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17/09/2012

Subject: n°13 - Dossiers du 11-09 16-09 - a -:11 Septembre : La terreur médiatique.

Dossiers du 11-09

n°13 - 8- 16-09

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossierdu 11-09" est  visible  sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

11 Septembre : La terreur médiatique.

Comment, en 3 constatations, le sujet du 11 septembre est confirmé comme étant le tabou indépassable des médias Français, 11 ans après les fait.

1ère constatation : Le 11 septembre n'est plus abordé dans les médias en temps que tel, mais indirectement par son produit dérivé, le conspirationnisme.

C'est en fait le symptome de la peur que produit encore le sujet sur les médias en France. L'aborder directement revient en fait à admettre que la version officielle peut se discuter, ce qui est la chose à éviter. Donc pour disqualifier ceux qui irrémédiablement continue à en douter tout en ne prenant pas le risque de l'enquête sérieuse sur les faits, appellent à grand renfort l'analyse psychopathologique des conspirationnistes, ce qui revient donc à aborder le thème sous l'angle de la folie, permettant de dénier par essence même la possibilité de tout argumentaire rationnel de la part de ceux qui doutent. 

Ça a été donc l'objet de la série de l'été de Médiapart, "enquête sur les théories du complot". En fait, une analyse sous l'angle de la psychiatrie faite par le biologiste Nicolas Chevassus-au-Louis, agrémenté de vidéos de sociologues universitaires pour la caution scientifique. Cette série a été l'objet d'un nombre impressionnant de commentaires, pour la plupart négatif, et suivi d'une mise au point devant le tollé suscité auprès des abonnés Mediapart dont je faisaitparti. Le principal reproche étant pour Médiapart qui se définit comme un média indépendant d'investigation, d'avoir livré là une analyse sur la base de fait pris pour argent comptant, tout en assumant de refuser d'y apporter la moindre vérification factuelle au moyen d'une véritable enquête.

2ème constatation : après avoir défendu la même position pendant 11 ans, la presse a toujours à coeur de nous rappeler qu'elle croit sans réserve à la version officielle, comme si on ne le savait pas.

Ansi donc, pour Paul Jorion qui l'écrit dans son Blog "Or, dans ce cas–ci, la version officielle me semble, jusqu’à preuve du contraire, complète et cohérente."

Médiapart y va également de sa conviction profonde

"nous pensons que les attentats du 11 Septembre ont été organisés par les islamistes du groupe de Ben Laden, comme le décrit le rapport de 2004 de la Commission nationale d'enquête sur les attentats contre les Etats-Unis. Ce fait nous semble aussi avéré que l'innocence du capitaine Dreyfus."

C'est un moment excellent pour résumer cette version officielle, complète et cohérente telle quelle. 

Le 11 septembre 2001, 19 musulmans arabes pirates de l'air, commandés par leur chef - sous dyalise - Oussama Ben Laden depuis sa grotte ultramoderne, ont réussi à l'aide de simples cutters à déjouer le système de défense militaire le plus sophistiqué du monde à 4 reprises dans la même journée.

A l'aide de 2 avions de ligne, ils ont réussi à faire tomber 3 immeubles (WTC 1, 2 et 7) sur leur propres empreintes, et à une vitesse proche de la chute libre.

Alors que - selon le NIST - les feux ont été suffisant pour affaiblir l'acier des structures et provoquer la chute des tours, dans les heures qui ont suivi, les enquêteurs ont retrouvé dans les décombres du WTC le passeport à peine abimé de l'un des pirates de l'air.

Au terme d'une accrobatie aérienne exceptionnelle, un avion est allé s'écraser sur le pentagone, l'un des immeuble les plus gardé des états unis. Malheureusement et malgré la centaine de caméra de surveillance pointée sur le bâtiment à ce moment là, il n'existe aucune image montrant la présence d'un avion avant et pendant l'impact. L'absence de débris - notamment des réacteurs avec des parties en titane, de bagages, et même des boites noires - s'explique par le fait que l'avion se serait entièrement volatilisé durant l'impact, sans laisser d'autres traces et une pelouse quasi intacte.

Les passagers d'un 4ème avion ont passé des appels téléphoniques pendant plusieurs minutes, alors qu'ils étaient en vol et sous la menace des terroristes, et avec de simples téléphones portables. Ces appels sont les seuls éléments permettant d'attester de manière indiscutable de la présence de pirates de l'air dans les avions. Par la suite, ce 4ème avion est allé s'écraser en étant entièrement absorbé par le sol, et là également on ne retrouva ni corps, ni débris, ni boite noire.

 Suite à quoi, après avoir échappé pendant plus de 10 ans à la vigilance du réseau militaire le plus important du monde, Oussama Ben Laden a finalement été localisé dans une maison situé à 500 mètres d'installation militaire. Lors d'une opération commando ou Ben Laden a résisté (ou pas ?), il a finalement été tué sans que l'on puisse lui poser la moindre question sur son implication dans les évènements du 11 Septembre 2001, et son corps fut immédiatement jeté dans l'océan.

Voilà donc ce à quoi on est prié de croire sans réserve.

3ème constatation : Pour être invité dans les médias, il faut croire sans réserve à la version officielle du 11 Septembre, et surtout l'écrire

Médiapart, Jorion, il s'agissait jusqu'alors de rares ilôts médiatiques qui n'avaient pas pris position sur le 11 Septembre. Voilà qui est fait, et dans la plus parfaite doxa. M. Plenel et Jorion peuvent maintenant souffler : ils continueront à être reçus à la télévision. 

Ainsi donc, il ne reste plus qu'à Fakir et Acrimedd'aller dans le même sens pour que la totalité des médias établis en France - sans exception - aient dans un touchant ensemble la même position sur le sujet.

Et c'est là le fait essentiel de ces papiers qui sont paru cet été sur le 11 septembre, ce sont des passages obligés pour être accepté dans le milieu médiatique. Car entre le point de vue indigeant de Médiapart et de Paul Jorion, conforme en tout point à la doxa officielle, et celui de Frédéric Lordon qui de manière très subtile en dénonce les ficelles, quelle est la différence ? Médiapartrepresenté par EdwyPlenel et Jorion sont des personnalités qui courent les médias, en vivent, alors que FredericLordon les fuient en refusant pratiquement toutes les invitations qui lui sont faites. 

Je serai tenté de conclure que la croyance que l'on a sur les causes réelles et complètes des évènements du 11 septembre 2001 est structurellement lié à sa position sociale, et à sa dépendance à l'industrie médiatique. Pour le dire plus simplement, dès lors que l'on vit par et pour les médias, on est automatiquement convaincu que le 11 septembre est exclusivement le fait de la nébuleuse Al Quaeda et de son chef Oussama Ben Laden, à l'exclusion de toute complicité ou complaisance extérieure.

Cela discrédite donc totalement n'importe quel média ou personne médiatique à évoquer le 11 septembre sous l'angle "conspirationnistes", et j'invite d'ailleurs tout lecteur abonné à tel ou tel média qui se fourvoierai dans cette voie à s'en désabonner, ne voulant pas cautionner ce discours de lâcheté consistant à répêter inlassablement "circulez, il n'y a rien à voir".

références : 

Mediapart : Enquête sur les théories du complot : en réponse aux commentaires (accès payant) 

Analyse de la série de Mediapart par l'association Reopen911 

Blog de paulJorion : PIQÛRE DE RAPPEL : Complots et thèse du complot

FredericLordon, la pompe à Phynance : Conspirationnisme : la paille et la poutre probablement ce que on peut lire de plus intelligent sur le sujet depuis bien longtemps


1-2 "Ben Laden, storytelling et démocratie"

http://11septembre2001.blogspot.be/2012/08/ben-laden-storytelling-et-democratie.html

 


1-3 Vidéo du 11 Septembre :

Les avions magiques du 11-Septembre

http://www.reopen911.info/video/un-instructeur-pilote-de-voltige-questionne-le-scenario-du-11-septembre.html

 


1-4 VIDEO : Afghanistanmy love 1

http://www.dailymotion.com/video/xl0jvb_afghanistan-my-love-1_news

 


1-5 VIDEO : 11-Septembre : Il faut écouter April Gallop.

ParReOpen911

Voir la vidéo sur le site d'origine:  http://www.dailymotion.com/video/xt1hcp_11-septembre-il-faut-ecouter-april-gallop_news

April Gallop travaillait pour le Département de la Défense américain. Le 11-Septembre, elle et son bébé ont survécu de justesse à l’attaque contre le Pentagone. Bien qu'elle se soit trouvée à moins de 15 mètres du point d'impact, et qu'après s'être dégagée du tas de débris, elle soit ressorti avec son enfant par le trou dans le mur du Pentagone, April Gallop n’a jamais constaté ni débris d’avion, ni siège, ni bagage, ni aucune trace des dizaines de milliers de litres de kérosène que contenait le Boeing 757 de la version officielle. Le témoignage très détaillé d’April Gallop est fondamental dans le sens où il corrobore, en fait, les principales observations que tout citoyen est en mesure de faire par lui-même lorsqu’il lorsqu’il s’affranchit des oeillères idéologiques qui lui ont été installées depuis 11 ans.

 


1-6 11 septembre - Nous exigeons une nouvelle enquête -

Le 11 septembre fut un coup monté

VIDEO by Architects and Engineers for 9/11 Truth - http://www.informationclearinghouse.info/article32279.htm

 Comme des millions de personnes aux États-Unis et dans le monde, nous exigeons une nouvelle enquête indépendante sur l'effondrement des trois édifices du «World Trade Center» de New York le 11 septembre 2001 - Contactez «Architects and Engineers for 9/11 Truth» (Architectes et ingénieurs pour la vérité sur le 11 septembre) - www.ae911truth.org/ Nous vous demandons de diffuser la vidéo «11 septembre 2001- Des preuves explosives - Des experts se prononcent», dans lequel plus de 40 experts en architecture de gratte-ciel, en ingénieriede structures, en métallurgie, en chimie, en physique, en explosifs, en démolition contrôlée échangent leurs connaissances professionnelles et leurs opinionssur les événementsdu 11 septembre 2001. De plus, 8 experts en psychologieexpliquent pourquoi les personnes éprouvent beaucoup de difficulté à accepter les preuves de la destruction des trois gratte-cieldu World Trade Center par démolition contrôlée.

 



2 Brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

Le Chantage du 11 Septembre, la gauche en ligne de mire

Depuis de nombreuses années en France, la remise en cause des explications officielles sur les attentats du 11 septembre 2001 est devenue un sujet tabou et assure à celui qui l’aborde de se faire cataloguer à l’extrême droite tant l’accusation, ajoutée à celle d’antisémitisme, a régulièrement servi dans les médias à empêcher un réel débat d’avoir lieu. Ce genre de cliché vient de valoir à René Balme, maire de Grigny et membre du Parti de gauche, de se faire traiter de conspirationniste rouge-brun dans une poussée de maccarthysme de Rue89 à la veille des élections législatives. Outre son déroulement, c’est la place de cet événement dans la politique néolibérale dont l’analyse a été évacuée par ce chantage.

Lisez cet article sur le Blog ReOpen

911 http://www.reopen911.info/News/2012/08/07/la-parenthese-enchantee-611-mai-2001-letat-bascule-dans-lombre/



3 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

 

3-1 Alan Sabrosky :  « Les attentats du 11 septembre furent principalement l’œuvre du: Mossad et des réseaux sionistes établis aux États-Unis »
nb

En France, des voix se sont élevées pour affirmer que les menées du lobbying sioniste sont « une menace réelle pour la souveraineté nationale ».

Aux Etats-Unis, nombre de militants de poids pensent que l'arrêt de l'expansion d’Israël et le retrait des territoires occupés sont « une question d’intérêt national »…

Dans ces deux pays pourtant, l'asservissement à l'entité sioniste est persistant et sans retenue. 

Mais comment les agissements des sionistes arrivent-ils à subjuguer autant d'intervenants et de décideurs dans les sphères de la politique, des médias, de la culture, des affaires ? Que l'on me permette de reprendre ce que j'ai écrit antérieurement : « si l’influence du mouvement sioniste est opérante au plus haut point, c’est parce qu’elle est perçue et accueillie favorablement, parce qu’elle s’accorde avec les intérêts bien compris de l’Occident. En somme, la politique de Washington concernant la Palestine s’avère être l’œuvre du Pentagone et des affairistes de l’armement autant que et parallèlement à celle des officines sionistes. A cela il faut s’empresser d’ajouter le rôle joué par les chrétiens sionistes dans la prééminence accordée historiquement à Israël dans le champ politique officiel des Etats-Unis ». (1) Tenons-nous ici à l'emprise des lobbys. 

L'emprise des lobbys sionistes 
Le sionisme influence de manière directe et flagrante l’ensemble de la politique étasunienne au Moyen-Orient. On se rappelle de l'interrogation d’Avnery : « Est-ce le chien qui remue la queue ou la queue qui remue le chien ? ». (2) Sous Clinton, Bush et Obama, les exigences de l'Etat juif ont toujours triomphé, même les plus délirantes. Si le travail de nettoyage ethnique se poursuit sans aucune retenue ni contrainte, c’est bien en raison du soutien immoral de l’allié étasunien (en plus de l’appui au moins silencieux de l’Europe). Bush, débordant de ferveur, avait « promu le lobby israélien, ou du moins sa branche la plus active, aux plus hauts échelons des cercles de décision de l’administration. […] Les néoconservateurs américains sont tous des membres du Likoud ». (3) Les sionistes, soucieux de maintenir leur hégémonie régionale au Moyen-Orient, ont joué un rôle déterminant dans la dévastation funeste de l’Irak. C'est eux qui dictent, à un degré ou à un autre, la politique agressive concernant l’Iran et la Syrie. Hier, ils faisaient pression sur l’administration Obama pour qu’elle assure en Egypte une « transition ordonnée » de l’après-Moubarak. Aujourd'hui, avec un aplomb cynique, Clinton ose demander au nouveau président de maintenir le blocus sur Gaza. Quant au candidat Romney, qui a perdu toute notion de l'honneur, il a déclaré que se sont « les différences culturelles » qui expliquent la disparité de niveau de vie entre Israël et les Palestiniens… 

Si les pseudos négociations successives avec les Palestiniens, n'ont jamais eu la moindre signification, c'est « parce qu’aucun président [étasunien] n’a voulu payer le prix politique intérieur nécessaire pour forcer Israël à se retirer des territoires occupés, d’autant plus qu’ils savaient que leurs efforts seraient contrecarrés par l’écrasante majorité des deux chambres du Congrès quelle que soit leur affiliation politique, de même que par les médias qui sont aux mains des sionistes ». (4) Du reste, de tels pourparlers n'ont aucune chance d'aboutir aussi longtemps qu'ils sont pensés en termes politiques et non en termes de droit international. Le problème est mis au rancart en alternance : avant les élections, en raison de l'agitation fougueuse des préparatifs ; au cours de la campagne électorale, à cause de l'état de focalisation générale ; après les élections, parce qu'on a d'autres chats à fouetter… et ainsi de suite jusqu'à l'infini. Aucune issue n'est envisagée, le processus d'expropriation suit son cours et les colons déploient leurs implantations à qui mieux mieux, rendant chaque fois une partie du territoire de Palestine définitivement sioniste. 

Obama qui a recueilli 61 % des voix des électeurs juifs ne voudrait pour rien au monde voir ce pourcentage diminuer, d'où son empressement à servir la bonne cause. Du reste, il est tenu de « rembourser » le crédit qui lui a été accordé et sans lequel sa victoire en 2008 n'aurait pas été possible. « S'il est vrai que le Congrès étasunien est contrôlé par le lobby israélien, alors ce lobby est contrôlé par le gouvernement israélien qui est lui-même contrôlé par les colons. Et donc les colons peuvent faire tout ce qu’ils veulent : construire de nouvelles colonies et agrandir celles qui existent, ignorer la Cour Suprême, donner des ordres à la Knesset et au gouvernement, attaquer leurs voisins chaque fois que ça les tente, tuer les enfants arabes qui jettent des pierres, déraciner les oliviers et brûler les mosquées ». (5) Notons, pour nuancer le propos, que nombre de lobbyistes ne sont pas d'accord avec la politique actuelle d'implantation et d'expansion : ils veulent par-dessus tout renforcer la sécurité d'Israël, craignent qu'un Etat malveillant et raciste soit exécré de par le monde… 

« Mais qui sont donc ces chiens de garde du sionisme, avec collier, bave et crocs ? ». (6) 
En France, les supporters d'Israël, qui sont supposés agir dans l’ombre, s'affichent au grand jour et interviennent tous azimuts. Les uns ont leurs entrées à l'Elysée et sont abondamment médiatisés (Finkielkraut, Bruckner, Lellouche, Attali, BHL…) ; les autres sont des artistes connus (Attal, Arditi, Boujenah…). Nombre d'entre eux occupent des postes clés, comme ces députés adhérents au Groupe France-Israël. 

Quant aux grands commis de l'Etat et autres politiques qui s'évertuent à être « israélo-compatibles », ils sont bien contents de prendre part au buffet annuel du CRIF. Cette coterie, qui prétend représenter la communauté juive, n’est en réalité qu’une représentation diplomatique de l’État colonial. Elle délivre des certificats de bonne conduite à ceux qui montrent patte blanche et clament leur soutien indéfectible au projet judéo-sioniste. 

Aujourd'hui, avec Fabius au Quai d'Orsay, Valls à l'Intérieur, Moscovici aux Finances, Kouchner à l'ONU [Haïti ?]... Hollande est décidément pris en tenailles par des sionistes exaltés, impénitents et sans vergogne. Tout se passe comme si la double allégeance était entrée dans les mœurs. Selon Blanrue, « ce n’est pas la tendance gauche ou droite qui prime, mais le fait que tel politicien est clairement identifié comme sioniste. […] Sarkozy n’a jamais caché qu’il allait mettre Israël au centre de tout ; et la France au service du projet unipolaire des Etats-Unis. Il a laissé entrevoir, bien avant d’être candidat, qu’il se consacrait au lobbying en faveur d’Israël ». (7) 

La plupart des politiques français sont pro-israéliens, mais un certain DSK est allé très loin en déclarant en 1991 : « dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, au travers de l’ensemble de mes actions, j’essaie de faire en sorte que ma modeste pierre soit apportée à la construction de la terre d’Israël ». (8) Il a également déclaré, en 2003, dans Tribune Juive : « Chaque matin, je me lève en me demandant comment être utile à Israël »… (9) Voici un personnage – par la suite candidat à la présidence – qui déclare sans ambages que les intérêts de tel pays étranger constituent la motivation principale de sa carrière politique ; il sait que personne ne va s'en offusquer. Et comment, une fois élu président, aurait-il pu servir l'Etat juif ? Mais tout simplement en consentant avec zèle à ses diktats, en s'impliquant dans ses desseins hégémoniques et ses agissements criminels, en prenant parti contre le peuple palestinien spolié. « La France est méconnaissable ! Toutes ses valeurs, toutes ses traditions, tous ses idéaux, tous ses Droits de l'Homme, sont piétinés… ». (10) 

Les partis politiques français ne sont pas en reste de signes d'allégeance. Le Front national, par exemple, n'a pas hésité à présenter un candidat franco-israélien dans la 8e circonscription des Français de l'étranger (bassin méditerranéen). « Se définissant comme un "juif de la Halakha" [loi juive], Michel Thooris, fonctionnaire de police fondateur du syndicat Action Police faisait ami ami avec les miliciens du Bétar et de la Ligue de Défense Juive ». (11) Il est vrai d'ailleurs que l'entité sioniste a toujours cherché le soutien de l’extrême droite européenne – des populistes islamophobes de l’UDC suisse aux fascistes suédois, y compris ceux qui ont un passif nazi ou antisémite avéré. 

Les choses sont en train de prendre une tournure alarmante : le lobby israélien se démène pour faire passer la loi appelée « Martin Luther King ». Sur ce point, Blanrue écrit : « Cette loi, qui est en gestation, vise à assimiler légalement l’antisionisme à l’antisémitisme. Si cette loi passe, cela veut dire qu’en France, l’antisionisme sera considéré comme un délit. Critiquer Israël pourra vous conduire en prison. C’est très grave. C’est l’Union des patrons juifs de France (UPJF), qui soutient ce projet de loi transmis à tous les députés français. C’est le plus fort syndicat sioniste de France ». (12) 

Que dire de la création en février dernier du « parlement juif européen », dont les 120 membres ont été élus par des internautes ? Il ne s'agit pas d'un canular. Courroucé, le porte-parole de l’Union Juive française pour la Paix en dit ceci : « Cette histoire de parlement est un nouvel épisode du chantage permanent à l’exception juive, parce que l’antisémitisme, parce que la Shoah, parce qu’Israël. Que l’Union européenne fasse siéger non un conseil représentatif des Juifs d’Europe (qui n’a pas lieu d’être), mais un assez misérable lobby du sionisme en grande pompe dans son siège même, dit à quel niveau d’aplatissement devant Israël l’institution en est arrivée ». (13) Pendant qu'on y est, pourquoi les Musulmans ne créeraient-ils pas un « parlement islamique européen », eux qui sont victimes d'un racisme morbide et d'une flopée de préjugés ? Après ce serait le tour des Noirs, des ROM, des Rapatriés, des Bretons… 

Mensonge et travestissement de la réalité 
Israël roule à tombeau ouvert, chacun en convient. Colonisation galopante, démolition de maisons et arrachage des arbres, déni d'accès à l'eau, emprisonnement inhumain de résistants, torture d'enfants, système d'apartheid et agressions quotidiennes, recours aux armes interdites par les conventions de Genève, non application des résolutions votées par l’ONU, assassinats en catimini, manipulations et intimidations partout dans le monde... La liste des crimes et exactions est notoirement longue. 

Qu'importe, la vérité historique est négligeable, seul compte l'utopie sioniste. Il s’agit de marteler sans répit : « Palestiniens terroristes », « une terre sans peuple », « territoires contestés » (surtout pas occupés), « Hamas ne veut pas la paix »… L’argument massue « Israël une démocratie » est démenti quotidiennement par les faits (rappelons-nous la déportation en juin dernier des demandeurs d’asile africains), mais répété des centaines de fois, il finit par s’imposer. L'anesthésique médiatique marche à merveille. Désormais le monde consent à la vision israélienne du drame palestinien : il est question non pas d'une force d'occupation et d'un peuple spolié, mais de deux parties « en conflit » – lequel conflit se ramène progressivement à une simple question humanitaire. 

Le sionisme travaille à pervertir les faits, à manœuvrer l’opinion publique.
Dans la guerre de propagande, il n’a jamais cessé d'innover, d’acquérir toujours plus de vigueur et d'habileté. Un câble a été transmis en décembre 2010 aux ambassades de l'Etat juif dans dix pays européens. Il ordonne de trouver rapidement un millier de personnes qui agiront en amis d’Israël. « Elles devront être recrutées parmi des journalistes, universitaires, étudiants et militants soit juifs soit chrétiens. Elles seront informées par des fonctionnaires israéliens pour intervenir en faveur d’Israël par des articles, lettres et interventions dans des assemblées publiques ». (14) 

Les profondes manipulations idéologiques, les mensonges variés ont eu des conséquences inattendues. En France, par exemple, les profanations de tombes sont en grande majorité perpétrées dans des cimetières chrétiens ou musulmans, mais les médias pervertissent sciemment la réalité en se focalisant sur les tombes juives. De même faut-il évoquer « l’imposture de ce juif rescapé d’Auschwitz, Herman Rosenblat qui a fait pleurer dans les chaumières sur son histoire d’amour alors que tout cela n’était que fabulation ». (15) Quant aux « agressions antisémites » qui soulèvent l'indignation empressée des officiels, nombre d'entre elles sont fondées sur de simples mensonges. (16) 
Le statut de victime, entretenu par les média-menteurs, a permis aux conquérants juifs de passer outre les lois internationales, de se moquer des actions de protestation. L’idée trompeuse, bien incrustée dans les esprits, de « la terre promise par Dieu à Israël » continue de sévir parce que justement les sionistes détiennent ces médias. Alan Hart (auteur de « Zionism, The Real Enemy of the Jews») écrit : « Le plus grand de tous les mensonges de la propagande sioniste est celui qui affirme qu’Israël est en danger constant d’anéantissement, que ses juifs seraient jetés à la mer ». (17) Chacun est à même de comprendre que l’entité censée être en danger est une puissance nucléaire, fabrique des drones, des blindés, des satellites, des bombes atomiques… Mais les clairons de l'intoxication agissent directement sur le subconscient ; et voilà qu'on se met à croire que le pot de fer est menacé de mort par le pot de terre. Il doit bien y avoir des moments où les manipulateurs doivent pouffer de rire. 
Rudi Barnet se met ironiquement dans la peau d'un israélien : « Une de nos grandes forces a été de parler de paix depuis 60 ans, de proposer des négociations, d'afficher une volonté de solution pacifique... tout en continuant notre expansion territoriale. Nous sommes les rois du "faire traîner", les experts du piétinement ! » (18) Le mouvement judéo-sioniste, fort du soutien inique des Occidentaux, se complait désormais dans la posture du « chien enragé » (Moshé Dayan). C'est l'objet du prochain article. 
Thami BOUHMOUCH 
Août 2012 
Professeur Université AïnChock Casablanca 
http://bouhmouch.blogspot.com<http://bouhmouch.blogspot.com/> 
(1) T. B., Judéo-sionisme : lorsque la mystification devient vérité, in : http://bouhmouch.blogspot.com/2011/09/judeo-sionisme.html septembre 2011. 
(2) Cf.
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-queue-ne-remue-pas-le-chien-97483 
(3) Kathleen Christison,
http://www.legrandsoir.info/Les-USA-sont-au-service-d-Israel-au-Moyen-Orient-Counterpunch.html février 2011. 
(4) Jeffrey Blankfort,
http://www.legrandsoir.info/Israel-est-la-menace-la-plus-immediate-au-futur-de-notre-planete-Dissident-Voice.html octobre 2010. 
(5) Uri Avnery,
http://www.legrandsoir.info/Les-colons-font-tout-ce-qu-ils-veulent-au-pays-des-colons.html avril 2011. 
(6) DR,
http://www.resistance-politique.fr/article-a-propos-de-boycott-des-produits-israeliens-106257420.html juin 2012. 
(7) Paul-Éric Blanrue (interview),
http://www.silviacattori.net/article872.html juin 2009. 
(8) Cité par Diana Johnstone,
http://www.legrandsoir.info/La-gauche-francaise-devrait-voir-le-bon-cote-des-choses-Et-ne-pas-pleurer-Strauss-Kahn.html mai 2011. 
(9) Cité par Eva R-sistons,
http://r-sistons.over-blog.com/article-dsk-une-catastrophe-pour-la-gauche-et-pour-la-france-eva-r-sistons-dossier-57887874.html février 2010. 
(10) Eva R-sistons,
http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/20-categorie-10550742.html Janvier 2011. 
(11) Bakchich,
http://www.alterinfo.net/Le-Front-la-joue-communautaire-en-Israel_a78485.html juin 2012. 
(12) Paul-Éric Blanrue, op. cit. Je souligne. 
(13) Cf.
http://www.ujfp.org/spip.php?article2212 février 2012. 
(14) ManlioDinucci,
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22262 décembre 2010. 
(15)
http://effondrements.wordpress.com/2012/07/28/comment-francois-hollande-est-soumis-pieds-et-mains-lies-au-lobby-sioniste-franc-maconnique/ 
(16) Cf.
http://judeologie.com/2012/07/12/fausses-agressions-antisemites/ 
(17) Alan Hart,
http://www.alterinfo.net/Le-sionisme-demasque-un-conte-de-fees-qui-est-devenu-un-cauchemar-terrifiant_a42775.html février 2010. 
(18) Rudi Barnet,
http://michelcollon.info/Tout-va-bien-Aux-defenseurs-du.html février 2012. 



3-2 belga.be © & afp. : Pas de poursuites contre la CIA pour la mort de détenus.

Les Etats-Unis ont mis fin à l'enquête sur la mort de deux personnes détenues dans des prisons secrètes de la CIA après le 11-Septembre et décidé de renoncer à des poursuites, a annoncé jeudi le ministère de la Justice.

"Le ministère renonce à des poursuites car les preuves recevables (devant un tribunal, ndlr) seraient insuffisantes pour obtenir une condamnation au-delà du doute raisonnable", justifie le ministre Eric Holder dans un communiqué.
L'enquête avait débuté en août 2009 quand M. Holder avait demandé à un procureur de passer en revue les interrogatoires de la CIA menés sur 101 détenus dans des lieux tenus secrets en dehors des Etats-Unis, pour déterminer si des lois avaient été enfreintes.
Le procureur, John Durham, devait notamment vérifier si des techniques d'interrogatoire musclées non autorisées avaient été mises en oeuvre par les agents de la CIA.
En juin 2011, il avait recommandé la clôture de toutes les enquêtes sauf une sur les circonstances de la mort de deux détenus.
En 2002, les Etats-Unis avaient adopté dix "techniques d'interrogatoire musclé" assimilées à de la torture par de nombreuses voix critiques, avant d'obtenir des renseignements des personnes capturées et soupçonnées de liens avec Al-Qaïda.
Ces méthodes comprenaient notamment la privation de sommeil, la mise à nu du détenu ou encore la simulation de noyade, à laquelle le cerveau autoproclamé des attentats du 11-Septembre, Khaled Cheikh Mohammed, a été soumis 183 fois lors de sa détention dans une prison secrète de la CIA en Pologne entre 2003 et 2006.

31/08/12 - 06h51  

Source: belga.be © afp.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1493650/2012/08/31/Pas-de-poursuites-contre-la-CIA-pour-la-mort-de-detenus.dhtml



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 Lalo Vespera : 9/11 : La Parenthèse Enchantée.

Un livre de Lalo Vespera, membre de ReOpen911, à paraitre en septembre 2012

Chaque semaine cet été, du mardi 3 juillet au mardi 11 septembre 2012, ReOpen911 publie en exclusivité un extrait de "La Parenthèse Enchantée"

De la conquête de l’Ouest à l’invasion de l’Irak, en passant par l’incident du Golfe du Tonkin, une bonne part des historiens et des journalistes des médias traditionnels est disposée à reconnaître et à explorer certaines déviances de l’appareil d’État américain AVANT le 11-Septembre et APRÈS le 11-Septembre. Mais étrangement, cet événement spécifique survenu en 2001 semble pour eux s’inscrire dans une parenthèse enchantée. En effet, selon le rapport officiel sur les attentats, il ne fait aucun doute que, ce jour-là, tous les responsables de l’administration américaine étaient par défaut vertueux, ou a minima, animés des meilleures intentions démocratiques et patriotiques. Et dans leur immense majorité, les médias occidentaux cautionnent sans réserve ce récit qui fut délivré à l’époque par le gouvernement Bush.

Suivez cette série d'articles en ReOpenNews

http://www.reopen911.info/News/2012/08/07/la-parenthese-enchantee-611-mai-2001-letat-bascule-dans-lombre/

 

Il est maintenant reconnu qu’al-Qaïda aide l’opposition syrienne

03 août, 2012 by GeantVert

http://www.reopen911.info/News/2012/08/03/guerre-a-la-terreur-vous-ne-lavez-pas-remarque-mais-al-qaida-est-maintenant-notre-alliee/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29


La “Guerre au terrorisme” a changé, et pas un Américain sur 1000 ne l’a remarqué : nous combattons désormais aux côtés d’al-Qaïda

paru sur le Washington’s Blog, le 31 juillet 2012

Traduit de l’anglais par GV pour ReOpenNews

Ce que vous devez savoir sur ce revirement impensable…

Dans le roman de George Orwell, 1984, le pays dénommé Océania est en guerre contre l’Eurasia depuis des années.

Océania change soudain de camp, désigne l’Eastasia comme son ennemi mortel et fait de l’Eurasia son nouvel allié.

Le gouvernement utilise la propagande pour convaincre le peuple que « Nous avons toujours été en guerre contre l’Eastasia. » Le peuple abruti ne remarque même pas qu’ils ont changé de camp et se rallie aveuglément à l’Eurasia qu’il considère comme son allié historique.

La même chose se produit dans le monde réel avec "al-Qaïda".

Les gouvernements occidentaux et les médias "mainstream" ont admis le fait qu’al-Qaïda combattait contre le gouvernement syrien, et que l’Occident soutenait l’opposition en Syrie… qui collabore avec al-Qaïda.

De la même façon, l’opposition qui a renversé Kadhafi en Libye était essentiellement issue d’al-Qaïda… et elle semble maintenant avoir pris le contrôle du pays (et ses éléments sont essentiels dans les combats en cours en Syrie).

 

Les USA financent également des groupes terroristes sur le sol iranien.

Mais bien sûr, al-Qaïda a été accusée pour les attentats du 11-Septembre, et cette décennie de "guerre au terrorisme" a consisté à éradiquer al-Qaïda et ses groupes affiliés.

Par conséquent, le fait que nous considérions maintenant les combattants d’al-Qaïda comme nos alliés, quelle que soit la forme que cela prenne, est une chose tout à fait orwellienne.

Rappelez-vous, le conseiller à la Sécurité nationale de Jimmy Carter l’avait admis sur CNN, nous avons formé et soutenu Ben Laden et les autres chefs d’al-Qaïda dans les années 1970 afin d’aller combattre les Soviétiques. (Il a aussi déclaré devant le Sénat en 2007 que la guerre à la terreur était "un conte mythique historique").

Et comme le professeur en stratégie au Collège naval, ex-analyste de la NSA et officier de contreterrorisme John Schindler l’a écrit, les USA ont soutenu Ben Laden et d’autres terroristes d’al-Qaïda en Bosnie. [Se référer aussi au livre ci-contre, en français - NdT]

Mais évidemment, nous avons perdu le contrôle et ils se sont retournés contre nous… et ensuite il nous a fallu des années pour chasser et finalement abattre Ben Laden. OK ?

Peut-être bien. Toutefois :

  • L’officier en chef chargé de la capture de Ben Laden durant l’invasion de l’Afghanistan a affirmé que les USA avaient laissé celui-ci s’échapper d’Afghanistan.
  • Un colonel à la retraite et les analystes militaires de Fox News ont déclaré : « Nous savons, avec 70% de certitude – ce qui est énorme en matière de Renseignement – qu’en août 2007, Ben Laden était dans un convoi se dirigeant le sud de Tora-Bora. Nous avions la cible dans nos caméras, à travers nos satellites. Nous écoutions ses conversations. Nous avions la meilleure équipe de chasseurs/tueurs au monde – la Seal Team 6 – dans les parages. Et nous avions le très efficace Commandement conjoint des armées (JSOC, pour Joint Special Operations Command) qui collaborait avec la CIA et d’autres agences. Nous avions des drones sans pilotes chargés de missiles sous leurs ailes ; nous avions les meilleures forces aériennes de toute la planète, n’attendant qu’une chose, envoyer une bombe sur la tête des terroristes. Nous l’avions dans notre viseur ; Nous l’aurions eu à tous les coups… Mais de façon incroyable, et à mon avis, criminelle, nous n’avons pas abattu Ben Laden. »
  • Des soldats français insistent pour dire qu’ils auraient pu facilement capturer ou tuer Ben Laden, mais que le commandement américain les en a empêchés.
  • Un membre du Congrès américain affirme que l’administration Bush a intentionnellement laissé s’échapper Ben Laden de manière à justifier la guerre en Irak.

Mais les magouilles avaient commencé bien avant le 11-septembre :

  • L’enquête conjointe du Congrès sur le 11/9 a découvert qu’un informateur du FBI avait accueilli et loué un appartement à deux des pirates de l’air en 2000, et que, lorsque l’enquête a demandé à interroger cet informateur, le FBI a refusé tout net, et l’a caché dans un lieu secret, et qu’un haut-responsable du FBI a déclaré que ces manœuvres de dissimulation étaient menées suite à des ordres émanant directement de la Maison Blanche (ce qui est confirmé ici par le coprésident de l’enquête conjointe et ex-chef du Comité du Renseignement au Sénat, Bob Graham ; et lisez aussi cet article de Newsweek).
  • Les attentats contre les Tours Jumelles à l’aide d’avion étaient prévus depuis des années, mais les USA n’ont rien fait pour les empêcher.
  • Non seulement le gouvernement écoutait les conversations de Ben Laden, mais ils connaissaient les plans des pirates de l’air de leur bouche même.
  • Un officier haut-gradé du renseignement militaire a déclaré que son unité – chargée de traquer Ben Laden avant le 11/9 – a été écartée de cette tâche, et que leurs avertissements comme quoi le World Trade Center et le Pentagone allaient être la  cible d’attentats ont été ignorés.
  • Plusieurs employés bien placés au département de la Défense ont affirmé que le gouvernement avait volontairement écarté leur témoignage sur la traque de Mohammed Atta avant le 11-Septembre.
  • Un des formateurs d’al-Qaïda travaillait avec les Bérêts verts et la CIA, et était un informateur du FBI.
  • La CIA semble avoir aidé la plupart des pirates de l’air du 11/9 à obtenir un visa d’entrée aux USA.

Et aussi :

  • D’après l’un des plus importants journaux français [Le Figaro - NdT], des agents de la CIA ont rencontré Ben Laden deux mois avant le 11/9, alors que celui-ci était recherché pour l’attentat contre l’USS Cole.
  • Sibel Edmonds – une ancienne traductrice du FBI, jugée extrêmement crédible par l’Inspecteur général du département de la Justice et plusieurs sénateurs – affirme qu’Oussama Ben Laden travaillait pour les USA pratiquement jusqu’au jour du 11 septembre 2001, et que ce fait est tenu caché, tout simplement parce que les USA sous-traitent les opérations de terrorisme à al-Qaïda et aux talibans depuis de nombreuses années.

Nous avons toujours été en guerre avec l’Eastasia…

 

Traduit de l’anglais par GV pour ReOpenNews        (les liens en gras sont en français. Pour les liens en anglais, se reporter au texte original)

 

Livres en lien avec cet article :

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5 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

5-1 Mediapart dans l'impasse du 11-Septembre

Posté par .Rédaction le 22/08/2012

http://www.reopen911.info/11-septembre/mediapart-dans-l-impasse-du-11-septembre/

Le 11 septembre ressemble à un vaste labyrinthe où une vérité en trompe l'œil dissimule une réalité complexe.

Il est probable qu'elle fascinera encore longtemps chercheurs et historiens.

Eric LaurentLa face cachée du 11 septembre, 2005

Autour du 11 Septembre prospèrent les croyances de chacun. Certains croient la version officielle pendant que d’autres y voient un grand complot. Entre ces deux positions dépassées, beaucoup de doutes mais surtout des familles de victimes, des témoins, des survivants, des professionnels, des associations et de nombreux citoyens qui demandent plus d’explications à travers la réouverture d’une enquête. Pour ce faire, ils énoncent des faits et posent des questions qui contrarient sérieusement la version officielle mais dont la couverture médiatique est extrêmement rare. Incapables de traiter le sujet à sa juste valeur, la plupart des médias écartent en général toute remise en cause et pointent simplement du doigt les conspirationnistes, qui à leur tour voient dans cette attitude la confirmation d’un appareil médiatique complice. Ils ne font alors que nourrir réciproquement des croyances en nuisant à la recherche de la vérité. Ceux qui défendent encore la version officielle du 11-Septembre ne sont donc pas plus crédibles que les théories du complot qu’ils dénoncent.

 

C’est ainsi qu'à l’approche de la 11ème commémoration des attentats du 11 septembre 2001, le site Mediapart, journal d’information numérique indépendant, a choisi de publier une enquête en quatre volets sur les théories du complot. Malheureusement, ce média qui a participé à la mise en lumière de nombreux faits négligés par d’autres sur des événements équivoques telles que les affaires Bettencourt et Karachi, a choisi d’enfermer le développement de son enquête dans une impasse de clichés concernant le 11-Septembre au lieu d’opposer des faits tangibles aux théories qui entourent ce drame. En l’occurrence, la controverse est rangée sans distinction dans la case des pathologies mentales, alors que pas une ligne n’est dédiée à faire l’examen de la version officielle. Et c’est bien là toute l’inutilité de la démarche. En continuant d’esquiver le débat sur des éléments factuels, Mediapart ne fait que contribuer à la défiance des citoyens face aux médias tout en refusant de participer à l’éducation du public sur un sujet aussi souvent mal compris, tant par les journalistes que par lescomplotistes qu’ils abhorrent.

 

Au fil des articles de Nicolas Chevassus-au-Louis, l’enquête se transforme en définitive en une critique sans grandes nuances des théories du complot où toutes les controverses de l’histoire sont mises sur le même plan et sur lesquelles toutes les opinions contestataires ne seraient que le fruit d’une propension maladive à douter de tout. Après un premier article sur l’histoire des théories du complot, un deuxième se consacre spécialement au 11-Septembre qui se trouve rangé à son tour dans la même catégorie. Et ainsi de suite, le journaliste entame sontroisième volet par une étude sociologique où il est demandé à 348 habitants de Philadelphie de donner « leur appréciation de dix théories du complot » : on y trouve pêle-mêle des questions sur les soucoupes volantes ou l’utilisation du virus du sida par le gouvernement américain, comparées aux assassinats de Martin Luther King et John F. Kennedy, ou encore à l’affaire des otages américains de Téhéran en 1980. Tous ces différents sujets sont-ils juste l’objet de théories délirantes ? Ou existe-t-il parmi eux des théories du complot recevables et qui méritent d’être étudiées ? La réponse n’est pas si simple pour qui s’est penché sur ces questions mais l’auteur n’en dira pas un mot. Au contraire, il généralise et sème une confusion dérangeante entre de simples rumeurs et des sujets concrets toujours soumis à l’étude des journalistes et des historiens. C’est très justement ce genre de confusion entretenue par l’auteur autour du terme de « théorie du complot » qui provoque la méfiance de nombreux lecteurs et permet d’introduire sur le terrain des faits des théories illégitimes.

 

Mais alors que l’auteur dénonce justement l’élaboration de telles théories dans le cas du 11-Septembre, il leur reproche en même temps de bien se garder « de suggérer un scénario alternatif […] qui pourrait être soumis à l’épreuve des faits » reprenant ainsi le philosophe Steve Clark. Outre l’incohérence de la remarque avec sa position de départ, elle ne tient aucunement compte de la demande de réouverture d’une enquête par la majorité des personnes concernées. Cela s’oppose donc par nature à prétendre connaitre ce qui s’est véritablement passé, bien que de nombreuses recherches tentent de le comprendre à défaut de voir les médias se charger de l’enquête. Par ailleurs, l’auteur néglige complètement de son côté d’appliquer ce principe de vérification des faits quant à la version officielle du 11-Septembre. Pourquoi ? Il est tout aussi étonnant que celui-ci reproche aux prétendus conspirationnistes d’insister sur les faits, de faire appel à des experts ou encore de s’intéresser aux conflits d’intérêts alors même que ces critères devraient être regardés comme des moteurs de l’investigation journalistique.


Mediapart mène l’enquête…

Le journaliste de Mediapart va tout de même faire appel à ses propres experts pour invalider les critiques de la version officielle du 11-Septembre, en commençant par deux spécialistes en rhétorique, Loïc Nicolas de l’Université libre de Bruxelles et Thierry Herman de celle de Neufchâtel. Ce choix démontre que l’auteur considère a priori que les faits en question ne méritent aucun débat et que tout cela ne repose finalement que sur ce qu’il nomme « les procédés de la rhétorique conspirationniste » auxquels il lui suffit donc d’opposer des rhétoriciens de son choix. Il est assez amusant au passage d’observer par quels fastidieux efforts rhétoriques, Loïc Nicolas cherche à invalider la qualité des experts qui contestent la version officielle dans le court extrait vidéo sélectionné par l’auteur. Un autre extrait vidéo de l’article laisse place à l’historien Emmanuel Kreis, auteur de plusieurs travaux sur les théories du complot. Cependant, l’extrait choisi par le journaliste ne parle à aucun moment du 11-Septembre bien qu’il s’agisse du sujet central de l’article : à la place, on y parle des théories du complot autour de la période de la seconde guerre mondiale, de l’influence de la littérature, des jeux vidéos ou du cinéma, ou encore des illuminatis. Pour entendre en revanche son opinion sur le sujet, il faut se reporter à la fin de la version complète de l’entretien où il déclare que « le 11-Septembre n’est en soi rien d’une théorie du complot » et nous dit même que « le fait de se poser des questions sur les attentats du 11-Septembre et la version officielle produite par le gouvernement américain n’est pas illégitime ». Alors que l’article porte très précisément sur le 11-Septembre, pourquoi le journaliste de Mediapart préfère-t-il présenter un extrait sans aucun rapport avec le sujet traité, plutôt que de relayer ce que le spécialiste qu’il interroge en pense réellement ? Le biais de l’auteur est évident.

 

Puis lorsque le sujet dévie inévitablement sur l’effondrement des tours du World Trade Center, l’auteur fait appel à Jérôme Quirant pour contester « une liste de près de 1.500 architectes et ingénieurs exprimant des doutes sur le rapport publié en 2004 par la commission d’enquête » (ils sont en fait 1.704 et critiquent les rapports du NIST de 2005 et 2008). S’appuyant sur sa caution scientifique, l’auteur déclare ainsi que la pétition regroupe différents spécialistes « mais seulement une cinquantaine de signataires dont les titres laissent à penser qu’ilsmaîtrisent un tant soit peu le calcul de structures, bref qu’ils sont d’authentiques experts », ce qui du point de vue même de l’auteur, en dehors des termes dépréciatifs empilés grossièrement et laissés en italique, nous laisse pourtant avec une cinquantaine de signataires maitrisant le calcul de structure, ce qui mériterait au moins un débat contradictoire sur la question. Dans le même genre, l’auteur affirme que sur son site - alors que celui-ci est fermé aux commentaires (contrairement au nôtre) - « Jérôme Quirant n’a reçu que très peu de messages de truthers avançant des arguments techniques, comme si ces derniers n’étaient pas intéressés par la discussion scientifique contradictoire ». L’abus de confiance va encore plus loin quand le journaliste nous dit de façon péremptoire que les « particules extraites des décombres des tours jumelles […] se sont avérées n’être que des résidus de peinture », ce qui est précisément la thèse de Jérôme Quirant bien qu’il n’ait aucune compétence en la matière. Or, bien que l’étude de Jim Millette sur laquelle se fonde cette assertion conteste la présence de thermite ou de nano-thermite dans les poussières du World Trade Center, elle note bien que « la composition des chips rouges/grises ne correspond pas à la formule d’apprêt utilisée sur les colonnes métalliques des tours du World Trade Center ». Dès lors, s’il est souvent préférable de laisser la science aux scientifiques, cela ne signifie en aucun cas de prendre pour argent comptant tout ce qu’ils racontent, et cela vaut autant pour le journaliste de Mediapart que pour le reste de ceux qui s’intéressent vraiment au sujet. Le 11-Septembre étant loin de se résumer à un débat scientifique où les théories s’affrontent, il aurait été utile que l’auteur se penche en priorité sur des faits dont chacun peut juger la pertinence.

 

Mais le plus navrant dans cette série d’article, c’est que, du point de vue qu’elle défend, tous ceux qui critiquent la version officielle du 11-Septembre passent eux-mêmes pour des théoriciens du complot, quels qu’ils soient et quoi qu’ils disent, ce qui, par ailleurs, n’a pas l’air d’intéresser vraiment l’auteur. Il conclut ainsi que les doutes exprimés sur le 11-Septembre relève d’une « foi comparable à celle de ces sectes qui survivent sans peine aux échecs répétés des prédications du gourou ». Il est rejoint dans ce sens par Philippe Corcuff qui dans les commentaires compare les « fidèles de ReOpen911 » aux « Témoins de Jéhovah » lorsque nous l’interpellons sur ce genre de généralités abusives. De même, l’auteur se demande si « les partisans des théories du complot ne sont-ils pas […] statistiquement plus enclins à croire aux fantômes et à la transmission de pensée, à ne pas vouloir passer sous une échelle, à toucher du bois pour conjurer le mauvais sort ? ». « Plus l'on se méfie d'autrui, plus l'on se sent socialement en difficulté, et plus on adhère aux discours conspirationnistes », continue l’auteur. Il va même jusqu’à parler de « mauvais citoyens, décidément, que ces adeptes des théories du complot. Au mieux, des malades. Au pire, des dangers pour la démocratie » avant de se rattraper en précisant que « des courants de la psychologie proposent une interprétation autrement plus subtile de la formation de croyance en une théorie du complot ».


ReOpen911 vu par Mediapart

Face à de tels propos qui rappellent les excès de Philippe Val ou Laurent Joffrin, il est essentiel d’écouter attentivement ce que dit l’historien Emmanuel Kreis dans la version intégrale de la vidéo de Mediapart : « Alors ce n’est pas en tant que telles les théories du complot finalement qui évoluent, mais c’est le regard qu’on leur porte. Donc des attaques extrêmement violentes, sur non seulement les théories du complot proprement dites, mais aussi un ensemble de doutes, d’hypothèses. Alors on peut appeler ça - je sais pas comment - d’hypothèses du complot peut-être ou de réflexions sur le complot, qui se retrouvent intégrées finalement dans une dénonciation globale. Alors pour l’instant ça fait, disons depuis le 11-Septembre que ces choses prennent une réelle dimension importante, médiatique, qui touche largement les gens. Les effets produits ne sont pas encore forcément faciles à analyser, à palper, mais il est évident que ça va avoir des effets. Ne serait-ce qu’un simple effet pervers, qui est de faire que des gens qui se posent simplement des questions, en étant attaqués extrêmement fortement sur des questions qui sont bien souvent même légitimes - enfin je veux dire le fait de se poser des questions sur les attentats du 11-Septembre et la version officielle produite par le gouvernement américain n’est pas illégitime - ces gens donc, se posant des questions, vont donc être renvoyés finalement à une image de conspirationnistes, et du coup, on commence à avoir un élargissement finalement de l’impact de ces théories du complot dans des milieux qui jusqu’alors, n’étaient pas particulièrement touchés par ces théories, et finalement ces gens vont dériver vers tout autre chose. Donc qu’est-ce que cela peut produire, qu’est-ce que cela peut donner, est-ce que cela va enrichir les théories du complot, va les massifier ? Je n’en sais rien, mais en tout cas c’est quelque chose sur lequel, à mon avis, on ne réfléchit pas assez, et qui peut avoir des conséquences à la fois donc sur les théories du complot, mais également sur les sociétés ».

 

Nicolas Chevassus-au-Louis aurait été bien inspiré de prendre ces paroles en considération quand il a réalisé son enquête. Non seulement parce que l’historien refuse l’appellation de théorie du complot sur le 11-Septembre et qu’il ne trouve pas illégitimes ces interrogations, mais plus spécifiquement parce que la qualité de son enquête reflète parfaitement l’effet pervers dont parle Emmanuel Kreis. En traitant ainsi la question du 11-Septembre, outre le fait d’être improductive à faire avancer le débat, son enquête est peut-être même totalement contre-productive. Comme le disait Alain Garrigou sur son blog du Monde Diplomatique en 2011, « c’est une affaire d’examen dans tous les cas, soit exactement ce dont nous prive la dénonciation des visions conspiratives. […] La dénonciation de la théorie du complot est paresseuse. Elle rassure à bon compte car le complot fait doublement peur. […] Le dévoiement de la raison en complots fantasmatiques ne saurait être utilisé systématiquement contre l’ambition scientifique de dévoilement. Elucider des mécanismes, dévoiler des systèmes, comprendre des logiques n’est pas mettre à jour des complots, même si c’est parfois le cas, mais révéler que les raisons et les méthodes de l’action échappent à la lucidité des acteurs. »

 

Lorsque l’on soustrait l’examen des faits à un sujet aussi complexe et controversé, on peut effectivement arriver à faire passer des opinions avisées pour de simples croyances, de la superstition, et ainsi les associer à un profil social ou psychologique particulier, études à l’appui. Mais si l’on se désintéresse totalement des faits, ne peut-on pas faire de même avec l’affaire Karachi, qualifiée de « fable » par Nicolas Sarkozy ? Ceux qui croient à la théorie du complot dans l’affaire Karachi ne sont-ils pas plus enclin à croire à l’Affaire Bettencourt ? Quelles sont les couches sociales qui pensent que Kadhafi a financé la campagne de Sarkozy ? Combien parmi eux doutent également du 11-Septembre en rapport ànotre sondage de 2011 ? Et on peut continuer comme ça indéfiniment… C’est pourtant de cette manière que Mediapart a mené son enquête, en assimilant le 11-Septembre à des histoires sans aucun fondement relayées par des ahuris paranoïaques.

  

Interpellé sur les plus de 1.700 réactions suscitées par cette enquête, EdwyPlenel a répondu que « l'auteur de cette pertinente enquête, Nicolas Chevassus-au-Louis, veille lui-même à répondre aux commentaires. Un cinquième et dernier volet de sa série reprendra et synthétisera prochainement ses réponses aux objections et critiques ». Quand on se souvient que le président de Mediapart, à l’époque où il l’écrivait pour lesoir.be, disait du travail de Denis Robert sur Clearstream que « cette enquête Canada Dry, qui avait l’allure d’une investigation mais en aucun cas sa consistance, appliquait à la finance mondiale une variante des théories du complot », il y a de quoi se demander ce qu’est pour lui une enquête pertinente (Denis Robert a gagné en justice et face à tous ses détracteurs). Dans le cas présent, nous n’espérions rien d’un cinquième volet et cela s’est confirmé dans un article en réponse aux commentaires publié le 20 août. Bien que l’auteur, accompagné cette fois-ci par Sophie Dufau, tente de désamorcer quelques généralités trop fréquemment dénoncées par les lecteurs, il continue néanmoins de collectionner les idées reçues sur le 11-Septembre. Ainsi, contester la version officielle se résumerait, selon eux, à des « discours refusant d’attribuer les attentats du 11 Septembre aux islamistes de Ben Laden » et serait le « paradigme de la théorie du complot ». De tels préjugés démontrent à quel point ils ne connaissent pas et ne comprennent pas le sujet dont ils parlent. Ont-ils seulement pris le temps (85 minutes) d’écouter les familles de victimes dans le documentaire 9/11 Press for Truth ? Ils affichent en revanche une confiance inébranlable envers une commission d’enquête dont ils n’ont probablement pas lu le rapport, tout comme la somme d’ouvrages qui en font la critique. Et quand ils comparent sans gêne leurs contradicteurs aux « créationnistes » ou aux « climatosceptiques », que savent-ils vraiment de Coleen Rowley, Sibel Edmonds, Ann Wright, Anthony Shaffer, Robert Wright, Ray McGovern et tant d’autres ? Au final, ils citent Marcel Proust et nous disent que « les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances » : est-ce un aveu ?

 

Le dernier mot sera laissé à Donna Marsh O’Connor, qui a enseigné la littérature et la rhétorique à l’Université de Syracuse pendant plus de vingt ans. Contrairement aux spécialistes en rhétorique cités par Nicolas Chevassus-au-Louis, elle a étudié le sujet et sait de quoi elle parle. Et pour cause, elle a perdu sa fille qui se trouvait en haut de la Tour Sud du World Trade Center lors des attentats du 11-Septembre et agit au sein de l'association SeptemberEleventhFamilies for PeacefulTomorrows. Ce qu’elle disait le 11 septembre 2006 en soutien d’une nouvelle enquête est peut-être la meilleure réponse que l’on puisse apporter à celle de Mediapart et ce sera d’ailleurs notre conclusion : 
Sébastien Durrbach
Membre de l’association ReOpen911


le 11 septembre 2012

Article original : "Ground Zero redux" 

Pepe Escobar (Asia Times Online) Retour sur Ground Zero,

NEW YORK - dans le redoutable film de David-Cronenberg Cosmopolis (France/Canada, 2012), tiré du roman homonyme de Don DeLillo, le jeune milliardaire Eric Packer (joué par Robert Pattinson) traverse lentement New York dans sa limousine blanche, confortablement installé sur un trône confortable en cuir incrusté d'écrans.

Il ne ressent... rien ; pour l'essentiel, il aspire le monde dans sa propre inertie. A l'extérieur de son cabinet silencieux en mouvement, c'est le chaos total, avec des activistes qui aspergent de rats des restaurants huppés sous la tension de la menace d'une apocalypse imminente.

C'est le monde qui se métamorphose en ultra capitalisme dématérialisé, ou qui est avalé par lui ; un monde en état de crise, déterminé par la violence, et avec la violence comme seul horizon possible. Ainsi qu'une marchande d'art libidineuse (jouée par Juliette Binoche) le dit à Packer : « C'est le cyber-capital qui crée le futur ».

Une promenade au milieu de la nuit à Ground Zero offre un contexte supplémentaire à Cosmopolis. C'est là où notre modernité post-apocalyptique a commencé, il y a 11 ans - et où le cyber-capital continue toujours de créer au moins une partie du futur. Ainsi que Cosmopolis le montre, le turbo-capitalisme n'est pas seulement en crise ; le turbo-capitalisme, pour faire court, EST la crise.

Au coeur de la nuit, Ground Zero reste un site étrange. Il y a le mémorial. Il y a la nouvelle tour de verre non terminée. Et, tout au long du récit, subsistent les trous de la dimension de Ground Zero.

Cette semaine, 11 ans après le 11/9, on ne parle en ville (en crise) que du « héro » des Navy SEAL, échangeant son anonymat contre la poignée légendaire de dollars et disant les choses comme elles sont - « les choses » étant la suppression de « Geronimo », alias Oussama ben Laden, le présumé cerveau du 11/9, l'ensemble du spectacle emballé comme un célébration de « déférez-le devant la justice ». 
[1]

Pourtant, la suppression de « Geronimo » n'a pas clos l'affaire ; elle n'a réussit qu'à balancer un lot de vérités embarrassantes au fond de la Mer Arabique. Il y a plus de trois ans, l'indispensable Sibel Edmons certifiait comment Oussama était « un de nos salopards » directement lié au 11/9. [2] Et Richard Behan livrait un peu plus tôt une déconstruction succincte de la route vers le 11/9, exposant une fois encore l'idée fausse sur la « guerre contre la terreur ». [3]

Lorsque j'avais interviewé le Lion du Panshir, Ahmed Shah Massoud, fin août 2001 - seulement deux semaines avant son assassinat, le 9 septembre, le feu vert pour le 11/9 - il était convaincu que les Etats-Unis n'envahiraient pas l'Afghanistan pour attraper « Geronimo ». [4]

Ce que Massoud ne savait pas, alors, était ce qui s'était passé le 2 août à Islamabad, lorsque la négociatrice du Département d'Etat US, Christine Rocca, avait répété, sans équivoque, pour la dernière fois à l'ambassadeur Taliban auprès du Pakistan, Abdul Salam Zaïf : « Soi vous acceptez notre offre d'un tapis d'or, soi nous vous enterrons sous un tapis de bombes ». L'offre concernait le « Pipelineistan » - un tapis d'or pour les Taliban en échange des droits de transit pour la construction par UNOCAL du pipeline TAP (Turkménistan/Afghanistan/Pakistan).

Déjà, avant même l'offre finale de Rocca, l'administration de George W. Bush - à la réunion du G8 à Gênes, en Italie, en juillet - avait déjà secrètement informé les Européens, plus le Pakistan et l'Inde, que Washington commencerait à bombarder l'Afghanistan à partir d'octobre. C'était plusieurs semaines avant que le « Pearl Harbor », très cher aux néo-cons[ervateurs], ne soit envoyé par la Providence sous la forme du 11/9.

Le trucage des combattants de la liberté

Onze ans plus tard, les sténographes légendaires de l'Empire encouragent désormais avec enthousiasme ... al-Qaïda (qu'y a-t-il de nouveau ?). L'administration de Barack Obama - mettant en suspens la terminologie sur la « guerre contre la terreur » et orwellinisant ses méthodes - a travaillé côte à côte avec le Groupe des combattants libyens lié à al-Qaïda pour renverser Moummar Kadhafi en Libye ; et, côte à côte avec la Maison des Saoud, il soutient un chapelet de djihadistes salafistes de la variété al-qaïdesque pour renverser le régime de Bachar el-Assad en Syrie.[5]

Nous nous souvenons tous du moudjahidin pris en photo aux côtés de Ronald Reagan ; ils étaient chéris en tant que « combattants de la liberté ». Le retour de bâton était inévitable en Afghanistan - comme ce sera le cas en Libye et en Afrique du Nord, ainsi qu'en Syrie et au Moyen-Orient.

En attendant, il y a cette myriade de questions qui restent sans réponses. Parmi elles :
* Pourquoi « Geronimo » n'a-t-il jamais été officiellement accusé par le FBI de porter la responsabilité du 11/9 ?
* Comment les 19 musulmans présumés acteurs de cette attaque ont-ils été identifiés en moins de 72 heures - sans même une enquête sur la scène du crime ?
* Qui a empoché les huit boîtes noires indestructibles de ces quatre vols du 11/9 ?
* Quelle fut la facilité pour désactiver tous ces systèmes de défense élaborés du Pentagone ?
* Pourquoi la Garde Nationale aérienne de Washington était-elle aux abonnés absents ?
* Comment se fait-il qu'un nombre incroyable d'architectes et d'ingénieurs réputés soient catégoriques sur le fait que le récit officiel n'explique tout simplement pas le plus gros effondrement de structure de toute l'Histoire (les Tours Jumelles), de même que l'effondrement de la tour n°7 du WTC qui n'a même pas été touchée par un avion ?
* Pourquoi le Maire de New York, Rudolf Guliani, a-t-il immédiatement autorisé le transport par voie maritime des décombres du WTC vers la Chine et l'Inde pour y être recyclés ?
* Pourquoi des débris métalliques ont-ils été retrouvés à pas moins de 13 km du site de crash de l'avion qui est tombé en Pennsylvanie - laissant supposer que cet avion a pu être abattu sous les ordres de Dick Cheney ?
* Qui, au sein des services secrets pakistanais (ISI), a transféré 100.000 dollars à Mohammed Atta en été 2001 - sous les ordres du chef de l'ISI, le Général Ahmad en personne, comme insistent les services secrets indiens ?
* Etait-ce réellement l'agent de l'ISI, Omar Cheikh, le spécialiste en technologie de l'information d'Oussama ben Laden, qui a organisé plus tard la mise à mort du journaliste Daniel Pearl à Karachi ?
* Les services secrets pakistanais étaient-ils directement impliqués dans le 11/9 ?
* Et, « Geronimo » a-t-il été admis à l'hôpital américain de Dubaï le 4 juillet 2001, après s'être envolé de Quetta, au Pakistan, où il serait resté pour un traitement jusqu'au 11 juillet ?

Nous ne le saurons jamais. Et « Geronimo » ne parlera pas. Ce que nous savons est que le cyber-capital crée le futur ; la « guerre contre la terreur » était - est - un bobard monumental ; et les élites à Washington se fichent pas mal de cette bande « d'enturbannés » ; c'est l'Empire du Milieu qui les remplit d'effroi.

Copyright 2012 - Asia Times Online /

Traduction [JFG-QuestionsCritiques] – Tous droits réservés.

http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/Pepe_Escobar/11_septembre_2001_questions_sans_reponses_turbo-capitalisme_110912.htm

Notes :
_________________
[1] Voir la video de CBSNews.
[2] VoirDaily Kos.
[3] Voir "Masterpiece of Propaganda".
[4] Voir Masoud: From warrior to statesman, Asia Times Online, 12 septembre 2001.
[5] Voir Syria's eerie parallel to 1980s Afghanistan, par David Ignatius, Washington Post, 6 septembre 2012.



 

 


Lalo Vespera : 9/11 :La Parenthèse Enchantée.

Un livre de Lalo Vespera, membre de ReOpen911, à paraitre en septembre 2012

Chaque semaine cet été, du mardi 3 juillet au mardi 11 septembre 2012, ReOpen911 publie en exclusivité un extrait de "La Parenthèse Enchantée"

De la conquête de l’Ouest à l’invasion de l’Irak, en passant par l’incident du Golfe du Tonkin, une bonne part des historiens et des journalistes des médias traditionnels est disposée à reconnaître et à explorer certaines déviances de l’appareil d’État américain AVANT le 11-Septembre et APRÈS le 11-Septembre. Mais étrangement, cet événement spécifique survenu en 2001 semble pour eux s’inscrire dans une parenthèse enchantée. En effet, selon le rapport officiel sur les attentats, il ne fait aucun doute que, ce jour-là, tous les responsables de l’administration américaine étaient par défaut vertueux, ou a minima, animés des meilleures intentions démocratiques et patriotiques. Et dans leur immense majorité, les médias occidentaux cautionnent sans réserve ce récit qui fut délivré à l’époque par le gouvernement Bush.

 

Pourtant nous constaterons, sur la base de documents de l’administration des États-Unis et de déclarations officielles d’élus américains, plusieurs anomalies spectaculaires au sein de l’appareil d’État de la première puissance mondiale, en lien étroit avec les crimes du 11-Septembre. Et nous observerons nombre d’indices ostensibles indiquant une implication dans les attentats de 2001 de membres haut placés de l’administration au pouvoir. Ces révélations permettront aussi de mieux comprendre pourquoi la commission d’enquête sur le 11-Septembre et les grands médias n’ont pas jugé utile de produire un travail élémentaire d’investigation sur ces déviances majeures, emprisonnant ainsi le peuple américain et le reste du monde dans l’illusion de cette parenthèse enchantée

Suivez cette série d'articles en ReOpenNews

 

http://www.reopen911.info/News/2012/08/07/la-parenthese-enchantee-611-mai-2001-letat-bascule-dans-lombre/

 



Lalo : La parenthèse enchantée (1/11) : Un certain 10 septembre 2001

Un certain 10 septembre 2001

Chaque semaine cet été, du mardi 3 juillet au mardi 11 septembre 2012, ReOpen911 publie un extrait du livre de Lalo Vespera, La parenthèse enchantée (à paraitre en septembre 2012).

 

« Durant les années 1990, l’industrie pétrolière états-unienne et le Pentagone ont contribué à répandre l’idée selon laquelle les États-Unis auraient besoin d’une domination totale afin de garantir leur accès au pétrole ainsi qu’aux autres ressources dans le reste du monde. Ce programme aurait dû engendrer d’énormes dépenses, potentiellement des milliers de milliards de dollars, une somme que le Congrès ne pourrait accorder – sauf dans le cadre d’une réponse à une attaque aussi vaste et effrayante que celle de Pearl Harbor. Cela nous incite à rappeler que les entrées en guerre des États-Unis ont fréquemment été déclenchées par des attaques douteuses à l’image des incidents du Golfe du Tonkin au Vietnam. Au re-gard des événements du 11-Septembre, il est clair que le but que s’était fixé l’administration Bush-Cheney – envahir l’Irak – nécessitait qu’une telle attaque se produise. Ce dont nous avons été témoins, pour reprendre les termes d’Ola Tunander, un chercheur basé à Oslo, est “l’utilisation du terrorisme dans la construction de l’ordre mondial”. »

Peter Dale Scott, "La route vers le nouveau désordre mondial", éditions Demi Lune [1]

 

Régime d’exception

Le 7 juillet 2011, la Chambre des représentants des États-Unis approuvait un amendement, proposé par un membre démocrate du Congrès, Peter DeFazio, exigeant que le Pentagone soit en mesure de produire des états financiers vérifiables. En effet, bien qu’il soit entièrement financé par le contribuable américain, le Département de la Défense (DoD) n’a pas été sérieusement contrôlé sur ses dépenses depuis plus de vingt ans, et cette exonération s’est transmutée en usage convenu et permanent[2]. Dans sa présentation de l’amendement, Peter DeFazio est revenu en particulier sur les 2300 milliards de dollars dont le Pentagone a "perdu la trace" dix ans plus tôt, ainsi que le déclarait en public le secrétaire d’État à la Défense Donald Rumsfeld, un certain 10 septembre 2001. Le lendemain même, les attentats spectaculaires détruisant le World Trade Center et une partie du Pentagone, permettaient aux États-Unis d’envahir avec une impunité déconcertante l’Afghanistan et l’Irak, pour le plus grand bénéfice d’une industrie de guerre très influente au sein du pouvoir américain.

En juillet 2007, Peter DeFazio avait déjà fait valoir son indépendance d’esprit sur la scène politique américaine en sollicitant à deux reprises un accès à la version classée secrète du plan de l’administration Bush sur la Continuité de Gouvernement (COG) [1b]. Ce plan avait été imposé par le "Homeland Security" – le Département de la Sécurité Intérieure des États-Unis créé à l’initiative du Président Bush en réponse aux attaques du 11-Septembre – afin de garantir la continuité du pouvoir en cas de crise majeure, et ce malgré un risque de dérapage hors du cadre démocratique prescrit par la constitution des États-Unis [3]. Or, en tant que membre du Comité spécial du Congrès sur le "Homeland Security", DeFazio était supposé avoir accès aux informations gouvernementales confidentielles, mais George Bush avait finalement refusé de lui accorder le droit d’examiner ces informations qui restent encore à ce jour inaccessibles aux représentants du peuple américain[4].

Au cours de l’été 2011, la crise de la dette est revenue en force au cœur de l’actualité économique des États-Unis. S’imposant dans les médias, cette crise a fait bouger les lignes. Ainsi l’opinion publique américaine s’est trouvée davantage consciente des incohérences budgétaires et de la dette colossale qui pèse sur les États-Unis[5]. De plus, en contrepoint des dépenses militaires sans cesse croissantes depuis dix ans, le congrès s’est agité sur les réductions substantielles prévues dans les programmes d’aides aux familles de classe moyenne. C’est dans ce contexte qu’en juillet 2011, en prenant la parole devant la chambre des représentants pour soutenir l’amendement qu’il déposait, Peter DeFazio est revenu sur le budget astronomique qui s’est égaré une décennie plus tôt dans le labyrinthe des jeux comptables du Pentagone. Dans son discours, le représentant démocrate confirmait de façon claire et catégorique : « Nous ne savons pas où sont passés ces 2300 milliards de dollars. » [6]

Peter DeFazio – Chambre des représentants, le 7 juillet 2011 [6]

03 juillet, 2012 by Lalo

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Auparavant, DeFazio a retracé dans ce même discours les circonstances de l’affaire : « En 1990, le Congrès a adopté une loi qui exigeait que tous les organismes fédéraux, y compris le ministère de la Défense, devait avoir des états financiers vérifiables chaque année.

Depuis cette date, le Pentagone a dépensé 10 000 milliards de dollars et cependant, aucune vérification n’a été menée.

 En fait, il y a de nombreux problèmes avec la comptabilité au Département de la Défense, et sa gestion financière a été classée en "risque élevé" par le GAO [l'organisme du Congrès en charge du contrôle des comptes publics]. Malheureusement le Pentagone, ne pouvant tolérer les contrôles, a sollicité une exemption de vérifications. » [7] A défaut d’être contraint par un audit annuel indépendant, le DoD, à la fois juge et partie, ne délivre chaque année qu’un état financier sommaire de quelques pages, composé en interne. Ce contrôle est particulièrement léger au regard du fait que les contribuables américains financent le DoD pour un budget fédéral annuel qui est monté de 350 à 800 milliards de dollars entre la fin des années 1990 et 2011 [8].

Suite aux pressions du Congrès, le Pentagone a fini par accepter le principe d’un audit indépendant sur ses comptes. Mais en 2017, seulement. Ce qui implique qu’entre-temps, le ministère de la Défense sera tout de même en mesure de dépenser à nouveau 4000 milliards de dollars sans aucun contrôle. EtDeFazio pointe l’arrogance décomplexée des responsables du Pentagone en précisant que cet accord a été l’occasion pour eux de solliciter une nouvelle rallonge budgétaire afin d’assumer cet audit… « C’est incroyable ! » s’insurge le représentant du Congrès qui réclame la suspension immédiate du régime de privilège et d’exception dont bénéficie le Département de la Défense [7].

Budget américain de la défense (ajusté sur l’inflation) 1940 – 2010 • New York Times [9]

"Les États-Unis dépensent aujourd’hui environ l’équivalent des deux tiers du budget annuel

le plus élevé durant la seconde guerre mondiale."  

Le jour d’avant

Cette question sensible de la comptabilité du Pentagone n’est pas nouvelle. Dix ans plus tôt, en 2001, elle avait donc été traitée à sa façon par Donald Rumsfeld qui tenait depuis quelques mois les rênes du ministère. Lors d’une conférence à l’attention des bureaucrates de la défense américaine, il exhorta les cadres de son département à mener une guerre vigoureuse contre le "gaspillage" (sic) des dépenses, faisant déjà état de ce montant de "2,3 Trillion" soit 2300 milliards de dollars de transactions que les analystes budgétaires du département ne parvenaient pas à identifier [10].

 


Reportage de CBS News sur le discours du 10 septembre 2001 [11] 

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Ce qui est singulier dans la chronologie de cet épisode est le fait que cette conférence délivrée par Donald Rumsfeld se soit tenue le 10 septembre 2001, c’est-à-dire la veille des attaques qui détruisirent une partie du Pentagone lui-même, la veille d’un événement qui donna l’occasion aux États-Unis de faire valoir une nouvelle donne stratégique et militaire impliquant prioritairement le DoD et qui permit au secrétaire d’État à la Défense de se concentrer bien davantage sur de nouvelles rallonges budgétaires à faire voter au Congrès pour les conflits à venir en Afghanistan et en Irak, plutôt que sur d’ennuyeux examens comptables.

 

Principe de précaution

La Défense est un département que Rumsfeld connait bien pour en avoir déjà été le patron sous l’administration Ford de 1975 à 1977, et le secrétaire d’État est fin politique [12]. Quand, le 10 septembre 2001, il prend acte publiquement du gouffre comptable de 2300 milliards de dollars, et en rend responsables les bureaucrates du Pentagone, d’une part il assure ses arrières en jouant brièvement la transparence, d’autre part il désigne avec un jour d’avance un coupable parfait pour cette forfaiture, d’ores et déjà en cohérence avec le futur récit du gouvernement, stigmatisant l’incurie des agences de renseignement pour justifier l’incapacité des États-Unis à mettre en échec les attaques terroristes sur son sol.

 

Mais plus stupéfiant encore, plusieurs informations rendues publiques officiellement démontrent que la zone endommagée du Pentagone et la profession d’un nombre important des fonctionnaires tués durant l’attaque présentent des liens manifestes avec le gigantesque préjudice comptable. Nous y reviendrons.

Malgré cela ni les médias, ni les politiques, ni la justice, ne manifestèrent un quelconque intérêt envers ce faisceau de "coïncidences" extrêmes. La couverture de presse fut presque inexistante. L’ampleur inédite des attaques sur le sol américain balaya avec force l’ordre des priorités de la nation pour des mois, voire des années, et le Congrès, tétanisé par la peur conjuguée du choc terroriste et del’anthrax[13], ajoutera, malgré les milliers de milliards déjà évaporés des coffres, des centaines de milliards de crédits supplémentaires pour faire la "Guerre contre la Terreur".

Quant à la Commission d’enquête, rien de tout cela n’affleure dans son rapport final[14] pourtant caractérisé en préambule par ses auteurs comme « le récit le plus complet possible des événements du 11-Septembre, ce qui s’est passé et pourquoi. » (En fait, il s’agit là d’une des nombreuses anomalies que présente le rapport final) [15].

 

 

Un milliard de dollars en billets de $100 (œuvre de Michael Marcovici) [16] :

En 2001, le Pentagone prétend, sur une seule année comptable, ne pas être en mesure de justifier

ses dépenses, pour un montant financier équivalent à 2300 fois cette masse d’argent.

Puissance douze

Avant de s’enfoncer dans les arcanes du Pentagone, il est utile de remettre en perspective l’ampleur de la somme dont il est question ici, car le chiffre annoncé est si monumental qu’il en devient plus ou moins abstrait ou suscite l’incrédulité, quand il n’est pas tout simplement amputé de trois zéros à cause des différences entre les systèmes de comptage américain et européen (voir encadré).

En octobre 2001, la SEC, l’autorité de tutelle de la Bourse américaine, lance une enquête sur la société Enron suite à la perte trimestrielle de 618 millions de dollars [17]. Et un mois plus tard, Enron s’effondre après avoir reconnu, à la stupeur générale, avoir dissimulé plusieurs milliards de dollars grâce à des opérations ne figurant pas dans son bilan[18]. Le scandale ébranle les places boursières et éclabousse le monde politique. La France connaîtra en 2008 l’affaire Kerviel faisant perdre à la Société Générale 5 milliards d’euros (6,2 milliards de dollars) [19]. Ces catastrophes financières sont colossales. Et pourtant,l’ordre de grandeur utilisé pour appréhender la masse financière qui a disparu des caisses du Pentagone est tout autre, mille fois supérieur. Comparés aux transactions fantômes dans la comptabilité du DoD, les montants du scandale Enron ou de l’affaire Kerviel prennent soudain la consistance de quelques pièces jaunes au fond du porte-monnaie.

Par exemple, 2300 milliards de dollars en 2001 représentent un montant bien supérieur au PIB de la France cette année-là (1320 milliards de dollars sur 2001 en taux de change courant)[20]. Le sénateur américain Robert Byrd emprunte une métaphore pour caractériser cette somme : En deux mille ans se sont écoulées environ un milliard de minutes. La perte dont il est question ici est donc plus ou moins équivalente à 2300 dollars par minute depuis la naissance du Christ [21]. Il est aussi éloquent de visualiser ce que représente concrètement cet argent en coupures de 100 dollars (80 euros) :

 

Mais à quoi ressemblent 2300 milliards de dollars ? [22] 

Si le volume des transactions sans traçabilité est ainsi envisagé, alors quelques questions viennent à l’esprit :

D’une part, lorsque les dépenses militaires du budget fédéral se révèlent soudainement opaques sur une somme comportant douze zéros, pourquoi Donald Rumsfeld utilise-t-il un terme aussi inapproprié que "gaspillage" ("waste") à six reprises dans sa déclaration du 10 septembre 2001 ?[23] Ce haut responsable est-il donc naïf, ou a-t-il une manœuvre en tête en utilisant ainsi un tel euphémisme comme élément de langage ? De toute évidence, la naïveté n’est pas exactement ce qui caractérise en premier lieu le secrétaire d’État américain.

D’autre part, dans une démocratie moderne comme les États-Unis, comment est-il concevable que d’une année sur l’autre, la comptabilité d’une institution telle que le DoD notifie puis révèle que l’équivalent de deux millions trois cent mille mallettes contenant chacune un million de dollars est "tombé du camion", et qu’au lieu de braquer leur attention sur cet accident sensationnel, les élus et les médias détournent pudiquement le regard, comme c’est le cas ici (même avec l’excuse du contexte catastrophique du 11-Septembre) ?

 

Courte échelle

Si l’incrédulité est manifeste par rapport à cette perte subie par le Pentagone, il s’ajoute, en particulier pour les européens, une certaine confusion due au système de comptage différent d’un côté et de l’autre de l’Atlantique pour les sommes dépassant l’échelle du million (1.000.000). En effet, un milliard ici équivaut à un billion aux USA (1.000.000.000) mais un billion ici équivaut à un trillion là-bas (1.000.000.000.000). Un trillion ou un billion n’ont donc pas du tout le même sens et la même valeur si on se trouve aux États-Unis (où est utilisée l’échelle "courte" de comptage) ou en Europe (où est utilisée l’échelle "longue")[24]. En clair :

106 = 1 000 000 = 1 million aux USA et en Europe

109 = 1 000 000 000 = 1 billion aux USA = 1 milliard en Europe

1012 = 1 000 000 000 000 = 1 trillion aux USA = 1 billion en Europe (1000 milliards)

1015 = 1 000 000 000 000 000 = 1 quadrillion aux USA = 1 billiard en Europe

1018 = 1 000 000 000 000 000 000 = 1 quintillion aux USA = 1 trillion en Europe

La confusion suivante est régulièrement observée : 1 trillion = 1 billion = 1 milliard, laissant supposer que le Pentagone a perdu "2,3 milliards de dollars". Et bien que cela représente déjà une somme énorme, elle est sans commune mesure avec les 2300 milliards de dollars dont il est question en réalité. Pour éviter toute confusion, mieux vaut donc éviter l’usage de 2,3 trillion (USA) ou 2,3 billion (Europe) et nous emploierons uniquement les "milliers de milliards" pour désigner ce type de somme.

 

 

En effet, à l’apparition de ce rapport mentionnant les pertes de l’année fiscale 1999, les représentants politiques tout comme la presse restent étonnamment discrets. Et à l’exception d’une ou deux têtes brûlées, les commentaires sont rares. De ce fait, ce chiffre démesuré, « $2,300,000,000,000 », n’a-t-il pas toutes les chances de rester une entité abstraite ? Et dans ces conditions, comment les contribuables américains auraient-ils les moyens de prendre conscience de la forfaiture commise à leur endroit, et de son ampleur ? Par ailleurs, peu de citoyens ont l’opportunité de jongler au quotidien avec une somme aussi astronomique et il est possible que ce chiffre reste un concept qui défie l’entendement.

Ainsi, peut-être ce chiffre trop vaste est-il devenu étrangement invisible, condamné à l’incrédulité ou à l’indifférence des citoyens américains, comme bien d’autres aspects liés au 11-Septembre.

À suivre, mardi prochain : Le trésor enseveli du Pentagone

 

Lalo Vespera

La parenthèse enchantée

Parution du livre : septembre 2012

insolente.net

 

En lien avec cet article

Sites Internet de l’administration américaine

U.S. Government Printing Office

Bureau de Diffusion du Gouvernement américain

http://www.gpo.gov/

 

• Transcription des interventions de Peter DeFazio, les 2 août 2007 et 7 juillet 2011, devant la Chambre des représentants des États-Unis, qui dénonce les dissimulations de l’administration concernant la COG (2007) ou les finances du Pentagone (2011).

 

 

U.S. Department of Defense

Département américain de la Défense

http://www.defense.gov/

 

• Biographie de Donald Rumsfeld

• Transcription du discours intégral de Donald Rumsfeld le 10 septembre 2001, faisant état des 2300 milliards de dollars "perdus" dans les méandres de la comptabilité.

 

Documents officiels ou administratifs

 

FederalContinuity Directive 1

Directive de la Continuité Fédérale

http://www.fema.gov/pdf/about/offices/fcd1.pdf

 

Publication : Février 2008

Organisme : FEMA – Homeland Security

Présentation de la Continuité de Gouvernement (COG) prévue en cas de crise, dans sa partie accessible aux citoyens. Les dispositions qui compromettent l’intégrité constitutionnelle des États-Unis restent inaccessibles, même aux représentants du Congrès.

The 9/11 Commission Report

Rapport de la commission sur le 11-Septembre

http://www.9-11commission.gov/report/911Report.pdf

 

Publication : 22 juillet 2004

Organisme : National Commission on TerroristAttacksUpon the United States

Rapport final de la Commission d’enquête présidentielle sur les attentats du 11-Septembre aux États-Unis. Seule la version en langue anglaise est en ligne sur Internet, à la disposition du public.       

Sources et références

1. Peter Dale Scott "La route vers le nouveau désordre mondial" (The Road to 9/11)

Editions Demi Lune (Publié aux États-Unis en 2007).

http://www.editionsdemilune.com/la-route-vers-le-nouveau-desordre-mondial-p-36.html

 

1B. Ibid. Chapitre 10, pages 253 : Structures parallèles et plans pour la continuité de gouvernement

 

2. OPB News "DefazioAmendmentSeeksPentagon Audit" par April Baer (8 juillet 2011)

http://news.opb.org/article/defazio-amendment-seeks-pentagon-audit/

Peter DeFazio est représentant de l’État d’Oregon. Le site d’OPB News (Oregon Public Broadcasting) résume la portée de l’amendement présenté par DeFazio.

 

3. FEMA – Homeland Security – FederalContinuity Directive 1 (février 2008)

http://www.fema.gov/pdf/about/offices/fcd1.pdf

Rapport officiel du Homeland Security sur la continuité de gouvernement.

 

Peter Dale Scott "La route vers le nouveau désordre mondial" (The Road to 9/11)

Editions Demi Lune (Publié aux États-Unis en 2007).

http://www.editionsdemilune.com/la-route-vers-le-nouveau-desordre-mondial-p-36.html

 

« Il n’existe aucun moyen de déterminer combien de changements constitutionnels survenus depuis le 11-Septembre peuvent trouver leur source dans la planification de la COG. Nous savons cependant que de nouvelles mesures de planification de la COG furent une nouvelle fois instaurées en 2007, lorsque le Président Bush a émis la National Security Presidential Directive 51 (Directive Présidentielle de Sécurité Nationale, ou NSPD-51/HSPD-20). Cette directive formulait ce que la FEMA a appelé ultérieurement "une nouvelle vision pour assurer la continuité de notre gouvernement". » Peter Dale Scott interviewé en 2011.

 

4. The Oregonian "DeFazioasks, but he’sdeniedaccess" par Jeff Kosseff (20 juillet 2007)

http://web.archive.org/web/…/base/news/118489654058910.xml&coll=

Article à propos du refus de George Bush d’accorder à Peter DeFazio un accès au contenu classifié de la directive NSPD-51.

 

GPO (U.S Government Printing Office) – Congressional Record – House “Americaneeds a plan to provide for Continuity of Government” (2 août 2007)

http://www.gpo.gov/fdsys/pkg/CREC-2007-08-02/pdf/CREC-2007-08-02-pt1-PgH9548-4.pdf

Transcription de l’intervention de Peter DeFazio devant la Chambre des représentants.

 

5. Le Monde "Crise financière, dette et avenir" par Radu Vranceanu (5 septembre 2011)http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/09/05/crise-financiere-dette-et-avenir_1566736_3232.html

 

6. C-SPAN – Peter DeFazio – Discours sous-titré en français – 7 minutes (7 juillet 2011)

http://www.dailymotion.com/video/k5ItlWWhZQXnlv3aucq

Vidéo du discours complet de Peter DeFazio devant la Chambre des représentants à propos de l’amendement sur le contrôle des finances du Pentagone.

 

7. GPO – Peter DeFazio – Discours devant la Chambre des représentants (7 juillet 2011)

http://www.gpo.gov:80/fdsys/pkg/CREC-2011-07-07/pdf/CREC-2011-07-07-pt1-PgH4733-2.pdf

Transcription du discours

 

8. Le Point "En 2011, les États-Unis dépenseront plus de 800 milliards de dollars pour leurs armées" par Jean Guisnel (1er février 2010)

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2010-02-01/pentagone-en-2011-les-etats-unis-depenseront-plus-de-800-milliards-de/1648/0/419474

 

9. New York Times "Pentagon Faces Growing Pressures to Trim Budget" par Thom Shanker et Christopher Drew (22 juillet 2010)

http://www.nytimes.com/2010/07/23/us/politics/23budget.html

 

10. CBS News "The War On Waste" par AleenSirgany

http://www.cbsnews.com/stories/2002/01/29/eveningnews/main325985.shtml

Transcription du reportage diffusé par CBS News en 2002

 

11. CBS News (sous-titres français)

http://www.dailymotion.com/video/xfk1pe_2300-millards-de-dollars-disparus-la-veille-du-11-septembre_news

Ce reportage télévisé de CBS News sur le discours de Rumsfeld la veille du 11-Septembre a été diffusé en 2002. Circulant ensuite sur internet, il a contribué à faire connaître les propos du secrétaire à la Défense sur la perte de 2300 milliards de dollars par le Pentagone.

 

12. DoD Biographie de Donald Rumsfeld sur le site du Département de la Défense

http://www.defense.gov/specials/secdef_histories/bios/rumsfeld.htm

 

13. ReOpen911-Prison Planet “Affaire de l’anthrax : un comité d’experts indépendants remet en cause les conclusions du FBI” par Steve Watson (16 février 2011)

http://www.reopen911.info/News/2011/02/17/affaire-de-lanthrax-un-comite-dexperts-independants-remet-en-cause-les-conclusions-du-fbi/

 

14. The 9/11 Commission Report – Final Report of the National Commission on TerroristAttacksupon the United States (2004)

http://www.9-11commission.gov/report/911Report.pdf

Rapport final de la Commission d’enquête Kean-Hamilton-Zelikow sur les attentats du 11-Septembre aux États-Unis

 

15. David Ray GRIFFIN "Omissions et manipulations de la Commission d’enquête" Editions Demi Lune (ouvrage publié aux États-Unis en 2005 et en France en 2006).

http://www.editionsdemilune.com/omissions-et-manipulations-de-la-commission-denquete-p-5.html

 

16. Michael Marcovici - One Billion Dollars

http://sites.google.com/site/artmarcovici/one-billion

10 millions de billets de $100 rangés sur 12 palettes / Oeuvre de M. Marcovici

 

17. Le Point “Enron : faillite de la septième société américaine” par Chloé Durand-Parenti (29 janvier 2008)

http://www.lepoint.fr/archives/article.php/220974

 

18. L’Express “Punis pour l’exemple” (27 mai 2006)

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/punis-pour-l-exemple_458471.html

 

19. Le Point “Un trader fait perdre 5 milliards à la Société Générale” par Mélanie Delattre (24 janvier 2008)

http://www.lepoint.fr/archives/article.php/220121

 

20. Wikipédia – Produit intérieur brut de la France

http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_intérieur_brut_de_la_France

 

21. C-SPAN – Audition pour la nomination du Secrétaire à la Défense (11 janvier 2001)

http://www.c-spanvideo.org/program/161702-1

(Version intégrale de l’audition de Donald Rumsfeld – Durée totale 6 heures.

L’intervention de Robert Byrd dure 12 minutes de 3h33’30" à 3h45’30")

 

22. But whatdoes 2.3 Trillion dollars look like?

http://www.youtube.com/watch?v=jjcRywb6Zf4&feature=related

Extrait de “Jesse Ventura – ConspiracyTheory”

 

23. DoD – Discours de Donald Rumsfeld (10 septembre 2001)

http://www.defense.gov/speeches/speech.aspx?speechid=430

Transcription intégrale du discours

 

24. Wikipédia – Ordre de grandeur (nombres)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_de_grandeur_(nombres)

https://groups.google.com/forum/?hl=nl&fromgroups#!topic/medias-mensonges-desinformation/gn-KFZVRO8Y

 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


14/07/2012

Dossiers du 11-09 - 12- 07/2012 : Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

Dossiers du 11-09

n°22 du 12- 07/2012

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossierdu 11-09" est  visible  sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...


Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire : 

Tiré à part :

Giulietto CHIESA : 11-Septembre, de nouveaux indices démentent la version officielle.

John Pilger : Il est temps que nous reconnaissions la criminalité du gouvernement de Blair.

Au jour le jour

Calebirri : Du 11 septembre à Mohamed Merah, la propagande a fait son œuvre.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 VIDEO VOST : John Pilger dénonce le terrorisme d’État et la "guerre contre la terreur".

1-2 Buzzlclair : Le documentaire « The Elephant in the Room » enfin disponible en version française.

Dossier & Point de vue

2-1 11-Septembre : La lanceuse d’alerte Sibel Edmonds publie ses mémoires « ClassifiedWoman »

2-2 Lorraine Millot : Polémiques autour du procès du 11 Septembre.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

3-1 Lalo : La parenthèse enchantée (1/11) : Un certain 10 septembre 2001.

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

4-1.Philippe Val : Le Chantage du 11 Septembre, la gauche en ligne de mire

4-2 Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 




Tiré à part :

Giulietto CHIESA : 11-Septembre, de nouveaux indices démentent la version officielle.

GiuliettoChiesa est journaliste. Il fut correspondant de presse d’Il Manifesto et d’Avvenimenti, et collaborateur de nombreuses radios et télévisions en Italie, en Suisse, au Royaume-Uni, en Russie et au Vatican. Auteur du film "Zéro – Enquête sur le 11-Septembre" et de divers ouvrages, il a notamment écrit sur la dissolution de l’URSS et sur l’impérialisme états-unien. Ancien député au Parlement européen (Alliance des démocrates et libéraux, 2004-2008), il est membre du Bureau exécutif du World Political Forum

 

Le comité d’experts internationaux dont j’ai l’honneur de faire partie a publié hier ses dernières conclusions (chronologiquement parlant) sur la question cruciale des faux comptes-rendus des actions et des endroits où se trouvaient les plus hauts responsables politiques et militaires américains au cours de cette journée fatale.

Ces conclusions s’articulent en huit chapitres, dont les détails peuvent être consultés sur le site www.consensus911.org/fr [en français - NdT], et qui éclairent d’une lumière nouvelle et impressionnante ce sur quoi, à presque onze ans de distance, des millions de personnes dans le monde entier (disons l’immense majorité) ne savent absolument rien. À commencer par les mensonges officiels qui ont été diffusés pour empêcher que le public – et en premier lieu les Américains – sache où se trouvaient et ce que faisaient les quatre plus hauts responsables de l’époque : le président américain George W. Bush, le vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, et le général en charge de tout l’État major, Richard Myers.

Ces huit nouveaux chapitres ont été élaborés par les vingt membres du 9/11 Consensus Panel, sur la base de documents obtenus grâce à la loi sur la liberté de l’information (FOIA), et par l’analyse de toutes les sources journalistiques disponibles. Et en prenant comme point de départ les propres affirmations de la Commission d’enquête officielle.

La documentation est effectivement impressionnante et les mensonges officiels y coulent à torrents. A commencer par le fait avéré et proprement stupéfiant du nombre sans précédent d’exercices militaires qui se déroulaient précisément le 11 septembre 2001. Il y en avait pas moins de sept. Mais la Commission d’enquête officielle ne fait mention que d’un seul, celui qui portait le nom de « Vigilant Guardian ». Cet exercice était habituellement organisé chaque année en octobre. Mais en 2001, il fut avancé à septembre. Il y eut au même moment l’exercice « Global Guardian », du NORAD (North American Aerospace Defense Command), qui lui aussi était normalement planifié au mois d’octobre. Et ainsi de suite : « AmalgamWarrior » (vaste exercice portant sur plusieurs régions du NORAD, conduit normalement aux mois d’avril et d’octobre). Cette année-là, l’exercice fut lui aussi déplacé en septembre.

Le 4e est intéressant, « Northern Vigilance », qui eut pour effet ce matin-là de déplacer pratiquement toute la flotte aérienne militaire américaine au Canada et en Alaska. Suivirent, ou plutôt furent organisés au même moment « Vigilant Warrior » (exercice d’entrainement en vol), et « Red Flight » (qui prévoyait le transfert d’avions de chasse de la base de Langley, Virginie, vers d’autres bases). Et enfin, n’oublions pas le National Reconnaissance Office (NRO) qui – quelle coïncidence extraordinaire – prévoyait justement ce matin-là, exactement à 9 h 10, l’impact d’un petit avion contre l’une des tours de l’Agence, dans les environs de Washington.

Il est impossible de résumer ici tous les points les plus criants qui émergent de ces huit chapitres. Une chose est sure : la Commission officielle, présidée (illégalement) par Philip Zelikow, ami intime et collaborateur de CondoleezzaRice, oublia de mentionner les sept exercices militaires en cours ce jour-là, mais sous-estima de manière incroyable la confusion provoquée par tous ces entrainements et ces simulations alors que se produisaient les quatre détournements d’avion. En outre, il parait irréfutable que ce matin-là, les écrans radars de la défense aérienne américaine furent criblés de faux échos par rapport à ce qui se passait en réalité dans le ciel de l’Amérique du Nord. Ces faux échos radars furent retirés des écrans seulement après les frappes contre la Tour Sud du World Trade Center.

Mais qui commandait pendant ces heures [cruciales] ? Les sources officielles répètent sans cesse que Bush, Cheney, Rumsfeld, Richard Myers (qui remplaçait le général Hugh Shelton), Montague Winfield, lui aussi général et à la tête de la « War room » étaient tous (de façon totalement inexplicable) loin de leurs postes de responsabilité. C’est-à-dire qu’ils n’étaient pas là où ils auraient dû être. Et qu’ils n’y retournèrent qu’après la frappe contre le Pentagone, à 9 h 37. Mais les documents démentent cette version des faits. Certains d’entre eux, non seulement se trouvaient à leur poste, mais ils étaient parfaitement informés sur ce qui se passait et ils discutèrent même de la nécessité ou pas d’abattre le 4e avion détourné, le Vol 93, dont les débris furent retrouvés non pas à Shanksville (comme le dit la version officielle) mais sur un périmètre de plusieurs kilomètres de diamètre. Encore un démenti de la version officielle.

Le 9/11 Consensus Panel n’est pas un tribunal, mais il recueille les éléments qui pourront être utiles aux recherches ultérieures, peu importe qui les conduit, une institution publique, les médias, des sites académiques. Ceux qui veulent ouvrir les yeux peuvent aller s’en assurer sur le site. Le site du Consensus 9/11 est une contribution à l’enquête que Ferdinando Imposimato compte mener à bien pour exposer les chefs d’accusation devant le Tribunal pénal international de La Haye, afin que celui-ci puisse examiner l’hypothèse d’incriminer d’importants membres de l’administration américaine de l’époque, sur l’accusation de « participation à un crime ».

GiuliettoChiesa

8 juin 2012

 

IlFattoQuotidiano.it, le 6 juin 2012

Traduction GV pour ReOpenNewshttp://www.reopen911.info/News/2012/06/08/giulietto-chiesa-l...

URL de cet article 16919
http://www.legrandsoir.info/11-septembre-de-nouveaux-indices-dementent-la-version-officielle.html


John Pilger : Il est temps que nous reconnaissions la criminalité du gouvernement de Blair.
Dans le théâtre kabuki de la politique parlementaire britannique, les grands crimes ne sont pas commis et les criminels courent en liberté. Il s’agit bien de théâtre après tout ; ce sont les pirouettes qui comptent, et non pas des actions décidées en déconnexion, à la fois géographique et culturelle, avec leurs conséquences. C’est un dispositif sécurisé, protégé aussi bien par les acteurs que par la critique. Le discours d’adieu de l’un des plus malins de ces gens, Tony Blair, « était profondément imprégné d’un sens de conviction morale », s’épanchait alors le présentateur de télévision Jon Snow, comme si le charme que Blair exerçait aux adeptes du kabuki était mystique. Le fait qu’il était un criminel de guerre n’était en rien pertinent.

La manière dont on a étouffé les crimes de Blair et de ses administrations est décrite dans un livre de Gareth Peirce intitulé Dispatchesfrom the DarkSide : on torture and the death of justice, publié en version de poche ce mois-ci par les éditions Verso. Peirce est l’avocate des droits de l’Homme la plus distinguée de Grande-Bretagne ; sa poursuite de dénis de justice infâmes et sa recherche de justice pour les victimes de crimes gouvernementaux, tels que la torture et l’extradition, restent inégalées. Son compte-rendu de ce qu’elle appelle le « pandémonium moral et légal » au lendemain du 11 septembre, est exceptionnel dans le sens où, en s’appuyant sur les mémoires de Blair et Alistair Campbell, des procès-verbaux du Cabinet et des dossiers du MI6, elle leur applique la règle de droit.

 

Des avocats de la trempe de Peirce, Phil Shiner et Clive Stafford-Smith ont permis que la mise en accusation de puissances dominantes ne soit plus un tabou. Ainsi Israël, l’homme de main des États-Unis, est maintenant largement reconnu comme l’État le moins respectueux du droit au monde. Des personnes comme Donald Rumsfeld, à l’instar de George W. Bush et Blair, évitent dorénavant les pays, au-delà des frontières, où la loi règne.

 

Étalant ses sinécures de « pacification » et de « développement » qui lui permettent d’ajouter à la fortune accumulée depuis son départ de Downing Street, Blair voyage en avion ici et là, tel une pie, avec pour destinations habituelles les cheikhats du Golfe, les Etats-Unis, Israël et des havres de sécurité comme la petite nation africaine du Rwanda. Depuis 2007, Blair a rendu sept visites dans ce pays, où il a accès à un jet privé fourni par le président Paul Kagame. Le régime de Kagame, dont les opposants ont été réduits au silence brutalement au moyen de fausses accusations, est « innovant » et un « leader » en Afrique, selon Blair.

 

Le livre de Peirce accomplit l’impossible avec Blair : il arrive à choquer. Quand elle remonte aux sources « des thèses injustifiables, de la belligérance débridée, de la falsification et d’un irrespect délibéré des lois » qui ont mené aux invasions de l’Afghanistan et de l’Irak, elle identifie l’offensive de Blair sur les musulmans comme étant à la fois criminelle et raciste. « Il fallait neutraliser par tous les moyens possibles, et de manière définitive, toute personne suspectée de tenir des opinions [islamistes]... dans le langage de Blair, un « virus » devant être « éliminé » et nous poussant à « une myriade d’interventions vigoureuses dans les affaires d’autres nations [sic] ». » Des communautés entières ont été réduites à des « taches de couleur » constellant un tableau sur lequel le Napoléon du parti travailliste s’attèlerait à « la réorganisation du monde ».

 

Le concept même de guerre a été détourné de son sens véritable pour devenir la logique de « nos valeurs contre les leurs ». Les réels coupables des attaques du 11 septembre, pour la plupart des Saoudiens entraînés à piloter en Amérique, ont été oubliés en cours de route. Tant s’en faut, les « taches de couleur » se sont révélées provenir du sang d’innocents – d’abord en Afghanistan, pays des pauvres entre les pauvres. Il n’y avait pas d’Afghans parmi les membres d’Al-Qaïda ; au contraire, on pouvait noter un ressentiment mutuel entre les uns et les autres. Mais cela n’importait pas. Une fois les bombardements commencés le 7 octobre 2001, des dizaines de milliers d’Afghans ont été châtiés par la famine au moment où le Programme alimentaire mondial retirait son aide à l’aube de l’hiver. Dans un village dévasté, Bibi Mahru, j’ai été témoin des conséquences d’une bombe de « précision » Mk82 : l’oblitération de deux familles, dont huit enfants. « Tony Blair, » a écrit Alistair Campbell, « a dit qu’ils devaient être conscients que nous les ferions souffrir s’ils ne nous présentaient pas Oussama Ben Laden. »

 

Le personnage grotesque d’Alastair Campbell était déjà à l’œuvre en train de concocter une autre menace en Irak. La guerre qui a suivi « a donné jusqu’à » entre 800 000 et 1.3 millions de morts, d’après le Centre d'Etudes Internationales du MIT[i] : des chiffres qui dépassent les estimations de l’Université de Fordham pour le nombre de victimes du génocide au Rwanda.

 

Et pourtant, écrit Peirce, « les fils de courriers électroniques, de communiqués internes du gouvernement ne révèlent aucune dissension ». Des séances d’interrogations qui comportaient de la torture venaient d’« instructions expresses... de ministres du gouvernement ». Le 10 janvier 2002, le ministre des affaires étrangères Jack Straw a contacté par courrier électronique ses collègues leur informant que l’envoi de citoyens britanniques au camp de Guantanamo représentait « le meilleur moyen d’atteindre nos objectifs de contre-terrorisme ». Il a rejeté « l’unique alternative du rapatriement au Royaume-Uni ». (Plus tard nommé « Secrétaire d’État à la Justice », Straw s’est débarrassé de procès-verbaux incriminants du Cabinet au mépris de l’avis du commissaire à l’information[ii]). Le 6 février 2002, le ministre de l’Intérieur David Blunkett a fait remarquer qu’il ne montrait « aucun empressement à voir qui que ce soit retourner [de Guantanamo] au Royaume-Uni ». Trois jours plus tard, le Secrétaire d’État aux Affaires étrangères Ben Bradshaw a écrit : « Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour éviter que les détenus soient rapatriés au Royaume-Uni. » Or pas une seule des personnes en question dans leurs propos n’avait été accusée ; la plupart avaient été vendues en tant que primes aux Américains par des chefs de guerre afghans. Peirce décrit encore comment des officiels du ministère des Affaires étrangères, antérieurement à une inspection du camp de Guantanamo, ont « vérifié » que les prisonniers britanniques étaient "traités humainement" alors que c’était tout le contraire.

 

Noyé dans ses mésaventures et ses mensonges, à l’écoute uniquement des berceuses de son dirigeant sur sa "sincérité", le gouvernement travailliste n’a consulté personne qui dise la vérité. Peirce cite l’une des sources les plus sûres, le Conflicts Forum, un site tenu par l’ex-officier des services de renseignement britanniques Alastair Crooke, qui considère qu’« isoler et diaboliser des groupes [islamiques] qui jouissent de soutien sur le terrain y a pour effet de renforcer le point de vue selon lequel l’Occident comprend seulement le langage de la puissance militaire ». En niant délibérément cette vérité, Blair, Campbell et leurs perroquets ont semé les graines des attaques du 7 juillet à Londres.

 

Aujourd’hui, un autre Afghanistan et un autre Irak s’annoncent en Syrie et en Iran, peut-être même une guerre mondiale. Une fois encore, il se trouve des voix, comme celle d’Alastair Crooke, pour tenter d’expliquer à des médias assoiffés d’ « intervention » en Syrie que la situation de guerre civile dans ce pays requière des négociations intelligentes et patientes, et non les provocations du SAS britannique et des habituels exilés soudoyés qui montent dans le cheval de Troie anglo-américain.

Source originale : John Pilger

Traduit de l'anglais par T.K. pour Investig'Action

Source : michelcollon.info

 



Au jour le jour

Calebirri : Du 11 septembre à Mohamed Merah, la propagande a fait son œuvre.

L’autre jour, monsieur Sarkozy a rapproché ce qu’on appelle désormais « l’affaire Merah » des évènements du 11 septembre 2001. Certains se sont bien sûr insurgés contre cet amalgame récupérateur, mais c’est négliger la finesse de celui qui le prononce : car si les deux évènements n’ont en apparence aucun lien direct, leurutilisation électoraliste et leurs conséquences ne sont pas si éloignées.

 

En effet, c’est depuis le 11 septembre qu’a été révélée au monde la nouvelle croisade des occidentaux qui, comme il y a plusieurs centaines d’années déjà, a permis d’exploiter les ressources et les hommes pour entretenir la « croissance » des monarchies d’alors, ou pour « lutter contre la crise » de l’époque. Car le 11 septembre est arrivé à un moment « propice » de l’Histoire, c’est-à-dire au moment même où la puissance des pays occidentaux était remise en cause par l’émergence de ceux qu’on appelait encore « pays en voie de développement ». Ce retournement du capitalisme, conséquence logique d’une course à la rentabilité à travers une mondialisation incontrôlable, a atteint les limites de l’idéologie de ce système et a contraint les dirigeants occidentaux à rechercher d’autres justifications de leur domination : les différences de valeur des « civilisations ». Et le 11 septembre est le point d’appui qui a servi au basculement de l’idéologie capitaliste à celle du « post-capitalisme », c’est-à-dire le retour à l’obscurantisme.

 

Puisque les règles du capitalisme ne suffisaient plus à asseoir l’hégémonie occidentale ni à justifier les injustices propre à ce système, il leur fallait trouver un autre moyen que celui économique pour continuer à dominer le monde. Et face à une contestation populaire qui s’exprime désormais internationalement pour lutter contre des injustices devenues flagrantes, les dirigeants lui opposent une vision autoritaire qui ne peut être acceptable que si un « ennemi » assez fort et assez diffus lui permet de le justifier.Cet ennemi, c’est la religion, l’Islam. Devenu par amalgames successifs islamisme puis terrorisme, cette religion est le truchement qui permet de rassembler dans un même terme tous les contestataires que l’on désire y mettre. Il permet d’introduire la civilisation dans les causes de l’état de délabrement du monde actuel, de diviser et d’opposer les peuples, de stigmatiser des boucs-émissaires, de faire accepter des mesures liberticides, d’installer la peur et la haine entre les hommes. En distinguant l’Islam des autres religions, les gouvernants occidentaux sont parvenus ainsi à établir les bases d’un nouveau régime sécuritaire fondé sur le repli sur soi, la fermeture des frontières, la peur de l’étranger, la suspicion et la haine.

 

La propagande qui s’est installée depuis le 11 septembre avec la prétendue volonté des musulmans  (à travers ces amalgames) de détruire la « civilisation occidentale » a réussi à scinder le monde en deux entités ennemies, le « bien » contre le « mal », en confondant tour à tour la civilisation et la race, la culture et l’origine ethnique ou géographique, la religion et la politique. Elle a établi que même athée en France nous provenions tout de même d’une civilisation « judéo-chrétienne » (bien que nos ancêtres aient été pour la plupart païens), et qu’il fallait lutter contre celles des musulmans qui y serait opposée (ce qui est historiquement faux). Et elle a surtout permis le PatriotAct, Guantanamo, les invasions afghane et irakienne, prépare celles de l’Iran et la Syrie. Et ce que le 11 septembre a autorisé aux Etats-Unis, on veut nous le faire subir en France à l’occasion de drames comme celui de Toulouse. Car au-delà des élections présidentielles il y a le choc des civilisations. Pour quoi ?

 

Pour terroriser non pas les terroristes mais les peuples, pour bloquer et empêcher toute révolte, tout changement de système qui proviendrait de ceux qui commencent à comprendre qu’ils ont été bernés depuis trop longtemps, que le système est truqué et que le capitalisme ne favorise pas les meilleurs mais les plus forts… Cette terreur qui se propage provient en réalité des dirigeants occidentaux, qui ont profité des terroristes pour créer une tension, des conflits, de la peur et de la haine entre les peuples. Elle crée les conditions favorables à la mise en place effective d’une structure internationale et organisée du terrorisme, seul ennemi capable de justifier des attaques « préventives » et les sacrifices exigés en retour de ces mêmes peuples à qui on a fait peur, tout en leur permettant de créer une sorte de « nouvelle définition » du terrorisme susceptible d’englober n’importe quel opposant au système qui se met en place, qu’il soit musulman ou pas.

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

 



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

1-1 VIDEO VOST : John Pilger dénonce le terrorisme d’État et la "guerre contre la terreur".

John Pilger, célèbre journaliste anglo-saxon, dénonce le terrorisme d’État et la propagande faite autour de la guerre à la terreur en expliquant que ce sont les musulmans qui sont les principales victimes du terrorisme dans le monde, et que la soi-disant "guerre à la terreur" lancée au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 est le fait d’une "clique" à l’intérieur même de l’appareil d’État américain.

Vidéo :http://www.legrandsoir.info/+john-pilger-denonce-le-terrorisme-d-etat-et-la-guerre-contre-la-terreur-video-vost+.html


1-2 Buzzlclair : Le documentaire « The Elephant in the Room » sur le « 9/11 TruthMovement » enfin disponible en version française.

Nous vous annoncions en avril 2011 la sortie prochaine de la version sous-titrée en français du film "The Elephant in the Room" (2008) réalisé par Dean Puckett. Nous sommes heureux d’être enfin en mesure de la mettre aujourd’hui à disposition ! Pour l’occasion, nous republions la recension élogieuse parue sur 911Blogger suite au prix que ce film a reçu en 2008 pour meilleur film documentaire anglais au Festival du film indépendant de Londres. Ce festival du cinéma se tient chaque année dans le très select British Film Institute. Dean Puckett avait reçu la même année la récompense de meilleur réalisateur pour ce film auFestival du film de Portobello.

Nous aurons également très bientôt des nouvelles du prochain documentaire de Dean Puckett "The Crisis of Civilization", basé sur le livre de NafeezMosaddeq Ahmed, qui est aussi l’auteur du livre "La Guerre contre la vérité : 11 Séptembre, désinformation et anatomie du terrorisme" traduit en français aux Editions Demi-Lune. En effet, l’association ReOpen911 s’est chargée de traduire et de sous-titrer bénévolement ce film en français pour sa future sortie qui devrait avoir lieu dans le courant du mois de mars 2012.

 

Film documentaire de 2008 réalisé par Dean Puckett (92min)

Le film "The Elephant in the Room"
* Présentation *

Elu meilleur film-documentaire au Festival du Film indépendant de Londres en 2008, "The Elephant in the Room" nous propose de suivre le réalisateur Dean Puckett dans son voyage au sein du Mouvement pour la Vérité sur le 11-Septembre.

 

De William Rodriguez, survivant et héros du 11/9 qui fut témoin de nombreuses explosions dans la Tour Nord, à l’ex-députée verte Cynthia McKinney qui conteste le récit gouvernemental des événements, en passant par un activiste qui s’empare des micros de supermarchés pour diffuser son message militant, "The Elephant in the Room" nous montre le Mouvement dans toute sa diversité et sans concession. La narration objective et distanciée permet à chacun de se faire une opinion libre sur ce Mouvement.

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La dernière partie du film s’intéresse au sort épouvantable et particulièrement émouvant des secouristes du 11/9. Au lendemain des attentats, la Maison Blanche avait demandé à l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (EPA) de falsifier leurs rapports sur la qualité de l’air afin de rouvrir la Bourse au plus vite, quitte à sacrifier la santé et la vie des secouristes, pompiers, et ouvriers du bâtiment qui, mal équipés et manquant de masques, ont œuvré dans les poussières toxiques. Résultat : les pompiers et secouristes du 11/9 sont aujourd’hui massivement atteints de cancers. Ils seraient déjà plus de 1000 à être morts des suites de leurs cancers et autres maladies développés à cause des poussières du WTC qu’ils ont inhalées. A ce jour, le gouvernement refuse toujours de prendre en charge le traitement des cancers en éludant sa responsabilité.

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La phrase "the elephant in the room" (l’éléphant dans la pièce) est une locution anglaise désignant une vérité évidente qui est ignorée ou négligée (notamment par les médias). Ce qui est sans aucun doute le cas du Mouvement pour la Vérité. Or, le 11/9 et la Guerre au Terrorisme ne peuvent être traités comme un "elephant in the room" que nous pouvons ignorer dans l’espoir qu’il s’en ira.

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* Visionnez le film gratuitement ici *

http://www.reopen911.info/News/2012/03/02/le-documentaire-the-elephant-in-the-room-sur-le-911-truth-movement-enfin-disponible-en-version-francaise/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29

 


Compte-rendu : Festival du Film Indépendant – Présentation au British Film Institute de Londres

Soumis par andyb sur 911blogger le mercredi 16 avril 2008 – 9h28

 

Compte-rendu sur ‘The Elephant in the Room’, documentaire de Dean Puckett sur le Mouvement pour la Vérité et les Secouristes du 11 Septembre, projeté au Festival du Film Indépendant – BFI Londres le 14 avril [2008].

 

D’une certaine manière, parmi les sujets importants comme la bataille de Britney Spears pour la garde [de son enfant] et la vie sociale d’Amy Winehouse, les médias dominants sont passés à côté du plus important phénomène culturel du 21ème siècle – le « Mouvement pour la Vérité sur le 11/9 ». Depuis le premier jour, quand l’animateur-radio Alex Jones hurlait dans son micro qu’il avait prédit les attaques depuis des mois (et que c’était le gouvernement américain qui était responsable), puis au cours des années suivantes, quand des universitaires, des scientifiques et des ingénieurs ont commencé à rejoindre le mouvement, et jusqu’à aujourd’hui – un mouvement d’individus de tous âges et de toutes obédiences politiques se chiffrant maintenant en centaines de milliers si ce n’est en millions d’individus, tous croient que la version officielle du 11/9 est un mensonge. The Elephant in the Room est un film qui raconte leur histoire.

 

Ce n’est pas un film qui présente des théories du complot ; ce n’est même pas un film consacré uniquement aux théoriciens du complot. The Elephant in the Room propose une vision large de l’impact du 11/9 sur la société, à commencer par le « Mouvement pour la Vérité sur le 11/9 » et les opinions de jeunes Musulmans britanniques, diabolisés dans leur identité même suite aux événements, avant de nous plonger dans l’émouvante histoire des secouristes. The Elephant in the Room agit comme un miroir brandi face aux orientations du monde post-11/9 que les médias ignorent et que ceux au pouvoir préfèrent prétendre qu’elles n’existent pas, et le reflet est à la fois beau et déformé.

 

Le film commence par des séquences incertaines du jeune Puckett (qui se trouvait par hasard à New York juste après le 11/9), puis fait un bond jusqu’à nos jours – la variation dans le temps étant marquée par l’évolution de Puckett en tant que réalisateur. Dès l’instant que le film nous rejoint dans le présent, il est esthétiquement irréprochable – chaque plan est parfaitement mis en scène, la réalisation et le montage sont agréables et le film est tourné en Haute Définition – à des années-lumière des films granuleux que l’on trouve sur Internet au sujet du 11/9 – ce film est un film authentique réalisé par un véritable cinéaste au talent non négligeable

 

 

Nous entamons alors une traversée bien rythmée dans le monde des théoriciens du complot. Le calibre et l’éventail de personnalités que Puckett a réussi à approcher sont impressionnants et donnent au spectateur une bonne idée de la diversité et de l’étendue du mouvement. De William Rodriguez (un héros du 11 Septembre devenu un célèbre ‘9/11 Truther’ pour avoir affirmé qu’il avait fait l’expérience et avait été le témoin de multiples explosions dans les tours), à Cynthia McKinney (l’ex-membre du Congrès qui a contesté le récit du gouvernement sur le 11 Septembre et a perdu son poste au Congrès), et soutenue par une formidable distribution agrémentée d’activistes hauts en couleurs, cette partie du film est par moments intense, parfois très drôle et constamment divertissante. Puckett nous balade des villes pittoresques anglaises, et des singeries désopilantes d’un truther qui détourne le système d’annonce publique d’un supermarché pour dire aux malheureux clients que le ‘11/9 était un coup monté’, jusque dans une manifestation explosive à New York lors de la commémoration du 11/9 où Puckett lui-même et son équipe sont arrêtés en direct sur Fox TV. Restant résolument objectif dans son récit, il accepte l’avis d’autrui sans jamais imposer le sien.

 Le dernier tiers du film adopte un ton très différent et aborde un sujet très délicat à développer – le traitement effroyable réservé aux secouristes du 11/9. Au lendemain du 11/9, la Maison Blanche a fait pression sur l’EPA, Agence de Protection de l’Environnement, pour supprimer les alertes dans leur rapport concernant la qualité de l’air ; les niveaux de concentration de poudre de béton, d’amiante et d’autres toxines étaient potentiellement mortels. Le but était de rouvrir et faire tourner Wall Street, les conséquences étant que ceux qui ont tout risqué pour aider au cours du nettoyage après le 11/9 ont maintenant tout perdu. Certains sont décédés ; des milliers sont atteints de maladie dont bon nombre en phase terminale. Leurs allocations ont été coupées, ils reçoivent peu de soutien et leur histoire est censurée par les médias dominants. Le soin avec lequel Puckett traite ses personnages et la tragédie humaine que tisse leur histoire collective, laisse en larme une partie du public alors que le film se termine par un dernier retour poignant du couteau dans la plaie. Pas de ‘happy end’ dans ce film, juste des questions essentielles.

 

Alors que ce dernier tiers du film véhicule le plus fort impact émotionnel, il est plutôt déstructuré comparé au rythme serré des deux premiers tiers, sorte de collage des expériences et de la souffrance de ces hommes. Le film glisse d’une section à l’autre sans que le récit ne donne de séparation précise entre les deux, aidant peut-être à amplifier le changement soudain de rythme. Puckett ne semblait pas vouloir se placer devant ses personnages délivrant leur message et bien qu’on prenne conscience que le temps passe de par sa juxtaposition avec les deux premiers tiers du film, il n’y a pas de partie qui ne mérite pas d’être entendue, bien au contraire. En fin de compte, Puckett a substitué l’éthique à l’esthétique; le public, le monde entier en fait, a besoin d’entendre l’histoire de ces hommes, et après avoir capté votre attention, il ne vous lâchera plus. Dans l’ensemble je lui en suis reconnaissant.

 

The Elephant in the Room est un film que tout le monde devrait voir. Il invite le spectateur à se poser des questions essentielles sans jamais prendre position par rapport aux réponses apportées. Ces questions sont celles qui ne peuvent plus être ignorées dans ce contexte de ‘Guerre au terrorisme’ qui bat son plein. Le monde s’est transformé, nous rappelle Puckett, et l’attitude à adopter face à ce changement nous appartient, mais il est grand temps d’arrêter de traiter le 11/9 et la Guerre au terrorisme comme un éléphant dans une pièce qu’on ignore dans l’espoir qu’il disparaisse.

Traduction : Vincent pour ReOpenNews

 



Dossier & Point de vue

2-1 GeantVert : 11-Septembre : La lanceuse d’alerte Sibel Edmonds publie ses mémoires « ClassifiedWoman » malgré la censure du FBI (Vidéo + Interview)

La célèbre lanceuse d’alerte Sibel Edmonds répond aux questions de la chaine RT à l’occasion de la publication intégrale de ses mémoires "ClassifiedWoman" pourtant interdits par le FBI et les autorités américaines. Elle y met en cause directement plusieurs niveaux du gouvernement US pour haute trahison et dissimulation, et dénonce la propagande sur le mythe d’al-Qaïda : en effet, selon cette ex-traductrice du FBI, les USA ont utilisé Ben Laden et al-Qaïda à l’étranger (Afghanistan, ex-Yougoslavie, Tchétchénie notamment) depuis les années 1990 et jusque bien après le 11-Septembre. La version non censurée de son livre "ClassifiedWoman" peut être commandée en anglais sur son site BoilingFrogs.

Sibel Edmonds interviewée par RussiaToday à propos de son livre "ClassifiedWoman"

publié sur BoilingFrogs, le 9 mai 2012

Traduction et sous-titrage Maurice / Perry / Arno / GV pour ReOpenNews

25 juin, 2012 by GeantVert

http://www.reopen911.info/News/2012/06/25/11-septembre-la-lanceuse-dalerte-sibel-edmonds-publie-ses-memoires-classified-woman-malgre-la-censure-du-fbi-interview-video/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29


11/9 : La lanceuse d’alerte Sibel Edmonds publie… par ReOpen911

 

*** TRANSCRIPTION DE LA VIDÉO *** VIDEO A VISIONNER EN CLIQUANT SUR LE LIEN DE L’ARTICLE

http://www.reopen911.info/News/2012/06/25/11-septembre-la-lanceuse-dalerte-sibel-edmonds-publie-ses-memoires-classified-woman-malgre-la-censure-du-fbi-interview-video/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29

Malgré les promesses d’Obama sur la protection des lanceurs d’alerte, son administration est la plus impitoyable qui soit pour les faire taire ou les poursuivre en justice. L’une des plus célèbres de ces lanceuses d’alertes s’appelle Sibel Edmonds. C’est la femme la plus "bâillonnée" de l’histoire. Ancienne traductrice du FBI, née en Iran, elle lutte depuis plusieurs années pour raconter son histoire. Lasse d’avoir attendu 340 jours l’autorisation du FBI pour son mémoire, elle a décidé d’en publier l’intégralité sans autorisation des autorités, et sans rien en censurer. Elle y accuse directement plusieurs niveaux du gouvernement pour haute trahison et dissimulation au sein du FBI. Sibel Edmonds a créé le groupe des "lanceurs d’alerte pour la sécurité nationale". Son livre s’intitule "ClassifiedWoman". Nous l’accueillons aujourd’hui.

Sibel, vous avez été interdite de publication pendant des années, mais avez décidé de passer outre. Pourquoi ?

J’ai passé 5 ans à essayer de me défendre devant la Justice, et auprès du Congrès ou des agences exécutives telles que le bureau de l’Inspecteur général. Mais à chaque fois, je fus "classifiée", interdite de parole. En fait, l’administration Bush et son ministre de la justice, John Ashcroft, ont invoqué une ordonnance de non-publication au Congrès, en classifiant rétroactivement ce que le Congrès avait étudié sur mon cas. Après ces 6 années, j’étais épuisée. Je suis partie 2 ans, avant de revenir en 2009, en pensant qu’avec la nouvelle administration les choses changeraient. Ce ne fut pas le cas. J’ai alors commencé ce livre, en me conformant aux règles du département de la Justice, je le leur ai soumis. Ils avaient 30 jours pour censurer certains passages, et me le rendre. Au lieu de cela, ils ont harcelé mes avocats pendant 1 an, interdisant la publication pure et simple de mon livre, sans nous indiquer les passages à censurer. Nous avons rempli nos obligations. La Constitution est de mon côté. Alors, j’y suis allée et j’ai finalement publié ce livre. Il est paru.

RT : Dans votre livre, vous parlez de hauts fonctionnaires qui travaillent contre la sécurité internationale, et d’avertissements très explicites avant le 11/9 qui furent ignorés ou censurés par l’Agence. Pourquoi donc des fonctionnaires travailleraient-ils contre notre sécurité nationale en n’empêchant pas de tels attentats.

Pour le 11/9, des informations ont été bloquées intentionnellement.  Au-delà de l’incompétence, ce fut souvent volontaire. Et après, ces informations ont été classifiées et n’ont atteint ni la Commission du 11/9, ni le Sénat, ni l’enquête conjointe de la Chambre sur le 11/9. Et ces rapports provenant de différentes instances, ne contiennent aucune des preuves que le FBI avait depuis des années. Cela concerne le 11/9 mais les cas de corruption impliquaient surtout un lobby et des organisations étrangères qui travaillent avec des hauts fonctionnaires dont certains élus du Congrès. Pour ma seule division, il y avait 12-13 personnes du Congrès. Et aussi des contacts avec des employés très haut placés au département d’État, aux 2e ou 3e rangs qui travaillaient avec certaines entités étrangères et leur passaient des informations.

RT : Que dire des médias alternatifs ? Certains vous ont persécutée à cause de votre théorie alternative qui contredit le récit gouvernemental des événements. Pour vous, ces médias sont-ils complices de cette dissimulation ?

Il existe 2 sortes de médias : les médias traditionnels, et tout le monde sait bien qu’ils ont perdu toute crédibilité auprès du peuple américain, plus personne ne les prend au sérieux. Le New York Times et ses mensonges sur l’Irak, avec Judith Miller. En fait, si ces journaux disaient du bien de mon livre, cela m’inquiéterait beaucoup. Vu leur position, ce serait presque une insulte pour moi. Et parmi les médias alternatifs, nous avons des chaines comme RT qui ont montré leur indépendance, mais tant d’autres sont financés par ces fondations, ces grandes corporations qui les possèdent, les même 1% que vous décriez. Alors comment peuvent-ils être indépendants ? Vous avez les fondations Soros qui donnent des millions de $ à certains médias alternatifs. En quoi sont-ils alternatifs ? Je les appelle : "quasi alternatifs", et malheureusement, il reste aujourd’hui très peu de journaux ou de radios vraiment alternatifs et indépendants.

RT : Quelle est l’affirmation la plus explosive de votre livre ?

Comme je l’ai dit, j’ai soumis ce livre au FBI, mais je n’y révèle rien de ce que je savais être classifié. Maintenant, ceux qui lisent ce livre savent par exemple que notre pays a coopéré avec ceux que nous appelons les "terroristes". Que ce soit Ben Laden ou un groupe affilié, nous avons travaillé avec eux depuis les années 90 en Asie Centrale, et cela a continué même après le 11 septembre 2001. Nous y étions directement, comme nation, et le Congrès finançait. Nous avons entendu parler de budgets secrets, finançant des groupes terroristes comme les Tchétchènes. Toutes les actions majeures conduites de 1996 à 2001 par les principaux terroristes tchétchènes, le furent sous nos ordres, avec nos fonds, nos armes, et nos orientations. Et nous avons travaillé en étroite collaboration avec des individus ou des groupes en Afghanistan, au Pakistan, en Arabie Saoudite, et en Turquie, pays de l’OTAN, pour placer des cellules en Asie Centrale et dans le Caucase, et semer la terreur.

RT : Et concernant nos affaires intérieures [aux USA], avec tous ces complots terroristes déjoués à temps qui s’avèrent n’être que des arnaques, des pièges ? Est-ce vraiment légitime, ou seulement la justification des mesures policières et de la guerre sans fin à l’étranger ?

Difficile à dire. Les médias et le gouvernement n’ont plus aucune crédibilité. Alors comment distinguer le réel ? Il reste que le gouvernement doit entretenir cette peur. Et pour cela, ces incidents sont nécessaires, car sinon, le 11/9 s’éloignant, les gens diront : "Attendez une seconde, les pires attentats contre les USA et notre Constitution ne venaient pas de terroristes, mais de notre gouvernement." Car al-Qaida ne peut pas attaquer notre liberté. S’ils existent encore, ils ne peuvent pas attaquer notre Constitution. Les seuls attentats contre notre peuple ou notre Constitution, nos libertés et même notre dignité nationale, vis-à-vis des autres pays, ou bien ici, aux USA, quand vous vous faites tripoter à l’aéroport par exemple, sont l’oeuvre du gouvernement qui suspecte chaque citoyen. Ils n’ont pas de mandat, et pourtant ils vous fouillent. Ces attentats contre le peuple viennent du gouvernement US, et non de l’extérieur, que ce soit du sud de la frontière ou d’une sorte d’al-Qaida imaginaire au Yémen.

RT : Parlons un peu d’al-Qaida et de l’exécution récente de Ben Laden. Vous savez bien qu’al-Qaida est une tactique, et qu’avant le 11/9 personne ne parlait d’une organisation. Cette guerre à la terreur est-elle totalement fabriquée ? Ben Laden serait-il vraiment mort il y a 10 ans ? On ne nous a montré aucune preuve.

Je crois que la confusion est un des principaux buts, c’est une opération psychologique contre le peuple. Ils créent de la confusion et plus personne ne sait ce qui est vrai, même la logique ne fonctionne plus. Vous avez soulevé un point important : Au FBI, nous travaillions sur des fichiers datant des années 90, et il n’y avait pas d’unité en charge d’al-Qaida. Tous ceux qui l’affirment sont des menteurs. Parce qu’ils avaient des unités appelées "moudjahidines". Et tandis que le FBI menait ses enquêtes, deux autres branches de notre secteur exécutif, le département d’État et la CIA, après 1995, collaboraient étroitement avec ces gens. En fait, ils utilisaient les avions de l’OTAN pour les transférer d’Afghanistan, d’Arabie Saoudite, et d’Asie Centrale, vers la Turquie, qui fait partie de l’OTAN. On les envoyait en Bosnie munis de passeports turcs. Comment auraient-ils pu avoir des unités pourchassant al-Qaida, alors que c’était notre plus grand partenaire, et que ça ne s’appelait pas al-Qaida, mais "nos alliés moudjahidines".

RT : Intéressant, en effet nous avons travaillé avec Ben Laden, et collaboré ces organisations avant et après le 11/9. C’était Sibel Edmonds, fondatrice et directrice de la coalition nationale des lanceurs d’alerte pour la sécurité nationale, et auteur du livre "ClassifiedWoman".

Traduction et sous-titrage Maurice / Perry / Arno / GV pour ReOpenNews

 


2-2 Lorraine Millot :Polémiques autour du procès du 11 Septembre.

Récit : La décision de juger les accusés à Guantánamo devant une cour militaire risque de créer «une justice de second ordre».

Une loterie sera organisée pour sélectionner les victimes qui assisteront au procès du 11 Septembre à Guantánamo. Les moins chanceux pourront aussi suivre le procès retransmis sur écrans dans des bases militaires…

«Terrible erreur». Ce seul détail révèle bien le gâchis qui s’annonce avec la décision prise la semaine dernière de renvoyer le procès des principaux accusés du 11 Septembre devant un tribunal militaire sur la base-prison de Guantánamo. Le procès des plus terribles attentats jamais commis sur le sol américain se déroulera au loin, sur un territoire contesté (Cuba n’accepte pas la présence de cette base américaine sur l’île), devant un tribunal d’exception, après avoir torturé ou soumis les accusés à des traitements dégradants. Le tout, pour aboutir sans doute à une peine capitale : les cinq accusés encourent en effet la peine de mort.

Ce sera une justice de «second ordre», s’indignent les juristes de l’American Civil Liberties Union (ACLU), qui défendent l’Etat de droit outre-Atlantique et dénoncent là une «terrible erreur de Barack Obama».«Les Etats-Unis seront en procès» en même temps que les accusés pour les traitements infligés aux détenus, prévient Andrea Prasow, experte en contre-terrorisme pour l’ONG HumanRights Watch.

Les procès du 11 Septembre sont «trop importants pour être tenus devant un système biaisé de commission militaire», lançait… Barack Obama lui-même en février 2008, tandis qu’il n’était encore que candidat à la Maison Blanche. Un an après son élection à la présidence, en novembre 2009, le département de la Justice annonce que Khaled Cheikh Mohammed, architecte supposé des attentats, et ses quatre complices présumés, Ramzi ben al-Chaïba, Ali Abd al-Aziz Ali, Wallid ben Attash et Moustapha al-Houssaoui, seront plutôt jugés devant un tribunal fédéral civil à New York. Mais Barack Obama avait signalé qu’il ne «chercherait pas la controverse en défendant ses positions sur Guantánamo», attaque l’avocat David Remes, qui représente plusieurs détenus à Gitmo, le surnom donné à la base.

Sitôt annoncé que les «terroristes du 11 Septembre» seraient jugés à New York, les élus locaux s’étaient indignés du «danger» (dixit Rudy Giuliani, l’ancien maire de la ville) que ce procès ferait courir aux habitants ou du «mépris flagrant» pour les souffrances déjà endurées (selon Marty Golden, un sénateur local et ancien policier du NYPD). «C’est très douloureux», plaidait le gouverneur démocrate de l’Etat de New York, David Paterson : «Nous n’avons pas encore été capables de reconstruire le site, et avoir ces terroristes jugés si près du lieu de l’attaque sera un fardeau pour tous les New-Yorkais.» D’abord favorable au procès, le maire de la ville, Michael Bloomberg, s’est aussi ravisé, estimant qu’il coûterait «un milliard de dollars» et priant le gouvernement de trouver un autre site.

Surfant sur l’émotion, en décembre 2010, le Congrès a rendu impossible ce procès à New York, en interdisant de facto le transfert de tout prisonnier de Guantánamo vers le sol américain, même pour y être jugé. L’administration Obama peut ainsi arguer aujourd’hui qu’elle n’a guère le choix que de renvoyer les «Gitmo 5» en commission militaire, par la faute du Congrès. «Mais ils ont eu tout de même un acte d’accusation à New York pendant douze mois, rappelle Andrea Prasow. Si l’administration Obama avait vraiment voulu un procès civil, elle aurait pu alors faire avancer les choses. Mais elle a cédé pour des raisons politiques. Les hommes politiques font croire que la seule présence de ces accusés à New York serait un danger. Ce qui n’est pas vrai. Ahmed Ghailani [un autre détenu de Guantánamo, condamné à la prison à vie en janvier pour les attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie en 1998, ndlr] a été transféré et jugé à New York sans qu’il y ait de nouveaux attentats pour autant.»

«Portes de l’enfer». Tandis que les défenseurs de l’Etat de droit s’indignent de cette occasion ratée, les quelques sondages menés sur la question suggèrent pourtant qu’une majorité d’Américains est plutôt favorable à un procès militaire, loin de chez eux. Le tabloïd new-yorkais Daily News a bien résumé cet état d’esprit dans un éditorial récent : «En réalité, KCM [Khaled Cheikh Mohammed, ndlr] aurait déjà dû être envoyé de l’autre côté des portes de l’enfer par injection mortelle», écrit le journal, estimant qu’un tribunal militaire sera tout à fait adapté pour «ces combattants sans uniforme».

Les partisans d’une justice expéditive et implacable pour les «terroristes du 11 Septembre» risquent pourtant d’être déçus aussi, car la procédure militaire prendra encore de longues années. Après la lecture de l’acte d’accusation, qui doit maintenant intervenir dans les trente jours, le procès des cinq accusés ne démarrera sans doute pas avant «deux ou trois ans», estime Andrea Prasow, le temps nécessaire pour préparer un procès d’une telle ampleur. «Avec ensuite les possibilités d’appel, il faudra encore compter cinq, six ou sept ans avant d’arriver à un verdict final», calcule cette experte. Qu’attendre alors de ce procès ? «Une sensation médiatique, de la gesticulation politique et l’ennui du public», résume l’avocat David Remes.

Par Lorraine Millot Correspondante à Washington

http://www.liberation.fr:80/monde/2012/04/09/polemiques-autour-du-proces-du-11-septembre_810575?xtor=EPR-450206



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Lalo : La parenthèse enchantée (1/11) : Un certain 10 septembre 2001.

De la conquête de l’Ouest à l’invasion de l’Irak, en passant par l’incident du Golfe du Tonkin, une bonne part des historiens et des journalistes des médias traditionnels est disposée à reconnaître et à explorer certaines déviances de l’appareil d’État américain AVANT le 11-Septembre et APRÈS le 11-Septembre. Mais étrangement, cet événement spécifique survenu en 2001 semble pour eux s’inscrire dans une parenthèse enchantée. En effet, selon le rapport officiel sur les attentats, il ne fait aucun doute que, ce jour-là, tous les responsables de l’administration américaine étaient par défaut vertueux, ou a minima, animés des meilleures intentions démocratiques et patriotiques. Et dans leur immense majorité, les médias occidentaux cautionnent sans réserve ce récit qui fut délivré à l’époque par le gouvernement Bush.

Pourtant nous constaterons, sur la base de documents de l’administration des États-Unis et de déclarations officielles d’élus américains, plusieurs anomalies spectaculaires au sein de l’appareil d’État de la première puissance mondiale, en lien étroit avec les crimes du 11-Septembre. Et nous observerons nombre d’indices ostensibles indiquant une implication dans les attentats de 2001 de membres haut placés de l’administration au pouvoir. Ces révélations permettront aussi de mieux comprendre pourquoi la commission d’enquête sur le 11-Septembre et les grands médias n’ont pas jugé utile de produire un travail élémentaire d’investigation sur ces déviances majeures, emprisonnant ainsi le peuple américain et le reste du monde dans l’illusion de cette parenthèse enchantée.

03 juillet, 2012 by Lalo

 

 

Un certain 10 septembre 2001

Chaque semaine cet été, du mardi 3 juillet au mardi 11 septembre 2012, ReOpen911 publie un extrait du livre de Lalo Vespera, La parenthèse enchantée (à paraitre en septembre 2012).

 

« Durant les années 1990, l’industrie pétrolière états-unienne et le Pentagone ont contribué à répandre l’idée selon laquelle les États-Unis auraient besoin d’une domination totale afin de garantir leur accès au pétrole ainsi qu’aux autres ressources dans le reste du monde. Ce programme aurait dû engendrer d’énormes dépenses, potentiellement des milliers de milliards de dollars, une somme que le Congrès ne pourrait accorder – sauf dans le cadre d’une réponse à une attaque aussi vaste et effrayante que celle de Pearl Harbor. Cela nous incite à rappeler que les entrées en guerre des États-Unis ont fréquemment été déclenchées par des attaques douteuses à l’image des incidents du Golfe du Tonkin au Vietnam. Au re-gard des événements du 11-Septembre, il est clair que le but que s’était fixé l’administration Bush-Cheney – envahir l’Irak – nécessitait qu’une telle attaque se produise. Ce dont nous avons été témoins, pour reprendre les termes d’Ola Tunander, un chercheur basé à Oslo, est “l’utilisation du terrorisme dans la construction de l’ordre mondial”. » 

Peter Dale Scott, "La route vers le nouveau désordre mondial", éditions Demi Lune [1]

 

Régime d’exception

Le 7 juillet 2011, la Chambre des représentants des États-Unis approuvait un amendement, proposé par un membre démocrate du Congrès, Peter DeFazio, exigeant que le Pentagone soit en mesure de produire des états financiers vérifiables. En effet, bien qu’il soit entièrement financé par le contribuable américain, le Département de la Défense (DoD) n’a pas été sérieusement contrôlé sur ses dépenses depuis plus de vingt ans, et cette exonération s’est transmutée en usage convenu et permanent [2]. Dans sa présentation de l’amendement, Peter DeFazio est revenu en particulier sur les 2300 milliards de dollars dont le Pentagone a "perdu la trace" dix ans plus tôt, ainsi que le déclarait en public le secrétaire d’État à la Défense Donald Rumsfeld, un certain 10 septembre 2001. Le lendemain même, les attentats spectaculaires détruisant le World Trade Center et une partie du Pentagone, permettaient aux États-Unis d’envahir avec une impunité déconcertante l’Afghanistan et l’Irak, pour le plus grand bénéfice d’une industrie de guerre très influente au sein du pouvoir américain.

En juillet 2007, Peter DeFazio avait déjà fait valoir son indépendance d’esprit sur la scène politique américaine en sollicitant à deux reprises un accès à la version classée secrète du plan de l’administration Bush sur la Continuité de Gouvernement (COG) [1b]. Ce plan avait été imposé par le "Homeland Security" – le Département de la Sécurité Intérieure des États-Unis créé à l’initiative du Président Bush en réponse aux attaques du 11-Septembre – afin de garantir la continuité du pouvoir en cas de crise majeure, et ce malgré un risque de dérapage hors du cadre démocratique prescrit par la constitution des États-Unis [3]. Or, en tant que membre du Comité spécial du Congrès sur le "Homeland Security", DeFazio était supposé avoir accès aux informations gouvernementales confidentielles, mais George Bush avait finalement refusé de lui accorder le droit d’examiner ces informations qui restent encore à ce jour inaccessibles aux représentants du peuple américain [4].

 

Au cours de l’été 2011, la crise de la dette est revenue en force au cœur de l’actualité économique des États-Unis. S’imposant dans les médias, cette crise a fait bouger les lignes. Ainsi l’opinion publique américaine s’est trouvée davantage consciente des incohérences budgétaires et de la dette colossale qui pèse sur les États-Unis [5]. De plus, en contrepoint des dépenses militaires sans cesse croissantes depuis dix ans, le congrès s’est agité sur les réductions substantielles prévues dans les programmes d’aides aux familles de classe moyenne. C’est dans ce contexte qu’en juillet 2011, en prenant la parole devant la chambre des représentants pour soutenir l’amendement qu’il déposait, Peter DeFazio est revenu sur le budget astronomique qui s’est égaré une décennie plus tôt dans le labyrinthe des jeux comptables du Pentagone. Dans son discours, le représentant démocrate confirmait de façon claire et catégorique : « Nous ne savons pas où sont passés ces 2300 milliards de dollars. » [6]

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http://www.reopen911.info/News/2012/07/03/la-parenthese-enchantee-111-un-certain-10-septembre-2001/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29



4 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Philippe Val : Le Chantage du 11 Septembre, la gauche en ligne de mire (EXTRAIT)

 « Chaque pays, dans chaque région, doit maintenant prendre une décision.
Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes avec les terroristes »
George W. Bush, le 20 septembre 2001.

Depuis de nombreuses années en France, la remise en cause des explications officielles sur les attentats du 11 septembre 2001 est devenue un sujet tabou et assure à celui qui l’aborde de se faire cataloguer à l’extrême droite tant l’accusation, ajoutée à celle d’antisémitisme, a régulièrement servi dans les médias à empêcher un réel débat d’avoir lieu. Ce genre de cliché vient de valoir à René Balme, maire de Grigny et membre du Parti de gauche, de se faire traiter de conspirationniste rouge-brun dans une poussée de maccarthysme de Rue89 à la veille des élections législatives. Outre son déroulement, c’est la place de cet événement dans la politique néolibérale dont l’analyse a été évacuée par ce chantage. Le film The Crisis of Civilization de l’activiste britannique Dean Puckett vient donc donner de l’altitude à ce débat en replaçant la guerre au terrorisme dans son contexte global, au milieu des différentes crises générées par le capitalisme néolibéral, qu’elles soient énergétiques, écologiques ou économiques.

La juste part des choses

« Je ne sais pas si je peux supporter d’assister à une autre audition [de la Commission du 11/9]
qui ne va pas au cœur du sujet. Mais si nous n’y allons pas, qui regarde ? »
MindyKleinberg, veuve d’Alan Kleinberg décédé dans la tour Nord
du World Trade Center le 11 septembre 2001.

Il est très difficile de parler du 11 Septembre. Chaque fois que l’on aborde le sujet pour la première fois avec quelqu’un, on se demande pour qui on va passer. On s’en abstient souvent d’ailleurs. Et si on est rapidement rangé dans la case conspirationniste à laquelle on peut s’habituer à contrecœur avec le temps, il est en revanche plus dérangeant de passer pour un militant d’extrême droite ou un antisémite. Certes, on peut considérer qu’une certaine partie de ceux qui contestent la version officielle du 11 Septembre mérite le qualificatif de conspirationniste ; il s’agit en général de personnes qui ont rarement fait plus d’efforts à comprendre le sujet que la plupart des journalistes ou qui sont plongées comme eux dans leurs convictions malgré tout ce qui s’y oppose. Si d’ailleurs certains aspects controversés restent encore sujets à débat, les différents partis pris exprimés relèvent plus souvent d’une croyance personnelle que d’une réelle capacité d’analyse.

Cela dit, il existe des faits indéniables qui posent des questions significatives sur ce qui s’est passé le 11 Septembre et sur la commission chargée de l’expliquer. Le documentaire 9/11 : Press for Truth qui donne principalement la parole aux familles de victimes en fournit un bon aperçu [1]. Ce sont elles qui se sont battues pour obtenir une commission d’enquête, et ce sont également elles qui ont été les premières à dénoncer le rapport final [2]. On y découvre également Paul Thompson, un informaticien de San José, dont le travail participatif initié sur le site History Commons(*) constitue à ce jour la base d’information thématique et chronologique la plus complète sur le 11 Septembre [3]. Cette chronologie du 11 Septembre (9/11 Timeline) est une véritable bible pour tous ceux qui s’intéressent vraiment au sujet. Le journaliste d’investigation américain Peter Lance, primé par cinq Emmy Awards au long de sa carrière, déclara même dans son livre Cover Up qu’ « avec quasiment aucun budget et un simple accès à l’Internet, Thompson a réalisé ce que la Commission du 11/9 a été incapable de faire, achever l’intention du Congrès de "rendre un compte-rendu complet des circonstances entourant les attaques" » [4]. Noam Chomsky, bien que ne militant pas pour une nouvelle enquête, se dit également insatisfait des conclusions de l'enquête « parce que ce sont les conclusions d'une commission gouvernementale. Prenez n'importe quelle commission gouvernementale sur n'importe quel sujet, elle ne dira tout simplement jamais la vérité », affirme t-il[5]. Ces différentes personnalités, tout comme les proches de victimes insatisfaites du rapport d'enquête, n'ont évidemment rien à voir avec l’extrême droite ou l’antisémitisme. Pourtant, en dépit de ce simple constat nourri par l’évidence des faits, certains journalistes et intellectuels français avaient fermement décidé d’empêcher une discussion raisonnable d’avoir lieu.

Les maîtres chanteurs

« Ce sont des purs criminels ! Ce sont évidemment des purs paranoïaques,
c’est tout ce qu’on veut, mais en attendant ce sont des criminels,
car leurs idées ne sont pas neutres, elles ont un but. »
Philippe Val

Posté par .Rédaction le 01/07/2012
http://www.reopen911.info/11-septembre/le-chantage-du-11-septembre/


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https://groups.google.com/group/medias-mensonges-desinformation/browse_thread/thread/13754ea81f798053?hl=fr

 


 

4-2 Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

Depuis la chute du mur de Berlin, l’emprise des médias atlantistes sur les opinions publiques occidentales, au lieu de décliner en raison de la disparition de la menace communiste, s’est développée au point de supprimer quasiment toutes les voix dissidentes des canaux d’information non marginaux ou alternatifs. En France, pays un peu plus rétif que ses voisins à la mainmise atlantiste, ce travail de nettoyage médiatique a été achevé par Nicolas Sarkozy avec l’aide de personnalités néoconservatrices comme Christine Ockrent ou Philippe Val (legs sur lequel le nouveau Président très atlantiste ne reviendra évidemment pas).

Il en résulte un unanimisme de l’information dont on pourrait s’accommoder en invoquant l’imperfection des Homo Sapiens s’il n’avait pour objectif principal de cacher des crimes de masses dont les élites dirigeantes des démocraties occidentales se rendent coupables avec une impunité déconcertante.

Les crimes médiatiques sont une composante à part entière des crimes politiques plus généraux qui ensanglantent la scène internationale où nos dirigeants déchaînent leur volonté de puissance. Sans une complicité active des médias atlantistes avec les élites occidentales les guerres en Irak et en Afghanistan, le dépeçage de la Libye et la descente aux enfers de la Syrie, n’auraient pas pu être réalisés aussi facilement.

Ainsi, il y a eu crime médiatique quand l’Otan a décidé d’attaquer l’Afghanistan dans la foulée des attentats du 11-Septembre parce que les médias ont refusé sciemment d’interroger les motivations de l’administration Bush dans cette guerre et de questionner la responsabilité directe des néoconservateurs dans ces attentats.

Il y a eu crime médiatique quand les États-Unis et leurs alliés ont envahi l’Irak en 2003 parce que les médias ont relayé volontairement de fausses informations sur la présence d’armes de destruction massive.

Il y a eu crime médiatique quand les médias ont inventé la fable du bombardement de Benghazi par Kadhafi pour envahir la Libye, quand ils ont laissé, sans broncher, les dirigeants occidentaux, avec la caution morale de quelques intellectuels atlantistes (dont J.B. Botul), donner le pouvoir à des milices wahhabites proches d’Al-Qaeda et créer une guerre civile afin d’accomplir des objectifs géostratégiques dont les peuples d’Occident et d’Orient ne verront jamais les bénéfices (moraux ou matériels).

Il y a crime médiatique quand les médias attribuent de manière opportune la paternité des massacres en Syrie (Houla) au clan au pouvoir pour faire tomber un régime qui ne répond plus à leurs objectifs dans la région ; il y a crime médiatique quand l’Occident peut, sans que les médias ne s’en émeuvent, armer des groupes terroristes, organiser des massacres de civils et apporter la guerre civile et religieuse dans un pays en paix.

Il y a eu crime médiatique quand les médias ont choisi de taire le soutien des États-Unis à un coup d’État au Honduras en 2009 et que ce silence couvre les cris des torturés et des suppliciés.

Il y a un crime médiatique quand les médias passent sous silence les implications pour les libertés fondamentales de la loi NDAA votée par l’administration Obama en décembre 2011 qui autorise les détentions arbitraires (des citoyens américains ou étrangers) comme au temps de l’absolutisme royal en France.

Il y a crime médiatique quand aucun grand média ne cherche à expliquer les raisons et les dessous de la guerre contre le terrorisme ni l’alliance des Occidentaux avec les défenseurs du terrorisme islamique (Arabie Saoudite et Qatar).

Il y a eu crime médiatique dans tous ces exemples parce que les médias mainstream ont délibérément choisi de se faire les porte-parole d’une élite à la quelle ils appartiennent ou à laquelle ils s’identifient, élite qui commet, de manière répétée, des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité contraires aux valeurs des Lumières.

L’incompétence n’est pas une excuse suffisante pour écarter la responsabilité directe des médias dans les crimes que nous avons mentionnés (d’autant que les médias alternatifs ont offert ou offrent des analyses précises et pertinentes sur l’ensemble de ces événements). L’incompétence ne peut pas être, en effet, à ce point partagée, voire unanime, tandis que la soumission volontaire à la parole officielle peut l’être en raison du commun dénominateur qui caractérise l’ensemble des médias qui comptent pour forger l’opinion des bourgeois cultivés : l’idéologie atlantiste. En effet, sans une idéologie commune et puissante capable de souder ensemble les intelligences humaines les plus diverses, autant d’erreurs et d’approximations dans l’information ne pourraient pas être commises de manière répétée et à propos de la plupart des événements cruciaux.

Nul besoin ici de mentionner tous les crimes médiatiques commis par les médias atlantistes tant la liste est longue et presque sans fin. Nous voulions juste rappeler l’évidence suivante au moment où le traitement médiatique du drame syrien semble atteindre en Occident un degré d’abjection rarement égalé : la désinformation tue des innocents.

Aux citoyens de rendre leurs journalistes comptables de celle-ci lorsque cette désinformation est manifestement volontaire, à défaut d’en accepter la part d’ombre pour soi-même et de démobiliser sa conscience face à la brutalité du monde. Aux citoyens de s’organiser pour faire tomber les tyrannies médiatiques qui dominent les opinions publiques occidentales. Pour que cessent les crimes des mass media.

Guillaume de Rouville

http://lidiotduvillage.org/2012/06/13/crimes-mediatiques-ou-...

URL de cet article 16970

15 juin 2012

http://www.legrandsoir.info/crimes-mediatiques-ou-les-consequences-meurtrieres-de-la-desinformation.html

 

 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



07/07/2012

Le candidat Mélenchon remet en cause la version officielle sur le 11 Septembre !

 



Dossiers du 11-09

n°34 du 07- 07

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossierdu 11-09" est  visible  sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Le candidat Mélenchon remet en cause la version officielle sur le 11 Septembre !


Sommaire : 

Giulietto CHIESA : 11-Septembre, de nouveaux indices démentent la version officielle.

Lalo : La parenthèse enchantée (1/11) : Un certain 10 septembre 2001.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Du 11 septembre à Mohamed Merah, la propagande a fait son œuvre

1-2 John Pilger dénonce le terrorisme d’État et la "guerre contre la terreur". (VIDEO VOST)

1-3 Le documentaire « The Elephant in the Room » sur le « 9/11 Truth Movement » enfin disponible en version française.

2 Dossier & Point de vue

2-1 Philippe Val : Le Chantage du 11 Septembre, la gauche en ligne de mire (EXTRAIT)

2-2 John Pilger :Il est temps que nous reconnaissions la criminalité du gouvernement de Blair.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

3-1 Lorraine Millot Polémiques autour du procès du 11 Septembre.

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

5-1 Le candidat Mélenchon remet en cause la version officielle sur le 11 Septembre !

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Tiré à part

Giulietto CHIESA : 11-Septembre, de nouveaux indices démentent la version officielle.

GiuliettoChiesa est journaliste. Il fut correspondant de presse d’Il Manifesto et d’Avvenimenti, et collaborateur de nombreuses radios et télévisions en Italie, en Suisse, au Royaume-Uni, en Russie et au Vatican. Auteur du film "Zéro – Enquête sur le 11-Septembre" et de divers ouvrages, il a notamment écrit sur la dissolution de l’URSS et sur l’impérialisme états-unien. Ancien député au Parlement européen (Alliance des démocrates et libéraux, 2004-2008), il est membre du Bureau exécutif du World Political Forum

 

Le comité d’experts internationaux dont j’ai l’honneur de faire partie a publié hier ses dernières conclusions (chronologiquement parlant) sur la question cruciale des faux comptes-rendus des actions et des endroits où se trouvaient les plus hauts responsables politiques et militaires américains au cours de cette journée fatale.

Ces conclusions s’articulent en huit chapitres, dont les détails peuvent être consultés sur le site www.consensus911.org/fr [en français - NdT], et qui éclairent d’une lumière nouvelle et impressionnante ce sur quoi, à presque onze ans de distance, des millions de personnes dans le monde entier (disons l’immense majorité) ne savent absolument rien. À commencer par les mensonges officiels qui ont été diffusés pour empêcher que le public – et en premier lieu les Américains – sache où se trouvaient et ce que faisaient les quatre plus hauts responsables de l’époque : le président américain George W. Bush, le vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, et le général en charge de tout l’État major, Richard Myers.

Ces huit nouveaux chapitres ont été élaborés par les vingt membres du 9/11 Consensus Panel, sur la base de documents obtenus grâce à la loi sur la liberté de l’information (FOIA), et par l’analyse de toutes les sources journalistiques disponibles. Et en prenant comme point de départ les propres affirmations de la Commission d’enquête officielle.

La documentation est effectivement impressionnante et les mensonges officiels y coulent à torrents. A commencer par le fait avéré et proprement stupéfiant du nombre sans précédent d’exercices militaires qui se déroulaient précisément le 11 septembre 2001. Il y en avait pas moins de sept. Mais la Commission d’enquête officielle ne fait mention que d’un seul, celui qui portait le nom de « Vigilant Guardian ». Cet exercice était habituellement organisé chaque année en octobre. Mais en 2001, il fut avancé à septembre. Il y eut au même moment l’exercice « Global Guardian », du NORAD (North American Aerospace Defense Command), qui lui aussi était normalement planifié au mois d’octobre. Et ainsi de suite : « AmalgamWarrior » (vaste exercice portant sur plusieurs régions du NORAD, conduit normalement aux mois d’avril et d’octobre). Cette année-là, l’exercice fut lui aussi déplacé en septembre.

Le 4e est intéressant, « Northern Vigilance », qui eut pour effet ce matin-là de déplacer pratiquement toute la flotte aérienne militaire américaine au Canada et en Alaska. Suivirent, ou plutôt furent organisés au même moment « Vigilant Warrior » (exercice d’entrainement en vol), et « Red Flight » (qui prévoyait le transfert d’avions de chasse de la base de Langley, Virginie, vers d’autres bases). Et enfin, n’oublions pas le National Reconnaissance Office (NRO) qui – quelle coïncidence extraordinaire – prévoyait justement ce matin-là, exactement à 9 h 10, l’impact d’un petit avion contre l’une des tours de l’Agence, dans les environs de Washington.

Il est impossible de résumer ici tous les points les plus criants qui émergent de ces huit chapitres. Une chose est sure : la Commission officielle, présidée (illégalement) par Philip Zelikow, ami intime et collaborateur de CondoleezzaRice, oublia de mentionner les sept exercices militaires en cours ce jour-là, mais sous-estima de manière incroyable la confusion provoquée par tous ces entrainements et ces simulations alors que se produisaient les quatre détournements d’avion. En outre, il parait irréfutable que ce matin-là, les écrans radars de la défense aérienne américaine furent criblés de faux échos par rapport à ce qui se passait en réalité dans le ciel de l’Amérique du Nord. Ces faux échos radars furent retirés des écrans seulement après les frappes contre la Tour Sud du World Trade Center.

Mais qui commandait pendant ces heures [cruciales] ? Les sources officielles répètent sans cesse que Bush, Cheney, Rumsfeld, Richard Myers (qui remplaçait le général Hugh Shelton), Montague Winfield, lui aussi général et à la tête de la « War room » étaient tous (de façon totalement inexplicable) loin de leurs postes de responsabilité. C’est-à-dire qu’ils n’étaient pas là où ils auraient dû être. Et qu’ils n’y retournèrent qu’après la frappe contre le Pentagone, à 9 h 37. Mais les documents démentent cette version des faits. Certains d’entre eux, non seulement se trouvaient à leur poste, mais ils étaient parfaitement informés sur ce qui se passait et ils discutèrent même de la nécessité ou pas d’abattre le 4e avion détourné, le Vol 93, dont les débris furent retrouvés non pas à Shanksville (comme le dit la version officielle) mais sur un périmètre de plusieurs kilomètres de diamètre. Encore un démenti de la version officielle.

Le 9/11 Consensus Panel n’est pas un tribunal, mais il recueille les éléments qui pourront être utiles aux recherches ultérieures, peu importe qui les conduit, une institution publique, les médias, des sites académiques. Ceux qui veulent ouvrir les yeux peuvent aller s’en assurer sur le site. Le site du Consensus 9/11 est une contribution à l’enquête que Ferdinando Imposimato compte mener à bien pour exposer les chefs d’accusation devant le Tribunal pénal international de La Haye, afin que celui-ci puisse examiner l’hypothèse d’incriminer d’importants membres de l’administration américaine de l’époque, sur l’accusation de « participation à un crime ».

8 juin 2012

Giulietto CHIESA : 11-Septembre, de nouveaux indices démentent la version officielle

IlFattoQuotidiano.it, le 6 juin 2012

Traduction GV pour ReOpenNewshttp://www.reopen911.info/News/2012/06/08/giulietto-chiesa-l...

URL de cet article 16919
http://www.legrandsoir.info/11-septembre-de-nouveaux-indices-dementent-la-version-officielle.html


Lalo : La parenthèse enchantée (1/11) : Un certain 10 septembre 2001.

De la conquête de l’Ouest à l’invasion de l’Irak, en passant par l’incident du Golfe du Tonkin, une bonne part des historiens et des journalistes des médias traditionnels est disposée à reconnaître et à explorer certaines déviances de l’appareil d’État américain AVANT le 11-Septembre et APRÈS le 11-Septembre.

Mais étrangement, cet événement spécifique survenu en 2001 semble pour eux s’inscrire dans une parenthèse enchantée. En effet, selon le rapport officiel sur les attentats, il ne fait aucun doute que, ce jour-là, tous les responsables de l’administration américaine étaient par défaut vertueux, ou a minima, animés des meilleures intentions démocratiques et patriotiques. Et dans leur immense majorité, les médias occidentaux cautionnent sans réserve ce récit qui fut délivré à l’époque par le gouvernement Bush.

Pourtant nous constaterons, sur la base de documents de l’administration des États-Unis et de déclarations officielles d’élus américains, plusieurs anomalies spectaculaires au sein de l’appareil d’État de la première puissance mondiale, en lien étroit avec les crimes du 11-Septembre. Et nous observerons nombre d’indices ostensibles indiquant une implication dans les attentats de 2001 de membres haut placés de l’administration au pouvoir. Ces révélations permettront aussi de mieux comprendre pourquoi la commission d’enquête sur le 11-Septembre et les grands médias n’ont pas jugé utile de produire un travail élémentaire d’investigation sur ces déviances majeures, emprisonnant ainsi le peuple américain et le reste du monde dans l’illusion de cette parenthèse enchantée.

 

Un certain 10 septembre 2001

Chaque semaine cet été, du mardi 3 juillet au mardi 11 septembre 2012, ReOpen911 publie un extrait du livre de Lalo Vespera, La parenthèse enchantée (à paraitre en septembre 2012).

« Durant les années 1990, l’industrie pétrolière états-unienne et le Pentagone ont contribué à répandre l’idée selon laquelle les États-Unis auraient besoin d’une domination totale afin de garantir leur accès au pétrole ainsi qu’aux autres ressources dans le reste du monde. Ce programme aurait dû engendrer d’énormes dépenses, potentiellement des milliers de milliards de dollars, une somme que le Congrès ne pourrait accorder – sauf dans le cadre d’une réponse à une attaque aussi vaste et effrayante que celle de Pearl Harbor. Cela nous incite à rappeler que les entrées en guerre des États-Unis ont fréquemment été déclenchées par des attaques douteuses à l’image des incidents du Golfe du Tonkin au Vietnam. Au re-gard des événements du 11-Septembre, il est clair que le but que s’était fixé l’administration Bush-Cheney – envahir l’Irak – nécessitait qu’une telle attaque se produise. Ce dont nous avons été témoins, pour reprendre les termes d’Ola Tunander, un chercheur basé à Oslo, est “l’utilisation du terrorisme dans la construction de l’ordre mondial”. » 

Peter Dale Scott, "La route vers le nouveau désordre mondial", éditions Demi Lune [1]

 

Régime d’exception

Le 7 juillet 2011, la Chambre des représentants des États-Unis approuvait un amendement, proposé par un membre démocrate du Congrès, Peter DeFazio, exigeant que le Pentagone soit en mesure de produire des états financiers vérifiables. En effet, bien qu’il soit entièrement financé par le contribuable américain, le Département de la Défense (DoD) n’a pas été sérieusement contrôlé sur ses dépenses depuis plus de vingt ans, et cette exonération s’est transmutée en usage convenu et permanent [2]. Dans sa présentation de l’amendement, Peter DeFazio est revenu en particulier sur les 2300 milliards de dollars dont le Pentagone a "perdu la trace" dix ans plus tôt, ainsi que le déclarait en public le secrétaire d’État à la Défense Donald Rumsfeld, un certain 10 septembre 2001.

Le lendemain même, les attentats spectaculaires détruisant le World Trade Center et une partie du Pentagone, permettaient aux États-Unis d’envahir avec une impunité déconcertante l’Afghanistan et l’Irak, pour le plus grand bénéfice d’une industrie de guerre très influente au sein du pouvoir américain.

En juillet 2007, Peter DeFazio avait déjà fait valoir son indépendance d’esprit sur la scène politique américaine en sollicitant à deux reprises un accès à la version classée secrète du plan de l’administration Bush sur la Continuité de Gouvernement (COG) [1b]. Ce plan avait été imposé par le "Homeland Security" – le Département de la Sécurité Intérieure des États-Unis créé à l’initiative du Président Bush en réponse aux attaques du 11-Septembre – afin de garantir la continuité du pouvoir en cas de crise majeure, et ce malgré un risque de dérapage hors du cadre démocratique prescrit par la constitution des États-Unis [3]. Or, en tant que membre du Comité spécial du Congrès sur le "Homeland Security", DeFazio était supposé avoir accès aux informations gouvernementales confidentielles, mais George Bush avait finalement refusé de lui accorder le droit d’examiner ces informations qui restent encore à ce jour inaccessibles aux représentants du peuple américain [4].

 

Au cours de l’été 2011, la crise de la dette est revenue en force au cœur de l’actualité économique des États-Unis. S’imposant dans les médias, cette crise a fait bouger les lignes. Ainsi l’opinion publique américaine s’est trouvée davantage consciente des incohérences budgétaires et de la dette colossale qui pèse sur les États-Unis [5]. De plus, en contrepoint des dépenses militaires sans cesse croissantes depuis dix ans, le congrès s’est agité sur les réductions substantielles prévues dans les programmes d’aides aux familles de classe moyenne. C’est dans ce contexte qu’en juillet 2011, en prenant la parole devant la chambre des représentants pour soutenir l’amendement qu’il déposait, Peter DeFazio est revenu sur le budget astronomique qui s’est égaré une décennie plus tôt dans le labyrinthe des jeux comptables du Pentagone.

Dans son discours, le représentant démocrate confirmait de façon claire et catégorique : « Nous ne savons pas où sont passés ces 2300 milliards de dollars. » [6]

Lalo

 03 juillet, 2012

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1 Médias etManipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Du 11 septembre à Mohamed Merah, la propagande a fait son œuvre

L’autre jour, monsieur Sarkozy a rapproché ce qu’on appelle désormais « l’affaire Merah » des évènements du 11 septembre 2001. Certains se sont bien sûr insurgés contre cet amalgame récupérateur, mais c’est négliger la finesse de celui qui le prononce : car si les deux évènements n’ont en apparence aucun lien direct, leurutilisation électoraliste et leurs conséquences ne sont pas si éloignées.

 

En effet, c’est depuis le 11 septembre qu’a été révélée au monde la nouvelle croisade des occidentaux qui, comme il y a plusieurs centaines d’années déjà, a permis d’exploiter les ressources et les hommes pour entretenir la « croissance » des monarchies d’alors, ou pour « lutter contre la crise » de l’époque. Car le 11 septembre est arrivé à un moment « propice » de l’Histoire, c’est-à-dire au moment même où la puissance des pays occidentaux était remise en cause par l’émergence de ceux qu’on appelait encore « pays en voie de développement ». Ce retournement du capitalisme, conséquence logique d’une course à la rentabilité à travers une mondialisation incontrôlable, a atteint les limites de l’idéologie de ce système et a contraint les dirigeants occidentaux à rechercher d’autres justifications de leur domination : les différences de valeur des « civilisations ». Et le 11 septembre est le point d’appui qui a servi au basculement de l’idéologie capitaliste à celle du « post-capitalisme », c’est-à-dire le retour à l’obscurantisme.

 

Puisque les règles du capitalisme ne suffisaient plus à asseoir l’hégémonie occidentale ni à justifier les injustices propre à ce système, il leur fallait trouver un autre moyen que celui économique pour continuer à dominer le monde. Et face à une contestation populaire qui s’exprime désormais internationalement pour lutter contre des injustices devenues flagrantes, les dirigeants lui opposent une vision autoritaire qui ne peut être acceptable que si un « ennemi » assez fort et assez diffus lui permet de le justifier.Cet ennemi, c’est la religion, l’Islam. Devenu par amalgames successifs islamisme puis terrorisme, cette religion est le truchement qui permet de rassembler dans un même terme tous les contestataires que l’on désire y mettre. Il permet d’introduire la civilisation dans les causes de l’état de délabrement du monde actuel, de diviser et d’opposer les peuples, de stigmatiser des boucs-émissaires, de faire accepter des mesures liberticides, d’installer la peur et la haine entre les hommes. En distinguant l’Islam des autres religions, les gouvernants occidentaux sont parvenus ainsi à établir les bases d’un nouveau régime sécuritaire fondé sur le repli sur soi, la fermeture des frontières, la peur de l’étranger, la suspicion et la haine.

 

La propagande qui s’est installée depuis le 11 septembre avec la prétendue volonté des musulmans  (à travers ces amalgames) de détruire la « civilisation occidentale » a réussi à scinder le monde en deux entités ennemies, le « bien » contre le « mal », en confondant tour à tour la civilisation et la race, la culture et l’origine ethnique ou géographique, la religion et la politique. Elle a établi que même athée en France nous provenions tout de même d’une civilisation « judéo-chrétienne » (bien que nos ancêtres aient été pour la plupart païens), et qu’il fallait lutter contre celles des musulmans qui y serait opposée (ce qui est historiquement faux). Et elle a surtout permis le PatriotAct, Guantanamo, les invasions afghane et irakienne, prépare celles de l’Iran et la Syrie. Et ce que le 11 septembre a autorisé aux Etats-Unis, on veut nous le faire subir en France à l’occasion de drames comme celui de Toulouse. Car au-delà des élections présidentielles il y a le choc des civilisations. Pour quoi ?

 

Pour terroriser non pas les terroristes mais les peuples, pour bloquer et empêcher toute révolte, tout changement de système qui proviendrait de ceux qui commencent à comprendre qu’ils ont été bernés depuis trop longtemps, que le système est truqué et que le capitalisme ne favorise pas les meilleurs mais les plus forts… Cette terreur qui se propage provient en réalité des dirigeants occidentaux, qui ont profité des terroristes pour créer une tension, des conflits, de la peur et de la haine entre les peuples. Elle crée les conditions favorables à la mise en place effective d’une structure internationale et organisée du terrorisme, seul ennemi capable de justifier des attaques « préventives » et les sacrifices exigés en retour de ces mêmes peuples à qui on a fait peur, tout en leur permettant de créer une sorte de « nouvelle définition » du terrorisme susceptible d’englober n’importe quel opposant au système qui se met en place, qu’il soit musulman ou pas.

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr


1-2 John Pilger dénonce le terrorisme d’État et la "guerre contre la terreur". (VIDEO VOST)

John Pilger, célèbre journaliste anglo-saxon, dénonce le terrorisme d’État et la propagande faite autour de la guerre à la terreur en expliquant que ce sont les musulmans qui sont les principales victimes du terrorisme dans le monde, et que la soi-disant "guerre à la terreur" lancée au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 est le fait d’une "clique" à l’intérieur même de l’appareil d’État américain.

Vidéo :http://www.legrandsoir.info/+john-pilger-denonce-le-terrorisme-d-etat-et-la-guerre-contre-la-terreur-video-vost+.html


1-3 Le documentaire « The Elephant in the Room » sur le « 9/11 Truth Movement » enfin disponible en version française.

Nous vous annoncions en avril 2011 la sortie prochaine de la version sous-titrée en français du film "The Elephant in the Room" (2008) réalisé par Dean Puckett. Nous sommes heureux d’être enfin en mesure de la mettre aujourd’hui à disposition ! Pour l’occasion, nous republions la recension élogieuse parue sur 911Blogger suite au prix que ce film a reçu en 2008 pour meilleur film documentaire anglais au Festival du film indépendant de Londres.

Ce festival du cinéma se tient chaque année dans le très select British Film Institute. Dean Puckett avait reçu la même année la récompense de meilleur réalisateur pour ce film auFestival du film de Portobello.

Nous aurons également très bientôt des nouvelles du prochain documentaire de Dean Puckett "The Crisis of Civilization", basé sur le livre de NafeezMosaddeq Ahmed, qui est aussi l’auteur du livre "La Guerre contre la vérité : 11 Séptembre, désinformation et anatomie du terrorisme" traduit en français aux Editions Demi-Lune.

En effet, l’association ReOpen911 s’est chargée de traduire et de sous-titrer bénévolement ce film en français pour sa future sortie qui devrait avoir lieu dans le courant du mois de mars 2012.

Film documentaire de 2008 réalisé par Dean Puckett (92min)

 

Le film "The Elephant in the Room"
* Présentation *

Elu meilleur film-documentaire au Festival du Film indépendant de Londres en 2008, "The Elephant in the Room" nous propose de suivre le réalisateur Dean Puckett dans son voyage au sein du Mouvement pour la Vérité sur le 11-Septembre.

 

De William Rodriguez, survivant et héros du 11/9 qui fut témoin de nombreuses explosions dans la Tour Nord, à l’ex-députée verte Cynthia McKinney qui conteste le récit gouvernemental des événements, en passant par un activiste qui s’empare des micros de supermarchés pour diffuser son message militant, "The Elephant in the Room" nous montre le Mouvement dans toute sa diversité et sans concession. La narration objective et distanciée permet à chacun de se faire une opinion libre sur ce Mouvement.

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La dernière partie du film s’intéresse au sort épouvantable et particulièrement émouvant des secouristes du 11/9. Au lendemain des attentats, la Maison Blanche avait demandé à l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (EPA) de falsifier leurs rapports sur la qualité de l’air afin de rouvrir la Bourse au plus vite, quitte à sacrifier la santé et la vie des secouristes, pompiers, et ouvriers du bâtiment qui, mal équipés et manquant de masques, ont œuvré dans les poussières toxiques. Résultat : les pompiers et secouristes du 11/9 sont aujourd’hui massivement atteints de cancers. Ils seraient déjà plus de 1000 à être morts des suites de leurs cancers et autres maladies développés à cause des poussières du WTC qu’ils ont inhalées. A ce jour, le gouvernement refuse toujours de prendre en charge le traitement des cancers en éludant sa responsabilité.

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La phrase "the elephant in the room" (l’éléphant dans la pièce) est une locution anglaise désignant une vérité évidente qui est ignorée ou négligée (notamment par les médias). Ce qui est sans aucun doute le cas du Mouvement pour la Vérité. Or, le 11/9 et la Guerre au Terrorisme ne peuvent être traités comme un "elephant in the room" que nous pouvons ignorer dans l’espoir qu’il s’en ira.

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* Visionnez le film gratuitement ici *

http://www.reopen911.info/News/2012/03/02/le-documentaire-the-elephant-in-the-room-sur-le-911-truth-movement-enfin-disponible-en-version-francaise/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29


Compte-rendu : Festival du Film Indépendant – Présentation au British Film Institute de Londres

Soumis par andyb sur 911blogger le mercredi 16 avril 2008 – 9h28

Compte-rendu sur ‘The Elephant in the Room’, documentaire de Dean Puckett sur le Mouvement pour la Vérité et les Secouristes du 11 Septembre, projeté auFestival du Film Indépendant – BFI Londres le 14 avril [2008].

 

D’une certaine manière, parmi les sujets importants comme la bataille de Britney Spears pour la garde [de son enfant] et la vie sociale d’Amy Winehouse, les médias dominants sont passés à côté du plus important phénomène culturel du 21ème siècle – le « Mouvement pour la Vérité sur le 11/9 ». Depuis le premier jour, quand l’animateur-radio Alex Jones hurlait dans son micro qu’il avait prédit les attaques depuis des mois (et que c’était le gouvernement américain qui était responsable), puis au cours des années suivantes, quand des universitaires, des scientifiques et des ingénieurs ont commencé à rejoindre le mouvement, et jusqu’à aujourd’hui – un mouvement d’individus de tous âges et de toutes obédiences politiques se chiffrant maintenant en centaines de milliers si ce n’est en millions d’individus, tous croient que la version officielle du 11/9 est un mensonge. The Elephant in the Room est un film qui raconte leur histoire.

 

Ce n’est pas un film qui présente des théories du complot ; ce n’est même pas un film consacré uniquement aux théoriciens du complot. The Elephant in the Room propose une vision large de l’impact du 11/9 sur la société, à commencer par le « Mouvement pour la Vérité sur le 11/9 » et les opinions de jeunes Musulmans britanniques, diabolisés dans leur identité même suite aux événements, avant de nous plonger dans l’émouvante histoire des secouristes. The Elephant in the Room agit comme un miroir brandi face aux orientations du monde post-11/9 que les médias ignorent et que ceux au pouvoir préfèrent prétendre qu’elles n’existent pas, et le reflet est à la fois beau et déformé.

 

Le film commence par des séquences incertaines du jeune Puckett (qui se trouvait par hasard à New York juste après le 11/9), puis fait un bond jusqu’à nos jours – la variation dans le temps étant marquée par l’évolution de Puckett en tant que réalisateur. Dès l’instant que le film nous rejoint dans le présent, il est esthétiquement irréprochable – chaque plan est parfaitement mis en scène, la réalisation et le montage sont agréables et le film est tourné en Haute Définition – à des années-lumière des films granuleux que l’on trouve sur Internet au sujet du 11/9 – ce film est un film authentique réalisé par un véritable cinéaste au talent non négligeable

 

 

Nous entamons alors une traversée bien rythmée dans le monde des théoriciens du complot. Le calibre et l’éventail de personnalités que Puckett a réussi à approcher sont impressionnants et donnent au spectateur une bonne idée de la diversité et de l’étendue du mouvement. De William Rodriguez (un héros du 11 Septembre devenu un célèbre ‘9/11 Truther’ pour avoir affirmé qu’il avait fait l’expérience et avait été le témoin de multiples explosions dans les tours), à Cynthia McKinney (l’ex-membre du Congrès qui a contesté le récit du gouvernement sur le 11 Septembre et a perdu son poste au Congrès), et soutenue par une formidable distribution agrémentée d’activistes hauts en couleurs, cette partie du film est par moments intense, parfois très drôle et constamment divertissante. Puckett nous balade des villes pittoresques anglaises, et des singeries désopilantes d’un truther qui détourne le système d’annonce publique d’un supermarché pour dire aux malheureux clients que le ‘11/9 était un coup monté’, jusque dans une manifestation explosive à New York lors de la commémoration du 11/9 où Puckett lui-même et son équipe sont arrêtés en direct sur Fox TV. Restant résolument objectif dans son récit, il accepte l’avis d’autrui sans jamais imposer le sien.

 

 

Le dernier tiers du film adopte un ton très différent et aborde un sujet très délicat à développer – le traitement effroyable réservé aux secouristes du 11/9. Au lendemain du 11/9, la Maison Blanche a fait pression sur l’EPA, Agence de Protection de l’Environnement, pour supprimer les alertes dans leur rapport concernant la qualité de l’air ; les niveaux de concentration de poudre de béton, d’amiante et d’autres toxines étaient potentiellement mortels. Le but était de rouvrir et faire tourner Wall Street, les conséquences étant que ceux qui ont tout risqué pour aider au cours du nettoyage après le 11/9 ont maintenant tout perdu. Certains sont décédés ; des milliers sont atteints de maladie dont bon nombre en phase terminale. Leurs allocations ont été coupées, ils reçoivent peu de soutien et leur histoire est censurée par les médias dominants. Le soin avec lequel Puckett traite ses personnages et la tragédie humaine que tisse leur histoire collective, laisse en larme une partie du public alors que le film se termine par un dernier retour poignant du couteau dans la plaie. Pas de ‘happy end’ dans ce film, juste des questions essentielles.

 

Alors que ce dernier tiers du film véhicule le plus fort impact émotionnel, il est plutôt déstructuré comparé au rythme serré des deux premiers tiers, sorte de collage des expériences et de la souffrance de ces hommes. Le film glisse d’une section à l’autre sans que le récit ne donne de séparation précise entre les deux, aidant peut-être à amplifier le changement soudain de rythme. Puckett ne semblait pas vouloir se placer devant ses personnages délivrant leur message et bien qu’on prenne conscience que le temps passe de par sa juxtaposition avec les deux premiers tiers du film, il n’y a pas de partie qui ne mérite pas d’être entendue, bien au contraire. En fin de compte, Puckett a substitué l’éthique à l’esthétique; le public, le monde entier en fait, a besoin d’entendre l’histoire de ces hommes, et après avoir capté votre attention, il ne vous lâchera plus. Dans l’ensemble je lui en suis reconnaissant.

 

The Elephant in the Room est un film que tout le monde devrait voir. Il invite le spectateur à se poser des questions essentielles sans jamais prendre position par rapport aux réponses apportées. Ces questions sont celles qui ne peuvent plus être ignorées dans ce contexte de ‘Guerre au terrorisme’ qui bat son plein. Le monde s’est transformé, nous rappelle Puckett, et l’attitude à adopter face à ce changement nous appartient, mais il est grand temps d’arrêter de traiter le 11/9 et la Guerre au terrorisme comme un éléphant dans une pièce qu’on ignore dans l’espoir qu’il disparaisse.

Traduction : Vincent pour ReOpenNews


2 Dossier & Point de vue 

2-1 Philippe Val : Le Chantage du 11 Septembre, la gauche en ligne de mire (EXTRAIT)

 « Chaque pays, dans chaque région, doit maintenant prendre une décision.
Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes avec les terroristes »
George W. Bush, le 20 septembre 2001.

Depuis de nombreuses années en France, la remise en cause des explications officielles sur les attentats du 11 septembre 2001 est devenue un sujet tabou et assure à celui qui l’aborde de se faire cataloguer à l’extrême droite tant l’accusation, ajoutée à celle d’antisémitisme, a régulièrement servi dans les médias à empêcher un réel débat d’avoir lieu. Ce genre de cliché vient de valoir à René Balme, maire de Grigny et membre du Parti de gauche, de se faire traiter de conspirationniste rouge-brun dans une poussée de maccarthysme de Rue89 à la veille des élections législatives. Outre son déroulement, c’est la place de cet événement dans la politique néolibérale dont l’analyse a été évacuée par ce chantage. Le film The Crisis of Civilization de l’activiste britannique Dean Puckett vient donc donner de l’altitude à ce débat en replaçant la guerre au terrorisme dans son contexte global, au milieu des différentes crises générées par le capitalisme néolibéral, qu’elles soient énergétiques, écologiques ou économiques.

La juste part des choses

« Je ne sais pas si je peux supporter d’assister à une autre audition [de la Commission du 11/9]
qui ne va pas au cœur du sujet. Mais si nous n’y allons pas, qui regarde ? »
MindyKleinberg, veuve d’Alan Kleinberg décédé dans la tour Nord
du World Trade Center le 11 septembre 2001.

Il est très difficile de parler du 11 Septembre. Chaque fois que l’on aborde le sujet pour la première fois avec quelqu’un, on se demande pour qui on va passer. On s’en abstient souvent d’ailleurs. Et si on est rapidement rangé dans la case conspirationniste à laquelle on peut s’habituer à contrecœur avec le temps, il est en revanche plus dérangeant de passer pour un militant d’extrême droite ou un antisémite. Certes, on peut considérer qu’une certaine partie de ceux qui contestent la version officielle du 11 Septembre mérite le qualificatif de conspirationniste ; il s’agit en général de personnes qui ont rarement fait plus d’efforts à comprendre le sujet que la plupart des journalistes ou qui sont plongées comme eux dans leurs convictions malgré tout ce qui s’y oppose. Si d’ailleurs certains aspects controversés restent encore sujets à débat, les différents partis pris exprimés relèvent plus souvent d’une croyance personnelle que d’une réelle capacité d’analyse.

Cela dit, il existe des faits indéniables qui posent des questions significatives sur ce qui s’est passé le 11 Septembre et sur la commission chargée de l’expliquer. Le documentaire 9/11 : Press for Truth qui donne principalement la parole aux familles de victimes en fournit un bon aperçu [1]. Ce sont elles qui se sont battues pour obtenir une commission d’enquête, et ce sont également elles qui ont été les premières à dénoncer le rapport final [2]. On y découvre également Paul Thompson, un informaticien de San José, dont le travail participatif initié sur le site History Commons(*) constitue à ce jour la base d’information thématique et chronologique la plus complète sur le 11 Septembre [3]. Cette chronologie du 11 Septembre (9/11 Timeline) est une véritable bible pour tous ceux qui s’intéressent vraiment au sujet. Le journaliste d’investigation américain Peter Lance, primé par cinq Emmy Awards au long de sa carrière, déclara même dans son livre Cover Up qu’ « avec quasiment aucun budget et un simple accès à l’Internet, Thompson a réalisé ce que la Commission du 11/9 a été incapable de faire, achever l’intention du Congrès de "rendre un compte-rendu complet des circonstances entourant les attaques" » [4]. Noam Chomsky, bien que ne militant pas pour une nouvelle enquête, se dit également insatisfait des conclusions de l'enquête « parce que ce sont les conclusions d'une commission gouvernementale. Prenez n'importe quelle commission gouvernementale sur n'importe quel sujet, elle ne dira tout simplement jamais la vérité », affirme t-il[5]. Ces différentes personnalités, tout comme les proches de victimes insatisfaites du rapport d'enquête, n'ont évidemment rien à voir avec l’extrême droite ou l’antisémitisme. Pourtant, en dépit de ce simple constat nourri par l’évidence des faits, certains journalistes et intellectuels français avaient fermement décidé d’empêcher une discussion raisonnable d’avoir lieu.

Les maîtres chanteurs

« Ce sont des purs criminels ! Ce sont évidemment des purs paranoïaques,
c’est tout ce qu’on veut, mais en attendant ce sont des criminels,
car leurs idées ne sont pas neutres, elles ont un but. »
Philippe Val

Posté par .Rédaction le 01/07/2012
http://www.reopen911.info/11-septembre/le-chantage-du-11-septembre/
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2-2 John Pilger :Il est temps que nous reconnaissions la criminalité du gouvernement de Blair.
Dans le théâtre kabuki de la politique parlementaire britannique, les grands crimes ne sont pas commis et les criminels courent en liberté. Il s’agit bien de théâtre après tout ; ce sont les pirouettes qui comptent, et non pas des actions décidées en déconnexion, à la fois géographique et culturelle, avec leurs conséquences. C’est un dispositif sécurisé, protégé aussi bien par les acteurs que par la critique. Le discours d’adieu de l’un des plus malins de ces gens, Tony Blair, « était profondément imprégné d’un sens de conviction morale », s’épanchait alors le présentateur de télévision Jon Snow, comme si le charme que Blair exerçait aux adeptes du kabuki était mystique. Le fait qu’il était un criminel de guerre n’était en rien pertinent.

La manière dont on a étouffé les crimes de Blair et de ses administrations est décrite dans un livre de Gareth Peirce intitulé Dispatchesfrom the DarkSide : on torture and the death of justice, publié en version de poche ce mois-ci par les éditions Verso. Peirce est l’avocate des droits de l’Homme la plus distinguée de Grande-Bretagne ; sa poursuite de dénis de justice infâmes et sa recherche de justice pour les victimes de crimes gouvernementaux, tels que la torture et l’extradition, restent inégalées. Son compte-rendu de ce qu’elle appelle le « pandémonium moral et légal » au lendemain du 11 septembre, est exceptionnel dans le sens où, en s’appuyant sur les mémoires de Blair et Alistair Campbell, des procès-verbaux du Cabinet et des dossiers du MI6, elle leur applique la règle de droit.

 

Des avocats de la trempe de Peirce, Phil Shiner et Clive Stafford-Smith ont permis que la mise en accusation de puissances dominantes ne soit plus un tabou. Ainsi Israël, l’homme de main des États-Unis, est maintenant largement reconnu comme l’État le moins respectueux du droit au monde. Des personnes comme Donald Rumsfeld, à l’instar de George W. Bush et Blair, évitent dorénavant les pays, au-delà des frontières, où la loi règne.

 

Étalant ses sinécures de « pacification » et de « développement » qui lui permettent d’ajouter à la fortune accumulée depuis son départ de Downing Street, Blair voyage en avion ici et là, tel une pie, avec pour destinations habituelles les cheikhats du Golfe, les Etats-Unis, Israël et des havres de sécurité comme la petite nation africaine du Rwanda. Depuis 2007, Blair a rendu sept visites dans ce pays, où il a accès à un jet privé fourni par le président Paul Kagame. Le régime de Kagame, dont les opposants ont été réduits au silence brutalement au moyen de fausses accusations, est « innovant » et un « leader » en Afrique, selon Blair.

 

Le livre de Peirce accomplit l’impossible avec Blair : il arrive à choquer. Quand elle remonte aux sources « des thèses injustifiables, de la belligérance débridée, de la falsification et d’un irrespect délibéré des lois » qui ont mené aux invasions de l’Afghanistan et de l’Irak, elle identifie l’offensive de Blair sur les musulmans comme étant à la fois criminelle et raciste. « Il fallait neutraliser par tous les moyens possibles, et de manière définitive, toute personne suspectée de tenir des opinions [islamistes]... dans le langage de Blair, un « virus » devant être « éliminé » et nous poussant à « une myriade d’interventions vigoureuses dans les affaires d’autres nations [sic] ». » Des communautés entières ont été réduites à des « taches de couleur » constellant un tableau sur lequel le Napoléon du parti travailliste s’attèlerait à « la réorganisation du monde ».

 

Le concept même de guerre a été détourné de son sens véritable pour devenir la logique de « nos valeurs contre les leurs ». Les réels coupables des attaques du 11 septembre, pour la plupart des Saoudiens entraînés à piloter en Amérique, ont été oubliés en cours de route. Tant s’en faut, les « taches de couleur » se sont révélées provenir du sang d’innocents – d’abord en Afghanistan, pays des pauvres entre les pauvres. Il n’y avait pas d’Afghans parmi les membres d’Al-Qaïda ; au contraire, on pouvait noter un ressentiment mutuel entre les uns et les autres. Mais cela n’importait pas. Une fois les bombardements commencés le 7 octobre 2001, des dizaines de milliers d’Afghans ont été châtiés par la famine au moment où le Programme alimentaire mondial retirait son aide à l’aube de l’hiver. Dans un village dévasté, Bibi Mahru, j’ai été témoin des conséquences d’une bombe de « précision » Mk82 : l’oblitération de deux familles, dont huit enfants. « Tony Blair, » a écrit Alistair Campbell, « a dit qu’ils devaient être conscients que nous les ferions souffrir s’ils ne nous présentaient pas Oussama Ben Laden. »

 

Le personnage grotesque d’Alastair Campbell était déjà à l’œuvre en train de concocter une autre menace en Irak. La guerre qui a suivi « a donné jusqu’à » entre 800 000 et 1.3 millions de morts, d’après le Centre d'Etudes Internationales du MIT[i] : des chiffres qui dépassent les estimations de l’Université de Fordham pour le nombre de victimes du génocide au Rwanda.

 

Et pourtant, écrit Peirce, « les fils de courriers électroniques, de communiqués internes du gouvernement ne révèlent aucune dissension ». Des séances d’interrogations qui comportaient de la torture venaient d’« instructions expresses... de ministres du gouvernement ». Le 10 janvier 2002, le ministre des affaires étrangères Jack Straw a contacté par courrier électronique ses collègues leur informant que l’envoi de citoyens britanniques au camp de Guantanamo représentait « le meilleur moyen d’atteindre nos objectifs de contre-terrorisme ». Il a rejeté « l’unique alternative du rapatriement au Royaume-Uni ». (Plus tard nommé « Secrétaire d’État à la Justice », Straw s’est débarrassé de procès-verbaux incriminants du Cabinet au mépris de l’avis du commissaire à l’information[ii]). Le 6 février 2002, le ministre de l’Intérieur David Blunkett a fait remarquer qu’il ne montrait « aucun empressement à voir qui que ce soit retourner [de Guantanamo] au Royaume-Uni ». Trois jours plus tard, le Secrétaire d’État aux Affaires étrangères Ben Bradshaw a écrit : « Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour éviter que les détenus soient rapatriés au Royaume-Uni. » Or pas une seule des personnes en question dans leurs propos n’avait été accusée ; la plupart avaient été vendues en tant que primes aux Américains par des chefs de guerre afghans. Peirce décrit encore comment des officiels du ministère des Affaires étrangères, antérieurement à une inspection du camp de Guantanamo, ont « vérifié » que les prisonniers britanniques étaient "traités humainement" alors que c’était tout le contraire.

 

Noyé dans ses mésaventures et ses mensonges, à l’écoute uniquement des berceuses de son dirigeant sur sa "sincérité", le gouvernement travailliste n’a consulté personne qui dise la vérité. Peirce cite l’une des sources les plus sûres, le Conflicts Forum, un site tenu par l’ex-officier des services de renseignement britanniques Alastair Crooke, qui considère qu’« isoler et diaboliser des groupes [islamiques] qui jouissent de soutien sur le terrain y a pour effet de renforcer le point de vue selon lequel l’Occident comprend seulement le langage de la puissance militaire ». En niant délibérément cette vérité, Blair, Campbell et leurs perroquets ont semé les graines des attaques du 7 juillet à Londres.

 

Aujourd’hui, un autre Afghanistan et un autre Irak s’annoncent en Syrie et en Iran, peut-être même une guerre mondiale. Une fois encore, il se trouve des voix, comme celle d’Alastair Crooke, pour tenter d’expliquer à des médias assoiffés d’ « intervention » en Syrie que la situation de guerre civile dans ce pays requière des négociations intelligentes et patientes, et non les provocations du SAS britannique et des habituels exilés soudoyés qui montent dans le cheval de Troie anglo-américain.

Source originale : John Pilger

Traduit de l'anglais par T.K. pour Investig'Action

Source : michelcollon.info



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Lorraine MillotPolémiques autour du procès du 11 Septembre.

Récit

La décision de juger les accusés à Guantánamo devant une cour militaire risque de créer «une justice de second ordre».

Par Lorraine Millot Correspondante à Washington.

Une loterie sera organisée pour sélectionner les victimes qui assisteront au procès du 11 Septembre à Guantánamo.

Les moins chanceux pourront aussi suivre le procès retransmis sur écrans dans des bases militaires…

«Terrible erreur». Ce seul détail révèle bien le gâchis qui s’annonce avec la décision prise la semaine dernière de renvoyer le procès des principaux accusés du 11 Septembre devant un tribunal militaire sur la base-prison de Guantánamo.

Le procès des plus terribles attentats jamais commis sur le sol américain se déroulera au loin, sur un territoire contesté (Cuba n’accepte pas la présence de cette base américaine sur l’île), devant un tribunal d’exception, après avoir torturé ou soumis les accusés à des traitements dégradants.

Le tout, pour aboutir sans doute à une peine capitale : les cinq accusés encourent en effet la peine de mort.

Ce sera une justice de «second ordre», s’indignent les juristes de l’American Civil Liberties Union (ACLU), qui défendent l’Etat de droit outre-Atlantique et dénoncent là une «terrible erreur de Barack Obama».«Les Etats-Unis seront en procès» en même temps que les accusés pour les traitements infligés aux détenus, prévient Andrea Prasow, experte en contre-terrorisme pour l’ONG HumanRights Watch.

Les procès du 11 Septembre sont «trop importants pour être tenus devant un système biaisé de commission militaire», lançait… Barack Obama lui-même en février 2008, tandis qu’il n’était encore que candidat à la Maison Blanche. Un an après son élection à la présidence, en novembre 2009, le département de la Justice annonce que Khaled Cheikh Mohammed, architecte supposé des attentats, et ses quatre complices présumés, Ramzi ben al-Chaïba, Ali Abd al-Aziz Ali, Wallid ben Attash et Moustapha al-Houssaoui, seront plutôt jugés devant un tribunal fédéral civil à New York. Mais Barack Obama avait signalé qu’il ne «chercherait pas la controverse en défendant ses positions sur Guantánamo», attaque l’avocat David Remes, qui représente plusieurs détenus à Gitmo, le surnom donné à la base.

Sitôt annoncé que les «terroristes du 11 Septembre» seraient jugés à New York, les élus locaux s’étaient indignés du «danger» (dixit Rudy Giuliani, l’ancien maire de la ville) que ce procès ferait courir aux habitants ou du «mépris flagrant» pour les souffrances déjà endurées (selon Marty Golden, un sénateur local et ancien policier du NYPD). «C’est très douloureux», plaidait le gouverneur démocrate de l’Etat de New York, David Paterson : «Nous n’avons pas encore été capables de reconstruire le site, et avoir ces terroristes jugés si près du lieu de l’attaque sera un fardeau pour tous les New-Yorkais.» D’abord favorable au procès, le maire de la ville, Michael Bloomberg, s’est aussi ravisé, estimant qu’il coûterait «un milliard de dollars» et priant le gouvernement de trouver un autre site.

Surfant sur l’émotion, en décembre 2010, le Congrès a rendu impossible ce procès à New York, en interdisant de facto le transfert de tout prisonnier de Guantánamo vers le sol américain, même pour y être jugé. L’administration Obama peut ainsi arguer aujourd’hui qu’elle n’a guère le choix que de renvoyer les «Gitmo 5» en commission militaire, par la faute du Congrès. «Mais ils ont eu tout de même un acte d’accusation à New York pendant douze mois, rappelle Andrea Prasow. Si l’administration Obama avait vraiment voulu un procès civil, elle aurait pu alors faire avancer les choses. Mais elle a cédé pour des raisons politiques. Les hommes politiques font croire que la seule présence de ces accusés à New York serait un danger. Ce qui n’est pas vrai. Ahmed Ghailani [un autre détenu de Guantánamo, condamné à la prison à vie en janvier pour les attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie en 1998, ndlr] a été transféré et jugé à New York sans qu’il y ait de nouveaux attentats pour autant.»

«Portes de l’enfer». Tandis que les défenseurs de l’Etat de droit s’indignent de cette occasion ratée, les quelques sondages menés sur la question suggèrent pourtant qu’une majorité d’Américains est plutôt favorable à un procès militaire, loin de chez eux. Le tabloïd new-yorkais Daily News a bien résumé cet état d’esprit dans un éditorial récent : «En réalité, KCM [Khaled Cheikh Mohammed, ndlr] aurait déjà dû être envoyé de l’autre côté des portes de l’enfer par injection mortelle», écrit le journal, estimant qu’un tribunal militaire sera tout à fait adapté pour «ces combattants sans uniforme».

Les partisans d’une justice expéditive et implacable pour les «terroristes du 11 Septembre» risquent pourtant d’être déçus aussi, car la procédure militaire prendra encore de longues années.

Après la lecture de l’acte d’accusation, qui doit maintenant intervenir dans les trente jours, le procès des cinq accusés ne démarrera sans doute pas avant «deux ou trois ans», estime Andrea Prasow, le temps nécessaire pour préparer un procès d’une telle ampleur. «Avec ensuite les possibilités d’appel, il faudra encore compter cinq, six ou sept ans avant d’arriver à un verdict final», calcule cette experte. Qu’attendre alors de ce procès ? «Une sensation médiatique, de la gesticulation politique et l’ennui du public», résume l’avocat David Remes.

Lorraine Millot (Correspondante à Washington)

http://www.liberation.fr:80/monde/2012/04/09/polemiques-autour-du-proces-du-11-septembre_810575?xtor=EPR-450206

 



5 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

5-1 Le candidat Mélenchon remet en cause la version officielle sur le 11 Septembre !

Le 5 avril 2012 ·

Dans un discours du 30 mars 2012 devant le Cercle Républicain le candidat Jean-Luc Mélenchon a remis en cause la version officielle sur le 11 Septembre. De manière subtile, mais claire. Voir la minute 34 (et suivantes).

« Nous voici donc entrainés et bientôt liés à toutes les aventures militaires qui résulteront de la crise d’hégémonie des Etats-Unis d’Amérique que j’ai d’abord décrite il y a un instant. Là se trouvent des dangers supérieurs à ceux qui résultent des autres situations de conflit que je ne méconnais pas, mais qui seront toutes revisitées sous cet angle par la puissance dominante.


Personne ne pourra jamais expliquer ce que nous sommes en train de faire en Afghanistan, à part défendre le passage d’un pipeline qui d’ailleurs ne passera pas par là. Il n’y a aucun raison ni aucune possibilité de victoire militaire en Afghanistan. Tout le monde le sait depuis le début. Aussi longtemps que la compagnie UNOCAL a pu croire que les talibans lui faciliteraient le travail, les talibans étaient les bienvenus au Etats-Unis d’Amérique. Ils ont été reçus et choyés. Et on s’accommodait fort bien et de la charria et du voile. Lorsqu’une compagnie argentine s’est infiltrée dans le jeu, lorsque la Russie a commencé à avancé ses pattes, lorsque les Chinois se sont intéressés au transit du pétrole qui pourrait passer par là, tout d’un coup, la situation a changé.

 Et à la faveur d’un drame, celui du 11-Septembre, on a justifié une intervention militaire dans un endroit qui n’avait certainement rien à voir avec la catastrophe à laquelle on prétendait répondre par légitime défense. Chacun se souvient de la fuite du Mollah Omar à Mobylette et les autres épisodes de cette « grande guerre » et des faits d’armes qui l’ont signalé avant que nous soyons embourbés dans une situation comparable à celle qu’ont connues toutes les invasions étrangères et les interventions étrangères en Afghanistan, toutes sans exception, aussi longtemps qu’on remonte dans la mémoire humaine de l’histoire des civilisations et des grands empires. »

VIDEOS A VISIONNER EN CLIQUANT SUR CE LIEN

http://lidiotduvillage.org/2012/04/05/le-candidat-melenchon-remet-en-cause-la-version-officielle-sur-le-11-septembre/



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

24/02/2012

n°33 - Dossiers du 11-09 - fin 23-02 - a11+1 - Le 11 septembre : la fabrique du consentement.


n°33 - Dossiers du 11-09 - fin 23-02 - a11+1 -  Le 11 septembre : la fabrique du consentement.


Dossiers du 11-09Fin -

n°33 du 23-02 

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossierdu 11-09" est  visible  sur nos blogs : 

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Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

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c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...


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Sommaire : 

1 Analyse - Réflexion

1-1 Jean-Claude Paye : Le 11 septembre : la fabrique du consentement.

1-2 Martha Mendoza : Depuis le 11-Septembre, 35 000 personnes condamnées pour terrorisme dans le monde.

2 Annexe

2-1 ReOpen911 : Les phares de la volonté citoyenne.

3 Manipulation de l’opinion.

3-1 Dix devoirs et cinq droits

 


1 Analyse - Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1-1 Jean-Claude Paye :Le 11 septembre : la fabrique du consentement.

Les attentats du 11 septembre ont été l’occasion d’une formidable accélération de la transformation des codes pénaux et de procédure pénale. Cette mutation était déjà en cours depuis plusieurs années. Dans les mois et parfois les jours qui suivirent, les gouvernements ont pris des mesures qui restreignent les libertés publiques et privées. On est frappé par la rapidité avec laquelle les différentes lois ont été votées. La chose se comprend si on tient compte du fait que la plupart de ces modifications avaient été réalisées ou étaient prévues bien avant les attentats.

Les mesures prises à cette occasion finalisent la mutation du droit pénal et lui donnent une légitimité. Ce qui avait été réalisé en l’absence de toute publicité apparaissait au grand jour et se trouvait rétrospectivement justifié. Ce qui ne veut pas dire que les processus de décisions deviennent transparents. Au contraire, toutes les lois sont votées sans réel débat, que ce soit dans la société ou au Parlement. L’absence de confrontation sur le contenu des législations a laissé la place à un discours paradoxal : il s’agit de mesures justifiées par l’urgence, mais qui s’inscrivent dans une guerre de longue haleine contre le terrorisme.

La « lutte antiterroriste » n’est pas seulement instrument de domination, mais aussi mode d’exercice de l’hégémonie. Elle installe un processus de consentement, d’acceptation par les populations de la remise en cause de leurs libertés. Cette nécessité de reconnaissance explique pourquoi ces différentes mesures prennent la forme du droit. Si traditionnellement, la guerre est une marque de la souveraineté, il en est de même pour la guerre contre le terrorisme, mais ici il s’agit non seulement d’un acte de souveraineté extérieure, mais aussi intérieure, de gestion des populations. Elle est à la fois acte d’hostilité et opération de police, action contre des « États voyous » et possibilité de criminaliser des mouvements sociaux. Les textes permettent en effet de poursuivre toute action dont l’objectif est d’influencer la politique gouvernementale ou de faire pression sur une organisation internationale.

Les lois antiterroristes offrent à l’exécutif, la capacité d’annuler toute forme d’opposition et de rejeter toute différenciation, même celle distinguant l’acte de sa simple éventualité. La loi n’est plus codification, cran d’arrêt face à l’arbitraire. Au contraire, elle inscrit dans le droit qu’il n’y a plus de limite à l’exercice du pouvoir.

Dans tous les pays européens, les droits de la défense sont affaiblis. Aux USA, ils sont complètement supprimés pour les étrangers désignés comme terroristes par l’exécutif. Des deux côtés de l’Atlantique, les citoyens sont soumis à des mesures de surveillance qui, autrefois, étaient réservées au contre-espionnage. Les civils peuvent être soumis à des mesures de privation de liberté plus contraignantes que celles appliquées aux prisonniers de guerre.

La lutte antiterroriste abolit la distinction entre ennemi et criminel. Elle fusionne droit de la guerre et droit pénal. Les populations peuvent apparaître comme des ennemis aux yeux de leurs propres gouvernements. Cette situation est déjà enregistrée et légitimée par le droit pénal US. Le Military Commissions Act of 2006 insère dans la loi la notion « d’ennemi combattant illégal », devenu « ennemi belligérant non protégé » en 2009. Le pouvoir exécutif étasunien peut désigner comme « ennemi » n’importe quel ressortissant d’un pays avec lequel il n’est pas en guerre et même ses propres citoyens. L’administration ne doit pas motiver sa décision, ni apporter le moindre élément matériel. La mutation juridique et politique est profonde puisqu’elle renverse les relations établies entre les populations et leur gouvernement, le rapport entre l’instituant et l’institué. Ce ne sont plus les populations qui instituent le pouvoir, mais ce dernier qui détermine, parmi ses ressortissants, qui est un citoyen et qui est un ennemi, qui doit être exclu de la société. La transformation est telle que l’ordre symbolique de la société est touché.

Une personne est terroriste car elle est nommée comme telle. Ces textes établissent ainsi une identité entre le mot et la chose. Elles nous placent hors langage, en dehors de son pouvoir séparateur et consacrent le règne de l’image. Elles nous enferment dans la psychose. La substitution de l’image au langage nous ramène à un stade archaïque de fusion avec la figure de la mère, ici, celle de l’État maternant. Actuellement, la mère symbolique, en opposition aux formes paternelles du pouvoir, ne nous convie plus à la soumission, mais au consentement. Il s’agit d’une structure sociale où les individus sont plongés dans l’effroi et s’abandonnent à l’Etat. Ils acceptent la destruction de leurs libertés et renoncent au droit de disposer d’eux mêmes en échange d’une protection qui les annulent. Comme fusion maternelle avec le pouvoir, la lutte antiterroriste évacue toute conflictualité. L’image maternante du pouvoir produit un déni du politique. Elle rejette les conflits et la différence. Elle s’adresse avec amour à des monades homogénéisées, avec lesquelles elle établit une relation intime virtuelle.

L’enjeu de la lutte antiterroriste est de prendre la place du sacré, de fonder un nouveau réel occupant le lieu du symbolique. Comme dans la phénoménologie de Husserl, l’image du 11 septembre nous demande de suspendre toute connaissance liée à la perception des faits. Les lois de la physique doivent être mises en parenthèses. Toute question, toute référence aux objets, relève de la théorie du grand complot, car leur matérialité s’oppose à ce qui est donné à voir. Elle fait écran au regard du pouvoir, à sa capacité de donner un sens sans avoir besoin de passer par les choses. L’icône du 11/9 donne directement à voir l’invisible. Tel le regard de la Gorgone, elle se saisit de nous et nous aveugle, car nous regardons sans voir. Le réel nous est imposé sans la médiation de la raison, sans l’interposition du bouclier de Persée, de cet écran qui permet de voir, tout en étant protégé du feu du regard. Ici, tout est productions d’images. Les différentes notions, spécifiant l’acte et l’organisation terroristes, se présentent comme des constructions abstraites. Elles n’ont pas pour objet de s’attaquer à une forme de criminalité particulière. Les codes pénaux contenaient déjà tout ce qui est nécessaire pour faire face à la matérialité des délits. Ces images ont une autre fonction, elles nous regardent. Elles nous intiment de nous taire, de ne prononcer aucune parole, ni d’établir aucune coupure avec le pouvoir maternel. Tel le regard de Méduse, elles nous transforment en statues de pierre.

Jean-Claude Paye :

14 janvier 2012

Jean-Claude Paye

Sociologue, auteur de Guantanamo à Tarnac : L’emprise de l’image. Editions Yves Michel. À paraître en octobre 2011


2-2 Martha Mendoza : Depuis le 11-Septembre, 35 000 personnes condamnées pour terrorisme dans le monde.

La "Guerre au terrorisme" déclenchée par les Etats-Unis au lendemain du 11-Septembre a permis à de nombreux pays les pays du monde de violer quelques libertés civiles ou droits fondamentaux bien établis jusque-là en déclinant à leur gré le sens du mot "terrorisme". Cela leur a donné les moyens inespérés de faire taire les opposants politiques ici, de mettre fin aux velléités séparatistes là, ou encore de mettre en place une surveillance accrue des populations, le tout aboutissant à une véritable explosion du nombre de personnes arrêtées pour "terrorisme" dans le monde. C’est ce que montre cette enquête menée par l’Associated Press sur les chiffres post-11-Septembre qui fait malgré tout la part belle à des pays comme la Turquie, la Chine, le Pakistan ou la Tunisie, et rappelle un peu trop brièvement que ce sont les Etats-Unis et leurs lois PATRIOT ACT qui ont ouvert le bal.

Par Martha Mendoza, The Associated Press, septembre 2011

Traduction Sven Martin pour ReOpenNews

Après les attentats du 11-Septembre, le monde a lancé une guerre contre le terrorisme. Dans le premier décompte des poursuites anti-terroriste jamais effectué, l’Associated Press examine le nombre de personnes qui ont été mises derrière les barreaux du fait des lois anti-terroristes, et qui sont ces gens. Les journalistes de l’AP, dans plus de 100 pays ont déposé des demandes sur la base des lois sur la liberté d’information, réalisé des interviews et recueilli des données pour cette enquête.

 * * *

Au moins 35.000 personnes dans le monde ont été condamnées pour terrorisme au cours des dix ans qui ont suivi les attentats du 11-Septembre aux Etats-Unis. Mais tandis que certains ont fait sauter deshôtels ou des bus, d’autres n’ont été mis derrière les barreaux que pour avoir exhibé un signe politique ou protesté sur un blog.

Dans le premier décompte jamais effectué, concernant les arrestations et accusations “anti-terroristes”, l’Associated Press a établi l’existence d’une flambée des poursuites en vertu de lois anti-terroristes nouvelles ou renforcées, souvent prises dans l’urgence et sur la base de financements occidentaux. Avant le 11 / 9, seules quelques centaines de personnes étaient condamnées pour terrorisme, chaque année.

La simple considération du volume de condamnations, avec près de 120 000 arrestations, montre comment une vive conscience globale du terrorisme s’est infiltrée dans les sociétés, et comment la guerre contre celui-ci se déplace vers les tribunaux. Mais il suggère aussi que des dizaines de pays utilisent la lutte contre le terrorisme pour limiter la dissidence politique.

AP a déposé des requêtes sur la base de la liberté d’informations concernant les données des services répressifs et des centaines d’interviews pour finalement identifier 119 044 arrestations de "terroristes" potentiels et 35 117 condamnations, le tout dans 66 pays représentant 70% de la population mondiale. Les nombres réels sont sans aucun doute plus élevés dans la mesure où certains pays ont refusé de fournir les informations demandées.

Ces chiffres incluent 2934 arrestations et 2568 condamnations aux Etats-Unis, qui a mené la guerre contre le terrorisme – soit huit fois plus qu’au cours de la décennie précédente.

L’enquête a également montré que:

  • Plus de la moitié des condamnations provenaient de deux pays accusés d’utiliser des lois anti-terroristes pour réprimer la dissidence, la Turquie et la Chine. La Turquie représente à elle seule un tiers de toutes les accusations, avec 12 897.
  • La large gamme des personnes emprisonnées reflète les dizaines de façons dont les différents pays définissent ce qu’est un "terroriste". La Chine a arrêté plus de 7 000 personnes en utilisant une définition qui compte le terrorisme comme l’un des trois grands maux, avec le séparatisme et l’extrémisme.
  • L’efficacité des poursuites anti-terroristes varie largement. Le Pakistan a enregistré la plus forte augmentation des arrestations pour terrorisme dans ces dernières années, et pourtant les attaques terroristes sont toujours en hausse. Mais en Espagne, le groupe séparatiste basque armé ETA n’a pas posé une bombe mortelle ces deux dernières années.
  • Les lois anti-terroristes peuvent produire des retours de flamme. Les gouvernements autoritaires au Moyen-Orient ont largement utilisé les lois anti-terroristes comme arme lors du "printemps arabe".

"Il y a eu une reconnaissance dans le monde entier de ce que le terrorisme représente une menace plus grande pour la société,", a déclaré John Bellinger, ancien conseiller juridique du Département d’Etat américain. "En outre, les pays les plus autoritaires utilisent la menace réelle du terrorisme comme une excuse et une couverture pour exercer une répression d’une manière qui viole les droits de l’Homme."

Depuis le 11/9, presque tous les pays du monde ont passé ou révisé des lois anti-terroristes, que ce soit le minuscule Tonga, ou le géant chinois.

La Turquie, depuis longtemps en désaccord avec sa minorité kurde, dépasse tous les autres pays dans le bilan d’AP pour les accusations anti-terroristes et leur forte hausse. Le parti des Travailleurs du Kurdistan “KWP” est considéré comme responsable de la plupart des violences dans ce pays de 75 millions d’habitants.

Naciye Tokova, une mère kurde de deux enfants, brandissait une pancarte lors d’une manifestation l’année dernière, qui disait : "Soit un gouvernement et une identité libre, soit la résistance et la vengeance jusqu’à la fin." Elle ne pouvait pas lire ce slogan parce qu’elle est illettrée.

Elle a été reconnue coupable et condamnée à sept ans de prison en vertu de lois antiterroristes.

"Evidemment que je ne suis pas une terroriste," a déclaré Tokova, qui est libre et a fait appel. Elle était rebelle, répondant sèchement aux questions et seulement après de longues pauses.

En 2006, la Turquie a adopté de nouvelles lois anti-terroristes plus strictes. Les condamnations ont grimpé de 273 en 2005 à 6345 en 2009, dernière année disponible, selon les données que l’AP a obtenues de la Turquie grâce à la loi sur le droit à l’information.

Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, dit que le pays est juste avec ses Kurdes.

"Nous n’avons jamais transigé sur l’équilibre entre la sécurité et la liberté," a déclaré M. Erdogan.

La Turquie reflète clairement le dicton : “un terroriste est quelqu’un qui combat pour la liberté d’autres gens”. La définition de "terroriste" dépend d’où vous êtes et à qui vous demandez. Aux États-Unis, le FBI, la CIA, le Département de la Défense et le Département d’Etat n’ont pas été capables de s’entendre sur une définition commune du terrorisme.

"Si quelque chose peut avoir révélé au monde l’essence inacceptable du terrorisme, c’est bien le 11-Septembre. Malheureusement, une décennie plus tard, nous ne semblons pas près de parvenir à un accord," a déclaré le professeur de droit à Kent Roach de l’Université de Toronto.

La Chine considère le terrorisme comme faisant partie d’une accusation vague de "mise en danger de la sûreté de l’Etat", et appelle à des lois fortes, nécessaires pour assurer la sécurité. Les personnes arrêtées en vertu des lois viennent principalement de la province du Xinjiang, connue sous le nom du Turkestan oriental, des Ouïgours qui luttent pour une patrie indépendante.

Il y a deux ans, un entrepreneur ouïghour, Dilshat Perhat (ci-contre), a prévenu les visiteurs de son site Internet en langue ouïghoure de ne pas poster de commentaires politiques. Même ainsi, quelqu’un a lancé un appel pour une manifestation dans le milieu de la nuit.

Perhat a supprimé les commentaires le lendemain et a informé la police, conformément à la loi. Mais il a été arrêté quand même, condamné dans un procès d’une journée et condamné à cinq ans de prison.

"Ils voulaient l’utiliser comme un exemple, pour menacer et montrer leur pouvoir au peuple ouïgour", a déclaré Dilmurat frère de Perhat, un étudiant diplômé aux Etats-Unis "En Chine, toute protestation pacifique par les Ouïgours est considérée comme un acte de terrorisme par le gouvernement chinois."

L’augmentation des poursuites anti-terroristes dans le monde entier reflète à quel point elles sont devenus une arme émoussée, contre le terrorisme, et dont le bilan est inégal.

Le Pakistan avait la plus forte hausse d’arrestations de terroristes de tous les pays examinés par AP; avec l’aide de plusieurs milliards de dollars américains, le Pakistan a modifié ses lois anti-terroristes, en 2004. Le nombre d’arrestations est passé de 1552 en 2006 à 12 886 en 2009, en partie en raison de quatre opérations militaires menées cette année-là.

Pourtant, le terrorisme au Pakistan est encore à la hausse, et seul l’Irak bat le Pakistan pour les décès dus au terrorisme. Une des raisons pourrait être le taux de condamnation de seulement 10% dans les affaires de terrorisme, contre 90% aux États-Unis.

Comme le Pakistan, l’Espagne connaît le terrorisme, mais elle a eu un certain succès dans son combat. L’Espagne a environ 140 condamnations par an, selon les données obtenues par d’AP grâce à la loi sur la liberté d’information.

Le groupe séparatiste basque ETA, a été responsable à une époque, de meurtres tous les mois. Aujourd’hui, il est sévèrement affaibli.

"Les attaques terroristes il ya 10 ans sur le World Trade Center et les attentats de Madrid ont contribué à forger un fort sentiment de rejet envers l’ETA," a déclaré le journaliste espagnol Gorka Landaburu qui est basque et lui-même victime d’une lettre piégée de l’ETA en mai 2001 qui lui a coupé un pouce et des phalanges. "La société a perdu un peu de sa peur."

Du fait du durcissement des nouvelles lois anti-terroristes adoptées après le 11/9, les terroristes condamnés en Espagne risquent un maximum de 40 ans, 10 de plus que pour les autres crimes.

"Tous les pays démocratiques ont recours à un moment ou un autre à des mesures exceptionnelles pour se défendre," a déclaré Roman Cotarelo, un professeur de sciences politiques à l’Université ouverte d’Espagne.

Pour Landaburu, la terreur est toujours là, sous son front préoccupé et à travers les deux gardes du corps qui le suivent. Quand il fait des gestes avec ses mains, ce qu’il fait souvent, il y a un moignon à la place du pouce.

Mais il pressent que les jours de l’ETA sont comptés.

"Les choses sont beaucoup plus calmes", a-t-il dit. "Les gens peuvent respirer plus facilement."

Les lois anti-terroristes vont encore avoir des conséquences inattendues, en particulier au Moyen-Orient, longtemps considéré comme le chaudron du terrorisme.

Après le 11/9, de nombreux pays du Moyen-Orient ont rapidement adopté des lois anti-terroristes strictes. La Tunisie laïque a utilisé ses lois en 2003 pour sévir contre la piété religieuse et se protéger contre le militantisme islamique. Elle a condamné 62 personnes en vertu des lois en 2006, 308 en 2007 et 633 en 2009, selon l’ONU

L’ancien prisonnier Saber Ragoubi (ci-contre) a rejoint un groupe anti-gouvernemental en 2006 parce qu’il dit qu’il veut la liberté religieuse. Le groupe a été formé par un groupe algérien qui plus tard a déclaré allégeance à Al-Qaïda.

Ragoubi dit qu’il n’a jamais été armé, ni avoir l’intention de s’armer, mais il a soutenu des projets visant à attaquer la police.

Lorsque la police l’a trouvé, Ragoubi a été jugé et condamné à la prison à vie. Pendant des années, dit-il, il a été roué de coups, les mains et les jambes enchaînées à une barre de fer dans ce qui était appelé la position du "poulet à la broche". Il a dit avoir été enchaîné à une chaise en métal et choqué électriquement, et on lui a dit que sa mère et ses sœurs seraient violées devant lui s’il ne signait pas ses aveux.

"Aujourd’hui, je ne sais pas comment j’ai pu supporter toutes ces tortures pendant tout ce temps," a déclaré Ragoubi. Il venait de se faire placer deux nouvelles dents de devant pour remplacer celles qu’il avait perdues sous la lourde botte d’un gardien de prison, a-t-il expliqué.

Sous l’ancien chef de Zine El Abidine Ben Ali, jusqu’à 2000 Tunisiens ont été arrêtés, accusés ou condamnés sur les accusations liées au terrorisme. L’ONU affirme que certains ont été torturés.

Mais cinq jours après que Ben Ali ait fui en janvier 2011, les nouveaux ministres ont fait relacher toute personne déclarée coupable en vertu des lois anti-terroristes, même ceux qui avaient effectivement commis des crimes violents.

Le rôle des lois anti-terroristes dans – et contre – le printemps arabe continue.

Le Bahreïn et la Syrie ont inculpé des manifestants sous prétexte des lois anti-terroristes. L’Arabie saoudite, invoquant des préoccupations au sujet d’Al-Qaïda, envisage une loi anti-terroriste avec une peine minimale d’emprisonnement de 10 ans pour manque de loyauté envers le Roi.

Dix ans après le 11/9, la pression pour une lutte globale contre le terrorisme reste forte. Mike Smith, directeur à l’ONU du Comité contre le terrorisme, considère le fait de poursuivre les terroristes comme "incroyablement important."

Mais presque tout le monde, y compris l’ONU et les Etats-Unis, reconnaît que le prix à payer est une certaine érosion des droits humains.

"Au départ, l’approche a été ‘mieux vaut en faire trop’, plus il y avait de lois contre-terroristes, mieux c’était pour assurer la sécurité du monde. Mais ce fut une grave erreur," a déclaré Martin Sheinin, rapporteur spécial sur les droits humains et la lutte contre le terrorisme. "Aujourd’hui, les gens prennent conscience des abus et même du fait que l’utilisation actuelle des lois antiterroristes est mauvaise non seulement pour les droits de l’homme, mais aussi pour lutter réellement contre le terrorisme."

 Par Martha Mendoza, 

The Associated Press,

septembre 2011

Traduction Sven Martin pour ReOpenNews

 06 février,

2012 by GeantVert

 

http://www.reopen911.info/News/2012/02/06/depuis-le-11-septembre-35-000-personnes-condamnees-pour-terrorisme-dans-le-monde/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29

Traduction Sven Martin pour ReOpenNews



3 Annexe

3-1 ReOpen911 : Les phares de la volonté citoyenne.

Le 4 novembre, ReOpen911 accueille à Paris Mike Gravel, ancien sénateur démocrate de l’Etat de l’Alaska, en tournée en Europe pour promouvoir son projet de Commission d’enquête citoyenne sur le 11-Septembre.

La veille, Mike Gravel avait fait escale à Rome pour une conférence de presse commune avec le haut magistrat italien Ferdinando Imposimato qui, de son côté, s’apprête à dénoncer George W. Bush pour crime devant la Cour pénale internationale de La Haye.

Le Sénateur Mike Gravel s’était fait connaître mondialement lors de la diffusion dans les années 70 des Pentagon Papers, des documents secrets obtenus par l'analyste Daniel Ellsberg employé comme consultant par le Pentagone, dévoilant les mensonges et les manipulations des autorités américaines dans l’affaire du « Golfe du Tonkin » qui précipita les Etats-Unis dans le bourbier de la Guerre du Vietnam. Aujourd’hui, Mike Gravel entreprend de rassembler les énergies et de sensibiliser les esprits sur les possibilités juridiques qui s’offrent aux citoyens partisans d’une nouvelle enquête indépendante sur le 11-Septembre, sur le sol américain.

 

L’année 2011 marque de toute évidence un tournant historique pour la justice sur les événements de 2001, comme en témoignent ces initiatives citoyennes en Italie et aux USA. Le « Mouvement international pour la Vérité sur le 11-Septembre » a désormais une chance unique de pouvoir porter le 11-Septembre devant un jury populaire. Plusieurs hautes personnalités américaines s’associent au projet citoyen de Mike Gravel, dont l’ex-parlementaire et candidate aux présidentielles américaines de 2008 Cynthia McKinney et le Professeur et ancien diplomate canadien Peter Dale Scott. Le chemin est complexe et semé d’embuches, et fait suite à des dizaines de tentatives citoyennes à ce jour infructueuses, mais l’enjeu est d’importance et le sénateur Gravel et l’équipe qui le soutient ont toute légitimité pour porter cette initiative historique.

 

 

Le juge Ferdinando Imposimato

Plus que jamais, la volonté internationale est là et elle se structure, comme le démontre la démarche britannique de Reinvestigate911 en 2010 auprès du Parlement britannique, ou plus récemment celle du juge italien Ferdinando Imposimato auprès de la Cour pénale internationale de La Haye, qui permettrait à ce haut-magistrat et ex-président de la commission antimafia de lancer un procès à charge contre les institutions qui ont contribué à la tragédie du 11-Septembre. L’objectif du haut magistrat italien qui ne sous-estime pas la difficulté d’une telle procédure est de faire comparaître les principaux dirigeants de l'admnistration Bush et  « certains hauts responsables de la CIA » devant la justice internationale.

 

Il est utile de rappeler par ailleurs que le rapport de la Commission d'enquête sur le 11-Septembre publié en août 2004 constitue la pièce essentielle de ce qui est communément appelé la « version officielle sur le 11-Septembre » et que cet ouvrage est censé « fournir un récit définitif des faits et circonstances relatifs aux attaques terroristes ». Or, plus le temps passe et plus ce rapport est remis en cause par de hautes personnalités américaines ou internationales, voire par les auteurs du rapport eux-mêmes. Et dans une de ses analyses, toujours rigoureuses, le chercheur Kevin Ryan détaille le nombre incroyable de fois où apparaissent dans le rapport final de la Commission d'enquête les termes « aucune preuve », mettant en lumière la nullité (au sens juridique du terme) de ce document qui a pourtant marqué l’arrêt définitif de toute exploration officielle de cette tragédie. Rappelons simplement que malgré près de 3000 morts comptabilisés, le 11-Septembre n’a jamais été suivi d’aucune enquête criminelle.

  

Décembre 2011
Irak : Une fin en trompe-l’œil  

2011 a fait apparaître la volonté des dirigeants américains de mettre un terme à la dramaturgie du 11-Septembre. Outre le cap de la décennie et la sortie de scène du personnage de Ben Laden, l’administration Obama aura tiré parti de la fin programmée du retrait des troupes américaines de combat du territoire irakien. Une fin en trompe-l’œil, les Etats-Unis conservant en Irak 15 000 officiers et 5000 « contractors » employés dans la plus grande ambassade du monde. Et si les ressources naturelles irakiennes sont désormais solidement verrouillées au profit des intérêts américains, le reste du pays est abandonné au chaos à la suite de sept années d’une guerre d’agression reconnue comme injuste et injustifiée, durant laquelle les Etats-Unis, au comble du cynisme, ont testé des armes de destruction massive sur des populations civiles. Ce conflit a finalement produit des centaines de milliers de victimes irakiennes desquelles la communauté internationale a pourtant détourné le regard, évitant en la circonstance de froisser la susceptibilité de Washington.

 

Obama : Parce que l’ignorance, c’est la force

L’effondrement des libertés individuelles

Le 31 décembre 2011, Barack Obama clôt une année de présidence particulièrement sombre dans le domaine des droits humains, en signant la loi qui autorise la détention militaire indéfinie et sans procès de tout citoyen aux Etats-Unis. Pourtant, en tant que Président, Obama a le pouvoir constitutionnel d’opposer son véto à cette loi, mais il n’en fait pas usage. A l’inverse, il institutionnalise un système illégal né de la guerre contre le terrorisme, laquelle fut entamée après le 11-Septembre sous prétexte de préserver la Démocratie. Dix ans plus tard, les citoyens américains sans cesse nourris par un discours de peur délivré par le gouvernement et les grands médias assistent à l’effondrement de leurs libertés les plus fondamentales sans même réagir. Le Prix Nobel de la paix entre donc dans l’Histoire des Etats-Unis comme le Président qui aura permis une régression sans précédent des droits civils du peuple américain, en violation complète de la Constitution des Etats-Unis qui n’aura jamais été tant malmenée que depuis l’arrivée d’Obama à la Maison Blanche.

 

 

« Tout à fait inadmissibles »

 

Car en 2011, Obama a déjà reconduit pour quatre ans les lois PATRIOT ACT, un ensemble de mesures liberticides qui a vu le jour dans le but officiel, là encore, de combattre le terrorisme au lendemain du 11-Septembre. Le PATRIOT ACT avait alors été adopté au cours d’un vote au Sénat marqué par un incident singulier : l’envoi de lettres empoisonnées à l’anthrax à deux sénateurs qui s’y opposaient. Durant sa première campagne électorale, le candidat Obama avait qualifié ces dispositions de « tout à fait inadmissibles », et affirmé : « fini les écoutes illégales de citoyens américains et fini les lettres de sécurité nationale pour espionner des citoyens qui ne sont soupçonnés d’aucun crime ». Mais une fois élu, le Président Obama a choisi de maintenir le cap dans la trajectoire inscrite par George W. Bush, et finalement, sous son costume de démocrate, peut-être Obama fait-il pire encore que ce dernier.

 

Le zèle d’un néo-conservateur

L’élection en novembre 2008 de Barack Obama a suscité beaucoup d’espoir, mais son bilan est aujourd’hui terrifiant. Obama a fini de conduire l’Irak au chaos et renforcé les troupes en Afghanistan. Il a proposé au Congrès des budgets militaires records et approuvé un gigantesque contrat militaire avec l’Arabie Saoudite. Il est revenu sur sa décision de fermer Guantanamo, puis sur celle de faire juger Khalid Sheikh Mohamed et ses compères devant une cour civile, anéantissant l’ultime espoir d’un procès du 11-Septembre. Obama n’a pas levé le petit doigt pour les sauveteurs intoxiqués et mourant de Ground Zero, et son soutien sans réserve au traitement abject infligé au soldat américain Bradley Maning (incarcéré pour avoir révélé des atrocités et des crimes de guerre et qui pourrait finir ses jours en prison) est tout simplement irrecevable.

Sans oublier, bien entendu, la responsabilité de l’actuel Président américain dans la suppression médiatique d’Oussama Ben Laden, fantôme assassiné en fanfare alors qu’il avait tant à raconter…

Barack Obama, candidat démocrate, apôtre de la transparence et Prix Nobel de la paix a non seulement trahi ses promesses avec le zèle d’un néo-conservateur, mais il l’a fait en souriant et en omettant avec habileté d’indiquer aux citoyens de son pays - et du monde - la nature de ses motivations. « Parce que l’ignorance, c’est la force ».

 

Prix Nobel de la guerre.  job

Ce qui est transparent (aujourd’hui) avec Obama, ce sont ses obscures intentions.

Ce qui est opaque avec Obama, c’est jusqu’où il les mènera.  Candide 

Pourquoi il faut continuer : « Ce crime contre l’humanité, le 11-Septembre, comme d’autres, est un crime imprescriptible. Il peut être dénoncé à tout moment. »  Red Cloud

--La rédaction de ReOpen911--
Synthèse réalisée par
Lalo Vespera, membre de l'association



4 Manipulation de l’opinion.

2012
Dix devoirs et cinq droits
Y a-t-il des journalistes en 2012 ?

Au regard de cette distorsion qui apparait entre les faits de l’actualité internationale, recensés au cours de l’année précédente, et le traitement journalistique qui leur a été réservé dans les grands médias français, cette question à priori saugrenue a toute raison d’être finalement posée. Et plus précisément, le traitement que ces médias accordent au sujet du 11-Septembre entre en contradiction si flagrante avec la totalité des principes de la Déclaration des devoirs et des droits des journalistes, que sa lecture même semble irréelle.

Cette déclaration, appelée aussi Charte de Munich, parce qu’approuvée dans la ville allemande en 1971, définit des règles d’éthiques pour les journalistes. C’est la charte la plus récente. Elle est reconnue unanimement par toute la profession, en Europe et dans le Monde, et distingue dix devoirs et cinq droits fondamentaux. 

 

 Charte de Munich 1971
Déclaration des devoirs et des droits des journalistes

 

Préambule

Le droit à l’information, à la libre expression et à la critique est une des libertés fondamentales de tout être humain. De ce droit du public à connaître les faits et les opinions procède l’ensemble des devoirs et des droits des journalistes.

 

La responsabilité des journalistes vis-à-vis du public prime toute autre responsabilité, en particulier à l’égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics.

 

La mission d’information comporte nécessairement des limites que les journalistes eux-mêmes s’imposent spontanément. Tel est l’objet de la déclaration des devoirs formulée ici. Mais ces devoirs ne peuvent être effectivement respectés dans l’exercice de la profession de journaliste que si les conditions concrètes de l’indépendance et de la dignité professionnelle sont réalisées. Tel est l’objet de la Déclaration des droits qui suit.

 

 

Déclaration des devoirs

Les devoirs essentiels du journaliste dans la recherche, la rédaction et le commentaire des événements sont :
 

    1. Respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité.

    2. Défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique.

    3. Publier seulement les informations dont l’origine est connue ou dans le cas contraire les accompagner des réserves nécessaires ; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et documents.

    4. Ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents.

    5. S’obliger à respecter la vie privée des personnes.

    6. Rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte.

    7. Garder le secret professionnel et ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement.

   8. S’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation et les accusations sans fondement, ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information.

   9. Ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs.

  10. Refuser toute pression et n’accepter de directive rédactionnelle que des responsables de la rédaction. Tout journaliste digne de ce nom se fait un devoir d’observer strictement les principes énoncés ci-dessus. Reconnaissant le droit en vigueur dans chaque pays, le journaliste n’accepte en matière d’honneur professionnel que la juridiction de ses pairs, à l’exclusion de toute ingérence gouvernementale ou autre.

 

 

Déclaration des droits

 

    1. Les journalistes revendiquent le libre accès à toutes les sources d’information et le droit d’enquêter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique. Le secret des affaires publiques ou privées ne peut en ce cas être opposé au journaliste que par exception et en vertu de motifs clairement exprimés.

   2. Le journaliste a le droit de refuser toute subordination qui serait contraire à la ligne générale de l’organe d’information auquel il collabore, telle qu’elle est déterminée par écrit dans son contrat d’engagement, de même que toute subordination qui ne serait pas clairement impliquée par cette ligne générale.

    3. Le journaliste ne peut être contraint à accomplir un acte professionnel ou à exprimer une opinion qui serait contraire à sa conviction ou à sa conscience.

    4. L’équipe rédactionnelle doit être obligatoirement informée de toute décision importante de nature à affecter la vie de l’entreprise. Elle doit être au moins consultée, avant toute décision définitive, sur toute mesure intéressant la composition de la rédaction : embauche, licenciement, mutation et promotion des journalistes.

   5. En considération de sa fonction et de ses responsabilités, le journaliste a droit non seulement au bénéfice des conventions collectives, mais aussi à un contrat personnel assurant la sécurité matérielle et morale de son travail ainsi qu’à une rémunération correspondant au rôle social qui est le sien, et suffisante pour garantir son indépendance économique.

 

 

Assurément, cette déclaration énumère l’ensemble des vœux que l’équipe de ReOpen911 formule pour cette nouvelle année 2012. La vérité n’ayant aucune crainte des questions, souhaitons que nous soyons de plus en plus nombreux à nous interroger et à questionner les faits et les médias qui ont le devoir d'en être le relai.
ReOpen911 a plus que jamais besoin de vous pour continuer de montrer que nous ne sommes pas dupes et que le mensonge ne peut en aucun cas servir de base à une société plus juste. Comme vous le savez, nos efforts reposent entièrement sur le bénévolat, aussi, aidez-nous par vos connaissances et vos compétences à diffuser la masse toujours plus stupéfiante d'informations factuelles, techniques et scientifiques qui reflètent la réalité de ces événements, au service de la vérité.

Qu'il s'agisse de parler sans tabou du 11-Septembre à votre entourage,  d'écrire aux médias, de
signer notre pétition, d'adhérer à notre association ou d'entreprendre toute autre initiative citoyenne, nous vous encourageons à vous informer et à agir, pour faire en sorte que 2012 soit finalement l'année du droit au doute et à la parole pour tous.

--La rédaction de ReOpen911--
Synthèse réalisée par
Lalo Vespera, membre de l'association.



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

23/02/2012

n° 33 - Dossiers du 11-09 - 21- 2 - Le 11 septembre : la fabrique du consentement.

n° 33 - Dossiers du 11-09 - 21- 2 -  Le 11 septembre : la fabrique du consentement.



Dossiers du 11-09

n°33 du 21- 2-  

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossierdu 11-09" est  visible  sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be




Sommaire : 

Tiré à part : 

 GeantVert : Quand le New York Times oublie de rappeler les contestations de la thèse officielle sur le 11-9.

David Ray Griffin : Croyez-vous vraiment aux miracles ?

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Y a-t-il des journalistes en 2012 ?

1-2 Le 11 septembre en 5 minutes !

1-3 11 Septembre - La preuve que des explosifs ont démoli le WTC.

2 Dossier & Point de vue

Yves Ducourneau - La face cachée des Etats-Unis.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

3-1 GeantVert : La CIA retarde par des menaces la diffusion d’un film documentaire prouvant ses dissimulations avantle 11/9  




Tiré à part : 

 GeantVert : Quand le New York Times oublie de rappeler les contestations de la thèse officielle sur le 11-9.

Comment ne pas s’indigner devant cet hommage du New York Times à Lynn Margulis, une des plus grandes scientifiques américaines de notre époque, décorée par le président Bill Clinton, et décédée brutalement en novembre dernier. Comme vous le verrez, cet article paru fin novembre 2011 dans le célèbre journal américain est relativement technique et rappelle les découvertes mais aussi les obstacles rencontrés par Mme Margulis tout au long de sa carrière, y compris les controverses que certaines de ses positions ont suscitées. Mais de façon incroyable, le quotidien new-yorkais (et les autres grands journaux ne font pas mieux) omet la principale controverse soulevée dernièrement par la scientifique : sa contestation publique, courageuse et sans équivoque de la version officielle du 11/9. Tout se passe comme si Lynn Margulis n’avait jamais rien dit sur le sujet… 

Voici donc cet hommage officiel mais tronqué du New York Times à Lynn Margulis. Pour rappel, nous ajoutons la vidéo de la récente interview donnée par Mme Margulis auxarchitectes et ingénieurs pour la vérité sur le 11/9, dans laquelle elle explique pourquoi les méthodes utilisées par le très renommé National institute of Standards and Technology(NIST) dans son étude de la chute des trois tours sont à l’exact opposé de ce qu’on appelle la Science.

03 février, 2012

by GeantVert

http://www.reopen911.info/News/2012/02/03/quand-le-new-york-times-oublie-de-rappeler-les-contestations-de-la-these-officielle-sur-le-11-septembre/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29


David Ray Griffin : Croyez-vous vraiment aux miracles ?

Avant que ne paraisse en France, durant l’été 2011, le dernier ouvrage de David Ray Griffin aux éditions Demi Lune, Un autre regard sur le 11-Septembre - 10 ans après. Le Nouveau Pearl Harbor 2, ReOpen911 publiait en janvier une lettre ouverte de cet auteur incontournable dans laquelle il interpelle les principaux intellectuels de la gauche américaine qui critiquent le Mouvement pour la vérité sur le 11-Septembre.  Il y articule une série d’arguments élémentaires autour de cette question : Croyez-vous vraiment aux miracles ? 

« Si vous deviez ne lire qu’un seul article technique sur le 11-Septembre, prenez le temps de lire cette série, car elle fournit de façon claire et détaillée [la plupart des arguments faisant débat]… ». Combien cette remarque est juste […] Effectivement, en lisant, et en voyant les photos, et surtout la vidéo, de cette partie on ne peut que se demander par quelle aberration ou aveuglement psychologique certains « ne voient toujours pas  » (plus de 9 ans après) ces évidences qui sont pourtant si visibles.  René M

 

Février 2011
Vol 77 : Les faits sont têtus

Alors qu’au fil des années, la thèse gouvernementale concernant le vol UA 93 qui s’est écrasé en Pennsylvanie semble avoir perdu toute crédibilité, jusque chez les « chiens de garde » de la version officielle, il ne fait aucun doute que, parmi les quatre vols en cause le 11-Septembre, le vol AA 77 ayant prétendument percuté le Pentagone est désormais celui dont le récit officiel est à la fois le plus discuté et techniquement le plus invraisemblable. L’année 2011 n’a pas manqué d’offrir son lot de nouvelles révélations discréditant davantage la théorie gouvernementale sur l’attaque du Pentagone. 

 

Boîtes noires

En février, l’association des Pilotes pour la vérité sur le 11-Septembre communique les résultats de ses analyses sur les données des boîtes noires du vol 77 délivrées par les autorités américaines, et ces résultats soutiennent que les données en question sont incompatibles avec les performances d’un Boeing 757. Puis en mars, la même association publie des éléments de preuve à partir desquels elle se montre formelle : les données de vol fournies par ces mêmes boîtes noires que les autorités déclarent avoir retrouvées dans les décombres du Pentagone, ne sont pas celles du vol American Airlines 77. Il est utile de préciser que ces deux publications de Pilots for Truth n’ont pas été réfutées à ce jour. Dans la passionnante interview que Michel Charpentier a accordée à ReOpen911 en avril, le pilote de ligne et instructeur de vol français revient en détail sur ces révélations.

Avec cet éclairage, il est intéressant d’observer plus en détail la dichotomie entre les prouesses qu’Hani Hanjour, pilote présumé du vol 77, a été contraint d’accomplir pour que la trajectoire de son avion soit en cohérence avec les données de vol, et l’ensemble des témoignages des différents instructeurs des écoles de vol que l’élève saoudien a fréquentées. Le parallèle est saisissant, Hani Hanjour étant unanimement décrit comme un pilote très médiocre, à peine qualifié pour piloter un simple Cessna monomoteur.

 

Constructions mensongères

 Par ailleurs, la déclassification au printemps 2011 d’un document des services secrets confirme le témoignage de l’ancien ministre des Transports de l’administration Bush, Norman Mineta, à propos de Dick Cheney. Cette note de travail corrobore l’hypothèse selon laquelle le vice-président était informé en permanence du vol d’un appareil se rapprochant à grande vitesse du Pentagone. 

Enfin, en novembre, est publié un article de la chercheuse Elizabeth Woodworth qui a repris méthodiquement les traces électroniques des appels téléphoniques des passagers depuis les vols détournés le 11-Septembre. Son étude confirme ce que le procès Moussaoui avait révélé : la présentatrice de CNN Barbara Olson n’a jamais téléphoné à son mari depuis le vol 77. Ce fait est fondamental, car la construction du récit mettant en scène les pirates armés de cutters, égorgeant hôtesses et pilotes de ligne pour s’emparer des cockpits, découle des témoignages par téléphone de passagers des vols détournés, et en particulier, au cœur de la dramaturgie du 11-Septembre, de la conversation entre Barbara Olson et son mari, dont il est désormais officiellement démontré qu’elle n’a jamais eu lieu. Il est donc formellement établi que ce témoignage central n’est rien moins qu’une construction mensongère. 

 Citation : « Pas une seule des données sur l’attentat du Pentagone [en provenance du NTSB ou du gouvernement fédéral] ne soutient les affirmations de la commission d’enquête. » Prévision : Pas un seul des pseudo journalistes d’investigation n’est intéressé par l’accumulation irréfutable et grandissante des preuves contre la V.O. Conclusion : Mesdames et Messieurs de la presse « Mainstream », bienvenue dans la prochaine crise, qui ne sera plus seulement économique, mais aussi de confiance.  Candide

Je suis un lecteur de ReOpen911 depuis plus de 7 ans, et lis (comme beaucoup) les incroyables révélations qui nous sont quotidiennement si généreusement livrées. Et je tiens ici à faire ici une très simple déclaration : Aucun article de presse sur le 11-Septembre n’a jamais été aussi précis, détaillé, argumenté, fouillé, et étayé que le plus petit des articles disponibles sur ce site (et il doit y en avoir des milliers…). Si l’on ne considère que la forme des débats et non pas le fond, on est bien obligé de déduire que les arguments les plus étayés sont à priori les plus crédibles, par rapport à ceux qui répondent de façon trop globale, fuyante, périphérique, détournée, imprécise, décalée, voire totalement fausse. Alors qui a raison ? Ceux qui épluchent tous les jours avec autant de précision des éléments s’appuyant toujours sur des éléments réellement factuels, ou bien ceux qui très nonchalamment rétorquent : « Mais enfin tout cela n’est pas plausible ! ».  Yan

Vous oubliez de mentionner un exemple inédit de la conscience des objets : un avion fortement impliqué dans le recyclage et le respect de l’environnement. Un avion qui, […] par respect pour la planète fait le ménage en nettoyant tout ses débris. Encore lui qui, prenant conscience du trouble qu’il avait pu occasionné à la faune et à la flore environnante, a remis la terre et l’herbe en place sur la zone de crash. 

Delaruelle 



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1-1 Y a-t-il des journalistes en 2012 ?
Alors que l’année 2011 était attendue comme un cap symbolique avec le dixième anniversaire du 11-Septembre, l’actualité de ces douze derniers mois aura marqué la consécration du « storytelling », la diffusion par des instances partisanes de récits non étayés comme vecteurs d’information au sein des médias occidentaux, produisant un écho fracassant aux anomalies observées autour des attentats commis en 2001. Indéniablement, ce nouvel outil de stratégie militaire a été manié sans vergogne en mai dernier, lors de l’exécution officielle de la figure médiatique d’Oussama Ben Laden.
Par ailleurs, cette année 2011 a été marquée à la fois par des bouleversements géopolitiques d’envergure s’inscrivant dans une dynamique née des conséquences du 11-Septembre, et par de nouvelles révélations qui, une fois de plus, ont validé les manquements et les incohérences de la version officielle du gouvernement américain sur cet événement.

L'analyse rétrospective de l'année écoulée que nous vous proposons dans le présent article est accompagnée de citations particulièrement pertinentes extraites des commentaires que nos lecteurs ont été nombreux à déposer tout au long de l'année 2011 et qui sont venus soutenir et compléter les publications de ReOpen911.
A de multiples reprises, nos sympathisants ont fait part, dans leurs messages, de leurs interrogations sur le rôle des médias et sur la démission de l’ensemble du corps journalistique, à de rares exceptions près, concernant la question du 11-Septembre. Y aura-t-il en 2012, davantage de professionnels du journalisme pour relayer les faits et non les récits officiels des gouvernants ? Cette question ne vaut pas seulement pour le 11-Septembre, elle est également pertinente pour les enjeux et les conflits actuels. Et si elle se pose pour des événements qui ont eu lieu sur le territoire américain voilà dix ans, cette question nous concerne avant tout en tant que citoyen français, soucieux de comprendre la société dans laquelle nous vivons, tandis que le besoin de justice, de vérité et de démocratie est mis toujours plus en avant par les politiques et les grands médias à l’approche des échéances électorales de cette année 2012.
Meilleurs vœux à toutes et tous

ReOpen911


1-2 Le 11 septembre en 5 minutes !

VIDEO  : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=tBezVTb9Jm4#!


1-3 11 Septembre - La preuve que des explosifs ont démoli le WTC.

VIDEO : http://www.youtube.com/watch?v=irbpPkzBV6E&feature=related



2 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Yves Ducourneau - La face cachée des Etats-Unis.

Mars 2011
La face cachée de l’OTAN

Le 17 mars, le Conseil de sécurité des Nations Unies se prononce pour l’instauration d’une zone d’exclusion dans le ciel libyen. Une décision qui signifie, en langage diplomatique, l’approbation de la communauté internationale pour les actions militaires de l’OTAN sur le territoire libyen. Mais cette opération géopolitiquement correcte est l’occasion de mesurer à quel point le concept de « guerre contre le terrorisme » initié à partir du 11-Septembre a permis aux Etats-Unis d’accroitre leur influence sur le monde et plus particulièrement sur les pays occidentaux aujourd’hui ralliés dans leur totalité au dogme de la logique interventionniste. Comme le remarque le géopoliticien Aymeric Chauprade, cette logique s’impose désormais au nom d’une « politique des "Droits de l’Homme" qui au prétexte de libérer les peuples d’eux-mêmes, [ne cesse] de les assassiner et de les livrer à des forces étrangères ». Et dans le cadre du conflit en Libye, le même schéma de déviances médiatiques a été observé avec la répétition d’allégations sans preuve sur les massacres de population, allégations relayées par la majorité des médias, visant à faire pression sur les opinions occidentales afin que soit validé dans l’urgence le processus d’intervention militaire de l’OTAN, au détriment de toute solution diplomatique et avant tout pour les intérêts occidentaux, et non ceux du peuple libyen.

 

Armées secrètes

 Parallèlement à ces manœuvres guerrières de l’OTAN, la télévision publique française diffuse en février sur Arte, puis en avril sur France 5, deux documentaires sur les activités spécieuses de l’OTAN, à savoir la mise en place d’armées secrètes en Europe de l’Ouest entre 1950 et 1990 à l’insu des instances démocratiquement élues, ayant pour objet de superviser des structures dont l’une des vocations aura été d’organiser des attentats dans le cadre d’un terrorisme d’Etat aujourd’hui très documenté, pour une bonne part grâce aux travaux de l’historien suisse Daniele Ganser. On notera par ailleurs la réalisation d’un site interactif de qualité sur une conférence récente de Ganser concernant le 11-Septembre (en anglais).

A l’image de ces hommes et femmes exclus à vie du système des castes qui structure la société indienne, les pompiers et les secouristes qui ont participé en héros aux opérations ayant eu lieu sur le site de Ground Zero, ont été, durant la dernière décennie, assidûment mis au banc de la société américaine dont ils sont devenus les intouchables. Ce phénomène d’une violence morale inouïe est à lui seul un révélateur de l’effondrement que le 11-Septembre a provoqué dans le système démocratique désormais compromis des Etats-Unis. Un système rongé par le déni et incapable d’admettre la réalité des anomalies qui criblent la façade conformiste de la version officielle des attentats de 2001.

 

Même si les autorités américaines s’obstinent à le nier, c’est désormais une vérité factuelle : les pompiers et secouristes du 11-Septembre sont massivement atteints de cancers et de maladies respiratoires. Occupés à secourir les victimes des attentats dans les gravats du World Trade Center, les sauveteurs new-yorkais ont respiré des poussières toxiques. Aujourd’hui, ils meurent en grand nombre, et les survivants sont abandonnés, faisant face à l’absence de reconnaissance des maladies qu’ils ont contractées et aux déconvenues administratives. 

 

Affront ultime 

L’administration des Etats-Unis a poussé l’humiliation jusqu’à confronter les noms des pompiers et des secouristes du 11-Septembre à ceux figurant sur la liste des terroristes connus du FBI afin de vérifier qu’aucun d’entre eux ne se cachait parmi ces « héros » pour toucher les modestes indemnités de la couverture médicale que le Congrès a fini par accorder en 2010, après neuf ans de bataille judiciaire. Cependant, cette loi ne réserve une aide qu’aux malades souffrant de problèmes respiratoires, mais ne s’applique pas aux secouristes atteints de cancer. Affront ultime, les secouristes ont été écartés des cérémonies officielles du dixième anniversaire du 11-Septembre à Ground Zero sous prétexte qu’il n’y avait « pas assez de place »
 

Témoins privilégiés

Alors que l’entraide, le respect et la reconnaissance de leur sacrifice devraient logiquement prévaloir, comment expliquer l’abjecte mise à l’écart de ceux qui ont risqué ou sacrifié leur vie pour porter secours aux victimes du 11-Septembre ?

Est-ce le déni ou la honte ?

Est-ce la crainte de manifestations qui terniraient la séquence de communication entamée par Obama avec l’exécution médiatique de Ben Laden ? Ou serait-il tout simplement opportun que disparaissent dans l’indifférence ces témoins privilégiés du 11-Septembre ? En 2011, ReOpen911 a mis en ligne la traduction très attendue des travaux de Graeme MacQueen portant sur les 503 témoignages officiels des pompiers et secouristes de New York que la Commission d’enquête sur le 11-Septembre avait en sa possession mais qu’elle n’a jamais évoqué dans son rapport : 118 témoins y décrivent des explosions.

 

 Mai 2011
Ben Laden zappé 

Dix ans après le 11-Septembre, 2011 restera avant tout l’année de l’exécution officielle de la figure médiatique d’Oussama Ben Laden, en fait, l’année d’une nouvelle faillite majeure du journalisme. Voilà une fin providentielle rapportée de façon spectaculaire sur la base d’allégations produites par l’administration Obama, évitant soigneusement de faire valoir quelque preuve élémentaire vérifiable par le citoyen : aucun témoignage d’observateur indépendant, pas de capture, pas de cadavre, ni même de photo du cadavre de cet ancien relai de la CIA devenu terroriste légendaire… De la disparition de Ben Laden, il ne restera donc qu’un enchainement de péripéties improbables relayées sans regard critique par la grande majorité des médias occidentaux que le citoyen infantilisé à l’extrême est supposé croire par la magie de la confiance qu’il est sommé d’accorder aux autorités américaines

 

Blitzkrieg médiatique

Il est intéressant de redécouvrir, huit mois après cet « événement », les nombreux commentaires spontanés déposés à l’époque sur le site à la suite des différentes publications de ReOpen911 sur le sujet. Il est remarquable de constater la stupéfaction et l’indignation des internautes face à la Blitzkrieg médiatique qui a saturé tous les vecteurs d’informations, une guerre-éclair qui en peu de temps a bombardé le public de nouvelles aussi invraisemblables que contradictoires, créant une sorte de chaos d’actualité face auquel la plupart des journalistes des grands médias se sont montrés plus démissionnaires que jamais, validant sans états d’âme le récit rocambolesque du gouvernement américain, tout en agitant l’épouvantail du conspirationnisme

 

Storytelling

Pour faire face à cette déferlante, ReOpen911 diffuse dès juillet un documentaire d’investigation, Ben Laden, storytelling et démocratie, qui explore, entre autres, la problématique des révélations relayées à chaud par les médias, révélations dont la source (CIA ou autres agences gouvernementales américaines) n’est jamais neutre et dont la plupart des journalistes ne vérifient pas - ou ne relativisent pas - l’authenticité. 

 

"Ben Laden, storytelling et démocratie" by ReOpen911

Enfin, le sondage HEC effectué pour ReOpen911 du 6 au 24 juin 2011, à peine plus d’un mois après la mort annoncée de Ben Laden, révèle que 60% des Français doutent des explications officielles données par les autorités américaines sur la disparition de l’ex-ennemi public n°1.

Juin 2011

Torture Made in USA

Le documentaire-choc de la journaliste Marie-Monique Robin, Torture Made in USA, diffusé en juin sur Arte, se concentre sur l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire récente des Etats-Unis, et retrace les dérives totalitaires de l’administration Bush depuis les attentats du 11-Septembre et sa volonté politique manifeste de normaliser la pratique de la torture dans le cadre des actions militaires entreprises par les Etats-Unis. Le film montre comment l’administration américaine a pu institutionnaliser l’enlèvement, la détention et la torture d’individus à travers le monde dès lors que ceux-ci étaient désignés comme agents d’Al-Qaida. 

Les Etats-Unis affectionnant de se positionner en modèle pour le reste du monde, il est légitime de considérer le 11-Septembre comme un tournant décisif de l’Histoire récente vers une dévalorisation accrue du respect de la personne humaine dans le cadre des tensions et des conflits internationaux. En cela, la dénonciation des mensonges officiels sur les événements du 11-Septembre revêt une importance capitale pour endiguer les dérives guerrières, totalitaires et islamophobes dans lesquelles les gouvernements américains successifs ne cessent d’entrainer l’Europe et le reste du monde depuis 10 ans.

 

Une totale impunité

 Aujourd’hui, Obama s’oppose à toute mise en cause des responsables qui l’ont précédé, et son administration fait clairement entrave aux procédures qui permettraient d’éventuelles poursuites contre Donald Rumsfeld ou George W. Bush, quelle que soit la somme des preuves accablantes d’actes de torture commis durant les mandats de ce dernier. Par ailleurs, la CIA a délibérément détruit les vidéos de centaines d’heures d’interrogatoires qu’elle avait conduits sur les prétendus comploteurs en détention, dont Khaled Sheikh Mohammed, cerveau auto-proclamé des attentats, interrogatoires durant lesquels avaient été pratiqués des actes de torture à répétition. L’agence s’est ainsi débarrassée dans une totale impunité des « preuves » que la Commission d’enquête et de multiples tribunaux l’avaient sommée de produire. A ces révélations s’ajoutent également en 2011, celles des prisons secrètes que la CIA avait installées en Europe, au mépris des droits humains et des lois européennes.

 

 Juillet 2011
La question du terrorisme d’Etat

Recul historique

Le 22 juillet a lieu l’attentat d’Oslo que plusieurs médias internationaux s’empressent, à tort, d’attribuer à Al-Qaida. Ce double attentat, qui se révèle particulièrement complexe dans son déroulement et dont la version officielle est actuellement loin de répondre à toutes les questions qu'il soulève, sera finalement attribué à un seul et unique responsable, Anders Breivik, dont le profil et les influences méritent d’être explorés avec une certaine indépendance d’esprit et en tentant de s’affranchir des seules analyses délivrées par les grands médias.

En effet, le terrorisme moderne est communément présenté comme l’arme du fou contre la civilisation, des démunis contre les puissants, le levier politique et stratégique de groupuscules fanatisés attaquant avec lâcheté les grandes démocraties. Pourtant, un simple recul historique nous apprend que le terrorisme se révèle fréquemment être d’une autre nature. Il s’agit bien souvent d’un terrorisme d’Etat qui est l’instrumentalisation par des factions secrètes au sein des gouvernements de régimes démocratiques ou autoritaires, de pratiques violentes et spectaculaires visant à influencer des opinions publiques ou des adversaires politiques en dehors du cadre et des contraintes constitutionnelles de l’Etat impliqué.

 

Une affaire d’Etat

L’affaire Karachi nous en délivre un exemple remarquable. Le 8 mai 2002, à peine six mois après le 11-Septembre, un attentat au Pakistan tue onze employés français de la Direction des Constructions Navales. L’enquête ouverte par la police pakistanaise, renforcée pour l’occasion par des agents du FBI et de la DST française, s’oriente rapidement en direction des réseaux islamistes, et jusqu’en juin 2009 cet attentat sera attribué à Al-Qaida. Pourtant, il s’avère que les Services secrets français avaient dès le début connaissance de la piste « financière » qui conduit à envisager aujourd’hui cet attentat comme la conséquence d’un sombre règlement de compte politique franco-pakistanais. Dans cette affaire d’Etat qui implique l’actuel Président français, le combat des familles de victimes aura été déterminant, et ces familles ont dû sans cesse faire face aux manœuvres de pression et d’obstruction de la part du gouvernement français qui entrave perpétuellement le travail du juge et de la commission parlementaire en charge de l’affaire. (Dans le cas du 11-Septembre, certains proches des victimes ont témoigné sur les pressions reçues de la part des autorités américaines).

 

Chronique du choc des civilisations

En octobre 2011, le géopoliticien français Aymeric Chauprade, directeur de la Chaire de Géopolitique du Collège interarmées de défense de 2002 à 2009, accorde aux caméras de ReOpen911 une interview exclusive à l’occasion de la sortie d’une nouvelle édition de son atlas, Chronique du choc des civilisations. Il nous livre son interprétation alternative du 11-Septembre. Selon lui, cet attentat serait probablement l’œuvre de l’Etat profond américain, et s’inscrirait dans une utilisation de longue date du terrorisme par des services de renseignement. Dans le terrorisme international tel qu’il le conçoit, des illuminés islamistes (ou autres) sont utilisés pour commettre des attentats par des services étatiques dont des agents infiltrent les cellules terroristes.


Interview exclusive du géopoliticien Aymeric Chauprade by ReOpen911

Cette conception de l’Etat profond aux Etats-Unis a été mise en lumière par le travail du Professeur et ancien diplomate canadien Peter Dale Scott, auteur d’un ouvrage de référence sur les enjeux et les causes du 11-Septembre, La route vers le nouveau désordre mondial, et qui publie régulièrement des articles décryptant avec un recul historique salutaire les dysfonctionnements du système étatique américain. Dans le cadre du récent conflit libyen, Peter Dale Scott revient sur la collusion initiée dans les années 80 par Zbigniew Brzezinski, entre Washington et les groupes terroristes islamistes qui ont sévi dans différents points du globe : l’Afghanistan, la Bosnie, le Kosovo et désormais la Libye.

ONE

 Cette collusion historique est au cœur de la « la guerre contre le terrorisme » analysée également par le documentaire ONE, Enquête sur Al-Qaida. Le film, co-produit par ReOpen911, explore le terrorisme international depuis la fin de la Guerre Froide, expliquant comment les guerres de Yougoslavie, du Caucase, celles en Asie centrale et en Afrique ont toutes un point commun : le contrôle des ressources énergétiques du globe et la présence récurrente d’Al-Qaida, la « nébuleuse utile » qui se voit attribuée presque automatiquement la responsabilité de la plupart des attaques terroristes qui, à partir du 11-Septembre, ont semé la panique un peu partout dans le monde.

 

Enfin, dans le cadre de ce chapitre sur le terrorisme d’Etat, il est indispensable d’évoquer un fait symbolisant le cap franchi par le gouvernement des Etats-Unis avec l’instauration d’assassinats ciblés de citoyens américains. En l’occurrence, l’exécution de l’imam américano-yéménite Anwar Al-Aulaqi, opérée par un drone de la CIA le 30 septembre dernier, en violation ostensible de la constitution américaine qui stipule que « nul ne peut être privé de sa vie, de sa liberté ou de ses biens sans procédure légale régulière ».

 

Août 2011

Le choc des Smart Bombs

Le 5 août, l’agence de notation Standard and Poor’s abaisse la note de la dette américaine de AAA à AA+. Cette dégradation constitue une première historique depuis 70 ans, et va sonner le départ d’une incroyable psychose mondiale faisant valoir le pouvoir extravagant accordé à quelques agences de notations privées sur l’économie de nations entières dont il est légitime de se demander si elles bénéficient encore d’une quelconque souveraineté budgétaire, monétaire ou même politique. 

 

La grande délinquance financière

Tout au long de l’année 2011, la crise financière n’aura cessé de s’étendre, gagnant plus particulièrement le continent européen. Les bulles spéculatives organisées par Wall Street, aspirant l’argent des Etats (et plus spécifiquement celui des contribuables partout à travers le monde) peuvent être envisagées comme des « Smart Bombs ». Cet oxymore désigne l’équivalent financier des bombes réelles dirigées contre les pays se dressant sur la route de l’impérialisme anglo-saxon et plus encore des intérêts d’une puissante oligarchie financière à laquelle semblent désormais subordonnées les décisions des dirigeants et de la communauté internationale. 

La nature par certains aspects crapuleuse de cette crise et ses liens avec la grande délinquance financière renvoie par ailleurs à l’épisode des délits d'initiés boursiers qui ont devancé de quelques jours les attentats du 11-Septembre, à savoir de très lucratives spéculations boursières, notamment sur les deux compagnies aériennes dont les avions furent détournés, et qui, à en croire les enquêtes officielles, n'ont aucun lien avec Al-Qaida. 

Hélas, c’est bien réel comme histoire ! Hollywood c’est bien fini ! Retour vers le réel.  H.

 

 Septembre 2011
10 ans après : Le pouvoir des citoyens français 

Grâce aux donations de ses membres et sympathisants, ReOpen911 a commandé à un organisme indépendant, une enquête d’opinion afin de savoir quel regard les Français portent sur les événements du 11-Septembre. A l’occasion du dixième anniversaire des attentats de 2001, l’association publie les résultats de ce sondage qui met crûment en lumière une incroyable distorsion : alors que l’immense majorité des médias francophones cautionne sans réserve la thèse officielle des attentats du 11-Septembre, seul un Français sur trois (31%) n'a aucune réserve sur cette thèse.

 

Déni de réalité

Voilà un état de fait formidablement choquant qui, au-delà de toute position individuelle sur la question même du 11-Septembre, doit amener chaque citoyen à s’interroger sur la raison d’être de ce déni de réalité de la part des médias de notre pays par rapport aux doutes clairement manifestés par une large majorité de la population française (58%). 

Comment les journalistes dont le rôle fondamental au sein d’une démocratie moderne consiste à s’interroger sur la nature de la réalité qu’ils observent et à en relayer les faits pour une information juste des citoyens, peuvent-ils ainsi trahir ces derniers en tournant le dos aux doutes qu’ils expriment et en omettant de leur rapporter convenablement la multitude des anomalies qui dévorent la version officielle du 11-Septembre ? Le sondage révèle que seuls 14% des Français savent que trois tours se sont totalement effondrées ce jour-là.

 

Exigence de vérité

Quelle que soit l’ardeur avec laquelle nous appelons de nos vœux à une nouvelle enquête indépendante aux Etats-Unis sur les attentats du 11-Septembre, notre pouvoir en tant que citoyens français pour influer sur une telle décision, est extrêmement ténu. Mais notre pouvoir en tant que citoyens pour exiger de nos médias qu’ils nous informent avec un minimum de rigueur et d’honnêteté est infiniment plus grand. Et il est assurément de notre devoir d’user de cette influence : pour notre démocratie, pour nos enfants et pour le regard qu’ils porteront plus tard sur l’exigence de vérité que notre génération aura su manifester à l’endroit d’une question si cruciale. 

 

Remplacez le mot « démocratie » par « système »

En France, certains des soutiens les plus zélés de la version officielle sur le 11-Septembre se situent en fait au sein des médias dits de gauche. Laurent Joffrin en a offert un exemple retentissant avec un article enragé paru dans le Nouvel Observateur pour le dixième anniversaire des attaques : « Pourquoi les complotistes sont des ennemis de la démocratie », diatribe assimilant les contestataires de la version officielle à des négationnistes, que le directeur du journal se trouve en position de devoir justifier deux jours plus tard face à son lectorat qui ne manque pas de faire valoir en masse son désaccord dans l’avalanche des commentaires qui - sur le site même du Nouvel Obs - condamnent majoritairement les deux articles. De son côté, ReOpen911 publiera, en guise de réponse, un article détaillant avec humour comment Laurent Joffrin, dans sa vision fantasmatique de l’émergence d’une nébuleuse de complotistes au service d’intérêts machiavéliques visant à renverser la démocratie, sombre lui-même dans le… conspirationnisme. 

 

 Octobre 2011
Epouvantails, autruches et perroquets

En octobre, ReOpen911 relaie une interview captivante du journaliste Olivier Taymans, le réalisateur du film événement Epouvantails, autruches et perroquets – 10 ans de journalisme sur le 11-Septembre sorti à l’occasion des commémorations des 10 ans de la tragédie. Voilà le documentaire dont les citoyens avaient besoin afin que le cauchemar journalistique qui a formaté une décennie entière commence à être ébranlé. De la qualité des intervenants et des questions posées aux vertus de la narration pédagogique, ce film est un petit bijou d’intelligence tout autant qu’un acte historique de résistance, car c’est le premier documentaire qui répond avec autant de force et d’opiniâtreté à ce fait sans précédent qu’est le consensus de propagande diluée qui s’est abattu sur les « démocraties » occidentales après le 11-Septembre. Olivier Taymans a réalisé une œuvre salutaire : Epouvantails, autruches et perroquets est un fabuleux outil d’information pour tous ceux qui veulent que la vérité s’échappe du drôle de zoo médiatique dans lequel elle croupit.
 

Rhétorique de disqualification

 Mathieu Kassovitz qui a contribué au buzz pour le documentaire d’Olivier Taymans, se rend le 4 octobre au tribunal correctionnel de Paris, pour le procès que l’acteur et réalisateur a intenté deux ans plus tôt à plusieurs journalistes à la suite de commentaires infamants formulés à son sujet concernant la remise en cause des conclusions de l’enquête officielle sur les attentats de 2001 que Kassovitz avait exprimée publiquement en 2009 durant l’émission Ce soir ou jamais. Ce procès offre l’occasion de mieux comprendre les méthodes des inquisiteurs installés au sein des médias grand public. Ils pratiquent à l’envi la rhétorique de disqualification, un procédé qui consiste à utiliser des éléments de langage d’une force symbolique disproportionnée et sans rapport avec le problème visé, une manœuvre qui a pour objectif de réduire au silence la libre parole à propos du 11-Septembre et décourager à l’avance les sorties médiatiques d’autres personnalités sur le même sujet. Le procès aboutira à la condamnation du blogueur du Journal du dimanche qui avait dépeint Mathieu Kassovitz en adepte de Goebbels, le propagandiste d’Hitler. C’est dans la même dynamique intellectuelle nauséabonde que l’inénarrable Caroline Fourest avait choisi sur son blog de qualifier les membres et sympathisants de ReOpen911 de « révisionnistes du 11/09 ».

 

Théorie de la théorie

A ce sujet, Emrah Kaynak trace pertinemment les contours d’une théorie de la « théorie du complot » qui vise à « disqualifier la réflexion critique en l’assimilant à des délires paranoïaques. Celui qui fait état de suspicion envers les diverses versions officielles est aussitôt affublé du terme peu élogieux de conspirationniste. Les médias institutionnels se rangent de façon acritique du côté du pouvoir et tentent avec acharnement de rendre cohérent l’incohérent ». Plutôt que de se gargariser avec des constructions théoriques, les journalistes des médias institutionnels seraient bien inspirés de prendre connaissance, par exemple, de documents éloquents tels que ARCHITECTES & INGENIEURS face au Mystère du WTC7, le nouveau documentaire implacable des Architectes & Ingénieurs pour la Vérité sur le 11-Septembre, sorti pour commémorer les 10 ans des attentats, ou encore se plonger dans l'ouvrage très sérieux du journaliste français Mehdi Ba, 11 questions sur le 11 septembre. Paru en juillet 2011, il invite justement à réfléchir sur le traitement médiatique du 11-Septembre en France et sur le bien-fondé des remises en cause de la théorie officielle, pour faire avancer le débat.


Sur la question des effondrements des Tours Jumelles, nous invitons ces journalistes à consulter
l'article point-clé « Les explications officielles de la chute des Tours Jumelles : fiction ou réalité ? » que ReOpen911 a publié en mars dernier. Avec un souci liminaire d'objectivité et dans le respect des règles fondamentales du journalisme (citation des sources, recoupement de l'information, recherche de la contradiction), cet article fait le point sur les controverses scientifiques entourant les chutes des Tours Jumelles, et montre par les faits que la théorie de l'effondrement naturel (par incendies) n'est à ce jour pas éprouvée, alors que celle de la "démolition contrôlée" est valide. Plus généralement, cette rubrique « Points-clés du 11 Septembre » développée spécifiquement par ReOpen911 réunit 11 articles factuels qui s'appliquent à rapporter les principaux faits relatifs au 11-Septembre, à l'opposé, précisément, de toute spéculation théorique. 

 

Bec et ongles 

En décembre, le magazine Le Point publie un dossier consacré aux « obsédés du complot » et mentionne en couverture « les négationnistes du 11 septembre 2001 ». A partir de cette nouvelle provocation, il est intéressant d’analyser les motivations et la logique des médias qui, en France, s’obstinent curieusement à défendre bec et ongles la version officielle du 11-Septembre délivrée par le gouvernement des États-Unis, en dépit de la somme des incohérences et inexactitudes qu’elle comporte. Cette analyse révèle l’influence d’un courant atlantiste structuré auquel appartiennent de longue date de nombreux directeurs de presse de gauche comme de droite, et qui explique assez bien le formatage des contenus éditoriaux en France et leur alignement sur une pensée unique subordonnée aux intérêts de la finance mondiale et de l’oligarchie américaine. 

 

Et pour résumer l’aberration de cette rhétorique, ReOpen911 a réalisé l’adaptation française du formidable clip-vidéo du journaliste américain James Corbett : Les attentat du 11-Septembre expliqués en 5 minutes, qui expose en quelques minutes et avec un humour imparable, les invraisemblances de la version officielle. 

Le dixième anniversaire des attentats aura tout de même offert l’occasion d’observer en France de rares percées médiatiques de reportages ou d’interviews échappant au rouleau compresseur de la théorie officielle de la conspiration, en particulier sur France 3, LCI et France Info : quelques failles dans l’omerta. 

 

Remarquable ! Remerciements éternels à Olivier Taymans. […] Il y a bien un « mur médiatique » comme il y a un « mur du son » pour les aviateurs.  H.

Le 11-Septembre est essentiel : il a permis aux gens de s’instruire, de dévorer internet, d’essayer de comprendre la géopolitique, de démasquer les mensonges des médias, d’acheter des livres, de visionner des documentaires plutôt que des films, d’être moins naïfs, de se poser des questions sur l’avenir de leurs enfants, de comprendre qui domine le monde enfin de voir la réalité de l’Histoire au jour le jour. Quel événement médiatique mondial pouvait réaliser une telle prise conscience ?  j.kerviel 

D’un côté on a des « truthers » qui incessamment (et très poliment) demandent simplement à ce que le débat (légitime) soit ouvert, et de l’autre on a des journalistes et politiques (très peu renseignés) qui leur tirent dessus à boulets rouges. Une chose est sûre : si c’était l’inverse, le mouvement des truthers serait vite décrédibilisé. Alors que la presse, elle, se porte très bien !  Odile

 

Laissons-leur l’insulte, les pauvres : ils n’ont que ça. 

Yves Ducourneau



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 GeantVert :La CIA retarde par des menaces la diffusion d’un film documentaire prouvant ses dissimulations avantle 11/9.

Oui, il y a bien eu conspiration avant les attentats du 11-Septembre. C’est maintenant avéré, et des voix s’élèvent haut et fort aux USA pour le dénoncer. Mais ce n’est pas du complot de Ben Laden et d’al-Qaïda dont il est question. Le complot qui défraie la chroniqueactuellement aux USA, c’est celui de certains responsables et agents de la CIA qui auraient volontairement caché aux autres agences de renseignements US des informations cruciales sur deux des supposés terroristes du 11/9 bien avant les attentats.

A l’origine de la polémique, un documentaire réalisé par une poignée de journalistes américains. Leur projet alors appelé "Footnote44" remonte à 2007, dans la foulée de "9/11 : Press for Truth", Kyle Hence, John Duffy et Ray Nowosielsky s’intéressent à une note de bas de page du Rapport final de la Commission sur le 11-Septembre, la fameuse "footnote 44" du chapitre VI du Rapport officiel (voir Notes). Au passage, cela ressemble fort à une preuve patente du caractère douteux et superficiel du Rapport final.  En effet, n’en déplaise à M. Joffrin et aux autres ardents pourfendeurs de conspirationnistes (lire notre réponse sur le Blog ReOpen911), les faits sont graves et donnent lieu outre-Atlantique à une bataille rangée entre d’anciens hauts fonctionnaires de la Maison Blanche et ceux qui étaient à la tête de la CIA à l’époque. Et même si le rôle des prétendus 19 pirates de l’air du 11/9 reste confus et peu etayé, et que cette bataille pourrait n’être qu’une sorte de diversion pour détourner l’attention, nous assistons quand même après 10 ans, à un véritable vacillement de la version officielle, puisque l’origine de cette profonde remise en cause vient des officiels de l’époque eux-mêmes !

Le documentaire dérange : la CIA a menacé de poursuivre les deux journalistes auteurs d’une enquête sur le sujet, en ressortant une loi ad-hoc jamais appliquée ! Ils se proposaient de diffuser en podcast sur Internet leur documentaire et leurs interviews le jour du 10e anniversaire des événements. Ce n’est probablement que partie remise, malgré les intimidations et les menaces, et si c’est le cas, cela mérite que l’on félicite ces deux journalistes américains, John Duffy et Ray Nowosielski, déjà auteurs d’un documentaire remarquable que nous avions acheté, traduit et mis en ligne sur notre site : "11/9 : En quête de vérité" disponible en DVD aussi. Ce film de 2006 est à voir en priorité pour ceux qui connaissent peu le sujet, car il retrace le combat des familles de victimes pour finalement obtenir de l’administration Bush, après 14 mois de bataille, la formation d’une Commission d’enquête sur le 11-Septembre (*).

 

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE :

Les menaces de poursuites fédérales par la CIA retardent la diffusion du film documentaire détaillant la malveillance de certains analystes de la CIA dans l’affaire du 11-Septembre, qui ont pourtant été promus et protégés depuis.

Communiqué de presse envoyé le 13 septembre 2011 par Ray Nowosielski, réalisateur

(Retrouvez les informations sur ce podcast sur le site secrecykills.com)

Traduction GV pour ReOpenNews

De récentes menaces proférées par la CIA envers deux journalistes freelances ont retardé la diffusion d’une émission d’investigation diffusée sur Internet (un podcast) où figuraient les noms d’analystes de la CIA qui s’étaient rendus complices d’obstructions dans la communication de renseignements-clefs avant le 11/9. Le podcast présente notamment certaines révélations faites par d’anciens hauts responsables de l’administration US, comme Richard Clarke, Pasquale D’ Amura, Bob Baer, et Mark Rossini, qui relaient les préoccupations déjà formulées par l’ex-président de la Commission d’enquête sur le 11/9, Thomas Kean.

Austin, Texas – 12 septembre 2011.

Jeudi dernier, la CIA a menacé les journalistes auteurs du documentaire « Who is Rich Blee ? » de possibles poursuites judiciaires si leur émission d’investigation révélait les noms des deux analystes de la CIA au centre d’une affaire d’obstruction et de mauvaise utilisation de renseignements dont beaucoup pensent qu’ils auraient pu permettre d’éviter les attentats du 11-Septembre.

Tout comme l’agent du FBI Ali Soufan et le Lieutemant-Colonel Anthony Shaffer avant eux, les membres de l’équipe journalistique, dont John Duffy et Ray Nowosielski, ont fait l’objet d’intimidations et d’actes de censure de la part d’officiels du gouvernement suite à leurs révélations (whistle blowing) sur la véritable histoire de deux des supposés pirates de l’air du 11/9, Nawaf al-Hazmi et Khalid Al-Mihdhar.

Le podcast dont la diffusion était initialement prévue le 11 septembre 2011  raconte comment trois analystes de la CIA travaillant [sous les ordres de] Richard Blee, l’ex-chef méconnu qui a supervisé pendant longtemps l’équipe de la CIA en charge de la recherche de Ben Laden (la CIA’s Bin Laden Station), ont délibérément induit en erreur leurs collègues, et ont dissimulé certains renseignements au FBI et à la Maison Blanche à propos de la présence de deux agents connus d’al-Qaïda aux USA.

Quatre enquêtes gouvernementales se sont intéressées à la façon dont la CIA avait traité les informations sur le 11/9, y compris les actions et les informations personnelles de deux agents de la CIA. [Les deux journalistes] Nowosielski et Duffy ont réussi à déduire l’identité des deux employés de la CIA à partir de recherches sur Internet basées sur des détails fournis par ces enquêtes et d’autres sources. Lorsque les producteurs ont divulgué les identités des deux agents lors d’entrevues, les personnes interviewées n’ont pas rectifié ces noms. La réponse de la CIA a fourni la confirmation finale.

Lors de mises à jour du projet postées sur le site secrecykills.com, les producteurs ont annoncé l’ajournement du podcast et ont diffusé des informations concernant une sombre affaire impliquant des violations de protocoles par dizaines, des histoires d’intimidation, des cas d’obstruction par la CIA, avec au centre de la plupart de ces affaires, les deux fameux agents de la CIA.

Dans son livre « Disconnecting the dots : 9/11 Was Allowed to Happen », Kevin Fenton, écrivain et spécialiste du sujet, a documenté 35 de ces incidents survenus entre janvier 2000 et le 11 septembre 2011.

Le Prix Pulitzer Lawrence Wright, interviewé pour le podcast, a expliqué aux producteurs que les agissements de l’un des deux analystes de la CIA, qui est toujours employé par l’Agence, concernent l’obstruction à la justice dans l’enquête criminelle du FBI sur la mort de 17 marins à bord de l’USS Cole.

Les producteurs ne sont pas les premiers à subir la censure du gouvernement sur ce sujet. Le mois dernier, le New York Times rapportait les efforts de la CIA pour censurer le livre autobiographique d’Ali Soufan, un agent spécial de terrain travaillant pour le contre-terrorisme au FBI. Avant le 11/9, Soufan s’était intéressé à Mihdhar et Haazmi à cause de leurs liens avec l’attentat à la bombe contre l’USS Cole au Yémen. La CIA avait fait retirer les références à la photo d’un passeport de Mihdhar que la CIA avait refusé de fournir à Soufan malgré trois requêtes écrites.

Scott Shane du New York Times écrit aujourd’hui que « M. Soufan accuse des officiels de la CIA d’avoir dissimulé volontairement au FBI, avant les attentats du 11/9 des photos et des documents capitaux concernant des agents  d’al-Qaida, malgré trois demandes écrites, et d’avoir menti à ce sujet devant la Commission sur le 11/9. »

Le Lieutenant-Colonel Shaffer, interviewé pour le podcast, a lui-même subi des intimidations, et a été sanctionné et diffamé par le Pentagone après qu’il eut fait part à la Commission sur le 11/9 de détails sur la façon dont, à trois reprises, des responsables (anonymes) du DoD avaient empêché son opération Able Danger de se réunir avec le FBI avant les attentats.
En 2000, Able Danger, un projet de collecte d’information (data-mining)  avait localisé Mohammed Atta dans une cellule terroriste de Brooklyn, et avait aussi identifié Hazmi et Mihdhar dans une cellule à San Diego, l’épicentre de l’intrigue autour de l’Alec Station de Rich Blee, Rom Wilshere et deux de leurs subordonnés (dont les noms sont toujours non publics) qui avaient eux-mêmes caché à plusieurs reprises leurs informations au FBI.

Bien que Shaffer ait été interrogé par le président de la Commission sur le 11/9 Philip Zelikow et son collaborateur Dieter Znell, la Commission ne fait aucune mention de l’opération Able Danger dans son rapport final.

Dans l’émission podcast prévue, le président de la Commission sur le 11/9 Tom Kean est interrogé à propos d’une courte note de bas de page dans le chapitre 6 du rapport final, se référant à un document des renseignements, vu par plus de 50 personnes à la CIA, mais qui a été bloqué avant d’atteindre le FBI. Pour Kean, l’incident n’était pas dû à un cafouillage ou à un quelconque cloisonnement : « Oh, mais cela n’avait rien à voir avec de la négligence ou de l’inattention. C’était résolument volontaire. Je n’ai absolument aucun doute là-dessus. C’était volontaire. »

Tandis que Kean explique tout cela par un penchant pour le secret, Richard Clarke, l’ex-chef du contre-terrorisme de la Maison Blanche sous Bush, va plus loin, évoquant de la malveillance et de possibles activités illégales d’espionnage domestique de la part de la CIA. Les commentaires de Clarke diffusés dans une vidéo fin août 2011 ont provoqué une réponse formelle de George Tenet, Cofer Black et Richard Blee, et la réponse à leur tour des producteurs.

« Ce fut peut-être le moment où les services secrets US ont été le plus proche de déjouer le complot du 11/9 », explique Nowosielski, « mais au lieu d’empêcher les attentats, la CIA a empêché les renseignements concernant deux cibles privilégiées d’atteindre les bonnes personnes, et ce, de façon répétée. Et encore aujourd’hui, la CIA protège ces individus pourtant responsables [de ces agissements] en intimidant ceux qui veulent simplement connaître la vérité qui se cache derrière une choquante affaire d’obstruction. »

Dans un email datant de jeudi, la CIA a prévenu Nowosielski qu’il pourrait faire l’objet de poursuites au titre de l’Intelligence Identities Protection Act, une loi s’appliquant aux employés du gouvernement qui violent les autorisations de sécurité, loi qui n’avait encore jamais été utilisée contre des journalistes.

La réponse « en ligne » des producteurs est la suivante : « Le code éthique de la Société des journalistes professionnels stipule que ‘les journalistes doivent être dégagés de toute obligation envers des intérêts autres que celui du droit de savoir du public’ et ‘rester vigilants et déterminés à mettre les puissants face à leurs responsabilités.’ Le jour où les travaux / enquêtes des journalistes sur des malversations au sein des agences gouvernementales nécessiteront l’approbation desdites agences, avant parution, ce jour-là,  transparence et responsabilité auront disparu. »

John Duffy et Ray Nowosielski, tous deux diplômés de la Chicago’s Columbia College Film School, ont produit en 2006 le documentaire très apprécié par la critique : « 9/11 Press for Truth »

Contact:Ray Nowosielski
ray (@)
bandedartists.com

Traduction GV pour ReOpenNews

Notes reopen911:

(*) Vous pouvez aussi visionner ce documentaire en haute définition sur DVD en vous rendant à la Boutique ReOpen911

Dossier du projet initial des réalisateurs "Footnote44" en fichier pdf

La note de bas de page N°44 du chapitre 6 du Rapport de la Commission sur le 11/9 :

CIA cable, ‘Activities of Bin Laden Associate (Flight 77 Hijacker) Khalid Revealed,’ Jan. 4, 2000. His Saudi passport — which contained a visa for travel to the United States — was photocopied and forwarded to CIA headquarters. This information was not shared with FBI headquarters until August 2001. An FBI agent detailed to the Bin Laden Unit at CIA attempted to share this information with colleagues at FBI headquarters. A CIA desk officer instructed him not to send the cable with this information. Several hours later, this same desk officer drafted a cable distributed solely within CIA alleging that the visa documents had been shared with the FBI. She admitted she did not personally share the information and cannot identify who told her they had been shared. 

Traduction

Message de la CIA : ‘les activités de Khalid, un complice de Ben Laden (vol AA77) mises en évidence‘, 4 janvier 2000, son passeport saoudien – qui contenait un visa pour voyager aux USA – a été photocopié et transmis au quartier général de la CIA. Cette information n’a pas été partagée avec le quartier général du FBI jusqu’en août 2001. Un agent du FBI détaché à l’unité de la CIA en charge de Ben Laden (ndlr.Alec Station) a tenté de partager cette information avec des collègues au quartier général du FBI. Une cadre administratif de la CIA lui a demandé de ne pas diffuser ce message avec cette information. Plusieurs heures plus tard, la même femme cadre administratif a publié un message distribué seulement au sein de la CIA. Il affirmait que les documents relatifs au visa avaient été partagés avec le FBI. Elle a admis qu’elle n’avait pas personnellement partagé l’information et qu’elle ne peut pas identifier qui lui a dit qu’ils avaient bien été partagés.

GeantVert

14 septembre, 2011 by

http://www.reopen911.info/News/2011/09/14/la-cia-retarde-par-des-menaces-la-diffusion-dune-emission-prouvant-ses-dissimulations-avant-le-119/



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

19/01/2012

n°32 - Dossiers du 11-09 (suite) - 18- 2.012 : -p- : Le 11/9. Mythes et réalité -



Dossiers du 11-09 (suite)

n°32 du 18- 2012                       C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossierdu 11-09" est  visible  sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...


Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire : 

1 Dossier

1-1 Le 11/9… Mythes et réalité  - Questions à Léon Camus

2 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

2-1 Donald Forestier : J’accuse : les sauveteurs du 11/09/2001

 


1 Dossier

1-1 Le 11/9… Mythes et réalité  - Questions à Léon Camus Tout le monde se souvient de l’état de stupeur et d’anxiété dans lequel les attentats nous ont plongés. Vous-même, comment avez-vous réagi quand les médias nous ont présenté, dans les heures qui ont suivi cette tragédie, la théorie du complot islamiste comme seule et unique explication ?

J’ai assisté en direct au deuxième impact sur les Tours jumelles avec un ami qui m’avait appelé en urgence juste après que la première tour eut été frappée. Le téléphone portable, ce prodige des temps modernes, m’a permis ce jour là de vivre vraiment l’histoire « en temps réel ».

Et bien, quand j’ai vu l’appareil s’encastrer dans le gratte-ciel, je me suis exclamé « c’est Pearl Harbour ». Cela signifiait que ces événements me semblaient a priori manipulés, voire programmés, tout comme l’avait été la destruction de la flotte du Pacifique le 7 décembre 1941… laquelle, comme chacun sait ou devrait le savoir, a été délibérément voulue par le président Roosevelt, cela afin de produire l’électrochoc utile à jeter l’Amérique dans le brasier de la guerre.

Nous avions ici, à première vue, un cas de figure strictement identique – notez que je dis « identique » et non « analogue » - à celui de Seconde guerre mondiale en ce qu’il a permis de lancer successivement des attaques contre l’Afghanistan puis l’Irak. L’Irak étant la cible principale et l’Afghanistan la cible subsidiaire… Avec on le sait, dans le cas irakien, de sordides mensonges à la clef. Des mensonges que tous admettent benoîtement – ne faut-il pas faire la part du feu ? – mais qui ne semble absolument gêner personne… parce que personne ne tire les conclusions qui devraient s’imposer quant à la féquentabilité de l’establishment américain. Des trucages à ce point cynique qu’ils jettent – rétrospectivement - une ombre sale sur les événements du Onze Septembre et renforcent la suspicion intuitive de la première heure… les menteurs ne mentent jamais une fois, par hasard, par accident, ils mentent en permanence parce que c’est un vice, une tournure d’esprit, un tempérament, parce qu’ils ne peuvent pas s’en empêcher…

L’extrême capacité de nuisance d’Al Qaïda - incarnation du Joker maléfique défiant la puissance américaine et agissant soi-disant en raison d’une jalousie pathologique à l’égard de sa prospérité et des ses libertés - avait été révélé à l’opinion trois ans auparavant à l’occasion des deux attentats d’août 1998 dirigés contre les représentations américaines de Dar es Salam et de Nairobi, puis avec l’attaque lancée contre le destroyer USS Cole en octobre 2000 au Yémen, dans la Baie d’Aden. Notons au passage que M. Bayrou, archétype du politicien limité et prétendant au trône élyséen, n’a découvert l’existence d’Al Qaïda que fortuitement lors d’une rencontre avec Shah Massoud, peu de temps avant la mort d’icelui, le 9 septembre 2001. Une ignorance exemplaire de l’état d’hébétude et d’ignorance crasse qui sont constitutives de la classe politique française, à de rares exceptions près bien entendu.

Que l’on ait donc attribué, dans les heures qui suivirent, le coup de foudre du 11 Septembre à des radicaux musulmans, n’avait donc rien de vraiment surprenant. Le terrain psychologique avait été déjà amplement préconditionné par l’industrie de guerre culturelle que sont les studios d’Hollywood, et par la montée bien réelle d’un radicalisme islamique né de la première Guerre du Golfe de 1991. Je m’explique, le djihad anti occidental est à l’origine apparu avec l’installation militaire américaine – en vérité une occupation - de l’automne 1990 sur la Terre sacrée de l’Islam, l’Arabie saoudite en vue de l’opération Tempête du Désert… laquelle allait balayer quelques mois plus tard, en février 1991, les forces irakiennes.

Vous dites que le terrain psychologique avait été préparé depuis longtemps ?

Le 11 Septembre est en effet arrivé sur un terrain psychologique déjà profondément labouré depuis de longues années, au moins depuis le premier attentat islamiste contre les Tours de Manhattan de 1993. Dans ce contexte, les opinions publiques occidentales tétanisées étaient prêtes à tout entendre et à tout accepter. Alors quoi d’étonnant à ce qu’Al Qaïda ait été désignée d’office parce que pré-désignée de longue date et soit ainsi derechef la cible à abattre ?

Depuis l’effondrement en 1991 de l’empire soviétique il fallait aux États-Unis un ennemi de substitution pour justifier leurs politiques agressives d’ingérence, et que trouver de mieux que ce grand diable de Ben Laden avec son regard intense et sa barbe méphistophélique ? C’était oublier que Ben Laden, fils de famille passé au service actif de l’Islam, était lui-même un soldat perdu de la Grande Amérique… Que même s’il était allé trop loin dans la rébellion à l’encontre de son parâtre américain, il n’était pas tout à fait le Golem de la légende praguoise… c’est-à-dire qu’il n’était pas complètement hors de contrôle ? Sa famille après tout prospérait à Paris, Londres et New-York où elle participait au Fonds Carlyle en compagnie de Frank C. Carlucci et de George H. Walker Bush. Cet ancien président des États-Unis d’Amérique et père de George Walker Bush, ne s’est, précisons-le, finalement retiré du groupe Carlyle qu’en octobre 2003, plusieurs mois après l’écrasement de l’Irak baasiste ! Quant à Frank C. Carlucci, son palmarès est également impressionnant : associé à un certains nombre de coups tordus tel l’assassinat dans l’ex Congo belge, en janvier 1961, de Patrice Lumumba, il est nommé en 1978 directeur adjoint de la CIA par le président démocrate Jimmy Carter ; il passera en 1982 par le monde des affaires et de l’industrie de l’armement avant de devenir en 1987 le Conseiller à la Sécurité nationale de Ronald Reagan. En 1989 il quitte la sphère gouvernementale et devient directeur du groupe Carlyle…

En dehors de tout conspirationnisme aigu ou de paranoïa déclarée, ne peut-on pas tirer de ces parcours individuels d’étonnantes déductions ? Croire qu’OBL soit devenu complètement incontrôlable c’est ne pas voir que ses « écarts » mêmes, son activisme, ses déclarations de guerre aux Croisés judéo-américains, son existence même, aussi fantomatique ait-elle été ces dix dernières années - jalonnées de message et de fatwas, autant de faux fabriqués pour les besoins de la cause - ont magnifiquement servi ses anciens commanditaires. Si OBL n’avait pas existé, il eu fallu l’inventer pour justifier les guerres d’agressions et de conquête qui se succèdent de façon ininterrompue depuis vingt ans…

OBL est venu combler un vide en donnant à l’Amérique un ennemi sur mesure – c’est-à-dire conforme à l’imaginaire conspirationniste façonné par la machine de guerre psychique hollywoodienne – permettant d’imposer à la Nation américaine les durs sacrifices en terme de vies humaines, de restrictions budgétaires et d’érosion des libertés, qui seraient le prix à payer pour des guerres théorisées et programmées depuis des lustres…

Rien de hasardeux par conséquent dans des événements qui auraient été plus ou moins planifiés ?

Plus que moins. Voyez à ce propos Le grand échiquier de Zbigniew Brezinski publié en 1997 et réactualisé en 2004 sous le titre évocateur « Le choix : domination globale ou leadership mondial ? ». C’est le même homme qui est aujourd’hui le conseiller de l’ombre du président Obama après avoir été son mentor au début des années quatre-vingt à l’Université Columbia. Or ce fut l’homme qui sous Carter eut l’idée de recourir au djihadistes de la « Légion arabe », deux mille hommes environ au plus fort de la guerre, dans le but explicite de pourrir la vie aux Soviétiques actifs en Afghanistan entre 1978 et 1989. Ce sont les débris de cette Légion qui seront recyclés ultérieurement en Bosnie de 1993 à 1995, puis au Kossovo en 1999 au service de l’UCK d’Haçim Taci, actuel premier ministre du Kossovo… intronisé par les euratlantistes et dont l’actualité récente nous a révélé le lourd passé criminel de trafiquants d’organes prélevés notamment sur de prisonniers serbes. Ce sont toujours les mêmes radicaux libres salafistes qui interviennent à présent en Libye toujours au service du parâtre américain. OBL a été pour sa part piloté en Afghanistan par le truchement des Services spéciaux pakistanais, l’Inter-Services Intelligence qui reprend la main en Afghanistan et peut-être se trouve derrière l’assassinat de l’ex président Rabbani… ce n’est un mystère pour personne que l’ISI recoure aux services du réseau fondamentaliste Haqqani ! L’ISI n’a-t-elle pas apporté son soutien aux organisateurs de l’attentat ayant visé la semaine passé l’ambassade des États-Unis à Kaboul ? ce n’est pas moi qui le dit mais l’amiral Mike Mullen, chef d’état-major de l’armée américaine : "Le réseau Haqqani... a agi comme une véritable arme pour l’Inter-Services Intelligence » ?

Revenons sur les conséquences du 11/9 !

Il s’agissait en l’occurrence de faire accepter sans discussion possible à des citoyens pétrifiés d’effroi après l’attaque de l’un des symbole les plus fort de la démocratie nord-américaine - la citadelle imprenable du pouvoir global, celui de ces Idoles totalitaires que sont l’Argent et la Marchandise - toutes les restrictions de liberté accompagnant l’état de siège permanent qui s’en suivit. Cela s’est traduit par le Patriot Act I et II de sinistre réputation : surveillance électronique de la population toute entière, dérogation aux droits fondamentaux comme l’incarcération ab libitum sans preuves, sans recours juridiques et sans jugement… Le 12 septembre GW Bush ne déclare-t-il pas une guerre sans limites à tous ceux qui ne se rangeront pas automatiquement derrière la Bannière étoilée ? Lorsque Bush junior nous dit « Ceux qui ne seront pas avec nous serons contre nous » il faut entendre que les É-U entendaient s’arroger un droit de suite partout dans le monde : le droit de porter et fer et le feu partout où une menace, réelle, supposée et le plus souvent imaginaire, se manifesterait. Or c’est bien ce que l’Administration américaine fit un peu partout dans le monde avec des enlèvements, des assassinats ciblés et des centres de tortures sous-traités à des États compradores. Une politique dont l’Union européenne qu’elle toléra, contre laquelle nul gouvernement ne s’insurgea et dont elle se fit peu ou prou le complice. Cela ne doit pas être oublié.

Mais comment expliquer au fond cette sidération de l’Occident face à es événements dont il sautait aux yeux que l’explication ne tenait guère debout ?

Il est certain, comme je l’ai déjà évoqué, que tout ceci n’aurait pas été envisageable sans le sévère conditionnement des masses occidentale passablement lobotomisées, zombifiées, décennie après décennies, par la machine à décerveler hollywoodiennes. Un formatage relayé par le cyclope télévisuel dont l’intrusion dans chaque foyer a permis un gavage permanent des cervelles avec des conspirations à grand spectacle façon James Bond… avec toute la gammes des films « d’action », d’espionnage et les thrillers politiques tous la plupart du temps passés préalablement à leur réalisation au crible des analystes du Pentagone. En contrepartie il est vrai, ces productions bénéficient d’avantages substantiels en matière de tournages, de mise à disposition de sites ou d’infrastructures militaires, de bâtiments de guerre de la marine, de forces spéciales et autres experts ! Des images et des fictions délirantes vantant l’invincibilité des forces et des héros américains sur la toile de fond de menaces terribles ourdies par l’underworld, l’infra monde du terrorisme…

L’expression est de GW Bush dan son discours sur l’état de l’Union du 29 janvier 2002 et pourrait être traduite par monde inférieur, celui qui n’existe que pour détruire la Liberté et le mode de vie américains. Autrement dit, sont visés la sous-humanité constitutive des bas-fonds du fanatisme religieux et du crime organisé unis dans le mal par une haine pathologique du modèle américain. Une humanité maléfique qui se serait d’ailleurs mise à prospérer sur les ruines du Mur de Berlin ! De ce point de vue la levée du Rideau de fer n’aurait pas signé la fin de l’ennemi communiste mais la dispersion de ses métastases recombinées à l’Islam radical en vue de conduire une guerre impitoyable au Monde libre… et vertueux ! Cependant, à bien y regarder, il n’est pas certain que les pires ennemis du genre humain - pour prendre le contrepied du discours dominant - ne se trouvent pas à la tête des États occidentaux ?

Mais pour mieux nous convaincre que l’Underworld conspire dans l’ombre et non à la Maison-Blanche, au 10 Downing Street ou à l’Élysée, Hollywood a déployé des trésors d’imagination pour nous créer une effrayante galerie de monstres pervers ne rêvant que de meurtres de masse, avec moult cavernes super bunkerisées. Tout un florilèges de personnages insensés se conjurant pour mieux lancer sur le pauvre monde les pires fléaux… s’afférant à faire péter des bombes infernales au nez et à la barbe d’Autorités publiques impuissantes mais malgré tout déterminées à effacer de la face de la Terre cette vermine sociopathe… De ce point de vue, le 11 Septembre n’aura été que la nième transposition d’un scénario catastrophe ultra rabâché de fin du monde et dans lequel l’Amérique messianique, bénie du Ciel, sauve les hommes et annihile les méchants à grands jets d’hémoglobine, de fureur et de GI’s sacrificiels, patriotes jusqu’à la moelle.

La réalité est hélas moins noble et moins successful, les bourbiers irakien et afghan en témoignent. N’en demeure pas moins que l’Amérique populaire continue à croire que des barbus hirsutes et enturbannés dont toute la science est contenue dans le Coran, ont été capables de la frapper en plein cœur, jusqu’à faire s’effondrer en quelques secondes les fleurons d’une architecture futuriste, formidablement ferraillés d’acier et fraîchement réassurés !

L’Amérique populaire sous-informée dont vous parlez n’est cependant pas toute l’Amérique ?

En effet, tous les habitants de la planète n’ont pas le QI des lecteurs des Marvel comics. Ces illustrés inventés à la fin des années Trente dans l’intention précise de conditionner mentalement les jeunes américains pour la grande tuerie à venir. Des illustrés spécialement conçus pour que les young guys se sentent pousser les ailes nietzschéennes de Superman avant de se faire allégrement trucider sur des îles exotiques ou sur les plages de Normandie… Le complexe de Captain America - chevalier sans peur et sans reproche des Temps modernes – a été également d’une grande utilité asseoir la légitimité morale de la liquidation massives des cancrelats ennemis sous des déluges de feu… comme ce fut le cas au Japon, en Allemagne, pour certaines villes et villages du Cotentin ou dans la banlieue Nord de Paris… Les bombardements canadiens, américains et britanniques firent au bas mot, en France métropolitaine, quelque 70 000 morts. Une bagatelle ! Autant d’holocaustes minute avec des centaines de milliers d’êtres humains carbonisés sur les deux fronts du Pacifique et de l’Atlantique nord… L’on oublie hélas que la plupart des crimes contre l’humanité perpétrés par les Alliés au cours de la Seconde Guerre mondiale, sont aujourd’hui oubliés ou gommés par une histoire négatrice de la mémoire vraie… par une historiographie politiquement correcte qui réécrit les événements autant de fois que nécessaire pour coller au plus près de la légende en cours de construction : ainsi la journée fatidique du 11/9 a été savamment revue et corrigée dix ans après, à grand renfort de scénographie médiatique afin de coller au mieux à une version officielle réchappée alors que depuis des années elle s’effilochait lamentablement.

Citons le documentaire anglais diffusé sur la chaîne publique Fr3 le 7 Septembre dernier « Le 11-Septembre, au sommet de l’Etat américain » qui suit le déroulement minutieux de la journée du 11/9 telle que vécue par les huiles de Washington, GW Bush, le vice-président Dick Cheney, Donald Rumsfeld Secrétaire à la défense, etc. Ce document filmé devrait en toute logique devenir un jour prochain une sorte de cas d’école… un exemple à disséquer par les chercheurs en matière de désinformation subtile : outre l’interpolation anachronique au milieu d’images d’archives de scènes postérieures au 11/9 (comme les gardes armés sur le toit de la Maison-Blanche), l’on notera de quelle façon le président Bush - affligé d’yeux de merlan frit – est informé des attentats de New-York alors qu’il ânonne l’histoire de biquette devant une petite classe fort attentive ! Or les contorsions du réalisateur pour nous faire croire qu’il savait déjà sans savoir tout à fait - ceci afin de corriger un lapsus présidentiel que d’aucuns avaient épinglé, indiquant que Bush savait tout avant d’entrer dans la classe et ce, alors qu’il était dans l’impossibilité matériel de savoir - est d’une belle habileté. Désormais à l’appui du document diffusé par la Troisième chaîne, l’histoire retiendra que Bush savait déjà mais ne connaissait pas encore l’ampleur de la catastrophe ceci pour masquer qu’en réalité il était au courant de l’attaque avant que celle-ci n’ait eu lieu. Cette visite d’école n’était sans doute au fond qu’une mise en scène s’inscrivant dans le scénario général et grandiose du 11/9…

Ajoutons qu’à l’instar des meurtres de masse de la seconde guerre mondiale passés sous silence par des vainqueurs décidément très pudiques – à l’exception d’Hiroshima et Nagasaki commémorés chaque année pour leur ineffable cruauté, cérémonie du souvenir masquant la crémation de Tokyo qui en une nuit fit à elle seule autant de victimes que les deux bombes atomiques réunies – les larmoyantes et grandiloquentes commémorations de la tragédie new-yorkaise occultent les centaines de milliers, voire les millions de morts extérieures qui en découlèrent. J’ai bien dit les « millions de morts » : ce sont des chiffres dignes de foi établis par des organisations crédibles, gouvernementales ou non et par les grandes Agences onusiennes. Les grands messes mémorielles sur Ground zéro en tant que spectacle cathartique présentent certes l’intérêt pour le manipulateur de foules, de consolider la formation d’un imaginaire collectif occidental quasi universel, marqué au fer rouge de la sidération et de la peur… tout en faisant oublier les Himalaya de cadavres jonchant les déserts d’Irak et les vallées de l’Hindou Koush. Des fleuves de sang et larmes passés par pertes et profits, escamotés, effacés de la mémoire des peuples par la puissance des caméras, les grandioses mise-en-scène, la chorégraphie des acteurs, sources inépuisables d’émotions bouleversantes dégoulinantes de pathos.

À propos de mémoire collective, le parallèle avec la Seconde guerre mondiale signifierait que l’histoire se répète ?

Pour pousser plus loin notre parallèle avec la seconde guerre mondiale, il est en effet particulièrement désolant que seuls le souvenir d’Hiroshima et de Nagasaki ait surnagé dans l’océan de crimes commis par l’Amérique en guerre au prétexte de défendre une Constitution, des droits et des libertés que sa classe dirigeante bafoue tous les jours que Dieu fait. À ce titre, les atrocités industrielles perpétrées au Vietnam dépassent bien évidemment en horreur les massacres artisanaux des Khmères rouges. Mais qui songe à faire passer en jugement les hommes qui en furent responsables ?

Personnellement j’aurais tendance à penser que l’Amérique en guerre fait preuve – tout comme dans sa production cinématographique - d’un mépris total et absolu de la vie humaine. Surtout celle de l’ennemi comme on a pu le voir en Afghanistan et en Irak, en particulier dans les enfers qui ont nom Bagram, Abou Graïb ou Guantanamo, pour ne citer que les plus connus. Un mépris de l’homme qui plonge ses racines dans puritanisme démoniaque et un goût prononcé pour une conduite de la guerre de type génocidaire (au moins des élites des territoires conquis), c’est-à-dire pour des guerres d’extermination d’inspiration biblique.

On sait que la stratégie du rouleau compresseur adoptée dans chaque conflit par les É-U ne connaît que deux phases principales : le massacre préliminaire, par tapis de bombes interposés, et une reddition sans condition… La défaite du vaincu étant suivi assez souvent, comme l’histoire récente nous l’enseigne, par la débandade des troupes de l’Oncle Sam et une fuite honteuse la queue entre les jambes [Scott Ritter dixit - officier de renseignement du corps des Marines, il se fit conjointement agent du Mossad et de la Cia en Irak sous couvert du statut d’inspecteur en chef des Nations unies dans le recherche des ADM]. Ce fut le cas au Vietnam et à présent, par delà les rodomontades médiatiques, en Somalie, en Mésopotamie et en Afghanistan. Quant au comportement sanguinaire du commandement américain – la bataille d’annihilation constitua le cadre de l’Opération Tempête du désert en février 1991 et visait à la destruction totale des 400 000 hommes de la Garde présidentielle irakienne - il puise ses racines dans les récits vétérotestamentaires où les rois et certains patriarches légendaires, de Moïse à Ézéchiel, ne se privent pas d’appeler à l’immolation collective de peuples entiers, voués qu’ils sont à l’anathème - Ehem - pour satisfaire à une inextinguible vindicte divine.

… Pour revenir au 11 Septembre, l’adage selon lequel « plus c’est énorme et mieux ça marche » s’applique ici à la lettre mais à quelques nuances près, car des voix dissidentes animées par la raison critique - de plus en plus nombreuses - sont parvenues peu ou prou à se faire entendre malgré la mobilisation des médiacrates, relayés par la servile piétaille des gens de presse, pour les étouffer ou les ridiculiser. Las, l’épais mur de silence s’est fissuré et aujourd’hui, malgré les énormes contrevérités que débitent les médias, 53% des Français se déclarent sceptiques pour ce qui est de la version officielle du 11/9. Aux É-U le pourcentage des incroyants est tout aussi révélateur : plus d’un tiers !

Reste qu’une grosse majorité des Américains ont encore la cervelle imbibées par au moins un siècle de fictions conspirationnistes plus labyrinthiques les unes que les autres, ce qui permet de dénigrer les thèses les plus plausibles relatives à des conspirations ouvertes et bien réelles. Et à l’opposé, de faire passer comme lettres à la poste les boniments et les fables les plus extravagants. En effet l’histoire se répète !

L’imprégnation des cervelles américaines – un terrain propice en raison d’une religiosité exacerbée - a commencé à échelle nationale avec l’avènement de la radio et la diffusion le 30 octobre 1938, la veille d’Halloween, de la « Guerre des Mondes » d’HG Welles par… Orson Welles. Le « succès » de l’émission, malgré quelques avertissements a été proprement ahurissant. Rappelons au passage que ce même HG Welles - auteur de La Guerre de Mondes - l’était également d’un essai relatif aux voies et moyens d’instaurer une gouvernance mondiale oligarchique, messianique, socialiste et plus ou moins totalitaire à travers ce qu’il nommait l’« Open conspiracy » ! Un projet et un titre qui ne sont d’ailleurs pas sans faire écho à l’Open society préconisée par le milliardaire, financier des révolutions colorées, George Soros !

L’Amérique primitive, goinfrée d’irrationalisme, de spiritisme, de forces des ténèbres, d’anges du mal, de tueurs en séries, de vampires et de génocides de Cananéens, va donc le 11/9 marcher comme un seul homme de la même façon qu’elle avait gobé en 1938 l’invasion extraterrestre mise en onde par Orson Welles. De la même manière qu’elle avait été prise de panique à l’audition d’un montage radiophonique de témoignages et de bulletins d’information purement fictifs - mais finalement plus vrais que nature - le 11 Septembre l’Amérique et le monde avec elle tombent dans le panneau de la guerre au monde engagée dans l’instant par l’Administration Bush en réponse à des Al Qaïdistes tueurs identifiés sur le champ. En 1938, la folie collective ne cessa qu’avec l’arrêt brutal de l’émission pour causes de morts accidentelles et de suicides multiples. Un épisode radiophonique qui fit cependant, in vivo, la démonstration de la puissance des médias à coaguler les foules dans la panique, à les manier et à les manœuvrer en jouant savamment de leurs peurs primales…

Une leçon qui fut - n’en doutons pas - retenue et exploitée à Pearl Harbor et pour les Tours de Manhattan. Des précédents avaient montré le chemin de l’efficacité aux vrais stratèges de la Terreur, ainsi le 15 février 1898 la destruction de l’USS Maine dans la baie de la Havane, événement déclencheur de la guerre américano-hispanique. Ou le torpillage - annoncé par voie de presse - du paquebot Lusitania, le 7 mai 1915, lequel permit aux É-U d’entrer en guerre contre l’empire allemand. Ou encore le faux incident naval du 2 août 1964 de la Baie du Tonkin qui servit de détonateur à la dévastatrice guerre du Vietnam… Or l’obscure puissance des mass-médias ne fit que croître après 1938 dont l’un des enseignements les plus spectaculaires tient en ce qu’en dépit des démentis formels diffusés les jours suivants l’émission d’Orson Welles, un grand nombre d’Américains resta persuadé que les Martiens avaient réellement débarqué ! Un phénomène qui montre l’inquiétante perméabilité et suggestibilité psychique d’une majorité d’habitants du Nouveau Monde imprégnés de puritanisme judéo-chrétien surlequel se sont greffées toutes les superstitions New Age, les urban legends et autres mythologies de carton pâte qui prolifèrent depuis 1945 avec l’essor du cinéma et la conquête du monde par Hollywood...

Le World Trace center s’est cependant concrètement effondré…

Bien entendu les Tours jumelles sont vraiment tombées, mais les scénaristes de l’impossible appartiennent désormais à l’ère postindustrielle et à l’aube du XXIe siècle ils ont affiné leurs techniques pour faire plus vrai que le vrai. En Septembre 2001, des scénaristes occultes, protégés par une multitude d’intermédiaires, d’écrans, de relais, qu’ils aient été de Washington ou d’ailleurs, lâchaient ainsi les noms des supposés terroristes dont certains auraient été des pilotes aussi émérites qu’improvisés. Qui ignore aujourd’hui que les listes de shahid (martyrs ou kamikazes, c’est selon) publiées le surlendemain des événements, sont pour certaines improbables et pour partie fantaisistes !

En désignant la nébuleuse Al Qaïda à des masses en état de choc ou à des gouvernements tétanisés par la peur irraisonnée des réactions américaines – la crainte inavouées de représailles nucléaires et de la guerre universelle – les dirigeants américains savaient qu’ils jouaient sur du velours : nul n’aurait eu alors la témérité de les contredire ouvertement. Mentionnons quand même - en tant qu’exception remarquable mais a posteriori - l’ancien secrétaire d’État allemand à la Défense et ministre de la Recherche scientifique du gouvernement d’Helmut Schmidt, Andreas Von Bülow qui mit les pieds dans le plat avec son livre « La CIA et le 11 septembre » publié en 2002… mais qui s’en souvient aujourd’hui ?

Dans ces circonstances, toutes les équipes dirigeantes de la planète, se rallièrent sans broncher ou se turent, la lâcheté faisant partie de la panoplie du parfait dirigeant démocrate. Le postulat de l’irréfutable culpabilité d’Al-Qaïda et de son chef OBL devint un dogme que « tous » acceptèrent avec pour conséquence le consentement sans barguigner de l’immédiate destruction de l’Émirat islamique d’Afghanistan… et les Afghans avec ! Du grand art.

Revenons un instant sur les super héros sauveurs du genre humain, outils de propagande utiles à doper psychiquement la jeunesse américaine avant de l’envoyer au casse-pipe. Ces « comics » - d’authentiques amphétamines graphiques - se sont vicieusement greffés sur l’imaginaire occidental en tirant à l’origine leurs modèles de la mythologie gréco-romaine ou nordique : Thor par exemple, héros d’un film récent qui vient de traverser nos écrans. Ces comics ont incrusté l’idée dans l’inconscient collectif occidental que les guerres américaines n’étaient que l’expression de la lutte éternelle du bien contre le mal. Et c’est bien ce même thème inoxydable, ce leitmotiv que nous a resservi, sous la forme de l’Axe du mal, GW Bush dans son Discours sur l’état de l’Union le 29 janvier 2002. Pour qui s’y reportera, il est loisible d’y lire le programme - requalifié présentement « agenda » - de toutes els guerres en cours et à venir.

Une conditionnement invisible qui commence par l’industrie du divertissement, par le biais d’innocentes bandes dessinées, se poursuivent par des films dits « commerciaux » mais en réalité de redoutables véhicules des propagandes de guerre, le tout en appliquant à la lettre les préceptes d’un des neveux de l’autrichien Sigmund Freud, Edward Bernays. Celui-ci, théoricien à la fin des années Vingt des divers moyens et techniques de « Manipuler l’opinion en démocratie », fut le pendant de ce que fut en Russie soviétique et dans la France du Front populaire, Serge Tchakhotine, son coreligionnaire en cynisme et insurpassable exégète du « viol des foules par la propagande politique »… Convenons que les stratèges de la Terreur associé à des experts en manipulations mentales sont à l’œuvre depuis longtemps. Certainement trop d’ailleurs !

Pour nous résumer ?!

Pour nous résumer, l’affaire du 11/9 constitue de toute évidence une application à grande échelle des moyens de manipulation des masses élaborées au cours des années d’avant guerre dans le contexte de la Grande dépression. Le président Roosevelt commençait alors, sous l’influence d’impérieux groupes de pression et de minorités agissantes, à ne voir d’autre issue à la Crise que la guerre. De façon analogue à la situation qui prévalait aux É-U à la veille de 1939, à savoir la peur panique d’une rechute de la crise, dans son discours du 29 janvier 2002, GW Bush déclare en préambule –et ce faisant, il se trahit - que l’économie américaine se trouve « en récession » ! Par conséquent en 2001, il ne s’agissait pas tant de contrer la menace qu’aurait représenté le fondamentalisme musulman, que de trouver un exutoire à une crise systémique rampante qui commençait à ne plus être maîtrisable.

Ce propos et cette motivation implicite qui éclaire l’événement du 11/9 et ses suites, d’un jour nouveau, se trouvent inscrits dans le marbre des archives de la Maison-Blanche, et ce, quelles que soient les réécritures successives de l’Histoire et l’effaçage systématique des faits significatifs. De ce point de vue Roosevelt aura été le dans la pratique du méga mensonge, le grand précurseur de George Walker Bush… et avant celui-ci, son père, George HW Bush qui avait déchiré les consciences occidentales avec la fable des nourrissons koweitiens arrachés à leur couveuse pour être « jetés sur le sol comme du bois à brûler » !

Quels éléments ont commencé à vous faire douter de la version officielle et médiatique des événements ?

Entre autres l’histoire grotesque du passeport voltigeur qui serait venu se déposer benoîtement intact au pied des tours ruinées… l’idée m’a paru tellement incongrue, être une invention à ce point stupide, que je n’ai pu avaler une seconde la version géopolitiquement et sécuritairement correcte qui nous avons été gavés dans les heures qui ont suivi les attentas. Qu’« on » ait eu l’idée de s’appuyer sur un détail aussi surréaliste pour accréditer l’implication directe d’Al Qaïda m’a propulsé dans un abîme de perplexité : il m’est apparu que les présumés terroristes islamo-saoudiens ne pouvaient être seuls à l’origine de ces « attaques », que ce soit en tant que promoteurs ou même en tant qu’acteurs.

À la réflexion, la très haute technicité de l’opération, la remarquable maîtrise des différents protagonistes ne collaient pas avec ce que je savais du monde musulman, et de l’Afghanistan en particulier. Ce n’est pas l’intelligence des hommes qui est ici en question mais la complexité incroyable du montage – penser à la coordination des attentats dans une unité de temps des plus restreinte – qui est a priori incompatible avec la rusticité des modes opératoires orientaux en un tel domaine. Fabriquer et poser une bombe sont une chose, monter une opération d’une telle envergure en est une autre. Et ceux qui ont tenté de nous faire croire le contraire ont mal jugé ceux qu’ils s’efforcent de convaincre ou de subjuguer par leurs mensonges et au moyen d’une tromperie par trop manifeste… Dans leur orgueil dément ils se sont persuadés que le lessivage permanent des cerveaux depuis au moins un siècle avait abêti les foules au point qu’elles ne sachent définitivement plus que 2 + 2 font 4 et non 5… Heureusement nous n’en sommes pas encore tout à fait là !

La foule reste longtemps silencieuse, parce qu’elle ne dispose d’aucune possibilité de faire entendre des voix discordantes. Ce pourquoi lorsque la coupe est pleine, les masses parlent en acte. Nous assistons alors à des déchainements de violence comme ceux qui ont soulevé les peuples oubliés - voire méprisés - du Maghreb et du Machrek, ou ceux d’Europe qui de Rome à Londres et Athènes se sont levés, en réaction à la l’incurie crasse et à la corruption morale des classes dirigeantes, grands responsables des crises financière, boursière, budgétaire qui nous frappent !

Pourquoi le FBI a-t-il toujours imputé les attentats de Dar es Salam et Nairobi d’août 1998 à Ben Laden mais jamais ceux du 11 Septembre ?

En effet les gens du FBI n’ont jamais attribué les événements du 11/9 à Ben Laden lui-même et ce, malgré la soi-disant vidéo d’aveux qui auraient été trouvé – comme par hasard – dans la villa de Mollah Omar, Émir al-Muminin, Commandeur des croyants, dans sa villa de Kandahar après l’invasion de l’Afghanistan. Cela renvoie au passeport volant des Tours jumelles, au Petit Poucet qui sème des cailloux et à l’ordinateur accusateur trouvé par la plus pure des coïncidences chez un antiquaire de Peshawar ! On peut toujours rêver, n’est-ce pas ?

Ce qui est intéressant dans ce cas, c’est que la presse en général, les grands médias, les spécialistes en tout genre, les observatoires du terrorisme (plus ou moins bidons), les « consultants internationaux » hautement rémunérés pour ne rien voir, ne rien dire et ne rien savoir, aient mis tant de temps, des années et plus encore, pour découvrir un fait aussi élémentaire et à portée d’un simple « clic » : ne suffisait-il pas de consulter dès le départ le site du FBI à la rubrique « The ten most wanted people » ?

Mais tout cela est demeuré soigneusement confidentiel, ignoré du grand public. N’ont su que ceux qui voulaient savoir, c’est-à-dire ceux qui possédaient suffisamment de curiosité pour désirer faire le tour d’une question pénombreuse ! Pourquoi se fatiguer à savoir quand il suffit de sacrifier sans peine au psittacisme ambiant : répéter comme un perroquet avec aplomb et conviction la version autorisée et seule légale. Remarquons que s’il n’existe pas encore de texte destiné à sanctionner partout et toujours l’exercice de la raison critique, celle-ci est déjà largement réprouvée par tous les détenteurs d’une parcelle d’autorité. Penser est aujourd’hui a priori suspect et parfois à la limite de la délinquance. On le voit tous les jours et le délit d’opinion, même non encore inscrit sur les tables de la loi, n’en fait pas moins désormais l’objet de poursuites judicaires fréquentes, pour ne pas dire courantes.

En réalité, personne ne voulait savoir que le FBI ne recherchait pas OBL pour son implication directe dans la destruction des tours de Manhattan. Ce qui aurait à coup sûr jeté un voile de suspicion sur la thèse officielle… justification à et prétexte de la guerre à outrance livrée à l’ethnie afghane majoritaire, les Pachtounes. Un peuple que l’on a pris la détestable habitude d’appeler « Taliban » pour mieux, là aussi, leurrer l’opinion. Quelle absence de curiosité donc, et de professionnalisme de la part de ces journalistes surpayés et choyés des puissants… pour beaucoup d’entre eux, ce ne sont que des « menteurs professionnels » salariés soit pour se taire, soit pour ne rien comprendre et surtout ne pas sortir des clous ! Cela ne les empêche pas de tenir le haut du pavé mais qui pour finir, quand le temps des révisions déchirantes arrive, quand les mensonges sont trop criant, ne se gênent pas pour exploiter sans vergogne le travail de ceux qui avaient des yeux pour voir et des oreilles pour entendre le moment voulu.

Cette cécité médiatique structurelle – appartenant aujourd’hui au patrimoine génétique de la profession ! – doit nous interpeller et nous mobiliser. Parce que les médiacrates portent, et de plus en plus, une lourde responsabilité dans le déclenchement des guerres, leur prolongation et leur extension. On vient de le voir avec l’affaire Libyenne qui n’a été en grande partie qu’un montage médiatique utile à couvrir une guerre aérienne d’agression de la part de l’Otan et des opérations aux sols pilotées par les forces spéciales de la dite alliance atlantique. En tout cas, ce constat remet en cause le mythe tenace du journalisme d’enquête… Lequel existe certes, mais terriblement à la marge et hors institution !

En fait, les journalistes sont plus occupés à jouir de leurs privilèges, à cultiver leur ego et abêtir les foules pour certains d’entre eux par la diffusion d’une sous-culture de la niaiserie et de la vulgarité, qu’à pratiquer des curiosités contreproductives pour leur carrière… Et puis la paresse aidant, « l’ignardise » souvent insigne chez des gens dont la « culture » est superficielle et délimitée, les dispense de tout effort inconsidéré hors des chemins battus de la langue de bois. Ces intellectuels appartiennent ainsi, peu ou prou, à la meute des garde-chiourmes de la pensée unique et de l’idéologie dominante… Mais précisons que, quand je parle d’ignardise à leur propos, cela ne préjuge en rien de leurs capacités intellectuelles, ni de leur savoir-faire, ni parfois de leur talent. C’est d’ailleurs cela qui les rend si redoutables et si efficaces dans la désinformation. Car leur intelligence, pour résumer, ne fonctionne que sur un seul mode, celui du conformisme combiné à l’intérêt personnel et à l’opportunisme social.

Suis-je dur ? Non ! Les faits sont là, ils parlent d’eux-mêmes ! Pendant des années, pas un des grands journalistes awardisés n’a en effet eu l’idée d’aller consulter le site du FBI et de révéler le pot-aux-roses. Personne pour poser les bonnes questions à part quelques marginaux ou de courageuses individualités, résistants de la première heure à la dictature du mensonge consensuel… Des questions telles que : pourquoi le FBI, la Mecque sécuritaire de la Grande Amérique, excluait-elle OBL du champ des responsabilités directes dans la tragédie du 11 Septembre ? Pourquoi, hormis quelques rares isolés, dont votre serviteur, interdits permanents d’antennes et de colonnes, en conséquence parfaitement inconnus du grand public, nul ne s’est intéressé à cette incongruité qui se trouvait pourtant à portée du premier venu ?

Cherchez la réponse et vous finirez par conclure qu’elle n’est finalement guère flatteuse pour la clique de ceux de cette petite caste de nomenklaturistes complices des contre-vérités officielles et par conséquent, directement ou indirectement, du terrorisme d’État… Un milieu où jamais personne ne fait son mea culpa et où rares sont ceux qui s’aventurent à remettre en cause le fonctionnement d’un système où les médias, machine à ensorceler et à décerveler les peuples, occupent une position centrale dans la marche, de plus en plus boiteuse, des affaires du monde. Mais qui demandera de rendre des comptes à ces marchands de sommeil, à ces trafiquants d’opium désinformatif à grande échelle ?

Un dernier mot, on peut toujours se rassurer soi-même quant à la valeur morale des gens de presse et à leurs capacités professionnelles en leur trouvant toutes sortes d’excuses afin d’expliquer la désaffection du public à leur égard et le discrédit qui les frappe de plus en plus : par exemple la déloyale concurrence de la Toile, celle des journalistes amateurs dont l’absence de compétence ruine le travail des gens de métier… En vérité les médiacrates et leurs patrons tremblent de voir leur puissant monopole remis en cause par la foule presque anonyme des bloggeurs et la marée humaine montante des internautes. Que leur souhaiter de mieux que d’achever leur triste carrière dans les poubelles de l’Histoire enfin remise à l’endroit ?

Comment interprétez-vous que le jour même des attentats une troisième tour soit tombée à New York mais sans avoir été frappée par aucun avion et que personne n’ait jugé bon d’en parler durant des années ?

Pour les mêmes raisons que celles que je viens d’évoquer. Plus c’est énorme et plus il est facile de mentir par « omission ». En l’occurrence, il s’agit de présenter les faits comme évident : deux tour s’effondrent pourquoi pas trois ? N’est-ce pas une seule et même chose ? La sidération est telle que nul ne songe à se poser la moindre question ! Douter de la parole tombée du ciel depuis le troisième étage du Pentagone ou depuis Langley siège de la CIA ou via le porte-parole de la Maison-Blanche et des journalistes accrédités, serait un acte impie, proprement blasphématoire. Le mensonge est si super massif qu’il capte toute la lumière de la raison et de la vérité… Nous avons à faire à une sorte de trou noir qui absorbe tout ce qui passe à sa portée !

Il est ici licite d’appliquer à l’information les lois qui régissent la nature physique de l’univers : plus le mensonge est colossal, plus il est évident, moins il est contestable et plus facilement il est admis… Plus la chose cachée mais immédiatement visible est pharamineuse, impensable, incroyable, plus le mensonge est énorme plus la chose devient incontestable, plus est acceptée facilement. La raison s’efface devant la croyance, devant l’acte de foi qui cristallise toutes nos peurs, nos besoins de protection et notre soir de certitude… il est apaisant de connaître le mal, de le désigner, de savoir son nom… rien ‘est plus terrible qu’une menace diffuse : cela renvoie à nos terreurs ataviques, la hantise du prédateur tapi dans les ténèbres des nuits enfantines. Nous sommes à la jonction de deux mondes : tout autant dans le domaine de la physique que dans celui du religieux et de la psychologie collective. Or dans ce cas, quant les foules sont saisie par la stupeur et l’effroi – nom donné à l’Opération d’invasion de l’Irak en 2003 - le mensonge agit comme une sorte de curare en paralysant les centres nerveux de cet être polymonocéphale qu’est la foule universelle. Ajoutons à cela une omerta spontanée au sein des classes dirigeantes, de leurs commensaux et de leurs affidés lorsqu’il qu’il s’agit de conserver les secrets du Temple. Autrement dit les secrets qui maintiennent l’édifice des pouvoirs en forme et en place.

Un exemple anecdotique mais puissamment révélateur tiré de l’actualité récente : tout le monde – enfin tous les initiés, et ils étaient nombreux – était au courant des frasques sexuelles de M. Strauss-Kahn… Et l’on en découvre tous les jours, ainsi l’affaire des réseaux de proxénétisme hôtelier de Lille qui fournissait à distance des égéries d’un soir au susdit. Cela n’a pas empêché de nombreuses personnalités publiques de venir, la bouche en fleur, nous débiter, dans les premières 72 heures de son arrestation, qu’ils n’étaient au courant de rien quant à sa consommation quasi pathologique de sexe, tarifé ou non, du susdit ! Que rien des accusations portées contre lui ne tenait debout. Puis il a bien fallu admettre l’existence chez ce membre de l’élite socialiste d’une certaine « vulnérabilité » sur ce plan très particulier… Vulnérabilité qui rendait crédible le déroulé des événements tel que présenté par le procureur de l’État de New York. Certes, les coups de théâtre intervenus dans les derniers jours de juin ont partiellement remis en perspective les accusations portées contre l’oligarque institutionnel. Reste à connaître les ultimes rebondissements qui ne manqueront pas d’intervenir après la fin du « cauchemar » new-yorkais ! Il n’en reste pas moins qu’indépendamment des péripéties plus ou moins graveleuses de cette histoire, M. Strauss-Kahn est clairement atteint d’une érotomanie incontrôlée qui a priori ne peut qu’être nuisible à l’exercice serein de ses prérogatives en tant que dirigeant mondial… ou national ! À commencer par des fonctions à la tête du Fonds monétaire international, institution décisive s’il en est, surtout en temps de crise. Et il ne s’agit pas ici de porter un jugement de nature morale mais bien de formuler une appréciation relative à la capacité physique et psychique de se concentrer sur sa mission et de remplir les devoirs terriblement astreignants qui sont ceux d’un dirigeant planétaire. Et cela nous devons le reprocher aux gens de presse de nous l’avoir caché pendant des années : ils savaient mais ils ont tous communié dans un silence coupable laissant M. Strauss-Kahn poursuivre son irrésistible ascension vers les sommets du pouvoir… n’était-il pas assuré d’être en 2012 d’occuper la présidence de la République française ? À quelles sectes appartiennent donc les élites dirigeantes de ce monde pour bénéficier de si sinistres complaisances ?

Car au demeurant, dans cet affaire de « troussage de bonniche » - comme l’avait qualifié cet autre Khan de la presse, M. Jean-François Kahn - M. Strauss-Kahn n’avait-il pas déjà fait appel, au cours de la nuit précédent sa tentative de viol, aux services d’une fille de joie ? Quand bien même serait-il tombé dans un piège à visée crapuleuse, il n’en a pas moins reconnu avoir eu des rapports sexuels avec ladite femme de chambre. Une bien étrange façon de préparer ses dossiers en prévision de sa rencontre le lendemain avec la chancelière Merkel… pardonnez-moi de me répéter. Vous conviendrez avec moi que, comme dans le cas des incohérences du scénario officielle du 11 Septembre et de l’effondrement « spontané » de la Tour n°7, la presse est toujours restée singulièrement muette sur des zones d’ombre pourtant aveuglantes… Parce qu’enfin, pour revenir au cas Strauss-Kahn celui-ci nous éclaire de façon crue sur les complicités des médias et la loi du silence régissant les réseaux de pouvoir à tous niveaux. Faut-il en conclure que nous avons basculé dans un univers mafieux ou grands délinquants et hommes politiques sont devenus interchangeables ?

En fin de compte, l’affaire du « Perv », comme le titrait le quotidien américain Daly News, n’est que peu de chose comparé au traitement hémiplégique de l’information relative au 11 Septembre. J’insisterais pourtant sur le fait que l’affaire du Dr Strauss- Jekyll et de Mr Hyde-Kahn, mouture grand argentier globaliste, n’est finalement que la continuation des mégas mensonges du 11/9 et la confirmation d’une dérive pathologique de la nomenklatura mondialiste, de la presse et du système tout entier. Dans ces conditions, comment des classes dirigeantes ayant rompu toutes amarres avec les vertus de base et la morale élémentaire, ayant perdu la plupart du temps tout contact direct et tout sens de la réalité, peuvent–elles prétendre diriger les affaires du monde et le destin des peuples ? Sauf à ce qu’il soit des usurpateurs – ce qu’ils sont sans doute pour nombre d’entre eux – ou pire les membres de mafias et de sectes du crime organisé, fauteurs de guerres injustes et de pillages en tous genres des ressources naturelles et humaines, qui auraient fait main basse sur les leviers du pouvoir, à commencer par le pouvoir suprême celui qui s’exerce depuis la City et depuis Wall Street.

Notez qu’avec l’avènement du Net, l’intensification des échanges, l’information vraie rattrape le mensonge de plus en plus vite… S’il a fallu des années pour que les langues commencent à se délier à propos du 11/9 – au moins en France car aux États-Unis les choses sont allées beaucoup plus vite : les demandes d’enquête et de mises en accusation des responsables américains en relation avec le 11 Septembre fleurissaient sur les murs de Washington dès 2002 et de façon tout à fait légale – le délai est actuellement de plus en plus court pour que les bonnes questions commencent à remonter à la surface et à être posées. Si l’Union soviétique mourante avait adopté la Glasnost, la transparence, c’est que la langue de bois ne marchait plus. Les citoyens des démocraties populaires étaient devenus totalement imperméables à la propagande officielle. C’est peut-être ce qui est en train de se passer ici, chez nous, maintenant.

Est-ce à dire que nous nous trouvons à la veille d’un effondrement total et pas seulement financier des États-Unis et l’Union européenne comme construction artificielle pseudo démocratique prospérant sur le mensonge depuis quelques générations et un siècle au moins ? Pourquoi pas ? Il existe des signes avant-coureurs comme le mépris dans lequel les citoyens commencent à tenir leurs classes dirigeantes politico-médiatiques. Des signaux forts sont envoyés par les mouvements des indignés qui de Wall Street à Tel-Aviv en passant par Rome, Londres et Madrid, devraient être regardé par tous les sociologues, sondeurs et autres prévisionnistes – des gens qui en temps ordinaire ne voient jamais rien venir – comme les prémices des tempêtes à venir. Reste qu’aucune civilisation, aucun système sociétal ne saurait perdurer en étant bâti sur le sable du mensonge. Un mensonge qui s’étend à toute l’Eurasie puisque la Russie, héritière de l’Empire soviétique, est aussi l’héritière de des mythes fondateurs de l’Ordre mondial né à Yalta et à Postdam.

Une dernière chose, l’omerta médiatique à la française reste une exception dans le monde occidental, par son cynisme, son opacité et son hermétisme. J’ajouterais aussi : en raison de l’exceptionnelle et incommensurable mépris de l’opinion et des faits des médiacrates. Cependant soyez convaincus qu’il se trouvera toujours quelques esprits libres ou libertaires, quelques sonneurs de trompe dans la passe de Roncevaux, qui seront – assez fous pour crier que le roi est nu… Si nu qu’il en est obscène, comme l’était, quoi qu’on en dise, le roi déchu du FMI au sortir de sa douche !

Comment interprétez-vous le fait que sur les images de l’explosion du Pentagone filmées par la caméra de surveillance d’une station-service et authentifiées par les autorités américaines, on ne voit aucun avion de ligne mais un objet de taille beaucoup plus réduite et volant à ras du sol ?

En vérité même au ralenti, on ne voit pas grand chose et bien malin celui qui peut quel est l’objet qui traverse l’écran. Connaissant bien les lieux – même si je n’ai pas focalisé de prime abord ma réflexion sur l’épisode du Pentagone – il est évident, patent même que, compte tenu de la configuration des lieux, la manœuvre était quasi impossible pour un avion de ligne. La partie du Pentagone qui a été touchée – l’aile « occidentale » - est adossée à la colline d’Arlington, presque à l’opposé de la partie de l’édifice faisant face au fleuve Potomac. La version officielle trace une trajectoire qui évite la colline en la contournant mais cela paraît a priori parfaitement tiré par les cheveux.

Les images du trou béant fixées par la pellicule, trou encore fumant, au flanc de la bâtisse – images que je n’ai découvertes qu’un peu plus tard – sont elles aussi peu probantes : où sont les éléments de l’appareil désintégré ? Ses réacteurs ? Cependant, là encore, il suffit d’affirmer avec suffisamment de force et d’autorité pour paralyser tout réflexe critique dans l’opinion et du même coup couler dans le béton des vérités éternelle les fondations d’un mythe… Hélas pour les vrais terroristes, les vrais promoteurs de cette tragédie qui a fait disparaître dans les décombres carbonisés du Pentagone des archives comptables qui étaient elles potentiellement explosives… ne s’agissait-il pas d’éventuels détournements de fonds publics pour un montant de 2,3 milliards de dollars ? Chiffres livrés la veille, le 10 septembre, au public américain par le Secrétaire d’État à la défense Rumsfeld à l’occasion d’une déclaration télévisée dans laquelle il déclarait la guerre non terrorisme mais aux « gaspillages » !

Comment expliquez-vous la censure qui règne en France sur ce sujet ?

Par une consternante exception française, ai-je dit ? La France est le pays de l’exception. C’est un fait, le plus souvent pour le pire et rarement pour le meilleur. Il faut voir que la France - terre natale de René Descartes et en principe adepte de la raison critique - est depuis longtemps sévèrement muselée. C’est le pays où l’histoire est réécrite et manipulée de façon politiquement correcte selon les besoins de telle ou telle minorité, de tel ou tel groupe de pression, un peu comme cela se pratiquait dans les démocraties populaires au beau temps du marxisme-léninisme. Après tout la France n’est-elle pas imbibée, imprégnée d’un relent de collectivisme ? Si l’idéologie libérale-libertaire est celle maintenant des classes dirigeantes, de l’intelligentsia branchée, l’idéologie à l’œuvre pour la gestion du corps social est celle de la « démocrature ». Système à deux vitesses caractérisé par une liberté indécente des marchées et la libre circulation de la marchandise – à ce titre considérez que les êtres humains sont des marchandises comme toutes les autres – avec en contrepartie une sévère caporalisation de la société civile et d’une ingérence constante, et à tous niveaux, de l’État dans les affaires privées des personnes et des groupes dès lors qu’il ne s’agit pas de commerce et de consommation. L’argent – et ceux qui le détiennent – est libre mais les peuple voient leur servitude à l’égard du système s’aggraver de jour en jour.

Bref, nous n’avons pas à être particulièrement fiers de cette exception française par laquelle le pays légal s’emploie assidûment à boviniser, voire à décérébrer le pays réel. Grâce à la Toile, les choses changent pourtant car nous assistons à une authentique libération de l’expression et de la pensée au grand dam de la médiacrature qui pleurniche tant qu’elle peut en dénonçant la concurrence déloyale et le non professionnalisme de cette déferlante de libre parole. Cela sied bien à la confrérie du mensonge et de la manipulation sans vergogne ! N’avons-nous pas été les pionniers en matière de répression judiciaire du libre exercice de la raison critique quant aux lectures différentes de l’histoire ? Bientôt suivis sur cette voie scélérate par la plupart des démocrassies européennes. Quel progrès de l’esprit humain ! Alors vous pensez bien que si certains faits, réels ou supposés, sont désormais protégés par des lois situées aux antipodes des principes de libre pensée, notre « civilisation » ou ce qu’ill en reste n’est plus très loin de s’effondrer. Mais là encore le consensus du silence est presque absolu à quelques exceptions près… exceptions qui sont généralement traquées, persécutées et embastillées dans l’indifférence universelle des grandes consciences, des médias et des soi-disant autorités morales. On sait de ce point de vue qu’il ne fait pas bon pour les gens en vue d’avoir des états d’âme et pis, de le faire savoir, quant à la véridicité ou à la vraisemblance de la version officielle du 11/9. Ces personnalités imprudentes ont été aussitôt sommées de se rétracter, de faire amende honorable et de présenter des excuses publiques sous forme de ces confessions publiques et autres séances d’autocritiques qu’affectionnaient tant les tenants des meilleurs des mondes totalitaires dans les anciennes démocraties dites populaires.

D’après vous qui seraient les commanditaires des attentats ?

Comment savoir ? Comme dans toutes les vraies conjurations, nous avons un système de poupées russes, des emboîtements successifs d’acteurs, des jeux de miroirs, des leurres, des fausses pistes. Mieux vaut s’intéresser de savoir à qui profite le crime. « Is fecit cui prodest » ? Là encore les enchâssements, les intrications, les combinaisons d’intérêts sont multiples. En tout cas, certains indices laissent à penser qu’il y aurait eu un certains nombre d’initiés : le rachat des tours jumelles quelques mois avant le drame et leur réassurance pour un montant colossal, les ventes anormales d’actions et les spéculations à la baisse, la vielle ou l’avant-veille des attentats, sur les sociétés aériennes qui allaient y être impliquées, peuvent être de pures coïncidences… mais au fond, qui le croit ? Les enquêtes ont tourné court, les dossiers ont été refermés plus vite qu’ils n’ont été ouverts au prétexte qu’ils ne possédaient pas de lien direct avec les faits. Notez que ces bénéficiaires annexes voire marginaux ne sont ni les promoteurs, ni les vrais commanditaires de l’affaire. De simples profiteurs, des commensaux conjoncturels, pas plus. Mais également des révélateurs, des marqueurs de la conspiration.

Il me semble qu’il ne faille pas, qu’il ne faudrait pas chercher un commanditaire bien défini mais regarder plutôt en direction d’un faisceau d’intérêts convergents politiques, économiques, géopolitiques, géostratégiques, géoéconomiques avec un partage des tâches ou, au minimum, un consensus tacite pour encourager ou laisser faire les agents opérationnels. Tout cela s’est indéniablement concrétisé dans un montage au long cours, conçu, programmé et orchestré par des opérateurs d’une formidable compétence technique… mais au final, malgré la somme d’intelligence et de moyens engagés, l’affaire était cousu de fil blanc ! Et que l’on ne vienne pas nous dire que si un grand nombre de personnes, des milliers, peut-être plus, ont été engagés dans ce complot dirigé contre l’humanité, celui-ci aurait été immanquablement éventé, victime de fuites avant, pendant et après… Il est cependant assez facile d’invalider cet argument - sérieux uniquement en apparence – en rappelant que le Projet Manhattan, le bien nommé, qui allait aboutir à la nucléarisation gratuite – c’est-à-dire sans objectif stratégique immédiat – d’Hiroshima et de Nagazaki, s’est poursuivi pendant trois ans dans le secret le plus absolu alors qu’il impliquait quelque cent trente mille personnes … toutes restèrent silencieuse jusqu’au bout !

Au reste, il faudrait pouvoir développer ici les différents événements entrant dans la composition de l’apothéose qu’à été la chute des deux tours, les analyser – ce à quoi beaucoup se sont employés avec pertinence – puis procéder minutieusement à une sorte d’anatomo-pathologie de l’événement qui ouvre le bal des grandes perturbations du XXIe siècle. Indépendamment de cette revue de détail, l’on peut se faire une idée juste, même approximative, de qui sont ou pourraient être les opérateurs et les commanditaires au seul vu des effets produits.

Par analogie, Roosevelt, qui a sciemment laissé Pearl Harbour se faire bombarder, cherchait un prétexte depuis 1936 pour entrer en guerre dans le Pacifique et plus encore dans l’Atlantique nord et ce, à rebours de ses professions de foi enflammées en faveur de la paix. Le spectre de la grande crise continuait à hanter l’Amérique et la récession menaçait à nouveau. Dans ce contexte de montée des périls, le Congrès juif mondial, dont l’influence politique était considérable en Amérique tout comme l’est aujourd’hui celle de l’American Israel Public Affairs Committee, avait depuis 1933 déclaré une guerre ouverte et totale à l’Allemagne hitlérienne… Et l’on sait que le Congrès sut convaincre en autres par le truchement ses sous-marins en poste à la Maison Blanche tel le secrétaire au Trésor Henry Morgenthau, de la nécessité pour l’Amérique d’entrer en guerre. Une option par conséquent située aux antipodes de l’idéalisme abondamment louangé dans les manuels d’histoire. Un choix délibéré, celui de la guerre, qui s’appuyait sur une solide tradition interventionniste – il n’est pas exagéré de dire que l’Amérique est en guerre depuis deux siècles avec le reste monde - et beaucoup d’arrière-pensées impérialiste à savoir dépouiller, à l’occasion d’un conflit mondial, l’Europe des reliquats de ses empires coloniaux. Cela sous couvert du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, de la liberté et de la démocratie. Chanson connue que l’on a à nouveau serinée pour mieux nous endormir dans l’affaire libyenne.

De façon analogue – et récurrente - on sait aujourd’hui, et plus que jamais, ce que pèse la question de la sécurité de l’État hébreu dans la politique américaine. Nous venons d’ailleurs de le voir une fois encore avec le discours du Premier ministre israélien M. Benjamin Netanyahou, le 24 mai 2011 à Washington devant le Congrès des États-Unis … Un discours qui claquait comme autant de gifles sur le visage du président Obama, un discours sans concession, intransigeant disant « non » à tout, en premier lieu à l’existence d’un État palestinien, même virtuel… Un discours démontrant avec cynisme que les négociations de paix depuis 1967 n’ont jamais été que de la comédie, du faux-semblant… Un discours pourtant applaudi à tout rompre et à trente reprises par des sénateurs et des représentants en incandescence ! Ce qui en dit long sur l’adhésion – ou la soumission - intellectuelle et morale de la classe politique américaine aux diktats de la communauté israélo-américaine. De fait, il semble bien que ce ne soit plus à présent le Congrès américain qui soit à la manœuvre mais bel et bien l’AIPAC qui a pris le relais du CJM pour piloter les États-Unis dans des guerres préventives principalement au service – certes non exclusif - du cinquante-et-unième état de l’Union.

L’on sait en outre – en dépit des clameurs indignées qui se sont élevées à Tel-Aviv et ailleurs pour démentir toute implication israélienne dans l’invasion de la Mésopotamie au printemps 2003 – que la destruction de l’Irak baasiste constituait une priorité géopolitique… Cela dans la vision obsidionale de leur environnement où se complaisent les dirigeants de l’État hébreu et pas seulement les sionistes frénétiques du Likoud. De la même façon, le renversement du pouvoir à Téhéran, ou bien l’élimination du pouvoir alaouite et du Baas syrien, s’inscrivent dans la même perspective géostratégique visant à faire le nettoyage à la périphérie d’Israël, en principe pour mieux assurer la sécurité de ses frontières… des limites territoriales non encore fixées qui font d’Israël sans doute le seul pays au monde sans frontières définies.

Il faut aussi comprendre la récente partition du Soudan dans une même perspective. La division Nord-Sud du plus grand État africain par la géographie, aura été en effet autant un dessein de l’ancienne puissance coloniale britannique que celui de David Ben Gourion « fondateur » de l’État hébreu, l’homme qui le 14 mai 1948 a lu publiquement la Déclaration d’indépendance créant Israël. Or ce sont des considérations géopolitiques de cet ordre, inchangées depuis un demi-siècle, qui interviennent ou interfèrent de façon récurrente dans la vie de la superpuissance américaine, influant sur sa politique étrangère, notamment dans les décisions qui ont débouché sur l’ouverture de différents fronts de guerre. Paramètres et facteurs qui, combinés à d’autres, ont pu ou auraient pu certainement participer au processus ayant aboutit au coup d’État caché qu’a été cette « journée des dupes » du 11 Septembre 2001 !

Les événements sont rarement le fruit exclusif du hasard et les mêmes causes produisent les mêmes effets… Les drames de ce type qui ont émaillé l’histoire contemporaine sont toujours intervenus après de longues phases de maturation et de préparation parce qu’en effet les stratégies étatiques ou paraétatiques ne sont jamais improvisées. Elles se déploient sur le long terme, et en ce qui concerne l’exemple du Soudan il aura fallu quelque soixante ans pour aboutir et voir ainsi s’accomplir le projet de sécurité régionale conçu par le premier dirigeant de l’État hébreu.

Mais le « lobby juif » américain - lequel possède une existence officielle aux États-Unis mais n’existe pas en France, comme les instances judiciaires savent judicieusement le rappeler - n’est pas seul en cause en ce qui concerne le 11 Septembre proprement dit. Nous sommes vraisemblablement en présence de l’interconnexion de réseaux aux volontés et aux objectifs convergents. Ceux-ci regroupent des idéologues – issus des think-tanks néoconservateurs c’est-à-dire nés de la recombinaison posthume de Trotski, Machiavel, Carl Schmitt et Leo Strauss ! – auxquels s’ajoutent des stratèges de la finance et de l’économie, des militaires et des industriels, ces deux dernières catégories étant associées dans ce qu’il convient de nommer le complexe militaro-industriel, et aussi, bien entendu, les pétroliers.

Chacun peut identifier nominalement qui sont les derniers acteurs mentionnés. Il suffit pour cela de consulter la liste des Majors américaines, des grandes entreprises d’armements, et de leurs dirigeants, de consulter les organigrammes des administrations concernées pour disposer de quelques pistes de réflexion. Quant aux « idéologues », il s’agit évidemment des universitaires et autres experts qui élaborent, tissent la toile des doctrines de légitimation des politiques d’influence et d’expansion des États-Unis, corps théorique sur lequel s’appuieront les lobbyistes et les politiques pour faire avancer leurs pions et déclarer les guerres préventives planifiées depuis belle lurette quelles que puissent en être ultérieurement les pourtant prévisibles dérives sanglantes et autres bourbiers infernaux.

Point n’est besoin d’entrer dans les détails, mais l’autorité intellectuelle et morale d’ouvrages comme Le Choc des civilisations de Samuel Huntington n’a à l’évidence pas joué un rôle négligeable quand il s’est agi de faire avaler à l’opinion publique nord-américaine l’ouverture de fronts de guerre en Asie centrale - Afghanistan et Zones tribales du Pakistan - et au Proche-Orient. En familiarisant ou en habituant le citoyen lambda à l’inéluctabilité d’une confrontation entre grandes aires culturelles, des élites prestigieuses, mais intellectuellement dévoyées, préparent le terrain psychologique aux pires aventures militaires. Il incombe ensuite à cette intelligentsia de forger et d’entretenir un discours de justification pour les interventions extérieures les plus contestables et de trouver des explications alambiquées – et en apparence rationnelles – à la multiplication d’ennemis implacables de la démocratie américaine. De cette manière de savants ouvrages analysent la croissance des monstres virtuels - initialement créés ou soutenus par les Services américains : Al Qaïda et d’OBL… la remarque s’appliquant également aux hommes à abattre, les Hussein, Kadhafi, Assad, etc. – et que les analystes et universitaires décrivent abondamment à l’instar de nouvelles variétés zoologiques. L’imaginaire se met à vivre et prend corps sous la plume habile de ces scénaristes et apôtres de l’Apocalypse… Je vais peut-être vous surprendre, et surtout n’allez pas le répéter, mais Al Qaïda n’existe pas et le terrorisme est une blague. Je ne parle évidemment que pour les pays du « Nord », au sud, là-bas, c’est une autre paire de manches !

Si les terroristes étaient vraiment à l’œuvre, tapis dans l’ombre, il y aurait chaque jour dix morts dans chacune des grandes métropoles occidentales. Rien n’est plus facile en effet que de jeter une grenade dans un bistrot et de prendre ses jambes à son cou, comme le faisait par exemple la « résistance » des FTP-MOI – francs-tireurs et partisans/main-d’œuvre immigrée – de la fameuse Affiche rouge. Comme ce n’est pas le cas, j’en conclus que le terrorisme est une invention de nos politiques pour justifier des restrictions de libertés de plus en plus asphyxiantes… Et disant cela, ne venez pas m’objecter que je ferais une quelconque apologie du terrorisme, car il est impensable et surtout impossible de faire l’apologie d’une fiction !

Au demeurant, le terrorisme, là où il se manifeste vraiment, au Pakistan, en Insulinde, en Afghanistan, en Irak, relève de stratégies complexes ou parfois, tout bonnement, de règlements de comptes entre organisations rivales de la grande criminalité transfrontières. Les trafics de drogue (l’Afghanistan est le grand « super narco » État et il l’est devenu grâce aux États-Unis et à l’Otan), d’armes, et d’êtres humains sont connexes aux guerres souterraines qui font rage aux niveaux inférieurs de l’économie globalisée. En outre l’argent noir est bien entendu recyclé et blanchi dans l’économie à ciel ouvert. Il sert aussi à financer les campagnes électorales remontant ainsi, par percolation insidieuse, vers le sommet des appareils d’État…

Il existe donc des lieux où les lignes de partage séparant des marchés se croisent, se rencontrent et s’affrontent. En résulte une tectonique des aires de répartition des pouvoirs visibles et invisibles, donnant lieu à des chocs violents, lesquels se traduisent en tueries, attentats, terrorisme de toutes sortes… Israël, pays où s’affrontent des mafias locales et russes, en constitue un exemple emblématique : certains attentats particulièrement meurtriers ne font l’objet d’aucune publicité de la part des autorités, et l’on comprend bien pourquoi.

Il n’est pas rare non plus que des cervelles égarées se laissent contaminer par l’ambiance générale promotrice du désordre et s’essayent à jouer avec le feu… ce qui brouille un peu plus les pistes. Il est alors aisé pour les récupérateurs et les stratèges de la terreur - réelle ou de conditionnement subjectif - de tout fourrer dans le même sac avec l’étiquette Al Quaïda par-dessus. Ça fait chic et cela ajoute un épisode au feuilleton sans fin de la guerre éternelle déclarée par les États-Unis à ses ennemis virtuels/imaginaires/subjectivement réels et finalement existant en vertu de la dynamique des prophéties auto-réalisées !

Un dernier mot : dans ces très complexes jeux de billards à sept bandes, il est bien difficile de dire qui est la source initiale, autrement dit le décideur originel, le commanditaire, l’organisateur. Quant à l’exécutant, la plupart du temps il est inscrit sous la rubrique « consommable », expandable !

Et qui seraient ces exécutants ?

A priori, il existerait de façon générale trois types d’exécutants : le solitaire, agissant possiblement en free lance type Unabomber qui a envoyé pendant dix huit ans des colis piégés depuis sa cabane au fond des bois ; puis les gars endoctrinés, manipulés, conditionnés, plus ou moins fanatiques, plus ou moins conscients des finalités et des conséquences de leurs actes ; enfin les véritables exécutants, les manipulateurs qui se cachent derrière les exécutants de première ligne et qui la plupart du temps effectuent le travail en arrière plan du leurre destiné à être identifié, repéré et arrêté par les services de police et de sécurité.

Lee Harvey Oswald a-t-il agi seul ou sur commandite, la question est secondaire ? Car ce qui importe c’est il n’était apparemment qu’un écran destiné à détourner l’attention des véritables exécuteurs de John Fitzgerald Kennedy. Un leurre destiné à égarer les enquêteurs et l’opinion sur les raisons et les buts de l’assassinat et fournir ainsi des conclusions épousant immédiatement un imaginaire collectif préformaté. En ce qui concerne Oswald, le complot communiste s’imposait après des années de mise en culture de la Guerre froide, de diffusion des pires fantasmes conjurationniste rouges par Hollywood… une industrie de guerre mentale qui avance masquée derrière sa façade d’entreprise commerciale.

De la même façon, Timothy McVeigh, membre d’une milice patriotique, exécuté le 11 juin 2001 par injection létale pour l’attentat d’Oklahoma City - lequel fit, cinq ans auparavant, quelque 168 morts - était très certainement destiné à masquer les véritables perpétrateurs de l’attentat. Il fallait un appeau, un daguet à jeter à la meute, et ce fut lui qui, avec son camion chargé d’engrais agricole mais insusceptible d’entraîner la destruction complète des bâtiments du FBI, remplit ce rôle en occupant le siège du mort. Dans ce cas, comme dans presque tous les autres de même type, les vrais exécutants comme les vrais commanditaires courent toujours et ne seront certainement jamais ni connus ni inquiétés. Encore que des indications orientent toujours les soupçons vers ceux à qui profite le crime, directement ou indirectement.

Dans le cas Kennedy ont sait que celui-ci avait en 1963 peu avant sa mort, annoncé son intention de combattre la mafia et de mettre un terme au programme nucléaire offensif israélien engagé avec l’aide de la France. Kennedy effacé, il ne fut plus question d’entraver quelque projet nucléaire militaire que ce soit à l’Ouest du Jourdain… Quant aux mafias, elles n’eurent plus guère à craindre après l’assassinat en juin 1968 de Robert Kennedy, ancien ministre de la Justice de son frère John Fitzgerald ! En ce qui concerne le 11/9, si les pousse-au-crime, les boutefeux sont à chercher du côtés des néoconservateurs infestant les allées du pouvoir à Washington, il faut aller chercher pour les exécutants du côtés de certaines unités de services spéciaux tant américains qu’israéliens, ces derniers ayant pu servir de sous-traitants ou faire eux-mêmes sous-traiter tel ou tel segment de l’opération. Des complicités au sommet de la hiérarchie militaire américaine s’inscriraient également dans la logique dans ce schéma. N’oublions pas qu’en amont les Saoudiens et les Pakistanais auraient également eu leur partition à jouer…

Quant aux bénéficiaires ?

Qui bénéficie des « stratégies de la tension », qui sème le vent pour mieux récolter la tempête ? Tout bonnement ceux qui ont intérêt à attendrir la couenne des peuples pour leur faire accepter de vendre « spontanément » leurs richesses à vil prix et pour les convaincre d’acheter leurs marchandises à prix d’or… Tous ceux qui veulent davantage de « parts de marché » et veulent mettre les peuples en coupe réglée. Contrairement à ce que l’on pense, le commerce ne prospère pas seulement dans la paix et grâce à un « climat » de confiance car d’extraordinaires et passionnément juteux marchés se développent sur les ruines des nations à rebâtir ou pour alimenter les feux de la guerre.

De ce point de vue, les non-dits sont immenses. La guerre de février 1991 contre l’Irak visait à la destruction du Koweït avec en arrière-plan de fabuleux chantiers de reconstruction. C’est l’une des raisons pour laquelle la France s’était associée à cette mauvaise et meurtrière action avec sa ridicule opération Daguet : pénétration d’une centaine de kilomètres en « territoire ennemi » tout en repoussant des troupes irakiennes dépenaillées et sonnées - KO debout - après trois semaines de bombardements en continu… Une « balade » qui valut la croix militaire à tous ses participants ! Or, si Paris a trahi avec autant de facilité son allié et client irakien, ce n’est évidemment pas pour la plus grande gloire des Droits de l’homme mais pour obtenir un carton d’invitation à la cérémonie de distribution des prix, en un mot à la séance de partage des dépouilles. Espérons que cette fois-ci elle ne sera pas déçue par ses nouveaux amis du Conseil de transition libyen qui lui auraient promis monts et merveilles !

Las, la France, la pauvrette, en fut réduite en Irak à ramasser quelques miettes tombées de la table des repues franches et n’obtint que de petits et maigres marchés pour la réhabilitation de cette prodigieuse démocratie qu’est encore aujourd’hui le Koweït… et une participation symbolique à la reconstruction des infrastructures pétrolières en partie dévastées par les bombes intelligentes des coalisés. Les Américains en furent également quelque peu pour leurs frais puisque la première guerre du Golfe n’a pas rempli, et de loin, le rôle attendu, à savoir relancer l’économie américaine dès cette époque en état crise semi larvée. En 2001 elle était entrée en « récession » de l’aveu même de son président, GW Bush, il était par conséquent urgent d’agir et de ce point de vue le 11/9 est tombé pile poil !

En résumé, « Tempête du désert » fut une guerre d’annihilation destinée, au-delà de ses indéniables aspects économiques, à saigner à mort un Irak qui faisait décidément trop d’ombre à l’État hébreu… parce qu’il devenait une puissance régionale montante, qu’en conséquence il fallait le briser et le « renvoyer à l’âge de pierre »… Comme il s’agit de le faire aujourd’hui avec le deuxième et dernier état laïc bassiste au Levant, la Syrie. Mais il fallait « terminer le travail » resté inachevé et cela n’aurait pas été possible sans le 11 Septembre. Chacun sait que ce n’était pas l’Afghanistan qui était prioritairement visé, mais l’Irak… Kaboul n’a été ravagé que parce qu’il fallait amorcer l’engrenage de la terreur planétaire et que parce que le pentagone savait à l’avance que ce ne serait qu’une promenade de santé… qui a tourné vinaigre, mais il a fallu attendre 2004pour que le ciel commence à s’assombrir au-dessus des GI’s.

Il n’en reste pas moins que la Guerre du Golfe aura au moins, après 1991, dopé un secteur, celui de la défense antimissiles avec les ventes d’intercepteurs « Patriot » à Israël puis ensuite à l’Égypte, la Grèce, l’Allemagne, Taïwan, la Hollande, l’Espagne et aura de cette manière fourni une excellente vitrine - une visibilité médiatique optimale - pour le commerce des armes produites par les industries américaines. Le même scénario s’est répété à l’identique avec et après les interventions qui suivirent le 11/9 ! Notons également, que nombre de pays tiers, tirant leçon du sort funeste réservé à l’Irak, se sont par contrecoup lancés immédiatement après les deux Guerres du Golfe, 1991 et 2003, dans une course aux armements qui se poursuit à l’heure actuelle. Faut-il insister une fois de plus sur le fait, pourtant évident mais généralement contredit par la doxa dominante, que ce qui est bon pour l’industrie et le commerce ne l’est pas forcément pour la quiétude et la paix des peuples et des nations ?

Un dernier mot, les bénéficiaires du terrorisme comme instrument de domination intérieure – penser aux conséquences du 11/9 et des Patriot Act I et II qui mettent sous surveillance exhaustive les populations des États-Unis –et outil d’excellence en matière géopolitique et géoéconomique, sont multiples, certains sont des personnalités visibles, repérables, d’autres évoluent dans l’anonymat et le secret. Il serait cependant vain de croire que tous poursuivent des buts entièrement « matériels ». La volonté de puissance, la soif pouvoir, la « dominance » s’expriment par des voies éminemment concrètes, à commencer par celle de l’argent, en l’occurrence celle de l’Idole Dollar… Laquelle commence aujourd’hui à pâlir eu égard à l’endettement astronomique des États-Unis et à une perte de crédibilité croissante !

Bref, réduire la quête de puissance à une soif inassouvie de jouissances charnelles serait une erreur. L’homme vit aussi et d’abord par l’esprit, et la finalité de la puissance est peut-être sans doute essentiellement d’ordre messianique en ce qui concerne nombre d’acteurs et promoteurs du Nouvel Ordre international. En dernier ressort, presque a contrario de l’énoncé précédent, ce « messianisme » qui cherche l’instauration d’un nouvel ordre sociétal et mondial n’est-il pas taillé sur mesure pour promouvoir et assurer la pérennité non seulement d’individus mais également d’entités oligarchiques, des sectes et des mafias, des réseaux tribaux, claniques et familiaux qui prospèrent et se disputent les arcanes du pouvoir ?

C’est ainsi qu’à travers une certaine vision du monde, des hommes et des choses, à travers les fables et les mythes, à travers le dépôt légendaire des siècles, s’exprime tout simplement la grande loi naturelle des espèces, loi selon laquelle le plus fort élimine nécessairement le plus faible pour mieux imposer son propre héritage génétique. Or certaines idéologies marquées du sceau de la Bête, dont la vocation est de pousser les peuples à s’autodétruire et à se donner certains types de maîtres sous prétexte de Liberté abstraite, de Paix et de Bonheur factices dans l’Égalité et la Fraternité cannibales - du communisme marxisme-léninisme à l’anarcho-capitalisme friedmanien – servent une telle Loi.

Idéologies messianiques ou théologies de la Libération qui conduisent inéluctablement à la tyrannie universelle par le chemin du chaos. L’Ordo ab chao réputé salvateur par certains – et d’où est supposé sortir une humanité nouvelle sous la loi d’airain d’une gouvernance mondiale - est la voie tentatrice qui nous est maintenant offerte comme seule issue à cette Crise systémique mondiale prête à déferler sur les économies développées. Or les tenants et les chantres de ce projet totalitaire, sont les mêmes qui en sous mains financent le terrorisme et les médias, les crises et les révolutions « spontanées »… Ce sont ceux qui donnent un corps objectif aux peurs irrationnelles, qui investissent et spéculent à la hausse et à la baisse lors des paniques boursières afin de s’enrichir insolemment grâce à toutes les crises meurtrières et autres pénuries alimentaires qu’ils ont suscitées voire savamment orchestrées…

Ceux qui finalement sont peut-être derrière les attentats du 11 Septembre 2001 ressortent peu ou prou de ce que l’économie libérale nomme fort à propos « la Main invisible » censée réglée la marche économique du monde dans le cadre d’une concurrence non faussée, pure et parfaite… Car cette main invisible s’incarne bien quelque part en la personne de quelques stratèges de la méga finance, tantôt hommes politiques comme les Carlucci et Rumsfeld et Cheney protagonistes des événements du 11/9, lesquels savent à l’occasion s’associer à d’autres de leurs pairs, stratèges et officiants de la terreur d’État. À ce titre, le monde des puissants est en effet une vaste conspiration contre les peuples et les libertés réelles des hommes et des nations.

Quant aux promoteurs cachés de la Terreur et des stratégies de la tension à échelle mondiale, ceux qui ourdissent certaines provocations à l’égard de la Chine populaire par exemple, bénéficiaires invisibles de tous les désordres qu’ils s’emploient à répandre, leurs actions prend en temps ordinaire des formes plus ou moins repérables en tant que telles. Pensons aux fluctuations erratiques du cours des matières premières, ou encore aux manipulations de la dette grecque par le prédateur new-yorkais Goldman-Sachs, lequel d’un côté conseillait Athènes sur le moyen de travestir sa dette et qui simultanément spéculait sur sa faillite…

Le 11/9 est à ce titre un terrible révélateur des puissances de l’ombre à l’œuvre sous la surface des choses. Une puissance occulte qui ne serait pas envisageable sans la complicité active d’une médiacratie quasi psychotique évoluant dans une réalité parallèle où 2+2 font 5…

Voilà pourquoi la Tour N° 7 a pu s’écrouler spontanément et ce pourquoi Ben Laden à pur être l’objet d’une exécution extrajudiciaire dix ans après sa mort. Ce faisant nous comprendrons mieux alors comment et pourquoi le monde se porte mal ou pourquoi le mal s’aggrave de jour en jour et à une telle vitesse !

dimanche 11 décembre 2011

http://www.geopolintel.fr/article394.html

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EFkuuFAuZkFOIMqTuF.shtml



2 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

2-1 Donald Forestier : J’accuse : les sauveteurs du 11/09/2001

Il y a un an j'ai publié sur ce site mon livre « J'accuse la pandémie conspirationniste » au rythme d'un chapitre par semaine. Les lecteurs attentifs auront peut-être remarqué qu'il en manquait deux dans la seconde section : celui sur les sauveteurs et les familles de victime remettant en cause la version officielle, et celui évoquant les états d'âmes des membres de la commission Kean Hamilton. Le premier chapitre se divisera en deux articles. Voici le premier traitant des sauveteurs.

Message aux modérateurs : pour ceux qui ne connaissent pas Donald Forestier et pourraient le comprendre de travers, il vous faut lire son commentaire de dévoilement :http://www.agoravox.fr/spip.php?page=forum&id_article=83977&id_forum=2739885.

Donald : un narrateur inversé adepte de la démonstration par l'absurde....

 Les attentats du 11 septembre 2001 sont de très loin les attentats plus meurtriers de toute l'histoire. Au total ce sont près de 2986 citoyens de 30 nationalités différentes qui ont péri en cette journée funeste.

 On n'a retrouvé que 293 corps complets ; plus de 1500 personnes ont pu être identifiées à partir de 20 000 fragments de bouts d'os et de tissus, dont des centaines seront retrouvés en 2006 sur le toit de la tour de la Deutsche Bank située à un jet de pierre de la tour sud. 1151 personnes ont disparu sans laisser la moindre trace.

Ces chiffres impressionnants témoignent à la fois de l'immensité du désastre, et de la violence inouïe de l'effondrement des tours. Je veux me joindre, avant de commencer ce chapitre, aux familles qui ont perdu des proches en cet événement de basculement. Je m'associe en pensée à leur douleur et à leur deuil, et partage leurs prières quelle que soit leur confession religieuse. Où que soient les victimes du 11 septembre, qu'elles reposent en paix.

 

 A présent je me sens un peu mieux, plus serein. Aucun chapitre de cette étude ne m'a posé un cas de conscience plus aigü, et je tenais à me mettre un peu en condition. Si certains ont été choqués par tel ou tel des morceaux précédents, j'ai peur, malheureusement, d'élever leur indignation à un cran encore supérieur dans ce nouveau chapitre. Il peut en effet paraître scandaleux que je tienne à faire le procès des associations de citoyens sans compétence particulière comme les familles de victimes et les pompiers demandant la réouverture d'une enquête sur les attentats du 11/09. On ne parle pas, comme au chapitre précédent, de spécialistes, comme Richard Gage ou Sibel Edmonds, qui ont vécu les événements de loin et ne sont entrés dans la ronde conspirationniste que des années plus tard, mais de ceux qui ont été touchés dans leur chair au plus profond d'eux-mêmes. La pudeur aurait pu me retenir d'en parler, mais comme nous avons là affaire, avec les deux associations de pompiers et de familles de victimes, aux deux fers de lance de la pandémie les plus redoutables, j'aurais péché par faiblesse, manque de cran, si j'avais oublié de jeter avec les autres ces deux sacs poubelles dans la benne.

 La morale de l'histoire n'est pas en effet celle que tout le monde connaît. Un deuil, aussi immense soit-il, ne doit pas servir de prétexte à des combats politiques honteux et hors de propos. C'est bien de pleurer, ça soulage, mais c'est mal de détourner ses larmes pour son profit personnel. Les larmes ne sont ni une monnaie d'achat, ni un moyen de pression. Quand on sort du cimetière il faut retrouver ses esprits, et savoir rester digne, et discret.

 Autant de principes que n'ont pas respectés les deux associations de secouristes et de familles de victimes, et dont je veux dénoncer les abus et errances dans ce chapitre.

 

 L'association des secouristes du 11 septembre 

 J’ai déjà eu l'occasion d'évoquer les pompiers du 11 septembre dans le chapitre 3 sur la tour WTC7, le comportement douteux de certains d’entre eux, leur refus d’obéir aux ordres d’évacuation, leur comportement excessivement téméraire, « à la John Wayne », leur vanité démesurée en raison de la présence de caméras, leurs témoignages la plupart du temps bancals… C'est néanmoins une belle épine dans le pied de l'establishment étasunien, que l'association des Fire Fighters for 9-11 truth montée en août 2008 par Erik Lawyer et demandant la réouverture d'une enquête. Certes les pompiers sont la corporation, qui, avec 343 soldats du feu engloutis en faisant leur devoir, a payé le plus lourd tribut humain dans ces événements tragiques. L'esprit de sacrifice dont ils ont fait montre ce jour-là suscite encore aujourd'hui l'admiration universelle. Pour avoir été dans les tours, parfois jusqu'au point d'impact des avions, ce sont les témoins les plus proches et les plus directs de ce qui se passait dans les tours entre l'impact des avions et leur effondrement. Leur association par ailleurs ne regroupe pas une minorité des secouristes ayant participé au déblaiement du site de Ground Zero, mais une majorité d'entre eux.

 Bref, non seulement les pompiers du 11 septembre disposent d'un crédit de compassion considérable, mais en plus leur témoignage a une portée qu'il est impossible d'éluder.

 

 Comme les architectes et ingénieurs fédérés autour de Richard Gage, les secouristes de l'association des Fire Fighters for 9-11 truth prétendent que les trois tours n'ont pas été détruites des suites de l'impact des avions et des incendies, mais du fait d'une démolition contrôlée. Leurs porte-parole participent souvent à des conférences conjointes avec leurs collègues en col blanc.

 Voilà comment ils étalent leur doutes sur la pétition qu'ils ont mise en ligne sur leur site : « Au nom du peuple des États-Unis, nous soussignés pompiers pour la vérité sur le 11 septembre et affiliés, sommes profondément troublés par la version « officielle », et la façon dont les secouristes de Ground Zero ont été oubliés.

 Nous pensons qu'il existe des preuves accablantes d'obstruction de la justice, de destruction d'éléments de la scène du crime, dénoncée par les commissionnaires eux-mêmes. Le sénateur Cleland a démissionné de la commission en déclarant : « l'enquête est à présent compromise. »

 Un peu plus loin ils posent l'hypothèse de l'utilisation d' « accélérateurs exotiques » pour expliquer l'effondrement. Entendez : des explosifs et de la nanothermite.

 Ils formulent pour finir une série de demandes parmi lesquelles : la réouverture d'une enquête indépendante sur les attentats du 11 septembre, l'examen de l'hypothèse d'une destruction des immeubles au moyens d' « accélérateurs exotiques », des poursuites judiciaires contre ceux qui dans l'appareil d'état auraient fait obstruction à l'investigation ou auraient contribué à la destruction des preuves, enfin, l'application de la loi Zadroga.

 Cette loi, votée en décembre 2010 dans des circonstances que je détai