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13/01/2011

n°4 - Dossier de la Côte d'Ivoire - 13-01 – Début - La pieuvre françafricaine enserre la Côte d'Ivoire.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et fermant les oreilles aux autres sources


n°4 - Dossier de la Côte d'Ivoire - 13-01 – Début  - La pieuvre françafricaine enserre la Côte d'Ivoire.


       Dossiers de la Côte d’Ivoire  

n°4                              13-01 

 C.Debroeder &  M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

   Mes informations sont le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos



Sommaire

1 Dossiers

1-1 Olivier Ndenkop : La pieuvre françafricaine enserre la Côte d’Ivoire.

2 Déclaration

2-1 Solidarité avec la lutte des patriotes et des progressistes ivoiriens  pour briser les chaînes du néo-colonialisme !

2-2 Côte d'Ivoire : "Vos peuples sont en danger. Ne vous trompez pas de guerre !"

2-3 La haute-bourgeoisie ivoirienne dans leurs luttes pour le pouvoir, instrumentalisent les masses.

Fin

2-4 Déclaration de l’ACTUS/prpe sur la situation en Côte d’Ivoire.

 

 



Dossiers

1-1 Olivier Ndenkop : La pieuvre françafricaine enserre la Côte d’Ivoire.

Du Nord au Sud du pays de feu Houphouët-Boigny, l’adrénaline monte ; autant que dans les États majors du Front Populaire Ivoirien(FPI) et du Rassemblement Démocratique des Républicains(RDR) qui a pactisé avec le PDCI pour donner le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Paix. Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, les leaders respectifs de ces deux partis politiques se considèrent chacun comme le président élu de la Côte-D’ivoire. Face à cette situation pour le moins embarrassante, les ivoiriens ont perdu le sommeil. La France en raison de sa main mise sur l’économie de ce pays est prête à tout pour que Laurent Gbagbo soit mis hors d’état de nuire. Grilles de lecture d’une crise pas seulement juridico-électoraliste.

Depuis le 31 octobre dernier, le processus électoral était lancé avec le premier tour de la présidentielle et devrait connaître son épilogue avec la publication des résultats du second et décisif tour. Les choses ne se sont pas passées comme prévu. Et au lieu d’un président, la Côte-d’Ivoire en a eu deux, si on s'en tient aux médias occidentaux et aux déclarations de la "communauté internationale", après le second tour qui a eu lieu le 28 novembre. La Commission électorale indépendante a déclaré Alassane Dramane Ouattara(ADO) vainqueur et le Conseil constitutionnel, instance suprême a reconnu la victoire de Laurent Gbagbo en invalidant les résultats dans plusieurs bureaux de vote au Nord où  les fraudes massives avaient été enregistrées par les membres de la majorité présidentielle. 

Depuis lors, un bicéphalisme voulu et entretenu par les puissances occidentales s’observe à la tête du pays. Situation déconcertante qui met plusieurs intérêts en jeu. Leurs détenteurs se battent par candidats interposés et usent des armes pas toujours conventionnelles. Comme de tradition, plusieurs intérêts s’affrontent actuellement au pays. 

Il y a d’abord ceux des 19 millions d’ivoiriens. Ces damnés de la terre, freinés dans leur développement par la longue crise qui secoue le pays depuis l’élection de 2000, veulent tourner la page des tumultes. Eux qui sont tenaillés par le chômage estimé aujourd’hui à 19%.

Mais, il n’y a pas que les ivoiriens. À l’ombre, toute la machine capitaliste est aux aguets et n’hésite pas de tirer les ficelles dans un ombre aujourd’hui transparent. Avec en tête les Français. Ces derniers y ont plusieurs « œufs » à surveiller et à protéger au cas où… Actuellement un contingent de militaire français est basé en Côte-d’Ivoire pour officiellement sauver les ressortissants français en cas d’enlisement de la crise. Mais en réalité, il ne s’agit là que d’un joli prétexte. La véritable raison de cette présence militaire selon plusieurs observateurs reste économique.

En effet, des pans entiers de l’économie ivoirienne sont dominés par 240 filiales de sociétés françaises. Selon un ordre quelconque, Total détient un monopole de fait sur la distribution de l’ « or noir » au « pays des Éléphants ». Son compatriote Bouygues règne en maître sur l’électricité, l’eau, le bâtiment et les travaux publics-BTP. Bien connu des Camerounais pour ses méthodes négrières et ses trafics en tout genre, Vincent Bolloré, le patron du groupe éponyme s’est aussi imposé en Côte-d’Ivoire comme le dragon indétrônable du transport maritime, de l’exploitation des ressources naturelles... La liste est loin d’être close. Les télécommunications  « ivoiriennes  » sont la chasse gardée de France Telecom. La finance ? Société Générale, Lyonnais, BNP - Paribas. La conception, l’édition et la commercialisation du livre scolaire ? Toujours les mastodontes « tricolores », pour l’essentiel. Bref, les groupes français détiennent 27% du capital social des entreprises présentes en Côte d’Ivoire.

Notre confrère Le Messager dans son édition n° 3242 du 08 décembre dernier évalue à 40% les contributions françaises dans le PIB de la Côte-d’Ivoire. Suffisant pour que tout ce qui se passe dans ce pays vaste de 322462 km² soit observé par le bout le plus perspicace de la lorgnette Elyséenne. La preuve ? Alors que le président français Nicolas Sarkozy devait se rendre avec son tout dernier ministre de la défense Alain Juppé en Inde pour une visite, le patron de l’Elisée a demandé in extremis au chef de son armée de rester au pays. Question d’engager les troupes en direction d’Abidjan si les intérêts du pays y sont menacés ? Toujours est-il que le Ministre de la défense Juppé est resté sur place.

Cérise sur le gâteau, le président Sarkozy n’a pas cru nécessaire d’attendre le verdict du Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire(seule organe chargé de reconnaitre la victoire d’un candidat) pour féliciter ADO qui est par ailleurs l’ami intime de presque tous les industriels français que nous avons cités plus haut. Au nom de quelle logique la France et la "Communauté internationale" pensent que les institutions ivoiriennes doivent-elle être mises entre les parenthèses ? Au nom des intérêts économiques de la France et l'asservissement du vaillant peuple ivoirien. Bonjour, le néocolonialisme ! 

Françafrique et mafiafrique

Le vrai visage de la françafrique se dessine donc avec la crise qui a suivi le second tour de cette élection qui voit se mobiliser les dépositaires de cet ordre inégalitaire entre la France et la Côte d’Ivoire dans le cas d’espèce. Comme le dit Christoph Boisbouvier, un journaliste très introduit dans les milieux de cette mafia française en Afrique, le président sénégalais a jeté « son » dévolu sur le candidat Ouattara. (re)établissant ainsi un axe Paris-Dakar-Abidjan qui assurait la vitalité de la Françafrique ou mafiafrique- c’est selon- qu’ont bien porté les présidents Houphouët-Boigny, Léopold Sédar Senghor et leurs homologues de la Ve République française.

Aujourd’hui, la barque françafricaine dans cette région ouest-africaine est tenue par Wade, Compaoré qui, désigné médiateur pour le conflit ivoirien avait reçu mandat d’œuvrer pour la paix sans oublier les intérêts de la « Mère patrie » dans ce pays qui est le poumon de la sous-région. Son soutien aux opposants de Gbagbo est connu (Lire l'ouvrage de Labertit, Adieu-Abidjan-sur-Seine. Aux coulisses du conflit ivoirien). A l’inverse, et c’est un secret de polichinelle, l’actuel président ivoirien, Laurent Gbagbo a troublé le breuvage français dans cette même région. Il a pris « trop » de liberté par rapport à la métropole. En paroles et en actes. Rendant les relations entre la France et son pays très « compliquées », avec pour conséquences la redéfinition des rapports politiques, diplomatiques et surtout économiques. Dans ce dernier cas, il a mis un terme à une tradition qui faisait de la France le partenaire presqu’exclusif du premier producteur du cacao mondial.

Les réseaux des disciples de Foccart sont-ils déjà activés pour qu’il soit châtié de sa témérité comme dans la fable « le loup et l’agneau » de Jean La Fontaine ? La France n'est-elle pas en train de prépare un génocide en Côte d'Ivoire ? Le Rwanda est-il aux portes d'Abidjan ? Il faut bien le craindre. La France est capable de tout. L'histoire de la décolonisation le montre à suffisance. Toujours est-il que le second tour de la présidentielle ivoirienne qui a réuni les électeurs le dimanche 28 novembre était une sorte de référendum dont la question unique, indirectement posée par l’histoire- était : Pour ou contre la françafrique ? Ceci dans la mesure où les deux candidats représentaient des groupes d’intérêts bien précis ; et pas toujours complémentaires : les intérêts de la Côte d'Ivoire et des Ivoiriens et ceux des étrangers. La division est d’autant marquée que « Jeune Afrique » (N° 2602 du 21 au 27 novembre), un hebdomadaire panafricain très proche d’ADO parle des « Deux Côte-d’Ivoire ». Une pour les ivoiriens et une autre pour qui ? Le confrère ne répond pas à cette question. Mais avec les éléments énumérés plus haut, chacun peut trouver la bonne réponse. En tout cas, le second de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire a fait tomber les masques. Désormais, les Africains savent qui est qui. Alasane Ouatarra et Guillaume Soro, garantissent le mieux les intérêts des étrangers. C'est la raison pour laquelle ils sont soutenus par la France et la "Communauté internationale ". C'est dommage.

6 janvier 2011

http://www.michelcollon.info/La-pieuvre-francafricaine-enserre.html



2 Déclaration

2-1 Solidarité avec la lutte des patriotes et des progressistes ivoiriens  pour briser les chaînes du néo-colonialisme !

Communiqué du Parti algérien pour la démocratie et le socialisme (PADS)

Les grandes puissances impérialistes, USA et France, ont décidé d’imposer leur marionnette Allassane Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire. Elles n’hésitent pas à pousser ce pays sur les chemins de la guerre civile pour le maintenir par la force sous leur contrôle. La machine médiatique internationale de propagande et de mensonges bien rodée depuis des décennies a été mise en route pour faire croire sans aucune preuve incontestable que les dernières élections présidentielles auraient été remportées par leur candidat préféré.

Les puissances impérialistes s’appuient sur les résultats concoctés par une Commission électorale dite indépendante mais en réalité composée dans son écrasante majorité de représentants de forces politiques soutenant Ouattara. Elles veulent se débarrasser de Bgagbo devenu incontrôlable par sa tendance à chercher à exploiter leurs contradictions inter-impérialistes.

 A travers son soutien à Ouattara et outrepassant son mandat en Côte d’Ivoire, l’ONU montre ouvertement et une fois de plus qu’elle est devenue depuis la disparition du camp socialiste un instrument de repartage du monde en zones d’influence et de domination des pays impérialistes.

 L’Union européenne affiche encore une fois sa nature de bloc impérialiste qui s’entend avec l’impérialisme américain, malgré leurs contradictions, quand il s’agit de faire front pour écraser toute tentative de remettre en cause le brigandage organisé par l’ordre impérialiste mondial.  

Le FMI et la Banque Mondiale décident de leur côté de ne reconnaître que le président élu soi-disant démocratiquement. Cet argument est d’une hypocrisie sans borne quand on se rappelle que la FMI avait débloqué sans hésitation plus d’un milliard de dollars en faveur de la junte militaire du Honduras à la botte des USA quelques semaines à peine après qu’elle eut renversé le président Zelaya démocratiquement élu et désireux d’émanciper son pays de la tutelle militaro-politique américaine.  

La palme de la surenchère dans l’hypocrisie doit revenir au président de la Cour Pénale internationale qui menace bruyamment de poursuivre Laurent Gbagbo pour« crimes contre l’humanité ». Les peuples ne l’ont jamais entendu adresser des avertissements semblables aux dirigeants israéliens lors des grands massacres de décembre 2008 à Gaza, ou aux dirigeants US pour les centaines de milliers d’Irakiens tués à la suite de leur occupation de l’Irak, ou encore aux responsables colombiens coupables de l’assassinat de milliers de progressistes.  

Dans ce concert de vociférations, de menaces, d’injonctions et de pressions pour faire rentrer dans le rang la Côte d’Ivoire, le président de l’ancien État colonisateur a renoué de façon fracassante avec la vieille mentalité colonialiste en sommant Gbagbo de quitter le pouvoir« avant la fin de la semaine » !  

Ces ingérences scandaleuses dans les affaires internes d’un pays souverain montrent que la volonté d’introniser Ouattara s’inscrit dans un scénario minutieusement élaboré. La prétendue Commission électorale indépendante n’en a été qu’une pièce destinée à couvrir d’une fausse légalité le choix arrêté par les grandes puissances impérialistes avant même le déroulement des élections.

Qui plus est, les régions où Ouattara se targue d’avoir obtenu le plus de voix sont des régions livrées aux intimidations et à l’arbitraire des« Forces nouvelles »soutenues par l’impérialisme français. 

Quelle que soit l’opinion que l’on peut se faire des manœuvres, des louvoiements et des objectifs de Gbagbo depuis plus de 20 ans, ce qui apparaît, c’est que des peuples de plus en plus nombreux en Afrique ne supportent plus les liens néo-coloniaux basés sur la dépendance, l’arriération économique et la misère. Ils n’acceptent plus ni les dictatures ouvertes ni celles qui se camouflent sous la démocratie de façade - si chère à la sociale-démocratie - et mises en place par les bourgeoisies compradores et l’impérialisme pour perpétuer le pillage de leurs richesses et du fruit de leur travail.  

L’affrontement qui oppose une grande partie du peuple ivoirien à l’impérialisme pose le problème crucial de la solidarité avec les forces qui luttent pour l’indépendance réelle de leur pays et veulent mettre fin aux rapports d’exploitation et de pillage instaurés depuis des décennies. 

Il est clair que dans ce combat pour que les peuples d’Afrique profitent de leurs richesses naturelles et s’en servent comme moyen de développement et de progrès, les anti-impérialistes se mettent du côté des forces qui veulent briser les chaînes de la dépendance. La question de savoir qui a véritablement remporté les élections devient secondaire quand on sait que les partisans de la perpétuation des rapports de domination disposent d’un puissant soutien financier et médiatique de la bourgeoisie impérialiste qui leur permet d’acheter les voix, d’influencer le choix des électeurs, de diviser les classes et couches laborieuses, d’intimider de larges catégories et forces sociales, de falsifier les résultats électoraux, de répandre les mensonges à l’appui de leurs manœuvres pour écarter ceux qui les dérangent et installer des dirigeants à leurs bottes.

Les résultats de ces élections ne sont pas un critère absolu pour définir la position des forces anti-impérialistes en Afrique et dans le monde surtout quand de grandes masses du pays se mettent en mouvement pour tourner la page du néo-colonialisme, quels que soient les calculs et les limites politiques des dirigeants qui refusent de se plier à la brutalité des impérialistes.  

Dans tous les cas, c’est au peuple ivoirien de décider souverainement de son destin. Il n’a pas besoin de l’intervention des forces impérialistes étrangères pour désigner démocratiquement ses dirigeants, ni de leurs pseudo observateurs pour « labelliser » les résultats du scrutin électoral.

Jamais et nulle part l’impérialisme n’est intervenu pour apporter la liberté et la démocratie. Partout où il intrigue et débarque ses troupes, il n’apporte que guerre civile, ruine et malheurs. Son seul objectif est de placer des marionnettes autochtones dévouées aux intérêts de la grande bourgeoisie financière.  

C’est aux peuples, à leurs forces progressistes et anti-impérialistes de décider de la conduite de leurs luttes pour instaurer, sans intervention extérieure, un régime démocratique au service de leurs intérêts légitimes.  

Les peuples doivent exiger le départ des troupes françaises et celles de l’ONU qui a montré sa partialité en soutenant Ouattara, valet du néo-colonialisme et homme du FMI dont les injonctions depuis 20 ans ont plongé la Côte d’Ivoire dans une grave régression économique et sociale.

Les communistes algériens dénoncent le silence du gouvernement algérien et la coalition présidentielle « islamo-nationaliste » qui refusent de condamner les ingérences étrangères dans les affaires internes du peuple ivoirien ou d’empêcher l’instrumentalisation de l’Union africaine par les dirigeants africains à la botte du néo-colonialisme. Ils dénoncent la diffusion de la propagande pro impérialiste par la télévision algérienne, la presse gouvernementale et par la presse privée qui, à de très rares exceptions, reprend avec zèle les mensonges fabriqués par les tenants de la Françafrique pour diaboliser les patriotes de la Côte d’Ivoire et faire l’apologie des hommes de main des puissances étrangères.

Ils dénoncent le silence des partis institutionnels dits démocratiques face à cette offensive néo-coloniale sans précédent pour terroriser les peuples et leur imposer des dirigeants dociles.

L’Alliance nationale républicaine (ANR) ne dit mot. Le Collectif des Citoyens pour la Défense de la République se tait lui aussi. Son porte-parole s’était rendu il y a deux ans auprès de l’ambassadeur des USA pour lui« expliquer »soi-disant le sens du combat de son organisation contre le pouvoir et obtenir l’appui de cette puissance impérialiste.

Le Front des Forces Socialistes, membre de l’Internationale socialiste dont un de ses hommes illustres -Dominique Strauss-Kahn, DG du FMI- s’emploie à étrangler la Côte d’Ivoire, n’envisage la lutte pour changer de régime que dans le soutien des grandes puissances impérialistes et non dans le travail en direction des masses populaires sur la base d’une alternative démocratique et anti-impérialiste de progrès.

Les chefs du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie ne peuvent que garder le silence s’ils ne veulent pas perdre le soutien des néo-colonialistes français décidés à provoquer une situation de fragmentation de l’Algérie qui leur permettrait un jour de prendre le contrôle de ses zones pétrolières.

Des hommes complètement coupés de leur peuple comme les dirigeants du RCD ne se voient à la tête de l’Algérie qu’avec l’appui et la bénédiction des dirigeants impérialistes américains et français, comme cela été dévoilé dans certains« câbles »non démentis de Wikileaks. Leur carte de visite politique internationale est écrite avec une encre chargée de haine à l’encontre des principaux dirigeants patriotiques des années 1970 quand l’Algérie nationalisait les richesses monopolisées par les sociétés françaises pour se développer et se tenait fermement du côté des peuples en lutte pour leur libération nationale.

Les communistes algériens espèrent que les progressistes ivoiriens trouveront la capacité de s’unir face à la Sainte-Alliance impérialiste, sauront éviter les pièges des divisions tribales dans lesquelles le colonialisme a toujours excellé pour asseoir sa domination, feront preuve de fermeté en encourageant la mobilisation des masses populaires et en s’appuyant sur elle pour résister aux pressions extérieures.

Ils en appellent au développement de la solidarité de toutes les forces anti-impérialistes et deprogrès en Algérie, en Afrique, en France et partout dans le monde avec la lutte du peuple ivoirien pour son indépendance véritable et une démocratie au service de ses intérêts fondamentaux.

Ils sont convaincus que cette solidarité favorisera l’instauration de véritables liens de coopération, débarrassés de toute velléité néo-coloniale, entre les peuples africains et les travailleurs français, souffrant les uns et les autres de la même domination exercée en France comme en Afrique par une oligarchie arrogante, celle des grands groupes financiers exploiteurs, tels que ceux de Bolloré, Bouygues, Areva, etc.

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/


2-2 Côte d'Ivoire : "Vos peuples sont en danger. Ne vous trompez pas de guerre !"

Appel à la CEDEAO

La situation insolite et inédite de deux « Présidents » et deux « gouvernements » à la tête de la même Côte-d’Ivoire est certainement déconcertante. Mais bien plus préoccupante est la conformité de vues entre les dirigeants des pays membres de la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le reste de la « communauté internationale » sur les sanctions à infliger au Président Laurent Gbagbo, dont le recours à la force, s’il refuse de céder le pouvoir à Alassane Dramane Ouattara.

La CEDEAO mettra-t-elle cette dernière menace à exécution en assumant ainsi, de manière ouverte, le rôle de bras armé de l’impérialisme collectif qui se cache derrière l’appellation pompeuse et trompeuse de « communauté internationale » ?

La paix en Côte d’Ivoire et en Afrique, d’une manière générale, est au prix de la lucidité, de la solidarité et du courage politique dont nos dirigeants feront preuve dans un monde globalisé injuste et violent.

Nous tenons à rappeler aux chefs d’État africains qu’ils se trompent d’ennemi et de guerre pour les raisons suivantes, valables pour la quasi totalité de nos pays :
 

1 – L’échec notoire du système électoral prôné

Il y a dix ans, dans la Déclaration de Bamako sur la Démocratie, les Droits et les Libertés en date du 03 novembre 2000, les Ministres et les Chefs de délégation des États et gouvernements ayant le français en partage relevaient, en plus des « acquis indéniables », des insuffisances et des échecs qui ont pris aujourd’hui des proportions alarmantes. Ils ont pour noms : « récurrence des conflits, interruption de processus démocratiques, génocide et massacres, violations graves des droits de l’Homme, persistance de comportements freinant le développement d’une culture démocratique, manque d’indépendance de certaines institutions et contraintes de nature économique, financière et sociale, suscitant la désaffection du citoyen à l’égard du fait démocratique ».

Y a-t-il lieu d’envisager une intervention militaire en Côte d’Ivoire, au nom d’un système électoral si défaillant ?
 

2 – Les pièges du système néolibéral

Ce système électoral inadapté et cruellement dépendant de l’«expertise» et de financements extérieurs est au service d’un modèle économique particulièrement désastreux en Afrique. Il rime avec pillage des richesses du continent, chômage endémique, pauvreté, injustices, corruption et violences. Les taux de croissance salués par la « communauté internationale » n’ont pas d’incidence sur la situation de l’immense majorité des Africains.

Alors au nom de quel projet de société, la CEDEAO devrait-elle s’engager dans une intervention militaire en Côte d’Ivoire ?
 

3 – Des « démocraties » minoritaires

L’enthousiasme et les espérances que les premières élections suscitèrent ne sont plus au rendez-vous comme l’attestent les taux de participation aux élections présidentielles généralement inférieurs à 50%, sauf dans les pays en crise (Guinée, Côte d’Ivoire par exemple) où les populations caressent l’illusion d’instaurer la paix par le vote.

Au lieu du rôle de gendarme que la « communauté internationale » lui confie au risque de la discréditer, la CEDEAO ne devrait-elle pas chercher d’abord à conférer à la démocratie un sens qui réconcilie les Africains avec la politique ?
 

4 – Des graves régressions politiques

L’État postcolonial qui se voulait souverain est devenu l’État sous-tutelle des institutions de Bretton Woods, chargé de libéraliser, de privatiser et de gérer ensuite les conséquences sociales dramatiques de cette politique. L’impopularité des gouvernants démocratiquement élus tient en grande partie aux réformes contraignantes et souvent erronées du FMI et de la Banque mondiale qui dégagent leur responsabilité en cas de soulèvement des populations.

Faut-il que la CEDEAO, au nom d’une démocratie que les argentiers foulent au pied, ajoute davantage à l’injustice et à la souffrance du peuple ivoirien ?
 

5 – Dépolitisation, personnalisation et ethnicisation

Pour ou contre Untel ou Untel sont les termes de la démocratie au rabais qui est servie aux peuples mineurs que nous sommes dans l’imaginaire de l’Occident. Et, malheureusement, ça marche.

Rares sont les acteurs politiques qui se donnent la peine de familiariser l’électorat avec les enjeux économiques, pétroliers, miniers, géopolitiques et militaires qui engagent le destin de notre continent.

Qu’y a-t-il d’étonnant si à partir de ce moment les électeurs se saisissent de repères tels que l’ethnie et la religion ?
 

6 – L’imposture de la « communauté internationale»

On n’aura jamais autant entendu parler de la « communauté internationale » en Afrique que ces dernières semaines. Alors, le citoyen ordinaire se demande : « Qui est-elle ? »

Elle est une dangereuse construction de l’après guerre froide. Elle se pose en garant du droit international, mais ses exigences varient selon les lieux et les circonstances. Ses membres sont, entre autres…

le Conseil de Sécurité, une institution non démocratique dont les résolutions sont ignorées par l’État d’Israël, protégé par les Etats-Unis,

les États-Unis d’Amérique, qui ont envahi l’Irak au nom d’armes de destruction massive qui n’existaient pas,

l’Union Européenne (UE), dont les desseins sont clairs à travers les Accords de Partenariat Economique (APE) qu’elle tient à imposer aux pays ACP,

la France, dont les forfaits sont brillamment illustrés par le documentaire de Patrick Benquet : La Françafrique,

le FMI et la Banque mondiale, qui dans un monde autre que celui-ci devraient être traduits devant la justice internationale pour crime contre l’Afrique.

Quant à l’Union Africaine (UA) et la CEDEAO, leur fonctionnement est à l’image des États qui les composent : frileuses, financièrement dépendantes, elles sont plus à l’écoute des grandes puissances et des institutions de Bretton Woods que de leurs peuples, de plus en plus désemparés et en danger.

Aux conséquences incommensurables des sanctions économiques, faut-il ajouter celles désastreuses de la violence militaire en Côte d’ Ivoire?
 

7 – L’instrumentalisation de la souffrance et du désarroi des Africains

Les électeurs et les électrices ivoiriens et africains sont, en somme, des victimes collatérales de la guerre économique qui fait rage à l’échelle de la planète. La pauvreté que le modèle économique dominant leur impose et leur souffrance sont instrumentalisés dans le cadre d’élections dites « transparentes », « régulières » et « démocratiques » qui, comme nous l’avons déjà souligné, ne répondent en rien à leur quête légitime de dignité.
 

8 – L’opacité des enjeux

Personne ne peut croire un seul instant que l’auteur du discours de Dakar sur l’homme africain et père de l’immigration choisie se soucie des droits des Africains et de la démocratie en Afrique. L’ancienne puissance coloniale a surtout besoin de préserver ses intérêts en Côte d’Ivoire qui, aujourd’hui comme au lendemain des indépendances, lui sert de point d’ancrage ainsi que de tremplin dans la sous région.

Quant aux États Unis d’Amérique, une partie de la réponse à leur demande – considérable – en pétrole se trouve dans le Golfe de Guinée.

Y a-t-il un lien quelconque entre ces desseins et la démocratie que les peuples d’Afrique appellent de tous leurs vœux ?
 

9 – La crise systémique du capitalisme

Les dirigeants africains sont victimes du discours mensonger du « win-win » qui prétend que tout le monde peut gagner dans la mondialisation néolibérale, dont la faillite est désormais évidente. Aussi s’efforcent-ils d’entrer dans le moule préfabriqué de la « croissance accélérée », de la « bonne gouvernance », de la « démocratie », etc.

L’histoire qui est train d’être écrite à coup de larmes et de sang en Côte d’Ivoire n’est pas qu’une crise politique et institutionnelle grave, dont l’issue dépendrait des seuls acteurs ivoiriens. Elle est l’une de ces guerres de « basse intensité » que l’ordre cynique du monde impose aux peuples dominés, tout en ne jurant que par la « démocratie », les « droits de l’homme » et les « libertés ».
 

10 –  La crise de leadership mondial et la question de l’éthique

Face à la crise structurelle et systémique du capitalisme mondialisé, il n’y a pas d’homme providentiel en Côte-d’Ivoire, ni même aux États-Unis où l’élection de Barack Obama a pu faire croire le contraire. Le Président américain et son homologue français, Nicolas Sarkozy, qui visiblement n’ont que des certitudes quand il s’agit de la démocratie en Afrique, sont confrontés aux pires difficultés dans leurs propres pays, du fait de la nature inique de ce système économique dans lequel les africains sont embarqués à leur insu. La dé-protection de nos économies, la concurrence déloyale et surtout la mise en échec délibéré de l’État au nom de la croissance et de la compétitivité sont autant d’options qui n’ont rien d’éthique.
 

L’ordre actuel du monde n’a pas besoin d’Alassane Dramane Ouattara et encore moins de Laurent Gbagbo, mais des richesses et de la position géostratégique de la Côte-d’Ivoire en Afrique de l’Ouest.

Espérons que cette réalité cruelle, qui n’est un secret pour personne, contribuera à dépassionner le débat et à inciter les protagonistes de la crise ivoirienne, et de manière générale les décideurs politiques africains, à plus de lucidité et de maturité politique.
 

Déclaration

Face à cette offensive sans précédent de la « communauté internationale » contre un État souverain au nom de la démocratie et face à l’instrumentalisation de la CEDEAO,
 

Nous exprimons :

Notre solidarité avec le peuple frère et meurtri de Côte d’Ivoire qui est le véritable perdant de la « démocratie » formelle, dictatoriale et belliqueuse que les puissances occidentales imposent aux autres à coups de chantage au financement et de corruption.

Notre profond désaccord avec l’usage de la force contre un État souverain au mépris des vies humaines, de la cohésion sociale et la paix, déjà malmenées.

Notre conviction que la « communauté internationale » n’est qu’une coalition de puissances et d’intérêts qui fait la loi à travers le Conseil de Sécurité, les institutions financières et autres instances.

Notre désapprobation de l’alignement de l’Union Africaine (UA) et la CEDEAO sur des positions compromettantes et dangereuses.

Notre indignation face à l’ingérence arrogante et décomplexée des Nations Unies, qui outrepassent leur rôle en Côte d’Ivoire, et face aux pressions et aux sanctions, dont celles scandaleuses du Fond Monétaire International (FMI) et de la Banque mondiale, qui oublient qu’ils ont une part considérable de responsabilité dans la situation dramatique de l’Afrique.

Notre consternation face à la violation des droits politiques des Africains, qui devraient être les seuls juges de l’état de leurs pays et de la conduite de leurs dirigeants, et face à l’infantilisation de l’électorat africain par un système qui érige le vote en une fin en soi.

-      Notre révolte face aux supercheries des puissants de ce monde, notamment la France et les États-Unis, qui inversent les rôles en Côte d’Ivoire en s’érigeant en sauveurs des peuples et faiseurs de paix, alors qu’ils sont fauteurs de guerre. L’Irak, l’Afghanistan, le Pakistan, pour ne citer que les faits plus récents, sont devenus de véritables bourbiers attestant que la démocratie ne s’exporte pas.

Notre dépit vis à vis de la Cour Pénale Internationale (CPI) qui ignore que les victimes des massacres pré et post électoraux sont d’abord des hommes et des femmes que le système, dont elle est l’une des armes, affame, exclut et tue à petit feu par millions.

Notre conviction que la réforme en profondeur du système des Nations Unies, que les mouvements sociaux appellent de leurs vœux, s’impose non pas seulement en termes de représentation du continent, mais d’éthique.

Notre conviction que la situation dramatique en Côte d’Ivoire justifie l’évaluation dans les meilleurs délais des pratiques démocratiques en Afrique.

Notre détermination à éveiller les consciences, notamment celles des femmes et des jeunes, de telle sorte que le vote influe sur les politiques économiques qui sont à l’origine du chômage, de la faim et de l’exil.

Notre volonté de faire du Forum Social Mondial (FSM) de Dakar (du 6 au 11 février 2011) le lieu par excellence de la confrontation des idées sur les alternatives au capitalisme mondialisé et destructeur.

Personne ne doit mourir en Côte d’Ivoire, ni ailleurs en Afrique, au nom d’une démocratie décrédibilisée et dévoyée parce que conçue, financée et évaluée de l’extérieur par des puissances d’argent en quête de dirigeants « sûrs ».

Alors, trêve d’ingérence, d’arrogance et d’humiliation !

Chaque peuple s’indigne, résiste et se libère en se référant à son histoire et son propre vécu des injustices et d’asservissement.

Puissent les souffrances infligées aux peuples d’Afrique servir de levain pour l’émergence de valeurs, de structures et d’institutions démocratiques, pacifiques et humanistes ici et de par le monde.

Forum pour un autre Mali (FORAM)

Vendredi 7 Janvier 2011

http://www.alterinfo.net/Cote-d-Ivoire-Vos-peuples-sont-en-danger-Ne-vous-trompez-pas-de-guerre-_a53519.html


2-3 La haute-bourgeoisie ivoirienne dans leurs luttes pour le pouvoir, instrumentalisent les masses.

Les différentes fractions de la haute-bourgeoisie ivoirienne dans leurs luttes pour le pouvoir, instrumentalisent les masses en les appelant à des actions aventuristes. Le 16 décembre 2010, le camp Ouattara lança des actions pour la libération de la télévision d’Etat et du siège du Gouvernement. Il fut demandé à des partisans à qui il a été demandé depuis toujours de n’avoir pour « seule arme que le bulletin de vote », de conduire des actions de type insurrectionnel. Malgré la détermination de certains groupes de manifestants, l’échec ne pouvait qu’être retentissant comme tout le monde a pu le constater.
Le camp Gbagbo, pour sa part, projette à nouveau de se servir de l’énergie des masses. Une fois encore la probabilité est grande de les conduire à l’abattoir. Rappelons que les « jeunes patriotes » soutenant Gbagbo avaient projeté un « grand rassemblement » Place de la République le mercredi 29 décembre 2010. Mais, contre toute attente, ils avaient reporté cette action sine die au motif qu’il « fallait laisser la chance à la diplomatie » parce que trois chefs d’Etats de la CEDEAO arrivaient à Abidjan pour des entretiens avec Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Curieusement, alors qu’une nouvelle édition de ces entretiens est prévue pour le 3 janvier 2011, les « jeunes patriotes » décident de « libérer le Golf Hôtel, les mains nues », endroit où sont retranchés Ouattara et son Gouvernement gardés par près d’un millier de casques bleus de l’ONUCI puissamment armés. L’objectif n’est autre que de se servir comme des boucliers humains des jeunes alors qu’ils ne sont pas préparés à ce type d’affrontement. Ces jeunes seront sûrement pris entre les feux des militaires défendant l’hôtel et ceux faisant le siège de l’hôtel. Pourquoi faire jouer à des jeunes aux mains nues un rôle normalement dévolu à l’armée nationale ? Une raison de ce comportement réside dans le fait que les forces étrangères présentes sur le territoire ivoirien (forces des Nations-Unies, forces françaises Licorne) le sont à la demande de Laurent Gbagbo. Ce denier avait espéré bénéficier au moment crucial du soutien de ces forces, ce qu’il continue d’espérer vainement. C’est ainsi que de façon opportuniste il demande, sans conviction, leur départ, une demande formulée au moment où il n’est plus qualifié pour engager la Côte d’Ivoire. Gbagbo a une curieuse façon de mener son « combat patriotique ou anti-impérialiste ». Gbagbo ne fait pas confiance à l’armée nationale et recourt abondamment aux mercenaires libériens et angolais. Ces derniers ne peuvent pas se présenter à visage découvert à l’Hôtel du Golf, d’où l’appel à des chairs à canon, un rôle que le clan Gbagbo a pris l’habitude de faire jouer aux masses populaires ivoiriennes. Le PCRCI estime qu’à l’heure actuelle le peuple a plutôt les vrais combats suivants à mener : - dénoncer les menaces d’interventions militaires étrangères, en particulier celle de l’ECOMOG, afin de les conjurer ; s’opposer par tous moyens aux fauteurs de guerre réactionnaire. - continuer le combat pour le respect de la volonté populaire exprimée dans les urnes le 28 novembre et réduire ainsi le risque de guerre civile réactionnaire. Le PCRCI appelle le peuple et particulièrement la jeunesse à se tenir à l’écart des mots d’ordre aventuristes et à ne pas participer à la « prise de l’hôtel du Golf » dont le seul but est de créer l’émoi suite à un bain de sang. Un tel sacrifice n’en vaut pas la peine si le but est le maintien au pouvoir de Laurent Gbagbo et son régime militaro-civil de type fasciste
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Fait à Abidjan, le 31 décembre 2010

Le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire


n°4 - Dossier de la Côte d'Ivoire - 13-01 – Fin - La pieuvre françafricaine enserre la Côte d'Ivoire.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et fermant les oreilles aux autres sources


n°4 - Dossier de la Côte d'Ivoire - 13-01 – Fin  - La pieuvre françafricaine enserre la Côte d'Ivoire.


       Dossiers de la Côte d’Ivoire  

n°4                              13-01 

 C.Debroeder &  M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

   Mes informations sont le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos



Sommaire

2 Déclaration

2-4 Déclaration de l’ACTUS/prpe sur la situation en Côte d’Ivoire.


2-4 Déclaration de l’ACTUS/prpe sur la situation en Côte d’Ivoire.

Côte d’Ivoire: Pourquoi la France veut-elle abattre le président insoumis, Laurent Gbagbo ?

L’ACTUS/prpe suit avec une attention particulière l'évolution de la situation politique en Côte-d’Ivoire depuis le coup d’état avorté de l’impérialisme français en 2002 contre le Président Laurent Gbagbo.

L’échec du putsch d’alors était du au soutien massif, populaire et notamment à celui des jeunes patriotes dirigés par Charles Blé Goudé, qui ont bravé les troupes françaises basées dans le pays.

La partition de facto du pays en deux : le Nord sous contrôle des putschistes et le Sud sous administration légitime et légale du Président Laurent Gbagbo.

Dix années plus tard, la rancoeur tenace de l’impérialisme international et français en particulier, est revenue à la charge afin d’imposer à la présidence de Côte-d’Ivoire, leur poulain, en l’occurrence Monsieur Alassane Dramane Ouattara (surnommé ADO par ses partisans) après le deuxième tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2008.

Si les prétendus démocrates en occident et si les membres de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) étaient impartiaux et soucieux d’instaurer une véritable démocratie en Côte d’Ivoire, alors comment expliquer leurs criminelles accointances avec les putschistes du Nord depuis septembre 2002 en refusant de les désarmer avant les élections ? Dans ces conditions surréalistes, comment pourrait-on avoir une ombre de doute que les élections dans la partie septentrionale du pays serait opaque, falsifiée et irrégulière ?

Cette connivence de la France et de l’Onuci avec les putschistes du nord, préparerait déjà l’opinion internationale à ce coup d’état « démocratique et institutionnel » de la Commission Electorale Indépendante (CEI) qui voudrait imposer illégalement et illégitimement ADO, Président de la République de Côte d’Ivoire.

Pourquoi les Africains doivent-ils continuer à être humiliés en acceptant les coups d’états permanents de l’impérialisme français, la Françafrique 50 ans après les indépendances nominales? Force n’est-il pas de constater que les criminels dictateurs à l’instar du tyran Déby au Tchad, soutenus par la France sont imposés aux peuples ?

Ces despotes du pré carré français d’Afrique sont au pouvoir depuis au moins 20 ans pour chacun d'eux, par la volonté impériale de la France. En revanche, elle vilipende les dirigeants ou candidats africains insoumis ou progressistes, soutenus par les peuples.

La nouvelle stratégie de l’hexagone consisterait à appeler en renfort l’ONU afin de procéder au sacre de leur valet, ADO. C’est le cas de la Côte-d’Ivoire ces derniers jours où le cynisme, et la forfaiture du droit de la force de l’impérialisme prime sur la force du droit national et international.50 ans après les indépendances africaines, le néocolonialisme français n'a pas perdu de sa vigueur d'antan. Il a repris le haut du pavé.

Ce qui se passe en Côte-d’Ivoire est inédit, injuste, humiliant, déshonorant et criminel pour toute l’Afrique. Cela devrait interpeller tous les patriotes africains car quelles que soient nos divergences confessionnelles, politiques et idéologiques avec le régime du Président Laurent Gbagbo, il serait de notre devoir de combattre l’inacceptable et cette pensée unique que l’impérialisme occidental, au nom de l’esprit de la suprématie coloniale occidentale, voudrait imposer sa volonté au détriment des peuples de notre continent.

C’est dans cette optique de résistance de solidarité et de lutte pour les Etats-Unis d’Afrique indépendants, que notre Parti, ACTUS/prpe adresse sa solidarité militante et anti-impérialiste au Président Laurent Gbagbo et au peuple frère ivoirien. Nous tenons ici, à lui exprimer par ailleurs, nos félicitations pour sa réélection à la magistrature suprême du pays.

L’insoumis au néocolonialisme français, Laurent Gbagbo, fondateur du Front Patriotique Ivoirien (FPI) et membre de l’international socialiste a un passé militant bien empli. Il fut l’opposant emblématique à l’ancien président Félix Houphouët-Boigny, un chantre de la Françafrique. Ce qui lui a valu des séjours en prison de mars 1971 à janvier 1973 puis en 1992.C’est aussi un intellectuel, Docteur en histoire de l’université de Paris1, Sorbonne, il était professeur d’histoire, directeur et chercheur à l'Institut d'histoire, d'art et d'archéologie africaine (IHAAA) d’Abidjan.

Le président Laurent Gbagbo est un patriote africain qui a au moins le mérite de résister au coup d’état militaire permanent de l’impérialisme français qui voudrait à tout prix imposer leurs hommes de la cuvée françafricaine, Henri Konan Bédié et Alassane Dramane Ouattara (ADO). Est-il besoin de rappeler le refus du Président Laurent Gbagbo de participer à la célébration du 50èmeanniversaire des indépendances africaines le 14 juillet dernier sur les champs Elysées aux cotés du Président Sarkozy ? Ce geste symbolique est lourd de signification et force l’admiration des patriotes africains à l’égard de l’insoumis Laurent Gbagbo. Cette gifle à la Françafrique vient s’ajouter aux autres actes d’indépendance, manifestés par le Président ivoirien, accroissant ainsi l’ire de l’ancienne puissance coloniale qui jure de se venger de ce Leader nègre récalcitrant en le « normalisant » ou à défaut le raccourcir.

Parmi ces actes d’insoumission, celui qui déclencha la guerre de la Françafrique contre le président légitime Laurent Gbagbo, fut l'ouverture du pays à la Chine populaire. En effet, la tentative échouée du coup d’état de septembre 2002, fomentée par les putschistes des Forces Nouvelles (FN) de Guillaume Soro, a eu lieu au lendemain de la décision du Gouvernement de l’insoumis président Laurent Gbagbo, de remettre en cause les énormes intérêts économiques français en Côte d’Ivoire dont particulièrement ceux du groupe Bolloré, un ami du président Sarkozy. Les marchés attribués exclusivement auparavant de gré à gré aux entreprises hexagonales doivent dès lors être soumis à la libre concurrence des entreprises de la république populaire de Chine, qui connaissent une expansion fulgurante sur le continent africain ces dernières années.

Au nom de la liberté d’entreprendre, au nom de la libre concurrence du marché, au nom du néo-libéralisme ou du capitalisme…dont les puissances impérialistes se font le chantre, il est paradoxal de constater que ces dernières vont en guerre contre les entreprises chinoises qui gagnent les marchés internationaux régis par les lois capitalistes. La décision du gouvernement de Laurent Gbagbo de lancer les appels d’offres concurrentiels pour que le meilleur gagne mais aussi en défendant en partie les intérêts de la République de Côte d’Ivoire, est un crime de lèse majesté pour l'impérialisme français.

Le complot impérialiste international contre le Président Laurent Gbagbo programmé et exécuté par la France et l’Onuci s’était traduit par l’adhésion à cette croisade des autres puissances impérialistes les Usa et l'Union Européenne (UE), dès son l'introduction du projet de sanctions contre le président légitime Laurent Gbagbo au Conseil de sécurité le 03 décembre dernier. Tandis que d’autres pays comme la Russie, le Brésil, la Chine, le Mexique sont retissants à cette alliance anti Gbangbo.

Selon le Ministre ivoirien des Affaires étrangères Placide Djédjé « C’est la France qui est derrière ce projet de résolution contre le gouvernent légitime du président Gbagbo » et de dénoncer « des fortes pressions exercées par la France sur les états africains » afin de s’aligner sur la position de l’hexagone. Cela démontre la dépendance des états africains à la puissance coloniale et notamment la vassalisation de nos dirigeants.

Depuis le vendredi 3 décembre 2010, il a fallu une semaine au Conseil de sécurité de l’ONU pour adopter un texte consensuel sur l’élection ivoirienne. En effet, la Russie, s’appuyant sur la résolution S/RES/1765 du Conseil de sécurité des Nations-Unis du 16 juillet 2007 réaffirmant, en son préambule, « Son ferme attachement au respect de la souveraineté, de l’indépendance…de la Côte d’Ivoire », La Russie déclare « l’Onu outrepasse sa mission en se substituant à la décision du Conseil constitutionnel ivoirien désignant

Laurent Gbagbo présidant… ». Le texte commun du Conseil de sécurité adopté invite le président Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir et le menaçant de sanctions ciblées s'il ne reconnaissait pas son rival Ouattara.

Dans une lettre adressée au Président Laurent Gbagbo, le président américain Barack Obama « dit clairement que s’il fait le mauvais choix,(...) nous envisagerons d’éventuelles sanctions contre lui et d’autres, si besoin est », a déclaré le porte-parole du département d’Etat Philip Crowley. [Afp du 9 décembre 2010].

Le président américain a déclaré lors de sa visite au Ghana en 2009 que « l’Afrique n’a pas besoin d’Hommes forts, mais d’institutions solides ». En s’alignant sur la position revancharde anti Gbagbo de la France, il affaibli les institutions ivoiriennes en déniant l’existence du Conseil constitutionnel, instance suprême juridictionnelle de la Côte d’Ivoire, qui a proclamé Président de la république de Côte d’Ivoire l’insoumis Laurent Gbagbo.

Ceux qui espéraient voir la politique impérialiste des Usa s’adoucir avec l’élection d’un noir, doivent déchanter. « L’impérialisme stade suprême du capitalisme » selon Lénine, reste tenace quelle que soit la couleur, la religion ou la nationalité de l’individu qui partage cette idéologie. Au demeurant, il conviendrait de souligner que dans les pays capitalistes, ce sont les multinationales qui sponsorisent les élections présidentielles des candidats et l’accession à la magistrature suprême de leurs hommes.

Le lobby militaro-pétrolier a propulsé M. Georges Bush à la présidence des Usa. Ce qui a pour conséquence l’occupation de l’Irak et sa destruction, le tout accompagné du pillage systématique de ses immenses ressources pétrolières.

L’anti-impérialisme est la plate forme minimale qui devrait guider tout activiste africain, car appliqué, il serait une contribution de tous ceux qui militent pour une Afrique progressiste, anti-impérialiste, unie et indépendante.

L’infantilisation permanente de notre continent par l’occident qui s’arroge le « Droit divin » de décider de nos institutions, de notre organisation politique, militaire, économique, culturelle…est insupportable. La crédulité de cette minorité d’Africains qui soutient les positions politiques de l’impérialisme est injustifiable voire une traîtrise pour l’avenir de notre continent.

Les gesticulations occidentales autour du prétendu respect du verdict des urnes (victoire d’ADO), leurs menaces contre le vrai vainqueur Laurent Gbagbo, cacheraient en réalité les visées à court, moyen et long terme pour défendre uniquement les intérêts des multinationales capitalistes.

La défense des dictateurs et leur maintien par la force au pouvoir par l’impérialisme ne donnent-ils pas suffisamment matière à réfléchir ?

Pour notre parti, ACTUS/prpe, le sacre du tyran Déby grâce aux nombreuses interventions militaires de l’impérialisme français contre le Forces de résistance depuis 20 ans, nous permet d’affirmer avec forte certitude le contraire de tout altruisme. Nous ne croyons plus aux leçons et discours lyriques sur la défense de la démocratie, des droits de l’homme que nous abreuvent les dirigeants politiques occidentaux. L’exemple du Tchad témoigne si besoin est, de l’hypocrisie, du déni de démocratie, de l’humiliation et du mépris total dont le peuple est victime. Le despote Déby est responsable de la mort de plus de 31000 tchadiens selon les rapports des associations des droits de l’homme. Le 3 février 2008, il liquida physiquement le Dr Ibni Oumar Mahamat Saleh, Leader de la CPDC, une coalition des partis politiques de l’opposition civile et démocratique. Ces crimes contre l’humanité n’ont soulevé à ce jour aucune compension de la France et du président Sarkozy qui se mobilisent pour « sauver » la démocratie en Côte d’Ivoire.

La démocratie à géométrie variable de l’occident est une imposture contre les peuples africains. Elle épouse les contours fluctuants des seuls intérêts capitalistes, en sacrant présidents à vie de nos états, les dictateurs que l'Elysée a crée, soutient et maintient par la force des armes des troupes françaises basées sur le continent.

L’impérialisme français use de tous les moyens et subterfuges afin d’imposer son valet ADO, président de la Côte d’Ivoire au détriment du vrai vainqueur, l’insoumis, Laurent Gbagbo. Quelle serait la réaction du peuple français si les USA, l’Allemagne et l’ONU, s’immisçaient dans les dernières élections présidentielles françaises et imposaient par la force madame Ségolène Royal à la présidence de la république alors que Sarkozy était victorieux ?

Monsieur Alassane Dramane Ouattara fut un ancien Vice président du FMI. Cette institution internationale est dominée par l’impérialisme capitaliste. Elle est à l’origine des mesures anti sociales et criminelles, imposées aux peuples africains sous le vocable de programme d’ajustement structurel (PAS).Ce plan impose aux états des coupes sombres principalement dans les budgets sociaux des états (santé, éducation, agriculture, arrêt de subventions des produits alimentaires de première nécessité…), privatisation des secteurs clés de l’économie nationale (énergie, eau, transport,…) entraînant de millions de victimes. Compte tenu de ces crimes contre l’humanité du FMI, il est évident que les peuples ivoirien et africain ne sauraient apporter leur soutien à une haute personnalité de cette institution internationale et de surcroît actrice de ces mesures criminelles. Monsieur Alassane Ouattara, fut l’artisan des privatisations des entreprises nationales lorsqu’il était premier ministre du Président Houphouët Boigny. Ce bradage de l’économie nationale aux capitalistes occidentaux, mérite une récompense de la part des bénéficiaires. C’est ainsi que nous assistons ces derniers jours à un branle bas de combat et à une mobilisation générale du front impérialiste des pays du Nord, animé par la France contre le président Laurent Gbagbo afin d’imposer Monsieur ADO, président de la République de Côte d’Ivoire.

Les violations manifestes des règles démocratiques et de bonnes conduites (souscrites par les deux candidats à la présidentielle) ont été observées chez Monsieur Alassane Dramane Ouattara. Fort du soutien et du plan des impérialistes, ce dernier avait déjà pris langue avec la presse internationale en clamant bruyamment sa victoire avec un score fantaisiste de 54,1 % 90 contre 45,9% au Président sortant Laurent Gbagbo. Cette annonce illégale fut faite avant même que la Commission électorale indépendante (CEI) ne proclame officiellement les résultats provisoires. Monsieur Alassane Dramane Ouattara s’était autoproclamé Président de la République de Côte d’Ivoire le 03 décembre 2010. Avec délectation et partialité ahurissante, une certaine presse française a relayé en boucle ce mensonge qu’elle voudrait transformer en vérité et force de loi à l’opinion ivoirienne et internationale.

La loi électorale de la Côte d’Ivoire du 3 mars 2008, stipule dans son alinéa 2 que la CEI a un délai impératif de 3 jours pour informer le Président du Conseil constitutionnel, le représentant du Secrétaire Général de l’ONU, le représentant du Facilitateur…

Alors que ce délai fut largement dépassé, le Président de la CEI, Monsieur Youssouf Bagayogo a tenu tout de même à proclamer président monsieur Alassane Dramane Ouattara en répétant mécaniquement les chiffres déjà martelés par ce dernier.

L’instance suprême des institutions ivoiriennes, en l’occurrence le Conseil constitutionnel la seule habilitée à infirmer ou confirmer tous les résultats des votes, prend une décision capitale face à ce carnaval pour la fausse victoire de ADO à l'hôtel du golfe. Par la voix de son Président, le Professeur Paul Yao N'Dré a annulé les votes dans sept départements du Nord, sous contrôle des ex-rebelles depuis 2002 et où le scrutin avait été frauduleux [Afp du 03 novembre 2010]. En effet, les nombreux témoignages des électeurs dans les régions septentrionales confirment cette décision du Conseil constitutionnel : « À la télévision ivoirienne, des reportages donnaient la parole depuis mardi 30 novembre à des électeurs de Laurent Gbagbo agressés et séquestrés dans le nord du pays le jour du vote. Au chevet d’un blessé, Charles Blé Goudé, un des proches de Laurent Gbagbo, expliquait à l’antenne que dans « mon village (du centre-ouest, NDLR), ceux qui ont voté Ouattara sont toujours en vie». Le Secrétaire Général du FPI (Parti du Président Laurent Gbagbo), Monsieur Pascal Affi N’Guessan, enfonça le clou avec un brin d’humour caustique à propos de ce hold up électoral de Monsieur Alassane Dramane Ouattara : « Donne-t-on son diplôme à un élève dont on a les preuves qu’il a fraudé ? » [La croix du 03 novembre 2010]

Ce hold-up organisé par monsieur Ouattara dans le nord en terrorisant les partisans du président Laurent Gbagbo, a été confirmé par le fait que dans les régions favorables au candidat Laurent Gbagbo, son rival a pu battre campagne en toute quiétude et que ses partisans ont librement voté.

L’article 63 de la constitution de la république ivoirienne stipule : « Le résultat définitif de l’élection du président de la république est proclamé, après examens des réclamations éventuelles, par le Conseil constitutionnel et publié selon la procédure d’urgence ». Le président du Conseil constitutionnel, le Professeur de Droit public, Monsieur Paul Yao N'Dré, a par conséquent invalidé les résultats fantaisistes proclamés par le candidat Ouattara. Après annulation des votes frauduleux des sept départements du Nord, le président du Conseil constitutionnel proclame à la foulée la réélection à la présidence de la république de Côte d’Ivoire du Candidat Laurent Gbagbo avec 51,45% des suffrages, contre 48,55% à son rival ADO, le 3 décembre 2010. Le peuple qui retenait son souffle depuis 3 jours, est en liesse tandis que les impérialistes et leur valet ADO font grise mine. La France a mis en alerte maximale ses réseaux afin de constituer un front international anti Gbagbo. Le conseil de sécurité des Nations unies est saisi afin de d’évincer le président légitime et légal, l’insoumis Laurent Gbagbo.

Les ennemis et rentiers de la guerre impérialiste de rapine en Côte d’Ivoire, vocifèrent en dénonçant la proximité du Président du Conseil constitutionnel le Pr Paul Yao N'Dré avec le Président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo. Ce dernier fut démocratiquement élu malgré les arsenaux colossaux : crimes, finances, corruptions, diplomatie, pressions, menaces,… déployés par son rival Ouattara.

Au demeurant, rappelons qu’en France, tous les présidents du Conseil Constitutionnel sont nommés par les présidents de la 5ème république. En effet, Messieurs Robert Badinter et Roland Dumas socialistes et proches du Président Mitterrand, furent nommés par ce dernier respectivement du 5 mars 1986 au 5 mars 1995 et du 8 mars 1995 au 1er mars 2000, Monsieur Pierre Mazeaud fut nommé par le Président Chirac du 9 mars 2004 au 3 mars 2007 et enfin Monsieur Jean-Louis Debré nommé le 5 mars 2007 jusqu’en 2016 par le Président Sarkozy.

La constitution ivoirienne comme celle de la plus part des anciennes colonies françaises, sont une copie de la constitution de la 5èmerépublique française. Alors pourquoi il n’ ya jamais eu contestations ou recours des décisions prises par le Conseil constitutionnel en France ? Le peuple français accepterait-il que les USA, l’Allemagne et l’ONU, s’immiscent dans les affaires intérieures françaises en invalidant les décisions de leur Conseil constitutionnel ? Accepterait-il que la souveraineté de la France soit violée par des pays étrangers ? Les réponses seraient incontestablement NON ! Alors pourquoi ne reconnaît-on pas au peuple ivoirien le droit de choisir librement son président par une décision du Conseil constitutionnel de leur état indépendant et souverain? Les Africains seraient-ils des hommes immatures pour décider de leur destin sans ingérences et autres diktats des puissances coloniales et de l’impérialisme occidental ?

Ce mépris des peuples africains par les impérialistes qui voudraient tout régenter car le noir serait un sous homme, est un déni de démocratie, voire une certaine condescendance occidentale, avec en filigrane du racisme primaire dans le subconscient collectif. Cela est intolérable !

Le Conseil constitutionnel ivoirien aux yeux du droit de la France est illégitime et illégal. Pourquoi le peuple ivoirien souverain devrait-il accepter ce verdict et ultimatum du président Sarkozy qui fut le premier à féliciter et à reconnaître le hold-up électoral de monsieur ADO, autoproclamé président de la Côte d’Ivoire ?

La précipitation mécanique et déconcertante, sans retenue aucune et avec laquelle la France a félicité et a reconnu la fausse victoire concoctée dans les officines de la Françafrique, corrobore les visées de revanches de l’ancienne puissance coloniale contre le refus de soumission et la résistance du Président Laurent Gbagbo depuis près d’une décennie. Nous avons le devoir militant de ne pas laisser le président Laurent Gbagbo et ses camarade de la majorité présidentielle (LMP) seuls au front contre la France et ses alliés impérialistes.

Un complot impérialiste international visant à déstabiliser la Côte d’Ivoire dirigée par le président insoumis Laurent Gbagbo se confirmerait. En effet, depuis le coup d’état de septembre 2002 qui a consacré la division du pays en deux entités différentes (Nord et Sud) sous l’oeil bienveillant des troupes françaises de l’opération Licorne forte de 900 hommes, le plan s’accélère comme l'atteste la reconnaissance du président autoproclamé ADO par la France, l’ONU, le FMI, suivie en cascade par les USA, la Grande Bretagne et l’UE [ Afp du 2 décembre 2010, Europe1 du 4 décembre 2010 ].

Le président Sarkozy à l’instar de son prédécesseur Chirac, est décidé d’oeuvrer pour l’éviction du pouvoir du président légal et légitime Laurent Gbagbo. C’est ainsi que lors de sa déclaration au premier jour de sa visite en inde, il a réitéré son appel au Président Laurent Gbagbo de « respecter la volonté du peuple » et de réitérer plus tard son injonction déguisée au président Laurent Gbagbo dans sa conférence de presse toujours en inde le 06 décembre en ces termes : « Je lui ai tenu le langage suivant: c'est à lui de choisir le rôle qu'il veut tenir dans l'Histoire. Il a organisé ces élections, elles se sont bien déroulées, aucune contestation n'est possible il doit maintenant laisser le pouvoir au président-élu, Alassane Ouattara » Ce mépris des dirigeants africains insoumis sont inacceptables alors que leurs alliés dictateurs sont maintenus des décennies à la tête de nos états. Le peuple français tolérerait-il une telle ingérence d’un président africain, asiatique ou latino américain dans les affaires de l’hexagone ? Le président Sarkozy aurait-il oublié que le Conseil constitutionnel ivoirien à l’instar de celui de la France est la plus haute juridiction du pays ? de plus, après sa décision aucun recours n’est possible ?

La Commission Electorale Indépendante(CEI) n’est qu’une simple structure administrative circonstancielle, chargée de gérer ponctuellement le déroulement des élections. Elle ne peut se prévaloir d’une quelconque primauté ou suprématie hiérarchique sur le Conseil constitutionnel, instance juridictionnelle suprême et pérenne.

La CEI a proclamé des résultats frauduleux activement soutenus et relayés par le front impérialiste qui voudrait en découdre avec le président Laurent Gbagbo.

La CEI a octroyé la victoire à la Pyrrhus au candidat ADO dans l’espoir d’usurper le légitime et légal fauteuil présidentiel du candidat Laurent Gbagbo. Cependant, la décision du Conseil constitutionnel d’invalider ces résultats et proclamant simultanément la victoire du candidat Gbagbo fait force de loi. Elle est exécutoire. Toute disposition contraire à la décision du Conseil constitutionnel ivoirien est par conséquent illégale, illégitime et de nul effet. Les autorités légitimes de la Côte d'Ivoire ont le droit de faire respecter la loi par tous les moyens à ADO et sa bande qui sont d'intelligence avec les ennemis du pays, les puissances impérialistes.

ADO et ses sponsors impérialistes sont dans l’illégalité absolue en foulant au pied les règles élémentaires démocratiques des institutions de la République de Côte d’Ivoire. Cela est un délit gravissime ! Les lois de la République doivent être appliquées impitoyablement dans leur plénitude à l’encontre des contrevenants.

Un tel acte fort fera jurisprudence. Il servira de leçon aux valets de l'impérialisme et leurs maîtres.

Les africains n'accepteront jamais le pacte colonial et donneront la riposte adéquate à toute tentative de recolonisation de notre continent.

Un autre cas de multiples violations dont le camp ADO s’était rendu coupable et excelle, c’est que les pseudos résultats des résultats de la CEI ont été annoncés par son président Youssouf Bakayoko en présence des invités triés sur le volet : les Ambassadeurs de France et des USA, de Young Jin Choi représentant du Secrétaire Général de l’Onu, du représentant spécial du facilitateur du Burkina Faso, les medias français. La presse nationale et les représentants de la majorité présidentielle de l’insoumis Gbagbo furent exclus. De plus, ces résultats ne sont pas issus d’un consensus entre les membres de la CEI comme le prévoit le règlement de cette institution administrative. Cette annonce illégale et à la sauvette a eu lieu non pas au siège de la CEI comme il se doit, mais à l'hôtel du golf qui est aussi le QG de la campagne électorale du candidat Ouattara.

L’élection à la magistrature suprême devrait-elle être avilie et dépouillée de son caractère solennel par des usurpateurs à la solde des impérialistes? Le peuple ivoirien et africain méritent plus de considération qu’un tel minable et ridicule spectacle offert gratuitement et à satiété à l'opinion internationale. Cela jette de l’opprobre sur leurs auteurs mais malheureusement humilie par ricochet l’Afrique dans son ensemble. Les impérialistes occidentaux ont réussi leur coup en ridiculisant l’Africain et d’avoir infantilisé Ouattara et sa bande.

Les preuves incontestables des fraudes massives organisées par le candidat ADO avec la complicité de la France et l'Onuci, ont été rapportées par certains observateurs et témoignages. Cependant, les médias occidentaux partenaires de cette croisade anti Gbagbo ont fait systématiquement obstruction. La France en la personne du Président Sarkozy s'est transformée en « VRP du Candidat Ouattara sur le marché politique international ».

Afin d'étayer ces fraudes, nous citerons six (6) faits réels qui ne sont qu’une infime partie des preuves de hold-up électoraux massifs organisés par Ouattara et ses acolytes :

1- Contrairement à la complicité des observateurs de l’Onuci, qui sont aveugles et aphones face aux agissements frauduleux et criminels du groupe Ouattara, le Chef des experts électoraux africains, Monsieur Jean-Marie Ngondjiban Gangté a livré à la presse ivoirienne et internationale les conclusions de sa mission qui sont sans appel. C’est ainsi que nous avons appris que les élections ne répondaient pas aux normes des critères généralement admis pour les élections libres, transparentes et équitables. Des irrégularités majeures ont été relevées dans les villes de Korogo, Bouaké, Ségala, Tortia, Karango. Ce sont les vols des urnes, les refus du camp ADO d’accepter la présence des observateurs de la majorité présidentielle lors des dépouillements des urnes …Ces constats accablants établis par une mission d’observateurs africains, n’ont jamais été relayés par une certaine presse bourgeoise partiale, normalisée et qui participe à la campagne du hold-up électoral planifié en faveur d’ADO par l’impérialisme international et la France en particulier.

Dans ce même registre de mépris racial envers l’Afrique et les noirs, un journaliste français renchérit à propos des Observateurs africains en des termes irrespectueux :

«Observateurs sortis d’on ne sait où ».Et, pourtant le groupe des experts électoraux africains est mandaté par l’Union Africaine et agrée par la CEI ivoirienne.

Le racisme contre les africains est solidement ancré dans certains esprits occidentaux

Le hold up électoral impérialiste planifié devrait être exécuté avec succès quelle que soit la forme qu’il revêtira, comme en témoigne les déclarations de M. Young Jin Choi, représentant spécial du Secrétaire Général de l’Onu en Côte d’Ivoire : « Même si toutes les plaintes du camp présidentiel étaient prises en compte, les résultats ne changeraient pas et le candidat Ouattara resterait le vainqueur de l'élection », a affirmé le responsable de l'ONU dans une intervention par vidéo conférence devant le Conseil de sécurité de l’ONU. [Atlas Info du 07.12..2010].

Les seuls commentaires les plus répandus dans les médias occidentaux au service de Ouattara et son groupe d’usurpateurs du pouvoir, demeurent la diabolisation de la majorité présidentielle et en particulier du président Gbagbo qualifié de dictateur. Ces mensonges grotesques ne sont que l’arbre qui cache la forêt. En effet, comment expliquer que l’opinion internationale et ces pays du nord qui se proclament démocrates puissent soutenir les putschistes de septembre 2002 contre le président démocratiquement élu Laurent Gbagbo ?

Les impérialistes et l’Onuci ont refusé de désarmer les rebelles de la zone septentrionale avant les élections tout en exigeant leurs organisations. Ce plan d’imposer ADO président est ici un peu plus limpide car organiser les élections avec le fusil braquer sur la tempe de l’électeur du président Laurent Gbagbo est un crime organisé. Le mépris du noir est une fois de plus affirmé. En occident, personne n’aurait accepté de voter dans ces conditions mais pour les nègres d’Afrique c’est normal et acceptable aux yeux des impérialistes.

Le soutien inconditionnel de la France et de l’Onuci aux putschistes ivoiriens contre le président Laurent Gbagbo, est confirmé par un fin connaisseur de l’Afrique M. Philippe Evanno chercheur à la Sorbonne, directeur de l’Institut de Prospective Africaine. Il a notamment été formé par Jacques Foccart et a collaboré avec lui jusqu’au décès de ce dernier. Invité de Yannick Urrien mercredi 8 décembre dans le magazine de 8h10, il déclara ; « L'ONU a été incapable de respecter ses engagements et d'assurer le désarmement des forces de la rébellion au nord. L'élection a eu lieu sous le contrôle des forces armées de la rébellion. Ce sont des seigneurs de la guerre, qui détournent les taxes et les impôts à leur profit, qui ont pris le contrôle du diamant et de différents minerais et contrôlent une partie du commerce du cacao. Cette rébellion au nord est une organisation politique, économique et militaire et elle est restée en place alors que différentes résolutions de l'ONU et différents accords internationaux prévoyaient que l'élection ne pourrait pas avoir lieu tant que le désarmement ne serait pas effectif»

[http://www.kernews.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=269:les-interets-economiques-francais-menaces-en-cote-divoire--les-explications-de-philippe-evanno&catid=40:politique-et-economie&Itemid=59].

Cette déclaration montre que les capitalistes occidentaux organisent un nouveau plan afin d’accroitre le pillage des ressources naturelles de la Côte d’Ivoire en installant au pouvoir sur l’ensemble du pays ces seigneurs de la guerre dirigés par le tandem Ouattara-Soro qui contrôlent le nord du pays. Cette mafia organisée contre l’Afrique est révoltante et devrait être combattue énergiquement par tous les moyens. Le soutien des patriotes et progressistes africains à celui que les impérialistes vilipendent, l’insoumis Gbagbo est un devoir militant. Il serait contradictoire de se retrouver dans le même camp que celui des partisans de l’asservissement de l’Afrique.

2- Dans la Vallée de Bandama le Candidat Ouattara a totalisé en réalité 149.598 voix. Cependant, la CEI régionale a communiqué à la CEI centrale 244.471 voix soit une augmentation frauduleuse de 94.873 voix supplémentaires (Cf. tableau ci-dessous). [Cf. http://www.ivoiredignite.com/index.php]

3- L’ancien premier ministre du Togo et Chef de la Mission d'Observation Electorale de l'Union Africaine (UA), Joseph Kokou Koffigoh, dans la lecture du rapport de sa mission du 30 novembre 2010 a signalé entre autres les anomalies dûment constatées en ces termes :

«Le climat relativement lourd aux alentours des lieux de vote[…] des actes de violence graves notamment des pertes en vies humaines, des atteintes à l'intégrité physique, des séquestrations, des intimidations, des tentatives d'enlèvement et de dégradation du matériel électoral. Autant d'éléments qui devraient faire l'objet d'une appréciation minutieuse de la part des organes compétents afin de déterminer leur impact sur le scrutin»

La Mission d'observateurs de l'Union Européenne régentée par la France et l’Onuci en la personne du représentant du Secrétaire Général de l’ONU Ban Ki Moon, l’inconditionnel de Ouattara, M. Choi Young Jin, n’ont pas constaté ces actes gravissimes, organisés dans la zone du nord contrôlée par les putschistes d’ADO.

4- L’ampleur de la fraude et la participation active des impérialistes en faveur de leur poulain ADO a écoeuré nombre d’ivoirien qui habitent pourtant dans le Nord contrôlé par les putschistes de 2002. À ce sujet un habitant de la ville de Bouaké Monsieur M D qui se réclame de rebelle écrit :  « d’importantes sommes d’argent soit plus de 6 milliards de FCFA auraient été utilisés pour acheter les voix à raison de 20.000 FCFA par électeur. Les cadres de l’ONU et le personnel auraient engrangés plus 10 milliards de FCFA de corruption afin de proclamer Ouattara vainqueur et président de la république.

Comment les militants de Gbagbo ont été brutalisés, obligé à voter avec une arme sur la tempe ou battu jusqu'à mort ?

Savez-vous qu'il y a eu bourrage d'urne au profit du candidat Ouattara, reconnu par des soldats de l'ONU et des observateurs internationaux ?

Avez-vous le témoignage des observateurs des ONG africaines qui ont eux même subit et dénoncé les exactions des rebelles ?

Gbagbo a gagné au même titre que bush lors de son premier mandat v'lan.... Savez-vous que les observateurs de l'UE sont restés dans les beaux quartiers d'Abidjan ? L'élection de Sarkozy ou Obama a-t-elle été proclamée dans son QG ou dans un Hôtel de la place au devant des médias étrangers autres que nationaux en prenant de force tout seul le président de la commission électorale indépendante ?

Je vous rappelle que la commission électorale indépendante, suite à des accords politique, est à 90% de l'opposition. Ils sont préoccupés par leurs intérêts partisans que de s’occuper de la neutralité de leur mission.

Le conseil constitutionnel seul habilité à déclarer un candidat vainqueur ou non au lieu de médias étranger ou de président d'autre Etats.

Les médias français et les hommes politiques savent quels intérêts ils recherchent en diffusant de telles informations infondées. Il serait sage d'aller à la source que de répéter ces grossiers mensonges de dénigrement »

5- Dans sa Conférence de presse au QG de la majorité présidentielle sur la situation en Côte-d’Ivoire, son porte-parole Monsieur Pascal Affi N’Guessan déclara : « Dans les zones Centre Nord et Ouest (CNO), sous contrôle des Forces Nouvelles, les conditions d’une élection libre, juste et transparente n’étaient pas réunies. En effet, en violation de l’Accord Politique de Ouagadougou et du Code électoral, les Forces Armées des Forces Nouvelles, qui étaient pourtant présumées encasernées et désarmées, ont semé la terreur et la désolation contre des populations cibles. Ainsi, les agents électoraux et les représentants de LMP dans les bureaux de vote ont été chassés, les empêchant d’exercer leur mission. Des militants et sympathisants de LMP ont été sauvagement battus à sang, humiliés et séquestrés. Le pronostic vital est même en jeu pour certains et leur état nécessite donc une évacuation urgente vers des établissements sanitaires spécialisés à Abidjan. A l’heure actuelle , des dizaines de proches de La Majorité Présidentielle demeurent encore otages des Forces Armées des Forces Nouvelles à Bouaké , Korhogo, Man , Zuénoula , Odiénné, Ferké, Boundiali » [Cf. http://cote-ivoire.com/1185/politique/presidentielle-ivoirienne/pascal-affi-fait-le-point-sur-le-second-tour-en-cote-dinvoire ]

Les deux premiers témoignages poignants précédents en l’occurrence celui d’un rebelle ivoirien et d’un résident étranger dans le pays, parmi tant d’autres, illustrent incontestablement le coup d’état électoral « France-onusien » contre le Président Laurent Gbagbo et le peuple ivoirien. En effet, on ne pourrait accuser ces hommes ulcérés par l’ampleur du hold-up électoral, d’être des partisans du Président Laurent Gbagbo. L’acte posé par le rebelle ivoirien du nord a le mérite de prouver qu’une certaine conscience patriotique et nationaliste existe dans la zone du Nord. Ces patriotes du nord menacés par les partisans d’ADO et certainement pris en otage, n’accepteraient pas ce plan impérialiste qui viserait à recoloniser ce riche pays et de surcroît dans le lequel des gisements colossaux de pétrole seraient bientôt extraits. Il serait plus rentables pour les multinationales capitalistes d’avoir durant cette période de boum pétrolier un de leurs valets à la présidence du pays. ADO leur assurera le pillage sans se sourciller des millions de barils de brut qui seront extorqués au peuple ivoirien. Le Président Laurent Gbagbo qui refuse d’être un vassal, mérite par conséquent d’être éliminé par tous les moyens avant que le brut ne coule à flot.

La malédiction pétrolière et la boulimie des impérialistes pour l’or noir, continuent d’exterminer les peuples africains. C’est le cas du Tchad avec le despote Déby imposé et soutenu militairement par la France depuis 20 ans et dont les assassinats sont estimés à plus de 31000 morts selon les associations des droits de l’Homme.

La mobilisation occidentale sur le thème du respect de la démocratie en couronnant frauduleusement Ouattara, n’a rien à voir avec les intérêts du peuple ivoirien. L’odeur du pétrole a inhibé chez les impérialistes leur sens de la défense de la démocratie. Il serait plutôt honnête pour eux de dire « proclamons Ouattara président de la côte d’Ivoire pour garantir démocratiquement le pillage du pétrole » au lieu de « Laurent Gbagbo doit respecter la volonté du peuple exprimé par la CEI ». La vraie volonté du peuple est pourtant celle exprimée par le Conseil constitutionnel.

Dans un important article du 3 décembre 2010 du site abidjan.net, une analyse mathématique des résultats du deuxième tour de l’élection présidentielle, intitulé « Youssouf Bakayoko dévoile une fraude de 500.000 votants fictifs dans les zones CNO », relève l’ampleur les fraudes massives du candidat Ouattara.

Ce hold-up électoral que voudrait couvrir la France et l’Onuci ne peuvent résister à l’épreuve des faits réels ci-dessous. Nous vous suggérons de lire l’intégralité de l’article via le liens ci-dessous. Vous serez édifiez à plus d’un titre :

6- « Puisque plusieurs preuves d’irrégularités, exactions et tricheries témoignent d’un vote non démocratique dans les zones CNO, nous sommes en droit de penser qu’il y a eu fraude massif de plus de 500 000 voix, ce qui pourrait s’interpréter aussi que les zones CNO hors région vallée du Bandama ont votés deux fois le même jour, dans les mêmes urnes !!!!

Catastrophe démocratique ! A qui profite cette fraude à grande échelle ? La réponse à cette question est immédiate : Alassane Ouattara, si l’on se réfère au déroulement des événements ces derniers jours.

Quel serait donc le vrai score d’Alassane Ouattara sur la même base des données de Youssouf BAKAYOKO ? Il nous suffit pour cela de retirer les 9,35% votants sur les voix d’Alassane Ouattara. On obtient le tableau ci-après :

Total Inscrits : 5 784 490

GBAGBO LAURENT : 2 107 055, soit 52,04%

ALASSANE OUATTARA : 1 942 088, soit 47,96%

Total : 4 049 143, soit 100%

Taux Participation : 70,00%

Ecart de voix dues au bourrage des urnes en zone CNO : 541 076

Conclusion 2 : LAURENT GBAGBO est le réel vainqueur de ces élections, sur la base des données communiquées par Youssouf BAKAYOKO ».

[ Source : abidjan.net du 3 décembre 10 Site: http://news.abidjan.net/article/?n=382051 ]

Les Africains sont mâtures et ne sauraient accepter indéfiniment ces humiliations permanentes, qui malheureusement sont portées par les collaborateurs de l’impérialisme. Des faits similaires des collabos ont eu lieu en France lors de l’occupation nazie. Ces derniers ont contribué à la domination de l'hexagone par les Nazis. En Afrique ces collabos renforcent la domination néocoloniale de la France et garantissent le pillage des ressources naturelles des états. En contre partie, les dictateurs ou plus exactement les « délégués généraux de la Françafrique » sont assurés de conserver le pouvoir pendant plusieurs décennies.

Dans un souci de ramener la paix en Côte d’Ivoire, l’insoumis Laurent Gbagbo a tendu la main aux putschistes d’hier, accepter d’organisation l’élection présidentielle dans ces conditions effroyables et enfin de nommer de surcroît Monsieur Guillaume Soro le Chef des putschistes au poste de premier ministre. Aujourd’hui nous constatons avec amertume que le complot impérialiste planifié depuis de nombreuses années contre le peuple ivoirien a atteint son objectif : ADO du Rassemblement Des Républicains(RDR) et Guillaume Soro son bras armé des Forces nouvelles (FN) sont respectivement Président autoproclamé par la CEI, et premier ministre. Ce cas inédit de la nouvelle stratégie de l’impérialisme afin d’éliminer« démocratiquement » les patriotes africains fera jurisprudence si ce test réussi. Cela est insupportable !

La mauvaise volonté de la France et de l’Onuci, s’était manifestée depuis l’éclatement du coup d’état avorté du RDR de Ouattara et de son bras armé les Forces nouvelles de Guillaume Soro contre le président Laurent Gbagbo. La zone du nord contrôlée par les putschistes est sanctuarisée par la France et de l’Onuci qui refusent de désarmer les rebelles avant le scrutin présidentiel. Ces deniers se sont par ailleurs, renforcés militairement en prévision de ce hold-up électoral du 28 novembre 2010, planifié de longues dates par la Françafrique et l’Onuci.

Le président Laurent Gbagbo a toujours manifesté sa prédisposition et sa bonne volonté à ramener la paix en Côte-d’Ivoire. À cet effet, jamais un homme d’état africain n’a accepté de faire autant de concessions voire humiliantes comme l’a fait le dirigeant insoumis à la Françafrique.

Le Président Laurent Gbagbo a toléré l’existence d’une Commission Electorale Indépendante (CEI) dont la composition n’est guère à sa faveur. En effet, sur les 32 membres, 27 appartiennent aux partis de l'opposition et notamment au Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), un conglomérat insipide de partis caractérisés par une alliance contre nature mais qui soutient le candidat Ouattara. Les 5 autres membres du Conseil constitutionnel appartiennent à la majorité présidentielle de Laurent Gbagbo. De plus, sur les 4 Vices présidents de cette institution, un seul appartient à la majorité présidentielle. Enfin, il conviendrait aussi de souligner que la CEI, appendice du RDR du Candidat Ouattara, a pour président Youssouf Bagayoko, un autre élément du RHDP et proche de Ouattara.

Au niveau du Conseil constitutionnel, une copie conforme de celui de la France, ses 13 membres sont désignés par le président de la république et de l’assemblée nationale. Leurs décisions sont sans recours comme en France, qui refuse pourtant de reconnaître ce droit au peuple ivoirien. De plus, il n’appartient pas aux présidents Sarkozy et Obama, ni à aucun autres dirigeants puissants fussent-ils de contester une décision de la plus haute juridiction de la république de Côte d’Ivoire. Ces ingérences flagrantes de la France et des autres impérialistes sont intolérables et révoltantes.

Au demeurant, il serait utile de rappeler que l’ancien président, Henri Konan Bédié était l’initiateur de la notion d’« ivoirité » lors de la campagne présidentielle de 1995, afin d’exclure de la course à la présidence monsieur Ouattara. Par quelle volte-face celui à qui il contestait la nationalité ivoirienne et l’a contraint à l’exil, serai-il devenu aujourd’hui à ses yeux un président légitime de la Côte d’Ivoire ?

Inversement, c’est l’insoumis Laurent Gbagbo, qui, sous sa présidence, avait tout mis en oeuvre pour le retour d’exil de Ouattara. Ce dernier non seulement a fait preuve d’une ingratitude déconcertante, mais s’est allié aux impérialistes pour abattre son « sauveur ». Rappelons qu’en 1992, l’opposant d’alors Laurent Gbagbo fut emprisonné. Le président Félix Houphouët Boigny a ordonné au premier Ouattara de signer le décret de son arrestation.

Les véritables concepteurs et exécuteurs du drame ivoirien, est la nébuleuse Françafrique de Chirac à Sarkozy à laquelle vient s’ajouter leur alliée qui est l’Onu, laquelle est dominée par les puissances impérialistes occidentales, notamment les Usa.

La nouvelle stratégie impérialiste expérimentée en Côte d’Ivoire consiste à nier l’existence des états africains et leurs institutions. Nous devons refuser que nos dirigeants soient préalablement et officiellement  « certifiés » par les observateurs de l’Onu avant d’être investis présidents. Les peuples français, anglais, allemands, étatsuniens… accepteraient-ils que leurs présidents et leurs institutions soient imposés par des organisations internationales ou un tiers état aussi puissant ne fut-il ?

La souveraineté fondamentale d’un état, est l‘existence de ses institutions et surtout leur respect et application. L’impérialisme à travers l’exemple ivoirien dénie aux états africains le droit d’exister car la décision du Conseil constitutionnel d’investir président le Candidat Laurent Gbagbo, est balayée d’un revers de la main par l’impérialisme français soutenu par l’ONU en autoproclamant président leur poulain Ouattara.

Au lendemain de cette décision française, les chefs d'Etat de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO ) réunis à Abuja avaient apporté mécaniquement leur soutien à Alassane Ouattara, demandant à Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir sans délai. De plus, l'organisation panafricaine a annoncé la suspension de la Côte d'Ivoire de toutes ses instances.[ Bbc Afrique des 7et 9 décembre 2010 ]. Il est regrettable que certaines institutions panafricaines Union Africaine (UA) , et la CEDEAO,soient infiltrées par certaines personnalités qui appartiendraient à la nébuleuse mouvance de la Françafrique. Ces dernières auraient pesé de tout leur poids afin d’aligner ces organisations panafricaines derrière les positions des impérialistes (France-Usa). Ces comportements néfastes de certains dirigeants africains ont été à l’origine du retard que nous connaissons dans la réalisation des Etats-Unis d’Afrique (EUA).

Le mutisme observé par certains dirigeants africains face au lynchage médiatique et aux menaces contre l’insoumis Laurent Gbagbo par l’impérialisme occidental, est condamnable.

De ce qui précède, il est incontestable que l’Afrique continue d’être sous domination intégrale de l’impérialisme occidental capitaliste qui régente son existence. En effet, nombre de nos dirigeants, qui sont par ailleurs imposés par les puissances du nord font l’objet des pressions et menaces permanentes pour qu’ils appliquent les résolutions de leurs maîtres.

Les impérialistes occidentaux sont solidaires entre eux afin d’abattre un patriote africain, l’insoumis Laurent Gbagbo. Pourquoi ne ferions-nous pas autant afin de défendre un des nôtres ? Et, de régler nos problèmes internes sans ingérences des anciennes puissances colonisatrices ?

La dignité et l’honneur de l’Afrique sont une fois de plus bafoués par cet alignement systématique sur la volonté occidentale et surtout l’exécution d’une décision contraire à nos intérêts et à notre avenir.

Dans sa déclaration à la presse du 04 décembre, le président autoproclamé ADO a ajouté un vocabulaire nouveau dans les annales des élections africaines : « la certification de sa victoire par l’ONU ». Comment pourrait-on s’en orgueillir d’être investi président d’un état souverain par les puissances étrangères impérialistes capitalistes, et ce contre la volonté du peuple dont-il aspire gouverner ? N’avoue t-il pas de facto que sa légitimité lui est octroyée par les puissances étrangères et non par la peuple ivoirien?

Il est de notoriété publique que les seuls intérêts de ces capitalistes, demeurent l’exploitation des pays africains en favorisant les hold-up électoraux en faveur de leurs poulains ou en maintenant les dictateurs défenseurs des pillages de nos ressources, tel est le cas du despote Déby au Tchad.

La certification dont se vante le candidat Ouattara serait plutôt une insulte des impérialistes à l’encontre des Africains qui seraient selon eux des handicapés qui devraient être placés sous tutelle onusienne. Au rythme de ce mépris croissant impérialiste envers l’Afrique, ces derniers procéderaient bientôt à notre humiliation politique jamais égalée : ils désigneraient préalablement par « certification » de l’ONU les hommes politiques à leur convenance, puis les résultats des votes seraient eux aussi sanctionnés par une autre « certification made in ONU ». Aucun peuple au monde ne saurait accepter un tel mépris, ramenant l’africain au stade animal qu’il faudrait apprivoiser. Une « certification » des personnalités africaines pourrait être assimilée à un label décerné à un objet, une plante ou un animal. On voit dans cette notion de « certification », un haut degré de mauvaise considération de l’Africain par l’impérialisme occidental. Il serait indécent de se glorifier face à cette injure qui infantilise davantage le continent noir.

La jubilation de Monsieur Ouattara de s’autoproclamer président de Côte d’Ivoire est un aveu public et incontestable qui confirme son appartenance au camp impérialiste exploiteur des peuples africains. À l’opposé, la campagne guerrière déclenchée par les puissances impérialistes contre le président légal et légitime Laurent Gbagbo, proclamé par la décision du Conseil constitutionnel ivoirien, témoigne si besoin est, que ce patriote africain serait préjudiciable à leurs intérêts mais bénéfiques à ceux des ivoiriens. Il serait par conséquent suicidaire pour notre continent de voir certains de nos compatriotes se retrouver consciemment, inconsciemment ou par mercantilisme politique dans le même camp que celui de nos oppresseurs et leurs valets locaux, responsables de la situation dramatique que vivent les masses populaires africaines.

Dans cette lutte politique contre les multiples ramifications françafricaines et impérialistes, notre engagement dans le camp des patriotes africains progressistes ou anti-impérialistes qui sont vilipendés par les impérialistes, doit être sans ambigüité. Quelles que soient nos divergences politiques, ethniques, religieuses, notre devoir militant est de lutter aux côtés des peuples opprimés et de leurs dirigeants désignés à la vindicte de la communauté internationale par les impérialistes.

Le cas récent du président de Zimbabwe, un autre insoumis, M. Robert Mugabé, donne matière à réfléchir. En effet, sa courageuse décision de nationaliser les terres fertiles d’une poignée de 4000 fermiers blancs, vestiges de la colonisation britannique, a déclenché une campagne haineuse sans précédant des occidentaux contre sa personne et un blocus économique du pays. De plus, leur laquais M. Morgan Tsvangirai, est massivement soutenu par l’occident jusqu’à faire de lui premier ministre. Cette situation ressemblerait étrangement à celle de la Côte-d’Ivoire. Cependant, nous souhaitons que le peuple ivoirien derrière le président Gbagbo mette en échec un tel projet suicidaire pour le pays.

Tous les dictateurs qui essaiment le pré-carré français d’Afrique à l’instar du despote Déby au Tchad, n’ont jamais été victimes de croisades guerrières comme le sont ou l’étaient les insoumis incarnés par : Laurent Gbagbo, Robert Mougabé, Thomas Sankara, Marien Ngouabi, Sékou Touré, Amilcar Cabral, Agostino Neto, Samora Machel , Kwame Nkrumah, Gamal Abdel Nasser, Patrice Emery Lumumba, Ruben Um Nyobe, Chris Hani,Patrice Lumumba, Félix Roland Moumié, Mouammar Kadhafi,Ernest Ouandié,Eduardo Mondlane, Oliver Tambo, Cheick Anta Diop,Houari Boumediene,Mongo Beti,…Certains d’entre eux furent lâchement assassinés par l’impérialisme français parmi lesquels Thomas Sankara, et Marien Ngouabi qui demeurent des héros et modèles pour les peuples d'Afrique.

Nous avons le devoir militant révolutionnaire et panafricain de soutenir la lutte anti-impérialiste du président Laurent Gbagbo et du peuple frère de Côte d’Ivoire afin qu’un nouveau crime crapuleux et planifié de la Françafrique ne vienne faucher ce dernier en plein combat de libération nationale.

La France continuera à justifier sa position anti Gbagbo par l’argument du respect de la « volonté du peule ivoirien » en défendant le hold up électoral de Ouattara. Elle a réussi provisoirement à rallier à sa croisade les pays alliés impérialistes et en « exerçant de fortes pressions sur les états africains » Cette mobilisation sans précédant de l’Elysée en faveur de Ouattara, prouve la « menace » que présenterait pour les intérêts de la France la victoire de du candidat Gbagbo mais aussi et surtout que cela risquerait d’inspirer d’autres Hommes politiques du pré-carré qui voudraient s’affranchir de cette encombrante tutelle françafricaine.

Dans cette sous région d’Afrique occidentale, l’avènement de la révolution populaire et démocratique au Burkina Faso dans les années 80 sous la direction du charismatique Capitaine Thomas Sankara, a donné des insomnies aux régimes inféodés à la Françafrique dont celui du président Félix Houphouët-Boigny de la Côte d’Ivoire.

Le Capitaine Thomas Sankara acquiert une audience panafricaine, toute la jeunesse du continent lui voue une admiration sans borne. Selon les organisations de la mouvance Sankariste,l’impérialisme, français craignait une dangereuse contamination révolutionnaire dans son pré carré. Il aurait été ainsi complice de l’assassinat de ce héros africain, le 15 octobre 1987, en passant par le président Félix Houphouët-Boigny et son proche compagnon, le Capitaine Blaise Compaoré, actuel Chef d’état du Burkina Faso,

Dans le même registre des assassinats impérialistes des dirigeants insoumis africains, citons le rôle néfaste et la complicité des casques bleus de l’ONU au Congo. C’était sous leur déploiement que fut assassiné Lumumba. La présence de l’Onuci, appuyée par les troupes françaises de l’opération Licorne basée dans le pays est un danger réel pour la souveraineté, la sécurité du pays et la vie du président Gbagbo. En effet, l’agression des troupes françaises contre le peuple ivoirien en novembre 2004, s’était traduite par le bombardement des avions des Forces aériennes ivoiriennes par des mirages de l’armée française, détruisant deux avions de type Soukhoï et les hélicoptères MI-24 de fabrication soviétique. Ces mêmes Forces françaises avaient tiré sur les jeunes manifestants ivoiriens contre cette agression, faisant plusieurs morts et blessés. Une armée d’occupation coloniale est un véritable danger pour la souveraineté du pays. Le Général De Gaule n’avait-il pas fermé en 1966 les nombreuses bases militaires étatsuniennes dans l’hexagone ? Au Tchad, notre Parti, ACTUS/prpe exige depuis de nombreuses années la fermeture inconditionnelle des bases militaires françaises dans le pays car ses multiples interventions aux côtés de l’armée du dictateur Déby contre les Forces de résistance nationale, ont empêché la chute tant implorée du tyran par notre peuple. Il est indéniable de constater la dangerosité de la présence des troupes coloniales françaises d’occupation sur le sol africain.

L’objectif premier des puissances impérialistes est de continuer à piller exponentiellement nos ressources naturelles, en imposant les dictateurs ou Présidents Génétiquement modifiés (PGM) aux masses populaires. Les capitalistes suivraient ainsi la traçabilité de leurs pillages et le degré de soumission de leurs petites créatures qu’ils n’hésiteraient pas à évincer en cas de faible rentabilité, c'est-à-dire baisse des ressources pillées.

Désormais, les puissances impérialistes exporteront des Elections Génétiquement Modifiées(EGM) car selon les déclarations de M. Jacques Chirac, ancien Président français en 1990 à Abidjan : « L’Afrique n’est pas mûre pour la démocratie » ou celle de son successeur Nicolas Sarkozy dans son discours à Dakar en juillet 2007 « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire ».Ces propos humiliants et mépris reflètent exactement le profond sentiment des impérialistes occidentaux à l’encontre des populations noires et du continent africain.

Ce sentiment de considérer les africains comme des sous hommes voire des animaux, a conduit à l’implication de la France et sa complicité dans le génocide au Rwanda. L’Association survie écrit à ce sujet : « Le Génocide des Tutsi au Rwanda a fait entre 800.000 et 1000.000 de victimes, hommes, femmes, et enfants, massacrés dans des conditions atroces, sous prétexte d’être Tutsi ou pour s’être opposés à cette extermination(…)Ce génocide a duré 3 mois du 7 avril au juillet 1994

[ Sources : Association Survie et Commission d’Enquête Citoyenne(CEC) , Site :

http://survie.org/IMG/pdf_4_pages_Rwanda.pdf et http://cec.rwanda.free.fr/index.html ]

La croisade internationale dirigée par la France contre le président légal et légitime de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, vise à le mettre au banc de la communauté internationale. Le soutien des puissances impérialistes au gouvernement illégal et illégitime de Ouattara dans le même pays risquerait de déclencher un second génocide. En effet, à l’instar du Rwanda où la France dispose d’environ d’environ 1000 militaires et une base dans le pays, les ingrédients d’une telle explosion serait grande. L’opinion africaine se souvient encore de la terrifiante phrase prêtée au président Mitterrand à propos du génocide rwandais: « Dans ces pays-là, un génocide n’est pas trop important » [Courrier International du 9 avril 2004].

A Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères de l’UE réunis en conseil, ont arrêté une série de sanctions contre la Côte d’Ivoire. Fort du soutien impérialiste, le candidat malheureux Ouattara et le RHDP appellent leurs partisans à occuper les bâtiments gouvernementaux, la télévision d'état, le siège du gouvernement [Bbc Afrique et Reuters du 13 décembre 2010] ,Cette provocation ne serait-elle pas le détonateur d'une intervention militaire directe de la France sous couvert de l'Onu? Les patriotes africains ont le devoir d’empêcher un tel génocide impérialiste par procuration via le tandem Ouattara-Soro qui ne mérite nullement notre soutien. Nous devons être aux côtés de la légalité et de la légitimité institutionnelle, incarnée par le président Gbagbo.

Les impérialistes pérorent leur victoire après la publication de la résolution du Conseil de sécurité sur la Côte d’Ivoire qui reconnait le président Ouattara et menaçant l’insoumis Laurent Gbagbo. À ce sujet, il conviendrait de souligner que la notion de la « Communauté internationale » si chère aux puissances occidentales est une mascarade pour justifier l’indéfendable et l’injustice caractérisée afin d’imposer Ouattara à la présidence du pays. En effet, sur les 192 états membres de l’ONU, seuls 5 sont membres permanents du conseil de sécurité. Ils disposant du droit de véto et imposent leur volonté aux 187 autres. Cette anomalie historique est anti démocratique car la majorité des pays est inexistante dans la prise des décisions, qui parfois les concernent directement. Parmi ces 5 membres permanents du Conseil de sécurité, la France et les USA qui font partie, sont à la pointe ces derniers jours de la croisade anti Gbagbo. La notion de « Communauté internationale » sous entend en réalité « La dictature des puissances occidentales sur le reste du monde et en particulier sur les pays d’Afrique». En conclusion, le gouvernement légitime et légal du président Laurent Gbagbo ne saurait être seul et avoir contre lui tous les autres pays. Les réserves exprimées par la Russie, la Chine populaire et les autres membres non permanents du Conseil de sécurité au projet de résolution sur la Côte d’Ivoire, a retardé son adoption en l’état par le Conseil de sécurité de l’ONU. De nombreux exemples de la prétendue « défense de la démocratie », martelée par la France, sont battus en brèche par son soutien permanant inconditionnel et multiforme apporté à de nombreuses élections frauduleuses en Afrique, qu’elle qualifie de « démocratiques ».

La mission d’observateurs des électeurs européens (MOE) a relevé de nombreuses irrégularités (intimidations des électeurs, interventions des Forces gouvernementales dans les QG des partis de l’opposition, fraudes massives, achats des voix…) lors des élections présidentielles de mars 2010 au Togo, consacrant la victoire (hold up) de Faure Gnangsibé.

Les mêmes constats ont été faits lors des élections présidentielles au Gabon en 2009, au Burkina en novembre 2010, au Congo Brazzaville en 2009, au Tchad en 2005, en Centrafrique en 2005 …mais la France est demeurée aphone, aveugle et ne s’était guère manifestée pour invalider les résultats records généralement dès le premier tour. Les Candidats malheureux de l’opposition qui furent n’ont « Certifiés ou labellisés Françafrique » par l’ancienne puissance coloniale ont été spoliés de leurs victoires réelles.

Revenons au Tchad où depuis 20 ans le dictateur Général-président Déby qui n’a jamais remporté démocratiquement aucune élection présidentielle, est paradoxalement vainqueur grâce fraudes aux hold up massifs, assassinats des citoyens de l’opposition, bourrages des urnes, achats des voix, incarcérations des candidats de l’opposition…

Les rapports des observateurs électoraux et des associations des droits de l’homme ont fait mention de ces faits gravissimes. Par exemples aux élections de 1995 et de 2001, les candidats de l’opposition respectivement le Général Kamougué et le Député Yorongar avaient remporté 53% et 61 % selon les estimations directes des urnes. Cependant, le dictateur Déby grâce aux fraudes massives, s’était autoproclamé président.

Le député Yorongar, quant à lui, a reçu des menaces du despote Déby, retranché avec des chars dans la banlieue de la capitale et envisagerait de marcher sur la ville si le député était proclamé vainqueur. Après cet ultimatum, il fut incarcéré et torturé. Où était la France, pays défenseur des droits de l’homme ? Pourquoi a-t-elle été aphone et aveugle face à ces faits gravissimes ?

L’hypocrisie permanente de la défense de la démocratie en Afrique dont les différents gouvernements français se targuent, ne continuera pas à résister aux confrontations des faits réels. Cette imposture politique montre que la Françafrique soutient et impose aux peuples ses valets en couvrant l’abomination dans son pré carré d’Afrique. L’Elysée n’a jamais mis en cause ces pseudos élections présidentielles au Tchad. De plus, la France, un pays démocratique apporte son appui militaire, diplomatique et financier au dictateur Déby. Ce qui permet au despote d’assurer sa longévité au trône.

La mobilisation générale du camp impérialiste par le président Sarkozy contre le président Laurent Gbagbo en faveur du valet Ouattara, procède de la même logique : celle d’écarter les candidats qui risqueraient de porter préjudices ou qui ne garantiraient pas suffisamment ses intérêts.

La France a aussi expérimenté dans son pré-carré une nouvelle forme de « démocratie familiale » ou de « démocratie dynastique» qui a permis d’imposer aux peuples grâce à un habillage pseudo démocratique, les fils des anciens présidents demeurés loyaux à la puissance coloniale. C’est ainsi que M.Ali Bongo et Faure Gnangsibé ont pu succéder respectivement à leurs pères Omar Bongo et Eyadema Gnangsibé

Ces mascarades de votes ont été avalisées d’abord par la France, suivis systématiquement par les autres puissances impérialistes.

Les dirigeants africains membres de la Françafrique sont assurés d’être élus présidents à vie grâce aux hold up électoraux, achats des voix, assassinats…sous l’oeil bienveillants de ceux là-même qui ont déclaré « wanted » le président Laurent Gagbo qui a pourtant remporté démocratiquement la présidentielle du 28 novembre 2010 avec

51.45% contre 48,55% à son rival Ouattara, résultats proclamés par le Conseil constitutionnel le 03 décembre dernier.

L’incontestable victoire du président Laurent Gbagbo est irréversible. La constitution ivoirienne est écrite, appliquée et respectée par et pour les ivoiriens, qui ont le droit suprême de défendre leurs institutions.

Il conviendrait ici de rendre un vibrant hommage aux Forces Armées de Côte d’Ivoire (FACI), les autres Forces de défense de défense et de sécurité (Gendarmerie, Police, Douanes…) qui sont demeurées loyalistes au régime légitime et légal du président Laurent Gbagbo et au gouvernement du premier ministre le Professeur d’économie à l’université d’Abidjan, M.Aké N’Gbo.

Dès l’annonce de la victoire du Président Laurent Gbagbo par le Conseil constitutionnel, toute la hiérarchie militaire est venue au palais présidentiel féliciter le vainqueur. Elle a fait allégeance. Au nom des FACI, le Chef d’état-major des Armées, le général de corps d’armée Philippe Magou a prêté serment de fidélité au président Laurent Gbagbo en affirmant que l’armée se tenait à sa disposition.

Au cours de la cérémonie de présentation du drapeau au nouveau ministre de la défense M. Alain Dogou par son prédécesseur, Michel Amani N’Guessan, Le nouveau patron des armées a déclaré: «Votre devoir est de défendre la Constitution ivoirienne»,Cette importante cérémonie a eu lieu en présence de tous les chefs militaires dont le général de corps d’armée, Chef d’état-major, Philippe Magou, le général de corps d’armée, Commandant supérieur de la gendarmerie Tiapé Kassaraté…»

[ Source : http://news.abidjan.net/article/?n=382947 08/12]

Pendant ce temps, le gouvernement illégal, illégitime et virtuel du duo Ouattara-Soro que tentent péniblement d’imposer la France et les autres puissances impérialistes, reste barricader dans l’hôtel du Golf et QG de campagne du candidat ADO, sous protection des casques blues de l’Onu.

Tournant en rond dans leur bunker-hôtel et assailli par l’oisiveté, ce gouvernement fantoche, soutenu par l’étranger n’a pas le soutien du peuple et moins encore de celui des Forces armées ivoiriennes. Le 09 décembre dernier, le premier ministre virtuel Guillaume Soro du gouvernement virtuel, a lancé un appel désespéré aux Forces de défense et de sécurité de reconnaître le président virtuel Ouattara. Peine perdue, car les Forces de défense et de sécurité sont légalistes, par conséquent elles défendent le gouvernement constitutionnel du président Gbagbo. Cet appel sonne déjà comme un aveu d’illégitimité et d’illégalité du putschiste Soro, de son gouvernement virtuel et fantoche qui serait en villégiature au grand hôtel du Golf aux frais des contribuables onusiens.

La réponse vigoureuse des Forces de défense et de sécurité, une véritable déclaration de guerre aux putschistes suite à l'appel de M.Soro, ne sait pas faite attendre. En effet, le lendemain 10 décembre 2010, le Général Dogbo, Commandant de la Garde républicaine, au cours d'une réunion avec les Officiers, Sous-officiers et soldats, galvanisa son public en ces termes patriotiques, martiaux qui forcent l'admiration des révolutionnaires africains :  « […] Que tous ceux qui sont en train de faire ce complot contre la Côte d’Ivoire, en passant par Hôtel Sebroko (siège de l’Onuci), Hôtel du Golf, Abuja et l’Onu sachent que nous les attendons. Qu’ils se rendent compte qu’ils ne rendent même pas service à ceux qu’ils veulent mettre au pouvoir de force, au mépris des lois de notre pays. Si la bataille doit avoir lieu, il faut qu’elle fasse rage ! Et il faut que vous vous montriez à la hauteur de cet ultime combat de libération. Nous attendons les comploteurs au coin de la rue. Nous les attendons sur le terrain.

[…] L’Hôtel du Golf est maintenant devenu un refuge de bandits. Et je crois qu’à la longue, il faut que nous nous préparions à libérer ce lieu de façon brutale. Parce que c’est un peu trop facile. Il faut qu’on leur montre le contraire. Officiers, Sous-officiers, militaires de rang de la «Garde républicaine», cette réunion d’aujourd’hui n’est pas une réunion comme on en a l’habitude, mais c’est un message que je voulais porter à votre connaissance. Face à la situation de mépris révoltante à laquelle nous faisons face, je vous demande de vous conditionner pour le combat ultime de la Côte d’Ivoire. » [ Source: Nerrati ]

La légalité et la légitimité d’un gouvernement doivent et ne peuvent être que l’émanation du respect des institutions et leur s applications par le peuple, et non un chapelet des menaces, ultimatums et autres oukaz des pays étrangers fussent-ils puissants ou des organisations internationales qui sont au service de ces dernières.

Le peuple français accepterait-il que les institutions internationales invalident les décisions de leur Conseil constitutionnel en imposant un président contre son choix?

La réponse serait incontestablement, Non ! Alors pourquoi le président Sarkozy ne reconnaîtrait-il pas ce droit intangible au peuple ivoirien qui a choisi démocratiquement et institutionnellement son président, l’insoumis Laurent Gbagbo, en lieu et place de Ouattara le candidat de la France et des puissances impérialistes étrangères ?

Voudrait-on expérimenter en Afrique la « Gouvernance mondiale » par les institutions internationales et que les lois nationales seraient subordonnées aux décisions des états impérialistes puissants qui dirigent l’Onu ?

Ne serait-il pas plus raisonnable pour les alliés de Ouattara de reconnaître qu’il serait impossible d’imposer à un peuple un pouvoir quel qu'il soit contre sa volonté ?

Un tel gouvernement serait un corps étranger dans l’organisme ivoirien qui réagirait en le neutralisant par conséquent il ne pourra jamais gouverner. Son échec est donc incontestable.

La belle vie, digne de stars de Hollywood que mènent les membres de ce gouvernement oisif et fantoche dans ce luxueux hôtel du golf, serait-elle financée indéfiniment par l’Onuci ? Ces colossaux fonds ne seraient-ils pas plus utiles aux véritables projets de développement énoncés par le président Laurent Gbagbo lors de sa campagne au lieu d’engraisser une horde de putschistes anti constitutionnalistes sans véritables lendemains?

Nous osons encore espérer que la prétendue communauté internationale reviendrait sur sa décision. En effet, elle a été induite en erreur par la seule France, ancienne puissance colonisatrice qui voudrait à tout prix défendre ses intérêts particuliers, en liquidant l’empêcheur de tourner en rond, l’insoumis de la Françafrique, Laurent Gbagbo au profit du soumis Ouattara.

La plate forme minimale pour tout activiste et progressiste africain, en dehors de nos options idéologiques et confessionnelles, de nos origines socioculturelles, de nos couleurs, de nos nationalités…, c’est de lutter pour la souveraineté et la conquête de l’indépendance nationale totale de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique. À cet effet, soutenir l’insoumis Laurent Gbagbo mis au banc de la communauté internationale par les puissances impérialistes, est un devoir militant. Il serait indécent et réactionnaire de se retrouver dans le même camp que celui des oppresseurs capitalistes qui voudraient usurper la victoire du président Laurent Gbagbo en faveur du perdant, ancien dirigeant du Fmi, M. Alassane Dramane Ouattara.

Il serait injuste de placer l’insoumis Laurent Gbagbo et l’ami des capitalistes financiers M.Ouattara au même diapason de la nature ou du degré de leurs relations avec les impérialistes. Il serait plutôt rationnel et cohérent stratégiquement de faire avancer la cause de la lutte anti impérialiste, première étape vers la reconquête de la souveraineté et de la véritable indépendance nationale, préludes à des profondes transformations sociales en faveur des masses populaires africaines.

Le combat du peuple ivoirien contre la mainmise impérialiste sur le pays et cette tentative insidieuse de le placer sous tutelle des nations-unies afin de le piller davantage, est un crime contre l'humanité. L’Afrique dans un sursaut patriotique doit se ressaisir et être solidaire de cette lutte juste que mène le président Laurent Gbagbo car si le cas inédit ivoirien réussit, les puissances impérialistes « Certifieront » ou « labelliseront » dans l’avenir toutes nos institutions, voire les Hommes politiques qui auraient préalablement le droit de militer politiquement en Afrique. Le continent sera vassalisé de plus bel, Aujourd'hui c'est la Côte d'Ivoire, à qui demain le tour dans l'agenda macabre de la France?

Nous Africains, devons faire le nôtre ce noble combat du peuple ivoirien, car il y va de l’avenir de notre continent.

A cet effet, notre Parti, ACTUS/prpe réitère sa solidarité militante anti impérialiste et pour les États-Unis d’Afrique indépendants au peuple ivoirien.

Nous réitérons notre soutien militant et nos félicitations au Président Laurent Gbagbo, l’insoumis à la Françafrique pour sa réélection à la magistrature suprême de la république de Côte d’Ivoire.

Notre Parti, ACTUS/prpe lance un appel solennel à tous les patriotes, révolutionnaires, communistes, et progressistes africains de se mobiliser comme un seul homme aux côtés du peuple frère ivoirien et de son président Laurent Gbagbo, victimes d'un complot international impérialiste visant à s'accaparer du pays pour ses énormes richesses après la liquidation physique de son président et de tous les autres patriotes.

Le panafricanisme révolutionnaire qui a permis l'émancipation du continent doit retrouver toute sa vigueur d'antan face à la tentative de recolonisation de la côte d'Ivoire par la France, précédée de la mise sous tutelle des nations unies de ce pays africain.

Camarades africains, nous ne pouvons demeurer spectateurs face à cette chronique annoncée du génocide impérialiste en gestation d'abord en Côte d'Ivoire puis sera étendu par la France au reste du pré carré africain où les peuples luttent les armes à la main contre les dictateurs imposés par l'Elysée.

Les peuples africains doivent s’unir pour faire échec à ce projet contre le peuple ivoirien car il dégradant, humiliant, infantilisant et déshonorant pour notre continent et les Africains.

Vive la solidarité de lutte anti impérialiste et contre la Françafrique pour que vivent la Côte d’Ivoire et une Afrique véritablement indépendante.

Le 15 Décembre 2010

Action Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme / Parti Révolutionnaire Populaire et Écologique

Chadian Action for Unity and Socialism/Popular and Ecological Revolutionary Party

(ACTUS / prpe) Le Secrétaire Général General Secretary Dr LEY- NGARDIGAL Djimadoum