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11/02/2010

n° 41 - dossiers de PAKISTAN. - 09-02 : Début - : Obama invité à mettre fin à la 'dictature militaire' des USA.

n° 41 - dossiers de PAKISTAN. - 09-02 :  Début  - : Obama invité à mettre fin à la 'dictature militaire' des USA.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de PAKISTAN.  

                                                            n° 41 - 09-02

                                      C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier de Pakistan" est  visible  sur mes blogs : 

http://www.blogs.dhnet.be/categories/International.html

http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

Et sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

1 Dossiers

1-1 Obama invité à mettre fin à la 'dictature militaire' des USA.

1-2 Au Pakistan, la secrète américaine orchestrée au-dessus des zones tribales.

1-3 Le silence américain sur les attaques de drones au Pakistan critiqué.

1-4 Washington Correspondante : Les Américains ne sont pas rancuniers.

1-5 Les USA maintiendront une présence au Pakistan.

1-6 Mounir Chafiq : Le droit de résister à l'occupation et à l'agression.

1-7 Aafia Siddiqui jugée coupable d'avoir voulu tué des Américains.

Fin

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

2-1 Rimbus : Sarkozy en rajoute des mégatonnes sur l'Afghanistan.

2-2 L'armée pakistanaise : Se réveiller et sentir le café avant qu'il ne soit trop tard.

2-3 Le Pakistan hostile à des négociations sur le matériel fissile.

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion.

3-1L’Afghanistan et le Pakistan reconnaissent la Ligne Durand comme leur frontière de facto.

3-2 Afghanistan et Pakistan : nouvelle stratégie des USA.

3-3 La nouvelle stratégie en Afghanistan est mise en péril par le Pakistan.

3-4 G. Houbballah : Voila pour lequel ont se bat.

3-5 Jean-Pierre Perrin Quel est le jeu du Pakistan ?



1 Dossiers

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

1-1 Obama invité à mettre fin à la 'dictature militaire' des USA.

Le président Mouammar Kadhafi a invité au cours d'une conférence de presse, dimanche à Addis-Abeba, en marge du 14ème sommet de l'Union africaine, le président américain Barack Obama à "libérer les Etats-Unis de l'étiquette de gendarme du monde".
Déplorant les guerres et autres conflits alimentés par les Etats- Unis dans certaines régions du monde, le leader libyen a exprimé sa volonté de soutenir le président américain Barack Obama dans sa "malchance de gouverner une Amérique qui se débat dans de graves problèmes engendrés par l'ancienne administration républicaine".
Il a estimé que le président Obama, "malgré les projets progressistes qu'il a proposés et son action en vue de libérer l'Amérique de l'étiquette de tuteur et gendarme du monde, a hérité malheureusement de batailles qui n'étaient pas nécessaires ni dans l'intérêt du peuple américain ni du monde".
Kadhafi a qualifié ces batailles d'injustes, de perdues d'avance et d'échecs, en citant la guerre en Irak, en Afghanistan et en Palestine.
"La guerre contre l'Irak et en Afghanistan n'a rien rapporté à l'Amérique et de ce fait, ce sont des guerres perdues depuis leur début. L'Amérique se débat aujourd'hui dans le marécage irakien et elle est égarée dans les montagnes afghanes et n'a réalisé aucun de ses objectifs et cela représente des situations très difficiles héritées par le président Barack Obama", a déclaré le guide Kadhafi, qui a, au cours de ses propos, qualifié Obama de "mon fils" à diverses reprises.
Mouammar Kadhafi a évoqué les objectifs de la stratégie de guerre américaine contre l'Irak et dans la région du Moyen-Orient et affirmé qu'elle visait à contrer la Russie en la cernant par le Sud. "De ce fait, cette stratégie ne diffère guère des objectifs d'Hitler au cours de la Seconde guerre mondiale durant laquelle il a planifié pour encercler l'ancienne Union soviétique à partir du Sud en parallèle avec son blocus à partir du Nord à travers l'avancement par le biais des pays scandinaves", a-t-il ajouté.
Le guide Mouammar Kadhafi a vigoureusement critiqué la politique de deux poids deux mesures des Etats-Unis sur les questions des droits de l'Homme, de la démocratie et des libertés et rappelé, à ce propos, les dérives de l'armée américaine à Guantanamo.
Le leader Kadhafi a enfin formulé l'espoir que le président Obama puisse mettre en œuvre son plan de retrait de l'armée américaine de l'Irak et de l'Afghanistan.

http://www.afriquejet.com/actualites/politique/obama-invite-a-mettre-fin-a-la-'dictature-militaire'-des-usa-2010020243384.html


1-2 Au Pakistan, la guerre secrète américaine orchestrée au-dessus des zones tribales.

Nb - Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

 C'est la face cachée de la guerre en Afghanistan. Depuis l'été 2008, les Etats-Unis mènent une guerre secrète dans les zones tribales du Pakistan, cette enclave pachtoune au relief montagneux étirée le long de la frontière afghane où les résistantss afghans et leurs alliés d'Al-Qaida ont établi des sanctuaires. Cette guerre dans la guerre est conduite sans GI ni véhicules blindés. Elle vient du ciel. Actionnés par la CIA, des drones Predator y lâchent leurs missiles sur des repaires identifiés comme "ennemis", tuant les "terroristes" mais aussi des civils.

Censée frapper la résistance à la "source" - ses bases arrière au Pakistan -, cette campagne de frappes aériennes est une réponse directe à l'essor de l'insurrection des résistants en Afghanistan. Parce qu'elle vise le sol pakistanais, elle met toutefois sous tension une relation entre Washington et Islamabad déjà malaisée.

La première mission eut lieu en 2004, mais l'escalade a vraiment commencé dans les derniers mois de la présidence de George Bush.

Depuis l'arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche, la campagne s'est généralisée au point de s'imposer comme une pièce centrale de la nouvelle stratégie afghane de Washington.

Le nombre de frappes, de 36 en 2008, a grimpé à 53 en 2009 - soit quasiment une par semaine -, selon le décompte établi par le site spécialisé Long War Journal.

Depuis le début de l'année 2010, la courbe s'est envolée.

Au 19 janvier, le bilan était déjà à 11 frappes, soit une tous les deux jours.

Cette récente flambée des raids a une explication : les représailles de la CIA après l'attentat du 30 décembre sur la base de Chapman à Khost, une ville afghane proche de la frontière avec le Pakistan, où sept agents de l'Agence centrale de renseignement avaient péri.

Cette base de Chapman joue un rôle stratégique dans la collecte d'informations sur les cibles potentielles à viser de l'autre côté de la frontière.

Dans son testament, le kamikaze auteur de l'attentat, Abu-Mulal Al-Balawi, un agent double jordanien, avait d'ailleurs justifié son acte comme une "vengeance" après la mort de Baitullah Mehsud, l'ex-chef du Tehrik-i-résistants Pakistan (TTP) - le mouvement des résistantss pakistanais - tué en août 2009 par un missile tiré, semble-t-il, par un drone américain. Depuis, la CIA traque Hakimullah Mehsud, le successeur de Baitullah Mehsud en compagnie duquel Al-Balawi s'était affiché dans sa vidéo testament. C'est vengeance contre vengeance sur fond de drones Predator.

Depuis le début des opérations, l'essentiel des frappes (90 %) a visé le Nord et le Sud du Waziristan, la "microrégion" la plus radicalisée des zones tribales pakistanaises.

Outre des chefs résistants pakistanais (Nek Mohammed, Baitullah Mehsud), une quinzaine de dirigeants d'Al-Qaida ont été tués.

Parmi ces derniers, figure Saleh Al- Somali, le chef du réseau extérieur de l'organisation d'Oussama Ben Laden, tué le 8 décembre.

La liste des victimes compte de nombreux djihadistes étrangers (palestiniens, ouzbeks, philippins...), indication de l'implantation d'Al-Qaida dans la zone.

Forts de ces "succès", les Américains veulent intensifier leur action. Mais l'affaire suscite de vives tensions avec le gouvernement du Pakistan. Ces frappes, qui causent aussi des victimes civiles (en nombre indéterminé), attisent l'antiaméricanisme au Pakistan, où les éléments les plus nationalistes dénoncent la "violation de la souveraineté nationale". Officiellement, les dirigeants pakistanais protestent, mais la vérité est qu'ils acquiescent à ce programme secret dans le cadre de leur coopération militaire avec Washington.

En février 2009, Dianne Feinstein, la présidente du comité de renseignement du Sénat américain, avait créé l'émoi en révélant que les drones américains décollaient d'"une base pakistanaise", plongeant Islamabad dans l'embarras. Selon la presse, cette base serait l'aérodrome militaire de Shamsi, au Balouchistan. S'il y a désaccord entre Islamabad et Washington, c'est plutôt dans le choix des cibles. Les dirigeants pakistanais ne voient aucun inconvénient à ce que les Predator de la CIA visent dans le Sud-Waziristan les bases du Tehrik-i-résistants (TTP), qui s'est retourné contre l'Etat pakistanais lui-même.

Pour le reste, ils sont plus embarrassés. Car les Américains concentrent leur feu sur des groupes voués au combat en Afghanistan - et non au Pakistan - et ayant à ce titre des liens avec le complexe militaire d'Islamabad. Il s'agit, au Nord-Waziristan, du réseau dit "Haqqani" (fondé par le vétéran afghan de la guerre antisoviétique Jalaluddin Haqqani) et du groupe de Gul Bahadur et, au Sud-Waziristan, du groupe du mollah Nazir. Environ 54 % de l'ensemble des frappes les ont visés. La difficulté est que ces groupes ne sont pas considérés comme une menace directe par Islamabad.

Des accords locaux ont même été signés avec Gul Bahadur (qui héberge l'Afghan Jalaludin Haqqani) et le mollah Nazir, consacrés "bons résistants", car ils laissent le Pakistan en paix. Cette connexion illustre l'ambiguïté de l'attitude d'Islamabad, qui n'a pas renoncé à manipuler des groupes résistants sur le théâtre afghan au service de ses intérêts géopolitiques, notamment vis-à-vis de l'Inde.

Les drones américains fragilisent aujourd'hui ce jeu des services secrets pakistanais. Mais là encore, bien des choses se négocient.

Une des requêtes d'Islamabad est de se voir transférer la technologie des drones. Washington pourrait faire des gestes afin d'élargir sa marge de manœuvre dans la pénombre de cette guerre secrète.

26/1

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/01/26/au-pakistan-la-guerre-secrete-americaine-orchestree-au-dessus-des-zones-tribales_1296811_3216.html


1-3 Le silence américain sur les attaques de drones au Pakistan critiqué.

Les États-Unis se servent de drones Predator pour mener leurs raids au Pakistan

Washington est de plus en plus critiqué pour son opacité sur ses attaques de drones visant des résistantss et Al-Qaïda dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, programme géré par la CIA. Alors que les militants résistants accusent ces tirs de missiles de tuer seulement des innocents, certains estiment que les Etats-Unis auraient tout intérêt à faire preuve de plus de transparence.

Le gouvernement pakistanais dénonce ces frappes comme une atteinte à sa souveraineté nationale, mais il est largement admis qu'il les soutient en privé, et fournit des renseignements aux Américains.

Les militants résistants sont les seuls à dénoncer publiquement ces attaques. Ils affirment qu'elles font des centaines de victimes civiles, contribuant à la considérable impopularité au Pakistan de ces frappes qui éliminent cependant parfois des dirigeants extrémistes responsables de la mort de milliers de personnes. Un sondage conduit par Gallup Pakistan pour Al-Jazeera en juillet dernier a rapporté que seulement 9% des Pakistanais soutenaient les frappes.

Une plus grande transparence au sujet de cette politique de frappes ciblées pourrait améliorer l'image de ce programme d'attaques de drones sans pilote géré par la CIA, estiment certains observateurs. Des responsables américains déclarent en privé que les pertes civiles sont souvent beaucoup plus basses que ne le rapportent les médias. Mais cela ne suffit pas à contrer les affirmations des résistantss.

"Le gouvernement américain ne dit même pas quelle est la proportion d'innocents (tués) par rapport aux cibles ", remarque Michael Walzer, un spécialiste de l'éthique de la guerre. "C'est une erreur morale et de relations publiques."

Plusieurs organisations aux Etats-Unis ont tenté de calculer la proportion des civils parmi les plus de 700 personnes tuées dans ces attaques. Faute d'informations officielles, les résultats varient de 10% à 98%...

Les habitants interrogés par l'Associated Press dans le Nord-Waziristan, théâtre d'une majorité des frappes depuis le début du programme en 2004, pensent presque tous que les victimes sont des civils innocents.

Le silence des Etats-Unis soulève aussi des questions sur la conformité de cette politique avec le droit international.

"La principale inquiétude (...) est que l'on ne sait pas sur quels critères on décide dans chaque cas d'appuyer sur la détente ou pas", note Paul Pillar, ancien responsable du contre-terrorisme à la CIA. "Chacune des décisions revient à une condamnation à mort pour une personne et habituellement pour d'autres lorsqu'il y a des dommages collatéraux."

Des organisations comme l'ONU et l'Union américaine des libertés civiles (ACLU) ont pressé le gouvernement américain de dire qui était tué dans ces attaques, mais n'ont pas jusqu'ici obtenu gain de cause.

L'administration américaine refuse même de reconnaître l'existence du programme. Pourtant, des responsables du renseignement révèlent régulièrement les noms de militants de premier plan tués dans les raids, comme le chef des résistantss pakistanais Baitullah Mehsud.

Les interrogations sur la manière dont la CIA choisit ses cibles se sont intensifiées avec la vague de tirs de drones qui a suivi l'attentat ayant tué sept membres de l'agence américaine du renseignement le 30 décembre dans la province afghane de Khost. Des militants basés au Pakistan auraient aidé à préparer cette attaque.

"Quand on a le genre d'attaques (de drones) que l'on a vu au cours des derniers jours en réponse à l'attentat de Khost, les suspicions commencent à monter" sur la volonté de limiter les pertes civiles, note Philip Alston, un enquêteur de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires. "Des informations seraient essentielles pour essayer d'apporter des garanties" sur ce point.

Selon les partisans de Washington, les Etats-Unis gardent le silence pour des raisons opérationnelles et à cause de la nature politiquement sensible des frappes pour Islamabad. Roger Cressey, un ancien responsable du contre-terrorisme dans les administrations Bush et Clinton, affirme pour sa part que la décision de tirer un missile répond à une procédure "très sérieuse et méthodique" de la CIA.

M. Cressey juge toutefois négativement le silence du Washington, qui laisse le champ libre aux affirmations des résistants. "La nature a horreur du vide, et si le vide est rempli par ce que les résistantss disent (...) alors cela influence une population qui est de plus en plus essentielle" pour le succès des Etats-Unis dans la région, juge-t-il

4/2.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100204/twl-pakistan-usa-drones-224d7fb_2.html 


1-4 Washington Correspondante : Les Américains ne sont pas rancuniers.

Prenez John Yoo. C’est lui qui a rédigé, en 2002, certains des fameux « mémorandums sur la torture » qui ont permis au président George Bush et au vice-président Dick Cheney de justifier la détention secrète et la torture des suspects de terrorisme.

A l’époque, il était membre du bureau des conseillers juridiques du ministère de la justice. Il a théorisé que la « guerre contre le terrorisme » échappait à l’application des Conventions de Genève. Se terre-t-il dans quelque obscur bureau où il médite sur sa définition de la torture : une souffrance « comparable à celle qui accompagne une blessure sérieuse, telle que la mort ou la défaillance d’un organe  » ?
Pas le moins du monde. M. Yoo est la coqueluche de Washington, où il présente son dernier livre, Crisis and Command (ed. Kaplan), une histoire du pouvoir exécutif de George Washington à George Bush. Même John Stewart l’a invité à son émission satirique. « Pour une fois, j’ai fait quelque chose qui a intéressé mes étudiants », ironise-t-il. Après son départ de la Maison Blanche, M. Yoo a été réintégré à Berkeley, où il enseigne le droit. « La République populaire de Berkeley », aime-t-il à dire d’un campus qui est parmi les plus à gauche du pays.

Le livre de John Yoo est une justification des pouvoirs extraordinaires qu’est en droit de s’arroger le président des Etats-Unis en cas de crise, affirme-t-il, bien que la Constitution lui impose d’en référer au Congrès. De George Washington (qui a eu recours aux tribunaux militaires) à Abraham Lincoln (qui a suspendu l’habeas corpus pendant la guerre civile et envoyé des troupes dans le Sud sans consulter le Congrès), l’histoire des Etats-Unis montre que l’une des branches du pouvoir doit prendre le pas sur les autres quand l’heure est grave, expose-t-il.

George Bush, autrement dit, n’a fait que son devoir lorsqu’il a autorisé le waterboarding (simulacre de noyade) ou caché au Congrès que l’Agence de sécurité nationale (NSA) écoutait les communications des Américains avec l’étranger… « Les grands présidents sont ceux qui, en temps de crise, ont répondu en exploitant l’étendue de leurs pouvoirs, expliquait-il récemment devant l’American Enterprise Institute, le cercle de réflexion des néoconservateurs. Les présidents médiocres sont ceux qui se sont d’abord tournés vers les autres branches du gouvernement pour agir. »

M. Yoo est moins déçu qu’il ne l’aurait pensé par Barack Obama. « J’ai été encouragé par l’envoi de renforts en Afghanistan ou le discours d’Oslo. » Mais il déplore les rechutes du président démocrate, comme la décision de poursuivre devant des tribunaux civils Khaled Cheikh Mohammed, l’organisateur des attentats du 11-Septembre, ou Omar Farouk Abdulmutallab, le jeune Nigérian qui a tenté de faire sauter un avion le 25 décembre 2009. Signe, selon lui, qu’ »Obama a peur d’exercer à plein ses pouvoirs de commandant en chef et préfère en référer aux tribunaux ».

Avec l’élection de M. Obama, partisan de privilégier le retour de la lutte antiterroriste dans le giron de la justice, le débat sur la « guerre » semblait être dépassé. La tentative d’attentat contre le vol Amsterdam-Detroit l’a furieusement relancé.

Guerre ou pas guerre ?

Aux yeux des républicains, les démocrates font preuve d’hypocrisie. Exemple : les drones Predator, dont M. Obama fait plus grand usage que son prédécesseur au Pakistan. Si ce n’est pas le signe d’une guerre, ironise M. Yoo : « En temps normal, personne n’est censé tirer sur les autres avec des missiles. »

Lorsque M. Obama a ostensiblement utilisé le mot « guerre » dans son intervention sur la tentative d’attentat, le 6 janvier, les républicains ont eu l’impression qu’il se joignait à leur club. « Il a enfin franchi le pas et utilisé le mot « guerre »", s’est félicité l’ancien maire de New York Rudy Giuliani. Il est arrivé à Janet Napolitano, la responsable de la sécurité intérieure, d’utiliser l’expression de « désastre causé par l’homme « . Aujourd’hui, M. Obama et ses collaborateurs emploient le terme de guerre. Mais ils précisent qu’ »Al-Qaida » est l’ennemi.

Pour les républicains, le président a évolué sur la sécurité nationale. « Lentement, souvent à son corps défendant, il a évolué du paradigme de maintien de l’ordre à celui de guerre », constate Roger Pilon, du Cato Institute, un cercle de réflexion de droite. Certains relèvent les détails qui les arrangent et leur font penser que M. Obama cultive les ambiguïtés. « Quand il a été interrogé sur les techniques d’interrogatoire renforcé, il n’a pas prononcé d’exclusion définitive, dit Terry Eastman, du magazine Weekly Standard. Il a dit qu’il n’avait pas vu de circonstances dans lesquelles elles pourraient s’appliquer. »

Le 22 janvier 2009, Barack Obama avait promis de fermer Guantanamo en un an. Jeudi, après le départ de deux Algériens vers leur pays, il restait 195 détenus. Il y a un mois, la Cour suprême a refusé de se saisir de la plainte de quatre anciens détenus de « Gitmo » contre les mauvais traitements subis. L’avocat de l’administration Obama a adopté la même ligne que le gouvernement Bush, recommandant à la Cour de ne pas se saisir du dossier. Motif : il n’était pas « clairement établi », entre 2002 et 2004, que les traitements subis étaient illégaux, compte tenu de la définition de la torture telle qu’établie par M. Yoo et ses collègues. Comme l’a dit au New York Times Jameel Jaffer, de l’ACLU, l’association de défense des libertés civiques, « l’administration Bush a construit un cadre légal pour la torture.

L’administration Obama construit un cadre légal pour l’impunité ».

John Yoo ne renie rien. Pas même les mémorandums. « C’était mon job, dit-il. J’étais le juriste et j’avais un client. »

LE MONDE  

http://socio13.wordpress.com/2010/01/25/barack-obama-an-ii-etats-unis-le-president-obama-affronte-le-piege-de-la-guerre-antiterroriste/#more-19197


1-5 Les USA maintiendront une présence au Pakistan.

Nb Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Les Etats-Unis maintiendront une présence civile en Afghanistan et au Pakistan sur une longue période, même après le retrait des troupes militaires de la région, indique un rapport du département d'Etat.

"Alors que notre mission de combat en Afghanistan n'est pas illimitée, nous resterons politiquement, diplomatiquement et économiquement engagés en Afghanistan et au Pakistan sur le long terme pour protéger nos intérêts durables dans la région", dit le rapport.

"Reconnaissant que nous ne pouvons abandonner l'Afghanistan comme nous l'avons fait en 1989 après le retrait soviétique, notre effort civil doit être maintenu au-delà de notre mission de combat de sorte que l'Afghanistan ne devienne pas un Etat failli et un refuge pour al Qaïda".

Le président Barack Obama a annoncé le mois dernier son intention d'envoyer 30.000 hommes en Afghanistan, s'ajoutant aux 68.000 soldats qui s'y trouvent déjà.

Il a dit que les Etats-Unis commenceraient à retirer leurs troupes au milieu de 2011, mais des responsables ont indiqué que le retrait dépendrait des conditions sur le terrain et qu'aucune date butoir pour le départ des troupes n'avait été fixée.

Obama devrait, dans le prochain budget qu'il soumettra au Congrès, le 1er février, demander 33 milliards de dollars de crédits d'urgence pour financer les renforts.

Sa demande de financement de sa nouvelle stratégie afghane comportera "un montant important pour l'assistance civile afin de mettre en oeuvre nos programmes", dit, sans avancer de chiffre, le rapport du département d'Etat.

"Alignée sur nos objectifs de sécurité nationale, l'assistance civile contribuera à établir des compétences afghanes dans des domaines clefs et aussi à rassurer les Afghans quant à notre engagement à long terme", poursuit le rapport intitulé "Stratégie de stabilisation régionale en Afghanistan et au Pakistan".

EFFORTS DANS LE SECTEUR AGRICOLE

La publication du rapport intervient alors que le secrétaire au Foreign Office britannique, David Miliband, est en visite aux Etats-Unis pour préparer la conférence internationale sur l'Afghanistan prévue la semaine prochaine à Londres.

Après une réunion avec la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, Miliband a déclaré devant les sénateurs américains que de nombreux pays devraient profiter de la conférence pour annoncer une hausse de leurs contributions civiles et militaires en Afghanistan.

Il a estimé qu'il était impératif que la stratégie militaire soit accompagnée d'une stratégie civile tout en rappelant la nécessité de transférer à terme la gestion de la sécurité du pays aux autorités afghanes.

Hillary Clinton a appelé de son côté les pays alliés à "mobiliser leurs ressources civiles et militaires dans le cadre de l'agenda cohérent et crédible qui a été fixé pour l'Afghanistan".

Le rapport du département d'Etat américain précise qu'une augmentation importante du nombre d'experts civils est prévue pour contribuer à la reconstruction du secteur agricole de l'Afghanistan, au renforcement du régime et aux efforts de réintégration des résistants résistants qui renoncent à al Qaïda.

Le rapport n'avance aucun chiffre précis mais il dit que l'augmentation du nombre d'experts civils sera supérieure au récent triplement des civils américains en Afghanistan, qui sont passés de 320 il y a un an à un millier.

Les experts proviendront de différents départements et agences américaines et notamment des départements d'Etat, de l'Agriculture, du Trésor, de la Sécurité intérieure et de la Justice, ainsi que de l'agence de lutte anti-drogue et du FBI.

22/1

http://fr.news.yahoo.com/4/20100122/twl-usa-afghanistan-pakistan-41953f5.html


1-6 Mounir Chafiq : Le droit de résister à l'occupation et à l'agression.

Le droit de résister à l’occupation étrangère et le droit de résister à l’agression militaire extérieure prennent leur source dans le droit à l’auto-défense tant au niveau du peuple que de la communauté et de l’individu. De même, ils prennent leur source dans le droit à l’égalité des peuples quant à la souveraineté sur leur pays et l’illégalité de l’agression extérieure armée contre cette souveraineté ainsi que l’illégalité de piétiner celle-ci en transformant cette agression en occupation permanente ou temporaire.

Je considère l’agression militaire extérieure comme étant un acte contraire aux droits des peuples. Elle est illégale du point de vue du droit international qui repose sur des traités conclus entre les pays du monde entier afin de poser les bases de la paix et de la coexistence entre ces pays. Sans cela, il régnerait les guerres et le chaos. Le fort pourrait légalement agresser le faible et disposer de lui conformément à la loi du plus fort qui ressemble à la loi de la jungle.
C’est pour cela qu’eut lieu un accord mondial, entre tous les pays y compris les grandes puissances, les pays colonisateurs et les pays impérialistes, qui ont pratiqué, et qui continuent de pratiquer, la politique du plus fort et de la domination. Ces accords rendent illégales l’agression, la colonisation et l’occupation des terres des autres. L’objectif est de délégitimer l’agression d’un peuple par un autre ou d’un pays par un autre tant que tous reconnaîtront l’égalité, la coexistence et la coopération. Sinon, il régnerait le chaos et on retournerait à la loi de la jungle.
Il est vrai que les grandes puissances qui ont usé, et qui continuent d’user, de la force militaire, ou de pratiquer la politique du plus fort, afin d’imposer leurs objectifs aux autres, ont approuvé et signé ces accords. Cela a contraint les grandes puissances à avoir recours à la politique des deux poids deux mesures concernant le droit international. Les grandes puissances ont installé ce droit pour réguler les relations entre elles et pour protéger leurs intérêts et leurs zones d’influence d’une part ; et d’autre part elles étaient obligées de l’accepter sous la pression des autres peuples - la majorité des peuples du monde - qui ont un intérêt sûr à rendre illégales l’agression militaire et l’occupation en dehors de la légalité internationale.
Il est important de souligner que l’adoption du droit international, avec le droit à la légitime défense et l’égalité entre les peuples, oblige à reconnaître le droit à la résistance dans toutes ses variétés. Notamment, la résistance armée du peuple qui est exposé à une agression militaire extérieure ou qui vit sous l’occupation étrangère ; que cette occupation soit colonialiste ou néo-colonialiste, ou que ce soit une colonisation de peuplement, ou bien par des traités colonialistes qui lui ont été imposés par la force ou par une guerre d’occupation. Ce droit à la résistance armée, ou à la résistance sous toutes ses formes, a aussi été énoncé dans les accords et toutes les normes internationales, notamment dans la Charte des Nations Unies.
En d’autres termes, il est du droit du peuple opprimé ou de l’Etat agressé par un autre de résister à une agression militaire ou à une occupation résultant d’une agression militaire (l’occupation et le blocus représentent une agression militaire continue). Ce droit rejoint le principe de justice et les principes de la liberté et de la dignité visant à l’établissement d’un système mondial qui sorte vraiment du monde de la jungle ou du monde des requins des océans.
Ainsi est considérée la justice de cette cause qui a engendré la résistance armée et son soutien mondial. Elle est considérée comme une partie de la justice mondiale qui reflète l’intérêt et le bien des peuples.

Mounir Chafiq :

23 janvier

Source : With Resistance

Traduction : Souad Khaldi

Source : Rim

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Mounir_Chafiq.230110.htm


1-7 Aafia Siddiqui jugée coupable d'avoir voulu tué des Américains.

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Une spécialiste pakistanaise en neurosciences qui a fait ses études aux Etats-Unis a été jugée coupable mercredi à New York d'avoir tenté de tuer des soldats américains en Afghanistan en 2008.

Aafia Siddiqui, 37 ans, qui a fait des études brillantes au prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), a été reconnue coupable par un jury fédéral de l'ensemble des charges qui pesaient contre elle.

Elle risque la prison à vie.

Elle était accusée d'avoir ouvert le feu sur des officiers américains en juillet 2008, alors qu'elle était détenue en Afghanistan pour ses liens présumés avec Al-Qaïda.

Bien qu'elle n'ait pas été inculpée de terrorisme, l'accusation l'avait décrite comme une terroriste en puissance, qui prévoyait de faire sauter une bombe à New York.

Aafia Siddiqui avait plaidé non coupable.

"Nous sommes choqués par ce verdict inattendu", a réagi dans un communiqué l'ambassade du Pakistan à Washington, ajoutant que le gouvernement pakistanais "ferait tout son possible pour qu'elle obtienne justice en tant que citoyenne" de ce pays.

Son avocat avait tenté de prouver qu'elle n'avait pas toutes ses facultés mentales, mais un juge avait estimé qu'elle ne souffrait d'aucun trouble psychique et l'avait déclarée apte à comparaître.

Une avocate de la famille Siddiqui, Tina Monshipour, a réagi à la décision mercredi en annonçant qu'elle faisait appel.

"Elle a été décrite comme une terroriste bien qu'il n'y ait eu aucune accusation de terrorisme dans son procès. Il s'agit de l'un de ces cas dans lesquels nous voyons les préjugés et les partis pris envahir la salle d'audience", a dit l'avocate.

Aafia Siddiqui a plusieurs fois perturbé son procès en s'en prenant au jury, aux témoins et même à ses propres avocats et en clamant qu'elle était une victime d'Israël.

Après avoir été reconnue coupable, elle a réagi dans la même veine, déclarant: "Il s'agit d'un verdict venant d'Israël, pas de l'Amérique. La colère devrait être dirigée vers la bonne cible".

La jeune femme, d'allure fragile, figurait en 2004 sur une liste américaine de personnes soupçonnées de liens avec Al-Qaïda. Selon des informations contestées, elle serait mariée avec un parent de Khaled Cheikh Mohammed, le cerveau autoproclamé des attentats du 11-Septembre.

Selon l'accusation, elle a été arrêtée par la police afghane en possession de notes sur des plans pour attaquer la statue de la Liberté et d'autres sites new-yorkais. Elle n'a cependant été inculpée que pour tentatives de meurtres.

Les faits qui lui sont reprochés s'étaient produits en 2008, alors qu'elle était incarcérée en Afghanistan pour ses liens présumés avec Al-Qaïda.

Le jour suivant son arrestation, lorsque des officiers américains et des agents du FBI étaient venus lui rendre visite, elle s'était emparée d'une arme et avait tiré deux coups de feu, sans blesser personne. L'un des officiers avait alors répliqué, la blessant à la poitrine.

Des groupes de défense des droits de l'homme estiment qu'elle a pu être secrètement emprisonnée et torturée sur la base américaine de Bagram, en Afghanistan, au cours des cinq années précédentes.

Aafia Siddiqui, qui vivait au Pakistan, avait disparu en mars 2003 et l'on ignore où elle se trouvait pendant cinq ans. Ses proches pensent qu'elle a été arrêtée au cours d'une des nombreuses opérations menées à l'époque par l'armée pakistanaise contre Al-Qaïda.

Au cours de son procès, elle a fait allusion à ces rumeurs, disant lors d'une de ses invectives: "si vous aviez été dans une prison secrète (et si) vos enfants avaient été torturés".

(AFP) –

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