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28/05/2012

n° 72- Journal de PAKISTAN. du 03-04 au 28-05 - Etats-Unis: des sénateurs en colère veulent frapper le Pakistan au porte-monnaie.

n° 72- Journal de PAKISTAN. du 03-04 au 28-05  - Etats-Unis: des sénateurs en colère veulent frapper le Pakistan au porte-monnaie.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                                                                    n° 72- 03-04 au 28-05    

  C.De Broeder & M.Lemaire                                                                                    

 



 Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part :

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Paroles & action du président...

l'Afghanistan au cœur des débats.

Tiré à part 

Une nouvelle crise diplomatique met à mal les relations américano-pakistanaises.

1 Paroles & action

1-1 Dan Israel : Karachi : Jospin averti dès 1997.

2 Le Pakistan au cœur des débats.

2-1 La Sarkozie en examen médiatique

 2/3 - De Karachi à Takieddine.

3 Au jour le jour

4  Politique

USA

1 Dans de prison pour avoir aidé la CIA à débusquer Ben Laden.

2 Le Sénat américain réduit l'aide au Pakistan.

3 Otan-Isaf

3-1 Occupation du pakistan.

Lepoint.fr : Les discussions avec le Pakistan sur les convois de l'Otan piétinent..

4 Les voisins

4-1 Turquie

Xinhua : La Turquie respecte la décision du Pakistan sur les voies d'approvisionnement de l'OTAN.

5 Dans le monde

1 Chine

Le PM Wen Jiabao s'engage à renforcer les échanges militaires avec le Pakistan.

6  Dossiers

6-1 Etats-Unis: des sénateurs en colère veulent frapper le Pakistan au porte-monnaie.

Pakistan.

Généralités.



Tiré à part 

Une nouvelle crise diplomatique met à mal les relations américano-pakistanaises.

Nous avons besoin du Pakistan. Le Pakistan a besoin de nous. Mais nous n'avons que faire d'un Pakistan qui joue double jeu", s’est indigné, jeudi 24 mai, Lindsey Graham, sénateur républicain, devant la commission chargée de répartir les fonds de l'aide américaine à l'étranger. Sa déclaration donne le ton et témoigne du regain de tensions actuel entre Washington et Islamabad.

Comme Lindsey Graham, nombre de sénateurs américains ont exprimé leur colère envers Islamabad qu’ils accusent de ne pas s’impliquer suffisamment dans la lutte contre les Taliban afghans. Comme mesure de rétorsion, ils ont décidé de réduire de façon significative, soit de 58 %, le montant de l’aide militaire américaine. Le sénateur Graham a ainsi proposé à la commission un amendement, qui a été approuvé à l’unanimité, pour diminuer de 33 millions de dollars l'aide au Pakistan. Le chiffre n’est pas anodin, il s’agit d’un million par année de prison auxquelles a été condamné la personne qui a aidé Washington à mettre la main sur Ben Laden.

Washington scandalisé

L'ire des sénateurs proveint effectivement de la condamnation mercredi 23 mai du docteur Shakeek Afridi à 33 ans de prison par un tribunal tribal pour avoir aider à débusquer Oussama Ben Laden et à le tuer lors du raid d’un commando américain à Abbottabad le 2 mai 2011. La réaction américaine ne s’est pas faite attendre. Pour la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton, la condamnation est "injuste et infondée". "Les États-Unis estiment qu'il n'y a aucune raison de détenir le docteur Afridi", a-t-elle poursuivi, ajoutant que Washington continuerait à agir en sa faveur auprès des autorités pakistanaises. "Nous sommes tous scandalisés" par la décision de la justice pakistanaise, a renchérit devant la presse le républicain John McCain.

Islamabad avait auparavant invité les États-Unis à respecter la justice pakistanaise. "Je pense que dans le cas de Shakeek Afridi, tout s'est fait conformément aux lois et aux procédures pakistanaises et il faut que chaque pays respecte les décisions de justice de l'autre", a déclaré le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères.

Alain Rodier, directeur de recherche au Centre français de recherche sur le renseignement (CFRR), ne manque pas de s’étonner de l’indignation des Etats-Unis. "Ils ont tout de même laissé derrière eux, à son sort, ce médecin que la CIA avait recruté et qui a été une pièce maîtresse dans l’opération d’Abbottabad", estime-t-il. Avant de poursuivre : "Cela entache à coup sûr leur image et leur crédibilité au Pakistan".

Des relations au plus froid depuis plus d’un an

Les tensions entre les deux pays ne sont pas nouvelles. "Elles ont atteint un summum il y a un an, lors de l’opération à Abbottabad que les Pakistanais n’ont jamais digéré", explique Alain Rodier. Mais les tensions entre Washington et Islamabad ont toujours été en dents de scie. "Historiquement, Islamabad, qui considère l’Afghanistan comme son pré carré, a toujours soutenu les Taliban, rappelle Alain Rodier. C’est pourquoi le Pakistan s’est retrouvé gêné quand, en 2001, les États-Unis ont sollicité son aide pour lutter contre les terroristes qu’ils assimilaient aux Taliban." Le chercheur poursuit: "Ils ont donc continué à apporter leur soutien aux Taliban, mais discrètement". Ce qui précisément provoque l’ire de Washington.

De son côté, le Pakistan reproche de longue date à son allié américain les incursions de drones sur son territoire et n’a eu de cesse de demander l’arrêt des bombardements. Pour Alain Rodier, c’est "compréhensible également", puisque "cela s’apparente à de l’ingérence et qu’à chaque fois ce sont des Pakistanais qui sont tués". En novembre 2011, 24 soldats pakistanais avait été tués dans des bombardements américains menés à la frontière avec l’Afghanistan. Le Pakistan avait alors décidé de fermer les routes pakistanaises vers l’Afghanistan aux convois militaires non seulement américains mais plus généralement de l'Otan.

Une occasion d’apaisement manquée

Cette nouvelle crise diplomatique survient alors qu’une occasion de dégel des relations vient d’être manquée. Le président pakistanais Asif Ali Zardari était à Chicago où se tenait le G8 afin d’aborder précisément la question de la réouverture des axes routiers fermés aux convois de l'Otan, cruciale pour la stratégie américaine. Or, selon des responsables américains, il aurait, lors d’une rencontre avec Hillary Clinton, exigé une contrepartie financière très élevée. Les négociations n’ont donc pas abouti et le président Barack Obama a refusé de le rencontrer comme il était initialement prévu.

Difficile de prédire si les rapports entre les deux pays vont se réchauffer. Toujours est-il que les États-Unis et l’Otan se seraient bien passés de cette crise diplomatique avec l’allié pakistanais, à l’heure où le désengagement d’Afghanistan de l'Otan est bien amorcé.

http://www.france24.com/fr/20120525-usa-pakistan-afghanistan-taliban-drones-ben-laden-cia-aide-militaire-shakeek-afridi-zardari



1 Paroles & action

1-1 Dan Israel : Karachi : Jospin averti dès 1997.
Dès 1997, ils savaient, et ils n'ont rien dit. Mediapart publie aujourd'hui une note qui ne laisse aucun doute sur le degré de connaissance du gouvernement Jospin sur les malversations financières ayant eu probablement lieu dans le cadre des contrats d'armement signés en 1994 par le gouvernement Balladur, notamment avec le Pakistan.

La note, rédigée en avril 1998 par le conseiller défense de Lionel Jospin, Louis Gautier, et le chef du cabinet militaire, le général Louis Le Mière, indique noir sur blanc : "À la mi-septembre 1997, à la suite d’interrogations sur les paiements associés au contrat d’armement français vers le Pakistan, les exportations de matériel de guerre à destination de ce pays ont été gelées sur instruction de votre cabinet." 

Juste après son arrivée à Matignon, Jospin avait donc des doutes sur les commissions versées aux autorités pakistanaises, sur lesquelles enquêtent actuellement les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire. "Saisis de faits d’abus de biens sociaux, blanchiment d’argent aggravé et recel, les juges ont chiffré à 20,3 millions d’euros les fonds versés aux intermédiaires Abdulrahman El-Assir et Ziad Takieddine, avant le premier tour de l’élection présidentielle de 1995", rappelle Mediapart. Les deux hommes, imposés à la dernière minute par le gouvernement comme intermédiaires dans le contrat pakistanais, sont soupçonnés d’avoir participé au financement illicite de la campagne électorale d’Édouard Balladur, via des rétrocommissions.

En 1998, les conseillers de Jospin suspectaient la même chose, évoquant un système de commissions qui "fait courir le risque de retours au profit de bénéficiaires français". Retours "illicites et condamnables, souvent organisés pour le financement des partis politiques". Malgré les doutes, Jospin autorisera la poursuite de la livraison des armes, et notamment de la construction des sous-marins (c'est sur ce chantier, à Karachi, qu'un attentat tuera 14 personnes, dont 11 Français en 2002). Il est vrai que les commissions suspectes avaient déjà été versées. Jospin n'aurait donc rien pu faire.

 

En revanche, selon l'article 40 du Code de procédure pénale, tout détenteur d'une autorité publique doit dénoncer à la justice les comportements illégaux dont il a connaissance. Ce qu'il s'est bien gardé de faire. Et l'ex-Premier ministre n'était pas le seul au courant de cette situation, puisque par une note manuscrite sur le document, il a indiqué qu’il allait consulter ses ministres Alain Richard (défense), Dominique Strauss-Kahn (économie) et Hubert Védrine (affaires étrangères).

 La preuve par l'écrit, Jospin signait "L.J."


Aujourd'hui, Jospin ne souhaite "pas entrer dans la discussion"

"En faisant silence sur ce grave secret du financement de la droite, le gouvernement socialiste a payé le prix fort de la cohabitation", résume Mediapart. Interrogés par le site, Olivier Schramek, directeur de cabinet de Jospin à l'époque, et l'ex-conseiller Louis Gautier, n'ont pas donné suite. Quant à Jospin, "manifestement embarrassé", il a indiqué mercredi à Mediapart "qu’il ne souhaitait «pas entrer dans la discussion», ni «donner une réaction» à la presse".

Comment la note embarrassante est-elle arrivée aux mains de la justice ? Elle "a été déclassifiée le 4 mai par la commission consultative du secret de la défense nationale, puis communiquée aux juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire", indique Mediapart. Sans préciser explicitement que la décision finale de déclassification revient au gouvernement.

Faut-il y voir là un cadeau de bienvenue piégé de François Fillon envers François Hollande ? Interrogé par @si, Fabrice Arfi, coauteur de l'article, ne le pense pas : "Nous savons que les juges ont demandé une série très spécifique de documents, dont les titres au moins avaient été lus par les enquêteurs dans les archives de Matignon il y a plusieurs semaines, indique-t-il. Et le document est arrivé chez les juges dans les tous derniers jours, après l'élection de Hollande." En revanche, il n'est manifestement pas sûr que tous les documents intéressants aient été transmis : la note des socialistes évoque en effet un autre document, rédigé "par le directeur des relations internationales de la Délégation générale pour l’armement". "Ces éléments, manifestement très précis, ne font pas partie des documents communiqués aux juges", indique l'article. Parce qu'ils étaient trop accusateurs contre le gouvernement Balladur ?

L'affaire Karachi, c'est quoi ?

Toutes les réponses dans notre bilan de ce dossier qui plombe la Sarkozie

ParDan Israelle 17/05/2012



2 Le Pakistan au cœur des débats.

2-1 La Sarkozie en examen médiatique 2/3 - De Karachi à Takieddine.

Comment le financement illicite de la campagne 1995 de Balladur a été révélé

Et l'enquête sur un attentat lointain déboucha sur des soupçons gravissimes de financement illégal de campagnes présidentielles. Après l'affaire Bettencourt, et avant les mystères de l'affaire Tapie, deuxième volet de notre rétrospective des affaires visant Nicolas Sarkozy: la galaxie médiatique Karachi-Takieddine.

C'est grâce à l'opiniâtreté d'une poignée de journalistes qu'ont été mis au jour les dessous du financement politique des balladuriens, ancêtres de sarkozystes. Jusqu'à amener l'ancien président du Conseil constitutionnel à reconnaître qu'en 1995, il aurait fallu invalider les comptes de campagne de Jacques Chirac et Edouard Balladur. Et jusqu'à la mise en examen d'un sulfureux intermédiaire, l'homme d'affaires Ziad Takieddine, entraînant avec lui plusieurs figures de la Sarkozie.

Cet épineux dossier est divisé en trois chapitres : la genèse de l'affaire ; l'état actuel de l'enquête judiciaire ; le degré d'implication de Nicolas Sarkozy.

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4827



3 Au jour le jour

3-1 Usa

1-1 Une attaque de drone US fait 10 morts.
Au moins 10 activistes présumés ont été tués jeudi dans une attaque de drone américain au nord-ouest du Pakistan, rapportent les médias internationaux.
L'attaque visait un immeuble dans le village de de Mir Ali, dans la zone tribale du Nord-Waziristan. Selon l'agence Chine Nouvelle, citant les témoins oculaires, des blessés pourraient se trouver sous les décombres de l'immeuble.
Le Pakistan a à plusieurs reprises exprimé son mécontentement concernant les attaques de drones et d'hélicoptères de l'Otan dans le nord-ouest du pays, qui fait régulièrement des victimes parmi la population civile.
Fin 2011, Islamabad a fermé les routes d'approvisionnement des forces de l'Otan en Afghanistan suite à une attaque meurtrière d'hélicoptères de l'Alliance qui avait fait 24 morts parmi les militaires pakistanais, dans le nord-ouest du pays.
Selon les médias internationaux, le 18 mai, le Pakistan a pour la première fois depuis six mois permis à un convoi de l'Otan de traverser la frontière afghano-pakistanaise.
Islamabad et Washington mènent actuellement des négociations afin de déterminer les conditions pour la réouverture des routes d'approvisionnement pakistanaises. Le Pakistan insiste sur la cessation des bombardements américains sur son territoire. Les Etats-Unis refusent de stopper leurs raids mais en ont réduit l'intensité.

MOSCOU, 24 /5

http://fr.rian.ru/world/20120524/194819135.html


 3-2 4 résistants tués par un drone américain dans le nord-ouest.

 Au moins quatre résistants ont été tués samedi à l'aube dans une attaque de drone américain dans une zone tribale du nord-ouest du Pakistan bordant l'Afghanistan, ont indiqué des responsables pakistanais.
L'attaque a eu lieu sur une maison près de Miranshah, la principale ville du Nord Waziristan, connu pour être un bastion des talibans et des militants liés à Al-Qaïd, ont précisé ces responsables.
Un drone américain a tiré deux missiles sur une maison et au moins quatre irésistants ont été tués, a déclaré à l'AFP un responsable de la sécurité, précisant que les victimes n'avaient pas été immédiatement identifiées.
Deux autres responsables ont confirmé l'attaque.
Des villageois ont indiqué avoir été réveillés par le survol de l'appareil et les tirs de missiles.
La maison a pris feu et des irésistants ont immédiatement interdit la zone d'accès, a expliqué un habitant à l'AFP.
Les Pakistanais estiment que les attaques de drones américains sont contre-productives et minent les efforts gouvernementaux pour séparer les tribus des militants, violent la souveraineté pakistanaise, tuent des civils, et alimentent les sentiments anti-américains.
La fréquence des attaques américaines a diminué ces derniers mois, mais les responsables américains les estimeraient trop utiles pour les arrêter complètement.
26 mai

AFP



4  Politique

a) USA

1 Dans les coulisses et au sénat

Dans de prison pour avoir aidé la CIA à débusquer Ben Laden.

Un médecin pakistanais accusé dans son pays d'avoir aidé la CIA à débusquer Oussama Ben Laden, tué il y a plus d'un an par un commando américain dans le nord du Pakistan, a été condamné mercredi à 33 ans de prison par un tribunal tribal, a indiqué l'administration.

Shakeel Afridi, un chirurgien accusé d'avoir mené une fausse campagne de vaccination à Abbottabad, la ville où se terrait le chef d'Al-Qaïda avec ses quatre femmes et ses enfants, pour prélever leur ADN, a été condamné en première instance par un tribunal tribal du district semi-autonome de Khyber, dans le nord-ouest du Pakistan, d'où il est originaire.

Les tribunaux tribaux sont compétents dans les zones tribales semi-autonomes du Pakistan mais tout appel est ensuite jugé par les juridictions de droit commun, avec l'aide d'un avocat. L'accusé n'était pas présent à son procès et les tribunaux tribaux interdisent qu'il prenne un avocat pour se défendre.

Certains juristes estiment cependant que pour de telles accusations, il ne peut être jugé par les tribunaux tribaux. Qui plus est, ils assurent que les faits reprochés ayant été commis dans un autre district que celui de Khyber, non tribal celui-là, la juridiction qui l'a jugé mercredi n'est pas compétente.

"Il a été condamné à 33 ans de prison" notamment pour trahison et complot contre l'Etat, et conduit à la prison centrale de Peshawar, la grande ville du nord-ouest, a déclaré à l'AFP Mohammad Siddiq, porte-parole de l'administration du district de Khyber.

Oussama ben Laden a été tué le 2 mai 2011 par un commando de Navy Seals, des soldats d'élite américains, héliportés de nuit à Abbottabad, officiellement au nez et à la barbe des autorités pakistanaises selon Washington et Islamabad, qui avait protesté.

Cette "violation de la souveraineté du Pakistan" selon Islamabad, est l'une des principales pierres d'achoppement au réchauffement des relations entre les Etats-Unis et le Pakistan, pourtant leur allié-clé dans leur "guerre contre le terrorisme" depuis fin 2001.

Mais Washington soupçonne certains membres de l'armée ou du renseignement pakistanais d'avoir eu connaissance de la présence de Ben Laden à Abbottabad, une ville-garnison à deux heures de route d'Islamabad, voire de l'avoir aidé à s'y terrer au moins cinq années, ce que les autorités pakistanaises démentent avec fermeté.

Le Dr Shakeel Afridi, un médecin du gouvernement, avait été licencié il y a deux mois. En plus de la peine de prison, le tribunal de Khyber lui a infligé une amende de 320.000 roupies (environ 2.700 euros). Son avocat n'a pas pu être contacté mais il est fort probable qu'il fasse appel.

En tout état de cause, le sort du Dr Afridi demeure un mystère: il a été arrêté par les tout puissants services de renseignement pakistanais peu après le raid fatal à Ben Laden et personne n'a de nouvelle de lui depuis.

En janvier dernier, le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta avait confirmé que le Dr Afridi travaillait pour le renseignement américain pour tenter de prélever de l'ADN des nombreux enfants présents dans une maison d'Abbottabad où la CIA soupçonnait Ben Laden de se cacher. Washington avait alors exprimé son inquiétude sur le sort du médecin et réclamé sa remise en liberté.

"Il n'a commis aucun acte de trahison à l'égard du Pakistan", avait estimé M. Panetta sur la chaîne de télévision américaine CBS.

"Je considère comme une réelle erreur de leur part d'agir ainsi à son égard alors qu'il aidait à lutter contre le terrorisme", avait ajouté le chef du Pentagone.

23 mai.

http://www.liberation.fr/depeches/2012/05/23/pakistan-33-ans-de-prison-pour-avoir-aide-la-cia-a-debusquer-ben-laden_820792



2 Le Sénat américain réduit l'aide au Pakistan.

 - Les sénateurs américains, scandalisés par la condamnation pour trahison du chirurgien pakistanais qui a mis la CIA sur la piste d'Oussama ben Laden, ont amputé l'aide que les Etats-Unis accordent à Islamabad de 33 milliards de dollars, soit un milliard par année de prison.

"C'est arbitraire, mais nous espérons que le Pakistan comprendra que nous sommes sérieux", a déclaré Richard Durbin, après le vote unanime de la commission budgétaire du Sénat.

"Il est scandaleux de dire qu'un homme qui nous a aidé à trouver Oussama ben Laden est un traître", a-t-il poursuivi.

L'amendement a été proposé par le républicain Lindsey Graham et le démocrate Patrick Leahy. Quelques jours plus tôt, une sous-commission sénatoriale avait déjà réduit l'aide bilatérale en menaçant de le faire à nouveau faute d'une réouverture des voies d'approvisionnement de l'Otan en Afghanistan, qui traversent le Pakistan.

Le docteur Shakil Afridi, qui a donc été condamné mercredi à 33 ans de prison, a été reconnu coupable d'avoir mené une fausse campagne de vaccination pour permettre aux services secrets américains de localiser Ben Laden à Abbottabad, 60 km au nord d'Islamabad, où il a été tué par un commando des Navy Seals le 2 mai 2011.

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton s'est elle aussi indignée jeudi de sa condamnation, qu'elle juge "injuste et inadaptée".

"Les Etats-Unis estiment qu'il n'y a aucune raison de détenir le Dr. Afridi", a-t-elle poursuivi, ajoutant que Washington continuerait à agir en sa faveur auprès des autorités pakistanaises.

Islamabad avait auparavant invité les Etats-Unis à respecter la justice pakistanaise. "Je pense que dans le cas de M. Afridi, tout s'est fait conforme aux lois et aux procédures pakistanaises et il faut que chaque pays respecte les décisions de justice de l'autre", a déclaré Moazzam Al Khan, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Créé le 24-05-

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120524.REU7063/le-senat-americain-reduit-l-aide-au-pakistan.html

 



3 Otan-Isaf

3-1 Occupation du pakistan.

Lepoint.fr : Les discussions avec le Pakistan sur les convois de l'Otan piétinent..

La question de la réouverture des routes pakistanaises aux convois de l'Otan, stratégique pour le désengagement graduel de l'Alliance atlantique d'Afghanistan, piétinait samedi sur la question du péage exigé par le Pakistan, jugé "inacceptable" par les États-Unis. Le droit de passage en territoire pakistanais, interdit depuis six mois par Islamabad en représailles à la mort de 24 de ses soldats tués par erreur dans des frappes aériennes américaines, est crucial pour l'Otan qui se prépare à une longue et coûteuse opération logistique pour retirer ses 130 000 hommes et leur matériel d'Afghanistan d'ici à la fin 2014.

En début de semaine, les perspectives d'une réouverture rapide de ces routes semblaient s'éclaircir, après six mois de blocage. Le Pakistan a même autorisé vendredi un premier convoi destiné à l'ambassade américaine à Kaboul à entrer en Afghanistan depuis son territoire. Mais le ciel s'est assombri samedi, à la veille de l'ouverture du sommet de l'Otan : une rencontre prévue à Chicago entre le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, et le président pakistanais, Asif Ali Zardari, a été annulée à la dernière minute, officiellement en raison de l'arrivée tardive de ce dernier. Si une rencontre entre les deux hommes n'est pas exclue, elle "sera organisée plus tard, si possible", selon le porte-parole du président pakistanais, Farhatullah Babar.

Le Pakistan accusé de double j

Selon un haut responsable américain, l'accord "pourrait ne pas intervenir ce week-end. L'un des points d'accrochage est le prix du droit de passage exigé par conteneur sur les routes de ravitaillement". De "plusieurs milliers de dollars par conteneur", le prix est "en un mot inacceptable", selon ce haut responsable s'exprimant sous le couvert de l'anonymat. Plusieurs médias américains ont avancé le chiffre de 5 000 dollars par conteneur, soit 30 fois plus qu'avant la fermeture des routes de ravitaillement. Dans un entretien au Los Angeles Times samedi, le chef du Pentagone a lui aussi évoqué le prix exorbitant réclamé par Islamabad. "Étant donné les problèmes budgétaires auxquels nous sommes confrontés, ça ne me paraît pas envisageable", a-t-il déclaré.

L'impasse serait due à une certaine confusion au sein des autorités pakistanaises, fréquemment tiraillées entre le gouvernement civil et les puissants responsables de l'armée. "Le gouvernement pakistanais doit trouver une proposition cohérente à mettre sur la table", a plaidé le haut responsable américain. En 2011, avant la fermeture des routes de ravitaillement, les États-Unis avaient convoyé 35 000 conteneurs en Afghanistan. L'Otan dispose également d'un autre réseau logistique pour acheminer son matériel en Afghanistan via la Russie et les pays d'Asie centrale, mais les coûts sont 2,5 fois plus importants qu'ils ne l'étaient par la voie pakistanaise. La réouverture des routes pakistanaises reste donc essentielle pour l'Otan alors que 23 000 soldats des 90 000 militaires américains doivent avoir quitté l'Afghanistan à la fin de l'été, sans compter l'intégralité des troupes combattantes françaises d'ici à la fin de l'année.

"J'espère que les négociations se concluront de manière positive afin de pouvoir rouvrir les routes de ravitaillement très prochainement", a déclaré dimanche à la presse Anders Fogh Rasmussen avant le début du sommet de l'Otan. Pour le Pakistan, fréquemment accusé de double jeu en Afghanistan par les Occidentaux, les droits de passage perçus sur les convois de l'Otan constituent une ressource d'autant plus importante qu'après 2014 l'attention de la communauté internationale risque de se détourner de la région. Les États-Unis versent plus de 2 milliards d'aide militaire chaque année à Islamabad, dont 300 millions destinés à financer la mobilisation de plus de 100 000 soldats pakistanais le long de la frontière avec l'Afghanistan.

http://www.lepoint.fr/monde/les-discussions-avec-le-pakistan-sur-les-convois-de-l-otan-pietinent-20-05-2012-1463353_24.php



4 Les voisins

4-1 Turquie

Xinhua : La Turquie respecte la décision du Pakistan sur les voies d'approvisionnement de l'OTAN.

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré mardi que son pays respecte la décision du Pakistan sur les voies d' approvisionnement de l'OTAN et a défendu la demande d'Islamabad pour des excuses de la part des États-Unis sur la mort de 24 soldats pakistanais.

Le Pakistan a fermé la ligne d’approvisionnement pour les forces de l'OTAN en Afghanistan, pour protester contre une frappe aérienne menée par les États-Unis et l'OTAN sur deux postes pakistanais en novembre 2011.

"C' est à la discrétion du Pakistan à prendre toute décision sur les routes d'approvisionnement de l'OTAN. Cependant, en tant que membre de l'OTAN, la Turquie estime que ces questions devraient être résolues par le dialogue mutuel", a déclaré M. Erdogan lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue pakistanais, Yusuf Raza Gilani.

Concernant la question sur la présence de l'OTAN en Afghanistan, il a dit que la Turquie ne va pas quitter l'Afghanistan seul, sauf si les Afghans demandent aux troupes turques de quitter le pays.

Pour sa part, M. Gilani a fait savoir que la décision finale d'ouvrir des lignes de la communication pour les approvisionnements de l'OTAN serait faite en conformité avec les recommandations de la commission parlementaire. Cependant, il a dit que "le Pakistan souhaite marcher avec le reste du monde".

Il a également apprécié le soutien apporté par le président turc Abdullah Gul au Pakistan lors du Sommet de l'OTAN tenu le 20 mai à Chicago, qui a vu la participation du président Asif Ali Zardari.

"Le monde doit reconnaitre les services rendus par le Pakistan dans sa lutte contre le terrorisme", a déclaré M. Gilani.

Xinhua :



5 Dans le monde

1 Chine

Le PM Wen Jiabao s'engage à renforcer les échanges militaires avec le Pakistan.  
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a rencontré jeudi à Beijing le chef d'état-major de l'armée pakistanaise, le général Ashfaq Parvez Kayani, et s'est engagé à renforcer les échanges militaires entre la Chine et le Pakistan.
"La Chine soutiendra sans relâche les efforts du Pakistan pour sauvegarder la souveraineté et l'intégrité territoriale, soutenir la croissance économique et améliorer le niveau de vie du peuple pakistanais", a déclaré M. Wen.
Le Premier ministre chinois a exprimé sa conviction que le gouvernement, les forces armées et le peuple du Pakistan travailleront ensemble pour surmonter les difficultés et réaliser un développement nouveau.
Face à la complexité de la situation régionale et internationale, il est dans l'intérêt commun des deux parties de renforcer leur coordination et de relever conjointement les défis, a ajouté M. Wen.
Concernant les relations militaires, M. Wen a fait remarquer que les forces armées pakistanaises avaient réalisé d'importantes contributions au maintien de l'amitié bilatérale et à la promotion du partenariat stratégique et de coopération entre la Chine et le Pakistan. Il a appelé à renforcer les échanges militaires et la coopération entre les deux pays.
M. Kayani, qui effectue une visite de cinq jours en Chine, a pour sa part remercié la Chine pour son aide sincère au développement économique et à la stabilité sociale de son pays, ainsi que pour son soutien aux efforts du Pakistan pour maintenir la souveraineté et l'intégrité territoriale.
Développer le partenariat stratégique et de coopération avec la Chine est un consensus auquel sont parvenus les divers milieux du Pakistan, et constitue la base des stratégies diplomatiques du pays, a déclaré M. Kayani. Les forces armées pakistanaises renforceront indéfectiblement l'amitié et la coopération avec la Chine et soutiendront fermement les efforts de la Chine pour préserver ses intérêts fondamentaux.
M. Kayani a entamé mercredi sa visite officielle en Chine.
http://french.china.org.cn/foreign/txt/2012-01/06/content_24336629.htm



6  Dossiers

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

 

6-1Etats-Unis: des sénateurs en colère veulent frapper le Pakistan au porte-monnaie.

 Des sénateurs américains, furieux de la mauvaise volonté supposée d'Islamabad face au conflit afghan, ont décidé jeudi de frapper le Pakistan au porte-monnaie en approuvant une forte diminution de l'aide militaire américaine.

Des sénateurs américains, furieux de la mauvaise volonté supposée d'Islamabad face au conflit afghan, ont décidé jeudi de frapper le Pakistan au porte-monnaie en approuvant une forte diminution de l'aide militaire américaine.

"Nous avons besoin du Pakistan. Le Pakistan a besoin de nous. Mais nous n'avons que faire d'un Pakistan qui joue double-jeu", a dit le sénateur républicain Lindsey Graham devant la commission chargée de répartir les fonds de l'aide américaine à l'étranger.

La condamnation mercredi au Pakistan à 33 ans de prison du docteur Shakeel Afridi pour avoir aidé la CIA à débusquer Oussama ben Laden --tué en mai 2011 par un commando américain au Pakistan-- est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase au Sénat.

Le sénateur Graham a proposé jeudi un amendement pour diminuer de 33 millions de dollars l'aide au Pakistan, soit un million par année de détention du docteur Afridi. Ses collègues des deux partis ont approuvé la mesure comme un seul homme au sein de la commission par un vote de 30 voix pour et zéro contre.

La sénatrice démocrate Dianne Feinstein, présidente de la commission du Renseignement a déclaré, en évoquant le reste des aides accordées à Islamabad: "si c'est comme ça que le Pakistan traite un ami et un héros, je ne suis pas sûre de l'attribution de ces fonds".

De son côté, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a qualifié jeudi "d'injuste et infondée" la condamnation de M. Afridi.

Le Pakistan est la troisième destination de l'aide extérieure américaine après Israël et l'Afghanistan, mais Washington soupçonne les autorités pakistanaises d'avoir été au courant de la planque d'Oussama ben Laden et de soutenir en sous-main le réseau islamiste Haqqani, un des principaux mouvements rebelles en Afghanistan.

Fiasco à l'Otan

L'action des élus intervient quelques jours après un rendez-vous raté entre les Etats-Unis et le Pakistan. Le sommet de l'Otan dimanche et lundi dernier à Chicago, qui était censé symboliser un dégel entre les deux alliés aux relations compliquées, s'est traduit par un nouveau fiasco.

Le président pakistanais Asif Ali Zardari était à Chicago en vue d'un accord pour la réouverture des axes de ravitaillement vers les troupes alliées en Afghanistan. Mais selon des responsables américains, les exigences financières des Pakistanais pour l'utilisation de ces routes a fait échouer les négociations.

Le Pakistan avait fermé ces axes routiers après la mort de 24 de ses soldats tués dans des bombardements américains en novembre.

Outre le vote symbolique de jeudi, les élus ont approuvé une diminution de 58% de l'aide au Pakistan. Au total, ils ont approuvé 184 millions de dollars pour les activités du département d'Etat au Pakistan et 800,3 millions d'aide à Islamabad, mais le président Barack Obama demandait une enveloppe de 2,2 milliards.

Les coupes envisagées visent l'aide militaire uniquement et non l'aide économique. Et seuls 50 millions sont attribués à la lutte contre les talibans. Mais cette aide a été conditionnée à la réouverture des axes d'approvisonnement.

Ces mesures doivent encore être examinées par le Sénat dans son ensemble puis à la Chambre des représentants.

Pour alimenter davantage la querelle avec Islamabad, les sénateurs de la commission de la Défense ont adopté jeudi aussi un projet de loi finances qui menace de suspendre des aides au Pakistan jusqu'à ce que les routes soient de nouveau ouvertes et que M. Afridi soit libéré.

"Nous sommes tous scandalisés" par la décision de la justice pakistanaise, a dit à la presse le républicain John McCain jeudi.

http://www.lepoint.fr/monde/etats-unis-des-senateurs-en-colere-veulent-frapper-le-pakistan-au-porte-monnaie-25-05-2012-1465049_24.php

 



Pakistan.

Généralités.

Nom officiel du pays : République islamique du Pakistan.

Création : fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l'Inde depuis sa création en raison, notamment, du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire.

Pays limitrophes : Chine, Inde, Iran, Afghanistan.

Superficie : 803 000 km2.

Nombre d'habitants : 163 902 000 (estimation pour 2007).

Démographie

Population (estimation INED, en millions)

157,9

 

Composition de la population (en %)

Pendjabis (50 %), Sindis (15 %), Pathans (Pachtounes, 15 %), Mohajirs (immigrés d''''Inde au moment de la partition et leurs descendants, 8 %), Baloutches (5 %), autres (7 %).

 

Population urbaine

34 %. Principales villes : Karachi (9,2 millions d''''habitants), Lahore (5 millions), Faisalabad (1,9 million), aggl. Islamabad-Rawalpindi (1,4 million).

 

Densité (hab./km²)

198,4

 

Espérance de vie (années)

62,9

 

Fécondité (nombre moyen d'enfants/femme)

4,27

 

Taux d'alphabétisation (%)

44

 

Croissance démographique annuelle (%)

2,0

Nom des habitants : Pakistanais.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Langues : ourdou et anglais.

Monnaie : roupie pakistanaise.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Arme de destruction massive : le Pakistan dispose de l'arme nucléaire, à l’instar de l’Inde (puissances nucléaires de fait [les cinq autres puissances nucléaires officielles étant la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie]). 

 

Nature de l'État : république à régime parlementaire.

Chef d’État : Asif Ali Zardari (né le 21 juillet 1956 à Nawabshah, Pakistan), élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Veuf de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto (1953-2007).

Chef du gouvernement : Yousaf Raza Gilani (né en 1952 à Karachi, Pakistan).

Constitution : adoptée en 1973. Révisée en avril 1997 et en décembre 2003. La Constitution, suspendue le 15 octobre 1999 suite au coup d''''Etat du général Pervez Musharraf, le 12 octobre 1999. Chef de l''''état-major, Musharraf s''''est proclamé chef de l''''exécutif. Il a créé un Conseil de sécurité nationale (8 personnes), organe exécutif suprême.

En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Parlement islamique (Assemblée nationale, 237 membres élus pour 5 ans au suffrage universel, 20 sièges réservés à des femmes et 10 à des non-musulmans ; et Sénat, 87 membres élus pour 6 ans par les assemblées provinciales) a été dissolu par Musharraf le 15 octobre 1999. Cependant, les partis politiques ont été maintenus

Partis au pouvoir : Ligue musulmane du Pakistan (Pakistan Muslim League, PML-Q), Parti du peuple pakistanais (PPP, social-démocrate).Autres partis : Jamaat-i-Islami (JI, Alliance démocratique islamique, fondamentaliste sunnite).
Muttahida Majlis-e-Amal (MMA, alliance de six partis religieux islamiques, dont le principal parti est le Jamaat-i-Islami).
Muttahida Qaumi Movement (MQM, ex-Mohajir Qaumi Movement, parti des musulmans venus d'Inde lors de la partition, en 1947 ; formation dirigée depuis Londres).

Adhésions supranationales : OMC (Organisation mondiale du commerce), OCI (Organistion de la conférence islamique), IDB (Banque interaméricaine de développement), ADB (Banque pour le développement de l’Asie). . Le pays est composé de 4 Provinces : Pendjab, Sind, Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest (NWFP) et Baloutchistan, chacune dotée d''''une Assemblée. Il existe également 2 Territoires : les Zones tribales (FATA, autonomes, situées dans la NWFP, mais en relation directe avec Islamabad) et le Territoire de la capitale. Le Pakistan administre également une partie du Cachemire, l''''Azad Kashmir, le "Cachemire libre", et les Territoires du Nord. Le Pakistan revendique la région du Cachemire de l''''Etat indien du Jammu-et-Cachemire. En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Pakistan a été réintégré dans le Commonwealth en mai 2004 après cinq ans d'exclusion..

http://www.courrierinternational.com/fiche-pays/pakistan

http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Le%20Pakistan%20:%20un%20pays%20en%20guerre%20et%20en%20faillite./11010250



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

03/04/2012

n° 71 - Journal de PAKISTAN - - 03-03 - : Les USA proposent la partition du Pakistan!


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                                                                                      n° 71  au 03-12

     C.De Broeder & M.Lemaire                                                                                    

 



 Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  : no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part :

Les USA proposent la partition du Pakistan!  

Des Républicains américains veulent faire éclater le Pakistan

1 Au jour le jour

Plus de 100.000 manifestants contre les attaques de drones

Almanar : Des milliers de manifestants crient "Mort à l’Amérique !"

3 Politique Pakistanaise

Le Pakistan décide d'interdire les frappes des drones américains. 

4 Politique des Usa

Sur le terrain

Nouvel Observateur avec AFP : Washington tente de renouer avec Islamabad.

Dans les coulisses et au sénat 

Coopérations gazières Iran/Pakistan : Clinton menace Islamabad!

5 Otan-Isaf  

Sur le terrain

 L’OTAN, à bout de souffle  

6 Les voisins

Chine

La Chine soutient toutes les forces politiques du Pakistan dans leurs efforts pour maintenir la stabilité nationale.  

Iran

Islamabad persévère dans son projet de pipeline avec l'Iran.

7  Dossiers

7-1 Le Nouvel Observateur avec AFP : Les militaires- français -, drogués comme des cyclistes ? 8 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

8-1 Joseph Kishore : La ‘Meurtre S.A.’ de Barak Obama opère dans le monde entier. v

 



Tiré à part :

Les USA proposent la partition du Pakistan!  

Les tensions croissantes entre Islamabad et Washington ont donné de nouvelles idées aux stratèges américains! Dana Rohrabacher, représentant républicain du Congrès propose, désormais, la partition du Pakistan et l'octroi de l'autonomie à la province du Baloutchistan."Les baloutches répartis entre le Pakistan, l'Afghanistan et l'Iran devront avoir le droit de décider de leur statut eux mêmes", a affirmé ce représentant. Le Congrès reste, visiblement, réticent face à cette proposition, qui ne fera qu'approfondir les ressentiments de la population pakistanaise, à l'encontre des Etats Unis .

IRIB

 

Hier les membres de la sous-commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants des Etats-Unis sous la présidence du député républicain de Californie Dana Rohrabacher organisait une séance d'auditions d'une heure sur le thème des violations des droits de l'homme au Baloutchistan. Le Baloutchistan est une région largement désertique et pauvre qui couvre une partie de l'Iran, de l'Afghanistan et surtout du Pakistan face face auquel elle a organisé plusieurs rébellions depusi 60 ans.

Dans le cadre de cette audience, qui a provoqué la colère du gouvernement pakistanais, se sont explimés une universitaire, Christine Fair (plutôt pro-pakistanaise et méfiante à l'égard de l'initiative des Républicains), un responsable d'Amnesty International, T. Kumar, Ali Dayan Asan, directeur de Human Rights Watch au Pakistan, et Ralph Peter. Aucun représentant baloutche n'était convié mais on peut trouver sur le blog du journaliste Malik Siraj Akbar un historique du lobbying baloutche en Occident depuis 2006.

Dana Rohrabacher, un libertarien atypique (qui a parfois des positions provocantes comme sa dénonciation du rôle de la Géorgie dans le déclenchement de la guerre de 2008, ou sa demande à l'Irak de rembourser les frais de l'occupation militaire en 2011) est très impliqué sur le dossier pakistanais. Le 3 février, il avait déposé une proposition de loi pour attribuer la nationalité étatsunienne au docteur Shakil Afridi, le médecin qui a organisé une campagne de vaccination à Abbottabad pour permettre des prélèvements d'ADN qui ont permis aux Américains de vérifier que Ben Laden s'y trouvait et l'arrêter et qui, aujourd'hui, est menacé de procès pour haute trahison à Islamabad.Rohrabacher était portant un fervent partisan des Résistants à l'époque de Bill Clinton...

Le projet de favoriser la sécession du Baloutchistan est dans les cartons des stratèges du Pentagone depuis l'époque de George W. Bush : il avait été présenté en 2006 par le lieutenant-colonel Ralph Peter (présent à l'audition d'hier). Il a été ressorti à demi-mot le mois dernier par le représentant républicain du Texas Louie Gohmert qui a cosigné un article proposant un soutien aux Baloutches pour bloquer les fournitures d'armes aux résistants.

La porte parole du Département d'Etat (démocrate) Victoria Nuland a pris ses distances à l'égard de cette réunion et a précisé que les Etats-Unis ne souhaitaient pas l'indépendance du Baloutchistan. Mais déjà le mois dernier ce même Département d'Etat avait appelé le gouvernement pakistanais à dialoguer avec les militants balouches pour faire avancer cette question ("take the Balochistan issue forward"). Pour beaucoup le Baloutchistan est à tout le moins en train de devenir un Kosovo entre les mains des Américains  pour faire pression sur Islamabad.

Après que l'OTAN ait tué 24 militaires pakistanais dans des frappes aériennes en novembre dernier, le gouvernement pakistanais avait rompu les discussions avec l'alliance militaire occidentale et bloqué son approvisionnement militaire en Afghanistan. Parallèlement Islamabad s'était engagé sur la voie de la coopération énergétique et monétaire  avec l'Iran malgré la loi adoptée par le Congrès américain en décembre imposant des sanctions à toute institution financière travaillant avec l'Iran.

Les discussions avec l'OTAN ont repris hier, alors que l'administration Obama envisage de dialoguer avec les résistants qui ont ouvert un bureau au Qatar.

Une vingtaine de personnes ont été tuées cette semaine par des drones américains au Waziristan Nord (territoire pakistanais). Les victimes sont régulièrement présentées par les militaires américains comme des militants de la guérilla talibane mais aucune preuve n'est fournie.

http://atlasalternatif.over-blog.com:80/article-des-republicains-americains-veulent-faire-eclater-le-pakistan-98933810.html



1 Au jour le jour

Les zones tribales pakistanaises frontalières de l'Afghanistan sont considérées comme des bases arrière pour les résistants, d'où ils mènent des attaques contre les forces internationales déployées en Afghanistan ainsi que contre l'armée pakistanaise.

Résistance

19-11

Les attaques devenues quasi-quotidiens depuis les quelques jours qui ont précédé le lancement de l'offensive du Waziristan, le 17 octobre, les résistants  empêchant ainsi de dissuader l'armée d'y engager quelque 30.000 soldats au sol.

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/monde/


Cinq résistants tués par un drone américain.

Nb / Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Au moins cinq résistants ont été tués mardi par les missiles d'un drone américain dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, bastion des résistants et principal sanctuaire d'Al-Qaïda dans le monde, selon des militaires pakistanais.
Les attaques de ces avions sans pilotes de la CIA, stationnés en Afghanistan voisin, ont débuté en 2004 mais elles se sont considérablement intensifiées ces dernières années. Elles ont permis de tuer d'importants cadres d'Al-Qaïda et des résistans pakistanais et afghans, mais elles n'épargnent pas les civils, selon les pakistanais.
Cette fois, la salve visait un véhicule  près du village de Drey Nishtar, dans la zone de Shawal, au Waziristan du Sud, un district tribal bastion des résistants pakistanais alliés à Al-Qaïda et responsables d'une vague d'attentats qui a tué près de 5.000 personnes dans tout le pays en quatre ans et demi.
Un drone américain a tiré deux missiles sur le véhicule, cinq résistants ont été tués, a déclaré par téléphone à l'AFP un haut responsable militaire, sous couvert de l'anonymat. L'attaque et le bilan ont été confirmés à l'AFP par des officiers du renseignement pakistanais.
Les bilans de ces attaques livrés par les militaires pakistanais sont impossibles à vérifier de sources indépendantes et l'identité, voire la nationalité, des cibles sont rarement rendues publiques, sauf quand il s'agit de chefs d'Al-Qaïda ou des résistants pakistanais et afghans.
Les zones tribales, frontalières avec l'Afghaistan, en particulier les Waziristans du Sud et du Nord, sont également la base arrière des résistants afghans, notamment du réseau Haqqani, la bête noire des soldats américains de la force de l'Otan de l'autre côté de la frontière.
Quelque 540 attentats --suicide pour la plupart-- des résistants pakistanais et autres groupes alliés à Al-Qaïda ont tué près de 5.000 personnes au pakistan depuis l'été 2007, quand ces résistants, au diapason d'Oussama ben Laden en personne, ont décrété le jihad à Islamabad pour son soutien dès fin 2001 à Washington dans sa guerre contre le terrorisme.
13 mars 2012

AFP /


2 Au jour le jour

Civil

 

Almanar : Plus de 100.000 manifestants contre les attaques de drones

Les attaques d'avions sans pilote américains dans le nord ouest du Pakistan ont fait descendre plus de 100.000 partisans du Jamiat-e-Ulema Islam (JUI), le plus important parti musulman du pays,

Les manifestants ont également exigé que le gouvernement pakistanais maintienne la fermeture des voies de ravitaillement des forces de l'Otan en Afghanistan bloquées par Islamabad depuis la "bavure" de l'Otan au cours de laquelle 24 soldats pakistanais ont été tués près de la frontière afghane le 26 novembre dernier.

Cet incident a fortement tendu les relations déjà difficiles entre les Occidentaux et le Pakistan.

Les tirs de missiles par les drones américains, qui visent des régions considérées comme des bastions des résistants et de leurs alliés d'Al-Qaïda, ont cessé après cet épisode, mais ont ensuite repris.

"Nous ne sommes pas les ennemis des peuples de l'Occident et des Etats-Unis, mais nous rejetons l'attitude des Américains qui attendent toujours de nous une obéissance servile", a déclaré aux manifestants le dirigeant du JUI Maulana Fazlur Rehman.

Déclenchée en 2004, la campagne de tirs américains sur les zones tribales pakistanaises visant les résistants et leurs alliés d'Al-Qaïda, s'est intensifiée ces trois dernières années, avec plus de 220 attaques depuis août 2008 et de très nombreux civils tués.

Almanar

28-01-http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=47829&frid=20&cid=20&fromval=1&seccatid=24

 


Almanar : Des milliers de manifestants crient "Mort à l’Amérique !"

 

Des milliers de personnes ont manifesté lundi à Islamabad au cri de "Mort à l'Amérique !", protestant  notamment contre les tirs des drones de la CIA visant le nord-ouest du Pakistan.

La manifestation, se tenait à l'appel d'un collectif d'une quarantaine de partis et organisations musulmanes.

"Mort à l'Amérique !" scandaient lundi les manifestants, qui appelaient également au "jihad", la "guerre sainte", contre les Etats-Unis, non loin du quartier des ministères et de l'"enclave diplomatique", une gigantesque "zone rouge" ultra-protégée, qui abrite notamment la plupart des ambassades occidentales.

L'accès à cette zone était barré par des centaines de policiers en tenue anti-émeute ayant revêtu des gilets pare-balles.

Les organisateurs disaient attendre "au moins 20.000" manifestants. "Nous avons installé 10.000 chaises", a ajouté un responsable du Conseil de Défense du Pakistan (DPC pour le sigle en anglais), le collectif ayant appelé à manifester.

Outre les attaques parfois quasi-quotidiennes des drones américains, les manifestants protestaient contre la réouverture prévue prochainement de la route pour les convois de ravitaillement de la force de l'Otan en Afghanistan, composée aux deux tiers de soldats américains.

Après que des appareils américains de l'Otan eurent bombardé par erreur un poste militaire pakistanais près de la frontière afghane en novembre, tuant 24 soldats, Islamabad, pourtant l'allié-clé de Washington, avait fermé la route aux convois logistiques de l'Otan.

Almanar

20-02-2012

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=51129



3 Politique Pakistanaise

Le Pakistan décide d'interdire les frappes des drones américains.  

 Dans le cadre du nouveau format des relations avec les Etats-Unis, la commission parlementaire du Pakistan a proposé comme l’une des conditions l’interdiction des frappes des drones, qui sont pratiquées régulièrement ces dernières années par les forces armées américaines.
Les parlementaires ont commencé à discuter les revendications de la commission à partir de 20 mars. Certains d’entre eux ont supposé que la restriction sur l'utilisation des drones pourrait compliquer davantage les relations du Pakistan avec les États-Unis.

Néanmoins, le président du parlement a ajouté à la déclaration de la commission qu’Islamabad devrait demander à Washington des «excuses inconditionnelles» pour le meurtre de 24 soldats pakistanais en novembre 2011.

20/03/2012

 http://french.ruvr.ru/2012_03_20/69055691/



4 Politique des Usa

Sur le terrain

Nouvel Observateur avec AFP : Washington tente de renouer avec Islamabad.

C'est la première visite officielle américaine au Pakistan depuis le bombardement de l'Otan fatal à 24 soldats pakistanais.

Deux hauts responsables militaires américains ont rencontré mercredi 28 mars leurs homologues pakistanais à Islamabad, dans le cadre de la première visite officielle américaine au Pakistan depuis le bombardement de l'Otan fatal à 24 soldats pakistanais fin novembre, selon l'armée pakistanaise. Les généraux américains James Mattis, chef du commandement central de l'armée américaine, et John Allen, commandant la force de l'Otan en Afghanistan (Isaf), ont évoqué avec le numéro un de l'armée pakistanaise, le général Ashfaq Kayani, ce bombardement qui avait déclenché une nouvelle crise entre Washington et son allié pakistanais.

"Ils ont parlé en détail de leurs positions respectives sur les frappes aériennes de novembre dernier et de leurs conséquences et ont discuté des moyens d'améliorer les procédures de coordination à la frontière" pakistanaise avec l'Afghanistan, a indiqué à l'AFP un haut responsable des services de sécurité pakistanais.

L'enquête sur le bombardement meurtrier de l'Otan a également été évoquée, a-t-il ajouté sans donner de détails sur ce point.

Allié indispensable

Les deux officiers supérieurs américains ont rencontré séparément le chef d'état-major interarmes, le général Khalid Shameen Wynne, avec qui ils "ont parlé de sujets d'intérêt professionnel et bilatéral ainsi que de la situation géostratégique", a indiqué l'armée pakistanaise dans un communiqué.

Le Pakistan est considéré par Washington comme un allié indispensable pour stabiliser la région, notamment l'Afghanistan voisin où 90.000 soldats américains sont déployés au sein de l'Otan pour soutenir le fragile gouvernement de Kaboul face aux rebelles résistants.

Aucun haut responsable civil ou militaire américain ne s'était rendu au Pakistan depuis les frappes aériennes de novembre, et cette rencontre entre hauts responsables militaires est le signe d'un certain apaisement, a indiqué à l'AFP un responsable militaire pakistanais sous couvert d'anonymat.

Double discours d'Islamabad

A la suite du bombardement de novembre, Islamabad avait interrompu en représailles le ravitaillement de l'Isaf transitant sur son territoire, toujours bloqué aujourd'hui, et ordonné aux Américains d'évacuer une base militaire qu'ils occupaient dans le sud-ouest du Pakistan.

Cette visite constitue par ailleurs le plus haut niveau d'échange de vues entre chefs militaire des deux pays depuis mai 2011 et le raid unilatéral américain qui avait tué le chef d'Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, dans le nord du Pakistan, provoquant une autre grave crise diplomatique entre les deux pays.

L'opération avait à la fois humilié l'armée pakistanaise, accusée d'être incapable de protéger le territoire national, et renforcé les soupçons occidentaux de collusion entre des responsables de l'armée pakistanaise ou de ses services de renseignement et les réseaux islamistes tels qu'Al-Qaïda, Ben Laden ayant vécu cinq ans dans le pays sans être inquiété avant d'être tué.

Relations apaisées ?

Les tensions entre Washington et Islamabad ont toutefois semblé s'apaiser récemment, les deux pays paraissant prêts à reprendre leurs relations sur d'autres bases, plus pragmatiques.

Mardi, le président américain Barack Obama avait rencontré le Premier ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani lors d'un sommet consacré au nucléaire à Séoul, où ils avaient souhaité rétablir des relations apaisées.

Cette visite intervient alors que le parlement pakistanais doit justement adopter ces jours-ci une révision de la politique de coopération avec les Etats-Unis, qui pourrait ouvrir la porte à une reprise du trafic des convois de l'Otan.

Le Nouvel Observateur avec AFP

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120329.OBS4921/washington-tente-de-renouer-avec-islamabad.html


Dans les coulisses et au sénat 

Coopérations gazières Iran/Pakistan : Clinton menace Islamabad!

Face à la volonté inébranlable du Pakistan d'importer du gaz iranien, la secrétaire d'état US recours à son arme préférée la sanction. "Si le Pakistan insiste pour accomplir son projet de gazoduc avec l'Iran, il sera sanctionné. la situation du Pakistan est mauvaise et elle sera pire en cas de sanction!, a-t-elle menacé. "Le Pakistan ne saura pas résisté à nos sanctions, a-t-elle ajouté, un brin ironique.

 01/03/2012

IRIB



5 Otan-Isaf  

Sur le terrain

 L’OTAN, à bout de souffle  

Le principal conseiller militaire de l'OTAN a refusé, jeudi, de confirmer les rapports que le Pakistan allait rouvrir la voie d'approvisionnement aux forces de l'OTAN, en Afghanistan, mais qu'il espérait qu'une solution appropriée pourrait être trouvée prochainement.
Le général Bartels Knud, le nouveau Président du Comité militaire de l'OTAN, a reconnu que l'alliance a, «définitivement», besoin d'accéder à la voie d'approvisionnement, à travers le Pakistan, qui a été bloquée, après une attaque aérienne transfrontalière de l'OTAN qui a tué 24 soldats pakistanais, en novembre 2011.

IRIB



6 Les voisins

Chine

La Chine soutient toutes les forces politiques du Pakistan dans leurs efforts pour maintenir la stabilité nationale.  

La Chine soutient toutes les forces politiques pakistanaises dans leurs efforts pour maintenir la stabilité et le développement national, a déclaré lundi Liu Weimin, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
M. Liu a fait cette remarque lors d'une conférence de presse régulière, commentant la récente instabilité politique au Pakistan.
"En tant que pays voisin et ami du Pakistan, la Chine soutient toutes les forces politiques pakistanaises dans leurs efforts pour maintenir l'unité et l'harmonie en tenant compte de la situation générale de la stabilité sociale et du développement économique", a annoncé le porte-parole chinois.
La Chine a toujours adhéré au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays, a-t-il ajouté.
Récemment, les relations entre le gouvernement civil et les dirigeants militaires du Pakistan se sont détériorées suite à un présumé mémorandum demandant le soutien des Etats-Unis pour prévenir un potentiel coup d'Etat militaire.

16/01/2012 
http://french.cri.cn/621/2012/01/16/442s267570.htm


Le Premier ministre chinois Wen Jiabao s'engage à renforcer les échanges militaires avec le Pakistan.  

Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a rencontré jeudi à Beijing le chef d'état-major de l'armée pakistanaise, le général Ashfaq Parvez Kayani, et s'est engagé à renforcer les échanges militaires entre la Chine et le Pakistan.
"La Chine soutiendra sans relâche les efforts du Pakistan pour sauvegarder la souveraineté et l'intégrité territoriale, soutenir la croissance économique et améliorer le niveau de vie du peuple pakistanais", a déclaré M. Wen.
Le Premier ministre chinois a exprimé sa conviction que le gouvernement, les forces armées et le peuple du Pakistan travailleront ensemble pour surmonter les difficultés et réaliser un développement nouveau.
Face à la complexité de la situation régionale et internationale, il est dans l'intérêt commun des deux parties de renforcer leur coordination et de relever conjointement les défis, a ajouté M. Wen.
Concernant les relations militaires, M. Wen a fait remarquer que les forces armées pakistanaises avaient réalisé d'importantes contributions au maintien de l'amitié bilatérale et à la promotion du partenariat stratégique et de coopération entre la Chine et le Pakistan. Il a appelé à renforcer les échanges militaires et la coopération entre les deux pays.
M. Kayani, qui effectue une visite de cinq jours en Chine, a pour sa part remercié la Chine pour son aide sincère au développement économique et à la stabilité sociale de son pays, ainsi que pour son soutien aux efforts du Pakistan pour maintenir la souveraineté et l'intégrité territoriale.
Développer le partenariat stratégique et de coopération avec la Chine est un consensus auquel sont parvenus les divers milieux du Pakistan, et constitue la base des stratégies diplomatiques du pays, a déclaré M. Kayani. Les forces armées pakistanaises renforceront indéfectiblement l'amitié et la coopération avec la Chine et soutiendront fermement les efforts de la Chine pour préserver ses intérêts fondamentaux.
M. Kayani a entamé mercredi sa visite officielle en Chine.

http://french.china.org.cn/foreign/txt/2012-01/06/content_24336629.htm

 

Iran

Islamabad persévère dans son projet de pipeline avec l'Iran.

Le Pakistan et l'Iran ont réaffirmé, le dimanche 1er avril, leur volonté de construire un pipeline entre les deux pays, et ce malgré les pressions "énormes", au dire d'un ministre pakistanais, que les Etats-Unis et l'Union européenne exercent sur Islamabad pour qu'il renonce à son projet. C'est le Premier ministre du Pakistan Youssouf Raza Gilani qui a renouvelé l'engagement de son pays à terminer sa partie du pipeline, lors d'une rencontre avec le vice-président d'Iran Mohammad Javad Mohammadizadeh.

http://www.courrierinternational.com/breve/2012/04/02/islamabad-persevere-dans-son-projet-de-pipeline-avec-l-iran

 



7  Dossiers

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

7-1 Le Nouvel Observateur avec AFP : Les militaires- français -, drogués comme des cyclistes ?

Les armées s'inquiètent de pratiques dopantes non seulement de la part des soldats eux-mêmes, mais aussi du commandement.

Les militaires seraient-ils plus dopés que les vainqueurs du Tour de France ? Se bourreraient-ils les narines avec ardeur, protégés par une forme de non-dit ? C'est que... Avec mille précautions de langage et en maniant avec insistance le sous-entendu, la revue de recherche de l'armée de terre Inflexions aborde ce sujet tabou dans sa dernière livraison (*), sous le titre "Dopage et conduites dopantes". Les auteurs expliquent curieusement que ce n'est pas vraiment l'institution qui se pose des questions, mais que "beaucoup d'observateurs extérieurs à la défense considèrent comme fréquente l'utilisation de substances dopantes au sein des armées".

Sauf que si les militaires se dopaient, assure l'article, ce ne serait pas pour améliorer des performances sportives, mais pour une meilleure cause : "Les objectifs seraient similaires [à ceux des sportifs] - être plus performant que l'adversaire -, mais à atteindre dans un contexte bien différent, celui de la guerre et du combat." Et de développer cette idée d'une forme de dopage sans doute pas nécessaire, mais pas vraiment inutile non plus : "En temps de conflit, ou dans le contexte de déploiement sur des théâtres d'opérations de haute dangerosité, les questions posées sont plus complexes. L'automédication et l'utilisation de substances dopantes ayant pour but d'améliorer les performances physiques, en particulier musculaires, mentales, ou de maintenir l'éveil et un état de parfaite vigilance, permettent, si le dopage est adapté, de rendre le militaire plus efficace à son poste de combat."

Drogués pour la bonne cause ?

De fait, les militaires peuvent se doper illégalement en se procurant eux-mêmes de l'herbe qui fait rire ou des substances qui font rêver. Pour ne citer que l'exemple du Liban, on sait que l'herbe y est fameuse. Et en Afghanistan, premier producteur d'opium au monde, le commerce n'est pas impossible avec les plus de 100 000 militaires étrangers... Mais les armées elles-mêmes administrent aux combattants diverses médications susceptibles de mieux voir la nuit, de leur faire perdre le besoin de sommeil, ou au contraire de les endormir sur commande, aux heures choisies. Cette réalité est d'ailleurs reconnue, à tel point qu'un texte officiel, l'instruction N° 744/DEF/DCSSA/AST/TEC relative à l'utilisation de substances modifiant la vigilance en opérations, en définit le cadre !

Justifier la prise de substances dopantes

Les militaires édictent dans ce texte leurs ascensions des Alpes et on voit ici que cette définition est très large. "Les types d'opérations militaires pouvant justifier la prise éventuelle de substances qui agissent sur le niveau de vigilance des combattants sont les opérations dites soutenues et les opérations dites continues. Les premières se traduisent par une activité militaire quasi ininterrompue ne permettant aucun sommeil réparateur ; les secondes concernent une activité militaire de plus longue durée n'autorisant qu'une récupération partielle (par exemple : un sommeil diurne, de courte durée et fractionné). À titre d'exemples, on peut citer le fonctionnement 24 heures sur 24 des centres opérationnels pour l'armée de terre, la continuité entre le poste de veille et le poste de combat pour la marine, la mission nucléaire ou le travail au sol en ambiance nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique (NRBC) avec des tenues de protection pour l'armée de l'air". Mais attention, ce n'est pas du dopage. C'est de l'"aide de type pharmaceutique modifiant la vigilance". Nuance...

Gavés de protéines hormonées

Les trois auteurs de l'article -

- lancent par ailleurs un véritable cri d'alarme sur l'automédication de certains militaires qui se gaveraient de compléments alimentaires (protéines hormonées) utilisés par les culturistes. Ils soulignent par ailleurs l'intérêt de la démarche lancée par les armées pour rationaliser les programmes de préparation physique au combat afin de "rendre inutile la consommation de produits et de substances supposés dopants". Voilà une bonne idée. Car par les temps qui courent, que diront les armées si un militaire dopé sur ordre et dont la santé se serait dégradée les poursuivait devant la justice ?

(*) "Le sport et la guerre", Inflexions n° 19, La documentation française, 12,00 €, ISSN : 1772-3760

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/les-militaires-drogues-comme-des-cyclistes-29-02-2012-1436200_53.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120229



8 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

8-1 Joseph Kishore : La ‘Meurtre S.A.’ de Barak Obama opère dans le monde entier.

L’administration Obama a construit un vaste appareil ayant pour but l’exécution d’assassinats et comprenant des engins volants sans pilote (drones), opérés par la CIA et l’armée.

Ce réseau de « machines à tuer » est géré dans le secret, derrière le dos du peuple américain et virtuellement en dehors de tout contrôle de la part du Congrès américain.

Le programme dans le cadre duquel opèrent ces « drones » a fait l’objet d’un article publié par le Washington Post le 28 décembre et intitulé « Sous Obama, l’émergence d’un appareil mondial du meurtre par drone ». Si l’article est de présentation plutôt discrète, ce qu’il montre n’en est pas moins effrayant : un gouvernement s’est arrogé le droit de tuer n’importe qui dans le monde sans même se soucier d’une apparence de légalité. On a déjà tué de cette façon des milliers de personnes.

Selon le Washington Post, ce ‘programme drones’, « comprend des dizaines de sites secrets dont deux sites principaux opérationnels sur la côte Est, des cockpits virtuels de l’US Air Force dans le Sud-est et des bases clandestines dans six pays sur deux continents. »

Selon les conclusions d’une étude du Bureau du Budget du Congrès américain, les Etats-Unis ont 775 drones ‘Predator’ et autres, plus un nombre inconnu de drones opérés par la CIA et faisant partie d’opérations secrètes. Les assassinats ont jusqu’à présent eu lieu dans au moins trois pays, en dehors des guerres en Irak et en Afghanistan. Le drone abattu récemment au dessus de l’Iran indique cependant des opérations bien plus étendues.

Un des premiers actes d’Obama en tant que président a été d’ordonner une attaque de drone Predator au Pakistan. 240 attaques ont été effectuées depuis contre ce pays, entraînant la mort de milliers de personnes, pour la plupart des civils. Quelque quinze attaques ont été effectuées au Yémen et d’autres encore en Somalie.

Le quotidien donne une description des « listes de sujets à assassiner » compilées par la CIA et le Joint Special Operation Command (JSOC) de l’armée américaine, sans que les critères utilisés pour la sélection des personnes ciblées soient rendus publics. La liste de la CIA est apparemment plus courte que celle de l’armée, ce que certains de ceux qui sont impliqués dans le programme de drones attribuent au fait qu’elle a eu moins de temps pour la dresser. Selon certains responsables, « L’Agence finira par rattraper le temps perdu. »

Parmi les gens assassinés, se trouvent trois citoyens américains, dont Anwar Al-Awlaki qui fut tué le 30 septembre et son fils de 16 ans, tué lui, par le JSOC quelques semaines plus tard. Tous deux furent tués au Yémen. Le Washinton Post affirme que le jeune Awlaki n’était pas la cible prévue. Ce « citoyen américain sans implication passée avec Al-Quaida » était au contraire une « victime non intentionnée. »

Pour expliquer l’augmentation des assassinats par drone, le journal mentionne la fermeture officielle de programmes de détention et la fin des transferts à Guantanamo Bay. Cela laissait «  peu d’options mis à part les attaques par drones… » En d’autres mots, au lieu d’enfermer des ‘terroristes’ présumés dans des camps et des centres de torture, l’administration Obama s’est dit qu’il serait simplement plus efficace de les tuer en secret.

Ces deux programmes différents sont soi-disant contrôlés par diverses commissions du Congrès. Mais, précise le Post, « aucune de ces commissions n’est en mesure de comparer les listes de sujets à abattre de la CIA et de la JSOC ou même de parvenir à une compréhension générale des règles selon lesquelles chacune de ces listes est fabriquée. »

Les dirigeants des deux fractions parlementaires sont tout à fait complices car les responsables des commissions sur les services de renseignement et l’armée acceptent de limiter ce qui peut être discuté publiquement. « Le fait qu’un président de leur parti ait monté une machine aussi efficace dans le but d’éliminer de façon ciblée des gens suspectés de terrorisme ne trouble pas outre mesure les dirigeants démocrates. »

Le président Lyndon Johnson, arrivé au pouvoir à la suite de l’assassinat de John F. Kennedy, avait en son temps admis que la CIA avait monté une entreprise qu’il appela, dans une remarque restée fameuse, une « damnée ‘Meurtre S.A.’ dans les Caraïbes ». Celle-ci avait plusieurs fois tenté d’assassiner le dirigeant cubain Fidel Castro. Le gouvernement Nixon fut lui, impliqué dans de nombreux complots d’assassinat. Cela avait contribué aux enquêtes à des fins de destitution qui conduisirent finalement à sa démission. Des enquêtes menées par la Commission Church du Sénat américain dans les années 1970 ont finalement conduit à un ordre exécutif interdisant officiellement la pratique de l’assassinat.

Les actes de l’administration Obama et la vaste augmentation des pouvoirs secrets de la CIA et de l’Armée dépassent de loin les crimes commis à cette époque.

Les assassinats extra-judicaires sanctionnés par l’Etat sont une métastase de la « guerre à la terreur » menée sur tout le globe, un élargissement d’une criminalité internationale qui comprend le lancement de guerres d’agression, l’emprisonnement indéfini et la torture. Ils sont devenus une importante composante de la politique militaire américaine. Celle-ci comprend aussi la guerre en Libye qui s’est conclue par l’assassinat, soutenu par les Etats-Unis, de Mouammar Kadhafi. Obama a fait du meurtre extra judicaire de Osama ben laden un des hauts faits et un des événements charnière de son administration.

La violence sans frein et l’abolition de la démocratie sont deux aspects d’un même processus. Les révélations du Washington Post suivent de deux semaines à peine le passage du National Defense Authorization Act. Cette loi donne, pour la première fois explicitement, un sceau d’approbation parlementaire à la détention militaire indéfinie de citoyens, américains ou non, selon le bon vouloir du président. La loi abolit dans les faits le recours d’habeas corpus et les garanties constitutionnelles d’application régulière de la loi.

L’administration qui préside à cette affirmation de pouvoirs quasi dictatoriaux, dirigée par Obama, est pour l’essentiel une alliance entre de puissants intérêts financiers et l’appareil militaire et des services de renseignements.

Ce gouvernement de la réaction extrême jouit du soutien déterminant d’une partie de la classe moyenne argentée qui, sur la base de la politique identitaire, s’est réconciliée avec une politique qui va au-delà même de celle de l’administration Bush. Tout est bon et même « progressiste » du moment que c’est un président afro-américain qui le fait.

La conduite d’un réseau destiné à exécuter des gens n’a rencontré qu’une objection de pure forme de la part de journaux comme La Nation et d’autres gens et partis ‘de « gauche’ qui soutiennent le Parti démocrate. Un commentateur libéral, Ta-Nehisi Coates, un des principaux rédacteurs en chef du magazine Atlantic, fit en réponse à l’article du Washington Post, ce commentaire réjoui: « Les drones sont l’arme parfaite de la démocratie. On obtient tout le mérite d’avoir tué les ennemis du pays et on ne porte pas le blâme de pertes militaires. Le massacre occasionnel d’un garçon de 16 ans est certes regrettable, mais pratiquement sans conséquence du point de vue politique. »

La défense des droits démocratiques, la défaite de l’impérialisme américain, la lutte contre l’inégalité sociale dépendent de la formation d’un mouvement politique de masse de la classe ouvrière sur la base d’un programme socialiste. Ce mouvement entrera directement en conflit avec l’administration Obama, le Parti démocrate et ses apologues ‘de gauche’.

Joseph Kishore
4 janvier 2012

http://www.wsws.org/francais/News/2012/jan2012/obam-j04.shtml



9 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Almanar : Un faux sénateur se rend à Kandahar et rencontre les services secrets.

Un homme se faisant passer pour un sénateur de Kaboul s'est rendu à Kandahar, bastion des résistants, où il a rencontré toutes les personnalités locales de plus haut rang, dont les services secrets, ont indiqué dimanche des sources concordantes.

Asif Sarhadi, un nom ne correspondant à aucun sénateur afghan, s'est pourtant présenté comme l'un d'entre eux, venant de Kaboul à Kandahar afin d'y "construire un musée", a expliqué à l'AFP Zalmai Ayubi, un porte-parole du gouvernement de la province de Kandahar.

"Il a rencontré le chef de la police, le directeur des services secrets et le gouverneur" de Kandahar, a précisé M. Ayubi, ajoutant que l'imposteur n'avait "pas visité d'endroits secrets" et qu'il n'avait eu "que des discussions informelles" avec les autorités.

Selon le site internet de Radio free Europe, citant Bismallah Afghanmal, un représentant de Kandahar à la chambre haute du parlement afghan, le faux sénateur s'est au contraire vu transporter dans plusieurs districts de la province, où "la moindre information" relative à la sécurité de la zone lui a été confiée, notamment par le chef des services de renseignement.
L'homme a ensuite disparu, a indiqué une autre source, ajoutant que son téléphone ne répondait plus.

Intrigués, le pseudo-sénateur ne faisant pas partie de leurs rangs, selon leurs dires, les résistants se sont aussi renseignés sur lui.

"Le mois dernier, environ 40 résistants ont choisi le camp de la paix, mais ne savons pas qui ils étaient. Nous n'avons pas les moyens de contrôler leurs origines", a remarqué Atta Mohammad Ahmadi, qui dirige le haut conseil de la paix à Kandahar, sorte d'instance de conciliation pour ex-rebelles.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=51029

 



Pakistan.

Généralités.

Nom officiel du pays : République islamique du Pakistan.

Création : fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l'Inde depuis sa création en raison, notamment, du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire.

Pays limitrophes : Chine, Inde, Iran, Afghanistan.

Superficie : 803 000 km2.

Nombre d'habitants : 163 902 000 (estimation pour 2007).

Démographie

Population (estimation INED, en millions)

157,9

 

Composition de la population (en %)

Pendjabis (50 %), Sindis (15 %), Pathans (Pachtounes, 15 %), Mohajirs (immigrés d''''Inde au moment de la partition et leurs descendants, 8 %), Baloutches (5 %), autres (7 %).

 

Population urbaine

34 %. Principales villes : Karachi (9,2 millions d''''habitants), Lahore (5 millions), Faisalabad (1,9 million), aggl. Islamabad-Rawalpindi (1,4 million).

 

Densité (hab./km²)

198,4

 

Espérance de vie (années)

62,9

 

Fécondité (nombre moyen d'enfants/femme)

4,27

 

Taux d'alphabétisation (%)

44

 

Croissance démographique annuelle (%)

2,0

Nom des habitants : Pakistanais.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Langues : ourdou et anglais.

Monnaie : roupie pakistanaise.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Arme de destruction massive : le Pakistan dispose de l'arme nucléaire, à l’instar de l’Inde (puissances nucléaires de fait [les cinq autres puissances nucléaires officielles étant la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie]). 

 

Nature de l'État : république à régime parlementaire.

Chef d’État : Asif Ali Zardari (né le 21 juillet 1956 à Nawabshah, Pakistan), élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Veuf de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto (1953-2007).

Chef du gouvernement : Yousaf Raza Gilani (né en 1952 à Karachi, Pakistan).

Constitution : adoptée en 1973. Révisée en avril 1997 et en décembre 2003. La Constitution, suspendue le 15 octobre 1999 suite au coup d''''Etat du général Pervez Musharraf, le 12 octobre 1999. Chef de l''''état-major, Musharraf s''''est proclamé chef de l''''exécutif. Il a créé un Conseil de sécurité nationale (8 personnes), organe exécutif suprême.

En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Parlement islamique (Assemblée nationale, 237 membres élus pour 5 ans au suffrage universel, 20 sièges réservés à des femmes et 10 à des non-musulmans ; et Sénat, 87 membres élus pour 6 ans par les assemblées provinciales) a été dissolu par Musharraf le 15 octobre 1999. Cependant, les partis politiques ont été maintenus

Partis au pouvoir : Ligue musulmane du Pakistan (Pakistan Muslim League, PML-Q), Parti du peuple pakistanais (PPP, social-démocrate).Autres partis : Jamaat-i-Islami (JI, Alliance démocratique islamique, fondamentaliste sunnite).
Muttahida Majlis-e-Amal (MMA, alliance de six partis religieux islamiques, dont le principal parti est le Jamaat-i-Islami).
Muttahida Qaumi Movement (MQM, ex-Mohajir Qaumi Movement, parti des musulmans venus d'Inde lors de la partition, en 1947 ; formation dirigée depuis Londres).

Adhésions supranationales : OMC (Organisation mondiale du commerce), OCI (Organistion de la conférence islamique), IDB (Banque interaméricaine de développement), ADB (Banque pour le développement de l’Asie). . Le pays est composé de 4 Provinces : Pendjab, Sind, Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest (NWFP) et Baloutchistan, chacune dotée d''''une Assemblée. Il existe également 2 Territoires : les Zones tribales (FATA, autonomes, situées dans la NWFP, mais en relation directe avec Islamabad) et le Territoire de la capitale. Le Pakistan administre également une partie du Cachemire, l''''Azad Kashmir, le "Cachemire libre", et les Territoires du Nord. Le Pakistan revendique la région du Cachemire de l''''Etat indien du Jammu-et-Cachemire. En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Pakistan a été réintégré dans le Commonwealth en mai 2004 après cinq ans d'exclusion..

http://www.courrierinternational.com/fiche-pays/pakistan

http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Le%20Pakistan%20:%20un%20pays%20en%20guerre%20et%20en%20faillite./11010250



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

16/10/2011

n°70 - Les dossier du Pakistan - 16-10-11 - Début - Le Pakistan sera t-il ajouté sur la liste des pays constituant « l’axe du mal » ?


n°70   - Les dossier du Pakistan - 16-10-11  - Début - Le Pakistan sera t-il ajouté sur la liste des pays constituant « l’axe du mal » ?


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                                                         n° 70  16-10-11 

                                              C.De Broeder & M.Lemaire     

 



 Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

a) sur nos  blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                             http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

·                     ·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

1 Dossiers

1-1 Normand Lester : Les élucubrations de Frum : Le Pakistan sera t-il ajouté sur la liste des pays constituant « l’axe du mal » ?

1-2 Shahid Javed Burki : Les relations entre les Etats-Unis et le Pakistan...

1-3Paul Craig Roberts : Pakistan et le réseau Haqqani: la dernière menace orchestrée par l’Amérique et la fin de l’Histoire.

1-4 M. K. Bhadrakumar : Un sommet à Téhéran pour contrer les Etats-Unis ?

1-5 Michelle Obama, Joe Biden,  Barack Obama et les Predators drone. 

1-6 Farid Merrad : France: l’affaire Karachi s'est étendu à l’Arabie saoudite.  

Fin

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 William Blum : Que Dieu bénisse l’Amérique, et ses bombes.

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

 3-1 A qui profite ces crimes... pensez- vous ? 

3-2 M. K. Bhadrakumar : Les perdants et les gagnants dans l’Afghanistan d’Obama.

3-3 Dana Priest et William M. Arkin : "Top secret america": aux Etats-Unis, un monde caché hors de tout contrôle.

4 Annexe

4-1 Guerres américaines au P-O en dix ans : 225 000 morts et 3700 milliards de $.

:



1 Dossiers

1-1 Normand Lester : Les élucubrations de Frum : Le Pakistan sera t-il ajouté sur la liste des pays constituant « l’axe du mal » ?

David Frum est un juif sioniste néoconservateur, très proche des juifs sionistes extrémistes, rédacteur des discours de G.W.Bush et il fut très favorable à une attaque de l’Irak.

Dans sa chronique sur le site de CNN, David Frum suggère  que les Etats-Unis cessent de faire la guerre en Afghanistan pour s’en prendre plutôt au Pakistan à l’origine, selon lui, du mal terroriste. Frum est un Canadien qui est parvenu à se faire accepter dans le cénacle des « penseurs » néoconservateurs américains. Il collabore aussi au quotidien likoudnik de Toronto, National Post, où, lorsque l’occasion se présente, il se joint à la charge contre l’affirmation nationale du Québec.

En tant que rédacteur de discours de l’ignare George W. Bush, c’est lui qui a inventé l’expression absurde d’« axe du mal » pour réunir l’Irak, l’Iran et la Corée du Nord.

Mais la vérité et la réalité n’ont souvent rien à voir avec les élucubrations de Frum, un partisan inconditionnel de la domination américaine de la planète comme façon d’assurer la sécurité et la pérennité d’Israël.
Frum se demande donc sur CNN si l’exécution de ben Laden par des commandos américains ne rend pas l’intervention américaine en Afghanistan obsolète.

L’homme, qui a été l’un de ceux qui ont poussé Bush dans les guerres où il s’est enlisé, reproche maintenant au président Obama d’avoir aggravé le problème en augmentant les effectifs américains dans le pays!
Il déplore que les Etats-Unis ne puissent prendre des mesures énergiques contre le Pakistan parce que pratiquement tout le ravitaillement des armées américaines en Afghanistan arrive par convois à travers ce pays.

Frum affirme que la guerre d’Afghanistan ne peut pas être gagnée du fait que le Pakistan soutient en sous-main les « résistants », qu’il les finance, les approvisionne et donne sanctuaire à leurs chefs de son côté de la frontière. Il se trompe.

[On découvre combien cet analyste prétendument chevronné étouffe bien des vérités dérangeantes comme le comportement des services secrets américains en Afghanistan et même au Pakistan. Combien y a t-il d'attentats au Pakistan sous "fausse bannière" ?  Cela existe M. Frum !]

Frum pose des questions insidieuses pour inciter à une intervention militaire au Pakistan.[Il consolide le scénario farfelu qui nous fut servi à propos de la mort de Ben Laden.]

David Frum interroge: les généraux qui ont protégé ben Laden sont-ils les même qui contrôlent la force nucléaire du Pakistan? Pourquoi la doctrine formulée par l’administration de George W. Bush et entérinée par Obama, « Ceux qui abritent des terroristes seront traités comme des terroristes eux-mêmes », ne s’applique-t-elle pas au Pakistan?

Le porte-voix de l’extrême droite américaine devrait savoir que la situation catastrophique des finances publiques des Etats-Unis leur enlève une grande partie de leur liberté d’action géostratégique.

Ce n’est vraiment pas le moment pour les Etats-Unis de s’engager dans une nouvelle guerre dans un pays de 175 millions d’habitants, qui possède l’arme nucléaire. Faire du Pakistan un ennemi ou même simplement le traiter de façon antipathique serait une erreur monumentale pour Washington. Islamabad se rapprocherait de Pékin [c'est déjà fait] dont il est l’allié depuis des décennies contre l’Inde. Toute interruption de l’aide américaine au Pakistan serait rapidement remplacée par des subsides chinois. Les Chinois, contrairement aux Américains, ont les moyens financiers de mener une politique étrangère de grande puissance.
Les Etats-Unis n’ont plus de tels moyens, en grande partie à cause des guerres déclenchées à l’instigation des néo-conservateurs comme Frum et des politiques financières toxiques défendues par les mêmes idéologues au profit de leurs amis de Wall Street.

Normand Lester 

(Source: La chronique de Normand Lester)

14 mai

http://sos-crise.over-blog.com/ext/http://liesidotorg.wordpress.com/2011/05/14/le-pakistan-sera-t-il-ajoute-sur-la-liste-des-pays-constituant-laxe-du-mal/


1-2 Shahid Javed Burki : Les relations entre les Etats-Unis et le Pakistan...

 Les relations entre les Etats-Unis et le Pakistan ont continué à se dégrader depuis l’exécution d’Oussama ben Laden par les services spéciaux américains, dans une villa confortable proche d’une des principales académies militaires du pays. Mais les représailles au coup par coup qui ont suivi le raid reflètent une méfiance et une suspicion plus profondément ancrées.

 Le dernier épisode a porté sur les activités supposées du puissant service de renseignements de l’armée pakistanaise, l’Inter-Services Intelligence (ISI), sur le territoire des Etats-Unis. L’ISI est accusé de surveiller la diaspora pakistanaise et de financer des lobbyistes chargés d’influer sur les membres du Congrès américain.

À vrai dire, ce n’est pas la première fois que les relations entre les deux pays sont sur une pente glissante. En 1965, après avoir aidé le Pakistan à développer son économie et sa puissance militaire, les Etats-Unis ont lâché le Pakistan après que celui-ci ait provoqué une guerre avec l’Inde en envoyant des « combattants pour la liberté » au Cachemire.

En 1989, à la suite du retrait de l’Union soviétique d’Afghanistan, les Etats-Unis perdirent tout intérêt pour ce qu’ils qualifient aujourd’hui d’ « Afpak » – l’Afghanistan-Pakistan. Les Américains commencèrent à revenir au Pakistan jusqu’à ce qu’en 1998, le gouvernement pakistanais décide d’emboîter le pas à l’Inde en effectuant ses premiers tests nucléaires, une décision qui entraîna des sanctions de la part des Etats-Unis – et leur troisième retrait du Pakistan.

La situation était inchangée lors des attentats perpétrés par al-Qaïda, basé en Afghanistan, le 11 septembre 2001 sur le territoire américain. Après l’avertissement lancé par l’administration du président George W. Bush, « vous êtes avec nous ou contre nous », le chef d’État et général pakistanais Pervez Musharraf décida de se rallier du côté des Américains. Il rompit les relations avec le régime des résistants en Afghanistan, qu’il avait pourtant contribué à installer au pouvoir cinq ans plus tôt, et autorisa les Etats-Unis à lancer des frappes aériennes contre l’Afghanistan à partir du sol pakistanais.

Pendant plus d’une décennie, le Pakistan et les Etats-Unis furent des alliés proches. Le Pakistan laissa les Etats-Unis se servir de leurs bases aériennes pour lancer des attaques de drones sur les résistants en Afghanistan et dans le nord-ouest du Pakistan ; permit aux convois de passer par son territoire pour approvisionner les forces de l’Otan en Afghanistan, sans débouché sur la mer ; et avec moins d’enthousiasme que ne l’auraient souhaité les Etats-Unis, a lancé des opérations militaires contres les havres résistants sur les zones pakistanaises le long de la frontière poreuse avec l’Afghanistan.

En échange de cette aide, le Pakistan reçut une assistance économique et militaire généreuse. Selon le Congrès américain, le Pakistan bénéficia d’une aide s’élevant à 20 milliards de dollars entre 2001 et 2011. Le Congrès a en outre approuvé la loi Kerry-Lugar, qui prévoit d’accorder au Pakistan une aide économique à hauteur de 7,5 milliards de dollars entre 2009 et 2014. Les Etats-Unis ont également poussé le Fonds monétaire international à apporter une assistance financière d’urgence au Pakistan pour un montant de 11 milliards de dollars, dont les premiers versements ont commencé fin 2008.

Cette relation étroite a créé un « aléa moral » au Pakistan, où l’afflux intarissable de l’aide américaine a empêché le gouvernement et l’armée de s’attaquer avec urgence aux réformes économiques nécessaires ; un allié viendrait toujours à la rescousse pour pallier à la pénurie chronique de liquidités du pays. Jusqu’à présent, cet allié était les Etats-Unis, qui pourraient toutefois à nouveau se retirer du Pakistan pour la quatrième fois de l’histoire de cette relation mouvementée – une menace brandie pour plusieurs personnalités influentes du Congrès américain.

La dynamique qui a mené les relations entre les Etats-Unis et le Pakistan à ce point pourrait bien remonter au 1er décembre 2009 lorsque le président Barack Obama, tout en annonçant l’envoi de forces armées supplémentaires en Afghanistan, a également précisé son intention d’entamer un retrait des troupes américaines de ce pays à partir de juillet 2011 – une volonté réitérée il y a deux mois. Cette évolution a alerté les Pakistanais au fait qu’avec le retrait imminent des troupes américaines, ils seraient seuls à combattre les résistants des deux côtés de la frontière avec l’Afghanistan. Le Pakistan aurait besoin pour cela de pouvoir compter sur l’aide de certaines des tribus pachtounes afghanes avec lesquelles il avait noué des liens étroits à l’époque de la guerre contre l’Union soviétique.

Le groupe de Jalaluddin Haqqani, qui a trouvé refuge dans la zone tribale pakistanaise du Nord-Waziristan, était l’un des groupes d’résistants sur lequel le gouvernement pensait pouvoir compter pour promouvoir ses intérêts en Afghanistan. Mais le groupe Haqqani est également l’un des plus farouches opposants des Etats-Unis, qui ont demandé au Pakistan de le combattre. Le Pakistan a refusé. Et au plus fort de cette querelle, les Etats-Unis ont envoyé leurs forces spéciales abattre Ben Laden dans sa cachette au cour du Pakistan, n’informant le gouvernement pakistanais qu’après les faits.

Embarrassée, l’armée pakistanaise a fait pression sur le gouvernement pour qu’il commence à se distancer des Etats-Unis. Après que l’identité du chef de l’antenne de la CIA au Pakistan ait été révélée (probablement par la hiérarchie militaire pakistanaise), les Etats-Unis ont fait savoir qu’ils disposaient de preuves solides concernant l’assassinat d’un journaliste pakistanais influent par l’ISI.

Il est possible que cette fois-ci, la dissension entre les deux pays ne soit pas si facilement surmontée. Le Pakistan s’est tourné vers la Chine pour obtenir une aide économique et militaire, espérant sans doute avoir avec ce pays une relation moins volatile qu’avec les Etats-Unis. D’un côté, le Pakistan a proposé à la Chine d’investir dans l’amélioration des infrastructures et dans l’exploitation des vastes ressources minérales du pays. De l’autre, les Chinois ont été invités à développer le port de Gwadar sur la côte du Baloutchistan et de l’utiliser comme base pour leurs forces maritimes en pleine expansion.

Bien que la Chine n’ait pas répondu à ces ouvertures avec le même degré d’enthousiasme qu’elles ont été formulées, elle est sans doute tout à fait prête à combler le vide stratégique créé par le départ accéléré des Etats-Unis de l’Afpak. Un réalignement important des forces régionales est imminent, ou une nouvelle partie de l’ancien Grand Jeu en Asie.

Shahid Javed Burki

Copyright: Project Syndicate, 2011.
Traduit de l’anglais par Julia Gallin

http://lecercle.lesechos.fr/node/36771


1-3Paul Craig Roberts : Pakistan et le réseau Haqqani: la dernière menace orchestrée par l’Amérique et la fin de l’Histoire.

Avez-vous déjà entendu parler des Haqqanis ? Non, je ne le pense pas. Tout comme Al Qaïda dont personne n’avait entendu parler avant le 11 Septembre, le “réseau Haqqani” sort de sa boîte juste au bon moment pour justifier de la prochaine guerre des Etats-Unis: au Pakistan.

La déclaration d’Obama qui a affirmé qu’il avait ordonné l’extermination du chef d’Al Qaïda Ben Laden a considérablement réduit la menace venant de cet homme de paille ayant si bien servi et pendant si longtemps. Une organisation terroriste qui laisse son chef désarmé et sans défense, comme un canard au milieu de l’étang, prêt pour l’assassinat en règle, n’est plus une organisation si formidable que cela. Il est temps de sortir du chapeau quelque chose de plus menaçant, quelque chose qui continuera de manière sûre la “guerre contre la terreur”.

Maintenant, le pire ennemi de l’Amérique sont les Haqqanis. De plus, à l’encontre d’un Al Qaïda qui ne fut jamais lié à un pays à proprement parler, le réseau Haqqani, d’après l’amiral Mike Mullen, chef d’état-major des armées états-unien, est un véritable “bras armé” du gouvernement pakistanais et de ses services de renseignement, l’ISI. Washington affirme que l’ISI a ordonné a son réseau Haqqani d’attaquer l’ambassade américaine à Kaboul en Afghanistan ce 13 Septembre dernier ainsi que la base militaire américaine de la province du Wadak.

Le sénateur Lindsey Graham, membre du comité des forces armées et un des principaux va t’en guerre républicain a déclaré que “toutes les options étaient sur la table” et a assuré le Pentagone qu’il y avait un fort soutien bipartisan au congrès en faveur d’une attaque militaire américaine sur le Pakistan.

Alors que Washington a tué beaucoup de civils pakistanais avec ses drones et a forcé l’armée pakistanaise à chasser Al Qaïda a travers presque tout le Pakistan, ce qui a produit quelques dizaines de milliers de Pakistanais qui ont dû quitter les zones de recherche, le sénateur Graham dit avoir quelque chose de plus conséquent en vue.

Ainsi pense également le gouvernement pakistanais. Le premier ministre pakistanais Yousouf Raza Gilani a rappelé son ministre des affaires étrangères qui était en visite à Washington, pour une réunion d’urgence du gouvernement dont le sujet était l’évaluation d’une invasion américaine du Pakistan.

De son côté, Washington rassemble des raisons supplémentaires à ajouter à la nouvelle menace venant des Haqqanis et pour justifier d’une guerre au Pakistan: le Pakistan a un arsenal nucléaire et est politiquement instable, ainsi les armes nucléaires pourraient tomber en de mauvaises mains, de plus les Etats-Unis ne peuvent pas gagner en Afghanistan tant qu’ils n’ont pas éliminé les sanctuaires terroristes au Pakistan, bla, bla, bla, bla…

Washington a essayé de forcer le Pakistan à lancer une opération contre son propre peuple dans la province du nord du Waziristan. Le Pakistan a de très bonnes raisons de résister à cette demande. L’utilisation par Washington de la “nouvelle menace Haqqanis” comme un prétexte à l’invasion pourrait être la façon qu’à Washington de contrer la résistance du Pakistan à attaquer sa propre province du Waziristan, ou cela pourrait être, comme le disent quelques leaders pakistanais, et ce dont craint le gouvernement, un “drame” créé par Washington pour justifier d’un assaut sur un autre pays musulman.

A travers toutes ces années de servitude comme marionnette américaine, le gouvernement pakistanais n’a fait qu’amener cette situation sur lui-même.Les Pakistanais ont laissé les Américains acheter le gouvernement pakistanais, entraîner et equiper son armée et laisser établir une vitrine de la CIA avec leur service de renseignement. Un gouvernement si dépendant de Washington ne peut pas dire grand chose lorsque Washington commence à violer sa souveraineté, à envoyer ses drones et ses forces spéciales pour tuer de soi-disant Al Qaïda, mais de manière générale, des femmes, des enfants et des fermiers. Incapable de maîtriser aprés une décennie un petit groupe de combattants Talibans en Afghanistan, Washington a transféré la responsabilité de son échec militaire sur le Pakistan, tout comme elle blâme la longue guerre d’Irak sur le soi-disant soutien de l’Iran à la résistance irakienne à l’occupation américaine.

Quelques analystes très efficaces, que vous n’entendrez jamais dans les médias de masse, disent que le complexe militaro-industriel et de sécurité américain et leurs prostitués néoconservateurs sont en train d’orchestrer la 3ème guerre mondiale avant que la Russie et la Chine ne soient totalement préparés. Comme résultante de l’oppression communiste, un pourcentage non négligeble de la population russe se trouve dans l’orbite américaine. Les Russes font plus confiance à Washington qu’ils ne le font en Poutine; les Chinois sont trop occupés à gérer les périls de leur croissance économique très rapide pour préparer la guerre et ils sont loin derrière la menace.

La guerre quoi qu’il en soit, est l’essence même des profits du complexe militaro-industriel et de sécurité et la guerre est la méthode choisie par les néoconservateurs pour arriver à leur but de l’hégémonie mondiale américaine.

Le Pakistan a des frontières avec la Chine et des parties de l’ancien empire soviétique, dans lesquelles les Etats-Unis ont maintenant des bases militaires, sur les frontières russes. Une guerre états-unienne contre le Pakistan et son occupation a de grandes chances de réveiller les somnolents russes et chinois. Comme tous deux possèdent des missiles nucléaires intercontinentaux (ICBM), le résultat de la veûlerie du complexe militaro-industriel pour le profit pourrait bien être l’extinction de toute vie sur la planète.

Les patriotes et les super-patriotes qui tombent toujours dans les pièges de des agendas du complexe militaro-industriel et de ses néoconservateurs agitant leurs drapeaux sont en train de surenchérir sur la possibilité de la “fin des temps”, qui est tant désirée par le ravissement évangéliste, leur permettant de flotter vers le paradis tandis que le reste d’entre nous mourra sur Terre.

Ce n’est pas ce que le président Reagan avait espéré en œuvrant pour la fin de la guerre froide.

Article original en anglais : Pakistan and "The Haqqani Network" : The Latest Orchestrated Threat to America and The End of History
Traduction : Résistance 71


Paul Craig Roberts est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  

 

1-4 M. K. Bhadrakumar : Un sommet à Téhéran pour contrer les Etats-Unis ?
Quasi-proportionnellement à l’effondrement des liens entre Washington et ses alliés à Kaboul et Islamabad, l'Iran a intensifié ses activités politiques et diplomatiques autour du problème afghan et de la situation régionale.

Téhéran estime que les relations entre les États-Unis et les gouvernements afghan et pakistanais ont subi un sérieux revers et qu’un prompt rétablissement est peu probable.

Ainsi, une fenêtre d'opportunité s'est ouverte à Téhéran pour faire reculer l'emprise des Etats-Unis pendant dix ans sur la géopolitique de la région. Téhéran est déterminé à ne pas manquer l'occasion.

L'objectif immédiat est en quelque sorte de torpiller les plans des Etats-Unis visant à établir des bases militaires en Afghanistan et à s’étendre dans la région stratégiquement vitale d'Asie centrale, tout en débordant l'Iran à l'Est. La poussée politique et diplomatique iranienne arrive à un moment où les divergences américano-afghanes sont apparues au cours des négociations qui ont récemment été dévoilées au public.

Mais Téhéran considère également que cette partie comporte des enjeux élevés, avec des ramifications beaucoup plus large que la simple question de contrarier les plans américains d’établir des bases militaires [en Afghanistan]. Téhéran aura pour objectif de disperser le cordon de l'alliance américano-saoudo-israélienne dans le sillage des bouleversements au Proche-Orient.

Après tout, l’Afghanistan devient partie intégrante du « Grand Moyen-Orient », le Pakistan est un allié de longue date des États-Unis et de l'Arabie Saoudite et l'ensemble de ces trois pays – l'Iran, le Pakistan et l'Afghanistan – devient une plaque tournante stratégique d'une importance immense pour la géopolitique d’une vaste région s'étendant du Levant à la vallée de Ferghana.

Pour s’en assurer, l'objectif de Téhéran consistera à forger l'unité régionale avec Kaboul et Islamabad sur la base de leurs préoccupations et intérêts communs vis-à-vis de la politique américaine régionale.

Cette semaine, les efforts iraniens recevront un encouragement avec la visite à Téhéran du président pakistanais Asif Ali Zardari et du président [afghan] Hamid Karzaï, qui participeront à la conférence internationale sur le terrorisme à l'invitation du président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Cette conférence est programmée les 25 et 26 juin, mais Zardari arrive ce jeudi pour une visite de deux jours.

Le fait que Zardari et Karzaï assistent à une conférence sur le terrorisme organisée par l'Iran, à ce moment précis, est en soi un indicateur significatif de la manière dont le vent souffle actuellement sur la politique régionale. Le gouvernement saoudien aurait effectué une démarche diplomatique auprès du Pakistan, suggérant qu'il doive ignorer la conférence de Téhéran et, à la place, participer à un conclave similaire sur le terrorisme qu'il propose de convoquer prochainement à Riyad.

Les Etats-Unis seront aussi très mécontents de la décision de Karzaï d’être aux côtés de l'Iran, en ce moment, sur la « guerre contre le terrorisme ». Cela démolit l'allégation des Etats-Unis selon laquelle l'Iran fomente le terrorisme. Zardari emmène avec lui une délégation de ministres, qui comprend le ministre de l'Intérieur Rehman Malik, le ministre du Pétrole et des Ressources naturelles Asim Hussain et le ministre de l'Eau et de l’Energie Syed Naveed Qamar.

Les médias iraniens ont indiqué que Zardari s’exprimera sur le projet de gazoduc irano-pakistanais, auquel s’opposent fortement les Etats-Unis, et qu'une « étape décisive pour l'exécution de ce projet qui a déjà été retardé » peut être espérée lors de sa visite. L'Iran a déjà achevé la construction de 1.000 kilomètres de ce gazoduc sur les 1.100 km prévus sur le sol iranien.

L'Iran a également proposé qu'un réseau de transport d'électricité soit construit à côté du gazoduc, reliant le réseau d'électricité de l'Iran avec celui du Pakistan. Par ailleurs, l'Iran a proposé de vendre 1.000 mégawatts/heures d'électricité au Pakistan à un taux subventionné.

 

« Tentatives de contournement »

Téhéran fait une tentative acharnée pour donner une nouvelle dynamique à ses relations bilatérales avec le Pakistan. Téhéran a traditionnellement nourri un sentiment de frustration envers l'alliance américano-pakistanaise. Ahmadinejad a récemment déclaré que Téhéran est en possession de « preuves spécifiques » pour dire que les USA projettent de saisir les armes nucléaires du Pakistan.

En effet, compte tenu de la présence militaire américaine et du soutien américain au groupe terroriste Djundallah, qui fomente la violence dans la région du Sistan-Baloutchistan en Iran oriental bordant le Pakistan, les services de renseignements iraniens sont très actifs en Afghanistan et au Pakistan. Téhéran a un mécanisme de partage du renseignement au niveau bilatéral avec le Pakistan et il est pratiquement certain que Malik discutera des voies et des moyens pour renforcer cet arrangement. Le Pakistan peut aider l'Iran à contrer le Djundallah, tandis que l'Iran peut partager des renseignements concernant les activités secrètes des Etats-Unis sur le sol pakistanais.

L'Iran semble partager l'estimation de la Russie et de la Chine, selon laquelle la politique étrangère pakistanaise est en cours de correction pour réduire la dépendance politique, économique et militaire d'Islamabad sur les Etats-Unis.

De même, Téhéran prend en compte que les USA tiennent à la fois Islamabad et Kaboul à distance dans leurs négociations avec les résistants et adopte une méthode de partage des informations avec pour principe de ne les divulguer qu’à ces partenaires clés.

Samedi dernier, Karzaï s’est servi d’un discours à la nation pour fustiger les Etats-Unis et est allé jusqu’à exposer que les Etats-Unis sont déjà en pourparlers directs avec les Résistants. Fait révélateur, le Pakistan a rapidement fait comme Karzaï et a entrepris, lundi, une forte démarche à ce même égard auprès des Américains.

De hauts responsables pakistanais auraient fait part de leurs préoccupations au Représentant spécial adjoint Frank Ruggiero, en visite, à propos des « tentatives de Washington de contourner » Islamabad et de maintenir délibérément le Pakistan à distance dans ses efforts pour rechercher un accord de paix avec les Résistants avant le retrait progressif d'Afghanistan.

Le communiqué publié par le ministère pakistanais des Affaires étrangères, après les discussions entre le ministre d'Etat des Affaires étrangères Hina Rabbani Khar et Ruggiero, qui se sont tenues à Islamabad lundi, disait : « Le ministre a souligné l'importance de la clarté et de la cohérence stratégique, de même que la transparence, afin de favoriser le peuple afghan et le gouvernement afghan dans le processus de paix et de réconciliation. »

Le journal pakistanais Tribune a cité un diplomate pakistanais, en poste à Kaboul, alléguant qu’Islamabad est maintenu dans l'obscurité par les Etats-Unis sur ses récents contacts avec les Résistants. « Nous savons bien que certaines réunions ont eu lieu entre les responsables américains et les Résistants afghans, en Allemagne et au Qatar. Il semble que le Pakistan soit délibérément maintenu à l’écart par les Etats-Unis afin de minimiser notre rôle dans la future donne politique en Afghanistan", a-t-il insisté.

Une fois encore, le journal Dawn a cité sans le nommer l’un des responsables pakistanais qui aurait dit, « D'un côté, ils [les Américains] parlent de l'aide du Mollah Omar, mais de l'autre, ce dirigeant Taliban est sur la liste des cinq hommes qu'ils [les Américains] veulent éliminer », demandant sur un ton acerbe s'il pouvait y avoir également un espace dans le dialogue politique des Etats-Unis pour le réseau Haqqani.

Cependant, ce serait un jugement hâtif que de conclure qu’Islamabad et Kaboul sont en train de coordonner leur opposition aux États-Unis. La relation afghano-pakistanaise reste très problématique, le déficit de confiance est important et une amélioration radicale dans le climat de leurs relations s’est avérée hors d’atteinte.

En fait, les escarmouches aux frontières ont augmenté en fréquence. Dans quelle mesure les Etats-Unis et l’OTAN alimentent ces tensions, dans le cadre de l'effort concerté à « mettre la pression » sur le Pakistan, n’est pas clair. Manifestement, une rencontre authentique des esprits entre Karzaï et Islamabad ne peut se concrétiser tant que ces tensions souterraines continuent d’éclater sur la région frontalière afghane, impliquant l'armée pakistanaise et les forces afghanes.

Peut-être Téhéran peut-il donner un coup de main pour régler ces tensions. Pour s’en assurer, l'Iran a un grand intérêt à ce stade à amener l’Afghanistan et le Pakistan à se rapprocher dans une relation téléologique de travail.

Le ministre iranien de la Défense, Ahmed Vahidi, qui s’est rendu à Kaboul la semaine dernière, a eu une réunion de fond avec l'ancien homme fort de l’Alliance du Nord et actuel vice-président, Mohammed Fahim. Vahidi a dit à Fahim, « La grande et courageuse nation d’Afghanistan est capable d'établir sa sécurité de la meilleure façon possible sans l'interférence des forces trans-régionales [comprendre : les USA et l'OTAN]. »

Vahidi a dit à son homologue iranien, Abdulrahim Wardak, « Leur présence [les Etats-Unis] fait obstacle à la matérialisation de la volonté de la grande nation afghane, résolue et qui travaille dur, et provoquera la discorde, la tension et l'insécurité et gaspillera le capital du pays. »

Wardak et Vahidi ont signé un document relatif à la coopération bilatérale en matière de sécurité. Fait intéressant, lors de la cérémonie de signature, Wardak a réagi ainsi : « Etant donné les menaces et les défis auxquels la région est confrontée, nous croyons qu’une défense commune et une coopération en matière de sécurité entre l'Iran et l'Afghanistan sont très importantes pour établir la paix et la sécurité dans la région. » Wardak a également dit, d’un air sous-entendu, que l'Afghanistan essayera, à ce stade, d'accroître ses liens en matière de défense et de sécurité avec l'Iran, afin de « remplir nos objectifs de sécurité communs dans la région. Nous croyons que l'expansion de la coopération en matière de défense commune et de sécurité avec l'Iran est dans nos intérêts. »

 

La ligne de faille pachtoune

À son retour à Téhéran dimanche, Vahidi a déclaré que les efforts américains pour établir des bases en Afghanistan font partie de leur plan visant à imposer un « système hégémonique » sur la région, « mais tous les pays et tous les peuples de la région sont opposés à ce complot. La présence des forces étrangères dans la région, en particulier les troupes américaines, est très nocif et représente une violation flagrante de la souveraineté nationale des pays de la région et compromet leur sécurité. »

Fait intéressant, il a ajouté, « Autant que nous le savons, la grande nation afghane n'est pas d'accord avec l'installation de bases militaires américaines, et il est naturel que les responsables du pays, qui suivent leur peuple, n’approuvent pas de tels plans. » Dans une allusion voilée au Pakistan, Vahidi a déclaré que les pays de la région sont également opposés à la présence de troupes étrangères dans un pays voisin, car « les pays extra-régionaux cherchent effectivement à entraver les progrès des pays islamiques ».

Téhéran prendrait en compte l'impression qui prévaut dans la région que les États-Unis et la Grande-Bretagne travaillent sur ce que l’on appelle le « plan Blackwill » - qui tire son nom de Robert Blackwill, un responsable américain qui a servi dans le Conseil à la Sécurité Nationale de George W. Bush - qui a d'abord soutenu que la meilleure solution afghane est de réaliser une partition de ce pays, le long de la principale ligne de faille ethnique pachtoune.

Ce plan laissait entendre que les Etats-Unis devraient quitter les provinces du sud et du sud-est de l'Afghanistan et laisser la loi des Résistants être rétablie dans ces provinces, et, à la place, transférer leurs troupes vers le havre sûr de la région nord, habitée par les tribus non-pachtounes qui sont amicales, d'où ils pourraient poursuivre efficacement leurs opérations de contre-insurrection au moyen de leurs forces spéciales et/ou de l'utilisation de leur puissance aérienne.

Les manœuvres entreprises par les Etats-Unis et leurs alliés d’engager des pourparlers directs avec les Résistants (sans impliquer ni l'Afghanistan ni le Pakistan), de même que la décision de supprimer progressivement les sanctions contre ces chefs Résistants sélectionnés qui sont prêts à faire des compromis, concorde avec les objectifs du plan Blackwill.

Les États-Unis ont pour objectif de persuader les Résistants à renoncer à leur opposition tranchante à la présence militaire à long terme US-OTAN dans l'Hindou-Kouch.

Les Résistants espèrent récupérer leurs bastions perdus dans les régions à domination pachtoune du sud et du sud-est de l'Afghanistan. Gardant cela à l'esprit, au cours des deux dernières années, les Etats-Unis ont dépensé des sommes énormes pour rénover ou reconstruire des bases dans les régions non pachtounes de l'Afghanistan, afin de les aligner sur les normes et les conditions de vie occidentales.

Le retrait des Etats-Unis qui débute en juillet concerne essentiellement les 30.000 soldats qui ont été incorporés l'année dernière pour le « surge » [la montée en puissance]. Les responsables américains et de l'OTAN ont récemment commencé à laisser entendre qu’il ne faut pas s’attendre, dans l’immédiat, au départ des troupes occidentales de la région.

Ce qui est particulièrement remarquable dans ce contexte est le rôle joué par l'Allemagne dans la mise en place des pourparlers de paix entre les Etats-Unis et les Résistants. Der Spiegel a rapporté en premier que plusieurs réunions ont eu lieu en Allemagne entre un assistant clé du Mollah Omar et des officiels américains. Dimanche dernier, dans une interview télévisée aux Etats-Unis, Robert Gates, le Secrétaire à la Défense a confirmé que de telles réunions avaient eu lieu.

Les forces allemandes occupent la région de l’Amou-Daria, qui chevauche le refuge sûr dont Blackwill a donné un aperçu pour le transfert des troupes américaines sur une base à long terme. Les forces allemandes ont lancé une vigoureuse campagne anti-insurrectionnelle dans la région Nord, ces derniers mois, en vue de l'assainir, et cette campagne, à son tour, a donné lieu à des attaques de représailles par les résistants. Les opérations allemandes semblent répondre au plan Blackwill.

Les Allemands ont travaillé dur pour développer de bonnes relations de travail avec le gouvernement ouzbek à Tachkent et utilisent abondamment la base militaire de Termez, qui était autrefois la plus grande base soviétique en Asie centrale, comme base d'approvisionnement pour les opérations dans la région Nord. De nouvelles lignes ferroviaires sont en construction pour relier Mazar-i-Sharif à Termez dans l'Amou-Daria, qui permettra de relier l'Afghanistan avec le réseau ferroviaire de l'ère soviétique qui va jusqu’à Berlin.

Les Allemands ont aussi puisé dans leurs liens stratégiques en expansion avec la Russie pour développer systématiquement une route de transit passant par le territoire russe, qui leur permet d'acheminer des fournitures en Afghanistan via Termez. La route russe menant à Termez permet aux forces de l'OTAN de réduire radicalement leur dépendance sur les deux routes pakistanaises. La Russie a récemment permis que même des armes et des munitions soient transportées par cet itinéraire. (Ces liens de communication pourront finir par devenir la nouvelle Route de la soie.)

Le plan Blackwill détient le potentiel dangereux de faire voler en éclat la nation afghane. L'Afghanistan a été historiquement maintenu uni par les liens ténus de l’appartenance à une même nation. Le régionalisme et le caractère ethnique continuent de poser des défis à l'unité nationale.

Si l'unité afghane devient sérieusement menacée, les conséquences seront extrêmement graves pour le Pakistan. Ce ne sera qu’une question de temps avant que ce qui restera des Pachtounes ne se déverse sur la Ligne Durand [1] et ne déstabilise le Pakistan. Toute accentuation des lignes de faille ethniques ou renforcement des identités ethniques dans l'Afghanistan voisin et, à son tour, au Pakistan aurait de graves répercussions négatives pour l'Iran (et les pays d'Asie centrale).

Bien évidemment, les États-Unis surestiment leur capacité à réaliser leur « grande stratégie ». Le chef de l'armée pakistanaise, Parvez Kiani, a déclaré de façon plutôt abrupte à une délégation allemande en visite à Rawalpindi, lundi, que la stabilité du Pakistan sera sa première priorité.

En somme, l'Afghanistan, le Pakistan et l'Iran ont un intérêt existentiel à contrecarrer le plan de paix anglo-américain consistant à négocier directement avec les Résistants dans leur dos. C'est précisément pourquoi ces trois pays penchent fortement pour un véritable processus de paix autochtone « menés par les Afghans ». Autrement dit, un réalignement de la relation à trois entre l'Afghanistan, le Pakistan et l'Iran sera dans l'intérêt de la stabilité régionale.

Les récentes visites des dirigeants pakistanais à Moscou et à Pékin ont été suivies par les propos que Zardari a tenus cette semaine à Téhéran. L'Iran a basculé dans un mode proactif vis-à-vis de la situation afghane, remisant son approche sobre et réservée. Pour sa part, Hamid Karzaï défie également les Etats-Unis sur le plan stratégique en renforçant ses liens avec Téhéran.

La façon dont ces tendances naissantes se déroulent vaut la peine d’être examinée attentivement. Elles sont à replacer dans le contexte régional plus large qui révèle plusieurs courants : le « dégel » des relations russo-pakistanaises ; le « retour » de la Russie en Afghanistan ; les aspirations de l’Organisation de la Coopération de Shanghai (OCS) à jouer un rôle formateur en Afghanistan dans le scénario post-2014 ; le processus de dialogue indo-pakistanais ; la poursuite par l'Inde d'une politique indépendante afghane avec un accent sur les rapports avec le gouvernement de Karzaï ; l'intérêt croissant de la Chine pour contribuer à un règlement en Afghanistan ; et, enfin, le commencement d'un processus qui pourrait conduire l'Inde et le Pakistan à adhérer à l’OCS.

Quelques heures après l'annonce d'Obama, mercredi, sur le retrait des troupes en Afghanistan, Zardari se rendra à Téhéran pour converser avec Ahmadinejad ; deux jours plus tard, Karzaï arrivera aussi dans la capitale iranienne. Rien ne fait ressortir plus vivement l'inclinaison extraordinaire dans la politique régionale.

Note :

[1] La ligne Durand est le nom donné à la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan, établie le 12 novembre 1893 par un accord entre l'émir Abdur Rahman Khan et sir Mortimer Durand pour l'Empire britannique. Elle divise artificiellement des tribus pachtounes qui partagent la même langue et la même organisation sociale.

Par M. K. Bhadrakumar
Asia Times Online,

le 23 juin 2011
article original : "A summit in Tehran trumps the US "

M K Bhadrakumar a servi en tant que diplomate de carrière dans les services extérieurs indiens pendant plus de 29 ans.

Ses affectations incluent l'Union Soviétique, la Corée du Sud, le Sri Lanka, l'Allemagne, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Ouzbékistan, le Koweït et la Turquie.
Copyright 2011 - Asia Times Online /

 Traduction [JFG-QuestionsCritiques].

ilmanifesto.it

Mondialisation.ca,

Le 19 juillet 2011

http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/M_K_Bhadrakumar/Iran_conference_internationale_sur_le_terrorisme_Afghanistan_Karzai_Pakistan_220611.htm


1-5 Michelle Obama, Joe Biden,  Barack Obama et les Predators drone. 

« I robot killer [1][1][1] dell'impero »

De menaçants rapaces high-tech volent jour et nuit au-dessus de l’Afghanistan, du Pakistan, Irak, Yémen, Somalie, Libye et d’autres pays. L’espèce la plus répandue est celle des Prédateurs, drones dotés de vidéo caméras et senseurs à infrarouge, ces yeux par lesquels les opérateurs les télécommandent depuis une base aux Etats-Unis, à plus de 10.000 Kms de distance. Une fois la proie repérée, elle est attaquée  avec des missiles « Feu de l’enfer ». Le Prédateur de dernière génération, dénommé Broyeur (de vies humaines évidemment), peut en transporter 14. Ces drones et quelques autres sont en train de proliférer rapidement : le Pentagone, qui en avait une cinquantaine il y a dix ans,  en possède aujourd’hui plus de 7.000. La U.S. Air Force est en train d’entraîner davantage de « pilotes à distance » pour ses drones que de pilotes de chasseurs bombardiers. Et, sur les drones de guerre, misent non seulement les Etats-Unis mais toutes les plus grandes puissances. L’Italie aussi utilise en Afghanistan (et peut-être même en Libye) des drones prédateurs, télécommandés depuis la base d’Amendola dans les Pouilles. Grâce aux milliards de dollars destinés à la recherche et au développement, l’espèce évolue rapidement. On expérimente à présent des drones spatiaux, comme l’X-37B de la U.S. Air Force : complètement robotisé, il est en mesure de rentrer à la base après sa mission. Il peut  détruire des satellites adversaires (pour aveugler l’ennemi avant l’attaque) ; il peut lancer depuis l’espace les « dards de Dieu », qui ont l’impact cinétique d’un météorite ; il peut, aussi, lancer depuis l’espace des ogives nucléaires. Dans la base aérienne de Wright-Patterson (Ohio) on est en train d’expérimenter des drones miniaturisés, qui reproduisent le vol d’oiseaux et d’insectes, battements d’ailes compris. Dans les futurs scénarios guerriers sont prévus des essaims de drones-insectes qui, diffusés sur un territoire, espionnent partout et sont capables aussi de tuer. On expérimente aussi, en même temps, en particulier à Fort Benning aux Usa, des robots terrestres de combat. Parmi ceux-ci le « Gladiateur », un véhicule à chenille de plus d’une tonne doté de mitrailleuses et autres armes, qui tirent sur des objectifs repérés par les télé-caméras. Pour les combats en zone urbaine surtout, est désormais prêt à l’emploi un petit robot à chenille armé de mitrailleuses, qui tirent quand ses cinq télé-caméras (capables aussi de vision nocturne) repèrent une silhouette humaine. Il a déjà été expérimenté avec succès en Irak, tandis qu’un modèle analogue est utilisé en Israël le long de la frontière avec Gaza. Dans le cadre du programme « Futur système de combat » (coût 200 milliards de dollars), le Pentagone prévoit de remplacer d’ici 2015 un tiers des véhicules blindés avec équipage, en leur substituant des robots de combat.
La façon de faire la guerre est donc en train de changer : les Etats-Unis et les autres grandes puissances utilisent leur supériorité technologique pour imposer leur domination avec une armée de drones et robots de combat, qui réduisent les risques pour les militaires. Mais la guerre robotisée facilite l’extension des opérations militaires et accroît le nombre de victimes civiles. On peut se demander alors qui sont vraiment les robots. Non pas les machines, mais ceux qui suivent la voie de la guerre (en faisant sa promotion, en la justifiant ou en l’acceptant sans discussion). Ils marchent comme des automates, vers le précipice.

Michelle Obama, Joe Biden,  Barack Obama et les Predators drone. 
source : http://sadhillnews.com/2011/05/20/happy-60th-day-of-kinetic-military-action-in-libya-r-i-p-war-powers-act/obama-biden-predator-drone-missile-libya-barack-joe-michelle-sad-hill-news-6

Edition de mardi 19 juillet 2011 de il manifesto : « I robot killer [1][1][1] dell'impero »

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Manlio Dinucci est géographe et journaliste au quotidien italien il manifesto.

[1][1][1] Tueurs, NdT.

Manlio Dinucci est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Manlio Dinucci publiés par Mondialisation.ca

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20110719/manip2pg/14/manip2pz/306979/


1-6 Farid Merrad : France: l’affaire Karachi s'est étendu à l’Arabie saoudite.  
On détiendrait, en effet, un document permettant de "faire le lien entre la signature d'un contrat d'armement avec l'Arabie saoudite, en 1994, et le financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur", selon la radio. Il s'agit d'un échéancier de paiement concernant le contrat "Sawari II", dans lequel, la France s'engageait à livrer des frégates aux Saoudiens, dans un délai de deux ans.

Le prix: 18 milliards de francs (2,7 milliards d'euros).

Or, le ministère de la Défense aurait, d'abord, réclamé un acompte de 10 millions de francs (1,5 millions d'euros), à verser, impérativement, avant le 31 mars 1995 – soit, peu avant le premier tour de l'élection présidentielle. Acompte, effectivement, versé, le 26 avril, par l'Arabie saoudite, selon France Info, qui affirme que le juge a vérifié cette information.

Or, à cette même date, la même somme, peu ou prou, a été versée en espèces au "Crédit du Nord", sur le compte de l'Aficeb, l'Association pour le financement de la campagne d'Edouard Balladur.
Farid Merrad

http://french.irib.ir/info/international/item/144681-france-laffaire-karachi-sest-etendu-a-larabie-saoudite


n°70 - Les dossier du Pakistan - 16-10-11 - Fin - Le Pakistan sera t-il ajouté sur la liste des pays constituant « l’axe du mal »


n°70   - Les dossier du Pakistan - 16-10-11  - Fin - Le Pakistan sera t-il ajouté sur la liste des pays constituant « l’axe du mal » ?


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                                                         n° 70  16-10-11 

                                              C.De Broeder & M.Lemaire     

 



 Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

a) sur nos  blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                             http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

·                     ·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 William Blum : Que Dieu bénisse l’Amérique, et ses bombes.

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

 3-1 A qui profite ces crimes... pensez- vous ? 

3-2 M. K. Bhadrakumar : Les perdants et les gagnants dans l’Afghanistan d’Obama.

3-3 Dana Priest et William M. Arkin : "Top secret america": aux Etats-Unis, un monde caché hors de tout contrôle.

4 Annexe

4-1 Guerres américaines au P-O en dix ans : 225 000 morts et 3700 milliards de $.

:




2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 William Blum : Que Dieu bénisse l’Amérique, et ses bombes.

Lorsqu’ils ont bombardé la Corée, le Vietnam, le Laos, le Cambodge, El Salvador et le Nicaragua, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.

Lorsqu’ils ont bombardé la Chine, le Guatemala, l’Indonésie, Cuba et le Congo, je n’ai rien dit, je n’étais pas au courant.

Lorsqu’ils ont bombardé le Liban et la Grenade, je n’ai rien dit, je n’y comprenais rien.

Lorsqu’ils ont bombardé le Panama, je n’ai rien dit, je n’étais pas un trafiquant de drogue.

Lorsqu’ils ont bombardé l’Irak, l’Afghanistan, le Pakistan, la Somalie et le Yémen, je n’ai rien dit, je n’étais pas un terroriste. 

Lorsqu’ils ont bombardé la Yougoslavie et la Libye pour des raisons « humanitaires » je n’ai rien dit, cela avait l’air d’être une bonne raison. 

Quand ils sont venus me bombarder, il n’y avait plus personne pour me défendre. Aucune importance, puisque j’étais mort. (1)

Les Cibles

C’est devenu un cliché que d’accuser les Etats-Unis de choisir comme cibles les gens de couleur, ceux du tiers-monde ou les musulmans. Mais il ne faut pas oublier qu’une des plus longues campagnes de bombardement américaines féroces des temps modernes – pendant 78 jours consécutifs – fut menée contre les habitants de l’ex-Yougoslavie : blancs, européens et chrétiens. Les Etats-Unis sont pour l’égalité des chances, lorsqu’il s’agit de bombarder. Les seules conditions requises pour devenir une cible sont :

a) constituer un obstacle - n’importe lequel – à la volonté de l’Empire Américain ;

b) être virtuellement sans défense contre les bombardements aériens.

Les Survivants

« Nous ne voyons jamais le feu et la fumée, nous ne sentons jamais l’odeur du sang, nous ne croisons jamais les regards terrorisés des enfants dont les cauchemars seront désormais hantés par des missiles hurlants tirés par les terroristes invisibles, connus sous le nom d’Américains » (2) 

La NASA a annoncé une nouvelle mission spectaculaire, le lancement d’une fusée qui voyagera pendant 4 ans pour se poser sur une astéroïde où elle prélèvera un peu de poussière de la surface et ramènera sa précieuse cargaison sur la Terre, où des scientifiques l’examineront pour trouver des indices sur les origines de la vie. Une véritable histoire de science-fiction. Cela dit, à titre personnel je considérerais comme une prouesse bien plus grande pour l’humanité la possibilité de mettre fin à tous les bombardement américains et à toutes leurs guerres, et inculquer un peu d’humilité à la Sainte Trinité – les Etats-Unis, l’Union Européenne et l’OTAN – qui ne reconnaissent aucun pouvoir supérieur et qui croient qu’ils ont littéralement le droit de faire partout dans le monde ce qu’ils veulent, à qui ils veulent, aussi longtemps qu’ils le veulent, et de qualifier leur action d’un nom choisi au hasard, « humanitaire » par exemple.

La chute de l’Empire Américain offrirait un nouveau départ pour le peuple américain et le monde qui souffrent depuis si longtemps.

Notes :

(1) Full list of US bombings since World War 2

(2) Martin Kelly, publisher of a nonviolence website

Traduction "fermez les yeux et répétez après moi : le blocus n’existe pas, c’est juste une excuse... le blocus n’existe pas, c’est juste une excuse..." par VD pour le Grand Soir avec probablement les fautes et coquilles habituelles.

5 juin 2011

Source : Le Grand Soir



3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

 3-1 A qui profite ces crimes... pensez- vous ? 

?19/8

Au moins 50 personnes ont été tuées et 75 autres blessées dans un attentat contre une mosquée de la ceinture tribale du Pakistan, où quelque 300 fidèles étaient réunis, pour la prière du vendredi, a annoncé le responsable local, Iqbal Khan. Cet attentat est le premier attentat de cette importance au Pakistan depuis le début du mois sacré de ramadan. Il a frappé le village de Ghundi, dans la région tribale de Khyber proche de la frontière afghane, longtemps bastion des résistants et où l'armée a mené de nombreuses opérations mais avec un succès limité. La région de Khyber est également un secteur important pour les forces américaines et l'OTAN, car c'est par là que transite une bonne partie des matériels à destination des forces étrangères en Afghanistan.

IRIB
http://french.irib.ir/info/international/item/137140-pakistan-50-personnes-tuees-dans-une-explosion


3-2 M. K. Bhadrakumar : Les perdants et les gagnants dans l’Afghanistan d’Obama.

Article original : "Losers and winners in Obama’s Afghanistan"

Le président des Etats-Unis Barack Obama ne rate jamais une occasion de se montrer à la hauteur des circonstances à chaque fois qu’elles nécessitent une rhétorique théâtrale.

A cette aune, le discours de réduction des effectifs qu’il a prononcé mercredi à Washington et qu’il a intelligemment intitulé « Sur la solution en Afghanistan », a été plus un discours programmatique qu’une intention d’éveiller l’esprit.

Son jugement est correct sur le fait que ce n’est pas l’occasion d’une célébration, mais celle d’une justification pour ce qu’il y a à faire à propos de quelque chose qui a horriblement mal tourné.

Dans le discours d’Obama, il y a des gagnants et des perdants.

D’abord, les perdants. Ce sont le Pentagone, le Président afghan Hamid Karzaï, le Pakistan et l’Asie du Sud, ainsi que la créature amorphe sous le nom d’al-Qaïda.

Les gagnants sont les Résistants et, encore une fois, le Pakistan.

Le glissement du « combat au soutien » et de la voie militaire à la voie politique est le reflet d’un scepticisme croissant quant à la finalité du « surge ». Obama a remercié les soldats pour leur travail bien fait, mais c’était plus pour la forme. Il a affirmé que le « surge » avait été un succès et, ensuite, il est passé à un autre point. Il n’a pas fait l’éloge du « surge » - les 33.000 soldats qu’il a envoyés en Afghanistan fin 2009 - comme étant un succès exceptionnel. Il était sombre. Il a remercié les soldats de l’infanterie qui avaient donné leur vie en sacrifice suprême, mais il a omis de mentionner le héros du « surge » - le général David Petraeus, le commandant des Etats-Unis en Afghanistan, qu’Obama vient de choisir pour devenir le nouveau directeur de la CIA.

Aux dires de tous, ce n’est pas le genre de retrait que le Pentagone aurait voulu - 10.000 soldats d’ici fin 2011, 33.000 d’ici la mi-2012 et le retrait des 70.000 soldats restants, à un « rythme soutenu », tout au long de 2013, afin que d’ici à la fin 2014 « ce processus de transition soit terminé ». Obama a laissé ouverte la question de savoir si l’ensemble des 70.000 soldats seraient retirés d’ici à fin 2014 ou s’il restera des troupes américaines à long terme dans les montagnes de l’Hindou-Kouch, à l’instar de l’Irak, où 10.000 soldats pourront rester, même après le retrait complet promis d’ici à fin 2011.

Il est concevable qu’Obama soit resté vague, puisque la décision ne relève pas intégralement de lui. Il devrait savoir que le temps est révolu depuis longtemps pour les États-Unis de dicter la suite de cette sanglante guerre de 10 ans. Lorsque l’on n’arrive pas à gagner une guerre, l’après-guerre doit se décider par consensus. Donc, avant tout, les Résistants auront leur mot à dire, ensuite le gouvernement de Karzaï et, petit à petit, les puissances de la région également.

D’ailleurs, Obama admet que l’Amérique a des restrictions. L’argent peut être mieux dépensé au pays, pour réparer les routes, pour créer de nouveaux emplois et de nouvelles industries « à un moment où notre dette augmente et où [nous connaissons] une conjoncture économique difficile ». L’Amérique ne va pas se retirer dans un état d’esprit isolationniste, mais elle n’aura pas d’enthousiasme pour des interventions à l’étranger, sauf si elle est menacée. Et même si elle est menacée, elle choisira de ne pas déployer de grandes armées à l’étranger (plutôt des armes de haute technologie) et de rallier l’action internationale.

Obama a affirmé qu’al-Qaïda était une force épuisée et qu’il n’y avait plus aucune raison de faire la guerre. La vigilance est ce qui est demandé, de telle sorte que le serpent ne relève pas à nouveau la tête. Mais il a averti le Pakistan qu’il avait toujours l’intention de « s’occuper des refuges des terroristes » dans ce pays. Il a ajouté qu’il « continuerait à faire pression sur le Pakistan pour qu’il étende sa participation [...] travaillerait avec le gouvernement pakistanais [...] et insisterait pour qu’il [le Pakistan] respecte ses engagements ».

Obama n’a pas pris la peine d’offrir une branche d’olivier à Islamabad, de créer une forme d’ouverture pour réparer les fractures des relations américano-pakistanaises, à plus forte raison de prendre note ne serait-ce que momentanément des revendications du Pakistan sur les énormes sacrifices qu’il a faits – plus que tout autre allié des Etats-Unis.

En clair, il passe au point suivant sans une note de « remerciement ». Cela sera noté par le commandement militaire pakistanais à Rawalpindi et par les dirigeants civils à Islamabad. On verra avec le temps quelles en seront les conséquences. Curieusement, le choix d’Obama offre aussi une fenêtre d’opportunité aux Pakistanais pour s’élever.

D’un autre côté, le Pakistan est également un grand gagnant. Le discours d’Obama est, par excellence, une justification de tout ce que l’armée pakistanaise a exigé ces deux dernières années - que la guerre en Afghanistan est vaine, qu’il est temps de réconcilier les résistants, que la voie militaire ne mène nulle part, que la paix et une stabilité durables ne peuvent être atteintes que grâce à un règlement de paix.

A présent, du sommet du pouvoir aux Etats-Unis, arrive le mot, certes de façon indirecte, que « oui, le Pakistan avait raison tout du long ». Comme prévu, Obama reconnaît dans son discours que « le cours de la guerre est en recul » en Afghanistan. Obama parle avec optimisme de la perspective d’un règlement politique, même si « des jours sombres restent à venir ».

Les nuances de la route vers la paix dans le discours d’Obama mériteront une attention maximale car c’est là que réside l’essentiel pour les jours à venir. Il parle des Résistants comme d’un tout, sans exclure le réseau Haqqani. Tant que les conditions préalables de la réconciliation peuvent être respectées, à peu près tous sont invités à entrer dans la tente de la paix. L’humeur est à « l’oubli et au pardon ». Il a été noté que les Résistants font partie du « peuple afghan ».

Deuxièmement, Obama admet que la réconciliation doit être « conduite par les Afghans ». Il reprend la position standard américaine, mais ne dit rien de plus sur la façon de répondre aux craintes palpables à Kaboul et Islamabad, qui considèrent qu’il dit cela juste pour la forme, tandis que les Etats-Unis insistent pour être la locomotive et pour maintenir son allié afghan et régional dans l’obscurité. Peut-être est-ce un détail mineur.

Ou, peut-être, il n’y a rien qu’Obama puisse faire par rapport à cette situation, parce que quand le chameau pénètre dans la tente, il reste invariablement peu d’espace dans la tente pour les autres. Mais il est sûr que Kaboul et Islamabad continueront à se poser des questions jusqu’à ce que les émissaires américains viennent dans la région pour annoter le discours d’Obama et dire si quelque chose a changé dans la stratégie diplomatique américaine du Ranger solitaire quant au processus de paix.

Le point le plus intéressant dans l’ensemble du discours d’Obama est son optimisme qui se dégage à propos de la réconciliation des Résistants. Il dit qu’il a « des raisons de croire que des progrès peuvent être faits [...] l’objectif que nous recherchons est réalisable ». Mais ensuite, de façon énigmatique, il n’en dit pas plus. On doit en tirer la conclusion que Barack Obama est modérément satisfait de la réaction qu’il a obtenue jusqu’à présent des conciliabules secrets des responsables américains et il a raison de croire que les Résistants sont sensibles aux convictions et qu’ils seront disposés à passer un accord.

Obama oublie de mentionner Karzaï dans ce contexte du processus de paix, ce qui constitue un silence assourdissant. Certes, il prend note du rôle clé du gouvernement afghan pour stabiliser la situation sur le terrain, mais il insistance incontestablement sur le rendez-vous de l’Amérique avec le peuple afghan au sens large.

De même, Obama ne dit rien sur la conférence que les Allemands prévoient ambitieusement d’organiser en décembre à Berlin, sur le modèle d’un congrès de Vienne, où les résistants seraient apparemment assis autour de la table sous les lustres avec des diplomates portant des costumes à rayures fines et sirotant du champagne. Mais Obama parle en fait d’une autre conférence internationale, laquelle sera restreinte aux Etats-Unis et à leurs alliés et qui se tiendra en mai dans sa Chicago « natale », « pour façonner la prochaine phase de cette transition [afghane]. »

Obama est un politicien très doué et il peut visualiser l’immense potentiel qu’il pourrait tirer en exposant au public américain, juste avant l’élection présidentielle, avec quel brio il a sauvé la guerre en Afghanistan, que le gouvernement républicain précédent avait laissé dans une situation chaotique.

Obama peut compter sur le maire nouvellement élu de Chicago, son vieux copain Emmanuel Rahm, pour réaliser un travail splendide en faisant de la conférence de mai un moment décisif de la campagne électorale.

En fait, Obama n’omet pas dans son discours de parler des folies de la précédente administration de George W. Bush, qui n’a pas prêté assez attention à la guerre en Afghanistan et qui a lancé de façon irréfléchie l’invasion en Irak en 2003.

Sans doute, Obama a-t-il le droit de tirer un bénéfice politique intérieur de la conclusion de la guerre en Afghanistan. (Le pic de la réduction des effectifs - mi-2012 - coïncide également avec le pic de la campagne électorale.) Après tout, il faut un courage surhumain pour un commandant en chef de réaliser qu’une guerre ne peut être gagnée. Il est encore plus difficile de s’assurer que la retraite ne ressemble pas à une défaite ou qu’elle doive s’effectuer depuis le toit de l’immeuble de l’ambassade américaine à Kaboul à bord d’hélicoptères. Obama a réussi à accomplir les deux.

Les Résistants ont gagné la guerre. Inutile d’ergoter sur cette pure vérité. Les maintenir hors du calcul du pouvoir afghan n’est plus l’objectif américain. Les États-Unis reconnaissent que les Résistants font partie intégrante de la nation afghane. Aucune section des résistants ne sera exclue de la vie afghane traditionnelle par la fierté américaine ou les préjugés. Tous sont les bienvenus pour monter à bord du train de la paix à Kaboul.

La région entourant l’Afghanistan sera horrifiée, se demandant à quoi toute cette guerre a bien pu servir. Il y a beaucoup de décombres, grâce à la destruction que les États-Unis ont causée. Obama plaide que les Américains n’ont pas d’argent pour la reconstruction. « Amérique, il est temps de te concentrer sur la construction nationale, chez nous ». Ces douze mots résonneront en écho, non seulement dans les vallées et les sommets des montagnes de l’Afghanistan, mais à travers toutes les steppes d’Asie centrale et de l’ancienne vallée de l’Indus.

La dure réalité est que le discours d’Obama fera frémir les non-Pachtounes en Afghanistan. Il n’y a rien de pire que d’offrir une protection et un soutien à quelqu’un et ensuite de s’en aller dans le feu de l’action. Les habitants de l’Asie centrale verront avec inquiétude comment le retour triomphal des Résistants se déroulera parmi les forces islamiques de leurs pays, lesquels se préparent déjà à l’arrivée du printemps arabe.

L’Inde se sentira salement lâchée. L’Iran sera aux anges. Peut-être aussi la Russie dans la mesure où l’histoire retiendra qu’elle ne fut pas la seule superpuissance à échouer à remporter une guerre dans l’Hindou-Kouch. La dépendance de la Chine sur le Pakistan augmente à pas de géant pour s’assurer que les Résistants tiennent leur parole, selon laquelle ils n’ont pas de programme au-delà des frontières de l’Afghanistan.

La façon dont cette vérité inconfortable fera son chemin sera le formidable défi du Pakistan.

Comme les sorcières le dirent à Banquo, dans la pièce de William Shakespeare Macbeth, c’est un bienfait relatif. Il est peut-être sur le point de perdre sa propre vie, mais ses descendants vivront dans la splendeur royale - "Thou shalt get kings, though thou be none." [« Tu engendreras des rois, quoique tu ne le sois pas »]. Peut-il y avoir une plus grande satisfaction ?

M K Bhadrakumar a servi en tant que diplomate de carrière dans les services extérieurs indiens pendant plus de 29 ans. Ses affectations incluent l’Union Sovétique, la Corée du Sud, le Sri Lanka, l’Allemagne, l’Afghanistan, le Pakistan, l’Ouzbékistan, le Koweït et la Turquie.

M. K. Bhadrakumar

Article original : "Losers and winners in Obama’s Afghanistan"

 

Traduction [JFG-QuestionsCritiques].

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?article1589


3-3 Dana Priest et William M. Arkin : "Top secret america": aux Etats-Unis, un monde caché hors de tout contrôle.

L’éventuelle prolongation de la présence des troupes US  en Irak, l’envergure de l’ambassade américaine en Irak, qui ne comportera pas moins de 16 000 personnes (!) au statut flou, l’immense pouvoir occulte délégué à une organisation telle que le JSOC (Joint Special Operations Command), comme exposé ci-dessous dans un article paru dans le Washington Post, laissent planer des doutes sur la capacité de l’Irak à assurer sa souveraineté et son indépendance.

   Les drones militaires et les forces paramilitaires de la CIA ont tué des dizaines de chefs d’Al-Qaïda et des milliers de ses soldats. Mais, il existe une autre organisation mystérieuse qui, elle aussi, a éliminé encore plus d’ennemis des Etats-Unis au cours de la décade qui a suivi le 11 septembre.

   Les agents de la CIA ont emprisonné et interrogé près d’une centaine de terroristes présumés dans leurs prisons secrètes éparpillées dans le monde mais les hommes de cette autre organisation en ont interrogé dix fois plus dans des prisons qu’elle seule contrôle en Irak et en Afghanistan.

   Depuis les attaques du 11 septembre, ce groupe d’hommes (et quelques femmes), a été multiplié par dix tout en maintenant un degré de clandestinité sans aucune mesure avec celle de la CIA. « Nous sommes la matière noire, nous sommes la force qui ordonne l’univers mais on ne peut nous voir ». C’est en ces termes qu’un homme de SEAL Marine (initiales pour mer, air et terre) décrit son unité sous couvert d’anonymat.

Choisir les individus à mettre sur sa liste de cibles et les tuer plutôt que de les capturer

   Les SEALs font partie du Commandement des Opérations Spéciales de l’armée américaine connu sous l’acronyme de JSOC (Joint Special Operations Command), qui, d’une petite équipe de sauvetage d’otages est devenue une armée secrète. Quand des membres de cette force d’élite a tué Ossama ben Laden, en mai dernier, au Pakistan, les chefs  ont célébré non seulement le succès de l’opération, mais le fait que peu de gens connaissaient leur commandement, basé à Fayetteville, NC. Peu d’informations ont circulé, jusqu’à présent, dans le public sur cette organisation.

   Deux présidents et trois secrétaires d’Etat ont assez souvent demandé au JSOC de monter des missions de contre espionnage et des raids mortels en Irak et en Afghanistan mais aussi dans des pays avec lesquels les Etats-Unis n’étaient pas en guerre, notamment, le Yémen, le Pakistan, la Somalie, les Philippines, le Nigeria et la Syrie. « La CIA n’a ni la taille ni l’autorité pour faire ce que nous pouvons faire » dit-on chez les JSOC.

   Le président a, aussi, conféré au JSOC le pouvoir de choisir les individus à  mettre sur sa liste de cibles – et de les  tuer plutôt que de les capturer. Des critiques ont dénoncé cette chasse à l’homme individuelle, la considérant comme un assassinat, une méthode interdite par la loi américaine. Cette liste n’est en rien rattachée à une  liste similaire de la CIA, mais qui comporte moins de noms.

   Créée en 1980, mais réinventée ces dernières années, le JSOC est passé de 1800 personnes avant le 11 septembre à 25000, nombre qui fluctue en fonction des missions. Elle a son propre service de renseignement, ses propres drones, et avions de  reconnaissance, même ses propres satellites. Elle a aussi ses propres cyber-guerriers, qui, en septembre 2008, ont fermé tous les sites des djihadistes qu’ils connaissaient. Le secret est la marque de fabrique de cette unité ; quand ses membres travaillent au sein d’agences ou ambassades US, à l’étranger, ils se dispensent de porter l’uniforme, ou tout autre nom ou grade, au combat… Le JSOC prend ses ordres directement du Président ou du Secrétaire à la Défense et est  dirigé et sous le contrôle d’un commandement strictement militaire.

   Sous le Président Bush, les opérations du JSOC étaient rarement soumises au regard du Congrès, ni avant ni après d’ailleurs car les conseillers du gouvernement considéraient leurs activités comme « des activités militaires traditionnelles ». Obama a adopté exactement la même position  mais il a insisté pour que les opérations sensibles du JSOC soient présentées à un comité du Congrès spécialement sélectionné.

Force létale

   La première mission du JSOC en 1980, l’Opération Griffe de l’Aigle (Eagle Claw) consistait en une mission de sauvetage des diplomates retenus en otages par les étudiants iraniens à l’ambassade US à Téhéran et s’est terminée par une collision dans le désert et la mort de huit des membres de l’équipe. L’extrême  « discrétion » de l’unité engendrait la méfiance des chefs militaires traditionnels et on n’y eut plus recours.

   Le Secrétaire à la Défense, Ronald Rumsfeld, se gaussant de ce que la CIA avait pénétré la première en Afghanistan et frustré de la lenteur de l’armée, a insufflé une nouvelle vie à l’organisation. Le noyau du JSOC regroupe la Force Delta, le SEAL de la marine, le 24ème Special Tactics Squadront de l’armée de l’air, le 160th Special Operations Aviation Regiment de l’armée et le 75 Ranger Regiment.

   Le caractère dangereux de la JSOC s’est manifesté en décembre 2001, dans les montages de Tora Bora où, dans les nuits du 13 et  14 décembre, JSOC a tué tant de forces ennemies qu’il a fallu enlever les cadavres des combattants d’Al-Qaïda par camions le lendemain. Mais elle a aussi commis des fautes : le 1er juillet 2002, dans ce que la Rand Corporation a qualifié « la pire attaque dévoyée de toute la guerre » une équipe de reconnaissance de la JSCO  à la poursuite de Résistants est tombée dans une embuscade. Un AC 130 a tiré sur six sites dans le village de Kakarak ; tuant des centaines de civils. « L’incident du mariage » du nom qui lui a été donné parce que ceux qui assistaient à ce mariage ont été pris pour cible a convaincu les Afghans que les forces américaines n’avaient aucun respect pour la vie des civils.

   Il n’empêche que, le 16 septembre 2003, Rumsfeld a signé un ordre renforçant la position du JSOC comme centre mondial du contre-terrorisme, et établissant une liste de 15 pays et les activités permises selon certains scénarii avec les approbations préétablies pour les appliquer. En Irak et en Afghanistan, il n’y avait pas besoin d’autre accord pour toute action contre Al-Qaïda. Dans d’autres pays, comme l’Algérie, l’Iran, la Malaisie, le Mali, le Nigeria, le Pakistan, les Philippines, la Somalie et la Syrie-  les forces du JSOC devaient requérir l’accord tacite du pays concerné ou au moins un blanc seing des hauts échelons de la chaîne de commandement. Aux Philippines, par exemple, le JSOC pouvait entreprendre une action psychologique pour confondre ou piéger les agents d’Al-Qaïda, mais avait besoin d’une approbation de la Maison Blanche pour toute action mortelle…

   A l’automne 2003, le JSOC eut un nouveau commandant qui désirait en faire l’arme la plus efficace de l’arsenal du contre-terrorisme des Etats-Unis. De son perchoir de vice-directeur des opérations de l’Etat-Major, Mc Chrystal en était venu à croire qu’au plus niveau du gouvernement, on détestait prendre des décisions. Personne ne voulait avoir tort, aussi posait- on plus de questions ou ajoutait-on des procédures au processus.

   Mc Chrystal se devait donc de « se glisser hors du trou » de l’administration suffocante de Washington. Il déménagea son quartier général dans la base de Balad à 60 kms de Bagdad et s’installa dans un vieil hangar avec trois centraux de communications : un pour combattre les affiliés à Al-Qaïda,  un autre pour les extrémistes chiites dans le pays et un troisième pour lui-même pour contrôler toutes les opérations. (…)

Aucune guerre moderne n’est gagnée  simplement par l’élimination mathématique de l’ennemi

   Tuer l’ennemi était le morceau le plus facile, grâce aux immenses moyens technologiques, mais le trouver ne l’était pas. Mais grâce à Roy Apseloff, directeur du Centre National pour l’Exploitation des Médias, l’agence gouvernementale US pour l’analyse des documents saisis par la communauté du renseignement et les militaires, JSOC put recueillir un nombre considérable d’informations….

   L’autre défi était d’origine humaine : les interrogateurs étaient mal formés et ignoraient tout de leurs détenus, ne sachant quelle question poser, comment les poser efficacement… Avant même que les photos sur Abu Ghraib n’apparaissent en 2004, un rapport confidentiel avertissait que des éléments du JSOC battaient les prisonniers et les détenaient dans des endroits secrets. Lorsqu’ils ne trouvaient pas les hommes dans les maisons fouillées, ils emmenaient les femmes, les mères et les filles. Le rapport concluait au caractère contreproductif de ces méthodes pour obtenir le soutien des Irakiens.

   Une autre enquête sur le JSOC, en 2004, réalisée sur une période de quatre mois montra que les interrogateurs ne fournissaient aux prisonniers que de l’eau et du pain ; d’autres prisonniers étaient entassés dans des cellules si peuplées qu’ils ne pouvaient ni se tenir debout ni se coucher tandis que leurs gardiens jouaient de la musique à haut volume pour les priver de sommeil. D’autres encore étaient déshabillés, trempés dans de l’eau froide et ensuite interrogés dans des pièces à air conditionné ou dehors dans le froid. …

   Le caractère dangereux du JSOC ressort du nombre de morts qu’il fit. En 2008, en Afghanistan seul, ses commandos ont frappé 550 cibles et fait  à peu près un millier de morts. En 2009, ils ont exécuté 464 opérations et tué de 400 à 500 personnes. Lors de la descente de l’Irak dans le chaos, à l’été 2005, JSOC  conduisait 300 raids par mois….Mais si tuer signifie gagner la guerre, le livre sur le JSOC pourrait être écrit. Or, aucune guerre moderne n’est gagnée simplement par l’élimination mathématique de l’ennemi. Même à une époque d’armes « intelligentes » les accidents surviennent qui peuvent entraîner des reculs politiques majeurs.

   Chaque raid du JSOC qui a blessé ou tué des civils, détruit leur maison ou leur source de revenus est devenu source de plaintes si lourdes que leurs effets contreproductifs, jusqu’à ce jour, sont difficiles à évaluer. Le taux de précision dans la cible visée (individu, maison, business) est pour le JSOC de seulement 50%, ce qu’il considère comme un bon score…

   Lors des raids les plus durs, Mc Chrystal s’est souvenu de la description de Lawrence d’Arabie des « cercles de chagrin »  ou le choc émotionnel ressenti par des petits groupes de combattants devant les morts. Fortement influencé par la vie de Lawrence, Mc Chrystal a vu dans ses troupes, des forces tribales des temps modernes : dépendantes les unes des autres pour la survie et l’attachement…

   … Le Département à la Défense a assigné au JSOC un plus grand rôle dans un domaine non militaire, dont celui de suivre le flux de fonds des banques internationales vers les réseaux terroristes. Il l’a aussi engagé dans des « opérations psychologiques » rebaptisées « opérations militaires d’information » et a envoyé des petites équipes de JSOC en habits civils dans les ambassades US pour les aider dans leurs campagnes en direction des médias.

   Lors de son arrivée à la Maison Blanche, Obama a chouchouté l’organisation et s’en est servi plus que son prédécesseur. En 2010, il a secrètement dirigé des troupes du JSOC au Yémen pour éliminer les chefs d’Al-Qaïda dans la péninsule arabe. Le Printemps arabe a obligé la Maison Blanche à différer certaines opérations du JSOC.

   Mais en dehors de réseaux terroristes, l’ennemi de longue date du JSOC reste en fait la bureaucratie à Washington…

Dana Priest et William M. Arkin (Washington Post - 2/9/11) -

Version intérale : « Top Secret America : The Rise of the New American Security State » par Dana Priest et William M.Arkin

Traduction (extraits) : Xavière Jardez

http://www.washingtonpost.com/world/national-security/top-secret-america-a-look-at-the-militarys-joint-special-operations-command/2011/08/30/gIQAvYuAxJ_story.html

Livre:

http://www.amazon.fr/Top-Secret-America-American-Security/dp/0316182214/ref=sr_1_1?s=english-books&ie=UTF8&qid=1316365642&sr=1-1

http://www.france-irak-actualite.com/ 


4 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Guerres américaines au P-O en dix ans : 225 000 morts et 3700 milliards de $.  

Les guerres que les Etats-Unis ont provoqué depuis le 11-Septembre ont causé la mort d'au moins 225 000 personnes et entraîné un coût d'au moins 3700 milliards de dollars, selon une étude américaine publiée cette semaine par l'université Brown.
Les chercheurs, dirigés par les Pr Neta Crawford et Catherine Lutz, se sont penchés sur les guerres en Irak, en Afghanistan ainsi que sur la campagne ‘anti-terroriste’ menée au Pakistan.
Selon eux, "une estimation extrêmement prudente du bilan des victimes directes de ces guerres s'élève à ce stade à 225 000 morts et environ 365 000 blessés".
Le nombre de soldats tués est ainsi de 31 741 selon ce rapport, dont environ 6000 Américains, 1200 soldats alliés, 9900 Irakiens, 8800 Afghans, 3500 soldats pakistanais ainsi que 2300 membres de sociétés militaires privées
Une majorité de victimes civiles
Les civils paient le plus lourd tribut: 172 000 morts (125 000 Irakiens, 35 000 Pakistanais et 12 000 Afghans).
Les chercheurs n'évaluent en revanche qu'entre 20 000 et 51 000 le nombre total d'résistants éliminés.
Quelque 168 journalistes et 266 travailleurs humanitaires ont par ailleurs été tués depuis que les Etats-Unis se sont engagés dans ces pays dans la "guerre contre le terrorisme".
Ces conflits ont engendré un flot massif de réfugiés et de personnes déplacées de plus de 7,8 millions de personnes, surtout en Irak et en Afghanistan.
Le coût cumulé de ces guerres est faramineux si l'on en croit cette étude: au minimum 3700 milliards de dollars, ce qui représente le quart de la dette américaine.

02/07/2011 http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=21686&cid=13&fromval=1&frid=13&seccatid=15&s1=1


4-2 Maurizio Matteuzzi : Guerres étasuniennes : le coût

"Première question : les Etats-Unis d’Amérique pourraient-ils vivre sans que quelque guerre n’alimentât, surtout en temps de crise économique, leur puissant système militaro-industriel ?

Seconde question (ingénument rhétorique) : que pourraient faire les Etats-Unis d’Amérique s’ils destinaient les colossales ressources économiques utilisées pour les guerres à leurs problèmes sociaux ?

   Questions qui surgissent à la lecture de l’étude produite par l’Université Brown de Providence, dans le Rhode Island, de la prestigieuse chaîne universitaire Ivy-league. On peut se reporter pour ce faire au site de l’université : « Cost of war, 250.000 lives and up to £4 trillion »[i] et sur le site du quotidien londonien The Independant, qui y a consacré hier un article, synthétisé ainsi : « La guerre au terrorisme s’apprête à dépasser le coût de la seconde guerre mondiale ».

   Le coût total pour l’Amérique ( !? pour les Etats-Unis d’Amérique, NdT), des guerres post-11 septembre contre l’Irak et l’Afghanistan, et des opérations militaires corrélées au Pakistan (genre l’Opération Jeronimo contre -le présumé, NdT- Ben Laden), est en voie, étant donné qu’elles ne sont pas encore finies, de dépasser les 4 trillions de dollars (4 mille milliards)".

Suite en pièce jointe ; j'ai traduit cet article surtout pour les chiffres rapportés, dont on peut penser qu'ils sont loin d'exagérer le coût réel (surtout dans l'estimation du nombre de victimes civiles) de ces guerres.

Maurizio Matteuzzi 

  http://www.legrandsoir.info/guerres-de-merde-rebelion.html 

Voir aussi un très bel article dans Le Grand Soir :Guerres de merde (Rebelion)par Collectif « Luciano Romero Molina ».

"Dans ce qui est appelé « missions internationales », ceux qui meurent ce sont ceux d’en bas, les pauvres types, les moins que rien.

Deux soldats colombiens sont morts en Afghanistan cette semaine, l’un sous l’uniforme de l’armée espagnole et l’autre sous l’uniforme de l’armée impériale des Etats-Unis ».

 [i] NdT : voir exactement : http://news.brown.edu/pressreleases/2011/06/warcosts et, ne serait-ce que pour quelques photos, qu’on ne voit jamais, de dévastations de la guerre à Bagdad :

http://costsofwar.org/


4-3 Paul Craig Roberts : Comment l’empire va survivre : Washington va t’il fomenter une guerre entre la Chine et l’Inde ?Quelle est la solution de Washington à la montée en puissance de la Chine ?

La réponse pourrait bien être d’impliquer la Chine dans une guerre nucléaire avec l’Inde.

La mise en scène de la fausse mort de Ben Laden dans un raid commando qui a violée au passage la souveraineté du Pakistan a été vendue au président Obama par le complexe militaro-industriel comme étant un moyen de le faire remonter dans les sondages.

Le raid fut couronné de succès à redorer le blason d’Obama. Mais son véritable objectif était de cibler le Pakistan et de lui montrer que les Etats-Unis contemplaient de l’envahir afin de faire rendre gorge à ce pays d’avoir soi-disant caché Ben Laden en voisin de l’académie militaire pakistanaise.

La position des néo-conservateurs ainsi que celle grandissante de l’armée américaine, est que les Résistants ne peuvent être vaincus et conquis que si l’OTAN élargit le théâtre des opérations militaires au Pakistan, où ces Résistants auraient de soi-disant sanctuaires protégés par le gouvernement pakistanais, qui prend l’argent américain mais ne fait pas ce que les américains lui disent de faire.

Le Pakistan a reçu la menace 5 sur 5 et s’est dépêché de courir au pied de la Chine.

Le 17 Mai, le premier ministre pakistanais Yousaf Raza Gilani, alors qu’il était en partance pour la Chine, déclara que “la Chine était le meilleur ami du Pakistan et celui en qui il avait le plus confiance”. La Chine a bâti un port au Pakistan dans la ville de Gwadar, qui est proche de l’entrée du détroit d’Hormouz. Ce port pourrait devenir une base navale chinoise sur la Mer d’Arabie.

Raza Rumi écrivit le 4 Juin dans dans le “Pakistan Tribune” que lors d’une récente allocution à l’université nationale de la défense du Pakistan, l’ambassadeur pakistanais aux Etats-Unis, Hussein Haqqani, demanda aux officiers militaires s’ils pensaient que la plus grande menace pour le Pakistan venait de l’intérieur, de l’Inde ou des Etats-Unis. Une majorité des officiers répondirent que les Etats-Unis étaient la plus grande menace pour le pays.

La Chine, préoccuppée avec l’Inde, l’autre géant asiatique qui monte en puissance, a manifesté la volonté de s’allier avec le Pakistan. De plus, la Chine ne veut pas des américains sur ses frontières, ce qui serait là précisément où les troupes américaines seraient en cas d’un conflit américain ouvert au Pakistan.

Ainsi, la Chine a montré son mécontentement avec la menace des Etats-Unis sur la Pakistan et a conseillé à Washington de respecter la souveraineté nationale du Pakistan, ajoutant même que toute attaque contre le Pakistan serait une attaque contre la Chine.

Je ne pense pas que l’ultimatum chinois fut rapporté et commenté dans la presse états-unienne, mais cela fut largement diffusé dans la presse indienne. L’inde est préoccupée par la Chine qui défend le Pakistan.

L’ultimatun chinois est important, car il représente un ultimatum du même niveau que ceux qui furent émis avant la première et la seconde guerre mondiale. Avec ce niveau d’implication de la Chine envers le Pakistan, Washington va maintenant essayer de se sortir de cette confrontation en y substituant l’Inde.

Les Etats-Unis ont été serviles à l’Inde, l’encensant de la manière la plus éhontée, incluant le sacrifice de nombreux emplois américains. Récemment, les Etats-Unis ont fait une vente massive d’armement à l’Inde, une recrudescence de la coopération militaire américano-indienne ainsi que des exercices militaires conjoints.

Washington imagine que les Indiens, qui furent si naïfs pendant des siècles vis à vis des britanniques, seront également naïfs à propos de la “cité dorée sur la colline” qui amène “la liberté et la démocratie au monde” en écrasant, massacrant et en détruisant. Tout comme les britanniques et la France de Sarkozy, les politiciens indiens vont se retrouver à faire les quatre volontés de Washington. Le temps que l’Inde et la Chine réalisent qu’elles ont été manipulées vers une destruction mutuelle par les américains, il sera alors trop tard pour l’une ou l’autre d’abandonner.

Avec la Chine et l’Inde éliminées, il ne reste plus que la Russie qui est déjà encerclée par un anneau de bases de missiles américaines et isolée de l’Europe par l’OTAN, qui inclut maintenant d’anciens membres de l’ex-empire soviétique. Un grand pourcentage de la jeunesse russe admire les Etats-Unis pour sa “liberté” (ils savent si peu) et détestent l’état “autoritaire” russe, qu’ils voient comme une continuation de l’ancien état soviétique. Ces “Russes internationalisés” se rangeront du côté de Washington, forçant plus ou mois Moscou à capituler.

Comme le reste du monde, à l’exception de quelques parties de l’Amérique du Sud,fait déjà partie de l’empire américain, la capitulation de la Russie provoquera un glissement de la puissance américaine sur l’Amérique du Sud. Chavez sera renversé et si les autrtes ne suivent pas le mouvement, plus serviront d’exemples.

Le seul moyen se stopper l’empire américain est pour la Chine et la Russie de réaliser ce danger et de former une alliance indestructible qui rassure l’Inde, d’arriver à faire sortir l’Allemagne de l’OTAN et de défendre l’Iran.

Autrement, l’empire américain prévaudra sur l’ensemble du monde. Le dollar US deviendra la seule monnaie globale et donc les Etats-Unis s’épargneront la dépréciation par le change de la monétarisation de leur dette.

L’or et l’argent deviendront des propriétés interdites, comme le deviendront les armes personnelles et un grand nombre de publications, livres, incluant la constitution des Etats-Unis d’Amérique.

Paul Craig Roberts

Dr. Paul Craig Roberts était l’assistant secrétaire au trésor de l’administration Reagan (secrétaire d’état aux finances chez nous), éditeur associé au Wall Street Journal, Senior Research Fellow de la Hoover Institution, Stanford University, il tînt la chaire William E. Simon Chair de Politique Economique, Center for Strategic and International Studies, Georgetown University.

Il est l’auteur et le co-auteur de neuf livres et a témoigné devant des commissions d’enquête du congrès américain en trente différentes occasions.

12 juin 2011,

Comité Valmy

Article original en anglais : How the Empire will Prevail : Will Washington Foment War Between China and India ?

Traduction : Résistance 71

 



Pakistan.

Généralités.

Nom officiel du pays : République islamique du Pakistan.

Création : fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l'Inde depuis sa création en raison, notamment, du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire.

Pays limitrophes : Chine, Inde, Iran, Afghanistan.

Superficie : 803 000 km2.

Nombre d'habitants : 163 902 000 (estimation pour 2007).

Démographie

Population (estimation INED, en millions)

157,9

 

Composition de la population (en %)

Pendjabis (50 %), Sindis (15 %), Pathans (Pachtounes, 15 %), Mohajirs (immigrés d''''Inde au moment de la partition et leurs descendants, 8 %), Baloutches (5 %), autres (7 %).

 

Population urbaine

34 %. Principales villes : Karachi (9,2 millions d''''habitants), Lahore (5 millions), Faisalabad (1,9 million), aggl. Islamabad-Rawalpindi (1,4 million).

 

Densité (hab./km²)

198,4

 

Espérance de vie (années)

62,9

 

Fécondité (nombre moyen d'enfants/femme)

4,27

 

Taux d'alphabétisation (%)

44

 

Croissance démographique annuelle (%)

2,0

Nom des habitants : Pakistanais.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Langues : ourdou et anglais.

Monnaie : roupie pakistanaise.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Arme de destruction massive : le Pakistan dispose de l'arme nucléaire, à l’instar de l’Inde (puissances nucléaires de fait [les cinq autres puissances nucléaires officielles étant la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie]).  

Nature de l'État : république à régime parlementaire.

Chef d’État : Asif Ali Zardari (né le 21 juillet 1956 à Nawabshah, Pakistan), élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Veuf de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto (1953-2007).

Chef du gouvernement : Yousaf Raza Gilani (né en 1952 à Karachi, Pakistan).

Constitution : adoptée en 1973. Révisée en avril 1997 et en décembre 2003. La Constitution, suspendue le 15 octobre 1999 suite au coup d''''Etat du général Pervez Musharraf, le 12 octobre 1999. Chef de l''''état-major, Musharraf s''''est proclamé chef de l''''exécutif. Il a créé un Conseil de sécurité nationale (8 personnes), organe exécutif suprême.

En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Parlement islamique (Assemblée nationale, 237 membres élus pour 5 ans au suffrage universel, 20 sièges réservés à des femmes et 10 à des non-musulmans ; et Sénat, 87 membres élus pour 6 ans par les assemblées provinciales) a été dissolu par Musharraf le 15 octobre 1999. Cependant, les partis politiques ont été maintenus

Partis au pouvoir : Ligue musulmane du Pakistan (Pakistan Muslim League, PML-Q), Parti du peuple pakistanais (PPP, social-démocrate).Autres partis : Jamaat-i-Islami (JI, Alliance démocratique islamique, fondamentaliste sunnite).
Muttahida Majlis-e-Amal (MMA, alliance de six partis religieux islamiques, dont le principal parti est le Jamaat-i-Islami).
Muttahida Qaumi Movement (MQM, ex-Mohajir Qaumi Movement, parti des musulmans venus d'Inde lors de la partition, en 1947 ; formation dirigée depuis Londres).

Adhésions supranationales : OMC (Organisation mondiale du commerce), OCI (Organistion de la conférence islamique), IDB (Banque interaméricaine de développement), ADB (Banque pour le développement de l’Asie). . Le pays est composé de 4 Provinces : Pendjab, Sind, Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest (NWFP) et Baloutchistan, chacune dotée d''''une Assemblée. Il existe également 2 Territoires : les Zones tribales (FATA, autonomes, situées dans la NWFP, mais en relation directe avec Islamabad) et le Territoire de la capitale. Le Pakistan administre également une partie du Cachemire, l''''Azad Kashmir, le "Cachemire libre", et les Territoires du Nord. Le Pakistan revendique la région du Cachemire de l''''Etat indien du Jammu-et-Cachemire. En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Pakistan a été réintégré dans le Commonwealth en mai 2004 après cinq ans d'exclusion..

http://www.courrierinternational.com/fiche-pays/pakistan

http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Le%20Pakistan...



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

15/10/2011

n° 69 - Journal de PAKISTAN - 20-06 au 14-10 - 1ap : - Escalade de la guerre étatsunienne au Pakistan .

 

n° 69 - Journal de PAKISTAN - 20-06 au 14-10 - 1ap : -  Escalade de la guerre étatsunienne au Pakistan .


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                 n° 69 - 20-06 au 14-10                                          

                                               C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

a) sur nos  blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                             http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

·                     ·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part

Lindsey GERMAN ; Et maintenant, que diriez-vous d’une minute de silence pour les morts en Afghanistan, Irak, Pakistan.... ?

Farid Merrad : De vastes manifestations anti-américaines.  

Atlas alternatif : Escalade de la guerre étatsunienne au Pakistan…

Le Pakistan au cœur des débats.

Jules Dufour : Le Pakistan : un territoire stratégique pour les guerres de l'Occident en Asie Centrale

Paroles & action du président...

Le premier ministre rappelle son ministre des A.E. de New York. 

1 Au jour le jour

a) Action de la Résistance

Attaque de chefs collaborateurs.

b) Action des Usa

Attaques de drones américains..

Tués par un bombardement de drone américain.

Analyse

c) Action de l’armée Pakistanaise

2 Politique

a) Pakistan

Dans les coulisses et au sénat

b) Usa

Occupation du Pakistan.

Washington suspend une partie de son aide militaire au Pakistan

c) Les voisins

Iran

L'Iran et le Pakistan renforcent leurs relations bilatérales.

c) Dans le monde

Grande Bretagne

Départ des formateurs militaires britanniques ?

2 Brèves

2-1 yess : Les soldats américains qui auraient tués Ben Laden sont morts. (...)



Tiré à part

Lindsey GERMAN ; Et maintenant, que diriez-vous d’une minute de silence pour les morts en Afghanistan, Irak, Pakistan.... ?

 Les commémorations du 11/9 ont donc eu lieu, mais n’attendez pas une couverture non-stop de la guerre en Afghanistan, avec son cortège d’histoires poignantes de parents, de conjoints et d’enfants tués.

A mes yeux, nous avons touché le fond avec l’omniprésence de Tony Blair dans les médias. Longuement interviewé pour l’émission Today et cité par de nombreux journaux nationaux, il a profité de cet anniversaire pour justifier sa guerre illégale contre l’Irak et encourager de futures attaques contre l’Iran en particulier.

Ce fût particulièrement scandaleux de le voir profiter de la sympathie naturelle ressentie envers ceux qui ont perdu des proches pour promouvoir de nouvelles guerres, tel un prêcheur démentiel. Et tous les va-t-en guerre l’ont rejoint dans sa mission en ignorant les morts et les destructions bien plus grandes provoquées par ces guerres présentées comme des représailles contre un acte original.

J’attends toujours des commémorations pour ceux qui sont morts dans la guerre en Afghanistan. Cette guerre, déclenchée il y a dix ans, a tué 20.000 Afghans aux cours des deux premiers mois, selon une estimation d’un rapport de l’ONU. Des dizaines de milliers sont morts depuis, ainsi qu’un million d’Irakiens.

Mais je ne vois pas les présidents passés et présent des Etats-Unis en train d’observer une minute de silence solennelle. Je suppose que nous n’avons pas d’histoires poignantes à raconter sur des parents, des conjoints et des enfants tués au cours de ces attaques. Je suis certaine que nous n’aurons pas droit à une couverture non-stop de deux semaines sur les moindres détails de la guerre en Afghanistan.

Le 11/9 est donc présenté comme une terrible tragédie vécue par le peuple américain dans son ensemble – tragédie provoquée par des « fanatiques », des « extrémistes », par « des gens qui haïssent notre mode de vie » (et qui se trouvent être tous des musulmans, évidemment). Mais il n’y a pas d’équivalent pour les Afghans ou les Irakiens qui subissent des guerres toujours provoquées par des méchants issus de leurs rangs et jamais par « l’appareil militaire des Etats-Unis » dont « les objectifs impériaux » les amènent à « haïr les musulmans ».

Pire encore, ces guerres sanglantes qui provoquent des morts, des blessés, des réfugiés déplacés pendant des années, des niveaux de violence et d’insécurité accrus, la peur, la corruption, des chefs de guerre, des tortures, des emprisonnements, ne sont pour la plupart du temps jamais mentionnées.

Les médias font passer leurs messages soit par ce qu’ils racontent que par ce qu’ils taisent. En ignorant ces guerres tout en insistant sur le 11/9, le clou est enfoncé. Le fait de ne pas parler de ces guerres fait croire aux gens qu’elles n’ont pas vraiment lieu ou qu’elles vont bientôt se terminer.

Je suppose que les attaques à Kaboul aujourd’hui par les Résistants sont destinées à contrer cette vision des choses et que c’est pour cela qu’elles ont eu lieu deux jours après le 11/9. Les attaques contre le quartier général de l’OTAN et l’ambassade des Etats-Unis envoient un message très simple : la guerre continue et les envahisseurs ne sont pas en train de la gagner. Ces derniers n’arrivent même pas à effectuer le transfert de pouvoir à leurs alliés afghans.

Un témoin oculaire à Kaboul à raconté à la BBC : « Il n’y a aucune sécurité à Kaboul. Ceci est la zone la plus sûre et si nous ne sommes pas en sécurité ici alors nous ne sommes en sécurité nulle part en Afghanistan. »

La véritable histoire de ces dix dernières années, celle qui devrait être criée sur tous les toits, c’est celle de l’échec de la guerre contre le terrorisme.

La couverture médiatique du 11/9 était censée le cacher et non le révéler. Mais la réalité finit toujours par s’imposer.

(Stop the War)

Lindsey German

15 septembre 2011

http://www.stopwar.org.uk/index.php/usa-war-on-terror/789-no...

Traduction par VD pour le Grand Soir avec probablement les fautes et coquilles habituelles.

URL de cet article 14640 
http://www.legrandsoir.info/et-maintenant-que-diriez-vous-d-une-minute-de-silence-pour-les-morts-en-afghanistan-irak-pakistan-stop-the-war.html

 

Farid Merrad : De vastes manifestations anti-américaines.  

Aujourd’hui, le Pakistan a été témoin de vastes manifestations anti-américaines.
Des milliers de Pakistanais en colère, en organisant des manifestations et en scandant des slogans tels que «Mort à l’Amérique», «Mort à Israël», ont condamné les politiques hostiles et menaçantes des Etats-Unis. Les manifestants ont brûlé, dans différentes villes pakistanaises, dont Lahore et Pishavar, la bannière étoilée. Ils ont affirmé qu’ils transformeront les zones tribales pakistanaises dont le Waziristan du Nord et du Sud en cimetière des occupants. Les manifestants en furie ont sommé les Américains de quitter au plus vite le Pakistan. Hier, des centaines d’habitants de la ville de Jirabad, en organisant des manifestations anti-américaines ont incendié la photo d’Obama en qualifiant de criminel le gouvernement américain. La police pakistanaise a annoncé que le nombre des policiers, tués, lors de l’explosion dans le Nord-ouest s’élève à 8.

Farid Merrad

01/10/2011 
http://french.irib.ir/info/international/item/145002-pakistan-de-vastes-manifestations-anti-am%C3%A9ricaines

 

Atlas alternatif : Escalade de la guerre étatsunienne au Pakistan…

Vers une invasion étatsunienne du Pakistan ?

C'est un grand classique depuis la guerre du Vietnam : les pays qui servent de base arrière aux résistants deviennent rapidement des cibles et font les frais du conflit qui se déroule chez le voisin.

Tel est le cas du Pakistan aujourd'hui.

Depuis début septembre les autorités pakistanaises ont recensé 24 frappes de drones sur leur territoire qui ont causé plus de 140 morts (90 % de civils selon les médias pakistanais).  

Selon le journaliste Eric Margolis, les récentes alertes sur un risque d'attentat en Europe auraient précisément pour but de justifier la stratégie du Pentagone de plus en plus axée sur l'attaque du Pakistan.
La semaine dernière, le Pakistan a temporairement fermé l'itinéraire d'approvisionnement principal des Etats-Unis et de l'OTAN qui va de Karachi à la frontière afghane à Torkham après le massacre de trois soldats pakistanais depuis des hélicoptères militaires étatsuniens. Trois convois de fourniture en combustible étatsuniens ont été brûlés par des activistes pakistanais.

Les Etats-Unis dépensent beaucoup d'argent le long de cette route pour acheter les fonctionnaires, les chefs de guerre pachtounes, et certains résistants afin que l'approvisionnement des troupes en Afghanistan ne soit pas coupé, et ce, en plus de l'aide annuelle officielle de 2 milliards de dollars au gouvernement de Karachi.

Les forces spéciales sont infiltrées sur place.

Mais le sentiment anti-étatsunien dans la région est à son comble - ce qui d'ailleurs a favorisé un rapprochement entre le Pakistan et l'Iran.  

L'ancien chef d'Etat major pakistanais, le général Mirza Aslam Beg, a récemment suggéré à son gouvernement de tirer sur les drones américains qui survolent illégalement le territoire.  

Toujours selon Margolis, Washington ne ferait plus confiance au gouvernement civil d'Asif Ali Zardari et compterait surtout sur le pouvoir militaire du général Ashfaq Kayani, un général d'infanterie qui a été autrefois propulsé dans la hiérarchie par Benazir Bhutto (qu'un livre écrit par sa nièce qui vient de paraître chez Penguin Books India démystifie sérieusement).  

Cette politique pourrait encore se durcir en cas de victoire des Républicains aux élections du Congrès. Les néo-conservateurs étatsuniens continuent de suggérer l'élimination de l'arsenal nucléaire pakistanais par les forces spéciales et la division non seulement de l'Afghanistan mais aussi du Pakistan en entités ethniques qu'ils pourraient contrôler plus facilement, comme ils ont aussi voulu le faire en Irak.

Le 8 octobre 2010

Mondialisation.ca,



Le Pakistan au cœur des débats.

4 juillet

L'armée américaine effectue, à présent, simultanément, des opérations aériennes, dans 6 pays du monde. Selon Press TV, le site anti-guerre, "met fin au rêve américain", a publié un article, selon lequel, l'armée américaine mène des opérations aériennes, actuellement, en Afghanistan, en Irak, en Libye, au Yémen, au Pakistan et en Somalie. Ledit site ajoute que les dettes du peuple américain s'élevaient à moins de 6 trillions de dollars, avant les guerres, mais qu'à présent, elles ont été décuplées.

En fait, un tiers des dettes du monde entier appartient aux Etats-Unis. Ce site poursuit en révélant que les frais militaires américains s'élève à 46,5 % des frais militaires de tous les pays du monde.

PressTV

 

Jules Dufour : Le Pakistan : un territoire stratégique pour les guerres de l'Occident en Asie Centrale.

 « La mort de Baitullah Mehsud, chef des résistants pakistanais, serait un succès de taille pour Washington et Islamabad .» Cette dépêche qui, encore une fois, annonce la mort d'un être humain causée par la guerre, est sensée réjouir les stratèges des pays occidentaux qui occupent illégalement un pays souverain de l’Asie centrale depuis 2001. Cette nouvelle permet aux tenants de cette guerre de conquête de manifester, pendant quelques instants, leur joie et de démontrer  l'efficacité de leurs interventions meurtrières sur le terrain. Mais, il y a lieu d’ajouter une autre interprétation à cet évènement.

 

La disparition du chef des résistants pakistanais viendrait se joindre aux éléments qui justifient l'extension au Pakistan voisin de la guerre d'occupation qui sévit en Afghanistan. Elle contribuerait à rendre légitimes, une fois de plus, dans l'opinion publique mondiale les actes de guerre perpétrés par Washington et l'armée nationale pakistanaise sur le territoire pakistanais proprement-dit, même si   convaincre du bien-fondé de la guerre contre les résistants est devenu pour Washington une tâche bien facile après tant d’années de fabrication de ces ennemis que constituent maintenant les résistants aux yeux de la population mondiale.

 

Dans ce contexte, il importe d'être conscient que le véritable motif de ces guerres n'est pas l'éradication des résistants mais plutôt la mise en place des infrastructures et des institutions nécessaires à une occupation permanente de Washington et des autres puissances occidentales dans cette région. Ces guerres prendront fin seulement au moment où le régime de Kaboul sera en mesure d'assurer un contrôle militaire total du territoire afghan et cela ne sera possible qu’avec l’aide soutenue de l’armée nationale pakistanaise, pour la maîtrise des zones tribales frontalières avec l’Afghanistan telles que le Waziristan, la province de la Frontière-du-Nord-Ouest y compris le district de Swat (figure 1).

 

Figure 1. Les provinces pakistaises frontalières avec l’Aghanistan

source :  http://argoul.blog.lemonde.fr/category/fugues-au-pakistan/

Les actions guerrières pakistanaises sont présentées comme faisant partie de la « guerre contre le terrorisme » décrétée par l'ex-administration de G.W. Bush, et liées à la guerre de l’Afghanistan. La vallée de Swat est tombée sous la domination des résistants en décembre 2008, et fait depuis l'objet d'opérations militaires afin de les déloger ou de les faire «disparaître» tout simplement.

Cette guerre conduite par l’armée nationale pakistanaise avec le concours des forces armées étatsuniennes n’a pas été officiellement déclarée. Elle se déroule dans le cadre de la guerre «dite préventive» contre la terreur et permet aux puissances occidentales d’accroître leur contrôle dans toutes les régions du Pakistan, ce qu’elles n’avaient pas réussi à faire durant la présidence de Pervez Musharraf entre juin 2001 et août 2008.

  

Le bilan de cette guerre en 2009

Plusieurs rapports récents ont fait état des attaques répétées dans cette région contre les résistants et les résistants provenant de l’Afghanistan, ce qui a entraîné par le fait même un exode massif des populations vers l’intérieur du pays. L’utilisation de drones par les États-Unis pour l’élimination des foyers soupçonnés d’abriter des terroristes présumés a causé un nombre considérable de victimes. Selon des données récentes ces attaques et autres interventions auraient fait plus de 1 500 morts chez les résistants Pour l’ensemble des régions affectées par la guerre on a observé le déplacement de deux millions de personnes: « Jusqu’à maintenant, les coûts ont été très élevés; des milliers de morts, plus de deux millions de personnes déplacées à cause des combats dans la vallée de Swat et ailleurs».

 

Selon le Pakistan Body Count, en date du mois d’août 2009, près de 10 000 victimes ont été causées soit par des bombes ou par des attaques par des drones; parmi ces victimes on compterait plus de 3 300 morts. Le site prend la peine de noter que « même s’il s’agit d’un attentat à la bombe ou d’une attaque par un drone, c’est la même résultat, un pakistanais est tué».

 

Le site fournit ainsi l’histoire complète et la chronologie des attentats à la bombe et des attaques par des drones. Les données proviennent des rapports de médias, d’hôpitaux et de sites internet. Toutes les données sont disponibles pour le grand public et aucune donnée n’est gardée secrète. Ce qui permet de donner une idée de l’intensité des attentats à la bombe et des attaques perpétrées par les drones.

 

Selon Bill Van Auken, Il importe de nous rappeler qu’en mai dernier «le gouvernement d'Obama considérait de plus en plus son intervention croissante au Pakistan comme une guerre contre-insurrectionnelle spécifique, pour laquelle il demandait le même type de pouvoirs militaires extraordinaires déjà obtenus par le gouvernement Bush en Afghanistan et en Irak.» Ces pouvoirs pourraient ainsi permettre, entre autres choses, au Pentagone de fournir au Pakistan une aide militaire de l’ordre de 400 millions de dollars.

 

Références

 

AFP et AP. 2009. La mort du chef des résistants pakistanais semble se confirmer. Journal Le Devoir, les 8 et 9 août 2009. En ligne: http://www.ledevoir.com/2009/08/08/262081.html

 

CTV.CA News Staff. 2009. As deaths rise, Pakistan struggles against Résistants. Le 28 juin 2009.

En ligne: http://www.ctv.ca/servlet/ArticleNews/story/CTVNews/20090628/Résistants_Pakistan_090628/20090628?hub=TopStories

 

DUFOUR, Jules. 2008. Les guerres d'occupation de l'Afghanistan et de l'Irak: un bilan horrifiant de portée mondiale. Le 22 juillet 2008. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM).

En ligne:

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9645

 

LIND, William S. et L. Rockwell. 2008. PAKISTAN. Une victime collatérale des guerres américaines. alternatives internationale. Le 17 janvier 2008.

En ligne: http://www.alterinter.org/article1623.html

 

Opérations militaires contre les résistants au Pakistan: http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_au_Waziristan

Pakistan Body Count: http://www.pakistanbodycount.org/ 
Pervez Musharraf: http://fr.wikipedia.org/wiki/Pervez_Musharraf

 

TISDALL and Saeed Shah. 2008. Reported US attack pushes Afghanistan war into Pakistan. Up to 20 die in attack by commandoes on village near known Résistants and al-Qaida stronghold guardian.co.uk, le 3 septembre 2008.

En ligne: http://www.guardian.co.uk/world/2008/sep/03/pakistan.afghanistan1

 

VAN AUKEN, Bill. 2009.Le gouvernement d'Obama cherche à obtenir des pouvoirs militaires extraordinaires au Pakistan. Le 7 mai 2009. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). En ligne: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13528

 

Waziristan: http://fr.wikipedia.org/wiki/Waziristan

 Jules Dufour
Jules Dufour, Ph.D., est président de l'Association canadienne pour les Nations Unies (ACNU) /Section Saguenay-Lac-Saint-Jean, professeur émérite à l'Université du Québec à Chicoutimi,   membre du cercle universel des Ambassadeurs de la Paix, membre chevalier de l'Ordre national du Québec. 

Jules Dufour est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Jules Dufour publiés par Mondialisation.ca

 

Le 10 aout 2009



 Paroles & action du président...

Le premier ministre rappelle son ministre des A.E. de New York. 

Les États -Unis et le Pakistan sont au bord de la rupture et les signes  se multiplient : après de nouvelles accusations de Washington contre Islamabad, le premier ministre Guilani a rappelé sa ministre des A. E. de New York. Washington vient d’accuser les services du renseignement pakistanais de complicité avec le groupe Haghanni, aile la plus dur de la nébuleuse Al-Qaïda.

Ce groupe est accusé d’avoir récemment attaqué l’ambassade américaine à Kaboul.

La ministre pakistanaise des A.E se trouve à New York où elle prend part à la soixante sixième réunion de l’Assemblée générale de l’Onu.

26/09/2011

 Irib

Islamabad expulse 250 américains.  

27/08/2011

Le journal pakistanais, "La Nation", a révélé, citant des sources de sécurité pakistanaises, que le gouvernement a demandé à l'administration américaine de rapatrier 250 américains travaillant dans l'ambassade des États-Unis, les sections consulaires, et dans certaines organisations américaines, dans un délai de 40 jours. 
Le journal fait remarquer que la raison en est que les autorités pakistanaises voudraient protester contre les opérations de sécurité que les Américains effectuent à l'intérieur du territoire pakistanais, en l’occurrence, celle qui a couté la vie au fondateur d’Al-Qaïda, Oussama ben Laden. Il est, également, reproché à ces employés "d’exercer des tâches liées à la lutte contre le terrorisme".

IRIB



Le Pakistan en chiffre 


    «Qu'il s'agisse d'une attaque ou d'une attaque par drone,
Pour moi c'est la même chose, un Pakistanais a été tué "

Suicide Bombing Victims
Dead = 5,067 , Injured = 13,335 , Total = 18,402 and Counting...

Drone Attacks Victims
Dead = 2,626 , Injured = 1,052 , Total = 3,678 and Counting

 

Les données sont recueillies à partir des rapports des médias, les hôpitaux, et internet.

Toutes les données sont accessibles au public et il n'y a pas de données classées ici. Il s'agit d'un effort pour montrer au monde l'intensité de suicide et les attaques Drone au Pakistan ".

Pakistan Body Count: http://www.pakistanbodycount.org/

 



1 Au jour le jour

a) Action de la Résistance

Attaque de chefs collaborateurs.

Des dizaines de résistants ont attaqué tôt lundi les maisons de deux chefs tribaux collaborateurs dans la zone tribale de Mohamand, faisant quatre morts et six blessés, selon Zabit Khan, un responsable local. Un des chefs tribaux a été grièvement blessé.

L'explosion d'une voiture piégée a également fait trois morts, dont un chef de milice, dans les faubourgs de Peshawar (nord-ouest), a déclaré le chef de la police de Peshawar, Liaquat Ali Khan. Cinq personnes ont été blessées dans la déflagration.

23/6

 http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110620.FAP9883/pakistan-12-morts-dans-des-attaques-de-drones.html

 

27-06

Dix policiers ont été tués  près de Peshawar dans l'attaque de leur poste en bordure d'une zone tribale du Nord-Ouest du Pakistan par des résistants Les résistants ont revendiqué l'attaque, affirmant qu'elle avait été commise pour venger la mort d'Oussama Ben Laden.
"La police a pris le contrôle du poste de police et dix de nos policiers ont été tués lors de l'attaque ainsi que six assaillants" , a déclaré Mian Iftikhar Hussain, ministre de l'Information de la province de Khyber Pakhtunkhwa (Nord-Ouest).

AP


27-06

Des résistants, certains dissimulés sous des burqas et d'autres portant des ceintures d'explosifs, ont attaqué le poste de police à Kolachi, en bordure du district tribal du Waziristan du Sud, et pris un groupe de policiers en otage. Selon M. Hussain, les résistants dissimulés sous les burqas s'étaient préparés à "un siège et une prise d'otages afin d'obtenir la libération d'autres résistants" .
"Lorsque nos véhicules blindés sont entrés dans le poste de police, deux candidats aux attentats suicide se sont fait sauter et un troisième kamikaze a été tué par une roquette" , a-t-il raconté.

La police a découvert les corps de trois résistants et les têtes de trois kamikazes, a indiqué M. Hussain. Il a précisé que onze policiers avaient été blessés et la moitié du bâtiment de la police détruit.
Le chef de la police régionale Imtiaz Shah a déclaré qu'il y avait une femme parmi les kamikazes. L'attaque a d'abord été menée à l'entrée principale du poste par des résistants cachés sous des burqas, qui ont ouvert le feu avec leurs fusils, tuant les policiers de garde. Puis les résistants ont attaqué un mur avec des grenades pour avoir accès au bâtiment.

Les résistants ont pris en otage les 17 policiers de permanence après s'être trouvés à court de munitions, a expliqué le chef de la police.
27/6

2eme versionµ

26/6

Les résistants pakistanais ont revendiqué une attaque contre un poste de police de l'ouest du pays qui a fait 12 morts.

Armés de fusils d'assaut et de grenades, un résistant et sa femme ont pris en otage une douzaine de policiers durant plusieurs heures dans une localité proche du Sud-Waziristan, un fief des résistants à la frontière afghane.

Ils ont tué cinq policiers puis se sont fait exploser au moment où les commandos sont entrés dans le poste, causant la mort de sept autres membres des forces de l'ordre.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/06/26/001-kamikazes-policiers-pakistan.shtml

09 juillet

Au moins cinq personnes ont été tuées samedi dans l'attaque par des résistants de deux véhicules dans le nord-ouest du Pakistan, tandis que le conducteur d'un camion-citerne de l'Otan a été abattu dans le sud-ouest, ont annoncé les autorités.

Cinq personnes ont été tuées et 11 blessées dans le mitraillage par des résistants de leurs deux véhicules dans la zone tribale du Jawakai (nord-ouest), à environ 50 kilomètres à l'est de Peshawar, a indiqué à l'AFP Sahibzada Mohammad Anis, un haut responsable du gouvernement.

Le chef local de la police Mohammad Masood Khan Afridi a confirmé la fusillade et les morts, et a estimé que c'était «l'œuvre de résistants». L'attaque n'a pas été revendiquée, dans une région en proie à une insurrection.

AP

09-07

Dans la province du Baloutchistan (sud-ouest), des hommes armés à moto ont abattu le conducteur d'un camion-citerne transportant du carburant pour les forces de l'Otan dans l'Afghanistan voisin, a indiqué à l'AFP Zafarullah Baloch, ministre de l'Intérieur de la province.

AP

09/07

Au moins 24 personnes ont été tuées dans un double attaque kamikaze visant un général de l'armée à Quetta, dans le sud-ouest du Pakistan, que les résistants ont revendiqué en représailles à l'arrestation récente d'un haut responsable de la résistance dans cette ville.

Un homme a d'abord fait exploser sa voiture piégée pour ouvrir une brèche dans le mur d'enceinte de la résidence du général de brigade Farrukh Shahzad, commandant adjoint des Frontier Corps (FC), une unité paramilitaire rattachée à l'armée, a expliqué à l'AFP Hamid Shakil, un officier de la police de Quetta, la capitale de la province du Baloutchistan.

Puis un kamikaze à pied a lancé deux grenades avant de faire exploser sa bombe dans l'enceinte de la résidence, endommageant considérablement la maison.

«Vingt-quatre personnes ont péri», dont l'épouse du général Shahzad, deux enfants et 11 soldats membres des FC chargés de la sécurité d'un convoi qui attendaient leur supérieur devant sa maison, a indiqué Hamid Shakil. Au moins 82 autres personnes, dont le général Shahzad et un de ses enfants, ont été blessées, a-t-il poursuivi.

http://www.cyberpresse.ca/international/asie-oceanie/201109/07/01-4432149-24-morts-dans-un-double-attentat-visant-un-general-pakistanais.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_asie-oceanie_290_section_POS1

 

09-07

Il y a une dizaine de jours, les ‘Frontier Corps’ du Baloutchistan ont participé à l'arrestation de Younis al-Mauritani, le principal chef des «opérations extérieures» d'Al-Qaïda, menée par les services de renseignements de l'armée pakistanaise, l'ISI.

Ehsanullah Ehsan, le porte-parole du Mouvement des résistants du Pakistan (TTP), a revendiqué la double attaque kamikaze de mercredi dans un entretien téléphonique avec l'AFP, en représailles à l'arrestation d'Al-Mauritani et de deux complices.

L'armée a rendu cette arrestation publique lundi et insisté sur le fait qu'elle a été réalisée avec «l'assistance technique des services de renseignements américains».

Al-Mauritani est «un cadre important et membre de l'état-major d'Al-Qaïda, lié aux menaces récemment mises au jour visant l'Europe», a indiqué à l'AFP un responsable de services de renseignement occidentaux, sous couvert de l'anonymat.

Al-Mauritani avait été chargé «personnellement» par ben Laden «de cibler les intérêts économiques des États unis, dont des gazoducs et des oléoducs, des centrales électriques, mais aussi des pétroliers, à l'aide de bateaux rapides bourrés d'explosifs dans les eaux internationales», précisait lundi l'armée.

L'arrestation d'Al-Mauritani constitue aussi un net réchauffement des relations entre Islamabad et Washington. La Maison-Blanche avait d'ailleurs aussitôt chaudement félicité les forces de sécurité pakistanaises.

Depuis le raid d'Abbottabad, les relations entre les États-Unis et le Pakistan, leur allié-clé dans leur «guerre contre le terrorisme» depuis fin 2001, s'étaient sérieusement dégradées, en particulier entre l'ISI et la CIA, qui avaient quasiment cessé de collaborer.

De hauts responsables à Washington accusaient Islamabad -et notamment l'ISI et l'armée- de complicité pour expliquer que ben Laden ait pu se terrer plusieurs années dans une ville-garnison non loin de la capitale. Et Islamabad reprochait à Washington de ne pas l'avoir averti de ce raid héliporté nocturne, que l'armée pakistanaise et l'ISI ont vécu comme une humiliation et une brimade.

IRNA

http://www.cyberpresse.ca/international/asie-oceanie/201109/07/01-4432149-24-morts-dans-un-double-attentat-visant-un-general-pakistanais.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_asie-oceanie_290_section_POS1

07/08/

Au moins 16 camions-citernes transportant des carburants pour les troupes de l'OTAN en Afghanistan ont été détruits dans l'explosion d'une bombe, samedi, dans le Nord-Ouest du Pakistan a annoncé la police locale.
28 camions-citernes qui étaient garés dans un terminal à proximité de Peshawar, la principale ville du Nord-Ouest du Pakistan, ont été visés par une bombe qui, en explosant a déclenché un incendie. 16 des véhicules ont été détruits, précise la même source. Aucune victime n'a été enregistrée, a-t-il ajouté. Aucun groupe n'a encore revendiqué la responsabilité de l'attentat. Des attentats similaires ont déjà, été commis par les Résistants dans le but de perturber la logistique de plus de 130. 000 militaires étrangers sous le commandement américain, en Afghanistan.

IRIB- 
http://french.irib.ir/info/international/item/134045-pakistan--16-camions-citernes-de-lotan-d%C3%A9truits-dans-une-explosion



b) Action des Usa

Attaques de drones américains..

Des responsables pakistanais rapportent que des attaques présumées de drones américains ont fait 12 morts dans le nord-ouest du Pakistan, une zone abritant des résistants.

Une première attaque a visé un véhicule dans la zone tribale de Kurram, faisant cinq morts, selon Noor Alam, un responsable local. Alors que des membres d'une tribu accouraient sur les lieux, le véhicule a été à nouveau frappé, faisant deux autres morts.

Quelques minutes plus tard, un drone américain présumé a attaqué une maison voisine, tuant cinq personnes, a précisé M. Alam. Sept des 12 tués sont des résistants afghans dont les corps ont été emmenés de l'autre côté de la frontière pour être enterrés,( ???) a-t-il ajouté.

Les tirs de missiles ont été confirmés par deux responsables du renseignement pakistanais ayant requis l'anonymat.

23/6

 http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110620.FAP9883/pakistan-12-morts-dans-des-attaques-de-drones.html

06-07

Six personnes ont été tuées, lors de l'attaque de drones américains, dans une zone tribale du Nord-Ouest du Pakistan
Le drone US a tiré deux missiles sur une pension, à Mir Ali, à, environ, 25 kilomètres, à l'Est de Miranshah, la principale ville de la zone tribale du Nord Waziristan. "La pension a été complètement détruite. Au moins, six personnes ou résistants, ont été tuées, par cette frappe de drone américain," a précisé le responsable des forces de sécurité de Mir Ali. "Cinq autres résistants ou personnes ont été blessés". La maison se trouvait, à, environ, 200 mètres du principal bazar de Mir Ali, a ajouté le responsable.

IRIB


Tués par un bombardement de drone américain.

- Quatre résistants présumés ont été tués par un bombardement de drone américain dans une des zones tribales du Nord-Ouest du Pakistan, ont annoncé des responsables locaux.
Cette attaque de drone, la seconde en deux jours, a eu lieu dans le Waziristan du Nord, un district frontalier de l'Afghanistan et bastion des résistants résistants alliés à Al-Qaïda.
Deux missiles tirés par un drone ont frappé un véhicule transportant des résistants à Qutab Khel, un village situé à environ 5 km à l'est de Miranshah, principale ville du Waziristan du Nord, a déclaré à l'AFP un responsable local des services de sécurité sous couvert d'anonymat.
Quatre résistants ont été tués, a-t-il ajouté. Ce bilan a été confirmé par un autre responsable local des services de sécurité.
Les bilans des combats ou des attaques de drones livrés par les responsables pakistanais de la sécurité sont impossibles à vérifier, ces zones étant interdites d'accès et souvent aux mains des résistants islamistes.

02-08
02-08

Lundi, les drones américains avaient bombardé un véhicule près de Wana, principale ville du district voisin du Waziristan du sud, tuant quatre résistants selon des responsables locaux de la sécurité. Il s'agissait de la première attaque de drone américain depuis le 12 juillet.
Ces bombardements interviennent durant une période de tensions entre le Pakistan et les Etats-Unis, qui ont annoncé en juillet la suspension d'une partie de leur aide militaire à Islamabad en représailles de récentes mesures pakistanaises limitant l'activité militaire américaine dans le pays.
Les relations entre les deux pays, alliés depuis que le Pakistan s'est rallié fin 2001 à la guerre contre le terrorisme américaine dans la région, sont au plus bas depuis le raid unilatéral américain qui a tué Oussama Ben Laden le 2 mai dernier à Abbottabad (nord du Pakistan).

 

Analyse


02-08

Symboles de la relation ambiguë qui lie le Pakistan et les Etats-Unis depuis la fin 2001, ces frappes non confirmées par Washington (mais seule la CIA possède de tels appareils dans la région) sont officiellement dénoncées par Islamabad. Mais la plupart des observateurs estiment qu'elles font l'objet d'un accord tacite entre Islamabad et les Etats-Unis, qui versent chaque année au Pakistan, en déficit chronique, plus de 2 milliards de dollars d'aide.
Les Etats-Unis considèrent les zones tribales pakistanaises comme l'endroit le plus dangereux du monde,.
Mais c'est le Pakistan qui, avec l'Afghanistan, paye le plus lourd tribut. Quelque 5.000 personnes, des civils pour la grande majorité, ont péri dans tout le pays depuis quatre ans dans près de 500 attentats attribués aux résistants et à leurs alliés.

http://www.romandie.com/news/n/_Pakistan_4_morts_dans_un_bombardement_de_drone_americain_020820111808.asp

10.08.

Un drone (avion sans pilote) américain a tiré deux missiles. Il a détruit un véhicule et un campement près de Miranshah, la principale ville du Waziristan du Nord, un district frontalier de l'Afghanistan et bastion des résistants résistants alliés à Al-Qaïda. Un responsable à Peshawar a confirmé l'attaque.

Un bilan précédent avait fait état de 7 morts. "Des nouveaux corps ont été découverts sous les débris. Vingt-et-un résistants du groupe Haqqani ont été tués et trois blessés",

AP

05/09/

Les drones américains ont tiré des dizaines de missiles contre la région du Waziristân du sud, où ils ont tué sept civils et ont blessé des dizaines d’autres. L’information ne contient pas de détails supplémentaires. Le gouvernement et la population ont à maintes reprises, protesté contre les raids US qui font quotidiennement des dizaines de victimes.

Irib



c) Action de l’armée Pakistanaise

08/07

Des officiers ont affirmé aujourd'hui que l'armée avait tué 42 ( ?) résistants et perdu huit soldats en quatre jours d'offensive dans un fief des résistants alliés à Al-Qaïda dans le nord-ouest du Pakistan.
L'armée avait annoncé le lancement d'une opération visant le Mouvement des Résistants du Pakistan (TTP), et ses alliés dans le district tribal de Kurram, frontalier avec l'Afghanistan.

 AFP



2 Politique

a) Pakistan

Dans les coulisses et au sénat

17.06.

Le Pakistan a accusé  l'Otan d'avoir bombardé l'un de ses postes militaires dans le nord-ouest de son territoire, près de la frontière avec l'Afghanistan.
Les autorités pakistanaises ont exprimé leur vive préoccupation auprès de l'ambassade des Etats-Unis à Islamabad.

AP

AP

 Rapprochement

Nucléaire: Rapprochement entre l'Inde et le Pakistan.

Le Pakistan et l'Inde sont convenus ce vendredi de mettre au point de nouvelles mesures susceptibles de favoriser un climat de confiance entre eux dans le domaine nucléaire.

Ces deux pays voisins, rivaux et détenteurs de l'arme atomique, ont aussi décidé de favoriser la circulation des personnes et des biens des deux côtés de la Ligne de contrôle séparant le Cachemire, principal litige territorial entre eux.

Ces décisions ont été prises lors d'une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays, l'Indienne Nirupama Rao et son homologue pakistanais Salman Bashir. Ces entretiens ont débouché sur des progrès plus importants que prévu.

http://www.20minutes.fr/ledirect/747471/nucleaire-rapprochement-entre-inde-pakistan

 

Le gouvernement n'a jamais autorisé l'armée américaine d'utiliser les bases pakistanaises pour lances des frappes aériennes sur les résistants dans les régions tribales. 

Le Premier ministre pakistanais Syed Yusuf Raza Gilani a déclaré que son gouvernement n'avait jamais autorisé l'armée américaine à utiliser les bases pakistanaises pour lances des frappes aériennes sur les résistants dans les régions tribales.
M. Gilani a tenu ces propos en réponse à des informations selon lesquelles des drones américains utilisent la base aérienne de Shamsi, dans le sud-ouest du Pakistan, pour attaquer les repaires des terroristes dans les régions tribales du Pakistan.
Le ministre pakistanais de la Défense Ahmed Mukhtar avait déclaré la semaine dernière que le Pakistan avait demandé aux Etats-Unis de quitter la base de Shamsi.
Le chef de l'armée de l'Air pakistanaise a déclaré en mai devant le Parlement que la base de Shamsi a été louée aux Emirats arabes unis.
Selon la presse pakistanaise, les Emirats arabes unis ont autorité les drones américains à utiliser cette base pour lancer des attaques de drone dans la région à la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan, le bastion des résistants.
"Mon gouvernement n'a jamais autorisé les Etats-Unis à utiliser les bases pakistanaises pour mener des attaques de drone", a affirmé M. Gilani. "L'ancien gouvernement du président Pervez Musharraf avait autorisé les avions américains à utiliser les bases pakistanais pour des missions de reconnaissance", a reconnu Gilani.
Les drones américains attaquent souvent les objectifs dans les régions tribales du Pakistan, à la frontière avec l'Afghanistan, où sont retranchés les résistants, malgré l'opposition des autorisés du Pakistan.

04-07

 http://french.news.cn/monde/2011-07/04/c_13963557.htm

 

L’armée assure pouvoir fonctionner sans l'aide américaine.

Islamabad a réagi, lundi 11 juillet, à l'annonce américaine de suspendre une partie de son aide militaire au Pakistan, estimant que l'armée pouvait fonctionner sans apport financier extérieur.

Son porte-parole, le général Athar Abbas, a ajouté qu'il n'avait, pour l'heure, reçu aucune notification officielle de la décision américaine.

L'annonce faite dimanche par le secrétaire général de la Maison Blanche, William Daley, reflète les tiraillements croissants de l'administration Obama sur la façon d'améliorer la coopération du Pakistan, allié sur lequel Washington s'appuie pour réprimer le djihadisme, notamment en Afghanistan, mais avec lequel les relations se sont sévèrement dégradées.

Le bras droit du président américain a confirmé que la décision portait sur environ 800 millions de dollars d'aide militaire, soit plus d'un tiers du budget de plus de 2 milliards de dollars que les Etats-Unis versent chaque année au pays. Un chiffre publié auparavant par le New York Times.

Une partie de cette somme sert à financer le déploiement de plus de 100 000 soldats pakistanais le long de la frontière avec l'Afghanistan. Les ventes d'armes au Pakistan, comme les avions de combat F-16, et l'aide non militaire à ce pays éprouvé par les ravages des inondations de 2010, ne sont pas concernées, selon des responsables cités par le New York Times.

18 MILLIARDS DE DOLLARS VERSÉS DEPUIS 2001

Le Pakistan a reçu 18 milliards de dollars des Etats-Unis depuis les attentats du 11-Septembre, lorsqu'Islamabad a officiellement mis fin à son soutien aux résistants afghans et décidé de coopérer avec Washington. Les relations entre les deux pays sont cependant restées délicates et le raid américain du 2 mai en territoire pakistanais au cours duquel Oussama Ben Laden a été tué a cristallisé la suspicion mutuelle.

Côté américain, la présence du chef d'Al-Qaida dans une ville-garnison du nord du Pakistan a relancé les doutes sur la compétence des services de sécurité pakistanais, et alimenté les soupçons sur des complicités avec la nébuleuse islamiste. Les Etats-Unis considèrent que les principaux cadres d'Al-Qaida se cachent au Pakistan et entraînent leurs kamikazes dans les camps des résistants pakistanais, dans les zones tribales du Nord-Ouest, qui servent également de bases aux résistants afghans.

Côté pakistanais, le raid été vécu comme une humiliation par l'armée, institution clé de ce grand pays musulman de 170 millions d'habitants à l'opinion publique majoritairement anti-américaine.

LA TENSION SUSCITÉE PAR LE RAID D'ABBOTTABAD N'EST PAS RETOMBÉE

Dès le 25 mai, plus de 100 conseillers militaires américains ont dû quitter le pays. Parallèlement, aux Etats-Unis, de nombreux parlementaires ont accentué la pression pour couper toute assistance au Pakistan, troisième bénéficiaire de l'aide américaine après l'Afghanistan et Israël.

L'assassinat fin mai du journaliste Syed Saleem Shahzad, auteur d'articles sur les liens présumés entre Al-Qaida et l'armée pakistanaise, a ajouté aux crispations.

Le plus haut gradé américain, l'amiral Mike Mullen, s'est ouvertement inquiété que les autorités pakistanaises puissent y avoir trempé.

Manifestement, a fait observer dimanche William Daley, la tension politique suscitée par le raid d'Abbottabad au Pakistan n'est pas retombée. "Tant que nous ne serons pas sortis de ces difficultés, nous suspendrons une partie de l'argent que les contribuables américains se sont engagés à verser", a-t-il prévenu. "Nous faisons de notre mieux pour jouer ensemble la partition mais nous disons à ceux qui sont en grande partie responsables des difficultés internes au Pakistan qu'ils ne peuvent pas continuer comme ça", avait de son côté prévenu le 23 juin la secrétaire d'Etat, Hillary Clinton.

Pour en savoir plus :

Lire "The double game" (le double jeu), un article de Lawrence Wright publié dans le New Yorker sur les relations diplomatiques américano-pakistanaises

 

Voir les articles de Courrier International et Pakistaniat.com sur la mort du journaliste Syed Saleem Shahzad

LEMONDE.FR avec AFP

11.07.11
http://www.lemonde.fr/international/article/2011/07/11/pakistan-l-armee-assure-pouvoir-fonctionner-sans-l-aide-americaine_1547229_3210.html


b) Usa

Occupation du Pakistan.

Washington suspend une partie de son aide militaire au Pakistan
Diplomatie Les États-Unis ont décidé de suspendre une partie de leur importante aide militaire au Pakistan, allié sur lequel Washington s’appuie pour réprimer les groupes islamistes armés, notamment en Afghanistan, mais avec lequel les relations se sont sévèrement dégradées. La décision annoncée dimanche par la Maison-Blanche a été saluée hier par l’Inde, estimant que ce soutien à son pays rival perturbait l’équilibre de l’Asie du Sud. La décision porte sur environ 800 millions de dollars d’aide militaire, soit plus d’un tiers de l’assistance supérieure à 2 milliards de dollars que les États-Unis versent par an au Pakistan. Cette aide va notamment au maintien de plus de 100 000 soldats pakistanais le long de la frontière avec l’Afghanistan. Les ventes d’armes au Pakistan, comme les avions de combat F-16, et l’aide non militaire à ce pays éprouvé par les ravages des inondations de 2010 ne sont pas concernées, selon des responsables cités par le New York Times.

Islamabad « a pris des mesures qui nous ont amenés à suspendre certaines aides que nous donnons à l’armée » pakistanaise, a expliqué le secrétaire général de la Maison-Blanche, William Daley. « La vérité, c’est que notre relation avec le Pakistan est très compliquée. »
« Nous n’avons reçu aucune notification officielle ou communication sur le sujet », a réagi hier le général Athar Abbas, porte-parole de l’armée pakistanaise. « Au-delà de cela, l’armée, aujourd’hui comme hier, a mené avec succès des offensives en utilisant ses propres ressources sans quelque soutien extérieur que ce soit », a-t-il ajouté.
Le Pakistan a reçu 18 milliards de dollars des États-Unis depuis les attentats du 11-Septembre 2001, lorsque Islamabad a officiellement mis fin à son soutien aux résistants afghans et décidé de coopérer avec Washington. Les relations entre les deux pays sont cependant restées délicates et le raid américain du 2 mai en territoire pakistanais, au cours duquel Oussama Ben Laden a été tué, a cristallisé la suspicion mutuelle.
Côté américain, la présence du chef d’el-Qaëda dans une ville de garnison du nord du Pakistan a relancé les doutes sur la compétence des services de sécurité pakistanais, voire des complicités avec la nébuleuse islamiste. Les États-Unis considèrent que les principaux cadres d’el-Qaëda se cachent au Pakistan(…)  et y entraînent leurs kamikazes dans les zones tribales du Nord-Ouest, qui servent également de base aux résistants afghans.
Côté pakistanais, le raid a été vécu comme une humiliation pour l’armée pakistanaise, institution-clé de ce pays musulman de 170 millions d’habitants à l’opinion publique majoritairement antiaméricaine. Dès le 25 mai, plus de cent conseillers militaires américains ont dû partir.
(Source : AFP)

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/712596/_Washington_suspend_une_partie__de_son_aide_militaire_au_Pakistan.html

 

Les Etats-Unis accusent le Pakistan de soutenir le réseau Haqqani.  

La Maison Blanche a réitéré son appel mardi au Pakistan pour qu'il rompe tout lien avec le réseau résistants Haqqani, sujet qui provoque une tension très vive entre Washington et Islamabad.

"Nous avons exprimé très clairement nos opinions là-dessus. Le réseau Haqqani est responsable d'attaques contre l'ambassade américaine à Kaboul et contre l'Isaf", a affirmé le porte-parole du président Barack Obama, Jay Carney, ajoutant que "le gouvernement pakistanais doit prendre des mesures pour s'occuper des liens qui existent" entre lui et le réseau.

Plusieurs responsables américains ont accusé publiquement ces derniers jours le Pakistan de soutenir clandestinement le réseau résistants Haqqani, l'un des ‘pires’ ennemis de l'Otan en Afghanistan, en lui demandant de rompre tout lien avec lui.

Le Premier ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani a de son côté accusé Washington de faire du Pakistan le bouc-émissaire de son échec en Afghanistan.

29/09/2011

Irib



c) Les voisins

Iran

L'Iran et le Pakistan renforcent leurs relations bilatérales.  

Téhéran-Islamabad en dépit des efforts américains pour endommager les liens amicaux entre les deux nations voisines musulmanes ont choisi de renforcer leurs relations bilatérales.
En plus d'être des pays voisins et de disposer d'une frontière commune de plus de 900 km avec le Pakistan, l'Iran est le seul pays avec lequel le Pakistan partagent des relations séculaires, basées sur des liens culturels, ethniques et spirituels.
L'Iran a offert une plus étroite coopération au Pakistan pour résoudre sa crise énergétique, mais plusieurs hauts responsables américains se sont opposés au projet de gazoduc irano-pakistanais.
Le Pakistan a annoncé qu'il refuserait toute pression sur la construction du gazoduc et mettrait en œuvre ce projet pour résoudre sa pénurie énergétique.
Les médias pakistanais ainsi que tous les cercles politiques et sociaux soutiennent l'achèvement rapide du projet soulignant qu' aucune pression étrangère ne doit être acceptée.
L'Iran a également fait don de 100 millions de dollars pour les victimes des inondations au Pakistan.
L'Iran a été le premier pays à envoyer son ministre de l'Intérieur qui a remis personnellement les premiers secours aux personnes touchées par les inondations dans le sud du Pakistan, témoignant ainsi également des relations entre les deux pays.

12/10/2011

Irna



c) Dans le monde

Grande Bretagne

Départ des formateurs militaires britanniques ?

Le Pakistan a demandé le départ de formateurs militaires britanniques, a indiqué le ministère de la Défense après une information du quotidien The Guardian évoquant leur "expulsion" liée aux tensions consécutives au raid américain contre Oussama Ben Laden.
"Le gouvernement pakistanais a demandé au Royaume-Uni de retirer certaines de ses équipes de soutien de manière temporaire pour des raisons de sécurité", a indiqué un porte-parole du ministère de la Défense à Londres. "Nous apportons une aide à la formation, à l'invitation du gouvernement pakistanais, et nous accueillons favorablement leurs conseils dans ce domaine. Les équipes de formateurs vont poursuivre leur propre formation et seront prêts à être à nouveau déployées à la première occasion", a-t-il précisé, sans vouloir faire plus de commentaires.
Le quotidien britannique The Guardian évoque "l'expulsion" d'une vingtaine de formateurs reliée aux récentes tensions entre le Pakistan et ses alliés occidentaux, en premier lieu les Etats-Unis, à la suite de l'opération militaire américaine, le 2 mai, dans laquelle le chef d'Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, a été tué.
L'opération a été menée
sans l'autorisation préalable du Pakistan. La présence de Ben Laden dans ce pays depuis longtemps a par ailleurs fait naître des accusations de complicité à l'encontre de l'armée pakistanaise.

Les Etats-Unis ont récemment annoncé le retrait de formateurs militaires, demandé par Islamabad. Leur nombre devrait passer de 130 à moins de 40.

AFP

27/06



2 Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

2-1 yess : Les soldats américains qui auraient tués Ben Laden sont morts. (...)

Sur la mort d’Oussama Ben Laden, il n’y avait ni corps ni photographie. Depuis vendredi soir, il n’y aura plus aucun témoin direct non plus, puisque les membres du « Navy SEAL Team 6 » (unité d’élite sous commandement de la CIA) qui avaient participé à l’opération anti-Ben Laden, sont morts dans le crash de l’hélicoptère.

Un hélicoptère Chinook de l’armée US s’est écrasé vendredi soir vers 23h, dans une province du centre de l’Afghanistan, après avoir été touché par deux grenades RPG-7 tirées par les résistants afghans. L’attaque a fait 38 morts, dont 30 membres du « Navy SEAL Team 6 » (1) qui avaient participé à l’ « Opération Neptune’s Spear » (2).

La boucle est… bouclée.

1. Le Navy SEAL Team 6 est «l’élite de l’élite» de l’armée américaine. Une unité chargée exclusivement de l’antiterrorisme, sous le commandement de la CIA.
2. Selon les officiels US, l’opération avait été menée par « deux douzaines d’hommes ».
Source : mecanopolis

Écrit par Ilyess

Vendredi, 12 Août 2011 05:06   

http://www.uam93.com:80/news/les-soldats-americains-qui-auraient-tues-ben-laden-sont-morts.html



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19