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07/12/2008

n°222- dossiers de l'Afghanistan - 6-12 : -Début - : Obama prend parti pour la suprématie militaire US.

n°222- dossiers de l'Afghanistan - 6-12 : -Début - : Obama prend parti pour la suprématie militaire US.


dossiers de l'Afghanistan               222 au 06-12                 


Sommaire : 

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1 1 Vidéo : On ne gagnera pas la guerre en Afghanistan»

1 2 "Les guerres scélérates . Impérialisme, hégémonie et terrorisme d’Etat",

2 Les brèves

2 1 Confusions européennes révélatrices.

3 Dossier & Point de vue.

3 1 Lakhdar Brahimi : Guerre en Afghanistan : pour une solution politique.

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1  Dream Team” et désordre.

4-2 Paul Craig Roberts : Obama a trompé ses électeurs en choisissant ses conseillers.

-fin-

4 3 Daphné BENOIT : Obama prend parti pour la suprématie militaire US.

4 4 Le Rapport Anti-empire : Obama, Mumbai.

4 5 Il faut savoir tenir les promesses que l’on n’a pas faites.



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1 1 Vidéo : On ne gagnera pas la guerre en Afghanistan»

Jean-Dominique Merchet, journaliste à Libération et auteur de «Mourir en Afganistan», estime que la France doit préparer les conditions de son départ.Propos recueillis par Ophélie Wallaert
http://www.lefigaro.fr/international/2008/12/05/01003-20081205ARTFIG00410-on-ne-gagnera-pas-la-guerre-en-afghanistan-.php
05/12/2008 |.


1 2 "Les guerres scélérates. Impérialisme, hégémonie et terrorisme d’Etat",

 "Pour William Blum, ancien fonctionnaire du Département d’Etat, la guerre froide, sous couvert d’anticommunisme, ne fut en réalité qu’un incessant combat pour la domination du monde par les Etats-Unis. L’auteur de L’Etat voyou dresse un réquisitoire contre les guerres scélérates menées par les gouvernements américains successifs, de la Chine dans les années 40, à l’invasion de l’Irak en 2003".(4ème de couverture).

Ecrit de façon magistrale, ce livre est indispensable pour comprendre la politique étasunienne contemporaine.

En plus il se lit comme un (excellent, et terrifiant) polar !

Nécessaire, à chaque nouvelle agression des Usa, dans n’importe quelle partie du monde, pour reprendre l’histoire (et la géographie) si ce n’est du début, au moins depuis les 60 dernières années. De façon argumentée, drôle et radicale.

 Les lecteurs qui ne l’auraient pas encore fait peuvent se précipiter sur " Les guerres scélérates . Impérialisme, hégémonie et terrorisme d’Etat", du même auteur (Editions Parangon).

Indispensable pour forger ses propres clés d’analyse sur la politique impérialiste Usraélienne.

m-a patrizio



2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

2 1 Confusions européennes révélatrices.

Les services secrets allemands (BND) ont espionné pendant des années au moins deux organisations caritatives en Afghanistan pour mieux juger de la situation sécuritaire dans ce pays, rapporte le magazine Spiegel à paraître lundi.
Le BND aurait notamment surveillé les communications de la Deutsche Welthungerhilfe, une association de lutte contre la faim, et celles du Bureau de sécurité des ONG en Afghanistan (ANSO), qui coordonne les renseignements sécuritaires pour les organisations non-gouvernementales occidentales à Kaboul.
Le BND aurait eu connaissance d'au moins 2.000 courriels, fax, et conversations téléphoniques provenant de ces deux organisations entre octobre 2005 et avril 2008 dans le but de mieux appréhender les attaques terroristes dans le pays.
L'article du Spiegel relève un détail jugé croustillant: le fait que l'ONG Welthungerhilfe était dirigée à l'époque par Ingeborg Schäuble, l'épouse du ministre allemand de l'Intérieur. Cette organisation a refusé pour le moment de s'exprimer sur cette affaire.

04/12/2008

(belga/CB)http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/533483/2008/12/06/Les-services-secrets-allemands-ont-espionne-des-ONG-en-Afghanistan.dhtml



3  Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3 1 Lakhdar Brahimi : Guerre en Afghanistan : pour une solution politique.

L’ancien chef de la diplomatie algérienne Lakhdar Brahimi a pris samedi dernier à contre-pied de nombreux pays engagés dans la guerre en Afghanistan.

Celui qui fut le grand ordonnateur des accords de Bonn qui avaient permis de tourner la page du régime des talibans, conclus peu de temps après l’invasion américaine en novembre 2001, mais aussi connaisseur des arcanes de l’ONU pour avoir été en charge de nombreux dossiers chauds, sait de quoi il parle même si cela va à contre-sens des plans américains de poursuivre la guerre dans ce pays où les résistants reprennent plus ou moins du terrain. On se rappelle que le secrétaire américain à la Défense a demandé l’envoi de renforts. C’est dans ce contexte qu’intervient la sortie de celui qui fut aussi secrétaire général adjoint de l’ONU et représentant spécial, entre autres pour l’Afghanistan et l’Irak. Pour Lakhdar Brahimi, seule une solution politique peut permettre le règlement de la situation en Afghanistan.

« C’est une solution fondée sur une réconciliation nationale, sur une main tendue, sur un marchandage politique entre toutes les parties disposées à participer à ce marchandage. Même le Secrétaire général de l’OTAN ne prend jamais la parole sans dire qu’il n’y a pas de solution militaire », a expliqué M. Brahimi, dans un entretien diffusé samedi dernier par la chaîne de télévision française. C’est aussi le point de vue du président afghan Hamid Karzai partisan de négociations que l’on dit déjà engagées par l’intermédiaire de l’Arabie Saoudite et sur son territoire.

Le diplomate a souligné la nécessité de « tendre la main aux talibans », comme le préconise justement le chef de l’Etat afghan Hamid Kerzai, et contre l’avis des Américains. « Je crois que nous avons tous fait une erreur considérable après les Accords de Bonn, car c’est là que nous aurions dû tendre la main aux talibans, au moment où ils étaient démoralisés. Ils avaient été dispersés à travers le pays. C’est là qu’il aurait fallu leur tendre la main. Malheureusement, nous ne l’avons pas fait », a-t-il indiqué, précisant que « maintenant, les talibans sont beaucoup plus forts qu’ils ne l’étaient à l’époque. Ils considèrent qu’ils peuvent gagner cette guerre et ce sera donc très difficile de leur parler ». Lakhdar Brahimi a plaidé pour une « solution afghane du problème ». « Nous sommes en Afghanistan en 2008 et la solution qu’il faut trouver est celle qui convient aux Afghans de 2008. La solution n’est pas à trouver à Paris, à Washington, à Londres ou n’importe où ailleurs. Il faut regarder la société afghane et voir ce qu’elle veut et ce qu’elle peut faire », a-t-il indiqué.

Concernant la situation en Irak, l’ex-représentant spécial du SG de l’ONU a indiqué qu’il partageait le jugement de la très grande majorité des Américains, « jugement extrêmement sévère sur ce qu’il s’est passé en Irak. On a détruit un pays pour absolument rien, apparemment ». Pour lui, « la politique américaine a été jusqu’à présent un échec total. Les Irakiens et beaucoup de personnes, y compris des Américains, disent qu’il y a eu un million de morts ». Le changement opéré dans l’Exécutif américain, après l’élection du démocrate Barack Obama, le 4 novembre dernier, semble porteur de changements dans la politique étrangère américaine. « Il y a des signes qui justifient un optimisme relatif, très mesuré. Obama a été un des premiers à dire que faire la guerre était une erreur et il n’a pas cessé de dire que la politique américaine n’a pas été comme elle aurait dû l’être en Irak, ni avant, ni pendant, ni après la guerre », a déclaré M. Brahimi.

Sur ce sujet précis uniquement, M. Obama qui prendra ses fonctions le 20 janvier prochain a déjà dit ce qu’il pense et ce qu’il fera, étant partisan du retrait des troupes US d’Irak, un processus au demeurant que négocie déjà l’administration sortante. Et dans ce cas de figure, c’est pour renforcer la guerre en Afghanistan, espérant ainsi une victoire devenue de plus en plus improbable.

Par T. H.

http://www.elwatan.com/Guerre-en-Afghanistan-Lakhdar



4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1  Dream Team” et désordre.

Sorti de quelques pensées “bling bling” (“Dream Team”, “The Best and the Brightest”) qui rassurent les chroniqueurs européens qui ne demandent qu’à être rassurés, il est vrai qu’il y a beaucoup à dire sur la façon dont Obama constitue son administration. On s’est beaucoup attardé à l’équipe économique mais nous préférons nous attarder à l’équipe de sécurité nationale. Et nous notons d’abord:

• L’équipe de sécurité nationale (Clinton au département d’Etat, Gates à la défense, James Jones au NSC) sera présentée la semaine prochaine. L’équipe économique a été présentée lundi dernier. Cette préséance n’est pas indifférente. L’équipe économique est la plus sollicitée, la plus importante, la plus nécessaire. La priorité est totalement intérieure. La crise gronde.

• Cette façon de procéder, en mettant en place l’administration par “équipes”, est très inhabituelle. D’habitude, on opère par individualités, sans ordre de préséance particulière sinon celle de la coutume, sans qu’il faille voir une indication dans la façon de procéder. Cette fois, au contraire, cette présentation a un sens, ou, disons, elle crée un sens, aidée en cela par les événements. Ce sens nous confirme ou nous dit : 1) que les affaires économiques et financières priment tout, et 2) que l’administration semble se décomposer en plusieurs “équipes”, ou “modules” comme l’on dirait aujourd’hui, qui prennent l’allure après tout de plusieurs petits gouvernements dans un gouvernement; il y a principalement le gouvernement économique et le gouvernement de sécurité nationale, auquel pourrait s’adjoindre par exemple un gouvernement des domaines nationaux (infrastructures, sécurité intérieure, justice, etc.).

On a compris qu’au départ Obama sera plutôt et très fortement préoccupé par son “gouvernement économique”. En raison de l'autorité indéniable du nouveau président, la composition et le fonctionnement “naturel” de ce “gouvernement”-là sont moins importants que ceux du “gouvernement de sécurité nationale”, qui devrait être plus laissé à lui-même. C’est à celui-là que nous nous attachons. Effectivement, l’équipe de sécurité nationale sera présentée la semaine prochaine, avec Hillary Clinton au département d’Etat, Gates restant au Pentagone, le général des Marines à la retraite et ancien SACEUR, James Jones, comme directeur du National Security Council (NSC). Antiwar.com donne, le 25 novembre, quelques détails et références sur la chose.

Plus intéressant pour notre propos est le commentaire de Steve Clemons du 25 novembre également, sur son site The Washington Note. Il parle d'abord de la nomination de Gates (son maintien au Pentagone), qui est considérée comme quasiment acquise. Puis il enchaîne, – c’est ce qui nous intéresse surtout, – sur les relations dans l’équipe de sécurité nationale ainsi formée.

«I had moved close to the view that Gates should go. My thinking at the time was that Gates played a vital role “Out-Cheneying Cheney” in the last couple of years of G.W. Bush's term, but that his skill at crunching out the ambiguity in the national security decision making process that Cheney and Rumsfeld exploited would not be necessary in the Obama White House ecosystem. In other words, one needed Gates to be a constraint on Bush, but why would Obama want to run the risk that Gates would constrain his team?

»After speaking to some other national security policy experts very close to Bob Gates and General Brent Scowcroft, I changed course and began to see the value of Gates staying at DoD. My hunch is that Gates wants a chance to make the kind of leaps in the Middle East I have been writing about for some time. He wants to try and push Iran-US relations into a constructive direction. He wants to change the game in Afghanistan – and the answer will not be a military-dominant strategy. He wants to try and stabilize Iraq in a negotiated, confidence building process that includes Saudi Arabia, Iran, Turkey and other regional forces. And he wants to support a big push on Israel-Palestine peace and reconfigure relations between much of the Arab League and Israel.

»This is a big order. And he wants to lurk in the shadows, behind the scenes and away from cameras and let other of Obama's team get the spotlight and credit. National Security Advisor-to-be Jim Jones is on the same page as Gates – and the two of them will constitute a considerably strong axis of power inside the Obama White House. My hunch is that Hillary Clinton and her State Department Deputy James Steinberg will work collaboratively to achieve this vision.

»It's a big gamble. There is a large chance of paralysis between big foreign policy/national security guns that don't like yielding to power rivals in an administration. But the gamble could be a very big payoff for Obama and the country – and would actually deliver the “change” that so many are expecting.…»

Clemons est habituellement vu comme un modéré et un réaliste, son public est plutôt du même calibre. Il faut pourtant lire les commentaires de cet article qui, en général, ne sont pas tendres. D’une façon générale, c’est une levée de boucliers, sur le thème: “Obama avait promis du changement et tout ce qu’il fait, c’est de recycler de vieilles têtes archi-connues, qui ont déjà bien servi et bien montré ce qu’elles pouvaient donner…”. Le seul “changement” que semble attendre Clemons de la formule, c’est, justement, que la formule marche, – que la synergie entre quelques vieux briscards produise quelque chose de nouveau. L’idée est intéressante mais la part faite à la “magie” d’Obama peut-être un peu excessive.

Affrontement d’ambitions et d’autorités

Sans trop s’engager sur des perspectives qui sont difficiles à distinguer, on peut tout de même faire quelques remarques. Elles s’enchaînent, se complètent, pour décrire une situation qui caractérise non pas quelques personnalités, non pas une possible “formule” mais bien cette sorte de “gouvernement de la sécurité nationale” de l’administration Obama qui se mettrait en place et dans lequel Obama n’aurait un départ qu’un intérêt secondaire, étant complètement accaparé par la crise intérieure aux USA.

D’abord, il y a la remarque que le “considerably strong axis of power” que vont former Jones et Gates concerne deux personnalités qui ont effectivement des affinités politiques, professionnelles et conceptuelles, deux personnalités qui se sont opposées chacune à leur façon à la politique extrémiste de GW Bush mais qui ont une forte culture liée au complexe militaro-industriel. Nous parlons moins, ici, d’orientation politique que d’autorité et de contrôle bureaucratique. A eux deux, Jones et Gates, ils peuvent prétendre contrôler la bureaucratie du CMI dans le sens qui leur importe, même si les rapports d’un Gates avec sa propre bureaucratie du Pentagone ne sont pas excellents; nous parlons ici d’un regroupement face à une concurrence possible de pouvoir, face à “l’extérieur”.

… L’“extérieur”, en l’occurrence c’est le département d’Etat, le concurrent naturel de la bureaucratie militaro-industrielle dans la formulation et la conduite de la politique de sécurité nationale. C’est-à-dire, Hillary Clinton.

Clinton, au contraire, est d’une autre culture. Son monde est la politique pure, avec ses réseaux d’influence, à Washington et au-delà. Elle a et elle aura à ses côtés (on le lui rapproche assez), son mari Bill avec ses multiples réseaux internationaux; certains sont parfois embarrassants parce que Bill, qui est une personnalité fantasque et entreprenante, ne s’embarrasse pas de précautions lorsqu’il s’agit de récolter de l’argent, mais cet ensemble lui donne une incontestable puissance. C’est “la maison Clinton”, dite “Billary”, qui est une puissance politique en soi, qui s’installe au département d’Etat. A première vue et sachant ce que l’on sait, il paraît improbable, sinon complètement vain, d’attendre de la “maison Clinton” une quelconque retenue au nom d’une sorte de solidarité gouvernementale. Les Clinton ne contrôlent pas la bureaucratie de sécurité nationale mais ils possèdent une formidable capacité d’influence et une ambition continuelle, non pour un but quelconque mais pour affirmer leur propre puissance. C’est ainsi que fonctionne Washington, c’est ainsi qu’ils fonctionnent.

Ce sont les situations respectives en place, telles qu’elles apparaissent. Elles forment une situation générale dont il est difficile de ne pas croire qu’il s’agit d’une situation idéale pour une concurrence d’ambitions et un affrontement comme Washington en a le secret, sinon l’habitude. La tension très grande de la situation internationale autant que la position nécessairement en retrait d’Obama sont des facteurs idéaux pour alimenter cette concurrence et cet affrontement. Les uns et les autres ont assuré leur position auprès d’Obama, notamment leur situation d’accès et d’influence auprès du président. Pour Jones, directeur du NSC, c’est une chose normale; pour Gates, qui a le poids du Pentagone affirmé durant la présidence Bush, c’est également normal. Hillary, elle, a bien montré ses intentions, en réclamant et, semble-t-il, en obtenant des conditions précises pour accepter la fonction.

Leonard Doyle, dans The Independent, du 23 novembre, précise ces conditions, – mentionnant d’ailleurs sans le relever précisément un autre facteur qui accentuera l’affrontement avec le NSC, qui est le probable transfert vers cet organisme des principaux conseillers de politique étrangère d’Obama adversaires d’Hillary: «Before Hillary Clinton has been formally offered the job as Secretary of State, a purge of Barack Obama's top foreign policy team has begun. The advisers who helped trash the former First Lady's foreign policy credentials on the campaign trail are being brutally shunted aside, as the price of her accepting the job of being the public face of America to the world. In negotiations with Mr Obama this week before agreeing to take the job, she demanded and received assurances that she alone should appoint staff to the State Department. She also got assurances that she will have direct access to the President and will not have to go through his foreign policy advisers on the National Security Council, which is where many of her critics in the Obama team are expected to end up.»

En un sens, on pourrait rapprocher la situation de l’équipe de sécurité nationale qui s’esquisse de celle qui exista avec Jimmy Carter de 1977 à 1980, avec la concurrence ouverte et constante entre Zbigniew Brzezinski (NSC) et Cyrus Vance (département d’Etat), mais avec le secrétaire à la défense Harold Brown restant relativement neutre. Encore cette situation reposait-elle sur une réalité, c’est-à-dire la dualité de Carter hésitant entre une politique ferme contre l’URSS (prônée par Brzezinski) et la recherche d’un réel compromis (défendu par Vance); et la démission de Vance, en avril 1980, entérina une évolution décisive de Carter, devenu fortement anti-soviétique avec l’invasion de l’Afghanistan par les Soviétiques en décembre 1979. (L’invasion avait été en partie suscitée par des mesures de soutien aux islamistes afghans, de Brzezinski, dès l’été 1979, et c’est là qu’on peut dire que Brzezinski l’emporta contre Vance.)

Mais la comparaison s’arrête là. La concurrence Brzezinski-Vance avait un objet compréhensible et, dirions-nous, “constructif”: l’orientation de la politique. Il n’en sera rien avec le “gouvernement de sécurité nationale” d’Obama, où les uns et les autres sont assez d’accord pour une poursuite à peine modérée de la politique extérieure actuelle. De même ne peut-on comparer cette situation avec celle de l’administration Bush, pourtant avec un président infiniment effacé; dans ce cas, il n’y eut ni affrontement, ni concurrence, Rumsfeld prenant très vite l’autorité centrale de la politique post-9/11, avec le soutien actif de Cheney et celui, bien entendu, de GW perdu dans ses rêves de grandeur. Powell fut complètement isolé au département d’Etat et Rice (directrice du NSC) alla vers où poussaient les vents dominants. (Le deuxième terme de GW n’a pas d’intérêt exemplaire: c’est un chaos qui enchaîne sur le premier terme et est déterminé par lui, donc sans valeur de référence propre.)

Le “gouvernement de sécurité nationale” d’Obama semble un cas exceptionnel parce qu’il devrait avoir une certaine autorité, par la seule volonté de ce président de s’attacher d’abord et essentiellement à la crise intérieure et déléguant de facto une partie de sa propre autorité pour les affaires extérieures. Les prétendants à la direction de ce “gouvernement” n’auront nulle part le moindre frein d’un éventuel sentiment d’illégitimité. La politique suivie n’étant pas vraiment en cause, il s’agira surtout d’une concurrence d’autorité, d’un affrontement de puissance, auxquels la propre dynamique des intérêts des uns et des autres pousseront évidemment et fortement. (La possibilité d’un rôle du vice-président Biden, spécialiste en politique extérieure, devrait renforcer plutôt qu’apaiser cette confrontation en rendant encore plus nécessaire l’affirmation des positions d’autorité des uns et des autres.) On pourrait alors se trouver devant un paradoxe. Alors qu’au départ, la politique extérieure semblerait fixée sur une continuité avec quelques aménagements de forme, les inévitables concurrences et affrontements pourraient justement conduire à des interférences graves dans cette politique, d’autant plus fortes qu’elles se feraient sans intention dans ce sens, donc sans véritable souci de leurs conséquences. C’est-à-dire que le désordre, la situation qui semblerait la plus improbable dans les conditions d’autorité d’Obama qui nous sont décrites actuellement, pourrait en être le résultat.

Le vœu de Clemons nous paraît singulièrement pieux, et son “intuition” («My hunch is that Hillary Clinton and her State Department Deputy James Steinberg will work collaboratively to achieve this vision») dépendre plutôt d’un désir idéalisé qu’enfin les USA se sortent du cloaque laissé par GW. D’ailleurs, il le sent bien, le brave Clemons, et nous dirions que c’est là sa bonne intuition lorsqu’il tempere son hypothèse: «It's a big gamble. There is a large chance of paralysis between big foreign policy/national security guns that don't like yielding to power rivals in an administration.» Ainsi Obama pourrait-il se réveiller, un triste matin, avec une politique de sécurité nationale en crise, en plus de sa crise intérieure.

Notons en post scriptum qu’il peut aussi y avoir l’inattendu, par exemple qu’en dernière minute l’accord avec Hillary ne se concrétise pas (l’annonce officielle est pour la semaine prochaine). Dans ce cas, comme le note aujourd’hui Adrian Hamilton dans The Independent…the appointment of Hillary Clinton, generally expected within the next week (it would be a huge blow to Obama's prestige now if it did not go through)»), ce serait un formidable revers pour Obama. D’ores et déjà et d’une façon ou l’autre, Hillary Clinton doit imprimer sa marque dans l’administration Obama, et avec une probabilité bien plus grande que ce soit vers le pire plutôt que vers le meilleur.

27 novembre 2008

www.dedefensa.org/article-_dream_team_et_desordre_27_11_2008.html - 25k -


4-2 Paul Craig Roberts : Obama a trompé ses électeurs en choisissant ses conseillers.

Si le changement promis par Obama implique l’abandon par l’Amérique de ses guerres d’agression et la fin de l’exploitation des contri­buables au profit de puissants intérêts financiers, comment expliquer le choix par le nouveau président de ses conseillers en politique étrangère et économique? Le choix de Rahm Israel Emanuel comme Secrétaire général de la Maison Blanche indique que le changement a pris fin avec l’élection d’Obama. La seule chose différente, ce sont les visages.

Un faucon au poste de Secrétaire général

Rahm Israel Emanuel a soutenu l’invasion de l’Irak par le président Bush. Il s’est fait un nom au sein du Parti démocrate en levant des fonds pour la campagne présidentielle grâce à ses contacts avec l’AIPAC (American Israeli Affairs Committee). Il est issu d’une famille de terroristes. Son père était membre de l’Irgun, organisation terroriste juive qui usa de la force pour chasser les Britanniques et les Palestiniens de Palestine afin de créer un Etat juif. Durant la première guerre du Golfe, Emanuel s’engagea comme volontaire dans l’Armée israélienne. Il était membre du Conseil d’administration de Freddie Mac et a perçu un salaire de 231 655 dollars en 2001. Selon Wikipedia, «pendant qu’Emanuel siégeait au Conseil, Freddie Mac «était impliqué dans des scandales concernant des irrégularités comptables et ses dons en faveur de campagnes électorales».
Dans son article de Counterpunch intitulé «Hail to the Chief of Staff», Alexander Cock­burn décrit Emanuel comme «un faucon et un super-likudnik» qui, en sa qualité de président du Comité de la campagne du Parti démocrate pour les élections législatives de 2006, «s’est évertué à écarter les candidats démocrates opposés à la guerre».
Mes amis pacifistes israéliens, découragés, demandent: «Que fait cet homme dans le gouvernement d’Obama?»

L’obamania, une tentative de sauver l’image d’un empire en déclin

L’élection d’Obama était nécessaire. C’était le seul moyen que les Américains avaient de demander aux Républicains des comptes sur leurs crimes contre la Constitution et les droits de l’homme, pour leurs violations des lois américaines et internationales, pour leurs mensonges et leurs arnaques financières. Comme l’a écrit la Pravda: «Seul le Diable aurait été pire que le régime Bush. Par consé­quent, on pourrait soutenir que le nouveau gouvernement des Etats-Unis ne pourrait pas être pire que celui qui a séparé les cœurs et les esprits des Américains de ceux de leurs frères de la communauté internationale, qui a consterné le reste du monde avec des tactiques de terreur telles que les camps de concentration, la torture, les assassinats de masse et le mépris total du droit international.»

Les conseillers d’Obama, des criminels de guerre «démocrates»

Les conseillers d’Obama appartiennent à la même bande de gangsters de Washington et de banksters de Wall Street que ceux de Bush. Richard Holbroooke, fils de juifs russes et allemands a été adjoint au Secrétaire d’Etat et ambassadeur dans le gouvernement Clinton. Il a appliqué la politique visant à élargir l’OTAN et à installer l’Alliance aux frontières de la Russie contrairement à la promesse faite par Reagan à Gorbatchev. Holbrooke est également impliqué dans le bombardement illégal de la Serbie sous Clinton, crime de guerre qui a tué des civils et des diplomates chinois. Bien qu’il ne soit pas un néo­conservateur, il est très proche d’eux.
Selon Wikipedia, Madeleine Albright est née Marie Jana Korbelova à Prague de parents juifs convertis au catholicisme afin d’échapper aux persécutions. C’est la Secrétaire d’Etat de l’ère Clinton qui a déclaré à Leslie Stahl lors d’une interview du magazine de CBS Sixty minutes que la politique américaine de sanctions à l’encontre de l’Irak, qui a causé la mort de centaines de milliers d’enfants irakiens, visait des objectifs suffisamment importants pour justifier la mort d’enfants (Ses paroles infâmes étaient: «Je pense que c’est un choix difficile mais c’en est le prix.»). Selon Wikipedia, cette femme immorale faisait partie du conseil d’administration de la Bourse de New York à l’époque du scandale des rémunérations de son patron Dick Grasso (187,5 millions de dollars).
Dennis Ross a été longtemps associé aux «négociations de paix» entre Israël et Palestiniens. Un membre de cette équipe de l’ère Clinton, Aaron David Miller, a écrit qu’en 1990–2000, l’équipe américaine de négociateurs dirigée par Ross se sont faits les avocats d’Israël. «Nous devions présenter toutes nos propositions en premier à Israël.» Cela a vidé de sa substance notre politique d’indépendance et de souplesse nécessaire à des négociations de paix sérieuses. Comment la médiation pouvait-elle fonctionner quand nous ne pouvions pas mettre de propositions sur la table sans les soumettre préalablement aux Israéliens et que nous devions céder quand ils s’y opposaient? Selon Wikipedia, Ross est le «président d’un think tank basé à Jérusalem, le Jewish People Policy Planning Institute, créé et financé par l’Agence juive».
Il est évident qu’il ne s’agit pas là de personnes qui empêcheront des guerres américaines contre les ennemis d’Israël et forceront le gouvernement israélien à accepter les conditions nécessaires à une véritable paix au Moyen-Orient.

Obama «a battu tous les records de servilité et de basse flatterie»

Ralph Nader avait annoncé cela. Dans sa «Lettre ouverte à Barack Obama» du 3 novembre, il écrit au futur président que la transformation qui a fait du «défenseur affirmé des droits des Palestiniens […] un acolyte du pur et dur lobby AIPAC» va le brouiller avec «une majorité de juifs américains et 64% des Israéliens». Nader cite l’écrivain pacifiste Uri Avnery pour qui l’attitude d’Obama à l’égard de l’AIPAC «a battu tous les records de servilité et de basse flatterie». Nader critique Obama pour «avoir manqué totalement de courage politique en cédant aux demandes des partisans d’une ligne dure visant à interdire à l’ex-président Jimmy Carter de parler à la Convention nationale démocrate». Carter, qui fut le seul à parvenir à un accord de paix sérieux entre Israël et les Arabes, a été diabolisé par le puissant lobby AIPAC parce qu’il avait critiqué la politique d’apartheid et d’occupation d’Israël envers les Palestiniens.

Quand le remède est pire que le mal

L’équipe d’économistes d’Obama est tout aussi mauvaise. Sa vedette est Robert Rubin, bankster qui fut le ministre des Finances du gouvernement Clinton. Il porte la responsabilité de l’abrogation de la Loi Glass-Steagall1 et, par conséquent, de la crise financière actuelle. Dans sa lettre à Obama, Ralph Nader indique qu’Obama a reçu des milieux industriels et de Wall Street un soutien financier à sa campagne sans précédent. «Jamais auparavant un candidat démocrate à la présidence n’avait bénéficié d’un soutien financier plus important que son adversaire républicain.»

Qui décide de la composition du gouvernement?

Le discours d’Obama après sa victoire a été magnifique. Les caméras de télévision permettaient de lire sur les visages de ses auditeurs les espoirs qui l’avaient propulsé à la présidence. Mais Obama ne peut pas apporter de changement à Washington. Il n’y a personne dans la clique de Washington qu’il pourrait nommer pour apporter un changement. Et s’il choisissait en dehors de cette clique quelqu’un qui soit susceptible d’apporter un changement, cette personnne ne serait pas acceptée par le Sénat. De puissants groupes de pression – l’AIPAC, le complexe militaro-sécuritaire et Wall Street – utilisent leur influence politique pour s’opposer à toute nomination qu’ils jugent inacceptable.

Le projet de guerre contre l’Iran n’est pas abandonné

Dans sa rubrique, Alexander Cockburn qualifie Obama de «républicain de premier ordre» et écrit: «Jamais le poids du passé n’a autant serré dans son étau un candidat ‹réformateur›». Obama a confirmé ce verdict lors de sa première conférence de presse après son élection. Ne tenant compte ni de l’US National Intelligence Estimate,2 qui parvient à la conclusion que l’Iran a cessé de travailler à la mise au point d’armes nucléaires il y a 5 ans, ni de l’Agence internationale de l’énergie atomique pour laquelle aucun matériel nucléaire destiné au réacteur civil iranien n’a été détourné à des fins militaires, Obama a embouché les trompettes de la propagande du lobby israélien en accusant l’Iran de «développer l’arme nucléaire» et il a juré de «l’empêcher».3

Endettement et récession

Le changement qui va se produire aux Etats-Unis n’a rien à voir avec Obama. Il viendra de la crise financière provoquée par l’avidité et l’irresponsabilité de Wall Street, de l’érosion du rôle du dollar en tant que monnaie de réserve, des innombrables saisies immobi­lières, de la délocalisation de millions parmi les meilleurs emplois d’Amérique, d’une aggravation de la récession, des piliers de l’industrie – Ford et General Motors – qui tendent la main pour que le gouvernement leur donne de l’argent des contribuables afin de survivre et des déficits budgétaire et commercial qui sont trop importants pour être apurés avec les instruments classiques.
Traditionnellement, le gouvernement compte sur la politique monétaire et fiscale pour sauver l’économie de la récession. Mais la solution de l’argent facile ne marche pas. Les taux d’intérêt sont déjà bas et la croissance monétaire élevée. Pourtant, le chômage augmente. Le déficit budgétaire est déjà énorme – record mondial – et ce n’est pas cela qui stimule l’économie. Des taux d’intérêt encore plus faibles et des déficits budgétaires encore plus élevés peuvent-ils redresser une économie qui s’est délocalisée, laissant derrière elle des consommateurs sans emploi couverts de dettes?

Le monde en a assez des dettes des Etats-Unis …

Les créanciers étrangers de l’Amérique se demandent ce que le gouvernement pourrait emprunter de plus? Un organe officiel du parti gouvernemental chinois a récemment appelé les pays d’Asie et d’Europe à «bannir le dollar de leur relations commerciales directes et de ne faire confiance qu’à leurs propres monnaies». «Pourquoi, s’interroge-t-on dans un autre article chinois, la Chine devrait-elle aider les Etats-Unis à s’endetter indéfiniment dans l’idée que le crédit national américain peut augmenter sans limite?»

… de leur arrogance, de leur mépris du droit, de leur hypocrisie

Le monde en a assez de l’hégémonie et de l’arrogance américaines. La réputation des Etats-Unis est ruinée: débâcle financière, déficits sans fin, Abu Ghraib, Guantanamo, prisons secrètes, torture, guerres illégales fondées sur des mensonges, violations de la souveraineté d’autres pays, du droit international et des Conventions de Genève, atteintes portées à l’habeas corpus et à la séparation des pouvoirs, Etat policier, ingérences constantes dans les affaires intérieures d’autres pays, hypocrisie sans bornes.
Le changement qui s’amorce sonne le glas de l’empire américain. L’Amérique n’a plus ni argent ni influence. Obama, «premier président noir des Etats-Unis», fera naître des espoirs et permettra à la comédie de continuer un certain temps, mais le «Nouveau siècle américain» a vécu.    •
(Traduction Horizons et débats)

1     La loi Glass-Steagall de 1933 établissait une
incompatibilité rigoureuse entre les métiers de
banque de dépôts et de banque d’affaires. Elle
interdisait à toute banque de dépôts de posséder une banque d’affaires ou d’acheter, de vendre ou de souscrire des titres financiers, domaine réservé aux banques d’affaires. A l’inverse, il était interdit aux banques d’affaires d’accepter les dépôts de simples clients, ce qui relève exclusivement des banques de dépôts. (ndt., d’après Richard Freeman)
2     Rapport de la Communauté du Renseignement (ndt.)
3     http://news.antiwar.com/2008/11/07/obama-hits-out-at-iran-closemouthed-on-tactics/

*    Paul Craig Roberts, ancien ministre adjoint des Finances du gouvernement Reagan, est économiste et journaliste (Wall Street Journal, National Review). Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont le dernier paru est intitulé The Tyranny of Good Intentions: How Prosecutors and Bureauocrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice (2000). Il publie régulièrement des articles sur les sites
www.antiwar.com et www.counterpunch.org.

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1282


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n°222- dossiers de l'Afghanistan - 6-12 : -fin- : Obama prend parti pour la suprématie militaire US.

n°222- dossiers de l'Afghanistan - 6-12 : -fin- : Obama prend parti pour la suprématie militaire US.


dossiers de l'Afghanistan               222 au 06-12                 


Sommaire : 

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion -fin-

4 3 Daphné BENOIT : Obama prend parti pour la suprématie militaire US.

4 4 Le Rapport Anti-empire : Obama, Mumbai.

4 5 Il faut savoir tenir les promesses que l’on n’a pas faites.


4 3 Daphné BENOIT : Obama prend parti pour la suprématie militaire US.

Le président élu Barack Obama s'est engagé lundi à investir et faire grandir les forces armées américaines pour qu'elles restent "les plus fortes sur la planète", un message ferme

Malgré son opposition au conflit en Irak, et au risque d'irriter les anti-guerre ayant soutenu sa candidature, le futur occupant de la Maison Blanche s'est montré déterminé à maintenir la suprématie militaire US, au cours d'une conférence de presse durant laquelle il a annoncé la reconduction de l'actuel secrétaire à la Défense, Robert Gates.

"Nous partageons tous la conviction qu'il faut que nous continuions à détenir les forces armées les plus fortes de la planète", et "nous continuerons à réaliser les investissements nécessaires pour renforcer nos forces armées et augmenter nos forces terrestres", a-t-il martelé, en ajoutant que son administration s'assurerait d'"avoir les moyens et la stratégie nécessaires pour vaincre Al-Qaïda et les talibans" en Afghanistan.

M. Obama compte ainsi poursuivre le projet de l'administration Bush d'augmenter les effectifs militaires américains de 100.000 hommes lors de la prochaine décennie, face à l'épuisement des forces armées - 1,4 million de militaires d'active - qui, mobilisées depuis sept ans en Afghanistan et en Irak, sont près d'atteindre les limites de leurs capacités.

Tout en réaffirmant sa volonté de retirer toutes les troupes de combat américaines d'Irak en 16 mois, le président élu semble avoir cherché à contrecarrer la réputation de "mous" des démocrates en matière de défense, selon les experts.

"Certains craignaient qu'Obama n'agisse en idéologue de gauche, c'est le portrait que tentait d'en dresser l'équipe de campagne de John McCain", son rival républicain lors de la présidentielle, a expliqué à l'AFP Steve Biddle, du Conseil en Affaires étrangères, un centre de réflexion indépendant.

Or, "en ces temps de guerre en Irak et en Afghanistan et de crise financière, la future administration cherche à montrer qu'elle va être pragmatique et s'appuyer sur l'expertise au détriment de l'idéologie" face aux innombrables défis sur la scène internationale, a-t-il commenté.

"Je crois que c'est le ton juste. Il doit gérer le fait que, comme l'évoquait le vice-président élu Joe Biden, certains pourraient vouloir le tester" dès le début de son mandat, "comme la Russie, la Corée du Nord ou les Iraniens", estime Michael O'Hanlon, expert en défense à la Brookings Institution.

Mais la hausse prévue des effectifs de l'armée américaine, couplée à la modernisation des équipements, "va coûter cher, au moins 50 milliards de dollars", prévient Lawrence Korb, expert militaire au Centre pour le progrès américain, un groupe de réflexion proche de l'équipe Obama.

En pleine crise économique, la prochaine administration va devoir procéder à des arbitrages, pronostique cet ancien sous-secrétaire à la Défense de l'ère Reagan, alors que la hausse du budget de défense, continue depuis sept ans -- avec plus de 10 milliards de dollars dépensés chaque mois en Irak -- est inéluctablement appelée à ralentir.

Dans ces conditions, juge-t-il, des projets onéreux pourraient en faire les frais, comme le bouclier antimissile américain, regardé avec scepticisme par l'équipe Obama, ou encore l'avion de combat F-22, conçu pendant les dernières années de guerre froide et qui a perdu de sa pertinence alors que le Pentagone fait face à des ‘insurrections’, et pas des conflits conventionnels, en Afghanistan et en Irak.

AFP


4 4 Le Rapport Anti-empire : Obama, Mumbai,

D’abord les élections, ensuite les questions.

Bon, commençons par le plus évident. Oui, ce fut un moment historique. J’ai moi-même retenu mes larmes plus d’une fois, même si je n’avais pas voté pour lui. J’ai voté pour Ralph Nader, pour la quatrième fois consécutive.

Au cours des huit dernières années, lorsque j’écoutais la radio, je m’arrangeais toujours pour me trouver à proximité de l’appareil pour pouvoir changer de station dés que l’autre énergumène ou un des ses disciples prenait la parole. Je ne suis pas un masochiste, je ne supporte pas les imbéciles et je m’impatiente facilement.

C’est triste à dire, mais je suis déjà en train d’éteindre la radio lorsque Obama s’exprime. Il ne dit rien ou alors pas assez, ou pas assez souvent. Rien que des platitudes, des clichés, des promesses sans consistance, « espoir et changement », pratiquement tout sans la moindre consistance, « changement et espoir », sans autre précision, taillés pour ne froisser personne. Quels sont les principes de cet homme ? Il ne remet jamais en question les fondements de l’empire. Il ne remet jamais en question les fondements de la « guerre contre le terrorisme ».

Je suis content qu’il ait gagné, pour deux raisons : John McCain et Sarah Palin. Et je n’aime pas du tout le fait que le système américain m’oblige à chercher un semblant de réconfort dans la victoire de quelqu’un qui est si éloigné de toutes les valeurs que je défends. Obama a été élu autant par ceux qui n’en pouvaient plus d’étouffer sous les néoconservateurs que par ceux qui croient vraiment en lui. C’est une forme de chantage – votez Obama sinon vous allez en reprendre encore pour un certain temps, il n’y a pas d’autre choix. Mais si vous vous réjouissez à l’idée d’être bientôt débarrassés de l’insupportable bigot George W. Bush, écoutez ceci : « Je crois que le Christ est mort pour mes pêchés et qu’Il est ma rédemption. C’est une source de soutien et d’inspiration quotidienne ». Ce sont là les paroles d’un certain Barack Obama. (1) Décidemment, les Etats-Unis produisent des fanatiques religieux comme le Japon fabrique des voitures. Prions pour que cela cesse.

Comme je l’ai déjà dit, si vous êtes de ceux qui aiment à penser qu’Obama professe une politique de centre-droite juste pour être élu et, une fois installé à la Maison Blanche, il oubliera tous ses mensonges et qu’on verrait alors émerger un Obama authentiquement progressiste, pacifique, respectueux du Droit international et des droits de l’homme… rappelez-vous qu’en tant que candidat au Sénat en 2004 il avait menacé de lancer des missiles contre l’Iran (2) et que le fait d’être finalement élu n’a réveillé aucun pacifiste qui aurait sommeillé en lui. Depuis, il n’a pas cessé de menacer l’Iran.

Le monde est dans un sale état. Inutile de s’étendre là-dessus.

Imaginez comme ce serait merveilleux, divinement merveilleux, d’avoir un président des Etats-Unis qui serait porteur de valeurs progressistes et de courage politique. Imaginez tout ce qu’il pourrait faire. Comme un retrait rapide et total de l’Irak, par exemple. Vous pouvez l’imaginer aussi bien que moi. Avec la popularité dont il bénéficie, Obama pourrait se permettre pratiquement n’importe quoi, mais le plus probable est qu’il ne prendra pas de risques. Ou, pour être plus précis, il continuera à être lui-même, à savoir un centriste convaincu.

Il n’est pas vraiment contre la guerre. Pas comme vous et moi le sommes. Au cours de ses quatre premières quatre années à la Maison Blanche, les Etats-Unis ne quitteront pas l’Irak. Je doute même qu’il l’autorise au cours d’un second mandat. A-t-il jamais clairement qualifié la guerre d’illégale ou d’immorale, de crime contre l’humanité ?

Pourquoi est-il si proche de Colin Powell ? Ignore-t-il le rôle méprisable joué par Powell dans cette guerre ? Nommer le Secrétaire à la Défense de George W. Bush, Robert Gates, un homme qu’on pourrait facilement poursuivre pour crimes de guerre ? Trouvera-t-il aussi une petite place pour Rumsfeld ? Et nommer un gouverneur de la Géorgie, Janet Napolitano, partisane de la guerre, pour diriger le département du « Homeland Security » ? Que dire du général James Jones, un commandant de l’OTAN, qui veut « gagner » la guerre in Irak et Afghanistan, qui a soutenu John McCain, et qui est nommé Conseiller à la Sécurité Nationale ? Jones siège aux conseils d’administration de Boeing Corporation et de Chevron Oil. Par quelle partie obscure de son âme Obama a-t-il été conseillé ?

Comme l’a récemment fait remarquer Chomsky, l’élection d’un indigène (Evo Morales) en Bolivie ou d’un progressiste (Jean-Bertrand Aristide) en Haïti ont été des événements d’une portée historique bien plus importante que l’élection de Barack Obama.

Obama n’est pas vraiment contre la torture non plus. Pas comme vous et moi le sommes. Personne ne sera puni pour avoir pratiqué ou ordonné la torture. Personne ne sera démis de ses fonctions pour motif de torture. Michael Ratner, président du Centre pour les Droits Constitutionnels, déclare que la mise en accusation des officiels de l’administration Bush sera nécessaire pour imposer des limites aux politiques futures. « La seule façon d’empêcher que cela ne se reproduise est de faire en sorte que les responsables des programmes de torture en paient le prix. Je ne vois pas comment nous pourrions retrouver notre statut moral si nous permettons à ceux qui sont directement impliqués dans les programmes de torture de s’en tirer à bon compte et d’aller couler des jours heureux. (3) »

Une fois président, Obama ne pourra plus se taire et devra agir s’il ne veut pas devenir complice des crimes de guerre de Bush et Cheney et devenir ainsi lui-même un criminel de guerre. Fermer Guantanamo ne signifiera rien si les prisonniers sont simplement transférés vers d’autres salles de torture. Si Obama s’oppose réellement à la torture, pourquoi ne déclare-t-il pas qu’après la fermeture de Guantanamo, les prisonniers seront jugés par des tribunaux civils aux Etats-Unis ou renvoyés vers des pays où ils ne risquent pas la torture ? Et d’affirmer tout simplement que son administration respectera scrupuleusement la Convention de 1984 contre la Torture et autres Traitements Cruelles, Inhumaines et Dégradantes, que les Etats-Unis ont signé, et qui stipule : « le terme « torture » désigne tout acte, douleur ou souffrance, physique ou mentale, exercé intentionnellement sur une personne dans le but d’extorquer des informations ou des aveux… infligé par, ou a l’instigation de, ou avec le consentement, ou l’accord d’un officiel ou de toute personne agissant dans un cadre officiel. » La Convention affirme que «  En aucun cas ne pourront être invoqués la guerre ou l’imminence d’une guerre, la stabilité politique interne ou tout autre urgence publique, pour justifier la torture. »

Mais au lieu de cela, Obama a désigné un ancien dirigeant de la CIA, John O. Brennan, comme conseiller dans les affaires du Renseignement et codirigeant de son équipe de transition. Brennan a qualifié la politique de « rendition » - le programme d’enlèvement et de torture mené sous les administrations Bush et Clinton – d’ « outil indispensable », et chanta les louanges des techniques d’interrogation de la CIA qui permettent d’obtenir des informations qui peuvent « sauver des vies ». (4)

Obama pourrait se révéler aussi décevant que Nelson Mandela, qui n’a pas vraiment fait grand-chose pour les masses en Afrique du Sud - tout en faisant cadeau de son pays aux forces multinationales de la globalisation. Je fais cette comparaison non pas parce que les deux hommes sont noirs, mais parce qu’ils ont tous les deux soulevé de grands espoirs dans leur pays et dans le monde.

Mandela fut libéré de prison parce que les dirigeants de l’Apartheid pensaient qu’il pouvait devenir président et pacifier la population noire qui s’agitait, tout en appliquant une politique centriste modérée et économiquement libérale qui ne remettrait pas en cause les privilèges des blancs. Ce n’est peut-être pas pour rien que, dans son autobiographie, il élude l’implication de la CIA dans sa capture en 1962 malgré un faisceau d’éléments convaincants. (5)

Il semblerait que Barack Obama ait fait la même impression sur l’élite blanche. Celle-ci l’a souvent choisi et aidé à récolter des fonds et lui a ouvert un véritable boulevard qui l’a mené - dans un espace de temps étonnamment court de quatre ans - d’un poste obscur de sénateur local à celui de président des Etats-Unis. Le soutien financier du monde des affaires pour nous vendre la « marque Obama » fut extraordinaire.

On pourrait peut-être faire aussi une comparaison avec Tony Blair. Les Conservateurs n’auraient jamais pu imposer la fin de la gratuité des études universitaires ni les guerres sans fin, mais le New Labour l’a fait. Les Républicains auraient eu beaucoup de mal à réinstaurer le service militaire (les US ont actuellement une armée composée de professionnels et non d’appelés – NDT), mais je vois bien Obama le faire, le tout accompagné d’un slogan très approprié, une variation de « Oui, nous pouvons ! ».

J’espère me tromper, sur son passé et sur son mandat de président. J’espère me tromper de beaucoup.

De nombreuses personnes appellent tous les progressistes à faire pression sur l’administration d’Obama pour faire sortir « le bon Obama », l’obliger à s’engager, à rendre des comptes. Les réformes audacieuses du New Deal de Roosevelt furent provoquées par de grandes grèves ouvrières et autres actions militantes peu de temps après la fin de l’état de grâce. C’est tout ce que je peux vous offrir. Que Dieu nous aide.

LE FUTUR TEL QUE L’AVONS CONNU N’EXISTE PLUS ET AUTRES PENSEES JOYEUSES.

La lecture des informations en provenance de Mumbai m’ont rendu aussi pessimiste qu’un dinosaure préoccupé par l’avenir de ses enfants.

Comment ont-ils pu faire ça ? Détruire toutes ces vies, de tous ces inconnus, des vacanciers qui prenaient du bon temps… Quelles peuvent-bien être leurs motivations ? Eh bien, ils connaissaient quelques unes de leurs victimes ; ils savaient qu’elles étaient indiennes, américaines ou britanniques, ou sionistes, ou tout autre genre d’infidèle ; ils n’ont donc pas tiré complètement au hasard. Cela nous aide-t-il à comprendre ? Cela peut-il soulager le Weltschmerz ?

Vous pouvez même vous en server : la prochaine fois que vous rencontrez quelqu’un qui défend la politique étrangère des Etats-Unis, quelqu’un qui insiste pour dire que Mumbai justifie les attaques rhétoriques et militaires de Washington contre l’Islam, vous pourriez lui rappeler que les Etats-Unis font régulièrement la même chose. Depuis sept ans en Afghanistan, et pratiquement six en Irak, et pour ne donner que les exemples les plus évidents : ils défoncent les portes et abattent des étrangers, des infidèles, ils traumatisent à vie des enfants, tirent des missiles sur des maisons habitées, bombardent des mariages, les uns derrière les autres, tuant 20, 30 ou 70 personnes, toutes des terroristes bien sûr, et souvent même de hauts dirigeants d’Al Qaeda, le numéro un ou le numéro deux, selon les jours. Autant d’actions qui ne relèvent donc pas du hasard. Les survivants disent que c’était un mariage, que leur frère ou leur neveu ou leur ami, la plupart des femmes et des enfants, sont morts. Les soldats US paient des gens pour savoir où se trouve le méchant untel ou untel. Et les soldats US croient ce qu’on leur dit alors ils larguent les bombes ! Cela vous trouble-t-il autant que Mumbai ?

Parfois, pour changer, les Etats-Unis bombardent la Syrie ou tuent des gens en Iran ou en Somalie, tous des méchants… « Selon les autorités syriennes, des troupes US héliportées ont effectué une mission à l’intérieur de la Syrie le long de la frontière Irakienne, tuant huit personnes, dont une femme. » nous informe la BBC (6). … « Selon de hauts officiels étatsuniens, depuis 2004 les militaires US ont eu carte blanche des plus hautes autorités pour mener pratiquement une douzaine d’attaques secrètes contre Al Qaeda et d’autres militants en Syrie, Pakistan et ailleurs… l’ordre secret accorde aux militaires le droit d’attaquer Al Qaeda n’importe où dans le monde, et aussi de mener des opérations dans des pays qui ne sont pas en guerre contre les Etats-Unis, » nous informe le New York Times. (7)

Ouf, tout ceci est donc juste et légale - puisque autorisé - et non l’œuvre d’une bande de malades mentaux en liberté. Mais peut-être que les terroristes à Mumbai avaient eux-aussi une autorisation signée par je ne sais quelle autorité, disant que leur action était juste et légale ? Ah, je me sens déjà mieux.(...)

Willam Blum

The Anti-Empire Report : www.killinghope.org

Willam Blum : Auteur de Les guerres scélérates : interventions de l’armée US et de la CIA depuis 1945

http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7538#forum50931

5 décembre 2008

 

Traduction VD pour Le Grand Soir
http://www.legrandsoir.info

Notes

1. Washington Post, August 17, 2008

2. Chicago Tribune, September 25, 2004

3. Associated Press, November 17, 2008

4. New York Times, October 3, 2008

5. Nelson Mandela, Long Walk to Freedom (1994) p.278 ; William Blum, Rogue State, chapter 23, "How the CIA sent Nelson Mandela to prison for 28 years"

6. BBC, October 26, 2008

7. New York Times, November 9, 2008

 

COMMENTAIRES :


4 5 Il faut savoir tenir les promesses que l’on n’a pas faites.

La controverse générale est déjà bien engagée autour du président Obama, – alors que, comme chacun sait, il se trouve encore à sept semaines de son entrée en fonction, qu’il n’est encore que “the President-elect”. Il est vrai qu’Obama agit comme président d’ores et déjà, avec une promptitude extraordinaire, ce qui est à la fois célébré comme une des vertus extraordinaires de cet homme aux multiples vertus extraordinaires, – à la fois utilisé pour lancer contre lui des attaques déjà furieuses et presque venimeuses, et contre la tournure que prend sa présidence qui n’est-même-pas-encore-installée.

On a déjà signalé cette tendance mais elle ne fait que se confirmer et s’amplifier. Le paradoxe est double:

• D’une part, cette tendance grandit à mesure qu’Obama s’affirme, c’est-à-dire qu’elle est effectivement liée à l’affirmation de ses capacités, de ses qualités évidentes. Obama agit comme s’il était déjà président, débarrassant la scène politicienne washingtonienne de cet avorton-président qu’était (le passé est de rigueur) GW Bush. Soupir de soulagement général, montée de l’adrénaline admirative sans condition, – aussitôt bloquée par le constat: tout cet activisme puissant pour ça? — c’est-à-dire le retour au premier plan des ténors des années 1990, qui nous avaient préparés aux petits oignons la présidence Bush, en machinant une globalisation catastrophique, en lançant le “capitalisme sauvage” à travers le monde (rappelez-vous la Russie ravagée), en lançant Wall Street dans les étoiles, avec les bulles sans nombre, les patrons surpayés, les bonus douteux, l’argent qui n’existe pas, les oxyd assets, etc. Drôle de dilemme pour “the President-elect”. «Fifty days before President George W Bush packs his bags for Texas, Obama has already usurped much of his predecessor’s authority, écrivait le Sunday Times hier, 30 novembre. Yet in doing so he has exposed himself to early controversy that may seriously shorten the presidential honeymoon that most new incumbents enjoy. There are already stirrings of confusion and dismay among Democratic faithful perturbed by some of Obama’s early appointments.»

Plus loin, le même: «While Obama’s bold moves have been broadly welcomed, they have also posed headaches for Democratic activists who have been surprised by the caution and moderation reflected in some of Obama’s cabinet picks. “It’s very hard for even leaders of the left to poke holes, because many of their followers will say ‘give the guy a break - 29he hasn’t even been in the White house yet’,” said Steven Clemons, a liberal analyst at the New America Foundation. Clemons added: “We are in an Obama bubble now. And it’s tough to step out and be the first to deflate the bubble.”

»Trade union leaders who spent millions of dollars campaigning for Obama have nonetheless been shocked that nobody overtly sympathetic to the union movement has been appointed to the incoming economic team. Obama has not yet named a secretary of labour, which some activists interpreted as a worrying sign that bankers and employers have become higher priorities. “If we believe this election was about rebuilding the middle class and reclaiming the American Dream, the next secretary of labour should be somebody who is passionate about workers,” warned Anna Burger, who as secretary-treasurer of a big services union was a key Obama supporter during the election campaign.

»Obama’s eye-catching national security appointments have stunned many antiwar protesters who were convinced that Obama would stick to his pledges to close Guantanamo Bay and bring an early end to the war in Iraq. The Nation, a liberal Washington weekly, complained that the candidates for Obama’s national security team had been “drawn exclusively from conservative, centrist and pro-military circles without even a single one chosen to represent the antiwar wing of the Democratic party”. A coalition of liberal groups is planning to set up tents in January near Obama’s home in Hyde Park, Chicago, in the hope that their presence will “remind” the president-elect of his promises.

»While many Democrats hope that Obama will reassure them once he gets into office, Jodie Evans, a well-known activist, told the Politico website last week that the president-elect was already “violating the people’s mandate”. Nor have Democrats been encouraged by Republican applause for the president-elect’s appointments. Max Boot, a foreign policy adviser to Senator John McCain, said last week he had previously been sceptical of Obama’s “moderate posturing”, but had been “gob-smacked” by an Obama team that was “stunning in its moderation”. Boot added: “Most of these appointments could just as easily have come from a President McCain.”»

• En portant aussitôt son action contre la crise économique et sur la situation intérieure qui l’accompagne et qu’elle aggrave de plus en plus nettement, ce qui est parfaitement comprendre le sens de son élection et la pression de ses électeurs qui demandent que l’action intérieure prenne le pas sur l’accent mis jusqu’ici sur une folle politique extérieure, Obama s’expose exactement d’un même mouvement aux plus cruelles critiques. Il se trouve, ce qu’on savait depuis longtemps mais qui prend à la lumière de son activisme une tournure bien misérable, que l’essentiel de son équipe a une tournure Wall Street, souvent une tournure Goldman Sachs, dans tous les cas une tournure toute entière marquée par la patte et l’influence du maître d’œuvre de la politique financière de l’administration Clinton, qui prépara (bis retetitat) dans les années 1990, les catastrophiques années 2000 jusqu’à la catastrophe de 2008. On parle de Robert Rubin, âgé de 70 ans mais toujours actif, – devinez où? A la tête de Citigroup, nouveau symbole, avec le record battu de l’aide promise de Washington à une banque ($305 milliards), et donc le record de l’obscène entourloupette ainsi établi. D’où les exclamations feutrées mais sévères de l’Observer, hier

«As Barack Obama prepares to announce the appointment of Hillary Clinton as Secretary of State this week, the first notes of dissent over the President-elect's choices are being heard across America. The loudest complaints concern his economic team's ties to Citigroup, the banking behemoth that all but collapsed last weekend. In particular, criticisms are mounting over the role to be played by Robert Rubin, a director at Citigroup and President Clinton's former treasury secretary.

»Obama, who last week called for a massive stimulus package to prevent the US economy from 'falling into a deflationary spiral', has taken several protégés of 70-year-old Rubin as advisers, among them Timothy Geithner as treasury secretary, Lawrence Summers as senior White House economics adviser and Peter Orszag as budget director, even as Rubin himself has been defending his key role in deregulating the financial markets and steering Citigroup towards taking greater trading risks to expand its business and reap higher profits. […]

»But with criticism of Rubin and loyal 'Rubinistas' threatening Obama's Washington debut, there is increasing concern that the President-elect's emphasis on appointing Clinton-era officials - a shadow Clinton term, as it has been called – could backfire as the very people who undertook financial deregulation in the Nineties are now directed to re-regulate a decade later. “Where's the diversity on the economic team? It's not only all from the same small club, but from the club that brought us the deregulation that has a lot to do with the economic collapse,” said Robert Kuttner, the co-founder of the liberal-leaning American Prospect magazine.»

L’attaque la plus sévère, la plus lumineuse par l’analogie ainsi proposée, précisément sur cette équipe de lutte contre la crise économique, vient de Michael Hudson, dans CounterPunch le 26 novembre, sous le titre incendiaire de “The Neo-Yeltsin Administration?”… Alors que tout le monde attend un nouveau Gorbatchev, écrit Hudson, voilà que nous avons un nouvel Eltsine. Le rappel du rôle que joua dans la mise à sac de la Russie sous la présidence Eltsine la direction financière et économique des années Clinton, qu’on retrouve presque entièrement reconstituée dans l'équipe Obama, est particulièrement frappant.

«Instead, after resembling President Carter by running a brilliant presidential primary campaign to win the nomination (will a similarly disappointing administration be about to come?), Obama is looking more like Boris Yeltsin – a political umbrella for the kleptocrats to whom the public domain and decades of public wealth were given with no quid pro quo.

»Obama’s ties with the Yeltsin administration are as direct as could be. He has appointed as his economic advisors the same anti-labor, pro-financial team that brought the kleptocrats to power in Russia in the mid-1990s. His advisor Robert Rubin has managed to put his protégés in key Obama administration posts: Larry Summers, who as head of the World Bank forced privatization at give-away prices to kleptocrats; Geithner of the New York Fed; and a monetarist economist from Berkeley, as right-wing a university as Chicago. These are the protective guard-dogs of America’s vested interests.»

Tout le monde trompe tout le monde

Le cas est éclairant. Obama a déroulé au long d’une campagne septembre-octobre 2008 ennuyeuse à périr un programme modéré, tout en assurant les piliers financiers et économiques du capitalisme américaniste qu’il ferait tout ce qui serait en son pouvoir pour les renforcer. Le 25 septembre 2008, au “sommet” de la Maison-Blanche qui, à notre sens, vit sous la pression de la crise le véritable transmission du pouvoir entre un Bush aux abois et le futur président (McCain ou Obama, – mais déjà Obama presque assuré), Obama soutint à fond le “plan Paulson”. Ce “plan” était présenté comme une urgence pour, paraît-il, éviter le pire du fond de l’abîme, mais il n’en était pas moins un scandale obscène de plus en couvrant d’or les copains et les coquins de Wall Street. Obama le prit complètement à son compte, se faisant bien plus républicain que les républicains. Dans les jours qui suivirent, ce sont les démocrates, sous la pression impérative d’Obama, qui firent adopter le plan par le Congrès. Obama n’a pas caché son jeu. Pour le reste, la tactique d’Obama fut de constamment tenter de montrer qu’il avait la capacité de gouverner, qu’il avait plus d’expérience qu’on ne croyait, etc., c’est-à-dire promettre implicitement un gouvernement qui s’inscrirait absolument dans la continuité de l’habituel gouvernement de Washington, – GW excepté. (Ce qu’on lui reproche aujourd’hui vient d’une activité qui, depuis le 4 novembre, prouve qu’il agit aussi bien, sinon mieux qu’un homme d’expérience. Il tient donc cette promesse électorale-là, jugée si essentielle. C’est l’occasion de lui reprocher de ne pas tenir ses autres promesses électorales, celles qu'il n'a pas faites...)

“[U]ne campagne septembre-octobre 2008 ennuyeuse à périr”, écrivons-nous. Ce n’est pas une coquille. La campagne elle-même fut exactement cela. La tension extraordinaire monta autour de la campagne à cause de la crise catastrophique qu’on sait, qui engendrait angoisse profonde et panique; la “campagne ennuyeuse” et la tension de la crise semblèrent évoluer parallèlement, comme dans deux univers parallèles qui, selon Euclide lui-même, ne se rencontrent jamais; enfin, tant pis pour Euclide, la rencontre se fit; assez naturellement, sur la fin de la période, cette tension envahit la campagne “par l’extérieur”, un peu comme Gorbatchev avait fait vis-à-vis du système soviétique, enfin pour se substituer à la campagne pour sa signification, comme on fait un kidnapping.

La pression de la crise était telle qu’on ignora absolument les promesses réelles du candidat Obama, pour le charger de promesses supposées et en réalité fictives. Il fut proclamé “l’homme du changement” en référence aux vagues slogans des primaires (“Change we can believe in”, “Yes, we can”, – tout cela qui ne mange pas de pain mais qui fixa le climat des primaires). Cette exigence sémantique, sinon de pure communication dans l’interprétation qu’on eut d’Obama, pouvait, devait même signifier en l’occurrence: l’homme d’un changement peut-être révolutionnaire. Obama ne démentit pas cette ambiance extraordinaire, qui n’avait rien à voir avec ce qu’il disait sur le fond, qui le servait grandement dans les sondages, sauf sur la fin où il devint vraiment inquiet de toutes les obligations dont ces promesses qu’il ne faisait pas le chargeaient. Peut-être est-ce à ce moment, fin octobre, juste avant l’élection, qu’Obama s’aperçut du danger: on allait élire un homme, – lui, en l’occurrence, – au nom de promesses d'un changement considérable qu’il ne faisait pas. Ce fut sans doute fugitif car l’ivresse du 4 novembre balaya tout cela.

Depuis, la disparition de GW Bush de la vie politique et la pression de la crise ont conduit Obama à se manifester comme quasi-président, mais sans le pouvoir d’imposer les mesures nécessaires. Toute l’attention est orientée vers la constitution de son cabinet, avec la conséquence de commentaires de plus en plus négatifs dus aux personnalités dont la caractéristique n’est certes pas le “changement”. Pour le “changement”, s’il y a “changement”, il faudrait attendre l’entrée en fonction d’Obama et sa prise de pouvoir effective. Mais on n’attend pas.

En attendant, les questions des journalistes le pressent de se justifier de ne pas manifester le grand changement qu’il a promis et il se juge obligé de répondre, et il répond sur la défensive en créant des concepts paradoxaux (il explique qu’il fait appel à des hommes d’expérience éprouvée et chenue pour pouvoir mieux accoucher de “pensées nouvelles”, – “fresh thinking”). Curieusement, les questions des journalistes, autant que les réponses d’Obama sont déplacées puisqu’elles s’appuient sur l’idée qu’Obama a promis un changement révolutionnaire pendant la campagne, alors qu’il ne l’a pas fait.

…Mais la tension est tellement grande, la tension de la crise si forte, la tension au niveau du gouvernement après la période catastrophique qui se termine, que l’idée du “changement promis” (non-promis) devient une exigence inévitable, quelque chose que tout le monde tient pour acquis, – Obama a promis la changement, l’apportera-t-il? Lui-même s’interroge là-dessus, pour s’excuser que le changement ne soit pas an rendez-vous aussitôt, pour garantir qu’il sera là bientôt, dans la pensée autant que dans l’action politiques, et ainsi de suite. Lui-même accrédite la version des faits qui permet sa mise en accusation.

Obama est prisonnier d’une image de réformiste quasi-révolutionnaire qu’il a contribuée largement à forger à ses débuts, avant de l’abandonner prestement; qu’il n’a certainement pas combattue quand elle est ressortie comme le fait une génération spontanée, à cause de la crise financière, autour de la campagne électorale bien plus que dans cette campagne. (Le fait qu’il soit Africain-Américain, évidemment, a accentué cette image de l’“homme du changement” dans le monde de la communication où nous vivons, sans doute d’une façon très puissante. Le tableau est complet.) On dira qu’une image, on peut s’en débarrasser, ou bien s’en accommoder c’est selon. Ce n’est pas faux en temps normal. Mais nous ne sommes pas dans des temps normaux, comme Obama lui-même ne cesse de le dire; nous sommes dans des temps d’une crise extraordinairement grave, qui ne cesse de s’aggraver, surtout aux Etats-Unis même. L'inquiétude et bientôt la rancoeur de l’aile libérale du parti démocrate, qui a pesé de tout son poids pour le faire élire, sont déjà très fortes et ne cesseront de s’exacerber à mesure que la crise transformera l’enthousiasme éphémère du 4 novembre en une revendication amère et bientôt furieuse. La satisfaction visible des républicains devant les nominations du gouvernement Obama rajoute de l’huile sur le feu.

Le très brillant President-elect est déjà sur la défensive avant d’être président. On avait coutume de mettre en doute ses capacités de réforme parce qu’on le jugeait prisonnier de l’establishment. Mais il apparaît d’ores et déjà comme complice de l’establishment, sinon partie prenante. Qu’il le soit ou pas n’a qu’une importance minime en l’occurrence puisqu’on peut aisément comprendre qu’un président élu, dans le système tel qu’il l’est, l’est toujours plus ou moins. L’important est bien qu’il le paraisse d’une façon si visible, on dirait presque provocatrice, alors qu’il assoit plus que jamais sa popularité sur son image d’“homme de changement”. Cette situation fait qu’au contraire de s’en débarrasser, Obama, pour se défendre contre les risques de l’impopularité, va devoir de plus en plus protéger et renforcer cette image qui devient de plus en plus sa sauvegarde, – mais qui est aussi l’image de sa trahison supposée. La pression de la crise et les nouvelles malheureuses de la population US ne lui laisseront aucun répit à cet égard et vont aggraver la contradiction. La tension entre la réalité apparente de son pouvoir et les nécessités de son gouvernement face à la crise a toutes les chances de pendre, dès les débuts de sa présidence, des allures de crise personnelle.

Comment Obama dénouera-t-il cette crise?

La dénouera-t-il seulement?

Est-il prisonnier de l’establishment ou bien est-il prisonnier de la crise qu’il est en train de créer en paraissant complice de l’establishment?

Est-il habité de pensées secrètes qui pourraient le pousser à dénouer cette crise personnelle, en référence à la crise générale du pays, d’une façon radicale (“hypothèse Gorbatchev”)?

Quelle vitesse!

Nous voilà en train de parler de crise de la présidence Obama alors qu’il n’est pas encore en fonction. C’est qu’en vérité la crise de la présidence Obama a commencé le 15 septembre, lorsqu’a éclaté la crise financière.

01/12/2008 - Faits et commentaires



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06/12/2008

n° 221 - journal de l'Afghanistan - du 27-11 au 06-12- Début - Afghanistan: la mauvaise guerre, aujourd’hui comme hier.

n° 221 - journal de l'Afghanistan - du 27-11 au 06-12- Début - Afghanistan: la mauvaise guerre, aujourd’hui comme hier.


journal de l'Afghanistan n° 221 - du 27-11 au 06-12

  Par M.Lemaire                                                                                 



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Paroles & action des bientôt présidents...

Obama nomme Hillary Clinton secrétaire d'Etat, reconduit Gates au Pentagone

Lachlan CARMICHAEL : Obama nomme une équipe aussi ferme que pragmatique avec Clinton et Gates.

1 La résistance contre l'agresseur

Résistance :

Analyse & déclaration

Occupation de l'Afghanistan 

Analyse & déclaration

2-1 Sur le terrain

2 Occupation de l'Afghanistan 

Suite

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 

4 Lutte pour la libération du territoire

5L'Afghanistan en chiffre

Détails.

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6 1 Vidéo d'al-Zawahiri,

7 Brèves

7-1 De sommet en sommet, de Londres (G20) à Strasbourg (OTAN)

8 Dossiers

8-1 Robert Fisk : Débâcle afghane.

8-2 G. Dunkel : Afghanistan: la mauvaise guerre, aujourd’hui comme hier.

8-3 Guantanamo : Les dossiers

1 José Maria Aznar a été informé des vols secrets de la CIA dès 2002.

2 François Musseau : Les vols secrets de la CIA étaient connus autant par Zapatero que par Aznar.

Fin

7 Brèves

7-1 De sommet en sommet, de Londres (G20) à Strasbourg (OTAN)

8 Dossiers

8-1 Robert Fisk : Débâcle afghane.

8-2 G. Dunkel : Afghanistan: la mauvaise guerre, aujourd’hui comme hier.

8-3 Guantanamo : Les dossiers

1 José Maria Aznar a été informé des vols secrets de la CIA dès 2002.

2 François Musseau : Les vols secrets de la CIA étaient connus autant par Zapatero que par Aznar.



L'Afghanistan en chiffre du 27-11  au 06/12/08  

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

 5

 2

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

 46

 37

 

 

 

Peuple Afghan

 41

 6 + x

 



 

Paroles & action des bientôt présidents...

Obama nomme Hillary Clinton secrétaire d'Etat, reconduit Gates au Pentagone

Le président élu Barack Obama a confirmé lundi avoir choisi Hillary Clinton pour diriger la diplomatie de son administration et reconduit Robert Gates à la tête du Pentagone.

"La nomination d'Hillary est un signe aux amis et ennemis du sérieux de mon engagement à renouveler la diplomatie américaine et restaurer nos alliances", a déclaré M. Obama lors d'une conférence de presse à Chicago (Illinois, nord).

"Elle possède une intelligence extraordinaire et une fermeté, et une remarquable éthique de travail. Je suis fier qu'elle soit notre prochaine secrétaire d'Etat", a-t-il ajouté.

Après avoir été désignée secrétaire d'Etat, Mme Clinton a tout de suite affirmé souhaiter rétablir le rang des Etats-Unis comme "force positive de changement" dans le monde.

Son mari, l'ancien président américain Bill Clinton, a accepté de révéler les noms des donateurs de son organisation caritative et s'est engagé à la transparence sur ses futurs engagements et revenus afin d'éviter tout conflit d'intérêt.

M. Obama a reconduit à la tête du Pentagone l'actuel titulaire du poste Robert Gates alors que les troupes américaines sont engagées sur deux fronts, en Irak et Afghanistan. L'ancien directeur de la CIA, réputé pragmatique, est apprécié des deux camps politiques américains.

C'est la première fois qu'un secrétaire à la Défense est reconduit à son poste dans une administration d'un autre bord que la sienne.

M. Obama confiera à Robert Gates la mission de "finir la guerre en Irak de façon responsable" en transférant progressivement le contrôle aux Irakiens, a-t-il dit lundi.

En outre, le président élu s'est déclaré convaincu que les forces armées américaines doivent rester "les plus fortes sur la planète".

Par ailleurs, le futur occupant de la Maison Blanche a également annoncé la désignation de la gouverneur de l'Arizona (sud-ouest), Janet Napolitano, à la tête du département de la Sécurité intérieure.

Le général James Jones, un ancien commandant de l'Otan, sera nommé au poste de conseiller à la sécurité nationale.

Susan Rice, une proche conseillère de M. Obama en matière de politique étrangère, va être nommée ambassadrice à l'ONU.

Le poste de ministre de la Justice revient à Eric Holder, le premier noir a occuper cette fonction.

Des défis d'une ampleur inédite attendent la nouvelle administration Obama, le 20 janvier: crise économique, retrait des troupes américaines d'Irak, révision de la stratégie en Afghanistan, menace nucléaire iranienne, sans compter les tensions entre Pakistan et Inde, ravivées par les récents attentats meurtriers à Bombay.

M. Obama a affirmé lundi qu'il avait été tenu au courant de la situation en Inde pendant le week-end et que le FBI avait été envoyé dans la région.

"Moi-même et mon équipe derrière moi sommes absolument déterminés à éliminer la menace du terrorisme", a-t-il affirmé lundi en ajoutant que la diplomatie, et la politique devaient être utilisées en plus de la force militaire pour faire face au défi.

En déplacement en Grande-Bretagne, l'actuel secrétaire d'Etat Condoleezza Rice a estimé lundi, avant même l'officialisation de la nomination d'Hillary Clinton, que celle-ci "apportera(it) énormément d'énergie, d'intelligence et de savoir-faire" à ce poste.

L'ancien président américain Bill Clinton s'est déclaré "fier" lundi de la nomination de son épouse Hillary, dans un communiqué.

La présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a pour sa part, jugé "remarquable" l'équipe choisie par M. Obama. "Tous les membres de cette équipe ont une expérience immense, une grande intelligence, une forte capacité à diriger, et sont engagés pour un changement", écrit-elle dans un communiqué lundi.

01 12

 

Lachlan CARMICHAEL : Obama nomme une équipe aussi ferme que pragmatique avec Clinton et Gates.

Composée de membres prestigieux et déterminés, l'équipe en charge de la sécurité nationale présentée lundi par le président américain élu Barack Obama affiche un mélange de fermeté et de pragmatisme, selon les analystes.

M. Obama a pris un bon départ, estiment-ils, en nommant Hillary Clinton secrétaire d'Etat, le général James Jones conseiller à la sécurité nationale, Susan Rice ambassadrice à l'ONU et en conservant Robert Gates à son poste de secrétaire à la Défense.

Reste à savoir s'ils réussiront à former une véritable équipe et jusqu'à quel point ils se conformeront à la ligne fixée par Barack Obama en matière de politique étrangère, nuancent-ils.

"Sur le papier, ils ont toutes les qualités nécessaires: le pragmatisme, l'expérience, l'intelligence", estime Aaron David Miller, un ex-conseiller de plusieurs secrétaires d'Etat, tant républicains que démocrates.

On aura "un équilibre intelligent entre les limites de la puissance américaine et les avantages qu'elle procure", a-t-il expliqué à l'AFP.

Pour M. Miller, l'équipe Obama devrait abandonner l'idée du président George W. Bush de renverser les dictatures mais conserver la notion d'éventuelles actions militaires "préventives" pour défendre les intérêts américains.

Le nouveau gouvernement privilégiera, selon lui, une approche "soft" (douce) en utilisant l'économie, la diplomatie et la culture pour influencer le reste du monde en lieu et place de la force militaire. En outre, l'administration Obama sera, selon l'expert, disposée à engager avec les ennemis de Washington des "négociations fermes et pragmatiques".

Pendant sa campagne M. Obama a évoqué la possibilité d'un dialogue avec l'Iran, la Corée du Nord et Cuba.

Mais il a souligné lundi que son opposition connue à la guerre en Irak ne signifiait pas qu'il hésiterait à faire usage de la force si les intérêts américains étaient menacés.

"Pour garantir la prospérité aux Etats-Unis et la paix à l'étranger, nous partageons tous la conviction que nous devons conserver la plus puissante armée au monde", a-t-il dit.

M. Obama "n'est pas naïf et a compris qu'il faut exercer le pouvoir pour garder le monde en paix ou le stabiliser", a estimé George Perkovich, analyste de la Fondation Carnegie pour la paix internationale.

Les alliés européens des Etats-Unis, selon cet analyste, comptent sur Washington pour rester la puissance militaire dominante, tant qu'elle est utilisée intelligemment. "C'est une équipe impressionnante et ses membres sont des choix judicieux", a poursuivi M. Perkovich.

Tout comme M. Miller, il a particulièrement apprécié la décision de M. Obama de nommer le général Jones et de conserver au Pentagone Robert Gates, nommé en novembre 2006 par M. Bush pour remplacer Donald Rumsfeld, concepteur de l'impopulaire guerre en Irak.

Les analystes ont vangé le mélange d'expérience diplomatique et militaire du général Jones et l'approche novatrice de M. Gates en Irak et en Afghanistan.

Pour Michael O'Hanlon, analyste à la Brookings Institution, "c'est une équipe centriste" avec Gates et Jones penchant plus à droite, Clinton et Rice plus à gauche.

M. Miller a salué l'intelligence et la fermeté d'Hillary Clinton, tout en jugeant indispensable que l'ex-rivale de M. Obama aux primaires démocrates mène la politique décidée par la Maison Blanche et non la sienne, au risque sinon que des divergences soient exploitées par d'autres pays.

Joseph Cirincione, président du Ploughshares Fund, qui milite contre la prolifération nucléaire, a qualifié la future équipe Obama de "crédible, intelligente et expérimentée". Selon lui, elle s'entendra pour retirer les troupes américaines d'Irak, recentrer l'effort militaire sur l'Afghanistan, rétablir l'autorité morale des Etats-Unis et abandonner certains programmes d'armemement de haute technologie. Mais l'expert craint que M. Gates ne résiste au projet de Barack Obama de réduction des têtes nucléaires.

AFP Lachlan CARMICHAEL

02 12



2 Les forces en présence

Troupes d'occupation

Otan- Isaf

L'Otan veut des renforts en Afghanistan pour éviter l'impasse

L'Otan a besoin de plus de troupes en Afghanistan pour pouvoir tenir ses positions sur le terrain et éviter l'impasse dans son combat contre les rebelles taliban, déclare le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jaap de Hoop Scheffer

"Il est très clair que nous avons besoin de plus de forces en Afghanistan", a-t-il dit lors d'une conférence de presse en réponse à la question d'un journaliste lui demandant s'il s'attendait à des offres européennes de renforts après l'entrée en fonction du président élu américain Barack Obama le 20 janvier.

"La tactique de lutte contre l'insurrection classique (...) nécessite plus de forces en Afghanistan, tout simplement pour pouvoir tenir des positions territoriales et poursuivre la mission de développement et de reconstruction", a-t-il dit en marge d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Alliance à Bruxelles.

"Nous ne disposons pas de forces suffisantes pour faire que cela se matérialise aujourd'hui. Pour empêcher une situation d'impasse, où sans perdre nous ne gagnons pas, il nous faut plus de forces."

Barack Obama s'est engagé à dépêcher plus de troupes américaines en Afghanistan, où les Etats-Unis disposent déjà de plus de 30.000 soldats.

La décision d'envoyer plus de 20.000 soldats US en renfort devrait être l'une des premières décisions à prendre pour le futur commandant en chef.

Les Britanniques, qui ont environ 8.500 soldats dans ce pays, pressent également les autres pays à augmenter leur contribution.

REUTERS

03 12


Danemark

04 12

Le Danemark compte en Afghanistan quelque 700 soldats, stationnés pour la plupart dans la province méridionale d'Helmand en proie aux troubles.

AP


Japon

Le Japon met fin à son engagement militaire en Irak

Le Japon a annoncé le rapatriement de ses éléments aériens d'Irak, mettant ainsi fin à son engagement militaire dans ce pays.

"Le gouvernement a décidé de mettre fin à la mission de transport des forces aériennes d'auto-défense en Irak cette année, compte tenu du fait qu'elle a rempli son objectif", a déclaré dans un communiqué le Premier ministre Taro Aso.

L'engagement militaire japonais en Irak, qui avait débuté en 2004, a suscité des critiques dans les milieux pacifistes du pays.

L'attention se porte désormais sur la réponse qu'apportera le gouvernement japonais aux demandes insistantes venant, selon la presse de Tokyo, de Washington pour une implication japonaise plus importante en Afghanistan.

Selon les médias, les Etats-Unis ont demandé au Japon de fournir une aide dans le transport aérien en Afghanistan.

27 11

Reuters



Déclaration

Usa

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

Le Pentagone veut améliorer ses compétences dans la guerre contre la résistance…

Le Pentagone a officialisé dans une directive l'importance stratégique qu'il donne à la "guerre irrégulière" l'opposant à des insurgés et des terroristes, au même plan que la "guerre conventionnelle" entre Etats.

Ce document, signé lundi par le vice-secrétaire à la Défense Gordon England, déclare que "la guerre irrégulière est stratégiquement aussi importante que la guerre traditionnelle", et affirme la nécessité d'"améliorer les compétences (du Pentagone) en matière de guerre irrégulière".

Ce type de conflit recouvre les activités de contre-terrorisme, de contre-insurrection ainsi que les "opérations de stabilité" dans des "pays fragiles", désormais définies comme une "mission-clé".

La directive préconise de "maintenir des capacités permettant au département de la Défense d'être aussi efficace en matière de guerre irrégulière qu'en matière de guerre conventionnelle".

Parmi les missions assignées dans cette directive de 12 pages, Washington doit notamment s'efforcer de renforcer les capacités militaires des pays partenaires, soutenir les nations menacées par des adversaires "irréguliers" ou encore "créer un environnement stable et sûr dans les Etats fragiles" afin d'empêcher la formation de sanctuaires extrémistes.

Cette directive formalise un changement déjà largement amorcé sur le terrain, à la lumière des leçons tirées depuis 2001 des conflits en Irak et en Afghanistan.

"Cela codifie les rôles et les responsabilités", a commenté un porte-parole du Pentagone, Bryan Whitman.

Cette réorientation avait déjà été formulée à l'été 2008 dans un document officiel intitulé "Stratégie de la défense nationale".

"A l'avenir, gagner la guerre irrégulière contre les mouvements extrémistes et violents sera l'objectif central des Etats-Unis", soulignaient les auteurs de ce rapport.

Dans la revue Affaires Etrangères datée de janvier/février, M. Gates défend cette nouvelle stratégie, désapprouvée par certains militaires, qui s'inquiétent d'un déclin potentiel de la suprématie conventionnelle de l'armée américaine à l'heure de la montée en puissance militaire de pays comme la Chine ou la Russie.

"Nous ne devons pas nous focaliser sur la préparation à de futurs conflits conventionnels au point de négliger de fournir toutes les capacités nécessaires pour gagner le type de guerre mené actuellement par les Etats-Unis", écrit-il, en recommandant d'y consacrer un budget suffisant.

Un rapport du Commandement inter-forces américain sur les défis militaires des 25 prochaines années, publié jeudi, avertit également que les Etats-Unis devront sans doute faire face à un vaste spectre de conflits.

"D'ici les années 2030, les forces armées américaines se retrouveront presque certainement engagées au combat, soit dans un conflit régulier ou dans une série de guerres de contre-insurrection", estime ce rapport, qui suggère de se tenir prêt à combattre sur les deux fronts.

"Les difficultés d'entraînement à des menaces de type conventionnel et nucléaire ne doivent pas mettre au second plan la nécessaire préparation pour mener une guerre irrégulière, comme cela s'est produit après la guerre du Vietnam", période à laquelle les Etats-Unis ont arrêté de se préparer à la contre-insurrection pour privilégier une approche traditionnelle.

AFP

02 12

05 décembre
http://www.edicom.ch/fr/news/international/le-pentagone-officialise-l-importance-de-la-guerre-irreguliere_1188-5859989


Canada

Le NPD ne s'opposera pas à la guerre en Afghanistan pendant quelque temps

Le chef adjoint du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, a affirmé mercredi que la formation cesserait de s'opposer à la guerre menée par le Canada en Afghanistan tant qu'elle fera équipe avec les libéraux.

Il s'agit d'une concession significative pour un parti qui a été le porte-étendard du mouvement pour la paix au pays.

M. Mulcair, unique député néo-démocrate au Québec, a indiqué que "le NPD met de côté les divergences d'opinion qui ont toujours existé avec les libéraux au sujet de questions telles que l'Afghanistan".

"Parce que nous comprenons, dans l'intérêt de la population canadienne, le principe partagé par tout le monde d'agir au niveau économique et dans l'intérêt des familles canadiennes", a-t-il ajouté.

Afin de signer l'accord de coalition avec les libéraux, lundi, le leader du NPD, Jack Layton, a renoncé à la demande de son parti en faveur de l'annulation d'un projet de réduction de l'impôt sur les sociétés. Il n'a cependant pas fait mention de la guerre.

Questionnés quant à savoir si leur position sur l'Afghanistan avait changé, plusieurs députés néo-démocrates ont ri nerveusement et évité de se prononcer.

Des observateurs de la scène politique ont affirmé que le NPD, en quatrième place à l'échelle nationale, devait faire d'importants compromis pour maintenir la coalition en vie.

M. Mulcair a refusé de dire si le parti mettait également sur la glace sa promesse électorale d'un moratoire sur les projets d'exploitation des sables bitumineux en Alberta.

mercredi 3 déc,

Par Murray Brewster, La Presse Canadienne

 


France

26 11

Afghanistan: Paris n'est pas favorable à un calendrier de retrait

La France a indiqué mercredi qu'elle n'était pas favorable à la définition d'un "calendrier" pour les troupes étrangères d'Afghanistan demandée par le président Hamid Karzaï, lui préférant une stratégie de transfert progressif de la sécurité aux forces afghanes.

"Le sens de notre engagement est de rendre le plus tôt possible à l'Afghanistan la maîtrise de son destin en l'aidant notamment à recouvrer les moyens d'exercer pleinement ses responsabilités en matière de sécurité", a déclaré à la presse le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Eric Chevallier.

"Il nous paraît plus important aujourd'hui de veiller à maintenir cette dynamique que de définir à ce stade un calendrier global de retrait", a-t-il ajouté, interrogé sur les déclarations du président Karzaï.

Ces troupes n'ont toutefois "pas vocation à rester indéfiniment en Afghanistan", a poursuivi le porte-parole, en soulignant que la solution dans ce pays "n'est pas uniquement militaire".

Le président afghan a demandé mardi à la communauté internationale un "calendrier" précis "sur la durée" de son intervention militaire dans son pays, faute de quoi il serait contraint de négocier avec les talibans.

Sur ce dernier point, M. Chevallier a déclaré que "le dialogue de paix inter-afghan et les efforts menés en vue d'une réconciliation nationale relevaient de la responsabilité des autorités afghanes".

"Comme les autorités afghanes, nous considérons que les groupes ou individus susceptibles de rallier le cadre légal doivent reconnaître la Constitution afghane, déposer les armes et renoncer à tout lien avec le terrorisme international", a-t-il déclaré, écartant implicitement l'idée d'un dialogue avec les éléments les plus extrémistes.

Environ 70.000 soldats étrangers, dont quelque 2.800 Français, sont présents en Afghanistan au sein de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement américain.



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n° 221 - journal de l'Afghanistan - du 27-11 au 06-12- Suite - Afghanistan: la mauvaise guerre, aujourd’hui comme hier.

n° 221 - journal de l'Afghanistan - du 27-11 au 06-12- Suite - Afghanistan: la mauvaise guerre, aujourd’hui comme hier.


journal de l'Afghanistan n° 221 - du 27-11 au 06-12

  Par M.Lemaire                                                                                 




Sommaire.

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 

4 Lutte pour la libération du territoire

5L'Afghanistan en chiffre

Détails.

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6 1 Vidéo d'al-Zawahiri,


3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Les grandes manœuvres

Kandahar sans gouverneur

Le nouveau gouverneur de la province de Kandahar, Rahmatullah Raufi, affirme avoir été démis de ses fonctions moins de quatre mois après avoir été nommé à ce poste par le gouvernement du président Hamid Karzaï.

Dans une entrevue accordée à l'AFP, il a directement mis en cause le frère du président, Ahmad Wali Karzaï, qui dirige le conseil de la province de Kandahar. « Ahmad Wali Karzaï n'a cessé d'interférer dans les affaires de la province et, comme je me suis opposé à lui, j'ai été viré », a déclaré l'ancien général de l'armée afghane. M. Raufi dit avoir été prévenu par un coup de téléphone de Ghulam Jailani Popal, responsable des nominations des gouverneurs.

L'information n'a été confirmée ni par le bureau du président Karzaï, qui effectue en ce moment une visite en Turquie, ni par Ahmad Wali Karzaï. Rejoint par le Globe and Mail, ce dernier a dit ne rien savoir des rumeurs selon lesquelles M. Raufi a été congédié. « Honnêtement, je ne sais pas ce qui se passe », a-t-il déclaré.

Le gouverneur de la province de Kandahar est un allié important des 2500 soldats canadiens actuellement déployés sur le territoire pour combattre les talibans. Le printemps dernier, l'ancien ministre des Affaires étrangères Maxime Bernier, s'était d'ailleurs plaint publiquement de l'inefficacité du prédécesseur de M. Raufi, Asadullah Khalid.

L'affaire avait créé un incident diplomatique, M. Bernier ayant été accusé de s'être immiscé dans les affaires intérieures afghanes. Asadullah Khalid a éventuellement été limogé en août. Il a été remplacé par M. Raufi, qui commandait jusque-là les troupes afghanes dans la province de Kandahar.

Les responsables canadiens semblent avoir retenu la leçon. Rejoint par la Presse canadienne, un porte-parole du brigadier général Denis Thompson, qui commande les Forces armées canadiennes en Afghanistan, a refusé de commenter le congédiement du gouverneur Raufi.

L'ambassadeur canadien en Afghanistan, Ron Hoffman, a pour sa part publié une déclaration dans laquelle il se borne à dire que les nominations relèvent du gouvernement afghan et que le Canada continuera de travailler avec quiconque est mis en place par le gouvernement Karzaï.

AFP

jeudi 4 déc,



b) USA

02 12

Le sénateur républicain Saxby Chambliss a été réélu mardi dans l'Etat américain de Géorgie, a annoncé la chaîne d'information CNN.

Cette victoire prive le Parti démocrate d'une chance d'obtenir une "super majorité" de 60 sièges au Sénat, qui lui aurait permis de voter des lois sans craindre de manoeuvres dilatoires des républicains.

Chambliss, élu pour la première fois à ce poste en 2002, a battu le candidat démocrate Jim Martin. Le scrutin avait pris une dimension nationale, les démocrates et leurs alliés indépendants détenant 58 des 100 sièges au Sénat depuis l'élection du 4 novembre.

Le sénateur sortant avait ce jour-là remporté le plus grand nombre de voix, mais n'avait pas atteint le seuil de 50% requis par la loi de Géorgie.

Des personnalités politiques de niveau national avaient mené campagne pour le second tour. L'ancien président Bill Clinton était venu soutenir Martin, tandis que Chambliss avait reçu l'appui de Sarah Palin, ex-colistière du candidat républicain à la présidentielle John McCain.

Un siège de sénateur doit encore être attribué dans le Minnesota, où le résultat très serré le 4 novembre a rendu nécessaire un nouveau décompte.

Reuters



4 Lutte pour la libération du territoire

 

Pertes déclarée des occupants.

04 12

Deux soldats danois ont été tués jeudi dans une attaque dans le sud de l'Afghanistan, selon le commandement opérationnel de l'armée danoise.

Le commandement a précisé qu'une patrouille composée de militaires danois et britanniques avait été la cible d'une attaque dans le district méridional de Gereshk.

Un soldat danois a été mortellement blessé quand son véhicule a été touché par une bombe, a expliqué l'armée en ajoutant que la patrouille avait essuyé des coups de feu peu après.

D'après l'armée, un deuxième soldat a été tué dans une autre explosion lorsque les militaires danois et britanniques se sont portés au secours de leur collègue blessé.

Dix-huit soldats danois ont officiellement été tués en Afghanistan depuis que leur pays a rejoint la coalition emmenée par les Etats-Unis en 2002.

AP

05 12

Trois soldats canadiens sont morts vendredi en Afghanistan, ce qui porte le bilan total à 100 morts depuis le début du déploiement dans ce pays, en 2002.

Les soldats patrouillaient le district d'Arghandab, à l'ouest de la ville de Kandahar, à bord d'un véhicule blindé lorsqu'ils ont touché un dispositif explosif artisanal.

Le caporal Mark Robert McLaren, le soldat Demetrios Diplaros et l'adjudant Robert John Wilson ont été tués dans l'explosion.

Les trois étaient membres du Premier Bataillon du Régiment royal canadien, basé à Petawawa, en Ontario et faisaient parti de l'Équipe de liaison et de mentorat opérationnel à Kandahar, a affirmé le Brigadier-général et commandant du contingent canadien en Afghanistan, Denis Thompson.

La Presse Canadienne

05 12

Dans un incident séparé, deux autres soldats canadiens ont été blessés, dont un sérieusement, dans une explosion survenue alors qu'ils effectuaient une patrouille à pied dans le dangereux quartier de Zhari, également à l'ouest de Kandahar, environ une heure avant l'attaque contre le blindé.

La Presse Canadienne


Pertes armée  locale

27 11

Les résistants ont tendu une embuscade à des soldats afghans dans le nord-ouest de l'Afghanistan, tuant 13 militaires et en capturant 16 autres, a annoncé vendredi Abdul Ghani Sabri, vice-gouverneur de la province de Bala Murghab.

Il a précisé qu'un groupe de résistants avait attaqué un convoi de la police et de l'armée afghanes dans le village d'Akazai, déclenchant des combats qui ont duré plusieurs heures.

AP

27 11

Des soldats britanniques de la force de l'Otan ont annoncé qu'ils avaient tiré samedi en état de légitime défense sur un véhicule qui s'approchait trop près d'un convoi, tuant un policier afghan.

AFP



Détails

Kaboul

27 11

Explosion devant l'ambassade des Etats-Unis, qui a tué quatre collaborateurs civils et fait une vingtaine de blessés.

AFP

30 11

Une attaque kamikaze a tué trois civils et en a blessé six, selon un bilan fourni par la présidence afghane.

Le kamikaze, à pied, s'est fait exploser au passage d'un véhicule de l'ambassade d'Allemagne.

A Berlin, le ministère des Affaires étrangères a confirmé que l'attaque visait une voiture de son ambassade. "Le seul occupant du véhicule, un employé afghan de l'ambassade, a été blessé" dans l'attentat, a déclaré un porte-parole du ministère.

AFP

02 12

"Un piéton s'est approché d'un véhicule de police et s'est fait exploser.

Deux policiers ont été tués.On dénombre parmi les blessés 2 policiers", a-t-il indiqué.

AFP


Province de Badghis (nord-ouest),

28 11

14 soldats ou policiers afghans sont portés disparus depuis jeudi dans la province de Badghis (nord-ouest), après l'attaque d'un convoi de 70 camions transportant de la logistique, selon l'armée afghane.

Douze policiers et soldats ont été tués dans cette embuscade, a-t-elle ajouté. "Ils sont prisonniers des résistants", a précisé à l'AFP un commandant de l'armée dans la région, le général Fazal Ahmad Saïar.

AFP


Province de Helmand dans le sud de l'Afghanistan,

29 11

33 résistants ont été tués dans des combats contre la coalition internationale et l'armée afghane dans la province de Helmand, assure la coalition dans un communiqué.

Selon cette dernière, une patrouille conjointe de soldats étrangers et afghans, tombée dans une embuscade à environ 150 km à l'ouest de Kandahar, a riposté, d'abord avec des armes légères puis à l'aide d'un soutien aérien,

Les bilans livrés par les forces étrangères ou afghanes d'un côté, les talibans de l'autre, ne peuvent jamais être vérifiés de sources indépendantes.

AFP


Province de Herat

04 12

Hafizulla un ancien commandant, proche du gouvernement, a été grièvement blessé dans une embuscade tendue mercredi à Herat, la grande ville de l'ouest de l'Afghanistan, au cours de laquelle deux de ses gardes du corps ont été tués, a annoncé le porte-parole de la police pour l'ouest du pays, Abdul Rauf Ahmadi.

AFP


Province de Kandahar

27 11

Un employé afghan de la compagnie de sécurité USPI a été tué par l'explosion d'une bombe télécommandée, selon le porte-parole du gouvernement provincial, Zalmay Ayoubi.

AFP


Province de Kost

04 12

Au moins cinq policiers ont été tués jeudi dans une double attaque kamikaze contre deux bâtiments de la police anti-drogue et du renseignement, dans l'est de l'Afghanistan, a-t-on appris de source officielle.

La première attaque a pris pour cible les locaux de la brigade anti-drogue dans la ville de Khost, capitale de la province du même nom, près de la frontière avec le Pakistan, a déclaré à l'AFP le vice-gouverneur de la province, Tahir Khan Sabari.

"Une voiture conduite par un homme en uniforme de l'armée afghane a tenté de forcer le passage et les policiers en faction devant le bâtiment ont ouvert le feu, provoquant l'explosion du véhicule, qui a tué trois policiers et a blessé sept personnes, dont trois passants", a-t-il raconté.

Une autre attaque a visé, au même moment, les locaux tout proches du Département national de la sécurité (NDS), les services de renseignement afghans.

"Deux employés du NDS ont péri dans l'explosion et trois autres ont été blessés. Trois à quatre résistants revêtus d'uniformes de l'armée afghane ont pénétré dans le bâtiment qui a été encerclé par les forces de sécurité", a déclaré le vice-gouverneur.

Selon Reuters, au moins deux policiers sont morts dans l'attaque, mais l'AFP parle plutôt de 5 morts, dont 2 policiers et 3 employés des services de renseignements, et 10  collaborateurs civils blessés.

"La situation reste confuse", a-t-il ajouté.

 

Un porte-parole de la résistance a précisé que 3 kamikazes y avaient été impliqués, et que le directeur adjoint des services de renseignements était spécifiquement visé.

AFP


Province orientale de Nangarhar.

27 11

Selon la mission des Nations Unies, un de ses employés travaillant pour son programme de réfugiés a été tué par des inconnus mercredi dans la province.

AFP


Province de Paktia (est),

27 11

Un résistant présumé a été tué et dix arrêtés dans la province de Paktia (est), a ajouté la coalition, dont les informations n'ont pas été confirmées de source indépendante.

AFP



5-1 L'Afghanistan en chiffre 

Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 :  "Force combinée 82 "


 

Civils tués                                                             :   12.558 (Voir Dufour-n°196)

Civils blessés                                                     : ? +  2.480 (chiffres trop bas) 


Résistants  tués :                                               : ?  +  7.202

Résistant blessés                                               :?  +  1.647  (chiffres trop bas)

Résistances arrêtés :                                           : 23.000 prisonniers


Militaires occupants et milice privés occupante tués : 1.435

Militaires et milice privés occupante blessés    : ?   + 13.545

Suicides                                                           : ?  plus de 1500 tentatives   150.000 souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure

 

CIA tués :                                                         :          4


Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 4.862

Soldats gouvernementaux blessés                     : ?  + 4.541 (chiffre trop bas)


Collabo   tués                                                      :   1.352

Collabo   blessés                                               :?  +904  (chiffre trop bas)

Collaborateurs disparus                                       : ?  +   3 



Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net. 


6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

6 1 Vidéo d'al-Zawahiri,

Le numéro deux d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, s'en prend au gouvernement d'Afghanistan, dans une vidéo obtenue par SITE, (un centre US) .

Il y affirme que les Etats-Unis sont "condamnés à l'échec en Afghanistan et dans les régions tribales du Pakistan".

"Zawahiri perçoit la tentative du président afghan Hamid Karzaï de négocier avec les talibans comme un signe de la faiblesse du gouvernement", écrit SITE dans un communiqué.

"Les chiens d'Afghanistan doivent maintenant se rassasier de la chair des Américains", selon la retranscription en anglais de propos de Zawahiri réalisée par SITE.

A propos du Pakistan, Zawahiri estime que le gouvernement a été affaibli mais reste une marionnette des Américains.".

 (AFP / 28 novembre 2008)

 

29 11

Deux journalistes afghans qui avaient été kidnappés il y a trois jours ont été libérés samedi soir par leurs ravisseurs, a-t-on appris dimanche de sources officielles.

Il s'agit de Dawa Khan Menapal, de Radio Free Europe/Radio Liberty, et d'Aziz Popal, qui travaillait pour une chaîne de télévision locales à Kandahar, selon le gouverneur adjoint de la province de Zabul, Gulab Shah Alikheil.

Le haut conseil des résistants a ordonné leur libération sans conditions en raison de leur qualité de journalistes, a déclaré un porte-parole de la milice islamiste Qari Yousef Ahmadi.

AP



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n° 221 - journal de l'Afghanistan - du 27-11 au 06-12- Fin - Afghanistan: la mauvaise guerre, aujourd’hui comme hier.

n° 221 - journal de l'Afghanistan - du 27-11 au 06-12- Fin - Afghanistan: la mauvaise guerre, aujourd’hui comme hier.


journal de l'Afghanistan n° 221 - du 27-11 au 06-12

  Par M.Lemaire                                                                                 




Sommaire.

7 Brèves

7-1 De sommet en sommet, de Londres (G20) à Strasbourg (OTAN)

8 Dossiers

8-1 Robert Fisk : Débâcle afghane.

8-2 G. Dunkel : Afghanistan: la mauvaise guerre, aujourd’hui comme hier.

8-3 Guantanamo : Les dossiers

1 José Maria Aznar a été informé des vols secrets de la CIA dès 2002.

2 François Musseau : Les vols secrets de la CIA étaient connus autant par Zapatero que par Aznar.

 



7 Les Brèves

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1 De sommet en sommet, de Londres (G20) à Strasbourg (OTAN)

Il se chuchote avec de plus en plus d’insistance que la date du 2 avril 2009 serait retenue pour le prochain sommet du G20 de crise à Londres, dont le principe a été décidé au premier sommet de crise du G20 à Washington le 15 novembre. Stupeur et inquiétude dans ce cas, dans les milieux atlantistes et de la défense, notamment à Bruxelles où se trouve le siège de l’OTAN: le 3 avril 2009 se tient le sommet de Strasbourg des chefs d’Etat et de gouvernement de l’OTAN, pour le soixantième anniversaire de l’Alliance. «Si c’est le cas, observe une source dans ces milieux de défense à Bruxelles, c’est une catastrophe médiatique pour Strasbourg, toute l’attention sera retenue par Londres. Mais ce n'est pas tout...»

Plus encore que l’aspect médiatique, il y a l’interprétation politique de l’adoption d’une telle date pour Londres. L’argument pour ce choix concernerait surtout les Américains (Obama & compagnie), et il serait pratique, mais déjà avec une signification politique: on ferait ainsi un seul déplacement et, semble-t-il, le plus rapide possible, – crise économique aux USA oblige. Une telle coïncidence de date, dans de telles conditions où l’on “groupe” les grandes occasions avec l’OTAN en queue de liste, indiquerait combien on tient le sommet de l’OTAN en assez piètre estime, comme d’une importance assez moyenne; combien, par conséquent, on tiendrait le sort de l’OTAN comme une question assez accessoire…

Le “sort de l’OTAN”? En effet, les mêmes sources observent que ce sommet de Strasbourg devait être à l’origine une grande fiesta médiatique destinée à redonner des couleurs à l’Alliance. Si l'événement essentiel tourne à l’événement accessoire, les couleurs en seront d’autant moins rehaussées. Pourtant, l’OTAN en a bien besoin, de couleurs rehaussées. Le climat au sein de l’Alliance est absolument délétère, avec ces questions empoisonnées du système anti-missiles (BMDE) et de l’élargissement actuellement en suspens, déjà largement compromises par la nouvelle attitude de la Russie et le regroupement de plus en plus général pour accepter cette attitude; avec l’attitude à venir de l’administration Obama, qu’on devine, de plus en plus, surtout pressée d’accentuer une “détente” avec la Russie, ce qui se ferait au détriment de l’OTAN, imprudemment montée aux extrêmes dans ces affaires, – comme si les copains et les coquins de l’administration Bush et consort étaient là pour l’éternité. (Avec, comme amère cerise sur la gâteau, la situation en Afghanistan, où les Américains se passeraient bien de l'OTAN.)

Si toutes ces choses (la date du 2 avril pour le G20 et les effets politiques envisagés) se confirment, comment doit-on envisager le retour de la France dans une telle OTAN dévaluée, voire menacée? L’affaire prend une tout autre tournure. Certains voient alors dans ce retour une évolution pour placer la France en meilleure posture au sein d’une Organisation aux abois, qui pourrait voir en son sein se développer des discussions pour des restructurations radicales, ressemblant à quelque chose qui s’apparenterait à une liquidation en douceur. La France serait là, littéralement, pour avoir son mot à dire et sa part dans le processus de restructuration et les restes de l’OTAN dont il faudrait déterminer quoi faire. Effectivement, à Bruxelles, aujourd’hui, c’est cette sorte de réflexion qu’on entend sur l’évolution de cette grande organisation dont on nous a si longtemps et souvent dit qu'elle pérennisait les “valeurs” occidentales et transatlantiques. Les temps changent.

26/11/2008 - Bloc-Notes



8 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

8-1 Robert Fisk : Débâcle afghane.

Fisk, de retour d’Afghanistan, décrit la réalité d’un pays bien loin de l’image qu’en donnent les gouvernements occidentaux, qui continuent d’affirmer contre toute vraisemblance - et contre toute raison - que la « victoire » est proche. Les talibans sont à 20 Km de Kaboul et règnent en maître à Kandahar, nous dit l’envoyé spécial de The Independent. « La communauté internationale doit cesser de se mentir et se livrer à une réflexion fondamentale qui aurait dû être menée voilà quatre ou cinq ans, » avertit l’un des témoins qu’il a rencontré. Quand donc les politiques se mettront-ils à faire leur métier, c’est à dire se préoccuper du destin de la nation ? Faudra-t-il que les talibans viennent porter la guerre sur le sol français pour que cette désastreuse entreprise néocoloniale sans issue soit enfin remise en cause ?

L’effondrement de l’Afghanistan est plus proche qu’on ne le pense. Kandahar est aux mains des talibans - à l’exception d’un kilomètre carré au coeur de la ville - et les premiers postes de contrôle des Talibans sont à peine à 20 kilomètres de Kaboul. Le gouvernement profondément corrompu d’Hamid Karzai est presque aussi impuissant que n’est l’est le gouvernement irakien de la « zone verte » de Bagdad. Désormais les chauffeurs de camion afghans détiennent des permis de circuler délivrés par les Taliban, qui ont également leurs propres tribunaux dans des zones reculées du pays.

La Croix-Rouge a déjà averti que les opérations humanitaires sont considérablement réduites dans des régions de plus en plus vastes de l’Afghanistan, et plus de 4000 personnes, dont au moins un tiers de civils, ont été tués au cours des 11 derniers mois, ainsi que des dizaines de soldats de l’OTAN et de 30 travailleurs humanitaires. Les Talibans, tout comme le gouvernement de M. Karzai, exécutent leurs prisonniers en nombre toujours plus grand. Les autorités afghanes ont pendu ce mois-ci cinq hommes pour meurtre, enlèvement ou viol - un prisonnier, qui est un parent éloigné de M. Karzai a vu sa peine commuée, comme c’était prévisible - et plus de 100 autres sont actuellement à Kaboul dans le couloir de la mort.

Cela n’est pas l’Afghanistan démocratique, pacifique, reconstruit, soucieux d’ « égalité entre les sexes » que le monde avait promis de créer après la chute des Talibans en 2001. En dehors de la capitale et de l’extrême nord du pays, presque chaque femme est couverte d’une burkha, tandis que des combattants viennent maintenant rejoindre les rangs des Talibans depuis le Cachemire, l’Ouzbékistan, la Tchétchénie et même la Turquie. On estime que plus de 300 combattants turcs sont désormais présent en Afghanistan, beaucoup d’entre eux détenant un passeport européen.

« Je ne connais personne qui veuille voir le retour des talibans au pouvoir, » déclare un homme d’affaires de Kaboul - qui a conservé un anonymat aujourd’hui plus souvent demandé que ce n’était le cas avant 2001 - « mais les gens détestent le gouvernement et le parlement qui ne se soucient pas de leur sécurité. Le gouvernement est inutile. Compte tenu du nombre de personnes déplacées et réfugiées qui se déversent à Kaboul en provenance de la campagne, il existe un chômage de masse - mais bien sûr, il n’existe pas de statistiques. »

« Le ‘marché libre’ a mené beaucoup d’entre nous à la catastrophe financière. L’Afghanistan est un champ de bataille pour l’idéologie, l’opium et la corruption politique. Maintenant on a toutes sortes d’entreprises qui ont des contrats avec des organisations comme l’USAID. Tout d’abord, elles prélèvent 30 à 50% pour leurs propre compte, puis sous-traitent et sous sous-traitent à d’autres entreprises et il ne reste seulement que 10% du montant initial pour les Afghans eux-mêmes. »

Les Afghans travaillant pour des associations caritatives et l’ONU confient à leurs employeurs qu’ils sont soumis à une pression croissante pour donner des informations aux Talibans et pour leur offrir l’hébergement. Dans les campagnes, les agriculteurs vivent dans la peur des deux côtés dans cette guerre. Un très haut fonctionnaire des ONG à Kaboul - encore une fois, l’anonymat a été demandé - déclare qu’à la fois les Talibans et la police menacent régulièrement les villageois. « Un groupe de 15 ou 16 Talibans frappe la nuit à la porte d’un chef de village, disant qu’ils ont besoin de nourriture et de logement. Et le chef dit aux villageois de leur donner de la nourriture et de les laisser s’installer dans la mosquée. Ensuite, la police ou l’armée arrivent dans la journée et accusent les villageois de collusion avec les Talibans, arrêtent des innocents et menacent de suspendre l’aide humanitaire. Ensuite, il y a le danger que le village soit pris sous un raid aérien Américain. »

Dans la ville de Ghazni, les Talibans ont ordonné que tous les téléphones portables soient éteints de 17 heures jusqu’à 6 heures du matin de peur que des espions puissent les utiliser pour informer sur les positions de la guérilla. La guerre du téléphone mobile pourrait être gagnée par le gouvernement. Avec l’aide des américains, le ministère de l’Intérieur peut désormais suivre et localiser les appels. Une fois de plus, les Américains parlent de former des « milices tribales » pour lutter contre les Talibans, tout comme ils l’ont fait en Irak et comme les autorités pakistanaises ont essayé de le faire dans les provinces de la Frontière du Nord-Ouest. Mais ces force tribales ont été corrompues dans les années quatre-vingt par les Russes et lorsque ce système été remis sur pied il y a deux ans de cela, sous l’appellation de Force de police auxiliaire, cela a été un fiasco. Les policiers auxiliaires nouvellement formés ont cessé de se présenter sur leur lieu de travail, volé des armes et se sont transformés en milices privées.

« Maintenant, à chaque fois qu’un nouvel ambassadeur occidental arrive à Kaboul, il agite à nouveau ces idées », déclare un autre responsable d’ONG, proche du désespoir. « Ah, disent-ils essayons ces milices locales, quelle excellente idée. » Mais cela ne résoudra pas le problème. Le pays est en proie au brigandage, ainsi qu’à la cruauté des Taliban et des raids aériens, que les Afghans jugent tellement scandaleux. La communauté internationale doit cesser de se mentir et se livrer à une réflexion fondamentale qui aurait dû être menée voilà quatre ou cinq ans. »

Ce que cela signifie, pour les Occidentaux qui ont passé des années à Kaboul, est simple. Est-ce vraiment l’ardente ambition des Afghans que d’installer la « démocratie » ? Un État fédéral fort est-il possible en Afghanistan ? La communauté internationale est-elle prête à s’en prendre aux seigneurs de la guerre et aux barons de la drogue qui occupent des postes dans le gouvernement de M.Karzai ? Et, plus important encore, la reconstruction permet-elle vraiment de « sécuriser le pays » ? Le vieil adage usé des américains qui dit que « lorsque s’arrête la route, débute le pouvoir des Talibans » est faux. Les Talibans tiennent des postes de contrôle sur ces routes nouvellement construites.

Le ministre afghan de la Défense a 65000 soldats sous son improbable commandement mais il en aurait besoin de 500 000 pour contrôler l’Afghanistan. Les Soviétiques n’ont pas réussi à maîtriser le pays, même lorsqu’ils avaient 100 000 hommes sur le terrain, et 150 000 soldats afghans à l’appui. Et au moment où Barack Obama se prépare à envoyer un autre contingent de 7000 soldats américains dans la fosse Afghane, les Espagnols et les Italiens parlent de se retirer, tandis que les Norvégiens pourraient désengager leurs 500 hommes. Les dirigeants occidentaux évoquent sans relâche l’élément « clé » que constituerait l’entraînement de plus en plus d’Afghans à combattre dans l’armée. Mais c’est cette même « clé » qu’avaient essayé les Russes - et elle ne cadrait pas avec la serrure.

« Nous » n’allons pas gagner en Afghanistan. Discuter d’une victoire militaire sur les Talibans semble plus irréaliste que jamais. De fait, lorsque le Président Afghan tente d’engager le dialogue avec le mollah Omar - qui est l’un des principaux objectifs visé par les américains dans cette déplorable guerre - on se rend compte de la situation. Mais même le mollah Omar ne veut pas parler avec M. Karzai.

La partition du pays est une option que personne ne veut évoquer : donner la partie sud de l’Afghanistan aux Talibans et conserver le reste. Elle ne ferait qu’ouvrir une nouvelle crise avec le Pakistan car les Pachtounes, qui sont la majorité dans les rangs Talibans, réclameraient alors l’ensemble de ce que qu’ils considèrent comme le « Pashtounistan », incluant la plus grande partie des zones tribales du Pakistan. Ce serait également un retour au « grand jeu » et la redéfinition des frontières dans le sud-ouest de l’Asie, ce qui - l’histoire le montre - a toujours été accompagné de grandes effusions de sang.

28 novembre 2008


8-2  G. Dunkel : Afghanistan: la mauvaise guerre, aujourd’hui comme hier.

Depuis des mois, l’Afghanistan est plus meurtrier que l’Irak pour les troupes américaines, qui y sont pourtant cinq fois moins nombreuses (32 000 contre 160 000).
Au total, 1004 soldats étrangers ont été tués en Afghanistan depuis 2001, dont 40% au cours des deux dernières années; 625 étaient Américains (icasualties.org).

De concert avec des seigneurs de la guerre du nord du pays, les forces spéciales US ont renversé le gouvernement taliban en 2001. L’Association Révolutionnaire des Femmes en Afghanistan résume l’épisode en ces termes : « La guerre contre le terrorisme menée par les Etats-Unis a mis fin au régime taliban, mais elle n’a pas mis fin au fondamentalisme religieux, qui est la principale cause de nos malheurs. A la vérité, en réinstallant les seigneurs de la guerre au pouvoir en Afghanistan, l’administration américaine remplace un régime intégriste par un autre. » (rawa.org)
L’OTAN fournit des troupes à la Force internationale d’assistance et de sécurité mandatée par l’ONU (ISAF), qui compte environ 18 000 soldats américains.
En Afghanistan, la plupart des victimes mortelles de la violence sont des civils. Dans un décompte brut et incomplet établi en janvier 2008, la Commission indépendante des droits de l'homme en Afghanistan (AIHRC) dénombrait 900 civils tués, notamment lors de mariages, d’enterrements ou dans des endroits de loisirs pour les enfants. Selon les estimations de l’Agence Chine nouvelle (Xinhua), le nombre des victimes civiles se monterait à 1415 (28 septembre).
Créée sur mandat de l’Assemblée générale des Nations Unies et financée par des donations via l’ONU, l’AIHRC assure que 98% des victimes civiles tuées par les forces de la coalition en Afghanistan ont été visées intentionnellement.
Dans un rapport daté du 2 septembre, Lal Gul, directeur de l’AIHRC, souligne que « les actions des forces de coalition, en particulier des forces américaines, ne sont pas seulement contraires aux droits de l’homme; elles constituent des crimes de guerre ».
Aux violences meurtrières qui font rage dans le pays vient s’ajouter la menace d’une famine cet hiver, conséquence de trois années de mauvaises récoltes. Le Ministère afghan de l’agriculture, de l’irrigation et de l’élevage estime que dans les six prochains mois, le pays aurait besoin de deux millions de tonnes d’aliments de base – blé, farine et riz – pour nourrir les populations des régions isolées.
Bien que les organismes tels que l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) peuvent acheminer des tonnes de nourriture vers les principales villes afghanes, il leur sera bien difficile d’atteindre les communautés isolées, qui composent la majeure partie de la population pauvre du pays.
D’une part, le réseau routier a été anéanti par 40 ans de guerre, et d’autre part, la résistance afghane lance des attaques sur les lignes d’approvisionnement pour empêcher le matériel d’atteindre les avant-postes des troupes US ou de l’OTAN éloignés de la capitale. Le prix du transport des vivres par camion de Kaboul à Khandahar, les deux principales villes d’Afghanistan, s’en est trouvé décuplé depuis le printemps, où il était de 1800 dollars. Cette augmentation du prix traduit l’augmentation des risques encourus par les camionneurs (Der Spiegel, 17 octobre).
Syed Saleem Shahzad, directeur du bureau de l’Asia Times au Pakistan, explique que les talibans disposent d’informations si précises sur les ravitaillements des troupes US ou de l’OTAN via le port pakistanais de Karachi que l’ISAF a conclu avec la Russie un accord autorisant le transit de matériel non militaire à travers son territoire (Le Monde Diplomatique, octobre 2008).
Bien que des donateurs étrangers – principalement les Etats-Unis et leurs alliés impérialistes européens tels que la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France – aient fourni à l’Afghanistan une « aide » d’un montant de 35 milliards de dollars depuis 2001, la statistique officielle indique qu’environ 20 millions de personnes sur une population de 26 millions vivent en dessous du seuil de pauvreté (BBC, 17 octobre).
La FAO fixe le seuil de pauvreté à deux dollars par jour. Le taux d’alphabétisation des adultes est de 29%. Dans certaines régions, moins de 1% de la population sait lire et écrire. Un enfant sur cinq meurt avant d’atteindre l’âge de cinq ans.
Alors que le niveau de vie des Afghans baisse rapidement à mesure que la guerre s’intensifie entre le gouvernement client d’Hamid Karzai, soutenu par l’ISAF et les Etats-Unis, et l’opposition, emmenée par les talibans, le gouvernement de Kaboul dégrade également les conditions des femmes.
« Nous avons les mêmes idées que les talibans », remarque le parlementaire Qazi Naseer Ahmad. « Nous voulons appliquer la charia dans notre pays. Les femmes doivent demander la permission de leur mari avant de sortir de la maison et elles ne doivent pas porter de vêtements contraires à l’islam. » (Christian Science Monitor, 21 avril)
Dans ce même journal, on a pu lire qu’en avril dernier, certains membres du parlement ont proposé une législation qui bannirait notamment les t-shirts, la musique amplifiée, la mixité dans les lieux publics, le billard, les jeux vidéo, les activités impliquant des pigeons ou les cerfs-volants, ce qui reviendrait à restaurer les règles appliquées à l’ère des talibans et brandies par les groupes de média américains pour justifier l’invasion menée en 2001 dans le but de les renverser.
Le 31 octobre dernier, le général David Petraeus a pris la tête du Commandement central, devenant ainsi le responsable des opérations militaires américaines en Irak et en Afghanistan. En Irak, il a été l’architecte du « surge », une stratégie basée sur l’envoi massif de renforts qu’il devrait également appliquer à l’Afghanistan. A un détail près toutefois, qui souligne la faiblesse de la position des US dans ce pays : reconnaissant que les Etats-Unis et leurs alliés ne peuvent s’imposer militairement, Petraeus est disposé à entamer des négociations avec les talibans « modérés ».
Pour la population afghane, l’occupation coloniale de l’Afghanistan par les Etats-Unis et leurs alliés est un véritable désastre. Hors de l’Afghanistan, les progressistes doivent demander qu’un terme absolu soit mis à l’occupation et empêcher une augmentation des troupes US et de l’OTAN, même s’il est prévu qu’une telle décision s’accompagne de négociations.
Traduit par Chloé Meier pour Investigaction
Source: http://www.workers.org/2008/world/afghanistan_1113

 http://www.blogs.dhnet.be/


8-3 Guantanamo : Les dossiers

1 José Maria Aznar a été informé des vols secrets de la CIA dès 2002.

Le quotidien espagnol El Pais, qui s'est procuré un document officiel classé "très secret", affirme que le gouvernement espagnol alors mené par le conservateur José Maria Aznar était au courant dès 2002 des vols secrets américains transportant des prisonniers talibans de l'Afghanistan vers la base de Guantanamo. Le document, daté du 10 janvier 2002 soit quatre mois après les attaques du 11-Septembre, a été rédigé par Miguel Aguirre de Carcer, directeur général des affaires étrangères pour l'Amérique du Nord, après un entretien effectué avec un "conseiller politico-militaire de l'ambassade des Etats-Unis à Madrid", selon El Pais.

"Les Etats-Unis vont commencer très prochainement des vols pour transférer des prisonniers talibans et d'Al-Qaida depuis l'Afghanistan vers la base de Guantanamo à Cuba", écrit M. Aguirre de Carcer dans cette missive adressée au chef de la diplomatie de l'époque, Josep Piqué. Washington aurait demandé "l'autorisation du gouvernement espagnol" pour que des avions puissent effectuer "des atterrissages d'urgences" en Espagne, de préférence dans des aéroports militaires.

AUCUN RESPONSABLE N'A RECONNU ÊTRE AU COURANT

L'administration de George Bush étaient également en train de faire des démarches similaires auprès de "différents pays", note le fonctionnaires espagnol dans sa lettre. Le responsable américain n'a pas précisé la quantité des vols ni leur calendrier, se contentant de prévenir son interlocuteur que les voyages commenceraient "très vite" et que Madrid devrait répondre à cette demande "le plus vite possible". M. Aguirre de Carcer s'est ensuite engagé à obtenir une réponse "dès vendredi à la mi-journée", soit "moins de vingt-quatre heures après l'entretien", note El Pais.

Pour le quotidien, ce document prouve "que le gouvernement de José Maria Aznar savait que des avions américains qui survolaient ou faisaient escale en Espagne, transportaient à bord des personnes détenues dans des conditions légales plus que douteuses". Depuis que l'affaire des vols secrets de la CIA a été révélée en novembre 2005, ni les responsables du Parti populaire (conservateurs), ni le gouvernement socialiste du PSOE au pouvoir par la suite "n'ont reconnu jusqu'à présent être au courant de ces transfèrements" alors que l'Audience nationale, plus haute instance pénale espagnole, enquête sur cette affaire.

LEMONDE.FR avec AFP

| 30.11.08 |
http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/11/30/madrid-aurait-ete-informe-des-vols-secrets-de-la-cia-des-2002_1125157_3214.html#ens_id=1125159


2 François Musseau :  Les vols secrets de la CIA étaient connus autant par Zapatero que par Aznar.
"El Pais" révèle que le dirigeant socialiste connaissait les activités US acceptées par son prédécesseur.
Bien sûr que je ne savais rien ." Il fut impossible, lundi, d’arracher tout autre commentaire à José Luis Zapatero. Le chef du gouvernement socialiste a difficilement masqué son embarras, après les révélations d’"El Pais", dans son édition dominicale, d’après lesquelles Madrid avait donné son feu vert aux vols "illégaux" affrétés par la CIA vers Guantanamo.
Sous gouvernement PSOE
D’après le journal, documents officiels à l’appui, le gouvernement espagnol avait, en janvier2002, autorisé des avions militaires américains, qui transportaient des prisonniers "talibans ou d’al Qaeda",
à faire escale dans des aéroports situés en territoire national.
A l’époque, José Luis Zapatero n’était certes pas aux affaires, mais sur les 11 vols certifiés, 9 se sont produits au cours de 2005, lorsque les socialistes étaient au pouvoir.
Aznar, au pouvoir entre1996 et2004, aujourd’hui en retraite politique, mais toujours actif dans l’ombre.
D’après "El Pais", les conservateurs du parti Populaire (PP), qui, en mars 2003, allaient pleinement appuyer l’offensive guerrière de George W.Bush en Irak, auraient agi "en complices actifs" en janvier 2002, A cette date,
le gouvernement Aznar, voulant "à tout prix éviter que l’opinion publique espagnole soit mise au courant de ces vols", recommande à l’administration US l’utilisation d’"aéroports discrets",
notamment ceux des bases américaines de Moron et de Rota, en Andalousie.
Lundi, les dirigeants du PP ont éludé le sujet, tout en accusant les socialistes au pouvoir d’avoir "filtré à la presse des documents secrets".

Le leader communiste Gaspar Llamazares s’en est donné à cœur joie contre la droite: "Ces documents publiés indiquent qu’Aznar a pleinement contribué à ces vols de la honte, emmenant des détenus vers une zone de non-droit".
Les révélations d’"El Pais" ravivent un "scandale" médiatique datant de novembre2005, lorsque la presse révèle que de nombreux vols de la CIA ont fait escale en Espagne, entre2002 et2005 - et dans d’autres pays de l’UE.

Commission d’enquête?
Pendant cette période, estime Amnesty International, deux cents prisonniers ont survolé le sol espagnol. Depuis deux ans, le juge de l’Audience nationale, Ismael Moreno, à Madrid, enquête sur la
légalité de ces vols.
Lundi, la gêne et le silence des deux principaux partis contrastaient avec les attaques mordantes des formations catalanes et de gauche. "Il est désormais établi qu’Aznar a commis un délit grave, en autorisant le passage et l’escale de vols illégaux", ont fustigé les écologistes catalans d’ICV . "Mais le gouvernement Zapatero, via ses propres services secrets, était forcément au courant de la nature de ces vols. Or, il a tu publiquement leur existence."
Avec les communistes d’IU, ICV a exigé lundi la création d’une commission d’enquête parlementaire sur ce dossier ultrasensible.

Mis en ligne le 02/12/2008
http://www.lalibre.be/actu/europe/article/464282/les-vols-secrets-de-la-cia-embarrassent-autant-zapatero-qu-aznar.html


Résistance,taliban,karzai,Otan,Fias,Etats-Unis,Karzai,Bush,Obama,Afghanistan, Pakistan 


29/11/2008

n° 220 - journal de l'Afghanistan - du 24-11 au 28-11- Début - Emeute à Kaboul après la mort d'un civil, tué par les militaires occupants.

n° 220 - journal de l'Afghanistan - du 24-11 au 28-11- Début - Emeute à Kaboul après la mort d'un civil, tué par les militaires occupants.


 journal de l'Afghanistan n° 220 - du 24-11 au 28-11

                                              M.Lemaire                                                                                 


Sommaire.

 Tiré à part :

Ali Gharib : les enquêtes et les poursuites de haut niveau contre des hauts fonctionnaires de l'administration Bush pour des actes de torture et pour des crimes de guerre sont peu probables

Dommages Collateraux... le Pentagone prolonge

Extrait du Rapport de Hilde F. Johnson, directeur exécutif-adjoint de l'Unicef

Bavure …

Emeute à Kaboul après la mort d'un civil, tué par les militaires

Paroles & action des bientôt présidents...

Obama promet de faire de la lutte contre le terrorisme (…)  en Afghanistan une priorité

1 La résistance contre l'agresseur

Résistance :

Analyse & déclaration

Occupation de l'Afghanistan 

Analyse & déclaration

2-1 Sur le terrain

2 Occupation de l'Afghanistan 

3 Politique

4 Lutte pour la libération du territoire

L'Afghanistan en chiffre

Détails.

Suite

7 Brèves

7-1 S'il le pouvait, Karzaï abattrait les avions US.

7-2 Guantanamo : Les Brèves

1 L'ancien chauffeur de Ben Laden transféré au Yémen.

8 Dossiers

8-1 En Afghanistan, la victoire sera “made in USA” ou ne sera pas.

8-2 Obama Est Un Faucon, Dans La Grande Tradition Américaine.

Commentaire de la traductrice Mireille Delamarre sous forme de citations

8-3 Ali Gharib : amnistie pour Cheney et acolytes ?

8-4 Guantanamo : Les dossiers

1 La Suisse a refusé l'asile à trois anciens détenus de Guantanamo.

10 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

10-1 Obama et Lincoln (…et Lyautey

11 Annexe

11-1 "Dream Team” et désordre.



L'Afghanistan en chiffre du 24-11  au 28/11/08  

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

 4

 4

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

 17

18

 

 

 

Peuple Afghan

 26

4 + x

 


 

Tiré à part :

Ali Gharib : les enquêtes et les poursuites de haut niveau contre des hauts fonctionnaires de l'administration Bush pour des actes de torture et pour des crimes de guerre sont peu probables.

À en juger par les rares fuites survenues depuis l'arrivée de l'équipe de transition du président élu des États-Unis, Barack Obama, les enquêtes et les poursuites de haut niveau contre des hauts fonctionnaires de l'administration George W. Bush pour des actes de torture et pour des crimes de guerre sont peu probables.  Mais le fait qu'elles soient ou non possibles ne s'empêche pas les experts de débattre de la question de savoir si les personnes responsables doivent ou non rendre des comptes.

(...) Si Obama ne prend pas des responsabilités au sujet des actes de torture qui se sont produits, au lieu de simplement mettre fin à cette pratique, la porte peut être laissée ouverte pour qu'à l'avenir les gouvernements des États-Unise ressuscitent les plus dures techniques d'interrogatoire, a déclaré Ratner lors d'un récent forum à la Faculté de droit de l'Université de Georgetown.
«Si Obama veut vraiment garantir que nous (N. du T. : les États-Unis) n'allons plus torturer, il doit lancer une enquête criminelle», a déclaré Ratner, l'auteur de «The Trial of Donald Rumsfeld: A Prosecution in Book» (Le procès de Donald Rumsfeld - Une accusation sous forme de livre). (...)
Traduction Google révisée

Ali Gharib - IPS News

25 novembre 08 (IPS)

 Antonio Artuso - pueblo@sympatico.ca - Montréal, jeudi 27 nov. 08


Dommages Collateraux... le Pentagone prolonge

22 11

Extraitdu Rapport de Hilde F. Johnson, directeur exécutif-adjoint de l'Unicef

L'Unicef note que les opérations militaires occidentales frappent souvent les enfants et donne l'exemple d'un bombardement aérien en juillet dernier dans lequel 30 des 47 personnes tuées étaient des enfants.

 version française Pascal Liétout

Reuters


Bavure …

Emeute à Kaboul après la mort d'un civil, tué par les militaires

28 11

Des dizaines d'habitants de Kaboul s'en sont pris à la police après la mort d'un civil, tué par des soldats britanniques à la suite d'un "malentendu", a déclaré le chef de la police de la ville.

Quatre autres personnes ont été blessées dans cette fusilade;

 Selon des témoins, le convoi transportant les Britanniques a ouvert le feu sur un minibus. Les habitants ont ensuite jeté des pierres sur les forces de l'ordre.

Reuters



Paroles & action des bientôt présidents...

Obama promet de faire de la lutte contre le terrorisme (…)  en Afghanistan une priorité

Le président-élu américain Barack Obama a assuré au président Karzaï que la lutte contre le terrorisme et l'insurrection "en Afghanistan, et dans la région -une référence, apparemment, au Pakistan- serait une de ses premières priorités lorsqu'il sera en fonction, ont annoncé dimanche les services de la présidence afghane.

Le gouvernement afghan a fait pression pendant longtemps sur les Etats-Unis pour s'attaquer à ce qu'il appelle les bases du terrorisme au Pakistan. Karzaï a accusé les services de renseignement pakistanais de soutenir les talibans dans la préparation d'attaques en Afghanistan - des affirmations que le Pakistan, allié des Américains, nie catégoriquement.

Durant la campagne pour l'élection présidentielle, il a affirmé que "si le Pakistan ne peut pas ou ne veut pas agir, nous viseront des cibles terroristes de haut niveau, comme Ben Laden, si nous les avons en ligne de mire".

Obama s'est engagé à augmenter l'aide américaine en Afghanistan, selon le communiqué de la présidence afghane.

Un proche de Karzaï a précisé que cette promesse s'applique à l'aide économique et militaire.

Les Etats-Unis disposent de 32.000 soldats en Afghanistan, un chiffre qui augmentera de plusieurs milliers l'an prochain.

AP

22 11

"...Comprendre Obama comme président des Etats Unis, n'est pas possible sans comprendre les exigences d'un système de pouvoir toujours le même : c'est en fait un grand jeu médiatique..."



1 L'agresseur - Analyse & déclaration

 Troupes d'occupation

De sommet en sommet, de Londres (G20) à Strasbourg (OTAN)

Il se chuchote avec de plus en plus d’insistance que la date du 2 avril 2009 serait retenue pour le prochain sommet du G20 de crise à Londres, dont le principe a été décidé au premier sommet de crise du G20 à Washington le 15 novembre. Stupeur et inquiétude dans ce cas, dans les milieux atlantistes et de la défense, notamment à Bruxelles où se trouve le siège de l’OTAN: le 3 avril 2009 se tient le sommet de Strasbourg des chefs d’Etat et de gouvernement de l’OTAN, pour le soixantième anniversaire de l’Alliance. «Si c’est le cas, observe une source dans ces milieux de défense à Bruxelles, c’est une catastrophe médiatique pour Strasbourg, toute l’attention sera retenue par Londres. Mais ce n'est pas tout...»

Plus encore que l’aspect médiatique, il y a l’interprétation politique de l’adoption d’une telle date pour Londres. L’argument pour ce choix concernerait surtout les Américains (Obama & compagnie), et il serait pratique, mais déjà avec une signification politique: on ferait ainsi un seul déplacement et, semble-t-il, le plus rapide possible, – crise économique aux USA oblige.

Une telle coïncidence de date, dans de telles conditions où l’on “groupe” les grandes occasions avec l’OTAN en queue de liste, indiquerait combien on tient le sommet de l’OTAN en assez piètre estime, comme d’une importance assez moyenne; combien, par conséquent, on tiendrait le sort de l’OTAN comme une question assez accessoire…

Le “sort de l’OTAN”?

En effet, les mêmes sources observent que ce sommet de Strasbourg devait être à l’origine une grande fiesta médiatique destinée à redonner des couleurs à l’Alliance. Si l'événement essentiel tourne à l’événement accessoire, les couleurs en seront d’autant moins rehaussées.

Pourtant, l’OTAN en a bien besoin, de couleurs rehaussées. Le climat au sein de l’Alliance est absolument délétère, avec ces questions empoisonnées du système anti-missiles (BMDE) et de l’élargissement actuellement en suspens, déjà largement compromises par la nouvelle attitude de la Russie et le regroupement de plus en plus général pour accepter cette attitude; avec l’attitude à venir de l’administration Obama, qu’on devine, de plus en plus, surtout pressée d’accentuer une “détente” avec la Russie, ce qui se ferait au détriment de l’OTAN, imprudemment montée aux extrêmes dans ces affaires, – comme si les copains et les coquins de l’administration Bush et consort étaient là pour l’éternité. (Avec, comme amère cerise sur la gâteau, la situation en Afghanistan, où les Américains se passeraient bien de l'OTAN.)

Si toutes ces choses (la date du 2 avril pour le G20 et les effets politiques envisagés) se confirment, comment doit-on envisager le retour de la France dans une telle OTAN dévaluée, voire menacée? L’affaire prend une tout autre tournure. Certains voient alors dans ce retour une évolution pour placer la France en meilleure posture au sein d’une Organisation aux abois, qui pourrait voir en son sein se développer des discussions pour des restructurations radicales, ressemblant à quelque chose qui s’apparenterait à une liquidation en douceur. La France serait là, littéralement, pour avoir son mot à dire et sa part dans le processus de restructuration et les restes de l’OTAN dont il faudrait déterminer quoi faire. Effectivement, à Bruxelles, aujourd’hui, c’est cette sorte de réflexion qu’on entend sur l’évolution de cette grande organisation dont on nous a si longtemps et souvent dit qu'elle pérennisait les “valeurs” occidentales et transatlantiques. Les temps changent.

26/11/2008 - Bloc-Notes

 

Mis en ligne le 26 novembre 2008 à 14H54



2 Les forces en présence

Résistance

Troupes d'occupation

22 11

Une brigade américaine de 3 500 à 4 400 hommes va être envoyée en renfort en janvier 2009 en Afghanistan et déployée dans l’est du pays, afin d’aider à lutter contre les infiltrations  depuis le Pakistan, a annoncé un porte-parole de l’armée US.

Cette brigade fait partie des renforts réclamés par les responsables militaires américains, qui pourraient se monter au total à 20 000 soldats, a poursuivi le colonel Greg Julian lors d’une conférence de presse à Kaboul. Quelque 165 postes-frontières doivent être bâtis pour aider à lutter contre les infiltrations ddepuis le Pakistan, a ajouté le colonel Julian.

L’Afghanistan partage avec le Pakistan une frontière de 2 430 km.
AP


UK

27 11

La Grande-Bretagne compte 8.300 hommes déployés en Afghanistan, pour la plupart dans la province de Helmand, vaste région ou les résistants demeurent actifs et forts.

Reuters


France

26 11

La France n'est pas favorable à un calendrier de retrait.

La France a indiqué mercredi qu'elle n'était pas favorable à la définition d'un "calendrier" pour les troupes étrangères d'Afghanistan demandée par Karzaï, lui préférant une stratégie de transfert progressif de la sécurité aux forces afghanes.

"Le sens de notre engagement est de rendre le plus tôt possible à l'Afghanistan la maîtrise de son destin en l'aidant notamment à recouvrer les moyens d'exercer pleinement ses responsabilités en matière de sécurité", "Il nous paraît plus important aujourd'hui de veiller à maintenir cette dynamique que de définir à ce stade un calendrier global de retrait", a-t-il ajouté, interrogé sur les déclarations du président Karzaï.

Ces troupes n'ont toutefois "pas vocation à rester indéfiniment en Afghanistan", a déclaré à la presse le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Eric Chevallier, en soulignant que la solution dans ce pays "n'est pas uniquement militaire".

Sur ce dernier point, M. Chevallier a déclaré que "le dialogue de paix inter-afghan et les efforts menés en vue d'une réconciliation nationale relevaient de la responsabilité des autorités afghanes".

"Comme les autorités afghanes, nous considérons que les groupes ou individus susceptibles de rallier le cadre légal doivent reconnaître la Constitution afghane, déposer les armes et renoncer à tout lien avec le terrorisme international", a-t-il déclaré, écartant implicitement l'idée d'un dialogue avec les éléments les plus radicaux.

Environ 70.000 soldats étrangers, dont quelque 2.800 Français, sont présents en Afghanistan au sein de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement US.

AFP



3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Karzai

25 11

Le président Karzaï a demandé mardi à la communauté internationale un "calendrier" précis "sur la durée" de son intervention militaire dans son pays, faute de quoi il serait contraint de négocier avec les résistants.

AFP

Karzai veut la paix à tout prix

Rencontrant la presse à Kaboul, en compagnie du secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, M. Karzai a lancé un ultimatum à la communauté internationale.

Il réclame un calendrier précis de son intervention dans le pays, à défaut de quoi il sera obligé de négocier avec les talibans. Il a répété qu'il était prêt à fournir sa protection au mollah Mohammad Omar, si ce dernier acceptait un accord assurant la paix en Afghanistan, quitte à s'attirer des reproches.

Que cela plaise ou pas à la communauté internationale, je [lui] fournirai ma protection.

Le 16 novembre, il avait proposé une offre semblable au mollah Omar, mais les talibans avaient exigé le départ des troupes étrangères avant de négocier.

En plus de cette demande, le président afghan voudrait que cessentles frappes aériennes des troupes internationales et les fouilles de maisons afghanes. Il a même déclaré que s'il le pouvait, il abattrait les avions américains qui bombardent les villages afghans.

J'aimerais pouvoir intercepter les avions sur le point de bombarder les villages afghans, mais je n'en ai pas les moyens.

On prête au chef d'État afghan l'intention de briguer un nouveau mandat l'an prochain, et depuis quelques semaines, il dénonce régulièrement les raids qui ont tué des dizaines de civils.

Plutôt que de survoler l'Afghanistan, le président Karzai préférerait que la coalition s'attaque aux poches de résistants.

Enfin, M. Karzaï s'en est pris aux équipes militaires et civiles de reconstruction et de développement qui, dit-il, minent l'autorité des provinces. Sans développer davantage, il a déclaré que ces équipes constituaient ni plus ni moins que des structures de pouvoir parallèles.

Bien que 65 000 soldats étrangers appuient les 130 000 membres des forces de sécurité afghanes, les résistants ont renforcé leurs positions dans leur bastion traditionnel du sud et de l'est du pays. Ils ont aussi étendu leur influence aux alentours de la capitale, Kaboul.

27 11

(AFP



e) Les voisins

L’Arabie saoudite

22 11

L’Arabie saoudite dément avoir offert l’asile à Omar
Le gouvernement saoudien a démenti des informations de presse du magazine allemand Der Spiegel selon lesquelles le roi Abdallah avait offert l’asile politique au chef des talibans Omar.

Le roi a fait sa proposition sur médiation et pression du président Karzaï, et du président sortant, Bush, d’après ces sources.

M. Karzaï espère ainsi pouvoir engager un processus de réconciliation avec les résistants. Il a garanti au mollah Omar toute liberté de mouvement, s’il voulait revenir en Afghanistan.
AP


4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.

24 11

Un soldat d'élite des Royal Marines britanniques a été tué dans l'explosion d'une mine au passage de son véhicule près de Kajaki, dans la province d'Helmand, dans le sud de l'Afghanistan, annonce le ministère de la Défense à Londres.

Reuters

27 11

L’explosion d'une bombe a tué jeudi un soldat des forces sous commandement de l'Otan et en a blessé plusieurs autres dans la province d'Uruzgan, dans le sud du pays, a déclaré un responsable de l'Alliance à Kaboul. Il n'a donné aucun détail sur la nationalité des victimes.

Reuters

27 11

Deux soldats britanniques ont été tués dans une attaque  jeudi dans la province de Helmand, (sud de l'Afghanistan,)  annonce le ministère de la Défense à Londres.

Ces deux éléments des Royal Marines patrouillaient à pied...

Reuters


Pertes des résistants

26 11

Les forces de la coalition sous commandement américain auraient  tué 25 résistants dans trois opérations distinctes menées en Afghanistan, déclare l'armée américaine.

Reuters


Pertes armée Afghane

27 11

Des résistants ont tendu une embuscade à des soldats afghans dans le nord-ouest de l'Afghanistan, tuant 13 militaires et en capturant 16 autres, a annoncé vendredi un responsable afghan

Selon Abdul Ghani Sabri, vice-gouverneur de la province de Bala Murghab les affrontements qui se sont produits jeudi soir.

Il a précisé qu'un groupe de 300 talibans avait attaqué un convoi de la police et de l'armée afghanes dans le village d'Akazai, déclenchant des combats qui ont duré plusieurs heures.

AP

 



Détails

Kaboul

27 11

Une voiture a explosé à environ 200 mètres de l'entrée principale de l'ambassade des Etats-Unis à Kaboul alors que des civils américains s'apprêtaient à pénétrer dans le complexe à l'occasion de la fête de Thanksgiving.

Au moins quatre personnes ont été tuées et 18 autres blessées au cours de cet ateaque qui s'est produite vers 8h30 locales, a précisé le ministère de la Santé.

L'ambassade accueillait une course à pied à l'occasion de Thanksgiving, et des Américains et d'autres Occidentaux entraient dans l'ambassade au moment de l'explosion.

AP

 



4-1 L'Afghanistan en chiffre 

Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 :  "Force combinée 82 "


 

Civils tués                                                             :   12.555 (Voir Dufour-n°196)

Civils blessés                                                     : ? +  2.474 (chiffres trop bas) 


Résistants  tués :                                               : ?  +  7.163

Résistant blessés                                               :?  +  1.647  (chiffres trop bas)

Résistances arrêtés :                                           : 23.000 prisonniers


Militaires occupants et milice privés occupante tués : 1.430

Militaires et milice privés occupante blessés    : ?   + 13.543

Suicides                                                           : ?  plus de 1500 tentatives   150.000 souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure

 

CIA tués :                                                         :          4


Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 4.827

Soldats gouvernementaux blessés                     : ?  + 4.539 (chiffre trop bas)


Collabo   tués                                                      :   1..341

Collabo   blessés                                               :?  + 871  (chiffre trop bas)

Collaborateurs disparus                                       : ?  +   3 


 


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net. 



Résistance,taliban,karzai,Otan,Fias,Etats-Unis,Karzai,Bush,Obama,Afghanistan, Pakistan 

n° 220 - journal de l'Afghanistan - du 24-11 au 28-11- Suite1 - Emeute à Kaboul après la mort d'un civil, tué par les militaires occupants.

n° 220 - journal de l'Afghanistan - du 24-11 au 28-11- Suite1 - Emeute à Kaboul après la mort d'un civil, tué par les militaires occupants.


 journal de l'Afghanistan n° 220 - du 24-11 au 28-11

                                              M.Lemaire                                                                                 


Sommaire.

7 Brèves

7-1 S'il le pouvait, Karzaï abattrait les avions US.

7-2 Guantanamo : Les Brèves

1 L'ancien chauffeur de Ben Laden transféré au Yémen.

8 Dossiers

8-1 En Afghanistan, la victoire sera “made in USA” ou ne sera pas.

8-2 Obama Est Un Faucon, Dans La Grande Tradition Américaine.

Commentaire de la traductrice Mireille Delamarre sous forme de citations

8-3 Ali Gharib : amnistie pour Cheney et acolytes ?


7 Les Brèves

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1 S'il le pouvait, Karzaï abattrait les avions US.

Tension croissante entre les ’dirigeants’ afghans et les puissances occidentales occupantes.

Karzaï a déclaré que s'il le pouvait, il abattrait les avions qui bombardent les villages afghans.

Ces propos dénotent la tension croissante entre l'Afghanistan et les puissances occidentales qui le soutiennent face à une insurrection taliban de plus en plus confiante.

Alors que les Occidentaux dénoncent la corruption et l'inefficacité du gouvernement afghan, le chef de l'Etat, qui briguera sans doute un nouveau mandat l'an prochain, réplique en dénonçant les raids alliés qui ont fait des dcentaines de morts parmi les civils.

Ces dernières semaines, Hamid Karzaï a imputé aux Occidentaux l'aggravation de la situation dans le pays, en jugeant l'Otan incapable de s'attaquer aux sanctuaires des résistants au Pakistan et en réclamant que la coalition cesse de frapper les localités du pays.

"Nous n'avons pas d'autre choix, nous n'avons pas les moyens d'arrêter ces avions. Si nous pouvions, si je pouvais (...), nous les arrêterions, nous les abattrions", a déclaré Hamid Karzaï au cours d'une conférence de presse.

"Si nous avions un chelak (une sorte de lance-pierres), nous le jetterions pour arrêter les avions américains.

Nous n'avons pas de radars pour les arrêter, nous n'avons pas d'avions. J'aimerais pouvoir intercepter les avions sur le point de bombarder les villages afghans, mais je n'en ai pas les moyens."

Malgré la présence de 65.000 soldats étrangers épaulant les 130.000 hommes des forces de sécurité afghanes, les résistants ont consolidé cette année leur assise dans leur bastion traditionnel du sud et de l'est du pays et ont aussi étendu leur influence aux alentours de la capitale, Kaboul.

POURPARLERS

Hamid Karzaï a déploré trente ans de conflits et de misère, depuis 1979.

"Nous n'avons pas eu l'occasion de nous préserver du Mal, nous faisons donc de notre mieux pour chercher une solution à travers des pourparlers de paix", a-t-il ajouté en tendant à nouveau la main au chef  Mohammad Omar.

Karzaï a proposé à nouveau de garantir personnellement la sécurité du mollah s'il acceptait de se rendre et de respecter la constitution afghane.

Des responsables afghans ont pris contact en septembre avec d'anciens dirigeants taliban, sous l'égide de l'Arabie saoudite, mais les spécialistes jugent peu probable que la direction des taliban s'engage dans un dialogue sérieux alors qu'ils perçoivent le désarroi de leurs ennemis et sentent que le conflit pourrait basculer en leur faveur.

En visite à Kaboul, le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer a estimé que c'était au gouvernement afghan de décider ou non d'engager des pourparlers de réconciliation.

Karzaï "J'ai demandé un calendrier pour l'élimination du terrorisme dans cette campagne militaire. Je n'ai pas demandé un calendrier de retrait des troupes étrangères",."Nous demandons à la communauté internationale de venir en Afghanistan pour améliorer la situation, pas pour l'aggraver. Nous ne voulons plus la guerre, nous voulons un bel avenir." a-t-il précisé

Reuters

26 11


7-2 Guantanamo : Les Brèves

Ndlr : La publication des articles  ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1 L'ancien chauffeur de Ben Laden transféré au Yémen.
Le gouvernement américain a transféré l'ancien chauffeur d'Oussama ben Laden, condamné en août par un tribunal militaire pour soutien au terrorisme, de la base de Guantanamo à une prison au Yémen. L'homme y purgera les dernières semaines de sa peine, a annoncé mardi le Pentagone.
Le Yéménite Salim Hamdane avait été condamné à cinq ans et demi de prison à l'issue du premier procès pour crimes de guerre organisé par les Etats-Unis depuis le second conflit mondial.

En raison des 61 mois passés en préventive, Hamdan devrait être remis en liberté à la fin de
l'année.
Au moment du verdict, le Pentagone avait fait savoir qu'Hamdan resterait détenu à l'expiration de sa peine en tant qu'"ennemi combattant", ce qui permet au gouvernement de le maintenir en détention sans limitation de durée. Le Pentagone ne mentionne plus cet aspect de la question dans son
communiqué mardi.
Hamdan était le premier détenu de Guantanamo jugé en vertu des procédures d'exception controversées mises en place par l'administration Bush pour des prisonniers non américains accusés de terrorisme et dont les aveux, ont été extorqués par la violence et la torture.
Le Yéménite, âgé d'une quarantaine d'années, avait été capturé en novembre 2001 en Afghanistan, puis envoyé à Guantanamo en mai 2002.
Le tribunal de Guantanamo l'avait jugé coupable de soutien au terrorisme parce qu'il avait notamment servi de chauffeur et de garde du corps à Ben Laden entre 1996 et novembre 2001 en Afghanistan. En revanche, le jury l'avait innocenté du chef d'inculpation de complot avec Al Qaïda en vue de commettre des crimes de guerre.
26 novembre 2008

Edicom
http://www.edicom.ch/fr/news/international/l-ancien-chauffeur-de-ben-laden-transfere-au-yemen_1188-5854632



8 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

8-1 En Afghanistan, la victoire sera “made in USA” ou ne sera pas.

Des indications venues de sources dans les milieux de la défense à Bruxelles et un éditorial du New York Times qui recoupent ces indications en fixant leur “esprit” permettent de reconstituer les projets US pour l’Afghanistan avec la nouvelle présidence.

Sont-ce ceux d’Obama ou non?

C’est une autre affaire et il est encore trop tôt pour y répondre, – nous verrons plus loin nos spéculations à cet égard.

D’une part, nos “sources dans les milieux de la défense à Bruxelles”, à partir de constats très récents sur place, à un niveau significatif des consultations, permettent d’observer une forte poussée pour l’“américanisation“ des structures de cette guerre. L’appréciation générale est qu’il existe un processus de marginalisation accélérée de l’OTAN en tant que telle.

L’actuel chef de l’ISAF, l’Américain David McKiernan, ne suit plus la chaîne de commandement de l’OTAN. Il rend compte directement au nouveau commandant de Central Command, le général Petraeus.

Cerise sur le gâteau: comme les relations entre Petraeus et le SACEUR (commandant en chef suprême de l’OTAN, – le général Bantz J. Craddock, de l’U.S. Army comme Petraeus, on est en famille) sont exécrables, – «Ils se détestent», constatent nos sources, – le rôle de l’OTAN est ainsi complètement marginalisé au niveau du contrôle des opérations.

La tâche vitale de l’information (médias) est en train d’être prise en main par les Américains et, elle aussi, “américanisée”, c’est-à-dire complètement soumise au contrôle de la propagande militaire US, comme ce fut le cas en Irak. Il n’y aura donc plus de mauvaises nouvelles de la guerre, comme on lit dans les journaux européens, et l’on pourra songer à remporter la victoire. Il s’agit d’un processus complet d’“américanisation” de la guerre.

On trouve dans l’éditorial du New York Times, du 21 novembre la confirmation “conceptuelle” et selon “la ligne du Parti” suivi pas à pas par la Pravda locale (circa Brejnev), – comme dirait John R. MacArthur. En gros, nous dit l’article:

• Cessez vos gamineries de vouloir parler sérieusement aux talibans (une idée britt, ça, avec toutes les poules mouillées de l’OTAN prêtes à se jeter dessus). Bien sûr, on peut offrir le thé à l’un ou l’autre après exament hygiénique réglementaire mais, en général, ces gens ne sont pas fréquentables, point final. Extraits (le “(as well as us)” vaut son pesant de “Pravda locale”).

«At the same time, we are deeply skeptical that there is any deal to be cut with Taliban leaders who gave sanctuary to Al Qaeda before 9/11 and would undoubtedly insist on re-imposing their repressive, medieval ways, including denying education and medical care to women.

»We fear that some NATO members may be so eager to withdraw their troops that they would be willing to trade away the Afghans' future. Or that the Afghan president, Hamid Karzai, may be far too eager to compromise in hopes of increasing his re-election chances. He made aides to Obama (as well as us) nervous this week with an offer, since rejected, to draw the Taliban leader Mullah Mohammad Omar into negotiations.»

• Nous n’avons jamais fauté dans cette affaire afghane, y compris du temps (NDLR: maudit, semble-t-il désormais) de l’affreux G.W. Bush. Au contraire, les cloches sonnèrent et l’on cria “Noël, Noël” lorsqu’arrivèrent les armadas américanistes... «There was real joy in Afghanistan - and around the world - when America and its Afghan allies defeated the Taliban and Al Qaeda. Seven years later, both are back with a vengeance.»

• Si Bush est un crétin, et il l’est fort réglementairement en vérité, c’est pour n’avoir pas cogné assez fort en Afghanistan, à cause de sa “disastrous war” en Irak (que le Congrès, démocrates compris, soutint, que nous-même, de la “Pravda locale”, soutînmes avec tant de zèle, tant d’amour et tant de “real joy in [Iraq] – and around the world”)... «President Bush shortchanged the Afghan war in favor of his disastrous Iraq war. Karzai is also culpable. His government's venality and ineptitude has driven his people back to the extremists. Bush has belatedly woken up to the mess he created and sent more – although still not enough – troops to Afghanistan.»

• Mais, comme le savent les humanistes, «Force alone will not defeat the militants». Alors, la meilleure chance de l’Afghanistan, c’est un engagement massif des USA. Avec tout le tralala, – la démocratie, l’aide économique toujours si judicieuse, le rétablissement des bonnes moeurs avec la fin de la corruption dont on sait combien les USA sont prompts et habiles à l’éradiquer, et ainsi de suite.

«Afghanistan's only chance is a long-term U.S. commitment that also includes far more economic assistance and support for political development. Washington also must come up with a better mixture of incentives and pressures to persuade Pakistan to shut down havens of the Taliban and Al Qaeda. Karzai must cut all ties with corrupt officials and clean up and strengthen his national police.»

• ...Et surtout, surtout, nous allions oublier, – vite, vite, des soldats en plus, sans attendre par pitié... «Instead of leaving it to Obama, Bush should quickly authorize the extra 20,000 U.S. troops that his commanders have requested...»

Ainsi, le programme de Washington new age semble-t-il tracé, à l’intention d’Obama et de tous les amis.

Chouette... refaire l'Irak en Afghanistan

Nos sources citées plus haut résumaient l’esprit et l’organisation de la chose en observant: «En Afghanistan, les Américains ne veulent plus entendre parler de l’OTAN, ils détestent l’OTAN...»; puis, poursuivant jusqu’à la conclusion: «Ils sont en train de se préparer pour refaire ce qu’ils ont fait en Irak.»

Dans tous les cas, on doit remarquer avec quel zèle et quelle précocité on est en train de “préparer le terrain” pour les ambitions supposées du président Obama vis-à-vis de l’Afghanistan. Ses déclarations de campagne ont été interprétées au mot près, et au-delà, et le Pentagone prépare à sa façon la transition. La hache de guerre entre Petraeus et la direction du Pentagone (Gates-Mullen), si vivement maniée du temps de l’amiral Fallon à la tête de Central Command, est aujourd’hui enterrée opportunément. Petraeus s’avère maniable et adaptable selon la fortune politique du temps, ce qui ne peut étonner. Il a été confirmé à la tête de Central Command à la fin octobre par le Congrès, cela aussi pour marquer le début de la transition si l’on veut. (Ce curieux délai entre sa nomination en avril et sa confirmation fin octobre laisse également à penser; profitons-en pour constater qu’il n’est pas interdit de penser que l’explication pourrait en être un accord entre l’équipe Gates-Mullen et Petraeus conditionnant l’accès effectif de ce dernier à ce poste à une date de prise de commandement où l’influence des fous type Cheney n’est plus à craindre.) L’attitude de Petraeus vis-à-vis de l’Irak et de la région alentour a complètement changé et il recherche désormais des arrangements conformément à la stratégie Gates-Mullen (Fallon), évidente depuis 2007, qui est d’abandonner le “front” irakien pour le “front” Afghanistan-Pakistan. (On a vu cela en septembre, lorsque Petraeus a voulu rencontrer le président syrien Assad; cela lui a été refusé par Bush et il devra attendre l’entrée en fonction d’Obama.)

De ce point de vue, la pièce est en place et les personnages réalignés selon les nouvelles tendances dominantes.

La méthode, elle, n’a pas changé. Si l’Afghanistan devient le “théâtre” n°1 du Pentagone, cela se jouera conformément à la partition US habituelle: concentration totale des pouvoirs chez les généraux US, mise au pas des alliés, communication sous contrôle, extension de la tactique déjà connue (frappes aériennes, “surges” divers ici ou là, le tout saupoudré d’un peu de “winning hearts and minds”). On peut même s’attendre à une accentuation des aspects les plus gênants pour le Pentagone, qui serait dans ce cas la liquidation de Karzaï, pas assez docile. (Il importe de ne pas recommencer l’expérience Maliki de l’Irak, ce Premier ministre élu “démocratiquement” qui menace de priver le Pentagone de la grosse poignée de bases géantes qu’il veut conserver dans ce pays.)

Où trouve-t-on Obama dans ce schéma? Dans ce cas, contrairement à celui du système BMDE ou dans celui, plus ambigü, de l’Irak, il est totalement prisonnier de ses promesses électorales. C’est lui-même qui, aiguillonné par des conseillers qui répercutaient la pensée Gates-Mullen du Pentagone, a lancé l’idée d’une concentration sur le front Afghanistan-Pakistan. Considérée (déjà) rétrospectivement, la chose ne manque pas de piquant; Obama n’a fait que suivre une tendance d’ores et déjà évidente, comme on l’a vu, chez des gens comme Fallon dès 2007 et qui est aujourd’hui imposée par les événements (Gates réclame depuis plusieurs mois le transfert de plusieurs brigades d’Irak en Afghanistan, ce qui résume en termes militaires, selon le Pentagone, le programme “politique” d’Obama vis-à-vis des guerres extérieures: “retrait” d’Irak, renforcement de la guerre en Afghanistan). Obama peut difficilement aller contre cette tendance, qui implique un retour à, ou plutôt un maintien de la formule “maximaliste” du Pentagone, notamment du point de vue budgétaire et des embouteillages logistiques, mise au point avec un succès si convaincant en Irak. (Il faut avoir le coeur bien accroché pour voir dans l’Irak d’aujourd’hui, dans ses ruines, dans ses divisions, dans sa nouvelle proximité de l’Iran, un “succès” américaniste et occidental. C’est une spécialité américaniste et occidentale, le coeur bien accroché.)

On retrouve dans ce cas des points de blocage sévères de l’exécutif et du gouvernement des USA, notamment au niveau du budget et de la situation financière et comptable de ce même gouvernement. Le Pentagone continuera son escapade hors de tout contrôle. La puissance US continuera sa pente d’auto-dévastation, sous le regard intéressé des Russes avec lesquels il faudra s’arranger sur le “front” européen pour qu’ils permettent les voies d’accès du ravitaillement vers l’Afghanistan par la Russie. Obama rencontre effectivement une de ces occurrences où il se trouvera tragiquement pris en sandwich entre les réalités exigées par le système et ses promesses électorales, mais des promesses qu’il est très difficile d’oublier comme c’est l’habitude parce que la crise économique et sociale ne souffre pas d’attendre.

Que fait l’OTAN “dans ce schéma”? Elle est critiquée, détestée, vilipendée, méprisée, mais elle sera mise à contribution, cette fois sans concession au niveau de l’apparence du commandement, de l’apparence du contrôle des forces, de toutes les apparences qui font qu’elle semble encore exister. Les pays membres de l’OTAN, eux, seront invités à rester à leur place, qui leur sera aménagée en fonction du nouveau commandement US, avec des renforts si possible, sinon proclamés nécessaires, – par exemple, comme le leur avait demandé le candidat Barack Obama. La formule irakienne, qui a si bien marché, pourrait être reconduite, type “coalition of the willing“ à-la-Rumsfeld”, tout le monde étant convié “à vouloir” avec le petit doigt sur la couture du pantalon. On a déjà commencé dans ce sens, avec l’invitation pressante faite aux Britanniques d’interrompre leur retrait d’Irak vers leur métropole, pour le transformer en transfert d’Irak vers l’Afghanistan. Contents? C’est pourtant déjà du Obama, bien plus que du Bush, – et c’est toujours pour défendre la civilisation contre ces moeurs médiévaux (ceux des talibans et assimilés divers)...

Bien, on ne fait ici qu’évoquer un des scénarios possibles. Mais on le fait en notant combien il est logique qu’il soit développé, combien il est déjà en train d’être développé, notamment grâce à l’opportun général Petraeus. On le fait en remarquant également qu’à chaque perspective risquée, même involontaire, d’Obama, on retrouve le Pentagone avec le CMI en sautoir, ou l’inverse, et déjà au travail pour préparer la présidence Obama. C’est le noeud gordien de cette présidence éventuellement “révolutionnaire”, qui va commencer évidemment par être une présidence verrouillé... Ne perdez jamais espoir, camarades: plus elle sera verrouillée, plus la crise fera pression sur elle, plus il sera peut-être nécessaire qu’elle devienne “révolutionnaire” pour espérer s’en sortir (voir notre très sympathique “American Gorbatchev”).

 22 novembre 2008 —
http://www.dedefensa.org/article-en_afghanistan_la_victoire_sera_made_in_usa_ou_ne_sera_pas_22_11_2008.html

22/11/2008 - Faits et commentaires


8-2 Obama Est Un Faucon, Dans La Grande Tradition Américaine.

Dans son dernier article pour The New Stateman, John Pilger revient sur l'histoire du parti Démocrate et décrit sa tradition guerrière et expansioniste. Il y a peu de chance que Barak Obama ne la suive pas.
En 1941, l'editeur, Edward Dowling écrivait : " les deux plus grands obstacles à la Démocratie aux Etats Unis sont, premièrement, l'illusion trés répandue chez les pauvres que nous avons une Démocratie, et deuxièmement, la terreur chronique chez les riches qu'on en est une". Qu'est ce qui a changé ?

La terreur des riches n'a jamais été aussi grande, et les pauvres ont transmis leur illusion à ceux qui croient que quand George. W. Bush finira finalement son mandat en Janvier, les nombreuses menaces qu'il fait courir au reste de l'humanité vont diminué.
L'élection à venir ( cet article a été rédigé avant le résultat des élections, et est prémonitoire de ce qui va se passer ndlt) de Barak Obama qui selon un commentateur en extase " marque un moment véritablement excitant et historique dans l'histoire des US" est le produit d'une nouvelle illusion. En fait cela semble nouveau. Mais des moments historiques vraiment excitants ont été fabriqués lors de campagnes présidentielles US aussi loin que je puisse m'en souvenir, créant ce que l'on peut simplement décrire comme de la "merde" (bullshit) à grande échelle.

La race, le sexe, l'apparence, le langage corporel, les épouses, les enfants, même les crises à dimension tragique (style la grand mère maternelle d'Obama meurt - est débranchée - la veille de l'élection ndlt), tout cela est manipulé par le marketing et la "fabrique d'image", maintenant magnifiée par la technologie "virtuelle". Grâce à un système collégial électoral non démocratique (ou, dans le cas de Bush, des machines à voter trafiquées) seuls ceux qui à la fois contrôlent et obéissent au système peuvenr gagner. C'est le cas depuis la véritable victoire historique et excitante d'Harry Truman, le Démocrate libéral, qu'on a dit être un homme humble issu du peuple, et qui a montré combien c'était un homme de poigne en rasant deux villes avec la bombe atomique
Comprendre Obama comme président des Etats Unis, n'est pas possible sans comprendre les exigences d'un système de pouvoir toujours le même : c'est en fait un grand jeu médiatique. Par exemple, depuis que j'ai comparé Obama à Robert Kennedy dans ces pages, il a fait deux déclarations importantes, dont les implications n'ont pas été autorisées à spolier les festivités. La première faite à la conférence d'AIPAC, le lobby sioniste, qui, comme l'a fait remarqué Ian Williams, " fera qu'on vous accusera d'anti sémitisme si vous citez sont propre site (AIPAC) sur son pouvoir". Obama a déjà offert sa genuflexion, mais le 4 juin il est allé plus loin. il a promis de soutenir " une Jérusalem indivisible" comme capitale d'Israël. Aucun gouvernement sur terre ne soutient l'annexion par Israël de tout Jerusalem, y compris le régime de Bush qui reconnait la résolution de l'ONU désignant Jerusalem comme ville internationale.

Sa deuxième déclaration, largement ignorée, a été faite à Miami le 23 mai. S'adressant à la communauté d'expatriés cubains- qui depuis des années produit immanquablement des terroristes, des assassins, et des trafiquants de drogue pour les administrations US - Obama a promis de continuer l'embargo qui paralyse Cuba depuis 47 ans, et qui a été déclaré illégal par l'ONU d'année en année.
De nouveau Obama est allé plus loin que Bush. Il a dit que les Etats Unis avaient "perdu l'Amérique Latine". Il a décrit les gouvernements démocratiquement élus du Venezuela, de la Bolivie, du Nicaragua comme des " vides" à combler. Il a soulevé le problème de l'influence iranienne en Amérique Latine, un non sens, et a approuvé le "droit de frapper les terroristes qui cherchent refuge dans des zones transfrontalières" de la Colombie. Traduit cela veut dire le "droit" pour un régime dont le président et les plus importants hommes poliques sont liés aux escadrons de la mort, d'envahir ses voisins de la part de Washington. Il a aussi approuvé l'initiative dite de Merida, qu'Amnesty International et d'autres ont condamnée pour que les US transplante la "solution colombienne" au Mexique. Il ne s'est pas arrêté là. "Nous devons de même faire pression plus au Sud" a-t-il dit. Même Bush n'avait pas dit cela.
Il est temps que les penseurs bien intentionnés grandissent politiquement et discutent du monde du pouvoir tel qu'il est et non pas tel qu'ils espèrent qu'il soit. Tout comme les candidats sérieux à la présidentielle, passés et présents, Obama est un faucon et un expansioniste. Il est issu d'une tradition Démocrate ininterrompue, comme les présidents guerriers, Truman, Kennedy, Johnson, Carter et Clinton l'ont prouvé. La différence d'Obama peut être c'est qu'il se sent un besoin encore plus grand de montrer combien il peut être dur. Même si la couleur de sa peau fait sortir à la fois supporters et racistes, pour le grand jeu du pouvoir cela ne compte pas. "Le véritable moment excitant et historique, dans l'histoire des US" n'aura lieu que quand ce jeu sera contesté.
John Pilger 12/06/08 www.johnpilger.com - John Pilger est journaliste et producteur de films.
Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Commentaire de la traductrice Mireille Delamarre sous forme de citations
"Ce n'est pas suffisant pour les journalistes de se voir comme de simples messagers sans comprendre les agendas cachés du message et des mythes qui l'entoure."John Pilger

"Ce que nous voyons c'est le plus haut degré de résignation et d'apathie et d'impuissance que j'ai jamais vu. Nous ne parlons pas de remue ménage, nous ne parlons pas d"espoir". Nous ne parlons pas de rhétorique. Nous ne parlons pas d'"Obama rock star". Nous parlons de la question qui est posée partout où je vais : que reste-t-il aux peuple américain en matière de décision si ce n'est sur ce qui les concerne personnellement et ce dans des circonstances de plus en plus restrictives d'année en année ? Et la réponse est rien. (Interview, RealNews.com, 4 Novembre http://therealnews.com/t/index.php?option=com_content&task=view&id=31&Itemid=74&jumival=2717).

L'image de marque politique de l'Amérique avec les desastres d'Irak et d'Afghanistan est mal en point, d'où la nécessité d'un "lifting", pour qu'elle renaisse, soit vendue et relancée, remise au goût du jour grâce à une nouvelle équipe.

Comme un dirigeant l'a écrit trés clairement dans le Times le 5 Novembre :

"La nation américaine refera le plein de confiance qu'elle a perdu ces derniers temps. Aux yeux du monde l'ardoise sera vierge et le prétexte, toujours fallacieux, pour l'anti américanisme n'aura plus lieu d'être" (http://www.timesonline.co.uk/tol/comment/leading_article/article5084156.ece)

Critiquer Obama, un métisse à la Maison Blanche, sera taxé de raciste.

Comme critiquer Israël, '"l'état juif" est taxé d'antisémitisme.

http://www.planetenonviolence.org/Obama-Est-Un-Faucon,-Dans-La-Grande-Tradition-Americaine_a1725.html?PHPSESSID=d24188e4e491f5d2b39ef87fc39e2e4b


8-3 Ali Gharib : amnistie pour Cheney et acolytes ?

A en juger par les rares fuites de Président élu de Barack Obama équipe de transition, les enquêtes et les poursuites de haut niveau, George W. Bush fonctionnaires de l'administration pour les actes de torture et de crimes de guerre sont une perspective lointaine. Mais susceptible ou non, qui ne s'arrêtent pas les experts de débattre de la question de savoir si les personnes responsables doivent rendre des comptes.
Indépendamment du fait que Vice President Dick Cheney, ancien secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld ou d'autres sont traînés devant des jurys, un changement flagrant semble absolument certaine: Obama est sans équivoque contre la torture, et la pratique est susceptible de prendre fin en vertu de son administration.
«Même si j'ai été déçu par les autres présidents dans le passé, je ne l'écoute et je crois Obama quand il a dit que nous ne la torture. Je pense que c'est crucial», a déclaré Michael Ratner, le président du Center for Constitutional Rights .
Mais renonciation à controverse et la rigueur des méthodes d'interrogatoire mai ne suffira pas à rétablir de façon permanente le terrain moral élevé que Obama l'administration a promis de ramener à l'américaine, l'interaction avec le reste du monde.
Si Obama ne tient pas sur la torture qui se sont produits, plutôt que de simplement cesser la pratique, la porte mai être laissée ouverte pour l'avenir de ressusciter les administrations les plus dures de techniques d'interrogatoire, a déclaré Ratner lors d'un récent forum à l'Université de Georgetown Law School.
"Si Obama veut vraiment nous assurer que nous n'allons pas la torture, il doit lancer une enquête criminelle", a déclaré Ratner, l'auteur de "Le procès de Donald Rumsfeld: une poursuite dans le livre."
Il a dit que les objectifs d'une telle enquête serait facilement identifiable "acteurs clés" et "principes" de l'administration Bush qui éclos plans de permettre et de justifier juridiquement des méthodes d'interrogatoire dures critiques allèguent que sont la torture, y compris la controversée «waterboarding» simulé technique de la noyade.
Ces poursuivi, a déclaré Ratner, comprendra des hauts fonctionnaires de l'administration, tels que Cheney, Rumsfeld, et l'ancien Central Intelligence Agency chef George Tenet, ainsi que l'équipe juridique qui fûts de ce qui est maintenant considéré comme un négligé juridique pour justifier la torture.
Key administration Bush avocats impliqués dans la fourniture de couverture juridique à des pratiques dures, y compris de vives critiques de la "torture mémo" du ministère de la Justice du Bureau du Conseiller juridique (OLC), notamment ancien procureur général, et plus tôt conseiller de la Maison Blanche Alberto Gonzales; Cheney du chef d'état-major et ancien conseiller juridique auprès du Vice President du bureau de David Addington, et l'Université de Californie, Berkeley, professeur de droit et ancien avocat OLC John Yoo.
Si les personnages derrière les techniques douteuses ne sont pas tenus responsables pour les États-Unis et en violation des lois internationales, a déclaré Ratner, présidents après mai Obama simplement dire: «Eh bien, au nom de la sécurité nationale, je peux simplement refaire ce que Obama vient de mettre en place. Je peux aller de nouveau la torture. "
Ratner a également parlé de la préoccupation que, de l'avis du reste du monde, "de ne pas faire une enquête et de poursuites, donne l'impression d'impunité."

Mais Ratner opposés sur l'estrade, Stewart Taylor, Jr. a fait valoir que l'enquête et les poursuites ne sont pas appropriées.
"Les gens qui sont appelés" les criminels de guerre par [Ratner] et d'autres ne pense pas qu'ils agissent en toute impunité », a déclaré Taylor, Brookings Institution boursier et fréquemment au Newsweek et le National Journal.
Dans le 21 juillet édition de Newsweek, Taylor a demandé à Bush préventive grâce à une administration officielle, qui pourraient être tenus de rendre des comptes pour les actes de torture ou de crimes de guerre. Taylor a été la raison que, sans crainte de poursuites, et un vrai compte de ce qu'il a appelé "la tombée de la nuit actes» ne pourrait jamais venir à la lumière.
En outre, à la Georgetown Law cas Taylor a déclaré enquête et de poursuite éventuelle "déchirer le pays".
Mai être que la pensée de Obama, qui, en plus de conseils, il ne serait pas enquêter sur les malversations et l'administration Bush, a déclaré son intention de gouverner en tant que président de la réconciliation politique dans son discours de victoire électorale.
Dans Grant Park à Chicago le 4 nov. Obama rabâchage une citation de tués leader des droits civils Martin Luther King, Jr., mais au lieu de la rhétorique de flexion "arc de l'histoire» vers la «justice», comme le Roi a appelé Obama pour elle à être plié "vers l'espoir d'un meilleur jour."
Mais Ratner a déclaré que le pays était déjà divisé, et que diviser ce qui est exactement une future administration pourrait exploiter politiquement à rétablir la torture. Il a dit que Obama doit fermer le fossé et de le faire n'est pas rehashing le passé.
"Vous êtes en veillant à ce que dans l'avenir, nous ne sommes pas encore la torture," a déclaré Ratner. "Ce n'est pas regarder en arrière."
Un autre problème potentiel avec les enquêtes et les poursuites, dit Taylor, est que les fonctionnaires de l'administration Bush a manifestement cherché à savoir si les méthodes qu'ils étaient sur le point d'approuver étaient justifiées, et, en fait, on leur a dit qu'ils étaient dans l'ordre juridique clair.

"Il n'y a pas de preuve que les hauts fonctionnaires ont agi avec une intention criminelle", at-il dit. "Ils étaient en s'appuyant sur la bonne foi de l'avis de l'avocat."
Taylor a déclaré que, depuis l'origine des conseils juridiques du ministère de la Justice, il serait erroné pour le même ministère de la Justice à "tourner" et de poursuivre les personnes pour les actions que sa précédente incarnation a dit explicitement sont légales.

Mais Taylor, du point rate deux questions: que les crimes auraient été donné un feu vert en raison de la collusion avec la Maison Blanche, et que Ratner propose d'enquêter sur ces mêmes fonctionnaires de la Justice qui ont participé à donner l'approbation.
Malgré se référant à John Yoo comme un "gonzo exécutif impérialiste", Taylor a déclaré que «les fonctionnaires, comme eux ou pas, ont été honorablement motivés» parce qu'ils étaient "désespérément peur" d'une autre attaque terroriste.
Ratner insiste sur le fait que les fonctionnaires, une partie d'un groupe, cabale ou conspiration ", mai être coupable parce qu'ils étaient" secouristes et abetters ".
"[OLC] n'est pas de donner un conseil indépendant", a insisté Ratner. «Ils ont été l'élaboration des notes de service pour adapter une politique qui a déjà été déterminé."
Et tandis que Taylor a été prompt à souligner que de nombreuses administrations américaines ont été accusés de crimes de guerre par diverses sources, Ratner a répondu que c'était la première fois que toute l'administration a fait "agressé l'interdiction de la torture".
Cela pourrait être une des raisons pour lesquelles, si les États-Unis ne prend pas soin de sa propre maison, responsables de l'administration Bush va probablement se poursuivre sur les frais en Europe et ailleurs.
Dans les tribunaux internationaux, a déclaré Ratner, ces fonctionnaires ne seront pas en mesure de se cacher derrière le bouclier juridique de notes internes du gouvernement ou de décrets exécutifs.
«Ils n'ont pas de défense en droit international", at-il dit. «Ils sont finis."
Ali Gharib

http://www.ipsnews.net/news.asp?idnews=44854
Nov 25 (IPS) -
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Texte original :

http://www.ipsnews.net/news.asp?idnews=44854

RIGHTS-US: No Amnesty for Cheney et al, Say Torture Opponents

By Ali Gharib


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n° 220 - journal de l'Afghanistan - du 24-11 au 28-11- Fin - Emeute à Kaboul après la mort d'un civil, tué par les militaires occupants.

n° 220 - journal de l'Afghanistan - du 24-11 au 28-11- Fin - Emeute à Kaboul après la mort d'un civil, tué par les militaires occupants.


 journal de l'Afghanistan n° 220 - du 24-11 au 28-11

                                              M.Lemaire                                                                                 


Sommaire.     - Fin -

8 Dossiers      - Fin -

8-4 Guantanamo : Les dossiers

1 La Suisse a refusé l'asile à trois anciens détenus de Guantanamo.

10 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

10-1 Obama et Lincoln (…et Lyautey

11 Annexe

11-1 "Dream Team” et désordre.


 


8-4 Guantanamo : Les dossiers

1 La Suisse a refusé l'asile à trois anciens détenus de Guantanamo.

Comme d'autres, ils attendent dans leur prison de la base militaire américaine une terre d'accueil, alors qu'aucune charge ne pèse sur eux.

Des ex-prisonniers de Guantanamo trouvant une terre d'accueil en Suisse? Le pas aurait pu être franchi. En été 2008, des demandes d'asile ont été introduites auprès de l'Office fédéral des migrations (ODM) au nom des trois détenus se trouvant toujours sur la base américaine.

Mais les requêtes des requérants, un Libyen, un Algérien et un Chinois Ouïgour, ont été déboutées le 10 novembre. Leur représentant à Berne, Dominik Heinzer, s'apprête, avec le soutien d'Amnesty International (AI), à déposer un recours auprès du Tribunal fédéral. AI a invité cette semaine en Suisse les avocates étasuniennes des détenus pour témoigner des conditions de vie à Guantanamo.

Innocent maintenu en isolement

Depuis janvier 2002, des centaines de combattants ennemis ont été incarcérés illégalement et torturés sur l'île cubaine. Plus de 250 personnes y sont toujours en captivité. Cinquante de ces détenus – dont les trois requérants pour la Suisse – n'ont aucune charge contre eux, mais attendent en prison de trouver une terre d'asile.

«Leurs conditions de détention sont très dures», affirme Gitanjali Gutierrez. L'avocate américaine arrive tout juste de l'île où elle a rencontré son client libyen Abdul Ra'uf al Quassim. «Bien que reconnus innocents, ils continuent d'être maintenus en isolement dans des cellules sans fenêtres. Leurs sorties se limitent à une petite cour couverte d'où ils peuvent voir un bout de ciel en levant la tête.»

Un vent d'espoir

L'élection de Barak Obama aux Etats Unis devrait apporter un vent d'espoir. Le futur président s'est engagé à mettre un terme aux détentions illégales à Guantanamo. «Pour 80% des prisonniers, cela signifie la liberté. Pour les 20% restant, cette nouvelle est terrifiante, poursuit l'avocate. Car il y a de fortes chances qu'ils soient renvoyés chez eux où ils risquent d'être torturés dans des lieux secrets.» Et de citer l'exemple de son client libyen qui préfère rester à Guantanamo plutôt que d'être rapatrié dans son pays.

De son côté, Dominik Heinzer n'est pas satisfait des arguments avancés par l'office des migrations.

«Tout en reconnaissant que les prisonniers risquent bel et bien d'être persécutés s'ils sont renvoyés chez eux, l'ODM estime que ces personnes n'ont pas besoin de la protection de la Suisse car elles ne sont pas menacées de renvoi dans leur pays d'origine, explique-t-il. Pourtant, il y a eu des précédents: des détenus ont été refoulés en Libye où ils se trouvent maintenant en détention arbitraire dans des lieux secrets. Il y a aussi des Russes qui ont été refoulés et torturés et des Algériens qui ont disparu à leur retour. Dans la majorité de ces cas, leurs pays d'origine avaient donné des assurances diplomatiques, mais celles-ci n'ont pas été respectées.»

Et le juriste bernois de rappeler que la Suisse et l'Espagne sont les seuls pays d'Europe qui acceptent de traiter les demandes d'asile déposées, via l'ambassade ou un avocat, par des personnes se trouvant à l'étranger.

Contacté par téléphone, le porte-parole de l'ODM, Roman Cantieni a confirmé que «trois demandes ont effectivement été déposées et ont fait l'objet de décisions. Mais pour des raisons de protection des données, nous ne pouvons donner aucun autre renseignement.»

Trop proches des milieux terroristes

Autre raison invoquée par la Suisse pour justifier son refus: les questions de sécurité. Selon Dominik Heinzer, l'ODM reprocherait aux requérants d'être trop proches des milieux terroristes: «La Suisse se réfère pour cela au fait qu'ils soient considérés par l'administration Bush comme combattants ennemis».

«Quasiment tous les prisonniers sont qualifiés de combattants ennemis, précise Gitanjali Gutierrez. Nous avons une foule d'informations prouvant l'innocence de nos clients, mais nous ne pouvons les rendre publiques car elles ont été «classifiées» par Washington. En revanche, nous pouvons affirmer qu'ils ont été torturés. Malgré cela, il n'y a aucune charge contre eux.»

Et le juriste suisse d'ajouter: «Il est clair que s'il y avait le moindre indice qu'ils aient participé à un crime terroriste, ils seraient jugés aux Etats Unis, comme l'a été le chauffeur de Ben Laden.» Selon lui, Washington veut à tout prix maintenir l'appellation combattants ennemis pour les détenus de Guantanamo pour justifier les 6 à 7 années de détention. Seul le Chinois en a été relevé, comme d'ailleurs tous les Ouïgours détenus à Guantanamo.

L'ODM aurait aussi exprimé des craintes sur les difficultés d'intégrations du fait que les requérants sont musulmans. «Je ne comprends pas cet argument, déclare encore Dominik Heinzer. La communauté musulmane est très importante en Suisse. Et on n'a pas à refuser un requérant à cause de sa religion.»

Les pays européens complices

Pour le juriste, le refus de la Suisse serait surtout d'origine politique: «Comme les autres pays européens, la Suisse ne veut pas être le premier pays à accueillir les ex-prisonniers de Guantanamo. L'ensemble de l'Europe considère qu'elle n'a pas à nettoyer les pots cassés de l'administration Bush et que les Etats-Unis doivent montrer l'exemple.»

Dominik Heinzer rappelle toutefois que, si Washington peut être désignée comme responsable de l'existence de Guantanamo, les pays européens en sont complices! Comme le démontre le rapport du sénateur Dick Marty sur les prisons secrètes de la CIA, les transferts pour Guantanamo se faisaient sur territoire européen.

swissinfo, Carole Vann/InfoSud



10 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

10-1 Obama et Lincoln (…et Lyautey)

Il est courant, surtout aux USA, de s’intéresser, à l’arrivée d’un nouveau président ou dans le cours de sa présidence, à son “modèle de président”, à sa référence dans la liste de ceux qui l’ont précédé. Obama a souvent été et est couramment considéré comme une sorte de “réplique” de Franklin Delano Roosevelt, essentiellement à cause des circonstances. Il s’avère que sa référence est républicaine (ce point-là anecdotique, on en conviendra) et que c’est l’un des géants de l’histoire des USA: Abraham Lincoln, l’homme de la crise totale des Etats-Unis d’Amérique.

Obama a déjà beaucoup cité Lincoln dans ses discours. Il a composé son discours d’inauguration du 20 janvier 2009 en se référant intellectuellement et spirituellement à Lincoln. Il s'inspire du thème d’un des plus fameux textes de la littérature politique US, la Gettysburg Adress de Lincoln, à la fin de la bataille de Gettysburg de 1863 qui fut le tournant de la Guerre de Sécession, – un texte court, magnifique au moins par sa puissance et sa forme, sur le thème d’“une deuxième naissance de la liberté”.

CNN.News donnait, le 19 novembre, une analyse sur cette démarche intellectuelle d’une proximité entre Obama et Lincoln. Certains sont sceptiques quant à l’utilisation qu’il faut faire de ce trait intellectuel, ou de l’importance qu’il faut lui accorder. C’est le cas du professeur d’histoire de la Columbia University, Eric Foner, un spécialiste de Lincoln et l’auteur de Our Lincoln: New Perspectives on Lincoln and His World. «Lincoln is a great man, and people should learn from him. But I think, as a historian, people ought to calm down a little about these comparisons. They are entirely different situations, worlds, political systems. There aren't I think a lot of exact direct lessons one can or should necessarily try to learn from Lincoln. […] Lincoln is a Rorschach test. Everybody finds themselves in Lincoln. Everybody finds what they want to find in Lincoln. There are dozens of Lincolns out there. So saying “I'm reading Lincoln or modeling myself on Lincoln” doesn't really tell us a heck of a lot.»

Obama lui-même croit à cette référence, puisqu’il cite souvent Lincoln et dit s’inspirer de l’exemple de ce président. L’analyse citée, qui donne la parole à divers historiens, s’attache surtout à deux aspects d’une possible comparaison: la composition des cabinets respectifs, surtout avec la nomination d'Hillary Clinton par Obama au département d’Etat, et la situation du pays.

«In a recent CBS interview, Obama said he's been spending a lot of time reading up on Lincoln, a further sign that he may try to channel the former president's successes. Obama said he was reading presidential historian Doris Kearns Goodwin's 2005 book ‘Team of Rivals,’ which focuses on Lincoln's Cabinet. “There is a wisdom there and a humility about his approach to government, even before he was president, that I just find very helpful,” he told ‘60 Minutes‘ correspondent Steve Kroft. When asked whether he would be willing to put political enemies in his Cabinet, Obama responded, “Well, I tell you what, I find him a very wise man.”

»Lincoln, after all, put a political rival in his administration: fellow Republican and New York Sen. William Seward. He fought a hard campaign against Lincoln, often using his experience as a reason why he should win the party's nomination over the Illinois politician. Seward later lost the vote. The same held true for Obama's former primary rival Sen. Hillary Clinton, who is being discussed now as a potential pick for secretary of state. Like Seward, Clinton is a senator from New York and fought a long, bruising primary battle, albeit a Democratic one. Watch analysts weigh in on Clinton's future »

»But as Obama considers Clinton and even Republicans for the Cabinet, the use of a Lincoln playbook may not help. “A lot of what has been said as a historian strikes me as a little misguided. [Obama], for example, is modeling himself after Lincoln by [possibly] putting Hillary Clinton in the secretary of state,” Forner said. “But, by the way, that was typical in the 19th century. Most presidents took a major figure of their own political party, often someone who wanted the job himself, and made him secretary of state. That was a fairly conventional thing to do.”

»[Ronald White, author of the upcoming book ‘A. Lincoln: A Biography’] said Lincoln's strategy was to surround himself with people who were equally strong. “And I think one of the comparisons to recent presidents is that they often have put in people from their own states who often are 'yes people' to them. Therefore, they have not been given the benefit of strong contending points of view,” he added. So would a team of rivals work today? “I think this is the great question. Would it be possible? I hope it is. I think it's a more difficult task today," White said. “The Civil War also helped kind of say, ‘we have to have kind of a unity government.’ This is a big challenge. I hope [Obama] can do it. I'm not sure he can.”

»Harold Holzer, one of the country's leading authorities on Lincoln and the Civil War, said the state of the nation today may be a major barrier to putting in place Lincoln's playbook. “Sen. Obama could have never contemplated a state leaving the country in reaction to his election, which was pretty rough. Lincoln could have never imagined nuclear war, the kind of foreign challenges that occur,” Holzer said.

»Holzer's new book, ‘Lincoln President-Elect: Abraham Lincoln and the Great Secession Winter 1860-1861,’ examines the period between his election and inauguration. But Holzer said that although the nation's challenges may be different, “leadership comes not from experience alone or sometimes not from experience at all. It comes from a gravitas and self-deprecation and understanding of other people. It's going to be a very interesting period.”»

Il y a beaucoup de similitudes entre Lincoln et Obama: la jeunesse au moment de l'accession au pouvoir, le talent oratoire, la croyance dans la puissance du verbe, voire une certaine dimension spirituelle de la démarche politique, etc. Il y a une certaine similitude aussi dans la perception qu’on a de deux personnages, à la fois énigmatiques (avant leur prise de pouvoir) et, peut-être, à la fois conscients de prendre le pouvoir à un moment d’une crise intense et gravissime du pays. Y a-t-il une différence de caractère ou une similitude de caractère? Le point est important.

Lincoln est apparu récemment, dans les écrits historiques qui ont exploré des aspects jusqu'ici délaissés, sans doute par conformisme, de sa personnalité, comme un personnage angoissé, dépressif (en plus, avec une femme psychologiquement malade); une psychologie tourmentée et d’essence très pessimiste, affectée de ce que les Romains nommaient le “tædium vitae ” (“dégoût de vivre”). Cela peut paraître surprenant par rapport à l’image historique officielle qu’on en a, d'un Lincoln nécessairement optimiste pour le bien de l'américanisme, – mais surprise de courte durée lorsqu’on se rappelle ce que l’histoire officielle, surtout aux USA où elle n'est que promotion de l'américanisme, fait des personnages dont elle veut se servir.

Pour cerner rapidement ce trait de caractère fondamental de Lincoln, nous citons cet extrait d’une interview de Arnaud Teyssier, auteur d’une biographie du maréchal Lyautey, paru dans La Nouvelle Revue d’Histoire, en février 2006. Teyssier fait une comparaison révélatrice entre les caractères de Lincoln et Lyautey.

La NRH: «Votre biographie de Lyautey, récemment publiée, s’écarte de la littérature pieuse. Vous insistez souvent sur le caractère torturé, la nervosité, la fréquente déréliction de cet homme d’exception. Comment définiriez-vous son tempérament?»

Arnaud Teyssier: «Lors d’un récent voyage à New York, j’ai lu un important article sur Lincoln, – un personnage qui m’a toujours intéressé – dans la revue américaine “The Atlantic”… Il nous révèle que cette figure mythique de l’histoire américaine était un dépressif et un mélancolique, qui transcendait ses pulsions autodestructrices par l’action politique et la construction d’un grand rêve collectif. Je dis bien qu’il “transcendait”, ou “sublimait”, mais en aucun cas ne cherchait vraiment à guérir cette profonde maladie de son âme. J’ai été saisi par cette lecture parce que j’ai retrouvé “mon” Lyautey. Lyautey était un homme torturé par la mélancolie, qui fut malheureux toute sa vie. Mais, chose extraordinaire, il ne s’inclina pas devant son mal, mais au contraire en usa comme d’un ressort pour agir, pour servir son pays, ses idées, entraîner la jeunesse dans son sillage. Lyautey disait lui-même qu’il souffrait du ‘tædium’, mot latin qui évoque un véritable “dégoût” de la vie. Sa psychanalyse, à lui, ce ne fut pas le divan, mais l’action…»

Il s’agit évidemment d’un facteur essentiel qui est ici exploré, aussi bien dans le cas de Lincoln que dans celui de Lyautey, – et question tout aussi importante, on le comprend, si le caractère d’Obama a cette proximité-là de celui de Lincoln. Jusqu’ici, rien ne l’a montré, mais c’est dans la nature même de la chose que de ne pas se montrer, puisqu’il y a effectivement “sublimation” et que cette démarche est destinée essentiellement à l'action politique, donc à la vie publique. La question revient à savoir si Obama est un caractère tragique, et la réponse donnerait une précieuse indication sur ce que sera son gouvernement, et, surtout, sur la façon dont il abordera la crise.

24/11/2008

Bloc-Notes de DeDefensa



11 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

11-1 "Dream Team” et désordre.

Sorti de quelques pensées “bling bling” (“Dream Team”, “The Best and the Brightest”) qui rassurent les chroniqueurs européens qui ne demandent qu’à être rassurés, il est vrai qu’il y a beaucoup à dire sur la façon dont Obama constitue son administration.

On s’est beaucoup attardé à l’équipe économique mais nous préférons nous attarder à l’équipe de sécurité nationale. Et nous notons d’abord:

• L’équipe de sécurité nationale (Clinton au département d’Etat, Gates à la défense, James Jones au NSC) sera présentée la semaine prochaine. L’équipe économique a été présentée lundi dernier. Cette préséance n’est pas indifférente. L’équipe économique est la plus sollicitée, la plus importante, la plus nécessaire. La priorité est totalement intérieure. La crise gronde.

• Cette façon de procéder, en mettant en place l’administration par “équipes”, est très inhabituelle. D’habitude, on opère par individualités, sans ordre de préséance particulière sinon celle de la coutume, sans qu’il faille voir une indication dans la façon de procéder. Cette fois, au contraire, cette présentation a un sens, ou, disons, elle crée un sens, aidée en cela par les événements. Ce sens nous confirme ou nous dit : 1) que les affaires économiques et financières priment tout, et 2) que l’administration semble se décomposer en plusieurs “équipes”, ou “modules” comme l’on dirait aujourd’hui, qui prennent l’allure après tout de plusieurs petits gouvernements dans un gouvernement; il y a principalement le gouvernement économique et le gouvernement de sécurité nationale, auquel pourrait s’adjoindre par exemple un gouvernement des domaines nationaux (infrastructures, sécurité intérieure, justice, etc.).

On a compris qu’au départ Obama sera plutôt et très fortement préoccupé par son “gouvernement économique”. En raison de l'autorité indéniable du nouveau président, la composition et le fonctionnement “naturel” de ce “gouvernement”-là sont moins importants que ceux du “gouvernement de sécurité nationale”, qui devrait être plus laissé à lui-même. C’est à celui-là que nous nous attachons. Effectivement, l’équipe de sécurité nationale sera présentée la semaine prochaine, avec Hillary Clinton au département d’Etat, Gates restant au Pentagone, le général des Marines à la retraite et ancien SACEUR, James Jones, comme directeur du National Security Council (NSC). Antiwar.com donne, le 25 novembre, quelques détails et références sur la chose.

Plus intéressant pour notre propos est le commentaire de Steve Clemons du 25 novembre également, sur son site The Washington Note. Il parle d'abord de la nomination de Gates (son maintien au Pentagone), qui est considérée comme quasiment acquise. Puis il enchaîne, – c’est ce qui nous intéresse surtout, – sur les relations dans l’équipe de sécurité nationale ainsi formée.

«I had moved close to the view that Gates should go. My thinking at the time was that Gates played a vital role “Out-Cheneying Cheney” in the last couple of years of G.W. Bush's term, but that his skill at crunching out the ambiguity in the national security decision making process that Cheney and Rumsfeld exploited would not be necessary in the Obama White House ecosystem. In other words, one needed Gates to be a constraint on Bush, but why would Obama want to run the risk that Gates would constrain his team?

»After speaking to some other national security policy experts very close to Bob Gates and General Brent Scowcroft, I changed course and began to see the value of Gates staying at DoD. My hunch is that Gates wants a chance to make the kind of leaps in the Middle East I have been writing about for some time. He wants to try and push Iran-US relations into a constructive direction. He wants to change the game in Afghanistan – and the answer will not be a military-dominant strategy. He wants to try and stabilize Iraq in a negotiated, confidence building process that includes Saudi Arabia, Iran, Turkey and other regional forces. And he wants to support a big push on Israel-Palestine peace and reconfigure relations between much of the Arab League and Israel.

»This is a big order. And he wants to lurk in the shadows, behind the scenes and away from cameras and let other of Obama's team get the spotlight and credit. National Security Advisor-to-be Jim Jones is on the same page as Gates – and the two of them will constitute a considerably strong axis of power inside the Obama White House. My hunch is that Hillary Clinton and her State Department Deputy James Steinberg will work collaboratively to achieve this vision.

»It's a big gamble. There is a large chance of paralysis between big foreign policy/national security guns that don't like yielding to power rivals in an administration. But the gamble could be a very big payoff for Obama and the country – and would actually deliver the “change” that so many are expecting.…»

Clemons est habituellement vu comme un modéré et un réaliste, son public est plutôt du même calibre. Il faut pourtant lire les commentaires de cet article qui, en général, ne sont pas tendres. D’une façon générale, c’est une levée de boucliers, sur le thème: “Obama avait promis du changement et tout ce qu’il fait, c’est de recycler de vieilles têtes archi-connues, qui ont déjà bien servi et bien montré ce qu’elles pouvaient donner…”. Le seul “changement” que semble attendre Clemons de la formule, c’est, justement, que la formule marche, – que la synergie entre quelques vieux briscards produise quelque chose de nouveau. L’idée est intéressante mais la part faite à la “magie” d’Obama peut-être un peu excessive.

Affrontement d’ambitions et d’autorités

Sans trop s’engager sur des perspectives qui sont difficiles à distinguer, on peut tout de même faire quelques remarques. Elles s’enchaînent, se complètent, pour décrire une situation qui caractérise non pas quelques personnalités, non pas une possible “formule” mais bien cette sorte de “gouvernement de la sécurité nationale” de l’administration Obama qui se mettrait en place et dans lequel Obama n’aurait un départ qu’un intérêt secondaire, étant complètement accaparé par la crise intérieure aux USA.

D’abord, il y a la remarque que le “considerably strong axis of power” que vont former Jones et Gates concerne deux personnalités qui ont effectivement des affinités politiques, professionnelles et conceptuelles, deux personnalités qui se sont opposées chacune à leur façon à la politique extrémiste de GW Bush mais qui ont une forte culture liée au complexe militaro-industriel. Nous parlons moins, ici, d’orientation politique que d’autorité et de contrôle bureaucratique. A eux deux, Jones et Gates, ils peuvent prétendre contrôler la bureaucratie du CMI dans le sens qui leur importe, même si les rapports d’un Gates avec sa propre bureaucratie du Pentagone ne sont pas excellents; nous parlons ici d’un regroupement face à une concurrence possible de pouvoir, face à “l’extérieur”.

… L’“extérieur”, en l’occurrence c’est le département d’Etat, le concurrent naturel de la bureaucratie militaro-industrielle dans la formulation et la conduite de la politique de sécurité nationale. C’est-à-dire, Hillary Clinton.

Clinton, au contraire, est d’une autre culture. Son monde est la politique pure, avec ses réseaux d’influence, à Washington et au-delà. Elle a et elle aura à ses côtés (on le lui rapproche assez), son mari Bill avec ses multiples réseaux internationaux; certains sont parfois embarrassants parce que Bill, qui est une personnalité fantasque et entreprenante, ne s’embarrasse pas de précautions lorsqu’il s’agit de récolter de l’argent, mais cet ensemble lui donne une incontestable puissance. C’est “la maison Clinton”, dite “Billary”, qui est une puissance politique en soi, qui s’installe au département d’Etat. A première vue et sachant ce que l’on sait, il paraît improbable, sinon complètement vain, d’attendre de la “maison Clinton” une quelconque retenue au nom d’une sorte de solidarité gouvernementale. Les Clinton ne contrôlent pas la bureaucratie de sécurité nationale mais ils possèdent une formidable capacité d’influence et une ambition continuelle, non pour un but quelconque mais pour affirmer leur propre puissance. C’est ainsi que fonctionne Washington, c’est ainsi qu’ils fonctionnent.

Ce sont les situations respectives en place, telles qu’elles apparaissent. Elles forment une situation générale dont il est difficile de ne pas croire qu’il s’agit d’une situation idéale pour une concurrence d’ambitions et un affrontement comme Washington en a le secret, sinon l’habitude. La tension très grande de la situation internationale autant que la position nécessairement en retrait d’Obama sont des facteurs idéaux pour alimenter cette concurrence et cet affrontement. Les uns et les autres ont assuré leur position auprès d’Obama, notamment leur situation d’accès et d’influence auprès du président. Pour Jones, directeur du NSC, c’est une chose normale; pour Gates, qui a le poids du Pentagone affirmé durant la présidence Bush, c’est également normal. Hillary, elle, a bien montré ses intentions, en réclamant et, semble-t-il, en obtenant des conditions précises pour accepter la fonction.

Leonard Doyle, dans The Independent, du 23 novembre, précise ces conditions, – mentionnant d’ailleurs sans le relever précisément un autre facteur qui accentuera l’affrontement avec le NSC, qui est le probable transfert vers cet organisme des principaux conseillers de politique étrangère d’Obama adversaires d’Hillary: «Before Hillary Clinton has been formally offered the job as Secretary of State, a purge of Barack Obama's top foreign policy team has begun. The advisers who helped trash the former First Lady's foreign policy credentials on the campaign trail are being brutally shunted aside, as the price of her accepting the job of being the public face of America to the world. In negotiations with Mr Obama this week before agreeing to take the job, she demanded and received assurances that she alone should appoint staff to the State Department. She also got assurances that she will have direct access to the President and will not have to go through his foreign policy advisers on the National Security Council, which is where many of her critics in the Obama team are expected to end up.»

En un sens, on pourrait rapprocher la situation de l’équipe de sécurité nationale qui s’esquisse de celle qui exista avec Jimmy Carter de 1977 à 1980, avec la concurrence ouverte et constante entre Zbigniew Brzezinski (NSC) et Cyrus Vance (département d’Etat), mais avec le secrétaire à la défense Harold Brown restant relativement neutre. Encore cette situation reposait-elle sur une réalité, c’est-à-dire la dualité de Carter hésitant entre une politique ferme contre l’URSS (prônée par Brzezinski) et la recherche d’un réel compromis (défendu par Vance); et la démission de Vance, en avril 1980, entérina une évolution décisive de Carter, devenu fortement anti-soviétique avec l’invasion de l’Afghanistan par les Soviétiques en décembre 1979. (L’invasion avait été en partie suscitée par des mesures de soutien aux islamistes afghans, de Brzezinski, dès l’été 1979, et c’est là qu’on peut dire que Brzezinski l’emporta contre Vance.)

Mais la comparaison s’arrête là. La concurrence Brzezinski-Vance avait un objet compréhensible et, dirions-nous, “constructif”: l’orientation de la politique. Il n’en sera rien avec le “gouvernement de sécurité nationale” d’Obama, où les uns et les autres sont assez d’accord pour une poursuite à peine modérée de la politique extérieure actuelle. De même ne peut-on comparer cette situation avec celle de l’administration Bush, pourtant avec un président infiniment effacé; dans ce cas, il n’y eut ni affrontement, ni concurrence, Rumsfeld prenant très vite l’autorité centrale de la politique post-9/11, avec le soutien actif de Cheney et celui, bien entendu, de GW perdu dans ses rêves de grandeur. Powell fut complètement isolé au département d’Etat et Rice (directrice du NSC) alla vers où poussaient les vents dominants. (Le deuxième terme de GW n’a pas d’intérêt exemplaire: c’est un chaos qui enchaîne sur le premier terme et est déterminé par lui, donc sans valeur de référence propre.)

Le “gouvernement de sécurité nationale” d’Obama semble un cas exceptionnel parce qu’il devrait avoir une certaine autorité, par la seule volonté de ce président de s’attacher d’abord et essentiellement à la crise intérieure et déléguant de facto une partie de sa propre autorité pour les affaires extérieures. Les prétendants à la direction de ce “gouvernement” n’auront nulle part le moindre frein d’un éventuel sentiment d’illégitimité. La politique suivie n’étant pas vraiment en cause, il s’agira surtout d’une concurrence d’autorité, d’un affrontement de puissance, auxquels la propre dynamique des intérêts des uns et des autres pousseront évidemment et fortement. (La possibilité d’un rôle du vice-président Biden, spécialiste en politique extérieure, devrait renforcer plutôt qu’apaiser cette confrontation en rendant encore plus nécessaire l’affirmation des positions d’autorité des uns et des autres.) On pourrait alors se trouver devant un paradoxe. Alors qu’au départ, la politique extérieure semblerait fixée sur une continuité avec quelques aménagements de forme, les inévitables concurrences et affrontements pourraient justement conduire à des interférences graves dans cette politique, d’autant plus fortes qu’elles se feraient sans intention dans ce sens, donc sans véritable souci de leurs conséquences. C’est-à-dire que le désordre, la situation qui semblerait la plus improbable dans les conditions d’autorité d’Obama qui nous sont décrites actuellement, pourrait en être le résultat.

Le vœu de Clemons nous paraît singulièrement pieux, et son “intuition” («My hunch is that Hillary Clinton and her State Department Deputy James Steinberg will work collaboratively to achieve this vision») dépendre plutôt d’un désir idéalisé qu’enfin les USA se sortent du cloaque laissé par GW. D’ailleurs, il le sent bien, le brave Clemons, et nous dirions que c’est là sa bonne intuition lorsqu’il tempere son hypothèse: «It's a big gamble. There is a large chance of paralysis between big foreign policy/national security guns that don't like yielding to power rivals in an administration.» Ainsi Obama pourrait-il se réveiller, un triste matin, avec une politique de sécurité nationale en crise, en plus de sa crise intérieure.

Notons en post scriptum qu’il peut aussi y avoir l’inattendu, par exemple qu’en dernière minute l’accord avec Hillary ne se concrétise pas (l’annonce officielle est pour la semaine prochaine). Dans ce cas, comme le note aujourd’hui Adrian Hamilton dans The Independent…the appointment of Hillary Clinton, generally expected within the next week (it would be a huge blow to Obama's prestige now if it did not go through)»), ce serait un formidable revers pour Obama. D’ores et déjà et d’une façon ou l’autre, Hillary Clinton doit imprimer sa marque dans l’administration Obama, et avec une probabilité bien plus grande que ce soit vers le pire plutôt que vers le meilleur.

27 novembre 2008.

 


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25/11/2008

n°219- dossiers de l'Afghanistan - n°210 - 24-11 : Début - : Obama n'est pas Martin Luther King, ni Le Messie.

n°219- dossiers de l'Afghanistan - n°210 - 24-11 : Début - : Obama n'est pas Martin Luther King, ni Le Messie.


dossiers de l'Afghanistan 219 au 24-11

M.Lemaire                                                                                 


Sommaire : 

Tire a part

Salima Tlemçani : Leur détention a été jugée illégale: Cinq algéro-bosniaques quittent Guantanamo.

3 Dossier & Point de vue

3-1 Rapport : La baisse du prix des vivres et des carburants, un espoir pour les populations pauvres.

3-2 Guantanamo : Les dossiers

1 Etats-Unis : la justice reconnaît l’illégalité de certaines détentions à Guant anamo

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 APPEL : la France doit renoncer à son  intégration dans le commandement militaire de l'OTAN.

4-2 Déclaration canadienne sur la situation en Afghanistan.

4-3 Formation et encadrement des forces de sécurité nationale de l’Afghanistan.

Suite1

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Introduction de Marie-Ange Patrizio : "Yes, week-end !"

5-1 Jean Bricmont :La gauche européenne et Obama.

5-2 Que faire? Barack Obama ne fera pas comme Roosevelt en 1933 parce que 2008 n’est pas 1933.

5-3 Obamania Antidote : Obama n'est pas Martin Luther King, ni Le Messie.

5-3 Obama et les Clintons : Trium Vira A La Maison Blanche.

Fin

6 Annexe

6-1 La bataille du Pentagone.



Tiré à part

Salima Tlemçani : Leur détention a été jugée illégale: Cinq algéro-bosniaques quittent Guantanamo.
Beaucoup croyaient que le juge fédéral, Richard Leon, nommé par Bush, allait débouter les six Algéro-Bosniaques qui ont contesté leur détention à Guantanamo et auxquels la Cour suprême a donné l’accord pour entamer une telle procédure devant un tribunal fédéral. Jeudi dernier,
sa décision a surpris plus d’un.
Après avoir entendu, le 6 novembre dernier, les avocats des six détenus, Lakhdar Boumediene, 42 ans, Mustafa Aït Idir, 38 ans, Mohamed Nechla, 40 ans, Hadji Boudella, 43 ans, Saber Lahmar, 39 ans et Belkacem Bensayah, 46 ans, et les arguments de l’Administration américaine, le juge a rendu
son verdict.

Selon l’AFP, la salle d’audience était pleine. Les propos du juge sont simultanément traduits aux détenus par liaison téléphonique depuis Guantanamo. Pour cinq d’entre eux, le magistrat a ordonné la mise en liberté pour « insuffisance » de preuves sur leur volonté de se rendre en Afghanistan pour prendre les armes contre les Etats-Unis. Ce qui n’a pas été le cas pour le sixième, Belkacem Bensayah, âgé de 46 ans. Le juge a estimé les preuves présentées contre lui convaincantes,
en affirmant « qu’il est probable » que M. Bensayah ait prévu de se rendre en Afghanistan « pour y combattre » les Etats-Unis « et organiser le voyage d’autres personnes dans le même but. Ce qui constitue un soutien direct à Al Qaïda ».
La défense de Bensayah a annoncé sa décision de faire appel, alors que le département de la Justice, dans une déclaration rendue publique, a tenté d’expliquer cette décision en affirmant : « Cette décision est peut-être une conséquence compréhensible du fait que ni la Cour suprême ni le Congrès n’ont fourni de règles pour guider ces procédures en habeas corpus dans un contexte sans précédent. » Le porte-parole de la Maison-Blanche, Tony Fratto, n’a pas apprécié les arguments avancés par le juge.

Dans un communiqué repris par la presse, il a déclaré : « Nous contestons la décision de la cour, selon laquelle nous n’avons pas apporté la preuve de la charge concernant les cinq autres détenus. »
Mais le magistrat va plus loin. Il a demandé au représentant de la justice US de renoncer à toute procédure d’appel, estimant que les détenus « méritaient de rentrer chez eux après une détention illégale de 7 ans ». Ils vont ainsi pouvoir rentrer en Bosnie, pays qui les a naturalisés, après la guerre de Bosnie et demandé leur rapatriement.
Pour de nombreux spécialistes interrogés par la presse, la décision du juge Leon est marquante dans l’histoire de la « guerre contre le terrorisme » engagée par l’Administration Bush. « Le juge a choisi une définition très large du statut de "combattant ennemi", comprenant le simple "soutien" aux talibans ou à Al Qaïda, et qu’il a néanmoins conclu à l’illégalité de la détention de certains prisonniers », ont-ils
expliqué.

Mais cela ne veut pas dire que la porte reste ouverte pour l’ensemble des 255 détenus encore à Guantanamo. Richard Leon a été très clair : « C’est un cas unique. Ne pensez pas qu’il en ira de même avec tous les dossiers ».

Ce revers, faut-il le préciser, intervient le jour même où le département de la Justice américaine a demandé à un juge fédéral de revoir les règles fixées pour la tenue de 113 procédures de contestation de leur détention par des détenus de Guantanamo et d’allonger les délais, selon des documents judiciaires.
Des procédures inédites
Dans cette motion reprise par l’AFP, le gouvernement Bush estime que ces « règles » sont « ambiguës à d’importants égards ». « Si elles étaient interprétées avec excès, elles pourraient créer des contraintes qui ne seraient pas réalistes dans la limite des deux semaines fixées » par le
juge Thomas Hogan qui les a édictées le 6 novembre. Autorisées par la Cour suprême le 12 juin, les procédures de contestation de leur détention (habeas corpus) par les quelque 250 détenus de Guantanamo sont inédites et ont donc nécessité des dizaines d’audiences pour en fixer
les règles communes avec les avocats des deux parties. Elles obligent le gouvernement à justifier la détention des personnes concernées par 113 dossiers et fournir à leur défense les charges qui reposent sur les détenus, tout en laissant le soin au magistrat d’accepter les preuves
indirectes, s’il les juge pertinentes. Ces dossiers ont été répartis entre les différents juges fédéraux de Washington, chargés d’organiser les procès. Cependant, a noté la même source, le gouvernement a estimé que plusieurs d’entre eux ont décidé d’aller au-delà des règles fixées par le juge Hogan. Cela étant, la principale préoccupation du département de la justice reste la divulgation à la défense des
documents, classés confidentiels ou non, qu’il doit présenter comme argument. « Divulguer ces informations va alourdir inutilement la charge de travail des agences gouvernementales impliquées dans l’accusation (...) et présenterait un risque sévère pour la sécurité nationale », a-t-il estimé.

Selon l’AFP, il a menacé de demander à la Cour d’appel de se prononcer si le juge ne modifie pas les règles. Les avocats de la défense ont plusieurs fois, depuis le 12 juin, critiqué la diligence avec laquelle l’accusation a tenté de retarder des procédures que leurs clients attendent pour certains depuis sept ans. Ainsi, il est important de préciser que sur les 155 détenus encore à Guantanamo, 12 sont algériens et un autre algéro-bosniaque. La fermeture de cette prison a été au centre de la campagne électorale par le candidat, Barack Obama, élu Président.
Salima Tlemçani

23 novembre 2008.

El Watan (Algérie)

http://www.elwatan.com/Cinq-algero-bosniaques-quittent



3  Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Rapport : La baisse du prix des vivres et des carburants, un espoir pour les populations pauvres.

La baisse du prix des vivres et des carburants soulagera des millions de personnes

Les prix des vivres et des carburants ont légèrement baissé au cours du dernier mois, une évolution qui, selon certains, pourrait être de bon augure pour les huit millions d’habitants du pays qui souffrent d’insécurité alimentaire chronique.
Le prix moyen de la farine de blé (un aliment de base en Afghanistan) est au moins 3,4 pour cent moins élevé en novembre qu’il ne l’était en septembre, selon le Bulletin sur les prix des produits agricoles, publié par le ministère de l’Agriculture. Le prix du blé affiche une baisse mineure mais progressive depuis mai dans toutes les provinces, à l’image de la « tendance à la baisse des cours du blé sur les marchés mondiaux », pouvait-on lire dans le bulletin.
Les prix du blé ont en effet chuté de pas moins de 17 pour cent sur les marchés mondiaux, ces quelques derniers mois. Dans le cadre de leur appel d’urgence conjoint, les agences des Nations Unies et le gouvernement afghan ont indiqué que le pays se trouvait confronté à une réduction de 36 pour cent de sa production agricole nationale.
Le gouvernement a annoncé récemment un déficit alimentaire de deux millions de tonnes. Aussi a-t-il décidé d’importer environ 250 000 tonnes de blé du Pakistan et du Kazakhstan, selon les responsables des autorités. 

Baisse du prix des carburants 
Les prix élevés des carburants, pratiqués ces derniers mois, se sont également répercutés sur le prix des vivres. Aujourd’hui, ils diminuent de nouveau (le litre d’essence se vendait à 1,12 dollar et le diesel à un dollar, le 16 novembre, à Kaboul) mais pas assez rapidement, selon le gouvernement.
Le 15 novembre, les autorités ont appelé les revendeurs privés à céder leur carburant à un prix moins élevé, sous peine de recevoir une amende ou de se voir retirer leur permis d’exploitation.
« Le gouvernement et les représentants du secteur privé ont convenu de réduire les prix des carburants d’au moins quatre afghanis [huit centimes de dollar] par litre [à compter du 15 novembre] », a expliqué à IRIN Jawad Umer, porte-parole du ministère du Commerce, ajoutant que le gouvernement avait ouvert huit stations-service à Kaboul, où le carburant est vendu à des prix moins élevés qu’ailleurs. 

De l’aide pour des millions de personnes
Plus de 60 pour cent des quelque 26,6 millions d’habitants que compte l’Afghanistan consacrent la majeure partie de leurs revenus à l’achat de vivres. La hausse des prix et la sécheresse ont plongé plus de huit millions d’entre eux dans une insécurité alimentaire extrêmement dangereuse, selon les organisations humanitaires.
Plusieurs d’entre elles ont averti qu’une crise de la faim pourrait avoir lieu cet hiver ; dès lors, une diminution, même mineure, du prix des vivres pourrait s’avérer bénéfique pour des millions de personnes.
« C’est une bonne nouvelle que les prix des vivres aient baissé. Nous espérons que la tendance se maintiendra et que les vivres deviendront plus accessibles aux gens ordinaires », a déclaré Ahmad Nasir, employé du gouvernement à Kaboul, qui gagne environ 75 dollars par mois.
D’après certains travailleurs humanitaires, il ne faudrait toutefois pas se montrer trop confiant, même face à une réduction significative des prix : en effet, au-delà de cela, assurer que des vivres adéquats soient en vente dans toutes les régions du pays restera encore longtemps un défi à relever.

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3-2 Guantanamo  : Les dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1 Etats-Unis : la justice reconnaît l’illégalité de certaines détentions à Guantanamo.

Près de sept ans après l’ouverture de la prison de Guantanamo, un juge américain a reconnu pour la première fois jeudi que certains détenus y étaient enfermés illégalement et a ordonné qu’ils soient libérés, un épilogue dans les multiples revers encaissés par George W. Bush.
Le juge fédéral Richard Leon a rendu à Washington sa décision dans le premier dossier de contestation de détention (Habeas Corpus) mené à terme depuis que la Cour suprême a ouvert en juin les portes de la justice fédérale au détenus de la prison la plus controversée du monde.
Dans la salle d’audience où peu de sièges restaient libres, la totalité de ses propos ont été simultanément traduits aux six détenus concernés, en liaison téléphonique depuis Guantanamo.
Cinq d’entre eux, des Algériens qui résidaient en Bosnie lors de leur arrestation en 2001 et détenus à Guantanamo depuis janvier 2002, ont été blanchis par le juge, qui a ordonné leur libération.
Celui-ci a constaté que le gouvernement n’avait pas pu prouver qu’ils prévoyaient de se rendre en Afghanistan pour prendre les armes contre les Etats-Unis et que les cinq hommes ne pouvaient donc pas être considérés comme des "combattants ennemis".
Un sixième détenu, Belkacem Bensayah, 46 ans, un autre Algérien résidant également en Bosnie, s’est en revanche vu refuser la libération.
"Le gouvernement a établi (...) qu’il est probable que M. Bensayah ait prévu de se rendre en Afghanistan" pour y combattre les Etats-Unis "et d’organiser le voyage d’autres personnes dans le même but", ce qui constitue un "soutien direct à Al Qaïda", selon le juge.
"Soulagés" alors que les positions très conservatrices du juge Leon, nommé par George W. Bush, sont connues, les avocats de la défense ont annoncé qu’ils feraient appel de la décision concernant M. Bensayah.
"C’est un grand jour pour la justice américaine", a néanmoins déclaré à l’AFP Me Robert Kirsch.
Les avocats du gouvernement n’ont en revanche pas commenté la décision ni annoncé s’ils feraient appel.
Reste que, selon les observateurs, l’arrivée de l’administration Obama résolue à mettre un point final aux années Guantanamo, laisse une hypothèque sur cette décision judiciaire épilogue de dizaines d’autres - dont quatre de la Cour suprême - depuis sept ans.
Le président élu a annoncé qu’il fermerait le camp de détention qui a terni l’image des Etats-Unis dans le monde.
Une décision politique pourrait mettre un point d’arrêt aux batailles judiciaires en tranchant la question cruciale de savoir si le président des Etats-Unis peut détenir indéfiniment des hommes soupçonnés de terrorisme, même s’ils n’ont pas commis d’actes répréhensibles.
En cela, le jugement de M. Leon est historique, puisqu’il avait choisi une définition très large du statut de "combattant ennemi" comprenant le simple "soutien" aux talibans ou à Al Qaïda, et a néanmoins conclu à l’illégalité de la détention de certains détenus.
Ouvert le 6 novembre, le procès des six hommes, Lakhdar Boumediene, 42 ans, Mustafa Ait Idir, 38 ans, Mohamed Nechla, 40 ans, Hadji Boudella, 43 ans et Saber Lahmar, 39 ans et Belkacem Bensayah, a duré sept jours, dont six derrière des portes closes en raison des documents classés présentés par l’accusation.
Rien n’a transpiré des débats mais le juge Leon a révélé que deux des six détenus avaient fait l’objet d’interrogatoires croisés - défense et accusation - par visioconférence. Quelque 150 dossiers sont encore sur les bureaux de la quinzaine de juges de la cour fédérale de Washington.

Les charges de complot pour un attentat à la bombe contre l'ambassade américaine de Sarajevo qui pesaient contre les six hommes lors de leur arrestation ont été abandonnées depuis par le gouvernement Bush.

Proche du Parti républicain, Richard Leon est le premier juge américain à mener à terme une procédure en «Habeas corpus». Près de 150 autres doivent suivre.

Base : lefigaro.fr (avec AFP et AP)

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5153
http://www.lefigaro.fr/international/2008/11/20/01003-20081120ARTFIG00534-guantanamo-la-justice-americaine-ordonne-la-liberation-de-cinq-algeriens-.php
20/11/2008



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 APPEL : la France doit renoncer à son  intégration dans le commandement militaire de l'OTAN.
A l'occasion du soixantième anniversaire de l'OTAN, nous vous appelions à venir manifester à Strasbourg le 4 avril 2009 contre les politiques militaires et nucléaires agressives de l'OTAN et à participer au contre-sommet pour affirmer qu'un monde de justice et de paix est possible.
• Nous l'affirmons avec force: la France doit renoncer à son  intégration dans le commandement militaire de l'OTAN. Elle doit rompre avec une politique aux visées dominatrices méprisant les droits
des peuples.
• Nous refusons la vision dangereuse et manichéenne de la "guerre des civilisations" et toutes réponses militaires aux crises mondiales et régionales.
• Nous rejetons la course aux armements et refusons de vivre dans la crainte du recours à l'arme nucléaire. Il est inacceptable que les dépenses militaires engloutissent l'argent nécessaire à la
satisfaction des besoins vitaux de l'humanité ; d'autant plus que les gouvernements voudraient faire payer aux peuples les dégâts du libéralisme financier
• Nous exigeons la fermeture des bases militaires étrangères dans tous les pays.
Pour construire un monde plus sûr et plus juste, nous voulons démilitariser et démocratiser les relations entre les peuples et établir de nouvelles formes de solidarité et de coopération.
En Afghanistan, le bilan de l'occupation militaire est dramatique. Les populations afghanes doivent retrouver les moyens de décider de leur avenir. Il est temps de mettre en œuvre une solution politique
internationale fondée sur l'aide d'urgence et la reconstruction dans le respect des droits du peuple afghan, en particulier des droits des femmes. Nous demandons le retrait du dispositif militaire français des troupes de l'Otan.
Premières organisations signataires :
ACG, Alternative Libertaire, ACCA, ATTAC, Collectif des Iranienscontre la guerre, C. Faty Koumba, Droit-Solidarité, FSU, IPAM/CEDETIM,LCR, MRAP, le Mouvement de la Paix, M'PEP, NPA, PCF, PCOF, PRS, Union pacifiste, UJFP, Les Verts…
Voir site : www.appelotanafghanistan.org

Mise à jour le vendredi 21 novembre 2008, 18 h 39 .

 


4-2 Déclaration canadienne sur la situation en Afghanistan.

Déclaration de l’Ambassadeur John McNee
Représentant permanent du Canada auprès des Nations Unies
À la soixante-troisième session de l’Assemblée générale

New York, 10 novembre 2008

Monsieur le Président,

Le Canada se réjouit de cette résolution sur l’Afghanistan. Il est fier d’avoir contribué à sa préparation, et c’est avec plaisir qu’il coparraine son adoption aujourd’hui.

L’adoption de cette résolution témoigne de la solidité du partenariat que nous avons réussi à établir entre la communauté internationale et le gouvernement afghan.

Elle affirme aussi notre volonté collective de faire de l’Afghanistan un pays sûr et stable.

Le Canada apprécie la possibilité qui lui est donnée de parler de la situation en Afghanistan devant l’Assemblée générale.

Monsieur le Président,

Le Canada reconnaît que l’ONU a renforcé son leadership dans ce dossier au cours des derniers mois, en confiant à la Mission d’assistance un mandat plus pointu qui lui permettra de mieux diriger la coordination des efforts internationaux, et en faisant de Kai Eide le Représentant spécial du Secrétaire général.

Les progrès sont déjà manifestes. Le Canada salue les efforts déployés par la MANUA et le gouvernement afghan pour restructurer le Conseil commun de coordination et de suivi, et en faire un instrument moins lourd, plus efficace et plus déterminé.

Après tout, le rôle de la MANUA en Afghanistan consiste bien à moduler et à focaliser nos efforts communs. Cela dit, l’ONU n’est pas le seul acteur sur cette scène, et son pouvoir est limité à celui que veulent bien lui accorder ses États membres. Nous devons faire en sorte qu’elle dispose des ressources financières et du soutien politique dont elle a besoin pour faire son travail.

Monsieur le Président,

La communauté internationale a beaucoup à apprendre du peuple afghan, qui continue à faire preuve d’une résilience et d’une détermination remarquables. Malgré une insurrection féroce, par exemple, l’Armée nationale afghane continue d’accroître ses effectifs, ses capacités et son professionnalisme.

Avec l’aide de la Force internationale d'assistance, l’Armée nationale afghane est maintenant en mesure de diriger un nombre de plus en plus grand d’opérations, ce qui était impensable il y a tout juste un an. Et il y a à peine un peu plus de deux mois, les forces de sécurité afghanes, prenant la relève de la FIAS, ont assumé la responsabilité de la sécurité à Kaboul – une réalisation majeure dont elles ont tout lieu d’être fières.

Monsieur le Président,

Le Canada se réjouit que l’Afghanistan ait ratifié, en août de cette année, la Convention des Nations Unies contre la corruption, un des objectifs du Pacte pour l’Afghanistan.

Certes, il reste encore beaucoup à faire, mais nous sommes également encouragés par la création, en juin 2008, d’un bureau supérieur de supervision pour la mise en œuvre de la Stratégie anti‑corruption.

Monsieur le Président,

Le Canada demeure déterminé à travailler avec les Afghans et le reste de la communauté internationale pour aider à reconstruire l’Afghanistan.

Cette dernière année, le Canada a augmenté de nouveau son aide au développement, en promettant de verser 600 millions $ supplémentaires, ce qui porte sa contribution totale à plus de 1,9milliard$ sur un horizon de dix ans.

À cela, bien sûr, s’ajoute le maintien de notre présence militaire dans la province de Kandahar.

En particulier, le Canada a annoncé sa volonté de contribuer à la remise en état du barrage de Dahla et de son réseau d’irrigation dans la province de Kandahar. Une fois restauré, le barrage non seulement assurera à la majorité de la population de la province un approvisionnement sûr en eau, mais pourra aussi contribuer à revitaliser l’agriculture dans cette région et procurer aux Kandaharis des milliers d’emplois fort nécessaires.

Aussi, notre Programme d’éradication de la polio permettra d’immuniser environ sept millions d’enfants partout en Afghanistan.

Le Canada est résolu à élargir sa programmation à Kandahar. En même temps, au moins la moitié de sa contribution financière sera consacrée à des initiatives d’envergure nationale, par exemple le renforcement des institutions essentielles, la reconstruction de la Police nationale afghane ainsi que des institutions judiciaires et correctionnelles du pays.

Monsieur le Président,

Le Canada met tout en œuvre pour que les élections de 2009 et 2010 soient organisées par les Afghans eux‑mêmes, soient libres et justes, et se déroulent dans un climat sécuritaire. Il fait sien l’appel que la résolution lance à la communauté internationale de continuer à fournir un soutien et une aide financière à l’Afghanistan.

Avec l’inscription des électeurs en cours, le peuple afghan entame le deuxième processus électoral de son histoire récente. C’est là une étape cruciale dans l’instauration de la démocratie en Afghanistan.

Monsieur le Président,

Comme l’a noté le Secrétaire général dans son rapport de septembre sur la situation en Afghanistan, les voisins de ce pays et les partenaires régionaux jouent un rôle crucial pour la promotion du développement et de la stabilité dans ce pays. Le Canada se réjouit donc de voir que la résolution met l’accent sur la coopération régionale comme moyen efficace de promouvoir la sécurité et le développement.

Le Canada cherche à encourager la coopération entre l’Afghanistan et le Pakistan, en facilitant les discussions techniques entre les fonctionnaires chargés de la gestion des frontières.Nous soutenons aussi à fond le Processus de Jirga de la paix entre ces deux pays, et félicitons ces derniers de la récente rencontre des Jirgagai.

Monsieur le Président,

Nous ne devons pas laisser les progrès réalisés à ce jour occulter la dure réalité, à savoir que ces gains sont fragiles.

La sécurité s’est détériorée dans certaines parties de l’Afghanistan, et cela nuit aux efforts que nous faisons et aux ambitions que nous avons en matière de gouvernance et de développement dans ce pays.

L’Afghanistan n’échappe pas à la hausse du prix des denrées alimentaires qui se manifeste partout dans le monde. Les pénuries alimentaires qui frappent l’ensemble du pays sont de surcroît aggravées par une sécheresse et une piètre récolte.

Ce sont là pour les Afghans des préoccupations immédiates et pressantes. C’est pourquoi le Canada a fait de l’aide humanitaires une de ses priorités. En agissant ainsi, nous montrons clairement aux Afghans que la communauté internationale demeure résolue à leur venir en aide.

Mais ce ne sont pas les belles paroles qui les convaincront. Ce sont les gestes tangibles et les changements.

Je vous remercie, Monsieur le Président.

http://www.afghanistan.gc.ca/canada-afghanistan/news-nouvelles/2008/2008_11_14.aspx?lang=fra&redirect=true


4-3 Formation et encadrement des forces de sécurité nationale de l’Afghanistan.

Mesurer le progrès

Voir les points de repères et indicateurs de progrès pour la priorité 1 : Formation et encadrement des Forces de sécurité nationale afghanes

L'une des six priorités du Canada pour aller de l’avant en Afghanistan consiste à aider le gouvernement afghan à accroître la capacité de l'Armée nationale afghane (ANA) à mener des opérations et à maintenir un environnement sûr, et celle de la Police nationale afghane (PNA) à promouvoir la loi et l'ordre dans la province de Kandahar.

Outre les efforts soutenus des Forces canadiennes pour encadrer et équiper l'ANA, le Canada investira jusqu'à 99 millions de dollars* au cours des trois prochaines années dans les domaines suivants :

  • formation, encadrement et équipement de l'ANA et de la PNA;
  • mise en place d'une capacité de soutien logistique et administratif;
  • initiatives complémentaires aux systèmes juridiques et correctionnels à l'appui des activités de la PNA.

Armée nationale afghane

L'encadrement et l'appui de l'ANA est une tâche militaire prioritaire pour l'OTAN et les Forces canadiennes. Le gouvernement afghan a besoin d'une ANA bien dirigée, bien entraînée et bien équipée pour assumer la responsabilité de la sécurité nationale et provinciale, assurant ainsi la poursuite de la gouvernance et du développement.

Bien que d'importants progrès aient été réalisés au cours des dernières années—le nombre désigné pour l'ANA à Kandahar compte actuellement environ 2 400 militaires comparativement à seulement 600 en 2006—il reste encore beaucoup à faire. Des cours avancés de leadership et d'administration de même que l'encadrement et la formation logistiques sont toujours nécessaires.

Les Forces canadiennes assurent présentement l'encadrement de cinq bataillons ou
« kandaks » de l'ANA (chacun comprenant jusqu'à 650 soldats) et d'un quartier général de brigade par l’entremise d'une équipe canadienne de liaison et de mentorat opérationnel.

Objectifs du Canada pour 2011 (Armée nationale afghane)

D'ici 2011, le Canada prévoit que l'ANA possédera une capacité accrue pour mener des opérations et maintenir un environnement sûr dans les districts clés de Kandahar, avec l'aide des pays alliés de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS). Il sera possible de mesurer les progrès qui auront été réalisés en utilisant certains indicateurs, notamment la capacité de l'ANA à mener des opérations de sécurité, sa capacité à conserver des effectifs de brigade à un niveau efficace et le nombre de districts clés où elle est responsable de la sécurité avec un minimum de soutien de la part de la FIAS.

Police nationale afghane

Des policiers du Canada et les Forces canadiennes ont participé directement à la formation de plus de 650 membres de la PNA par l’entremise de l'Équipe provinciale de reconstruction de Kandahar, et le Canada a assuré le financement de l'équipement, de l'infrastructure (postes avancés) et du salaire des policiers.

Des agents du Service correctionnel du Canada ont aussi fait avancer la réforme du système correctionnel en offrant formation, encadrement et connaissances. Même si d'importants progrès ont été réalisés, de nombreux problèmes doivent être traités plus en profondeur, notamment l'analphabétisme, la corruption et la toxicomanie chez les membres de la PNA, de même que certaines lacunes au plan judiciaire et correctionnel.

Objectifs du Canada pour 2011 (Police nationale afghane)

Le Canada prévoit que, d'ici 2001, la PNA possédera une capacité accrue pour promouvoir la loi et l'ordre dans les districts clés de la province de Kandahar, avec l'aide du secteur de la justice et des services correctionnels.

Il sera possible de mesurer les progrès qui auront été réalisés en utilisant certains indicateurs, notamment le nombre d’agents des services correctionnels afghans et de la PNA formés et encadrés au Kandahar, le nombre de programmes de formation en place pour les représentants de la justice et les projets d'infrastructure clés achevés.


* Les affectations spécifiques sont assujetties aux modifications apportées en réponse aux changements qui surviennent dans l’environnement particulièrement complexe qu’est l’Afghanistan.

http://www.afghanistan.gc.ca/canada-afghanistan/priorities-priorites/secure.aspx?lang=fra&menu_id=51&menu=L&redirect=true

21 11


 

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n°219- dossiers de l'Afghanistan - n°210 - 24-11 : -Suite1- : Obama n'est pas Martin Luther King, ni Le Messie.

n°219- dossiers de l'Afghanistan - n°210 - 24-11 : -Suite1- : Obama n'est pas Martin Luther King, ni Le Messie.


dossiers de l'Afghanistan 219 au 24-11

M.Lemaire                                                                                 


Sommaire : 

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Introduction de Marie-Ange Patrizio : "Yes, week-end !"

5-1 Jean Bricmont :La gauche européenne et Obama.

5-2 Que faire? Barack Obama ne fera pas comme Roosevelt en 1933 parce que 2008 n’est pas 1933.

5-3 Obamania Antidote : Obama n'est pas Martin Luther King, ni Le Messie.

5-3 Obama et les Clintons : Trium Vira A La Maison Blanche.

6 Annexe

6-1 La bataille du Pentagone.



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Introduction de Marie-Ange Patrizio : "Yes, week-end !"

"La gauche devrait applaudir la victoire d’Obama, pas tellement à cause de sa couleur de peau, mais parce que les personnes qui ont voté pour lui expriment un désir de changement, et en général, de changement progressiste : moins de guerre, une politique économique plus équilibrée, et une attitude plus respectueuse de l’environnement.

Mais la question de ce que va faire le candidat est toute autre chose.(* NdT -du belge au français- en bas de page)

(...)

En d’autres mots, le problème posé par Obama vient de son extrême popularité en Europe, qui se base à la fois sur sa couleur de peau et sur son « image ».

(...)

On peut se demander d’ailleurs ce que la « gauche » la plus obamaniaque, style Charlie-Hebdo ou Libération, dirait d’un homme politique français favorable à la peine de mort, qui veut accroître le contingent et qui termine tous ses discours en disant « que Dieu bénisse la France ».

Bien sûr, étant donné l’état désastreux de la gauche dans le monde, beaucoup de  gens veulent désespérément croire que  quelque chose de positif arrive quelque part sur terre, et cela renforce les illusions suscitées par Obama."

 Ci joint un texte de Jean Bricmont


5-1Jean Bricmont :La gauche européenne et Obama.

Il y a au moins deux facteurs à prendre en compte si on veut juger d’une élection : ce que les votants expriment par leurs suffrages et ce que va faire le candidat élu. Dans le cas de l’élection présidentielle américaine, il aurait été fort déprimant que McCain se fasse élire après huit ans de régime Bush. En fait, il est même surprenant qu’il ait réussi à obtenir 46% des voix ainsi que d’excellents résultats dans certains états comme la Louisiane (on y a oublié l’ouragan Katrina ?).

 

La gauche devrait applaudir la victoire d’Obama, pas tellement à cause de sa couleur de peau, mais parce que les personnes qui ont voté pour lui expriment un désir de changement, et en général, de changement progressiste : moins de guerre, une politique économique plus équilibrée, et une attitude plus respectueuse de l’environnement.

 

Mais la question de ce que va faire le candidat est une toute autre chose. Cela dépend de ce qu’il veut faire, mais aussi de ce qu’il peut faire. Un président américain a beaucoup de pouvoir, mais ce n’est pas un dictateur et même un dictateur doit tenir compte des rapports de force. Ce qu’Obama désire faire n’est pas totalement clair, mais il est certain qu’il ne va pas s’opposer aux pouvoirs organisés (Wall Street, les multinationales, le lobby pro-israélien, etc.…) qui lui ont permis de gagner. S’il y a quelque chose qu’il a démontré de façon manifeste durant sa campagne, c’est bien cela.

 

Bien sûr, Obama doit aussi prendre en compte la pression populaire. Mais c’est là que le problème se pose : quelle pression ? Si certains Américains sont irrités par l’Obamania aux États-Unis, ils le seraient encore plus s’ils se rendaient compte de ce qui se passe à l’étranger, particulièrement en Europe. Il n’y a rien que je trouve plus déprimant que de voir des jeunes vivant dans les banlieues françaises se « mobiliser » pour Obama aux cotés de toute la social-démocratie, du show-business et des sionistes intelligents. J’ai même vu certains de ces jeunes dire qu’ils enverraient un gilet pare-balle à Obama, car ils pensent que l’Amérique ne permettra jamais à un Afro-américain d’être président, comme si quelqu’un qui a le soutien de Warren Buffett, l’homme le plus riche au monde, et, en fait, de presque tout l’establishment, représentait une menace pour l’Amérique et avait besoin de leur aide.

 

En d’autres mots, le problème posé par Obama vient de son extrême popularité en Europe, qui se base à la fois sur sa couleur de peau et sur son « image ». Beaucoup de gens ici, ne comprenant pas à quel point les relations interraciales ont changé aux États-Unis (comme en Europe d’ailleurs), voient l’élection d’Obama comme une sorte de miracle absolu et pensent qu’il est beaucoup plus progressiste qu’il ne l’est réellement, notamment à cause d’un traitement médiatique le présentant comme une alternative radicale à Bush, et ne parlant presque pas de son intention d’envoyer plus de troupes en Afghanistan (ou d’attaquer le Pakistan).

 

On peut se demander d’ailleurs ce que la « gauche » la plus obamaniaque, style Charlie-Hebdo ou Libération, dirait d’un homme politique français favorable à la peine de mort, qui veut accroître le contingent et qui termine tous ses discours en disant « que Dieu bénisse la France ».

 

Bien sûr, étant donné l’état désastreux de la gauche dans le monde, beaucoup de  gens veulent désespérément croire que  quelque chose de positif arrive quelque part sur terre, et cela renforce les illusions suscitées par Obama.

 

De plus, il est difficile de trouver une droite européenne anti-Obama. En fait la droite et la majeure partie de la social- démocratie adorent Obama parce qu’il leur permettra d’être à nouveau ouvertement pro-américains. Du fait que les États-Unis sont moins égalitaires (d’un point de vue économique) que l’Europe, que les charges sociales y sont moindres, qu’il y a moins de syndicats et de droits protégeant les travailleurs, l’élite européenne voit les États-Unis comme une sorte de paradis capitaliste. Le problème posé par Bush venait de ce qu’il était tellement brutal, arrogant, inefficace et stupide qu’il était devenu de plus en plus difficile pour ces élites d’exprimer leur admiration pour les États-Unis. Mais à présent, tout peut changer : en déplaçant l’attention des problèmes sociaux vers les problèmes « raciaux », ces élites peuvent retourner la situation et présenter les États-Unis comme LE pays progressiste de l’Occident. Le quotidien Libération, très « nouvelle gauche » et proaméricain, a suggéré que l’élection d’Obama serait une leçon de démocratie pour la France. Curieusement, ils mentionnent avec admiration les longues files devant les bureaux de vote, alors que, dans les pays non occidentaux, de telles files sont en général considérées comme étant un signe d’inefficacité ou, pire, comme montrant l’intention du gouvernement de dissuader les gens de voter.

 

Un autre problème est que les critiques énoncées à l’encontre d’Obama seront probablement suspectées de racisme. Les sionistes stigmatisent déjà comme antisémite le fait d’être « anti-américain ».  Avec un président des États-Unis Afro-américain, on peut s’attendre à une combinaison des deux types d’intimidation.

 

La question est de savoir combien de temps Obama sera capable de conserver ses supporters de gauche, même si sa politique étrangère contredit leurs attentes. Le seul espoir est que la population mondiale lui mette le nez en face, non pas de son programme, car il n’a presque rien promis, mais de ce qu’elle pensent être son programme et qu’elle réagisse avec colère lorsqu’elle découvrira qu’il a trahi les espoirs (infondés) mis en lui. C’est la seule chose qui peut empêcher l’Amérique de renforcer ses guerres en Afghanistan, en Irak, ou ailleurs.

 

Mais le problème de fond est que, 60 ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les Européens se voient toujours comme dépendants des États-Unis. Pour leurs élites, les raisons de cette attitude sont bien compréhensibles ; malheureusement, le reste de la population, y compris une partie de la gauche, place encore bien trop ses espoirs dans le fait que la population américaine élise un « bon prince », comme il l’ont fait avec Obama.

 

Nous devrions déterminer nos politiques étrangères et notre modèle social indépendamment des choix américains, et nous devrions pouvoir parler avec des pays comme la Russie, la Chine ou l’Iran sans se soucier de ce que pense l’Oncle Sam. Beaucoup d’Européens voient les États-Unis comme un modèle de démocratie, mais il n’y a rien de moins démocratique que de déterminer nos politiques en fonction d’élections auxquelles nous ne participons pas.

 

La population américaine élit son président, pas le maître de l’univers. Aujourd’hui, cela semble être compris en Russie, en Asie, en Amérique Latine et dans le monde musulman. Il n’y a qu’en Europe que la décolonisation des esprits est encore nécessaire.

Jean Bricmont


5-2 Que faire? Barack Obama ne fera pas comme Roosevelt en 1933 parce que 2008 n’est pas 1933,

Dans sa première longue interview depuis son élection, dans le programme 60 Minutes de CBS le 16 novembre, le président Barack Obama a rapporté certaines réflexions et attitudes psychologiques qui, à la fois, témoignent de l’extrême difficulté de sa présidence et rendent compte de l’extraordinaire complexité de la situation actuelle, que ce soit la situation aux Etats-Unis ou la situation mondiale. Le fait le plus remarquable dans ces déclarations est ce point où Obama rapporte qu’à plusieurs occasions, il s’est demandé “par quoi commencer?” parmi les multiples crises pressantes qui existent, quant au choix de la priorité à faire. La chose était entrecoupée de réflexions assez classiques sur la solitude de la fonction de président, qui prennent évidemment toute leur importance en fonction de ce cadre de crise générale.

C’est le Guardian du 17 novembre qui rend compte de l’interview et de ces aspects plus précisément.

«In his first interview since the election, Obama acknowledged the daunting nature of assuming office at a time of war and global economic crisis. “The challenges that we are confronting are enormous and they are multiple. And so there are times during the course of a given day where you think: ‘Where do I start in terms of moving – moving things forward?’,” the president-elect told CBS television's 60 Minutes programme.

»He said conversations with past presidents had persuaded him there was a “certain loneliness” to being in the White House. “You'll get advice, and you'll get counsel,” he said. “Ultimately, you're the person who's going to be making decisions. And – and I think that – even now, you know, I ... you can already feel that fact.”»

L’interview rend compte également du choix finalement fait, après toutes ces interrogations. La réflexion de Barack Obama interrogé rejoint alors l’évidence de la chronologie, lorsque la crise financière du 15 septembre et la suite se sont imposées à son esprit comme constituant évidemment les priorités pour la nouvelle présidence. Suivent alors quelques réflexions sur les principes de ce que devrait être son action.

»It became apparent, however, that the economy would remain the most pressing concern of the 64 days remaining until Obama takes office on January 20, and once he enters the White House.

»Obama brushed aside comparisons between the current crisis and the Great Depression of the 1930s. He also ruled out a New Deal type solution but said he wanted to send a message to Americans that “we're going to be thinking about them and what they're going through”. “For us to simply recreate what existed back in the 30s in the 21st century – I think would be missing the boat,” Obama said. “I think the basic principle that government has a role to play in kick-starting an economy that has ground to a halt is sound. I think our basic principle that this is a free market system and that that has worked for us, that it creates innovation and risk taking – I think that's a principle that we've got to hold to as well.”»

Il est assez intéressant de constater combien Obama se trouve à la fois alerté devant l’immensité de la tâche qui l’attend et la difficulté de l’affronter, ainsi que devant la perception implicite que ce sont les événements qui dirigent et vont diriger son action plutôt que lui-même qui en décidera. Il est effectivement intéressant de voir un candidat s’interroger: “par quoi commencer ?”, – et, finalement, ce même candidat ne répondant pas à sa question, mais voyant la réponse à sa question imposée par les événements.

Il est alors intéressant de constater que le candidat devenu président retrouve une certaine assurance, une fois qu’il rapporte que les événements ont décidé pour lui, pour prôner une action (contre la crise économique aux USA) typique de la situation incertaine où il se trouve, – situation incertaine du point de vue économique, incertaine du point de vue politique et par rapport au système. Ainsi dit-il qu’il ne fera pas comme Roosevelt en 1933 parce que 2008 n’est pas 1933, tout en admettant aussitôt qu’il faut une action comme celle de 1933 au niveau de la psychologie («…to send a message to Americans that “we're going to be thinking about them and what they're going through”»); au niveau économique plus précisément, il faut donc tout de même une action comme en 1933 (intervention du gouvernement) mais il faut également conserver et respecter le dogme impératif de 2008 (celui de l’idéologie libérale et américaniste qui juge comme un sacrilège l'interventionnisme ).

En quelques minutes (60, pour être précis), Obama nous a donc confirmé la sorte de difficultés qu’il affronte et l’état d’esprit où il se trouve: la conscience de l’extraordinaire gravité de la situation qu’il doit affronter, la reconnaissance que les événements gouvernent les choix plutôt que le contraire, la nécessité contradictoire où il se trouve de répondre aux attentes de ses électeurs et de respecter les dogmes du système de l’américanisme. L'interview est plus révélateur de la situation présente et des difficultés pour les dirigeants de l'affronter que nombre d'analyses

18/11/2008 - Bloc-Notes

http://www.dedefensa.org/article-que_faire_18_11_2008.html


5-3 Obamania Antidote : Obama n'est pas Martin Luther King, ni Le Messie.

Obama N'est Pas Martin Luther King, Ni Le Messie, Même Après Les Promesses Faites aux Sionistes en Terre ' Sainte'.

Cette référence au pasteur pacifiste et non violent est tout simplement grotesque une insulte à sa mémoire. En matière de politique étrangère, Obama a un programme tout aussi "musclé"que celui de G.W Bush, voire même plus agressif...

Dans l'hystérie collective d'une élection gagnée grâce à une campagne de communication/propagande parfaite, menée par un politicien qui a les talents d'un homme du barreau (il est avocat de profession, diplomé d'Harvard), certains ont fait référence au pasteur pacifiste et non violent Martin Luther King en parlant d' Obama.
C'est tout simplement grotesque, une insulte à sa mémoire.
En matière de politique étrangère, Obama a un programme tout aussi "musclé"que celui de G.W Bush, voir même plus agressif, qu'il va dissimuler derrière un écran de fumée propagandiste, comme on l'a vu pour la présidentielle. Il sait manier la réthorique, jouer de l'émotionnel et galvaniser les foules y compris européennes (ce qu'il a fait à Berlin cet été) . En cela il est beaucoup plus dangereux que Bush l'illuminé.
Obama a repris le nouveau slogan US de "guerre contre le terrorisme" qui a remplacé la lutte contre le communisme après l'effondrement de l'ex Union Soviétique pour imposer la domination US par la force militaire et s'emparer des richesses énergétiques de certains pays. Il a prévu militairement de recentrer les efforts de guerre en Afghanistan, répétant à plusieurs reprises que l'Afghanistan était "l'épicentre", en augmentant le nombre de soldats US qui y seront déployés et en demandant aux alliés dont la France d'augmenter également leurs contributions. Depuis plus d'un an il s'est dit favorable à des attaques en territoire pakistanais, ce que l'Administration Bush ne s'est autorisée à faire qu'il y a peu. De plus il croit que les Etats Unis devraient essayer de résoudre le conflit au Kashmir qui oppose les independantistes, soutenus par le Pakistan, et l'Inde, au risque de jeter de l'huile sur le feu qui couve entre ces deux puissances nucléaires chacune d'elles cherchant à annexer la totalité de cette province. Un signe manifeste que les US sous Administration Obama seront encore plus enclins à intervenir dans des conflits non seulement en Afghanistan mais aussi dans le voisinage de ce pays. .

Il envisage l'option militaire contre l'Iran si ce dernier n'arrête pas son programme d'enrichissement d'uranium, tout en affirmant être prêt à discuter directement avec les Iraniens. Mais on peut se demander, compte tenu des propos tenus pour rassurer Tel Aviv (voir ci dessous) si ces négociations directes envisagées ne se résumeront pas à des ultimatums délivrés à Téhéran. Sachant que l'Iran n'acceptera pas de renoncer à son droit légitime à l'enrichissement sous le contrôle de l'AIEA, si c'est le cas, ces "négociations " risquent de se terminer en conflit armé, elles auront simplement servi à convaincre les alliés européens de soutenir ce choix et à faire accepter à l'opinion publique américaine et mondiale, une frappe contre l'Iran qu'Obama s'est dit prêt à envisager, avec ou sans l'accord du conseil de Sécurité de l'ONU. Pour résumer sa stratégie vis à vis de l'Iran: nous allons "négocier" puis décréter avoir épuisé toutes les démarches diplomatiques donc maintenant il faut passer à l'action, c'est à dire la guerre. C'est la politique déjà menée par Bush contre l'Irak.

Obama a pour lui les médias, y compris en Europe (voir l'obséquiosité du Monde, du Figaro etc...) qui relaieront d'autant plus facilement sa politique etrangere interventionniste agressive, qu'il pourra lui-même la mettre en scène avec toute la dextérité, le professionnalisme qu'on peut lui reconnaître. Pour présenter ses guerres, Bush le cowboy était maladroit, Obama en bon avocat le fera avec brio jouant sur la fibre émotionnelle pour demander des "sacrifices" à ses compatriotes, "compréhension et patience" à l'opinion publique internationale.

L'équipe de politique étrangère d'Obama comprenant 300 personnes est déjà passée en mode transition depuis plusieurs semaines déjà. Le monde attend peut être un président "moins arrogant" mais selon l'ancien assistant secrétaire d'état Edward Walker, " la difference de base sera dans le style". La campagne d'Obama semble avoir porté sur le thème du multilatéralisme et de la diplomatie, mais en pratique la politique US avec Obama, de la Russie à la Chine en passant par le Moyen Orient, sera pratiquement identique, on ne peut s'attendre qu'à des changements superficiels. Même sa position en ce qui concerne l'Irak qui a été au centre de la première partie de sa campagne avec promesse de retirer les troupes au plus vite, s'est, au fil des semaines, rapprochée de celle de Bush. Il a déclaré " le renforcement militaire a réussi bien au delà de nos rêves", et il a commencé à lier le retrait des troupes aux recommandations des commandants militaires. Le chef de cabinet présidentiel irakien lui aussi pense que "la politique US ne changera pas", seule l'approche changera.

Les Américains ont peut être voté pour une fin rapide des guerres et contre la perspective désolante de guerres sans fin, mais ils risquent d'être rapidement déçus, notamment ceux qui pensent qu'ils ont chassé le parti de la guerre en chassant les Républicains de la Maison Blanche. Le parti de la guerre a ses adeptes chez les Républicains comme chez les Démocrates, nombreux étant ceux parmi ces derniers qui ont voté oui à la guerre d'Irak. Le nouveau vice président, Joe Biden, a prédit qu'Obama serait " testé" dans le domaine de la politique étrangère, et le moment venu, on peut se demander ce qu'il fera ? Voudra -t-il prouver sur la scène intérieure et internationale sa "robustesse", en réagissant de façon disporportionnée, ou tiendra t-il sa promesse de début de campagne d'apporter un changement significatif à la politique étrangère US d'agression continuelle ?

Plus on consacre de temps à observer et analyser la politique étrangère des Etats Unis, plus on constate la continuité depuis la Seconde Guerre Mondiale d'une politique impériale, visant à protéger les interêts de ses affairistes, l'armée leur servant de police privée. Ce n'est pas pour rien que ces entreprises dépensent tant pour financer les campagnes présidentielles. 2,4 milliards de dollars c'est le coût de cette dernière campagne présidentielle. Bien sûr, ceux qui l'ont financée espèrent être payés en retour.

Alors ou est Obama le soit disant Martin Luther King, le pacifiste, le non violent ?
C'est un marché de dupes, une insulte à l'intelligence de tout citoyen responsable. Il faudra raison garder pour ne pas céder aux sirènes de la propagande atlantiste, et au sourire du " premier noir à accéder à la Maison Blanche". L'impérialisme n'a ni couleur, ni odeur,ni saveur, c'est un poison mortel, tous les jours il tue des innocents. Aujourd'hui même 40 civils afghans principalement des femmes et des enfants participant à une noce ont été massacrés par des bombes US, et Obama veut intensifier la guerre en Afghanistan !

Information complémentaire
Lors d'un voyage éclair cet été au Moyen Orient, en Israël, Obama a accordé une interview au quotidien de droite/extrème droite israélien Jerusalem Post. Cet interview a été publié dans son intégralité le 24 juillet 2008 sur le site du quotidien en anglais www.jpost.com. Un bref aperçu de son programme pour l'Iran.

JP ..."Pouvez vous garantir à la population israélienne et au delà qu'en tant que président vous empécherez l'Iran d'acquérir des armes nucléaires ?

BO : Ce que je peux garantir c'est que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir comme président pour empêcher l'Iran d'acquérir des armes nucléaires. Et je pense que cela commence par engager des discussions directes rudes avec l'Iran, envoyer un message clair à l'Iran qu'ils ne devraient pas attendre la prochaine administration mais devraient s'engager dans le processus des P5 ( incluant les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU) qui a lieu actuellement, et porter cela à la tête de nos priorités en matière de sécurité nationale, pour mobiliser toute la communauté internationale sur ce problème, dont la Russie et la Chine.

Par le passé je pense que l'un des échecs de notre approche cela a été d'utiliser une réthorique forte mais qui n'a pas été suivie de l'utilisation de la tactique de la carotte et du bâton qui pourrait changer les calculs du régime iranien. Mais j'ai aussi dit que je n'exluerait aucune action, y compris militaire.

JP: Comment répondez vous à la préoccupation que les Iraniens, même dans le cadre de "négociations rudes" que vous envisagez, joueront la montre pour se rapprocher d'une capacité nucléaire ? Ahmadinejad a dit aujourd'hui : "nous ne reculons pas... pas d'un iota." Ils sont trés catégoriques.

BO: Je pense que c'est important de mobiliser la communauté internationale pour faire comprendre que ce n'est pas seulement un jeu que nous jouons, mais que c'est extrèmement sérieux - d'envoyer des messages à la Chine et la Russie que dans nos relations bilatérales c'est une priorité première, et pas seulement une deuxième priorité. Et l'une de mes croyances fortes c'est que, étant donné que nous montrons une volonté de négocier tout en étant clair et direct dans nos objectifs, et que nous faisons preuve d'un sens de l'urgence - si les iraniens échouent dans leur réponse, nous aurons ainsi écarté toute excuse qu'ils puissent donner, toute raison pouvant exister au sein de la communauté internationale pour ne pas augmenter les sanctions et agir sérieusement.

JP : Il y aura peu de temps pour ce type d'approche ?

BO : Le temps est primordial dans cette situation.

JP: Vous avez dit à AIPAC que l'attaque israélienne contre la Syrie l'année dernière était entièrement justifiée pour mettre fin à la menace ; Soutiendriez vous une attaque israélienne contre des installations iraniennes dans les mois à venir si Israël pensait qu'il n'avait pas d'autre choix que d'agir ?
BO : Mon but c'est d'éviter d'être confronté à cette hypothèse. J'ai dit par le passé et je répéterai cela que les Israéliens, et les Israéliens seuls doivent prendre les décisions concernant leur propre sécurité. Mais les graves conséquences soit de ne rien faire ou d' initier une guerre potentielle avec l'Iran sont telles que nous voulons faire tout ce que nous pouvons pour éviter cette option."
Mercredi 05 Novembre 2008

Mireille Delamarre


5-4 Obama et les Clintons : Trium Vira A La Maison Blanche.

Hillary Clinton Secrétaire d'Etat c'est le retour des Clintons à la Maison Blanche et sur la scène politique internationale. La nomination de la Dame de Fer Américaine au principal poste de politique étrangère augure mal pour les 4 ans à venir

Selon le quotidien britannique le Times et d'autres médias, Hillary Clinton a accepté le poste de Secrétaire d'Etat que lui a proposé le Président élu Barak Obama.

Le mouvement anti guerre US, et bon nombre d'Américains lassés de la politique interventioniste militariste de l'Administration Bush ont voté pour Obama lui permettant d'accéder à la Maison Blanche porté par une vaste majorité. Pourtant, celui -ci vient de faire un choix pour le poste clé en matière de politique étrangère qui va certainement provoqué une grande désillusion et prouver une nouvelle fois qu'Obama n'aspire nullement au changement. Lors des primaires pour la nomination Démocrate, Obama et Hillary Clinton se sont précisemment le plus affrontés sur ce point. Hillary Clinton - qui avait voté pour la guerre d'Irak ce que n'avait pas fait Obama - s'est opposée de manière tranchée sur toute initiative de paix qu''Obama a proposé dont un agenda pour le retrait des troupes américaines d'Irak, et des négociations directes avec ce que les US désignent comme leurs "ennemis", notamment l'Iran. Elle a qualifié de telles démarches de "naïves" et "dangereuses". Hillary Clinton a suggéré à la place d'un agenda de retrait d'Irak, que les troupes US restent stationnées indéfiniment au Kurdistan. Sur le contentieux US Iran, là aussi l'écart entre les positions est grand : Hillary Clinton comme son ex Président de mari est toute acquise à la cause des Sionistes qui poussent les Américains à attaquer l'Iran, alors qu'Obama, bien que n'ayant pas exclu le recours à la force contre Téhéran, a néanmoins, grande innovation politique US, envisagé des discussions directes sans condition entre Washington et Téhéran. Il est même allé plus loin en affirmant qu'il était prêt personnellement à rencontrer des Iraniens de même que des Coréens, des Venezueliens et des Cubains, les grands "ennemis" des US. Mais, lors de ces primaires, en campagne à côté de sa femme dans le Mississipi,Bill Clinton, prémonitoire ou vieux renard de la politique américaine, a affirmé qu'Obama et Hillary formerait un duo dynamique : "une force presque insurmontable". A l'époque il est vrai, c'était Hillary Clinton qui avait proposé un "dream ticket" (ticket de rêve) à Obama en lui offrant la Vice Présidence s'il se désistait en sa faveur pour le poste de candidat Démocrate à la Présidentielle.
Parler du retour DES Clintons à la Maison Blanche est tout à fait approprié. Cette nomination est effectivement double même si l'un des deux agira en coulisse(cette fois c'est Bill). Comme dans l'ancien temps à Rome, l'Empereur Obama aura deux secrétaires (consuls chez les romains), une stratégie trés fréquemment utilisée à cette époque les empereurs romains les envoyant dans des provinces éloignées comme diplomates ou pour gouverner des provinces en limite d'Empire. Les Clintons, elle Secrétaire d'Etat, lui conférencier (Bill Clinton est sollicité et grassemement payé pour faire des conférences un peu partout dans le monde) vont sillonné la planéte pendant 4 ans, une façon pour le moins astucieuse d'Obama de se débarrasser de rivaux incontrôlables et encombrants sur la scène domestique, notamment en prévision d'un deuxième mandat en ce qui concerne Hillary. En choisissant Hillary Clinton au poste de Secrétaire d'Etat, il se décharge de la responsabilité de la politique étrangère notamment en cas d'échec ce qui ne manquera pas d'arriver car Clinton est réputée pour avoir de piètres qualités de négociatrice et manquer de qualité diplomatique. Lors de la campagne des primaires, Clinton avait durement attaqué Obama via un clip video voir le clip, affirmant qu'elle seule serait à la hauteur pour répondre en urgence à une menace imminente impliquant de prendre une décision comme celle d'une attaque nucléaire. Ce clip est devenu célébre pendant la campagne présidentielle sous le nom de "phone call at three in the morning" ( Appel téléphonique à trois heures du matin) aussi célébre que le "bomb bomb bomb Iran" de Mc Cain.

Obama semble avoir décider, en confiant la politique étrangère aux Clintons.de se réserver le champ de la politique nationale, tâche on ne peu plus hardue il est vrai compte tenu des problèmes économiques qui vont aller en s'amplifiant dans les mois à venir avec des licenciements en masse et des risques d'agitation sociale.

Les Clintons seront chargés de vendre à l'étranger un retour aux années 90, que les progressistes européens, empressés de faire ami ami avec un président américain devenu fréquentable grâce à une campagne de propagande sans précédent, mondiale tout autant que nationale et surtout européenne (voir à ce sujet l'article de Jean Bricmont "la gauche européene et Obama" en pièce jointe) accepteront et soutiendront volontiers comme ils l'ont fait à l'époque. Cette politique étrangère, beaucoup l'ont oublié, n'était pas plus "pacifique" que celle des 8 années de Bush. Notamment la Guerre "Humanitaire" du Kosovo illégalement initiée par Bill Clinton qui a utilisé les forces armées de l'OTAN, pour attaquer l'ex Yougoslavie, violant ainsi sa souveraineté, alors qu'elle n'avait pas attaqué les US. Cette guerre du Kosovo a été engagée à l'initiative d'Hillary Clinton faisant pression sur son Président de mari. Avant d'intervenir dans les Balkans, Bill Clinton a résisté un certain temps aux pressions des néocons et des faucons du parti Démocrate sous l'emprise de George Soros, ce milliardaire américain qui a soutenu financièrement les révolutions colorées en Europe de l'Est. Dans sa biographie sur Hillary Clinton, Gail Sheehy mentionne clairement l'influence décisive de celle ci :

"Hillary a exprimé son point de vue par téléphone au président : " Je l'ai exhorté à bombarder". Les Clintons ont discuté du problème pendant les jours qui ont suivi. Le président a exprimé des Si : et si les bombardements provoquaient plus d'exécutions ? Et si cela provoquait une division au sein de l'OTAN ? Hillary a répondu : " tu ne peux pas laisser cela continuer à la fin d'un siècle qui a vu un Holocauste majeur. A quoi sert l'OTAN si ce n'est à défendre notre mode de vie ? " Le jour suivant le président a déclaré que l'utilisation de la force était nécessaire." Certains affirment que l'un des points faibles de Barak Obama c'est son indécision. La Dame de Fer Américaine n' aura pas, semble-t-il, compte tenu de son expérience avec son ex Président de mari et sa pugnacité, de difficulté à convaincre Obama sur des enjeux de politique étrangère inclus ceux aussi graves que de lancer une guerre, et ce d'autant plus qu'elle a mis comme condition pour accepter le poste l'assurance (obtenue) d'avoir un accés direct au Président sans avoir à passer par ses conseillers en politique étrangére du Conseil National à la Securité où vont être postés nombre de ceux qui la critiquent. Elle a également exigé d'être la seule à nommer le personnel du Département d'Etat. D'ou des conflits internes au sein de l'Administration Obama en perspective entre le Département d'Etat et le Conseil National à la Sécurité.

Les consequences des conseils "judicieux" d'Hillary Clinton c'est qu'actuellement un pseudo état dirigé par des gangsters, colonie de l'OTAN, a été établi au Kosovo, que cette guerre était un élément précurseur de deux autres guerres préventives en violation de la souveraineté de deux états, l'Afghanistan et l'Irak, et d'une confrontation plus dangereuse avec la Russie qui perçoit comme une menace l'expansion de l'OTAN dans les Balkans près de ses frontières.

Il est vrai qu'après huit ans de tortures et de massacres organisés par le cowboy inculte du Texas, un retour au Clintonisme "raffiné" sera plus présentable sur la scène internationale.

Pendant toutes ces années passées à la Maison Blanche, celle qui a donné l'ordre de lancer une guerre "humanitaire" au Kosovo, s'est tue lorsque son mari a régulièrement ordonné de bombarder des villes irakiennes en plus de l'embargo génocidaire imposé par l'ONU contre l'Irak qui a fait des centaines de milliers de victimes irakiens principalement des enfants. C'est un Holocauste contre la population civile irakienne qui continue en ce début de vingt et unième siècle et auquel Hillary Clinton ne semble pas vouloir mettre fin, auquel vient s'ajouter celui du peuple Afghan et peut être même celui du peuple Iranien, Hillary Clinton ayanr menacé d'obliterer l'Iran de la carte pour assurer la sécurité de l'entité sioniste qu'elle défend toutes griffes dehors.

Comment Obama peut-il confier le plus haut poste en matière de politique étrangère et de diplomatie à quelqu'un qui qualifie la direction iranienne de " de mollahs fous" et le président élu iranien, de "dirigeant psychotique d'Iran" ? Lors de sa campagne, Obama, rappelons le, a promis d'adopter une approche plus diplomatique à l'égard des "ennemis" de l'Amérique.

Avec la nomination d'Hillary Clinton, cette promesse est bafouée avant même qu'il ne prenne ses fonctions.

En ce qui concerne la Russie, alors qu'une véritable russophobie prédomine actuellement aux US, notamment dans les medias de masse propagandistes, Hillary Clinton est pire qu'Obama, qui n'est pas en reste. Lors de la campagne des primaires, se référant à la fameuse remarque du président G..W.Bush sur ce qu'il avait vu en regardant Poutin droit dans les yeux, elle a affirmé que Poutin n'avait pas d'âme. "C'est le président qui a regardé dans l'âme de Poutine, et j'aurai pu lui dire, que c'était un agent du KGB. Par définition il n'a pas d'âme. Je pense que c'est une perte de temps, n'est ce pas ? Cela n'a pas de sens, mais c'est le monde réel dans lequel nous vivons actuellement." D'aucun feront remarquer que Poutine n'est plus Président mais en temps que Premier Ministre il a son mot à dire (voire plus) en matière de politique étrangère comme on l'a vu lors de la guerre de Georgie l'été dernier.

La nomination d'Hillary Clinton comme secrétaire d'état, sonne donc comme une co présidence avec de facto des Clintons en charge des affaires étrangères, une division des tâches principales en quelque sorte dans cette période de Grande Recession. C'est aussi pour calmer les dissentions au sein même du parti Démocrate entre le puissant camp des Clintons, et ceux derrières Obama, ces promoteurs du "changement" ces nouvelles générations montantes en politique. Pragmatique comme il est, Obama a trouvé la solution : remettre entre les mains des Clintons la politique étrangère américaine, son point faible comme lui ont reproché ses adversaires pendant la campagne electorale, en utilisant et en tirant profit de leur vaste réseau de connections notamment pour affronter les graves problèmes économiques qui l'attendent dès sa prise de fonction. Si bien sûr Obama reste le Président ayant le dernier mot en matière de politique étrangère, en confiant ce domaine aux Clintons, et donc la direction des opérations à l'étranger c'est à dire deux guerres, une troisième de "basse intensité" démarré cet été avec des attaques au Pakistan, et peut être d'autres en préparations ( Iran...). Il marque ainsi sa volonté de se consacrer à ce qui l'interesse le plus de par son experience passée (animateur communautaire à Chicago) : reformer les structures de la société américaine et combattre l'insécurité.

Conséquence inattendue de cette nomination, c'est que la culture de corruption sur laquelle a reposé l'Administration Clinton va être étendue à la scène internationale (Ce que Bill Clinton a déjà commencé à faire). Si un quelconque dictateur d'un pays riche en ressources naturelles si possible pétrolière ou gazière veut obtenir une aide militaire accrue, un don à la Fondation Bill Clinton, la Clinton Global Initiative, et ce sera fait. Idem, si un puissant Lobby, comme celui des Sionistes, AIPAC, veut arriver à ses fins notamment une attaque Américaine contre l'Iran. Les Clintons, comme Obama, sont d'ailleurs des "fans" d'AIPAC et de leur protégé, Israël, avec tout ce que cela implique en ce qui concerne le conflit israélo palestinien. Et ils ne sont pas les seuls: le Vice Président d'Obama, Joe Biden, affiche des positions proches des Clintons. Biden va même plus loin, en plus de défendre la guerre en Irak, il prône également le découpage de l'Irak en trois états sur une base ethno religieuse, shi'ite, sunnite et kurde, le rêve des Sionistes, et a affirmé publiquement qu'il était Sioniste.

Après Rahmbo (Rahm Israël Emanuel) , le Sioniste nouveau secrétaire général de la Maison Blanche qui est lui-même issu de l'Administration Clinton, bienvenu au Club Américain des "Plus Sionistes Que Moi Tu Meurs" en Obamaland/Maison Blanche.
Et ce n'est pas fini!

Samedi 22 Novembre 2008

Mireille Delamarre

Résistance,taliban,karzai,Otan,Fias,Etats-Unis,Karzai,Bush,Obama,Afghanistan, Pakistan 



Résistance,taliban,karzai,Otan,Fias,Etats-Unis,Karzai,Bush,Obama,Afghanistan, Pakistan 

 

n°219- dossiers de l'Afghanistan - n°210 - 24-11 : -Fin- : Obama n'est pas Martin Luther King, ni Le Messie.

n°219- dossiers de l'Afghanistan - n°210 - 24-11 : -Fin- : Obama n'est pas Martin Luther King, ni Le Messie.


dossiers de l'Afghanistan 219 au 24-11

M.Lemaire                                                                                 


Sommaire : 

6 Annexe

6-1 La bataille du Pentagone.



6 Annexe

6-1 La bataille du Pentagone..

La bataille autour de la nomination du secrétaire à la défense dans l’administration Obama s’intensifie et acquiert une dimension idéologique. En même temps, des signes toujours abondants montrent que la question du Pentagone, de son budget, de sa crise, ne cesse de prendre plus d’acuité. On voit se confirmer ainsi que le centre militaro-bureaucratique du complexe militaro-industriel, le Pentagone, est le nœud fondamental de la crise américaniste, – de la nôtre à tous par conséquent, dans un bel élan de globalisation. Pour Obama, le Pentagone en tant que crise générale touchant aussi bien l’extérieur (la politique de sécurité nationale) que l’intérieur (la stabilité budgétaire, la situation économique, l’imbroglio bureaucratique) est aussi une sorte de quadrature du cercle et sans aucun doute l’enjeu essentiel de son mandat.

Il y a notamment un article du site Politico.com, du 11 novembre pour signaler la “politisation” de la bataille du Pentagone autour de Robert Gates. C’est une nouvelle dimension qui s’ajoute à cette question; quelle que soit la décision d’Obama et la rapidité de cette décision (et la position de Gates d’accepter ou non de se succéder à lui-même), Gates et le Pentagone sont devenus la cause d’une polémique qui illustre les contradictions et les difficultés qui attendent Obama, – auxquelles, devons-nous constater, il est déjà confronté. Cette polémique est d’autant plus révélatrice et significative que les adversaires de Gates, le courant anti-guerre principalement, désignent leur préféré contre Gates pour cette fonction à la tête du Pentagone: le sénateur Chuck Hagel, également républicain, pourtant proche d’Obama et souvent évoqué pour une nomination dans la nouvelle administration, – Hagel, une figure prestigieuse, un des hommes politiques les plus intègres de Washington, adversaire constant et éclairé de la guerre en Irak, – une figure de poids à opposer à Gates dans un affrontement sans doute assez paradoxal qui se fait par tendances interposées, non sans une réelle confusion…

Politico.com écrit:

«Arms control advocates and anti-war activists are ratcheting up pressure on President-elect Barack Obama to dump Defense Secretary Robert Gates and replace him with a more strident anti-war voice. Nominating Gates to stay, “would be a violation of the mandate for change that Obama says he represents,” said Medea Benjamin, cofounder of the anti-war group CodePink.

»A better bipartisan fit for Obama, they say, is Sen. Chuck Hagel (R-Neb.), who brings out what they like about Gates – his ability to deal with Russia, Iran and Syria – without the direct link to Bush’s policies. “That would be an unmistakable sign from the Obama camp that they really are nonpartisan,” said Justin Raimondo, editorial director of Antiwar.com. “He would be great.”

»The pressure comes as momentum appears to be gaining for those who support keeping Gates to remain at the helm of the Pentagon, at least for a transitional period. Moderate Democrats in Congress, including Majority Leader Sen. Harry Reid of Nevada, support the idea.»

Il faut noter que, de son côté, Gates ne fait rien pour démentir ses adversaires du parti anti-guerre. Il justifie de plus en plus fermement, malgré la crise financière, le montant actuel, avec ses augmentation, du budget de la défense, comme il le dit dans une interview du 21 octobre (rappelée par Bloomberg.News le 5 novembre): «Military spending can act as an economic stimulant during the financial crisis, Defense Secretary Robert Gates said in an Oct. 21 interview. “We are trying to persuade people it would be a good thing” to increase the projected 2010 defense budget of $526.7 billion by $57 billion, Gates said. “If you want to talk about a stimulus package, the defense budget’s not bad and obviously a lot of jobs around the country depend” on military spending.»

Gates durcit également certaines positions politico-militaires; il est actuellement en tournée dans les “pays-frères” (ou “petits frères”) d’Europe de l’Est pour affirmer son appui, sinon l’appui des USA de Bush, à l’adhésion de la Géorgie et de l’Ukraine à l’OTAN. Cette extravagante perspective, encore plus extravagante aujourd’hui avec les évolutions politiques diverses (Russie, UE, Obama), semble être encore dans le “pipe-line” de la bureaucratie du Pentagone, comme dans quelques esprits réchauffés des groupes de pression neocons.

Une autre “option”, et celle-ci de plus en faveur dans les pronostics proches du Pentagone, est celle d’un proche d’Obama, Richard Danzig, ancien secrétaire à la Navy, devenant secrétaire à la défense après une assez courte période après le 20 janvier 2009 où Gates resterait en fonction, de façon à verrouiller la transition sans à-coups. Dans ce cas, Danzig deviendrait d’abord l’adjoint de Gates le 20 janvier 2009, avant de lui succéder à la tête du Pentagone.

En contrepoint de cette “bataille de succession” de Gates, où Gates pourrait être successeur temporaire de lui-même, s’amoncellent les nouvelles de l’état de santé du Pentagone, – de mal en pire, as usual –, avec, aujourd’hui, quelques précisions supplémentaires. Bien entendu, on se doute que ces précisions ne sont pas encourageantes, qu’elles contribuent à poursuivre le noircissement du tableau de la situation du Pentagone. Ces diverses appréciations de plus en plus catastrophiques contrastent d’une façon radicale, et d’un radicalisme qui est significatif de l’exacerbation (“montée aux extrêmes”) des oppositions à cet égard, avec les recommandations ou les affirmations de maintien des dépenses du Pentagone dans leur dynamique actuelle.

Moby Dick, centre de la crise du monde

Cette bataille autour du poste de secrétaire à la défense est à la fois très significative et très instructive. C’est une situation complètement inédite. En général, le spéculations et l'affrontements de la transition vers une nouvelle administration, dans le domaine de la sécurité nationale, concernent également, et en général plus vivement et de manière plus significative que pour le poste de secrétaire à la défense, celui de secrétaire d’Etat et celui de conseiller de sécurité nationale (également directeur du National Security Council [NSC]).

Cette attention portée au futur secrétaire à la défense n’est pas seulement due à la question posée par l’avenir de Robert Gates. On dira que “l’avenir de Robert Gates” fait partie d’une situation plus générale qui concerne la crise du Pentagone et justifie, elle, l’attention portée à la nomination du futur secrétaire à la défense. Ces diverses circonstances sans précédent expriment deux choses fondamentales :

• La militarisation de la diplomatie et de la politique extérieure des USA en général, accomplie sous la direction de GW Bush, mais surtout sous l’impulsion de Donald Rumsfeld, dans le cadre de 9/11 et de tout ce qui a suivi. Cela répond à une volonté très particulière, à l’“idéal de puissance” selon Ferrero, pour dire les choses avec hauteur, poussé jusqu’à un extrême absolument catastrophique (voir les résultats des guerres, des diverses agressions, etc.). La chose a conduit à une réduction notable de l’influence du secrétaire d’Etat, avec deux personnalités successives (Powell et Rice) qui ont fortement pâli, si l’on peut dire, de ces conditions et qui ont joué un rôle secondaire par rapport au poids habituel du secrétaire d’Etat. Le Pentagone a affirmé sa puissance, derrière son secrétaire à la défense, mais aussi en conflit avec lui (voir Rumsfeld le 10 septembre 2001) tant cette puissance est prédatrice dans tous les sens. Ainsi, ce poids considérable du secrétaire à la défense est-il une indication de la forme prise par la puissance des USA, autant que de la crise de cette puissance… Ce qui nous conduit au deuxième point

• La situation du Pentagone est le nœud gordien de la crise générale du système de l’américanisme. La crise du Pentagone touche aussi bien le domaine extérieur (politique extérieure de sécurité nationale) que le domaine intérieur (situation budgétaire du Pentagone, impact sur la situation budgétaire des USA, etc.). Il est tout à fait normal que la nomination de l’homme qui va être placé à la tête de ce monstre en crise aiguë, et la personnalité de cet homme, constituent un motif de grand intérêt dans cette période de transition, voire un motif de polémique politique. (Dans ce cas, on comprend que ce qui est exceptionnel, ce n'est pas l'intérêt porté à la nomination du futur secrétaire à la défense, mais la situation générale qui suscite automatiquement cet intérêt.) Cette question de la crise du Pentagone tend en effet à échapper au domaine spécialisé du Pentagone, pour atteindre des cercles plus larges, notamment des cercles de politique générale comme les anti-guerres, voire des “amateurs” (intéressants quand ils sont éclairés) se faisant commentateurs, complètement extérieurs au monde de la sécurité nationale, comme dans le cas d’Oliver Stone.

La polémique de la politisation de l’“affaire Gates”, avec la mise en avant du nom de Hagel par la fraction anti-guerre des soutiens d’Obama, renforce la tension de cette situation autour du Pentagone, mais nullement d’une façon artificielle. Cette politisation est complètement justifiée, justement à cause de l’importance de la crise du Pentagone telle qu’on a tentée de la décrire. Au contraire, on s’étonne qu’elle ne soit pas intervenue avant, pour contribuer à mettre en évidence l’importance centrale de cette crise.

Maintenant, la dualité (extérieur-intérieur) de la crise du Pentagone introduit un facteur important de confusion. On pourrait être conduit à penser en effet que l’attaque contre Gates, que ses adversaires justifient par ses liens avec l’administration Bush, est peu justifiée en vérité, d’une part parce que ses liens étaient pour le moins ambigus (Gates a souvent veillé efficacement à contenir les folies bushistes); d’autre part et surtout, parce que Gates semble une personnalité taillée sur mesure pour tenter la grande réforme interne du Pentagone. Mais Gates lui-même semble évoluer, comme s’il justifiait a posteriori l’attaque de ses adversaires. Par ailleurs, l'option de la nomination de Danzig (avec Gates restant en fonction quelques mois de plus), qui pourrait apparaître pour Obama comme une mesure de compromis écartant la colère de ses soutiens anti-guerre, n’assure pas nécessairement les meilleures conditions de départ possible pour lancer une grande réforme du Pentagone. L’on a avancé comme critique de cette formule que le Pentagone ne saurait pas, à ce moment crucial du début de l’administration Obama, qui le dirige précisément.

Mais on peut également envisager qu’Obama, se rappelant ses promesses de campagne, ainsi que les déclarations de Danzig lui-même, renonce à tenter de réduire le budget du Pentagone, du moins dans ses deux premières années, et suive la prescription de Danzig (tenter une réforme de la gestion du Pentagone durant ces deux premières années où l’on ne réduit pas le budget du Pentagone). Ce serait alors prendre une orientation extrêmement dangereuse, – d’abord au Pentagone, où la bureaucratie ne perd pas de temps à exploiter cette sorte de demi-mesure; dans les rangs de ses soutiens anti-guerres ensuite, où, de plus en plus, c’est “hors de Hagel, point de salut”.

Dans tous les cas et de toutes les façons qu’on observe cette affaire, une vérité s’impose, se confirme, pèse sur notre commentaire et (plus grave) sur l’administration Obama à venir. Le Pentagone est la matrice de la crise et il en est le trou noir. Il est bien cette House of War dont parle James Carroll, ce Moby Dick déchainé dont parlait William Cohen (en 1998, – confidence de Cohen, alors secrétaire à la défense, à Carroll). Le “monstre systémique” (monstre, notamment parce que systémique) qui anime, traduit et résume la crise de notre civilisation, par l'intermédiaire de la crise de l'américanisme.

12/11/2008 –

Faits et commentaires


Résistance,taliban,karzai,Otan,Fias,Etats-Unis,Karzai,Bush,Obama,Afghanistan, Pakistan 

 

24/11/2008

n° 218 - journal de l'Afghanistan -du 18-11 au 23-11 -Début-Les Etats-Unis reconnaissent avoir détenu jusqu’à 12 mineurs à Guantanamo.

n° 218 - journal de l'Afghanistan -du 18-11 au 23-11 -Début-Les Etats-Unis reconnaissent avoir détenu jusqu’à 12 mineurs à Guantanamo.


journal de l'Afghanistan n° 218 - du 18-11 au 23-11

                                  M.Lemaire                                                                                 

 



Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://www.blogs.dhnet.be/categories/International.html

http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

 Tiré à part :

Afghanistan : Omerta sur des viols?

Un grand jury texan inculpe Cheney d'activités criminelles.

Al-Qaida voit en Obama un "esclave noir" au service des Blancs.

1 La résistance contre l'agresseur

Résistance : Analyse & déclaration

2-1 Sur le terrain

 

 

2 Occupation de l'Afghanistan 

Suite

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Si les Français ne se retirent pas d'Afghanistan.

6-2 Les premières menaces d'al-Qaïda envers Barack Obama.

-Fin-

7 Brèves

7-1 Afghanistan: la baisse des retours des réfugiés, facteur de tensions.

7-2 Guantanamo : Les Brèves

1 Obama confirme ses promesses sur Guantanamo

2 Les Etats-Unis reconnaissent avoir détenu jusqu’à 12 mineurs à Guantanamo.

8 Dossiers

8-1 Isabelle Lasserre : Afghanistan : le retour de la contre-insurrection.

8-2 Le Gl Petraeus donne une image rassurante d'un Général qui pense.

8-3 G. Dunkel : Afghanistan: la mauvaise guerre, aujourd’hui comme hier.

8-4 Eduardo Galeano : Qu’espérer d’Obama. 


L'Afghanistan en chiffre du 18-11 au 23/11/08 

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

 6

 12

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

 7

 7

 

 

 

Peuple Afghan

 22

 1 + x

 


 

Tiré à part :

Afghanistan : Omerta sur des viols?

23 11

L'arme canadienne tente de dterminer si ses troupes ont reu l'ordre d'ignorer des agressions sexuelles commises sur de jeunes garons par des soldats afghans Kandahar, en Afghanistan. Pour ce faire, le chef d'état-major de l'Arme de terre, Andrew Leslie, a demandé la mise sur pied d'une commission d'enquête.

Les faits remontent la fin de 2006 ou au dbut de 2007. Une aumônière militaire déployé en Afghanistan, Jean Johns, a affirmé qu'un soldat canadien tait venu la consulter, après avoir vu un confrère afghan violer un garçon.

Mme Johns traite des soldats affects par des troubles de stress post-traumatique. Elle a rdig son rapport l'intention de son commandant de brigade en mars dernier. Dans celui-ci, elle soulevait la possibilité que les soldats aient t tenus d' ignorer  ces agressions sexuelles.

Ce rapport est resté lettre morte, jusqu' ce que ces allégations fussent rendues publiques, trois mois plus tard.

Plusieurs autres aumôniers de l'arme canadienne auraient été témoins d'allégations semblables.

Une affaire qui bruisse depuis plusieurs mois

Un soldat témoin d'un tel viol aurait aussi témoigné devant la commission parlementaire de la Défense nationale en mai dernier, selon le National Post. Rien n'indique qu'il s'agisse du soldat qui se serait confié à l'aumônière.

Le ministère de la Défense avait, jusqu'à présent, refusé de lancer une enquête, parce qu'aucun soldat n'avait déposé de plainte formelle. En juillet, le lieutenant-général Walter Natynczyk, chef d'état-major des Forces canadiennes, avait toutefois confirmé qu'un comité allait se pencher sur ces allégations.

Le Service national des enquêtes des Forces canadiennes - la police militaire - mène déjà une enquête sur cette affaire depuis le mois de juillet.

Une commission de huit membres

Le brigadier-général Glenn Nordick présidera cette commission de huit membres. Il a indiqué vouloir examiner ces allégations, afin de déterminer ce qui aurait pu se passer sur cette base d'opérations avancée située à 20 kilomètres de Kandahar. « Compte tenu de la nature délicate de ces allégations, nous ferons tout en notre pouvoir pour obtenir la collaboration du gouvernement afghan et le tenir informé au fur et à mesure que l'enquête progresse », a-t-il ajouté.

L'enquête tentera aussi de déterminer si d'autres incidents distincts se sont produits et si l'armée a pris les mesures nécessaires par la suite. La commission d'enquête devrait avoir terminé ses travaux d'ici le printemps de 2009, précise-t-elle.


Un grand jury texan inculpe Cheney d'activités criminelles.
Le vice-président des Etats-Unis, Dick Cheney, a été inculpé mardi par un grand jury texan d'"activités criminelles organisées". Cette décision peut encore être annulée.
La décision des jurés du comté de Willacy, non loin de la frontière mexicaine, n'a pas été validée par un juge. Elle peut encore être déclarée nulle et non avenue. Le grand jury, qui vise aussi l'ancien
Attorney General (ministre de la Justice) Alberto Gonzalez, estime que Cheney "tire profit des abus de privation de liberté d'être humains".
L'acte d'inculpation de trois pages affirme que le vice-président a tiré profit de ces abus parce qu'il a investi 85 millions de dollars dans une entreprise qui détient des parts dans des prisons privées. Or ces abus ont permis un meilleur rendement.Le document judiciaire estime qu'il y a "un conflit direct d'intérêt". M. Cheney aurait une influence sur les contrats fédéraux attribués aux entreprises gérant les prisons.
Les services de Cheney se sont refusé à tout commentaire. "Nous n'avons reçu aucune inculpation", a dit la porte-parole du numéro deux de l'administration Bush.
19 novembre 2008

Edicom
http://www.edicom.ch/fr/news/international/un-grand-jury-texan-inculpe-cheney-d-activites-criminelles_1188-5850368


1 La résistance contre l'agresseur - Analyse & déclaration

 Résistance

Al-Qaida voit en Obama un "esclave noir" au service des Blancs

Le numéro deux d'Al-Qaida, Ayman Al-Zawahiri, traite Barack Obama d'"esclave noir" au service des Blancs, dans sa première intervention depuis la victoire du candidat démocrate à la présidentielle. "Ce que Malcolm X disait au sujet des esclaves employés de maison s'applique

à vous et à des gens comme vous", accuse-t-il, mentionnant aussi l'ancien secrétaire d'Etat Colin Powell et celle qui lui a succédé, Condoleezza Rice. "Vous représentez l'opposé de Noirs américains honorables comme Malcolm X", ajoute ce message audio plaqué sur des images du leader noir américain musulman, diffusé sur Internet.

L'adjoint égyptien d'Oussama Ben Laden accuse Barack Obama d'avoir trahi ses racines et de soutenir Israël. "La nation musulmane a accueilli avec une extrême amertume votre prise de position hypocrite vis-à-vis d'Israël. Vous êtes né d'un père musulman, mais vous avez choisi le camp des ennemis des musulmans", dénonce-t-il.

Ce message virulent met également en garde le président élu des Etats-Unis : "Ce que vous avez annoncé (...), que vous retirerez des soldats d'Irak [pour les envoyer] en Afghanistan, est une politique vouée à l'échec". "Si vous continuez à vous entêter dans l'échec américain en Afghanistan, souvenez-vous du sort de Bush, de [l'ancien président pakistanais] Pervez Musharraf et du sort des Soviétiques et des Britanniques avant eux" en Afghanistan, a-t-il ajouté.

LEMONDE.FR avec AFP, Reuters et AP

| 19.11.08 | 17h07  •  
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2008/11/19/al-qaida-voit-en-obama-un-esclave-noir-au-service-des-blancs_1120681_3222.html#ens_id=1110302



Troupes d'occupation

USA & Coalition

19 11

Des commandants de l'armée américaine ont reconnu qu'en dépit de la présence de 70.000 soldats intégrés dans les rangs de l'Otan ou de l'opération américaine Enduring Freedom (Liberté immuable), la coalition occidentale n'était pas en train de remporter la guerre.

"Nous ne tuerons ou ne capturerons pas suffisamment de méchants pour briser la volonté de la totalité des groupes insurgés", a dit le général McKiernan. "Au final, ce sera à la population de décider si elle veut une issue différente en Afghanistan. Ce sera une issue politique."

Reuters



2 Les forces en présence

Troupes d'occupation

Afghanistan: les alliés de l'OTAN se réunissent en Nouvelle-Ecosse

Les ministres de la Défense de pays ayant des troupes en Afghanistan se réuniront jeudi et vendredi dans un petit village paisible de Nouvelle-Ecosse, impatients de savoir de quelle façon les renforts américains pourraient les aider à contenir la violence qui va croissant sur le terrain.

Selon le ministre canadien de la Défense, Peter MacKay, les détails du plan américain seront au coeur des pourparlers informels qui se dérouleront à Cornwallis, et auxquels devraient prendre part le secrétaire à la Défense des Etats-Unis, actuellement Robert Gates, et son homologue de Grande-Bretagne, John Hutton, ainsi que d'autres membres de premier plan de la Force internationale d'assistance à la sécurité.

En entrevue, M. MacKay a dit espérer que le secrétaire Gates puisse fournir des précisions sur le calendrier et l'ampleur des engagements américains en matière de troupes additionnelles. Le ministre a souligné que le président élu des Etats-Unis, Barack Obama, a dit que son administration commencerait à retirer des troupes d'Irak dès son entrée en fonction, le 20 janvier, pour soutenir l'effort en Afghanistan. Au cours de sa campagne électorale, M. Obama a promis de déployer deux ou trois brigades supplémentaires en Afghanistan en 2009, en plus de la brigade que le président George W. Bush a décidé d'envoyer au mois de janvier. Chaque brigade compte entre 3500 et 4000 soldats.

Selon M. MacKay, les participants à la rencontre auront également l'occasion de discuter du gouvernement afghan, de la formation des forces afghanes et de la tenue d'élections en Afghanistan.

19 nov,

Par Michael Tutton, La Presse Canadienne

20 11

Au cours des deux dernières années, les effectifs militaires étrangers déployés en Afghanistan ont été portés à 70.000 soldats, dont la moitié environ sont américains.

Reuters

Demande de renfort

Réunis à Cornwallis, en Nouvelle-Écosse, les ministres de la Défense des pays présents dans le sud de l'Afghanistan demandent des troupes supplémentaires avant la tenue des élections dans le pays.

Si les ministres ne remettent pas en question la tenue d'un scrutin en Afghanistan, au contraire, on estime toutefois que des renforts sont nécessaires pour son bon déroulement.

Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, espère que les États-Unis enverront des renforts avant les élections de l'an prochain. « Mais nous n'avons pas encore pris de décision définitive quant au calendrier après l'arrivée de la première brigade en janvier », a indiqué M. Gates.

Son homologue canadien, Peter MacKay, a invité les autres membres de l'Alliance à augmenter leur présence en Afghanistan.

Des représentants de la Force internationale d'assistance à la sécurité ont aussi déclaré que pour négocier avec les résistants, la violence devra d'abord cesser et que ceux-ci devront reconnaître la légitimité du gouvernement afghan.

Des élections sont prévues l'été prochain en Afghanistan, et la force internationale s'inquiète de la propagation de la violence.

Michael Tutton,

La Presse Canadienne

21 nov, 19 h 54


USA

Etats-Unis: Gates espère l'envoi de renforts  "plus de 20.000 soldats", dans le sud afghan avant les élections

Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a espéré vendredi que les Etats-Unis envoient avant les élections l'an prochain une bonne partie des 20.000 troupes supplémentaires qu'ils comptent déployer en Afghanistan "dans les douze à dix huit mois".

Au total, le Pentagone compte envoyer quatre brigades de combat et leurs soutiens, soit "plus de 20.000 soldats", "dans les douze à dix-huit mois prochains", a déclaré le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell.

"L'une des choses dont nous avons discuté est la nécessité d'envoyer autant de forces armées que possible avant les élections afin de tenter de mettre en place un environnement sûr", a souligné M. Gates lors d'une réunion à Cornwallis, au Canada, des pays de l'Otan présents dans le sud afghan.

"Je pense que nous sommes tous d'accord pour dire que l'un des objectifs les plus importants, et peut-être le plus important en 2009, est la réussite de ces élections" nationales, dont la présidentielle, qui pourraient avoir lieu en septembre, a-t-il relevé.

"Nous voudrions obtenir quelques-unes de ces brigades supplémentaires en Afghanistan avant l'élection (...) mais nous n'avons pas encore pris de décision finale", a indiqué M. Gates.

Les Afghans ont commencé à s'inscrire sur les listes électorales en vue de l'élection présidentielle courant 2009 et le "défi principal se situe dans le sud" du pays, a souligné le secrétaire à la Défense.

Une brigade de combat (3.500 à 4.000 hommes) de l'armée de Terre américaine doit arriver en renfort en janvier et le commandant des forces internationales en Afghanistan (Isaf), le général américain David McKiernan, a réclamé trois brigades de combat supplémentaires ainsi qu'une brigade aérienne (2.800 hommes) et des troupes de soutien logistique.

Le ministre canadien de la Défense Peter MacKay a quant à lui appelé les autres membres de l'alliance à augmenter leurs contributions en troupes dans le sud afghan.

La province de Kandahar (sud) "est la région dans laquelle nous serions heureux de voir arriver plus de troupes". C'est "une région explosive", a-t-il poursuivi, et "nous sommes toujours demandeurs d'un partage du fardeau par d'autres pays".

"La réalité, c'est qu'il y a d'autres portes de l'Otan auxquelles le président élu Barack Obama pourrait frapper en premier", a-t-il ajouté, alors que M. Obama a indiqué vouloir réclamer plus de troupes aux membres de l'Alliance.

Le futur occupant de la Maison Blanche, pour lequel "le front central de la +guerre contre le terrorisme+ se trouve en Afghanistan et au Pakistan", s'est dit favorable à l'envoi de plus de 10.000 hommes en renfort.

Cette réunion à Cornwallis rasemblait les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Australie, le Canada, l'Estonie, la Roumanie, le Danemark, et les Pays-Bas, qui fournissent 90% des 18.000 soldats étrangers stationnés dans le sud afghan, sous commandement de l'Otan.

Dans l'avion le ramenant à Washington, M. Gates a par ailleurs donné des précisions sur le financement de l'expansion de l'armée afghane, dont le coût est estimé à 17 milliards de dollars.

"Nous avons 3,5 milliards de dollars dans notre budget 2009 pour l'équipement et la formation de l'armée afghane", a-t-il expliqué, tout en disant compter sur d'autres contributions alliées.

"Il existe une énorme différence entre ce que coûte l'équipement et la formation d'un soldat afghan, et le coût d'envoyer un soldat américain" ou d'autres pays, a-t-il fait valoir.

Au total, pour l'instant, quelque 50.000 soldats d'une quarantaine de pays participent en Afghanistan à l'Isaf (forces internationales en Afghanistan), sous commandement de l'Otan, tandis que 20.000 autres font partie d'une coalition internationale sous commandement américain.

AFP

21 nov


Canada

Les soldats canadiens auront des hélicoptères civils en attendant les leurs.

l'année prochaine, les troupes canadiennes en Afghanistan auront à leur disposition six hélicoptères civils pour réduire les risques d'attaques  durant les missions sur les dangereuses routes afghanes.

Ce sont des hélicoptères de type Mi-8, fournis par l'entreprise torontoise Sky Link, qui constituent la solution provisoire.

Un premier vol de ce type d'aéronef a eu lieu à l'aérodrome de Kandahar, lundi.

Le gouvernement du Canada a acheté des Etats-Unis six hélicoptères d'occasion de type CH-47D Chinook, mais la livraison de ces appareils, dont le coût total s'établit à 292 millions $, n'est prévue que pour l'année prochaine.

Selon le colonel Christopher Coates, commandant d'escadre aérienne de la Force opérationnelle interarmées - Afghanistan, les Mi-8 permettront d'évacuer plus facilement les soldats canadiens des routes afghanes et réduiront les risques qu'ils soient la cible d'embuscades ou d'engins explosifs improvisés.

La décision de recourir aux Mi-8, qui seront pilotés par des civils, s'inscrit dans la foulée du rapport Manley publié le printemps dernier. On y recommandait notamment que le Canada dispose de ses propres ressources aériennes pour pouvoir mener ses opérations en Afghanistan.

Le Mi-8 est un hélicoptère de transport biturbine et il figure parmi les hélicoptères les plus produits au monde. Actuellement, il est utilisé par plus de 50 pays. Certains modèles peuvent être munis d'armes, mais ceux qui seront utilisés par les troupes canadiennes ne le seront pas.

Par Bill Graveland, La Presse Canadienne

17 nov, 17 h 56

PASAB,


France

18 11

La France, qui collabore à la Force internationale (Isaf) de l'Otan et à l'opération américaine Enduring Freedom, a déployé 2600 hommes en Afghanistan même. Quelque 700 autres sont déployés dans les pays voisins et dans l'océan Indien.

Edicom



Résistance,taliban,karzai,Otan,Fias,Etats-Unis,Karzai,Bush,Obama,Afghanistan, Pakistan 

n° 218 - journal de l'Afghanistan -du 18-11 au 23-11 -Suite1-Les Etats-Unis reconnaissent avoir détenu jusqu’à 12 mineurs à Guantanamo.

n° 218 - journal de l'Afghanistan -du 18-11 au 23-11 -Suite1-Les Etats-Unis reconnaissent avoir détenu jusqu’à 12 mineurs à Guantanamo.


journal de l'Afghanistan n° 218 - du 18-11 au 23-11

                                  M.Lemaire                                                                                 

 



Sommaire.

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Si les Français ne se retirent pas d'Afghanistan.

6-2 Les premières menaces d'al-Qaïda envers Barack Obama.


3) Politique

a) Les occupants 

1) Usa

Occupation de l'Afghanistan

Des élections afghanes pourront se tenir cet été

Les ministres de la Défense des pays qui ont déployé des soldats dans la région explosive du sud de l'Afghanistan sont confiants que des élections pourront s'y tenir l'automne prochain, malgré la vague de violence qui déchire le pays.

Des représentants de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) ont également affirmé, vendredi, que des pourparlers avec les résistants devront être conditionnels à l'abandon de toute violence et selon les conditions du gouvernement afghan.

"C'est conditionnel à l'abandon de la violence ainsi qu'au consentement d'un gouvernement afghan élu démocratiquement et un effort international visant à amener paix et sécurité au pays", a indiqué le ministre canadien de la Défense, Peter MacKay, qui était l'hôte de la rencontre.

Les responsables de la FIAS se sont rencontrés vendredi à Cornwallis, en Nouvelle-Ecosse, pour discuter des moyens de contenir la violence dans ce pays déchiré par la guerre. Le ministre MacKay et ses homologues estiment que la résolution du conflit implique nécessairement des moyens diplomatiques et militaires.

Les représentants de la FIAS ont également affirmé qu'une intensification planifiée des activités des troupes américaines présentes en Afghanistan, de même qu'une formation accrue des forces de sécurité afghanes, permettront de stabiliser les provinces du sud du pays d'ici le printemps et l'été prochains.

"Une des choses dont nous avons discuté, ce matin, était l'intérêt d'essayer de rassembler autant de forces que possible avant la tenue de l'élection, pour tenter d'assurer un environnement sécuritaire pour le vote en Afghanistan", a affirmé le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, à la suite de rencontres informelles qui se sont déroulées au cours des deux derniers jours.

Les rencontres ont rassemblé des représentants des pays présents dans le sud du pays, dont le Danemark et la Roumanie, et M. Gates était accompagné notamment des ministres de la Défense du Canada, du Royaume-Uni, de l'Australie, des Pays-Bas et de l'Estonie.

Il y a de plus en plus d'inquiétudes entourant le déroulement des élections prévues l'été prochain en Afghanistan. Elles pourraient être menacées par la propagation de la violence, surtout si elles ravivent les tensions ethniques et tribales du pays.

A l'instar du ministre MacKay, le secrétaire américain à la Défense a lui aussi affirmé que les négociations avec les résistants pourront seulement avoir lieu si ces derniers reconnaissent la légitimité du gouvernement afghan et les efforts de la mission internationale.

Par ailleurs, l'arrivée de soldats américains supplémentaires au pays l'an prochain, promise par le président-élu Barack Obama lors de la campagne présidentielle américaine, a réjoui M. MacKay. Ce dernier a toutefois précisé qu'elle n'entraînerait pas un retrait des troupes canadiennes.

"Ca ne veut pas dire que nous déposerons les armes, a-t-il souligné. Il s'agit de renforcement, non pas de remplacement. Il s'agit de poursuivre un effort réuni de l'OTAN, que l'ONU appuie." ...



d) Extension des guerres

Pakistan

19 11

Nouveau tir de missile probablement américain

Le district de Bannu, dans la Province de la Frontière du Nord-Ouest (NWFP) est situé à quelque 250 km au sud-ouest d'Islamabad.

Un officier de police de Bannu, Alam Sheerani, a confirmé à l'AFP l'attaque par un drone américain, mais n'était pas en mesure de dire combien il avait fait de victimes.

Le missile a également blessé au moins sept personnes, selon des responsables administratifs locaux.

(AFP)



4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.

US & Isaf

15 11

Samedi, un soldat du 2ème bataillon des Royal Ghurkha Rifles a été tué "à la suite d'une explosion dans le district de Musa Qala dans le province d'Helmand", a indiqué dimanche le ministère britannique de la Défense.

Le ministère a précisé que le véhicule dans lequel se trouvait le gurkha, militaire népalais servant la Couronne britannique, circulait sur une route au cours d'un déplacement de routine lorsqu'il a été frappé par un engin explosif.

AFP

16 11

Au passage d'un convoi de la Force internationale (Isaf) de l'Otan dans la ville de Pul-i-Khurmi, dans la province de Baghlan (nord),une bombe a explosé a indiqué le ministère de l'Intérieur.

L'Isaf a confirmé l'explosion et indiqué que, selon les premières informations, un soldat a été blessé.

La police a indiqué de son côté que l'attaque visait un convoi de soldats allemands mais l'information n'a pas été confirmée par l'Isaf.

AFP

 

16 11

La deuxième attaque s'est produite dans l'ouest de l'Afghanistan, à Herat, à l'extérieur d'un camp militaire et deux soldats américains ont été blessés, a indiqué un porte-parole de l'armée américaine, le colonel Greg Julian.

Les résistants ont revendiqué cette attaque et affirmé que plusieurs soldats avaient été tués.

AFP

20 11

Une base des forces de l'Otan dans l'est de l'Afghanistan a été la cible jeudi d'un attaque qui a fait des victimes, annonce un porte-parole de l'Alliance.

"Il y a des tués au sein de l'Isaf (Force internationale d'assistance à la sécurité), mais nous ne savons pas combien," a-t-il dit.

Les deux soldats blessés appartiennent à la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) sous commandement de l'Otan, a dit le porte-parole américain. Il n'a pas précisé le nombre de blessés afghans.

L'assaillant s'est fait sauter avec sa charge explosive devant le portail de la base, a précisé un responsable afghan de la province de Khost.

Reuters

20 11

Mardi, des soldats de l'Otan ont demandé l'aide des forces pakistanaises après l'attaque de postes de l'Otan et de l'administration afghane dans la province de Paktika. "L'armée pakistanaise a alors lancé une attaque au mortier contre le lieu d'où tiraient les résistants au Pakistan", dit un communiqué de l'Alliance atlantique..

Reuters

22-11

Un adjudant a été tué par l'explosion d'une mine samedi matin à une dizaine de kilomètres au sud de Kaboul,Ces deux militaires, des spécialistes du déminage, effectuaient une patrouille

"L'explosion s'est produite en milieu de matinée, à proximité du camp de Darulaman, au sud de Kaboul, au cours d'une reconnaissance à pied", a précisé le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l'état-major des armées à Paris. Un second adjudant, âgé de 36 ans, a été grièvement blessé par cette explosion ", a-t-il ajouté. Les deux hommes appartenaient au 3e Régiment du génie de Charleville-Mézières (Ardennes). Les deux militaires œuvraient au sein d'un bataillon de l'arme afghane titre d'instructeurs.

AFP.& Presse Canadienne 

22 11

Huit soldats canadiens ont été blessés lorsque leur véhicule blindé a heurté un engin explosif sur une route au nord de la ville de Kandahar.

Selon un porte-parole de l'arme, les militaires ont aussitôt été évacués par la voie des airs vers un hôpital militaire. Les blessures subies ne sont pas considérés comme majeures.

Presse Canadienne


Pertes des Résistants

19 11

Mullah Assad, commandant de la province d'Helmand, dans le sud du pays, a été tué mercredi, a précisé l'OTAN dans un communiqué, sans préciser le lieu de l'opération.

AP


Détails

Province de Ghanzi (centre de l’Afghanistan)

22 11

Trois policiers qui ont été victimes de l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule, selon le porte-parole du gouverneur de Ghazni, Ismaïl Jahangir.

AFP

22 11

"La police a trouvé vendredi après-midi dans le district de Karabagh le corps d'un homme tué par balles par les résistants qui l'accusaient de travailler pour le gouvernement ", selon Ismaïl Jahangir.

AFP


Province d'Helmand  (sud de l'Afghanistan).

22 11

Dans le district de Nahr Surkh : "Les forces afghanes et de la coalition participaient à une patrouille lorsqu'elles ont été prises à partie par des insurgés armés. Elles ont riposté et tué dix résistants. Un soldat afghan a été blessé", a indiqué la coalition dans un communiqué.

AFP


Province de Kandahar (sud) 

17 11

Une bombe ciblant des soldats afghans a(urait) tué quatre civils lundi.

L'explosion d'une bombe déposée sur le bord de la route a légèrement endommagé le véhicule d'une patrouille de l'armée afghane et frappé un groupe de civils, a précisé Zalmai Ayubi, porte-parole du gouverneur de la province de Kandahar.

AP

17 11

Deux policiers et un civil sont morts lundi lorsqu'un kamikaze s'est fait sauter devant les bureaux du chef du district de Dand (province de Kandahar), selon M. Ayubi. Trois autres policiers ont été blessés dans l'attaque.

AP


Province de Kunar (est de l'Afghanistan)

22 11

Le corps de Ghais Hakmal, gouverneur du district de Marawara, enlevé trois mois plus tôt, a été découvert samedi, selon le gouverneur du district, Saïd Mahbob Pacha.

AFP


Province de Khost (sud-est)

22  11

Deux civils sont morts dans l'explosion d'une bombe près d'un marché samedi matin dans l'est de l'Afghanistan. Au moins un garde de sécurité privé a été blessé, selon Taher Khan Sabari, vice-gouverneur de la province de Khost.

Il semble que la bombe visait des gardes de sécurité privés qui se trouvaient dans un véhiculé garé près du marché aux légumes, avance Yaqoob Khan, chef adjoint de la police provinciale.

AP

22 11

L’armée américaine a ouvert une enquête après la mort d'un civil, tué lors d'une patrouille des forces afghanes et de la coalition, qui ont ouvert le feu sur un véhicule qui refusait de s'arrêter, dans la province de Khost (est).

AFP


Province de Nangarhar(orientale)

17 11

Dans l'est de l'Afghanistan, l'armée afghane a repoussé une attaque dimanche, tuant trois résistants, (mais ne parlant pas des pertes dans ces rangs…)

selon la police afghane.

AP



4-1 L'Afghanistan en chiffre 

Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 :  "Force combinée 82 "


 

Civils tués                                                             :   12.554 (Voir Dufour-n°196)

Civils blessés                                                     : ? +  2.470 (chiffres trop bas) 


Résistants  tués :                                               : ?  +  7.137

Résistant blessés                                               :?  +  1.647  (chiffres trop bas)

Résistances arrêtés :                                           : 23.000 prisonniers


Militaires occupants et milice privés occupante tués : 1.426

Militaires et milice privés occupante blessés    : ?   + 13.539

Suicides                                                           : ?  plus de 1500 tentatives   150.000 souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure

 

CIA tués :                                                         :          4


Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 4.810

Soldats gouvernementaux blessés                     : ?  + 4.539 (chiffre trop bas)


Collabo   tués                                                      :   1..337

Collabo   blessés                                               :?  + 853  (chiffre trop bas)

Collaborateurs disparus                                       : ?  +   3 



Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net.


 


6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information 

6-1 Si les Français ne se retirent pas d'Afghanistan.
18 11
Le chef militaire Farouq  affirme que les Français "entendront notre réponse à Paris" si les troupes françaises ne sont pas retirées d'Afghanistan.( Farouq a émis ces propos dans une vidéo diffusée lundi par la chaine de TV arabe al-Arabiya.)

Edicom

http://www.edicom.ch/fr/news/international/menaces-des-talibans-contre-la-france_1188-5849691


6-2 Les premières menaces d'al-Qaïda envers Barack Obama.

Le numéro deux de l'organisation Ayman al-Zawahiri a diffusé, mercredi 19 novembre, un message sur internet dans lequel il traite Barack Obama « d'esclave noir au service des blancs ».

écouter 03 min

http://www.rfi.fr/actufr/articles/107/article_75114.asp
«On a d'un coté Malcolm X, le chrétien qui se converti à l'islam et qui est le bon noir, et Barack Obama, qui, né d'un père musulman est chrétien, mais qui plus est va soutenir Israël. Il est donc le symbole du traître.»

Jean Pierre Milelli, professeur de sciences politiques et traducteur des derniers écrits du bras droit de Ben Laden

Frédérique Misslin

[21/11/2008



Résistance,taliban,karzai,Otan,Fias,Etats-Unis,Karzai,Bush,Obama,Afghanistan, Pakistan 


n° 218 - journal de l'Afghanistan -du 18-11 au 23-11 -Fin- Les Etats-Unis reconnaissent avoir détenu jusqu’à 12 mineurs à Guantanamo

n° 218 - journal de l'Afghanistan -du 18-11 au 23-11 -Fin- Les Etats-Unis reconnaissent avoir détenu jusqu’à 12 mineurs à Guantanamo.


journal de l'Afghanistan n° 218 - du 18-11 au 23-11

                                  M.Lemaire                                                                                 

 



Sommaire.  -Fin-

7 Brèves

7-1 Afghanistan: la baisse des retours des réfugiés, facteur de tensions.

7-2 Guantanamo : Les Brèves

1 Obama confirme ses promesses sur Guantanamo

2 Les Etats-Unis reconnaissent avoir détenu jusqu’à 12 mineurs à Guantanamo.

8 Dossiers

8-1 Isabelle Lasserre : Afghanistan : le retour de la contre-insurrection.

8-2 Le Gl Petraeus donne une image rassurante d'un Général qui pense.

8-3 G. Dunkel : Afghanistan: la mauvaise guerre, aujourd’hui comme hier.

8-4 Eduardo Galeano : Qu’espérer d’Obama. 


 

7 Les Brèves

Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1 Afghanistan: la baisse des retours des réfugiés, facteur de tensions.

La baisse du nombre des retours des Afghans réfugiés dans les pays voisins entraîne des tensions régionales, entre des pays d'accueil qui souhaitent un départ rapide des réfugiés et l'Afghanistan qui demande du temps pour pouvoir les réintégrer, a-t-on appris auprès de l'ONU.

Une insurrection meurtrière, un fort taux de chômage, un manque criant de services publics sont des facteurs clés à prendre en compte, a expliqué mercredi le secrétaire général du Haut commissariat aux réfugiés des Nations Unies (HCR), Antonio Guterres, lors de l'ouverture d'une conférence internationale à Kaboul.

Plus de huit millions d'Afghans ont fui au cours des quelque trente années de conflit qui ont déchiré leur pays, entre invasion étrangère et guerre civile, et quelque 5,6 millions sont rentrés chez eux depuis la chute du régime des talibans fin 2001, selon le HCR.

Ces réfugiés rentrés en Afghanistan représentent aujourd'hui pas moins de 20% de la population du pays, a souligné Antonio Guterres.

"Mais les chiffres ont fortement diminué ces dernières années, alors que dans le même temps, le nombre d'Afghans quittant leur pays, notamment en raison du chômage, est en hausse", a-t-il indiqué.

De leur côté, l'Iran et le Pakistan souhaitent le retour en Afghanistan des quelque trois millions de réfugiés enregistrés encore présents sur leur territoire, sans compter les clandestins.

"Peu de pays développés pourraient absorber autant de réfugiés que l'Afghanistan l'a déjà fait, sans créer des problèmes économiques et sociaux", a relevé le responsable de l'ONU, tout en reconnaissant que le sujet "des réfugiés et des autres formes de mouvements de population peut représenter une source de tension dans la région".

Pour sa part, le ministre pakistanais des Etats et des régions frontalières, Najmuddin Khan, a déclaré que les communautés pakistanaises accueillant des réfugiés "en ressentaient désormais tout le poids" et devaient recevoir une compensation.

Le gouvernement iranien considère de son côté que le retour des réfugiés afghans est l'un de ses objectifs les plus importants, selon le vice-ministre de l'Intérieur iranien Abbas Mohtaj.

"En raison des nombreux problèmes causés par la présence sur le long terme d'une communauté de plusieurs millions de réfugiés et de la lourde charge qu'ils représentent pour l'Iran, leur retour est une nécessité indispensable", a-t-il assuré dans un communiqué distribué sur place.

Depuis un an, Téhéran a expulsé des milliers de clandestins afghans venus chercher du travail en Iran.

En conclusion de la conférence, Antonio Guterres a déclaré à la presse que les participants avaient reconnu "la capacité limitée d'absorption de l'Afghanistan" et promis de soutenir le développement du pays et des projets pour créer les conditions d'un retour des Afghans.

(AFP / 19 novembre 2008)


7-2 Guantanamo : Les Brèves

1 Obama confirme ses promesses sur Guantanamo.

Le prochain président des Etats-Unis a confirmé dimanche 16 novembre sa volonté de fermer la prison de Guantanamo et de retirer les troupes américaines d'Irak
"J'ai dit plusieurs fois que je voulais fermer Guantanamo, et je vais m'y tenir", a-t-il déclaré, dimanche 16 novembre, lors de son premier entretien télévisé dans l'émission "60 minutes" sur la chaîne CBS depuis son élection le 4 novembre.
Le prochain président américain a promis plusieurs fois pendant sa campagne de fermer le centre de détention, symbole des excès de "la guerre contre le terrorisme" menée par Bush et critiqué par la communauté internationale.
Ouvert début 2002 sur une base navale américaine située à Cuba, le centre de détention retient aujourd'hui 255 détenus sur les 800 qui y sont passés.

Barack Obama entend notamment libérer des soldats et du budget pour la guerre en Afghanistan, dont il a fait une priorité de sa politique étrangère.
dimanche 16 novembre 2008.
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5135

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2356151&rubId=4077


2 Les Etats-Unis reconnaissent avoir détenu jusqu’à 12 mineurs à Guantanamo.
Les Etats-Unis ont révisé à la hausse le nombre de jeunes de moins de 18 ans détenus dans la prison militaire de Guantanamo (Cuba), reconnaissant qu’il y en avait eu 12 en tout, et non pas huit comme ils l’avaient fait savoir en mai dernier à l’ONU, a déclaré dimanche un porte-parole du Pentagone.
Selon le capitaine de frégate Jeffrey Gordon, cette erreur n’est pas intentionnelle, mais liée au fait que l’âge exact de nombre de jeunes détenus de Guantanamo reste indéfini, certains des intéressés eux-mêmes ne connaissant pas leur date de naissance ni parfois l’année de leur naissance.
En vertu du droit international et de textes ratifiés par les Etats-Unis, les mineurs bénéficient d’une protection spéciale, précisent les militants des droits de l’homme.
Selon le Centre pour l’étude des droits de l’Homme dans les Amériques, les Etats-Unis ont détenu au moins une douzaine de mineurs à Guantanamo, y compris un Saoudien qui s’est donné la mort en 2006. Sur ces 12, huit ont été libérés, selon cette étude, publiée la semaine dernière.

Parmi les détenus restants, deux doivent être jugés en janvier. Le Canadien Omar Khadr, âgé aujourd’hui de 21 ans, a été arrêté en juillet 2002 et inculpé pour avoir lancé une grenade qui a tué en soldats des forces spéciales. Mohammed Jawad, un Afghan d’environ 24 ans, est poursuivi pour tentative de meurtre pour une autre attaque à la grenade qui a blessé deux soldats américains. L’autre détenu identifié par l’étude du Centre est Tchadien et s’appelle Muhammed Hamid al Qarani.
Quant au Saoudien Yasser Talal al-Zahrani, qui s’est pendu avec deux autres détenus en 2006, il était âgé de 17 ans à son arrivée à Guantanamo, quelques jours à peine après l’ouverture de la prison
militaire en janvier 2002.
Quelque 250 personnes sont toujours détenues à Guantanamo.


8 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

8-1 Isabelle Lasserre : Afghanistan : le retour de la contre-insurrection.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage  l'analyse de l'auteur mais doit être vu comme information

Le combat contre les ' talibans' remet en vogue la guerre antiguérilla, sur le modèle que l'armée française a connu en Algérie.

Seuls les imbéciles ne changent jamais d'avis, pourrait-on dire si l'on voulait commenter les nouvelles relations entre les résistants afghans et les responsables américains, pourtant engagés dans une guerre impitoyable depuis le 11 septembre 2001.

Ancien ministre des Affaires étrangères des talibans, Wakil Ahmed Muttawakil a clairement laissé entendre que son mouvement pourrait rompre ses liens avec al-Qaida en Afghanistan. «Al-Qaida ne sera pas autorisée à être un obstacle. Les Afghans ont le droit de négocier pour la paix», a-t-il récemment annoncé en rentrant d'Arabie saoudite, où il avait participé à des négociations sur l'avenir de son pays. Même révolution dans la bouche du secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, qui a affirmé que Washington était ouvert à la réconciliation avec les talibans si celle-ci pouvait servir la paix. Responsable des forces américaines dans l'est de l'Afghanistan, le général Jeffrey Schloesser vient à son tour d'estimer que les tribus afghanes et les chefs de province pourraient devenir un allié clé pour lutter contre al-Qaida. C'est la première fois depuis les attentats contre le World Trade Center que les États-Unis établissent une différence entre talibans et al-Qaida, reconnaissant ainsi qu'il s'agit de deux organisations distinctes dont les agendas politiques peuvent aussi différer.

La nouvelle stratégie américaine en Afghanistan, basée sur une réconciliation avec les talibans, commencerait-elle déjà à porter ses fruits ? Face à l'inquiétante dégradation de la situation, y compris à Kaboul où les talibans frappent désormais au grand jour, l'Administration américaine a été contrainte de revoir sa copie. Désormais persuadée qu'elle ne pourra vaincre sans passer un accord de compromis avec ses ennemis, elle a laissé carte blanche au général David Petraeus, le nouveau patron du Centcom, le commandement central, qui supervise les opérations militaires à l'étranger. Lorsqu'il chapeautait les forces américaines en Irak, Petraeus a en effet réussi à y stabiliser la situation en retournant les tribus sunnites contre les djihadistes d'al-Qaida. Après deux ans d'efforts, les violences ont diminué de 80 % et les perspectives d'implosion de l'Irak se sont éloignées. Les mêmes causes produisant parfois les mêmes effets, le général, devenu une star aux États-Unis, s'est vu chargé d'appliquer sa recette magique à l'Afghanistan : recruter les talibans modérés, ou pragmatiques, pour les pousser à combattre les militants d'al-Qaida et créer ainsi les conditions d'une paix durable.

 

«Un défi majeur pour les pays occidentaux»

 Basées sur une manière classique - essentiellement militaire - de faire la guerre, les expériences irakienne et afghane ont rappelé à quel point le contexte stratégique a changé depuis la chute du mur de Berlin et la fin de la guerre froide. «Il existe quatre missions principales pour une armée : livrer une guerre interétatique, rétablir la sécurité intérieure, participer au maintien de la paix à l'étranger et faire de la contre-insurrection. Depuis 1815, en France, on glisse de l'une à l'autre. En général, une armée change de priorité tous les dix ou quinze ans», explique le lieutenant-colonel Goya, spécialiste de la guerre d'Algérie, et qui a beaucoup travaillé sur les questions de doctrine.

La fin des années 1990, avec, notamment, les guerres dans les Balkans, était dominée par le maintien de la paix. L'Irak et l'Afghanistan ont replongé les armées occidentales dans la contre-guérilla. Et face aux actions des rebelles ou au terrorisme international, les stratégies utilisées à Sarajevo ou à Pristina, pour ne pas parler des capitales africaines où la France est si souvent intervenue pour sauver les pouvoirs en place, ne fonctionnent pas. C'est même le contraire : plutôt que de la réduire, l'augmentation des troupes étrangères sur les terrains irakien ou afghan nourrit la rébellion. «C'est un défi majeur pour les pays occidentaux : plus nous sommes puissants et plus, en fait, nous sommes vulnérables», résume le général Vincent Desportes. Pour le patron du Collège interarmées de défense (CID), il faut absolument «penser autrement» face aux «guerres hybrides» ou «irrégulières».

 

S'assurer du soutien de la population

Penser autrement, c'est-à-dire promouvoir une approche globale du conflit, davantage basée sur la politique et sur la population que sur l'action militaire. Dans une guerre conventionnelle, le principal enjeu est la puissance respective des adversaires. Pas dans les guerres de guérilla. «L'insurgé est dans le peuple comme le poisson dans l'eau», disait Mao. Pour le vaincre, il faut donc s'assurer du soutien de la population. La séduire en vivant parmi elle et en la protégeant pour la ramener au cœur du projet politique, promouvoir la réconciliation avec ses ennemis, soutenir et légitimer le pouvoir local, mais aussi détruire les éléments considérés comme irrécupérables. «Si l'intervention militaire reste indispensable à la résolution d'un conflit, c'est sa capacité à susciter un environnement stable qui est décisive pour conduire la paix», affirme encore le général Desportes. Voilà donc les principes de contre-insurrection, qui avaient déserté les conflits depuis la guerre d'Algérie, de retour en Afghanistan, après avoir fait leurs preuves en Irak.

Pour les avoir utilisés en Algérie, en Indochine et dans les conflits liés à la décolonisation, les militaires français les connaissent bien. Ils ont même été théorisés par l'un des leurs, David Galula, saint-cyrien atypique, dans un livre - Contre-insurrection. Théorie et pratique - paru en anglais en 1963 et préfacé par le général David Petraeus. Peu connus en France à l'époque, les travaux de Galula ont en revanche fortement influencé la communauté militaire américaine, qui considère l'officier comme le principal stratège français du XXe  siècle. «Le Clausewitz de la contre-insurrection», ose même David Petraeus, qui a rendu la lecture de Galula obligatoire aux officiers en partance pour l'Irak et a appliqué scrupuleusement toutes ses recommandations dans l'ancienne Mésopotamie.

Très populaires aux États-Unis, les leçons de Galula ont été enterrées en France. «Son livre est paru au début de la Ve  République, à un moment où la guerre psychologique, révolutionnaire, était très impopulaire en France et avait quasiment été i nter dite par de Gaulle», explique Michel Goya. La défaite en Indochine et la perte de l'Algérie y sont pour beaucoup. Mais aussi les débordements entraînés par la guerre subversive sur la population algérienne. «Il y a eu deux courants de pensée de la contre-insurrection : celui des maréchaux Gallieni et Lyautey, en Algérie, qui visait à conquérir la population, et celui venu d'Indochine, beaucoup plus brutal, qui a laissé de très mauvais souvenirs et a décrédibilisé pour un temps la guerre révolutionnaire», explique le lieutenant-colonel Goya.

Avec le retour des guerres de guérilla sur la scène internationale, la contre-insurrection est redevenue à la mode à Washington, mais aussi à Paris et à Londres. Outre-Atlantique, elle a très largement inspiré le nouveau manuel de doctrine de l'armée de terre et du corps des marines, paru en 2006, et qui prône l'adaptation aux contre-insurrections du XXIe siècle. Le général David Petraeus prévoit d'appliquer le modèle irakien à l'Afghanistan après l'élection américaine : légère augmentation des troupes dans un premier temps afin de provoquer «un effet psychologique», ouverture de négociations avec les talibans non liés à al-Qaida et imbrication des militaires américains avec la population locale.

Considérés, à l'instar des Britanniques, comme des spécialistes de la guerre de contre-insurrection, convaincus depuis longtemps que la solution est davantage politique que militaire en Afghanistan, les militaires français ne participeront pourtant que de loin à l'expérience américaine. «Avec 3 000 hommes seulement sur le terrain, des officiers qui tournent tous les quatre ou six mois, il est illusoire de penser qu'on puisse avoir un impact sur la population. Notre action est forcément superficielle, limitée à l'écume des choses. Pour comparer, nous avions 400 000 hommes en Algérie, pour une population de 8 millions de musulmans», regrette un officier proche du dossier. Mais cette insuffisance en effectifs ne concerne pas seulement la France.

Comme Paris en Afghanistan, Londres a participé pour la première fois en Irak à une guerre de contre-insurrection sans en être le leader. Les deux capitales des anciens empires coloniaux n'ont pas toujours aimé les contraintes imposées par cette «coalition asymétrique», au sein de laquelle un seul grand pays, les États-Unis, fait véritablement la guerre. «Les armées européennes modernes sont trop petites pour être efficaces. Elles peuvent réussir dans de petits États comme la Bosnie ou le Kosovo, mais pas dans de grands pays comme l'Irak et l'Afghanistan. Il faut le reconnaître : nous sommes hors du coup, nous resterons marginaux…»

Rien ne dit pour autant que l'armée américaine, malgré sa puissance et ses effectifs, reproduira en Afghanistan le succès irakien. La recette risque d'être plus difficilement applicable à Kaboul qu'elle ne l'était à Bagdad.

 

Le caractère atypique des rébellions modernes

Très puissant sous Saddam Hussein et donc plus facile à rebâtir, l'appareil étatique a toujours été très faible en Afghanistan.

Autre différence : l'Irak n'a jamais bénéficié du réservoir à résistance que constituent les zones tribales du Pakistan, véritable base arrière de l'insurrection, presque impossible à «étanchéifier». Les efforts américains risquent aussi d'être mis en échec par le caractère atypique des rébellions modernes. Depuis un demi-siècle, les insurrections sont devenues à la fois plus dures à réduire et plus dangereuses qu'avant, notamment sous l'effet de la globalisation et de l'influence des fanatiques religieux, plus compliqués à maîtriser que ne l'étaient naguère les rebelles nationalistes. Petraeus lui-même reconnaît que le succès en Irak reste «fragile». «Ce qui marche à un endroit peut ne pas marcher ailleurs et ce qui fonctionne aujourd'hui peut ne pas fonctionner demain», a-t-il prévenu lors d'une visite à Paris le mois dernier. Dans tous les cas de figure, il faudra du temps pour que la situation s'améliore en Afghanistan. «De la bataille à la paix, il s'écoule habituellement dix ans», rappelle le général Desportes.

Par Isabelle Lasserre | Le Figaro
29/10/2008 

http://www.afghana.org/1015/index.php?option=com_content&task=view&id=356&Itemid=42


8-2 Le Gl Petraeus donne une image rassurante d'un Général qui pense.

Pour les civils libéraux tendance faucon, le Gl Petraeus donne une image rassurante d'un Général qui pense. C'est difficile de se mettre dans la tête que les opérations des escadrons de la mort puissent être un élément vital de la doctrine de contre insurrection tant vantée par Petraeus. Pourtant, les escadrons de la mort continueront probablement à jouer un rôle central en Irak, en Afghanistan, et au Pakistan sous l'Administration Obama.
En 2003, le Général Petraeus commandait le 101st Airborne lors de l'invasion de l'Irak et s'est installé dans le gouvernorat de Ninive, et sa principale ville, Mossoul, dans le Nord Ouest de l'Irak pour l'occuper. Petraeus, fier de ses qualifications comme expert éclairé en contre insurrection, homme rationnel astucieux à l'aise avec les civils et la direction civile, a cultivé avec assiduité ses relations avec les médias de masse.

La présentation servile sur Wikipédia du Général Petraeus décrit la pacification de Mossoul sous son commandemant de cette façon : " A Mossoul, une ville d'environ 2 millions d'habitants, Petraeus et le 101 st ont employé des méthodes classiques de contre insurrection pour établir la sécurité et la stabilité, dont la conduite d'opérations ciblées cinétiques, utilisant la force judicieusement, redémarrant l'économie, construisant des forces de sécurité locales, organisant des élections pour la mairie cela quelques semaines après leur arrivée, supervisant un programe de travaux publics, réenvigorant le processus politique et lançant 4500 projets de reconstruction".

 

 Les renforts ça marche.....Simple, demandez au cheval pâle.
La préoccupation,principale de l'armée, tuer des personnes et détruire, est camouflée comme étant des "opérations ciblées cinétiques et utilisation judicieuse de la force". Les opérations militaires sont ainsi présentées comme des actes de police plutôt que des opérations de combat, seulement l'un des ingrédients importants de cette salade appétissante et nutritionnelle de propagande contre insurrectionnelle.
Ce type de verbiage est important. Aux Etats Unis, où il existe une puissante tendance à réhausser les opérations de guerre au rang d'activités admirables menées par des gens bien, dotés d'un bel esprit. Le Gl Petraeus satisfait un besoin important, spécialement pour ces liberaux responsables et pour l'Administration Obama à venir qui , j'imagine, sera remplie d'intellectuels et non pas de gens de types militaires grossiers et sanglants.
Car pour que les Etats Unis puissent supporter des opérations d'occupation et de contre insurrection/pacification en Irak et en Afghanistan qui peuvent se poursuivre au moins encore une decennie, le public a besoin de croire que l'occupation est une sorte de mélange d'opérations de New Deal et de Justice menées par un Superhéro, qui utilise le savoir faire et les valeurs des Américains pour améliorer continuellement le bien être économique et sécuritaire des peuples sous sa responsabilité. Cependant, dans la vie réelle, l'occupation et la contre insurrection sont un mauvais bizness dégradant et sanglant. Les commandants assignés en terre étrangère loin de chez eux, cherchant à protéger leurs propres forces n'utilisent pas toujours un scapel surgical pour extraire la tumeur de l'insurrection. Parfois on utilise un hachoir massacrant le patient et les passants en même temps. Et la décription adéquate des "activités ciblées cinétiques" c'est peut être " escadrons de la mort".
Selon le livre le plus récent de Bob Woodward, "The War Within " ("La Guerre De L'Intérieur"), les activités des escadrons de la mort en Irak sont l'un des éléments clés de la réduction de la violence sous le contrôle du Gl Petraeus, commandant de la force multinationale en Irak :

" A partir de la fin du printemps 3007, l'armée US et les agences de renseignement ont lancé toute une série d'opérations top secrètes qui leur a permis de localiser, cibler et tuer des individus clés dans des groupes comme Al Qaeda en Irak, l'insurrection sunnite et les milices shi'ites de renégats, ou de soit disant groupes de forces spéciales. Les opérations comprenaient certaines des techniques et informations top secrètes dans le gouvernement US. Des officiers de haut rang et des fonctionnaires de la Maison Blanche ont mis en garde contre le fait de publier des détails ou noms de code liés au programmes sensationnels affrmant que la publication des noms seuls pourraient menacer les opérations qui se sont montrées si bénéfiques en Irak. Résultat, des détails d'opérations spécifiques ont été omises dans ce rapport et dans "The War Within". Mais un certain nombre de sources faisant autorité disent que les activités clandestines ont un impact certain sur la violence et ont certainement été l'élément le plus important pour la réduire. Plusieurs ont dit que 85 à 90 % des opérations réussies et " le renseignement activable" étaient dues aux nouvelles sources, méthodes et opérations. Plusieurs autres ont dit que les chiffres ont été exagérés, mais ont reconnu qu'ils étaient significatifs. Le Lt Gl Stanley McChrystal, en charge du commandemant conjoint des opérations spéciales (JSOC) responsable de la poursuite d'Al Qaeda en Irak, a utilisé ce qu'il appelle la " guerre collaborative" utilisant simultanément tout outil à disposition, de l'interception de signaux au renseignement humain et autres méthodes, qui ont permis des opérations ultrarapides et même parfois simultanées. Interrogé lors d'une interview sur les avancées en matière de renseignement en Irak, le président Bush a donné une réponse simple : " JSOC est redoutable".

Il me semble que les " techniques et information les plus top secrètes dans le gouvernement américain" ont été utilisées en Irak pour combattre l'insurrection dés le début, et l'armée US a utilisé les écoutes téléphoniques, les pots de vin et l'armement intensif des locaux pour améliorer ses positions tactiques pour mener des raids des le premier jour.

Ce qui a rendu ces opérations spéciales particulièrement " redoutables" en 2007, c'est l'utilisation, coordination et organisation de ces "techniques et information" au service d'une stratégie unifiée et d'une politique pro active d'assassinats ciblés pour décapiter et perturber l'opposition à l'occupation. En d'autres termes, les escadrons de la mort. Les appeler " assassinats ciblés " ne les rend pas différents. Et "opérations spéciales" n'est qu'un euphémisme. Et je suppose qu'il nous faudrait prendre les paroles du Gl Petraeus pour argent comptant, que c'est une forme de contrôle et de processus approprié, que les personnes n'ont pas été tuées abusivement, à cause de ces escadrons de la mort, de ces informants avides et plein de ressentiment, que les opposants non violents à l'occupation n'ont pas été ciblés à cause de la doctrine de COIN, et que les "dommages collatéraux" étaient accidentels, évités quand c'était possible, et non pas utilisés comme un outil pour intimider la population locale et faire en sorte qu'elle se retourne contre les insurgés.

De toute façon nous devrons le croire sur parole en ce qui concerne l'Irak. En Afghanistan les choses sont quelque peu différentes. Cela va plutôt mal là bas, et le gouvernement Karzai veut souvent présenter sa propre version des opérations US.

Jeudi dernier, le Président Karzai a publiquement déploré une opération cinétique tactique mal ciblée qui a apparemment tué 40 personnes - - dont deux douzaine d'enfants - - lorsque des avions US ont accidentellement bombardé un mariage en essayant de toucher des Talibans qui s'enfuyaient à proximité. Et au Pakistan les choses sont pratiquement identiques. Tout le monde là bas hait ce que nous faisons, et les medias indépendants rapportent avec agressivité les opérations US, et le gouvernement fuit comme une passoire. Et au milieu de tout cela nous essayons de monter une campagne réussie d'opérations d'escadrons de la mort 1) tranfrontalières 2) à distance utilisant des drones et 3) en essayant de ne pas tuer trop de civils afin que le gouvernement pakistanais dont les protestations actuelles sont sans mordant, ne s'oppose pas aux incursions. Ce n'est peut être pas la recette du succès. Mais nous essayons certainement. Et le Gl Petreus est dans le coup.

Ces dernières semaines, les zones tribales à l'Ouest du Pakistan ont été soumises à des attaques infernales de drones Predator visant les dirigeants d'Al Qaeda et des Talibans. Selon le Washington Post, depuis Août il y a eu 18 attaques, qui ont tué plus de 100 personnes. L'article du Washington Post a de plus rapporté un élément interessant, qui pourrait éclairé ces " techniques et informations les plus top secrètes dans le gouvernement US" dans le contexte de l'attaque la plus recente qui a tué 19 personnes dans le Nord Waziristan.

Le Birgadier Gl Mahmood Shah, ancien chef de la sécurité du gouvernement pendant longtemps dans les zones tribales a dit que les attaques de missiles sont devenues bien plus précises, et certains en ont déduit que des membres des tribus locales fournissaient une meilleure information à l'armée US sur les cibles potentielles. Shah a dit que les rumeurs sur d'éventuels espions au sein des tribus nourrissaient la paranoia sur d'éventuelles petits appareils d'espionnage déployés dans les villages locaux. Appelés "patri" par les locaux dans la langue dominante Pashtou, les membres des tribus ont pris l'habitude recemment de balayer en permanence à proximité de leurs maisons pour enlever ces appareils, a-t-il dit. "Ils ne s'assoient plus dans leurs cours car ils craignent qu'un de ces missiles ne les frappent" a dit Shah. " Ces gens ont leur propres inimitiés entre eux donc ils craignent que certains jettent l'un de ces appareils miniatures dans les maisons de leurs ennemis".

Les resultats de l'attaque de jeudi, selon un officier des renseignements pakistanais anonyme : 4 combattants étrangers tués sur 19 morts au total (le Washington Post a titré un chiffre plus confortable mais non vérifié de 12 personnes tuées lors de l'attaque, offrant un ratio de dommage collatéral plus acceptable de 3:1). Et le Pakistan peut s'attendre à la même chose, d'après les dires du chef de CENTCOM qui vient d'entrer en fonction, le Gl Petraeus, qui était juste à Islamabad ( aussi selon l'article du Washington Post) : " Le Gl US David H. Petraeus a dit lors de sa visite cette semaine dans la capitale pakistanaise d'Islamabad qu'il tiendrait compte des inquiétudes du gouvernement pakistanais concernant les attaques transfrontalières. Mais lors d'une visite ultérieure cette semaine en Afghanistan, Petraeus a vanté le succés de telles attaques pour éliminer le haut commandement des Talibans. Il n'a fait aucune promesse formelle de mettre fin aux attaques de missiles."

Lors d'une interview avec l'AP en Afghanistan reprise par le Daily Times du Pakistan, le detecteur d'ironie du Gl Petraeus était peut être débranché quand il a dit que : " se confronter aux extrémistes qui ont transformé ce qui était des zones relativement pacifiques en bastions pour des individus qui ... croient qu'ils ont le droit de faire exploser d'autres gens qui ne perçoivent pas le monde de la même manière qu'eux."
Les escadrons de la mort sont inséparables de la contre insurrection. Si nous restons en Irak et en Afghanistan (et si nous étendons le combat au Pakistan) nous devrions nous y faire. Et nous ne devrions pas laissé le Gl Petraeus - - ou sa volonté de nous distraire avec des fables de contre insurrection pour toucher les esprits et les cœurs - - servir de rempart entre nous et la vérité.

PS : Sarkozy a décidé de renvoyer en Afghanistan des "forces spéciales" que Chirac avaient retirées. La France étant connue pour avoir lancer la "mode des escadrons de la mort" pendant la guerre d'Algérie, ces "forces spéciales" ont-elles intégré les escadrons de la mort sous commandement US ?
Peter Lee –

10/11/08

Peter Lee est un homme d'affaires qui a passé 30 ans à observer, analyser et écrire sur l'Asie.
www.counterpunch.org/lee11102008.html

Titre 1, Introduction et Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org
http://www.planetenonviolence.org/Afghanistan-Les-Escadrons-De-La-Mort-Utilises-Pour-
Etablir-La-Democratie-,-Comme-En-Irak,-Un-Heritage-Auquel-Obama-Ne-Va_a1724.html

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=3130


8-3 G. Dunkel : Afghanistan: la mauvaise guerre, aujourd’hui comme hier.

 Depuis des mois, l’Afghanistan est plus meurtrier que l’Irak pour les troupes américaines, qui y sont pourtant cinq fois moins nombreuses (32 000 contre 160 000).
De concert avec des seigneurs de la guerre du nord du pays, les forces spéciales US ont renversé le gouvernement taliban en 2001.

 L’Association Révolutionnaire des Femmes en Afghanistan résume l’épisode en ces termes : « La guerre contre le terrorisme menée par les Etats-Unis a mis fin au régime taliban, mais elle n’a pas mis fin au fondamentalisme religieux, qui est la principale cause de nos malheurs. A la vérité, en réinstallant les seigneurs de la guerre au pouvoir en Afghanistan, l’administration américaine remplace un régime intégriste par un autre. » (rawa.org)
L’OTAN fournit des troupes à la Force internationale d’assistance et de sécurité mandatée par l’ONU (ISAF), qui compte environ 18 000 soldats américains.
En Afghanistan, la plupart des victimes mortelles de la violence sont des civils. Dans un décompte brut et incomplet établi en janvier 2008, la Commission indépendante des droits de l'homme en Afghanistan (AIHRC) dénombrait 900 civils tués, notamment lors de mariages, d’enterrements ou dans des endroits de loisirs pour les enfants. Selon les estimations de l’Agence Chine nouvelle (Xinhua), le nombre des victimes civiles se monterait à 1415 (28 septembre).
Créée sur mandat de l’Assemblée générale des Nations Unies et financée par des donations via l’ONU, l’AIHRC assure que 98% des victimes civiles tuées par les forces de la coalition en Afghanistan ont été visées intentionnellement.
Dans un rapport daté du 2 septembre, Lal Gul, directeur de l’AIHRC, souligne que « les actions des forces de coalition, en particulier des forces américaines, ne sont pas seulement contraires aux droits de l’homme; elles constituent des crimes de guerre ».
Aux violences meurtrières qui font rage dans le pays vient s’ajouter la menace d’une famine cet hiver, conséquence de trois années de mauvaises récoltes. Le Ministère afghan de l’agriculture, de l’irrigation et de l’élevage estime que dans les six prochains mois, le pays aurait besoin de deux millions de tonnes d’aliments de base – blé, farine et riz – pour nourrir les populations des régions isolées.
Bien que les organismes tels que l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) peuvent acheminer des tonnes de nourriture vers les principales villes afghanes, il leur sera bien difficile d’atteindre les communautés isolées, qui composent la majeure partie de la population pauvre du pays.
D’une part, le réseau routier a été anéanti par 40 ans de guerre, et d’autre part, la résistance afghane lance des attaques sur les lignes d’approvisionnement pour empêcher le matériel d’atteindre les avant-postes des troupes US ou de l’OTAN éloignés de la capitale. Le prix du transport des vivres par camion de Kaboul à Khandahar, les deux principales villes d’Afghanistan, s’en est trouvé décuplé depuis le printemps, où il était de 1800 dollars. Cette augmentation du prix traduit l’augmentation des risques encourus par les camionneurs (Der Spiegel, 17 octobre).
Syed Saleem Shahzad, directeur du bureau de l’Asia Times au Pakistan, explique que les talibans disposent d’informations si précises sur les ravitaillements des troupes US ou de l’OTAN via le port pakistanais de Karachi que l’ISAF a conclu avec la Russie un accord autorisant le transit de matériel non militaire à travers son territoire (Le Monde Diplomatique, octobre 2008).
Bien que des donateurs étrangers – principalement les Etats-Unis et leurs alliés impérialistes européens tels que la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France – aient fourni à l’Afghanistan une « aide » d’un montant de 35 milliards de dollars depuis 2001, la statistique officielle indique qu’environ 20 millions de personnes sur une population de 26 millions vivent en dessous du seuil de pauvreté (BBC, 17 octobre).
La FAO fixe le seuil de pauvreté à deux dollars par jour. Le taux d’alphabétisation des adultes est de 29%. Dans certaines régions, moins de 1% de la population sait lire et écrire. Un enfant sur cinq meurt avant d’atteindre l’âge de cinq ans.
Alors que le niveau de vie des Afghans baisse rapidement à mesure que la guerre s’intensifie entre le gouvernement client d’Hamid Karzai, soutenu par l’ISAF et les Etats-Unis, et l’opposition, emmenée par les talibans, le gouvernement de Kaboul dégrade également les conditions des femmes.
« Nous avons les mêmes idées que les talibans », remarque le parlementaire Qazi Naseer Ahmad. « Nous voulons appliquer la charia dans notre pays. Les femmes doivent demander la permission de leur mari avant de sortir de la maison et elles ne doivent pas porter de vêtements contraires à l’islam. » (Christian Science Monitor, 21 avril)
Dans ce même journal, on a pu lire qu’en avril dernier, certains membres du parlement ont proposé une législation qui bannirait notamment les t-shirts, la musique amplifiée, la mixité dans les lieux publics, le billard, les jeux vidéo, les activités impliquant des pigeons ou les cerfs-volants, ce qui reviendrait à restaurer les règles appliquées à l’ère des talibans et brandies par les groupes de média américains pour justifier l’invasion menée en 2001 dans le but de les renverser.
Le 31 octobre dernier, le général David Petraeus a pris la tête du Commandement central, devenant ainsi le responsable des opérations militaires américaines en Irak et en Afghanistan. En Irak, il a été l’architecte du « surge », une stratégie basée sur l’envoi massif de renforts qu’il devrait également appliquer à l’Afghanistan. A un détail près toutefois, qui souligne la faiblesse de la position des US dans ce pays : reconnaissant que les Etats-Unis et leurs alliés ne peuvent s’imposer militairement, Petraeus est disposé à entamer des négociations avec les talibans « modérés ».
Pour la population afghane, l’occupation coloniale de l’Afghanistan par les Etats-Unis et leurs alliés est un véritable désastre. Hors de l’Afghanistan, les progressistes doivent demander qu’un terme absolu soit mis à l’occupation et empêcher une augmentation des troupes US et de l’OTAN, même s’il est prévu qu’une telle décision s’accompagne de négociations.
G. Dunkel 

Traduit par Chloé Meier pour Investigaction
Source: h
ttp://www.workers.org/2008/world/afghanistan_1113/ http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-11-20%2017:35:28&log=invites


8-4 Eduardo Galeano : Qu’espérer d’Obama. 

« Obama, premier président noir de l’histoire des Etats-Unis, mettra-t-il en pratique le rêve de Martin Luther King ou le cauchemar de Condoleezza Rice ?

Cette Maison Blanche, qui est maintenant sa maison, fut construite par des esclaves noirs. Pourvu qu’il ne l’oublie pas, qu’il ne l’oublie jamais. »

Obama prouvera-t-il, depuis le gouvernement, que ses menaces guerrières contre l’Iran et le Pakistan n’ont été que des mots proclamés pour séduire les esprits réticents pendant la campagne électorale ?

Espérons. Et pourvu qu’il ne cède pas, ni même un moment, à la tentation de répéter les exploits de Georges W. Bush. Après tout, Obama a eu la dignité de voter contre la guerre en Irak, alors que le Parti Démocrate et le Parti Républicain ovationnaient l’annonce de cette boucherie. Pendant sa campagne, le mot leadership a été le plus répété dans les discours d’Obama. Pendant son gouvernement, continuera-t-il de croire que son pays a été élu pour sauver le monde, idée toxique qu’il partage avec la quasi totalité de ses collègues ? Continuera-t-il d’insister pour le leadership mondial des Etats Unis et leur messianique mission de commandement ?

Pourvu que la crise actuelle, qui secoue les ciments impériaux, serve au moins pour donner un bain de réalisme et d’humilité à ce gouvernement qui commence.

Obama acceptera-t-il que le racisme soit normal quand il s’exerce contre les pays que son pays envahit ? Ce n’est pas du racisme, que de compter un par un les morts envahisseurs en Irak, et d’ignorer royalement les quantités de morts dans la population envahie ? Il n’est pas raciste, ce monde où il y a des citoyens de première, deuxième et troisième catégorie, et des morts de première, deuxième et troisième catégorie ?

La victoire d’Obama a été universellement applaudie comme une bataille gagnée contre le racisme. Pourvu qu’il assume, par ses actions au gouvernement, cette magnifique responsabilité.

Le gouvernement d’Obama confirmera-t-il, une fois de plus, que le Partie Démocrate et le Parti Républicain sont deux noms différents pour un même parti ?

Pourvu que la volonté de changement, que ces élections ont consacré, soit plus qu’une promesse et plus qu’une espérance. Pourvu que le nouveau gouvernement ait le courage de rompre avec cette tradition du parti unique déguisé en deux partis, qui a l’heure de vérité font plus ou moins la même chose en simulant qu’ils se disputent.

Obama tiendra sa promesse de fermer la sinistre prison de Guantanamo ?

Espérons, et pourvu qu’il en finisse avec le sinistre embargo sur Cuba.

Obama continuera de croire que c’est très bien qu’un mur empêche que les mexicains traversent la frontière, pendant que l’argent passe sans que personne ne lui demande de passeport ?

Pendant la campagne électorale, Obama n’a jamais affronté franchement le thème de l’immigration. Pourvu que maintenant qu’il ne court plus le danger d’effrayer les électeurs, il puisse et il veuille en finir avec ce mur, beaucoup plus long et honteux que le Mur de Berlin, et avec tous les murs qui violent le droit à la libre circulation des personnes.

Obama, qui avec tant d’enthousiasme a soutenu le récent petit cadeau de 750 milliards de dollars aux banquiers, gouvernera-t-il, comme c’est la coutume, pour socialiser les pertes et pour privatiser les bénéfices ?

J’ai bien peur que oui, mais pourvu que non.

Obama signera et appliquera-t-il le protocole de Kyoto, o continuera-t-il d’offrir le privilège de l’impunité a la nation la plus empoisonnante de la planète ? Gouvernera-t-il pour les voitures ou pour les gens ? Pourra-t-il changer le cap assassin d’un mode de vie de quelques-uns qui tirent au sort le destin de tous ?

J’ai bien peur que oui, mais pourvu que non.

Obama, premier président noir de l’histoire des Etats-Unis, mettra-t-il en pratique le rêve de Martin Luther King ou le cauchemar de Condoleezza Rice ?

Cette Maison Blanche, qui est maintenant sa maison, fut construite par des esclaves noirs. Pourvu qu’il ne l’oublie pas, qu’il ne l’oublie jamais.

Eduardo Galeano

L’auteur est un écrivain et journaliste uruguayen. Son œuvre la plus connue, Les veines ouvertes de l’Amérique latine, est un acte d’accusation contre l’exploitation de l’Amérique latine par les puissances étrangères depuis le XVe siècle.

Eduardo Galeano

Source : http://contreinfo.info/article.php3 ?id_article=2347. Publié initialement dans "Pagina 12", 6 novembre 2008.


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19/11/2008

n° 217 - journal de l'Afghanistan - Début- : 13 -11 au 18/11/08 - Les Escadrons De La Mort Utilisés Pour Etablir La 'Démocratie'.


n° 217 - journal de l'Afghanistan - Début- : 13 -11 au 18/11/08 - Les Escadrons De La Mort Utilisés Pour Etablir La 'Démocratie'.


journal de l'Afghanistan n° 216  - du 06-11 au13-11

Par M.Lemaire                                                                                 



Sommaire.

Tiré à part :

Les mollahs menacent d’appeler au jihad
Paroles & action des bientôt présidents...

Obama a refusé de se prononcer sur la date à laquelle il allait annoncer les premiers membres de son gouvernement, se bornant à dire "bientôt".

1 La résistance contre l'agresseur

2-1 Sur le terrain

2 Occupation de l'Afghanistan

3 Politique

4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.. 

-  Suite –

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Le courrier électronique est-il discret ou non ?

7 Dossiers

7-1 7 ans après, Ben Laden, ses bons et loyaux services.

7-2 Obamania Antidote : Obama Est Un Faucon, Dans La Grande Tradition Américaine.

7-3 Commentaire de Mireille Delamarre sous forme de citations.

7-4 : Les Escadrons De La Mort Utilisés Pour Etablir La 'Démocratie', Comme En Irak, Un Héritage Auquel Obama Ne Va Pas Renoncer.

7-5 Guantanamo : Les dossiers

1 Barack Obama confirme ses promesses sur Guantanamo et l'Irak

Fin

8 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

8-1 Le Goncourt pour Atiq Rahimi, l’absurde pour les réfugiés afghans.

8-2 Jean-Pierre Alaux : Reprise des charters : la France sacrifie les Afghans.

8-3 Jean-Louis Bertrand : Obama : la fin de l'empire américain ?

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 Le gouvernement US est apparu pris à contre-pied par l'offre de Karzaï au mollah Omar.

9-2 La CIA trafique, les soldats trinquent;

10 Annexe

10-1 Nouvelles perspectives américaines (IV)



L'Afghanistan en chiffre du 13 -11 au 18/11/08

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

 4

 4

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

 4

 3

 

 

 

Peuple Afghan

 10

  x

 



 

Tiré à part :

Les mollahs menacent d’appeler au jihad
Le conseil des mollahs de l’ouest de l’Afghanistan a brandi hier la menace d’un appel au ‘jihad’, contre les forces internationales si elles ne mettent pas un terme aux massacres lors des bombardements dont sont régulièrement victimes les civils.
« En dépit d’innombrables promesses, les soldats continuent de prendre pour cible les mariages, les soldats afghans, les maisons des civils.
Les forces internationales ne sont pas tenues pour responsables de leurs actes et le gouvernement afghan n’a pas la possibilité de les poursuivre », a déclaré le Maulvi Farooq Hossini, porte-parole des religieux, au cours d’une conférence de presse.
15 novembre 2008. L’Orient-Le Jour

http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=385737


Paroles & action des bientôt présidents...

Obama a refusé de se prononcer sur la date à laquelle il allait annoncer les premiers membres de son gouvernement, se bornant à dire "bientôt".
Le prochain président a affirmé que celle-ci allait "se créer son propre rôle" comme première dame et qu'elle entendait également s'occuper de l'éducation de leur deux filles Sasha et Malia.
Interrogé sur l'éventuelle présence de sa belle mère à la Maison Blanche, il a répondu qu'elle pouvait venir y habiter "si elle veut".
"Il y a encore quelques détails auxquels nous ne sommes pas habitués... comme... ne pas pouvoir sortir marcher dans la rue ", a-t-il répondu lorsqu'on lui a demandé s'il se faisait à l'idée de devenir le 44e président des Etats-Unis.

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2356151&rubId=4077.



1 La résistance contre l'agresseur - Analyse & déclaration 

Résistance

Les Résistants refusent de négocier avec Karzaï.

Les talibans ont rejeté une offre de négociation, affirmant qu'ils ne discuteraient pas tant que les troupes étrangères n'auront pas quitté l'Afghanistan.

Zabiullah Mujahid, explique à Associated Press que "les talibans poursuivront leur guerre contre les forces étrangères et le gouvernement" de Hamid Karzaï.

 AP

18 11

Menaces contre la France ( ...)
Un chef militaire menace d'entreprendre des actions contre Paris si les Français ne se retirent pas d'Afghanistan. Il a émis ces menaces dans une vidéo diffusée lundi par la chaine de TV arabe al-Arabiya.
Elle montre le chef militaire, Farouq et dont la voix est doublée en arabe. Il affirme que les Français "entendront notre réponse à Paris" si les troupes françaises ne sont pas retirées d'Afghanistan.
La France, qui participe à la Force internationale (Isaf) de l'Otan et à l'opération américaine Enduring Freedom, a déployé 2600 hommes en Afghanistan même. Quelque 700 autres sont déployés dans les pays voisins et dans l'océan Indien.
http://www.edicom.ch/fr/news/international/
SDA-ATS News Service


Troupes d'occupation

16 11

Les attaques ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de près de 70'000 soldats de deux forces multinationales, l'une de l'OTAN, l'autre sous commandement américain (Operation Enduring Freedom).

(ats)


USA & Coalition

 

Le temps n'est "pas encore" venu de négocier , selon l'état-major US
Le temps n'est "pas encore" venu en Afghanistan d'engager des négociations avec les résistants talibans, a jugé lundi le chef d'état-major interarmées US, l'amiral Michael Mullen.
"Je pense que dans ces insurrections (...), il existe un groupe de réconciliables et un groupe d'irréconciliables. A un certain moment, vous commencez à avoir des conversations avec les réconciliables. Cela fait partie du processus. Quant au moment exact pour le faire, cela fait
partie de ce que nous étudions, et de mon point de vue, nous n'y sommes pas encore", a-t-il déclaré.
L'amiral Mullen a toutefois soutenu l'idée "très réaliste" de négociations sur le long terme entre les talibans et le gouvernement afghan.
"Historiquement, cela s'est passé dans le cadre d'autres insurrections, et je pense que cela aura lieu aussi dans ce cas", a-t-il commenté.mollah Omar, en échange de la paix, comme l'a proposé Karzaï, Michael Mullen n'a pas souhaité commenter, en indiquant seulement: "Je laisserai le président Karzaï en décider".
18 novembre 2008
AFP

http://www.edicom.ch/fr/news/international/le-temps-n-est-pas-encore-venu-de-negocier-avec-les-talibans-selon-l-etat-major-us_1188-5849601


Otan- Isaf 

Le commandant de l'Isaf prêt au dialogue

Le général David McKiernan, commandant des forces de l'Otan en Afghanistan, a exposé mardi un plan visant à réduire la violence en s'appuyant sur des chefs locaux, y compris d'anciens taliban.

"C'est avec les dirigeants locaux que nous devons travailler pour une issue fructueuse en Afghanistan", a-t-il dit.

"La réconciliation au niveau local, entre des combattants locaux, entre des personnalités influentes locales, est un système très, très puissant", a poursuivi le commandant américain de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) devant l'Atlantic Council of the United States, basé à Washington.

Rappelant que le concept de gouvernement central n'est guère ancré dans l'histoire de l'Afghanistan, le général McKiernan a souligné l'importance de l'autonomie locale et des systèmes d'autorité tribale.

L'idée serait d'engager des contacts avec ceux que le commandant de l'Isaf définit comme des taliban "avec un t minuscule". McKiernan a annoncé qu'il discutait d'ores et déjà avec des ministres afghans de la constitution d'une choura, ou conseil tribal, qui réunirait des chefs locaux.

Pas question, en revanche, d'armer des tribus contre les insurgés, comme cela a été le cas en Irak. "Je pourrais passer les vingt ou trente prochaines années en Afghanistan sans comprendre les connexions tribales", a-t-il dit. "Pour chaque soutien à une tribu particulière, vous désavantagez d'autres familles, d'autres tribus, et elles le savent, alors que vous l'ignorerez peut-être."

Des commandants de l'armée américaine ont reconnu qu'en dépit de la présence de 70.000 soldats intégrés dans les rangs de l'Otan ou de l'opération américaine Enduring Freedom (Liberté immuable), la coalition occidentale n'était pas en train de remporter la guerre.

"Nous ne tuerons ou ne capturerons pas suffisamment de méchants pour briser la volonté de la totalité des groupes insurgés", a dit le général McKiernan. "Au final, ce sera à la population de décider si elle veut une issue différente en Afghanistan. Ce sera une issue politique."

Reuters

19 11

Version française Henri-Pierre André



3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Karzai

16.11

Karzaï, a affirmé hier qu’il ferait « tout ce qui est en son pouvoir » pour protéger le mollah Omar, chef des talibans, en échange de la paix. « Si j’apprends que le mollah Omar désire négocier la paix, en tant que président de l’Afghanistan, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour le protéger », a assuré M. Karzaï. Il a souligné qu’il agirait ainsi même si la communauté internationale s’opposait à sa décision..
« Mais nous n’en sommes pas là. Pour le moment, je n’ai pas encore entendu les chefs des talibans proclamer leur désir de ramener la paix en Afghanistan. Ils doivent prouver leur bonne foi », a nuancé M. Karzaï.
Mais les talibans posent comme condition préalable à toute négociation le départ des troupes étrangères.

Des responsables afghans ont rencontré début octobre à La Mecque, en Arabie saoudite, d’anciens membres du régime des talibans, marquant une première ébauche de négociations à haut niveau entre les deux parties. .

Karzaï avait offert dimanche d'assurer la sécurité du mollah Omar si il acceptait de négocier, ajoutant que les Etats-Unis et leurs alliés pouvaient quitter le pays ou le chasser s'ils n'étaient pas d'accord. 

afp

16-11-2008

Le président afghan Hamid Karzaï a affirmé dimanche que la sécurité du mollah Mohammad Omar, le chef des taliban qui vit dans la clandestinité depuis sept ans, serait assurée si ce dernier acceptait de négocier avec le gouvernement de Kaboul.
Dans le cas où les alliés occidentaux ne seraient pas d'accord, Karzaï s'est dit prêt à mettre son mandat dans la balance.
"Si j'apprends qu'il (le mollah Omar) est prêt à venir en Afghanistan et à négocier la paix  moi, en tant que président de l'Afghanistan, je lui assurerai toute la protection possible", a dit le chef de l'Etat.
"Et si je dis que la protection du mollah Omar doit être garantie, la communauté internationale, si elle n'est pas d'accord, n'a que deux choix à faire - me chasser de mon poste ou me laisser partir", a-t-il souligné.

Reuters

Les grandes manœuvres
Les résistants  refusent de discuter avec le gouvernement tant que des forces étrangères sont en Afghanistan, une condition jugée inacceptable par Karzaï.



b) Les occupants 

1) Usa

Bush 

Occupation de l'Afghanistan

17.11

Les États-Unis, qui ont indiqué fin octobre qu’ils ne croyaient pas que « le mollah Omar soit quelqu’un avec lequel on se réconcilie ». « Le mollah Omar a le sang de milliers d’Américains sur les mains, au vu du soutien qu’il a apporté à Oussama Ben Laden », le dirigeant d’el-Qaëda, avait déclaré le 29 octobre le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell. Le président afghan a cependant rappelé que les négociations n’étaient pas encore entamées. 

 Négocier avec les talibans

Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, ainsi que le général David Petraeus, chef des troupes US dans les guerres d’Irak et d’Afghanistan, se sont aussi prononcés pour l’ouverture d’un dialogue avec les talibans.

 

Karzaï avait offert dimanche d'assurer la sécurité du mollah Omar si il acceptait de négocier, ajoutant que les Etats-Unis et leurs alliés pouvaient quitter le pays ou le chasser s'ils n'étaient pas d'accord. 

afp


Sur le terrain

La Maison Blanche dit ne voir aucun signe de bonne volonté du mollah Omar

et d’une grande partie des talibans afghans qu’il dirige, après une offre de réconciliation du président Karzaï.

Karzaï a affirmé dimanche qu’il ferait "tout ce qui est en son pouvoir" pour protéger le mollah Omar en échange de la paix. Ce qui n'est pas du goût du gouvernement américain.

"Nous ne voyons aucune indication de la part du mollah Omar qu’il soit prêt à renoncer à la violence, à rompre tous les liens avec Al-Qaïda et à soutenir le gouvernement et la constitution d’Afghanistan", a dit un porte-parole de la Maison Blanche, Gordon Johndroe.

"Personne n’a de nouvelle du mollah Omar depuis un moment et, vu les agressions comme celle perpétrée la semaine passée par des talibans qui ont aspergé d’acide des jeunes filles se rendant à l’école, nombre d’entre eux ne semblent pas disposés à négocier", a dit M. Johndroe.

M. Johndroe a envisagé un accomodement avec une partie des talibans en disant espérer que "les talibans avec lesquels on peut se réconcilier déposeront les armes et décideront de jouer un rôle productif dans la société afghane". Mais "il faut constater avec tristesse qu’ils continuent à s’en prendre régulièrement à des civils innocents et aux forces de la coalition", a-t-il dit.

Le président afghan a affirmé dimanche qu’il ferait "tout ce qui est en son pouvoir" pour protéger le mollah Omar en échange de la paix. Il a signifié qu’il passerait même outre à une éventuelle opposition internationale s’il le fallait.

Interrogé à ce propos, M. Johndroe a répondu: "Nous avons de bonnes relations avec le gouvernement afghan. Le président Karzaï est résolu à faire de l’Afghanistan une démocratie sûre et stable et nous devons continuer, ainsi que la communauté internationale, à lui montrer notre soutien".

http://www.24heures.ch/actu/monde/maison-blanche-dit-ne-voir-signe-bonne-volonte-mollah-omar-2008-11-17

 



d) Extension des guerres ?

Pakistan

Cinq morts dans un nouveau tir de missile

Au moins cinq personnes, dont deux combattants étrangers, ont été tués mercredi par un nouveau missile apparemment américain non loin des zones tribales du nord-ouest du Pakistan où opèrent les talibans et Al-Qaïda, selon les services de sécurité pakistanais.

"La frappe aérienne a détruit la maison d'un membre d'une tribu locale, Sakhi Mohammad, dans le district de Bannu", près de la frontière afghane, a déclaré à l'AFP un haut responsable de l'armée, sous couvert de l'anonymat. Il a précisé que le missile avait été tiré par un avion sans pilote drone US.

Selon des responsables des forces de sécurité, c'était la première fois mercredi qu'un missile américain s'abattait hors des zones tribales. Le district de Bannu, dans la Province de la Frontière du Nord-Ouest (NWFP) est situé à quelque 250 km au sud-ouest d'Islamabad. La ville-garnison de Bannu est cependant très proche du district tribal du Waziristan du Nord, un des bastions des talibans pakistanais.

Un officier de police de Bannu, Alam Sheerani, a confirmé à l'AFP l'attaque par un drone américain, mais n'était pas en mesure de dire combien il avait fait de victimes.

Le missile a également blessé au moins sept personnes, selon des responsables administratifs locaux.

(AFP / 19 novembre)



4 Lutte pour la libération du territoire.

Pertes déclarée des occupants.

US & Isaf

16 11

Les attaques ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de près de 70'000 soldats de deux forces multinationales, l'une de l'OTAN, l'autre sous commandement américain (Operation Enduring Freedom).

Au moins 1010 soldats des forces internationales emmenée par les Etats-Unis., en majorité US, ont été tués depuis fin 2001 par une coalition internationale

 (ats)

Le soir du 14/11

Au moins 2 soldats US ont été tués jeudi dans une attaque kamikaze sur la route entre Jalalabad et Torkham.

16 11

Un soldat de l'OTAN a été tué samedi dans l'explosion d'une bombe dans le sud de l'Afghanistan, a-t-on appris de source militaire.

L'ISAF, qui comprend des soldats de 40 nations, n'a révélé ni l'identité, ni la nationalité des tués...

(ats)
17.11

Deux attaques kamikazes  contre les forces internationales ont tué Un soldat de l’OTAN et deux civils afghans et blessé quatre soldats étrangers hier, au lendemain de la mort d’un soldat britannique dans une autre explosion.

 afp


Détails

Kaboul

15-11

La police afghane a annoncé que deux agents des services secrets et un policier ont été tués tard vendredi dans une attaque à la bombe qui a visé leur véhicule au sud de Kaboul.

Ils ont été frappés alors qu'ils étaient en intervention suite à une premiere attaque qui a fait trois blessé parmi des policiers, a précisé le commandant de police de la région, le général Zalmai Oryakhail.

AP

 


Province de Farah (sud-ouest),

17.11

Un mollah, qui condamnait régulièrement les attaques de la résistance dans ses prêches, a été enlevé et exécuté dans l’ouest du district d’Anar Dara, dans la province de Farah, a annoncé un responsable de la province, Said Mukhtar Rahib.

afp

 


Province de Paktiâ (sud-est)

15-11

Plusieurs résistants ont tiré sur les soldats de la coalition durant une opération contre les résistants menée vendredi. Les soldats ont tiré à leur tour, tuant leurs agresseurs (10) et détruisant une cache d'armes, ajoute le communiqué.

 



4-1 L'Afghanistan en chiffre 

Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 :  "Force combinée 82"


 

Civils tués                                                           :   12.546 (Voir Dufour-n°196)

Civils blessés                                                     : ? +  2.469 (chiffres trop bas) 


Résistants  tués :                                               : ?  +  7.123

Résistant blessés                                               :?  +  1.647  (chiffres trop bas)

Résistances arrêtés :                                           : 23.000 prisonniers


Militaires occupants et milice privés occupante tués : 1.420

Militaires et milice privés occupante blessés    : ?   + 13.527

Suicides                                                           : ?  plus de 1500 tentatives   150.000 souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure

 

CIA tués :                                                         :          4


Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 4.805

Soldats gouvernementaux blessés                     : ?  + 4.249 (chiffre trop bas)


Collabo   tués                                                      :   1..335

Collabo   blessés                                               :?  + 850 (chiffre trop bas)

Collaborateurs disparus                                       : ?  +   3 


 


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux



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n° 217 - journal de l'Afghanistan - Suite- : 13 -11 au 18/11/08 - Les Escadrons De La Mort Utilisés Pour Etablir La 'Démocratie'

n° 217 - journal de l'Afghanistan - Suite- : 13 -11 au 18/11/08 - Les Escadrons De La Mort Utilisés Pour Etablir La 'Démocratie'.


journal de l'Afghanistan n° 216 -   - du 06-11 au13-11

Par M.Lemaire                                                                                 



Sommaire.                    -  Suite -

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Le courrier électronique est-il discret ou non ?

7 Dossiers

7-1 7 ans après, Ben Laden, ses bons et loyaux services.

7-2 Obamania Antidote : Obama Est Un Faucon, Dans La Grande Tradition Américaine.

7-3 Commentaire de Mireille Delamarre sous forme de citations.

7-4 : Les Escadrons De La Mort Utilisés Pour Etablir La 'Démocratie', Comme En Irak, Un Héritage Auquel Obama Ne Va Pas Renoncer.

7-5 Guantanamo : Les dossiers

1 Barack Obama confirme ses promesses sur Guantanamo et l'Irak


6 La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

6-1 Le courrier électronique est-il discret ou non ?
Jacques Henno : Non. Tout courrier électronique qui circule sur Internet peut être intercepté par des tiers qui le veulent. On estime par
exemple que la majorité du courrier électronique échangé dans le monde transite par les Etats-Unis. On est à peu près sûr que la NSA  (National Security Agency), l'agence de surveillance électronique américaine, intercepte les courriers électroniques qui transitent par les Etats-Unis.
Jacques Henno, journaliste nouvelles technologies, auteur de "Tous fichés" ,



8 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1 7 ans après, Ben Laden, ses bons et loyaux services.

L’anniversaire de la chute des trois tours du World Trade Center, les deux jumelles qui ont été heurtées par des avions de la compagnie American Airlines  et la troisième n’ayant reçu aucun choc apparent mais qui a eu aussi l’exquise courtoisie de s’effondrer sur elle-même plusieurs heures après ses  voisines par solidarité sans doute, a été fêtée par le Général Petraeus de manière originale.
Petraeus a été nommé à son poste en février 2007 et avait bénéficié d’un supplément de 30 000 soldats portant leur total à plus de 146 000 pour pacifier l’Irak.

Lors d’un entretien accordé à la BBC pour son émission  Newsnight, il a déclaré (avoué) qu’il ne savait pas s’il sera jamais opportun ou licite de déclarer la victoire pour la ‘guerre’ menée en Irak par les US(a). À la veille de quitter son commandement local et de rejoindre la Central Command, cela signe ce que tout le monde sait, à savoir l’ « ingagnabilité » de cette agression coloniale et sans doute aussi les intentions pour les US(a) de rester à demeure pour une durée non déterminée donc si indéfinie qu’elle en serait infinie.
Rien ne permet de croire que ce qui sert de décideur politique actuel ou à venir qu’il soit Obamamaniaque ou Palinomaniaque, tous deux bénéficient de prébendes issues des mêmes sources financières, introduira une quelconque modification au programme économico-militaire étasunien.
En Irak, des Escadrons de la Mort opèrent sous des bannières variées, ethniques ou claniques.  L’arrestation de dizaine d’agents du Mossad à Kirkouk récemment confirme l’intervention de services spéciaux dans la perpétuation des tensions. En particulier, tout ce qui ressemble de près ou de loin à un intellectuel est exterminé. Ce n’est pas sans rappeler la manière et l’art consommé avec lesquels l’intellingentsia algérienne s’est faite décimer ces vingt dernières années.
Le petit retrait de 8000 soldats d’Irak décidé par Bush la semaine dernière dont 4500 iront en Afghanistan ne changera rien. L’amiral Mullen venu témoigner le 10 septembre devant une commission du Congrès a réitéré que la stratégie utilisée en Afghanistan n’est pas non plus efficiente. Ce ne sera pas avec davantage de temps ni davantage de troupes que la ‘victoire’ risque d’être assurée, mais plutôt en investissant massivement dans les infrastructures économiques.
The Guardian du 12 septembre révèle que Bush a signé l’ordre secret en juillet de monter des opérations de ‘contre-terrorisme’ en Pakistan. Les infiltrations de commandos étasuniens et britanniques appuyées par des hélicoptères ont commencé de donner des résultats, des dizaines et bientôt des centaines de civils tués au Pakistan.
M. 10%, le mari de feu Benazir Bhutto ira prendre ses ordres chez Gordon Brown la semaine prochaine. Le Premier ministre pakistanais Youssef Raza Gilani s’est joint aux protestations de l’ensemble de la population contre la présence d’armées étrangères sur le territoire national.
Le complexe militaro-industriel a toute chance d’être optimiste.
Une guerre de plus au Pakistan, et sans doute même une autre contre la Russie si l’on en croit la dame de l’Alaska chrétienne fervente mère d’une fille-mère qui reçoit, comme Bush,  des confidences  divines.
Pour la première fois de la courte histoire des US(a), le Pentagone n’a pu arbitrer une répartition de marché militaire et de façon patente. Robert Gates a annoncé officiellement qu’il léguait le dossier des
avions ravitailleurs à l’administration qui succédera au règne de Bush II. Il avait été attribué une première fois à Boeing sans véritable mise en concurrence avec les habituelles manœuvres de corruption à la clé. L’affaire fut dénoncée en 2003 en plein début de l’offensive d’abord euphorique contre l’Irak. Boeing a échappé à un procès en acceptant de payer une très lourde amende en 2006 qui a mis fin aux poursuites engagées contre l’avionneur. Il y a eu remise en jeu.  Lorsque le groupe Northrop Grumman associé à l’européen EADS a emporté récemment le contrat géant de 35 milliards de dollars pour fournir 139 appareils, l’équivalent de la  Cour des Comptes sur la demande de Boeing étasunienne aurait découvert des erreurs d’évaluation des coûts qui a conduit à son annulation.
Les retards au lancement du programme qui atteindront maintenant près d’une dizaine d’années mettent en péril les possibilités de projection de l’armée étasunienne tant les super-tanker ravitailleurs dépassent leur  âge de la retraite. L’aviation est à l’impérialisme étasunien ce que la flotte maritime a été pour le britannique en son temps, la rivalité entre les deux  firmes devient un obstacle sérieux qui paralyse un pouvoir politique plus que corrompu .
Les guerres extérieures ne seront sans doute pas comme pour les dernières élections de 2004 au programme des joutes entre les deux candidats, sinon de manière marginale.
L’industrie de la fabrication d’opinion vieille de plus d’un siècle forte de son expérience avec la presse écrite européenne d'abord et démultipliée depuis grâce aux scénaristes d’Hollywood et de la télévision répand la version d’un ‘génocide’ perpétré en Géorgie lors de la riposte russe à l’agression géorgeo-étasuno-israélienne sur l’Ossétie du Sud. Le total des victimes déplorées lors de cette guerre de CINQ jours, nous avons donc ici plus bref que l’offensive israélienne sur les pays arabes en 1967, est loin d’atteindre la centaine. L’Occident n’a pas poussé les mêmes lamentations indignées lorsqu’en une frappe unique, les US(a) ont assassiné du haut de leurs drones Predator  90 civils dont 60 enfants en Afghanistan car il est le seul génocidaire de l’histoire de l’humanité.

La nationalisation de Fannie Mae et Freddie Mac, c’est-à-dire le fait que le contribuable paiera lourdement les crédits d’autant plus profitables qu’ils ont été consentis à des clients peu solvables par les banques privées étasuniennes, n’a pas eu l’heur de soulever une quelconque protestation auprès des prétendants à la Maison Blanche. La garantie offerte par l’État fédéral aux achats des crédits par les deux entités sponsorisées par le gouvernement obligeait celui-ci à un contrôle de l’activité des deux GSE. Ce qu’il n’a pas pu faire sérieusement puisque Fannie comme Freddie ont été de bon contributeurs pour les campagnes électorales bushiennes.De pouvoir politique, point.Tout au plus des personnages avec un rôle écrit pour eux, qui intéresseront la foule des spectateurs le temps que le script est distrayant avec un goût de nouveauté, prisonniers de leurs commanditaires fabricant d’armes ou d’argent virtualiste. 

Convergence des Causes

CIA : Ben Laden est isolé et accaparé par sa survie…
Oussama ben Laden est très isolé et a été obligé de "consacrer beaucoup d'énergie à sa propre survie"," En fait, il semble être largement isolé des opérations au jour le jour de l'organisation qu'il dirige nommément", "Je peux vous assurer, même s'il y a eu des spéculations indiquant le contraire dans la presse, que la traque pour ben Laden est vraiment en tête de liste des priorités de la CIA",  a indiqué jeudi le directeur de la CIA Michael Hayden. Il a laissé ainsi entendre que le chef d'Al-Qaïda était encore en vie.
Il a laissé entendre que ben Laden se cacherait à la frontière afghano-pakistanaise, où selon lui Al-Qaïda s'est regroupé. M. Hayden a décrit "le grand défi de surveiller chaque kilomètre carré de cette
région dangereuse et inhospitalière".
La mort ou la capture d'Oussama ben Laden "aurait un impact important sur la confiance de ses adeptes, à la fois au coeur d'Al-Qaïda, mais aussi chez ces extrémistes non affiliés à travers le monde", a ajouté le patron de la CIA.
Traqué mais toujours introuvable, Oussama ben Laden, dont la tête est mise à prix pour 50 millions de dollars par les Etats-Unis, a conduit notamment à l'invasion de l'Afghanistan.
M. Hayden a par ailleurs affirmé que les principales menaces terroristes à l'encontre des Etats-Unis pouvaient toutes être retracées au zones tribales du Pakistan.
Il a également affirmé qu'Al-Qaïda s'était renforcé dans les zones tribales du Pakistan, et avait développé ses activités en Afrique du nord, Somalie et Yémen.
SDA-ATS News Service


7-2 Obamania Antidote : Obama Est Un Faucon, Dans La Grande Tradition Américaine.

"...Comprendre Obama comme président des Etats Unis, n'est pas possible sans comprendre les exigences d'un système de pouvoir toujours le même : c'est en fait un grand jeu médiatique..." Dans son dernier article pour The New Stateman, John Pilger revient sur l'histoire du parti ...

 

Dans son dernier article pour The New Stateman, John Pilger revient sur l'histoire du parti Démocrate et décrit sa tradition guerrière et expansioniste. Il y a peu de chance que Barak Obama ne la suive pas.
En 1941, l'editeur, Edward Dowling écrivait : " les deux plus grands obstacles à la Démocratie aux Etats Unis sont, premièrement, l'illusion trés répandue chez les pauvres que nous avons une Démocratie, et deuxièmement, la terreur chronique chez les riches qu'on en est une". Qu'est ce qui a changé ? La terreur des riches n'a jamais été aussi grande, et les pauvres ont transmis leur illusion à ceux qui croient que quand George. W . Bush finira finalement son mandat en Janvier, les nombreuses menaces qu'il fait courir au reste de l'humanité vont diminué.
L'election à venir ( cet article a été rédigé avant le résultat des élections, et est prémonitoire de ce qui va se passer ndlt) de Barak Obama qui selon un commentateur en extase " marque un moment véritablement excitant et historique dans l'histoire des US" est le produit d'une nouvelle illusion. En fait cela semble nouveau. Mais des moments historiques vraiment excitants ont été fabriqués lors de campagnes présidentielles US aussi loin que je puisse m'en souvenir, créant ce que l'on peut simplement décrire comme de la "merde" (bullshit) à grande échelle. La race, le sexe, l'apparence, le langage corporel, les épouses, les enfants, même les crises à dimension tragique (style la grand mère maternelle d'Obama meurt - est débranchée - la veille de l'élection ndlt), tout cela est manipulé par le marketing et la "fabrique d'image", maintenant magnifiée par la technologie "virtuelle". Grâce à un système collégial électoral non démocratique (ou, dans le cas de Bush, des machines à voter trafiquées) seuls ceux qui à la fois contrôlent et obéissent au système peuvenr gagner. C'est le cas depuis la véritable victoire historique et excitante d'Harry Truman, le Démocrate libéral, qu'on a dit être un homme humble issu du peuple, et qui a montré combien c'était un homme de poigne en rasant deux villes avec la bombe atomique

Comprendre Obama comme président des Etats Unis, n'est pas possible sans comprendre les exigences d'un système de pouvoir toujours le même : c'est en fait un grand jeu médiatique. Par exemple, depuis que j'ai comparé Obama à Robert Kennedy dans ces pages, il a fait deux déclarations importantes, dont les implications n'ont pas été autorisées à spolier les festivités. La première faite à la conférence d'AIPAC, le lobby sioniste, qui, comme l'a fait remarqué Ian Williams, " fera qu'on vous accusera d'anti sémitisme si vous citez sont propre site (AIPAC) sur son pouvoir". Obama a déjà offert sa genuflexion, mais le 4 juin il est allé plus loin. il a promis de soutenir " une Jérusalem indivisible" comme capitale d'Israël. Aucun gouvernement sur terre ne soutient l'annexion par Israël de tout Jerusalem, y compris le régime de Bush qui reconnait la résolution de l'ONU désignant Jerusalem comme ville internationale.
Sa deuxième déclaration, largement ignorée, a été faite à Miami le 23 mai. S'adressant à la communauté d'expatriés cubains- qui depuis des années produit immanquablement des terroristes, des assassins, et des trafficants de drogue pour les administrations US - Obama a promis de continuer l'embargo qui paralyse Cuba depuis 47 ans, et qui a été déclaré illégal par l'ONU d'année en année.
De nouveau Obama est allé plus loin que Bush. Il a dit que les Etats Unis avaient "perdu l'Amérique Latine". Il a décrit les gouvernements démocratiquement élus du Venezuela, de la Bolivie, du Nicaragua comme des " vides" à combler. Il a soulevé le problème de l'influence iranienne en Amérique Latine, un non sens, et a approuvé le "droit de frapper les terroristes qui cherchent refuge dans des zones transfrontalières" de la Colombie. Traduit cela veut dire le "droit" pour un régime dont le président et les plus importants hommes poliques sont liés aux escadrons de la mort, d'envahir ses voisins de la part de Washington. Il a aussi approuvé l'initiative dite de Merida, qu'Amnesty International et d'autres ont condamnée pour que les US transplante la "solution colombienne" au Mexique. Il ne s'est pas arrêté là. "Nous devons de même faire pression plus au Sud" a-t-il dit. Même Bush n'avait pas dit cela.
Il est temps que les penseurs bien intentionnés grandissent politiquement et discutent du monde du pouvoir tel qu'il est et non pas tel qu'ils espèrent qu'il soit. Tout comme les candidats sérieux à la présidentielle, passés et présents, Obama est un faucon et un expansioniste. Il est issu d'une tradition Démocrate ininterrompue, comme les présidents guerriers, Truman, Kennedy, Johnson, Carter et Clinton l'ont prouvé. La différence d'Obama peut être c'est qu'il se sent un besoin encore plus grand de montrer combien il peut être dur. Même si la couleur de sa peau fait sortir à la fois supporters et racistes, pour le grand jeu du pouvoir cela ne compte pas. "Le véritable moment excitant et historique, dans l'histoire des US" n'aura lieu que quand ce jeu sera contesté
.
John Pilger

 12/06/08

 www.johnpilger.com -

John Pilger est journaliste et producteur de films.
Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org


7-3 Commentaire de Mireille Delamarre sous forme de citations.
"Ce n'est pas suffisant pour les journalistes de se voir comme de simples messagers sans comprendre les agendas cachés du message et des mythes qui l'entoure."John Pilger
"Ce que nous voyons c'est le plus haut degré de résignation et d'apathie et d'impuissance que j'ai jamais vu. Nous ne parlons pas de remue ménage, nous ne parlons pas d"espoir". Nous ne parlons pas de rhétorique. Nous ne parlons pas d'"Obama rock star". Nous parlons de la question qui est posée partout où je vais : que reste-t-il aux peuple américain en matière de décision si ce n'est sur ce qui les concerne personnellement et ce dans des circonstances de plus en plus restrictives d'année en année ? Et la réponse est rien. (Interview, RealNews.com, 4 Novembre http://therealnews.com/t/index.php?option=com_content&task=view&id=31&Itemid=74&jumival=2717).
L'image de marque politique de l'Amérique avec les desastres d'Irak et d'Afghanistan est mal en point, d'où la nécessité d'un "lifting", pour qu'elle renaisse, soit vendue et relancée, remise au goût du jour grâce à une nouvelle équipe.
Comme un dirigeant l'a écrit trés clairement dans le Times le 5 Novembre :
"La nation américaine refera le plein de confiance qu'elle a perdu ces derniers temps. Aux yeux du monde l'ardoise sera vierge et le prétexte, toujours fallacieux, pour l'anti américanisme n'aura plus lieu d'être" (http://www.timesonline.co.uk/tol/comment/leading_article/article5084156.ece)
Critiquer Obama, un métisse à la Maison Blanche, sera taxé de raciste.
Comme critiquer Israël, '"l'état juif" est taxé d'antisémitisme.

Samedi 15 Novembre 2008

http://www.planetenonviolence.org/Obama-Est-Un-Faucon,-Dans-La-Grande-Tradition-Americaine_a1725.html?preaction=nl&id=8073564&idnl=41681&

 


7-4 : Les Escadrons De La Mort Utilisés Pour Etablir La 'Démocratie', Comme En Irak, Un Héritage Auquel Obama Ne Va Pas Renoncer.

Comme en Irak, les escadrons de la mort, sont utilisés comme méthode de contre insurrection vantée par le Général Petraeus, l'homme d'Obama, qui va diriger l'intensification de la guerre en Afghanistan comme il l'a fait en Irak.

Pour les civils libéraux tendance faucon, le Gl Petraeus donne une image rassurante d'un Général qui pense. C'est difficile de se mettre dans la tête que les opérations des escadrons de la mort puissent être un élément vital de la doctrine de contre insurrection tant vantée par Petraeus. Pourtant, les escadrons de la mort continueront probablement à jouer un rôle central en Irak, en Afghanistan, et au Pakistan sous l'Administration Obama.
En 2003, le Général Petraeus commandait le 101st Airborne lors de l'invasion de l'Irak et s'est installé dans le gouvernorat de Ninive, et sa principale ville, Mossoul, dans le Nord Ouest de l'Irak pour l'occuper. Petraeus, fier de ses qualifications comme expert éclairé en contre insurrection, homme rationnel astucieux à l'aise avec les civils et la direction civile, a cultivé avec assiduité ses relations avec les médias de masse.
La présentation servile sur Wikipédia du Général Petraeus décrit la pacification de Mossoul sous son commandemant de cette façon : " A Mossoul, une ville d'environ 2 millions d'habitants, Petraeus et le 101 st ont employé des méthodes classiques de contre insurrection pour établir la sécurité et la stabilité, dont la conduite d'opérations ciblées cinétiques, utilisant la force judicieusement, redémarrant l'économie, construisant des forces de sécurité locales, organisant des élections pour la mairie cela quelques semaines après leur arrivée, supervisant un programme de travaux publics, réenvigorant le processus politique et lançant 4500 projets de reconstruction".
La préoccupation, principale de l'armée, tuer des personnes et détruire, est camouflée comme étant des "opérations ciblées cinétiques et utilisation judicieuse de la force". Les opérations militaires sont ainsi présentées comme des actes de police plutôt que des opérations de combat, seulement l'un des ingrédients importants de cette salade appétissante et nutritionnelle de propagande contre insurrectionnelle.
Ce type de verbiage est important. Aux Etats Unis, où il existe une puissante tendance à réhausser les opérations de guerre au rang d'activités admirables menées par des gens bien, dotés d'un bel esprit. Le Gl Petraeus satisfait un besoin important, spécialement pour ces liberaux responsables et pour l'Administration Obama à venir qui , j'imagine, sera remplie d'intellectuels et non pas de gens de types militaires grossiers et sanglants.
Car pour que les Etats Unis puissent supporter des opérations d'occupation et de contre insurrection/pacification en Irak et en Afghanistan qui peuvent se poursuivre au moins encore une decennie, le public a besoin de croire que l'occupation est une sorte de mélange d'opérations de New Deal et de Justice menées par un Superhéro, qui utilise le savoir faire et les valeurs des Américains pour améliorer continuellement le bien être économique et sécuritaire des peuples sous sa responsabilité. Cependant, dans la vie réelle, l'occupation et la contre insurrection sont un mauvais bizness dégradant et sanglant. Les commandants assignés en terre étrangère loin de chez eux, cherchant à protéger leurs propres forces n'utilisent pas toujours un scapel surgical pour extraire la tumeur de l'insurrection. Parfois on utilise un hachoir massacrant le patient et les passants en même temps. Et la décription adéquate des "activités ciblées cinétiques" c'est peut être " escadrons de la mort".
Selon le livre le plus récent de Bob Woodward, "The War Within " ("La Guerre De L'Intérieur"), les activités des escadrons de la mort en Irak sont l'un des éléments clés de la réduction de la violence sous le contrôle du Gl Petraeus, commandant de la force multinationale en Irak :
" A partir de la fin du printemps 3007, l'armée US et les agences de renseignement ont lancé toute une série d'opérations top secrètes qui leur a permis de localiser, cibler et tuer des individus clés dans des groupes comme Al Qaeda en Irak, l'insurrection sunnite et les milices shi'ites de renégats, ou de soit disant groupes de forces spéciales. Les opérations comprenaient certaines des techniques et informations top secrètes dans le gouvernement US. Des officiers de haut rang et des fonctionnaires de la Maison Blanche ont mis en garde contre le fait de publier des détails ou noms de code liés au programmes sensationnels affrmant que la publication des noms seuls pourraient menacer les opérations qui se sont montrées si bénéfiques en Irak. Résultat, des détails d'opérations spécifiques ont été omises dans ce rapport et dans "The War Within". Mais un certain nombre de sources faisant autorité disent que les activités clandestines ont un impact certain sur la violence et ont certainement été l'élément le plus important pour la réduire. Plusieurs ont dit que 85 à 90 % des opérations réussies et " le renseignement activable" étaient dues aux nouvelles sources, méthodes et opérations. Plusieurs autres ont dit que les chiffres ont été exagérés, mais ont reconnu qu'ils étaient significatifs. Le Lt Gl Stanley McChrystal, en charge du commandemant conjoint des opérations spéciales (JSOC) responsable de la poursuite d'Al Qaeda en Irak, a utilisé ce qu'il appelle la " guerre collaborative" utilisant simultanément tout outil à disposition, de l'interception de signaux au renseignement humain et autres méthodes, qui ont permis des opérations ultrarapides et même parfois simultanées. Interrogé lors d'une interview sur les avancées en matière de renseignement en Irak, le président Bush a donné une réponse simple : " JSOC est redoutable".
Il me semble que les " techniques et information les plus top secrètes dans le gouvernement américain" ont été utilisées en Irak pour combattre l'insurrection dés le début, et l'armée US a utilisé les écoutes téléphoniques, les pots de vin et l'armement intensif des locaux pour améliorer ses positions tactiques pour mener des raids des le premier jour.
Ce qui a rendu ces opérations spéciales particulièrement " redoutables" en 2007, c'est l'utilisation, coordination et organisation de ces "techniques et information" au service d'une stratégie unifiée et d'une politique pro active d'assassinats ciblés pour décapiter et perturber l'opposition à l'occupation. En d'autres termes, les escadrons de la mort. Les appeler " assassinats ciblés " ne les rend pas différents. Et "opérations spéciales" n'est qu'un euphémisme. Et je suppose qu'il nous faudrait prendre les paroles du Gl Petraeus pour argent comptant, que c'est une forme de contrôle et de processus approprié, que les personnes n'ont pas été tuées abusivement, à cause de ces escadrons de la mort, de ces informants avides et plein de ressentiment, que les opposants non violents à l'occupation n'ont pas été ciblés à cause de la doctrine de COIN, et que les "dommages collatéraux" étaient accidentels, évités quand c'était possible, et non pas utilisés comme un outil pour intimider la population locale et faire en sorte qu'elle se retourne contre les insurgés.
De toute façon nous devrons le croire sur parole en ce qui concerne l'Irak. En Afghanistan les choses sont quelque peu différentes. Cela va plutôt mal là bas, et le gouvernement Karzai veut souvent présenter sa propre version des opérations US.
Jeudi dernier, le Président Karzai a publiquement déploré une opération cinétique tactique mal ciblée qui a apparemment tué 40 personnes - - dont deux douzaine d'enfants - - lorsque des avions US ont accidentellement bombardé un mariage en essayant de toucher des Talibans qui s'enfuyaient à proximité. Et au Pakistan les choses sont pratiquement identiques. Tout le monde là bas hait ce que nous faisons, et les medias indépendants rapportent avec agressivité les opérations US, et le gouvernement fuit comme une passoire. Et au milieu de tout cela nous essayons de monter une campagne réussie d'opérations d'escadrons de la mort 1) tranfrontalières 2) à distance utilisant des drones et 3) en essayant de ne pas tuer trop de civils afin que le gouvernement pakistanais dont les protestations actuelles sont sans mordant, ne s'oppose pas aux incursions. Ce n'est peut être pas la recette du succès. Mais nous essayons certainement. Et le Gl Petreus est dans le coup.
Ces dernières semaines, les zones tribales à l'Ouest du Pakistan ont été soumises à des attaques infernales de drones Predator visant les dirigeants d'Al Qaeda et des Talibans. Selon le Washington Post, depuis Août il y a eu 18 attaques, qui ont tué plus de 100 personnes. L'article du Washington Post a de plus rapporté un élément interessant, qui pourrait éclairé ces " techniques et informations les plus top secrètes dans le gouvernement US" dans le contexte de l'attaque la plus recente qui a tué 19 personnes dans le Nord Waziristan.
Le Birgadier Gl Mahmood Shah, ancien chef de la sécurité du gouvernement pendant longtemps dans les zones tribales a dit que les attaques de missiles sont devenues bien plus précises, et certains en ont déduit que des membres des tribus locales fournissaient une meilleure information à l'armée US sur les cibles potentielles. Shah a dit que les rumeurs sur d'éventuels espions au sein des tribus nourrissaient la paranoia sur d'éventuelles petits appareils d'espionnage déployés dans les villages locaux. Appelés "patri" par les locaux dans la langue dominante Pashtou, les membres des tribus ont pris l'habitude recemment de balayer en permanence à proximité de leurs maisons pour enlever ces appareils, a-t-il dit. "Ils ne s'assoient plus dans leurs cours car ils craignent qu'un de ces missiles ne les frappent" a dit Shah. " Ces gens ont leur propres inimitiés entre eux donc ils craignent que certains jettent l'un de ces appareils miniatures dans les maisons de leurs ennemis".
Les résultats de l'attaque de jeudi, selon un officier des renseignements pakistanais anonyme : 4 combattants étrangers tués sur 19 morts au total (le Washington Post a titré un chiffre plus confortable mais non vérifié de 12 personnes tuées lors de l'attaque, offrant un ratio de dommage collatéral plus acceptable de 3:1). Et le Pakistan peut s'attendre à la même chose, d'après les dires du chef de CENTCOM qui vient d'entrer en fonction, le Gl Petraeus, qui était juste à Islamabad ( aussi selon l'article du Washington Post) : " Le Gl US David H. Petraeus a dit lors de sa visite cette semaine dans la capitale pakistanaise d'Islamabad qu'il tiendrait compte des inquiétudes du gouvernement pakistanais concernant les attaques transfrontalières. Mais lors d'une visite ultérieure cette semaine en Afghanistan, Petraeus a vanté le succés de telles attaques pour éliminer le haut commandement des Talibans. Il n'a fait aucune promesse formelle de mettre fin aux attaques de missiles."
Lors d'une interview avec l'AP en Afghanistan reprise par le Daily Times du Pakistan, le detecteur d'ironie du Gl Petraeus était peut être débranché quand il a dit que : " se confronter aux extrémistes qui ont transformé ce qui était des zones relativement pacifiques en bastions pour des individus qui ... croient qu'ils ont le droit de faire exploser d'autres gens qui ne perçoivent pas le monde de la même manière qu'eux."
Les escadrons de la mort sont inséparables de la contre insurrection. Si nous restons en Irak et en Afghanistan (et si nous étendons le combat au Pakistan) nous devrions nous y faire. Et nous ne devrions pas laissé le Gl Petraeus - - ou sa volonté de nous distraire avec des fables de contre insurrection pour toucher les esprits et les coeurs - - servir de rempart entre nous et la vérité.

PS : Sarkozy a décidé de renvoyer en Afghanistan des "forces spéciales" que Chirac avaient retirées. La France étant connue pour avoir lancer la "mode des escadrons de la mort" pendant la guerre d'Algérie, ces "forces spéciales" ont-elles intégré les escadrons de la mort sous commandement US ?
Peter Lee 

10/11/08
www.counterpunch.org/lee11102008.html
Peter Lee est un homme d'affaires qui a passé 30 ans à observer, analyser et écrire sur l'Asie. peterlee-2000@yahoo
Titre 1, Introduction et Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

http://www.planetenonviolence.org/Afghanistan-Les-Escadrons-De-La-Mort-Utilises-Pour-Etablir-La-Democratie-,-Comme-En-Irak,-Un-Heritage-Auquel-Obama-Ne-Va_a1724.html?preaction=nl&id=8073564&idnl=41681&


7-5 Guantanamo : Les dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1 Barack Obama confirme ses promesses sur Guantanamo et l'Irak.
Barack Obama a confirmé ses promesses de campagne de fermer la prison de Guantanamo et de retirer les troupes américaines d'Irak. Il a assuré par ailleurs que son administration allait s'employer à éviter une aggravation de la crise économique.
"J'ai dit plusieurs fois que je voulais fermer Guantanamo, et je vais m'y tenir", a déclaré M. Obama lors de son premier entretien télévisé dans l'émission "60 minutes" sur la chaîne CBS depuis son élection le 4 novembre.
Le prochain président a promis plusieurs fois pendant sa campagne de fermer le centre de détention situé à Cuba, symbole des excès de "la guerre contre le terrorisme" menée par George W. Bush et critiqué par la communauté internationale.
Ouvert début 2002 sur une base navale américaine située à Cuba, le centre de détention retient aujourd'hui 255 détenus sur les 800 qui y sont passés.
Concernant la guerre en Irak, qui a fait plus de 4000 morts dans les rangs de militaires américains depuis 2003, M. Obama a réitéré ses promesses: "J'ai dit au cours de la campagne, et je me suis tenu à cette position, que dès que je prendrai mes fonctions, j'appellerai l'état-major et les responsables de la sécurité nationale afin de lancer un plan de retrait de nos troupes".
M. Obama entend notamment libérer des soldats et du budget pour la guerre en Afghanistan, dont il a fait une priorité de sa politique étrangère.
Alors que la situation s'est améliorée sur le terrain en Irak depuis un an, M. Obama, qui s'était prononcé contre l'invasion de ce pays en 2003, veut retirer l'essentiel des troupes américaines en 16 mois, d'ici à l'été 2010. Le gouvernement irakien a approuvé dimanche un accord avec les Etats-Unis prévoyant un retrait d'ici à 2011.
Sur le volet économique, M. Obama a affirmé que son "travail comme président sera de (s')assurer que (l'administration) rétablisse la confiance" dans les marchés financiers, chez les consommateurs et dans les entreprises. Il a souligné l'importance de la lutte contre la récession, quitte à laisser s'aggraver le déficit budgétaire.
SDA-ATS News Service
http://www.edicom.ch/fr/news/international/barack-obama-confirme-ses-promesses-sur-guantanamo-et-l-irak_1188-5849050

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2356151&rubId=4077

17 novembre 2008 Edicom


 

n° 217 - journal de l'Afghanistan - Fin- : 13 -11 au 18/11/08 - Les Escadrons De La Mort Utilisés Pour Etablir La 'Démocratie'.

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n° 217 - journal de l'Afghanistan - Fin- : 13 -11 au 18/11/08 - Les Escadrons De La Mort Utilisés Pour Etablir La 'Démocratie'.


journal de l'Afghanistan n° 216 -  - du 06-11 au13-11

Par M.Lemaire                                                                                 



Sommaire.                    -  Suite -

8 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

8-1 Le Goncourt pour Atiq Rahimi, l’absurde pour les réfugiés afghans.

8-2 Jean-Pierre Alaux : Reprise des charters : la France sacrifie les Afghans.

8-3 Jean-Louis Bertrand : Obama : la fin de l'empire américain ?

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 Le gouvernement US est apparu pris à contre-pied par l'offre de Karzaï au mollah Omar.

9-2 La CIA trafique, les soldats trinquent;

10 Annexe

10-1 Nouvelles perspectives américaines (IV)



8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

8-1 Le Goncourt pour Atiq Rahimi, l’absurde pour les réfugiés afghans.

Pierre Henry est directeur général de l’ONG France terre d’asile. Il propose à Rue89 cette réaction, deux jours après l’annonce du prix Goncourt 2008, remis à l’écrivain Atiq Rahimi, Afghan réfugié en France dans les années 80, tandis que les associations s’inquiètent d’une possible reprise des expulsions de migrants venus d’Afghanistan.

“A tous les repas pris en commun, nous invitons la liberté à s’asseoir. La place demeure vide mais le couvert reste mis.” En pensant aux populations qui transitent sur le sol français en provenance notamment d’Afghanistan, d’Irak ou d’Iran, me revient à l’esprit cette phrase de René Char.

Mais gardons la mesure, n’est pas résistant qui veut, et remplaçons simplement le mot liberté par celui d’espoir. Depuis près de dix ans à Calais, mais aussi dans la plupart des ports du littoral de la Manche et de la mer du Nord, l’espoir a pris la forme de l’Angleterre pour des dizaines de milliers de personnes. Contre l’évidence, mais c’est ainsi!

"A tous les repas pris en commun, nous invitons la liberté à s’asseoir. La place demeure vide mais le couvert reste mis." En pensant aux populations qui transitent sur le sol français en provenance notamment d’Afghanistan, d’Irak ou d’Iran, me revient à l’esprit cette phrase de René Char.

Mais gardons la mesure, n’est pas résistant qui veut, et remplaçons simplement le mot liberté par celui d’espoir. Depuis près de dix ans à Calais, mais aussi dans la plupart des ports du littoral de la Manche et de la mer du Nord, l’espoir a pris la forme de l’Angleterre pour des dizaines de milliers de personnes. Contre l’évidence, mais c’est ainsi!

Avec la fermeture de Sangatte, l'aventure atomisée

L’aventure fut bien visible durant trois ans avec la création du centre de Sangatte en 1999, puis dispersée, éclatée, atomisée à partir de sa fermeture en 2002. La politique de la gamelle et du dortoir n’était pas acceptable. La satellisation et la répression de ces populations le sont encore moins aujourd’hui. Ubu règne en maître au pays des Lumières. Kafka est requis pour définir la politique européenne de l’accueil et de la protection de ces populations.

L’Angleterre n’est pas dans l’espace Schengen, mais a signé la convention de Dublin. C’est ainsi que l’Ile se protège. Alors, chaque nuit, la police française fait le ménage aux abords des ports pour le compte de ses voisins. Tous les moyens de dissuasion sont employés dans la plus pure incohérence. Les migrants, après de multiples séjours en garde à vue ou en centre de rétention, errent toujours sur le sol français, à Paris ou à Calais, sans titre ni droit.

En pleine criminalisation des bénévoles et soutiens

Ceux qui offrent leur soutien, bénévoles ou membres d’associations, sont parfois inquiétés par la justice pour "complicité d’aide au séjour irrégulier" ou simplement comme dans un cas récent pour "générosité mal placée". Le retour de la lettre de cachet n’est pas loin…

L’Angleterre et la France mènent une politique de dissuasion coûteuse, indigne, inefficace. Un responsable de la politique d’immigration, haut fonctionnaire, me confiait récemment sa solution: "Qu’ils changent de pays". Bien sûr, quelle bonne idée. Pour aller où?

A titre de seul exemple, rappelons que l’Afghanistan, pays déchiré par vingt ans de guerre et de conflits ethniques, accuse aujourd’hui une espérance de vie moyenne parmi les plus basses du monde: 44 ans.

Sept millions d’Afghans dépendent du Programme alimentaire mondial (PAM). 50% de la population a moins de 14 ans. Malgré la présence de l’Otan et de ses 30 000 hommes, la moitié du pays reste aux mains des Talibans.

Est-il si étonnant que l’opération "Liberté immuable", déclenchée après les attentats terroristes contre les tours jumelles, ait fait naître l’espoir d’une vie meilleure… ailleurs? Ces migrations ne cesseront plus.

Le phénomène est certes complexe et ne saurait supporter la naïveté. Mais l’Europe se doit d’y répondre dans le respect des conventions qu’elle brandit à la face du monde, sous peine d’être considérée comme faussaire.

Et pourtant, Atiq Rahimi réclame que la France accueille les Afghans !

Dans ce contexte, le témoignage d’Atiq Rahimi, prix Goncourt 2008, recommandant l’accueil des Afghans se trouvant sur le territoire français, prend tout son sens. Il ajoute cette très belle phrase "la langue d’adoption, c’est la langue de la liberté".

Puisse-t-elle résonner sous les lambris des palais de la République. Puisse-t-elle faire réfléchir les organisateurs de la conférence de Vichy en leur rappelant que, pour une intégration réussie, il est nécessaire que la société d’accueil manifeste toute sa volonté et en dégage les moyens.

Tierno Monénembo, prix Renaudot, et Atiq Rahimi expriment d’abord le talent, la réussite individuelle. Ils sont aussi la récompense visible de ce droit d’asile qui est l’honneur de nos démocraties. Ils plaident pour tous les anonymes qui font souche sans faire de bruit à nos côtés.

http://www.rue89.com/2008/11/13/le-goncourt-pour-atiq-rahimi-labsurde-pour-les-refugies-afghans


8-2 Jean-Pierre Alaux : Reprise des charters : la France sacrifie les Afghans.

Après la Cimade, qui a commencé cette semaine à alerter les rédactions de la reprise des charters à destination de Kaboul, c'est au tour du Gisti, le Groupe d'information et de soutien des immigrés, de réagir contre les expulsions d'Afghans.

Combien des jeunes Afghans que la France et la Grande-Bretagne s'apprêtent à expulser par "charters" vont-ils mourir? Quand succomberont-ils et comment? Telles sont les questions incontournables qui se posent à quelques jours du décollage, en direction de Kaboul, du premier "vol groupé" franco-anglais depuis 2005.

Officiellement informé de l'imminence de l'opération, le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a discrètement manifesté des réticences dans son langage châtié habituel:

"Les personnes ayant besoin d'une protection internationale au titre du statut de réfugié de la Convention de Genève de 1951 ou d'autres formes de protection complémentaire ne devraient pas être expulsés vers l'Afghanistan."

Près de Calais, des rafles sélectives

Qu'à cela ne tienne: dans le Calaisis, les rafles sélectives d'Afghans ont été déclenchées. Rapidement vidé de ses autres occupants, le centre de rétention de Coquelles a soudain "accueilli" une soixantaine d'Afghans qui ne se doutent encore de rien. C'est que l'affrètement d'un "charter" coûte cher et que, pour rentabiliser son "investissement", le ministère français de l'Immigration veille à remplir l'appareil.

A ce souci de la gestion des deniers publics, s'en ajoute un autre -contradictoire: celui du respect apparent du droit international qui interdit les "expulsions collectives".

Comme d'ordinaire en pareilles circonstances, Brice Hortefeux s'efforce donc de maquiller à l'aveuglette l'illégalité à coups d'autant de décisions individuelles stéréotypées d'éloignement qu'il y a des sièges disponibles dans l'avion. En bon Etat de droit d'opérette, la France se doit de sauver... les apparences.

Massacrés au pays après avoir été expulsés d'Australie

Les apparences peut-être. Certainement pas tous les jeunes Afghans du voyage, dont on ne saura pas de quoi quelques-uns vont inévitablement mourir. Seront-ils abattus, voire décapités, comme, il y a un mois, le furent plusieurs expulsés par l'Australie?

S'ajouteront-ils à la liste des 1 445 civils afghans tués depuis le début de l'année 2008, selon le dernier décompte de l'ONU qui relève la multiplication par six du nombre des victimes non combattantes en Afghanistan au cours des derniers mois?

Ou bien vont-ils tout simplement mourir de faim dans un pays sur lequel diverses institutions internationales ont récemment émis des alertes à la famine passées inaperçues, par exemple l'USAID, selon laquelle, dans 15 des 34 provinces d'Afghanistan, la pénurie alimentaire fait craindre un hiver meurtrier, tandis qu'elle serait "moyenne" dans huit autres, y compris Kaboul ?

De ces condamnations à mort, le gouvernement français se moque. Pour lui, le principal est ailleurs. Sept ans après la fermeture, en décembre 2002, du camp de Sangatte décidée par le ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy, il faut à tout prix tenter encore de nettoyer le Calaisis des centaines d'exilés, parmi lesquels beaucoup d'Afghans, qui continuent à essayer d'y survivre, cachés dans leurs "jungles".

Par leur présence, ils narguent les autorités françaises qui avaient imprudemment annoncé que la fin du camp entraînerait leur disparition. Sauver la face au prix de quelques vies afghanes? Qu'à cela ne tienne...

Sans parler de toutes les bavures des troupes étrangères entraînant la mort de civils innocents.

Renvoyer des réfugiés dans cet enfer est tout simplement criminel.

Jean-Pierre Alaux

06/11/2008 |

Jean-Pierre Alaux est permanent au Gisti.

Et co-auteur des ouvrages "Immigration: fantasmes et réalités", la Découverte, 2008 et de "Egalité sans frontière: les immigrés ne sont pas une marchandise", Syllepse, 2001.

http://www.rue89.com/2008/11/06/reprise-des-charters-la-france-sacrifie-les-afghans


8-3 Jean-Louis Bertrand : Obama : la fin de l'empire américain ?

C'était l'autre soir le thème d' un débat sur la chaîne nationale de télévision France 3.

Il est suffisamment rare qu' un débat intelligent ait lieu a la télévision pour que cela mérite d' être signalé. Ceci étant nous avons droit à un raz de marée médiatique " il est beau fort, intelligent, et noir de surcroît". La machine a créer des illusions est en marche. Et cela fonctionne : on voit de brave gens s'exclamer "Nous avons gagné". Si cette émotion du moment est compréhensible, ce recul apparent du racisme aux États-unis n' est jamais que l' officialisation de l' intégration de la bourgeoisie Afro-Américaine dans la classe dominante Étasunienne.

C' est bien connu les promesses électorales n' engagent que ceux qui y croient.

Les déceptions vont être rapide et brutale. Comment imaginer un instant qu'un président dont l' élection n' a pas été décidé en dernière analyse par les électeurs mais par le complexe militaro industriel a coup de centaines de millions de dollars, aille piocher dans les poches de ses bienfaiteurs pour permettre a ceux qui n' ont pas droit à la santé d' y accéder par exemple.

A mon sens l'impérialisme américain n' a pas de stratégie de rechange : continuer a vivre au crochet du monde ou disparaître. Les ambiguïtés du discours du nouveau président, ses votes précédents sur l' essentiel des dossiers - celui de la crise financière entre autres avec le rachat forcené des créances pourries - sont significatifs. Certes il y aura des tentatives pour rendre la potion plus agréable, un discours moins évangéliste crétin, en bref le gourdin sera masqué par le sourire, l'absurdité fondamentale du projet qui conduira a terme les États-Unis à la ruine sera masqué derrière un discours ou l' on entendra les mots démocratie, droits de l' homme.

Les progressistes américains ont certes un grand rôle a jouer dans la mise en échec de cette stratégie destructrice, cependant il est de la responsabilité des peuples du monde de créer par leur action les conditions pour que sa mise en oeuvre se heurte a des obstacles insurmontables et dans ce domaine les peuples d' Amérique du Sud nous montrent la voie.
Il faut souhaiter que les communistes francais soient a l'initiative, du rassemblement necessaire pour mettre en échec l' impérialisme francais, et du développement des solidarités internationales indispensables.

Jean-Louis Bertrand

 14 novembre 2008 Edicom



9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

9-1 Le gouvernement US est apparu pris à contre-pied par l'offre de Karzaï au mollah Omar.

Le gouvernement US est apparu lundi placé en porte-à-faux par l'offre de réconciliation faite par le président afghan Hamid Karzaï au mollah Omar, que les Etats-Unis paieraient cher pour tenir, mort ou vif.

L'administration Bush s'est gardée de dire si elle pourrait accepter un arrangement avec l'un des hommes qu'elle recherche le plus au monde.

Une telle acceptation constituerait un revirement considérable puisque le Pentagone disait tout récemment encore qu'on ne se réconciliait pas avec un homme qui a "le sang de milliers d'Américains sur les mains".

Le rejet explicite d'une telle éventualité mettrait cependant le gouvernement américain en contradiction flagrante avec un de ses principaux alliés, le président afghan, à un moment où la situation afghane est déjà très précaire.

L'administration Bush s'est ainsi contentée de dire lundi que, si elle était ouverte à la réconciliation entre le gouvernement afghan et certains talibans amendables, la chose paraissait difficilement concevable en ce moment avec le mollah Omar.

Et le chef d'état-major interarmées, l'amiral Michael Mullen, a fait clairement la distinction entre les talibans avec lesquels une réconciliation serait un jour possible et ceux avec lesquels elle ne le serait jamais.

"Nous soutenons Hamid Karzaï", a dit la porte-parole de Bush, Dana Perino.

"Mais ce que nous avons vu de la part des talibans et du mollah Omar, dont nous n'avons plus de nouvelles depuis un moment, c'est un refus de renoncer à la violence", a-t-elle dit.

Le président afghan a affirmé dimanche qu'il ferait "tout ce qui est en son pouvoir" pour protéger le mollah Omar en échange de la paix.

Il a signifié qu'il passerait même outre à une éventuelle opposition internationale s'il le fallait.

Les Américains sont "sceptiques quant aux intentions ultimes des talibans", a dit Mme Perino, et ont bien l'intention de continuer à les mettre sous pression.

"Nous reconnaissons qu'à un moment donné, il peut se trouver certains talibans pour vouloir la réconciliation et renoncer à la violence", a-t-elle dit.

"Mais nous ne pensons tout simplement pas que ce soit envisageable en ce moment", a-t-elle dit.

"Je pense que dans ces insurrections (...), il existe un groupe de réconciliables et un groupe d'irréconciliables", a dit devant la presse le chef d'état-major. Ses propos semblaient faire écho à ceux tenus au Pentagone le 29 octobre, avec une sourdine diplomatique étant donné le risque de contredire publiquement le président afghan.

"En tant que gouvernement, nous ne croyons pas que le mollah Omar soit quelqu'un avec lequel on se réconcilie", avait dit le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell.

"Le mollah Omar a le sang de milliers d'Américains sur les mains, au vu du soutien qu'il a apporté à Oussama Ben Laden", avait-il dit.

En fuite depuis 2001, l'énigmatique mollah Omar, dont il existe très peu de photos, est le chef des Talibans qui ont dirigé l'Afghanistan de 1996 à fin 2001.

Les Etats-Unis lui reprochent d'avoir donné refuge à Oussama Ben Laden, puis d'avoir refusé de le livrer après les attentats du 11-Septembre. Quant à l'éventualité qu'un haut responsable des talibans bénéficie un jour de la protection américaine, "c'est vraiment difficile à imaginer, vu d'ici, aujourd'hui", a dit le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack

18 11

AFP


9-2 La CIA trafique, les soldats trinquent

Après le 11 septembre 2001, Chirac et Jospin jugèrent qu’il était nécessaire d’intervenir aux cotés des USA en Afghanistan. Cette décision fut prise sous le coup de l’émotion provoquée par les attentats de New York et Washington. Une entrée en conflit peut se concevoir. Un transfert de troupes très loin du territoire national peut s’envisager mais il faut, non seulement, dans un état démocratique, avoir établi publiquement « les raisons » qui déterminent ces actions, mais aussi les rendre toujours plus transparentes pour les soumettre à la critique publique et garantir le droit d’investigation de chaque citoyen. Or, aujourd’hui en France, si un quidam quelconque s’inquiète de la cohérence ou de l’incohérence du déroulement des événements du 11/9, il devient immédiatement suspect de révisionnisme ou pire de négationnisme…

Il s’agit pourtant de la vie et de la mort de nos soldats mais aussi de la légalité d’un acte peu banal aux conséquences tragiques pour « les indigènes » : une guerre.
Concernant le 11/9 les grands esprits médiatiques de notre temps de BHL à PPDA en passant par Arditi ont établi une vérité religieuse, un dogme, un tabou : on ne cherche pas, on ne discute pas, on ne s’interroge pas sur « la vérité » assénée par l’État américain.

Les mêmes inconditionnels de l’État US s’étaient transformés en procureurs affirmant, durant la campagne d’attentats en Russie de 2003-2004 menée par les séparatistes tchétchènes, que c’étaient évidemment, sans contestation possible des agents du FSB qui en étaient les auteurs …Dans ce bas monde où l’enfer de Dante règne il ne faut s’étonner de rien mais leurs arguments étaient, pour le moins, péremptoires. Simplement, il s’agissait de la Russie et nous le savons, les russes sont des barbares. Pas l’État américain.
Racisme, superbe idiotie, haine maladive de l’éternelle Russie Orthodoxe.

Et pourtant ce sont ces mêmes russes qui les premiers ont mené une longue guerre qui a, plus sûrement, provoqué la fin de l’URSS que la chute du mur de Berlin.
Mais qui donc s’opposait aux russes en soutenant « les chefs de guerre » et leurs esclaves paysans cultivant le pavot, avec la bienveillance du Pakistan laissant des convois d’armes transiter par ses frontières sous la direction d’un certain Ben Laden ? L’État américain et leur si douce CIA.
Du passé croit-on ? Non.

Aujourd’hui, les USA et leur agence de « renseignement » sont toujours alliés aux « chefs de guerre » et leurs esclaves paysans cultivant le pavot avec la bienveillance du Pakistan laissant des convois d’armes et des produits chimiques « made in Pakistan » (pour transformer la jolie fleur en cocaïne) transiter par ses frontières sous la direction d’un certain … Michel Chossudovsky, professeur en économie politique à l’université d’Ottawa note : « L’héroïne est un commerce de plusieurs milliards de dollars supporté par des intérêts puissants, qui requiert un flux régulier et sécuritaire de la marchandise. Un des objectifs « cachés » de la guerre est justement de restaurer le trafic de la drogue, parrainé par la CIA, à ses niveaux historiques et d’exercer un contrôle direct sur les routes de la drogue.

En 2001, sous les Talibans, la production d’opiacés s’élevait à 185 tonnes, pour ensuite grimper à 3400 tonnes en 2002 sous le régime du président Hamid Karzai, marionnette des États-Unis.
Tout en soulignant la lutte patriotique de Karzai contre les Talibans, les médias omettent de mentionner qu’il a déjà collaboré avec ces derniers. Il a aussi déjà été à l’emploi d’une pétrolière des États-Unis, UNOCAL. En fait, depuis le milieu des années 1990, Hamid Karzai agissait comme consultant et lobbyiste pour UNOCAL dans ses négociations avec les Talibans.
Selon le journal saoudien Al-Watan, « Karzai était un agent en sous-main de la Central Intelligence Agency à partir des années 1980. Il collaborait avec la CIA en acheminant de l’aide américaine aux Talibans à partir de 1994, quand les Américains, secrètement et à travers les Pakistanais, supportaient les visées de pouvoir des Talibans. »

Il est pertinent de rappeler l’histoire du trafic de drogue dans le Croissant d’or, qui est intimement lié aux opérations clandestines de la CIA dans la région.

Avant la guerre soviético-afghane (1979-1989), la production d’opium en Afghanistan et au Pakistan était pratiquement inexistante. Selon Alfred McCoy, il n’y avait aucune production locale d’héroïne.

L’économie afghane de la drogue fut un projet minutieusement conçu par la CIA, avec l’assistance de la politique étrangère américaine.
Comme il a été révélé par les scandales Iran Contras et de la Banque de Commerce et de Crédit international (BCCI), les opérations clandestines de la CIA en support aux moudjahiddines avaient été financées à travers le blanchiment de l’argent de la drogue.

L’hebdomadaire Time révélait en 1991 que « parce que les États-Unis voulaient fournir aux rebelles moudjahiddines en Afghanistan des missiles Stinger et d’autres équipements militaires, ils avaient besoin de l’entière coopération du Pakistan. » À partir du milieu des années 1980, la présence de la CIA à Islamabad était une des plus importantes dans le monde. Un officier du renseignement américain avait confié au Time que les États-Unis fermaient alors volontairement les yeux sur le trafic de l’héroïne en Afghanistan.
L’étude d’Alfred McCoy confirme qu’en l’espace de deux ans après le déclenchement des opérations clandestines de la CIA en Afghanistan, en 1979, « les régions frontalières entre le Pakistan et l’Afghanistan devinrent la première source mondiale d’héroïne, fournissant 60 % de la demande américaine. »

Selon McCoy, ce trafic de drogue était contrôlé en sous-main par la CIA. Au fur et à mesure que les moudjahiddines gagnaient du terrain en Afghanistan, ils ordonnaient aux paysans de planter de l’opium comme une taxe révolutionnaire. À cette époque, les autorités américaines refusèrent d’enquêter sur plusieurs cas de trafic de drogue par leurs alliés afghans. En 1995, l’ancien directeur des opérations de la CIA en Afghanistan, Charles Cogan, a admis que la CIA avait en effet sacrifié la guerre contre la drogue à la Guerre froide.
Le recyclage de l’argent de la drogue par la CIA était utilisé pour financer les insurrections post-Guerre froide en Asie centrale et dans les Balkans, y compris Al QBCCIaeda.
Les revenus générés par le trafic de la drogue afghane commandité par la CIA sont considérables. Le commerce afghan des opiacés constitue une grande part des revenus annuels à l’échelle mondiale des narcotiques, estimés par les Nations unies à un montant de l’ordre de 400 ou 500 milliards. Au moment où ces chiffres de l’ONU furent rendus publics (1994), le commerce mondial estimé de la drogue était dans le même ordre de grosseur que celui du pétrole.

Selon des chiffres de 2003 publiés par The Independent, le trafic de la drogue constitue le troisième commerce le plus important en argent après le pétrole et la vente d’armes.
Il existe de puissants intérêts commerciaux et financiers derrière la drogue. De ce point de vue, le contrôle géopolitique et militaire des routes de la drogue est aussi stratégique que celui du pétrole et des oléoducs.

Cependant, ce qui distingue la drogue des commerces légaux est que les narcotiques constituent une source majeure de richesses non seulement pour le crime organisé, mais aussi pour l’appareil de renseignement américain, qui constitue de plus en plus un acteur puissant dans les sphères bancaires et de la finance.
En d’autres mots, les agences de renseignements et de puissants groupes d’affaires alliés au crime organisé se livrent une concurrence pour le contrôle stratégique des routes de l’héroïne. Les revenus de plusieurs dizaines de milliards de dollars provenant du commerce de la drogue sont déposés dans le système bancaire occidental.

Ce commerce peut seulement prospérer si les principaux acteurs impliqués dans la drogue ont des « amis politiques aux plus hauts niveaux ». Les entreprises légales et illégales sont de plus en plus imbriquées, la ligne de démarcation entre « gens d’affaires » et criminels est de plus en plus floue. En retour, les relations entre les criminels, les politiciens et des acteurs du milieu du renseignement ont teinté les structures de l’État et le rôle de ses institutions.
L’économie de la drogue en Afghanistan est « protégée ». Le commerce de l’héroïne faisait partie des plans de guerre. Ce que cette guerre aura accompli, c’est le rétablissement d’un narco-régime dirigé par un gouvernement fantoche soutenu par des États-Unis. ».

Les quelques courageux musulmans de la brigade des stupéfiants de Kaboul, Kandahar ou Jalalabad se font assassinés un à un et la drogue inonde la Russie et l’Occident via Islamabad.
Tout va bien, les trafiquants trafiquent et réinvestissent déjà l’argent sale dans des centres commerciaux mirifiques du nouveau Kaboul, des innocents hommes, femmes et enfants meurent, de jeunes soldats idéalistes bernés, américains ou européens reviennent dans des sacs poubelle…

Ben Laden ? Il s’est rasé la barbe, porte une boucle d’oreille et vend des hamburgers sur les plages californiennes.
Il a pu sauter en parachute de l’avion qui ne s’est jamais écrasé sur le Pentagone.

Jean-Marc DESANTI

http://cozop.com/tahia_bladi_le_quotidien_de_eveil_algerien/afghanistan_la_cia_trafique_les_soldats_trinquent



10 Annexe

10-1 Nouvelles perspectives américaines (IV)

13nov08

La politique américaine au Moyen-Orient

« Tant que le Moyen-Orient restera un lieu de tyrannie, de désespoir et de colère, il continuera de produire des hommes et des mouvements qui menacent la sécurité des États-Unis et de nos amis. Aussi, l’Amérique poursuit-elle une stratégie avancée de liberté dans le Grand Moyen-Orient » (George Bush, Discours sur l’état de l’Union, 24 janvier 2004).

La “doctrine Bush” proposait un remodelage du ”Grand Moyen-Orient“, concept géopolitique approximatif et dénué de sens si l’on en juge d’abord par la diversité culturelle qui caractérise la sphère arabo-musulmane. Sous son air humaniste (la démocratie libérale à l’américaine est moralement supérieure et doit donc s’exporter dans le monde), cette politique avait pour but de maintenir la suprématie militaire américaine dans cette région du monde afin de profiter des importantes ressources pétrolières qui s’y trouvent et de préserver la sécurité intérieure des Etats-Unis en luttant contre le terrorisme.

Compte tenu de la menace terroriste qui pèse toujours sur les intérêts américains dans le monde, la marge de manoeuvre du prochain locataire de la Maison Blanche demeure plus que modeste. Bien qu’elle soit désastreuse, la politique moyen-orientale de George Bush ne fera pas l’objet d’un rejet radical de la part d’Obama. Si le discours présidentiel risque de changer en substance (Obama privilégie la diplomatie au conflit armé), l’action politique, en revanche, ne devrait pas subir de grandes distorsions. Au Moyen-Orient, Obama devrait donc s’inscrire dans la continuité politique de Bush: maintien d’une présence américaine renforcée en Afghanistan et en Irak, poursuite du soutien à Israël et de la guerre contre le terrorisme, campagne contre la prolifération nucléaire et, par conséquent, contre la nucléarisation de l’Iran.

Avec Israël, les Américains disposent d’un puissant allié dans la région, le seul qui soit véritablement démocratique avec la Turquie (autre alliée de Washington). Souvent imbriqués, les intérêts israéliens et américains sont intimement liés depuis plusieurs décennies, au point où l’on voit mal Obama refuser la défense d’Israël en cas d’agression ou de menace à sa sécurité. Comme sous l’administration Bush, la relance du processus de paix israélo-palestinien devrait ponctuer l’agenda présidentiel au cours des quatre prochaines années. Mais le soutien indéfectible de Washingnton à Israël risque (encore une fois) d’entraver les négociations.

En Afghanistan, les perspectives ne sont pas très reluisantes: les combats s’intensifient, les images de guerre reviennent hanter les petits écrans, le renforcement militaire reste improductif et la reconstruction de l’Etat afghan (state building) n’a jamais été aussi près de l’échec. Barack Obama sait très bien qu’il ne peut pas désengager son pays de cette guerre. S’il le fait, ce serait le signal inopportun d’une victoire de l’insurrection des talibans et d’Al-Qaïda sur les troupes américaines. Le nouveau président américain ne pourra donc tenir un autre langage que celui de la guerre contre le terrorisme et du déploiement de troupes supplémentaires à Kaboul. Dans cette optique, il demandera une plus grande contribution à l’effort de guerre aux alliés de l’OTAN et risque de s’attaquer aux régions tribales localisées le long de la frontière pakistanaise.

Avec l’Irak, Washington s’est embourbé dans un second Vietnam. Les Américains sont dorénavant confronter à un vrai dilemne. Dans un premier temps, quitter l’Irak reviendrait à offrir sur un plateau d’argent la victoire aux insurgés irakiens et étrangers, avec le risque que leur insurrection ne se répandent à travers le Moyen-Orient et l’Asie centrale. Dans un second temps, rester en Irak affaiblirait davantage le crédit américain à l’extérieur et minerait dangereusement la cohésion nationale à l’intérieur. Que Barack Obama le veuille ou non, c’est la situation sur place qui imposera le rythme du retrait des troupes américaines et non l’inverse. Sur ce dossier, la prudence exigerait du président américain une approche pragmatique, basée sur une analyse quotidienne de la guerre, et non une précipitation dictée par des postulats pacifistes et humanistes.

Lié à la menace terroriste, le dossier de la prolifération nucléaire et des transferts technologiques devrait également tenir une place non négligeable dans l’agenda présidentiel d’Obama. Car, le sénateur de l’Illinois ne cesse de le répéter: il veut un monde sans armes nucléaires et souhaite que son pays respecte son engagement concernant le Traité de non-prolifération (TNP). Mais c’est sans compter sur les intentions parfois contradictoires de la Russie, de la Chine, d’Israël, de l’Inde, du Pakistan ou encore… de l’Iran.

http://perspectivesgeopolitiques.wordpress.com/2008/11/13/nouvelles-perspectives-americaines-iv/

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14/11/2008

n° 401 - journal de l'Afghanistan - 06-11 au13-11 - Début -: Obama devrait réaffirmer son engagement à traquer Ben Laden,

n° 401 - journal de l'Afghanistan - 06-11 au13-11 - Début -: Obama devrait réaffirmer son engagement à traquer Ben Laden,


journal de l'Afghanistan

n° 401 - du 06-11 au13-11

Par M.Lemaire                                                                                 



Sommaire.

Tiré à part :

Manfred orwell : L'équipe d'Obama déjà en action en juin ?

Paroles & action du bientôt président...

Obama devrait réaffirmer son engagement à traquer Ben Laden, selon le "Washington Post"

1 l'agresseur

Analyse & déclaration

2-1 Sur le terrain

2 Occupation de l'Afghanistan

3 Politique

4 Lutte pour la libération du territoire

Suite

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Ian Hamel : L'énigme Oussama Ben Laden.

7 Brèves

7-1 L'administration Bush devrait préconiser le renforcement de l'armée afghane, selon des.informations.

7-2 Afghanistan : la famine est une menace plus grave que l’occupation.

8 Dossiers

8-1 Obama envisagerait de juger aux Etats-Unis des détenus de Guantanamo.

8-2 Obama est-il prisonnier de “Gitmo”?
8-3 Six détenus de Guantanamo contestent leur détention pour la première fois.

9 Déclaration, courrier des lecteurs

9-1 SarkoGuerre : Pourquoi Les Soldats Français Sont-Ils Equipés De Missiles Anti Tanks Milan En Afghanistan ?

9-2 Gaston Pellet : 13 questions à Monsieur Obama.

-Fin -

10 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

10-1 René Naba : Le péril militaire: la présence militaire US, un paratonnerre ou un détonateur ?

11 Annexe

11-1 Obama

1 Résistants irakiens et afghans s'adressent à Barack Obama.

2 Qu’est-ce qui va changer avec Barack Obama ?

3 Tariq Ramadan : Barack Obama : Espoir sans Naïveté.

4 Christian Bouchet: Shalom, Barack!

5 Premiers frémissements significatifs


L'Afghanistan en chiffre du 09 -07 au 13/11/08  

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

 5

 4

 

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