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14/11/2009

n°493 - Journal de Palestine- 27-10 au 13-11 :- Début - / Les Palestiniens s'en prennent au mur de la honte bâti par Israël.

n°493 - Journal de Palestine- 27-10  au  13-11 :- Début  - / Les Palestiniens s'en prennent au mur de la honte bâti par Israël.


          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°493                    27-10  au  13-11

C.De Broeder   &    M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part

Al Bardawil : Abbas est soumis aux ordres israélo-américains.

Les Palestiniens s'en prennent au mur de la honte bâti par Israël.

Milton Dassier : Berlin, Ramallah: D'un mur à l'autre...

Le Hamas, ne permets pas qu’une mascarade d’élections ait lieu. 

1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

Suite

3 Politique

Politique Palestinienne

Politique Israélienne

Fin

4 Politique internationale des territoires occupés 



27-10 au 13-11: Peuple Palestinien : 0 tué   - 0 blessé

                        Occupants               : 0 tué    - 0 blessé



Tiré a part

Al Bardawil : Abbas est soumis aux ordres israélo-américains.

"Le président sortant Mahmoud Abbas n'est pas capable de décréter des décisions, de façon indépendante, car il est soumis aux ordres israélo-américains, en échange de promesses financières et politiques afin de poursuivre les négociations avec les dirigeants occupants", a affirmé le dirigeant du Hamas, Dr. Salah Al Bardawil.
Al Bardawil a souligné, le mercredi 28/10, lors d'une déclaration de presse qu'Abbas a brûlé toute les cartes concernant la réalisation de la réconciliation entre le Fatah et le Hamas, en profitant de la faiblesse de la politique officielle arabe pour faire réussir le consensus palestinien.
"Abbas a approfondi la division entre
la Cisjordanie et la Bande de Gaza à travers son dernier décret illégal et a perdu donc toute légitimité pour diriger le peuple palestinien", a souligné le leader du Hamas

CPI

29/10/2009

.http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s79Dyi%2bGrgLPQqkXsA5sRYA13%2fl9HlgXE%2fNp1KG2%2bXUjb6hv0ZPrJjVHJPlxUZ4cNlFkqtJ%2bP9ideOP81AbwFooUvAItFr9MjDCBN8kesG4Q4%3d

 

Les Palestiniens s'en prennent au mur de la honte bâti par Israël.

Texte revu par la rédaction.

Les Palestiniens la qualifient de «mur de l'apartheid».

Des Palestiniens ont abattu lundi un pan en béton construit le long de la muraille érigée par Israël en Cisjordanie occupée, près (du point de passage) de Qalandiya

Cette opération a été menée par quelques dizaines de Palestiniens, aidés par des activistes pro-palestiniens étrangers opposés à cette muraille a constaté un photographe..

L'armée israélienne est immédiatement intervenue et a dispersé les manifestants qui ont riposté en jetant des pierres. Deux Palestiniens ont été arrêtés, selon le photographe.

«Aujourd'hui marque le premier jour d'une semaine de résistance au Mur de l'Apartheid en Palestine et autour du globe», a affirmé l'organisation «Stop the Wall» dans un communiqué.

Cette muraille aura, lorsqu'elle sera entièrement construite, une longueur de 709 kilomètres, dont 85% seront établis en Cisjordanie, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

À ce jour, 60% de son tracé final ont été construits, selon l'agence onusienne, qui précise que la barrière, une fois terminée, empiètera sur 9,5% de la Cisjordanie.

L'ONU estime que ce mur a des conséquences humanitaires dramatiques sur la vie quotidienne des Palestiniens.

Dans un avis rendu le 9 juillet 2004, la Cour internationale de justice (CIJ) a estimé que «la construction par Israël, puissance occupante, du mur en territoire palestinien occupé, notamment dans et autour de Jérusalem-est, est contraire à la loi internationale». 

09-11

 

Milton Dassier : Berlin, Ramallah: D'un mur à l'autre...

On est en train de nous préparer la grand messe de l'anniversaire de la chute du mur de Berlin.

Déjà, les médias sont remplis d'interviews, de témoignages, de récits, d'analyse sociologique, politique et géopolitique sur ce monde d'hier. Occasion pour les dirigeants de l'Europe, des USA et de la Russie de se congratuler, d'apparaître comme de grands humanistes par la victoire qu'ils pensent avoir acquise sur le communisme.
Personnellement, ces commémorations "forcées", organisées en grande pompe ne m'intéressent pas. Peut-être certains historiens apporteront-ils quelques éléments nouveaux sur les dessous de cet évènement. Sans doute,  sourira-t-on d'émotion avec les allemands au souvenir de ces instants historiques. Magnifique mais...
Oui avoir un sourire d'espoir en regardant les photos de ces jeunes palestiniens aidés par des jeunes israéliens pour ouvrir une brêche dans un mur dont personne ne parle plus.
Le mur de séparation entre les territoires palestiniens de Cisjordanie et les territoires occupés de Cisjordanie. Car, le scandale n'est pas la séparation en soi à la façon  d'une frontière mais ce que révèle le tracé : une annexion d'une bonne partie de
la Cisjordanie. De toute évidence, on s'est servi du prétexte du terrorisme palestinien, des attentats suicides pour annexer une partie de la Cisjordanie, comme si le mur donnait un tracé de ce que seront les bantoustans palestiniens de demain vu du côté israélien.
La ligne verte, c'est le contour de la Cisjordanie.
ndlr photo non visible

Les lignes rouges, bleues en continue et en pointillé sont le tracé du mur prévu. A l'intérieur, ce que les dirigeants israéliens seraient prêts à accorder aux palestiniens s'ils se montrent dociles et soumis!
Malgré les résolutions de l'ONU, malgré la saisie des tribunaux internationaux, le mur s'est construit petit à petit.
Alors, chapeau bas à ces jeunes de Palestine et d'Israël qui fêtent à leur manière la chute du mur de Berlin.
Honte à ceux qui boiront du champagne et mangeront des petits fours à Berlin d'ici quelques jours tout en affichant un silence complice.
On pourrait dire  qu'il existe d'autres murs dans le monde : entre les deux Corées, entre les USA et le Mexique, entre les enclaves espagnoles et le Maroc.

La différence est qu'il s'agit de frontières entre pays. En Israël, il s'agit d'un mur entre deux peuples, l'un colonisant le peu qu'il reste à l'autre sur un même territoire.
D'ici quelques longues années, le mur qui sépare et valide la politique sioniste disparaitra. Des comptes seront demandés aux dirigeants occidentaux qui ont laissé faire sans rien dire, sans remettre en cause leur relation avec Israël. 

Milton Dassier

Publié dans : international

Dimanche 8 novembre 2009

 http://miltondassier.over-blog.com:80/article-d-un-mur-a-l-autre--38968056.html


Le Hamas, ne permets pas qu’une mascarade d’élections ait lieu 

Quiconque écoute Mahmoud Abbas, président de l’Autorité Palestinienne, ces jours-ci pourrait penser que l’homme est le parangon de la démocratie et de la liberté. Abbas, qui est resté à la tête de l’Autorité Palestinienne en dépit de l’expiration de son mandat, a exhorté les Palestiniens à se préparer à des « élections présidentielles et législatives », qu’il qualifie d’ « impératif constitutionnel ». Toutefois, l’observation plus profonde du comportement d’Abbas montre que le président de l’AP n’est pas vraiment intéressé par la tenue d’élections véritables, libres et honnêtes. Et les actes sont plus éloquents que les mots.

Aujourd’hui, Abbas préside un régime despotique brutal, à un niveau de répression sans précédent depuis le début de l’occupation israélienne de 1967. (photo ci-contre : répression d'une manifestation à Ramallah au début de l'année par les forces de la collaboration).
L’absence de droits humains et de libertés civiques est presque totale, et la primauté de la loi est virtuellement paralysée. Quelques associations de droits de l’homme, auxquelles les citoyens lésés faisaient appel, ont fermé leurs portes, sous la pression semble-t-il des agences de sécurité de l’AP.
Il y a quelques semaines, j’ai rencontré un jeune enseignant palestinien qui a été viré de son poste par l’appareil sécuritaire pour des raisons encore inconnues et incompréhensibles.
« Je ne sais pas pourquoi ils ont fait ça. Je suis un bon enseignant et j’ai été nommé à ce poste de façon tout-à-fait légale. Tout d’un coup, le chef d’établissement me notifie mon licenciement, pour des raisons non divulguées. »
Cet enseignant, père de trois enfants, dit qu’il soupçonne que la raison principale de son licenciement a à voir avec le fait que certains membres de sa famille ont ouvertement critiqué le régime de l’AP.
En plus de son renvoi, l’AP refuse de lui régler des milliers de dollars de salaires impayés, dont il dit qu’ils l’aideraient à réorganiser sa vie.
Il a fait appel à l’Union Européenne et à d’autres donateurs, pour qu’ils fassent en sorte que l’AP traite ses citoyens avec un semblant de justice, de dignité et de décence. « Ne permettez pas à l’AP de nier à ses propres citoyens leurs droits humains fondamentaux. Ne permettez pas à l’AP de nous opprimer, de nous brutaliser et de nous humilier. »
Ce professeur, qui vit dans la région d’Hébron, dit qu’il envisage d’émigrer en Scandinavie pour échapper à la « tyrannie du Fatah. »
« Je ne fais partie du Hamas, je n’en ai jamais été membre. Je ne suis même pas particulièrement religieux. Pourtant, j’ai été pourchassé et finalement licencié pour aucun autre raison que le fait que certains des membres de ma famille sont religieux. »
« J’ai été enseignant pendant trois ans, et maintenant ils ont décidé de se débarrasser de moi comme d’une vieille paire de chaussettes. Ils ne m’ont même pas payé ce qu’ils me doivent, et qui pourrait m’aider à réorganiser ma vie. Qu’est-ce que je suis censé faire ? Devenir un collaborateur du Shin Beth ? Ou aller chercher du travail dans les colonies juives pour subvenir aux besoins de ma famille ? Ou émigrer en Australie ou au Canada, ou dans tout autre pays ? »
En réalité, cet enseignant, qui est réticent à donner son identité par crainte d’autres représailles, personnifie des centaines de fonctionnaires qui ont été virés de leurs boulots sans cérémonie, sur le soupçon de sympathie avec le Hamas. Leurs tentatives d’en appeler à la justice sont restées sans résultat car l’establishment de l’AP a promulgué des « lois d’exception » statuant que les services de sécurité avaient le droit de licencier tout fonctionnaire sans justifier leur décision.
En d’autres termes, si vous voulez garder votre emploi, vous devez vénérer le gouvernement.
Cette sorte de gouvernement a un nom. C’est purement et simplement un gouvernement fasciste.
L’absence de justice en Cisjordanie va main dans la main avec l’absence de libertés civiles, dont la liberté d’expression.
Aujourd’hui, tout geste d’opposition au régime soutenu par les USA est rapporté aux services de sécurité. Jusqu’à 9.000 personnes, pour la plupart soupçonnées d’avoir des sympathies du Hamas, ont été arrêtées par ces services, en Cisjordanie, depuis 2007.
Beaucoup, ou la plupart, des détenus sont soumis à des tortures physiques et psychologiques. Au moins 10 détenus en sont morts dans les services de police subventionnés par l’argent des contribuables américains et européens.
L’auteur de ces lignes connaît personnellement beaucoup de jeunes gens qui ont été arrêtés et maltraités pour avoir hissé le drapeau vert portant la profession de foi islamique. D’autres ont été soumis à des interrogatoires musclés pour tenter de leur faire dire pour quel parti ils avaient voté lors des élections de janvier 2006.
Dans les collèges partout en Cisjordanie, on a demandé à la moitié de la population estudiantine de donner des informations sur l’autre moitié, ce qui empoisonne l’atmosphère des collèges et crée un climat de défiance parmi les étudiants.
De même, des informateurs de l’AP récemment recrutés dans toute
la Cisjordanie ont remplacé, ou plus exactement augmenté les collaborateurs du Shin Beth chargés du « boulot » d’informer sur toute opposition au régime de Ramallah et à l’occupation israélienne. Certains d’entre eux donnent même des informations sur qui fréquentent le plus les mosquées, en particulier ceux qui assistent aux prières de l’aube.
En bref, une véritable atmosphère de police d’Etat virulente prévaut dans toute
la Cisjordanie, où les agences de sécurité jouent un rôle dominant.
Dans ces conditions, on peut réellement se demander si des élections libres et honnêtes peuvent avoir lieu.
Il faut être intègre sur cette question, parce que des élections libres requièrent une vraie liberté qui permette aux citoyens de choisir les candidats sans crainte d’être arrêtés, ni d’être soumis à des représailles du gouvernement et de ses services de sécurité.
De plus, comment de véritables élections peuvent-elles être tenues quand un parti, c’est-à-dire le Fatah, est autorisé à faire campagne, alors que l’autre parti, c’est-à-dire le Hamas, est dénié de ce droit ?
Le Hamas peut-il, par exemple, organiser un seul rassemblement en Cisjordanie aujourd’hui ? Y a-t-il la moindre garantie que les services de sécurité de l’AP ne cribleront pas de balles les partisans du Hamas pour clamer ensuite que les Islamistes « tentaient un coup d’Etat contre la légitimité palestinienne » ?
Un autre point : supposons que le Hamas gagne les élections, si et quand des élections vraiment libres auront lieu. Le Fatah en acceptera-t-il le résultat ? Le soi-disant Quartet international (l’ONU, les USA, l’Union européenne et
la Russie) acceptera-t-il le résultat ? Le Général Keith Dayton, le dirigeant de facto de la Cisjordanie, et ses patrons et subordonnés accepteront-ils le résultat ? Le Hamas sera-t-il reconnu comme la direction légitime du peuple palestinien ?
Et, plus important, Israël autorisera-t-il le Hamas à prendre part aux élections ? Et l’armée israélienne d’occupation se retiendra-t-elle d’arrêter les candidats du Hamas, au motif que c’est Israël, et non l’AP, qui a le dernier mot au sujet des élections ?
Il faut d’abord répondre à ces interrogations légitimes avant d’organiser des élections.
Si les masses palestiniennes n’obtiennent pas de réponses satisfaisantes à ces questions légitimes et logiques, alors le peuple palestinien revivra la même expérience amère qui a commencé immédiatement après les élections de 2006, où des millions de Palestiniens ont été sévèrement punis pour avoir élu le Hamas.
En vérité, il semble que rien n’a réellement changé depuis, puisque le Quartet continue d’insister pour que le Hamas reconnaisse la « légitimité » d’Israël, même sans reconnaissance israélienne réciproque d’un Etat palestinien.
Le maintien du blocus de
la Bande de Gaza, ainsi que le refus d’Israël d’autoriser l’entrée dans la Bande du matériel de construction, sont la preuve que les élections prévues le 24 janvier ne seront pas organisées pour permettre au peuple palestinien de choisir une nouvelle direction, mais plutôt pour se débarrasser du Hamas par des élections frauduleuses.
Hamas ne doit pas permettre que cela se produise.

Khaled Amayreh

Jeudi 5 Novembre 2009

Source : Middleeastmonitor

Traduction : MR pour ISM

http://www.alterinfo.net/Hamas,-ne-permets-pas-qu-une-mascarade-d-elections-ait-lieu_a38865.html



1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Résistance

Bande de Gaza - Au jour le jour

18-11

Le Front Démocratique pour la Libération de la Palestine a annoncé que l'un de ses groupes s'était accroché, dimanche 18 octobre, avec une force spéciale qui tentait de s'infiltrer aux abords de la ville de Beit Hanoun, située au nord de la bande de Gaza.

Les résistants ont réussi à obliger les forces de l'Occupation à se retirer.

FLASH PALESTINE
19/10/2009

 

Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 : Au jour le jour 

Jénine

17 octobre 2009

Les forces de l'Occupation ont envahi, aujourd'hui à l'aube, plusieurs villages situés à l'ouest et au sud de la ville de Jénine.
Parmi ces villages, Yaboud, Tanak, Roumana et Zabouba
Elles y ont lancé une campagne de fouille.

Par ailleurs, elles ont installé un barrage militaire sur la route de Jénine - Haïfa, ainsi qu'un autre près du village d'Araba.



2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)


Civils & résistants tués                                                                            :  7.030

Palestiniens blessés                                                                               :  54.676

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

Journalistes tués                                                                                      : 9

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

 

2-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        : 1.201

                                                                                                                ( 359 militaires/policiers)

Israéliens blessés                                                                                     : 6611


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)  


Tout ce qu’Israël essaie de cacher. 

Pendant que chacun glose sur les dangers hypothétiques du nucléaire iranien, Israël continue à persécuter le peuple palestinien dans un silence quasi général.

Ci-dessous la liste des violations des droits de l’homme commises par Israël en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, au cours d’une seule semaine.

Rapport hebdomadaire :portant sur la période du 15-21 octobre 2009

 Dans la Bande de Gaza, le blocus illégal depuis juin 2007, ont eu un impact désastreux sur la situation humanitaire et économique de la Bande de Gaza. Impossibilité de faire entrer des matériaux de base pour la construction, carburant en quantité très limitée, suffisant à peine au gaz pour la cuisine, fermeture du passage de Beit Hanoun (Erez) aux civils palestiniens qui voulaient aller en Cisjordanie et en Israël pour des traitements médicaux, pour commercer ou pour des visites personnelles.

La pauvreté et le chômage atteignent respectivement des taux d’environ 80% et 60% dans la Bande de Gaza.

Israel empêche l’entrée de pièces de rechange pour le réseau des eaux, pour les systèmes de canalisations et d’eaux usées. Les pertes induites pour ce secteur sont estimées à 6 millions de $.

Nouvelles restrictions d’accès aux diplomates internationaux, aux journalistes et aux humanitaires qui voulaient entrer dans la Bande de Gaza par Erez.

Au moins 900 prisonniers palestiniens des prisons israéliennes n’ont plus droit aux visites de leur famille depuis plus de trois ans.

L’armée israélienne n’arrête pas d’attaquer les pêcheurs palestiniens le long de la côte de la Bande de Gaza.

 En Cisjordanie, les troupes israéliennes continuent à imposer de sévères restrictions sur la circulation des civils palestiniens en Cisjordanie, y compris à Jérusalem Est. Des milliers de civils palestiniens de Cisjordanie et de la Bande de Gaza n’ont toujours pas le droit d’accéder à Jérusalem.

Les IOF ont établi des checkpoints dans et autour de Jérusalem, limitant considérablement l’accès des Palestiniens à leur ville.

On interdit fréquemment aux civils de prier à la Mosquée Al-Aqsa de Jérusalem.

Il y a environ 630 barrages routiers permanents, des checkpoints fonctionnant avec ou sans personnel humain en Cisjordanie, et en plus il y a chaque semaine 60 à 80 checkpoints volants ou temporaires érigés par l’armée en Cisjordanie.

Quand il sera terminé, le mur illégal d’annexion s’étendra sur 724 kilomètres autour de la Cisjordanie, isolant plus encore toute la population. 359 km du mur ont déjà été construits. Environ 99% du Mur ont été construits à l’interieur de la Cisjordanie, confisquant toujours plus de terre palestinienne.

Au moins 65% des routes principales qui conduisent aux 18 communautés palestiniennes en Cisjordanie sont fermées ou totalement contrôlées par les IOF (47 routes sur 72).

Il y a environ 500 kilomètres de routes « restreintes » en Cisjordanie. En plus, environ un tiers de la Cisjordanie, y compris Jérusalem Est occupée, sont inaccessibles aux Palestiniens sans un permis délivré par les IOF. Permis extrêmement difficiles à obtenir.

Les forces d’occupation continuent de harceler et d’agresser les manifestants dans leurs manifestations de protestation contre la construction du mur d’annexion.

Fusillades : l’armée d’occupation a utilisé la force contre des manifestations pacifiques organisées par des civils palestiniens, des défenseurs des droits de l’homme internationaux et israéliens pour protester contre la construction du mur d’annexion en Cisjordanie. Résultats : deux civils palestiniens, un défenseur des droits de l’homme français et un journaliste canadien ont été blessés.

Incursions : Au cours de la période concernée, les Israéliens ont conduit au moins 19 "incursions militaires" dans des communautés palestiniennes de Cisjordanie, arrêtant 25 civils, dont deux enfants.

 Activités de colonisation :

L’armé poursuit ses activités de colonisation dans les Territoires Palestiniens Occupés en violation du droit international. Les colons israéliens ont continué leurs travaux de construction dans des douzaines de colonies de Cisjordanie. Selon les medias israéliens, des travaux d’extension de construction ont démarré dans 11 colonies ces trois dernières semaines. Le quotidien israélien Ha’aretz a rapporté vendredi 16 octobre 2009 que ces constructions « ne font pas partie de la phase de construction des 2500 unités d’habitation, objet de l’accord entre le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et l’administration US ». Elles n’incluent pas non plus 492 nouvelles unités d’habitation dont la construction a été approuvée par le ministre israélien de la Défense. De plus, des constructions continuent dans 20 autres colonies. La construction de colonie a lieu sur de larges zones de la terre Palestinienne en Cisjordanie.

CAPJPO-EuroPalestine

Merci à Carole SANDREL pour sa traduction du dernier rapport hebdomadaire du PCHR (Centre Palestinien pour les Droits de l’Homme)

26/10/2009

Source : http://www.pchrgaza.org/files/W_report/English/2008/22-10-2009.htm

(Traduit par Carole SANDREL pour CAPJPO-EuroPalestine)

http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7Neha5Pg2xj9v42NPb%2f%2bJsVLPiMmx%2bbUMf2w0j3CHSD%2fvk2yEZ0QyYvSAWjYK5G0so5tjE%2fkreux7%2fcdcY00deQJouWB8Vwq8QZUeJMMluzE%3d


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)  


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n°493 - Journal de Palestine- 27-10  au  13-11 :- Suite - / Les Palestiniens s'en prennent au mur de la honte bâti par Israël.


          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°493                    27-10  au  13-11

C.De Broeder   &    M.Lemaire



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Sommaire

3 Politique

Politique Palestinienne

Politique Israélienne


3 Politique

a) Politique Palestinienne

MM Abbas, Dahlan, & Haniyeh.

Abbas

Mascarade

Accusé par son peuple d’avoir trahi, Mahmoud Abbas avait ordonné à son Premier du Comité Central du Fatah de mener une enquête auprès de son représentant à Genève, suite au report de l’examen du rapport Goldstone.

Voyons ce que cela donne : Mahmoud Abbas ordonne au Premier du CC du Fatah, Mahmoud Abbas, de mener une enquête auprès du représentant de Mahmoud Abbas à Genève…

QUELLE MASCARADE…

FLASH PALESTINE
19/10/2009

Abbas s'oppose à la résistance nationale en Cisjordanie et la Bande de Gaza

 "Je suis franchement contre la résistance en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, et je m'attache aux négociations avec l'occupation israélienne", a déclaré, hier dimanche 1/11, le président sortant Mahmoud Abbas lors de son entretien avec la chaîne d'al Arabia.

Abbas a dit :"je suis vraiment contre le lancement de toute roquette, qu'elle soit à partir de la Bande de Gaza, de la Cisjordanie ou d'ailleurs".

En essayant de fuir une question de la journaliste d'al Arabia concernant les tortures, les campagnes très agressives et les arrestations illégitimes contre les résistants palestiniens, par ses soldats en Cisjordanie, Abbas a provoqué contre le Hamas en propageant des rumeurs d'accrochages et d'anarchies dans la Bande, au moment où les factions de la résistance nationale ont confirmé leurs coopérations patriotiques face aux crimes de l'occupation.

Il est à noter que les porte-paroles des branches militaires des factions nationales à Gaza, ont affirmé, la semaine dernière, qu'ils sont très satisfaits de la situation des libertés dans la Bande, alors que le ministre de l'intérieur avait annoncé le soutien de son gouvernement à la résistance qui facilite ses missions et la protège.

CPI

02/11/2009

http://www.palestine

Mahmoud Abbas «ne souhaite pas» briguer un nouveau mandat

Le président Mahmoud Abbas a annoncé jeudi qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat à la tête de l’Autorité palestinienne lors des élections générales prévues le 24 janvier.

«J’ai dit au comité exécutif de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) et au Comité central du Fatah que je ne souhaite pas me présenter à la prochaine élection (présidentielle)», a affirmé M. Abbas lors d’une conférence de presse à Ramallah, en Cisjordanie.

«Ce n’est pas une manœuvre. J’espère que tout le monde comprendra cette décision et je vais m’efforcer de la faire comprendre», a-t-il ajouté.

La décision du président Abbas, âgé de 73 ans, survient alors que le processus de paix au Proche-Orient est complètement bloqué, les Etats-Unis ayant échoué à convaincre les Israéliens de geler complètement la colonisation dans les territoires palestiniens.

L’Autorité palestinienne réclame un arrêt total de la colonisation israélienne, y compris à Jérusalem-Est (annexée par Israël en juin 1967) avant une reprise des négociations de paix.

Le contentieux de la colonisation constitue la principale pierre d’achoppement à la reprise des négociations israélo-palestiniennes, bloquées depuis près d’un an.

(Source AFP)

 05/11/2009

http://www.liberation.fr/monde/0101601478-mahmoud-abbas-renonce-a-un-nouveau-mandat?xtor=EPR-450206

 

Dahlan

Dahlan menace sur Gaza d'une nouvelle guerre

Le membre du comité central du mouvement du Fatah, Mohamed Dahlan, a menacé le peuple palestinien dans la bande de Gaza d'une nouvelle escalade sioniste si le mouvement du Hamas, principale composante de la Résistance, n'accepte pas les conditions du Fatah en vue de l'entente palestinienne.

Parmi ces conditions, la reconnaissance de l’entité sioniste et le démantèlement de la Résistance.

Dahlan a également accusé la Résistance d’œuvrer pour l’assassinat du président sortant de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

Selon des observateurs, Dahlan, à travers ces propos, prépare son élection à la Présidence de l’Autorité Palestinienne, avec le soutien américano sioniste.

FLASH PALESTINE
19/10/2009


1-2 Les analyses (du processus de paix).

Les Palestiniens critiquent Hillary Clinton.

Deux responsables palestiniens ont critiqué dimanche la façon dont la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton tente de relancer les négociations de paix israélo-palestiniennes, lui reprochant de ne plus exiger le gel total de la colonisation juive.

Après avoir rencontré le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, puis le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, la cheffe de la diplomatie américaine a appelé samedi à une reprise inconditionnelle du processus et salué l'offre israélienne de ralentissement de la colonisation. Jusque-là, Washington exigeait l'arrêt total de la colonisation.

L'Autorités palestinienne a quant à elle réitéré son exigence préalable d'un gel total des constructions dans les implantations de Cisjordanie et de Jérusalem-Est, qu'elle revendique pour la création de son futur Etat indépendant.

"Je pense que les Etats-Unis ferment les yeux sur la poursuite de la colonisation", a déclaré dimanche le porte-parole du gouvernement palestinien Ghassan Khatib, dans une rare critique ouverte de la stratégie de Washington. "Appeler à la reprise des négociations malgré la poursuite des constructions dans les colonies n'aide pas, nous avons déjà essayé cela bien des fois", a-t-il dit. "Les négociations portent sur la fin de l'occupation, et la poursuite de la colonisation signifie l'enracinement de l'occupation."

"Si l'Amérique n'arrive pas à faire en sorte qu'Israël respecte le gel de la colonisation, quelle chance les Palestiniens ont-ils d'arriver à un accord avec Israël sur les questions de statut définitif?", a également déclaré le négociateur palestinien Saeb Erekat.

La même déception s'exprimait en Jordanie et en Egypte, les deux seuls pays arabes à avoir signé des accords de paix avec l'Etat hébreu. Le président égyptien Hosni Moubarak a reçu le roi Abdallah II de Jordanie au Caire dimanche. Selon un communiqué du palais royal, les deux hommes "ont insisté sur la nécessité d'un arrêt immédiat de toutes les actions unilatérales israéliennes, qui sapent les chances de paix, en particulier la colonisation".

Mme Clinton aura l'occasion d'entendre les points de vue des ministres arabes des Affaires étrangères au Maroc dans les prochains jours.

Samedi, Benyamin Nétanyahou a déclaré qu'aucune nouvelle implantation juive ne serait créée en Cisjordanie et qu'il suspendrait momentanément tout projet de construction future, mais il a ajouté qu'Israël ne limiterait pas la construction à Jérusalem-Est et a refusé de retirer l'autorisation de construction de 3.000 logements en Cisjordanie.

Encouragé par le soutien de la cheffe de la diplomatie américaine, le Premier ministre israélien a appelé dimanche les Palestiniens à "entendre raison" et revenir à la table des négociations. "Le processus de paix est dans l'intérêt israélien et aussi dans l'intérêt palestinien. C'est important, nous y tenons, et nous espérons que, tout comme nous sommes prêts à commencer des pourparlers sans délai, nous verrons que les Palestiniens ont la même attitude", a-t-il lancé.

Environ 500.000 colons israéliens vivent en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, capturée pendant la guerre des Six-jours de 1967. Israël s'était engagé à cesser toute colonisation dans le cadre de la feuille de route pour la paix au Proche-Orient en 2003 mais la construction a continué.

1/11

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/proche_moyenorient/20091101.FAP1144/les_palestiniens_critiquent_hillary_clinton.html


1-3 Sur le terrain.

L'Autorité  Palestinienne et les unités spéciales sionistes se coordonnent pour contrôler Al-Qods.

Une rencontre a regroupé le directeur général des services de la sécurité préventive de l'Autorité de Ramallah, le général Ziad Hab al-Rih et son adjoint, Youssef Aïssa, avec le chef de la région centrale de l'armée sioniste, le Major général, Ghadi Chameni, ainsi que le chef de Samera avec un haut officier sioniste dans le siège de la sécurité préventive, à Bethléem, pour discuter d'une augmentation du niveau de coordination sécuritaire dans la vieille ville d'Al-Qods et certains quartiers arabes comme al-Essawia et Beit Hanina.

Ziad Hab al-Rih, a accepté la proposition sioniste, en affirmant qu'il va donner rapidement des ordres allant dans ce sens.

Chameni a déclaré que cette expérience de coordination pourra se développer avec le temps.
Cependant il ne permettra pas aux policiers palestiniens de porter des armes.

Il poursuivit en déclarant que la police sioniste souhaite la participation des policiers palestiniens avec les unités spéciales des arabisants qui appartiennent aux gardes-frontières sionistes.

De son côté, un haut officier sioniste a salué le niveau de coordination sécuritaire dans la ville d'Al Khalil, en se vantant de la coopération entre les soldats sionistes et la Sécurité de l'Autorité Palestinienne lors des opérations communes à Al Khalil.

10 octobre 2009

 

Rassemblement à Ramallah en soutien au président Mahmoud Abbas.

Des centaines de Palestiniens ont manifesté lundi à Ramallah pour apporter leur soutien au président Mahmoud Abbas qui a annoncé qu'il ne briguerait pas de nouveau mandat à la tête de l'Autorité palestinienne.

"Ce rassemblement est un message au monde, et en particulier aux Etats-Unis, à Israël et aux pays arabes pour dire que nous sommes avec le président Abbas qui défend les droits du peuple palestinien", a déclaré Tawfik al-Tirawi, un responsable du Fatah, le mouvement de M. Abbas, à Ramallah en Cisjordanie.

La foule, majoritairement composée d'étudiants et de fonctionnaires de l'Autorité palestinienne, brandissait des portraits de M. Abbas pour lui "renouveler leur hommage", ainsi que des photos du leader historique palestinien, Yasser Arafat, décédé il y a cinq ans.

M. Abbas multiplie les manifestations publiques depuis qu'il a annoncé jeudi son intention de ne pas se présenter à sa propre succession lors des élections générales convoquées pour le 24 janvier prochain.

La veille, Mahmoud Abbas s'est rendu à Hébron et à Bethléem, dans le sud de la Cisjordanie, où il s'en est de nouveau pris à Israël pour son refus de geler la colonisation, condition posée par les Palestiniens pour reprendre les négociations de paix avec Israël bloquées depuis près d'un an.

"Israël affirme qu'il rejette des conditions préalables à la reprise des négociations, mais en fait les Israéliens rejettent la paix", a déclaré M. Abbas à Bethléem. "Ils (les Israéliens) ne veulent pas d'un arrêt des colonies ni d'une vision de deux Etats parce qu'ils ne veulent pas la paix".

M. Abbas a également renouvelé son appel à l'unité palestinienne, alors que le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, refuse de signer un accord de réconciliation interpalestinien sous l'égide de l'Egypte.

Celui-ci a pour objectif de mettre un terme à la division dans le camp palestinien. "Tout ce que l'on veut est que ce peuple s'unisse, que ses paroles et ses actes ne fassent qu'un pour un seul pays", a déclaré M. Abbas.

Sa décision de ne pas se présenter à sa propre succession intervient alors que le processus de paix au Proche-Orient est complètement bloqué, les Etats-Unis ayant échoué à convaincre les Israéliens de geler complètement la colonisation. Agé de 74 ans, il a été élu en 2005 à la tête de l'Autorité palestinienne.

L'Autorité palestinienne réclame un arrêt total de la colonisation, y compris à Jérusalem-est (annexée par Israël en juin 1967) avant une reprise des négociations de paix. Le contentieux de la colonisation constitue la principale pierre d'achoppement à la reprise des négociations.

(AFP)

09 novembre

http://www.romandie.com/ats/news/091109121807.bt1hdoy9.asp

 

Rassemblement à Ramallah en soutien au président Mahmoud Abbas. (2)

Des milliers de Palestiniens ont manifesté, dimanche 8 novembre, à Hébron pour exhorter Mahmoud Abbas à revenir sur sa décision de ne pas briguer un deuxième mandat à la présidence de l'Autorité autonome.

Abbas, qui effectuait un déplacement dans cette ville, a brièvement pris la parole à cette occasion, sans évoquer sa décision.

La visite d'Abbas et les manifestations ont été retransmis en direct par la télévision palestinienne, qui multiplie les programmes de soutien au président de l'Autorité autonome depuis qu'il a annoncé jeudi ne pas désirer se présenter à l'élection prévue le 24 janvier prochain.

08.11
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/11/08/ma...


1-4 Les grandes manœuvres.

Al Bitawi: les restrictions sécuritaires d'Abbas contre les députés du Hamas sont insupportables.

"Les restrictions et agressions des éléments de la sécurité du président sortant, Mahmoud Abbas, en Cisjordanie ne vont pas effrayer les députés du Hamas malgré que ces tentatives menacent d'assassiner certains d'entre eux", a contesté le député Hamed Al Bitawi contre les escalades agressives des soldats d'Abbas.

Al Bitawi a mis en garde contre les campagnes très agressives des soldats d'Abbas, en les qualifiant d'insupportables.

"Pourquoi les soldats d'Abbas exécutent-ils ces campagnes agressives en paralysant toutes les activités des députés du Hamas et poursuivent régulièrement ses partisans et résistants, alors qu'ils se cachent lors des incursions des forces armées occupantes?", s'est interrogé Al Bitawi en protestant contre les pratiques inhumaines des services sécuritaires d'Abbas.

Al Bitawi s'est pris fortement contres les agressions et violations des soldats de l'autorité palestinienne, en proclamant : "où est la démocratie d'Abbas, du Fatah et de leurs partisans? Où est leur respect à la loi?"   
Al Bitawi a condamné d'une manière très ferme les tentatives d'assassinats contre lui, par les soldats de la sécurité préventive, alliés au président sortant, Mahmoud Abbas.

Al Bitawi

CPI

02/11/2009

http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7AIZsZnrQURmJPF5XvHSFvF1aMFQQfZpDlT3T93i6O%2fNRDsyTFyZHMZXHODL%2fQPxWGx3exMef3kfgb%2bdrvXjUZMzWmNUFp%2fuLS1xAFgOeuj8%3d


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n°493 - Journal de Palestine- 27-10 au 13-11 :- Fin - / Les Palestiniens s'en prennent au mur de la honte bâti par Israël.


n°493 - Journal de Palestine- 27-10  au  13-11 :- Fin - / Les Palestiniens s'en prennent au mur de la honte bâti par Israël.


          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°493                    27-10  au  13-11

C.De Broeder   &    M.Lemaire



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Sommaire

4 Politique internationale des territoires occupés 

3 Politique Internationale des territoires occupés

a) Pays Arabes & voisins

Iran

L'Iran salue l'examen du rapport Goldstone à l'Assemblée générale de l'ONU.  

Mohammad Khazaï, ambassadeur et représentant permanent de la RII à l'ONU, s'exprimant à la réunion de l'Assemblée générale de l'ONU destinée à examiner les crimes de guerre commis par le régime sioniste, a salué la démarche de cette Assemblée pour examiner ces crimes. En allusion à l'adoption dans ce sens d'une résolution par le Conseil des droits de l'Homme, Khazaï a ajouté que cette action donnait l'occasion à l'ONU de traduire en justice le régime sioniste pour avoir perpétré des crimes contre le peuple innocent palestinien. Lors de son offensive sauvage contre la Bande de Gaza, le régime sioniste a tué en martyr plus de 1400 citoyens palestiniens dont des femmes et des enfants et blessé des milliers d'autres. En prenant pour cible les civils et usant des bombes au phosphore et à fragmentation et détruisant les infrastructures, ce régime, a consciemment violé les droits de l'homme et les lois sur l'interdiction d'attaquer les civils. Le rapport de la Commission d'enquête onusienne préparé par le juge Goldstone et ratifié par le Conseil onusien des droits de l'Homme, qualifie les actes du régime sioniste à Gaza de crimes de guerre. Ce rapport montre en effet certains aspects des crimes inhumains d'Israël contre la nation palestinienne, alors que depuis 60 ans, le régime sioniste, s'appuyant sur des actes barbares a fondé son existence illégitime sur les bases du terrorisme et de l'usurpation de la terre de Palestine, profitant également du soutien des grandes puissances et poursuivant le génocide du peuple palestinien et la destruction de toutes les manifestations de la culture islamique à Beitolmoghadas. Pour cette raison, la communauté internationale demande d'agir de façon claire et transparente face aux crimes sionistes et le rapport Goldstone rappelle qu'une politique de deux poids deux mesures et les considérations politiques ne soient pas des obstacles à punir les criminels. Les pays non-Alignés, ceux de l'OCI et de la Ligue arabe ont présenté à l'Assemblée générale l'avant-texte d'une résolution qui en condamnant les crimes d'Israël à Gaza, demandent l'examen du rapport Goldstone par le Conseil de sécurité. Certainement, avec le silence de mort affiché par ce Conseil devant les crimes du régime sioniste, on ne peut pas s'attendre à ce que la justice soit faite, et ce dans une conjoncture où, la nation palestinienne se trouve sous le coup des démarches les plus agressives et du blocus du régime sioniste qui viole constamment les droits légitimes du peuple palestinien.

06/11/2009

 http://french.irib
http://www.alterinfo.net/notes/



b) Le Monde

1 Usa (le parrain)

1 Obama - Clinton

Obama 

Obama reçoit discrètement Netanyahu …

Le Premier ministre Netanyahu a passé 1H40 à la Maison Blanche lundi soir, mais ses entretiens avec le président Barack Obama ont été entourés d'un huis clos total qui en dit long sur les crispations entre les deux grands pays alliés.
La Maison Blanche s'est contentée d'un compte rendu de trois phrases rapportant que MM. Obama et Netanyahu avaient "discuté de l'Iran et de la manière de faire avancer la paix au Proche-Orient", sans plus de détails.
M. Obama a réaffirmé le "ferme engagement" américain à assurer la sécurité d'Israël, a-t-elle dit.
M. Netanyahu est arrivé à
la Maison Blanche juste avant 19H00 (00H00 GMT mardi) et en est reparti à 20H40, sans dire un mot à la presse qui ne l'a aperçu que brièvement à son arrivée et son départ en voiture.
Comme prévu, à aucun moment les deux dirigeants ne sont apparus ensemble devant la presse, fait exceptionnel pour une rencontre entre le président américain et un haut dirigeant étranger, a fortiori quand il s'agit du Premier ministre israélien.
Le délabrement de l'édifice de paix israélo-palestinien était déjà apparu avant la rencontre: l'Autorité palestinienne a dit craindre un déchaînement de violence, M. Netanyahu a protesté de la bonne volonté israélienne et
la Maison Blanche a tâché de présenter sous une lumière pas trop défavorable les discussions prévues entre M. Obama et M. Netanyahu.
Nabil Abou Roudeina, porte-parole de l'Autorité palestinienne, a mis en garde contre un nouvel embrasement "si l'Amérique continue à se montrer incapable d'assumer le rôle qu'on attend d'elle".
"La violence va exploser pour combler le vide causé par l'échec des efforts pour relancer le processus de paix si l'administration américaine ne fait pas rapidement pression sur le gouvernement israélien", a-t-il dit à l'AFP.
"Je dis aujourd'hui à Mahmoud Abbas, le dirigeant de l'Autorité palestinienne: saisissons l'occasion de conclure un accord historique.
Commençons les discussions immédiatement", a répondu M. Netanyahu devant des organisations juives à Washington avant d'être reçu par M. Obama.
Pour la presse israélienne, l'invitation de dernière minute à
la Maison Blanche relevait de la rebuffade.
M. Obama ferait ainsi payer à M. Netanyahu l'état des efforts de paix entre Israéliens et Palestiniens et l'embarras qu'il représente pour son administration.
Toute l'énergie déployée par l'administration Obama s'est heurtée au refus de M. Netanyahu de geler complètement la colonisation, gel sans lequel les Palestiniens refusent de reprendre les tractations.
L'insistance initiale de l'administration à réclamer un tel gel, puis son fléchissement devant la résistance de M. Netanyahu ont été perçus comme une sérieuse erreur de calcul.
"Aucun gouvernement israélien ne s'est montré plus disposé à réfréner les activités de colonisation", a dit M. Netanyahu.
Le porte-parole de M. Obama, Robert Gibbs, a, lui, assuré que l'administration américaine continuait à réclamer un gel complet de la colonisation.
L'administration Obama se débat avec les retombées de propos tenus par la secrétaire d'Etat Hillary Clinton en Israël fin octobre. Elle avait provoqué la consternation chez les Palestiniens et les Arabes et renforcé l'impression d'une diplomatie américaine en plein désarroi en saluant une offre de M. Netanyahu, non pas d'arrêter complètement, mais de limiter la colonisation.
Depuis lors, la frustration palestinienne s'est exprimée encore plus bruyamment dans la décision de M. Abbas, interlocuteur des Israéliens et des Américains depuis des années, de ne pas se représenter à la tête de l'Autorité palestinienne en janvier.

AFP

10 novembre 2009
http://www.lematin.ch/flash-info/monde/obama-recoit-discretement-netanyahu-pleine-crise-efforts-paix-0

 

Silence médiatique.
Le Premier ministre Binyamin Netanyahou s'est entretenu lundi soir avec  le président Barack Obama sur la paix au Proche-Orient, l'Iran et la sécurité d'Israël.
La rencontre d'une heure et quarante minutes a été suivie d'un silence médiatique inhabituel.
Même la photo officielle de rigueur n'a pas eu lieu. Nulle conférence de presse n'a été organisée et le ministre de
la Défense Ehoud Barak a renoncé à donner des interviews à la radio après les discussions.
Un court communiqué a été publié par
la Maison Blanche auquel se sont référés les deux parties :
"Le président a réaffirmé notre fort engagement envers la sécurité d'Israël, et discuté de coopération sécuritaire sur différents points".
Et d'ajouter : "Le président et le Premier ministre ont également traité de l'Iran et des moyens de faire avancer la paix au Proche-Orient."
Interrogé sur le caractère étrange d'une telle rencontre sans suivi médiatique, le porte-parole de
la Maison Blanche, Robert Gibbs, répond :
"Le président voulait un entretien avec le Premier ministre Netanyahou. C'est ce qu'il a eu."
Auparavant, Obama avait rencontré 60 représentants d'organismes juifs américains après l'annulation de sa participation à l'Assemblée générale des fédérations juives.
Il les a remerciés pour "le nombre incalculable d'heures de tzedaka [collecte de fonds pour les œuvres de bienfaisance]".
Des invités à la réception ont confié au Jerusalem Post qu'Obama n'avait évoqué ni Israël ni le Moyen-Orient, bien que plusieurs membres de l'assistance aient soulevé le sujet lors de sa brève apparition.
10.11.09
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1257770028037&a...


Clinton

Colonies israéliennes : Clinton souffle le chaud et le froid.

Après avoir officialisé à Jérusalem le recul américain sur la colonisation, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton déclare au Caire, mercredi 4 novembre, que Washington ne reconnaît pas la légitimité des activités de colonisation des Israéliens dans les territoires occupés.

"Nous avons la très ferme conviction que mettre fin à toutes les activités de colonisation, actuelles et à venir, serait préférable", a déclaré Hillary Clinton après une entrevue avec des dirigeants égyptiens, dont le président Hosni Moubarak. "Il n'y a de doute dans l'esprit de personne que la voie vers un Etat palestinien (...) doit inclure toutes les questions (...), et cela comprend celle de Jérusalem", revendiquée comme capitale par les deux parties, a-t-elle déclaré dans une conférence de presse avec son homologue égyptien, Ahmed Aboul Gheit.

"Je peux assurer que notre objectif est de parvenir à un véritable Etat [palestinien], avec une vraie souveraineté", a poursuivi la chef de la diplomatie américaine. Mme Clinton a également affirmé que rien ne pouvait la "dissuader" de poursuivre les efforts de relance du dialogue israélo-palestinien, en panne depuis près d'un an."Ma conviction personnelle est que rien ne doit affecter notre engagement et notre détermination à aller de l'avant. Il y a certes des obstacles, mais nous ne pouvons pas laisser quoi que ce soit nous dissuader", a-t-elle dit après des entretiens avec le président égyptien Hosni Moubarak.

Mme Clinton a ajouté cette étape en dernière minute à sa tournée de paix au Proche-Orient, qui n'a pas permis d'avancer vers une reprise du dialogue entre Israël et les Palestiniens. La secrétaire d'Etat doit repartir pour Washington dans la journée.

Les efforts de la chef de la diplomatie américaine se heurtent à l'intransigeance du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et à l'affaiblissement de l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, ainsi que sur le fait que le fossé entre les deux parties s'est élargi ces dernières semaines, après près d'un an d'interruption du processus de paix. Les Etats-Unis ont fait de la relance du processus de paix l'une des principales priorités de leur politique étrangère. Ils ont tenté, dès l'arrivée au pouvoir du président Obama, de recréer les conditions d'un dialogue entre les deux parties.

04.11.
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/11/04/washington-fait-marche-arriere-sur-les-colonies-israeliennes_1262524_3218.html#ens_id=1228030
 

FLASH PALESTINE
19/10/2009


2 Les grandes manœuvres

05-11

La Maison Blanche a salué dans le dirigeant palestinien un «vrai partenaire» des Etats-Unis, mais s’est gardée de se prononcer sur les conséquences qu’aura sa décision de ne pas se représenter à la tête de l’Autorité palestinienne. «Nous avons pour le président Abbas un respect immense, il a été pour les Palestiniens un dirigeant important et historique, et pour les Etats-Unis un vrai partenaire, a dit le porte-parole du président Barack Obama, Robert Gibbs. Je dirais simplement que, quelle que soit sa décision, nous comptons continuer à travailler avec lui».

(Source AFP)

 

La Chambre des représentants récuse le rapport de l'ONU sur Gaza.

La Chambre US des représentants s'est prononcée mardi contre le rapport d'une commission des Nations unies faisant état de "crimes de guerre" et de "possibles crimes contre l'humanité" commis durant l'offensive israélienne à Gaza l'hiver dernier.

Les parlementaires américains ont approuvé par 344 voix contre 36 une résolution appelant "le président (Barack Obama) et la secrétaire d'Etat (Hillary Clinton) à rejeter sans équivoque tout soutien ou tout examen futur" du rapport rédigé par la Commission Goldstone, du nom du juge sud-africain Richard Goldstone, son président. Parmi les représentants présents, 22 ont voté blanc..

Parmi ceux qui ont voté contre la résolution de la Chambre, le représentant démocrate Brian Baird a déclaré: "je suis allé à Gaza et j'ai lu le rapport Goldstone en entier". Or, "il dit un certain nombre de choses, qui, bien qu'elles soient déplaisantes, sont vraies et ne doivent pas être occultées", a-t-il dit.

Les auteurs de la résolution symbolique jugent le rapport Goldstone "irrémédiablement partial". Le texte réaffirme le soutien américain à Israël.

La Chambre des représentants vient ainsi appuyer la position de l'administration Obama, qui estime que le rapport est susceptible de gêner le processus de paix au Proche-Orient

La Chambre s'est prononcée à la veille de l'examen du rapport par l'Assemblée générale de l'ONU qui pourrait voter pour son adoption.

Le vote de mercredi à l'ONU pourrait ouvrir la porte à des poursuites devant la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, de chefs militaires et de leaders politiques israéliens.

Le document onusien, rejeté par Israël, accuse les forces armées israéliennes "d'actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être, dans certaines circonstances, à des crimes contre l'humanité".

L'offensive d'Israël du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009 répondait aux tirs de roquettes palestiniens contre son territoire, également assimilés par le rapport à des "crimes de guerre" et "peut-être contre l'humanité", car dirigés sur des zones dépourvues d'objectif militaire.

Le document de 574 pages accuse également des groupes palestiniens de crimes de guerre.

Israël a essuyé une sévère défaite diplomatique lorsque le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a adopté, mi-octobre à Genève, le rapport Goldstone à une large majorité.

Les Etats-Unis, l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, ont voté contre.

4/11

http://www.lematin.ch/flash-info/monde/usa-chambre-representants-recuse-rapport-onu-gaza


3 Politique colonialiste israélienne.(vue des USA)

Tahar Fattani : Les Parlementaires US protègent Israël.

En adoptant cette position, la Chambre américaine des représentants vient d’épauler l’Administration Obama qui protège les chefs militaires et des leaders politiques israéliens.

Un pas en avant, deux pas en arrière.

Les Etats-Unis continuent à prouver leur statut de maître dans le conflit isarélo-palestinien.

Une fois de plus, les Américains montrent leur talent de ménager la chèvre et le chou.

Après le rejet de l’Administration Obama du rapport Goldstone, c’était au tour de la Chambre américaine des représentants d’imposer son «veto» et d’emboîter le pas à la Maison-Blanche.
Ce rapport établi par la commission Goldstone, du nom du juge sud-africain Richard Goldstone, a fait état de «crimes de guerre» et de «possibles crimes contre l’humanité» commis durant l’offensive israélienne à Ghaza l’hiver dernier. Cet avis n’a pas été partagé par les parlementaires US.
Une majorité écrasante, 344 voix, a approuvé une résolution à travers laquelle on lance un appel au président américain, Barack Obama, et à la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton «à rejeter sans équivoque tout soutien ou tout examen futur» du rapport rédigé par la commission Goldstone.
Les Américains maîtrisent parfaitement la politique du bâton et de la carotte.

L’Administration Obama a jugé que les «vérités» de la commission Goldstone sont susceptibles de gêner le processus de paix au Proche-Orient. Or, en réalité, il s’agit juste d’une politique bien ficelée pour protéger Israël et ne pas laisser tomber son «enfant». Pour la simple et l’unique raison que les USA épaulent Tel-Aviv et empêchent les poursuites de chefs militaires et de leaders politiques israéliens devant la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye.
L
e rapport l’ONU est «inégal, injuste et inexact», a qualifié Steny Hoyer, chef de la majorité démocrate de la Chambre. A contrario, Brian Baird, représentant démocratique, s’est opposé à la résolution de la Chambre. Il s’est porté comme témoin de la sauvagerie de l’armée israélienne et de ses massacres commis contre les innocents palestiniens.
Le rapport de Goldstone «dit un certain nombre de choses, qui, bien qu’elles soient déplaisantes, sont vraies et ne doivent pas être occultées», a-t-il témoigné. Les auteurs de la résolution symbolique jugent le rapport Goldstone «irrémédiablement partial». Le document onusien, rejeté par Israël, accuse les forces armées israéliennes «d’actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être, dans certaines circonstances, à des crimes contre l’humanité».
L’offensive d’Israël du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009 répondait aux tirs de roquettes palestiniens contre son territoire, également assimilés par le rapport à des «crimes de guerre» et «peut-être contre l’humanité», car dirigés sur des zones dépourvues d’objectif militaire. A la suite de ses agressions, l’Etat hébreu a essuyé une sévère défaite diplomatique. La communauté internationale n’a pas cessé de dénoncer et de condamner Israël.
D’ailleurs, lors de l’étude de ce même rapport au niveau du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à Genève, en octobre dernier, les membres ont adopté ce document à une large majorité. Il n’y avait que les Etats-Unis, l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, qui s’y sont opposés.
A noter que ce rapport a été examiné hier par l’Assemblée générale des Nations unies.

Les pays arabes ont adopté et déposé à l’AG de l’ONU un projet de résolution approuvant le rapport Goldstone, du nom du juge sud-africain Richard Goldstone, président de la mission du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, qui avait enquêté sur les agressions militaires israéliennes contre la bande de Ghaza.

Les débats sur cette question pourraient durer jusqu’à aujourd’hui. Le document a de fortes chances d’être adopté, car les pays arabes devraient réunir une majorité, grâce au soutien du Mouvement des non-alignés et du groupe des 77 qui réunit les pays en développement parmi les 192 Etats membres de l’Assemblée.

Tahar Fattani :

Jeudi 5 novembre

Source : L'Expression
http://www.lexpressiondz.com/...
http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Tahar_Fattani.051109.htm

 

Mahmoud Abbas a rencontré l'émissaire américain George Mitchell

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas est arrivé vendredi soir à Abou Dhabi, où il s'est aussitôt entretenu avec l'émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell, a-t-on indiqué samedi de source palestinienne.

"Ils ont évoqué les efforts déployés par M. Mitchell pour relancer le processus de paix au Proche-Orient, mais le fossé reste important", a déclaré à l'AFP Saëb Erakat, le négociateur palestinien.

"Israël doit arrêter la colonisation afin que les négociations puissent reprendre", a-t-il ajouté.

M. Mitchell vient d'effectuer une série de navettes dans la région sans parvenir à ramener Israéliens et Palestiniens autour de la table des négociations.

AFP -

31 Octobre 2009 –

http://www.france24.com/fr/20091031-proche-orient-mahmoud-abbas-a-rencontr-missaire-am-ricain-george-mitchell 



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31/10/2009

n°492 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 27-10 -:Début - : L'inéluctable affaiblissement d’Israël.


n°492 - Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine  - 27-10 -:Début - : L'inéluctable affaiblissement d’Israël.



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Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine

n°492 - 27-10

C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire

Tiré à part

Quelle vision d'avenir réaliste  après l'illégitime, amoral et meurtrier  passé ?

1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

1-1 Israël attaquerait l'Iran après Décembre.

1-2 Le chef de l'Autorité palestinienne accumule les revers.

1-3 Mahmoud Abbas peine à enrayer son déclin de popularité. 

1-4 Ali Abunimah : La faillite d’Obama et la lutte des Palestiniens.  

1-5 Nicolas Bárdos-Féltoronyi : Obama Nobel ?

1-6 Nadine Rosa-Rosso : Boycott et résistance : Israël et Afrique du Sud.

1-7 Olivier Kempf : L'inéluctable affaiblissement d’Israël.

1-8 Jeff Gates : Israël tombera-t-il dans cinq ans ?

Suite

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Abed el-Muhmayn Asus : « Ils ont massacré mes oliviers ».

2-2 Mouedden Mohsin : Bruxelles persiste à soutenir Israël.

Leyla Jad : La Palestine participera à la 35ème session de la conférence de l’UNESCO.

3 Annexe

3-1 Dan Lieberman : Dissident Voice : Déconstruire le discours israélien. 

3-2 Mounadil Djazaïri : Arthur Ruppin, le "père de la colonisation sioniste" de la Palestine était Nazi!  

3-3 Tom Segev : La fabrique de l'Histoire : Revisiter Arthur Ruppin.

Fin

3-4 Jean Bricmont : Antifascistes, encore un effort... si vous voulez l'être vraiment !

3-5 Chems Eddine Chitour : Le partage du Moyen-Orient.

3-6 Francis Boyle : La dissuasion nucléaire est contraire au droit international.

3-7 Israël plante ses Equipements Militaires High Tech Invasifs en Azerbaïdjan.

3-8 Un Ex du Mossad comme Ambassadeur au Turkmenistan.

 



Tiré a part

"Quelle vision d'avenir réaliste  après l'illégitime, amoral et meurtrier passé ?"

Quoiqu’il en soit de cette résolution fondamentale kafkaïenne et du  passé meurtrier inadmissible , même si,  après une « mauvaise paix »,  l’état palestinien totalement souverain  - toléré par les pays occidentaux aux ordres du sionisme international -  s’étendait  de la mythique "ligne  verte" (et pas du mur donc ?) jusqu’au Jourdain, est-il sérieusement démontré avec un minimum de précisions , par des économistes compétents (c’est déjà très rare !) et indépendants (sans commentaire),  que ce territoire avec peu  de surfaces  arables, réserve gazière littorale incluse  ou non,  serait  suffisant pour permettre l’autonomie économique, dans le respect plus que souhaitable et durable de l’environnement,  de tous les Palestiniens  de la planète voulant enfin vivre ou revivre, suite à ce qui resterait une inadmissible injustice éthiquement ,  sur une  partie seulement de la terre de leurs aïeux ? Y compris les Palestiniens dit de 1948 que bien évidemment l’état sioniste « inviteraient fermement » à quitter « l’état de Juifs » et à aller vivre dans « leur pays » ?

Telle est la question que devraient honnêtement se poser celles et ceux qui, tout en affirmant à juste titre qu’ils ont  fait beaucoup non pas pour les, mais pour « seulement » des  Palestiniens, estiment qu’il faut être réaliste et se résigner à la perdurance d’un état fondamentalement raciste encore sans respect de sa propre déclaration d’indépendance, sans frontières, sans constitution, sans nationalité (israélienne), sans haute Cour de justice indépendante digne de ce nom, sans  respect des lois internationales,  sans respect des résolutions  de l’Onu qui la dérangent, sans …, sans … et encore sans …..

A chacun de répondre en conscience

Bonne nuit  ou bonjour

Un palestinophile français

Jean-Marie 



1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

 

1-1 Israël attaquerait l'Iran après Décembre.

Un magazine Français (ndlr. Canard Enchainé).  a rapporté Mercredi qu’Israël effectue des préparations pour mener une attaque militaire contre l’Iran après Décembre.
Selon l’article du Canard Enchainé cité par
la Radio Israël, Jérusalem a déjà commandé des rations de combat de haute qualité auprès d’un fabricant alimentaire Français pour les soldats servant dans des unités d'élite et a également demandé aux réservistes de ces unités qui habitent à l’étranger de retourner en Israël.    
Le magazine rapporte plus loin que lors d’une récente visite en France, le Général en chef de l’Israel Defense Forces, Gabi Ashkenazi, a dit à son homologue français, Jean-Louis Georgelin, qu'Israël ne prévoyait pas de bombarder l'Iran, mais pourrait envoyer des troupes d'élite pour mener des activités sur le sol Iranien.  
 Selon le magazine, ceci pourrait signifier le sabotage des installations nucléaires, mais aussi les assassinats des hauts scientifiques du nucléaire Iranien.
 Israël a récemment atténué sa rhétorique contre l'Iran pour ne pas gêner les efforts diplomatiques Américains pour la transparence de l’Iran concernant son programme nucléaire, mais ni Jérusalem ni Washington n'ont jusqu'ici fait de déclaration claire sur le fait que l'option militaire contre l'Iran est écarté.  
 Israël maintient qu'il a la capacité militaire d'attaquer seul l'Iran si les sanctions contre
la Iran se révèlent inefficaces.   
 Israël accuse l'Iran de chercher à acquérir l’arme nucléaire.

Téhéran maintient que son programme nucléaire est à des fins pacifiques.  
ndlr : Le ‘Jerusalem Post’ n'a pas pu confirmer l’article du ‘Canard Enchainé’.

15/10
Traduction Alter Info
http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1255547721120&pagename=JPost/JPArticle/ShowFull

http://www.alterinfo.net/Israel-attaquerait-l-Iran-apres-Decembre_a38027.html 


1-2 Le chef de l'Autorité palestinienne accumule les revers.

La réunion du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, qui s'est tenue vendredi 2 octobre à Genève, a tourné à l'avantage d'Israël. S'exprimant au nom des pays arabes, musulmans et africains, le représentant du Pakistan a demandé que le vote sur une résolution reprenant l'essentiel des conclusions du rapport du juge Richard Goldstone sur la guerre de Gaza (27 décembre 2008-17 janvier 2009) soit reporté à la prochaine session du Conseil, en mars 2010.

Cette décision a été prise après que l'Autorité palestinienne a indiqué, jeudi, qu'elle renonçait à soutenir le projet de résolution.

Le même jour, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, avait lancé un avertissement : "L'adoption du rapport Goldstone porterait un coup fatal au processus de paix."

 Les Etats-Unis, échaudés par le sommet tripartite peu fructueux de New York, le 22 septembre, n'ont voulu prendre aucun risque. L'administration américaine a exercé d'intenses pressions sur l'Autorité palestinienne, ainsi que sur les pays européens, pour que le vote sur un texte accusant Israël - mais également le Hamas - de "crimes de guerre" et de "possibles crimes contre l'humanité" n'ait pas lieu.

Ainsi, quelques jours après avoir de facto entériné le renoncement de Washington à exiger un gel intégral de la colonisation israélienne en Cisjordanie, l'Autorité palestinienne a dû une nouvelle fois s'incliner. Une reculade que son représentant à Genève, Ibrahim Khreisheh, s'est efforcé de présenter comme une pause tactique : "Le rapport est très technique. Nous voulons donner le temps à toutes les délégations de l'étudier en profondeur. Nous espérons qu'à la prochaine session, certains pays européens auront changé d'attitude."

"CAPITULATION INTÉGRALE"

Cette décision risque cependant de choquer profondément la population des territoires occupés. "L'Autorité palestinienne ne représente plus le peuple palestinien, affirme ainsi le psychiatre Eyad Sarraj, figure de la société civile de Gaza. C'est une capitulation intégrale."

Du côté du Hamas, ravi de prendre son rival de Cisjordanie en flagrant délit de faiblesse, le ton est encore moins amène.

"Abou Mazen (nom de guerre de M. Abbas) a torpillé tous les efforts des organisations de défense des droits de l'homme qui espéraient rendre justice aux habitants de Gaza. Quelle meilleure preuve que l'Autorité palestinienne a en fait soutenu la guerre ?", estime Fawzi Barhoum, un porte-parole du mouvement. A Genève, l'embarras des Européens était manifeste. Juliette de Rivero, la représentante de l'ONG Human Rights Watch (HRW) s'est dit choquée du "silence et de l'absence de position" de l'Union européenne (UE). Alors que la France et la Grande-Bretagne n'ont fait aucun commentaire, la Suède, au nom de l'UE, s'est contentée d'évoquer un "rapport sérieux", tout en se demandant s'il n'aurait pas "un impact négatif sur les pourparlers de paix en cours".

L'adoption d'une résolution aurait ouvert la voie à d'éventuelles poursuites d'officiers et de représentants du gouvernement israélien devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye. Un vote du Conseil de sécurité de l'ONU pour saisir la CPI était cependant nécessaire. La position américaine le rendait peu probable.

Les Israéliens ont néanmoins insisté sur le fait que le précédent ainsi créé pourrait s'appliquer à toutes les armées engagées dans un conflit. Jeudi, M. Nétanyahou a reporté la création d'une commission d'enquête indépendante sur la guerre de Gaza prônée par le rapport Goldstone. Le gouvernement israélien a décidé d'attendre la conclusion des vingt-trois enquêtes criminelles qui ont été ouvertes à la suite de la guerre de Gaza.

Le rapport du juge Goldstone paraît aujourd'hui avoir été mis sous le boisseau, ce qui n'épuise pas pour autant le débat sur les "crimes de guerre" à Gaza. Le gouvernement israélien va intensifier ses efforts pour inciter davantage de pays à se rallier à la position américaine : le rapport Goldstone, avait indiqué le département d'Etat, "se focalise de manière écrasante sur les actions d'Israël".

3/10

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/10/03/le-chef-de-l-autorite-palestinienne-accumule-les-revers_1248856_3218.html#ens_id=1228030


1-3 Mahmoud Abbas peine à enrayer son déclin de popularité. 

 "Je ne me suis pas déplacée pour aller le voir, parce que, contrairement à Arafat, il ne se préoccupe pas du petit peuple. Mais je me serais déplacée pour voir Arafat",

S'efforçant d'enrayer son déclin de popularité parmi les Palestiniens de Cisjordanie, Mahmoud Abbas a effectué mardi une rare incursion hors de son quartier général de Ramallah et s'est rendu à Djénine, pour la première fois depuis qu'il est devenu président, il y a près de cinq ans.

Mahmoud Abbas lors de sa visite à Djénine mardi, la première depuis qu'il est devenu président, il y a près de cinq ans. S'efforçant d'enrayer son déclin de popularité parmi les Palestiniens de Cisjordanie, Mahmoud Abbas a effectué mardi une rare incursion hors de son quartier général de Ramallah avec cette visite à Djénine. (Reuters/Mohamad Torokman)

Conscient de subir une perte de confiance notable, le chef du Fatah a tenté de tordre le cou aux rumeurs colportées par ses rivaux du Hamas voulant qu'il ait encouragé Israël à intervenir l'hiver dernier à Gaza contre le mouvement islamiste.

"Je veux répondre à l'accusation de collusion formulée par ses dirigeants. S'il y avait eu collusion, nous ne les aurions pas prévenus une fois, deux fois, trois fois même de l'imminence de l'agression", a asséné le président palestinien à une foule de quelque 1.500 étudiants.

Certains de ceux-ci ont tenu à immortaliser l'événement en prenant des photos du successeur de Yasser Arafat, un vétéran du mouvement nationaliste qu'ils n'avaient jamais vu auparavant en chair et en os, mais seulement sur des affiches ou bien encore à la télévision.

Puis Abbas a contre-attaqué, assurant que, loin d'être des héros, les chefs du Hamas ont fui l'offensive israélienne de décembre et janvier derniers pour gagner le Sinaï à bord d'ambulances, une accusation démentie aussitôt par le mouvement islamiste qui égale en gravité celle de collaboration avec l'Etat juif.

Il n'y a encore pas si longtemps, Abbas ne se serait pas abaissé à relever une telle insulte, mais, aujourd'hui, il est accablé de critiques lui reprochant d'être désespérément coupé du peuple, de n'être qu'une marionnette entre les mains des Etats-Unis, quand ce n'est pas d'être carrément un traître à la cause palestinienne.

DÉSARROI DANS SON PROPRE CAMP

Pour complaire à Barack Obama, Mahmoud Abbas a consenti le mois dernier à rencontrer sous son égide le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu - un sommet qui a fourni à celui-ci une flatteuse occasion de photo sans pour autant à avoir à concéder au chef de la Maison blanche le gel de la colonisation juive.

Mahmoud Abbas aurait pu s'en remettre, car la plupart des Palestiniens sont conscients qu'il doit tenir compte de la forte pression d'un président américain qui a jeté tout son poids dans la balance pour tenter d'arracher un accord de paix global.

Mais il a accru son impression de faiblesse deux semaines plus tard en consentant, à nouveau sous la pression américaine, à reporter à mars prochain toute action de l'Onu sur le rapport indépendant du juge sud-africain Richard Goldstone mettant en cause le comportement de Tsahal lors du conflit de Gaza.

Le Hamas a immédiatement saisi l'occasion de cette reculade pour accuser Abbas de brader la cause nationale, certains chefs du mouvement allant jusqu'à exiger son jugement pour trahison.

Même au sein du propre camp du président le désarroi était manifeste. Ses collaborateurs se sont démenés pour tenter de réparer ce qu'ils considèrent comme une "erreur" qu'il faudra du temps à effacer des mémoires, assurant qu'elle résulte d'un imbroglio diplomatique fondé sur de mauvaises informations.

Durant ses cinq ans de pouvoir, Abbas, qui est âgé de 76 ans, s'est rarement préoccupé des critiques, adoptant une attitude distante et préférant se cantonner à la haute politique, que ce soit à l'étranger ou de son QG de Ramallah.

NI BAIN DE FOULE, NI EFFUSIONS

"C'est la première fois que je vois le président. Je suis très excité. J'espère qu'il se déplacera plus souvent", confie Ahmed Hussein, juché sur une chaise pour pouvoir prendre la photo d'Abbas au-dessus de la forêt de drapeaux palestiniens brandis par les étudiants, qui ont bénéficié d'un jour de congé pour cette visite.

Mais Abbas a peut-être attendu trop longtemps pour changer son comportement. Durant ses années de pouvoir, aucun progrès tangible vers la création d'un Etat palestinien indépendant et une paix juste n'a été accompli. Pendant son discours, mardi, le rugissement des avions israéliens dans le ciel venait rappeler cette dure réalité.

Au lieu de la paix dont il rêve, le mouvement palestinien a connu le plus profond schisme de son histoire, avec mise en déroute des forces du Fatah par celles du Hamas, qui a consacré en juin 2007 une partition de faite entre la bande de Gaza et la Cisjordanie.

L'impression domine désormais que l'érosion de ses soutiens pourrait bien être irréversible, menaçant d'emporter le Fatah, le mouvement nationaliste historique longtemps incontesté, qui doit maintenant se démener pour reconquérir une population qui s'est tournée vers les héros islamistes intransigeants de la résistance.

Le déplacement d'Abbas à Djénine s'inscrit manifestement dans cette tentative de reconquête des coeurs et des esprits, mais il n'a donné lieu à aucun bain de foule ni effusions.

Abbas était entouré de centaines de gardes du corps et policiers armés. Entre ce dispositif de sécurité impressionnant et les limousines noires roulant à vive allure toutes sirènes hurlantes, le contact avec le peuple a été minimal.

Abbas, de toute façon, n'a jamais été aussi populaire que son charismatique prédécesseur, Yasser Arafat, mort fin 2004.

"Je ne me suis pas déplacée pour aller le voir, parce que, contrairement à Arafat, il ne se préoccupe pas du petit peuple. Mais je me serais déplacée pour voir Arafat", confie une femme derrière la grille de son jardin.

13/10

http://www.lexpress.fr/actualites/2/mahmoud-abbas-peine-a-enrayer-son-declin-de-popularite_794258.html

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n°492 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 27-10 -:Suite - : L'inéluctable affaiblissement d’Israël.

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L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine

n°492 - 27-10

C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Abed el-Muhmayn Asus : « Ils ont massacré mes oliviers ».

2-2 Mouedden Mohsin : Bruxelles persiste à soutenir Israël.

Leyla Jad : La Palestine participera à la 35ème session de la conférence de l’UNESCO.

3 Annexe

3-1 Dan Lieberman : Dissident Voice : Déconstruire le discours israélien. 

3-2 Mounadil Djazaïri : Arthur Ruppin, le "père de la colonisation sioniste" de la Palestine était Nazi!  

3-3 Tom Segev : La fabrique de l'Histoire : Revisiter Arthur Ruppin. 



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Abed el-Muhmayn Asus : « Ils ont massacré mes oliviers ».

Quelques jours avant le début de la récolte des olives, les arbres gisent à terre, leurs branches chargées de fruits presque mûrs, dans un champs situé en contrebas de Yitzhar, une colonie juive ultra-orthodoxe réputée comme l’une des plus extrémistes de Cisjordanie. « Ils ont massacré mes oliviers », se lamente Abed el-Muhmayn Asus, qui habite Burin, village palestinien proche de Yitzhar, en montrant ses arbres amputés - certains vieux de plusieurs décennies.
La semaine dernière, près d’une centaine de ses oliviers ont été détruits par les colons de Yitzhar, dont les toits sont visibles sur la ligne de crête qui surplombe son champ.
C’est la quatrième fois qu’ils s’en prennent à ses arbres. Parmi l’enchevêtrement de branches brisées, des troncs calcinés et des boutures d’arbres témoignent des destructions précédentes. « Cette fois-ci, c’est la pire de toutes. Ils ont tailladé sauvagement les troncs verticalement pour qu’il n’y ait aucune chance que je puisse sauver les arbres », explique Abed. Il y a le manque à gagner - 20 000 shekels (3 650 euros) - liés à la vente des olives, mais aussi le dommage de la destruction des arbres, « inestimable », précise l’agriculteur : « Chaque olivier vaut plusieurs milliers de dollars. Leur destruction me ramène plus de dix ans en arrière. »
La récolte des olives, traditionnellement festive dans les Territoires, est, depuis la deuxième Intifada, l’occasion d’incidents avec les colons qui tentent d’intimider les agriculteurs. Cette année, les Palestiniens disent s’attendre au pire en raison des pressions des Etats-Unis, réclamant un gel total de la colonisation, ce qui a exacerbé l’hostilité des Israéliens implantés en Cisjordanie.
La situation est particulièrement tendue autour de Yitzhar, qui est régulièrement le théâtre d’affrontements entre colons, Palestiniens et forces de sécurité israéliennes. Quatre avant-postes de la colonie sont sur la liste des implantations illégales que le gouvernement israélien a promis à Washington de démanteler.
Les habitants de Yitzhar, qui accusent les Palestiniens de tenter de brûler leurs champs et leurs maisons, assurent ne pas avoir entendu parler de l’affaire. « Je ne suis au courant d’aucun incident de ce genre mais si ces oliviers ont effectivement été détruits, cela ne m’étonnerait pas que cela soit l’œuvre des Palestiniens eux-mêmes ou d’anarchistes [militants des organisations internationales de défense des droits des Palestiniens, ndlr], qui se livrent souvent à ce genre de provocation », estime le porte-parole de l’implantation, Yigal Amitaï.
Il y a un mois environ, explique Mohammed Zaban, plus gros propriétaire terrien de Burin, 200 de ses oliviers ont été aspergés d’insecticides, rendant incomestibles les olives. « Cela fait plusieurs années qu’ils s’en prennent à nos arbres, mais depuis quelques mois, tous les moyens sont bons : ils déracinent, brûlent, lacèrent, utilisent des insecticides », explique Mohammed. Et d’ajouter : « La pression des Etats-Unis ne fait que renforcer l’agressivité des colons à notre égard et sur le terrain, rien ne change, Israël continue d’investir des millions dans les colonies. »
En raison des heurts incessants, les Palestiniens ne peuvent accéder à leurs terres proches de Yitzhar qu’en se coordonnant au préalable avec les autorités israéliennes, qu’ils accusent de complaisance à l’égard des colons. « Quand j’ai rapporté ce qui s’est passé, l’officier israélien responsable m’a demandé pourquoi j’étais en colère, que ce genre d’incident arrive tout le temps », relate Abed. Puis, désabusé : « Je n’ai pas porté plainte, ça ne sert à rien. Et ce qui est sûr, c’est que ça ne me rendra pas mes oliviers. »

( Par Delphine Matthieussent:  de Libération - Envoyée spéciale à Burin

06 octobre 2009

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article940


2-2 Mouedden Mohsin : Bruxelles persiste à soutenir Israël.

Après la visite de collaboration du bourgmestre Thielemans à Tel- Aviv, Bruxelles soutient à nouveau Israël  en organisant une mission économique dans l'Etat coupable de crimes contre l'humanité. Jusqu'à quand durera l'honteuse complaisance de nos politiciens?

Une conférence aura lieu le 23 octobre prochain avec Ilan Pappe et Samia Botmeh pour faire le point sur le boycott d'Israël (voir infos ci-dessous). Investig'Action.

Nous venons d’apprendre que la Région Bruxelles-Capitale organiserait en collaboration avec des entreprises belges, une mission économique à Tel-Aviv en Israël entre le 6 et le 10 décembre 2009 (voir ici les détails de la mission).
Pourtant, les trois partis actuellement au pouvoir, à savoir le PS, le CDH et Ecolo tenaient un discours autre avant les élections régionales et notamment lors de la soirée organisée juste après le massacre de Gaza par le Mouvement Citoyen Palestine.
Ce jour-là, la main sur le cœur, les représentants, Isabelle Durant (Ecolo), Philippe Moureaux (PS) et Joëlle Milquet (CDH) trouvaient les mots justes (devant une assistance digne et furieuse), pour condamner une agression militaire inqualifiable qui fit plus de 1400 morts, dont une majorité de  civils.
Comme lors de l’apartheid par l’Afrique du Sud, nous pensions que les partis démocratiques avaient compris la leçon et avaient comme valeurs : la justice, le respect du droit international, le respect de la vie humaine.

Nous sommes au regret de constater qu’en lieu et place de ces valeurs, nous avons droit à ceci : collaboration, cynisme, hypocrisie et soutien à une politique criminelle par diverses missions culturelles, politiques et économiques.
Pour le malheur des Palestiniens, Israël n’est pas l’Afrique du Sud. C’est l’enfant chéri de l’Europe et des Occidentaux en particulier qui quoi qu’il ait fait l'excuseront d’une façon ou d’une autre. Pour beaucoup, Israël, malgré ses « excès », traduisez crime contre l'humanité, reste pour l’Occident, un état modèle, démocratique, respectueux des valeurs humaines et peut-être ou sûrement, le plus important dans un monde fragmenté, un allié inconditionnel contre la « menace » islamique…
Que la Belgique et les partis politiques belges qui ont surfé sur l’émotion collective ne s’étonnent pas d’un radicalisme exacerbé de plus en plus grande de la jeunesse bruxelloise ulcérés par des pratiques au mieux collaborationnistes.

Que l’on ne s’étonne plus du rejet d'une politique dite classique qui depuis trop longtemps a des senteurs nauséabondes. Que l'on ne s'étonne plus de la voir s’exiler vers des partis radicaux ou en émergence…

C'est véritablement l'échec de l'intégration des partis traditionnels à des valeurs nobles. Il y a un mépris profond de la vie de l’arabe et du musulman, un déni de droit pour les colonisés et une façon très hautaine, cynique et ethnocentriste de monnayer ses « valeurs » en tenant un triple discours : économique, politique et "humaniste"…
Ainsi, j’estime que nous n’avons pas de valeurs communes à partager avec certains partis démocratiques. Ce serait faire injure à notre citoyenneté et à notre dignité d’être humain que d’avaliser des valeurs communes instrumentalisés, ressassés et qui en fin de compte ne sont que : fric, sang, collaboration et cynisme.

N’attendez pas dès lors de cette jeunesse bruxelloise en rupture et stigmatisé qu’elle adopte "vos" valeurs, car ces dernières sont de rouge sang ! Pour ma part, un jeune délinquant a bien plus de mérite et a droit à bien plus de respect, qu’un ministre, un politique ou des partis qui font leur fric sur le sang des enfants et des populations civiles… Il n'y a pas photo !
Passez ce choc, il serait utile de savoir exactement qui a initié cette sordide mission économique. Si c'est le gouvernement régional, dans ce cas, les trois partis précités portent une responsabilité écrasante ou n'est-ce que le Ministre CDH qui s’occupe actuellement des affaires économiques ? A nous d'enquêter.

A côté de cela, comment interpréter une fois de plus, le silence de « nos élus » ? De ces « élus » arabes, musulmans qui trop souvent flirtent avec l’émotion et sont absents de la scène politique et de débats qui font sens. Bien évidemment, certains diront comme lors de notre enquête sur Gaza qui m’a valu d’être  « remercié » illico de la radio « socialiste » Al Manar sans que les pontes ne disent mot, que c'est "un communautarisme inadmissible" ou une "stigmatisation outrancière"...Dormez bon peuple, nos élus veillent !
Ceux qui, nombreux, partis politiques et élus allochtones, la main sur le cœur, nous promirent que cette fois-ci, la collaboration ne passera plus avec un état violant allégrement toutes les résolutions des Nations Unies, le droit international, la Cour de la Haye, avec des crimes de guerres (et crime contre l’humanité ?) avéré selon le dernier rapport des Nations Unis du rapporteur, Goldstone. Ce dernier comme nous pouvions nous y attendre a été violemment vilipendé par Israël, en étant traité d’antisémite, alors que lui-même est juif.
Après les fleurs offert par le bourgmestre de la ville de Bruxelles à Tel-Aviv qui n’arrivèrent jamais (panne d’avion ?!), voici que notre gouvernement se hasarde à une collaboration des plus indignes…

Mesdames, Messieurs les politiques, nous attendons vos explications dans toutes les langues et sommes une fois de plus toute ouie…

Mouedden Mohsin   

 14 Octobre 2009

http://www.michelcollon.info:80/index.php?option=com_content&view=article&id=2330:bruxelles-persiste-a-soutenir-israel&catid=6:articles&Itemid=11


Leyla Jad : La Palestine participera à la 35ème session de la conférence de l’UNESCO.

La 35ème session de la conférence générale de l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) se déroulera à Paris du 6 au 23 octobre 2009. Une grande délégation palestinienne y participera :

* Riyad Al-Maliki (ministre des Affaires étrangères) * Lamis Al-Alami (ministre de l’Éducation et de l’Enseignement) * Yahya Yakhluf (chef du Conseil suprême pour l’Education et la Culture), * Ismail Tallawy (secrétaire général du Comité national palestinien pour l’éducation, la culture et les sciences) * Hamdan Taha (sous-secrétaire adjoint du ministère du Tourisme et des Antiquités) * Musa Abu Gharbya (sous-secrétaire adjoint du ministère de la Culture) * Fadi al-Husseini (directeur du Bureau du ministre des Affaires étrangères).

Al-Maliki adressera un discours à la conférence le 9 octobre, en soulèvant des questions concernant la Palestine et la ville de Jérusalem.

La Conférence devra déterminer l’orientation et la ligne de conduite générale de l’Organisation, notamment à travers l’examen et l’adoption du programme et du budget biennal.

Ismail Tallawy (secrétaire général du Comité national pour l’éducation, la culture et les sciences) a déclaré que « la Conférence se déroulera alors que se poursuivent les attaques des colons – sous la protection des autorités d’occupation israéliennes – contre la Mosquée Al-Aqsa et les fidèles de Jérusalem. Les fouilles archéologiques israéliennes sous la Mosquée Al-Aqsa continuent également, en provoquant des risques d’effondrement et destruction ».

« A Jérusalem se poursuivent les actions de pillage, les expulsions et les démolitions injustifiées, dans le but d’isoler la ville sainte du monde arabe et islamique. Les autorités israéliennes sont en guerre aussi contre les institutions culturelles et les mouvements culturels de Jérusalem, dans une tentative de judaïsation de la ville, son identité arabe et sa tradition islamique », a ajouté Tallawy.

Le secrétaire général a invité la communauté internationale à assumer la responsabilité de ce qui se passe dans la ville de Jérusalem : « L’UNESCO, en particulier, a la responsabilité morale et juridique de protéger la ville sainte de Jérusalem, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial et du patrimoine mondial en péril : il faut prendre immédiatement les mesures immédiates pour forcer les autorités d’occupation à arrêter ses pratiques racistes, interdire les attaques des colons contre les fidèles musulmans, arrêter les agressions contre la mosquée et sa cour et faire cesser les fouilles menées sous la mosquée Al-Aqsa. »

Ecrit par Leyla Jad

05/10/2009

http://french.pnn.ps/index.php?opti...

publié par al Ahram hebdo en français

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahra...

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=4655 

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n°492 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 27-10 -:Suite - : L'inéluctable affaiblissement d’Israël.

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n°492 - 27-10

C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire

3 Annexe (suite)

3-4 Jean Bricmont : Antifascistes, encore un effort... si vous voulez l'être vraiment !

3-5 Chems Eddine Chitour : Le partage du Moyen-Orient.

3-6 Francis Boyle : La dissuasion nucléaire est contraire au droit international.

3-7 Israël plante ses Equipements Militaires High Tech Invasifs en Azerbaïdjan.

3-8 Un Ex du Mossad comme Ambassadeur au Turkmenistan.

 



3-4 Jean Bricmont : Antifascistes, encore un effort... si vous voulez l'être vraiment !

Pour guérir radicalement la censure, il faudrait la supprimer car l'institution est mauvaise et les institutions sont plus puissantes que les hommes."
Karl Marx (1)

Divers amis se sont inquiétés du fait que mon nom soit cité dans un article (non signé) de « REFLEXes », intitulé « Procès Dieudonné - Faurisson :
la Cour des Miracles négationnistes » et relayé par l'AFPS (http://www.france-palestine.org/article12838.html) et Bellaciao (http://bellaciao.org/fr/spip.php?article91875).

J'ai donc lu l'article avec attention; il s'attaque à un certain nombre de gens qui ont assisté au procès de Dieudonné et Faurisson suite au spectacle du Zénith (2) et particulièrement à Paul-Eric Blanrue, auteur du livre Sarkozy, Israël et les juifs (voir http://sarkozyisraeletlesjuifs.blogspot.com/), dont j'ai recommandé la lecture. Cet article est intéressant parce qu'il illustre tous les défauts d'une certaine « gauche antifasciste ».
Le fond de l'affaire tourne autour de la liberté d'expression.

Ayant expliqué ailleurs mon point de vue à ce propos (http://www.legrandsoir.info/La-liberte-d-expression-quels-principes.html), je ne vais pas y revenir en détail. Et, avant de continuer, je voudrais souligner (même si cela devrait être inutile) que défendre la liberté d'expression de X ne signifie nullement approuver les idées de X. Cette défense découle seulement d'une réflexion sur les principes de droit sur lesquels repose une société démocratique. Et, dans une société réellement démocratique, il y aura nécessairement une telle multiplicité d'opinions qu'il est impossible de les approuver toutes - mais on peut néanmoins considérer que l'expression de toutes ces idées, aussi folles et mutuellement contradictoires qu'elles soient, doit être légale. La liberté d'expression est un principe fondamental de la démocratie, et pas, comme on le dit trop souvent, un « prétexte » pour « soutenir » X ou Y. Il est pour le moins étrange que des « antifascistes » approuvent le fait que l'on rende, comme l'a dit Chomsky à propos de l'affaire Faurisson, un triste hommage aux victimes de l'holocauste en adoptant la doctrine centrale de leurs bourreaux, à savoir qu'il appartient à l'État de déterminer la vérité historique et de condamner ceux qui ne s'y conforment pas.
Mais, même si l'on ne partage pas ce point de vue, la question de la pente glissante se pose: jusqu'où ira-t-on dans la répression des opinions « scandaleuses »? On requiert un an de prison (avec sursis) contre Dieudonné pour un sketch. On est évidemment libre d'estimer ce sketch de très mauvais goût, insultant, et le condamner moralement (3). Mais un an de prison (même avec sursis)? Que répondra-t-on aux Noirs et aux musulmans qui pourraient se sentir insultés par d'autres sketches (y compris certains sketches de Dieudonné)? Comment éviter que les musulmans, qui se considèrent insultés par les caricatures du Prophète, et l'impunité dont elles jouissent (heureusement), n'y voient une nouvelle preuve du « deux poids, deux mesures » à leur égard (4) ? Aujourd'hui, divers courants au sein de l'Union européenne veulent sacraliser la mémoire des « victimes du communisme ». Où s'arrêtera-t-on? Une partie de la gauche s'inquiète de cette dernière sacralisation-mais peut-être aurait-elle été mieux avisée de ne pas entrer, justement à propos des victimes du fascisme, dans le jeu de la sacralisation.
A mon humble avis, c'est cette constante restriction de la liberté d'expression qui devrait donner « froid dans le dos » aux antifascistes véritables.
Par une pure coïncidence, cette affaire Dieudonné se produit en même temps que la levée de boucliers du monde intellectuel et artistique en faveur de Polanski. Alors que, dans cette dernière affaire, le « talent artistique » semble tout permettre, même des miracles, comme le fait de commettre une erreur de jeunesse (dixit BHL) à 43 ans, ou d'avoir des rapports sexuels avec une mineure non consentante sans commettre de viol (dixit Costa-Gavras), pas un mot n'est prononcé par ce même monde intellectuel et artistique en faveur de Dieudonné qui, au cours de toute sa carrière, n'a jamais été « coupable » que de délit d'opinion. Dans le cas de Polanski, le fait qu'une fille pose nue (Finkielkraut) ou paraisse plus âgée qu'elle n'est (Costa-Gavras), ou que le violeur soit une victime (du nazisme et du communisme - Finkielkraut et BHL) sert de circonstance atténuante. Finkielkraut vit dans « l'épouvante ». Lelouch compare la police suisse à
la Gestapo. BHL en appelle à l'esprit de tolérance suisse, mentionnant Voltaire, comme si c'était Polanski et non Dieudonné qui était poursuivi pour délit d'opinion. Etrange époque où la lutte contre « l'ordre moral» et contre le « fascisme », ou encore le « il est interdit d'interdire », mènent simultanément à la complaisance à l'égard du viol et au rejet de la simple liberté d'expression.
L'article de REFLEXes soulève aussi le problème du « guilt by association », de la culpabilité par association, fortement dénoncée aux Etats-Unis, surtout dans la gauche, parce que c'était une des armes favorites du McCarthysme. Que viennent faire dans cet article Michel Collon, la librairie Résistances et moi-même? Michel Collon rien, à part le fait que j'en suis « proche ». Mais pourquoi le citer lui et pas Noam Chomsky, Alan Sokal, Régis Debray, Anne Morelli, ou quantité d'autres, dont je suis tout aussi « proche »?
La librairie Résistances, elle, a été attaquée par des nervis sionistes et a tenu un meeting en plein air suite à cette agression, au cours duquel Me Bastardi Daumont, avocat de Blanrue et de Faurisson, a pris la parole. Où est le crime? Que reproche-t-on à Me Bastardi Daumont? Suggère-t-on que Faurisson ne doit pas avoir d'avocat, contrairement aux pires assassins? S'il doit bien en avoir un, est-ce un crime d'être celui-là? Pense-t-on qu'un avocat partage nécessairement les vues de son client? Pourquoi cette coïncidence (être à la fois l'avocat de Blanrue, de Faurisson et participer au meeting de soutien à la librairie) ? Sans doute parce que, précisément à cause du climat de terreur intellectuelle « antifasciste » qui règne en France, les avocats prêts à défendre le principe de la liberté d'expression ne se bousculent pas au portillon.
Et moi-même? J'ai lu le livre de Blanrue et je l'ai trouvé salutaire. Bien que moins complet, il est un peu le « Mearsheimer et Walt » français, en ce sens qu'il met, pour la première fois, le doigt sur un problème fondamental de nos sociétés, à savoir l'extraordinaire influence sur notre vie politique des réseaux pro-israéliens (ou du lobby pro-israélien comme disent Mearsheimer et Walt). Je le lui ai dit et je l'ai autorisé à me citer sur son site. Je ne lui ai pas trouvé d'éditeur, contrairement à ce qu'affirment nos spécialistes de l'antifascisme (et du renseignement), même si j'aurais été heureux de pouvoir le faire. Comme le dit Alain Gresh, le livre de Blanrue « mérite débat »; mais le livre a été de facto censuré en France, vu que le diffuseur français de son éditeur belge a refusé de le distribuer (initiative extraordinaire de la part d'un diffuseur, si on y réfléchit: qu'est-il advenu du bon vieux capitalisme et de la « soif de profit »?). De plus, bien que Blanrue soit un auteur relativement connu, aucun grand média ne parle de son livre. La puissance des réseaux sionistes est accrue par le tabou qui empêche de parler d'eux. Le terrorisme intellectuel « antifasciste » ne fait que renforcer ce tabou. Le grand mérite de Blanrue est de tenter de sortir de ce cercle vicieux qui, comme il le souligne d'ailleurs , n'est pas, à terme, « bon pour les juifs ».
Bref, j'apprécie le livre de Blanrue et je le dis. Quelle relation entre cela et le fait qu'il assiste au procès Dieudonné-Faurisson (ce qui, vu les enjeux juridiques de cette affaire, est tout à fait compréhensible) ou qu'il ait eu dans sa jeunesse des activités « suspectes » (aux yeux de la police de la pensée) en Moselle? Il a été chrétien? Je vais l'avouer: moi aussi (ainsi, il existe encore des chrétiens en France et en Belgique; quelle horreur! Que fait la police?). Il a été royaliste? Moi pas, mais en tant que Belge, j'en ai rencontré beaucoup et je n'ai pas remarqué qu'ils mangeaient des enfants au petit déjeuner. Et j'ai connu assez de gens qui ont, dans leur jeunesse, fait une apologie sans nuance de Staline, de Mao, ou de toute forme de violence, pourvu qu'elle soit « révolutionnaire » (et dont certains se sont recyclés dans l'antifascisme), pour que le genre d'accusations portées contre Blanrue me laisse froid (est-il vraiment si fréquent de trouver des gens en France dont le parcours est, comme dit REFLEXes, « politiquement limpide et irréprochable »?).
De plus, quand il s'agit d'auteurs comme Heidegger, Céline ou Foucault (oui, oui, même Foucault), il est permis de citer, d'étudier, d'admirer une partie de leur oeuvre sans se soucier de ce qu'ils ont dit ou fait par ailleurs, et qui est souvent plus étrange que ce que l'on reproche à Blanrue. Pourquoi ne pourrait-on pas avoir la même attitude par rapport au citoyen Blanrue? Existe-t-il un principe de Polanski généralisé qui veut que pour des gens suffisamment célèbres (Heidegger et co), on puisse parler de leur oeuvre ou d'une partie de celle-ci sans parler de la personne ou de l'ensemble de l'oeuvre, mais pour les moins célèbres, non?
J'avoue également avoir un petit problème avec la notion d'extrême droite en France. Pour les « antifascistes », l'extrême droite, ce sont exclusivement les gens qui sont supposés être nostalgiques de Vichy, de la monarchie, de l'Algérie française, qui sont trop souverainistes à leur goût, ou encore, pour certains, les « islamo-fascistes ».
Mais pourquoi la censure n'est-elle pas d'extrême droite? Pourquoi l'apologie de la guerre (et la négation de crimes de guerre) à Gaza, au Liban, en Afghanistan et en Irak ne l'est-elle pas? Pourquoi le fait de considérer qu'un peuple a le droit de s'installer sur la terre d'un autre et de l'en chasser à jamais (c'est-à-dire en lui refusant tout droit au retour) n'est-il pas d'extrême droite? Pourquoi n'est-il pas d'extrême droite de célébrer comme démocratique (avilissant ainsi ce concept) un État défini explicitement sur une base ethnique (5) ? Pourquoi la notion de culpabilité collective (appliquée au peuple allemand, français etc.) n'est-elle pas de « l'essentialisme raciste » et donc d'extrême droite? N'est-ce pas encore plus le cas quand cette culpabilité devient transmissible aux descendants?
Si l'on veut bien élargir ainsi la notion d'extrême droite (ce qui me semble justifié d'un point de vue conceptuel et historique), on se rend compte que le gouvernement français, la plupart des médias et des intellectuels, et bien sûr, une bonne partie de la « gauche antifasciste » sont d'extrême droite, ce qui complique considérablement la nécessaire « lutte contre l'extrême droite ». Il ne suffit pas de ne pas « ouvrir son antenne » à Soral ou à de Benoist, mais il faudrait la refuser à pratiquement tout le monde. De plus, l'extrême droite la plus dangereuse est-elle celle de la « nostalgie », ou celle qui influence la politique et la pensée occidentale actuelles?
Finalement, il est regrettable de voir que des articles comme celui de REFLEXes sont repris par des associations pro-palestiniennes comme l'AFPS (ou Bellaciao). Bien sûr, ils ont le droit de le faire, là n'est pas la question. Mais le fait de diffuser certains articles plutôt que d'autres est un choix politique, et ce choix peut être discuté. Or ce choix signifie que la priorité, pour ces organisations, n'est pas de défendre la liberté d'expression mais bien de hurler avec les loups dans la dénonciation des « méchants » (Dieudonné, Blanrue etc.).
Comment ne pas voir que le discours sur l'holocauste est instrumentalisé pour soutenir Israël et pour faire taire les critiques (la question n'étant pas de « mettre en cause » l'holocauste, mais de se demander pourquoi cet événement doit déterminer notre politique étrangère)? Le temps où une majorité de gens aimaient réellement Israël, « la seule démocratie au Moyen-Orient », « la villa au milieu de la jungle » etc. est passé. Mais l'étape qui reste à franchir, pour qu'une autre politique envers le Moyen-Orient soit possible, est de libérer la parole et de faire cesser l'intimidation et la culpabilisation à propos de tout ce qui concerne Israël et le sionisme.
La « solidarité avec
la Palestine » commence ici, principalement dans la lutte contre les réseaux pro-israéliens. Diffuser et faire connaître le livre de Blanrue, ou celui de Mearsheimer et Walt, défendre la liberté d'expression, aider à libérer le discours et à ouvrir le débat, c'est réellement « aider la lutte des Palestiniens », et c'est l'aider de façon essentielle.
Nous ne devons pas montrer aux sionistes que nous sommes « gentils », en nous « démarquant » sans arrêt de X ou de Y qui a eu une parole trop dure ou trop franche, mais montrer que nous sommes libres et que le temps de l'intimidation est passé. Heureusement, de même que les Palestiniens résistent, il existe encore des gens en France qui défendent les principes les plus élémentaires de
la République et de la laïcité. Il ne reste plus qu'à souhaiter que les « antifascistes » se joignent à eux.
__________________
1
- Remarque sur la récente réglementation de la censure prussienne, 1842, Textes philosophiques, 1842-1847, Cahier Spartacus, n° 33, 1970.
2- Au cours duquel (en décembre 2008) Dieudonné fit remettre un « prix de l'infréquentabilité et de l'insolence» à Robert Faurisson, par son assistant déguisé en costume de déporté. Suite à cela, Dieudonné est poursuivi, entre autres, pour insultes à caractère raciste.
3- Il faut néanmoins rappeler que si la liberté d'expression était respectée en France, il n'y aurait jamais eu d'affaire Faurisson, ce dernier serait probablement inconnu et il n'y aurait probablement pas eu le show du Zénith. La censure incite toujours à la transgression et il n'y a aucune raison de penser que l'affaire du Zénith soit la dernière du genre, quelles que soient les peines qui seront prononcées.
4- Voir la vidéo
http://www.youtube.com/watch?v=KvNPhiT0b0I pour une illustration de ce sentiment d'injustice.
5- Par exemple, où faut-il situer sur le spectre politique la citation suivante: « Si l’on regarde une carte du monde, en allant vers l’est : au-delà des frontières de l’Europe, c’est-à-dire de
la Grèce, le monde démocratique s’arrête. On en trouve juste un petit confetti avancé au Moyen-Orient : c’est l’État d’Israël. Après, plus rien, jusqu’au Japon. [...] Entre Tel-Aviv et Tokyo règnent des pouvoirs arbitraires dont la seule manière de se maintenir est d’entretenir, chez des populations illettrées à 80%, une haine farouche de l’Occident, en tant qu’il est constitué de démocraties. » Elle est de Philippe Val (dans Charlie-Hebdo, 26 juillet 2006), ancien directeur de Charlie-Hebdo et actuel directeur de France Inter. Voir Le plan B, Frappes médiatiques sur le Liban, 5 janvier 2009 (http://www.leplanb.org/spip.php?page=article&id_article=102); ce journal précise: « selon le Rapport des Nations unies sur le développement humain de 2003, seuls trois pays au monde avaient alors un taux d’illettrisme supérieur à 80%. Et aucun d’entre eux n’était situé entre Tel-Aviv et Tokyo, puisqu’il s’agissait du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Ailleurs, entre Tel-Aviv et Tokyo, le taux d’illettrisme était de 23% en Iran, de 9% en Chine, de 7% aux Philippines. Et... de 13% au Liban. »
__________________
*http://sarkozyisraeletlesjuifs.blogspot.com/2009/10/jean-bricmont-repond-aux-calmonies-du.html

21/10/09

Jean Bricmont 

http://www.toutsaufsarkozy.com:80/cc/article04/EkVyEFVukVmJiTavUO.shtml

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30/10/2009

n°491 - Les dossiers de Palestine - 28-10 - : Début : - Silence, on assassine un peuple!

n°491 - Les dossiers de Palestine - 28-10 - : Début : - Silence, on assassine un peuple!



  L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Dossier de Palestine

 n°491                                                     28-10

          C.De Broeder & M.Lemaire   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



 

Sommaire

Tiré a part

Israël défie encore et encore le monde et la morale au vu et au su de tous : silence, on assassine un peuple!

1 Les brèves
1-1 Azam Tamimi: l'Égypte et Abbas voulait expulser le Hamas.

1-2 "Israël" chasse les militants étrangers de Cisjordanie.

1-3 Vous êtes un terroriste”, crie un Palestinien à Tony Blair.

1-4 Echauffourées entre policiers israéliens et manifestants palestiniens sur l’Esplanade des Mosquées à Jérusalem.

1-5 Plateforme-Palestine : « Incidents inter-religieux » à Jérusalem.

1-6 Zahri, frère du porte-parole du Hamas, décède à la suite de tortures.

2 Dossier

2-1 Michel Warschawski   : Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre Israël : réponse à Uri Avnery.

2-2 Israël maintient son refus du traité de non-prolifération nucléaire.

2-3 Thabet El Masri Gaza : Un camp de lente extermination ?

2-3 Silvia Cattori  - Gaza : Un camp de lente extermination ? Entretiens avec le Docteur Thabet El Masri.

Suite

2-4 Peter Eyre : Le rapt des réserves naturelles de Gaza par Israël.

2-5 Ashkenazi, accusé de crimes de guerre et crimes contre l’humanité & Boss de l’Armée Israélienne...

2-6 Dr. Ibrahim Hamami : Criez : cela leur est égal, tout à fait !

2-7 Chérif Boudelal  : Les criminels protégés et les victimes pénalisées !

2-8 Omar Barghouti : 8H contre Agrexco Montpellier.

Fin

2-9 Jerrold Kessel et Pierre Klochendler : Turquie : Premier Allié A Boycotter Israël...

2-10 Turquie- Israël ce n’est plus bizness comme d’habitude.

2-11 Ahmad Y. Al-Qarei : Tous les Etats et instances arabes et islamiques sont unanimes sur le danger qui pèse actuellement sur Jérusalem.

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Topaz Amoore et Yolande Knell : Balles dans le cerveau, shrapnel dans la colonne vertébrale : terribles blessures chez les enfants de Gaza.

3-2 Rapport : Les captives palestiniennes, souffrances inhumaines, en attendant une lueur de liberté.

3-3 Annick-Denise Hamouri : Mon fils Salah, franco palestinien, détenu depuis 2005, condamné à 7 ans de prison.

3-4 Sabri Mohammed Ghraïeb : Ils m'ont mis en prison dans ma maison. (Un Palestinien au milieu des colons.)

3-5 Des fermiers de Gaza aux prises avec des terres agricoles endommagées.



Tiré a part

Israël défie encore et encore le monde et la morale au vu et au su de tous : silence, on assassine un peuple!

Par la violence et l’arrogance, Israël veut obliger les institutions internationales de retirer définitivement de leur programme les travaux concernant le rapport Goldston !

Ceci montre la panique des dirigeants israéliens qui voient leur impunité remise en cause. Ils voient déjà leurs assassins traînés devant la justice internationale et condamnés pour les crimes de guerre et crimes contre l’humanité qu’ils ont commis.

Cela fait plusieurs jours que l’Esplanade des mosquées d’Al Aqsa, du Dôme du Rocher et leurs environnements sont assiégés en permanence par la police et l’armée israéliennes qui protègent les colons extrémistes. Ces derniers veulent en faire leurs lieux de prière et expulser tous les Palestinien de Jérusalem Est.

Cailloux, chaussures et chaises contre les grenades fumigènes et balles enrobées

Plusieurs jours d’affrontement déjà entre jeunes palestiniens d’un côté et policiers et soldats israéliens de l’autre ; plusieurs dizaines de blessés et d’arrestations ont été comptabilisés chez les Palestiniens, et le monde reste muet ! Dans quel monde nous vivons ? Nous vivons dans un monde muselé, dépourvu de toute humanité.

Que les femmes et les hommes encore libres dans ce monde réagissent sans tarder contre cette lâcheté pour exiger le retrait total de l’armé israélienne de ces lieux et de toute la Cisjordanie. Sans la présence des soldats israéliens en Cisjordanie, et sans les colons qui polluent la vie des Palestiniens, il n’y aurait pas de « violence » comme le disent les médias sionisants occidentaux.

Où sont les régimes arabes

Où sont les gouvernements des pays musulmans ?

Où sont les États occidentaux, donneurs de leçons des droits de l’Homme ?

Où est l’ONU qui est censé gérer la vile de Jérusalem ?

Où est Mahmoud  ABBAS ?

Même les morts ont bougé dans leurs tombes devant cette injustice.

Mais tout ce mode reste immobile devant cette infamie et cette barbarie de l’armée « la plus morale du monde » selon ses dirigeants, lesquels sont soutenus par les dirigeants des pays occidentaux et par certains régimes arabes ! Est-ce ceci signifie que ce monde est encore plus moral que l’armée israélienne ?
Contre la répression et l’occupation israéliennes à Jérusalem-Est. AFPS, CCIPPP, Génération Palestine, UJFP...
Chérif BOUDELAL – 27 octobre 2009



1 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
1-1 Azam Tamimi: l'Égypte et Abbas voulait expulser le Hamas.

"L'Égypte et le président sortant Mahmoud Abbas, ont tenté d'expulser totalement le Hamas de la scène politique, via un enjeu semblant légitime, mais ne sont pas tombés accord  sur les dispositifs et mesures à pratiquer", a dévoilé le directeur de 'l'institut de l'esprit politique et islamique", à Londres, Azam Tamimi.

Tamimi a affirmé lors de ses déclarations sur la chaîne télévisée "Al Qods", le mercredi 21/10, que le projet israélo-américain a tenté d'escroquer le Hamas, via des élections falsifiées, pour propager au monde entier que le Hamas a raté réellement les résultats électoraux.

"Ce projet sioniste vise d'expulser le Hamas de la scène politique, via une méthode d'apparence aussi légitime et démocratique", a ajouté l'analyste (Tamimi).

Tamimi a appelé le Hamas de s'attacher fortement à sa stratégie légale, en confirmant qu'il va certainement remporter les résultats prévus.

"L'occident veut que le Hamas tira sur soi la balle de grâce", a –t-il ajouté.
En attaquant le président sortant, Mahmoud Abbas, avec un ton plus ferme, Tamimi a contesté en affirmant:" Les déclarations d'Abbas sont hostiles, racistes, il ne veut plus une telle  réconciliation, ni un consensus palestinien".

Tamimi a protesté contre Abbas en insistant:"Si Abbas a voulu mettre fin aux désaccords, il avait  vraiment libéré  les captifs politiques en Cisjordanie, il avait contribué avec le Hamas pour briser l'embargo sioniste sur Gaza, il avait œuvré avec les parties concernées pour l'ouverture du passage de Rafah".

"Abbas ne tient qu'à exécuter le projet israélo-américain  destinant à renverser le Hamas de la scène politique, à travers une campagne électorale falsilfiée", a finalement apprécié Tamimi.

CPI Azam Tamimi
22/10

http://www.palestine-info.cc/fr/


1-2 "Israël" chasse les militants étrangers de Cisjordanie.

Les autorités de l'occupation israélienne ont durci les restrictions qu'elles exercent sur les Palestiniens de la Cisjordanie occupée qui luttent pour préserver leurs terres.
Selon la chaîne satellitaire qatarie AlJazira, elles ont  expulsé dernièrement des dizaines de militants étrangers venus assister les Palestiniens dans le village de Bourine, au sud de Naplouse, dans la cueillette des olives dans les terres situées à proximité des colonies sionistes. Elles les ont également menacés de les expulser hors de la Palestine et d'imposer une contravention aux Palestiniens qui leur demandent assistance.20/10/2009 Les autorités de l'occupation israélienne ont durci les restrictions qu'elles exercent sur les Palestiniens de la Cisjordanie occupée qui luttent pour préserver leurs terres.
Selon la chaîne satellitaire qatarie AlJazira, elles ont  expulsé dernièrement des dizaines de militants étrangers venus assister les Palestiniens dans le village de Bourine, au sud de Naplouse, dans la cueillette des olives dans les terres situées à proximité des colonies sionistes. Elles les ont également menacés de les expulser hors de la Palestine et d'imposer une contravention aux Palestiniens qui leur demandent assistance.

Selon un des habitants du village en question, le Palestinien Bilal Eid (42 ans), après avoir perquisitionné leurs terres, les soldats de l'occupation leur ont demandé de ne plus demander assistance auprès des militants étrangers, sous peine de payer une amende de 2.000$ et plus.
Eid a assuré avoir obtenu confirmation de cette décision auprès du bureau de liaison palestinien auquel toutes les décisions israéliennes sont transmises.
"La gravité (de cette décision) réside dans le fait que les citoyens palestiniens ne pourront plus empêcher la confiscation de leurs terres, ni transmettre leur endurances au monde à travers ces militants.  De plus, leur absence va faciliter la tâche aux colons pour réprimer encore plus les Palestiniens et prendre d'assaut leurs terres sans aucune surveillance"  s'est plaint Eid.
Lequel a souligné l'importance que jouent ces militants diffusés un peu partout dans les villages de
la Cisjordanie et qui "dévoilent à leurs états et aux organisations humaines la réalité des exactions et des crimes commis par l'occupation israélienne et réfute ses mensonges à travers lesquels elle fait croire le monde entier que les Palestiniens sont des criminels et les agresseurs des colons".
Pour leur part, les militants étrangers ont refusé de quitter les territoires palestiniens. Par la voix de leur porte-parole, le britannique Peter Leder, ils assuré q'ils feront tout pour revenir au cas où les israéliens en viennent à les expulser. " Nous ne laisserons jamais les Palestiniens lutter seuls contre les Israéliens" a-t-il affirmé.

20/10/2009  

http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=107789&language=fr


1-3 Vous êtes un terroriste”, crie un Palestinien à Tony Blair.

Article repris de Sky News Online, Blair Called 'Terrorist' On West Bank Visit, par Steve Davies.
L’envoyé au Moyen Orient visitait une mosquée ancienne dans la ville d’Hébron quand l’incident est survenu.
Le jeune palestinien a été poussé dans un coin par le personnel de la sécurité palestinienne, pour tenter de le faire taire.
Il a alors crié : « Vous n’êtes pas le bienvenu sur la terre de Palestine, » et « Vous êtes un terroriste, » pendant que T. Blair visitait la mosquée.
L’ancien premier ministre s’est tourné vers l’homme en souriant et lui a fait un geste de la main tandis qu’on l’expulsait.
Blair a dit aux journalistes que les sentiments de cet homme n’étaient pas le juste reflet de l’attitude locale envers lui.
Il a dit : « Vous savez, il a protesté, et c’est parfait. Je pense qu’il est important pour vous aussi, les gars, de ne pas toujours prendre une protestation pour la position générale de la population toute entière. »
M. Blair a ajouté que les Israéliens et les Palestiniens voulaient une résolution pacifique du conflit.
« Il ne sera résolu que lorsque nous aurons trouvé le moyen de créer deux Etats… côte à côte, en paix. Franchement, ce n’est pas avec des protestations qu’on y arrivera, mais avec des négociations patientes. »
Le correspondant de Sky au Moyen-Orient ajoute : « M. Blair a été pris à partie deux fois, une par le Palestinien, puis par une touriste britannique. »
Elle lui a demandé : « Que pensez-vous avoir fait pour cette région pendant que vous étiez premier ministre ? »
Blair a répondu : « L’une des raisons pour lesquelles je voulais revenir et me concentrer sur cette région est précisément parce que j’ai ressenti ici qu’il y avait beaucoup de choses que je n’avais pu faire, ce que je vais essayer de faire maintenant. »
Waghorn ajoute : « Pour quelqu’un qui fait toujours extrêmement attention à ce qu’il dit, c’était une déclaration inhabituellement franche. »
M. Blair est très controversé au Moyen-Orient, principalement parce qu’il a pris part à l’invasion de l’Irak en 2003.

Source : Palestinian Mothers

Traduction : MR pour ISM

21/10

http://www.alterinfo.net/Vous-etes-un-terroriste-,-crie-u...

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n°491 - Les dossiers de Palestine - 28-10 - : Suite : - Silence, on assassine un peuple!

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  L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Dossier de Palestine

 n°491                                                     28-10

          C.De Broeder & M.Lemaire   



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Sommaire

2 Dossier Suite

2-4 Peter Eyre : Le rapt des réserves naturelles de Gaza par Israël.

2-5 Ashkenazi, accusé de crimes de guerre et crimes contre l’humanité & Boss de l’Armée Israélienne...

2-6 Dr. Ibrahim Hamami : Criez : cela leur est égal, tout à fait !

2-7 Chérif Boudelal  : Les criminels protégés et les victimes pénalisées !

2-8 Omar Barghouti : 8H contre Agrexco Montpellier.



2-4 Peter Eyre : Le rapt des réserves naturelles de Gaza par Israël. ()

Usant de la violence que lui permet sa suprématie militaire, Israël souhaite non seulement exploiter ses propres réserves en gaz naturel, mais aussi celles qui appartiennent aux Palestiniens, écrit Peter Eyre.

La partie orientale de la Méditerranée abonde en gaz naturel, avec de très bonnes chances de trouver du pétrole plus profondément. Dans bien des parties du monde nous trouvons suffisamment de réserves pour que tous le partagent et en profitent.

Pour quelque étrange raison, Israël ne suit pas ce principe et souhaite en fait prendre non seulement ses propres réserves mais aussi celles qui appartiennent aux Palestiniens.

Tout d’abord examinons encore une fois les ressources naturelles offshore et voyons comment Israël aurait ou a déjà la capacité de priver les Palestiniens de ses propres ressources vitales. Ensuite nous nous pencherons sur les possibilités terrestres en Cisjordanie et nous montrerons que certaines des zones prises par Israël ou sous son contrôle pourraient bien recéler des découvertes intéressantes.

Comme je l’ai souligné auparavant, le champ de gaz naturel Mari B d’Israël se trouve sur la frontière avec Gaza et enveloppé d’un halo de secret. La zone autour de la plate-forme est totalement hors des limites que l’on attendrait normalement, mais y a-t-il plus que le champ gazier et pourrait-il s’étendre dans les eaux de Gaza ? Si c’était le cas, c’est une grande injustice qui aurait lieu, privant les Palestiniens d’une ressource partagée et de toute l’incroyable richesse qui va de pair.

Carte de la Cisjordanie

La plate-forme Mari B est opérationnelle depuis décembre 2003 et a produit quelque 100 millions de pieds au cube (mmscf/jour). Ensuite en 2004 la production a augmenté jusqu’à 170 mmscf. Les installations de Mari B étaient censées produire jusqu’à 600 mmscf. La compagnie estime que le total des réserves récupérables du champ Mari B dépassera le trillion de pieds au cube de gaz naturel. Nobel Energy a également une découverte non développée, Noa, qu’on estime contenir plus de 200 milliards de Bcf de gaz naturel. Noa devrait être exploité ultérieurement via une liaison à la plateforme Mari B.

Réexaminons la question et demandons-nous si le champ gazier Mari B s’étend par-delà la frontière et si oui, Israël est coupable de vol d’une ressource commune. Le champ gazier Noa (qui se trouve plus à l’ouest de Mari B) doit être mis en service dans un futur proche. En fait ce champ en comprend deux : Noa et Noa sud. Je crains qu’ils ne s’étendent probablement dans la zone marine de Gaza et qu’ils sont donc une ressource partagée. Enfin, nous avons la réserve propre de Gaza, Marine et Marine 2, qui se trouvent intégralement sur son territoire.

Je pose encore la question : les Palestiniens le savent-ils et si oui, que fait-on pour investiguer et stopper cette exploitation par le gouvernement israélien ?

Il est absolument scandaleux que le monde se contente de regarder sans rien dire tandis que le peuple de Gaza vit dans le dénuement complet. Où sont les Nations Unies et où est notre conscience ?

Il est également important de noter que les Accords d’Oslo (manipulés par Israël) montrent une zone tampon des deux côtés de cette zone, réduisant ainsi la Zone marine de Gaza et le privant de ses droits territoriaux légaux. En fait, la plate-forme gazière israélienne (Mari B) se trouve à peine à un mile nautique de cette frontière, ce qui peut indiquer que quelque chose de sinistre se trame ici. Normalement les plate-formes gazières se trouvent bien au-dedans des limites de leurs réserves respectives, ce qui, une fois encore, pourrait indiquer que ce champ s’étend au-delà de la frontière israélienne. 

Regardons à présent la scène pétrolière et gazière sur la terre ferme. Dans un de mes précédents articles j’ai parlé d’un champ pétrolier onshore qui se trouve très près du coin nord-est de Gaza. Cette réserve est appelée le champ Heletz et il a produit du pétrole brut pendant de nombreuses années. Certains puits ont été forés dans la bande de Gaza puis abandonnés pendant longtemps. Je supposerais qu’avec les réserves offshore dans la Zone marine de Gaza et le pétrole brut se trouvant près de Gaza onshore, cette zone pourrait révéler des découvertes excitantes. Il est aussi intéressant de noter que de telles zones productives comme Heletz ont appartenu un jour aux Palestiniens.

A Gaza nous avons des indications claires que le gaz et le pétrole existent. Les principales zones d’intérêt ont été déclarées zones militaires israéliennes restreintes et sont donc hors limites pour les Palestiniens. L’ironie est que la Cisjordanie est une zone classée territoire palestinien alors qu’à peine un tiers en est disponible pour leur usage. Historiquement les bords de la Mer Morte recèlent du bitume [bitume de Judée] ce qui indique clairement que la géologie du sous-sol a quelque chose à offrir.

Plus récemment du pétrole a été découvert sur les côtes occidentales de la Mer Morte qui est contrôlée par les Israéliens. Les réserves ont été trouvées dans le nord, le centre et le sud de la côte, ce qui les place clairement en territoire palestinien cisjordanien. Vu la géologie de la région, je dirais que du pétrole/gaz doit aussi exister le long de la vallée en rift séparant la Cisjordanie de la Jordanie. Des recherches ont lieu également de l’autre côté de la frontière avec la Jordanie.

Quelles sont les perspectives pour les Palestiniens ? Verront-ils jamais la justice et auront-ils l’occasion d’explorer et de récupérer leurs propres ressources naturelles ? Je dois dire qu’Israël fait exactement ce qu’il veut, quand il le veut et que les Nations Unies continuent de ne pas être efficaces. De même les Etats-Unis ne prennent pas position et ne disent rien, pour une très bonne raison : la plupart des programmes d’exploration pétrole/gaz sont des partenariats avec des compagnies états-uniennes et une telle interférence serait contre-productive.

Il faut aussi se rappeler que la zone de la Mer Morte apporte d’autres ressources naturelles qu’Israël commercialise depuis de nombreuses années. La région a été un producteur mondial de fertilisants, certains basés sur les minéraux extraits de la Mer Morte. Les eaux d’évaporation de la Mer Morte laissent un réseau unique de sels, chlorure de magnésium et de sodium, potassium, calcium, brome, etc. L’autre facette unique d’un tel environnement est celle de la santé et des produits cosmétiques. Comme nous l’avons dit, les Palestiniens sont totalement privés de leurs propres ressources et la commercialisation de ces ressources est volée par des entreprises israéliennes.

Si on regarde le potentiel touristique accessible aux Palestiniens, nous voyons que si la communauté internationale était ferme et intransigeante pour que la Cisjordanie retourne au peuple de Palestine, nous pourrions voir un immense changement dans la prospérité de la Cisjordanie et de Gaza. Ce n’est que quand chacun des Israéliens aura quitté la région que la stabilité reviendra.

Peter Eyre

6 octobre 2009 -

* Peter Eyre est conseiller pour le Moyen-Orient

Sur le même thème :

  La guerre et le gaz naturel : l’invasion israélienne et les gisements de Gaza en mer - 15-01-09
  Convoitises autour du gaz naturel palestinien - 22 août 2007
  Gaza, des ressources pétrolières en mal d’exploitation - 22 juin 2007
 

The Palestine Telegraph - Vous pouvez consulter cet article ici :
http://www.paltelegraph.com/opinion...
Traduction de l’anglais : Marie Meert

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7474

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n°491 - Les dossiers de Palestine - 28-10 - : Fin : - Silence, on assassine un peuple!

n°491 - Les dossiers de Palestine - 28-10 - : Fin : - Silence, on assassine un peuple!



  L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Dossier de Palestine

 n°491                                                     28-10

          C.De Broeder & M.Lemaire   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

2 Dossier -  Fin

2-9 Jerrold Kessel et Pierre Klochendler : Turquie : Premier Allié A Boycotter Israël...

2-10 Turquie- Israël ce n’est plus bizness comme d’habitude.

2-11 Ahmad Y. Al-Qarei : Tous les Etats et instances arabes et islamiques sont unanimes sur le danger qui pèse actuellement sur Jérusalem.

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Topaz Amoore et Yolande Knell : Balles dans le cerveau, shrapnel dans la colonne vertébrale : terribles blessures chez les enfants de Gaza.

3-2 Rapport : Les captives palestiniennes, souffrances inhumaines, en attendant une lueur de liberté.

3-3 Annick-Denise Hamouri : Mon fils Salah, franco palestinien, détenu depuis 2005, condamné à 7 ans de prison.

3-4 Sabri Mohammed Ghraïeb : Ils m'ont mis en prison dans ma maison. (Un Palestinien au milieu des colons.)

3-5 Des fermiers de Gaza aux prises avec des terres agricoles endommagées.



2-9 Jerrold Kessel et Pierre Klochendler : Turquie : Premier Allié A Boycotter Israël...

Une Bonne Nouvelle Pour les Palestiniens ?

La Turquie est-elle entrain d’effectuer un virage en U dans la conduite de sa politique régionale, au détriment du régime sioniste ?

La Turquie ne joue pas avec Israël

C’est depuis longtemps la relation stratégique la plus durable au Moyen Orient – peut être parce que c’était la plus improbable.
Pendant des décennies, les deux superpuissances régionales,
la Turquie et Israël, se sont tenus épaule contre épaule face à des défis stratégiques.
Ces 20 dernières années, la mystérieuse coopération entre l’Israël Juive et
la Turquie Musulmane a de plus en plus fait surface, faisant fi des demandes du Monde Arabe et des faucons en Turquie – à la fois Musulmans et de Gauche – que la Turquie prenne ses distances avec Israël dans ses liens militaires élaborés et les services secrets.
Actuellement, tout est entrain de changer. Ou bien est-ce juste un contretemps ?
Dimanche, Israël a fait savoir que des manœuvres aériennes militaires conjointes de l’OTAN, nom de code, « Anatolie Eagle », avaient été repoussées car
la Turquie avait exclu l’armée de l’air israélienne. Les exercices devaient inclure les Etats Unis et l’Italie. Les deux pays ont annulé leur participation après l’exclusion d’Israël par la Turquie.
Les
exercices de guerre auraient du avoir lieu dans la ville centrale d’Anatolie, Konya, et auraient du inclure des entraînements aux bombardements dans l’espace aérien turc le long des frontières iraniennes, syriennes et irakiennes.
Le ministère turc des affaires étrangères a fait une déclaration insipide disant que «ce n’est pas la peine de donner un sens politique au fait que la partie internationale de l’exercice ait été repoussée».
Mais, parlant dimanche soir sur CNN, le ministre turc des affaires étrangères, Ahmet Davutogmu, a fait allusion au fait que l’exclusion d’Israël était liée à la colère persistante de
la Turquie à l’égard d’Israël à cause de sa guerre effrénée contre le Hamas à Gaza au début de l’année.
Davutoglu a dit : « Nous espérons que la situation à Gaza s’améliorera, qu’il y aura un retour à la voie diplomatique, et que cela créera également une nouvelle atmosphère dans les relations turco israéliennes. »
« Mais » a-t-il ajouté, « dans la situation existant présentement, bien sûr, nous critiquons Israël. »
La colère de
la Turquie a été ravivée suite à la publication du rapport Goldstone pour les Nations Unies, qui accuse Israël d’avoir commis des crimes de guerre. Le Premier Ministre Recip Tayyip Erdogan est monté au front pour critiquer la mise au placard du rapport au Conseil des Droits de L’Homme des Nations Unies.
Cette exclusion n’est pas la première action menée par
la Turquie pour montrer publiquement son mécontentement contre Israël à cause de l’attaque contre Gaza.
En Janvier, au Forum Economique Mondial de Davos en Suisse, Erdogan a quitté précipitamment la conférence après avoir reproché au président israélien Shimon Peres l’importance du nombre de victimes à Gaza lui disant : « Vous savez très bien comment tuer des gens ».
Et, le mois dernier, Davutoglu a annulé une visite en Israël car les autorités israéliennes avaient fait savoir qu’il ne serait pas le bienvenu s’il rendait visite à Gaza en même temps.
Ces incidents ont accru les tensions existantes dans les liens politiques entre les deux pays depuis l’arrivée au pouvoir du Parti islamiste Justice et Développement en 2002.
Le quotidien turc le plus lu, Hurriyet, suggère que le « nouveau ton glacial » dans les relations ne va pas changer de si tôt. Les exercices de guerre « ont été repoussé indéfiniment », selon le quotidien, citant un responsable turc bien placé.
La décision concernant les exercices de guerre ont été un choc majeur pour les planificateurs stratégiques d’Israël.
« C’est un développement sérieusement inquiétant » a dit l’ancien chef d’état major de l’armée de l’air, Eytan Ben –Eliyahou, à
la TV publique israélienne. « La Turquie est vitale pour l’entraînement de nos forces armées aériennes sur de vastes espaces, étant donné surtout la localisation stratégique de la Turquie proche à la fois de l’Iran et de la Syrie. »
Il y a deux ans, des bombardiers israéliens auraient emprunté l’espace aérien turc lors de leur attaque d’un site syrien en construction soit disant nucléaire.
Les deux états ont entretenu des liens étroits sur le plan militaire. Ils ont régulièrement mené des exercices conjoints de leurs flottes, le partage des renseignements est devenu une routine, et le commerce des armes s’est consolidé suite à un accord de coopération militaire signé en 1996.
Israël a fourni pour des centaines de millions de dollars d’équipement militaire à
la Turquie pendant des années, et a modernisé les tanks et avions turcs.
Mais depuis un an,
la Turquie a régulièrement commencé à diminuer sa coopération militaire tout en augmentant parallèlement de tels liens avec la Syrie.
Des
responsables israéliens ont fait savoir que même avant l’annulation de l’exercice aérien, il y avait déjà des inquiétudes concernant le futur d’accords d’armement et d’efforts conjoints pour développer des systèmes d’armement spécialisés.
Non officiellement, les industries militaires israéliennes sous contrôle gouvernemental ont reconnu que le potentiel d’exportation vars
la Turquie a diminué de mois en mois, les US et les Européens, spécialement les Italiens, les fabricants d’armes italiens remplaçant les industriels de l’armement israéliens.
Suite aux commentaires israéliens initiaux durs mais emprunts de panique sur l’annulation des exercices de guerre, une déclaration du bureau des affaires étrangères turc a dit : « nous appelons les responsables israéliens à agir avec bon sens dans leurs déclarations et leurs attitudes. »
Le directeur du centre stratégique de recherche à l’Université Bahcesehir d’ Istanbul, Ercan Citioglu, a dit à
la TV Al Jazeera basée au Qatar : « La Turquie est le seul pays ami d’Israël dans la région. Elle a de très bonnes relations avec la Syrie et l’Iran. C’est pourquoi Israël recherche le soutien de la Turquie pour la politique qu’il mène dans la région ce qui est vital pour lui. »
En privé, certains responsables israéliens disent qu’Israël ne devrait pas considérer « le changement abrasif d’Ankara » à la lègère.
Le Ministre de
la Défense Ehud Barak a conseillé de garder la tête froide. Après une discussion à huit clos de haut niveau dans son QG de Tel Aviv, Barak a dit : « malgré les hauts et les bas, la Turquie continue d’être un élément central dans notre région. Il n’est pas question de se laisser entraîner à des déclarations acerbes contre eux. »
Mais l’un des hauts responsables israéliens a dit franchement à inter Press Service, » il se pourrait que la réalité ait déjà changé, et que les liens stratégiques que nous pensions continuer avec
la Turquie sont simplement terminés ».
Lors de la réunion du cabinet hebdomadaire Dimanche, un ancien ministre de la défense, le Ministre de l’Industrie, Benyamin Ben-Eliezer, a dit qu’Israël ne pouvait pas se permettre d’adopter une ligne dure : « Nous avons des intérêts communs stratégiques importants avec
la Turquie. Nous devons agir avec la plus grande sensibilité de sorte que les prévisions sombres ne se matérialisent pas. »
Influer sur l’attitude de
la Turquie semble peu probable sans un changement significatif de la politique israélienne vis-à-vis des Palestiniens.
L’annulation d’ »Anatolian Eagle » laisse un certain nombre de questions stratégiques sans réponse, à la fois sur le plan bilatéral et international, et aussi en interne en Turquie et en Israël :
•Quels sont les implications d’un différent Turquie Israël sur les efforts internationaux pour stopper le nucléaire iranien ?
•Cela signale t-il un changement dramatique dans les relations entre l’armée turque et l’Administration islamique modérée du parti au pouvoir l’AK ? Jusqu’à cette dramatique décision l’armée turque a toujours prudemment couvert ses liens étroits avec Israël face à la colère croissante du gouvernement et du public sur cette relation stratégique étroite.
•Cette exclusion d’Israël sera-t-elle la preuve d’un premier boycott tangible par un pays allié d’Israël ?
•Et, quel effet cela aura-t-il sur la politique obstinée d’Israël pour relâcher sa pression constante sur les Palestiniens ?
Jerrold Kessel et Pierre Klochendler –

15/10/09

Inter Press Service repris par www.atimes.com

18/10
http://www.planetenonviolence.org/Tensions-Turquie-Israel-Premier-Allie-A-Boycotter-Israel,-Une-Bonne-Nouvelle-Pour-Les-Palestiniens_a2035.html


2-10 Turquie- Israël ce n’est plus bizness comme d’habitude.

Des nouveaux contrats pour des centaines de millions de $ de fourniture en équipement fabriqués par les industries militaires israéliennes pour l’armée turque de même que la coopération entre militaires turcs st israéliens sont actuellement suspendus. Récemment, des responsables turcs ont préféré acheter un satellite espion à l’Italie alors même qu’il est plus cher que celui pouvant être fourni par les Israéliens et de moins bonne qualité.
La Turquie a menacé Israël de lui imposer pour des millions de $ d’amende à cause du retard dans la livraison à l’armée turque de 10 drones fabriqués par les Industries Aérospaciales Israéliennes(IAI). La Turquie a prévenu Israël que si les appareils ne sont pas livrés avant la fin de l’année l’affaire sera portée devant la Cour Internationale d’Arbitrage Commercial.
Ces drones ont été commandés il y a quatre ans pour un montant de 180 millions de $ selon le quotidien turc, Zaman, auprès d’Elbit Systems et des Industries Aérospaciales d’Israël, et
la Turquie menace de demander 3 à 4 millions d’amende pour ce retard dans la livraison.
D’autre part, les exportations d’Israël vers
la Turquie ont chuté de 40% les 9 premiers mois de cette année, et les entreprises turques ont des dettes et cela a un impact sur le secteur assurances en Israël. Les banques turques qui par le passé coopéraient volontiers avec les Israéliens en fournissant des informations sur la situation comptable des entreprises turques - surtout celles ayant des problèmes de trésorerie – se refusent désormais à le faire ce qui complique la tâche des exportateurs israéliens pour gérer les crédits accordés et fait porter le fardeau sur la principale compagnie d’assurance israélienne ICIC. « Ces derniers mois nous avons vu une augmentation exceptionnelle des retards de paiement des sociétés turques auprès des exportateurs israéliens » (paiement à 30 jours) a dit David Milgrom, CEO d’ICIC.
Les 9 premiers mois de l’année Israël a exporté pour 800 millions de $ de produits en Turquie, soit une baisse de 40% pour la même période en 2008. La baisse des exportations vers
la Turquie est le double de la baisse générale des exportations israéliennes qui est de 20%. Les dettes des entreprises turques auprès des exportateurs israéliens a augmenté de 90% pour cette même période 2009, et actuellement se monte à 40 millions de $.
Des responsables israéliens prônent l’adoption d’un profil bas en espérant un retour à la «normale» d’ici peu. Mais certains en Israël analysent ce changement de position de
la Turquie comme un « fait accompli » et reconnaissent que la Turquie n’est plus un partenaire stratégique et sécuritaire partageant une relation de dépendance vis-à-vis d’Israël, ce qui est un coup considérable pour Tel Aviv. Cela sape le pouvoir de dissuasion d’Israël vis-à-vis de la Syrie et de l’Iran.
Quiconque regarde la carte régionale peut le comprendre facilement et en saisir les implications géopolitiques et stratégiques surtout pour Israël. Israël a commencé à chercher des relations de substitutions avec des pays comme l’Azerbaïdjan, le Turkmenistan, mais le processus est complexe, il est surveillé de près par
la Russie, l’Iran, la Chine, reste instable, à court terme, et ne pourra en aucun cas remplacer des décennies de coopération étroite Turquie Israël.

Changement politique majeur de la Turquie dans la région, un point positif pour les Palestiniens

La Turquie semble mettre en place un changement politique majeur dans la région, se tournant vers l’Est comme alternative positive à ses relations frustrantes avec l’Ouest, surtout à cause de ses difficultés à obtenir gain de cause en ce qui concerne son adhésion à l’UE (La dernière visite turque à Paris s’est terminée par un fin de non recevoir de Sarkozy).
Selon les déclarations faites à IPS par le Dr Samir Awad de l’Université Birzeit près de Ramallah, Cisjordanie/Palestine occupée :
« Les relations de plus en plus tendues entre
la Turquie et Israël et sa sympathie croissante pour la cause palestinienne pourraient avoir une influence importante sur les Européens, les Américains, et les Pays Arabes ».
«
La Turquie, un pays musulman séculier à des liens forts avec le monde Musulman et Arabe. En même temps, elle a des relations fortes avec les Etats Unis qui la considèrent comme un allié régional et stratégique. Elle est aussi d’une certaine façon respectée par l’Occident pour être séculière et démocratique mais avec quelques dérives ».

La Syrie a annoncé mardi qu’elle allait participer à d’importantes manœuvres militaires conjointes avec la Turquie, au grand dam des Israéliens. Déjà en début d’année un exercice militaire conjoint avait été organisé.
Selon Anat Lapidot-Firilla, de l’Université de Jérusalem, qui s’est exprimée dans un article dans le quotidien israélien Haaretz,
la Turquie se voit comme possible dirigeant du monde sunnite musulman.
La Turquie pourrait faire pression sur certains pays arabes pour qu’ils s’engagent plus pour aider les Palestiniens, notamment l’Arabie Saoudite, qui jusqu’à présent a joué un double jeu dans la région selon ses intérêts et ceux de son allié et protecteur américain. Hors tout récemment la Syrie et l’Arabie Saoudite ont renoué des liens tendus depuis des années à cause du Liban, sur lequel ils se sont mis d’accord pour favoriser la formation rapide d’un gouvernement d’Union Nationale incluant notamment les Shi’ites du Hezbollah et les Sunnites d’Hariri.
La Turquie pourrait jouer un rôle majeur pour consolider les liens Shi’ites Sunnites, notamment ceux entre l’Arabie Saoudite et l’Iran portant ainsi un coup fatal au projet américanosioniste de semer la discorde et provoquer un violent conflit régional entre Shi’ites et Sunnites. La Turquie pourrait donc œuvrer à cette réunification du monde musulman dans la région, ce que l’Iran et le Hezbollah réclament depuis un certain temps et retrouver ainsi son rôle d’antan.
Héritage de l’Empire Ottoman,
La Turquie considère en effet comme faisant partie de sa mission d’assurer la paix et la stabilité de même que la prospérité économique dans la région, selon Lapidot.
« Les Turcs ont donné un exemple moral en menant des actions diplomatiques contre Israël, plus que ce que n’ont pu faire l’Egypte et
la Jordanie, toutes deux ayant signé des traités de paix avec Israël » a affirmé le Dr Awad.
La Turquie - actuellement membre non permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU- a prévu de soutenir un certain nombre de résolutions pro palestiniennes à la fois dans des forums régionaux et internationaux au Conseil de Sécurité, à l’Assemblée Générale des Nations Unies, et au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU à Genève. La Turquie a aussi récemment participé à une rencontre de l’Organisation des Pays Islamiques et à une cession de la Ligue Arabe, et le « cas Israël » était partout sur l’Agenda.
« Même si auparavant
la Turquie a toujours soutenu les résolutions pro palestiniennes dans ces réunions, je pense qu’elle se fera encore plus entendre dans le futur et fera plus de lobbying » a dit le Dr Awad.

Jerrold Kessel et Pierre Klochendler –

15/10/09

Inter Press Service repris par www.atimes.com

18/10
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29/10/2009

n°490 - Journal de Palestine - 07-10 au 27-10 – Début - : Israël » se prépare-t-elle à une nouvelle guerre ?

n°490 - Journal de Palestine - 07-10  au  27-10 – Début - : Israël » se prépare-t-elle à une nouvelle guerre ? 


          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°490                    07-10  au  27-10

C.De Broeder      &  M.Lemaire



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Sommaire

Tiré a part

Vers une troisième intifada?

Israël » se prépare-t-elle à une nouvelle guerre ?  

L'espoir que faisait naître Obama chez les Palestiniens "s'évapore", selon le Fatah.

Paroles & actions du président cette semaine ...

Obama prix Nobel... Une farce sanglante !

1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

Suite

3 Politique

Politique Palestinienne

Politique Israélienne

Fin

4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Vidéo : 2 août : expulsion de la famille Hannoun
5-2 Vidéo : 2 août au soir : l’armée sioniste attaque les manifestants

5-3 3 août : interview de M. Hannoun (en anglais)
5-4 Vidéo : La famille Hanoun dort dans la rue, devant sa maison volée

5-5 Vidéo : Manifestation à Bilin.

5-6 Vidéo : Vous êtes un terroriste”, crie un Palestinien à Tony Blair lors de sa visite de la Mosquée Ibrahimi, à Al-Khalil (Hébron)

5-7 Vidéo : Le boycott d’Israël : Pourquoi ? Comment ?

5-8 Vidéo : « I am Israel »

5-9  «Par le feu et par le sang».



07-10 au 27-10: Peuple Palestinien : 2 tués   -  17 blessés

                        Occupants               :  0 tué    -    5 blessés



Tiré a part

Vers une troisième intifada?

Un regain de tension est perceptible en Cisjordanie. Les actes de violence se multiplient à nouveau. Le principal bénéficiaire d'une nouvelle intifada serait sûrement l'Iran.

La tension est perceptible dans les territoires de Cisjordanie depuis plusieurs semaines. Des entrefilets dans la presse annoncent régulièrement des incidents. La recrudescence d'actes de terrorisme contre des civils ou des militaires inquiète les experts israéliens. Des cocktails Molotov ont été lancés au passage de véhicules. De nombreux jets de pierre ont lieu quotidiennement sur des voitures ou des autocars circulant en Cisjordanie. Les troubles se sont propagés à Jérusalem où le Fatah, le parti du président Mahmoud Abbas, a appelé les palestiniens à manifester en masse pour marquer leur solidarité avec la mosquée Al-Aqsa et pour rappeler que Jérusalem reste la «capitale éternelle de l'Etat palestinien indépendant».

Des renforts de policiers ont été dépêchés à Jérusalem et dans plusieurs ville de Cisjordanie afin d'éviter les troubles lors de la prière du vendredi sur le Mont du Temple. Le Hamas en profite pour appeler à «faire chuter le régime de Mahmoud Abbas et lancer une intifada».

La situation est prise au sérieux par les dirigeants israéliens qui voient dans ces signes avant coureurs une tentative de lancer une troisième intifada. La première appelée «guerre des pierres» avait débuté le 9 décembre 1987 tandis que la seconde, appelée «intifada Al-Aqsa», avait été lancée le 29 septembre 2000 à la suite de la visite d'Ariel Sharon sur l'esplanade du Mont du Temple. Chacune de ces révoltes, aux motivations différentes, constituait à la fois un affrontement direct avec les Israéliens et une réponse collective à des problèmes internes au peuple palestinien. Les jeunes tenaient à manifester leur colère contre les échecs et les divisions de leurs dirigeants accusés de népotisme et de corruption.

Une étincelle a entrainé la première intifada. Un accident de la route, le 9 décembre 1987, impliquant un camion israélien et une voiture palestinienne, a entrainé la mort de quatre passagers. Ce prétexte a donné l'occasion à la foule palestinienne d'envahir la ville de Gaza pendant les funérailles et de s'en prendre à l'armée israélienne dans le camp de réfugiés de Jabalya. Les réelles motivations étaient à chercher ailleurs. Les manifestants de 1987 tenaient à prendre en main leur combat, jusqu'alors géré par leurs dirigeants de l'étranger, et voulaient s'opposer aux luttes de factions en réclamant « l'unité nationale » et en fustigeant la désunion et la discorde. De nouveaux visages, jeunes pour la plupart, ont alors bataillé avec la vieille garde totalement dépassée. Israël a réagi avec brutalité à cette première intifada qui a été déclenchée sous le gouvernement de droite de Yitzhak Shamir et qui s'est poursuivie sous celui du travailliste Yitzhak Rabin. Les Premiers ministres estimaient qu'il fallait écraser la révolte avant qu'elle ne se propage mais ils s'étaient complètement trompés sur son origine en imputant à tort à Yasser Arafat l'instigation de la révolte dans le but de redorer son blason. Les jeunes avaient agit d'eux-mêmes.

La deuxième intifada a été déclenchée dans la foulée des accords d'Oslo de 1993 qui avaient suscité beaucoup d'espoir mais qui avaient débouché sur un processus stérile puisque la situation sur le terrain n'avait pas évolué à l'exception d'une certaine autonomie financière obtenue par la direction palestinienne. Cette deuxième révolte a été à l'origine de l'arrivée au pouvoir d'Ariel Sharon et, parallèlement, de la cassure du mouvement palestinien en deux entités antagonistes Fatah et Hamas. Elle eu pour conséquence d'inciter les Israéliens à créer le mur de protection et à multiplier les colonies de peuplement chargées de mailler la Cisjordanie à des fins sécuritaires.

Aujourd'hui la troisième intifada, qui semble poindre à l'horizon, est liée au dilemme auquel est confronté le peuple palestinien dans le choix de l'une des trois stratégies qu'il peut suivre pour sortir de son conflit avec Israël.

La première est diplomatique. Le président palestinien Mahmoud Abbas s'est rendu aux Etats-Unis pour obtenir des Américains leur implication plus directe et plus active dans le processus de paix. Or, plusieurs mois après l'arrivée de Barack Obama à la Maison-Blanche, la situation reste figée et la diplomatie américaine est mise en échec. Benjamin Netanyahou s'est opposé ouvertement au gel de l'extension des implantations israéliennes et n'a pas aidé le président palestinien à se prévaloir d'une quelconque avancée politique. La persistance du blocus de Gaza déconsidère Mahmoud Abbas vis-à-vis de ses compatriotes.

Le deuxième choix implique une résistance civile, non violente, prônée au cas où les palestiniens veulent éviter une rupture totale avec le gouvernement israélien qui repousserait alors aux calendres grecques tout espoir de solution permettant l'émergence d'un Etat palestinien. Le cessez-le-feu a déjà été expérimenté en Cisjordanie et il avait pour avantage de ne pas porter atteinte aux conditions économiques de la population. Même si l'occupation militaire est reconnue comme humiliante et difficile, l'amélioration des conditions de vie est réelle tandis que le monde arabe se satisfait de cette situation de ni guerre ni paix.

La troisième approche reste la résistance violente, l'intifada, au moyen d'attaques contre les militaires et les civils israéliens. Bien qu'elle soit justifiée par une minorité de palestiniens, elle semble aujourd'hui avoir la faveur des jeunes qui ne se satisfont plus d'une réaction timorée de dirigeants espérant toujours que le salut viendra de l'étranger. L'incitation du Hamas, qui a fait la preuve de son efficacité à Gaza, à s'opposer à la fois à la direction actuelle palestinienne et à Tsahal commence à germer dans les esprits. Le seul frein à cette option réside dans la dépendance vis-à-vis de l'économie israélienne d'autant plus que les palestiniens ont volontairement modifié leur structure sociale en réduisant le nombre d'agriculteurs au profit d'un prolétariat qui s'expatrie en Israël.

La situation politique est à présent bloquée et plusieurs signes annonciateurs donnent à penser que les mêmes causes risquent de produire les mêmes effets. En 1987, un officier israélien avait été tué, des camps militaires avaient été attaqués, des émeutes avaient été déclenchées dans différentes villes, des jets de pierre contre les véhicules se généralisaient et des barrages de pneus brûlés s'étendaient. Ce même type d'actions délibérées se reproduit aujourd'hui. Il reste à analyser le caractère spontané ou non de ces incidents dans les territoires. Sauf à choisir le suicide politique, le président palestinien Mahmoud Abbas n'a rien à gagner à susciter ces troubles car l'intifada est une arme à double tranchant. Le soulèvement populariserait certes auprès des milieux internationaux la question palestinienne pour qu'elle revienne au premier plan de l'actualité mais, elle risquerait de délégitimer une direction palestinienne déjà discréditée.

Les pays arabes, la Jordanie en particulier, verraient d'un mauvais œil les flambées de violence se propager au delà de leurs frontières au moment où ils sont particulièrement inquiets de l'évolution de l'Iran. Ils accuseraient la main d'Ahmadinejad d'avoir trempé dans un éventuel déclenchement d'une troisième intifada ayant pour but de détourner l'attention des occidentaux de ses centrales nucléaires.

La volonté du gouvernement israélien d'intervenir rapidement et en masse pour éteindre le feu relève de cette analyse. Mais l'Etat juif pourra difficilement, comme les fois précédentes, étouffer dans l'œuf le mouvement nationaliste comme il l'avait fait à l'arrivée du Likoud au pouvoir. Il devra inventer une nouvelle stratégie quand les germes d'un soulèvement seront de plus en plus visibles en Cisjordanie. Et il risque aussi d'agir plus vite contre l'Iran pour déstabiliser tous ses soutiens palestiniens.

Jacques Benillouche

12/10

http://www.slate.fr/story/11501/Palestine-israel-intifada-hamas-netanyahou

 

Israël » se prépare-t-elle à une nouvelle guerre ?.  

Alors que le Commandement du Front intérieur israélien se prépare à distribuer les masques à gaz qu’il avait commandé aux israéliens début d’année,  des sources militaires israéliennes ont affirmé  qu’ il est de plus en plus probable qu' « Israël » lance une guerre contre le Hezbollah et le Hamas.
En effet, d'après un article du Canard Enchaîné, « il serait de plus en plus probable qu'Israël mène des offensives terrestres contre le Hezbollah et le Hamas »,.
L’hebdomadaire  s’est basé sur "ce qu'a exposé le commandant en chef de Tsahal, le général Gabi Ashkenazi, aux Américains et aux Français." Le Canard prétend, selon des sources secrétes, qu'Ashkenazi a rencontré le chef d'état-major US, l'amiral Michael Mullen, en Normandie, ainsi que son homologue français Jean-Louis Georgelin à Paris, le 4 octobre dernier.
Le général Ashkenazi aurait été envoyé "en mission" par les autorités israéliennes qui lui avaient demandé de rassurer les Etats-Unis et la France sur le volet iranien; il aurait expliqué aux deux parties qu'Israël ne planifie pas d'offensive contre les structures nucléaires iraniennes mais qu'il se réserve "le droit de riposter ou de mener des opérations terrestres dans le Liban-Sud contre le Hezbollah, ou dans la bande de Gaza où règne le Hamas, allié de l'Iran."
Cela dit, le commandant en chef du Front intérieur,  Yair Golan, a déclaré à Haaretz que le Commandement du front intérieur a terminé le développement d'un nouveau plan de fortification des anciens bâtiments tournera autour de telle sorte que l'escalier pour les zones de sécurité de la population d'appartements de situation d'urgence.
Le commandant en chef prévoit de distribuer des kits aux habitants du nord et du centre, deux régions considérées comme les plus sensibles aux attaques chimiques.
En ce qui concerne le Golan un plan a été élaboré, qui permettrait d'améliorer la défense civile pour la protection des anciens  bâtiments, le plan prévoit de transformer les escaliers en pièces pour assurer la défense civile, ce qui permettrait de maintenir la population en sécurité dans des situations d'urgence.
Yair a déclaré que « 2010 était l'année dans laquelle on doit être surentraîné et que notre  défense civile doit être améliorée », soulignant qu'«Israël fait face à des milliers de missiles dotés d’ogives, qui pèsent une demi-tonne."

Samedi 17 Octobre 2009

 http://www.almanar.com.lb

http://www.alterinfo.net/Israel-se-prepare-t-elle-a-une-guerre_a38090.html

 

L'espoir que faisait naître Obama chez les Palestiniens "s'évapore", selon le Fatah.

Un mémorandum interne, circulant actuellement au sein du Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas, affirme que les espoirs placés dans la nouvelle administration Obama "se sont évaporés", les Palestiniens considérant que la Maison Blanche a reculé face à Israël.

Ce document, obtenu mardi par l'Associated Press, accuse les Etats-Unis d'avoir reculé sur leur exigence de gel des constructions dans les colonies sous la pression du lobby pro-israélien de Washington, et d'avoir échoué à fixer un calendrier clair pour la reprise de pourparlers de paix.

Le texte, daté du 12 octobre, émane du bureau de la mobilisation du Fatah, dirigé par le numéro deux du parti, Mohammed Ghneim.

On ne sait pas pour l'heure si ce document réflète le point de vue du président Abbas.

Ni s'il était destiné à "fuiter" pour faire pression sur Barack Obama, afin qu'il hausse le ton face à Israël.

Reste que son apparition intervient dans la foulée de l'obtention-surprise par le président américain du prix Nobel de la paix. Un prix considéré comme attribué par anticipation, pour justement les espoirs de paix qu'il suscite.

Le document, lui, en prend le contrepied: "Tous les espoirs placés dans la nouvelle administration et dans le président Obama se sont évaporés", peut-on lire. Obama "n'a pas pu faire face à la pression du lobby sioniste, qui a débouché sur un repli par rapport à ses prises de position précédentes sur l'arrêt des constructions dans les implantations (juives en Cisjordanie, NDLR) et sur la définition d'un calendrier pour les négociations et la paix".

Les Palestiniens s'étaient montrés encouragés par l'arrivée d'Obama à la Maison Blanche et par sa main tendue au monde musulman, espérant de lui des positions nettement moins pro-israéliennes que son prédecesseur George W. Bush.

Le document du Fatah réaffirme qu'il s'agit là de deux préconditions avant la reprise de toute négociation. La partie américaine de son côté dit n'avoir pas abandonné ces objectifs, mais que Washington ne les considère pas comme des préalables.

Et l'intervention d'Obama en personne le mois dernier, qui a organisé une réunion tripartite avec Abbas et le Premier ministre Benjamin Nétanyahou en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, n'a pas permis de sortir de l'impasse.

Le document du Fatah vient faire écho à l'expression de la déception d'autres personnalités du parti. Dimanche, l'ancien homme fort du Fatah dans la Bande de Gaza, Mohammed Dahlan, déclarait que le parti se sentait "très déçu et inquiet par le recul de l'administration américaine".

Ce mémo est en outre rendu public à un moment où le Fatah est en plein trouble et en colère contre Mahmoud Abbas: sous la pression des Etats-Unis, le président de l'Autorité palestinienne avait en effet renoncé à avancer sur le chemin d'une éventuelle traduction d'Israël devant la justice internationale pour crimes de guerre lors de son offensive dans la Bande de Gaza l'hiver dernier. Mais, confronté à la colère palestinienne, il a change son fusil d'épaule et relancé la machine.

Les Palestiniens étant remontés au créneau, la Commission des droits de l'homme de l'ONU va donc se pencher à compter de jeudi sur le rapport du juge sud-africain Richard Goldstone, qui accuse Israël de recours disproportionné à la force lors de l'opération "Plomb fondu" à Gaza.

Dans cette affaire, Abbas a également subi une pluie de critiques venant du Hamas. Mardi, dans son discours le plus virulent à ce jour contre le Mouvement de la résistance islamique, il a dénoncé un "Emirat de l'obscurité" à Gaza, et accusé les combattants du Hamas d'avoir fui à l'époque, en "abandonnant les leurs à la mort".

AP

13 octobre,

http://fr.news.yahoo.com/3/20091013/twl-israel-palestiniens-usa-obama-224d7fb_2.html



Paroles & actions du président cette semaine ...

Obama prix Nobel... Une farce sanglante !

Selon quoi le Président Obama avait eu le Prix Nobel de la Paix 2009 pour « ses efforts extraordinaires dans le renforcement de la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples ».

 Cela doit sûrement être le prix le plus rapide jamais attribué dans d’aussi brefs délais.

Serait-ce une sorte de lot de consolation après avoir perdu la candidature olympique ?
Serait-ce une récompense pour avoir retardé le procès des crimes de guerre israéliens ?
Serait-ce pour faire semblant de retirer ses troupes d’Irak, mais en permettant à des entreprises privées de sécurité d’y placer des milliers de leurs agents et poursuivre leurs activités clandestines ?
Serait-ce pour avoir étendu la guerre en Afghanistan et vouloir ajouter des milliers de soldats dans la zone de guerre ?
Serait-ce pour vouloir réduire les armes nucléaires, mais sous la tromperie de vouloir faire fabriquer beaucoup plus de petites armes conventionnelles de destruction massive ?
Serait-ce par qu’il se tient aux côtés d’Israël et cède à toutes ses exigences ?
Serait-ce parce qu’il applique continuellement des pressions sur l’Iran qui ne sont même pas une menace pour les Etats-Unis ?
Serait-ce en récompense de son soutien pour les institutions financières en place et pour avoir condamné les pauvres a en payer le prix ?

Je suis sûr qu’une fois que nous nous serons tous remis de ce choc, nous pourrons énumérer bien d’autres raisons. Alors, quelles sont donc ses réalisations qui justifient un prix si prestigieux ?

Avant d’étudier cet homme de plus près, nous devons nous rappeler que la plupart des discours et des actions prises par un président ou un premier ministre sont rédigés par leurs conseillers appropriés. Prenons un moment pour étudier les promesses qu’il a faites à son peuple et au monde à son entrée en fonctions au titre de 44e président des États-Unis.

Barack Obama a promis une nouvelle ère de domination américaine dans laquelle la puissance militaire pourrait être tempérée par de l’humilité et de la retenue.

M. Obama a établi le contact avec le monde musulman et a déclaré que l’Amérique devait à nouveau mériter sa grandeur.

M. Obama a promis de rétablir des alliances et a dit que les Américains devaient reconnaître leurs devoirs « à nous-mêmes, à notre nation et au monde ». Il a dit aussi que leur puissance militaire n’autorisait pas les Etats-Unis « à faire ce qui leur plaît ».

« Sachez-le bien, ces devoirs seront remplis. En ce jour, nous nous réunissons parce que nous avons choisi l’espoir contre la peur, l’unité des objectifs contre le conflit et la discorde », dit-il. « A partir d’aujourd’hui, nous devons nous relever, secouer la poussière sur nous et entamer à nouveau la tâche de reconstruire l’Amérique ».

Aux musulmans il a offert une « nouvelle voie, fondée sur l’intérêt mutuel et le respect mutuel », mais il a averti les terroristes qu’ils seraient battus. Pour ceux qui nous regardent, a-t-il ajouté, « sachez que l’Amérique est un ami de chaque nation et de chaque homme, femme et enfant qui cherche un avenir de paix et de dignité, et que nous sommes prêts à être à nous tenir en tête une fois de plus. » Ses promesse de fermer Guantanamo Bay et certaines de ses citations clés ont été retentissantes mais le temps montrera la véritable nature de cet homme qui ne fait que parler. Jusqu’à présent, nous avons vu la faiblesse de sa promesse à propos de Guantanamo Bay, son incapacité à mettre Israël au pas et ses inutiles discours agressifs à l’égard de l’Iran.

Nous voyons aussi président avançant ses objectifs cachés en expliquant pourquoi les Etats-Unis sont en Afghanistan, et utilisant des tactiques alarmistes similaires à celles d’autres dirigeants dans le monde pour « terminer le travail ». Il a donné son accord à une nouvelle tactique consistant à envoyer plus de troupes en Afghanistan, et il a même changé le commandant américain pour manque de résultats à ce jour.

Nous avons maintenant un nouveau commandant qui nous dit que si davantage de troupes ne sont pas expédiées la guerre sera perdue. Le président a été jusqu’à déclarer au premier ministre britannique que les rues de Grande-Bretagne étaient désormais plus à risque que celles des États-Unis. Depuis quand les Talibans ont-ils mené des attaques terroristes en Europe ou aux Etats-Unis ?

Nous voyons cet autre président prendre le contrôle de l’Organisation des Nations Unies en annonçant publiquement ce que les autres pays devraient ou ne devraient pas faire, mais tout en ne tenant aucun compte de ses exigences.

Peut-être verrons-nous Ban Ki-Moon recevoir le Prix Nobel l’année prochaine pour services rendus à l’humanité ! Je suis sûr qu’il y a beaucoup plus de gens qui, ce qui fait de toute cette histoire une plaisanterie. 

Peter Eyre
The Palestine Telegraph

10 octobre 2009 - 09h:02

Vous pouvez consulter cet article à : http://www.paltelegraph.com/diaries...
Traduction : Info-Palestine.net

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7441



1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Résistance

Bande de Gaza - Au jour le jour

Un enfant malade meurt : 360e victimes.

21-10

Le ministre palestinien de la santé a annoncé, ce lundi 20/10, la mort de l'enfant Tamer Jamil Sakani, 13 ans, en confirmant que  les forces occupantes l'ont interdit de voyager pour se soigner à l'étranger, en élevant le nombre à 360 victimes, tués à cause du blocus arbitraire sioniste.
L'état sanitaire de l'enfant Sakani, qui souffrait d'un cancer, s’est détérioré dernièrement après l'épuisement des médicaments, dû au sévère blocus imposé contre la bande de Gaza depuis plus de 3 ans successifs. 

21/10

http://www.palestine-info.cc

22-10

"Nouvelle agression contre les habitants de Gaza, les avions militaires de type (F16), ont bombardé les champs agricoles et les propriétés des palestiniens près des frontières de la bande de Gaza avec les territoires égyptiens", ont déclaré les sources locales au correspondant du centre palestinien d'information.

Dans le même contexte, le correspondant du centre palestinien d'information a rapporté des sources locales dans la ville de Gaza que l'aviation militaire a bombardé un atelier à Jabalia.

22/10

CPI

http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz


Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 :  Au jour le jour 

04-10

La police israélienne a fermé dimanche l'esplanade des Mosquées de Jérusalem à la suite de heurts avec des manifestants palestiniens qui ont fait une dizaine de blessés légers. Parmi les blessés figurent deux policiers.

La semaine dernière des incidents analogues sur ce même site avaient fait une trentaine de blessés.

L'esplanade, qui abrite les mosquées d'Al Aksa et du Dôme du rocher, est considérée comme le troisième lieu saint de l'islam après la Mecque et Médine, en Arabie saoudite.

 

La partie orientale et arabe de Jérusalem a été conquise et annexée durant la guerre de 1967 par Israël, qui a proclamé ensuite que la ville réunifiée serait sa capitale à jamais, une initiative qui n'est reconnue par aucun pays étranger

http://fr.news.yahoo.com/4/20091004/twl-po-violences-38cfb6d_1.html

06-10

Des incidents se sont produits lundi à Jérusalem.

Plusieurs dizaines de jeunes Palestiniens ont lancé des pierres sur des policiers israéliens dans la Vieille ville. Il y a eu plusieurs arrestations, selon la police.

Les tensions sont vives à l'heure de la fête juive de Souccot.

http://fr.news.yahoo.com:80/3/20091005/twl-israel-palestiniens-gb-951b410.html

 

Mehdi Abu Ayyesh, 17 ans,

est mort des suites de ses blessures de mars dernier.
Hier, lundi 12 octobre, Mehdi Sa’id Abu Ayyesh a finalement succombé à ses blessures dans un hôpital d’Hébron. Il avait été blessé à la tête par un tir à balles réelles, dont les médecins pensent qu’il s’agissait de balles de calibre .22 tirées par un pistolet Ruger, dont l’armée israélienne prétend qu’elles sont « non létales », le soir du 4 mars 2009 devant chez lui pendant une invasion militaire israélienne, au prétexte qu’il aurait jeté des pierres sur les soldats.

Il avait été transporté à l’hôpital à Hébron, où il est resté dans le coma avec des éclats de balle dans le cerveau, jusqu’à ce que son corps maintenant émacié rejette finalement l’appareil respiratoire et les médicaments, tôt ce matin.
8.000 habitants de Beit Ommar sont allés au devant de son corps lorsqu’il a été rendu au village, et ont participé à une immense procession funéraire.
Comme c’est l’habitude à Beit Ommar, les soldats israéliens ont envahi le village pendant les funérailles, tirant massivement des grenades lacrymogènes et des balles caoutchouc-acier, ainsi que d’autres gaz non identifiés qui ont provoqué des vomissements.
Pendant plus de 5 heures, des petits groupes de soldats ont parcouru le village à pied, tirant sur les groupes de jeunes qui s’étaient rassemblés pour repousser l’armée d’invasion avec des pierres.

Source : PSP (Palestine Solidarity Project) 

13-10-2009

Traduction : MR pour ISM

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12845&type=temoignage&lesujet=Incursions

21/10

Des colons attaquent une famille palestinienne à Sheikh Jarrah et blessent 7 personnes

Les colons qui se sont récemment emparés de la maison de la famille Gawi, expulsée par la force de chez elle à Sheikh Jarrah le 2 août 2009, ont attaqué hier le campement palestinien installé à l’extérieur. Selon les sources locales, sept palestiniens ont été blessés.

 L’attaque a commencé entre 8h et 8h30, lorsque le chauffeur d'un camion de livraison de meubles pour la maison occupée, accompagné de quatre colons, a agressé un gamin de 5 ans de la famille Gawi, qui jouait à côté. 

Source : Palsolidarity

Traduction : MR pour ISM

http://www.alterinfo.net/Non-au-nettoyage-ethnique-!-Des-colons-attaquent-une-famille-palestinienne-a-Sheikh-Jarrah-et-blessent-7-personnes_a38233.html   

25-10

La police israélienne a utilisé dimanche des grenades assourdissantes pour disperser des centaines de manifestants palestiniens qui lui jetaient des pierres sur l'Esplanade des Mosquées, dans la vieille ville de Jérusalem.

Au cours de ces incidents, trois policiers israéliens ont été légèrement blessés et 15 manifestants ont été arrêtés, dont Hatem Abdelkader, le conseiller du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour les questions de Jérusalem. D'après Micky Rosenfeld, porte-parole de la police israélienne, le responsable politique palestinien est soupçonné d'incitation aux troubles à l'ordre public.

 http://www.aloufok.net/spip.php?article998



2 La Palestine en chiffre 

(Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)


Civils & résistants tués                                                                            :  7.030

Palestiniens blessés                                                                               :  54.676

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

Journalistes tués                                                                                      : 9

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

 

2-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        : 1.201

                                                                                                                ( 359 militaires/policiers)

Israéliens blessés                                                                                     : 6611


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)  


n°490 - Journal de Palestine - 07-10 au 27-10 - Fin - : Israël » se prépare-t-elle à une nouvelle guerre ?

n°490 - Journal de Palestine - 07-10  au  27-10 - Fin - : Israël » se prépare-t-elle à une nouvelle guerre ? 


          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°490                    07-10  au  27-10

C.De Broeder      &  M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire Fin

4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Vidéo : 2 août : expulsion de la famille Hannoun
5-2 Vidéo : 2 août au soir : l’armée sioniste attaque les manifestants

5-3 3 août : interview de M. Hannoun (en anglais)
5-4 Vidéo : La famille Hanoun dort dans la rue, devant sa maison volée

5-5 Vidéo : Manifestation à Bilin.

5-6 Vidéo : Vous êtes un terroriste”, crie un Palestinien à Tony Blair lors de sa visite de la Mosquée Ibrahimi, à Al-Khalil (Hébron)

5-7 Vidéo : Le boycott d’Israël : Pourquoi ? Comment ?

5-8 Vidéo : « I am Israel »

5-9  «Par le feu et par le sang».


3 Politique Internationale des territoires occupés

a) Pays Arabes & voisins

Iran

Ahmadinejad: "l'entité sioniste existe grâce à la guerre psychologique"

Extrait

Le président Ahmadinejad a estimé que l'entité sioniste a été fondée et perdure encore grâce à la guerre psychologique. " Sans guerre psychologique, il ne resterait rien de cette entité" a-t-il précisé lors d'une rencontre à Téhéran intitulée:" la guerre psychologique et les médias".
Selon le dirigeant iranien, le régime a depuis sa fondation "réprimé les innocents, tout en se présentant lui comme étant l'opprimé, et ce grâce aux médias et à la guerre psychologique".
Évoquant les crimes israéliens commis contre la Bande de Gaza, il a déclaré que " le monde entier a vu de ses propres yeux la guerre sauvage qu'il y a mené, mais lui et ses alliés tentent de marginaliser le sujet de Gaza à travers les médias, en déclenchant une guerre psychologique".                                                           

 http://www.almanar.com.lb 12 Octobre 2009
http://www.alterinfo.net/Ahmadinejad-l-entite-sioniste-existe-grace-a-la-guerre-psychologique_a37855.html

 

Admettons que l’holocauste soit un fait réel, mais ce sont les Européens qui l’avaient commis. Pourquoi alors ce sont les Palestiniens qui en payent le prix ?

Au cours du jour mondial de la ville d'Al-Quds, vendredi 18 septembre 2009, les Iraniens sont sortis par millions, à Téhéran comme dans toutes les autres villes iraniennes. Ils sont sortis célébrer ce jour mis en place par le défunt Khomeiny.

Les masses condamnaient les agressions sionistes pratiquées contre la sainte ville d’Al-Quds et contre le peuple palestinien tout entier.

L’envoyé de notre Centre Palestinien d’Information (CPI) dans la capitale iranienne Téhéran rapporte que les manifestants répétaient les slogans « A bas les Etats-Unis », « A bas "Israël" ».

Ils déclaraient leur volonté d’aller en Palestine pour la défendre et défendre la sainte mosquée d’Al-Aqsa.

Ils appelaient les gouvernements arabes et islamiques et la communauté internationale à réagir pour stopper les mesures prises par les occupants israéliens dans la ville d'Al-Quds.

Le président Mahmoud Ahmadinejad a donné un discours aux manifestants. Il a confirmé que toutes les mesures et tous les crimes commis par les occupants israéliens sont des crimes contre l’humanité. Il a réaffirmé encore une fois le soutien du peuple iranien et de son gouvernement au peuple palestinien et à sa résistance.

Le devoir de la nation musulmane est de faire barrage à l’Entité sioniste qui met tous les peuples de la région en danger, a-t-il dit.

Les Juifs continuent à mettre en avant l’injustice qu’ils avaient subie.

Ils ne veulent que justifier leur occupation des territoires palestiniens.

Admettons, dit le président iranien, que l’holocauste soit un fait réel, mais ce sont les Européens qui l’avaient commis. Pourquoi alors ce sont les Palestiniens qui en payent le prix ?

21/09/2009

CPI


Turquie

Une série TV turque montre des massacres d'enfants.

15-10 

La télévision israélienne a décrit un extrait de la série montrant un acteur représentant un soldat de Tsahal, visant une jeune fille souriante et l'abattant d'une balle à bout-portant dans la poitrine.

La série raconte la vie d'une famille palestinienne, et a été diffusée par la 1ère chaîne publique turque TRT mardi.

On y voit aussi un nouveau-né tué après que sa mère enceinte ait accouché à un barrage routier de l'armée israélienne, d'après la radio de Tsahal.

Le ministre Lieberman estime dans un communiqué que ce programme télévisé diffusé en Turquie est une provocation contre Israël "de la plus haute gravité".

"Une telle série, qui n'a aucun rapport avec la réalité, qui montre des enfants innocents assassinés par des soldats israéliens, ne devrait même pas être diffusée dans un pays ennemi, et encore moins dans un pays qui entretient des relations diplomatiques avec Israël", selon Lieberman.

Le ministre des affaires étrangères israélien a demandé la convocation de l'ambassadeur turc en Israël, pour protester contre la diffusion d'une série télévisée dans laquelle des soldats israéliens assassinent des enfants, a indiqué mercredi le ministère.

C'est le dernier signe d'un durcissement des relations entre les deux pays, qui entretiennent pourtant des liens étroits en matière de défense.

AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20091015/twl-israel-turquie-television-951b410_2.html


b) Le Monde

1 Usa (le parrain)

1 Obama 

Exclusif : Obama a accepté de garder le secret sur l’arsenal nucléaire d’Israël.

Obama a réaffirmé l’accord tacite sur le secret de 40 ans qui a permis à Israël de garder son arsenal nucléaire sans l'ouvrir aux inspections internationales, ont déclaré trois hauts fonctionnaires au courant de l’accord tacite.  
Les hauts fonctionnaires, qui ont parlé à condition de ne pas être nommés, ont déclaré que M. Obama s’est engagé à maintenir l'accord, lorsqu’il a reçu pour la première fois en Mai, le Premier Ministre Israélien Benjamin Netanyahu, à
la Maison Blanche.  
 Entendez par « accord tacite » que les États-Unis ne feront pas pression sur Israël pour révéler ses armes nucléaires ou pour signer le Traité de Non Prolifération nucléaire (TNP), qui pourrait obliger Israël à abandonner son arsenal estimé à  plusieurs centaines de bombes nucléaires.    
 Israël était nerveux que M. Obama ne poursuive pas l’« accord tacite» en place depuis 1969 en raison de son soutien important pour
la Non Prolifération et sa priorité d’empêcher l'Iran de développer des armes nucléaires. Les États-Unis et cinq autres puissances mondiales ont réalisé des progrès lors des entretiens de Jeudi avec l'Iran à Genève, alors que l'Iran a donné son accord de principe pour transférer une certaine quantité de son fuel, pouvant servir à la fabrication de bombe, hors du pays et pour ouvrir son site récemment révélé à l'inspection internationale.  
 La semaine dernière, dans une remarque qui a attiré peu d’attention, M. Netanyahu a laissé entendre que l’accord Israélo-Américain pourrait être compromis. Il avait été questionné par la chaîne Israélienne Channel 2 s’il s’inquiétait que le discours de M. Obama à l'Assemblée Générale de l’ONU, pour un monde sans arme nucléaire, puisse s’appliquer à Israël.
   « Il est tout à fait clair, vu le contexte du discours, qu'il parlait au sujet de
la Corée du Nord et de l'Iran, » a déclaré le leader Israélien.
« Mais je voudrais vous rappeler que lors de ma première rencontre avec le Président Obama à Washington, j'ai reçu de lui, et j'ai demandé à recevoir de lui, une liste détaillée des « accords tacites » stratégiques qui existent depuis de nombreuses années entre Israël et les Etats-Unis sur cette question. Et ce n'est pas pour rien que je l'ai demandé, et ce n'est pas pour rien que j'ai obtenu [ce document]. »  
 Cet accord tacite sur le nucléaire remonte au sommet du 25 Septembre 1969 entre le Président Nixon et le Premier Ministre Israélien Golda Mei. Avner Cohen, auteur d’ « Israël et la bombe » et principale autorité, en dehors du gouvernement Israélien, sur l'histoire du programme nucléaire Israélien, a indiqué que l’accord consiste à ce que « les Etats-Unis acceptent passivement le statut des armes nucléaires Israéliennes tant qu'Israël ne dévoile pas publiquement ses capacités ou ne réalise pas de test. »  
 Il n'y a aucune trace formelle de l'accord, et ni le gouvernement Israélien ni le gouvernement Américain ne l’ont jamais publiquement reconnu. Cependant, en 2007, un mémo déclassifié du 19 Juillet 1969, du conseiller pour la sécurité nationale, Henry Kissinger, représente le document le plus révélateur de la politique des États-Unis sur la question. Ce memo dit, « même si nous aurions idéalement aimé stopper la possession Israélienne actuelle, ce que nous voulons vraiment au minimum, est juste de d’empêcher que la possession israélienne ne devienne un fait international établi. »    
 M. Cohen a déclaré que politiquement cela consiste en « Ne demandez pas, n'en parlez-pas ».  
 Le gouvernement Netanyahu a cherché à réaffirmer cet accord tacite en partie parce que l'Iran demandera que le programme nucléaire Israélien soit révélé, dans ses négociations avec les Etats-Unis et les autres puissances mondiales. L'Iran a fréquemment accusé les États-Unis de mener une politique du « deux poids, deux mesures », en ne s'opposant pas à l'arsenal d'Israël.    
 M. Cohen a déclaré que la réaffirmation et le fait que M. Netanyahu ait voulu et obtenu un document écrit de cet accord « tacite » (qui ne l’est plus du coup) suggère qu’ « il s'avère non seulement qu'il n'y ait eu aucun accord écrit de ce qui avait été convenu en Septembre 1969 mais il apparaît également de façon évidente, que même les notes des deux leaders (Nixon et Golda Mei) pourraient ne plus n'exister. Ce qui signifie que Netanyahu a voulu avoir quelque chose d'écrit qui sous-entende cet accord tacite. Cela confirme également que les Etats-Unis sont en fait associés dans la politique d’opacité nucléaire d'Israël. »   
 Jonathan Peled, un porte-parole de l'ambassade Israélienne à Washington, a refusé de commenter, de même le Conseiller à
la Sécurité Nationale de la Maison Blanche.  
   L’accord tacite secret pourrait saper l’objectif de l'administration Obama d'avoir un monde sans arme nucléaire. En particulier, il pourrait mettre à mal les efforts des États-Unis pour mettre en vigueur le Traité d'arrêt complet des essais et le Traité de coupure de matière fissile (Comprehensive Test Ban Treaty and the Fissile Material Cutoff Treaty), deux accords que les administrations des États-Unis ont par le passé conclu qu’ils devraient s'appliquer aussi à Israël. Ils consistent en l’arrêt des essais nucléaires et de la production du combustible pour les armes.
 Un membre du personnel du Sénat, au courant de la « réaffirmation » de Mai, qui a demandé à ne pas être nommé en raison de la sensibilité du sujet, a dit, « ce que cela signifie, c’est que le président a donné des engagements que politiquement il n'a pas d’autre choix que de céder concernant le programme nucléaire Israélien. Cependant, cela remet en question pratiquement tous les volets de l’agenda présidentiel pour la non-prolifération. Le président a donné à Israël une carte « libéré de prison » concernant le Traité de Non Prolifération. »  
 Daryl Kimball, directeur exécutif de l’Arms Control Association, a déclaré que le maneouvre était moins nuisible à la politique des États-Unis.  
 « Je pense que les deux présidents entrants des Etats-Unis et d'Israël voulaient de paire clarifier les précédents accords tacites entre leurs gouvernements sur cette question, » a-t-il dit.  
 Toutefois M. Kimball a ajouté, « je suis profondément en désaccord avec le discours du Président Obama concernant M. Netanyahu. La résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU de 1887 s'applique à tous les pays indépendamment des accords tacites secrets entre les États-Unis et Israël. Un monde sans armes nucléaires est compatible avec l’objectif déclaré d'Israël d’avoir un Moyen-Orient exempt d’armes de destruction massive. Le message d'Obama devrait être que les mêmes responsabilités sur la non-prolifération et le désarmement devraient s'appliquer à tous les états et pas simplement à quelques uns. »  
 La doctrine nucléaire d’Israël est connue sous le nom de « the long corridor».  Selon cette doctrine, Israël commencerait à considérer le désarmement nucléaire seulement après que tous les pays officiellement en guerre contre eux, aient signé des traités de paix et que tous les pays voisins abandonnent, non seulement, leurs programmes nucléaires, mais également leurs arsenaux chimiques et biologiques. Israël voit ses armes nucléaires comme une garantie existentielle dans un environnement hostile.   
 David Albright, président de l'Institut pour
la Science et la Sécurité Internationale, a déclaré qu’il espère que l'administration Obama n'a pas fait trop de concessions à  Israël.    
 « On espère que le prix de telles concessions est l’accord Israélien avec le Comprehensive Test Ban Treaty et le Fissile Material Cutoff Treaty et l’acceptation de l’objectif à long terme d'une zone sans arme de destruction de masse au Moyen-Orient, » a-t-il dit. « Autrement, l'administration Obama aurait payé le prix cher, étant donné sa vision pour un monde exempt d’armes nucléaires. »
 
Traduction Alter Info

Lundi 05 Octobre 2009
http://www.washingtontimes.com/news/2009/oct/02/president-obama-has-reaffirmed-a-4-decade-old-secr/

http://www.alterinfo.net/Exclusif-Obama-a-accepte-de-garder-le-secret-sur-l-arsenal-nucleaire-d-Isarel_a37583.html


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