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20/09/2012

n° 115 – Dossier Des 'Guerres de l'Otan et USA'. - 19-06 : L’Occident et l’apologie du terrorisme.

 


n° 115 – Dossier Des 'Guerres de l'Otan et USA'.  - 19-06 : L’Occident et l’apologie du terrorisme.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Dossier : Des ‘Guerres de l'Otan et des USA’.

n° 115 - 19-09

      C.De Broeder & M.Lemaire

 



 "Le'Dossier des guerre de l'Otan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Tiré à part 

Tony Cartalucci & Land Destroyer : Amnesty International est une agence de propagande du ministère des affaires étrangères étasunien.

Pour ceux qui n'ont pas le temps de tout lire voici la conclusion de l'article :
Il est très clair qu'Amnesty International n'est en aucun cas un "défenseur des droits de l'Homme", mais plutôt une insulte à la défense des droits de l'Homme. Il va sans dire que cette organisation devrait être boycotté jusqu'à extinction et au moins identifiée comme étant illégitime et frauduleuse de par son financement occulte et son leadership compromis et corrompu.

De plus, nous, les peuples devons adresser le vrai problème des violations de nos droits à la base de la société, parce que c'est faire preuve de folie absolue que de croire que les organisations d'obédience mondiale, financées par des intérêts industrio-financiers privés, faisant écho à l'agenda des gouvernements motivés par des intérêts très spéciaux, ont notre intérêt commun et nos droits en tête lorsqu'elles agissent.

Amnesty est dirigée par des représentants du ministère des affaires étrangères étasunien, financeé par des criminels financiers condamnés et menace la véritable défense des droits de l'Homme mondialement.


Souvent considérée à tort par beaucoup comme étant la quintessence sur la question des droits de l'Homme dans le monde, cela pourra choquer certains d'apprendre qu'Amnesty International n'est en fait qu'un des plus grands obstacles à la véritable cause et défense des droits de l'Homme sur cette planète. Dans un de ses plus récents rapport en 2012 (
2012 annual report (page 4, .pdf), Amnesty répète un de ses plus grands mensonges, qu'elle a l'habitude de marteler:

"Amnesty International est financée essentiellement par ses membres et dons publics. Aucun financement n'est recherché ou accepté de la part de gouvernements pour enquêter et faire campagne contre les abus des droits de l'Homme. Amnesty International est indépendante de tout gouvernement, idéologie politique, intérêt économique ou religieux."

Ceci est catégoriquement faux.

Amnesty International est en fait non seulement financée et gérée par des gouvernements, mais aussi par de très gros intérêts corporatifs, elle n'est pas seulement impliquée dans des intérêts politiques et économiques, mais elle est en fait un outil essentiel utilisé pour perpétuer et satisfaire ces intérêts particuliers.

Le financement d'Amnesty International
Trouver les informations à propos du financement d'Amnesty International sur leur site internet est rendu volontairement difficile; de manière spécifique et pour protéger le mythe que cette organisation est "indépendante". Comme toute opération criminelle organisée, Amnesty sépare les liens financiers compromettant au travers toute une série de manœuvres et d'organisations boucliers. Le site d'Amnesty stipule:

"Le travail du secrétariat d'Amnesty International est organisé en deux entités légales en accord avec la loi britannique. Celles-ci sont Amnesty International Limited (AIL) et Amnesty International Charity Limited (AICL). Amnesty International Limited s'occupe d'activités charitables pour Amnesty International Charity Limited, une association enregistrée comme charitable

C'est ici, à Amnesty International Limited, que sont mis les liens avec les gouvernements et les intérêts industrio-financiers. A la page 11 du rapport et déclaration financière pour 2011 d'Amnesty International Limited (2011 Report and Financial Statement (.pdf) ), il est dit: "

Les directeurs sont heureux de faire savoir le soutien accordé par la John D. and Catherine T. MacArthurFoundation, la OakFoundation, l'Open Society Georgia Foundation, the Vanguard Charitable Endowment Programme, Mauro Tunes and American Jewish World Service. Le département britannique pour le développement international (Governance and TransparencyFund) a continué de financer un projet éducatif sur les droits de l'Homme de quatre ans en Afrique. La commission Européenne (EuropeAid) nous a généreusement récompensé d'un fond sur plusieurs années pour un travail éducatif sur les droits de l'Homme en Europe pour Amnesty International."

De manière évidente donc, Amnesty prend de l'argent à la fois des gouvernements et d'intérêts industrio-financiers, dont un des plus connu, l'Open Society, est dirigée par le criminel de la finance, repris de justice George Soros. En Mars 2012, il fut rapporté par Bloomberg TV que: "Soros avait perdu son procès où il était accusé de délit d'initié en France", indiquant également qu'un appel basé sur une "violation des droits de l'Homme" contre le spéculateur de Wall Street George Soros avait été rejeté par la Cour Européenne des Droits de l'Homme.

Soros, dont l'Open Society finance également HumanRights Watch et une myriade d'autres associations pour les "droits de l'Homme", a littéralement essayé d'utiliser le racket occidental sur les droits de l'Homme pour se défendre lui-même contre des accusations de fraude financière et ceci est peut-être la plus belle et transparente représentation de la façon dont ce racket opère.

Soros, qui fut condamné et dut payer une amende pour délit d'initié en 2002 dans le cas d'actions de la banque française Société Générale qu'il avait achetées en 1988, a bâti un empire de ses activités criminelles mondiales sous couvert de la cause des "droits de l'Homme". Son soutien d'Amnesty International, ainsi que celui du gouvernement britannique et des gouvernements européens, ne vise en fait qu'à étendre sa nébuleuse influence.

Le leadership d'Amnesty International
Le leadership d'Amnesty nous donne également des indications sur son véritable agenda. Suzanne Nossel, Directrice Exécutrice pour Amnesty International USA, par exemple, provient directement du ministère des affaires étrangères américain, toujours en total contradiction avec la prétention d'Amnesty d'être "indépendant" des intérêts corporatifs et gouvernementaux. Nossel a continué à promouvoir la politique étrangère des Etats-Unis, mais simplement de derrière un pupitre arborant un nouveau logo. Le site internet d'Amnesty International mentionne de manière spécifique le rôle de Nossel derrière les résolutions de l'ONU contre l'Iran, La Syrie, la Libye et la Côte d'Ivoire, toutes soutenues par le ministère des affaires étrangères américain.

Mêmes mensonges, différent pupitre. Suzanne Nossel, anciennement du ministère des affaires étrangères US est maintenant directrice exécutif d’Amnesty International USA. Sa fonction principale de déguiser les aspirations hégémoniques des intérêts industrio-financiers mondialistes comme une “défense des droits de l’Homme” n’a pas changé.

Il a été grandement documenté comment tout ceci tourne autour d'un plan échelonné sur plusieurs décennies, établi par les intérêts industrio-financiers, pour diviser, détruire et ruiner ces nations qui ont été un obstacle au développement de l'hégémonie globale américaine. Dans le cas spécifique de la Syrie, il a été révélé que la catastrophe "humanitaire" courante remonte à une vicieuse conspiration de 2007 documentée dans le magazine "New Yorker" par le journaliste Seymour Hersh; complot ourdit entre Israël, les Etats-Unis et l'Arabie Saoudite, qui cherchèrent à financer, armer et déployer des extrémistes sectaires en Syrie pour miner et renverser le gouvernement syrien, tout en sachant pertinemment la tragédie humaine que cela inmpliquerait.

Les "contributions" de Nossel ne sont en fait que de simples déguisements pour une agression militaire ouverte et la poursuite de l'hégémonie globale des intérêts industrio-financiers et ce sous couvert de "défense des droits de l'Homme".

Un simple coup d'œil au site internet AmnestyUSA.org nous révèle que chaque front développé par le ministère des affaires étrangères américain est aussi prioritaire pour Amnesty International, de manière bien sûr purement coïncidentelle. Ceci inclut les rassemblements et les campagnes de soutien aux groupes d'opposition russes financés par le ministère (couramment fixé sur l'affaire "PussyRiot"), la déstabilisation du gouvernement syrien, le renversement du gouvernement biélorusse et le soutien de l'icône créé par Wall Street et la City de Londres Aung San SuuKyi du Myanmar (toujours appelé par la nomenclature impérialiste britannique et par SuuKyi elle-même: la "Birmanie"...)

Amnesty International trahit la véritable défense des droits de l'Homme.

Amnesty couvre certainement des problèmes qui sont critiques pour la politique étrangère des Etats-Unis, vers la fin de leur site internet et au dos de ses rapports. De la même manière, les médias corporatistes ne rendent compte que de manière sélective dans leurs rapports que de problèmes qui coïncident avec leurs intérêts, alors que d'autres problèmes sont complètement étouffés voire complètement ignorés. C'est précisément parce qu'Amnesty couvre tous les problèmes, mais sélectionne l'amplification à donner aux problèmes qui sont importants pour les intérêts de grosses corporations ou du cartel de la finance, que cela rend Amnesty un des plus grand frein à une véritable défense des droits de l'Homme sur Terre.

Fabrication de la dissidence. “Free PussyRiot”, de manière ironique, la FIDH est directerment financée par le ministère des affaires étrangères US, par la très néoconservatrice US National Endowment for Democracy (NED) ainsi que l’Open Society de George Soros. “Russia, stop armstransfer to Syria”. Si le ministère des affaires étrangères US le veut, soyez certains qu’Amnesty International, gérée par ce même ministère, poussera pour des manifestations et indépendemment de la taille ou de la légitimité des revendications, attendez-vous à ce que les médias corporatistes prennent fait et cause pour elles.

On donne aux gens la fausse impression que "quelqu'un observe attentivement les abus concernant les droits de l'Homme", alors qu'en réalité ce que font Amnesty et autres organisations du même style, n'est que la gestion de la perception publique de manière sélective sur les problèmes d'abus des droits de l'Homme, fabriquant ou manipulant nombre de cas spécifiquement afin que ceux-ci cadrent dans l'agenda des intérêts industrio-financiers idoines. Ceci peut-être apprécié lorsque des rapports entiers émanant d'Amnesty International et de HumanRights Watch ne consistent qu'en des "témoignages" compilés depuis les dires de membres de groupes d'opposition soutenus par les Etats-Unis.

Dans le cas très rare où un rapport inclut des références à des photos, des vidéos ou des preuves dûment documentées, tels le rapport de HumanRights Watch de 2011 intitulé "Descente dans le chaos" (
2011 "Descentinto Chaos" (.pdf) ), un langage trompeur est volontairement intégré, couplé avec des passages inutiles afin de favoriser un journalisme sélectif et de pouvoir faire pirouetter l'information par non seulement les médias occidentaux, mais aussi par une myriade de fausses organisations ONG, financées et gérées par les sponsors et affiliés d'Amnesty International et HumanRights Watch. La "Descente dans le chaos" était un rapport concernant la Thaïlande, qui fut rapidement et amplement retourné, pirouetté par les fausses ONG du ministère des affaires étrangères US et le "défenseur des droits de l'Homme" Prachatai.

Lorsque le public croit de manière éronnée que des organisations crédibles s'occupent de la "défense des droits de l'Homme", il ne devient pas seulement complice, mais il devient également négligent de ses propres responsabilités à examiner objectivement les abus potentiels et de s'exprimer contre. Les intérêts industrio-financiers particuliers de Wall Street et de la City de Londres ont en fait rempli un vide existant, qui aurait dû être occupé par leurs plus féroces opposants, au lieu de cela, ce vide est empli d'un racket soi-disant défenseur des droits de l'Homme de leur propre création. Ils ont non seulement obtenu une opportunité facile pour abuser les droits de l'Homme à l'échelle mondiale, mais ils ont en plus utilisé leur opposition contrôlée à cet effet pour attaquer leurs opposants (géopolitiques).

Il est très clair qu'Amnesty International n'est en aucun cas un "défenseur des droits de l'Homme", mais plutôt une insulte à la défense des droits de l'Homme. Il va sans dire que cette organisation devrait être boycotté jusqu'à extinction et au moins identifiée comme étant illégitime et frauduleuse de par son financement occulte et son leadership compromis et corrompu.

De plus, nous, les peuples devons adresser le vrai problème des violations de nos droits à la base de la société, parce que c'est faire preuve de folie absolue que de croire que les organisations d'obédience mondiale, financées par des intérêts industrio-financiers privés, faisant écho à l'agenda des gouvernements motivés par des intérêts très spéciaux, ont notre intérêt commun et nos droits en tête lorsqu'elles agissent.

vend., 31 août 2012

Traduit par Résistance 71

Tony Cartalucci
Land Destroyer



Le président de l’Académie danoise de la paix avertit contre le danger d’une guerre mondiale thermonucléaire
3 septembre 2012 (Nouvelle Solidarité) – Dans une entrevue postée sur le site countercurrents.org <http://www.countercurrents.org/avery310812.htm> , le président de l’Académie danoise de la paix, John Scale Avery, dénonce la folle insouciance des dirigeants politiques à l’égard d’une attaque contre l’Iran et prévient qu’une nouvelle guerre mondiale dégénérerait probablement en conflit thermonucléaire.
> En voici quelques extraits :

>« Aucun de ceux qui ont déclenché la Première Guerre mondiale n’avait la moindre idée de ce à quoi cela allait ressembler. Les armées d’Europe étaient dominées par la vieille classe féodale de propriétaires terriens, dont les traditions militaires étaient ancrées dans le moyen-âge. Les comtes et barons qui dirigeaient encore l’establishment diplomatique et militaire de l’Europe savaient comment boire du champagne, danser avec élégance, monter à cheval et séduire les femmes. Ils tournaient les mises en garde contre la guerre en dérision...
> « Est-ce que Benjamin Netanyahou et Ehoud Barak, qui envisagent de déclencher ce qui peut se transformer en IIIe Guerre mondiale peuvent même imaginer ce à quoi cela pourrait ressembler ? Netanyahou a déclaré au peuple israélien que seuls 500 citoyens seraient tués, et que le conflit serait terminé en un mois... Les dirigeants autrichiens en 1914... avaient lancé ce qu’ils croyaient être une petite action visant à punir les nationalistes serbes... Lorsque le résultat fut une guerre destructrice à l’échelle du monde, ils dirent “ce n’est pas ce que nous voulions”.
>
> « L’attaque planifiée contre l’Iran violerait non seulement le droit international, mais également le bon sens et les souhaits du peuple d’Israël. Le résultat probable serait une attaque massive de missiles iraniens sur Tel Aviv, et l’Iran fermerait probablement le détroit d’Ormuz. Si les Etats-Unis répondaient en bombardant des cibles iraniennes, l’Iran utiliserait probablement des missiles pour couler un ou plusieurs navires américains dans le golfe Persique. On peut facilement imaginer d’autres étapes dans l’escalade du conflit : une révolution au Pakistan, l’entrée en guerre d’un pays disposant d’armes nucléaires aux côtés de l’Iran ; une attaque préventive d’Israël contre les missiles nucléaires pakistanais ; un soutien à l’Iran de la part de la Chine et la Russie.
>
> « Dans l’atmosphère tendue d’une telle guerre, le danger d’un échange nucléaire, résultant d’un accident ou d’un mauvais calcul, serait très grand.
>
> « Aujourd’hui,... le danger d’une guerre catastrophique avec des bombes à hydrogène est suspendu au-dessus de nous comme des nuages sombres au-dessus de l’avenir de la civilisation humaine. La puissance explosive des armes d’aujourd’hui équivaut à environ un demi-million d’Hiroshima... Ce qui nous menace aujourd’hui est un effondrement complet de la société...
>

>« la Première Guerre mondiale fut une erreur colossale. Aujourd’hui, le monde se trouve au seuil d’un désastre aussi grand. Devons-nous être conduits dans une telle guerre destructrice et mondiale par quelques individus aveugles qui n’ont pas la moindre idée de ce à quoi ressemblerait une telle guerre ? »

 Michel Collon Guerres et médiamensonges 4 5 YouTube

http://tv.globalresearch.ca/

3 septembre 2012 -  
<http://www.solidariteetprogres.org/John-Scale-Avery-president-de-l-Academie-danoise-de-la-paix-previent_09037#><http://www.solidariteetprogres.org/John-Scale-Avery-president-de-l-Academie-danoise-de-la-paix-previent_09037#> 

http://www.youtube.com/watch?list=UUPLAYER_MondialisationTV&feature=player_embedded&v=qahxpen57Jk#! 



RTBF (citant Belga) : : Les USA vont moderniser à grand coût leur arsenal nucléaire. !!!
Le gouvernement américain va entreprendre la modernisation de son arsenal nucléaire la plus coûteuse de son histoire, malgré les coupes sombres effectuées dans les dépenses militaires, rapporte samedi soir le Washington Post.
Selon le journal, les autorités n'ont pas encore officiellement chiffré le coût de la restauration et de la maintenance des 5113 têtes nucléaires enregistrées dans l'inventaire, ni celle du remplacement des systèmes périmés et de la rénovation des installations nucléaires vétustes.

Mais une étude publiée cet été par le Centre Stimson, un groupe de réflexion situé à Washington, a estimé ces coûts à au moins 352 milliards de dollars sur les dix ans à venir, selon le quotidien.
D'autres spécialistes évoquent des chiffres bien supérieurs, surtout si la modernisation est plus longue à mettre en œuvre, selon le journal.
La rénovation d'un seul des sept types d'arme, la bombe B61 (dont 10 à 20 exemplaires sont stockés à KleineBrogel, Belgique - NDCSO), devrait coûter 10 milliards de dollars sur cinq ans.
Il en coûterait jusqu'à 110 milliards pour construire 12 sous-marins en remplacement des sous-marins vieillissants de la classe 0hio, ajoute le journal qui cite les estimations du bureau du budget du congrès.
La rénovation des missiles balistiques Minuteman III reviendrait à 7 milliards de dollars et le remplacement des avions de chasse nucléaires F-35 coûterait 162 millions de dollars par appareil.
La modernisation des ateliers et laboratoires où devraient être effectuées ces rénovations est elle-même évaluée à au moins 88 milliards de dollars, selon le journal.
RTBF (citant Belga),
http://www.rtbf.be/info/monde/detail_les-usa-vont-moderniser-a-grand-cout-leur-arsenal-nucleaire?id=7839559


Guillaume DE ROUVILLE : « Dommages Collatéraux : la face cachée d’un terrorisme d’État… »

Lors des guerres menées par les États-Unis depuis la chute du mur de Berlin au nom d’une certaine idée de leur puissance, est apparue une notion, celle de « dommages collatéraux », qui a été utilisée par les organes des relations publiques du Pentagone pour justifier et faire accepter aux opinions occidentales des actes de guerre provocant des victimes civiles. Ces dommages collatéraux ne seraient pas souhaités par la puissance militaire qui déplore ces tragiques erreurs, fruits de renseignements erronés ou d’une technologie défaillante.

Or, a y regarder de plus près, on s’aperçoit que la plupart de ces actes de guerre ayant détruit la vie de milliers de civils en Afghanistan, en Irak, en Libye ces dernières années [1], ne sont pas des erreurs, des dommages collatéraux d’une entreprise militaire qui ne prendrait pour cible que des soldats en uniforme appartenant à la partie adverse, mais bien des actes délibérés visant à tuer des femmes, des enfants et des hommes sans défense.

On pourrait se demander dans quels buts de telles horreurs seraient entreprises. La doctrine militaire répond : pour imposer la terreur source de toute obéissance.

La doctrine militaire dément ici brutalement la propagande politique : faire souffrir les populations civiles est un des moyens de gagner la guerre ; torturer leur corps est un des moyens de courber leur échine ; atteindre leur conscience est un des moyens de gagner leur âme (les bombardements des Alliés à la fin de la seconde guerre mondiale l’attestent amplement - la question de savoir si la fin justifie les moyens est un autre débat).

Vous doutez encore et pensez que de tels moyens ne feraient qu’inciter des non-combattants à prendre les armes et à renforcer l’armée des ombres [2]. Les soldats du monde entier le savent bien et répondent impunément : les victimes de la terreur humaine ne se vengent pas ; elles souffrent en silence et ne rêvent que de paix pour pouvoir enterrer leurs morts et faire leur deuil.

Cela va même plus loin : les innocentes victimes finissent souvent par réclamer protection à leurs bourreaux. À bout, démoralisées par tant de souffrance et de violence, elles saisissent la main que leur tend leur ennemi à l’autre bout du fusil.

C’est au cours de la guerre d’Algérie que les militaires français (principalement les Colonels Trinquier et Lacheroy) ont élaboré une doctrine mettant au centre des conflits armés les populations civiles [3] (les Anglais avaient déjà appliqué cette démarche au Kenya au début des années 50, massacrant volontairement des villages entiers de non-combattants, mais ils n’avaient pas eu l’idée d’en faire une doctrine digne d’être enseignée dans les écoles militaires).

Non plus cibles involontaires d’une guerre inhumaine, les populations civiles deviennent l’objectif militaire à conquérir et à détruire au nom d’objectifs humains, trop humains.
La torture, les exécutions sommaires, les bombardements de civils ne sont plus seulement des crimes de guerre, mais des moyens militaires au service d’une cause politique. Les Colonels Trinquier et Lacheroy exporteront cette doctrine dans les écoles militaires américaines qui sauront en faire bon usage dans les pays d’Amérique Latine, et tout particulièrement en Amérique Centrale, dans les cinquante années suivant la guerre d’Algérie [
4].

Les légions atlantistes parties, sous l’égide de l’Otan, à l’assaut de l’ex-Yougoslavie, de l’Afghanistan et de la Libye ont également appliqué cette doctrine pour tenter d’imposer l’American Way of Life et le libéralisme triomphant aux populations réfractaires. La doctrine militaire du shock and awe (choc et effroi) appliquée par les États-Unis lors de l’invasion de l’Irak en 2003 n’est que la réactivation de cette doctrine par des théoriciens soucieux de rafraîchir le corpus doctrinaire militaire américain. Les auteurs de cette resucée, Harlan Ullman et James Wade [5], prennent pour exemple les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki par les États-Unis en août 1945 et décrivent sans ambiguïté l’effet recherché : il s’agit d’infliger des destructions massives, de nature humaine ou matérielle, afin d’influencer une société donnée dans le sens recherché par celui qui met en œuvre le choc et l’effroi, plutôt que s’attaquer directement à des objectifs purement militaires [6].

On le voit, cette notion de « dommages collatéraux » cache en réalité un terrorisme d’État , un terrorisme de masse, un terrorisme occidental dont les médias occidentaux s’accommodent aisément puisqu’il est l’œuvre de leurs maîtres atlantistes. Ils font plus que s’en accommoder à vrai dire : ils commettent un crime médiatique lorsqu’ils utilisent le terme de « dommages collatéraux » pour masquer les actions terroristes de leurs dirigeants aux mains sales.

Il est intéressant de constater que ce terrorisme d’État occidental est, pris globalement, plus meurtrier que le terrorisme islamique (qui n’a pas plus de justification à nos yeux), terrorisme islamique qui peut être, par ailleurs, comme en Libye et en Syrie, le précieux relais des objectifs géostratégiques des Occidentaux et de leurs élites.

Ainsi, le terrorisme semble être au cœur de la doctrine et des stratégies militaires des démocraties occidentales. Pour lutter efficacement contre le terrorisme, ce que nos dirigeants prétendent s’acharner à faire, il faudrait oser engager toute notre ardeur combattante contre nous-mêmes. À défaut de quoi, la mort de la démocratie sera (si ce n’est pas déjà le cas) le dommage collatéral de notre cynisme et de notre tartuferie.

Guillaume de Rouville

auteur de La Démocratie ambiguë, Éditions Cheap, juillet 2012.

[1] Tout comme au Vietnam, au Cambodge, en Amérique Centrale et en ex-Yougoslavie, pour ne prendre que quelques exemples supplémentaires.

[2] ‘L’Armée des Ombres’, titre d’un roman de Joseph Kessel sur la Résistance, est une expression que nous utilisons pour désigner les différentes formes de résistance civile face à l’oppression.

[3] Pour une étude générale sur le sujet des escadrons de la mort, lire le livre de Marie-Monique Robin, « Les escadrons de la mort. L’école française », 2004, La Découverte.

[4] Voir, pour une analyse de cette doctrine militaire : « De la guerre coloniale au terrorisme d’État », de Maurice Lemoine, Le Monde Diplomatique, novembre 2004.

[5] Harlan K. Ullman, James P. Wade, « Shock And Awe : AchievingRapid Dominance » (National DefenseUniversity, 1996).

[6] « The second exampleis “Hiroshima and Nagasaki” notedearlier. The intenthereis to impose a regime of Shock and Awethroughdelivery of instant, nearlyincomprehensiblelevels of massive destruction directedatinfluencing society writ large, meaningits leadership and public, ratherthantargetingdirectlyagainstmilitary or strategic objectives evenwithrelatively few numbers or systems. The employment of thiscapabilityagainst society and its values, called “counter-value” in the nucleardeterrent jargon, ismassively destructive, strikesdirectlyat the public will of the adversary to resist, and ideally or theoretically, wouldinstantly or quicklyincapacitatethatwill over the space of a few hours or days ». Op-Cit, chapitre 2, page 23.

URL de cet article 17619
http://www.legrandsoir.info/dommages-collateraux-la-face-...



1 Médias & Manipulation de l’opinion/ Vidéos

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

Thierry Meyssan « Sous nos yeux »

L’Occident et l’apologie du terrorisme.

Cette nouvelle chronique de Thierry Meyssan est consacrée à l’analyse et au commentaire d’une déclaration officielle ou d’un document d’actualité. T

oujours attentif aux silences autant qu’aux paroles, il observe cette semaine le renversement doctrinal des Occidentaux face au terrorisme.

Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 1er août 2012

Obséques nationales des généraux victimes de l’attentat terroriste du 18 juillet 2012

Le Conseil de sécurité s’est réuni peu après l’attentat du 18 juillet qui a décapité le commandement des forces de sécurité syriennes. Certes, les deux séances qui ont suivi portaient sur les propositions de résolution des Occidentaux et de la Russie. Néanmoins, il revenait au Conseil de condamner le principe de l’action terroriste, comme il fait toujours en pareille circonstance. L’usage est d’adopter unanimement une déclaration et de la faire lire par le président en exercice du Conseil, en l’occurrence le Colombien Nestor Osorio. La courtoisie veut que l’on présente ses condoléances à l’État-membre qui vient d’être frappé.

Pourtant le Conseil est resté silencieux. Les Occidentaux ont refusé d’appliquer à la Syrie un des principes de base des relations internationales : la condamnation du terrorisme. Pis, dans leurs déclarations respectives, les dirigeants allemands, britanniques, états-uniens et français ont condamné les victimes, les ont rendues responsables de la violence dont elles ont été l’objet, et ont réaffirmé leur soutien à ceux qui ont perpétré l’attentat. Et encore : les médias occidentaux se sont appliqués à salir la mémoire des victimes, comme si leur mort ne suffisait pas à étancher leur soif de sang syrien.

Personne ne doute que le terrorisme en Syrie soit commandité par l’OTAN et le CCG, mais jusqu’à présent cela se faisait en toute hypocrisie. Ne pouvant bombarder et raser le pays du fait du double veto russe et chinois, les Occidentaux et leurs partenaires arabes faisaient saigner le pays en attendant de le faire attaquer par des mercenaires. Il y eu certes l’épisode du 12 février : l’appel au jihad d’Ayman al-Zawahiri. Tout d’un coup, l’OTAN, le CCG et al-Qaida poursuivaient le même objectif. Cependant, faisait-on remarquer à Bruxelles, les déclarations du cheikh égyptien n’engagent que lui, elles ne valent pas d’être commentées, et l’OTAN ne va pas réviser ses positions en fonction de ces fatwas. Ce raisonnement n’était pas convaincant, car il éludait la question des objectifs communs aux champions autoproclamés de la démocratie d’une part et de l’islamisme d’autre part, mais les apparences étaient sauves. Cette fois, c’est différent. Les Occidentaux assument leur liens avec les terroristes.

Le tournant s’est opéré lors de la 3e conférence des « Amis » du peuple syrien à Paris, le 6 juillet. Le président François Hollande avait accordé une place d’honneur à des individus que l’on payait jusque là en secret en prenant soin de nier les connaître. Il avait élevé des criminels de guerre au rang de héros sans susciter la nausée de ses partenaires étrangers.

Sans attendre qu’al-Qaida soit invité à une prochaine conférence des « Amis » du peuple syrien, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, s’est étonné de ce comportement : « Il signifie que [les Occidentaux] continueront à soutenir ce genre d’attaques terroristes jusqu’à ce que le Conseil de sécurité remplisse [leurs] exigences. C’est une position terrifiante.  » Et de poursuivre « Nous ne savons pas comment nous devons le prendre. »

En effet, au delà de la question morale, que signifie ce revirement doctrinal ? Durant une décennie, les Occidentaux se présentaient comme les champions de la « guerre au terrorisme », aujourd’hui, ils revendiquent leur soutien à des terroristes.

De nombreux auteurs, y compris des stratèges US comme ZbignewBrzezinski, ont souligné que la notion de « guerre au terrorisme » est un concept absurde. On peut mener une guerre contre des terroristes, pas contre leur stratégie. Quoi qu’il en soit, ce slogan marketing avait le double avantage de placer certains États du côté du Bien et de justifier leur « guerre sans fin » contre tous les autres.

Le terrorisme est une méthode de combat asymétrique que l’on utilise toujours par défaut. Elle permet d’affaiblir un adversaire, mais elle est insuffisante pour obtenir la victoire militaire et conduit toujours à une défaite politique. Elle prive pour un long moment celui qui en fait usage de la perspective d’exercer le pouvoir. Le terrorisme est une méthode immorale qui ne s’emploie donc que lorsque l’on est en position de faiblesse, non pour gagner un avantage, mais pour gagner du temps, en attendant d’être en mesure de livrer un combat conventionnel.

D’où le trouble de Sergey Lavrov. Les Occidentaux sont-ils en train de reconnaître à la fois leur immoralité et leur impuissance ? Que cache leur comportement ? Ou se pourrait-il que leur décadence soit beaucoup plus avancée que nous n’osions le concevoir ?

Chacun a bien compris que la crise syrienne n’est pas, ou n’est plus, une confrontation interne, mais la résultante d’un réajustement des rapports de force mondiaux. Washington tente de poursuivre le remodelage du Moyen-Orient élargi et de changer l’équation militaire régionale. Moscou conteste son autorité et tente d’instaurer un Nouvel ordre international, basé sur le droit et le multilatéralisme. La Syrie est la zone d’achoppement entre les nouveaux blocs.

La géophysique nous a appris que la tectonique des plaques provoque les tremblements de terre. La géopolitique a les siens. Les publicitaires de la soi disante Armée « syrienne » libre ont eu tort d’évoquer cette image. Les deux blocs se sont heurtés en Syrie, mais c’est la plaque occidentale qui a commencé à glisser sous la plaque eurasiatiaque et à disparaître, et non l’inverse.

Sergey Lavrov considère Washington comme un malade en fin de vie. Sachant que « les empires ne meurent pas dans leur lit », il tente de calmer « l’empire américain » pour lui éviter un accès de folie, tout en le conduisant gentiment au cimetière où il reposera. Il observe le patient avec prudence. L’apologie du terrorisme est-il le symptôme d’un début de crise de démence, ou d’une anémie irréversible ?
Tichreen (Syrie)



2 Brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

Palomeros prendra la tête de l'ACT (OTAN) en septembre

Le Quartier général du Commandement suprême allié Transformation (ACT) de l'OTAN conservera un chef français. C'est confirmé aujourd'hui officiellement par le Conseil de l'Atlantique Nord (NAC). C'est le général Jean-Paul Palomeros - actuel chef d'Etat-Major Air - qui part ainsi à Norfolk remplacer son collègue d'armes Stéphane Abrial, à qui le Nac 'a rendu hommage. « Tout au long de son commandement débuté en 2009, (le général Abrial) a activement contribué à l'adaptation des structures, des concepts, des ressources, des moyens d'entraînement et du processus de planification de défense de l'Alliance atlantique. » Le général Palomeros prendra ses nouvelles fonctions à la fin du mois de septembre 2012.
www.nato.int -



3  Dossiers

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

Qu'est-ce que l'ACT (Commandement Allié Transformation de l'OTAN)

Le Commandement allié Transformation (ACT) dirige, à l'échelon du commandement stratégique, la transformation de la structure militaire, des forces, des capacités et de la doctrine de l'OTAN. Il est chargé d'améliorer la formation, en particulier pour les commandants et les personnels d'état-major, d'expérimenter de nouveaux concepts et de promouvoir l'interopérabilité au sein de l'Alliance.
L'ACT est l'un des deux commandements stratégiques se trouvant au sommet de la structure de commandement de l'OTAN, l'autre étant le Commandement allié Opérations (ACO). Cette structure de commandement a fait l'objet d'une revue en juin 2011 dans le cadre d'un processus général de réforme visant non seulement à optimiser la structure, mais aussi à tenir compte des nouvelles tâches découlant du concept stratégique adopté en 2010. Les deux commandements stratégiques ont été maintenus, de même que le niveau d'ambition de l'Alliance.
Le Quartier général du commandant suprême allié Transformation (SACT) est implanté à Norfolk, en Virginie (États-Unis). C'est là qu'est installée la structure de commandement de l'ACT. Il s'agit du seul commandement de l'OTAN situé en Amérique du Nord, et de l'unique QG permanent de l'OTAN basé en dehors de l'Europe.
Le SACT relève du Comité militaire, qui est la plus haute instance militaire de l'OTAN. Placé sous l'autorité politique générale du Conseil de l'Atlantique Nord et du Groupe des plans nucléaires (NPG), et secondé dans sa tâche par l'État-major militaire international, le Comité militaire est la principale source d'avis militaires pour le Conseil et le NPG.
Le QG du SACT supervise les différents commandements subordonnés de l'ACT, et notamment le Centre de guerre interarmées (Norvège), le Centre d'entraînement de forces interarmées (Pologne) et le Centre interarmées d'analyse et de retour d'expérience (Portugal). Il a également des liens solides avec les quartiers généraux nationaux et des entités telles que les centres d'excellence, ainsi qu'avec la structure de forces de l'OTAN dans son ensemble.

L'ACT entretient des rapports directs avec les installations de formation et différentes agences de l'OTAN, et avec le Commandement des forces interarmées des États-Unis (USJFCOM). Celui-ci est toutefois en cours de démantèlement.
La réforme de juin 2011 amène l'ACT à renforcer ses liens avec les quartiers généraux nationaux, et en particulier avec des entités telles que les centres d'excellence, ainsi qu'avec la structure de forces de l'OTAN dans son ensemble. La seule modification concrète concerne le transfert du Centre de recherche sous-marine de l'OTAN (NURC), désormais intégré dans la structure des agences de l'Alliance en tant qu'élément organisationnel lié à la recherche.
Évolution
Le Commandement allié Transformation a succédé au Commandement allié de l'Atlantique (ACLANT), qui avait été créé à Norfolk, en Virginie (États-Unis), en avril 1952, un an après l'établissement du Grand Quartier général des Puissances alliées en Europe (SHAPE) pour le Commandement allié en Europe (CAE).
L'ACLANT et le CAE ont tous deux fait l'objet d'une rationalisation à la fin de la Guerre froide. En substance, les 78 quartiers généraux que comptait la structure de commandement ont été ramenés à 20. Ces QG ont été placés sous l'autorité de deux commandants stratégiques, l'un pour l'Atlantique et l'autre pour l'Europe. Trois commandants régionaux relevaient du commandant suprême allié de l'Atlantique (SACLANT), et deux du commandant suprême des Forces alliées en Europe (SACEUR).
Au sommet de Prague, en 2002, il a été décidé de réorganiser la structure de commandement de l'OTAN de manière à l'alléger et à la rendre plus efficace. De plus, un changement radical de conception se produisit au sein de l'Alliance : désormais, les structures de commandement allaient reposer sur des critères fonctionnels, et non plus géographiques. L'ancien CAE fut remplacé par le Commandement allié Opérations (ACO), responsable de toutes les opérations de l'Alliance, y compris celles qui relevaient jusqu'alors du SACLANT. Ainsi, un commandement stratégique - le Commandement allié Opérations (ACO/SHAPE) - était chargé des opérations de l'Alliance, tandis que l'autre - le Commandement allié Transformation (ACT) - s'occupait de la transformation.
Cette réforme a également permis de réduire de façon significative le nombre de quartiers généraux et de centres multinationaux d'opérations aériennes (de 32 centres de commandement, on est passé à 9).
En 2011, la restructuration a été poussée plus avant pour faire en sorte que les capacités de commandement militaire soient plus flexibles et plus abordables. Au sommet de Lisbonne, les 19 et 20 novembre 2010, les dirigeants des pays de l'Alliance ont approuvé pour la réforme un modèle générique qui devait permettre à l'OTAN, en fonction d'un niveau d'ambition inchangé, d'assurer le commandement et le contrôle de deux opérations interarmées de grande envergure et de six opérations militaires de moindre envergure. Cette réforme a surtout touché l'ACO.



UN INTERVIEW DE JEAN BRICMONT PAR KOUROSH ZIABARI

Kourosh Ziabari « Jean Bricmont : Les nations indépendantes doivent assurer une transition vers un nouvel ordre mondial. »

Jean Bricmont enseigne la physique théorique à l’Université de Louvain en Belgique.

Il est notamment l’auteur de Impérialisme humanitaire. Droits de l’homme, droit d’ingérence, droit du plus fort ?

5 SEPTEMBRE 2012

KouroshZiabari : Dans votre article "The Case for a Non-InterventionistForeign Policy," vous écrivez sur les justifications qu’invoquent les puissances impérialistes pour rationaliser leurs expéditions militaires dans le monde. Une politique étrangère belliciste n’est-elle pas un avantage pour les politiciens du monde occidental, en particulier aux Etats-Unis, afin d’attirer le vote et le soutien du public ? Le peuple américain élira-t-il un président pacifiste qui se consacre à mettre un terme à toutes les guerres U.S. et s’abstient de mener de nouvelles guerres ?

Jean Bricmont : Je ne suis pas sûr que cela attire les électeurs. En Europe certainement pas. Les politiciens les plus bellicistes, Blair et Sarkozy, ne sont pas restés populaires longtemps, à cause de leur politique étrangère. En Allemagne, le public est systématiquement en faveur d’une politique étrangère pacifique. Comme le faisait remarquer le pacifiste américain A. J. Muste, le problème de toutes les guerres est celui du vainqueur - ils pensent que la violence paie. Les vaincus, comme l’Allemagne et dans une certaine mesure le reste de l’Europe, savent que la guerre n’est pas si rose.

Néanmoins je pense que - sauf en temps de crise comme les guerres du Vietnam ou d’Algérie quand elles ont mal tourné pour les USA ou la France - la plupart des gens ne sont pas très intéressés par la politique étrangère, ce qui se comprend vu leurs problèmes matériels et étant donné le fait qu’elle semble hors d’atteinte des gens ordinaires.

Par ailleurs, tout candidat à la présidence américaine doit faire des déclarations patriotiques : « nous sommes les meilleurs », « une lumière au sommet de la colline », « défenseur de la démocratie et des droits de l’homme », etc. Cela, bien sûr, est vrai dans tous les systèmes de pouvoir, la seule chose qui varie, ce sont les « valeurs » auxquelles on se réfère (être un bon chrétien ou musulman ou défenseur du socialisme, etc.).

KouroshZiabari : Les puissances impérialistes, comme vous l’indiquez dans vos écrits, mènent des guerres, tuent des innocents et pillent les ressources naturelles de pays plus faibles sous le prétexte de leur apporter la démocratie. Alors, qui devrait s’occuper des principes du droit international, d’intégrité territoriale et de souveraineté ? Attaquer d’autres pays quand bon leur semble et tuer sauvagement des civils innocents est une démonstration flagrante d’illégalité. Est-il possible d’amener ces puissances à la raison et de les responsabiliser sur ce qu’elles font ?

Jean Bricmont : Je pense que l’évolution du monde va dans cette direction ; respect des principes du droit international, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté. Comme je l’ai déjà dit, les populations européennes sont plutôt pacifiques ; à la fois par rapport à l’Europe et au reste du monde, du moins si on compare avec le passé. Certains de leurs dirigeants ne sont pas pacifiques et il y a une forte pression en faveur de la guerre venant d’une alliance étrange entre interventionnistes pour les droits humains et néoconservateurs qui sont influents dans les médias et dans l’intelligentsia, mais ce ne sont pas les seules voix et elles sont plutôt impopulaires dans le grand public.

Quant aux USA, ils sont dans une crise profonde, pas seulement économique mais aussi diplomatique. Ils ont perdu le contrôle de l’Asie depuis longtemps, ils perdent l’Amérique du Sud, et maintenant le Moyen-Orient. L’Afrique se tourne de plus en plus vers la Chine.

Le monde devient donc multipolaire, que ça nous plaise ou non. Je vois au moins deux dangers : que le déclin des USA ne produise quelque réaction de folie qui entraînerait la guerre, ou que le déclin des USA ne crée le chaos, un peu comme l’a fait la chute de l’Empire romain. C’est de la responsabilité du Mouvement des Non Alignés et des pays BRICS d’assurer une transition ordonnée vers un nouvel ordre mondial.

KouroshZiabari : Ce qui apparaît comme hypocrite dans l’attitude des puissances occidentales à l’égard du concept de droits humains, c’est qu’elles ne cessent de condamner la violation des droits de l’homme dans les pays avec lesquels elles sont en conflit mais qu’elles restent silencieuses à propos des mêmes violations dans les pays avec qui elles sont alliées. Par exemple, vous savez sûrement comment les prisonniers politiques sont maltraités et torturés en Arabie saoudite, l’allié numéro 1 parmi les pays arabes. Alors, pourquoi ne protestent-ils pas pour condamner ces violations ?

Jean Bricmont : Connaissez-vous une seule puissance qui ne soit pas hypocrite ? Il me semble que c’est la manière dont le pouvoir fonctionne, en tous lieux et en tous temps. 
Par exemple en 1815, à la chute de Napoléon, le tsar de Russie, l’empereur d’Autriche et le roi de Prusse se sont réunis en ce qu’ils nommèrent leur Sainte Alliance, prétendant baser leurs règles de conduite sur les « sublimes vérités contenues dans la religion éternelle de Christ notre Sauveur »ainsi que sur les principes « de leur sainte religion, préceptes de justice charité et paix ». Pendant la Guerre des Boers, le Premier Ministre britannique Lord Salisbury a déclaré que c’était « une guerre pour la démocratie » et que « nous ne cherchons ni mines d’or ni territoires ». Bertrand Russell, citant ces remarques, commenta que « les cyniques étrangers » ne purent s’empêcher de noter que « nous avons néanmoins obtenu tant les mines que les territoires ». [
1]

Au plus fort de la guerre du Vietnam, l’historien américain Arthur Schlesinger décrivait la politique étatsunienne là-bas comme faisant partie de « notre programme global de bonne volonté internationale ». [2]. À la fin de cette guerre, un commentateur libéral écrivait dans le New York Times que« Pendant un quart de siècle, les États-Unis ont essayé de faire du bien, d’encourager la liberté politique et de promouvoir la justice sociale dans le Tiers Monde ». [3]

En ce sens, les choses n’ont pas changé. Les gens pensent quelquefois que parce que notre système est plus démocratique, les choses doivent avoir changé. Mais cela implique que le public soit bien informé - ce qui n’est pas vrai à cause des nombreux parti-pris dans les médias - et qu’il soit activement impliqué dans la formation de la politique étrangère - ce qui n’est pas vrai non plus, sauf en temps de crises. La formation de la politique étrangère est une affaire très élitiste et non-démocratique.

KouroshZiabari : Attaquer ou envahir d’autres pays sous prétexte d’intervention humanitaire peut être légalisé et autorisé à l’unanimité des membres permanents du Conseil de Sécurité. Si tous votent en faveur d’une frappe militaire, celle-ci aura lieu. Mais ne croyez-vous pas que le simple fait que seuls 5 pays au monde peuvent prendre des décisions pour 193 membres des Nations Unies, alors que cette majorité considérable n’a rien à dire dans les développements internationaux, c’est une insulte à toutes ces nations et à leur droit à l’autodétermination ?

Jean Bricmont : Bien sûr. Vous n’avez pas vraiment besoin d’unanimité, sauf pour les membres permanents. Mais à présent que la Chine et la Russie semblent avoir adopté une position autonome par rapport à l’Occident il n’est pas évident que de nouvelles guerres soient légales. Je ne suis pas heureux des arrangement actuels du Conseil de Sécurité, mais je pense toujours que l’ONU est dans l’ensemble une bonne chose ; sa Charte procure en principe une défense contre l’intervention et un cadre pour l’ordre international, et son existence fournit un forum où différents pays peuvent se rencontrer ce qui vaut mieux que rien.

Bien sûr, réformer l’ONU est une affaire épineuse puisque ne pouvant se faire sans le consentement des membres permanents du Conseil de Sécurité, lesquels ne seront sans doute pas très enthousiastes devant la perspective d’abandonner une parcelle de leur pouvoir. Ce qui en fin de compte fera problème, c’est l’évolution de la relation des forces dans le monde, et cela ne va pas dans la direction de ceux qui pensent la contrôler actuellement.

KouroshZiabari : Parlons de quelques questions actuelles. Dans vos articles, vous avez parlé de la guerre au Congo. J’ai été très choqué que la Seconde Guerre du Congo a été le conflit le plus meurtrier dans l’histoire de l’Afrique, avec quelque 5 millions de morts innocents ; mais aux Etats-Unis les médias traditionnels n’en parlent pas, parce qu’un des belligérants, l’armée rwandaise, était un allié proche de Washington. Quel est votre point de vue à ce sujet ?

Jean Bricmont : Ecoutez, je ne suis pas un expert de cette partie du monde. Mais je remarque que la tragédie rwandaise de 1994 est souvent utilisée comme argument pour une intervention étrangère, qui, prétend-on, aurait stoppé les massacres ; en revanche, la tragédie du Congo devrait être prise comme un argument contre l’intervention étrangère par respect du droit international, puisqu’elle était due en large part à l’intervention des troupes rwandaises et ougandaises au Congo.

Bien sûr, le fait que ce dernier argument ne nous est jamais servi montre, une fois encore, combien le discours sur l’intervention humanitaire est un parti-pris en faveur des puissances qui, selon les cas, veulent s’arroger à elles-mêmes le droit d’intervenir, quand cela leur convient.

KouroshZiabari : Il y a quelques jours à peine, le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon condamnait les dirigeants de l’Iran pour leurs supposées remarques « incendiaires et haineuses » sur Israël. Et pourtant, je ne me souviens pas de l’avoir entendu condamner les autorités israéliennes pour les dangereuses menaces de guerre qu’ils répètent fréquemment à l’encontre de l’Iran. Quelle est la raison derrière cette hypocrisie ?

Jean Bricmont : Comme vous le savez, en Occident l’hypocrisie à l’égard d’Israël a pris des proportions sidérantes, et Ban Ki-moon, tout Sécrétaire général de l’ONU qu’il soit, campe sur des positions très « pro-occidentales ». Alors que j’ai personnellement des doutes sur la sagesse de la rhétorique iranienne sur Israël, je pense que les menaces d’actions militaires contre l’Iran par Israël sont bien pires et devraient être considérées comme illégales en droit international.

Je pense aussi que les sanctions unilatérales contre l’Iran, prises par les États-Unis et leurs alliés, dans une large mesure pour plaire à Israël, sont une honte. Et bien que les gens qui se prétendent anti-racistes en Occident ne dénoncent jamais ces politiques, je pense qu’elle sont profondément racistes : en effet, elles ne sont acceptées que parce que de soi-disant pays civilisés, Israël et ses alliés, exercent ces menaces et ces sanctions contre un pays« non civilisé », l’Iran. C’est une chose qu’on se rappellera dans le futur, de la même façon qu’on se souvient aujourd’hui de l’esclavage.

KouroshZiabari : Il y a des gens comme vous qui s’opposent au militarisme étatsunien, son imposture, son hypocrisie droit-de-l’hommiste et ses tentatives de dévorer le Moyen-Orient riche en pétrole, mais je dirais que malheureusement vous êtes dans la minorité. Ce sont le Congrès administré par Israël et les laboratoires d’idées bellicistes comme le Council on Foreign Relations (CFR) et leNationalEndowment for Democracy (NED) qui mènent les États-Unis, pas les penseurs et les écrivains anti-guerre, pro-paix et progressistes comme vous. Quelle influence les penseurs progressistes et les médias de gauche ont-ils sur les politiques adoptées aux États-Unis ?

Jean Bricmont : Ecoutez, je pense qu’on doit faire la différence entre soutenir Israël et le désir de « dévorer » le pétrole. Les deux politiques ne sont pas identiques et sont en fait contradictoires. Comme l’ont montré, je crois, Mearsheimer et Walt, les politiques israéliennes des USA sont dans une large mesure instiguées par le lobby pro-israélien et ne correspondent pas ni ne contribuent à aider leurs intérêts économiques ou géostratégiques. Par exemple, à ma connaissance, il n’y aurait aucun problèmes pour des compagnies pétrolières à forer en Iran, si ce n’est à cause des sanctions imposées à ce pays ; mais celles-ci sont liées à l’hostilité d’Israël envers l’Iran, et non pas à un quelconque désir de contrôler le pétrole.

La seconde remarque est que les anti-guerre ne sont pas nécessairement de gauche. C’est vrai, une grande partie de la droite est devenue néo-conservatrice, mais il y a aussi une bonne partie de la gauche qui est influencée par l’idéologie de l’intervention humanitaire.

Toutefois il y a aussi une droite libertarienne, Ron Paul par exemple, qui est résolument anti-guerre, et il y a quelques vestiges d’une gauche pacifiste ou anti-impérialiste. Notez que cela a toujours été le cas : même à l’époque du colonialisme, les positions pro et anti-impérialistes ne coïncidaient pas avec la division gauche-droite, si cette dernière est entendue en termes socio-économiques ou en termes « moraux » (sur le mariage homosexuel par exemple).

Ensuite, il est vrai que nous avons très peu d’influence, mais c’est en partie parce que nous sommes divisés, entre gauche anti-guerre et droite anti-guerre. Je crois qu’une majorité de la population est opposée à ces guerres coûteuses et interminables, surtout en Europe, en raison de la leçon tirée de la Seconde Guerre mondiale ou de leur défaite dans les guerres coloniales, et aux États-Unis en raison d’une lassitude de la guerre après l’Afghanistan et l’Irak.

Ce que nous n’avons pas, c’est un mouvement anti-guerre cohérent ; construire ce dernier obligerait à se centrer sur la guerre elle-même et à unifier les deux côtés de l’opposition (droite et gauche). Mais si des mouvements peuvent se construire autour de « questions particulières » comme l’avortement ou le mariage homosexuel, qui ignorent les problèmes socio-économiques et les questions de classe, pourquoi pas ?

Même si ce genre de mouvement n’existe pas encore, la perspective n’est pas totalement sans espoir : si la crise économique se creuse et si l’opposition universelle aux politiques US croît, des citoyens de tous les bords politiques pourraient se rassembler pour construire des alternatives.

KouroshZiabari : Quel est votre point de vue concernant la guerre de sanctions des États-Unis et de leurs alliés, les embargos, les assassinats nucléaires et l’opération psychologique contre l’Iran ? L’Iran subit pratiquement une attaque multilatérale par les États-Unis, Israël et leurs copains européens. L’Iran peut-il sortir de ce dilemme et résister aux pressions ? Dans quelle mesure connaissez-vous l’Iran ? Avez-vous entendu parler de sa culture et de sa civilisation, ce dont les médias dominants ne parlent jamais ?

Jean Bricmont : Je ne sais pas grand-chose de l’Iran, mais je ne pense pas avoir besoin d’en savoir beaucoup sur ce pays - même si j’aimerais certainement en savoir plus - pour m’opposer aux politiques que vous mentionnez. J’étais également opposé aux interventions occidentales en Yougoslavie et en Libye.

Certains pensent qu’il y a de bonnes interventions et de mauvaises. Mais la question principale pour moi, c’est : qui intervient ? Ce ne sont jamais réellement les « citoyens » ni la« société civile » de l’Occident ni même les pays européens par eux-mêmes, c’est-à-dire hors soutien étatsunien : ce sont toujours les militaires étatsuniens, la plupart du temps les forces aériennes.

Alors, on peut bien sûr défendre l’idée qu’il ne faudrait pas tenir compte du droit international et que la défense des droits de l’homme devrait être laissée à l’aviation US. Mais beaucoup de gens qui soutiennent les « bonnes »interventions ne tiennent pas ce discours-là. En général ils soutiennent que « nous » devons faire quelque chose pour« sauver les victimes » dans une situation particulière. Ce que ce point de vue omet, c’est que ce « nous » supposé intervenir ce ne sont pas les gens qui en parlent, mais l’armée américaine.

C’est pourquoi le soutien à toute intervention ne fait que renforcer le pouvoir arbitraire des États-Unis, lesquels, bien sûr, s’en servent à leur convenance, et non pas, en général, en fonction des souhaits de ceux qui soutiennent les« bonnes » interventions.

KouroshZiabari : Et pour terminer, voudriez-vous nous donner une idée de la manière dont les médias d’entreprises servent les intérêts des puissances impérialistes ? Comment fonctionnent-ils ? Est-il moralement justifiable d’utiliser la propagande des médias pour parvenir à des fins politiques et coloniales ?

Jean Bricmont : La connexion entre « médias d’entreprises » et propagande de guerre est compliquées, tout comme l’est la relation entre capitalisme et guerre. La plupart des gens de gauche pensent que le capitalisme a besoin de la guerre ou y mène. Mais à mon avis la vérité est bien plus nuancée. Les capitalistes américains font fortune en Chine et au Vietnam maintenant que la paix règne entre les États-Unis et l’Asie du Sud-Est ; pour les travailleurs américains c’est un tout autre problème évidemment.

Il n’y a aucune raison pour les compagnies occidentales, pétrolières ou autres, de ne pas commercer avec l’Iran, et s’il y avait la paix dans la région, les capitalistes fondraient dessus comme des vautours afin d’exploiter une force de travail bon marché et relativement qualifiée.

Ce n’est pas pour cela que les capitalistes sont gentils ni qu’ils ne puissent être individuellement pro-guerre, mais c’est seulement que la guerre, de manière générale, n’est pas dans leur intérêt et qu’ils ne sont pas nécessairement la force principale des va-t-en-guerre.

Les gens sont poussés à la guerre par des idéologies de conflit, en particulier quand elles prennent une forme fanatique - par exemple, si vous croyez que tel ou tel morceau de terre vous a été donné par Dieu, ou que votre pays a une mission spéciale, comme exporter les droits de l’homme et la démocratie, de préférence au moyen de missiles de croisière et de drones.

Il est à fois triste et ironique qu’une idée qui est largement laïque et libérale, celle des droits humains, est aujourd’hui devenue l’un des principaux moyens de fouetter l’hystérie guerrière en Occident. Mais c’est notre situation présente et la changer est une tâche des plus urgentes et des plus importantes.

Jean Bricmont enseigne la physique théorique à l’Université de Louvain en Belgique. Il est notamment l’auteur de Impérialisme humanitaire. Droits de l’homme, droit d’ingérence, droit du plus fort ?

5 SEPTEMBRE 2012

Kourosh Ziabari 
30 août 2012.

KouroshZiabari est un jeune journaliste indépendant vivant en Iran. Il a publié book "7+1" qui est une collection de ses interviews de 7 auteurs iraniens contemporains. Ziabari contribue au site http://www.Opednews.com
Il est aussi correspondant en Iran de
http://english.ohmynews.com/
Blog en persan : 
http://kouroshz.blogfa.com 
Blog en anglais : 
http://cyberfaith.blogspot.com

http://www.silviacattori.net/article3645.html



4 Dossier des USA

voltairenet.org : USA : l’économie de la mort...!

17 millions d’États-uniens sur 315 souffrent de la faim et ont passé au moins ...

>...une journée complète sans manger au cours des trois derniers mois, faute de pouvoir se payer de la nourriture. 33 autres millions parviennent à se nourrir, mais souffrent de déséquilibres alimentaires faute de ressources.

> Ignorant leurs besoins, Washington a entièrement tourné son économie vers la production d’armement. Cette orientation vers une économie de guerre, qui a débuté en 1995 sous l’administration Clinton, s’est brutalement aggravée après les attentats du 11 septembre 2001 avec l’administration Bush Jr, et n’a cessé de se poursuivre sous l’administration Obama.

> Plus de 50 millions de personnes, dont 17 millions d’enfants, en condition d’ « insécurité alimentaire », c’est-à-dire sans nourriture suffisante « par manque d’argent ou d’autres ressources ». Les données ne se réfèrent pas à un pays pauvre de l’Afrique subsaharienne, mais au pays qui a la plus grande économie du monde : les États-Unis d’Amérique, selon le département US de l’Agriculture (septembre 2012).

> Pendant l’administration Bush (2001-2008), les citoyens étasuniens sans nourriture correcte, obligés pour survivre d’avoir recours aux foodstamps (bons alimentaires) et aux organisations charitables, ont augmenté de 33 à 49 millions. Pendant l’administration Obama, ils sont montés à plus de 50 millions, équivalents à 16,4 % de la population, par rapport aux 12,2 % de 2001. Parmi ceux-ci, 17 millions environ sont en condition de « très basse sécurité alimentaire », en d’autres termes la faim.

> Ils ont cependant la satisfaction de vivre dans un pays dont la « sécurité » est garantie par une dépense militaire qui — d’après le Sipri — a doublé pendant l’administration Bush et, pendant celle d’Obama, a grimpé des 621 milliards de dollars en 2008 à plus de 711 en 2011. En net d’inflation (à valeur constante du dollar 2010), la dépense militaire a augmenté de 80 % de 2001 à 2011. Cette dépense militaire étasunienne, équivalente à 41 % de la dépense militaire mondiale, est en réalité plus haute : en incluant d’autres postes de caractère militaire (parmi lesquels les 125 milliards annuels pour les militaires à la retraite) elle atteint à peu près la moitié de la dépense mondiale. De cette façon, souligne-t-on dans le Budget 2012, le Pentagone peut maintenir « des forces militaires prêtes à se concentrer soit dans les guerres actuelles, soit dans de futurs conflits potentiels ». Et, en même temps, il peut « investir dans une innovation scientifique et technologique à long terme pour assurer que la Nation ait accès aux meilleurs systèmes de défense disponibles au monde ».

> À cette fin, 100 milliards d’économies prévues sont « réinvestis dans des secteurs de haute priorité », à commencer par les drones : les vélivoles sans pilote qui, télécommandés à plus de 10 000 kms de distance, frappent les objectifs avec leurs missiles.

> Ici la réalité dépasse la science-fiction hollywoodienne. Lockheed Martin est en train de développer un nouveau drone pour les forces spéciales : pour accroître son autonomie, on utilise depuis le sol un rayon laser qui l’alimente pendant qu’il est en vol. Northrop Grumman est engagée, elle, dans un projet encore plus avancé : celui de drones qui, alimentés par énergie nucléaire, restent en vol de façon ininterrompue non pas pendant des jours mais pendant des mois. Toujours chez Northrop Grumman : on développe un vélivole robotisé pour porte-avions, le X-47B, en mesure, grâce à sa mémoire programmée, de décoller, effectuer sa mission et atterrir de façon autonome.

> Étant donnés les énormes coûts de ces programmes, le Pentagone a déjà dressé une liste de pays alliés fiables à qui vendre les nouveaux drones pour la guerre robotisée. Sans aucun doute on trouve l’Italie aux avant-postes, qui a déjà acheté à l’étasunien General Atomics le dernier modèle de drone, le vélivole MQ-9A Predator B. À l’avenir elle achètera aussi le drone nucléaire qui, en décollant au-dessus de la tête des 50 millions de citoyens étasuniens en condition d’ « insécurité alimentaire », viendra voler au-dessus de celle des chômeurs italiens (et autres millions de chômeurs européens, au passage, NdT) qui occupent les usines en voie de fermeture.

> Source : voltairenet.org


Stieven Ramdharie : La vente d’armes US aux États du Golfe a explosé
L’appétit en armes des États du Golfe a permis aux USA d’atteindre un record  d’exportation en équipements militaires. Grâce à ces achats principalement effectués par l’Arabie saoudite, la vente d’armes a atteint le niveau explosif de 66,3 milliards de dollars. Les USA n’avaient jamais vendu autant d’armes en un an.  
C’est ce qui apparaît dans un rapport d’une commission d’enquête du Congrès, le CongressionalResearch Service (CRS).
La montée des tensions avec l’Iran convainc de nombreux États du Golfe à débourser des dizaines de milliards d’euros dans l’achat d’avions, d’hélicoptères et de missiles dernier cri.  
Les enquêteurs de la Commission qualifient d’ « exceptionnelle » cette augmentation considérable des exportations d’armes US en temps de crise.
 En 2010, les USA ont vendu des engins militaires pour « seulement » 21 milliards de dollars.
Avec la vente de F-15, d’hélicoptères Apache et de missiles Patriot, des géants de la défense tels que Boeing et Lockheed Martin peuvent compenser les coupes budgétaires concernant les dépenses militaires aux USA et en Europe.
L'Allemagne espère passer avec l’Arabie saoudite un contrat de plusieurs milliards pour l’achat de 600 à 800 tanks Leopard 2. Cette vente d’armes devrait générer 12,6 milliards de dollars de bénéfices.
Quant au Qatar, il envisage de se doter de 200 Leopard pour un montant de 2,5 milliards de dollars.
C’est toutefois Riyad qui a réalisé les plus grosses dépenses dans la région. L’achat gigantesque que Riyad a réalisé l’an dernier à Washington pour près de 33 milliards de dollars a contribué à l’augmentation significative des exportations étasuniennes.
 L’aviation saoudienne qui, avec Israël, dispose de la flotte la plus moderne de la région, est renforcée par 84 chasseurs fabriqués par Boeing, les F-15.
 70  avions F-15 de facture plus ancienne ont par ailleurs été modernisés.  
En 2007, Riyad avait renforcé sa flotte aérienne en cas de conflit avec l’Iran par l’acquisition de 72 eurofighters pour 7,2 milliards de dollars.
Les Emirats arabes unis ont eux aussi mis la main au portefeuille, dépassant le Koweït dans l’achat d’armement.
Les Emirats ont récemment acheté des batteries antimissiles et des hélicoptères de transport de troupes américains pour la somme de 4,5 milliards de dollars.
Avec un budget militaire de 16 milliards d’euros en 2010, les Emirats se tiennent à la seconde place dans la région. Ils devancent Israël.
Le petit Qatar qui joua un rôle prépondérant dans le conflit libyen, investit lui aussi de manière conséquente.
Washington et Doha seraient sur le point de signer un accord qui prévoit la livraison de 58 hélicoptères de combat et de transport sophistiqués parmi lesquels la version moderne de l’Apache.
Le Sultanat d’Oman qui, à l’instar des Emirats, joue un rôle crucial dans le conflit à hauteur du détroit d’Ormuz, modernise sa petite flotte aérienne.
En décembre dernier, Oman a acheté 12 chasseurs F-16. Ces seuls engins sont capables de neutraliser une aviation iranienne vieillissante.

De Morgen, 28 août 2012 - article de Stieven Ramdharie


Voici un article  de Stieven Ramdharie (traduit à la hâte par mes soins) qui apporte involontairement un éclairage sur les enjeux de la crise syrienne. Kimyongur Bahar
L'auteur ne nous dit pas si les États du Golfe ont les ressources humaines ou du moins l'intention d'utiliser ces engins de la mort contre leur ennemi extérieur (Iran, Hezbollah libanais, et République arabe syrienne) sachant que le désert d'Arabie grouille de carcasses de blindés US achetés à prix d'or pour sauver l'économie étasunienne mais jamais utilisés par les pétromonarchies du Golfe.
Pour l'heure, une chose  est sûre, cet armement est, dans l'indifférence générale, abondamment utilisé contre l'ennemi intérieur des États du Golfe: les chiites de Qatif, d'Al-Hassa et du Bahreïn considérés comme des "impies" et des alliés de Téhéran.
Bonne lecture. Bahar



5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

David Kravets :Le général Rouby prend la tête de la Représentation Militaire française à Bruxelles.
C'est un terrien qui remplace un marin. Le général (de corps d'armée) Gilles Rouby arrive (revient) à Bruxelles comme chef de la représentation militaire de la France tant auprès de l'Union européenne que de l'OTAN. Il remplace à ce poste le Vice-amiral d'Escadre Xavier Païtard. Aujourd'hui général de division, il n'aura pas un grand dépaysement ni de grands kilomètres à franchir. Il est un peu comme un poisson dans l'eau dans les institutions multinationales militaires. Puisqu'il est chef de la représentation militaire française au Shape depuis juillet 2009.
Le général Rouby avait officié auparavant au siège de l'Alliance atlantique, comme numéro 2 à la représentation permanente militaire de la France, en 2008, quand la réintégration de l'hexagone dans l'Alliance atlantique avait commencé d'être mis en oeuvre. Dans l'ouvrage coordonné par Pierre Pascallon et André Dumoulin « Quelle politique de sécurité et de défense pour l'Europe ? », publié en 2009, il défend notamment cette option estimant qu'elle est complémentaire à l'option européenne de la PESD. Il avait aussi - et surtout - écrit en 2004 une analyse portant sur l'UE et l'OTAN, « partenariat ou concurrence » . Le poste de représentant militaire à « double tête » (UE et OTAN) lui parait donc taillé sur mesure.
Formé aux transmissions, le général Rouby est un habitué du dialogue avec la presse pour avoir été aux commandes du Sirpa Terre ; il a dirigé auparavant la Division Emploi de l'Etat-Major des armées. Il avait été cité un moment, notamment par mon collègue Merchet (Secret Défense) comme un des potentiels futurs directeurs de l'IHEDN, l'Institut des Hautes études de la Défense nationale. Institut dont il avait auditeur lors de la 54e session en 2004.

Michael Hayden, ancien chef de la CIA : la guerre contre le terrorisme d’Obama est identique à celle de Bush, mais avec plus de morts. (Wired)

David Kravets

Selon l’ancien directeur de la CIA de Bush, Michael Hayden, en matière de tactiques employées dans la « guerre contre le terrorisme », le Président Barack Obama a suivi de près la politique de son prédécesseur, le Président George W. Bush – que ce soit pour les enlèvements extrajudiciaires (renditions), les assassinats ciblés, les secrets d’état, Guantanamo, ou l’espionnage à domicile.

« Mais permettez-moi de répéter mon idée : malgré les fréquentes mélodrames au niveau politique, l’Amérique et les Américains ont trouvé une position médiane confortable où ils savent ce qu’ils attendent de leur gouvernement et ce qu’ils sont prêts à accepter de la part de leur gouvernement. C’est ce consensus concret qui est à l’origine d’une telle continuité entre deux présidents si différents, George W. Bush et Barack Obama, lorsqu’il s’agit de gérer les conflits, » a déclaré Hayden vendredi lors d’une conférence à l’Université du Michigan.

Hayden s’est exprimé deux mois avant les élections du 6 novembre, où Obama, Démocrate, se présente à sa propre réélection face à Mitt Romney. Ses remarques confortent ceux qui s’intéressent au sujet et que beaucoup avaient déjà compris : en ce qui concerne la guerre contre le terrorisme, la politique d’Obama ne diffère pratiquement pas de celle de Bush.

Hayden, qui a supervisé l’emploi de techniques de torture par la CIA contre les détenus et l’extension des activités de la NSA dans le domaine des écoutes illégales sur des citoyens américains, a avoué son scepticisme initial à l’égard d’Obama. Il a aussi publiquement critiqué l’administration en 2009 pour avoir rendu public les rapports de l’ère-Bush qui tentaient de redéfinir la torture comme des « techniques d’interrogatoire poussées ».

Mais Hayden, au cours d’une conférence qui a duré près de 80 minutes diffusée sur la chaîne C-SPAN, a dit qu’Obama a adopté les positions de Bush. Bush et Obama ont tous les deux déclaré que le pays était en guerre. Que l’ennemi était al-Qaeda. Que la guerre était de nature globale. Et que les Etats-Unis devaient porter le fer en territoire ennemi, où qu’il soit.

« Nous avons donc deux présidents, le Congrès US et le système judiciaire des Etats-Unis qui sont tous fondamentalement en accord avec ces quatre phrases, » a dit Hayden.

Quelques instants plus tard, Hayden a ajouté :

« Et c’est pour cela que nous assistons à cette continuité entre deux hommes très différents. Le Président Bush et le Président Obama. Nous sommes en guerre, les assassinats ciblés se poursuivent. En fait, si on examine les chiffres, les assassinats ciblés ont augmenté sous Obama. »

Hayden a dit que tel était le cas car, sur un des aspects où leurs politiques différent, Obama a fait fermer en 2009 des « trous noirs » (centres « non-officiels » de torture et de détention - NdT) de la CIA et a fait baisser d’un cran la torture des détenus, mais qu’au lieu de capturer les présumés « combattants ennemis, » le Président Obama les tue.

« Nous avons fait en sorte qu’il est devenu tellement délicat sur le plan politique et difficile sur le plan juridique que nous n’essayons plus de les capturer, » a dit Hayden. « Nous avons choisi une autre option, nous les tuons. Cela dit, je n’ai pas de problème de conscience avec ça. »

Dans la liste des cibles d’Obama, on trouve même des citoyens américains (adorable phrase typiquement americano-arrogant - NdT).

Hayden a noté qu’Obama avait fait campagne en promettant de fermer le centre de détention de Guantanamo et d’apporter plus de transparence dans le gouvernement.

Obama n’a pas fermé Guantanamo et continue de recourir au « secret-défense », souvent invoqué devant les tribunaux lors des procès intentés contre la politique gouvernementale de guerre contre le terrorisme.

« Malgré une campagne électorale basée sur une promesse très forte de transparence, le Président Obama, et là encore je pense qu’il a raison, a eu recours à l’argument de secret-défense devant différents tribunaux, autant que le Président Bush, » a dit Hayden. Il a souligné qu’il approuvait les invocations par Obama du secret-défense puisque Hayden lui-même a été appelé à témoigner en faveur du gouvernement dans certains procès.

Hayden a souligné aussi qu’Obama, en tant que sénateur élu de l’Illinois en 2008, avait voté en faveur de la légalisation du programme secret de Bush d’espionnage sans mandat judiciaire mis en œuvre au lendemain des attentats du 11 Septembre 2001. La mesure a aussi accordé l’immunité aux compagnies de télécommunications US contre toute poursuite pour complicité dans ce programme d’espionnage.

La loi autorise le gouvernement à mettre en place, sans mandat, des surveillances sur les conversations téléphonique et les courriers électroniques des Américains à partir du moment où l’une des deux parties de la communication est supposément située à l’extérieur des Etats-Unis. Les communication peuvent être interceptées « pour recueillir des informations à l’étranger ».

« La loi FISA a non seulement légalisé pratiquement tout ce que le président Bush m’avait demandé de faire, sous son autorité en tant que commandant en chef, mais a aussi largement étendu les pouvoir de la NSA dans ce domaine, » a dit Hayden.

Cette loi, connue sous le nom de FISA AmendmentsAct, expire à la fin de l’année. L’administration Obama a dit que sa plus haute priorité en matière de renseignement était d’obtenir la reconduction de cette loi devant le Congrès US, malgré les promesses de la campagne de 2008 d’agir en faveur de la protection de la vie privée.

Quant à la prochaine élection, Hayden a dit qu’elle pourrait ne rien changer, du moins en ce qui concerne la politique de lutte contre le terrorisme. Il a semble-t-il confirmé que le groupe de rock the Who avait raison en chantant « meet the new boss, same as the old boss » (je vous présente le nouveau patron, pareil que l’ancien patron).

Hayden, qui a dit qu’il était conseiller pour la campagne présidentielle de Romney, a dit que ce dernier ne changerait lui non plus pas grand chose à la politique de son prédécesseur.

« Si on projette vers le futur, » a dit Hayden, « je pense qu’il y aura une sorte de continuité entre Romney, s’il est élu, et son prédécesseur. »

David Kravets

août 3, 2012 -

http://www.wired.com/threatlevel/2012/09/bush-obama-war-on-t...

(BRUXELLES2)

Traduction « eh oui, moins ça change et plus c’est pareil » par VD pour le Grand Soir avec probablement les fautes et coquilles habituelles

URL de cet article 17706
http://www.legrandsoir.info/michael-hayden-ancien-chef-de-la-cia-la-guerre-contre-le-terrorisme-d-obama-est-identique-a-celle-de-bush-mais-avec-plus-de.html



6 Annexe 

Romandie.com : ‘USA: pas de poursuites contre la CIA sur la mort de détenus dans ses prisons’.  

Les Etats-Unis ont mis fin à l'enquête sur la mort de deux personnes détenues dans des prisons secrètes de la CIA après le 11-Septembre et décidé de renoncer à des poursuites, a annoncé jeudi le ministère de la Justice.
Le ministère renonce à des poursuites car les preuves recevables (devant un tribunal, ndlr) seraient insuffisantes pour obtenir une condamnation au-delà du doute raisonnable, justifie le ministre de la Justice Eric Holder dans un communiqué.
L'enquête avait débuté en août 2009 quand M. Holder avait demandé à un procureur de passer en revue les interrogatoires de la CIA menés sur 101 détenus dans des lieux tenus secrets hors des Etats-Unis, pour déterminer si des lois avaient été enfreintes.
Le procureur, John Durham, devait notamment vérifier si des techniques d'interrogatoire musclées non autorisées avaient été mises en œuvre par les agents de la CIA.
En juin 2011, il avait recommandé la clôture de toutes les enquêtes sauf une sur les circonstances de la mort de deux détenus, dont l'identité n'a pas été révélée.
En 2002, les Etats-Unis avaient adopté dix techniques d'interrogatoire musclé assimilées à de la torture par de nombreuses voix critiques, avant d'obtenir des renseignements des personnes capturées et soupçonnées de liens avec Al-Qaïda.
Ces méthodes comprenaient notamment la privation de sommeil, la mise à nu du détenu ou encore la simulation de noyade, à laquelle le cerveau autoproclamé des attentats du 11-Septembre, Khaled Cheikh Mohammed, a été soumis 183 fois lors de sa détention dans une prison secrète de la CIA en Pologne entre 2003 et 2006.
Dans un communiqué, le directeur de la CIA, David Petraeus, s'est félicité de la clôture de l'enquête. Après une enquête exhaustive sur le traitement de deux détenus en 2002-2003, le ministère de la Justice n'intentera de poursuites criminelles à l'encontre d'aucun personnel de l'Agence, s'est-il réjoui.
L'Union américaine pour les libertés civiles (Aclu) a en revanche dénoncé cette décision, parlant d'un scandale. Le ministère de la Justice refuse de traduire en justice les responsables qui ont autorisé la torture, les avocats qui ont cherché à la légitimer et les interrogateurs qui l'ont utilisée, a déclaré dans un communiqué Jameel Jaffer, directeur juridique adjoint de l'Aclu.
Le ministère de la Justice a mis fin avec succès à toute poursuite judiciaire destinée à tenir les responsables civilement responsables. Accorder une telle impunité menace de saboter l'interdiction de la torture et des mauvais traitements reconnue internationalement, a-t-il M. Jaffer.
Les Etats-Unis montrent une fois de plus leur volonté de s'absoudre de toute responsabilité pour ses crimes commis au cours de la dernière décennie, a estimé de son côté le Centre pour les droits constitutionnels (CCR). Cette décision souligne la nécessité de poursuivre les investigations indépendantes ailleurs. L'impunité ne traverse pas toujours les frontières.

 31/08/2012
http://www.romandie.com/news/n/_USA_pas_de_poursuites_contre_la_CIA_sur_la_mort_de_detenus_dans_ses_prisons83310820120035.asp



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.



14/08/2012

n°119 Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan en Afrique - 14-8 : PAS D’ÉTAT DE GRÂCE … La paix mondiale tient à un fil .


n°119  Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan en Afrique  - 14-8 : PAS D’ÉTAT DE GRÂCE … La paix mondiale tient à un fil .



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Géopolitique et stratégie'des Guerres de l'Otan.

n°119 - 14-08

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

 

1 Guerres de l'Otan

2 Au jour le jour

3 Politique

4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos .



Tiré à part

1 JPP Libye: ILS CROYAIENT QU'EN TUANT LE GUIDE LIBYEN ILS METTAIENT L'AFRIQUE A  GENOUX!!!

 C'est depuis la mort du Guide Libyen que les Européens se frottent les mains, tous contents d'avoir stopper les projets phares de la fédération africaine. Ce qu'ils ne savent pas, c'est que nous sommes
 déjà passés au plan B. Et rien n'arrêtera l'Afrique dans son douloureux chemin vers la liberté. L'Algérie avait à peine refusé de prêter au FMI pour aider l'Union Européen. La même semaine, elle annule la dette de 10 pays africains. Il n'y a que les sourds qui ne veulent pas entendre. Le message est clair : c'est fini quand onvenait donner l'os aux africains pour ronger et on en repartait avecL’Algérie annule la dette de 10 pays africains, - sans avoir besoin de vouloir changer les hommes qui sont au pouvoir dans ces pays, - sans avoir besoin de vouloir installer des Algériens à la tête des entreprises étatiques de ces pays, - sans vouloir obliger ces pays à recruter des entraineurs algériens pour les équipes de football de ces pays,- sans avoir besoin de déferler sur ces pays ses chômeurs rebaptisés en ONG des thèmes les plus bidons etc... suivez mon regard.
Les médias-mensonge vont qualifier cela de colonisation algérienne del'Afrique, mais je préfère de loin une colonisation qui viendrait d'unautre pays africain, car lorsque la Californie ou le Massachusetts investit dans le Mississippi ou dans l'Arkansas, personne ne parle décolonisation. et dans tous les cas, préparez-vous à recevoir HillaryClinton dans les prochains mois, comme pour la Chine, faire le  Afrique pour vous expliquer de comment l'Algérie est dangereuse et qu'il faut s'en méfier. Le ridicule vient du fait qu'il n'y a plus enAfrique même les enfants de la maternelle pour croire à de telleslégendes.
JPP 8/8/2012



2 K. Selim : Chine/USA et l'Afrique : Le dragon et le drone !!!.

La Secrétaire d'Etat Américaine, Madame Hilary Clinton fait le 4ème tour d'Afrique pour convaincre les Africains à se méfier de la Chine. Je mets au défi n'importe qui de me montrer sur les 30 millions de km2 du continent africain, l'ombre d'un pont, d'une école ou d'un hôpital construit avec l'aide des USA. ZERO !!! Ca n'existe pas, rien que du bluff. Et même si les Chinois allaient être des médiocres alliés, la triste vérité est qu'en comparant Zéro avec n'importe quel autre chiffre positif de l'arithmétique, on n'a pas besoin d'être un marabout pour prédire que rien ne sera jamais pire qu'avant.
Après 500 ans, de bluff, ils n'ont toujours rien pigé de l'Afrique. Et je compte sur la jeunesse africaine pour leur rafraichir la mémoire que l'Afrique est déjà debout, malgré nos chefs d'Etat tués, emprisonnés par le même bourreau.

Dire que l'Afrique se trompe dans son alliance stratégique avec la Chine est une insulte à l'intelligence des Africains. Et tous ceux qui le disent (y compris les Africains) y concourent. Personne ne se plaint de la violence, du viol que l'Europe a obligé l'Afrique à subir à sa rencontre.
Aujourd'hui que c'est l'Afrique qui choisit son amant, même les violeurs montent au créneau pour dire qu'elle se trompe. C'est tout simplement démentiel. C'est comme dire qu'il est pire pour une femme de ménage (c'est comme ça que l'Europe voit l'Afrique) de se choisir un mauvais amant pour former un couple que de continuer à se faire violer par son patron (c'est comme ça que l'Europe veut être perçue par les africains). ...

JPP 4/8/2012


3 IRIB- L’ombre du dragon plane au-dessus de Washington.
Madame Hillary Clinton, la secrétaire d’État, a entrepris une tournée africaine destinée à «promouvoir la démocratie» mais aussi - surtout ? - à mettre en garde les dirigeants du continent contre les dangers de l’offensive économique de la Chine.
Il faut vraiment que la menace soit importante et imminente pour qu’un dignitaire aussi important de l’administration impériale consente à visiter une région du monde, en apparence, sans importance politique, mais dont la grande valeur stratégique est indéniable.
Depuis plusieurs années, une guerre secrète pour les ressources se déroule sur le continent entre Occidentaux en perte de vitesse et Chine en expansion très dynamique. La Chine est, depuis 2009, le premier partenaire commercial de l’Afrique. Les échanges ont atteint l’an dernier un record à 166,3 milliards de dollars, en hausse de 83% par rapport à 2009, d’après Pékin. Les Chinois viennent d’annoncer un doublement à 20 milliards de dollars de leurs crédits à l’Afrique. La Chine construit des routes, finance des universités et des centres sociaux dans des pays oubliés du monde mais qui font partie de la réserve stratégique des multinationales dont Mme Clinton est l’un des principaux porte-parole. Les Chinois ne sont certes pas des philanthropes, mais l’histoire - ancienne et récente - comme l’actualité, montre bien de qui il faudrait se méfier.
Les Américains et les Européens continuent de gérer l’Afrique à travers leurs réseaux politico-affairistes et les institutions multilatérales, FMI et Banque mondiale. On a vu avec quel succès. Ainsi, par exemple, le malheureux Mali a été contraint de se spécialiser dans la production de coton par la Banque mondiale, se plaçant en concurrence avec les cotonculteurs nord-américains qui, eux, bénéficient de subventions de la première puissance libérale. Clinton ne demandera certainement pas aux Africains de se méfier de ces organisations qui ont imposé la réduction des budgets de la santé et de l’éducation au prétexte que les équilibres macro-économiques allaient miraculeusement attirer les investissements et assurer le développement. Les résultats dévastateurs à travers tout le continent d’un dogmatisme économique inhumain parlent pour eux-mêmes.
Mettre en garde contre les Chinois quand on est l’héritier d’un tel passif est donc, au moins, parfaitement cynique. Mais le tropisme antichinois de l’Empire est articulé comme une campagne permanente d’agit-prop et s’exprime sur tous les registres. Dernière illustration en date, un dirigeant du sport nord-américain, dont le track-record en matière de dopage n’a rien à envier à celui de l’ex-République démocratique allemande, a, au mépris de tout esprit sportif, voulu jeter la suspicion sur les performances olympiques de la formidable nageuse YeShiWen. Avec un physique qui n’a pourtant rien à voir avec celui des «déménageuses» occidentales, la jeune Chinoise soumise à tous les tests de dépistage a écrasé de sa classe la natation féminine. Ce n’est pas du goût des experts civilisés qui en profitent pour déplorer avec une hypocrisie involontairement comique les «zones d’ombre» du sport au Céleste Empire.
Les ressorts de la diabolisation paranoïaque de la Chine renvoient au «péril jaune» fabriqué au début des années cinquante du siècle dernier par la presse américaine sur le modèle du terrifiant docteur Fu Manchu, génie du mal asiatique, inventé par l’écrivain Sax Rohmer. Mais ce qui était recevable hier passe mal aujourd’hui : l’Occident en crise générale, dont l’emprise médiatique et les canons sont le dernier argument, peine à convaincre une opinion africaine qui a payé le prix de son expérience. Personne n’oublie que le dernier apport significatif des États-Unis au bien-être de l’Afrique a consisté dans le tir sur la Libye de cent dix missiles de croisière Tomahawk d’un coût unitaire d’un million d’euros. Chacun a sa conception de l’aide au développement, même si la Chine n’a jamais tiré ne serait-ce qu’une balle en direction du continent… On peut se méfier de qui on veut, mais ce qui plane au-dessus de l’Afrique n’est certainement pas un chimérique dragon pékinois, mais un bien réel drone impérial.

Source :

vendredi, 03 août 2012 00:40
http://french.irib.ir/component/k2/item/204047-chine-usa-le-dragon-et-le-drone-,-par-k-selim



4 Ali Titouche : L’Algérie efface la dette de dix pays africains: 

 Le président de la République vient d’adresser des télégrammes aux ambassadeurs en poste dans les pays africains, les informant de ladécision de l’Algérie d’annuler les dettes qu’elle détient sur quelques Etats du continent noir.
 Une source diplomatique nous a précisé que les montants concernés par cette décision avoisinent les 3 milliards de dollars, selon nossources.Le Trésor public est sollicité ainsi à nouveau pour donner unesuite technique à cette décision politique pour le moins surprenante.
 Le Trésor public procéderait, comme à l’accoutumée, à la transformation des créances en question en vue de leur abandon en déclarant ces dettes détenues sur les pays concernés définitivement insolvables. Cependant, plusieurs maillons manquent à la chaîne reliant la décision à sa concrétisation technique : absence de concertation sur les tenants et les aboutissants d’un tel acte et défaut de débat au niveau de l’APN, une institution censée représenter le peuple.
 S’il est vrai que l’Etat a eu déjà, par le passé, à se livrer à de telles pratiques, le secret demeure néanmoins entier sur le devenir de certaines contreparties dont a bénéficié l’Algérie en échange d’une opération d’abandon et/ou de transformation d’une dette. C’est le cas d’une forêt héritée par l’Algérie au Mozambique suite à une action d’effacement d’une dette détenue sur ce pays. L’Algérie, qui devait exploiter cette forêt en échange de l’abandon des créances, n’a pas estimé la mesure opportune et le mystère demeure entier sur cette forêt mozambicaine. Quelquefois, des décisions d’effacement de dettes s’accompagnent de concessions faites de bon gré au pays créanciers.
> L’Algérie a bénéficié également par le passé, à titre d’exemple, d’un permis d’exploitation dans le domaine de la pêche sur les côtes mauritaniennes en échange de l’abandon d’une créance, mais n’a jamaisofficiellement mis à exécution ce permis d’exploitation, du moins dansses rapports d’Etat à Etat. Mais il est tout de même difficile devérifier, auprès des diplomates auxquels nous nous sommes adressés, si les concessions en question ont été exploitées par des privés au nom de l’Etat algérien car il existe, par moment, dans ce genre de pratiques, ce qu’on appelle dans le jargon diplomatique « les opérations triangulaires » qui consistent à faire bénéficier plusieurs parties de cet acte d’effacement de dette d’un pays par un autre Etat.
 C’est comme lorsqu’on rembourse une dette par le moyen d’une marchandise compensatoire. Les diplomates que nous avons interrogés se sont contentés de nous révéler ces quelques ficelles. Il y en a certainement d’autres.
Article paru dans le principal journal algériein :El Watan

El Watan>

mardi 31 juillet 2012 |

Source :http://www.setif.info/article6821.html


 


2 Les Guerres de l'Otan .Géopolitiqueet stratégie.

2-1 Usa

Visite d’Hilary signe d’une conquête de l’Afrique par les américains.

La chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton a entamé mardi dernier une visite de 11 jours dans 6 pays africains (L’Afrique du Sud ,le Malawi ,L’Ouganda ,Le Sud soudan, Le Sénégal, et le Ghana) en commençant par le Sénégal où elle a été accueillis par le président nouvellement élus MackySall. Tous comme Sarkozy avec sa politique de France-Afrique elle a prononcé  un discours devant les autorités sénégalaises ,les représentants du peuple ,les étudiants,…à l’université Cheikh AntaDiop de Dakar.

Officiellement Hillary Clinton fait cette tournée diplomatique en Afrique pour trois raisons principales. La première raison c’est la démocratie en Afrique comme les États Unis d’Amérique ont des leçons à donner aux africains en matière de démocratie. La deuxième raison c’est le développement des relations commerciales entre l’Afrique et les USA et cela face au développement des échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique qui mène une très bonne coopération avec les États africains dans le plus grand bonheur des populations africaines qui ont trop souffert face au capitalisme et impérialismes des grandes puissances .Et la troisième raison de cette visite c’est la sécurité en Afrique comme si les États Unis et leurs alliés ne sont pas responsables de l’insécurité qui règne aujourd’hui dans beaucoup de nos pays, (crise malienne, libyenne, conflit au Soudan, en Somalie ,au Congo….)

Ainsi après l’élection de Barack Obama un fils du continent noir à la tête de la super puissance beaucoup d’africains avaient cru à un changement mais ils oubliaient que ce fils du contient devrait avant tous servir les USA et que les États n’ont pas d’ami ils n’ont que des intérêts .Au lieu d’arranger les choses Obama a d’avantage compliquer les choses pour les africains avec ces guerres impérialistes contre le régime de Kadhafi qui voulait sortir l’Afrique de la dépendance avec son projet États Unis d’Afrique. Et aujourd’hui que les africains se sont tournés vers un nouveau partenaire beaucoup plus fiable la Chine ,il faut revenir recoloniser l’Afrique n’ont seulement pour bloquer son émergence mais aussi bloquer l’ émergence économique de la Chine qui se trouve être le partenaire numéro 1 de l’Afrique depuis 2009.Il s’agit aujourd’hui pour les américains de bloquer les échanges Sud-Sud pour assoir leur domination sur le monde car il faut le souligner que les américains sont dans des difficultés économique et doivent empêcher à la Chine de devenir la nouvelle super puissance en coupant l’acheminement des matières premières pour la Chine, matières premières dont à elle a véritablement besoin pour assoir son émergence .

On constate aisément que partout ou la Chine à  un intérêt les États Unis et leurs alliés sont en train de créer des troubles, c’est le cas de la guerre en Libye ,au Soudan ,en Syrie, au Mali, en Somalie ,et bientôt en Iran,….L’objectif pour les américains est d’isolé la Chine pour que son économie s’effondre. Et en Afrique cela a déjà commencé par l’attaque contre le régime de Kadhafi, la crise malienne qui finira par l’implantation des bases militaires américaines notamment avec le projet AFRICOM qui verra le jour au nom de la lutte anti-terrorisme et à partir de la contrôler tous les pays du Sahel(le Niger ,Mali, Mauritanie, Algérie, Libye, Tchad,…)qui se trouvent être des pays riches en pétrole, uranium ,or ,phosphore, gaz,…,pays qui se trouvent être également de grands partenaires de la Chine. Cette crise malienne ajoutons le qui est l’objectif caché de cette visite, car derrière ces islamistes du MUJAO qui occupe le nord du Mali il y a le Qatar qui est le bras armé des USA qui ne veulent pas voir la CDEAO intervenir pour véritablement créer le désordre et au nom de la lutte anti-terroriste les américains interviendront pour occuper le nord du Mali.

Il s’agit aujourd’hui pour les africains de véritablement prendre conscience des enjeux que constituent nos États qui sont pris entre une rivalité entre chinois et américains, même si ces deux États ne visent que leurs intérêts nous devons aussi visés nos intérêts et choisir de coopérer avec le plus offrant dans des échanges gagnant-gagnant .Démocratie ,commerce et sécurité  uniquement dans l’intérêt des américains voilà ce que signifie cette visite d’Hillary en Afrique, et la machine coloniale américaine est en marche depuis la chute de Kadhafi prenons garde face à l’impérialisme américain.

jeudi 2 août 2012

http://www.jeunessafricaine.blogspot.fr/search?updated-min=2012-01-01T00:00:00-08:00&updated-max=2013-01-01T00:0



2-2 Alain BENIE BI et Al. : OBAMA PARLE COMME JESUS, MAIS TUECOMME UN Héros‏ ...!!!

A l'avènement de Barack Obama au pouvoir, des milliards de personnes sur la terre avaient manifesté leur optimisme. Parmi celles-ci, c'est peu dire qu'il y a eu la quasi-totalité des africains. Tous étaient persuadés que la couleur de peau du nouveau président augurait un changement de la politique internationale. Il faut en convenir et insister qu’ils n’étaient pas les seuls. Les quelques rares voix qui avaient émis des réserves furent sévèrement critiquées et taxées d’antiaméricanisme primaire.

 

Apres son périple ghanéen, son discours fut chaleureusement applaudi.

Un discours quasi-unanimement saluéparticulièrement par les africains qui ne virent là qu'un excellent discours.

On voyait en l’homme un ‘sauveur’ qui allait désormais fait la différence dans la politique internationale sur les peuples opprimés.

Retenons quelques de ses idées en terre de Kwame N’Krouma :

 

1 Vous pouvez vaincre la maladie, mettre fin aux conflits, changer fondamentalement les choses. Vous pouvez faire ça. Oui, vous le pouvez. Mais cela n'est possible que si, vous tous, vous assumez la responsabilité de votre avenir. Cela ne sera pas facile. Cela réclamera du temps et des efforts. Il y aura des épreuves et des déconvenues. Mais je peux vous promettre ceci: l’Amérique sera à vos côtés, à chaque étape, en tant que partenaire, en tant qu’amie

 

2 Je ne vois pas dans les pays et les populations d'Afrique un monde à part. Je vois l'Afrique comme une partie fondamentale d'un monde interconnecté, comme des partenaires de l'Amérique agissant au nom de l'avenir que nous voulons pour tous nos enfants. Ce partenariat doit être fondé sur la prise de responsabilité et le respect mutuels».

 

3 Nous devons nous dresser contre l'inhumanité quand elle se manifeste parmi nous (...) Nous encourageons la vision d'une architecture régionale de sécurité qui soit forte et qui puisse produire une force transnationale efficace quand il le faut. L'Amérique a la responsabilité de favoriser cette vision, pas seulement par les mots, mais par un soutien qui renforce les capacités africaines. Quand on a un génocide en cours au Darfour oû des terroristes en Somalie, il ne s’agit pas seulement de problèmes africains, ce sont des défis lancés à la sécurité internationale et ils réclament une réponse internationale. Et c’est pourquoi nous nous tenons prêts à être des partenaires, à travers l’action diplomatique, l’assistance technique et le soutien logistique et nous soutiendrons les efforts visant à faire juger les criminels de guerre.

 

4 Nous devons reconnaître cette vérité fondamentale, à laquelle vous avez donné vie au Ghana: le développement dépend de la bonne gouvernance. C'est un ingrédient qui a fait défaut pendant beaucoup trop longtemps, dans beaucoup trop d'endroits (...) L'Afrique n'a pas besoin d'hommes forts, elle a besoin d’institutions fortes.

 

5 L'Amérique tendra la main de manière plus responsable (...) L'aide, ce n'est pas une fin en soi. Le but de l'assistance étrangère doit être de créer les conditions pour qu'elle ne soit plus nécessaire.

Aujourd'hui, avec le recul, peut-être qu'en Afrique, tout au moins, les plus enthousiastes d'hier commencent par comprendre deux ou trois choses. Le sourire et l'image du Président Américain n’était qu’une simple affabulation pour assoupir les Opprimés afin de mieux les abattre par des conseils de guerres en cours ou à venir. Cette manœuvre insidieuse se met en place par une conspiration qui fait de lui le prix Nobel de la paix du 9 octobre 2009, pour dit-on «pour ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationales entre les peuples»,

Mais le Président de guerre il est, et il restera. Barack Obama n’a pas eu peur de pousser le paradoxe à l’extrême lors de dans son discours de réception du prix Nobel de la paix, à Oslo. «Nous sommes en guerre», a-t-il reconnu, dès ses premières phrases. Quoi de plus paradoxal?

«La guerre est apparue avec le premier homme», a-t-il souligné. Elle est parfois «non seulement nécessaire mais moralement justifiée», il doit y avoir des conséquences» au fait que les pouvoirs locaux «brutalisent leur propre peuple», a-t-il mis en garde. Et à Malcolm X de leur répondre qu’ils font de l’oppression, de l’exploitation et de la guerre un acte de l’humanitarisme, pour tuer, asservir un peuple et n’ont jamais avoué leurs plans macabres de destruction sans précédent.

Il commence son héroïsme en Afghanistan où un curieux calendrier l’oblige à se justifier sur le paradoxe: faire la guerre pour la paix... Ainsi donc il  l'annonce l'envoi de 30.000 hommes supplémentaires en Afghanistan pour avoir l’autre prix Nobel qu’est la Guerre.

Chose curieuse, alors même qu'il était sur deux fronts de guerre ouverte : Irak, avec un retrait qui n'en est pas un et Afghanistan, un prix Nobel lui a été décerné. Son pays n'avait de cesse de provoquer en toute finesse des pays comme l'Iran, la Corée du Nord, le Cuba et le Venezuela. Sommé d’abandonner son antisémitisme  puisque toute critique à l’égard de cet Etat est identifiée à ce mal terrifiant  il a été vite et sévèrement redressé et ainsi a-t-il laissé la main libre à la colonisation et à la répression. A chaque fois qu’un téméraire avance au sein de la boîte à outils occidentale qu’est l’ONU et surtout son Conseil de sécurité un texte visant à contraindre Israël à faire un geste si minime soit-il dans ce qui est ironiquement appelé ‘les territoires’, Susan Rice dégaine son véto. Et pourtant cette Rice là, c’est elle qui a failli lever les deux mains en faveur du texte de Sarkozy présenté par l’ex-délinquant qui avait  ‘trahi la confiance du peuple français’ Alain Juppé pour agresser la Libye et la Cote d’Ivoire. Tellement la Rice était comblée.

Sans en donner l'air, le prix de Nobel de la paix fait des guerres. Mais, ces guerres-là elles sont ‘justes et humanitaires’. Elles sont nécessaires et utiles pour l'humanité. Exactement comme celles menées par Bush et ses « freedomfighters » au motif de libérer la planète de ‘l’Axe du mal’. Redoutable communicateur, Obama agit autrement que son prédécesseur. Il agresse la Libye et tue des milliers de civiles. Dans cette agression, il a su s’effacer pour mener la bataille via des sous-lieutenants qui n’ont rien à envier à Tony Blair. Ces sous-lieutenants à savoir les zélés Sarkozy et Cameron sont aux avant-postes. Ils sont pour la cause, accompagnés de leurs frères d’armes du Canada, d’Italie, de Pologne, du Danemark, d’Espagne, du Portugal et bien d’autres, pour la plupart rompus depuis des millénaires à une culture guerrière et de rapines à travers le monde. Ces pays, en meute si possible, en loup solitaire si besoin, agressent les pays qui ont le malheur d’être pourvus par dame nature de matières premières convoitées, enflamment la terre, tuent des populations civiles, soumettent des peuples affaiblis, saignent aux quatre veines des territoires à l'issue des opérations de braquage à mains armées cyniquement qualifiées d'opérations  ‘humanitaires’. Quasiment tous les pays arabes, africains et latino-américains ont goûté ou goûte régulièrement à ce plat « humanitaire ». Lequel a déjà fait empoisonné et englouti des civilisations entières.

Obama ne fait pas la guerre, dit-on. Ah oui ?? ‘Il a rencontré des guerres qui étaient créées avant son avènement’. ‘Il ne peut pas les éteindre’. ‘Il est obligé de les gérer’. ‘Il fait des guerres justes’. ‘Ce sont des guerres qui s'imposent à lui, il n'y peut rien’. La vérité face à toutes à ces argumentations sophistiquées, est que le prix Nobel de la paix fait des guerres. Il les fait en souriant, renvoyant ainsi à une opinion tétanisée la belle image qui est la sienne. Or, la guerre dans le concret, est ignoble et horrible. Obama les lui mène les mots d’une douceur à faire dormir debout, à la bouche.

Aujourd'hui, c'est la Syrie qui est prise. Elle est étranglée par la meute. Elle est bombardée sous le fallacieux prétexte que son dirigeant, Hassan Bahar ‘massacre des populations civiles’ qui manifestent pacifiquement. Curieuse présentation des faits qui pourtant montrent des rebelles lourdement armés qui s’emparent des villes et confisquent des ressources. Face à ces faits, le prix Nobel de la paix des ‘guerres humanitaires’ et ses amis demandent au pouvoir syrien comme hier au libyen et Ivoirien de ne pas réagir, de laisser les rebelles avancer jusqu’à prendre la capitale du pays et mettre à la place du khalife, un nouveau khalife plus docile. On demande au pouvoir de ne pas riposter et d’assister les bras croisés au déchirement de son territoire. On lui intime l’ordre de cessez-le-feu et de laisser le passage aux rebelles. On voit des scènes de guerre et on demande à une seule partie de désarmer.

Visiblement, ces  insurgés  ont d'importantes missions à accomplir. C'est pour cela que leur protection est si prompte. Ils font des gouvernants plus dociles qui offrent et offriront du pétrole, gaz et du cacao quasi-gratuitement.

Et comme c'est toujours le cas, le modus operandi n'a guère varié. On couvre les crimes des amis, on révèle voire fabrique ceux de l'ennemi à abattre. On passe par les instruments de l'éternelle boîte à outils occidentale : l'ONU et le fameux Conseil de sécurité dominé par les cousins occidentaux, si ce n’est pas elle, on sollicite l’OTAN, on parle de coalitions par-ci et d’alliance par là. Si ces instruments de légitimation de l’agression ne suffisent pas, on fait appel à des ensembles régionaux tels l’Union Européenne, l’Union Africaine, la Ligue Arabe et quoi encore ? Les médias, eux, n’ont jamais accompli leur meilleur rôle qu’en ces moments de guerre. Pendant que les « frappes chirurgicales » terrorisent les populations sur le terrain des opérations, ils font de la césarienne à l’information dans les salles de rédaction, propagent les pires mensonges, suppriment des images et convoquent sans discontinuité des experts autoproclamés, nourris à la mamelle du complexe militaro-industriel et de milieu du business de la guerre pour asséner leur évangile à tous ceux qui veulent les écouter.

Le prix Nobel de la paix est donc un seigneur de guerre au même titre que son prédécesseur. La seule divergence entre eux est que le premier joue plus finement. Il avait eu la même attitude sur la Côte d’Ivoire jusqu'au jour où Sarkozy, toujours plus zélé et souvent plus royaliste plus que le roi a gaffé avec l’ultimatum lancé contre Gbagbo depuis Bruxelles. Ce qui a eu le  malheureux  mérite de réveiller beaucoup d’africains qui dormaient encore. Sarkozy aurait eu l’intelligence d’inverser les rôles et laisser aux avant-postes l’Oncle Barry qu’une  ‘opération humanitaire’ serait déjà réalisée dans ce pays qui au demeurant, sera le prochain sur la liste après la Libye. Il suffit d’écouter l’ex-délinquant français Alain Juppé qui utilise la même rhétorique que sur la Libye en appelant l’ONU, toujours elle, à « jouer son rôle plus efficacement», rappelant que son mandat «permet d’utiliser la force» contre les crimes contre l’humanité commis par Laurent Gbagbo. Là encore, on ferme les yeux sur les exactions des rebelles et du ‘commando invisible’ et tous les bouviers du frci, des dozo du couple Ouattara-Soro.

Alors, une prochaine résolution issue de la case du sorcier nommée Conseil de sécurité de l'ONU contre la Côte d’Ivoire avec la même meute, et Obama en cool attitude, sourire aux lèvres fera cette nouvelle guerre humanitaire à laquelle le destin l'a obligé.

L’interpellation est grande. La disparition de la bipolarisation entrainant ainsi une forte mono-polarisation est un mal nécessaire pour les opprimés. Comment comprendre l'administration Obama d’accorder 25 millions de dollars d’aide à la rébellion syrienne. Une assistance «non létale» qui devrait permettre à l’insurrection de se doter d’équipements de communication. Une telle aide intervient par manque de consensus au conseil de Sécurité ou faire recours à l’Otan pour installer les rebelles au pouvoir. Tout cet échec est dû à la diplomatie Sino-russe qui voit en la propagande du bloc Otan une nouvelle domination du monde. C’est pour cette raison que le Russie et la Chine ont exprimé une fin de non coopération vu ce qu’ils ont apporté à la Cote d’Ivoire et la Libye qui sont devenues des tyrannies entretenues par Obama et qui tuent, emprisonnent, font des génocides sous les regards silencieux des protecteurs des civiles. Le contre poids Sino-russe, devrait et doit demeurer comme tel, on assistera désormais à la  reformation des blocs de l’Est et de l’Ouest pour réduire l’hégémonie du Prix Nobel de la Guerre.

Alain BENIE BI et Al.

Begal.politicienne.com

 Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.



1 Afrique

1-1 Mali

1 Solidarité Internationale PCF   : De l'entreprise de déstabilisation à l'intervention déléguée aux « amis » africains.

Un plan de dépeçage du Mali méthodiquement orchestré par les puissances occidentales

Depuis le début de l'année 2012, le Mali sombre dans le chaos. Indépendantistes touareg, rebelles islamistes, coup d’État éclair, transition « démocratique », intervention des pays de la CEDEAO, ingérences occidentales : la confusion règne, mais le brouillard de guerre se dissipe pour peu à peu, permettant de démêler l'écheveau des événements successifs.

Présenté abusivement comme un exemple de « démocratie », le Mali de l'ancien putschiste Amadou Toumani Touré (ATT) donnait en tout cas l'apparence d'un État stable. Une stabilité garantie par des relations guère conflictuelles avec l'ancienne puissance coloniale, par un étouffement de l'opposition (au nom du « consensus »), et par une pratique généralisée de la corruption et du clientélisme.

Un système à bout de souffle pour un président réélu en 2007 avec 71% au premier tour. Une « démocratie » gérée de façon anti-démocratique, un pays « stable » de plus en plus incapable de gérer l'instabilité au nord et surtout un pays regorgeant de richesses mais enfoncé dans une pauvreté entretenue par le système ATT et par la mise en œuvre zélée des recettes désastreuses du FMI.

L'enjeu : un pays pauvre regorgeant de richesses, objet de convoitises

Car si le Mali reste un des pays les pauvres au monde – la moitié de la population sous le seuil de pauvreté, le Mali occupant la 178ème place sur 182 pour son indice IDH – son sol et son sous-sol abrite des richesses considérables.

Troisième producteur d'or du continent africain, derrière les géants Ghanéens et Sud-Africains, exportateur majeur également de fer et de coton, le sous-sol Malien recèle surtout de gisements pétroliers conséquents, découverts dans le Bassin de Touadenni, au Nord-ouest du Mali.

Des richesses pétrolières encore largement inexploitées qui suscitent la convoitise des majors américaines, du grand groupe de la Françafrique Total, des entreprises d’État chinoises. Le ministère des mines Malien, encore maître des concessions pétrolières, a jusqu'alors préféré confier des blocs d'extraction à l'entreprise algérienne SONATRACH et à l'italienne ENI.

La participation potentielle du Mali au projet de pipeline TSGP (TransaharianGas Pipeline), acheminant le gaz du delta du Niger vers l'Europe via le Niger, renforce l'importance stratégique de l’État sahélien.

La nécessité d'établir un État « stable » au Mali, c'est-à-dire plus conciliant envers les intérêts pétroliers occidentaux, mais aussi d'exercer un contrôle direct ou indirect sur un État sécessionniste au Nord-Mali, est un des facteurs explicatifs du déroulement de la crise malienne.

Première étape : coup d’État d'opérette, déstabilisation et rupture de l' « ordre constitutionnel »

La déstabilisation du Mali commence par un coup d’État confus, à une semaine d'élections qui allaient concrétiser le départ du président Amadou Touré. Le 22 avril, le capitaine Sanogo dépose le président malien et annonce la constitution d'un Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDR).

Des putschistes qui utilisent le prétexte de l'instabilité dans le Nord-Mali pour rompre l'ordre constitutionnel, et lancent un appel immédiat à une aide militaire et politique des puissances occidentales pour lutter contre le péril islamiste.

Il ne faut pourtant que deux semaines pour voir ces militaires déterminés céder le pouvoir à un gouvernement de transition présidé par le bras de droit de Touré, Dioncounda Traoré, sur proposition de la CEDEAO, appuyée par les grandes puissances occidentales, et surtout concoctée par le dictateur du Burkina-Faso Blaise Compaoré.

Les putschistes rentrent alors dans le rang, tout en occupant une place centrale dans la « transition démocratique », aux côtés du nouveau président intérimaire. Un intermède grand-guignolesque qui soulève des questions de fond :

Qui est cet obscur capitaine Sanogo, putschiste formé aux États-Unis de 2004 à 2010, où il a bénéficié d'une formation d'officier de renseignement ?

Quels intérêts servent ces putschistes, lançant des appels à l'aide aux puissances impérialistes et cédant le pouvoir à leurs premières injonctions ?

Quelle transition avec le bras droit du système corrompu d'ATT, Dioncounda Traoré par ailleurs en « visite médicale » à Paris pendant les deux semaines précédant sa prise de fonction début juin ?

Deuxième étape : un vide politique pour préparer le démantèlement du Mali

Usant de l'instabilité comme un prétexte pour rompre l'ordre constitutionnel, les putschistes n'ont fait qu'acter la sécessionde factodu Nord-Mali, sous les coups du mouvement sécessionniste Touareg (MNLA) et des groupes islamistes (Ançar Dine, AQMI).

Tirant profit des justes revendications du peuple Touareg à l'autonomie et au respect de sa dignité, le MNLA revendique la sécession, autrement dit la remise en cause de l’État malien unifié. Une revendication qui rejoint certaines préoccupations des puissances occidentales intéressées par le gâteau pétrolier du Nord, ainsi que les objectifs à court terme des combattants islamistes.

Des convergences matérialisées en mai dernier par un rapprochement avec Ançar Dine, islamistes fondamentalistes salafistes, issus du mouvement touareg, dominateurs à Tombouctou. Avec le MUJAO (Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest) hégémonique à Gao, Ançar Dine et le MUJAO contrôlent désormais l'essentiel du Nord-Mali, et gagnent du terrain au détriment des rebelles touaregs.

La menace d'Al-Qaida Maghreb Islamique(AQMI) est plus présente dans les discours que dans la réalité du terrain. Ce groupe salafiste, issu d'une scission du GIA qui a semé le chaos en Algérie dans les années 1980, représente en réalité plus un groupe mafieux trans-frontalier qu'une puissance politique.

Des groupes islamistes allègrement financés par le Qatar, la monarchie absolue du Golfe fournissant des fonds, mais aussi directement des armes et des formateurs militaires, acheminés via les aéroports de Tombouctou et Gao, sous le silence bienveillant de la France et des États-Unis.

Un 'double jeu' occidental permettant de pérenniser la sécession du nord, de laisser croître un péril islamiste créé de toutes pièces par leurs alliés du Golfe, et in fine de justifier leur ingérence dans les affaires maliennes.

Troisième phase : préparer l'intervention des puissances impérialistes, déléguée à leurs bras armés africains

Après avoir soutenu la rupture avec l'ordre constitutionnel, laissé faire l'installation des rebelles au Nord, les puissances occidentales – France en tête – utilisent désormais le prétexte de la crise humanitaire et du péril islamiste, qu'ils ont eux-mêmes encouragés, pour justifier leur ingérence dans les affaires Maliennes.

L'alternance et le gouvernement de « gauche » n'ont pas changé la donne. Le ministre de la Défense français appelle désormais à une intervention militaire. De son côté, le ministère des affaires étrangères Laurent Fabius prépare par sa tournée en Afrique du nord et de l'Ouest les modalités pratiques d'une intervention.

Handicapée par son passé colonial et la réalité encore actuelle de la Françafrique,soucieuse de ne pas prendre en charge une action armée coûteuse économiquement et symboliquement, la France prépare une intervention déléguée aux Etats de l'Afrique de l'Ouest.

Avec comme fer de lance, deux « amis démocrates » de la France.

D'un côté, le président burkinabé Blaise Compaoré, le putschiste assassin de Thomas Sankara en 1987, dictateur depuis 25 ansré-élu en 2010 avec 80% des voix. Compaoré est le premier artisan du plan de transition confiant le pouvoir à Dioncounda Traoré, et jouant le rôle du « médiateur » délégué par la CEDEAO.

De l'autre, le nouveau président ivoirien installé par la France, le président de la CEDEAO Alassane Ouattara. L'ancien numéro 2 du FMI, ami des États-Unis et de la France, sécessionniste et putschiste expérimenté après son expérience en Côte d'Ivoire, est lui chargé de jouer le rôle du « va-t-en guerre », censé dessiner les conditions d'une intervention prise en charge par les Etats de la CEDEAO.

L'intervention militaire africaine, parrainée par leurs tuteurs occidentaux, paraît désormais inévitable. La seule incertitude reste l'issue de ce conflit :

vers un scénario à la Soudanaise ?

Soit une sécession du Nord-Mali, abritant l'essentiel des gisements pétroliers actée par l'impérialisme occidental. Une indépendance reposant peut-être sur le combat de certains groupes islamistes, délégué aux États africains, mais aussi sur la négociation avec le MNLA et la frange dite « modérée » des islamistes ;

vers un scénario à l'Ivoirienne ou à la Libyenne ?

Soit le maintien d'un État unifié avec à sa tête un gouvernement acquis aux intérêts français et américains, concédant sans doute une large autonomie au Nord et livrant des concessions avantageuses aux grands groupes pétroliers occidentaux ;

Quel que soit le scénario adopté, le peuple Malien en sera le grand perdant. Ébranlées par la crise capitaliste, concurrencés par les économies émergentes pour le contrôle des ressources et des marchés, les puissances impérialistes, françaises, européennes ou américaines ne reculent désormais plus devant l'usage systématique de la force pour briser toute résistance à son ordre.

Comme en Libye hier, en Syrie aujourd'hui ou en Iran demain, il est nécessaire au Mali de s'opposer à ce plan de destruction d'une nation souveraine, dépecée après avoir été appauvrie au profit des grands groupes occidentaux !

Mardi 7 août 2012

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


 

Source : Solidarité Internationale PCF
http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Solidarite-Internationale-pcf.070812.htm



-2  Ramzy Baroud : Mali : une situation hors de tout contrôle.

Le Nord du Mali promet d’être le cimetière d’un très grand nombre de personnes innocentes, si les pays africains s’avèrent incapables de contrer collectivement l’influence occidentale dans la région.

Le Mali est en passe de devenir l’Afghanistan de l’Afrique.

La réalité tragique est que le Mali - un pays très vaste mais peu peuplé, avec environ 15,5 millions d’habitants - était jusqu’à il y a quelques mois présenté comme un modèle de stabilité et de démocratie naissante en Afrique de l’Ouest.

Qu’est-il arrivé pour qu’il se transforme en un foyer de terrorisme, de nettoyage ethnique et d’une guerre civile qui pourrait déstabiliser toute la région ?

Le 22 mars dernier, le capitaine de l’armée Amadou Sanogo, formé aux États-Unis, a mené un coup d’État contre le président Amadou Toumani Touré, maintenant en exil, l’accusant de ne pas faire assez pour s’opposer aux menaces séparatistes dans le nord du pays.

Il y eut une condamnation générale du coup d’État de Sanogo, bien que les États-Unis aient été plus indulgents que les médias africains, dont la plupart ont vu ce coup de force comme une fin violente de deux décennies de démocratisation. Les organes de presse à capitaux américains ont prétendu que le coup d’Etat était « une surprise pour Sanogo lui-même » et l’ont même qualifié « d’accidentel », une évaluation inepte dépourvue de la moindre crédibilité.

Quels que soient les motifs de Sanogo, le coup d’État n’a rien fait pour stopper les séparatistes - bien au contraire. Le Mouvement touareg de libération de l’Azawad (MNLA) a profité du vide politique pour déclarer son indépendance dans le nord à peine deux semaines plus tard.

La déclaration faisait suite à une rapide succession de victoires militaires qui comprenaient la capture de Gao et d’autres grandes villes.

Ces développements ont enhardi les islamistes et d’autres groupes militants pour se saisir des villes à travers le pays. Une lutte de pouvoir a bientôt éclaté, dans lequel le mouvement islamiste Ansar Dine (« protecteurs de la foi ») a pris le dessus, évinçant le MNLA d’un certain nombre de zones, dont la ville historique de Tombouctou.

Ces militants ont ensuite prétendu que l’histoire islamique de la ville n’était pas compatible avec leur interprétation de la religion, et ils se sont aussitôt mis à détruire des bâtiments et à brûler des manuscrits islamiques, toutes choses considérées comme patrimoine de l’Unesco.

Un autre groupe s’est vite engouffré dans la brèche : Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), qui avait été utilisé par Washington pour justifier la création de l’United States Africa Command (Africom) en 2008 avec une mission couvrant l’ensemble du continent, à l’exception de l’Égypte.

Le Département d’Etat américain affirme que les troupes de l’Africom « joueront un rôle de soutien aux Africains pour la mise en place d’institutions démocratiques et l’établissement d’une bonne gouvernance à travers le continent. » Il n’explique pas comment ce processus pourrait être épaulé par le Centre de Commandement des opérations spéciales de l’Africom...

Des fuites dans les médias et des commentaires d’analystes faisant autorité ont relié l’Africom au chaos régnant au Mali. Le vide sécuritaire dans ce pays situé stratégiquement pourrait être l’exacte opportunité pour les États-Unis qui cherchent à établir une présence militaire durable en Afrique. Ceci, bien sûr, fait partie intégrante de la réévaluation récente des États-Unis de leurs priorités militaires à travers le monde.

Non seulement l’Africom dispose d’une présence notable au Mali - organisant des formations dont Sanogo lui-même a bénéficié - mais le chef d’état-major, le général Carter Ham, est en train de tenir le genre de propos que nous avons entendu si souvent dans les zones de conflit.

« Nous - la communauté internationale, le gouvernement malien - avons raté une occasion de traiter l’Aqmi quand celle-ci était faible. Maintenant la situation est beaucoup plus difficile et il faudra plus d’efforts de la communauté internationale et certainement, avec un nouveau gouvernement malien, » a-t-il a déclaré aux journalistes au Sénégal la semaine dernière.

La nature de ce « grand effort » est inconnue, mais les États-Unis et la France - l’ancienne puissance coloniale qui a encore une grande influence et des intérêts économiques considérables au Mali - étudient plusieurs options militaires.

Sachant que les interventions occidentales produisent très souvent l’opposé de ce qui est leur but déclaré, certains pays ouest-africains se sont empressées de prévenir ces scénarios potentiellement sinistres.

Le 5 juillet, le Conseil de sécurité a approuvé les efforts des pays de l’Afrique de l’Ouest pour mettre fin au chaos et ceux-ci - malgré les pressions - n’ont pas approuvé le principe d’une intervention militaire.

L’Union Africaine, qui a eu peu de succès dans les conflits du passé, semble susceptible de céder la direction des opérations sur la question à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Mais ses membres sont fortement dépendants de l’aide étrangère et donc très sensible à la pression extérieure.

Malgré ce que dit la couverture médiatique occidentale, al-Qaida n’est pas la plus grande préoccupation dans le nord du Mali. Même le général Ham estime que les combattants étrangers dans le nord ne sont que quelques « dizaines, voire quelques centaines. »

La véritable crise est politique et humanitaire. Selon le bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, 420 000 personnes ont été transformées en réfugiés dans une région très dure, même pour ceux qui ne sont pas contraints de fuir à travers les déserts sans fin.

Mais les États-Unis ont déjà entamé des discussions sur l’utilisation dans la région de leurs meurtriers drones sans pilote. Les médias américains se font très alarmistes, sans doute en préparation d’une campagne militaire.

« Les islamistes extrémistes ont pris le contrôle d’une région de la taille de la France dans le nord du Mali et ils ont proclamé un état islamiste, » rapporte ABC news le 23 juillet.

Beaucoup moins a été dit sur les causes à la base de cette situation - et surtout pas que c’est l’intervention occidentale en Libye l’an dernier qui a eu pour effet de noyer cette région sous une énorme quantité d’armes, actuellement distribuées à travers toute l’Afrique.

Le Mali est à la veille d’un autre épisode de violence, dont la portée et la nature ne nous sont pas encore révélées. Alors que les puissances occidentales et leurs alliés régionaux mettent au point leurs prochaines manœuvres, des centaines de milliers de personnes misérables s’enfuient à travers le Sahara, à la recherche d’eau dans l’un des terrains les plus impitoyables de la planète.

La partie la plus tragique de l’histoire, c’est que les difficultés du Mali ne font que commencer.

*Ramzy Baroud (http://www.ramzybaroud.net) est un journaliste international et le directeur du site PalestineChronicle.com. Son dernier livre, Mon père était un combattant de la liberté : L’histoire vraie de Gaza (PlutoPress, London), peut être acheté sur Amazon.com. Son livre, La deuxième Intifada (version française) est disponible sur Fnac.com

5 août Ramzy Baroud

31 juillet 2012 – 5 août Ramzy Baroud

Traduction : Info-Palestine.net - Claude Zurbach

Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.ramzybaroud.net/articles...



3 Cote d’Ivoire

3-1 Guehi Brence : LA FETE DE LA REGRESSION NATIONALE

A l’instar de plusieurs pays africains, la Cote d’Ivoire fête cette année sa 52ème année d’indépendance avec à sa tête Alassane Dramane Ouattara. La présence de Ouattara au sommet de l’Etat donne une touche particulière à cette fête. Il s’agit du Président certifié par la communauté internationale, laquelle dit-on, est très attachée aux notions d’indépendance, de souveraineté. Si donc elle a fait de Ouattara, son filleul incontesté c’est certainement parce qu’il partage avec elle, les notions sus-indiquées. Or vu le mode d’accession au pouvoir de Ouattara ainsi que sa manière de conduire l’Etat, l’on se sent pressé de conclure que de l’indépendance, l’homme fort d’Abidjan n’a qu’une notion parcellaire. Cela l’a conduit à transformer la fête nationale en une fête de la régression nationale.  

Ouattara et la notion d’indépendance

Des nombreuses définitions que nous fournissent les dictionnaires, sur la notion d’indépendance, nous retiendrons celle-ci : qualité d’un groupe, d’un pouvoir... qui n’est pas soumis à un autre, qui est libre de toute sujétion. Cette définition met en évidence les notions de liberté de décision, de réflexion, de jugement, de pensée etc. Elle englobe aussi et surtout, la notion de souveraineté.

Au regard de cette définition, il nous apparait difficile, à l’épreuve des faits, de conclure que M.Ouattara partage sans réserves la notion d’indépendance. Pour s’en convaincre, marquons un pays ferme sur l’actualité récente de notre pays en nous référant à deux moments.

La création du RHDP

Le Rhdp, ce groupement de partis politiques qui soutient Ouattara et qui fait la promotion de celui-ci, est le fruit de l’œuvre politique de la droite française. C’est en effet à Paris, sous l’impulsion de Chaque Chirac en 1995 que ce groupement a vu le jour. Dans le fond de la pensée chiraquienne, il s’agissait de tout mettre en œuvre pour installer Alassane Ouattara au pouvoir et non Bédié ou MabriToikeusse encore moins AnakyKobenan. Bédié lui avait déjà gouverné et s’il était tant aimé par le pouvoir français d’alors, il ne serait pas tombé au premier coup de fusil. Mabri et Anaky, sont des figurants de première heure, des pailles. Alors que Ouattara, est l’homme de la haute finance, l’homme de la Bceao, du FMI, le filleul bien poli de la droite française. Il fallait être malvoyant pour ne pas saisir cette réalité. Lorsque Sarkosy succède à Chirac, la relation de dépendance entre Ouattara et la droite française prend l’ascenseur, elle réussit même à faire ombrage à la factice aura du Rhdp. Les médias français ont été mis à la disposition de Ouattara pour une campagne de propagande sauvage. En conclusion, la création du Rhdp signait au fond, un lien de dépendance très fort entre la France et Ouattara.

La prise du pouvoir le 11 Avril 2011

Les conditions dans lesquelles Ouattara a été installé au pouvoir ressemblent bien, à quelques différences près, à celles que l’on a pu constater avec le parachutage au pouvoir de David Dacko en Centrafrique (1979). On notera que David Dacko a atterri à la tête de la Centrafrique grâce à l’action des militaires français (opération Barracuda). En côte d’Ivoire, c’est l’action conjuguée de la coalition Onuci-Forces Licornes qui a porté Ouattara au pouvoir. La prise en otage du processus électoral par Nicolas Sarkozy agissant par le biais de ses rejetons que sont les leaders du Rhdp, a finit par imposer une guerre voulue et souhaitée par Ouattara et ses soutiens. Si Ouattara est donc au pouvoir ce n’est pas parce qu’il y est parvenu dans les règles de l’art, mais c’est bien parce que la droite française, en sa qualité de tutelle de Ouattara, a usé de tous les moyens pour remettre le pouvoir à son filleul. Dans ces conditions est-il utile de parler d’indépendance de «l’heureux élu»? C’est donc un truisme de dire que Ouattara est un homme dépendant du pouvoir français.

Ces deux exemples expliquent en partie, pourquoi une fois au pouvoir, Ouattara a fait l’effort de poser des actes qui portent atteinte à la dignité du peuple ivoirien. Quelles sont ces actes ?

Les actes constitutifs de la régression nationale

Au moment où la Côte d’Ivoire souffle ses 52 bougies, nous nous posons la question de savoir de quelle Côte d’Ivoire Ouattara parle. Visiblement, il parle de sa Côte d’Ivoire, celle qu’il a transformée de façon régressive.

La terre ivoirienne a été violée par des armes étrangères, des mercenaires étrangers, des mercenaires en cravate. Grâce à Ouattara,  une force coalisée a bombardé les symboles de l’Etat : la Présidence de la République, La Résidence du Président de la République, mettant ainsi en péril, l’indépendance nationale. Pis Ouattara a réussit avec l’appui de Nicolas Sarkozy à transférer un acteur incontournable de la scène politique ivoirienne à la Haye, dans des conditions qui s’apparentent à un enlèvement. Ouattara a réussit également à fragiliser nos institutions en se faisant aider par la fameuse communauté internationale en vue d’obliger le Conseil Constitutionnel à proclamer deux chefs d’Etats différents en trois mois. C’est une grande première dans le monde. Si cela a été possible c’est bien parce que le recomptage des voix proposé par Laurent Gbagbo a été refusé par Ouattara et ses soutiens. Or cette solution a été appliquée aux Usa, en Haïti mais en Côte d’Ivoire, elle ne peut passer car notre indépendance et notre souveraineté ont été prises en otage par les USA, l’ONU, l’UE, la France, la CEDEAO, L’UA.

En outre, sous Ouattara, la Côte d’Ivoire est devenue le pays des blocs. Deux blocs politiques (Rhdp et FPI), deux blocs géographiques (Nord et Sud), deux blocs religieux (Musulmans et chrétiens). En un mot, la Côte d’Ivoire est plus que divisée et plus le temps passe plus les positions se radicalisent. Cette radicalisation est la conséquence de l’incapacité du pouvoir à renoncer à son orgueil pour se comporter comme un arbre sous lequel tous viennent s’abriter. C’est une telle Côte d’Ivoire décousue que Ouattara présente au drapeau national le 07 Août. Une Côte d’Ivoire qui a plusieurs milliers de ses enfants en exil d’autres détenus au nord (fief de Ouattara), à la MACA, à la MAMA, et certainement en d’autres lieux tenus secrets.

Par ailleurs, Ouattara a rendu les libertés dépendantes des aspirations du pouvoir. Comme une peau de chagrin, lentement, l’on assiste au plissement des libertés de penser, d’aller et de venir, d’association etc.  L’espace politique est devenu monocolore, un seul groupe parle, un seul groupe à les médias d’Etat, un seul groupe à le droit de rire, un seul groupe à le droit de porter des vêtements à l’effigie de son leader, un seul groupe a droit à tout : le Rhdp, coalition au pouvoir.

Sous Ouattara, la justice est plus dépendante du pouvoir politique que le rapport qui existe entre un nouveau né et sa mère. Seuls les pro-Gbagbo sont derrières les barreaux et pourchassés. Le Comble du ridicule est que certains sont accusés d’avoir commis des génocides (!!!) sans que les ex chefs rebelles, connus pour être d’excellents violateurs des droits de l’homme, ne soient inquiétés. Mieux le volet sécuritaire est totalement lessivé. En effet, la sécurité des ivoiriens est confiée aux mains d’une armée tribale (dont des éléments occupent illégalement des biens privés) et des supplétifs Dozos (chasseurs traditionnels) qui ne savent manier que les fusils de chasse. Ces derniers ne se lassent pas de consumer les biens des populations ou simplement tuer certaines personnes. Nous avons encore en mémoire les tueries du camp des refugiés Nahibly, les évènements de Sanégoulifla (Sinfra). Les récentes attaques du commissariat du 17è arrondissement de Yopougon et du camp militaire d’Akouedo sont éloquents pour nous faire croire que Ouattara est incapable d’assurer la sécurité des ivoiriens.

A la date du 07 Août 2012 des autochtones de l’Ouest de la Côte d’Ivoire sont, en majorité sans terre, parce qu’expropriés par des colons burkinabés. Ceux-ci sont désormais des propriétaires terriens qui certainement après avoir annexés l’ouest, déposeront leurs intentions dans d’autres régions du pays.

.Voici quelques actes qui nous obligent à penser que la fête nationale est devenue sous Ouattara la fête de la régression nationale. Depuis deux ans notre ou la régression ? Nous penchons pour la régression nationale.

07 Août 2012

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3-2 Guehi Brence : A un mois du procès de Gbagbo la vérité éclate sur la crise ivoirienne.

Soro dans le faux devant des députés européens.

Plus le temps passe, plus la vérité éclate sur la réalité de la crise ivoirienne.

Ce qui n’est pas fait pour arranger le pouvoir. Soro envoyé en France pour rétablir l’équilibre, ne fait que servir du faux par manque d’arguments. A un mois du procès du Président laurent Gbagbo, ce n’est pas la grande sérénité au palais. Car les nouvelles qui arrivent chaque jour de la Haye ne sont pas bonnes pour le roi et sa cour.

Après la déportation du Président Gbagbo dans cette prison onusienne, le schéma mis en place pour le maintenir loin de la Côte d’Ivoire prend un coup d’arrêt. En mécanique, on dirait que la machine a pris du sable. Surtout qu’à Paris, Sarkozy le grand parrain, metteur en scène de tout ce complot contre le Président Gbagbo, n’est plus aux affaires. En France, il est assailli par les ennuis judiciaires, au point même de vouloir fuir aujourd’hui son propre pays, pour chercher asile au Canada. Ça veut tout dire… En Occident, il y a l’action des patriotes qui depuis plus d’un an, ne font que battre le pavé pour faire éclater la vérité dans la crise ivoirienne. Et ces mouvements se sont surtout accentués avec la déportation du Président Gbagbo à la Haye. les actions de soutien au Président Gbagbo étaient au départ
limitées à la diaspora africaine qui connait l’homme politique depuis plusieurs années.

Mais aujourd’hui, le phénomène Gbagbo dépasse le cadre africain. Il prend tous les jours, une ampleur mondiale. Ce qui emmène certains de ses proches à dire que «Gbagbo ne nous appartient plus». n’a-t-on pas vu des Américains demander sa libération lors de la commémoration de la date anniversaire de la mort de Martin luter King en Atlanta aux usa. En France, les socialistes qui ont été entrainés dans ce complot contre la Côte d’Ivoire par le même Sarkozy, ont fini par découvrir le faux qui a été servi dans cette crise. On les voit donc trainer les pas avant de recevoir Ouattara. Ce qui veut clairement dire qu’il est aux yeux de la gauche française, un président infréquentable. Ouattara a dû faire le pied de grue devant le palais de l’Elysée, passer des nuits blanches à passer des coups de fils qui restent toujours sans réponse, avant d’avoir un rendez- vous avec Hollande qui ne joue visiblement pas dans la même équipe que lui.

En France, il y a aussi l’action de la diaspora qui trouve grâce aux yeux de la presse hexagonale qui leur était pourtant fermé il ya juste quelques mois. C’était la belle époque du roi Sarkozy, régnant et gouvernant. Tout ce qui se fait maintenant dans les rues de Paris et même à la Haye par la diaspora africaine, est relayé par les médias et la presse française. Et comme le dit si bien Bernard Houdain, l’un des conseillers du Président Gbagbo, l’Afrique et le monde ne peuvent pas s’engager dans un combat qui est faux. le Président mobilise parce que c’est lui qui mène le juste combat. Mais bien plus que ça, dans la crise ivoirienne, c’est lui qui a raison. le reste n’est que pure manipulation. A la vérité, Ouattara est rattrapé par ses propres ombres en Côte d’Ivoire et dans le monde. Son entourage avait fait croire que le débat portant sur la question de savoir «qui a gagné les élections en Côte d’Ivoire» était clos. Mais à son grand dam, ce débat refait de plus en plus surface au fur et à mesure que la date du procès du Président Gbagbo approche. Comme le dit le ministre Amani n’guessan, «il ne peut être clos», car c’est là le noeud du problème ivoirien. la Cpi qui est aujourd’hui face à l’Histoire, se trouvera, à un moment, obligée de se demander pourquoi l’Onu a refusé le recomptage des voix que le Président Gbagbo a proposé pour éviter un bain de sang à la Côte d’Ivoire. Il va falloir dire au monde qui d’entre Ouattara et Gbagbo a préconisé la «solution militaire».

En tout cas, le pouvoir d’Abidjan vit de grands moments de troubles. Sur le terrain, la situation dramatique des droits de l’Homme n’est pas faite pour arranger les choses. A la grande joie du pouvoir, Frci et Dozos sèment, chaque jour, la terreur. S’attaquant à tous ceux qui ne chantent pas les louanges de Ouattara. une situation qui ne fait qu’irriter les diplomates en poste à Abidjan. Philip Carter 3, l’ambassadeur des usa en Côte d’Ivoire, s’en est plusieurs fois plaint à son poulain. Mais rien ne change. Et en privé, le diplomate américain ne cesse de ruminer sa colère et sa déception. Sans plus. C’est tout ce qu’il peut faire. Surtout que Ouattara le regarde désormais comme un «pro-Gbagbo», par la force des choses. Au niveau continental, après le départ de Sarkozy, Ouattara est cerné par des chefs d’Etat qui ne masquent plus leur admiration pour le Président Gbagbo. Ils sont libérés du joug Sarkozy qui menaçait tout le monde, avec des intimidations dignes de la belle époque de la mafia françafricaine. «Depuis que Sarkozy est parti, je dors bien», a lâché la semaine dernière, Alpha Condé, le Président guinéen. Des propos qui montrent à quel point Sarkozy agaçait tout le monde en Afrique. Le pouvoir ivoirien qui ne fait que multiplier les maladresses tous les jours se rend à l’évidence. Son image préfabriquée commence à s’effriter à l’échelle mondiale. Dans ce cas, que faire ? Ouattara a d’abord envoyé en mission en Europe, deux de ses collaborateurs; à savoir le jeune Touré Amadou et Joël nguessan. Objectif, polir son image esquintée dans l’opinion occidentale. Mais l’exercice est périlleux pour ses deux caïds du Rdr. Car le monde découvre, de plus en plus, le drame que vit le peuple ivoirien. les tueries à l’Ouest, les enlèvements et les tortures transformés en mode de gouvernement sont bien là pour le prouver. Et ce n’est pas Gbagbo qui en est l’auteur. Et la répression qui s’est accentuée sur les pro-Gbagbo à la veille de son procès du 13 aout prochain, n’entame pas l’ardeur des Ivoiriens déterminés à faire triompher la vérité et la justice dans cette crise. Comme on le voit, le navire Ouattara prend de l’eau de toute part. Ce qui a conduit Soro, le «commandant adjoint» à prendre le taureau par les cornes. Au point de transformer une visite privée en France en visite officielle.

A ce sujet, des proches du palais confient que Ouattara qui était censé profiter de la sortie de son filleul donnerait, en privé, des signes d’agacement. Car le «petit» n’arrive plus à contrôler sa langue. Il y a quelques jours, il a mis la Cpi très mal à l’aise en affirmant que cette institution a lancé «des mandats d’arrêts contre Blé Goudé» et plusieurs autres proches du Président Gbagbo. le lendemain, cette cour de justice onusienne a dû réagir. Mais la vérité est que ce qui pourrait être un deal entre Ouattara et la Cpi a été mis sur la place publique. Soro a-t-il coupé l’herbe sous les pieds de Ouattara? C’est possible. Vu qu’un mandat d’arrêt contre Blé Goudé équivaudrait aussi à un autre mandat d’arrêt contre lui. Car après le cas Gbagbo qui met à nu la partialité de cette institution, la Cpi ne voudrait plus paraître comme un instrument à la solde du pouvoir ivoirien. Soro sait donc que son maître n’est pas content à Abidjan. C’est pourquoi devant les parlementaires européens, le «petit» s’est essayé, le mercredi 11 juillet 2012, à une option de «rattrapage », en s’adonnant à une séance oratoire pleine de faux. Mais le mal est déjà fait. Bref, lisez plutôt Soro. «Fallait-il, comme dans une tragédie antique, payer le lourd tribut de plus de 3000 morts innocentes et gratuites, alors qu’il eût suffit que la Conseil constitutionnel fasse preuve de courage et de transparence, pour proclamer des résultats conformes au verdict populaire, un simple coup de fil du perdant au vainqueur (…) et la Côte d’Ivoire eu été sauvée », ainsi tente-t-il d’apaiser la colère de son patron. Mais quelle est cette «tragédie antique» à laquelle il fait référence ? Peut-être que ce serait trop lui demander. Toutefois, la vérité est que le monde découvre ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire en novembre 2010.

Soro et Ouattara étaient convaincus que Youssouf Bakayoko a donné le vrai verdict au Golf hôtel, ils auraient applaudi le recomptage des voix proposé par le Président Gbagbo. Ce qui aurait évité à la Côte d’Ivoire, cette «tragédie antique » avec son «lourd tribut de 3000 morts». 3000 morts entraînées par «l’option militaire» que la force française licorne, les Casques bleus de l’Onuci et les ex-rebelles dits forces pro Ouattara puis Frci ont déclenchée dès mars 2012.
gbrence02063193@yahoo.fr

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=5640 



3-3 Guillaume Soro rejette les «accusations» de la défense de M.Gbagbo

 Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

La plainte déposée le 25 juin à Paris contre Guillaume Soro et une dizaine d’officiers de l’ex-rébellion ivoirienne fait réagir l’ancien chef des Forces nouvelles.

Les avocats de Michel Gbagbo, le fils de l’ancien chef de l’Etat, accusent l'actuel président de l'Assemblée nationale et les chefs militaires de l'ex-rébellion d'enlèvement, séquestration, traitements inhumains et dégradants. Guillaume Soro rejette ces accusations.

C’est sur son blog que l’actuel président de l’Assemblée nationale ivoirienne répond à ceux qui l’accusent dans le dossier de l’incarcération de Michel Gbagbo, en ouvrant une polémique sur la nationalité du fils de Laurent Gbagbo, détenu à Bouna dans le nord-est de la Côte d’Ivoire depuis plus d’une année.

Michel Gbagbo avait été arrêté le 11 avril 2011 en compagnie de son père et de dizaines d’autres membres de la famille et de proches de Laurent Gbagbo. Avant même que la plainte déposée à Paris ne connaisse une suite comme la nomination d’un juge – une première plainte avait déjà été rejetée - Guillaume Soro s’est employé à dénier à Michel Gbagbo sa double nationalité.

Mais au cas où la justice française décidait d’ouvrir une enquête, suite à la plainte des avocats de Michel Gbagbo, Guillaume Soro, qui était Premier ministre et ministre de la Défense lors de la crise postélectorale conseille aux plaignants de porter plainte contre l’Etat ivoirien, la France, la Cédéao (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest), l’Union africaine et le Conseil de sécurité de l’ONU.

Toutes ces entités ont joué un rôle, selon le patron de l’ex-rébellion, dans les frappes qui ont neutralisé les armes lourdes qui défendaient la résidence présidentielle où étaient retranchés Laurent Gbagbo et ses proches le jour de leur capture.

http://www.rfi.fr/afrique/20120628-cote-ivoire-guillaume-soro-rejette-accusations-michel-gbagbo



CPI (NANWOUL & G. Simone) : GBAGBO sera-t-il jugé selon le droit ou la politique ?

Le 11 avril 2011, les forces coalisées de France (Licorne), de l’ONU (soldats de l’ONUCI) dont l’objectif était de maintenir la paix en Côte d’Ivoire, aidées des rebelles du couple Ouattara-Soro et de mercenaires ouest-africains (en particulier burkinabè et maliens), après avoir détruit des milliers de vies humaines sur tout le territoire ivoirien et la Résidence de la Présidence de la République de Côte d’Ivoire, ont alors chassé du pouvoir le Président élu démocratiquement et installé légalement par le Conseil Constitutionnel ivoirien. Ce coup de force, (il faut bien appeler cet acte anti-démocratique comme tel) a imposé au pouvoir les rebelles, auteurs du coup d’état avorté de 2002. Il faut rappeler que la France, ses médias, ses ONG censées défendre les droits de l’Homme, pour atteindre leur objectif, ont au préalable mené une campagne démoniaque (le diable étant le père du mensonge) de dénigrement systématique de ce Président souverainiste qui a refusé, à juste raison d’ailleurs, de quitter le pouvoir ; et ce, malgré les menaces de Sarkozy, le bourreau des ivoiriens et d’Obama l’américain-africain qui s’est ainsi offert une entrée, par effraction et par la petite porte, dans l’histoire des patriotes et autonomistes africains.
 

 C’est pour avoir refusé le diktat de Sarkozy et Obama que ces Chefs d’Etat-sangsues ont commandé à leurs larbins de la CPI et de Côte d’Ivoire de jeter en prison Gbagbo, pour masquer leurs massacres de milliers de civils ivoiriens; ainsi cette coalition présente la victime Gbagbo comme étant le bourreau tout indiqué pour couvrir ses nombreux crimes.

Pour parfaire cette supercherie, les dirigeants occidentaux et leurs pions africains justifient ces manœuvres cyniques devant une cour afin de moins choquer les opinions publiques française et internationale qui ignorent presque tout de la vérité sur la rébellion, la guerre, les tueries et la dictature actuelle en Côte d’Ivoire. Dans ce procès, les juges de la CPI, dans leur logique, trouvent là le moyen de conduire « légalement » Gbagbo en prison pour casser définitivement la carrière politique de celui qui a pourtant été légalement élu Président en Novembre 2010.

Ce sont les mêmes qui, des dizaines d’années plus tard, reconnaîtront leurs forfaits et demanderont pardon comme ce fut le cas pour Lumumba assassiné par les occidentaux dès l’aube des indépendances des pays africains.

La réaction de Gbagbo à l’audience du 5 décembre 2011 où il a manifesté son désir «d’aller jusqu’au bout» et le récent report de l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges, amènent à s’interroger sur l’effectivité du prochain jugement de ce patriote. Il faut affirmer déjà que le Président souverainiste Gbagbo ne sera pas jugé par des juges soumis au droit mais fera l’objet d’un procès politique selon les intérêts des puissances occidentales. Pourquoi?

 

La France de Chirac et de Sarkozy ainsi que le Président du RDR et ses militants ont, dès l’accession au pouvoir de cet homme, fait un usage considérable du mensonge. Pour la France et le RDR, le mensonge a été utilisé comme le plus grand moyen pour que l’armée française impose aux ivoiriens le pouvoir actuel; pour exemple, il convient d’indiquer que Gbagbo, le père de la démocratie ivoirienne a été présenté par leur propagande médiatique comme un dictateur, un criminel qui a perdu les élections mais qui refuse de céder le pouvoir. Cette tribune de la CPI va donc permettre à Gbagbo de montrer à la face du monde qu’il s’agit du procès de la vérité contre le mensonge. On saura alors qui a gagné et qui a perdu l’élection présidentielle de novembre 2010. Ainsi sera étalé au grand jour le coup d’état de la France de Sarkozy, des USA d’Obama, du Burkina Faso de Compaoré, de l’ONU et de Ouattara. Déjà Médiapart (un organe de presse non ivoirien) confirme que Gbagbo est bel et bien le vainqueur de la dernière élection présidentielle. Cette vérité continuera de se répandre auprès des décideurs occidentaux après que ceux-ci eurent arraché le pouvoir, dans la violence, pour le remettre au candidat de l’étranger.

Il faut éviter, pour ces habitués au mensonge que soient découverts leurs forfaits à la Haye ; la tribune qu’offrent ces criminels français et ivoiriens à Gbagbo sera l’occasion pour ce dernier d’étaler au grand jour leurs grossiers mensonges et d’affirmer ses idées souverainistes pour son pays. L’énoncé des actes qu’il a posés pour son pays et l’Afrique feront éclater la vérité sur ses actions démocratiques entreprises en Côte d’Ivoire. Il l’a déjà montré en Côte d’Ivoire par son budget sécurisé, en augmentant les salaires, en réalisant des investissements pendant que le pays subissait la guerre des rebelles de Ouattara, Sarkozy et consorts. Le mensonge ne peut prospérer toujours.

 

Devant cette cour, Gbagbo fera la genèse de la crise ivoirienne et l’étalage de la monstruosité des nombreux crimes des rebelles du couple Soro-Ouattara. Ce tribunal, soumis au droit de véto des quatre grandes puissances du monde, autorisera-t-il que la dénonciation des crimes des rebelles du couple infernal, de la France et de l’ONU soient retransmis en direct sur les radios et les télévisions du monde entier ? Il s’agit notamment :

-de la tentative de coup d’état de septembre 2002 muée en rébellion soutenue par la France et financée par Ouattara selon les propres déclarations des rebelles;

-des tueries de centaines de civils à la Résidence du Chef de l’Etat, sur les ponts De Gaule et Houphouët-Boigny par l’armée française;

-du génocide des wè à Duékoué (plus de 1 000 morts) perpétré par les rebelles de Ouattara, avec la complicité de soldats de l’ONUCI;

-des assassinats par balles tirées par les soldats de l’ONU, dans le dos de policiers ivoiriens; quelle lâcheté pour des soldats dits de la paix!

- des assassinats à Bouaké des gendarmes désarmés et des danseuses d’Adjanou de Sakassou;

-des crimes rituels exécutés par les rebelles avec la participation de soldats français.

La France, les USA, l’ONU, l’UE, des états et organisations qui se font passer pour des défenseurs des droits de l’Homme accepteront-ils que leurs crimes soient portés à la connaissance de leurs populations?

C’est pourquoi si procès de Gbagbo il devrait y avoir, ce ne serait pas un procès juste car il s’agira pour les puissances de ce monde, de continuer à cacher leurs nombreux crimes, d’exiger un procès à huis clos et que la parole soit donnée le moins possible à la défense et surtout au Président Gbagbo. Un procès juste dévoilerait au monde la face hideuse des dirigeants occidentaux et conduirait à la perte du pouvoir par Obama, l’associé du bourreau Sarkozy et coauteur des crimes engendrés par la guerre post-électorale. Ce Président américain, bénéficiaire hâtif et injustifié du Prix Nobel de la paix a préféré la guerre au recomptage pacifique des voix proposé par le Président Gbagbo. Le monde saura alors qui sont les vrais coupables du génocide et des crimes perpétrés pendant cette guerre en Côte d’Ivoire. 

Ce tribunal servira aussi de tremplin à Gbagbo pour dénoncer cette guerre multiforme de la France contre ce petit et riche pays d’Afrique Occidentale.

Sarkozy a mené une guerre médiatique fondée sur de grossiers mensonges itératifs, colportés et entretenus par les politiques et les médias de l’Hexagone. Si pour la France, le RDR de Ouattara et certaines puissances de ce monde, le mensonge est devenu le mode privilégié de stratégie politique, l’éthique et la morale mais aussi beaucoup d’autres hommes politiques réprouvent avec véhémence cette approche diabolique. L’échec récent de Sarkozy à la présidentielle française l’atteste éloquemment. C’est ainsi qu’Obama, une fois ses accointances avec la rébellion dévoilées (ce qui ne saurait tarder) sera rejeté par les électeurs américains majoritairement attachés à la vérité. Les efforts exercés pour travestir le père de la démocratie ivoirienne en homme sanguinaire et en dictateur par ces fossoyeurs de l’état ivoirien a certes porté des fruits hors de Côte d’Ivoire mais dans ce pays d’Eburnie les ivoiriens sont restés, malgré ces propagandes haineuses, attachés à leur Président. C’est pourquoi, ils l’ont porté légalement et majoritairement à la magistrature suprême en 2010. On comprend aisément que cette guerre médiatique a été perdue par ces adversaires hétéroclites du leader ivoirien.

C’est pourquoi, la coalition France, ONU, USA, les mercenaires de la CEDEAO et les rebelles de Ouattara ont aussi eu recours à une guerre économique pour chasser Gbagbo du pouvoir: fermeture de la Banque Centrale et des banques commerciales à capitaux majoritairement étrangers et cela, sans aucun respect des règles de droit en vigueur au sein de l’UEMOA. Ces juges de la CPI sauront apprécier l’intelligence politique de Gbagbo qui, par sa décision de nationaliser ces banques et de réquisitionner les travailleurs de ces établissements a évité à l’économie ivoirienne  de plonger dans le gouffre. Il s’agissait d’un véritable chantage pour amener le peuple ivoirien à se dresser contre le Président GBAGBO. Ce fut peine perdue pour ces véritables hors-la-loi politiques. Toutefois, cette guerre économique a créé une sécheresse financière dans bien des foyers ivoiriens occasionnant ainsi la mort de nombreux malades. Ces morts sont à imputer à la méchanceté des occidentaux qui ont imposé un embargo ….même sur les médicaments à destination de la Côte d’Ivoire.

Ce procès sera aussi l’occasion pour le Président GBAGBO de montrer à la face du monde le banditisme économique de la France et de ses pions de l’UEMOA et de la CEDEAO. Il faut noter au passage que les responsables économiques et monétaires ivoiriens ont su faire front victorieusement à cette guerre économique en réussissant à payer régulièrement les fonctionnaires ivoiriens, jusqu’en Mars 2011, contrairement aux déclarations mensongères du chef « rattrapeur » et « rapatrieur » qui dit avoir payé trois mois de salaires aux fonctionnaires et agents de l’état dès sa prise de pouvoir dans la violence.

Devant cet autre échec, il ne restait que le recours à une guerre militaire menée, hypocritement et sans la déclarer contre le peuple de Côte d’Ivoire. La France a fait preuve de couardise dans sa guerre contre ce paisible peuple en cherchant toujours à se cacher derrière l’ONU, l’UA, la CEDEAO. Cette guerre a occasionné des milliers de morts ;

GBABGO ne manquera pas de la condamner pour montrer que les vrais auteurs et coupables des crimes sont bien la France de SARKOZY, les USA d’OBAMA, la rébellion de Soro-Ouattara et l’ONU. Devant ce tableau pas du tout reluisant pour cette coalition, ces personnes vont-elles permettre un procès juste, transparent, équitable, ouvert au public qui ne peut que blanchir et grandir le Président GBAGBO ? A la vérité, ces authentiques criminels ont très peur que GBAGBO mette au grand jour leurs mensonges répétés et leurs nombreux crimes commis en Côte d’Ivoire.

 

GBAGBO ne sera donc pas jugé selon les règles de droit car ces politiciens voyous occidentaux ont peur de la réaction de leurs peuples respectifs. C’est d’ailleurs pourquoi Sarkozy a fait en sorte que l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges soit portée au 18 juin après les élections françaises. C’est pourquoi aussi OCAMPO, le Procureur partisan, n’a remis qu’à la date limite ses accusations aux juges et aux avocats.

En vérité, le procès de GBAGBO sera celui de la Françafrique, des USA d’OBAMA, des organisations internationales (ONU, UA, UEMOA, CEDEAO, bras séculiers des puissances économiques, financières et monétaires de ce monde).

 

Le Président GBAGBO, par sa défense, pourra déclencher le printemps des peuples francophones d’Afrique trop longtemps dominés par la France. Le soutien croissant dont il bénéficie de par le monde et particulièrement en Afrique ne saurait laisser indifférent un nombre de plus en plus croissant d’Africains acquis à sa cause et qui se reconnaissent dans ce combat de l’indépendance économique et politique qu’il a enclenché. L’emprisonnement de cet homme a déjà été un stimulant de l’aura de ce patriote dans l’esprit des africains attachés à la souveraineté de ce continent. Le procès de GBAGBO amplifiera sa belle image d’autonomiste et de patriote africain et stimulera le désir d’indépendance et de démocratie des pays de son continent. C’est pourquoi beaucoup de citoyens de pays francophones d’Afrique pourraient, pendant et à l’issue de ce procès, chasser eux aussi comme ce fut le cas des pays du Maghreb leurs dictateurs du pouvoir.

C’est pourquoi, cette cour, sous la contrainte de la France et des Usa, ne donnera pas la parole à GBAGBO. Elle voudra éviter de donner la parole à Gbagbo au risque de voir des bouleversements non désirés par les occidentaux s’opérer en Afrique pour chasser leurs filleuls à la tête de certains pays africains.

Déjà, la presse se fait l’écho de la libération conditionnelle de ce patriote qui bénéficierait d’une résidence en Ouganda. Ce qui le maintiendrait éloigné de son pays, permettant ainsi à l’homme de continuer son règne tyrannique sur la Côte d’Ivoire au bénéfice des occidentaux. C’est pourquoi, le Chef de l’Etat sénégalais peut s’égosiller en déclarant que « cette liberté serai bienvenue si elle peut apporter la paix et si elle obtient l’accord préalable » du dictateur ivoirien. MakySall voudrait ainsi se substituer aux juges de la CPI, sans doute sur injonction des occidentaux, pour casser ainsi politiquement le Président Gbagbo.

De plus, connaissant la fermeté de l’homme Gbagbo dans ses convictions, aucune compromission ne sera acceptée par ce digne fils d’Afrique. On peut conclure aisément que toutes les conditions sont réunies pour que ce procès n’ait pas lieu, à moins qu’il soit purement politique, totalement dénué de sa dimension juridique, confirmant que cette CPI est un instrument d’asservissement des peuples africains. C’est pourquoi, elle s’intéresse plus à la destruction des mausolées maliens qu’à la préservation des vies ivoiriennes. Il faut dès lors craindre que la méchanceté de ces impérialistes occidentaux ne les conduise à chercher à mettre fin aux jours de cet innocent prisonnier, gênant. Seul DIEU en décidera autrement pour le bonheur des véritables démocrates du monde entier comme ce fut le cas pour un premier prisonnier célèbre Nelson Mandela.

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=5629

source : NANWOULET G. Simone



16/07/2012

L’Otan : une association de criminels au service de la stratégie du chaos.

L’Otan : une association de criminels au service de la stratégie du chaos.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



'Géopolitique et stratégie '

des

Guerres de l'Otan.

n° 118 - 11-07

C.De Broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

d) Sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

Rick Rozoff : Conseil de Guerre de l'OTAN contre la Syrie.

L’OTAN opprime la liberté de parole.  

Syrie : l’OTAN tente un remake de Houla...

Caroline GrimberghsLa communauté internationale met-elle de l’huile sur le feu syrien ?

La Russie déboute les agents de l’OTAN en Syrie.

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Ria Novosti : Russie: un projet de loi propose de considérer des ONG comme "agents de l'étranger"

2 Dossiers

2-1 Chris Sands : L'OTAN adopte la stratégie irakienne en Afghanistan.

2-2 RIA Novosti : Kosovo: un ex-général de l'Otan veut exploiter des ressources de charbon.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1« SES » COOPÈRE AVEC NORTHROP GRUMMAN DANS LE CADRE DU NOUVEAU SYSTÈME AÉROPORTÉ DESURVEILLANCE TERRESTRE DE L'OTAN.

4 Brèves

4-1 Le parlement européen veut une enquête sur les prisons secrètes de la CIA.

4-2 Record de ventes d'armes en 2012 pour les Etats-Unis.

4-3 Rasmussen : Kosovo: l'Otan maintient 6.000 militaires.

5 Vidéo

5-1 Michel Collon : L’Otan : une association de criminels au service de la stratégie du chaos.

5-2 Vidéo : Les entrevues de l’idiot – La Démocratie ambiguë.



Tiré à part :

Rick Rozoff : Conseil de Guerre de l'OTAN contre la Syrie.

Mardi 26 juin, à Bruxelles, le Conseil de l'Atlantique Nord - la plus haute instance de commandement du bloc militaire de l'OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique Nord), dominé par les États-Unis - doit aborder la question de la Syrie sous l'angle des clauses de son texte fondateur qui, tout au long de la dernière décennie, a été à l'origine de déploiements préliminaires de forces armées conduisant au déclenchement de guerres totales
Ce conseil est constitué des ambassadeurs des 28 États membres, représentant une population totale de 900 millions d'habitants. Ses membres fondateurs comptent trois puissances nucléaires - les USA, la France et l'Angleterre - dont la première s'est autoproclamée unique puissance militaire mondiale.
Jusqu'à la veille de cette réunion, l'OTAN devait examiner une requête de l'un de ses membres, la Turquie, de tenir des consultations conformément aux dispositions de l'Article 4 du Traité de l'Atlantique Nord, qui autorise tout État membre à appeler l'intégralité des membres de l'Alliance à répondre à ce qu'il considère comme une attaque contre sa sécurité et son intégrité territoriale.
Le 25 juin, trois jours après que le chasseur bombardier supersonique F14 eut été abattu au-dessus des eaux territoriales syriennes, la Turquie annonça qu'elle demanderait que l'alliance militaire en réfère à l'Article 5, lequel stipule que « toute attaque armée contre un ou plusieurs États membres en Europe ou en Amérique du Nord doit être considérée comme une attaque contre tous », les alliés de l'OTAN étant alors tenus de « porter assistance à la, ou aux parties ainsi attaquées, en engageant sur le champ, individuellement et en concertation avec les autres parties, toute action jugée nécessaire, y compris le recours à la force armée... »
L'Article 5 avait été invoqué en octobre 2001, pour la première et unique fois en date, et fonde toujours, depuis une dizaine d'années, le déploiement en Afghanistan de troupes des 28 États membres et de leurs 22 partenaires.
L'Article 4 fut invoqué pour la première fois le 16 février 2003, à nouveau par le Conseil de l'Atlantique Nord et à nouveau au sujet de la Turquie, à la veille de l'invasion anglo-américaine de l'Irak. Cela entraîna le déclenchement de l'Opération « Display Deterrence » [déploiement d'une force de dissuasion], et le déploiement en Turquie de cinq batteries de missiles d'interception 'Patriots' - trois allemandes et deux américaines - ainsi que de quatre appareils de surveillance aérienne AWACS [Airborne Warning and Control Systems : Systèmes aéroportés de Contrôle et d'Alerte], en conjonction avec le Système de Défense Aérienne Élargi Intégré de l'OTAN.
L'OTAN déploya, selon ses propres termes, « 1 000 techniciens spécialisés et extrêmement compétents » pour conduire l'Opération.
Les premiers avions AWACS arrivèrent le 26 février, et trois semaines plus tard l'invasion et le bombardement de l'Irak étaient lancés. Bien qu'il n'y ait eu à l'époque en Irak que 25 millions d'habitants, contre 70 en Turquie, et bien que l'armée turque ait été la plus formidablement équipée de la région - tandis que l'Irak sortait affaibli de huit années de guerre contre l'Iran dans les années 1980, de la campagne de bombardements des États Unis et de leurs alliés en 1991 et depuis, et de douze années de sanctions écrasantes, l'OTAN ne tarissait pas d'éloges sur l'Opération Display Deterrence, qui venait de « tester et prouver la capacité des forces de l'OTAN à répondre immédiatement et avec la force offensive appropriée, à une menace évoluant rapidement contre l'un des membre de l'Alliance ».
Dans quelle mesure un Irak aussi mortellement affaibli avait réellement pu représenter pour la Turquie « une menace évoluant rapidement », cela ne fut jamais précisé.
Les AWACS sortirent sur une centaine de missions et les batteries de Patriots allemandes furent notamment équipées de missiles Patriot Advanced Capability-2, « un missile plus moderne fourni par l'Allemagne » expliqua l'OTAN.
L'Opération prit fin le 3 mai, soit 65 jours après son déclenchement et 45 jours après le début de l'invasion de l'Irak. Pour donner une idée de ce que l'OTAN pourra déclarer à l'issue de cette réunion au sommet, l'Ambassadeur turc de l'époque, auprès de l'OTAN, déclara après avoir invoqué l'Article 4 : « Encore une fois, je tiens à témoigner de la sincère gratitude du peuple et du gouvernement turcs envers la solidarité dont l'Alliance a su faire preuve en renforçant la défense de mon pays en réponse à la dernière crise en Irak. Nous sommes convaincus que, à travers un déploiement d'une force de dissuasion aussi active et collective, l'OTAN a non seulement tendu la main et offert une aide infiniment appréciable à l'un de ses membres en grande difficulté, mais il a aussi prouvé une fois de plus sa crédibilité et sa pertinence, en tant que pierre de touche de la sécurité collective dans la zone Euro-Atlantique ».
La Turquie était alors, tout comme aujourd'hui, présentée comme la victime - « en grande difficulté » qui plus est - tandis que l'Irak, en état de siège et sur le point d'être anéanti, était considéré comme l'agresseur.
La population syrienne se trouve à l'heure actuelle dans la même position que l'Irak à l'époque, sauf que la Turquie est cette fois une nation quasiment trois fois plus grande. La Syrie est isolée et ses forces militaires sont dérisoires par rapport à celles de son voisin turc. Ce dernier peut en outre compter sur le soutien de 27 alliés, au nombre desquels la plupart des plus grandes puissances militaires du monde. Les États-Unis disposent déjà d'environ 90 bombes nucléaires tactiques B61 stationnées sur la base aérienne d'Incirlik, à 35 miles des côtes méditerranéennes de Turquie.
C'est en outre au moins la seconde fois depuis avril dernier que le Premier Ministre turc RecepTayyipErdogan demande l'activation de la clause d'assistance militaire mutuelle de l'article 5 - qui implique le déclenchement d'une guerre. La première ayant eu lieu plus de deux mois avant la destruction du chasseur bombardier turc survenue la semaine dernière.
Le 25 juin, le vice Premier ministre turc Bulent Arinc avait annoncé que sa nation « avait déposé auprès de l'OTAN toutes les demandes requises concernant l'Article 4 et l'Article 5 ».
Selon l'agence de presse AssociatedPress, il aurait ajouté : « Il est important de comprendre que, dans le cadre légal, nous userons bien évidemment jusqu'à la fin, de tous les droits que nous garantit le droit international. Cela inclut notamment l'auto-défense. Cela inclut aussi toutes les formes possibles de représailles. Cela inclut toutes les sanctions applicables à l'État agresseur en vertu du droit international. La Turquie ne négligera absolument rien en la matière... ».
Les États-Unis et l'OTAN avaient impérativement besoin d'un prétexte pour attaquer la Syrie, et la Turquie, seul membre de l'OTAN frontalier de la Syrie, a toujours été le prétexte idéal auquel recourir pour attaquer une nation arabe.
L'incident de vendredi dernier et la réunion de l'Otan qui y a fait suite, marquent le début du quatrième acte d'une tragédie que le reste du monde n'a que trop peu de temps pour empêcher.
Traduit de l'anglais par Dominique Arias.
Auteur de nombreux articles très documentés sur les activités militaires des Grandes Puissances occidentales à travers le monde, Rick Rozoff est chercheur et activiste, créateur de l'organisation Stop NATO.
Stop NATO : site et articles : http://rickrozoff.wordpress.com

Rick Rozoff 

29 juin 2012
Source originale : Global Research
Source : Investig'Action


L’OTAN opprime la liberté de parole.  

Les Pays de l'OTAN sont en train de mener une véritable guerre d’information contre la Syrie, en essayant parfois même d’éliminer les journalistes syriens, est persuadé le journaliste français Thierry Meyssan, fondateur du site Réseau Voltaire.

Il a accordé récemment une interview à La Voix de la Russie à ce sujet.
« Les Etats-Unis et l’OTAN procèdent à l’élimination systématique des médias qui ne sont pas désirables pour eux. Ils sont les ennemis invétérés de la liberté d'expression. C’était déjà le cas en Yougoslavie, en Afghanistan, en Irak et en Libye.
Au cours de ces derniers mois, la CIA américaine a créé plusieurs chaînes de télévision pour remplacer avec leur signal les émissions de la télévision syrienne. Des images fictives, filmées spécialement sur des plateaux de tournage ont été montées pour démoraliser complètement la population locale. Cette « escroquerie » médiatique a été découverte, et les informations sur ce fait ont été publiées sur des centaines de ressources Internet et d’autres médias. Résultat, le fournisseur des communications par satellite « Milsat» a refusé de couper le signal des chaînes syriennes, et la Ligue des États arabes était obligée d'abandonner ses projets de collaboration avec l'opérateur satellite « Arabsat ». Dans le même temps, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a inscrit à l'ordre du jour du groupe de contact la question sur l’abandon de la guerre d’information par les différentes parties du conflit.
L'OTAN a décidé de se venger. Des forces spéciales d’intervention ont été envoyées vers la station de télévision syrienne, située à quelques kilomètres de Damas. Seulement quatre gardes assuraient la sécurité de ce site. Equipés de dispositifs de vision de nuit, les militaires des forces spéciales ont pénetré dans le bâtiment, tué les gardes, ainsi que trois animateurs du service d’information, qui se trouvaient sur place. Après cela, les bâtiments ont été dynamités. Cela fait 20 ans que l'OTAN et les États-Unis font appel à ce genre de tactique. Et ce sont ces mêmes responsables qui se présentent en défenseurs de la liberté d'expression. Le monde à l'envers ! Les journalistes ne peuvent plus faire leur travail ! Si le pays ne dispose pas de moyens adéquats d'auto-défense, chacun de nous sera en danger ».
72 journalistes ont été tués dans le monde au cours des six premiers mois de cette année. Ces chiffres sont cités dans le rapport de l’ONG PressEmblemCampaign, basée à Genève. Le nombre de journalistes tués a augmenté d’un tiers par rapport à l’année dernière. La Syrie occupe la première place dans ce classement lugubre. 20 journalistes ont été tués dans ce pays depuis le début de 2012.

04/07/2012  

 http://french.ruvr.ru/2012_07_04/media-journalistes-Syrie-Etats-Unis/ 


Syrie : l’OTAN tente un remake de Houla...

Comme pour Houla, les dirigeants occidentaux, rejoints par Ban Ki-moon et Kofi Annan, dénoncent bruyamment le « massacre » d’al-Treimseh survenu le 12 juillet : citons Catherine Ashton, chef de la diplomatie européenne , qui parle de « violation flagrante« du plan Annan,, Hillary Clinton qui évoque une « vision de cauchemar » ou encore François Hollande qui a exhorté Russie et Chine à ne plus s’opposer à des sanctions contre la Syrie.

On passe les délires du CNS, selon qui le régime a commis le « plus infâme des génocides » commis par le régime et on note la réaction de Kofi Annan pour qui Damas, en utilisant des armes lourdes à al-Treimseh, a « bafoué » les résolutions de l’ONU.

Maquillage d’une défaite ASL en crime de guerre occidental

Or, et c’est là que l’on touche à une certaine folie internationale – ou plutôt qu’on persévère dans le mensonge et la manipulation – ce qui s’est passé à Treimseh, c’est d’abord un affrontement d’ampleur entre l’armée syrienne et l’ASL. Affrontement, selon un témoin de l’opposition cité hier par plusieurs sources dont l’AFP, provoqué par une attaque des rebelles contre une colonne de l’armée. Affrontement qui s’est soldé, de l’aveu même de l’OSDH et de diverses sources opposantes, par un désastre pour l’ASL, qui a laissé des dizaines de tués – une centaine ? – dans l’affaire.

Aujourd’hui, l’OSDH transforme en catastrophe ces combattants armés en civils, parle de dizaines de personnes « sommairement exécutées« , sans préciser d’ailleurs s’il s’agit de combattants ASL ou de vrais civils. L’officine de R.A. Rahmane, qui excelle à transformer les activistes morts les armes à la main en civils victimes de la répression, parle par ailleurs de 17 personnes, dont des femmes et des enfants, tuées alors qu’elles tentaient de fuir le village. Hier, le témoin cité par Le Point estimait à sept le nombre de civils morts à al-Treimseh, tandis qu’un autre cité par Sana estimait que les terroristes avaient tué au moins 50 habitants.

Bref on est dans une double confusion, sans doute volontaire :

-on (les Occidentaux et même l’ONU) fait comme si les activistes armés de l’ASL étaient d’innocentes victimes de la barbarie du régime. Et sans doute, une Hillary Clinton n’apprécie pas que « son » ASL soit taillée en pièces, à Treimseh comme en d’autres points du territoire syrien.

-on met, comme à Houla, les vraies victimes civiles, dont le nombre est pour le moins imprécis, au compte des militaires syriens, voire des inévitables chabihas puisque l’OSDH évoque à présent des blessures « à l’arme blanche » sur le corps de certaines victimes.

L’AFP dans une dépêche de minuit rappelle tout de même que l’OSDH a d’abord reconnu que sur les 150 victimes supposées des incidents d’al-Treimseh, figurent « des dizaines de combattants rebelles » ; donne la version gouvernementale – un combat victorieux contre les « terroristes » ; rappelle le témoignage d’un militant de l’opposition qui corrobore la version gouvernementale en disant qu’une colonne de l’armée a riposté à une attaque des rebelles ; et indique encore que les vidéos circulant sur l tuerie d’al-Treimseh ne montrent que des cadavres d’hommes.

On voit que tout ça n’empêche pas les habituels soutiens internationaux de l’ASL d’essayer de relancer la machine à indignation et à sanctions, sur le « modèle éprouvé » de Houla.

À ce stade on se tourne vers les Russes, une fois de plus sommés par leurs adversaires géostratégiques d’infléchir leur position au Conseil de sécurité. Eh bien les Russes ont eux aussi condamné un « crime sanglant« , mais qu’ils imputent « à des forces qui cherchent à semer les graines de la haine interconfessionnelle« , ce qui revient très clairement à accuser l’ASL et le groupes de la responsabilité des violences à al-Treimseh. Le Conseil de sécurité étant réuni depuis jeudi pour discuter de deux projets de résolution contradictoires, cela promet des débats houleux entre les deux camps, mais aussi un nouveau véto sino-russe au texte occidental.

Mais, sur le fond de l’affaire, on est comme malgré soi effaré par la mauvaise foi – pourtant « structurelle » – des Occidentaux, prêts à travestir les agresseurs de l’ASL en femmes et en enfants massacrés par l’armée. Il n’y a décidément rien de juste et de vrai à attendre de ces fauteurs de guerre – civile ou internationale – et le gouvernement et l’armée syriens auraient bien tort d’arrêter leur nettoyage des bandes téléguidées par Washington, Londres et Doha.

 14 juillet

 

http://www.medialibre.eu/monde/syrie-lotan-tente-un-remake-de-houla/12270


 

Caroline GrimberghsLa communauté internationale met-elle de l’huile sur le feu syrien ?

Le CNAPD met en garde contre l’attitude de la communauté internationale vis-à-vis du conflit syrien.

La communauté internationale met-elle de l’huile sur le feu syrien ? C’est le postulat de la CNAPD (Coordination Nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie, coordination pluraliste d’organisations de jeunesse et de mouvements d’éducation permanente). "Si le conflit syrien s’enlise, c’est aussi parce qu’elle est amplifiée et exacerbée par la communauté internationale" estime la CNAPD dans un communiqué publié ce mardi. "Il soutiennent tel groupe face à tel autre plutôt que de soutenir avant tout l’instauration d’un cessez-le-feu".

Créé en 1970, en pleine période de guerre froide, la CNAPD, qui a toujours eu pour objectif de sensibiliser l’opinion publique et mobiliser contre la guerre, reste attachée au multilatéralisme dans les relations internationales. Dans leur communiqué, ils accusent la communauté internationale de ‘discours véhéments’, là où d’autres estiment l’attitude de la communauté internationale pour le moins timorée au vu des 15.000 morts en 18 mois.

Fraîchement élu président du CNAPD, Carlos Crespo a répondu aux questions de LaLibre.be et justifie leur appel à une solution négociée.

Ne pensez-vous pas qu’un conflit qui a déjà fait plus de 15.000 victimes a besoin d’être placé sous le feu des projecteurs pour ne pas devenir un combat silencieux et invisible en Occident ?

Il est évident que la CNAPD est sensible aux pertes humaines et que nous louons de nos vœux une solution à la spirale de violence à l’œuvre en Syrie mais l’approche tendancieuse que nous critiquons est l’absence de médiatisation d’autres conflits tout autant si pas plus meurtriers. Dans l’est du Congo, au Mali, il y a moins d’intérêts occidentaux donc on en parle moins. Un mort est un mort de trop donc pas de comptabilité macabre mais une volonté d’attirer l’attention sur cet aspect des choses.

Si on veut sortir de ce conflit, il faut avant tout que la communauté internationale parvienne à parler d’une seule voix. L’Occident doit jouer de ses bonnes relations économiques avec la Russie et la Chine pour les obliger à se mettre autour de la table et trouver une solution politique à ce conflit. En encourageant les soldats à la désertion, certains responsables européens légitiment un potentiel recours à une intervention militaire que la CNAPD ne soutient pas. Et cette position n’enlève rien au fait que nous soyons choqué, comme tout le monde, par le sang qui ne cesse de couler en Syrie. Ce que l’on veut éviter, c’est l’enlisement dans une guerre civile et la solution politique nous parait la meilleure voie pour cela.

Dans votre communiqué, vous dites : « Les déclarations de l’OTAN sont autant de menaces aux normes internationales, à la paix et la sécurité». Le scénario de sortie de crise proposé à Genève ne va pas très loin dans ses recommandations. Or, vous avez l’air d’estimer que c’est déjà une prise de position trop importante…

Par le passé, certaines actions de l’OTAN ont été de véritables menaces pour la paix et provoqués de nombreux morts civils. Je pense à la Libye ou à la Yougoslavie. L’OTAN a une responsabilité dans des conflits qui ont causé des pertes humaines et il ne faut pas perdre cela de vue. Quand on pense à l’Afghanistan ou à l’Irak, pays dans lequel la communauté internationale a opté pour une intervention militaire, on ne peut pas dire que ce sont aujourd’hui des exemples de stabilité et de dialogue interethnique apaisé. La Syrie est un pays complexe d’un point de vue ethnique et religieux et les relations entre les communautés pourraient être mises à mal par une intervention militaire. Certaines minorités, notamment chrétienne et alaouite (musulmans chiites), pourraient être en danger. Ce que l’on veut mettre en exergue c’est que le remède pourrait être pire que la maladie, à l’image des précédents afghans et irakiens. Ce n’est pas ici de la politique fiction. Même si le régime tombe, on peut être parti pour 15 ans de conflits. Ce scénario est un scénario catastrophe mais il est probable. Sauf si les protagonistes parviennent à une solution négociée.

Croyez-vous encore à la possibilité d’une solution politique à ce conflit ? Encourager le dialogue, que vous estimez ‘courageux, difficile mais nécessaire ‘ dans votre communiqué, n’est-ce pas de l’angélisme excessif ?

C’est la seule solution pour éviter un scénario à l’afghane et s’enfoncer dans une guerre civile. Une fois qu’on est dans une situation de guerre civile, il y a deux possibilités : soit on éradique un camp soit on aboutit à un cessez-le-feu. C’est cette dernière option que nous préconisions même s’il on sait que cela ne sera pas facile. Un règlement multipolaire est aujourd’hui impossible essentiellement en raison des intérêts économiques et politiques divergents des forces en présence. Même si Assad est, à juste titre, honni en Occident, et la répression imposée à son peuple, féroce, il faut aussi garder à l’esprit que les opposants ne sont pas des enfants de chœur. La solution politique ne sera pas la plus facile à obtenir mais certainement la plus économe en termes de vies humaines. On a des moyens de pressions sur les belligérants et nous devons les utiliser pour les obliger à négocier le cessez-le-feu.

Vous reprochez aux mandataires belges (et nommément à Mr Reynders) de mettre des pré-conditions.

Didier Reynders ne joue pas un rôle apaisant dans ce dossier. Il fait des déclarations matamoresques, il parade aux réunions des ‘Amis de la Syrie'. Or, les conséquences indirectes de ce conflit sont potentiellement gigantesques. Une intervention militaire pourrait avoir des effets dramatiques sur la crédibilité de l’Occident aux yeux des opinions publiques arabes pour lesquels notre image est déjà désastreuse. Le corollaire de cela, c’est que cela pourrait renforcer la légitimité d’Assad et être, finalement, contre-productif. Une déstabilisation plus large de la région est également toujours possible, à l’image de la situation actuelle au Mali, en partie due au retour de combattants de la garde rapprochée du clan Kadhafi qui a provoqué une accélération de la spirale de violence.

 Un papier assez remarquable par son originalité : débat portant sur l¹opportunité d¹une intervention en Syrie

Caroline Grimberghs

Mis en ligne le 04/07/2012

http://www.lalibre.be/actu/international/article/747944/la-communaute-internationale-met-elle-de-l-huile-sur-le-feu-syrien.html

 


La Russie déboute les agents de l’OTAN en Syrie.

C’est encore un signe, après tout, que le pôle magnétique de la diplomatie internationale s’est vraiment déplacé vers l’Est : une délégation du CNS a fait ce mercredi 11 juillet le déplacement de Moscou, avec son nouveau président Abdel Basset Sayda.

Lequel a tenté de convaincre le redoutable chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, qu’une « révolution » était en cours en Syrie. Et, sans doute pour impressionner ou émouvoir son interlocuteur, Sayda a fait un parallèle entre cette « révolution » syrienne aux événements ayant entraîné la disparition de l »URSS en 1991.Pas qûre que la comparaison soit heureuse : quoiqu’il pense du bilan soviétique et de l’idéologie marxiste-léniniste, Lavrov – comme Poutine – est bien conscient que cet effondrement historique a entraîné pour une bonne dizaine d’années un recul géopolitique, social et moral pour l’essentiel du peuple russe et pour la Russie en tant que grande nation, toute l’oeuvre d’un Poutine consistant justement à faire remonter à son pays la pente vertigineuse des années Eltsine,soigneusement mises à profit par les Américains et l »OTAN. Vingt ans plus tard, Poutine est président, il a restauré la puissance russe et a réinstallé son pays au coeur du jeu international.

Le Titanic CNS conte l’iceberg Lavrov

Et c’est précisément sur le dossier syrien que les dirigeants russes ont enregistré, ces tous derniers mois, un nouveau « pic » d’influence internationale. Pour en revenir au CNS et à son président, Lavrov leur a poliment dit qu’il se réjouissait de leur visite, avant de leur poser la question à mille roubles : « Nous aimerions comprendre s’il y a de réelles perspectives d’union de tous les groupes d’opposition sur la base d’un dialogue avec le gouvernement, comme le prévoit le plan de Kofi Annan approuvé par le Conseil de sécurité ».

On peut dire que chaque segment de cette longue question était destiné à embarrasser la délégation du CNS : sur l’union de l’opposition, Lavrov sait très bien que dans le champ somme toute réduit de l’opposition radicale syrienne, le CNS est contesté par l’ASL, le CCCND de HaythamManaa, les Comités locaux de coordination, le Forum démocratique de Michel Kilo, plus deux ou trois autres groupes, sans oublier son ex-président démissionnaire Burhan Ghalioun ! Et le ministre russe n’a pas oublié que le congrès de l’opposition organisé voici peu au Caire par la Ligue arabe a tourné à la foire d’empoigne, et pas seulement métaphoriquement.

Et puis sur le reste, Lavrov rappelle « malicieusement » à ses invités d’un jour qu’il sont tenus de se conformer au plan Annan, approuvé par le Conseil de sécurité, et affiné le 30 juin dernier à la réunion de Genève du Groupe d’action sur la Syrie. Lequel plan oblige les parties prenantes de la crise syrienne à s’asseoir à une table commune de négociations pour jeter les bases du fameux « gouvernement de transition ».Or le CNS ne veut pas entendre parler de négociation avec le gouvernement de Bachar, dont il continue à demander le départ comme préalable, alors que l’accord de Genève a écarté,, sous pression sino-russe, cette éventualité.

Voilà pourquoi Abdel Basset Sayda a parlé à Lavrov de « révolution » irrésistible en cours en Syrie, essayant peut-être de recycler le concept marxiste de « sens de l’Histoire« . Sans succès. À l’issue de la rencontre, M. Sayda s’est fendu d’un franc constat d’échec : « Je confirme au nom de toute l’opposition populaire syrienne (abus de langage manifeste, NdlR) qu’il ne peut pas être question d’un dialogue, tant qu’Assad ne sera pas parti ». Et Sayda d’en arriver à cette précision : « La Russie est d’un autre avis ». En effet, e l’on se demande ce qu’espéraient en arrivant à Moscou Sayda et ses comparses.

Et un bonheur n’arrivant jamais seul, un responsable de la coopération militaire russe annonçait, ce même mercredi, que la Russie allait poursuivre ses livraisons d’armes à la Syrie, et notamment des systèmes de DCA.

Il se confirme que le camp syrien et pro-syrien a gagné en assurance, quand les Occidentaux n’ont gagné qu’en arrogance. Quant au CNS, il a visiblement mangé son pain blanc, jusqu’à l’ultime miette….

12 juillet

http://www.medialibre.eu/monde/la-russie-deboute-les-agents-de-lotan-en-syrie/12164



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Ria Novosti : Russie: un projet de loi propose de considérer des ONG comme "agents de l'étranger"

Un millier d'ONG russes, dont celles de contrôle électoral Golos, de lutte contre la corruption Transparency International, et les deux tiers des ONG écologistes seront considérées comme des "agents de l'étranger", selon un nouveau projet de loi, a annoncé lundi l'agence Ria Novosti.
En Russie "nous comptons près d'un millier d'organisations non-gouvernementales qui correspondent
à ces deux critères : elles ont une activité politique et un financement étranger", a indiqué une source à la présidence russe, citée par l'agence publique.
La Douma (chambre basse du Parlement) doit examiner vendredi en première lecture un projet de loi qui prévoit de considérer comme "agents de l'étranger" les ONG bénéficiant de financement étranger et ayant une activité politique, a indiqué lundi à l'AFP son initiateur, le député pro-pouvoir Alexandre Sidiakine.
Parmi ces ONG figureront notamment l'association de lutte contre la fraude électorale Golos, l'antenne russe de Transparency International, et "70% des ONG écologistes en Russie", a estimé le responsable.
Golos a été le fer de lance dans la dénonciation de fraudes massives aux législatives de décembre dernier, qui ont déclenché la mobilisation de l'opposition russe ces derniers mois.
Transparency International dénonce année après année une corruption endémique en Russie.
Les associations écologistes accusent de leur côté les autorités russe de cautionner des catastrophes environnementales, comme Greenpeace qui en septembre dernier a déclaré Vladimir Poutine "pire ennemi du lac Baïkal", à l'issue d'une consultation sur l'internet.
"Si une organisation s'occupe de corruption ou de campagnes électorales, il est évident que c'est de la politique, et que cette ONG devra se faire enregistrer comme le prévoit" la nouvelle loi sur les "agents étrangers", a indiqué le responsable.
Quant aux associations écologistes, "30% d'entre elles travaillent sur l'élevage de lapins ou la protection d'animaux rares, mais 70% font simplement de la politique", a estimé le responsable.

 02/07/2012

 http://www.elwatan.com/depeches/russie-un-projet-de-loi-propose-de-considerer-des-ong-comme-agents-de-l-etranger-02-07-2012-176960_167.php


1-2 Medialibre : La Russie ligote les ONG au service de l’OTAN.

Le Parlement russe a adopté, hier, une loi, qui qualifie des ONG «d’agents de l’étranger».

Ce ne sont pas toutes les ONG qui sont visées par cette loi. Il s’agit de celles qui ont «une activité politique» et celles qui bénéficient d’un «financement étranger». Pour autant, la loi ne les interdit pas sur le sol russe mais les soumet à un enregistrement séparé des autres associations. Dans leurs activités, elles devront afficher publiquement leur spécificité «d’agents de l’étranger».

Il va de soi également qu’elles seront soumises à un étroit et régulier contrôle financier. Alors que les députés russes l’ont adoptée à l’unanimité moins quatre voix et une abstention, les Etats-Unis, l’Union européenne et, bien entendu, les principales ONG dans le monde comme « Amnesty International », « Greenpeace », « HumanRights Watch », etc., se sont carrément élevés contre ce qui, à leurs yeux, est «une atteinte» aux droits de l’homme. Pour bien faire la différence, le gouvernement russe avait pris le soin, en mai dernier, de débloquer pour l’année 2012, pas moins d’un milliard de roubles (près de 26 millions d’euros), aux associations russes (dont la liste a été annexée au décret) réalisant des projets sociaux. C’est-à-dire celles qui n’œuvrent que dans l’intérêt des Russes et de la Russie. D’ailleurs, la loi des ONG «agents de l’étranger» a été soutenue par tous les partis de la majorité et de l’opposition siégeant à la Douma.

Ce qui a permis l’adoption à l’unanimité. Décidément, Poutine double d’ingéniosité. Après avoir scrupuleusement respecté l’exigence de l’alternance pour revenir, en toute légalité, au pouvoir, voilà qu’il utilise «l’idéologie» de la transparence contre les «filiales» d’ONG internationales dans son pays. En les obligeant, seulement, à afficher leur allégeance à des lobbys étrangers. Pour ne plus leur permettre d’avancer masquées de «valeurs» universelles et tromper les citoyens russes. L’événement dépasse les frontières russes dans la mesure où tous les peuples sont confrontés à l’activisme de ces ONG «agents de l’étranger».

14 juillet

http://www.medialibre.eu/france/la-russie-ligote-les-ong-au-service-de-lotan/12276



2 Dossiers

2-1 Chris Sands : L'OTAN adopte la stratégie irakienne en Afghanistan.

Alors que les troupes internationales s'apprêtent à partir d'Afghanistan, l'OTAN cherche une porte de sortie. David Petraeus, chef de la CIA voudrait calquer le modèle du Conseil de l'Eveil irakien sur la situation afghane.

Une solution qui ne fait pas l'unanimité. 

Un destin surprenant

Abdul JabarFarhad n’était qu’un ancien commandant moudjahid, vivant dans ses souvenirs de gloires passées dans la campagne afghane. Il est désormais à la tête d’un projet controversé, qui pourrait devenir la stratégie de sortie de l’OTAN dans le pays.

Son groupe de 150 hommes fait partie du programme national de la police locale, financé par les États-Unis, qui fournit les armes et paie les forces du village pour défendre les zones rurales attaquées par les taliban.

Un schéma qui fait inévitablement penser au Conseil d’Eveil irakien, sponsorisé par les Etats-Unis, où des groupes tribaux se mobilisaient contre Al-Qaïda. Ici, en revanche, peu de personnes sont convaincues que cela fonctionne.

De mauvais souvenirs

Entre les accusations de violences et la criminalité, le sentiment de nombreux Afghans est mitigé. Ils pensent que ces milices pourront agir librement et causer le même genre de chaos que les Soviétiques ont laissé en 1989.

Abdul Farhad était un insurgé à l’époque, combattant contre les Russes dans les montagnes et les champs près de Kaboul.

Il dirigeait une division de combattants lors de la guerre civile, et s’était ensuite opposé au régime taliban. Après avoir lutté contre l’occupation américaine, qui avait saisi son district natal de Nijrab, dans la province de Kapisa, une entreprise de construction l’a contacté pour protéger une route contre les attaques de la guérilla. Il avait accepté et continue aujourd’hui d’avoir l’appui des résidents.

Une « police locale » efficace

« Les gens nous ont encouragé à tenir tête aux taliban », dit-il. « C’est pourquoi nous nous sommes soulevés, Dieu nous a aidé, cela a marché et nous les avons expulsé d’ici ».

L’année dernière, Abdul Farhad et ses hommes ont rejoint la police locale. Selon lui, ils ont reçu quinze jours de formation dans une base française de l’OTAN, et sont payés environ 200 dollars par mois.

« Les taliban se battent très farouchement », explique-t-il. « Ils sont très puissants par rapport au gouvernement ».

Comme le Conseil de l’éveil irakien, la création d’une milice afghane était l’idée de David Petraeus, anciennement à la tête des troupes de l’OTAN, et désormais directeur de la CIA.

Lancé en 2010, il faisait partie intégrante d’une stratégie qui mettait en avant la contre-insurrection, en utilisant des troupes locales, afin de fédérer les espritsDavid Petraeus a décrit cette nouvelle « police » comme un « ajout important sur la campagne militaire en général » qui s’explique comme « une communauté de défense, armée de AK 47 ».

L’objectif : une milice gigantesque

Le but final serait d’avoir trente mille membres actifs, qui finiront par être désarmés ou absorbés dans les forces de sécurité classiques (si les conditions le permettent). Mais on distingue des signaux clairs qui indiquent que le programme a commencé à prendre forme, même s'il existe une véritable méfiance face aux milices qui existaient au préalable.

Abdul Farhad à lui-même parlé avec un commandant de police de Nijrab, qui a également combattu des factions rivales dans le passé. Il prédit l’apparition d’une guerre civile afghane dans un futur proche. Il a expliqué qu’il n’était armé que de simples kalachnikovs, même si un politicien de Kapisa a affirmé leur avoir fourni des mitrailleuses lourdes et des lance-grenades.

Des unités difficiles à contrôler

Noor Mohammed KafeelNoori, un membre du Sénat Afgan, a expliqué avoir fourni de l’armement à Abdul Farhad. « Un choix entre le mauvais et le pire », a-t-il déclaré, en justifiant que cela était toujours mieux que les taliban.

Dans d’autres zones du pays, la police a été accusée d’abus de pouvoir, et de menaces envers les villageois. Les hommes d’une unité de la province septentrionale de Kundunz ont récemment été arrêtés pour l’enlèvement et le viol présumés d’une jeune fille. Ailleurs, les accusations de criminalité sont monnaie courante.

Des souvenirs que les Afghans aimeraient oublier

Tout cela rappelle aux Afghans des souvenirs qu’ils aimeraient oublier. Dans les années 1980, des milices pro régime avaient été mis en place pour réprimer l’insurrection des moudjahidines, mais nombre d’entre eux avait changé de camp, et participé ensuite à la chute du gouvernement de Kaboul.

De 1992 à 1996, le pays a ensuite été divisé en une série de fiefs concurrents et des dizaines de milliers de civils ont été tués. Jurant d’imposer la loi et l’ordre, le mouvement taliban a émergé comme une conséquence directe de ce chaos.

Un rapport de Human Right Watch, publié l’an dernier, explique que ce programme de « police locale » représentait « une stratégie à haut risque pour atteindre des objectifs à court terme ».

Un avenir incertain

Le président Hamid Karzai a d’ailleurs émis une forte inquiétude à ce sujet, mais s’est ravisé sous la pression de David Petraeus et des Etats-Unis. Beaucoup de gens là-bas pensent que c’est une erreur, qu’il regrettera un jour.

ShahnawazTanai était ministre de la Défense dans l’administration pro-soviétique communiste. Il craint une escalade dans le conflit si les troupes étrangères quittent le pays comme prévu, à la fin de l’année 2014.

« Avec un gouvernement impuissant, les milices vont unir leurs forces avec les seigneurs de guerre et les politiciens du nord, et combattre contre les taliban pour le contrôle du sud du pays », a-t-il prédit. « Vos dix années d’efforts n’auront servi à rien », conclut-il.

Chris Sands –

13/07/2012

Global Post/ Adaptation Henri Lahera pour JOL Press

http://www.jolpress.com/article/otan-adopte-la-strategie-irakienne-en-afghanistan-programme-national-de-la-police-locale-hamid-karzai-811993.html


2-2 RIA Novosti : Kosovo: un ex-général de l'Otan veut exploiter des ressources de charbon.

L'ex-général américain Wesley Clark, qui était à la tête de la campagne militaire de l'Otan ayant évincé au printemps 1999 les forces serbes du Kosovo, pourrait y investir jusqu'à 5,6 milliards de dollars, rapporte mardi la chaîne de télévision serbe B92 en référence à des médias kosovars.
Selon B92, le général a demandé aux autorités du Kosovo une licence en vue d'exploiter des ressources de charbon pour le compte d'une société canadienne qu'il dirige. Cette compagnie, Envidity, compte produire du carburant synthétique à partir du charbon.

Elle s'engage notamment à se servir de technologies non polluantes pour transformer le charbon de basse qualité en carburant diesel synthétique de haute qualité.
"Cette demande est en train d'être traitée", a fait savoir le gouvernement kosovar.
La campagne de bombardements de l'Otan a ouvert la voie à la proclamation de l'indépendance du Kosovo le 17 février 2008 par les autorités albanaises de la province serbe, soutenues par les Etats-Unis et certains pays membres de l'Union européenne.
La Serbie conteste la proclamation d'indépendance unilatérale du Kosovo et considère toujours ce territoire comme sa province méridionale. La Russie, la Chine, l'Inde et plusieurs autres puissances sont opposées à cette démarche, la qualifiant de violation de la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies proclamant l'intégrité territoriale de la Serbie.

26 juin

RIA Novosti



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1« SES » COOPÈRE AVEC NORTHROP GRUMMAN DANS LE CADRE DU NOUVEAU SYSTÈME AÉROPORTÉ DESURVEILLANCE TERRESTRE DE L'OTAN.

SES (Paris:SESG) (LuxX:SESG) a annoncé ce jour la signature d'un accord avec Northrop Grumman Corporation (NYSE:NOC) portant sur la fourniture d'une capacité et de services satellitaires au profit du système aéroporté de surveillance terrestre AGS (Alliance Ground Surveillance) de l'Alliance Atlantique. Placé sous le commandement de l'OTAN, l'AGS constituera une importante source de données pour le système interallié de renseignement, surveillance et reconnaissance (JISR).

L'AGS répond aux besoins de renseignement, surveillance et reconnaissance de l'OTAN et d'un large éventail de missions, telles que la protection des forces terrestres, la sécurité frontalière et maritime, le contre- et l'anti-terrorisme, la gestion des crises, le maintien et le rétablissement de la paix, l'assistance humanitaire et les interventions d'urgence en cas de catastrophes naturelles. A ce titre, SES fournira une capacité en bande Ku au-dessus des Etats-Unis et de l'Europe, ainsi qu'une assistance technique dans la conception et le développement du système.

En tant que maître d'?uvre du programme AGS de l'OTAN, Northrop Grumman fournira les cinq drones stratégiques Global Hawk, ainsi que les systèmes et charges utiles associés. Ces dernières incluent le radar MP-RTIP (Multi-Platform Radar Technology Insertion Program), capable de détecter et poursuivre des cibles mobiles, et de fournir une imagerie radar des sites visés et des objectifs fixes.

Northrop Grumman a signé un contrat de 1,7 milliard USD (1,2 milliard EUR) avec l'OTAN et 13 nations participantes au mois de mai 2012. Outre le segment aérien, le contrat porte aussi sur l'achat, la mise en service initiale et la maintenance des stations sol, qui incluent des unités mobiles et transportables, ainsi que sur la fourniture en temps réel, aux commandements, de renseignements et de données d'identification de cibles à portée visuelle ou au-delà de la vue directe.

« La participation de SES à ce programme multinational à long terme de l'OTAN revêt pour nous une importance toute particulière, car nous pouvons ainsi mettre à contribution les capacités de notre flotte et de nos services, et faire valoir les atouts et l'expertise que nous possédons dans la construction et l'exploitation de grands systèmes internationaux de type gouvernemental ou institutionnel », a déclaré Romain Bausch, Président-Directeur général de SES. « Nous sommes honorés de satisfaire aux plus hauts niveaux d'exigence et de besoin de l'Alliance Atlantique. Grâce aux compétences et à la mobilisation permanente de l'équipe gouvernementale et institutionnelle de SES, nous démontrons notre savoir-faire dans le domaine extrêmement pointu des services fournis aux systèmes de drones ».

A propos de SES

SES est un opérateur satellitaire de tout premier plan mondial, avec une flotte de 51 satellites géostationnaires. L'entreprise fournit des services de communication par satellite aux télédiffuseurs, aux prestataires de services d'information et Internet, aux opérateurs de réseaux fixes et mobiles, ainsi qu'aux entreprises et organisations gouvernementales du monde entier.

SES se fait fort d'établir des relations commerciales durables, une qualité de service exemplaire et un niveau d'excellence dans l'industrie de la télédiffusion. D'horizons culturels divers, les équipes régionales de SES sont présentes partout dans le monde et travaillent en lien étroit avec les clients pour satisfaire au mieux leurs besoins spécifiques de services et de largeurs de bande satellitaires.

SES (Paris:SESG) (LuxX:SESG) détient des participations dans Ciel au Canada et QuetzSat au Mexique, ainsi qu'une participation stratégique dans l'infrastructure satellite de démarrage O3b Networks.

Pour plus d'information, rendez-vous sur : www.ses.com.

SES
Markus Payer
Market Communication & PR
Tél. +352 710 725 500

Markus.Payer@ses.com

http://bourse.lci.fr/bourse-en-ligne.hts?urlAction=bourse-en-ligne.hts&idnews=BNW120713_00005141&numligne=0&date=120713



4 Brèves

4-1 Le parlement européen veut une enquête sur les prisons secrètes de la CIA.  

Le parlement européen a demandé une nouvelle enquête sur les prisons secrètes de la CIA, dans certains pays européens.

Le parlement européen,  en adoptant le rapport de la Commission des libertés individuelles de cette instance, a demandé aux pays membres, notamment, à la Pologne, la Roumanie et la Lituanie, de mener des nouvelles enquêtes, sur ces centres de détentions secrets. La CIA a créé des prisons secrètes, en Pologne et dans certains pays européens, pour garder les individus suspects de mener des activités terroristes ou des membres présumés d’Al-Qaïda. Selon les activistes des droits de l’Homme, la CIA gardait ces personnes, sans aucune forme de procès, et les soumettait à divers types de tortures.

12/07/2012 

Irib


4-2 Record de ventes d'armes en 2012 pour les Etats-Unis.

Les ventes d'armes américaines ont atteint un record en 2012 pour s'établir à plus de 50 milliards de dollars, portées par des contrats importants avec l'Arabie Saoudite notamment et le régime israélien.

Andrew Shapiro, secrétaire d'Etat adjoint aux affaires politiques et militaires, a par ailleurs évoqué le souhait de conclure des ventes supplémentaires avec l'Inde, qui envisage un achat de 22 hélicoptères Apache pour 1,4 milliard de dollars.
"Aujourd'hui, je peux confirmer qu'il s'agit d'une année record pour les ventes militaires à l'international", a-t-il précisé.
Ce chiffre représente une hausse de 70% par rapport aux ventes d'Etat à Etat de 2011, qui était déjà une année record, avec des ventes totalisant 30 milliards de dollars.
Le contrat de 29,4 milliards avec l'Arabie saoudite, pour la vente de 84 chasseurs Boeing F-15SA et une amélioration de sa flotte existante de 70 F-15s pour des versions plus puissantes, a été "évidemment très significatif".

 13 Juillet 2012.

http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-96/1207137841193612.htm


4-3 Rasmussen : Kosovo: l'Otan maintient 6.000 militaires.

L'Otan a suspendu la réduction de son contingent au Kosovo et envisage d'y conserver jusqu'à 6.000 militaires, rapportent les agences occidentales se référant au secrétaire général de l'Alliance, Anders Fogh Rasmussen.

En 2010, l'Otan a lancé un retrait progressif des soldats de la Force pour le Kosovo (KFOR) diminuant leur nombre de 15.000 à près de 6.200 hommes. D'après les plans initiaux, le contingent aurait dû compter 2.500 militaires en 2012.

La KFOR a été déployée au Kosovo en juin 1999 conformément à la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l'Onu. Dirigée par l'Otan, la Force regroupe des contingents issus de 29 pays.

En 2008, le Kosovo a proclamé unilatéralement son indépendance par rapport à la Serbie avec le soutien des Etats-Unis et de l'Union européenne.

12 juillet -

http://fr.ria.ru/world/20120712/195329787.html



5 Vidéo

5-1 Michel Collon : L’Otan : une association de criminels au service de la stratégie du chaos.
Invité à Ce soir ou jamais pour débattre sur le sommet de l'Otan, Michel Collon en a profité pour rappeler le rôle fondamental de cette alliance militaire : soumettre les populations du Nord comme du Sud pour défendre les intérêts de l’élite occidentale. C’est le bilan à tirer lorsqu’on examine les actions de l’Otan, au-delà de la propagande sur la menace soviétique hier et sur les interventions humanitaires aujourd’hui. Michel Collon explique également comment, dans le contexte actuel d’un empire US en déclin, l’Otan applique la stratégie du chaos pour contenir l’émergence des concurrents économiques.

VISIONNER LA VIDEO EN CLIQUANT SUR CE LIEN

http://michelcollon.info/L-Otan-une-association-de.html


5-2 Vidéo : Les entrevues de l’idiot – La Démocratie ambiguë.

Guillaume de Rouville répond aux questions de l’idiot du village pour la sortie le 31 mai 2012 de son essai La Démocratie ambiguë, un livre-choc consacré aux crimes de masse commis par les démocraties occidentales ces vingt dernières années, et plus particulièrement par la France et les Etats-Unis.

« Le plus important est d’apprendre à manier l’ambiguïté, à prononcer des discours qui puissent s’interpréter dans un sens aussi bien que dans un autre afin que nul ne puisse trancher. » Cardinal Mazarin, Bréviaire des politiciens.

La Démocratie ambiguë, Guillaume de Rouville, Editions Cheap.

http://www.editionscheap.fr/Ouvrage disponible à partir du 31 mai 2012.

30 avril 2012 ·

http://lidiotduvillage.org/2012/04/30/video-les-entrevues-de-lidiot-la-democratie-ambigue/


5-3 Le rôle de l'OTAN dans le monde.                                                

Un excellent montage vidéo pour nous livrer un autre point de vue.

Pour lire la suite

cliquez ici

http://www.uam93.com/news/jai-un-doute-sur-lotan.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

 

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


02/07/2012

n° 117- 02-- Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’ -02-07 : OTAN Ce que ça coûte d’être dissident en Occident''

n° 117- 02-- Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’ -02-07 : OTAN   Ce que ça coûte d’être dissident en Occident''



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’. n° 117- 02-07

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 "Le'Dossier des guerre de l'Otan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

1 Dossiers

1-1 Wei Ling Chua "Julian Assange : Ce que ça coûte d’être dissident en Occident'' (Dissident Voice)

1-2 Thierry Meyssan : Bruits de bottes.

1-3 Moyen-Orient : Avertissements nucléaires de la Russie.

1- 4 Pepe Escobar : L'art de la guerre, avec un verre de vin.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Tom Carte :r : Des drones évoluent au-dessus des Etats-Unis.

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1Le nouveau destroyer US est en train de couler le budget.  

3-2 Luc Michel :: "CPI versus CNT: farce judiciaire et chantage entre auxiliaires de l'OTAN au milieu du chaos libyen !".

 



1 Dossiers

1-1 Wei Ling Chua "Julian Assange : Ce que ça coûte d’être dissident en Occident'' (Dissident Voice)

Julian Assange a rendu service à l’humanité en publiant les dépêches diplomatiques étasuniennes qui révélaient que "les décisions politiques étasuniennes étaient plus motivées par le pétrole que par la lutte contre le terrorisme" et que les meurtres et la torture de dizaines de milliers de civils par les forces des Etats-Unis et de l’OTAN en Irak et en Afghanistan dont font état les journaux de guerre respectifs étaient des preuves de crime de guerre.

Cependant, à son grand désarroi, Assange, en tant que dissident occidental ne jouit pas de la mansuétude dont jouissent les dissidents chinois.

Les politiciens du monde "libre" ne veulent pas reconnaître qu’il a agit noblement en révélant les violations des droits humains et les crimes de guerre commis par l’OTAN et les Etats-Unis.

Le président Obama a parlé d’une "déplorable fuite de documents" ; l’ancien président de la Chambre des Députés, NewtGingrich, pense qu’Assange doit être traité comme un "combattant ennemi" ; le leader du groupe GOP (Grand Old Party : Parti Républicain, ndt), Mitch McConnell, l’a qualifié de "terroriste high-tech" ; et Sarah Palin veut qu’il soit pourchassé comme al-Qaeda.". D’autres politiciens dont des dirigeants de médias alignés "ont ouvertement demandé qu’il soit mis à mort."

L’accès à WikiLeaks a été instantanément bloqué par les employés fédéraux des Etats-Unis. Et c’est pareil en Allemagne.

Au Canada, des censeurs ont bloqué le site de WikiLeaks ; Interpol a publié un mandat d’arrêt contre lui et Tom Flanagan, le principal conseiller du premier ministre canadien Stephen Harper, a suggéré qu’il soit assassiné par un drone.

On a appris que Facebook avait effacé la page de WikiLeaks avec ses 30 000 fans ; Reporters WithoutBorders, les chiens de garde médiatiques (groupe de liberté de la presse) financés par le gouvernement étasunien, l’ont accusé d’être un "irresponsable".

Ses sources de financement ont été bloquées par des firmes occidentales comme VISA, MasterCard, Amazon, PayPal, Western Union et Bank of America. De sorte que WikiLeaks, étranglé financièrement, a été forcé de fermer temporairement son site en 2010.

On ne trouve quasiment personne dans la presse-système pour oser le présenter comme un militant des droits de l’homme ou de la liberté d’expression. En fait, comme les Australiens l’ont fait remarquer, "les rédacteurs en chef se sont retournés contre lui" ; le Guardian a noté que "de plus en plus de journalistes étasuniens prennent leur distance par rapport à WikiLeaks et Assange." Une tribune du Washington Post demande qu’il soit poursuivi et que la loi contre l’espionnage soit remodelée.

Si l’on en croit un sondage de CNN, le peuple américain semble aussi l’avoir abandonné puisque 77% des gens disent que ces documents du gouvernement étasunien n’auraient pas dû être publiés.

Les avocats qui défendent Assange se plaignent d’être surveillés et de subir des pressions de Washington.

Assange a été complètement abandonné par sa mère-patrie, l’Australie. Le gouvernement australien non seulement s’est complètement désintéressé de ses droits humains élémentaires et de la liberté de la presse, mais le premier ministre, Julia Gillard, s’est jointe aux Etats-Unis pour le condamner en prétextant qu’il avait agi illégalement tout en étant incapable de "dire en quoi WikiLeaks avait violé la loi". En deux occasions, le gouvernement australien a menacé de l’arrêter bien qu’il sache pertinemment qu’Assange est mal traité en Grande Bretagne depuis 2010. Sa liberté de mouvement a été limitée par un bracelet électronique et il est virtuellement assigné à résidence après avoir passé 9 jours à l’isolement dans une prison de Londres sans charges et sur la base d’allégations qu’il niait expressément. Selon sa mère, Assange n’a reçu aucune aide du gouvernement australien.

Un article de Crikey note à juste titre qu’il aurait mieux valu pour Assange être accusé de trafic d’armes avec Bagdad.

En fait, on a même appris qu’à moment donné l’Australie a envisagé d’annuler le passeport d’Assange ; on aurait aussi essayé d’empêcher son avocate australienne, Jennifer Robinson, de prendre l’avion à l’aéroport d’Heathrow pour rentrer en Australie au prétexte qu’elle était sur une "liste de surveillance" et qu’il lui fallait une autorisation officielle pour pouvoir retourner dans son pays natal.

Assange est un dissident occidental, il ne jouit pas de la mansuétude accordée aux dissidents chinois. Sa cause est peut-être noble et un Russe a même dit qu’il méritait le prix Nobel de la paix. Mais les forces qui décident de son sort sont puissantes et impitoyables. Il se pourrait qu’il finisse comme Bradley Manning dans une célèbre prison militaire étasunienne, obligé de passer toutes ses nuits tout nu, maintenu à l’isolement, persécuté et privé de sommeil comme le recommande le manuel d’interrogatoire de la CIA. Des officiels de l’ONU s’indigneront peut-être de temps en temps qu’il soit traité de manière "cruelle et dégradante" mais la plupart des médias alignés ne relaieront même pas leurs observations.

Le procès de Manning par le monde "libre" sera tenu secret ; on sait que son avocat se bat pour avoir accès aux documents du gouvernement pour pouvoir préparer sa défense. Apparemment les gens qui s’inquiètent de sa santé ont aussi beaucoup de mal à obtenir l’autorisation de le voir.

Le gouvernement australien est parfaitement conscient des mauvais traitements que le monde "libre", notamment les autorités anglaises et suédoises, inflige à Assange mais il laisse Assange se débrouiller tout seul.

Est-ce que les droits humains et la liberté de la presse sont vraiment des valeurs universelles occidentales ?

Wei Ling Chua

Wei Ling Chua est journaliste indépendant accrédité par Australia News and Feature Services (ANFS) et International News Syndicate (INS) et chercheur indépendant en désinformation médiatique. On peut le joindre à : wchua62@gmail.com et consulter son site : http://www.outcastjournalist.com/

Pour consulter l’original : http://dissidentvoice.org/2012/06/julian-assange-the-price-o...

Traduction : Dominique Muselet

Wei Ling Chua

wchua62@gmail.com

URL de cet article 17019 
http://www.legrandsoir.info/julian-assange-ce-que-ca-coute-d-etre-dissident-en-occident-dissident-voice.html

22 juin 2012


1-2 Thierry Meyssan : Bruits de bottes.

Alors même que les US et l'UE, partenaires au sein du « bloc occidental » dont l'OTAN et « l'Union Transatlantique » sont les instrument de coordination, ne peuvent plus être réellement appelés « démocraties »note ni même « états de droits »note, de sourds bruits de bottes nous parviennent.

Ces bruits nous viennent d'Iran bien sûr, pays dont depuis quinze ans il est dit quasi-annuellement qu'il est 'à quatre ans' d'avoir l'arme nucléaire. Malgré que tout donne à penser que ces campagnes successives ne sont que désinformation et partie intégrante de ce qu'il est convenu d'appeler des « opérations psychologiques », il ne faut pas oublier que des déploiements de troupes et des manœuvres militaires ont lieu. Nous ne citerons que cette information : un drone US RQ-170 violant l'espace aérien de la République Islamique d'Iran a été abattu ce 5 décembre 2011note.

Voisine de l'Iran, la Syrie est depuis plusieurs mois la cibles d'attaques de différents ordres. Des groupes armés, dont de nombreux signes montrent qu'ils sont soutenus par des pays tiers, créent un climat de tension extrême, provoquant la mort de nombreuses personnes parmi les militaires et policiers syriens mais aussi parmi la population civile. Notons au passage que les demandes de changement et d'émancipation de sa population sont maintenant rendues largement inaccessibles.

La Syrie subit aussi des attaques médiatiques importantesnote de la part des états du « bloc occidental », attaques permettant les tentatives de déstabilisations économiques -dont on sait pourtant qu'elles affectent principalement les populations les plus faibles- que sont les sanctions internationales. Remarquons que les pays de la ligue arabe sont en pointe dans ce combat. Les dernières annonces concernant la Syrie, notamment par la France dont le Ministre des Affaires étrangères Alain Juppé déclara « Bachar est fini! », sont la possibilité de création d'un « corridor humanitaire » et d'une « zone d'exclusion aérienne »note.

 

Autres voisins de la Syrie, autres désastres guerriers : à l'est, l'Irak est détruit pas une longue guerre et les diverses déstabilisations dont fut victime le pays ont créé des situations de chaos et engendré des violences interconfessionnelles tandis qu'à l'est, l'Afghanistan est, lui aussi, ruiné et en proie à de multiples violences. Rappelons que ces deux pays furent attaqués après des campagnes médiatiques usant et abusant du mensonge, transformant les journalistes en auxiliaires militaires chargés de la propagande de guerre. Le rôle de la presse ne semble pas avoir évolué sur ce pointnote.

 

La Libye vient d'être détruite sous prétexte humanitaire par les troupes du « bloc occidental » agissant sous couvert de l'ONU, organisation ayant décidé de la création d'une « zone d'exclusion aérienne » et dont les batailles terrestres furent menées avec l'aide de leur soudard Qatari. Cette destruction est physique mais aussi sociale et de nombreux « groupes de guerriers » sont maintenant en possession d'armes dont on ne sait quelle sera leur finalité. Des risques certains existent qu'elles soient revendues à des groupes déstabilisateurs (AQMI,...) ou qu'elles continuent leur chemin vers l'un des nombreux endroits du continent africain ou les troupes de l'OTAN et de ses pays membres sont impliquées : Soudan, Somalie, Côte d'Ivoire, Yemen...

Ces bruits de botte nous viennent aussi de Russie. Directement menacée par l'implantation d'un « bouclier anti-missiles » (rappelons que cet ensemble que constitue le « bouclier » peut être défensif, mais aussi offensif, le simple fait de ne pas craindre de représailles d'un adversaire pouvant amener à la décision de lui mener bataille, y compris en utilisant les armes les plus destructrices. Rappelons aussi que le « bouclier » est constitué en lui-même de missiles), la Russie a annoncé qu'elle réagirait à ce projet par différents moyens dont, entre autres, une réaffectation de ses propres missiles. Les tentatives d'élargissement de la sphère d'influence de l'alliance transatlantique a conduit un général Russe à affirmer devant la Chambre Civile Russe "La Russie pourrait se voir impliquée dans un conflit dans lequel des armes de destruction massive seraient utilisées"note La Russie entrevoit aussi des difficultés sur son côté asiatique : « Les projets américains d'accroître leur présence militaire en Asie centrale et d'établir d'importantes bases militaires en Afghanistan inquiètent la Russie », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergeï Lavrov. "Par ailleurs, des informations arrivant périodiquement montrent que nos collègues américains veulent accroître leur présence militaire en Asie centrale", a-t-il fait savoir. note Les intérêts de ce même pays sont aussi menacés en Syrie et il a été annoncé que des bâtiments de la marine de guerre s'y rendraient prochainement note, officiellement sans lien avec les événements actuels. La Russie a encore de nombreuses autres raisons de se sentir atteinte dans ses intérêts ou d'être inquiète. Notons par exemple qu'un de ses ambassadeurs fut roué de coups par des douaniers car il refusait de donner sa « valise diplomatique ». Cela se passait fin novembre au... Qatar!note

 

Ces bruits de bottes nous viennent aussi de Chine, pays ayant acquis une puissance monétaire, technologique et militaire impressionnante le mettant en concurrence directe pour la domination globale avec l'autre grand acteur. « Il ne peut y avoir deux tigres sur la même colline » a dit Deng Xiaoping, qui rejoint par là les vues du stratège US et « conseiller hors cadre » de Barak Hussein Obama, Monsieur ZbigniewBrzeziński. Ce dernier se déclarant pour un leadership total des US et expliquant que « qui contrôle l'Eurasie contrôle le monde »note. La Chine, donc, s'est sentie obligée de donner de la voix publiquement ces dernières semaines suite à ce qu'elle perçoit comme des menaces du « bloc occidental ». « Le président chinois, Hu Jintao, a appelé la marine à être prête au combat et à poursuivre sa modernisation afin de sauvegarder la sécurité nationale, a rapporté l'agence d'information Chine nouvelle, mardi 6 décembre » d'après Le Monde. La Chine a aussi émis des avertissements très clairs, demandant à ce que cessent les opérations au Pakistan, son voisin, en déclarant : « l'intégrité territoriale et l'indépendance du Pakistan doivent être respectés!note». Cette déclaration est comme pour joindre la parole au geste car, en mai 2011, la Chine avait déjà offert des avions de chasse au Pakistannote. D'autres opérations concernent son voisinage proche, comme le rapprochement des US avec la Birmanie ou le renforcement des capacités US en Australie. Le New York Times a publié un article le 16/11 à ce sujet où l'on peut lire : l'Australie doit être utilisée par l'armée étatsunienne « comme un nouveau centre d'opérations en Asie » à partir duquel les États-Unis chercheront « à se réaffirmer dans la région et affronter l'ascension de la Chine. »

Elle se sent aussi menacée par les opérations visant la Syrie et l'Iran et a d'ailleurs voté contre les résolutions de l'ONU visant la Syrie (rappelons que le conseil de sécurité est composé de trois membres du « bloc occidental » : USA, UK et France, d'un membre du « bloc civilisation orthodoxe » : la Russie et d'un membre du « bloc civilisation chinoise » : la Chine). Rappelons enfin qu'elle n'avait pas soutenu la résolution de l'ONU concernant la Libye et s'était abstenu lors de son vote.

 

Tous ces bruits de bottes ne seraient ils que l'annonce d'une intensification de la concurrence entre le géant de ce monde et ses outsiders? Devons nous craindre une confrontation dont personne, et surtout pas les populations européennes, ne sortirait gagnant? Pouvons nous accepter que l'on joue ainsi avec notre destinée? De surcroit dans un jeu à somme très largement négative? Nous vous laissons juge.

Écrit le 10 décembre 2011 pour Beez - Libreinfo

Notes et références

Note 1 : Voir « Stratégie du Choc et de la Tension : Résultats positifs »

Note 2 : Ibid.

Note : L'appareil n'a pas été "abattu", mais forcé d'atterrir après sa prise de contrôle.  http://essential-intelligence-network.blogspot.com/2011/12/rq-170-anatomy-of-failed-cybernetic.html

Note 3 : L'ensemble de l'appareil médiatique/appareil de propagande est mobilisé, comme l'attestent les faits relevés dans ce dossier. La manipulation est parfois grossière, comme lors de ce journal télévisé de la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone)

Note 4 : L'option militaire du « couloir » semble toutefois actuellement abandonnée ou à tout le moins repoussée

Note 5 : Voir différents média-mensonges et mensonges de guerre concernant ces pays et d'autres cas plus récents

Note 6 : http://french.cri.cn/781/2011/11/17/304s261402.htm

Note 7a : http://fr.rian.ru/world/20111117/192011216.html

Note 7 : La Russie va envoyer une flotte de navires de guerre en Syrie...

Note 8 : http://english.pravda.ru/world/asia/06-12-2011/119857-qatar-0/ (Small Arab country slapsRussia in the face)

Note 9 : Voir « Le grand échiquier »

Note 10 : http://articles.economictimes.indiatimes.com/2011-05-20/news/29565072_1_pakistan-s-ambassador-pakistan-china-pakistan-media

Note 11 : www.nytimes.com/2011/05/20/world/asia/20pakistan.html?_r=4

http://guerre.libreinfo.org/controle-populations/divers/817-bruits-bottes-guerre-mondiale.html


1-3 Moyen-Orient : Avertissements nucléaires de la Russie.

Cet article revient toujours sur les fantômes de 1914 et du magnifique été de cet époque. L'insouciance et l'ignorance des masses semble supérieure encore à ce qu'elle était à cette époque. Après avoir dévalisé et ruiné des peuples, affamé d'autres, les dirigeants occidentaux sont en train de diriger leurs peuples à l'extermination nucléaire. Il n'y a pas d'exagération mais la vision lucide de ce qui arrivera vite si l'occident continue ses entreprises perverses d'entropisation, de creation de chaos et de perversion des outils du droit international. 

Les dirigeants occidentaux (USA, France, Royaume-Uni et quelques alliés de quelques émirats du golfe) jouent une partie de poker menteur avec la Russie en Syrie alors que la Russie a 11 000 têtes nucléaires, a clairement dit que la Syrie était la ligne rouge à ne pas franchir. Nos dirigeants n'ont pas le mandat de mettre en danger leurs populations par leurs politiques suicidaires. 

La mise en danger "à la légère" des populations européennes par leurs dirigeants est un crime. Aucun intérêt vital à des milliers de kilomètres de leurs frontières ne justifie une telle prise de risque. François Hollande de ce point de vue est déjà la déception qu'on pressentait.

L'excellent Thierry Meyssan, un des quelques journalistes avec Collon et quelques autres à ne pas désinformer mais à informer au péril de sa vie (il est passé près de l'exécution en Libye) nous donne un excellent article concernant l'avertissement sans frais mais à prendre au sérieux de Poutine aux occidentaux : la Syrie est la ligne rouge ou jaune à ne pas franchir.

Thierry Meyssan qui est sur place démonte les mensonges occidentaux.

Comme ce qu'il dit recoupe d'autres sources comme RT, Tarpley, Collon, Chossudovsky

Comme on a encore le précédent Libyen en tête

Comme on a plus aucune confiance dans la presse-système orwellienne du ministère du mensonge et de la paix

Comme l'Euro 2012 puis les jeux olympiques arrivent à point nommé pour détourner la masse amorphe de l'information ...

... osons prendre au sérieux les avertissements de Poutine et les analyses de Meyssan et d'autres. 

 

L'agenda de Poutine parle de lui-même : c'est celui d'une mobilisation générale : diplomatie, armée, alliés. Je souligne les points essentiels.

7 mai : investiture du président Vladimir Poutine

8 mai : nomination de Dmitry Medvedev comme Premier ministre

9 mai : célébration de la victoire contre l’Allemagne nazie (ou Vladimir Poutine a insisté sur la nécessité pour la Russie de se tenir prête à un nouveau sacrifice). Le discours de Poutine du 9 mai est clairement à sens multiples : discours commémoratif mais aussi avertissement à peine voilé, reaffirmation des droits moraux du peuple russe à résister aux "agressions et engagement solennel devant les anciens combattants de tout faire pour que la Russie ne soit plus attaquée ; A prendre très au sérieux par les élites autistes occidentales

10 mai : visite du complexe militaro industriel russe

11 mai : réception du président abkhaze

12 mai : réception du président sud-ossète (voir mon article précédent sur le caucase)

14-15 mai : rencontre informelle avec les chefs d’États de l’OTSC.

18 mai : visite de l’institut de recherche de défense Cyclone

25 mai :revue des sous-marins atomiques

30 mai : réunion avec les principaux responsables de la Défense

31 mai : réunion du Conseil de sécurité russe

4-7 juin :visite en Chine, sommet de l’OCS

7 juin : visite au Kazakhstan durant letir de missile Topol

L'original étant mieux que la paraphrase approximative, il vaut mieux reproduire l'article de Thierry Meyssan (licence CC BY-NC-ND)) en l'enrichissant avec des liens tous concordants.

Le fond du problème,constamment relevé article après article par dedefensa(qui a cruellement besoin de soutien financier sous peine probablement de disparaître) est la pathologie mentale des occidentaux, notre pathologie à tous que nous ne pouvons pas voir puisque nous en sommes atteints. : hystérie, inculpabilité, indefectibilité, deux poids deux mesures permanents ad nauseam sans comprendre que les autres ne pensent pas comme nous et qu'ils en ont le droit.   

Le bloc occidental ne peut pas comprendre que la Russie (ou la Chine) pensent autrement que lui et que pour la direction russe actuelle, opinion partagée par la Chine, le principe de non ingérence dans les affaires intérieures d'un autre pays est la condition sine-qua non de la paix. Le droit d'ingérence ou la responsabilité de protéger à sens unique ne sont acceptés ni par la Chine, ni par la Russie. Le ton de la Chine envers les Etats-Unis après la publication du rapport US sur les droits de l'homme en Chine devient clairement non diplomatique : "Nous suggérons sincèrement à la partie américaine de mieux examiner la situation aux Etats-Unis et d'abandonner ses pensées et actes erronés dans ce domaine" (We urge the US side to reflect more on itsownproblems and put an end to itswrongmindset and practice on humanrights issues.). Quand au ton de la Russie avec les occidentaux, on en est déjà à la communication non verbale par tir de missiles atomiques. Attention : l'autisme tue.

Cette pathologie mentale qui imbibe aussi François Hollande force la Russie à gronder puis sortir les griffes pour que l'occident comprenne que la Russie ne rigole pas

Le tir de fusées atomiques est le seul langage qui reste aux russes pour briser l'autisme des élites et l'apathie du citoyen occidental qui laisse faire.

 

Article 1 : Coups de semonce russes par Thierry Meyssan  (licence CC BY-NC-ND))  

La crise syrienne a changé de nature. Le processus de déstabilisation qui devait ouvrir la voie à une intervention militaire légale de l’Alliance atlantique a échoué. Ôtant leur masque, les États-Unis ont publiquement évoqué la possibilité d’attaquer la Syrie sans l’aval du Conseil de sécurité, comme ils le firent au Kosovo. C’était feindre d’ignorer que la Russie de Vladimir Poutine n’est pas celle de Boris Eltsine. Après s’être assuré du soutien chinois, Moscou a tiré deux coups de semonce en direction de Washington. La continuation des violations du droit international par l’OTAN et le CCG risque désormais d’ouvrir un conflit mondial.(...) Depuis 16 mois qu’ils déstabilisent la Syrie, l’OTAN et le CCG ont créé une situation sans issue qui peut désormais dégénérer en guerre mondiale.

Thierry Meyssan


1- 4 Pepe Escobar :L'art de la guerre, avec un verre de vin

Elle se trouvait là, dans un coin discret, jamais repérée par les hordes de touristes : ma petite table favorite depuis les années 80 au Café de Flore à Saint-Germain. J'en ai pris possession, j'ai commandé un croque-monsieur et un verre de Chablis, et j'ai repris mes activités, en lisant et en regardant le monde passer devant moi pour la première fois depuis la chute du Roi Sarko.

Première impression : où diable mon bouquiniste peut-il bien se trouver ? La vénérable librairie La Hune, juste au milieu de mon angle de vision, semblait avoir été frappée par le feu de l'enfer. Zeus merci, elle avait déménagé pas loin. Deuxième impression plus prometteuse : BHL ne se trouvait pas au Flore. En fait, le philosophe français Bernard-Henri Lévy, alias BHL, était occupé ailleurs à assurer la promotion de sa prochaine guerre.
BHL n'est pas simplement un philosophe/écrivain/cinéaste, il est avant tout le patron exécutif d'une gigantesque opération de relations publiques montée à la gloire perpétuelle de lui-même. Il dirige pratiquement l'arène culturelle française, de la même manière que Christopher Hitchens pensait faire la pluie et le beau temps aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.

Pouvons-nous vivre dans la médiocrité ? Si seulement Sartre était encore vivant pour renvoyer BHL d'un coup de pied dans le derrière vers son jardin d'enfants intellectuel ! BHL s'est rendu dernièrement au Festival du film de Cannes en emportant dans ses bagages quelques rebelles otanesques libyens en guise d'animaux de compagnie - des compagnons de son aventure de « libération », comme Moustafa El-Zagizli, de Bengazi, fièrement présenté comme le « prince des chabab », et le général Ramadan Zarmouth, de Misurata.

Le colonel Kadhafi avait l'habitude de planter ses tentes à Rome et de faire embrasser ses magnifiques robes par les potentats occidentaux. Les rebelles otanesques libyens, pour leur part, étaient abasourdis et troublés par leur expérience explosive des tapis rouges de Cannes.

Fait décisif, en compagnie de ses Libyens favoris, qui maugréaient contre « l'unité de la révolution », BHL avait également emmené avec lui - qui d'autre ? - ses Syriens favoris, deux Kurdes, des personnages louches en lunettes noires, dont les têtes étaient enveloppées dans des drapeaux syriens. Ils étaient décrits comme « des combattants qui avaient fui la Syrie en cachette, il y a seulement quelques heures, pour découvrir Le Serment de Tobrouk ».  

Nous avons donc là le sioniste certifié BHL, emmenant avec lui ses Arabes de service pour visionner la première mondiale de son nouveau film. Oui, toute cette affaire devait faire partie d'un autre exercice de glorification de BHL. Après avoir gagné pratiquement à lui tout seul la guerre de Libye - selon son propre « récit » - BHL a maintenant insisté sur le fait que « ce qui a été fait à Bengazi ne fut pas plus facile que ce qui devrait être fait à Homs ». Garçon ! Apportez-moi un changement de régime avec mon Chablis !

 

La guerre, c'est moi

Quant au film, diffusé sur les écrans en France et déjà vendu au marché nord-américain, il pourrait aspirer à se qualifier comme pièce surréaliste digne d'Alfred Jarry. Mais en tant que paon hyperactif, BHL n'a pas la moindre faculté d'autocritique, et ce qui reste est un BHL cinéaste se filmant lui-même en tant que réalisateur de l'Histoire en marche. Voilà comment une tradition littéraire et philosophique française vieille de plusieurs siècles se termine : L'Intellectuel est devenu un va-t-en guerre.

En voix off - quelle autre ? - celle de BHL non-stop : un monologue néo-proustien débité qui flirte avec Sun Tzu. BHL parcourt les rues de Bengazi à la recherche d'un héro rebelle postmoderne, et il le trouve en la personne d'Abdul OTAN Jalil.

La scène est à présent installée pour que BHL d'Arabie joue son épopée libératoire, constamment vêtu d'une veste noire, d'une chemise blanche Charvet méticuleusement ouverte pour montrer sa peau blanche, et un téléphone satellitaire collé sur son oreille, depuis les déserts et les montagnes jusqu'aux salons du Palais de l'Elysée et - bien sûr - le Café de Flore qui se révèle à une délégation libyenne éblouie.

Tous, du Roi Sarko à la Reine Hillary « Nous sommes venus, nous avons vu, et il mourut » Clinton et à David Cameron d'Arabie, sont manipulés pour servir d'extras dans une guerre de libération concoctée par BHL. Qui a réellement envie de savoir ce qu'il s'est réellement passé en Libye, comme l'Asia Times Online l'a rapporté pendant des mois ?

BHL rejoue inévitablement le coup de fil tristement célèbre qui aurait converti le Roi Sarko au changement de régime. Sarko lui-même a nourri ce mythe, en déclarant à la télé française en mars 2011 comment cet appel téléphonique l'avait conduit à rencontrer les rebelles de l'OTAN et à démarrer l'offensive franco-britannique. Foutaise ! Le changement de régime avait déjà été décidé à Paris depuis octobre 2010, lorsque le chef du protocole de Kadhafi s'était enfui de Libye pour se réfugier en France.

Maintenant, BHL est très occupé à rappeler au nouveau président français François Hollande « la France fera-t-elle pour Houla et Homs ce qu'elle a fait pour Bengazi et Misurata ? ». Eh bien, la coalition des volontaires est déjà en place : la France, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Turquie et la Ligue Arabe contrôlée par le Conseil de Coopération du Golfe ! Ils se nomment eux-mêmes « les Amis de la Syrie » et décideront des prochaines étapes du changement de régime, à Paris début juillet.

BHL concède que « sauver l'euro est une obligation impérieuse », mais le drame grec pourrait ne pas empêcher Hollande de passer un coup de fil, exactement comme BHL l'a fait averc son prédécesseur le Roi Sarko, pour convaincre la Russie et la Chine que l'Etat terroriste syrien relève du passé. Evidemment, BHL ne reconnaîtra jamais la nature terroriste de l'Etat israélien envers les Palestiniens, même s'il était sur le point de se faire écraser par un char de Tsahal. De toute façon, si Hollande cale, BHL se tournera vers David Cameron d'Arabie.

BHL insiste pour dire qu'il a réalisé Le Serment de Tobrouk pour la Syrie. En Libye, dit-il, il y avait « une réelle coalition avec les pays arabes, qui impliquait les forces émiraties et qataries ».

Pour l'Emir du Qatar, le Serment de Tobrouk devrait être perçu comme une comédie musicale façon « The Sound of Music ». Après tout, le Qatar a déjà acheté la moitié de la Place Vendôme, une bonne partie des Champs-Élysées et presque tout entre Madeleine et Opéra.

BHL pourrait faire pire que passer lui-même un coup de fil à l'Emir francophile pour lui demander de financer sa prochaine guerre. Mais dites donc, le Qatar arme déjà les rebelles syriens ! Prochaine étape pour BHL? L'Iran. 


Merci à Questions critiques
Source: http://atimes.com/atimes/Middle_East/NF14Ak02.html
Date de parution de l'article original: 14/06/2012
URL de cette page:
http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=7575
 

http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=

 



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Tom Carte :r : Des drones évoluent au-dessus des Etats-Unis

Les projets révélés dernièrement de déployer des dizaines de milliers de drones militaires au-dessus du territoire américain révèlent une composante significative de l'infrastructure d'Etat policier en train de se développer aux Etats-Unis.

Selon les évaluations du gouvernement, 30.000 drones pourraient bourdonner au-dessus de nos têtes d’ici la prochaine décennie. Ces drones opéreront à partir d’au moins 110 bases militaires situées dans 39 Etats à travers le pays. Des décrets s’accumulent déjà, des pilotes et des équipages sont en train d’être formés et une partie de l'espace aérien est en train d’être réservé.

Ces drones vont de petits avions de surveillance pesant quelques livres à des aéronefs armés transportant des milliers de livres d’équipement et d’armement. Une nouvelle génération de micro-robots volants (« micro air vehicles, MAV ») est en cours de développement qui ne sont guère plus grands que des insectes et capables de pénétrer sans être vus dans des logements et des lieux de travail pour photographier, enregistrer et même tuer.

Des centaines de drones sont d’ores et déjà déployés au-dessus des Etats-Unis avec les agences locales de maintien de l’ordre acquérant également leurs propres drones. Et il ne s'agit là que les drones dont nous avons connaissance.

Selon un rapport d’ABC News, « Des drones peuvent transporter des caméras de reconnaissance faciale, des systèmes de reconnaissance de plaques minéralogiques, des caméras thermiques produisant des images, des renifleurs de WiFi ouvert et autres capteurs. Et, ils peuvent être armés. » Les capacités technologiques exactes de ces drones, développées par des géants de la défense tels Northrop Grumman au prix de milliards de dollars, sont un secret d’Etat hautement gardé.

Néanmoins, le potentiel de surveillance des drones d’aujourd’hui fait ressembler à un jeu d’enfant l’espionnage opéré par les dictatures du siècle dernier. Partout où l’on va, tout ce que l’on dit, tout ce que l’on fait – même chez soi – peut maintenant être secrètement observé, enregistré et compilé dans d’énormes banque de données du gouvernement qui sont secrètement mises en place par le gouvernement Obama. (Voir : « Comment lutter contre les mesures d'Etat policier d'Obama »

Le développement de ces drones est cohérent avec les efforts entrepris pour militariser, régenter et surveiller de près la vie des Américains ordinaires. La surveillance omniprésente est la nouvelle normalité. Comment une personne se promenant dans la rue n’importe quel jour de la semaine peut-elle savoir si à ce moment précis un drone, volant à plusieurs kilomètres au-dessus de sa tête, est ou n’est pas en train de suivre ses mouvements?

Outre le potentiel de surveillance orwellien, il va sans dire que les drones peuvent être utilisés pour des meurtres. Des drones ont déjà été utilisés pour assassiner des milliers de gens en Irak, en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen et ailleurs, dont des citoyens américains, dans le cadre du programme de « meurtre ciblé » du gouvernement Obama. Les pilotes des drones, assis en sécurité devant leurs écrans vidéo, parlent de leurs victimes en termes d'« éclaboussures d'insectes » (« bug splats »).

Avec des dizaines de milliers de drones déployés au-dessus du territoire national, le potentiel existe de les utiliser pour « supprimer » (« take out ») des personnes non grata des Etats-Unis ou même des rassemblements de telles personnes. Lorsque les 110 bases de drones seront terminées, aucun endroit du pays ne sera plus hors de portée de frappe immédiate.

Les dispositions pour déployer ces dizaines de milliers de drones ont été entièrement prises derrière le dos du peuple américain. Il n’y a pas eu de débat au Congrès et, bien qu’il s’agisse d’une année électorale, aucun des deux principaux partis politiques n’a soulevé la question.

Aucun contrôle n’a été mis en place quant à ces drones. En fait, Obama a signé une loi en février levant des restrictions qui auraient pu faire obstacle à la rapide intégration des drones « dans le système d'espace aérien national. » En dehors de quelques articles épars, les médias qui sont à la botte des grandes entreprises sont restés silencieux.

La consolidation de l’infrastructure d’Etat policier a pour cible les soulèvements sociaux massifs qui se profilent à l’horizon. L’élite dirigeante anticipe que la classe ouvrière américaine ne tolérera pas indéfiniment attaque sur attaque contre son niveau de vie, des coupes dans les programmes sociaux et des guerres incessantes. L’opposition se développera inévitablement. Lorsque ce sera le cas, les drones armés suivront de près cette évolution.

Le déploiement de drones au-dessus des Etats-Unis est plus que la confirmation que les mesures d’Etat policier appliquées dans le cadre de la soi-disant « guerre contre le terrorisme » – une surveillance sans mandat, la torture, des commissions militaires, des détentions secrètes sans procès, et des « listes de personnes à tuer » – cibleront en fin de compte directement le peuple américain.

Ce n’est pas par hasard que les révélations concernant le déploiement des drones coïncident avec le récent coup monté contre des manifestants anti-guerre à Chicago accusés de « terrorisme ». Puisqu’ils sont accusés de « terrorisme », rien en principe ne pourrait empêcher le gouvernement américain de faire « disparaître » ces manifestants dans le camp de détention de la baie de Guantánamo ou, à l’avenir, de les éliminer au moyen d’un drone Predator.

Des protections juridiques démocratiques vieilles de plusieurs siècles et dont on pensait jadis qu’elles pourraient entraver de telles actions du gouvernement américain – tel le quatrième amendement, le droit d’habeas corpus [loi garantissant la liberté individuelle], et la Proclamation des droits (« Bill of Rights ») – ont toutes été substantiellement érodées ces dernières années. D’un point de vue juridique, la voie est maintenant ouverte à l’assassinat de citoyens américains sur ordre secret donné par le président. (Voir : « Des tribunaux militaires et des assassinats »)

Ce qui sous-tend l’effondrement des droits démocratiques c’est l’accroissement spectaculaire de l’inégalité sociale. Cet accroissement a été étayé par des chiffres officiels, telles les récentes statistiques de la Réserve fédérale montrant la chute vertigineuse de 38,9 pour cent entre 2007 et 2010 de la valeur nette médiane des familles américaines alors même que les profits des entreprises ont fortement augmenté. La démocratie est incompatible avec les conditions qui résultent d’une inégalité sociale sans précédent.

Il faut aussi mentionner qu’aucune opposition significative contre le déploiement de ces drones n’a été développée au sein de l’establishment libéral et pseudo-gauche. La raison en est que ces couches sont prêtes à faire campagne et à voter pour Obama lors des élections de 2012.

Sous Obama, les attaques contre les droits démocratiques lancées par le gouvernement Bush se sont intensifiées. Ceci prouve que l’effondrement des droits démocratiques aux Etats-Unis est déterminé non pas par les caractéristiques personnelles de l'individu qui occupe la Maison Blanche ou par celui des deux partis capitalistes qui remportera les élections. Au contraire, c’est l’expression des tendances fondamentales du capitalisme internationalement et la conséquence de la politique fondamentale de la classe dirigeante dans son ensemble, confrontée à la crise historique de son système.

L’opposition à la construction d’un Etat policier américain ne peut être exprimée par un vote en faveur de l’un ou l’autre des deux partis capitalistes qui se présentent aux prochaines élections aux Etats-Unis. La défense des droits démocratiques les plus fondamentaux et des conditions sociales des travailleurs, la grande majorité de la population, ne peut être assurée qu’en construisant aux Etats-Unis et internationalement un parti de masse de la classe ouvrière qui soit indépendant et qui s'oppose directement au système capitaliste. Seul, un tel mouvement pourra mettre un terme aux Etats policiers et à l’inégalité sociale, défendre et étendre les droits démocratiques et résoudre la crise fondamentale à laquelle l’humanité est confrontée. Tel est le programme du Parti de l’Egalité socialiste

Tom Carter.

(Article original paru le 21 juin 2012)

22 juin 2012

http://www.wsws.org/fr/articles/2012/jui2012/dron-j22.shtml



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

3-1Le nouveau destroyer US est en train de couler le budget.  

Les États-Unis sont en train de construire le navire de guerre « le plus sophistiqué de l’histoire », le destroyer DDG-1000, classe Zumwalt, déjà surnommé « la balle d’argent invisible ». Ce destroyer « furtif » serait capable de naviguer au large des côtes, dans des eaux peu profondes, et de détruire des ennemis en se servant de son canon électromagnétique ultra-perfectionné, tout cela sans être détecté par les radars adverses.
Les qualités du navire dans les eaux peu profondes le rendrait particulièrement adaptés aux rivages et aux nombreuses iles des mers d’Extrême-Orient. D’après les déclarations du secrétaire à la Défense Leon Panetta à la récente réunion sur la sécurité organisée à Singapour, la Navy entend déplacer 60 % de son armada vers la région Asie-Pacifique avant 2020.
Le premier exemplaire de cette classe de destroyer est actuellement en chantier et son lancement est prévu pour 2014. Le chef des opérations navales, l’amiral Jonathan Greenert, ne tari pas éloges sur cette nouvelle génération de bâtiment : « Grâce à sa technologie furtive, son sonar incroyablement puissant, sa capacité d’attaque et ses nécessités réduites en termes d’équipage, il représente notre avenir ».
Pourtant, les amiraux chinois, qui seraient en définitive les potentiels adversaires de ces navires, n’expriment pas de préoccupation majeure face l’éventuelle apparition dans les eaux du Pacifique de ces « balles d’argent » tout droit sortis d’un film de science-fiction hollywoodien.
L’amiral chinois Zhang Zhaozhong, qui collabore avec l’Université nationale de la Défense de Chine, a raillé la publicité qui entoure l’ambitieux projet. Selon lui, en dépit de sa conception moderne et de sa haute technologie, ce navire pourrait être envoyé par le fond « par un flottille d’embarcations de pêche chargées d’explosifs ».
La nécessité de construire ces vaisseaux de guerre ultramodernes est mise en cause aux États-Unis même en raison de leur coût exorbitant, qui dépasse déjà largement les 3 milliards de dollars pièce (7 milliards en incluant les coûts de recherche et développement). Les critiques états-uniens de ce navire estiment que les défenseurs du projet sont tout simplement en train de « vampiriser » le Trésor avec leur obsession pour les « technologies du futur ». Initialement la Navy devait passer commande de 32 navires, mais l’explosion des coûts à contraint à réduire leur nombre à 24, puis à 7. Aujourd’hui seuls trois sont en construction.

Beaucoup gardent en mémoire la polémique entourant le chasseur de cinquième génération F22 Raptor, qui sème d’ores et déjà la terreur... parmi les pilotes US, à tel point que plusieurs d’entre eux refusent de voler sur ce « miracle du 21e siècle ». Or, le successeur du Raptor, l’avion multirôle F35, conçu en principe comme une alternative moins coûteuse que le F22, est devenu finalement le projet le plus onéreux et le plus problématique de toute l’histoire du Pentagone [1].
Pour l’analyste Lajos Szaszdi, Washington est condamné à réduire sensiblement le budget alloué à la Défense à la suite des guerres inutiles dans lesquelles les USA ont été entrainés.
« Les États-Unis ont été victimes des guerres d’Irak et d’Afghanistan, ils ont tant dépensé dans ces guerres qu’ils sont obligés maintenant de réduire le budget de la Défense, à cause de la grande dette nationale qu’ils ont déjà contractée et qui ne cesse d’augmenter ».
Alors qu’ils avaient réussi à précipiter l’effondrement de l’URSS en les poussant à une folle course aux armements grâce aux rumeurs de technologies dites de « guerre des étoiles », les États-Unis suivent actuellement un chemin similaire sous la pression des lobbys ayant intérêt à la guerre.
[1] « Le nouveau régime de l’armée », par ManlioDinucci, Réseau Voltaire, 22 février 2012.

17/06/2012

http://www.voltairenet.org/Le-nouveau-destroyer-US-est-en

 


3-2 Luc Michel :: "CPI versus CNT: farce judiciaire et chantage entre auxiliaires de l'OTAN au milieu du chaos libyen !"

Si le prix de la farce sanglante qu’est devenue la Libye post-Kadhafi ne se payait pas avec le sang et les larmes du peuple libyen, il y aurait de quoi sourire.

Voilà les domestiques judiciaires de l’OTAN – CPI, TPI et cie – arrêtés par les auxiliaires militaires de l’OTAN en Libye, ces gangs islamistes armés, financés et installés au pouvoir par les généraux français, britanniques et américains et leur banquier qatari. Quant nous disons « domestiques » pour la CPI c’est pour rester poli et par respect pour les juges et les avocats qui font leur métier honnêtement. Loin de La Haye !

La Libye est en voie de somalisation, une zone de non-droit, sans état, où ne règnent que la loi des armes et les appétits vénaux de criminels sans foi ni loi. Sans foi parce que les djihadistes, ceux de Benghazi comme ceux de Bruxelles ou Londres, ne sont le plus souvent que des trafiquants d’armes ou de drogue.

LIBYE: QUATRE MEMBRES DU PERSONNEL DE LA CPI ARRETES

Quatre membres du personnel de la Cour pénale internationale (CPI), dont un conseil – en fait un avocat payé par la CPI comme avocat d’un inculpé, car tel est la comédie judiciaire de La Haye – de Seif al-Islam, le fils ainé de Kadhafi, sont détenus depuis ce jeudi en Libye où ils s'étaient rendus pour rencontrer le fils de Mouammar Kadhafi, a annoncé ce samedi la CPI, qui a « exigé leur libération immédiate ».

"Quatre membres du personnel de la Cour pénale internationale (CPI) sont détenus en Libye depuis le jeudi 7 juin", a indiqué dans un communiqué la CPI qui siège à La Haye.

Le représentant à la CPI de la Libye, Ahmed al-Jehani, avait annoncé plus tôt samedi à Tripoli que l'avocate australienne Melinda Taylor, un des conseils de Seif al-Islam, avait été arrêtée pour avoir tenté de lui remettre des documents "qui représentent un danger pour la sécurité de la Libye".

« La délégation de la CPI, qui outre l'avocate australienne compte des membres du greffe qui devaient notamment discuter avec le suspect de l'option de désigner un avocat de son propre choix, s'était rendue en Libye mercredi », a ajouté la CPI.

Le président de la CPI, le juge Sang-Hyun Song, a exigé "la libération immédiate de tous les membres du personnel détenus". "Nous sommes très préoccupés par la question de la sûreté de notre personnel, en l'absence de tout contact avec eux", a-t-il déclaré, cité dans le communiqué.

Le commandant de la « brigade de Zenten », Ajmi al-Atiri, avait affirmé samedi dans la journée qu'une "infraction à la sécurité" avait eu lieu pendant la visite et que l'avocate était détenue pour les besoins de l'enquête (sic). Selon M. Atiri, « il y a eu à l'occasion de la visite un échange de documents non déclarés, parmi lesquels une lettre de Mohamed Ismaïl, ex-bras droit de Seif al-Islam et actuellement en fuite, une feuille blanche portant la signature du fils Kadhafi et une lettre non signée adressée à la CPI » dans laquelle il assurerait qu'il n'y a pas "pas de gouvernement ni de loi en Libye" et qu'il est "maltraité".

Selon M. Jehani, Mme Taylor est détenue à Zenten "dans un lieu de résidence et non dans une prison" et est entendue par les autorités.

SEIF AL-ISLAM KADHAFI : UN DETENU QUI GARANTIT UN CHANTAGE !

Seif al-Islam est détenu à Zenten, à 170 km au sud-ouest de Tripoli, depuis son arrestation en novembre 2011 par une brigade d'anciens combattants rebelles originaires de cette localité. Précisons – car de fausses nouvelles circulent sur le net – qu’il n’est d’aucune manière lié à la Résistance armée ou politique libyenne et qu’il n’en est encore moins le chef ou le « guide » … Seif al-Islam, 39 ans, est visé par un mandat d'arrêt de la CPI pour « crimes contre l'humanité » commis pendant la répression du coup d’état islamo-monarchiste du 15 février 2011 organisé et financé par les USA, la France et l’OTAN, et qui a été transformée en conflit armé par l’OTAN lorsque Kadhafi ne s’est pas effondré. La junte fantoche de Benghazi qui usurpe le pouvoir en Libye au nom de l’OTAN et la CPI se disputent le droit de le juger.

Seif est en fait l’objet d’un chantage entre le commandant de la « brigade de Zenten », un gang islamiste armé, et le CNT. Qui a permis à ce gang d’obtenir des positions de force dans l’Armée fantoche organisée par le CNT, et surtout d’accéder à son juteux financement par le Qatar, l’OTAN et les fonds spéciaux français (l’argent dont dispose secrètement et sans contrôle l’Elysée et le premier ministre).

Il est actuellement, selon la procédure anglo-saxonne, représenté par le chef du Bureau du conseil public pour la défense (OPCD), Xavier-Jean Keïta, désigné et payé par la Cour, assisté par Mme Taylor, co-conseil. On comprend tout de suite quelle indépendance ont ces juristes ! Contacté par l'AFP, Me Keïta n'a pas souhaité faire de commentaire dans l'immédiat.

CHANTAGE DANS LE CHANTAGE : LE CNT ET LE GANG DE ZENTEN ENTENDENT FAIRE CHANTER LA CPI !

Un responsable du ministère des Affaires étrangères de la Junte du CNT, Mohammed Abdelaziz, a déclaré que la Libye allait demander à la CPI de lever l'immunité de l'avocate, afin qu'une enquête officielle puisse être menée: "Je pense que cette femme va rester avec nous pendant un moment, jusqu'à ce que l'imunité soit levée".

Le CNT, qui souhaitent juger chez eux le fils du dirigeant déchu, ont déposé le 1er mai une requête contestant la compétence de la CPI pour poursuivre Seif Al-Islam, seul fils de l'ancien dirigeant à être détenu en Libye. Outre la CPI, les autorités libyennes doivent aussi convaincre les responsables de Zenten de leur livrer Seif Al-Islam si elles entendent le juger. Selon M. Jehani, les ex-rebelles retarderaient « son transfert à Tripoli à cause d'arriérés de soldes non perçus ». Comme nous l’avons vu les enjeux sont bien plus élevés et concernent directement les rapports de force entre les gangs islamistes armés qui se disputent les richesses de la Libye.

L’arrestation de l’équipe de la CPI sous un prétexte va en fait servir de moyen de pression pour faire chanter la CPI elle-même. Le but étant de l’obliger à accepter un procès de Seif par le CNT en Libye. L’OTAN a les alliés qu’elle s’est choisie en toute connaissance de cause …

L'EQUIPE DE LA CPI EN DETENTION PREVENTIVE

Le chef du gang de Zenten – arrêtons de parler de Brigade, terme choisi par la propagande de l’OTAN – qui détient ces quatre personnes a indiqué « qu'elles avaient été transférées vers une prison sur ordre du procureur général ».

Les quatre membres de la délégation de la Cour pénale internationale (CPI) « ont été placés dimanche en détention préventive pour 45 jours », a indiqué à l'AFP un responsable du bureau du procureur général libyen. "Ils ont été placés en détention préventive pour 45 jours dans le cadre de l'enquête", a indiqué ce responsable sous couvert de l'anonymat, sans donner de détails.

Ajmi al-Atiri, le chef islamiste du gang de Zenten qui détient ces quatre personnes, tout comme Seif, a indiqué que l'équipe de la CPI détenue jusqu'ici dans une maison, a été "transférée dimanche vers une prison sur ordre du procureur général"..

Ils sont toujours accusés « d'espionnage pour avoir tenté d'échanger des documents avec Seif al-Islam ».

Dimanche, le représentant de la Libye à la CPI Ahmed Jehani avait précisé que seulement deux membres de l'équipe: l'avocate australienne Melinda Taylor et son interprète libanaise, Helen Assaf, avaient été arrêtées, tandis que deux hommes, un Russe et un ressortissant espagnol, seraient restés avec elles de leur propre gré. M. Atiri n'a pas expliqué pourquoi les deux hommes ont aussi été transférés également en prison ou si des charges ont été retenus contre eux.

LE CHAOS LIBYEN !

Cette affaire en dit long sur les limites étroites de l’autorité réelle du pseudo CNT et sur le chaos qui règne en Libye. Il n’y a plus d’état, de gouvernement, d’autorité. Et le CNT n’est qu’un des nombreux gangs islamistes lourdement armés qui organisent le chaos en Libye. Ajoutons à tout cela les manoeuvres concurrentes des multinationales pétrolières – la guerre est ouverte entre le français Total et les majors anglo-saxons – et les agendas divergents des USA, de la France et du Qatar.

Sans oublier les anciennes municipalités de la Jamahiriya de Kadhafi, qui après 40 ans de Démocratie Directe municipale, où tribus et anciens cadres jamahiriyens ont organisé une autonomie de fait qui ne reconnaît pas l’autorité du CNT. C’est le cas à Bani Walid ou Sebah, où les milices d’auto-défense municipales ont chassé les gangs islamistes armés …

« La Libye instable prépare ses premières élections » (sic) commentait Le Temps (Genève), revenu à plus de lucidité. « Le pays met en place son premier scrutin démocratique (resic) dans un contexte troublé. Si la démilitarisation des groupes armés ne progresse pas, les élus n’auront qu’un poids dérisoire » …

C’est ce chaos que les medias de l’OTAN ou l’ineffable BHL appellent un « pays libéré » (sic) et une « démocratie émergente » !

Jeudi 14 juin 2012

ParLuc MICHEL (avec AFP – Reuters – PCN-SPO – Le Temps) /
Pour ELAC / Euro-Libyan Action Committees
et ALAC / Afro-Libyan Action Committees.

 



5 Annexe

5-1 Georges Stanechy ; OTAN : Trou Abyssal ou Peste Noire ?…

 

« Nous sommes prêts, archi-prêts. Si la guerre devait durer un an, nous n’aurions pas un bouton de guêtre à acheter. »

Maréchal Edmond Le Boeuf – Ministre de la Guerre – 1870 (1)
Une réunion mondaine à 55 millions de dollars

Sommet de l’OTAN à Chicago. Deux jours : dimanche 20 et lundi 21 mai 2012. Coût estimé de l’organisation de cette réunion mondaine, au minimum : US $ 55 millions. (2)

Illustration de l’arrogance, l’inconscience, l’irresponsabilité, de la caste dirigeante des pays occidentaux incarnant les intérêts du colossal “complexe militaro-­industriel” dominant le monde.

Symbole de l’argent de la collectivité jeté par la fenêtre dans des budgets militaires pharaoniques, par des politiciens affirmant à leurs électeurs, la main sur le cœur, que la « crise » oblige de diminuer, sabrer, salaires, retraites, services publics, accès aux soins et à l’éducation…

« Endettement », « Crise », « Trou », prétextes systématiquement invoqués avec lamentations et fureurs, sauf pour ce qui est des dépenses en armements et en expéditions militaires. Qui, Ô miracle, n’ont jamais à justifier de “recettes” pour équilibrer leurs “dépenses”. Au contraire. Y toucher serait mettre en péril la « sécurité nationale ». D’ailleurs, le sujet n’est jamais abordé, spécialement en France, ni dans les médias “dominants”, ni au cours des campagnes électorales : tabou !

Le peuple américain excédé s’est mobilisé, avant et pendant ce sommet, au cours d’impressionnantes manifestations (3), malgré les violences policières dans une ville en état de siège. Le Congrès ne cessant de voter des lois pour diminuer services publics et programmes sociaux d’une importance vitale pour les “sinistrés du chômage”, alors que le budget militaire du pays atteint la somme faramineuse de 1000 milliards de dollars. (4)

Non compris le budget annuel de US $ 100 milliards pour les guerres d’Irak et d’Afghanistan. Non compris le budget annuel de l’armement nucléaire de US $ 530 milliards, habilement camouflés dans le budget du ministère de l’Energie (Department of Energy – DEO). Auxquels s’ajoutent annuellement US $ 18 milliards, sous le même camouflage comptable, pour mise au point et maintenance des armes nucléaires. (5)

Non compris les milliards de dollars « d’aide militaire », sous forme de dons, de subventions, et diverses cabrioles ou déguisements budgétaires, dans une multitude de pays. Par dizaines. Pour certains, par centaines de milliards de dollars. Non compris tous les financements relevant de la sécurité intérieure, opérations spéciales et barbouzeries en tous genres, etc.

En comparaison, le budget fédéral annuel pour l’éducation est de : US $ 64 milliards…

Expression d’un “ras le bol” en écho de celui formulé en Allemagne, qui a duré quatre jours à Francfort, notamment devant le siège de la Deutsche Bank, contre le système bancaire et les mesures d’austérité, dans une implacable répression policière.

Symptomatique : à Francfort, sont apparues des affiches sur le thème « Non à l’Etat Policier » (“PolizeiStaat – NeinDanke”) (6). A Chicago, sur un thème similaire : « Ce gouvernement ne nous représente pas, ou ne représente pas les Etats-Unis » (“This governmentdoes not represent US”), jouant sur le mot « nous » (“us”, en anglais) et Etats-Unis (“U.S.”, United States).

Bien sûr, nos médias occultent méticuleusement toutes références, informations, photos, vidéos, documentaires, réactions en continu des “réseaux sociaux”, traitant de ces incessantes et massives manifestations. Censure… Nous ne sommes pas en Russie, Chine, ou habituels déversoirs des diabolisations médiatiques.

Aveuglement, aussi, car par-delà frontières et langues se forge une plate-forme commune de la révolte en Occident : les populations s’insurgeant progressivement contre des gouvernements qui, une fois au pouvoir, forts de leurs appareils répressifs aux budgets sans limites, ne pratiquent que l’injustice sociale et économique au seul bénéfice d’une minorité de privilégiés. Transformant nos sociétés en Etats policiers. Pire : rejetant, horrifiés, toute allusion à un « Etat Providence » diabolisé pour prétendre redistribuer la richesse nationale, préférant glorifier sereinement le culte d’un « Etat Belliciste ».

Normal, sachant que parmi ces privilégiés figurent, en tête de liste, les bénéficiaires des dépenses militaires. Moins les porteurs d’uniformes souvent considérés, hors les signataires des contrats et bons de commande, comme de la vulgaire piétaille mal payée par leurs propres fournisseurs ou employeurs, que les actionnaires des multiples sociétés du secteur, industriels, financiers, intermédiaires et porteurs de valises dans les paradis fiscaux. S’engraissant des délires guerriers activés par leurs propagandes, tambourinées dans les médias dont ils sont propriétaires, pour anesthésier les populations.

Longue tradition de ce vampirisme des finances publiques qu’on appelait, en France, sous l’Ancien Régime, le Directoire ou l’Empire : les « fournisseurs aux armées ». Bâtissant d’immenses fortunes privées, sur fond de corruption, de surfacturation, d’escroquerie sur qualité et quantité livrées, dans les ventes d’armes et d’équipements aux armées nationales. L’histoire n’a pas oublié les ravages, dans l’impunité étant aussi « banquiers », de certains d’entre eux : Ouvrard, Hinguerlot, Lanchère, Bodin, Seguin, etc.

De nos jours, la meilleure vitrine de ce parasitisme, sous couvert de “la protection de La Liberté et de l’Etat de Droit” : l’OTAN. Sauf que les citoyens concernés, dans leur majorité, n’y reconnaissent aucun des besoins, priorités et valeurs du “vivre solidairement ensemble”, préférant y jeter les pavés de leur mépris et colère.

Pôle d’incompétence et de stupidité

Dès son titre, le rapport de l’OTAN rendu public la veille de ce sommet (rédigé par un groupe d’experts présidé par Madeleine Albright…), le 17 mai 2012, renouvelle sa campagne de communication ou, plutôt, de désinformation (7) : 

OTAN 2020 : Une sécurité assurée ; Un engagement dynamique – Analyse et Recommandations du groupe d’experts pour un nouveau concept stratégique de l’OTAN”.

Parmi ses déclarations « angéliques », certaines sont sidérantes de culot :

« L’OTAN prospère comme une source d’espoir parce que, depuis le tout début, ses États membres ont défini leur programme commun en termes positifs : renforcer la sécurité internationale, sauvegarder la liberté et promouvoir l’état de droit.

Ces objectifs ne sont ni limités par un quelconque calendrier, ni diminués par quelque progrès technologique que ce soit. Ils ne dépendent d’aucun adversaire particulier.

Ils répondent à des besoins immuables, et ils perdureront aussi longtemps que l’OTAN – par l’unité de ses membres, le courage de leurs citoyens et la libre expression de sa volonté collective – aura à cœur de les défendre. » (8)

D’autres, d’une insondable stupidité :

« Il est difficile de prévoir précisément ce que seront les dix prochaines années. » (9)

Il est vrai qu’en termes de prétention, de mégalomanie, d’imbécillité, de fanatisme, l’OTAN ne varie pas d’un iota : « immuable ». De rapport en rapport, perpétuation de la « géopolitique de la paranoïa ». Rappelant un des plus significatifs, celui préparatoire au sommet de Bucarest du 2 au 4 avril 2008, intitulé :

Towards a Grand Strategy for an Uncertain WorldRenewingTransatlanticPartnership”.

Un modèle du genre, que j’avais feuilleté dans deux billets :

i)  “Je fanatise”, donc : “J’atomise”

ii) De l’Idéologie coloniale à la Paranoïa guerrière : la fin de l’utopie démocratique

Depuis la fin de la “Guerre Froide”, l’évolution de cette organisation sans contrôle démocratique est une calamité pour l’humanité.

On ne compte plus les désastres humanitaires provoqués par ses divagations martiales. Prétendant substituer la guerre à la diplomatie, la « sanction » précédant la « frappe », spécialisée dans le démembrement d’Etats souverains, la propagation du chaos des guerres civiles, la création de conflits ethniques et religieux, ce sont des millions de morts, de blessés, de traumatisés, et des milliards de destructions, dont elle s’est rendue, et se rend, responsable.

La liste est longue. Nous en connaissons les plus notables : de la dévastation  de la Yougoslavie à celle de la Libye en passant par la pulvérisation de l’Irak, jusqu’au désastre Afghan. Car en Afghanistan, il s’agit bien d’un « désastre » pour ce pays et sa population, mais aussi au détriment de nos priorités nationales par la masse de milliards engloutis dans une des expéditions coloniales les plus “déjantées” que l’Histoire ait connues.

Evidemment, comme dans toute guerre coloniale, beaucoup y trouvent leur compte. Jusqu’au marché international de la drogue, à partir d’un pays où l’OTAN scrute, nuit et jour, chaque mètre carré de terrain, chaque mètre de route, de chemin et de piste, chaque cargaison de véhicule en circulation :

« La production de pavot à opium a été multipliée par plus de 40 en Afghanistan depuis que l’Otan y est présente, a annoncé jeudi à Moscou Viktor Ivanov, directeur du Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants (FSKN). » (10)

Vecteur d’obscurantisme

Irresponsabilité ? Hypocrisie ? Vénalité ? Cynisme ?…

Entre toutes ces tares, on ne sait que choisir à la lecture du chapitre 1 du rapport, traitant de « L’environnement de sécurité », autrement dit des « risques internationaux », dans ses deux volets « contexte » et « analyse ». Tant on reste médusé par la perpétuation de l’obscurantisme idéologique d’une organisation dont la vocation première est de réaliser un travail de réflexion prospective sur les dangers minant la paix dans le monde. (11)

Sciemment, sont occultés principaux risques et déflagrations potentielles majeures. Quatre exemples :

i)  La volonté délibérée des pays occidentaux de laisser perdurer le plus explosif foyer de tensions que représente la Palestine occupée, démembrée, “nettoyée ethniquement”, depuis plus de 60 ans, dans l’hyperviolence et le carnage, dans la non application à ce jour d’une quarantaine de résolutions de l’ONU s’imposant aux forces coloniales d’occupation.

Complices d’un blocus aussi sauvage qu’illégal, enfermant depuis plusieurs années une population de plus de 1,5 millions de personnes dans ce qui restera dans l’Histoire comme le plus grand camp de concentration de civils : Gaza.

Le tout évacué, édulcoré, en 8 mots :

« … les tensions qui couvent entre Arabes et Israéliens. » (12)

ii)  La diabolisation permanente de l’Iran, entretenant un climat de suspicions et de tensions au potentiel foudroyant pour la région et le monde (13). Imposant à ce pays des sanctions unilatérales par les principaux membres de l’OTAN (USA & UE), contraires au droit international, au Traité de Non Prolifération Nucléaire autorisant le nucléaire civil à ses signataires, à la Charte et aux propres résolutions de l’ONU.

Avec le dessein à peine dissimulé de provoquer une “guerre préventive” d’anéantissement et de conquête similaire à celle d’Irak, d’Afghanistan et de Libye qui, dans ce cas, serait le prélude à une troisième guerre mondiale. Sous des prétextes aussi irrationnels que ridicules, tels que :

« … l’opacité des intentions de Téhéran. » (14)

iii)  Le soutien, générateur de violentes révoltes à venir, aux pires dictatures sur tous les continents, dès lors que les dirigeants souscrivent à la prédation des ressources de leurs pays par les entreprises occidentales.

Notamment dans la péninsule arabique, les autocraties ultracorrompues, créations artificielles des occidentaux à la suite de la répartition des dépouilles de l’Empire Ottoman le lendemain de la première guerre mondiale : Arabie saouditepétromonarchies du Golfe. Comme on le constate, depuis plusieurs mois, dans le silence complice dissimulant l’impitoyable répression des révoltes populaires au Bahreïn. Sans oublier le régime férocement policier de la monarchie d’opérette, non pétrolière : la Jordanie.

iv)  La propagation de l’injustice sociale et économique, y compris dans les pays occidentaux, provoquant l’augmentation exponentielle du chômage et de la paupérisation.

Faim et misère dans des pays riches de leurs ressources pillées par les entreprises occidentales, comme en Afrique, agricoles (café, coton, cacao, thé, fruits et légumes primeurs), halieutiques (poissons du Golfe de Guinée ou des côtes de Mauritanie), minières (pétrole, uranium et métaux rares) ?

Impossibilité d’accès à l’eau potable, à l’éducation, à la santé, pour des centaines de millions de personnes ?…

Pour l’OTAN : aucune importance. Tout est pour le mieux, dans le meilleur des mondes…

Bureaucratie de la gabegie

En fait, le sommet de Chicago n’avait pas pour but de réévaluer principes et politiques de l’OTAN jusqu’en 2020, de réfléchir sur la fin de l’occupation de l’Afghanistan (15), sur l’évolution du présent siècle ou du monde de demain. Mais, de valider les hallucinations et les actions guerrières du bras armé d’un dogme colonial, mégalomaniaque et impérial, d’un autre siècle.

ManlioDinucci l’énonce avec clarté :

« Ainsi l’Alliance se renouvelle-t-elle, en s’abreuvant à la source de sa jeunesse : la guerre. » (16)

Au-delà de la doctrine ou du catéchisme qu’elle véhicule, que dire de cette bureaucratie de la gabegie ? A part nos “responsables politiques”, nos élus (tous partis confondus), et les médias de la propagande, tout le monde le sait, le reconnaît. A commencer par son pathétique secrétaire général, l’ancien responsable du gouvernement danois Anders Fogh Rasmussen :

« … il faut couper la graisse et garder le muscleAinsi l’OTAN qui compte environ 13.000 hommes à son quartier-général dans les 11 postes de commandement, en comptera 9.000 à terme. » (17)

Tour de Babel, aux empilements de ramifications et de strates, dans une bousculade de sous-traitants, “prestataires de sécurité”, et officines annexes :

« L’OTAN compte, en réalité, aujourd’hui près de 20.000 personnes. Car un certain nombre d’agences, plus ou moins indépendantes, ont été créées, et comptabilisent au compteur plus de 6.000 personnes. Soit la moitié de l’effectif cité par le secrétaire général. Ce qui est loin d’être négligeable ! » (18)

Millefeuille, aux débordements immaîtrisables :

« Comme le « Budget civil de l’Otan » pour l’entretien du quartier général à Bruxelles et du staff civil : environ un demi milliard de dollars annuels, dont 80% sont payés par les alliés européens. Comme le « Budget militaire de l’Otan » pour l’entretien des quartiers généraux subordonnés et du personnel militaire international : presque 2 milliards annuels, payés à 75% par les Européens. » (19)

Panier percé, aux tuyauteries alambiquées pour mieux servir les petits copains :

« Quant au budget global de fonctionnement de l’OTAN, il atteint la modique somme de 2 milliards de Dollars US. […] Les marchés que passent la NAMSA (NATO Maintenance &Supply Agency) assure un diplomate, “vont souvent pour une bonne partie […] à des firmes américaines ou canadiennes qui utilisent des entreprises sous nom belge, en couverture”. » (20)

Quant aux généreuses contributions de la France à cette dispendieuse usine de courants d’air, par centaines de millions d’euros annuels, nos pointilleux économistes médiatiques et journalistes d’investigation sont incapables, à ce jour, d’en définir, trouver, retranscrire, tracer, les montants précis. Encore moins, notre Cour des Comptes. Il est vrai que ces deniers publics n’ont pas pour destination la santé publique, les retraites ou l’éducation nationale…

D’autant que le propre budget militaire, de la défense, de la France, dans son élaboration, sa justification et sa gestion, se révèle encore plus “abracadabresque”. 

France : son budget militaire représente la moitié de celui de la Chine

En France, comme dans les autres pays membres de l’OTAN, impossible d’aborder une quelconque réflexion, analyse, mise en perspective, sur le budget de la défense nationale, sans déclencher fureurs et anathèmes.

L’OTAN considère, en effet, comme une catastrophe pour “la protection de la civilisation” l’insuffisance des dépenses d’armement des pays occidentaux. Fustigeant les 28 Etats membres, à la veille d’être considérés en « Etats voyous », pour leur négligence ou leur manque de courage. L’idéal étant de « faire aussi bien » que les Etats-Unis (21) :

« Le principal obstacle à la transformation militaire est l’insuffisance des dépenses et des investissements de défense en Europe. Aujourd’hui, il n’y a que six Alliés européens sur vingtsix qui consacrent 2% ou plus de leur PIB à la défense… ».

« Un fossé particulièrement large s’est creusé entre les capacités des États-Unis et celles des autres pays de l’OTAN, et ce déséquilibre, s’il n’est pas corrigé, pourrait nuire à la cohésion de l’Alliance. »

La bureaucratie de l’Union Européenne, prenant le relais de cet alarmisme par la voix de Claude-France Arnould, directrice de l’Agence Européenne de la Défense, sur l’insuffisance des dépenses militaires dans l’Union Européenne, particulièrement en matière de recherche et technologie (R&T), lors du conseil des ministres de la Défense du jeudi 22 mars 2012 (22) :

« Il est urgent de trouver des réponses et de limiter les conséquences des baisses de budget ».

Dans le cas particulier de la France, même des publications se voulant « sérieuses », citons celles du “Laboratoire de Recherche sur la défense” de l’IFRI, sonnent frénétiquement le tocsin (23) :

« … chaque diminution de l’effort de défense en part du PIB ou en pourcentage du budget de l’Etat fragilise le modèle de défense français ».

La France “fragilisée” ?… Ciel ! La peur me tenaille le ventre… Je n’en dors plus.

Je me suis donc rendu à Stockholm, pour sonner à la porte du très sérieux et incontesté “Stockholm International PeaceResearch Institute” (SIPRI) qui compile et analyse tous les budgets militaires de la planète. Pour mieux les comparer, il les convertit en US $ dans une base de données consultables sur internet.

D’après les derniers chiffres disponibles, le budget de la défense de la France atteint, pour 2011 : 58, 244 milliards de dollars (non compris celui de la gendarmerie). Ce qui représente environ la moitié de celui de la Chine !… Autre particularité : la Chine n’a pas encore de porte-avions, alors que nous en possédons un qui fait notre fierté : le Charles de Gaulle. Pas mal pour un pays comme la France qui, en termes de population et de territoire, représente l’équivalent d’une petite sous-préfecture chinoise.

J’ai retrouvé le sommeil.

D’autant que notre budget militaire est comparable, et même supérieur, à celui de nos principaux partenaires européens, Grande-Bretagne (≥ + 0,64 %) et Allemagne (≥ + 34 %) notamment, comme il ressort de la base de données SIPRI (24) :

Budgets de la défense 2011- en milliards de dollars


 

Allemagne

43, 478

Grande-Bretagne

57, 875

France

58, 244

Russie

64, 123

Chine

129, 272

France + GB + RFA

159, 597

 

Parmi nos voisins, et néanmoins amis, seul le budget militaire de la Russie dépasse celui de la France (≥ + 10,09 %). Quoi de plus compréhensible, toutefois, pour un pays aux immenses ressources naturelles convoitées, dont le territoire est 37 fois plus grand que le nôtre ?

L’examen de ces budgets est encore plus impressionnant, ou relaxant suivant les points de vue, en constatant que le cumul de ceux des trois premiers pays européens (France + GB + RFA), avec 160 milliards de dollars annuels, est supérieur de 23,45 % au budget militaire de la Chine. L’épouvantail permanent, dont on invoque le « surarmement », pour faire peur dans les chaumières, alors qu’il s’agit d’un pays de 1,5 milliards d’habitants, répartis sur une superficie de 9,6 millions de km².

En fait, le budget militaire annuel de la Chine ne dépasse pas 5 % du total des budgets militaires des 28 Etats membres de l’OTAN et de ses alliés de l’hémisphère sud. N’oublions pas, en effet, ceux des autres Etats, dits “occidentaux”, aux budgets militaires fortement musclés, relativement à leur population et superficie : Australie (22, 955), Corée du sud (28, 280), Japon (54, 529), Nouvelle-Zélande (1, 566), Taïwan (8, 888), etc.

Les lobbies bellicistes ne lâchent pas prise, pour autant, exerçant toutes les pressions sur les gouvernements, campagnes de propagande forcenées dans les médias en renfort : il est nécessaire, prioritaire, de s’armer sans fin. Objectif : l’instauration progressive d’une « règle d’or ». Sous forme, d’un budget annuel de la défense, exprimé en un pourcentage du PIB garanti, similaire au minimum à celui des Etats-Unis.

Un dogme à inscrire, pourquoi pas, dans la Constitution de chaque Etat membre de l’OTAN. Je force à peine le trait, tellement les réactions politiciennes deviennent hystériques dès qu’on souhaite exercer un minimum d’esprit critique à l’égard de ces budgets mirifiques.

Immédiatement est dégainée la logique « avec nous ou contre nous », avec la question classique telle qu’elle est énoncée caricaturalement dans un rapport de la commission des finances du Sénat (Rapport général n°107, p 77) pour faire taire toutes remises en cause :

« Pensez-vous que la France puisse se passer d’une défense, d’une armée, des moyens d’assurer sa sécurité extérieure ? »…

Evidemment : non. Il ne s’agit pas de verser dans l’utopie d’un désarmement unilatéral et immédiat.

En ce cas, est-on contraint de dire « amen », aux dérives et dérapages des budgets concernés ? Est-il interdit de réfléchir à la charge écrasante qu’ils représentent au détriment des besoins de la population, sans proposer priorités et arbitrages fondés sur le bon sens et l’intérêt collectif ? Quand on sait qu’en France, en 2010, le budget de la défense a représenté en France :

« 69 % (9,5 milliards d’euros) de l’ensemble des dépenses d’investissement de l’Etat »… (25)

Ou, alors, faut-il considérer les budgets de la défense comme une “poule aux œufs d’or” (sous couvert d’une « règle d’or ») pour une poignée d’actionnaires privés, détenteurs des grands médias, “faiseurs” de politiciens, gouvernements et présidents de nos « démocraties » ?…

Est-on sommé, condamné, à faire l’impasse sur le contrôle des facteurs de coûts de revient des prestations et matériels facturés à l’Etat, à notre collectivité, et donc sur la formation, l’affectation ou la destination, des marges bénéficiaires plantureuses dégagées par ces industriels de l’armement ?… Qui sont tous, bizarrement, parmi les grands milliardaires de nos sociétés, même s’ils se font le plus discrets possibles.

Est-on interdit de se demander si une des premières mesures de diminution des coûts de l’armement, et de blocage des mécanismes de corruption, ne passe pas par l’urgente « nationalisation » de cette industrie ?… Les marges dégagées revenant à l’Etat actionnaire qui en déciderait de leur emploi, au lieu d’en alimenter les paradis fiscaux.

Tout le monde sait qu’une nationalisation des principaux industriels « privés », accompagnée d’un contrôle rigoureux de la maîtrise des coûts (par une Cour des Comptes spécialisée, réellement compétente et indépendante du pouvoir politique …), entraînerait dans un premier temps u  minimum d’économie de 33% sur les marges.

D’ailleurs, les marges fabuleuses des industriels privés trouvent déjà leur butoir… Avec des taux d’inflation exponentiel de 20 à 40 % par an, en particulier à partir du 4° trimestre 2011, comme il ressort d’une étude sur “l’inflation des prix industriels de la défense” à partir d’une base 100 en 2005 (26). Jusqu’où comptent-ils aller ?…

En prospective de simulation budgétaire militaire, existe une loi statistique dite « Loi Augustine » (formulée par Norman Augustine, ancien responsable du géant de l’armement Lockheed Martin) s’appliquant aux forces aériennes. Mais, valable pour tout système d’armement dit « technologiquement sophistiqué ». Sachant que le prix d’un avion tactique augmente 4 fois tous les dix ans, l’extrapolation livre la conclusion ubuesque qu’en 2054 :

« … le budget de la défense entier [des USA] ne permettra d’acheter qu’un seul avion tactique ». (27)

C’est aller droit dans le mur.

Faut-il considérer l’OTAN, l’idéologie du surarmement et du bellicisme que cette organisation représente, les masses de capitaux gaspillés, comme un « Trou Abyssal », éminemment toxique pour l’avenir, la sécurité, et le bien-être de nos sociétés ?…

Pour ma part, je serai plus nuancé…

Devant l’incapacité de nos élus, complices et irresponsables, à museler, maîtriser une organisation bureaucratique composée de technocrates, agissant comme une superpuissance, supérieure à l’ONU en tant qu’arbitre des relations internationales, au vu des ravages humains et destructions massives qu’elle accomplit, gère et prépare, je considère que nous sommes face au plus grand danger de l’humanité du XXI° siècle.

L’OTAN est une organisation moyenâgeuse, imposant des dogmes, mettant en œuvre une Inquisition, prononçant des “diabolisations” ou “excommunications” pour blasphèmes ou hérésies, dans des procès en sorcellerie fondés sur le “délit d’intention”, dotée d’un système de propagande dont le niveau de délire et de désinformation se révèle, à présent, impossible à réguler par nos instances démocratiques de plus en plus réduites par la limitation incessante des libertés publiques.

Au-delà de la régression intellectuelle de cette “nouvelle religion”, idéologie militariste fondée sur le fanatisme colonial, par les désolations et carnages humains qu’elle provoque, et planifie de provoquer, en chiffres cumulés, nous retrouvons l’équivalent des millions de morts et immenses dévastations que l’Humanité a connus au 14° siècle dans de multiples pays, en Europe, au Moyen-Orient et en Asie, sous l’effet de la Peste Noire.

Oui. L’OTAN représente la “Peste Noire” du XXI° siècle.


Notes
(1)  
Célèbres paroles du responsable de l’armée française, la veille de sa déroute face à la Prusse, en 1870… Il se rendit aux Prussiens à Metz, et fut emmené comme prisonnier de guerre en Prusse.

(2)  Ludo De Brabander, NATO in Crisis, 18 mai 2012, http://truth-out.org/news/item/9228-nato-in-crisis

(3)  Over 1,000 join 2nd day of anti-NATO protests in Chicago (photos, video), 20 mai 2012, http://rt.com/usa/news/chicago-protests-nato-summit-689/

(4)  La veille du sommet, le 18 mai 2012, une imposante manifestation a été organisée par le syndicat national du personnel de santé (National Nurses United), pour protester contre la diminution de leurs retraites, réclamant une taxe « Robin des Bois » (Robin Hood) sur les transactions financières et dénonçant les gaspillages de l’argent public dans les guerres organisées par l’OTAN, http://rt.com/usa/news/chicago-nato-summit-nurses-655/

(5)  Chris Hellman&MatteaKramer, “Spend, spend, spend”, Asia Times, 24 mai 2012, http://www.atimes.com/atimes/Global_Economy/NE24Dj04.html 

(6)  Exemple dans la photo n° 2 (Reuters / Alex Domanski) de l’article : Blockupy Frankfurt: Thousandswrap up four-dayprotests (video, photos), 19 mai 2012,http://www.rt.com/news/occupy-frankfurt-rally-675/

(7)  Rapport : “OTAN 2020 : Une sécurité assurée ; Un engagement dynamique – Analyse et Recommandations du groupe d’experts pour un nouveau concept stratégique de l’OTAN”, 17 mai 2012, http://ancien.operationspaix.net/IMG/pdf/OTAN_-_Une_securite_assuree_un_engagement_dynamique_-_Analyse_et_recommandations_du_groupe_d_experts_pour_un_nouveau_concept_strategique_de_l_OTAN_mai_2010_.pdf

(8)  Rapport “OTAN 2020”, Op. Cit., p. 49.

(9)  Rapport “OTAN 2020”, Op. Cit., p. 15.

(10)  “Afghanistan-drogue : la production multipliée par 40 depuis l’arrivée de l’OTAN”, RIA Novosti, 28 janvier 2012, http://fr.rian.ru/world/20100128/185952806.html

(11)  Rapport “OTAN 2020”, Op. Cit., p. 15 – 19.

(12)  Rapport “OTAN 2020”, Op. Cit., p. 18.

(13)  Rions un peu : en France, un des plus exaltés dans ces postures inquisitoriales (à part les membres de nos gouvernements successifs) est l’ancien premier conseiller à l’ambassade de France à Tel-Aviv (2000-2004), Michel Miraillet. Il est, depuis le 24 août 2007 : « Directeur chargé des affaires stratégiques », au Ministère de la Défense !…

(14)  Rapport “OTAN 2020”, Op. Cit., p. 18.

(15)  Gareth Porter, “Afghanistan War – Excuse for NATO to maintain existence”, entretien du 27 mai 2012, Press TV,http://www.presstv.ir/detail/2012/05/27/243293/afghan-war-excuse-for-nato-to-exist/

(16)  ManlioDinucci, L’éternelle jeunesse de l’Otan - L’art de la guerre”, (Il Manifesto), 24 mai 2012, http://www.legrandsoir.info/l-eternelle-jeunesse-de-l-otan-il-manifesto.html

(17)  Nicolas Gros-Verheyde, “OTAN- Objectif : Dégraisser le mammouth…”, 14 octobre 2010, http://www.bruxelles2.eu/defense-ue/defense-ue-droit-doctrine-politique/otan-on-va-degraisser-le-mammouth.html

(18)  Nicolas Gros-Verheyde, Op. Cit.

(19)  Tommaso Di Francesco, ManlioDinucci, “Combien nous coûte l’Otan de la « défense intelligente » - Sommet de Chicago”, (Il Manifesto), 22 mai 2012,http://www.legrandsoir.info/combien-nous-coute-l-otan-de-la-defense-intelligente-il-manifesto.html#reactions

(20)  Nicolas Gros-Verheyde, Op. Cit.

(21)  Rapport “OTAN 2020”, Op. Cit., p. 40.

(22)  Nicolas Gros-Verheyde, “Budget militaire R&T : la cote d’alerte est atteinte”, 22 mars 2012, http://www.bruxelles2.eu/defense-ue/capacites-milit-%E2%80%93-exercices-ue/budget-militaire-rt-la-cote-dalerte-est-atteinte.html

(23)  Martial Foucault, “Les budgets de défense en France entre déni et déclin”, Focus stratégique n° 36, IFRI – Laboratoire de Recherche sur la Défense, Avril 2012, p. 14.

(24) Stockholm International PeaceResearch Institute, SIPRI, MilitaryExpenditure 2011, http://milexdata.sipri.org/result.php4

(25)  Martial Foucault, IFRI, Op. Cit., p. 20.

(26)  Martial Foucault, IFRI, Op. Cit., Fig. 4 – Inflation des prix industriels de défense – base 100 – année 2005, p. 17.

(27)  Martial Foucault, IFRI, Op. Cit., p. 19.

Georges Stanechy 

stanechy.over-blog.com -

 2012-05-29

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=STA20120603&articleId=31224



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

29/06/2012

n°116 - Journal des Guerres de l'Ota.n - 2-06 - a- ils l'auront, leur Troisième Guerre mondiale !

 



 

Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



  Journal des Guerres de l'Otan.  

n° 116 -  29-06

            C.De Broeder & M.Lemaire     



Le " Journal des Guerres de l'Otan " est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

Le " Journal des Guerres de l'Otan " est  visible :

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b) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part ::

Hassane Magued : Géostratégie du pire : ils l'auront, leur Troisième Guerre mondiale !

Dommages Collatéraux...

KarlMüller : L’OTAN part en guerre – et les autres devraient suivre

Guerres de l'Otan

Au jour le jour

Poutine : « Bouclier: la riposte russe sera adéquate »

Les parties prenantes

1  L'onu

Des meurtres injustifiés : l’ONU demande aux Etats-Unis de justifier les attaques de drones.

b L'Otan

Fogh Rasmussen

Extension des guerres ?

L’OTAN continue à planifier des interventions en contradiction avec le droit national et international.

c Les USA

Obama

Bill Van Auken : Le rôle d’Obama dans la sélection des cibles humaines des frappes de drones.

Drones: HumanRights Watch dénonce Obama et son " permis de tuer"

Dans les coulisses 

ManlioDinucci : Le partenaire possessif de l’UE.

Sur le terrain

Le pantalon rouge et la tenue dernier cri de l'armée étasunienne

 

d L’Otan dans le monde

Visite du secrétaire général de l’OTAN dans une base de la force aérienne belge.

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

2-1 Intervention de Michel Collon à l'Unesco pour défendre la paix  mondiale (menacée) .

2-2 Guillaume de Rouville : Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

2-3 Glenn GREENWALD : Comment l’administration Obama fait des médias US ses porte-paroles.

 



Tiré à part :

Hassane Magued : Géostratégie du pire : ils l'auront, leur Troisième Guerre mondiale !

« On ne peut vivre sans nuire ». Ça c’est certain. Mais « nuire pour vivre », relève de ce qu’il convient d’appeler la stratégie du pire. Et malheureusement, l’arrogance de l’Occident est en train de contraindre l’Humanité, si elle ne l’y a déjà poussée, à ériger la nuisance en règle de confrontation géostratégique.

« On ne peut vivre sans nuire ». Ça c’est certain. Mais « nuire pour vivre », relève de ce qu’il convient d’appeler la stratégie du pire. Et malheureusement, l’arrogance de l’Occident est en train de contraindre l’Humanité, si elle ne l’y a déjà poussée, à ériger la nuisance en règle de confrontation géostratégique.
 
Sur la question de l’utilité géostratégique de la  nuisance, les rhétoriciens de la stratégie du pire comme passage obligé du bien être de l’Occident, ne manquent pas d’inspiration. Certains, beaucoup plus nuancés comme Anatole France, justifiaient déjà assez maladroitement bien, aux yeux des jeunes générations occidentales, les pires perversions  qui ont endeuillé des peuples allant de leur réduction à l’état d’esclave à leur extermination complète, pure et simple. Il le disait si bien :

A l’évidence, pour la pensée occidentale, lorsque la finalité du mal permet à l’Occident de jouir d’un monde meilleur, ce mal devient le bien.
 
La Côte d’Ivoire, la Libye, la Syrie et un peu plus tard, le Liban et l’Iran, puis parallèlement à tous ces futurs projets de nuisance, l’attaque meurtrière de la Guinée Equatoriale, du Soudan du Nord, du Cameroun, de la Guinée Conakry, de la RD Congo, du Congo Brazzaville, etc., constituent les formes achevées de la provocation de l’Occident en quête d’une nouvelle guerre de destruction massive.
 
Les enjeux sont énormes. C’est pourquoi le projet ne manque pas d’énormité. En effet, les théoriciens de la géostratégie du pire croient dur comme fer qu’il faut une Troisième Guerre mondiale pour rétablir l’équilibre financier dans les Etats de surendettés de l’Occident en s’offrant l’opportunité d’une victoire sur la Chine et la Russie, ce qui leur permettrait de passer ces nombreuses dettes en pertes et profits.

Des géo stratèges américains avec à leur tête, un certain Monsieur ZbigniewKazimierzBrzeziński (photo), ont réussi à convaincre la Maison Blanche que le monde meilleur qu’ils ont rêvé pour le peuple américain, est menacé parce qu’il y aurait trop d’hommes sur la terre. Or à l’horizon 2050, il y aurait encore plus d’hommes et un déséquilibre insurmontable naîtrait entre les ressources naturelles disponibles et le stock d’hommes vivants sur terre.
"Zbigniew Kazimierz Brzeziński est né le 28 mars 1928 à Varsovie en Pologne.

 Il est un politologue américain d'origine polonaise. Il a été Conseiller à la sécurité nationale du Président des États-Unis Jimmy Carter, de 1977 à 1981.

En tant que tel, il a été un artisan majeur de la politique étrangère de Washington, soutenant alors à la fois une politique plus agressive vis-à-vis de l'URSS, [..] qui mettrait l'accent à la fois sur le réarmement des États-Unis et l'utilisation des droits de l'homme contre Moscou." (source Wikipédia)
Aujourd’hui, Brzeziński fait partie des conseillers en matière de politique étrangère d’OBAMA. Depuis la barbarie de Georges Bush fils en Irak, il donne l’impression d’avoir révisé ses positions extrémistes à une proportion hypocrite moins choquante, qui tranche avec son radicalisme guerrier d’hier. Mais de toute évidence, ce sont les théories développées par Brzeziński qui sont mises en œuvre en Syrie, après avoir fait leurs preuves en Libye comme elles feront leurs preuves bientôt au Liban et en Iran.
 
Mais quand on cherche obstinément la guerre, on finit par la trouver. La Troisième guerre mondiale est devenue pour tous les dirigeants européens et américains, la solution unique à la crise dite de la dette. Tous raisonnent comme si aucune autre alternative n’existe. A les regarder agir, tout porte à croire qu’ils reconnaissent aujourd’hui qu’Hitler a été un siècle en avance sur eux.
 
La reconquête du monde par les armes, la soumission des peuples, la déconstruction des Etats stables qui empêchent le triomphe de l’hégémonisme occidental, sont érigés en devoir civique aussi bien en Amérique du Nord qu’en Europe occidentale. Ils veulent tuer et détruire pour vivre heureux.
 
C’est ce qu’ils croient. C’est ce qu’ils font croire à leurs peuples. Ayant très peu d’esprit critique grâce à plusieurs siècles de manipulation médiatique et d’instrumentalisation, leurs opinions nationales sont favorables à la guerre, à cette grande guerre qu’ils leur présentent comme une petite aventure au moyen Orient, en Asie de l’Est et en Afrique avec des millions d’Arabes, de chinois et au besoin, d’Africains à la gueule cassée, loin des ambiances paisibles de Washington ou de Paris.
 
Et pourtant ils se trompent. Toute guerre de dimension internationale qu’ils déclencheraient en Asie de l’Est ou ailleurs, finirait dans les rues de Paris et de Washington.
 
C’est ce message que le Président russe Vladimir Poutine essaie de leur faire passer. En exécutant les dernières semaines, deux tirs de semonce de missiles  intercontinentaux, il envoie un message très clair à l’opinion occidentale pour dire que cette fois-ci, la guerre ne lui sera pas contée. Les peuples occidentaux qui auront commandité cette guerre la subiront et mourront dans leurs lits douillets et alors, ils comprendront le malheur des peuples que leurs Nations massacrent en les diabolisant pour ainsi justifier par le mensonge, le massacre d’innocentes vies.
 
Mais l’opinion occidentale est sourde et stupide. Elle pense qu’un père qui tue les enfants des autres pour te nourrir avec le pain qui était prévu pour ces enfants-là, est un bon père.
 
Mieux, cette opinion qui se fait de plus en plus batarde, sous influence médiatique, politique et surtout à la merci des idéologues du néo nazisme incarné par des hommes de peu d’éthique sociale comme  Bernard-Henri Lévy, est une opinion égarée, convaincue d’accepter son autodestruction, car en vérité, les dirigeants de l’Occident sont désormais dans le rôle du Gourou qui prépare le suicide collectif parce qu’ils sentent que  l’heure approche et le miracle qu’ils ont promis ne se réalise pas. Or ceux qui ont cru attendent des jours encore meilleurs qui ne reviendront plus jamais et leur désillusion actuelle, qui se mue en désespoir permanent, déclenchera la révolte populaire et la ruine de "l’Empire américain" tout comme de "l’Empire européen".
 
C’est exactement de cela qu’il s’agit. Ils ont promis une société où l’égalité sociale sera la règle, où le bonheur sera le partage collectif et où le lait et le miel couleront chaque jour. Mais ils ont échoué. Leurs Etats se sont appauvris et surendettés. Ils n’ont aucune solution pour y remédier. Le modèle économique enseigné par le capitalisme barbare et malhonnête à atteint ses limites comme une chaine  d’escroquerie pyramidale.
 
Pendant ce temps, en face, le Communisme remanié en épousant les règles de l’économie de marché triomphe sans partage. Or ce triomphe brise l’équilibre géostratégique et condamne les anciennes puissances à la pauvreté irréversible.
Voici donc la raison première de la guerre qu’ils recherchent. Et ils l’auront, dans un futur proche, cette guerre qui leur manque tant pour faire le bonheur de leurs peuples. Malheureusement, ils ont prévu l’action et non la réaction. 
Tout comme ils n’ont pas prévu ce Troisième réveil de l’Afrique qu’ils ne pourront ni empêcher, ni retarder davantage.
 
Hassane Magued

http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=7151

 


Dommages Collatéraux...

 

Karl Müller : L’OTAN part en guerre – et les autres devraient suivre

Lors du Sommet de Chicago, les 20 et 21 mai 2012, l’OTAN a présenté solennellement la manière dont elle va étendre son alliance de guerre dans les années à venir. Elle veut l’élargir non seulement en admettant de nouveaux membres et en instrumentalisant, à l’encontre du droit international, les organisations internationales telles que l’ONU et l’OSCE, mais encore en menant des agressions militaires communes avec des Etats, qu’ils soient membres de L’Alliance ou non, ou en passe de le devenir, y compris des pays neutres. Les Etats-Unis, qui dirigent l’OTAN, veulent, particulièrement en période de vaches maigres, mener de grandes guerres en différents endroits du monde simultanément. Mais il ne s’agit pas seulement de guerres plus nombreuses, mais aussi plus destructrices que dans les 20 dernières années.

Il suffit de lire plus à fond les documents finals du Sommet et savoir lire entre les lignes pour comprendre où l’Alliance veut en venir. Les guerres en Afghanistan et en Libye servent de modèle pour les futures alliances militaires de l’OTAN, car au cours de ces deux guerres a été mise en place une nouvelle forme de «coalition des volontaires», un OTAN +. Il s’agit de développer cela considérablement.
On peut lire dans la Déclaration du Sommet de Chicago, concernant la Libye, qu’avec l’Opération «Protecteur unifié», «l’OTAN a établi de nouvelles références pour la consultation et la coopération pratique avec les pays partenaires qui ont contribué à notre opération, ainsi qu’avec d’autres organisations internationales et régionales.» (C’est nous qui soulignons.)
L’OTAN concentre son attention sur l’Union européenne, dont font partie non seulement des membres de l’OTAN, mais aussi des Etats neutres tels que l’Autriche. On peut lire dans la Déclaration du Sommet que «l’UE est un partenaire unique et essentiel pour l’OTAN. Renforcer pleinement ce partenariat stratégique, comme convenu par nos deux organisations et comme le prévoit le concept stratégique, est particulièrement important dans le climat d’austérité économique actuel. L’OTAN et l’UE doivent continuer d’œuvrer à améliorer la coopération pratique dans les opérations, à élargir les consultations politiques et à coopérer plus étroitement pour le développement des capacités. L’OTAN et l’UE travaillent côte à côte dans le cadre d’opérations de gestion de crise, dans un esprit de renforcement mutuel […].» C’est sans doute pourquoi l’OTAN reconnaît combien il est important de posséder une défense européenne forte et efficace.

Instrumentalisation d’organisations internationales

Les Etats-Unis, qui dirigent l’OTAN, et les autres Etats membres savent très exactement qu’ils sont dans le monde une minorité qui rétrécit comme une peau de chagrin. Le reste de la planète n’accepte plus le pillage du monde à leur profit, ce qui pousse l’OTAN à mettre la main sur les organisations internationales, notamment les Nations Unies et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Dans la Déclaration du Sommet, on peut lire ceci: «Nous continuerons de renforcer notre dialogue politique et notre coopération pratique avec l’ONU conformément à la déclaration ONU-OTAN de septembre 2008. Nous nous félicitons du renforcement de la coopération et de la liaison entre l’OTAN et l’ONU qui s’est opérée depuis le Sommet de Lisbonne de novembre 2010 et qui a également contribué au succès de l’Opération ‹Protecteur unifié›.»
Il faut rappeler ici que ce n’est pas l’ONU en tant que communauté internationale qui avait signé cette Déclaration de septembre 2008, mais bien le Secrétaire général de l’époque qui avait outrepassé les limites de son mandat à l’insu de toutes les autres institutions de l’ONU.
En ce qui concerne l’OSCE, l’OTAN écrit ceci: «Nous continuons de collaborer étroitement avec l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), en particulier dans des domaines tels que la prévention et la résolution des conflits, le relèvement postconflit et la réponse aux nouvelles menaces de sécurité. Nous sommes déterminés à renforcer encore notre coopération, tant au niveau politique qu’au niveau opérationnel, dans tous les domaines d’intérêt commun.»

Les non membres de l’OTAN devraient être contraints à participer aux projets de guerre de l’OTAN

La tentative de contraindre les non membres à participer à ses opérations militaires prend de l’importance pour l’OTAN: «L’OTAN possède un vaste réseau de relations de partenariat. Nous attachons une très grande importance à tous les partenaires de l’OTAN ainsi qu’aux contributions qu’ils apportent aux travaux de l’Alliance, comme l’illustrent les diverses réunions de partenariat que nous tenons ici, à Chicago. […] Les partenariats de l’OTAN constituent un élément clé de la sécurité coopérative, qui est l’une des tâches fondamentales de l’Alliance, et celle-ci a établi des politiques efficaces afin de renforcer ses partenariats. […]
Depuis vingt ans, nos partenariats […] apportent une contribution significative à la réussite de bon nombre de nos opérations et missions. Les ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN, réunis à Berlin en avril 2011, ont approuvé une politique de partenariat plus efficace et plus souple afin de rendre les partenariats de l’OTAN plus opérants. Nous poursuivrons activement sa mise en œuvre en vue de renforcer les partenariats de l’OTAN, y compris en consolidant le Conseil de partenariat euro-atlantique, le Dialogue méditerranéen, l’Initiative de coopération d’Istanbul ainsi que nos relations avec nos partenaires dans le monde, tout en exploitant pleinement la souplesse des configurations, en développant notre coopération politique et pratique avec les partenaires, y compris dans un contexte opérationnel, et en associant davantage nos partenaires aux entraînements, aux activités de formation et aux exercices, notamment ceux de la Force de réaction de l’OTAN. Nous allons intensifier nos efforts afin de mieux interagir avec les partenaires dans le monde qui sont en mesure d’apporter une contribution significative à la sécurité, et afin de nous rapprocher des partenaires concernés, y compris de notre partenaire le plus récent, la Mongolie, pour renforcer la confiance, accroître la transparence et développer le dialogue politique et la coopération pratique.»
L’OTAN s’est réjouie tout particulièrement «de la tenue à Chicago de notre réunion avec les treize partenaires qui ont apporté récemment des contributions politiques, opérationnelles et financières particulières aux opérations dirigées par l’OTAN. Cela illustre la souplesse renforcée avec laquelle nous envisageons les questions de partenariat en les axant sur la demande et sur les sujets de fond. Notre réunion de Chicago avec les partenaires nous offre une occasion unique d’examiner les enseignements tirés de notre coopération et de procéder à des échanges de vues sur les défis de sécurité communs auxquels nous faisons face. Des activités de formation et des exercices conjoints seront essentiels pour maintenir notre interopérabilité et nos interconnexions avec les forces de nos partenaires, y compris lorsque nous ne sommes pas engagés ensemble dans des opérations en cours. Nous communiquerons les idées qui se seront dégagées de cette réunion de Chicago à l’ensemble de nos partenaires, dans les cadres appropriés, en vue de débats complémentaires.» Ces partenaires sont répertoriés dans une note. Il s’agit des pays suivants: l’Australie, la Finlande, la Géorgie, le Japon, la Jordanie, le Qatar, la République de Corée, le Maroc, la Nouvelle Zélande, l’Autriche, la Suède, les Emirats arabes unis … et la Suisse.

Davantage de guerres un peu partout

A quoi cela doit-il servir? Dans ce cas également la Déclaration du Sommet donne une réponse voilée. «Les récentes expériences opérationnelles de l’Alliance montrent également que l’aptitude des forces de l’OTAN à opérer ensemble harmonieusement et rapidement est un facteur essentiel de succès.» Cela ne signifie pas que tous les «partenaires» doivent être engagés au même moment au même endroit. Non, les «partenaires» doivent être capables de mener des guerres en même temps à des endroits différents. Les Etats-Unis, à ce qu’on peut lire partout maintenant, déplacent leur lieu d’intervention privilégié vers le Pacifique et visent la Chine. Mais il y a aussi des ennemis à combattre au Moyen-Orient, en Afrique et à l’ouest du continent eurasiatique. Il n’est donc pas acceptable que la France continue de garder un attachement néocolonialiste à l’espace méditerranéen et possède des esprits comme Bernard-Henri Lévy, à qui il ne suffit pas de prôner une seule guerre épouvantable en l’espace de deux ans. Il y a aussi un pays comme l’Allemagne qui manifeste ouvertement son désir de domination sur notre continent. On peut ajouter la propagande belliqueuse des Verts fondée sur l’affectivité ou encore la bande de Verts européens de Cohn-Bendit, Fischer, Kouchner et Koenigs qui voient tellement d’avantages dans la guerre. Ils peuvent tous être satisfaits, eux qui n’agissent que comme des vassaux du pouvoir dominant l’OTAN.
On ne s’étonnera donc pas de lire dans une deuxième Déclaration du Sommet de l’OTAN sur «les capacités de défense pour les forces de l’OTAN à l’horizon 2020»: «Le développement de capacités militaires européennes accrues resserrera le lien transatlantique, renforcera la sécurité de tous les Alliés et encouragera un partage équitable des charges, des avantages et des responsabilités entre les pays membres de l’Alliance.»
Tout cela est naturellement valable pour les autres «partenaires», telle la Suisse: «Nous prenons également des mesures pour améliorer les connexions entre nos forces, ainsi qu’avec les pays partenaires. Notre opération au-dessus de la Libye a démontré une fois de plus l’importance de ces connexions; dès que la décision politique a été prise de lancer la mission OTAN, les pilotes de l’Alliance ont pris les airs ensemble, avec, à leurs côtés, les appareils de partenaires européens non membres de l’OTAN et de partenaires arabes. Cette façon de procéder a été déterminante dans le succès militaire et politique de cette mission. Nous nous appuierons sur cette réussite, dans le cadre de l’initiative d’interconnexion des forces. […] Nous continuerons de resserrer les connexions entre nos réseaux. […] Dans toute la mesure du possible, nous améliorerons aussi nos connexions avec les partenaires, pour que, lorsque nous le souhaiterons, nous puissions agir ensemble.»    •

Karl Müller

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=3376

 


 


Guerres de l'Otan

Au jour le jour

Poutine : « Bouclier: la riposte russe sera adéquate »

Bien que la Russie soit parfaitement en mesure de donner une réponse adéquate au déploiement d'un système de défense antimissile balistique (DAMB) en Europe, elle préfère néanmoins que ce projet soit abandonné, a déclaré jeudi le président Vladimir Poutine.
"Nous devons scruter l'avenir et savoir réagir à temps à la mise en œuvre de ce projet", a-t-il indiqué lors d'une rencontre avec le personnel d'une base aérienne russe.
"Certes, il serait préférable que nos partenaires [occidentaux] s'abstiennent d'un tel comportement, car il provoquerait nécessairement une réponse de notre part", a souligné M. Poutine. Selon lui, quels que soient les termes qu'on utilise pour caractériser le futur bouclier antimissile, "il restera un élément de la course aux armements".
"Nous disposons de tous les moyens pour réagir de manière adéquate", a assuré le président russe.
D'après lui, il est indispensable de "réaliser les commandes d'Etat en matière de défense, avec une qualité requise et à des prix acceptables".
"Si nous y parvenons, nous ne serons confrontés à aucune menace grave", a conclu le président.

RIA Novosti

18:06 14/06/2012



Les parties prenantes

 L'onu

Des meurtres injustifiés : l’ONU demande aux Etats-Unis de justifier les attaques de drones.

 

 

RussiaToday

jeudi 21 juin 2012 - 05h:20

Un enquêteur de l’ONU a demandé à Washington de justifier l’augmentation de l’utilisation de drones militaires pour perpétrer des assassinats ciblés. Il dit que les attaques de drones qui ôtent la vie à beaucoup d’innocents, pourraient violer le droit international.

4 juin 2012, Multan - Des manifestants pakistanais brûlent des drapeaux des États-Unis et de l’OTAN en signe de protestation contre les attaques de drones américains dans les régions tribales pakistanaises - Photo : AFP/Mirza

L’armée étasunienne et la CIA utilisent des drones en Afghanistan, Pakistan, Irak, Yémen et Somalie. Washington doit clarifier la base légale de sa politique d’assassiner des leaders et des membres présumés des Talibans et d’Al Qaeda au lieu d’essayer de les capturer selon un rapport de ChristofHeyns, le rapporteur spécial des exécutions sommaires, extrajudiciaires, ou arbitraires. Ce rapport de 28 pages adressé au Conseil des droits humains de l’ONU a été publié en avant-première du débat de cet organisme sur le sujet à Genève.

"Le gouvernement doit clarifier les procédures mises en place pour garantir que tous les assassinats ciblés soient conformes au droit humanitaire international et aux droits humains et il doit spécifier les stratégies et les mesures prises pour empêcher qu’il y ait des victimes ainsi que les mesures prises pour permettre des enquêtes indépendantes, rapides et efficaces sur les violations éventuelles" précise le rapport. "Bien que les chiffres des estimations d’attaques de drones varient énormément, toutes les études s’accordent sur un point important : leur nombre a augmenté dramatiquement dans les trois dernières années" selon Heyns.

Les officiels de l’ONU citent des chiffres de la Commission des droits de l’homme du Pakistan selon lesquels les drones étasuniens ont fait 957 morts au Pakistan rien qu’en 2010. Il est généralement admis que sur les milliers de personnes tuées par des drones depuis 2004, environ 20% sont des civils.

"Il est capital de révéler ces meurtres pour que des comptes soient rendus aux victimes ou à leurs famille et qu’elles puissent obtenir justice et réparation" selon le rapporteur.

Heyns a souligné que le droit humanitaire international exige que tous les efforts soient faits pour arrêter un suspect et il exige aussi que la force soient employée selon des critères de nécessité et de proportionnalité. Il a ajouté que Washington n’avait pas répondu de façon satisfaisante aux inquiétudes exprimées par son prédécesseur Philip Alston dans un rapport en 2009.

"Le rapporteur spécial demande à nouveau au gouvernement de clarifier les règles qui régissent les assassinats ciblés... (et) réitère la demande de son prédécesseur que le gouvernement précise les raisons pour lesquelles il est décidé de tuer "des cibles humaines" plutôt que de les capturer et aussi qu’il précise si la nation dans laquelle l’assassinat a lieu a donné son accord" a dit Heyns.

Les attaques de drones créent aussi des problèmes dans les relations de Washington avec ses alliés. Elles ont été un des principaux points de discorde entre les Etats-Unis et le Pakistan et elles ont été la raison pour laquelle le passage des marchandises et fournitures destinées aux troupes étasuniennes déployées en Afghanistan à travers le territoire pakistanais a été interrompu.

L’ambassadeur pakistanais ZamirAkram a déclaré lundi dernier pendant la session d’ouverture du conseil des droits humains de l’ONU, que son gouvernement considère que l’usage de drones sur son sol est illégal et contreproductif et constitue une violation de la souveraineté du Pakistan.

"Des milliers d’innocents, dont des femmes et des enfants, ont été assassinés sans discrimination au cours de ces attaques", a-t-il dit.

RussiaToday –

 Pour consulter l’original :http://www.rt.com/news/un-questions...
Traduction : Info-Palestine.net - Dominique Muselet

 



b L'Otan

 

Fogh Rasmussen

Extension des guerres ?

L’OTAN continue à planifier des interventions en contradiction avec le droit national et international.

Lors de sa rencontre des 20 et 21 mai à Chicago, l’OTAN a présenté ses plans concernant une nouvelle restructuration de ses armées. Selon le concept de «Smart Defence», on a demandé aux Etats membres de l’Alliance d’abandonner le principe de la décision souveraine concernant la participation aux interventions militaires de l’OTAN. A l’avenir, les divers Etats membres de l’OTAN – à l’exception des Etats-Unis – ne devront plus garantir toute la gamme d’une armée classique, mais ils devront «se spécialiser». En même temps, lors de futures interventions militaires, les Etats membres seront obligés d’y participer avec les troupes convenues. Conséquence de ce procédé: les Etats membres ne pourront plus refuser de participer à une guerre déclenchée par l’OTAN – à l’instar de la moitié des pays membres de l’OTAN, lors de l’attaque contre la Libye.
Dans la déclaration finale du Sommet de l’OTAN de mai 2012 («Capacités de défense pour les forces de l’OTAN à l’horizon 2020») il est déclaré, dans un jargon très peu compréhensible: «Le développement et le déploiement de capacités de défense est d’abord et avant tout une responsabilité nationale. Toutefois, le coût de la techno­logie ne cessant de croître et les budgets de défense étant soumis à des restrictions, un grand nombre d’Alliés ne peuvent se doter de certaines capacités-clés qu’à la condition de travailler ensemble à leur développement et à leur acquisition. Nous saluons donc les décisions prises par les Alliés de faire progresser certains projets multinationaux, visant notamment à améliorer la protection de nos forces engagées pour une meilleure surveillance et un meilleur entraîne­ment. Ces projets déboucheront sur une plus grande efficacité opérationnelle, des économies d’échelle et une interconnexion plus étroite de nos forces.» (§ 7)
La «Frankfurter Allgemeine Zeitung» du 21 mai s’est exprimée plus clairement: «L’OTAN met en question un de ses principes politiques les plus délicats. Elle veut ouvrir le débat sur les objections nationales face aux interventions de l’Alliance pour empêcher que, lors d’interventions à l’étranger, certains alliés puissent bloquer la mainmise sur les systèmes d’armes et les unités engagés conjointement.» Et le journal de continuer: «Des diplomates nous apprennent qu’il faut discuter des objections nationales aux interventions avant tout parce que l’OTAN, face aux problèmes financiers de ses alliés, utilisera à l’avenir de plus en plus de systèmes d’armes conjointement.»

La combine des économies

En effet, la direction de l’OTAN essaie, depuis un certain temps déjà, de leurrer les pays membres avec la notion de «Smart Defence» pour les faire abandonner une partie essentielle de leur souveraineté nationale et de leur droit à l’auto-détermination garantie par le droit international. Sur le site Internet de l’OTAN, on pouvait lire en février 2012 déjà un texte publicitaire en faveur de la «Smart Defence»: «Dans ces temps-ci, marqués par les économies, chaque euro, chaque dollar et chaque livre-sterling sont importants. «Smart Defence» désigne donc une nouvelle façon de réfléchir sur les possibilités de créer les nouvelles capacités de défense dont l’Alliance a besoin dans la décennie à venir, et au-delà encore. Il s’agit là d’une culture de coopération renouvelée, encourageant les alliés à coopérer pour développer, acquérir et entretenir les capacités militaires pour réaliser les tâches essentielles définies par le nouveau projet stratégique de l’OTAN. Ce qui signifie rassembler les capacités, les utiliser en commun, fixer les priorités et mieux coordonner les efforts.» En clair: Les membres de l’Alliance, et notamment les membres européens, ne seront – incapables d’une défense autonome – que des «fournisseurs de services» en vue des interventions bellicistes planifiées par Washington.
Les Etats-Unis dépensent 20 fois plus pour leur armée que l’Allemagne ou la France. La moitié des dépenses militaires mondiales incombent aux Etats-Unis. Les conséquences pour l’économie des Etats-Unis et pour les habitants du pays sont catastrophiques. Pourquoi les Etats-Unis ne veulent-ils pas réduire leur budget militaire au niveau des autres Etats de l’OTAN, c’est-à-dire à 5% du niveau actuel? Cela permettrait aux Etats-Unis de réfléchir plus intensément à leur économie civile ou d’éventuellement redevenir le moteur authentique de l’économie mondiale et d’offrir ainsi de grosses recettes fiscales aux pays du monde entier. Mais leur planification ne va pas dans ce sens. Ce qui les dérange ce sont les restes de souveraineté des pays européens. Ils doivent élargir leurs services de vassaux en faveur de la puissance d’Outre-Atlantique, qui aspire toujours à devenir la seule puissance au monde.

Violation de la Constitution en Allemagne

Pour un Etat tel que l’Allemagne, les nouveaux plans de l’OTAN signifient une nette violation de la Constitution. Le 12 juillet 1994, le Tribunal constitutionnel suprême avait déclaré, dans un jugement de principe, que la Loi fondamentale contraint le Gouvernement fédéral de demander au Bundestag l’approbation de toute intervention militaire à l’étranger. Plus de 10 ans plus tard, le 24 mars 2005, la «Loi sur la Participation du Parlement» («Parlamentsbeteiligungsgesetz») est entrée en vigueur. Son paragraphe 1 stipule, de façon très claire, que «l’intervention des forces armées allemandes à l’extérieur du territoire de validité de la Loi fondamentale nécessite l’approbation du Bundestag.» En plus, le Parlement allemand dispose du «droit au réexamen» («Rückholrecht»), ce qui veut dire qu’il a la compétence de retirer l’approbation donnée, et ce qui signifie que l’intervention doit être interrompue et que les soldats doivent rentrer au pays.
Le jugement du Tribunal constitutionnel suprême fut la réaction à l’intervention à l’étranger de la Bundeswehr en 1993 en Somalie, qui était vivement disputée. Dans une sorte de «tactique du salami», le gouvernement fédéral d’antan poussa la Bundeswehr en direction d’interventions internationales. Le Tribunal constitutionnel suprême n’a malheureusement pas voulu arrêter cette évolution, mais a rappelé d’autant plus le fait que la Bundeswehr ne doit pas former un «Etat dans l’Etat», isolé de la vie démocratique – une circonstance qui a engendré, du temps de la République de Weimar, notamment, la dictature – mais doit être une armée ancrée dans la démocratie, avec des soldats qui se conçoivent eux-mêmes comme des «citoyens en uniforme». Ces réflexions de principe, émanant des domaines politique et constitutionnel, furent déjà mis de côté quand il s’agissait de transformer les soldats de la Bundeswehr en «combattants archaïques». Elles le furent davantage encore quand on transforma l’armée de service militaire obligatoire en une armée de métier.
Les gouvernements allemands des 20 dernières années ont voulu des interventions de guerre allemandes et ils continuent d’en planifier d’autres. Ils font aussi tout pour défaire les droits souverains de l’Allemagne. Le gouvernement Merkel a lui aussi signalé qu’il voulait obéir aux plans de l’OTAN. La «Frank­furter Allgemeine Zeitung» le commente dans ces termes-ci: «A ce qu’on entend, le gouvernement fédéral est d’accord de réexaminer le droit à la participation du Parlement. […] Au sein du gouvernement fédéral, il y a depuis un certain temps déjà des personnes qui réfléchissent à la question de savoir comment on pourrait faire participer des unités allemandes, œuvrant au sein d’unités multinationales, aux interventions de l’OTAN, et ceci sans devoir en demander la permission au Bundestag.»
Ne doit-on pas, face à une telle ignorance concernant le droit et la loi, issue d’une pure politique de force, rappeler aussi le rapport diffusé par la «tagesschau.de» du 21 mai qui déclarait que «les plus grandes économies pour l’OTAN ne sont pas fournies par la ‹Smart Defence›, mais par le retrait des troupes de l’Afghanistan, prévu pour 2014. Pour leurs 90 000 soldats stationnés actuellement dans l’Hindou Kouch, les Etats-Unis dépensent chaque année 90 milliards de dollars. Après le retrait de leurs troupes, ils n’auront plus que 4,1 milliards de dollars à débourser pour les forces de sécurité afghanes.»
Ne pas faire la guerre économise beaucoup plus d’argent que tout genre de «Smart Defence». S’il s’agit vraiment d’argent …    •

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=3383

par Karl Müller



c Les USA

 

Obama

Bill Van Auken : Le rôle d’Obama dans la sélection des cibles humaines des frappes de drones

'INHUMAIN OBAMA DANS SON ROLE DE CRIMINEL DE GUERRE : SELECTIONNER DES PERSONNES COMME CIBLES HUMAINES DES FRAPPES DE DRONES

« Nous ne sommes pas gouvernés par des meurtriers, mais seulement – par leurs amis, » écrivait Rudyard Kipling il y a cent ans. Le fait que l’aphorisme mordant du poète est devenu totalement désuet a été clairement démontré par un article paru dans le New York Times qui détaille le programme d’assassinat géré à partir de la Maison Blanche d’Obama.

 

Le long article, paru le 29 mai dans le New York Times, constate que le président Barack Obama passe une grande partie de son temps à comploter personnellement des assassinats et à sélectionner des victimes. Ce processus a été organisé en une routine hebdomadaire lors de laquelle Obama dirige les soi-disant réunions du « Mardi terroriste » qui rassemblent des responsables de l’armée et des services du renseignement. Chaque semaine, ils se réunissent dans la Situation Room de la Maison Blanche pour examiner les photos signalétiques de ceux qui figurent sur la « liste des personnes à tuer », dont certaines sont mineures, comme c'est le cas d' « une jeune fille qui avait l’air d’avoir moins de 17 ans. »

 

En fin de compte, Obama choisit la plus part des victimes. Il « approuve par sa signature chaque frappe au Yémen et en Somalie et aussi des frappes plus complexes et plus périlleuses au Pakistan – environ un tiers du nombre total, » selon le Times.

 

Et donc, lorsque l’on voit ou entend des reportages dans les médias sur des « activistes présumés » qui sont tués par un drone – ou les récits suivants moins fréquents révélant que ces « activistes » étaient en fait des hommes, des femmes et des enfants non armés – l’on peut supposer que c'est Obama en personne qui a ordonné les meurtres.

 

L’article n’est pas un compte rendu. Il semble avoir été commandé par le gouvernement même dans le cadre de sa campagne de réélection pour tenter de présenter Obama comme un commandant en chef inébranlable dans la « guerre contre le terrorisme », vantant le succès supposé de son programme d’assassinat et dépassant les Républicain par la droite.

 

Les auteurs soulignent que l’article est fondé sur des interviews avec « trois dizaines de ses actuels et anciens conseillers, [ceux d’Obama]» qui étaient clairement autorisés et encouragés à parler de l’implication du président dans des meurtres d’Etat.

 

Néanmoins, le portrait d’Obama et de l’appareil d’assassinat d’Etat qu’il dirige donnent des sueurs froides. L’article témoigne de l’état dégénéré de la « démocratie » américaine et de la profonde démoralisation politique de sa couche dirigeante. Bien que dans le ton il ait absorbé une bonne partie du cynisme politique du gouvernement, la révélation de la criminalité de l’Etat aura finalement des conséquences énormes.

Parmi les épisodes spécifiques cités par le Times, il y a la première frappe ordonnée par Obama au Yémen le 17 décembre 2009. Un missile de croisière avait frappé un village en tuant des dizaines de personnes, dont 14 femmes et 21 enfants ; ceci avait alimenté la haine contre les Etats-Unis et qui dure encore à ce jour. Le Times se réfère à ce massacre téléguidé en parlant de « frappe bâclée ».

 

Un autre épisode est ce que le Times décrit comme le cas « problématique » de BaitullahMehsud, le dirigeant des Taliban pakistanais, qui fut ciblé en août 2009 parce que le « Pakistan le voulait mort » et que les Etats-Unis comptaient sur la complicité du gouvernement pakistanais pour organiser ses frappes de drone. Mehsud ne représentait aucune « menace imminente pour les Etats-Unis », le soi-disant critère pour sélectionner les victimes sur la « liste des personnes à tuer. » Le gouvernement a truqué ce critère en prétendant qu’il posait un danger au personnel américain au Pakistan. En réalité, la grande majorité de ceux qui sont ciblés pour être assassinés sont retenus pour avoir commis le « crime » de s’opposer à l’occupation américaine ou à une intervention dans leur pays natal.

 

L’autre aspect problématique de la cible est que Mehsud se trouvait avec sa famille lorsque la frappe fut ordonnée. Obama a ignoré les préoccupations concernant le meurtre d’innocents, en disant à la CIA de « tirer », persuadé qu’il n’y aurait aucune protestation de la part des responsables pakistanais. Furent tués dans l’attaque, Mehsud, son épouse, son beau-père, sa belle-mère, un oncle et huit autres personnes.

 

Obama traite des victimes civiles en refusant de les compter. « M. Obama, » rapporte le Times, « a adopté une méthode contestée pour compter les victimes civiles, qui n'a guère menacé de le coincer. » Cette méthode définit simplement comme combattant, sauf preuve du contraire, tout homme en âge d’aller à l’armée et qui est tué dans une zone de frappe,.

 

Le Times décrit Obama comme un « réaliste qui, contrairement à certains de ses fervents partisans, n’est jamais grisé par sa propre rhétorique. Au lieu de cela, il se sert de son esprit d’avocat pour dégager la plus grande marge de manoeuvre pour combattre le terrorisme tel qu’il l’entend. »

 

Cela nous conduit à ce que le Times qualifie de « test décisif » des « principes » d’Obama, le cas d’Anwar al-Awlaki, l’imam né au Nouveau-Mexique et citoyen américain qui fut ciblé et tué en septembre dernier par un missile de drone au Yémen.

 

La proposition d’assassiner Awlaki avait soulevé une « question urgente » chez Obama, remarque le Times. « Pouvait-il ordonner, en secret et sans procès, le meurtre ciblé d’un citoyen américain dans un pays contre lequel les Etats-Unis n’étaient pas en guerre ? »

 

Les conseillers juridiques du Département d’Etat de la Justice avaient préparé un mémo pour le président justifiant une telle attaque au motif que, comme le rapporte le Times, « …alors que le Cinquième amendement garantit une procédure légale régulière, des délibérations internes au sein de l’organe exécutif pourraient suffire à la justifier. » Le comité de la « liste des personnes à tuer » d’Obama est inscrit comme le quatrième organe du gouvernement américain. Il est tout à fait conforme au « principe du Führer » de l’Allemagne nazie, où les décisions du dirigeant constituaient la loi suprême.

 

La réponse d’Obama? « Cette fois-ci c’est facile » aurait dit l’ancien professeur en droit constitutionnel, alors que des collaborateurs ont dit au Times qu’il n’avait pas eu d'états d’âme à tuer l’imam.

 

Il existe certainement une composante psychologique personnelle dans l’évolution d’Obama. S’il dirige personnellement les meurtres d’Etat, c’est en partie parce qu’il aime le faire. Le Times remarque : « A la question de savoir ce qui l’avait le plus surpris chez M. Obama, M. [Thomas] Donilon, conseiller américain à la sécurité nationale, a immédiatement répondu : ‘C’est un président qui se sent tout à fait à l’aise pour recourir à la force au nom des Etats-Unis’. »

 

Le secret des « principes » d’Obama c’est qu’il n’en a pas. Un caméléon politique exempt d’idées indépendantes, de convictions démocratiques ou de scrupule moraux, la personnalité d’Obama est celle d’un fonctionnaire bureaucrate d’Etat. Il s’identifie à l’armée et à l’appareil de renseignement qu’il « commande » officiellement, toujours sous l’œil vigilant de son conseiller anti-terrorisme, l’ancien responsable de la CIA, John Brennan.

 

Plus important encore que ce que ce programme d’assassinat révèle sur la personne d'Obama, c’est ce qu’il étale au grand jour sur l’establishment politique au pouvoir en général. Il témoigne du rejet total de principes constitutionnels essentiels au plus haut niveau et d’un réel effondrement politique et moral de l’ensemble du gouvernement américain.

 

Si l’assassinat d’un citoyen américain est « facile », de quels crimes ce président et son gouvernement sont-ils encore capables ? Certes, l’institutionnalisation de listes de personnes à tuer, des comités de ciblage et les justifications fascisantes de meurtre d’Etat ont des implications profondes tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

 

Les méprisables libéraux du Parti démocrate ainsi que leurs partisans au sein de la multitude d’organisations de « protestation » de la pseudo-gauche soutiendront, avec peut-être quelques déchirements, la réélection de ce président en se fondant sur l’argument politiquement frauduleux et intellectuellement méprisable qu’Obama représente un « moindre mal. » Il n’y a rien de surprenant à ceci. Ils s’accommoderont de tout.

 

Mais il y a des millions de personnes aux Etats-Unis qui sont révoltées par la nouvelle que l’homme qui occupe la Maison Blanche est personnellement impliqué dans la sélection de victimes pour un programme inconstitutionnel et foncièrement criminel de meurtres extra-judiciaires. Il ne faudra plus attendre longtemps pour que cette opposition – profondément enracinée dans les traditions démocratiques qui sont encore vénérées par la classe ouvrière américaine – émerge au grand jour.

Article original, WSWS, paru le 1er juin 2012.

Mondialisation.ca,

Le 3 juin 2012

 

wsws.org


Drones: HumanRights Watch dénonce Obama et son " permis de tuer"

Le président américain lui-même avait annoncé que pour préserver le peuple d’Amérique, son armée utilisait des drones, pour des assassinats ciblés de terroristes.

Mais cette pratique de « droit de vie ou de mort » de l’administration Obama est loin de faire unanimité.
A commencer par les associations de Droits de l'Homme, qui y voient une violation du droit international.

Voici les explications de Reed Brody, avocat de "Human Right Watch" rapporter par le site de l’Express.

Que pensez-vous des révélations du New York Times sur l'usage des drones par la Maison Blanche? Une précision d'abord: ce ne sont pas les drones en tant que tels qui nous préoccupent, mais la pratique des assassinats ciblés au moyen de ces drones. Ce sont des instruments potentiellement efficaces qui peuvent minimiser des pertes civiles quand ils sont utilisés correctement. HRW dénonce le manque de transparence des États-Unis sur ces opérations. Il faudrait avoir plus d'éléments pour déterminer leur légalité, mais le gouvernement américain communique très peu à ce sujet. Ces opérations étant dirigées par la CIA, elles sont entourées du plus grand secret. HRW demande d'ailleurs que la gestion des opérations menées par les drones passe sous la tutelle des militaires et non des services secrets.

Comment définissez-vous les assassinats ciblés? Il s'agit de l'utilisation de la force létale dirigée contre un individu préalablement sélectionné. Ces assassinats ciblés peuvent être exécutés au moyen de drones, mais aussi de missiles, ou d'opérations spéciales.

En quoi contreviennent-ils au droit international? Si la personne ciblée ne participe pas à un conflit armé avec les États-Unis, on n'est plus dans le cadre du droit de la guerre, mais dans une opération de type policier. L'utilisation de la force meurtrière n'est donc pas légalement admissible, sauf lorsqu'elle est nécessaire pour sauver des vies humaines, et seulement si on n'a pas d'autre possibilité de capturer ou de mettre hors d'état de nuire la personne jugée dangereuse. Une personne ne peut pas être ciblée par la force létale uniquement en raison d'un comportement illégal passé. On doit la capturer et la juger.
Une autre des inquiétudes de HRW concerne l'entourage des personnes ciblées. Selon les révélations du New York Times, tous les hommes en âge d'effectuer un service militaire qui entourent la personne ciblée sont considérés comme des combattants. Si c'est avéré, il s'agit là d'une violation du droit international qui impose une distinction entre cibles militaires et non militaires.

Et dans le cadre du droit de la guerre ? Même dans le cadre du droit de la guerre, on ne peut pas faire n'importe quoi. En temps de guerre, il n'est pas illégitime de tuer un soldat du camp adverse, mais il y a deux principes fondamentaux: la distinction militaires/populations civiles évoquée plus haut, et le principe de proportionnalité: les dommages aux personnes et biens civils ne doivent pas être disproportionnés par rapport à l'avantage militaire attendu. Or l'usage de drones pose des questions sur ces deux principes.

L'administration Obama se serait dotée d'un "permis de tuer" ?

L'administration Obama semble considérer que quand elle commet un assassinat ciblé dans quelque partie du globe que ce soit, cela induit le fait que les États-Unis sont en état de guerre. D'une certaine façon, on peut dire que pour les autorités américaines, la planète entière est devenue un champ de bataille. Que diraient les Américains si les Russes ou les Chinois exécutaient des individus qu'ils considèrent comme leurs ennemis dans les rues de Washington?

Vous semblez déçu par le bilan de Barack Obama en matière de respect des droits humains...

L'administration Obama a remédié à certaines des défaillances de l'époque de George Bush, mais il subsiste de nombreuses entorses au droit. J'ai par exemple assisté en avril dernier à la comparution d'un prisonnier de Guantanamo devant une commission militaire. Il avait été maintenu prisonnier en Europe dans le cadre du programme des détentions secrètes de la CIA et avait été sauvagement torturé. Ce détenu encourait la peine de mort devant une commission militaire dénuée d'indépendance.

Source : A partir de L’Express

 

 



Dans les coulisses 

 

ManlioDinucci :Le partenaire possessif de l’UE.

L’Otan a un « partenaire unique et essentiel » : l’Union européenne. C’est ce que déclare le Sommet de Chicago, en jurant de vouloir « une défense européenne plus forte et plus compétente ». A condition, naturellement, qu’elle soit aux mains de l’Otan et que l’Otan reste sous commandement étasunien. Quelle « défense » l’Otan assure-t-elle à l’Europe ? Avant tout, 22 des 27 pays membres de l’Ue sont membres d’une alliance dans laquelle le « commandant suprême en Europe » est toujours étasunien, nommé par le président des Usa.  Et, confirme le Sommet, « la porte de l’Otan reste ouverte à toutes les démocraties européennes qui en partagent les valeurs ». En d’autres termes, après avoir englobé neuf pays de l’ex pacte de Varsovie (dont trois de l’ex URSS) et trois de l’ex Yougoslavie, l’Otan s’étend encore plus à l’est, adossée à la Russie. Elle confirme de fait que « la Géorgie deviendra membre de l’Otan » et que « la région de la Mer Noire continue à être importante pour la sécurité euro-atlantique ». C’est pourquoi ses navires de guerre sont de plus en plus présents en Mer Noire, où en juillet ils effectueront l’opération SeaBreeze (Brise de mer…NdT) avec la marine ukrainienne.  Plus intense encore, cette activité militaire de l’Otan, toujours sous commandement Usa, dans les républiques ex soviétiques d’Estonie, Lettonie et Lituanie : les exercices navals de l’opération Open Spirit (Esprit ouvert.. ?! NdT) étant terminés le 25 mai, commencera le 4 juin la Baltops (Baltic Operations, prosaïque, NdT) avec 30 navires de guerre, suivie le 11 juin de celle, aérienne, de Saber Strike (Coup de sabre…NdT). Au Sommet de Chicago on a annoncé que la « Mission de police aérienne » dans les Etats Baltes continuera, c’est-à-dire que seront déployés de façon permanente dans la base Zokniai des forces aériennes Otan à double capacité, conventionnelle et nucléaire. 

  L’an prochain se tiendra dans la région baltique la grande manœuvre Steadfast Jazz? immuable... NdT) de la « Force de riposte Otan », qui augmentera la capacité des forces armées de l’Alliance pour « effectuer de plus amples opérations conjointes de gestion des crises ». Et tandis que les Etats-Unis continuent à moderniser leurs propres forces nucléaires, en les conservant en Europe avec celles britanniques et françaises, le Sommet Otan se déclare « profondément préoccupé par la prolifération des armes nucléaires et de leurs vecteurs ». Il annonce ainsi la première phase du « système de défense de missile », c’est-à-dire l’extension à l’Europe du « bouclier » étasunien : initialement, un radar en Turquie, des missiles intercepteurs en Roumanie et Pologne, des navires Aegis en Méditerranée. A Washington on assure que le « bouclier » n’est pas dirigé contre la Russie, mais qu’il sert à faire face à la menace des missiles iraniens. A Moscou on le considère par contre comme une tentative de prendre un avantage stratégique sur la Russie. Le plan prévoit le déploiement de missiles adossé au territoire russe et, comme ce seront les Etats-Unis qui les contrôleront, personne ne pourra savoir s’ils sont intercepteurs ou si ce sont des missiles pour l’attaque nucléaire. La Russie prévient qu’elle prendra des contre-mesures, dont l’installation d’un radar et de missiles mobiles Iskander dans l’enclave de Kaliningrad. Indépendamment de son efficience réelle, le « bouclier » fonctionne donc déjà : il sert à créer de nouvelles tensions, en justifiant un renforcement ultérieur de la direction et de la présence militaire étasunienne en Europe. C’est-à-dire la prédominance du partenaire transatlantique sur l’Europe.

   Si c’était un mariage, les motifs d’un divorce seraient réunis.

Edition de mardi 29 mai 2012 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20120529/manip2pg/14/manip2pz/323445/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

 

 



Sur le terrain

 

Le pantalon rouge et la tenue dernier cri de l'armée étasunienne

Le pantalon rouge, les guêtres, la vareuse, les galons et la passementerie pour faire joli dans les puanteurs épouvantées des sentiers de la gloire ont été rejoints par les tenues léopards caméléons des commandos hallucinés et héliportés de la jungle du 37ème parallèle vietnamien. Ce surplus militaire appartient à la rubrique souvenir couleur sépia des guerres maintenant antiques du début et du milieu du vingtième siècle.

Le fantassin nouveau a l’allure d’un alunisseur. (0)

Son squelette endogène se double d’un exosquelette, harnachement qui répartit les charges de son poids et de celui de son sac sur des rotules externes à suspension hydraulique. Il gambade d’un pas léger, certes de façon un peu saccadée, sur les reliefs des montagnes afghanes, son heaume est devenu un casque bourré d’électronique et le viseur de son arme sans cesse ajusté par guidage satellitaire.

Les ordres lui sont soufflés à son oreillette depuis un centre de contrôle où des observateurs repèrent sa position depuis le Nevada, la Virginie ou le Texas.

Isolé dans son armure, il n’entend ni le pachto ni le dari de ceux qu’il est venu combattre, encore moins leurs cinquante variantes vernaculaires qu’il aurait fallu pratiquer pour ne pas tomber dans l’embuscade mortelle tendue par quelques villageois venus à pied ou à dos de mulet avec leurs vieilles arquebuses, un peu de poudre et quelques mèches.

Le nouveau GI doublé de son appareillage coûteux n’a pas encore n’a pas encore été débarqué depuis le futur avion si furtif , le fameux F35, il peine à quitter le monde de l’esquisse pour rentrer dans celui du réel, que le voilà déjà basculé dans le registre de la bizarrerie du vétuste et de la nostalgie.

La guerre menée par les US(a) actuellement contre le Pakistan, le Yémen et la Somalie s’effectue par drones interposés. Elle a rendu l’organisme bionique du GI simple support pour les ressources technologiques développées par le CMI superfétatoire.

Le rapport semestriel remis au Congrès étasunien faisant état des opérations militaires US menées à l’étranger confirme officiellement l’existence d’actions directes menées contre des terroristes au Yémen et en Somalie. Les frappes de missiles depuis des Predator (4) n’ont rien de secret puisqu’elles assassinent plusieurs dizaines de civils chaque semaine sous prétexte de combattre des membres d’Al Qaida dans la péninsule arabique ou dans la province du Pakistan voisine de l’Afghanistan, pays pourtant allié. De prétendues listes d’hommes à abattre sont dressées, puis soumises à signature par Obama lui-même.(5)

Cette guerre est aisée à gagner, d’abord elle n’est pas déclarée et elle est faite aux dépens de pays amis qui ne vont pas rétorquer. Les cibles à atteindre sont désignées plus ou moins aléatoirement sur la foi de renseignements privatisés et imprécis. Les meurtres ainsi décidés sont impunis et l’agent d’exécution qui contrôle l’appareil sans pilote est hors de portée des victimes, à plusieurs milliers de kilomètres.

Les coupes budgétaires qui restreindront obligatoirement l’expansion du budget du Pentagone n’affecteront pas le programme des avions sans pilote.

Une promotion d’officiers de l’armée de l’air, spécialisée dans la cyber-guerre, vient de sortir de l’école de l’armée de l’Air du Nevada. Ils opéreront à plein temps dans cette nouvelle discipline d’armes, même si à terme, les formateurs espèrent réduire la distinction entre les armes traditionnelles et cette branche d’intervention. (6)

Désormais, les outils cybernétiques sont largement répandus et de ce fait sont considérés comme pouvant constituent une menace réelle, en dehors des puissances rivales identifiées comme la Russie ou la Chine. La nouvelle doctrine d’enseignement et de formation des cadres de l’armée fera de chaque postulant un compétent en cyber-guerre. Il ne s’agit plus de surveiller et de protéger les réseaux nécessaires au fonctionnement de toutes les armées.

Ici aussi, une attitude préventive est préconisée.

L’attaque par le virus Stunext dès 2009 (7) du système de programmation des automates industriels Siemens adoptés en Iran par les unités d’enrichissement de l’uranium en ses isotopes lourds donne un avant-goût des formes de la nouvelle guerre technologique, reléguant peut-être les anciennes au pavillon des archaïsmes.

Le récent logiciel espion  Flame censé livrer des informations sur le nucléaire iranien, d’une grande sophistication, ne peut qu’être issu d’un dispositif émanant d’un État.

La référence biologique, un virus n’est qu’un paquet d’ADN ou d’ARN, n’est que partiellement impropre.

L’artefact de la cyber-guerre est un pur produit de laboratoire, contrairement aux organismes viraux même si modifiés génétiquement. Leur nocivité partagée en revanche est proportionnelle au caractère ubiquitaire du véhicule les transportant et de la banalité de leur cible. C’est bien ce dernier trait qui en fait une arme à effet boomerang. Il contaminera les systèmes dans les sites géographiques visés mais aussi ailleurs. Les automates Siemens n’ont pas comme seul client les centrales iraniennes utilisatrices de centrifugeuses. La métaphore avec les épidémies des guerres biologiques est tout à fait pertinente car une fois disséminé le virus prendra en charge y compris les machines des pays émetteurs.

Flame aurait vite disparu par activation de son autodestruction, il a pour autant pu être étudié et cartographié par les spécialistes de cybersécurité, obligeant à l’élaboration de nouveaux outils. (8)

L’octroi aux Us(a) de l’exploitation selon leur convenance des données du réseau de règlement interbancaire international SWIFT sous prétexte des attentats du 11 septembre sur le sol des États d’Amérique du nord est une arme redoutable aux mains de la puissance qui frappe d’embargo et de sanctions économiques qui elle veut. (9) Elle est utilisée sans le bruit que suscitent ces vers informatiques.  Elle étouffe lentement les pays cités comme appartenant à l’axe du mal buschien court-circuités par le commerce international agréé par eux (10)

Une autre analogie biologique, celle des produits toxiques détenus par les banques responsables de contamination des institutions financières, voudrait naturaliser ou donner un semblant d’explication scientifique à des décisions politiques prises pour renflouer les banques privées. Elle n’est pas valide. Le  vivant se signale par des mécanismes stabilisateurs qui lui assurent son homéostasie, ainsi en est-il des boucles de rétroaction négative décrites la première fois en hormonologie.

La centaine de milliards empruntés sur les marchés financiers par le FESF, garantis par les États européens contributeurs auraient été prêtés à l’Espagne. Ils sont allés directement renflouer les banques privées espagnoles qui avancent à la Banque Centrale européenne comme garantie les crédits à l’immobilier qu’elles ont consentis et qui ne seront jamais remboursés. Ces dernières sont censées acheter de la dette émise par l’État espagnol qui ne trouve preneur qu’à des taux très au-dessus de ses capacités de remboursement.

Les créances détenues par des banques assez peu regardantes quand elles ont alimenté une bulle spéculative immobilière, au lieu d’être déclarées pour ce qu’elles sont c’est-à-dire sans valeur, continuent d’alimenter un cycle qui va endetter les États, donc les citoyens européens.

Ce cycle perpétue des banques insolvables et renforce la dette des États bientôt insolvables à leur tour dans une boucle de rétroaction positive qu’aucune régulation ne vient freiner.

Cette économie vaudoue qui a inventé le moteur perpétuel de la dette a pris naissance aux Us(a). Le niveau de sa dette publique, 15 000 milliards en 2011 soit 99,6% de son PIB ne les place pas loin des pays européens.

L’aberration du placement de liquidités dans des bons du Trésor des Us(a) à taux négatif permet un prélèvement dans l’épargne mondiale à peu de frais pour faire rouler la dette.

Le démarchage commercial de la Chine en faveur de l’abandon du dollar comme monnaie d’échange et donc de réserve a encore porté ses fruits avec le Brésil. En marge du sommet de Rio de Janeiro, le Brésil et la Chine ont signé un accord qu’ils échangeront commercialement en riminbi pour 60 milliards soit 29 milliards équivalent dollar. (11 )

Pékin élargit la zone d’exclusion du dollar sur un autre continent que l’Asie pendant que Fabius responsable revendiqué de  cession de matériel de transmission aux rebelles mercenaires de l’armée syrienne dite libre va être contraint de faire la sale guerre, toute gluante de sang arabe, kurde, tcherkesse, arménien, syrien en somme, pour le compte du Pentagone, pressé de changer la garde-robe de ses unités du futur antérieur.

Fabius, Hollande, toutes ces figurines mi-mollettistes prisonnières d’un presque antique phrasé  émaillant un discours vieux de plus d’un siècle, continuent de vanter la ligne Maginot tout en faisant briller le cuivre des boutons de leur vareuse bleue. Cette ligne a pour nom l’OTAN.

http://www.ft.com/intl/cms/s/0/015f526a-bc07-11e1-9aff-00144feabdc0.html#axzz1ykQgLQrv


 

Insectes-espions, nouvelle arme des Américains !

La course aux armements entre les différents pays a fait que ces derniers, et, notamment, les Etats-Unis, en consacrant des budgets colossaux, cherchent à exécuter des projets ambitieux, voire, bizarroïdes.

Selon RussiaToday, le Pentagone envisage fabriquer et utiliser des insectes-espions.

Un moustique ou un petit insecte n’est plus seulement une petite bête qui vous colle à l’oreille et vous embête. Ils peuvent se rapprocher de vous, désormais, et agir, exactement, comme agit un drone. Les chercheurs tentent de concevoir des drones d’espionnage indétectables et cherche à simuler et imiter la nature.

Le laboratoire de l’Université de Pennsylvanie qui fait des recherches en robotique a, récemment, exposé 20 robots insectes, qui sont en mesures de s’envoler et de changer, rapidement, leur direction.

Ils sont, également, capables de poursuivre, ensemble et en groupe, leur chemin, et être téléguidés, tout en franchissant des obstacles.

Source : french.irib.ir

 


d L’Otan dans le monde

Visite du secrétaire général de l’OTAN dans une base de la force aérienne belge.

Le secrétaire général de l’OTAN, M. Anders Fogh Rasmussen, a effectué une visite à la base aérienne belge de KleineBrogel le jeudi 7 juin, à l'invitation du ministre belge de la Défense, M. Pieter De Crem. Le secrétaire général a remercié tout le personnel de la base aérienne pour le rôle important joué dans les missions et opérations dirigées par l'OTAN, des Balkans à la Baltique, en passant par l'Afghanistan et la Libye.

« Je voudrais exprimer ma gratitude aux forces armées belges pour les efforts déployés à l'appui des opérations de la FIAS en Afghanistan et lors de nos récentes opérations en Libye. Je sais que tous les pilotes de F 16 de KleineBrogel ont servi en Afghanistan et ont compté parmi les premières forces de l'OTAN actives au dessus de la Libye. J'apprécie par ailleurs votre contribution à la police du ciel pour les États baltes », a déclaré le secrétaire général. Il a souligné que les pilotes de KleineBrogel atteignaient les plus hauts niveaux d'excellence dans toutes leurs missions effectuées pour l'OTAN.

Au cours de cette visite, le secrétaire général a félicité la Belgique et ses forces armées pour leur professionnalisme et leur ferme engagement à l'égard de l'OTAN.

AP



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

2-1 Intervention de Michel Collon à l'Unesco pour défendre la paix  mondiale (menacée) .

VIDEO A VISIONNER EN CLIQUANT ICIhttp://www.youtube.com/watch?v=uLupogpsWV4&feature=relmfu



2-2 Guillaume

de Rouville : Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

 

Depuis la chute du mur de Berlin, l’emprise des médias atlantistes sur les opinions publiques occidentales, au lieu de décliner en raison de la disparition de la menace communiste, s’est développée au point de supprimer quasiment toutes les voix dissidentes des canaux d’information non marginaux ou alternatifs. En France, pays un peu plus rétif que ses voisins à la mainmise atlantiste, ce travaille de nettoyage médiatique a été achevé par Nicolas Sarkozy avec l’aide de personnalités néoconservatrices comme Christine Ockrent ou Philippe Val (legs sur lequel le nouveau Président très atlantiste ne reviendra évidemment pas).

Il en résulte un unanimisme de l’information dont on pourrait s’accommoder en invoquant l’imperfection des Homo Sapiens s’il n’avait pour objectif principal de cacher des crimes de masses dont les élites dirigeantes des démocraties occidentales se rendent coupables avec une impunité déconcertante.

Les crimes médiatiques sont une composante à part entière des crimes politiques plus généraux qui ensanglantent la scène internationale où nos dirigeants déchaînent leur volonté de puissance. Sans une complicité active des médias atlantistes avec les élites occidentales les guerres en Irak et en Afghanistan, le dépeçage de la Libye et la descente aux enfers de la Syrie, n’auraient pas pu être réalisés aussi facilement.

Ainsi, il y a eu crime médiatique quand l’Otan a décidé d’attaquer l’Afghanistan dans la foulée des attentats du 11-Septembre parce que les médias ont refusé sciemment d’interroger les motivations de l’administration Bush dans cette guerre et de questionner la responsabilité directe des néoconservateurs dans ces attentats.

Il y a eu crime médiatique quand les États-Unis et leurs alliés ont envahi l’Irak en 2003 parce que les médias ont relayé volontairement de fausses informations sur la présence d’armes de destruction massive.

Il y a eu crime médiatique quand les médias ont inventé la fable du bombardement de Benghazi par Kadhafi pour envahir la Libye, quand ils ont laissé, sans broncher, les dirigeants occidentaux, avec la caution morale de quelques intellectuels atlantistes (dont J.B. Botul), donner le pouvoir à des milices wahhabites proches d’Al-Qaeda et créer une guerre civile afin d’accomplir des objectifs géostratégiques dont les peuples d’Occident et d’Orient ne verront jamais les bénéfices (moraux ou matériels).

Il y a crime médiatique quand les médias attribuent de manière opportune la paternité des massacres en Syrie (Houla) au clan au pouvoir pour faire tomber un régime qui ne répond plus à leurs objectifs dans la région ; il y a crime médiatique quand l’Occident peut, sans que les médias ne s’en émeuvent, armer des groupes terroristes, organiser des massacres de civils et apporter la guerre civile et religieuse dans un pays en paix.

Il y a eu crime médiatique quand les médias ont choisi de taire le soutien des États-Unis à un coup d’État au Honduras en 2009 et que ce silence couvre les cris des torturés et des suppliciés.

Il y a un crime médiatique quand les médias passent sous silence les implications pour les libertés fondamentales de la loi NDAA votée par l’administration Obama en décembre 2011 qui autorise les détentions arbitraires (des citoyens américains ou étrangers) comme au temps de l’absolutisme royal en France.

Il y a crime médiatique quand aucun grand média ne cherche à expliquer les raisons et les dessous de la guerre contre le terrorisme ni l’alliance des Occidentaux avec les défenseurs du terrorisme islamique (Arabie Saoudite et Qatar).

Il y a eu crime médiatique dans tous ces exemples parce que les médias mainstream ont délibérément choisi de se faire les porte-parole d’une élite à la quelle ils appartiennent ou à laquelle ils s’identifient, élite qui commet, de manière répétée, des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité contraires aux valeurs des Lumières.

L’incompétence n’est pas une excuse suffisante pour écarter la responsabilité directe des médias dans les crimes que nous avons mentionnés (d’autant que les médias alternatifs ont offert ou offrent des analyses précises et pertinentes sur l’ensemble de ces événements). L’incompétence ne peut pas être, en effet, à ce point partagée, voire unanime, tandis que la soumission volontaire à la parole officielle peut l’être en raison du commun dénominateur qui caractérise l’ensemble des médias qui comptent pour forger l’opinion des bourgeois cultivés : l’idéologie atlantiste. En effet, sans une idéologie commune et puissante capable de souder ensemble les intelligences humaines les plus diverses, autant d’erreurs et d’approximations dans l’information ne pourraient pas être commises de manière répétée et à propos de la plupart des événements cruciaux.

Nul besoin ici de mentionner tous les crimes médiatiques commis par les médias atlantistes tant la liste est longue et presque sans fin. Nous voulions juste rappeler l’évidence suivante au moment où le traitement médiatique du drame syrien semble atteindre en Occident un degré d’abjection rarement égalé : la désinformation tue des innocents.

Aux citoyens de rendre leurs journalistes comptables de celle-ci lorsque cette désinformation est manifestement volontaire, à défaut d’en accepter la part d’ombre pour soi-même et de démobiliser sa conscience face à la brutalité du monde. Aux citoyens de s’organiser pour faire tomber les tyrannies médiatiques qui dominent les opinions publiques occidentales. Pour que cessent les crimes des mass media.

Guillaume de Rouville

http://lidiotduvillage.org/2012/06/13/crimes-mediatiques-ou-...

15 juin 2012

URL de cet article 16970
http://www.legrandsoir.info/crimes-mediatiques-ou-les-consequences-meurtrieres-de-la-desinformation.html


 


2-3 Glenn GREENWALD

 :

Comment l’administration Obama fait des médias US ses porte-paroles.

 

La reporter du New York Times, Judith Miller, témoignant devant le Comité juridique du Sénat en 2004. L’année précédente, le New York Times avait publié un Mea Culpa à propos de l’usage par Miller des briefings anonymes de l’administration

Bush au sujet des Armes de destruction massive avant le lancement de la guerre d’Irak.  Description : cid:72623FAA-41D3-465F-90D9-60EF42F629B7@home

Le grand reporter américain Glenn Greenwald, que nous avonssouvent relayé dans nos pages, nous livre ici une analyse acerbe de ce journalisme de complaisance auquel se livrent de plus en plus de journalistes américains, et qui a produit les récents ’scoops’ concernant, par exemple, le rôle central du président Obama dans le choix des personnes visées au Moyen-Orient par les frappes de drones US. Ces soi-disant ’scoops’ sont en effet le résultat de fuites savamment organisées par l’administration Obama, qui délivre anonymement certaines informations à des journalistes ’sélectionnés’ en fonction de leur dévouement.

Ces méthodes ne sont pas nouvelles, et on se souvient de l’affaire Judith Miller et de la propagande du New York Times en 2003 sur les armes de destruction massive soi-disant détenues par Saddam Hussein. Mais elles semblent avoir été peaufinées, perfectionnées à l’envi par l’administration Obama, qui obtient ainsi un contrôle presque total sur les ’fuites’ d’informations autorisées et celles qui ne le sont pas. Greenwald nous détaille donc ces procédés dont le double but est clairement d’éduquer (de dresser ?) la presse à relayer sans rechigner les informations qu’on leur donne de façon anonyme mais officielle, et d’autre part, de servir les intérêts et l’agenda politique de l’administration. Un jeu gagnant-gagnant. Avec un gros bémol : les grands perdants dans l’histoire, ce sont les citoyens.

* * *

Ces dernières semaines aux États-Unis sont parus plusieurs scoops dans de grands médias US au sujet de la politique étrangère secrète du Président Obama et de ses actions de contreterrorisme, des histoires qui ont été publiées essentiellement par le New York Times. Les Américains ont, pour la première fois, été informés du rôle personnel d’Obama [article traduit en français par ReOpenNews - NdT] dans la compilation d’une « liste secrète de cibles à abattre » (Secret Kill List), un document sur lequel figurent les personnes qui seront visées par les drones au Pakistan et en Afghanistan, mais aussi les ordres [du président américain] concernant les cyberattaques contre l’enrichissement nucléaire en Iran, ainsi que le détail des opérations sur le raid qui a [soi-disant –NdT] tué Oussama Ben Laden.

Chacun de ces articles a dévoilé des informations clairement dignes d’intérêt pour le public, et a déclenché d’importants débats. Mais la façon dont elles ont été rapportées - et plus particulièrement le fait qu’elles se basent exclusivement sur des informations fournies par des assistants d’Obama qui souhaitent rester anonymes – soulève certaines questions aussi anciennes que troublantes à propos du type de relation entre l’establishement des médias US et le gouvernement qu’il est supposé servir tout en le surveillant.

L’obsession de la Maison Blanche d’Obama pour le secret relève d’un étrange paradoxe. D’un côté, l’actuelle administration a poursuivi en justice deux fois plus de « Whistleblowers – des employés du gouvernement qui ont passé à la presse certaines informations classifiées montrant les méfaits de hauts responsables – que toutes les autres administrations US réunies. Les officiels d’Obama ont également, comme l’ont documenté cette semaine les juristes de l’ACLU dans The Guardian, résisté avec une vigueur sans précédents à toute tentative de soumettre leurs actions à une évaluation juridique, ou à toute forme d’exposition publique, en insistant auprès de la Cour sur le fait que ces programmes sont si secrets que le gouvernement US ne peut ni confirmer ni infirmer leur existence sans mettre en danger la sécurité nationale.

Mais en même temps qu’ils invoquaient des arguments de confidentialité pour protéger leur travail, certains hauts responsables de l’administration Obama ont continuellement et de façon sélective fait « fuiter  » dans les médias des informations à propos de ces programmes. En fait, les fameux scoops du New York Times de ces deux dernières semaines sur le programme d’opérations secrètes pour la Sécurité nationale proviennent essentiellement des assistants d’Obama eux-mêmes.

L’article du Times sur la « Kill List  » était basé sur les interviews « d’une trentaine de ses aides actuels ou passés, [qui] décrivent le rôle central d’Obama  » dans le choix de ceux qui seront tués par la CIA. L’article ’scoop’ qui parlait d’un Obama ordonnant des cyberattaques contre l’Iran citait, entre autres, « des officiels américains » dont un « haut responsable de l’administration » qui a fièrement souligné le rôle actif et concret du Président dans toutes les mesures prises pour porter atteinte au programme nucléaire de Téhéran.

Pendant ce temps, cette même Maison Blanche qui soutient devant les juges qu’elle ne peut pas confirmer l’existence du programme de drones de la CIA, a passé toute cette semaine à alimenter de façon anonyme les journaux au sujet de la dernière victime des frappes de drones au Pakistan. Et les emails contenant les ordres du gouvernement, rendus publics par une Cour fédérale le mois dernier, révélaient qu’alors qu’elle refusait de fournir toute information sur le raid qui a tué Ben Laden au prétexte que ces documents étaient classifiés, l’administration Obama rencontrait en secret, et fournissait des informations sensibles à des producteurs d’Hollywood sur ce qui sera à coup sûr un film respectueux et fidèle [au récit officiel] de ce raid, et dont la sortie est prévue juste avant les prochaines élections présidentielles de novembre.

La tactique derrière tout cela est aussi évidente que dérangeante. Chacune de ces fuites, qui surviennent en cette année d’élection, dépeint un Obama coriace, impliqué, un véritable commandant en chef inflexible, dont le mot d’ordre est « châtier durement les ennemis de l’Amérique et nous protéger tous. » Mais elles le décrivent également comme un leader intellectuel empreint de morale, profondément touché par les « écrits d’Augustine et Thomas Aquinas sur la guerre  » alors qu’il décide en secret de qui doit vivre ou mourir, et de quel pays doit être visé par les agressions américaines.

En somme, ces fuites anonymes font partie de la propagande politique classique : elles servent à glorifier le leader et ses décisions en vue de gains au plan politique. Étant donné que ces programmes sont officiellement couverts par le secret, il est impossible pour les journalistes de vérifier la validité de ces informations. Par nature, la seule façon pour le public d’apprendre quoi que ce soit sur ce que fait le président est par la diffusion sélective et partielle d’informations par les propres assistants d’Obama – ceux qui travaillent pour lui et qui se consacrent entièrement à son succès politique.

Mais ce procédé constitue un terrain propice aux tromperies et à la propagande du gouvernement. C’est précisément cette dynamique qui, lors de la course effrénée à l’invasion de l’Irak, a rassemblé tous les plus grands médias américains et les a transformés en relais irréfléchis de tous les mensonges du gouvernement. La plus grande faute de la journaliste Judith Miller, la fameuse reporter du New York Times entrée en disgrâce après l’affaire des « armes de destruction massive » est d’avoir rapporté comme des faits ce qui n’était qu’un ensemble d’assertions non vérifiées émanant de certains responsables de l’administration Bush. Comme l’expliquaient les éditeurs du Times dans leur « mea culpa » de 2004, les assertions provenant de sources anonymes étaient « insuffisamment validées et n’auraient pas dû être prises pour argent comptant.  »

Les derniers scoops du Times sur la politique d’Obama ne tombent sans doute pas aussi bas que ceux publiés lors du « scandale Judith Miller  ». Pour une raison bien simple, c’est qu’ils contiennent un nombre impressionnant de rapports et de révélations sur les pratiques de certains responsables de l’administration Obama – la plus remarquable étant qu’ils manipulent le nombres des victimes et dissimulent les morts de civils tombés lors des attaques de drones en « comptant tout mâle en âge de se battre et se trouvant dans une zone de combat comme un combattant.  »

Et pour une autre raison aussi, à savoir qu’ils critiquent les pratiques d’Obama, comme la nature indiscriminée des « frappes groupées de drones  » (lorsqu’ils voient trois types en train de faire de la gymnastique, pour la CIA il s’agit forcément d’un camp d’entrainement de terroristes), et l’aspect nécessairement trompeur inhérent à la définition trop vague de « militant  ». (L’un des officiels est cité : « Ça me gène quand ils disent qu’il y avait 7 types, et que tous étaient des militants. Ils comptent les corps, mais ne sont pas sûrs de leur identité.  »)

De plus, ces informations ont une réelle valeur journalistique. Il est incontestable que le citoyen américain est intéressé à savoir que son gouvernement organise des réunions pour élaborer une « Kill List  », et qu’il lance des cyberattaques contre l’Iran, lesquelles attaques sont considérées par le Pentagone (du moins lorsqu’elles sont conduites contre les USA) comme de véritables « actes de guerre. »

Mais malgré ces différences notables avec le cas de Judith Miller, la trame est toujours la même. Ces reporters s’en remettent entièrement aux sources gouvernementales. Leurs articles se basent presque exclusivement sur les affirmations de quelques subordonnés totalement dévoués au président. Les journalistes n’ont aucun moyen de vérifier la véracité des déclarations qu’ils présentent comme des faits. Et pire, ils garantissent l’anonymat à ces assistants qui ne font rien d’autre que suivre les ordres du président et promouvoir ses intérêts politiques.

C’est du pur « journalisme autorisé  » (accessjournalism) : on livre des scoops à ces reporters en échange de la promesse totalement injustifiée de préserver leur anonymat tout en relayant leur propagande auprès du peuple sans qu’on puisse un jour leur demander des comptes (protégés qu’ils sont par le mur de l’anonymat). Nécessairement, ce journalisme du « Story telling  » est forgé par les points de vue de ces sources officielles.

Et le produit journalistique qui en ressort sert évidemment l’agenda politique du président. L’opposant d’Obama en 2008, le sénateur républicain John McCain, s’est plaint, à juste titre d’ailleurs, que l’intention derrière ces fuites récentes était d’ « améliorer l’image du président Obama en le présentant comme un homme dur, en vue des élections.  » Mais le plus grave, comme le faisait remarquer la Columbia JournalismReview et le « chien de garde  » des médias, FAIR, est que tous ces récits oublient complètement de parler des aspects les plus controversés de la politique d’Obama, dont celui des risques et du possible caractère illégal des cyberattaques contre l’Iran, et des frappes de drones au Yémen, du nombre de victimes civiles causées par ces frappes, et de leur impact sur le renforcement des rangs d’al-Qaïda suite au fort sentiment anti-américain qu’elles génèrent.

L’effet peut-être le plus pernicieux de ce type de journalisme est qu’il transforme leurs auteurs en messagers consciencieux et dévoués au service des décrets officiels. Les reporters sont ainsi « dressés  » à recevoir des scoops seulement s’ils démontrent leur loyauté envers l’agenda de ces sources officielles.

En février, Scott Shane du Times, a soulevé une controverse en permettant à un officiel de l’administration Obama de diffamer anonymement le Bureau of investigativeJournalism (BIJ) en l’accusant d’être sympathisant d’al-Qaïda, après que le BIJ eut produit des documents montrant les chiffres intentionnellement sous-estimés par les hauts responsables US des victimes civiles des attaques de drones, et les pratiques horribles et potentiellement criminelles consistant à frapper avec les drones les secouristes ou les gens assistants à des funérailles. C’est ce même Shane, avec Jo Becker, à qui l’on a fourni le scoop de la « Kill List  » d’Obama.

De la même façon, David Sanger du Times, a longtemps été critiqué pour ses articles complaisants sur les soi-disant menaces de l’Iran vis-à-vis des USA, presque toujours basés, eux aussi, sur des sources anonymes. Il n’est pas surprenant que ce soit précisément Sanger qui ait été récompensé du meilleur scoop, celui sur Obama et ses ordres de cyberattaque contre l’Iran (scoop qu’il utilise d’ailleurs pour vendre son dernier livre), et encore moins surprenant le fait qu’il y flatte le rôle d’Obama dans cette opération.

Contraste ô combien révélateur, celui du traitement réservé à James Risen du Times, qui sortit quelques scoops bien plus embarrassants que glorifiants pour le gouvernement US. C’est lui qui avait révélé le programme illégal d’écoutes téléphoniques de la NSA sous l’administration Bush en 2006, et aussi le projet de la CIA, aussi inepte qu’inoffensif, d’infiltrer le programme nucléaire iranien.

La conséquence fut que le département de la Justice d’Obama le poursuit sans relâche depuis, et l’oblige à déposer sous serment afin d’essayer de connaitre ses sources sur l’histoire de l’infiltration du programme iranien, un procès qui pourrait bien emmener Risen en prison s’il refuse, ce qui est assez probable. Matt Apuzzo, lauréat du prix Pulitzer du journalisme d’investigation, chez Association Press, explique la leçon évidente apprise lors de cet épisode :

« Sanger écrit sur le succès de l’opération en Iran, et obtient un accès privilégié [aux scoops]. Risen écrit sur une opération bâclée en Iran, et il est poursuivi en justice. »

Il existe une tension fondamentale entre le rôle de chien de garde se confrontant en permanence aux officiels du gouvernement, et celui d’amplificateur primaire pour leur propagande. L’administration US a perfectionné l’art d’éduquer les journalistes américains en leur faisant comprendre qu’ils seront récompensés s’ils assument ce dernier rôle, et châtiés s’ils ne le font pas. À en juger par les scoops de haut niveau révélés ces dernières semaines, c’est une leçon qui semble n’avoir été que trop bien apprise par beaucoup de journalistes.

Glenn Greenwald

The Guardian

Traduction GV pour ReOpenNews  (Pour consulter aux nombreux liens hyper-texte originaux, se reporter à l’article en anglais ici)

URL de cet article 17041 
http://www.legrandsoir.info/comment-l-administration-obama-fait-des-medias-us-ses-porte-paroles.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

23/06/2012

n°57 Dossier Syrie - Passe d’armes entre les Etats-Unis et la Russie au sujet de la Syrie.

 


n°57  Dossier Syrie - Passe d’armes entre les Etats-Unis et la Russie au sujet de la Syrie.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Dossier Syrie : Médias et Manipulation de l’opinion.

n°6                              09-07

C.De broeder & M.Lemaire



Le "Dossier deSyrie" est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

NB : Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.


Sommaire :  

Tiré à part :

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2 Brèves

3 Dossier

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage



Tiré à part :


1


Tiré a part

GB : rassemblement des anti-war, devant le bureau de Cameron  

En Grande-Bretagne, des militants des droits civiques et des anti-war ont organisé un rassemblement, devant le bureau du Premier ministre, afin d’exprimer leur opposition à toute ingérence de l’Occident, dans les affaires intérieures syriennes.

Lors de ce rassemblement de contestation, organisé, à l’appel de la grande Coalition anti-war, les manifestants ont scandé des slogans contre les politiques interventionnistes de Londres et d’autres Etats occidentaux, en Syrie. Cette manifestation avait, aussi, réuni un certain nombre de Syriens résidant à Londres.
Une pétition, signée par les manifestants et les membres de la Coalition anti-war, a été remise au bureau de David Cameron. Les signataires de cette pétition ont condamné les violences, en Syrie, tout en demandant au Premier ministre britannique de ne pas opter pour une politique belliciste.

15/06/2012

Irib



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos 

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Interview de Jean Bricmont par Raphaël Berland et Jonathan Moadab
Guerre en Syrie ? « On va vers une espèce de folie

Vendredi 15 juin 2012

Jean Bricmont revient sur la fausse "bonne idée" de la guerre humanitaire. Il dénonce un conditionnement idéologique provenant des médias de masse, qui visent à rendre acceptable une intervention extérieure à la population.

 

Quelques citations : Source :
http://www.youtube.com/user/CercleDesVolontaires

 Source : Silvia Cattori
http://www.silviacattori.net/...
 POUR VISIONNER LES VIDEOS DE JEAN BRICMONT CLIQUEZ SUR CE LIEN

http://www.palestine-solidarite.org/interview.Jean_Bricmont.150612.htm

 


Le pays du mensonge

Résistance

L’affaire est claire : la Chine et la Russie ont une position sur la Syrie qui est uniquement basée sur leurs intérêts commerciaux, alors que les États-Unis et l’Europe, avec leurs dévoués serviteurs arabes, Arabie Saoudite et Qatar, agissent au nom de l’humanité, des Droits de l’homme, de la démocratie et toutes ces choses dont ils prétendent être si friands. C’est du moins la version que, unanimes, nos médias nous vendent.

Vous y croyez ? Vous avez le droit ! Mais il faut savoir que ceux qu’on appelle la communauté internationale, après s’être appelés « le monde libre », forment une communauté de menteurs, un monde de menteurs.

Souvenez-vous de la première guerre en Irak : voici une vidéo de 30 secondes de la jeune fille innocente qui raconte comment les « soldats de Saddam Hussein » tuaient les bébés dans les couveuses.

VIDEO 1

Il n’y a jamais eu de bébés arrachés des couveuses. Tout est faux. C’est la fille de l’ambassadeur du Koweït qui tient le rôle de la « jeune fille innocente ». Elle a été entraînée pour son numéro par une agence spécialisée dans le mensonge !

Souvenez-vous de la guerre dans l’ex Yougoslavie : les Serbes, ces barbares, assassinent en masse les populations innocentes. Un charnier est découvert : la preuve en vidéo. Tout est faux. Ce sont les corps d’une morgue voisine qui sont scandaleusement exposés. En voici une vidéo de 14 secondes.

VIDEO 2

Et la deuxième guerre du Golfe, les armes de destruction massive de Saddam Hussein qui font si peur. Ce brave Colin Powell explique (9 s).

VIDEO 3

Ce ne sont que trois exemples, mais les mensonges pour appeler à la guerre sont légions. Chacun en trouvera bien d’autre. Voir, par exemple l’article de Jean Bricmont : « In Memoriam ». Il s’agit là, non pas de malencontreuses erreurs, mais d’une politique systématique, construite, réfléchie !

L’âme même des États-Unis est baignée dans le mensonge, dans le sang, dans l’ignominie. Certains leur vouent de l’admiration. Ils ont tort. L’Oncle Sam ne mérite même pas le respect !

D’ailleurs, leur histoire témoigne. Au 18ème siècle, les colons insurgés contre l’Angleterre reçoivent un soutien de la toute nouvelle République Française sur la base d’un malentendu : ce qu’ils s’appellent la liberté est juste la liberté du commerce ! Par la suite, c’est par le génocide des Indiens que l’ensemble du territoire étasunien est conquis. Puis l’esclavage assurera son développement économique. Enfin, c’est le seul pays au monde à avoir osé utiliser, à deux reprises, et sans raison militaire, sur Hiroshima et Nagasaki, « des armes de destruction massive ». Incapables de gagner une guerre, sauf leur propre guerre civile, ils s’efforcent de terroriser les peuples du monde.

Depuis, toujours aussi méchants, égoïstes, cyniques et bornés, ils s’attachent à accaparer les matières premières qu’ils ont à cœur de gaspiller et à détruire tout pays qui leur montre une hostilité pourtant bien méritée.

Après avoir détruit la Libye, avec leurs complices français et britanniques, ils s’apprêtent à détruire la Syrie. Méfiants quant au succès d’une attaque aérienne, vu l’aide que la Russie apporte à la défense anti-aérienne de la Syrie, ils projettent une attaque en traîtres, conforme à leur tempérament. Selon le Réseau Voltaire, comme en Libye, où de fausses images de télévision prétendaient montrer la chute de Tripoli par des images de studio tournées au Qatar, les émissions de la télévision syrienne (qui ne sont pas hertziennes ou câblées, mais toutes satellitaires… et les satellites appartiennent aux États-Unis ou à leurs auxiliaires saoudiens et qatari) seraient coupées pour être remplacées par de fausses images montrant la chute de Damas et la fuite de Bachar El-Assad, pour démoraliser la population et permettre un coup d’État de leur mercenaires.

Si on vous montre dans les prochains jours de telles images, n’y croyez pas : ce ne sont que des fourberies du pays du mensonge.

Les extraits de vidéo utilisés plus haut ont leurs sources ici, et .

DR.

c (http://www.resistance-politique.fr/article-le-pays-du-menson...)

URL de cet article 16975
http://www.legrandsoir.info/le-pays-du-mensonge.html



2 Les brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Lavrov : La Russie ne discute pas de l’après-Assad avec l’Occident  

 La Russie a nié vendredi être engagée dans des discussions avec l'Occident sur des changements politiques en Syrie qui impliqueraient le départ du président Bachar al-Assad.
"De telles discussions n'ont pas eu lieu et ne peuvent avoir lieu. Cela est en totale contradiction avec notre position", a déclaré le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, lors d'une conférence de presse.
"Si cela a vraiment été dit, c'est faux. De telles discussions n'ont pas eu lieu et ne peuvent avoir lieu. Cela est en totale contradiction avec notre position", a-t-il ajouté.
"Nous ne sommes pas impliqués dans des changements de régime à travers le Conseil de sécurité de l'ONU ou des complots politiques", a souligné M. Lavrov.
Peu auparavant, la France a déclaré que la Russie serait engagée dans des discussions pour préparer l'après Bachar al-Assad.
"Les Russes ne sont pas aujourd'hui attachés à la personne de Bachar al-Assad, ils voient bien que c'est un tyran et un assassin et qu'eux-mêmes en s'enchaînant à ce dictateur vont s'affaiblir", a dit le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, sur la radio France Inter.
"Mais ils sont sensibles, si Bachar est chassé du pouvoir, à qui va prendre (la place). La discussion porte là-dessus", a ajouté le chef de la diplomatie française.

15/06/2012

http://www1.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=68539&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

 



3  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Opex360 : Passe d’armes entre les Etats-Unis et la Russie au sujet de la Syrie  

Pour la Russie, il est absolument hors de question qu’il y ait une quelconque intervention en Syrie visant à mettre un terme aux violences dont il y fait état quotidiennement. Jusqu’à présent, Moscou a trouvé un allié avec le régime de Bachar el-Assad, ce dernier permettant à la marine russe de disposer d’un point de chute en Méditerranée, avec le port militaire de Tartous. Cela explique en partie (mais pas seulement) cette opposition à une éventuelle ingérence dans les affaires internes syriennes.
Officiellement, la Russie a déclaré qu’elle ne prend parti pour personne dans le conflit qui oppose la rébellion syrienne au régime de Bachar el-Assad. Ce qu’ont contesté les Etats-Unis. En effet, Hillary Clinton, la responsable de la diplomatie américaine, a accusé Moscou d’avoir continué de livrer des armes à Damas en dépit des violences qui ensanglantent la Syrie depuis mars 2011.
« Nous savons qu’il y a eu des ventes d’armes très régulières, même pendant l’année dernière, de la Russie à la Syrie. Nous pensons aussi que la fourniture d’armes en continu par la Russie a renforcé le régime d’Assad » a ainsi déclaré Mme Clinton, lors d’une conférence de presse donnée à Oslo le 1er juin dernier.
Et, plus de 10 jours plus tard, Hillary Clinton a répété ses accusations à l’endroit des autorités russes. « Nous sommes inquiets des dernières informations que nous avons qui font état de l’envoi d’hélicoptères d’attaque vers la Syrie depuis la Russie, ce qui va provoquer une intensification assez dramatique du conflit » a-t-elle affirmé, le 12 juin, au cours d’une discussion à l’Institut Brookings, à Washington.
A priori, il pourrait qu’il s’agisse d’hélicoptère Mi-24 (attaque au sol) et Mi-17 (transport) syriens retournés en Russie pour réparation avant d’être renvoyés en Syrie.
« Il ne fait pas de doute que l’agression continue, ainsi que le recours à l’artillerie lourde. Nous avons directement demandé aux Russes d’arrêter leurs livraisons d’armes à la Syrie », a poursuivi Mme Clinton. « Ils ont dit ici ou là qu’il ne fallait pas qu’on s’inquiète, que tout ce qu’ils envoyaient n’avait aucun lien avec la répression. C’est manifestement faux », a-t-elle encore ajouté.
La réponse de Moscou à ces propos ne s’est pas fait attendre. Ainsi, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a accusé, en retour, les Etats-Unis de livrer des armes aux rebelles syriens, lors d’une conférence de presse donnée le 13 juin à Téhéran.
Selon Sergueï Lavrov, les ventes d’armements russes ne violent « aucune loi internationale » et portent sur « des équipements défensifs ». En revanche, a-t-il affirmé, « les Etats-Unis fournissent à l’opposition des armes qui sont utilisées dans les combats contre le gouvernement syrien ».
Jusqu’à présent, Moscou avait seulement évoqué des livraisons d’armes par « puissances étrangères non identifiées », certaines informations ayant désigné Qatar et l’Arabie Saoudite, peu suspects de sympathie à l’égard des Aalouites au pouvoir en Syrie. Les accusations de Sergueï Lavrov à l’égard de Washington constituent une première. « Nous voulons une Syrie forte et il faut soutenir le plan de Kofi Annan », a-t-il expliqué.
Par ailleurs, si la Syrie reçoit des armes, elle en livre aussi ailleurs, notamment à son allié iranie. Ainsi l’ONU a fait état de violations par Damas de sanctions prises à l’encontre de Téhéran, notamment pour ce qui concerne la livraison d’armes. « Le refus de la Syrie de se conformer à ses obligations vis-à-vis de l’ONU devrait grandement inquiéter le Conseil », a déclaré Rosemary DiCarlo, la représentante des Etats-Unis auprès des Nations unies.
« L’ampleur (des violations) confirme l’existence d’une politique délibérée et continue de livraison illégale d’armes et de matériel semblable entre l’Iran et la Syrie » a commenté Martin Briens, l’ambassadeur de France à l’ONU. « La Syrie est également impliquée dans de nombreux cas rapportés au comité de sanctions sur la Corée du Nord. Il s’agit de violations graves commises par ce pays » a-t-il ajouté.

14/06/2012  

 http://www.opex360.com/2012/06/14/passe-darmes-entre-les-etats-unis-et-la-russie-au-sujet-de-la-syrie/

 


Comité Valmy : Général Amin Hoteit : le message d’un missile russe…

Il est désormais certain que la dite « crise syrienne », qui dès le départ nous est apparue comme étant une guerre mondiale contre la Syrie [1], est devenue un problème universel autour duquel le monde s’est divisé en deux camps : le camp occidental qui a planifié, commandité, et dirigé l’agression par des mercenaires arabes ou régionaux, du moins jusqu’ici [2] ; et le camp adverse qui s’est coalisé par la force de ses propres objectifs stratégiques.

Ce dernier a formé un groupe international qui considère que la réussite des projets de l’Occident en Syrie signifierait la chute de toute la région sous l’emprise d’un néo-colonialisme qui anéantirait toute velléité de liberté et d’indépendance.

Le conflit est donc clair entre un agresseur aux ordres des USA et un défenseur qui s’organise par une distribution coordonnée des rôles à chacun des membres de son organisation stratégique, en fonction de leur capacité et de leur efficacité à repousser l’agression.

1. Plus le temps passe et plus les constantes de cette confrontation deviennent évidentes. Au terme d’un peu plus de quinze mois, elles peuvent être résumées comme suit :

1.1 Les capacités de défense des défenseurs sont supérieures aux capacités d’attaque des agresseurs. En effet, compte tenu du potentiel de chacun des deux camps, le succès du camp agresseur pour atteindre ses objectifs en Syrie et redessiner la région de telle sorte qu’elle puisse se conformer aux intérêts des États- Unis et du sionisme, est devenu impossible.

Par conséquent, entendre le camp des agresseurs répéter à l’envi : « Le président syrien doit s’en aller », « Il faut qu’il cède le pouvoir à un gouvernement civil de transition », « Il faut une transition pacifique du pouvoir », ne témoigne que du ridicule et de l’ironie de la situation ; parce qu’il se comporte en vainqueur alors qu’il est vaincu et que, jusqu’à présent, son agression ne lui a rapporté que ses propres crimes qui ont coûté la vie à des Syriens innocents.

À moins qu’il ne considère la criminalité comme une victoire ?

1.2. La désintégration et l’affaissement du système des agresseurs alors que la cohésion du système des défenseurs parait de plus en plus solide, chacun de ses membres estimant que la question syrienne le concerne directement ; ce qui explique leurs prises de position de plus en plus fermes contre toute atteinte ou intervention étrangère en Syrie et sous n’importe quel prétexte qui nécessiterait l’usage de la force, notamment par adoption d’une résolution en vertu du Chapitre VII. Les États-Unis sont, peut-être, sur le point de comprendre cet état des choses, surtout depuis la dernière prise de position russe. Seuls les « ourbans du pétrole » restent sourds devant l’évidence et refusent de comprendre. C’est pourquoi, avec le Secrétaire général (malencontreusement dénommé « Al-Arabi ») de la Ligue pétrolière prétendument concernée par la « Cause arabe », ils persistent à tenter et à exiger que la « question syrienne » soit soumise au fameux Chapitre VII. Mais, en l’occurrence, leurs appels ne seront pas entendus à travers la porte définitivement scellée du Conseil de sécurité.

1.3. En plus de ce qui précède, il est important de constater que chacun de ces deux camps rassemble et exhibe ses forces dans le but de précipiter l’heure décisive et d’y mettre fin de manière à ce qu’elle lui soit favorable.

En effet :

1.3.1. Le camp des agresseurs, comme nous l’avons précédemment écrit [3] , a organisé des manœuvres militaires de grande envergure en Jordanie sous la dénomination « Eager Lion » (Lion avide), après avoir recruté l’ensemble des forces qui pourraient jouer un rôle lors de sa future intervention militaire en Syrie. Il a très généreusement inondé sa prétendue « opposition syrienne » d’armes de toutes sortes, et de toutes technologies, pour assurer aux terroristes mercenaires qui lui sont inféodés les moyens de commettre leurs méfaits. Il a chargé les observateurs internationaux de recueillir les renseignements utiles et de mener l’enquête qui favoriserait son intervention militaire à venir. Il a décidé d’étrangler les médias syriens pour créer les conditions favorables à son opération militaire, qu’il suggère très proche avec ou sans résolution du Conseil de sécurité. Pour finir, voici que des manœuvres israéliennes se mettent en branle pour, dit-on, passer le message d’une attaque sur les bastions du Hezbollah.

1.3.2. Le camp des défenseurs, après avoir résisté en absorbant les chocs depuis le début de l’agression et après avoir laissé le temps à la Syrie pour qu’elle puisse réaliser ses réformes, se met lui aussi à rassembler et à exhiber ses forces pour renforcer sa défense et confirmer ses acquis.

Ainsi, et suite au succès des élections législatives syriennes, est venue la décision ferme et définitive de combattre le terrorisme sans relâche ; suivi du « test surprise » correspondant au tir de missiles balistiques intercontinentaux russes [4], lequel a semé la confusion dans le camp adverse qui a bien compris le sérieux du nouveau message militaire signifiant que les décisions politiques déclarées par Moscou, à l’intérieur et à l’extérieur du Conseil de sécurité, reposent sur une puissance militaire réelle et prête à intervenir en cas d’agression. Un projet de manœuvres militaires communes à quelques pays membres de cette organisation défensive n’a pas tardé à être envisagé. Quant au plan d’étranglement des médias syriens [5], il a échoué avant même sa mise à exécution par la prise de mesures adaptées aux circonstances et capables de protéger le droit de la Syrie à faire entendre sa vérité.

2. Dans ces conditions, la question qui se pose concerne le devenir de cette crise mondiale révélée par la soi-disant crise syrienne : le monde est-il à la veille d’une confrontation militaire globale, ou bien, est ce que ces démonstrations de force ne sont là que pour servir d’atouts lors de futures négociations ? Or, en matière de guerres, il est raisonnablement impossible de lancer une attaque avant de s’assurer de deux éléments : le premier correspond à la possibilité de réaliser l’exploit escompté tout en amenant l’adversaire à l’effondrement ou à une sorte de dépression ou d’égarement ; le second correspond à la capacité à transformer une victoire militaire en victoire politique qui puisse permettre d’ancrer, de conserver et d’exploiter la victoire. Dans certains cas, un troisième élément est à prendre en compte et correspond à ce que l’attaquant peut supporter comme pertes potentielles suite à la confrontation. Si nous appliquons ces règles immuables au camp des agresseurs, nous constatons que :

2.1. Dans le domaine de la guerre conventionnelle, les forces militaires essentielles à ce camp (l’OTAN) sortent de deux décennies décevantes qui ont épuisé leur économie au point qu’elles ne peuvent envisager une nouvelle guerre, alors que le camp adverse a des capacités militaires défensives qu’il leur serait extrêmement difficile de vaincre ; ce qui nous amène à laisser tomber l’éventualité d’une intervention militaire justifiée ou non par une résolution du Conseil de sécurité.

2.1. Dans le domaine de la guérilla et des opérations terroristes en cours, alimentées et dirigées par le camp des agresseurs qui poussent à l’escalade des violences et à leur généralisation à tout le territoire syrien et notamment aux grandes villes (Damas et Alep), le battage médiatique et les possibilités des agresseurs sont en deçà du seuil nécessaire à la réalisation de leur projet. En revanche, il est désormais très clair que la prochaine étape de la lutte contre ce terrorisme sera différente des précédentes, notamment parce que depuis la formation du nouveau gouvernement issu d’élections parlementaires libres il ne sera plus question d’opposer des lignes rouges infranchissables aux forces militaires syriennes et de les empêcher de faire ce qui doit être fait. Il ne sera plus possible au terrorisme médiatique et aux politiques du camp des agresseurs, qui sont derrière les massacres, de continuer leurs frauduleuses campagnes accusant l’État syrien de leurs propres crimes. Il ne sera plus acceptable que la mission des observateurs internationaux serve à intensifier les opérations criminelles, mission désormais sujette à caution vu ses manquements volontaires ou involontaires à dire la vérité.

2.3. Quant au reste, il nous suffit de rappeler l’impossibilité pour Israël de mettre en place une organisation défensive qui protégerait son front intérieur. Il brûle d’impatience pour attaquer l’Iran en plus de toutes les menaces qu’il ne cesse d’alimenter contre son programme nucléaire. Ce simple rappel suffit pour comprendre que le camp des agresseurs est incapable de supporter la réaction possible à son agression.

3. Par conséquent, nous pouvons déduire que la guerre militaire contre la Syrie est très peu probable ; que la guerre terroriste ne permettra pas à l’agresseur d’atteindre ses objectifs mais, qu’au contraire, elle lui imposera des pertes qui l’useront même si cela doit prendre un certain temps. À ce stade, nous pouvons revenir à la question posée plus haut : pourquoi un tel rassemblement des forces ?

À notre avis la réponse réside dans le fait que le camp agresseur, qui a constaté son échec, sait que la seule issue qui lui reste passe par une solution négociée et pacifique, mais il sait aussi que celui qui s’installe à la table des négociations ne reçoit qu’une part proportionnelle à ce qu’il a acquis sur le terrain et aux cartes qu’il tient dans sa main ; ce qui explique qu’il tente d’en rassembler un maximum pour que sa défaite devienne tolérable, maintenant que sa victoire en Syrie est entrée dans le domaine de la fiction et que la Russie a lancé ses invitations aux négociations selon un code compréhensible par toute personne qui connait le protocole : un missile qui lève les doutes, dissipe les délires, et ouvre la voie à la paix.

Ainsi, le Président Bachar Al-Assad aura offert à son père l’équilibre stratégique pour lequel il a toujours œuvré et dont il a toujours rêvé, en commémoration du dixième anniversaire de sa mort.

Général Amin Hoteit

vendredi 15 juin 2012, par Comité Valmy

Source : Mondialisation.ca, Le 13 juin 2012

Article original en arabe :

http://www.tayyar.org/Tayyar/News/PoliticalNews/ar-LB/amine-hoteit-hh-3403.htm

Article traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca

[1] Syrie : Manœuvres militaires en Jordanie...simple message ou signes avant-coureurs d’une opération militaire conjointe de 19 pays

http://www.mondialisation.ca/index.php ?context=va&aid=31016

[2] Missile balistique nucléaire intercontinentale Russe

http://www.youtube.com/watch ?v=z_DSoDapBSk

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?article2574

 



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Fabius veut fournir des moyens de communication aux rebelles syriensLa France envisage de fournir aux rebelles syriens des moyens de communication qui les aideraient à prendre le dessus sur les forces du régime de Bachar al-Assad, a déclaré vendredi le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

Outre les efforts diplomatiques, une autre issue au conflit serait une victoire claire et nette de l'opposition, a-t-il dit sur la radio France Inter.
C'est pourquoi, il y a à la fois la démarche de Kofi Annan (le médiateur international) et il est envisagé, les Américains l'ont fait, peut-être nous le ferons, de donner non pas des armes mais des moyens de communication supplémentaires aux rebelles, a-t-il ajouté.
C'est la première fois qu'un responsable français envisage publiquement une aide matérielle à la rébellion armée contre le régime de Damas.
Le ministre français estime que cette rébellion gagne des soutiens dans la population syrienne. Les indications que nous avons montrent que des groupes entiers très importants de la population qui, au départ n'étaient pas nécessairement hostiles à Bachar, le deviennent maintenant, a-t-il dit.

Irib

Fabius veut plus de sanctions  

 Le ministre français des A.E veut imposer davantage de sanctions à la Syrie et il envisage de passer par le Conseil de sécurité.

Fabius estime que, pour contraindre la Syrie à respecter le plan Annan, il faut durcir les sanctions contre ce pays. Le ministre français vise, cette fois, les personnalités de l'armée syrienne et les partisans de Bachar al-Assad. Fabius a eu, lundi, un entretien téléphonique avec le nouveau Président du CNS, le kurde, Abdel Basset Seyda.

14/06/2012

Irib



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

5-1 Louis Denghien :France/Russie/Syrie : Fabius est-il sous cocaïne ?
On aura rarement vu démenti répondre aussi durement à un mensonge,et un ministre des Affaires étrangères à un autre !

Non content d’annoncer son aide « téléphonique » à l’ASL, Laurent Fabius a affirmé vendredi qu’il préparait déjà « l’après-Assad » avec les Russes. Diable ! La situation évoluerait-elle sans que nous nous ne soyons aperçus de rien ? Sur France Inter, l’héritier – c’est vraiment le cas de le dire – d’Alain Juppé a fait plus que le laisser entendre ce vendredi matin : « Les Russes eux-mêmes ne sont pas aujourd’hui attachés à la personne de Bachar al-Assad, ils voient bien que c’est un tyran et un assassin et qu’eux-mêmes en s’enchaînant à ce dictateur vont s’affaiblir« . Tout au plus, explique Fabius, les Russes sont-ils « sensibles » à ce qui pourrait se passer si Bachar quittait le pouvoir. Mais le Premier ministre du Raimbow Warrior est là pour les rassurer sur ce point de détail. Qui va succéder à Bachar et à son administration ? « L’opposition bien sûr, encore faut-il distinguer quels vont être les responsables de l’opposition, et puis il y aura probablement, même si c’est déplorable, un certain nombre de gens ayant appartenu aux anciennes équipes« . Mais précise-t-il encore, ces vestiges du passé baasiste ne seront pas en première ligne. C’est donc de cette solution-là qu’il « faut accoucher » explique le nouveau patron du Quai d’Orsay américanisé.

La fessée diplomatique russe

Si avec ça, les Russes ne sont pas convaincus et rassurés ! Eh bien non, finalement, pas vraiment. Dans la matinée, et les deux ou trois heures suivant l’exercice d’optimisme atlantiste de Laurent Fabius, la réaction russe est venue par la bouche implacable de Segueï Lavrov, homologue mais pas égal du Français, sous forme d’un démenti complet, asséné au cours d’une conférence de presse : « J’ai lu quelque part aujourd’hui que la porte-parole du département d’État américain, Victoria Nuland, aurait dit que les États-Unis et la Russie discutaient de changements politiques en Syrie après le départ de Bachar al-Assad. Si cela a été vraiment dit, c’est faux. De telles discussions (entre Paris et Moscou) n’ont pas eu lieu et ne peuvent avoir lieu. Cela est en totale contradiction avec notre position.«

Et Lavrov de conclure : « Nous ne sommes pas impliqués dans des changements de régime à travers le Conseil de sécurité de l’ONU oui des complots politiques ! »

Eh bien voilà ce qui s’appelle un démenti cinglant. On notera que Sergueï Lavrov n’a même pas pris la peine de s’adresser à Laurent Fabius, préférant moucher directement ses patrons américains. Mais pour en revenir au Juppé socialiste, on peut se demander quelle mouche sioniste l’a piqué ! Car enfin affirmer avec autant d’aplomb des contre-vérités de ce niveau diplomatique, c’est s’exposer à se faire ridiculiser avec une échelle comparable. Le maître du Quai d’Orsay serait-il vraiment dans son état normal, aurait-il fait usage de certains « remontants » dont sont coutumiers, à ce qu’on lit, les grands de ce monde ? En fait, la seule drogue à laquelle soit vraiment « accro » Laurent Fabius, c’est l’atlanto-sionisme, qui lui est aussi naturel, ainsi qu’à nombre de ses adversaires de droite, que l’air qu’il respire. Ajoutons à cela une solide (over) dose d’orgueil – à la Juppé – et l’on aura peut-être la clef de ce comportement pas seulement atlantiste, mais aberrant.

Reste à verser une larme sur la diplomatie d’un pays qui fut quand même, dans une vie antérieure, celui du général de Gaulle.Puis à hausser les épaules sur ces gesticulations et vantardises d’impuissants et de lobotomisés, dont le Talleyrand ou le Metternich a pour nom Bernard-Henri Lévy.

Louis Denghien

Vendredi 15 juin 2012

Publié le 15 juin 2012 avec l'aimable autorisation d'Info Syrie

Source : Info Syrie
http://www.infosyrie.fr/...

 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


16/06/2012

n° 115 - 'Géopolitique et stratégie ' des Guerres de l'Otan. -

n° 115 - 'Géopolitique et stratégie ' des  Guerres de l'Otan. -

Jean-Luc-Melenchon : Bouclier anti-missile.« Une « nécessité pragmatique ».

Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



'Géopolitique et stratégie '

des

Guerres de l'Otan.

n° 115- 15-06

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

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b) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

d) Sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

 

 

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Sommaire.

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Jean-Luc-Melenchon: Bouclier anti-missile.« Une « nécessité pragmatique ».

1-2 La leçon libyenne : « L’Europe doit stimuler ses dépenses militaires ».

1-3 Socorro Gomes : Communiqué de presse : L'OTAN est en train de s'armer pour attaquer les peuples du monde.

1-4 Réseau Voltaire : 25e Sommet de l’OTAN : Déclaration du sommet sur les capacités de défense pour les forces de l’OTAN à l’horizon 2020.

1-5 M K Bhadrakumar : Le Pakistan, entre les cajoleries du Dragon chinois et les étreintes de l'Ours russe.

1-6 Stanechy.over-blog : OTAN : Trou Abyssal ou Peste Noire ?…

Carte blanche contre les interventions militaires occidentales.



Tiré à part :

 1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

. 1-1 Jean-Luc-Melenchon: Bouclier anti-missile. « Une « nécessité pragmatique ».

Tel est le terme sophistiqué choisi lors du sommet de l'OTAN de Chicago des 20 et 21 mai par François Hollande pour justifier une reculade dont on n’a pas fini de mesurer l’impact. Il a donné son accord pour le lancement de la première phase d'un « bouclier anti-missile ».

Ce projet consiste pour les USA et leurs alliés de se doter d'un système de surveillance et d'interception de missiles qui seraient tirés contre des intérêts ou des territoires de ces pays. En fait, ce bouclier est un vieux projet national des Etats-Unis. Ils se sont évertués depuis des années à le greffer sur l'OTAN. Dans sa partie européenne, ce projet vise théoriquement à protéger l'Europe de tirs de missiles depuis le Moyen-Orient et en particulier l'Iran. En fait l’intention vise large. C’est bien pourquoi la Russie y voit une étape supplémentaire de la surenchère militaire des Etats-Unis à ses frontières. L'installation en Pologne et en Roumanie de missiles du fameux bouclier n’est pas vraiment un gage de paix donné à la Russie. Et de même à propos de leur prédisposition sur des navires nord-américains en Méditerranée et surtout en Mer Noire. Des lieux qui peuvent aussi bien servir à Erreur ! Nom du fichier non spécifié.parer une attaque hypothétique de l'Iran qu'à menacer très concrètement la Russie et ses alliés.
> François Hollande avait exprimé il y a à peine un mois, le 10 avril 2012, sur I>télé, son opposition au lancement d'un tel projet par l'OTAN : « Je suis réticent à l'égard de cette évolution. La première raison, c'est que nous n'avons aucune possibilité de participer industriellement à cette affaire et deuxièmement ça met en cause l'idée même de la dissuasion. »Deux bonnes raisons que je partage. Depuis, il justifie son revirement par le fait que ses réserves ont été levées par la déclaration finale du sommet de Chicago. Or cette déclaration n'a strictement rien changé au projet en question. Et cela tout simplement parce qu'il existait déjà avant ! Les principes ont été fixés en 2010 lors du sommet de Lisbonne de l'OTAN. A l'époque, Nicolas Sarkozy avait accepté que soit inscrit dans le concept stratégique de l'OTAN, un document de référence, la création d'une « capacité de défense anti-missile ». Le sommet de Chicago auquel vient de participer François Hollande a donc seulement lancé la première phase opérationnelle. En réalité, il s’agit de faire entrer en phase opérationnelle la prise en charge par tous les alliés d'un programme américain de défense anti-missile qui existe déjà lui aussi. Celui-ci a été décidé au Congrès américain par le vote de la loi sur le National Missile Defense Act de 1999. Il est d’ores et déjà géré par une énorme agence états-unienne, la « Missile Defence Agency ». Cette défense anti-missile repose sur plusieurs boucliers qui, en se recoupant, sont censés défendre le territoire des
Erreur ! Nom du fichier non spécifié.Etats-Unis et celui de leurs alliés. Avant même la décision du sommet de l'OTAN, les Etats-Unis avaient déjà commencé à déployer la partie européenne de ce bouclier, notamment en envoyant en méditerranée des croiseurs spécialement équipés de missiles d'interception.
> La greffe de l'OTAN sur ce dispositif répond à deux objectifs des Etats-Unis. Le premier est politique. Il conforte la légitimité internationale d'un projet vivement contesté par la Chine et la Russie et potentiellement contradictoire avec les traités internationaux de désarmement. Le second est financier et industriel, car avec l’accord de la réunion de Washington les européens vont devoir contribuer à un projet dont le coût faramineux ne peut plus être supporté par les seuls Etats-Unis. C’est une sorte de relance de l’industrie américaine comme l’est tout grand projet d’armement dans ce pays !
> Loin des objectifs qui sont affichés face à la menace théorique de l'Iran, ce projet est donc avant tout une démonstration politique et industrielle des Etats-Unis. C'est d'ailleurs exactement ce qu'en disait
le rapport parlementaire de 2001 de Paul Quilés, adopté à l'époque par la commission de la défense. Humour de situation : François Hollande faisait partie à cette époque de ladite commission ! Ce rapport affirmait ainsi : « La défense antimissile est, avant toute chose, un projet idéologique, largement déterminé par des considérations politiques, technologiques et industrielles. Il répond au souci des Etats-Unis, non de rompre avec la logique de la guerre froide, mais d'en préserver un apport qu'ils considèrent comme fondamental : le maintien de leur supériorité technologique et de leur prééminence stratégique. » J’approuve absolument cette façon d’analyser le projet. Le rapport évoquait ensuite « les conséquences industrielles de premier plan qui découlent de ce rôle majeur de la défense antimissile dans la préservation de la supériorité technologique américaine. Quatre entreprises de première importance sont en l'occurrence concernées : Lockheed Martin, Boeing, Raytheon et TRW. Elles bénéficient de 60 % des crédits alloués par le Pentagone pour ce programme. [...] les industriels n'ont pas ménagé leurs efforts pour favoriser la défense anti-missile et un système d'influence impliquant les congressistes, les industriels et les militaires existe sur ce programme dont le coût a été évalué entre 50 et 60 milliards de dollars. » Autrement dit, sous l’appellation euphémisante de « lobby », il s’agit d’un groupe de corrupteurs disposant d’un budget faramineux. On suivra donc avec beaucoup d’intérêt les prises de position, les tribunes et autres « conférences » qui vont assurer la promotion de cette belle, noble et pure idée ! On peut craindre le pire. Surtout dans un gouvernement qui compte huit membres qui sont passés par la french american fondation ». Ce machin est une sorte de club « le Siècle » pour « young leaders » que le rêve américain et autres fadaises prétextes fascinent. Bref le gouvernement le plus atlantiste et le plus sous influence depuis bien longtemps.
> Passons maintenant en revue les quatre questions qui motivaient les « réserves » qu’exprimait auparavant François Hollande. Puisqu’il prétend en être libéré à Chicago, voyons ce qu’il en est. D’abord « la maîtrise des coûts ». On vient de le voir : c'est précisément parce que les coûts d'un tel projet sont incontrôlables et incontrôlés aux USA que ces derniers y font participer les Européens. L'ensemble des rapports parlementaires sur le sujet soulignent d'ailleurs que la participation de la France à un tel « bouclier » évincera budgétairement d'autres projets de défense. Aucune raison d’être rassuré donc. Ensuite François Hollande serait dorénavant tranquillisé sur la part de « l'intéressement des industriels français à la réalisation des équipements nécessaires ». Là encore on se demande comment il a pu arriver à une conclusion positive. Car l'histoire du projet lui-même montre qu'il est conçu pour soutenir l'industrie d'armement nord-américaine. D'ailleurs les équipements d'ores et déjà déployés sur lesquels se greffe l'OTAN sont états-uniens. Les radars et les missiles intercepteurs positionnés en Méditerranée sont fabriqués par la firme Raytheon. Et les systèmes d'armes qui équipent les croiseurs et guident les missiles sont fabriqués par la firme Lockheed Martin. Il s'agit donc d'une technologie 100 % états-unienne, fruit de 40 ans d'efforts de recherche et de développement du Pentagone. A supposer qu'ils en grappillent des miettes, les groupes européens seront cantonnés dans ce projet à des missions de sous-traitance. Et celles-ci seront, de toute façon, financées par les Etats européens au détriment d'autres priorités de leurs propres budgets de défense.
> Voyons à présent le plus important. Il s’agit de la remise en cause par ce bouclier de la capacité de dissuasion nucléaire autonome de la France. Cela concerne le cœur du raisonnement qui soutient la dissuasion. L’adversaire n’entreprend rien car il sait que la réplique sera dévastatrice. Il n’y a pas de petite bataille préalable ni de tentative d’aucune sorte qui soit réputée supportable ou acceptable ou possible. Tout ce qui atténue l’idée du choc unique et désastreux affaiblit le concept de dissuasion. Ici, du moment où l'on considère que la France a besoin d'être protégée concrètement d'attaques de missiles, on accrédite l'idée qu’il existe un pallier intermédiaire de guerre. On sous-entend donc aussi que sa force de dissuasion ne la protège plus intrinsèquement et qu'elle est donc vulnérable. Il y a donc une contradiction stratégique majeure entre une dissuasion nucléaire indépendante et la participation à un bouclier anti-missile états-unien. Une contradiction politique qui vient d'être
rappelée par Pascal Boniface. D'ailleurs, sur le sujet, on peut lire des choses très claires dans le livre blanc de la défense nationale française. On ne peut pas dire que la doctrine soit imprécise, même si le vocabulaire est aussi codé que n’importe quel vocabulaire spécialisé. Voici ce qui est écrit concernant les menaces balistiques : « La France adoptera une stratégie de prévention active visant à limiter la prolifération balistique, tout particulièrement dans les zones les plus dangereuses. Elle s'appuiera sur sa capacité de dissuader toute intention d'un État de porter atteinte à ses intérêts vitaux par des moyens de ce type. » Et à l'inverse, la participation à un éventuel bouclier de l'OTAN n'y est évoquée que pour envisager des études à son propos. Un enterrement diplomatique. Car au-delà des études, et une fois opérationnel, ce bouclier constitue par définition une prolifération balistique considérable. Il remettrait donc sérieusement en cause la doctrine de défense française dans ses objectifs de dissuasion et de participation au désarmement multilatéral. Signalons qu’il percuterait aussi le droit international du désarmement en portant une nouvelle atteinte au traité sur le désarmement balistique. Cela tombe bien pour les USA qui essaient de l'enterrer depuis 2001 au grand dam de la Russie.
> Enfin, la dernière réserve de Hollande concernait « le contrôle politique de l'utilisation du bouclier ». Or sur le plan opérationnel, rien ne permet de penser que quoi que ce soit ait changé. La raison en est technique. C’est simple à comprendre.
Un rapport parlementaire cosigné par des sénateurs UMP et PS en juillet dernier le pointait : « Les délais de riposte à une attaque balistique seront extrêmement brefs et n'autoriseront pas de procédure de consultation et de coordination préalable ». Les règles d'engagement seront donc codifiées à l'avance et activées automatiquement sans contrôle politique préalable. Une codification qui est pour l'instant entièrement aux mains des USA alors qu'elle est extrêmement délicate. Car l'utilisation du bouclier pose des difficultés techniques lourdes. Comment gérer les détonations et les retombées lors de l'interception d'un ou plusieurs missiles. Ce n’est pas une question secondaire pour ceux qui se trouvent dans le secteur où le missile est intercepté. Car imaginez qu’il comporte une charge nucléaire ou chimique ? Sans oublier le problème que posent aux riverains des bases d'implantation du bouclier puisqu’ils deviennent eux-mêmes des cibles. Qu'il s'agisse de zones terrestres (en l'occurrence la Turquie, la Roumanie et la Pologne) ou marines (en l'occurrence l'est de la Méditerranée et la Mer Noire dont une partie sont des zones naturelles protégées).
> Aucune des quatre réserves évoquées par François Hollande n'a donc été réellement levée. François Hollande a tout cédé aux américains, un point c’est tout. Et j’en suis désolé. Car je pensais que la fonction créant l’organe, il verrait vite quel sottise impériale est ce bouclier. A supposer qu’il fonctionne réellement un jour. Le bouclier anti-missile est comme l'OTAN elle-même : ce sont des projets des Etats-Unis, conçus par les Etats-Unis et pour les Etats-Unis. Du moment où la France ne remet pas en cause son appartenance à l'OTAN et sa participation à son commandement militaire intégré, elle n'a pas d'autre solution que de se soumettre à ce que l'OTAN, et donc les USA, décident. La dangerosité et l'inutilité pour notre
Erreur ! Nom du fichier non spécifié.pays du bouclier anti-missile sont donc une raison supplémentaire de défendre la sortie de la France de l'OTAN comme le propose le Front de Gauche. A ma connaissance, seul le journal « Libération » a traité ce sujet.
http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/05/28/les-jours-apres-la-mine/#more-12417


1-2 La leçon libyenne : « L’Europe doit stimuler ses dépenses militaires »

C’est principalement à la demande de la France et du Royaume-Uni que s’est enclenchée la guerre en Libye. Mais, pour ce boulot présenté comme facile, les pays européens n’ont apparemment rien pu faire sans l’aide des États-Unis. C’est ce qui ressort d’un rapport interne de l’Otan qui a transpiré dans le New York Times. Les bombardements contre les troupes de Kadhafi ont bel et bien été menés par des avions européens (dont belges) et canadiens, mais ce sont des troupes américaines qui ont pris en charge l’essentiel de l’opération, rassemblant les informations, effectuant les vols de reconnaissance et mettant au point le planning de l’opération. Si les partenaires européens ont rapidement fourni des munitions, la plus grande partie des bombes provenait de l’arsenal de l’armée américaine. La conclusion du rapport met donc en question « l’indépendance de l’Otan vis-à-vis des Etats-Unis ».1
Lors du discours prononcé en juin dernier au terme de son mandat, Robert Gates, le précédent ministre de la Défense américain, indiquait que la norme du financement des dépenses militaires de l’Otan est de 2 % du produit intérieur brut des pays-membres. Parmi les membres européens de l’Otan, seuls le Royaume-Uni, la France et la Grèce — ce pays « en faillite » — atteignent ce seuil. Gates a aussi évoqué le « problème croissant des États-Unis à exiger de ses contribuables de continuer à payer la facture de l’Otan. »2
Au sommet de Chicago, on insistera évidemment sur la nécessité d’augmenter la contribution financière des États-membres.

1. NATO Sees Flaws in Air Campaign Against Qaddafi, The New York Times, 14 avril 2012 • 2. Transcript of Defense Secretary Gates’ Speech on NATO’s Future, The Wall Street Journal, 11 juin 2011

http://www.ptb.be/nieuws/artikel/la-lecon-libyenne-leurope-doit-stimuler-ses-depenses-militaires.html


1-3 Socorro Gomes : Communiqué de presse : L'OTAN est en train de s'armer pour attaquer les peuples du monde.

Les 20 et 21 mai dernier, l'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord) a tenu son Sommet des chefs d'États des pays qui en font partie.  Au cours des derniers jours, des manifestations ont eu lieu dans plusieurs parties du monde.  Des milliers de personnes on manifestanté dans les rues de Chicago, de Lisbonne, d'Athènes exigeant le démantèlement de cette organisation, qui est la principale machine de guerre impérialiste, pour dénoncer l'escalade de la guerre au Moyen-Orient.  Les organisations membres du Conseil mondial de la paix (CMP) ont émis des déclarations réaffirmant qu'elles exigent la fermeture de toutes les bases et de toutes les installations militaires étrangères de l'OTAN à travers le monde.
L'OTAN est une structure militaire offensive, responsable depuis sa création d'innombrables crimes contre l'humanité, entre autres des agressions récentes contre la Yougoslavie, l'Afghanistan, l'Irak et la Libye. L'impérialisme a promu, avec sa machine de guerre monstrueuse, l'approfondissement de la militarisation des relations internationales, agressé des peuples et des nations, laissant sur son passage des ruines et des rivières de sang, dans le seul objectif d'imposer sa domination mondiale et le pillage des ressources naturelles.
Depuis son dernier sommet, tenu au Portugal, l'OTAN a élargi ses objectifs, sa zone d'intervention dans toutes les régions à travers le monde et la série de prétextes pour justifier ses guerres.  L'OTAN utilise pour cela des corollaires telles que la «guerre contre la terreur», la «non prolifération» des armes et la défense des «droits de la personne» comme prétexte pour attaquer des peuples et envahir des pays souverains.  L'OTAN utilise ces arguments pour justifier les dépenses militaires exorbitantes réalisées en dépit de la crise économique, financière et sociale profonde qui secoue les pays membres de l'OTAN.  Nous dénonçons le fait que l'OTAN maintient un énorme budget militaire qui dépasse de 70% de toutes les dépenses militaires de la planète.  Ses dépenses militaires sont obtenues au coût de politiques de compressions budgétaires contre les travailleuses/eurs, en particulier des Etats-Unis et des pays d'Europe.

En cette période de grave crise économique, l'impérialisme n'hésite pas à utiliser la force pour prendre possession de nouvelles sources de ressources stratégiques, de voies de contrôle et de flux commerciaux.  Dans ce domaine, nous dénonçons les tentatives de militarisation de l'Atlantique Sud au moyen de la Quatrième Flotte des Etats-Unis, l'installation de bases militaires sur le continent et la présence de l'ancien colonialisme britannique dans les Îles malvines.  Nous dénonçons également les menaces et les agressions croissantes de l'OTAN au Moyen-Orient, et ses provocations contre la Syrie et l'Iran.
Nous réaffirmons que la lutte pour le démantèlement de l'OTAN sera l'un des thèmes centraux des débats et des actions du Conseil mondial pour la Paix, qui se réunira en Assemblée mondiale entre le 20 et le 23 juillet à Katmandu, au Népal.  Ce sera un grand événement en vue de la défense de la paix, de la solidarité internationale et du droit des peuples à la souveraineté.
Socorro Gomes
Présidente
Conseil mondial pour la Paix

2012-05-26
wpc@otenet.gr


1-4 Réseau Voltaire : 25e Sommet de l’OTAN : Déclarationdu sommet sur les capacités de défense pour les forces de l’OTAN à l’horizon 2020.

1. En tant que dirigeants de l’Alliance, nous sommes résolus à faire en sorte que l’OTAN conserve et développe les capacités qui lui sont nécessaires pour exécuter ses tâches fondamentales essentielles – défense collective, gestion de crise et sécurité coopérative – et, partant, pour jouer un rôle clé dans la promotion de la sécurité dans le monde. Nous devons assumer cette responsabilité alors que nous sommes aux prises avec une crise financière grave et que nous sommes confrontés à des défis géostratégiques en constante évolution. L’OTAN nous permet d’assurer un niveau de sécurité plus élevé que celui que pourrait atteindre un Allié qui agirait isolément. Nous réaffirmons l’importance que continuent d’avoir un lien transatlantique fort et la solidarité au sein de l’Alliance, ainsi que l’importance d’un partage des responsabilités, des rôles et des risques pour permettre aux Alliés nord américains et européens de relever ensemble les défis auxquels ils sont confrontés. Nous reconnaissons l’importance d’une défense européenne plus forte et plus performante, et nous saluons les efforts déployés par l’Union européenne pour renforcer ses capacités à faire face aux défis de sécurité communs. Ces efforts constituent, par leur nature même, une contribution importante au lien transatlantique.

2. Le potentiel de l’OTAN réside dans les forces de ses pays membres – leur entraînement, leurs équipements, leur interopérabilité et leur expérience – rassemblées sous la structure de commandement intégrée qui est la nôtre et dirigées par cette dernière. Les succès que nos forces ont remportés en Libye, en Afghanistan, dans les Balkans et dans la lutte contre la piraterie sont autant d’exemples évidents de ce que l’OTAN demeure inégalée dans son aptitude à déployer et à maintenir une puissance militaire afin de sauvegarder la sécurité de nos populations et de contribuer à la paix et à la sécurité internationales.

3. Ces succès sont le résultat de plus de soixante années d’étroite coopération dans le domaine de la défense. En œuvrant ensemble au sein de l’OTAN, nous sommes mieux en mesure d’assurer la sécurité de nos concitoyens – et avec bien plus d’efficacité et d’efficience – que nous ne pourrions le faire en agissant isolément.

4. Nous avons déjà accompli des progrès concrets depuis notre dernier sommet et l’adoption d’un nouveau concept stratégique, à Lisbonne, pour veiller à ce que l’OTAN dispose des capacités dont elle a besoin pour défendre les citoyens de ses pays, pour mener des opérations de gestion de crise et pour promouvoir la sécurité coopérative. Entre autres réalisations importantes :

a. nous avons aujourd’hui déclaré une capacité intérimaire de défense antimissile balistique, première étape de la mise en place d’un système de défense antimissile de l’OTAN qui protégera le territoire, la population, et les forces de tous les pays européens membres de l’Alliance contre les menaces croissantes qu’engendre la prolifération des missiles balistiques, sur la base des principes de l’indivisibilité de la sécurité des Alliés et de la solidarité au sein de l’OTAN, du partage équitable des risques et des charges, compte tenu du niveau de la menace, de la soutenabilité financière et de la faisabilité technique ;

b. nous procédons au déploiement d’un système allié de surveillance terrestre (AGS) hautement sophistiqué, pour permettre à nos forces de mener de manière plus efficace, et plus sûre, les missions que nous leur confions ; à cet égard, un certain nombre d’Alliés ont lancé une importante initiative visant à améliorer, plus largement, le JISR (renseignement, surveillance et reconnaissance interarmées) ;

c. nous avons prolongé notre mission de police du ciel dans les États baltes. Cette mission ainsi que les autres arrangements au sein de l’Alliance concernant la police du ciel en Europe, dans le cadre desquels les Alliés coopèrent de façon à offrir sécurité et réassurance, sont des signes tangibles de la solidarité entre Alliés ;

d. nous mettons actuellement en place une nouvelle structure de commandement, allégée et plus efficace ;

e. nous progressons de manière régulière dans le développement d’un certain nombre de capacités dont nous avons estimé, à Lisbonne, qu’elles étaient indispensables au succès de nos opérations, notamment : amélioration de nos défenses contre les cyberattaques, élargissement du système de commandement et de contrôle aériens de l’OTAN, augmentation de nos capacités en Afghanistan pour l’échange de données ISR, et lutte contre les engins explosifs improvisés.

5. Forts de ces progrès, nous nous sommes fixés l’objectif « Forces de l’OTAN à l’horizon 2020 » : des forces modernes