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25/09/2010

n° 453 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan - 31-08 au 23-09 : -Fin :- : L’IISS conteste les justifications de la guerre en Afghanistan.

n° 453 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan  - 31-08 au 23-09  : -Fin  :- : L’IISS conteste les justifications de la guerre en Afghanistan.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan 

n° 453 - du 31-08 au 23-09                                          C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire.

3 Dossiers

3-1 Jean-Marc Trappler : L’Afghanistan ne doit plus être l’affaire exclusive de l’Occident et de l’OTAN...

3-2 James Cogan : Des preuves que les dirigeants afghans sont à la solde de la CIA.

3-3 Mohammed Larbi : Quelle stratégie pour l’Afghanistan ?

3-4 Eric Margolis : L’IISS conteste les justifications de la guerre en Afghanistan.

3-5 USA: des médecins ont pratiqué des « expérimentations humaines » pour la CIA.

4 Guantanamo : Les dossiers

4-1 Une peine réduite pour Khadr ?

4-2 Vincent Larouche : Détenu à Guantanamo, Djamel Ameziane veut éviter la torture.

 



3 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Jean-Marc Trappler : L’Afghanistan ne doit plus être l’affaire exclusive de l’Occident et de l’OTAN...

Nous pataugeons… il faut revoir la stratégie !!!

Nb 3 fois... Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

L’Afghanistan ne doit plus être l’affaire exclusive de l’Occident et de l’OTAN mais doit s’élargir aux grandes nations riveraines en terme d’espaces géopolitiques : l’Inde, la Chine et la Russie en particulier dont nous protégeons sans grosse contrepartie une partie de son flanc sud-asiatique.

La course vers un monde imaginé meilleur sans les talibans qui menaceraient notre sécurité est un leurre ; croire que le rétablissement d’un État afghan favoriserait l’élimination de la menace terroriste en est un autre.

L’Afghanistan devient une pataugeoire. 10 années de guerre, faisons en sorte que ce ne soit pas un bourbier en contraignant par la diplomatie l’entrée en scène des puissances riveraines concernées et toutes celles qui font du business dans la région.

La lutte contre le terrorisme est l’affaire de tous et pas uniquement celle des occidentaux, même si elle doit être l’objectif numéro un, elle ne doit pas se confondre, en actions, avec notre insistance à vouloir à tout prix doter l’Afghanistan d’un État fiable – souhait qui nous concerne de moins en moins.

Reste que l’Afghanistan est un immense camp d’entrainement pour les terroristes, camp d’entrainement occidental également à …la lutte anti terroriste. Mais ça commence à durer et à manquer sérieusement de résultats tangibles. A courir deux lièvres à la fois, lutte anti terrorisme et rétablissement d’une souveraineté perdue, l’OTAN dissipe ses forces dans des actions antinomiques aux objectifs devenus flous. Ce qui était valable il a 10 ans, c’est-à-dire l’inertie des grandes puissances riveraines, bien confortable aujourd’hui pour elles, alors que la logique de la mondialisation et de la brutalité des changements devrait les conduire à une réflexion concernée du problème avant que cette brutalité ne se transforme en danger immédiat et bien réel.

L’OTAN est une puissance militaire qui représente près d’un milliard d’individus, il serait temps qu’elle modifie sa stratégie en contraignant les blocs « asiatiques » à prendre leur part de responsabilité.

Jean-Marc Trappler

http://www.armees.com/Afghanistan-il-faut-revoir-la-strat...


3-2 James Cogan : Des preuves que les dirigeants afghans sont à la solde de la CIA.
Une série de fuites parvenues au New York Times et au Washington Post au cours de la semaine passée a révélé que des membres du gouvernement afghan dirigé par le président Hamid Karzai sont des agents et des informateurs à la solde de la CIA.

Les révélations ont débuté le 25 août lorsque des correspondants chevronnés du Times, Dexter Filkins et Mark Mazzetti ont rapporté qu’un proche conseiller de Karzai qui est accusé de corruption, Mohammed Zia Salehdi, avait été à la solde de la CIA durant de « nombreuses années ».

L’information a été fournie par des sources anonymes « à Kaboul et à Washington, » suggérant qu’elle émanait de hauts rangs de l’armée voire même du gouvernement Obama.

Deux jours plus tard, le Washington Post citait d’autres sources américaines alléguant que la « CIA effectue des paiements secrets à plusieurs membres du gouvernement Karzai ».

Le Post déclarait : « La CIA continue les paiements malgré la préoccupation de soutenir ainsi des responsables corrompus et de miner les efforts entrepris pour sevrer la dépendance des Afghans de sources secrètes de revenu ou de corruption.»

Mohammed Zia Salehi, qui est le chef de l’administration du Conseil de la sécurité nationale de l'Afghanistan, se trouve au centre d’une controverse entre Washington et Karzai. En juillet, il avait été interpellé par une unité d’enquête anti-corruption créée par les Etats-Unis.

Des écoutes téléphoniques auraient relevé qu’il avait réclamé pour son fils une voiture d'une valeur de 10.000 dollars US comme prix à payer en échange de son aide pour stopper une enquête sur une société de transferts d’argent, la New Ansari.

Le président Karzai était intervenu pour annuler l’interpellation en l’espace de sept heures et faire libérer Salehi. Karzai avait également bloqué toute tentative d’arrêter des responsables hauts placés de New Ansari.

Toute enquête concernant cette société est clairement contrée par une section significative de l’establishment afghan liée au gouvernement Karzai. New Ansari est accusé de transférer chaque année des centaines de millions de dollars en liquide hors d’Afghanistan pour le compte des seigneurs de guerre, des responsables gouvernementaux et des trafiquants de drogue. Un responsable des services de douanes des Emirats arabes unis a dit qu’un milliard de dollars en espèces était entré dans cet Etat rien que l’année dernière.

Le Times a remarqué que « de nombreux responsables afghans disposent de résidences secondaires » à Abou Dhabi et Dubaï « et vivent dans un luxe splendide ». Depuis 2001, les sommes d’argent qui ont été pillées de « l’aide internationale » expédiée en Afghanistan se chiffrent en dizaines de milliards. De vastes sommes semblent également avoir tout simplement été octroyées par la CIA comme paiements et pots-de-vin.

Le 29 août, les services de Karzai ont dénoncé les allégations selon lesquelles la CIA comptait une grande partie de son gouvernement sur sa liste de paie comme étant « des allégations dénuées de fondement » et susceptibles « d’avoir un impact négatif sur l’alliance contre le terrorisme » et qui « entachaient la réputation des dirigeants afghans. »

Il n’y a cependant pas de raisons de douter de la véracité des affirmations. Les opérations que mène la CIA en Afghanistan remontent aux années 1970 et 1980 lorsqu’elle finançait et armait les groupes islamistes qui combattaient l’occupation du pays par l’armée soviétique. Plusieurs années avant les événements du 11 Septembre, des agents de la CIA étaient de retour en Afghanistan, soudoyant divers seigneurs de guerre pour qu’ils soutiennent l’invasion américaine.

En 2001, Mohammed Zia Salehi était le porte-parole de l’un des seigneurs de guerre anti-Talibans les plus puissants et les plus sanguinaires, Abdul Rashid Dostum qui acceptait ouvertement l’argent du gouvernement américain. Les agents de la CIA ont travaillé avec sa milice durant l’invasion dans le but d’écraser les forces talibanes dans le Nord de l’Afghanistan et ont participé au meurtre de sang-froid de milliers de prisonniers talibans.

Karzai fut choisi comme président sur la base des liens qu’il entretient depuis des décennies avec des agences américaines de renseignement. Le responsable américain avec lequel Karzai entretient les relations les plus étroites est l’actuel chef de l’antenne de la CIA, connu sous le nom de « Spider ». Tous deux travaillent ensemble depuis l’époque d’avant l’invasion de 2001. Une question évidente est le rôle qu’ont joué la CIA et les nombreux Afghans à sa solde lors du trucage flagrant des élections présidentielles de 2009 qui ont remis Karzai au pouvoir.

Selon le Wall Street Journal, l’importance du chef de l’antenne de la CIA et les liens étroits avec Karzai ont suscité une opposition de la part de l’ambassade des Etats-Unis et du Département d’Etat, mais en début d'année Obama est passé outre.

Un motif probable pour les récentes fuites est de provoquer un remaniement du gouvernement afghan, impliquant peut-être quelques procès médiatisés de responsables corrompus. La Maison Blanche et l’armée américaine imputent de plus en plus le soutien grandissant pour le mouvement de résistance mené par les Talibans et le nombre fortement en augmentation des victimes des Etats-Unis et de l’OTAN à l’animosité et au mépris ressentis par la population à l'égard du gouvernement Karzai. Sept soldats américains de plus ont été tués au cours du week-end, ce qui porte le bilan des morts à 308 en 2010, juste neuf de moins qu’en 2009.

Signe de l'inquiétude qui règne au sein des cercles politiques et militaires américains, l’Institut pour les Etudes de guerre a déclaré dans un récent rapport sur la situation existant dans la grande ville méridionale de Kandahar « que la population considère les institutions gouvernementales comme prédatrices et illégitimes, et représentant les intérêts des hommes d'influence, plutôt que ceux de la population. »

Kandahar est essentiellement dirigé par le demi-frère de Karzai, Ahmed Wali Karzai, qui a été publiquement accusé à la fois de présider un massif cartel de la drogue et d’être à la solde de la CIA. Le frère aîné de Karzai, Mahmoud qui possède la nationalité américaine, est devenu l’un des hommes les plus riches du pays avec ses concessions pour Toyota et les contrats alloués par le gouvernement dans l’industrie du ciment.

Tous les changements dans le personnel du gouvernement afghan sur la base de la lutte contre la corruption ne changeront cependant pas le caractère fantoche du régime.

Les paiements, les pots-de-vin coutumiers et le vol clair et net découlent inexorablement d’une occupation coloniale étrangère qui est détestée et à laquelle la majorité du peuple afghan s'oppose.

Les révélations de la CIA soulignent le caractère cynique de la propagande américaine qui est utilisée depuis 2001 pour justifier la guerre. Des individus vénaux et qui acceptent des paiements d’une puissance étrangère d’occupation et pillent le pays sont dépeints comme les représentants d’un futur Afghanistan démocratique. Les Afghans qui s'opposent à l’occupation et qui luttent pour la libération du pays sont qualifiés de terroristes, sont tués par dizaines de milliers et traqués par 150.000 soldats étrangers.

James Cogan
4 septembre
(Article original paru le 30 août 2010)

http://www.wsws.org/francais/News/2010/sep2010/afgh-s04.shtml


3-3 Mohammed Larbi, : Quelle stratégie pour l’Afghanistan ?
Le secrétaire général de l'Otan ne craint pas la contradiction au sujet du conflit afghan, ce qui est en soi révélateur de ce qui se passe réellement sur place. Ou encore, qu’il faille faire preuve de prudence. Effectivement, Anders Fogh Rasmussen a dit espérer que les soldats de la coalition internationale en Afghanistan puissent commencer à transférer la responsabilité de la sécurité du pays aux forces afghanes à partir de l'an prochain. L'Alliance atlantique compte annoncer ses projets de transition lors du prochain sommet de l'Otan, à Lisbonne, les 19 et 20 novembre. Le président Barack Obama a, de son côté, annoncé que les soldats américains amorceraient leur retrait d'Afghanistan à partir de juillet 2011.

Une semaine plus tard très exactement, le chef de l’OTAN affirmait le contraire, en soulignant que les forces en question resteront en Afghanistan «le temps qu'il faudra pour finir le travail», assurant même, comme s’il s’agissait de répondre aux talibans qui se déclarent quant à eux sûrs de leur victoire, que «la défaite n'est pas une option, nous vaincrons. Les talibans ne gagneront jamais, ni ne reviendront au pouvoir par la force», a affirmé l'ex-Premier ministre danois, un objectif déjà fixé en 2001. Allant encore plus loin et comme si cette fois il s’agissait de fixer cet objectif dans le temps, le secrétaire général de l'Otan annoncera que 2011 ne marquerait pas le retrait des troupes occidentales d'Afghanistan, mais il n’est pas revenu sur la date de retrait que lui-même avait annoncée, celle de 2014.

Beaucoup a été dit sur cette situation, surtout que certains pays ont, de manière unilatérale, annoncé la fin de mission pour leurs soldats, sans que cela signifie la fin de la guerre. Quelle stratégie alors ? Militaire ou politique, à moins que ce ne soit les deux à la fois ? Le président afghan, Hamid Karzaï, a déjà annoncé le 4 septembre la mise en place d'un conseil pour des discussions de paix avec les talibans. Le chef de l’OTAN a, lui aussi, assuré qu’«il n'y a pas de solution militaire uniquement au conflit en Afghanistan». Les talibans ont, à de multiples reprises, rejeté les propositions de dialogue, qualifiant Karzaï de marionnette des Etats-Unis et ne se déclarant prêts à négocier la paix qu'une fois que les troupes étrangères auront quitté le pays.

C’est également l’analyse de l’IISS (Institut international d’études stratégiques de Londres) pour qui «l'avenir est manifestement du côté des négociations avec ou entre les participants au conflit». Cependant, tient-il à souligner, retirer trop tôt les quelque 150 000 soldats déployés pourrait causer une «implosion en Afghanistan», mais poursuivre la mission actuelle «risque de mener à une catastrophe prolongée en raison de conceptions désuètes». L’annonce de ce changement survient alors que l'insurrection s'est intensifiée, comme le confirme le commandant des forces internationales en Afghanistan.

Le général américain, David Petraeus, a admis mardi 31 août 2010, que les talibans, qui ont tué en cinq jours 23 soldats de l'Otan, dont 22 militaires américains, étendaient leur présence en Afghanistan. Mais il a également estimé que ces pertes record dans les rangs de la coalition étaient la conséquence des importants renforts dépêchés par les Etats-Unis ces derniers mois afin de fournir un effort de guerre «approprié» qui, selon lui, est en train d'atteindre sa «phase finale». Quelle stratégie donc pour l’Afghanistan où la coalition internationale éprouve apparemment du mal à lever de nouvelles troupes, ou encore de faire basculer la population afghane marquée par la multiplication des erreurs de frappes, et en butte à de nouveaux fléaux dont la corruption.

Mohammed Larbi,

El Watan, le 14.09.10
http://www.elwatan.com/international/quelle-strategie-pour-l-afghanistan-14-09-2010-90007_112.php


3-4 Eric Margolis : L’IISS conteste les justifications de la guerre en Afghanistan.

Le très réputé International Institute for Strategic Studies appelle à une refonte de la stratégie occidentale en Afghanistan, qui selon John Chipman, le directeur de l’IISS, est « trop ambitieuse, trop éloignée des objectifs primordiaux d’une politique de sécurité, et trop dommageable pour les efforts diplomatiques et militaires requis dans cette région et ailleurs » dans le monde. Analyse d’Eric Margolis.

L’International Institute for Strategic Studies (IISS), basé à Londres, est une autorité au plan mondial concernant les questions militaires. Il rassemble l’élite des experts de la défense, des anciens hauts fonctionnaires et des officiers supérieurs, venus des quatre coins du monde, des États-Unis et de la Grande-Bretagne à la Chine, la Russie et l’Inde.

J’ai été un membre de l’IISS durant plus de 20 ans. Les rapports de cet institut font toujours autorité, mais restent généralement prudents et diplomatiques, voire parfois ternes. L’IISS a pourtant publié il y a deux semaines un rapport explosif sur l’Afghanistan, qui ébranle Washington et ses alliés de l’Otan.

Cette étude, dirigée par l’ancien directeur adjoint du MI-6, l’agence de renseignement du Royaume-Uni, affirme que la menace d’Al-Qaïda et des talibans a été « exagérée » par les puissances occidentales. La mission américaine en Afghanistan a « enflé » hors de toute proportion par rapport à son objectif initial de démanteler et vaincre Al-Qaïda. La guerre américaine en Afghanistan, affirme l’IISS, en des termes inhabituellement francs, est « un désastre prolongé ».

Tout récemment, le directeur de la CIA Leon Panetta a admis qu’il n’y avait pas plus de 50 membres d’Al-Qaïda en Afghanistan. Pourtant, le président américain Barack Obama a triplé le nombre de soldats américains - passé à 120.000 - pour lutter contre Al-Qaïda.

Le rapport de l’IISS souligne que la présence de troupes occidentales en Afghanistan nourrit en fait la résistance nationale. J’ai observé le même phénomène lors de l’occupation soviétique de l’Afghanistan dans les années 1980.

Fait intéressant, la partie du rapport supervisé par l’ancien directeur adjoint du MI-6, Nigel Inskster, ne fait état que d’une menace limitée d’Al-Qaïda dans d’autres régions, notamment en Somalie et au Yémen. Pourtant, Washington muscle ses opérations dans ces deux nations turbulentes.

Abandonnant sa discrétion habituelle, l’IISS déclare lancer ces mises en garde car l’ intensification de la guerre en Afghanistan menace la sécurité de l’Occident en distrayant ses dirigeants des problèmes posés par la crise financière mondiale et l’Iran, et en y consacrant les maigres ressources qui seraient nécessaires ailleurs.

Les conclusions de l’IISS entrent directement en conflit avec la position d’Obama, de David Cameron, le nouveau Premier ministre Britannique, et des autres alliés des Etats-Unis ayant des troupes en Afghanistan. Ce rapport sape leurs justifications pour un conflit de plus en plus impopulaire. Il convaincra certainement les plus sceptiques que la véritable raison de l’occupation de l’Afghanistan est liée au pétrole, à la volonté d’exclure la Chine de cette région, et de garder un œil sur l’arme nucléaire du Pakistan.

Le rapport propose également une stratégie de sortie de la guerre en Afghanistan. Les troupes d’occupation occidentales, propose l’IISS, devraient être fortement réduites et leur présence limitée à Kaboul et au nord de l’Afghanistan, peuplé essentiellement par les ethnies tadjik et ouzbek.

Le sud de l’Afghanistan - d’où sont originaires les Taliban - devrait être évacué par les troupes occidentales et laissé à son sort. Les Talibans seraient autorisés à gouverner leur propre moitié de la nation jusqu’à ce qu’une sorte de système fédéral décentralisé puisse être mis en œuvre. C’était en fait à peu près la façon dont l’Afghanistan fonctionnait avant l’invasion soviétique de 1979.

Pour le moment, la guerre en Afghanistan se retourne contre des forces occidentales d’occupation de plus en plus chancelantes. Hamid Karzai, le dirigeant installé en Afghanistan par les américains, prépare ouvertement à des pourparlers de paix directs avec les talibans et leurs alliés - en dépit de la forte opposition des États-Unis, de la Grande-Bretagne et du Canada.

Les forces gouvernementales afghanes sont de plus en plus démoralisées. Seuls les Tadjiks et les milices ouzbèkes, et le parti communiste afghan, tous soutenus par l’Inde, la Russie et l’Iran, veulent poursuivre la lutte contre les talibans pachtounes.

La semaine dernière, le mollah Omar, chef des Talibans, a affirmé que les occupants occidentaux étaient en train de perdre la guerre. Il a peut-être raison. Rien ne va plus pour le régime pro-américain de Kaboul ou ses défenseurs occidentaux. Même la très vantée offensive américaine à Marjah, conçue pour briser la résistance des Talibans, a été un fiasco humiliant. Le nombre des victimes civiles des bombardements américains continue d’augmenter.

Les Européens en ont assez de la guerre en Afghanistan. Les sondages indiquent que 60% des Américains pensent que cette guerre ne vaut pas d’être menée.

La bombe lancée par l’IISS fait suite aux révélations les plus spectaculaires de l’enquête menée en Grande Bretagne sur les origines de l’invasion de l’Irak. La baronne Manningham-Buller, ancienne directrice du service de sécurité intérieure, le MI-5, a témoigné que la guerre en Irak avait été précédée par un fatras de mensonges et de faux éléments de preuve fournis par le gouvernement Blair. Ce que nous appelons le « terrorisme » est en grande partie causé par les invasions occidentales en Afghanistan et en Irak, a-t- elle témoigné.

La vérité sur l’Irak et l’Afghanistan émerge enfin.

L’Afghanistan pourrait à nouveau prouver qu’il est « le cimetière des empires ».

Sur le Web

IISS - Strategic Survey 2010 : The Annual Review of World Affairs

    The IISS launched Strategic Survey 2010, its annual review of world affairs, on 7 September.

    In presenting the book’s main arguments, IISS Director-General and Chief Executive Dr John Chipman suggested a rethink of the West’s counter-insurgency plan in Afghanistan was needed. 

    The current strategy, he said, was ’too ambitious, too removed from the core security goals that need to be met, and too sapping of diplomatic and military energies needed both in the region and elsewhere’.

Eric Margolis,

Toronto Sun,

14 septembre 2010

Publication originale Toronto Sun via http://www.informationclearinghouse.info/article26362.htm, traduction Contre Info 

Référence : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3058


3-5 USA: des médecins ont pratiqué des « expérimentations humaines » pour la CIA.

Quand la médecine participe à l’amélioration des techniques de torture…

Ou quand l’horreur le dispute à l’abject. Les guerres ont toujours été l’occasion de grandes avancées dans le domaine médical, il suffit de revenir 60 ans en arrière pour s’en convaincre, avec par exemple les expériences de dépressurisation faites par les nazis sur les prisonniers.

Est-il légitime de chercher à élever la torture au rang de science ?

Qu’en est-il du respect de la personne humaine ?

Qu’en est-il de la légalité et du droit international ?

Georges W. Bush a reconnu récemment ces cas de torture sur Khalid Sheik Mohammed à Guantanamo et explique qu’il "recommencerait, pour sauver des vies". Ses mémoires devraient paraitre à l’automne prochain.

 Paru sur  Romandie News  le 7 juin 2010

Les médecins américains qui assistaient aux interrogatoires de la CIA après le 11-Septembre réunissaient des données médicales permettant d’affiner les méthodes de torture, une pratique qui s’apparente à de l’"expérimentation humaine", selon une organisation.

"Il y a des preuves que les médecins calibraient la douleur infligée par les techniques d’interrogatoire et cherchaient à améliorer leurs connaissances sur ces techniques", a expliqué lors d’une conférence de presse Nathaniel Raymond, un responsable de Phycisians for Human Rights (PHR, Médecins pour les droits de l’homme), qui a publié lundi un rapport intitulé "expérimentations dans la torture".

"Il ne s’agit de logique à la Jack Bauer (l’agent spécial de la série "24 heures chrono", ndlr), mais de médecins qui recueillent des données utilisées pour déterminer si ce qu’ils observent rentre dans la définition de la torture" telle qu’elle a été établie par le ministère de la Justice de George W. Bush, a-t-il poursuivi.

Les auteurs du rapport ont appelé à une enquête exhaustive sur les pratiques autorisées contre les suspects de terrorisme sous l’administration Bush. Mais, comme d’autres organisations de défense des droits de l’homme, ils ont reconnu ne pas trouver "une volonté politique au Congrès ni dans l’administration de prendre en mains ces questions".

Pour établir le rôle joué par les médecins de la CIA dans l’amélioration de l’efficacité des techniques infligées aux détenus, PHR s’est appuyé sur des documents publics révélés depuis 2008, dont une série de notes internes qui ont attesté l’usage répété de la torture contre certains détenus enfermés dans les prisons secrètes de la CIA.

Les Etats-Unis ont théorisé au lendemain du 11-Septembre une liste de "techniques d’interrogatoires améliorées" que le ministère de la Justice a par la suite justifié au plan légal en limitant l’appellation torture à "une souffrance mentale ou physique sur le long terme équivalente à la douleur ressentie lors de la défaillance d’un organe ou la mort".

Concrètement, PHR démontre dans son étude que les médecins ont par exemple observé que la simulation de noyade – qui a été pratiquée des dizaines de fois sur au moins deux détenus -, si elle était répétée trop souvent avec de l’eau simple comportait des risques que le détenu attrape une pneumonie. Ils ont donc recommandé le recours à une solution saline.

La différence entre la simulation de noyade pratiquée au tout début, à partir d’expériences ponctuelles sur des soldats volontaires, et après l’intervention des médecins "indique que les médecins de la CIA ont participé à la modification de la technique", affirme PHR.

De même, dit l’organisation, les médecins ont "analysé les données récupérées lors des interrogatoires de 25 détenus soumis à une combinaison de +techniques d’interrogatoire améliorées+" et ont estimé que celle-ci ne comportait pas de contre-indications médicales majeures.

Parmi les techniques les plus connues, figure la privation de sommeil, la nudité forcée, le ligotage pendant des heures dans des positions inconfortables ou encore l’exposition à des températures extrêmes.

Les médecins de la CIA servaient aussi de témoin, en cas de poursuites futures pour attester que les interrogateurs agissaient "en toute bonne foi", sous directives médicales et en présence d’un médecin.

"Ce rapport est la partie émergée de l’iceberg et il est nécessaire de conduire une enquête complète, de chercher les responsabilités et d’éviter qu’une telle chose puisse jamais se reproduire", a estimé Allen Keller, médecin spécialiste des effets de la torture lors de la conférence de presse.

AFP

 07 juin

Published on juin 9, 2010 par GeantVert



4 Guantanamo : Les dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

4-1 Une peine réduite pour Khadr ?

Conscient que l'image des commissions militaires a pris tout un coup à l'étranger, l'administration Obama tenterait secrètement de négocier une peine réduite pour Omar Khadr, citoyen canadien emprisonné à Guantanamo depuis huit ans.

C'est ce qu'avançait le quotidien The New York Times.

Selon des sources anonymes, le procès très médiatisé d'Omar Khadr, capturé à l'âge de 15 ans et accusé d'avoir tué un soldat américain en Afghanistan, minerait les efforts de l'administration américaine d'exposer les réformes qui ont été apportées au système des commissions militaires pour les rendre plus équitables.

Sur la foi d'une douzaine d'entrevues avec d'anciens et d'actuels hauts responsables de la Maison-Blanche, du département de la Justice et du Pentagone, on indique qu'il serait mieux de négocier une peine réduite pour M. Khadr et de passer à un autre procès moins problématique.

Un cas affreux

L'administration Obama n'oserait pas le faire toutefois, de peur que son geste ne soit interprété comme une intervention inappropriée.

Selon le responsable du dossier des détenus au Pentagone sous le règne du président George W. Bush, Matthew Waxman, le procès de M. Khadr serait toutefois un «cas affreux» pour tenter de contrecarrer l'image négative de ces commissions militaires.

Agence QMI
01/09
http://www.addthis.com/bookmark.php?v=20

http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/09/20...

http://fr.canoe.ca/journaldemontreal.map

 


4-2 Vincent Larouche : Détenu à Guantanamo, Djamel Ameziane veut éviter la torture.

Craignant de plus en plus d’être soumis à la torture, un ex-Montréalais emprisonné à la base américaine de Guantanamo depuis plus de huit ans souhaite trouver refuge au Canada le plus vite possible, afin d’éviter qu’on le renvoie de force dans son Algérie natale, comme viennent de le faire les autorités américaines dans le cas d’un autre prisonnier.

Djamel Ameziane est détenu avec les autres «combattants ennemis» de la guerre au terrorisme depuis huit ans et sept mois, à la suite de sa capture près de la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan. Même si les États-Unis croient qu’il a fréquenté des membres des talibans et d’al-Qaïda après avoir quitté Montréal pour l’Afghanistan en 2000, les autorités ont décidé de ne porter aucune accusation contre lui puisqu’il n’a vu aucun combat, n’a reçu aucune formation et n’a participé à aucune action des deux groupes fondamentalistes.

Comme il ne sera pas traduit en justice, M. Ameziane pourrait normalement être libéré et renvoyé vers le pays dont il détient la citoyenneté, l’Algérie. Seul hic : il supplie de ne pas y être forcé car il craint d’être torturé ou tué, que ce soit par le gouvernement d’Algérie ou des groupes islamistes radicaux qui n’auraient pas apprécié son parcours.

L’inquiétude augmente

L’inquiétude du détenu a augmenté cet été lorsque la Cour suprême des États-Unis a pavé la voie au renvoi forcé vers l’Algérie d’un autre prisonnier de Guantanamo qui avait les mêmes craintes mais que les Américains ne voulaient pas garder indéfiniment.

«Ce qu’il y a de nouveau, c’est ce transfert forcé d’un autre détenu algérien, ce qui est source d’une grande inquiétude pour nous, explique l’avocat de M. Ameziane, Me Wells Dixon, en entrevue téléphonique à Rue Frontenac.

«C’est inquiétant. Surtout que sa région, la Kabylie, continue de subir le chaos et l’instabilité», ajoute le juriste.

Djamel Ameziane le dit depuis longtemps : son souhait serait plutôt de revenir au Canada, où il ne craint pas d’être persécuté. Il a un frère à Montréal, il y a déjà vécu et travaillé cinq ans, il parle un français impeccable, et le diocèse anglican de la métropole est prêt à le parrainer dans ses démarches pour revenir au pays de l’érable. Amnesty International et le Conseil canadien des réfugiés ont aussi plaidé en sa faveur.

Signe éventuel que sa demande est étudiée sérieusement : la chaîne Al Arabiya rapportait récemment qu’un fonctionnaire canadien s’est rendu à Guantanamo ces dernières semaines pour interviewer M. Ameziane en lien avec son départ de Guantanamo.

Ni l’avocat du détenu, ni les autorités canadiennes, ni le commandement militaire à Guantanamo n’ont voulu confirmer cette visite à Rue Frontenac.

La journaliste d’Al Arabiya qui a sorti la nouvelle, Muna Shikaki, insiste toutefois sur la fiabilité de ses sources.

«J’ai deux sources qui sont très au courant et impliquées intimement. Elles travaillent pour des «parties» différentes et ne sont pas en contact l’une avec l’autre, ce qui me rend très, très sûre de cette information», a-t-elle expliqué dans un courriel.

Des soupçons sérieux

Djamel Ameziane est toutefois loin d’avoir un dossier idéal pour faciliter son accueil au Canada. Né en 1967 de parents berbères, il a quitté son pays au début des années 1990 pour émigrer à Vienne, en Autriche, où il a travaillé comme chef dans un grand restaurant, selon ses avocats.

Après l’élection d’un nouveau gouvernement en 1995, son permis de travail n’a pas été renouvelé et il a quitté avec un faux passeport pour le Canada, où il a demandé le statut de réfugié. Il est demeuré cinq ans à Montréal, mais sa demande a finalement été refusée.

M. Ameziane est donc parti pour l’Afghanistan en 2000, censément parce qu’il estimait qu’il s’agissait du seul pays vraiment islamiste et qu’il y serait bien accueilli par le régime taliban en tant que bon musulman.

Dans des documents juridiques justifiant son statut de «combattant ennemi», les autorités américaines affirment toutefois que c’est un Tunisien rencontré dans une mosquée montréalaise qui lui aurait donné de 1 200 à 1 500 $ pour aller en Afghanistan dans une pension occupée par des membres d’al-Qaïda et des talibans. Les rapports sont imprécis quant au nom de la mosquée. Il aurait par ailleurs voyagé avec un faux passeport français qu’il avait acheté pour 800 $ CA.

Une fois en Afghanistan, il aurait partagé quelques lieux d’hébergement et fui les combats avec certains membres des deux groupes terroristes, sans toutefois s’impliquer davantage avec eux. Cette simple proximité est toutefois loin de jouer en sa faveur maintenant.

Aujourd’hui, il attend de connaître son sort et passe le temps en écrivant de longues lettres à ses avocats, dans un excellent français presque poétique. Dans une lettre manuscrite diffusée dans Internet, il se plaint des mauvais traitements qu’il endure et compare sa prison à un «cimetière souterrain des morts-vivants».

La porte-parole de Citoyenneté et Immigration Canada, Mélanie Carkner, avait peu de détails à donner sur le dossier. «Ce qu’on dit, c’est que nous n’envisageons pas de mesures spéciales ou de programme de traitement accéléré pour les détenus de Guantanamo Bay», a-t-elle expliqué.

Si la demande de l’Algérien était acceptée, il s’agirait de la première fois que le Canada accueille un ancien détenu de Guantanamo. Rappelons qu’Ottawa a été sous pression pour rapatrier son citoyen Omar Khadr, détenu par les Américains depuis l’âge de 15 ans.

Le président Barack Obama a demandé l’aide de la communauté internationale pour relocaliser plusieurs détenus de Guantanamo qui ne seront pas accusés devant un tribunal. Des pays comme la France, le Portugal, l’Irlande, les Bermudes et Palau ont accepté d’accueillir certains individus à leur libération, afin d’éviter qu’ils aient à retourner dans un pays où ils risquent la torture.

Vincent Larouche

Mardi, 07 septembre

http://ruefrontenac.com/nouvelles-generales/international/27372-detenu-guantanamo-montrealais



10-2 Provinces Afghanes

Carte cliquer dans l'image : http://en.wikipedia.org/wiki/Image:AfghanistanNumbered.png 

 

AfghanistanNumbered.png‎ (181KB, MIME type: image/png 

 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

22/08/2010

n° 55 - dossiers de PAKISTAN. - 21-08 : - Fin : - : Merd'alors ! Il y a cinq ans que Ben Laden est mort !


n° 55 - dossiers de PAKISTAN. - 21-08 : - Fin   : - : Merd'alors ! Il y a cinq ans que Ben Laden est mort !


 

dossiers de PAKISTAN.

                                                                               n° 55 - 21-08

     C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "DOSSIER de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Mohammed Hanif. : Touchez pas à nos espions ! 

2-2 Manlio Dinucci : Pise : l’agrandissement de l’aéroport (militaire) officialise l’enthousiaste appui de son administration.

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Lilitown  : Catastrophes naturelles ou guerres climatiques?

3-2 Les Etats-Unis en guerre dans 75 pays...

3-3 Canempechepasnicolas : La guerre est la pire des solutions.

3-4 Ramzy Baroud : Au-delà de la violence et de la non-violence : la Résistance comme culture.

4 Annexe .

4-1 Isabelle : Une attaque nucléaire à l'horizon ? : L'iode de potassium comme protection efficace contre les radiations nucléaires

 


2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Mohammed Hanif. : Touchez pas à nos espions ! 

Nb - Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Les Occidentaux accusent les services secrets pakistanais d'être des alliés des talibans.

Mais en fait, ils n'ont qu'une obsession, l'Inde.

 Le point de vue du journaliste et écrivain pakistanais Mohammed Hanif.

La principale agence de renseignement du Pakistan, le Service de renseignement interarmées (ISI), a été accusée de nombreux méfaits dans son propre pays : truquage d'élections, soutien à des groupes fanatiques violents, torture de dissidents politiques. Plus récemment, on l'a accusée d'enlever des Pakistanais et les remettre aux Etats-Unis contre de l'argent.

Mais la semaine dernière - lorsque, après la publication par le site WikiLeaks de milliers de documents secrets de l'armée américaine sur la guerre en Afghanistan, des responsables politiques et des experts américains et anglais ont accusé l'ISI de jouer double jeu en Afghanistan - les médias pakistanais ont vigoureusement pris la défense de leurs espions.

Débat télévisé après débat télévisé, les pourfendeurs occidentaux de l'ISI ont été accusés de manquer de perspicacité et de mettre sur le dos des Pakistanais l'échec de leur campagne en Afghanistan.

Soudain, la distinction entre l'Etat et l'Etat dans l'Etat s'est estompée.

C'était "notre" ISI qui était attaqué.

Comment, nous sommes-nous demandé, les Américains ont-ils pu avaler des renseignements bruts fournis par des informateurs rémunérés et, très souvent, par les services de renseignement afghans ? Et pourquoi, ont demandé les commentateurs, le Pakistan ne devrait-il pas garder toutes ses options ouvertes en prévision d'un Afghanistan post-américain ?

De manière plus générale, les répercussions de l'affaire WikiLeaks ont fait remonter de mauvais souvenirs, rappelant aux Pakistanais ce qui se passe à chaque fois qu'ils s'associent aux Américains. Un homme, dont le nom est au cœur de ce déversement de documents, illustre parfaitement pourquoi il vaut mieux rester à l'écart des aventures étrangères des Etats-Unis.

Le général Hamid Gul, aujourd'hui en retraite, a dirigé l'ISI dans les dernières années du soutien au gouvernement pro-sovietique Afghan de l'armée soviétique. Avec ses amis de la CIA, il a involontairement poussé les moudjahidines à transformer Kaboul - ville qu'ils voulaient libérer - en champ de ruines. D'après les documents diffusés par WikiLeaks, Gul a rencontré des agents d'Al-Qaida au Pakistan en 2006 et leur a dit de "mettre le feu à Kaboul".

Cela peut sembler extrêmement grave, sauf que Hamid Gul n'est aujourd'hui rien de plus qu'un téléprédicateur très apprécié, connu seulement, comme l'a dit le chroniqueur Nadir Hassan, "pour apparaître dans une demi-douzaine de débats télévisés à la fois". Il rappelle également aux Pakistanais les années de la dictature militaire soutenue par les Américains, et les raisons pour lesquelles nous nous méfions des Etats-Unis.

L'ISI et la CIA ont agi à deux reprises de connivence pour détruire l'Afghanistan. Leur complicité a apporté la guerre aux villes pakistanaises. Ils se conduisent comme un couple qui n'arrête pas de se chamailler et de se rabibocher. Sauf qu'à chaque fois qu'ils s'allient, beaucoup de vies sont brisées.

En Occident, l'ISI est souvent décrit comme un allié idéologique des talibans. Mais le service de renseignement militaire pakistanais n'a qu'une idéologie, et ce n'est pas l'islamisme. Elle a pour nom Inde. L'ISI se pliera à la volonté de qui que ce soit du moment qu'on lui laisse de temps en temps montrer ses muscles à l'Inde.

Le chef d'état-major de l'armée pakistanaise, le général Ashfaq Parvez Kayani, vient tout juste d'être reconduit dans ses fonctions pour trois ans, en raison, dit-on, des pressions exercées par Washington sur Islamabad. Le général Kayani a pourtant dirigé l'ISI pendant la période couverte par les documents de WikiLeaks. Depuis qu'il est devenu le chef des armées - et l'hôte habituel de l'amiral Mike Mullen, le chef de l'état-major interarmées américain - le nombre d'attaques de drones sur le territoire pakistanais a considérablement augmenté. Le général Kayani a visiblement trouvé un moyen de se racheter de son passé à l'ISI.

En février dernier, alors qu'il reste généralement dans l'ombre, le général Kayani a fait un exposé non officiel aux journalistes pakistanais. Son propos était clair : l'armée pakistanaise reste concentrée sur l'Inde. Son explication était simple : nous agissons en fonction de la capacité de l'ennemi, non de ses intentions immédiates. Cette déclaration intervenait une année où le Pakistan a essuyé davantage de pertes civiles et  militaires qu'au cours d'aucune guerre contre l'Inde.

03.08.2

http://www.courrierinternational.com/article/2010/08/03/touchez-pas-a-nos-espions


2-2 Manlio Dinucci : Pise : l’agrandissement de l’aéroport (militaire) officialise l’enthousiaste appui de son administration.

Un Hub de la guerre ?
Le maire : un « honneur »

Le fait que Pise soit en train de devenir le « point de référence pour toutes les forces armées » envoyées en missions internationales « ne peut être qu’un honneur pour notre ville » : c’est ce qu’a déclaré le maire Marco Filippeschi (Pd, Parti démocratique de centre-gauche) en officialisant l’enthousiaste appui de son administration au projet du Hub aéroportuaire en mesure de faire transiter jusqu’à 30.000 militaires par mois, parfaitement équipés (il manifesto, 4 août 2010). 

Le projet, dont Filippeschi était certainement informé, a été formalisé par l’Etat-major de la défense en avril, mais rendu public seulement en août, sans que la population de la ville ait été le moins du monde consultée. Comme l’explique le Général Stefano Fort, commandant de la 46ème Brigade aérienne, l’état-major a décidé que tous les contingents militaires « déployés hors zone » transitent par Pise, parce que son aéroport, qui est déjà la base des avions de transport C-130J, est parfaitement relié au réseau autoroutier, ferroviaire et maritime. Avec la réalisation du Hub national, l’aéroport de Pise deviendra le premier aéroport militaire doté de check in et check out, transit de bagages et autres services analogues aux aéroports civils. Il jouera dans le domaine militaire une fonction analogue à celle de Fiumicino (grand aéroport de Rome, NdT) comme hub civil.

 

Nous sommes face à un nouveau type de militarisation du territoire, fondé non seulement sur l’agrandissement des structures militaires mais sur leur intégration avec les structures civiles. A Pise, ceci se traduit dans ce que le maire vante comme une exemplaire « cohabitation de la base militaire et de l’escale civile ». L’aéroport, dont le gestion d’ensemble est militaire, est défini par la Sat (Società aeroporto toscano S.p.A.) comme « un cas unique dans le panorama des escales italiennes », parce qu’on y conduit des activités aussi bien militaires que civiles. En conséquence, les investissements « civils » effectués par la Sat, comme celui de 16 millions d’euros annoncé en juin dernier pour la requalification du système de pistes, potentialisent en même temps la capacité militaire de l’aéroport.

 

Un autre protagoniste en tire profit : la base états-unienne limitrophe de Camp Darby, qui pourra encore plus utiliser l’aéroport de Pise, outre le port de Livourne. La capacité du Hub sera surabondante par rapport aux exigences nationales (on pourra y faire transiter chaque mois un nombre de militaires égal au triple de ceux que l’Italie a déployés à l’étranger) : il pourra donc être utilisé par les forces armées états-uniennes. De plus : la base pisane, a déclaré le général Fort, aura aussi « des attributions de stockage pour un temps prolongé de matériaux qui devront être employés hors de la zone ».

En d’autres termes, ce sera une sorte de succursale de Camp Darby, qui approvisionne en bombes et autres matériaux les forces terrestres et aériennes de l’aire méditerranéenne, africaine et moyen-orientale.

Le commandement de Camp Darby aussi, avec le soutien de la Région Toscana et des administrations de Pise et Livourne, conduit depuis longtemps une politique visant à intégrer la base militaire dans le tissu civil du territoire, en se rendant agréable à la population. Le chef d’œuvre a été l’accord, conclus en juin dernier, qui permet à l’équipe (de foot, NdT) de Pise de s’entraîner à l’intérieur de Camp Darby, où elle a à sa disposition deux terrains de foot et autres équipements.

On fait de même en ce moment pour convaincre la population de l’utilité du Hub militaire.

Le maire parle d’ « intéressantes retombées sur l’emploi » d’un projet qui prévoit des investissements pour 60 millions d’euros (probablement la pointe de l’iceberg de la dépense réelle, à quoi s’ajoutera celle de gestion). Il ne dit rien par contre des graves retombées environnementales, sociales et culturelles d’une structure en mesure d’accueillir 30.000 militaires par mois dans une ville qui a moins de 90.000 habitants.

L’Unità (quotidien de « gauche ») lui donne un coup de main, en annonçant avec satisfaction le redoublement de l’escale militaire, qu’elle définit comme « une citadelle des cieux ».

Le Ministère de la santé, pendant ce temps, récompense la 46ème Brigade aéroportée « pour ses interventions humanitaires », en la présentant comme une sorte de Croix Rouge, et lui confère pour cela (lapsus freudien ?) la « Bandiera di guerra » (Drapeau de guerre, NdT).

Manlio Dinucci



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information. 

3-1 Lilitown  : Catastrophes naturelles ou guerres climatiques?

Un thème se développe depuis plusieurs années, et qui revient en force  depuis les récentes inondations au Pakistan (*voir le site qui remet au goût du jour ce sujet) : celui d’une guerre climatique et dont le gouvernement américain serait l’initiateur  avec la mise au point d’un vaste système d’armement appelé HAARP ("High-frequency Active Auroral Research"  ou recherches dans le domaine des hautes fréquences appliquées aux aurores boréales) qui agirait sur la ionosphère et qui provoquerait des tremblements de terres et des inondations et qui serait aussi capable de contrôler nos pensées  … bref,un nouveau mode fort puissant d’outil de guerre qui ferait suite au projet «star wars » ou guerre des étoiles et qui permettrait au gouvernement américain d’attaquer certaines zones de pays non accessibles par les soldats américains(en Afghanistan par exemple) ou bien de réduire  la puissance d’un pays (comme le cas de la chine).

Réalité ou fantasme, un dossier qui mérite qu’on s’y intéresse !!

 « A quoi ressemble Haarp sur le terrain ? Il s'agit d'une vaste installation qui s'étend sur plusieurs hectares, à Gakona, une petite localité au nord-est d'Anchorage en Alaska. Le coin n'est pas si perdu que cela puisque l'installation jouxte les immenses réserves gazières et pétrolières appartenant à la société Arco, par ailleurs propriétaire des brevets technologiques composant Haarp et "financier-écran" de ces équipements. »dans  http://www.conspiration.cc/sujets/arme/HAARP.htm 

 *http://www.pakalertpress.com/2010/08/06/pakistan-flood-photos-haarp-fingerprints-found-allover/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+pakalert+%28Pak+Alert+Press%29&utm_content=Yahoo%21+Mail

Voici quelques sites :

http://www.conspiration.cc/sujets/arme/HAARP.htm

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1464_changements_climatiques_risques_guerre_monde.php

http://homme-et-espace.over-blog.com/article-27878127.html

lilitown

06/08/2010

http://www.lepost.fr/article/2010/08/06/2176669_catastrophes-naturelles-ou-guerres-climatiques.html


3-2 Les Etats-Unis en guerre dans 75 pays...

Le Pentagone des démocrates : la guerre est là mais elle ne se voit pas

Le sourire de Barack Obama est plus doux que celui de George W. Bush, mais son bellicisme est plus agressif encore. A l’ère des restrictions budgétaires et de la communication, la Maison-Blanche a abandonné les bombardements en prime-time et leur préfère l’intervention secrète tous azimuts.

Via leurs actions spéciales, les Etats-Unis sont aujourd’hui en guerre dans 75 pays.

La guerre n’est pas que celle qui se voit.

En plus des opérations militaires en Irak et en Afghanistan, le Pentagone conduit une guerre secrète où l’Iran est un des objectifs centraux. Elle est coordonnée par le Commandement des opérations spéciales (UsSoCom), qui dispose d’environ 57 000 spécialistes des quatre Armes (Terre, Mer, Air, Marines). Leur mission officielle comprend : le recueil d’informations sur l’ennemi ; l’action directe pour détruire des objectifs, éliminer ou capturer des ennemis ; la guerre non conventionnelle conduite par des forces externes, entraînées et organisées par l’Ussocom ; la contre-insurrection pour aider des gouvernements alliés à réprimer une rébellion ; les opérations psychologiques pour influencer l’opinion publique étrangère afin d’appuyer les actions militaires états-uniennes. Comme il ressort d’une enquête du Washington Post, les forces pour les opérations spéciales sont aujourd’hui déployées dans 75 pays, par rapport à 60 il y a un an [1]. Leur importance croissante est prouvée par le fait que « les commandants des forces spéciales sont aujourd’hui plus présents à la Maison-Blanche que ce qu’ils ne l’étaient à l’époque de Bush ».

L’aire où se concentrent ces opérations, dont le financement se monte officiellement à 10 milliards de dollars, comprend le Proche-Orient, l’Asie centrale et l’Afrique orientale. Il existe cependant « des plans d’attaque préventive ou de représaille dans de nombreux endroits du monde, à mettre en œuvre quand on découvre un complot ou après une attaque ». L’utilisation des forces pour les opérations spéciales offre l’ « avantage » de ne pas demander l’approbation du Congrès et de rester secrète. Ces opérations, selon des fonctionnaires de l’administration cités par l’agence UPI, « pourraient ouvrir la voie à des attaques militaires contre l’Iran si la confrontation sur le programme nucléaire de Téhéran se fait plus aigüe ».

Dans le cadre de la « guerre non-conventionnelle », l’UsSoCom emploie des compagnies militaires privées, comme Xe Services (ex-Blackwater, connue pour ses actions en Irak) qui s’avère employée dans diverses opérations spéciales parmi lesquelles le recueil d’informations en Iran.

Ici l’UsSoCom soutient directement ou indirectement les groupes rebelles, surtout ceux qui sont dans la zone sud-orientale à majorité sunnite. Sans trop aller dans la nuance : un de ces groupes, les « Guerriers sacrés du peuple », figure dans la liste des organisations terroristes rédigée par Washington. La même politique est menée en Afghanistan, où les forces pour les opérations spéciales se servent de seigneurs de la guerre locaux. L’un de ceux-ci —rapporte le New York Times [2]— est Matiullah Khan : avec son armée privée, il combat les résistants avec les forces spéciales états-uniennes (dont le quartier général est à une centaine de mètres de celui de Matiullah Khan) et assure le transit des convois de l’OTAN, qui lui verse un paiement de 1.200 dollars par camion. Il est ainsi devenu, dans sa province, le plus puissant et le plus riche seigneur de la guerre. Grâce à ce que le Pentagone appelle une « guerre non-conventionnelle ».

Par cuba si lorraine

Dimanche 13 juin

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-les-etats-unis-sont-en-guerre-dans-75-pays-52327300.html


3-3 Canempechepasnicolas : La guerre est la pire des solutions. 

La guerre est la pire des solutions, elle aggrave les problèmes au lieu de les résoudre.

Elle sème partout ruines, désolation, morts, handicaps, blessures intérieures, stress, douleurs...

Et avec les moyens actuels, elle est redoutablement dangereuse. Désormais, on parle d'ailleurs ouvertement d'utiliser les armes nucléaires - banalisées !  

Nous sommes prévenus: L'OTAN, que j'appelle l'Organisation Terroriste (terrorisme d'Etat) Anti-Nations (portant atteinte aux souverainetés) appelle à la guerre préventive, permanente, totale, nucléaire.

Elle a enrôlé sous sa bannière les Etats européens, acceptant servilement que leur but originel, une Union au service de la paix, devienne désormais une fédération au service des guerres de l'Empire usraélien (Pays anglo-saxons et Israël), au service, donc, de ses ambitions hégémoniques: Dominer la planète, prendre le contrôle de ses ressources - des ressources arrachées aux peuples pour engraisser les Grandes Banques et les Multinationales. C'est un scandale intolérable !
  

Ces Etats prédateurs, sans foi ni lois, véritablement hors-la-loi et terroristes, ont des porte-paroles zélés: Les Médias.

Jour après jour, ils manipulent les consciences pour faire accepter ce dont les peuples ne veulent pas: Les guerres impérialistes, le choc de civilisations (qui a pris le relais de la guerre froide, l'antagonisme USA-URSS étant remplacé par le choc de civilisations, judéo-chrétiens contre Musulmans qui, pour leur malheur, ont souvent un sous-sol fort riche aiguisant les appétits), ou encore le choc Empire-Etats non alignés comme l'Iran, la Russie, la Chine, le Vénézuela....

Ainsi, Marie Drucker ou Benoît Duquesne font-ils, en France, l'éloge des guerres, ils appellent ouvertement à "mourir pour la patrie" - en réalité, pour les multinationales apatrides.
  

Les Médias, outrepassant honteusement leur rôle d'information, désignent quotidiennement les adversaires: L'Iran, la Chine, la Russie, le Vénézuela, Cuba, etc.

La désinformation et la propagande sont la règle.

Le Nouvel ordre Mondial en gestation, basé sur l'exploitation, l'appauvrissement, destine les humains à deux rôles principaux: L'asservissement ou la guerre. Citoyens, servez vos nouveaux maîtres en tant que chair à canons ou comme esclaves, pour des salaires dérisoires (si vous avez la chance d'avoir encore un emploi), soyez flexibles, pressurables et délocalisables à volonté. Et lorsqu'épuisés vous arriverez, de plus en plus tard, à la Retraite, celle-ci sera remplacée par l'euthanasie - déjà annoncée par Jacques Attali, le plus célèbre apôtre du Nouvel Ordre Mondial (nom donné au Totalitarisme orchestré, en coulisses, par la Haute Finance).

Orwell avait vu juste, et le film Soleil Vert est d'actualité.
  

Il faut rappeler que les Médias, en France, sont principalement la propriété des Industriels de l'Armement, cas unique et intolérable.
  

Dans son document intitulé "Etes-vous prêts à mourir pour la Patrie ?", Marie Drucker, autre scandale, fait la promotion des guerres en les présentant comme un instrument de libération des femmes : 

Accomplissant les travaux des hommes enrôlés, il leur est possible, ensuite, de demander une plus grande égalité de droits. Elle oublie simplement de dire que les femmes travaillent à leur malheur, en remplaçant leur mari, fils, frères, cousins, amis... appelés à mourir "pour la patrie".

Elle ajoute, cyniquement:

"Si les femmes arrêtaient de travailler pendant au moins vingt mn à la place des hommes sur le champ de bataille, les guerres s'arrêteraient", en encourageant celles-ci à accomplir leur devoir, à l'arrière.   

Je retourne cette phrase en incitant les femmes mes sœurs à cesser de remplacer les hommes, à cesser de travailler à leur place. Alors, les guerres s'arrêteraient, et avec elles, les pires souffrances de l'humanité.   

Notre société est mortifère; Les valeurs sont inversées. Ainsi, la mort devient l'idéal suprême, comme la soumission. C'est intolérable. 

Courageusement, la tête haute et en ayant le sentiment du devoir accompli, en défiant les Assassins des peuples - Grands de l'Industrie ou de la Finance, Anglo-Saxons souvent chrétiens néo-conservateurs, ou Israéliens néo-sionistes -, je plaide dans ce blog pour la Vie, la Paix, la communion des civilisations, la Justice, la Fraternité universelle. Ces valeurs devraient être celles de tous, mais des cerveaux névrotiques, psychotiques, d'une avidité maladive, sans scrupules, d'une cupidité effrayante, changent les règles de l'humanité à leur profit.
  

Tous unis, nous devons dire non à cette société folle, mortifère, destructice de vies et de valeurs, nous devons nous opposer aux guerres et cela passe par l'information de nos concitoyens.

C'est ce que je tente de faire dans ce blog dédié à la Vie, à l'humanité, à la paix.  

Pour les questions pratiques en cas de guerre, je vous renvoie à mon blog sos-crise,

pour la désinformation à mon blog la dénonçant, et d'une façon générale, vous pouvez lire avec profit mon principal blog, le plus connu, r-sistons à l'intolérable.
   Eva r-sistons aux guerres et aux médias qui en font l'apologie ou qui désinforment. 

Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.  

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tous temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources

Eva r-sistons


3-4 Ramzy Baroud : Au-delà de la violence et de la non-violence : la Résistance comme culture.

"La Résistance n’est pas une bande d’hommes armés acharnés à faire des ravages.

Ce n’est pas une cellule de terroristes complotant pour faire exploser des immeubles.

La véritable résistance est une culture. C’est une réponse collective à l’oppression.

Comprendre sa vraie nature n’est cependant pas facile.

 Aucun octet d’information ne serait assez approfondi pour expliquer pourquoi des gens, en tant que peuple, résistent. Même si une tâche aussi ardue était possible, les médias pourraient ne pas vouloir la transmettre, car elle entrerait directement en conflit avec les interprétations majoritaires de la résistance violente et non-violente.

L’histoire de l’Afghanistan doit rester fidèle au même langage : al-Qaeda et les Talibans.

Le Liban doit être représenté en termes de Hezbollah menaçant soutenu par l’Iran.

Le Hamas de Palestine doit être à jamais montré comme un groupe militant ayant juré la destruction de l’Etat juif.

Toute tentative d’offrir une lecture alternative revient à sympathiser avec des terroristes et à justifier la violence.
L’amalgame volontaire et l’utilisation abusive de la terminologie a rendu presque impossible de comprendre, et donc de résoudre réellement les conflits sanglants.
Même ceux qui se présentent comme des sympathisants des nations résistantes contribuent souvent à la confusion.

Les militants des pays occidentaux ont tendance à adhérer à une compréhension académique de ce qui se passe en Palestine, en Irak, au Liban ou en Afghanistan. C’est ainsi que certaines idées se perpétuent : les attentats-suicide, c’est mal ;

la résistance non-violente, c’est bien ;

les roquettes du Hamas, c’est mal ;

les frondes, c’est bien ;

la résistance armée, c’est mal ;

les veillées devant les bureaux de la Croix-Rouge, c’est bien.

Nombre de militants citeront Martin Luther King Jr., mais pas Malcom X.

Ils distilleront une connaissance sélective de Gandhi, mais jamais de Guevara.

Ce discours soi-disant « stratégique » a volé une grande partie de ce qui pourrait être une connaissance précieuse de la résistance – tant comme concept que comme culture".

Entre la compréhension réductionniste dominante de la résistance comme violence et terrorisme et la défiguration « alternative » d’une expérience culturelle fructueuse et convaincante, on a perdu la résistance en tant que culture.

Les deux définitions dominantes n’offrent que des représentations étriquées. Les deux montrent ceux qui tentent de relayer le point de vue de la culture de résistance comme des gens qui sont presque toujours sur la défensive. Ainsi, nous entendons régulièrement les mêmes déclarations : non, nous ne sommes pas des terroristes ; non, nous ne sommes pas violents, nous avons vraiment une culture riche de résistance non-violente ; non, le Hamas n’est pas affilié à Al-Qaeda ; non, le Hezbollah n’est pas un agent iranien.

Ironiquement, les écrivains, intellectuels et universitaires israéliens ont beaucoup moins de preuves à fournir que leurs homologues palestiniens, bien que les premiers aient tendance à défendre l’agression et les seconds à défendre, ou du moins à essayer d’expliquer, leur résistance à l’agression. Tout aussi ironique est le fait qu’au lieu de chercher à comprendre pourquoi des gens résistent, beaucoup souhaitent débattre de comment réprimer leur résistance.
Par résistance comme culture, je fais référence à la définition d’Edward Said de la catégorie de « culture [comme] moyen de combattre contre l’extinction et l’effacement. » Lorsque des cultures résistent, elles ne magouillent pas et ne jouent pas à la politique. Pas plus qu’elles ne brutalisent avec sadisme. Leurs décisions - qui consistent à s’engager ou non dans la lutte armée ou d’avoir recours à des méthodes non-violentes, de viser des civils ou non, de coopérer avec des éléments étrangers ou non – sont toutes purement stratégiques. Elles ont à peine une incidence directe avec le concept de résistance lui-même. Mélanger les deux suggestions est manipulatoire ou simple ignorance.
Si la résistance est « l’action de s’opposer à quelque chose que vous désapprouvez ou avec lequel vous n’êtes pas d’accord », alors une culture de résistance est ce qui se produit lorsqu’une culture entière parvient à cette décision collective de combattre cet élément désagréable – souvent une occupation étrangère. La décision n’est pas calculée. Elle est engendrée par un long processus dans lequel la conscience de soi, l’affirmation de soi, la tradition, les expériences collectives, les symboles et beaucoup d’autres facteurs interagissent de façon spécifique. Cela peut-être nouveau dans le patrimoine des expériences passées de cette culture, mais c’est essentiellement un processus interne.
C’est presque comme une réaction chimique, mais encore plus complexe car il n’est pas toujours aisé d’en séparer les éléments. Ainsi, ce n’est pas non plus facile à comprendre pleinement et, dans le cas d’une armée d’invasion, pas facile à supprimer. C’est ainsi que j’ai essayé d’expliquer le premier soulèvement palestinien de 1987, que j’ai vécu dans son intégralité à Gaza.
« Il n’est pas facile d’isoler les dates ou les événements spécifiques qui déclenchent les révolutions populaires. Une authentique rébellion collective ne peut pas être rationnalisée par une ligne cohérente de la logique qui passe au-delà du temps et de l’espace ; c’est plutôt un cumul d’expériences qui unit l’individuel au collectif, leur conscient et leur subconscient, leurs relations avec leur entourage immédiat et avec celui qui est plus éloigné, tous entrant en collusion et explosant dans une fureur qui ne peut pas être réprimée. » (My Father Was A Freedom Fighter: Gaza’s Untold Story).
Les occupants étrangers ont tendance à combattre la résistance populaire par plusieurs moyens. L’un d’entre eux consiste en une quantité variée de violence qui vise à désorienter, détruire ou reconstruire une nation selon l’image désirée (voir Naomi Klein, The Shock Doctrine). Une autre stratégie est d’affaiblir les composantes mêmes qui donnent à une culture son identité unique et ses forces intérieures – et désamorcer ainsi la capacité de résistance de la culture. La première requiert la puissance de feu, tandis que la seconde peut être atteinte par des moyens de contrôle plus souples. De nombreuses nations du « tiers monde », qui se targuent de leur souveraineté et de leur indépendance, pourraient en fait se révéler être très soumises à une occupation, mais à cause de leurs cultures fragmentées et dominées – par la mondialisation, par exemple – elles sont dans l’incapacité d’appréhender jusqu’à l’ampleur de leur tragédie et de leur dépendance. D’autres, qui peut-être se savent effectivement occupées, possèdent souvent une culture de résistance qui rend impossible à leurs occupants de parvenir à aucun de leurs objectifs convoités.
24 janvier 2009 : après trois semaines de massacres perpétrés par les forces sionistes, les enfants de Gaza reprennent l’école.
A Gaza, Palestine, tandis que les médias parlent sans fin des roquettes et de la sécurité d’Israël, et débattent de qui serait réellement responsable du maintien des Palestiniens en otages dans la Bande, on ne prête aucune attention aux petits enfants qui vivent sous des tentes près des ruines des maisons qu’ils ont perdues dans la dernière attaque israélienne. Ces gamins participent à la même culture de Résistance dont Gaza est témoin depuis six décennies. Dans leurs cahiers, ils dessinent des combattants avec des fusils, des gosses avec des frondes, des femmes avec des drapeaux, ainsi que des chars et des avions de guerre israéliens menaçants, des tombes parsemées du mot « martyr » et des maisons détruites. Et le mot « victoire » est omniprésent.
Lorsque j’étais en Irak, j’ai été témoin de la version locale de ces dessins d’enfants. Et bien que je n’aie pas encore vu les cahiers des enfants afghans, je peux facilement imaginer leur contenu.

Source : Palestine Chronicle

Traduction : MR pour ISM

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=14214&type=analyse&lesujet=Résistances  

Rappels :

"Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 :

Article 2 - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression".

"Déclaration de 1793 :

Article 35 :

"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs".

Article 33 :

La résistance à l’oppression est la conséquence des autres droits de l’homme". 

" En juin 1792, la référence à l'article 2 de la Déclaration était parfaitement explicite : 'Au nom de la nation qui a les yeux fixés sur cette ville, nous venons vous assurer que le peuple est debout, à la hauteur des circonstances, et prêt à se servir des grands moyens pour venger la majesté nationale outragée.

Ces moyens de rigueur sont justifiés par l'article 2 des Droits de l'homme : résistance à l'oppression' (Archives parlementaires, t. 45, p. 416)".

Cette déclaration a ensuite été modifiée par les contre-révolutionnaires thermidoriens, qui ont notamment supprimé l’article 35 "ouvrage de Robespierre".

"Le 16 messidor (4 juillet 1795), lors du débat sur l'article 2, [Daunou] déclare que la 'commission (des onze) n'a supprimé à l'article 2 de la Déclaration des droits de 1789 que l'énonciation du droit de résistance à l'oppression, qui lui a paru présenter trop de dangers et ouvrir la porte à trop d'abus'. Ce qui avait fondé la légitimité juridique du mouvement révolutionnaire est ainsi devenu intolérable".

Pour les deux citations ci-dessus voir : Sophie Wahnich, La liberté ou la mort. Essai sur la terreur et le terrorisme, Paris, La fabrique, 2003, p.90-1. 

Déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen de 1948

Article 3 : Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.  

"La résistance à l'oppression" comme droit fondamental et "l'insurrection comme le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs" ont disparu ... Parce que trop c'est trop ?

 

Je vous recommande la lecture des trois Déclarations, pour apprécier les différences ; ce n'est pas long.

Pour plus d'informations sur ces escamotages et disparitions, on peut s'adresser à Monsieur S. Hessel, dont on ne manque jamais de rappeler, à chacune des nombreuses fois où on lui donne la parole dans tous les médias de l'idéologie dominante, qu'il a été un co-rédacteur de cette Déclaration.

 Bonnes lectures,



4 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Isabelle : Une attaque nucléaire à l'horizon ?: L'iode de potassium comme protection efficace contre les radiations nucléaires.

L'iode de potassium est un médicament reconnu par les autorités mondiales de la santé pour être une protection efficace contre les radiations nucléaires.

Isabelle

Dimanche 1 Août 2010

L'IODE DE POTASSIUM  
 http://iodepotassium.blog.mongenie.com/  
 MÉCANISME D'ACTION 
 Lors d'une urgence nucléaire accompagnée d'une libération d'iode radioactif dans l'atmosphère, l'iode radioactif est concentré et emmagasiné rapidement et de manière sélective dans la glande thyroïde. Cet état entraîne une exposition de la thyroïde à des rayonnements internes, pouvant causer un risque accru de cancer de la thyroïde et de nodules bénins. L'iode de potassium est un agent de blocage thyroïdien ionique qui agit sur le transport de l'iodure en provenance et à destination de la thyroïde. 
 Lorsque l'iodure de potassium non radioactif, c.-à-d. stable, est prescrit en quantité suffisante et au bon moment, il est possible de prévenir la pénétration d'iode radioactif dans la glande thyroïde. L'iodure de potassium protège uniquement la glande thyroïde contre l'iode radioactif. Il n'exerce aucun effet sur la fixation, par l'organisme, d'autres substances radioactives et n'assure aucune protection contre l'irradiation externe, quelle qu'elle soit.
 L'action d'inhibition de l'iode radioactif absorbé par la thyroïde se manifeste rapidement et est évidente 30 minutes après l'administration orale du médicament. La rapidité d'administration de l'iodure après une exposition à de l'iode radioactif constitue un important facteur d'un blocage intense et satisfaisant de la fixation d'iode. L'effet protecteur est de 97 % lorsque le médicament est administré au moment de l'exposition, mais passe à 85 % et à 50 % si l'iodure de potassium est pris 1 heure et entre 3 et 4 heures après l'exposition.  
 Cet effet protecteur est faible si l'iodure de potassium est pris 6 heures après l'exposition. Mais encore, l'effet protecteur est de 90 % lorsque le médicament est administré 12 heures avant l'exposition, et de 70 % lorsque pris 24 heures avant l'exposition. L'effet inhibiteur d'une dose unique d'iode de potassium sur la thyroïde persiste pendant environ 24 heures. Le risque relatif d'être atteint d'un cancer de la thyroïde à la suite d'une exposition à de l'iode radioactif dépend grandement de l'âge, les enfants plus jeunes étant nettement plus vulnérables que les plus vieux.  
 
 L'absorption par ingestion d'aliments contaminés, particulièrement le lait, débute après le dépôt atmosphérique et son transfert dans la chaîne alimentaire. En l'absence de mesures de prévention, l'ingestion risque de représenter la principale voie d'exposition interne à l'iode radioactif.
Cette exposition risque de se prolonger pendant plus longtemps, de couvrir un plus grand territoire et d'affecter une population plus vaste que l'exposition par inhalation. L'absorption par la peau est une voie de pénétration possible, mais négligeable comparativement à l'inhalation ou l'ingestion.
 
 PRÉCAUTIONS  
 Dans le cas des personnes souffrant de troubles rénaux ainsi que celles qui prennent des médicaments antithyroïdiens, du lithium, du captopril, de l'énalapril, du lisinopril, ou un diurétique d'épargne de potassium, il importe de surveiller la fonction thyroïdienne ou la concentration de potassium dans le sang.
 
 MISES EN GARDE 
 Une administration de doses à répétition doit être évitée chez les femmes enceintes ou qui allaitent, et chez les bébés de moins d'un mois.    
 Les symptômes de réactions allergiques (rares), tels qu'une éruption cutanée aiguë, l'essoufflement, des difficultés respiratoires, des troubles d'élocution ou des difficultés à avaler, le gonflement de certaines parties du visage et du corps, de la fièvre et des douleurs articulaires nécessitent une attention médicale immédiate.   
 L'administration à court terme d'iodure de potassium à raison de doses de blocage thyroïdien ne présente relativement pas de danger, et ce, d'une manière générale, encore plus chez les enfants que chez les adultes. Les risques associés à l'administration d'iode stable englobent la sialoadénite (une inflammation des glandes salivaires, dont aucun cas n'a été signalé en Pologne parmi les utilisateurs après l'accident de Tchernobyl), des troubles gastro-intestinaux, des réactions allergiques et des éruptions cutanées mineures.
 
 INDICATIONS  
 L'iode de potassium se destine à être utilisé dans une situation d'urgence mettant en cause la libération d'iode radioactif dans l'atmosphère. Ce médicament doit être pris en complément d'autres mesures visant à éviter l'exposition à des rayonnements radioactifs, telles que l'évacuation, la protection dans un abri, ainsi que des mesures de contrôle agricoles et alimentaires destinées à limiter la vente et l'ingestion d'aliments contaminés par de l'iode radioactif.
 
 CONTRE-INDICATIONS  
 Toute personne qui présente une certaine sensibilité à l'iode, qui est atteinte d'une maladie thyroïdienne et qui souffre de troubles cardiaques ne devrait pas prendre d'iodure de potassium, de même que toute personne souffrant de dermatite herpétiforme et de vasculite hypocomplémentémique – des troubles extrêmement rares associés à un risque accru d'hypersensibilité à l'iode. Les personnes atteintes d'un goitre multinodulaire, de la maladie de Graves, ou de thyroïdite auto-immune doivent être traitées avecprudence, surtout si la dose est administrée pendant plus de quelques jours. De telles maladies sont courantes chez les adultes, mais relativement rares chez les enfants.
 
 POSOLOGIE ET ADMINISTRATION  
 En règle générale, la décision d'instaurer un traitement à base d'iode sera prise par les autorités en matière de santé publique, selon l'évaluation du degré d'exposition à l'iode radioactif survenue à la suite d'une urgence nucléaire. Les recommandations posologiques qui suivent doivent être interprétées avec une certaine flexibilité afin de permettre une efficacité et une innocuité optimales de la posologie selon les exigences dictées par une situation d'urgence donnée.
 
 ADULTES (FEMMES ENCEINTES) ET ADOLESCENTS (+ de 70kg)  Un comprimé de 130mg.
 
 ENFANTS DE 3 ANS À 12 ANS  ½ de comprimé 
 ENFANTS DE 1 MOIS À 3 ANS    : ¼ de comprimé  
 BÉBÉS DE MOINS DE 1 MOIS : 1/8 de comprimé  
 Chaque comprimé ou partie de comprimé doit être pris avec un grand verre de liquide (250 mL) afin d'aider à réduire les maux d'estomac. Les comprimés ou parties de comprimés peuvent être émiettés et mélangés à de l'eau, du lait, du jus, du bouillon, une boisson gazeuse dégazéifiée, du lait au chocolat à faible teneur en matières grasses, de la confiture ou du lait maternisé. Lorsqu'on mélange à un liquide ou des aliments, s'assurer que la dose entière soit bien ingérée.    
 L'iode de potassium doit être pris avant, pendant, ou aussitôt que possible après l'exposition. L'effet de blocage de la thyroïde d'une dose unique d'iode de potassium persiste pendant environ 24 heures. À l'exception des nouveau-nés et des femmes enceintes ou qui allaitent, on peut prendre une dose d'iode de potassium par jour jusqu'à ce que le risque d'exposition à l'iode radioactif, par inhalation ou par ingestion, se soit dissipé ou selon les directives des autorités en matière de santé publique dans le cas d'une urgence nucléaire.  
 CONDITIONS D'ENTREPOSAGE  
 Entreposer à une température de 20 à 25 ºC (68 ºF). Garder dans un endroit sec, l'emballage d'aluminium intact.  
 DURÉE DE CONSERVATION  
 Au moins 2 ans. Pendant l'entreposage, les comprimés peuvent jaunir légèrement. Cette décoloration n'affectera en rien l'efficacité de l'iodure de potassium.  
 
RÉFÉRENCES  
 • FDA Guidance: Potassium Iodide as a Thyroid Blocking Agent in Radiation Emergencies, Novembre 2001. U.S. Food and Drug Administration, Center for Drug Evaluation and Research (CDER).
 www.fda.gov/cder/guidance/4825fnl
 • WHO Guidelines for Iodine Prophylaxis following Nuclear Accidents, mis à jour en 1999;
www.who.int/environmental_information/Information_resources/documents/iodine/guide.pdf

Isabelle

Dimanche 1 Août 2010 

http://www.alterinfo.net/Une-attaque-nucleaire-a-l-horizon-l-iode-de-potassium_a48649.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

30/07/2010

n° 74 - Journal des Guerres de l'Otan. n° 10- 30-07 - : Début :- OTAN, OSCE, OTSC face à face à Alma-Ata.

n° 74 - Journal des Guerres de l'Otan.  n° 10- 30-07 - : Début :- OTAN, OSCE, OTSC face à face à Alma-Ata.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.


Journal des Guerres de l'Otan.  

n° 74- 30-07

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

 

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Sommaire.

1  Brèves

1-1 Occupation russe de la Géorgie": déclaration infondée de Clinton.

1-2 Géorgie/Ossétie: régler les différends sans ingérence américaine.

1-3 Stéphane : La Géorgie prête à avoir des liens avec une "Russie modernisée.

2 Dossiers

2-1 Dossym Saptaïev : OTAN, OSCE, OTSC face à face à Alma-Ata.

Fin

3 Annexe

3-1 Rick Rozoff: Une Grande Albanie parrainée par l’Occident.

3-2 L’origine des guerres.



1 Brèves

1-1 Occupation russe de la Géorgie": déclaration infondée de Clinton.

La déclaration sur la nécessité de lever "l'occupation russe du territoire géorgien", faite par la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton lundi 5 juillet lors de sa visite à Tbilissi, est sans fondement aucun, a déclaré mercredi le ministère russe des Affaires étrangères.
"Il n'y a sur le territoire de la Géorgie pas un seul militaire russe. Il y a cependant dans la région des contingents militaires russes, mais ils se trouvent sur les territoires d'Abkhazie  et d'Ossétie du Sud qui se sont séparées de la Géorgie à l'issue d'une agression déclenchée par le régime de Mikhaïl Saakachvili", stipule la déclaration de la diplomatie russe.
Le MAE russe rappelle que l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud ont leurs propres autorités législatives, exécutives et judiciaires, formées démocratiquement, ainsi que des partis politiques. En outre, les contingents et les bases militaires russes sont déployés sur les territoires de ces deux républiques sur la base d'accords interétatiques bilatéraux conformément aux normes du droit international.
La diplomatie russe signale que, selon le droit international, l'occupation signifie le séjour provisoire de troupes d'un Etat sur le territoire d'un autre en état de guerre, alors que le pouvoir sur le territoire occupé est exercé par le commandement militaire de l'Etat occupant.
Au cours de sa courte visite à Tbilissi, la chef de la diplomatie US a réitéré l'attachement inébranlable de Washington à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de la Géorgie. Mme Clinton a évoqué l'"occupation" par la Russie des régions géorgiennes rebelles de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie et a exhorté Moscou à respecter l'accord de cessez-le-feu stipulant que les forces russes devaient regagner les positions qu'elles avaient occupées avant le conflit d'août 2008.  
Tbilissi avait lancé en août 2008 une offensive contre l'Ossétie du Sud, l'armée géorgienne ayant détruit Tskhinvali, la capitale, et tué des centaines de civils et des soldats de la paix russes déployés dans cette république autoproclamée. La Russie a opposé une riposte militaire de grande envergure pour contraindre la Géorgie à la paix avant de reconnaître le 26 août l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, autre ancienne autonomie géorgienne.

16:56 07/07/2010

RIA Novosti. David Hizanishvili

7 juillet

RIA Novosti


1-2 Géorgie/Ossétie: régler les différends sans ingérence américaine.

La Géorgie et l'Ossétie du Sud doivent régler leurs différends sans intervention de pays tiers, notamment des Etats-Unis, a déclaré lundi le premier ministre russe Vladimir Poutine commentant les déclarations de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.
C'est l'affaire des deux parties. Il ne faut pas rechercher de solution ailleurs", a annoncé M. Poutine aux journalistes.
Hillary Clinton, en visite à Tbilissi, avait déclaré lundi que les Etats-Unis soutenaient la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Géorgie et attendaient "la levée de l'occupation".
Le 8 août 2008, l'armée géorgienne a lancé une offensive militaire contre l'Ossétie du Sud, détruisant Tskhinvali, la capitale, tuant des centaines de civils ainsi que des soldats de la paix russes déployés dans cette république autoproclamée. La Russie a opposé une riposte militaire de grande envergure destinée à imposer la paix à la Géorgie avant de reconnaître le 26 août l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie. Affirmant avoir été "victime d'une provocation russe", la Géorgie a rompu les relations diplomatiques avec Moscou et décrété les républiques "territoires occupés".

RIA Novosti. Alexei Druzhinin

6 juillet -

http://fr.rian.ru/world/20100706/187017096.html


1-3 Stéphane : La Géorgie prête à avoir des liens avec une "Russie modernisée.

Géorgie est prête à promouvoir des rapports avec une "Russie modernisée", a déclaré le président géorgien Mikhaïl Saakachvili dans un entretien accordé à la télévision locale à l’occasion de la journée de l’indépendance.

"Le temps viendra où la Géorgie forte et modernisée sera une partenaire de choix pour une Russie modernisée", a estimé le président géorgien cité par l’agence News Georgia.

"Tôt ou tard, la Russie s’engagera elle aussi dans la voie de la modernisation. Cela aura lieu bien plus tôt que beaucoup ne le croient", a affirmé le président géorgien.

S’agissant des rapports russo-géorgiens, M.Saakachvili a déclaré que rompre les liens diplomatiques entre les deux pays ne relevait pas de "notre initiative".

Selon lui, Tbilissi n’a pas durci le régime des visas avec la Russie ni n’a pas créé de problèmes aux investisseurs russes en Géorgie.

Dans le même temps M.Saakachvili a affirmé que Moscou "se préparait" pour une guerre contre la Géorgie, en organisant d’abord des blocus énergétique et économique.

D’autre part, a poursuivi M.Saakachvili, "l’idée de la Russie d’isoler (politiquement) la Géorgie était inepte".

"La Géorgie est un joueur de poids, tout le monde le reconnaît", a encore estimé son président, annonçant que le pays bénéficiait d’"un soutien énorme" à tous les échelons aux Etats-Unis.

Stéphane/

armenews
mercredi2 juin 2010,

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=61463



2 Dossiers

2 -1 Dossym Saptaïev : OTAN, OSCE, OTSC face à face à Alma-Ata.

Aujourd’hui s’est ouvert le sommet informel des ministres des Affaires Étrangères de l’OSCE qui doit répondre à deux questions importantes. Premièrement, la rencontre au plus haut avec le nombre maximal de membres participants à cette organisation aura-t-elle lieu ? La chancelière allemande soutiendrait probablement cette idée, sa visite officielle devant avoir lieu immédiatement après le sommet actuel. Notons qu’un autre acteur de la politique européenne, la France, a déjà soutenu l’initiative de Kazakhstan.
Deuxièmement, quelle place devrait occuper l’OSCE en Europe dans la structure contemporaine de sécurité ? Cette seconde question est plus intéressante, compte tenu de la situation délicate de cette organisation dans le cadre de la politique de maintien de sécurité globale et régionale. Les perspectives d’une structure régionale quelconque dépendent de plusieurs facteurs : des objectifs précis et des moyens efficaces pour leur réalisation et un budget stable car en l’absence de financement permanent aucun projet ne peut espérer avoir des perspectives à terme. Autre point important : la capacité de parvenir à un compromis qui rende disponible pour une coopération avec d’autres structures régionales. À l’heure actuelle, l’OSCE a justement l’occasion de le vérifier.
Le fait est que l’une des particularités du sommet informel concerne la première rencontre entre des représentants de sept organisations telles que l’OSCE, l’UE, l’OTAN, le Conseil de l’Europe, la CEI, l’OTSC et l’ICCA chargées des questions de sécurité dans les différentes régions du monde. On pourrait également ajouter l’OCS à cette liste, compte tenu que cette structure régionale renforce son influence en Asie Centrale. Ainsi, l’OSCE pourrait rétablir le contact avec plusieurs organisations de l’espace postsoviétique, malgré la différence des normes d’évaluation du développement politique de nos pays.
Il est surprenant que ce genre de rencontre n’ait encore jamais eu lieu, compte tenu de toutes les menaces à la sécurité, que ce soit les anciens ou les nouveaux conflits régionaux, l’intensification du trafic de stupéfiants et l’instabilité en Afghanistan dont on parle fréquemment lors des réunions internationales à tous les niveaux. Mais pendant que les organisations régionales luttent pour les sphères de leur propre influence, coopérant avec difficulté face à un ennemi commun, ce dernier, qu’il s’agisse du crime organisé ou d’organisations terroristes, a depuis longtemps établi un réseau global de partenariat. Pour cette raison, on parle de plus en plus souvent de criminalité transnationale ou de ce qu’on appelle l’internationale terroriste. Lui résister avec ses moyens chacun de son côté revient à se battre contre un poing avec les doigts en éventail.
D’autre part, dans quelle mesure la coopération pourrait être efficace entre les organisations régionales aussi différentes ? De plus, la concurrence géopolitique et géoéconomique demeure et il est difficile d’imaginer un duo de partenariat entre l’OTSC et l’OTAN. On ignore encore comment se comporteront les organisations régionales en temps de crise, quoi qu’il en soit, parmi les sept organisations citées ci-dessus, seule l’OTAN s’est montrée active contre la crise depuis les Balkans jusqu’en Afghanistan.
En ce qui concerne les thèmes plus sensibles à l’ordre du jour du sommet informel d’Alma-Ata, on parle de trois choses. Premièrement, la situation difficile au Kirghizstan. Notons que les propositions du Kazakhstan d’apporter une aide économique à ce pays ont été faites au sommet de l’ICCA à Istanbul, lors de la rencontre des présidents des pays-membres de l’OCS à Tachkent, ainsi que lors de la session du conseil intergouvernemental de la Communauté économique eurasienne (CEEA) et au sommet des membres de l’Union douanière à Astana. En fait, cet événement a coïncidé avec la première visite officielle au Kazakhstan de Rosa Otounbaïeva qui, après le référendum, a obtenu le statut de président par intérim. Cependant, Rosa Otounbaïeva ne cachait pas compter bénéficier de l’aide du fond anticrise du CEEA où Moscou et Astana sont les principaux donateurs. Or, de toute évidence, le Kazakhstan propose aux autres membres de l’OSCE, ainsi qu’aux autres structures financières internationales, de mettre la main à la poche.
L’Afghanistan demeure le sujet traditionnel mais ni le Kazakhstan ni aucun membre de l’OSCE ne dispose d’influence suffisante dans ce pays pour changer la situation. Pour cette raison, les propositions s’arrêtent principalement au développement économique et humanitaire de l’Afghanistan qui a besoin d’un soutien global.
Un autre thème conflictuel sera probablement étudié dans le cadre du sommet, en l’occurrence le problème du Haut-Karabagh. Bien sûr, en étant président de l’OSCE, le Kazakhstan devrait parler des points sensibles, y compris des conflits territoriaux. Comme on dit, le statut oblige.
Mais il ne faut pas oublier que l’Azerbaïdjan demeure un partenaire du Kazakhstan pour les projets en mer Caspienne, par exemple dans le cadre de Bakou-Tbilissi-Ceyhan, ainsi que membre de l’union du monde turc, à laquelle appartient le Kazakhstan.
D’autre part, l’Arménie fait partie de l’OTSC à titre d’observateur et le Kazakhstan est un membre actif de cette organisation. Ainsi est-il important pour Astana d’être sur plusieurs fronts à la fois sans prendre des mesures qui pourrait se révéler néfastes pour sa politique extérieure multivectorielle. À cet égard, il ne faut certainement pas s’attendre à des mesures décisives de la part du nouveau président de l’OSCE dans le processus des négociations entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. De plus, le rôle des intermédiaires est déjà joué par d’autres pays, y compris par la Russie. Lors de la récente rencontre des présidents arménien, azerbaïdjanais et russe à Saint-Pétersbourg, le thème, parmi tant d’autres, du retour des territoires occupés du Karabagh a été abordé. On sait que la base des négociations entre les deux pays en conflit repose sur les principes de Madrid, adoptés en 2009 par l’Azerbaïdjan et par l’Arménie. Selon Edward Nalbandian, le ministre arménien des Affaires Étrangères, beaucoup de choses dépendent de la reconnaissance par l’Azerbaïdjan de l’existence de la dernière version des principes de Madrid, présentée aux parties lors de la rencontre à Saint-Pétersbourg.
Le travail visant à faire concorder ces principes continuera probablement à Alma-Ata mais il ne faudrait pas compter sur des décisions positives compte tenu de la dernière déclaration fort symptomatique du président azerbaïdjanais Aliev lors de la réunion du cabinet des ministres consacrée au bilan du développement socio-économique au premier semestre 2010, qui a mis l’accent sur le renforcement de la puissance militaire du pays qui pourrait jouer le rôle décisif dans la régularisation du conflit du Haut-Karabagh.
Qu’il soit dit en passant, hormis le conflit Arménie-Azerbaïdjan, il existe aussi des relations compliquées entre Erevan et Ankara. À cet égard, certains médias turcs n’ont pas exclu que les chefs des départements de politique extérieure de l’Arménie et de la Turquie puissent se rencontrer lors du sommet informel des ministres des Affaires Étrangères de l’OSCE à Alma-Ata. Comme il l’a déjà fait par le passé, le Kazakhstan jouera ici le rôle de l’hôte hospitalier, prêt à proposer un lieu supplémentaire propice au dialogue. Quel en sera l’effet sur le résultat final, cela dépend de tous les participants aux négociations.
Ce texte n’engage que la responsabilité de l’auteur.

Dossym Saptaïev

Lundi 19 Juillet 2010

http://fr.rian.ru/


20/06/2010

n° 7 - Géopolitique et stratégie du Yémen - 19-06-2010 :- Fin : - De l’utilisation d’al-Qaeda au Yémen afin de promouvoir les intérêts stratégiques américains.

n° 7  - Géopolitique et stratégie du Yémen - 19-06-2010 :-  Fin  : - De l’utilisation d’al-Qaeda au Yémen afin de promouvoir les intérêts stratégiques américains.



Géopolitique et stratégie du Yémen

           n° 7                                           19-06-2010

  C.De broeder & M.Lemaire



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Sommaire.

 

3 Dossier

3-1 Tourtaux : Les clichés de missiles et de bombes en grappe montrent du doigt le rôle des États-Unis dans une attaque meurtrière au Yémen.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

4-1 Nasser al-Bahri : «Al-Qaida me menace de mort».

5 Annexe

5-1 Hiram Lee : Une directive secrète prépare de nouvelles guerres américaines au Moyen-Orient et en Asie centrale.

5-2 eva R-sistons à l'intolérable : Tout va pour le mieux, dans le meilleur des nouveaux mondes !

5-3 Discours de Joseph Biden au Parlement européen.

 


3 Dossier

3-1 Tourtaux : Les clichés de missiles et de bombes en grappe montrent du doigt le rôle des États-Unis dans une attaque meurtrière au Yémen.

Amnesty International a diffusé des photographies d’un missile de croisière de fabrication américaine qui transportait des bombes à sous-munitions, prises semble-t-il à la suite d’une attaque contre un camp d’entraînement présumé d’Al Qaïda au Yémen qui a tué 41 civils, dont 14 femmes et 21 enfants.

L’attaque du 17 décembre 2009 contre le village d’al Maajala, dans le gouvernorat d’Abyan, dans le sud du Yémen, a fait 55 victimes, dont 14 membres présumés d’Al Qaïda.

« Une frappe militaire de cette nature contre des militants présumés, sans tenter de les arrêter, est pour le moins illégale. Au regard du grand nombre de femmes et d’enfants victimes de cette attaque, il est clair qu’elle était totalement irresponsable, notamment lorsque l’on sait que des bombes à sous-munitions ont probablement été employées », a indiqué Philip Luther, directeur adjoint du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

Une bombe à sous-munitions BLU 97 intacte : le missile BGM-109D Tomahawk en transporterait 166 (plus de détails ci-dessous).

Le gouvernement du Yémen a revendiqué l’entière responsabilité de l’attaque contre al Maajala, dans le district d’al Mahfad, dans le gouvernorat d’Abyan, où Al Qaïda aurait installé un camp d’entraînement.  

Peu après cette frappe, des médias américains ont relayé des déclarations qui émaneraient de sources anonymes au sein du gouvernement des États-Unis, selon lesquelles des missiles de croisière américains avaient été tirés sur ordre du président contre deux sites présumés d’Al Qaïda au Yémen.

« À la lumière des preuves fournies par ces photographies, le gouvernement américain doit dévoiler le rôle qu’il a joué dans l’attaque contre al Maajala et tous les gouvernements impliqués doivent indiquer quelles mesures ils ont prises pour éviter les victimes inutiles », a estimé Philip Luther.

Les photographies permettent d’identifier avec certitude les débris du missile, qui proviendraient de la charge, du milieu et de l’arrière du corps, ainsi que des sections de propulsion d’un missile de croisière terrestre BGM-109D Tomahawk.

Ce type de missile, tiré à partir d’un navire de guerre ou d’un sous-marin, est conçu pour porter une charge de 166 bombes à sous-munitions (petites bombes) qui explosent chacune en plus de 200 fragments d’acier tranchants pouvant causer des blessures dans un rayon de 150 mètres. Une substance incendiaire contenue dans la minibombe disperse également des fragments de zirconium destinés à mettre le feu aux objets inflammables se trouvant à proximité.

Une autre photographie, prise semble-t-il une demi-heure après les autres, montre une sous-munition – qui n’a pas explosé – de type BLU 97 A/B, que transportent les missiles BGM-109D. Il semble que seules les forces américaines détiennent ces missiles et il est peu probable que les forces armées du Yémen soient en mesure d’en utiliser.

Amnesty International a réclamé au Pentagone des informations sur l’implication des forces américaines dans l’attaque d’al Maajala et les précautions prises en vue de limiter les morts et les blessés. Elle n’a pas encore reçu de réponse.

« Amnesty International est vivement préoccupée par les éléments tendant à prouver que des bombes à sous-munitions ont été employées au Yémen, lors même que la plupart des États à travers le monde s’engagent à interdire complètement ces armes, a indiqué Mike Lewis, chercheur sur le contrôle des armes à Amnesty International.

« Les bombes à sous-munitions ont des effets non discriminants et les minibombes qui n’ont pas explosé sont une menace pendant des années pour la vie et les moyens de subsistance des populations. Tous les gouvernements qui en utilisent doivent de toute urgence fournir une aide afin de neutraliser les bombes n’ayant pas explosé. »

Ni les États-Unis ni le Yémen n’ont encore signé la Convention sur les armes à sous-munitions, traité visant à interdire totalement ces armes qui doit entrer en vigueur le 1er août 2010.

La commission parlementaire yéménite qui a enquêté sur l’attaque du 17 décembre 2009 a conclu en février que 41 personnes décrites comme des civils avaient trouvé la mort. Dans son rapport, elle a déclaré qu’à son arrivée sur les lieux à al Maajala, elle avait constaté que « toutes les maisons et ce qu’elles contenaient avaient brûlé ; il ne restait que des traces de meubles ».

Elle a « remarqué des traces de sang des victimes et plusieurs cratères dans le sol dus au bombardement […] ainsi que plusieurs bombes n’ayant pas explosé ». L’un des survivants a raconté à la commission que les membres de sa famille, tués alors qu’ils n’avaient commis aucun crime, dormaient lorsque les missiles ont frappé, dans la matinée du 17 décembre 2009.

Fragment d’un missile de croisière BGM-109D Tomahawk, correspondant probablement au réservoir.

Dans son rapport, la commission parlementaire a recommandé au gouvernement du Yémen d’ouvrir une information judiciaire sur cette attaque et de traduire en justice les responsables présumés de la mort des civils. À la connaissance d’Amnesty International, rien n’a été fait.

La commission a relayé des déclarations des autorités du gouvernorat d’Abyan, selon lesquelles 14 membres présumés d’Al Qaïda avaient péri lors de l’attaque, tout en ajoutant qu’elle n’était pas en mesure d’obtenir des informations le confirmant et que les autorités d’Abyan lui avaient fourni l’identité d’une seule de ces 14 personnes.

Image 1, informations supplémentaires : le missile de croisière BGM-109D Tomahawk aurait transporté des bombes en grappe 166 BLU 97, conçues pour se disperser sur un large périmètre, frappant sans discrimination lorsqu’elles sont employées dans des zones civiles. En outre, beaucoup n’explosent pas lors de l’impact, comme le montre cette photographie, mais un mouvement risque de les déclencher par la suite, ce qui constitue un danger pour les populations pendant des mois voire des années après les attaques.

Source / auteur : jacques.tourtaux

Amnesty international

mis en ligne mercredi 9 juin 2010 par jesusparis

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-yemen-les-cliches-de-missiles-et-de-bombes-en-grappe-montrent-le-role-des-usa-dans-une-attaque-meurtriere-des-missiles-de-croisiere-auraient-ete-tires-sur-ordre-du-president-des-etats-unis-51942788.html



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Nasser al-Bahri : «Al-Qaida me menace de mort».

Nb La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information

En exclusivité suisse, «Le Matin» a contacté au Yémen l’ex-garde du corps d’Oussama ben Laden de 1997 à 2000.

Propos recueillis par Stéphane Berney - le 28 avril 2010, 20h52

Il était l’homme de confiance d’Oussama ben Laden, chef suprême d’Al-Qaida.

De 1997 à 2000, il a veillé sur lui jusqu’à devenir son plus proche garde du corps. Nasser al-Bahri, aujourd’hui âgé de 37 ans, est désormais un repenti. Avec l’aide de Georges Malbrunot, grand reporter pour Le Figaro et ex-otage en Irak (du 20 août au 21 décembre 2004), il publie ce mois-ci un livre aux Editions Michel Lafon. Intitulé «Dans l’ombre de Ben Laden», il raconte l’intimité du chef d’Al-Qaida («Le Matin» du 16 avril).

En exclusivité suisse, «Le Matin» a contacté Nasser al-Bahri chez lui à Sanaa, capitale du Yémen. C’était lundi. Un jour de grande agitation dans la ville puisque l’ambassadeur de Grande-Bretagne, Timothy Torlot, venait d’échapper à un attentat suicide (lire encadré). Au téléphone, malgré les coupures, Nasser al-Bahri évoque son ancien maître, sa vie de repenti et la peur d’être abattu.

On découvre un homme à la voix calme, chaude et profonde. Sur place, au Yémen, «Le Matin» a eu recours aux services de Bashir al-Mohallel pour assurer la traduction de l’arabe au français.

Savez-vous où se trouve Oussama ben Laden, le terroriste le plus recherché du monde?
Non, pas exactement.

Lorsque vous dites «pas exactement», ça signifie que vous en avez une petite idée, non?
Oui, mais je ne le dirai en aucun cas. Car ce ne sont que des suppositions. Et je n’ai pas envie que les Américains se servent de ça pour bombarder des régions où il ne se trouverait pas ou plus.

Si vous saviez précisément où il se trouvait, donneriez-vous l’information aux Américains?
Disons que je ne le communiquerais pas directement, parce que je sais que je serais assassiné dès le lendemain.

Pourquoi Ben Laden ne serait-il pas déjà mort?
Je n’y crois pas. Car les opérations menées en Afghanistan sont à mon avis menées avec la même mentalité qu’à l’époque. C’est très précis, très bien organisé. C’est la marque de Ben Laden.

C’est dur, la vie après Al-Qaida?
C’est difficile, oui. J’ai coupé les ponts, j’ai changé complètement d’entourage et établi de nouveaux contacts.

Avez-vous malgré tout encore des nouvelles de vos anciens camarades d’Al-Qaida?
Non. Mais je reçois des menaces téléphoniques. Ils me disent qu’ils vont me tuer.

Comment faites-vous pour surmonter cette peur au quotidien?
Ça m’inquiète beaucoup. Je prends ces menaces très au sérieux car je peux vous dire que ces gens ne rigolent pas du tout.
S’ils vous téléphonent, c’est qu’ils savent où vous trouver. Comment faites-vous pour leur échapper?
J’ai mis en place des mesures de sécurité personnelle. Mais je ne vous en parlerai évidemment pas.

Comment vivez-vous?
En famille. Avec ma femme, Tayssir, et mes cinq fils, Hadid, Omar, Oussama, Malt et Sasya.

Un de vos garçons porte le même prénom que Ben Laden. Est-ce un hommage?
Non, pas du tout. C’est un prénom qui nous plaisait, c’est tout. C’est Hadid qui est né pendant que je travaillais pour Ben Laden. Ses femmes ont d’ailleurs aidé la mienne à accoucher, comme je le raconte dans le livre.

Quels souvenirs marquants gardez-vous de Ben Laden?
Il se comportait comme un véritable chef religieux. Il y avait des moments difficiles et d’autres agréables. Je me souviens qu’on rigolait souvent et qu’on faisait pas mal de sport. J’ai joué au football avec Ben Laden. Il aimait ça.

Avez-vous participé à des actes terroristes, avez-vous tué des gens?
Non, je ne participais à aucun combat. J’assurais la sécurité personnelle d’Oussama ben Laden.

Vous dites que vous avez failli le tuer une fois, pourquoi?
C’est lui qui m’avait demandé de le faire s’il était pris. Pour qu’il ne tombe pas dans les mains des Américains. C’était une mission. Mais ça n’a pas été nécessaire.

Pourquoi avez-vous quitté Al-Qaida?
Pour plusieurs raisons. Les opérations de 2001 contre les Américains m’ont révolté. Et puis j’ai une famille. Ma femme est tombée malade à l’époque.

J’ai dû quitter Kandahar, en Afghanistan, pour retourner à Sanaa, au Yémen. Pour moi, c’était fini.

Qu’est-ce qui vous a motivé à écrire ce livre?
Mon expérience du combat me permet de conseiller aux gens de ne pas se laisser entraîner dans l’extrémisme du djihad.
Vous avez été emprisonné au Yémen puis libéré en 2002. Georges Malbrunot a été otage en Irak. Durant la préparation du livre, avez-vous échangé vos expériences de captivité?
Oui, on a abordé la question sous l’angle humain, mais hors livre.

Vous avez décliné des propositions d’éditeurs américains et canadiens. Est-ce parce que c’était Georges Malbrunot et son expérience que vous avez plutôt accepté de travailler avec lui?
Oui, ça a joué un rôle. J’ai accepté de travailler avec lui car il est très pro. Il ne va pas aller jouer avec mes idées, il reste très franc. Je serais prêt à travailler avec des éditeurs américains et canadiens, mais il faut trouver la confiance.

Viendrez-vous en Suisse parler de votre parcours?
Je suis prêt à venir en Suisse. Mais je n’ai pas envie d’avoir la même expérience qu’avec la France. Je devais venir et puis les Affaires étrangères m’ont signalé que je n’étais plus le bienvenu au dernier moment. Si je sens un intérêt de la part de la Suisse, je viendrai. Mais je ne souhaite pas faire une demande.
Pouvez-vous imaginer venir vous établir en Europe ou aux Etats-Unis pour fuir les menaces qui pèsent sur vous et votre famille?
Actuellement à Sanaa, je suis formateur dans un centre spécialisé dans les ressources humaines. Je travaille l’après-midi. Mais j’aimerais trouver un meilleur travail pour mieux vivre. Je me bats pour ma famille. C’est ma raison de vivre. Alors même si c’est dur, je préfère vivre au Yémen, quelle que soit la situation.

Stéphane Berney –

le 28 avril 2010, 20h52
Le Matin



5 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Hiram Lee : Une directive secrète prépare de nouvelles guerres américaines au Moyen-Orient et en Asie centrale.

Un article à la une du New York Times de mardi révèle l’existence d’une directive secrète signée par le général David Petraeus, chef du commandement central américain, donnant l’ordre d’accroître les opérations militaires secrètes de par le Moyen-Orient, l’Asie centrale et la Corne de l’Afrique.

Le document de 17 pages intitulé « Joint Unconventional Warfare Task Force Execute Order » fournit en essence à l’armée américaine carte blanche pour mener des actes d’agression contre quasiment n’importe quel pays.

Parue en septembre 2009, cette directive appelle à la création d’un réseau de corps expéditionnaires et d’unités de collecte de renseignement qui vont « pénétrer, perturber, vaincre ou détruire » n’importe quelle cible dans n’importe quel pays désigné par l’armée américaine. Ces forces vont mener des opérations clandestines qui « ne peuvent pas et ne seront pas accomplies » par d’autres moyens militaires.

Une fois entrées dans le pays ciblé, les forces américaines vont aussi « préparer l’environnement » à des attaques militaires de grande envergure. En plus du personnel militaire, dit le Times, la directive de Petraeus recrute « des hommes d’affaire étrangers, des universitaires ou autres » pour des efforts «de vigilance continue sur la situation », soit en d’autres termes pour l’espionnage.

Les Etats-Unis vont cibler des pays considérés comme hostiles ainsi que des pays avec lesquels ils entretiennent des relations amicales.

Parmi les pays cités par le Timescomme cibles potentielles on compte l’Iran, l’Arabie saoudite et la Somalie. Le Times rapporte aussi que le document « semble autoriser des opérations spécifiques en Iran, très probablement pour la collecte du renseignement sur le programme nucléaire du pays ou l’identification de groupes dissidents qui pourraient être utiles pour une offensive militaire à venir. »

Tandis que le gouvernement Obama indique publiquement qu’il va contrer la soi-disant menace nucléaire iranienne en faisant appel à des sanctions plus importantes des Nations Unies et des embargos commerciaux, la directive de Petraeus donne clairement à penser qu’Obama a en tête quelque chose de bien plus sinistre encore. Le Times cite des représentants américains disant que la directive «autorise aussi des missions de reconnaissance qui pourraient ouvrir la voie à de possibles frappes militaires en Iran si les tensions concernant ses ambitions nucléaires s’intensifient. »

On pense déjà que cette directive secrète a constitué le travail préparatoire de l’offensive de l’armée américaine au Yémen qui a débuté en décembre 2009. Des soldats des Forces spéciales américaines avaient pénétré dans ce pays pour entraîner son armée et se joindre à elle pour attaquer Al Qaïda dans la Péninsule arabique que l’on dit être membre affilié d’Al Qaïda au Yémen.

En décembre, le président Obama avait donné l’ordre de frappes aériennes sur des bâtiments abritant soi-disant des militants et qui avaient coûté la vie à des dizaines de civils.

Des navires de l’armée américaine ont aussi envoyé des volées de missiles sur le pays.

Le Times reconnaît avoir accepté de ne pas révéler toutes les informations contenues dans le document de Petraeus, dont le journal dit avoir vu une copie. Citant des « inquiétudes soulevées par un représentant du Commandement central des Etats-Unis quant à la sécurité des troupes, » le journal rapporte qu’il a accepté de supprimer certains détails concernant les déploiements de troupes.

Ainsi, « le journal de référence »politiquement libéral joue son rôle dans la promotion des desseins agressifs de l’armée américaine et le maintien des Américains dans l’ignorance sur les détails les plus cruciaux de ces opérations secrètes. Bien que le Times n’en dise rien, cette directive d’opérations secrètes, qui va au-delà des directives similaires sous le gouvernement Bush, n’aurait pas pu paraître sans l’assentiment du président Obama. Ceci souligne le fait que le gouvernement Obama poursuit et amplifie la politique du militarisme et de la guerre menée sous Bush et se prépare à étendre les actes d’agression militaire américains bien au-delà des confins de l’Irak et de l’Afghanistan.

L’utilisation de forces d’opérations spéciales militaires comme agents du renseignement à travers le Moyen-Orient et l’Asie centrale permet au gouvernement de placer les opérations d’espionnage sous la juridiction du Commandement central des Etats-Unis et du général Petraeus. Contrairement aux activités de l’Agence centrale du renseignement (CIA), les opérations secrètes d’espionnage menées par l’armée ne nécessiteront pas légalement l’assentiment du président ni ne seront soumises au contrôle du Congrès.

Hiram Lee 

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http://comprendrelemonde.fr/monde/amerique/2393-une-directive-secrete-prepare-de-nouvelles-guerres-americaines-au-moyen-orient-et-en-asie-centrale/


5-2 eva R-sistons à l'intolérable : Tout va pour le mieux, dans le meilleur des nouveaux mondes !

Tout va très bien, Mme la Marquise !  

Le monde se porte à merveille. La preuve, c'est qu'on nous le dit dans les Médias.

Elle est pas belle, la vie ?

 Et les Médias sont dignes de confiance, naturellement !

La preuve, nous arrivons en 43 e position en matière de liberté d'information. Il y a pire !

Donc, soyons heureux. De gré ou de force !

Et en Europe, tout va très bien Mme la marquise, comme ailleurs: Les monnaies plongent, les Etats sont surendettés, ils sont même au bord de la faillite. Toutes les protections sautent, et les citoyens perdent leurs emplois, leurs activités, leurs foyers, leurs familles. Tous sdf ? Et alors, c'est la liberté ! A nous le toit du monde ! Le bonheur est dans la rue. Certains lanceront les pavés de la colère ? Le Traité de Lisbonne, imposé aux bonnes gens, a prévu leur cas: Peine de mort pour les émeutiers. Le bonheur est dans le cimetière !

 

Comme je l'ai écrit récemment, en actualisant un peu : Le Pouvoir en Allemagne tangue, l'Anglais est divisé, la Belgique est au bord de la scission, la Grèce est sur le point d'exploser, la France de Sarkozy est contestée, la Pologne est décimée, et le tout est incapable de faire front commun à l'heure des périls, sauf pour s'enchaîner à l'OTAN et donc aux guerres impériales. La boucle est bouclée ! En Europe, tout va très bien Mme la Marquise. Et ailleurs ?

 

Les marées sont noires, le climat se réchauffe et on grelotte comme jamais, les peuples premiers sont chassés de leurs terres par les employés des Compagnies pétrolières, les eaux des rivières sont polluées, et les récalcitrants sont parqués, enfermés, torturés ou exterminés, comme au bon vieux temps des Peaux-Rouges. Le bonheur est dans ce qui reste des forêts tropicales... 

 

Aux Etats-Unis, l'American Way Of Life se résume au document que je viens de voir sur les Chaînes Parlementaires: Les retraités travaillent jusqu'à la mort. Une dame de 93 ans est filmée en train de travailler, le document lui est dédié; elle est morte pendant le tournage, en pleine activité. Le travail ne tue pas, le ridicule, oui. La première valeur moderne, aujourd'hui, c'est le travail (quand il y en a, ce qui est un autre débat).  Cotisez pour votre retraite, bonnes gens, vous ferez la fortune des Caisses de Retraite. Au moins ! Donc, soyons heureux. Au fait, les gangs ne se sont jamais portés aussi bien. Les jeunes peuvent, s'ils préfèrent, s'enrôler pour l'Armée, premier employeur aux USA. On a les emplois que l'on peut ! Vous ne pouvez pas payer les frais d'inscription à l'Université (quelques milliers d'euros ) ? Direction l'Armée. Même chose pour les candidats à l'intégration. C'est le moyen le plus sûr, si vous revenez du champ de bataille, si vous ne devenez pas fou au retour, si vous n'êtes pas handicapé pour toujours. Vous êtes passés au travers des gangs, de l'Armée, des guerres, de l'Hôpital, du cercueil, de l'Asile ? Soyez heureux, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. C'est ce que doivent penser, aussi, tous les Américains qui dorment aujourd'hui à la belle étoile, au mieux dans leur voiture ou sous tente. Le bonheur est dans les prés !  

 

En Inde, les OGM se répandent, progrès oblige. La plus grande démocratie du monde, américaine bien entendu, les impose aux paysans. Ils les goûtent, puisqu'on les y a contraints, et ils se suicident après avoir été ruinés. Tout va pour le mieux, dans le meilleur des mondes possibles ! Anglo-saxon, cela va sans dire.

 

A Gaza, la prison est à ciel ouvert. Oui, à l'air libre, et tout le monde y a droit. De quoi vous plaignez-vous, bonnes gens ? Vous pouvez vous baigner et même pêcher, à condition de ne pas vous éloigner de quelques mètres.  Le bonheur pour tous !  Et vos enfants n'ont pas besoin de billes. Ils jouent à lancer des pierres sur les soldats qui stationnent dans leurs villes, et reçoivent des balles. Et puis, ils n'ont pas besoin de s'amuser à la guerre, elle est partout. La surpopulation ? Pas chez eux, bientôt ! Gaza est le champ d'expérimentation favori des nouvelles armes du peuple élu. Avec à la clef des malformations pour tous les nouveaux nés. L'eau ? Détournée. Et retournée au fournisseur malgré lui polluée, usée. Inutile de construire une maison, une fac, une usine, un aéroport , ils sont aussitôt bombardés. Les enfants jouent dans les ruines, pas besoin de parcs d'attractions. Vous êtes écologiste ou cultivateur ? Regardez les oliveraies ou les champs, ils franchissent la frontière. A moins que les frontières ne franchissent les lois internationales... Vous avez dit flexibilité ? C'est ça, la modernité, sans doute. Votre conjoint fait un voyage à l'étranger ? Adieu le conjoint. La loi du retour est pour le peuple si bien élu. De qui, au fait ? Ah, de Yahvé. Ya bon Yahvé ! Allez, la vie est belle, à Gaza, puisque les Médias ne nous disent pas qu'elle ne l'est pas.

 

En Afrique, les âmes charitables de France, ont partagé leurs réserves de sang contaminé avec les descendants des esclaves.  30 % d'Africains malades du Sida ! Au moins. Ceux qui ne le sont pas sont priés d'accueillir les décharges nucléaires, ou les VIP d'Areva, ou les spécialistes du pillage des ressources. Et de bien les accueillir, s'il vous plaît !  S'ils s'avisent de choisir un Lunumba, pas de quartier ! Et s'ils ne sont pas contents de leur sort, s'ils rêvent de goûter aux bienfaits de l'Occident, voici les requins, le désert ou les camps de transit ou d'internement. Tout est décidément pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles !

 

Les guerres ne sont plus locales, défensives, exceptionnelles, elles deviennent planétaires, préventives, permanentes, nucléaires même, en tous cas avec les armes de destruction massive les plus modernes. On peut même se mettre devant un écran et viser, de chez soi, confortablement installé, les petites créatures humaines. Et nouveauté suprême, les guerres sont silencieuses; pas de publicité, surtout ! Le coup de l'Irak, très médiatisé, très spectaculaire, c'est fini. Le progrès, là encore ! L'American way of life happy.

 

L'Irak ? Oui, un million et demi de morts, sans compter toutes les victimes de l'embargo. Et les blessés, les handicapés, les réfugiés (quatre millions, dit-on)... Le bonheur complet, apporté par les missionnaires anglo-saxons, grands amateurs de liberté, disent-ils, et pourvoyeurs de démocratie devant l'Eternel, chargés par ce Dernier, cela va sans dire, mais en le disant cela va mieux, de répandre le Bien sur la planète, en implantant partout des bases militaires pour permettre aux autochtones de goûter leurs bienfaits, et en bombardant les récalcitrants à leurs Révolutions permettant à chacun d'en voir de toutes les couleurs...

 

Après la Yougoslavie, en Europe même - mais en Europe slave ! - , voici les bombardements en Irak ou en Afghanistan, au Yemen, au Pakistan, au Soudan, etc etc, ils sont partout, ces bons soldats Américains ! Même à Haïti, où ils font de l'aide humanitaire à la pointe des fusils. Pour les remercier, on les reçoit en déroulant des tapis bien rouges. Oui, très rouges... Le rouge est la couleur du bonheur ! Couleur sang, pas couleur pouvoir populaire.  Chavez porte une chemise rouge... pour combien de temps encore ? Au Honduras, le rouge est celui du sang des martyrs. Ils ont osé soutenir leur Président ! Les Américains ont imposé leur vision du bonheur. Allons, tout va pour le mieux dans le monde du Nouvel Ordre, imaginé par les Anglo-Saxons !

 

Encore une marque de leur sollicitude ? Des murs partout. Entre les hommes, entre les groupes religieux, entre les ethnies, entre les riches et les pauvres, entre les militaires et les civils, entre les autochtones et les étrangers... Choisissez votre mur, Msieur-Dame ! Pas de bonheur sans mur. On a célébré la chute du Mur de Berlin ? Celui de l'argent l'a remplacé. Et celui-là est coriace !

 

Allons, bonnes gens, réjouissez-vous ! Les Décideurs, les vrais, pas ceux qu'on met en avant, les vrais, donc, s'amusent à programmer des conflits militaires, des pandémies, des crises, des guerres économiques... Ils ne savent plus quoi inventer pour faire notre bonheur: Les pesticides,  Haarp, le Codex Alimentarius, les boucliers fiscaux ou anti-missiles, etc, etc !  Et le bonheur passe évidemment par la compétition. Citoyens, battons-nous les uns contre les autres ! C'est l'ultime forme de la félicité moderne. Aimons notre prochain à condition qu'il soit terrassé, par terre, et aimons surtout l'argent. L'Argent ! L'Argent-Dieu. Dieu-Mâmon, bien sûr ! C'est la foi d'aujourd'hui. Elle nous promet le bonheur sur terre, et une éternité de délices avec le Bon Dieu... ou le diable. On n'arrête pas le progrès ! 

Réjouissez-vous, bonnes gens. Tout est pour le mieux dans le meilleur des nouveaux mondes. Et décidément, plus que jamais, tout va très bien, Mme la Marquise ! 

 eva R-sistons

Eva R-sistons à la barbarie de cette civilisation 


5-3 Discours de Joseph Biden au Parlement européen.

Ndlr : La publication de l'article doit être vu comme information.

Monsieur le Président, je vous remercie pour cet accueil. Nous avons été enchantés de vous recevoir à Washington et à la Maison-Blanche. Et c’est pour moi un grand honneur et, j’oserais ajouter, un privilège, que de pouvoir m’adresser à une assemblée aussi distinguée. J’ai été membre d’un parlement qui ne comptait au total que 535 membres. Ceci est un honneur encore plus grand.

Je me souviens du discours que le président Reagan a prononcé ici en 1985 et, pour citer un poète irlandais, William Butler Yeats, il disait, au sujet de son Irlande, dans un poème intitulé « Dimanche de Pâques 1916 », « Tout a changé, radicalement changé. Une beauté terrible est née. » Beaucoup a changé depuis 1985, beaucoup a changé et une terrible beauté a vu le jour.

Vous savez combien je suis heureux de me retrouver ici à Bruxelles pour la deuxième fois en ma qualité de vice-président. Vous n’ignorez sans doute pas que certains politiciens et journalistes américains décrivent Washington comme « la capitale du monde libre ». Pourtant, il me semble que cette grande ville-ci, qui a mille ans d’histoire et est la capitale de la Belgique, le domicile de l’Union européenne et le siège de l’OTAN, peut légitimement prétendre à ce titre.

Comme j’ai été législateur pendant plus de 36 ans dans mon parlement, je me sens particulièrement honoré de m’adresser à celui de l’Europe. Le président Obama et moi, nous avons été le premier tandem en 50 ans aux États-Unis à accéder à la Maison-Blanche à partir de notre corps législatif. C’est pourquoi nous arrivons tous deux à nos postes exécutifs pénétrés d’une vive appréciation du travail que vous accomplissez ici, dans le bastion de la démocratie européenne.

Ensemble, en comptant mes anciens collègues du Congrès des États-Unis, vous et moi représentons plus de 800 millions de personnes. Il vaut la peine de s’arrêter un moment pour y penser : deux corps élus qui créent les lois pour près d’un huitième de la population de la planète. C’est réellement remarquable.

À présent, en vertu du traité de Lisbonne, vous avez acquis de nouveaux pouvoirs et la responsabilité plus large qui accompagne cette influence accrue. Et nous nous en félicitons. Nous nous en réjouissons parce que nous, les États-Unis, avons besoin d’alliés et d’alliances solides, pour nous aider à affronter les problèmes du XXIe siècle, dont nombre sont pareils à ceux du siècle dernier, mais dont tant d’autres sont différents.

Je voudrais l’affirmer aussi clairement que possible : le gouvernement Obama-Biden ne nourrit aucun doute quant au besoin d’une Union européenne forte et active. Nous sommes favorables à cette Union qui est essentielle à la prospérité américaine et à la sécurité à long terme. N’ayez pas le moindre doute à ce sujet

Lorsque j’ai présidé la Commission sénatoriale des affaires étrangères pendant toutes ces années, j’ai eu l’occasion de rencontrer beaucoup de législateurs européens membres de leurs assemblées nationales et dont certains sont parmi nous aujourd’hui. C’est dire que j’apprécie, après toutes ces années, je reconnais l’importante étape que cela a représenté de créer le seul et unique parlement multinational au monde élu au suffrage universel. Tant de choses ont changé.

Et je suis heureux que grâce au Dialogue législatif transatlantique, vous ayez construit une solide relation avec le Congrès des États-Unis. J’espère que le bureau que vous avez ouvert à Washington le mois dernier va la renforcer encore davantage.

Mes amis, il y a 65 ans cette semaine, à moins de 200 kilomètres au sud d’ici, les dirigeants nazis signèrent leur capitulation sans condition qui mit fin à la Deuxième Guerre mondiale en Europe.

Le lendemain, des célébrations firent éruption à Times Square et à Piccadilly Circus. Des foules en liesse dansèrent sur les Champs-Élysées et sur les places de villes du monde allié. Ici, à Bruxelles, lors d’un service d’action de grâce, les fidèles chantèrent à l’église les hymnes nationaux de la Grande-Bretagne, de la Belgique et des États-Unis.

Or, en ce jour de joie du 8 mai 1945, ce continent gisait en ruines, par deux fois ravagé par des guerres totales en l’espace de moins de 30 ans. À ce moment-là, l’idée d’une Europe paisible et unie, l’idée d’un Parlement européen eût paru utopique à toute personne vivante.

Et pourtant, par la volonté de vos concitoyens et d’hommes d’État tels que Paul-Henri Spaak, à la mémoire de qui ce grand édifice est dédié, Robert Schuman, Jean Monnet et ses idées visionnaires qui donnèrent naissance à un Parlement et qui lui valurent la Médaille présidentielle de la liberté du président Lyndon Johnson, nous voici aujourd’hui rassemblés en cette chambre. Vous voici rassemblés.

Ce qui avait commencé par un simple contrat entre une demi-douzaine d’États pour créer un marché commun du charbon et de l’acier a grandi pour devenir une grande puissance économique et politique, une communauté vouée à la liberté de pensée, de déplacement et d’entreprise, une Europe qu’un historien a décrite comme moins un lieu géographique qu’une idée.

Je suis ici pour réaffirmer que le président Obama et moi croyons en cette idée, en ce monde et en cette Europe meilleurs qu’elle a déjà contribué à engendrer ; une Europe où tous les États membres bénéficient en négociant des accords commerciaux et en luttant contre la dégradation de l’environnement d’une seule voix unifiée ; une Europe qui renforce les valeurs culturelles et politiques que mon pays partage avec chacun d’entre vous ; une Europe qui est une, libre et en paix. (Applaudissements)

Ainsi que l’a affirmé le président Obama il y a un peu plus d’un an, à Prague, une Europe forte constitue un partenaire fort pour les États-Unis, et nous avons besoin de partenaires forts. C’est pourquoi nous ferons tout notre possible pour seconder cette grande entreprise qui est la vôtre. Car les 65 dernières années ont montré que lorsque les Américains et les Européens consacrent leur énergie à une cause commune, il n’y a pratiquement rien qu’ils ne puissent accomplir.

Ensemble, grâce au Plan Marshall, nous avons reconstruit l’Europe et réalisé peut-être le plus grand investissement de l’histoire de l’humanité. Ensemble, nous avons construit l’alliance sécuritaire la plus durable du monde, l’OTAN, et une force militaire et politique qui a lié l’Amérique et l’Europe et les a rapprochées toujours davantage au cours des décennies.

Ensemble, nous avons établi les relations commerciales les plus importantes de l’histoire du monde, représentant environ 40 % du commerce mondial et contribuant à l’avènement d’une ère sans précédent de prospérité et d’innovation technique. Et ensemble, nous avons apporté des secours humanitaires et de l’espoir à des populations sinistrées dans plus d’endroits que je ne saurais mentionner, des Balkans occidentaux au Congo et à notre travail actuel en Haïti.

Aux sceptiques qui, en dépit de toutes ces réalisations, continuent de s’interroger sur l’état des relations transatlantiques ou sur l’attitude de mon pays envers une Europe unie, ma réponse est la suivante : même si les États-Unis et les pays que vous tous représentez n’étaient pas unis par des valeurs et par l’héritage commun de millions de nos citoyens, dont moi-même, nos intérêts mondiaux suffiraient à eux seuls à nous lier ensemble inexorablement.

Les relations entre mon pays et l’Europe sont aussi fortes et aussi importantes qu’elles ne l’ont jamais été. Ce siècle nouveau a vu surgir de nouveaux défis non moins dangereux que ceux qui les ont précédés au XXe siècle. Ensemble, nous les affrontons, l’un après l’autre. Ils sont ardus. Il y aura des désaccords. Mais nous nous y attaquons ensemble.

Le changement climatique est l’une des menaces les plus graves auxquelles notre planète est confrontée ; les États-Unis et l’Europe œuvrent pour s’assurer que tous les pays, notamment les principales économies, contribuent à une solution mondiale. Nous en avons tous cherché et avons fait un pas majeur en avant à Copenhague. Nous devons maintenant mettre en vigueur les décisions sur les émissions, le financement et la transparence énoncées dans cet accord. Et nous devons aider les pays les plus vulnérables, du nord de l’Arctique aux îles du Pacifique, où se manifestent les signes avant-coureurs de cette crise imminente.

À travers le paysage troublé de l’Afghanistan et du Pakistan, nous cherchons, ensemble, à déstabiliser, démanteler et vaincre Al-Qaïda et les combattants talibans et à entraîner une armée et une force de police afghanes, afin que leur gouvernement puisse un jour protéger son peuple et ne pas constituer une menace pour les pays limitrophes.

Pour renforcer les capacités du gouvernement afghan, les États-Unis, l’Union européenne et ses pays membres ont déployé des ressources financières de même que des ressources civiles.

Certes, la poursuite de ces importantes missions n’a pas toujours été populaire, mais vous savez tous, comme moi, que la situation les exige. En tant que dirigeants, nous avons l’obligation d’expliquer à nos citoyens qu’elles sont nécessaires à notre sécurité mutuelle. Croyez-moi, en tant qu’homme politique qui occupe des postes électifs depuis 38 ans, je comprends que ce ne soit pas facile. Je peux vous assurer que ces missions ne sont pas plus populaires dans mon pays qu’elles ne le sont dans l’un quelconque des vôtres.

C’est pourquoi les États-Unis et l’Europe collaborent étroitement pour empêcher l’Iran de se doter d’armes nucléaires, une éventualité qui mettrait en danger les citoyens et menacerait les pays voisins, dont certains sont nos plus proches alliés.

Ensemble, nous nous sommes embarqués dans la voie sans précédent de la main tendue vers les dirigeants iraniens. (Applaudissements) Et Mesdames et Messieurs, malgré ce que certains sceptiques ont cru, le président était sincère quand il a dit que nous allions tendre la main à toute partie qui serait disposée à desserrer le poing. Et dès l’investiture de ce gouvernement, le président Obama a déclaré que nous étions prêts à fonder notre comportement avec l’Iran sur l’intérêt mutuel et sur le respect mutuel.

De concert avec nos alliés, nous avons clairement indiqué aux dirigeants iraniens qu’ils pourraient commencer à rebâtir la confiance entre eux et la communauté internationale, notamment en accordant l’accès à leurs installations d’enrichissement de l’uranium qu’ils n’avaient pas déclarées dans le passé et en échangeant leur matière fissile pour de l’uranium faiblement enrichi qu’ils pourraient utiliser dans un réacteur de recherche.

Mais comme le monde en a été témoin jusqu’à présent, les dirigeants iraniens ont rejeté nos efforts de bonne foi collectifs et continuent de prendre des actions qui menacent la stabilité régionale.

Permettez-moi de parler sans ambages : le programme nucléaire iranien constitue une infraction à ses obligations énoncées dans le Traité de non-prolifération nucléaire et risque de déclencher une course atomique au Proche-Orient. Ne serait-il pas ironique, maintenant que le Rideau de fer est tombé et que les menaces mutuelles de destruction nucléaire ont diminué entre les superpuissances, qu’une nouvelle course aux armements se déclenche dans certaines des régions les plus instables du monde ? Cela serait une ironie, à mon avis, que nos enfants, nos petits-enfants et nos arrière-petits-enfants ne nous pardonneraient pas d’avoir permis qu’elle se produise.

En outre, les responsables iraniens appuient des organisations terroristes et ce soutien se poursuit sans relâche. Et ils continuent de persécuter sans scrupules ceux de leurs citoyens qui descendent dans la rue pour demander justice, trahissant le devoir de tout gouvernement à l’égard de ses citoyens.

Téhéran doit faire un choix radical : obéir aux règles internationales et se joindre de nouveau à la communauté des pays responsables, ce que nous espérons, ou subir de nouvelles conséquences et un isolement accru.

Confrontés à la menace que pose l’Iran, nous sommes résolus à assurer la sécurité de nos alliés. C’est pourquoi nous avons déployé un programme échelonné et adaptatif de défense antimissile pour dissuader des attaques de missiles contre ce continent et pour défendre ce continent. (Applaudissements)

Et, Mesdames et Messieurs, nous œuvrons de concert aussi dans le cadre de l’OTAN pour nous préparer à toute une gamme de menaces futures à la sécurité, dont la sécurité énergétique et la cybersécurité. Et nous continuons à appuyer la collaboration étroite au niveau de la sécurité entre l’OTAN et les États-Unis.

L’an dernier, les États-Unis et l’Europe ont agi rapidement et de manière décisive quand le monde était en proie à la crise financière la plus grave qu’il ait connue depuis la grande dépression. Ce faisant, nous avons réussi tous ensemble à prévenir les prédictions de certains, à savoir l’effondrement total de l’économie mondiale.

Et aujourd’hui, le président Obama et moi-même suivons de près la crise économique et financière en Grèce et les efforts de l’Union européenne pour la régler. Nous nous félicitons des mesures de soutien que l’Europe envisage en coordination avec le Fonds monétaire international. Et nous appuierons vos efforts, directement et par le biais du FMI, alors que vous irez au secours de la Grèce.

Ces exemples et de nombreux autres que j’aurais pu mentionner montrent pourquoi l’Europe continue d’être non seulement le plus grand partenaire commercial des États-Unis mais aussi notre allié le plus important.

Mesdames et Messieurs, nos prédécesseurs se sont réunis il y a plus de six décennies, cette semaine, pour commencer à bâtir des institutions visant à assurer que les chapitres les plus sombres du XXe siècle ne se répètent plus durant ce siècle-là ou au XXIe siècle. Ces institutions, cette institution, ont été un grand succès. Mais nous devons maintenant porter notre attention sur les défis de ce nouveau siècle que j’ai mentionnés au début. « Le monde a changé, radicalement changé. Une beauté terrible est née. »

La menace la plus dangereuse à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui est celle que constituent pour nos concitoyens les acteurs non étatiques et les extrémistes violents, surtout, à Dieu ne plaise, s’ils venaient à mettre la main sur des

armes de destruction massive.

Ce cancer ne respecte aucune frontière, absolument aucune. Aucun pays, aussi fort ou aussi riche, aussi organisé ou aussi capable soit-il ne peut faire face à cette menace seul. Elle ne peut être contenue que si nous faisons cause commune. Et c’est exactement ce que nous devons faire.

Les nouveaux pouvoirs que vous a conférés le traité de Lisbonne vous donnent un plus grand rôle dans ce combat et vous imposent un plus grand impératif de gouvernance responsable.

Le gouvernement américain et le Parlement s’efforcent, non sans mal, de trouver la meilleure manière de protéger le public sans abandonner les droits fondamentaux sur lesquels sont bâties nos sociétés. Je suis certain que nous devons et pouvons à la fois protéger nos concitoyens et préserver nos libertés.

Depuis notre prise de fonctions l’an dernier, le président Obama et moi avons été guidés par notre Constitution et son impératif, de « former une union plus parfaite ».

À cette fin, un de nos premiers actes officiels a été de mettre fin aux pratiques d’interrogation qui donnaient peu de résultats et qu’en toute conscience nous ne pouvions pas continuer (applaudissements).

Nous avons ordonné la fermeture du centre de détention de Guantanamo qui était devenu un symbole d’injustice et un cri de ralliement pour les terroristes. Et nous apprécions - (applaudissements) - nous apprécions le soutien, aussi difficile qu’il soit - que beaucoup d’entre vous nous avez accordé dans ce domaine.

Nous avons fait cela parce que, comme vous, le président Obama et moi rejetons le faux choix entre la sécurité et nos idéaux. Nous sommes persuadés que la poursuite de nos idéaux nous rend plus forts et que leur abandon compromet nos efforts de lutte contre les extrémistes violents. Car quel est leur objectif ? Leur objectif est de changer ce à quoi nous tenons, de changer la manière dont nous nous comportons.

Huit jours après les attaques du 11 septembre 2001, j’ai déclaré à un groupe de plusieurs milliers d’étudiants de mon pays qu’ils ne pouvaient pas permettre que cette tragédie change notre manière de vivre parce que c’était exactement ce que les terroristes voulaient. Je leur ai aussi dit que dans ce nouveau combat, les États-Unis ne pouvaient pas faire cavalier seul. Ces déclarations concordaient avec le climat de l’époque mais je pense qu’elles se sont avérées justes, et qu’elles ne sont pas moins valables aujourd’hui qu’hier.

Je n’ai pas besoin de vous rappeler la grande tradition européenne de protection de ses citoyens contre l’invasion de leur vie privée par les gouvernements ; elle est fondée sur le respect de la dignité inhérente de tous. Nous appelons cela des droits inaliénables. Nous les avons inscrits dans notre Constitution.

La détermination des États-Unis de protéger la vie privée est profonde, aussi profonde que la vôtre. Le quatrième amendement de la Constitution protège les droits des individus contre les saisies et les perquisitions non motivées par l’État, ce que l’un de nos juristes les plus connus a nommé « le droit d’être laissé en paix ». La Cour suprême des États-Unis clairement indiqué que le droit à la vie privée est un droit fondamental, protégé par la Constitution. Et comme l’Union européenne, elle a caractérisé ce droit comme une question de « dignité » personnelle.

Pour ce qui me concerne, chaque année, pendant 36 ans de ma carrière, j’ai défendu le droit à la vie privée au Sénat américain dans le cadre d’organisations des plus déterminées à préserver les libertés civiles. Et chaque année, moi personnellement et, plus tard, le président Obama avons été choisis comme une des quatre personnalités politiques les plus engagées. Si je vous dis cela ce n’est pas par vanité mais pour souligner l’engagement de notre gouvernement en faveur de la préservation des droits individuels. Changer aujourd’hui reviendrait à renoncer à tout ce que j’ai dit et fait pour mon pays au cours des 37 dernières années.

Lorsque j’ai présidé la Commission judiciaire du Sénat qui est chargée de confirmer les candidats désignés par le président pour servir comme juges, j’ai été régulièrement cité au nombre des avocats les plus ardents des libertés civiles. Et je me suis toujours attaché à déterminer quelle était la position des juges potentiels sur le respect de la vie privé avant de décider ou non de leur nomination.

Mais le président Obama et moi sommes aussi persuadés que le devoir le plus fondamental, le plus prioritaire et le plus solennel d’un gouvernement est de protéger ses citoyens, les citoyens qu’il sert ainsi que les droits qu’ils détiennent.

Le président Obama a déclaré que la sécurité du pays est la première chose à laquelle il pense en se réveillant et la dernière dont il se préoccupe avant d’aller se coucher le soir. Je pense que c’est ainsi que tous les dirigeants envisagent leur rôle.

Mais tout autant que le droit à la vie privée, le droit à la sécurité physique est un droit inaliénable. Et tout gouvernement qui abdique son devoir de garantir la sécurité de ses citoyens viole leurs droits tout autant qu’un gouvernement qui fait taire les dissidents et emprisonne les accusés sans procès.

Alors, Mesdames et Messieurs, alors même que nous siégeons ici aujourd’hui, nos ennemis emploient tous les moyens dont ils disposent pour lancer de nouvelles attaques dévastatrices, comme celles qu’ils ont lancées contre New York, Londres, Madrid et de nombreux autres endroits du monde.

Pour les arrêter, nous devons mobiliser tous les moyens légitimes à notre disposition - forces du maintien de l’ordre, forces militaires, agents du renseignement, moyens technologiques - compatibles avec nos principes, nos lois et nos valeurs. Nous nous battons sur de nombreux fronts, des champs de bataille à l’étranger où servent les hommes et les femmes de nos forces armées aux

laboratoires et bureaux où des professionnels du maintien de l’ordre patients et infatigables mènent des enquêtes sur des réseaux financiers suspects et complexes.

Cette semaine encore, nos agents des douanes et de la protection frontalière - utilisant des informations sur les passagers - ont appréhendé un suspect de la tentative d’attentat à la bombe de Times Square à New York alors qu’il essayait de fuir le pays.

Il est indispensable que nous préservions tous les moyens légaux dont nous disposons pour arrêter de telles attaques.

C’est pour cette raison que nous pensons que le Programme de surveillance du financement du terrorisme est indispensable à notre sécurité ainsi qu’à la vôtre - aussi suffisant que cela puisse paraître venant de moi. Il a permis de recueillir des pistes dans des enquêtes antiterroristes des deux côtés de l’Atlantique - de déjouer des complots et de sauver des vies. Il incorpore des mécanismes de redondance qui garantissent que les informations personnelles sont protégées et ne sont utilisées qu’à des fins de contreterrorisme.

Mais je ne peux vous en vouloir si vous vous en méfiez. Nous comprenons vos inquiétudes. De ce fait, nous œuvrons ensemble à les éliminer et je suis absolument certain que nous réussirons à la fois à utiliser cet outil et à préserver le droit à la vie privée. Il est important que nous le fassions mais il est important que nous le fassions aussi vite que possible.

En tant qu’ancien sénateur, je sais qu’il est difficile de faire des choix difficiles dictés par des problèmes mondiaux tout en respectant les valeurs nationales. Et je soupçonne que vous tous ici présents savez ce dont je parle, à chaque fois que vous devez voter dans le cadre de ce Parlement.

Plus longtemps nous ne nous serons pas mis d’accord sur le programme de surveillance du financement du terrorisme et plus nous risquerons d’être victimes d’une attaque que nous aurions pu empêcher. En tant que dirigeants, nous avons tous la même responsabilité, de faire tout ce que nous pouvons dans les limites de la légalité pour protéger les 800 millions de personnes que nous servons collectivement.

Nous avons déjà été en désaccord et nous le serons encore mais je suis certain que les États-Unis et l’Europe peuvent relever les défis du XXIe siècle comme nous avons relevé ceux du XXe siècle si nous entretenons le dialogue, si nous nous écoutons les uns les autres, et si nous sommes honnêtes les uns avec les autres. (Applaudissements).

Mesdames et Messieurs, Winston Churchill nous a enseigné que « le courage consiste à savoir quand se lever pour prendre la parole mais il consiste aussi à savoir quand s’asseoir et écouter » et, si je n’ai fait que parler cet après-midi, sachez que moi personnellement, mais aussi mon gouvernement et mon président sommes à l’écoute, à l’écoute de nos alliés.

Mesdames et Messieurs, ce n’est pas un hasard si l’Europe a été le but de mon premier déplacement à l’étranger en tant que vice-président, comme elle a été la première destination du président. Ce n’est pas par hasard que nous sommes revenus plusieurs fois depuis. Les États-Unis ont besoin de l’Europe et, avec tout le respect que je vous dois, je vous dis : l’Europe a besoin des États-Unis, nous avons besoin l’un de l’autre plus que jamais (applaudissements).

Alors, je vois dans l’anniversaire de cette semaine une occasion de réaffirmer les liens que nos concitoyens ont forgés il y a longtemps dans les flammes de l’adversité. Maintenant comme alors, à la poursuite de nos idéaux et à la recherche de partenaires, les Européens et les Américains se tournent les uns vers les autres avant de se tourner vers d’autres.

Maintenant comme alors, nous sommes fiers et reconnaissants d’être à vos côtés dans les luttes à venir. Et je déclare encore catégoriquement que le président Obama et Joe Biden soutiennent absolument une Europe unie, libre et ouverte. Nous sommes partisans de tout ce que vous représentez. Nous vous souhaitons bonne route et que Dieu vous bénisse et que Dieu protège nos troupes partout dans le monde. Je vous remercie (applaudissements).

Joseph R. Biden Jr.

6 mai 2010

Joseph R. Biden Jr. : Sénateur démocrate du Delaware (1973-2009). Vice-président des Etats-Unis (depuis 2009)



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


11/06/2010

n° 49 - Journal de PAKISTAN. - 19-05 au 10-06 :-Fin - : Obama et le piège pakistanais...

n° 49 - Journal de PAKISTAN. -  19-05 au 10-06 :-Fin - : Obama et le piège pakistanais...




Journal de PAKISTAN.  

                                                                    n° 49- 19-05 au 10-06

     C.De Broeder & M.Lemaire                                                                                    

 



 a) Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com  

http://no-war.over-blog.com/ 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

1 Politique

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Manola Romalo : Entretien avec Pascual Serrano « La censure est le propre du pouvoir ».

2-2 Frédéric Bobin : Les résistants Taliban du Pakistan menacent les Etats-Unis.

3 Brèves

3-1 Les Américains d'origine pakistanaise sont inquiets.



1 Politique

UE

L'UE veut renforcer ses liens avec le Pakistan(…)

L'Union européenne compte lancer un programme sur cinq ans visant à instaurer un dialogue stratégique avec le Pakistan et à renforcer les échanges commerciaux avec ce pays, ont annoncé vendredi des responsables de l'UE à l'occasion d'un sommet avec le Premier ministre pakistanais.

"C'est particulièrement important pour le Pakistan, dont l'économie fait face à des défis immenses à cause de la guerre contre le terrorisme", soulignent les deux parties dans un communiqué conjoint. Les échanges commerciaux entre l'UE et le Pakistan ont représenté 7 milliards d'euros l'an dernier.

L'UE a également décidé de porter à 75 millions d'euros par an, contre 50 millions actuellement, son aide à la reconstruction pour les zones pakistanaises affectées par la guerre. "L'UE continuera d'aider le Pakistan à créer une économie stable et prospère (...) qui est vitale pour la stabilité de la région", a déclaré à la presse le président du Conseil européen Herman van Rompuy.

Le Premier ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani a rencontré les dirigeants de l'UE vendredi dans le cadre du deuxième sommet en moins d'un an entre les deux parties. Il s'est également entretenu avec le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, et a assisté à une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord, organe politique de l'OTAN.

M. Gilani a déclaré que son pays a fait des sacrifices humains et économiques pour lutter contre le terrorisme. "Le Pakistan est déterminé à gagner contre les forces malfaisantes de l'extrémisme et du terrorisme", a-t-il dit.

Le Pakistan est crucial pour l'effort de guerre de l'OTAN en Afghanistan.

Plus de 80% des ravitaillements des forces américaines et de l'OTAN combattant les talibans en Afghanistan transitent par les routes pakistanaises.

Ces convois sont régulièrement la cible d'attaques de résistants

5/6

 (AP)



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Manola Romalo : Entretien avec Pascual Serrano « La censure est le propre du pouvoir ».

En tant qu`information alternative aux grands médias, le journaliste espagnol Pascual Serrano (Valence, 1964)  fonda en 1996 le journal électronique indépendant « Rebelión ». 

En 2006-2007 il a été assesseur éditorial au canal de télévision alternatif de Caracas, Telesur.. Pascual Serrano écrit pour une dizaine de journaux, tels : « Público », « Diagonal », « Mundo obrero », « El otro país” et “Le Monde Diplomatique”.

Vous démontrez dans vos essais que la fonction principale des grands médias de la presse, de la radio, de la télévision et de l`Internet est de « convaincre l`ensemble des populations de leur adhésion aux idées des classes dominantes ». 

Comment parviennent-ils à obtenir ce consensus de la part du grand public ? 

À cet effet les médias utilisent de nombreuses techniques qui dépendent en particulier de chaque cas et du profil social des récepteurs. Mais où ils ont le plus de succès, c`est dans le fait de nous convaincre que le contenu de leurs informations est neutre, objectif et impartial…Le public croit qu`il a devant soit quelque chose d`aseptique. Le secret consiste à réaliser une  « intentionnalité informative » de telle sorte que le citoyen ne s`en aperçoive pas. L`époque ou on nous faisait ingurgiter d`interminables discours ou des articles d`opinion séducteurs est passé. 

Dans d`autres circonstances, les médias présentent en tant qu`opinion de la majorité des citoyens uniquement l`opinion éditoriale du média respectif. De la même façon, le langage est manipulé pour servir les intérêts des classes dominantes. Des mots et des concepts qui ne doivent plus exister dans l`imaginaire collectif, par exemple celui de « classes sociales »,  disparaissent.

Généralement nous croyons que seules les dictatures censurent les médias. Mais la nouvelle forme de censure emploi des méthodes bien plus subtiles. Quels sont ses principaux mécanismes ?

La censure traditionnelle consistait à interdire que se transmettent les informations ou les opinions qui ne plaisaient pas au pouvoir. Aujourd`hui, au nom de la liberté d`expression,  on diffuse des mensonges et des falsifications avec une totale impunité. De cette façon la vérité termine occultée entre mensonges et trivialités, le résultat est le même qu`avec la censure.  D`autres fois on omet des éléments de contexte o bien des antécédents indispensables pour comprendre un événement controversé, fait qui censure l`événement dans toute sa complexité

Le 26 mars, Wikileaks a dénoncé le plan de la CIA de lancer une campagne en Europe, principalement en France et en Allemagne, ayant comme but d`influencer l`opinion publique en faveur de la guerre d`Afghanistan. (1) Cette information a  été passée sous silence par tous les grand média de ces deux pays. Qui filtre l`information ?

Les grands médias de communication sont uniquement les supports des puissants groupes économiques- Les intérêts, les valeurs et les principes de ces groupes vont servir comme filtres pour choisir ce qui sera publié ou pas.  De la même façon  vont influencer  d`autres lobbys nécessaires, qui ne sont pas forcément des actionnaires. Par exemple : les annonceurs, les entreprises avec lesquelles les médias travaillent, les gouvernements amis, etc. …

Occultant le fait que le gouvernement du Venezuela a pris des mesures pour protéger sa population de la spéculation des entrepreneurs,  l`agence d`État Germany Trade & Invest écrivait dans un rapport, fin janvier 2010: « Le désavantage pour les entrepreneurs est le fait qu`il leur est enlevé le moyen de supra-facturation.»  Ces « désavantages » seraient-ils la cause de la guerre médiatique déchainée par les pays néolibéraux contre le président Hugo Chávez ?

Les gouvernements progressistes d`Amérique Latine sont un défi pour le modèle néolibéral des pays riches. Ils ont démontré qu`ils ont l`appui des masses populaires, qu`ils gagnent à tour de bras les élections, que le peuple défend au-delà des urnes ces gouvernements avec une passion impressionnante, qu`ils ont obtenu des améliorations sociales inimaginables sous les régimes néolibéraux des années `90, que l`état peur (et doit) jouer un rôle important dans l`économie et dans les secteurs stratégiques, que les ressources naturelles doivent être publiques et nationales. Tout cela suppose une perte de terrain pour la progression du néolibéralisme et ne pouvait provoquer qu`une réaction agressive de la part des pouvoirs économique mondiaux.

C`est à travers les médias de communications - aujourd`hui les champs de bataille prioritaires -  que s`obtient l`adhésion de l`opinion publique, condition sine qua non pour imposer les agressions suivantes.

Quels moyens ont les citoyens pour reconnaitre les vraies informations des  mensonges. Quelles références intellectuelles ont-ils comme choix ?

Le journalisme se passe de même qu`en médecine : vous devez avoir confiance dans un média de communication ou bien dans un journaliste de la même manière que vous vous confier à un chirurgien pour qu`il opère votre cœur.

Puisque normalement nous ne pouvons pas aller en  Afghanistan pour vérifier ce qui s`y passe, nous devons avoir confiance en celui qui nous rapporte les faits de ce pays. Le premier pas est de savoir qui est le patron du média de communication, quelle entreprise ou quels intérêts se trouvent derrière. Il pourra  mériter notre confiance uniquement si nous savons qu`il s`agit d`un projet indépendant des groupes d`entrepreneurs. De même, nous devons détecter les analystes et les journalistes honnêtes et rigoureux, spécialisés dans différents thèmes.

Dans mon livre « Désinformation » je fais des propositions en ce sens. D'autre part, nous devons connaitre l`éventail des mouvements sociaux pour pouvoir leur demander conseil. Ils connaissent les sources et manient de précieuses informations que les grands médias ne nous offrent pas.  

Publications récentes de Pascual Serrano :

« Perles, gros mensonges, sottises et tricheries des médias de communication » (2006, 2007, Vol.1 et Vol. 2).

« Médias violents. Mots et images pour la haine et la guerre » (2007).

« Désinformation. Comment les médias occultent le monde » (2009). « Le journalisme est la nouvelle » (avril, 2010).  

1. http://rawstory.com/rs/2010/0326/cia-paper-reveals-strategies-manipulate-european-opinion-afghanistan/

Source: hintergrund

Manola Romalo  

05 Mai

http://michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2731:entretien-avec-pascual-serrano-l-la-censure-est-le-propre-du-pouvoir-r&catid=6:articles&Itemid=11


2-2 Frédéric Bobin : Les résistants Taliban du Pakistan menacent les Etats-Unis.

nb Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs mais doit être vu comme information.

"Son retour nous terrifie." L'éditorial du quotidien The News donnait la mesure, mardi 4 mai, de l'inquiétude suscitée au sein de l'opinion modérée du Pakistan par la confirmation que Hakimullah Mehsud, le chef du Mouvement des résistants Taliban pakistanais (Tehrik-e-taliban Pakistan, ou TTP), est toujours vivant en dépit des rumeurs le donnant pour mort depuis plusieurs semaines.

Les faits Les Etats-Unis en proie à une recrudescence des projets d'attentat

M. Mehsud apparaît en bonne santé dans une vidéo diffusée lundi 3 mai sur Internet dans laquelle il lance des menaces contre les Etats-Unis. "Le temps est proche où nos fedayins vont attaquer les Etats américains dans leurs principales villes", déclare-t-il dans cet enregistrement réalisé le 4 avril - selon le centre de surveillance de sites islamiques SITE -, soit onze semaines après l'attaque d'un drone américain, le 14 janvier, au Sud-Waziristan (nord-ouest du Pakistan), dans laquelle il était censé avoir péri, selon des sources officielles pakistanaises.

Dans ce qui ressemble fort à une opération de propagande concertée, le document "ressuscitant" (selon la formule de The News) Hakimullah Mehsud a été diffusé quelques heures seulement après un enregistrement du même TTP revendiquant l'attentat manqué du 1er mai à Times Square, à New York.

Visible sur You Tube, la vidéo met en scène des images de victimes de drones américains accompagnées par la voix de Qari Hussein Mehsud, un cousin du chef du TTP connu pour être le chef des camps d'entraînement de kamikazes dans les zones tribales pakistanaises. "Cette attaque est une vengeance contre l'ingérence globale et le terrorisme de l'Amérique dans les pays musulmans", annonce ce dernier.

Cette revendication laisse perplexes nombre d'analystes du terrorisme, le TTP ayant déjà, dans le proche passé, revendiqué de manière fantaisiste des actes de violence aux Etats-Unis. Telle la sanglante irruption, en avril 2009, d'un forcené dans un centre pour immigrants à Albany (Etat de New York) qui avait fait quatorze morts. Dans l'attentat manqué de Times Square, une connexion pakistanaise n'est toutefois pas exclue après l'annonce de l'arrestation, lundi en fin de soirée, à l'aéroport international JFK, à New York, d'un Américain d'origine pakistanaise s'apprêtant à quitter les Etats-Unis. Ce suspect aurait acheté, il y a trois semaines, le véhicule qui a été chargé d'explosifs et garé à Times Square.

Vraie ou fausse, la revendication de l'attentat manqué de New York, suivie de la diffusion d'une vidéo mettant en scène Hakimullah Mehsud, illustre les ambitions du TTP, qui cherche à compenser ses récents revers au Pakistan par une campagne d'action psychologique sophistiquée.

Refuge au Nord-Waziristan

Alors qu'il n'avait cessé de gagner du terrain jusqu'au printemps 2009, le TTP est sur la défensive depuis que l'armée pakistanaise s'est résolue - après des années de duplicité - à le bouter hors de ses bastions de Swat et surtout du Sud-Waziristan, sa base historique.

Le TTP a riposté par une campagne meurtrière d'attentats-suicides à travers le Pakistan, prouvant sa capacité à frapper au-delà de ses repaires des zones tribales (frontalières de l'Afghanistan) en liaison avec d'autres groupes djihadistes dont les plus radicaux sont issus du Pendjab sud. Les dirigeants du TTP ont aujourd'hui trouvé refuge au Nord-Waziristan, une zone épargnée par l'offensive de l'armée.

Cette dernière est désormais placée devant un pénible dilemme : doit-elle déclencher une opération au Nord-Waziristan, alors que la zone abrite aussi des groupesrésistants Taliban"amis" des services secrets pakistanais ? Pratiquant une répression discriminée des groupes extrémistes, Islamabad avait jusqu'à présent épargné des organisations comme celles du Pakistanais Hafiz Gul Bahadur ou de l'Afghan Jalaluddine Haqqani, tous deux basés au Nord-Waziristan d'où ils se projetaient vers l'Afghanistan voisin pour y frapper l'OTAN ou les intérêts indiens.

La réapparition d'Hakimullah Mehsud et la reconstitution des forces du TTP dans son nouveau sanctuaire du Nord-Waziristan pourraient contraindre l'armée pakistanaise à une déchirante révision en la forçant à repenser la traditionnelle distinction entre "mauvais" et "bons" talibans.

Frédéric Bobin

LeMonde.fr

05.05.10

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/05/04/les-talibans-du-pakistan-menacent-les-etats-unis_1346329_3216.html



3 Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

3-1 Les Américains d'origine pakistanaise sont inquiets.

Silver Spring — «Les Pakistanais ont peur. Quand ils voient à la télévision qu'on parle d'un terroriste pakistanais à Times Square, ils ont envie de se cacher», dit Zahid Hussain, qui souffre de l'image négative de sa communauté aux États-Unis.
Installé au comptoir d'un restaurant de Silver Spring, dans la banlieue de Washington, M. Hussain passe en revue les messages reçus sur son téléphone portable et constate que son sentiment est partagé par beaucoup de ses compatriotes.
Zahid Hussain, qui a immigré aux États-Unis en 2003 et qui dirige un journal local en langue ourdoue, raconte que ses enfants lui ont même demandé un jour s'ils pouvaient changer de nom de famille à cause de l'image négative de leur pays.
Le sentiment dominant des Américano-pakistanais a longtemps été la fierté, celle d'une communauté prospère. «Si l'on remonte aux années 1960, les Pakistanais ont toujours été tenus en grande estime. On les considérait comme apportant une contribution valable à l'Amérique. Ca s'est détérioré après le 11-Septembre», dit Arshad Qureshi, qui travaille dans la finance et sort d'une mosquée du Maryland où il a fait sa prière. M. Qureshi refuse de critiquer les Américains pour leurs soupçons envers les Pakistanais. «Si l'on cherche les causes, c'est nous qui sommes à blâmer», admet-il.
Pour Ashraf Qazi, président du Council on Pakistan Relations, les Américains sont conscients du fait que seuls quelques individus soupçonnés de terrorisme ont émergé d'une communauté estimée à plus d'un-demi million. Mais il reconnaît que la situation montre que la communauté pakistanaise «doit être plus vigilante».
La situation semblait jusqu'à présent différente aux États-Unis et en Grande-Bretagne, où des attentats ont été commis par des islamistes qui ont grandi sur le sol britannique. Aux États-Unis, les immigrés pakistanais sont arrivés plus récemment et sont plus dispersés. Contrairement à leurs compatriotes installés en Grande-Bretagne, les Pakistanais des Etats-Unis sont très rarement au chômage, car les visas ne sont accordés qu'aux personnes susceptibles d'avoir un emploi.

Agence France-Presse  

7 mai 2010 

http://www.ledevoir.com/international/etats-unis/288497/les-americains-d-origine-pakistanaise-sont-inquiets



Pakistan.

Généralités.

Nom officiel du pays : République islamique du Pakistan.

Création : fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l'Inde depuis sa création en raison, notamment, du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire.

Pays limitrophes : Chine, Inde, Iran, Afghanistan.

Superficie : 803 000 km2.

Nombre d'habitants : 163 902 000 (estimation pour 2007).

Démographie

Population (estimation INED, en millions)

157,9

 

Composition de la population (en %)

Pendjabis (50 %), Sindis (15 %), Pathans (Pachtounes, 15 %), Mohajirs (immigrés d''''Inde au moment de la partition et leurs descendants, 8 %), Baloutches (5 %), autres (7 %).

 

Population urbaine

34 %. Principales villes : Karachi (9,2 millions d''''habitants), Lahore (5 millions), Faisalabad (1,9 million), aggl. Islamabad-Rawalpindi (1,4 million).

 

Densité (hab./km²)

198,4

 

Espérance de vie (années)

62,9

 

Fécondité (nombre moyen d'enfants/femme)

4,27

 

Taux d'alphabétisation (%)

44

 

Croissance démographique annuelle (%)

2,0

Nom des habitants : Pakistanais.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Langues : ourdou et anglais.

Monnaie : roupie pakistanaise.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Arme de destruction massive : le Pakistan dispose de l'arme nucléaire, à l’instar de l’Inde (puissances nucléaires de fait [les cinq autres puissances nucléaires officielles étant la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie]). 

 

Nature de l'État : république à régime parlementaire.

Chef d’État : Asif Ali Zardari (né le 21 juillet 1956 à Nawabshah, Pakistan), élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Veuf de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto (1953-2007).

Chef du gouvernement : Yousaf Raza Gilani (né en 1952 à Karachi, Pakistan).

Constitution : adoptée en 1973. Révisée en avril 1997 et en décembre 2003. La Constitution, suspendue le 15 octobre 1999 suite au coup d''''Etat du général Pervez Musharraf, le 12 octobre 1999. Chef de l''''état-major, Musharraf s''''est proclamé chef de l''''exécutif. Il a créé un Conseil de sécurité nationale (8 personnes), organe exécutif suprême.

En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Parlement islamique (Assemblée nationale, 237 membres élus pour 5 ans au suffrage universel, 20 sièges réservés à des femmes et 10 à des non-musulmans ; et Sénat, 87 membres élus pour 6 ans par les assemblées provinciales) a été dissolu par Musharraf le 15 octobre 1999. Cependant, les partis politiques ont été maintenus

Partis au pouvoir : Ligue musulmane du Pakistan (Pakistan Muslim League, PML-Q), Parti du peuple pakistanais (PPP, social-démocrate).Autres partis : Jamaat-i-Islami (JI, Alliance démocratique islamique, fondamentaliste sunnite).
Muttahida Majlis-e-Amal (MMA, alliance de six partis religieux islamiques, dont le principal parti est le Jamaat-i-Islami).
Muttahida Qaumi Movement (MQM, ex-Mohajir Qaumi Movement, parti des musulmans venus d'Inde lors de la partition, en 1947 ; formation dirigée depuis Londres).

Adhésions supranationales : OMC (Organisation mondiale du commerce), OCI (Organistion de la conférence islamique), IDB (Banque interaméricaine de développement), ADB (Banque pour le développement de l’Asie). . Le pays est composé de 4 Provinces : Pendjab, Sind, Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest (NWFP) et Baloutchistan, chacune dotée d''''une Assemblée. Il existe également 2 Territoires : les Zones tribales (FATA, autonomes, situées dans la NWFP, mais en relation directe avec Islamabad) et le Territoire de la capitale. Le Pakistan administre également une partie du Cachemire, l''''Azad Kashmir, le "Cachemire libre", et les Territoires du Nord. Le Pakistan revendique la région du Cachemire de l''''Etat indien du Jammu-et-Cachemire. En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Pakistan a été réintégré dans le Commonwealth en mai 2004 après cinq ans d'exclusion..

http://www.courrierinternational.com/fiche-pays/pakistan

http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Le%20Pakistan%20:%20un%20pays%20en%20guerre%20et%20en%20faillite./11010250



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19