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05/09/2009

n° 285 - journal de l'afghanistan- 22-08 au 04-09- : suite- :: La coalition débordée sur tous les fronts : Les résistants multiplient les attaques et gagnent du terrain

n° 285 - journal de l'Afghanistan- 22-08 au 04-09- : suite- : La coalition débordée sur tous les fronts : Les résistants multiplient les attaques et gagnent du terrain.


 


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan 

                                       n° 285 - du 22-08 au 04-09

                                      C.De Broeder & M.Lemaire   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans



2 Les forces en présence

 Résistance

14-08

Face à l'Otan et les Usa, combien de résistants ?

«Personne ne peut répondre à cette question, mais ils sont plus nombreux que ce que nous escomptions», s’exclame James Appathurai,

David Kilcullen, un conseiller du général David Petraeus, le chef du commandement central américain, estime qu’il y aurait entre 8 000 et 10 000 «combattants à plein-temps», sur un total de 32 000 à 40 000.

Libération


Troupes d'occupation

27-08

Plus de 100.000 soldats occidentaux sont actuellement déployés dans le pays, dont 63.000 Américains.

http://fr.news.yahoo.com/

 USA

27-08

Plus de 60.000 soldats américains sont actuellement déployés en Afghanistan, un record, dans le cadre de la stratégie du président Barack Obama pour venir à bout de la résistance.

Plus de 30.000 soldats américains ont débarqué en Afghanistan cette année.

http://fr.news.yahoo.com/

 

Les chefs militaires disent manquer de troupes.

Des chefs militaires américains en Afghanistan se sont plaints auprès de l'envoyé spécial des Etats-Unis dans la région, Richard Holbrooke, de manquer de troupes pour accomplir leur mission, c'est ce qu'a rapporté dimanche le New York Times.
 
Holbrooke, l'envoyé spécial des Etats-Unis pour le Pakistan et l'Afghanistan, en visite depuis deux jours en Afghanistan, s'est rendu dans les quatre centres régionaux américains de commandement du pays.
 A cette occasion, les commandants militaires lui ont indiqué que les renforts envoyés par les Etats-Unis avaient prouvé leur utilité dans le sud du pays mais que leur nombre restait insuffisant, rapporte le quotidien.
 Le nombre de militaires américains déployés en Afghanistan atteint désormais 57.000 hommes.

Le quotidien ne précise pas si les dirigeants militaires ont fait état du nombre précis de renforts qu'ils jugent nécessaires.
 Ces déclarations interviennent alors qu'est attendu courant septembre le rapport du nouveau commandant des forces d'occupation américaines en Afghanistan, le général Stanley McChrystal, sur les changements stratégiques et tactiques pour tenter de reprendre la main face au résistants.
 Washington s'attend à ce que le haut gradé réclame d'importants renforts.

Son prédécesseur, le général David McKiernan, avait demandé 10.000 hommes de plus pour 2010, en sus des 21.000 soldats supplémentaires accordés cette année par le président Barack Obama, mais sa requête était restée sans réponse.
24/8

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=100414&language=fr 


Otan-Isaf

14-08

Plus de 90 000 soldats étrangers, sous mandat de l’Otan et au sein de la coalition américaine, sont engagés dans le pays.

Libération


Allemagne

29-08

La ‘participation’ de l'armée allemande au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan en Afghanistan est actuellement limitée à 4.500 hommes par le mandat approuvé par le parlement.

http://www.rtlinfo.be/rtl/news/


Grande Bretagne

30-08

La Grande-Bretagne, qui dispose d'environ 9 150 soldats en Afghanistan.

AP


Turquie

26-08

La Turquie a déployé  730 soldats d'infanterie dans le cadre de l'Isaf, dont elle a assuré à plusieurs reprises le commandement.

La mission des forces turques est Kaboul et ses environs.

AFP



3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

 

Elections présidentielles.

Karzaï doit obtenir plus de 50% des suffrages exprimés le 20 août pour s'épargner un second tour,

26-08 : Karzaï a(urait) onze points d'avance sur Abdullah.

 Hamid Karzaï recueille 43% des voix à l'élection présidentielle en Afghanistan, onze points de plus que son principal rival, l'ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah, après dépouillement de 17% des suffrages exprimés, a annoncé mercredi un membre de la commission électorale indépendante.

Dès la fin de la semaine dernière, les partisans du président sortant et ceux d'Abdullah Abdullah avaient revendiqué la victoire dès le premier tour. L'ancien ministre des Affaires étrangères a ensuite accusé le camp Karzaï de fraudes massives avant et après le scrutin de jeudi.

Le décompte final ne devrait pas être disponible avant le 3 septembre, date à laquelle sont prévus les résultats préliminaires complets.

Les sondages effectués avant le vote donnaient un avantage à Karzaï mais pas une majorité suffisante pour éviter un second tour face à Abdullah, probablement en octobre.

26/8

http://fr.news.yahoo.com/4/20090826/twl-afghanistan-elect...

 

Les résultats de la présidentielle afghane à nouveau retardés…

La publication des résultats de l'élection présidentielle afghane du 20 août a subi un nouveau retard jeudi, ce qui ajoute à la confusion entourant le scrutin malgré la probabilité d'un second tour.

Seuls ont été dépouillés jusqu'ici les suffrages exprimés dans 17% environ des 27.000 bureaux de vote, aussi peut-on encore s'attendre à des changements de tendance notables. Des résultats préliminaires d'ensemble doivent être annoncés le 3 septembre, le décompte final étant attendu deux semaines après.

La Commission électorale indépendante (CEI) a fait savoir que l'on ne dépouillerait jeudi que les bulletins relevant des élections provinciales, qui étaient organisées en même temps que la présidentielle.

En outre, des pannes de logiciels informatiques ralentissent le dépouillement et l'on n'aura pas de vision nette de la situation avant au moins deux jours, a indiqué Zekria Barakzaï, vice-président de la CEI.

"Nous présenterons de nouveaux chiffres et de nouvelles informations samedi", a déclaré Barakzaï à Reuters. Aucun décompte n'aura lieu vendredi, jour de prières chez les musulmans.

Le scrutin présidentiel est un test de taille à la fois pour Hamid Karzaï, au pouvoir depuis huit ans, et pour le président américain Barack Obama, qui a déployé des milliers de soldats en renfort dans le cadre d'une nouvelle stratégie régionale destinée à vaincre les résistant et à stabiliser l'Afghanistan.

Pour éviter un second tour de scrutin en octobre, un candidat à la présidence doit obtenir plus de 50% des voix au premier. Les résultats partiels laissent toutefois prévoir un second tour, déclarent des observateurs électoraux.

27/8

http://fr.news.yahoo.com/

 

Abdullah Abdullah dénonce des fraudes massives dans les élections présidentielles.

Abdullah Abdullah, principal rival d'Hamid Karzaï, reçoit de nombreux échos de la part de certains chefs tribaux, dénonçant une fraude dans les élections présidentielles en Afghanistan.

Jusqu'à maintenant, 790 plaintes pour irrégularité ont été déposées auprès des autorités afghanes.

Après dépouillement de la moitié des bulletins de vote, Hamid Karzaï conserve l'avantage sur son adversaire mais ne dispose pas de la majorité absolue synonyme de victoire dès le premier tour.

Les résultats définitifs sont attendus ce mois-ci avec un possible second tour en octobre.

Abdullah Abdullah, ancien ministre des Affaires étrangères, accuse le gouvernement de Karzai d'avoir bourré massivement les urnes. Il a déposé plusieurs centaines de plaintes.

S'exprimant sur une estrade encadrée de gardes armés, Abdullah Abdullah a promis à ses auditeurs de protéger leurs droits et les a appelés à la retenue. "Mon principal souci aujourd'hui est que je subis beaucoup de pressions de gens pour organiser des manifestations", a-t-il indiqué en marge de la réunion

01-09

http://www.francesoir.fr/etranger/2009/09/01/afghanistan-abdullah-abdullah-veut-retenir-les-manifestations.html

http://www.ledevoir.com/

 

Plus de 2.000 plaintes déposées après l'élection afghane.

 La Commission des réclamations électorales (ECC) annonce avoir reçu plus de 2.000 plaintes de fraudes ou de violations lors de la présidentielle en Afghanistan, dont 270 sont jugées suffisamment graves pour en affecter le résultat.

L'ECC, composée de membres étrangers et afghans désignés en partie par les Nations unies, a expliqué que de nouvelles plaintes lui parvenaient encore. Elle en a déjà reçu 2.207, dont 1.740 depuis le jour du scrutin.

Elle en a classé 984, dont 270 dites de catégorie A, "qui, si elles se révèlent valides, pourraient avoir des effets concrets sur les résultats", précise-t-elle dans un communiqué.

"Les plaintes reçues varient. Elles incluent des allégations de bourrage d'urnes, la mauvaise qualité de l'encre, des intimidations et des accusations contre les responsables des bureaux de vote", ajoute la commission.

29/8

http://fr.news.yahoo.com/4/20090828/twl-afghanistan-elect...

 

Dialogue "musclé" entre Karzaï et l'émissaire de Washington Holbrooke

Le président Karzaï et Richard Holbrooke, émissaire américain pour la région, ont eu des échanges "musclés" portant sur les accusations de fraudes électorales lors du scrutin présidentiel du 20 août, c'est ce qu'a révélé jeudi un responsable du gouvernement américain requérant l'anonymat.
Durant cette rencontre, Holbrooke, qui a également rencontré le rival de Karzai, Abdullah Abdullah, a voulu "affirmer sa confiance dans le processus électoral, dire qu'il fallait être patient et respecter les résultats, quels qu'ils soient", a ajouté ce responsable.

28-08

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=100995&language=fr

28-08

Plus d'une semaine après le scrutin du 20 août, seuls des résultats partiels portant sur 17% des bureaux de vote ont été publiés et l'issue de l'élection demeure très incertaine.

Selon les derniers résultats très partiels de l'élection présidentielle Hamid Karzaï creuserait l'écart face à Abdullah Abdullah.
M. Karzaï rassemblerait 42,3% des votes déclarés valides, contre 33,1% pour M. Abdullah, ancien ministre des Affaires étrangères.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=100995&language=fr

 

Hamid Karzaï bien aidé par les fraudes avérées. Il éviterait ainsi un second tour.

Sans les fraudes, que l’on signale importantes dans le sud et le sud-est du pays, le président sortant Hamid Karzaï serait-il arrivé en tête au premier tour du scrutin des élections de jeudi ?

Oui, semble-t-il.

Selon des résultats encore provisoires, il devance son principal adversaire, Abdullah Abdullah, non seulement dans le sud - le contraire n’était guère imaginable - mais aussi dans des régions qui pouvaient sembler acquises à ce dernier et où il n’était dès lors guère possible de bourrer les urnes. C’est le cas notamment des grandes villes d’Herat (sud-ouest) et de Mazar-i-Sharif (nord-ouest), ou encore de Bamyan, la capitale du Hazaradjat, et peut-être aussi de Kaboul.

Affaibli.

Mais sans les fraudes dans les régions du Sud, Karzaï aurait-il pu s’imposer dès le premier tour, comme il le prétend, et éviter d’avoir à mener une seconde campagne électorale ?

C’est l’enjeu de la bataille actuelle. Avec un mauvais taux de participation - peut-être autour de 30 à 40 % -, il est en effet absolument vital pour le président sortant d’éviter un second tour qui le montrerait encore plus affaibli. Même si sa victoire finale ne fait aucun doute.Le travail de la Fefa (Free and Fair Election Foundation of Afghanistan - la Fondation pour les élections libres et honnêtes) permet de se faire une idée de l’ampleur réelle de la fraude. Cette organisation a déployé 6 968 observateurs afghans, dont 2 488 femmes, dans les 6 200 bureaux de vote ouverts à travers le pays. Selon son président, Nader Nadery, infatigable défenseur des droits de l’homme en Afghanistan, «de multiples irrégularités ont effectivement été commises».

Les observateurs de la Fefa ont ainsi remarqué «des électeurs munis de plusieurs cartes et votant au nom de femmes», des votes de mineurs, et «quelques cas de bourrage des urnes». Voire même «dans certains endroits, des hommes armés qui ont malmené le personnel et tenu eux-mêmes les bureaux de vote». La Fondation souligne que nombre de bureaux sont restés fermés, comme dans l’Oruzgan (sud, la province du mollah Omar), où seulement 6 sites sur 36 ont ouvert. Par ailleurs, 650 bureaux réservés aux femmes ont gardé portes closes, selon Nader Nadery, mais aucun chiffre précis sur l’ampleur des fraudes n’a pu être communiqué. Nadery a ajouté qu’à Kandahar, deux électeurs s’étaient fait couper le doigt - marqué à l’encre indélébile dans les bureaux de vote pour éviter les votes multiples - par des résistants le jour du vote.

«Pas libre». Les femmes ont très peu voté. En moyenne, une pour trois hommes, selon un observateur occidental qui avait la responsabilité de huit bureaux de vote à Kaboul. Largement moins déployée, avec seulement 120 observateurs pour tout le pays, et donc beaucoup moins crédible, la mission d’observation de l’Union européenne a été moins sévère, comme la plupart des alliés internationaux du gouvernement afghan… Son chef, le général Philippe Morillon, a jugé le processus «en général bon et équitable», mais «pas libre» partout, en raison des violences et menaces. Le rapport de la mission relève tout de même de nombreuses irrégularités, notamment sur la constitution des listes électorales, suggérant qu’«il y avait davantage de cartes d’électeurs en circulation que d’électeurs au départ». La Fefa, comme la mission de l’UE, n’a pas ménagé ses critiques envers la commission électorale, accusée d’être à la solde du candidat Karzaï.

24/08/2009 à 06h51

http://www.liberation.fr/monde/

 

La fraude lors du scrutin influence les résultats du vote

La commission chargée d'enquêter sur les éventuelles fraudes survenues lors de l'élection présidentielle du 20 août en Afghanistan a annoncé dimanche avoir reçu 567 plaintes suffisamment graves pour affecter l'issue du scrutin. Au total, plus de 2000 allégations de fraudes, bourrages d'urnes et autres intimidations ont été adressées à la commission, selon un porte-parole.

30.08.

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200002&sid=11144120

 

Les plaintes sérieuses sur la présidentielle afghane ont doublé…

La commission des réclamations électorales (ECC) a annoncé que le nombre de plaintes sérieuses et susceptibles d'affecter le résultat de l'élection présidentielle afghane avait plus que doublé en deux jours.  

L'ECC, composée de membres afghans et étrangers, examine 567 plaintes graves pour fraude ou violation dans le cadre du scrutin, sur un total de 2.493 réclamations reçues, a précisé son porte-parole Ahmad Muslim Khuram.

Vendredi, la commission indépendante dénombrait 270 plaintes de "catégorie A", qui désigne les incidents pouvant influencer le résultat de l'élection.

29/8

http://fr.news.yahoo.com/4/20090830/twl-afghanistan-elect...

 

31-08

Après dépouillement de 35% des bulletins de vote, Hamid Karzaï devance pour le moment son principal adversaire Abdullah Abdullah d'une quinzaine de points (46,2% contre 31,4%). (SWISS TXT)

30.08.

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200002&sid=11144120

02-09

Selon les derniers résultats partiels, Hamid Karzaï ne disposerait pas de la majorité absolue qui lui éviterait un second tour en octobre.

Pour s’en assurer, la Commission des plaintes électorales (ECC) enquête nuit et jour sur plus de 2.500 plaintes déposées après le premier tout de scrutin.

La charge de travail est telle que l’annonce des résultats définitifs, initialement prévue le 17 septembre, pourrait être reportée.

2 septembre

http://www.francesoir.fr/etranger/2009/09/02/afghanistan.html



b) Les occupants 

1) Usa

Obama

B  Barack Obama et sa  «nouvelle stratégie»  

Civils et militaires craignent que l'envoi de renforts épuise l'armée et dresse l'opinion contre la guerre.

Le débat fait rage sur l'Afghanistan à la Maison-Blanche, creusant, à en croire les journaux américains, un fossé dangereux entre les militaires en charge de l'opération et les responsables civils inquiets de l'effritement du soutien de l'opinion publique.

Alors que Stanley McChrystal, commandant en chef des forces américaines et de l'Otan, vient de rendre un rapport confidentiel décrivant la «nouvelle stratégie» qu'il entend employer pour reprendre le contrôle d'une situation de plus en plus favorable aux insurgés résistants, la question clé de la nécessité de nouveaux renforts divise les rangs du pouvoir. «Il y a une tension croissante entre les généraux en quête de nouvelles ressources et une Maison-Blanche hostile à envoyer de nouvelles troupes», résume le Washington Post.

Même si le général McChrystal n'a pas explicitement demandé l'augmentation du contingent américain, il aurait laissé clairement entendre qu'il serait amené à le faire très rapidement. Son insistance sur la nécessité urgente de former une armée et une police afghane capables d'assurer un rôle central dans la bataille plaide pour un renforcement de la présence militaire américaine. Membre d'un groupe d'évaluation de la stratégie américaine en Afghanistan, l'expert Anthony Cordesman parle de la nécessité d'ajouter aux 100 000 hommes de la coalition (dont 63 000 Américains) déjà sur place, «trois à huit brigades de 2 300 à 5 000 hommes cha­cune» pour alléger la pression qui pèse sur les troupes déployées dans le sud.

McChrystal est sur la même longueur d'onde que le général David Petraeus, chef du Commandement central. Ainsi qu'en accord avec l'ambassadeur Eikenberry, chargé de coordonner l'aide civile, qui voudrait doubler les 2,1 milliards de fonds prévus. Mais selon le Post d'hier, le Pentagone s'inquiète de ne pas sentir «un engagement présidentiel à la Bush en faveur de cette guerre».

«Aussi raté que George Bush»

À l'inverse, la perspective d'avoir à gérer politiquement un nouvel envoi de troupes «nourrit une tension croissante à l'intérieur de l'Administration Obama, le vice-président Biden et d'autres officiels se disant de plus en plus anxieux de la réaction de l'opinion améri­caine».

Le conseiller à la Sécurité nationale, James Jones, serait lui aussi plutôt opposé à un nouvel envoi de soldats et aurait demandé personnellement à McChrystal de ne pas en demander. Un conseil que ce dernier s'apprête visiblement à ne pas suivre.

Cette ligne de partage assez classique entre militaires et civils ne serait toutefois pas si claire. Nombre de politiques comprennent que le conflit d'Afghanistan a été, durant de longues années, totalement délaissé au bénéfice de la guerre en Irak. Le président a plaidé à plusieurs reprises pour une action soutenue et un investissement lourd. Mais, à la lumière des récentes élections afghanes, le pouvoir américain se demande aussi si les responsables politiques afghans ne risquent pas, par leurs pratiques de népotisme et de corruption, de faire échouer le volet militaire de la contre-insurrection. Le secrétaire à la Défense, Robert Gates, a déclaré lundi que toute demande de renforts devrait prendre en compte les préoccupations de l'Administration ­Obama, qui craint qu'une force militaire étrangère trop impor­tante ne soit perçue par la popu­lation comme une armée d'occupation.

Un nouvel envoi de troupes aurait notamment des implications sur le rythme du retrait d'Irak, soulignent les experts. Il empêcherait les soldats déployés sur place de prendre des temps de repos plus longs entre deux missions. «C'est un énorme problème», a confié le chef d'état-major Mike McMullen, la semaine dernière, jugeant que les demandes de McChrystal pourraient être refusées.

Sous pression sur le dossier de la réforme de la santé, qui a déjà bousculé la popularité du président cet été, la Maison-Blanche craint qu'une demande d'envoi de troupes supplémentaires n'aiguise les attaques du Congrès où plusieurs voix démocrates ont déjà appelé à définir une date butoir pour le retrait des boys. Le nombre d'Américains ne voyant pas l'intérêt de cette opération atteint plus de 51 %, selon les derniers sondages.

Mais, comme le rappelle Anthony Cordesman, partisan d'un effort sans faille, rester engagé dans un conflit aussi incertain sans mettre tous les moyens nécessaires dans la bataille est «la meilleure manière de perdre la guerre». Si les «éléments très forts qui veulent pousser le président Obama à ignorer cette réalité prennent le dessus, avertit-il, ce dernier deviendra un “président de guerre ” aussi raté que George Bush».

01/09

Le Figaro


Occupation de l'Afghanistan

Sondage : 57 américains sur 100 opposés à la guerre.

Le mois d'août qui vient de s'achever a été le mois le plus meurtrier pour les troupes américaines dans le pays depuis le début du conflit en 2001.

Près de 60 Américains sur 100 sont opposés à la guerre en Afghanistan indique un sondage publié par la chaîne de télévision CNN,

57% des Américains se disent "opposés" à la guerre en Afghanistan contre 54% il y a un mois, 48% au mois de mai et 46% au mois d'avril.

Seuls 42% des personnes interrogées se disent désormais "favorables" à la guerre, un point de plus que le mois dernier (41%), mais moins que les 50% du mois de mai et les 53% du mois d'avril.
En outre, 62% des personnes interrogées estiment que la guerre n'est pas en train d'être gagnée par les Etats-Unis.

Ce chiffre est légèrement inférieur à celui du mois de février 2009 (64%).

Le pourcentage de personnes estimant que les Etats-Unis ne peuvent pas gagner cette guerre a augmenté par rapport au mois de février, passant de 35 à 40%.
Selon ce sondage, 49% des Américains interrogés approuvent encore l'action du président Barack Obama en ce qui concerne l'Afghanistan. Ils étaient 67% en mars.
De manière plus générale, la cote de popularité du président continue de s'effriter, 53% des personnes interrogées approuvant son action, contre 76% début février, peu après sa prise de pouvoir. Ils sont 45% à la désapprouver, alors qu'ils n'étaient que 23% en février.

Source : www.sda-ats.ch - 01.09.2009 23:48

http://www.laliberte.ch/?depeche=48889


Dans les coulisses et au sénat

Gates au secours d'Obama pour défendre une guerre impopulaire

 Le chef du Pentagone, Gates, est intervenu jeudi pour défendre la stratégie du président Barack Obama en Afghanistan et tenter de convaincre l'opinion publique de la nécessité d'une guerre de plus en plus impopulaire.

"Je ne crois pas que cette guerre soit en train de glisser entre les doigts de l'administration" en faisant valoir que l'effort entrepris par le nouveau gouvernement américain avait "à peine commencé".

Obama, qui a déjà autorisé l'envoi de 21.000 soldats américains supplémentaires en Afghanistan, devrait être amené dans les prochaines semaines à se prononcer sur le déploiement de nouveaux renforts, alors que la situation sur le terrain continue de se dégrader.

Août 2009 a ainsi été le mois le plus meurtrier pour l'armée américaine depuis le début de la guerre fin 2001.

Or, selon un sondage publié mardi, près de six Américains sur 10 sont opposés à la guerre en Afghanistan.

"Nous disposons d'un temps limité pour prouver que cette approche fonctionne", a reconnu le secrétaire américain à la Défense.

"Notre pays est en guerre depuis huit ans" et "il n'est pas surprenant que les Américains soient fatigués de voir leurs enfants prendre des risques", a affirmé Gates.

M. Gates a toutefois défendu avec vigueur la stratégie Obama, qui a fait du front afghan une de ses priorités, en affichant pour objectif de "vaincre le réseau Al-Qaïda"(…), implanté dans le Pakistan voisin et alliés aux résistants en Afghanistan.

 03 septembre

http://www.lematin.ch:80/flash-info/monde/afghanistan-gat...


Sur le terrain

Les gardes de l'ambassade américaine à Kaboul sur la sellette.

Les surcharges de travail, la barrière de la langue ou les excès de boisson et autres débordements des gardes de l'ambassade des Etats-Unis en Afghanistan mettent sa sécurité en péril, selon une organisation non gouvernementale américaine.

L'organisation en question, nommé Project on Government Oversight (Pogo), a adressé une lettre à la secrétaire d'Etat Hillary Clinton dans laquelle elle détaille les plaintes au sujet du personnel d'Armorgroup, compagnie chargée de la sécurité de l'ambassade, accompagnée de photos explicites.

"Il s'agit d'accusations graves et nous les traiterons comme telles", a déclaré mardi à la presse Ian Kelly, porte-parole du département d'Etat, précisant que l'inspection générale du ministère avait été saisie.

Le porte-parole s'est refusé à dire si le département d'Etat était satisfait ou non des prestations d'Armogroup, mais a assuré qu'il ferait preuve d'une "tolérance zéro pour les comportements évoqués dans ces documents".

Les photos obtenues par le Pogo montrent des gardes seulement vêtus de strings dansant et urinant autour d'un feu de joie. Des enregistrements vidéo montrent en outre des séances de bizutage tout aussi dévêtues et alcoolisées.

Armorgroup, qui s'est refusé à tout commentaire sur le sujet, emploie 450 gardes affectés à la sécurité de l'ambassade américaine de Kaboul dans le cadre d'un contrat de cinq ans négocié pour 189 millions de dollars.

Environ 150 de ces gardes sont Américains ou de pays anglosaxons.

Les 300 autres sont des "gurkhas" du nord de l'Inde et du Népal, selon le Pogo.

L'ambassade emploie un millier de personnes.

2/9

http://fr.news.yahoo.com/4/20090901/twl-afghanistan-usa-a...


Pays corrompu 

Mises en garde  à Hamid Karzaï

Représentants de l'administration Obama et parlementaires américains ont prévenu sans ménagement le président afghan Hamid Karzaï que la patience des Etats-Unis concernant les accusations de fraudes électorales et de corruption avait des limites. Depuis l'élection présidentielle du 20 août dernier, Karzaï, qui brigue un nouveau mandat, a rencontré à deux reprises l'émissaire de Barack Obama pour l'Afghanistan, Richard Holbrooke. La tension est montée lors d'une des ces deux entrevues lorsque le diplomate a évoqué la possibilité d'un second tour, rapportent des responsables de l'administration américaine.

Des tensions similaires sont apparues lors d'une rencontre entre le président afghan et une délégation de sénateurs américains.

Ces incidents soulignent l'appréhension post-électorale et, plus globalement, la discorde croissante dans les relations entre les Etats-Unis et Karzaï depuis le changement de locataire à la Maison blanche.

L'administration Obama a été particulièrement troublée par l'alliance conclue dans les derniers jours de la campagne par Karzaï avec Abdul Rashid Dostum, général ouzbek soupçonné de crime de guerre. "Aux yeux de nombreuses personnes, il s'est tiré une balle dans le pied", note un observateur occidental au fait des interrogations et réflexions américaines.

"LA DERNIÈRE CHANCE"

Karzaï doit obtenir plus de 50% des suffrages exprimés le 20 août pour s'épargner un second tour, mais les résultats très parcellaires publiés jusque-là montrent que son principal adversaire, son ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah, pourrait réussir son pari et mettre le président sortant en ballottage.

En proclamant la victoire de Karzaï au lendemain du scrutin, alors qu'aucun résultat n'avait encore été diffusé par la commission indépendante des élections, l'équipe de campagne du président sortant n'a rien fait pour apaiser les relations entre Kaboul et Washington.

Lors de leur rencontre, Holbrooke a pressé Karzaï de respecter le processus électoral. Le président afghan, qui a exposé à Washington les risques de violences ethniques que pourrait déclencher un second tour, a réagi avec colère, indique-t-on de même source.

Pour l'administration Obama, des accusations de fraude électorale sont, dans l'immédiat, l'écueil à éviter, de peur de nuire à la légitimité du futur gouvernement afghan.

Il lui faut en outre tenir compte du malaise grandissant de l'opinion publique américaine, qui estime désormais majoritairement que la guerre en Afghanistan ne vaut pas d'être menée.

"C'est la dernière chance", a dit le sénateur Sherrod Brown pour résumer le message que la délégation du Congrès a transmis à Karzaï.

28/8

http://fr.news.yahoo.com/4/20090828/twl-afghanistan-usa-41953f5_1.html

 

Tensions entre Hamid Karzaï et  les Etats-Unis.

Le président sortant Hamid Karzaï a accusé les Etats-Unis d'avoir agi en coulisse pour qu'un second tour ait lieu dans l'élection présidentielle afghane, lors d'une discussion houleuse avec l'émissaire américain Richard Holbrooke, a-t-on appris vendredi auprès de responsables informés de l'incident. Cet accrochage verbal, survenu après le scrutin du 20 août, est un nouveau signe des tensions qui existent entre Washington et Kaboul depuis l'entrée en fonction du président Barack Obama. La nouvelle administration américaine critique notamment la faiblesse de l'action des autorités afghanes actuelles face à la menace des résistants, la corruption et le trafic de drogue.

Selon les responsables ayant requis l'anonymat, M. Karzaï a assuré à son hôte américain qu'il accepterait le verdict des urnes, quel qu'il soit. Il n'a en revanche pas apprécié que M. Holbrooke lui demande s'il accepterait aussi un second tour, au cas où aucun des 36 candidats n'obtiendrait 50% des suffrages.

Le président sortant a alors laissé entendre que Washington favorisait le principe d'un second tour avant même la fin du dépouillement. Il a ajouté qu'il n'accepterait les résultats de la commission électorale que s'ils reflétaient les faits.

Les résultats officiels ne sont attendus qu'en septembre, mais les chiffres provisoires diffusés cette semaine donnent Hamid Karzaï en tête, devant l'ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah et les 34 autres candidats, mais sous la barre des 50%.

L'ambassade des Etats-Unis à Kaboul a confirmé le 21 août que le président Karzaï et M. Holbrooke avait eu entretien consacré à l'élection, mais aucun autre détail n'avait filtré.

"Il n'y a pas eu de cri et personne ne s'est mis en colère", a indiqué Caitlin Hayden, porte-parole de la mission américaine, ajoutant que les deux hommes s'étaient revus quelques jours plus tard. "C'est au corps électoral afghan de déterminer s'il y aura ou non un second tour", a-t-elle fait valoir.

29/8

http://fr.news.yahoo.com/3/20090828/twl-afghanistan-usa-karzai-holbrooke-224d7fb_2.html


Prisons, exactions & torture

L'interrogatoire selon la CIA

Liste des «Techniques d'interrogation améliorées» énumérées dans le  rapport de l'inspecteur général de la CIA, dévoilé lundi. 

-La prise d'attention consiste à prendre le détenu par le collet avec les deux mains et à l'approcher rapidement et de manière contrôlée vers l'interrogateur.

-Durant la technique du mur, le détenu est tiré vers l'avant puis rapidement et fermement repoussé contre le mur afin que ses omoplates le heurtent. Une serviette enroulée est disposée derrière son cou pour éviter que sa tête ne se cogne au mur.

-La prise faciale sert à maintenir immobile la tête du détenu. L'interrogateur place ses paumes ouvertes de chaque côté de la figure du détenu, le bout des doigts loin de ses yeux.

-La claque faciale ou insultante est donnée avec les doigts légèrement écartés. La main de l'interrogateur entre en contact entre le menton et le lobe de l'oreille.

-Dans l'emprisonnement étriqué, le détenu est placé dans un lieu clos, par exemple une boîte petite ou grande, généralement dans le noir. Les emprisonnements dans les espaces les plus petits ne doivent pas dépasser 2 heures et doivent être espacés de 18 heures. On peut placer un insecte non dangereux avec le détenu.

-En position debout, le détenu est placé à 4 ou 5 pieds d'un mur, les pieds écartés à la largeur des épaules. Ses bras sont étendus devant lui et ses doigts s'appuient sur le mur pour soutenir tout son poids. Le détenu ne peut pas changer la position de ses mains ou de ses pieds.

-Les positions de stress consistent par exemple à obliger le détenu à s'asseoir sur le plancher, les jambes complètement étendues devant lui et les bras élevés au-dessus de la tête, ou alors à s'agenouiller sur le plancher tout en se penchant vers l'arrière avec un angle de 45 degrés.

-La privation de sommeil ne peut pas dépasser 11 jours à la fois.

-La torture par l'eau consiste à attacher le détenu à un banc, les pieds surélevés. L'interrogateur place un linge sur la bouche et le nez du détenu et verse de l'eau sur le linge de manière contrôlée. La respiration est restreinte pendant de 20 à 40 secondes, ce qui produit une sensation de noyade et de suffocation.

La Presse

Publié le 25 août 2009

http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/200908/25/01-895522-linterrogatoire-selon-la-cia.php

 

La justice américaine veut rouvrir des cas d’abus commis par la CIA.

Le Département américain de la Justice a recommandé la réouverture de près d’une douzaine d’affaires de mauvais traitements infligés par des employés de la CIA à des détenus soupçonnés de terrorisme.

Le "New York Times" l’a révélé, avant la publication d’un rapport interne de la CIA.

Cette recommandation, en contradiction avec la position de l’administration Bush, a été faite par le bureau d’éthique du département et a été présentée au ministre de la Justice Eric Holder, écrit le "New York Times".

Le journal précise que le département de la Justice doit publier des informations recueillies en 2004 par l’inspecteur général de la CIA et qui n’ont jamais été dévoilées. Lorsque la CIA a soumis pour la première fois les observations de son inspecteur général, il a été jugé qu’aucun des cas ne méritait l’ouverture de poursuites judiciaires.

C’est en prenant ses fonctions qu’Eric Holder a découvert que les allégations mentionnaient des cas de morts de détenus et d’autres cas de torture physique et morale et qu’il a décidé de reconsidérer la position de l’administration, précise le NYT.

"Avec la publication de détails lundi et la recommandation officielle qu’au moins certaines affaires soient rouvertes, il semble maintenant quasiment certain que la désignation d’un procureur et d’autres mesures concrètes vont suivre, posant de nouveaux problèmes substantiels à la CIA", écrit le Times.

La recommandation porte principalement sur les allégations d’abus commis contre des prisonniers dans des centres de détention en Irak et en Afghanistan. Un porte-parole de la CIA, cité par le journal, indique que la recommandation du département de la Justice n’a pas été transmise à l’agence de renseignements

24 août

http://www.armees.com/La-justice-americaine-veut-rouvrir.html