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11/09/2012

n°97 - Dossier d'Iran - du 17-07- au 11 - 09 - i : Le sommet du MNA s'achève sur un appel à la paix dans le monde


n°97 -   Dossier d'Iran - du 17-07- au 11 - 09  -  i  : Le sommet du MNA s'achève sur un appel à la paix dans le monde 


Dossier d'Iran   n°97-

 C.De Broeder& M.Lemaire



 Le "dossierd'Iran" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm 

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ ) colonne de gauche.

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Tiré à Part

Le Parisien : "Israël se prépare à une guerre"

. Les frontières, notamment avec le Liban, sont sous haute surveillance. | (AFP/MAHMOUD ZAYAT.)

«Le front israélien est préparé comme il ne l’a jamais été. » Les mots prononcés hier par l’ancien ministre de la Défense passive d’Israël, MatanVilnaï, sonnent comme si l’Etat hébreu était à la veille d’une guerre inéluctable contre l’Iran. Dans un entretien au quotidien « Maariv », Vilnaï se fait plus précis : l’offensive d’Israël s’étalerait sur un mois et coûterait la vie à environ 500 personnes.
Elle aurait lieu, toujours selon l’ex-ministre, sur plusieurs fronts, de l’Iran (par des frappes aériennes) à la bande de Gaza (où se trouve le Hamas) en passant par le Liban (d’où partiraient les ripostes du Hezbollah). Ce scénario, qui inspire beaucoup de craintes aux Israéliens et fait frémir le reste du monde, n’est pas fantaisiste. Selon la presse israélienne, le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, aurait l’intention d’attaquer les sites nucléaires iraniens (qui menacent Israël) d’ici au mois de novembre, c’est-à-dire avant l’élection présidentielle américaine.

Des SMS comme moyen d’alerte
Au vu du délai, très court, le
gouvernement s’active. Et prend soin, tout d’abord, d’acclimater l’opinion à l’éventualité d’un conflit en la rassurant sur le degré de préparation militaire (batteries antimissiles, stocks de munitions) et civile (le nombre d’abris disponibles) du pays. Hier, MatanVilnaï a ainsi précisé qu’il y avait assez de kits antichimiques et bactériologiques pour plus de la moitié de la population israélienne. Plus inédit, l’armée testera aujourd’hui à l’échelle nationale un système d’alerte qui envoie des messages en cas d’attaques de missiles. Des SMS en hébreu, en arabe, en anglais et en russe seront envoyés sur les téléphones portables des habitants de tout le pays. « Je peux l’assurer avec la plus grande autorité : aujourd’hui, chacun sait exactement ce qu’il doit faire », a poursuivi l’ancien ministre.

L’Iran, de son côté, a indiqué mardi ne pas croire à une attaque « stupide » israélienne contre ses installations nucléaires. Et continue à assurer que celles-ci n’ont en rien des visées militaires, comme le craint l’Etat hébreu.

Deux explosions ont été entendues, hier soir, par les habitants d’Eilat, une station balnéaire israélienne située près de la frontière égyptienne. Deux roquettes tirées à partir du Sinaï égyptien avaient explosé début avril à Eilat sans faire de blessé.

 

: Apocalypse now!
>
>En Israël les tueurs piaffent... et se dévoilent enfin !
>Liquider les trente métropoles du moyen orient en cas d'attaque d'israël:
> en disparaissant, les israéliens espèrent réduire en cendres tout le Moyen Orient.
> Ce qui est "poétiquement" appelé l'opération "Samson"!
> On est "prévenu"!

Iran: ça ne fait « guerre » de doute !
L’existence d’Israël n’est pas davantage menacée en cas de conflit avec l’Iran et ses alliés…

Nombreux sont les israéliens, juifs à travers le monde ou amis et soutiens non-juifs d’Israël qui craignent l’apparition d’un conflit violent notamment avec l’Iran et le Hezbollah dont les milliers de missiles sont pointés vers Israël. Il est utile de rappeler que la dissuasion a toujours été une caractéristique essentielle de la puissance militaire israélienne.
Par conséquent, en dehors de la stratégie qui sera adoptée par Tsahal en cas d’un éventuel conflit, peu de gens ont connaissance de ce qu’on appelle « l’option Samson » qui est à la base même des capacités dissuasives d’Israël si son existence se trouvait un jour menacée.
L’option Samson tire son nom du personnage biblique qui a pris la décision de faire s’écrouler les colonnes du temple philistin -quitte à mettre sa propre vie en péril- afin d’entrainer la chute de l’édifice qui provoquera également l’anéantissement de ses ennemis.
Ainsi, seul l’objectif général de cette option militaire est connu : si l’État Israël risque de tomber, il entrainera l’ensemble de ses ennemis avec lui. Les cibles précises sont susceptibles d’évoluer avec le temps et font bien évidemment mystère.
> Cependant, certaines informations font état d’une volonté de viser -au minimum- les 20 ou 30 plus grandes villes du Moyen-Orient. Mais les effets d’une bombe nucléaire ne se limitant pas aux frontières d’une ville et de ses banlieues, c’est bien tout le monde arabo-musulman qui prendrait le risque de disparaitre si jamais l’existence d’Israël se trouvait menacée.
Pour cela, il suffit de constater les dégâts causés par le bombardement d’Hiroshima il y a plus d’un demi-siècle pour prendre conscience de la capacité de destruction infiniment plus puissante de l’arme nucléaire aujourd’hui.
L’existence de l’option Samson est officielle, Israël était sur le point de la mettre en application une seule fois à travers son Histoire durant la guerre de Kippour en 1973 où le pays fut attaqué par surprise durant le jour le plus important du calendrier juif tandis que les troupes étaient démobilisées alors que les hommes jeûnaient et priaient dans les synagogues.
D’ailleurs, Ariel Sharon résumait cette ultime option militaire avec le ton direct et sans détour qui caractérise les dirigeants israéliens : « les arabes peuvent bien avoir le pétrole, nous nous avons les allumettes ! ».

16.8.2012

http://www.leparisien.fr/international/israel-se-prepare-a-une-guerre-16-08-2012-2126909.php
http://jssnews.com/2012/07/26/nodoubt/



Au jour le jour

Le sommet du MNA s'achève sur un appel à la paix dans le monde  

Le 16e sommet du Mouvement des Non-Alignés (MNA) s'est conclu vendredi à Téhéran, capitale iranienne, après l'adoption d'un certain nombre de documents de synthèse.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui assume la présidence tournante du mouvement, a lu une partie de ces documents finaux lors de la cérémonie de clôture, et a déclaré que les participants avaient unanimement renouvelé leur attachement aux principes et aux objectifs du MNA.
Les participants ont appelé à des "changements fondamentaux" dans la gouvernance et la gestion collective du monde, soulignant que ces changements étaient des conditions essentielles au maintien de la paix mondiale ; ils ont également tous appelé à éviter les conflits partout à travers le monde, a indiqué M. Ahmadinejad.

"Nous avons tous convenu de défendre les droits de l'Homme et la dignité humaine, et de développer l'amour, l'affection et l'honnêteté", a-t-il indiqué, ajoutant : "nous pouvons résoudre les défis mondiaux par le biais de l'amitié".

Le président iranien a souligné qu'en adoptant ces documents finaux, les pays membres du MNA avaient envoyé un "important message politique" de soutien à la paix et à la justice dans le monde.
Ces documents ont également affirmé la solidarité du MNA avec les Palestiniens.
La réunion du MNA à Téhéran s'est déroulée en trois phases : une réunion préparatoire de hauts responsables du 26 au 27 août, une réunion au niveau ministériel du 28 au 29 août, et le sommet proprement dit les 30 et 31 août.
Des représentants venus d'une centaine de pays se sont réunis à Téhéran pour discuter des nouveaux défis mondiaux.
Le Venezuela a été choisi pour accueillir le 17e sommet du MNA en 2015, et deux nouveaux membres, l'Azerbaïdjan et les Fidji, ont été admis dans l'organisation.
Fondé en ex-Yougoslavie en 1961, le MNA représente près des deux tiers des membres des Nations Unies, et environ 55% de la population mondiale.
 

01/09/2012

 http://french.cri.cn/621/2012/09/01/581s293770.htm#.UEHrBJa_y3Y

 


Chems Eddine Chitour : Guerre Israël Iran : Cette fois-ci est-ce sérieux ?
«Si l'on regarde de près ce qui se passe à nos frontières à l'heure actuelle, il devient évident que le risque d'implication de la Russie dans des conflits locaux a augmenté; et sous certaines conditions, les conflits régionaux risquent de dégénérer en conflits d'envergure avec un possible emploi d'armes nucléaires
Général Nikolaï Makarov, chef d'Etat-major général russe, 17/11/2011


Les bruits de bottes concernant l'attaque de l'Iran présentée comme naturelle par l'Occident, ne sont pas un scoop. L'attaque imminente contre l'Iran attend depuis huit ans et comme le dit un militaire occidental: «Depuis huit ans, l'Iran est à une année de la mise au point de la bombe atomique.» Ce préambule est donné pour montrer encore une fois un scénario de déjà-vu. A des échéances données, on réchauffe le dossier iranien et on mobilise les rouages de la machination pour diaboliser l'Iran.

Souvenons-nous en juin 2008, le général ShaulMofaz, ministre de la Défense d'Israël déclarait: «Si l'Iran continue son programme de développement de l'arme nucléaire, nous l'attaquerons. Les sanctions sont inefficaces... Une attaque contre l'Iran afin d'arrêter ses préparatifs nucléaires sera inévitable.» Dans le même ordre le 31 octobre 2011, Benyamin Netanyahu déclarait, à la Knesset, que l'Iran constituait une menace, non seulement pour Israël mais aussi pour le reste du monde. Côté iranien, le gouvernement se défend en affirmant que son programme nucléaire est entièrement civil. Réponse du berger à la bergère, Mahmoud Ahmadinejad avait déclaré, le 8 novembre 2011 que «l'Iran n'avait pas besoin de la bombe atomique», mais qu'il ne «reculerait jamais» face aux Occidentaux.

A l'époque, le triste rôle est confié au boutefeu actuel directeur général de l'Aiea. A longueur d'année et d'une façon itérative, le matraquage concernant l'Iran est devenu une seconde nature. Personne ne pose la question «pourquoi Israël n'a jamais voulu signer le traité de non-prolifération nucléaire bafoué allègrement par ses concepteurs (Etats-Unis, France) au point de ne pas permettre de visites poussées de ses installations?» Israël détiendrait un arsenal nucléaire impressionnant. On se souvient que El Baradei ancien directeur de l'Aiea avait été autorisé à regarder de loin la centrale et il aurait dit: «Je ne vois pas de fumée au bout du pistolet.» (1)

L'attaque de l'Iran

Plus tard en novembre 2011, le va-t-en guerre directeur de l'Aiea publie un rapport défavorable à l'Iran accusé de réalisation de programmes nucléaires militaires. Ce rapport énumère tous les péchés et les ´´incartades´´ de l'Iran, ainsi que les soupçons nourris à l'égard de ce pays à partir des années 1990. A cet égard, l'Iran avait déclaré que ce n'était rien de plus qu'une compilation des anciennes accusations qui ne sont étayées par aucun argument nouveau et sont politiquement motivées sous la pression des Etats-Unis. Pourtant, Téhéran n'a jamais été pris en flagrant délit de production d'uranium de qualité militaire. Comme en témoignent les conclusions très claires du rapport qui constate que ce qui a été observé sur les sites iraniens n'entre pas en contradiction avec les informations officiellement présentées par l'Iran à l'Aiea.

En janvier 2012 Alain Gresh écrivait: «Interrogé pour savoir quand Israël attaquerait l'Iran, Patrick Clawson, chercheur au ´´Washington Institute for Near East Policy (Winep)´´, un think-tank lié au lobby pro-israélien, répondait: «Il y a deux ans» (cité par Scott Shane, 11 janvier). Nous sommes en août 2012. Rien n'a changé, l'attaque de l'Iran est plus que jamais d'actualité:

´´Un climat fébrile, lit-on sur «le Télégramme.com», s'est installé depuis une dizaine de jours en Israël, entretenu par les déclarations quotidiennes dans les médias, de responsables politiques et d'analystes «pour» ou «contre» une opération israélienne visant l'Iran. Avec ou sans l'aval des États-Unis, avec ou sans leur assistance. Cette inquiétude ambiante est renforcée par la distribution massive de masques à gaz à la population, par la vérification du bon fonctionnement d'un système d'alerte via SMS (envoyés en cas de tirs de missiles ou roquettes) et par des spéculations sur le nombre de victimes israéliennes en cas de représailles iraniennes. Autre élément renforçant le climat de tensions, cette fois-ci sur la scène politique, la Knesset (Parlement) a entériné, jeudi, la nomination d'AviDichter, considéré comme partisan d'une ligne dure sur le dossier iranien, à la tête de la Défense passive, un ministère crucial en cas de guerre ».(2)

Cet ancien patron du Shin Beth, le service de sécurité intérieure, a affirmé qu'Israël «devait se doter de capacités d'attaque» en cas d'offensive contre les installations nucléaires iraniennes. Sa position tranche avec celle d'ex-hauts responsables du Shin Beth et du Mossad (contre-espionnage) ou des Renseignements militaires, qui ont exprimé leur opposition à une attaque israélienne menée sans l'accord des États-Unis. Le président Shimon Peres a déclaré lui aussi, qu'il était «clair» qu'Israël ne pouvait attaquer l'Iran sans l'aide des États-Unis». La multiplication des déclarations publiques sur l'Iran a pour but, en plus de préparer l'opinion publique aux conséquences d'une éventuelle frappe, de pousser l'administration américaine à davantage de clarté sur le sujet, estime Denis Charbit, de l'Université de Tel-Aviv.» (2)

Al Qods

Du côté occidental, la propagande est-elle que le formatage parait irréversible. Encore une fois, on nous fera le coup du David contre Goliath, d'un petit pays qui lutte pour sa survie en face de barbares échevelés fanatiques avec le couteau entre les dents. C'est à peu près le scénario juin 67 où les rodomontades de Nasser n'impressionnaient pas les Israéliens qui ont décidé d'attaquer en premier; ce qui a été reconnu bien plus tard.

Nous lisons sur le site Agoravox ce morceau d'anthologie d'une rare partialité: ´´ Le régime des mollahs vit probablement ses derniers jours. La guerre longtemps redoutée entre l'Iran et Israël n'a jamais été aussi proche. En Israël, puissance d'où partirait le premier coup de feu, tout semble au point. En Iran, on affiche une sérénité qui laisse perplexe. En effet, l'issue du conflit ne fait aucun doute: le régime iranien sera balayé. La question qui se pose véritablement est celle de sa capacité de nuisance. Il y a sérieusement à redouter une guerre qui, bien que remportée, risque de laisser des «blessures» dont on pourrait ne jamais se relever. Pour le ministre sortant de la défense passive MatanVilnaï, «le front israélien est préparé comme il ne l'a jamais été». Il va jusqu'à préciser, au quotidien Maariv, que l'offensive durera un mois et coûterait la vie à environ 500 personnes. Tsahal attaquerait sur trois fronts simultanés». (3)

Du côté de l'Iran, les autorités rappellent que leur programme nucléaire, objet du conflit, n'a pas de visée militaire et qu'il serait «stupide» pour Israël d'attaquer les installations iraniennes. S'exprimant lors d'un discours à Téhéran à l'occasion de la Journée d'Al Qods, le Président iranien a promis que la «tumeur cancéreuse» (que serait Israël) va bientôt disparaître et qu'«un nouveau Proche-Orient» va renaître sans «trace des sionistes». Une déclaration qui a évidemment provoqué un tollé international. Sur le plan militaire, Israël disposerait d'une nette longueur d'avance technologique sur l'Iran, mais Téhéran a développé des missiles capables de frapper l'Etat hébreu et dispose d'un allié indéfectible aux frontières d'Israël, le Hezbollah. En été 2006, les pertes avaient été suffisamment lourdes pour que le doute commence à planer sur la capacité du pays à s'en sortir militairement face à ses hostiles voisins. (...) Pourtant, contre l'Iran, Israël part avec les meilleurs atouts.»(3)

Le rédacteur va plus loin, il nous informe qu'Israël attaquera en premier et que s'il est en difficulté il larguera la bombe atomique: «Seule puissance nucléaire de la région, difficile d'imaginer qu'en cas de déboires militaires majeurs l'Etat hébreu se priverait de recourir à l'arme fatale.» (3)
Toute honte bue il annonce que l'Occident ne laissera jamais tomber Israel: ´´On sait que si le conflit tourne mal, les Occidentaux voleraient au secours du peuple hébreu. Difficile d'imaginer les dirigeants européens et américains rester les bras croisés pendant que le peuple israélien subit des pertes humaines et matérielles de la part d'un régime aussi «détesté» que celui de Téhéran. D'ailleurs, sur ce point, le Président israélien est sans ambigüité.: «cette fois au moins nous ne sommes pas seuls.» Il faisait allusion aux Etats-Unis qui, quelles que soient les conditions du déclenchement des hostilités, interviendront aux côtés d'Israël.» (3)

Livrant sa conviction intime fruit d'une haine incompréhensible, Boniface Musavulu poursuit son plaidoyer et met en garde contre l'erreur de George Bush père qui en 1991 n'avait pas capturé Saddam Hussein. ce qu'à fait son fils douze ans plus tard en donnant des conseils: «On peut imaginer, conseille-t-il, que dans ce scenario, les «alliés» ne se contentent pas de détruire les installations nucléaires du pays. Ils iront jusqu'à faire tomber le régime. «Une deuxième guerre du Golfe avait été jugée nécessaire par l'administration Bush, pour des raisons indéfiniment contestables. Mais on aurait pu s'épargner ces interminables polémiques et surtout épargner des vies humaines (massacre des Kurdes et des Chiites) si la coalition, disposant du mandat de l'ONU, avait «fini le boulot» dès 1991. Reste que pour faire tomber le régime, il faudra des hommes au sol. Les alliés pourraient donc se contenter de «briser» l'Etat iranien, comme ils ont brisé l'Irak de Saddam Hussein. Après une campagne de bombardements et l'encouragement des soulèvements internes, le pays serait laissé dans un «sale état». Lorsqu'un peuple s'épuise dans d'interminables conflits internes comme les Irakiens (Kurdes, sunnites, chiites), il n'a plus les moyens de fabriquer des «armes de destruction massive» et menacer «le monde libre» avec ses missiles. Les Occidentaux pourront alors dormir tranquilles. (...)» (3)

Prenant ses désirs pour des réalités, cet «expert» autoproclamé en géopolitique ajoute: «Enfin, le contexte international n'a jamais été aussi défavorable aux dirigeants iraniens. La solidarité avec la «rue arabe» ne sera pas au rendez-vous. Depuis le printemps arabe, les islamistes qui mobilisaient des foules ont changé de visage. En Egypte, les Frères musulmans sont au pouvoir et sont en quête de respectabilité internationale. En Tunisie, les Occidentaux scrutent le moindre faux-pas des islamistes au pouvoir (Ennahda). En Syrie, les islamistes nous supplient de les aider pour venir à bout de Bachar Al Assad. Ils ne vont pas se fâcher avec les Occidentaux. En Libye, les islamistes au pouvoir, ce sont «nos amis». Le régime iranien va donc, certainement, se retrouver tout seul dans sa chute.(3)

Voilà l'état d'esprit qui prévaut en Occident s'agissant du rapport aux Arabes et aux musulmans! Pourtant, on ne peut pas dire qu'Israël soit menacé, Aucun pays du Moyen-Orient ne peut se mesurer à Israël dans le cas d'une guerre éclair. Reste l'Iran, là c'est autre chose. L'Iran ne se laissera pas faire «c'est du lourd», c'est un pays technologiquement avancé dans tous les domaines. Il semble pourtant, que Barack Obama ne veuille pas d'une aventure militaire avant les élections de novembre 2012. (...) Pour les Américains et les Israéliens, un Irak allié à Téhéran offrirait à l'axe Iran-Syrie un vaste territoire qui s'étendrait de Téhéran aux rives de la mer Méditerranée. Une telle perspective représenterait un véritable défi pour les Etats-Unis et Israël dans la région. Une autre hypothèse probable est celle d'une campagne d'intoxication orchestrée de longue date. (4)
La bombe

A l'époque déjà il y a dix mois, Peter Simmons nous apprenait que cette fois «ce serait sérieux»: «Des articles parus dans les journaux britanniques le Telegraph et le Guardian du mercredi 2 novembre révèlent les préparatifs militaires des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne pour une attaque contre l'Iran, qui vont bien au-delà des scénarios de routine habituels.(...)Les Etats-Unis se sont jetés de façon téméraire dans une guerre après l'autre au cours de la décennie passée, dans une tentative désespérée de compenser leur déclin économique en projetant leur hégémonie sur les régions riches en énergie du Moyen-Orient et de l'Asie centrale. De plus, on ne connaît pas la réaction des Russes et des Chinois qui ne vont pas regarder faire ou défaire ce qu'ils ont mis patiemment en marche, le pacte asiatique. D'autant que le chaudron afghan est toujours en ébullition avec un Pakistan en atmosphère insurrectionnelle. «(...) Toutes les bombes conçues par les pays occidentaux, notamment les bombes au phosphore à l'uranium appauvri, les bombes barriques GBU dont disposeraient les Etats-Unis et Israël, ajoutez à cela les drones, ces véritables prédateurs et le guidage satellitaire, nous avons une idée des guerres actuelles mises en action notamment en Afghanistan, à Ghaza, en Libye.» (5)

Le motif de la bombe est fallacieux. Plusieurs rapports faits par la CIA ont montré que l'Iran n'avait pas l'intention de préparer la bombe. Alain Gresh nous apprend que Leon Panetta, le secrétaire américain à la Défense et ancien directeur de la CIA, le 2 décembre 2011, appréhendait l'attaque, il dressait un tableau catastrophique des conséquences d'une guerre contre l'Iran; quelques jours plus tard, le 19 décembre sur CBS, il affirmait que l'Iran aurait peut-être une bombe atomique d'ici un an; enfin le 8 janvier 2012, à la question de savoir si l'Iran voulait la bombe atomique, il répondait... non». (6)

On dit que la condition de la réélection d'Obama est d'avoir l'imprimatur du lobby sioniste, en aidant Israël à en finir avant le mois de novembre. Après la Libye, la Syrie, voici venir le tour de l'Iran. C'est cependant un risque majeur, car la Russie et la Chine réagiront. De plus, les Etats-Unis n'auront rien à gagner dans ce conflit, ils ont l'énergie, ils sont installés à demeure. Prendront-ils le risque de mettre la planète à feu et à sang pour un conflit imaginaire?

1.C.E Chitour: http://www.legrandsoir.info /attaque-contre-l-iran-prelude-au-chaos-mondial.
2.http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/israel-l-etat-prepare-son-peuple-a-une-guerre-contre-l-iran-21-08-2012-1812694.php
3.Boniface Musavulu.http://www. agoravox.fr/actualites/international/article/guerre-iran-israel- veillee-d-armes-121379
4.Mahmoud Kiyan-ErsiMardomak Frapper maintenant ou jamais 08.11.2011
5.Peter Symonds http://www.wsws.org/francais/News/2011/nov2011/iran-n07.shtm...
6.http://blog.mondediplo.net/2012-01-17-Quand-Israel-attaquera-t-il-l-Iran-Il-y-a-deux

Professeur émérite Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique enp-edu.dz

Publié le 23 août 2012 avec l'aimable autorisation de l'auteur

Jeudi 23 août 2012

 


L'Iran cherche à rallier les "non-alignés" à son programme nucléaire.

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

LE MONDE :Une autre "communauté internationale": la 16e Conférence des pays Non Alignés réunie à Téhéran. A SUIVRE!

Qui sera à Téhéran, qui sera à New York ? Deux réunions internationales semblent en concurrence pour le jeudi 30 août, date à la fois d'un débat sur la Syrie au Conseil de sécurité de l'ONU, voulu par la France qui préside ce mois-ci cette instance, et d'un sommet en Iran du Mouvement des non-alignés.
La République islamique cherche à faire de ce regroupement souple de 118 pays, lancé dans les années 1950 avec comme cris de ralliement l'anticolonialisme et le refus des deux blocs de la guerre froide, une plateforme pour tenter de sortir de son isolement.
Téhéran veut rallier des soutiens à propos de son programme nucléaire, source de multiples tensions au Moyen-Orient, dans un contexte où les Etats-Unis accroîssent à nouveau leur présence militaire dans la région du Golfe, et où ceux qui prennent le pouls des responsables israéliens concernant un scénario de frappes militaires sur les sites iraniens jugent que rien ne peut être exclu, y compris avant l'élection présidentielle américaine.

TÊTES D'AFFICHE
Les dirigeants iraniens ont préparé un très long texte (200 pages) de projet de déclaration des non-alignés appelant en particulier à la fin des sanctions internationales qui s'exercent sur eux, celle-ci étant sévères depuis l'entrée en vigueur en juillet d'un embargo pétrolier décidé hors du cadre de l'ONU.
Mais la déclaration sera-t-elle validée formellement par les participants ? Le dossier syrien n'a pas amélioré l'image de la diplomatie iranienne qui s'est, à la mi-août, retrouvée singulièrement isolée au sein de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) lorsque celle-ci a décidé de suspendre l'appartenance de la Syrie de Bachar Al-Assad.

La plus "spectaculaire" des présences à Téhéran est celle du secrétaire-général des Nations unies, Ban Ki-Moon, arrivé mercredi soir. Un déplacement qui est loin de faire plaisir aux Occidentaux, même si ceux-ci se sont abstenus d'en faire un sujet de contentieux ouvert. Impossible d'interdire à Ban Ki-Moon d'y aller, puisque d'autres chefs de l'ONU avaient déjà assisté à des sommets de non-alignés par le passé (ceux-ci se tiennent tous les trois ans).
Le message envoyé par les Occidentaux à l'intéressé a plutôt été qu'il devrait rappeler instamment aux Iraniens de se conformer à leurs obligations internationales. Ban Ki-moon a diffusé à l'approche de la réunion de Téhéran un communiqué indiquant qu'il exprimerait bel et bien les "claires préoccupations et attentes de la communauté internationale", que ce soit sur le nucléaire, la Syrie ou les droits de l'homme.

L'autre "tête d'affiche" du sommet des non-alignés sera le président de l'Egypte Mohamed Morsi, de retour d'une visite en Chine et semble-t-il très décidé à relancer la relance de la politique extérieure de son pays. Ce passage sera, semble-t-il, éclair (quelques heures) mais les propos du dirigeant egyptien ne manqueront pas d'être scrutés à la loupe.

LE "SUD" MONTRE SON POIDS FACE AU "NORD"
L'Egypte a entrepris de s'activer sur le dossier syrien et considère que l'Iran doit être intégré dans les concertations internationales alors que les Occidentaux l'avaient barré d'un précédent "groupe d'action" voulu par l'ancien émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe, Kofi Annan.

La venue à Téhéran du premier ministre indien Manmohan Singh accompagné de son ministre des affaires étrangères (qui ne pourra, en conséquence, participer à la réunion du Conseil de sécurité, où l'Inde siège cette année), relève sans doute bien plus d'une volonté d'entretenir la flamme des non-alignés, mouvement où New-Delhi a historiquement un rôle de premier plan, que d'une décision d'apporter un quelconque quitus au régime iranien.
Mais ce dernier ne s'abstiendra pas de chercher à instrumentaliser un évenementreunissant quelque 35 chefs d'Etat et de gouverment. Les "non-alignés" ont régulièrement érigé le thème du désarmement nucléaire comme un angle d'attaque contre les grandes puissances, accusées de donner des leçons au reste du monde tandis qu'elles ne feraient rien pour se départir de leurs arsenaux.
Le mouvement, devenu hétéroclite et quelque peu désuet, semble entretenu comme un forum où le "Sud" veut montrer son poids face au "Nord".
L'Iran y va pour sa part de ses priorités, ayant campé le décor en dressant, sur les lieux de la réunion, des photographies de ses scientifiques assassinés ces dernières années, dans des attentats que Téhéran attribue à Israël.

29.8.2012 

SITE PALESTINE SOLIDARITE 

LE MONDE - 29.8.2012

 

DANS SON DISCOURS D'OUVERTURE, LE MINISTRE IRANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGERES RAPPELLE ET SOUTIENT LA DEMANDE DES NON-ALIGNES DE L'INTERDICTION MONDIALE DES  ARMES NUCLÉAIRES

>26 août 2012 : M. Ali Akbar Salehi, Ministre iranien des affaires étrangères, prononce le discours inaugural du 16ème Sommet des Non-Alignés à Téhéran
>Enfin, il convient de noter que M. Ali Akbar Salehi, ministre iranien des affaires étrangères, a fait très fort, dès son discours inaugural du 16ème Sommet des Non-Alignés, en appelant l'ensemble des pays réunis :

 §à prendre position contre les sanctions occidentales à l'encontre de l'Iran. Il a affirmé au passage que de nombreux États-membres des Non-Alignés soutenaient le programme nucléaire iranien.
 §à renouveler leur appel pour une interdiction mondiale de toutes les armes nucléaires dans 13 ans, donc en 2025. Il a eu beau jeu de  rappeler que cet  objectif avait déjà été adopté par un précédent Sommet des Non-Alignés et a ainsi lancé :  « Nous croyons que le calendrier de retrait définitif des armes nucléaires d'ici 2025, qui a déjà été proposé par les Non-Alignés, ne sera effectivement réalisé que si nous en exerçons le suivi minutieux. »
Le ministre iranien a une nouvelle fois assuré que son pays ne cherche pas à se doter d'armes nucléaires, en dépit des affirmations des États-Unis et de leurs alliés qui soupçonnent que l'enrichissement d'uranium de Téhéran pourrait éventuellement conduire à cela.
Commentant les déclarations du gouvernement israélien, qui a  dit qu'il examinerait les options militaires si les pressions diplomatiques et économiques ne parviennent pas à freiner les ambitions nucléaires de l'Iran, il a rétorqué qu'Israël avait pour sa part refusé de ratifier le Traité de Non Prolifération nucléaire (TNP) de l'ONU et qu'il refusait de discuter de la gamme complète de ses capacités militaires, alors que tout le monde soupçonne cet État avoir un arsenal nucléaire.

>Pour tenter de répondre à l'accusation de terrorisme qui pèse régulièrement sur l'Iran, les organisateurs du Sommet ont jugé bon de présenter, à l'extérieur du lieu de la réunion, trois voitures détruites par des attentas à l'explosif. Selon le gouvernement iranien, ces explosions ont été organisées par des agents britanniques et américains et ont visé à assassiner des membres participant au programme nucléaire. Au moins cinq membres de la communauté scientifique iranienne, y compris des experts nucléaires, ont ainsi été tués depuis le début de 2010, dans le cadre d'une guerre présumée secrète avec ses ennemis principaux.
Enfin, le ministre Ministre iranien des affaires étrangères a déploré la « chute»  du poids individuel des États membres de l'ONU, qui s'est exercée au bénéfice de la « montée en puissance du Conseil de Sécurité de l'ONU », dirigé par les Cinq membres permanents : États-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie et Chine.

>Il a donc réclamé la « création d'un Conseil de Sécurité plus démocratique, qui devrait être considérée comme une partie importante de la réforme de l'ONU ».
[ source :
http://www.washingtonpost.com/world/middle_east/iran-opens-nonaligned-summit-with-calls-for-nuclear-arms-ban/2012/08/26/4c363ec2-ef63-11e1-b74c-84ed55e0300b_story.html ]

>Quelques-uns des principaux responsables politiques mondiaux présents au 16e Sommet des Non-Alignés à Téhéran.
 §Evo Morales - Président de la République de Bolivie
>
 §Manmohan Singh - Premier ministre de l'Union Indienne
>
 §Hugo Chavez - Président de la République du Venezuela
>
 §Maité Nkoana-Mashabane - Ministre des affaires étrangères d'Afrique du sud
>
 §Vladimir Poutine - Président de la Fédération de Russie
>
 §Sheikha Hasina - Premier ministre du BanglaDesh
>
 §Ali Bongo Ondimba - Président de la République du Gabon
>
 §Michel Temer - Vice-Président de la République fédérative du Brésil
>
 §Qaboos bin Said al Said - Sultan d'Oman
>
 §Nguyen Tan Dung - Premier ministre du Vietnam

>CONCLUSION : LA FRANCE AURAIT DÛ FAIRE AU MINIMUM COMME L'AUSTRALIE !
>Comme je l'indiquais déjà dans mon premier article, - et les événements renforcent encore mon analyse - cette capacité massive de rassemblement du Mouvement des Non-Alignés, avec la présence de la Russie en prime, fait ressortir par contraste ce qu'est l'OTAN / UE : un bunker agressif, qui ose se qualifier de « communauté internationale » alors qu'il ne représente même pas 20% des êtres humains peuplant la Terre.
Comme je l'ai déjà dit, si la France renouait avec son histoire, ce n'est certes pas dans ce bunker occidental de l'OTAN / UE qu'elle devrait se situer. C'est son adhésion au Mouvement des Non-Alignés qu'elle devrait envisager. Oui da !  Pour contribuer à faire du IIIe millénaire un avenir de paix entre toutes les nations, tous les peuples et toutes les religions du monde.

> Quelques-uns de mes lecteurs avaient pu s'étonner de cette suggestion.
Elle est certes iconoclaste dans la France actuelle, où toute pensée non conforme à la logorrhée euro-atlantiste des médias est aussitôt disqualifiée, par un réflexe pavlovien de soumission à la propagande et à l'intimidation.  
Or je note que l'Australie sera présente comme "nation invitée". Voilà de quoi rasséréner ceux qui tiquaient devant ma proposition  !   

> Je rappelle que cette proposition, tout comme le présent article ou le précédent, n'ont évidemment pas pour objet de faire l'apologie de tel ou tel régime. Pas plus du régime iranien que des régimes indien, costaricain (dont le chef d'Etat est Prix Nobel de la Paix), péruvien, libanais, vénézuélien, sud-africain et j'en passe, qui sont tous membres des Non-Alignés.
Mon analyse et ma proposition se situent sur un autre plan, qui est celui des relations internationales et de ce que devrait être le rôle de tout pays soucieux d'assurer l'équilibre et la paix du monde.Je rappelle donc 3 points importants :
 §1 - Le Mouvement des Non-Alignés regroupe, comme je l'ai dit, 120 États sur les 193 des Nations-Unies, et une vingtaine d'autres observateurs.  On notera au passage que certains "Non Alignés" sont désormais très alignés sur les États-Unis : Arabie Saoudite, Bahreïn et Qatar notamment.
 §2 - Il se trouve que la France et tous les pays membres de l'OTAN reconnaissent diplomatiquement tous ces États, qu'ils siègent à leurs côtés à l'ONU, sans pour autant, bien entendu, s'aligner sur tel ou tel. Participer aux Non-Alignés ne pourrait donc pas signifier "s'aligner sur les Non-Alignés"...
 §3 - Du reste, il n'y a vraiment à peu près aucun point commun en matière économique, sociale, démocratique, religieuse, diplomatique, militaire, entre Cuba et Singapour, l'Iran et le Qatar, l'Île Maurice et la Corée du nord, le Pérou et le Sri Lanka, l’Inde et le Turkménistan, etc
>

>
> Leur seul point commun, au fond, c'est de vouloir faire respecter les principes du droit international public et notamment le refus de tout empire et le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un État souverain.

> C'est bien parce que notre pays doit partager ce point commun fondamental que la France, une fois qu'elle sera sortie de l'OTAN et de l'Union européenne, aura vocation à rejoindre le Mouvement des Non-Alignés.   Il n'y aurait pas de plus belle victoire diplomatique, conforme au génie du peuple de 1789, que de rassembler, à Paris cette fois-ci, un futur Sommet des Non-Alignés. 

>29 août 2012

François Asselineau - Union Populaire Républicaine

https://www.facebook.com/notes/fran%C3%A7ois-asselineau-union-populaire-r%C3%A9publicaine/affluence-record-%C3%A0-t%C3%A9h%C3%A9ran-et-d%C3%A9faite-des-usaue-au-sommet-des-non-align%C3%A9s-liran-/10150999687797038  



1  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

Tout est dit ou presque

http://video.google.com/videoplay?docid=5838829577913530&hl=fr



2 Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

RIA Novosti : Les Non-alignés soutiennent l'Iran et la Syrie | |

Résolution adoptée à l'unanimité des 120 Etats membres

01/09/2012

Les pays membres du Mouvement des Non-alignés ont soutenu vendredi le droit de l'Iran au nucléaire civil, condamné les sanctions américaines anti-iraniennes et se sont prononcés contre l'ingérence dans les affaires intérieures de la Syrie à l'issue de leur sommet de Téhéran.

> Le communiqué final du 16e sommet des Non-alignés comprend au total près de 700 points appelant notamment à lutter contre l'islamophobie et le racisme, à mener le désarmement nucléaire et à respecter les droits de l'homme.

> Le Mouvement des non-alignés réunit actuellement 120 Etats qui refusent d'adhérer à des alliances militaires. Créé à Belgrade en septembre 1961, à l'époque de la guerre froide, le mouvement avait pour objectif initial de faire contrepoids à l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) ainsi qu'au Pacte de Varsovie.



3 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Une frappe contre l'Iran "se retournerait" contre Israël, selon Fabius.  

 Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a estimé lundi qu'une éventuelle frappe israélienne contre l'Iran pourrait "se retourner contre Israël" et préconisé un renforcement des sanctions pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire.
"Je suis absolument hostile au fait que l'Iran ait l'arme nucléaire mais je pense que s'il y avait une attaque israélienne, malheureusement ça se retournerait contre Israël et (placerait) l'Iran en situation de victime", a déclaré M. Fabius sur BFM-TV et la radio RMC.
M. Fabius a dit redouter que "s'il y a une frappe contre eux, ils se victimisent et récupèrent une légitimité auprès des populations de là-bas".
"Nous disons qu'il faut augmenter les sanctions et en même temps continuer à discuter avec l'Iran pour arriver à le faire plier", a-t-il dit.
"Malheureusement, les Chinois, les Russes et les Indiens ne respectent pas les sanctions, ça fait un trou même si les sanctions commencent à être plus efficaces", a-t-il poursuivi.
Le ministre n'a pas précisé quels domaines pourraient être concernés par un renforcement des sanctions. "Nous sommes en train d'étudier tous les schémas", a-t-il seulement dit.
Jusqu'ici les sanctions bancaires imposées à l'Iran depuis 2010 ont ralenti l'activité industrielle dans le pays, provoqué une inflation de plus de 20%, accru le chômage et entraîné une pénurie de devises. La situation s'est aggravée avec un embargo pétrolier qui a provoqué depuis le début de l'année une chute de 50% des exportations de brut dont l'Iran tire l'essentiel de ses ressources en devises.
"Les Iraniens sont en train de développer les centrifugeuses (pour enrichir l'uranium) d'une façon qui n'a aucune raison d'être s'ils n'ont pas un but militaire, donc le risque est réel", a relevé aussi Laurent Fabius, en déplorant que les discussions 5+1 (Etats-Unis, Chine, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) "n'avancent pas".
Selon lui, on ne peut "pas faire confiance" aux Iraniens. "C'est un régime qui est capable de mentir à son propre peuple", a-t-il dit.
Selon le dernier rapport de l'AIEA, en dépit des sanctions, l'Iran a doublé ses capacités d'enrichissement d'uranium sur son site enfoui de Fordo. L'agence a aussi accusé Téhéran d'entraver son travail sur le site de Parchin.

03/09/2012

 http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/776185/Une_frappe_contre_lIran_%22se_retournerait%22_contre_Israel%2C_selon_Fabius.html



– Réflexion & Trouvé sur le net & Témoignage.

Georges STANECHY : Nucléaire Iranien : Prétexte & Préméditation.

Diplomatie des “Traités Peaux-Rouges”

Je nourris une vive admiration pour la nouvelle génération des diplomates Iraniens menés par l’actuel, et remarquable, ministre des affaires étrangères Salehi. Ainsi que par son prédécesseur Mottaki, qui sera probablement le futur président de l’Iran, ce que je souhaite.

 

Tous impressionnants par leur vision et leur maîtrise géopolitiques : polyglottes, pluriculturels. Nourris d’une profonde connaissance des nations et de leurs substrats : philosophiques et religieux, historiques, culturels, économiques. En comparaison, les nôtres et leurs sbires sont minables d’imbécillité et de servilité. La Grande-Bretagne n’ayant rien à envier à la France en ce domaine : pathétique William Hague « droit dans ses bottes » de ganache, comme nos Kouchner, Juppé ou Fabius…

> Les diplomates Iraniens s’amusent de la diplomatie des “Traités Peaux-Rouges” (RedskinsTreaties) que veut leur imposer l’Empire. Ces tristement célèbres, soi-disant, “Traités de Paix” imposés par les colons européens aux tribus amérindiennes de l’Amérique du nord, lors de l’édification des USA. A l’époque, c’était pour les spolier de leurs terres ancestrales.

> Le pouvoir colonial signait un “Traité de Paix” pour leur imposer des conditions de partage des terres et des principes de cohabitation. Dès leur signature, ils n’étaient pas respectés par les colons envahisseurs. D’où nouveau conflit, que les nations amérindiennes perdaient, malgré leur héroïsme au combat, du fait du différentiel technologique avec les conquérants. Se concluant par de nouvelles concessions et un nouveau ’Traité’. Pas davantage respecté que les précédents. Et, ainsi de suite.

> Incessant, implacable, grignotage. Celui des termites. Jusqu’àl’anéantissement total des Nations Peaux-Rouges, ou leur marginalisation complète. (1) C’est ce qui a été appliqué par l’Occident à la Chine pendant un siècle (1840-1940), et dont on ne parle jamais dans nos livres d’histoire : un “Traité” suivant l’autre pour mieux piller et asservir la Chine. (2) Ou encore tragiquement, de nos jours, depuis plus de 60 ans, même si le contexte est différent, en Palestine. Un “Accord” suivant l’autre… Entre autres exemples.

Le chercheur iranien Mostafa AhmadiRoshan assassiné à l’âge de 32 ans. Son fils Ali Reza.

> En fait, si les Iraniens renoncent à leurs recherches et développements dans les disciplines de l’atome, il leur sera exigé dès le lendemain exactement l’équivalent dans l’aérospatial (mise en orbite par leurs propres lanceurs de leurs satellites d’observation, de télécommunications, etc.). Car cela, bien évidemment, représenterait de la part d’une nation aux « intentions malveillantes », une « menace inacceptable pour la protection de notre civilisation », et autres fariboles. D’où nouvelles résolutions, nouvelles sanctions, etc.

>S’ils acceptaient d’y renoncer aussi, ce serait, immédiatement, leurs recherches et développement dans les nanotechnologies qu’ils devraient consentir à éradiquer. Domaine fondamental pour l’avenir scientifique, dans lequel l’Iran est en train de prendre une place d’excellence. Ce qui constitue une « menace insupportable ». Sinon : nouvelles résolutions, nouvelles sanctions, nouvelles menaces. Cela n’arrêterait pas, dans une diabolisation permanente.

> Les diplomates Iraniens ont parfaitement intégré que leur pays représente le cœur de cible de la domination impériale actuelle. Le “sort” de la Russie et de la Chine venant après la totale domestication du monde arabo-musulman. La “littérature” des Think Tanks US déborde de ces rapports de politique-fiction, ou de prospective-fiction, aussi délirants qu’inquiétants par leur niveau de psychopathie.

> Mis en perspective géopolitque, les vetos Russe et Chinois, contre l’invasion de la Syrie par les forces occidentales, n’ont donc rien à voir avec le maintien d’une base navale ou d’un marché quelconque pour leur commerce extérieur. C’est un coup de semonce à l’encontred’une utopie géopolitique que la nomenklatura de l’Empire, imbibée de mégalomanie, se refuse à entendre.

>Culte de l’Assassinat et de la Terreur  

> Au-delà des guerres économiques et médiatiques qui lui sont imposées sans interruption depuis 1979, l’Iran se prépare donc, minutieusement, à affronter les deux priorités des pays de l’OTAN le concernant :

>i) La destruction et le démembrement du pays en régions ethniques, via l’invasion ou la guerre civile “importée” (à partir de leurs bases secrètes de mercenaires en Azerbaïdjan, au Kurdistan irakien et au Baloutchistan pakistanais). Ou les deux à la fois suivant le modèle Irakien ou Libyen.

>ii) “L’arriération” du pays, ou le “gap technologique imposé” qui est un axe majeur de l’idéologie occidentale s’appliquant à tous les pays, non seulement arabes mais musulmans dans leur ensemble. Car, les Iraniens ne sont pas arabes, pas plus que les Afghans, ou les Pakistanais.

>C’estl’élimination programmée de tous les vecteurs des connaissances scientifiques : centres de recherches des universités et chercheurs, hommes ou femmes. Ce qui permet, au passage, à la propagande islamophobe de broder sur l’incompatibilité de l’Islam avec la Science ou la Connaissance …

> Le pôle de recherche et développement Iranien dans de multiples domaines structurant, avec ses nombreuses femmes scientifiques, le rapide et puissant développement du pays, est prioritairement visé. Plusieurs de ses enseignants-chercheurs ont déjà été assassinés ou, lors de déplacements à l’étranger, enlevés.

 

Dans le meilleur des cas, “l’enlèvement” prend la forme de “l’extradition” aux USA, par des pays complaisants sous un prétexte quelconque. Ce fut le cas emblématique de la scientifique Iranienne Shahrzad Mir-Qolikhan et de son mari. Lui, fut arrêté en Autriche, puis libéré pour insuffisance d’éléments probants. Les autorités US l’accusant de tenter d’obtenir des lunettes de vision nocturne. Ce qu’il a toujours nié, sachant qu’ils’agitd’un matériel courant que n’importe quelle usine chinoise, fabriquant alarmes ou télécommandes à infrarouge, peut fournir par container…

> Son épouse, fut arrêtée et extradée alors qu’elle était en vacances à Chypre. Condamnée à 5 ans de prison en 2007 au prétexte d’avoir essayé d’acheter en Occident des matériels, ou des “biens et technologies”, dits à « double usage ». Pure affabulation, aucune preuve n’ayant été fournie au tribunal des USA prononçant la condamnation.

> Un mot sur ce matériel à « double usage ». (3) Invention ubuesque des Inquisiteurs US qui en ont imposé la législation à l’Union Européenne et à ses membres. Chacun s’empressant, dans un zèle moutonnier et servile, d’en assurer l’application. Argutie bureaucratique d’une incroyable stupidité, consistant à élaborer des listes arbitraires, l’arbitrairen’ayant aucune limite dans les interprétations, de matériels considérés comme étant utilisables aussi bien pour un usage civil que militaire, avec ses ramifications réelles ou supposées : terroriste, nucléaire, chimique, bactériologique. Usage autorisé pour les pays occidentaux, mais pas les autres…

> Autrement dit, ce qui est arrivé à plusieurs chercheurs Iraniens, si vous procédez à des consultations pour l’achatd’un microscope électronique, par exemple, pour des recherches médicales ou géologiques, il pourra vous être opposé que vous le destinez à un usage de prolifération nucléaire ou, encore, pour la conception d’armes bactériologiques. Au libre choix de l’Inquisiteur du moment.

> Vous nourrissez des ’intentions malveillantes’, induisant une ’capacité de réalisation’. Une : ’capability’. Critère devenu la désignation du sommet du crime, le ’sceau du Diable’. Vous êtes, en conséquence, un ’terroriste’ par “intention”, vous menacez gravement l’avenir de la planète.

> Et, le tour est joué. Vous êtes arrêté, extradé, inculpé, emprisonné. Après, bien évidemment, un tabassage scrupuleux pour s’assurer de la réalité de vos ’intentions malveillantes’, si elles ont manqué de conviction lors des interrogatoires. Ubu est repu de satisfaction !... Torquemada et la Nouvelle Inquisition en dansent de joie autour du bûcher !...

> Oubliant que même un “balai-brosse” est un « bien à double usage », utilisé avec autant d’énergie dans des locaux militaires que civils… Mais, comment faire comprendre l’imbécilitéd’un concept à un halluciné, un paranoïaque qui a peur de son ombre ?… Dont la mégalomanie incommensurable le persuade d’être le seul à détenir, pour l’éternité et dans tout l’univers, un « bien » ou une « technologie », quel qu’en soit l’usage ?...

>L’acharnement des services US à l’encontre de cette Iranienne relève d’une opération d’intimidation à l’égard des scientifiques de son pays, tout spécialement envers les femmes Iraniennes extrêmement nombreuses dans toutes les disciplines de la recherche fondamentale et appliquée. L’intervention du Sultan d’Oman, Qabus ibn Saïd, auprès de ses geôliers a permis de raccourcir sa peine de 6 mois… Retrouvant sa famille à Mascate, capitale d’Oman, le 7 août dernier, au cours d’une escale avant de rentrer en Iran.

Le témoignage deShahrzad Mir-Qolikhan est effrayant par la lumière qu’il projette sur nos Etats policiers déglingués par la bêtise et la violence. Internée en Floride, elle a raconté les sévices terrifiants, humiliants, y compris sexuels, allant jusqu’à la torture par le personnel pénitentiaire (… terrifyingordeal and mistreatmentat the hands of prison staff) : « Je suis dégoûtée … de ces gens et de la manière dont ils m’ont traitée », (“I amdisgusted… by these people and theirtreatment”). (4)

>L’objectif est d’infliger à l’Iran ce que l’Irak a subi et continue d’endurer : l’éradication de son pôle académique de recherche et développement, de son patrimoine culturel millénaire. On sait que les musées d’Irak et sites archéologiques ont été parmi les premiers lieux de destruction et de pillage lors de l’invasion occidentale, dans un acte délibéré et soigneusement préparé. Cela n’a pas cessé.

> Rien qu’en Irak depuis l’invasion occidentale, officiellement recensés par le gouvernement actuel, ce sont 530 chercheurs (hommes et femmes) de haut niveau, dans toutes les disciplines (y compris sciences médicales et vétérinaires…) qui ont été assassinés dans le climat ambiant, sciemment entretenu, d’insécurité et de guerre civile. Visiblement suite à une liste bien établie et un ordonnancement impitoyable (la plupart exécutés chez eux ou à la sortie de leur domicile, souvent avec leurs enfants), parfaitement maîtrisés par les services spéciaux occidentaux.

> Une campagne de solidarité internationale menée par le « BRussells Tribunal » (5) essaie de mobiliser l’attention des gouvernants et des opinions publiques des pays occidentaux sur ces crimes. Sans grand succès du fait de la censure de leurs médias, y compris publics. Une première liste nominative de tous ces scientifiques et intellectuels Irakiens a été établie. Elle comprenait 470 noms, au 30 Avril 2012. D’autres noms étaient en instance de vérification quant aux données biographiques et aux circonstances de leur assassinat.

> Hors circuit et médias de la propagande, tous les observateurs, témoins, spécialistes de la région ou des opérations spéciales, n’hésitent pas à imputer ces meurtres au Mossad israélien sous la couverture des forces d’occupation américaine.

> Tel le professeur Irakien Ismail Jalili qui, courageusement, avait présenté une émouvante communication, lors d’une réunion internationale tenue à Madrid les 23-24 avril 2006, “Madrid International Conference on the Assassinations of Iraqi Academics”, intitulée (6) : « Plight of Iraqi Academics » (La situation désespérée des enseignants-chercheurs Irakiens).

> Sujet oublié, occulté, de nos journalistes d’investigation, Droits de l’Hommiste, et Belles Ames…

> Un séminaire s’est tenu à Gand, en Belgique, en mars 2011, organisé par l’Association « BRussells Tribunal », regroupant des chercheurs occidentaux solidaires, pour élaborer une “Charte de Défense des Enseignants-Chercheurs Irakiens”. (7)

> La réponse des gouvernements occidentaux fut claire, dès la clôture de ce séminaire international, outre l’étouffement médiatique de ces réunions et manifestations de solidarité : les assassinats ont redoublé. Dans l’impunité.

 

Ainsi, le 3 avril 2011, le professeur Zaïd Abdul Mun’im de l’Université Al-Mustansiriya de Bagdad, directeur de recherche au département moléculaire, meurt dans l’explosion de son véhicule piégé par une bombe. (8) Le 29 mars 2011, une semaine auparavant c’étaitl’éminent chirurgien et Doyen de la Faculté de médecine de la même université, Mohammed Alwan, qui était assassiné. L’un et l’autren’ayant aucune affiliation politique…

Rappelons que les enseignants-chercheurs du Pakistan n’échappent pas à ces escadrons de la mort. Et, le martyre de la spécialiste Pakistanaise en neurosciences AafiaSiddiqui (9) est là pour rappeler jusqu’où peut aller l’élimination et l’intimidation de tout chercheur qui n’adopterait pas le profil de « collabo » qui lui serait imposé…

> Les événements actuels en Syrie sont une autre illustration de cette pratique des services spéciaux occidentaux. Les commandos de mercenaires dévastant la Syrie, actuellement, auraient eu parmi leurs cibles prioritaires de nombreux chercheurs et cadres de haut niveau (hôpitaux et centrales électriques, tout particulièrement). Le décompte de ces meurtres “ciblés” ne pourra être établi avec précision qu’à la fin de la période d’insécurité organisée par les pays de l’OTAN.

> A ces exécutions sommaires, se sont ajoutés ravages et pillages de son patrimoine culturel. L’archéologue libanaise Joanne Farchakh fait état du nombre impressionnant de pillages et destructions de musées, églises, monastères (notamment celui de Sednaya), châteaux-forts des Royaumes Latins ou Croisés (château d’al-Madiq), mosquées (celle de Deraa, entièrement détruite), sites archéologiques. Qualifiant la situation du patrimoine historique, multiculturel, de la Syrie, un des plus riches au monde, comme étant devenue : « catastrophique ». (10)

> Certaines opérations de pillage ont été, comme en Irak, méticuleusement préparées, vraisemblablement de longue date. Exemple : des témoins ont vu des pillards équipés de bulldozers pour enlever et transporter les mosaïques Romaines, d’une inestimable valeur, du site d’Apamea. Même mode opératoire, lors du pillage des vestiges de l’Empire Byzantin dans le nord de la Syrie à al-Bara, Deir Sunbel and Ain Larose. Le temple millénaire, datant de l’Empire Assyrien, de Tell Sheikh Hamad a été entièrement détruit.

> Evidente signature d’une implacable, cynique, sanguinaire, spoliatrice, politique de l’Occident dans le monde arabo-musulman : la destruction de la Connaissance, du Savoir, de la Recherche, du Patrimoine Culturel.

> En bref, de l’Histoire et de la Renaissance d’une Civilisation…

>Dialogue et Respect Mutuel 

> Il est plus qu’évident que les Iraniens, tout en étant ouvert aux discussions concernant la recherche nucléaire, connaissant la mauvaise foi criminelle, la barbarie, de leurs interlocuteurs, ne braderont pas leurs droits relevant de la souveraineté nationale et de leur destin collectif.

> Leurs dirigeants ont lutté, jeunes, contre l’atroce dictature du Shah et de sa sinistre police la SAVAK, protégée des occidentaux qui pillaient le pays de ses richesses. Ils ont tous combattu pendant 8 ans, en première ligne dans les tranchées et les gaz de combat, contre les mercenaires de Saddam Hussein approvisionnées par tous les arsenaux de l’OTAN. Ce sont des durs à cuire. Ils ne craignent personne et ne cèderont pas.

> Ainsi, les diplomates Iraniens, avec leur courtoisie coutumière, garderont patience et écoute face à des négociateurs occidentaux tellement drogués d’arrogancequ’ils ne sont capables que de répéter, en perroquets dressés, les vieux clichés de la diplomatie du XIX° siècle : celle de la canonnière.

> Forgeant, pendant ce temps, de solides relations avec les puissances économiques montantes, préparant l’avenir de leur Nation…

> Car, “Le Temps” est la meilleure arme contre le mépris mégalomaniaque des Empires s’estimant éternels, prétendant dans leur toute-puissance éphémère que la loi, “La Loi du Plus Fort”, dictée par leur caste au pouvoir, émane telle une prescription divine de “La Communauté Internationale”. Morgue, insolence du prédateur imbu de sa force, qui excèdent dès à présent tous les pays non inféodés à l’OTAN, et non des moindres.

> Signal, alarme, stridents, parmi d’autres : un des principaux groupes de médias chinois, Global Times, publie le 9 août 2012 un article d’une extrême clarté et parfaitement argumenté. Intitulé : « Les USA ont perdu toute crédibilité sur le dossier Nucléaire Iranien » (11)

>D’une précision chirurgicale dans le raisonnement, il fait ressortir que les USA ne veulent pas négocier avec l’Iran mais, en réalité, le détruire et l’envahir comme ils l’ont fait pour l’Irak. Sur fondement de mensonges.

> Les Chinois choqués de voir le gouvernement américain “sanctionner” arbitrairement certains de leurs établissements, notamment la Bank of Kunlun, en violation flagrante du droit international (…“blatant violation of international law” …), afin de poursuivre ses objectifs de politique étrangère. Rappelant que le commerce de la Chine avec l’Iran respecte scrupuleusement le droit international et les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU.

> Les ’sanctions’ à répétition émises par le Congrès des USA, qui n’est que le parlement d’un Etat, concourent inéluctablement, durablement, à dresser les autres Etats souverains contre des exigences autant illégales que contraires à leurs intérêts immédiats et à long terme. Très exactement, comme les exigences de Napoléon, imposant un Blocus Continental à l’Europe, avaient provoqué contre lui l’union de l’ensemble des nations européennes, précipitant la chute de son Empire…

> La conclusion de l’article en établit l’enjeu implicite, mais vital :

> «  Encore plus important, ces sanctions américaines revendiquent le droit de contrôler l’activité économique des citoyens et des entreprises de la Chine afin d’atteindre les objectifs propres aux USA …

>En conséquence, il est extrêmement important que le reste du monde résiste à ces tentatives permanentes des USA de contrôler le cours des négociations, tout en niant les droits souverains des autres nations à poursuivre des relations commerciales légitimes avec l’Iran ». (12)

> Eclairage important. Loin d’être « isolé » l’Iran, avec son éminente diplomatie fondée sur le respect mutuel entre Etats, est de plus en plus soutenu par le reste du monde.

> En témoigne la Conférence Internationale sur la Syrie, ’Tehran Consultative Meeting on Syria’, organisée à Téhéran le 9 août 2012, qui a réuni les représentants de 30 pays. Emettant des recommandations empreintes, dans une déclaration finale, de réalisme constructif et de sagesse. Complètement occultées par nos médias abrutis par leur travail de désinformation…

> Participant, à l’invitation des saoudiens, au sommet de l’OIC (Organization of IslamicConference – Organisation de la Coopération Islamique), regroupant 56 pays de confession à majorité musulmane de la planète, qui se tiendra à La Mecque le 14 août 2012. Geste marquant des saoudiens, démontrant une volonté d’apaiser leurs agressives relations avec l’Iran… Malgré les pressions incessantes des USA.

> Témoin aussi, le prochain sommet qui va se tenir à Téhéran du 26 au 31 août prochain. Celui des Pays Non Alignés (Non-AlignedMovement / NAM), organisation internationale réunissant 120 Etats et 21 pays avec le statut d’observateurs. L’Iran va, dans le cadre de la présidence tournante, en assurer la présidence pour les trois années à venir. Là encore, les USA exerçant d’énormes pressions pour que le nouveau président égyptien boycotte ce sommet…

>L’Iran montre ainsi l’exemple de l’échange constructif, bâtissant avec ténacité de solides liens avec de nombreux partenaires. (13) Conscient que seuls dialogue et solidarité entre nations assureront l’avenir de notre planète. Et, non pas : mépris et hyperviolence.

> Dans son aveuglement la nomenklatura de l’Occident, engluée dans ses postures coloniales d’un autre âge, ne l’a pas encore compris…

> Georges STANECHY

> 1. Billet/ “Géronimo” : http://stanechy.over-blog.com/article-geronimo-73423407.html

> 2. Billet/ “Excuses d’un Français au Peuple Chinois” : http://stanechy.over-blog.com/article-18658527.html

> 3. Biens et technologies à « double usage » dans la législation française : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/enjeux-internationaux/desarmement-maitrise-des-armements/le-controle-des-exportations/le-dispositif-national-de-controle/biens-et-technologies-a-double/

> 4. “Mir-Qolikhanordealsreveal US rights abuse : Lawmaker”, Press TV, 9 août 2012, http://www.presstv.ir/detail/2012/08/09/255373/mirqolikhan-case-shows-us-rights-abuse/

> 5. BRussells Tribunal, http://www.brussellstribunal.org/ 

> 6. “Mossad Has Murdered 530 Iraqi Scientists, Academics”, Al Jazeera, 9 mai 2006, http://www.aljazeera.com/me.asp?service_ID=11311&http://www.axisoflogic.com/artman/publish/Article_21935.shtml 

> 7. The Ghent Charter in Defense of Iraqi Academia (March 2011) 

> 8. Dina Al Shibeeb, “Iraqi scientists, doctors, targeted”, Al Arabiya, 9 avril 2012, http://www.alarabiya.net/articles/2011/04/09/144874.html

> 9. Billet/ “Journée de La femme – Hommage à AafiaSiddiqui” : http://stanechy.over-blog.com/article-journee-de-la-femme-hommage-a-aafia-siddiqui-68824034.html

> 10. “AncientSyrian sites extensivelylooted, pulverizedamid clashes”, Press TV, 9 août 2012, http://www.presstv.ir/detail/2012/08/09/255326/ancient-syrian-sites-looted-destructed/

> 11. “US has shed all credibility over Iraniannuclear issue”, Global Times, 9 août 2012, http://www.globaltimes.cn/content/726145.shtml

> 12. “More importantly, these US sanctions assert the right to control the economicactivity of Chinesecitizens and companies in order to advance US goals...

> This makesit all the more important that the rest of the world resistthesecontinued US attempts to control the course of negotiationswhiledenying the sovereignrights of other nations to conduct a lawfultradewith Iran. ”, Global Times, Op. Cit.

> 13. Kaveh L. Afrabiasi, “Iran’s new SummitDiplomacy”, Asia Times, 10 août 2012, http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/NH10Ak03.html

RIA Novosti 

URL de cet article 17418

14 août 2012

http://www.legrandsoir.info/nucleaire-iranien-pretexte-premeditation.html


François ASSELINEAU :UN PIED-DE-NEZ À LA THÉORIE GUERRIÈRE EURO-ATLANTISTE DU « CHOC DES CIVILISATIONS »Nouveau succès de la diplomatie iranienne : une centaine d’États du monde et une trentaine de chefs d’États et de gouvernement seront présents fin août à Téhéran pour le sommet des non-alignés
J’ai déjà eu l’occasion de souligner l’important succès diplomatique remporté par l’Iran il y a deux semaines (le 9 août dernier), dans l’organisation d’une conférence consultative sur la Syrie.
Réunie à Téhéran, principal allié régional de Damas, cette conférence s’était déroulée en présence de représentants de 29 États, dont j’avais signalé qu’ils représentaient 3.528.129.000 habitants, soit 50,9 % de la population mondiale.
L’Iran était donc parvenu à rassembler des dirigeants représentant une majorité de la population mondiale pour appeler à un dialogue national en Syrie et se démarquer ainsi de la position va-t-en-guerre du camp euro-atlantiste.  

UNE CENTAINE D’ÉTATS DU MONDE – ET UNE TRENTAINE DE CHEFS D’ÉTAT ET DE GOUVERNEMENT – PRÉSENTS FIN AOÛT À TÉHÉRAN POUR LE SOMMET DES NON-ALIGNÉS
Cette fois-ci, l’Iran fait encore beaucoup mieux.
Le chef de la diplomatie iranienne Ali Akbar Salehi vient en effet d’annoncer qu’au moins une centaine d’États, membres du Mouvement des Non-Alignés qui en compte 120, ont confirmé leur participation au prochain Sommet de cette organisation, qui se tient justement à Téhéran.
Parmi cette centaine d’États représentés, une trentaine le seront par le niveau suprême de leur chef d’État ou de gouvernement.
Parmi les dirigeants annoncés figurent notamment :
- le nouveau président égyptien Mohammad Morsi, qui transmettra à l’Iran la présidence tournante du Mouvement des Non-alignés. Fait important, il effectuera à cette occasion la première visite en Iran d’un chef d’État égyptien depuis la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays il y a trente ans.
- le premier ministre indien Manmohan Singh,
- le dirigeant cubain Raul Castro,
- le président libanais Michel Sleimane,
- le président du Présidium de l’Assemblée populaire suprême de Corée du Nord Kim Yong-nam,
- le président du Soudan Omar el-Bechir,
- et aussi, plus inattendu compte tenu de son extrême proximité d’avec les Américains, l’émir du Qatar Hamad ben Khalifa al Thani. Sera-t-il là pour faire ensuite rapport à Washington ? Ou bien pour y mener une nouvelle intrigue ?

En revanche, le président syrien Bachar al-Assad, allié de Téhéran, « pourrait ne pas pouvoir assister au sommet. »
Outre les chefs d’État ou de gouvernement, plus de soixante pays seront représentés par leur ministre des affaires étrangères, ce qui est considérable.
À l’occasion de ce sommet, l’Iran prendra pour 3 ans (2012-2015) la présidence tournante du Mouvement des Non-alignés, qui a été exercée par l’Égypte pour la période 2009-2012, et qui sera ensuite confiée au Venezuela pour la période 2015-2018.
UN INCONTESTABLE SUCCÈS DIPLOMATIQUE POUR L’IRAN
Le ministère iranien des affaires étrangères a beau jeu d’insister sur 3 éléments :

1)- la centaine d’États représentés constitue un très bon chiffre, comparable à celui des sommets précédents des Non-Alignés,

2)- ce sommet est le plus grand événement diplomatique de l’histoire de l’Iran.
Les Fêtes de Persépolis pour le 2.500ème anniversaire de l’Empire perse, organisées par le Shah d’Iran en 1971, n’avaient pas drainé autant de représentants d’États et n’avaient pas un objectif politique international. Elles avaient surtout un but de consolidation du régime monarchique iranien, et avaient attiré essentiellement des monarques, les présidents américain Nixon et français Pompidou ayant notamment décliné l’invitation.

3)- cette présence très nombreuse témoigne de l’échec des efforts euro-atlantistes visant à isoler le régime de Téhéran en raison de son programme nucléaire controversé.
Le vice-président iranien Ibrahim Azizi a ainsi tenu à préciser que « la tenue de ce sommet va montrer au monde entier que les complots (des Occidentaux) contre notre gouvernement sont stériles. »

À ce propos, l’attention des chancelleries du monde entier se focalise actuellement sur la présence éventuelle du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon, qui a été invité à ce Sommet.
Selon le ministère des affaires étrangères iranien, celui-ci devrait venir, ce qui serait normal compte tenu de l’importance mondiale de l’événement.
Mais, sa présence n’est pas sûre car le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a exercé des pressions considérables pour qu’il ne s’y rende pas, pressions qui ont été relayées par les autorités américaines. Le parti que prendra Ban Ki-Moon sera donc à suivre de près.
Parmi les autres participants, il sera intéressant de voir si la Chine, qui n’est plus membre du Mouvement des Non-Alignés mai seulement « observateur », sera représentée, et à quel niveau.
De même, il sera important de voir si certaines rumeurs, qui font état de la venue surprise à Téhéran du président russe Vladimir Poutine et du président turc Abdullah Gül, seront ou non confirmées.

LE MOUVEMENT DES NON-ALIGNÉS

Il est utile de rappeler que le Mouvement des Non-Alignés est une organisation internationale regroupant 120 États en 2008 (17 États et 9 organisations internationales y ayant en outre le statut d’observateur). Cela en fait l’organisation mondiale qui rassemble le plus d’États, à l’exception de l’ONU et des agences spécialisées de l’ONU.
Le terme de « Non-alignement » fut inventé par le Premier ministre indien Nehru lors d’un discours en 1954 à Colombo, capitale de l’île encore dénommée Ceylan à l’époque.
Le Mouvement lui-même fut lancé en 1956, conjointement par Nehru, l’Égyptien Nasser, le Yougoslave Tito et le Cambodgien Sihanouk. Il visait alors, dans le contexte de la guerre froide, à se rassembler pour contrecarrer l’influence des États-Unis et de l’URSS qui cherchaient à rallier le monde à leur cause.
Le premier Sommet se tint à Belgrade en 1961 : il regroupa alors 25 États seulement.
L’organisation, dont le siège est à Lusaka en Zambie, regroupe désormais près des deux tiers des membres des Nations unies et 55 % de la population mondiale.
Le but du Mouvement des Non-Alignés a été redéfini, dans la
« Déclaration de la Havane » de 1979, qui précise que les Non-Alignés visent à assurer « l’indépendance nationale, la souveraineté, l’intégrité territoriale et la sécurité des pays non alignés dans leur lutte contre l’impérialisme, le colonialisme, le néocolonialisme, la ségrégation, le racisme, et toute forme d’agression étrangère, d’occupation, de domination, d’interférence ou d’hégémonie de la part de grandes puissances ou de blocs politiques » et de promouvoir la solidarité entre les peuples du tiers monde.

Qui, franchement, peut désormais être contre ces grands principes ? Principes qui sont d’ailleurs en parfaite harmonie avec les principes du droit international, tel qu’il a été codifié par la Charte des Nations-Unies ?
CONCLUSION : UN PIED-DE-NEZ À LA THÉORIE GUERRIÈRE EURO-ATLANTISTE DU « CHOC DES CIVILISATIONS »
Les pays représentés au Mouvement des Non-Alignés appartiennent à tous les continents (y compris l’Europe avec la Biélorussie), et en particulier l’Amérique du Sud, toute l’Afrique, tout le Moyen Orient, le sous-continent indien et l’Asie du sud-est.
Cette très grande variété constitue le plus grand pied-de nez que l’on puisse opposer au découpage artificiel par religions ou « civilisations » promu par les think-tanks bellicistes de Washington et de l’OTAN.
Cette capacité massive de rassemblement des Non-Alignés fait ressortir par contraste ce qu’est l’OTAN / UE : un bunker agressif, qui ose se qualifier de « communauté internationale » alors qu’il ne représente même pas 20% des êtres humains vivant sur terre.
Si la France renouait avec la grandeur de son histoire, ce n’est certes pas dans ce bunker occidental de l’OTAN / UE qu’elle devrait se placer. C’est son adhésion au Mouvement des Non-Alignés qu’elle devrait envisager. Pour contribuer à faire du IIIe millénaire un avenir de paix entre toutes les nations, tous les peuples et toutes les religions du monde.

source : François ASSELINEAU

Vendredi 24 Août 2012

 http://www.u-p-r.fr/actualite/monde/succes-de-la-diplomatie-iranienne-pour-le-sommet-des-non-alignes-de-teheran-sur-la-syrie


Appel des communistes israéliens (pour faire échec à la guerre contre l'Iran.

Communiqué du Parti communiste d’Israël

Netanyahu et Barak embarquent les Israéliens et les peuples de la région dans une guerre d'une intensité inédite et aux périls et sans précédent.

Même les responsables de diverses agences de renseignement, anciens et actuels, adressent des mises en garde publiques contre le déclenchement d'une guerre contre l'Iran qui sèmerait la destruction et le chaos en Israël. Néanmoins, et en dépit des critiques et de l'opposition exprimées par la population et de leaders mondiaux de premier plan, Netanyahu et Barak continuent de défendre des lignes d'action dangereuses, et pourraient entraîner toute la région vers des destructions terrifiantes.

Nous actons, avec beaucoup d'inquiétude, que Netanyahu et Barak battent tous les records en termes d'aventurisme politique et sécuritaire, et qu'ils soumettent la vie de citoyens Israéliens, Juifs et Arabes, à de terribles destructions. L'instrumentalisation préméditée par le gouvernement Israélien des souffrances de résidents Israéliens (à la suite de la réaction éventuelle à l'agression Israélienne) afin d'entraîner d'autres puissances et forces dans la guerre est particulièrement cynique.

Défendre cette aventure périlleuse et sanglante est aussi destinée à écarter la question de la paix Israélo-Palestinienne de l'agenda en Israël et dans la région, ainsi qu'à esquiver les revendications de justice sociale en Israël. Au lieu de s'occuper de ces questions, le gouvernement d’Israël propose un agenda militariste et nationaliste. Les efforts de Netanyahu pour influencer, par ses manœuvres bellicistes, les élections aux États-Unis est aussi très inquiétant.


Le danger est certes terrible – mais rien n'est écrit à l'avance.

 Il est essentiel, et encore possible, d'empêcher la guerre.

En ce moment critique, nous lançons un appel aux partis d'opposition, figures politiques, intellectuels, universitaires et journalistes, mouvements et forces dans la société Israélienne, et même aux éléments sains de l'establishment israélien, pour agir ensemble contre les manœuvres de guerre. Nous en appelons à créer une large mobilisation, et des actions publiques contre la guerre.

Le Bureau politique appelle tous les partis, la Jeunesse communiste israélienne (Banki-Shabiba) et le Hadash, tous les adhérents et sympathisants du parti, à faire de la question de la lutte contre cette guerre régionale une priorité absolue.


Nous exhortons les activistes des mouvements de protestation sociale à prendre clairement position contre la guerre, en se basant sur la compréhension qu'au-delà des ravages qu'elle causera, une guerre régionale sera préjudiciable à la lutte pour le changement et la justice sociale en Israël.

 Une guerre régionale et la justice sociale ne peuvent coexister.

Nous appelons les forces de gauche et progressistes de la région, et du monde entier, à porter haut la voix de l'opposition à la guerre et à organiser des manifestations de masse afin de mobiliser l'opinion public et les gouvernements du reste du monde contre la guerre que préparent Netanyahu et Barak contre l'Iran.


L'avenir des peuples de la région, y compris des citoyens d’Israël, ne reposera pas sur d'épouvantables guerres d'annihilation et d'agression mais bien au contraire – sur une paix stable et générale au Proche-Orient dont le cœur est la paix Israélo-palestinienne – qui doit être instaurée sur la base de l'Initiative de paix arabe et des résolutions de l'ONU.
Les guerres ne peuvent éradiquer les armes nucléaires – seul un accord général de démilitarisation, en termes de dispositifs nucléaires et d'armes de destruction massive, de l'ensemble du Proche et du Moyen-Orient le permettrait.

A cet égard, nous demandons au gouvernement Israélien de signer le traité de non-prolifération des armes nucléaires.
Pour l'avenir, pour la vie, arrêtons la guerre ! 

Traduction MA pou

r http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



5 Analyse -  Géopolitique et stratégie

KouroshZiabari : Les victimes silencieuses des sanctions contre l’Iran.

Alors que les États-Unis et l’Union européenne se font farouchement concurrence dans une course apparemment sans fin pour imposer des sanctions à l’Iran, les citoyens iraniens ordinaires subissent de plein fouet les impacts les plus durs de cet impitoyable embargo.

Le 31 Juillet, l’American Israel Public AffairsCommittee (AIPAC) a envoyé une lettre à tous les membres du Congrès des États-Unis, exigeant une action concertée visant à approuver The Iran ThreatReduction (plan de réduction de la menace iranienne) et le SyriaHumanRightsAct qui imposent entre autres, une nouvelle série de sanctions sur les secteurs énergétiques et des transports de l’Iran.

Le 1e août, les médias ont rapporté que le Congrès a ratifié le projet de loi et que celui-ci attend d’être signé par le président.

L’Iran subit déjà 6 séries de sanctions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations Unies. Les sanctions sont prétendument destinées à prévenir Téhéran d’acquérir l’arme nucléaire.

Les sanctions du Conseil de sécurité comprennent :

  un gel des avoirs internationaux de l’Iran,
  la fermeture des succursales des banques iraniennes dans d’autres pays,
  une interdiction d’exporter du matériel au profit des installations nucléaires et militaires de l’Iran,
  une interdiction des investissements dans le pétrole iranien, comme dans le gaz et de la pétrochimie,
  une interdiction de relations d’affaires avec le Corps des gardiens de la révolution islamique, une interdiction des opérations bancaires et d’assurance -des restrictions de voyage pour des hauts responsables gouvernementaux et militaires.

Les États-Unis, Israël et les pays de l’UE ont longtemps accusé l’Iran de chercher à fabriquer des bombes nucléaires, une accusation que l’Iran a constamment et catégoriquement niée. L’Iran affirme avoir besoin d’une énergie nucléaire civile pour répondre à ses besoins croissants en énergie, et maintenir son économie à flot, surtout du fait que l’Iran est un pays essentiellement dépendant des combustibles fossiles pour ses besoins en énergie et ses revenus.

Les États-Unis et ses alliés, en réponse, ont pénalisé l’Iran avec de cruelles sanctions économiques afin de tenter d’empêcher toute éventualité que l’Iran acquiert des armes nucléaires.

Le 23 janvier 2012, les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne ont convenu d’imposer un embargo pétrolier multilatéral contre l’Iran. L’embargo sur le pétrole qui interdit aux pays d’Europe d’acheter du brut à Iran, est entré en vigueur le 1° juillet.

Ce que les responsables occidentaux prétendent en public, c’est que les sanctions visent à punir le gouvernement iranien et à le dissuader de travailler à acquérir des armes nucléaires. Ce qui se passe dans la réalité, cependant, est que les sanctions dites « intelligentes » sont directement tombées comme une tonne de briques sur le peuple iranien, et transforment leur vie en une terrible odyssée de lutte pour leur survie dans une économie en grande difficulté.

Même les médicaments...

Les sanctions ont dévasté la vie quotidienne des iraniens du peuple en amenant le prix des biens de consommation de base à une hauteur vertigineuse, ce qui fait par exemple que les étudiants à l’étranger ne peuvent plus obtenir d’aide financière de leurs parents en Iran, qu’il est impossible pour les entreprises privées de faire des transactions internationales et qu’il est extrêmement difficile pour les Iraniens d’obtenir un visa pour voyager dans les pays étrangers. Les « sanctions intelligentes » incluent même une interdiction d’exporter des médicaments et des produits alimentaires vers l’Iran.

Dans les semaines précédentes, j’ai voulu faire comprendre à mes éditeurs dans certains journaux politiques américains que certains médicaments sensibles ainsi que les produits agricoles ne pouvaient pas être exportés vers l’Iran en raison des sanctions. Ils ne me croyaient pas, me disant que ces opérations étaient en train de se faire en douceur. Mais maintenant, je pense qu’ils ont des preuves tangibles disponibles, qui confirment que les sanctions sont en train de détruire la vie quotidienne des plus pauvres, des Iraniens sans défense qui doivent payer le prix pour l’animosité d’Israël et de l’Occident à l’égard de leur gouvernement.

Le 6 mai, Radio Free Europe/Radio Liberty a relevé que le quotidien réformateur iranien Shargh écrivait que l’exportation de beaucoup de médicaments vitaux vers l’Iran avait été interdite en raison des sanctions. Parmi les médicaments que l’Iran n’est pas capable de produire, se trouvent ceux pour le traitement du cancer, pour les problèmes cardiaques et respiratoires, la thalassémie et la sclérose en plaques.

Des sanctions qui sont des crimes contre l’humanité

Hamid RezaEmadi, un commentateur politique basé en Iran confirme également que la dernière série de sanctions imposées à l’Iran il y a quelques jours à peine, a une incidence directe sur la vie des Iraniens qui ne sont en rien impliqués avec le programme nucléaire du pays. « Cette nouvelle initiative prise par le Congrès américain montre à quel point Washington est frustré. À présent il va intensifier sa pression sur les civils iraniens en empêchant le pays d’importer des produits agricoles ... L’Iran est un importateur de céréales et les États-Unis le savent, et en créant des obstacles sur la voie des exportations de céréales vers l’Iran, les États-Unis sont clairement en train de commettre des crimes contre l’humanité, car ces interdictions ne touchent que les Iraniens ordinaires qui n’ont rien à voir avec le programme national de l’énergie nucléaire », a déclaré Emadi dans une interview avec Press TV.

« N’oubliez pas qu’il ne s’agit pas seulement des produits agricoles ; les États-Unis exercent une pression maximale sur les banques internationales qui font des affaires avec l’Iran, et par conséquent les sociétés iraniennes pharmaceutiques ne peuvent pas importer certains médicaments vitaux », a-t-il ajouté.

Le conseil d’administration de la Société iranienne de l’hémophilie a informé la Fédération mondiale de l’hémophilie que la vie de dizaines de milliers d’enfants était menacée par le manque de médicaments appropriés, une conséquence des sanctions économiques internationales imposées à la République islamique.

Le Dr. Ron Paul, un élu du Congrès et originaire du Texas, a qualifié les récentes sanctions d’« acte de guerre », affirmant que le projet de loi aurait mieux fait d’être appelé « Loi 2012 de l’obsession de l’Iran. »

« Quand vous appliquez des sanctions à un pays, c’est un acte de guerre, et c’est ce dont il est question ici, » a-t-il dit.

Aux États-Unis, certains groupes pacifistes et des organisations comme « Les Vétérans pour la Paix » et « Les Amis du Comité sur la législation nationale » ont demandé au gouvernement américain de mettre un terme à ses séries de sanctions contre l’Iran. Ces groupes considèrent les sanctions comme une déclaration de guerre totale contre l’Iran.

Mais il semble que ces groupes pacifistes vont faire face à une tâche difficile pour se faire entendre par le Congrès américain et les gens de la Maison Blanche qui semblent vouloir mordicus porter un coup mortel à l’Iran.

L’association « Les Vétérans pour la Paix » vient de publier une déclaration, disant que les sanctions et les menaces de frappes militaires ne sont des solutions ni viables ni logiques à la crise nucléaire avec l’Iran.

« Les États-Unis, l’Union européenne et Israël exploitent le programme nucléaire civil iranien comme une excuse pour imposer des sanctions économiques dévastatrices contre le peuple d’Iran. Selon diverses sources, les sanctions ont déjà fait des ravages sur l’économie iranienne, conduisant à des taux d’inflation entre 50 et 100 pour cent. Le taux de chômage des jeunes est aujourd’hui de plus de 22 pour cent, la production nationale de l’Iran est à 40 pour cent de sa capacité. Il y a de massives fermetures d’entreprises et les licenciements sont généralisés. Les exportations de pétrole iranien ont diminué de 40 pour cent en 2012, générant une perte de 32 milliards de dollars en revenus pétroliers rien que depuis l’année dernière, » explique la déclaration.

Israël, État-voyou disposant de tout un arsenal de bombes atomiques

Le groupe a appelé à un Moyen-Orient dénucléarisé, dans une apparente allusion à l’arsenal nucléaire d’Israël. Avec l’Inde et le Pakistan, Israël est le seul pays au monde qui n’est pas signataire du traité de non-prolifération nucléaire. À la fin des années 1990, les services américains du renseignement ont estimé qu’Israël possédait entre 75 et 130 bombes atomiques.

L’Iran connaît actuellement des moments difficiles, et ses habitants subissent une pression croissante dans leurs vie quotidienne. L’économie iranienne est au bord de la faillite à la suite des sanctions économiques dévastatrices et la communauté internationale est calmement et silencieusement le témoin de la souffrance du peuple iranien. Les sanctions anti-iraniennes sont en contradiction flagrante avec les principes des droits de l’homme, mais il semble que ceux qui prônent ces valeurs ne croient pas que les Iraniens soient aussi des « êtres humains » qui pourraient peut-être disposer de quelques « droits », y compris le droit aux soins et aux médicaments, aux produits alimentaires, à l’emploi, et surtout au respect et à la dignité.

 29 août

KouroshZiabari

* KouroshZiabari est un jeune journaliste indépendant vivant en Iran. Il a publié book "7+1" qui est une collection de ses interviews de 7 auteurs iraniens contemporains. Ziabari contribue au site http://www.Opednews.com. Il est aussi correspondant en Iran de OhMyNews international.
Blog en persan : http://kouroshz.blogfa.com
Blog en anglais : http://cyberfaith.blogspot.com 

3 août 2012 - Salem News - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.salem-news.com/articles/...
Traduction : Info-Palestine.net - Claude Zurbach



Sommet des non-alignés.

François Asselineau : Affluence record à Téhéran et défaite des USA/UE au sommet des non-alignés :

l'Iran demande l'interdiction des armes nucléaires
LA DÉFAITE DIPLOMATIQUE CINGLANTE DE WASHINGTON ET DU CAMP EURO-ATLANTISTE SE CONFIRME AVEC LA PRÉSENCE SUPPLÉMENTAIRE DE VLADIMIR POUTINE, EVO MORALES, RAFAEL CORREA, HUGO CHAVEZ ET DES SECRÉTAIRES GÉNÉRAUX DE L'ONU, DE LA LIGUE ARABE, DE L'OCI ET DE L'OUA.

Voici quelques jours, j'ai déjà eu l'occasion d'attirer l'attention de mes lecteurs sur le succès diplomatique très important de l'Iran qui semblait s'annoncer avec la forte participation attendue au prochain Sommet des Non-Alignés.
[ cf. http://www.u-p-r.fr/actualite/monde/succes-de-la-diplomatie-iranienne-pour-le-sommet-des-non-alignes-de-teheran-sur-la-syrie ]

 

Alors que ce 16ème Sommet des Non-Alignés vient de s'ouvrir (pour l'instant au niveau des délégations), ce succès se confirme de façon encore plus importante que prévue.
110 ÉTATS REPRÉSENTÉS, DONT 50 AU PLUS HAUT NIVEAU POLITIQUE
En effet, dès le 1er jour, des délégations représentant 110 des 120 États membres du Mouvement des Non-Alignés sont déjà arrivées à Téhéran.
En outre, selon les toutes dernières annonces présentées par le ministère iranien des affaires étrangères, 50 de des 110 États seront représentés au plus haut niveau :
- 29 États seront représentés par leur chef d'État en personne
[ 27 Présidents, 1 Sultan (Oman) et 1 Émir (Qatar) ]
- 9 États seront représentés par leur Vice-Président de la République
- 7 États seront représentés par le Premier ministre, chef du gouvernement C'est d'ailleurs souvent le véritable chef de l'exécutif, comme c'est le cas du Premier ministre indien Manmohan Singh.
- 5 États seront représentés par un envoyé spécial
Tous les autres États sont représentés au niveau de leur ambassadeur à Téhéran et/ou par des délégations de hauts-fonctionnaires mandatés par leurs gouvernements.

DE NOMBREUSES SURPRISES DE DERNIÈRE MINUTE
Plusieurs surprises de dernière minute contribuent à faire de ce XVIe Sommet des Non-Alignés un très grand succès diplomatique pour Téhéran, et une défaite cinglante pour les États-Unis, le Canada, l'Union européenne et Israël, qui avaient exercé les plus fortes pressions possibles pour tenter d'isoler l'Iran.
Ces surprises sont la venue à Téhéran, les 30 et 31 août :
a)- du Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-Moon Le camp euro-atlantiste avait pourtant tout fait pour le dissuader de s'y rendre, car sa présence, même si elle est présentée comme critique, comporte un effet de symbole considérable.
b)- des Président et Secrétaires généraux de trois autres grosses organisations internationales, qui sont moins connues que l'ONU mais qui n'en jouent pas moins un rôle important dans la diplomatie mondiale :
- la Ligue Arabe, pourtant très divisée sur le cas de la Syrie et majoritairement hostile au régime de Damas,
- l'Organisation de la Conférence Islamique ( OCI ),
- et l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA).
c)- du président russe Vladimir Poutine. C'était d'autant moins prévisible que la Russie ne fait pas partie du Mouvement des Non-Alignés et qu'elle l'est donc cette année à titre de nation invitée.
d)- des présidents latino-américains Hugo Chavez ( Venezuela ), Evo Morales ( Bolivie ), Rafael Correa ( Équateur ) et de Michel Temer, vice-président du Brésil
Ce n'est pas vraiment une surprise, compte tenu de la ligne politique des trois premiers dirigeants, mais leur présence n'allait quand même pas de soir et n'avait pas été annoncée préalablement par le ministère iranien des affaires étrangères.La surprise est plus importante venant du gouvernement de Brasilia, qui se fait représenter par le vice-président de la République en personne alors que le Brésil n'est pas membre du Mouvement des Non-Alignés mais seulement "observateur".
e)- du Vice-Premier ministre d'Arabie saoudite et de l'Émir d'Umm al-Quwain, envoyé spécial du gouvernement des Émirats Arabes Unis : Ce sont des surprises totales ( qui n'avaient pas été annoncées auparavant ), compte tenu de l'alignement de ces régimes sur les États-Unis et de leur hostilité latente à l'égard de l'Iran.
Je relève que, le Premier ministre irakien, le Sultan d'Oman et l'Émir du Qatar faisant aussi le déplacement, de même que les Ministres des affaires étrangères du Koweït et du Bahreïn, cela signifie que tous les pays riverains du Golfe Persique font donc le déplacement de Téhéran. L'Iran est ainsi le seul pays au monde à pouvoir actuellement rassembler des dirigeants de cette zone ô combien stratégique pour l'économie et la paix du monde.
f)- par ailleurs, il faut relever que le représentant du Hamas à Gaza, M. Ismaïl Haniyeh, n'a finalement pas été invité, mais cela fait suite à un imbroglio qui montre les dissensions extrêmes des Palestiniens. Cette absence permettra la présence du président de l'Autorité Nationale Palestinienne, M. Mahmoud Abbas, qui avait menacé de ne pas venir dans le cas contraire.
g)- enfin, je note que l'Australie a accepté de figurer à côté de la Russie comme "nation invitée". Le gouvernement de Canberra ne se fait, certes, représenter qu'au niveau de son ambassadeur à l'ONU, mais le geste est pour le moins inattendu de la part d'un État occidental traditionnellement inféodé à Washington.

LES PERSONNALITÉS POLITIQUES VENUES DU MONDE ENTIER
Afghanistan : Hamid Karzai - Président de la République
Afrique du sud : MaiteNkoana-Mashabane - Ministre des affaires étrangères
Arabie Saoudite : Abdulaziz bin Abdullah Al Saud - Vice-Premier ministre
Azerbaïdjan : ElmarMammadyarov - Ministre des affaires étrangères
Bahreïn : Khalid bin Ahmed Al Khalifa - Ministre des affaires étrangères
Bangladesh : Sheikha Hasina - Premier ministre
Bénin : Yayi Boni - Président de la République
Bhoutan : UgyenTshering - Ministre des affaires étrangères
Birmanie : WunnaMaungLwin - Ministre des affaires étrangères
Bolivie : Evo Morales - Président de la République
Cambodge : Hun Sen - Premier ministre
Cuba : Raul Castro - Président du Conseil d'État
Corée du Nord : Kim Yong-nam - Président du Présidium de l'Assemblée populaire suprême
Égypte : Mohamed Morsi - Président de la République
Émirats Arabes Unis : Saud bin Rashid Al Mu'alla - Envoyé spécial, Émir de l'Émirat de Umm al-Quwain
Équateur : Rafael Correa - Président de la République
Gabon : Ali Bongo Ondimba - Président de la République
Jordanie : Fayez al-Tarawneh - Premier ministre
Inde : Manmohan Singh - Premier ministre
Iran : Mahmoud Ahmadinejad - Président de la République
Irak : Nouri al-Maliki - Premier ministre
Indonésie : Boediono - Vice-Président de la République
Koweït : Muhammad Sabah Al-Salem Al-Sabah - Ministre des affaires étrangères
Liban : Michel Suleiman - Président de la République
Lesotho : MohlabiTsekoa - Ministre des affaires étrangères
Libye : Ashour Bin Khayal - Ministre des affaires étrangères
Malaisie : Anifah Aman - Ministre des affaires étrangères
Mauritanie : Mohamed Ould Abdel Aziz - Président de la République
Maroc : AbdelillahBenkirane - Premier ministre
Namibie : Marco Hausiku - Ministre des affaires étrangères
Népal : BaburamBhattarai - Premier ministre
Pakistan : Asif Ali Zardari - Président de la République
Philippines : JejomarBinay[34] Vice President
Oman : Qaboos bin Said al Said - Sultan
Qatar : Hamad bin Khalifa Al Thani - Emir
Sénégal : MackySall - Président de la République
Serbie : TomislavNikolic - Président de la République
Sri Lanka : MahindaRajapaksa - Président de la République
Soudan : Omar al-Bashir - Président de la République
Swaziland : LutfoDlamini - Ministre des affaires étrangères
Syrie : FaisalMekdad - Vice-Ministre des affaires étrangères
Tanzanie : Mohamed Gharib Bilal - Vice-Président de la République
Territoires palestiniens : Mahmoud Abbas - Président de l'Autorité Nationale Palestinienne
Thaïlande : SurapongTovichakchaikul - Ministre des affaires étrangères
Tunisie : RafikAbdessalem - Ministre des affaires étrangères
Turkménistan : GurbangulyBerdimuhamedow - Président de la République
Venezuela : Hugo Chavez - Président de la République
Vietnam : Nguyen Tan Dung - Premier ministre
Zimbabwe : Robert Mugabe - Président de la République

Observateurs
Arménie : SerzhSargsyan - Président de la République
Brésil : Michel Temer - Vice-Président de la République
Tadjikistan : EmomaliRahmonov - Président de la République

Nations spécialement invitées
Australie : Gary Quinlan - Ambassadeur d'Australie à l'ONU
Russie : Vladimir Poutine - Président de la République

Organisations représentées
Organisation de l'Unité Africaine (OUA) : Yayi Boni - Président
Ligue Arabe : Nabil el-Araby - Secrétaire général
Organisation de la Coopération Islamique (OCI) : EkmeleddinIhsanoglu - Secrétaire général
Organisation des Nations Unies (ONU) : Ban Ki-moon, Secrétaire général

DANS SON DISCOURS D'OUVERTURE, LE MINISTRE IRANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGERES RAPPELLE ET SOUTIENT LA DEMANDE DES NON-ALIGNES DE L'INTERDICTION MONDIALE DES ARMES NUCLÉAIRES
Enfin, il convient de noter que M. Ali Akbar Salehi, ministre iranien des affaires étrangères, a fait très fort, dès son discours inaugural du 16ème Sommet des Non-Alignés, en appelant l'ensemble des pays réunis :
à prendre position contre les sanctions occidentales à l'encontre de l'Iran. Il a affirmé au passage que de nombreux États-membres des Non-Alignés soutenaient le programme nucléaire iranien.
à renouveler leur appel pour une interdiction mondiale de toutes les armes nucléaires dans 13 ans, donc en 2025. Il a eu beau jeu de rappeler que cet objectif avait déjà été adopté par un précédent Sommet des Non-Alignés et a ainsi lancé : « Nous croyons que le calendrier de retrait définitif des armes nucléaires d'ici 2025, qui a déjà été proposé par les Non-Alignés, ne sera effectivement réalisé que si nous en exerçons le suivi minutieux. »
Le ministre iranien a une nouvelle fois assuré que son pays ne cherche pas à se doter d'armes nucléaires, en dépit des affirmations des États-Unis et de leurs alliés qui soupçonnent que l'enrichissement d'uranium de Téhéran pourrait éventuellement conduire à cela.
Commentant les déclarations du gouvernement israélien, qui a dit qu'il examinerait les options militaires si les pressions diplomatiques et économiques ne parviennent pas à freiner les ambitions nucléaires de l'Iran, il a rétorqué qu'Israël avait pour sa part refusé de ratifier le Traité de Non Prolifération nucléaire (TNP) de l'ONU et qu'il refusait de discuter de la gamme complète de ses capacités militaires, alors que tout le monde soupçonne cet État avoir un arsenal nucléaire.
Enfin, le ministre Ministre iranien des affaires étrangères a déploré la « chute» du poids individuel des États membres de l'ONU, qui s'est exercée au bénéfice de la « montée en puissance du Conseil de Sécurité de l'ONU », dirigé par les Cinq membres permanents : États-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie et Chine.
Il a donc réclamé la « création d'un Conseil de Sécurité plus démocratique, qui devrait être considérée comme une partie importante de la réforme de l'ONU ».
[ source : http://www.washingtonpost.com/world/middle_east/iran-opens-nonaligned-summit-with-calls-for-nuclear-arms-ban/2012/08/26/4c363ec2-ef63-11e1-b74c-84ed55e0300b_story.html ]

Quelques-uns des principaux responsables politiques mondiaux présents au 16e Sommet des Non-Alignés à Téhéran:
Evo Morales - Président de la République de Bolivie
Manmohan Singh - Premier ministre de l'Union Indienne
Hugo Chavez - Président de la République du Venezuela
Maité Nkoana-Mashabane - Ministre des affaires étrangères d'Afrique du sud
Vladimir Poutine - Président de la Fédération de Russie
Sheikha Hasina - Premier ministre du BanglaDesh
Ali Bongo Ondimba - Président de la République du Gabon
Michel Temer - Vice-Président de la République fédérative du Brésil
Qaboos bin Said al Said - Sultan d'Oman
Nguyen Tan Dung - Premier ministre du Vietnam

CONCLUSION : LA FRANCE AURAIT DÛ FAIRE AU MINIMUM COMME L'AUSTRALIE !
Comme je l'indiquais déjà dans mon premier article, - et les événements renforcent encore mon analyse - cette capacité massive de rassemblement du Mouvement des Non-Alignés, avec la présence de la Russie en prime, fait ressortir par contraste ce qu'est l'OTAN / UE : un bunker agressif, qui ose se qualifier de « communauté internationale » alors qu'il ne représente même pas 20% des êtres humains vivant sur terre.
Comme je l'ai déjà dit, si la France renouait avec la grandeur de son histoire, ce n'est certes pas dans ce bunker occidental de l'OTAN / UE qu'elle devrait se placer. C'est son adhésion au Mouvement des Non-Alignés qu'elle devrait envisager. Pour contribuer à faire du IIIe millénaire un avenir de paix entre toutes les nations, tous les peuples et toutes les religions du monde.
Quelques-uns de mes lecteurs avaient pu s'étonner de cette suggestion.
Elle est certes iconoclaste dans la France actuelle, où toute pensée non conforme à la logorrhée euro-atlantiste des médias est aussitôt disqualifiée, par un réflexe pavlovien de soumission à la propagande et à l'intimidation.
Or je note que l'Australie sera présente comme "nation invitée". Voilà de quoi rasséréner ceux qui tiquaient devant ma proposition !
Je rappelle que cette proposition, tout comme le présent article ou le précédent, n'ont évidemment pas pour objet de faire l'apologie de tel ou tel régime. Pas plus du régime iranien que des régimes indien, costaricain (dont le chef d'Etat est Prix Nobel de la Paix), péruvien, libanais, vénézuélien, sud-africain et j'en passe, qui sont tous membres des Non-Alignés.

Mon analyse et ma proposition se situent sur un autre plan, qui est celui des relations internationales et de ce que devrait être le rôle de tout pays soucieux d'assurer l'équilibre et la paix du monde. Je rappelle donc 3 points importants :
1)- Le Mouvement des Non-Alignés regroupe, comme je l'ai dit, 120 États sur les 193 des Nations-Unies, et une vingtaine d'autres observateurs. On notera au passage que certains "Non Alignés" sont désormais très alignés sur les États-Unis : Arabie Saoudite, Bahreïn et Qatar notamment.

2)- Il se trouve que la France et tous les pays membres de l'OTAN reconnaissent diplomatiquement tous ces États, qu'ils siègent à leurs côtés à l'ONU, sans pour autant, bien entendu, s'aligner sur tel ou tel. Participer aux Non-Alignés ne pourrait donc pas signifier "s'aligner sur les Non-Alignés"...
3)- Du reste, il n'y a vraiment à peu près aucun point commun en matière économique, sociale, démocratique, religieuse, diplomatique, militaire, entre Cuba et Singapour, l'Iran et le Qatar, l'Île Maurice et la Corée du nord, le Pérou et le Sri Lanka, l'Inde et le Turkménistan, etc
Leur seul point commun, au fond, c'est de vouloir faire respecter les principes du droit international public et notamment le refus de tout empire et le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d'un État souverain.
C'est bien parce que notre pays doit partager ce point commun fondamental que la France, une fois qu'elle sera sortie de l'OTAN et de l'Union européenne, aura vocation à rejoindre le Mouvement des Non-Alignés. Il n'y aurait pas de plus belle victoire diplomatique, conforme au génie du peuple de 1789, que de rassembler, à Paris cette fois-ci, un futur Sommet des Non-Alignés.

François Asselineau
29 août 201


SOMMET DES NON-ALIGNÉS - L'IRAN DEMANDE L'INTERDICTION DES ARMES NUCLÉAIRES –DOSSIER -

>   LA DÉFAITE DIPLOMATIQUE DE WASHINGTON ET DU CAMP EURATLANTISTE SE CONFIRME AVEC LA PRÉSENCE SUPPLÉMENTAIRE DE VLADIMIR POUTINE, EVO MORALES, RAFAEL CORREA, HUGO CHAVEZ ET DES SECRÉTAIRES GÉNÉRAUX DE L'ONU, DE LA LIGUE ARABE, DE L'OCI ET DE L'OUA

Alors que ce 16ème Sommet des Non-Alignés vient de s'ouvrir (pour l'instant au niveau des délégations), ce succès se confirme de façon encore plus importante que prévue.
L'amphithéâtre pour les sessions plénières du 16ème Sommet des Non-Alignés à Téhéran
110 ÉTATS REPRÉSENTÉS, DONT 50 AU PLUS HAUT NIVEAU POLITIQUE
En effet, dès le 1er jour, des délégations représentant 110 des 120 États membres du Mouvement des Non-Alignés sont déjà arrivées à Téhéran.
En outre, selon les toutes dernières annonces présentées par le ministère iranien des affaires étrangères, 50 de des 110 États seront représentés au plus haut niveau :
 §- 29 États seront représentés par leur chef d'État en personne
[ 27 Présidents, 1 Sultan (Oman) et 1 Émir (Qatar) ]

 §- 9 États seront représentés par leur Vice-Président de la République
 §- 7 États seront représentés par le Premier ministre, chef du gouvernement C'est d'ailleurs souvent le véritable chef de l'exécutif, comme c'est le cas du Premier ministre indien Manmohan Singh.
 §- 5 États seront représentés par un envoyé spécial
Tous les autres États sont représentés au niveau de leur ambassadeur à Téhéran et/ou par des délégations de hauts-fonctionnaires mandatés par leurs gouvernements.
DE NOMBREUSES SURPRISES DE DERNIÈRE MINUTE
Plusieurs surprises de dernière minute contribuent à faire de ce XVIe Sommet des Non-Alignés un très grand succès diplomatique pour Téhéran, et une défaite cinglante pour les États-Unis, le Canada, l'Union européenne et Israël, qui avaient exercé les plus fortes pressions possibles pour tenter d'isoler l'Iran.
Ces surprises sont la venue à Téhéran, les 30 et 31 août :
a)- du Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-Moon Le camp euro-atlantiste avait pourtant tout fait pour le dissuader de s'y rendre, car sa présence, même si elle est présentée comme critique, comporte un effet de symbole considérable.

>b)- des Président et Secrétaires généraux de trois autres grosses organisations internationales, qui sont moins connues que l'ONU mais qui n'en jouent pas moins un rôle important dans la diplomatie mondiale :
 §- la Ligue Arabe, pourtant très divisée sur le cas de la Syrie et majoritairement hostile au régime de Damas,
 §- l'Organisation de la Conférence Islamique ( OCI ),
 §- et l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA).
c)- du président russe Vladimir Poutine. C'était d'autant moins prévisible que la Russie ne fait pas partie du Mouvement des Non-Alignés et qu'elle l'est donc cette année à titre de nation invitée.
d)- des présidents latino-américains Hugo Chavez ( Venezuela ), Evo Morales ( Bolivie ), Rafael Correa ( Équateur ) et de Michel Temer, vice-président du Brésil
Ce n'est pas vraiment une surprise, compte tenu de la ligne politique des trois premiers dirigeants, mais leur présence n'allait quand même pas de soir et n'avait pas été annoncée préalablement par le ministère iranien des affaires étrangères. La surprise est plus importante venant du gouvernement de Brasilia, qui se fait représenter par le vice-président de la République en personne alors que le Brésil n'est pas membre du Mouvement des Non-Alignés mais seulement "observateur".
e)- du Vice-Premier ministre d'Arabie saoudite et de l'Émir d'Umm al-Quwain, envoyé spécial du gouvernement des Émirats Arabes Unis : Ce sont des surprises totales ( qui n'avaient pas été annoncées auparavant ), compte tenu de l'alignement de ces régimes sur les États-Unis et de leur hostilité latente à l'égard de l'Iran.
Je relève que, le Premier ministre irakien, le Sultan d'Oman et l'Émir du Qatar faisant aussi le déplacement, de même que les Ministres des affaires étrangères du Koweït et du Bahreïn, cela signifie que tous les pays riverains du Golfe Persique font donc le déplacement de Téhéran. L'Iran est ainsi le seul pays au monde à pouvoir actuellement rassembler des dirigeants de cette zone ô combien stratégique pour l'économie et la paix du monde.
f)- par ailleurs, il faut relever que le représentant du Hamas à Gaza, M. Ismaïl Haniyeh, n'a finalement pas été invité, mais cela fait suite à un imbroglio qui montre les dissensions extrêmes des Palestiniens. Cette absence permettra la présence du président de l'Autorité Nationale Palestinienne, M. Mahmoud Abbas, qui avait menacé de ne pas venir dans le cas contraire.  
g)- enfin, je note que l'Australie a accepté de figurer à côté de la Russie comme "nation invitée".   Le gouvernement de Canberra ne se fait, certes, représenter qu'au niveau de son ambassadeur à l'ONU, mais le geste est pour le moins inattendu de la part d'un État occidental traditionnellement inféodé à Washington.

> 
PERSONNALITÉS POLITIQUES  
 §Afghanistan : Hamid Karzai - Président de la République
 §Afrique du sud : MaiteNkoana-Mashabane - Ministre des affaires étrangères
 §Arabie Saoudite : Abdulaziz bin Abdullah Al Saud - Vice-Premier ministre
 §Azerbaïdjan : ElmarMammadyarov - Ministre des affaires étrangères
 §Bahreïn : Khalid bin Ahmed Al Khalifa - Ministre des affaires étrangères
 §Bangladesh : Sheikha Hasina - Premier ministre
 §Bénin : Yayi Boni - Président de la République
 §Bhoutan : UgyenTshering - Ministre des affaires étrangères
 §Birmanie : WunnaMaungLwin - Ministre des affaires étrangères
 §Bolivie : Evo Morales - Président de la République
 §Cambodge : Hun Sen - Premier ministre
 §Cuba : Raul Castro - Président du Conseil d'État
 §Corée du Nord : Kim Yong-nam - Président du Présidium de l'Assemblée populaire suprême
 §Égypte : Mohamed Morsi - Président de la République
 §Émirats Arabes Unis : Saud bin Rashid Al Mu'alla - Envoyé spécial, Émir de l'Émirat de Umm al-Quwain
 §Équateur : Rafael Correa - Président de la République
 §Gabon : Ali Bongo Ondimba - Président de la République
 §Jordanie : Fayez al-Tarawneh - Premier ministre
 §Inde : Manmohan Singh - Premier ministre
 §Iran : Mahmoud Ahmadinejad - Président de la République

 §Irak : Nouri al-Maliki - Premier ministre

 §Indonésie : Boediono - Vice-Président de la République

 §Koweït : Muhammad Sabah Al-Salem Al-Sabah - Ministre des affaires étrangères

 §Liban : Michel Suleiman - Président de la République

 §Lesotho : MohlabiTsekoa - Ministre des affaires étrangères

 §Libye : Ashour Bin Khayal - Ministre des affaires étrangères

 §Malaisie : Anifah Aman - Ministre des affaires étrangères

>
 §Mauritanie : Mohamed Ould Abdel Aziz - Président de la République

>
 §Maroc : AbdelillahBenkirane - Premier ministre

>
 §Namibie : Marco Hausiku - Ministre des affaires étrangères

>
 §Népal : BaburamBhattarai - Premier ministre

>
 §Pakistan : Asif Ali Zardari - Président de la République

>
 §Philippines  : JejomarBinay[34]     Vice President

>
 §Oman : Qaboos bin Said al Said - Sultan

>
 §Qatar : Hamad bin Khalifa Al Thani - Emir
>

>
 §Sénégal : MackySall - Président de la République
>

>
 §Serbie : TomislavNikolić - Président de la République
>

>
 §Sri Lanka : MahindaRajapaksa - Président de la République
>

>
 §Soudan : Omar al-Bashir - Président de la République

>
 §Swaziland : LutfoDlamini - Ministre des affaires étrangères

>
 §Syrie : FaisalMekdad - Vice-Ministre des affaires étrangères

>
 §Tanzanie : Mohamed Gharib Bilal - Vice-Président de la République

>
 §Territoires palestiniens : Mahmoud Abbas - Président de l'Autorité Nationale Palestinienne

>
 §Thaïlande : SurapongTovichakchaikul - Ministre des affaires étrangères

>
 §Tunisie : RafikAbdessalem - Ministre des affaires étrangères

>
 §Turkménistan : GurbangulyBerdimuhamedow - Président de la République

>
 §Venezuela : Hugo Chavez - Président de la République

>
 §Vietnam : Nguyen Tan Dung - Premier ministre

>
 §Zimbabwe : Robert Mugabe - Président de la République

>Observateurs
 §Arménie : SerzhSargsyan - Président de la République
 §Brésil : Michel Temer - Vice-Président de la République
 §Tadjikistan : EmomaliRahmonov - Président de la République

Nations spécialement invitées
 §Australie : Gary Quinlan - Ambassadeur d'Australie à l'ONU
 §Russie : Vladimir Poutine - Président de la République
Organisations représentées
Organisation de l'Unité Africaine (OUA) : Yayi Boni  - Président
Ligue Arabe : Nabil el-Araby - Secrétaire général
Organisation de la Coopération Islamique (OCI) : Ekmeleddinİhsanoğlu - Secrétaire général
Organisation des Nations Unies (ONU) : Ban Ki-moon, Secrétaire général


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

 

 

n°97 - Dossier d'Iran - du 17-07- au 11 - 09 - i : Le sommet du MNA s'achève sur un appel à la paix dans le monde

 


n°97 -   Dossier d'Iran - du 17-07- au 11 - 09  -  i  : Le sommet du MNA s'achève sur un appel à la paix dans le monde 


Dossier d'Iran   n°97-

 C.De Broeder& M.Lemaire



 Le "dossierd'Iran" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm 

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ ) colonne de gauche.

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Tiré à Part

Le Parisien : "Israël se prépare à une guerre"

. Les frontières, notamment avec le Liban, sont sous haute surveillance. | (AFP/MAHMOUD ZAYAT.)

«Le front israélien est préparé comme il ne l’a jamais été. » Les mots prononcés hier par l’ancien ministre de la Défense passive d’Israël, MatanVilnaï, sonnent comme si l’Etat hébreu était à la veille d’une guerre inéluctable contre l’Iran. Dans un entretien au quotidien « Maariv », Vilnaï se fait plus précis : l’offensive d’Israël s’étalerait sur un mois et coûterait la vie à environ 500 personnes.
Elle aurait lieu, toujours selon l’ex-ministre, sur plusieurs fronts, de l’Iran (par des frappes aériennes) à la bande de Gaza (où se trouve le Hamas) en passant par le Liban (d’où partiraient les ripostes du Hezbollah). Ce scénario, qui inspire beaucoup de craintes aux Israéliens et fait frémir le reste du monde, n’est pas fantaisiste. Selon la presse israélienne, le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, aurait l’intention d’attaquer les sites nucléaires iraniens (qui menacent Israël) d’ici au mois de novembre, c’est-à-dire avant l’élection présidentielle américaine.

Des SMS comme moyen d’alerte
Au vu du délai, très court, le
gouvernement s’active. Et prend soin, tout d’abord, d’acclimater l’opinion à l’éventualité d’un conflit en la rassurant sur le degré de préparation militaire (batteries antimissiles, stocks de munitions) et civile (le nombre d’abris disponibles) du pays. Hier, MatanVilnaï a ainsi précisé qu’il y avait assez de kits antichimiques et bactériologiques pour plus de la moitié de la population israélienne. Plus inédit, l’armée testera aujourd’hui à l’échelle nationale un système d’alerte qui envoie des messages en cas d’attaques de missiles. Des SMS en hébreu, en arabe, en anglais et en russe seront envoyés sur les téléphones portables des habitants de tout le pays. « Je peux l’assurer avec la plus grande autorité : aujourd’hui, chacun sait exactement ce qu’il doit faire », a poursuivi l’ancien ministre.

L’Iran, de son côté, a indiqué mardi ne pas croire à une attaque « stupide » israélienne contre ses installations nucléaires. Et continue à assurer que celles-ci n’ont en rien des visées militaires, comme le craint l’Etat hébreu.

Deux explosions ont été entendues, hier soir, par les habitants d’Eilat, une station balnéaire israélienne située près de la frontière égyptienne. Deux roquettes tirées à partir du Sinaï égyptien avaient explosé début avril à Eilat sans faire de blessé.

 

: Apocalypse now!
>
>En Israël les tueurs piaffent... et se dévoilent enfin !
>Liquider les trente métropoles du moyen orient en cas d'attaque d'israël:
> en disparaissant, les israéliens espèrent réduire en cendres tout le Moyen Orient.
> Ce qui est "poétiquement" appelé l'opération "Samson"!
> On est "prévenu"!

Iran: ça ne fait « guerre » de doute !
L’existence d’Israël n’est pas davantage menacée en cas de conflit avec l’Iran et ses alliés…

Nombreux sont les israéliens, juifs à travers le monde ou amis et soutiens non-juifs d’Israël qui craignent l’apparition d’un conflit violent notamment avec l’Iran et le Hezbollah dont les milliers de missiles sont pointés vers Israël. Il est utile de rappeler que la dissuasion a toujours été une caractéristique essentielle de la puissance militaire israélienne.
Par conséquent, en dehors de la stratégie qui sera adoptée par Tsahal en cas d’un éventuel conflit, peu de gens ont connaissance de ce qu’on appelle « l’option Samson » qui est à la base même des capacités dissuasives d’Israël si son existence se trouvait un jour menacée.
L’option Samson tire son nom du personnage biblique qui a pris la décision de faire s’écrouler les colonnes du temple philistin -quitte à mettre sa propre vie en péril- afin d’entrainer la chute de l’édifice qui provoquera également l’anéantissement de ses ennemis.
Ainsi, seul l’objectif général de cette option militaire est connu : si l’État Israël risque de tomber, il entrainera l’ensemble de ses ennemis avec lui. Les cibles précises sont susceptibles d’évoluer avec le temps et font bien évidemment mystère.
> Cependant, certaines informations font état d’une volonté de viser -au minimum- les 20 ou 30 plus grandes villes du Moyen-Orient. Mais les effets d’une bombe nucléaire ne se limitant pas aux frontières d’une ville et de ses banlieues, c’est bien tout le monde arabo-musulman qui prendrait le risque de disparaitre si jamais l’existence d’Israël se trouvait menacée.
Pour cela, il suffit de constater les dégâts causés par le bombardement d’Hiroshima il y a plus d’un demi-siècle pour prendre conscience de la capacité de destruction infiniment plus puissante de l’arme nucléaire aujourd’hui.
L’existence de l’option Samson est officielle, Israël était sur le point de la mettre en application une seule fois à travers son Histoire durant la guerre de Kippour en 1973 où le pays fut attaqué par surprise durant le jour le plus important du calendrier juif tandis que les troupes étaient démobilisées alors que les hommes jeûnaient et priaient dans les synagogues.
D’ailleurs, Ariel Sharon résumait cette ultime option militaire avec le ton direct et sans détour qui caractérise les dirigeants israéliens : « les arabes peuvent bien avoir le pétrole, nous nous avons les allumettes ! ».

16.8.2012

http://www.leparisien.fr/international/israel-se-prepare-a-une-guerre-16-08-2012-2126909.php
http://jssnews.com/2012/07/26/nodoubt/



Au jour le jour

Le sommet du MNA s'achève sur un appel à la paix dans le monde  

Le 16e sommet du Mouvement des Non-Alignés (MNA) s'est conclu vendredi à Téhéran, capitale iranienne, après l'adoption d'un certain nombre de documents de synthèse.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui assume la présidence tournante du mouvement, a lu une partie de ces documents finaux lors de la cérémonie de clôture, et a déclaré que les participants avaient unanimement renouvelé leur attachement aux principes et aux objectifs du MNA.
Les participants ont appelé à des "changements fondamentaux" dans la gouvernance et la gestion collective du monde, soulignant que ces changements étaient des conditions essentielles au maintien de la paix mondiale ; ils ont également tous appelé à éviter les conflits partout à travers le monde, a indiqué M. Ahmadinejad.

"Nous avons tous convenu de défendre les droits de l'Homme et la dignité humaine, et de développer l'amour, l'affection et l'honnêteté", a-t-il indiqué, ajoutant : "nous pouvons résoudre les défis mondiaux par le biais de l'amitié".

Le président iranien a souligné qu'en adoptant ces documents finaux, les pays membres du MNA avaient envoyé un "important message politique" de soutien à la paix et à la justice dans le monde.
Ces documents ont également affirmé la solidarité du MNA avec les Palestiniens.
La réunion du MNA à Téhéran s'est déroulée en trois phases : une réunion préparatoire de hauts responsables du 26 au 27 août, une réunion au niveau ministériel du 28 au 29 août, et le sommet proprement dit les 30 et 31 août.
Des représentants venus d'une centaine de pays se sont réunis à Téhéran pour discuter des nouveaux défis mondiaux.
Le Venezuela a été choisi pour accueillir le 17e sommet du MNA en 2015, et deux nouveaux membres, l'Azerbaïdjan et les Fidji, ont été admis dans l'organisation.
Fondé en ex-Yougoslavie en 1961, le MNA représente près des deux tiers des membres des Nations Unies, et environ 55% de la population mondiale.
 

01/09/2012

 http://french.cri.cn/621/2012/09/01/581s293770.htm#.UEHrBJa_y3Y

 


Chems Eddine Chitour : Guerre Israël Iran : Cette fois-ci est-ce sérieux ?
«Si l'on regarde de près ce qui se passe à nos frontières à l'heure actuelle, il devient évident que le risque d'implication de la Russie dans des conflits locaux a augmenté; et sous certaines conditions, les conflits régionaux risquent de dégénérer en conflits d'envergure avec un possible emploi d'armes nucléaires
Général Nikolaï Makarov, chef d'Etat-major général russe, 17/11/2011


Les bruits de bottes concernant l'attaque de l'Iran présentée comme naturelle par l'Occident, ne sont pas un scoop. L'attaque imminente contre l'Iran attend depuis huit ans et comme le dit un militaire occidental: «Depuis huit ans, l'Iran est à une année de la mise au point de la bombe atomique.» Ce préambule est donné pour montrer encore une fois un scénario de déjà-vu. A des échéances données, on réchauffe le dossier iranien et on mobilise les rouages de la machination pour diaboliser l'Iran.

Souvenons-nous en juin 2008, le général ShaulMofaz, ministre de la Défense d'Israël déclarait: «Si l'Iran continue son programme de développement de l'arme nucléaire, nous l'attaquerons. Les sanctions sont inefficaces... Une attaque contre l'Iran afin d'arrêter ses préparatifs nucléaires sera inévitable.» Dans le même ordre le 31 octobre 2011, Benyamin Netanyahu déclarait, à la Knesset, que l'Iran constituait une menace, non seulement pour Israël mais aussi pour le reste du monde. Côté iranien, le gouvernement se défend en affirmant que son programme nucléaire est entièrement civil. Réponse du berger à la bergère, Mahmoud Ahmadinejad avait déclaré, le 8 novembre 2011 que «l'Iran n'avait pas besoin de la bombe atomique», mais qu'il ne «reculerait jamais» face aux Occidentaux.

A l'époque, le triste rôle est confié au boutefeu actuel directeur général de l'Aiea. A longueur d'année et d'une façon itérative, le matraquage concernant l'Iran est devenu une seconde nature. Personne ne pose la question «pourquoi Israël n'a jamais voulu signer le traité de non-prolifération nucléaire bafoué allègrement par ses concepteurs (Etats-Unis, France) au point de ne pas permettre de visites poussées de ses installations?» Israël détiendrait un arsenal nucléaire impressionnant. On se souvient que El Baradei ancien directeur de l'Aiea avait été autorisé à regarder de loin la centrale et il aurait dit: «Je ne vois pas de fumée au bout du pistolet.» (1)

L'attaque de l'Iran

Plus tard en novembre 2011, le va-t-en guerre directeur de l'Aiea publie un rapport défavorable à l'Iran accusé de réalisation de programmes nucléaires militaires. Ce rapport énumère tous les péchés et les ´´incartades´´ de l'Iran, ainsi que les soupçons nourris à l'égard de ce pays à partir des années 1990. A cet égard, l'Iran avait déclaré que ce n'était rien de plus qu'une compilation des anciennes accusations qui ne sont étayées par aucun argument nouveau et sont politiquement motivées sous la pression des Etats-Unis. Pourtant, Téhéran n'a jamais été pris en flagrant délit de production d'uranium de qualité militaire. Comme en témoignent les conclusions très claires du rapport qui constate que ce qui a été observé sur les sites iraniens n'entre pas en contradiction avec les informations officiellement présentées par l'Iran à l'Aiea.

En janvier 2012 Alain Gresh écrivait: «Interrogé pour savoir quand Israël attaquerait l'Iran, Patrick Clawson, chercheur au ´´Washington Institute for Near East Policy (Winep)´´, un think-tank lié au lobby pro-israélien, répondait: «Il y a deux ans» (cité par Scott Shane, 11 janvier). Nous sommes en août 2012. Rien n'a changé, l'attaque de l'Iran est plus que jamais d'actualité:

´´Un climat fébrile, lit-on sur «le Télégramme.com», s'est installé depuis une dizaine de jours en Israël, entretenu par les déclarations quotidiennes dans les médias, de responsables politiques et d'analystes «pour» ou «contre» une opération israélienne visant l'Iran. Avec ou sans l'aval des États-Unis, avec ou sans leur assistance. Cette inquiétude ambiante est renforcée par la distribution massive de masques à gaz à la population, par la vérification du bon fonctionnement d'un système d'alerte via SMS (envoyés en cas de tirs de missiles ou roquettes) et par des spéculations sur le nombre de victimes israéliennes en cas de représailles iraniennes. Autre élément renforçant le climat de tensions, cette fois-ci sur la scène politique, la Knesset (Parlement) a entériné, jeudi, la nomination d'AviDichter, considéré comme partisan d'une ligne dure sur le dossier iranien, à la tête de la Défense passive, un ministère crucial en cas de guerre ».(2)

Cet ancien patron du Shin Beth, le service de sécurité intérieure, a affirmé qu'Israël «devait se doter de capacités d'attaque» en cas d'offensive contre les installations nucléaires iraniennes. Sa position tranche avec celle d'ex-hauts responsables du Shin Beth et du Mossad (contre-espionnage) ou des Renseignements militaires, qui ont exprimé leur opposition à une attaque israélienne menée sans l'accord des États-Unis. Le président Shimon Peres a déclaré lui aussi, qu'il était «clair» qu'Israël ne pouvait attaquer l'Iran sans l'aide des États-Unis». La multiplication des déclarations publiques sur l'Iran a pour but, en plus de préparer l'opinion publique aux conséquences d'une éventuelle frappe, de pousser l'administration américaine à davantage de clarté sur le sujet, estime Denis Charbit, de l'Université de Tel-Aviv.» (2)

Al Qods

Du côté occidental, la propagande est-elle que le formatage parait irréversible. Encore une fois, on nous fera le coup du David contre Goliath, d'un petit pays qui lutte pour sa survie en face de barbares échevelés fanatiques avec le couteau entre les dents. C'est à peu près le scénario juin 67 où les rodomontades de Nasser n'impressionnaient pas les Israéliens qui ont décidé d'attaquer en premier; ce qui a été reconnu bien plus tard.

Nous lisons sur le site Agoravox ce morceau d'anthologie d'une rare partialité: ´´ Le régime des mollahs vit probablement ses derniers jours. La guerre longtemps redoutée entre l'Iran et Israël n'a jamais été aussi proche. En Israël, puissance d'où partirait le premier coup de feu, tout semble au point. En Iran, on affiche une sérénité qui laisse perplexe. En effet, l'issue du conflit ne fait aucun doute: le régime iranien sera balayé. La question qui se pose véritablement est celle de sa capacité de nuisance. Il y a sérieusement à redouter une guerre qui, bien que remportée, risque de laisser des «blessures» dont on pourrait ne jamais se relever. Pour le ministre sortant de la défense passive MatanVilnaï, «le front israélien est préparé comme il ne l'a jamais été». Il va jusqu'à préciser, au quotidien Maariv, que l'offensive durera un mois et coûterait la vie à environ 500 personnes. Tsahal attaquerait sur trois fronts simultanés». (3)

Du côté de l'Iran, les autorités rappellent que leur programme nucléaire, objet du conflit, n'a pas de visée militaire et qu'il serait «stupide» pour Israël d'attaquer les installations iraniennes. S'exprimant lors d'un discours à Téhéran à l'occasion de la Journée d'Al Qods, le Président iranien a promis que la «tumeur cancéreuse» (que serait Israël) va bientôt disparaître et qu'«un nouveau Proche-Orient» va renaître sans «trace des sionistes». Une déclaration qui a évidemment provoqué un tollé international. Sur le plan militaire, Israël disposerait d'une nette longueur d'avance technologique sur l'Iran, mais Téhéran a développé des missiles capables de frapper l'Etat hébreu et dispose d'un allié indéfectible aux frontières d'Israël, le Hezbollah. En été 2006, les pertes avaient été suffisamment lourdes pour que le doute commence à planer sur la capacité du pays à s'en sortir militairement face à ses hostiles voisins. (...) Pourtant, contre l'Iran, Israël part avec les meilleurs atouts.»(3)

Le rédacteur va plus loin, il nous informe qu'Israël attaquera en premier et que s'il est en difficulté il larguera la bombe atomique: «Seule puissance nucléaire de la région, difficile d'imaginer qu'en cas de déboires militaires majeurs l'Etat hébreu se priverait de recourir à l'arme fatale.» (3)
Toute honte bue il annonce que l'Occident ne laissera jamais tomber Israel: ´´On sait que si le conflit tourne mal, les Occidentaux voleraient au secours du peuple hébreu. Difficile d'imaginer les dirigeants européens et américains rester les bras croisés pendant que le peuple israélien subit des pertes humaines et matérielles de la part d'un régime aussi «détesté» que celui de Téhéran. D'ailleurs, sur ce point, le Président israélien est sans ambigüité.: «cette fois au moins nous ne sommes pas seuls.» Il faisait allusion aux Etats-Unis qui, quelles que soient les conditions du déclenchement des hostilités, interviendront aux côtés d'Israël.» (3)

Livrant sa conviction intime fruit d'une haine incompréhensible, Boniface Musavulu poursuit son plaidoyer et met en garde contre l'erreur de George Bush père qui en 1991 n'avait pas capturé Saddam Hussein. ce qu'à fait son fils douze ans plus tard en donnant des conseils: «On peut imaginer, conseille-t-il, que dans ce scenario, les «alliés» ne se contentent pas de détruire les installations nucléaires du pays. Ils iront jusqu'à faire tomber le régime. «Une deuxième guerre du Golfe avait été jugée nécessaire par l'administration Bush, pour des raisons indéfiniment contestables. Mais on aurait pu s'épargner ces interminables polémiques et surtout épargner des vies humaines (massacre des Kurdes et des Chiites) si la coalition, disposant du mandat de l'ONU, avait «fini le boulot» dès 1991. Reste que pour faire tomber le régime, il faudra des hommes au sol. Les alliés pourraient donc se contenter de «briser» l'Etat iranien, comme ils ont brisé l'Irak de Saddam Hussein. Après une campagne de bombardements et l'encouragement des soulèvements internes, le pays serait laissé dans un «sale état». Lorsqu'un peuple s'épuise dans d'interminables conflits internes comme les Irakiens (Kurdes, sunnites, chiites), il n'a plus les moyens de fabriquer des «armes de destruction massive» et menacer «le monde libre» avec ses missiles. Les Occidentaux pourront alors dormir tranquilles. (...)» (3)

Prenant ses désirs pour des réalités, cet «expert» autoproclamé en géopolitique ajoute: «Enfin, le contexte international n'a jamais été aussi défavorable aux dirigeants iraniens. La solidarité avec la «rue arabe» ne sera pas au rendez-vous. Depuis le printemps arabe, les islamistes qui mobilisaient des foules ont changé de visage. En Egypte, les Frères musulmans sont au pouvoir et sont en quête de respectabilité internationale. En Tunisie, les Occidentaux scrutent le moindre faux-pas des islamistes au pouvoir (Ennahda). En Syrie, les islamistes nous supplient de les aider pour venir à bout de Bachar Al Assad. Ils ne vont pas se fâcher avec les Occidentaux. En Libye, les islamistes au pouvoir, ce sont «nos amis». Le régime iranien va donc, certainement, se retrouver tout seul dans sa chute.(3)

Voilà l'état d'esprit qui prévaut en Occident s'agissant du rapport aux Arabes et aux musulmans! Pourtant, on ne peut pas dire qu'Israël soit menacé, Aucun pays du Moyen-Orient ne peut se mesurer à Israël dans le cas d'une guerre éclair. Reste l'Iran, là c'est autre chose. L'Iran ne se laissera pas faire «c'est du lourd», c'est un pays technologiquement avancé dans tous les domaines. Il semble pourtant, que Barack Obama ne veuille pas d'une aventure militaire avant les élections de novembre 2012. (...) Pour les Américains et les Israéliens, un Irak allié à Téhéran offrirait à l'axe Iran-Syrie un vaste territoire qui s'étendrait de Téhéran aux rives de la mer Méditerranée. Une telle perspective représenterait un véritable défi pour les Etats-Unis et Israël dans la région. Une autre hypothèse probable est celle d'une campagne d'intoxication orchestrée de longue date. (4)
La bombe

A l'époque déjà il y a dix mois, Peter Simmons nous apprenait que cette fois «ce serait sérieux»: «Des articles parus dans les journaux britanniques le Telegraph et le Guardian du mercredi 2 novembre révèlent les préparatifs militaires des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne pour une attaque contre l'Iran, qui vont bien au-delà des scénarios de routine habituels.(...)Les Etats-Unis se sont jetés de façon téméraire dans une guerre après l'autre au cours de la décennie passée, dans une tentative désespérée de compenser leur déclin économique en projetant leur hégémonie sur les régions riches en énergie du Moyen-Orient et de l'Asie centrale. De plus, on ne connaît pas la réaction des Russes et des Chinois qui ne vont pas regarder faire ou défaire ce qu'ils ont mis patiemment en marche, le pacte asiatique. D'autant que le chaudron afghan est toujours en ébullition avec un Pakistan en atmosphère insurrectionnelle. «(...) Toutes les bombes conçues par les pays occidentaux, notamment les bombes au phosphore à l'uranium appauvri, les bombes barriques GBU dont disposeraient les Etats-Unis et Israël, ajoutez à cela les drones, ces véritables prédateurs et le guidage satellitaire, nous avons une idée des guerres actuelles mises en action notamment en Afghanistan, à Ghaza, en Libye.» (5)

Le motif de la bombe est fallacieux. Plusieurs rapports faits par la CIA ont montré que l'Iran n'avait pas l'intention de préparer la bombe. Alain Gresh nous apprend que Leon Panetta, le secrétaire américain à la Défense et ancien directeur de la CIA, le 2 décembre 2011, appréhendait l'attaque, il dressait un tableau catastrophique des conséquences d'une guerre contre l'Iran; quelques jours plus tard, le 19 décembre sur CBS, il affirmait que l'Iran aurait peut-être une bombe atomique d'ici un an; enfin le 8 janvier 2012, à la question de savoir si l'Iran voulait la bombe atomique, il répondait... non». (6)

On dit que la condition de la réélection d'Obama est d'avoir l'imprimatur du lobby sioniste, en aidant Israël à en finir avant le mois de novembre. Après la Libye, la Syrie, voici venir le tour de l'Iran. C'est cependant un risque majeur, car la Russie et la Chine réagiront. De plus, les Etats-Unis n'auront rien à gagner dans ce conflit, ils ont l'énergie, ils sont installés à demeure. Prendront-ils le risque de mettre la planète à feu et à sang pour un conflit imaginaire?

1.C.E Chitour: http://www.legrandsoir.info /attaque-contre-l-iran-prelude-au-chaos-mondial.
2.http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/israel-l-etat-prepare-son-peuple-a-une-guerre-contre-l-iran-21-08-2012-1812694.php
3.Boniface Musavulu.http://www. agoravox.fr/actualites/international/article/guerre-iran-israel- veillee-d-armes-121379
4.Mahmoud Kiyan-ErsiMardomak Frapper maintenant ou jamais 08.11.2011
5.Peter Symonds http://www.wsws.org/francais/News/2011/nov2011/iran-n07.shtm...
6.http://blog.mondediplo.net/2012-01-17-Quand-Israel-attaquera-t-il-l-Iran-Il-y-a-deux

Professeur émérite Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique enp-edu.dz

Publié le 23 août 2012 avec l'aimable autorisation de l'auteur

Jeudi 23 août 2012

 


L'Iran cherche à rallier les "non-alignés" à son programme nucléaire.

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

LE MONDE :Une autre "communauté internationale": la 16e Conférence des pays Non Alignés réunie à Téhéran. A SUIVRE!

Qui sera à Téhéran, qui sera à New York ? Deux réunions internationales semblent en concurrence pour le jeudi 30 août, date à la fois d'un débat sur la Syrie au Conseil de sécurité de l'ONU, voulu par la France qui préside ce mois-ci cette instance, et d'un sommet en Iran du Mouvement des non-alignés.
La République islamique cherche à faire de ce regroupement souple de 118 pays, lancé dans les années 1950 avec comme cris de ralliement l'anticolonialisme et le refus des deux blocs de la guerre froide, une plateforme pour tenter de sortir de son isolement.
Téhéran veut rallier des soutiens à propos de son programme nucléaire, source de multiples tensions au Moyen-Orient, dans un contexte où les Etats-Unis accroîssent à nouveau leur présence militaire dans la région du Golfe, et où ceux qui prennent le pouls des responsables israéliens concernant un scénario de frappes militaires sur les sites iraniens jugent que rien ne peut être exclu, y compris avant l'élection présidentielle américaine.

TÊTES D'AFFICHE
Les dirigeants iraniens ont préparé un très long texte (200 pages) de projet de déclaration des non-alignés appelant en particulier à la fin des sanctions internationales qui s'exercent sur eux, celle-ci étant sévères depuis l'entrée en vigueur en juillet d'un embargo pétrolier décidé hors du cadre de l'ONU.
Mais la déclaration sera-t-elle validée formellement par les participants ? Le dossier syrien n'a pas amélioré l'image de la diplomatie iranienne qui s'est, à la mi-août, retrouvée singulièrement isolée au sein de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) lorsque celle-ci a décidé de suspendre l'appartenance de la Syrie de Bachar Al-Assad.

La plus "spectaculaire" des présences à Téhéran est celle du secrétaire-général des Nations unies, Ban Ki-Moon, arrivé mercredi soir. Un déplacement qui est loin de faire plaisir aux Occidentaux, même si ceux-ci se sont abstenus d'en faire un sujet de contentieux ouvert. Impossible d'interdire à Ban Ki-Moon d'y aller, puisque d'autres chefs de l'ONU avaient déjà assisté à des sommets de non-alignés par le passé (ceux-ci se tiennent tous les trois ans).
Le message envoyé par les Occidentaux à l'intéressé a plutôt été qu'il devrait rappeler instamment aux Iraniens de se conformer à leurs obligations internationales. Ban Ki-moon a diffusé à l'approche de la réunion de Téhéran un communiqué indiquant qu'il exprimerait bel et bien les "claires préoccupations et attentes de la communauté internationale", que ce soit sur le nucléaire, la Syrie ou les droits de l'homme.

L'autre "tête d'affiche" du sommet des non-alignés sera le président de l'Egypte Mohamed Morsi, de retour d'une visite en Chine et semble-t-il très décidé à relancer la relance de la politique extérieure de son pays. Ce passage sera, semble-t-il, éclair (quelques heures) mais les propos du dirigeant egyptien ne manqueront pas d'être scrutés à la loupe.

LE "SUD" MONTRE SON POIDS FACE AU "NORD"
L'Egypte a entrepris de s'activer sur le dossier syrien et considère que l'Iran doit être intégré dans les concertations internationales alors que les Occidentaux l'avaient barré d'un précédent "groupe d'action" voulu par l'ancien émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe, Kofi Annan.

La venue à Téhéran du premier ministre indien Manmohan Singh accompagné de son ministre des affaires étrangères (qui ne pourra, en conséquence, participer à la réunion du Conseil de sécurité, où l'Inde siège cette année), relève sans doute bien plus d'une volonté d'entretenir la flamme des non-alignés, mouvement où New-Delhi a historiquement un rôle de premier plan, que d'une décision d'apporter un quelconque quitus au régime iranien.
Mais ce dernier ne s'abstiendra pas de chercher à instrumentaliser un évenementreunissant quelque 35 chefs d'Etat et de gouverment. Les "non-alignés" ont régulièrement érigé le thème du désarmement nucléaire comme un angle d'attaque contre les grandes puissances, accusées de donner des leçons au reste du monde tandis qu'elles ne feraient rien pour se départir de leurs arsenaux.
Le mouvement, devenu hétéroclite et quelque peu désuet, semble entretenu comme un forum où le "Sud" veut montrer son poids face au "Nord".
L'Iran y va pour sa part de ses priorités, ayant campé le décor en dressant, sur les lieux de la réunion, des photographies de ses scientifiques assassinés ces dernières années, dans des attentats que Téhéran attribue à Israël.

29.8.2012 

SITE PALESTINE SOLIDARITE 

LE MONDE - 29.8.2012

 

DANS SON DISCOURS D'OUVERTURE, LE MINISTRE IRANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGERES RAPPELLE ET SOUTIENT LA DEMANDE DES NON-ALIGNES DE L'INTERDICTION MONDIALE DES  ARMES NUCLÉAIRES

>26 août 2012 : M. Ali Akbar Salehi, Ministre iranien des affaires étrangères, prononce le discours inaugural du 16ème Sommet des Non-Alignés à Téhéran
>Enfin, il convient de noter que M. Ali Akbar Salehi, ministre iranien des affaires étrangères, a fait très fort, dès son discours inaugural du 16ème Sommet des Non-Alignés, en appelant l'ensemble des pays réunis :

 §à prendre position contre les sanctions occidentales à l'encontre de l'Iran. Il a affirmé au passage que de nombreux États-membres des Non-Alignés soutenaient le programme nucléaire iranien.
 §à renouveler leur appel pour une interdiction mondiale de toutes les armes nucléaires dans 13 ans, donc en 2025. Il a eu beau jeu de  rappeler que cet  objectif avait déjà été adopté par un précédent Sommet des Non-Alignés et a ainsi lancé :  « Nous croyons que le calendrier de retrait définitif des armes nucléaires d'ici 2025, qui a déjà été proposé par les Non-Alignés, ne sera effectivement réalisé que si nous en exerçons le suivi minutieux. »
Le ministre iranien a une nouvelle fois assuré que son pays ne cherche pas à se doter d'armes nucléaires, en dépit des affirmations des États-Unis et de leurs alliés qui soupçonnent que l'enrichissement d'uranium de Téhéran pourrait éventuellement conduire à cela.
Commentant les déclarations du gouvernement israélien, qui a  dit qu'il examinerait les options militaires si les pressions diplomatiques et économiques ne parviennent pas à freiner les ambitions nucléaires de l'Iran, il a rétorqué qu'Israël avait pour sa part refusé de ratifier le Traité de Non Prolifération nucléaire (TNP) de l'ONU et qu'il refusait de discuter de la gamme complète de ses capacités militaires, alors que tout le monde soupçonne cet État avoir un arsenal nucléaire.

>Pour tenter de répondre à l'accusation de terrorisme qui pèse régulièrement sur l'Iran, les organisateurs du Sommet ont jugé bon de présenter, à l'extérieur du lieu de la réunion, trois voitures détruites par des attentas à l'explosif. Selon le gouvernement iranien, ces explosions ont été organisées par des agents britanniques et américains et ont visé à assassiner des membres participant au programme nucléaire. Au moins cinq membres de la communauté scientifique iranienne, y compris des experts nucléaires, ont ainsi été tués depuis le début de 2010, dans le cadre d'une guerre présumée secrète avec ses ennemis principaux.
Enfin, le ministre Ministre iranien des affaires étrangères a déploré la « chute»  du poids individuel des États membres de l'ONU, qui s'est exercée au bénéfice de la « montée en puissance du Conseil de Sécurité de l'ONU », dirigé par les Cinq membres permanents : États-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie et Chine.

>Il a donc réclamé la « création d'un Conseil de Sécurité plus démocratique, qui devrait être considérée comme une partie importante de la réforme de l'ONU ».
[ source :
http://www.washingtonpost.com/world/middle_east/iran-opens-nonaligned-summit-with-calls-for-nuclear-arms-ban/2012/08/26/4c363ec2-ef63-11e1-b74c-84ed55e0300b_story.html ]

>Quelques-uns des principaux responsables politiques mondiaux présents au 16e Sommet des Non-Alignés à Téhéran.
 §Evo Morales - Président de la République de Bolivie
>
 §Manmohan Singh - Premier ministre de l'Union Indienne
>
 §Hugo Chavez - Président de la République du Venezuela
>
 §Maité Nkoana-Mashabane - Ministre des affaires étrangères d'Afrique du sud
>
 §Vladimir Poutine - Président de la Fédération de Russie
>
 §Sheikha Hasina - Premier ministre du BanglaDesh
>
 §Ali Bongo Ondimba - Président de la République du Gabon
>
 §Michel Temer - Vice-Président de la République fédérative du Brésil
>
 §Qaboos bin Said al Said - Sultan d'Oman
>
 §Nguyen Tan Dung - Premier ministre du Vietnam

>CONCLUSION : LA FRANCE AURAIT DÛ FAIRE AU MINIMUM COMME L'AUSTRALIE !
>Comme je l'indiquais déjà dans mon premier article, - et les événements renforcent encore mon analyse - cette capacité massive de rassemblement du Mouvement des Non-Alignés, avec la présence de la Russie en prime, fait ressortir par contraste ce qu'est l'OTAN / UE : un bunker agressif, qui ose se qualifier de « communauté internationale » alors qu'il ne représente même pas 20% des êtres humains peuplant la Terre.
Comme je l'ai déjà dit, si la France renouait avec son histoire, ce n'est certes pas dans ce bunker occidental de l'OTAN / UE qu'elle devrait se situer. C'est son adhésion au Mouvement des Non-Alignés qu'elle devrait envisager. Oui da !  Pour contribuer à faire du IIIe millénaire un avenir de paix entre toutes les nations, tous les peuples et toutes les religions du monde.

> Quelques-uns de mes lecteurs avaient pu s'étonner de cette suggestion.
Elle est certes iconoclaste dans la France actuelle, où toute pensée non conforme à la logorrhée euro-atlantiste des médias est aussitôt disqualifiée, par un réflexe pavlovien de soumission à la propagande et à l'intimidation.  
Or je note que l'Australie sera présente comme "nation invitée". Voilà de quoi rasséréner ceux qui tiquaient devant ma proposition  !   

> Je rappelle que cette proposition, tout comme le présent article ou le précédent, n'ont évidemment pas pour objet de faire l'apologie de tel ou tel régime. Pas plus du régime iranien que des régimes indien, costaricain (dont le chef d'Etat est Prix Nobel de la Paix), péruvien, libanais, vénézuélien, sud-africain et j'en passe, qui sont tous membres des Non-Alignés.
Mon analyse et ma proposition se situent sur un autre plan, qui est celui des relations internationales et de ce que devrait être le rôle de tout pays soucieux d'assurer l'équilibre et la paix du monde.Je rappelle donc 3 points importants :
 §1 - Le Mouvement des Non-Alignés regroupe, comme je l'ai dit, 120 États sur les 193 des Nations-Unies, et une vingtaine d'autres observateurs.  On notera au passage que certains "Non Alignés" sont désormais très alignés sur les États-Unis : Arabie Saoudite, Bahreïn et Qatar notamment.
 §2 - Il se trouve que la France et tous les pays membres de l'OTAN reconnaissent diplomatiquement tous ces États, qu'ils siègent à leurs côtés à l'ONU, sans pour autant, bien entendu, s'aligner sur tel ou tel. Participer aux Non-Alignés ne pourrait donc pas signifier "s'aligner sur les Non-Alignés"...
 §3 - Du reste, il n'y a vraiment à peu près aucun point commun en matière économique, sociale, démocratique, religieuse, diplomatique, militaire, entre Cuba et Singapour, l'Iran et le Qatar, l'Île Maurice et la Corée du nord, le Pérou et le Sri Lanka, l’Inde et le Turkménistan, etc
>

>
> Leur seul point commun, au fond, c'est de vouloir faire respecter les principes du droit international public et notamment le refus de tout empire et le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un État souverain.

> C'est bien parce que notre pays doit partager ce point commun fondamental que la France, une fois qu'elle sera sortie de l'OTAN et de l'Union européenne, aura vocation à rejoindre le Mouvement des Non-Alignés.   Il n'y aurait pas de plus belle victoire diplomatique, conforme au génie du peuple de 1789, que de rassembler, à Paris cette fois-ci, un futur Sommet des Non-Alignés. 

>29 août 2012

François Asselineau - Union Populaire Républicaine

https://www.facebook.com/notes/fran%C3%A7ois-asselineau-union-populaire-r%C3%A9publicaine/affluence-record-%C3%A0-t%C3%A9h%C3%A9ran-et-d%C3%A9faite-des-usaue-au-sommet-des-non-align%C3%A9s-liran-/10150999687797038  



1  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

Tout est dit ou presque

http://video.google.com/videoplay?docid=5838829577913530&hl=fr



2 Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

RIA Novosti : Les Non-alignés soutiennent l'Iran et la Syrie | |

Résolution adoptée à l'unanimité des 120 Etats membres

01/09/2012

Les pays membres du Mouvement des Non-alignés ont soutenu vendredi le droit de l'Iran au nucléaire civil, condamné les sanctions américaines anti-iraniennes et se sont prononcés contre l'ingérence dans les affaires intérieures de la Syrie à l'issue de leur sommet de Téhéran.

> Le communiqué final du 16e sommet des Non-alignés comprend au total près de 700 points appelant notamment à lutter contre l'islamophobie et le racisme, à mener le désarmement nucléaire et à respecter les droits de l'homme.

> Le Mouvement des non-alignés réunit actuellement 120 Etats qui refusent d'adhérer à des alliances militaires. Créé à Belgrade en septembre 1961, à l'époque de la guerre froide, le mouvement avait pour objectif initial de faire contrepoids à l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) ainsi qu'au Pacte de Varsovie.



3 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Une frappe contre l'Iran "se retournerait" contre Israël, selon Fabius.  

 Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a estimé lundi qu'une éventuelle frappe israélienne contre l'Iran pourrait "se retourner contre Israël" et préconisé un renforcement des sanctions pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire.
"Je suis absolument hostile au fait que l'Iran ait l'arme nucléaire mais je pense que s'il y avait une attaque israélienne, malheureusement ça se retournerait contre Israël et (placerait) l'Iran en situation de victime", a déclaré M. Fabius sur BFM-TV et la radio RMC.
M. Fabius a dit redouter que "s'il y a une frappe contre eux, ils se victimisent et récupèrent une légitimité auprès des populations de là-bas".
"Nous disons qu'il faut augmenter les sanctions et en même temps continuer à discuter avec l'Iran pour arriver à le faire plier", a-t-il dit.
"Malheureusement, les Chinois, les Russes et les Indiens ne respectent pas les sanctions, ça fait un trou même si les sanctions commencent à être plus efficaces", a-t-il poursuivi.
Le ministre n'a pas précisé quels domaines pourraient être concernés par un renforcement des sanctions. "Nous sommes en train d'étudier tous les schémas", a-t-il seulement dit.
Jusqu'ici les sanctions bancaires imposées à l'Iran depuis 2010 ont ralenti l'activité industrielle dans le pays, provoqué une inflation de plus de 20%, accru le chômage et entraîné une pénurie de devises. La situation s'est aggravée avec un embargo pétrolier qui a provoqué depuis le début de l'année une chute de 50% des exportations de brut dont l'Iran tire l'essentiel de ses ressources en devises.
"Les Iraniens sont en train de développer les centrifugeuses (pour enrichir l'uranium) d'une façon qui n'a aucune raison d'être s'ils n'ont pas un but militaire, donc le risque est réel", a relevé aussi Laurent Fabius, en déplorant que les discussions 5+1 (Etats-Unis, Chine, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) "n'avancent pas".
Selon lui, on ne peut "pas faire confiance" aux Iraniens. "C'est un régime qui est capable de mentir à son propre peuple", a-t-il dit.
Selon le dernier rapport de l'AIEA, en dépit des sanctions, l'Iran a doublé ses capacités d'enrichissement d'uranium sur son site enfoui de Fordo. L'agence a aussi accusé Téhéran d'entraver son travail sur le site de Parchin.

03/09/2012

 http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/776185/Une_frappe_contre_lIran_%22se_retournerait%22_contre_Israel%2C_selon_Fabius.html



– Réflexion & Trouvé sur le net & Témoignage.

Georges STANECHY : Nucléaire Iranien : Prétexte & Préméditation.

Diplomatie des “Traités Peaux-Rouges”

Je nourris une vive admiration pour la nouvelle génération des diplomates Iraniens menés par l’actuel, et remarquable, ministre des affaires étrangères Salehi. Ainsi que par son prédécesseur Mottaki, qui sera probablement le futur président de l’Iran, ce que je souhaite.

 

Tous impressionnants par leur vision et leur maîtrise géopolitiques : polyglottes, pluriculturels. Nourris d’une profonde connaissance des nations et de leurs substrats : philosophiques et religieux, historiques, culturels, économiques. En comparaison, les nôtres et leurs sbires sont minables d’imbécillité et de servilité. La Grande-Bretagne n’ayant rien à envier à la France en ce domaine : pathétique William Hague « droit dans ses bottes » de ganache, comme nos Kouchner, Juppé ou Fabius…

> Les diplomates Iraniens s’amusent de la diplomatie des “Traités Peaux-Rouges” (RedskinsTreaties) que veut leur imposer l’Empire. Ces tristement célèbres, soi-disant, “Traités de Paix” imposés par les colons européens aux tribus amérindiennes de l’Amérique du nord, lors de l’édification des USA. A l’époque, c’était pour les spolier de leurs terres ancestrales.

> Le pouvoir colonial signait un “Traité de Paix” pour leur imposer des conditions de partage des terres et des principes de cohabitation. Dès leur signature, ils n’étaient pas respectés par les colons envahisseurs. D’où nouveau conflit, que les nations amérindiennes perdaient, malgré leur héroïsme au combat, du fait du différentiel technologique avec les conquérants. Se concluant par de nouvelles concessions et un nouveau ’Traité’. Pas davantage respecté que les précédents. Et, ainsi de suite.

> Incessant, implacable, grignotage. Celui des termites. Jusqu’àl’anéantissement total des Nations Peaux-Rouges, ou leur marginalisation complète. (1) C’est ce qui a été appliqué par l’Occident à la Chine pendant un siècle (1840-1940), et dont on ne parle jamais dans nos livres d’histoire : un “Traité” suivant l’autre pour mieux piller et asservir la Chine. (2) Ou encore tragiquement, de nos jours, depuis plus de 60 ans, même si le contexte est différent, en Palestine. Un “Accord” suivant l’autre… Entre autres exemples.

Le chercheur iranien Mostafa AhmadiRoshan assassiné à l’âge de 32 ans. Son fils Ali Reza.

> En fait, si les Iraniens renoncent à leurs recherches et développements dans les disciplines de l’atome, il leur sera exigé dès le lendemain exactement l’équivalent dans l’aérospatial (mise en orbite par leurs propres lanceurs de leurs satellites d’observation, de télécommunications, etc.). Car cela, bien évidemment, représenterait de la part d’une nation aux « intentions malveillantes », une « menace inacceptable pour la protection de notre civilisation », et autres fariboles. D’où nouvelles résolutions, nouvelles sanctions, etc.

>S’ils acceptaient d’y renoncer aussi, ce serait, immédiatement, leurs recherches et développement dans les nanotechnologies qu’ils devraient consentir à éradiquer. Domaine fondamental pour l’avenir scientifique, dans lequel l’Iran est en train de prendre une place d’excellence. Ce qui constitue une « menace insupportable ». Sinon : nouvelles résolutions, nouvelles sanctions, nouvelles menaces. Cela n’arrêterait pas, dans une diabolisation permanente.

> Les diplomates Iraniens ont parfaitement intégré que leur pays représente le cœur de cible de la domination impériale actuelle. Le “sort” de la Russie et de la Chine venant après la totale domestication du monde arabo-musulman. La “littérature” des Think Tanks US déborde de ces rapports de politique-fiction, ou de prospective-fiction, aussi délirants qu’inquiétants par leur niveau de psychopathie.

> Mis en perspective géopolitque, les vetos Russe et Chinois, contre l’invasion de la Syrie par les forces occidentales, n’ont donc rien à voir avec le maintien d’une base navale ou d’un marché quelconque pour leur commerce extérieur. C’est un coup de semonce à l’encontred’une utopie géopolitique que la nomenklatura de l’Empire, imbibée de mégalomanie, se refuse à entendre.

>Culte de l’Assassinat et de la Terreur  

> Au-delà des guerres économiques et médiatiques qui lui sont imposées sans interruption depuis 1979, l’Iran se prépare donc, minutieusement, à affronter les deux priorités des pays de l’OTAN le concernant :

>i) La destruction et le démembrement du pays en régions ethniques, via l’invasion ou la guerre civile “importée” (à partir de leurs bases secrètes de mercenaires en Azerbaïdjan, au Kurdistan irakien et au Baloutchistan pakistanais). Ou les deux à la fois suivant le modèle Irakien ou Libyen.

>ii) “L’arriération” du pays, ou le “gap technologique imposé” qui est un axe majeur de l’idéologie occidentale s’appliquant à tous les pays, non seulement arabes mais musulmans dans leur ensemble. Car, les Iraniens ne sont pas arabes, pas plus que les Afghans, ou les Pakistanais.

>C’estl’élimination programmée de tous les vecteurs des connaissances scientifiques : centres de recherches des universités et chercheurs, hommes ou femmes. Ce qui permet, au passage, à la propagande islamophobe de broder sur l’incompatibilité de l’Islam avec la Science ou la Connaissance …

> Le pôle de recherche et développement Iranien dans de multiples domaines structurant, avec ses nombreuses femmes scientifiques, le rapide et puissant développement du pays, est prioritairement visé. Plusieurs de ses enseignants-chercheurs ont déjà été assassinés ou, lors de déplacements à l’étranger, enlevés.

 

Dans le meilleur des cas, “l’enlèvement” prend la forme de “l’extradition” aux USA, par des pays complaisants sous un prétexte quelconque. Ce fut le cas emblématique de la scientifique Iranienne Shahrzad Mir-Qolikhan et de son mari. Lui, fut arrêté en Autriche, puis libéré pour insuffisance d’éléments probants. Les autorités US l’accusant de tenter d’obtenir des lunettes de vision nocturne. Ce qu’il a toujours nié, sachant qu’ils’agitd’un matériel courant que n’importe quelle usine chinoise, fabriquant alarmes ou télécommandes à infrarouge, peut fournir par container…

> Son épouse, fut arrêtée et extradée alors qu’elle était en vacances à Chypre. Condamnée à 5 ans de prison en 2007 au prétexte d’avoir essayé d’acheter en Occident des matériels, ou des “biens et technologies”, dits à « double usage ». Pure affabulation, aucune preuve n’ayant été fournie au tribunal des USA prononçant la condamnation.

> Un mot sur ce matériel à « double usage ». (3) Invention ubuesque des Inquisiteurs US qui en ont imposé la législation à l’Union Européenne et à ses membres. Chacun s’empressant, dans un zèle moutonnier et servile, d’en assurer l’application. Argutie bureaucratique d’une incroyable stupidité, consistant à élaborer des listes arbitraires, l’arbitrairen’ayant aucune limite dans les interprétations, de matériels considérés comme étant utilisables aussi bien pour un usage civil que militaire, avec ses ramifications réelles ou supposées : terroriste, nucléaire, chimique, bactériologique. Usage autorisé pour les pays occidentaux, mais pas les autres…

> Autrement dit, ce qui est arrivé à plusieurs chercheurs Iraniens, si vous procédez à des consultations pour l’achatd’un microscope électronique, par exemple, pour des recherches médicales ou géologiques, il pourra vous être opposé que vous le destinez à un usage de prolifération nucléaire ou, encore, pour la conception d’armes bactériologiques. Au libre choix de l’Inquisiteur du moment.

> Vous nourrissez des ’intentions malveillantes’, induisant une ’capacité de réalisation’. Une : ’capability’. Critère devenu la désignation du sommet du crime, le ’sceau du Diable’. Vous êtes, en conséquence, un ’terroriste’ par “intention”, vous menacez gravement l’avenir de la planète.

> Et, le tour est joué. Vous êtes arrêté, extradé, inculpé, emprisonné. Après, bien évidemment, un tabassage scrupuleux pour s’assurer de la réalité de vos ’intentions malveillantes’, si elles ont manqué de conviction lors des interrogatoires. Ubu est repu de satisfaction !... Torquemada et la Nouvelle Inquisition en dansent de joie autour du bûcher !...

> Oubliant que même un “balai-brosse” est un « bien à double usage », utilisé avec autant d’énergie dans des locaux militaires que civils… Mais, comment faire comprendre l’imbécilitéd’un concept à un halluciné, un paranoïaque qui a peur de son ombre ?… Dont la mégalomanie incommensurable le persuade d’être le seul à détenir, pour l’éternité et dans tout l’univers, un « bien » ou une « technologie », quel qu’en soit l’usage ?...

>L’acharnement des services US à l’encontre de cette Iranienne relève d’une opération d’intimidation à l’égard des scientifiques de son pays, tout spécialement envers les femmes Iraniennes extrêmement nombreuses dans toutes les disciplines de la recherche fondamentale et appliquée. L’intervention du Sultan d’Oman, Qabus ibn Saïd, auprès de ses geôliers a permis de raccourcir sa peine de 6 mois… Retrouvant sa famille à Mascate, capitale d’Oman, le 7 août dernier, au cours d’une escale avant de rentrer en Iran.

Le témoignage deShahrzad Mir-Qolikhan est effrayant par la lumière qu’il projette sur nos Etats policiers déglingués par la bêtise et la violence. Internée en Floride, elle a raconté les sévices terrifiants, humiliants, y compris sexuels, allant jusqu’à la torture par le personnel pénitentiaire (… terrifyingordeal and mistreatmentat the hands of prison staff) : « Je suis dégoûtée … de ces gens et de la manière dont ils m’ont traitée », (“I amdisgusted… by these people and theirtreatment”). (4)

>L’objectif est d’infliger à l’Iran ce que l’Irak a subi et continue d’endurer : l’éradication de son pôle académique de recherche et développement, de son patrimoine culturel millénaire. On sait que les musées d’Irak et sites archéologiques ont été parmi les premiers lieux de destruction et de pillage lors de l’invasion occidentale, dans un acte délibéré et soigneusement préparé. Cela n’a pas cessé.

> Rien qu’en Irak depuis l’invasion occidentale, officiellement recensés par le gouvernement actuel, ce sont 530 chercheurs (hommes et femmes) de haut niveau, dans toutes les disciplines (y compris sciences médicales et vétérinaires…) qui ont été assassinés dans le climat ambiant, sciemment entretenu, d’insécurité et de guerre civile. Visiblement suite à une liste bien établie et un ordonnancement impitoyable (la plupart exécutés chez eux ou à la sortie de leur domicile, souvent avec leurs enfants), parfaitement maîtrisés par les services spéciaux occidentaux.

> Une campagne de solidarité internationale menée par le « BRussells Tribunal » (5) essaie de mobiliser l’attention des gouvernants et des opinions publiques des pays occidentaux sur ces crimes. Sans grand succès du fait de la censure de leurs médias, y compris publics. Une première liste nominative de tous ces scientifiques et intellectuels Irakiens a été établie. Elle comprenait 470 noms, au 30 Avril 2012. D’autres noms étaient en instance de vérification quant aux données biographiques et aux circonstances de leur assassinat.

> Hors circuit et médias de la propagande, tous les observateurs, témoins, spécialistes de la région ou des opérations spéciales, n’hésitent pas à imputer ces meurtres au Mossad israélien sous la couverture des forces d’occupation américaine.

> Tel le professeur Irakien Ismail Jalili qui, courageusement, avait présenté une émouvante communication, lors d’une réunion internationale tenue à Madrid les 23-24 avril 2006, “Madrid International Conference on the Assassinations of Iraqi Academics”, intitulée (6) : « Plight of Iraqi Academics » (La situation désespérée des enseignants-chercheurs Irakiens).

> Sujet oublié, occulté, de nos journalistes d’investigation, Droits de l’Hommiste, et Belles Ames…

> Un séminaire s’est tenu à Gand, en Belgique, en mars 2011, organisé par l’Association « BRussells Tribunal », regroupant des chercheurs occidentaux solidaires, pour élaborer une “Charte de Défense des Enseignants-Chercheurs Irakiens”. (7)

> La réponse des gouvernements occidentaux fut claire, dès la clôture de ce séminaire international, outre l’étouffement médiatique de ces réunions et manifestations de solidarité : les assassinats ont redoublé. Dans l’impunité.

 

Ainsi, le 3 avril 2011, le professeur Zaïd Abdul Mun’im de l’Université Al-Mustansiriya de Bagdad, directeur de recherche au département moléculaire, meurt dans l’explosion de son véhicule piégé par une bombe. (8) Le 29 mars 2011, une semaine auparavant c’étaitl’éminent chirurgien et Doyen de la Faculté de médecine de la même université, Mohammed Alwan, qui était assassiné. L’un et l’autren’ayant aucune affiliation politique…

Rappelons que les enseignants-chercheurs du Pakistan n’échappent pas à ces escadrons de la mort. Et, le martyre de la spécialiste Pakistanaise en neurosciences AafiaSiddiqui (9) est là pour rappeler jusqu’où peut aller l’élimination et l’intimidation de tout chercheur qui n’adopterait pas le profil de « collabo » qui lui serait imposé…

> Les événements actuels en Syrie sont une autre illustration de cette pratique des services spéciaux occidentaux. Les commandos de mercenaires dévastant la Syrie, actuellement, auraient eu parmi leurs cibles prioritaires de nombreux chercheurs et cadres de haut niveau (hôpitaux et centrales électriques, tout particulièrement). Le décompte de ces meurtres “ciblés” ne pourra être établi avec précision qu’à la fin de la période d’insécurité organisée par les pays de l’OTAN.

> A ces exécutions sommaires, se sont ajoutés ravages et pillages de son patrimoine culturel. L’archéologue libanaise Joanne Farchakh fait état du nombre impressionnant de pillages et destructions de musées, églises, monastères (notamment celui de Sednaya), châteaux-forts des Royaumes Latins ou Croisés (château d’al-Madiq), mosquées (celle de Deraa, entièrement détruite), sites archéologiques. Qualifiant la situation du patrimoine historique, multiculturel, de la Syrie, un des plus riches au monde, comme étant devenue : « catastrophique ». (10)

> Certaines opérations de pillage ont été, comme en Irak, méticuleusement préparées, vraisemblablement de longue date. Exemple : des témoins ont vu des pillards équipés de bulldozers pour enlever et transporter les mosaïques Romaines, d’une inestimable valeur, du site d’Apamea. Même mode opératoire, lors du pillage des vestiges de l’Empire Byzantin dans le nord de la Syrie à al-Bara, Deir Sunbel and Ain Larose. Le temple millénaire, datant de l’Empire Assyrien, de Tell Sheikh Hamad a été entièrement détruit.

> Evidente signature d’une implacable, cynique, sanguinaire, spoliatrice, politique de l’Occident dans le monde arabo-musulman : la destruction de la Connaissance, du Savoir, de la Recherche, du Patrimoine Culturel.

> En bref, de l’Histoire et de la Renaissance d’une Civilisation…

>Dialogue et Respect Mutuel 

> Il est plus qu’évident que les Iraniens, tout en étant ouvert aux discussions concernant la recherche nucléaire, connaissant la mauvaise foi criminelle, la barbarie, de leurs interlocuteurs, ne braderont pas leurs droits relevant de la souveraineté nationale et de leur destin collectif.

> Leurs dirigeants ont lutté, jeunes, contre l’atroce dictature du Shah et de sa sinistre police la SAVAK, protégée des occidentaux qui pillaient le pays de ses richesses. Ils ont tous combattu pendant 8 ans, en première ligne dans les tranchées et les gaz de combat, contre les mercenaires de Saddam Hussein approvisionnées par tous les arsenaux de l’OTAN. Ce sont des durs à cuire. Ils ne craignent personne et ne cèderont pas.

> Ainsi, les diplomates Iraniens, avec leur courtoisie coutumière, garderont patience et écoute face à des négociateurs occidentaux tellement drogués d’arrogancequ’ils ne sont capables que de répéter, en perroquets dressés, les vieux clichés de la diplomatie du XIX° siècle : celle de la canonnière.

> Forgeant, pendant ce temps, de solides relations avec les puissances économiques montantes, préparant l’avenir de leur Nation…

> Car, “Le Temps” est la meilleure arme contre le mépris mégalomaniaque des Empires s’estimant éternels, prétendant dans leur toute-puissance éphémère que la loi, “La Loi du Plus Fort”, dictée par leur caste au pouvoir, émane telle une prescription divine de “La Communauté Internationale”. Morgue, insolence du prédateur imbu de sa force, qui excèdent dès à présent tous les pays non inféodés à l’OTAN, et non des moindres.

> Signal, alarme, stridents, parmi d’autres : un des principaux groupes de médias chinois, Global Times, publie le 9 août 2012 un article d’une extrême clarté et parfaitement argumenté. Intitulé : « Les USA ont perdu toute crédibilité sur le dossier Nucléaire Iranien » (11)

>D’une précision chirurgicale dans le raisonnement, il fait ressortir que les USA ne veulent pas négocier avec l’Iran mais, en réalité, le détruire et l’envahir comme ils l’ont fait pour l’Irak. Sur fondement de mensonges.

> Les Chinois choqués de voir le gouvernement américain “sanctionner” arbitrairement certains de leurs établissements, notamment la Bank of Kunlun, en violation flagrante du droit international (…“blatant violation of international law” …), afin de poursuivre ses objectifs de politique étrangère. Rappelant que le commerce de la Chine avec l’Iran respecte scrupuleusement le droit international et les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU.

> Les ’sanctions’ à répétition émises par le Congrès des USA, qui n’est que le parlement d’un Etat, concourent inéluctablement, durablement, à dresser les autres Etats souverains contre des exigences autant illégales que contraires à leurs intérêts immédiats et à long terme. Très exactement, comme les exigences de Napoléon, imposant un Blocus Continental à l’Europe, avaient provoqué contre lui l’union de l’ensemble des nations européennes, précipitant la chute de son Empire…

> La conclusion de l’article en établit l’enjeu implicite, mais vital :

> «  Encore plus important, ces sanctions américaines revendiquent le droit de contrôler l’activité économique des citoyens et des entreprises de la Chine afin d’atteindre les objectifs propres aux USA …

>En conséquence, il est extrêmement important que le reste du monde résiste à ces tentatives permanentes des USA de contrôler le cours des négociations, tout en niant les droits souverains des autres nations à poursuivre des relations commerciales légitimes avec l’Iran ». (12)

> Eclairage important. Loin d’être « isolé » l’Iran, avec son éminente diplomatie fondée sur le respect mutuel entre Etats, est de plus en plus soutenu par le reste du monde.

> En témoigne la Conférence Internationale sur la Syrie, ’Tehran Consultative Meeting on Syria’, organisée à Téhéran le 9 août 2012, qui a réuni les représentants de 30 pays. Emettant des recommandations empreintes, dans une déclaration finale, de réalisme constructif et de sagesse. Complètement occultées par nos médias abrutis par leur travail de désinformation…

> Participant, à l’invitation des saoudiens, au sommet de l’OIC (Organization of IslamicConference – Organisation de la Coopération Islamique), regroupant 56 pays de confession à majorité musulmane de la planète, qui se tiendra à La Mecque le 14 août 2012. Geste marquant des saoudiens, démontrant une volonté d’apaiser leurs agressives relations avec l’Iran… Malgré les pressions incessantes des USA.

> Témoin aussi, le prochain sommet qui va se tenir à Téhéran du 26 au 31 août prochain. Celui des Pays Non Alignés (Non-AlignedMovement / NAM), organisation internationale réunissant 120 Etats et 21 pays avec le statut d’observateurs. L’Iran va, dans le cadre de la présidence tournante, en assurer la présidence pour les trois années à venir. Là encore, les USA exerçant d’énormes pressions pour que le nouveau président égyptien boycotte ce sommet…

>L’Iran montre ainsi l’exemple de l’échange constructif, bâtissant avec ténacité de solides liens avec de nombreux partenaires. (13) Conscient que seuls dialogue et solidarité entre nations assureront l’avenir de notre planète. Et, non pas : mépris et hyperviolence.

> Dans son aveuglement la nomenklatura de l’Occident, engluée dans ses postures coloniales d’un autre âge, ne l’a pas encore compris…

> Georges STANECHY

> 1. Billet/ “Géronimo” : http://stanechy.over-blog.com/article-geronimo-73423407.html

> 2. Billet/ “Excuses d’un Français au Peuple Chinois” : http://stanechy.over-blog.com/article-18658527.html

> 3. Biens et technologies à « double usage » dans la législation française : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/enjeux-internationaux/desarmement-maitrise-des-armements/le-controle-des-exportations/le-dispositif-national-de-controle/biens-et-technologies-a-double/

> 4. “Mir-Qolikhanordealsreveal US rights abuse : Lawmaker”, Press TV, 9 août 2012, http://www.presstv.ir/detail/2012/08/09/255373/mirqolikhan-case-shows-us-rights-abuse/

> 5. BRussells Tribunal, http://www.brussellstribunal.org/ 

> 6. “Mossad Has Murdered 530 Iraqi Scientists, Academics”, Al Jazeera, 9 mai 2006, http://www.aljazeera.com/me.asp?service_ID=11311&http://www.axisoflogic.com/artman/publish/Article_21935.shtml 

> 7. The Ghent Charter in Defense of Iraqi Academia (March 2011) 

> 8. Dina Al Shibeeb, “Iraqi scientists, doctors, targeted”, Al Arabiya, 9 avril 2012, http://www.alarabiya.net/articles/2011/04/09/144874.html

> 9. Billet/ “Journée de La femme – Hommage à AafiaSiddiqui” : http://stanechy.over-blog.com/article-journee-de-la-femme-hommage-a-aafia-siddiqui-68824034.html

> 10. “AncientSyrian sites extensivelylooted, pulverizedamid clashes”, Press TV, 9 août 2012, http://www.presstv.ir/detail/2012/08/09/255326/ancient-syrian-sites-looted-destructed/

> 11. “US has shed all credibility over Iraniannuclear issue”, Global Times, 9 août 2012, http://www.globaltimes.cn/content/726145.shtml

> 12. “More importantly, these US sanctions assert the right to control the economicactivity of Chinesecitizens and companies in order to advance US goals...

> This makesit all the more important that the rest of the world resistthesecontinued US attempts to control the course of negotiationswhiledenying the sovereignrights of other nations to conduct a lawfultradewith Iran. ”, Global Times, Op. Cit.

> 13. Kaveh L. Afrabiasi, “Iran’s new SummitDiplomacy”, Asia Times, 10 août 2012, http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/NH10Ak03.html

RIA Novosti 

URL de cet article 17418

14 août 2012

http://www.legrandsoir.info/nucleaire-iranien-pretexte-premeditation.html


François ASSELINEAU :UN PIED-DE-NEZ À LA THÉORIE GUERRIÈRE EURO-ATLANTISTE DU « CHOC DES CIVILISATIONS »Nouveau succès de la diplomatie iranienne : une centaine d’États du monde et une trentaine de chefs d’États et de gouvernement seront présents fin août à Téhéran pour le sommet des non-alignés
J’ai déjà eu l’occasion de souligner l’important succès diplomatique remporté par l’Iran il y a deux semaines (le 9 août dernier), dans l’organisation d’une conférence consultative sur la Syrie.
Réunie à Téhéran, principal allié régional de Damas, cette conférence s’était déroulée en présence de représentants de 29 États, dont j’avais signalé qu’ils représentaient 3.528.129.000 habitants, soit 50,9 % de la population mondiale.
L’Iran était donc parvenu à rassembler des dirigeants représentant une majorité de la population mondiale pour appeler à un dialogue national en Syrie et se démarquer ainsi de la position va-t-en-guerre du camp euro-atlantiste.  

UNE CENTAINE D’ÉTATS DU MONDE – ET UNE TRENTAINE DE CHEFS D’ÉTAT ET DE GOUVERNEMENT – PRÉSENTS FIN AOÛT À TÉHÉRAN POUR LE SOMMET DES NON-ALIGNÉS
Cette fois-ci, l’Iran fait encore beaucoup mieux.
Le chef de la diplomatie iranienne Ali Akbar Salehi vient en effet d’annoncer qu’au moins une centaine d’États, membres du Mouvement des Non-Alignés qui en compte 120, ont confirmé leur participation au prochain Sommet de cette organisation, qui se tient justement à Téhéran.
Parmi cette centaine d’États représentés, une trentaine le seront par le niveau suprême de leur chef d’État ou de gouvernement.
Parmi les dirigeants annoncés figurent notamment :
- le nouveau président égyptien Mohammad Morsi, qui transmettra à l’Iran la présidence tournante du Mouvement des Non-alignés. Fait important, il effectuera à cette occasion la première visite en Iran d’un chef d’État égyptien depuis la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays il y a trente ans.
- le premier ministre indien Manmohan Singh,
- le dirigeant cubain Raul Castro,
- le président libanais Michel Sleimane,
- le président du Présidium de l’Assemblée populaire suprême de Corée du Nord Kim Yong-nam,
- le président du Soudan Omar el-Bechir,
- et aussi, plus inattendu compte tenu de son extrême proximité d’avec les Américains, l’émir du Qatar Hamad ben Khalifa al Thani. Sera-t-il là pour faire ensuite rapport à Washington ? Ou bien pour y mener une nouvelle intrigue ?

En revanche, le président syrien Bachar al-Assad, allié de Téhéran, « pourrait ne pas pouvoir assister au sommet. »
Outre les chefs d’État ou de gouvernement, plus de soixante pays seront représentés par leur ministre des affaires étrangères, ce qui est considérable.
À l’occasion de ce sommet, l’Iran prendra pour 3 ans (2012-2015) la présidence tournante du Mouvement des Non-alignés, qui a été exercée par l’Égypte pour la période 2009-2012, et qui sera ensuite confiée au Venezuela pour la période 2015-2018.
UN INCONTESTABLE SUCCÈS DIPLOMATIQUE POUR L’IRAN
Le ministère iranien des affaires étrangères a beau jeu d’insister sur 3 éléments :

1)- la centaine d’États représentés constitue un très bon chiffre, comparable à celui des sommets précédents des Non-Alignés,

2)- ce sommet est le plus grand événement diplomatique de l’histoire de l’Iran.
Les Fêtes de Persépolis pour le 2.500ème anniversaire de l’Empire perse, organisées par le Shah d’Iran en 1971, n’avaient pas drainé autant de représentants d’États et n’avaient pas un objectif politique international. Elles avaient surtout un but de consolidation du régime monarchique iranien, et avaient attiré essentiellement des monarques, les présidents américain Nixon et français Pompidou ayant notamment décliné l’invitation.

3)- cette présence très nombreuse témoigne de l’échec des efforts euro-atlantistes visant à isoler le régime de Téhéran en raison de son programme nucléaire controversé.
Le vice-président iranien Ibrahim Azizi a ainsi tenu à préciser que « la tenue de ce sommet va montrer au monde entier que les complots (des Occidentaux) contre notre gouvernement sont stériles. »

À ce propos, l’attention des chancelleries du monde entier se focalise actuellement sur la présence éventuelle du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon, qui a été invité à ce Sommet.
Selon le ministère des affaires étrangères iranien, celui-ci devrait venir, ce qui serait normal compte tenu de l’importance mondiale de l’événement.
Mais, sa présence n’est pas sûre car le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a exercé des pressions considérables pour qu’il ne s’y rende pas, pressions qui ont été relayées par les autorités américaines. Le parti que prendra Ban Ki-Moon sera donc à suivre de près.
Parmi les autres participants, il sera intéressant de voir si la Chine, qui n’est plus membre du Mouvement des Non-Alignés mai seulement « observateur », sera représentée, et à quel niveau.
De même, il sera important de voir si certaines rumeurs, qui font état de la venue surprise à Téhéran du président russe Vladimir Poutine et du président turc Abdullah Gül, seront ou non confirmées.

LE MOUVEMENT DES NON-ALIGNÉS

Il est utile de rappeler que le Mouvement des Non-Alignés est une organisation internationale regroupant 120 États en 2008 (17 États et 9 organisations internationales y ayant en outre le statut d’observateur). Cela en fait l’organisation mondiale qui rassemble le plus d’États, à l’exception de l’ONU et des agences spécialisées de l’ONU.
Le terme de « Non-alignement » fut inventé par le Premier ministre indien Nehru lors d’un discours en 1954 à Colombo, capitale de l’île encore dénommée Ceylan à l’époque.
Le Mouvement lui-même fut lancé en 1956, conjointement par Nehru, l’Égyptien Nasser, le Yougoslave Tito et le Cambodgien Sihanouk. Il visait alors, dans le contexte de la guerre froide, à se rassembler pour contrecarrer l’influence des États-Unis et de l’URSS qui cherchaient à rallier le monde à leur cause.
Le premier Sommet se tint à Belgrade en 1961 : il regroupa alors 25 États seulement.
L’organisation, dont le siège est à Lusaka en Zambie, regroupe désormais près des deux tiers des membres des Nations unies et 55 % de la population mondiale.
Le but du Mouvement des Non-Alignés a été redéfini, dans la
« Déclaration de la Havane » de 1979, qui précise que les Non-Alignés visent à assurer « l’indépendance nationale, la souveraineté, l’intégrité territoriale et la sécurité des pays non alignés dans leur lutte contre l’impérialisme, le colonialisme, le néocolonialisme, la ségrégation, le racisme, et toute forme d’agression étrangère, d’occupation, de domination, d’interférence ou d’hégémonie de la part de grandes puissances ou de blocs politiques » et de promouvoir la solidarité entre les peuples du tiers monde.

Qui, franchement, peut désormais être contre ces grands principes ? Principes qui sont d’ailleurs en parfaite harmonie avec les principes du droit international, tel qu’il a été codifié par la Charte des Nations-Unies ?
CONCLUSION : UN PIED-DE-NEZ À LA THÉORIE GUERRIÈRE EURO-ATLANTISTE DU « CHOC DES CIVILISATIONS »
Les pays représentés au Mouvement des Non-Alignés appartiennent à tous les continents (y compris l’Europe avec la Biélorussie), et en particulier l’Amérique du Sud, toute l’Afrique, tout le Moyen Orient, le sous-continent indien et l’Asie du sud-est.
Cette très grande variété constitue le plus grand pied-de nez que l’on puisse opposer au découpage artificiel par religions ou « civilisations » promu par les think-tanks bellicistes de Washington et de l’OTAN.
Cette capacité massive de rassemblement des Non-Alignés fait ressortir par contraste ce qu’est l’OTAN / UE : un bunker agressif, qui ose se qualifier de « communauté internationale » alors qu’il ne représente même pas 20% des êtres humains vivant sur terre.
Si la France renouait avec la grandeur de son histoire, ce n’est certes pas dans ce bunker occidental de l’OTAN / UE qu’elle devrait se placer. C’est son adhésion au Mouvement des Non-Alignés qu’elle devrait envisager. Pour contribuer à faire du IIIe millénaire un avenir de paix entre toutes les nations, tous les peuples et toutes les religions du monde.

source : François ASSELINEAU

Vendredi 24 Août 2012

 http://www.u-p-r.fr/actualite/monde/succes-de-la-diplomatie-iranienne-pour-le-sommet-des-non-alignes-de-teheran-sur-la-syrie


Appel des communistes israéliens (pour faire échec à la guerre contre l'Iran.

Communiqué du Parti communiste d’Israël

Netanyahu et Barak embarquent les Israéliens et les peuples de la région dans une guerre d'une intensité inédite et aux périls et sans précédent.

Même les responsables de diverses agences de renseignement, anciens et actuels, adressent des mises en garde publiques contre le déclenchement d'une guerre contre l'Iran qui sèmerait la destruction et le chaos en Israël. Néanmoins, et en dépit des critiques et de l'opposition exprimées par la population et de leaders mondiaux de premier plan, Netanyahu et Barak continuent de défendre des lignes d'action dangereuses, et pourraient entraîner toute la région vers des destructions terrifiantes.

Nous actons, avec beaucoup d'inquiétude, que Netanyahu et Barak battent tous les records en termes d'aventurisme politique et sécuritaire, et qu'ils soumettent la vie de citoyens Israéliens, Juifs et Arabes, à de terribles destructions. L'instrumentalisation préméditée par le gouvernement Israélien des souffrances de résidents Israéliens (à la suite de la réaction éventuelle à l'agression Israélienne) afin d'entraîner d'autres puissances et forces dans la guerre est particulièrement cynique.

Défendre cette aventure périlleuse et sanglante est aussi destinée à écarter la question de la paix Israélo-Palestinienne de l'agenda en Israël et dans la région, ainsi qu'à esquiver les revendications de justice sociale en Israël. Au lieu de s'occuper de ces questions, le gouvernement d’Israël propose un agenda militariste et nationaliste. Les efforts de Netanyahu pour influencer, par ses manœuvres bellicistes, les élections aux États-Unis est aussi très inquiétant.


Le danger est certes terrible – mais rien n'est écrit à l'avance.

 Il est essentiel, et encore possible, d'empêcher la guerre.

En ce moment critique, nous lançons un appel aux partis d'opposition, figures politiques, intellectuels, universitaires et journalistes, mouvements et forces dans la société Israélienne, et même aux éléments sains de l'establishment israélien, pour agir ensemble contre les manœuvres de guerre. Nous en appelons à créer une large mobilisation, et des actions publiques contre la guerre.

Le Bureau politique appelle tous les partis, la Jeunesse communiste israélienne (Banki-Shabiba) et le Hadash, tous les adhérents et sympathisants du parti, à faire de la question de la lutte contre cette guerre régionale une priorité absolue.


Nous exhortons les activistes des mouvements de protestation sociale à prendre clairement position contre la guerre, en se basant sur la compréhension qu'au-delà des ravages qu'elle causera, une guerre régionale sera préjudiciable à la lutte pour le changement et la justice sociale en Israël.

 Une guerre régionale et la justice sociale ne peuvent coexister.

Nous appelons les forces de gauche et progressistes de la région, et du monde entier, à porter haut la voix de l'opposition à la guerre et à organiser des manifestations de masse afin de mobiliser l'opinion public et les gouvernements du reste du monde contre la guerre que préparent Netanyahu et Barak contre l'Iran.


L'avenir des peuples de la région, y compris des citoyens d’Israël, ne reposera pas sur d'épouvantables guerres d'annihilation et d'agression mais bien au contraire – sur une paix stable et générale au Proche-Orient dont le cœur est la paix Israélo-palestinienne – qui doit être instaurée sur la base de l'Initiative de paix arabe et des résolutions de l'ONU.
Les guerres ne peuvent éradiquer les armes nucléaires – seul un accord général de démilitarisation, en termes de dispositifs nucléaires et d'armes de destruction massive, de l'ensemble du Proche et du Moyen-Orient le permettrait.

A cet égard, nous demandons au gouvernement Israélien de signer le traité de non-prolifération des armes nucléaires.
Pour l'avenir, pour la vie, arrêtons la guerre ! 

Traduction MA pou

r http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



5 Analyse -  Géopolitique et stratégie

KouroshZiabari : Les victimes silencieuses des sanctions contre l’Iran.

Alors que les États-Unis et l’Union européenne se font farouchement concurrence dans une course apparemment sans fin pour imposer des sanctions à l’Iran, les citoyens iraniens ordinaires subissent de plein fouet les impacts les plus durs de cet impitoyable embargo.

Le 31 Juillet, l’American Israel Public AffairsCommittee (AIPAC) a envoyé une lettre à tous les membres du Congrès des États-Unis, exigeant une action concertée visant à approuver The Iran ThreatReduction (plan de réduction de la menace iranienne) et le SyriaHumanRightsAct qui imposent entre autres, une nouvelle série de sanctions sur les secteurs énergétiques et des transports de l’Iran.

Le 1e août, les médias ont rapporté que le Congrès a ratifié le projet de loi et que celui-ci attend d’être signé par le président.

L’Iran subit déjà 6 séries de sanctions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations Unies. Les sanctions sont prétendument destinées à prévenir Téhéran d’acquérir l’arme nucléaire.

Les sanctions du Conseil de sécurité comprennent :

  un gel des avoirs internationaux de l’Iran,
  la fermeture des succursales des banques iraniennes dans d’autres pays,
  une interdiction d’exporter du matériel au profit des installations nucléaires et militaires de l’Iran,
  une interdiction des investissements dans le pétrole iranien, comme dans le gaz et de la pétrochimie,
  une interdiction de relations d’affaires avec le Corps des gardiens de la révolution islamique, une interdiction des opérations bancaires et d’assurance -des restrictions de voyage pour des hauts responsables gouvernementaux et militaires.

Les États-Unis, Israël et les pays de l’UE ont longtemps accusé l’Iran de chercher à fabriquer des bombes nucléaires, une accusation que l’Iran a constamment et catégoriquement niée. L’Iran affirme avoir besoin d’une énergie nucléaire civile pour répondre à ses besoins croissants en énergie, et maintenir son économie à flot, surtout du fait que l’Iran est un pays essentiellement dépendant des combustibles fossiles pour ses besoins en énergie et ses revenus.

Les États-Unis et ses alliés, en réponse, ont pénalisé l’Iran avec de cruelles sanctions économiques afin de tenter d’empêcher toute éventualité que l’Iran acquiert des armes nucléaires.

Le 23 janvier 2012, les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne ont convenu d’imposer un embargo pétrolier multilatéral contre l’Iran. L’embargo sur le pétrole qui interdit aux pays d’Europe d’acheter du brut à Iran, est entré en vigueur le 1° juillet.

Ce que les responsables occidentaux prétendent en public, c’est que les sanctions visent à punir le gouvernement iranien et à le dissuader de travailler à acquérir des armes nucléaires. Ce qui se passe dans la réalité, cependant, est que les sanctions dites « intelligentes » sont directement tombées comme une tonne de briques sur le peuple iranien, et transforment leur vie en une terrible odyssée de lutte pour leur survie dans une économie en grande difficulté.

Même les médicaments...

Les sanctions ont dévasté la vie quotidienne des iraniens du peuple en amenant le prix des biens de consommation de base à une hauteur vertigineuse, ce qui fait par exemple que les étudiants à l’étranger ne peuvent plus obtenir d’aide financière de leurs parents en Iran, qu’il est impossible pour les entreprises privées de faire des transactions internationales et qu’il est extrêmement difficile pour les Iraniens d’obtenir un visa pour voyager dans les pays étrangers. Les « sanctions intelligentes » incluent même une interdiction d’exporter des médicaments et des produits alimentaires vers l’Iran.

Dans les semaines précédentes, j’ai voulu faire comprendre à mes éditeurs dans certains journaux politiques américains que certains médicaments sensibles ainsi que les produits agricoles ne pouvaient pas être exportés vers l’Iran en raison des sanctions. Ils ne me croyaient pas, me disant que ces opérations étaient en train de se faire en douceur. Mais maintenant, je pense qu’ils ont des preuves tangibles disponibles, qui confirment que les sanctions sont en train de détruire la vie quotidienne des plus pauvres, des Iraniens sans défense qui doivent payer le prix pour l’animosité d’Israël et de l’Occident à l’égard de leur gouvernement.

Le 6 mai, Radio Free Europe/Radio Liberty a relevé que le quotidien réformateur iranien Shargh écrivait que l’exportation de beaucoup de médicaments vitaux vers l’Iran avait été interdite en raison des sanctions. Parmi les médicaments que l’Iran n’est pas capable de produire, se trouvent ceux pour le traitement du cancer, pour les problèmes cardiaques et respiratoires, la thalassémie et la sclérose en plaques.

Des sanctions qui sont des crimes contre l’humanité

Hamid RezaEmadi, un commentateur politique basé en Iran confirme également que la dernière série de sanctions imposées à l’Iran il y a quelques jours à peine, a une incidence directe sur la vie des Iraniens qui ne sont en rien impliqués avec le programme nucléaire du pays. « Cette nouvelle initiative prise par le Congrès américain montre à quel point Washington est frustré. À présent il va intensifier sa pression sur les civils iraniens en empêchant le pays d’importer des produits agricoles ... L’Iran est un importateur de céréales et les États-Unis le savent, et en créant des obstacles sur la voie des exportations de céréales vers l’Iran, les États-Unis sont clairement en train de commettre des crimes contre l’humanité, car ces interdictions ne touchent que les Iraniens ordinaires qui n’ont rien à voir avec le programme national de l’énergie nucléaire », a déclaré Emadi dans une interview avec Press TV.

« N’oubliez pas qu’il ne s’agit pas seulement des produits agricoles ; les États-Unis exercent une pression maximale sur les banques internationales qui font des affaires avec l’Iran, et par conséquent les sociétés iraniennes pharmaceutiques ne peuvent pas importer certains médicaments vitaux », a-t-il ajouté.

Le conseil d’administration de la Société iranienne de l’hémophilie a informé la Fédération mondiale de l’hémophilie que la vie de dizaines de milliers d’enfants était menacée par le manque de médicaments appropriés, une conséquence des sanctions économiques internationales imposées à la République islamique.

Le Dr. Ron Paul, un élu du Congrès et originaire du Texas, a qualifié les récentes sanctions d’« acte de guerre », affirmant que le projet de loi aurait mieux fait d’être appelé « Loi 2012 de l’obsession de l’Iran. »

« Quand vous appliquez des sanctions à un pays, c’est un acte de guerre, et c’est ce dont il est question ici, » a-t-il dit.

Aux États-Unis, certains groupes pacifistes et des organisations comme « Les Vétérans pour la Paix » et « Les Amis du Comité sur la législation nationale » ont demandé au gouvernement américain de mettre un terme à ses séries de sanctions contre l’Iran. Ces groupes considèrent les sanctions comme une déclaration de guerre totale contre l’Iran.

Mais il semble que ces groupes pacifistes vont faire face à une tâche difficile pour se faire entendre par le Congrès américain et les gens de la Maison Blanche qui semblent vouloir mordicus porter un coup mortel à l’Iran.

L’association « Les Vétérans pour la Paix » vient de publier une déclaration, disant que les sanctions et les menaces de frappes militaires ne sont des solutions ni viables ni logiques à la crise nucléaire avec l’Iran.

« Les États-Unis, l’Union européenne et Israël exploitent le programme nucléaire civil iranien comme une excuse pour imposer des sanctions économiques dévastatrices contre le peuple d’Iran. Selon diverses sources, les sanctions ont déjà fait des ravages sur l’économie iranienne, conduisant à des taux d’inflation entre 50 et 100 pour cent. Le taux de chômage des jeunes est aujourd’hui de plus de 22 pour cent, la production nationale de l’Iran est à 40 pour cent de sa capacité. Il y a de massives fermetures d’entreprises et les licenciements sont généralisés. Les exportations de pétrole iranien ont diminué de 40 pour cent en 2012, générant une perte de 32 milliards de dollars en revenus pétroliers rien que depuis l’année dernière, » explique la déclaration.

Israël, État-voyou disposant de tout un arsenal de bombes atomiques

Le groupe a appelé à un Moyen-Orient dénucléarisé, dans une apparente allusion à l’arsenal nucléaire d’Israël. Avec l’Inde et le Pakistan, Israël est le seul pays au monde qui n’est pas signataire du traité de non-prolifération nucléaire. À la fin des années 1990, les services américains du renseignement ont estimé qu’Israël possédait entre 75 et 130 bombes atomiques.

L’Iran connaît actuellement des moments difficiles, et ses habitants subissent une pression croissante dans leurs vie quotidienne. L’économie iranienne est au bord de la faillite à la suite des sanctions économiques dévastatrices et la communauté internationale est calmement et silencieusement le témoin de la souffrance du peuple iranien. Les sanctions anti-iraniennes sont en contradiction flagrante avec les principes des droits de l’homme, mais il semble que ceux qui prônent ces valeurs ne croient pas que les Iraniens soient aussi des « êtres humains » qui pourraient peut-être disposer de quelques « droits », y compris le droit aux soins et aux médicaments, aux produits alimentaires, à l’emploi, et surtout au respect et à la dignité.

 29 août

KouroshZiabari

* KouroshZiabari est un jeune journaliste indépendant vivant en Iran. Il a publié book "7+1" qui est une collection de ses interviews de 7 auteurs iraniens contemporains. Ziabari contribue au site http://www.Opednews.com. Il est aussi correspondant en Iran de OhMyNews international.
Blog en persan : http://kouroshz.blogfa.com
Blog en anglais : http://cyberfaith.blogspot.com 

3 août 2012 - Salem News - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.salem-news.com/articles/...
Traduction : Info-Palestine.net - Claude Zurbach



Sommet des non-alignés.

François Asselineau : Affluence record à Téhéran et défaite des USA/UE au sommet des non-alignés :

l'Iran demande l'interdiction des armes nucléaires
LA DÉFAITE DIPLOMATIQUE CINGLANTE DE WASHINGTON ET DU CAMP EURO-ATLANTISTE SE CONFIRME AVEC LA PRÉSENCE SUPPLÉMENTAIRE DE VLADIMIR POUTINE, EVO MORALES, RAFAEL CORREA, HUGO CHAVEZ ET DES SECRÉTAIRES GÉNÉRAUX DE L'ONU, DE LA LIGUE ARABE, DE L'OCI ET DE L'OUA.

Voici quelques jours, j'ai déjà eu l'occasion d'attirer l'attention de mes lecteurs sur le succès diplomatique très important de l'Iran qui semblait s'annoncer avec la forte participation attendue au prochain Sommet des Non-Alignés.
[ cf. http://www.u-p-r.fr/actualite/monde/succes-de-la-diplomatie-iranienne-pour-le-sommet-des-non-alignes-de-teheran-sur-la-syrie ]

 

Alors que ce 16ème Sommet des Non-Alignés vient de s'ouvrir (pour l'instant au niveau des délégations), ce succès se confirme de façon encore plus importante que prévue.
110 ÉTATS REPRÉSENTÉS, DONT 50 AU PLUS HAUT NIVEAU POLITIQUE
En effet, dès le 1er jour, des délégations représentant 110 des 120 États membres du Mouvement des Non-Alignés sont déjà arrivées à Téhéran.
En outre, selon les toutes dernières annonces présentées par le ministère iranien des affaires étrangères, 50 de des 110 États seront représentés au plus haut niveau :
- 29 États seront représentés par leur chef d'État en personne
[ 27 Présidents, 1 Sultan (Oman) et 1 Émir (Qatar) ]
- 9 États seront représentés par leur Vice-Président de la République
- 7 États seront représentés par le Premier ministre, chef du gouvernement C'est d'ailleurs souvent le véritable chef de l'exécutif, comme c'est le cas du Premier ministre indien Manmohan Singh.
- 5 États seront représentés par un envoyé spécial
Tous les autres États sont représentés au niveau de leur ambassadeur à Téhéran et/ou par des délégations de hauts-fonctionnaires mandatés par leurs gouvernements.

DE NOMBREUSES SURPRISES DE DERNIÈRE MINUTE
Plusieurs surprises de dernière minute contribuent à faire de ce XVIe Sommet des Non-Alignés un très grand succès diplomatique pour Téhéran, et une défaite cinglante pour les États-Unis, le Canada, l'Union européenne et Israël, qui avaient exercé les plus fortes pressions possibles pour tenter d'isoler l'Iran.
Ces surprises sont la venue à Téhéran, les 30 et 31 août :
a)- du Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-Moon Le camp euro-atlantiste avait pourtant tout fait pour le dissuader de s'y rendre, car sa présence, même si elle est présentée comme critique, comporte un effet de symbole considérable.
b)- des Président et Secrétaires généraux de trois autres grosses organisations internationales, qui sont moins connues que l'ONU mais qui n'en jouent pas moins un rôle important dans la diplomatie mondiale :
- la Ligue Arabe, pourtant très divisée sur le cas de la Syrie et majoritairement hostile au régime de Damas,
- l'Organisation de la Conférence Islamique ( OCI ),
- et l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA).
c)- du président russe Vladimir Poutine. C'était d'autant moins prévisible que la Russie ne fait pas partie du Mouvement des Non-Alignés et qu'elle l'est donc cette année à titre de nation invitée.
d)- des présidents latino-américains Hugo Chavez ( Venezuela ), Evo Morales ( Bolivie ), Rafael Correa ( Équateur ) et de Michel Temer, vice-président du Brésil
Ce n'est pas vraiment une surprise, compte tenu de la ligne politique des trois premiers dirigeants, mais leur présence n'allait quand même pas de soir et n'avait pas été annoncée préalablement par le ministère iranien des affaires étrangères.La surprise est plus importante venant du gouvernement de Brasilia, qui se fait représenter par le vice-président de la République en personne alors que le Brésil n'est pas membre du Mouvement des Non-Alignés mais seulement "observateur".
e)- du Vice-Premier ministre d'Arabie saoudite et de l'Émir d'Umm al-Quwain, envoyé spécial du gouvernement des Émirats Arabes Unis : Ce sont des surprises totales ( qui n'avaient pas été annoncées auparavant ), compte tenu de l'alignement de ces régimes sur les États-Unis et de leur hostilité latente à l'égard de l'Iran.
Je relève que, le Premier ministre irakien, le Sultan d'Oman et l'Émir du Qatar faisant aussi le déplacement, de même que les Ministres des affaires étrangères du Koweït et du Bahreïn, cela signifie que tous les pays riverains du Golfe Persique font donc le déplacement de Téhéran. L'Iran est ainsi le seul pays au monde à pouvoir actuellement rassembler des dirigeants de cette zone ô combien stratégique pour l'économie et la paix du monde.
f)- par ailleurs, il faut relever que le représentant du Hamas à Gaza, M. Ismaïl Haniyeh, n'a finalement pas été invité, mais cela fait suite à un imbroglio qui montre les dissensions extrêmes des Palestiniens. Cette absence permettra la présence du président de l'Autorité Nationale Palestinienne, M. Mahmoud Abbas, qui avait menacé de ne pas venir dans le cas contraire.
g)- enfin, je note que l'Australie a accepté de figurer à côté de la Russie comme "nation invitée". Le gouvernement de Canberra ne se fait, certes, représenter qu'au niveau de son ambassadeur à l'ONU, mais le geste est pour le moins inattendu de la part d'un État occidental traditionnellement inféodé à Washington.

LES PERSONNALITÉS POLITIQUES VENUES DU MONDE ENTIER
Afghanistan : Hamid Karzai - Président de la République
Afrique du sud : MaiteNkoana-Mashabane - Ministre des affaires étrangères
Arabie Saoudite : Abdulaziz bin Abdullah Al Saud - Vice-Premier ministre
Azerbaïdjan : ElmarMammadyarov - Ministre des affaires étrangères
Bahreïn : Khalid bin Ahmed Al Khalifa - Ministre des affaires étrangères
Bangladesh : Sheikha Hasina - Premier ministre
Bénin : Yayi Boni - Président de la République
Bhoutan : UgyenTshering - Ministre des affaires étrangères
Birmanie : WunnaMaungLwin - Ministre des affaires étrangères
Bolivie : Evo Morales - Président de la République
Cambodge : Hun Sen - Premier ministre
Cuba : Raul Castro - Président du Conseil d'État
Corée du Nord : Kim Yong-nam - Président du Présidium de l'Assemblée populaire suprême
Égypte : Mohamed Morsi - Président de la République
Émirats Arabes Unis : Saud bin Rashid Al Mu'alla - Envoyé spécial, Émir de l'Émirat de Umm al-Quwain
Équateur : Rafael Correa - Président de la République
Gabon : Ali Bongo Ondimba - Président de la République
Jordanie : Fayez al-Tarawneh - Premier ministre
Inde : Manmohan Singh - Premier ministre
Iran : Mahmoud Ahmadinejad - Président de la République
Irak : Nouri al-Maliki - Premier ministre
Indonésie : Boediono - Vice-Président de la République
Koweït : Muhammad Sabah Al-Salem Al-Sabah - Ministre des affaires étrangères
Liban : Michel Suleiman - Président de la République
Lesotho : MohlabiTsekoa - Ministre des affaires étrangères
Libye : Ashour Bin Khayal - Ministre des affaires étrangères
Malaisie : Anifah Aman - Ministre des affaires étrangères
Mauritanie : Mohamed Ould Abdel Aziz - Président de la République
Maroc : AbdelillahBenkirane - Premier ministre
Namibie : Marco Hausiku - Ministre des affaires étrangères
Népal : BaburamBhattarai - Premier ministre
Pakistan : Asif Ali Zardari - Président de la République
Philippines : JejomarBinay[34] Vice President
Oman : Qaboos bin Said al Said - Sultan
Qatar : Hamad bin Khalifa Al Thani - Emir
Sénégal : MackySall - Président de la République
Serbie : TomislavNikolic - Président de la République
Sri Lanka : MahindaRajapaksa - Président de la République
Soudan : Omar al-Bashir - Président de la République
Swaziland : LutfoDlamini - Ministre des affaires étrangères
Syrie : FaisalMekdad - Vice-Ministre des affaires étrangères
Tanzanie : Mohamed Gharib Bilal - Vice-Président de la République
Territoires palestiniens : Mahmoud Abbas - Président de l'Autorité Nationale Palestinienne
Thaïlande : SurapongTovichakchaikul - Ministre des affaires étrangères
Tunisie : RafikAbdessalem - Ministre des affaires étrangères
Turkménistan : GurbangulyBerdimuhamedow - Président de la République
Venezuela : Hugo Chavez - Président de la République
Vietnam : Nguyen Tan Dung - Premier ministre
Zimbabwe : Robert Mugabe - Président de la République

Observateurs
Arménie : SerzhSargsyan - Président de la République
Brésil : Michel Temer - Vice-Président de la République
Tadjikistan : EmomaliRahmonov - Président de la République

Nations spécialement invitées
Australie : Gary Quinlan - Ambassadeur d'Australie à l'ONU
Russie : Vladimir Poutine - Président de la République

Organisations représentées
Organisation de l'Unité Africaine (OUA) : Yayi Boni - Président
Ligue Arabe : Nabil el-Araby - Secrétaire général
Organisation de la Coopération Islamique (OCI) : EkmeleddinIhsanoglu - Secrétaire général
Organisation des Nations Unies (ONU) : Ban Ki-moon, Secrétaire général

DANS SON DISCOURS D'OUVERTURE, LE MINISTRE IRANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGERES RAPPELLE ET SOUTIENT LA DEMANDE DES NON-ALIGNES DE L'INTERDICTION MONDIALE DES ARMES NUCLÉAIRES
Enfin, il convient de noter que M. Ali Akbar Salehi, ministre iranien des affaires étrangères, a fait très fort, dès son discours inaugural du 16ème Sommet des Non-Alignés, en appelant l'ensemble des pays réunis :
à prendre position contre les sanctions occidentales à l'encontre de l'Iran. Il a affirmé au passage que de nombreux États-membres des Non-Alignés soutenaient le programme nucléaire iranien.
à renouveler leur appel pour une interdiction mondiale de toutes les armes nucléaires dans 13 ans, donc en 2025. Il a eu beau jeu de rappeler que cet objectif avait déjà été adopté par un précédent Sommet des Non-Alignés et a ainsi lancé : « Nous croyons que le calendrier de retrait définitif des armes nucléaires d'ici 2025, qui a déjà été proposé par les Non-Alignés, ne sera effectivement réalisé que si nous en exerçons le suivi minutieux. »
Le ministre iranien a une nouvelle fois assuré que son pays ne cherche pas à se doter d'armes nucléaires, en dépit des affirmations des États-Unis et de leurs alliés qui soupçonnent que l'enrichissement d'uranium de Téhéran pourrait éventuellement conduire à cela.
Commentant les déclarations du gouvernement israélien, qui a dit qu'il examinerait les options militaires si les pressions diplomatiques et économiques ne parviennent pas à freiner les ambitions nucléaires de l'Iran, il a rétorqué qu'Israël avait pour sa part refusé de ratifier le Traité de Non Prolifération nucléaire (TNP) de l'ONU et qu'il refusait de discuter de la gamme complète de ses capacités militaires, alors que tout le monde soupçonne cet État avoir un arsenal nucléaire.
Enfin, le ministre Ministre iranien des affaires étrangères a déploré la « chute» du poids individuel des États membres de l'ONU, qui s'est exercée au bénéfice de la « montée en puissance du Conseil de Sécurité de l'ONU », dirigé par les Cinq membres permanents : États-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie et Chine.
Il a donc réclamé la « création d'un Conseil de Sécurité plus démocratique, qui devrait être considérée comme une partie importante de la réforme de l'ONU ».
[ source : http://www.washingtonpost.com/world/middle_east/iran-opens-nonaligned-summit-with-calls-for-nuclear-arms-ban/2012/08/26/4c363ec2-ef63-11e1-b74c-84ed55e0300b_story.html ]

Quelques-uns des principaux responsables politiques mondiaux présents au 16e Sommet des Non-Alignés à Téhéran:
Evo Morales - Président de la République de Bolivie
Manmohan Singh - Premier ministre de l'Union Indienne
Hugo Chavez - Président de la République du Venezuela
Maité Nkoana-Mashabane - Ministre des affaires étrangères d'Afrique du sud
Vladimir Poutine - Président de la Fédération de Russie
Sheikha Hasina - Premier ministre du BanglaDesh
Ali Bongo Ondimba - Président de la République du Gabon
Michel Temer - Vice-Président de la République fédérative du Brésil
Qaboos bin Said al Said - Sultan d'Oman
Nguyen Tan Dung - Premier ministre du Vietnam

CONCLUSION : LA FRANCE AURAIT DÛ FAIRE AU MINIMUM COMME L'AUSTRALIE !
Comme je l'indiquais déjà dans mon premier article, - et les événements renforcent encore mon analyse - cette capacité massive de rassemblement du Mouvement des Non-Alignés, avec la présence de la Russie en prime, fait ressortir par contraste ce qu'est l'OTAN / UE : un bunker agressif, qui ose se qualifier de « communauté internationale » alors qu'il ne représente même pas 20% des êtres humains vivant sur terre.
Comme je l'ai déjà dit, si la France renouait avec la grandeur de son histoire, ce n'est certes pas dans ce bunker occidental de l'OTAN / UE qu'elle devrait se placer. C'est son adhésion au Mouvement des Non-Alignés qu'elle devrait envisager. Pour contribuer à faire du IIIe millénaire un avenir de paix entre toutes les nations, tous les peuples et toutes les religions du monde.
Quelques-uns de mes lecteurs avaient pu s'étonner de cette suggestion.
Elle est certes iconoclaste dans la France actuelle, où toute pensée non conforme à la logorrhée euro-atlantiste des médias est aussitôt disqualifiée, par un réflexe pavlovien de soumission à la propagande et à l'intimidation.
Or je note que l'Australie sera présente comme "nation invitée". Voilà de quoi rasséréner ceux qui tiquaient devant ma proposition !
Je rappelle que cette proposition, tout comme le présent article ou le précédent, n'ont évidemment pas pour objet de faire l'apologie de tel ou tel régime. Pas plus du régime iranien que des régimes indien, costaricain (dont le chef d'Etat est Prix Nobel de la Paix), péruvien, libanais, vénézuélien, sud-africain et j'en passe, qui sont tous membres des Non-Alignés.

Mon analyse et ma proposition se situent sur un autre plan, qui est celui des relations internationales et de ce que devrait être le rôle de tout pays soucieux d'assurer l'équilibre et la paix du monde. Je rappelle donc 3 points importants :
1)- Le Mouvement des Non-Alignés regroupe, comme je l'ai dit, 120 États sur les 193 des Nations-Unies, et une vingtaine d'autres observateurs. On notera au passage que certains "Non Alignés" sont désormais très alignés sur les États-Unis : Arabie Saoudite, Bahreïn et Qatar notamment.

2)- Il se trouve que la France et tous les pays membres de l'OTAN reconnaissent diplomatiquement tous ces États, qu'ils siègent à leurs côtés à l'ONU, sans pour autant, bien entendu, s'aligner sur tel ou tel. Participer aux Non-Alignés ne pourrait donc pas signifier "s'aligner sur les Non-Alignés"...
3)- Du reste, il n'y a vraiment à peu près aucun point commun en matière économique, sociale, démocratique, religieuse, diplomatique, militaire, entre Cuba et Singapour, l'Iran et le Qatar, l'Île Maurice et la Corée du nord, le Pérou et le Sri Lanka, l'Inde et le Turkménistan, etc
Leur seul point commun, au fond, c'est de vouloir faire respecter les principes du droit international public et notamment le refus de tout empire et le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d'un État souverain.
C'est bien parce que notre pays doit partager ce point commun fondamental que la France, une fois qu'elle sera sortie de l'OTAN et de l'Union européenne, aura vocation à rejoindre le Mouvement des Non-Alignés. Il n'y aurait pas de plus belle victoire diplomatique, conforme au génie du peuple de 1789, que de rassembler, à Paris cette fois-ci, un futur Sommet des Non-Alignés.

François Asselineau
29 août 201


SOMMET DES NON-ALIGNÉS - L'IRAN DEMANDE L'INTERDICTION DES ARMES NUCLÉAIRES –DOSSIER -

>   LA DÉFAITE DIPLOMATIQUE DE WASHINGTON ET DU CAMP EURATLANTISTE SE CONFIRME AVEC LA PRÉSENCE SUPPLÉMENTAIRE DE VLADIMIR POUTINE, EVO MORALES, RAFAEL CORREA, HUGO CHAVEZ ET DES SECRÉTAIRES GÉNÉRAUX DE L'ONU, DE LA LIGUE ARABE, DE L'OCI ET DE L'OUA

Alors que ce 16ème Sommet des Non-Alignés vient de s'ouvrir (pour l'instant au niveau des délégations), ce succès se confirme de façon encore plus importante que prévue.
L'amphithéâtre pour les sessions plénières du 16ème Sommet des Non-Alignés à Téhéran
110 ÉTATS REPRÉSENTÉS, DONT 50 AU PLUS HAUT NIVEAU POLITIQUE
En effet, dès le 1er jour, des délégations représentant 110 des 120 États membres du Mouvement des Non-Alignés sont déjà arrivées à Téhéran.
En outre, selon les toutes dernières annonces présentées par le ministère iranien des affaires étrangères, 50 de des 110 États seront représentés au plus haut niveau :
 §- 29 États seront représentés par leur chef d'État en personne
[ 27 Présidents, 1 Sultan (Oman) et 1 Émir (Qatar) ]

 §- 9 États seront représentés par leur Vice-Président de la République
 §- 7 États seront représentés par le Premier ministre, chef du gouvernement C'est d'ailleurs souvent le véritable chef de l'exécutif, comme c'est le cas du Premier ministre indien Manmohan Singh.
 §- 5 États seront représentés par un envoyé spécial
Tous les autres États sont représentés au niveau de leur ambassadeur à Téhéran et/ou par des délégations de hauts-fonctionnaires mandatés par leurs gouvernements.
DE NOMBREUSES SURPRISES DE DERNIÈRE MINUTE
Plusieurs surprises de dernière minute contribuent à faire de ce XVIe Sommet des Non-Alignés un très grand succès diplomatique pour Téhéran, et une défaite cinglante pour les États-Unis, le Canada, l'Union européenne et Israël, qui avaient exercé les plus fortes pressions possibles pour tenter d'isoler l'Iran.
Ces surprises sont la venue à Téhéran, les 30 et 31 août :
a)- du Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-Moon Le camp euro-atlantiste avait pourtant tout fait pour le dissuader de s'y rendre, car sa présence, même si elle est présentée comme critique, comporte un effet de symbole considérable.

>b)- des Président et Secrétaires généraux de trois autres grosses organisations internationales, qui sont moins connues que l'ONU mais qui n'en jouent pas moins un rôle important dans la diplomatie mondiale :
 §- la Ligue Arabe, pourtant très divisée sur le cas de la Syrie et majoritairement hostile au régime de Damas,
 §- l'Organisation de la Conférence Islamique ( OCI ),
 §- et l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA).
c)- du président russe Vladimir Poutine. C'était d'autant moins prévisible que la Russie ne fait pas partie du Mouvement des Non-Alignés et qu'elle l'est donc cette année à titre de nation invitée.
d)- des présidents latino-américains Hugo Chavez ( Venezuela ), Evo Morales ( Bolivie ), Rafael Correa ( Équateur ) et de Michel Temer, vice-président du Brésil
Ce n'est pas vraiment une surprise, compte tenu de la ligne politique des trois premiers dirigeants, mais leur présence n'allait quand même pas de soir et n'avait pas été annoncée préalablement par le ministère iranien des affaires étrangères. La surprise est plus importante venant du gouvernement de Brasilia, qui se fait représenter par le vice-président de la République en personne alors que le Brésil n'est pas membre du Mouvement des Non-Alignés mais seulement "observateur".
e)- du Vice-Premier ministre d'Arabie saoudite et de l'Émir d'Umm al-Quwain, envoyé spécial du gouvernement des Émirats Arabes Unis : Ce sont des surprises totales ( qui n'avaient pas été annoncées auparavant ), compte tenu de l'alignement de ces régimes sur les États-Unis et de leur hostilité latente à l'égard de l'Iran.
Je relève que, le Premier ministre irakien, le Sultan d'Oman et l'Émir du Qatar faisant aussi le déplacement, de même que les Ministres des affaires étrangères du Koweït et du Bahreïn, cela signifie que tous les pays riverains du Golfe Persique font donc le déplacement de Téhéran. L'Iran est ainsi le seul pays au monde à pouvoir actuellement rassembler des dirigeants de cette zone ô combien stratégique pour l'économie et la paix du monde.
f)- par ailleurs, il faut relever que le représentant du Hamas à Gaza, M. Ismaïl Haniyeh, n'a finalement pas été invité, mais cela fait suite à un imbroglio qui montre les dissensions extrêmes des Palestiniens. Cette absence permettra la présence du président de l'Autorité Nationale Palestinienne, M. Mahmoud Abbas, qui avait menacé de ne pas venir dans le cas contraire.  
g)- enfin, je note que l'Australie a accepté de figurer à côté de la Russie comme "nation invitée".   Le gouvernement de Canberra ne se fait, certes, représenter qu'au niveau de son ambassadeur à l'ONU, mais le geste est pour le moins inattendu de la part d'un État occidental traditionnellement inféodé à Washington.

> 
PERSONNALITÉS POLITIQUES  
 §Afghanistan : Hamid Karzai - Président de la République
 §Afrique du sud : MaiteNkoana-Mashabane - Ministre des affaires étrangères
 §Arabie Saoudite : Abdulaziz bin Abdullah Al Saud - Vice-Premier ministre
 §Azerbaïdjan : ElmarMammadyarov - Ministre des affaires étrangères
 §Bahreïn : Khalid bin Ahmed Al Khalifa - Ministre des affaires étrangères
 §Bangladesh : Sheikha Hasina - Premier ministre
 §Bénin : Yayi Boni - Président de la République
 §Bhoutan : UgyenTshering - Ministre des affaires étrangères
 §Birmanie : WunnaMaungLwin - Ministre des affaires étrangères
 §Bolivie : Evo Morales - Président de la République
 §Cambodge : Hun Sen - Premier ministre
 §Cuba : Raul Castro - Président du Conseil d'État
 §Corée du Nord : Kim Yong-nam - Président du Présidium de l'Assemblée populaire suprême
 §Égypte : Mohamed Morsi - Président de la République
 §Émirats Arabes Unis : Saud bin Rashid Al Mu'alla - Envoyé spécial, Émir de l'Émirat de Umm al-Quwain
 §Équateur : Rafael Correa - Président de la République
 §Gabon : Ali Bongo Ondimba - Président de la République
 §Jordanie : Fayez al-Tarawneh - Premier ministre
 §Inde : Manmohan Singh - Premier ministre
 §Iran : Mahmoud Ahmadinejad - Président de la République

 §Irak : Nouri al-Maliki - Premier ministre

 §Indonésie : Boediono - Vice-Président de la République

 §Koweït : Muhammad Sabah Al-Salem Al-Sabah - Ministre des affaires étrangères

 §Liban : Michel Suleiman - Président de la République

 §Lesotho : MohlabiTsekoa - Ministre des affaires étrangères

 §Libye : Ashour Bin Khayal - Ministre des affaires étrangères

 §Malaisie : Anifah Aman - Ministre des affaires étrangères

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 §Mauritanie : Mohamed Ould Abdel Aziz - Président de la République

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 §Maroc : AbdelillahBenkirane - Premier ministre

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 §Namibie : Marco Hausiku - Ministre des affaires étrangères

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 §Népal : BaburamBhattarai - Premier ministre

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 §Pakistan : Asif Ali Zardari - Président de la République

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 §Philippines  : JejomarBinay[34]     Vice President

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 §Oman : Qaboos bin Said al Said - Sultan

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 §Qatar : Hamad bin Khalifa Al Thani - Emir
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 §Sénégal : MackySall - Président de la République
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 §Serbie : TomislavNikolić - Président de la République
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 §Sri Lanka : MahindaRajapaksa - Président de la République
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 §Soudan : Omar al-Bashir - Président de la République

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 §Swaziland : LutfoDlamini - Ministre des affaires étrangères

>
 §Syrie : FaisalMekdad - Vice-Ministre des affaires étrangères

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 §Tanzanie : Mohamed Gharib Bilal - Vice-Président de la République

>
 §Territoires palestiniens : Mahmoud Abbas - Président de l'Autorité Nationale Palestinienne

>
 §Thaïlande : SurapongTovichakchaikul - Ministre des affaires étrangères

>
 §Tunisie : RafikAbdessalem - Ministre des affaires étrangères

>
 §Turkménistan : GurbangulyBerdimuhamedow - Président de la République

>
 §Venezuela : Hugo Chavez - Président de la République

>
 §Vietnam : Nguyen Tan Dung - Premier ministre

>
 §Zimbabwe : Robert Mugabe - Président de la République

>Observateurs
 §Arménie : SerzhSargsyan - Président de la République
 §Brésil : Michel Temer - Vice-Président de la République
 §Tadjikistan : EmomaliRahmonov - Président de la République

Nations spécialement invitées
 §Australie : Gary Quinlan - Ambassadeur d'Australie à l'ONU
 §Russie : Vladimir Poutine - Président de la République
Organisations représentées
Organisation de l'Unité Africaine (OUA) : Yayi Boni  - Président
Ligue Arabe : Nabil el-Araby - Secrétaire général
Organisation de la Coopération Islamique (OCI) : Ekmeleddinİhsanoğlu - Secrétaire général
Organisation des Nations Unies (ONU) : Ban Ki-moon, Secrétaire général


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

 

 

17/07/2012

Dossiers du 11-09 - 12- 07/2012 : Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

 


n°96-journal d'Iran - 21-04 au 17-07 - a - Les États-Unis et Israël incitent à la confrontation avec l'Iran.


journald'Iran   n°2 du 21-06 au 20-07- 2012

C.De Broeder& M.Lemaire



a) Le "Journald'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

Tiré à Part

 Peter Symonds : Les États-Unis et Israël incitent à la confrontation avec l'Iran.

french.irib : Gazoduc Iran/Pakistan/Inde : les sabotages US.

French.ruvr : Le président Egyptien veut réviser les accords de paix avec Israël.

François Hollande : Israël a une possibilité d'attaquer l'Iran de manière efficace…

Xinhua : LAURENT FABIUS, MINISTRE SOCIALISTE DES AFFAIRES ETRANGERES, "La France" appelle à durcir les sanctions contre l'Iran ».

Paroles & action du président Ahmadinejad  ...

France24 interview en direct Mahmoud Ahmadinejad.

2) Politiqued'Israël

Préparation à la Guerre.

Frappe contre l’Iran : l’opinion publique israélienne divisée.

3) Les Voisins

3-1 Algérie

french.irib : Le président algérien a reconnu à l’Iran le droit à la technologie nucléaire pacifique.

3-2 Egypte

RIA Novost ; L'Egypte poursuivra le transport de pétrole iranien .

3-3 Russie

fr.rian : Viatcheslav Dzirkaln : Moscou espère poursuivre la coopération militaire et technique avec l'Iran.

4 Dans le monde

4-1 Chine

La Chine répond à l'exemption par les États-Unis des sanctions visant les importations de pétrole iranien.  

4-2 Suisse

EurActiv avec Reuters : La Suisse n'imposera pas d'interdiction sur le pétrole iranien comme l'UE et les USA.

5  Les brèves

5-1 IRIB : Le Japon contrecarre les restrictions US. 

5-3 Boris Pavlichtchev : La diplomatie secrète autour de la rencontre « Iran – les six »

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

6-1 lorientlejour : Doutes sur la capacité du duo Netanyahu-Barak à attaquer l’Iran

 

 


Tiré à Part

 Peter Symonds : Les États-Unis et Israël incitent à la confrontation avec l'Iran
Les États-Unis et Israël incitent à la confrontation avec l’Iran

Les négociations qui auront lieu à Bagdad entre l’Iran et les P5+1 – les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la Russie, la Chine et l’Allemagne – seront un tournant dans le dangereux conflit lié aux programmes nucléaires iraniens. Washington exerce une pression intense pour que Téhéran fasse des concessions majeures, au même moment où les États-Unis se préparent à imposer des sanctions écrasantes et menacent l’Iran de guerre.

21 mai 2012

Lorsqu’il a parlé à Vienne la semaine dernière, le négociateur américain en nucléaire, Robert Wood, a demandé que l’Iran prenne « des mesures urgentes et concrètes » dans le but de se conformer « à toutes les obligations internationales ». Il a critiqué l’Iran pour ne pas avoir donné « à l’AIEA [Agence internationale d’énergie atomique] l’accès à tous les sites pertinents, aux documents et aux personnes nécessaires pour résoudre les questions entourant son programme nucléaire ».

L’Iran a déclaré à plusieurs reprises qu’il n’a aucunement l’intention de fabriquer des armes nucléaires. Ses établissements nucléaires, incluant les usines d’enrichissement de Natanz et de Fordo, et ses stockages de réserve, sont inspectés et surveillés par l’AIEA comme il est stipulé par le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Cependant, les États-Unis et leurs alliés soutiennent que l’Iran doit mettre fin à son programme d’enrichissement d’uranium, qui est permis sous le TPN, et que le pays doit envoyer ses réserves d’uranium enrichi à 20 pour cent à l’extérieur du pays.

La probabilité d’un quelconque accord sérieux émergeant des pourparlers de Bagdad est mince. Les demandes des États-Unis pour que l’AIEA puisse avoir accès au personnel et aux établissements est un processus sans fin qui exige que l’Iran prouve quelque chose de négatif : que nulle part sur son vaste territoire ne se trouve un programme lié aux armes nucléaires. L’AIEA, qui rencontre des responsables iraniens cette semaine, demande l’accès au complexe de Parchin, une base militaire, où il y aurait eu, il y a près d’une décennie, des tests du même type que ceux qui sont requis pour la conception d’un engin nucléaire. Tout comme les affirmations du genre, les « preuves » de l’AIEA proviennent de services de renseignement étrangers – probablement des États-Unis ou d’Israël.

Israël, qui menace d’attaquer délibérément l’Iran, a exercé plus de pression sur les négociations en exigeant l’arrêt complet des programmes d’enrichissement d’uranium de l’Iran. Selon AssociatedPress, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit la semaine dernière au chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, que l’Iran allait devoir fournir un échéancier pour établir la fin de son programme d’enrichissement et le démantèlement de son usine de Fordo pour qu’Israël donne son accord au processus. Ces demandes ont déjà été rejetées par Téhéran.

Ashton était en Israël pour s’assurer de la position prise par la coalition nouvellement formée qui a amené le parti d’opposition Kadima dans le gouvernement. Le chef de Kadima, ShaulMofaz, ancien chef de la sécurité intérieure, avait critiqué les menaces d’agression contre l’Iran de Netanyahu. Mais son entrée dans le cabinet rend plus probable, et non moins, une attaque sur l’Iran. La coalition offre au gouvernement une majorité parlementaire écrasante et la présence de Mofaz servira à tempérer l’opposition intérieure largement répandue à une guerre contre l’Iran.

Channel 10 News en Israël ont rapporté jeudi dernier que des représentants américains participaient à d’intenses pourparlers, s’inquiétant du fait qu’Israël avait maintenant le champ libre pour déclencher des frappes aériennes contre l’Iran. Netanyahu a mis sur pied la coalition dans une entente-surprise de dernière minute qui a empêché la tenue d’élections, ce qui était vu comme un obstacle à une attaque. Lors d’une conférence de presse conjointe, les deux hommes ont affirmé qu’ils étaient d’accord sur plusieurs questions, dont celle de l’Iran.

Les différends entre les États-Unis et Israël ne sont que tactiques. Netanyahu n’appuie pas l’idée des négociations et des sanctions que les États-Unis favorisent pour affaiblir et miner le régime à Téhéran, avant de mener une attaque. L’Iran cherche désespérément à éviter l’imposition des sanctions américaines et européennes qui représenteraient essentiellement un blocus de ses exportations de pétrole (en soi, un acte de guerre économique). Ces sanctions doivent entrer en vigueur à la fin juin.

Au cours des deux dernières semaines, la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton a fait pression sur l’Inde et la Chine pour qu’elles réduisent leurs importations de pétrole iranien. Les sanctions américaines vont pénaliser unilatéralement les banques et les sociétés étrangères qui font des affaires avec la banque centrale iranienne, sauf si Obama leur accorde une exonération. Cette imposition sélective de pénalités montre clairement que les États-Unis se servent de la confrontation avec l’Iran pour miner la position de ses rivaux, et surtout la Chine.

Les préparatifs de l’administration Obama ne se limitent pas qu’à des sanctions. Depuis le début de l’année, la marine américaine a augmenté à deux le nombre de porte-avions à proximité du Golfe Persique. Plus tôt ce mois-ci, des représentants anonymes des États-Unis ont confirmé que le Pentagone avait envoyé son chasseur le plus sophistiqué, le Raptor F-22, à la base aérienne d’Al-Dhafra aux Émirats arabes unis. Ces forces permettraient à l’armée américaine d’effectuer de lourdes frappes aériennes contre les installations militaires et nucléaires de l’Iran. Washington augmente aussi l’arsenal militaire des régimes autocratiques qui sont ses alliés dans le Golfe. L’administration Obama a annoncé vendredi qu’elle allait reprendre la vente de matériel militaire au Bahreïn, malgré la violente répression des manifestations dans les États du Golfe. Selon le Washington Post, cet arsenal serait constitué de navires de guerre, de systèmes de missile air-air et sol-air et d’améliorations aux moteurs de ses chasseurs F-16. Le Bahreïn abrite la Cinquième flotte de la marine américaine.

L’intensification des conflits entre les États-Unis et Téhéran n’est pas essentiellement due à la question des programmes nucléaires iraniens. Les préparatifs pour une nouvelle guerre d’agression sont plutôt motivés par le déclin historique de l’impérialisme américain et sa détermination à imposer sa domination incontestée sur les régions riches en ressources énergétiques du Moyen-Orient et de l’Asie centrale. Après avoir envahi l’Afghanistan et l’Irak, les États-Unis menacent maintenant de déclencher une guerre qui pourrait impliquer toute la région et provoquer des conflits encore plus importants.

Si les pourparlers de Bagdad échouent, le danger d’un conflit militaire déclenché par Israël ou les États-Unis va augmenter radicalement. Les travailleurs et la jeunesse aux États-Unis et internationalement doivent s’opposer à cette campagne guerrière de l’administration Obama. La seule façon d’empêcher la guerre est la mobilisation indépendante de la classe ouvrière, sur la base d’une stratégie socialiste et internationaliste, pour mettre fin à la cause fondamentale de la guerre : le système de profit en faillite.

Peter Symonds

World SocialistWebsite,

14 mai 2012.

Source : http://www.wsws.org/francais/News/2012/mai2012/iran-m17.shtml


french.irib : Gazoduc Iran/Pakistan/Inde : les sabotages US.

L'ambassadeur américain, à Islamabad a exprimé, dans un acte interventionniste, son inquiétude quant à la mise en application du projet du gazoduc Iran/Pakistan/Inde.
Lors d'un entretien avec les médias pakistanais Cameron Munter a fait part de l'inquiétude de Washington de voir le projet du gazoduc transitant le gaz iranien vers l'Inde via le Pakistan se réaliser. Depuis les accords conclus entre Téhéran et Islamabad sur la construction d'un gazoduc, les autorités américaines se sont efforcées en permanence d'y mettre des entraves et dans ce droit fil, en se faisant accompagner par le Turkménistan elles ont proposé au Pakistan la construction du gazoduc TAPIO en remplacement de celui de l'Iran. Et ce alors qu'en raison de la crise énergétique au Pakistan, les autorités pakistanaises ont besoin du gaz pour subvenir aux besoins de la population

08/07/2012

 http://french.irib.ir/info/asie/item/199160-les-autorit%C3%A9s-am%C3%A9ricaines-sont-indispos%C3%A9es-quant-%C3%A0-la-mise-en-application-du-plan-de-gazoduc-iran-pakistan


French.ruvr : Le président Egyptien veut réviser les accords de paix avec Israël

Le président élu d'Egypte Mohamed Morsi a déclaré son intention de réviser les accords de paix avec Israël de Camp David. « Notre politique à l'égard d'Israël sera basée sur l'égalité, a déclaré Mohamed Morsi à l'agence iranienne Fars. Nous discuterons aussi du droit des Palestiniens ».
Il a ajouté qu'il ne prendrait aucune décision seul et que tous les changements seraient faits par les organes gouvernementaux. Le nouveau dirigeant égyptien s'est prononcé pour le renforcement des rapports avec l'Iran ce qui devait, selon lui, créer un équilibre stratégique dans la région.

25/06/2012

 http://french.ruvr.ru/2012_06_25/79258674/

 


 

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

François Hollande : Israël a une possibilité d'attaquer l'Iran de manière efficace…

Israël, contrairement aux autres États, a une possibilité d'attaquer l'Iran de manière efficace. Cela a été annoncé par le président français François Hollande lors d'une réception au ministère de la Défense de la France, consacrée à la fête nationale. Le président a ajouté que la mise en œuvre de cette possibilité serait mener à une déstabilisation dans le Moyen-Orient.
François Hollande a également déclaré qu'il soutient une politique à double standard à l'égard de l'Iran. D'une part, nous devons renforcer les sanctions, et d'autre part - une volonté de prendre l'Iran dans la communauté internationale si Téhéran renonce à son projet du programme nucléaire.

15/07/2012

 http://french.ruvr.ru/2012_07_15/francois-hollande-israel-iran/


Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Xinhua : LAURENT FABIUS, MINISTRE SOCIALISTE DES AFFAIRES ETRANGERES, "La France" appelle à durcir les sanctions contre l'Iran ».

La France appelle à continuer à durcir les sanctions contre l'Iran "tant que l'Iran refusera de négocier sérieusement", selon une déclaration du ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius publié mardi soir.
"La pression doit désormais s'accroître sur l'Iran avec la pleine application le 1er juillet par l'Union européenne de l' embargo pétrolier décidé en janvier dernier. Les sanctions continueront d'être durcies tant que l'Iran refusera de négocier sérieusement", a souligné M. Fabius suite à la réunion du groupe E3+3 (France, Royaume-Uni, Allemagne, Chine,Russie et Etats-Unis) avec l'Iran à Moscou en Russie.
Selon cette déclaration, "les réponses de l'Iran à l'offre des Six ont confirmé l'écart important entre les positions des deux parties et l'insistance de l'Iran sur la reconnaissance d'un droit à enrichir l'uranium et la levée de toutes les sanctions".
"Nous regrettons que l'Iran n'ait toujours pas effectué les gestes concrets que nous attendions et qui pourraient constituer une première étape vers le respect des résolutions du Conseil de sécurité et du Conseil des gouverneurs de l'AIEA", a indiqué le ministre français.
M. Fabius a cependant souligné que conformément à la double approche, la porte du dialogue reste ouverte. "Une réunion d' experts, prévue le 3 juillet à Istanbul, pourrait permettre de clarifier les détails techniques des idées avancées par les deux parties. Sur cette base, nous évaluerons avec nos partenaires du groupe E3+3 les prochaines étapes du processus", a-t-il précisé. "Il appartient désormais à l'Iran de lever les obstacles qu'il a posés à l'approfondissement du processus relancé à Istanbul en avril 2012", a conclu le ministre français.  

(Xinhua)

http://french.news.cn/monde/2012-06/20/c_131664540.htm



Paroles & action du président Ahmadinejad  ...

France24 interview en direct Mahmoud Ahmadinejad.

Une interview en direct, par un grand média français, de l’un des présidents étrangers les plus honnis et diabolisés ces dernières années, voila qui ne manquera pas de piquer notre curiosité. Les journalistes vont-ils aller jusqu’à questionner Mahmoud Ahmadinejad sur la récente condamnation du Hezbollah par un tribunal de Manhattan à verser plus de 9,4 milliard de dollars de dédommagement aux victimes du 11-Septembre ? Ou bien vont-ils lui demander sa vision sur la situation en Syrie ? Saluons en tout cas cette initiative de France 24 qui donne donc la parole au seul chef d’État à avoir officiellement demandé une nouvelle enquête sur les attentats du 11-Septembre, et dont les propos ont régulièrement, et sur divers sujets, été déformés et discrédités à l’envi par les grands médias occidentaux.

Compte-rendu de l’interview par France24

Source : Site Web de France24, le 20 mai 2012

Dans un entretien accordé à FRANCE 24, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad se dit "déçu" par les massacres commis en Syrie mais met en doute la responsabilité du régime de son allié Bachar al-Assad.

Au cours d’une interview accordée à FRANCE 24, le président de la République islamique d’Iran, Mahmoud Ahmadinejad, a commenté la situation en Syrie, condamnant notamment le massacre de Houla qui s’est produit la semaine dernière, tout en mettant en doute l’implication du régime de son ami Bachar al-Assad.

"Nous sommes très fortement sensibles et déçus", a-t-il assuré. "C’est le droit de tout peuple d’être libre, y compris le peuple syrien. Dès qu’une personne meurt c’est terrible, et surtout dans les conditions où c’est arrivé, dans le massacre…", a-t-il ajouté faisant allusion à la tuerie de Houla. Samedi 26 mai, 108 corps – majoritairement des femmes et des enfants – ont été retrouvés dans cette petite ville du centre de la Syrie située à quelques dizaines de kilomètres de Homs.

Le président iranien a néanmoins émis des doutes sur une éventuelle implication du gouvernement syrien dans le massacre de Houla. "Il existe des commissions dont le travail est d’examiner la situation. Il me paraît incroyable qu’un gouvernement puisse tuer son propre peuple", a-t-il dit.

Soutien moral ou approvisionnement en armes ?

L’Iran a apporté son soutien au plan de paix défendu par Kofi Annan, l’émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe en Syrie. "C’est la meilleure solution pour sortir de cette situation", avait déclaré un porte-parole du gouvernement iranien il y a quelques semaines. Mais au cours de son entretien avec FRANCE 24, Mahmoud Ahmadinejad a, à plusieurs reprises, condamné “les interventions étrangères dans la région” et s’est demandé ce qu’envisageaient les gouvernements occidentaux en Syrie.

Alors que les initiatives internationales se multiplient pour faire cesser le bain de sang en Syrie, les gouvernements occidentaux accusent l’Iran d’assurer l’approvisionnement en armes du régime de Bachar al-Assad. De leur côté, les autorités iraniennes ont toujours affirmé qu’elles n’apportaient qu’un soutien moral à la Syrie.

Sur l’antenne de FRANCE 24, Mahmoud Ahmadinejad a assuré que l’Iran entretenait des "relations parfaitement normales" avec la Syrie. "Nous sommes en faveur de la protection des droits de l’Homme", a-t-il déclaré.

Le nucléaire, un droit selon Ahmadinejad

Par ailleurs, le président iranien a défendu le programme nucléaire de son pays. "Selon le droit international, l’Iran a le droit d’enrichir l’uranium à 20 %", a-t-il déclaré, assurant une nouvelle fois que son pays n’avait pas l’intention de se doter d’une bombe. Ces déclarations coïncident avec la reprise des discussions, longtemps suspendues, avec les six grandes puissances sur la question du nucléaire iranien. À l’issue d’une réunion cruciale à Bagdad la semaine dernière, les pays impliqués dans ces pourparlers ont accepté une nouvelle réunion en juin à Moscou.

"Je ne m’attends pas à un miracle à cette prochaine réunion à Moscou", a cependant affirmé le président iranien au journaliste de FRANCE 24 Marc Perelman. Tout en affirmant le droit de l’Iran d’enrichir l’uranium à 20 %, il a laissé entendre que son pays pourrait envisager un arrêt de cet enrichissement en échange de concessions "significatives" de la part des grandes puissances. "Si les grandes puissances ne veulent pas que nous puissions bénéficier de ce droit, ils doivent nous expliquer pourquoi. Ils doivent également nous dire ce qu’ils sont prêts à donner au peuple iranien en échange", a affirmé Mahmoud Ahmadinejad, tout en refusant de détailler ce que pourrait accepter son gouvernement.

30 mai, 2012

GeantVert

http://www.reopen911.info/News/2012/05/30/breve-18h30-aujourdhui-france24-interview-en-direct-mahmoud-ahmadinejad/

 


2) Politiqued'Israël

Préparation à la Guerre.

Frappe contre l’Iran : l’opinion publique israélienne divisée.

Les Israéliens semblent être partagés sur la question d’une potentielle attaque à mener par leur gouvernement contre les installations nucléaires iraniennes, selon un nouveau sondage publié lundi.
Ce sondage, mené par le Collège Académique de Netanya, montre que 52% des Israéliens s’opposent à une frappe, affirmant qu’Israël doit d’abord essayer tous les canaux diplomatiques, alors que 48% soutiennent inconditionnellement une action militaire.
Concernant la possibilité que l’Iran acquiert une arme nucléaire
, 18% des interrogés ont répondus qu’ils pensent que la république islamique tentera de l’utiliser pour éliminer Israël de la carte, alors que 62,5% estiment qu’Israël arrivera à affronter un Iran doté de l’arme nucléaire.
Les Israéliens pensent également qu’une bombe iranienne servira soit à menacer soit à faire pression sur leur pays.
Environ 32% des interrogés ont déclaré que l’Iran utilisera une arme nucléaire à cette fin, alors que seuls 6% estiment que Téhéran agira de manière pragmatique quand il sera en possession d’une de ces armes.
Les résultats de l’enquête coïncident avec ceux des autres études menées ces derniers mois pour sonder l’opinion publique sur une possible frappe aérienne sur l’Iran.
Un sondage commandé en mars par le journal Ha’aretz a montré que 58% des personnes étaient opposées à une attaque en solo, c’est-à-dire sans le soutien des Etats-Unis, alors que 50% des interrogés ont déclaré faire confiance au gouvernement pour la gestion du dossier iranien.
Une autre étude, menée un mois auparavant par la Brookings Institution, a montré que seuls 19% des Israéliens soutenaient une action militaire indépendante contre l’Iran, par rapport à un tiers, 32%, opposé à une frappe commune.
Le dernier sondage intervient à la suite de deux cycles de négociations entre l’Iran et le G5+1 (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Chine, Russie, Allemagne), dont le but était de convaincre l’Iran d’abandonner son programme nucléaire, avec un troisième et dernier cycle prévu à Moscou en fin de mois.
Israël, les Etats-Unis et d’autres pays occidentaux accusent l’Iran de clandestinement poursuivre un programme d’arme nucléaire. L’Iran nie ces accusations et affirme que son programme nucléaire n’a que des fins pacifiques telles que la production d’électricité.
Source: http://french.peopledaily.com.cn/International/7836299.html

 



Les Voisins

Algérie

french.irib : Le président algérien a reconnu à l’Iran le droit à la technologie nucléaire pacifique.
"Tous les pays ont le droit à l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire", a déclaré Abdelaziz Bouteflika, jeudi soir, lors de sa rencontre avec le vice-Président iranien, Mohammad-RezaMirtadjeddini. "En tenant compte de la tenue de la 2ème conférence de la haute Commission conjointe des deux pays, en 2012, l’Algérie est prêt à renforcer ses coopérations et à promouvoir ses relations avec l’Iran", a-t-il affirmé, en rappelant que les deux pays se tenaient l’un à côté de l’autre, en toutes circonstances. "L’instauration de la sécurité et de la stabilité, dans la région, passe par une approche politique et la participation du peuple de la région", a ajouté le président algérien.

 http://french.irib.ir/info/iran-actualite/item/193408-le-pr%C3%A9sident-alg%C3%A9rien-soutient-le-droit-de-l%E2%80%99iran-au-nucl%C3%A9aire


Egypte

RIA Novost ; L'Egypte poursuivra le transport de pétrole iranien .
L'Egypte n'envisage pas de bloquer le transit de pétrole iranien via le canal de Suez en dépit de l'entrée en vigueur de l'embargo pétrolier imposé contre Téhéran par l'Union européenne, rapporte dimanche le journal égyptien Al Ahram.
"L'embargo a été décrété par les Etats membres de l'Union européenne, et nous n'avons rien à voir avec cela", a indiqué au quotidien une source au sein du secteur énergétique du pays.
Selon le journal, le pétrole iranien passe toujours à travers l'oléoduc de SUMED liant la baie de Suez à la mer Méditerranée.
"Le transport de pétrole iranien est assuré conformément aux contrats qui sont renouvelés de façon annuelle. Aucune indication concernant l'interdiction du transport du pétrole en provenance de l'Iran n'a été donnée", a fait savoir l'interlocuteur du journal.
Auparavant, certains médias ont rapporté que les exportations de brut iranien vers la Turquie (plus de 160.000 barils par jour) pourraient être sensiblement réduites en raison des sanctions européennes visant l'industrie pétrolière de la République islamique.
L'Iran produit 3,5 millions de barils de pétrole par jour et en exporte environ 2,5 millions.
Depuis le 1er juillet, le secteur pétrolier iranien est frappé par un embargo européen décrété dans l'espoir de contraindre Téhéran à négocier sur son programme nucléaire controversé.

 RIA Novost

15 juillet -
http://fr.rian.ru/world/20120715/195361386.html


Russie

fr.rian : Viatcheslav Dzirkaln : Moscou espère poursuivre la coopération militaire et technique avec l'Iran.
La Russie espère poursuivre à l'avenir la coopération militaire et technique avec l'Iran et ce, en bons partenaires, a déclaré mercredi le directeur adjoint du Service fédéral russe pour la coopération militaire et technique (FSVTS) Viatcheslav Dzirkaln.
"Nous essayons d'expliquer à nos collègues iraniens que (…) des partenaires ne réagissent pas ainsi", a dit M.Dzirkaln, répondant à la question des journalistes sur les sanctions iraniennes pour le non-respect par la Russie du contrat de livraison de missiles sol-air S-300 à Téhéran.
M.Dzirkaln, qui conduit la délégation russe au Salon aéronautique de Farnborough, a rappelé qu'à l'époque, la Russie agissait dans le cadre d'une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu.
Selon certains médias, le ministère iranien de la Défense et la compagnie The Aerospace Industries Organisation ont déposé une requête auprès de la Cour internationale d'arbitrage de Genève contre l'exportateur d'armes russe Rosoboronexport pour ne pas avoir honoré ses engagements concernant les S-300.
Conclu en 2007, le contrat de livraison de missiles sol-air S-300 à l'Iran engageait la Russie à fournir cinq unités complètes de ces systèmes pour un montant d'environ 800 millions de dollars.

Or, l'exécution du contrat a été suspendue en septembre 2010 par le président russe Dmitri Medvedev, en application d'une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu interdisant la livraison d'armes conventionnelles à Téhéran, dont des missiles, des chars, des hélicoptères d'assaut, des avions de combat et des bâtiments de guerre.

http://fr.rian.ru/defense/20120711/195324262.html



Dans le monde

Chine

La Chine répond à l'exemption par les États-Unis des sanctions visant les importations de pétrole iranien.  

La Chine s'oppose à toute sanction imposée unilatéralement, a déclaré vendredi Hong Lei, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, en réponse à la décision du Département d'Étataméricain d'exempter la Chine de sanctions économiques visant les importations de pétrole iranien.
"La Chine s'oppose à ce qu'un pays impose unilatéralement des sanctions à un autre pays en se basant sur ses lois nationales. C'est d'autant moins acceptable lorsque ces sanctions sont imposées unilatéralement par un pays tiers", a tranché Hong Lei lors d'un point de presse.
En vertu du National DefenseAuthorizationAct des États-Unis signé par le président américain Barack Obama fin 2011, les institutions financières étrangères des gouvernements qui continueront d'acheter du pétrole brut à l'Iran après le 28 juin ne seront plus autorisées à accéder au marché financier américain.
Toutefois, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a annoncé jeudi la décision de Washington d'exempter la Chine et Singapour de ces mesures du fait de la réduction "significative" de leurs achats de pétrole iranien.
Hong Lei a rappelé que la Chine importait du pétrole de l'Iran par les voies normales afin de répondre aux besoins de son développement économique.
"Cela ne viole aucune résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU ni ne porte atteinte aux intérêts d'une tierce partie ou de la communauté internationale", a affirmé le porte-parole, ajoutant "Cela est donc totalement légitime et justifié".

29/06/2012

 http://french.cri.cn/621/2012/06/29/302s286417.htm


Suisse

EurActiv avec Reuters : La Suisse n'imposera pas d'interdiction sur le pétrole iranien comme l'UE et les USA

Le gouvernement suisse n'imposera pas les mêmes sanctions que l'UE à l'Iran. Le pays a décidé hier (5 juillet) que sa propre série de mesures ne comporterait pas l'interdiction de commercer du pétrole iranien. La Suisse a ainsi tenté de défendre sa neutralité face aux pressions de l'UE et des Etats-Unis.Cette initiative pourrait permettre aux négociants en pétrole basés en Suisse, comme Glencore et Trafigura, de profiter d'une faille juridique pour négocier le brut iranien, même s'il est quasiment certain qu'ils se heurteraient aux objections de l'UE et des Etats-Unis.Les deux entreprises ont indiqué qu'elles avaient suspendu leurs échanges avec l'Iran.La Suisse est l'un des premiers centres d'échange de pétrole et abrite également une branche de la National IranianOilCompany, même si le pays n'importe pas de pétrole en provenance d'Iran.Les nouvelles sanctions suisses, qui entrent en vigueur aujourd'hui, affecteront l'approvisionnement de l'industrie pétrochimique, les équipements de télécommunication, ainsi que l'achat et la vente de métaux précieux et de diamants, a fait savoir le département fédéral de l'économie.Ces sanctions font suite à l'embargo de l'UE sur l'importation, l'achat et le transport de pétrole iranien, qui a pris effet le 1er juillet dans le but de faire pression sur la République islamique d'Iran afin qu'elle abandonne son programme nucléaire. Les sanctions renforcées des États-Unis ont quant à elles pris effet le 28 juin dernier.« S'il s’avérait que l'un des grands négociants pétroliers commerçait encore avec l'Iran, les retombées seraient immenses en termes de relations publiques », a expliqué Matthew Parish, partenaire de l'entreprise HolmanFenwickWillan basée à Genève.« Le champ libre accordé par cette décision est réservé aux petits négociants, ceux qui n'opèrent qu'en Suisse ou dans d'autres pays qui ne sont pas impliqués dans les sanctions internationales », a-t-il affirmé.La Suisse, un pays non membre de l'Union européenne et traditionnellement neutre, n'est pas obligée de suivre les sanctions de l'UE, même si elle a eu tendance, ces dernières années, à aligner ses lois sur celles de ses principaux partenaires commerciaux.L'ambassadeur américain en Suisse, Donald S. Beyer, a déclaré le mois dernier que son pays était déçu que les autorités suisses n'aient pas adopté l'embargo de l'UE et qu'il ne s'attendait pas à les voir autoriser le contournement des sanctions.En avril dernier, le pays a exempté la banque centrale iranienne du gel de ses avoirs.La présidente suisse, Eveline Widmer-Schlumpf, a défendu la position indépendante du pays, expliquant qu'elle était dans l'intérêt des États-Unis en permettant la communication entre Téhéran et Washington. La Suisse représente en effet les intérêts américains en Iran depuis la révolution islamique de 1979.

EurActiv avec Reuters – Article traduit de l'anglais



2  Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

 

IRIB : Le Japon contrecarre les restrictions US. 

Dans une tentative de contrer le boycott d'assurance mené par les Etats-Unis et l'UE contre l'Iran,

le cabinet ministériel japonais a soumis une loi au parlement pour autoriser le gouvernement à donner une couverture d'assurance aux pétroliers important du pétrole brut iranien au lieu d'aller chercher ce type de couverture vers l'Union européenne.
Cette loi autoriserait le gouvernement japonais à offrir une couverture d'assurance allant jusqu'à 7 milliards 600 millions de dollars US aux pétroliers transportant du pétrole brut iranien lorsque le boycott de l'UE sur le pétrole et sur l'assurance des cargaisons iraniennes prendra effet au 1er Juillet, a dit le ministère des transports japonais dans un communiqué Lundi.
Le 23 Janvier, sous la pression des Etats-Unis, les ministres des affaires étrangères européens ont approuvé de nouvelles sanctions contre Téhéran, interdisant l'importation de pétrole iranien en UE, ce qui inclut également la couverture d'assurance des pétroliers transportant le brut iranien.
En Mars, les Etats-Unis ont exempté le Japon des sanctions financières contre l'Iran.
Faisant fi des sanctions des Etats-Unis et de l'UE contre le pétrole iranien, bon nombre de clients d'Asie orientale de l'Iran pour son pétrole brut, incluant la Chine, la Corée du Sud et le Japon désirent maintenir leurs importations d'Iran afin de remplir leur carnet de demande domestique.
Les Etats-Unis, Israël et quelques uns de leurs alliés accusent Téhéran de poursuivre des objectifs militaires dans son programme d'énergie nucléaire.
L'Iran rejette toutes ces accusations, argumentant qu'elle a pris part au traité de Non Prolifération Nucléaire et qu'en tant que membre de l'AIEA, elle a le droit de développer une technologie nucléaire à des fins pacifiques.

13/06/2012

IRIB


Boris Pavlichtchev : La diplomatie secrète autour de la rencontre « Iran – les six »

Les négociations entre les « six » (cinq membres permanents du CS de l’ONU et l’Allemagne) et l’Iran ont repris à Bagdad au sujet du problème nucléaire iranien.

Les « six » veulent obliger l’Iran à geler les travaux d’enrichissement d’uranium jusqu’à 20%. En effet, l’uranium enrichi à 20% pourrait servir à produire rapidement de l’uranium enrichi à 90% qui est la matière première pour la fabrication de la bombe nucléaire.

Des avancées importantes ont précédé la rencontre de Bagdad. YukiaAmano, le directeur de l’AIEA qui a visité lundi Téhéran a dit que les résultats de son voyage allaient produite un effet positif sur le round de Bagdad. Un jour plus tard, il a dévoilé le secret de son optimisme. C’est que l’AIEA allait prochainement signer avec l’Iran l’accord sur les inspections de ses sites nucléaires et l’accès à la documentation et aux savants atomistes.

Les sources israéliennes insistent sur  le fait que l’optimisme d’Amano s’explique également par les progrès dans la réalisation d’un accord secret bilatéral entre les États-Unis et l’Iran. L’Iran s’engagerait à suspendre les travaux d’enrichissement d’uranium jusqu’à 20% dans son usine de Ford sans pour autant la fermer définitivement. Les stocks d’uranium enrichi à 20% seraient transformés en barres de combustible et retournés à l’Iran. L’Iran signerait également un avenant au Traité sur la non-dissémination des armes nucléaires en ce qui concerne les inspections surprises des sites nucléaires. Cependant, cet avenant ne concerne pas les sites iraniens secrets au sujet desquels les États-Unis et l’AIEA ne disposent que de rensignements sommaires.

En réponse les États-Unis et l’UE annuleront progressivement les sanctions introduites contre l’Iran et s’abstiendront notamment d’appliquer l’embargo pétrolier qui doit devenir effectif le premier juillet.

Si les renseignements israéliens sont exacts, c’est le point clé ele gel des travaux d’enrichisement qui était la principale revendication des « six ». Il semble être résolu de manière automatique. Quant à l’accord secret entre l’Iran et les États-Unis, elle est plus que parobable,  admet Vladimir Sotnikov, expert de l’Institut d’études d’Orient.

Tous ces points paraissent en effet très alléchants. Ce serait effectivement une grande avancée dans la situation autour du problème nucléaire iranien. Je n’exclus pas non plus qu’Amano pouvait discuter en diplomate de cet accord secret. Les États-Unis ont tout intérêt à agir par le biais de l’AIEA tout en soulignant que les Iraniens sont en contact avec l’Agence et coopèrent avec cette institution de l’ONU.

En même temps, il était évident même sans diplomatie secrète que la situation se prête aux négociatioins actuells des « six » avec l’Iran, - poursuit le politologue Stanislav Tarassov.

Je suis rentré il y a quelques jours de Téhéran où nous nous sommes entretenus avec des diplomates iraniens. Ils disaient que l’Iran était prêt à accepter un compromis à  condition qu’il ne soit  pas unilatéral et que l’Occident et les « six » allait prendre une décision intermédaire visant à atténuer le régime des sanctions.

A la veille des négociations de l’Iran avec le groupe 5+1, les États-Unis se sont bornés à réagir d’une manière évasive aux information faisant état des progrès dans les rapports entre l’Iran et l’AIEA. « C’est un pas en avant mais nous jugeons le comportement de l’Iran d’après les actes et non pas d’après les paroles »,a dit le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney. – La pression sera maintenue tant qu’il n’y a pas de résultats ».

En effet, bientôt le round de Bagdad, s’il n’est pas empêché par une tempête de sable, va faire la lumière sur la crédibilité des renseignements en provenance de Jérusalem si on ne prend pas en considération le fait que cette fuite pouvait être délibérément faire dans l’intérêt d’Israël. Reste à savoir pourquoi à son retour de Téhéran Yukia Atano est resté, contrairement aux attentes, muet pendant une journée entière sur l’accord entre l’AIEA et l’Iran.

Boris Pavlichtchev

Jeudi 24 Mai 2012

 french.ruvr.ru

 



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

lorientlejour : Doutes sur la capacité du duo Netanyahu-Barak à attaquer l’Iran
Les médias israéliens laissaient percer leurs doutes hier sur la capacité de Benjamin Netanyahu et de son ministre de la Défense à organiser une attaque contre l’Iran à la lumière des critiques cinglantes émises à leur encontre dans le fiasco de la flottille pour Gaza.
Dans un rapport officiel publié mercredi, le contrôleur de l’État MichaLindenstrauss a en effet critiqué sans ménagement la manière dont le Premier ministre israélien a décidé d’arraisonner une flottille humanitaire internationale pour Gaza, le 31 mai 2010. L’abordage, mal préparé et exécuté, du navire amiral de la flottille, le ferry turc MaviMarmara, s’était soldé par la mort de neuf passagers turcs.
  « Il y a au moins une chose qui apparaît dans ce rapport, et que personne ne saurait contester, c’est que nous avons de bonnes raisons d’être inquiets. Et ces raisons s’appellent Netanyahu et Barak », souligne Sima Kadmon, une éditorialiste du quotidien Yediot Aharonot(indépendant). En revanche, l’analyste militaire du quotidien progouvernemental IsraelHayom, YoavLimor, défend le Premier ministre :
« Certains commentateurs ont établi un lien direct entre la flottille et l’Iran. Ils peuvent se calmer : Netanyahu sait très bien qu’une attaque égale une guerre, une guerre égale une enquête et que sa tête sera sur le billot. Or il y a toutes les chances pour qu’il veuille se priver de ce plaisir. »
Le vice-Premier ministre Moshe Yaalona pour sa part jugé hier qu’il valait mieux pour Israël bombarder l’Iran plutôt que de laisser ce pays se doter de l’arme nucléaire, dans une interview au quotidien Haaretz.
M. Netanyahu et son ministre de la Défense avaient affirmé à moult reprises que « toute les options sont sur la table », laissant la porte ouverte à une possible frappe israélienne contre les installations nucléaires iraniennes

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/763922/Doutes_sur_la_capacite_du__duo_Netanyahu-Barak__a_attaquer_l%27Iran.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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22/05/2012

Dossier d'Iran n°96 du 21-04 au 21- : Le programme balistique iranien n’est pas un danger pour l’Europe et les USA"..

 


Le programme balistique iranien n’est pas un danger pour l’Europe et les USA"..


Dossier d'Iran   n°96  du 21-04 au 21-05                               

     C.De Broeder& M.Lemaire



 Le "dossierd'Iran" est  visible  sur les blogs : 

a) sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm 

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ ) colonne de gauche.

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

 

Tiré à Part

Maha Al-Cherbini : Vers un conflit avec l’Iran ?

Yahia Gouasmi, Président du Parti Anti Sioniste « Israël /Iran :  Non à la folie » (Officiels israéliens).

Almanar : Le FMI refuse de couper les ponts avec l’Iran.

Au jour le jour

 
 

Détroit d’Ormuz : "Les Gardiens de la Révolution surveillent chaque navire".

Al-Ahram : Moscou dénonce toute option militaire.

1  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 VIDEO : Chavez et Ahmadinejad : déclaration d'amour aux peuples du monde. -

1-2  Pew Research Center :Les opinions US, britannique, française et allemande soutiendraient des frappes militaires

2Dossier & Point de vue

2-1 Michel Miraillet : "Le programme balistique iranien n’est pas un danger pour l’Europe et les USA"..

2-2 Irna : Kazem Jalali exhorte Paris à modifier son comportement vis-à-vis des activités nucléaires de l’Iran.  

2-3 Sarath Kumara  : L’ex-patron du Shin Beth Yuval Diskincritique Netanyahu sur l’Iran.

2-4 Julie Lévesque : À court de cibles », les services secrets israéliens Diminuent les assassinats » en Iran.

2-5 Clara Weiss : La Russie se prépare contre une frappe militaire israélo-américaine contre l'Iran. 

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 Exercice militaire des monarchies du Golfe sur fond de tension avec l'Iran.  

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Directeur de l'IRIS : Un bouclier antimissile contre l'Iran, un système contraire à l'idée de dissuasion.

4-2 Yahia Gouasmi, Président du Parti Anti Sioniste : L'Occident s'allie au nucléaire israélien !

 

 

 



Tiré à Part

Maha Al-Cherbini : Vers un conflit avec l’Iran ?

Alors que des élections anticipées se profilaient à l’horizon, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a formé un gouvernement d’unité nationale avec la principale force d’opposition Kadima. Une alliance qui nourrit l’hypothèse d’une imminente frappe contre Téhéran.
La formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale et le ralliement au premier ministre, Benyamin Netanyahu, du parti centriste Kadima préluderont-ils à une frappe militaire contre l’Iran ? Le climat général le laisse supposer, surtout que le président américain, Barack Obama, restera pieds et poings liés à l’approche des présidentielles américaines de novembre et ne pourra guère contraindre son allié israélien à ne pas s’enliser dans une telle aventure militaire.
A l’heure actuelle, maints facteurs renforcent l’hypothèse d’une frappe israélienne imminente. Le premier et le plus important est que Netanyahu est devenu l’homme le plus fort d’Israël. Muni d’une majorité fabuleuse (94 sur les 120 députés de la Knesset), le premier ministre brigue l’une des majorités les plus larges de l’histoire d’Israël, ce qui lui donne la marge de manœuvre nécessaire en cas de confrontation avec l’Iran.
Avec cette forte majorité au Parlement, la donne politique change en Israël et Netanyahu devient l’unique roi du jeu qui aura les pleins pouvoirs pour 18 mois jusqu’aux élections d’octobre 2013. « J’ai l’intention de former la coalition la plus large possible pour apporter de la stabilité et de la capacité de décision à Israël pour faire face aux grands défis qui nous attendent », affirme le premier ministre, en référence à la crise du nucléaire iranien.

Selon les experts, Netanyahu a fait un grand sacrifice en annulant les élections anticipées prévues en septembre qui lui donneraient 4 ans de plus au pouvoir et a opté pour un gouvernement d’union nationale qui lui donne seulement 18 mois de stabilité dans une seule perspective : frapper l’Iran si le monde ne réussit pas à le ployer par la diplomatie et les sanctions.
Une coïncidence inquiétante
Affirmant l’hypothèse d’une frappe militaire, l’histoire nous rappelle à cet égard que la formation d’un gouvernement d’unité nationale — peu courant en Israël — est parfois synonyme de guerre comme c’était le cas en mai 1967 quand l’Egypte, la Syrie et la Jordanie étaient éprises par un vent de nationalisme qui menaçait fort l’Etat hébreu. A l’époque, un gouvernement d’union nationale était vite formé en Israël en mai toujours et a déclaré une guerre préventive de 6 jours en juin 1967.
Coïncidence fort inquiétante. Le gouvernement de Netanyahu est formé toujours en mai 45 ans après cette date ! ... Cela dirait-il qu’une guerre va éclater en juin ? Selon les analystes, cette hypothèse semble de plus en plus crédible car Israël fait aujourd’hui face à une menace aussi grave que celle de 1967. Elle trouve son existence menacée si le régime islamique radical de Téhéran, qui aspire à rayer Israël de la carte, détient l’arme nucléaire.
Pour Ari Shavit, éditorialiste du journal Haaretz, le but du nouveau gouvernement est l’Iran. « La décision de Netanyahu de faire entrer Mofaz, le chef de Kadima, dans sa coalition est comparable à celle de Levi Eshkol qui avait fait entrer Menahem Begin et Moshé Dayan dans son gouvernement en 1967 juste avant la guerre des 6 jours », écrit-il.
N’oublions pas aussi que le dirigeant de Kadima, Shaoul Mofaz, d’origine iranienne, était l’un des premiers responsables israéliens à avoir évoqué la possibilité d’une attaque contre l’Iran lorsqu’il était vice-premier ministre du gouvernement dirigé par Kadima en 2008. «
Permettre à l’Iran d’obtenir une capacité nucléaire changerait les rapports de force dans la région, ce qu’Israël ne peut pas accepter », a-t-il affirmé. Le ministre de la Défense israélien, Ehud Barak, a été plus explicite en expliquant le 1er mai qu’à ses yeux, l’Iran disposant d’une arme nucléaire est plus dangereux qu’une attaque contre l’Iran.
De peur qu’Israël ne passe de la parole à l’acte, la chef de la diplomatie de l’Union européenne (UE), Catherine Ashton, s’est rendue cette semaine à Tel-Aviv pour rendre compte à Netanyahu de l’état des négociations nucléaires sur l’Iran. Au cours de l’entretien, Netanyahu a exprimé des doutes sur l’efficacité de ces pourparlers. « D’après ce qu’on a vu jusqu’ici, le régime iranien utilise ces discussions pour jouer avec le temps, rien n’indique qu’ils ont l’intention de stopper leur programmer nucléaire », a déclaré le premier ministre qui a toujours douté de l’efficacité des sanctions internationales. Le déplacement de Mme Ashton survient alors qu’Israël a dit craindre que les pourparlers n’aboutissent sur un accord permettant à Téhéran de poursuivre l’enrichissement d’uranium.
A la lumière de ces données inquiétantes, les jours à venir n’augurent rien de bon pour la République islamique et pour toute la région. Pourtant, le président iranien n’arrive point à retenir sa langue et ne cesse de mettre de l’huile sur le feu. « Il n’est pas nécessaire de faire la guerre pour voir la destruction d’Israël. Si les pays de la région coupent leurs relations avec les sionistes et froncent un peu les sourcils, c’en est fini pour ce régime fantoche », a lancé M. Ahmadinejad cette semaine.
http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2012/5/16/bref2.htm

22/5

Maha Al-Cherbini


Yahia Gouasmi, Président du Parti Anti Sioniste « Israël /Iran :  Non à la folie » (Officiels israéliens)
Les autorités du régime sioniste sont en désaccord entre elles, notamment sur la question du nucléaire iranien et sur une éventuelle frappe militaire contre l’Iran.

La semaine dernière, l'ancien chef du Shin Beth (services israéliens de contre-espionnage), a estimé que les dirigeants israéliens Benyamin Netanyahu et Ehud Barak étaient inaptes à traiter le dossier du nucléaire iranien en raison des « sentiments messianiques » qui les animent. Yuval Diskin a déclaré n’avoir « aucune confiance dans le Premier ministre ou le ministre de la Défense ». Il a ajouté : « Je les ai côtoyés de près ; ce ne sont pas des Messies, ces deux-là. Ce sont des gens à qui, personnellement, je ne confierais pas la responsabilité de diriger Israël à l'occasion d'un événement de cette ampleur, ni de sortir le pays de semblable situation ».

De son côté, Ehud Barak, partisan de l'attaque contre les installations nucléaires iraniennes, a qualifié l'ex-Premier ministre israélien Ehud Olmert, les anciens dirigeants du Mossad (services israéliens d'espionnage) et du Shin Beth de « mercenaires de l'Iran ». Ces derniers avaient précédemment mis en garde contre toute attaque contre l'Iran, la jugeant même catastrophique pour Israël.

Ehud Olmert a pour sa part accusé Benyamin Netanyahu et Ehud Barak d'avoir exagéré la menace iranienne. Lundi 30 avril 2012, lors d’une interview sur CNN, il a déclaré : « Si tous les autres efforts échouent, la dernière mesure sera une frappe militaire, et je préfère qu’elle soit menée par les Américains avec le soutien de la communauté internationale. […] Les Etats-Unis devraient prendre une décision sur la question. Israël pourrait évidemment y participer, mais ne devrait pas se lancer le premier » a prévenu Olmert, dont le nom est assimilé à la défaite israélienne lors du conflit israélo-libanais de 2006.

Quant à Tzipi Livni, ancien chef démissionnaire du parti d'opposition israélien Kadima, elle a déclaré, mardi 1er mai 2012 à la Knesset : « Israël est sur un volcan. L'horloge internationale tourne et l'existence d'Israël en tant qu'Etat juif et démocratique est en danger de mort. […] Depuis des années, les dirigeants israéliens se mettent la tête dans le sable, sont occupés par des exercices politiques et pendant ce temps, la menace contre Israël ne fait que croître. Pour se rendre compte de cela, les rapports du Shin Beth ne sont pas nécessaires » (faisant allusion à la déclaration de Yuval Diskin).

Toutes ces déclarations traduisent une inquiétude et un malaise de la part des hautes autorités israéliennes, en poste ou pas, pour ce qui concerne l’avenir de l’entité sioniste.

Quant à nous, Parti Anti Sioniste, nous avons toujours déclaré que la seule solution pour le Moyen-Orient et en particulier pour la Palestine, se trouve dans un respect mutuel, dans la justice et la tolérance. Il y aura une seule Nation qui ne représentera aucun danger, ni pour elle, ni pour la région. Un Etat sans sionisme, où juifs, chrétiens et musulmans vivront en harmonie et en Paix : un modèle de réconciliation, d’égalité et de fraternité pour tous dans ce beau pays…

Source : Parti Anti Sioniste

Vendredi 4 mai 2012
http://www.partiantisioniste.com/...

 


Almanar : Le FMI refuse de couper les ponts avec l’Iran.

Le Fonds monétaire international (FMI) a indiqué mardi à l'AFP qu'il refusait de couper les ponts avec l'Iran comme l'exhorte à le faire un groupe de pression américain pro-israélien.

"Il n'y a rien dans les régimes de sanctions de l'Union européenne ou des Etats-Unis [contre Téhéran] qui contredise [les] arrangements" actuel du Fonds
avec l'Iran, a indiqué un porte-parole de l'organisation internationale, William Murray, dans un message électronique.

Il répondait à une demande de réaction du Fonds face à une "campagne" lancée mardi par United Against Nuclear Iran (UANI, en français: Ensemble contre un Iran nucléaire) pour que le Fonds "ferme le compte qu'il détient auprès de la banque centrale d'Iran (Bank Markazi), visée par des sanctions, ou qu'il suspende l'adhésion de l'Iran au FMI".

Conformément aux statuts du FMI, a-t-il ajouté, "les avoirs dans la monnaie de chaque membre sont maintenus à la banque centrale du membre en question et il en va ainsi pour l'Iran".

A savoir que le FMI ne fournit aucune assistance financière à l'Iran.

Créé par d'anciens hauts responsables de la diplomatie américaine, UANI compte parmi les membres de son conseil consultatif, Meïr Dagan, ancien chef des services secrets israéliens du Mossad, ainsi que James Woolsey, ancien patron de l'Agence centrale du renseignement américaine (CIA).

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=62359



Au jour le jour

 
 

Détroit d’Ormuz : "Les Gardiens de la Révolution surveillent chaque navire".

Le commandant adjoint des forces navales des gardiens de la Révolution islamique, le général Ali Reza, a déclaré  que « ses forces non seulement surveillent tous les mouvements des navires dans le détroit d'Ormuz, mais en plus elles contrôlent tout le détroit »!

Le haut-responsable militaire iranien a précisé que « prés de 40 %  des réserves mondiales en pétrole transitent à travers le golfe Persique et le détroit d'Ormuz d’où l'importance stratégique de ce détroit ».

 Il a expliqué que « les missions des gardiens de la révolution sont essentiellement de suivre la trajectoire des navires étrangers dans le golfe Persique, soulignant que « tous ces navires signalent leur nationalité aux forces maritimes iraniennes ».

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=62309

 


Al-Ahram : Moscou dénonce toute option militaire.
La Russie est préoccupée par le fait que plusieurs pays envisagent de résoudre la situation autour de l'Iran par la voie militaire, a annoncé aux journalistes le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.
"Nous sommes préoccupés par le fait que l'option militaire pour résoudre le problème est toujours considérée comme une réalité. Nous recevons périodiquement des signaux, par des canaux officiels ou non, selon lesquels cette option est désormais considérée par certaines capitales comme plus acceptable qu'elle ne l'était jusque là", a déclaré M.Riabkov.
Une telle option aurait "un impact négatif sur la sécurité de nombreux pays", ainsi que "des conséquences douloureuses pour l'économie mondiale suite à une hausse inévitable des prix des hydrocarbures", a indiqué le diplomate.
"Un préjudice sérieux serait ainsi porté au système international de non-prolifération nucléaire", a-t-il ajouté.

Al-Ahram HEBDO -  

Semaine du 16 au 22 mai 2012, numéro 922

http://fr.rian.ru/world/20120521/194779693.html

 

 



1  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

1-1 VIDEO : Chavez et Ahmadinejad : déclaration d'amour aux peuples du monde. -

http://www.dailymotion.com/video/xnlbr4_chavez-et-ahmadinejad-declaration-d-amour-aux-peuples-du-monde_news

 

1-2  Pew Research Center :Les opinions US, britannique, française et allemande soutiendraient des frappes militaires selon un sondage récent.
Un sondage mené parmi 21 pays par le Pew Research Center montre que les opinions sont pour la plupart opposées à ce que l’Iran se dote de l’arme nucléaire. Les opinions occidentales soutiendraient d’éventuelles frappes militaires.
96% des français et des allemands, 94% des américains et 91% des britanniques seraient opposés à ce que l’Iran possède la bombe  atomique.
Le sondage met en évidence deux grandes tendances au sein des pays du E3+3 qui négocient avec l’Iran (Royaume Uni, USA, Chine, France, Allemagne, Russie).
Les opinions du bloc “Atlantique” (Europe, USA) sont massivement opposées au programme nucléaire militaire iranien. En moyenne 9 personnes sur 10 affirment leur rejet.
La Chine et la Russie sont un peu en retrait avec des oppositions moins marquées (77% en Russie et 54% en Chine). En Russie 41% des personnes interrogées accepteraient que l’Iran possède l’arme nucléaire et 39% en Chine. seuls 24% des russes et 30% des chinois soutiendraient des frappes préventives.
On ne trouve dans le monde que deux “îlots” qui soutiennent le programme nucléaire militaire iranien: le Pakistan (50% de soutien) et les chiites libanais qui approuvent à 76% (en opposition totale avec les sunnites libanais qui désapprouvent à 94%).  Dans le monde arabo-musulman, seule une majorité de tunisiens (57%) de pakistanais (57%)  ne voient pas l’Iran nucléaire comme une menace.
Concernant la France, il existe un léger clivage droite-gauche sur la question iranienne. Le soutien à des frappes préventives est de 43% à gauche et de 56% à droite. Ce clivage n’apparaît pas en Allemagne ou au Royaume-Uni.
L’image de l’Iran est globalement négative dans le monde y compris dans le monde musulman. 

61% d’opinions négatives au Liban (moyenne), 79% d’opinions négatives en Jordanie et 76% en Égypte…
Dans chaque pays en moyenne 1000 personnes d’un panel représentatif ont été interrogées.

Publié le19 mai 2012
http://nanojv.wordpress.com/2012/05/19/sondage-pew-iran-bombe-atomique/



2Dossier & Point de vue

2-1 Michel Miraillet : "Le programme balistique iranien n’est pas un danger pour l’Europe et les USA".

Le programme balistique iranien ne présente pour le moment pas de menace pour l'Europe ou les Etats-Unis, a déclaré jeudi Michel Miraillet, directeur chargé des affaires stratégiques au ministère français de la Défense, lors d'une conférence sur la défense antimissile tenue à Moscou.
Selon Miraillet, les missiles iraniens constituent plutôt "un risque" mais pas "une menace". Toutefois, la communauté internationale ne doit pas ignorer le fait que Téhéran continue à développer ses technologies balistiques et qu'il possède déjà un arsenal comprenant plusieurs centaines de missiles, a-t-il souligné.
A ce titre, depuis quelques jours,des voix s’élèvent en " Israël" pour mettre en garde contre des frappes aériennes sur les installations nucléaires de l’Iran.
L’ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert ainsi que plusieurs responsables de la sécurité et des renseignements israèliens ont récemment exprimé leurs doutes concernant un tel scénario d’attaque préventive contre la République islamique.
Dans une longue interview au journal Haaretz, le chef d’état-major israélien Benny Gantz estime que le Guide suprême de la République islamique «ne voudra pas franchir le pas supplémentaire» qui permettrait à Téhéran de se doter de la bombe.
Meir Dagan, l'ancien chef du Mossad, les services secrets israéliens s'est livré à quelques commentaires, dans une interview accordée à la chaîne de télévision américaine CBS à propos de bombardements sur les sites nucléaires iraniens : « Ce n’est pas le bon moment », estime-t-il.
Selon lui, l’Iran agit de manière rationnelle et peut donc faire des choix en fonction de ses intérêts.
Des propos qui pèsent, sortant de la bouche d’un homme dont la principale activité ces dernières années fut la lutte contre un Iran nucléaire. On attribue à Meir Dagan la paternité des actions de sabotage et des assassinats qui on freiné les progrès nucléaires de Téhéran.
Par contre, le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak continue d’afficher une ligne dure sur la question du nucléaire iranien. Il a expliqué au micro de RFI qu’une attaque et ses conséquences seraient moins graves qu’un Iran doté de la bombe."Toutes les options doivent rester sur la table pour empêcher l’Iran de se doter d’armes nucléaires" a-t-il souligné.

03/05/2012  

 http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=62499&cid=20&fromval=1&frid=20&seccatid=28&s1=1

 


2-2 Irna : Kazem Jalali exhorte Paris à modifier son comportement vis-à-vis des activités nucléaires de l’Iran.  

 Le porte parole de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du parlement iranien a demandé à la France de revoir sa politique à l'égard de l'Iran surtout en matière nucléaire.
Kazem Jalali a déclaré à l’ IRNA que l'ancien président français Nicola Sarkozy a commis de nombreuses erreurs durant son mandat.
" La diplomatie française s'est distinguée par un trop grand suivisme pro américain, un soutien inconditionnel au régime sioniste, la violation des droits des nations dans les révolutions qui ont changé la face du monde arabe et musulman » a noté le député iranien .
Il a noté que le président Hollande se devrait De restaurer le prestige de la France dans les instances internationales en tenant compte des erreurs de Nicolas Sarkozy et en présentant une image presque équilibrée de la France dans un monde multipolaire.
Kazem Jalali a rappelé qu’il espérait voir l'expression concrète de ce changement au cours des pourparlers de Bagdad".

21/05/2012

Irna


 

2-3 Sarath Kumara  : L’ex-patron du Shin Beth Yuval Diskincritique Netanyahu sur l’Iran.
Un ancien directeur du Shin Beth, les services israéliens de contre-espionnage, estime que les dirigeants actuels de l’Etat hébreu sont inaptes à traiter le dossier du nucléaire iranien en raison des "sentiments messianiques" qui les animent.
"Je n’ai aucune confiance dans le Premier ministre ou le ministre de la Défense", a déclaré Yuval Diskin dans un discours prononcé vendredi et partiellement diffusé le lendemain sur Radio-Israël. "Je n’accorde aucun crédit à des dirigeants qui fondent leurs décisions sur des sentiments messianiques".
L’intéressé, qui a quitté son poste de patron du contre-espionnage israélien il y a un an, a ajouté à propos de Benjamin Netanyahu et de Ehud Barak et d’une éventuelle opération préventive contre l’Iran :
"Je les ai côtoyés de près : ce ne sont pas des Messies, ces deux-là. Ce sont des gens à qui, personnellement, je ne confierai pas la responsabilité de diriger Israël à l’occasion d’un événement de cette ampleur et de sortir le pays de semblable situation".
Ses propos très sévères sur Benjamin Netanyahu et Ehud Barak succèdent à une déclaration de l’actuel chef d’état-major de Tsahal, le général Benny Gantz, qui avait qualifié les dirigeants iraniens de "très rationnels" et donc peu disposés à fabriquer une bombe atomique comme le redoutent les Occidentaux et Israël.
Depuis plusieurs mois, des rumeurs circulent sur un possible raid aérien contre des installations nucléaires iraniennes pour empêcher la République islamique de se doter de l’arme atomique.

L’ancien patron du Mossad, les services israéliens d’espionnage, Meïr Dagan, a pour sa part tourné en dérision l’idée de frappes contre l’Iran.
Les entourages de "Bibi" Netanyahu et de Ehud Barak n’ont, pour le moment, pas réagi à l’attaque en règle de Yuval Diskin mais un vice-Premier ministre, Silvan Shalom, a répliqué : "Tout le monde ne pense pas de cette façon. Semblable décision ne sera pas prise par deux personnes.
"En fin de compte et en respectant chacun, celui qui importe le plus dans cette affaire est le chef d’état-major", a-t-il dit sur Radio-Israël.
Le chef de la diplomatie israélienne, l’ultra-orthodoxe Avigdor Lieberman, a réfuté les assertions de Yuval Diskine et s’est interrogé sur ses motifs.
La question de savoir s’il faut agir contre Israël et de quelle façon "(...) n’est pas du ressort du Premier ministre et du ministre de la Défense. Elle est généralement prise par le conseil des ministres ou le cabinet de sécurité", a-t-il fait valoir sur la deuxième chaîne de télévision.
Le ministre des Affaires étrangères a laissé entendre que les propos de l’ancien patron du Shin Bet pouvaient s’expliquer par son ressentiment de ne pas avoir été promu à la tête du Mossad.
Commentant la "sortie" de Yuval Diskine dans les colonnes du quotidien libéral israélien "Haaretz", Amos Harel relève que la température politique monte à l’approche de la nouvelle session, à Bagdad à la mi-mai, de pourparlers entre les Six et l’Iran sur le dossier nucléaire.
"Rien n’est écrit à l’avance dans ce dossier iranien et le printemps risque de se transformer en un nouvel été de tension", écrit-il.

Sarath Kumara

Samedi 28 avril 2012,

La Rédaction

http://www.aloufok.net/spip.php?article7323


2-4 Julie Lévesque : À court de cibles », les services secrets israéliens « Diminuent les assassinats » en Iran .

Citant anonymement des officiels hauts placés du renseignement israélien, la revue étasunienne Time Magazine contredit le très crédible quotidien britannique Sunday Times en suggérant que durant les derniers mois, le Mossad (les services secrets israéliens) a « réduit » ses opérations clandestines en Iran, incluant les assassinats ciblés.

Paradoxalement, le Times et TIME se contredisent. Dans son numéro du 25 mars, le Sunday Times affirmait que les services de renseignement israéliens avaient intensifié leurs activités clandestines à la base militaire de Parchin en Iran, prétendument pour trouver des preuves à l’effet que l’Iran fabriquait une arme nucléaire. Ces opérations des services de renseignement ont été menées alors que Téhéran négociait avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Celle-ci faisait pression sur les Iraniens afin qu’ils autorisent une visite sur cette même base. (Julie Lévesque, Fabrication de preuves pour attaquer l’Iran? Des espions israéliens en Iran déguisés en soldats iraniens, Mondialisation.ca, 27 mars 2012)

Un autre article intitulé US steps up intelligence, sabotage missions in Iran (Les États-Unis intensifient les missions de renseignement et de sabotage en Iran), publié par The Hill le 9 avril, semble corroborer les informations révélées par le Sunday Times. The Hill indique une augmentation dans la République islamique des opérations clandestines de la CIA et de ses alliés dans la région. Comme Israël est l’allié le plus important des États-Unis dans cette région, on peut assumer que le Mossad participait à ces missions de sabotage.

Citant le Washington Post, Carlo Munoz rapporte dans The Hill :Les agences de renseignement étasuniennes intensifient les missions de renseignement et de sabotage axées sur le programme nucléaire iranien, alors que Téhéran se prépare à renouer les pourparlers avec les puissances occidentales relativement aux efforts réalisés dans ce domaine.

Des représentants iraniens doivent rencontrer vendredi à Istanbul en Turquie le soi-disant groupe P5+1, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies plus l’Allemagne, dans le but de discuter du programme nucléaire du pays […]

La CIA et d’autres agences ont par ailleurs multiplié les missions de sabotage en Iran, lesquelles visent à perturber le travail nucléaire en cours au pays.

Afin d’y parvenir, l’agence a compté sur ses partenariats avec des services de renseignement dans la région afin de recruter des agents pour des missions de renseignement et de sabotage en sol iranien, rapporte le Post. (Carlo Munoz, US steps up intelligence, sabotage missions in Iran, The Hill, 9 avril 2012.)

Le compte-rendu du Washington Post révèle par ailleurs que l’ « activité de renseignement » a été utilisée pour accroître les sanctions économiques contre l’Iran :L’augmentation des activités de renseignement a coïncidé avec une campagne clandestine de la CIA et d’autres agences, visant à saboter le programme nucléaire iranien, et a permis d’accroître l’utilisation de sanctions économiques ciblées par les États-Unis et leurs alliés dans le but d’affaiblir la détermination de l’Iran […]

D’anciens représentants du renseignement ont affirmé que l’intensification des activités s’est poursuivie sous la direction de Leon E. Panetta, qui a établi des partenariats avec des agences de renseignement alliées de la région, capables de recruter des agents pour des missions en Iran. (Joby Warrick et Greg Miller, U.S. intelligence gains in Iran seen as boost to confidence, The Washington Post, 7 avril 2012.)

 

Ces deux reportages sèment définitivement le doute sur la crédibilité du reportage du TIME publié le 30 mars et intitulé « Mossad Cutting Back on Covert Operations Inside Iran, Officials Say » (Selon des officiels, le Mossad réduit ses opérations clandestines en Iran).

Selon le compte-rendu du TIME, le Mossad a réduit ses opérations en Iran, ce qui contredit les articles du Washington Post et du Sunday Times.

Cependant, l’aspect le plus frappant des révélations contradictoires du TIME n’est pas la diminution des activités clandestines du Mossad en Iran, mais plutôt la nature même des opérations, soit des assassinats et des attaques, rapportées par le TIME d’une manière très banale.

 Selon les officiels, la diminution touche un vaste éventail d’opérations, non seulement les missions très en vue comme les assassinats et les explosions sur des bases iraniennes de lancement de missiles, mais aussi la collecte de renseignement sur le terrain et le recrutement d’espions au sein du programme iranien. (Karl Vick, Mossad Cutting Back on Covert Operations Inside Iran, Officials Say, 30 mars 2012.)

 

Sans preuves à l’appui, Israël a nonchalamment accusé l’Iran d’être à l’origine d’attaques à la bombe menées récemment en Thaïlande et en Inde, lesquelles n’ont pas fait de victimes, mais ont blessé 5 personnes. Ces actions ont été qualifiées, à juste titre, d’attaques terroristes.

Cependant, dans le reportage du TIME cité ci-dessus, les assassinats et les attaques à la bombe commis par Israël en Iran ne sont pas considérés comme des actes terroristes. Il s’agit d’un cas évident de deux poids deux mesures.

L’article met l’accent sur la raison invoquée pour la réduction des attaques et des assassinats, notamment les conséquences néfastes sur l’« image d’Israël dans l’opinion publique ». Si l’on reconnaît dans le reportage que le Mossad a été impliqué dans l’assassinat d’Iraniens, entre autres, et qu’il a perpétré des attaques en sol iranien, la nature criminelle de ces actions n’est jamais évoquée :

 Des représentants occidentaux des services de renseignement avaient déjà confirmé au TIME que le renseignement iranien avait découvert une cellule entraînée et équipée par le Mossad. Les aveux détaillés de Majid Jamali Fashid l’an dernier à la télévision d’État iranienne étaient authentiques, selon ces représentants. Ces aveux concernaient l’assassinat du scientifique spécialisé dans le nucléaire, Massoud Ali Mohmmadi, tué dans un attentat à la bombe mené par un motocycliste en janvier 2010. Les responsables du renseignement occidentaux ont blâmé un pays tiers pour avoir révélé l’existence de la cellule.Dans ce cas-là, les dommages causés à l’image d’Israël dans l’opinion publique ont été limités par la crédibilité de l’Iran […]Mais cela pourrait changer si la République islamique capturait un Israélien ou présentait d’autres preuves, quelque chose de l’ordre des séquences vidéo en circuit fermé et des faux passeports ayant indiqué la présence d’agents du Mossad dans l’hôtel de Dubaï où le trafiquant d’armes Mahmoud al-Mabhouh a été trouvé mort dans sa chambre en janvier 2010.Certains préviennent que les assassinats courent déjà ce risque. Après le plus récent meurtre en janvier, celui du scientifique spécialisé dans le nucléaire Mostafa Ahmadi-Roshan, les États-Unis ont catégoriquement nié toute implication et ont condamné le meurtre. Des officiels occidentaux du renseignement affirment qu’il était au moins le troisième scientifique iranien tué par des agents du Mossad, lesquels sont récemment à court de cible, aux dires de certains représentants israéliens […] (Ibid.)

 

En revanche, dans un article du TIME sur les attaques à la bombe ayant ciblé des Israéliens en Inde et en Thaïlande et pour lesquelles on a blâmé l’Iran, TIME était catégorique en ce qui a trait à la définition du terrorisme :Pour être juste, il faut dire qu’il n’existe pas de définition du terrorisme admise au niveau international. Mais lorsque des bombes se mettent à exploser, aucune analyse terminologique ou déformation de définitions n’empêchera les gens de conclure qu’il s’agit de terrorisme. (Robert Horn, Thai Tourism Sector Must Face, Not Dismiss, the Threat of Terrorism, 20 février 2012.)

 

Une « équipe terroriste » israélienne arrêtée en Iran

Ces reportages contradictoires relativement à la quantité d’opérations secrètes en Iran pourraient indiquer qu’Israël et les États-Unis bluffent et font couler des informations dans le cadre d’une opération psychologique (PsyOp). Mais le 10 avril, le gouvernement iranien a déclaré avoir arrêté un groupe terroriste appuyé par Israël, sans donner trop de détails.

 Les responsables ont prétendu que les terroristes étaient financés et appuyés par Israël et envisageaient d’attaquer des scientifiques œuvrant dans le nucléaire et des sites nucléaires au pays. Le plan terroriste a été déjoué, a affirmé l’agence de presse étatique Islamic Republic News Agency (IRNA), citant des représentants du ministère. (Stephen Manual,Israel-backed terrorist team arrested in Iran, All Voices, 10 avril 2012.)

 

Le présumé plan terroriste cité par Téhéran ressemble énormément aux opérations clandestines détaillées dans le TIME. Mais il est possible que les Iraniens bluffent aussi.

S’il est vrai que la République islamique a « capturé un Israélien » ou qu’elle possède « d’autres preuves », comme le mentionnait le TIME, cela pourrait accroître « la crédibilité de Téhéran » et, en revanche, affecter « l’image d’Israël dans l’opinion publique ».
Julie Lévesque 

Vendredi 20 avril 2012
Mondialisation.ca

 


2-5 Clara Weiss : La Russie se prépare contre une frappe militaire israélo-américaine contre l'Iran.

Au cours de ces quelques derniers mois, la Russie a entrepris d'intenses préparatifs pour parer à une éventuelle frappe militaire perpétrée par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran. Selon de récents rapports, l'état-major russe s'attend cet été à une guerre contre l'Iran qui aurait d'énormes répercussions non seulement au Moyen-Orient mais aussi dans le Caucase.

Les troupes russes au Caucase ont été techniquement renforcées et un bataillon de missiles situé dans la Mer caspienne a été placé en attente. Les patrouilleurs lance-missiles de la flotte caspienne ont à présent jeté l'ancre au large de la côte du Daguestan. L'unique base militaire russe dans le Caucase du Sud, qui se situe en Arménie, est également en état d'alerte pour une intervention militaire. L'automne dernier, suite à une intensification du conflit en Syrie, la Russie avait envoyé son porte-avions Kousnetsov au port syrien de Tartous. Des experts pensent que la Russie pourrait soutenir Téhéran en cas de guerre, du moins sur un plan militaire et technique.

Dans un commentaire publié en avril, le général Leonid Ivashov, président de l'Académie des problèmes géopolitiques, a écrit qu'une « guerre contre l'Iran serait une guerre contre la Russie » et il appelé à une « alliance politico-diplomatique » avec la Chine et l'Inde. Il a dit que des opérations étaient entreprises de par le Moyen-Orient dans le but de déstabiliser la région et d'agir à l'encontre de la Chine, de la Russie et de l'Europe. La guerre contre l'Iran, écrit Ivashov, « atteindrait nos frontières, déstabiliserait la situation dans le Caucase du Nord et affaiblirait notre position dans la région caspienne. »

Dans le cas d'une guerre contre l'Iran, la préoccupation principale de Moscou concerne les conséquences pour le Caucase du Sud. L'Arménie est l'unique alliée du Kremlin dans la région et entretient de liens économiques étroits avec l'Iran, alors que la Géorgie et l'Azerbaïdjan voisins entretiennent des liens militaires et économiques avec les Etats-Unis et Israël.

Ce que le Kremlin craint avant tout, c'est que l'Azerbaïdjan ne participe aux côtés d'Israël et des Etats-Unis à une alliance militaire contre l'Iran. L'Azerbaïdjan partage ses frontières avec l'Iran, la Russie, l'Arménie et la Mer caspienne et est, depuis le milieu des années 1990, un important allié militaire et économique des Etats-Unis dans le Caucase du Sud, abritant plusieurs bases militaires américaines.

Les relations entre l'Iran et l'Azerbaïdjan sont d'ores et déjà très tendues. Téhéran a, à plusieurs reprises, accusé Bakou d'avoir participé à des attaques terroristes et d'avoir commis des actes de sabotage très vraisemblablement en collaboration avec des agences de renseignement israéliennes et américaines. Ces dernières années, l'Azerbaïdjan a doublé ses dépenses militaires et a scellé en février un accord d'armement avec Israël s'élevant à 1,6 milliards de dollars américains et comprenant la fourniture de drones et de systèmes de défense anti-missiles.

A en croire des sources haut placées du gouvernement Obama, Mark Perry a dit fin mars au journal américain Foreign Policy que Bakou avait donné à Israël une autorisation d'accès à plusieurs bases aériennes près de la frontière Nord de l'Iran et qui seraient susceptibles d'être utilisées lors d'une frappe aérienne contre Téhéran. Le magazine cite un haut responsable du gouvernement américain qui aurait dit que, « Les Israéliens ont acheté un aéroport et cet aéroport se nomme Azerbaïdjan. » Perry a prévenu que : « Les experts militaires doivent à présent prendre en considération un scénario de guerre qui inclut non seulement le Golfe persique mais aussi le Caucase. »

Le gouvernement de Bakou a immédiatement nié le rapport mais le rédacteur en chef du journal d'Azerbaïdjan, Neue Zeit, Shakir Gablikogly, a prévenu que l'Azerbaïdjan pourrait être embarqué dans une guerre contre l'Iran.

Même s'il devait s'avérer que l'Azerbaïdjan n'est pas le point de départ d'une attaque israélienne contre l'Iran, le danger existe qu'une guerre ne mène à une escalade militaire d'autres conflits territoriaux telle la querelle entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan au sujet de Nagorny-Karabakh. Cette région est indépendante depuis 1994, date de la fin de la guerre civile, mais le gouvernement de Bakou, les Etats-Unis et le Conseil européen insistent pour qu'elle soit considérée comme faisant partie de l'Azerbaïdjan. Au cours de ces deux dernières années, il y a eu des conflits répétés à la frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan et les commentateurs ont mis en garde que le conflit risquait de se transformer en une guerre impliquant la Russie, les Etats-Unis et l'Iran.

Lors d'une récente interview accordée au journal russe Komsomolskaya Pravda, l'expert militaire russe Mikhail Barabanov a dit que les conflits sur les territoires de l'ex-Union soviétique pourraient résulter en une intervention militaire en Russie. Toute intervention opérée dans la région par les Etats-Unis ou toute autre puissance de l'OTAN entraînerait « un risque inévitable de recours à l'arme nucléaire. » La Russie possède le deuxième plus grand arsenal nucléaire du monde après les Etats-Unis.

Après l'effondrement de l'Union soviétique, l'Eurasie est devenue, en raison de son importance géostratégique, l'épicentre des rivalités économiques et politiques ainsi que des conflits militaires entre les Etats-Unis et la Russie. L'Azerbaïdjan, la Géorgie et l'Arménie forment un pont entre l'Asie centrale riche en ressources et la Mer caspienne d'une part et l'Europe et la Mer Noire de l'autre.

Les Etats-Unis cherchent depuis les années 1990 à gagner de l'influence dans la région grâce à des alliances économiques . En 1998, le vice-président américain d'alors Richard Cheney avait déclaré, « A ma connaissance, je ne peux pas me rappeler une époque où une région a si soudainement connu une aussi grande importance stratégique que la région caspienne. »

Dans son livre Le Grand Echiquier (1998), Zbigniew Brzezinski, l'ancien conseiller à la sûreté du président Jimmy Carter, avait écrit : « Une puissance qui domine l'Eurasie contrôlerait les deux tiers des régions les plus avancées et économiquement les plus productives du monde. En Eurasie se concentrent environ les trois quarts des ressources énergétiques connues du monde. »

L'importance cruciale de la région réside dans son rôle de zone de transit pour l'approvisionnement énergétique d'Asie vers l'Europe en contournant la Russie. En soutenant des projets d'oléoduc alternatifs, Washington a cherché à affaiblir les liens russes avec l'Europe qui est lourdement tributaire du pétrole et du gaz russes.

Jusque-là, la Géorgie est le pays clé pour le transit des livraisons de gaz et de pétrole et s'est trouvée au cour des conflits de la région. La « révolution des roses » de la Géorgie en 2003 fut incitée par Washington pour installer Mikhail Saakashvili au pouvoir comme président dans le but de sauvegarder les intérêts économiques et stratégique des Etats-Unis dans la région. Cette révolution a mené à une intensification des tensions avec Moscou en vue d'arriver à une suprématie géostratégique. La guerre entre la Géorgie et la Russie à l'été 2008 a représenté une aggravation des rivalités entre les deux pays avec la possibilité de s'élargir en une guerre russo-américaine. Les relations entre la Russie et la Géorgie restent très tendues.

L'influence américaine dans le Caucase et en Asie centrale a décliné significativement ces dernières années. En plus de la Russie, la Chine est devenue une force majeure dans la région, établissant des liens économiques et militaires importants avec les Etats d'Asie centrale tels le Kazakhstan. Bien que la Russie et la Chine demeurent des rivaux, ils ont conclu une alliance stratégique dans leur concurrence avec les Etats-Unis. Pour les Etats-Unis, une guerre contre l'Iran représente une nouvelle étape dans leur confrontation croissante avec la Chine et la Russie pour le contrôle des ressources de l'Asie centrale et du Moyen-Orient.

Article original, WSWS, paru le 28 avril 2012

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=KUM20120517&articleId=30887



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1Exercice militaire des monarchies du Golfe sur fond de tension avec l'Iran.  

Les monarchies du Golfe vont organiser dimanche à Abou Dhabi des manœuvres de leur force conjointe, le "Bouclier de la Péninsule", a rapporté jeudi la presse locale.
Ces manœuvres de deux jours, organisées au niveau du commandement et de l'Etat-major, sont destinées à "tester l'harmonie et la coordination" entre les trois corps d'armée, indique un communiqué officiel cité par la presse.
L'exercice vise aussi à tester la capacité de la force conjointe à "exécuter des missions spéciales limitées ou d'envergure sur les côtes et dans les îles situées dans les eaux territoriales (des pays membres), à la lumière de la conjoncture actuelle", selon le communiqué.
L'exercice est placé sous le thème "Loyauté aux îles", ajoute le texte, sans plus de détails.
Il intervient sur fond de résurgence de la tension entre les Emirats arabes unis et l'Iran après une visite le 11 avril du président Mahmoud Ahmadinejad à Abou Moussa, l'une des trois îles du Golfe au centre d'un litige territorial entre les deux pays.
Cette visite a été dénoncée comme une provocation par les Emirats et le Conseil de coopération du Golfe (CCG - Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar).
Téhéran a pris le contrôle d'Abou Moussa et des deux Tomb en novembre 1971 après le départ des forces britanniques du Golfe précédant l'indépendance des Emirats.
Les monarchies du Golfe organisent des manoeuvres périodiques de leur force conjointe. L'exercice de dimanche "se déroulera au niveau du commandement, mais sans tirs d'armes, pour tester la (capacité) de riposte à une éventuelle attaque balistique ou maritime contre les pays du CCG", a expliqué un analyste militaire, Riadh Kahwaji, interrogé par l'AFP.
"Les démonstrations de force ne sont pas dans les habitudes des monarchies du Golfe (...), lesquelles sont plus diplomates que l'Iran. Ce pays cherche toujours à convaincre le monde qu'il est une puissance régionale", a ajouté M. Kahwaji, directeur de l'Institute for Near East and Gulf Military Analysis, basé à Dubaï.

26/04/2012  

 http://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une/article/756406/Exercice_militaire_des_monarchies_du_Golfe_sur_fond_de_tension_avec_lIran.html

 



4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Directeur de l'IRIS : Un bouclier antimissile contre l'Iran, un système contraire à l'idée de dissuasion.

 

C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures. Le projet de bouclier antimissile sera débattu lors du sommet de l'OTAN de Chicago, confirme le dicton. Sous couvert de programme révolutionnaire, on recycle de vieux projets datant des années 60.
À cette date, Moscou et Washington lancent les ABM (Anti Ballistic Missiles), que le traité Salt 1 de 1972 conduira à abandonner. Trop cher, dangereux et irréaliste, jugèrent ensemble Nixon, Kissinger et Brejnev. Le projet sera par la suite réincarné sous l’appellation "d'initiative de défense stratégique" (rebaptisée "Star wars") du président Reagan dans les années 80. Fin 90 ce sont les "missiles défense" pour, disait-on à l'époque, faire face au danger nord-coréen.
Une relance de la course aux armements
L'idée, aujourd’hui, est de se protéger d'une éventuelle attaque iranienne. Au-delà de l'apparent bon sens de ce programme il pose de multiples questions de fond. Ses inconvénients l'emportent largement sur ses avantages.
Lorsque Barack Obama a été élu à la présidence des États-Unis, il avait exprimé ses réticences face à ce programme. Il disait qu'il faisait face à une menace dont l'existence était pas prouvée, en utilisant des technologies qui n’étaient pas démontrées, le tout financé par un budget qui n'existait pas. Barack Obama savait également que ce programme créerait des tensions avec la Russie, qui y voyait une menace pesant sur elle. Après l’avoir suspendu, il a changé d'avis, cédant probablement au complexe militaro-industriel américain.
La vérité c'est que ce programme n’est qu’une relance de la course aux armements, inutile, coûteuse et dangereuse.
L'Iran visé, la Russie méfiante
Ce système est contraire à l'idée de dissuasion. Il implique que la menace de représailles n’est pas efficace pour dissuader un adversaire potentiel et qu’il faut dès mettre en place un système d'interception et de protection. Dès lors, pourquoi la France devrait y adhérer et conserver une force de dissuasion ? L’une des deux est inutile.
Le bouclier antimissile ne sera jamais totalement fiable. Pour une garantie totale, il faudrait être certain qu'aucun missile adverse ne le transperce. Pourquoi l’Iran voudrait envoyer un missile sur le territoire européen ou américain ? Cela serait suicidaire face aux capacités de représailles des Occidentaux.
On va de nouveau sortir l'idée d'un régime irrationnel, en confondant la différence de valeurs entre le régime et la rationalité. Le but des dirigeants iraniens n'est pas de mourir en martyr mais de rester au pouvoir. Est-il vraiment nécessaire de se lancer dans un programme aussi coûteux et aussi incertain, qui aura pour effet de tendre de nouveau les relations avec la Russie ? Dans ce domaine également, il ne faut pas suivre aveuglément ceux qui jouent sur les peurs, mais plus se livrer à une véritable réflexion stratégique - inutile de suivre les intérêts du complexe militaro-industriel américain.
En son temps, François Mitterrand s'était avec force opposé au programme de "guerre des étoiles" dont Ronald Reagan faisait sa priorité. La France doit aujourd’hui, par la voix de son nouveau président, refuser de fausses évidences, dont la seule finalité est de relancer une course aux armements dangereuse.
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*Directeur de l'IRIS


4-2 Yahia Gouasmi, Président du Parti Anti Sioniste : L'Occident s'allie au nucléaire israélien !

Dans notre article intitulé « Nucléaire israélien : Danger et urgence !», publié le 17 mars 2010, nous revenions sur les déclarations de Martin Van Creveld, universitaire israélien et historien militaire spécialisé dans les questions stratégiques. M. Van Creveld avait déclaré : « Nous possédons plusieurs centaines de têtes nucléaires et de missiles, et avons les capacités de les lancer contre des cibles dans n'importe quelle direction, peut-être même jusqu'à Rome [capitale du Catholicisme, ndlr]. La plupart des capitales européennes sont des cibles atteignables par nosforces aériennes. […] Nous avons la capacité de démolir le monde si on nous démolit. Et je peux vous assurer que ça se passera avant qu'Israël ne disparaisse ! ».

Même si cette déclaration remonte à 2003, il faut savoir que M. Martin Van Creveld est encore aujourd’hui très écouté dans les milieux gouvernementaux israéliens et américains. C’est pourquoi, cette déclaration doit être prise très au sérieux.

Mark Glenn, chef du mouvement « Solidarité du Croissant et de la Croix » (Etats-Unis), a pris très au sérieux les propos de Van Creveld.Lors d’une récente interview accordée à la chaîne iranienne anglophone Press TV, il soulignait le deux poids deux mesures du Traité de non prolifération nucléaire (TNP), lequel se concentre sur l’Iran et ignore l’arsenal nucléaire militaire israélien !

Contrairement à l’acharnement médiatique occidental sur la prétendue dangerosité du programme nucléaire iranien, cet analyste britannique défend l’idée qu’Israël est le seul pays à menacer le monde entier quand son existence est menacée. Selon Glenn, la menace du nucléaire israélien est réelle : « C'est la chose que les gens devraient garder en tête la nuit, quand ils se soucient de la prolifération nucléaire, parce que nous avons ici un pays avec un complexe messianique et qui a menacé de prendre le monde entier dans un Armageddon nucléaire, à l’instant même où son expérience précieuse d'autonomie juive au Moyen-Orient cesse de se matérialiser. C’est ce dont les gens devraient s’inquiéter, et non du programme inexistant d'armes nucléaires […] en Iran ».

Signataire du TNP, l’Iran est diabolisé, isolé et soumis à des sanctions à la demande d’Israël. Pourtant les nombreuses inspections ont confirmé le caractère civil du nucléaire iranien. Paradoxalement, le nucléaire israélien, militaire, jamais inspecté, rarement mentionné par les gouvernements occidentaux (soumis au sionisme) est la réelle menace dans la région et au-delà... C’est la France qui a offert l’arme nucléaire à Israël en 1956. Toute cette affaire s’est faite à l’insu du peuple français. La France porte devant l’Histoire la terrible responsabilité d’avoir introduit l’arme nucléaire au Moyen-Orient, en l’offrant à Israël (offerte oui, et non vendue !).

Depuis, grâce au soutien des États-Unis, de l’Union européenne et surtout de la complicité active des réseaux sionistes dans le complexe militaro-industriel mondial, Israël est devenu une puissance nucléaire. Il compte plus de 200 têtes nucléaires ainsi que des missiles à longue portée qui en font une puissance stratégique autonome. Le 3 mai 2012, l’Allemagne a livré son quatrième sous-marin « Dolphin » à la marine israélienne ; la livraison d’un cinquième bâtiment est prévue en 2014 !

Fort heureusement, les langues se délient comme c’est le cas de Carl Bildt, ministre suédois des Affaires étrangères (cf. notre article : « Le danger n’est pas l’Iran, c’est Israël ! »), ou de Günter Grass, prix Nobel de littérature (cf. notre article : « Günter Grass, prix Nobel de littérature, refuse désormais de se taire face à Israël ! »), etc.

Quel Européen croit aujourd’hui qu’Israël c’est la paix ? Quel Européen de bonne foi peut ignorer qu’Israël c’est soixante ans d’illégalités internationales ? Qui ignore en France la puissance et la malfaisance du lobby sioniste ? Et c’est justement parce que la vérité finit par s’imposer que le sionisme, se sentant acculé, est capable du pire…

Source : Parti Anti Sioniste

Mardi 8 mai 2012

http://www.partiantisioniste.com/...



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



26/04/2012

n° 95 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage - du 25-04 - a1 - : Lutter de toutes nos forces contre la guerre et les aventures militaires

 


claration & analyse d'Iran

La guerre aura-t-elle lieu ?

           n°95 du 25-04                               C.De Broeder &M.Lemaire



Le dossier « Géopolitique et Stratégie d’Iran »est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

1 Déclaration,

1-1Tudeh :Lutter de toutes nos forces contre la guerre et les aventures militaires dans la région du Golfepersique et au Moyen-Orient 

2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

2-1 Julie Lévesque :À court de cibles », les services secrets israéliens « diminuent les assassinats » en Iran.

2-2 Amar DJERRAD : L’échec du stratagème « Grand Moyen-Orient » sous le fallacieux prétexte de « l’arme atomique » de l’Iran.

3 Annexe

3-1 Dr. Paul Craig Roberts : Washington nous mène dans un monde hors-la-loi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 



1 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

1-1Tudeh :Lutter de toutes nos forces contre la guerre et les aventures militaires dans la région du Golfepersique et au Moyen-Orient !

Les événements de ces dernières semaines, telles les nouvelles portant sur les troubles en Syrie et le programme « nucléaire » de la République islamique Iranienne sont des signes de tensions sans précédent dans la région et d’un risque de déclenchement d’une guerre désastreuse et meurtrière qui pourrait facilement s’étendre et prendre des dimensions mondiales.

Les menaces explicites des décideurs américains, britanniques et français sur la nécessité de renforcer les actions contre l’Iran et la Syrie sont à l’origine d’une situation dangereuse dans la région et particulièrement pour ce qui est de notre pays, qui ne peut être ignorée. L’extension des sanctions contre la République islamique iranienne a sans aucun doute causé des troubles économiques sérieux en Iran. Une hausse inédite du prix des monnaies étrangères, en d’autres termes la dévaluation de la monnaie Iranienne, et par conséquent la hausse des prix des biens de consommation, au moment où le chômage atteint des records historiques et où les usines ferment les unes après les autres, a mis en péril les conditions de vie de vastes couches de la société et plonge de plus en plus la grande majorité de la population dans la pauvreté et la misère. Et ce n’est que le début d’une guerre économique totale imposée à notre peuple, identique à celle subie par le peuple Irakien avant l’invasion militaire meurtrière des forces de l’OTAN contre ce pays. Ne pas être en mesure de vendre du pétrole ni d’importer les biens stratégiques indispensables seraient un désastre économique colossal pour un pays où le capitalisme mercantiliste d’une part, et la mise en œuvre des politiques de la Banque mondiale d’autre part, ont considérablement amoindri nos capacités de production nationales et ont transformé notre économie en une simple économie d’exportation de pétrole et d’importation de tous les biens de consommation nécessaires. Ceux qui organisent à l’échelle mondiale ces sanctions, en particulier les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, ont prévu ces sanctions en ayant en tête ces problèmes.

Ces plans inhumains ont des objectifs plutôt clairs :

- Forcer la République islamique à réagir violemment pour s’en sortir, et créer donc un scénario qui poserait une base sur laquelle il serait possible de convaincre les autres puissances mondiales qu’une guerre totale est nécessaire ;

- Essouffler le mouvement pacifiste pour le forcer à capituler devant n’importe quel scénario qui proposerait une issue à cette situation très difficile ;

- Exciter et mobiliser des fractions de droite du mouvement ainsi que certaines forces de gauche qui ont retourné leurs veste, et les pousser à soutenir la soi-disant intervention « humanitaire » comme ultime option pour faire évoluer la situation ;

- Les objectifs à long-terme de cette aventure militaire et probablement d’une guerre régionale sont clairs : contrecarrer la crise économique mondiale ; reconfigurer les politiques économiques à l’échelle mondiale sur la base de la concentration de capitaux astronomiques ; constituer le Grand Moyen-Orient afin d’étendre leur cercle d’influence politique et économique ainsi que leur domination sur une région stratégique du point de vue énergétique ; détourner les capacités de protestation massive des peuples de la Tunisie et l’Égypte, en Afrique du nord, à la Syrie et l’Iran et d’autres pays du Golfe persique et mettre un terme aux mouvements progressistes dans la région et mettre en place des « îlots de stabilité politique » qui puissent garantir les intérêts de l’impérialisme, à court et long-terme, dans la région. Hélas, les derniers événements donnent des signes de l’état d’avancement de ce scénario pré-établi par les complexes militaro-industriels mondiaux.

Les leaders du régime répressif et obscurantiste de la République islamique estiment qu’il n’y a pas de place pour le recul, et au lieu de penser à des façons de faire baisser la tension, ils développent les programmes nucléaires et brandissent des menaces militaires face aux sanctions économiques. Ali Khamenei, leader de la République islamique, a déclaré le 3 février, affirmant que l’Iran ne reculerait pas, que le pays était prêt à la guerre et a mis en avant l’expérience de la « guerre de 33 jours du Liban » face à l’ennemi. En réponse aux menaces Israéliennes, il a évoqué des menaces qui trouveront une « réponse appropriée en temps voulu ». L’ambassadeur Iranien en Russie a également parlé de frapper les intérêts américains et occidentaux dans le monde entier. Et après ces commentaires, ce fut au tour de Mahmoud Ahmadinedjad, lors d’un discours pour le défilé de l’Anniversaire de la révolution, à Téhéran, de promettre que « le monde allait bientôt prendre connaissance de nouvelles prouesses Iraniennes en terme de technologie nucléaire. » Ces commentaires ont été faits au moment où les manœuvres militaires pour fermer le détroit d’Ormuz ainsi que des avertissements officiels et clairs pour le départ des porte-avions Américains et Britanniques du Golfe persique, ont déjà montré leurs conséquences inquiétantes et ont fait grossir les rangs de ceux prêts à rejoindre l’invasion militaire de l’OTAN en République islamique. Les menaces Iraniennes « justifient » clairement la concentration de flottes sous commandement de l’OTAN dans le Golfe persique et en mer d’Oman, et les quantités énormes d’armes vendues aux pays de la région, comme aux émirats, et la création d’une « hystérie » mondiale autour d’un péril nommé « République islamique ».

Les dernières nouvelles indiquent que les bases sont jetées pour une catastrophe qui devient de plus en plus imminente :

- Le Pentagone a commandé auprès de l’industrie militaire américaine une nouvelle génération de bombes anti-bunker de très gros calibre ;

- Le journal Al-Arabia, citant le Washington Post, affirme que la discussion au sein des cercles dirigeants des Etats-unis et des autres pays de l’OTAN n’est pas de savoir si, mais bien quand et comment infliger à l’Iran des frappes préventives ;

- De larges campagnes médiatiques sont menées contre l’Iran et la Syrie, et des comptes-rendus rapportant l’implication du Corps révolutionnaire iranien dans les violences contre les habitants de Homs, en Syrie, y compris le reportage de Russia Today concernant une éventuelle préparation de 15 000 soldats du Corps révolutionnaire prêt à se déployer sur le front de la guerre Syrienne ;

- Radio Israël a indiqué des dizaines de milliers de soldats Américains sont en train de monter à la hâte des systèmes Israéliens anti-missiles ;

Dans cette atmosphère et à l’invitation des organisations de paix, la première vague de manifestations contre la guerre a commencé dans les rues Canadiennes, Américaines et Anglaises. Même si ces manifestations ont été organisées dans la précipitation, elles ont été relayées par les médias, et ont reçu un certain soutien populaire. D’autre part, la République Islamique qui a méthodiquement réprimé toutes les organisations de paix nationales et n’a permis aucune manifestation contre la guerre a tenté de dénaturer les objectifs de ces actions et s’en est servi de façon malhonnête pour les dépeindre comme des mouvements favorables à la politique que mène la République islamique. Les véritables organisations de paix progressistes s’opposent à toute intervention des impérialistes dans les affaires de quelque pays que ce soit même sous le masque de l’intervention « humanitaire », et s’oppose clairement et résolument à de telles interventions, et contrairement à certains conciliabules, qui se tiennent à huis clos, ne se taisent pas devant de telles interventions. La voie proposée par la République islamique, cependant, est claire. Interpréter cette opposition sans la moindre ambiguïté à toute ingérence extérieure comme un soutien des forces éprises de paix du monde entier à la cruauté et au crime, et à l’oppression du peuple que défendent des régimes comme celui théocratique de la République islamique, c’est avoir un toupet qui est le propre des dirigeants de la République islamique. La réalité est que la plupart des organisateurs de ces mouvements de protestation ont inlassablement manifesté leur opposition aux politiques et aux actions du régime théocratique dans notre pays, et leur opposition aux aventures militaires de l’impérialisme dans la région s’inscrit en solidarité avec la lutte des travailleurs dans notre pays.

Dans son communiqué du 7 février, le Conseil mondial de la paix a analysé les plans impérialistes visant à constituer un Grand Moyen-Orient et examiné les situations actuelles en Syrie et en Iran, le déploiement massif de forces militaires américaines dans le Golfe persique, l’alignement des Cheikhs du Golfe persique sur l’Occident et les provocations constantes d’Israël contre l’Iran, et a affirmé la position de cette organisation progressiste sur les droits démocratiques du peuple et sur les interventions étrangères :

« Nous exprimons notre soutien à la lutte complexe du peuple Iranien pour la paix, la démocratie et la justice sociale et le rejet de toute ingérence dans les affaires internes Iraniennes sous aucun prétexte. Nous réaffirmons une fois de plus le droit inaliénable de toute nation à développer l’énergie nucléaire à des fins pacifiques (…) Nous soutenons les véritables exigences pacifiques, sociales, politiques et économiques du peuple Syrien et affirmons une nouvelle fois qu’aucune puissance n’a le droit de décider pour un autre peuple ou une autre nation. L’humanité ne peut tolérer d’ingérence étrangère dans les affaires internes d’un peuple. La souveraineté d’un pays est de la seule responsabilité de son peuple. » Le communiqué poursuit : « Les forces démocratiques, anti-impérialistes, éprises de paix du monde entier doivent briser le silence et dénoncer les campagnes perfides de l’impérialisme qui ouvre la voie à cette nouvelle agression (…) Nous nous engageons à poursuivre la lutte et à mobiliser des forces dans le monde entier afin de créer les fondations permettant de passer à une nouvelle étape dans la lutte anti-impérialiste, pour défendre la paix, la solidarité et l’auto-détermination des peuples. Nous sommes convaincus que la lutte des peuples pour la paix l’emportera ! »

L’expérience des manifestations mentionnées démontre que l’articulation de slogans pour la paix et le mouvement contre la guerre avec la lutte progressiste de notre peuple pour la démocratie est une nécessité et devrait être mise en avant par les organisations pacifistes de notre pays. Nous nous trouvons devant des jours et des semaines capitales. La région du Golfe persique et le Moyen-Orient sont au bord d’une guerre destructrice qui pourrait s’étendre et prendre des dimensions mondiales. Nous devons réagir face à de telles aventures dangereuses avant qu’il ne soit trop tard. Aujourd’hui, nous ne devons laisser passer aucune occasion de nous opposer à la guerre et aux fauteurs de guerre, et empêcher la catastrophe avant qu’elle n’éclate.

Article du Tudeh, parti communiste iranien,

Publié dans l’organe central du Tudeh « Nameh Mardom »

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 


 


Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1 Julie Lévesque :À court de cibles », les services secrets israéliens « diminuent les assassinats » en Iran.
Citant anonymement des officiels hauts placés du renseignement israélien, la revue étasunienne Time Magazine contredit le très crédible quotidien britannique Sunday Times en suggérant que durant les derniers mois, le Mossad (les services secrets israéliens) a « réduit » ses opérations clandestines en Iran, incluant les assassinats ciblés.

Paradoxalement, le Times et TIME se contredisent. Dans son numéro du 25 mars, le Sunday Times affirmait que les services de renseignement israéliens avaient intensifié leurs activités clandestines à la base militaire de Parchin en Iran, prétendument pour trouver des preuves à l’effet que l’Iran fabriquait une arme nucléaire. Ces opérations des services de renseignement ont été menées alors que Téhéran négociait avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Celle-ci faisait pression sur les Iraniens afin qu’ils autorisent une visite sur cette même base. (Julie Lévesque, Fabrication de preuves pour attaquer l’Iran? Des espions israéliens en Iran déguisés en soldats iraniens, Mondialisation.ca, 27 mars 2012)

Un autre article intitulé US steps up intelligence, sabotage missions in Iran (Les États-Unis intensifient les missions de renseignement et de sabotage en Iran), publié par The Hill le 9 avril, semble corroborer les informations révélées par le Sunday Times. The Hill indique une augmentation dans la République islamique des opérations clandestines de la CIA et de ses alliés dans la région. Comme Israël est l’allié le plus important des États-Unis dans cette région, on peut assumer que le Mossad participait à ces missions de sabotage.

Citant le Washington Post, Carlo Munoz rapporte dans The Hill :

Les agences de renseignement étasuniennes intensifient les missions de renseignement et de sabotage axées sur le programme nucléaire iranien, alors que Téhéran se prépare à renouer les pourparlers avec les puissances occidentales relativement aux efforts réalisés dans ce domaine.

Des représentants iraniens doivent rencontrer vendredi à Istanbul en Turquie le soi-disant groupe P5+1, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies plus l’Allemagne, dans le but de discuter du programme nucléaire du pays […]

La CIA et d’autres agences ont par ailleurs multiplié les missions de sabotage en Iran, lesquelles visent à perturber le travail nucléaire en cours au pays.

Afin d’y parvenir, l’agence a compté sur ses partenariats avec des services de renseignement dans la région afin de recruter des agents pour des missions de renseignement et de sabotage en sol iranien, rapporte le Post. (Carlo Munoz, US steps up intelligence, sabotage missions in Iran, The Hill, 9 avril 2012.)

Le compte-rendu du Washington Post révèle par ailleurs que l’ « activité de renseignement » a été utilisée pour accroître les sanctions économiques contre l’Iran :

L’augmentation des activités de renseignement a coïncidé avec une campagne clandestine de la CIA et d’autres agences, visant à saboter le programme nucléaire iranien, et a permis d’accroître l’utilisation de sanctions économiques ciblées par les États-Unis et leurs alliés dans le but d’affaiblir la détermination de l’Iran […]

 

D’anciens représentants du renseignement ont affirmé que l’intensification des activités s’est poursuivie sous la direction de Leon E. Panetta, qui a établi des partenariats avec des agences de renseignement alliées de la région, capables de recruter des agents pour des missions en Iran. (Joby Warrick et Greg Miller, U.S. intelligence gains in Iran seen as boost to confidence, The Washington Post, 7 avril 2012.)

Ces deux reportages sèment définitivement le doute sur la crédibilité du reportage du TIME publié le 30 mars et intitulé « Mossad Cutting Back on Covert Operations Inside Iran, Officials Say » (Selon des officiels, le Mossad réduit ses opérations clandestines en Iran).

Selon le compte-rendu du TIME, le Mossad a réduit ses opérations en Iran, ce qui contredit les articles du Washington Post et du Sunday Times.

Cependant, l’aspect le plus frappant des révélations contradictoires du TIME n’est pas la diminution des activités clandestines du Mossad en Iran, mais plutôt la nature même des opérations, soit des assassinats et des attaques, rapportées par le TIME d’une manière très banale.

 

Selon les officiels, la diminution touche un vaste éventail d’opérations, non seulement les missions très en vue comme les assassinats et les explosions sur des bases iraniennes de lancement de missiles, mais aussi la collecte de renseignement sur le terrain et le recrutement d’espions au sein du programme iranien. (Karl Vick, Mossad Cutting Back on Covert Operations Inside Iran, Officials Say, 30 mars 2012.)

Sans preuves à l’appui, Israël a nonchalamment accusé l’Iran d’être à l’origine d’attaques à la bombe menées récemment en Thaïlande et en Inde, lesquelles n’ont pas fait de victimes, mais ont blessé 5 personnes. Ces actions ont été qualifiées, à juste titre, d’attaques terroristes.

Cependant, dans le reportage du TIME cité ci-dessus, les assassinats et les attaques à la bombe commis par Israël en Iran ne sont pas considérés comme des actes terroristes. Il s’agit d’un cas évident de deux poids deux mesures.

L’article met l’accent sur la raison invoquée pour la réduction des attaques et des assassinats, notamment les conséquences néfastes sur l’« image d’Israël dans l’opinion publique ». Si l’on reconnaît dans le reportage que le Mossad a été impliqué dans l’assassinat d’Iraniens, entre autres, et qu’il a perpétré des attaques en sol iranien, la nature criminelle de ces actions n’est jamais évoquée :

 

Des représentants occidentaux des services de renseignement avaient déjà confirmé au TIME que le renseignement iranien avait découvert une cellule entraînée et équipée par le Mossad. Les aveux détaillés de Majid Jamali Fashid l’an dernier à la télévision d’État iranienne étaient authentiques, selon ces représentants. Ces aveux concernaient l’assassinat du scientifique spécialisé dans le nucléaire, Massoud Ali Mohmmadi, tué dans un attentat à la bombe mené par un motocycliste en janvier 2010. Les responsables du renseignement occidentaux ont blâmé un pays tiers pour avoir révélé l’existence de la cellule.

Dans ce cas-là, les dommages causés à l’image d’Israël dans l’opinion publique ont été limités par la crédibilité de l’Iran […]

Mais cela pourrait changer si la République islamique capturait un Israélien ou présentait d’autres preuves, quelque chose de l’ordre des séquences vidéo en circuit fermé et des faux passeports ayant indiqué la présence d’agents du Mossad dans l’hôtel de Dubaï où le trafiquant d’armes Mahmoud al-Mabhouh a été trouvé mort dans sa chambre en janvier 2010.

Certains préviennent que les assassinats courent déjà ce risque. Après le plus récent meurtre en janvier, celui du scientifique spécialisé dans le nucléaire Mostafa Ahmadi-Roshan, les États-Unis ont catégoriquement nié toute implication et ont condamné le meurtre. Des officiels occidentaux du renseignement affirment qu’il était au moins le troisième scientifique iranien tué par des agents du Mossad, lesquels sont récemment à court de cible, aux dires de certains représentants israéliens […] (Ibid.)

 

En revanche, dans un article du TIME sur les attaques à la bombe ayant ciblé des Israéliens en Inde et en Thaïlande et pour lesquelles on a blâmé l’Iran, TIME était catégorique en ce qui a trait à la définition du terrorisme :

Pour être juste, il faut dire qu’il n’existe pas de définition du terrorisme admise au niveau international. Mais lorsque des bombes se mettent à exploser, aucune analyse terminologique ou déformation de définitions n’empêchera les gens de conclure qu’il s’agit de terrorisme. (Robert Horn, Thai Tourism Sector Must Face, Not Dismiss, the Threat of Terrorism, 20 février 2012.)

 

Une « équipe terroriste » israélienne arrêtée en Iran

Ces reportages contradictoires relativement à la quantité d’opérations secrètes en Iran pourraient indiquer qu’Israël et les États-Unis bluffent et font couler des informations dans le cadre d’une opération psychologique (PsyOp). Mais le 10 avril, le gouvernement iranien a déclaré avoir arrêté un groupe terroriste appuyé par Israël, sans donner trop de détails.

 

Les responsables ont prétendu que les terroristes étaient financés et appuyés par Israël et envisageaient d’attaquer des scientifiques œuvrant dans le nucléaire et des sites nucléaires au pays. Le plan terroriste a été déjoué, a affirmé l’agence de presse étatique Islamic Republic News Agency (IRNA), citant des représentants du ministère. (Stephen Manual,Israel-backed terrorist team arrested in Iran, All Voices, 10 avril 2012.)

 

Le présumé plan terroriste cité par Téhéran ressemble énormément aux opérations clandestines détaillées dans le TIME. Mais il est possible que les Iraniens bluffent aussi.

S’il est vrai que la République islamique a « capturé un Israélien » ou qu’elle possède « d’autres preuves », comme le mentionnait le TIME, cela pourrait accroître « la crédibilité de Téhéran » et, en revanche, affecter « l’image d’Israël dans l’opinion publique ».
Julie Lévesque 

Vendredi 20 avril 2012

Mondialisation.ca


2-2 Amar DJERRAD : L’échec du stratagème « Grand Moyen-Orient » sous le fallacieux prétexte de « l’arme atomique » de l’Iran.

On se réunit, on parle, on sanctionne, on menace puis on recommence. Cela fait presque 20 ans que cela dure. Cela devient de la schizonévrose. Les menaces de « frappes préventives », réitérées à satiété, pour empêcher l’Iran de se doter de « l’arme nucléaire » n’est plus crédible, d’une part parce qu’ils connaissent la vérité et d’autre part parce qu’ils redoutent les conséquences qu’ils savent catastrophiques pour leurs intérêts et leur gendarme local.

Même l’Iran ne croit plus à cette éventualité comme l’a déclaré l’ambassadeur de Téhéran en France, Ali Ahani, dans une interview à Reuters « les frappes militaires, nous n’y croyons pas du tout » en précisant« bien sûr, nous sommes préparés à tout scénario pour nous défendre, mais on ne pense pas que le régime sioniste ira dans cette direction parce qu’il y aurait des conséquences pires et imprévisibles non seulement pour ce régime, mais pour la région et le monde. »

A ce propos, rappelons la confirmation de L’Ayatollah Khamenei lors de la cérémonie de prestation de serment et de la remise des diplômes aux élèves officiers de l’Ecole supérieure des officiers « quiconque s’imagine pouvoir agresser la RII, se verra asséner des coups irréparables… les États-Unis et le régime sioniste, doivent savoir que le peuple iranien n’agresse aucun peuple, ni pays, mais qu’il saura répondre de toute sa puissance, à toute agression, même, menace, … »

D’ailleurs, depuis, on ne sait plus, maintenant, qui doit le faire, qui doit commencer et qui doit suivre. Même le régime sioniste - qui saisit parfaitement les conséquences d’une telle aventure - sait qu’il a perdu la force et l’initiative depuis la montée en puissance de l’Iran ; c’est la raison pour laquelle il appelle la « communauté internationale » pour le faire comme le montre un communiqué du bureau de leur premier ministre « la communauté internationale doit empêcher l’Iran de fabriquer des armes nucléaires qui représentent une menace pour la paix dans la région et dans le monde entier ». Il s’agit bien, pour lui, d’une question existentielle. Son dilemme et paradoxe, issu de son idéologie sioniste funeste, le met dans une position des plus cocasse et dramatique à la fois. Une situation ou « agresser » ou « faire la paix » mène, l’un ou l’autre vers la même destinée.

C’est-à-dire sa disparition ! Le sionisme ne peut exister sans expansionnisme et injustice lesquels mènent inexorablement à l’échec et donc à sa chute. Il s’y est enlisé dans l’invraisemblable paradoxe de « ni guerre ni paix ». La paix affaiblirait son armée et une nouvelle guerre pourrait signifier son suicide du fait du nouveau rapport de force.

Pour l’Iran, « à quelque chose malheur est bon ». Pendant tout ce temps fait de menaces, d’embargo et d’assassinats, ce pays, par sagesse et détermination, a opté pour le développement de son économie et moyens de défense en transformant en atoutscette adversité. Ainsi en comptant sur ses propres forces, il a enregistré des progrès fulgurants en matière d’autosuffisance, de technologies, d’armes défensives ; ce qui a inquiété profondément les partisans de l’hégémonie mondiale.

La RII avait bien compris qu’en lieu et place d’« arme nucléaire » - au fond couteuse, inutile et maudite par la morale - il était stratégiquement et tactiquement plus avantageux de développer des armes défensives ; plus fédératrices. La morale soutient la ‘victime’ et non l’agresseur. Les multiples annonces dans les progrès dans le développement de ce genre d’armes sont telles que les provocateurs occidentaux revoient de jour en jour leur jargon belliciste. En effet quand l’agresseur pressent une riposte du même acabit, il est moins tenté dans son aventure. Pour L. Ivashov l’ex chef d’état-major russe, favorable à la livraison des S 300 à l’Iran, « …L’agression est moins probable quand la victime est en mesure d’infliger des dommages intolérables à l’agresseur ». L’Iran averti, à chaque déclaration de menace, qu’il riposterait à toute agression lancée contre lui. Récemment, selon des médias, Massoud Jazayeri, porte-parole des Pasdarans, a prévenu qu’« une frappe foudroyante sera portée en réponse à toute agression. Nous n’agirons pas seulement dans les limites du Proche-Orient et du golfe Persique. Aucun endroit sur le territoire américain ne sera à l’abri de nos attaques ». Même les chercheurs du Congrès Us qualifient toute attaque contre l’Iran d’« inutile » du fait, selon leur rapport, que les sites « sont dispersés sur l’ensemble du territoire iranien et fonctionnent dans des conditions de sécurité extrême »

Le fallacieux prétexte développé contre l’Iran et bien tombé en désuétude. Pour T. Meyssan, « les prétendus soupçons occidentaux ne sont que des artifices…pour isoler un État qui remet en cause la domination militaire et énergétique des puissances nucléaires… ». Même les parlementaires allemands de gauche s’opposent fermement à cette option de guerre en demandant à leur gouvernement de déclarer clairement l’opposition de Berlin à toute attaque contre l’Iran. Quant aux pays du BRICS, réunis dernièrement en Inde, ils appuient clairement l’Iran et son programme nucléaire ; position que le Conseil des Affaires internationales en Inde qualifie d’« évolution extrêmement positive qui joue en faveur de la paix et de la stabilité dans l’Asie de l’Ouest ».

Il est, en effet, vrai qu’un ex-vassal qui devient indépendant et qui s’érige en puissance régionale sur laquelle on doit maintenant compter n’est pas chose facile à admettre par ceux qui se prétendent « maîtres du monde ». On a usé, dès lors, de tous les moyens, même les plus abjects, pour faire plier ce pays afin de le rendre ‘sujet’ sinon ‘satellite’ pour faire passer leurs projets mortels du « Grand Moyen-Orient ». L’AIEA, qui est devenue un instrument au service de l’Occident, ne peut dévier de cette politique de diabolisation de l’Iran pour le prétendu « nucléaire militaire » même si elle détient la vérité.

Son dernier rapport dévoile clairement sa partialité lorsqu’elle juge que les « vastes » installations de Parchin sont « destinées à des expériences à l’aide d’explosifs » ce qui constituent pour elle« des "indications fortes" d’un programme d’armement potentiel. » Ils veulent en réalité visiter les sites militaires stratégiques. Rien que ça !

Même les assassinats de scientifiques sont devenus leur politique. Si l’Iran décidait d’appliquer la même absurdité criminelle, parions qu’ils ne la dépasseront jamais, car disposant de beaucoup plus de motifs et de moyens culturels et religieux. Mais l’Iran, non seulement reste sage en tenant bon, mais est en phase irréversible de devenir (à notre sens il l’est déjà) un acteur de poids dans la géopolitique et la géostratégie régionale voire mondiale. L’avenir de la région doit passer désormais par l’Iran. Les progrès technologiques, les ressources, la patience et l’unité de l’Iran ont eu raison sur l’arrogance et la cupidité de l’Occident. Toute l’adversité à son égard s’est avérée sans effets au vu de cette évolution. Il se permet même d’appliquer sur la France et l’Angleterre, à l’avance et sur-le-champ, la ‘sanction’ de boycotter son pétrole. Il ne leur vend plus de pétrole qu’ils ont "programmé" de… ne pas acheter !

Contrairement à l’Occident et Israël, l’Iran n’a jamais agressé quiconque. Qui de ces pays puissants occidentaux et d’Israël se permet de violer des résolutions de l’ONU ou les lois internationales ? Alors que l’Iran a signé le TNP nucléaire en admettant les inspecteurs, Israël refuse de signer et de permettre toute inspection internationale de ses centrales nucléaires reconnues pour être militaires.

Quant au ‘régime’ iranien, on le voit plus démocratique que beaucoup de pays arabes valets et alliés de l’Occident ; mieux, de pays dits à ‘tradition démocratique’. C’est la propagande, le mensonge, la manipulation et la mainmise sur les médias lourds et les institutions et organisations dites ‘internationales’ qui ont perverti les valeurs en cachant la réalité et la vérité. Rappelons ce que nous avions dit par ailleurs : l’ONU et ses organisations servent à produire des alibis contre les pays ciblés, la CPI pour « menacer de prison » les dirigeants récalcitrants, le FMI pour ruiner et gager les pays, l’OTAN pour agresser et démolir, la presse pour manipuler et contrôler l’opinion. On peut ajouter la Ligue des « États arabes », cet « attrape-nigaud » discrédité, et l’association internationale des Frères musulmans qui ont pris fait et cause pour les thèses Occidentales en ce qui concerne la déstabilisation de certains États arabes faute de vision lucide ou pour cause de corruption et fourberie. Pour l’exemple, suite au refus de la France d’accorder un visa à cheikh Youssef al-Qardhaoui , le secrétaire général de cette Union, le cheikh Kardaghi, va jusqu’à faire bonne figure en déclarant que « le cheikh a toujours été modéré » en donnant comme preuves ses fatwas dont « l’une de ces fatwas avait rendu licite l’intervention militaire de l’Otan en Libye » car l’Union considère « la France comme un pays allié [en jouant] un rôle de premier plan dans le Printemps arabe et notamment en Libye et nous attendons sa contribution à la libération de la Syrie ». La perversion de certains arabes a atteint les limites de l’entendement dans leur servitude au projet des américano-sionistes. Même ces derniers, par leur soutien à l’opposition armée, ne cachent pas eux-aussi leur souhait, de toujours, de voir tomber le « régime de Bachar » qui constitue, avec l’Iran, un redoutable rempart à l’hégémonie américaine sur toute la région dont Israël était désigné le feudataire. La Syrie était inscrite comme étape d’importance par sa situation et sa politique.

Dans un article publié récemment dans le Yediot Ahranot, Efraim Halevy, l’ancien chef du Mossad, a estimé que « … si la paix se rétablie en Syrie, et si le monde accepte la survie du régime d’Assad dans le berceau Téhéran, et si la Turquie, la Russie, la Chine, les Etats-Unis, la France, la Grande Bretagne et l’Allemagne accepte d’appliquer le plan d’Annan, nous connaitrons alors la défaite stratégique la plus cuisante depuis la création d’Israël ».

Le projet ayant échoué contre le ‘mur’ syrien par les percées militaires et diplomatiques réussies, il ne reste aux américains que les négociations sur la base de ce postulat avec les pays issus du nouveau rapport de force dont l’Iran, puis de faire le deuil de leur rêve de casser l’axe Atlantique / Océan indien et Pacifique pour bloquer les pays du BRICS. Ils seront contraints à faire « certains sacrifices » pour se permettre de se positionner, au mieux, en futur « initiateurs de paix » pour ne pas risquer de perdre aussi les acquis. Le Qatar qui ‘finance’ et ‘sponsorise’, l’Arabie Saoudite qui ‘arme’ et le régime d’Erdogan qui ‘abrite’ savent qu’ils ont joué leur pouvoir ou leur trône dans cette partie perdue qui se termine en Syrie.

On sent déjà l’affolement des pétro monarques et des sionistes d’Israël que leur inspire maintenant la Syrie – qu’appui l’axe Chine-Russie-Iran-Irak-Liban – qui devient leur pire cauchemar surtout depuis que la Chine et la Russie ont imposé une nouvelle équation régionale et mondiale et depuis que la « communauté internationale » ait apparemment abandonnée l’option militaire, le renversement du régime par la force et l’armement de l’opposition. Lavrov assène en assurant, que même si cette dernière option est retenue, l’armée syrienne les battra ! L’ancien chef du Mossad reconnait dans son article le trouble d’Israël ainsi « l’Iran est devenu l’allié stratégique des puissances mondiales dans les efforts visant à trouver une issue à la crise syrienne [réalisant ainsi] un des objectifs : devenir une puissance régionale au Moyen Orient ».

Les américano-arabo-sionistes savent désormais que le projet ayant pour objectif ‘Iran’ par le ‘pont’ syrien a lamentablement échoué d’où, encore, ces sempiternelles menaces de frappes de l’Iran. Mais quand on ne fait que menacer durant 20 ans c’est que l’on ne fera rien ! Que du bluff ! Le dernier espoir et le dernier enjeu, qu’est la Syrie, est en phase de se pulvériser sur les rocs Damascains ; d’où ces revirements dans leurs discours et leurs engagements à l’endroit de la Syrie et l’Iran dont-on annonce subrepticement qu’il ne présente pas de caractère militaire. Ou bien ces informations crédibles qui font état qu’un certain nombre de dirigeants arabes adressent des « lettres confidentielles » à Damas dans le but de rechercher des solutions surtout après le « choc », pour le Qatar et l’Arabie saoudite, du Sommet de Bagdad.

D’après un diplomate russe en relation avec Damas, il y aurait un accord américano-russe lors d’une rencontre entre Medvedev et Obama. Celui-ci aurait demandé que Moscou tempère les choses « jusqu’aux élections américaines » en échange d’une réactivation de ses « principes annoncés pour son mandat en cours ; ceux qui consistaient à rechercher les solutions plutôt que les conflits face aux problèmes internationaux » à savoir le problème du bouclier antimissiles, les dossiers iranien, syrien en particulier. Ce diplomate russe affirme qu’il n’y aura pas de guerre contre l’Iran et que pour la Syrie ils en sont « à l’étape du règlement politique de la crise…maintenant le plus important est de convaincre l’opposition d’accepter… » La surprise/coup de grâce arrive du prix Nobel allemand Günter Grass qui vient de publier, dans le quotidien de Munich Süddeutsche Zeitung, un poème/prose intitulé « Ce qu’il faut qu’il soit dit ». Il s’agit d’une dénonciation de l’armement nucléaire d’Israël qui « menace la paix mondiale » ainsi que les menaces d’attaques contre l’Iran. Il dénonce le « prétendu droit à attaquer le premier ». Il évoque Israël qui dispose « depuis des années d’un arsenal nucléaire croissant …et sous-marins nucléaires » et critique la livraison par son pays de sous-marins qui pourrait rendre les Allemands complices d’un « crime prévisible ». Grass dénonce un « silence généralisé [qui est un] mensonge pesant » tout en prévenant qu’il sera accusé « d’antisémitisme ». « Pourquoi maintenant ? », « Parce qu’il faut dire ce qui pourrait être trop tard demain » dit-il.

La vérité finit toujours par reprendre le dessus sur le mensonge. C’est la loi inexorable de la Nature. Le monde à venir sera désormais plus équilibré avec les nouvelles alliances, les nouveaux regroupements, les nouveaux rapports de forces conséquents à des décennies d’injustices et de dominations des pays que compose l’Empire.

Les conclusions des meilleurs services de renseignements au monde, la CIA, et d’autres experts montrent que l’Iran aurait dû posséder cette arme nucléaire il y a 12 ans. S’il n’y a rien jusque-là, c’est que l’on menace l’Iran de bien autres choses qui relèvent de son droit indiscutable et inaliénable.

Voici ce qu’ils disaient déjà entre 1993 et 2000 et qu’ils redisent encore actuellement 12 ans après :

- « 24 février 1993 : le directeur de la CIA James Woolsey affirme que l’Iran était à huit ou dix ans d’être capable de produire sa propre bombe nucléaire, mais qu’avec une aide de l’extérieur, elle pourrait devenir une puissance nucléaireplus tôt. »

- « Janvier1995 : le directeur de l’agence américaine pour le contrôle des armements et le désarmement John Holum témoigne que l’Iran pourrait avoir la bombe en 2003. »

- « 5 janvier 1995 : le secrétaire à la défense William Perry affirme que l’Iran pourrait être à moins de cinq ans de construire une bombe nucléaire, bien que "la rapidité... dépendra comment ils travaillent pour l’acquérir" (‘how soon…depends how they go about getting it.’) »

- « 29 avril 1996 : le premier ministre israélien Shimon Peres affirme qu’"il croit que d’ici quatre ans, ils (l’Iran) pourraient avoir des armes nucléaires". »

- « 21 octobre 1998 : le général Anthony Zinni, chef de l’US Central Comand affirme que l’Iran pourrait avoir la capacité d’envoyer des bombe nucléaires d’ici cinq ans. "Si j’étais un parieur, je dirais qu’ils seront opérationnels d’ici cinq ans, qu’ils auront les capacités." »

- « 17 janvier 2000 : Une nouvelle évaluation de la CIA sur les capacités nucléaires de l’Iran affirme que la CIA n’exclut pas la possibilité que l’Iran possède déjà des armes nucléaires.

L’évaluation se fonde sur la reconnaissance par la CIA qu’elle n’est pas capable de suivre avec précision les activités nucléaires de l’Iran et ne peut donc exclure la possibilité que l’Iran ait l’arme nucléaire. »

En conclusion,

Il n’est pas inutile de rappeler ce qui est baptisé le projet « Yinon » que les israéliens considèrent comme stratégique et qui entre dans la même stratégie du « Grand Moyen-Orient ». Conçu par ses officines, il consiste en une reconfiguration de son « environnement géostratégique » grâce à une « balkanisation des états du Moyen-Orient et des pays arabes » pour en faire des « petits états » sans puissance. L’Irak, considéré comme pièce maitresse, devait être divisé en un état kurde et deux états arabes (pour les musulmans chiites et pour les sunnites) en suscitant, pour ce faire, une guerre contre l’Iran. Ce projet préconise aussi le démembrement du Liban, de l’Égypte et de la Syrie ; le morcellement de l’Iran, de la Turquie, de la Somalie et du Pakistan. Il prévoie également la partition de l’Afrique du Nord en commençant par l’Egypte puis de l’étendre au Soudan, à la Libye, au Mali et au reste de la région. L’"Atlantic" en 2008 et l’"Armed Forces Journal" en 2006, avaient publié des:cartes où figurent ces « nouveaux pays » qu’envisage ce projet « Yinon ».

Le monde « arabe et musulman » était donc bien averti.

Amar DJERRAD

 11 avril 2012

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http://www.legrandsoir.info/l-echec-du-stratageme-grand-moyen-orient-sous-le-fallacieux-pretexte-de-l-arme-atomique-de-l-iran.html



3 Annexe.

3-1 Dr. Paul Craig Roberts : Washington nous mène dans un monde hors-la-loi.

Le gouvernement des Etats-Unis prétend vivre sous les auspices de la loi, le respect des droits de l’Homme, et d’apporter liberté et démocratie à ses citoyens. La prétention de Washington et la dure réalité sont diamétralement opposées.

Les officiels du gouvernement américain critiquent de manière routinière les autres gouvernements pour ne pas être démocratiques et pour violer les droits de l’Homme. Toujours est-il qu’aucun autre pays au monde mis à part Israël bombarde, tire des missiles et envoie des drones dans des nations souveraines pour tuer des populations civiles. Les prisons de la torture d’Abu Graïb, de Guantanamo et le programme de transfert secret de prisonniers de la CIA dans ses prisons tout aussi secrètes, sont les contributions des régimes Bush / Obama aux droits de l’Homme.

Washington viole les droits de ses propres citoyens. Washington a suspendu les droits et libertés civils pourtant garantis par la constitution et a déclaré ses intentions de détenir les citoyens américains indéfiniment sans autre forme de procès. Le président Obama a annoncé qu’à sa discrétion, il peut faire assassiner des citoyens américains qu’il voit comme une menace pour les Etats-Unis.

Le congrès n’a pas répondu à ces annonces extraordinaires avec une procédure de destitution. Il n’y a pas eu de levée de boucliers de la part des cours fédérales, des facs de droit et des associations du barreau. Glenn Greenwald rapporte que le département de la Sécurité de la Patrie (NdT: la “fameuse “ DHS, qui est la stasi / securitate du pays du goulag levant) harcèle les journalistes qui refusent de devenir des “pressetitués” et nous avons vu des vidéos de la répression brutale par la police des manifestations pacifiques du mouvement Occupy Wall Street. Chris Floyd décrit les pervers de la torture qui règnent sur les Etats-Unis.

Maintenant, Washington force du mieux qu’elle peut le reste du monde à se débarrasser des traités internationaux et de la loi internationale. Washington a déclaré que sa parole seule est la loi internationale. Tous les pays, sauf ceux qui ont reçus une dispense de Washington, qui s’engagent dans le commerce avec l’Iran ou achète du pétrole iranien seront sanctionnés par les Etats-Unis. Ces pays seront coupés du marché américain et leur système bancaire ne pourra plus utilisé les banques pour procéder aux réglements internationaux. En d’autres termes,, les sanctions de Washington envers l’Iran s’appliquent non seulement à l’Iran mais aussi aux pays qui défient Washington et utilisent le pétrole iranien pour subvenir à leur demande énergétique.

D’après le Christian Science Monitor, Washington a jusqu’ici donné une dérogation au Japon et à 10 pays européens pour continuer à acheter le pétrole iranien. Demandant à des pays de fermer leurs économies afin de donner libre-court à la vendetta de Washington contre l’Iran; une vendetta qui existe depuis que les Iraniens ont renversé la marionnette installée par les Etats-Unis, le Shah d’Iran, il y a plus de trente ans. Ceci fut plus que Washington ne pouvait supporter. Washington a permis au Japon de continuer à importer entre 78 et 85% de ses importations normales de pétrole avec l’Iran.

Les dispenses de Washington quoi qu’il en soit, sont tout à fait arbitraires. Des dispenses n’ont pas été données à la Chine, à l’Inde, à la Turquie et à la Corée du Sud. L’Inde et la Chine sont les plus gros importateurs de pétrole iranien et la Turquie et la Corée du Sud sont dans le top 10 des importateurs. Avant que de regarder aux conséquences imprévues de la vendetta de Washington contre l’Iran, voyons quel est le problème de Washingron avec ce pays ?

Franchement, Washington n’a rien à faire valoir. Nous sommes, une fois de plus, revenus à la supercherie “des armes de destruction massives”. L’Iran, à l’inverse d’Israël, est signataire du traité de non prolifération nucléaire. Tout pays signataire à le droit à l’énergie nucléaire. Washington affirme que l’Iran viole le traité en développant un programme nucléaire militaire. Il n’y a absolument aucune preuve des accusations de Washington. Washington possède 16 agences de renseignement et toutes sont unanimes pour dire que l’Iran n’a pas de programme nucléaire militaire pour faire des armes nucléaires depuis au moins 2003. De plus les inspecteurs de l’AIEA sont en Iran et ont rapporté de manière constante qu’il n’y a pas de diversion de matériel nucléaire de son programme énergétique vers un programme d’armement.

Les quelques rares fois où on rappelle à Washington ces faits, elle rend l’affaire différente. Washington déclare alors les droits de l’Iran sous les conditions du traité de non prolifération invalides, que l’Iran ne peut pas avoir un programme nucléaire énergétique, parce que l’Iran apprendrait alors à faire des armes nucléaires dans le futur et ainsi d’obtenir la bombe. La première nation hégémonique mondiale a décidé unilatéralement que la possibilité que l’Iran puisse un jour décider de construire une bombe atomique, est un trop grand risque à courir. C’est mieux, dit Washington, de faire monter les prix du pétrole, de perturber l’économie mondiale, de violer la loi internationale et de risquer une guerre majeure, que d’avoir à se soucier qu’un gouvernement iranien futur fasse une arme nucléaire. Ceci est l’approche tyrannique de la loi de Jeremy Bentham, qui fut répudiée par le système légal anglo-saxon.

Il est difficile de caractériser la position de Washington  comme étant une position de bon jugement. De plus, Washington n’a jamais expliqué quel risque elle voit dans la possibilité de la possession de l’arme nucléaire par l’Iran. Pourquoi ce risque serait-il plus grand que le risque associé avec l’armement nucléaire soviétique à l’époque, ou avec l’armement  nucléaire des Etats-Unis, de la Russie, de la Chine, d’Israël, du Pakistan, de l’Inde et de la Corée du Nord aujourd’hui? L’Iran est un pays relativement petit. Elle n’a pas l’ambition hégémonique de Washington. Contrairement à Washington, l’Iran n’est pas en guerre avec une demi-douzaine de pays. Pourquoi Washington détruit-elle la réputation des Etats-Unis comme un pays qui respecte la loi et risque une guerre majeure et une dislocation économique à propos de quelques développements futurs, dont la probabilité est totalement inconnue ?

Il n’y a pas de bonne réponse à cette question. Manquant de preuve dans le cas contre l’Iran, Washington et Israël y ont substitué la diabolisation. Le mensonge a été établi comme vérité comme quoi le président actuel de l’Iran a l’intention de rayer Israël de la surface de la terre.

Le mensonge a eu le succès escompté comme propagande alors même que de nombreux experts en langues ont prouvé que l’intention attribuée au président iranien par la machine propagandiste américano-israélienne est un énorme contre-sens dans la traduction de ce que le président iranien a dit. Une fois de plus, pour Washington et ses presstitués, les faits ne comptent pas. Seul l’agenda est ce qui compte. N’importe quel mensonge sera utilisé pour faire avancer cet agenda.

Les sanctions de Washington pourraient bien finir par mordre Washington plus fort qu’elles ne mordent l’Iran.

Que fera Washington si l’Inde, la Chine, la Turquie et la Corée du Sud ne succombent pas à ses menaces ?

D’après des rapports récents, l’Inde et la Chine ne sont pas favorables à se désavantager elles-mêmes et à nuire à leur développement économique afin de supporter Washington dans sa vendetta contre l’Iran. Ayant observé la montée rapide de la Chine et l’immunité de la Corée du Nord contre une attaque américaine, la Corée du Sud peut légitimement se demander combien de temps encore elle restera un état marionnette des Etats-Unis. La Turquie, où le gouvernement civil et quelque peu islamiste a réussi à devenir indépendant de l’armée turque contrôlée par les Etats-Unis, apparaît réaliser peu à peu que Washington et l’OTAN ont cantonné la Turquie dans un “rôle de serviteur” dans lequel la Turquie est l’agent de Washington contre ses pairs. Le gouvernement turc semble réévaluer les bénéfices d’être un pion de Washington.

Ce que la Turquie et la Corée du Sud ont à décider est en fait de prendre la décision pour que ces pays soient des pays indépendants ou assimilés dans l’empire de Washington.

Le succès de l’assaut américano-israélien sur l’indépendance de l’Iran dépend de l’Inde et de la Chine.

Si l’Inde et la Chine montrent leur majeur a Washington, que peut-elle faire ? Absolument rien. Que se passera t’il si Washington, noyée dans ses délires gigantesques, venait à annoncer des sanctions contre l’Inde et la Chine ?

Les rayons de Wal-Mart resteront vides et le plus gros distributeur des Etats-Unis viendrait marteler la porte de la Maison Blanche.

Apple et bon nombre de grosses corporations influentes américaines, qui ont délocalisées leur production pour le marché américain en Chine, verraient leurs profits s’évaporer. Ensemble, avec leurs alliés de Wall Street, ces entreprises très puissantes viendraient prendre d’assaut le fou de la Maison blanche avec bien plus de force que l’Armée Rouge. Le surplus commercial chinois arrêterait de venir renflouer la dette de la trésorerie américaine. Les opérations bancaires délocalisées en sous-traitance en Inde, les compagnies de cartes de crédit et les départements de services et d’utilités à travers les Etats-Unis cesseraient de fonctionner.

Ce serait le domaine du chaos aux Etats-Unis. Telles sont les récompenses pour l’empire de la mondialisation que ce même empire a enfanté.

L’imbécile de la Maison Blanche et les va t’en guerre néoconservateurs et israéliens qui le pressent de faire encore plus de guerres, ne comprennent pas que les Etats-Unis ne sont plus un pays indépendant. Les Etats-Unis ont un propriétaire: les corporations offshore et les pays étrangers dans lesquels ces corporations ont localisé leur production pour les marchés américains. Des sanctions sur l’Inde, la Chine (et la Corée du Sud) veut simplement dire des sanctions sur les entreprises américaines, des sanctions sur la Turquie veulent dire des sanctions sur un allié de l’OTAN.

La Chine, l’Inde, la Corée du Sud, la Turquie réalisent-elles qu’elles ont en leur possession la donne gagnante ? Comprennent-elles qu’elles peuvent montrer leur majeur à l’empire américain et l’amener à l’effondrement, ou sont-elles conditionnées comme l’Europe et le reste du monde au fait qu’il est vain de résister aux Américains tous puissants ?

La Chine et l’Inde exerceront-elles leur puissance sur les Etats-Unis ou ces deux pays vont-ils tempérer l’affaire et adopter une pose qui sauvera la face de Washington tout en continuant à acheter le pétrole iranien ?

La réponse à cette question est: Combien les Etats-Unis vont-Ils payer secrètement en concessions multiples, comme par exemple la sortie des Etats-Unis de la Mer de Chine du Sud, pour que la Chine et l’Inde prétendent à la reconnaissance de la puissance américaine sur le reste du monde ?

Sans concessions à la Chine et à l’Inde, Washington se verra très sûrement ignorée et contemplera sa puissance s’évaporer. Un pays qui ne peut pas produire industriellement et produire des biens de consommation, mais ne peut qu’imprimer des instruments d’endettement et de la monnaie n’est pas un pays puissant. Il n’est qu’un petit caïd de cour de récréation qui peut continuer à rouler des mécaniques jusqu’à ce que le garçon proverbial dise: “L’empereur est nu”.
Paul Craig Roberts
Article original en anglais : Traduction : Résistance 71, http://resistance71.wordpress.com/

Le 15 avril 2012

Mondialisation.ca
Le blog de Paul Craig Roberts :
http://www.paulcraigroberts.org/



25/04/2012

n°94 - journal d'Iran - du 05-04 au 2-04 2.012 - Selon Abdel Bari Atwan, Israël prépare le terrain pour lancer une attaque militaire contre l'Iran.

journald'Iran   n°94 du 05-04 au 2-04  2.012

    C.De Broeder& M.Lemaire



a) Le "Journald'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

Tiré à part :

Abdel Bari Atwan : Israël, c’est la guerre !

hybel.blogspot : La délocalisation de la guerre d’Iran.

Paroles & action du président Ahmadinejad  ...

Les Usa au cœur des débats.

IRNA : Propos du président iranien sur les droits nucléaires de l'Iran.

''Nous pouvons résister à l'embargo pendant des années''

1) PolitiqueIranienne

Les grandes manœuvres 

Surle terrain

L'Iran investira 30 mds USD dans ses hydrocarbures en 2012.

2) Politiqued'Israël

Préparation à la Guerre.

Le complot israélien pour saper les négociations de Iran/5+1. 

Almanar : Implication des missions diplomatique dans le réseau d’espionnage démantelé.

IRIB : Succès d'Istanbul, Israël ne décolère plus!

3) Sur le terrain

Les Voisins

Russie

Almanar : Moscou à "Israël": il est dangereux de faire monter la pression sur l’Iran.  

4) Dans le monde

Les USA

IRIB :La Maison Blanche s’acharne sur l'Iran.

Khaleej Times : Un deuxième porte-avions américain, l'USS Entreprise, a été dépêché vers le Golfe suite à l'aggravation des relations entre les Etats-Unis et l'Iran, ont rapporté lundi les médias internationaux

Le Pentagone déploie au large de l’Iran 430 missiles de croisière.

5  Dossier & Point de vue

5-1 Alain Gresh : Comment le gouvernement israélien conditionne l’opinion internationale à la guerre.

7-2 Amar DJERRAD : L’échec du stratagème « Grand Moyen-Orient » sous le fallacieux prétexte de « l’arme atomique » de l’Iran.

 

 


Tiré à Part

Abdel Bari Atwan : Israël, c’est la guerre !

Selon Abdel Bari Atwan, Israël prépare le terrain pour lancer une attaque militaire contre l’Iran et détruire ses installations et infrastructures nucléaires.

De récents rapports israéliens estiment par anticipation que les pertes humaines dans l’État hébreu pourraient être limitées à 300 tués si une guerre éclatait, alors que le ministre israélien de la défense, Ehud Barak, renouvelle aujourd’hui ses menaces en assurant que cette année sera consacrée à l’arrêt du projet nucléaire iranien.

Nombreux sont ceux qui estiment que ces menaces israéliennes, régulièrement affichées soit par le premier ministre israélien soit par son ministre de la défense, sont la simple manifestation d’une guerre psychologique dont l’objectif est d’inquiéter les autorités iraniennes et de les pousser à accepter un compromis qui, pour faire court, serait l’abandon par Téhéran de ses ambitions nucléaires, pacifiques ou non, alors que les négociations de l’Iran avec les pays occidentaux reprendront d’ici quelques jours.

L’explication de la guerre psychologique ne peut être complètement écartée, mais il paraît vraiment plus probable que les intentions d’Israël envers l’Iran et la région entière sont plus menaçantes qu’elles ne l’ont jamais été. Cela est attesté par les commentaires de Barak quand il a nié l’efficacité des sanctions économiques et diplomatiques appliquées à l’Iran par les Etats-Unis et l’Europe, disant qu’Israël n’abandonnera pas son pouvoir de décision — y compris celui de lancer une guerre — même face à ses alliés les plus proches, ce qui pousse à croire qu’Israël attaquera l’Iran avant la fin de l’année.

Il apparaît également à travers les menaces éructées par Barak - et faites devant les correspondants militaires israéliens - qu’il n’est pas uniquement question de l’Iran, mais aussi du Hezbollah [résistance libanaise], quand il a déclaré que la réponse à tout tir de missile venant du sud-Liban sera la destruction de l’infrastructure libanaise dans sa totalité. Toutefois, le Hezbollah, qui a résisté à l’agression israélienne contre le Liban pendant plus de 34 jours en 2006 - avec pour résultat une défaite retentissante et l’humiliante pour l’armée israélienne - ne se laisse pas intimider par ce genre de menaces. Le premier dirigeant du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, a déjà laissé entendre que la réplique de ses forces à une agression israélienne contre des cibles iraniennes serait l’envoi de ses missiles (estimés au nombre de 50 000) vers Haïfa, Tel Aviv et toute autre ville importante en Israël.

Le président des Etats-Unis Barack Obama, a prévenu Netanyahu quand ce dernier a visité Washington il y a un mois, à propos de ses perpétuelles menaces d’attaquer l’Iran, à cause de l’effet négatif qu’ont ces menaces sur l’économie internationale et en particulier les prix du pétrole. Ignorer cet avertissement est non seulement une insulte à l’égard du président américain, mais c’est avant tout une indication que les préparatifs en Israël pour une guerre n’ont pas cessé une seconde. Celui qui commande l’armée en Israël, se rend parfaitement compte des capacités de son armée et n’adopterait pas cette politique agressive s’il ne se sentait pas préparé aux conséquences.

Israël court un risque significatif avec ses menaces d’une guerre qui mettrait en danger la sécurité internationale. L’auteur allemand Günter Grass n’avait pas tort quand il disait être profondément préoccupé en voyant un État nucléarisé israélien mettant en garde contre le danger d’un État non-nucléairisé comme l’Iran, et il a lancé un appel pour que des opérations d’inspection soient effectuées sur un pied d’égalité entre les deux pays.

La guerre voulue par Israël ne sera pas une victoire dans un fauteuil. Une fois lancée, cette guerre brûlera non seulement les doigts d’Israël, mais peut-être aussi sa main, voir plusieurs parties de son corps s’il faut en croire les experts.

* Abdel Bari Atwanest palestinien et rédacteur en chef du quotidien al-Quds al-Arabi, grand quotidien en langue arabe édité à Londres.

Abdel Bari Atwan est considéré comme l’un des analystes les plus pertinents de toute la presse arabe.

9 avril 2012 –

 Vous pouvez consulter cet article à : ://www.abdelbariatwan.com/Israel%20...
Traduction : Info-Palestine.net - al-Muktar


hybel.blogspot : La délocalisation de la guerre d’Iran

L’Iran est au ban d’infamie depuis plus de trente ans. L’insoumise ne veut pas rejoindre le « concert des nations ». Son crime est de relever la tête pour dire non à la globalisation. Elle vit dans un monde à part et ne veut le quitter. Comme les Soviets, les Mao, les Gaullo, les Castro. Le harcèlement de la communauté bienpensante internationale est une constante à laquelle elle répond par l’invective et la provocation.
Contre des mots déjà en 1980, l’Occident avait armé l’Irak supplétive pour saigner plus d’un million d’adolescents sur pieds.
Contre des mots, l’Occident a militarisé le Golfe et la Péninsule arabe. Des missiles et des canons par milliers, des avions par centaines, des porte-avions par dizaines, des bases plus nombreuses que les doigts de la main. Jamais, le monde n’aura connu une concentration de puissance de destruction équivalente. Le tiers de la production d’armement des USA, GB et France (membres du conseil de sécurité) protège les cours du pétrole arabe et l’impunité de l’Etat hébreu.
Contre des mots Israël veut lancer ses trois cents bombes nucléaires pour prévenir la fabrication d’une seule. Les sionistes préparent méthodiquement le bombardement de l’Iran distante de mille sept cents kilomètres sous prétexte d’une improbable attaque nucléaire dont ils sont pourtant protégés par un bouclier humain de quatre millions d’otages palestiniens.

Les défenseurs du bien contre le mal jouent à se faire peur et dressent leurs opinions vers un conflit où nul va-t-en-guerre ne veut aller se faire tuer.
Car la première bataille sera suicidaire. Le Golfe persique est une pataugeoire en cul de sac où manœuvrent des centaines de tankers inflammables à la merci d’un jet d’allumette. Ce n’est pas le théâtre d’opération idéal ! La géographie est une menace bien plus dissuasive que la bombe !
En un mois de conflit, les experts prédisent que les cinq émirats arabes unis plus Bahrein, le Qatar et même l’Arabie retourneraient à l’état du Moyen âge, c'est-à-dire quarante ans en arrière !
Mais ce n’est pas ce qui inquiète l’Occident. A peine Téhéran menace t-il de fermer le détroit d’Ormuz que les cours s’envolent et les marchés s’affolent. C’est du sérieux, il faut d’urgence calmer le jeu et donner des signes discrets d’apaisement.
Justement, en Mer Rouge, une petite escadre iranienne est autorisée à faire escale au port islamique de Jeddah où elle est accueillie courtoisement par la marine royale saoudienne ; puis à sa propre surprise, elle obtient le feu vert de l’Egypte pour franchir le Canal de Suez et aller visiter ses amis russes à Tartous en Syrie. Le retour de croisière sera paisible. Les Iraniens dépassent les armadas d’une dizaine de nations qui se préparent à lui faire la guerre. Tous les commandants saluent à coup de sirène les équipages iraniens, sauf les Israéliens qui s’affranchissent de la tradition, mais c’était shabbat.
A Téhéran, pour répondre à ce geste de détente, un ayatollah ayant de la religion déclare que l’arme nucléaire est incompatible avec la charia.

Le Golfe devenant subitement tempéré, le théâtre s’est déplacé vers la Syrie où le lion (en arabe assad) dévore son peuple depuis des lustres sans que personne à l’ONU ne s’en soit jamais offusqué. Récemment, il était encore célébré dans toutes les capitales, paradant aux cotés des Présidents tricolores et étoilés.
Contre leur ami d’hier les chefs d’état aux bras croisés ont fini par hausser le ton. Téméraire, le Président Marzouki a osé expulser l’ambassadeur de l’animal; geste qui a permis aux autres chefs d’état d’emboiter le pas de l’inexpérimenté bouc émissaire. Monsieur le plénipotentiaire du lion, dégage ! Ah mais !
Mais justement, dans l’ombre, la Chine et la Russie ont sifflé le report des hostilités. Alors Washington a convoqué à Tunis une conférence des « amis » de la Syrie, façon de dire que le pays du lion n’avait pas d’ennemis. Et le lion en a profité pour reprendre sa croisade sanglante sur les droits de l’Homs.

Dans l’intermède, les géo stratèges ont été priés de chercher un autre terrain de manœuvre.
Le Liban a déjà donné en 2008 et le Hezbollah veille. L’Irak est disqualifié. Le Yémen a provisoirement capitulé. La Somalie pirate est trop dangereuse. L’Algérie est prématurée. Le Soudan divisé. Il y a bien l’Erythrée, bagne à ciel ouvert où l’admirable population crève doucement, le fer au pied, sans faire de bruit. C’est une option, mais le Qatar pour des raisons complexes n’est pas d’accord.
L’Asie Centrale a des avantages, on cherche un prétexte du coté de l’Ouzbékistan qui n’en manque pas ; le Turkménistan non plus.
Pour embêter la Turquie et la Russie, le Caucase reste une hypothèse intéressante. Justement, l’Azerbaïdjan, pays pétrolier voisin de l’Iran et peuplé de chiites vient d’acquérir pour 1,6milliards d’armement à Israël ! Ah ! Si les musulmans chiites pouvaient s’entre-tuer avec des munitions juives !

Pendant ce temps, la Grèce est en feu, le Portugal est dans la rue, l’Espagne reste grande, l’Allemagne arrogante et la France dans l’attente du grand soir.
Mais l’Europe est sereine ; elle pense –peut-être à tort- que la guerre du pétrole ne peut être délocalisée chez elle. Espérons que l’avenir lui donnera raison !

http://hybel.blogspot.com/search?updated-min=2012-01-01T00:00:00-08:00&updated-max=2013-01-01T00:00:00-08:00&max-results=8



Paroles & action du président Ahmadinejad  ...

Les Usa au cœur des débats.

IRNA : Propos du président iranien sur les droits nucléaires de l'Iran.
Les propos de président iranien Mahmoud Ahmadinejad affirmant que l'Iran défendrait ses droits a reçu une large couverture dans toute la presse pakistanaise, mercredi.

Le quotidien «Daily news » citant le président Ahmadinejad a précisé: «celui qui veut violer les droits de la nation iranienne recevra une réponse appropriée."

L'Iran a suffisamment de fonds pour tenir pendant plusieurs années face à un embargo pétrolier, a déclaré le président Mahmoud Ahmadinejad.

«Même si nous ne vendions pas de pétrole pendant deux ou trois ans, le pays se débrouillerait très bien», a assuré le chef de l'Etat lors d'un déplacement dans la province d'Hormuzgan.

Daily News reprend dans sa première page que l'Iran peut résister à plusieurs années de sanctions pétrolières. Le journal a rapporté que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré que l'Iran dispose de fonds suffisants pour résister à un embargo total sur ses ventes de pétrole pendant des années.

"La Nation", un autre quotidien, rapporte que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad dans un discours prononcé dans la province de Hormuzgan a repris les mêmes propos. L’Express Tribune pour sa part a rapporté que l'Iran défendrait ses droits et dispose de suffisamment d'argent pour survivre aux sanctions économiques occidentales.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré mardi que l'Iran ne renoncera pas à ses droits et ne craignait pas les sanctions pétrolières à la veille de la reprise des négociations nucléaires avec les pays du groupe 5+1 samedi à Istanbul.

Quiconque veut porter atteinte aux droits du peuple iranien (...) sera remis à sa place et recevra une telle gifle qu'il sera incapable de retrouver le chemin pour rentrer à la maison, a déclaré M. Ahmadinejad.

Le président Ahmadinejad a par ailleurs déclaré que les nouvelles sanctions pétrolières décidées par les Etats-Unis et les pays de l'Union européenne n'auront aucun effet.

Nos réserves en or et en devises sont sans précédent dans toute l'histoire (...) nous avons tellement de réserves de devises que même si pendant deux ou trois ans nous ne vendons pas un seul baril de pétrole, nous pourrons gérer le pays sans problème, a déclaré le président Ahmadinejad.

Le président Mahmoud Ahmadinejad a demandé de son côté aux Occidentaux de changer de langage à l'égard de l'Iran s'ils veulent parvenir à une solution.

Ils insultent constamment le peuple iranien et utilisent le langage de la force et de l'insulte. Mais je leur dit au nom du peuple iranien que cette méthode ne donnera pas de résultat. Il faut qu'ils changent de langage et parlent avec respect, a affirmé le président iranien.

IRNA


''Nous pouvons résister à l'embargo pendant des années''
Mahmoud Ahmadinejad déclare dans les médias iraniens que l'Iran pourra surmonter "facilement" deux à trois années d'embargo sur ses ventes de pétrole.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré mardi 10 avril que l'Iran dispose de fonds suffisants pour résister à un embargo total sur ses ventes de pétrole pendant plusieurs années, d’après les médias iraniens.
« Ils (les puissances occidentales) veulent imposer des sanctions sur notre pétrole et nous devons leur dire que nous avons tellement en réserve que même si nous ne vendons pas de pétrole pendant deux à trois ans, le pays s’en sortira facilement », a déclaré Ahmadinejad lors de une visite dans la province de Hormuzgan.
Lundi, les Etats-Unis ont souligné que le temps pour les négociations nucléaires entre l'Iran et l'Occident n'était pas infini, soit cinq jours avant la date prévue du début des pourparlers à Istanbul. La Maison Blanche a ajouté que la fenêtre dans laquelle une solution diplomatique pouvait être atteinte était en train de se fermer.
Le chef du programme nucléaire iranien, Fereidoun Abbasi, a déclaré dimanche soir à la télévision d'Etat que Téhéran pourrait cesser sa production d'uranium enrichi à 20%, nécessaire pour un réacteur de recherche, et continuer d’enrichir de l'uranium à des niveaux inférieurs, pour la production d'électricité.
Cette mesure pourrait prendre place, une fois que l'Iran aura un stock suffisant d'uranium enrichi à 20%, a précisé Abbasi.
En fin de semaine dernière, le Washington Post a rapporté que le président Barack Obama a récemment envoyé un message au chef suprême de l’Iran, l'ayatollah Ali Khamenei, établissant que les Etats-Unis donneraient leur accord à un programme nucléaire iranien civil, si la République islamique est en mesure de prouver qu'elle n'est pas en train de développer une bombe nucléaire.
http://www.guysen.com/article_Iran-Nous-pouvons-resister-a-l-embargo-pendant-des-annees-_17753.html



1) PolitiqueIranienne

Ahmadinejad

Les grandes manœuvres 

L’Iran suspend les exportations de pétrole à l’Espagne (TV)

 L'Iran a suspendu les livraisons de pétrole à l'Espagne, après avoir suspendu les exportations de brut à la Grèce, a rapporté mardi la chaîne de télévision locale Press TV, citant une source.

L'Iran réfléchit également à réduire les exportations de pétrole vers l'Allemagne et l'Italie, selon le média.

Plus tôt dans la journée, le ministre iranien du Pétrole a déclaré que son pays avait déjà suspendu les exportations de pétrole vers la Grèce.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=59019



Sur le terrain

L'Iran investira 30 mds USD dans ses hydrocarbures en 2012
L'Iran envisage d'investir environ 30 milliards de dollars dans son industrie des hydrocarbures d'ici fin 2012, rapporte lundi l'agence iranienne FarsNews citant le ministre du Pétrole Rostam Qassemi.
Selon M.Qassemi, la grande partie de ces fonds sera destinée au projet de mise en valeur du gisement gazier de South Pars.
Le ministre a également souligné qu'en 2012, l'industrie pétrolière iranienne devrait faire face à moins de problèmes grâce au soutien du président Mahmoud Ahmadinejad. En outre, les ressources octroyées par les banques et les fonds de soutien à l'énergie l'aideront à atteindre les objectifs fixés pour 2012, a poursuivi M.Qassemi.
La semaine dernière, le vice-ministre iranien du Pétrole Ahmad Galbani a annoncé que Téhéran, qui produit actuellement à 4,3 millions de barils de pétrole par jour, comptait accroître sa production jusqu'à 6 millions de barils par jour à l'horizon 2025. L'Iran envisage également de porter sa production de gaz de 260 à 400 milliards de mètres cubes, a indiqué M.Galbani.
Préoccupés par la poursuite des activités nucléaires de Téhéran, les chefs des diplomaties de l'Union européenne ont décrété le 23 janvier dernier un embargo sur les importations de pétrole iranien vers l'UE à partir du 1er juillet. Les Etats-Unis ont pour leur part décrété des sanctions supplémentaires contre les responsables iraniens et la Banque centrale du pays.

09-04

http://fr.rian.ru/business/20120409/194236937.html


Préparation à la guerre

Almanar : Des drones américains épient les sites nucléaires iraniens.

 

Des drones de surveillance furtifs de la CIA ont pénétré profondément à l'intérieur du territoire iranien il y a trois ans et pris notamment des photos du site nucléaire secret de Qom avant de retourner à sa base, a rapporté samedi le Washington Post.

Le journal ajoute que, lors du premier vol de ce type, trois ans plus tôt, les analystes de la CIA et d'autres agences américaines ont guetté le moindre signe indiquant que l'appareil, un RQ-170 Sentinel, avait été détecté par la défense aérienne iranienne.

"Il n'y a pas eu le moindre indice dans ce sens", selon un ancien haut dirigeant de la CIA cité par le journal sans le nommer. 

Depuis, des drones furtifs ont observé des dizaines de sites en Iran, effectuant des centaines de vols au-dessus de sites suspects, avant qu'une version du RQ-170 ne s'écrase à l'intérieur des frontières iraniennes en décembre dernier, poursuit le journal.

Cette surveillance a fait partie d'une campagne de renseignement centrée sur le programme nucléaire iranien et qui s'est amplifiée lors des dernières années de l'administration de George W. Bush.

La campagne a comporté la mise en place de systèmes d'écoutes électroniques par l'Agence nationale de sécurité (NSA), celle d'une unité consacrée à l'Iran formée d'analystes spécialisés en images satellitaires, ainsi que la création d'un réseau d'espions, indique encore le journal.

L'élargissement de la panoplie des services secrets a conforté la Maison Blanche dans l'idée qu'elle serait prévenue rapidement de la moindre tentative de l'Iran d'assembler une bombe nucléaire.

"Nous sommes confiants que nous observerons l'activité montrant qu'une décision a été prise", selon le haut responsable cité par le Washington Post.

Selon le journal, l'effort des services secrets a coïncidé avec une campagne secrète de la CIA et d'autres agences pour saboter le programme nucléaire iranien.

L'administration du Président Obama a cité des rapports des services de renseignement en se prononçant contre une attaque militaire préventive d'Israël contre les sites nucléaires iraniens.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=58539&cid=20&fromval=1&frid=20&seccatid=28&s1=1


Le Pentagone déploie au large de l’Iran 430 missiles de croisière

La flotte américaine en service au large de l'Iran dispose actuellement de 430 missiles de croisière Tomahawk d'une portée de 1 600 km.

Le service d'information de la marine US a annoncé la présence dans le Golfe d'un groupe de navires avec le porte-avions Entreprise à leur tête.

Les navires qui l'accompagnent et un sous-marin nucléaire faisant également partie du groupe disposent au moins de 130 missiles de croisières.

Un autre groupe dirigé par l'USS Abraham Lincoln déployé dans le nord de la mer d'Arabie en dispose autant.
La région du Golfe est, en plus, patrouillée par le sous-marin nucléaire Georgia armé de 154 missiles et un autre sous-marin ayant à son bord 12 Tomahawk.
Source:  http://french.ruvr.ru/



2) Politiqued'Israël

Préparation à la Guerre.

Le complot israélien pour saper les négociations de Iran/5+1.  

A l’approche des pourparlers Iran/5+1 à Istanbul, en Turquie, le régime sioniste s’est lancé dans un jeu de ruse, se déclarant pessimiste quant aux résultats de ces négociations étant donné que la position finale des Etats-Unis n’a pas été encore déterminée pour ce régime !
L’hebdomadaire américain « Time », a, ainsi, analysé : « Israël s’inquiète de ce que l’objectif de la RII d’entrer dans ces négociations, ne soit pas un engagement sérieux dans le processus diplomatique de l’affaire, il est sûr que Téhéran veut ainsi tuer le temps pour accéder à ce que les sionistes jugent la bombe atomique. » Entre temps, la presse israélienne a fait état, il y a quelques jours, des divergences de vue entre le Premier ministre, Benyamin Netanyahu et le ministre de la Guerre, Ehud Barak, sur le dossier nucléaire iranien. « Netanyahu demande l’arrêt total par l’Iran de l’enrichissement d’uranium et le transfert en entier de l’uranium enrichi en Iran alors qu’Ehud Barak est pour la poursuite de l’enrichissement d’uranium enrichi à bas niveau et n’a pas de problème pour que quelque centaines de kg d’uraniums enrichis à 3.5% restent sur le sol iranien. L’annonce par la presse israélienne de cette grande divergence entre les autorités de l’entité sioniste intervient au moment où le site d’information israélien « Debka » a rapporté que les Etats-Unis entendent accepter lors des négociations d’Istanbul, que l’Iran conservent ses 1000 centrifugeuses et qu’il se dote jusqu’à 1000 km d’uraniums enrichis à 3.5%, ayant le droit de posséder un peu d’uraniums enrichis à 20%. La Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton a prétendu, jeudi, 12 avril que Washington a constaté des signes témoignant de ce que la RII assistera aux négociations avec de nouvelles idées et propositions. Elle a donc insisté que Washington exige des responsables iraniens qu’ils donnent un « engagement écrit et transparent » précisant qu’ils ne proliféreront pas d’armes atomiques. Mme Clinton a eu la grâce de rassurer que son gouvernement prendra en considération les demandes de la RII pour y répondre, autant que possible ?!! Il est vrai que les représentants des 5+1 ne se mettront pas à la table de négociations d’Istanbul, avec une position unique, comme l’estiment les analystes. Ils envisagent et avancent certes une série d’options diverses. La Russie et la Chine qui jugent inappropriées les sanctions euro-américaines contre le programme nucléaire iranien, sont, certainement, pour des négociations directes et des voies et mesures qui créent la confiance, c’est, d’ailleurs, l’analyse de l’hebdomadaire « Time », qui affirme que les trois autres pays à savoir, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France, agiront, comme toujours, dans le sens des intérêts d’Israël, demandant l’arrêt des activités nucléaires iraniennes. Quant à l’Iran, il est prêt, comme dans le passé, à régler l’affaire via la diplomatie sans négocier sur ses droits nucléaires inaliénables.

13/04/2012

 http://french.irib.ir/analyses/commentaires/item/181721-le-complot-isra%C3%A9lien-pour-saper-les-n%C3%A9gociations-iran/5%201

 


Almanar : Implication des missions diplomatique dans le réseau d’espionnage démantelé.

Le ministère iranien des Renseignements a publié mardi un compte rendu détaillé sur les arrestations annoncées il y a une semaine de 15 espions iraniens et étrangers travaillant à la solde du Mossad israélien.

Selon le communiqué du ministère iranien, une des missions  du groupe était "d'identifier et d'assassiner l'un des experts de notre nation", tout en affirmant "avoir arrêté tous les terroristes liés à cette tentative d’assassinat et saisi leurs équipements ". Le communiqué cite également avoir "démantelé les cellules chargées de faire exploser un nombre d’installations du pays".

Conformément aux informations révélées par ce groupe terroriste, le ministère iranien des renseignements précise que "le régime sioniste a illégalement utilisé les missions diplomatiques de pays occidentaux qui prétendent préserver la paix mondiale et les droits de l’Homme alors qu’en réalité ils ne sont que les parrains du terrorisme international".

"Les documents et les preuves liés à l’implication de ces missions diplomatiques seront prochainement dévoilés", ajoute le communiqué.

Le ministère a en outre fait état de la découverte d’"une base d’espionnage dans une zone frontalière à l’Iran". "Toutes ces informations sont documentées",  a-t-il assuré.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=60119&cid=20&fromval=1&frid=20&seccatid=28&s1=1


IRIB : Succès d'Istanbul, Israël ne décolère plus!

 Décidément la pilule est trop dure à avaler. Pour celui qui a remué ciel et terre pour saper les négociations d’Istanbul, il est vraiment dur à constater que tous ses complots sont tombés à l’eau, puisque les négociations Iran/5+1 à Istanbul sont jugées constructives pour part et d'autre.
De sorte que le Premier ministre sioniste, Benyamin Netanyahou, n'a pas pu cacher sa colère contre les résultats positifs des négociations Iran/5+1. D'après lui, l'accord, obtenu par les deux parties, qui permet l'organisation du deuxième tour des négociations à Bagdad, est « un cadeau offert à l'Iran ».  
Il n'est pas difficile de comprendre la colère des responsables sionistes car nombreux étaient les sphères politiques occidentales et les médias liés aux sionistes qui ont essayé de suggérer que les négociations d'Istanbul ne mèneraient à nulle part.
S’accrochant à leur théories insensées, ces milieux politiques et médiatiques cherchent à faire croire que les pressions de l'Occident contraindraient l'Iran à reculer de ses positions pour ainsi faire renoncer le groupe 5+1 à s'assoir à la table des négociations avec Téhéran, ce qui leur aurait permis de baliser le terrain à une action militaire contre l'Iran.
Le samedi 14 avril, les représentants d'Iran et des 5+1 se sont réunis, après 15 mois, à Istanbul pour débattre du nucléaire iranien.
Les membres de la délégation iranienne et du groupe 5+1, excepté ceux des Etats-Unis, se sont rencontrés avant l'ouverture officielle des négociations dans la conjoncture où ils étaient pour la plupart optimistes quant à ce tour de dialogue.
Toujours dans ce contexte, Ben Rhodes, vice-conseiller américain à la sécurité nationale, a jugé constructives les négociations d'Istanbul précisant que celles-ci étaient marquées d'une ambiance constructive. Pour lui, les négociations d'Istanbul, ont ouvert un nouvel horizon sur le règlement de la question nucléaire.
Selon les analystes, le changement de cap des Occidentaux vis-à-vis de l'Iran puise dans l'échec des sanctions anti-iraniennes. D'importantes sanctions financières, commerciales et énergétiques qui ont visé, pendant l'année dernière, l'économie de l'Iran, avaient pour objectif de plier l'ordre de la République islamique d'Iran ne souhaitant que de se profiter de ses droits incontestables.
Or, ces sanctions, notamment énergétiques, ont eu de mauvais impacts sur l'économie exsangue des pays européens d'autant plus que les candidats à la présidentielle américaine se préparent pour la course à la Maison Blanche, sur le fond des manifestations anticapitalistes. Il va de soi que dans une telle conjoncture, les parties occidentales feraient mieux opter pour une approche diplomatique envers l'Iran.
Reconnaissant l’application des sanctions les plus vigoureuses par l'Occident contre le peuple iranien, le président américain, Barack Obama, a précisé que les négociations avançaient bien.
Ceci dit, il est normal de voir le régime sioniste en émoi des résultats positifs des négociations. D'autre part, ce que Netanyahou appelle un « cadeau fait à l'Iran » montre en effet que celui-ci est arrivé à faire avancer les négociations d'Istanbul de manière qu’elles se poursuivront afin de favoriser le terrain aux coopérations d’envergure sur l'échiquier international.

 17/04/2012

IRIB



3 Sur le terrain

Les Voisins

Russie

Almanar : Moscou à "Israël": il est dangereux de faire monter la pression sur l’Iran  

Moscou a prévenu lundi « Israël » qu'il était "dangereux" de faire monter la pression sur l'Iran à propos de son programme nucléaire, après les discussions samedi entre Téhéran et le groupe 5+1, a annoncé lundi le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.
Au cours d'une rencontre du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et du chef du Conseil national de sécurité d' « Israël », Yaakov Amidror, "la Russie a souligné le caractère contre-productif et dangereux de toute tentative d'utiliser les informations sur l'avancée des technologies nucléaires iraniennes pour faire monter artificiellement la pression et créer un prétexte pour davantage de sanctions ou un recours à la force".
Téhéran a renoué le dialogue sur ses activités nucléaires samedi à Istanbul avec les grandes puissances du groupe 5+1 -les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne) plus l'Allemagne.
Les deux parties doivent se retrouver le 23 mai à Bagdad pour entrer dans le vif des négociations.
Réagissant aux résultats des discussions d'Istanbul, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé dimanche que l'Iran avait obtenu ainsi un laps de temps supplémentaire de cinq semaines pour poursuivre son programme nucléaire.

17/04/2012  http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=59939&cid=20&fromval=1&frid=20&seccatid=28&s1=1



4 Dans le monde

Les USA

IRIB :La Maison Blanche s’acharne sur l'Iran.  
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Dans une note adressée aux secrétaires à l'Energie et au Trésor, le président américain Obama a déclaré qu'après des examens effectués, il est arrivé à cette conclusion que le pétrole et ses dérivés sont suffisamment offerts sur les marchés mondiaux pour compenser le vide du pétrole iranien. Obama devrait déclarer, dans le délai fixé qui a expiré vendredi, sa décision sur le durcissement des sanctions anti-iraniennes. Le communiqué de la Maison Blanche a été émis, hier, justement à ce propos. Selon ce communiqué à partir de trois mois au plus tard les sanctions seront mises en vigueur, frappant les acheteurs du pétrole iranien et les banques étrangères qui effectueront des transactions avec la banque centrale iranienne. Cela intervient au moment où les critiques contre les politiques de la Maison Blanche et les inquiétudes sur les marchés énergétiques, ne cessent de s’empirer, en dépit des promesses de la Maison Blanche. L'intensification des sanctions contre l'Iran durant des dernières semaines ont provoqué l’envolée du baril sur les marchés mondiaux et la hausse sans précédent du prix à la pompe aux Etats-Unis ainsi qu'en Grande-Bretagne et dans plusieurs pays européens. D'autant plus que Washington et Londres se sont vus contraints de puiser dans leurs réserves stratégiques pour contrôler le marché. Il y a une dizaine de jours, la secrétaire générale du Font Monétaire International, FMI, Christine Lagarde avait averti que les perturbations dans l'exportation du pétrole iranien pourraient avoir de sérieuses répercussions sur l'économie mondiale. Selon Lagarde un arrêt dans l'exportation du pétrole iranien pourrait faire monter le prix du pétrole sur les marchés mondiaux de 20 à 30%. Les Etats-Unis en exemptant dix pays des sanctions unilatérales contre l’Iran, réagissent en fait à ces mêmes inquiétudes. La Maison Blanche essaie de faire croire à la réussite des sanctions. Alors que d’aucuns affirment qu'en tenant compte de la situation énergétique dans le monde et des défis découlant de la crise économique aux Etats-Unis et en Europe, les estimations d'Obama des répercussions de l'embargo sur le pétrole iranien sont bien loin de la réalité. L’hostilité des Etats-Unis avec les pays indépendants est effectivement leur principal problème. Or, ce qui importe pour ce pays est de maintenir leur hégémonie sur le monde. Il lui peu importe que d’autres pays - que ce soit européens ou asiatiques, subissent les effets nocifs de la politique américaine et jusqu' à quant doivent-ils payer les frais des aventurismes des Etats-Unis, ce qui s’est déjà passé en Irak et en Afghanistan.


Khaleej Times : Un deuxième porte-avions américain, l'USS Entreprise, a été dépêché vers le Golfe suite à l'aggravation des relations entre les Etats-Unis et l'Iran, ont rapporté lundi les médias internationaux

Se référant à Amy Derrick-Frost, la porte-parole de la 5e flotte de l'US Navy basée à Bahreïn.
Selon le journal émirati Khaleej Times, l'USS Entreprise est arrivé dans le Golfe le 3 avril dernier. Il est accompagné par croiseur le lance-missiles USS Vicksburg, trois destroyers de classe Arleigh Burke, l'USS Nitze, l'USS Porter et l'USS James E.Williams.
Ces navires ont rejoint un autre groupe aéronaval d'attaque américain dirigé par le porte-avions USS Abraham Lincoln qui se trouve dans le Golfe.
Depuis dix ans, c'est la quatrième fois que deux groupes d'actions navale de l'US Navy sont déployés dans une même région.
Les porte-avions USS Entreprise et USS Abraham Lincoln patrouilleront le long des voies de transport d'hydrocarbures en provenance du Golfe, appuieront les opérations antiterroristes en Afghanistan et participeront à la lutte contre les pirates au large de la Somalie, selon la porte-parole.
La semaine dernière, Amy Derrick-Frost a reconnu que la flotte iranienne n'avait pas manifesté de signes d'agression ces derniers temps, note le Khaleej Times.
Les Etats-Unis et d'autres pays occidentaux soupçonnent que l'Iran veut se doter de l'arme nucléaire sous couvert du programme nucléaire qu'il prétend réaliser à des fins pacifiques. Téhéran rejette ces accusations, affirmant que ses recherches nucléaires ont pour seul objectif de satisfaire les besoins du pays en électricité.
La tension autour de l'Iran et de son programme nucléaire est récemment montée d'un cran suite aux menaces proférées par Téhéran de fermer le détroit d'Ormuz au transit de pétrole en cas de sanctions occidentales contre les exportations pétrolières iraniennes. En réponse, les USA et le Royaume-Uni ont commencé à renforcer leur présence militaire dans la région. L'adoption d'un embargo sur les livraisons de brut iranien a été approuvée en janvier par l'UE.

04-04

Khaleej Times