicion mutuelle.
Côté américain, la présence du chef d’el-Qaëda dans une ville de garnison du nord du Pakistan a relancé les doutes sur la compétence des services de sécurité pakistanais, voire des complicités avec la nébuleuse islamiste. Les États-Unis considèrent que les principaux cadres d’el-Qaëda se cachent au Pakistan(…)  et y entraînent leurs kamikazes dans les zones tribales du Nord-Ouest, qui servent également de base aux résistants afghans.
Côté pakistanais, le raid a été vécu comme une humiliation pour l’armée pakistanaise, institution-clé de ce pays musulman de 170 millions d’habitants à l’opinion publique majoritairement antiaméricaine. Dès le 25 mai, plus de cent conseillers militaires américains ont dû partir.
(Source : AFP)

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/712596/_Washington_suspend_une_partie__de_son_aide_militaire_au_Pakistan.html

 

Les Etats-Unis accusent le Pakistan de soutenir le réseau Haqqani.  

La Maison Blanche a réitéré son appel mardi au Pakistan pour qu'il rompe tout lien avec le réseau résistants Haqqani, sujet qui provoque une tension très vive entre Washington et Islamabad.

"Nous avons exprimé très clairement nos opinions là-dessus. Le réseau Haqqani est responsable d'attaques contre l'ambassade américaine à Kaboul et contre l'Isaf", a affirmé le porte-parole du président Barack Obama, Jay Carney, ajoutant que "le gouvernement pakistanais doit prendre des mesures pour s'occuper des liens qui existent" entre lui et le réseau.

Plusieurs responsables américains ont accusé publiquement ces derniers jours le Pakistan de soutenir clandestinement le réseau résistants Haqqani, l'un des ‘pires’ ennemis de l'Otan en Afghanistan, en lui demandant de rompre tout lien avec lui.

Le Premier ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani a de son côté accusé Washington de faire du Pakistan le bouc-émissaire de son échec en Afghanistan.

29/09/2011

Irib



c) Les voisins

Iran

L'Iran et le Pakistan renforcent leurs relations bilatérales.  

Téhéran-Islamabad en dépit des efforts américains pour endommager les liens amicaux entre les deux nations voisines musulmanes ont choisi de renforcer leurs relations bilatérales.
En plus d'être des pays voisins et de disposer d'une frontière commune de plus de 900 km avec le Pakistan, l'Iran est le seul pays avec lequel le Pakistan partagent des relations séculaires, basées sur des liens culturels, ethniques et spirituels.
L'Iran a offert une plus étroite coopération au Pakistan pour résoudre sa crise énergétique, mais plusieurs hauts responsables américains se sont opposés au projet de gazoduc irano-pakistanais.
Le Pakistan a annoncé qu'il refuserait toute pression sur la construction du gazoduc et mettrait en œuvre ce projet pour résoudre sa pénurie énergétique.
Les médias pakistanais ainsi que tous les cercles politiques et sociaux soutiennent l'achèvement rapide du projet soulignant qu' aucune pression étrangère ne doit être acceptée.
L'Iran a également fait don de 100 millions de dollars pour les victimes des inondations au Pakistan.
L'Iran a été le premier pays à envoyer son ministre de l'Intérieur qui a remis personnellement les premiers secours aux personnes touchées par les inondations dans le sud du Pakistan, témoignant ainsi également des relations entre les deux pays.

12/10/2011

Irna



c) Dans le monde

Grande Bretagne

Départ des formateurs militaires britanniques ?

Le Pakistan a demandé le départ de formateurs militaires britanniques, a indiqué le ministère de la Défense après une information du quotidien The Guardian évoquant leur "expulsion" liée aux tensions consécutives au raid américain contre Oussama Ben Laden.
"Le gouvernement pakistanais a demandé au Royaume-Uni de retirer certaines de ses équipes de soutien de manière temporaire pour des raisons de sécurité", a indiqué un porte-parole du ministère de la Défense à Londres. "Nous apportons une aide à la formation, à l'invitation du gouvernement pakistanais, et nous accueillons favorablement leurs conseils dans ce domaine. Les équipes de formateurs vont poursuivre leur propre formation et seront prêts à être à nouveau déployées à la première occasion", a-t-il précisé, sans vouloir faire plus de commentaires.
Le quotidien britannique The Guardian évoque "l'expulsion" d'une vingtaine de formateurs reliée aux récentes tensions entre le Pakistan et ses alliés occidentaux, en premier lieu les Etats-Unis, à la suite de l'opération militaire américaine, le 2 mai, dans laquelle le chef d'Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, a été tué.
L'opération a été menée
sans l'autorisation préalable du Pakistan. La présence de Ben Laden dans ce pays depuis longtemps a par ailleurs fait naître des accusations de complicité à l'encontre de l'armée pakistanaise.

Les Etats-Unis ont récemment annoncé le retrait de formateurs militaires, demandé par Islamabad. Leur nombre devrait passer de 130 à moins de 40.

AFP

27/06



2 Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

2-1 yess : Les soldats américains qui auraient tués Ben Laden sont morts. (...)

Sur la mort d’Oussama Ben Laden, il n’y avait ni corps ni photographie. Depuis vendredi soir, il n’y aura plus aucun témoin direct non plus, puisque les membres du « Navy SEAL Team 6 » (unité d’élite sous commandement de la CIA) qui avaient participé à l’opération anti-Ben Laden, sont morts dans le crash de l’hélicoptère.

Un hélicoptère Chinook de l’armée US s’est écrasé vendredi soir vers 23h, dans une province du centre de l’Afghanistan, après avoir été touché par deux grenades RPG-7 tirées par les résistants afghans. L’attaque a fait 38 morts, dont 30 membres du « Navy SEAL Team 6 » (1) qui avaient participé à l’ « Opération Neptune’s Spear » (2).

La boucle est… bouclée.

1. Le Navy SEAL Team 6 est «l’élite de l’élite» de l’armée américaine. Une unité chargée exclusivement de l’antiterrorisme, sous le commandement de la CIA.
2. Selon les officiels US, l’opération avait été menée par « deux douzaines d’hommes ».
Source : mecanopolis

Écrit par Ilyess

Vendredi, 12 Août 2011 05:06   

http://www.uam93.com:80/news/les-soldats-americains-qui-auraient-tues-ben-laden-sont-morts.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

20/06/2011

n°68 - Dossier de Pakistan - 19-06 – Début - : Nous venons de vivre des journées de grands progrès vers la civilisation. Ou pas ?

n°68 - Dossier de Pakistan  -  19-06 – Début  - : Nous venons de vivre des journées de grands progrès vers la civilisation. Ou pas ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.

n°68 - 19-06

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier de Pakistan" est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :

Tiré à part : 

mai 2011 : Nous venons de vivre des journées de grands progrès vers la civilisation. Ou pas ?

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion 

1-1Webster G. Tarpley : Vers une crise ouverte entre les USA et l’alliance Chine-Pakistan ?

1-2 M. K. Bhadrakumar : Les USA insufflent une nouvelle guerre froide.

Fin

2 Annexe

2-1 Manlio Dinucci : La montre des dépenses militaires.

2-2 Robert Bibeau : Grandeurs et Déchéance des «Conspirationnistes».

3 Annexe

3-1 Bill Van Auken : Les guerres sans fin de Washington.

4 Histoire guerière des USA

4-1Les guerres des USA dans le monde 




Avant propos

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants ...



Tiré à part :

Michel Collon : mai 2011 : Nous venons de vivre des journées de grands progrès vers la civilisation. Ou pas ?

11 avril, Côte d’Ivoire. L’armée française renverse et arrête le président d’un pays qui n’a pas agressé la France, mais a refusé de lui livrer inconditionnellement ses richesses. Pas d’enquête médiatique sur le pétrole, le cacao ou les dessous de la guerre civile.

28 avril, Maroc. Un attentat cible des touristes étrangers justement alors que Mohamed VI fait face à une contestation sociale et démocratique croissante. Pas d’enquête médiatique sur une possible implication des services secrets appliquant une classique « stratégie de la tension ».

1 mai, Libye. L’Otan tente d’assassiner le chef d’Etat d’un pays étranger, violant son propre mandat obtenu de l’ONU et limité à la « protection des civils ». Trois enfants de quatre mois, deux ans et trois ans sont tués. Pas d’enquête médiatique sur le respect du droit international, ni sur les véritables objectifs d’Obama – Exxon, de Cameron – BP et de Sarkozy – Total.

1 mai, Pakistan. Le même jour, comme par hasard, Obama fait exécuter sans procès un Ben Laden désarmé et annonce : « Justice est faite ».

Même les criminels nazis avaient eu droit à un tribunal. Pas d’enquête médiatique sur les révélations que Ben Laden aurait risqué de faire. Ni sur le fait que l’occupation de l’Afghanistan devrait en toute logique s’arrêter à présent.

Certains intérêts tentent de nous ramener à l’époque coloniale quand le seul droit reconnu était le droit du plus fort. Piller les richesses du monde entier est l'intérêt des multinationales, mais les gens ont au contraire intérêt à la paix. Donc à la coopération Nord - Sud pour mettre fin à la pauvreté. Ces guerres sont aussi contre nous.

http://www.michelcollon.info/Des-journees-de-grands-progres.html



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion 

1-1 Webster G. Tarpley : Vers une crise ouverte entre les USA et l’alliance Chine-Pakistan ?

La tension est visiblement montée d’un cran entre les USA et le Pakistan depuis l’opération commando qui a officiellement assassiné Oussama Ben Laden le 1er mai dernier sans en informer le gouvernement pakistanais au préalable. La CIA serait mouillée dans des opérations clandestines destinées à déstabiliser le pays, alors que les troupes des unités spéciales US postées dans la région se prépareraient à mettre la main sur les armements nucléaires stratégiques pakistanais.  Devant cette escalade, la Chine vient d’envoyer un avertissement aux États-Unis pour les mettre en garde contre toute violation de la souveraineté du Pakistan, en expliquant qu’une nouvelle agression serait prise comme une attaque contre la Chine elle-même.

Sommes-nous en train d’assister à la préparation d’une nouvelle "Guerre Froide" avec le Pakistan comme enjeu stratégique majeur ?

Voici l’analyse alarmante qu’en fait l’écrivain et spécialiste du terrorisme Webster Tarpley.  

L’escalade de la crise entre les États-Unis et le Pakistan : un ultimatum chinois met en garde les  États-Unis contre une attaque au Pakistan.

paru sur Tarpley.net, le 20 mai 2011

La Chine a officiellement mis en garde les États-Unis sur le fait que  toute attaque de Washington contre le Pakistan serait interprétée comme un acte d’agression envers Beijing.

Cet avertissement très direct constitue le premier ultimatum stratégique reçu par Washington depuis plus d’un demi-siècle, le dernier en date fut l’avertissement envoyé par l’URSS lors de la crise de Berlin entre 1958 et 1961 ; ceci met en évidence le danger réel de guerre généralisée que représente la montée de la tension  entre les États-Unis et le Pakistan.

« Toute attaque contre le Pakistan serait perçue comme une attaque contre la Chine. »

Faisant suite aux rapports indiquant que la Chine avait demandé aux États-Unis de respecter la souveraineté du Pakistan dans les jours qui ont suivi « l’opération Ben Laden », le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois, Jiang Yu, a profité de la conférence de presse du 19 mai pour réaffirmer catégoriquement la volonté de Beijing que « la souveraineté et l’intégrité du territoire du Pakistan soient respectées ». D’après certaines sources diplomatiques pakistanaises citées par le Times of India, la Chine a « clairement prévenu qu’une attaque contre le Pakistan serait considérée comme une attaque contre la Chine ».

Cet ultimatum aurait été adressé lors d’entretiens stratégiques et de pourparlers économiques qui ont eu lieu à Washington le 9 mai, et lors desquels la délégation chinoise était emmenée par le vice-Premier ministre chinois Mr Wang Qishan et le conseiller d’État Mr Dai Bingguo [1].

Les avertissements de la Chine sont implicitement renforcés par sa force de frappe nucléaire, puisqu’elle possède quelque 66 missiles intercontinentaux dont plusieurs ont la capacité de frapper les États-Unis, en plus des 118 missiles de moyenne portée, 36 missiles lançables à partir de sous-marins, et de nombreux autres systèmes de missiles à courte portée.

Pour les observateurs avertis, le soutien de la Chine est d’une importance cruciale pour le Pakistan, qui, sans lui, serait pris en tenaille entre les États-Unis et l’Inde. « Si la pression des États-Unis et de l’Inde continue, le Pakistan pourra dire ’’La Chine est avec nous. Ne pensez pas que nous sommes isolés, nous avons une super-puissance potentielle avec nous’’ », a déclaré à l’AFP le général en retraite et analyste politique Talat Massoud [2].

L’ultimatum chinois est survenu durant la visite à Pékin du Premier ministre pakistanais Gilani, pendant laquelle le gouvernement hôte a annoncé le transfert immédiat et sans frais de 50 avions de chasse à réaction dernier modèle JF-17 [3]. Avant son départ, Gilani a souligné l’importance de l’alliance entre le Pakistan et la Chine en affirmant : « Nous sommes fiers de compter la Chine parmi nos meilleurs amis et de réaffirmer la confiance qui nous lie. La Chine pourra toujours compter sur le Pakistan pour être à ses côtés en toute circonstance… Quand nous disons que cette amitié est plus grande que l’Himalaya et plus profonde que les océans, cela décrit parfaitement l’essence de cette relation » [4]. Ces remarques furent accueillies par des cris d’indignation des porte-paroles états-uniens, notamment du sénateur républicain de l’Idaho, Risch.

La crise diplomatique latente entre les États-Unis et le Pakistan a explosé avec force le 1er mai après l’incursion unilatérale et non autorisée de commandos US supposés avoir tué le fantomatique Oussama Ben Laden dans une maison fortifiée de la ville d’Abbottabad ; cette opération constitue une violation flagrante de la souveraineté du Pakistan. L’agenda de ce rodéo militaire réalisé pour attiser les tensions entre les deux pays, n’avait absolument rien à voir avec la prétendue guerre contre le terrorisme et tout à voir avec la visite au Pakistan fin mars, du Prince Bandar, le chef de la sécurité nationale saoudienne.

De cette visite a résulté une alliance immédiate entre Islamabad et Ryadh.

En effet, le Pakistan a promis de fournir des troupes pour mâter toute éventuelle révolution colorée concoctée par les États-Unis dans le Royaume [saoudien], et d’offrir une protection nucléaire aux Saoudiens, les rendant ainsi moins vulnérables au racket américain menaçant de laisser l’Iran s’occuper du sort de la monarchie pétrolière. Un mouvement conjoint entre le Pakistan et l’Arabie Saoudite pour briser la main mise de l’empire américain dans la région, quoi que l’on pense de ces deux régimes, représenterait un coup fatal à l’empire américain déjà fragilisé en Asie du Sud.

Quant aux affirmations concernant le raid supposé sur Ben Laden, le 1er mai, il y a une masse de contradictions inextricables dans les explications qui changent d’un jour à l’autre. Une analyse de cette opération serait plutôt de la compétence de critiques littéraires ou d’œuvres théâtrales. Le seul fait solide et cohérent qui émerge de tout cela est que le Pakistan est devenu la cible majeure des États-Unis, ces derniers ayant de fait intensifié leur  politique anti-Pakistanaise mise en place depuis le tristement célèbre discours d’Obama à West Point en décembre 2009.

Gilani : représailles intensives pour défendre les biens stratégiques du Pakistan

L’avertissement envoyé par les Chinois à Washington est survenu juste après la déclaration de Gilani au parlement pakistanais : « Ne laissons personne tirer les mauvaises conclusions. Toute attaque contre les acquis stratégiques pakistanais, qu’elle soit visible ou cachée, trouvera une réponse appropriée… Le Pakistan se réserve le droit de contre-attaquer avec force. Personne ne devrait sous-estimer la motivation et la capacité de notre nation et de ses forces armées à défendre notre patrie sacrée. » [5] Une telle menace de représailles venant d’une puissance nucléaire comme le Pakistan doit absolument être prise au sérieux, même par les va-t-en-guerre les plus acharnés au sein de l’administration Obama.

Les acquis stratégiques dont parle Gilani sont les armes nucléaires pakistanaises qui  forment la clef de la dissuasion pour parer toute éventuelle attaque de la part de l’Inde, dans le cadre de l’accord de coopération nucléaire entre les États-Unis et l’Inde. Les forces armées américaines en Afghanistan n’ont pas réussi à tenir secret leur vaste plan de saisie et de démentèlement des armes nucléaires pakistanaises. D’après un rapport de Fox News en 2009, « les États-Unis ont mis au point un plan détaillé pour infiltrer le Pakistan et s’emparer de son arsenal de têtes nucléaires mobiles, s’il apparaissait que le pays était sur le point de tomber entre les mains des résistants talibans, d’al-Qaïda, ou de tout autre mouvement extrémiste islamique. » Ce plan a été élaboré par le général Stanley McChrystal lorsqu’il était à la tête du commandement des opérations spéciales de Fort Bragg en Caroline du Nord. Ce commandement qui est directement impliqué apparemment dans l’opération Ben Laden, est composé de l’Army Delta Force, des Navy SEALs et « d’une unité spéciale de renseignement high-tech, connue sous le nom de Task Force Orange ». « De petites unités doivent se saisir des armes nucléaires pakistanaises, les neutraliser avant de les rassembler dans un endroit sécurisé, » a déclaré une source citée par Fox News [6].

Obama a déjà donné son aval à une attaque furtive contre les armes nucléaires pakistanaises.

Comme l’écrit le London Sunday Express, Obama a déjà approuvé une action agressive en ces termes : « Les troupes américaines seront déployées au Pakistan si les installations nucléaires de cette nation menacent de passer sous le contrôle de terroristes désireux de venger la mort de Ben Laden [...] Le plan, qui pourrait être activé sans le consentement du président Zardari, a provoqué  la colère des officiels pakistanais [...] Obama donnerait l’ordre de parachuter des troupes pour sécuriser les sites clefs de missiles nucléaires. Ceci inclut la le quartier général de la base aérienne de Sargodha, qui abrite des F-16 de combat dotés d’au moins 80 missiles balistiques à têtes nucléaires. » D’après les officiels américains, « le plan a reçu le feu vert, et le Président a déjà manifesté son intention de déployer des troupes au sol au Pakistan s’il pense que cela est important pour la sécurité nationale. » [7]

L’extrême tension sur cette affaire met en évidence la politique de la corde raide et l’incroyable folie aventurière d’Obama et de son raid unilatéral du 1er mai qui aurait tout aussi bien pu être interprété par les autorités pakistanaises comme l’attaque promise contre ses installations nucléaires. D’après le New York Times, Obama savait pertinemment qu’il encourait un conflit immédiat avec le Pakistan, mais a insisté  « pour que le commando chargé de l’opération Ben Laden soit suffisamment puissant pour pouvoir se battre et sortir du pays s’il était confronté à des forces de police ou des troupes locales hostiles. »

Le conflit armé a déjà commencé

Le conflit armé entre les forces américaines et pakistanaises a subi une escalade le 17 mai, quand un hélicoptère de l’OTAN a violé l’espace aérien pakistanais au Waziristan. Les forces pakistanaises étaient en état d’alerte maximale et ont immédiatement ouvert le feu. L’hélicoptère américain a répondu par des tirs. Deux soldats postés dans la zone frontalière de Datta Khel ont été blessés. [8]

Une  riposte pakistanaise à cette incursion a peut-être eu lieu à  Peshawar, le 20 mai, lorsqu’une voiture piégée a apparemment pris pour cible un convoi de deux véhicules du consulat américain, ne causant que des dégâts matériels sans faire de victimes côté américain. Un passant pakistanais a été tué et plusieurs personnes blessées. Sur le front de la guerre des services secrets, la chaîne de télévision Ary One a dévoilé le nom du chef de l’antenne de la CIA à Islamabad, ce qui en fait le deuxième chef-espion  en place à voir sa couverture révélée en moins de six mois.

Marc Grossman, l’envoyé des USA rejette les appels du Pakistan à cesser les violations territoriales

Le représentant spécial états-unien en Afghanistan et au Pakistan, Marc Grossman, remplaçant de feu Richard Holbrooke, a rejeté de manière arrogante, le 19 mai, les appels du Pakistan exigeant que des opérations comme celle d’Abbottabad ne soient plus perpétrées sur son territoire. [9] Se refusant à toute promesse de ce genre, Grossman a déclaré que les autorités pakistanaises n’avaient jamais demandé le respect de leurs frontières au cours de ces dernières années. [10]

Au beau milieu de cette crise diplomatique importante, l’Inde a surenchéri en programmant des manœuvres militaires provocatrices ciblant le Pakistan. Comme cet exercice « Vijayee Bhava » (Soyons victorieux) qui s’est déroulé dans le désert de Thar au Rajasthan Nord. Cet exercice de guerre-éclair NBC (Nucléaire, Biologique, Chimique) implique le Second corps d’armée qui est « considéré comme la plus importante des trois formations d’attaque de l’armée indienne, et sa tâche est de diviser littéralement le Pakistan en deux, en cas de guerre totale déclarée entre les deux pays. » [11]

The Nation : un faux gang "CIA / RAW / Mossad / pseudos-Taliban"

L’une des façons d’obtenir une provocation suffisante pour justifier une attaque américano-indienne contre le Pakistan serait par exemple une augmentation des actions terroristes attribuées à de soi-disant  résistants talibans. Selon ce qu’en dit la presse dominante au Pakistan, la CIA, le Mossad israélien et le RAW (Research and Analysis Wing) indien ont créé leur propre version des résistants talibans sous la forme d’un faux gang terroriste qu’ils contrôlent et dirigent. Selon une source, « les agents de la CIA ont infiltré les réseaux des résistants talibans et d’al-Qaïda et ont créé leur propre force Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP) dans le but de déstabiliser le Pakistan. » Le brigadier général Aslam Ghuman, ancien commandant régional de l’ISI au Penjab (L’ISI étant les services secrets pakistanais), a déclaré : « Au cours de ma visite aux États-Unis, j’ai appris que l’agence de renseignement Mossad, en connivence avec le RAW indien et sous la supervision directe de la CIA, voulait déstabiliser à tout prix le Pakistan. » [12] Le double attentat à la bombe qui a tué 80 paramilitaires au Waziristan, la semaine dernière, a- t-il été perpétré par ce faux gang ?

D’après la même source, les services de renseignements russes ont révélé que «  le contractant de la CIA, Raymond Davis, et son réseau ont fourni aux agents d’al-Qaïda des armes nucléaires, chimiques et biologiques, de façon à ce que des installations militaires américaines puissent être ciblées et le Pakistan rendu responsable. » Davis, lui-même un vétéran des Opérations spéciales, a été arrêté pour le meurtre de deux agents de l’ISI, mais a ensuite été libéré par le gouvernement pakistanais après  une douteuse et bruyante campagne du Département d’État américain.

La CIA affirme que le nouveau patron d’al-Qaïda vit au Waziristan

Si les USA ont réellement besoin d’un prétexte pour justifier de nouveaux raids, il leur sera facile d’évoquer la présence supposée au Waziristan de Saïf al-Adel, désormais déclaré par la CIA comme le successeur de Ben Laden à la tête d’al-Qaïda. [13]

Il est clair que le fait pour Obama de prétendre que Saif al-Adel se trouve tout près de la frontière la plus sensible au monde et non pas à Finsbury ou Flatbush, convient parfaitement à ses intentions belliqueuses.

Après le raid américain non autorisé du 1er mai, le général en chef pakistanais Kayani a lui-même prévenu [les USA] qu’une telle « opération aventureuse » ne devra pas être répétée, et a annoncé que le personnel états-uniens au Pakistan serait considérablement réduit. D’après les estimations de l’ISI, il y a actuellement environ 7000 agents de la CIA au Pakistan, dont beaucoup sont inconnus du gouvernement pakistanais. D’après certaines sources, le partage d’information entre les services pakistanais et US aurait été réduit. En réponse à la réaction de Kayani, l’opération de propagande de la CIA connue sous le nom de Wikileaks a une fois de plus montré sa véritable nature en essayant de discréditer le commandant en chef pakistanais au travers de la diffusion de télégrammes douteux d’ambassades américaines établissant que celui-ci avait demandé aux États-Unis davantage – et non pas moins – d’attaques de drones ces dernières années.

Depuis le discours d’Obama à West Point, la CIA a utilisé les attaques de drones pour massacrer des civils dans le but de fomenter une guerre civile au Pakistan, et d’amener la division du pays selon les lignes ethniques du Penjab, du Sind, du Baloutchistan et du Pachtounistan. L’objectif géopolitique de tout ceci est mettre fin à la faculté qu’a le Pakistan d’être le couloir énergétique entre l’Iran et la Chine. [Comme par hasard,] Selig Harrison a [récemment] émergé comme un éminent partisan  américain pour la sécession du Baloutchistan.

Depuis le 1er mai, six attaques de drones américains ont fait au moins 42 morts dans la population civile pakistanaise, conduisant celle-ci à une haine frénétique anti-américaine. En réponse, une session commune du parlement pakistanais tenue le 14 mai, a demandé officiellement et à l’unanimité l’arrêt des attaques de missiles américains, et a appelé le gouvernement à couper la route de soutien logistique de l’OTAN vers l’Afghanistan si les attaques continuaient. [14] Alors que la ligne de ravitaillement Karachi-Khyber passant par le col du même nom transporte les deux tiers du ravitaillement des envahisseurs de l’Afghanistan, une telle mesure causerait un véritable chaos parmi les forces de l’OTAN. Tout ceci souligne la folie inhérente consistant à rentrer en conflit ouvert avec le pays par lequel passent vos lignes de ravitaillement.

Les États-Unis veulent utiliser le chef des résistants talibans, le Mollah Omar, contre le Pakistan

Le Département d’État a renoncé à toutes les conditions préalables dans ses négociations avec les résistants talibans en février dernier, et selon le Washington Post, les États-Unis seraient maintenant en train de parlementer avec les envoyés du Mollah Omar, le légendaire leader borgne du conseil de la Quetta-Shura, autrement dit le Haut conseil des résistants talibans. Il paraît évident que les États-Unis offrent aux résistants talibans une alliance contre le Pakistan. Marc Grossman, l’envoyé spécial américain dans la région est hostile au Pakistan, mais au sujet des résistants talibans, on l’a affublé du surnom de « Monsieur Réconciliation ». [15] A l’inverse, certains affirment que les États-Unis veulent assassiner le chef du réseau Haqqani au moyen d’une opération comparable à celle qui a visé Ben Laden. Les Pakistanais sont tout autant déterminés à conserver Haqqani comme allié.

Si la Chine se range derrière le Pakistan, il sera alors tout à fait  envisageable que la Russie s’aligne derrière la Chine. En vue de la prochaine réunion de l’Organisation de coopération de Shanghai le 15 juin, le Président chinois HU s’est félicité des relations Sino-Russes  qu’il décrit comme ayant atteint « un niveau sans précédent, »  et d’un « un intérêt stratégique évident ». Lors d’ une conférence de presse donnée cette semaine, le président Medvedev a été obligé de reconnaître indirectement que le « renouveau » des relations entre les USA et la Russie tant acclamé par Obama se résumait à peu de choses depuis l’annonce du programme US d’implantation de missiles ABM en Roumanie et dans le reste de l’Europe de l’Est, programme si évidemment dirigé contre la Russie, et qui signifie que le traité START n’est plus d’actualité, ce qui réveille le spectre d’une possible nouvelle « Guerre Froide ». Etant donné l’actuel assaut de l’OTAN contre la Libye, Medvedev a déclaré qu’« il n’y aurait pas de résolution de l’ONU contre la Syrie ». Poutine avait raison depuis le début et Medvedev essaie de lui emboîter le pas pour se ménager quelque chance de rester au pouvoir.

Sommes-nous en « Juillet 1914 » ?

La crise qui a mené à la Première Guerre Mondiale a commencé avec l’assassinat [de l'archiduc François-Ferdinand] à Sarajevo le 28 juin 1914, mais la première déclaration de guerre majeure n’eut lieu que le 1er août. Et durant le mois de juillet, une bonne partie de l’opinion publique européenne se réfugia derrière une espèce d’illusion idyllique élégiaque, alors même que la crise mortelle s’amplifiait. Quelque chose de similaire est en train de se produire aujourd’hui. Nombreux sont les citoyens américains qui pensent que la mort supposée de Ben Laden marque la fin de la guerre contre le terrorisme et de la guerre en Afghanistan. C’est le contraire qui se passe, l’opération contre Ben Laden a clairement conduit à une nouvelle situation d’urgence stratégique. Des forces qui s’étaient opposées à la guerre en Irak, de MSNBC aux nombreux libéraux de gauche appuyant le mouvement pour la paix, soutiennent désormais, d’une manière ou d’une autre, l’agression sanglante d’Obama en Libye, voire célèbrent en Obama un va-t-en-guerre finalement plus efficace que la clique Bush-Cheney, auréolé qu’il est de son succès supposé aux dépens de Ben Laden.

En réalité, s’il y a jamais eu un temps pour se mobiliser et stopper toute possibilité d’une nouvelle guerre globale, c’est maintenant !
Webster G. Tarpley

26 mai, 2011

by GeantVert

Traduction GV/Catherine/MecanoBlog (pour la base)

Notes de l’auteur :

http://economictimes.indiatimes.com/news/politics/nation/china-asks-us-to-respect-paks-sovereignty-independence/articleshow/8454577.cms

“China-Pakistan alliance strengthened post bin Laden,” AFP, 15 mai 2011, http://www.sundaytimes.lk/index.php/analysis/7546-china-pakistan-alliance-strengthened-post-bin-laden

http://www.nytimes.com/2011/05/20/world/asia/20pakistan.html?_r=3

http://www.upi.com/Top_News/World-News/2011/05/08/Gilani-China-best-most-trusted-friend/UPI-96101304911435/

http://www.nypost.com/p/news/international/pakistani_pm_regrets_unilateral_GAOWNTpBXGJaJtwzWaZu0K?CMP=OTC-rss&FEEDNAME=

Rowan Scarborough,”U.S. Has Plan to Secure Pakistan Nukes if Country Falls to Taliban, Fox News, 14 mai 2009.

“US ‘To Protect Pakistan,” London Sunday Express, May 15, 2011, http://www.express.co.uk/posts/view/246717/US-to-protect-Pakistan-

http://www.reuters.com/article/2011/05/17/us-pakistan-nato-idUSTRE74G0PS20110517

"US refuses to assure it will not act unilaterally,” http://thenews.jang.com.pk/NewsDetail.aspx?ID=15758

“No US assurance on unilateral ops,” http://nation.com.pk/pakistan-news-newspaper-daily-english-online/Politics/20-May-2011/No-US-assurance-on-unilateral-ops

“Getting leaner and meaner? Army practices blitzkrieg to strike hard at enemy,” Times of India,10 mai 2011, http://articles.timesofindia.indiatimes.com/2011-05-10/india/29527731_1_three-strike-corps-army-and-iaf-transformational

“CIA has created own Taliban to wreak terror havoc on Pakistan, claims Pak paper,” ANI, 12 mai, http://my.news.yahoo.com/cia-created-own-taliban-wreak-terror-havoc-pakistan-091621821.html

“New al-Qaeda chief in North Waziristan,”  19 mai 2011

http://www.msnbc.msn.com/id/43033985/ns/world_news-south_and_central_asia/

http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/asia/afghanistan/8519535/US-steps-up-face-to-face-peace-talks-with-Taliban.html

http://www.reopen911.info/News/2011/05/26/webster-g-tarpley-vers-une-crise-ouverte-entre-les-usa-et-lalliance-chine-pakistan/



1-2 M. K. Bhadrakumar : Les USA insufflent une nouvelle guerre froide.
Il y avait peut-être une différence d’opinion entre le dramaturge grec classique Eschyle et le poète romantique britannique Percy Bysshe Shelley à propos des circonstances de la libération du Titan Prométhée de sa captivité : elle a fait suite à sa réconciliation avec Jupiter – c’est la pensée classique – ou était une rébellion, comme insiste le romantique.

Dans les deux cas, Prométhée a été « délivré ».

Les circonstances exactes de la fin de partie en Irak et en Afghanistan resteront difficiles à formuler, mais il est certain que le résultat sera que les Etats-Unis, lesquels, à l’instar de Prométhée, ont été enchaînés à une montagne où ils ont été quotidiennement punis par l’aigle de Jupiter et enduré une immense souffrance, sont « délivrés » et rendus à la vie normale.

Pour Prométhée, cela s’est produit comme un moment existentiel et, lorsque Hercules est arrivé pour le délier, il a tellement été soulagé par cette liberté « si longtemps désirée/si longtemps tardive » qu’il a promis à son amour « nous nous assoirons et causerons temps et changement/comment le monde décline et s’écoule, sans que nous changions nous-mêmes ».

Les Etats-Unis, aussi, reparaissent « inchangés ». Il y a un tourbillon d’activité, comme pour rattraper le temps perdu : l’intervention militaire « unilatérale » en Libye ; le déploiement d’une escadre de F-16 en Pologne ; l’établissement de bases militaires en Roumanie ; la ressuscitation des plans de l’ère de George W. Bush pour l’établissement d’un bouclier antimissile étasunien en Europe Centrale ; la reprise de l’entente cordiale entre les « nouveaux européens » ; la menace d’une « intervention humanitaire » en Syrie ; La reprise des discussions en vue d’une action militaire contre l’Iran ; la campagne pour une présence militaire à long terme en Irak et en Afghanistan ; la montée en régime de l’expansion de l’OTAN en Asie Centrale ; la violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Pakistan ; la menace d’un « changement de régime » au Sri Lanka ; et, l’annonce, le week-end dernier, du déploiement de navires de combat légers à Singapour.

Tout cela s’est produit en l’espace de 100 jours. Il était pratiquement inévitable que le grand jeu de la Caspienne soit également ravivé. Après l’hibernation inexpliquée au cours de la période qui a suivi la fin de la présidence Bush, début 2009, Richard Morningstar, l’envoyé spécial des Etats-Unis pour l’énergie eurasienne, est retourné dans l’arène.

Si son témoignage, lors de l’audition devant la Commission des Affaires Etrangères de la Chambre des Représentants, la semaine dernière, contenait un seul message, il était le suivant : la stratégie énergétique eurasienne des Etats-Unis reste « inchangée » dans son programme central, c’est à dire, défier le potentiel de la Russie à se servir de ses vastes réserves en tant qu’exportateur d’énergie pour réapparaître comme une grande puissance sur la scène mondiale.

La rhétorique de la guerre froide ressurgit

Lors de cette même audition parlementaire, l’agenda géopolitique de la stratégie énergétique eurasienne des Etats-Unis a été formulé avec un franc-parler caractéristique par l’expert réputé sur la Russie, Ariel Cohen. Il n’y a peut-être sans doute rien de remarquablement nouveau dans la thèse de Cohen à propos de « l’agenda expansionniste » de la Russie, reflété par sa politique énergétique, mais cela mérite néanmoins d’être répété à travers le prisme du témoignage de Morningstar (les normes de la pratique diplomatique ont contraint ce dernier à retenir toute critique directe de la Russie, avec laquelle l’administration Obama est actuellement engagée dans une « réinitialisation » [reset]) :

· Le Kremlin considère l’énergie comme un outil lui permettant de poursuivre une politique étrangère affirmée.

· Le niveau de dépendance de l’Europe vis-à-vis de la Russie en matière d’énergie est beaucoup trop élevé.

· La Russie essaye d’exclure les Etats-Unis des marchés énergétiques d’Asie Centrale et de la Caspienne.

· La Russie se sert de l’énergie pour « re-séduire » l’Inde, l’Asie du Sud-Est, le Moyen-Orient et l’Amérique Latine.

· La Russie force ses voisins à piloter leurs exportations d’énergie en passant par son système de pipelines.

· L’absence d’une « séparation constitutionnelle de la justice et du pouvoir » bloque l’entrée des sociétés occidentales dans le secteur énergétique russe.

· La Russie reste désintéressée à développer des liens énergétiques avec les Etats-Unis.

Cohen a formulé franchement cette géopolitique. En premier, il est prévu que la demande européenne en énergie continuera d’augmenter, ce qui entraînera de sérieuses conséquences pour les liens entre Moscou et l’Europe.

Le fait est que les Etats-Unis redoutent que Moscou exploite ces liens énergétiques croissants pour stabiliser ses relations avec les pays d’Europe de l’Ouest et que cela pourrait affaiblir l’esprit euro-atlantique et relâcher progressivement le leadership transatlantique des Etats-Unis.

Deuxièmement, l’Allemagne a pris la décision stratégique d’abandonner l’énergie nucléaire et, à la place, d’accroître ses importations énergétiques depuis la Russie. Du point de vue des USA, des liens russo-allemands croissants n’ont pas seulement une résonance historique de très grande importance pour la sécurité européenne, mais ils pourraient finir par affaiblir l’unité européenne et les fondements-mêmes de l’OTAN, que les USA commandent comme instrument principal pour la poursuite de leurs stratégies globales. 

Troisièmement, la Russie aspire à passer du rôle d’exportateur d’énergie vers l’Europe à une participation dans le système de distribution de l’énergie du continent, ainsi que dans son commerce de détail. L’Europe pourrait finir par « être confrontée à des choix difficiles entre le coût et la stabilité de ses approvisionnements énergétiques et se mettre du côté des Etats-Unis sur les questions clés ».

Inversement, voici ce que Cohen anticipe : « Tandis que le prix du pétrole grimpe, on peut sûrement s’attendre à la réapparition de l'audace de la Russie ». Quel genre d’audace ? En termes géopolitiques, cela signifie une Russie plus affirmée dans la politique mondiale. Cohen a également mentionné l’Inde plus d’une fois, comme perspective inquiétante pour les Etats-Unis.

Lignes de démarcation en Asie du Sud

Avant tout, des pays comme l’Inde, où les Etats-Unis espèrent pouvoir s’ancrer en tant que partenaire stratégique, pourraient choisir d’être autonomes ou « non-alignés », si la Russie réussit à développer des liens énergétiques plus forts avec eux. En ce qui concerne l’Inde en particulier, les implications sont considérables puisque la stratégie étasunienne dans la région Asie-Pacifique et leur politique d’isolement envers la Chine se trouveraient sérieusement débilitées si Delhi décidait de ne pas y participer.

Chose intéressante, Cohen fait intervenir la Syrie dans ce contexte. Il soutient que la Russie « cherchait à se réengager dans un équilibre de pouvoir vieux de plusieurs siècles au Moyen-Orient », et la Syrie – comme l’Inde dans la région Asie-pacifique – est essentielle, raison pour laquelle Moscou reconstruit ses bases navales de Tartous et de Latakieh et y « achemine des armes modernes » - comme elle le fait avec l’Inde.

 

Quatrièmement, la Russie pousse l’Organisation de la Coopération de Shanghai (OCS) à être une chasse gardée exclusive, afin de laisser les Etats-Unis hors de portée, notamment, du club énergétique de ce groupe. L’OCS comprend la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizstan, la Russie, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan.

Que l’OCS se prépare à admettre l’Inde et le Pakistan comme membres à part entière et l’Afghanistan comme observateur fait enrager les Etats-Unis. Jusqu’à présent, les USA comptaient sur les réserves de la Russie et de la Chine vis-à-vis de l’adhésion du Pakistan et de l’Inde, mais le fait que Moscou et Pékin aient revu leur position à cet égard a tiré la sonnette d’alarme à Washington.

Moscou est en train de déborder les Etats-Unis en construisant rapidement des liens avec le Pakistan. Un vecteur crucial dans cette relation qui s’accélère est la coopération en matière d’énergie. Moscou a commencé à discuter avec le Pakistan des détails pratiques de sa participation dans le projet du gazoduc TAPI (Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde).

Ces pays restaurent leurs liens aériens, ils ont tenu deux réunions au sommet en l’espace d’un an et ont commencé à coordonner étroitement leur approche à la stabilisation de l’Afghanistan (ce qui fait partie intégrante de la mise en œuvre du TAPI). Incidemment, le représentant spécial de la Russie pour l’Afghanistan, Zamir Kabulov (l’as des as du Kremlin sur l’Afghanistan), s’est rendu à Islamabad la semaine dernière pour des entretiens approfondis.

La portée de l’approche russe est d’accroître l’autonomie stratégique du Pakistan afin qu’il puisse résister aux intimidations de Washington. Et Moscou estime que le Pakistan est chaud pour rendre la pareille. Ainsi que l’éminent spécialiste russe de l’Asie du Sud, Andrei Volodin, l’a écrit la semaine dernière, « La visite d[u Président pakistanais] Asif Zardari en Russie a montré que le Pakistan est en train de diversifier activement ses liens économiques avec l’étranger et sa politique étrangère. Cette attitude est bien accueillie par l’allié principal et indéfectible du Pakistan, la Chine, qui poursuit une politique d’ "isolement inversé en douceur" de l’Amérique en Asie, y compris au Pakistan. »

Fini le rêve d’un pipeline turkmène !

Donc, l’initiative russo-chinoise d’incorporer le Pakistan et l’Inde comme membres à part entière de l’OCS entretient la perspective d’asséner un coup dévastateur à la stratégie étasunienne de pouvoir « s’ancrer » en Asie. Le fondement du quadrillage énergétique régional, puisant dans les réserves énergétiques du Turkménistan, confère un caractère profond à cette matrice.

 

Le fait est que les Etats-Unis ont toujours dit qu’ils étaient favorables au TAPI, mais leur véritable intérêt se trouvait dans ce que l’on appelle le Corridor Sud pour transporter l’énergie turkmène vers l’Europe occidentale, afin de réduire la domination russe sur le marché européen.

La Russie fait d’une pierre deux coups. En détournant le gaz turkmène vers les énormes goinfres d’Asie du Sud – l’Inde est potentiellement l’un des deux ou trois futurs plus gros consommateurs d’énergie dans les décennies à venir – Moscou sape, d’un côté, la stratégie énergétique eurasienne des Etats-Unis consistant à évacuer le gaz vers l’Europe, tout en maintenant simultanément sa position dominante sur le marché énergétique européen qui aurait pu être défiée par le gaz turkmène.

Depuis le début, le gros point d’interrogation sur le TAPI était double. D’abord, il y avait un doute concernant les réserves énergétiques du Turkménistan. Cependant, la confirmation par le cabinet d’audit Gaffney, Cline & Associates, la semaine dernière, que le Turkménistan était assis sur le deuxième plus gros champ gazier du monde – le Yolatan Sud – a complètement changé la donne. (Le Président afghan Hamid Karzaï s’est envolé à toute vitesse vers Achgabat dès qu’il a eu vent de cette information.) Le vaste champ gazier de Yolatan Sud couvre une surface d’environ 3.500 kilomètres carrés – plus grande que le Luxembourg – et, ainsi que l’a formulé un des directeurs de l’auditeur britannique, « le champ de Yolatan Sud est tellement grand qu’il peut accueillir plusieurs développements en parallèle. »

Bref, le Turkménistan a la capacité prouvée de répondre aux besoins énergétiques de la Chine, de l’Inde et du Pakistan pour de nombreuses décennies à venir, et il lui resterait encore des surplus à exporter vers la Russie. Cette perspective est un choc pour la stratégie étasunienne, si se réalise finalement ce que l’on appelle « le club énergétique de l’OCS », une idée lancée en 2005, un peu en avance, par l’ancien président russe, Vladimir Poutine.

Par conséquent, tout ce qui suit a également une « dimension énergétique » immensément importante : les diplomaties énergiques russe et chinoise déployées sur le Pakistan, en vue d’encourager celui-ci à changer de paradigme dans sa politique afghane ; l’impatience croissante des Etats-Unis vis-à-vis de « l’esprit récalcitrant » du Pakistan ; l’enthousiasme de l’OCS a être impliquée dans la stabilisation de l’Afghanistan ; l’insistance des Etats-Unis sur le fait qu’ils doivent avoir des négociations directes avec les Taliban plutôt qu’à travers un processus de paix « mené par les Afghans » ; la pression exercée par Washington en vue d’établir une présence militaire à long terme en Afghanistan ; la précipitation de la Russie et de la Chine à faire monter à bord l’Inde et le Pakistan en tant que membres de l’OCS ; les ouvertures des Etats-Unis en direction de l’Inde, avec un partenariat que le Secrétaire US à la Défense Robert Gates a décrit, la semaine dernière dans un discours prononcé à Singapour lors d’une réunion régionale de ministres de la défense (dont les ministres chinois, russe et indien), comme étant le « pilier indispensable de la stabilité en Asie du Sud et au-delà » ; et, l’affirmation de Gates de l’engagement des Etats-Unis à une présence militaire « forte » et « accrue » en Asie, en particulier dans le Détroit de Malacca.

Cohen est un expert sur la Russie, mais il a mentionné l’Asie Centrale plus d’une fois lors de son audition parlementaire et il a porté ostensiblement l’attention des parlementaires américains sur le fait que la Russie essayait de « faire sortir les Etats-Unis d’Asie Centrale » et qu’elle « limitait avec succès la participation étasunienne dans les nouveaux projets énergétiques de la Caspienne, l’excluant du club énergétique de l’OCS ».

Isoler la superpuissance de l’énergie

Dans son audition parlementaire, l’ambassadeur Morningstar est resté dans le décorum diplomatique et a nettement éludé la géopolitique, s’attachant à une présentation détaillée de la stratégie énergétique eurasienne des Etats-Unis, qu’il a présentée comme un mélange de continuité de l’ère de George W. Bush, imprégnée des nouvelles réalités. Les principaux vecteurs de la stratégie étasunienne peuvent être identifiés ainsi :

· L’intention des USA d’être profondément impliqués dans la sécurité énergétique européenne n’est jamais mise en doute, puisque «  ’Europe est notre partenaire sur un certain nombre de questions globales, de l’Afghanistan à la Libye et au Moyen-Orient, et des droits de l’homme au libre échange

· Les Etats-Unis travailleront pour la « diversification du mix énergétique » de l’Europe, tant en termes de sources d’approvisionnement et de voies de transport que de diversité des consommateurs, tout ceci avec une focalisation sur les technologies alternatives et renouvelables et autres technologies d’énergie propre, ainsi qu’une efficacité énergétique accrue». (Les Etats-Unis pénètrent le marché européen comme gros exportateur de gaz de schiste, concurrençant le gaz naturel russe.)

· L’objectif des Etats-Unis est d’encourager l’Europe à développer une « stratégie énergétique équilibrée et diversifiée avec de multiples sources d’énergie et de multiple voies d’approvisionnements vers son marché ». (Comprendre : réduire la dépendance vis-à-vis de la Russie, qui fournit actuellement un-tiers des besoins énergétiques de l’Europe.)

· Les Etats-Unis encourageront et aideront les pays d’Asie Centrale et de la Caspienne à « trouver de nouvelles routes vers ces marchés ». (Comprendre : contourner le territoire et les pipelines russes.)

· Les Etats-Unis pousseront à la privatisation du secteur de l’énergie et, à cette fin, ils « créeront le cadre politique » dans l’espace post-soviétique, au sein duquel « les entreprises et les projets commerciaux peuvent prospérer ».

· L’engagement de l’administration Obama à ce que l’on appelle le Corridor Sud – pour acheminer le gaz naturel de la Caspienne vers l’Europe via Turquie et « potentiellement d’autres sources [d’énergie] au-delà des frontières européennes du sud-est » - est identique à l’engagement des précédentes administrations US de Bill Clinton et de Bush. Les Etats-Unis encourageront activement les trois consortiums européens de pipelines – les groupes Nabucco, ITGI et TAP – et sont « confiants dans le fait qu’un Corridor Sud commercialement viable sera réalisé. Les décisions d’investissement pour rendre cela possible devraient seront prises d’ici à la fin de l’année. »
· Washington porte une attention particulière pour encourager le Turkménistan à devenir un fournisseur majeur de gaz pour l’Europe via le Corridor Sud.

· Les Etats-Unis soutiendront l’intégration des Etats Baltes dans le marché énergétique européen, afin que ceux-ci ne restent pas vulnérables aux approvisionnements et/ou à la pression politique russes.

· Les Etats-Unis défieront les efforts de la Russie à obtenir un monopole sur le secteur énergétique de l’Ukraine.

· L’Europe devrait développer un marché unique de l’énergie afin que la sorte de relations bilatérales qui se développent entre l’Allemagne et la Russie, l’Italie et la Russie ou la France et la Russie ne se réalisent pas.

· L’Europe devrait se focaliser plus sur le développement de gaz de schiste, qui peut être un substitut au gaz russe.

· L’Europe devrait prendre des initiatives pour « séparer les fonctions de distribution et d’approvisionnement des entreprises d’énergie » afin que les efforts de la société russe monstre Gazprom pour pénétrer les activités en aval puissent être bloquées.

C’est le cœur du continent eurasien, idiot !

La stratégie énergétique eurasienne des USA est presque entièrement conçue pour « contenir » le rôle prééminent de la Russie de fournisseur d’énergie pour l’Europe et sa vaste influence sur les pays producteurs d’énergie d’Asie Centrale et de la Caspienne. Cohen a parlé du futur rôle de l’OTAN qui assurera la sécurité des pipelines non-russes, mais il n’est pas surprenant que Morningstar n’ait pas creusé cette idée controversée, qui a été soulevée en premier par l’administration Bush. Ce qui est du plus grand intérêt est que Morningstar n’a pas dit un seul mot sur la possibilité que le Turkménistan ou la région d’Asie Centrale approvisionne en énergie la région de l’Asie du Sud, bien que les diplomates étasuniens qui se rendent à Delhi prétendent infailliblement avoir un vif intérêt dans le TAPI. Ce qui émerge est que les Etats-Unis sont focalisés à 100% sur la sécurité énergétique de l’Europe – comment développer ses approvisionnements depuis la Caspienne, l’Asie Centrale et les régions moyen-orientales – et ils disent être favorables au TAPI.

Il est clair que la réunion au sommet de l’OCS, programmée pour se tenir au Kazakhstan la semaine prochaine, devient une occasion historique pour la géopolitique de l’énergie. Les auditions parlementaires américaines de la semaine dernière ont été opportunes. Les Etats-Unis appréhendent un changement de paradigme dans la dynamique de la puissance de l’Asie. Jusqu’à présent, les probabilités s’accumulent fortement contre les Etats-Unis, alors que la Russie et la Chine redessinent leur politique en Asie du Sud, laquelle a pour but d’harmoniser leurs liens avec le Pakistan et l’Inde au sein du parapluie de l’OCS.

Un des plus grands spécialistes chinois, Yan Xuetong, le directeur de l’Institut des Etudes Internationales de l’Université de Tsinghua, a déclaré lors d’un récent séminaire de l’Institut des Etudes Asie-pacifique, une branche de l’Académie Chinoise des Sciences Sociales :

 Si nous pouvons établir des relations avec nos voisins comme nous le faisons avec les pays de l’OCS, nous parviendrons à accélérer la cadence. La création de l’OCS dans les années 90 a été largement reconnue comme l’un des coups diplomatiques les plus réussis de la Chine. Le but de la création de l’OCS est de défier l’objectif stratégique américain d’étendre la brèche militaire [qu’ils ont ouverte] en Asie Centrale.

 Elle [l’OCS] a mis à mal l’intention de l’Amérique de faire de l’Asie Centrale sa sphère d’influence militaire. Avec l’OCS, les relations de la Chine avec les pays de la région ont été largement améliorées. Afin d’établir des relations du type OCS avec ses voisins, la Chine doit […] établir des partenariats stratégiques infaillibles avec eux. Sinon, il sera impossible pour la Chine d’avoir plus et de meilleures relations amicales internationales que l’Amérique.

En effet, la fin de partie en Afghanistan inspire les diverses pistes de la géopolitique de l’Eurasie, de l’Asie Centrale et de l’Asie du Sud, dont certaines, qui sont parfois dormantes, parfois visibles ou pas si visibles, commencent à converger. Mais le point central est l’Eurasie.

En effet, Sir Halford John Mackinder (1861-1947), le grand géographe britannique et diplomate expert, qui est considéré comme l’un des pères fondateurs des sujets ésotériques de la géopolitique et de la géostratégie, a basé sa célèbre théorie du Cœur des continents en partant du principe que l’Eurasie reste le cœur de la politique internationale. Curieusement, lorsque Prométhée a eu le foie dévoré quotidiennement par l’aigle de Jupiter – lequel se régénérait la nuit –, il était également enchaîné à un rocher dans le Caucase.

M. K. Bhadrakumar

M K Bhadrakumar a servi en tant que diplomate de carrière dans les services extérieurs indiens pendant plus de 29 ans. Ses affectations incluent l'Union Sovétique, la Corée du Sud, le Sri Lanka, l'Allemagne, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Ouzbékistan, le Koweït et la Turquie.
Traduction [JFG-QuestionsCritiques].

Asia Times Online, le 10 juin 2011
article original : "US breathes life into a new cold war"
http://atimes.com/atimes/Central_Asia/MF07Ag01.html

http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/M_K_Bhadrakumar/Etats-Unis_Russie_guerre_froide_strategie_energetique_Asie_Centrale_100611.htm


n°68 - Dossier de Pakistan - 19-06 – Fin - : Nous venons de vivre des journées de grands progrès vers la civilisation. Ou pas ?


n°68 - Dossier de Pakistan  -  19-06 – Fin  - : Nous venons de vivre des journées de grands progrès vers la civilisation. Ou pas ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.

n°68 - 19-06

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier de Pakistan" est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :

3 Annexe

3-1 Bill Van Auken : Les guerres sans fin de Washington.

4 Histoire guerière des USA

4-1Les guerres des USA dans le monde 


2 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1 Manlio Dinucci : La montre des dépenses militaires.
Rubrique :  L’art de la guerre

Imaginez que vous avez au poignet une montre digitale qui n’indiquerait pas seulement les minutes et les heures, mais les chiffres des dépenses militaires de minute en minute et d’heure en heure. Vous pouvez ainsi voir qu’en Italie on dépense en argent public, dans le secteur militaire, plus de 50mille euros à la minute, 3 millions à l’heure, 76 millions par jour. Ce qui équivaut à environ 27 milliards d’euros (38 milliards de dollars) en une année. La montre est réglée sur les dernières données du Sipri (le réputé institut international dont le siège est à Stokolm), relatives à la dépense militaire de 2010. On peut voir la dépense mondiale sur un autre cadran : on dépense dans le monde à des fins militaires plus de 3 millions de dollars par minute, 186 millions par heure, 4,5 milliards par jour. Ce qui équivaut à 1.630 milliards de dollars en une année. Calculée nette d’inflation, la dépense militaire mondiale en 2010 dépasse de 50% celle de 2001. Dans le classement des pays qui dépensent le plus, les Etats-Unis se trouvent nettement au premier rang avec environ 700 milliards de dollars annuels, équivalant à 43% de la dépense mondiale. Suivent la Chine, la Grande-Bretagne, la France, la Russie, le Japon, l’Arabie Saoudite, l’Allemagne, l’Inde et l’Italie. Ces dix pays totalisent les trois quarts de la dépense  militaire globale des 171 pays recensés par le Sipri. Toutes ces données peuvent se lire sur la montre spéciale, que tout gouvernant devrait porter au poignet.

Le premier exemplaire de ces montres (avec gravé sur le boîtier en or massif « God Don’t Bless America ») devrait être donné au président des Etats-Unis pour lui rappeler que, si en 2010 la dépense militaire mondiale a augmenté en termes réels de 20 milliards de dollars par rapport à 2009, ceci est dû presque entièrement à la croissance de la dépense militaire étasunienne. Si une telle somme avait été épargnée, on aurait pu recueillir les 20 milliards de dollars qu’Obama et les autres leaders, au Summit G8 de L’Aquila en 2009, avaient promis mais jamais donnés, pour combattre la faim dont est victime dans le monde plus d’un milliard de personnes.

En Italie, c’est avant tout le président de la république, le président du conseil et les membres du gouvernement qui devraient recevoir la montre, dans une série spéciale dédiée au centenaire de la première guerre de Libye (le 5 octobre 1911 les troupes italiennes débarquèrent à Tripoli, NdT), particulièrement significatif aujourd’hui alors que l’Italie est engagée dans la seconde guerre coloniale en Libye. Cette même montre, avec gravé sur le boîtier « Souviens-toi que l’Italie répudie la guerre » (Article 11 de la Constitution italienne : « L’Italie répudie la guerre comme mode de solution des controverses internationales », NdT), devrait être donnée aussi aux parlementaires. En particulier aux rangs bipartisans qui attribuent cette année 800 millions d’euros d’argent public pour la guerre en Afghanistan (après y avoir déjà dépensé plus de 3 milliards), auxquels s’ajoutent plus de 100 millions par mois pour la guerre de Libye. Ce serait bien que cette montre soit aussi portée par les hommes politiques et les syndicalistes qui, tandis qu’ils se plaignent de la pression fiscale et de la rareté des fonds pour les dépenses sociales, oublient que chaque année l’Italie dépense dans le militaire l’équivalent d’une grosse loi de finances et qu’on trouverait les sous pour les dépenses sociales si on avait la volonté de réduire la dépense militaire.

Ce serait important que tous les citoyens portent cette montre. Ils verraient ainsi que la dépense militaire d’une seule journée équivaut aux salaires annuels bruts de 3 mille enseignants ou autres travailleurs. Et ayant vu «quelle dépense il est», ils diraient qu’il est temps d’en finir.

Manlio Dinucci

Edition de mardi 17 mai 2011 de

il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio
http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20110517/manip2pg/14/manip2pz/303302/


2-2 Robert Bibeau : Grandeurs et Déchéance des «Conspirationnistes».

BILDERBERG vous observe !  Observez-vous BILDERBERG ?

Deux fois sur le métier remettez votre ouvrage (1). Il y a quelques mois le blogue Infowars, s’inspirant de la revue The Economist a donné une poussée d’adrénaline aux « conspirationnistes » et aux théoriciens du complot universel.

Dans un article signé Steve Watson, Infowars annonçait avoir découvert le centre dirigeant « secret » du nouveau gouvernement mondial, de la superclasse des   « globocrates », rien de moins. À notre insu, cette « élite cosmopolite » mondiale serait à mettre au point l’histoire future de l’humanité sans nous le dire, sans nous consulter, sans même nous demander de voter ! Pourtant, cette conspiration mondiale nous concerne tous.

C’est pourquoi, après avoir longuement hésité, nous prenons la responsabilité de vous dévoiler ce « secret » éventé.

« Un article plutôt étrange dans The Economist d'aujourd'hui parle de cette structure de pouvoir, et loin de la considérer comme une théorie du complot, réaffirme simplement le fait que « l'élite cosmopolite » se réunit lors de ces rassemblements et clubs secrets pour façonner le monde dans lequel la « superclasse » désire vivre. » (2).

Est-il utile de revenir à la charge contre la manie « conspirationniste » et les thuriféraires des mystérieux Clubs secrets qui, comme chacun sait, dirigent la planète ? Vous connaissez déjà plusieurs de ces organisations « secrètes et mystérieuses » dont les Francs Maçons, l’Opus Dei, la Cosa Nostra, la mafia, la CIA et le Mossad sont des franchisés ?

Vous aviez cru que j’oublierais le lobby sioniste mondial et l’AIPAC, le côté sombre de la force et l’Étoile noire, BILDERBERG, le Council on Foreign Relations, la Commission trilatérale et le Carnegie Endowment ? Vous vous trompiez, je sais que tout origine de là, selon la mystique conspirationniste.

Comprenons-nous bien. Je ne réfute ni ne méprise ici ces gens qui se questionnent à bon droit à propos de l’incohérence des multiples versions officielles de certains faits troublants. L’assassinat extra judiciaire d’Oussama Ben Laden, pour lequel le récit de la Maison Blanche a changé à quelques reprises en moins de quarante huit heures, est certainement un cas d’espèce qui mérite notre suspicion. Qu’avaient-ils donc à cacher pour ainsi mentir de façon répétée (3) ?

En société impérialiste, deux classes sociales internationalistes s’affrontent et forgent l’histoire. La classe du grand capital (et ses hommes politiques à leur solde) gère l’économie et la politique et trace les événements au jour le jour par leurs guerres de rapine, leurs exportations de capital financier, leurs spéculations boursières, leurs délocalisations industrielles et l’exploitation quotidienne des autres classes sociales.

Dans chaque pays impérialiste, de temps à autre la classe capitaliste, divisée entre ses différentes factions concurrentes (financière, services et communication, foncière, commerciale et industrielle) demande à la population de choisir quelle section de leur classe aura le privilège de gérer l’État national, de légiférer, d’administrer la justice, les forces répressives et les immenses budgets et ainsi d’enrichir en priorité son segment particulier par rapport aux autres segments de leur classe ; ce sont les campagnes électorales dites « démocratiques » dont les opportunistes, les gauchistes et les sociaux-démocrates de tout poil sont si friands.

Tout cela concourt à tracer les marques de l’histoire sur le paysage urbain et rural. Chaque jour la classe ouvrière et ses alliés (travailleurs des services et des municipalités, travailleurs des communications, étudiants, retraités, agriculteurs, artisans) marquent l’histoire par ses résistances sur le front économique, ses grèves, ses manifestations, et par moment, par ses batailles sur le front politique, ses révoltes et ses insurrections qui tournent parfois à la révolution avortée ou victorieuse, c’est selon (4).

La petite-bourgeoisie, particulièrement son contingent intellectuel, observe l’action de ces deux classes antagonistes, décrit et analyse ces mouvements mais n’en constitue jamais le moteur, ni même l’acteur principal. De cette praxis passive de la petite-bourgeoisie surgissent ses tendances  « conspirationnistes » sur lesquelles je reviendrai dans quelques instants.

Auparavant, j’aimerais présenter davantage cet acteur secondaire de la scène historique et politique. La petite-bourgeoisie, particulièrement son segment intellectuel, renie ses intérêts de classe et vend ses services au grand capital. La petite-bourgeoisie a pour mission soit d’amuser et de distraire le peuple de sa misère ; soit de tout assombrir, de forger des leurres, d’imaginer des contes d’horreur, de mystifier, d’argumenter, de désinformer, d’occulter, de psamoldier des cantiques à la gloire des riches et d’expliquer aux révoltés l’immense puissance de leurs seigneurs invincibles (la super classe – l’élite cosmopolite – les globocrates dont nous discourions auparavant !), omnipuissants et omniscients.

La petite-bourgeoisie culpabilise le peuple aussi pour son ingratitude, sa mesquinerie, son ignorance, sa bâtardise, sa couardise, sa paresse, sa désobéissance civile et ses révoltes « injustifiées », et surtout ses soulèvements  inutiles et futiles. Voilà le grand objectif de la mystification «conspirationniste».

Pour sa peine cette couche sociale (la petite-bourgeoisie frustrée) reçoit honneur, salaires plantureux, postes prestigieux et gloire médiatique éphémère… jusqu'à ce que la crise économique s’abatte sur elle et qu’elle amorce un processus de paupérisation accélérée, de quoi la terrifier… (vous questionnerez la petite-bourgeoisie d’Argentine). Ce sont les stars des médias, les idéologues patentés des think tanks bien pensants, certains professeurs d’universités, comme la star américaine de « gauche », l’anarchiste Noam Chomsky, les chercheurs et les experts de tout poil qui meublent nos heures d’écoute de leur babillage feutré (5).

Un autre segment de cette classe sociale renie également ses intérêts de classe pour se mettre au service de la classe ouvrière. Ici, pas de salaires indécents, ni de gloire même passagère ; l’adversité est assurée et les week-ends ne se passent jamais sur le voilier de Bolloré.

Pour la première catégorie de ces « bobos », ce ne sont jamais « les classes sociales » (un concept démodé depuis la fin de l’histoire !), ce ne sont jamais les peuples, ni même les nations, encore moins les ouvriers qui forgent l’historicité mais un état major secret, transnational, formé d’une élite, une superclasse « globocrate » immensément riche et puissante, aux intérêts harmonieux, complaisants qui décide bon an mal an de tout ce qui se passe sur la planète. Une révolte éclate en Égypte, le Pentagone avait tout prévu et manipule les blogueurs en sous-main, de même en Tunisie, en Syrie ou en Libye (le porte-avion Abraham Lincoln était parti dans la mauvaise direction vers la Mer D’Oman, qu’à cela ne tienne, la conspiration patentée est tout de même accréditée). Les événements du 9/11 ont été une vaste conspiration pour justifier des guerres de rapine contre l’Irak, l’Afghanistan et voter le Patriot Act. etc.

La revue The Economist adore ces propagandistes qui colportent de telles idées sur la puissance invincible de ces financiers et l'impossibilité pour les peuples du monde de se libérer puisque même les libérateurs font secrètement partie de la conspiration. The Economist les nourrit régulièrement de ragots afin d’alimenter leur fantasme et leur propagande débridée.

« L'article (The Economist) décrit le BILDERBERG comme « une conspiration malfaisante ayant comme objectif la domination du monde », et affirme ensuite que oui effectivement, le groupe maîtrise réellement les événements de ce monde. » (6) (Il ne semble pas contrôler les événements de l'au-delà !  NDLR).

Comprenez-moi bien. À n’en pas douter toutes ces organisations et ces clubs sélects existent réellement et s’activent à poursuivre leurs destinées maléfiques mais ils ne parviennent pas à diriger mécaniquement le monde et à orienter durablement le cours de l’histoire. Pourquoi ? L’histoire de l’humanité est jalonnée de secrets, de complots, de collusions et de conspirations, mais aussi de trahisons, de retournements d’alliances, d’abnégations, d’héroïsme, d’insurrections et de révolutions parfois avortées, parfois victorieuses, mais toujours incontrôlées et incontrôlables par ces protagonistes.

Le système économique impérialiste est un mode anarchique de production et de commercialisation des marchandises et des services et il est totalement faux de prétendre qu’un Club élitiste de « globocrates » aurait planifié la crise financière de 2008, ou qu’il planifiera le prochain Crash boursier.

« Bien entendu, toute personne qui suit de près l'activité de ces groupes d'élite vous dira qu'ils n'ont pas été tout à fait pris au dépourvu et étaient pleinement conscients du fait que la crise était soigneusement préparée en 2006. » (8).

Que des économistes aient prédit dans un avenir quelconque que le système boursier spéculatif érigé sur des prêts hypothécaires – subprimes – non solvables et sur la fraude d’une pyramide boursière à la Ponzi illégale et illégitime allait s’effondrer d’un jour à l’autre, ça oui, c’est totalement véridique.

D’ailleurs, ils furent nombreux à le prédire et ils sont encore nombreux à prédire la prochaine crise puisqu’ils traînent encore 260 000 milliards de dollars de ces produits dérivés (actifs fictifs non adossés à des valeurs réelles) en circulation sur les bourses du monde (9).

Serons-nous accusé d’être associé à BILDERBERG puisque nous annonçons aujourd’hui en primeur, sans l’ombre d’un doute, qu’il y aura une prochaine crise économique mondiale plus sérieuse encore que celle de 2008, qui sera suivie d’une autre crise économique encore plus grave… L’impérialisme c’est la crise, l’impérialisme c’est la guerre. Un révolutionnaire l’a écrit il y a un siècle et chaque jour l’histoire lui donne raison. Cela fait-il de lui le chef des «conspirationnistes » ? Évidemment non.

La prochaine crise économique ne sera pas la conséquence d’une conspiration ourdie et planifiée par BILDERBERG mais le simple résultat des lois capitalistes de la recherche du profit maximum et de la baisse tendancielle des taux de profit qui a toujours réglé le développement de l’économie impérialiste anarchique depuis son origine et il en sera ainsi jusqu'à la déchéance de ce système économique  anarchique.

Je vous rassure tout de suite, le 11 septembre a bien eu lieu et trois gratte-ciel se sont effectivement effondrés à New-York ! L’enquête gouvernementale américaine sur ces événements a été bâclée et c’est troublant de constater que ceux qui devaient éclairer les Américains sur ces événements ne l’ont pas fait. Nous ne savons pas pourquoi ils ont manqué à leur devoir, et nous savons aussi que les autorités américaines ont exécuter Ben Laden récemment afin de s’assurer que nous ne saurions jamais « la vérité vraie » sur ces événements. De là à penser que Georges W. Bush a été assez malin pour exterminer quelques milliers d’Américains pour ensuite se retourner et imposer le Patriot Act et se lancer en guerre au Moyen-Orient, voilà un pas que nous refusons de franchir.

Pour deux raisons ; la première étant qu’un tel complot avec tout ce que cela suppose de complicités, de témoins, de faux-coucheurs, de parasites trop heureux de faire du fric en racontant tout de la conspiration nous détermine à penser que même Bush savait qu’un tel complot serait vite éventé. La deuxième raison en est, et n’en déplaise aux « conspirationnistes », Georges W. Bush et l’Amérique des riches n’avaient absolument pas besoin des événements du 9/11 pour se lancer en guerre contre l’Afghanistan. Ils l’ont prouvé lors des deux attaques contre l’Irak de Saddam Hussein ; dans l’attaque contre la Libye et un président américain le prouvera éventuellement lors d’une guerre contre l’Iran.

Les États-Unis ont envahi vingt sept (27) pays depuis les années cinquante environ et n’ont pas pour autant détruit une partie de leurs infrastructures civiles pour justifier chacune de ces agressions. Les « conspirationnistes » mettent l'accent uniquement sur un versant de la contradiction inter- impérialistes et de la contradiction capital contre travail et nient qu'une contradiction dialectique se nourrit de la convergence de nombreuses forces divergentes (vieilles puissances impérialistes vis-à-vis puissances impérialistes montantes, repartage des marchés et des sources de matières premières, collusion pour réprimer les révoltes populaires, et ouvrières, etc.).

Les riches qui financent ou dirigent ces comités, organisations et officines pseudo secrètes sont à la fois complices entre eux, et en cela ils tentent de se coordonner pour agresser les peuples, leurs ennemis, mais ils sont tout aussi puissamment adversaires, et en cela ils s’entretuent ou se trahissent chaque fois que l’un d’entre eux espère gagner du pouvoir, de la puissance et du capital, arracher des marchés à son concurrent ou s’approprier de nouvelles sources de matières premières. Les classes sociales, les peuples et les nations ne suivent pas docilement le scénario qu’on leur assigne et les penseurs des think tanks de la superclasse des « globocrates » de BILDERBERG savent très bien que l’on ne peut prédire ce que fera une foule d’ouvriers ou de va-nu-pieds une fois lancée contre la citadelle du pouvoir.

La guerre civile au Liban a entraîné la création du Hezbollah armé, la trahison d’Oslo a amené la création du Hamas armé, la guerre civile au Népal a renforcé le parti communiste révolutionnaire armé, la révolution en Iran a chassé le Shah et arraché un grand pays armé de la sphère d’influence américaine, les soulèvements arabes ont bouleversé la donne au Moyen-Orient et obligé les États-uniens à repenser leurs alliances. L’Amérique du Sud, leur chasse gardée depuis la doctrine Monroe, leur glisse d’entre les mains, les Talibans armés sont en train de les chasser du sol afghan. L’Irak, la Somalie et Haïti sont ingouvernables. Le Pakistan dérive dangereusement et pourrait à tout moment quitter la sphère d’influence américaine. Le peuple islandais semble déterminé à nationaliser tout ce que les gouvernements précédents avaient privatisé. Le peuple cubain armé résiste depuis 60 ans aux complots des Kennedy et suivants. La Chine, la puissance impérialiste montante, érige l’Alliance de Shanghai en collaboration avec la Russie, et ensemble ils se préparent à affronter la première puissance mondiale déclinante et son bloc transatlantique. Une troisième guerre mondiale, atomique, pourrait en résulter. BILDERBERG l’aura-t-il planifié, souhaité, désiré ?

Tant d’exemples prouvent que ni l’AIPAC, ni BILDERBERG, ni la superclasse globocrate, cosmopolite, super élite, ne contrôlent la marche du temps ni celle de l’histoire, pas plus que le tic tac de l’horloge n’en constitue le ressort, ou que la mouche du coche ne fait avancer l’attelage. Plus souvent qu’autrement ces gens mènent des batailles d’arrière-garde pour limiter les dégâts là où et quand ils le peuvent et très souvent ils ne le peuvent pas (10).
(1) Robert Bibeau. http://bellaciao.org/fr/spip.php?article111384
(2)
http://www.internationalnews.fr/article-selon-the-economist-de-puissantes-elites-globocrates-controlent-les-evenements-il-ne-s-agit-pas-d-une-conspiration-65797772.html  http://infoguerilla.fr/?p=7803
(3)
http://www.centpapiers.com/la-theorie-de-la-%c2%ab-theorie-du-complot-%c2%bb/70328  et aussi http://www.michelcollon.info/L-assassinat-extrajudiciaire-de.html
(4) Robert Bibeau.
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=23776
(5)
http://www.slate.fr/story/38041/chomsky-ben-laden-11-septembre-delire
(6)
http://infoguerilla.fr/?p=7803
(7)
http://infoguerilla.fr/?p=7803
(8) Robert Bibeau.
http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/etats-unis-chine-la-grande-87177
(9)
http://www.robertbibeau.ca/palestine/edito10-08-2010.html
(10) Les théories du complot.
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article117125
Salutations cordiales

Robert Bibeau

25.05.

http://www.centpapiers.com/grandeurs-et-decheances-des-%c2%ab-conspirationnistes-%c2%bb/71279 *
http://www.robertbibeau.ca/palestine.html



3 Annexe

3-1 Bill Van Auken : Les guerres sans fin de Washington.

Internationalnews

WSWS  16 juin 2011

L’armée américaine est en train de mener simultanément des campagnes d’attaque de missiles par drones, des bombardements, des opérations à des fins d’assassinats par les forces spéciales et des combats au sol dans cinq pays différents: Irak, Afghanistan, Pakistan, Libye et Yémen.

Le président Barack Obama qui doit en grande partie sa victoire électorale en 2008 à l’écoeurement populaire ressenti par des millions d’Américains à l’égard des guerres d’agression lancées par le gouvernement Bush en Afghanistan et en Irak, a plus que rempli les prédiction de George W. Bush concernant les « guerres du 21ème siècle. »

Il a surpassé son prédécesseur républicain en un point au moins.

Bush avait proclamé une doctrine infâme affirmant que l’impérialisme américain avait le droit de mener une guerre contre tout pays qu’il reconnaissait comme étant, maintenant ou n’importe quand dans l’avenir, une menace potentielle. Il adopta le principe de la « guerre préventive », une forme de guerre agressive pour laquelle les dirigeants du Troisième Reich encore vivants furent jugés à Nuremberg.

En justifiant la guerre contre la Libye, Obama a promulgué sa propre doctrine qui se passe même du prétexte d’une menace potentielle comme justification pour la guerre. Au lieu de cela, il affirme que les Etats-Unis sont dans leur droit de mener une guerre partout où ils jugent que leurs « intérêts et leurs valeurs » sont en jeu même si les objectifs de l’attaque ne représentent aucune menace concevable à la sécurité américaine.

Dans son discours sur la Libye, Obama a inclus parmi les inviolables valeurs américaines le « maintien du flux commercial »,     c’est-à-dire, le flux de profits dans les caisses des compagnies pétrolières américaines et d’autres grands groupes.

Même au moment où, il y a près de trois mois, des missiles de croisière pleuvaient sur la Libye, Obama avait cyniquement fait valoir que Washington avait lancé la guerre par crainte qu’une répression menée par le gouvernement libyen du colonel Mouammar Kadhafi éteindrait « le printemps arabe. »

Quelle hypocrisie! La véritable attitude de Washington à l’égard des aspirations démocratiques des peuples du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord s’est traduite sans ambiguïté dans une série d’actions survenues ses derniers jours.

Obama a accueilli à la Maison Blanche le prince héritier du Bahreïn, une dictature monarchique qui, avec le l’appui tacite des Etats-Unis et le soutien militaire ouvert du principal allié de Washington dans la région, l’Arabie saoudite, a impitoyablement réprimé un mouvement de masse en faveur de droits démocratiques, tuant des centaines de personnes, en emprisonnant des milliers d’autres et en torturant systématiquement les détenus.

Le prince est arrivé quelques jours à peine après que le régime eut ouvert un procès militaire contre des médecins et des infirmiers. Interpellés pour avoir traité des manifestants blessés par des forces de sécurité, ces travailleurs médicaux ont été contraints, à l’aide de chocs électriques et de bastonnades avec des planches pourvues de clous, de signer de faux témoignages.

Dans un communiqué official, Obama a « réaffirmé le ferme engagement des Etats-Unis à l’égard du Bahreïn » – dont le régime abrite la cinquième flotte américaine – en louant son monarque pour avoir embrassé le « dialogue » et la « réforme ». Le président américain a généreusement conseillé que « l’opposition et le gouvernement » – les torturés tout comme les tortionnaires – « doivent trouver un compromis pour forger un avenir juste pour tous les habitants du Bahreïn. »

Le New York Times a révélé que de l’autre côté de la péninsule arabe, les Etats-Unis « étaient en train d’exploiter un vide grandissant du pouvoir » créé par cinq mois de soulèvement de masse contre la dictature au Yémen, le pays le plus appauvri de la région, soutenue par les Etats-Unis pour y lancer une nouvelle guerre en recourant à des frappes de missiles tirés depuis des drones et à des attaques d’avions de combat.

Tout en étant prétendument dirigées contre des éléments d’Al Qaïda, tout indique que les attaques visent à sauver le régime du président Ali Abdullah Saleh, et ce tout en facilitant le départ du dictateur d’une présidence qu’il avait occupée durant 33 ans.

La première frappe relatée dans ce nouveau théâtre de guerre débutée par le Pentagone a tué au moins quatre civils ainsi que plusieurs prétendus « militants. »

En Libye, la guerre Etats-Unis/OTAN touche à la fin de son troisième mois avec une intensification des bombardements incessants menés pour terroriser et qui ont coûté la vie à des centaines de civils et à un nombre incalculable de soldats libyens.

Washington et ses alliés européens ne cachent pas leur véritable objectif, qui estun « changement de régime », dans cette guerre lancée sous le prétexte cynique de protéger des civils, c’est-à-dire la mise en place d’un Etat fantoche garantissant la domination de l’impérialisme et des principales compagnies pétrolières occidentales.

C’est cela la véritable réponse de l’impérialisme américain au « printemps arabe » – une explosion du militarisme au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, une tentative désespérée d’étayer les dictatures servant ses intérêts dans la région, et une détermination à étrangler les luttes révolutionnaires des travailleurs et de la jeunesse arabe.

Ces nouvelles interventions militaires s’ajoutent aux guerres et aux occupations qui durent déjà depuis une décennie en Afghanistan et en Irak et qui, comme il apparaît de plus en plus clairement, doivent continuer indéfiniment.

Lors d’une audience de confirmation jeudi devant le Sénat, le directeur de la CIA, Leon Panetta, choisi par Obama pour remplacer le chef du Pentagone sortant, le secrétaire à la Défense Robert Gates, a reconnu qu’il était « tout à fait persuadé » que le régime en Irak réclamerait prochainement que Washington maintienne des milliers de soldats américains sur le sol irakien après la date butoir du retrait des troupes, le 31 décembre 2011.

Panetta a clairement fait comprendre que Washington veut maintenir les troupes en lieu et sur place « pour s’assurer que les gains que nous avons fait en Irak soient maintenus. » Le fait que la grande majorité de la population irakienne pour qui l’occupation américaine a signifié la mort, la mutilation et le déplacement de millions de gens, veut que les 47.000 soldats américains quittent maintenant le pays est hors de propos.

L’homme que Panetta remplacera, le secrétaire à la Défense Gates, a souligné à maintes reprises au cours de ces derniers jours que la date butoir de juillet 2011 qu’Obama avait fixée pour le retrait d’Afghanistan ne devrait entraîner aucune réduction significative du déploiement des quelque 100.000 soldats américains.

Après la réunion du week-end avec les commandants militaires en Afghanistan, Gates a fait remarquer que tout retrait serait « modeste » en disant à Bruxelles aux ministres de la Défense de l’OTAN qu’il « n’y a aucune urgence de notre part pour un retrait. » Entre-temps, de nouvelles atrocités sont commises chaque semaine avec des victimes civiles causées au-delà de la frontière pakistanaise par des bombardements, des raids nocturnes menés par les forces spéciales et des attaques de missiles par drones.

Les travailleurs, les étudiants et la jeunesse aux Etats-Unis sont de plus en plus obligés de porter le fardeau d’une politique de guerre sans fin visant à forger un empire mondial servant les intérêts de l’oligarchie financière américaine. Une élection après l’autre et un sondage d’opinion après l’autre ont montré qu’une vaste majorité de la population est opposée à ces guerres, et pourtant cette opposition ne trouve pas son expression dans le système politique bipartite ou dans les médias qui sont à la botte des grandes entreprises.

Les travailleurs sont parfaitement conscients que des milliers de milliards de dollars sont dépensés pour ces guerres et pour le complexe militaire industriel américain, en dépit du fait que les gouvernements tant au niveau fédéral, qu’au niveau régional et local, dirigés tant par les Démocrates que les Républicains, disent qu’il n’est pas possible de trouver de l’argent pour financer des emplois, des salaires décents, les soins de santé, l’éducation ou des services sociaux vitaux.

De plus, la tentative de l’élite dirigeante américaine d’utiliser le militarisme pour pallier au déclin de sa position dans l’économie mondiale, engendre des tensions internationales de plus en plus dangereuses et une menace de guerres à venir encore plus sanglantes.

Alors même que l’hostilité à ces guerres s’accroît, les manifestations anti-guerre ont presque complètement disparus, asphyxiées qu’elles sont par une couche petite bourgeoise jadis de gauche qui soutient Obama et qui s’est en grande partie intégrée dans le Parti démocrate.

Un nouveau mouvement contre la guerre ne peut être construit que sur la base d’une rupture irrémédiable avec les Démocrates et une mobilisation indépendante de la classe ouvrière contre le gouvernement Obama et le système de profit capitaliste, source de guerre et de militarisme.

Bill Van Auken

Internationalnews

WSWS  16 juin 2011

 (Article original en anglais paru le 11 juin 2011)

http://www.internationalnews.fr/article-les-guerres-sans-fin-de-washington-par-bill-van-auken-76987181.html 



4 Histoire guerière des USA

4-1Les guerres des USA dans le monde 

Source : http://www.street-trash.org/textes/a...

 

XIX siècle : Invasion de la Floride et de territoires mexicains.

 

1915-1934 : Occupation d’Haïti.

 

Début des années 1920 : République dominicaine :Installation du dictateur   Trujillo.

Fin des années 1920 : Nicaragua : envoi de Marines.

 

1946-1992 : Phillippines : aide à la répression des opposants politiques.

 

1947 : Italie : début de l’opération gladio : 15 000 paramilitaires prêts à renverser l’’Etat italien.

1947-1949 : Grèce : Conseillers militaires contre la guerilla communiste.

 

1950 : Porto-Rico : Occupation.

 

1950-1953 : Guerre contre la Corée du Nord (2 millions de morts).

 

1953-1978 : Iran : La CIA installe le shah au pouvoir.

 

1954 : Guatemala : La CIA installe une dictature (répression : 150 000 assassinats).

1957-1986 : Haïti : Soutien aux dictatures de « Papa » et « Bébé Doc ».

 

1958 : Liban : Des milliers de marines protègent le gouvernement pro-US.

 

1960 : Congo : La CIA aide Mobutu à assassiner P. Lumumba et à prendre le pouvoir.

1960 : Embargo (illégal) contre Cuba.

 

1961 : Cuba : La CIA organise le débarquement de « la baie des cochons ».

 

1961-1972 : Guerre du Viet-Nam (des millions de morts).

 

1961-1972 : Bombardement du Laos et du Cambodge.

 

1964 : Les marines écrasent une insurrection au Panama.

 

1965 : Indonésie : La CIA organise et équipe le gouvernement pour réprimer les communistes : 700 000 victimes.

1965 : République dominicaine : intervention militaire (10 000 morts et 40%  de la population exilée).

1967 : Grèce : La CIA aide à l’’instauration de la dictature des colonels.

 

1970 : La CIA épaule les iraniens qui tentent d’’envahir Oman.

 

1970 : Les USA s’’impliquent militairement et diplomatiquement du côté d’’Israël.

11 septembre 1973 : La CIA installe Pinochet au pouvoir au Chili.

 

1975-1999 : Timor oriental : occupation indonésienne soutenue par les USA (1/3 de la population massacrée).

1975-1990 : Angola : soutien militaire à Savimbi (300 000 morts).

 

1977 : Congo : la CIA soutient un soulèvement contre Mobutu.

 

1979 : Vietnam : invasion par les khmers rouges, soutenus par les USA et la Chine.

1980-1988 : Irak : Soutien à Saddam Hussein dans la guerre Iran-Irak.

 

1980-1990 : Salvador : Intervention contre-insurectionnelle au côté de l’’armée et des escadrons de la mort (entre 70 et 100 000 morts, 600 000 réfugiés).

1981-1988 : Nicaragua : soutien et formation des milices contras à l’ « école des Amériques » (50 000 morts).

1982-1984 : Liban : Les soldats américains assistent sans réagir aux massacres des palestiniens orchestrés par les phalangistes (l’’invasion israëlienne fera 20 000 victimes).

1983 : Grenade : Invasion de Grenade, dite « invasion des banques ».

 

1986 : Lybie : Bombardements (centaines de victimes).

 

1987 : Iles Fidji : coup d’État soutenu par la CIA.

 

1989 : Philippines : l’’aviation américaine épaule l’’armée philippine dans ses opérations de répression.

1989 : Panama : 26 000 soldats américains attaquent leur ancien agent Noriega (centaines de victimes civiles).

Années 1990 : Colombie : guerre « anti drogue » et soutien au gouvernement (plus d’’un million de réfugiés).

1990-1994 : Kurdistan ouest :l’’armée turque armée et soutenue par les USA intensifie son action (milliers de villages détruits, napalm, 3 millions de déplacés ou sans abris, dizaines de milliers de blessés).

1991 : Guerre du golfe.

 

1991-2003 : Embargo contre l’’Irak (500 000 enfants morts sur 5 ans).

 

1991 : Haïti : un colonel formé aux USA, suivi par l’’armée entraînée par les américains, déclenche un coup d’’État.

 

1992 : Congo : Mobutu (de nouveau soutenu par la CIA) est renversé...

 

1994 : Haïti : intervention pour le retour du président Aristide, sous condition qu’’il ne se représente pas.

1998 : Soudan : bombardement d’’usines pharmaceutiques.

 

1998 : Bombardements sur l’’Irak.

 

1999 : Yougoslavie : Bombardement de la Serbie et du Kosovo, intensification de la répression serbe.

2002 : Afghanistan : Invasion après avoir soutenu les talibans pour un oléoduc...

2003 : Attaque contre l’’Irak.



Pakistan.

Généralités.

Nom officiel du pays : République islamique du Pakistan.

Création : fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l'Inde depuis sa création en raison, notamment, du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire.

Pays limitrophes : Chine, Inde, Iran, Afghanistan.

Superficie : 803 000 km2.

Nombre d'habitants : 163 902 000 (estimation pour 2007).

Démographie

Population (estimation INED, en millions)

157,9

 

Composition de la population (en %)

Pendjabis (50 %), Sindis (15 %), Pathans (Pachtounes, 15 %), Mohajirs (immigrés d''''Inde au moment de la partition et leurs descendants, 8 %), Baloutches (5 %), autres (7 %).

 

Population urbaine

34 %. Principales villes : Karachi (9,2 millions d''''habitants), Lahore (5 millions), Faisalabad (1,9 million), aggl. Islamabad-Rawalpindi (1,4 million).

 

Densité (hab./km²)

198,4

 

Espérance de vie (années)

62,9

 

Fécondité (nombre moyen d'enfants/femme)

4,27

 

Taux d'alphabétisation (%)

44

 

Croissance démographique annuelle (%)

2,0

Nom des habitants : Pakistanais.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Langues : ourdou et anglais.

Monnaie : roupie pakistanaise.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Arme de destruction massive : le Pakistan dispose de l'arme nucléaire, à l’instar de l’Inde (puissances nucléaires de fait [les cinq autres puissances nucléaires officielles étant la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie]). 

 

Nature de l'État : république à régime parlementaire.

Chef d’État : Asif Ali Zardari (né le 21 juillet 1956 à Nawabshah, Pakistan), élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Veuf de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto (1953-2007).

Chef du gouvernement : Yousaf Raza Gilani (né en 1952 à Karachi, Pakistan).

Constitution : adoptée en 1973. Révisée en avril 1997 et en décembre 2003. La Constitution, suspendue le 15 octobre 1999 suite au coup d''''Etat du général Pervez Musharraf, le 12 octobre 1999. Chef de l''''état-major, Musharraf s''''est proclamé chef de l''''exécutif. Il a créé un Conseil de sécurité nationale (8 personnes), organe exécutif suprême.

En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Parlement islamique (Assemblée nationale, 237 membres élus pour 5 ans au suffrage universel, 20 sièges réservés à des femmes et 10 à des non-musulmans ; et Sénat, 87 membres élus pour 6 ans par les assemblées provinciales) a été dissolu par Musharraf le 15 octobre 1999. Cependant, les partis politiques ont été maintenus

Partis au pouvoir : Ligue musulmane du Pakistan (Pakistan Muslim League, PML-Q), Parti du peuple pakistanais (PPP, social-démocrate).Autres partis : Jamaat-i-Islami (JI, Alliance démocratique islamique, fondamentaliste sunnite).
Muttahida Majlis-e-Amal (MMA, alliance de six partis religieux islamiques, dont le principal parti est le Jamaat-i-Islami).
Muttahida Qaumi Movement (MQM, ex-Mohajir Qaumi Movement, parti des musulmans venus d'Inde lors de la partition, en 1947 ; formation dirigée depuis Londres).

Adhésions supranationales : OMC (Organisation mondiale du commerce), OCI (Organistion de la conférence islamique), IDB (Banque interaméricaine de développement), ADB (Banque pour le développement de l’Asie). . Le pays est composé de 4 Provinces : Pendjab, Sind, Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest (NWFP) et Baloutchistan, chacune dotée d''''une Assemblée. Il existe également 2 Territoires : les Zones tribales (FATA, autonomes, situées dans la NWFP, mais en relation directe avec Islamabad) et le Territoire de la capitale. Le Pakistan administre également une partie du Cachemire, l''''Azad Kashmir, le "Cachemire libre", et les Territoires du Nord. Le Pakistan revendique la région du Cachemire de l''''Etat indien du Jammu-et-Cachemire. En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Pakistan a été réintégré dans le Commonwealth en mai 2004 après cinq ans d'exclusion..

http://www.courrierinternational.com/fiche-pays/pakistan

http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Le%20Pakistan%20:%20un%20pays%20en%20guerre%20et%20en%20faillite./11010250


 

19/06/2011

n° 67 - Journal de PAKISTAN - 18-05 au 18-06 - Début - : La Chine menace les USA en cas d’attaque sur le Pakistan.

n° 67 - Journal de PAKISTAN - 18-05 au 18-06  - Début -  : La Chine menace les USA en cas d’attaque sur le Pakistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.

n° 67-18-05 au 18-06

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

a) sur nos  blogs :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                             http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

·                     ·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part :

Webster G. Tarpley : La Chine soutient le Pakistan face aux États-Unis (1/3)

Times of India : La Chine menace les USA en cas d’attaque sur le Pakistan

Les armes capables de modifier le climat sont interdites depuis 1977 par la convention ENMOD

Le Mollah Omar (aurait été) éliminé au Pakistan.

GeantVert : Les frappes de drones US au Pakistan sont un « nouveau Guantanamo ».

Le Pakistan au cœur des débats.

Les résistants talibans pakistanais a nié toute implication dans les attentats.

Le Pakistan sera t-il ajouté sur la liste des pays constituant « l’axe du mal » ?

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Les armées pakistanaise et américaine vont de nouveau travailler ensemble

1 Au jour le jour

Fin

2 Politique

3 Brèves

3-1 The Associated Press: USA: les témoignages sont terminés dans le procès sur les attentats de Bombay.

4  Dossiers

4-1 Tariq Ramadan : Le Président Barak Obama : Le verbe et les symboles

4-2 Webster G. Tarpley : La Chine soutient le Pakistan face aux États-Unis  (2/3)

4-3 Webster G. Tarpley : La Chine soutient le Pakistan face aux États-Unis  (3/3)

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Michel Collon : Des journées de grands progrès...

5-2 Paul Craig Roberts : Comment l’empire va survivre : Washington va t’il fomenter une guerre entre la Chine et l’Inde ?



Tiré à part :

Webster G. Tarpley : La Chine soutient le Pakistan face aux États-Unis (1/3)

Mardi 31 mai 2011

Venu à Pékin le 18 mai 2011 appeler la Chine au secours, le Premier ministre pakistanais s’est vu offrir 50 avions de chasse JF-17 pour défendre son pays en cas d’attaque américaine ou indienne. La Chine a officiellement mis en garde les États-Unis sur le fait que toute attaque de Washington contre le Pakistan serait interprétée comme un acte d’agression envers la Chine. Cet avertissement très direct constitue le premier ultimatum stratégique reçu par Washington, depuis plus d’un demi-siècle. Le dernier en date fut l’avertissement envoyé par l’URSS lors de la crise de Berlin entre 1958 et 1961. Ceci met en évidence le danger réel de guerre généralisée que représente la montée de la tension entre les États-Unis et le Pakistan.

Faisant suite aux rapports indiquant que la Chine avait demandé aux États-Unis de respecter la souveraineté du Pakistan dans les jours qui ont suivi « l’opération Ben Laden », le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois, Jiang Yu, a profité de la conférence de presse du 19 mai pour réaffirmer catégoriquement la volonté de Pékin que « la souveraineté et l’intégrité du territoire du Pakistan soient respectées ». D’après certaines sources diplomatiques pakistanaises citées par le Times of India, Pékin a « clairement prévenu qu’une attaque contre le Pakistan serait considérée comme une attaque contre la Chine ». Cet ultimatum aurait été adressé lors d’entretiens stratégiques et de pourparlers économiques qui ont eu lieu à Washington le 9 mai, et lors desquels la délégation chinoise était emmenée par le vice-Premier ministre chinois Wang Qishan et le conseiller d’État Dai Bingguo (The Economic Time du 20 mai 2011).

Les avertissements de la Chine sont implicitement renforcés par sa force de frappe nucléaire, puisqu’elle possède quelque 66 missiles intercontinentaux dont plusieurs ont la capacité de frapper les États-Unis, en plus des 118 missiles de moyenne portée, 36 missiles lançables à partir de sous-marins, et de nombreux autres systèmes de missiles à courte portée. Pour les observateurs avertis, le soutien de la Chine est d’une importance cruciale pour le Pakistan, qui, sans lui, serait pris en tenaille entre les États-Unis et l’Inde. Si la pression des États-Unis et de l’Inde continue, le Pakistan pourra dire « La Chine est avec nous. Ne pensez pas que nous sommes isolés, nous avons une superpuissance potentielle avec nous », a déclaré le général en retraite et analyste politique Talat Massoud. La porte-parole chinoise, Jiang Yu, a déclaré lors de sa conférence de presse du 19 mai 2011 : « Nous sommes d’avis que le Pakistan, qui y a apporté une contribution importante, au prix d’énormes sacrifices, doit pouvoir bénéficier de la compréhension et du soutien de la communauté internationale dans ses efforts pour préserver la stabilité intérieure et réaliser le développement socio-économique et que l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale du Pakistan doivent être respectées. »

Venus à Washington le 9 mai 2011 pour participer au troisième cycle de Dialogue stratégique, économique Etats-Unis / Chine, la délégation emmenée par le vice-Premier ministre chinois Wang Qishan et le conseiller d’État Dai Bingguo a apporté un ultimatum à l’administration Obama. Le vice-président Joe Biden et la secrétaire d’Etat Hillary Clinton assistaient à cet entretien difficile. L’ultimatum chinois est survenu durant la visite à Pékin du Premier ministre pakistanais Youssouf Raza Gilani, pendant laquelle le gouvernement hôte a annoncé le transfert immédiat et sans frais de 50 avions de chasse à réaction dernier modèle JF-17 (Jane Perlez, The New York Times, 19 mai 2011).

Avant son départ, Gilani a souligné l’importance de l’alliance entre le Pakistan et la Chine en affirmant : « Nous sommes fiers de compter la Chine parmi nos meilleurs amis et de réaffirmer la confiance qui nous lie. La Chine pourra toujours compter sur le Pakistan pour être à ses côtés en toute circonstance… Quand nous disons que cette amitié est plus grande que l’Himalaya et plus profonde que les océans, cela décrit parfaitement l’essence de cette relation ». Ces remarques furent accueillies par des cris d’indignation des porte-paroles américains, notamment du sénateur républicain de l’Idaho, James E. Risch.

La crise diplomatique latente entre les États-Unis et le Pakistan a explosé avec force le 1er mai, après l’incursion unilatérale et non autorisée de commandos américains supposés avoir tué le fantomatique Oussama Ben Laden dans une maison fortifiée de la ville d’Abbottabad. Cette opération constitue une violation flagrante de la souveraineté du Pakistan. L’agenda de ce rodéo militaire réalisé pour attiser les tensions entre les deux pays, n’avait absolument rien à voir avec la prétendue guerre contre le terrorisme et tout à voir avec la visite au Pakistan fin mars, du Prince Bandar, le chef de la sécurité nationale saoudienne.

De cette visite a résulté une alliance immédiate entre Islamabad et Riyad. En effet, le Pakistan a promis de fournir des troupes pour mâter toute éventuelle révolution colorée concoctée par les États-Unis dans le royaume (saoudien), et d’offrir une protection nucléaire aux Saoudiens, les rendant ainsi moins vulnérables au racket américain menaçant de laisser l’Iran s’occuper du sort de la monarchie pétrolière. Un mouvement conjoint entre le Pakistan et l’Arabie Saoudite pour briser la main mise de Washington dans la région, quoi que l’on pense de ces deux régimes, représenterait un coup fatal à l’empire américain déjà fragilisé en Asie du Sud.
Quant aux affirmations concernant le raid supposé sur Ben Laden, le 1er mai, il y a une masse de contradictions inextricables dans les explications qui changent d’un jour à l’autre.

Une analyse de cette opération serait plutôt de la compétence de critiques littéraires ou d’œuvres théâtrales. Le seul fait solide et cohérent qui émerge de tout cela est que le Pakistan est devenu la cible majeure des États-Unis, ces derniers ayant, de fait, intensifié leur politique anti-pakistanaise mise en place depuis le tristement célèbre discours d’Obama, à West Point, le 1er décembre 2009.

Co

Source : P.A.S.

Lire à ce sujet :  La Chine soutient le Pakistan face aux États-Unis  dans Dossier - 3-2 & 3-3


Times of India : La Chine menace les USA en cas d’attaque sur le Pakistan

“Toute attaque sur le Pakistan serait perçue comme une attaque sur la Chine”.
Ce serait en ces termes que, selon le Times of India, la Chine aurait exprimé son soutien au Pakistan dans la tension qui s’est installée depuis l’intervention d’un commando US en violation de la souveraineté Pakistanaise pour liquider Ben Laden.

L’ultimatum aurait été délivré au cours du dialogue stratégique et économique ayant eu lieu à Washington le 9 Mai par la délégation chinoise à la tête de laquelle était le vice premier ministre chinois Mr Wang Qishan et le conseiller d’état Mr Dai Bingguo.

Le porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois Jiang Yu a également utilisé un ton très peu diplomatique lors d’une conférence de presse le 19 mai pour affirmer que Pékin exige que “la souveraineté et l’intégrité du territoire du Pakistan doit être respecté.”

 

Enfin, pour illustrer le sérieux de son aide militaire au Pakistan, la Chine vient d’offrir 50 avions de chasse à réaction dernier modèle JF-17, au premier ministre pakistanais Gilani actuellement en visite officielle à Pékin. 

En effet après le raid du 1er main, contre Ben Laden, les relations entre les deux pays se sont considérablement détériorées, l’armée Pakistanaise ne digérant pas le viol de son espace souverain. Le mécontentement avait aussi augmenté coté US quand le Prince Bandar, chef de la sécurité nationale saoudienne en visite au Pakistan à la fin Mars, avait obtenu le soutien militaire dues forces Pakistanaises en cas de contagion du printemps arabe dans l’émirat.

Augmentation considérable de l’anti-américanisme au sein de l’armée Pakistanaise

Wikileaks avait également publié des câbles diplomatiques dans lesquels les diplomates américains s’inquiètent de l’augmentation considérable de l’anti-américanisme au sein de l’armée Pakistanaise, dont le poids politique est considérable, et s’inquiétant pour le maintien de l’alliance entre les deux pays. Cette méfiance n’est pas nouvelle :

Fox News avait révélé en 2009 que “les Etats-Unis ont un plan détaillé pour infiltrer le Pakistan et s’assujettir son arsenal de têtes nucléaires mobiles s’il apparaît que le pays est en passe de succomber au pouvoir des Résistants talibans, d’Al Qaida ou tout autre mouvement extrémiste islamique.”

Il ne s’agit plus maintenant de simple méfiance mais de la mise en place d’un axe stratégique Ryadh, Islamabad, Pékin, axe dont d-eux pays disposent d’arme nucléaire en nombre.

Cette tension s’est traduite par des échanges de feux à deux reprises les 17 et 20 mai entre les forces expéditionnaire américaines et pakistanaises en état d’alerte maximale depuis l’élimination de Ben Laden.

Le 17 un hélicoptère de l’OTAN a pénétré dans l’espace aérien pakistanais au Waziristan dans la zone frontalière de Datta Khel.

Les forces pakistanaises ont immédiatement ouvert le feu et l’hélicoptère américain a riposté blessant deux soldats en poste.

A Peshawar, le 20 mai, une voiture piégée a explosé au passage d’un convoi de deux véhicules du consulat américain, ne causant que des dégâts matériels côté américain. Un passant pakistanais fut tué et plusieurs blessés.

De plus, la chaine de télévision Ary a divulgé le nom du chef de la CIA en poste à Islamabad, ce qui en fait le second agent US à perdre sa couverture en moins de six mois.
La situation est plus confuse encore autour du sort du Mollaf Omar.

Selon le Washington Post, le gouvernement américain était en train de négocier avec le célèbre chef borgne en vue de faciliter le retrait des troupes US d’Afghanistan.

Or, Lutfullah Mashal, le porte-parole des services secrets afghans, le National Directorate of Security (NDS), a déclaré à Kaboul lors d'une conférence de presse : HAARP

« Nous pouvons confirmer que le mollah Omar a disparu de son repaire de Quetta depuis quatre ou cinq jours. Mais nous ne pouvons pas confirmer sa mort ; peut-être est-il encore en vie ».

La chaîne de télévision privée afghane TOLO, précisant pour sa part qu'Omar avait été tué par des agents de l'ISI, les services secrets pakistanais.

Pour ajouter à cette confusion, il ne manquaient que la déclaration de Vladimir Zhirinovsky, vice président de la Douma, qui explique dans une interview à une télévision russe que son pays dispose d’une arme « silencieuse et paisible » capable « d’endormir pour toujours tout un continent » faisant « 120 millions de morts » si quelqu’un interfère avec les intérêts géostratégiques russes, citant les Iles Kouriles, que le japon revendique. On pense immédiatement à une arme utilisant des hautes fréquences, absorbées ou réfléchies par la ionosphère du type HAARP.

http://www.bibleetnombres.online.fr...


Les armes capables de modifier le climat sont interdites depuis 1977 par la convention ENMOD

Mais leur développement n’a sans doute pas été stoppé comme le montre la précision croissante des Crop Circles découverts au cours des décennies et qui sont vraisemblablement des mires de tir permettant de juger de la qualité des tirs effectués.
http://www.jp-petit.org/nouv_f/Crop...

Les bruits de botte s'intensifient mais cette guerre, si elle doit éclater, ne se fera pas avec des armes que nous connaissons.
D'ailleurs cette guerre a peut étre déjà commencé sans que nous le sachions.

http://www.icrc.org/dih.nsf/INTRO/460 

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-chine-menace-les-usa-en-cas-d-94790


Le Mollah Omar (aurait été) éliminé au Pakistan
Le Mollah Mohammad Omar, leader des résistants talibans afghans, a été abattu au Pakistan, rapporte lundi l'agence Chine Nouvelle citant une chaîne de télévision privée afghane.
On ignore pour le moment la date et les détails de sa mort.(...)

23 mai –

 http://fr.rian.ru/world/20110523/189571772.html


GeantVert : Les frappes de drones US au Pakistan sont un « nouveau Guantanamo ».

Derrière la rhétorique des armes technologiques intelligentes et des frappes précises et ciblées utilisant des drones sans pilotes, on trouve surtout  des drames humains, et des victimes civiles qui n’ont rien à voir avec la "guerre contre la terreur".

Au contraire,  cette politique que les Etats-Unis sont en train d’étendre en Libye, ne fait qu’alimenter le cercle vicieux de la haine et renforcer les rangs de ceux que l’Occident appelle les terroristes. Des militants des droits de l’homme et certains juristes pakistanais ont entamé des poursuites contre la CIA, afin à la fois d’arrêter ce processus de haine et de terreur, en prenant la défense des victimes de ces attaques illégales, et surtout pour que cessent ces assassinats soi-disant ciblés dont le nombre a été multiplié par quatre depuis l’arrivée  au pouvoir d’Obama.

 Paru sur Channel4 News, le 9 mai 2011 

Un avocat chargé de défendre les victimes de frappes de drones US au Pakistan prépare actuellement une nouvelle plainte contre la CIA et a indiqué à Channel4 News que la mort de Ben Laden renforçait la remise en cause de ces attaques.

Mirza Shahzad Akbar prévoit de défendre 25 familles, représentant au total 50 personnes décédées suite à des raids effectués par drones US pilotés à distance dans la région pakistanaise du Waziristan qui borde l’Afghanistan.

Lors d’une conférence de presse organisée par l’organisation d’aide juridique Reprieve, l’avocat a insisté sur le fait que « ces gens n’ont rien à voir avec la guerre contre la terreur » et démet que le Pakistan ait autorisé ces frappes aériennes, qualifiant cette affirmation de « chose la plus absurde [qu’il ait] jamais entendue ». Son objectif est de porter l’affaire devant les tribunaux britanniques ou américains.

Il a ajouté « : « Comment un pays pourrait-il donner l’autorisation de tuer son propre peuple ? »

« Ces frappes de drones ne sont régies pas aucune règlementation sur la guerre. Il n’existe pas de cadre légal au niveau international, ni aucune autorité US. »

Le fondateur de Reprieve, Clive Stafford-Smith, s’inquiète et compare les [atteintes aux] droits de l’homme faites au travers de ces frappes de drones au Pakistan, à celles d’un « nouveau Guantanamo ». M. Stafford-Smith mène depuis de longues années des campagnes en faveur des prisonniers enfermés dans le camp de détention de terroristes à Cuba.

On estime que depuis 2004, environ 2283 personnes ont été tuées par des drones au Pakistan. Parmi elles, seules 33 seraient des cibles de première importance.

Le premier procès

Mirza Shahzad Akbar a entamé les toutes premières poursuites judiciaires contre la CIA au nom d’une victime de drones, lors du lancement par Kareem Khan, un journaliste pakistanais d’une campagne pour que justice soit faite suite à la mort de son fils et de son frère à Mirali en décembre 2009.

L’avocat a porté plainte pour crime contre le chef de la CIA au Pakistan, obligeant ce responsable – du nom de Jonathan Banks – à fuir le pays en décembre 2010. M. Khan a également exigé des autorités US 500 millions de dollars de dommages et intérêts.

De parfaites recrues pour les Taliban

L’avocat pour les droits de l’homme a expliqué que Kareem Khan avait refusé de « rejoindre les Taliban » mais s’inquiétait de ce que d’autres membres de familles victimes des frappes de drones pouvaient se tourner vers des groupes armés s’ils ne voyaient pas de possibilité de recours légal. 

Sadoullah Wazir (en photo) avait tout juste 15 ans quand il a perdu deux jambes et un œil lors d’une attaque de drone qui  a détruit sa maison et tué neuf personnes. L’adolescent travaillait comme serveur dans une « Hujra ” (un lieu de divertissement pour hommes) lorsqu’un missile tiré depuis un drone US a frappé le bâtiment.

M. Akbar explique que Sadaullah, qui a maintenant 19 ans, ne veut plus aller à l’école, et il craint que des garçons comme lui n’aient été transformés par ces frappes de drones en parfaites recrues pour les extrémistes.

Il explique que « l’extrémisme n’est pas la [bonne] réponse à l’extrémisme. Le fait de devenir un kamikaze ne fait qu’alimenter le cycle de la terreur. »

La mort de Ben Laden

Mr Abkar a indiqué à Channel4 News que selon lui, l’opération [commando] pour tuer Ben Laden au Pakistan renforçait la campagne contre l’usage de drones par les États-Unis, expliquant qu’ « attraper Ben Laden était une question de surveillance, mais qu’avec ces drones, le renseignement humain s’appuyait désormais [exclusivement] sur les déclarations de gens disant que des Taliban étaient dans telle ou telle maison », ce qui n’est pas fiable, a-t-il déclaré.
Il a aussi expliqué que les US avaient distribué [des tonnes] de dépliants offrant aux tribus des sommes importantes en échange de renseignements sur les endroits où se cachent les militants.

M. Akbar pose ouvertement la question de la méthode de collecte des renseignements qui sont à la base des frappes de drones.

Il affirme que « chaque mois, les opérateurs de drones reçoivent une liste de [personnes-]cibles, mais la façon dont ces noms sont collectés est loin d’être claire. »

Clive Stafford-Smith ajoute :  « Cela a pris 10 ans pour attraper Ben Laden. Mais quelle est la politique pour décider  d’une frappe de drone ? Des "cibles de première importance" ou bien "quiconque portant un turban ?" »

La CIA ne prend pas publiquement la responsabilité des frappes de drones au Pakistan et n’a pas daigné répondre à Channel4 News

12 mai, 2011 by

 GeantVert

Traduction GV pour ReOpenNews   (pour les liens dans le texte, se reporter à l’article original en anglais)

http://www.reopen911.info/News/2011/05/12/les-frappes-de-drones-us-au-pakistan-sont-un-nouveau-guantanamo/



Le Pakistan au cœur des débats.

Les résistants talibans pakistanais a nié toute implication dans les attentats.

12/6

Un porte-parole des résistants talibans pakistanais a nié toute implication dans les attentats de la veille à Peshawar, dans le nord-ouest du pays.

En entrevue à l'Agence France-Presse, Ehsanullah Ehsan a soutenu ne visaient que « les forces de sécurité, le gouvernement et les gens qui le soutiennent ». « Nous ne sommes pas à l'origine de l'attentat de Peshawar. Les agences étrangères des services secrets essaient de nous salir », a lancé le porte-parole, selon les propos rapportés par l'AFP.

Les deux attentats à la bombe de samedi ont fait au moins 39 morts et 108 blessés. Les déflagrations sont survenues dans le supermarché de Khyber, à une heure de grande affluence.

Selon la police, les explosions sont survenues à quatre minutes d'intervalle. C'est la deuxième, un attentat-suicide commis par un kamikaze à moto, qui a fait le plus de dégâts, puisque de nombreuses personnes se trouvaient à proximité du site du premier attentat.

Six commerces et un hôtel ont été endommagés par les explosions.

Les attaques attribuées ou revendiquées par les résistants talibans sont fréquentes à Peshawar.

Ces attentats surviennent quelques heures après la visite du président afghan, Hamid Karzaï, qui a demandé à Islamabad d'éradiquer les résistants radicaux de leurs bases arrière au Pakistan. M. Karzaï a discuté d'échanges de renseignements et de tentatives de réconciliation avec les résistants talibans lors d'une rencontre avec de hauts responsables pakistanais à laquelle participait également le directeur de la CIA, Leon Panetta.

AP

 04/06
« Le Pakistan a l’intention de réduire le nombre des conseillers militaires américains en mission sur son territoire a affirmé vendredi le chef d’Etat major interarmes américain, l’Amiral Mike Mullen. Mullen s’est gardé d’avancer le nombre exact des conseillers qui seront remerciés mais « la réduction serait considérable» a-t-il fait remarquer. Mullen a reconnu les tensions qui existent dans les relations avec Islamabad depuis le meurtre de Ben Laden par un commando de la CIA. « En ce moment nous vivons une période particulièrement difficile et rien ne dit que les choses retournent vite à la normale, a-t-il poursuivi. Selon ce rapport la question pakistanaise continue de diviser l’administration Obama.

Farid Merrad

http://french.irib.ir/info/international/item/117727-islamabad-envisage-dexpulser-les-conseillers-militaires-americains


Le Pakistan sera t-il ajouté sur la liste des pays constituant « l’axe du mal » ?

David Frum est un juif sioniste néoconservateur, très proche des juifs sionistes extrémistes, rédacteur des discours de G.W.Bush et il fut très favorable à une attaque de l’Irak.

Dans sa chronique sur le site de CNN, David Frum suggère  que les Etats-Unis cessent de faire la guerre en Afghanistan pour s’en prendre plutôt au Pakistan à l’origine, selon lui, du mal terroriste. Frum est un Canadien qui est parvenu à se faire accepter dans le cénacle des « penseurs » néoconservateurs américains. Il collabore aussi au quotidien likoudnik de Toronto, National Post, où, lorsque l’occasion se présente, il se joint à la charge contre l’affirmation nationale du Québec.

En tant que rédacteur de discours de l’ignare George W. Bush, c’est lui qui a inventé l’expression absurde d’« axe du mal » pour réunir l’Irak, l’Iran et la Corée du Nord.

Mais la vérité et la réalité n’ont souvent rien à voir avec les élucubrations de Frum, un partisan inconditionnel de la domination américaine de la planète comme façon d’assurer la sécurité et la pérennité d’Israël.
Frum se demande donc sur CNN si l’exécution de ben Laden par des commandos américains ne rend pas l’intervention américaine en Afghanistan obsolète.

L’homme, qui a été l’un de ceux qui ont poussé Bush dans les guerres où il s’est enlisé, reproche maintenant au président Obama d’avoir aggravé le problème en augmentant les effectifs américains dans le pays!
Il déplore que les Etats-Unis ne puissent prendre des mesures énergiques contre le Pakistan parce que pratiquement tout le ravitaillement des armées américaines en Afghanistan arrive par convois à travers ce pays.

Frum affirme que la guerre d’Afghanistan ne peut pas être gagnée du fait que le Pakistan soutient en sous-main les « talibans », qu’il les finance, les approvisionne et donne sanctuaire à leurs chefs de son côté de la frontière. Il se trompe.

[On découvre combien cet analyste prétendument chevronné étouffe bien des vérités dérangeantes comme le comportement des services secrets américains en Afghanistan et même au Pakistan. Combien y a t-il d'attentats au Pakistan sous "fausse bannière" ?  Cela existe M. Frum !]

Frum pose des questions insidieuses pour inciter à une intervention militaire au Pakistan.[Il consolide le scénario farfelu qui nous fut servi à propos de la mort de Ben Laden.]

David Frum interroge: les généraux qui ont protégé ben Laden sont-ils les même qui contrôlent la force nucléaire du Pakistan? Pourquoi la doctrine formulée par l’administration de George W. Bush et entérinée par Obama, « Ceux qui abritent des terroristes seront traités comme des terroristes eux-mêmes », ne s’applique-t-elle pas au Pakistan?

Le porte-voix de l’extrême droite américaine devrait savoir que la situation catastrophique des finances publiques des Etats-Unis leur enlève une grande partie de leur liberté d’action géostratégique.

Ce n’est vraiment pas le moment pour les Etats-Unis de s’engager dans une nouvelle guerre dans un pays de 175 millions d’habitants, qui possède l’arme nucléaire. Faire du Pakistan un ennemi ou même simplement le traiter de façon antipathique serait une erreur monumentale pour Washington. Islamabad se rapprocherait de Pékin [c'est déjà fait] dont il est l’allié depuis des décennies contre l’Inde. Toute interruption de l’aide américaine au Pakistan serait rapidement remplacée par des subsides chinois. Les Chinois, contrairement aux Américains, ont les moyens financiers de mener une politique étrangère de grande puissance.
Les Etats-Unis n’ont plus de tels moyens, en grande partie à cause des guerres déclenchées à l’instigation des néo-conservateurs comme Frum et des politiques financières toxiques défendues par les mêmes idéologues au profit de leurs amis de Wall Street.

(Source: La chronique de Normand Lester)

14 mai

http://sos-crise.over-blog.com/ext/http://liesidotorg.wordpress.com/2011/05/14/le-pakistan-sera-t-il-ajoute-sur-la-liste-des-pays-constituant-laxe-du-mal/



Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Les armées pakistanaise et américaine vont de nouveau travailler ensemble

 Le Pakistan et les Etats-Unis vont de nouveau mener des missions en commun, a annoncé ce vendredi la diplomatie pakistanaise. Ces opérations conjointes avaient été interrompues au mois de janvier.
D
Hillary Clinton a exhorté le Pakistan à entreprendre des actions fortes contre les taliban.(…)
«Il y aura des opérations conjointes. Il pourrait s'agir de partage d'informations», a dit la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Tehmina Janjua.
Priée de dire si le Pakistan laisserait des soldats américains participer aux opérations avec l'armée pakistanaise, elle a refusé de répondre précisément mais a dit : «Bien sûr la question de la souveraineté est prioritaire pour nous et tout sera fait après délibération».

Défiance après l'arrestation de … Ben Laden

Depuis 2001, les opérations pakistano-américaines ont permis l'arrestation de membres importants d'Al-Qaida et des taliban pakistanais.
Elles ont été interrompues au mois de janvier après l'arrestation d'un agent de la CIA, Raymond Davis, pour avoir tué deux Pakistanais. Davis a finalement été libéré contre le paiement d'une somme d'argent aux familles des victimes.
Un analyste pakistanais estime que la reprise des opérations communes est «un pas dans la bonne direction» mais qu'il en faudra davantage pour reconstruire la confiance.
«La défiance ne disparaîtra pas d'un coup (...) Il faut attendre de voir ce qui est vraiment fait», dit Talat Massoud, ancien général devenu consultant en sécurité.

Réduction des effectifs américains

03.06

http://www.20minutes.fr/ledirect/735059/armees-pakistanaise-americaine-vont-nouveau-travailler-ensemble

6/6

Seize personnes ont été tuées lundi par trois missiles tirés par des drones américains, près de la frontière avec l'Afghanistan, ont annoncé des responsables des renseignements pakistanais.

Après deux frappes contre un village du Sud-Waziristan qui ont fait douze morts, une troisième a visé un véhicule traversant la frontière entre le Nord et le Sud-Waziristan, tuant quatre personnes.

AP 

06/06
"Un drone américain a tiré deux missiles sur un véhicule, tuant trois rebelles"(civils ?), a déclaré par téléphone à l'AFP un haut responsable militaire, sous couvert de l'anonymat.

AFP 



Le Pakistan en chiffre 


    «Qu'il s'agisse d'une attaque ou d'une attaque par drone,
Pour moi c'est la même chose, un Pakistanais a été tué "

 

Attacks in Pakistan

Suicide Bombing Victims

Dead = 4,738 , Injured = 12,543 , Total = 17,281 and Counting…

Drone Attacks Victims
Dead = 2,352 , Injured = 977 , Total = 3,299 and Counting

Success Rate of Drone Attacks against Al-Qaeeda ~ 2.12% 

Les données sont recueillies à partir des rapports des médias, les hôpitaux, et internet.

Toutes les données sont accessibles au public et il n'y a pas de données classées ici. Il s'agit d'un effort pour montrer au monde l'intensité de suicide et les attaques Drone au Pakistan ".

Pakistan Body Count: http://www.pakistanbodycount.org/

 



1 Au jour le jour

a) Action de la Résistance

21-05

Au moins 16 collaborateurs ont été tuées dans le nord-ouest du Pakistan lors de l'explosion d'une bombe dans un camion citerne approvisionnant les forces de l'Otan en Afghanistan. «Le camion citerne était en feu après une explosion qui s'est produite tard dans la nuit.

21/5

http://www.985fm.ca/international/nouvelles/pakistan-une-frappe-americaine-contre-une-voiture-77094.html

Un convoi d'employés du Consulat américain, attaqué, à Peshawar  

Une voiture bourrée d'explosifs a foncé sur un véhicule blindé qui transportait des employés du gouvernement américain vers le Consulat des États-Unis, dans le Nord-Ouest du Pakistan, vendredi, Un passant pakistanais a été tué dans l'attaque.

Deux Américains ont été blessés, de même que 10 civils pakistanais.. Les résistants Résistants talibans pakistanais ont revendiqué la responsabilité de l'attaque.

21/05 

 http://french.irib.ir/

23/5

Attaque d'une base de l'armée à Karachi, dans le sud du Pakistan, lancée au cours de la nuit de dimanche à lundi et durant laquelle cinq personnes ont été tuées.

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201105/22/01-4401897-pakistan-cinq-morts-dans-une-attaque-des-résistants talibans.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_international_29810_accueil_POS4

 

Attaque des résistants talibans à la frontière afghane

Au moins 28 policiers et six civils ont été tués depuis mercredi dans l'attaque par des centaines de résistants talibans pakistanais et afghans d'un poste de contrôle près de la frontière afghane dans le nord-ouest du Pakistan, a annoncé jeudi la police.

Plus de 500 des résistants talibans pakistanais et afghans, lourdement armés, ont attaqué et assiégé mercredi matin un poste de contrôle de la police à Shaltalu, dans le district de Dir, non loin des zones tribales, bastion des résistants talibans pakistanais alliés à Al-Qaïda, a déclaré à l'AFP un officier de la police locale.

Des combats sporadiques se poursuivaient jeudi en milieu d'après-midi et, pour l'heure, le bilan est de 34 morts: 28 policiers et six civils, dont deux femmes et deux enfants qui ont péri dans leurs maisons touchées par des obus de mortiers des résistants talibans, a précisé l'officier. Selon la police, plus de 45 assaillants ont été tués dans cette attaque, mais ce chiffre n'a pas pu être confirmé de source indépendante. Le secrétaire pakistanais des affaires étrangères Salman Bashir a fait part à l'ambassadeur d'Afghanistan à Islamabad de "la forte préoccupation (du Pakistan) à la suite de cette attaque à travers la frontière déclenchée à partir du territoire de l'Afghanistan", selon un communiqué. Certains groupes sont alliés aux résistants talibans afghans, notamment le réseau Haqqani, bête noire des soldats américains.

23 mai –

 http://fr.rian.ru/world/20110523/189571772.html

 

 02/06 

Des combats entre forces de l'ordre pakistanaises et résistants ont fait 25 morts parmi les premiers et une quarantaine dans les rangs des seconds, rapportent jeudi les autorités.

Les affrontements, qui ont duré 24 heures, ont éclaté lorsque 200 extrémistes venus d'Afghanistan se sont attaqués mercredi à un poste des services de sécurité de la région de Dir, dans le Nord-Ouest.

"Nous avons transféré les corps des policiers et des paramilitaires tués à l'hôpital et il sont actuellement acheminés vers leurs villes natales", a déclaré à Reuters un membre de la police locale joint par téléphone.

Les journalistes ne sont pas autorisés à se rendre dans les zones frontalières de l'Afghanistan, foyer d'une intense agitation, l'information est donc invérifiable.

Le gouvernement a annoncé l'envoi de renforts militaires dans la région de Dir.

http://www.lexpress.fr/actualites/2/monde/vingt-cinq-policiers-et-40-taliban-tues-au-pakistan_998960.html

09/06

Huit soldats et une dizaine d'assaillants ont été tués aujourd'hui dans l'attaque d'un poste de l'armée par des résistants talibans dans leur bastion tribal du Waziristan du Sud, dans le nord-ouest du Pakistan, ont annoncé des responsables des forces de sécurité.
Les zones tribales frontalières avec l'Afghanistan, considérées comme l'"endroit le plus dangereux du monde" par les Etats-Unis qui y multiplient les attaques de drones, sont le fief des résistants talibans pakistanais, le principal sanctuaire dans le monde d'Al-Qaïda et la base arrière des résistants talibans afghans. "Huit soldats ont péri, 10 ont été blessés et plus de 10 résistants talibans ont été tués dans les tirs de riposte", a déclaré par téléphone à l'AFP un haut responsable des forces de sécurité à Peshawar, la grande ville du nord-ouest.
Le bilan a été confirmé par un de ses pairs à Wana, le chef-lieu du district du Waziristan du Sud. Selon ces sources, vers minuit, une centaine de résistants talibans armés notamment de fusils d'assaut et de lance-roquettes ont attaqué un poste de l'armée au lieu-dit Marubi. Les échanges de tirs ont duré plus de trois heures avant que les militaires ne parviennent à repousser les assaillants.

08/06/

IRIB

12/6

Une bombe, placée sur une route, a explosé lundi au passage d'un convoi militaire dans une zone tribale du Sud-Waziristan, près de la frontière avec l'Afghanistan, tuant trois soldats, ont annoncé des responsables des renseignements pakistanais.

La bombe déclenchée à distance dans la zone de Ladha, a également blessé quatre militaires, et détruit un véhicule, a précisé la même source.

(AP)



b) Action des Usa

21-05

Une frappe américaine a tué quatre personnes (Civils?) qui circulaient en voiture au Nord-Waziristan, à la frontière avec l'Afghanistan, ont annoncé vendredi les services de renseignement pakistanais.

Les missiles américains ont visé la cible à Miranshah, au Nord-Waziristan, qui a été la cible principale des 130 frappes effectuées depuis le début de l'année dernière.

http://www.985fm.ca/international/nouvelles/pakistan-une-frappe-americaine-contre-une-voiture-77094.html

 06/06

Au moins trois résistants (ou civils)  ont été tués lundi par les missiles d un drone américain dans le nord-ouest du Pakistan, après deux attaques similaires dans la matinée qui ont fait 15 morts, ont annoncé des responsables militaires.

IRIB

08-06

Au moins 16 "insurgés"(ou civils)  ont été tués mercredi par les missiles de drones américains dans le nord-ouest du Pakistan, où ces avions de la CIA visent régulièrement Al-Qaïda et les résistants talibans, ont indiqué des responsables de la sécurité. Il s’agit de la quatrième attaque avec des avions sans pilote en cinq jours.

IRIB

14/6

Environ 40 personnes ont péri dans un attentat qui en a également blessé 80 autres au Pakistan. Mais cette fois, les résistants talibans ne revendiquent pas et même refusent qu'on les associe à cet acte qu'ils dénoncent et qualifient d'ignoble. Ils expliquent que leurs objectifs ne sont pas des civils mais l'armée et les services de sécurité du gouvernement et de leurs alliés.

AP


c) Action de l’armée Pakistanaise

L'armée avait lancé fin 2009 une vaste offensive au Waziristan du Sud, bastion des tribus Mehsud, qui forment l'essentiel des troupes du Mouvement des Résistants talibans du Pakistan (TTP),  en 2007 et mène depuis, dans tout le pays, une vague extrêmement meurtrière d'attaques.

08/06/

IRIB

23-05

Depuis fin 2001, l'armée pakistanaise a perdu des milliers d'hommes dans les combats contre les résistants pakistanais et afghans et les combattants étrangers dans les zones tribales.

Cependant Washington, son principal bailleur de fonds, presse constamment Islamabad d'en faire davantage.

 http://fr.rian.ru/world/20110523/189571772.html

 

n° 67 - Journal de PAKISTAN - 18-05 au 18-06 - Fin - : La Chine menace les USA en cas d’attaque sur le Pakistan.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.

n° 67-18-05 au 18-06

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

a) sur nos  blogs :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                             http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

·                     ·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

2 Politique

3 Brèves

3-1 The Associated Press: USA: les témoignages sont terminés dans le procès sur les attentats de Bombay.

4  Dossiers

4-1 Tariq Ramadan : Le Président Barak Obama : Le verbe et les symboles

4-2 Webster G. Tarpley : La Chine soutient le Pakistan face aux États-Unis  (2/3)

4-3 Webster G. Tarpley : La Chine soutient le Pakistan face aux États-Unis  (3/3)

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Michel Collon : Des journées de grands progrès...

5-2 Paul Craig Roberts : Comment l’empire va survivre : Washington va t’il fomenter une guerre entre la Chine et l’Inde ?



2 Politique

a) Pakistan

Dans les coulisses et au sénat

Le Pakistan expulse les entraineurs militaires américains.  

Islamabad a demandé aux 200 entraineurs militaires américains de quitter son territoire dans un délai maximum d’une semaine.
Selon le quotidien arabophone londonien AlQuds AlArabi, cette information a été divulgué par la télévision pakistanaise « Ari », qui n’a pas précisé ses sources.
Les entraineurs américains étaient officiellement chargés d’entrainer les forces pakistanaises anti-émeutes et siégeaient dans plusieurs régions pakistanaises.
Cette décision intervient alors que les relations entre Islamabad et Washington sont au plus mal, en raison de l’assassinat du fondateur de la nébuleuse AlQaïda Oussama Ben Laden.
Les Pakistanais reprochent aux Américains d’avoir tué cet homme sans les avoir consultés.
Alors que des responsables américains faisaient allusion à l’éventualité que des agents des renseignements pakistanais protègent Ben Laden.
Lundi, le sénateur américain et président de la commission des affaires étrangères du Sénat John Kerry se trouvait dans la capitale pakistanaise.
De retour, il a déclaré que le Pakistan va rendre aux Etats-Unis la queue de l'hélicoptère accidenté
le 2 mai lors du raid américain contre la villa d'Oussama Ben Laden.
L'un des deux hélicoptères utilisés par le commando américain s'est abîmé lors de l'atterrissage dans la résidence du chef d'Al-Qaïda à Abbottabad. Le commando a détruit l'appareil avant de repartir à bord d'un autre hélicoptère avec le corps de Ben Laden, mais la queue est restée intacte et a été récupérée par les autorités pakistanaises.
Kerry s'est félicité de la décision des autorités pakistanaises de restituer cet élément, malgré la colère soulevée dans ce pays par le raid américain.
"Notre relation ne se mesure pas par des paroles ni par des communiqués", a-t-il déclaré. "Elle se mesure par des actes, et cela commence dès aujourd'hui avec la restitution de la queue de l'hélicoptère aux forces américaines".
La photo de l'appareil a alimenté les spéculations quant à l'utilisation d'un hélicoptère secret par les Etats-Unis. Certains ont soupçonné que l'appareil, un Blackhawk selon une source officielle, puisse être d'un type entièrement nouveau et émis la crainte que sa technologie puisse tomber aux mains des alliés chinois du Pakistan.
Mais le Pakistan n'a nulle intention de divulguer les éventuels secrets de l'épave, avait déclaré la semaine dernière l'ambassadeur du Pakistan aux Etats-Unis, Hussain Haqqani.

17/05/2011  

 http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=15883&cid=20&fromval=1&frid=20&seccatid=24&s1=1

 

L'armée pakistanaise réduit ses relations avec les EU.  

  L'armée pakistanaise a affirmé dans un communiqué qu'elle avait réduit ses relations militaires et de renseignement avec les Etats-Unis. Dans le communiqué émis à l'issue d'une réunion avec les hauts commandants de l'armée, le général Ashfaq Kayani, chef de l'Etat-major pakistanais a évoqué la nécessité que représentait la diminution du nombre des conseillers militaires américains au Pakistan et l'arrêt des attaques arbitraires de l'armée US contre les zones tribales, appelant, en même temps à faire la lumière sur les coopérations d'ordre de renseignement entre les deux pays. Le communiqué plaide aussi pour l'indépendance du Pakistan vis-à-vis de Washington et ses aides militaires. "Les aides de la Maison Blanche doivent être servi à la réduction des problèmes économiques des Pakistanais." insiste le communiqué.

10/06

 http://french.irib.ir/info/international/item/118999-larmee-pakistanaise-reduit-ses-relations-avec-les-eu

 

Islamabad envisage d’expulser les conseillers militaires américains

 04/06
« Le Pakistan a l’intention de réduire le nombre des conseillers militaires américains en mission sur son territoire a affirmé vendredi le chef d’Etat major interarmes américain, l’Amiral Mike Mullen. Mullen s’est gardé d’avancer le nombre exact des conseillers qui seront remerciés mais « la réduction serait considérable» a-t-il fait remarquer. Mullen a reconnu les tensions qui existent dans les relations avec Islamabad depuis le meurtre de Ben Laden par un commando de la CIA. « En ce moment nous vivons une période particulièrement difficile et rien ne dit que les choses retournent vite à la normale, a-t-il poursuivi. Selon ce rapport la question pakistanaise continue de diviser l’administration Obama.

Farid Merrad

http://french.irib.ir/info/international/item/117727-islamabad-envisage-dexpulser-les-conseillers-militaires-americains



b) Usa

Occupation du Pakistan.

03-06

Aux Etats-Unis, des parlementaires s'interrogent pour leur part sur la fiabilité des autorités pakistanaises dans la lutte contre l'extrémisme islamiste et se demandent s'il faut poursuivre l'aide financière à ce pays.
Depuis les "attentats du 11 septembre 2001" aux Etats-Unis imputés à l'organisation de Ben Laden, le Pakistan a reçu 8,8 milliards de dollars de fonds pour aider Washington dans sa «guerre contre le terrorisme».
Signe des tensions entre les deux pays, Islamabad a prié Washington de réduire de moitié le nombre de ses instructeurs militaires basés au Pakistan.
Le Pakistan a informé les Etats-Unis ces dernières semaines qu'il n'aurait plus besoin que certains instructeurs des forces spéciales américaines conseillent l'armée pakistanaise.

03.06

http://www.20minutes.fr/ledirect/735059/armees-pakistanaise-americaine-vont-nouveau-travailler-ensemble

 

Le chef de la CIA au Pakistan pour renouer les liens…
Le directeur de la CIA, Leon Panetta, s'est rendu le 10 juin au Pakistan pour renouer les liens avec ses homologues après la crise entre Washington et Islamabad provoquée par le raid américain qui a tué Oussama Ben Laden, a-t-on appris auprès d'un responsable américain. M. Panetta a notamment rencontré le patron des services de renseignements pakistanais (ISI), le général Ahmed Shuja Pasha, et le puissant numéro un de l'armée pakistanaise, le général Ashfaq Parvez Kayani.

13/06/2011 http://lecourrier.vnagency.com.vn/default.asp?xt=XT34&page=newsdetail&newsid=7293



c) Dans le monde

Iran

Ahmadinejad : « des projets de sabotage US »

Le président Mahmoud Ahmadinejad a accusé mardi Washington de projeter des actes de sabotage sur les sites nucléaires pakistanais, rapporte la chaîne de télévision DawnNews.
"Nous sommes en possession d'une information précise sur des plans américains d'actes de sabotage sur les sites nucléaires pakistanais pour placer le Pakistan sous le contrôle de Washington et affaiblir ainsi le gouvernement et le peuple de ce pays", a déclaré le président de la République islamique lors d'une conférence de presse à Téhéran.
Selon M.Ahmadinejad, en cas de réussite, les Etats-Unis envisagent de faire appel au Conseil de sécurité de l'Onu et à d'autres organisations internationales afin de pouvoir s'implanter militairement au Pakistan et affaiblir sa souveraineté nationale.       
Quoi qu'il en soit, le président iranien ne donne aucun détail pour conforter ses dires, constatent les médias. Pour le moment, les officiels pakistanais n'ont aucunement réagi aux propos de M.Ahmadinejad.

8 Juin

Ria Novosti

Ahmadinejad : les Américains ont emprisonné le leader de la nébuleuse Al-Qaïda Oussama ben Laden avant de l'assassiner
Le président Mahmoud Ahmadinejad a accusé les Américains d'avoir emprisonné le leader de la nébuleuse tAl-Qaïda Oussama ben Laden avant de l'assassiner dans l'intérêt de leur politique intérieure.
rappel : Selon Washington, l'inspirateur des attentats du 11 septembre 2001 a été éliminé par un commando US dans la nuit du 1er au 2 mai dans le nord-est du Pakistan. Sa dépouille a été jetée dans l'océan Indien.

8 Juin

Ria Novosti



Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

 

3-1 The Associated Press: USA: les témoignages sont terminés dans le procès sur les attentats de Bombay.

 Les témoignages ont été de courte durée lundi dans le procès d'un Canadien accusé en lien avec les attentats terroristes de Bombay en 2008, alors que les avocats de la défense ont appelé seulement deux témoins à la barre avant de suspendre leur plaidoirie devant un tribunal fédéral de Chicago, aux États-Unis.

L'homme d'affaires Tahawwur Rana est accusé d'avoir «couvert» pour une longue période son ami David Coleman Headley, un Pakistano-Américain qui a jeté les bases de ces attentats survenus dans la plus grande ville de l'Inde. Headley a plaidé coupable de terrorisme et était le principal témoin des procureurs fédéraux. Il a expliqué pendant ses cinq jours de témoignage comment il avait travaillé à la fois avec les services secrets pakistanais et un groupe militant, alors qu'il repérait des endroits où pourraient avoir lieu ces attentats.

Les avocats de la défense ont brièvement plaidé, lundi, appelant à la barre un expert en informatique et un avocat en immigration, après que les procureurs fédéraux eurent présenté le dernier de leurs huit témoins, plus tôt en journée.

Les plaidoyers finaux devraient être présentés mardi, dans ce procès qui a été suivi de près aux États-Unis dans la foulée de l'élimination d'Oussama Ben Laden le 2 mai par un commando américain, au Pakistan. Islamabad est soupçonné d'avoir été au courant de l'endroit où se terrait le leader d'al-Qaïda, ou encore de l'avoir aidé. Le gouvernement pakistanais a nié ces allégations.

Headley a indiqué avoir travaillé à la fois pour les services secrets du Pakistan (ISI) et pour le groupe extrémiste Lashkar-e-Taïba qui a revendiqué les attentats de Bombay.

Rana, qui est né au Pakistan, a plaidé non coupable aux accusations de complicité avec Headley, pendant que celui-ci planifiait notamment les attentats de Bombay.

Les deux hommes s'étaient rencontrés à l'adolescence, dans un pensionnat pakistanais.

Les avocats de la défense ont tenté de dépeindre le témoignage de Headley comme étant non crédible, et ont insisté sur la façon dont Headley a d'abord menti au FBI, à un juge et à sa famille. Ils affirment qu'il a impliqué leur client dans le complot parce qu'il voulait conclure un marché avec les procureurs.

The Associated Press :

http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5il7CF_KJu_gp2yadmG7CAgsC_baw?docId=7073362



4  Dossiers

4-1 Tariq Ramadan : Le Président Barak Obama : Le verbe et les symboles
Le bien dit et le mal entendu

26 mai

Après le discours du 4 juin 2009, le président Back Obama a ressenti le besoin de s’adresser aux Arabes d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient à la suite des événements majeurs que sont les révolutions et la mort d’Oussama ben Laden.

L’élection du premier « African American President » avait suscité d’immenses espoirs dans les sociétés majoritairement musulmanes : non pas seulement à cause des origines de Barack Obama mais surtout car il semblait incarner un renouveau dans la vision et la politique américaines après les sombres années de l’administration Bush.

L’actuel Président a su manier avec excellence la force du verbe et jouer du pouvoir des symboles. Quelque chose a changé aux Etats-Unis, c’est une évidence, et la page d’une ère bien sombre a été tournée. Il reste qu’il faut mesurer son optimisme et regarder les faits pour ce qu’ils sont. Le président Barack Obama avait promis de mettre un terme aux situations de non droit, comme à Guantanamo ; de reformer les législations discriminatoires et de faire cesser les traitements dégradants telle la torture (légitimée au nom de la guerre contre le terrorisme) ; de mettre un terme aux situations de guerre en Afghanistan et en Irak ; de faire avancer le processus de paix au Moyen-Orient ; d’ouvrir enfin une ère nouvelle dans les relations internationales multipolaires. Or, au-delà des symboles et des mots, on s’aperçoit que les choses ont peu changé, voire que la politique sécuritaire s’est durcie : Guantanamo demeure une honteuse réalité, la nouvelle législation sur le terrorisme expose certains citoyens, politiquement ou religieusement « sensibles », aux traitements les plus aléatoires et clairement discriminatoires (de l’emprisonnement à la déportation sur la base de simples suspicions), les guerres d’Irak et d’Afghanistan continuent et le processus de paix n’est plus qu’un slogan, mort dans les faits. Qu’est-ce qui a changé, de fait, et qu’est-ce qui devrait changer, somme toute ?

Il y a ce dont le Président parle et ce dont il ne parle pas : les dits et les non dits déterminent ensemble la vraie substance de son discours. Barack Obama fait face à deux défis majeurs : la question internationale est bien sur évidente – ce fut la substance dite de son discours - mais celle-ci est inextricablement liée à la politique intérieure avec laquelle le Président doit forcement composer (dont il n’a rien dit, à une année des élections). Il ne faut rien négliger du contexte après l’annonce de l’opération « légale » contre la tête d’al Qaida au Pakistan. L’exécution de Oussama ben Laden a montré encore une fois l’étendue du fossé existant entre l’administration américaine et les musulmans aux Etats-Unis et à travers le monde. Evénement médiatique majeur en Occident, couvert par toute la presse du Nord, comme une victoire et la fin du « symbole du terrorisme », la mort d’Oussama ben Laden a suscité peu de réactions parmi les musulmans en Occident comme en Orient, et plus largement dans les pays du Sud. Pas d’images, pas de preuve, à quoi s’est ajoutée l’annonce du rejet à la mer du corps de ben Laden : tout cela a suscité des questions, des doutes, et surtout une distanciation claire tant vis-à-vis des Etats-Unis que, et depuis longtemps, de ben Laden lui-même. Ce dernier n’a jamais atteint les foules ni galvanisé les peuples musulmans (à l’exception d’une minorité d’extrémistes violents) et l’administration américaine, en agissant de la sorte montrait, une fois de plus, qu’elle n’avait pas les clefs des intelligences et des sensibilités musulmanes. Le discours de Barack Obama, le soir de l’annonce de l’élimination de ben Laden, était certes éloquent, mais force est de constater qu’il fut négligé par le monde musulman, et bien mal entendu. Il s’agissait d’un discours d’abord destiné aux Américains : Barack Obama montrait ainsi sa capacité à être ferme, à savoir protéger son pays, à prendre des décisions de guerre, graves et dangereuses. On lui avait tant reproché ses hésitations : il a gagné plus de douze points dans les sondages. Dans un contexte pré-électoral, une première belle opération de communication au demeurant.

Il fallait donc un nouveau discours, cette fois-ci destiné aux Arabes, aux démocrates et aux musulmans en général puisque le Président a compris qu’il avait non seulement été incompris mais également mal reçu. De plus en plus Barack Obama apparait comme l’homme de la séduisante image et du beau verbe derrière lequel se cache une administration moins regardante sur les principes et la cohérence des politiques menées sur la scène internationale comme sur le plan intérieur. On a certes entendu le clair soutien des Etats-Unis aux mouvements de démocratisation en Afrique du Nord et au Moyen-Orient mais qu’en est-il du traitement différencié de ces mouvements (entre la Libye et la Syrie par exemple où on attend de Bashar al-Assad, dont on a besoin et qui fait tirer sur les civils désarmés, qu’il réforme magiquement son régime despotique) ou du silence complice quand il s’agit des pétromonarchies alliées (comme le Bahreïn soutenu par l’Arabie Saoudite) qui répriment et tuent les civils et les opposants non violents ? On a certes entendu que la souffrance et les droits des Palestiniens devaient être respectés mais quel a été la politique effective de l’administration Obama depuis trois ans : du silence lors des massacres de Gaza à la mort de dizaines de civils désarmés lors de la célébration de la Nakba, le15 mai 2011 ? On peut se réjouir que le Président ait mentionné les frontières de 1967 comme principe de négociation entre Israël et les Palestiniens : il reste que la passivité américaine quant à la politique continue et effective de colonisation israélienne et aux faits accomplis sur le terrain rend cette position inconsistante et caduque de fait. Ce sont des mots, encore des mots, pour faire rêver les Palestiniens et les Arabes et qui n’empêchent en rien les Israéliens d’avancer dans leur stratégie. Ce qu’ils font depuis tant de temps derrière la façade des tensions médiatisées entre les deux gouvernements américains et israéliens.

Guantanamo et la torture restent des réalités dans l’Amérique de Barack Obama avec le déni des droits élémentaires pour les prisonniers et, de surcroit, le sang des civils irakiens et afghans semble toujours compter pour presque rien. Pour bien moins que le sang des civils libyens au demeurant : et pourquoi donc ? Des raisons économiques seraient-elles le vrai moteur de la politique américaine en Afrique du Nord et au Moyen Orient ? Tout porte à le penser et les dits et les non dits du discours de Barack Obama ne sont pas pour rassurer la rue arabe. Dans son discours, le Président a beaucoup insisté sur la dimension économique des révolutions arabes. Il n’y aura pas de vrai processus démocratique sans développement et stabilité économique : le propos est juste et l’équation fait sens. Barack Obama annonce une diminution de la dette, un investissement et un soutien financier américain majeur dans la région avec l’aide de l’Europe et de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International. Tout porte à croire que l’ouverture démocratique est pensée et accompagnée de l’ouverture de nouveaux marchés juteux : l’administration américaine, et derrière elle les multinationales, n’ont pas pour seules amours, libres et désintéressées, la démocratie, la justice et la liberté mais aussi la rentabilité marchande et la pénétration consumériste. Le Président a présenté ce soutien économique en terme de solidarité et de générosité à l’égard des peuples... dont la négligence pendant des décennies ne l’a jamais perturbé. L’absence de référence aux nouveaux acteurs économiques régionaux et également intéressante à noter : la Chine, l’Amérique du Sud ou la Turquie ne vaudraient pour rien dans le positionnement américano-européen dans la région ? Qui peut le croire... Qui ne sait entendre le sens des silences dans le discours de Barack Obama. Les retombées économiques régionales (en Afrique du Nord et au Moyen-Orient) pourraient se révéler plus conséquentes en terme d’enjeux géostratégiques que les processus de démocratisation politique : une apparente indépendance politique avec quelques libertés est en train de clairement se marier à une dépendance économique accrue et de multiples contraintes. L’économie libérale n’est libérale que pour certains. Barack Obama répète à l’envie que « l’Amérique n’a rien contre l’islam et les musulmans » en omettant d’ajouter « tant que, démocrates ou autocrates, ils ne s’opposent pas à nos intérêts ». Un nouveau visage, le même discours : une fois encore c’est l’action concrète qui pourrait changer la donne. Les musulmans entendent parfaitement le dit et le non dit mais ne voit rien venir quant à une politique qui serait vraiment nouvelle.

Sur un autre plan, il faut ajouter que la question de l’islam est en train de s’inviter aux prochaines élections américaines. Le mouvement du Tea Party et les néo conservateurs mènent campagne sur le danger de la présence de l’islam et de l’islamisation de l’Amérique. Dans dix-huit Etats américains, on tente de passer des lois surréalistes sur l’interdiction de l’application de la shari’a présentée comme une référence barbare. Il ne s’agit donc plus de s’attaquer à l’islamisme extrémiste violent mais à l’islam en tant que tel et à l’essence de cette religion. Ce mouvement gagne du terrain et, de controverse en controverse, installe une atmosphère étrange dans le pays. De la mosquée du Park 51 (dite du ground zéro) à la journée appelant à brûler le Coran, jusqu’aux mobilisations locales contre des manifestations musulmanes ou la construction de mosquées, les tensions s’avivent et on retrouve aux Etats-Unis des discours et des attitudes que l’on a vu s’installer depuis plusieurs années en Europe. Un racisme antimusulman, une islamophobie, qui fait campagne et cherche à stigmatiser une partie de la population américaine sur une base prioritairement religieuse (en plus du racisme contre les Africain-Américains qui perdure). Une politique émotionnelle basée sur la peur, la méfiance et le rejet et qui utilise les tenants du populisme européen, à l’instar de Geert Wilders qui remplit les salles aux Etats-Unis, pour confirmer le bien fondé de cette nouvelle xénophobie.

L’election du Président Barack Obama a paradoxalement permis à ces mouvements de gagner du terrain en jetant le discrédit sur sa propre personne, son origine, voire sa religion (23% des Américains pensent qu’il est un crypto-musulman et 42% pensent qu’il n est pas un bon chrétien : cela fait un total de 65% d’Américains dans le doute). ces mouvements n’auront de cesse de multiplier les critiques et de mettre le Président dans les situations les plus inconfortables qui soient. Ce dernier a dit et répété que l’islam était une religion américaine mais il apparait urgent que son administration, sur le plan intérieur, fasse preuve d’un courage autre que verbal et qu’elle confronte les courants islamophobes et xenophobes avec des politiques plus égalitaires et plus déterminées. Les beaux discours du Président sont suivis de politiques très frileuses sur le terrain : l’arrivée des prochaines élections ne va sans doute pas aider à renverser cette réalité et pourtant c’est paradoxalement le meilleur moyen pour le Président de s’affirmer comme le Président du renouveau, capable de l’emporter avec une politique juste et raisonnable en 2012. L’enjeu est majeur et, en ce qui concerne la question du renouveau de la relation avec l’Islam et les musulmans, la politique internationale est liée à la politique intérieure. Le Président Barack Obama ne peut se satisfaire de discours intelligents (et toujours ouverts) auxquels ils invitent des leaders, des savants et des intellectuels musulmans. Dans la rue arabe, comme dans les villes et les innercities américaines, les citoyens musulmans ordinaires n’ont que faire des images et des mots. Ils restent à l’écoute des silences qui dévoilent, et de l’absence d’actions qui confirment au quotidien les insuffisances critiques de la politique d’Obama depuis trois ans. Les peuples musulmans savent, comme d’ailleurs tous les peuples, qu’il y a un ironique paradoxe à offrir un prix Nobel de la Paix à celui qui toujours en parle et jamais ne l’a concrètement fait. tout est dit dans ce prix. A la lumière des vrais défis, qui exigent de vraies actions, ce fut un beau discours, bien écrit, et qui, une fois de plus, risque d’être mal, peu, ou carrément , pas entendu. Et qui donc aurait tort de demander, au cœur de la transparence démocratique, que celle-ci s’habillât de quelque concrète cohérence ?

© Tariq Ramadan

Publié le 27 mai 2011 


4-2 Webster G. Tarpley : La Chine soutient le Pakistan face aux États-Unis  (2/3)

L’avertissement envoyé par les Chinois à Washington est survenu juste après la déclaration du Premier ministre Youssouf Raza Gilani au parlement pakistanais : « Ne laissons personne tirer les mauvaises conclusions. Toute attaque contre les acquis stratégiques pakistanais, qu’elle soit visible ou cachée, trouvera une réponse appropriée… Le Pakistan se réserve le droit de contre-attaquer avec force. Personne ne devrait sous-estimer la motivation et la capacité de notre nation et de ses forces armées à défendre notre patrie sacrée. » (New York Post, 9 mai 2011). Une telle menace de représailles venant d’une puissance nucléaire comme le Pakistan doit absolument être prise au sérieux, même par les va-t-en-guerre les plus acharnés au sein de l’administration Obama.

Les acquis stratégiques dont parle Gilani sont les armes nucléaires pakistanaises qui forment la clef de la dissuasion pour parer toute éventuelle attaque de la part de l’Inde, dans le cadre de l’accord de coopération nucléaire entre les États-Unis et l’Inde. Les forces armées américaines en Afghanistan n’ont pas réussi à tenir secret leur vaste plan de saisie et de démantèlement des armes nucléaires pakistanaises. Selon un reportage de Fox News en 2009, « Les États-Unis ont mis au point un plan détaillé pour infiltrer le Pakistan et s’emparer de son arsenal de têtes nucléaires mobiles, s’il apparaissait que le pays était sur le point de tomber entre les mains des Talibans, d’Al-Qaïda, ou de tout autre mouvement extrémiste islamique. » Ce plan a été élaboré par le général Stanley Mc Chrystal lorsqu’il était à la tête du commandement des opérations spéciales de Fort Bragg en Caroline du Nord. Ce commandement qui est directement impliqué apparemment dans l’opération Ben Laden, est composé de l’Army Delta Force, des Navy Seals et d’une unité spéciale de renseignement high-tech, connue sous le nom de « Task Force Orange ». « De petites unités doivent se saisir des armes nucléaires pakistanaises, les neutraliser avant de les rassembler dans un endroit sécurisé », a déclaré une source citée par Rowan Scarborough, Fox News, 14 mai 2009.

Obama a déjà donné son aval à une attaque furtive contre les armes nucléaires pakistanaises. Comme l’écrit le Sunday Express de Londres, Obama a déjà approuvé une action agressive en ces termes : « Les troupes américaines seront déployées au Pakistan si les installations nucléaires de cette nation menacent de passer sous le contrôle de terroristes désireux de venger la mort de Ben Laden [...] Le plan, qui pourrait être activé sans le consentement du président Zardari, a provoqué la colère des officiels pakistanais [...] Obama donnerait l’ordre de parachuter des troupes pour sécuriser les sites clefs de missiles nucléaires. Ceci inclut le quartier général de la base aérienne de Sargodha, qui abrite des F-16 de combat dotés d’au moins 80 missiles balistiques à têtes nucléaires. » D’après les officiels américains, « le plan a reçu le feu vert, et le président a déjà manifesté son intention de déployer des troupes au sol au Pakistan s’il pense que cela est important pour la sécurité nationale. », Sunday Express, le 15 mai 2011.

L’extrême tension sur cette affaire met en évidence la politique de la corde raide et l’incroyable folie aventurière d’Obama et de son raid unilatéral du 1er mai qui aurait tout aussi bien pu être interprété par les autorités pakistanaises comme l’attaque promise contre ses installations nucléaires. D’après le New York Times, Obama savait pertinemment qu’il encourait un conflit immédiat avec le Pakistan, mais a insisté « pour que le commando chargé de l’opération Ben Laden soit suffisamment puissant pour pouvoir se battre et sortir du pays s’il était confronté à des forces de police ou à des troupes locales hostiles ». Le conflit armé entre les forces américaines et pakistanaises a subi une escalade le 17 mai, quand un hélicoptère de l’OTAN a violé l’espace aérien pakistanais au Waziristan. Les forces pakistanaises étaient en état d’alerte maximale et ont immédiatement ouvert le feu. L’hélicoptère américain a répondu par des tirs. Deux soldats postés dans la zone frontalière de Datta Khel ont été blessés.

Une riposte pakistanaise à cette incursion a peut-être eu lieu à Peshawar, le 20 mai, lorsqu’une voiture piégée a apparemment pris pour cible un convoi de deux véhicules du consulat des États-Unis, ne causant que des dégâts matériels sans faire de victimes côté américain. Un passant pakistanais a été tué et plusieurs personnes blessées. Sur le front de la guerre des services secrets, la chaîne de télévision Ary One a dévoilé le nom du chef de l’antenne de la CIA à Islamabad, ce qui en fait le deuxième chef-espion en place à voir sa couverture révélée en moins de six mois.

Le représentant spécial américain en Afghanistan et au Pakistan, Marc Grossman, remplaçant de feu Richard Holbrooke, a rejeté de manière arrogante, le 19 mai, les appels du Pakistan exigeant que des opérations comme celle d’Abbottabad ne soient plus perpétrées sur son territoire. Se refusant à toute promesse de ce genre, Grossman a déclaré que les autorités pakistanaises n’avaient jamais demandé le respect de leurs frontières au cours de ces dernières années (The Nation, Pakistan, 20 mai 2011). Au beau milieu de cette crise diplomatique importante, l’Inde a surenchéri en programmant des manœuvres militaires provocatrices ciblant le Pakistan, tel cet exercice « Vijayee Bhava » (Soyons victorieux) qui s’est déroulé dans le désert de Thar au Rajasthan Nord. Cet exercice de guerre-éclair NBC (Nucléaire, Biologique, Chimique) implique le Second corps d’armée qui est « considéré comme la plus importante des trois formations d’attaque de l’armée indienne, et sa tâche est de diviser littéralement le Pakistan en deux, en cas de guerre totale déclarée entre les deux pays. », The Times of India, 10 mai 2011.
 
Le nouveau représentant spécial des États-Unis pour l’Afghanistan et le Pakistan, Marc Grossman, est un des faucons les plus durs de Washington. Connu pour ses liens avec les services israéliens, il a renforcé la collaboration entre la CIA, le Mossad et la RAW (Research and Analysis Wing). La CIA, la RAW et le Mossad ont créé ensemble de pseudos-Talibans. L’une des façons d’obtenir une provocation suffisante pour justifier une attaque américano-indienne contre le Pakistan serait par exemple une augmentation des actions terroristes attribuées à de soi-disant Talibans. Selon ce qu’en dit la presse dominante au Pakistan, la CIA, le Mossad israélien et la RAW indien ont créé leur propre version des Talibans sous la forme d’un gang terroriste qu’ils contrôlent et dirigent. Selon une source, « Les agents de la CIA ont infiltré les réseaux des Talibans et d’Al-Qaïda et ont créé leur propre force Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP) dans le but de déstabiliser le Pakistan. » Le brigadier général Aslam Ghuman, ancien commandant régional de l’ISI au Penjab (L’ISI étant les services secrets pakistanais), a déclaré : « Au cours de ma visite aux États-Unis, j’ai appris que l’agence de renseignement Mossad, en connivence avec le RAW indien et sous la supervision directe de la CIA, voulait déstabiliser à tout prix le Pakistan. » Le double attentat à la bombe qui a tué 80 paramilitaires au Waziristan, la semaine dernière, a- t-il été perpétré par ce gang sous fausse bannière ?

D’après la même source, les services de renseignement russes ont révélé que « le contractant de la CIA, Raymond Davis, et son réseau ont fourni aux agents d’Al-Qaïda des armes nucléaires, chimiques et biologiques, de façon à ce que des installations militaires américaines puissent être ciblées et le Pakistan rendu responsable. » Davis, lui-même un vétéran des opérations spéciales, a été arrêté pour le meurtre de deux agents de l’ISI, mais a ensuite été libéré par le gouvernement pakistanais après une douteuse et bruyante campagne du Département d’État américain. […]

Webster G. Tarpley

historien et journaliste américain.

 http://www.partiantisioniste.com/actualites/la-chine-soutient-le-pakistan-face-aux-etats-unis-2-0740.html


4-3 Webster G. Tarpley : La Chine soutient le Pakistan face aux États-Unis  (3/3)

Si les États-Unis ont réellement besoin d’un prétexte pour justifier de nouveaux raids au Pakistan, il leur sera facile d’évoquer la présence supposée au Waziristan de Saïf al-Adel, désormais déclaré par la CIA comme le successeur de Ben Laden à la tête d’al-Qaïda (The News, Pakistan, le 19 mai 2011). Il est clair que le fait pour Obama de prétendre que Saif al-Adel se trouve tout près de la frontière la plus sensible au monde et non pas à Finsbury ou Flatbush, convient parfaitement à ses intentions belliqueuses.

Après le raid américain non autorisé du 1er mai, le général en chef pakistanais Ashfaq Kayani a lui-même prévenu les Etats-Unis qu’une telle « opération aventureuse » ne devra pas être répétée, et a annoncé que le personnel américain au Pakistan serait considérablement réduit. D’après les estimations de l’ISI, il y a actuellement environ 7 000 agents de la CIA au Pakistan, dont beaucoup sont inconnus du gouvernement pakistanais. D’après certaines sources, le partage d’information entre les services pakistanais et américain aurait été réduit. En réponse à la réaction de Kayani, l’opération de propagande de la CIA connue sous le nom de Wikileaks a une fois de plus montré sa véritable nature en essayant de discréditer le commandant en chef pakistanais au travers de la diffusion de télégrammes douteux d’ambassades américaines établissant que celui-ci avait demandé aux États-Unis davantage -et non pas moins- d’attaques de drones, ces dernières années.

Depuis le discours d’Obama à West Point, la CIA a utilisé les attaques de drones pour massacrer des civils dans le but de fomenter une guerre civile au Pakistan, et d’amener la division du pays selon les lignes ethniques du Penjab, du Sind, du Baloutchistan et du Pachtounistan. L’objectif géopolitique de tout ceci est de mettre fin au rôle joué par le Pakistan de couloir énergétique entre l’Iran et la Chine. Comme par hasard, l’expert Selig Harrison a récemment émergé comme un éminent partisan américain pour la sécession du Baloutchistan. Depuis le 1er mai, six attaques de drones américains ont fait au moins 42 morts dans la population civile pakistanaise, conduisant celle-ci à une haine frénétique anti-américaine. En réponse, une session commune du parlement pakistanais tenue le 14 mai, a demandé officiellement et à l’unanimité, l’arrêt des attaques de missiles américains, et a appelé le gouvernement à couper la route de soutien logistique de l’OTAN vers l’Afghanistan si les attaques continuaient. Alors que la ligne de ravitaillement Karachi-Khyber via la passe du même nom, transporte les deux tiers du ravitaillement des envahisseurs de l’Afghanistan, une telle mesure causerait un véritable chaos parmi les forces de l’OTAN. Tout ceci souligne la folie inhérente consistant à rentrer en conflit ouvert avec le pays par lequel passent vos lignes de ravitaillement.

Devant le parlement, le Premier ministre Youssouf Raza Gilani a rejeté les accusations américaines de complicité avec Oussama Ben Laden. Il a retracé l’historique de la création par la CIA d’Al-Qaïda et du « mythe Ben Laden ». Enfin, il a mis en garde Washington contre toute nouvelle ingérence. Les États-Unis veulent utiliser le chef des Talibans, le Mollah Omar, contre le Pakistan. Le département d’État a renoncé à toutes les conditions préalables dans ses négociations avec les Talibans en février dernier, et selon le Washington Post, les États-Unis seraient maintenant en train de parlementer avec les envoyés du Mollah Omar, le légendaire leader borgne du conseil de la Quetta-Shura, autrement dit, le Haut conseil des Talibans. Il paraît évident que les États-Unis offrent aux Talibans une alliance contre le Pakistan. Marc Grossman, l’envoyé spécial américain dans la région est hostile au Pakistan, mais au sujet des Talibans, on l’a affublé du surnom de « Monsieur Réconciliation » (The Telegraph, Royaume-Uni, le 29 mai 2011). À l’inverse, certains affirment que les États-Unis veulent assassiner le chef du réseau Haqqani au moyen d’une opération comparable à celle qui a visé Ben Laden. Les Pakistanais sont tout autant déterminés à conserver Haqqani comme allié.

Si la Chine se range derrière le Pakistan, il sera alors tout à fait envisageable que la Russie s’aligne derrière la Chine. En vue de la prochaine réunion de l’Organisation de Coopération de Shanghai le 15 juin, le Président chinois Hu Jintao s’est félicité des relations sino-russes qu’il décrit comme ayant atteint « un niveau sans précédent » et d’ « un intérêt stratégique évident ». Lors d’ une conférence de presse donnée cette semaine, le président Dmitry Medvedev a été obligé de reconnaître indirectement que le «  renouveau » des relations entre les Etats-Unis et la Russie tant acclamé par Obama se résumait à peu de choses depuis l’annonce du programme américain d’implantation de missiles ABM en Roumanie et dans le reste de l’Europe de l’Est, programme si évidemment dirigé contre la Russie, et qui signifie que le traité START n’est plus d’actualité, ce qui réveille le spectre d’une possible nouvelle Guerre froide. Étant donné l’actuel assaut de l’OTAN contre la Libye, Medvedev a déclaré qu’« il n’y aurait pas de résolution de l’ONU contre la Syrie ». Poutine avait raison, depuis le début, et Medvedev essaie de lui emboîter le pas pour se ménager quelque chance de rester au pouvoir.

La crise qui a mené à la Première Guerre mondiale a commencé avec l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand à Sarajevo, le 28 juin 1914, mais la première déclaration de guerre majeure n’eut lieu que le 1er août. Et durant le mois de juillet, une bonne partie de l’opinion publique européenne se réfugia derrière une espèce d’illusion idyllique élégiaque, alors même que la crise mortelle s’amplifiait. Quelque chose de similaire est en train de se produire aujourd’hui. Nombreux sont les citoyens américains qui pensent que la mort supposée de Ben Laden marque la fin de la guerre contre le terrorisme et de la guerre en Afghanistan. C’est le contraire qui se passe, l’opération contre Ben Laden a clairement conduit à une nouvelle situation d’urgence stratégique. Des forces qui s’étaient opposées à la guerre en Irak, de MSNBC aux nombreux libéraux de gauche appuyant le mouvement pour la paix, soutiennent désormais, d’une manière ou d’une autre, l’agression sanglante d’Obama en Libye, voire célèbrent en Obama un va-t-en-guerre finalement plus efficace que la clique Bush-Cheney, auréolé qu’il est de son succès supposé aux dépens de Ben Laden.

 Webster G. Tarpley

historien et journaliste américain.

http://www.partiantisioniste.com/actualites/la-chine-soutient-le-pakistan-face-aux-etats-unis-3-0741.html



5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

5-1 Michel Collon : Des journées de grands progrès...