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25/08/2012

n° 508 - "Les dossiers 'de l'Afghanistan - 24-08-: - la mort, la guerre, l’hypocrisie impérialistes

n° 508 - "Les dossiers 'de l'Afghanistan - 24-08-: - la mort, la guerre, l’hypocrisie impérialistes




Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Afghanistan 

Les dossiers de la defaite

n°508 du 24-08

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "Afghanistan le dossier" est  visible  sur mes blogs : 

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

d) un sommaire à :  http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ )colonne de gauche.

NB : Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)


Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... i

dem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytesPs : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Le "Afghanistan le dossier" est  visible : 

a)   sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 



1 Tiré à part 

 

Otan

Après le massacre de 17 civils perpétré par un soldat américain, le scandales des marines urinant sur des dépouilles afghanes, après les photos de chasses de soldats fiers de posés devant des cadavres, après l’autodafé des Saints Corans brulés à Abu Ghraib, d’autres offenses encore, voilà une autre révélation, toute aussi horrible faite par un officier Us qui a passé plusieurs années en Afghanistan: les chiens de l'armée américaine se nourrissent des cadavres des afghans.

Selon John Jordan qui entend publier "ses Mémoires !, "Nos commandants nous avaient intimé l'ordre de ne pas remettre les cadavres des Action kamikaze et des Qaidistes aux membres de leur famille et les jeter en pâture devant les chiens, ils considéraient ça comme une punition infligée aux terroristes"!.

Certaines sources judiciaires indépendantes affirment vouloir poursuivre cette affaire en justice si les déclarations de Jordan sont avérées exactes.



Troupes d'occupation
1-4 Ce que l’on certifie !!!: 2.000 militaires américains tués en près de 11 ans d’invasion

Le nombre des militaires américains tués en Afghanistan a atteint 2.000, après presque 11 ans de guerre et la mort mercredi d'un caporal des Marines dans des combats avec les action kamikaze, selon des données du Pentagone consultées jeudi.

Le site internet icasualties.org, qui compile les données sur les soldats tués au cours de l'opération EnduringFreedom (Liberté immuable), qui a débuté en octobre 2001, évoque de son côté 2.008 morts américains.

Sur les 2.000 morts recensés par le Pentagone, 1.577 ont été tués dans des combats et 34 sont des femmes. Quelque 16.402 militaires ont par ailleurs été blessés.

Plus de 150 militaires américains ont été tués depuis le début de l'année.

L'armée américaine a connu ses pertes les plus importantes en 2010 avec 499 morts, contre 414 en 2011.

Plus de 90.000 soldats américains occupent l’Afghanistan. Ce chiffre devrait être ramené à 68.000 à la fin de l'été.

Environ 40.000 hommes de l'Otan occupent également l’Afghanistan.

Au moins 1.039 soldats de l'Otan ont été tués depuis le début de l’invasion du pays en 2001, dont 418 Britanniques et 87 Français.

L'Otan doit transférer la responsabilité de la sécurité aux 352.000 hommes des forces afghanes d'ici à la mi-2013.

Les pertes des Etats-Unis en Afghanistan sont loin d'égaler celles connues en Irak: quelque 4.475 militaires américains y ont été tués et 32.228 blessées entre 2003 et 2010, selon les données du Pentagone.

http://www6.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=68519&frid=20&cid=20&fromval=1&seccatid=25

 



1-1 Crocker : les USA comptent reste jusqu'en 2024 en Afghanistan!  

L'ambassadeur américain sortant en Afghanistan a déclaré que les militaires américains resteraient en Afghanistan jusqu'en 2024.

Selon le journal pakistanais « Dawn », Ryan Crocker a déclaré mardi que  Washington avait un nouveau plan pour sa présence militaire en Afghanistan. Crockezr interviewer par  AssociatedPress, a ajouté qu'après le retrait des Etats-Unis de l'Afghanistan en 2014, une partie des forces spéciales  américaines  de l'armée de terre et de l'air restera dans ce pays pour une période 10 ans afin de contrôler les Taliban. Il a prétendu que la présence des forces américaines en Afghanistan a des impactes positifs sur la situation afghane , et celle des pays voisins.  Crocker a ajouté que ce plan sera mis en application au Pakistan.

17/07/2012

Irib


1-2 Le pétrole est-il l'eldorado de l'Afghanistan?

Des sociétés pétrolières comme Exxon s'intéressent au sous-sol du pays.

Avec les difficultés de la guerre, de la corruption et de la division ethnique, d'autres hésitent à entrer dans la course.

«Exxon n’irait pas dans une zone à moins qu’elle ne soit prometteuse.» Chakib Khelib, ancien ministre algérien du pétrole, expliquait par ces mots à l’agence Reuters que si le géant pétrolier américain lorgnait du côté des réserves afghanes, c’est que son exploitation ne devait pas être beaucoup plus difficile que celle de l’Arctique.

Le groupe américain pourrait en effet s’intéresser au pétrole afghan. C’est ce qu’ont révélé plusieurs médias anglo-saxons au mois de juillet. L’enjeu: des enchères pour entamer une phase d’exploration dans le bassin afghano-tadjik. Une région du nord du pays qui pourrait contenir de colossales réserves d’or noir. 1,9 milliard de barils, estime l’USGS (US GeologicalSurvery) dans sa dernière évaluation.

Les industriels ont jusque fin octobre pour faire une offre. Le résultat est attendu à la mi-décembre. Le gagnant aura le droit de consulter les documents compilés par le ministère des Mines et l’USGS, qui promettent plusieurs centaines de millions de barils de pétrole répartis sur six secteurs «blocs». Il pourra alors faire des propositions pour espérer signer un contrat d’exploitation à l’horizon mars 2013.

Pour l’instant, seul le ministère afghan des Mines a communiqué sur le sujet, révélant ainsi les concurrents en lice le 4 juillet dernier. Les industriels, eux, restent très discrets. Il ne faut surtout pas révéler le montant et les termes de l’offre pour ne pas s’exposer aux autres groupes qui participent. Pour Kaboul, l’enjeu est de taille: le ministre de l’Economie estime que le pétrole pourrait rapporter 9,75 milliards d’euros par an. Une somme non négligeable pour un pays dont le PIB s’élève à 16,4 milliards en 2011, dans un contexte de dépendance extrême à l’aide internationale.

Huit entreprises se retrouvent en concurrence pour cet «Afghan tajik tender 2012». Face à Exxon, sept groupes de moindre ampleur, la plupart sous tutelle de leurs Etats respectifs: Dragon Oil (Arabie Saoudite), Kuwait Energy (Koweït), ONGC Videsh (Inde), Petra Energia (Brésil), Pakistan Petroleum (Pakistan), PTT (Thaïlande) et TPAO (Turquie). 20 autres entreprises ont été disqualifiées d’office, considérées comme n’ayant pas la solidité financière pour un tel contrat.

Des multinationales comme sauveurs de l’économie afghane

Comme l’explique Chakib Khelib, la présence d’une société comme Exxon serait un gage rassurant pour les autres investisseurs. Le patron de la lutte anti-corruption de l’Otan, le brigadier-général Ricky Waddell, estime de même que «Exxon est si gros et présent dans tellement de pays qu’ils peuvent se permettre de dire non [à la corruption]». Les Américains et leurs alliés ont bien compris que la viabilité de l’Afghanistan, et donc sa sécurité, dépend de la capacité de partenaires internationaux à s’y installer dans de bonnes conditions.

Washington, entre autres, pousse ainsi ses grands groupes à considérer une implantation dans ce pays avec la plus grande attention.

Lors de cet appel d’offres, le ministre afghan des Mines, WahidullahShahrani, a ainsi salué le nombre de compétiteurs. «Cet impressionnant groupe d’enchérisseurs démontre de la croissance robuste et du développement rapide des secteurs du gaz et du pétrole afghans», a-t-il déclaré dans un communiqué. Il estime que ce «succès» s’explique par le précédent contrat remporté fin 2011 par la China National PetroleumCorp (CNPC), qui développe les infrastructures pour extraire le pétrole du bassin d’AmuDarya.

Dana Rohrabacher, un représentant républicain s’est lui offusqué de voir Pékin trouver une place en Afghanistan: «Les Chinois raflent le potentiel économique en profitant d’une guerre menée par les Etats-Unis». Exxon n’est pourtant pas le premier géant à envisager un tel investissement. Auparavant, JP Morgan Chase a commencé à s’intéresser au secteur minier à hauteur de 32,5 millions d’euros pour des mines d’or.

Certains se sont étonnés de l’absence de Total sur ce marché. Le Français surveille pourtant bien ces réserves de pétrole. En 2009-2010, il s’était penché sur un appel d’offre comparable, pour un secteur plus restreint dans la région de Kashkari. Arrivé en finale, Total n’avait finalement pas fait d’offre et, faute d’une concurrence suffisante, l’enchère était tombée à l’eau. Un site trop petit? Des conditions de sécurité trop risquées? Lepétrolier se refuse à tout commentaire. «Ces phases sont ultra-confidentielles, on ne peut ni commenter ni confirmer l’intérêt de Total pour ces gisements», explique-t-on au siège du groupe.

La filiale tricolore Exploration reste malgré cela aux aguets. En 2011, la députée du Nord Françoise Hostalier, grande passionnée et spécialiste de l’Afghanistan, rédigeait un rapport parlementaire destiné au Président Sarkozy dans lequel elle aborde les partenariats économiques potentiels entre la France et ce pays.

Au cours de cette enquête, elle avait pu consulter, entre autres grands patrons d’industries, Pierre Olinger, le numéro 2 de Total. Aujourd’hui, l’ancienne députée (elle n’a pas été réélue) assure que le groupe français est attentif aux enjeux afghans :

«Total est très à l’écoute, très au courant de tout ce qui se passe en Afghanistan. Le problème, c’est la législation de ce pays qui n’est guère adaptée à la gestion et à l’exploitation d’une entreprise comme Total. Elle interdit de dissocier l’exploration et l’exploitation. Aussi, les risques sont trop grands pour les sociétés spécialisées pour cette phase. Total estime pour sa part qu’il y a pour le moment des zones du monde plus rentables pour eux.»

Chacun sa part de corruption

Les Chinois, eux, ont dû s’associer au groupe Watan dans une joint venture qui leur a ouvert les portes d’un premier site à exploiter. Les premiers barils de pétrole du bassin de l’AmuDarya devraient en être extraits à l’automne prochain, à un rythme de 5.000 barils par jour dans un premier temps. L’Afghanistan doit récolter 70% des bénéfices, en plus d’autres taxes sur l’exploitation. Le tout pour un site qui reste, avec ses 70 à 80 millions de barils de réserve, beaucoup plus modeste que ce qui est actuellement mis aux enchères dans le bassin afghano-tadjik.

Cette association avec un industriel local est une véritable contrainte pour les groupes internationaux qui veulent s’installer en Afghanistan. Dans le cas des Chinois, cette alliance forcée avec Watan est loin d’être neutre: l’entreprise afghane est dans le giron du clan Karzaï. Les propriétaires de ce groupe, les frères Ahmad et Rashid Popal, sont en effet des cousins du président afghan tandis que le frère de ce dernier, QuayumKarzaï, en est l’actionnaire principal.

Le groupe, qui a investit dans divers secteurs, comme les télécommunications, l’énergie ou la métallurgie, est impliqué dans de nombreux scandales, des affaires de corruption et de rackets, notamment dans sa branche sécurité qui rançonne les camions empruntant l’autoroute entre Kaboul et Kandahar.

Cette alliance n’aura pourtant pas été une garantie de sécurité pour les Chinois de CNPC. Ils ont sous-estimé l’éloignement entre Kaboul et le site pétrolier… qui se trouve sur les terres d’Abdul Rachid Dostom. Ce chef de guerre local s’est successivement allié aux Soviétiques, puis à Massoud qu’il trahira, avant de rejoindre l’Alliance du nord en 2001.

Loin de porter les Popal et les Karzaï dans son cœur, il aurait dépêché des miliciens pour intimider les ingénieurs chinois et réclamer sa part des bénéfices. Des méthodes qui, pourtant, sont difficiles à sanctionner: la population adhère au discours du chef local qui passe pour défendre les intérêts de la région contre les élites de Kaboul. Johan Freckaus, entrepreneur et consultant français installé en Afghanistan depuis plus de dix ans, connaît bien ce pays et les us et coutumes locales:

«En Afghanistan, les intérêts locaux priment sur les intérêts nationaux, même si l’attachement à l’unité reste fort. Il y a une très forte philosophie du “chacun chez soi”. Les ruraux s’occupent de leurs affaires et les citadins des leurs. En sympathisant avec Watan group et des proches du pouvoir de Karzaï, les Chinois ont obtenu les faveurs de Kaboul … sans savoir qu’il fallait aussi avoir l’aval du chef local.»

Pour lui, plus que des questions de sécurité, ce sont ces pratiques très particulières qui refroidissent les investisseurs, aussi bien français qu’américains. Les Afghans seraient prêts à accueillir tout le monde: «Ils donnent sa chance à chacun. Si le résultat leur plaît, tant mieux, sinon, ils les chassent». Des risques difficilement acceptables pour des groupes privés qui ne sont pas poussés par leurs Etats respectifs.

Malgré les encouragements des gouvernements occidentaux, les grandes multinationales continuent d’hésiter à investir dans un pays qui reste classé quatrième plus corrompu au monde par l’ONG Transparency. Et si ces capitaux pourraient être un moyen de soutenir l’économie délabrée de l’Afghanistan, nombreux sont les observateurs à rester sceptiques: la plupart des pays aux sous-sols démesurément riches continuent d’être ravagés, comme continuent de le montrer l’Irak, la République Démocratique du Congo ou encore le Soudan.

Romain Mielcarek

http://www.slate.fr:81/story/60389/petrole-afghanistan


8 compagnies étrangères, en lice, pour le droit d’explorer les champs pétroliers et gaziers  

10/07/2012

 «Huit compagnies sont en lice, pour obtenir le droit de prospecter et d'exploiter le pétrole et le gaz, en Afghanistan», a annoncé le ministère afghan des Mines.

Selon Reuters, le ministère afghan des Mines a annoncé, dans un communiqué : «Dragon Oil, Kuwait Energy, India's ONGC Videsh, Brazil's Petra Energia, Pakistan Petroleum, Thailand's PTT and Turkey's TPAO join Exxon Mobil rivalisent, pour s'octroyer le droit d’explorer les champs pétroliers et gaziers de l’Afghanistan». Le délai de cet appel d’offre expire au mois d’octobre.

Irib

 


 

Almanar : Washington compte transférer du matériel en Asie centrale.

Une partie du matériel américain déployé actuellement en Afghanistan pourrait être transférée à des républiques d'Asie centrale après le retrait du contingent international de ce pays, écrit vendredi le journal Kommersant.

Le Pentagone étudie notamment la possibilité de transmettre du matériel militaire et de l'équipement de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) au Kirghizstan, au Tadjikistan et à l'Ouzbékistan, indique le journal citant des sources au sein des ministères de la Défense de ces républiques d'Asie centrale.

"Il s'agit de véhicules blindés, de semi-remorques porte-chars, de tracteurs, de ravitailleurs, de niveleuses, de bulldozers et de porteurs d'eau. En outre, le Pentagone est prêt à transmettre aux pays voisins de l'Afghanistan de l'équipement médical, des moyens de communication et même des salles de musculation ambulantes", lit-on dans le journal.

Des sources au ministère russe des Affaires étrangères se sont dites étonnées par ces projets de Washington. "Un tel scénario est absolument inacceptable pour la Russie car il contredit les accords conclus avec nos partenaires en Asie centrale et au sein de l'Organisation du traité de sécurité collective (Arménie, Biélorussie, Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Russie et Tadjikistan, ndlr)", a indiqué une source diplomatique russe.

Après le retrait d'Afghanistan des troupes de l'Otan et des partenaires de l'Alliance, prévu en 2014, la sécurité dans le pays sera assurée par plus de 300.000 soldats et policiers afghans. L'Otan entend débloquer chaque année 4,1 milliards de dollars à ces fins.

http://www6.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=68499&frid=20&cid=20&fromval=1&seccatid=25


 


2 Des militaires britanniques cachaient les dépouilles de soldats

 Le ministère de la Défense de Grande-Bretagne conservaient secrètement et illégalement des échantillons de tissus et des fragments de corps des militaires du Royaume-Uni tués en Afghanistan, annoncent les médias britanniques.

Les fragments de corps ont été découverts le mois dernier lorsqu'un chef nouveau a été placé à la tête de la section d'enquête (Special Investigations Branch) de la police militaire royale.
Le ministère l'a expliqué par une erreur. Il a promis de communiquer l'identité des soldats tués dont les fragments se trouvaient dans les locaux de la police militaire. Un porte-parole du ministère a déclaré que des excuses seraient présentées aux familles des soldats tués par écrit

10/08/2012

french.ruvr.ru

 


1-6 Washington Post :92 millions de dollars pour bâtir un "pentagone" en Afghanistan !

Ce n'est pas seulement en Irak que les Américains comptent dépenser des centaines de milliers de dolars pour se bâtir des pseudo ambassades et de les utiliser en lieu et place de base militaire.

En Afghanistan, ils ne s'en cachent même pas et projettent de construire un immense complexe militaire à 5 étages d'où ils conduiraient leurs opérations militaires. C'est à partir de ce complexe que les généraux afghans et les soldats de ce pays devront entrer en contact avec les Américains. quelques 92  millions de dollars devront être dépensés pour accomplir ce "pentagone" afghane. alors que les Etats Unis disent vouloir se retirer de l'Afghanistan les projets de ce genre qui garantissent une certaine présence militaire US en Afghanistan se multiplient.

 02/07/2012


Action des résistants ( les résistants revendiquent l’action.)

L'intensité des combats a régulièrement augmenté depuis fin 2001, les résistants étant en mesure peu à peu de relancer leurs attaques contre les forces occidentales.

Cinq résistants tués dans la tentative d'attentat à Kaboul. 

 02.08.

Les forces afghanes ont donné dans la nuit l'assaut sur une maison de l'est de la ville où se cachaient les insurgés, a précisé à l'AFP le porte-parole des services de renseignement afghans (NDS), LutfullahMashal.
"Un groupe de résistants munis de gilets remplis d'explosifs, de roquettes et de mitrailleuses prévoyait de s'emparer d'un immeuble de Shar-i-Naw", un quartier central très commerçant du centre de Kaboul, a indiqué M. Mashal.
A la suite d'informations recueillies par le NDS, les forces de sécurité ont fait une descente sur une maison dans le quartier de Pul-e-Charkhi, entraînant des échanges de tirs, a-t-il ajouté.
"Les affrontements ont duré six heures" et se sont soldés par la
mort des cinq rebelles qui se trouvaient sur place, dont un qui a déclenché la veste bardée d'explosifs qu'il portait sur lui, a poursuivi M. Mashal, en précisant que les autorités pensaient dans un premier temps avoir affaire à sept insurgés.
Une camionnette remplie d'explosifs a été trouvée près de la maison et était entre les mains des services de déminage, a-t-il précisé.
Un porte-parole de l'Otan en Afghanistan a confirmé qu'"un fait de cette nature se déroule actuellement à Kaboul", sans autre précision.
Les attaques suicide spectaculaires dans les villes ou contre les bases de l'Otan sont, avec les bombes artisanales placées sur les routes, les armes de prédilection de la rébellion menée par les action kamikaze qui combat depuis plus de dix ans le gouvernement de Kaboul et ses alliés de l'Otan.
Le 15 avril dernier, les rebelles avaient déclenché six attaques suicide concomitantes dans le pays, dont trois en plein cœur de Kaboul, pour marquer, selon eux, le début de leur traditionnelle "offensive de printemps".
Ils avaient notamment visé le Parlement, un vice-président et des ambassades dans ce qui reste à ce jour la plus vaste attaque coordonnée à Kaboul en dix ans de guerre, avec 17 heures de combat et 51 morts, dont 36 assaillants.
Le raid de ce jeudi intervient après que l'Otan a fait état d'une augmentation récente du nombre des attaques rebelles, sur fond de violences croissantes dans les provinces qui entourent Kaboul.
Près de 3.000 attaques se sont produites en juin, le mois plus violent depuis près de deux ans, alors que la force internationale de l'Otan (Isaf) a amorcé le retrait de ses 130.000 hommes encore stationnés en Afghanistan au printemps.
L'armée française a ainsi quitté mardi le district de Surobi, près de Kaboul, une étape importante sur la voie du retrait total de ses troupes.
Selon l'Isaf, la résurgence des attaques s'explique par un début prématuré de la saison des combat, accéléré par la fin, elle-même prématurée, de la récolte d'opium, une des principales sources de revenus des insurgés.
Mercredi, les corps de sept civils afghans travaillant pour une société occidentale de sécurité et l'Otan avaient été retrouvés près de Kaboul, tués par les action kamikaze selon les autorités afghanes, quelques jours après d'autres meurtres similaires dans la même région.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/afghanistan-cinq-rebelles-tues-dans-la-tentative-d-attentat-a-kaboul-02-08-2012-2110952.php

 


1-3Le demi-frère du président Karzaï assassiné  

Ahmad Wali Karzaï, le demi-frère du président afghan et gouverneur de la province de Kandahar, en Afghanistan, a été assassiné par l'un de ses gardes du corps, chez lui, dans le sud du pays.
La mort d'Ahmed Wali Karzaï a été confirmée par deux porte-paroles du gouvernement. C'est un membre de sa garde privée qui l'a tué avec un fusil automatique AK-47, selon un témoin oculaire.
Le demi-frère du chef de l'État avait été visé par de multiples tentatives d'assassinat par le passé.
En mai 2009, son convoi avait été attaqué dans la province orientale de Nagarhar par des insurgés qui avaient utilisé des roquettes et des mitrailleuses. Un de ses gardes du corps avait été tué.
Moins de deux mois avant cette embuscade, quatre kamikazes action kamikaze avaient attaqué le bureau du conseil provincial de Kandahar, tuant 13 personnes.
Ahmed Wali Karzaï, qui avait quitté le bâtiment quelques minutes avant le début de l'assaut, avait déclaré qu'il était visé, tandis qu'un porte-parole taliban affirmait que la cible était le tout le site.
Ahmed Wali Karzaï, qui était né en 1961, a fait l'objet de nombreuses accusations et était notamment soupçonné d'être payé par la CIA ou mêlé au trafic de drogue dans cette région instable du pays.
Soutenu par son aîné, le président Karzaï, il niait tout implication dans des activités criminelles.

14/07/2012
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/07/12/001-afghanistan-wali-karzai.shtml


Un attentat contre le gouverneur de la province de Samangan fait 22 morts

Un action kamikaze a fait samedi au moins 22 morts au cours d’un mariage dans le nord de l’Afghanistan, a annoncé la police. Une quarantaine de personnes ont été blessées .Ahmad Khan Samangani, influent responsable politique et hôte de cette réception, figure parmi les victimes, a déclaré à Reuters KhairullahAnosh, gouverneur de la province de Samangan. Cet attentat est l’un des plus meurtriers depuis des mois en Afghanistan. (ATS)

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/3652c61c-cd93-11e1-bf3b-25c04a2c31e8/Un_attentat_en_Afghanistan_fait_22_morts


Un policier tire sur les forces de l’Otan

13 août 2012

Un policier afghan a tiré sur des soldats de l’armée afghane et de l’Isaf, la force armée de l’Otan en Afghanistan, lundi dans l’est du pays.

Un homme « appartenant à la police afghane en uniforme » mais qui était « habillé en civil » au moment des faits a tiré sur un groupe de soldats de l’Isaf et des forces de sécurité afghanes lundi matin dans la province de Nangahar (est), a raconté le colonel Hagen Messer, un porte-parole de l’Isaf.

Les résistants  revendiquent l’attaque.

L’assaillant était « de retour à son poste après des vacances. Il a pris l’arme d’un de ses collègues et a fait feu », a expliqué Abdullah AzimStanikzaï, le chef de la police dans la province de Nangahar. « Personne n’est mort » dans l’attaque, a affirmé le porte-parole de l’Isaf, qui s’est refusé à communiquer le nombre de blessés. Deux soldats de la coalition et un membre des services de renseignement afghans ont été blessés, selon Abdullah AzimStanikzaï. L’assaillant a pris la fuite, a poursuivi le colonel Messer, assurant qu’« aucun rapport sur le fait que l’homme ait été rattrapé n’est parvenu » à l’Isaf.

Zabiullah Mudjahid, un porte-parole des résistants, a revendiqué l’attaque, assurant que le tireur, « un Afghan courageux », avait « rejoint le rang des rebelles » après son méfait.

Trois soldats de l’Isaf sont morts, a prétendu Zabiullah Mudjahid, généralement prompt à exagérer les pertes ennemies.

Les soldats de l’Isaf pris pour cible

Les attaques de soldats ou militaires afghans contre les troupes de l’Isaf qui les forment ont atteint un pic récemment. Six soldats américains ont péri de cette manière lors de deux attaques distinctes dans la seule journée de vendredi.

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Afghanistan.-Un-policier-tire-sur-les-forces-de-l-Otan-et-blesse-des-soldats_6346-2103973-fils-tous_filDMA.Htm

AFP


09-08

22 camions de l'Otan détruits,  

Au moins 22 camions de ravitaillement de l'Otan ont été détruits mercredi par l'explosion d'une bombe dans le nord de l'Afghanistan, ont annoncé à l'AFP les autorités locales, une attaque revendiquée par les kamikazes.

Cette attaque est intervenue alors que le ministre français de la Défense, Jean-Yves le Drian, se trouve dans le pays pour évoquer l'organisation du retrait de ses troupes. La France, déployée sous la bannière de l'Otan, prévoit de rapatrier d'ici la fin de l'année 2.000 de ses 3.500 soldats déployés sur place.
L'explosion, intervenue avant l'aube, a provoqué un incendie qui a ravagé les véhicules garés sur un parking pour la nuit, a précisé GhulamSakhiBaghlani, vice-gouverneur de la province de Samangan, où a eu lieu l'attaque. Les camions détruits venaient d'Ouzbékistan et se rendaient dans le sud du pays, selon lui.

18/07/2012

Irib


Crash d’un hélicoptère de l’OTAN.  

 Un hélicoptère de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) s'est écrasé mercredi matin dans l'ouest de l'Afghanistan, a annoncé le service de presse de l’ISAF.

« Deux membres ont été blessés lorsque leur hélicoptère s'est écrasé », a précisé le service.
Le communiqué n'a cependant donné aucun détail sur l'incident, faisant seulement savoir qu'une enquête était en cours pour déterminer la cause du crash

18/07/2012

french.ruvr.ru


 Alexander Klein : 7 civils afghans travaillant pour une société occidentale de sécurité et l'Otan ont été tués

01.08.

Sept civils afghans travaillant pour une société occidentale de sécurité et l'Otan ont été tués par des action kamikaze près de Kaboul, la capitale, ont annoncé mercredi les autorités, quelques jours après d'autres meurtres similaires dans la même région. | Alexander Klein

Sept civils afghans travaillant pour une société occidentale de sécurité et l'Otan ont été tués par dans 1 action kamikaze près de Kaboul, la capitale, ont annoncé mercredi les autorités, quelques jours après d'autres actionssimilaires dans la même région.
Les corps criblés de balles des quatre hommes ont été retrouvés dans le district de Jalrez, dans la province de Wardak, à 40 km de Kaboul.

"Ils ont été tués dans des actions kamikaze car ils travaillaient pour une entreprise étrangère de sécurité", a ajouté le responsable qui dirige les unités militaires de la zone, depuis le quartier général situé dans la province voisine de Logar.
Shahidullah Shahid, un porte-parole des autorités de la province de Wardak, a confirmé la
mort des quatre Afghans et indiqué que les hommes avaient été arrêtés mardi par les action kamikaze alors qu'ils quittaient Kaboul pour se rendre à leur travail.
Selon les autorités locales, des actions kamikaze ont également tué trois Afghans qu'ils avaient enlevés il y a quatre jours parce qu'ils travaillaient pour l'Otan dans le Logar. Leurs corps criblés de balles ont été déposés mercredi sur le principal
marché du district de Charkh, a précisé à l'AFP le gouverneur du district, HumayoonFarooq.
Fin juillet, les actions kamikaze avaient déjà tué cinq hommes au motif qu'ils travaillaient eux aussi pour un groupe étranger.
A la suite de ces meurtres, les forces de sécurité afghanes avaient lancé une vaste opération dans la région, tuant une dizaine d'insurgés, selon le ministère de l'Intérieur.
Au début de leur traditionnelle offensive d'été, les action kamikaze avaient averti qu'ils allaient viser les Afghans travaillant pour des firmes étrangères.
De nombreux Afghans travaillent pour des organisations civiles et militaires en Afghanistan, où l'Otan compte 130.000 soldats chargés de soutenir le gouvernement local face aux rebelles.
Mercredi toujours, quatre soldats de la Force internationale de l'Otan (Isaf) et un interprète ont été tués dans trois attaques à la bombe dans le sud et l'est du pays, a annoncé l'Isaf, sans révéler la nationalité des soldats.
Dans un rapport publié la semaine dernière, l'Isaf avait relevé une augmentation de 11% du nombre des attaques rebelles entre avril et juin derniers par rapport à la même période de 2011.

La force, dirigée par les Américains, relevait également que plus de 100 attaques (bombes et tirs) avaient été recensées en juin, un record en près de deux ans.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/afghanistan-les-action kamikaze-tuent-4-civils-employes-d-une-firme-etrangere-01-08-2012-2109991.php

 

Six soldats américains de l'Isaf, la force d’occupation armée de l'Otan

Six soldats américains de l'Isaf, la force d’occupation armée de l'Otan en Afghanistan, ont été tués dimanche dans l'explosion d'une bombe artisanale dans l'est du pays, a-t-on appris de sources concordantes.  

La nationalité des victimes a été confirmée à l'AFP par un responsable américain sous couvert d'anonymat. Ni ce responsable ni l'Isaf n'ont précisé les conditions de l'attentat.  

L'est de l'Afghanistan constitue, avec le sud du pays, la principale zone de friction entre les forces pro-gouvernementales, soutenues par l'Isaf, et l'insurrection menée par les action kamikaze.

Et au moins 234 militaires de la coalition ont péri depuis le début de l'année 2012, selon un décompte fourni par le site casualties.  L'armée et la police afghanes ainsi que les troupes de l'Isaf sont les principales cibles des rebelles, dont les principales armes sont les attentats suicide et les bombes artisanales.

AP

9/7

Cinq militaires US blessés à Kaboul.  

04/07/2012 

Cinq militaires américains ont été blessés au Sud-ouest de Kaboul, capitale afghane.

Selon Press TV, un militaire afghan a tiré, mercredi, sur un groupe de militaires américains, dans la province Wardak, au Sud-ouest de la capitale, blessant 5 entre eux. Des informations plus détaillées sur cette information restent toujours à attendre.

Irib


Six militaires étrangers tués

Selon le porte parole des Action kamikaze six militaires étrangers seraient tués dans le sud du pays. Ces six soldats se trouvaient à bord de deux chars dans deux régions différentes et les chars auraient été explosés dans des attaqués menées par les Action kamikaze.

 30/06/2012


Six soldats américains tués en 24 heures

Trois soldats américains ont été tués par balles par un employé afghan à l'intérieur d'une base militaire, portant à six le nombre de militaires américains tués en l'espace de 24 heures, a annoncé samedi un porte-parole de l'Otan.

La première attaque s'est produite vendredi matin, lorsque des policiers afghans ont tué trois soldats membres des forces spéciales qu'ils avaient invités à partager un petit-déjeuner dans la province d'Helmand, dans le sud de l'Afghanistan.

La seconde, qui a tué trois autres soldats, a eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi, dans le district de Garmsir, près du lieu de la précédente attaque. Le tireur, qui a agi seul, était un employé de la base et ne portait pas l'uniforme, ont déclaré des sources militaires.

"Ces deux incidents ne reflètent pas la situation dans l'ensemble de l'Afghanistan", a déclaré le général de brigade Gunter Katz, porte-parole en chef de la coalition, selon qui la coopération entre les troupes étrangères et les 350.000 membres des forces afghanes de sécurité continue de bien se dérouler.

"Nous avons environ 500.000 policiers et soldats qui travaillent ensemble, (...) afin de lutter ensemble pour que ce pays ait un meilleur avenir", a-t-il ajouté.

L'Otan a indiqué que 26 attaques de ce type avaient été commises depuis janvier, et avaient tué 34 personnes.

ATTAQUES "VERT SUR BLEU"

Un porte-parole de la coalition au pouvoir a cependant déclaré que la dernière attaque en date ne viendrait pas grossir le bilan des attaques dites "vert sur bleu", de policiers afghans qui retournent leurs armes contre des militaires occidentaux. Le tueur ne portant pas d'uniforme, il ne faisait a priori pas partie des forces de sécurité afghanes.

Les attaques isolées semblent par ailleurs également toucher les forces afghanes. Neuf policiers afghans ont ainsi été tués samedi dans la région de Nimroz, lorsque deux hommes en uniforme ont ouvert le feu après avoir passé un check-point près de Delaram, a déclaré le chef de la police local Mohammad Musa Rasoli.

"Les deux hommes ont été tués après par la police d'un poste de contrôle voisin. Nous enquêtons pour savoir s'il s'agissait d'agents de police ou d'insurgés portant l'uniforme", a-t-il précisé.

Les attaques dites "vert sur bleu" -en raison des couleurs respectives des uniformes- ont gravement entamé la confiance entre les alliés alors que les troupes de combat de l'Otan se préparent à transférer l'entière responsabilité de la sécurité aux Afghans d'ici 2014.

L'actuel regain de violence en Afghanistan est le plus important depuis le renversement du gouvernement taliban en 2001. Au moins six civils ont par ailleurs été tués vendredi dans la même province d'Helmand, une bombe déposée sur le bord de la route ayant fait exploser leur véhicule. le 11-08-KABOUL (Reuters)

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120811.REU3435/six-soldats-americains-tues-en-afghanistan-en-24-heures.html


Trois soldats de l'OTAN tués dans le sud de l'Afghanistan.  

Les trois soldats, dont la nationalité n'a pas été divulguée, ont été tués dans une caserne du district de Garmsir (sud) utilisée conjointement par les forces afghanes et étrangères, a déclaré une porte-parole militaire, le commandant Lori Hodge.
C'est le quatrième attentat de ce type depuis le début de la semaine contre des soldats de l'ISAF. Ils forment les forces afghanes qui doivent assurer la sécurité du pays après le retrait de la coalition prévu en 2014. Vendredi, trois Marines américains ont été tués par un homme portant un uniforme de l'armée afghane, dans le district de Sangin de la province du Helmand (sud).
L'auteur de l'attentat de vendredi est un policier de la province du Helmand qui a rejoint l'insurrection après cette attaque, a déclaré un porte-parole des action kamikaze, Qari Youssef Ahmadi. Le policier, a-t-il ajouté, aidait les soldats américains à former les forces de police locales.

11/08/2012

 http://www.romandie.com/news/n/Trois_soldats_de_l039OTAN_tues_dans_le_sud_de_l039Afghanistan110820121109.asp


Un homme en uniforme de policier tue trois membres de l'Otan.

 Un homme portant un uniforme de la police afghane a tué trois membres de la Force internationale de l'Otan (Isaf) dimanche dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé l'Isaf.
Une enquête est en cours, a indiqué l'Isaf, qui comme à son habitude s'est refusée à communiquer la nationalité des victimes.
L'homme, qui portait un uniforme de l'Ordre national civil de la police afghane (ONCPA, ANCOP en anglais), une unité d'élite, a tourné son arme contre les trois membres de l'Isaf, les abattant, selon un communiqué de l'Isaf.
La dernière attaque de ce type datait du 19 juin, soit il y a moins de deux semaines, quand trois hommes portant des uniformes de la police afghane avaient tué un soldat de l'Isaf dans le sud du pays.
Un peu moins d'une trentaine de membres de l'Isaf - 26 selon un décompte de l'AFP - sont morts dans des circonstances similaires en 2012.
La question de la sécurité des membres du personnel civil et militaire de l'Otan est critique, car ils sont chargés de former les militaires, policiers et fonctionnaires afghans qui devront sécuriser et administrer seuls l'Afghanistan après le départ des dernières troupes de combat de l'Otan, prévu fin 2014.
La coalition de l'Otan, dirigée par les Etats-Unis, est arrivée en Afghanistan fin 2001 pour traquer Oussama ben Laden après les attentats du 11 septembre et renverser ses alliés les action kamikaze, au pouvoir à Kaboul depuis 1996.
Les Occidentaux, qui ont installé un régime allié à Kaboul après avoir fait tomber le régime des action kamikaze, n'ont toutefois jamais réussi à vaincre militairement la rébellion menée par ces derniers, particulièrement actifs dans le sud et l'est de l'Afghanistan.

 01/07/2012

 http://www.romandie.com/news/n/_Afghanistan_un_homme_en_uniforme_de_policier_tue_trois_membres_de_l_Otan_45010720122306.asp?


Dans l'est du pays

Six soldats américains de l'Isaf, la force d’occupation armée de l'Otan en Afghanistan, ont été tués dimanche dans l'explosion d'une bombe artisanale dans l'est du pays, a-t-on appris de sources concordantes.  

La nationalité des victimes a été confirmée à l'AFP par un responsable américain sous couvert d'anonymat. Ni ce responsable ni l'Isaf n'ont précisé les conditions de l'attentat.  

L'est de l'Afghanistan constitue, avec le sud du pays, la principale zone de friction entre les forces pro-gouvernementales, soutenues par l'Isaf, et l'insurrection menée par les action kamikaze.

Et au moins 234 militaires de la coalition ont péri depuis le début de l'année 2012, selon un décompte fourni par le site icasualties.  L'armée et la police afghanes ainsi que les troupes de l'Isaf sont les principales cibles des rebelles, dont les principales armes sont les attentats suicide et les bombes artisanales.

http://www6.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=71329


Trois soldats de l’Otan tués dans une double action kamikaze.  

Trois membres de l’Isaf, la force de l’Otan en Afghanistan, sont morts lors d’une attaque de la résistance  dans l’est du pays, a annoncé l’Isaf, sans plus de précision, dans un communiqué.
Ces militaires sont morts dans une double action kamikaze, qui s’est produit dans la province de Kunar, selon une source militaire occidentale.
« Deux kamikazes ont visé ce matin des soldats américains, des conseillers, qui marchaient de leur base proche vers le bâtiment du gouverneur » de Kunar, a déclaré à l’AFP Aywaz Mohammad Naziri, le chef de la police de cette province.
Un Afghan a également péri dans l’attaque, a-t-il ajouté.
Malgré la présence de 130.000 soldats de l’Isaf, en soutien aux 352.000 militaires et policiers afghans, le gouvernement de Kaboul et ses alliés de l’Isaf n’ont pas réussi à vaincre l’insurrection menée par les action kamikaze, chassés fin 2001 du pouvoir par la coalition étrangère.
La violence est particulièrement élevée dans le sud et l’est du pays. Les attentats suicides sont avec les mines artisanales les principales armes de l’insurrection.
L’Isaf, dont la majeure partie des effectifs quittera l’Afghanistan d’ici la fin 2014, a lancé dans l’est une offensive contre la rébellion.
Le nombre de soldats de l’Otan tués a baissé, passant de 282 au premier semestre 2011 à 220 au cours des six premiers mois de 2012, selon un décompte du site icasualties.org.
Les forces de sécurité afghanes, ciblées  ont toutefois subi cinq fois plus de pertes que celles de l’Otan ces quatre derniers mois.
Quelque 635 policiers et 218 militaires, selon les ministères de l’Intérieur et de la Défense, soit un total de 853 hommes, sont morts entre avril et juillet, contre 165 soldats de l’Isaf.

08/08/2012

http://www.algerie1.com/flash-dactu/afghanistan-trois-soldats-de-lotan-tues-dans-un-double-attentat-suicide/



Australie 

Un militaire australien tué.  

Un militaire australien membre du corps spécial vient de périr en Afghanistan .

David Hurley , 40 ans et membre des unités aériennes de l'Otan  " a été tué touché en pleine popitrine alors qu'il était en mission". Depuis le début de l'année 223 militaires étrangers ont perdu la vie en Afghanistan. le majorité d'entre eux est américaine.

03/07/2012



France

Un soldat français tué dans un accrochage dans la province de Kapisa (est), dans la province de Kapisa

Un soldat français a été tué mardi matin en Afghanistan lors d'un accrochage armé survenu dans l'est du pays, a annoncé l'Elysée, tandis qu'un autre a été blessé.
Cet adjudant-chef du 13e bataillon de chasseurs alpins de Chambéry, qui faisait partie d'une équipe d'assistance conseillant les unités afghanes, a perdu la vie lors d'un "engagement avec des insurgés" dans la province de Kapisa (est), a précisé Matignon.
Ce décès porte à 88 le nombre de soldats français tués dans ce pays depuis le début de l'intervention lancée fin 2001, après les attentats du 11-Septembre aux Etats-Unis. Depuis le début de l'année, 275 membres des force de l'OTAN ont été tués en Afghanistan.

07/08/2012

http://www.romandie.com/news/n/Un_soldat_francais_tue_dans_un_accrochage_en_Afghanistan070820121151.asp


88ème militaire françaismort en Afghanistan : la mort, la guerre, l’hypocrisie impérialistes, jusqu’au bout. Sans fin ?

Un 88ème militaire français a été tué en Afghanistan le 7 août 2012, laissant une veuve et trois orphelins.

Le mort a eu le droit à une cérémonie à Paris et à un discours présidentiel le 11 août dans l’Isère.

Là encore, nouveau président mais pas changement.

François Hollande a repris les mêmes expressions que celles de Nicolas Sarkozy, mélangeant compassion, grandiloquence, mais surtout réaffirmation, sans aucune autocritique, de la politique d’intervention militaire française dans le monde.

Selon François Hollande : « La France se bat, non pas pour son influence dans le monde, non pas pour ses intérêts, mais au nom de valeurs et de principes. C'était le sens de la présence de la France en Afghanistan. Elle avait été décidée au lendemain de l'attaque terroriste du 11 septembre 2001 qui avait frappé les Etats-Unis d'Amérique. …
Il s'agissait à l'époque d'en terminer avec un régime lié à Al Quaïda et qui abritait Ben Laden. A l'égard de forces obscures qui menaçaient la sécurité du monde. Nous avions un but, un seul : permettre aux Afghans de prendre souverainement en charge leur propre destinée. Cette mission est aujourd'hui accomplie.
 »

Quel beau bilan en effet ! 11 ans de guerre d’occupation ont détruit, tué partout dans le pays. La résistance nationale, menée par des « action kamikaze », ceux-là qui tenaient le régime précédent, n’a cessé d’enregistrer des victoires politiques et militaires. Le pouvoir intronisé par les Américains est totalement fantoche et ne se distingue que par sa corruption sans égale.

Quant à Ben Laden, il a été tardivement liquidé, dans sa résidence pakistanaise, alors que l’administration américaine avait déjà décidé le retrait.

Dans la campagne électorale, gauche et droite se sont disputées la primeur de la sortie des troupes françaises de cette guerre impopulaire. En réalité, l’une et l’autre n’ont fait que s’inscrire docilement dans le calendrier de retrait fixé par les Etats-Unis.

Hollande ne se prévaut aujourd’hui du retrait auquel il se serait « engagé » que pour mieux justifier de nouvelles interventions. Notons que le militaire dont on vient de célébrer les obsèques n’aurait pas fait partie des 2000 qui rentreront normalement d’ici la fin de l’année, mais des 1000 autres qui comme lui, major et « conseiller militaire », resteront encore.

Rien des objectifs officiels de la guerre en Afghanistan n’a été atteint mais était-ce les vrais objectifs ? Evidemment non.

Le lobby militaro-industriel occidental s’est gorgé de centaine de milliards de dollars. La guerre est le principal moteur de la « croissance » US ! L’Afghanistan aura aussi coûté aux contribuables français entre 5 et 10 milliards d’euros.

Les puissances impérialistes occidentales ont poursuivi leur travail de déstabilisation d’une zone géostratégique majeure, carrefour du transport du pétrole. Ils ont fait une démonstration de forces non loin de la Chine et de la Russie. L’Afghanistan, après l’Irak, avant la Syrie ? Mêmes si les conditions afghanes se sont avérées particulièrement retorses.

Voilà les véritables raisons pour lesquelles la France a fait la guerre alignée derrière les Etats-Unis avec les autres pays de l’UE pour défendre, n’en déplaise à M. Hollande, les intérêts de l’impérialisme français liés à ceux du capitalisme US et UE.

La mise en scène toujours plus accentuée des obsèques des soldats français tombés en Afghanistan appelle la réflexion. Le pouvoir redoute visiblement l’opinion publique. Prépare-t-il ou du moins n’exclut-il pas, après la coûteuse opération libyenne de 2011, l’engagement de troupes sur de nouveaux théâtres d’opération ?

Dans son discours du 11 août, devant la dépouille du soldat français, François Hollande, affirme : « Cette semaine encore, nos forces déploient un groupement médico-chirurgical dans le nord de la Jordanie. J'en ai ainsi décidé sur la proposition du ministre de la Défense. Au plus près de la frontière avec la Syrie, pour venir en aide aux réfugiés mais aussi aux combattants… » : Aveu que la France intervient déjà du côté d’un belligérant.

Plus que jamais, communistes français, nous voulons agir contre la guerre impérialiste, casser le consensus des forces politiques derrières les « interventions » hypocrites, coûteuses et meurtrières.

L’intervention en Afghanistan derrière les Etats-Unis a été décidée en 2001 par Chirac et la gauche « plurielle ». Son intensification et sa prolongation ont reçu l’accord de la droite et de la gauche parlementaires. Elles surenchérissent maintenant sur la forme d’une intervention en Syrie. Aucune véritable contestation nationale de la guerre en Afghanistan n’a été organisée en France, malgré des initiatives, comme la pétition lancée en 2008 pour le retrait d’Afghanistan émanant de plusieurs organisations du PCF, dont la nôtre, à l’appel d’Henri Alleg.

Plus que jamais, nous appelons et contribuons à des actions nationales pour :

-      Le rejet de toute forme d’ingérence française à l’étranger, notamment en Syrie, l’arrêt immédiat de toutes les interventions militaires françaises en cours hors de France, le retour en France de tous les militaires français « en mission » à l’étranger, la sortie unilatérale de la France de l’OTAN et des politiques extérieures de l’UE.

Hollande finit son discours en se référant à « la force de l’âme française » vantée par Clémenceau pour accompagner des millions de jeunes à la grande boucherie de 14-18. Nous préférons une autre citation : « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour les industriels » (Anatole France).

Pcf Paris 15,

12 août



b) Troupes d'occupation : Analyse& déclaration

L'armée française quitte définitivement Surobi.  

L'armée française a officiellement quitté ce mardi le district de Surobi, près de Kaboul, une étape importante du retrait de ses troupes d'Afghanistan qui doit s'achever à la fin 2013, a constaté un journaliste de l'AFP. Surobi, dont le contrôle avait officiellement été transféré aux forces afghanes le 12 avril dernier, était l'un des trois points de déploiement principaux des quelque 3 000 soldats Français encore présents dans le pays avec la province voisine de Kapisa et Kaboul.
650 soldats français, pour la plupart issus du 92ème régiment d'infanterie de Clermont-Ferrand, avaient été déployés dernièrement à Surobi. Seule une centaine d'entre eux rentrera en France. Le reste restera stationné à Kaboul dans le cadre d'une force d'intervention rapide. Leur départ a été marqué par une brève cérémonie entamée vers 8 h 30 (6 h à Paris) durant laquelle le drapeau français a été remplacé par le drapeau afghan sur la base de Surobi en présence d'une trentaine de soldats français et autant de soldats afghans.
Sur les 4 000 soldats français présents en Afghanistan au milieu de l'année 2011, environ 2 950 seront encore déployés fin août, pour atteindre le seuil fixé de 1 400 fin décembre 2012, avait indiqué le 12 juillet l'état-major des armées. Le calendrier arrêté par le président François Hollande prévoit le retrait d'environ 2 000 hommes des forces combattantes d'ici à fin 2012, soit deux ans avant le départ prévu du reste de la force internationale de l'OTAN (Isaf), sous la bannière de laquelle sont déployés les Français.
Au-delà, 1 400 soldats français resteront dans le pays pour assurer courant 2013 le retrait du matériel et poursuivre la formation de l'armée et de la police afghanes, censées assurer elles-mêmes la sécurité du pays, toujours en conflit, après le retrait de l'Isaf.

31/07/2012

AP



L'armée française quitte la province afghane de Surobi

L'armée française quitte la province afghane de Surobi

Avec la Kapisa et Kaboul, cette province était l'une des trois où des forces françaises étaient déployées. Les forces combattantes doivent avoir quitté le pays avant la fin de l'année, pour un retrait total fin 2013.

L’armée française a officiellement quitté mardi le district de Surobi, près de Kaboul, une étape importante sur la voie du retrait total de ses troupes d’Afghanistan prévu pour la fin 2013.

Surobi, dont le contrôle avait officiellement été transféré aux forces afghanes le 12 avril dernier, était l’un des trois points de déploiement principaux des quelque 3 000 soldats Français encore présents dans le pays avec la province voisine de Kapisa (nord-est) et Kaboul.

Les derniers 250 soldats français déployés dans le district ont quitté mardi la base de Tora, où était installé le commandement français depuis le déploiement des troupes tricolores dans la zone en 2008.

Leur départ a été précédé en début de matinée d’une brève cérémonie de baisser du drapeau français et de montée du drapeau afghan, à laquelle assistaient une trentaine de soldats français et autant de soldats afghans.

Les derniers Français déployés en Surobi étaient pour la plupart issu du 92e régiment d’infanterie de Clermont-Ferrand. Seule une centaine d’entre eux rentrera en France, les autres restant stationnés à Kaboul au sein d’une force de réaction rapide chargée d’appuyer au besoin l’armée afghane dans la région.

Les soldats français avaient quitté fin juin et début juillet les deux postes de combat avancés qu’ils tenaient dans le district avec l’armée afghane à Anjiran et Uzbin, une vallée où l’armée française perdit en 2008 onze soldats à la suite d’une embuscade rebelle, l’opération la plus meurtrière pour elle depuis 1983.

En dépit de cet incident meurtrier, qui a contribué à nourrir le débat sur la participation française à un conflit qui a pris des allures de bourbier, Surobi est souvent présenté comme un district calme, au contraire de la province voisine de Kapisa, très infiltrée par la rébellion.

Sur les 87 soldats français morts dans le pays depuis la fin 2001, 53 ont péri en Kapisa, province stratégique située entre Kaboul et l’est afghan. C'est aussi en Kapisa qu'ont péri les 24 militaires tués en 2011, l’année la plus meurtrière pour la France dans le pays.

La France, qui comptait 4 000 soldats dans le pays à la mi-2011, prévoit de faire baisser progressivement leur nombre pour atteindre 1 400 fin décembre 2012, soit deux ans avant le départ prévu de celles du reste de la force internationale de l’Otan (Isaf), sous la bannière de laquelle ils sont déployés.

Selon ce calendrier arrêté par le président François Hollande, Paris aura officiellement retiré à cette date ses derniers 2 000 soldats «combattants».

Au-delà, 1 400 soldats français resteront dans le pays pour assurer courant 2013 le retrait du matériel et poursuivre la formation de l’armée et de la police afghanes, censées assurer elles-mêmes la sécurité du pays, toujours en conflit, après le retrait de l’Isaf. En dehors de 500 formateurs qui resteront sur place, le retrait militaire français sera en principe achevé à la fin 2013.

Fin janvier, le président de l'époque Nicolas Sarkozy avait annoncé un retrait anticipé du pays de l’armée française, qui contrôlait alors Surobi et Kapisa, un mouvement ensuite accéléré par son successeur François Hollande.

La Kapisa a été officiellement transférée aux autorités afghanes début juillet. Le désengagement français de cette province sera progressif.

La France était arrivée en Afghanistan à la fin 2001 dans le cadre de l’intervention militaire occidentale qui a chassé les action kamikaze du pouvoir.

Malgré la présence de 130 000 soldats de l’Isaf, en soutien de 352 000 militaires et policiers afghans, le gouvernement de Kaboul et ses alliés de l’Otan n’ont pas réussi à vaincre l’insurrection menée par les action kamikaze, laissant craindre une guerre civile après le retrait occidental.

(AFP)

31 juillet 2012 à 07:52 (Mis à jour: 12:01)

http://www.liberation.fr:80/monde/2012/07/31/l-armee-francaise-quitte-la-province-afghane-de-surobi_836653?xtor=EPR-450206


 Belgique

La Belgique commence le retrait de ses troupes de l'Afghanistan.

 La Belgique remettra d'ici au 30 septembre toute sa mission de protection de l'aéroport de Kaboul aux forces afghanes ou alliées, dans le cadre de la première phase du retrait des troupes de l'Afghanistan, a indiqué vendredi Mme Ingrid Baeck, porte-parole de la Défense, lors d'un point de presse.

La Belgique participe depuis neuf ans à la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) en Afghanistan sous le commandement de l'Organisation du traité de l'Atlantique du Nord (OTAN) et déploie entre 250 à 300 militaires, dont cinq pelotons, à l'aéroport de Kaboul. Les 35 militaires du peloton belgo-luxembourgeois avaient regagné Bruxelles le week-end dernier, a confirmé Mme Baeck. Jusqu'à fin juillet (juillet), la Belgique déployait environ 600 militaires et six chasseurs F-16 en Afghanistan, en particulier à Kaboul (est), à Kunduz et Mazari-Sharif (Nord) et à Kandahar (sud). Le processus de retrait des troupes belges de l'Afghanistan devrait s'achever à la fin de l'année 2014.

Toujours selon Mme Baeck, la mission des troupes belges en Afghanistan est d'ores et déjà passée de la sécurisation et de la patrouille à l'entraînement et au conseil des unités afghanes. 

http://french.cri.cn/621/2012/08/03/102s290705.htm



Des détenus de Guantanamo interrogés sous antipsychotique.

 

Certains détenus de Guantanamo, se trouvaient sous traitement médicamenteux pendant leurs interrogatoires, avec le risque que les antipsychotiques aient altéré leur capacité à fournir une information fiable, selon un rapport du Pentagone.

Ce rapport de l'Inspecteur général du ministère américain de la Défense, a obtenu une copie jeudi, ne démontre pas que des médicaments aient été administrés de force aux prisonniers mais il admet que des détenus, incarcérés à la prison de Guantanamo à Cuba, ont pu être interrogés en étant sous traitement.

Dans ce rapport classifié de 41 pages, on peut ainsi lire : "Certains détenus recevaient une médication avec des médicaments psycho-actifs qui ont pu altérer la capacité d'un individu à fournir une information fiable", ajoute le document.

Mise à part cela, les auteurs du rapport stipule "n'avoir trouvé aucune preuve attestant que le ministère de la guerre ait autorisé l'utilisation de médicaments altérant l'esprit dans le but de faciliter les interrogatoires".

Ce rapport, d'abord obtenu et rendu public en vertu de la loi sur la liberté de la presse par le site internet Truthout, est la conclusion d'une enquête menée de 2008 à 2009 à la demande du Congrès.

http://www6.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=13&frid=13&eid=71398 


Nouveau scandale et nouveaux occupants tués.

 

Le ministère allemand de l'Intérieur a dénoncé la diffusion d'une photo montrant un groupe de policiers allemands posant en armes avec un drapeau à tête de mort devant leur ambassade à Kaboul, a rapporté le Spiegel à paraître lundi.  

Selon la police allemande, ce cliché est le résultat d'un "défi" lancé par les policiers des forces SIK, chargées d'assurer la sécurité des représentations diplomatiques allemandes, aux francs-tireurs de la police de l'unité d'élite GSG9.  

Le cliché publié dans le magazine a été réalisé en 2009 et montre cinq policiers du SIK, les visages cachés par des foulards pour la plupart, prenant la pose en tenant un drapeau de pirate noir à tête de mort. 

 On aperçoit derrière eux les drapeaux allemand et européen de l'ambassade dans la capitale afghane. L'un des protagonistes porte sur son épaule un petit canard jaune en plastique.  

Dans un courrier le ministère allemand de l'Intérieur  a estimé que les forces de sécurité ont commis des "infractions au devoir" qui "nuisent gravement" à l'image de la fonction publique allemande, indique le journal. De son côté, le porte parole de la police fédérale, Alexander Geyer qui annonce ne pas avoir engagé de sanction disciplinaire à l'encontre des policiers « qui n'ont pu être identifiés » a tenté de minimiser le scandale en expliquant que   "ça s'est passé lors d'un concours entre camarades, il ne faut pas voir plus loin". 

http://www4.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=70789

 

 

Un homme portant un uniforme de la police afghane a tué trois membres de la Force internationale de l'Otan (Isaf) dimanche dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé l'Isaf.   Une enquête est en cours, a indiqué la force occupante, qui comme à son habitude s'est refusée à communiquer la nationalité des victimes.  

L'homme, qui portait un uniforme de l'Ordre national civil de la police afghane (ONCPA, ANCOP en anglais), une unité d'élite, a tourné son arme contre les trois membres de l'Isaf, les abattants, selon un communiqué de l'Isaf.

L'homme, qui portait un uniforme de l'Ordre national civil de la police afghane (ONCPA, ANCOP en anglais), une unité d'élite, a tourné son arme contre les trois membres de l'Isaf, les abattants, selon un communiqué de l'Isaf. Un peu moins d'une trentaine de membres de l'Isaf - 26 selon un décompte de l'AFP - sont morts dans des circonstances similaires en 2012

selon un décompte de l'AFP - sont morts dans des circonstances similaires en 2012. 

http://www4.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=70789



Le candidat Mélenchon remet en cause la version officielle sur le 11 Septembre !

Le 5 avril 2012 ·

Dans un discours du 30 mars 2012 devant le Cercle Républicain le candidat Jean-Luc Mélenchon a remis en cause la version officielle sur le 11 Septembre. De manière subtile, mais claire.

Voir la minute 34 (et suivantes).

« Nous voici donc entrainés et bientôt liés à toutes les aventures militaires qui résulteront de la crise d’hégémonie des Etats-Unis d’Amérique que j’ai d’abord décrite il y a un instant. Là se trouvent des dangers supérieurs à ceux qui résultent des autres situations de conflit que je ne méconnais pas, mais qui seront toutes revisitées sous cet angle par la puissance dominante.


Personne ne pourra jamais expliquer ce que nous sommes en train de faire en Afghanistan, à part défendre le passage d’un pipeline qui d’ailleurs ne passera pas par là. Il n’y a aucun raison ni aucune possibilité de victoire militaire en Afghanistan. Tout le monde le sait depuis le début. Aussi longtemps que la compagnie UNOCAL a pu croire que les actions kamikazes lui faciliteraient le travail, les actions kamikazes étaient les bienvenus au Etats-Unis d’Amérique. Ils ont été reçus et choyés. Et on s’accommodait fort bien et de la charria et du voile. Lorsqu’une compagnie argentine s’est infiltrée dans le jeu, lorsque la Russie a commencé à avancé ses pattes, lorsque les Chinois se sont intéressés au transit du pétrole qui pourrait passé par là, tout d’un coup, la situation a changé.

 Et à la faveur d’un drame, celui du 11-Septembre, on a justifié une intervention militaire dans un endroit qui n’avait certainement rien à voir avec la catastrophe à laquelle on prétendait répondre par légitime défense. Chacun se souvient de la fuite du Mollah Omar à Mobylette et les autres épisodes de cette « grande guerre » et des faits d’armes qui l’ont signalé avant que nous soyons embourbés dans une situation comparable à celle qu’ont connues toutes les invasions étrangères et les interventions étrangères en Afghanistan, toutes sans exception, aussi longtemps qu’on remonte dans la mémoire humaine de l’histoire des civilisations et des grands empires. »

VIDEOS A VISIONNER EN CLIQUANT SUR CE LIEN

http://lidiotduvillage.org/2012/04/05/le-candidat-melenchon-remet-en-cause-la-version-officielle-sur-le-11-septembre/


Manlio Dinucci : Le puits afghan sans fond.

 « C’est merveilleux d’entendre les oiseaux saluer de leur chant cette belle journée ici à Kaboul » : ce sont les paroles romantiques par lesquelles Hillary Clinton a ouvert la cérémonie officielle au milieu des arbres du très blindé palais présidentiel dans la capitale afghane. Tandis qu’elle parlait, d’autres oiseaux à la queue à rayures et étoiles volaient dans les cieux afghans : les chasseurs F/A 18 qui, ayant décollé du porte-avions Stennis dans la Mer Arabique, survolent l'Afghanistan. Une fois leur proie choisie, ils l’attaquent avec des missiles et des bombes à guidage laser et la mitraillent avec leur canon de 20mm, qui tire à chaque rafale 200 projectiles à l’uranium appauvri. Ces avions et d’autres, dont le prix dépasse les 100 millions de dollars, coûtent 20 mille dollars l’heure de vol : chaque mission durant environ huit heures, elle emporte une dépense de plus de 150mille dollars, auxquels s’ajoute celle des armes utilisées. Et l’an dernier, selon les chiffres officiels,  les avions Usa/Otan ont effectué 35mille missions d’attaque sur l’Afghanistan. On ne s’étonnera donc pas que les Etats-Unis à eux seuls aient dépensé jusqu’ici, pour cette guerre, environ 550 milliards de dollars. Un puits sans fond, qui continuera à engloutir des milliards de dollars et d’euros. A Kaboul Clinton a annoncé la bonne nouvelle : « J’ai le plaisir d’annoncer que le président Obama a officiellement désigné l’Afghanistan  comme plus grand allié non-Otan des Etats-Unis ». Ceci signifie que ce pays a acquis le statut dont jouit Israël et que, sur la base de l’ « Accord de partenariat stratégique », les Usa s’engagent à garantir sa « sécurité ». Selon des fonctionnaires de l’administration, les Usa conserveront en Afghanistan 10-30mille hommes, surtout des forces spéciales, flanqués de compagnies militaires privées. Et ils continueront à utiliser en Afghanistan leur propre force aérienne, y compris les drones d’attaque. Le « plus grand allié non-Otan » recevra de l’Otan une aide militaire de plus de 4 milliards de dollars annuels. L’Italie, qui s’engage à verser 120 millions annuels, continuera à fournir, selon les mots du ministre de la défense Di Paola, « assistance et support aux forces de sécurité afghanes ». Le gouvernement afghan recevra en outre, comme décidé à la conférence des « donateurs » de Tokyo, 4 autres milliards annuels pour les « exigences civiles ». Et dans ce domaine aussi, a déclaré le ministre des affaires étrangères Terzi, « l’Italie accomplira sa part ». Selon la motivation officielle, on aidera de cette façon la « société civile afghane ». Selon l’expérience réelle, chaque dollar et chaque euro, dépensé officiellement à des fins civiles, sera utilisé pour renforcer la domination militaire Usa/Otan sur ce pays. Pays dont la position géographique est de première importance stratégique pour les puissances occidentales et leurs groupes multinationaux, qui avancent de plus en plus vers l’est, en défiant la Russie et la Chine. Pour convaincre les citoyens étasuniens et européens, lourdement touchés par les coupes dans les dépenses sociales, qu’il convient de prélever d’autres milliards de dollars et euros des caisses publiques pour les destiner à l’Afghanistan, on raconte qu’ils servent à apporter de meilleures conditions de vie au peuple afghan, en particulier aux femmes et aux enfants. C’est la fable qu’Hillary Clinton a racontée, accompagnée par le gazouillis des petits oiseaux de Kaboul et par le chœur de ceux qui jouissent de toute cette largesse.

Edition de mardi 10 juillet 2012 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20120710/manip2pg/14/manip2pz/325590/

Traduit de l‘italien par Marie-Ange Patrizio



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

02/07/2012

n°507- 01/06/10 -: L'Alliance doit préparer l'immense chantier de retrait des 130 000 soldats

Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 508 - du 01-06 au 30-06

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 


 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site : 

 www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...

c) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

 Tiré à part :

Soldats US en Afghanistan : un suicide par jour!  

Nicolas Gros-Verheyde :  Afghanistan après 2014 : les Européens passent à la caisse

1 Etats-Unis

Extension des guerres ?

Les navires de guerre US déployés près des eaux territoriales pakistanaises

Les Etats-Unis prêts à acheter des munitions à la Russie 

c) Sur le terrain

Le pantalon rouge et la tenue dernier cri de l'armée étasunienne.

Occupation de l'Afghanistan

RussiaToday Des meurtres injustifiés : l’ONU demande aux Etats-Unis de justifier les attaques de drones.

France

Selon le rossignol de l'Etat-Major, l'armée française serait incapable d'évacuer en 7 mois (!!)

4 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Guillaume de Rouville ; Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

6-1 Guantanamo : Les Brèves

Procès jeudi de deux ex-détenus de la prison de Guantanamo

6-2 Procès de Guantanamo : Bush et Obama appelés à témoigner

6-3 Gilles Devers : Les US bafouent le droit à un juge.

6-4LodeVanoost : Première condamnation pour Guantanamo par l’Organisation des États américains.

8 Dossiers

8-1 Les soldats Français tués à Nijrab étaient des hommes du renseignement.

8-2 RezaPirbhai : Le coût humain de la guerre contre le ''terrorisme' '- Quelques chiffres.

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 Paul Craig Roberts : Le cas des terroristes manquants.

 



Tiré à part :

Soldats US en Afghanistan : un suicide par jour!  

15/06/2012

Le nombre de suicides chez les soldats américains dépasse le nombre de morts sur le terrain, selon les chiffres officiels, publiés par le département américain à la défense.

  Le Taux de suicide parmi les soldats, en 2012, ont, largement, dépassé les prévisions, selon le dernier rapport officiel de Pentagone, ont révélé les médias américains. Au premier trimestre 154 soldats américains se sont suicidés, selon ce rapport, c'est-à-dire en moyen un suicide par jour. Le taux de suicide chez les militaires américain a augmenté de 18% par rapport à la période de l'année précédente, a révélé le Pentagone.

Irib

Le suicide des soldats US en hausse? Pourquoi?  

Ross Caputi, analyste des questions politiques croit avoir la réponse : les soldats Us choisissent de se donner la mort puisqu'ils sont amenés à participer dans des guerres qui vont à l'encontre de toute règle morale.

"si les soldats avaient vraiement participé dans des oeuvres caritatives, si comme le disent les autorités ils avaient construit des écoles des hopitaux, ils ne se seraient jamais autant sentis coupables, ils ne se seraient jamais donnés la mort". "le meurtre de civils génére de terribles tensions nerveuses et les jeunes soldats sont rongés par le sentiment culpabilité et c'est pour se sauver de cet enfer qu'ils se tuent".

Irib



L’Afghanistan au cœur des bourses !!

Afghanistan après 2014 : les Européens passent à la caisse

 (BRUXELLES2, synthèse) Barack Obama, le président américain, a fait passer la sébile, à Chicago, parmi ses partenaires pour soutenir l’effort de sécurité en Afghanistan après 2014. Le budget évalué pour mettre en place les forces de sécurité afghanes (228.000 hommes) se monte en effet à 4,1 milliards $… par an ! Et si on enlève la part assumée par l’Afghanistan (500 millions $) et celle des Etats-Unis (2,3 milliards $), il reste environ 1,3 milliards $ à financer. Les Américains ont donc fait tourné leurs tableurs, et établi pour chacun le montant de la douloureuse. Ainsi ils demandent une contribution de 200 millions $ aux grands contributeurs (France, Allemagne ou Royaume-Uni)… un peu moins aux autres (20 millions par exemple pour les Polonais).

Presqu’un milliard de $ fourni par les Européens

Le résultat de cette quête n’est pour l’instant pas à la hauteur des espérances. Si différents pays ont déjà annoncé une contribution, on est encore loin du compte. Cependant si on totalise les premiers montants annoncés, on arrive déjà à plus d’un demi-milliard $ promis par les pays de l’Union européenne. Ce sans tenir compte de certaines contributions à venir de la France, de l’Espagne et la Pologne et des autres contributions (civiles) destinés au développement de l’Afghanistan et de celle de l’Union européenne. Une fois toutes les contributions réunies, on devrait atteindre le Milliard de $. Voici une première synthèse réalisé à partir des premières annonces pour les pays de l’UE comme de l’OTAN ou d’autres partenaires.

Attention ! Les chiffres précis masquent un certain flou, pour ne pas dire un flou certain. D’une part, s’agit-il d’argent frais, nouveau, ou juste du recyclage, ou déplacement de lignes budgétaires ? Est-il aussi tenu compte des contributions en nature (normalement non) ? D’autre part, l’attribution de ces sommes est parfois destiné uniquement aux forces de sécurité (Danemark…), parfois non (Belgique).

NB : ces sommes sont parfois annoncées en monnaie nationale, parfois en $. La simple variation des taux de change pourra ainsi faire varier de façon importante l’engagement financier dans les années suivantes. Ce qui, normalement, doit être retenu est la part versée en monnaie nationale, qui est celle utilisée pour l’engagement budgétaire, et non l’équivalent dollar (*). Pour des besoins de comparaison, tout a été converti en $ (au taux moyen choisi arbitrairement de 0,80 $ pour un euro, au taux du jour pour les autres monnaies).

Montants annoncés (par ordre d’importance)

En bleu, les pays de l’Union européennes, en vert les autres membres de l’OTAN

Allemagne = 187 millions $ (150 millions €) pour les forces de sécurité. L’Allemagne a conclu un accord d’assistance avec l’Afghanistan, accord signé entre Angela Merkel et Karzai à Berlin, avant la tenue du sommet de l’Otan de Chicago.

Italie = 150 millions $ (120 millions €) par an sur 3 ans.

Royaume-Uni : 110 millions $ (70 millions £ sterling).

France = montant à préciser (les Américains ont demandé 200 millions $)

Canada : 108 millions $ (110 millions $ canadiens), sur 3 ans à partir de 2015, pour les forces de sécurité afghanes.

Pays-Bas = 37 millions $ (30 millions €), sur 3 ans à partir de 2015, pour les forces de sécurité afghanes.

Norvège : 25 millions $ (140 millions NOK couronnes norvégiennes) par an à partir de 2015, partagés à 40% pour l’armée et 60% pour la police

Espagne = à préciser (les Américains ont demandé 30 millions $)

Pologne = à préciser (les Américains ont demandé 20 millions $)

Danemark = 17 millions $ (100 millions DKK couronnes danoises) par an pour les forces de sécurité. + environ 90 millions $ (530 millions DKK) pour des objectifs civils

Belgique = 15 millions $ (12 millions €), par an, sur 3 ans, destinés à la « reconstruction », donc pas automatiquement aux forces de sécurité.

Autriche = 7,5 millions $ (6 millions €) par an, sur 3 ans, de 2014 à 2016, à travers le Lofta (Law and Order Trust Fund for Afghanistan)

Finlande = 7,5 millions $ (6 millions €), par an, principalement pour le financement de la police afghane (contre 2 millions d’euros actuellement)

Hongrie = 1,5 million $ par an, sur 3 ans

République tchèque = 1 million $ environ, à préciser

Slovaquie = 0,5 millions $ (390.000 €) par an, pour les forces de sécurité.

A cela, il faut ajouter la contribution du budget communautaire européen : en 2011, 140 millions d’euros ont dû ainsi être consacrés à la Lofta (police, prisons…) et une partie de l’aide à la reconstruction (environ 35-40% des 200 millions d’euros annuels) est consacré à des projets d’Etat de droit. Mais l’UE refuse de s’engager pour l’après 2014 car cela correspond au nouveau cadre financier qui n’est pas encore adopté (ni même négocié !).

Autres pays

Australie : 100 millions $ par an sur 3 ans (L’Australie a déjà contribué à hauteur de 200 millions $ sur 5 ans sur la période 2009-2014). Accord signé avec l’Afghanistan lors du sommet de l’OTAN.

Nouvelle-Zélande : 2 millions $ par an sur 3 ans, pour des projets « Etat de droit » à Bamyan (là où les Neo-Zélandais sont déjà déployés).

Pakistan : 5 millions $ pour les forces afghanes + aide en équipement et entraînement (valeur de 15 millions $).

Russie : a refusé de contribuer à hauteur de 10 millions $ comme demandé par les Etats-Unis a précisé l’envoyé spécial russe pour l’Afganistan, ZamirKabulov.



1 Etats-Unis

Extension des guerres ?

a) Les navires de guerre US déployés près des eaux territoriales pakistanaises  

Après l'échec des négociations avec le Pakistan censées permettre une reprise de l'acheminement des convois de l'OTAN vers l'Afghanistan,les Etats Unis sont en colère.
A preuve, ils viennent de déployer leur flotte de guerre, à proximité des eaux territoriales du Pakistan, pour, ainsi, intimider les autorités d'Islamabad. La flotte est déployée à 65 kilomètres du port de Gowdar. La flotte en question est composée de 4 navires, deux pétroliers et 10 bâtiments de guerre à haute capacité de manoeuvre.

 14/06/2012

http://french.irib.ir/info/international/item/194542-le-navire-de-guerre-us-d%C3%A9ploy%C3%A9s-pr%C3%A8s-des-eaux-territoriales-pakistanaises


b) Dans les coulisses et au sénat

Les Etats-Unis prêts à acheter des munitions à la Russie 

Cinq sociétés partenaires du gouvernement américain ont invité pour la première fois l'agence russe d'exportation d'armements Rosoboronexport à livrer des munitions russes pour le compte des forces internationales déployées en Afghanistan, a annoncé vendredi Rosoboronexport.
"Rosoboronexport a reçu des propositions de cinq principaux sous-traitants du gouvernement américain pour les munitions. Ils nous invitent à devenir un sous-traitant pour les munitions de fabrication russe", a indiqué l'agence.
L'Armée de terre américaine a lancé un appel d'offres pour l'achat d'armements spéciaux et de munitions pour la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) en Afghanistan en avril 2012.
Rosoboronexport s'est dit prête à livrer la plupart des biens requis aux cinq sociétés américaines qui souhaitent participer à l'appel d'offres - Alliant Techsystems Operations LLS, ChemringOrdnance and MilitaryProducts, General Dynamics Ordnance and TacticalSystems, Bulova Technologies Group Inc et Arma Global Corporation.
L'agence russe a informé les cinq sociétés des prix de ses produits et les a mis en garde contre l'utilisation d'armes et de munitions produites par des ex-pays socialistes sous des licences périmées, dont la qualité ne répond pas aux critères des concepteurs russes.
L'agence russe a également invité l'Armée de terre des Etats-Unis à prendre des mesures visant à empêcher la participation de produits contrefaits aux appels d'offres. Le ministère russe des Affaires étrangères avait antérieurement exprimé sa préoccupation face à la présence sur le marché américain d'armes d'infanterie et de munitions de conception russe produites illégalement par d'autres pays.

09/06/2012

http://fr.rian.ru/world/20120608/194993259.html



c) Sur le terrain

Le pantalon rouge et la tenue dernier cri de l'armée étasunienne.

Le pantalon rouge, les guêtres, la vareuse, les galons et la passementerie pour faire joli dans les puanteurs épouvantées des sentiers de la gloire ont été rejoints par les tenues léopards caméléons des commandos hallucinés et héliportés de la jungle du 37ème parallèle vietnamien. Ce surplus militaire appartient à la rubrique souvenir couleur sépia des guerres maintenant antiques du début et du milieu du vingtième siècle.

Le fantassin nouveau a l’allure d’un alunisseur. (0)

Son squelette endogène se double d’un exosquelette, harnachement qui répartit les charges de son poids et de celui de son sac sur des rotules externes à suspension hydraulique. Il gambade d’un pas léger, certes de façon un peu saccadée, sur les reliefs des montagnes afghanes, son heaume est devenu un casque bourré d’électronique et le viseur de son arme sans cesse ajusté par guidage satellitaire.

Les ordres lui sont soufflés à son oreillette depuis un centre de contrôle où des observateurs repèrent sa position depuis le Nevada, la Virginie ou le Texas.

Isolé dans son armure, il n’entend ni le pachto ni le dari de ceux qu’il est venu combattre, encore moins leurs cinquante variantes vernaculaires qu’il aurait fallu pratiquer pour ne pas tomber dans l’embuscade mortelle tendue par quelques villageois venus à pied ou à dos de mulet avec leurs vieilles arquebuses, un peu de poudre et quelques mèches.

Le nouveau GI doublé de son appareillage coûteux n’a pas encore n’a pas encore été débarqué depuis le futur avion si furtif , le fameux F35, il peine à quitter le monde de l’esquisse pour rentrer dans celui du réel, que le voilà déjà basculé dans le registre de la bizarrerie du vétuste et de la nostalgie.

La guerre menée par les US(a) actuellement contre le Pakistan, le Yémen et la Somalie s’effectue par drones interposés. Elle a rendu l’organisme bionique du GI simple support pour les ressources technologiques développées par le CMI superfétatoire.

Le rapport semestriel remis au Congrès étasunien faisant état des opérations militaires US menées à l’étranger confirme officiellement l’existence d’actions directes menées contre des terroristes au Yémen et en Somalie. Les frappes de missiles depuis des Predator (4) n’ont rien de secret puisqu’elles assassinent plusieurs dizaines de civils chaque semaine sous prétexte de combattre des membres d’Al Qaida dans la péninsule arabique ou dans la province du Pakistan voisine de l’Afghanistan, pays pourtant allié. De prétendues listes d’hommes à abattre sont dressées, puis soumises à signature par Obama lui-même.(5)

Cette guerre est aisée à gagner, d’abord elle n’est pas déclarée et elle est faite aux dépens de pays amis qui ne vont pas rétorquer. Les cibles à atteindre sont désignées plus ou moins aléatoirement sur la foi de renseignements privatisés et imprécis. Les meurtres ainsi décidés sont impunis et l’agent d’exécution qui contrôle l’appareil sans pilote est hors de portée des victimes, à plusieurs milliers de kilomètres.

Les coupes budgétaires qui restreindront obligatoirement l’expansion du budget du Pentagone n’affecteront pas le programme des avions sans pilote.

Une promotion d’officiers de l’armée de l’air, spécialisée dans la cyber-guerre, vient de sortir de l’école de l’armée de l’Air du Nevada. Ils opéreront à plein temps dans cette nouvelle discipline d’armes, même si à terme, les formateurs espèrent réduire la distinction entre les armes traditionnelles et cette branche d’intervention. (6)

Désormais, les outils cybernétiques sont largement répandus et de ce fait sont considérés comme pouvant constituent une menace réelle, en dehors des puissances rivales identifiées comme la Russie ou la Chine. La nouvelle doctrine d’enseignement et de formation des cadres de l’armée fera de chaque postulant un compétent en cyber-guerre. Il ne s’agit plus de surveiller et de protéger les réseaux nécessaires au fonctionnement de toutes les armées.

Ici aussi, une attitude préventive est préconisée.

L’attaque par le virus Stunext dès 2009 (7) du système de programmation des automates industriels Siemens adoptés en Iran par les unités d’enrichissement de l’uranium en ses isotopes lourds donne un avant-goût des formes de la nouvelle guerre technologique, reléguant peut-être les anciennes au pavillon des archaïsmes.

Le récent logiciel espion Flame censé livrer des informations sur le nucléaire iranien, d’une grande sophistication, ne peut qu’être issu d’un dispositif émanant d’un État.

La référence biologique, un virus n’est qu’un paquet d’ADN ou d’ARN, n’est que partiellement impropre.

L’artefact de la cyber-guerre est un pur produit de laboratoire, contrairement aux organismes viraux même si modifiés génétiquement. Leur nocivité partagée en revanche est proportionnelle au caractère ubiquitaire du véhicule les transportant et de la banalité de leur cible. C’est bien ce dernier trait qui en fait une arme à effet boomerang. Il contaminera les systèmes dans les sites géographiques visés mais aussi ailleurs. Les automates Siemens n’ont pas comme seul client les centrales iraniennes utilisatrices de centrifugeuses. La métaphore avec les épidémies des guerres biologiques est tout à fait pertinente car une fois disséminé le virus prendra en charge y compris les machines des pays émetteurs.

Flame aurait vite disparu par activation de son autodestruction, il a pour autant pu être étudié et cartographié par les spécialistes de cybersécurité, obligeant à l’élaboration de nouveaux outils. (8)

L’octroi aux Us(a) de l’exploitation selon leur convenance des données du réseau de règlement interbancaire international SWIFT sous prétexte des attentats du 11 septembre sur le sol des États d’Amérique du nord est une arme redoutable aux mains de la puissance qui frappe d’embargo et de sanctions économiques qui elle veut. (9) Elle est utilisée sans le bruit que suscitent ces vers informatiques.  Elle étouffe lentement les pays cités comme appartenant à l’axe du mal buschien court-circuités par le commerce international agréé par eux (10)

Une autre analogie biologique, celle des produits toxiques détenus par les banques responsables de contamination des institutions financières, voudrait naturaliser ou donner un semblant d’explication scientifique à des décisions politiques prises pour renflouer les banques privées. Elle n’est pas valide. Le  vivant se signale par des mécanismes stabilisateurs qui lui assurent son homéostasie, ainsi en est-il des boucles de rétroaction négative décrites la première fois en hormonologie.

La centaine de milliards empruntés sur les marchés financiers par le FESF, garantis par les États européens contributeurs auraient été prêtés à l’Espagne. Ils sont allés directement renflouer les banques privées espagnoles qui avancent à la Banque Centrale européenne comme garantie les crédits à l’immobilier qu’elles ont consentis et qui ne seront jamais remboursés. Ces dernières sont censées acheter de la dette émise par l’État espagnol qui ne trouve preneur qu’à des taux très au-dessus de ses capacités de remboursement.

Les créances détenues par des banques assez peu regardantes quand elles ont alimenté une bulle spéculative immobilière, au lieu d’être déclarées pour ce qu’elles sont c’est-à-dire sans valeur, continuent d’alimenter un cycle qui va endetter les États, donc les citoyens européens.

Ce cycle perpétue des banques insolvables et renforce la dette des États bientôt insolvables à leur tour dans une boucle de rétroaction positive qu’aucune régulation ne vient freiner.

Cette économie vaudoue qui a inventé le moteur perpétuel de la dette a pris naissance aux Us(a). Le niveau de sa dette publique, 15 000 milliards en 2011 soit 99,6% de son PIB ne les place pas loin des pays européens.

L’aberration du placement de liquidités dans des bons du Trésor des Us(a) à taux négatif permet un prélèvement dans l’épargne mondiale à peu de frais pour faire rouler la dette.

Le démarchage commercial de la Chine en faveur de l’abandon du dollar comme monnaie d’échange et donc de réserve a encore porté ses fruits avec le Brésil. En marge du sommet de Rio de Janeiro, le Brésil et la Chine ont signé un accord qu’ils échangeront commercialement en riminbi pour 60 milliards soit 29 milliards équivalent dollar. (11 )

Pékin élargit la zone d’exclusion du dollar sur un autre continent que l’Asie pendant que Fabius responsable revendiqué de  cession de matériel de transmission aux rebelles mercenaires de l’armée syrienne dite libre va être contraint de faire la sale guerre, toute gluante de sang arabe, kurde, tcherkesse, arménien, syrien en somme, pour le compte du Pentagone, pressé de changer la garde-robe de ses unités du futur antérieur.

Fabius, Hollande, toutes ces figurines mi-mollettistes prisonnières d’un presque antique phrasé  émaillant un discours vieux de plus d’un siècle, continuent de vanter la ligne Maginot tout en faisant briller le cuivre des boutons de leur vareuse bleue. Cette ligne a pour nom l’OTAN.



2) Otan-Isaf

Occupation de l'Afghanistan

RussiaToday Des meurtres injustifiés : l’ONU demande aux Etats-Unis de justifier les attaques de drones.

Un enquêteur de l’ONU a demandé à Washington de justifier l’augmentation de l’utilisation de drones militaires pour perpétrer des assassinats ciblés. Il dit que les attaques de drones qui ôtent la vie à beaucoup d’innocents, pourraient violer le droit international.

4 juin 2012, Multan - Des manifestants pakistanais brûlent des drapeaux des États-Unis et de l’OTAN en signe de protestation contre les attaques de drones américains dans les régions tribales pakistanaises - Photo : AFP/Mirza

L’armée étasunienne et la CIA utilisent des drones en Afghanistan, Pakistan, Irak, Yémen et Somalie. Washington doit clarifier la base légale de sa politique d’assassiner des leaders et des membres présumés des Résistants et d’Al Qaeda au lieu d’essayer de les capturer selon un rapport de ChristofHeyns, le rapporteur spécial des exécutions sommaires, extrajudiciaires, ou arbitraires. Ce rapport de 28 pages adressé au Conseil des droits humains de l’ONU a été publié en avant-première du débat de cet organisme sur le sujet à Genève.

"Le gouvernement doit clarifier les procédures mises en place pour garantir que tous les assassinats ciblés soient conformes au droit humanitaire international et aux droits humains et il doit spécifier les stratégies et les mesures prises pour empêcher qu’il y ait des victimes ainsi que les mesures prises pour permettre des enquêtes indépendantes, rapides et efficaces sur les violations éventuelles" précise le rapport. "Bien que les chiffres des estimations d’attaques de drones varient énormément, toutes les études s’accordent sur un point important : leur nombre a augmenté dramatiquement dans les trois dernières années" selon Heyns.

Les officiels de l’ONU citent des chiffres de la Commission des droits de l’homme du Pakistan selon lesquels les drones étasuniens ont fait 957 morts au Pakistan rien qu’en 2010. Il est généralement admis que sur les milliers de personnes tuées par des drones depuis 2004, environ 20% sont des civils.

"Il est capital de révéler ces meurtres pour que des comptes soient rendus aux victimes ou à leurs famille et qu’elles puissent obtenir justice et réparation" selon le rapporteur.

Heyns a souligné que le droit humanitaire international exige que tous les efforts soient faits pour arrêter un suspect et il exige aussi que la force soient employée selon des critères de nécessité et de proportionnalité. Il a ajouté que Washington n’avait pas répondu de façon satisfaisante aux inquiétudes exprimées par son prédécesseur Philip Alston dans un rapport en 2009.

"Le rapporteur spécial demande à nouveau au gouvernement de clarifier les règles qui régissent les assassinats ciblés... (et) réitère la demande de son prédécesseur que le gouvernement précise les raisons pour lesquelles il est décidé de tuer "des cibles humaines" plutôt que de les capturer et aussi qu’il précise si la nation dans laquelle l’assassinat a lieu a donné son accord" a dit Heyns.

Les attaques de drones créent aussi des problèmes dans les relations de Washington avec ses alliés. Elles ont été un des principaux points de discorde entre les Etats-Unis et le Pakistan et elles ont été la raison pour laquelle le passage des marchandises et fournitures destinées aux troupes étasuniennes déployées en Afghanistan à travers le territoire pakistanais a été interrompu.

L’ambassadeur pakistanais ZamirAkram a déclaré lundi dernier pendant la session d’ouverture du conseil des droits humains de l’ONU, que son gouvernement considère que l’usage de drones sur son sol est illégal et contreproductif et constitue une violation de la souveraineté du Pakistan.

"Des milliers d’innocents, dont des femmes et des enfants, ont été assassinés sans discrimination au cours de ces attaques", a-t-il dit.

RussiaToday –

jeudi 21 juin 2012 - 05h:20

Pour consulter l’original :http://www.rt.com/news/un-questions...
Traduction : Info-Palestine.net - Dominique Muselet


 

 

Sur le terrain

170 Résistants  ont échappé d'une prison située au Nord de l'Afghanistan.

Les prisonniers auraient fait sauter les portails de la prison à l'aide de matières explosives, avant de prendre la fuite.

Cinq personnes ont été tuées et 30 autres, blessées, au cours de cette évasion, qui s'est soldée par des accrochages entre les détenus et les gardiens.

09/06/2012

IRIB


3 Dans le monde

France

Selon le rossignol de l'Etat-Major, l'armée française serait incapable d'évacuer en 7 mois (!!) 3200 hommes et leur matériel d'Afghanistan!

 La grande misère....

"Il faut trouver la porte de sortie. Et vite." Voilà ce que j'écrivais, à l'automne 2008, en conclusion de mon livre "Mourir pour l'Afghanistan". Rien de ce qui s'est passé dans ce pays depuis lors ne m'a fait changer d'avis, bien au contraire. A la veille du sommet de l'Otan à Chicago, qui sera en grande partie consacré à ce sujet et alors que l'élection de François Hollande accélère le calendrier de retrait français, tentons de faire le point.

1) Ensemble. La France est militairement présente en Afghanistan par pure solidarité avec les Américains. C'est parce que les Etats-Unis ont été attaqués le 11 septembre 2001 et que le gouvernement afghan de l'époque protégeait les auteurs des attentats que la France s'est jointe aux Etats-Unis. Elle l'a fait dans le cadre du droit international (résolution des Nations Unies) et de l'Alliance atlantique, avec la mise en oeuvre de l'article 5. Jusqu'en 2012, la position française a toujours été la même : "nous sommes arrivés ensemble, nous repartirons ensemble". Une position qui excluait toute démarche unilatérale de Paris vis-à-vis de Washington.

2) Rupture. Cette doctrine française a craqué en janvier 2012. Nicolas Sarkzoy est responsable de ce tournant. François Hollande s'est contenté de faire de la surenchère sur son rival... Un peu d'histoire est nécessaire : en juin 2011, Obama annonce le retrait américain pour la fin 2014. Dans les heures qui suivent, un communiqué de l'Elysée calque la position française sur celle des Etats-Unis. Mais le 20 janvier 2012, cinq militaires français sont assassinés par un soldat afghan sur la base de Gwan. Face à l'émotion de l'opinion publique et alors que la France entre en campagne électorale, Nicolas Sarkozy annonce, le 27 janvier, que le retrait français s'opérera avec un an d'avance sur le calendrier prévu; donc fin 2013.
Le 26 janvier, François Hollande présente ses "engagements". Le soixantième et dernier est consacré à la défense. On y lit ceci : "Il n'y aura plus de troupes françaises en Afghanistan à la fin de l'année 2012". Il y donc eu consensus entre les deux principaux candidats sur la nécessité de partir plus vite que les Américains, seul le rythme les oppose.

3) Signal. Le départ d'Afghanistan est une opération complexe, risquée et couteuse. Nous l'avons écrit à plusieurs reprises sur ce blog. Pour faire simple, il est matériellement impossible de quitter l'Afghanistan en six mois, c'est à dire à la fin 2012. Mais au delà de la manoeuvre logistique, les problèmes sont politiques, autant avec l'Afghanistan qu'avec nos alliés de l'Otan.
La France ne peut pas partir en claquant la porte. La France est liée, depuis janvier 2012, par un traité d'alliance avec l'Afghanistan. Il organise la coopération entre nos deux pays ; c'est le gage d'une présence française dans ce pays à l'avenir.
Même chose avec nos alliés, au premier chef (sic), les Américains. Ils ont compris que la seule justification du départ français était que le candidat Hollande l'avait promis pour se faire élire et qu'il tiendra ses promesses... au moins jusqu'aux législatives. Pas la peine de polémiquer avec lui. L'important sera dans les "détails" de l'application concrète de cette mesure. Reste qu'aux yeux des Européens, le départ français rompt la solidarité entre les pays alliés. Angela Merkel (et même le gouvernement socialiste belge) n'ont pas manqué de dire qu'eux resteraient jusqu'au bout... Ce n'est pas un bon signal, mais ce n'est pas gravissime.

4) Vocabulaire. Il y aura toujours des militaires français en Afghanistan en 2013... et sans doute après. Tout l'enjeu est de trouver la bonne formule, celle qui satisfera tout le monde : les Afghans, les militaires français, les Américains, la gauche française, etc. C'est avant tout une question de vocabulaire : à la Maison Blanche, François Hollande a évoqué le retrait des "troupes combattantes". Celles qui resteront seront-elles des "troupes non-combattantes"? La formule ne plait guère aux chefs militaires.

5) Route. Quelle était la principale mission confiée aux Français par les Américains dans la région Est ? Car ne l'oublions pas les troupes françaises y sont placées sous commandement américain. Une mission à la fois simple et difficile : tenir ouvert l'axe Vermont, c'est-à-dire permettre aux convois de circuler sur la route qui passe par la vallée de Kapissa, permettant de rejoindre la grande base de Bagram, sans passer par Kaboul. C'est un axe de contournement stratégique, au cas où les choses se passeraient mal dans la capitale... En gros : 50 kilomètres de route en zone insurgée.
Quand les Français quitteront la Kapisa, de deux choses l'une : soit l'Armée nationale afghane sera capable de tenir l'axe et, dans ce cas, la mission pourra être présentée comme un succès français. Soit elle n'en sera pas capable et les Américains devront s'en occuper. Et dans ce cas là, l'affaire sera présentée comme un fiasco français. Il est aujourd'hui trop tôt pour le savoir.

6) Afghantsy. Les militaires français aimeraient partir avec l'assurance que leur mission est un succès, ne serait-ce que parce que 83 des leurs sont morts là-bas. S'en aller, sous les yeux de leurs pairs étrangers - Américains en premier lieu - n'est pas très agréable. Toute une génération de jeunes cadres, qui seront l'armée de demain, s'est formée en Afghanistan. Ce sont nos "Afghantsy", comme disaient les Soviétiques. Le nouveau Chef des Armées a intérêt à trouver les mots et la manière de faire avec eux pour qu'ils n'aient pas l'impression d'être trahis par le pouvoir politique. On connait l'histoire récente de l'armée française : comme en géologie, certaines failles pourraient rejouer... Il faut y prendre garde et l'affaire se joue aujourd'hui en Kapisa.

7) Facture. L'autre mission des militaires français en Afghanistan est la formation des forces de sécurité (armée et police) capables de prendre la relève. Celle-ci devrait se poursuivre en 2013. Mais tout le monde pense déjà à l'après 2014, lorsque les Américains partiront. On estime aujourd'hui à quatre milliards de dollars par an le cout d'entretien des forces de sécurité afghane, coût qui pourrait être révisé à la baisse, si l'on réduit les effectifs (plus ou moins de 300.000). Qui paiera ? Le gouvernement afghan ne pourra pas en financer plus de 10 à 15%, les Etats-Unis devraient en prendre à la charge plus de la moitié. Le reste sera partagé entre les alliés. La contribution française pourrait s'élever à une centaine de millions de dollars par an.

Le prix à payer de notre départ précipité ???

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EFFZuFElFVYJofsLNf.shtml

 



4 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

Pertes déclarée des occupants.

US & Isaf & Otan

Deux militaires étrangers tués  

Province de Helmand 

Ces dernières 24 heures, deux militaires étrangers ont été tués à l'Est de l'Afghanistan.

L'OTAN n'a pas révél leur identité, mais ce sont les troupes US qui sont, majoritairement, déployées dans l'Est du pays.

Depuis début 2012, près de 200 militaires étrangers ont péri, en Afghanistan. Vendredi, un militaire britannique a été tué, dans la province de Helmand.

16/06/2012

 

 


Kapiza

Un attentat tue 4 policiers

Quatre policiers afghans ont été tués aujourd'hui par un attentat à la bombe visant la police sur un marché fréquenté de Kapisa, une province du nord-est de l'Afghanistan sous contrôle français, selon la police. Aucun soldat français n'était présent sur les lieux, a indiqué une source sécuritaire.
La cible de l'attaque était un convoi de l'ALP, la police locale, a indiqué un porte-parole du ministère afghan de l'Intérieur, en confirmant le bilan de quatre morts donné par la police locale.
17 civils ont été blessés dans cet attentat perpétré un jour de marché, où nombre d'habitants se trouvaient donc sur place, selon Mehrabuddin Safi, le gouverneur de la Kapisa.
"Les habitant ramènent les civils au camp français de Tagab, où ils sont soignés par les militaires français", a de son côté indiqué la source sécuritaire.
Le 9 juin, quatre soldats français étaient morts et cinq avaient été blessés, dont trois grièvement, dans un attentat suicide dans cette même province de Kapisa. Deux traducteurs afghans avaient également péri dans l'incident.

AFP

18/06

4 soldats français tués lors d'une attaque.

Quatre soldats français ont été tués ce samedi dans la province afghane de la Kapisa (est du pays) lors d'une attaque, indiquent aujourd'hui l'Otan et la police afghane. Selon le porte-parole de la police en Kapisa, Ahmad Ahmadzaï, l'attaque s'est produite "contre un convoi de troupes françaises" dans le district de Nijrab.

L'Otan ne précise jamais la nationalité des victimes.

Selon l'agence Reuters, l'attaque a été revendiquée par les résistants. Pour l'heure, l'État-major des armées, contacté par Le Figaro.fr, ne confirme pas ni n'infirme cette information.

Fin mai, François Hollande s'était rendu en Afghanistan visiter les troupes françaises présentes dans le pays. Il avait indiqué que le retrait des troupes françaises se ferait de manière «ordonnée» et «coordonnée» avec les alliés de la coalition de l'Otan. La dernière attaque meurtrière contre des troupes françaises remonte au mois de janvier dernier où là encore 4 soldats avaient été tués dans la Kapisa. L'ex-chef de l'État, Nicolas Sarkozy, avait alors annoncé la suspension des opérations de formation et d'aide au combat de l'armée française. Plus de 80 soldats français sont morts en Afghanistan depuis le début du déploiement de la force multinationale fin 2001. Fin janvier, la France comptait 3600 soldats sur place.

09/06/2012

IRIB



5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Guillaume de Rouville ; Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

Depuis la chute du mur de Berlin, l’emprise des médias atlantistes sur les opinions publiques occidentales, au lieu de décliner en raison de la disparition de la menace communiste, s’est développée au point de supprimer quasiment toutes les voix dissidentes des canaux d’information non marginaux ou alternatifs. En France, pays un peu plus rétif que ses voisins à la mainmise atlantiste, ce travaille de nettoyage médiatique a été achevé par Nicolas Sarkozy avec l’aide de personnalités néoconservatrices comme Christine Ockrent ou Philippe Val (legs sur lequel le nouveau Président très atlantiste ne reviendra évidemment pas).

Il en résulte un unanimisme de l’information dont on pourrait s’accommoder en invoquant l’imperfection des Homo Sapiens s’il n’avait pour objectif principal de cacher des crimes de masses dont les élites dirigeantes des démocraties occidentales se rendent coupables avec une impunité déconcertante.

Les crimes médiatiques sont une composante à part entière des crimes politiques plus généraux qui ensanglantent la scène internationale où nos dirigeants déchaînent leur volonté de puissance. Sans une complicité active des médias atlantistes avec les élites occidentales les guerres en Irak et en Afghanistan, le dépeçage de la Libye et la descente aux enfers de la Syrie, n’auraient pas pu être réalisés aussi facilement.

Ainsi, il y a eu crime médiatique quand l’Otan a décidé d’attaquer l’Afghanistan dans la foulée des attentats du 11-Septembre parce que les médias ont refusé sciemment d’interroger les motivations de l’administration Bush dans cette guerre et de questionner la responsabilité directe des néoconservateurs dans ces attentats.

Il y a eu crime médiatique quand les États-Unis et leurs alliés ont envahi l’Irak en 2003 parce que les médias ont relayé volontairement de fausses informations sur la présence d’armes de destruction massive.

Il y a eu crime médiatique quand les médias ont inventé la fable du bombardement de Benghazi par Kadhafi pour envahir la Libye, quand ils ont laissé, sans broncher, les dirigeants occidentaux, avec la caution morale de quelques intellectuels atlantistes (dont J.B. Botul), donner le pouvoir à des milices wahhabites proches d’Al-Qaeda et créer une guerre civile afin d’accomplir des objectifs géostratégiques dont les peuples d’Occident et d’Orient ne verront jamais les bénéfices (moraux ou matériels).

Il y a crime médiatique quand les médias attribuent de manière opportune la paternité des massacres en Syrie (Houla) au clan au pouvoir pour faire tomber un régime qui ne répond plus à leurs objectifs dans la région ; il y a crime médiatique quand l’Occident peut, sans que les médias ne s’en émeuvent, armer des groupes terroristes, organiser des massacres de civils et apporter la guerre civile et religieuse dans un pays en paix.

Il y a eu crime médiatique quand les médias ont choisi de taire le soutien des États-Unis à un coup d’État au Honduras en 2009 et que ce silence couvre les cris des torturés et des suppliciés.

Il y a un crime médiatique quand les médias passent sous silence les implications pour les libertés fondamentales de la loi NDAA votée par l’administration Obama en décembre 2011 qui autorise les détentions arbitraires (des citoyens américains ou étrangers) comme au temps de l’absolutisme royal en France.

Il y a crime médiatique quand aucun grand média ne cherche à expliquer les raisons et les dessous de la guerre contre le terrorisme ni l’alliance des Occidentaux avec les défenseurs du terrorisme islamique (Arabie Saoudite et Qatar).

Il y a eu crime médiatique dans tous ces exemples parce que les médias mainstream ont délibérément choisi de se faire les porte-parole d’une élite à la quelle ils appartiennent ou à laquelle ils s’identifient, élite qui commet, de manière répétée, des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité contraires aux valeurs des Lumières.

L’incompétence n’est pas une excuse suffisante pour écarter la responsabilité directe des médias dans les crimes que nous avons mentionnés (d’autant que les médias alternatifs ont offert ou offrent des analyses précises et pertinentes sur l’ensemble de ces événements). L’incompétence ne peut pas être, en effet, à ce point partagée, voire unanime, tandis que la soumission volontaire à la parole officielle peut l’être en raison du commun dénominateur qui caractérise l’ensemble des médias qui comptent pour forger l’opinion des bourgeois cultivés : l’idéologie atlantiste. En effet, sans une idéologie commune et puissante capable de souder ensemble les intelligences humaines les plus diverses, autant d’erreurs et d’approximations dans l’information ne pourraient pas être commises de manière répétée et à propos de la plupart des événements cruciaux.

Nul besoin ici de mentionner tous les crimes médiatiques commis par les médias atlantistes tant la liste est longue et presque sans fin. Nous voulions juste rappeler l’évidence suivante au moment où le traitement médiatique du drame syrien semble atteindre en Occident un degré d’abjection rarement égalé : la désinformation tue des innocents.

Aux citoyens de rendre leurs journalistes comptables de celle-ci lorsque cette désinformation est manifestement volontaire, à défaut d’en accepter la part d’ombre pour soi-même et de démobiliser sa conscience face à la brutalité du monde. Aux citoyens de s’organiser pour faire tomber les tyrannies médiatiques qui dominent les opinions publiques occidentales. Pour que cessent les crimes des mass media.

Guillaume de Rouville

http://lidiotduvillage.org/2012/06/13/crimes-mediatiques-ou-...

15 juin 2012

URL de cet article

http://www.legrandsoir.info/crimes-mediatiques-ou-les-consequences-meurtrieres-de-la-desinformation.html.



6 Les Brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

6-1 Guantanamo : Les Brèves

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage ce point de vue, mais doit être vu comme information.

 

Procès jeudi de deux ex-détenus de la prison de Guantanamo
.Le procès de deux ex-détenus de la prison de Guantanamo, El Houari Abar et Ahmed El Abed, poursuivis pour "appartenance à un groupe terroriste activant à l'étranger" aura lieu jeudi devant le tribunal criminel près la Cour d'Alger, selon le rôle de la deuxième session criminelle de 2012
Les deux accusés ne sont pas détenus et comparaîtront libres devant le tribunal criminel d'Alger, a précisé à l'APS l'avocate des deux prévenus, Me BoumardassiHassiba.
Le tribunal criminel d'Alger avait déjà eu à se prononcer dans des affaires concernant des ex-détenus de Guantanamo et avait prononcé l'acquittement de six mis en cause, à savoir AbdelliFoghoul, Térari Mohamed, Hadarbache Sofiane, HamliliAdel Amine Tayeb, ZemiriAhcène et Hamlili Mustapha.
La même instance avait prononcé le 29 novembre 2009 une peine de 20 ans de réclusion criminelle par "contumace" à l'encontre de l'accusé en fuite Belbacha Ahmed.
le 04.06
.
http://www.elwatan.com/actualite/proces-jeudi-de-deux-ex-detenus-de-la-prison-de-guantanamo-04-06-2012-173437_109.php


6-2 Procès de Guantanamo : Bush et Obama appelés à témoigner

SAN JUAN, États-Unis – L’ancien président américain George W. Bush et son successeur, Barack Obama, font partie des personnes appelées à témoigner à Guantanamo lors du procès des accusés des attentats du 11 septembre 2001.

Les avocats de trois des cinq accusés souhaitent que les accusations portées contre leurs clients soient abandonnées pour cause d’«influence contraire à la loi», selon les termes des commissions militaires américaines.

Les avocats affirment que MM. Bush, Obama et d’autres responsables du gouvernement américain ont fait des déclarations publiques qui font en sorte que les accusés ne pourront avoir droit à un procès juste. Les avocats reprochent aux responsables américains d’avoir qualifié les accusés de «terroristes» et d’avoir dit qu’ils devaient être traduits en justice.

La requête a été déposée le 11 mai, mais ce n’est que mercredi qu’elle a été publiée sur le site Internet du Pentagone.

Les procureurs militaires n’ont pas encore répondu à la requête.

Les autres responsables concernés sont le vice-président Joe Biden, le ministre de la Justice Eric Holder, le sénateur républicain Lindsey Graham et plusieurs responsables du Pentagone.

Il reviendra au juge de décider si ces responsables devront témoigner à la base de Guantanamo, mais une telle décision semble peu probable. Le juge pourrait plutôt demander des déclarations écrites.

Les cinq accusés du 11 septembre 2001, dont le cerveau autoproclamé des attentats, Khalid Sheikh Mohammed, ont été formellement inculpés le 5 mai à Guantanamo. Ils font face à des accusations de terrorisme et de meurtre et sont passibles de la peine de mort. 

Source : JournalMetro.com, le 24 mai 2012

 En lien avec cet article :

Procès de Guantanamo : La Cour envisage la séparation des procédures pour les 5 accusésSource AFP le 19 mai 2012

Procès de Guantanamo : Le « tribunal de guerre » d’Obama à l’œuvrepar Bill Van Auken, WSWS, le 26 avril 2012

Procès de Guantanamo : le dernier acte du 11-Septembre ?par Massimo Mazzucco, LuogoComune.net, le 7 mai 2012

Procès de Guantanamo : un simulacre ignoré par les accuséspar Carol Rosenberg, Miami Herald, le samedi 5 mai 2012

Procès de Guantanamo : Son ex-procureur David Morris doute lui aussi de leur crédibilitépar Chris McGreal à Washington, article original: guardian.co.uk, vendredi 4 mai 2012

Procès de Guantanamo : Les Jersey Girls doutent de sa crédibilité

repris par Jon Gold, le 4 mai 2012, paru sur 911blogger

24 mai, 2012

GeantVert

http://www.reopen911.info/News/2012/05/24/breve-proces-de-guantanamo-bush-et-obama-appeles-a-temoigner/


6-3 Gilles Devers : Les US bafouent le droit à un juge
Sept personnes détenues à Guantanamo depuis 10 ans et jamais inculpées viennent de voir la Cour suprême, abandonnant sa propre jurisprudence, refuser d’examiner leur cas.

Ils sont sept détenus de Guantanamo, répondant aux noms de Latif, Al-Bihani, Uthman, Almerfedi, Al-Kandari, Al-Madhouani et Aloui. Ils sont détenus depuis des années – entre sept et dix ans – et vous doutez bien que leur cas sont graves et les charges accablantes. Eh bien non, et c’est tout le problème. Leurs dossiers sont vides. Rien de rien de rien. Même pas le moindre indice pour justifier qu’une inculpation montrant un lien quelconque avec un groupe terroriste. Pas d’accusation, mais l’administration Obama estime qu’il faut les garder en détention à vie. C’est un scandale absolu : les autorités militaires elles-mêmes ont estimé que 87 détenus étaient « libérables », mais ni les juges, ni les autorités administratives ne donnent suite.

Leur problème est finalement assez simple :

- Aucun juge pour les accuser, car il n’y a aucune charge contre eux ;

- Aucun juge pour les libérer ;

- Aucun juge pour statuer sur ces violations du droit.

Dans l'affaire « Boumediene contre Bush », jugée le 12 juin 2008, la Cour suprême avait reconnu que les détenus avaient droit de représenter une requête devant un juge fédéral pour qu’il soit statué sur le respect de leurs droits fondamentaux : droit de connaître l’accusation, droit de ne pas être détenu sans accusation, droit de ne pas être accusé sans preuve, doit d'être interrogé sans recours à la torture, droit de contester devant un juge les mesures atteignant les libertés fondamentales. Cet arrêt avait été considéré comme une grande avancée, alors que c’était tout de même la moindre des choses. Mais, voilà, cet arrêt est resté sans suite.

Les sept détenus avaient formé les recours, passant patiemment toutes les étapes procédurales, pour se voir systématiquement opposer des refus d’examiner leurs demandes.

Leur cas a enfin été porté devant la Cour suprême, visant les droits fondamentaux et l’arrêt « Boumediene contre Bush » du 12 juin 2008.

Obama, au nom de l’Etat fédéral, s’est opposé à ces demandes, soutenant que la justice n’avait pas à examiner ces requêtes.

Hier lundi, la Cour suprême a suivi l’argumentaire d’Obama et a refusé d’examiner les sept recours, sans exposer le moindre motif.

Pour les 169 personnes encore détenues à Guantanamo, les voies judiciaires s’arrêtent donc à cour d'appel de Washington. Or, cette cour ne respecte pas l’arrêt « Boumediene contre Bush », et a refusé de libérer les détenus restant sans accusation. Et c’est justement pour cela que les détenus avaient saisi la Cour suprême.

Le Centre pour les Droits Constitutionnels (CCR), dont des avocats défendent plusieurs détenus de Guantanamo, analyse dans un communiqué : « La Cour abandonne sa promesse formulée dans son propre jugement. Cette décision laisse le sort des détenus entre les mains d'une cour d'appel de Washington hostile, qui a levé des barrières juridiques innombrables et injustifiées, rendant presque impossible pour un détenu de gagner », estime aussi le CCR, dans un communiqué. L’un des avocats, Adam Thurschwell, ajoute : « La Cour de Washington s'est montrée acharnée dans son déni des droits des détenus de Guantanamo et maintenant la Cour suprême lui laisse les rênes pour continuer sur cette voie ».

Les Etats-Unis, qui dominent le monde de leur force armée et donnent des leçons sur les valeurs au monde entier, ne sont que des voyous internationaux. Leur impunité tient à un motif simple : ils refusent tout contrôle juridictionnel. Cour Pénale Internationale, Comité des Droits de l’Homme de l’ONU, Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme…, c’est bon pour les autres, mais pas pour eux. Ils pourraient prendre exemple sur la Russie, qui accepte de se soumette à la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

Sacré Obama qui en janvier 2009 avait signé la fermeture de Guantanamo… Le Prix Nobel de la Paix a renié sa signature et actuellement se passionne pour les assassinats ciblés, effectués dans des pays étrangers à partir de drones… Comment dit-il, déjà, le cow-boy ? Ah oui : Justice has been done...

Mardi 12 juin 2012


6-4LodeVanoost : Première condamnation pour Guantanamo par l’Organisation des États américains.
L’Organisation des États américains (OEA) a, après des années de travail acharné des associations aux États-Unis, voté en faveur du traitement de la plainte d’un prisonnier de Guantanamo.

C’est une avancée symboliquement très importante. Les États-Unis ont par ailleurs vainement tenté de s’y opposer.

La CIDH, méconnue à tort

Il s’agit en fait de la Commission interaméricaine des droits de l’homme (la CIDH ou IACHR selon l’acronyme en anglais), une institution au sein de l’OEA. Cette institution a une certaine autonomie au sein de l’OEA sur laquelle les États-Unis gardent néanmoins encore la main mise. Cependant, ce pouvoir tend à décliner avec pour conséquence ce qui suit.

Dans le passé également, la CIDH a déjà défendu des positions fortes, notamment sur la peine de mort et sur la législation en matière d’immigration. Aujourd’hui, elle va prononcer pour la première fois de son histoire un jugement sur une plainte introduite par un prisonnier de Guantanamo.

 

“Guantanamera, guajiraguantanamera”

On appelle Guantanamo la base militaire américaine que les États-Unis ont fait construire à Cuba sur la base d’un traité de 1903 conclu avec la dictature cubaine. Une dictature d’ailleurs instaurée par les Américains eux-mêmes quatre années auparavant. En 1898, les États-Unis avaient en outre “libéré” Cuba de son colonisateur espagnol. 

Officiellement, Guantánamo ne serait rien d’autre qu’une station d’approvisionnement en carburant de la Marine. En pratique cependant, la situation est, comme chacun le sait, tout autre. Cela fait déjà quelques années que les États-Unis y maintiennent en captivité un certain nombre de prisonniers d’Afghanistan. Ils restent là sous le prétexte qu’ils ne relèvent pas de la législation américaine et qu’ils ne peuvent dès lors pas faire valoir les “droits de la défense” comme il est d’usage dans les procès aux États-Unis. 

 

Djamel Ameziane

J’évoque ici la plainte introduite par le citoyen algérien Djamel Ameziane. Sa plainte porte sur “le droit à un procès équitable” et “l’interdiction de torture” et par là-même sur la responsabilité civile des personnes responsables de son mauvais traitement.

L’homme a été “vendu” comme butin de guerre aux forces de combat américaines présentes au Pakistan. Comme la plupart des prisonniers de Guantanamo, il n’a donc pas été fait prisonnier par les Américains lors de l’un ou l’autre combat. Après un mois d’incarcération en Afghanistan, l’homme a été transféré par bateau à Guantanamo où il est arrivé en février 2002. Cet homme est donc détenu depuis dix ans sans aucun motif d’inculpation et sans aucun procès. 

 

Toutes les voies de recours ont été épuisées

C’est un principe de droit universellement reconnu qu’une personne ne peut s’adresser à une juridiction internationale qu’une fois qu’il/elle a épuisé toutes les voies de recours nationales. Djamel Ameziane a effectivement épuisé toutes les voies de recours des États-Unis avec le concours de son avocat. C’est pourquoi il a décidé d’introduire une plainte auprès de la CIDH de l’OEA. Après quatre années de procédure, la plainte a finalement été acceptée. 

Il est plus que probable que cela ne changera malheureusement pas grand chose pour cet homme. Les États-Unis ont jusque là toujours passé outre les précédents jugements de la CIDH et ceux de la Cour pénale internationale. Il s’agit donc principalement d’une lutte symbolique pour plus de crédibilité.

 

Habeas corpus

Les 171 personnes qui sont toujours détenues à Guantanamo ne connaissent pas les faits qui leur sont reprochés (le principe juridique de l’habeas corpus est donc foulé aux pieds) et ignorent tout des preuves que les États-Unis possèdent contre elles.

Il a déjà été décidé pour 89 d’entre elles de les renvoyer dans leurs pays d’origine mais aucun détenu, pas même Djamel Ameziane ne sait qui cette décision concerne. Ce dernier risque en outre la prison et la torture en Algérie car en 2000, il a fui son pays d’origine pour des raisons politiques.

 

Un précédent symbolique d’une importance certaine

La CIDH ne peut imposer aucune décision. Un jugement éventuellement favorable créerait cependant un précédent international important. En outre, une initiative législative en cette période jetterait le discrédit sur le Président Obama. Le Président américain veut d’ailleurs, par l’intermédiaire de différentes dispositions dans le budget militaire pour l’année 2012, arriver à ce que “toute personne liée à Al-Qaeda ou aux Résistants” puisse être détenue pour “une durée indéterminée”. Les avocats pourraient dès lors attaquer cette disposition devant la justice américaine sur la base d’un arrêt de la CIDH. 

Un petit pas dans la bonne direction

Avant, les États-Unis avaient le pouvoir d’agir impunément et d’empêcher que l’on puisse même évoquer de telles affaires. Désormais, ce pays ne peut plus agir ainsi et doit se restreindre à nier une décision prise par un organe dont il est lui-même membre. Il s’agit donc d’un très petit pas dans la bonne direction mais symboliquement, il est d’une importance certaine. 

Source orginale : de wereldmorgen

LodeVanoost

14 juin 2012

Traduit du néerlandais par Marie Deblonde-Vallet pour Investig'Action

Source : Investig'Action


 

Source : Le blog de Gilles Devers
http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/..



8 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

8-1 Les soldats Français tués à Nijrab étaient des hommes du renseignement. 

Les quatre soldats français, dont trois sous-officiers, tués samedi en Kapisa étaient pour l’essentiel des spécialistes du renseignement. Ils n’appartenaient donc pas à proprement parler aux « troupes combattantes » dans la définition chère en ce moment à l’exécutif, mais à un maillon essentiel à l’environnement des forces françaises et à leur relation avec la population de la Kapisa.
Pour autant, les biographies « sèches » diffusées dimanche matin par l’état-major de l’armée de terre font apparaître des vies d’hommes dans leur plénitude, dont on ne rappellera jamais assez qu’ils étaient, certes, volontaires pour partir en Afghanistan, mais qu’ils avaient été retenus par leurs chefs pour cette mission, à laquelle ils s’étaient entraînés durant six mois avant leur départ pour le Royaume de l’insolence, comme on appelle parfois l’Afghanistan.
Des trois militaires du 40e régiment d’artillerie de Suippes qui ont perdu la vie, le plus jeune était le brigadier Yoann Marcillan, qui a fêté le 2 mai ses 23 ans. Engagé en 2007, il a effectué une mission en Nouvelle-Calédonie et une autre au Kosovo avant son départ pour l’Afghanistan. Initialement artilleur stricto sensu, il avait demandé à entrer dans la filière renseignement et avait intégré la batterie de renseignements de brigade de son unité.
Il était affecté en Afghanistan à l’équipe tactique d’opérations militaires et d’influence (Etomi), qui désigne une spécialité mal connue : le contact avec la population et ses notables, qu’on baptise dans ce pays les malek quand ils assument des responsabilités politico-administratives, ou les elders, quand ils sont des chefs de famille.
C’est à leur contact que les Etomi déminent les éventuels conflits et sont éventuellement en mesure de recueillir le renseignement humain le plus précieux et le plus difficile à obtenir, au niveau le plus élémentaire de la population. Yoann Marcillan était célibataire et sans enfant.
Les résistants n’ont pas frappé au hasard

Lui aussi de l’Etomi, le maréchal des logis Pierre-Olivier Lumineau aurait eu 27 ans en août prochain. Engagé voici deux ans à l’Enso (École nationale des sous-officiers d’active de Saint-Maixent), titulaire du BSAT (brevet supérieur de l’armée de terre), spécialité « recueil de l’information », il est affecté à la même batterie de renseignement de brigade que son camarade Yoann Marcillan. Célibataire sans enfant, il effectuait sa première Opex (opération extérieure).
Affecté depuis le 26 mars 2012 dans cette même Etomi de Kapisa, pacsé et père de deux enfants de 3 ans et 1 an, le maréchal des logis-chef Stéphane Prudhom, 32 ans, était très expérimenté dans la précieuse spécialité d’éclaireur qu’il avait acquise au 2e régiment de hussards de Sourdun, avant de devenir un « excellent », dixit l’armée de terre, chef de patrouille de recherche blindée profonde.
Ses compétences avaient été mises à profit par les armées au sein de la SFOR en ex-Yougoslavie en 2000, au Kosovo (opération Trident) à deux reprises (2002 et 2006), en Côte d’Ivoire (Licorne) en 2005, au Tchad (opération Épervier) en 2008 et une première fois en Afghanistan en 2006.
Le gradé le plus expérimenté de cette mission, qui a lui aussi trouvé la mort dans l’opération-suicide de Nijrab, était l’un de ces piliers mal connus de l’armée de terre. Adjudant-chef de 46 ans, engagé à 18 ans, l’artilleur Thierry Serrat était aussi un parachutiste (35e RAP).
Il avait effectué de nombreuses missions extérieures (notamment en Côte d’Ivoire, au Liban et à deux reprises en Afghanistan) et avait été affecté en août 2008 au GIACM (groupement interarmées des actions civilo-militaires) de Lyon.
Dans ce poste qui exige de fortes qualités humaines et une empathie pour la population, Thierry Serrat avait pour fonction de voir avec les notables quels moyens l’armée française pouvait affecter à des microprojets dans l’agriculture, le bâtiment, les infrastructures collectives.
Quand on est militaire, on travaille aussi au profit de la mission. Ce rôle de contact est primordial dans le recueil du renseignement humain d’ambiance.

Ces éléments montrent assez que les résistants n’ont pas frappé au hasard. Si la population afghane admet mieux – ou moins mal – que d’autres la présence militaire française dans son pays, c’est notamment grâce à des hommes comme ceux qui sont morts samedi.

10/06/2012

http://www.algerie1.com/flash-dactu/afghanistan-les-soldats-francais-tues-a-nijrab-etaient-des-hommes-du-renseignement/


8-2 RezaPirbhai : Le coût humain de la guerre contre le ''terrorisme' '- Quelques chiffres.

21 juin 2012

Au début de la « guerre au terrorisme » le général étasunien Tommy Franks a déclaré : « Nous ne comptons pas les corps ». Il parlait bien sûr des morts afghans. Le fait que les noms des victimes du 11 septembre aient tous été dûment gravés dans la pierre rend encore plus singulier le fait qu’on accorde si peu d’intérêt aux victimes civiles non étasuniennes ou non OTANniennes de la guerre menée en leur nom. De fait la guerre qui est actuellement dans sa onzième année et au cours de laquelle deux pays ont été envahis et occupés, ainsi que le bombardement actuel d’au moins trois pays supplémentaires, n’ont généré aucune étude exhaustive des pertes directes ou indirectes.

Le fait qu’une guerre d’une telle envergure puisse faire rage si longtemps sans volonté officielle de faire la lumière sur le nombres "des autres" tués, est révélatrice de la manière dont les états qui la mènent calculent le coût de la guerre. Si la politique officielle est de ne pas les compter, cela signifie que les morts, les estropiés, les disparus et les déplacés non étasuniens et non OTANniens ne font par partie de l’équation. Le fait que cette politique ne semble pas être remise en cause par le public révèle une approche plus globalement préoccupante des "autres", en particulier des Musulmans. L’ONU et quelques ONG essaient cependant d’établir des comptes dans le dédale des contextes locaux engloutis dans le conflit. En dépit de l’obstruction officielle et de l’indifférence publique, on commence à avoir un aperçu des conséquences meurtrières de ces guerres.

Pour commencer, en Afghanistan les études les plus souvent citées sur l’invasion de 2001 établissent qu’environ 4000 à 8000 civils afghans sont morts dans des opérations militaires. Il n’y a pas de chiffres pour 2003-2005, mais en 2006, HumanRights Watch a recensé un peu moins de 1000 civils tués dans les combats. De 2007 à juillet 2011, la Mission d’assistance de l’ONU en Afghanistan (UNAMA) évalue à au moins 10 292 le nombre de non-combattants tués. Ces chiffres, il faut le souligner, n’incluent pas les morts indirectes et les blessés. On peut avoir une idée des morts indirectes grâce à un article du Guardian -le meilleur reportage sur le sujet- qui établit qu’au moins 20 000 personnes de plus sont mortes suite aux déplacements de population et à la famine causée par l’arrêt de l’approvisionnement en nourriture rien que pendant la première année de la guerre. De plus, selon Amnesty International, 250 000 personnes ont dû fuir dans d’autres pays en 2001 et au moins 500 000 ont été déplacées à l’intérieur du pays depuis.

Passons à l’Irak maintenant : Selon le projet Iraq Body Count (Compte des Corps Irakiens) environ 115 000 civils ont été tués dans les tirs croisés de 2003 à août 2011. Mais selon l’étude de la santé familiale en Irak de l’Organisation Mondiale de la Santé, le chiffre se monterait à 150 000 rien que pour les trois premières années d’occupation. Avec les morts indirectes, cela ferait, selon le rapport Lancet, environ 600 000 morts pour cette période. De plus, une étude d’Opinion Research Business estime qu’il y a eu, avant le milieu de l’année 2007, un million de morts violentes. Qui plus est, le Haut Commissaire de l’ONU pour les Réfugiés fait état d’environ deux millions d’Irakiens déplacés dans d’autres pays et deux millions de plus déplacés à l’intérieur du pays depuis 2007. Il n’y a pas d’information précise sur les morts indirectes ni les blessés mais l’effondrement indéniable du système de santé irakien et des infrastructures en général (les meilleurs de la région avant 1991) suggèrent que leur nombre est au moins aussi catastrophique.

 

En plus des deux états sous occupation, la "guerre contre le terrorisme" s’est étendue à un certain nombre de pays voisins comme le Pakistan, le Yémen et la Somalie. Les premières armes déployées dans ces endroits ont été les "drones" étasuniens, des groupes d’opération spéciale, des agents des services secrets et les forces armées/gouvernementales des pays concernés. Etant donné la nature extra-judiciaire et clandestine de ces théâtres d’opération, il est difficile de comptabiliser les pertes en l’absence de données indépendantes. A vrai dire, on a le même problème en Afghanistan et en Irak mais tout le monde s’accorde à dire que le nombre de drones utilisés au Pakistan, Yémen et Somalie est en hausse. A ce jour, selon le Bureau du Journalisme d’Investigation, il y aurait eu au moins 357 frappes au Pakistan entre 2004 et juin 2012 (plus de 300 sous l’administration Obama). Au moins 2464 personnes ont été tuées dont au moins 484 civils (168 enfants). Le Washington Post y ajoute 38 frappes qui ont causé 241 morts (56 civils) au Yémen. Il n’y a pas de chiffres pour la Somalie mais le New York Times confirme que ce type d’opération y est mené depuis 2007 au moins.

 

Les officiels ou citoyens ordinaires partisans de la guerre se hâteront de rétorquer que beaucoup des chiffres cités dans cet article concernent des morts civiles dont sont responsables des combattants ennemis. Mais comment peut-on le savoir quand les données sont si incomplètes ? Et, comme cela a été mis en lumière pendant la campagne de "drones", comment peut-on distinguer les civils des combattants quand les assassins de ces derniers sont aussi leurs juges ? En vérité, même en tenant compte de ces réserves, ces attaques font du gouvernement étasunien un des gouvernements qui a commis le plus "d’assassinats ciblés", selon sa propre expression, de l’histoire. Qui plus est, comme l’a indiqué un des représentants de UMANA à propos de leur étude, "Lorsque nous doutons du statut de non-combattant d’une ou de plusieurs victimes, nous ne les incluons pas au nombre des victimes civiles. Et donc il est fort possible que le nombre des victimes rapporté par UMANA soit sous-estimé." En fait tous ceux qui font de telles études reconnaissent avoir ce type de problème.

 

Si on essaie de rassembler ces données éparses, on arrive à un minimum de 140 000 victimes civiles non étasuniennes et non OTANiennes. Et facilement à un maximum de 1 100 000. Ce qui donne 14 000 à 110 000 morts par an. Pour mieux se rendre compte de ce que cela représente, il faut se rappeler que le "Blitz" nazi sur l’Angleterre pendant la seconde guerre mondiale a fait 40 000 morts civiles. Il faut aussi se rappeler que dans cette fourchette d’estimation, ne sont pas comprises les victimes directes d’Afghanistan de 2003 à 2005 ni les victimes indirectes de 2003 à nos jours. Par ailleurs, les morts civiles causées par autre chose que les drones, comme les disparitions et les détentions secrètes, ne sont comptabilisées nulle part et les pertes résultant des campagnes militaires de commanditaires (comme les gouvernements du Pakistan et du Yémen) ne sont pas répertoriées. Le nombre des blessés, des orphelins, ou des gens privés de leurs droits, sans compter le nombre de ceux qui ont été torturés dans des prisons publiques ou privées du monde entier, n’est pas mon plus pris en compte. Et enfin les souffrances des millions de personnes déplacées d’Afghanistan, d’Irak, du Pakistan et d’ailleurs sont incalculables.

Les chiffres que nous venons de vous présenter, même s’ils sont tragiquement incomplets, expliquent pourquoi les officiels des Etats-Unis et de l’OTAN refusent de les établir. Prendre en compte le stupéfiant coût humain de la "guerre contre le terrorisme" les forcerait à reconnaître que le "terrorisme" n’est pas à sens unique et que les états, et non les milices, détiennent les armes les plus meurtrières. Le choix du général Franks de ne pas compter les cadavres est révoltant mais pas surprenant. Le fait que le manque d’intérêt des opinions publiques des Etats-Unis et des pays de l’OTAN fasse écho au sien démontre qu’un consensus (fabriqué ou non) très étonnant règne dans les populations au moins en ce qui concerne ces victimes musulmanes. Rien d’autre que cette indifférence du public et des officiels ne peut expliquer l’absence d’études exhaustives sur les pertes civiles surtout lorsqu’on pleure les près de 3000 civils morts le 11 septembre et au nom desquels la "guerre contre le terrorisme" continue de se déchaîner.

RezaPirbhai

21 juin 2012

M. RezaPirbhai est professeur d’histoire de l’Asie du Sud à Louisiana State University. On peut le joindre à : rpirbhai@lsu.edu

Traduction : Dominique Muselet pour LGS

Source : Le Grand Soir



9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

 

9-1 Paul Craig Roberts : Le cas des terroristes manquants.

S’il y avait des terroristes réels, José Rodriguez serait mort.

Qui est José Rodriguez ? C’est le criminel qui a géré le programme de torture de la CIA. La vaste majorité de ses victimes ne furent pas des terroristes ni mêmes des insurgés. La plupart furent de pauvres bougres kidnappés par des seigneurs de la guerre et vendus aux Américains comme “terroristes” pour toucher la récompense promise.

Si l’identité de Rodriguez était auparavant un secret, elle ne l’est plus. Il est apparu sur l’émission de CBS “60 Minutes” prenant à son crédit le fait d’avoir torturé des musulmans et utilisé l’information soi-disant obtenue pour tuer les chefs d’Al-Qaïda. Si les terroristes étaient vraiment le problème que la sécurité de la patrie (NdT : le DHS ou la Stasi, Securitate du pays du goulag levant), le FBI et la CIA disent qu’ils sont, le nom de Rodriguez serait un nom à rayer sur la liste d’élimination des terroristes. Il serait déjà dans sa tombe.

De même le serait John Yoo (ci-contre), qui écrivît le memo du ministère de la justice (sic) donnant le feu vert pour torturer et ce malgré qu’à la fois la loi états-unienne et la loi internationale aient banni la torture. Apparemment, Yoo, un professeur à la faculté de droit de Boalt de l’université Berkeley de Californie, était ignorant de la loi américaine et de la loi internationale. Il en va de même pour le ministère de la justice (sic).

 

Notez que Rodriguez, “le tortionnaire des musulmans”, ne doit pas se cacher. Il peut aller sur les chaînes de télévision nationales, révéler son identité, et révéler ses succès à torturer et massacrer des musulmans. Il n’a aucune protection des services secrets et serait une cible très facile pour des assassins terroristes si efficaces paraît-il, qu’ils ont perpétrés le 11-Septembre.

 

Une autre cible facile pour être assassiné serait l’ancien ministre de la défense Donald Rumsfeld, qui bourra le Pentagone de va-t-en guerre néoconservateurs tels que Paul Wolfowitz et Douglas Feith, qui à leur tour concoctèrent la fausse information utilisée pour justifier l’invasion de l’Irak et de l’Afghanistan. Rumsfeld lui-même déclara les membres d’Al-Qaïda comme étant les plus vicieux et les tueurs les plus dangereux de la planète. Et pourtant, Rumsfeld, Wolfowitz, Feith, Richard Perle ainsi que les propagandistes néoconservateurs des médias tels William Kristol et Max Boot, se promènent tous depuis des années non protégés sans avoir été inquiétés par des terroristes qui chercheraient à venger le million plus de musulmans tués en assassinant les responsables.

 

Condi Rice, Colin Powell, qui fît le discours mensonger à l’ONU pour lancer l’invasion de l’Irak et Dick Cheney, dont la protection plus que minimale par les services secrets ne serait en aucun cas un problème dans l’hypothèse d’une tentative d’assassinat déterminée ; tous ces gens profitent de la vie sans être molestés par des terroristes.

 

Vous rappelez-vous du jeu de cartes que le régime Bush avait fait faire avec les visages des responsables irakiens ? Si les terroristes avaient un jeu de carte similaire, tous les noms cités ci-dessus seraient des cibles de la plus haute importance. Et de fait, il n’y a eu aucune tentative d’assassinat sur aucun d’entre eux.

 

Bizarre non, qu’aucune de ces personnes ne soient sujette à une menace terroriste. Pourtant, les machos, durs à cuire des commandos marines qui ont soi-disant tués Oussama Ben Laden doivent avoir leur identité cachée afin qu’ils ne deviennent pas des cibles pour les terroristes. Ces supermen américains, tueurs hautement entraînés eux-mêmes, n’osent pas montrer leurs visages, mais Rodriguez, Rumsfeld et CondiRice se baladent sans être inquiétés.

 

De fait, les vies de ces commandos sont tellement en danger, que le président Obama a abandonné l’énorme avantage en relations publiques et le bénéfice politique que représente une cérémonie de décoration à la Maison Blanche avec ces commandos marines héroïques. Cela est très certainement une étrange attitude venant d’un politicien. Quelques semaines après la soi-disant élimination de Ben Laden, la même unité de commandos marines, ou la vaste majorité d’entre baeux, est décimée dans un crash d’hélicoptère en Afghanistan.

 

Si vous étiez un terroriste musulman cherchant à vous venger des crimes de Washington, essaieriez-vous de passer clandestinement une bombe dans votre slip ou vos chaussures afin de faire sauter un avion de ligne rempli de gens dont la seule responsabilité qu’ils ont de la guerre de Washington contre les musulmans est qu’ils croient la propagande de cette dernière ? Si vous vouliez même faire sauter des innocents, ne placeriez-vous pas votre bombe au milieu de la grande foule en attente de passer la sécurité de l’aéroport ainsi au passage, tuant quelques membres de la TSA avec les passagers ? Des terroristes pourraient coordonner leurs attaques, touchant simultanément dans la même minute un vaste nombre d’aéroports à travers les Etats-Unis. Ceci serait vraiment de la terreur ; de plus cela poserait un problème insoluble à la TSA : comment contrôler les gens avant même qu’ils ne soient contrôlés par la sécurité ?

 

Ou des attaques coordonnées dans des centres commerciaux ou des stades ?

 

Pourquoi des terroristes, si tant est qu’ils existent, s’embêteraient à tuer des gens alors qu’il est facile de causer un chaos total sans les tuer ? Il y a un bon nombre de sub-stations électriques non gardées. Des régions entières du pays pourraient être fermées. Une des méthodes les plus simples et effective pour causer le plus de troubles serait de larguer de grandes quantités de clous sur la chaussée aux heures de pointes à New York, Boston, Washington DC, Atlanta, Dallas, Chicago, Los Angeles, San Francisco. Vous voyez le tableau : des milliers et des milliers de voitures incapacitées avec les pneus crevés bloquant les artères principales pendant des jours.

 

Avant que certains lecteur ne m’accusent de donner des idées aux terroristes, demandez-vous si des gens aussi intelligents pour avoir soi-disant planifié et perpétré le 11 Septembre, ne pourraient pas penser à de telles tactiques si simples, qu’ils pourraient effectuer sans grandes difficultés pour déjouer des systèmes de sécurité ou pour tuer un grand nombre de personnes innocentes ? Mon point de vue n’est pas ce que devraient faire les terroristes, s’ils existent vraiment. Mon avis est que l’absence d’actes de terrorisme faciles à faire suggère que la menace terroriste est plus une invention que la réalité. Et pourtant, nous avons un système de sécurité des plus intrusif qui n’a apparemment aucune fonction si ce n’est que d’exercer un pouvoir plus contraignant sur les citoyens américains.

 

Au lieu de vrais terroristes perpétrant des complots faciles, nous avons des “complots terroristes” rêvés par des agents du FBI et de la CIA, qui ensuite recrutent quelques pauvres hères naïves à moitié démentes, les soudoyant d’argent et d’images héroïques pour elles-mêmes, leur donnant à la fois le fil conducteur du complot et les faux explosifs. Ceci est appelé de l’arnaque, sans l’être. Elles sont orchestrées par nos propres agences de sécurité, qui produisent de faux complots terroristes, qui sont ensuite éventés par les mêmes agences de sécurité qui ont pondu les complots.

L’annonce faite par Washington est toujours : “le public ne fut jamais en danger”. Quel complot ! Nous n’avons jamais été mis en danger par aucun d’entre eux, mais les aéroports ont été en alerte orange depuis 11 ans et demi.

Le système judiciaire fédéral et les jurys conditionnés traitent ces complots concoctés comme de véritables menaces à la sécurité des Américains et ce malgré les annonces du gouvernement que le public n’a jamais été en danger.

 

Les annonces de ces complots “déjoués” maintiennent le public lobotomisé tranquille et docile, plus servile pour plus de fouilles intrusives, d’espionnage sans mandat, d’augmentation d’un état policier irresponsable et de guerres sans fin.

La “guerre contre la terreur” est une escroquerie, qui a été utilisée avec succès pour détruire la constitution des Etats-Unis et pour compléter la transformation de la loi d’un bouclier pour les citoyens en une arme aux mains de l’état. En détruisant l’Habeas Corpus, le droit à une procédure judiciaire et un procès, et la présomption d’innocence, la “guerre contre la terreur” a de fait détruit notre sécurité

Paul Craig Roberts

Le Dr Paul Craig Roberts est le père de la Reaganomics et l’ancien chef de la politique au Département du Trésor. [NdT.

Le ministre français de l'économie et des finances, Édouard Balladur, reconnaissant ses compétences, lui décerne la Légion d'honneur en 1987.

] Il est chroniqueur et a été précédemment rédacteur pour le Wall Street Journal. Son dernier livre, "How the EconomyWasLost: The War of the Worlds" (Comment l’économie a été perdue : la guerre des mondes), détaille les raisons de la désintégration des Etats-Unis

http://11septembre2001.blogspot.be/



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

01/06/2012

n°507- 01/06/10 -: L'Alliance doit préparer l'immense chantier de retrait des 130 000 soldats


                       n°507-Les dossiers 'Géopolitique de l'Afghanistan - 01/06/10 -: L'Alliance doit préparer l'immense chantier de retrait des 130 000 soldats


Les dossiers 'Géopolitique, et Stratégie' de l'Afghanistan

   n°507                                                                                                                             01/06/10

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       



Sommaire.

1 Luttepour la libération du territoire

1-1 Lavrov : Rencontre internationale à Kaboul le 14 juin.

1-2 Moscou s'inquiète du bombardement de l'Afghanistan par les forces étrangères.  

1-3 Moscou préoccupé par le statut des bases US après 2014.

1-4 RIA Novosti : Afghanistan: peu de chances d'embellie.

2 Dommages Collatéraux...

8 civils dont 6 enfants tués dans un bombardement de l'Otan.

3 Retrait Allemand

3-1 Berlin s'engage à aider Kaboul après le retrait de ses troupes.

4 Retrait  français

4-1 Le casse-tête français d'un retrait anticipé.

5 OÙ EN EST LA GUERRE EN AFGHANISTAN ?

5-1 Retrait français et défaite annoncée

5-2THOMAS HOFNUNG :: Le retrait d'Afghanistan, entre «soulagement» et «amertume».

5-3JEAN-PIERRE PERRIN, LUC MATHIEU -: Hollande sonne le retrait sans gloire des troupes françaises.

5-4 Manlio Dinucci : Aube rouge sang à Kaboul.

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Video : Lakhdar Boumediene, ancien détenu de Guantanamo -

7 Les Brèves.

7-1 Le Kirghizstan autorise le transit terrestre de l'OTAN vers l'Afghanistan.

8 Dossiers

8-1 Sortir d'Afghanistan, la principale préoccupation de l'Otan.



1 Luttepour lalibération du territoire

1-1 Lavrov : Rencontre internationale à Kaboul le 14 juin.

Une rencontre internationale sur l'Afghanistan aura lieu le 14 juin à Kaboul, a déclaré vendredi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors d'une réunion des chefs de la diplomatie de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS).
"Une rencontre internationale sur l'Afghanistan est prévue le 14 juin à Kaboul", a dit M.Lavrov, avant d'ajouter que la situation dans le pays et dans la région suscitait de sérieuses préoccupations.
"Je pense que nous devons participer activement à l'ensemble des discussions internationales consacrées aux problèmes afghans, avoir des positions concertées et démontrer la volonté de l'OCS de contribuer aux efforts de la communauté internationale visant une renaissance politique et économique de l'Afghanistan. L'octroi au pays du statut d'observateur auprès de l'Organisation favorisera ces processus", a insisté le chef de la diplomatie russe.
Créée en 2001, l'Organisation de coopération de Shanghai regroupe à l'heure actuelle la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizstan, l'Ouzbékistan, la Russie et le Tadjikistan. La présidence tournante est assumée depuis le 1er août 2011 par la Chine. Un sommet de l'Organisation aura lieu début juin à Pékin. Les récents événements et la situation au Proche-Orient et en Afrique du Nord seront au menu.

http://fr.rian.ru/world/20120511/194662212.html

 

 


1-2 Moscou s'inquiète du bombardement de l'Afghanistan par les forces étrangères.  

16/05/2012

La diplomatie russe se déclare inquiète du massacre des civils afghans, lors des bombardements menés par les forces étrangères.

Dans une déclaration, publiée, mardi, sur le site web du ministère russe des Affaires étrangères et reprise par l'IRNA, la Russie a exprimé sa vive inquiétude, quant à la multiplication des cas de bombardements erronés, en Afghanistan, survenus, dans le cadre de l'opération de la "liberté invincible", ce qui a fait un grand nombre de victimes, tous, civils. La déclaration de la diplomatie russe indique qu'au seul mois de mai, plus de 30 civils, qui n'ont aucun lien avec les groupes armés, ont été tués, dans les provinces de Badgheis et de Helmand. "De telles erreurs inacceptables nuisent aux efforts censés établir la stabilité, en Afghanistan, vu, notamment, la poursuite du processus de la remise de la responsabilité de l'assurance de la sécurité du pays aux forces afghanes, elles mêmes.

IRIB

 


1-3 Moscou préoccupé par le statut des bases US après 2014.
MOSCOU, 24 mai - RIA Novosti
Le statut des bases militaires américaines en Afghanistan après 2014, soit après le retrait programmé de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), n'est pas évident, a indiqué jeudi Zamir Kaboulov, représentant spécial du président russe pour l'Afghanistan.
"Kaboul et Washington n'ont pas encore signé un accord sur les bases.
Ils se proposent de le faire dans un an. On nous dit que ce document définira tant le statut de telles bases militaires que le statut et les droits des militaires américains sur ces bases", a indiqué le diplomate.
Et d'ajouter que la Russie se posait en outre des questions sur la raison du maintien de ces bases en Afghanistan.
"De toute évidence, une telle infrastructure militaire n'est pas destinée à résoudre des problèmes intérieurs de l'Afghanistan, mais revêt sans doute une vocation régionale beaucoup plus large", a estimé M.Kaboulov.
Selon la Maison Blanche, un tel accord ne prévoit pas de bases militaires permanentes en Afghanistan mais engage le pays à donner "accès et jouissance aux forces américaines jusqu'à 2014 et au delà" et offre la possibilité pour les forces américaines d'y rester après cette date pour "former les forces afghanes et viser (les éléments) d'Al-Qaïda restants".


 

1-4 RIA Novosti : Afghanistan: peu de chances d'embellie.

Ndlr : la publication des articles  ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses  mais doit être vu comme information.

MOSCOU, 21 mai -

La situation politique et militaire en Afghanistan reste tendue, et la perspective de création d'une armée nationale efficace est incertaine, a estimé lundi Albert Khorev, du ministère russe des Affaires étrangères.
"La situation politique et militaire en Afghanistan n'incite guère à l'optimisme. Des groupes extrémistes, notamment les résstants  ldu Parti islamique d'Afghanistan et le Mouvement islamique d'Ouzbékistan, opèrent pratiquement sur tout le territoire afghan", a déclaré le diplomate lors d'un colloque international à Moscou.
Et d'ajouter que la situation était aggravée par la fusion de talibans afghans et pakistanais, ainsi que par une infiltration massive de terroristes à travers la frontière afghano-pakistanaise.
"Moscou considère comme problématique la création en Afghanistan de forces armées efficaces (…). Aussi la stabilité du régime (de Kaboul) à moyen terme sera-t-elle toujours assurée par la présence militaire étrangère", a indiqué M.Khorev.
Selon lui, "le processus de remise des responsabilités en matière de sécurité en Afghanistan par les militaires étrangers aux structures de forces afghanes (…) revêt un caractère manifestement déclaratif".
"Il n'est pas rare qu'après le retrait d'unités militaires des agglomérations, le pouvoir y passe aux mains des talibans bénéficiant du soutien de la population", a constaté l'expert.
Il a relevé en outre le faible niveau professionnel des militaires afghans et leur incapacité de mener des opérations indépendantes. Parmi les problèmes des forces armées d'Afghanistan, M.Khorev a également cité la corruption et les déserteurs.



2 Dommages Collatéraux...

8 civils dont 6 enfants tués dans un bombardement de l'Otan.

Un bombardement de l'Otan a tué huit personnes d'une même famille, dont six enfants, dans leur demeure de Paktia, une province instable de l'est de l'Afghanistan,selon un bilan établi dimanche par des responsables afghans. Samedi soir vers 20h30 locale (18 heures à Paris) «un homme, sa femme et six de leurs enfants sont morts.

C'était un bombardement conduit par l'Otan», a raconté à l'AFP Rohullah Samoon, le porte-parole du gouvernement de Paktia. L'Isaf, la force armée de l'Otan, a indiqué avoir entendu parler de l'événement et enquêter sur le sujet.
L'attaque a été confirmée par une source sécuritaire de haut niveau à Kaboul. «C'est vrai. Une maison a été bombardée par l'Otan. Un homme appelé Mohammad Sahfee, sa femme et six de leurs enfants innocents ont été brutalement tués», a-t-il raconté.
Frictions entre Kaboul et l'Otan
Les opérations nocturnes de la coalition contre les domiciles afghans sont depuis longtemps un sujet de friction entre le chef de l'Etat afghan et ses alliés de l'Otan, qui portent à bout de bras son fragile gouvernement face à l'insurrection talibane depuis dix ans. Début mai, le
président afghan Hamid Karzaï a convoqué le commandant de l'Isaf, le général américain John Allen, et l'ambassadeur des Etats-Unis à Kaboul, Ryan Crocker, pour une «réunion d'urgencer au palais présidentiel après que des dizaines de civils eurent, selon lui, été tuées dans plusieurs bombardements de l'Otan. Hamid Karzaï avait à cette occasion menacé Washington de geler l'accord de partenariat stratégique à long terme signé par les deux pays si l'Isaf ne faisait pas plus d'efforts pour éviter de tuer des civils lors de ses opérations. Cet accord a été ratifié samedi par le parlement afghan.
Les civils sont les premières victimes du conflit opposant Isaf et forces pro-gouvernementales à l'insurrection menée par les talibans. En 2011, plus de 3000 civils sont morts des suites du conflit. Soit autant que le nombre de soldats de l'Isaf ayant péri en Afghanistan depuis plus de dix ans
.

 

4 soldats de l'Isaf tués
Dans le sud du pays, quatre soldats de l'Isaf ont été tués samedi« dans des attentats distincts à l'engin explosif artisanal » a indiqué l'Isaf dimanche, sans s'étendre sur les conditions de l'attaque ni la nationalité des soldats.

Ces attaques portent à 169 le nombre de soldats de l'Otan tués en Afghanistan cette année et à 3.016 depuis 2001, selon un décompte de l'AFP effectué à partir du site icasualties.org.

le 27.05. 

http://www.leparisien.fr/international/afghanistan-8-civils-dont-6-enfants-tues-dans-un-bombardement-de-l-otan-27-05-2012-2019066.php



3 Retrait Allemand

3-1 Berlin s'engage à aider Kaboul après le retrait de ses troupes.

Ndlr : la publication des articles ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses  mais doit être vu comme information.

La chancelière allemande Angela Merkel et le président afghan Hamid Karzai ont signé un accord de partenariat selon lequel Berlin s'engage à poursuivre son aide à Kaboul après le retrait des troupes allemandes du pays, prévu pour 2014, rapportent mercredi les médias allemands.

"C'est une étape importante de nos relations. Nous sommes très préoccupés par le sort de l'Afghanistan", a déclaré Mme Merkel, citée par les médias.

Selon la chancelière, l'Allemagne se sent obligée de contribuer au développement de l'Afghanistan.

L'accord prévoit en outre que Berlin contribuera à la restauration de la république islamique, notamment par le biais de la refondation du système éducatif. Kaboul avait auparavant signé un accord similaire avec Washington.

D'après des sources au sein des autorités allemandes, Angela Merkel envisage d'annoncer au prochain sommet de l'Otan qui se tiendra à Chicago les 20 et 21 ami, les plans de Berlin d'octroyer à l'Afghanistan 190 millions de dollars pour financer les forces armées afghanes.

Les Etats-Unis et les autres pays de l'Alliance avaient à plusieurs reprises annoncé leur intention de poursuivre la coopération avec les autorités afghanes après 2014. Les États donateurs envisagent de débloquer à partir de 2014 quatre milliards de dollars chaque année pour le maintien des forces armées afghanes.

http://fr.rian.ru/world/20120516/194727044.html


4 Retrait  français

4-1 Le casse-tête français d'un retrait anticipé. 

15/05
Effectué par la route ou par les airs, le départ des soldats français a peu de chances d'être effectif avant fin 2012.

Retirer toutes les troupes françaises d'Afghanistan avant la fin 2012. C'est l'une des principales promesses électorales de François Hollande dans le domaine international. Mais sera-t-il capable de la tenir?
Concrètement, il s'agit d'évacuer 3 400 hommes, 900 véhicules dont 500 blindés, 1 400 conteneurs, 3 Mirage 2000 et 14 hélicoptères. Le seul moyen de respecter le délai de 2012 serait d'utiliser des avions-cargos, capables d'emporter les hommes et le matériel depuis les aéroports de Kaboul ou de Bagram jusqu'en France ou aux Émirats arabes unis, où Paris dispose d'une base militaire. La France étant sous-équipée en gros-porteurs, elle devra louer à la Russie ou à l'Ukraine des Antonov, capables d'héberger 7 à 8 véhicules blindés. Mais à environ 30 000 euros l'heure, le prix de l'aller-retour est astronomique. Le retrait anticipé aurait donc un coût énorme. «Il faudrait augmenter tout de suite les impôts», ironise un spécialiste. Même si la France en avait les moyens, elle se heurterait à l'engorgement des aéroports afghans qui devront déjà absorber le retour au pays de 23 000 soldats américains avant la fin septembre. Ainsi qu'à un problème de disponibilité des gros-porteurs, également convoités par les autres pays de l'Alliance pour leurs rotations.
Seconde solution, la moins chère mais aussi la moins sûre: emprunter la route du sud, celle du Pakistan. Mais elle est pour l'instant fermée, Islamabad ayant jusqu'à nouvel ordre interdit le transit de matériel militaire sur son territoire pour protester contre les tirs de drones américains au Pakistan. Reste la route du nord, par le rail, via l'Asie centrale et la Russie. Elle n'est pas donnée non plus, les pays d'Asie centrale, notamment l'Ouzbékistan, ayant augmenté leurs droits de douane, mais elle est plus sûre. Même par cet itinéraire, cependant, le retrait sera long et compliqué à organiser. Certes, les manœuvres de décrochage se feront en coordination avec les alliés et avec l'armée afghane. Mais l'été est propice aux attaques des talibans, qui pourront profiter de la végétation pour monter des embuscades contre les convois de l'Otan. Alors que les soldats français ont reçu l'ordre il y a quelques mois de ne plus guère sortir de leurs bases pour limiter les pertes pendant la campagne électorale, des officiers redoutent que le retrait s'effectue dans la violence.
Conscient des obstacles auxquels se heurte son projet afghan, le nouveau président français a commencé à mettre de l'eau dans son vin. Il laisse désormais entendre que seules les troupes combattantes pourraient partir avant la fin 2012. Quant au retrait du matériel, il «prendra sans doute plus de temps».Pour les militaires, la mission reste très difficile à mettre en place. «On ne va pas laisser nos équipements et demander aux Américains qu'ils le protègent !», glisse l'un deux. Si les troupes combattantes sont évacuées, qui protégera les convois d'équipement des attaques des talibans lorsqu'ils entameront leur retraite? Le retrait précipité de la France, soulignent certains experts, risque en revanche de désorganiser la coalition. La transition en Kapissa, le secteur français, doit normalement durer dix-huit mois. Qui épaulera pendant tout ce temps, dans cette province très instable, la jeune armée afghane?
Aux limites financières, sécuritaires et techniques, s'ajoutent des considérations diplomatiques. «En partant plus tôt que prévu, nous risquons d'abîmer notre relation avec les États-Unis et de passer pour un allié non fiable», redoute un gradé. Au début de l'année, Nicolas Sarkozy avait déjà décidé de précéder d'un an le calendrier établi par l'Otan, qui prévoyait un départ des forces combattantes avant la fin 2014. Washington avait à l'époque manifesté une certaine irritation, au moins sur la forme. Au sein de la coalition, plusieurs petits pays, pas très à l'aise avec l'engagement afghan, pourraient profiter du retrait français pour accélérer eux aussi leur départ. L'armée de terre française nourrit elle aussi quelques amertumes. «Les soldats ont le sentiment de ne pas être allés jusqu'au bout, de devoir partir en cours de route et de manière un peu précipitée», commente un officier.
Entre la promesse faite aux électeurs, la réalité sur le terrain, les impératifs diplomatiques et l'exigence de sécurité, la marge de manœuvre de François Hollande à Chicago, où il se rend cette semaine pour participer au sommet de l'Otan, est étroite. Certains parient qu'il finira par épouser le calendrier de Nicolas Sarkozy. Et que le reste ne sera qu'une question de sémantique.

IRIB

 



5 OÙ EN EST LA GUERRE EN AFGHANISTAN ?

5-1 Retrait français et défaite annoncée

En Afghanistan, les talibans sont à l’offensive et Al Qaïda est de retour. L’accélération par le président Hollande du retrait, dès la fin de cette année, de nos « forces combattantes » n’est que la confirmation de l’échec de la guerre menée par les démocraties contre l’islamisme radical, dans ce pays tribal. C’est aussi le désir ne pas avoir à endosser, politiquement, de nouvelles pertes humaines.

La situation ne cesse objectivement de se dégrader. Quelques dizaines de combattants d’Al Qaïda sont de retour dans les montagnes de l’Est du pays. Ces combattants arabes et pakistanais, dont le nombre n’excède pas la centaine, ont selon toute vraisemblance franchie la frontière du Pakistan pour s’établir dans les provinces de Kunar et du Nouristan, où le regroupement des bases de l’Otan n’a laissé sur place qu’environ 4.200 soldats occidentaux.

Le nombre est, certes, réduit, mais il est jugé préoccupant par les responsables américains, dans la perspective du retrait des troupes de l’Otan et du transfert de la sécurité aux forces afghanes d’ici à la fin 2014. La réapparition de "djihadistes" dans cette région est emblématique des défis auxquels Washington et ses alliés seront confrontés pour se sortir d’une guerre longue et coûteuse, sans laisser l’Afghanistan redevenir une plaque tournante de l’islam radical anti-occidental.

Le président François Hollande a rappelé à son homologue américain, Barack Obama, sa promesse d’accélérer le rapatriement du contingent français, tout en indiquant que Paris appuierait la mission de l’OTAN, dans ce pays, "sous une autre forme". Il a précisé, lors d’une conférence de presse, que le retrait n’était "pas négociable", mais que Paris ferait ses choix, "en bonne intelligence" avec ses alliés.

Politiquement, François Hollande ne peut revenir, à peine élu, sur l’un de ses rares engagements en politique étrangère. Même si la chancelière allemande Angela Merkel, comme le secrétaire général de l’Otan, Anders Rogh Rasmussen, ont rappelé fermemen Paris à ses responsabilités. A Chicago, cette fin de semaine, il y aura une discussion complexe sur le retrait des matériels, la réorganisation du dispositif. "Mais il n’y a pas de raison que ce soit très traumatisant", estime François Heisbourg, président de l’International Institute for Strategic Studies (IISS) de Londres.

Les militaires redoutent, pour leur part, un départ précipité qui donnerait une impression de désordre après dix ans de présence. C’est effectivement le point le plus important. Le signal envoyé par la France au taliban est celui de l’acceptation d’une défaite. Cela tombe, en plus, à un mauvais moment stratégique.

Un retrait "non négociable"

Les talibans ont annoncé mercredi, sur l’un de leur site internet, qu’ils lanceraient, à partir de jeudi, leur traditionnelle "offensive de printemps" contre les forces de l’Otan qui soutiennent le gouvernement de Kaboul et tous leurs alliés. L’opération "Al-Farouq" visera en premier lieu les "envahisseurs étrangers, leurs conseillers, leurs sous-traitants et tous ceux qui les aident militairement et par le renseignement."

Ce communiqué intervient quelques heures après que les résistants  aient tué sept personnes, dont six civils afghans, dans une attaque suicide contre une pension abritant des étrangers de l’ONU, de l’Union européenne et d’ONG à Kaboul. Et peu après une visite surprise du président Barack Obama, venu à Kaboul promettre que la fin de la guerre était proche. Il y a deux semaines, les mêmes talibans avaient déjà annoncé le début de leur "offensive du printemps" en lançant six attaques suicide coordonnées dans la capitale afghane, visant notamment l’OTAN, des ambassades occidentales et des bâtiments publics.

Les hivers afghans, très rigoureux, sont d’ordinaire mis à profit par les résistants islamistes pour se "reposer". Les offensives de la guérilla, qui gagne en intensité et s’étend à tout le pays ces dernières années, reprennent généralement de plus belle au début du printemps.

Le retrait des occidentaux ne marquera certes pas la fin de la guerre, ni du danger pour nos conseillers même "non combattants" sur place. Les rebelles ont dénoncé comme illégitime l’accord de partenariat américano-afghan, signé par les présidents Barack Obama et Hamid Karzaï, qui encadre les conditions d’une présence militaire en Afghanistan jusqu’en 2024. Ils considèrent ce document comme un acte de vente de l’Afghanistan, établi par une marionnette sans pouvoir à son maître et envahisseur, et le condamnent dans les termes les plus forts.

En tant que véritables représentants de la nation islamique d’Afghanistan, les talibans ajoutent qu’ils continueront, de toutes leurs forces, à mener la guerre sainte contre toutes les mesures contenues dans ce document illégitime et jusqu’au retrait total d’Afghanistan de tous les envahisseurs et de leurs marionnettes. Le retrait de Hollande risque donc de rendre plus difficile le retrait en bon ordre des alliés sans pour autant éviter aux Français de nouvelles pertes.
http://www.metamag.fr/metamag-840-O%C3%B9-en-est-la-guerre-e...

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Entre-temps, le ministre britannique de la guerre a regretté que les forces de l'Otan ne quittent pas "ensemble" l'Afghanistan, tout en jugeant "possible" le retrait français anticipé envisagé par le nouveau président français élu François Hollande.
M. Hollande a affirmé ces derniers mois son objectif de retirer les troupes combattantes françaises d'ici à la fin 2012, soit deux ans avant le retrait prévu des forces de l'Otan en Afghanistan.

Al Manar


5-2 THOMAS HOFNUNG :: Le retrait d'Afghanistan, entre «soulagement» et «amertume».

Le départ accéléré des soldats français est diversement apprécié au sein de l'armée.

La visite éclair du président François Hollande en Afghanistan n’avait qu’un seul véritable objectif: cajoler les militaires en venant leur dire, sur place, pourquoi l’heure du retrait avait sonné. Car hormis la date, tenue secrète pour des raisons de sécurité, cette visite n’avait rien de surprenant sur le fond. «François Hollande avait annoncé la couleur durant sa campagne, nous travaillons sur la planification de ce retrait depuis un moment», confie un haut gradé à Paris. L’armée s’apprête d’ailleurs à envoyer en Afghanistan une trentaine de transports blindés de dernière génération pour préparer le départ. L’armée française «n’a pas d’états d’âme», poursuit le haut gradé. «Nous savions que nous n’allions pas rester éternellement en Afghanistan.» Malgré sa brièveté, le voyage du président Hollande semble avoir été apprécié par la hiérarchie militaire. «Son prédécesseur ne se déplaçait qu’en temps de crise, à la suite de pertes dans nos rangs. Le fait de venir en Afghanistan à cet instant, même rapidement, est perçu comme une marque de respect», assure un ancien général.

Lors de son déplacement à Kaboul et en Kapisa, Hollande a indiqué qu’environ 2000 hommes, sur 3400, devraient avoir quitté le théâtre des opérations avant la fin 2012. En 2010, lors du sommet de l’Otan à Lisbonne, les Alliés étaient convenus d’un agenda prévoyant un retrait des forces étrangères en 2014. Le Président a évoqué lors de son déplacement le maintien d’une présence française axée sur la coopération civile et économique.

«C’est vrai que nous étions engagés sur un calendrier, mais nous n’avons pas à rougir de ce que nous avons fait en Afghanistan, insiste le haut gradé. Nous, nous n’avons pas brûlé de Coran (contrairement à des soldats américains récemment, ndlr). Le comportement, cela compte beaucoup.» «De toute façon, tout le monde ne peut pas partir en même temps, explique un officier de réserve. Nicolas Sarkozy, qui voulait jouer les bons élèves, s’était aligné sur le calendrier des Américains.» Paradoxalement, ce retrait anticipé peut apparaître, aux yeux de certains officiers, comme la réaffirmation de l’indépendance de la France. «C’est une décision souveraine», n’a pas manqué de souligner le président Hollande devant les soldats en Kapisa.

Le discours de François Hollande en Afghanistan

Le départ des soldats français devrait se faire sans drame. «Ils vivaient à l’écart, dans leurs campements, et il n’y a jamais eu de symbiose entre nous et les Afghans, poursuit l’officier de réserve. Même avec les militaires locaux que nous formons, et dont certains nous ont tiré dans le dos.» Rien à voir avec le sentiment de lâchage vécu par leurs aînés en Indochine et plus encore en Algérie.

Mais cette accélération du calendrier est appréciée diversement au sein de l'armée. C'est «un soulagement» pour la troupe, assure l’officier de réserve. «Cela fait belle lurette qu’on ne mène plus d’action offensive et que nos soldats sont retranchés dans leurs casernes. Notre présence, c’était devenu de l’affichage.» Un observateur parle «d'un peu d’amertume. Depuis que nos soldats se sont vus imposer des mesures de sécurité renforcées, les progrès enregistrés sur le terrain sont battus en brèche.» Un jugement tempéré par l’état-major des armées à Paris: «Là où nous sommes présents, la sécurité s’est améliorée, et la population vit mieux.» Mais pour combien de temps? Que se passera-t-il lorsque la sécurité de la province de Kapisa aura été transférée totalement à l’armée afghane?

Autre écueil pour les troupes : la crise morale de fin de mission. «Depuis des mois, l’armée de terre vit sous forte pression, note l’ancien directeur de l’Ecole de guerre, Vincent Desportes. Il y a eu la Côte d’Ivoire, la Libye, nos Casques bleus au Liban…Tous les régiments ont tourné dans les missions et se sont intensivement entraînés avant leur déploiement sur le terrain.» De retour à la maison, les soldats vont retrouver la routine de la vie de caserne. Qui plus est avec de sombres perspectives. Du fait du prix du carburant, les budgets consacrés aux entraînement ont été réduits. «Le nouveau pouvoir veut recruter 12 000 personnes pour renforcer la police et la gendarmerie, et 60 000 dans l’Education nationale. Il va bien falloir réduire les effectifs ailleurs, redoute déjà un officier supérieur. Or nous ne pouvons pas arrêter de recruter, sinon nous sommes morts. Nos soldats doivent être jeunes.» «Nos troupes vont quitter l’Afghanistan avec un certain goût d’inachevé et avec pour seule récompense une probable diminution de moyens», résume un expert.

THOMAS HOFNUNG


5-3 JEAN-PIERRE PERRIN, LUC MATHIEU-: Hollande sonne le retrait sans gloire des troupes françaises.

Analyse A Kaboul hier, le Président a promis un repli «ordonné». Sans en évoquer les conséquences.

Par Habituellement, lorsqu’un chef d’Etat se rend sur un théâtre d’opération, c’est soit pour encourager les troupes avant un surge (l’envoi de renforts), soit pour célébrer la victoire de ses soldats, soit pour s’associer à leur douleur après des pertes sévères, comme l’avait fait Nicolas Sarkozy suite à l’embuscade meurtrière d’Uzbin. Vendredi, François Hollande s’est rendu en Afghanistan pour une opération de communication destinée à justifier un retrait anticipé des forces combattantes françaises qui n’aura pas l’heur de plaire à tout le monde.

C’est le cas des autres membres de la coalition, en particulier des Etats-Unis, qui vont devoir palier le départ des troupes françaises dans la province de Kapisa (nord-est), stratégique et vitale pour la sécurité de Kaboul. Même si Washington n’a pas porté le débat sur la place publique, le comportement de Paris a ulcéré l’administration et, plus encore, les militaires américains. Et même si Hollande a déclaré que le désengagement du contingent, prévu d’ici à fin 2012, soit un an avant le délai fixé par Nicolas Sarkozy, se ferait de manière «ordonnée», «coordonnée» et «en bonne intelligence avec nos alliés, notamment avec le président Obama», il reste que celui-ci laisse un trou dans le dispositif allié. A charge de l’armée afghane de prendre la relève. Et c’est bien là que le bât blesse. Car, si celle-ci échoue à contenir l’insurrection, comme on peut s’y attendre, les troupes américaines devront prendre le relais. Et cela au pire moment, puisqu’elles seront alors engagées dans leur propre retrait.

Allégeance. C’est à la demande des Etats-Unis que les militaires français étaient déployés depuis 2008 dans la province de Kapisa. Depuis que l’Afghanistan est en proie à la guerre, à la suite de l’invasion soviétique fin 1979, la région a toujours été particulièrement dangereuse, surtout à cause de la présence de combattants du Hezb-e islami (parti islamique) qui se changeaient volontiers en bandits de grands chemins. Ceux-ci n’ont pas disparu, mais la plupart des moudjahidin d’hier ont changé d’allégeance pour se rapprocher des talibans, la force insurgée dominante aujourd’hui. Selon l’armée afghane, 800 rebelles hantent les districts de Tagab, Alasaï et, dans une moindre mesure, Nijrab. Des combattants étrangers, surtout pakistanais, les épaulent. Ils font office de formateurs ou se chargent d’opérations de propagande.

La province de Kapisa est d’autant plus stratégique qu’elle constitue une porte d’accès à Kaboul. Plusieurs attentats visant la capitale afghane y ont été organisés ces dernières années. Les talibans profitent déjà de l’incapacité de l’Otan à sécuriser deux autres provinces voisines - le Laghman et le Nouristan - pour s’infiltrer quasi librement depuis le Pakistan. Si la Kapisa tombe sous leur coupe, ils ont désormais une autoroute pour attaquer Kaboul. Les trafiquants de drogue empruntent le même itinéraire. Ainsi, alors que la culture du pavot avait été éradiquée dans cette province en 2010 selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, elle a repris l’an dernier.

Corruption. L’échec français en Kapisa tient aussi à la corruption des autorités. L’ancien gouverneur Abou Bakr était connu pour ses liens avec le Hezb-e islami. Il a fallu plusieurs interventions de l’ambassade de France auprès du président Karzaï pour qu’il soit démis de ses fonctions en 2010, après trois ans passés à la tête de la province.

Partout, la corruption profite aux talibans. Plutôt que de se tourner vers la justice officielle, la population a recours à celle fournie par les résistants qui en profitent pour asseoir leur influence. Difficile de croire dans ces conditions que les seules forces afghanes seront capables de tenir la province après le départ de l’armée française. D’une part, parce qu’elles sont infiltrées par les talibans, comme l’a montré l’attentat du 20 janvier : quatre soldats français ont été tués par un militaire afghan. D’autre part, parce qu’elles ont très peu d’hélicoptères, alors que, couplés à des troupes au sol, ils pourraient être efficaces contre la guérilla.

Mais si Washington en veut aussi à Paris, c’est à cause de l’effet d’entraînement que le départ français risque de provoquer au sein de la coalition. Il y aura donc un prix à payer. Notamment pour la formation de l’armée afghane. Et on peut s’attendre à ce qu’il soit cher.

25 mai

http://www.liberation.fr/monde/2012/05/25/afghanistan-hollande-sonne-le-retrait-sans-gloire-des-troupes-francaises_821580?xtor=EPR-450206

http://www.liberation.fr/monde/2012/05/25/le-retrait-d-afghanistan-entre-soulagement-et-amertume_821504?xtor=EPR-450206

 


Entre-temps, le ministre britannique de la guerre a regretté que les forces de l'Otan ne quittent pas "ensemble" l'Afghanistan, tout en jugeant "possible" le retrait français anticipé envisagé par le nouveau président français élu François Hollande.
M. Hollande a affirmé ces derniers mois son objectif de retirer les troupes combattantes françaises d'ici à la fin 2012, soit deux ans avant le retrait prévu des forces de l'Otan en Afghanistan.

Al Manar

 


5-4 Manlio Dinucci :Aube rouge sang à Kaboul.

Les alliés vont pouvoir se retirer d’Afghanistan, la mission est accomplie.

Prétextant la guerre au terrorisme, les puissances coloniales sont parvenues à mettre en place un gouvernement à leur main. Mais une telle opération coûte cher : le régime est protégé par 120 000 soldats, pour deux tiers états-uniens. Il est temps pour ce système politique illégitime d’assurer par lui même son maintien au pouvoir. Les États-Unis se contenteront désormais d’administrer leurs bases militaires et de faire payer la facture de la police par leurs « alliés » européens.

Après la traversée du sombre nuage de la guerre, la lumière pointe maintenant à l’horizon du nouveau jour : c’est avec cette image rhétorique banale que le président Obama a annoncé l’accord signé avec le président Karzaï. Les plumes qui lui écrivent ses discours, à l’évidence, sont fatiguées.

On ne peut pas en dire autant des stratèges qui on rédigé « l’Accord de partenariat stratégique durable » avec l’Afghanistan. Celui-ci assure qu’après le retrait des troupes en 2014, les États-Unis continueront de protéger l’Afghanistan, en lui conférant le statut de « plus grand allié non-OTAN ». Dans le cadre d’un nouvel « Accord de sécurité bilatéral », les USA chercheront des fonds pour que l’Afghanistan « puisse se défendre des menaces internes et externes ». Ce n’est pas eux qui les alloueront, donc, mais ils les « chercheront » en impliquant les alliés (Italie comprise) [1] dans le paiement de la majeure partie des au moins 4 milliards de dollars annuels nécessaires pour entraîner et armer les « forces de sécurité » afghanes, selon « les standards OTAN », de façon à les rendre « inter-opérationnelles avec les forces de l’Alliance ».

De son côté, Kaboul « fournira aux forces étasuniennes l’accès et l’utilisation continus des bases afghanes jusqu’en 2014 et au-delà ». Ce que l’accord ne dit pas c’est que les principales « bases afghanes », qui seront utilisées par des forces étasuniennes, sont les mêmes que celles qu’ils utilisent aujourd’hui (Bagram, Kandahar, Mazar-e-Sharif et d’autres) : avec la différence qu’y flottera le drapeau afghan à la place de celui des États-Unis.

L’accord ne dit pas non plus qu’en Afghanistan opèreront encore plus qu’aujourd’hui des forces USA-OTAN pour les opérations spéciales, flanquées de compagnies militaires privées. Les États-Unis promettent qu’ils n’utiliseront pas les bases contre d’autres pays mais, en cas d’ « agression extérieure contre l’Afghanistan », ils fourniront une « riposte appropriée » comprenant « des mesures militaires ». L’accord, précise l’ambassadeur Ryan Crocker, n’empêche pas les États-Unis de continuer à attaquer depuis l’Afghanistan, avec les drones, les résistants au Pakistan, car « il n’exclut pas le droit à l’autodéfense ».

Mais les piliers sur lesquels reposera le « partenariat stratégique durable » ne sont pas seulement militaires. Washington encouragera « l’activité du secteur privé étasunien en Afghanistan », en particulier pour l’exploitation de la « richesse minière, dont le peuple afghan doit être le principal bénéficiaire ». Le peuple afghan peut en être sûr : ce sont des géologues du Pentagone qui ont découvert, dans le sous-sol afghan, de riches gisements de lithium, cobalt, or et autres métaux. L’Afghanistan, rapporte un mémorandum du Pentagone, pourrait devenir « l’Arabie saoudite du lithium », métal précieux pour la production de batteries [2].

Et puis il y a surtout une autre ressource à exploiter : la position géographique même de l’Afghanistan, de première importance aussi bien militairement qu’économiquement. Ce n’est pas un hasard si, dans l’accord, les États-Unis s’emploient à faire retrouver à l’Afghanistan « son rôle historique de pont entre l’Asie centrale et méridionale et le Moyen-Orient », en réalisant des infrastructures pour les transports, en particulier des « réseaux énergétiques ». La référence est claire au gazoduc Turkmenistan-Inde, à travers Afghanistan et Pakistan, sur lequel mise Washington dans la bataille des gazoducs contre Iran, Russie et Chine. Qui sera contrôlé par des forces spéciales et des drones étasuniens au nom du « droit à l’autodéfense ».

Manlio Dinucci

Traduction
Marie-Ange Patrizio

Source
Il Manifesto (Italie)

 



6 Médias etManipulation de l’opinion / Vidéos

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6-1 Video : Lakhdar Boumediene, ancien détenu de Guantanamo -

http://www.youtube.com/watch?v=5BCuTWGBBDw&feature=player_embedded



7 Les Brèves

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7-1 Le Kirghizstan autorise le transit terrestre de l'OTAN vers l'Afghanistan.  

23/05/2012

Le Kirghizstan a autorisé, lors du sommet de l'OTAN à Chicago, le transit terrestre par son territoire des matériels militaires de l'OTAN vers l'Afghanistan, a annoncé mercredi le service de presse du ministère kirghiz des Affaires étrangères.

"La cérémonie de signature d'un accord sur le transit terrestre (par rail et route) de frets destinés à la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) via le Kirghizstan s'est tenue dans le cadre du sommet de l'OTAN à Chicago. L'accord a été signé par le gouvernement kirghiz et l'Otan", a annoncé le service de presse. Le sous-secrétaire général de l'OTAN Alexander Vershbow a exprimé sa reconnaissance à Bichkek pour son soutien et a considéré l'accord comme "un événement historique et une contribution de poids aux efforts visant à stabiliser la situation en Afghanistan", a ajouté le service. Le Kirghizstan abrite une base aérienne américaine. Implantée en décembre 2011 à l'aéroport international "Manas" de Bichkek, la base a été plus tard rebaptisée Centre de transit. Elle assure près de 30% des ravitaillements en vol des avions participant à l'opération de l'OTAN en Afghanistan. Selon les informations officielles, les effectifs du Centre de transit comptent près de 1.500 militaires et civils américains. L'accord prévoyant le fonctionnement de la base arrive à échéance à l'automne 2014.

IRIB

 



8 Dossiers

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8-1 Sortir d'Afghanistan, la principale préoccupation de l'Otan.

 le 21.05. 

L'Otan a déclaré lundi «irréversible» le processus de retrait de ses soldats d'Afghanistan à la fin 2014 tout en affirmant sa détermination à aider Kaboul sur le long terme pour empêcher le retour des talibans.

Au dernier jour de son sommet lundi à Chicago, l'Alliance a voulu démontrer sa force et son unité: elle a réuni autour d'une immense table les dirigeants des 50 pays participants à l'opération en Afghanistan, des Etats-Unis au Bahreïn en passant par la Nouvelle-Zélande, et bien sûr la

L'Otan  donc déclaré «irréversible» le processus de retrait de ses soldats d'Afghanistan à la fin 2014 tout en affirmant sa détermination à aider Kaboul sur le long terme pour empêcher le retour des talibans.
Au delà du symbole, l'enjeu était d'affirmer la volonté de tous d'«aller au bout de la mission», comme l'a déclaré le
président américain Barack Obama, son homologue afghan, Hamid Karzaï, assis à ses côtés. Pour cela, les dirigeants des 28 pays membres de l'Alliance ont renouvelé leur soutien au calendrier établi lors de leur précédent sommet, à Lisbonne en 2010. Ce processus est «irréversible», ont-ils souligné dans leur déclaration.
La responsabilité de la sécurité aux forces afghanes sera transférée «d'ici à la mi-2013» et les troupes internationales passeront alors à un rôle de soutien jusqu'à leur retrait à la fin 2014, selon le texte. «La mission de combat dirigée par l'Otan prendra fin» à cette date. Mais l'Alliance atlantique continuera d'apporter «un solide soutien politique et pratique à long terme» au gouvernement afghan. Elle se dit donc «prête à travailler à l'établissement, à la demande du gouvernement de la République islamique d'Afghanistan, d'une nouvelle mission pour l'après-2014», précise la déclaration.

L'Alliance doit préparer l'immense chantier de retrait des 130 000 soldats
Et le président Obama a promis: «au moment où les Afghans sont appelés à prendre plus de responsabilités, ils ne seront pas abandonnés». En attendant, l'Alliance doit préparer l'immense chantier de retrait des 130.000 soldats actuellement présents et de la quantité énorme de matériel militaire accumulée en une décennie de guerre.
L'un des obstacles les plus urgents à résoudre est le blocage des routes de ravitaillement entre le Pakistan et l'Afghanistan pour les convois de l'alliance militaire. Les dirigeants de l'Otan ont ainsi appelé le Pakistan à réouvrir ces lignes de communication «dès que possible». Manière de faire pression sur le président pakistanais Asif Ali Zardari, invité de dernière minute à Chicago. Ce dernier a, d'ailleurs, indiqué la volonté de son pays de parvenir à un accord, sans donner de date, tandis que M. Rasmussen, le patron de l'Otan, parlait d'une solution dans «un proche avenir».

La décision française n'a guère soulevé de vagues
Washington juge «inacceptable» le prix du droit de passage exigé par le Pakistan qui s'élèverait, selon plusieurs médias américains, à 5.000 dollars par conteneur, soit 30 fois plus qu'avant la fermeture. Dans ce contexte, la, deux ans avant le calendrier de l'Otan, n'a guère soulevé de vagues. Le général américain John Allen, commandant des forces de l'Otan en Afghanistan (Isaf), a affirmé que ce retrait n'entraînera «pas de dégradation de la sécurité» dans la région de Kapisa (est) qui était sous contrôle français.
Pour l'après-2014, l'Otan a donné son accord à une réduction progressive des effectifs des forces afghanes, de 352 000 à 228 500 hommes, qui tiendra compte de «l'évolution de l'environnement de sécurité». Leur budget a été évalué à 4,1 milliards de dollars par an à partir de 2015, qui sera pris en charge par les Etats-Unis pour plus de la moitié et à hauteur de 500 millions de dollars par l'Etat afghan. Ce qui laisse environ 1,3 milliard à se répartir entre les autres. Le secrétaire général de l'Otan a indiqué avoir «bon espoir» que les objectifs soient atteints.
Le sommet se terminait dans l'après-midi après avoir placé Chicago, la ville de Barack Obama, sous haute sécurité pendant plusieurs jours. Des manifestations d'ampleur modérée ont rassemblé depuis jeudi quelques milliers de personnes à l'appel d'associations pacifistes ou anti-capitalistes
.

La réouverture des routes de transit via le Pakistan se précise
La perspective d'une réouverture prochaine par le Pakistan des routes de ravitaillement vers l'Afghanistan, réclamée par l'Otan, semblait se préciser lundi. Le gouvernement pakistanais a donné instruction à ses négociateurs de conclure les discussions avec les Etats-Unis, a affirmé le président pakistanais Asif Ali Zardari devant les 50 chefs d'Etats et de gouvernement de l'Isaf.
Dans sa déclaration officielle, l'Alliance atlantique a de son côté déclaré «travailler avec le Pakistan afin de réouvrir les lignes de communication terrestres dès que possible». L'Otan souhaite voir les routes de ravitaillement rouvertes «aussi vite que possible», a confirmé son secrétaire général Anders Fogh Rasmussen, qui a dit aux journalistes s'attendre à ce qu'elles le soient dans un «avenir très proche». La fermeture des routes pakistanaises n'a jusqu'à maintenant «pas eu d'impact majeur» sur les opérations en Afghanistan mais le retrait graduel des forces internationales d'ici la fin 2014 représente un «défi logistique» qui serait compliqué sans le droit de passage au Pakistan, a-t-il expliqué.

Cette question est dans l'impasse ces derniers jours en raison du coût du péage exigé par le Pakistan, jugé «inacceptable» par les Etats-Unis. Islamabad interdit le passage des convois routiers de l'Otan sur son territoire depuis six mois en représailles à la mort de 24 de ses soldats tués par erreur dans des frappes aériennes américaines contre un poste frontière pakistanais. «L'incident de Salala a constitué un revers sérieux» et a «justifié de revoir notre engagement et notre coopération» avec l'Otan, a plaidé le président pakistanais. Dimanche, il a rencontré en marge du sommet de Chicago la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.
L'un des principaux points de divergence est le prix du droit de passage exigé par le Pakistan qui s


'élèverait, selon plusieurs médias américains, à 5000 dollars par conteneur, soit 30 fois plus qu'avant la fermeture. «Les Pakistanais veulent aboutir, mais ils doivent se décider entre eux. Ils ont avancé des prix qui sont bien trop élevés et ils doivent être un peu plus réalistes sur les coûts de transport», a expliqué à l'AFP un haut responsable américain sous le couvert de l'anonymat. Les Etats-Unis sont prêts à payer plus qu'auparavant mais il n'est pas question pour eux d'augmentation exponentielle du droit de passage, a-t-il affirmé.

http://www.leparisien.fr/international/sortir-d-afghanistan-la-principale-preoccupation-de-l-otan-21-05-2012-2009922.php


29/05/2012

Afghanistan Journal de la libération du territoire n° 505 Les alliés vont pouvoir se retirer d’Afghanistan, la mission est accomplie.

Afghanistan Journal de  la libération du territoire n° 505 Les alliés vont pouvoir se retirer d’Afghanistan, la mission est accomplie.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan 

n° 506 - du 12-05  au 29-05                                          C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire.

Tiré à part 

Yvonne Ridley : Bush condamné pour crimes de guerre par contumace.

Greshnov Andrei : Karzaï: l'Afghanistan lutte contre le terrorisme, pas contre les rebelles.

1 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

Deux soldats de l'OTAN tués

2 Dommages Collatéraux...

8 civils dont 6 enfants tués dans un bombardement de l'Otan  



Tiré à part 

 

Yvonne Ridley :Bush condamné pour crimes de guerre par contumace.

C’est officiel : George Bush est un criminel de guerre. Dans ce qui est la première condamnation de ce type dans l’histoire, l’ex-président des USA et sept membres de son administration ont été condamnés hier (vendredi) pour crimes de guerre.
Bush, Dick Cheney, Donald Rumsfeld et leurs conseillers juridiques Alberto Gonzales, David Addington, William Haynes, Jay Bybee et John Yoo ont été jugés par contumace en Malaisie,
Le procès qui s’est tenu à Kuala Lumpur a permis d’entendre les témoignages poignants de victimes de tortures subies par ces personnes alors qu’elles étaient aux mains des troupes américaines ou de contractants en Irak et en Afghanistan.
L’un d’eux est le témoignage d’un Britannique, Moazzam Begg, ex-détenu de Guantanamo et aussi celui d’une femme irakienne, Jameelah Abbas Hameedi qui ont été torturés dans la tristement célèbre prison d’Abu Ghraib.
À la fin des audiences qui ont duré tout le week-end, les 5 membres de la Cour ont prononcé à l’unanimité le verdict de culpabilité à l’encontre de Bush, Cheney, Rumsfeld et de leurs principaux conseillers juridiques, les condamnant tous pour crime de guerre en raison de tortures et de traitements cruels, inhumains et dégradants.
La transcription des accusations, les déclarations de témoins et d’autres documents du dossier seront transmis au Procureur général de la Cour Internationale de Justice, ainsi qu’aux Nations Unies et au Conseil de sécurité.
La Commission du Tribunal de guerre de Kuala Lumpur a également demandé à ce que les noms de Bush, Cheney, Rumsfeld, Gonzales, Yoo, Bybee, Addington et Haynes soient officiellement rajoutés au registre de la Commission pour les crimes de guerre.
Ce tribunal est né de l’initiative de l’ex-premier ministre malais, Mahathir Mohamad, qui s’est toujours opposé à l’invasion de l’Irak par les USA en 2003.
Il a assisté personnellement aux audiences où étaient évoquées les expériences personnelles de trois témoins, à savoir Abbas Abid, Moazzam Begg et Jameelah Hameedi. Le tribunal a aussi entendu deux autres déclarations statutaires de la part d’un citoyen irakien, Ali Shalal, et d’un Britannique, Rahul Ahmed.
Après que les cinq juges eurent prononcé la sentence de culpabilité, Mahathir Mohamad a déclaré : « Les États-Unis continuent impunément à commettre des meurtres. »
L’avocat et expert en crimes de guerre, Francis Boyle (ci-dessous), professeur en droit international à l’école de droit de l’université de l’Illinois, faisait partie de l’équipe de procureurs en charge de l’accusation.
Après le procès, il a déclaré : « C’est la toute première fois au monde que ces gens sont condamnés. »
Même si certains ne voient dans ce verdict qu’une mesure purement symbolique, le militant pour les droits de l’homme Francis Boyle a dit que Bush & Co allaient très certainement devoir faire face au même type de procès dans d’autres pays.
« Nous avons essayé par trois fois d’attraper Bush au Canada, mais le gouvernement canadien a fait échouer ces tentatives, puis nous l’avons dissuadé d’aller en Suisse. La démarche entreprise en Espagne a avorté à cause du gouvernement espagnol, et même résultat en Allemagne. »
Boyle a ensuite mentionné la Charte de Nuremberg qui a été utilisée comme support par le tribunal quand il s’est agi de justifier de la crédibilité de l’initiative malaise. Il rappelle que « les dirigeants, les organisateurs et les complices ayant participé à la formulation ou à l’exécution d’un plan commun ou d’un complot visant à commettre des crimes de guerre sont responsables de tous les actes perpétrés par quiconque met ces plans à exécution. »
Les USA sont sujets aux lois internationales communes et aux principes de la Charte de Nuremberg, a expliqué Boyle, qui pense également que le procès de ce week-end a été suivi de près par les responsables du Pentagone et de la Maison-Blanche.
Le professeur Gurdial Singh Nijar, qui présidait la Cour, a déclaré : « Le tribunal a porté une attention particulière au respect scrupuleux des principes dessinés par le tribunal de Nuremberg et les Cours internationales de justice. »
Il s’est aussi montré confiant sur le fait que le tribunal serait imité ailleurs dans le monde, « dans les pays qui ont le devoir de juger les criminels de guerre, » et il a cité le cas du dictateur chilien Augusto Pinochet, arrêté en Grande-Bretagne pour être extradé vers l’Espagne sur des accusations de crimes de guerre.
« Pinochet avait quitté son siège de Président depuis seulement 8 ans lorsque cela s’est produit. »
L’affaire Pinochet fut la première fois où plusieurs juges européens ont appliqué le principe de la juridiction universelle, se déclarant eux-mêmes compétents pour juger les crimes commis par l’ex-chef d’État, malgré les lois d’amnistie locales.
Tout au long de la semaine, la salle du tribunal était remplie d’experts juridiques et d’étudiants en droit écoutant les témoignages des témoins et les analyses croisées de la défense emmenée par l’avocat Jason Kay Kit Leon.
La Cour a entendu comment Abbas Abid, un ingénieur de 48 ans habitant Fallujah en Irak avait eu les ongles retournés à l’aide d’une pince.
• Ali Shalal était ligoté avec des fils électriques puis électrocuté alors qu’on le suspendait contre le mur.
• Moazzam Begg a été battu, le visage encapuchonné, et maintenu en confinement.
• Jameelah a été dénudé et humilié, et utilisé comme bouclier humain alors qu’il était transporté en hélicoptère.
• Les témoins ont également donné des détails sur les séquelles de leurs blessures qui perdurent encore aujourd’hui.
Moazzam Begg, qui travaille désormais comme directeur de l’association de défense des droits de l’homme basée à Londres, Cageprisoners, a dit être très satisfait du verdict, mais a ajouté : « quand les gens parlent de Nuremberg, il faut garder à l’esprit que les personnes jugées ont toutes été poursuivies après la guerre. »
« La prison de Guantanamo est toujours ouverte au jour d’aujourd’hui, des gens y sont toujours détenus et torturés. »
En réponse aux questions sur la différence entre les administrations Bush et Obama, il a ajouté : « Si le président Bush a été le président des tortures extrajudiciaires, alors le président américain Barack Obama est celui des assassinats extrajudiciaires, avec les frappes de drones. Notre travail ne fait que commencer. »
L’accusation s’est efforcée de montrer comment les décisionnaires au plus haut niveau, à savoir le président Bush, son vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, aidés et secondés par leurs conseillers juridiques et d’autres hauts responsables, ainsi que des officiels de la CIA, avaient tous agi de concert. La torture était utilisée systématiquement et est devenue un standard de fait.
D’après l’accusation, les récits des témoins prouvent l’exercice continu contre eux de traitements brutaux, barbares et déshumanisants.
Ces actes criminels ont été commis de façon cumulative afin d’infliger les peines et les souffrances maximales, ont expliqué les avocats.
Le président du tribunal, Tan Sri Dato Lamin bin Haji Mohd Yunus Lamin, (abrégé en « M. Lamin ») a statué que l’accusation avait établi au-delà de tout doute raisonnable que les personnes poursuivies, à savoir le Président George W. Bush et ses coaccusés, « avaient participé, à travers un ensemble d’instructions, de mémorandums, de directives, de recommandations et d’actions légales, à établir un plan d’ensemble et un objectif commun, ou encore une conspiration dans le but de commettre les crimes en relation avec la « Guerre contre la terreur » et avec les guerres lancées par les USA en Afghanistan et en Irak. »
Le président Lamin a précisé devant un parterre plein à craquer : « En tant que tribunal de conscience, la Cour n’a pas de pouvoir d’application de la loi (enforcement) ni celui d’imposer une sentence d’emprisonnement à l’une quelconque des 8 personnes condamnées. Ce que nous pouvons faire, au titre de l’article 31 du Chapitre IV de la 2e partie de la Charte, est de recommander à la Commission des Crimes de guerre de Kuala Lumpur qu’elle transmette le verdict d’accusation par le Tribunal, accompagné des documents attenants, au Procureur en chef de la Cour criminelle internationale, ainsi qu’aux Nations Unies et au Conseil de sécurité. »
« Le Tribunal recommande également à la Commission des crimes de guerre de Kuala Lumpur que les noms des personnes condamnées soient ajoutés au Registre des Criminels de guerre de la Commission, et que celui-ci soit communiqué au public. »
« Le Tribunal recommande également que la Commission des crimes de guerre de Kuala Lumpur diffuse le plus largement possible au niveau international l’information sur cette condamnation et sur les garanties de compensations, étant donné qu’il s’agit ici de crimes universels pour lesquels il est de la responsabilité de chaque nation de poursuivre juridiquement ces personnes si elles venaient à pénétrer sur le territoire où s’applique leur juridiction. »
Yvonne Ridley

Samedi 19 Mai 2012

 

 



Commentaires

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1.Posté par momolit o2311 le 19/05/2012 20:22

Malheureusement ils n'y aura aucune suite a ces criminel de guerre, par contre il faudrait se battre pour fermer Guantanamo ou il y a encore des musulmans sous la torture !!! Que dieu maudisse les américains et leur allier ainsi que les sions !!!

 

2.Posté par red-one le 19/05/2012 20:24

Bravo à la Malaisie , même si c'est symbolique, mais tout commence par le symbole; ces démons pervers ne pourront plus voyager en Malaisie à titre privé par exemple .......

 

3.Posté par VIRGILE le 19/05/2012 21:23

Je ne crois pas que cela soit symbolique, ce procès fera date. Par contre, c'est tout le gouvernement Bush qu'il faut condamner, notamment les Wolkowich, Perle, Bolton, etc. des juifs-américains à la solde de Tel Aviv, tout comme il faudra ré ouvrir le dossier du 11/09. Israël est directement impliqué dans ce terrible attentat qui tua près de 3000 Américains tout en faisant porter le chapeau à Ben Laden. Nous savons aujourd'hui ce qu'il en est et nous en avons marre de ce perfide état sioniste qui fout le chaos sur toute la planète. Il faudra bien en finir un jour.

 

4.Posté par gjingis le 20/05/2012 00:34

il faut tout d'abord saluer le courage de la Malaisie même si c est pour le début et le symbole . bien que ce pays n'est impliqué d'une manière directe . la réaction de la Malaisie est tout simplement par le principe quelle soit musulmane
ce qui est triste par contre c'est de laisser ce pays par ceux qui sont riches et directement touché.
Autre chose : il parait qu'il viendra le jour ou ils seront tous divulgués selon les dires, si ce n est pas écrit dans le coran ... il me semble que oui ....
de toutes les façons on en parle que des juifs sionistes partout ...et ce n est pas la peine qu’ ils comptabilisent le massacre planétaire sur les arabes comme jusqu’ ici. c est la fin du film !!

 



Greshnov Andrei :

Karzaï: l'Afghanistan lutte contre le terrorisme, pas contre les rebelles.nb Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Le président afghan Hamid Karzaï a exposé dans une interview accordée aux correspondants spéciaux de RIA Novosti et des chaînes Russia Today et Rossia-24 les origines de la situation difficile de l'Afghanistan et les perspectives de son règlement après le retrait supposé des troupes étrangères. L'entretien qui s'est tenu dans sa résidence de Kaboul, le palais royal Arg, a été qualifié par le président afghan de très sincère et impartial.

Monsieur le président, merci de nous avoir accordé du temps. La première et la principale question: que pensez-vous des perspectives de l'Afghanistan après le retrait de la Force internationale d'assistance et de sécurité (Isaf)?

Le retrait n'aura pas d'incidence sur l'état d'ensemble de la sécurité en Afghanistan si l'aide financière à l'économie afghane se poursuit, si la contribution à la formation et à l'équipement des forces de sécurité afghanes continue d'être apportée et si la coopération se maintient au niveau actuel entre l'Afghanistan et la communauté internationale. Dans ces conditions, le retrait des forces internationales n'aura aucune conséquence négative. Bien au contraire, il se reflètera positivement sur la sécurisation du pays.

Est-ce que vous considérez vraiment les talibans, le Hezbi Islami d'Afghanistan et le réseau Haqqani comme des terroristes? Le fait est que 25 ans auparavant ces mêmes personnes (Gulbuddin Hekmatyar, Jalaluddin Haqqani) luttaient contre "l'occupation soviétique." A l'époque le monde entier les appelait des "moudjahidines", des combattants de la guerre sainte. Aujourd'hui ces gens luttent contre l'intervention des Etats-Unis et de l'Otan – et tout le monde les qualifie de terroristes. Où est la différence?

Avant tout, en Afghanistan on ne les appelle pas terroristes. C'est du point de vue occidental que certains d'entre eux sont des terroristes. Mais nous faisons une différence entre eux. Bien sûr, le Hezbi Islami, le réseau Haqqani et certains talibans faisaient partie des moudjahidines. De la même manière que nous, en fait: a l'époque on participait tous au jihad contre l'Union soviétique. Lorsque le jihad s'est conclu par le retrait des troupes soviétiques et que nous sommes revenus en Afghanistan, la guerre était terminée et il était nécessaire de s'occuper de la reconstruction pour remettre le pays sur le chemin de la stabilité et du développement. Mais cela ne s'est malheureusement pas produit – aussi bien en raison de nos propres erreurs que de l'ingérence dans les affaires de l'Afghanistan de nos voisins, ainsi que de la négligence des Etats-Unis et d'autres pays occidentaux. L'Occident a complètement ignoré l'Afghanistan. Lorsque l'Union soviétique a retiré ses troupes du pays et que les moudjahidines ont créé leur propre gouvernement, tous les Etats occidentaux ont fermé leurs ambassades en Afghanistan et ont rappelé leur corps diplomatique. Toute aide financière à l'Afghanistan a été suspendue. Tandis que nos voisins étaient autorisés à continuer de s'ingérer dans nos affaires. Les conséquences ont été catastrophiques et ont affecté le monde entier, y compris les Etats-Unis et la Russie. Après le 11 septembre 2001, les Etats-Unis, l'Otan et le reste de la communauté internationale ont soudainement pris conscience de toute la gravité de la situation qui affligeait le peuple afghan et de ses conséquences pour la sécurité internationale en général. Et ils sont alors arrivés en Afghanistan. Le peuple afghan a lutté épaule contre épaule avec eux. Nous avons évincé Al-Qaïda et les talibans en moins d'un mois et demi. Tous les leaders des moudjahidines sont revenus en Afghanistan, à l'exception de Hekmatyar. Il est resté à Téhéran, puis s'en est allé quelque part ailleurs. Nous n'avons jamais qualifié le parti Hezbi Islami d'organisation terroriste. Ce n'en est pas une. Les talibans afghans ne sont pas non plus des terroristes. C'est la raison pour laquelle je m'adresse à eux comme à des "frères."

Parlons du retrait de la Force internationale pour 2014: on en parle depuis longtemps, mais il existe des rumeurs concernant le maintien de la présence internationale en Afghanistan sous une certaine forme jusqu'en 2024. Selon le Conseil national du renseignement des États-Unis (U.S. National Intelligence Council), dans le meilleur des cas la situation en Afghanistan est dans l'impasse, et ce après 11 années de présence. Comment vous-même et votre gouvernement pouvez compter sur le soutien de la communauté internationale malgré la modestie des résultats obtenus au cours de cette période?

En ce qui concerne la sécurité, vous avez probablement raison. Mais quant au développement général de notre pays, nous avons accompli d'énormes progrès. L'éducation, la santé publique, les routes, le développement de l'économie, la monnaie nationale et le taux de change, la stabilité générale de l'Afghanistan, ses relations avec le monde extérieur – nous avons actuellement des relations on ne peut meilleures avec nos voisins et les autres Etats. Par ailleurs, la sécurité n'est pas seulement notre problème. C'est bien ce qui explique la présence de la communauté internationale en Afghanistan. Si c'était un problème purement intérieur de l'Afghanistan, alors les Américains ne seraient jamais intervenus. D'ailleurs, ils ne sont venus qu'après les attentats du 11 septembre 2001.

Mais si c'est un problème afghan, qu'en pense la population – souhaite-t-elle la poursuite de l'occupation?

Ce n'est pas seulement un problème afghan, c'est bien ce que je vous ai dit.

C'est également un problème concernant le Pakistan…

C'est un problème concernant le Pakistan, les pays voisins et l'Occident. C'est également un problème pour la Russie, la Chine, l'Inde et l'Iran. Ainsi, lorsqu'on parle de la sécurité en termes de maintien de l'ordre pour la sécurité des simples Afghans, on parle du problème afghan. Cependant, lorsqu'on parle de la sécurité de l'Afghanistan dans le contexte du terrorisme international et de la lutte contre ce phénomène, ce n'est plus une question afghane, mais une question de sécurité collective de la communauté internationale. Et dans ce sens, la communauté internationale n'a pas tenu toutes ses promesses.

Elle n'en a pas fait suffisamment en 11 ans? Monsieur le président, tant de temps, tellement d'argent, autant de pertes humaines – et tout cela est insuffisant?

Absolument.

Vous allez devoir en persuader le peuple américain.

C'est précisément ce que je m'efforce de faire. Les buts assignés n'ont pas été atteints parce qu'on ne poursuit pas le bon objectif. On insiste depuis longtemps en disant que la guerre contre le terrorisme ne doit pas prendre pour théâtre d'opérations les communes afghanes. La menace terroriste n'émane pas des villages afghans.

Sous quelle forme la présence étrangère se maintiendra-t-elle dans votre pays après 2014?

Je le dirai, mais cette question cruciale nécessite des explications supplémentaires. La guerre contre le terrorisme ne sera gagnée que si on s'intéresse aux refuges des terroristes, à leurs camps d'entraînement et à leurs zones de propagande, et si on s'occupe des problèmes fondamentaux, mais par d'autres moyens. Ce qui n'a pas été fait jusqu'à présent, et c'est la raison pour laquelle la guerre n'a pas connu le succès prévu. La présence internationale (notamment américaine) en Afghanistan après 2014 et jusqu'en 2024 sera déterminée par le Traité de sécurité qu'il est prévu de signer dans un an. Il dépendra, premièrement, de nos accords avec les Etats-Unis concernant le format et le spectre des responsabilités et des engagements des parties; deuxièmement, de ses objectifs et tâches, aussi bien en ce qui concerne l'Afghanistan que la guerre contre le terrorisme. Il convient donc d'examiner cette question séparément de la situation actuelle. Il est question du maintien de la présence militaire américaine en Afghanistan à une échelle largement inférieure par rapport à aujourd'hui, aussi bien dans le cadre de nos relations bilatérales que de la lutte générale contre le terrorisme.

Vous utilisez souvent l'expression "guerre contre le terrorisme." Cependant, au cours des quatre dernières années cette notion est devenue démodée aux Etats-Unis. Est-ce que vous appréciez ce terme?

Chez nous cette notion est loin d'être démodée. Les Etats-Unis utilisent aujourd'hui le mot de "rebelles" au lieu de "guerre contre le terrorisme." Nous ne sommes pas du tout d'accord avec cette terminologie. Si nous avons affaire à de simples rebelles, la communauté internationale n'a rien à faire en Afghanistan, car il s'avère qu'ils s'ingèrent militairement dans un conflit intérieur et soutiennent l'un des camps. C'est une ingérence dans les affaires intérieures pure et simple. Si nous avons affaire à un mouvement de rebelles, c'est aux Afghans, à nous-mêmes, qu'il appartient de régler ce problème – chercher des solutions, remédier à l'injustice et chercher un compromis. Pour cette raison nous n'appelons jamais ces gens des "rebelles", c'est un terme occidental utilisé pour l'Afghanistan. Mais ici on appelle ça le terrorisme.

Que pensez-vous des perspectives de confrontation interethnique en Afghanistan, ainsi que du danger de désintégration du pays?

L'Afghanistan est un pays très soudé. Probablement le plus soudé de cette région. Jugez vous-mêmes: après 30 ans de guerre, de conflit à l'intérieur du pays et d'ingérence étrangère active, les pensées de tous les Afghans restent fidèles à leur pays et à la capitale Kaboul. Chaque Afghan cherche à prouver qu'il est plus patriote que les autres. Le pays n'est donc pas menacé par de partition. En effet, nous avons une société multiethnique. Elle est hétérogène, comme dans beaucoup d'autres pays. C'est toute la beauté de l'Afghanistan: nous sommes un pays bigarré. Dans la diversité des tribus et des groupes ethniques réside notre force, et non pas la faiblesse. C'est notre point fort.

Cependant, vous avez un problème de contradictions entre le nord et le sud…

Pas du tout.

Le monde entier pense autrement.

Les conflits entre les divers mouvements n'ont rien à voir. Ce sont les conséquences de l'impact de l'Union soviétique sur la vie de notre pays, les conséquences de notre lutte contre la présence militaire soviétique, de l'ingérence des Etats voisins, ainsi que des faibles capacités institutionnelles des organisations de moudjahidines, qui n'arrivent pas à rétablir la paix dans le pays. Mais il n'y a jamais eu de conflit au sein du peuple afghan. Regardez tous ces gens qui s'affrontaient d'une manière ou d'une autre pendant divers conflits militaires – les factions Khalq et Parcham associées à l'Union soviétique; les organisations de moudjahidines derrières lesquelles se trouvait l'Occident, le Pakistan et le monde arabe; les groupes laïques en Afghanistan; le clergé – aujourd'hui ils travaillent tous ensemble au parlement afghan. Ils sont assis pratiquement côte à côte. Ce n'est donc pas un problème. L'Afghanistan est un pays uni, et très soudé.

Monsieur Karzaï, j'ai passé beaucoup de temps en Afghanistan – environ 14 ans, je suis ici depuis le début de la révolution de Saur (avril 1978). Je sais parfaitement que les pauvres aiment les Russes et n'aiment pas les Américains. En comparant les 10 années de présence de l'Union soviétique en Afghanistan aux 10 années de déploiement des forces des Etats-Unis et de l'Otan – laquelle de ces périodes a été plus bénéfique pour l'Afghanistan ou pire, et pourquoi?

Comparer les 10 années à l'époque de l'Union soviétique et avec les Américains? Très bien, je dirai sincèrement ce que je pense. Avant l'invasion, l'Union soviétique était l'un de nos meilleurs partenaires. L'URSS offrait à l'Afghanistan les meilleurs projets de développement, formait un grand nombre de personnes et apportait une aide à grande échelle. Lorsque l'URSS a envahi l'Afghanistan, tout notre peuple s'est révolté contre l'invasion. C'est la raison pour laquelle près de 8 millions de réfugiés se sont retrouvés en Iran et au Pakistan. Aux yeux du peuple afghan la résistance contre l'Union soviétique était légitime, et chaque Afghan se battait contre elle. Avec l'arrivée des Américains, des millions de réfugiés, des leaders du jihad et toutes les diasporas afghanes du monde entier sont revenus en Afghanistan. L'économie de notre pays a beaucoup progressé au cours de cette période. La présence de l'Otan et des Etats-Unis était légitime et approuvée par la communauté internationale. Même la Russie a approuvé la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies sur l'envoi des troupes en Afghanistan. C'est donc complètement différent. Et si on parle d'accroissement du potentiel, la présence américaine nous a apporté l'augmentation du potentiel économique, éducatif et social. A son tour, la présence soviétique s'est traduite par le renforcement de notre potentiel militaire. Dans ce sens les Soviétiques nous ont beaucoup apporté. Au moment du retrait des troupes soviétiques, nous disposions de plus de 450 avions et hélicoptères divers, ainsi que des milliers de chars et de véhicules blindés. Dans ce sens, l'URSS a été un allié très puissant. D'autant plus que l'URSS a formé un grand nombre d'Afghans dans divers domaines. Les Américains n'ont pas été aussi efficaces en termes de fourniture de matériel militaire nécessaire. J'espère qu'ils y remédieront.

Comment voyez-vous vos relations avec le Pakistan?

Je voudrais avoir les meilleures relations possibles avec ce pays. C'est une question primordiale. L'Afghanistan devra vivre côte à côte avec ses voisins pendant de nombreuses années après le retrait des troupes de l'Otan et des Etats-Unis. Nous en sommes parfaitement conscients. C'est la raison pour laquelle nous nous efforçons d'améliorer les relations avec les voisins. Par exemple, nos relations avec l'Iran: malgré tous les différends, nous avons payé cher pour garder de bonnes relations avec ce pays. Ainsi qu'avec le Pakistan, en dépit de toutes les difficultés, même si le Pakistan a déjà attaqué l'Afghanistan, malgré les problèmes dans ce pays, et même si des terroristes pénétraient par la frontière [pakistanaise] dans notre pays, nous avons réussi à conserver un dialogue actif avec le Pakistan. Nous avons fait beaucoup d'efforts pour garder des liens solides avec ce pays. Je me suis rendu plus souvent en visite au Pakistan que tout autre dirigeant afghan au cours des 60 dernières années. On en est donc parfaitement conscient et on cherche en permanence à rester en bons termes avec le Pakistan et les autres voisins.

Cependant, il existe certains problèmes dans les relations entre les Etats-Unis et le Pakistan, car vous avez vos propres talibans, et ils ont les leurs. Les militaires dans ce pays ont leurs propres objectifs politiques, et les dirigeants civils poursuivent les leurs. Et votre pays s'est soudainement retrouvé au centre de cet imbroglio.

Ces questions affectent l'Afghanistan aussi bien du point de vue pakistanais qu'américain. Mais nous avons nos propres problèmes. Nous ne percevons pas les relations avec le Pakistan ou avec l'Iran à travers le prisme américain. Nous ne voyons pas nos relations avec la Russie ou la Chine avec les yeux des Etats-Unis. Malgré sa dépendance envers les Etats-Unis et l'Otan, notre pays a réussi à établir sa propre politique étrangère et des relations indépendantes avec les Etats voisins. Il faut continuer dans cet état d'esprit. Néanmoins, la position du Pakistan à l'égard des Etats-Unis et vice versa se reflète forcément sur notre politique étrangère. Cela concerne également l'Iran et la Russie. Mais nous nous efforçons de maintenir ces relations au meilleur niveau possible.

La situation financière en Afghanistan est telle qu'à l'heure actuelle seul le capital étranger est présent dans le pays. Que comptez-vous faire à cet égard? Après tout, la population souffre de la pauvreté et ne voit aucune perspective d'avenir.

En 2002, le revenu par habitant en Afghanistan était seulement de 180 dollars. Aujourd'hui, il est à hauteur de 700 dollars, aussi bien grâce à l'aide étrangère qu'à la croissance de l'économie afghane. Le retrait des forces internationales en 2014 se reflètera forcément sur la situation économique du pays. Mais dans l'ensemble, ce retrait aura un effet positif sur la population et l'économie afghane. Nous devons vivre à hauteur de nos moyens. On ne peut pas compter tout sa vie sur l'aide extérieure. Pour cette raison, indépendamment de l'impact de cet événement, nous devons avancer. La conférence de Bonn a promis de soutenir l'Afghanistan concernant cette réduction du budget et de contribuer au rétablissement de notre pays. De plus, prochainement se tiendra le sommet de l'Otan à Chicago, où les membres de l'Alliance approuveront une aide financière pour les forces de sécurité afghanes d'un montant de 4,1 milliards de dollars pour 10 ans à partir de 2014. Troisièmement, nous comptons sur la poursuite du rétablissement de l'économie afghane, qui connaîtra la croissance au fur à mesure du retrait de la Force internationale et de l'évolution de la situation après 2014. D'ailleurs, cette année notre revenu national a dépassé 2 milliards de dollars. Le revenu de l'exploitation minière augmente. Pour 2024, les revenus de l'Afghanistan devraient atteindre près de 5 milliards de dollars. Ainsi, la vie se normalisera dans notre pays, et lorsque la paix s'établira, et j'espère que ce sera le cas et que des relations étroites lieront tous nos pays (la Russie, le Pakistan, l'Afghanistan, l'Iran et l'Inde), l'Afghanistan deviendra la plaque tournante de nos intérêts communs.

Greshnov Andrei

Mardi 15 mai 2012

RIA Novosti.



1 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

Pertes déclarée des occupants.

US & Isaf

Deux soldats de l'OTAN tués  

Deux soldats de l'Isaf, la force armée de l'Otan en Afghanistan, ont été tués dans une attaque d'résistants dans le sud du pays, où la résistance est très active, a fait savoir l'Isaf dans un communiqué.

Un "attentat suicide contre un convoi de l'Isaf s'est produit (dimanche) matin", a déclaré le général Matiullah Khan, chef de la police de l'Oruzgan (sud), où l'incident s'est produit, ajoutant que deux enfants avaient été tués et plusieurs civils blessés."Le convoi de l'Isaf roulait près du marché de Trin Kot - la capitale provinciale,

NDLR - quand un kamikaze s'est approché à pied et s'est fait exploser", a raconté Farid Adel, le porte-parole de la police de l'Oruzgan.L'attaque s'est produite après une rencontre entre les hommes de la coalition et des responsables policiers, a indiqué Gul Agha, chef de la police du premier district de Trin Kot. L'Isaf, comme à son habitude, n'a pas confirmé les conditions de l'attaque ni la nationalité des soldats.

IRIB


Pas moins de 3.000 effectifs de l'OTAN, tués, en Afghanistan.  

13/05/2012

Quatre soldats de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) ont trouvé la mort, samedi, en Afghanistan, a annoncé l'ISAF, dans un communiqué.

Deux militaires ont péri, dans une embuscade, un troisième a été tué, par un engin explosif artisanal, et le quatrième a été tué, dans un incident non lié aux combats. 22 membres de l'ISAF sont, donc, morts, en 2012, des suites de tirs des forces afghanes, au cours de 16 incidents différents. Près de 3.000 soldats de la Coalition, dont deux tiers d'Américains, sont morts, en Afghanistan, depuis le début de la guerre lancée, fin 2001, par les Etats-Unis, pour renverser le régime.

 Environ, 130.000 effectifs étrangers, qui se sont déployés, sous le commandement américain, sur le territoire afghan, doivent confier, d'ici fin 2014, la responsabilité des affaires de sécurité du pays à l'armée afghane elle-même et quitter l'Afghanistan.

IRIB

 

 

 

Le ministère britannique de la guerre a confirmé dimanche la mort de deux soldats britanniques, tués samedi par des membres des forces de police afghane.
Les deux hommes participaient à une réunion avec des autorités locales près de la base d'Attal, dans la province du Helmand, quand ils ont été tués par balle "par des membres des forces de police afghane", a précisé le ministère dans un communiqué.
Dimanche, le ministre de la guerre Philip Hammond, interviewé par la télévision BBC, a indiqué qu'il était encore "très, très tôt" pour connaître les circonstances précises de l'accident, et que les attaquants pouvaient aussi bien être des "résistants infiltrés" dans la police afghane que des policiers qui auraient développé des relations conflictuelles avec les soldats de l'Isaf.
Par ailleurs, deux autres soldats de l’occupation ont été tués samedi dans le sud du pays. D'après l'Isaf, un premier militaire est décédé samedi des suites d'un incident qui n'était pas lié à un combat, puis un second a péri sur une bombe artisanale.
Jusqu'ici, 20 membres des forces d’occupation sont morts en 2012 des suites d'un tir des forces afghanes lors de 15 incidents différents.

 

 

 

NB

 

Deux hommes en uniforme de la police tuent deux soldats de la police afghane.

 

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses  mais doit être vu comme information.

Deux hommes portant des uniformes de la police afghane ont retourné leur arme et tué deux soldats de la force internationale de l'Otan (Isaf) samedi dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé l'Isaf.
Nous sommes au courant de la rumeur selon laquelle les tireurs appartenaient à la police afghane. Mais des rapports opérationnels indiquent que ces hommes étaient des résistants déguisés en policiers et non des policiers, a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'Isaf.
Ces propos contrastent avec la version divulguée par Mohammad Ismail Hotak, un officier chargé de la sécurité de la province du Helmand, où l'incident s'est produit, selon qui les tueurs appartenaient depuis un an au 5e bataillon de la police afghane.
Plus tôt samedi, Farid Ahmad Farhang, le porte-parole de la police de cette province, avait déclaré que les deux victimes, britanniques, avaient été tuées par deux policiers afghans dans une base militaire commune du district de Nahre Saraj (Helmand).
Au moment où il parlait à l'AFP, M. Farhang était au courant d'un bilan moins élevé d'un mort et d'un blessé britanniques.
Un insurgé a été tué et un autre est recherché, a dit le porte-parole de l'Isaf, qui n'a pas donné plus d'indications sur les circonstances de l'incident ni sur la nationalité des défunts.
Les talibans n'ont pas revendiqué cette attaque. Londres n'a confirmé aucune perte samedi.
Deux autres soldats de l'Isaf sont morts samedi dans le sud de l'Afghanistan, l'un à la suite d'un incident non lié à un combat, l'autre de l'explosion d'une bombe artisanale, selon l'Isaf.
Jusqu'ici, et s'il est confirmé que les deux tireurs étaient des policiers, 22 membres de l'Isaf sont donc morts en 2012 des suites de tirs des forces afghanes au cours de 16 incidents différents.
La question de la sécurité des militaires étrangers est critique, alors que les membres des personnels militaire et civil de l'Otan forment militaires, policiers et fonctionnaires en général, qui devront sécuriser et administrer seuls l'Afghanistan après le départ prévu des dernières troupes de combat de l'Otan fin 2014.
La coalition de l'Otan, dirigée par les Etats-Unis, arrivée fin 2001 pour traquer Oussama ben Laden après les attentats du 11 septembre et renverser les talibans, au pouvoir depuis 1996 en Afghanistan, n'a jamais réussi à vaincre militairement ces derniers, malgré 130.000 soldats encore présents dans ce pays.
La guérilla est particulièrement active dans le sud et l'est de l'Afghanistan, bastions des talibans, et vise les forces gouvernementales, ainsi que celles de l'Isaf.
Recourant jusqu'ici aux attentats suicide et aux mines artisanales, les résistants ont élargi leur palette ces dernières années, ajoutant les infiltrations meurtrières dans des unités afghanes ou étrangères, une tactique efficace pour miner une confiance déjà très fragile entre l'Otan et les forces afghanes.
D'après un rapport de l'Otan, dont le contenu a été connu en janvier, les altercations mortelles entre Afghans et étrangers sont loin d'être rares ou isolées et reflètent une menace homicide systémique qui croît rapidement. Ce texte, intitulé Une crise de confiance et d'incompatibilité culturelle, évaluait ces pertes à 6% des pertes totales de l'Otan sur une période donnée.
Le document relativisait les infiltrations des talibans, estimant que ces attaques relèvent bien plus de disputes et d'antagonismes personnels que de mobiles idéologiques.

13/05/2012

http://www.romandie.com/news/n/_Afghanistan__deux_hommes_en_uniforme_de_la_police_tuent_deux_soldats_de_l_Otan_83120520121841.asp

 

 


 

 

 

 

 


 

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

12/05/2012

n° 504 - Afghanistan - les dossiers - 12-05 :- - Le "tribunal de guerre" d’Obama à Guantanamo à l’œuvre


n° 504 - Afghanistan - les dossiers - 12-05 :- -  Le "tribunal de guerre" d’Obama à Guantanamo à l’œuvre



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Afghanistan 

Les dossiers

n°504 du 12-05C.

De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 



 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site : 

 www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

1-Dossiers

1-1James Petras : Le massacre de dix-sept enfants et la diversion d'Obama.

1-2 IRIN News : Vivre dans la bulle de Kaboul.

2 Guantanamo : Les dossiers

2-1 Les USA auraient libéré en secret des prisonniers en Afghanistan.

2-2 Bill VAN AUKEN : Le "tribunal de guerre" d’Obama à Guantanamo à l’œuvre.

3 Témoignage

3-1 Manlio Dinucci L'art de la guerre

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Jean-Pierre Muller : Le retrait d'Afghanistan, un premier casse-tête pour Hollande.

4-2 Manlio Dinucci : Aube rouge sang à Kaboul.



1 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 James Petras :Le massacre de dix-sept enfants et la diversion d'Obama.
 Le massacre de dix sept citoyens Afghans le 11 mars dernier, incluant au moins neuf enfants et quatre femmes, soulève beaucoup de questions fondamentales sur la nature d'une guerre coloniale, les pratiques d'une armée coloniale engagée dans une occupation prolongée (onze ans) et le caractère d'un empire qui augmente considérablement la prise de mesures arbitraires et dictatoriales pour s'assurer la complaisance de l'opinion publique et supprimer tout désaccord.

Après le froid et sanglant massacre de dix sept villageois afghans dans la province de Kandahar, l'armée US et le très complice régime d'Obama ont conçu une opération de désinformation élaborée, exposant l'Administration à des charges de conspiration pour avoir dissimuler des faits essentiels, falsifiant les données et entravant la justice. Tous sont passibles d'accusations criminelles et de poursuites judiciaires selon la procédure qui vise les hauts-fonctionnaires US (l'Impeachment).

Ce massacre n'est qu'un parmi plusieurs centaines d'autres commis par les forces armées US selon le président afghan Hamid Karzaï. Cela pourrait ruiner la présidence Obama, un procès contre lui pourrait être intenté pour entrave à la justice et il pourrait même être envoyé en prison pour crimes de guerre.

Les mensonges délibérés d'Obama à propos des « évènements » concernant le massacre et la responsabilité fondamentale de l'état major pour les crimes commis par leurs troupes soulignent l'échec de l'occupation de l'Afghanistan, la pièce maîtresse de la politique guerrière d’Obama. Le président US a personnellement joué un rôle dans la dissimulation de cette affaire. D'un point de vue politique, la charge de conspiration contre l’exécutif a des implications plus profondes et plus sauvages que le massacre lui-même, si horrible soit-il.

 

Le massacre, la version officielle (1ère du nom) et la dissimulation

Selon commandement militaire US en Afghanistan et le régime d'Obama, le 11 mars 2012, à 3 heures du matin, un « soldat dérangé » est sorti d'une base spéciale dans la province rurale de Kandahar et, sans ordre de son commandement, est entré dans deux villages séparés de 3,2 kilomètres, a ouvert le feu et tué dix-sept civils non-armés, pour la plupart des femmes et des enfants, et blessé un nombre non-communiqué de villageois ; puis il a arrosé leurs corps avec de l'essence, y a mis le feu pour ensuite retourner à la base militaire afin de se rendre à ses supérieurs.

Cette « reddition », clame le Pentagone, a été enregistrée sur une vidéo et pas moins que le Président Barack Obama a attesté de l'authenticité de cette preuve concluante pour l'histoire de ce soldat dérangé et tueur de foules. Le commandement militaire a rapidement expédié le meurtrier sans nom hors d'Afghanistan, l'a incarcéré dans la prison de très haute sécurité de Fort Leavenworth, Kansas, et l'a identifié seulement après comme un homme de trente-huit ans, ayant reçu plusieurs décorations au cours de ses onze années de bons et loyaux services : le Sergent Robert Bales.

Les États-Unis ont repoussé toutes les tentatives du président afghan, du chef de l'armée afghane et des membres du Parlement qui voulaient interroger le Sgt Bales afin d'avoir son témoignage et de l'emmener devant un tribunal afghan.

Selon une enquête parlementaire afghane indépendante menée par Sayed Ishaq Gillami, et les enquêtes initiales du Général Sher Mohammed Karimi de l'armée afghane, qui ont interrogé les habitants des deux villages, il y a de singulières contradictions dans la version officielle défendue par l'armée US et le président Obama. Des témoins oculaires ont soutenu que plus de vingt soldats étaient impliqués, aidés par un hélicoptère. Ce qu'ils ont décrit ressemblait à un raid de nuit américain typique, qui induit systématiquement la démolition des portes de maisons, le réveil brutal des familles endormies et l'exécution des ses victimes.

Gordon Duff, éditeur renommé de Veterans Today, trouve la version des villageois très plausible pour les raisons suivantes : les villages, où les meurtres ont été perpétrés, étaient séparés de deux miles (3,2 km), ce qui rend très improbable qu'un soldat seul, armé jusqu'aux dents, puisse porter un jerricane de plusieurs dizaines de litres d'essence depuis sa base jusqu'au premier village endormi, fracasse des portes de maisons, commette dix-sept meurtres, arrose et brûle ses victimes pour ensuite gagner, trois kilomètres plus loin, le second village, tire, tue et brûle d'autres villageois non-armés puis retourne à sa base pour finalement se rendre.

Il paraît beaucoup plus plausible qu'une troupe des Forces Spéciales, lourdement armée, engagée dans une opération de « pacification » de village, ait quitté sa base dans des véhicules militaires, ait passé le pont aux premières lueurs du matin comme lors d'une opération de routine autorisée par leurs supérieurs et que les choses aient mal tourné. Ce qui était supposé n'être qu'un habituel raid de nuit dans un village pacifié pour rechercher d'éventuels sympathisants du régime taliban, s'est transformé en massacre d'enfants et de leurs mères dans leurs lits avec, virtuellement, aucun homme (maris, pères, oncles ou frères) auprès d'eux pour les protéger. Il n'est effectivement pas rare que les paysans afghans cachent des armes dans leurs maisons. Mais ces villages avaient été désarmés par les Forces spéciales et les hommes étaient absents : soit ils avaient déjà été emprisonnés dans des rafles précédentes, soit ils se cachaient pour ne pas justement que leurs femmes et enfants subissent de telles opérations.

Quelles que soient les raisons de cette effroyable tuerie de femmes et d'enfants en chemises de nuit, dans ces deux villages de Kandahar, une chose est claire : le président des États-Unis a comploté avec son état major pour tromper la justice en dissimulant un atroce crime de guerre, ce qui est hautement répréhensible par «  l'impeachment  ».

Quand l'irrationalité de la première version officielle est devenue dangereusement évidente au plus superficiel des observateurs, l'équipe de « couverture » d'Obama a lancé une nouvelle version le 26 mars : selon celle-ci, le solitaire et dérangé sergent Bales a commis le premier massacre à l'aube du 11 mars, est rentré à la base pour le petit déjeuner, a mangé, puis s'est dirigé vers le second village pour une deuxième volée de meurtres en série et est enfin rentré pour se rendre à ses supérieurs et poser dans la vidéo de ses aveux.

 

Pourquoi la couverture d'Obama : le moral des troupes et la guerre en Iran.

Pourquoi le président Obama se serait-il engagé dans une si maladroite affaire, minant un peu plus les relations avec le président Karzaï, son état major et surtout le peuple Afghan ? Pourquoi aurait-il risqué les charges de conspiration pour protéger des criminels de guerre en insistant sur un mensonge aussi facilement réfutable ?

L'histoire de l'assassin présumé, le Sgt Bales, fournit de larges hypothèses à propos de la crise à laquelle fait face cette armée impériale. Bales est un soldat décoré pour trois faits d'armes en Irak et plus récemment pour son affectation afghane où il aurait participé à des opérations similaires de « pacification spéciale » parmi des civils dans la campagne de l'Afghanistan. Dans les jours qui ont suivi l'annonce des nouvelles à propos du massacre, un Afghan furieux, le président Karzaï, s'est insurgé contre les centaines de massacres similaires qui ont été perpétrés par les États Unis d'Amérique et les forces de l'OTAN sans jamais avoir été rapportés par les médias occidentaux et qui donc, sont restés impunis. Karzaï en a appelé plusieurs fois à la fin des raids des Forces Spéciales sur des villages endormis. Mais, jusqu'à maintenant, il n’y avait pas eu besoin que le président US mette la main à la patte pour dissimuler la vérité. Avec le retrait prochain des USA d’Afghanistan et les sentiments nationaux grandissant, le régime d'Obama doit cacher la vraie nature de l'occupation. Les clients afghans de Washington ne pourront plus ignorer bien longtemps les crimes de guerre étasuniens contre des femmes et des enfants innocents ou d'autres non combattants. Ce qui est surtout vrai pour les si biens nommés « villages pacifiés » où les hommes adultes Afghans avaient déjà été arrêtés lors de rafles ou obligés de se cacher et où le peu d'habitants restants sont désarmés et sous contrôle de l'armée américaine.

Prenons en compte la version officielle : pourquoi les commandants des Forces Spéciales chargés du Sgt Bales n'ont pas entendu le son des armes à feu et les cris des victimes dans un périmètre de cent mètres à 3:00 du matin ? Toujours selon la version officielle, le commandement n'aurait été alerté des massacres que quand le Sgt Bales serait rentré à la base, aurait levé ses mains en l'air pour une vidéo de confessions à propos des meurtres et de la profanation des dix-sept corps, principalement des femmes et des enfants. Obama a essayé de vendre cette vidéo comme une preuve irréfutable de la version officielle à un président Karzaï sceptique qui a immédiatement demandé que cette dernière lui soit remise pour un examen détaillé d'authentification. Le refus d'Obama de céder la vidéo tend alors à confirmer son rôle dans la dissimulation des faits.

Obama s'auto-satisfait de son affirmation quant au fait qu'un soldat seul et déséquilibré ait commis les crimes. Cela montre de sérieux problèmes structuraux dans la guerre en Afghanistan.

Là-bas, les troupes US sont démoralisées et en colère car leurs commandements militaires les ont emmenées dans un cul-de-sac, une mort certaine. Ils se sont engagés dans une longue défaite où chaque mort du côté américain fait écho à nombre d’estropiés, d’aveugles ou de traumatisés. Dans la guerre de Barack Obama, les blessés sont pansés puis recyclés dans le même hachoir à viande, dans un environnement de plus en plus hostile où le viol, la torture, la mutilation et le meurtre deviennent les seules « récréations ».

Le Sgt Bales y a été contraint lors de plusieurs opérations en Irak puis il fût expédié en Afghanistan, contrairement à ses attentes de promotion et la fin promise de ses mobilisations outre-mer.

Il y a un énorme fossé entre d’une part le monde des seigneurs de guerre de Washington et leurs complices des « lobbies bellicistes » et d’autre part celui des soldats qui risquent leurs vies dans des guerres d'occupation impériale. Ces soldats, dont on peut se passer, sont sans arrêt déployés à des fins brutales de guerres coloniales à des milliers de kilomètres de leurs maisons pour se confronter à un ennemi qu'ils ne pourront sans doute jamais comprendre. Ils finissent par brutaliser les familles, les amis, les voisins et les partisans des insaisissables combattants anticolonialistes -qui sont partout. Dans les bureaux de Washington, aucun des politiques belliqueux n'a jamais expérimenté la souffrance d'une guerre prolongée pour laquelle chaque soldat est présent sur le champ de bataille. Les soldats, comme le Sgt Bales, opèrent dans un environnement très hostile où une bombe sur le côté de la route, une grenade jetée d'une moto ou encore un « allié » Afghan qui retourne ses armes contre ses « mentors » américains, sont autant de menaces omniprésentes qui pèsent sur les chances qu’ils ont de rentrer chez eux en un seul morceau.

Obama a du comploter avec le Pentagone pour étouffer ce massacre, défendant les officiers chargés de « maintenir la paix » dans ces villages parce qu'il n'y a pas d'alternatives, pas point de non retour, pas de nouvelle recrue à engager dans une douzième année de guerre en Afghanistan. Il n'y a que des tueurs à recycler qui veulent poursuivre leur « carrière » dans les Forces Spéciales en s’impliquant dans des opérations « Kill and Destroy ». De plus, Obama ne peut pas rallier les internationaux qui s'empressent déjà de retirer leurs propres troupes de ce bourbier. Et Obama a un problème avec ses alliés Afghans, seigneurs de guerre et kleptocrates, qui prévoient de filer à l'anglaise avec plus de 4,5 milliards de dollars accumulés en 2011, soit la moitié du budget de l'Etat (Financial Times, 19/3/2012). Le président Obama ne peut pas autoriser une garnison entière, y compris les officiers, de se voir intentée un procès pour crimes de guerre à cause d’un tel massacre. Ne tenir personne pour responsable, sauf bien sûr l'infortuné Sgt Bales. L'inverse pourrait inciter une rébellion générale des forces armées, ou, au minimum, démoraliser l'élite des Forces Spéciales qui dont les hommes attendent leur désengagement au cours des prochains retraits, l’occupation de l’Afghanistan pouvant durer jusqu'en 2024.

Le problème a des implications qui vont bien au-delà de l'Afghanistan : en effet, Obama a développé sa nouvelle stratégie anti-insurrection basée sur « l'entrée facile et la sortie sanglante » (« easy entry and bloody exit ») des Forces Spéciales américaines, ciblant ainsi soixante quinze pays. Ces Forces spéciales font figure de proue dans les préparations militaires de Barack Obama concernant la Syrie et l'Iran, ces préparations ayant été développées sur ordres des suzerains sionistes.

Finalement, l'appareil militaire entier du régime d'Obama, si formidable sur le papier, dépend en réalité des équipes d’Opérations Spéciales. Aussi, elles sont la pièce maîtresse de la nouvelle guerre impériale, développée en guise de réponse aux réductions l'armée de terre, dont le budget est de plus en plus restreint et qui connait des mécontentements au sein de sa propre organisation. Les opérations de ces Forces Spéciales sont montées de façon à ne laisser aucun témoin, ou rien qui pourrait les embarrasser. Ils peuvent être des bourreaux de femmes et d'enfants mais ce sont les bourreaux de service de la Maison Blanche...

Malgré les crimes de guerre et les dissimulations étatiques, la priorité du régime d'Obama est de les défendre avec tout ce qu'il a de valable et de personnel à sa disposition. Donc, pendant que Bales est à Leavenworth, l'élite Afghane crie à l'injustice, les familles de Kandahar pleurent leurs victimes et les Résistants préparent leur revanche.

Sur le plan interne, Obama fait face à une forte opposition à la guerre coûteuse et sans fin qui a détruit l'économie américaine et fait grandir la colère et la dépression des forces armées. Il y a un mécontentement populaire massif des Etasuniens contre les politiques des deux partis qui ont sans retenue envoyé des troupes dans d’anachroniques guerres coloniales. En guise de résultat, le président Obama a délivré un décret exécutif, l'autorisant à avoir les pleins pouvoirs dans le but de militariser l'économie, ses ressources et ses forces de travail. Le 16 mars 2012, Barack Obama a déclaré un « Ordre exécutif national de Préparation des ressources à la Défense » dans le but de subvenir à l'empire global.

Clairement, les guerres coloniales prolongées ne peuvent pas passer outre le consentement des citoyens et beaucoup d'entre elles ne devraient même pas exister selon les manuels militaires et la Convention de Genève. A partir de là, seule la loi présidentielle par décrets peut assurer la complaisance des citoyens au pays et seules les diversions peuvent maintenir les guerres coloniales à l’étranger. Mais ces mesures sont désespérées et temporaires : quand les mesures extrêmes auront fait leur temps, il n'y aura plus rien pour rebondir et rien ne pourra sauver le président de la révolte des ses concitoyens et de ses soldats contre son empire déclinant.

 

Article original en anglais :

 

The Massacre of the Afghan 17 and the Obama Cover-Up

- Prof. James Petras - 2012-03-26

James Petras est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de James Petras publiés par Mondialisation.ca

Mondialisation.ca, Le 4 mai 2012

Traduction: Investig'Action

 



1-2 IRINNews : Vivre dans la bulle de Kaboul.

Les attaques coordonnées lancées par des militants contre le Parlement afghan et plusieurs institutions situées dans le quartier diplomatique le 15 avril ont entraîné la suspension temporaire des déplacements du personnel des Nations Unies dans la capitale Kaboul.

  Les travailleurs humanitaires s’inquiètent de voir les Résistants pénétrer dans les zones les plus sécurisées de la ville.

Cet incident est le dernier en date d’une longue série d’attaques - aucune n’a toutefois été aussi spectaculaire - qui ont obligé les travailleurs humanitaires à se cacher derrière des murs de bétons et à se terrer dans des abris anti-aériens.

Les travailleurs humanitaires sont confrontés à de nombreuses restrictions liées à la sécurité, même au cours d’une « journée normale ». Voici un aperçu de leur vie dans la « bulle de Kaboul » pour reprendre les mots d’un travailleur humanitaire.

Les agences d’aide humanitaire des Nations Unies ont installé leurs sièges à l’intérieur de la « ceinture d’acier » ou « zone verte » dont la superficie ne dépasse pas 7 km² - ce quartier placé sous haute protection abrite également de nombreuses ambassades et organisations internationales. Les attaques du 15 avril ont, entre autres, visé ce quartier.

Les membres du personnel des Nations Unies sont logés dans divers bâtiments de Kaboul : des maisons d’hôtes des agences des Nations Unies placées sous haute protection ; le Park Palace Hotel ; ou l’Office des Nations Unies pour la coordination de l’aide économique et humanitaire en Afghanistan (United Nations Office Complex in Afghanistan, UNOCA).

Ce dernier se trouve à environ 20 minutes à l’extérieur de la ville, entouré de murs de 3 à 4 mètres de haut surmontés de fils barbelés. Son entrée est protégée par des blocs de béton disposés en zigzag. Pour pénétrer dans l’enceinte, il faut passer deux points de contrôle, où des agents de sécurité procèdent aux contrôles d’identité et vérifient que les visiteurs ne transportent pas de bombes à l’aide de chiens et de miroirs passés sous le châssis des véhicules.

Des travailleurs humanitaires mangent, dorment et travaillent à l’intérieur de cette enceinte au cours de missions qui peuvent durer plusieurs années. Beaucoup se plaignent de ne pas pouvoir mener une vie saine. Le dimanche après-midi, par exemple, les cafétérias de l’institution sont fermées, nombre de travailleurs humanitaires doivent donc se contenter de biscuits salés ou de conserves de thon. Les conteneurs préfabriqués, dont certains ne font pas plus de 14 m², manquent d’équipements pour cuisiner - ils comprennent un lit simple, une salle de bains, un bureau et deux plaques chauffantes.

Les travailleurs humanitaires peuvent ne pas quitter l’enceinte du bâtiment pendant plusieurs jours (car ils doivent attendre qu’un chauffeur soit disponible) et ne se déplacent que du conteneur dans lequel ils dorment jusqu’au conteneur dans lequel ils travaillent.

Les visiteurs doivent fournir leur nom, leur nationalité, leur passeport et le numéro de la plaque minéralogique de leur véhicule 12 heures avant de se présenter sur place.

Les déplacements à l’intérieur de Kaboul sont en grande partie limités aux bureaux gouvernementaux, à quelques restaurants et hôtels spécifiques ou aux enceintes d’autres organisations d’aide humanitaire. Les agents de sécurité recommandent de limiter les déplacements à l’extérieur du « cercle d’acier ».

À l’extérieur du périmètre de la ville de Kaboul, les travailleurs des Nations Unies doivent circuler en convoi de deux 4x4 blindés escortés par des équipes armées de la police afghane qui encadrent le convoi.

Les travailleurs humanitaires se plaignent régulièrement de ne pas pouvoir rencontrer la population locale, de ne pas pouvoir se rendre au marché et d’avoir le sentiment de ne pas appartenir à la communauté au sein de laquelle ils travaillent. Les défis psychologiques engendrés par la limitation des déplacements sont aggravés par la lourdeur des relations en Afghanistan. Les familles n’étant pas admises à l’intérieur de ce lieu d’affectation, les membres du personnel se contentent de se connecter à Skype avec une connexion Internet médiocre pour contacter leur famille et leurs amis en dehors des visites durant les périodes de repos et récupération (R&R).

Ces difficultés ne sont rien en co « Beaucoup de travailleurs n’ont quasiment pas accès au terrain. La plupart d’entre eux sont très jeunes, n’ont pas d’expérience dans le pays. Ils ne savent pas de quoi ils parlent » mparaison avec les problèmes auxquels les civils afghans sont confrontés au cœur de ce conflit.

Les agences des Nations Unies qui travaillent dans ces environnements doivent entre autres assumer le poids financier des périodes obligatoires de R&R. À ces coûts, il faut ajouter l’augmentation des coûts des 4x4 blindés, les coûts des entreprises de sécurité privées qui fournissent une protection à l’intérieur des établissements, des agents de sécurité qui réalisent les contrôles à l’entrée, des casques et des gilets pare-balles fournis au personnel ... La liste est encore longue. Et les succès obtenus sont discutables.

« Vu la façon dont les Résistants mènent désormais leurs attaques, des millions [de dollars] ne suffiront pas », a dit un travailleur humanitaire.

Toutefois, l’impact de ces attaques sur la fourniture de l’aide est le plus important.

Voici comment Laurent Saillard, vétéran de l’humanitaire en Afghanistan et directeur de l’Office d’aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO) en Afghanistan, a décrit la situation :

« Beaucoup de travailleurs n’ont quasiment pas accès au terrain. La plupart d’entre eux sont très jeunes, n’ont pas d’expérience dans le pays. Ils ne savent pas de quoi ils parlent. Ils ne sont jamais venus dans le pays ; ne se sont jamais déplacés à l’étranger ; n’ont jamais géré un projet ; n’ont jamais passé de temps avec la population afghane. Les seuls Afghans qu’ils connaissent sont le cuisinier, le personnel de ménage ou le chauffeur. Ils ne connaissent rien de ce pays. Ils arrivent à l’aéroport, montent dans un véhicule blindé, entrent dans l’enceinte d’une institution et c’est tout...

mercredi 18 avril 2012 - 18h:40

IRIN News

http://www.irinnews.org/Fr/Report/9...



2 Guantanamo : Les dossiers

2-1 Les USA auraient libéré en secret des prisonniers en Afghanistan.

Les Etats-Unis ont secrètement relâché ces dernières années des résistants détenus dans une prison militaire en Afghanistan dans le cadre de négociations avec les résistants, écrit lundi le Washington Post.

Le programme "libération stratégique" a permis aux responsables américains de procéder à l'élargissement de prisonniers en échange d'une baisse des violences dans certaines provinces, précise le journal, citant des sources officielles anonymes.

Les bénéficiaires de ce programme sont en général des combattants détenus à la prison de Parwan qui ne peuvent théoriquement pas être légalement libérés. Ils doivent pour cela promettre de renoncer à la violence, poursuit le journal.

Les officiels interrogés par le Washington Post n'ont pas voulu dire si certains de ces combattants ont par la suite repris les armes.

Ces libérations sont un élément des négociations menées par la Maison blanche pour mettre fin à la guerre en Afghanistan, élément central de la stratégie de l'administration Obama pour retirer les troupes combattantes à l'horizon 2014, ajoute le journal.

Elles n'ont mené à pratiquement aucun résultat concret, d'autant que les effets positifs présumés de ce programme ont été en grande partie annulés par le refus des Etats-Unis de libérer cinq hommes détenus à Guantanamo, dont les taliban avaient fait une condition préalable à la poursuite des négociations de paix.

Contrairement aux prisonniers en Afghanistan, qui peuvent être élargis discrètement avec l'aval du haut commandement militaire américain, les détenus de Guantanamo ne peuvent être relâchés qu'avec l'accord du Congrès américain, précise le Washington Post.

Les officiels américains n'ont pas précisé combien de taliban ont ainsi été libérés, mais ce nombre est peu élevé, ont-ils assuré.

"Les Afghans sont venus nous voir avec des informations qui semblaient renforcer le processus de réconciliation", a expliqué au journal l'ambassadeur américain à Kaboul, Ryan C. Crocker. "Nous agissons souvent de cette façon."

John Crawley, Tangi Salaün pour le service français

http://fr.news.yahoo.com/les-usa-auraient-libéré-en-secret-des-prisonniers-071808894.html


2-2Bill VAN AUKEN : Le "tribunal de guerre" d’Obama à Guantanamo à l’œuvre.

 Derrière les clôtures surmontées de barbelés du camp de détention de la Baie de Guantanamo à Cuba, les procès du « tribunal de guerre, » tel qu’il est officiellement désigné, ont repris leur cours normal sous la nouvelle direction du gouvernement Obama.

Des auditions préalables aux procès ont lieu pour deux affaires qui devraient être entendues sous la présidence d’un juge militaire, le colonel de l’armée de terre James Pohl. Elles seront débattues devant un jury d’officiers américains sélectionnés avec soin, et les accusés encourent la peine de mort.

Le premier cas est le procès pour assassinat d’Abd al Rahim al Nashiri, accusé d’être l’architecte de l’attentat suicide du 12 octobre 2000 contre le destroyer USS Cole au large du Yémen, où 17 marins américains ont perdu la vie. Le second vise Khalid Sheikh Mohammed et quatre autres hommes accusés d’avoir organisé les attentats du 11 septembre 2001. Dans l’affaire du 9/11, la lecture de l’acte d’accusation est fixée au 5 mai.

Le caractère de ce genre de "justice" militaire a été mis en évidence dans les requêtes déposées cette semaine dans l’affaire Nashiri. Les avocats de ce Saoudien de 47 ans, qui est maintenu en détention depuis 2002, d’abord par la CIA puis par l’armée, ont demandé au juge que leur client ne soit pas menotté au sol quand il est en entretien avec eux, contrairement à la procédure normale à Guantanamo.

Les avocats ont avancé que, menotté de la sorte, Nashiri n’était pas en mesure de participer à la préparation de sa défense parce que cela lui faisait revivre les traumatismes qu’il avait subis dans la même position durant des années de tortures imposées par la CIA pendant sa détention. La requête a soulevé une brève controverse quant à savoir si les médias seraient autorisés à entendre Nashiri décrire sa torture, ou si ce témoignage devait être fait à huis clos. Le juge militaire a contourné la difficulté en faisant droit à la requête sans demander à Nashiri de témoigner.

La raison du refus de divulguer ces informations sur la torture est claire. Un rapport de l’inspecteur général de la CIA en 2004 [en anglais], dont de nombreuses informations ont été raturées, donne une idée des méthodes criminelles auxquelles Nashiri a été soumis. Ce rapport admet que Nashiri a subi 83 simulations de noyade, une torture qui a été considérée comme un crime de guerre après la Seconde guerre mondiale.

Une autre technique, décrite dans le rapport comme « non autorisée, » consistait à faire fonctionner un marteau-piqueur juste à côté de la tête du détenu debout, nu et encagoulé. Dans le même genre, on armait un pistolet placé sur sa tempe à plusieurs reprises au cours de ce que l’agence appelle « des simulations d’exécutions. »

Les interrogateurs l’ont menacé de faire venir sa mère au centre de torture et de la violer sous ses yeux. Il a été pendu par les bras, attachés dans le dos, jusqu’à ce que les interrogateurs craignent qu’il ne se démette les deux épaules. Sa peau a été mise à vif avec une brosse de toilettes et ils ont délibérément marché sur ses entraves de pieds pour qu’elles entaillent sa chair. Ils l’ont également pris à la gorge, bloquant la carotide jusqu’à ce qu’il s’évanouisse, puis l’ont ranimé, à plusieurs reprises. Il a aussi été soumis au froid extrême, à la privation de sommeil et à des bruits insupportables.

Les interrogateurs ont également été accusés d’utiliser de la fumée comme « technique d’interrogatoire approfondi » mais, pour leur défense, ils ont dit qu’ils ne fumaient des cigares que pour couvrir la puanteur de la cellule où Nashiri était enfermé toute la journée.

Ces tortures ont permis d’obtenir des confessions de Nashiri non seulement pour l’attentat du Cole, mais aussi pour de nombreux autres actes et projets, il a même reconnu qu’Oussama Ben Laden possédait une bombe atomique. Quand il a comparu devant un tribunal militaire en 2008, il a affirmé avoir fait de fausses dépositions pour que la torture s’arrête.

Dans un mémoire déposé à la commission militaire de Guantanamo en juillet dernier, les avocats de Nashiri ont avancé que le gouvernement américain n’avait pas « l’autorité morale » pour le juger. « En torturant M. Al Nashiri et en le soumettant à des traitements cruels, inhumains et dégradants, les États-Unis ont perdu leur droit à le juger et certainement à le tuer, » y est-il écrit. « En appliquant des sévices physiques et psychologiques, le gouvernement a pratiquement déjà tué l’homme qu’il a interpellé il y a 10 ans. »

Aucun responsable américain – que ce soit de la Maison-Blanche, du ministère de la justice qui a validé ces méthodes, ou parmi les interrogateurs de la CIA – n’a été mis en accusation pour une quelconque infraction relative à ces tortures systématiques. Le gouvernement d’Obama est régulièrement intervenu pour mettre fin aux procédures de dédommagement des victimes de tortures.

Les tribunaux de guerre réunis pour les procès de Nashiri et de Sheikh Mohammed et ses co-accusés n’ont rien de neuf. Ils ne font que reprendre les opérations là où elles avaient été interrompues temporairement par l’élection d’Obama en 2008.

Le candidat Obama avait juré de restaurer les « idéaux » et les « valeurs » de l’Amérique en fermant Guantanamo, en réhabilitant l’habeas corpus [le droit de connaître les motifs d’une arrestation et d’être en liberté sous caution tant qu’aucune condamnation n’est intervenue, ndt], et soit de juger, soit de relâcher les détenus qui y étaient. L’un de ses premiers actes de président a été de publier un décret selon lequel ce camp devait fermer dans l’année.

Les procédures militaires en cours contre Nashiri, Sheikh Mohammed et les autres avaient été suspendues et il avait été annoncé qu’ils comparaîtraient devant des tribunaux civils. Mais, face à l’opposition des républicains et d’une grande partie des démocrates de droite au Congrès, Obama a capitulé, signant des lois qui, pour résumer, ont fait de Guantanamo et des tribunaux militaires montés spécialement pour l’occasion, des aspects permanents de l’Etat américain.

Ces tribunaux, qui ont été remaniés à plusieurs reprises pour tenter de leur donner un vernis de légalité, sont conçus d’emblée pour aboutir au verdict voulu par l’Etat. Cela transparaît dans la composition militaire du jury, dans les règles d’administration des preuves qui permettent de présenter des informations obtenues sous la torture, et dans le contrôle complet de l’accusation sur la procédure. S’ils sont effectivement publics, les procès doivent être diffusés dans les médias avec un délai de 40 secondes, ce qui permet à des agents anonymes des services de renseignement d’effacer tout témoignage considéré comme gênant.

Même dans le cas très improbable où les accusés seraient acquittés, ils seraient simplement renvoyés dans leurs cellules de Guantanamo pour y être détenus comme « combattants ennemis » tant que durera l’éternelle « guerre contre le terrorisme. »

Qu’un tel tribunal digne d’un Etat policier soit maintenant une institution permanente, inscrite dans la loi américaine, constitue un avertissement majeur. Plus récemment, Obama a promulgué une loi lui accordant le droit de maintenir en détention pour une durée indéterminée toute personne, y compris un citoyen américain, sans qu’elle soit présentée à un juge, sur la simple base d’allégations non prouvées qu’elle serait un « terroriste. » Son ministre de la justice a publiquement proclamé le « droit » du président à ordonner l’assassinat des terroristes supposés, y compris de citoyens américains.

Le développement abject de méthodes dignes d’un Etat policier qui s’est poursuivi depuis l’ère Bush jusqu’au gouvernement Obama n’est pas simplement le produit d’une idéologie politique ou juridique particulière, c’est surtout le résultat de contradictions profondes et objectives dans le capitalisme américain et mondial.

Dans le contexte d’une crise prolongée du système d’exploitation et de niveaux sans précédent d’inégalité sociale, les procédures authentiquement démocratiques sont devenues impraticables. Craignant la montée des mouvements sociaux et un regain des luttes de classes, l’élite financière prépare de nouvelles méthodes de répression pour défendre son pouvoir et ses privilèges.

Les tribunaux de guerre qui débutent leurs sessions à Guantanamo pourraient bien anticiper sur leur usage plus large contre les travailleurs américains, annulant tous les droits démocratiques et constitutionnels fondamentaux acquis depuis plus de deux siècles.

Cette menace ne peut être contrée que par la classe ouvrière mobilisant sa force indépendante dans une lutte politique pour mettre fin au capitalisme et réorganiser la vie sociale et économique afin de répondre aux besoins de la grande majorité et non aux désirs de profits d’une minuscule élite.

Bill Van Auken

5 mai 2012

(Article original paru le 14 avril 2012)

http://www.wsws.org/francais/News/2012/avr2012/guan-a26.shtm...



3 Témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Manlio Dinucci L'art de la guerre

Ceux qui nous défendent des atrocités

Qui doutait que Barack Obama ne méritait pas le Prix Nobel de la paix va devoir maintenant revenir sur son opinion. Le président a annoncé la création de l’Atrocities Prevention Board, un comité spécial de la Maison Blanche pour la « prévention des atrocités ». Il est présidé par son inspiratrice, Samantha Power, assistante spéciale du président et directrice pour les droits de l’homme au National Security Council, formé par les conseillers les plus importants en politique étrangère. Dans son ascension au pouvoir (auquel elle semble prédestinée par son nom), Samantha, aspirante secrétaire d’Etat, s’est toujours appuyée sur la dénonciation de présumées atrocités, attribuées à ceux qui, chacun à leur tour, sont désignés comme les ennemis numéro un des Etats-Unis. Sous l’aile de son patron, le puissant financier Georges Soros, Power a contribué à élaborer la doctrine « Responsabilité de protéger », qui attribue aux Etats-Unis et à leurs alliés le droit d’intervenir militairement dans les cas où, de leur avis sans appel, des « atrocités de masse » sont sur le point d’être commises. C’est grâce à ce type de motivation officielle, en particulier celle de protéger la population de Benghazi menacée d’extermination par les forces gouvernementales, que le président Obama a décidé l’an dernier de faire la guerre contre la Libye. La doctrine est maintenant institutionnalisée avec la création de l‘Atrocities Prevention Board. A travers la Communauté d’intelligence (formée par la Cia et 16 autres agences fédérales), il établit quels sont les cas de « potentiels atrocités de masse et génocides », en alertant le président. Il préfigure ainsi les outils politiques, économiques et militaires pour la « prévention ». Dans ce cadre, le Département de la défense est en train de développer « des principes opérationnels ultérieurs, spécifiques de la prévention et de la riposte aux atrocités ». Dorénavant ce sera l’Atrocities Prevention Board qui préparera le terrain à de nouvelles guerres. Et il est déjà au travail : face à l’ « indicible violence à laquelle est soumis le peuple syrien, nous devons faire tout ce que nous pouvons », a déclaré le président Obama, en soulignant qu’aujourd’hui comme dans le passé, « la prévention des atrocités de masse constitue une responsabilité morale fondamentale pour les Etats-Unis d’Amérique ». Dommage que l’Atrocities Prevention Board n’ait été créé que maintenant. Sinon il aurait pu prévenir les atrocités de masse dont est constellée l’histoire étasunienne, à commencer par le génocide des populations autochtones nord-américaines. Il suffit de nous souvenir, en nous limitant aux cinquante dernières années, des guerres contre le Vietnam, le Cambodge, le Liban, la Somalie, l’Irak, la Yougoslavie, l’Afghanistan, la Libye ; les coups d’état orchestrés par les Usa en Indonésie, Chili, Argentine, Salvador. Des millions de personnes emprisonnées, torturées et tuées. Pour prévenir d’autres atrocités, l’Atrocities Prevention Board devrait livrer à la justice les responsables, impunis, des tortures et meurtres à Abu Ghraib, à Guantanamo et dans des dizaines d’autres prisons secrètes de la Cia. Il devrait aussi joindre aux actes les vidéos avec lesquelles les soldats étasuniens documentent, pour s’amuser, le meurtre de civils en Afghanistan[1][1][1], que le Pentagone a essayé d’abord d’occulter puis de minimiser. Que Samantha Power les regarde bien, ces vidéos, pour comprendre ce qu’est vraiment une « atrocité de masse ».

[1][1][1]  Voirhttp://www.rollingstone.com/politics/news/the-kill-team-20110327

Manlio Dinucci

Mardi 1er mai 2012

Edition de mardi 1er mai 2012 de il manifesto

Source : Marie-Ange Patrizio - Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20120501/manip2pg/14/manip2pz/322008/



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 Jean-Pierre Muller : Le retrait d'Afghanistan, un premier casse-tête pour Hollande.

L'un des premiers défis de François Hollande sera de rassurer les alliés de la France au sein de l'Otan, qui ont été surpris par son annonce d'un retrait des soldats combattants d'Afghanistan à la fin 2012, deux ans avant les autres pays. |

L'un des premiers défis de François Hollande sera de rassurer les alliés de la France au sein de l'Otan, qui ont été surpris par son annonce d'un retrait des soldats combattants d'Afghanistan à la fin 2012, deux ans avant les autres pays.
Quelques jours seulement après son entrée en fonction, le nouveau
président français sera très attendu à Chicago, où se tiendra les 20 et 21 mai le sommet de l'Otan, le premier depuis novembre 2010.
M. Hollande devra y expliquer pourquoi il estime que la mission des soldats français est désormais "terminée" et comment il entend les retirer sans affaiblir la force internationale.
"Je considère que, sans prendre le moindre risque pour nos troupes, il convient de retirer les troupes combattantes fin 2012", a-t-il déclaré le 2 mai. "J'annoncerai cette décision dès le sommet de l'Otan de Chicago (...) pour que nous engagions ce processus. Je le ferai en bonne intelligence avec nos alliés", a-t-il souligné.
Au siège de l'Otan, à Bruxelles, "le message de M. Hollande est passé et personne ne devrait donc être surpris à Chicago", a indiqué un diplomate.
N'empêche, cette annonce "n'a pas été chaudement accueillie", selon lui. Car elle ébranle la stratégie établie par l'ensemble des alliés en 2010 qui vise à finaliser le retrait des troupes étrangères à la fin 2014.
Il en va de même au sein du gouvernement afghan. "Si la France se retire à la fin de l'année nous serons préoccupés, mais nous respecterons sa décision", a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère de la Défense, Daulat Waziri.
Le président Nicolas Sarkozy avait déjà enfoncé un coin en décidant au début de l'année d'avancer l'échéance à fin 2013 pour les troupes combattantes françaises.
"Il ne faut pas exagérer les conséquences de l'accélération du calendrier par les Français", souligne François Heisbourg, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique. "Son impact sera limité sur le plan militaire car les soldats français ne sont actuellement que 3.500 sur un total de 130.000, dont les trois-quarts d'Américains", dit-il.
L'Otan devra cependant réorganiser le soutien à l'armée afghane à qui les Français s'apprêtent à transférer la sécurité de la province de Kapisa (nord-est), la seule dont ils ont actuellement la charge.
"L'adaptation sera gérée sans heurt" afin de "ne pas affecter la situation sécuritaire sur le terrain", assure un responsable militaire de l'Alliance.
Au-delà des annonces politiques, les armées françaises préparent les opérations de retrait qui s'annoncent extrêmement complexes à mener, prendront du temps et coûteront cher. Car il s'agit de rapatrier 1.500 conteneurs et 1.200 véhicules, dont quelque 500 blindés lourds, et 14 hélicoptères.
M. Hollande a reconnu que l'évacuation du matériel prendra "plus de temps" que celle des hommes et qu'elle se poursuivra au-delà de la fin 2012.
A Chicago, le nouveau président devrait par ailleurs rassurer les alliés de l'Otan en ne revenant pas sur la réintégration de la France dans le commandement intégré de l'Alliance, une décision prise par M. Sarkozy malgré les critiques des socialistes.
Publiquement, le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a affiché sa sérénité. "La France a toujours été fortement impliquée dans nos opérations de sécurité et je voudrais que cela reste le cas, quel que soit celui qui sera élu", a-t-il déclaré en avril.
M. Hollande pourrait cependant afficher sa différence sur le bouclier anti-missile, dont l'Otan entend annoncer l'achèvement de la première phase à Chicago. "Je suis réticent à l'égard de cette évolution", a-t-il récemment déclaré, en regrettant que la France n'ait pas les moyens d'y participer au niveau industriel.

Jean-Pierre Muller

Publié le 06.05.2012, 20h12

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/le-retrait-d-afghanistan-un-premier-casse-tete-pour-hollande-06-05-2012-1987035.php


4-2 Manlio Dinucci : Aube rouge sang à Kaboul.
Après la traversée du sombre nuage de la guerre, la lumière pointe maintenant à l’horizon du nouveau jour : c’est avec cette image rhétorique banale que le président Obama a annoncé l’accord signé avec le président Karzaï. Les plumes qui lui écrivent ses discours, à l’évidence, tirent leur flemme. On ne peut pas en dire autant des stratèges qui on rédigé « l’Accord de partenariat stratégique durable » avec l’Afghanistan. Celui-ci assure qu’après le retrait des troupes en 2014, les Etats-Unis continueront à protéger l’Afghanistan, en lui conférant le statut de « plus grand allié non-OTAN ». Dans le cadre d’un nouvel « Accord de sécurité bilatéral », les Usa chercheront des fonds pour que l’Afghanistan « puisse se défendre des menaces internes et externes ». Ce n’est pas eux qui les alloueront, donc, mais ils les « chercheront » en impliquant les alliés (Italie comprise) (et France : nous sommes aussi des membres de l’Alliance, NdT) dans le paiement de la majeure partie des au moins 4 milliards de dollars annuels pour entraîner et armer les « forces de sécurité » afghanes. Selon  « les standards OTAN », de façon à les rendre « inter-opérationnelles avec les forces de l’Alliance ».  De son côté, Kaboul « fournira aux forces étasuniennes l’accès et l’utilisation continus des bases afghanes jusqu’en 2014 et au-delà ». Ce que l’accord ne dit pas c’est que les principales « bases afghanes », qui seront utilisées par des forces étasuniennes, sont les mêmes que celles qu’ils utilisent aujourd’hui (Bagram, Kandahar, Mazar-e-Sharif et d’autres) : avec la différence qu’y flottera le drapeau afghan à la place de celui des Etats-Unis.  L’accord ne dit pas non plus qu’en Afghanistan opèreront encore plus qu’aujourd’hui des forces Usa-OTAN pour les opérations spéciales, flanquées de compagnies militaires privées. Les Etats-Unis promettent qu’ils n’utiliseront pas les bases contre d’autres pays mais, en cas d’ « agression extérieure contre l’Afghanistan », ils fourniront une « riposte appropriée » comprenant « des mesures militaires ». L’accord, précise l’ambassadeur Ryan Crocker, n’empêche pas les Etats-Unis de continuer à attaquer depuis l’Afghanistan, avec les drones, les résistants au Pakistan, car « il n’exclut pas le droit à l’autodéfense ». Mais les piliers sur lesquels reposera le « partenariat stratégique durable » ne sont pas seulement militaires. Washington encouragera « l’activité du secteur privé étasunien en Afghanistan », en particulier pour l’exploitation de la « richesse minière, dont le peuple afghan doit être le principal bénéficiaire ».  Le peuple afghan peut en être sûr : ce sont des géologues du Pentagone qui ont découvert, dans le sous-sol afghan, de riches gisements de lithium, cobalt, or et autres métaux. L’Afghanistan, rapporte un mémorandum du Pentagone, pourrait devenir « l’Arabie saoudite du lithium », métal précieux pour la production de batteries (et industries pharmaceutiques, NdT). Et puis il y a surtout une autre ressource à exploiter : la position géographique même de l’Afghanistan, de première importance aussi bien militaire qu’économique. Ce n’est pas un hasard si, dans l’accord, les Etats-Unis s’emploient à faire retrouver à l’Afghanistan « son rôle historique de pont entre l’Asie centrale et méridionale et le Moyen-Orient », en réalisant des infrastructures pour les transports, en particulier des « réseaux énergétiques ». La référence est claire au gazoduc Turkmenistan-Inde, à travers Afghanistan et Pakistan, sur lequel mise Washington dans la bataille des gazoducs contre Iran, Russie et Chine. Qui sera contrôlé par des forces spéciales et des drones étasuniens au nom du « droit à l’autodéfense ».

Manlio Dinucci :

Mardi 8 mai 2012

Edition de mardi 8 mai de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


11/05/2012

n°503 - journal de l'Afghanistan -24-04 au 10-05 - a1 - Engagement américain à protéger (.) l'Afghanistan pendant 10 ans.

n°503 - journal de l'Afghanistan -24-04 au 10-05 - a1 - Engagement américain à protéger (.) l'Afghanistan pendant 10 ans.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 503- du 24-04 au 10-05

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site : 

 www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part

Engagement américain à protéger (…) l’Afghanistan pendant 10 ans…

Les résistants dénoncent l'accord illégitime signé par Kaboul avec les USA .  . 

Dommages Collatéraux...

Xinhua : 14 civils tués dans des raids aériens de l'OTAN.

L’OTAN admet une bavure

1 Analyse & déclaration

a)Paroles & action des résistants

Explosion des camions de l'OTAN, dans le Nord  

2 Politique

a) Les collaborateurs afghans

Karzai

Karzaï menace de geler l'accord signé avec Obama.

b) Les occupants 

1) Usa

Obama

Obamapromet un "jour nouveau" aux Américains

Crimes de guerre en Afghanistan et les manœuvres de diversion US…

Occupation de l'Afghanistan

Ria Novosti : Attentats à Kaboul en réaction à la visite d'Obama.

Dans le monde

Belgique

M. Dallemagne s'étonne du projet de maintien de militaires après 2014.

 



Tiré à part

Engagement américain à protéger (…) l’Afghanistan pendant 10 ans…
L’accord de partenariat stratégique préparé par l’Afghanistan et les Etats Unis prévoit l’engagement de Washington à protéger Kaboul durant dix ans après le retrait des troupes américaines prévu fin 2014, a-t-on annoncé mardi de source gouvernementale afghane.
Dimanche, la présidence afghane avait annoncé dans un communiqué que le projet d’accord sur le partenariat à long terme entre l’Afghanistan et les Etats-Unis a été finalisé et paraphé le jour même à Kaboul par les responsables des deux délégations chargées des négociations à Kaboul.
Jugeant l’accord « très important », le vice-ministre afghan des Affaires étrangères, Jawed Ludin, a confirmé mardi l’engagement militaire américain à protéger l’Afghanistan pendant dix ans, sans toutefois divulguer l’intégralité de l’accord qui doit être signé par les présidents afghan Hamid Karzaï et américain Barack Obama. Le diplomate afghan a souligné devant des journalistes que le projet d’accord ne devait pas être vu comme une menace pour la sécurité des Etats voisins de l’Afghanistan.
« Nous avons bien souligné dans ce document qu’il ne doit pas être utilisé contre un pays tiers », a-t-il déclaré. « Nous voulons montrer à nos voisins que l’Afghanistan est une force positive, et peut l’être encore plus, pour la paix et la stabilité de la région, et ils devraient considérer cet accord comme tel », a-t-il insisté.
Concluant que cet accord est « le meilleur moyen pour assurer la sécurité de l’Afghanistan », M. Ludin a souligné que son pays « a eu de mauvaises expériences ». « Nous avons besoin de garanties, et en même temps de pouvoir être forts face à des menaces telles que le terrorisme », a-t-il dit.
L’accord, intitulé « Accord de Partenariat stratégique durable entre l’Afghanistan et les Etats-Unis », conforterait un partenariat stratégique à long terme « entre deux Etats souverains égaux », avait indiqué l’ambassadeur des Etats-Unis. Kaboul a déjà posé deux conditions préalables pour signer l’accord, le transfert aux autorités afghanes du contrôle de la prison de Bagram et la fin des raids nocturnes des forces internationales contre les résistants résistants.

 24/04/2012

http://www.algerie1.com/international-2/engagement-americain-a-proteger-lafghanistan-pendant-10-ans/


Les résistants dénoncent l'accord illégitime signé par Kaboul avec les USA . 

Les rebelles résistants ont dénoncé l'accord de partenariat américano-afghan illégitime signé dans la nuit de mardi à mercredi par les présidents Barack Obama et Hamid Karzaï, qui encadre les conditions d'une présence de soldats américains en Afghanistan jusqu'en 2024.
Le prétendu pacte stratégique américano-afghan a été signé la nuit dernière (...) entre Barack Obama et sa marionnette Hamid Karzaï à Kaboul, déclarent les résistants dans un communiqué publié sur un de leurs sites internet, la Voix du Jihad.
Les rebelles y considèrent ce document comme un acte de vente de l'Afghanistan établi par une marionnette sans pouvoir (Hamid Karzaï, NDLR) à son maître et envahisseur, et le condamnent dans les termes les plus forts.
En tant que véritables représentants de la nation islamique d'Afghanistan, les résistants ajoutent qu'ils continueront de toutes leurs forces à mener la guerre sainte contre toutes les mesures contenues dans ce document illégitime et jusqu'au retrait total d'Afghanistan de tous les envahisseurs et de leurs marionnettes.
Chassés du pouvoir par les Etats-Unis à la fin 2001, les résistants mènent depuis une tenace rébellion contre le gouvernement pro-occidental de Kaboul et son allié de la force internationale de Otan (Isaf).
Cette dernière, dirigée par les Etats-Unis et composée à plus des deux tiers de soldats américains, compte également des contingents d'une quarantaine de pays et prévoit de retirer toutes ses troupes de combat du pays d'ici à la fin 2014.
Seules des troupes américaines, à part peut-être des contingents résiduels de formateurs étrangers, resteraient ainsi dans le pays au delà de cette date à laquelle l'Isaf aura en principe transmis aux forces du gouvernement afghan la responsabilité de la sécurité du pays.

02/05/2012

http://ouaga226.net/201205027147/les-résistants-denoncent-l-accord-illegitime-signe-par-kaboul-avec-les-usa.html



Dommages Collatéraux...

Xinhua : 14 civils tués dans des raids aériens de l'OTAN.

Quatorze civils ont été tués et six autres blessés alors que des avions de combat de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) dirigée par l'OTAN ont bombardé lundi les cachettes suspectes de résistants dans la province de Badghis, à 555 km au nord-ouest de Kaboul, capitale afghane, ont fait savoir mardi des responsables locaux.
"Les avions de l'ISAF ont attaqué les cachettes suspectes des résistants dans le district de Balamirghab lundi à l'aube, mais ont bombardé par erreur les bâtiments résidentiels, faisant 14 civils morts, y compris des femmes et des enfants, et six autres blessés", a indiqué à l'agence de presse Xinhua le porte-parole de l'administration provinciale Sharif Majidi.
Il a également fait savoir que la zone affectée était considérée comme foyer des résistants, où les résistants lancent souvent des attaques contre des convois des forces de sécurité.
Pour sa part, le porte-parole de la police locale Abdul Rauf Ahmadi a également confirmé l'incident, en précisant que 14 civils avaient été tués.
Dans le même temps, dans un communiqué publié lundi soir par son bureau, le président Hamid
Karzaï a demandé aux autorités concernées de mener des enquêtes sur les incidents similaires qui se sont produits ces derniers jours dans les provinces de Badghis, de Logar, de Kapisa et d'Helmand.

Source: xinhua

L’OTAN admet une bavure

L'Isaf, la force armée de l'Otan en Afghanistan, a admis mardi sa responsabilité dans la mort d'une famille afghane dans le sud du pays la semaine dernière. Lundi soir, le président Hamid Karzaï a menacé de suspendre le partenariat stratégique signé la semaine passée avec le président des Etats-Unis Barack Obama si les pertes civiles se poursuivaient.

"A ce niveau de l'enquête, nous pouvons confirmer l'incident survenu dans le Helmand (sud). Nous nous excuserons officiellement auprès de la famille dans les jours à venir", a déclaré le lieutenant-colonel Stewart Upton, un porte-parole de l'Isaf. "Nous sommes profondément attristés par les morts de civils et regrettons particulièrement quand des civils sont tués à la suite d'actions de l'Isaf", a-t-il poursuivi.

Le bureau du gouverneur de la province du Helmand a indiqué par communiqué que la famille a été tuée non intentionnellement vendredi dans un bombardement aérien consécutif à l'attaque de postes de contrôle de l'Isaf par des résistants. "Malheureusement, six membres de la famille, qui comprennent deux garçons, trois filles et une femme ont été tués à la suite de l'incident", d'après ce texte, qui ajoute que l'Isaf s'était excusée et avait promis d'aider les membres restants de cette famille.

Le président Karzaï a convoqué lundi le commandant de l'Isaf, le général américain John Allen, et l'ambassadeur des Etats-Unis à Kaboul, Ryan Crocker, pour une "réunion d'urgence". L'Isaf a indiqué enquêter sur les trois autres incidents mentionnés par le président afghan, sans plus de précision…

!

 8 mai

http://www.europe1.fr/International/Afghanistan-l-OTAN-admet-une-bavure-1074435/



1 Analyse& déclaration

a) Paroles & action des résistants

Explosion des camions de l'OTAN, dans le Nord  

Les Résistants ont fait exploser deux camions transportant des équipements nécessaires à l'OTAN, dans le Nord de l'Afghanistan.

Les membres de ce groupe ont attaqué, samedi soir,  un groupe de forces américaines, dans la province de Beghlan, a déclaré Zabihullah moudjahid.  

Lors de cette attaque, deux camions de l'OTAN  ont été détruits, selon Moudjahid. L'OTAN n'a pas encore réagi à cette information.

06/05/2012

IRIB


b) Troupes d'occupation : Analyse& déclaration

France.

Le retrait des troupes françaises conditionné à l’accord de l’Otan

Le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a rappelé, lundi à Bordeaux, que le retrait des unités combattantes françaises d’Afghanistan fin 2012 était conditionné à l’accord des autres pays membres de la coalition de l’Otan.

« Le nouveau président de la République pense qu’il peut opérer ce retrait d’ici fin 2012, on verra s’il obtient un accord de nos partenaires lors du sommet de Chicago », a souligné M. Juppé, lors d’un point presse à Bordeaux. M. Juppé faisait référence au sommet de l’Otan qui se tiendra les 20 et 21 mai dans cette ville du nord-est des Etats-Unis, et auquel le socialiste François Hollande participera en tant que nouveau chef de l’Etat français.

Par ailleurs, le maire de Bordeaux a rappelé que la France va « commencer à organiser le retrait, qui a déjà commencé, avec achèvement en 2013 ». Les forces de sécurité afghanes sont prêtes à reprendre pleinement le contrôle des territoires dont l’armée française a la charge si celle-ci entame un retrait anticipé fin 2012, comme le souhaite le président élu François Hollande, a pour sa part fait savoir Kaboul lundi.

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Afghanistan.-Le-retrait-des-troupes-francaises-conditionne-a-l-accord-de-l-Otan_6346-2074694-fils-tous_filDMA.Htm



2 Politique

a) Les collaborateurs afghans

Karzai

Karzaï menace de geler l'accord signé avec Obama.

Le président afghan Hamid Karzaï a menacé lundi Washington de geler l'accord de partenariat stratégique de long terme signé récemment par les deux pays si la force de l'Otan en Afghanistan (Isaf) ne faisait pas plus d'efforts pour éviter de tuer des civils lors de ses opérations. M. Karzaï a lancé cet avertissement au commandant de l'Isaf, le général américain John Allen, et à l'ambassadeur des Etats-Unis à Kaboul, Ryan Crocker, qu'il avait convoqués dans l'après-midi pour une "réunion d'urgence" au palais présidentiel à propos des victimes civiles de l'Isaf, indique un communiqué publié par la présidence afghane. Selon lui, l'Isaf a tué plusieurs dizaines de civils, dont des femmes et des enfants, dans des bombardements depuis la semaine dernière.M. Karzaï leur "a fait part de ses inquiétudes à propos des victimes civiles" tuées ou blessées ces derniers jours dans les quatre provinces du Logar (sud de Kaboul), du Helmand (sud), de Kapisa (nord-est) et de Badghis (nord-ouest)."Si les vies des Afghans ne sont pas mieux protégées, l'accord de partenariat stratégique (américano-afghan) perdra de sa substance", a mis en garde M. Karzaï, cité par le communiqué. Le général Allen a indiqué accepter la responsabilité des conséquences de ces bombardements, exprimé ses condoléances aux familles des victimes et s'est engagé auprès de M. Karzaï à "mener des enquêtes approfondies" et à lui communiquer leurs résultats, a indiqué un porte-parole de l'Isaf.

Selon des responsables locaux afghans, les bombardements de l'Isaf auraient tué au moins 15 personnes à Badghis samedi et six dans le Helmand vendredi. Les victimes civiles des bombardements et raids de l'Isaf sont un sujet de friction récurrent entre M. Karzaï, qui dénonce des meurtres de civils injustifiés et impunis, et ses alliés de l'Otan, qui jugent ces opérations indispensables pour tenter de vaincre la rébellion menée par les résistants.L'accord signé mercredi dernier à Kaboul par M. Karzaï et son homologue américain Barack Obama encadre les conditions d'une présence de soldats américains en Afghanistan jusqu'en 2024, alors que les troupes de combat internationales de l'Isaf ont, elles, prévu de se retirer à la fin 2014.Il engage Kaboul à donner "accès aux forces américaines jusqu'à 2014 et au-delà". Mais il n'entérine ni des bases militaires permanentes en Afghanistan ni une éventuelle immunité des soldats américains qui resteront dans le pays après 2014, deux sujets de tension entre les deux gouvernements.En Irak, un désaccord persistant entre Washington et Bagdad sur l'immunité des soldats américains avait fait capoter le projet d'accord bilatéral similaire.Jeudi, au lendemain de la signature de l'accord, M. Karzaï avait prévenu que Kaboul et Washington devraient encore mener des "négociations encore plus difficiles" incluant "des sujets très sensibles" pour le compléter.Près de 120.000 soldats étrangers, aux deux tiers américains, sont déployés en Afghanistan sous la bannière de l'Isaf pour soutenir le fragile gouvernement de Kaboul face aux résistants. Selon des sources militaires américaines, Washington envisage de laisser environ 15.000 soldats sur place après la fin 2014.Les civils sont les premières victimes du conflit afghan, et leur nombre augmente d'année en année. Selon l'ONU, un peu plus de 3.000 ont ainsi été tués en 2011, un record, la plupart victimes d'attaques rebelles.

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120507.AFP5481/afghanistan-karzai-menace-de-geler-l-accord-signe-avec-obama.html



b) Les occupants 

1) Usa

Obama

Obamapromet un "jour nouveau" aux Américains

Un après la mort de Ben Laden, le président américain était en visite surprise à Kaboul.

Son départ a été suivi d'exposions.

Barack Obama avec son homologue Amid Karzaï, en visite surprise à Kaboul, a signé un accord stratégique avec l'Etat Afghan et a tenu à rassurer les GI's. (CHARLES DHARAPAK/AP/SIPA)

Mots-clés : Barack Obama, visite, Afghanistan, Al-Quaïda, Kaboul, explosions

Deux explosions ont secoué Kaboul mercredi 2 mai peu après le départ du président américain Barack Obama, en visite surprise dans la capitale afghane où il a promis aux Américains "un nouveau jour" après plus d'une décennie de guerre.

Une de ces déflagrations est due à un attentat suicide à la voiture piégée survenu sur Jalalabad road où se trouvent plusieurs bases militaires étrangères, a indiqué le chef de la police de Kaboul, Mohammad Ayoub Salangi.

D'après les témoins des attaques, celles-ci ont fait plusieurs victimes, et visé une pension où résident des étrangers.

L'ambassade américaine a pris des mesures de confinement et fait résonner ses sirènes d'alerte en appelant son personnel à "se mettre à l'abri et à s'éloigner des fenêtres".

Regain de violences

Alors que la coalition internationale doit se retirer en 2014 pour transférer la sécurité aux forces afghanes, ces explosions, survenues peu après le départ de Barack Obama, témoignent du regain d'activité des résistants. Plus de dix ans après l'invasion des forces de l'Otan pour les chasser du pouvoir, les fondamentalistes reviennent sur le devant de la scène. 

Le 15 avril, les résistants avaient lancé six attaques coordonnées à travers le pays. Ces attaques, les plus massives en plus de 10 ans de conflit, avaient fait 47 morts, dont 36 parmi les résistants.

Lors de cette visite qui aura duré six heures dans la nuit de mardi à mercredi, un an exactement après l'élimination d'Oussama Ben Laden au Pakistan, Barack Obama a promis "un nouveau jour" aux Américains. Les GI's ont payé un lourd tribut avec 1.957 soldats tués en Afghanistan depuis 2001, selon le site icasualties.org qui compile des statistiques de l'Isaf.

Accord stratégique avec Hamid Karzaï

Il a aussi signé un accord de partenariat stratégique avec son homologue afghan Hamid Karzaï, encadrant les conditions d'une présence de soldats américains dans son pays jusqu'en 2024. Cet accord ne prévoit pas de bases militaires permanentes en Afghanistan mais engage ce pays à donner "accès et jouissance aux forces américaines jusqu'à 2014 et au delà".

Il prévoit la possibilité que des forces américaines y restent après cette date pour "former les forces afghanes et viser [les éléments] d'Al-Qaïda restants", selon la Maison Blanche.

Toujours selon la même source, "les Etats-Unis vont aussi désigner l'Afghanistan 'allié majeur non membre de l'Otan' [un statut privilégié déjà accordé à des pays comme le Japon, la Jordanie ou l'Egypte, NDLR]" . Mais ce partenariat "n'engage pas les Etats-Unis sur un nombre de soldats ou un niveau de financement à l'avenir".

Vaincre Al-Qaïda "est à notre portée"

Lors de son discours depuis la base aérienne de Bagram, diffusé mardi en début de soirée sur la côte Est américaine compte tenu du décalage horaire, Barack Obama a affirmé que vaincre Al-Qaïda était "désormais à notre portée" et renouvelé son appel aux résistants pour qu'ils participent à la réconciliation nationale.

Mais Barack Obama, qui va briguer dans six mois un second mandat de quatre ans, s'est surtout adressé à ses compatriotes. Un discours qui intervient près de 11 ans après que les Etats-Unis ont envahi l'Afghanistan dans la foulée du 11-Septembre, puis renversé le régime des résistants qui avait donné asile à Al-Qaïda et leur chef Oussama ben Laden.

"Je reconnais que de nombreux Américains en ont assez de la guerre (...) Je ne laisserai pas des Américains en danger un seul jour de plus qu'absolument nécessaire pour notre sécurité nationale. Mais nous devons finir le travail que nous avons entrepris en Afghanistan et mettre fin à cette guerre de façon responsable", a-t-il plaidé.

Un "nouveau jour"

"Nous avons évolué pendant plus d'une décennie sous les nuages noirs de la guerre. Pourtant ici, dans l'obscurité qui précède l'aube de l'Afghanistan, nous distinguons la lueur d'un nouveau jour poindre à l'horizon", a aussi affirmé le président américain. "Cette période de guerre a commencé en Afghanistan, et c'est là qu'elle prendra fin", a encore martelé l'hôte de la Maison Blanche, en évoquant la nécessité de se concentrer désormais sur la situation économique aux Etats-Unis.

Ce voyage-éclair a eu lieu alors que Barack Obama était déjà accusé par son opposition républicaine d'utiliser à des fins électorales la mort de Ben Laden, le 2 mai 2011 lors d'un raid de commandos américains au Pakistan. Les Etats-Unis entretiennent encore 87.000 soldats en Afghanistan, de loin le plus gros contingent de la force de l'Otan (Isaf), qui compte au total 130.000 militaires.

Malgré la résistance la sécurité s'améliore en Afghanistan, notamment grâce à la montée en puissance des forces afghanes, a indiqué le Pentagone dans un rapport publié mardi. Mais les sanctuaires des résistants au Pakistan et la corruption restent un problème.

Barack Obama, qui a envoyé des dizaines de milliers de GI's supplémentaires en Afghanistan dans les mois qui ont suivi son arrivée au pouvoir, fait face à une opinion publique majoritairement favorable à un retrait rapide des troupes. Face aux soldats réunis à Bagram, Barack Obama a reconnu que leur mission serait encore marquée par "du chagrin, des douleurs et des difficultés", mais qu'il existait "une lumière au bout du tunnel grâce aux sacrifices que vous avez consentis".

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120502.OBS7455/barack-obama-promet-un-jour-nouveau-aux-americains.html


Crimes de guerre en Afghanistan et les manœuvres de diversion US…  

Alors que les oppositions à la poursuite de l’occupation de l’Afghanistan s’intensifient, de jour en jour, les autorités américaines tentent de détourner l’attention de l’opinion publique des crimes commis par les forces américaines, dans ce pays, en essayant de les faire passer pour des comportements personnels, afin d’apaiser, ainsi, la colère et la rancune du peuple afghan envers les occupants.
"Le récent comportement des militaires américains, en Afghanistan, ont porté atteinte à la mission de l’armée américaine, dans ce pays", a déclaré le secrétaire américain à la Défense, Léon Panetta. "La diffusion des images et des vidéos des crimes des forces américaines et de l’OTAN, qui ont fait la Une des médiaux internationaux, ont porté préjudice à la mission de Washington et à son statut mondial, mettant en danger la vie des forces américaines", a-t-il ajouté, lors d’une conférence de presse, en Géorgie. Ces déclarations sont à prendre en considération sous deux aspects : primo, elles suggèrent que les crimes des forces américaines commis, en Afghanistan, sont de caractère personnel, secundo, elles témoignent de l’inquiétude des Américains, quant aux révélations sur ces crimes. Ces déclarations montrent, également, que la plupart de leurs crimes ne sont pas révélés, en raison d’un intense Black out. La diffusion des images des crimes des forces américaines, en Afghanistan, par les différents médias, notamment, américains et allemands, a révélé, en partie, non seulement, les crimes des militaires américains, en Afghanistan, mais encore, a soulevé une vaste vague de condamnations et de critiques envers le bilan de ces forces, en Afghanistan. Le massacre des civils afghans, par les militaires américains et de l’OTAN, pour se distraire, en coupant les doigts de leurs victimes, tout en se surpassant les uns les autres dans l’horreur, de même que lancer des grenades dans les maisons des habitants des villages, en les mitraillant, constituent une partie des crimes commis par les soldats américains et l’OTAN, déployés, en Afghanistan, qui ont provoqué plus que par le passé la colère et l’indignation du peuple afghan et des milieux régionaux et internationaux contre les Etats-Unis et l’OTAN. De l’avis des observateurs politiques, le manque de sincérité de Panetta, dans ses déclarations, est flagrant, d’autant plus que l’appareil judiciaire de l’Armée américaine n’a, jusqu’à présent, jugé personne, pour ce qu’eux mêmes appellent un mauvais comportement répréhensible, tandis que l’armée américaine, en soutenant les militaires criminels, les encourage, d’une certaine manière, à commettre leurs crimes. C’est pour cette raison que le peuple afghan est inquiet de l’immunité judiciaire que Washington tente d’imposer, dans le cadre d’un traité sécuritaire passé avec le gouvernement afghan.

05/05/2012

IRIB-


Occupation de l'Afghanistan

Ria Novosti: Attentats à Kaboul en réaction à la visite d'Obama.

Les résistants afghans ont exécuté mercredi une série d'attentats à Kaboul en réponse à la visite surprise du président américain Barack Obama en Afghanistan les 1er et 2 mai, rapportent les médias internationaux citant le porte-parole du mouvement des résistants en Afghanistan, Zabihullah Mujahid.
"C'est la réaction (des résistants) à la visite d'Obama en Afghanistan", a déclaré l'intéressé, commentant la série d'explosions survenues ce matin dans la capitale afghane après le départ du chef d'État américain.
Citant des témoins oculaires et les autorités afghanes, les médias occidentaux ont auparavant annoncé que quatre ou cinq explosions ont éclaté mercredi dans la capitale afghane.

Selon certaines sources, deux détonations sont survenues près du Green Village, où résident les employés étrangers de plusieurs organisations de l'Onu et de l'UE.
Selon les dernières informations, les explosions ont fait au moins six morts et près de 15 blessés.
Le président américain Barack Obama est arrivé le 1er mai à Kaboul pour une visite surprise. M.Obama a signé avec son homologue afghan Hamid Karzaï un accord de partenariat stratégique entre leurs deux pays.

Mercredi 2 Mai 2012

Ria Novosti



Dans le monde

Belgique

M. Dallemagne s'étonne du projet de maintien de militaires après 2014.

Le député Georges Dallemagne (cdH) – Belgique  s'est "étonné" lundi des déclarations faites par le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, à son retour d'Afghanistan et dans lesquelles le chef de la diplomatie belge n'exclut pas la présence de militaires belges sur le sol afghan au-delà de 2014.
"Cette hypothèse est contraire à l'accord de gouvernement (Di Rupo 1er) qui prévoit +un retrait des troupes belges à partir de 2012, avec un retrait définitif au plus tard en 2014+", a souligné M. Dallemagne dans un communiqué. Selon lui, l'hypothèse soulevée par M. Reynders contredit également la réponse donnée par le Premier ministre, Elio Di Rupo, à sa question posée en séance plénière le 19 avril dernier sur le résultat de ses entretiens avec la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, de passage par Bruxelles. Le Premier ministre avait en effet affirmé: "je lui ai rappelé le calendrier de retrait de nos troupes. Dans l'état actuel des choses, quelque 220 militaires belges doivent revenir au pays cette année. Le retour du reste de notre contingent est prévu pour fin 2014 au plus tard". M. Dallemagne a rappelé que ce point de l'accord de gouvernement négocié entre les six partis de la coalition avait été le fruit d'"âpres négociations". Lors de leur visite la semaine dernière en Afghanistan, à l'approche du sommet de l'Otan de Chicago (Etats-Unis), les 20 et 21 mai, M. Reynders (MR) et son collègue de la Défense, Pieter De Crem (CD&V), ont indiqué envisager un rôle militaire pour la Belgique au-delà de fin 2014 - l'échéance fixée pour le retrait des troupes de combat occidentales - dans le domaine de la formation des militaires et policiers afghans, mais non sans la protection nécessaire de l'Otan. (GGD)

http://www.rtl.be/info/belgique/politique/876174/afghanistan-m-dallemagne-s-etonne-du-projet-de-maintien-de-militaires-apres-2014



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

24/04/2012

n° 502- - journal de l'Afghanistan du 23-04 - a1 - OTAN vs Afghanistan : fin de partie ?

Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 502- du 23-04

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 



Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/ 

b) sur le site : 

 www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part :

Almanar : Fin des combats à Kaboul, mais début d’un soulèvement en Afghanistan.

René Cagnat : OTAN vs Afghanistan : fin de partie ?

Capitaine Martin : Moscou : « dénoncer l’OTAN et son corollaire, la drogue afghane ».

1 Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Xinhua : enquête : Plus d'une dizaine de soldats seraient impliqués dans la tuerie de civils a Kandahar

2 L’Afghanistan au cœur des débats.

Attaques: Afghans et experts admettent l’échec, les usa adoptent la méthode Coué.

3 Politique

a) Les collaborateurs afghans

Karzai

IRIB : Les dessous de l’accord sécuritaire Karzai/l’OTAN !

4 Les grandes manœuvres

IRIB : Undélai pour le retrait des firmes sécuritaires étrangères 

b) Les occupants 

Australie

L'Australie va quitter l'Afghanistan en 2013, un an plus tôt que prévu

4 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

Pertes déclarée des occupants.

US & Isaf

IRIB - Mort de 5 militaires américains.

5 Pertes des forces collaboratrice locales   -

IRIB - Au moins sept explosion à Kaboul .

Prisons

IRIB - Des résistants font évader 400 prisonniers.  

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

6-1 Compréhensions, incompréhensions.

6-2 « Plus d'une dizaine de soldats seraient impliqués dans lune tuerie de Kandahar (enquête)

 7 Dossiers

7-1 Patrick Martin : Le My Lai afghan.

7-2 Bill Van Auken : Le massacre en Afghanistan : le produit d’une guerre criminelle.

7-3 Richard Hétu : Des photos choc de militaires américains.

7-5 Robert Fisk : Ce n’est pas folie la cause de ce massacre.

8 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

8-1 CORDÉLIA BONAL : Campagne présidentielle française : Comparatif de programmes Afghanistan, Défense, adhésion de la Turquie à l'Union européenne... Qui dit quoi.

 



Tiré à part :

Almanar : Fin des combats à Kaboul, mais début d’un soulèvement en Afghanistan.

 

Tous les assaillants qui avaient participé aux attaques concertées lancées dimanche à Kaboul contre le Parlement et le quartier diplomatique ont été tués et les combats sont terminés, a-t-on appris lundi de source officielle.

Les forces de sécurité afghanes avaient annoncé lundi matin avoir lancé l'assaut final contre une poignée de résistants retranchés dans un bâtiment de l'enclave diplomatique de la capitale.

Les résistants ont déclenché six attaques suicide concomitantes dimanche en

Afghanistan pour marquer, selon eux, le début de leur "offensive de printemps".
Ces assauts ont fait 19 morts parmi les insurgés, tandis que 14 policiers et neuf civils ont été blessés, selon le dernier bilan du ministère afghan de l'Intérieur communiqué avant l'assaut final.

Vers 14H00 locales, les insurgés ont simultanément attaqué plusieurs cibles au sein de l'enclave diplomatique.

Des kamikazes équipés de gilets remplis d'explosifs ont tenté de pénétrer dans l'enceinte du Parlement, mais les forces de sécurité les ont repoussés, selon la police.

Dans un autre quartier, des kamikazes se sont emparés d'un bâtiment à moins de 100 m de l'entrée fortement sécurisée d'une succession d'ambassades --dont celle de la France-- et d'une base de la Force internationale de l'Otan (Isaf).

Au même moment, des attaques visaient des bâtiments du gouvernement, de la police et une base américaine dans la province de Logar, juste au sud de Kaboul, puis l'aéroport de Jalalabad, dans l'est, qui abrite l'une des plus importantes bases aériennes de l'Isaf, où trois kamikazes ont fait exploser leurs bombes.

Enfin, à Gardez, également dans l'est, plusieurs résistants ont attaqué un centre d'entraînement de la police.

Des hélicoptères de l'Otan ont été engagés en appui des forces afghanes pour repousser les assaillants.
Les hivers afghans, très rigoureux, sont d'ordinaires mis à profit par les insurgés pour se "reposer", mais les offensives des , dont la guérilla gagne en intensité et s'étend à tout le pays ces dernières années, reprennent généralement de plus belle au début du printemps.

15/04/2012

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=59879

 



René Cagnat :OTAN vs Afghanistan : fin de partie ?

Alexandre Knyaziev, spécialiste éminent de l’Asie centrale parfois à l’origine de « révélations » venues des hautes sphères du pouvoir russe et de l’Organisation de coopération de Shanghaï (OCS)(1), vient d’annoncer ce que nombre d’experts du monde oriental subodorent depuis des mois : les forces de l’OTAN en Afghanistan sont bel et bien en passe d’être encerclées !*

René Cagnat

Vendredi 9 Mars 2012

Le 29 février, dans un article intitulé « Le piège afghan pour l’Amérique est-il en train de se refermer ? »(2), ce journaliste n’affirme rien de moins que « la décision de fermeture à bref délai du Réseau de distribution nord (RDN), itinéraire d’approvisionnement des unités militaires de l’Amérique et de l’OTAN engagées en Afghanistan, est pratiquement prise à Moscou ».
Ce réseau de voies ferrées et routières qui, à partir de Riga en Lettonie, traverse la Russie pour atteindre l’Afghanistan via le Kazakhstan et l’Ouzbékistan, et par lequel passeraient aujourd’hui 90% des fournitures nécessaires au corps expéditionnaire, peut effectivement être fermé sur simple décision du Kremlin. Les Russes ont aussi la possibilité, par leur influence à Astana ou en brandissant le statut de la Caspienne, de fortement gêner voire d’interdire le recours à la rocade de remplacement envisagée au travers de la Trancaucasie (par la Géorgie et l’Azerbaïdjan) puis via la Caspienne et le Kazakhstan(3). De même, le fonctionnement du transit aérien par les bases de Manas (Etats-Unis et OTAN), Termez (Allemagne) et Douchanbé (France) pourrait être entravé par le report, voire la suppression d’autorisations de survol au-dessus du territoire russe.

Une telle mesure, si elle intervient prochainement, prendra effet juste au moment où les pays engagés en Afghanistan commencent à agencer le repli des « armadas » dont ils disposent sur ce théâtre lointain : 3000 blindés, dit-on pour la Grande-Bretagne, plus de 400 pour la France, au moins 10 000 pour les Etats-Unis, sans tenir compte des matériels de pointe (missiles, drones, transmissions, artillerie, etc ) dont il est impensable qu’ils puissent tous emprunter une voie aérienne particulièrement ruineuse. L’heure de vol de l’avion gros porteur le plus utilisé (l’AN124, comme par hasard russe…) ne coûte-t-elle pas déjà, alors qu’elle est en constante augmentation, plus de 35 000 euros ?

Pour que Moscou recoure à une telle extrémité, il faut évidemment que le contentieux entre elle, d’une part, l’Amérique et l’OTAN, d’autre part, soit particulièrement critique. C’est le cas en effet : les événements en Syrie, en Iran, en Géorgie, en Azerbaïdjan, le déploiement en Europe centrale d’un bouclier anti-missiles et jusqu’à la « subversion » que le Kremlin perçoit derrière les agissements de l’opposition russe, tout cela rassemble les ingrédients d’une crise majeure. Dans le Très Grand Jeu en cours, le président Poutine, fort de sa réélection, ne devrait pas manquer de brandir au moins la menace d’une fermeture du RDN. C’est justement ce qu’annonce, sans doute intentionnellement, l’article de Knyaziev.

Non moins intentionnellement, ce spécialiste signale en conclusion que la seule organisation internationale en mesure d’aborder le problème n’est autre que l’Organisation de coopération de Shanghaï « qui regroupe en tant que pays-membres ou observateurs tous les voisins de l’Afghanistan tout en faisant participer le gouvernement de Kaboul à ses travaux ». Il souligne aussi, en bon oriental, que les Etats-Unis et l’OTAN n’échapperont pas au piège sans que leur prestige ait à en souffrir…

Un tel retrait vient de commencer puisque, le 5 mars, 25 camions gros porteurs américains viennent de franchir pour la première fois la frontière tadjiko-afghane et se dirigent vers Bichkek où les conteneurs qu’ils convoient seront chargés sur des trains en partance pour Riga via le Kazakhstan et la Russie(4), si cette dernière y consent…

Il convient de noter, cependant, que l’éventualité d’un veto russe ne sera pas sans braquer contre Moscou les pays d’Asie centrale qui comptent tirer parti au maximum du repli occidental aussi bien en argent qu’en récupération de matériels militaires. L’itinéraire routier actuel par le Tadjikistan et le Kyrgyzstan, difficile et exposé au harcèlement éventuel d’islamistes, ne devrait être que secondaire par rapport au transit ferroviaire au travers de l’Ouzbékistan présentement bloqué du fait des exigences financières excessives de Tachkent.

*Cet article fait suite à la fiche IRIS « Le réseau de distribution nord sur la sellette » de fin décembre 2011.
(1) Créée en 1996 à l’instigation de la Chine, l’OCS regroupe aujourd’hui comme pays membres ou observateurs tous les voisins de l’Afghanistan.
(2) Centrasia.ru/news2.phpst ?=1330511700, texte en russe.
(3) L’itinéraire ferroviaire possible au travers du Turkménistan via Turkmenbachi et Kouchka se heurte à l’obstacle de la neutralité turkmène, relatif au demeurant.
(4) Cf http://www.centrasia.ru/news2.php?s... du 7/3/2012.

René Cagnat

Vendredi 9 Mars 2012

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/174901-otan/-afghanistan--fin-de-partie-?-par-ren%C3%A9-cagnat



Capitaine Martin : Moscou : « dénoncer l’OTAN et son corollaire, la drogue afghane ».

En Afghanistan, la production de drogue a été multipliée par quarante depuis l’intervention de l’OTAN, et ce aux dépens des pays limitrophes qui, chaque année, voient affluer sur leur sol des tonnes d’héroïne. L’Alliance atlantique devrait bien évidemment en répondre devant la communauté internationale. Viktor Ivanov, chef de la cellule anti-drogue à Moscou, en est convaincu. Au cours d’une conférence de presse, il a récemment invité les pays de l’Organisation de coopération de Shanghai  (une organisation intergouvernementale centre-asiatique ayant pour chefs de file la Chine et la Russie) à dénoncer l’OTAN pour ne pas s’être acquitté du mandat donné par le conseil de sécurité de l’ONU.

« Depuis l’intervention de l’OTAN, la production de drogue en Afghanistan a été multipliée par quarante. La question que l’on se pose est de savoir pourquoi les pays de l’OCS devraient hériter d’une telle situation », a déclaré Ivanov, selon lequel « l’OCS devrait soulever la question de la responsabilité de l’OTAN d’honorer les obligations internationales ».  

Les plaintes, a ajouté Ivanov, devraient être portées contre les pays participant à cette opération étant donné que l’intervention, ratifiée par le conseil de sécurité de l’ONU, n’a pas amélioré la situation mais l’a au contraire aggravé. 

L’Afghanistan produit plus de 90 % de l’héroïne mondiale, qui arrive ensuite en Europe et aux États-Unis en cheminant par la Russie, le Pakistan et l’Iran. « Un véritable fleuve de drogue » se répand donc dans ces pays en créant des situations d’alarme sociale insoupçonnées en Europe. Moscou et Téhéran ont accusé à plusieurs reprises Washington de ne pas mettre tous les moyens pour combattre le trafic et la production de drogue en Afghanistan. Certains militaires russes ont même par le passé accusé les États-Unis de s’enrichir avec le trafic de stupéfiants. De là à dire qu’une partie de l’engagement en Afghanistan serait financée par la drogue, il n’y a qu’un pas.

Capitaine Martin

Mardi 17 Avril 2012

 http://www.resistance-politique.fr



1 Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

1 IRIB -L’aviation US tue des dizaines d'afghans.

Plusieurs dizaines d'afghans prétendument membres des résistants ont été tués dans l'ouest de l'Afghanistan dans des combats impliquant l'aviation américaine, a-t-on appris vendredi auprès de responsables de l'Otan et de l'administration afghane.

30/03/2012

IRIB

Xinhua : enquête : Plus d'une dizaine de soldats seraient impliqués dans la tuerie de civils a Kandahar

 Plus d'une dizaine de soldats américains seraient impliqués dans le massacre de 16 civils à Kandahar, a rapporté dimanche unquotidien afghan, citant les propos d'une équipe de parlementaires afghans envoyés sur les lieux pour enquêter sur l'incident.
"La délégation dépêchée à Kandahar par la Chambre des représentants afghane (Chambre basse du Parlement) a affirmé samedi que deux groupes de soldatsaméricains, soit environ 15 à 20 hommes, avaient prémédité et lancé cette attaque, avec l'aide d'un appui aérien", selon le Daily Outlook Afghanistan.
Les événements, qualifiés de "carnage" par de nombreux Afghans, se sont déroulés le 11 mars. Les premières informations ayant filtré sur l'incident avaient faitétat d'un seul soldat américain, qui serait sorti de sa base dans le district de Panjwai et serait entré dans plusieurs maisons locales, massacrant sans distinction16 civils, dont trois femmes et neuf enfants.
L'enquête lancée par l'armée américaine a réaffirmé à plusieurs reprises qu'un seul soldat était responsable de ces meurtres, et qu'il avait été arrêté.
En dépit des pressions de Kaboul, qui demande que le suspect soit jugé publiquement en Afghanistan, l'armée américaine a rapatrié le prisonnier, le sergentRobert Bales, aux Etats-Unis.
Selon le reportage du quotidien afghan, citant les propos du parlementaire Mohammad Naeem Lali Hamidzai, deux femmes auraient été sexuellement agresséespeu avant la tuerie du 11 mars.
Le gouvernement afghan n'a pas encore rendu public le rapport de l'équipe d'enquêteurs envoyée par le président Karzaï.

L'incident n'a fait que renforcer les tensions entre Washington et Kaboul, dont les relations ont déjà été assombries par plusieurs incidents récents, tels que laprofanation du Coran sur une base américaine en Afghanistan, et les informations selon lesquelles les soldats américains urinaient sur les cadavres des résistants.

18 mars

(Xinhua)


2 L’Afghanistan au cœur des débats.

Attaques: Afghans et experts admettent l’échec, les usa adoptent la méthode Coué.

A moins d'un mois d'un sommet de l'Otan à Chicago, au cours duquel les gouvernements occidentaux veulent fixer le cadre de leur soutien à Kaboul après le retrait des forces occupantes combattantes prévu fin 2014, le bourbier afghan n'en finit pas.

Le président afghan Hamid Karzaï a mis en cause lundi l'"échec" des services de renseignements et en particulier l'Otan dans les attaques suicide perpétrées par les résistants, notamment à Kaboul, et qui ont fait 51 morts.

Ces attaques, les plus massives dans la capitale afghane en dix ans de guerre, ont pris fin lundi après 17 heures de combats, ayant fait 51 morts, dont 36 assaillants. Elles ont fait 11 morts dans les rangs des forces afghanes et quatre parmi les civils, d'après un bilan officiel.

Réagissant dans un communiqué, il a estimé que l'OTAN comme les forces afghanes doivent faire l'objet d'une enquête sérieuse".

 "Nous avons reçu quantité de renseignements selon lesquels le réseau Haqqani préparait des attaques de ce type", lui a répondu le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta lors d'une conférence de presse. Ils étaient en revanche "vagues" sur le moment de l'attaque, a reconnu le plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey.

 Ces nouvelles attaques dans une ville truffée de barrages et de soldats et de policiers lourdement armés, conforte les experts dans leurs craintes d'un pourrissement du conflit. "Le fait qu'ils aient réussi à lancer simultanément des attaques complexes démontre un certain degré de perfectionnement dans leur aptitude à se mouvoir sans être détectés" au cœur de ce dispositif, souligne Martine van Bijlert, du Réseau des Analystes d'Afghanistan, un groupe de réflexion spécialisé dans ce conflit.

 Les américains eux ont adopté comme à leur habitude la méthode Coué. Mettant en avant un bilan humain de ces attaques qu'ils jugent relativement faible, la Maison blanche a vanté la riposte des forces afghanes et leurs progrès.

 Au moins six attaques coordonnées ont visé notamment le parlement, un vice-président, la force internationale de l'Otan (Isaf) et des ambassades occidentales dans la capitale et des symboles de l'Etat dans trois autres villes.

 Outre les 51 morts, près de 50 membres des forces afghanes ainsi que 25 civils ont été blessés dans les attaques de Kaboul et dans trois autres provinces, dont une ayant eu pour cible une importante base aérienne de l'Isaf à Jalalabad (est).

 Les résistants ont considérablement intensifié leur insurrection ces trois dernières années et ont étendu leurs actions de guérilla à la quasi-totalité du territoire.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=59999

 



3 Politique

a) Les collaborateurs afghans

Karzai

IRIB : Les dessous de l’accord sécuritaire Karzai/l’OTAN ! 

Le gouvernement afghan et l’Otan se sont entendus sur un accord portant sur la réduction des forces de sécurité afghane après 2014.
C’est ce qu’a annoncé le ministre afghan de la Défense. Les deux parties se sont tombés d’accords de diminuer le nombre d’effectifs des forces de sécurité afghane à partir 2014 de 352 mille à 230 mille, a déclaré Abdel Rahim Vardak. Selon lui l’objectif de cette réduction est de réviser les modalités de la gestion du budget militaire. Il a fait part de cette décision alors qu’auparavant lui et son collègue de l’Intérieur s’y étaient vivement opposés. Pour décider de réduire les effectifs sécuritaires afghans, il faut prendre en considération la situation politique et sécuritaire de l’Afghanistan. Un regard rétrospectif sur les antécédents du plan de réduction des forces militaro-sécuritaires afghanes montre que ce plan est de nature américaine et qu’il a été proposé par le responsable de la formation au sein de l’OTAN en Afghanistan. Abdel Rahim Vardak a réagi à cette demande américaine et a déclaré que réduire les forces de sécurité afghanes à 230 mille serait catastrophique. Par ailleurs, le ministre allemand de la Défense y a, également, réagi en affirmant que la mise en œuvre de ce plan entrainera le chômage pour un grand nombre d’Afghans formés par l’OTAN. En plus, comme l’Afghanistan est en passe d’une période d’insécurité et d’instabilité au renforcement de sa sécurité, il a plus que jamais besoin de ses forces pour sécuriser le pays. Or, du point de vue des experts politiques, cet accord qui est en quelque sorte considéré comme étant imposé au gouvernent afghan retient l’attention par des remarques judicieuses. Primo, cet accord semblerait être conclu en contrepartie du transfert des opérations nocturnes de l’Armée américaine aux forces militaires afghanes car les deux ministres afghans de la Défense et de l’Intérieur n’étaient pas d’accord avec. Secundo, les Etats-Unis cherchent à installer, dans le cadre du traité sécuritaire conclu avec le gouvernement afghan, sept bases militaires en Afghanistan à partir de 2014. Or maintenir l’armée de l’Afghanistan affaiblie est une démarche bien calculée pour justifier la poursuite de la présence militaire dans ce pays.

14/04/2012

IRIB


4 Les grandes manœuvres

IRIB :Undélai pour le retrait des firmes sécuritaires étrangères 

Le ministère afghan de l’Intérieur a fixé un délai à l’issu duquel les compagnies sécuritaires étrangères devront quitter le territoire afghan. « Une majorité des 50 sociétés actives sur le territoire afghan sera dissoute dans les semaines à venir, a affirmé le porte parole du ministère, Sadegh Sadighi. Sous couverture d’aide aux diplomates étrangers, aux Ongs humanitaires et à la population afghane, les sociétés en question agissent de plus en plus en violation de la souveraineté de l’Afghanistan et refusent de céder le contrôle sécuritaire du pays aux autorités nationales. Kaboul a plusieurs reprises décidé de dissoudre ces sociétés mais à chaque fois, sous pressions occidentales, il est revenu sur sa décision.

20/03/2012

IRIB


5 Sur le terrain

 IRIB - Le parlement occupé par les hommes armés. 

Le parlement afghan est en ce moment occupé par des hommes armés. A 13 heures heure locale, plusieurs kamikaze ont pénétré l'hôtel Star de Kaboul ainsi que le ministère des AE. Plusieurs explosions ont été entendues ainsi que des tirs.

15/04/2012

IRIB



b) Les occupants 

Australie

L'Australie va quitter l'Afghanistan en 2013, un an plus tôt que prévu

L'Australie va retirer ses troupes d'Afghanistan en 2013 avec un an d'avance sur le calendrier fixé par l'Otan pour le départ des troupes étrangères, estimant que les forces afghanes seraient alors capables de prendre la relève, a annoncé mardi le Premier ministre australien.
Dix ans après le début des opérations de l'Otan en Afghanistan, l'Australie, la communauté internationale et les autorités afghanes ont atteint le point où elles doivent prendre des décisions cruciales, a déclaré Julia Gillard dans un discours à l'Institut australien de politique stratégique.
Malgré la mort de 32 de ses soldats depuis 2001, l'Australie a assuré à maintes reprises qu'elle respecterait le calendrier de retrait complet fixé par l'Otan pour la fin 2014, et maintiendrait ses 1.550 soldats engagés dans le pays jusqu'à cette échance.
Mais les conditions sur le terrain ont changé, a fait valoir Julia Gillard, deux jours pourtant après une attaque humiliante des résistants en plein coeur de Kaboul.
(Oussama) Ben Laden est mort. La plupart des principaux dirigeants d'Al-Qaïda ont été tués ou capturés et les autres ont été acculés dans la zone frontalière entre l'Afghanistan et le Pakistan, a-t-elle déclaré.
Très impopulaire, l'engagement en Afghanistan est une épine dans le pied des responsables politiques australiens. Or le nouveau calendrier de retrait permettrait de rapatrier les soldats australiens avant les prochaines législatives.
Mme Gillard détaillera les intentions australiennes au sommet de l'Otan les 20 et 21 mai à Chicago, au cours duquel les gouvernements occidentaux veulent fixer le cadre de leur soutien à Kaboul après le retrait des troupes de combat.
Julia Gillard s'est dit confiante dans le fait que (le sommet de) Chicago reconnaîtra la mi-2013 comme un jalon dans la stratégie internationale en Afghanistan.
Cette échéance est un point de repère crucial pour les forces internationales qui pourront passer à un rôle de soutien à travers l'Afghanistan, a-t-elle dit.
Le retrait commencera dès que le président afghan Hamid Karzaï aura donné son feu vert pour le transfert de la sécurité aux forces nationales dans la province d'Uruzgan (sud), où sont stationnées la majorité des soldats australiens.
La décision du président Karzaï est attendue dans les mois à venir et le retrait devrait ensuite prendre de 12 à 18 mois, a précisé Mme Gillard.
La force de l'Otan en Afghanistan, l'Isaf, présente dans le pays depuis fin 2001, doit avoir quitté le pays à la fin 2014 après avoir graduellement transféré la responsabilité de la sécurité à l'armée et la police afghane.
Ce retrait est qualifié de prématuré par de nombreux observateurs en raison du niveau d'impréparation des forces de sécurité afghanes.
Malgré la présence de 130.000 soldats de l'Isaf, aidant 352.000 militaires et policiers afghans, Kaboul n'a pas réussi à défaire l'insurrection menée par les résistants. Les attaques ont repris de plus belle depuis la fin de l'hiver.
Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a démenti début avril toute accélération du processus de transition, tout en jugeant nécessaire de clarifier le calendrier après que plusieurs responsables occidentaux eurent parlé d'accélérer le retrait.
Notre objectif, qui est de voir l'Afghanistan assurer lui-même sa sécurité, n'a pas changé. Notre engagement et notre partenariat avec l'Afghanistan après 2014 reste inchangé, a déclaré M. Rasmussen la semaine dernière à Kaboul.

15/04/2012

http://www.romandie.com/news/n/_L_Australie_va_quitter_l_Afghanistan_en_2013_un_an_plus_tot_que_prevu_52170420120655.asp



4 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

Pertes déclarée des occupants.

US & Isaf

IRIB - Mort de 5 militaires américains.  

Les Résistants ont fait part de la mort de 5 militaires américains dans l'Est de l'Afghanistan. Cet incident a eu lieu aujourd'hui midi lorsqu’une patrouille des militaires américains a été la cible par les forces de ce groupe, dans la province de Logar. Lors des affrontements, deux personnes auraient été tuées et trois autres blessées, a prétendu le Porte-parole des Résistants Zabihollah Mojahed. Un groupe des forces gouvernementales afghanes ont été pris pour cible d'une explosion dans la province de Ghazni et trois d'entre eux ont été tués a ajouté le Porte-parole des Résistants. Un char américain a explosé aujourd'hui midi à Soltanlou dans la province de Paktia et ses trois équipiers ont été tués.

12/04/2012

IRIB


IRIB -Afghanistan: 6 militaires américains tués  

6 militaires américains ont été tués dans la province de Ghazni en Afghanistan.

Cité par la radio en langue pachtoune, un porte-parole des Taliban a affirmé que deux véhicules militaires avaient été pris, ce samedi matin, pour cible de l’attaque de ce groupe dans la région de Sadaf Kheyl, à Jaghatu, et avaient été détruits. Six militaires américains ont été tués et 3 autres, blessés, au cours de cette attaque, ajoute le porte-parole .

15/04/2012


IRIB - La base de l'Otan attaquée! .

La police afghane a afit part d'une attaque d'envergure contre l'aéroport de Jalalabad dans l'est de l'Afghanistan : cet aéroport abrite l'une des principales bases des forces de l'Otan en Afghanistan.

15/04/2012

IRIB


 


 

5 Pertes des forces collaboratrice locales   -

IRIB- Au moins sept explosion à Kaboul .

 Au moins sept explosions ont secoué la capitale afghane Kaboul. le quartier diplomatique où sont situés les ambassades russe et britannique.

D'autres attaques sont lancées dans d'autres provinces.

15/04/2012

IRIB


Prisons

IRIB - Des résistants font évader 400 prisonniers.  

Près de 400 détenus, dont des résistants, se sont évadés dimanche d’une prison dans le nord-ouest du Pakistan, dans une attaque revendiquée par les résistants pakistanais.

Plus de 150 hommes lourdement armés ont pris d’assaut la prison centrale de Bannu, proche des zones tribales de Khyber et d’Orakzai, à la grenade et au lance-roquettes.
Ehsanullah Ehsan, le porte-parole de Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), le parti des résistants pakistanais, a revendiqué l’opération. « Nous avons attaqué la prison de Bannu et avons libéré nos membres » « Dans quelques jours, lorsqu’ils auront tous rejoint leur poste, nous fournirons des détails à leur sujet. Pour le moment, je ne peux pas vous donner de chiffres précis », a-t-il ajouté. L’attaque a été lancée vers 01 h et a duré environ deux heures.

15/04/2012

IRIB



6 Médias etManipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Compréhensions, incompréhensions
 Voici un documentaire basé sur des témoignages édifiants d'humanitaires revenus d'Afghanistan au lendemain du 11 septembre 2001.

Les Résistants tels qu'ils étaient alors perçus par des hommes et des femmes les côtoyant au quotidien et non pas tels qu'ils ont été fantasmés par les grands États occidentaux.
Première partie

http://www.dailymotion.com/video/xl0jvb_afghanistan-my-love-1_news


« Plus d'une dizaine de soldats seraient impliqués dans lune tuerie de Kandahar (enquête)
Vous ne trouvez pas un peu bizarre que nous n'ayons dans nos "grands médias libres occidentaux" qu'une seule version des faits et qu'il faille aller chercher du côté des médias chinois, russes ou iraniens pour avoir connaissance simplement du fait qu'il existe une autreversion des faits (par exemple celle du Daily outlook de ...Kaboul)...ce qui se dit sur l'Afghanistan répète ce qui s'est dit sur l'Irak, répète ce qui s'est dit sur la Libye et ...ce qui se dit sur la Syrie ...on ne peut plus croire les "gros" journaleux de l'ouest et du Golfe, il faut donc revenir aux bonnes vieilles méthodes du recoupement des informations !!!!!! et reposer aussi la question : d'où vient le financement de tel ou tel média ?
Car celui qui paie dicte ! »

http://french.news.cn/monde/2012-03/18/c_131474273.htm



7 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

7-1 Patrick Martin : Le My Lai afghan.

L'acte commis par un sergent-chef américain, dont l'identité n'a pas été révélée, dans le district de Panjwai qui fait partie de la province de Kandahar, tuant au moins 18 civils innocents dont neuf enfants, démontre à la fois la brutalité de cette guerre d'agression lancée par l'impérialisme américain en Afghanistan et au Pakistan et son aggravation.

Cette atrocité rappelle, par son horreur et ses effets politiques potentiels, le massacre de My Lai au cours de la guerre du Vietnam, un crime de masse encore plus important qui avait fait comprendre à la majeure partie de la population américaine, et particulièrement aux jeunes, toute la barbarie de cette guerre en Asie du Sud-Est.

Le Massacre de My Lai avait été porté à l'attention du public pour la première fois dans des articles écrits par Seymour Hersh, alors journaliste d'investigation au New York Times, qui avait décrit le meurtre de centaines de villageois vietnamiens par un peloton de soldats américains sous les ordres du sous-lieutenant William Calley.

Il y a des différences évidentes dans les détails des événements du 12 mars 2012 et de ceux du 16 mars 1968, presque exactement 44 ans plus tôt. Le massacre de dimanche semble être le fait d'un tireur isolé qui, d'après les articles de presse, souffrait de problèmes psychologiques suite à quatre déploiements en zone de combat en Irak et en Afghanistan. À My Lai, 26 soldats avaient participé au meurtre de 504 civils. Ils suivaient des ordres donnés par l'état-major américain, qui leur avait confié la tâche de détruire le village, brûler toutes les maisons, et qui leur avait présenté l'ensemble de la population comme des sympathisants du Front de libération nationale, la résistance nationaliste vietnamienne.

Les relents du Vietnam, la plus grande défaite de l'impérialisme américain, planent maintenant sur toute l'opération américano-OTAN en Afghanistan. Le régime fantoche de Kaboul, comme son prédécesseur au Sud Vietnam, a été créé par un vaste afflux de troupes et de dollars américains, sans aucun soutien significatif dans la population locale. Les membres dirigeants du régime sont recrutés parmi les gens les plus prédateurs et dénués de principes, ils s'occupent de garnir leurs comptes en banques à l'étranger plus que de remporter une guerre qu'ils considèrent comme déjà perdue et pour laquelle ils ne sont prêts à prendre aucun risque.

Rien qu'au cours de la semaine dernière, il y a eu des reportages dans la presse américaine de milliards d'aide américaine pillés par les compères du Président Hamid Karzai, en lien avec la faillite de la Banque de Kaboul, et d'une intervention de la part des proches conseillers de Karzai pour empêcher une enquête sur ces détournements. Le Wall Street Journal a rapporté que les représentants américains enquêtent maintenant sur des accusations selon lesquelles l'armée de l'air afghane, créée par le Pentagone, servait au trafic de drogues et d'armes dans tout le pays - l'Afghanistan est la source de 90 pour cent de l'opium mondial. Toute personne connaissant un peu l'histoire de la guerre du Vietnam y reconnaîtra le processus de corruption et de décrépitude qui annonce la chute.

Comme ce fut le cas au Vietnam, les meurtres fratricides sont devenus une importante cause de pertes humaines pour les troupes d'occupation en Afghanistan. Au Vietnam, il y avait des appelés récalcitrants qui commettaient des « fragging [tuer à la grenade à fragmentation, ndt] » contre des officiers particulièrement brutaux ou belliqueux durant leur sommeil. En Afghanistan, les policiers et soldats afghans entraînés par les États-Unis et leurs alliés de l'OTAN ont tué des dizaines de leurs "alliés" au cours d'une série d'attaques dites « green on blue » [dans les systèmes d'identification militaires, le bleu désigne les troupes alliées et le vert les neutres, le choix des termes est remarquable, ndt]. La semaine dernière, un policier Afghan a permis à des insurgés résistants de passer un barrage et de tuer neuf de ses camarades policiers pendant leur sommeil, puis s'est sauvé avec eux.

Le parallèle entre Panjwai et My Lai constitue une puissante réfutation des affirmations incessantes du gouvernement et des médias contrôlés par de grands groupes selon lesquelles l'impérialisme américain serait engagé dans des interventions militaires de par le monde pour des raisons « humanitaires. » D'abord sous George W. Bush, puis sous Barack Obama, on a fait pleuvoir les bombes et les missiles américains sur les peuples d'Irak, d'Afghanistan, du Pakistan, du Yémen et de Libye, et bientôt peut-être sur la Syrie et l'Iran.

La vérité c'est que, comme pour le Vietnam, l'expansion du militarisme au cours de la décennie précédente a un caractère absolument criminel. L'élite dirigeante des États-Unis n'est pas moins brutale et impitoyable que dans les années 1960. Si ses méthodes sont devenues plus sophistiquées technologiquement - les bombes intelligentes et les missiles guidés par drones remplaçant les B-52 et le napalm - le mépris fondamental et l'arrogance des impérialistes envers le peuple qu'ils agressent sont les mêmes, ils trouvent inévitablement leur expression dans le genre de sauvagerie commise dimanche matin.

En Afghanistan en particulier, Obama a joué le rôle principal dans l'escalade de la violence, triplant la présence des troupes américaines et étendant la guerre dans tous les recoins du pays, et également par-delà la frontière au Pakistan. Il y a nommé le général Stanley McChrystal, qui avait dirigé la campagne d'assassinats de résistants irakiens, pour qu'il mène un effort similaire en Afghanistan, puis l'a limogé lorsqu'il a exprimé des scrupules sur l'usage sans distinction de la force aérienne contre les civils.

Sous le successeur de McChrystal, le général David Petraeus, les forces spéciales américaines ont grandement augmenté leurs raids de nuit qui ont dévastés de nombreux villages afghans. Cela s'accompagnait d'outrages de plus en plus graves, dont quelques-uns ont été largement rapportés, comme le fait d'uriner sur des cadavres, de prendre les doigts ou autres parties de corps des Afghans tués comme trophées, et l'incinération de Corans à la base aérienne de Bagram.

Le massacre de Panjwai révèle également le rôle réactionnaire des groupes de pseudo-gauche qui ont contribué à canaliser le sentiment des masses contre la guerre en Irak vers un soutien au Parti démocrate et à la campagne électorale d'Obama. Beaucoup de ces organisations trouvent leur origine dans les mouvements de protestations des années 1960 en réaction à la guerre du Vietnam, mais ils sont passés dans le camp de l'impérialisme américain et ont abandonné tout ce qui pourrait ressembler de loin à une opposition à ses crimes. L'an dernier, ils ont fait la claque pour le bombardement de la Libye par les États-Unis et l'OTAN ; aujourd'hui, ils font de même pour une intervention extérieure contre le régime d'Assad en Syrie ; Et demain, ils seront prêts à soutenir une guerre américano-israélienne contre l'Iran.

Le Parti de l'égalité socialiste lutte pour mobiliser la classe ouvrière, aux États-Unis et internationalement, contre le militarisme américain et ses agressions. Le premier principe de la campagne du PES dans les élections de 2012 est l'internationalisme : unir la classe ouvrière du monde entier dans une lutte commune contre le système capitaliste. Nous exigeons le retrait immédiat de toutes les troupes américaines et de l'OTAN d'Afghanistan, des réparations en argent pour le peuple Afghan, et nous exigeons que les criminels de guerre responsables de cette guerre soient jugés.

Patrick Martin
16 mars 2012

 (Article original paru le 13 mars 2012)

http://www.wsws.org/francais/News/2012/mar2012/afgh-m16.shtml


 

7-2 Bill Van Auken : Le massacre en Afghanistan : le produit d’une guerre criminelle.

Depuis que le nom du soldat accusé d’avoir massacré 16 civils afghans vendredi dernier a été publié, les médias ont tenté de rendre ce crime horrible compréhensible en fouillant dans l’histoire et les problèmes personnels du sergent-chef Robert Bales, tout en ignorant scrupuleusement la nature elle-même criminelle de la guerre.

Bales, qui est détenu à la prison militaire américaine de Fort Leavenworth, au Kansas, est accusé par l’armée d’avoir quitté son avant-poste du district de Panjawii dans le sud de la province de Kandahar avant l’aube le 11 mars et d’être entré dans des maisons des villages voisins, attaquant, poignardant et tuant des Afghans, neuf d’entre eux des enfants. Dans une maison, il a été rapporté qu’il a empilé les corps de ses victimes avant de les brûler.

Il est maintenant universellement décrit comme un soldat « fou ». Le président Barack Obama, la secrétaire d’État Hillary Clinton et le commandant américain en Afghanistan, le général John Allen, ont tous fait des déclarations formelles assurant que les actions de Bales ne reflètent pas les valeurs et l'état d'esprit de l’armée américaine. Selon cette version officielle, la seule question qui mérite une réponse est : qu’est-ce qui l’a fait « craquer » ?

Les faits de cette version ont été remis en question par les villageois afghans, le président fantoche du pays, Hamid Karzaï, ainsi qu’une commission d’enquête formée par la chambre basse du parlement afghan. Ceux-ci ont tous dit que le massacre a été perpétré non pas par un tireur en solo, mais par 15 à 20 soldats. La commission parlementaire a présenté les résultats de ses recherches pendant la semaine. Elle a conclu entre autres que deux femmes, victimes du massacre, avaient été violées.

Même si la version de l’armée américaine de ces évènements sanglants était véridique et que Bales avait vraiment agi seul, le fait qu’une majorité écrasante d’Afghans croit que plusieurs soldats américains étaient impliqués dans le massacre est révélateur. Clairement, ils ne voient pas cela comme l’action d’un franc-tireur ou d’un « fou », mais plutôt comme un épisode routinier dans une guerre et une occupation qui durent depuis une décennie et qui ont coûté la vie à de dizaines de milliers de civils afghans.

L’information qui a circulé sur Bales jusqu’à maintenant laisse croire qu'il a été victime de nombreux stress et crises. Il a joint l’armée en 2001, quelques semaines après les attaques du 11-Septembre, mais aussi après qu’une crise sur les marchés boursiers ait mis fin à une brève carrière en tant qu’investisseur financier.

Il a été envoyé en Afghanistan l’année dernière après qu’il ait fait trois périodes de service et qu’il ait été amené à croire qu’il ne serait pas renvoyé dans une zone de guerre. On lui a refusé une promotion et il a dû faire face à des problèmes financiers importants, ayant été fortement endetté et forcé de vendre sa maison à découvert. En Irak, il a souffert d'un traumatisme au cerveau et son avocat a indiqué que le fait qu’il souffre peut-être d’un syndrome de stress post-traumatique pourrait devenir une question importante lors de son procès.

Tous ces facteurs reflètent les conditions auxquelles font face des centaines de milliers de membres de l’armée « de volontaires » américaine après avoir lancé pendant une décennie deux guerres simultanément au Moyen-Orient et en Asie centrale. Alors que l’establishment politique et les deux partis principaux demandent régulièrement à la population de « soutenir nos troupes » comme un moyen d’obtenir l’acceptation de la guerre impérialiste, la réalité est que ces soldats sont vus par l’élite dirigeante comme des produits jetables.

Tout comme les problèmes attribués à Bales ne sont pas uniques, les actions horribles qu’il est accusé d’avoir commises ne sont pas simplement le produit d’une dépression nerveuse.

Selon les enquêteurs du parlement afghan, les villageois ont clairement vu un motif pour le massacre : la revanche. Ils ont déclaré que les soldats américains les avaient avertis qu’ils feraient face à des représailles pour les explosions de bombes qui ont blessé plusieurs soldats. Selon les avocats de Bales, le sergent-chef avait vu les jambes de son ami arrachées par l'explosion d'une bombe le jour avant le massacre.

Il est peu probable que le commandement de l’armée américaine n’ait pas anticipé de tels actes de vengeance. Le mois dernier seulement, au milieu des soulèvements de masse provoqués par l'incinération de copies du Coran, le général Allen a été montré aux nouvelles américaines en train de s’adresser à un des soldats américains à une base de l’est de la province de Nangarhar, où deux soldats avaient été tués le jour précédent. « Ce n’est pas le moment de se venger, ce n’est pas le moment pour la vengeance, » a dit le général.

Reconnaissant que les soldats étaient pris de « colère et d’un désir de répliquer », Allen les a imploré de « se rappeler leur discipline, leur mission, qui ils sont ».

Ces mots n’ont pas été choisis au hasard. Le général Allen et le reste du haut commandement de l’armée américaine reconnaissent que la menace de soldats américains faisant des actes sanglants de revanche ne provient pas de la maladie mentale de telle ou telle personne, mais plutôt de la nature même de la guerre : une occupation de style coloniale qui a monté l’armée américaine contre une résistance populaire grandissante qui n'a pu être vaincue.

De tels actes de revanche, ainsi que d’innombrables et souvent plus mortels bombardements, massacres lors d’un assaut de nuit et autres actions meurtrières, sont une conséquence inévitable de guerres d’agression impérialistes déclenchées par l’administration Bush et maintenues sous le président Barack Obama.

Les médias de la grande entreprise, qui ont joué un rôle si important en faisant la promotion des mensonges utilisés pour justifier ces guerres, n’ont aucun intérêt à analyser ce que ce dernier massacre dit sur la guerre elle-même. Comme le gouvernement, son principal souci est de couvrir de tels crimes ou, lorsque cela devient impossible, de détourner l’attention de leur signification objective.

Le sergent-chef Bales et tous les autres soldats américains impliqués dans le massacre à Kandahar doivent répondre de leurs crimes. Cela dit, les criminels beaucoup plus importants sont ceux dans l’administration Bush et Obama qui les envoient tuer et mourir dans des guerres basées sur des mensonges.
Bill Van Auken 

 Mondialisation.ca,

Le 30 mars 2012

wsws.orgArticle original, WSWS, paru le 20 mars 2012



7-3 Richard Hétu : Des photos choc de militaires américains.

En février 2010, plusieurs soldats dépêchés pour relever les empreintes digitales et tenter de prendre l'empreinte rétinienne d'un insurgé qui s'était fait exploser, se sont pris en photo alors que certains soulevaient les jambes déchiquetées.

 (Bruxelles) Des photos choc de militaires américains posant avec des restes humains d'Afghans ont provoqué un scandale, hier aux États-Unis, entraînant des condamnations du Pentagone, de la Maison-Blanche et du département de la Défense.

Publiées par le Los Angeles Times, les photos montrent des militaires souriants près des cadavres ou de parties de cadavres.

Réagissez sur le blogue de Richard Hétu

 Une photo montre un soldat avec la main d'un insurgé mort sur l'épaule. Dans une autre, on peut voir des soldats photographiés près des jambes appartenant à un homme qui s'est fait sauter dans un attentat suicide. Une autre image, que le journal a décidé de décrire mais de ne pas publier, montre des soldats près d'un cadavre qui fait un doigt d'honneur à l'objectif de l'appareil photo.

Les photos ont été prises en 2010 par des membres de la 82e division aéroportée. Au total, le journal dit avoir reçu 18 photos d'un militaire de la 82e division qui veut garder l'anonymat. Le militaire est « dégoûté « par les manquements et le « climat d'impunité « observé sur place.

Hier, le secrétaire à la Défense, Leon Panetta, a déploré le comportement des militaires photographiés. Il s'est aussi dit déçu de la décision du journal. 

« Nous avions demandé au L.A. Times de ne pas publier ces photos pour la simple et bonne raison qu'elles sont utilisées par l'ennemi pour inciter à la violence «, a-t-il déclaré.

Le capitaine John F. Kirby, porte-parole du Pentagone, a dit qu'une enquête avait été ouverte, et que les soldats fautifs seront punis.

Décision difficile

Le L.A. Times était en contact avec la Maison-Blanche et le Pentagone depuis plusieurs semaines pour tenter d'évaluer l'authenticité des photos. Le quotidien a finalement accepté de donner un délai de 72 heures à l'armée avant de publier les images, le temps que les militaires photographiés soient mutés pour leur protection.

Le rédacteur en chef du L.A. Times, Davan Maharaj a dit que la décision de publier les images n'a pas été prise à la légère.

 « Après analyse, nous avons décidé de publier un petit nombre de photos qui sont représentatives de l'ensemble des images reçues, a-t-il déclaré dans une note diffusée sur le site du journal. Cela nous permet d'offrir à nos lecteurs un portrait impartial de la mission américaine en Afghanistan, incluant des manquements à la discipline des unités. «

La décision de publier les images a provoqué des réactions tranchées chez les lecteurs du journal. Le L.A. Times a diffusé certaines réactions, hier.

 « Nous comprenons tous que vous avez le droit de publier ce que vous voulez en vertu de la liberté d'expression : cela étant dit, vous auriez pu vous abstenir de le faire, écrit un lecteur. Quel est l'objet de cet article, à part le fait de présenter nos militaires sous un jour défavorable? «

Un autre a écrit : « Cela n'a rien à voir de l'antiaméricanisme. C'est la position dans laquelle le gouvernement place les soldats. Peut-être que les gens s'impliqueraient davantage dans les groupes anti guerre si plus d'images comme celles-là circulaient. »

Richard Hétu

18-04

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201204/18/01-4516445-des-soldats-et-des-restes-humains.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention

 


7-5 Robert Fisk : Ce n’est pas folie la cause de ce massacre.

Je commence à en avoir assez de l’histoire du soldat "dérangé".

Des villageois afghans prient sur la tombe d’une des 17 victimes du massacre perpétré par l’armée américaine dans le district de Panjway, dans la province de Kandahar - Photo : AP

Comme on pouvait s’y attendre, aussitôt que le sergent d’état major de 38 ans qui a massacré 16 civils afghans dont neuf enfants près de Kandahar cette semaine est rentré à sa base, les experts de la défense et des think tanks ont annoncé qu’il était "dérangé". Ce n’était pas un ignoble terroriste pervers et glacial, - ce qui aurait été le cas évidemment s’il avait été un Afghan, et surtout un Taliban —mais seulement un gars qui est devenu fou.

On a entendu les mêmes sottises à propos des soldats étasuniens assassins qui se sont déchaînés dans la ville irakienne de Haditha. C’est le même mot qui a été utilisé pour le soldat israélien Baruch Goldstein qui a massacré 25 Palestiniens à Hébron ; j’en ai d’ailleurs parlé dans un article quelques heures seulement avant que le sergent d’état major ne devienne tout à coup "dérangé" dans la province de Kandahar.

"Apparemment dérangé", "probablement dérangé" ont dit les journalistes, c’est un soldat "qui pourrait avoir eu une sorte de dépression nerveuse" (The Guardian), "un soldat étasunien criminel" (Financial Times) dont "l’acte de barbarie" (The New York Times) a "certainement [sic] été perpétré dans une crise de folie" (Le Figaro). Vraiment ? Est-ce que nous devons croire tout ça ? S’il était complètement fou, notre sergent d’état major n’aurait-il pas plutôt tué 16 compatriotes ? N’aurait-il pas plutôt massacré ses camarades et mis le feu à leurs cadavres ? Mais non, il n’a pas tué des Etasuniens. Il a préféré tuer des Afghans. Il a fait un choix. Pourquoi donc a-t-il tué des Afghans ? Nous avons appris hier qu’il avait rencontré peu de temps auparavant un copain dont les jambes avaient été arrachées. Que faut-il en conclure ?

La version afghane de l’événement a été curieusement lobotomisée - et même censurée - par ceux qui ont essayé d’expliquer l’horrible massacre de Kandahar. Ils se sont souvenu des livres du Coran brûlés - quand des soldats étasuniens de la base de Bagram ont incinéré des livres du Coran - et de la mort des six soldats de l’OTAN, dont deux étasuniens, qui s’en est suivi. Mais je veux être pendu s’ils n’ont pas oublié - et je parle de tous les articles qui traitent des récentes tueries - la déclaration remarquable et hautement significative d’un commandant en chef de l’armée étasunienne en Afghanistan, le Général John Allen, il y a exactement 22 jours. C’était une déclaration si inhabituelle que j’ai découpé l’article avec les paroles de Allen dans mon journal et que je l’ai mis dans ma serviette.

Allen a dit à ses hommes que "ce n’est pas le moment de se venger de la mort des deux soldats étasuniens tués au cours des révoltes de jeudi". Il a dit qu’il fallait, "résister à la tentation de rendre les coups" après le meurtre des deux étasuniens par un soldat afghan. "Il y aura d’autres moments comme celui-ci où vous vous demanderez quel sens ont ces morts", a ajouté Allen, "Il y aura d’autres moment comme celui-ci où vos émotions seront dominées par la colère et le désir de rendre les coups. Mais ce n’est pas le moment de se venger, c’est le moment de rentrer en nous-mêmes, de nous souvenir de notre mission et de nos règles, de nous rappeler qui nous sommes."

Quelles paroles extraordinaires venant d’un commandant de l’armée étasunienne en Afghanistan. Le général en chef a été obligé de recommander à une armée d’élite professionnelle, supposée être hautement disciplinée, de ne pas "se venger" contre les Afghans qu’ils sont supposés aider/protéger/éduquer/former/etc. Il a du demander à ses soldats de ne pas commettre de meurtres. Je sais que les généraux ont dit ce genre de chose au Vietnam. Mais en Afghanistan ? En est-on arrivé là ? J’ai bien peur que oui. Parce que - bien que je n’aime pas les généraux - j’en ai rencontré beaucoup et la plupart du temps ils ont une bonne connaissance de ce qui se passe dans leurs troupes. Et je pense qu’Allen avait dû être informé par ses officiers que les meurtres qui avaient suivi l’incinération des Corans avaient rendus les soldats furieux et qu’ils pourraient envisager de se venger. Et il a donc essayé désespérément - par cette déclaration aussi choquante que révélatrice - d’empêcher le massacre qui a eu lieu dimanche.

Et pourtant, les "experts" avaient complètement oublié ces paroles quand ils nous ont parlé de ces tueries. Aucune référence aux paroles du Général Allen dans leurs articles, pas une seule —parce que bien sûr, cela aurait contredit la thèse du sergent "dérangé" et lui aurait donné un mobile possible pour tuer. Comme d’habitude les médias se sont entendus avec l’armée pour créer un fou plutôt qu’un soldat criminel. Pauvre garçon, il a perdu la tête. Il ne savait pas ce qu’il faisait. Pas étonnant qu’on l’ait rapatrié d’Afghanistan de toute urgence.

Nous avons tous eu nos petits massacres. Il y a eu My Lai, et notre petit My Lai à nous, dans un village de Malaisie appelé Batang Kali où les Gardes Ecossais - impliqués dans un conflit contre des insurgés communistes aguerris - ont assassiné 24 hommes désarmés qui récoltaient le caoutchouc en 1948.

Bien sûr on peut dire que les français en Algérie ont fait pire que les Etasuniens en Afghanistan - une unité d’artillerie française a, dit-on, fait "disparaître" 2000 Algériens en six mois - mais c’est comme de dire que nous sommes meilleurs que Saddam Hussein. Même si c’est vrai, mais cela ne fait pas de nous des êtres moraux. Et c’est cela dont il s’agit : de discipline, de moralité, de courage. Le courage de ne pas tuer pour se venger. Mais quand on perd une guerre qu’on prétend gagner - je parle bien sûr de l’Afghanistan - je crois que c’est trop demander. Le Général Allen semble bien avoir perdu son temps.

Robert Fisk - The Independent

27 mars

The Independent - Pour consulter l’original :
http://www.independent.co.uk/opinio...
Traduction : Info-Palestine.net



8 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

CORDÉLIA BONAL :Campagne présidentielle française : Comparatif de programmes Afghanistan, Défense, adhésion de la Turquie à l'Union européenne... Qui dit quoi.

La campagne présidentielle ne franchit pas les frontières. La politique internationale n'est abordée qu'à la marge par les candidats, au fil des remous de l'actualité : le fonctionnement de l'ONU à l'occasion de la crise en Syrie, la présence en Afrique à l'occasion du coup d'Etat au Mali...

La «Lettre au peuple français» de Nicolas Sarkozy fait l'impasse sur ces questions (autrement que par le prisme de l'immigration), et il faut s'en remettre au programme de l'UMP pour connaître les orientations du Sarkozy candidat. François Hollande, attaqué par le camp sarkozyste aux débuts de la campagne sur son manque de stature internationale, y consacre quatre de ses 60 engagements. Si l'on s'en tient aux programmes, des dix candidats, ce sont finalement Marine Le Pen et Jacques Cheminade qui se montrent les plus diserts sur le sujet, la première dans une optique de résistance à «la logique euro-atlantique», le second détaillant longuement les tenants et aboutissants d'un «pont terrestre eurasiatique».

L'Afghanistan

Sur le principe du retrait des troupes, tous les candidats sont d'accord : la France doit quitter ce bourbier. Mais selon quel calendrier ? L'Otan a programmé le retrait total des troupes de combat à la fin 2014. En France, la mort de quatre militaires tués par un soldat afghan en janvier a précipité les positions des uns et des autres. Nicolas Sarkozy a ainsi décidé d'avancer à la fin 2013 le retrait de la totalité des troupes combattantes françaises. C'est encore trop loin pour François Hollande qui, tout comme Eva Joly (Europe Ecologie - Les Verts), vise un retrait d'ici la fin de l'année : «Il n’y aura plus de troupes françaises dans ce pays à la fin de l’année 2012», a répété à plusieurs reprises le candidat socialiste.

Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) est plus que d'accord : «La France n'a rien à faire dans cette guerre américaine. Nos soldats doivent quitter immédiatement l'Afghanistan.» Idem pour Marine Le Pen (Front national) et Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) qui prônent une sortie «tout de suite», «en ne gardant comme facteur de choix essentiel que celui de la sécurité de nos soldats qui ont déjà assez payé de leur sang notre présence en Afghanistan», précise la candidate FN. Jacques Cheminade s'engage lui à un retrait «dans les quatre mois» avec le réemploi des troupes ainsi dégagées pour «la participation à nos grands travaux à réaliser en Afrique».

Pour Nicolas Sarkozy, le retrait immédiat est inenvisageable. «Je trouve totalement irresponsable, et même dangereuse, l'idée d'un retrait précipité de toutes nos forces d'ici fin 2012. Il n'y a pas un expert militaire pour valider cette stratégie qui ferait courir un risque à nos soldats, et qui nous couperait de nos alliés; qui peut souhaiter pareil déshonneur à notre armée», a-t-il rétorqué à ses concurrents à la présidence le 11 avril, dans un entretien à la revue L'Essentiel des relations internationales. Pas de précipitation, juge aussi François Bayrou, qui avait voté pour le maintien des troupes française en 2008 à l'Assemblée nationale: «Oui il faut partir, le plus vite possible, mais en ordre, en ayant transmis à la sécurité afghane la sécurité du pays», jugeait-il en mai 2011.

A la gauche de la gauche, Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), qui est au demeurant «pour la sup­pres­sion de l’armée per­ma­nente», «condamne» l'intervention en Afghanistan, tandis que Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste) exige «le retrait des troupes françaises de tous les pays étrangers (en particulier la Françafrique et l’Afghanistan)».

Le conflit israélo-palestinien

C'est entendu, les candidats sont pour la reconnaissance de l’État de Palestine. Mais comment, et à quelles conditions ?
Nicolas Sarkozy a promis, le 6 mars sur France 2, que s’il était réélu, il mettrait en place une initiative de la France et de «toute l’Europe» pour la paix. En septembre 2011, le Président avait défendu à l'ONU «la reconnaissance mutuelle de deux Etats nations pour deux peuples, établis sur la base des lignes de 1967 avec des échanges de territoires agréés et équivalents». Pour y arriver, il plaide aujourd'hui un «changement de méthode, (…) une relance rapide, crédible de la négociation, avec un calendrier précis, un mécanisme de suivi». Généralement perçu comme un ami d'Israël, le président avait malgré tout surpris en octobre en soutenant l'adhésion de la Palestine à l'Unesco.
François Hollande, qui a rencontré en décembre le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas de passage à Paris, s'engage «à prendre des ini­tia­tives pour favo­riser, par de nou­velles négo­cia­tions, la paix et la sécurité entre Israël et la Palestine». «Je sou­tiendrai la recon­nais­sance inter­na­tionale de l’Etat pales­tinien», promet-il. En juin, le Bureau national du PS
avait d'ailleurs réaffirmé sa position en faveur de la reconnaissance mutuelle de deux Etats.
Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly et Philippe Poutou défendent aussi la «reconnaissance de l’Etat de Palestine par la France et par l’UE».
Quant à Marine Le Pen, elle déclare que «si nous soutenons la formation d’un Etat palestinien, il n’en demeure pas moins qu'Israël doit être assuré d’une existence indiscutable et d’une sécurité garantie». Même ligne pour Nicolas Dupont-Aignan : «Une fois de plus, la France devrait rappeler la base des résolutions de l’ONU, le droit d’Israël à vivre en sécurité et en paix, le droit des Palestiniens d’avoir un Etat qui corresponde à leur peuple et à leur nation, un compromis enfin, sur Jérusalem qui appartient à l’humanité tout entière.»

La Défense

> L'Otan
Faut-il sortir du commandement intégré ? Trois fois oui pour Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Luc Mélenchon, Jacques Cheminade, Philippe Poutou, Eva Joly. Mais pas pour François Hollande qui préfère s'attacher «à ce que l’Otan retrouve sa vocation initiale : la préparation de la sécurité collective». Ni pour Nicolas Sarkozy, qui a précisément ramené la France dans l'Otan.
> Le budget
Les militaires redoutent de faire des arbitrages budgétaires si la gauche, et en particulier le candidat socialiste, passe. Car François Hollande compte recruter 60 000 postes dans l’éducation, qu'il faudra bien financer en coupant ailleurs. «Normalement, la Défense ne doit pas remplacer 14 000 fonctionnaires partant à la retraite. Il y aurait une diminution des effectifs. Je mènerai également un nouvel acte de décentralisation, donc transfert d’un certain nombre de compétences aux collectivités locales. Nous aurons donc aussi cette clarification des compétences et des responsabilités à l’échelle territoriale», a précisé le candidat dans un
entretien à Libération le 12 avril. Pas question en revanche pour Hollande de toucher à la dissuasion nucléaire, l’«assurance-vie» du pays.
François Bayrou refuse tout net que «la Défense soit considérée comme la «variable d’ajustement» budgétaire : «L’effort qui lui sera demandé sera le même que celui qui sera imposé aux autres administrations publiques du pays.» Et s'engage à «maintenir la gestion des ressources humaines de la Gendarmerie dans le périmètre du ministère de la Défense».

Jean-Luc Mélenchon, qui défend l'arrêt de la Révision générale des politiques publiques (RGPP, non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite), compte maintenir à ce titre les effectifs dans l'armée. Il défend aussi le droit pour les militaires de se syndiquer.
Nicolas Dupont-Aignan est pour le maintien du budget de la défense à 2% du PIB (soit 200 millions d’euros en 2012) et pour la construction d'un second porte-avion, tout comme Marine Le Pen, qui propose aussi la création d'une garde nationale de 50 000 réservistes sur le territoire.
A l'autre bout, Eva Joly, qui s'est collée une étiquette antimilitariste pour avoir remis en cause le défilé militaire du 14 Juillet, plaide pour «une Europe de la défense assumée». Elle est pour le «report ou l'annulation des investissements militaires» et le désarmement nucléaire, ainsi que pour le démantèlement des bases militaires françaises à l'étranger, comme Nathalie Arthaud.

Philippe Poutou, enfin, est aussi pour une réduction drastique du budget de la Défense.

La Turquie

A-t-elle oui ou non vocation à entrer dans l'Europe ? Les deux favoris sont contre l'adhésion. Nicolas Sarkozy s'y est toujours opposé, considérant avec l'UMP que «ce pays qui ne fait pas partie de l’Europe». Et François Hollande, qui avait paru laisser la porte ouverte lors de la primaire socialiste, est aujourd'hui catégorique : il n'y aura «pas d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne» lors de son quinquennat, s'il est élu, puisque «aucune condition majeure n'est réunie», a-t-il déclaré lors de l'émission «Des paroles et des actes» sur France 2 le 12 avril. Quelles conditions ? En 2004, alors Premier secrétaire du PS, il avait insisté sur les droits de l'homme et la reconnaissance du génocide arménien.
François Bayrou y est aussi hostile, de même que Jean-Luc Mélenchon «tant que l'Europe n'a pas une réelle politique sociale». Marine Le Pen est radicalement contre.
Eva Joly garde l'adhésion comme «perspective» et son parti, EE-LV est pour la «relance des discussions». C'est finalement Philippe Poutou qui se montre le plus ouvert : «Je suis évidemment favorable à ce que la Turquie puisse rentrer dans l’Europe», «au nom de l’Europe des peuples», a-t-il répondu au
Nouvel Observateur.

La francophonie

Tous les candidats promettent de la relancer, mais sans vraiment préciser les choses: «grande concertation», «politique déterminée»
Nicolas Sarkozy, qui soigne son électorat à l'étranger et avait fait prendre en charge par l'Etat les frais de scolarité des lycéens inscrits dans des établissements français à l’étranger, entend s'il est réélu «développer les implantations de lycées français à l’étranger, particulièrement dans les pays émergents, en s’appuyant sur des partenariats public-privé». Sur ce sujet, Hollande prendra «les mesures nécessaires pour accompagner nos compatriotes établis hors de France, notamment en matière d’enseignement, en fonction de leurs revenus».

Et aussi…

Ecologie. Plusieurs candidats se disent favorables à de nouvelles institutions telles qu'une «Organisation mondiale de l’environnement» (François Hollande, Eva Joly), un «Tribunal international de justice climatique» (Jean-Luc Mélenchon), un «Conseil stratégique permanent de la mer» (Marine Le Pen).

Asie. Le FN, qui trouve que «notre absence en Asie est criante», fixe comme «priorité» la «formation de diplomates spécialistes de l’Asie et le renforcement de notre projection dans ces pays seront parmi nos priorités de politique étrangère». Et conditionne l'aide aux pays pauvres à un accord sur les flux migratoires.

Afrique. Eva Joly prône «la dissolution de la cellule Afrique de l’Elysée», et la fin du droit de veto à l'ONU.

Espace. Enfin, fidèle à son intérêt désormais bien connu pour l'espace, Jacques Cheminade appelle de ses vœux un «système de veille spatiale plus efficace contre l’intrusion d’astéroïdes ou de comètes dans l’atmosphère terrestre».

CORDÉLIA BONAL

18-04
http://www.liberation.fr:80/monde/2012/04/18/la-politique-etrangere-ne-fait-pas-campagne_812356?xtor=EPR-450206

 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

27/01/2012

501 -journal de l'Afghanistan- 27-01: Un viol toutes les 3 heures dans l'armée américaine.


N°501 -journal de l'Afghanistan- 27-01: Un viol toutes les 3 heures dans l'armée américaine.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 501 - 27-01

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     ·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes


 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site : 

 www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

 

Tiré à part :

IRIB - Nouveau scandale en Afghanistan: viol des enfants par les soldats britanniques.

IRIB -  Le gouvernement afghan, dégoûté, par la maltraitance d’enfants afghans par deux militaires britanniques. 

Nouvelobs : Pour la presse régionale française, il est temps de quitter "le bourbier afghan".

Jon Boone : Document : La haine des soldats afghans contre l’OTAN.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge.

AFP : Près de 1,3 million de personnes menacées par les mines.

Paroles & action du président...

Rfi : Washington et Kaboul vers un accord pour le maintien de forces US en Afghanistan .

L’Afghanistan au cœur des débats.

Ian Hamel : Alain Chouet: « Le trafic de drogue en Afghanistan par voies aériennes est assuré par des militaires américains >

3) Politique

b) Les occupants 

1) Usa

Occupation de l'Afghanistan

Reuters : Clinton et Juppé d’accord « pour poursuivre la mission ».

2 Dans le monde

France

LUC MATHIEU :Afghanistan, échec et morts.

3 Occupation de l'Afghanistan

Reuters : Clinton et Juppé d’accord « pour poursuivre la mission ».

4 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Bernie Sanders au Sénat des USA  (à entendre)

5-2 Obama et la loi sur la détention prolongée 

6 Dossiers

6-1 Slate : Un viol toutes les 3 heures dans l'armée américaine. !!!

6-2 Louis Denghien : Sarkozy : menaces & débâcles.

6-3 Yves.Harté : Pourquoi l’Afghanistan ?

7 Courrier.

7-1 Communiqué officiel de l’UPR.

8 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

8-1 McDonough County : De nombreux vétérans post 11-Septembre estiment que les guerres n’en valaient pas la peine.

8-2 Nouvel Observateur : Les maigres résultats (prévisibles) de la conférence de Bonn.

8-3 JEAN-PIERRE PERRIN : L’armée afghane, de solution à maillon faible.

8-4 French.people : La « Nouvelle Route de la Soie », ou la nouvelle voie des Etats-Unis pour dominer l'Asie

 



Tiré à part :

IRIB -Nouveau scandale en Afghanistan: viol des enfants par les soldats britanniques.

Deux militaires britanniques ont été condamnés à dix ans de prisons pour avoir violé des enfants afghans de moins de dix ans.

La police a ouvert une enquête à ce sujet, a annoncé le Porte-parole du ministère britannique de la défense, selon Press TV, citant un quotidien britannique. Les militaires britanniques ont avoué avoir filmé leurs atrocités et posté des  clips sur internet. Selon ce rapport, le premier ministre britannique, David Cameron s'est dit quelque peu surpris de cette terrible révélation!

IRIB


IRIB - Le gouvernement afghan, dégoûté, par la maltraitance d’enfants afghans par deux militaires britanniques.  

19/01/2012

 Deux militaires britanniques, soupçonnés d'avoir agressé, sexuellement, des enfants afghans, ont été interpellés et interrogés, avant d'être relâchés, a indiqué, mercredi, le ministère de la Défense, à Londres.

Deux militaires ont été arrêtés, interrogés et relâchés, a déclaré un porte-parole du ministère de la Défense, confirmant des informations révélées plus tôt par le tabloïd britannique "The Sun".

Le gouvernement afghan a fait part de son immense dégoût vis-à-vis de l'augmentation récente d'incidents, de nature immorale, commis, par des soldats étrangers.

IRIB


Nouvelobs : Pour la presse régionale française, il est temps de quitter "le bourbier afghan".

Envisagé par Paris après la mort de quatre soldats vendredi, le retrait des troupes françaises du "piège" afghan avant l'échéance de 2014 est inéluctable, estiment samedi les éditorialistes de la presse régionale.

Pour Didier Louis du Courrier picard, "poser la question de l'utilité de la présence de la France (...) c'est y répondre".

Le Journal de la Haute-Marne écrit, sous la plume de Patrice Chabanet, que "l'Afghanistan est devenu un piège (...) il faut partir, sans état d'âme. Aux Afghans de résoudre leurs problèmes, leurs contradictions et leurs conflits internes".

Avis partagé par Jean Levallois de La Presse de la Manche: "l'Afghanistan est un gâchis, et nous aurons sans doute à le regretter. Mais on ne sauve pas une population contre elle-même".

"Quels qu'en soient les prix politique et diplomatique, il est temps pour la France de quitter le bourbier afghan, de programmer un retour en bon ordre de nos forces armées exposées sur le terrain", renchérit Dominique Garraud dans La Charente libre.

"Le coût en vies humaines de notre contribution à la loyauté atlantique sur ce lointain théâtre est de moins en moins tolérable depuis que nos troupes ont en charge la région de Kapisa", juge Daniel Ruiz dans La Montagne.

François Martin remarque dans le Midi libre que "jusqu’ici, les Français sont restés relativement indifférents aux enjeux de la guerre afghane. Mais devant le tribut grandissant payé par notre nation, l’opinion publique pourrait vite basculer".

Election présidentielle oblige, "c’est donc la probable montée de l’émotion dans l’opinion publique qui pourrait bien conduire le chef de l’Etat à ordonner le repli de nos troupes", note Jacques Camus dans La République du Centre.

"Pression électorale, pression économique, pression humaine : le Président envisage à voix haute ce que l'opinion publique lui soufflait depuis quelque temps", résume Hervé Cannet dans La Nouvelle République du Centre-Ouest.

Le problème est que, "à défaut de l'avoir fait à froid, conformément aux besoins de la France, Nicolas Sarkozy se trouve aujourd'hui acculé à une retraite précipitée et sans gloire", commente Patrick Fluckiger dans L'Alsace.

"Aujourd’hui, l’accélération du calendrier de retrait, programmé pour 2014, apparaît à la fois inévitable et tardif. Désastreux en tout cas pour le moral des unités qui, depuis dix ans, se battent sur un terrain en croyant être utiles", fait valoir Olivier Picard des Dernières Nouvelles d'Alsace.

Attention, "on ne déchire pas l’image de la France dans la précipitation", avertit Hervé Chabaud de L'Union. Même souci chez Olivier Berger de La Voix du Nord: "Il s'agit désormais de réussir la sortie du pays. Or l'exercice est extrêmement périlleux. Il ne peut se précipiter ni s'improviser. Une force qui se replie est en état de faiblesse. Ultime".

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120121.AFP5077/pour-la-presse-regionale-il-est-temps-de-quitter-le-bourbier-afghan.html


Jon Boone : Document : La haine des soldats afghans contre l’OTAN.

Une étude de l’armée américaine met en évidence que la méfiance mutuelle, le mépris, confinant parfois à la haine, qui règnent en Afghanistan entre les forces locales et étrangères, sont l’une des principales raisons pour lesquelles les troupes afghanes retournent de plus en plus souvent leurs armes contre les soldats de l’OTAN

Par Jon Boone, The Guardian, 20 janvier 2012 - extrait

Cette étude indique que les soldats américains exaspèrent leurs collègues afghans par leur arrogance extrême et leur « comportement brutal ».

Elle critique également sévèrement l’affirmation « profondément malhonnête intellectuellement » de l’OTAN selon laquelle les meurtres de soldats de l’Alliance par des soldats afghans seraient extrêmement rares.

Les données recueillies montrent que les incidents tels que le meurtre récent de quatre soldats français « révèlent une menace permanente, en forte augmentation, [d’actions] homicides (d’une importance qui pourrait être sans précédent entre « alliés » dans l’histoire militaire moderne) ».

Elle met en garde sur le fait que ce problème est désormais si grave qu’il « provoque une crise de confiance chez les formateurs Occidentaux qui travaillent avec les forces de sécurité afghanes »

Le rapport, signé par le comportementaliste Jeffrey Bordin, précise que le nombre d’attaques a augmenté, avec 26 meurtres ou tentatives de meurtre depuis le début 2007. Ces attaques ont entraîné la mort de 58 membres des forces étrangères.

Bien que certains de ces incidents impliquaient des talibans infiltrés, Bordin estime que beaucoup ont été provoqués par une « animosité profonde, souvent renforcée par des conflits sociaux et personnels ».

Réalisé à partir d’entretiens avec 613 membres des forces de sécurité afghanes, ce document brosse un tableau extrêmement sombre du mépris mutuel et de l’incompréhension régnant entre les deux parties.

Les troupes américaines considèrent leurs alliés afghans, qu’ils entraînent et qui combattent à leurs côtés, comme indignes de confiance, malhonnêtes, incompétents et ayant une « hygiène répugnante ».

A l’inverse, nombre de bagarres et même de tentatives de meurtre perpétrés par des Afghans ont été provoquées par des comportements que beaucoup d’Américains ne jugent pas choquants, comme « uriner en public », pousser des jurons, insulter, être grossier et vulgaire avec les membres des forces de sécurité afghanes, et tirer sans raison sur des animaux. »

Parmi les facteurs qui créent le plus d’animosité, le rapport énumère les convois militaires américains bloquant la circulation, les ripostes aux insurgés par des tirs apparemment indiscriminés, au risque de tuer des civils, une utilisation naïve de sources de renseignement incertaines, et les raids visant les maisons des Afghans.

Une autre cause d’inquiétude tient au fait que les soldats afghans n’interviennent presque jamais quand un de leurs camarades tente de tuer des soldats de l’Otan.

Ce vendredi, l’ISAF, la force internationale de l’OTAN déployée en Afghanistan, a précisé que cette « étude de l’équipe rouge » avait été réalisée par un organisme extérieur et n’avait pas été approuvée ou entérinée par les responsables qui l’ont lue.

L’ISAF affirme que l’étude souffre « de généralisations non pertinentes, d’échantillons [trop] restreints, d’une rhétorique dépourvue de professionnalisme et de sensationnalisme ».

Dans le jargon militaire, les « équipes rouges » sont des cellules indépendantes chargées de porter un regard critique sur les plans et les opérations.

Un commandant afghan rencontré au sud de l’Afghanistan avait déclaré au Guardian l’année dernière que sa plus grande préoccupation était les soldats pachtounes.

Bien que les Pachtounes forment le groupe ethnique majoritaire, ils sont sous-représentés dans l’armée afghane, alors qu’ils forment l’écrasante majorité des rangs de l’insurrection.

Ce capitaine, lui-même non-pachtoune, avait raconté comment il avait désarmé l’un de ses subordonnés, qui était tellement dégoûté par les soldats Américains qu’il refusait même de les regarder quand il les rencontrait.

Bien que l’armée afghane se soit nettement améliorée ces dernières années, les entretiens menés lors de cette étude avec 215 soldats américains mettent en évidence une longue liste de problèmes persistants. Ces soldats font état « d’un usage omniprésent de drogues illicites, de vols massifs, d’instabilités psychologique, de malhonnêteté, de manque d’intégrité et de compétence, d’un maniement des armes dangereux, d’officiers corrompus, de l’absence de véritables sous-officiers, d’alliances secrètes ou d’accords informels passés avec les insurgés, d’un taux élevé de désertions, d’un moral faible, de paresse, d’une hygiène répugnante et de la torture de chiens. »

Jon Boone, The Guardian,

20 janvier 2012

Publication originale Guardian, traduction Contre Info

23 janvier 2012

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3183



Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge.

AFP : Près de 1,3 million de personnes menacées par les mines.

Près de 1,3 million de personnes sont encore menacées par quelque 600 kilomètres carrés de champs de mines en Afghanistan, un pays que la communauté internationale et le gouvernement afghan nettoient depuis vingt ans, ont annoncé jeudi les Nations unies.

Au cours des deux dernières décennies, "plus de 500.000 mines anti-personnelles, plus de 22.000 mines anti-tank et plus de 15 millions de munitions non explosées" ont été nettoyées, a indiqué à l'AFP Alan MacDonald, le directeur du Centre de coordination et d'action de l'ONU contre les mines en Afghanistan (CCCMA), en qualifiant cette campagne de "succès majeur".

Quelque 375 personnes ont été blessées ou tuées en 2011 par des mines - qu'elles soient anti-personnelles ou anti-tank - ou des munitions non explosées, contre 2.027 en 2001, année record en la matière, selon le CCCMA.

Mais il reste de nombreux champs à nettoyer, a souligné M. McDonald. "Nous savons exactement où ils se trouvent. Il y en a partout dans le pays. A la fin de l'année 2011, il restait 6.048 zones dangereuses, touchant 588 kilomètres carrés et 1.930 communautés", soit précisément "1.277.857 personnes à risque".

"Nous connaissons les caractéristiques des champs de mines et celles des communautés qui vivent autour. Et nous privilégions (le déminage des sites les plus dangereux), ce qui permet de réduite le nombre d'accidents", selon lui.

Quelque 90 millions de dollars sont dépensés chaque année par la communauté internationale pour parvenir à ce résultat dans l'un des pays les plus minés au monde. Environ 15.000 personnes travaillaient au nettoyage des mines en 2011.

Ces explosifs ont dans leur très grande majorité été enterrés au cours de trois conflits récents: l'invasion soviétique (1979-1989), la guerre civile entre chef de guerre afghans (1992-1996) et la guerre entre les résistants et l'Alliance du Nord du commandant Ahmad Shah Massoud (1996-2001).

S'y ajoute le conflit en cours entre le gouvernement de Kaboul, soutenu par l'Otan, et les résistants. Depuis quelques années, les rebelles ont en effet fait des mines artisanales placées le long des routes et déclenchées à distance l'une de leurs armes favorites et les plus mortifères.

AFP



Paroles & action du président...

Rfi : Washington et Kaboul vers un accord pour le maintien de forces US en Afghanistan

Nb

Dans une interview accordée à la chaîne de télévision américaine CNN, le président afghan Hamid Karzaï a annoncé, dimanche 18 décembre, que son gouvernement est en train de négocier les conditions d'un partenariat stratégique avec les Etats-Unis, qui pourrait inclure la présence d'un contingent militaire américain après le départ des forces étrangères. Près de 100 000 GI's sont déployés en Afghanistan pour soutenir le gouvernement face à l'insurrection des résistants et de leurs alliés d'al-Qaïda. Dix mille d'entre eux seront partis d'ici la fin de l'année, et plus de 20 000 partiront l'année prochaine.

L'accord en cours de négociation entre Kaboul et Washington est censé définir la présence américaine à l'issue du retrait de l'ensemble des quelque 140 000 combattants de la force internationale de l'Otan. Cet accord de sécurité va probablement prévoir le maintien de quelques bases américaines sur le sol afghan.

Des milliers de soldats américains pourraient ainsi rester en Afghanistan pendant plusieurs années. Parmi les conditions posées par la partie afghane, Hamid Karzaï

exige que les forces internationales cessent les fouilles de domiciles afghans

et les opérations nocturnes, à la recherche d'insurgés.

La présence des troupes internationales a assuré la stabilité (…) de l'Afghanistan pendant dix ans, mais elle n'a pas réussi à assurer la sécurité personnelle des Afghans, a-t-il affirmé.

Le président afghan avait déjà annoncé début décembre que son pays aurait besoin d'une aide financière et militaire internationale pendant au moins dix ans après le départ des forces étrangères, afin de former et équiper l'armée et la police et mettre en place des institutions stables.

19 décembre 2011 

.

http://french.peopledaily.com.cn/Economie/7691157.html

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20111219-washington-kaboul-vers-accord-le-maintien-forces-americaines-afghanistan



L’Afghanistan au cœur des débats.

Ian Hamel : Alain Chouet,: « Le trafic de drogue en Afghanistan par voies aériennes est assuré par des militaires américains .

> C’est un ouvrage particulièrement dense que nous livrent Alain Chouet, ancien patron des services secrets français, la Direction générale de la  sécurité
> extérieure (DGSE), interviewé par Jean Guisnel, journaliste au Point,spécialiste des questions militaires. « Au cœur des services spéciaux » (*) ne se contente pas de mettre les pieds dans les plats. L’ouvrage piétine carrément certains plats, notamment en ce qui concerne le printemps arabe.
 Oussama Ben Laden a été tué à Abbottabad, au Pakistan.Alain Chouet prend plaisir à rappeler qu’il s’agit d’un centre de vacances de l’armée, avec ses hôtels et son golf, où « tout le monde se connaît », Abbottabad étant réservé aux gradés pakistanais et à leurs familles. Que faut-il en déduire ? Qu’Oussama Ben Laden était gardé bien  au frais par le régime d’Islamabad depuis des années.

 Pourquoi a-t-il été éliminé en 2011 ? Barak Obama, plus éclairé que son prédécesseur, a compris que le fondateur d’Al-Qaida ne servait plus à rien. L’intervention occidentale en Afghanistan depuis 2001 est un échec total. Comme les résistants vont de toute façon revenir au pouvoir à Kaboul, autant faire croire qu’on les invite à la table des  négociations, maintenant qu’ils ne sont plus associés à des « terroristes internationaux ». Et politiquement, Obama a gagné des points pour sa réélection en 2012.
>> 80 à 90 % de la morphine base
L’ancien responsable de la DGSE rappelle qu’en 2002, l’Occident a mis sciemment en place en Afghanistan un gouvernement fantoche et mafieux, avec à sa tête, Hamid Karsai, le plus minable des « parrains ». Les chefs de bandes afghans se sont ensuite répartis « les  rentes du pouvoir, les revenus du pavot, la manne de l’aide

 internationale ». Pour rappel, 80 à 90 % de la morphine base mondiale provient d’Afghanistan.Le plus compliqué n’est pas de produire de l’opium, mais de l’exporter
> vers les consommateurs, sachant que l’Afghanistan n’a pas de débouché maritime. Contrairement à ce que croit l’opinion publique,la drogue ne rejoint pas l’Europe et les Etats-Unis par des routesdéfoncées et de vieux rafiots rouillés, mais par les voies aériennes,  les gros porteurs de l’armée américaine. Et celle-ci contrôle tous les
> aérodromes du pays…
 L’ancien chef du renseignement dit que c’est des militaires, qui arrondissent ainsi leurs soldes, et surtout les mercenaires engagés dans les sociétés militaires privées « pour assurer des tâches de logistique, d’intendance, de transport et même d’engagement opérationnel ».
> Pression sur les armées
Les chapitres consacrés au « printemps » arabe risquent de faire grincer quelques mâchoires.« Les Arabes et les musulmans sont comme tout le monde, ils préfèrent la démocratie et la liberté à la dictature et à la répression », insiste Alain Chouet, soulignant que les
>Les  habitants du Nord de l’Afrique n’ont pas attendu 2011 pour se révolter. Il  y a eu des émeutes et des manifestations en Tunisie en 1969, 1978,
> 1980, 1984, 2000, en Egypte en 1968, 1977, 1986, 1987, 1995. Et qu’en Libye, les tentatives de coups d’Etat militaires contre Kadhafi
 « étaient quasiment mensuelles pendant la décennie 1980 ». Seulement voilà, l’Occident ne s’en préoccupait pas et les médias n’en parlaient guère. Qu’est-ce qui a changé cette année ? Non seulement l’Europe et les Etats-Unis se sont intéressés à la contestation dans le monde arabe, mais ils sont intervenus… indirectement. Du moins en Tunisie et en Egypte, en faisant pression pour que les armées ne jouent plus leur rôle traditionnel de répression.
> Visées sur la Cyrénaïque
> Au lieu de jeter les dictateurs dehors en envoyant des soldats américains, Barak Obama préfère faire jeter aux orties les dictateurs « par leur propre armée », assure l’ancien responsable des services spéciaux français.
> Pessimiste en ce qui concerne la Tunisie, très pessimiste pour l’Egypte,  Alain Chouet est carrément alarmiste quant au devenir de la Libye. Il souligne que la révolte a débuté le 15 février en Cyrénaïque, dans la région de Benghazi, « avec l’apparition brutale de civils armés ». Or, curieusement, les observateurs étrangers ne se sont
 pas demandés comment des centaines d’hommes sont apparus « armés de canons B7 et B10 sans recul, de canons bitubes anti-aériens, des mitrailleuses de 500 et 800, des lance-roquettes individuels ».
 L’auteur de « Au cœur des services spéciaux » n’exclut pas que le haut commandement égyptien ait pu recevoir la promesse de la part des Américains que la Cyrénaïque, riche en pétrole, soit un jour rattachée à l’Egypte, surpeuplée, et qui manque cruellement de ressources.
> (*) Alain Chouet, entretiens avec Jean Guisnel « Au cœur des services  spéciaux.
 La menace islamiste : fausses pistes et vrais dangers », La Découverte,
301 pages, 20 €

par Ian Hamel

Publié le mercredi 7 septembre 2011



3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Sur le terrain…

L'Afghanistan et la Chine signent un accord sur l'exploitation du pétrole.

Le gouvernement afghan et l'entreprise d'Etat China National Petroleum Corporation (CNPC) ont signé mercredi un accord sur l'exploitation du pétrole en Afghanistan. L'entreprise chinoise remporte ainsi le premier appel d'offres relatif aux champs pétrolifères afghans.
"Selon l'accord signé aujourd'hui avec la CNPC, l'entreprise chinoise va pouvoir exploiter les gisements pétroliers situés dans le bassin de la rivière Amu Darya, dans le nord de l'Afghanistan, et devrait commencer à produire du pétrole au cours des deux ans à venir", a déclaré aux journalistes le ministre afghan des Mines, Waheedullah Shahrani, juste avant la signature de l'accord.
Les deux parties, représentées respectivement par Waheedullah Shahrani et Lu Gongxun, directeur général de la CNPC, ont signé l'accord au Centre gouvernemental de presse et d'informations à Kaboul.
"C'est un grand plaisir pour moi de prendre part à cette cérémonie de signature, qui marque le début de la coopération énergétique entre la CNPC et le ministère afghan des Mines. Cette cérémonie est un symbole de la coopération bilatérale en matière d'énergie", a déclaré M. Lu lors de la cérémonie.
En vertu de l'accord, la CNPC va lancer ce projet en collaboration avec un partenaire local, Watan Group.
Le contrat stipule que la CNPC devra payer 15% de redevance sur le pétrole et 20% de taxe d'exploitation; l'Afghanistan obtiendra pour sa part 70% du bénéfice de la vente du pétrole.

Source: xinhua


Irna :  L’Iran et l'Afghanistan signent un accord de défense.

L'Iran et l'Afghanistan à la fin de la première encontre de leur commission mixte de coopération de défense à Téhéran ont signé un protocole d'entente portant sur l'élargissement de leur coopération de défense.

Selon un communiqué du ministère iranien de la Défense, le protocole d'accord a été signé par les responsables des deux parties ».
Pendant la cérémonie de signature, les deux parties ont exprimé l'espoir que l'accord aiderait à promouvoir la paix, la stabilité et la sécurité en Afghanistan ainsi que dans toute la région.
Cet accord a appelé également à la promotion de programmes de formation dans les domaines de la logistique et de l'ingénierie.
La délégation militaire afghane pendant son séjour à Téhéran s'est entretenue avec le ministre iranien de la défense, le ministre iranien des Affaires étrangères et le président de la commission de la sécurité nationale et de politique étrangère du parlement iranien sur des sujets d'intérêts mutuels ainsi que des développements régionaux.

La délégation afghane a également visité certaines installations de défense iranienne.

14 Décembre 2011.

Téhéran.Irna.



b) Les occupants 

1) Usa

Obama

Joseph Kishore : La ‘Meutre S.A.’ de Barak Obama opère dans le monde entier.

L’administration Obama a construit un vaste appareil ayant pour but l’exécution d’assassinats et comprenant des engins volants sans pilote (drones), opérés par la CIA et l’armée. Ce réseau de « machines à tuer » est géré dans le secret, derrière le dos du peuple américain et virtuellement en dehors de tout contrôle de la part du Congrès américain.

Le programme dans le cadre duquel opèrent ces « drones » a fait l’objet d’un article publié par le Washington Post le 28 décembre et intitulé « Sous Obama, l’émergence d’un appareil mondial du meurtre par drone ». Si l’article est de présentation plutôt discrète, ce qu’il montre n’en est pas moins effrayant : un gouvernement s’est arrogé le droit de tuer n’importe qui dans le monde sans même se soucier d’une apparence de légalité. On a déjà tué de cette façon des milliers de personnes.

Selon le Washington Post, ce ‘programme drones’, « comprend des dizaines de sites secrets dont deux sites principaux opérationnels sur la côte Est, des cockpits virtuels de l’US Air Force dans le Sud-est et des bases clandestines dans six pays sur deux continents. »

Selon les conclusions d’une étude du Bureau du Budget du Congrès américain, les Etats-Unis ont 775 drones ‘Predator’ et autres, plus un nombre inconnu de drones opérés par la CIA et faisant partie d’opérations secrètes. Les assassinats ont jusqu’à présent eu lieu dans au moins trois pays, en dehors des guerres en Irak et en Afghanistan. Le drone abattu récemment au dessus de l’Iran indique cependant des opérations bien plus étendues.

Un des premiers actes d’Obama en tant que président a été d’ordonner une attaque de drone Predator au Pakistan. 240 attaques ont été effectuées depuis contre ce pays, entraînant la mort de milliers de personnes, pour la plupart des civils. Quelque quinze attaques ont été effectuées au Yémen et d’autres encore en Somalie.

Le quotidien donne une description des « listes de sujets à assassiner » compilées par la CIA et le Joint Special Operation Command (JSOC) de l’armée américaine, sans que les critères utilisés pour la sélection des personnes ciblées soient rendus publics. La liste de la CIA est apparemment plus courte que celle de l’armée, ce que certains de ceux qui sont impliqués dans le programme de drones attribuent au fait qu’elle a eu moins de temps pour la dresser. Selon certains responsables, « L’Agence finira par rattraper le temps perdu. »

Parmi les gens assassinés, se trouvent trois citoyens américains, dont Anwar Al-Awlaki qui fut tué le 30 septembre et son fils de 16 ans, tué lui, par le JSOC quelques semaines plus tard. Tous deux furent tués au Yémen. Le Washinton Post affirme que le jeune Awlaki n’était pas la cible prévue. Ce « citoyen américain sans implication passée avec Al-Quaida » était au contraire une « victime non intentionnée. »

Pour expliquer l’augmentation des assassinats par drone, le journal mentionne la fermeture officielle de programmes de détention et la fin des transferts à Guantanamo Bay. Cela laissait «  peu d’options mis à part les attaques par drones… » En d’autres mots, au lieu d’enfermer des ‘terroristes’ présumés dans des camps et des centres de torture, l’administration Obama s’est dit qu’il serait simplement plus efficace de les tuer en secret.

Ces deux programmes différents sont soi-disant contrôlés par diverses commissions du Congrès. Mais, précise le Post, « aucune de ces commissions n’est en mesure de comparer les listes de sujets à abattre de la CIA et de la JSOC ou même de parvenir à une compréhension générale des règles selon lesquelles chacune de ces listes est fabriquée. »

Les dirigeants des deux fractions parlementaires sont tout à fait complices car les responsables des commissions sur les services de renseignement et l’armée acceptent de limiter ce qui peut être discuté publiquement. « Le fait qu’un président de leur parti ait monté une machine aussi efficace dans le but d’éliminer de façon ciblée des gens suspectés de terrorisme ne trouble pas outre mesure les dirigeants démocrates. »

Le président Lyndon Johnson, arrivé au pouvoir à la suite de l’assassinat de John F. Kennedy, avait en son temps admis que la CIA avait monté une entreprise qu’il appela, dans une remarque restée fameuse, une « damnée ‘Meurtre S.A.’ dans les Caraïbes ». Celle-ci avait plusieurs fois tenté d’assassiner le dirigeant cubain Fidel Castro. Le gouvernement Nixon fut lui, impliqué dans de nombreux complots d’assassinat. Cela avait contribué aux enquêtes à des fins de destitution qui conduisirent finalement à sa démission. Des enquêtes menées par la Commission Church du Sénat américain dans les années 1970 ont finalement conduit à un ordre exécutif interdisant officiellement la pratique de l’assassinat.

Les actes de l’administration Obama et la vaste augmentation des pouvoirs secrets de la CIA et de l’Armée dépassent de loin les crimes commis à cette époque.

Les assassinats extra-judicaires sanctionnés par l’Etat sont une métastase de la « guerre à la terreur » menée sur tout le globe, un élargissement d’une criminalité internationale qui comprend le lancement de guerres d’agression, l’emprisonnement indéfini et la torture. Ils sont devenus une importante composante de la politique militaire américaine. Celle-ci comprend aussi la guerre en Libye qui s’est conclue par l’assassinat, soutenu par les Etats-Unis, de Mouammar Kadhafi. Obama a fait du meurtre extra judicaire de Osama ben laden un des hauts faits et un des événements charnière de son administration.

La violence sans frein et l’abolition de la démocratie sont deux aspects d’un même processus. Les révélations du Washington Post suivent de deux semaines à peine le passage du National Defense Authorization Act. Cette loi donne, pour la première fois explicitement, un sceau d’approbation parlementaire à la détention militaire indéfinie de citoyens, américains ou non, selon le bon vouloir du président. La loi abolit dans les faits le recours d’habeas corpus et les garanties constitutionnelles d’application régulière de la loi.

L’administration qui préside à cette affirmation de pouvoirs quasi dictatoriaux, dirigée par Obama, est pour l’essentiel une alliance entre de puissants intérêts financiers et l’appareil militaire et des services de renseignements.

Ce gouvernement de la réaction extrême jouit du soutien déterminant d’une partie de la classe moyenne argentée qui, sur la base de la politique identitaire, s’est réconciliée avec une politique qui va au-delà même de celle de l’administration Bush. Tout est bon et même « progressiste » du moment que c’est un président afro-américain qui le fait.

La conduite d’un réseau destiné à exécuter des gens n’a rencontré qu’une objection de pure forme de la part de journaux comme La Nation et d’autres gens et partis ‘de « gauche’ qui soutiennent le Parti démocrate. Un commentateur libéral, Ta-Nehisi Coates, un des principaux rédacteurs en chef du magazine Atlantic, fit en réponse à l’article du Washington Post, ce commentaire réjoui: « Les drones sont l’arme parfaite de la démocratie. On obtient tout le mérite d’avoir tué les ennemis du pays et on ne porte pas le blâme de pertes militaires. Le massacre occasionnel d’un garçon de 16 ans est certes regrettable, mais pratiquement sans conséquence du point de vue politique. »

La défense des droits démocratiques, la défaite de l’impérialisme américain, la lutte contre l’inégalité sociale dépendent de la formation d’un mouvement politique de masse de la classe ouvrière sur la base d’un programme socialiste.

Ce mouvement entrera directement en conflit avec l’administration Obama, le Parti démocrate et ses apologues ‘de gauche’.

(Article original publié le 29 décembre 2011)

Joseph Kishore
4 janvier 2012

http://www.wsws.org/francais/News/2012/jan2012/obam-j04.shtml


3 Occupation de l'Afghanistan

Reuters : Clinton et Juppé d’accord « pour poursuivre la mission ».

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton et le ministre des affaires étrangères Alain Juppé sont tombés d’accord samedi pour « travailler ensemble » afin d’assurer la poursuite de la mission (…) internationale en Afghanistan.

Les deux ministres sont tombés d’accord pour que les Etats-Unis et la France « travaillent avec les partenaires de l’isaf (la mission de l’Otan) et le gouvernement afghan afin d’assurer la solidité et l’efficacité continues de la mission ».

12-01 



Qu'en pensent les Voisins ?

Russie

french.ruvr : Guantanamo – Le Ministère des Affaires étrangères russe : « la zone d’un vide juridique »  

La prison américaine sur la base de Guantanamo à Cuba contient toujours 171 prisonniers.

Ces gens-là se trouvent dans «le vide juridique» et ils ignorent complètement leur destin ultérieur.

Le Ministère des Affaires étrangères russe trouve une telle situation sans précédent dans l'histoire contemporaine, est-il dit dans la déclaration du MAE sur son site web.

La prison à Guantanamo est apparue le 11 janvier 2002 - d’abord, comme un camp de détention provisoire. C’est alors que les premiers 20  détenus  pris au cours de la guerre globale contre  le terrorisme, annoncée par les États-Unis, ont été placés là. Au cours des  10 dernières années, le camp s'est transformé en une vraie institution pénitentiaire. Environ 800 personnes de 23 pays âgés de 25 à 62 ans, sont passées par là. Formellement à Guantanamo se trouvent les gens soupçonnés des liens avec les organisations terroristes – "Al - Qaïda", "le Taliban" et d’autres.  Sergei Maksimov, l'expert dans le domaine du droit international,  commente ainsi cette situation:

«La prison à  Guantanamo est un phénomène extraordinaire dans la vie moderne. C'est  un  camp qui était créé pour les personnes accusées par les autorités des États-Unis de divers crimes. De plus, il se trouve sur le territoire d’un autre État,  c'est le territoire cubain. Et la situation, lorsqu’il  y a des prisons ex- territoriales,  des lieux où des gens sont détenus sans que l'accusation contre eux soit présentée   est un malentendu du point de vue de la pratique internationale moderne».

Les défenseurs des droits de l'homme donnent depuis longtemps un signal  d'alarme au sujet de la prison. Leur principal argument est celui-ci: son existence contredit les normes du droit international. Plusieurs prisonniers se trouvent là sans présentation des accusations officielles, et leur traitement n'entre aucunement dans le cadre des règles d’une société civilisée.

Les Américains eux-mêmes ont reconnu que l'on appliquait aux prisonniers les méthodes interdites de l'enquête. On sait aussi que trois personnes soupçonnées du terrorisme ont subi  les tortures en forme de l'imitation d’une noyade.  Déjà du  temps du président George Bush-junior, 537 prisonniers étaient libérés. Et Barak Obama, lui, après l'entrée en fonction, a ordonné de fermer la prison au cours d'une année – vers janvier 2010. Le congrès a bloqué cette décision, et le président et n'avait pas assez de courage pour  profiter de son droit de veto. Il était supposé qu’une partie des prisonniers seraient jugés, d’autres – extradés. Au total,  seulement 6 personnes étaient officiellement condamnées, 8 sont mortes, d’autres n'ont toujours pas été accusées. Une telle situation est sans précédent, trouve le Ministère des Affaires étrangères russe. Cela témoigne des violations les plus grossières du droit international par les États-Unis.

Le MAE a également commenté la situation avec l'adoption aux États-Unis des nouvelles lois antiterroristes. Elles contribuent au renforcement de l'application ex-territoriale de la législation américaine  - pénale et  antiterroriste - en ce qui concerne les citoyens des tiers-pays. Washington viole ses obligations suivant le Pacte International sur les droits civils et politiques de 1966. Ce document interdit la privation illégale de la liberté et le mauvais traitement des prisonniers.  Il contient aussi  la position sur la nécessité de la garantie d’une  justice équitable. Il paraît qu'à Washington, on se croit  au-dessus des  obligations internationales et, en fait, on légalise ainsi  les prisons, semblables à celle de Guantanamo. Le président Obama, en signant les nouvelles lois, se contredit, laissant les services secrets agir à leur gré. 
16 Janvier 2012

french.ruvr.ru

 

Cri.cn : Les plans militaires américains en Asie centrale et en Afghanistan inquiètent la Russie.

Les projets américains d'accroître leur présence militaire en Asie centrale et d'établir d'importantes bases militaires en Afghanistan inquiètent la Russie, a déclaré jeudi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergeï Lavrov.

"On ne sait pas encore comment le retrait des troupes (américaines) prévu en 2014 après la fin des opérations antiterroristes correspond aux projets américains d'établir des bases militaires importantes en Afghanistan", a déclaré M. Lavrov aux journalistes après sa rencontre avec le ministre indien des Affaires extérieures, S.M. Krishna, ici à Moscou.

M. Lavrov a déclaré que Moscou avait discuté du sujet avec les représentants afghan et américain, mais "il y a plus de questions que de réponses pour l'instant".

"Par ailleurs, des informations arrivant périodiquement montrent que nos collègues américains veulent accroître leur présence militaire en Asie centrale", a-t-il fait savoir.

M. Lavrov a souligné que, dès le début des opérations contre Al-Qaïda et les résistants, la Russie avait été informée que la présence étrangère en Afghanistan et ses centres de transit en Asie centrale seraient utilisés uniquement pour combattre cette menace terroriste particulière.

"Il a été dit à la Russie qu'il n'y avait pas de calculs géopolitiques sur le long terme", a poursuivi M. Lavrov, concluant que ces principes devraient être entièrement respectés.

  2011-11-17

http://french.cri.cn/781/2011/11/17/304s261402.htm



Les organisations mondiales

Crisis Group (ICG),

D’après l’International Crisis Group (ICG), plusieurs attaques qui ont frappé la capitale entre 2008 et 2010 ont été fomentées par le commandant des résistants pour la province de Kapisa, Qari Bariyal, allié pour la circonstance au réseau Haqqani, dirigé à Tagab par le mollah Daoud et son frère Aman. Les insurgés de Kapisa reçoivent en outre l’aide de résistants venus du Pakistan. Leur passage est facilité par l’abandon par les forces de l’Otan des provinces de Kunar, du Nouristan (Nord-Est) et du nord du Laghman, frontalier avec le district de Tagab. L’armée américaine a quitté la région à partir de 2010, incapable de contrer les attaques insurgées contre ses postes de combat installés dans les montagnes. Les résistants pakistanais en ont profité pour s’infiltrer avant d’y installer des camps d’entraînement. Tout aussi inquiétant, des membres d’Al-Qaeda y sont régulièrement signalés. Vingt-cinq d’entre eux, dont un leader saoudien, Abu Hafs al-Najdi, ont été tués début 2011 dans la Kunar lors d’opérations de l’Otan.

LUC MATHIEU

21-02

http://www.liberation.fr:80/monde/01012384832-afghanistan-echec-et-morts?xtor=EPR-450206



3 Dans le monde

France

LUC MATHIEU :Afghanistan, échec et morts.

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs mais doit être vu comme information.

Récit : Quatre soldats français ont été tués vendredi dans leur base de la province de Kapisa par un membre de l’armée afghane.

Une tuerie qui marque l’impossible sécurisation d’une région acquise aux résistants.

Les quatre soldats français terminaient vendredi, vers 10 heures, leur séance de footing dans l’enceinte de la base de Gwan, près de Tagab, dans le sud de la province de Kapisa. Désarmés, ils ne portaient pas leur gilet pare-balles. C’est à ce moment qu’ils ont été tués par un soldat afghan qui a ouvert le feu à l’arme automatique. Au moins 15 autres militaires ont été blessés, dont 8 grièvement, selon le ministère de la Défense.

«Je ne peux accepter que des soldats afghans tirent sur des soldats français»,a aussitôt réagi Nicolas Sarkozy, avant d’évoquer un retrait anticipé de l’armée française d’Afghanistan (lire page suivante). François Hollande a de son côté réaffirmé sa «volonté de retirer [les] forces [françaises] le plus rapidement possible, au plus tard à la fin de l’année 2012». Les opérations de formation de l’armée afghane ont par ailleurs été suspendues.

place forte. La tuerie de vendredi s’est produite alors que l’armée française a considérablement réduit ses opérations dans la zone. Hormis les forces spéciales, les soldats déployés dans le district de Tagab ne sortent quasiment plus de leurs bases. Ils cantonnent leurs rares actions le long de la route qui mène à Sarobi, dans le sud du district de Tagab, en accompagnant des soldats de l’armée afghane. Cette stratégie de repli a été ordonnée par l’Elysée après l’attentat-suicide qui avait déjà tué 5 soldats français, le 13 juillet, dans le village de Joybar, à moins de deux kilomètres de la base de Tagab. Les militaires sécurisaient alors une choura (assemblée de notables) où était discutée la construction d’un hôpital. «S’ils avaient été tués lors d’une opération pour arrêter un chef taliban, l’Elysée aurait peut-être réagi différemment. Mais là, il était inadmiss