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25/08/2012

n° 508 - "Les dossiers 'de l'Afghanistan - 24-08-: - la mort, la guerre, l’hypocrisie impérialistes

n° 508 - "Les dossiers 'de l'Afghanistan - 24-08-: - la mort, la guerre, l’hypocrisie impérialistes




Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Afghanistan 

Les dossiers de la defaite

n°508 du 24-08

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "Afghanistan le dossier" est  visible  sur mes blogs : 

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

d) un sommaire à :  http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ )colonne de gauche.

NB : Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)


Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... i

dem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytesPs : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Le "Afghanistan le dossier" est  visible : 

a)   sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 



1 Tiré à part 

 

Otan

Après le massacre de 17 civils perpétré par un soldat américain, le scandales des marines urinant sur des dépouilles afghanes, après les photos de chasses de soldats fiers de posés devant des cadavres, après l’autodafé des Saints Corans brulés à Abu Ghraib, d’autres offenses encore, voilà une autre révélation, toute aussi horrible faite par un officier Us qui a passé plusieurs années en Afghanistan: les chiens de l'armée américaine se nourrissent des cadavres des afghans.

Selon John Jordan qui entend publier "ses Mémoires !, "Nos commandants nous avaient intimé l'ordre de ne pas remettre les cadavres des Action kamikaze et des Qaidistes aux membres de leur famille et les jeter en pâture devant les chiens, ils considéraient ça comme une punition infligée aux terroristes"!.

Certaines sources judiciaires indépendantes affirment vouloir poursuivre cette affaire en justice si les déclarations de Jordan sont avérées exactes.



Troupes d'occupation
1-4 Ce que l’on certifie !!!: 2.000 militaires américains tués en près de 11 ans d’invasion

Le nombre des militaires américains tués en Afghanistan a atteint 2.000, après presque 11 ans de guerre et la mort mercredi d'un caporal des Marines dans des combats avec les action kamikaze, selon des données du Pentagone consultées jeudi.

Le site internet icasualties.org, qui compile les données sur les soldats tués au cours de l'opération EnduringFreedom (Liberté immuable), qui a débuté en octobre 2001, évoque de son côté 2.008 morts américains.

Sur les 2.000 morts recensés par le Pentagone, 1.577 ont été tués dans des combats et 34 sont des femmes. Quelque 16.402 militaires ont par ailleurs été blessés.

Plus de 150 militaires américains ont été tués depuis le début de l'année.

L'armée américaine a connu ses pertes les plus importantes en 2010 avec 499 morts, contre 414 en 2011.

Plus de 90.000 soldats américains occupent l’Afghanistan. Ce chiffre devrait être ramené à 68.000 à la fin de l'été.

Environ 40.000 hommes de l'Otan occupent également l’Afghanistan.

Au moins 1.039 soldats de l'Otan ont été tués depuis le début de l’invasion du pays en 2001, dont 418 Britanniques et 87 Français.

L'Otan doit transférer la responsabilité de la sécurité aux 352.000 hommes des forces afghanes d'ici à la mi-2013.

Les pertes des Etats-Unis en Afghanistan sont loin d'égaler celles connues en Irak: quelque 4.475 militaires américains y ont été tués et 32.228 blessées entre 2003 et 2010, selon les données du Pentagone.

http://www6.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=68519&frid=20&cid=20&fromval=1&seccatid=25

 



1-1 Crocker : les USA comptent reste jusqu'en 2024 en Afghanistan!  

L'ambassadeur américain sortant en Afghanistan a déclaré que les militaires américains resteraient en Afghanistan jusqu'en 2024.

Selon le journal pakistanais « Dawn », Ryan Crocker a déclaré mardi que  Washington avait un nouveau plan pour sa présence militaire en Afghanistan. Crockezr interviewer par  AssociatedPress, a ajouté qu'après le retrait des Etats-Unis de l'Afghanistan en 2014, une partie des forces spéciales  américaines  de l'armée de terre et de l'air restera dans ce pays pour une période 10 ans afin de contrôler les Taliban. Il a prétendu que la présence des forces américaines en Afghanistan a des impactes positifs sur la situation afghane , et celle des pays voisins.  Crocker a ajouté que ce plan sera mis en application au Pakistan.

17/07/2012

Irib


1-2 Le pétrole est-il l'eldorado de l'Afghanistan?

Des sociétés pétrolières comme Exxon s'intéressent au sous-sol du pays.

Avec les difficultés de la guerre, de la corruption et de la division ethnique, d'autres hésitent à entrer dans la course.

«Exxon n’irait pas dans une zone à moins qu’elle ne soit prometteuse.» Chakib Khelib, ancien ministre algérien du pétrole, expliquait par ces mots à l’agence Reuters que si le géant pétrolier américain lorgnait du côté des réserves afghanes, c’est que son exploitation ne devait pas être beaucoup plus difficile que celle de l’Arctique.

Le groupe américain pourrait en effet s’intéresser au pétrole afghan. C’est ce qu’ont révélé plusieurs médias anglo-saxons au mois de juillet. L’enjeu: des enchères pour entamer une phase d’exploration dans le bassin afghano-tadjik. Une région du nord du pays qui pourrait contenir de colossales réserves d’or noir. 1,9 milliard de barils, estime l’USGS (US GeologicalSurvery) dans sa dernière évaluation.

Les industriels ont jusque fin octobre pour faire une offre. Le résultat est attendu à la mi-décembre. Le gagnant aura le droit de consulter les documents compilés par le ministère des Mines et l’USGS, qui promettent plusieurs centaines de millions de barils de pétrole répartis sur six secteurs «blocs». Il pourra alors faire des propositions pour espérer signer un contrat d’exploitation à l’horizon mars 2013.

Pour l’instant, seul le ministère afghan des Mines a communiqué sur le sujet, révélant ainsi les concurrents en lice le 4 juillet dernier. Les industriels, eux, restent très discrets. Il ne faut surtout pas révéler le montant et les termes de l’offre pour ne pas s’exposer aux autres groupes qui participent. Pour Kaboul, l’enjeu est de taille: le ministre de l’Economie estime que le pétrole pourrait rapporter 9,75 milliards d’euros par an. Une somme non négligeable pour un pays dont le PIB s’élève à 16,4 milliards en 2011, dans un contexte de dépendance extrême à l’aide internationale.

Huit entreprises se retrouvent en concurrence pour cet «Afghan tajik tender 2012». Face à Exxon, sept groupes de moindre ampleur, la plupart sous tutelle de leurs Etats respectifs: Dragon Oil (Arabie Saoudite), Kuwait Energy (Koweït), ONGC Videsh (Inde), Petra Energia (Brésil), Pakistan Petroleum (Pakistan), PTT (Thaïlande) et TPAO (Turquie). 20 autres entreprises ont été disqualifiées d’office, considérées comme n’ayant pas la solidité financière pour un tel contrat.

Des multinationales comme sauveurs de l’économie afghane

Comme l’explique Chakib Khelib, la présence d’une société comme Exxon serait un gage rassurant pour les autres investisseurs. Le patron de la lutte anti-corruption de l’Otan, le brigadier-général Ricky Waddell, estime de même que «Exxon est si gros et présent dans tellement de pays qu’ils peuvent se permettre de dire non [à la corruption]». Les Américains et leurs alliés ont bien compris que la viabilité de l’Afghanistan, et donc sa sécurité, dépend de la capacité de partenaires internationaux à s’y installer dans de bonnes conditions.

Washington, entre autres, pousse ainsi ses grands groupes à considérer une implantation dans ce pays avec la plus grande attention.

Lors de cet appel d’offres, le ministre afghan des Mines, WahidullahShahrani, a ainsi salué le nombre de compétiteurs. «Cet impressionnant groupe d’enchérisseurs démontre de la croissance robuste et du développement rapide des secteurs du gaz et du pétrole afghans», a-t-il déclaré dans un communiqué. Il estime que ce «succès» s’explique par le précédent contrat remporté fin 2011 par la China National PetroleumCorp (CNPC), qui développe les infrastructures pour extraire le pétrole du bassin d’AmuDarya.

Dana Rohrabacher, un représentant républicain s’est lui offusqué de voir Pékin trouver une place en Afghanistan: «Les Chinois raflent le potentiel économique en profitant d’une guerre menée par les Etats-Unis». Exxon n’est pourtant pas le premier géant à envisager un tel investissement. Auparavant, JP Morgan Chase a commencé à s’intéresser au secteur minier à hauteur de 32,5 millions d’euros pour des mines d’or.

Certains se sont étonnés de l’absence de Total sur ce marché. Le Français surveille pourtant bien ces réserves de pétrole. En 2009-2010, il s’était penché sur un appel d’offre comparable, pour un secteur plus restreint dans la région de Kashkari. Arrivé en finale, Total n’avait finalement pas fait d’offre et, faute d’une concurrence suffisante, l’enchère était tombée à l’eau. Un site trop petit? Des conditions de sécurité trop risquées? Lepétrolier se refuse à tout commentaire. «Ces phases sont ultra-confidentielles, on ne peut ni commenter ni confirmer l’intérêt de Total pour ces gisements», explique-t-on au siège du groupe.

La filiale tricolore Exploration reste malgré cela aux aguets. En 2011, la députée du Nord Françoise Hostalier, grande passionnée et spécialiste de l’Afghanistan, rédigeait un rapport parlementaire destiné au Président Sarkozy dans lequel elle aborde les partenariats économiques potentiels entre la France et ce pays.

Au cours de cette enquête, elle avait pu consulter, entre autres grands patrons d’industries, Pierre Olinger, le numéro 2 de Total. Aujourd’hui, l’ancienne députée (elle n’a pas été réélue) assure que le groupe français est attentif aux enjeux afghans :

«Total est très à l’écoute, très au courant de tout ce qui se passe en Afghanistan. Le problème, c’est la législation de ce pays qui n’est guère adaptée à la gestion et à l’exploitation d’une entreprise comme Total. Elle interdit de dissocier l’exploration et l’exploitation. Aussi, les risques sont trop grands pour les sociétés spécialisées pour cette phase. Total estime pour sa part qu’il y a pour le moment des zones du monde plus rentables pour eux.»

Chacun sa part de corruption

Les Chinois, eux, ont dû s’associer au groupe Watan dans une joint venture qui leur a ouvert les portes d’un premier site à exploiter. Les premiers barils de pétrole du bassin de l’AmuDarya devraient en être extraits à l’automne prochain, à un rythme de 5.000 barils par jour dans un premier temps. L’Afghanistan doit récolter 70% des bénéfices, en plus d’autres taxes sur l’exploitation. Le tout pour un site qui reste, avec ses 70 à 80 millions de barils de réserve, beaucoup plus modeste que ce qui est actuellement mis aux enchères dans le bassin afghano-tadjik.

Cette association avec un industriel local est une véritable contrainte pour les groupes internationaux qui veulent s’installer en Afghanistan. Dans le cas des Chinois, cette alliance forcée avec Watan est loin d’être neutre: l’entreprise afghane est dans le giron du clan Karzaï. Les propriétaires de ce groupe, les frères Ahmad et Rashid Popal, sont en effet des cousins du président afghan tandis que le frère de ce dernier, QuayumKarzaï, en est l’actionnaire principal.

Le groupe, qui a investit dans divers secteurs, comme les télécommunications, l’énergie ou la métallurgie, est impliqué dans de nombreux scandales, des affaires de corruption et de rackets, notamment dans sa branche sécurité qui rançonne les camions empruntant l’autoroute entre Kaboul et Kandahar.

Cette alliance n’aura pourtant pas été une garantie de sécurité pour les Chinois de CNPC. Ils ont sous-estimé l’éloignement entre Kaboul et le site pétrolier… qui se trouve sur les terres d’Abdul Rachid Dostom. Ce chef de guerre local s’est successivement allié aux Soviétiques, puis à Massoud qu’il trahira, avant de rejoindre l’Alliance du nord en 2001.

Loin de porter les Popal et les Karzaï dans son cœur, il aurait dépêché des miliciens pour intimider les ingénieurs chinois et réclamer sa part des bénéfices. Des méthodes qui, pourtant, sont difficiles à sanctionner: la population adhère au discours du chef local qui passe pour défendre les intérêts de la région contre les élites de Kaboul. Johan Freckaus, entrepreneur et consultant français installé en Afghanistan depuis plus de dix ans, connaît bien ce pays et les us et coutumes locales:

«En Afghanistan, les intérêts locaux priment sur les intérêts nationaux, même si l’attachement à l’unité reste fort. Il y a une très forte philosophie du “chacun chez soi”. Les ruraux s’occupent de leurs affaires et les citadins des leurs. En sympathisant avec Watan group et des proches du pouvoir de Karzaï, les Chinois ont obtenu les faveurs de Kaboul … sans savoir qu’il fallait aussi avoir l’aval du chef local.»

Pour lui, plus que des questions de sécurité, ce sont ces pratiques très particulières qui refroidissent les investisseurs, aussi bien français qu’américains. Les Afghans seraient prêts à accueillir tout le monde: «Ils donnent sa chance à chacun. Si le résultat leur plaît, tant mieux, sinon, ils les chassent». Des risques difficilement acceptables pour des groupes privés qui ne sont pas poussés par leurs Etats respectifs.

Malgré les encouragements des gouvernements occidentaux, les grandes multinationales continuent d’hésiter à investir dans un pays qui reste classé quatrième plus corrompu au monde par l’ONG Transparency. Et si ces capitaux pourraient être un moyen de soutenir l’économie délabrée de l’Afghanistan, nombreux sont les observateurs à rester sceptiques: la plupart des pays aux sous-sols démesurément riches continuent d’être ravagés, comme continuent de le montrer l’Irak, la République Démocratique du Congo ou encore le Soudan.

Romain Mielcarek

http://www.slate.fr:81/story/60389/petrole-afghanistan


8 compagnies étrangères, en lice, pour le droit d’explorer les champs pétroliers et gaziers  

10/07/2012

 «Huit compagnies sont en lice, pour obtenir le droit de prospecter et d'exploiter le pétrole et le gaz, en Afghanistan», a annoncé le ministère afghan des Mines.

Selon Reuters, le ministère afghan des Mines a annoncé, dans un communiqué : «Dragon Oil, Kuwait Energy, India's ONGC Videsh, Brazil's Petra Energia, Pakistan Petroleum, Thailand's PTT and Turkey's TPAO join Exxon Mobil rivalisent, pour s'octroyer le droit d’explorer les champs pétroliers et gaziers de l’Afghanistan». Le délai de cet appel d’offre expire au mois d’octobre.

Irib

 


 

Almanar : Washington compte transférer du matériel en Asie centrale.

Une partie du matériel américain déployé actuellement en Afghanistan pourrait être transférée à des républiques d'Asie centrale après le retrait du contingent international de ce pays, écrit vendredi le journal Kommersant.

Le Pentagone étudie notamment la possibilité de transmettre du matériel militaire et de l'équipement de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) au Kirghizstan, au Tadjikistan et à l'Ouzbékistan, indique le journal citant des sources au sein des ministères de la Défense de ces républiques d'Asie centrale.

"Il s'agit de véhicules blindés, de semi-remorques porte-chars, de tracteurs, de ravitailleurs, de niveleuses, de bulldozers et de porteurs d'eau. En outre, le Pentagone est prêt à transmettre aux pays voisins de l'Afghanistan de l'équipement médical, des moyens de communication et même des salles de musculation ambulantes", lit-on dans le journal.

Des sources au ministère russe des Affaires étrangères se sont dites étonnées par ces projets de Washington. "Un tel scénario est absolument inacceptable pour la Russie car il contredit les accords conclus avec nos partenaires en Asie centrale et au sein de l'Organisation du traité de sécurité collective (Arménie, Biélorussie, Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Russie et Tadjikistan, ndlr)", a indiqué une source diplomatique russe.

Après le retrait d'Afghanistan des troupes de l'Otan et des partenaires de l'Alliance, prévu en 2014, la sécurité dans le pays sera assurée par plus de 300.000 soldats et policiers afghans. L'Otan entend débloquer chaque année 4,1 milliards de dollars à ces fins.

http://www6.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=68499&frid=20&cid=20&fromval=1&seccatid=25


 


2 Des militaires britanniques cachaient les dépouilles de soldats

 Le ministère de la Défense de Grande-Bretagne conservaient secrètement et illégalement des échantillons de tissus et des fragments de corps des militaires du Royaume-Uni tués en Afghanistan, annoncent les médias britanniques.

Les fragments de corps ont été découverts le mois dernier lorsqu'un chef nouveau a été placé à la tête de la section d'enquête (Special Investigations Branch) de la police militaire royale.
Le ministère l'a expliqué par une erreur. Il a promis de communiquer l'identité des soldats tués dont les fragments se trouvaient dans les locaux de la police militaire. Un porte-parole du ministère a déclaré que des excuses seraient présentées aux familles des soldats tués par écrit

10/08/2012

french.ruvr.ru

 


1-6 Washington Post :92 millions de dollars pour bâtir un "pentagone" en Afghanistan !

Ce n'est pas seulement en Irak que les Américains comptent dépenser des centaines de milliers de dolars pour se bâtir des pseudo ambassades et de les utiliser en lieu et place de base militaire.

En Afghanistan, ils ne s'en cachent même pas et projettent de construire un immense complexe militaire à 5 étages d'où ils conduiraient leurs opérations militaires. C'est à partir de ce complexe que les généraux afghans et les soldats de ce pays devront entrer en contact avec les Américains. quelques 92  millions de dollars devront être dépensés pour accomplir ce "pentagone" afghane. alors que les Etats Unis disent vouloir se retirer de l'Afghanistan les projets de ce genre qui garantissent une certaine présence militaire US en Afghanistan se multiplient.

 02/07/2012


Action des résistants ( les résistants revendiquent l’action.)

L'intensité des combats a régulièrement augmenté depuis fin 2001, les résistants étant en mesure peu à peu de relancer leurs attaques contre les forces occidentales.

Cinq résistants tués dans la tentative d'attentat à Kaboul. 

 02.08.

Les forces afghanes ont donné dans la nuit l'assaut sur une maison de l'est de la ville où se cachaient les insurgés, a précisé à l'AFP le porte-parole des services de renseignement afghans (NDS), LutfullahMashal.
"Un groupe de résistants munis de gilets remplis d'explosifs, de roquettes et de mitrailleuses prévoyait de s'emparer d'un immeuble de Shar-i-Naw", un quartier central très commerçant du centre de Kaboul, a indiqué M. Mashal.
A la suite d'informations recueillies par le NDS, les forces de sécurité ont fait une descente sur une maison dans le quartier de Pul-e-Charkhi, entraînant des échanges de tirs, a-t-il ajouté.
"Les affrontements ont duré six heures" et se sont soldés par la
mort des cinq rebelles qui se trouvaient sur place, dont un qui a déclenché la veste bardée d'explosifs qu'il portait sur lui, a poursuivi M. Mashal, en précisant que les autorités pensaient dans un premier temps avoir affaire à sept insurgés.
Une camionnette remplie d'explosifs a été trouvée près de la maison et était entre les mains des services de déminage, a-t-il précisé.
Un porte-parole de l'Otan en Afghanistan a confirmé qu'"un fait de cette nature se déroule actuellement à Kaboul", sans autre précision.
Les attaques suicide spectaculaires dans les villes ou contre les bases de l'Otan sont, avec les bombes artisanales placées sur les routes, les armes de prédilection de la rébellion menée par les action kamikaze qui combat depuis plus de dix ans le gouvernement de Kaboul et ses alliés de l'Otan.
Le 15 avril dernier, les rebelles avaient déclenché six attaques suicide concomitantes dans le pays, dont trois en plein cœur de Kaboul, pour marquer, selon eux, le début de leur traditionnelle "offensive de printemps".
Ils avaient notamment visé le Parlement, un vice-président et des ambassades dans ce qui reste à ce jour la plus vaste attaque coordonnée à Kaboul en dix ans de guerre, avec 17 heures de combat et 51 morts, dont 36 assaillants.
Le raid de ce jeudi intervient après que l'Otan a fait état d'une augmentation récente du nombre des attaques rebelles, sur fond de violences croissantes dans les provinces qui entourent Kaboul.
Près de 3.000 attaques se sont produites en juin, le mois plus violent depuis près de deux ans, alors que la force internationale de l'Otan (Isaf) a amorcé le retrait de ses 130.000 hommes encore stationnés en Afghanistan au printemps.
L'armée française a ainsi quitté mardi le district de Surobi, près de Kaboul, une étape importante sur la voie du retrait total de ses troupes.
Selon l'Isaf, la résurgence des attaques s'explique par un début prématuré de la saison des combat, accéléré par la fin, elle-même prématurée, de la récolte d'opium, une des principales sources de revenus des insurgés.
Mercredi, les corps de sept civils afghans travaillant pour une société occidentale de sécurité et l'Otan avaient été retrouvés près de Kaboul, tués par les action kamikaze selon les autorités afghanes, quelques jours après d'autres meurtres similaires dans la même région.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/afghanistan-cinq-rebelles-tues-dans-la-tentative-d-attentat-a-kaboul-02-08-2012-2110952.php

 


1-3Le demi-frère du président Karzaï assassiné  

Ahmad Wali Karzaï, le demi-frère du président afghan et gouverneur de la province de Kandahar, en Afghanistan, a été assassiné par l'un de ses gardes du corps, chez lui, dans le sud du pays.
La mort d'Ahmed Wali Karzaï a été confirmée par deux porte-paroles du gouvernement. C'est un membre de sa garde privée qui l'a tué avec un fusil automatique AK-47, selon un témoin oculaire.
Le demi-frère du chef de l'État avait été visé par de multiples tentatives d'assassinat par le passé.
En mai 2009, son convoi avait été attaqué dans la province orientale de Nagarhar par des insurgés qui avaient utilisé des roquettes et des mitrailleuses. Un de ses gardes du corps avait été tué.
Moins de deux mois avant cette embuscade, quatre kamikazes action kamikaze avaient attaqué le bureau du conseil provincial de Kandahar, tuant 13 personnes.
Ahmed Wali Karzaï, qui avait quitté le bâtiment quelques minutes avant le début de l'assaut, avait déclaré qu'il était visé, tandis qu'un porte-parole taliban affirmait que la cible était le tout le site.
Ahmed Wali Karzaï, qui était né en 1961, a fait l'objet de nombreuses accusations et était notamment soupçonné d'être payé par la CIA ou mêlé au trafic de drogue dans cette région instable du pays.
Soutenu par son aîné, le président Karzaï, il niait tout implication dans des activités criminelles.

14/07/2012
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/07/12/001-afghanistan-wali-karzai.shtml


Un attentat contre le gouverneur de la province de Samangan fait 22 morts

Un action kamikaze a fait samedi au moins 22 morts au cours d’un mariage dans le nord de l’Afghanistan, a annoncé la police. Une quarantaine de personnes ont été blessées .Ahmad Khan Samangani, influent responsable politique et hôte de cette réception, figure parmi les victimes, a déclaré à Reuters KhairullahAnosh, gouverneur de la province de Samangan. Cet attentat est l’un des plus meurtriers depuis des mois en Afghanistan. (ATS)

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/3652c61c-cd93-11e1-bf3b-25c04a2c31e8/Un_attentat_en_Afghanistan_fait_22_morts


Un policier tire sur les forces de l’Otan

13 août 2012

Un policier afghan a tiré sur des soldats de l’armée afghane et de l’Isaf, la force armée de l’Otan en Afghanistan, lundi dans l’est du pays.

Un homme « appartenant à la police afghane en uniforme » mais qui était « habillé en civil » au moment des faits a tiré sur un groupe de soldats de l’Isaf et des forces de sécurité afghanes lundi matin dans la province de Nangahar (est), a raconté le colonel Hagen Messer, un porte-parole de l’Isaf.

Les résistants  revendiquent l’attaque.

L’assaillant était « de retour à son poste après des vacances. Il a pris l’arme d’un de ses collègues et a fait feu », a expliqué Abdullah AzimStanikzaï, le chef de la police dans la province de Nangahar. « Personne n’est mort » dans l’attaque, a affirmé le porte-parole de l’Isaf, qui s’est refusé à communiquer le nombre de blessés. Deux soldats de la coalition et un membre des services de renseignement afghans ont été blessés, selon Abdullah AzimStanikzaï. L’assaillant a pris la fuite, a poursuivi le colonel Messer, assurant qu’« aucun rapport sur le fait que l’homme ait été rattrapé n’est parvenu » à l’Isaf.

Zabiullah Mudjahid, un porte-parole des résistants, a revendiqué l’attaque, assurant que le tireur, « un Afghan courageux », avait « rejoint le rang des rebelles » après son méfait.

Trois soldats de l’Isaf sont morts, a prétendu Zabiullah Mudjahid, généralement prompt à exagérer les pertes ennemies.

Les soldats de l’Isaf pris pour cible

Les attaques de soldats ou militaires afghans contre les troupes de l’Isaf qui les forment ont atteint un pic récemment. Six soldats américains ont péri de cette manière lors de deux attaques distinctes dans la seule journée de vendredi.

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Afghanistan.-Un-policier-tire-sur-les-forces-de-l-Otan-et-blesse-des-soldats_6346-2103973-fils-tous_filDMA.Htm

AFP


09-08

22 camions de l'Otan détruits,  

Au moins 22 camions de ravitaillement de l'Otan ont été détruits mercredi par l'explosion d'une bombe dans le nord de l'Afghanistan, ont annoncé à l'AFP les autorités locales, une attaque revendiquée par les kamikazes.

Cette attaque est intervenue alors que le ministre français de la Défense, Jean-Yves le Drian, se trouve dans le pays pour évoquer l'organisation du retrait de ses troupes. La France, déployée sous la bannière de l'Otan, prévoit de rapatrier d'ici la fin de l'année 2.000 de ses 3.500 soldats déployés sur place.
L'explosion, intervenue avant l'aube, a provoqué un incendie qui a ravagé les véhicules garés sur un parking pour la nuit, a précisé GhulamSakhiBaghlani, vice-gouverneur de la province de Samangan, où a eu lieu l'attaque. Les camions détruits venaient d'Ouzbékistan et se rendaient dans le sud du pays, selon lui.

18/07/2012

Irib


Crash d’un hélicoptère de l’OTAN.  

 Un hélicoptère de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) s'est écrasé mercredi matin dans l'ouest de l'Afghanistan, a annoncé le service de presse de l’ISAF.

« Deux membres ont été blessés lorsque leur hélicoptère s'est écrasé », a précisé le service.
Le communiqué n'a cependant donné aucun détail sur l'incident, faisant seulement savoir qu'une enquête était en cours pour déterminer la cause du crash

18/07/2012

french.ruvr.ru


 Alexander Klein : 7 civils afghans travaillant pour une société occidentale de sécurité et l'Otan ont été tués

01.08.

Sept civils afghans travaillant pour une société occidentale de sécurité et l'Otan ont été tués par des action kamikaze près de Kaboul, la capitale, ont annoncé mercredi les autorités, quelques jours après d'autres meurtres similaires dans la même région. | Alexander Klein

Sept civils afghans travaillant pour une société occidentale de sécurité et l'Otan ont été tués par dans 1 action kamikaze près de Kaboul, la capitale, ont annoncé mercredi les autorités, quelques jours après d'autres actionssimilaires dans la même région.
Les corps criblés de balles des quatre hommes ont été retrouvés dans le district de Jalrez, dans la province de Wardak, à 40 km de Kaboul.

"Ils ont été tués dans des actions kamikaze car ils travaillaient pour une entreprise étrangère de sécurité", a ajouté le responsable qui dirige les unités militaires de la zone, depuis le quartier général situé dans la province voisine de Logar.
Shahidullah Shahid, un porte-parole des autorités de la province de Wardak, a confirmé la
mort des quatre Afghans et indiqué que les hommes avaient été arrêtés mardi par les action kamikaze alors qu'ils quittaient Kaboul pour se rendre à leur travail.
Selon les autorités locales, des actions kamikaze ont également tué trois Afghans qu'ils avaient enlevés il y a quatre jours parce qu'ils travaillaient pour l'Otan dans le Logar. Leurs corps criblés de balles ont été déposés mercredi sur le principal
marché du district de Charkh, a précisé à l'AFP le gouverneur du district, HumayoonFarooq.
Fin juillet, les actions kamikaze avaient déjà tué cinq hommes au motif qu'ils travaillaient eux aussi pour un groupe étranger.
A la suite de ces meurtres, les forces de sécurité afghanes avaient lancé une vaste opération dans la région, tuant une dizaine d'insurgés, selon le ministère de l'Intérieur.
Au début de leur traditionnelle offensive d'été, les action kamikaze avaient averti qu'ils allaient viser les Afghans travaillant pour des firmes étrangères.
De nombreux Afghans travaillent pour des organisations civiles et militaires en Afghanistan, où l'Otan compte 130.000 soldats chargés de soutenir le gouvernement local face aux rebelles.
Mercredi toujours, quatre soldats de la Force internationale de l'Otan (Isaf) et un interprète ont été tués dans trois attaques à la bombe dans le sud et l'est du pays, a annoncé l'Isaf, sans révéler la nationalité des soldats.
Dans un rapport publié la semaine dernière, l'Isaf avait relevé une augmentation de 11% du nombre des attaques rebelles entre avril et juin derniers par rapport à la même période de 2011.

La force, dirigée par les Américains, relevait également que plus de 100 attaques (bombes et tirs) avaient été recensées en juin, un record en près de deux ans.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/afghanistan-les-action kamikaze-tuent-4-civils-employes-d-une-firme-etrangere-01-08-2012-2109991.php

 

Six soldats américains de l'Isaf, la force d’occupation armée de l'Otan

Six soldats américains de l'Isaf, la force d’occupation armée de l'Otan en Afghanistan, ont été tués dimanche dans l'explosion d'une bombe artisanale dans l'est du pays, a-t-on appris de sources concordantes.  

La nationalité des victimes a été confirmée à l'AFP par un responsable américain sous couvert d'anonymat. Ni ce responsable ni l'Isaf n'ont précisé les conditions de l'attentat.  

L'est de l'Afghanistan constitue, avec le sud du pays, la principale zone de friction entre les forces pro-gouvernementales, soutenues par l'Isaf, et l'insurrection menée par les action kamikaze.

Et au moins 234 militaires de la coalition ont péri depuis le début de l'année 2012, selon un décompte fourni par le site casualties.  L'armée et la police afghanes ainsi que les troupes de l'Isaf sont les principales cibles des rebelles, dont les principales armes sont les attentats suicide et les bombes artisanales.

AP

9/7

Cinq militaires US blessés à Kaboul.  

04/07/2012 

Cinq militaires américains ont été blessés au Sud-ouest de Kaboul, capitale afghane.

Selon Press TV, un militaire afghan a tiré, mercredi, sur un groupe de militaires américains, dans la province Wardak, au Sud-ouest de la capitale, blessant 5 entre eux. Des informations plus détaillées sur cette information restent toujours à attendre.

Irib


Six militaires étrangers tués

Selon le porte parole des Action kamikaze six militaires étrangers seraient tués dans le sud du pays. Ces six soldats se trouvaient à bord de deux chars dans deux régions différentes et les chars auraient été explosés dans des attaqués menées par les Action kamikaze.

 30/06/2012


Six soldats américains tués en 24 heures

Trois soldats américains ont été tués par balles par un employé afghan à l'intérieur d'une base militaire, portant à six le nombre de militaires américains tués en l'espace de 24 heures, a annoncé samedi un porte-parole de l'Otan.

La première attaque s'est produite vendredi matin, lorsque des policiers afghans ont tué trois soldats membres des forces spéciales qu'ils avaient invités à partager un petit-déjeuner dans la province d'Helmand, dans le sud de l'Afghanistan.

La seconde, qui a tué trois autres soldats, a eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi, dans le district de Garmsir, près du lieu de la précédente attaque. Le tireur, qui a agi seul, était un employé de la base et ne portait pas l'uniforme, ont déclaré des sources militaires.

"Ces deux incidents ne reflètent pas la situation dans l'ensemble de l'Afghanistan", a déclaré le général de brigade Gunter Katz, porte-parole en chef de la coalition, selon qui la coopération entre les troupes étrangères et les 350.000 membres des forces afghanes de sécurité continue de bien se dérouler.

"Nous avons environ 500.000 policiers et soldats qui travaillent ensemble, (...) afin de lutter ensemble pour que ce pays ait un meilleur avenir", a-t-il ajouté.

L'Otan a indiqué que 26 attaques de ce type avaient été commises depuis janvier, et avaient tué 34 personnes.

ATTAQUES "VERT SUR BLEU"

Un porte-parole de la coalition au pouvoir a cependant déclaré que la dernière attaque en date ne viendrait pas grossir le bilan des attaques dites "vert sur bleu", de policiers afghans qui retournent leurs armes contre des militaires occidentaux. Le tueur ne portant pas d'uniforme, il ne faisait a priori pas partie des forces de sécurité afghanes.

Les attaques isolées semblent par ailleurs également toucher les forces afghanes. Neuf policiers afghans ont ainsi été tués samedi dans la région de Nimroz, lorsque deux hommes en uniforme ont ouvert le feu après avoir passé un check-point près de Delaram, a déclaré le chef de la police local Mohammad Musa Rasoli.

"Les deux hommes ont été tués après par la police d'un poste de contrôle voisin. Nous enquêtons pour savoir s'il s'agissait d'agents de police ou d'insurgés portant l'uniforme", a-t-il précisé.

Les attaques dites "vert sur bleu" -en raison des couleurs respectives des uniformes- ont gravement entamé la confiance entre les alliés alors que les troupes de combat de l'Otan se préparent à transférer l'entière responsabilité de la sécurité aux Afghans d'ici 2014.

L'actuel regain de violence en Afghanistan est le plus important depuis le renversement du gouvernement taliban en 2001. Au moins six civils ont par ailleurs été tués vendredi dans la même province d'Helmand, une bombe déposée sur le bord de la route ayant fait exploser leur véhicule. le 11-08-KABOUL (Reuters)

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120811.REU3435/six-soldats-americains-tues-en-afghanistan-en-24-heures.html


Trois soldats de l'OTAN tués dans le sud de l'Afghanistan.  

Les trois soldats, dont la nationalité n'a pas été divulguée, ont été tués dans une caserne du district de Garmsir (sud) utilisée conjointement par les forces afghanes et étrangères, a déclaré une porte-parole militaire, le commandant Lori Hodge.
C'est le quatrième attentat de ce type depuis le début de la semaine contre des soldats de l'ISAF. Ils forment les forces afghanes qui doivent assurer la sécurité du pays après le retrait de la coalition prévu en 2014. Vendredi, trois Marines américains ont été tués par un homme portant un uniforme de l'armée afghane, dans le district de Sangin de la province du Helmand (sud).
L'auteur de l'attentat de vendredi est un policier de la province du Helmand qui a rejoint l'insurrection après cette attaque, a déclaré un porte-parole des action kamikaze, Qari Youssef Ahmadi. Le policier, a-t-il ajouté, aidait les soldats américains à former les forces de police locales.

11/08/2012

 http://www.romandie.com/news/n/Trois_soldats_de_l039OTAN_tues_dans_le_sud_de_l039Afghanistan110820121109.asp


Un homme en uniforme de policier tue trois membres de l'Otan.

 Un homme portant un uniforme de la police afghane a tué trois membres de la Force internationale de l'Otan (Isaf) dimanche dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé l'Isaf.
Une enquête est en cours, a indiqué l'Isaf, qui comme à son habitude s'est refusée à communiquer la nationalité des victimes.
L'homme, qui portait un uniforme de l'Ordre national civil de la police afghane (ONCPA, ANCOP en anglais), une unité d'élite, a tourné son arme contre les trois membres de l'Isaf, les abattant, selon un communiqué de l'Isaf.
La dernière attaque de ce type datait du 19 juin, soit il y a moins de deux semaines, quand trois hommes portant des uniformes de la police afghane avaient tué un soldat de l'Isaf dans le sud du pays.
Un peu moins d'une trentaine de membres de l'Isaf - 26 selon un décompte de l'AFP - sont morts dans des circonstances similaires en 2012.
La question de la sécurité des membres du personnel civil et militaire de l'Otan est critique, car ils sont chargés de former les militaires, policiers et fonctionnaires afghans qui devront sécuriser et administrer seuls l'Afghanistan après le départ des dernières troupes de combat de l'Otan, prévu fin 2014.
La coalition de l'Otan, dirigée par les Etats-Unis, est arrivée en Afghanistan fin 2001 pour traquer Oussama ben Laden après les attentats du 11 septembre et renverser ses alliés les action kamikaze, au pouvoir à Kaboul depuis 1996.
Les Occidentaux, qui ont installé un régime allié à Kaboul après avoir fait tomber le régime des action kamikaze, n'ont toutefois jamais réussi à vaincre militairement la rébellion menée par ces derniers, particulièrement actifs dans le sud et l'est de l'Afghanistan.

 01/07/2012

 http://www.romandie.com/news/n/_Afghanistan_un_homme_en_uniforme_de_policier_tue_trois_membres_de_l_Otan_45010720122306.asp?


Dans l'est du pays

Six soldats américains de l'Isaf, la force d’occupation armée de l'Otan en Afghanistan, ont été tués dimanche dans l'explosion d'une bombe artisanale dans l'est du pays, a-t-on appris de sources concordantes.  

La nationalité des victimes a été confirmée à l'AFP par un responsable américain sous couvert d'anonymat. Ni ce responsable ni l'Isaf n'ont précisé les conditions de l'attentat.  

L'est de l'Afghanistan constitue, avec le sud du pays, la principale zone de friction entre les forces pro-gouvernementales, soutenues par l'Isaf, et l'insurrection menée par les action kamikaze.

Et au moins 234 militaires de la coalition ont péri depuis le début de l'année 2012, selon un décompte fourni par le site icasualties.  L'armée et la police afghanes ainsi que les troupes de l'Isaf sont les principales cibles des rebelles, dont les principales armes sont les attentats suicide et les bombes artisanales.

http://www6.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=71329


Trois soldats de l’Otan tués dans une double action kamikaze.  

Trois membres de l’Isaf, la force de l’Otan en Afghanistan, sont morts lors d’une attaque de la résistance  dans l’est du pays, a annoncé l’Isaf, sans plus de précision, dans un communiqué.
Ces militaires sont morts dans une double action kamikaze, qui s’est produit dans la province de Kunar, selon une source militaire occidentale.
« Deux kamikazes ont visé ce matin des soldats américains, des conseillers, qui marchaient de leur base proche vers le bâtiment du gouverneur » de Kunar, a déclaré à l’AFP Aywaz Mohammad Naziri, le chef de la police de cette province.
Un Afghan a également péri dans l’attaque, a-t-il ajouté.
Malgré la présence de 130.000 soldats de l’Isaf, en soutien aux 352.000 militaires et policiers afghans, le gouvernement de Kaboul et ses alliés de l’Isaf n’ont pas réussi à vaincre l’insurrection menée par les action kamikaze, chassés fin 2001 du pouvoir par la coalition étrangère.
La violence est particulièrement élevée dans le sud et l’est du pays. Les attentats suicides sont avec les mines artisanales les principales armes de l’insurrection.
L’Isaf, dont la majeure partie des effectifs quittera l’Afghanistan d’ici la fin 2014, a lancé dans l’est une offensive contre la rébellion.
Le nombre de soldats de l’Otan tués a baissé, passant de 282 au premier semestre 2011 à 220 au cours des six premiers mois de 2012, selon un décompte du site icasualties.org.
Les forces de sécurité afghanes, ciblées  ont toutefois subi cinq fois plus de pertes que celles de l’Otan ces quatre derniers mois.
Quelque 635 policiers et 218 militaires, selon les ministères de l’Intérieur et de la Défense, soit un total de 853 hommes, sont morts entre avril et juillet, contre 165 soldats de l’Isaf.

08/08/2012

http://www.algerie1.com/flash-dactu/afghanistan-trois-soldats-de-lotan-tues-dans-un-double-attentat-suicide/



Australie 

Un militaire australien tué.  

Un militaire australien membre du corps spécial vient de périr en Afghanistan .

David Hurley , 40 ans et membre des unités aériennes de l'Otan  " a été tué touché en pleine popitrine alors qu'il était en mission". Depuis le début de l'année 223 militaires étrangers ont perdu la vie en Afghanistan. le majorité d'entre eux est américaine.

03/07/2012



France

Un soldat français tué dans un accrochage dans la province de Kapisa (est), dans la province de Kapisa

Un soldat français a été tué mardi matin en Afghanistan lors d'un accrochage armé survenu dans l'est du pays, a annoncé l'Elysée, tandis qu'un autre a été blessé.
Cet adjudant-chef du 13e bataillon de chasseurs alpins de Chambéry, qui faisait partie d'une équipe d'assistance conseillant les unités afghanes, a perdu la vie lors d'un "engagement avec des insurgés" dans la province de Kapisa (est), a précisé Matignon.
Ce décès porte à 88 le nombre de soldats français tués dans ce pays depuis le début de l'intervention lancée fin 2001, après les attentats du 11-Septembre aux Etats-Unis. Depuis le début de l'année, 275 membres des force de l'OTAN ont été tués en Afghanistan.

07/08/2012

http://www.romandie.com/news/n/Un_soldat_francais_tue_dans_un_accrochage_en_Afghanistan070820121151.asp


88ème militaire françaismort en Afghanistan : la mort, la guerre, l’hypocrisie impérialistes, jusqu’au bout. Sans fin ?

Un 88ème militaire français a été tué en Afghanistan le 7 août 2012, laissant une veuve et trois orphelins.

Le mort a eu le droit à une cérémonie à Paris et à un discours présidentiel le 11 août dans l’Isère.

Là encore, nouveau président mais pas changement.

François Hollande a repris les mêmes expressions que celles de Nicolas Sarkozy, mélangeant compassion, grandiloquence, mais surtout réaffirmation, sans aucune autocritique, de la politique d’intervention militaire française dans le monde.

Selon François Hollande : « La France se bat, non pas pour son influence dans le monde, non pas pour ses intérêts, mais au nom de valeurs et de principes. C'était le sens de la présence de la France en Afghanistan. Elle avait été décidée au lendemain de l'attaque terroriste du 11 septembre 2001 qui avait frappé les Etats-Unis d'Amérique. …
Il s'agissait à l'époque d'en terminer avec un régime lié à Al Quaïda et qui abritait Ben Laden. A l'égard de forces obscures qui menaçaient la sécurité du monde. Nous avions un but, un seul : permettre aux Afghans de prendre souverainement en charge leur propre destinée. Cette mission est aujourd'hui accomplie.
 »

Quel beau bilan en effet ! 11 ans de guerre d’occupation ont détruit, tué partout dans le pays. La résistance nationale, menée par des « action kamikaze », ceux-là qui tenaient le régime précédent, n’a cessé d’enregistrer des victoires politiques et militaires. Le pouvoir intronisé par les Américains est totalement fantoche et ne se distingue que par sa corruption sans égale.

Quant à Ben Laden, il a été tardivement liquidé, dans sa résidence pakistanaise, alors que l’administration américaine avait déjà décidé le retrait.

Dans la campagne électorale, gauche et droite se sont disputées la primeur de la sortie des troupes françaises de cette guerre impopulaire. En réalité, l’une et l’autre n’ont fait que s’inscrire docilement dans le calendrier de retrait fixé par les Etats-Unis.

Hollande ne se prévaut aujourd’hui du retrait auquel il se serait « engagé » que pour mieux justifier de nouvelles interventions. Notons que le militaire dont on vient de célébrer les obsèques n’aurait pas fait partie des 2000 qui rentreront normalement d’ici la fin de l’année, mais des 1000 autres qui comme lui, major et « conseiller militaire », resteront encore.

Rien des objectifs officiels de la guerre en Afghanistan n’a été atteint mais était-ce les vrais objectifs ? Evidemment non.

Le lobby militaro-industriel occidental s’est gorgé de centaine de milliards de dollars. La guerre est le principal moteur de la « croissance » US ! L’Afghanistan aura aussi coûté aux contribuables français entre 5 et 10 milliards d’euros.

Les puissances impérialistes occidentales ont poursuivi leur travail de déstabilisation d’une zone géostratégique majeure, carrefour du transport du pétrole. Ils ont fait une démonstration de forces non loin de la Chine et de la Russie. L’Afghanistan, après l’Irak, avant la Syrie ? Mêmes si les conditions afghanes se sont avérées particulièrement retorses.

Voilà les véritables raisons pour lesquelles la France a fait la guerre alignée derrière les Etats-Unis avec les autres pays de l’UE pour défendre, n’en déplaise à M. Hollande, les intérêts de l’impérialisme français liés à ceux du capitalisme US et UE.

La mise en scène toujours plus accentuée des obsèques des soldats français tombés en Afghanistan appelle la réflexion. Le pouvoir redoute visiblement l’opinion publique. Prépare-t-il ou du moins n’exclut-il pas, après la coûteuse opération libyenne de 2011, l’engagement de troupes sur de nouveaux théâtres d’opération ?

Dans son discours du 11 août, devant la dépouille du soldat français, François Hollande, affirme : « Cette semaine encore, nos forces déploient un groupement médico-chirurgical dans le nord de la Jordanie. J'en ai ainsi décidé sur la proposition du ministre de la Défense. Au plus près de la frontière avec la Syrie, pour venir en aide aux réfugiés mais aussi aux combattants… » : Aveu que la France intervient déjà du côté d’un belligérant.

Plus que jamais, communistes français, nous voulons agir contre la guerre impérialiste, casser le consensus des forces politiques derrières les « interventions » hypocrites, coûteuses et meurtrières.

L’intervention en Afghanistan derrière les Etats-Unis a été décidée en 2001 par Chirac et la gauche « plurielle ». Son intensification et sa prolongation ont reçu l’accord de la droite et de la gauche parlementaires. Elles surenchérissent maintenant sur la forme d’une intervention en Syrie. Aucune véritable contestation nationale de la guerre en Afghanistan n’a été organisée en France, malgré des initiatives, comme la pétition lancée en 2008 pour le retrait d’Afghanistan émanant de plusieurs organisations du PCF, dont la nôtre, à l’appel d’Henri Alleg.

Plus que jamais, nous appelons et contribuons à des actions nationales pour :

-      Le rejet de toute forme d’ingérence française à l’étranger, notamment en Syrie, l’arrêt immédiat de toutes les interventions militaires françaises en cours hors de France, le retour en France de tous les militaires français « en mission » à l’étranger, la sortie unilatérale de la France de l’OTAN et des politiques extérieures de l’UE.

Hollande finit son discours en se référant à « la force de l’âme française » vantée par Clémenceau pour accompagner des millions de jeunes à la grande boucherie de 14-18. Nous préférons une autre citation : « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour les industriels » (Anatole France).

Pcf Paris 15,

12 août



b) Troupes d'occupation : Analyse& déclaration

L'armée française quitte définitivement Surobi.  

L'armée française a officiellement quitté ce mardi le district de Surobi, près de Kaboul, une étape importante du retrait de ses troupes d'Afghanistan qui doit s'achever à la fin 2013, a constaté un journaliste de l'AFP. Surobi, dont le contrôle avait officiellement été transféré aux forces afghanes le 12 avril dernier, était l'un des trois points de déploiement principaux des quelque 3 000 soldats Français encore présents dans le pays avec la province voisine de Kapisa et Kaboul.
650 soldats français, pour la plupart issus du 92ème régiment d'infanterie de Clermont-Ferrand, avaient été déployés dernièrement à Surobi. Seule une centaine d'entre eux rentrera en France. Le reste restera stationné à Kaboul dans le cadre d'une force d'intervention rapide. Leur départ a été marqué par une brève cérémonie entamée vers 8 h 30 (6 h à Paris) durant laquelle le drapeau français a été remplacé par le drapeau afghan sur la base de Surobi en présence d'une trentaine de soldats français et autant de soldats afghans.
Sur les 4 000 soldats français présents en Afghanistan au milieu de l'année 2011, environ 2 950 seront encore déployés fin août, pour atteindre le seuil fixé de 1 400 fin décembre 2012, avait indiqué le 12 juillet l'état-major des armées. Le calendrier arrêté par le président François Hollande prévoit le retrait d'environ 2 000 hommes des forces combattantes d'ici à fin 2012, soit deux ans avant le départ prévu du reste de la force internationale de l'OTAN (Isaf), sous la bannière de laquelle sont déployés les Français.
Au-delà, 1 400 soldats français resteront dans le pays pour assurer courant 2013 le retrait du matériel et poursuivre la formation de l'armée et de la police afghanes, censées assurer elles-mêmes la sécurité du pays, toujours en conflit, après le retrait de l'Isaf.

31/07/2012

AP



L'armée française quitte la province afghane de Surobi

L'armée française quitte la province afghane de Surobi

Avec la Kapisa et Kaboul, cette province était l'une des trois où des forces françaises étaient déployées. Les forces combattantes doivent avoir quitté le pays avant la fin de l'année, pour un retrait total fin 2013.

L’armée française a officiellement quitté mardi le district de Surobi, près de Kaboul, une étape importante sur la voie du retrait total de ses troupes d’Afghanistan prévu pour la fin 2013.

Surobi, dont le contrôle avait officiellement été transféré aux forces afghanes le 12 avril dernier, était l’un des trois points de déploiement principaux des quelque 3 000 soldats Français encore présents dans le pays avec la province voisine de Kapisa (nord-est) et Kaboul.

Les derniers 250 soldats français déployés dans le district ont quitté mardi la base de Tora, où était installé le commandement français depuis le déploiement des troupes tricolores dans la zone en 2008.

Leur départ a été précédé en début de matinée d’une brève cérémonie de baisser du drapeau français et de montée du drapeau afghan, à laquelle assistaient une trentaine de soldats français et autant de soldats afghans.

Les derniers Français déployés en Surobi étaient pour la plupart issu du 92e régiment d’infanterie de Clermont-Ferrand. Seule une centaine d’entre eux rentrera en France, les autres restant stationnés à Kaboul au sein d’une force de réaction rapide chargée d’appuyer au besoin l’armée afghane dans la région.

Les soldats français avaient quitté fin juin et début juillet les deux postes de combat avancés qu’ils tenaient dans le district avec l’armée afghane à Anjiran et Uzbin, une vallée où l’armée française perdit en 2008 onze soldats à la suite d’une embuscade rebelle, l’opération la plus meurtrière pour elle depuis 1983.

En dépit de cet incident meurtrier, qui a contribué à nourrir le débat sur la participation française à un conflit qui a pris des allures de bourbier, Surobi est souvent présenté comme un district calme, au contraire de la province voisine de Kapisa, très infiltrée par la rébellion.

Sur les 87 soldats français morts dans le pays depuis la fin 2001, 53 ont péri en Kapisa, province stratégique située entre Kaboul et l’est afghan. C'est aussi en Kapisa qu'ont péri les 24 militaires tués en 2011, l’année la plus meurtrière pour la France dans le pays.

La France, qui comptait 4 000 soldats dans le pays à la mi-2011, prévoit de faire baisser progressivement leur nombre pour atteindre 1 400 fin décembre 2012, soit deux ans avant le départ prévu de celles du reste de la force internationale de l’Otan (Isaf), sous la bannière de laquelle ils sont déployés.

Selon ce calendrier arrêté par le président François Hollande, Paris aura officiellement retiré à cette date ses derniers 2 000 soldats «combattants».

Au-delà, 1 400 soldats français resteront dans le pays pour assurer courant 2013 le retrait du matériel et poursuivre la formation de l’armée et de la police afghanes, censées assurer elles-mêmes la sécurité du pays, toujours en conflit, après le retrait de l’Isaf. En dehors de 500 formateurs qui resteront sur place, le retrait militaire français sera en principe achevé à la fin 2013.

Fin janvier, le président de l'époque Nicolas Sarkozy avait annoncé un retrait anticipé du pays de l’armée française, qui contrôlait alors Surobi et Kapisa, un mouvement ensuite accéléré par son successeur François Hollande.

La Kapisa a été officiellement transférée aux autorités afghanes début juillet. Le désengagement français de cette province sera progressif.

La France était arrivée en Afghanistan à la fin 2001 dans le cadre de l’intervention militaire occidentale qui a chassé les action kamikaze du pouvoir.

Malgré la présence de 130 000 soldats de l’Isaf, en soutien de 352 000 militaires et policiers afghans, le gouvernement de Kaboul et ses alliés de l’Otan n’ont pas réussi à vaincre l’insurrection menée par les action kamikaze, laissant craindre une guerre civile après le retrait occidental.

(AFP)

31 juillet 2012 à 07:52 (Mis à jour: 12:01)

http://www.liberation.fr:80/monde/2012/07/31/l-armee-francaise-quitte-la-province-afghane-de-surobi_836653?xtor=EPR-450206


 Belgique

La Belgique commence le retrait de ses troupes de l'Afghanistan.

 La Belgique remettra d'ici au 30 septembre toute sa mission de protection de l'aéroport de Kaboul aux forces afghanes ou alliées, dans le cadre de la première phase du retrait des troupes de l'Afghanistan, a indiqué vendredi Mme Ingrid Baeck, porte-parole de la Défense, lors d'un point de presse.

La Belgique participe depuis neuf ans à la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) en Afghanistan sous le commandement de l'Organisation du traité de l'Atlantique du Nord (OTAN) et déploie entre 250 à 300 militaires, dont cinq pelotons, à l'aéroport de Kaboul. Les 35 militaires du peloton belgo-luxembourgeois avaient regagné Bruxelles le week-end dernier, a confirmé Mme Baeck. Jusqu'à fin juillet (juillet), la Belgique déployait environ 600 militaires et six chasseurs F-16 en Afghanistan, en particulier à Kaboul (est), à Kunduz et Mazari-Sharif (Nord) et à Kandahar (sud). Le processus de retrait des troupes belges de l'Afghanistan devrait s'achever à la fin de l'année 2014.

Toujours selon Mme Baeck, la mission des troupes belges en Afghanistan est d'ores et déjà passée de la sécurisation et de la patrouille à l'entraînement et au conseil des unités afghanes. 

http://french.cri.cn/621/2012/08/03/102s290705.htm



Des détenus de Guantanamo interrogés sous antipsychotique.

 

Certains détenus de Guantanamo, se trouvaient sous traitement médicamenteux pendant leurs interrogatoires, avec le risque que les antipsychotiques aient altéré leur capacité à fournir une information fiable, selon un rapport du Pentagone.

Ce rapport de l'Inspecteur général du ministère américain de la Défense, a obtenu une copie jeudi, ne démontre pas que des médicaments aient été administrés de force aux prisonniers mais il admet que des détenus, incarcérés à la prison de Guantanamo à Cuba, ont pu être interrogés en étant sous traitement.

Dans ce rapport classifié de 41 pages, on peut ainsi lire : "Certains détenus recevaient une médication avec des médicaments psycho-actifs qui ont pu altérer la capacité d'un individu à fournir une information fiable", ajoute le document.

Mise à part cela, les auteurs du rapport stipule "n'avoir trouvé aucune preuve attestant que le ministère de la guerre ait autorisé l'utilisation de médicaments altérant l'esprit dans le but de faciliter les interrogatoires".

Ce rapport, d'abord obtenu et rendu public en vertu de la loi sur la liberté de la presse par le site internet Truthout, est la conclusion d'une enquête menée de 2008 à 2009 à la demande du Congrès.

http://www6.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=13&frid=13&eid=71398 


Nouveau scandale et nouveaux occupants tués.

 

Le ministère allemand de l'Intérieur a dénoncé la diffusion d'une photo montrant un groupe de policiers allemands posant en armes avec un drapeau à tête de mort devant leur ambassade à Kaboul, a rapporté le Spiegel à paraître lundi.  

Selon la police allemande, ce cliché est le résultat d'un "défi" lancé par les policiers des forces SIK, chargées d'assurer la sécurité des représentations diplomatiques allemandes, aux francs-tireurs de la police de l'unité d'élite GSG9.  

Le cliché publié dans le magazine a été réalisé en 2009 et montre cinq policiers du SIK, les visages cachés par des foulards pour la plupart, prenant la pose en tenant un drapeau de pirate noir à tête de mort. 

 On aperçoit derrière eux les drapeaux allemand et européen de l'ambassade dans la capitale afghane. L'un des protagonistes porte sur son épaule un petit canard jaune en plastique.  

Dans un courrier le ministère allemand de l'Intérieur  a estimé que les forces de sécurité ont commis des "infractions au devoir" qui "nuisent gravement" à l'image de la fonction publique allemande, indique le journal. De son côté, le porte parole de la police fédérale, Alexander Geyer qui annonce ne pas avoir engagé de sanction disciplinaire à l'encontre des policiers « qui n'ont pu être identifiés » a tenté de minimiser le scandale en expliquant que   "ça s'est passé lors d'un concours entre camarades, il ne faut pas voir plus loin". 

http://www4.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=70789

 

 

Un homme portant un uniforme de la police afghane a tué trois membres de la Force internationale de l'Otan (Isaf) dimanche dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé l'Isaf.   Une enquête est en cours, a indiqué la force occupante, qui comme à son habitude s'est refusée à communiquer la nationalité des victimes.  

L'homme, qui portait un uniforme de l'Ordre national civil de la police afghane (ONCPA, ANCOP en anglais), une unité d'élite, a tourné son arme contre les trois membres de l'Isaf, les abattants, selon un communiqué de l'Isaf.

L'homme, qui portait un uniforme de l'Ordre national civil de la police afghane (ONCPA, ANCOP en anglais), une unité d'élite, a tourné son arme contre les trois membres de l'Isaf, les abattants, selon un communiqué de l'Isaf. Un peu moins d'une trentaine de membres de l'Isaf - 26 selon un décompte de l'AFP - sont morts dans des circonstances similaires en 2012

selon un décompte de l'AFP - sont morts dans des circonstances similaires en 2012. 

http://www4.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=70789



Le candidat Mélenchon remet en cause la version officielle sur le 11 Septembre !

Le 5 avril 2012 ·

Dans un discours du 30 mars 2012 devant le Cercle Républicain le candidat Jean-Luc Mélenchon a remis en cause la version officielle sur le 11 Septembre. De manière subtile, mais claire.

Voir la minute 34 (et suivantes).

« Nous voici donc entrainés et bientôt liés à toutes les aventures militaires qui résulteront de la crise d’hégémonie des Etats-Unis d’Amérique que j’ai d’abord décrite il y a un instant. Là se trouvent des dangers supérieurs à ceux qui résultent des autres situations de conflit que je ne méconnais pas, mais qui seront toutes revisitées sous cet angle par la puissance dominante.


Personne ne pourra jamais expliquer ce que nous sommes en train de faire en Afghanistan, à part défendre le passage d’un pipeline qui d’ailleurs ne passera pas par là. Il n’y a aucun raison ni aucune possibilité de victoire militaire en Afghanistan. Tout le monde le sait depuis le début. Aussi longtemps que la compagnie UNOCAL a pu croire que les actions kamikazes lui faciliteraient le travail, les actions kamikazes étaient les bienvenus au Etats-Unis d’Amérique. Ils ont été reçus et choyés. Et on s’accommodait fort bien et de la charria et du voile. Lorsqu’une compagnie argentine s’est infiltrée dans le jeu, lorsque la Russie a commencé à avancé ses pattes, lorsque les Chinois se sont intéressés au transit du pétrole qui pourrait passé par là, tout d’un coup, la situation a changé.

 Et à la faveur d’un drame, celui du 11-Septembre, on a justifié une intervention militaire dans un endroit qui n’avait certainement rien à voir avec la catastrophe à laquelle on prétendait répondre par légitime défense. Chacun se souvient de la fuite du Mollah Omar à Mobylette et les autres épisodes de cette « grande guerre » et des faits d’armes qui l’ont signalé avant que nous soyons embourbés dans une situation comparable à celle qu’ont connues toutes les invasions étrangères et les interventions étrangères en Afghanistan, toutes sans exception, aussi longtemps qu’on remonte dans la mémoire humaine de l’histoire des civilisations et des grands empires. »

VIDEOS A VISIONNER EN CLIQUANT SUR CE LIEN

http://lidiotduvillage.org/2012/04/05/le-candidat-melenchon-remet-en-cause-la-version-officielle-sur-le-11-septembre/


Manlio Dinucci : Le puits afghan sans fond.

 « C’est merveilleux d’entendre les oiseaux saluer de leur chant cette belle journée ici à Kaboul » : ce sont les paroles romantiques par lesquelles Hillary Clinton a ouvert la cérémonie officielle au milieu des arbres du très blindé palais présidentiel dans la capitale afghane. Tandis qu’elle parlait, d’autres oiseaux à la queue à rayures et étoiles volaient dans les cieux afghans : les chasseurs F/A 18 qui, ayant décollé du porte-avions Stennis dans la Mer Arabique, survolent l'Afghanistan. Une fois leur proie choisie, ils l’attaquent avec des missiles et des bombes à guidage laser et la mitraillent avec leur canon de 20mm, qui tire à chaque rafale 200 projectiles à l’uranium appauvri. Ces avions et d’autres, dont le prix dépasse les 100 millions de dollars, coûtent 20 mille dollars l’heure de vol : chaque mission durant environ huit heures, elle emporte une dépense de plus de 150mille dollars, auxquels s’ajoute celle des armes utilisées. Et l’an dernier, selon les chiffres officiels,  les avions Usa/Otan ont effectué 35mille missions d’attaque sur l’Afghanistan. On ne s’étonnera donc pas que les Etats-Unis à eux seuls aient dépensé jusqu’ici, pour cette guerre, environ 550 milliards de dollars. Un puits sans fond, qui continuera à engloutir des milliards de dollars et d’euros. A Kaboul Clinton a annoncé la bonne nouvelle : « J’ai le plaisir d’annoncer que le président Obama a officiellement désigné l’Afghanistan  comme plus grand allié non-Otan des Etats-Unis ». Ceci signifie que ce pays a acquis le statut dont jouit Israël et que, sur la base de l’ « Accord de partenariat stratégique », les Usa s’engagent à garantir sa « sécurité ». Selon des fonctionnaires de l’administration, les Usa conserveront en Afghanistan 10-30mille hommes, surtout des forces spéciales, flanqués de compagnies militaires privées. Et ils continueront à utiliser en Afghanistan leur propre force aérienne, y compris les drones d’attaque. Le « plus grand allié non-Otan » recevra de l’Otan une aide militaire de plus de 4 milliards de dollars annuels. L’Italie, qui s’engage à verser 120 millions annuels, continuera à fournir, selon les mots du ministre de la défense Di Paola, « assistance et support aux forces de sécurité afghanes ». Le gouvernement afghan recevra en outre, comme décidé à la conférence des « donateurs » de Tokyo, 4 autres milliards annuels pour les « exigences civiles ». Et dans ce domaine aussi, a déclaré le ministre des affaires étrangères Terzi, « l’Italie accomplira sa part ». Selon la motivation officielle, on aidera de cette façon la « société civile afghane ». Selon l’expérience réelle, chaque dollar et chaque euro, dépensé officiellement à des fins civiles, sera utilisé pour renforcer la domination militaire Usa/Otan sur ce pays. Pays dont la position géographique est de première importance stratégique pour les puissances occidentales et leurs groupes multinationaux, qui avancent de plus en plus vers l’est, en défiant la Russie et la Chine. Pour convaincre les citoyens étasuniens et européens, lourdement touchés par les coupes dans les dépenses sociales, qu’il convient de prélever d’autres milliards de dollars et euros des caisses publiques pour les destiner à l’Afghanistan, on raconte qu’ils servent à apporter de meilleures conditions de vie au peuple afghan, en particulier aux femmes et aux enfants. C’est la fable qu’Hillary Clinton a racontée, accompagnée par le gazouillis des petits oiseaux de Kaboul et par le chœur de ceux qui jouissent de toute cette largesse.

Edition de mardi 10 juillet 2012 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20120710/manip2pg/14/manip2pz/325590/

Traduit de l‘italien par Marie-Ange Patrizio



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

02/07/2012

n°507- 01/06/10 -: L'Alliance doit préparer l'immense chantier de retrait des 130 000 soldats

Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 508 - du 01-06 au 30-06

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 


 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site : 

 www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...

c) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

 Tiré à part :

Soldats US en Afghanistan : un suicide par jour!  

Nicolas Gros-Verheyde :  Afghanistan après 2014 : les Européens passent à la caisse

1 Etats-Unis

Extension des guerres ?

Les navires de guerre US déployés près des eaux territoriales pakistanaises

Les Etats-Unis prêts à acheter des munitions à la Russie 

c) Sur le terrain

Le pantalon rouge et la tenue dernier cri de l'armée étasunienne.

Occupation de l'Afghanistan

RussiaToday Des meurtres injustifiés : l’ONU demande aux Etats-Unis de justifier les attaques de drones.

France

Selon le rossignol de l'Etat-Major, l'armée française serait incapable d'évacuer en 7 mois (!!)

4 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Guillaume de Rouville ; Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

6-1 Guantanamo : Les Brèves

Procès jeudi de deux ex-détenus de la prison de Guantanamo

6-2 Procès de Guantanamo : Bush et Obama appelés à témoigner

6-3 Gilles Devers : Les US bafouent le droit à un juge.

6-4LodeVanoost : Première condamnation pour Guantanamo par l’Organisation des États américains.

8 Dossiers

8-1 Les soldats Français tués à Nijrab étaient des hommes du renseignement.

8-2 RezaPirbhai : Le coût humain de la guerre contre le ''terrorisme' '- Quelques chiffres.

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 Paul Craig Roberts : Le cas des terroristes manquants.

 



Tiré à part :

Soldats US en Afghanistan : un suicide par jour!  

15/06/2012

Le nombre de suicides chez les soldats américains dépasse le nombre de morts sur le terrain, selon les chiffres officiels, publiés par le département américain à la défense.

  Le Taux de suicide parmi les soldats, en 2012, ont, largement, dépassé les prévisions, selon le dernier rapport officiel de Pentagone, ont révélé les médias américains. Au premier trimestre 154 soldats américains se sont suicidés, selon ce rapport, c'est-à-dire en moyen un suicide par jour. Le taux de suicide chez les militaires américain a augmenté de 18% par rapport à la période de l'année précédente, a révélé le Pentagone.

Irib

Le suicide des soldats US en hausse? Pourquoi?  

Ross Caputi, analyste des questions politiques croit avoir la réponse : les soldats Us choisissent de se donner la mort puisqu'ils sont amenés à participer dans des guerres qui vont à l'encontre de toute règle morale.

"si les soldats avaient vraiement participé dans des oeuvres caritatives, si comme le disent les autorités ils avaient construit des écoles des hopitaux, ils ne se seraient jamais autant sentis coupables, ils ne se seraient jamais donnés la mort". "le meurtre de civils génére de terribles tensions nerveuses et les jeunes soldats sont rongés par le sentiment culpabilité et c'est pour se sauver de cet enfer qu'ils se tuent".

Irib



L’Afghanistan au cœur des bourses !!

Afghanistan après 2014 : les Européens passent à la caisse

 (BRUXELLES2, synthèse) Barack Obama, le président américain, a fait passer la sébile, à Chicago, parmi ses partenaires pour soutenir l’effort de sécurité en Afghanistan après 2014. Le budget évalué pour mettre en place les forces de sécurité afghanes (228.000 hommes) se monte en effet à 4,1 milliards $… par an ! Et si on enlève la part assumée par l’Afghanistan (500 millions $) et celle des Etats-Unis (2,3 milliards $), il reste environ 1,3 milliards $ à financer. Les Américains ont donc fait tourné leurs tableurs, et établi pour chacun le montant de la douloureuse. Ainsi ils demandent une contribution de 200 millions $ aux grands contributeurs (France, Allemagne ou Royaume-Uni)… un peu moins aux autres (20 millions par exemple pour les Polonais).

Presqu’un milliard de $ fourni par les Européens

Le résultat de cette quête n’est pour l’instant pas à la hauteur des espérances. Si différents pays ont déjà annoncé une contribution, on est encore loin du compte. Cependant si on totalise les premiers montants annoncés, on arrive déjà à plus d’un demi-milliard $ promis par les pays de l’Union européenne. Ce sans tenir compte de certaines contributions à venir de la France, de l’Espagne et la Pologne et des autres contributions (civiles) destinés au développement de l’Afghanistan et de celle de l’Union européenne. Une fois toutes les contributions réunies, on devrait atteindre le Milliard de $. Voici une première synthèse réalisé à partir des premières annonces pour les pays de l’UE comme de l’OTAN ou d’autres partenaires.

Attention ! Les chiffres précis masquent un certain flou, pour ne pas dire un flou certain. D’une part, s’agit-il d’argent frais, nouveau, ou juste du recyclage, ou déplacement de lignes budgétaires ? Est-il aussi tenu compte des contributions en nature (normalement non) ? D’autre part, l’attribution de ces sommes est parfois destiné uniquement aux forces de sécurité (Danemark…), parfois non (Belgique).

NB : ces sommes sont parfois annoncées en monnaie nationale, parfois en $. La simple variation des taux de change pourra ainsi faire varier de façon importante l’engagement financier dans les années suivantes. Ce qui, normalement, doit être retenu est la part versée en monnaie nationale, qui est celle utilisée pour l’engagement budgétaire, et non l’équivalent dollar (*). Pour des besoins de comparaison, tout a été converti en $ (au taux moyen choisi arbitrairement de 0,80 $ pour un euro, au taux du jour pour les autres monnaies).

Montants annoncés (par ordre d’importance)

En bleu, les pays de l’Union européennes, en vert les autres membres de l’OTAN

Allemagne = 187 millions $ (150 millions €) pour les forces de sécurité. L’Allemagne a conclu un accord d’assistance avec l’Afghanistan, accord signé entre Angela Merkel et Karzai à Berlin, avant la tenue du sommet de l’Otan de Chicago.

Italie = 150 millions $ (120 millions €) par an sur 3 ans.

Royaume-Uni : 110 millions $ (70 millions £ sterling).

France = montant à préciser (les Américains ont demandé 200 millions $)

Canada : 108 millions $ (110 millions $ canadiens), sur 3 ans à partir de 2015, pour les forces de sécurité afghanes.

Pays-Bas = 37 millions $ (30 millions €), sur 3 ans à partir de 2015, pour les forces de sécurité afghanes.

Norvège : 25 millions $ (140 millions NOK couronnes norvégiennes) par an à partir de 2015, partagés à 40% pour l’armée et 60% pour la police

Espagne = à préciser (les Américains ont demandé 30 millions $)

Pologne = à préciser (les Américains ont demandé 20 millions $)

Danemark = 17 millions $ (100 millions DKK couronnes danoises) par an pour les forces de sécurité. + environ 90 millions $ (530 millions DKK) pour des objectifs civils

Belgique = 15 millions $ (12 millions €), par an, sur 3 ans, destinés à la « reconstruction », donc pas automatiquement aux forces de sécurité.

Autriche = 7,5 millions $ (6 millions €) par an, sur 3 ans, de 2014 à 2016, à travers le Lofta (Law and Order Trust Fund for Afghanistan)

Finlande = 7,5 millions $ (6 millions €), par an, principalement pour le financement de la police afghane (contre 2 millions d’euros actuellement)

Hongrie = 1,5 million $ par an, sur 3 ans

République tchèque = 1 million $ environ, à préciser

Slovaquie = 0,5 millions $ (390.000 €) par an, pour les forces de sécurité.

A cela, il faut ajouter la contribution du budget communautaire européen : en 2011, 140 millions d’euros ont dû ainsi être consacrés à la Lofta (police, prisons…) et une partie de l’aide à la reconstruction (environ 35-40% des 200 millions d’euros annuels) est consacré à des projets d’Etat de droit. Mais l’UE refuse de s’engager pour l’après 2014 car cela correspond au nouveau cadre financier qui n’est pas encore adopté (ni même négocié !).

Autres pays

Australie : 100 millions $ par an sur 3 ans (L’Australie a déjà contribué à hauteur de 200 millions $ sur 5 ans sur la période 2009-2014). Accord signé avec l’Afghanistan lors du sommet de l’OTAN.

Nouvelle-Zélande : 2 millions $ par an sur 3 ans, pour des projets « Etat de droit » à Bamyan (là où les Neo-Zélandais sont déjà déployés).

Pakistan : 5 millions $ pour les forces afghanes + aide en équipement et entraînement (valeur de 15 millions $).

Russie : a refusé de contribuer à hauteur de 10 millions $ comme demandé par les Etats-Unis a précisé l’envoyé spécial russe pour l’Afganistan, ZamirKabulov.



1 Etats-Unis

Extension des guerres ?

a) Les navires de guerre US déployés près des eaux territoriales pakistanaises  

Après l'échec des négociations avec le Pakistan censées permettre une reprise de l'acheminement des convois de l'OTAN vers l'Afghanistan,les Etats Unis sont en colère.
A preuve, ils viennent de déployer leur flotte de guerre, à proximité des eaux territoriales du Pakistan, pour, ainsi, intimider les autorités d'Islamabad. La flotte est déployée à 65 kilomètres du port de Gowdar. La flotte en question est composée de 4 navires, deux pétroliers et 10 bâtiments de guerre à haute capacité de manoeuvre.

 14/06/2012

http://french.irib.ir/info/international/item/194542-le-navire-de-guerre-us-d%C3%A9ploy%C3%A9s-pr%C3%A8s-des-eaux-territoriales-pakistanaises


b) Dans les coulisses et au sénat

Les Etats-Unis prêts à acheter des munitions à la Russie 

Cinq sociétés partenaires du gouvernement américain ont invité pour la première fois l'agence russe d'exportation d'armements Rosoboronexport à livrer des munitions russes pour le compte des forces internationales déployées en Afghanistan, a annoncé vendredi Rosoboronexport.
"Rosoboronexport a reçu des propositions de cinq principaux sous-traitants du gouvernement américain pour les munitions. Ils nous invitent à devenir un sous-traitant pour les munitions de fabrication russe", a indiqué l'agence.
L'Armée de terre américaine a lancé un appel d'offres pour l'achat d'armements spéciaux et de munitions pour la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) en Afghanistan en avril 2012.
Rosoboronexport s'est dit prête à livrer la plupart des biens requis aux cinq sociétés américaines qui souhaitent participer à l'appel d'offres - Alliant Techsystems Operations LLS, ChemringOrdnance and MilitaryProducts, General Dynamics Ordnance and TacticalSystems, Bulova Technologies Group Inc et Arma Global Corporation.
L'agence russe a informé les cinq sociétés des prix de ses produits et les a mis en garde contre l'utilisation d'armes et de munitions produites par des ex-pays socialistes sous des licences périmées, dont la qualité ne répond pas aux critères des concepteurs russes.
L'agence russe a également invité l'Armée de terre des Etats-Unis à prendre des mesures visant à empêcher la participation de produits contrefaits aux appels d'offres. Le ministère russe des Affaires étrangères avait antérieurement exprimé sa préoccupation face à la présence sur le marché américain d'armes d'infanterie et de munitions de conception russe produites illégalement par d'autres pays.

09/06/2012

http://fr.rian.ru/world/20120608/194993259.html



c) Sur le terrain

Le pantalon rouge et la tenue dernier cri de l'armée étasunienne.

Le pantalon rouge, les guêtres, la vareuse, les galons et la passementerie pour faire joli dans les puanteurs épouvantées des sentiers de la gloire ont été rejoints par les tenues léopards caméléons des commandos hallucinés et héliportés de la jungle du 37ème parallèle vietnamien. Ce surplus militaire appartient à la rubrique souvenir couleur sépia des guerres maintenant antiques du début et du milieu du vingtième siècle.

Le fantassin nouveau a l’allure d’un alunisseur. (0)

Son squelette endogène se double d’un exosquelette, harnachement qui répartit les charges de son poids et de celui de son sac sur des rotules externes à suspension hydraulique. Il gambade d’un pas léger, certes de façon un peu saccadée, sur les reliefs des montagnes afghanes, son heaume est devenu un casque bourré d’électronique et le viseur de son arme sans cesse ajusté par guidage satellitaire.

Les ordres lui sont soufflés à son oreillette depuis un centre de contrôle où des observateurs repèrent sa position depuis le Nevada, la Virginie ou le Texas.

Isolé dans son armure, il n’entend ni le pachto ni le dari de ceux qu’il est venu combattre, encore moins leurs cinquante variantes vernaculaires qu’il aurait fallu pratiquer pour ne pas tomber dans l’embuscade mortelle tendue par quelques villageois venus à pied ou à dos de mulet avec leurs vieilles arquebuses, un peu de poudre et quelques mèches.

Le nouveau GI doublé de son appareillage coûteux n’a pas encore n’a pas encore été débarqué depuis le futur avion si furtif , le fameux F35, il peine à quitter le monde de l’esquisse pour rentrer dans celui du réel, que le voilà déjà basculé dans le registre de la bizarrerie du vétuste et de la nostalgie.

La guerre menée par les US(a) actuellement contre le Pakistan, le Yémen et la Somalie s’effectue par drones interposés. Elle a rendu l’organisme bionique du GI simple support pour les ressources technologiques développées par le CMI superfétatoire.

Le rapport semestriel remis au Congrès étasunien faisant état des opérations militaires US menées à l’étranger confirme officiellement l’existence d’actions directes menées contre des terroristes au Yémen et en Somalie. Les frappes de missiles depuis des Predator (4) n’ont rien de secret puisqu’elles assassinent plusieurs dizaines de civils chaque semaine sous prétexte de combattre des membres d’Al Qaida dans la péninsule arabique ou dans la province du Pakistan voisine de l’Afghanistan, pays pourtant allié. De prétendues listes d’hommes à abattre sont dressées, puis soumises à signature par Obama lui-même.(5)

Cette guerre est aisée à gagner, d’abord elle n’est pas déclarée et elle est faite aux dépens de pays amis qui ne vont pas rétorquer. Les cibles à atteindre sont désignées plus ou moins aléatoirement sur la foi de renseignements privatisés et imprécis. Les meurtres ainsi décidés sont impunis et l’agent d’exécution qui contrôle l’appareil sans pilote est hors de portée des victimes, à plusieurs milliers de kilomètres.

Les coupes budgétaires qui restreindront obligatoirement l’expansion du budget du Pentagone n’affecteront pas le programme des avions sans pilote.

Une promotion d’officiers de l’armée de l’air, spécialisée dans la cyber-guerre, vient de sortir de l’école de l’armée de l’Air du Nevada. Ils opéreront à plein temps dans cette nouvelle discipline d’armes, même si à terme, les formateurs espèrent réduire la distinction entre les armes traditionnelles et cette branche d’intervention. (6)

Désormais, les outils cybernétiques sont largement répandus et de ce fait sont considérés comme pouvant constituent une menace réelle, en dehors des puissances rivales identifiées comme la Russie ou la Chine. La nouvelle doctrine d’enseignement et de formation des cadres de l’armée fera de chaque postulant un compétent en cyber-guerre. Il ne s’agit plus de surveiller et de protéger les réseaux nécessaires au fonctionnement de toutes les armées.

Ici aussi, une attitude préventive est préconisée.

L’attaque par le virus Stunext dès 2009 (7) du système de programmation des automates industriels Siemens adoptés en Iran par les unités d’enrichissement de l’uranium en ses isotopes lourds donne un avant-goût des formes de la nouvelle guerre technologique, reléguant peut-être les anciennes au pavillon des archaïsmes.

Le récent logiciel espion Flame censé livrer des informations sur le nucléaire iranien, d’une grande sophistication, ne peut qu’être issu d’un dispositif émanant d’un État.

La référence biologique, un virus n’est qu’un paquet d’ADN ou d’ARN, n’est que partiellement impropre.

L’artefact de la cyber-guerre est un pur produit de laboratoire, contrairement aux organismes viraux même si modifiés génétiquement. Leur nocivité partagée en revanche est proportionnelle au caractère ubiquitaire du véhicule les transportant et de la banalité de leur cible. C’est bien ce dernier trait qui en fait une arme à effet boomerang. Il contaminera les systèmes dans les sites géographiques visés mais aussi ailleurs. Les automates Siemens n’ont pas comme seul client les centrales iraniennes utilisatrices de centrifugeuses. La métaphore avec les épidémies des guerres biologiques est tout à fait pertinente car une fois disséminé le virus prendra en charge y compris les machines des pays émetteurs.

Flame aurait vite disparu par activation de son autodestruction, il a pour autant pu être étudié et cartographié par les spécialistes de cybersécurité, obligeant à l’élaboration de nouveaux outils. (8)

L’octroi aux Us(a) de l’exploitation selon leur convenance des données du réseau de règlement interbancaire international SWIFT sous prétexte des attentats du 11 septembre sur le sol des États d’Amérique du nord est une arme redoutable aux mains de la puissance qui frappe d’embargo et de sanctions économiques qui elle veut. (9) Elle est utilisée sans le bruit que suscitent ces vers informatiques.  Elle étouffe lentement les pays cités comme appartenant à l’axe du mal buschien court-circuités par le commerce international agréé par eux (10)

Une autre analogie biologique, celle des produits toxiques détenus par les banques responsables de contamination des institutions financières, voudrait naturaliser ou donner un semblant d’explication scientifique à des décisions politiques prises pour renflouer les banques privées. Elle n’est pas valide. Le  vivant se signale par des mécanismes stabilisateurs qui lui assurent son homéostasie, ainsi en est-il des boucles de rétroaction négative décrites la première fois en hormonologie.

La centaine de milliards empruntés sur les marchés financiers par le FESF, garantis par les États européens contributeurs auraient été prêtés à l’Espagne. Ils sont allés directement renflouer les banques privées espagnoles qui avancent à la Banque Centrale européenne comme garantie les crédits à l’immobilier qu’elles ont consentis et qui ne seront jamais remboursés. Ces dernières sont censées acheter de la dette émise par l’État espagnol qui ne trouve preneur qu’à des taux très au-dessus de ses capacités de remboursement.

Les créances détenues par des banques assez peu regardantes quand elles ont alimenté une bulle spéculative immobilière, au lieu d’être déclarées pour ce qu’elles sont c’est-à-dire sans valeur, continuent d’alimenter un cycle qui va endetter les États, donc les citoyens européens.

Ce cycle perpétue des banques insolvables et renforce la dette des États bientôt insolvables à leur tour dans une boucle de rétroaction positive qu’aucune régulation ne vient freiner.

Cette économie vaudoue qui a inventé le moteur perpétuel de la dette a pris naissance aux Us(a). Le niveau de sa dette publique, 15 000 milliards en 2011 soit 99,6% de son PIB ne les place pas loin des pays européens.

L’aberration du placement de liquidités dans des bons du Trésor des Us(a) à taux négatif permet un prélèvement dans l’épargne mondiale à peu de frais pour faire rouler la dette.

Le démarchage commercial de la Chine en faveur de l’abandon du dollar comme monnaie d’échange et donc de réserve a encore porté ses fruits avec le Brésil. En marge du sommet de Rio de Janeiro, le Brésil et la Chine ont signé un accord qu’ils échangeront commercialement en riminbi pour 60 milliards soit 29 milliards équivalent dollar. (11 )

Pékin élargit la zone d’exclusion du dollar sur un autre continent que l’Asie pendant que Fabius responsable revendiqué de  cession de matériel de transmission aux rebelles mercenaires de l’armée syrienne dite libre va être contraint de faire la sale guerre, toute gluante de sang arabe, kurde, tcherkesse, arménien, syrien en somme, pour le compte du Pentagone, pressé de changer la garde-robe de ses unités du futur antérieur.

Fabius, Hollande, toutes ces figurines mi-mollettistes prisonnières d’un presque antique phrasé  émaillant un discours vieux de plus d’un siècle, continuent de vanter la ligne Maginot tout en faisant briller le cuivre des boutons de leur vareuse bleue. Cette ligne a pour nom l’OTAN.



2) Otan-Isaf

Occupation de l'Afghanistan

RussiaToday Des meurtres injustifiés : l’ONU demande aux Etats-Unis de justifier les attaques de drones.

Un enquêteur de l’ONU a demandé à Washington de justifier l’augmentation de l’utilisation de drones militaires pour perpétrer des assassinats ciblés. Il dit que les attaques de drones qui ôtent la vie à beaucoup d’innocents, pourraient violer le droit international.

4 juin 2012, Multan - Des manifestants pakistanais brûlent des drapeaux des États-Unis et de l’OTAN en signe de protestation contre les attaques de drones américains dans les régions tribales pakistanaises - Photo : AFP/Mirza

L’armée étasunienne et la CIA utilisent des drones en Afghanistan, Pakistan, Irak, Yémen et Somalie. Washington doit clarifier la base légale de sa politique d’assassiner des leaders et des membres présumés des Résistants et d’Al Qaeda au lieu d’essayer de les capturer selon un rapport de ChristofHeyns, le rapporteur spécial des exécutions sommaires, extrajudiciaires, ou arbitraires. Ce rapport de 28 pages adressé au Conseil des droits humains de l’ONU a été publié en avant-première du débat de cet organisme sur le sujet à Genève.

"Le gouvernement doit clarifier les procédures mises en place pour garantir que tous les assassinats ciblés soient conformes au droit humanitaire international et aux droits humains et il doit spécifier les stratégies et les mesures prises pour empêcher qu’il y ait des victimes ainsi que les mesures prises pour permettre des enquêtes indépendantes, rapides et efficaces sur les violations éventuelles" précise le rapport. "Bien que les chiffres des estimations d’attaques de drones varient énormément, toutes les études s’accordent sur un point important : leur nombre a augmenté dramatiquement dans les trois dernières années" selon Heyns.

Les officiels de l’ONU citent des chiffres de la Commission des droits de l’homme du Pakistan selon lesquels les drones étasuniens ont fait 957 morts au Pakistan rien qu’en 2010. Il est généralement admis que sur les milliers de personnes tuées par des drones depuis 2004, environ 20% sont des civils.

"Il est capital de révéler ces meurtres pour que des comptes soient rendus aux victimes ou à leurs famille et qu’elles puissent obtenir justice et réparation" selon le rapporteur.

Heyns a souligné que le droit humanitaire international exige que tous les efforts soient faits pour arrêter un suspect et il exige aussi que la force soient employée selon des critères de nécessité et de proportionnalité. Il a ajouté que Washington n’avait pas répondu de façon satisfaisante aux inquiétudes exprimées par son prédécesseur Philip Alston dans un rapport en 2009.

"Le rapporteur spécial demande à nouveau au gouvernement de clarifier les règles qui régissent les assassinats ciblés... (et) réitère la demande de son prédécesseur que le gouvernement précise les raisons pour lesquelles il est décidé de tuer "des cibles humaines" plutôt que de les capturer et aussi qu’il précise si la nation dans laquelle l’assassinat a lieu a donné son accord" a dit Heyns.

Les attaques de drones créent aussi des problèmes dans les relations de Washington avec ses alliés. Elles ont été un des principaux points de discorde entre les Etats-Unis et le Pakistan et elles ont été la raison pour laquelle le passage des marchandises et fournitures destinées aux troupes étasuniennes déployées en Afghanistan à travers le territoire pakistanais a été interrompu.

L’ambassadeur pakistanais ZamirAkram a déclaré lundi dernier pendant la session d’ouverture du conseil des droits humains de l’ONU, que son gouvernement considère que l’usage de drones sur son sol est illégal et contreproductif et constitue une violation de la souveraineté du Pakistan.

"Des milliers d’innocents, dont des femmes et des enfants, ont été assassinés sans discrimination au cours de ces attaques", a-t-il dit.

RussiaToday –

jeudi 21 juin 2012 - 05h:20

Pour consulter l’original :http://www.rt.com/news/un-questions...
Traduction : Info-Palestine.net - Dominique Muselet


 

 

Sur le terrain

170 Résistants  ont échappé d'une prison située au Nord de l'Afghanistan.

Les prisonniers auraient fait sauter les portails de la prison à l'aide de matières explosives, avant de prendre la fuite.

Cinq personnes ont été tuées et 30 autres, blessées, au cours de cette évasion, qui s'est soldée par des accrochages entre les détenus et les gardiens.

09/06/2012

IRIB


3 Dans le monde

France

Selon le rossignol de l'Etat-Major, l'armée française serait incapable d'évacuer en 7 mois (!!) 3200 hommes et leur matériel d'Afghanistan!

 La grande misère....

"Il faut trouver la porte de sortie. Et vite." Voilà ce que j'écrivais, à l'automne 2008, en conclusion de mon livre "Mourir pour l'Afghanistan". Rien de ce qui s'est passé dans ce pays depuis lors ne m'a fait changer d'avis, bien au contraire. A la veille du sommet de l'Otan à Chicago, qui sera en grande partie consacré à ce sujet et alors que l'élection de François Hollande accélère le calendrier de retrait français, tentons de faire le point.

1) Ensemble. La France est militairement présente en Afghanistan par pure solidarité avec les Américains. C'est parce que les Etats-Unis ont été attaqués le 11 septembre 2001 et que le gouvernement afghan de l'époque protégeait les auteurs des attentats que la France s'est jointe aux Etats-Unis. Elle l'a fait dans le cadre du droit international (résolution des Nations Unies) et de l'Alliance atlantique, avec la mise en oeuvre de l'article 5. Jusqu'en 2012, la position française a toujours été la même : "nous sommes arrivés ensemble, nous repartirons ensemble". Une position qui excluait toute démarche unilatérale de Paris vis-à-vis de Washington.

2) Rupture. Cette doctrine française a craqué en janvier 2012. Nicolas Sarkzoy est responsable de ce tournant. François Hollande s'est contenté de faire de la surenchère sur son rival... Un peu d'histoire est nécessaire : en juin 2011, Obama annonce le retrait américain pour la fin 2014. Dans les heures qui suivent, un communiqué de l'Elysée calque la position française sur celle des Etats-Unis. Mais le 20 janvier 2012, cinq militaires français sont assassinés par un soldat afghan sur la base de Gwan. Face à l'émotion de l'opinion publique et alors que la France entre en campagne électorale, Nicolas Sarkozy annonce, le 27 janvier, que le retrait français s'opérera avec un an d'avance sur le calendrier prévu; donc fin 2013.
Le 26 janvier, François Hollande présente ses "engagements". Le soixantième et dernier est consacré à la défense. On y lit ceci : "Il n'y aura plus de troupes françaises en Afghanistan à la fin de l'année 2012". Il y donc eu consensus entre les deux principaux candidats sur la nécessité de partir plus vite que les Américains, seul le rythme les oppose.

3) Signal. Le départ d'Afghanistan est une opération complexe, risquée et couteuse. Nous l'avons écrit à plusieurs reprises sur ce blog. Pour faire simple, il est matériellement impossible de quitter l'Afghanistan en six mois, c'est à dire à la fin 2012. Mais au delà de la manoeuvre logistique, les problèmes sont politiques, autant avec l'Afghanistan qu'avec nos alliés de l'Otan.
La France ne peut pas partir en claquant la porte. La France est liée, depuis janvier 2012, par un traité d'alliance avec l'Afghanistan. Il organise la coopération entre nos deux pays ; c'est le gage d'une présence française dans ce pays à l'avenir.
Même chose avec nos alliés, au premier chef (sic), les Américains. Ils ont compris que la seule justification du départ français était que le candidat Hollande l'avait promis pour se faire élire et qu'il tiendra ses promesses... au moins jusqu'aux législatives. Pas la peine de polémiquer avec lui. L'important sera dans les "détails" de l'application concrète de cette mesure. Reste qu'aux yeux des Européens, le départ français rompt la solidarité entre les pays alliés. Angela Merkel (et même le gouvernement socialiste belge) n'ont pas manqué de dire qu'eux resteraient jusqu'au bout... Ce n'est pas un bon signal, mais ce n'est pas gravissime.

4) Vocabulaire. Il y aura toujours des militaires français en Afghanistan en 2013... et sans doute après. Tout l'enjeu est de trouver la bonne formule, celle qui satisfera tout le monde : les Afghans, les militaires français, les Américains, la gauche française, etc. C'est avant tout une question de vocabulaire : à la Maison Blanche, François Hollande a évoqué le retrait des "troupes combattantes". Celles qui resteront seront-elles des "troupes non-combattantes"? La formule ne plait guère aux chefs militaires.

5) Route. Quelle était la principale mission confiée aux Français par les Américains dans la région Est ? Car ne l'oublions pas les troupes françaises y sont placées sous commandement américain. Une mission à la fois simple et difficile : tenir ouvert l'axe Vermont, c'est-à-dire permettre aux convois de circuler sur la route qui passe par la vallée de Kapissa, permettant de rejoindre la grande base de Bagram, sans passer par Kaboul. C'est un axe de contournement stratégique, au cas où les choses se passeraient mal dans la capitale... En gros : 50 kilomètres de route en zone insurgée.
Quand les Français quitteront la Kapisa, de deux choses l'une : soit l'Armée nationale afghane sera capable de tenir l'axe et, dans ce cas, la mission pourra être présentée comme un succès français. Soit elle n'en sera pas capable et les Américains devront s'en occuper. Et dans ce cas là, l'affaire sera présentée comme un fiasco français. Il est aujourd'hui trop tôt pour le savoir.

6) Afghantsy. Les militaires français aimeraient partir avec l'assurance que leur mission est un succès, ne serait-ce que parce que 83 des leurs sont morts là-bas. S'en aller, sous les yeux de leurs pairs étrangers - Américains en premier lieu - n'est pas très agréable. Toute une génération de jeunes cadres, qui seront l'armée de demain, s'est formée en Afghanistan. Ce sont nos "Afghantsy", comme disaient les Soviétiques. Le nouveau Chef des Armées a intérêt à trouver les mots et la manière de faire avec eux pour qu'ils n'aient pas l'impression d'être trahis par le pouvoir politique. On connait l'histoire récente de l'armée française : comme en géologie, certaines failles pourraient rejouer... Il faut y prendre garde et l'affaire se joue aujourd'hui en Kapisa.

7) Facture. L'autre mission des militaires français en Afghanistan est la formation des forces de sécurité (armée et police) capables de prendre la relève. Celle-ci devrait se poursuivre en 2013. Mais tout le monde pense déjà à l'après 2014, lorsque les Américains partiront. On estime aujourd'hui à quatre milliards de dollars par an le cout d'entretien des forces de sécurité afghane, coût qui pourrait être révisé à la baisse, si l'on réduit les effectifs (plus ou moins de 300.000). Qui paiera ? Le gouvernement afghan ne pourra pas en financer plus de 10 à 15%, les Etats-Unis devraient en prendre à la charge plus de la moitié. Le reste sera partagé entre les alliés. La contribution française pourrait s'élever à une centaine de millions de dollars par an.

Le prix à payer de notre départ précipité ???

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EFFZuFElFVYJofsLNf.shtml

 



4 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

Pertes déclarée des occupants.

US & Isaf & Otan

Deux militaires étrangers tués  

Province de Helmand 

Ces dernières 24 heures, deux militaires étrangers ont été tués à l'Est de l'Afghanistan.

L'OTAN n'a pas révél leur identité, mais ce sont les troupes US qui sont, majoritairement, déployées dans l'Est du pays.

Depuis début 2012, près de 200 militaires étrangers ont péri, en Afghanistan. Vendredi, un militaire britannique a été tué, dans la province de Helmand.

16/06/2012

 

 


Kapiza

Un attentat tue 4 policiers

Quatre policiers afghans ont été tués aujourd'hui par un attentat à la bombe visant la police sur un marché fréquenté de Kapisa, une province du nord-est de l'Afghanistan sous contrôle français, selon la police. Aucun soldat français n'était présent sur les lieux, a indiqué une source sécuritaire.
La cible de l'attaque était un convoi de l'ALP, la police locale, a indiqué un porte-parole du ministère afghan de l'Intérieur, en confirmant le bilan de quatre morts donné par la police locale.
17 civils ont été blessés dans cet attentat perpétré un jour de marché, où nombre d'habitants se trouvaient donc sur place, selon Mehrabuddin Safi, le gouverneur de la Kapisa.
"Les habitant ramènent les civils au camp français de Tagab, où ils sont soignés par les militaires français", a de son côté indiqué la source sécuritaire.
Le 9 juin, quatre soldats français étaient morts et cinq avaient été blessés, dont trois grièvement, dans un attentat suicide dans cette même province de Kapisa. Deux traducteurs afghans avaient également péri dans l'incident.

AFP

18/06

4 soldats français tués lors d'une attaque.

Quatre soldats français ont été tués ce samedi dans la province afghane de la Kapisa (est du pays) lors d'une attaque, indiquent aujourd'hui l'Otan et la police afghane. Selon le porte-parole de la police en Kapisa, Ahmad Ahmadzaï, l'attaque s'est produite "contre un convoi de troupes françaises" dans le district de Nijrab.

L'Otan ne précise jamais la nationalité des victimes.

Selon l'agence Reuters, l'attaque a été revendiquée par les résistants. Pour l'heure, l'État-major des armées, contacté par Le Figaro.fr, ne confirme pas ni n'infirme cette information.

Fin mai, François Hollande s'était rendu en Afghanistan visiter les troupes françaises présentes dans le pays. Il avait indiqué que le retrait des troupes françaises se ferait de manière «ordonnée» et «coordonnée» avec les alliés de la coalition de l'Otan. La dernière attaque meurtrière contre des troupes françaises remonte au mois de janvier dernier où là encore 4 soldats avaient été tués dans la Kapisa. L'ex-chef de l'État, Nicolas Sarkozy, avait alors annoncé la suspension des opérations de formation et d'aide au combat de l'armée française. Plus de 80 soldats français sont morts en Afghanistan depuis le début du déploiement de la force multinationale fin 2001. Fin janvier, la France comptait 3600 soldats sur place.

09/06/2012

IRIB



5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Guillaume de Rouville ; Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

Depuis la chute du mur de Berlin, l’emprise des médias atlantistes sur les opinions publiques occidentales, au lieu de décliner en raison de la disparition de la menace communiste, s’est développée au point de supprimer quasiment toutes les voix dissidentes des canaux d’information non marginaux ou alternatifs. En France, pays un peu plus rétif que ses voisins à la mainmise atlantiste, ce travaille de nettoyage médiatique a été achevé par Nicolas Sarkozy avec l’aide de personnalités néoconservatrices comme Christine Ockrent ou Philippe Val (legs sur lequel le nouveau Président très atlantiste ne reviendra évidemment pas).

Il en résulte un unanimisme de l’information dont on pourrait s’accommoder en invoquant l’imperfection des Homo Sapiens s’il n’avait pour objectif principal de cacher des crimes de masses dont les élites dirigeantes des démocraties occidentales se rendent coupables avec une impunité déconcertante.

Les crimes médiatiques sont une composante à part entière des crimes politiques plus généraux qui ensanglantent la scène internationale où nos dirigeants déchaînent leur volonté de puissance. Sans une complicité active des médias atlantistes avec les élites occidentales les guerres en Irak et en Afghanistan, le dépeçage de la Libye et la descente aux enfers de la Syrie, n’auraient pas pu être réalisés aussi facilement.

Ainsi, il y a eu crime médiatique quand l’Otan a décidé d’attaquer l’Afghanistan dans la foulée des attentats du 11-Septembre parce que les médias ont refusé sciemment d’interroger les motivations de l’administration Bush dans cette guerre et de questionner la responsabilité directe des néoconservateurs dans ces attentats.

Il y a eu crime médiatique quand les États-Unis et leurs alliés ont envahi l’Irak en 2003 parce que les médias ont relayé volontairement de fausses informations sur la présence d’armes de destruction massive.

Il y a eu crime médiatique quand les médias ont inventé la fable du bombardement de Benghazi par Kadhafi pour envahir la Libye, quand ils ont laissé, sans broncher, les dirigeants occidentaux, avec la caution morale de quelques intellectuels atlantistes (dont J.B. Botul), donner le pouvoir à des milices wahhabites proches d’Al-Qaeda et créer une guerre civile afin d’accomplir des objectifs géostratégiques dont les peuples d’Occident et d’Orient ne verront jamais les bénéfices (moraux ou matériels).

Il y a crime médiatique quand les médias attribuent de manière opportune la paternité des massacres en Syrie (Houla) au clan au pouvoir pour faire tomber un régime qui ne répond plus à leurs objectifs dans la région ; il y a crime médiatique quand l’Occident peut, sans que les médias ne s’en émeuvent, armer des groupes terroristes, organiser des massacres de civils et apporter la guerre civile et religieuse dans un pays en paix.

Il y a eu crime médiatique quand les médias ont choisi de taire le soutien des États-Unis à un coup d’État au Honduras en 2009 et que ce silence couvre les cris des torturés et des suppliciés.

Il y a un crime médiatique quand les médias passent sous silence les implications pour les libertés fondamentales de la loi NDAA votée par l’administration Obama en décembre 2011 qui autorise les détentions arbitraires (des citoyens américains ou étrangers) comme au temps de l’absolutisme royal en France.

Il y a crime médiatique quand aucun grand média ne cherche à expliquer les raisons et les dessous de la guerre contre le terrorisme ni l’alliance des Occidentaux avec les défenseurs du terrorisme islamique (Arabie Saoudite et Qatar).

Il y a eu crime médiatique dans tous ces exemples parce que les médias mainstream ont délibérément choisi de se faire les porte-parole d’une élite à la quelle ils appartiennent ou à laquelle ils s’identifient, élite qui commet, de manière répétée, des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité contraires aux valeurs des Lumières.

L’incompétence n’est pas une excuse suffisante pour écarter la responsabilité directe des médias dans les crimes que nous avons mentionnés (d’autant que les médias alternatifs ont offert ou offrent des analyses précises et pertinentes sur l’ensemble de ces événements). L’incompétence ne peut pas être, en effet, à ce point partagée, voire unanime, tandis que la soumission volontaire à la parole officielle peut l’être en raison du commun dénominateur qui caractérise l’ensemble des médias qui comptent pour forger l’opinion des bourgeois cultivés : l’idéologie atlantiste. En effet, sans une idéologie commune et puissante capable de souder ensemble les intelligences humaines les plus diverses, autant d’erreurs et d’approximations dans l’information ne pourraient pas être commises de manière répétée et à propos de la plupart des événements cruciaux.

Nul besoin ici de mentionner tous les crimes médiatiques commis par les médias atlantistes tant la liste est longue et presque sans fin. Nous voulions juste rappeler l’évidence suivante au moment où le traitement médiatique du drame syrien semble atteindre en Occident un degré d’abjection rarement égalé : la désinformation tue des innocents.

Aux citoyens de rendre leurs journalistes comptables de celle-ci lorsque cette désinformation est manifestement volontaire, à défaut d’en accepter la part d’ombre pour soi-même et de démobiliser sa conscience face à la brutalité du monde. Aux citoyens de s’organiser pour faire tomber les tyrannies médiatiques qui dominent les opinions publiques occidentales. Pour que cessent les crimes des mass media.

Guillaume de Rouville

http://lidiotduvillage.org/2012/06/13/crimes-mediatiques-ou-...

15 juin 2012

URL de cet article

http://www.legrandsoir.info/crimes-mediatiques-ou-les-consequences-meurtrieres-de-la-desinformation.html.



6 Les Brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

6-1 Guantanamo : Les Brèves

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage ce point de vue, mais doit être vu comme information.

 

Procès jeudi de deux ex-détenus de la prison de Guantanamo
.Le procès de deux ex-détenus de la prison de Guantanamo, El Houari Abar et Ahmed El Abed, poursuivis pour "appartenance à un groupe terroriste activant à l'étranger" aura lieu jeudi devant le tribunal criminel près la Cour d'Alger, selon le rôle de la deuxième session criminelle de 2012
Les deux accusés ne sont pas détenus et comparaîtront libres devant le tribunal criminel d'Alger, a précisé à l'APS l'avocate des deux prévenus, Me BoumardassiHassiba.
Le tribunal criminel d'Alger avait déjà eu à se prononcer dans des affaires concernant des ex-détenus de Guantanamo et avait prononcé l'acquittement de six mis en cause, à savoir AbdelliFoghoul, Térari Mohamed, Hadarbache Sofiane, HamliliAdel Amine Tayeb, ZemiriAhcène et Hamlili Mustapha.
La même instance avait prononcé le 29 novembre 2009 une peine de 20 ans de réclusion criminelle par "contumace" à l'encontre de l'accusé en fuite Belbacha Ahmed.
le 04.06
.
http://www.elwatan.com/actualite/proces-jeudi-de-deux-ex-detenus-de-la-prison-de-guantanamo-04-06-2012-173437_109.php


6-2 Procès de Guantanamo : Bush et Obama appelés à témoigner

SAN JUAN, États-Unis – L’ancien président américain George W. Bush et son successeur, Barack Obama, font partie des personnes appelées à témoigner à Guantanamo lors du procès des accusés des attentats du 11 septembre 2001.

Les avocats de trois des cinq accusés souhaitent que les accusations portées contre leurs clients soient abandonnées pour cause d’«influence contraire à la loi», selon les termes des commissions militaires américaines.

Les avocats affirment que MM. Bush, Obama et d’autres responsables du gouvernement américain ont fait des déclarations publiques qui font en sorte que les accusés ne pourront avoir droit à un procès juste. Les avocats reprochent aux responsables américains d’avoir qualifié les accusés de «terroristes» et d’avoir dit qu’ils devaient être traduits en justice.

La requête a été déposée le 11 mai, mais ce n’est que mercredi qu’elle a été publiée sur le site Internet du Pentagone.

Les procureurs militaires n’ont pas encore répondu à la requête.

Les autres responsables concernés sont le vice-président Joe Biden, le ministre de la Justice Eric Holder, le sénateur républicain Lindsey Graham et plusieurs responsables du Pentagone.

Il reviendra au juge de décider si ces responsables devront témoigner à la base de Guantanamo, mais une telle décision semble peu probable. Le juge pourrait plutôt demander des déclarations écrites.

Les cinq accusés du 11 septembre 2001, dont le cerveau autoproclamé des attentats, Khalid Sheikh Mohammed, ont été formellement inculpés le 5 mai à Guantanamo. Ils font face à des accusations de terrorisme et de meurtre et sont passibles de la peine de mort. 

Source : JournalMetro.com, le 24 mai 2012

 En lien avec cet article :

Procès de Guantanamo : La Cour envisage la séparation des procédures pour les 5 accusésSource AFP le 19 mai 2012

Procès de Guantanamo : Le « tribunal de guerre » d’Obama à l’œuvrepar Bill Van Auken, WSWS, le 26 avril 2012

Procès de Guantanamo : le dernier acte du 11-Septembre ?par Massimo Mazzucco, LuogoComune.net, le 7 mai 2012

Procès de Guantanamo : un simulacre ignoré par les accuséspar Carol Rosenberg, Miami Herald, le samedi 5 mai 2012

Procès de Guantanamo : Son ex-procureur David Morris doute lui aussi de leur crédibilitépar Chris McGreal à Washington, article original: guardian.co.uk, vendredi 4 mai 2012

Procès de Guantanamo : Les Jersey Girls doutent de sa crédibilité

repris par Jon Gold, le 4 mai 2012, paru sur 911blogger

24 mai, 2012

GeantVert

http://www.reopen911.info/News/2012/05/24/breve-proces-de-guantanamo-bush-et-obama-appeles-a-temoigner/


6-3 Gilles Devers : Les US bafouent le droit à un juge
Sept personnes détenues à Guantanamo depuis 10 ans et jamais inculpées viennent de voir la Cour suprême, abandonnant sa propre jurisprudence, refuser d’examiner leur cas.

Ils sont sept détenus de Guantanamo, répondant aux noms de Latif, Al-Bihani, Uthman, Almerfedi, Al-Kandari, Al-Madhouani et Aloui. Ils sont détenus depuis des années – entre sept et dix ans – et vous doutez bien que leur cas sont graves et les charges accablantes. Eh bien non, et c’est tout le problème. Leurs dossiers sont vides. Rien de rien de rien. Même pas le moindre indice pour justifier qu’une inculpation montrant un lien quelconque avec un groupe terroriste. Pas d’accusation, mais l’administration Obama estime qu’il faut les garder en détention à vie. C’est un scandale absolu : les autorités militaires elles-mêmes ont estimé que 87 détenus étaient « libérables », mais ni les juges, ni les autorités administratives ne donnent suite.

Leur problème est finalement assez simple :

- Aucun juge pour les accuser, car il n’y a aucune charge contre eux ;

- Aucun juge pour les libérer ;

- Aucun juge pour statuer sur ces violations du droit.

Dans l'affaire « Boumediene contre Bush », jugée le 12 juin 2008, la Cour suprême avait reconnu que les détenus avaient droit de représenter une requête devant un juge fédéral pour qu’il soit statué sur le respect de leurs droits fondamentaux : droit de connaître l’accusation, droit de ne pas être détenu sans accusation, droit de ne pas être accusé sans preuve, doit d'être interrogé sans recours à la torture, droit de contester devant un juge les mesures atteignant les libertés fondamentales. Cet arrêt avait été considéré comme une grande avancée, alors que c’était tout de même la moindre des choses. Mais, voilà, cet arrêt est resté sans suite.

Les sept détenus avaient formé les recours, passant patiemment toutes les étapes procédurales, pour se voir systématiquement opposer des refus d’examiner leurs demandes.

Leur cas a enfin été porté devant la Cour suprême, visant les droits fondamentaux et l’arrêt « Boumediene contre Bush » du 12 juin 2008.

Obama, au nom de l’Etat fédéral, s’est opposé à ces demandes, soutenant que la justice n’avait pas à examiner ces requêtes.

Hier lundi, la Cour suprême a suivi l’argumentaire d’Obama et a refusé d’examiner les sept recours, sans exposer le moindre motif.

Pour les 169 personnes encore détenues à Guantanamo, les voies judiciaires s’arrêtent donc à cour d'appel de Washington. Or, cette cour ne respecte pas l’arrêt « Boumediene contre Bush », et a refusé de libérer les détenus restant sans accusation. Et c’est justement pour cela que les détenus avaient saisi la Cour suprême.

Le Centre pour les Droits Constitutionnels (CCR), dont des avocats défendent plusieurs détenus de Guantanamo, analyse dans un communiqué : « La Cour abandonne sa promesse formulée dans son propre jugement. Cette décision laisse le sort des détenus entre les mains d'une cour d'appel de Washington hostile, qui a levé des barrières juridiques innombrables et injustifiées, rendant presque impossible pour un détenu de gagner », estime aussi le CCR, dans un communiqué. L’un des avocats, Adam Thurschwell, ajoute : « La Cour de Washington s'est montrée acharnée dans son déni des droits des détenus de Guantanamo et maintenant la Cour suprême lui laisse les rênes pour continuer sur cette voie ».

Les Etats-Unis, qui dominent le monde de leur force armée et donnent des leçons sur les valeurs au monde entier, ne sont que des voyous internationaux. Leur impunité tient à un motif simple : ils refusent tout contrôle juridictionnel. Cour Pénale Internationale, Comité des Droits de l’Homme de l’ONU, Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme…, c’est bon pour les autres, mais pas pour eux. Ils pourraient prendre exemple sur la Russie, qui accepte de se soumette à la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

Sacré Obama qui en janvier 2009 avait signé la fermeture de Guantanamo… Le Prix Nobel de la Paix a renié sa signature et actuellement se passionne pour les assassinats ciblés, effectués dans des pays étrangers à partir de drones… Comment dit-il, déjà, le cow-boy ? Ah oui : Justice has been done...

Mardi 12 juin 2012


6-4LodeVanoost : Première condamnation pour Guantanamo par l’Organisation des États américains.
L’Organisation des États américains (OEA) a, après des années de travail acharné des associations aux États-Unis, voté en faveur du traitement de la plainte d’un prisonnier de Guantanamo.

C’est une avancée symboliquement très importante. Les États-Unis ont par ailleurs vainement tenté de s’y opposer.

La CIDH, méconnue à tort

Il s’agit en fait de la Commission interaméricaine des droits de l’homme (la CIDH ou IACHR selon l’acronyme en anglais), une institution au sein de l’OEA. Cette institution a une certaine autonomie au sein de l’OEA sur laquelle les États-Unis gardent néanmoins encore la main mise. Cependant, ce pouvoir tend à décliner avec pour conséquence ce qui suit.

Dans le passé également, la CIDH a déjà défendu des positions fortes, notamment sur la peine de mort et sur la législation en matière d’immigration. Aujourd’hui, elle va prononcer pour la première fois de son histoire un jugement sur une plainte introduite par un prisonnier de Guantanamo.

 

“Guantanamera, guajiraguantanamera”

On appelle Guantanamo la base militaire américaine que les États-Unis ont fait construire à Cuba sur la base d’un traité de 1903 conclu avec la dictature cubaine. Une dictature d’ailleurs instaurée par les Américains eux-mêmes quatre années auparavant. En 1898, les États-Unis avaient en outre “libéré” Cuba de son colonisateur espagnol. 

Officiellement, Guantánamo ne serait rien d’autre qu’une station d’approvisionnement en carburant de la Marine. En pratique cependant, la situation est, comme chacun le sait, tout autre. Cela fait déjà quelques années que les États-Unis y maintiennent en captivité un certain nombre de prisonniers d’Afghanistan. Ils restent là sous le prétexte qu’ils ne relèvent pas de la législation américaine et qu’ils ne peuvent dès lors pas faire valoir les “droits de la défense” comme il est d’usage dans les procès aux États-Unis. 

 

Djamel Ameziane

J’évoque ici la plainte introduite par le citoyen algérien Djamel Ameziane. Sa plainte porte sur “le droit à un procès équitable” et “l’interdiction de torture” et par là-même sur la responsabilité civile des personnes responsables de son mauvais traitement.

L’homme a été “vendu” comme butin de guerre aux forces de combat américaines présentes au Pakistan. Comme la plupart des prisonniers de Guantanamo, il n’a donc pas été fait prisonnier par les Américains lors de l’un ou l’autre combat. Après un mois d’incarcération en Afghanistan, l’homme a été transféré par bateau à Guantanamo où il est arrivé en février 2002. Cet homme est donc détenu depuis dix ans sans aucun motif d’inculpation et sans aucun procès. 

 

Toutes les voies de recours ont été épuisées

C’est un principe de droit universellement reconnu qu’une personne ne peut s’adresser à une juridiction internationale qu’une fois qu’il/elle a épuisé toutes les voies de recours nationales. Djamel Ameziane a effectivement épuisé toutes les voies de recours des États-Unis avec le concours de son avocat. C’est pourquoi il a décidé d’introduire une plainte auprès de la CIDH de l’OEA. Après quatre années de procédure, la plainte a finalement été acceptée. 

Il est plus que probable que cela ne changera malheureusement pas grand chose pour cet homme. Les États-Unis ont jusque là toujours passé outre les précédents jugements de la CIDH et ceux de la Cour pénale internationale. Il s’agit donc principalement d’une lutte symbolique pour plus de crédibilité.

 

Habeas corpus

Les 171 personnes qui sont toujours détenues à Guantanamo ne connaissent pas les faits qui leur sont reprochés (le principe juridique de l’habeas corpus est donc foulé aux pieds) et ignorent tout des preuves que les États-Unis possèdent contre elles.

Il a déjà été décidé pour 89 d’entre elles de les renvoyer dans leurs pays d’origine mais aucun détenu, pas même Djamel Ameziane ne sait qui cette décision concerne. Ce dernier risque en outre la prison et la torture en Algérie car en 2000, il a fui son pays d’origine pour des raisons politiques.

 

Un précédent symbolique d’une importance certaine

La CIDH ne peut imposer aucune décision. Un jugement éventuellement favorable créerait cependant un précédent international important. En outre, une initiative législative en cette période jetterait le discrédit sur le Président Obama. Le Président américain veut d’ailleurs, par l’intermédiaire de différentes dispositions dans le budget militaire pour l’année 2012, arriver à ce que “toute personne liée à Al-Qaeda ou aux Résistants” puisse être détenue pour “une durée indéterminée”. Les avocats pourraient dès lors attaquer cette disposition devant la justice américaine sur la base d’un arrêt de la CIDH. 

Un petit pas dans la bonne direction

Avant, les États-Unis avaient le pouvoir d’agir impunément et d’empêcher que l’on puisse même évoquer de telles affaires. Désormais, ce pays ne peut plus agir ainsi et doit se restreindre à nier une décision prise par un organe dont il est lui-même membre. Il s’agit donc d’un très petit pas dans la bonne direction mais symboliquement, il est d’une importance certaine. 

Source orginale : de wereldmorgen

LodeVanoost

14 juin 2012

Traduit du néerlandais par Marie Deblonde-Vallet pour Investig'Action

Source : Investig'Action


 

Source : Le blog de Gilles Devers
http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/..



8 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

8-1 Les soldats Français tués à Nijrab étaient des hommes du renseignement. 

Les quatre soldats français, dont trois sous-officiers, tués samedi en Kapisa étaient pour l’essentiel des spécialistes du renseignement. Ils n’appartenaient donc pas à proprement parler aux « troupes combattantes » dans la définition chère en ce moment à l’exécutif, mais à un maillon essentiel à l’environnement des forces françaises et à leur relation avec la population de la Kapisa.
Pour autant, les biographies « sèches » diffusées dimanche matin par l’état-major de l’armée de terre font apparaître des vies d’hommes dans leur plénitude, dont on ne rappellera jamais assez qu’ils étaient, certes, volontaires pour partir en Afghanistan, mais qu’ils avaient été retenus par leurs chefs pour cette mission, à laquelle ils s’étaient entraînés durant six mois avant leur départ pour le Royaume de l’insolence, comme on appelle parfois l’Afghanistan.
Des trois militaires du 40e régiment d’artillerie de Suippes qui ont perdu la vie, le plus jeune était le brigadier Yoann Marcillan, qui a fêté le 2 mai ses 23 ans. Engagé en 2007, il a effectué une mission en Nouvelle-Calédonie et une autre au Kosovo avant son départ pour l’Afghanistan. Initialement artilleur stricto sensu, il avait demandé à entrer dans la filière renseignement et avait intégré la batterie de renseignements de brigade de son unité.
Il était affecté en Afghanistan à l’équipe tactique d’opérations militaires et d’influence (Etomi), qui désigne une spécialité mal connue : le contact avec la population et ses notables, qu’on baptise dans ce pays les malek quand ils assument des responsabilités politico-administratives, ou les elders, quand ils sont des chefs de famille.
C’est à leur contact que les Etomi déminent les éventuels conflits et sont éventuellement en mesure de recueillir le renseignement humain le plus précieux et le plus difficile à obtenir, au niveau le plus élémentaire de la population. Yoann Marcillan était célibataire et sans enfant.
Les résistants n’ont pas frappé au hasard

Lui aussi de l’Etomi, le maréchal des logis Pierre-Olivier Lumineau aurait eu 27 ans en août prochain. Engagé voici deux ans à l’Enso (École nationale des sous-officiers d’active de Saint-Maixent), titulaire du BSAT (brevet supérieur de l’armée de terre), spécialité « recueil de l’information », il est affecté à la même batterie de renseignement de brigade que son camarade Yoann Marcillan. Célibataire sans enfant, il effectuait sa première Opex (opération extérieure).
Affecté depuis le 26 mars 2012 dans cette même Etomi de Kapisa, pacsé et père de deux enfants de 3 ans et 1 an, le maréchal des logis-chef Stéphane Prudhom, 32 ans, était très expérimenté dans la précieuse spécialité d’éclaireur qu’il avait acquise au 2e régiment de hussards de Sourdun, avant de devenir un « excellent », dixit l’armée de terre, chef de patrouille de recherche blindée profonde.
Ses compétences avaient été mises à profit par les armées au sein de la SFOR en ex-Yougoslavie en 2000, au Kosovo (opération Trident) à deux reprises (2002 et 2006), en Côte d’Ivoire (Licorne) en 2005, au Tchad (opération Épervier) en 2008 et une première fois en Afghanistan en 2006.
Le gradé le plus expérimenté de cette mission, qui a lui aussi trouvé la mort dans l’opération-suicide de Nijrab, était l’un de ces piliers mal connus de l’armée de terre. Adjudant-chef de 46 ans, engagé à 18 ans, l’artilleur Thierry Serrat était aussi un parachutiste (35e RAP).
Il avait effectué de nombreuses missions extérieures (notamment en Côte d’Ivoire, au Liban et à deux reprises en Afghanistan) et avait été affecté en août 2008 au GIACM (groupement interarmées des actions civilo-militaires) de Lyon.
Dans ce poste qui exige de fortes qualités humaines et une empathie pour la population, Thierry Serrat avait pour fonction de voir avec les notables quels moyens l’armée française pouvait affecter à des microprojets dans l’agriculture, le bâtiment, les infrastructures collectives.
Quand on est militaire, on travaille aussi au profit de la mission. Ce rôle de contact est primordial dans le recueil du renseignement humain d’ambiance.

Ces éléments montrent assez que les résistants n’ont pas frappé au hasard. Si la population afghane admet mieux – ou moins mal – que d’autres la présence militaire française dans son pays, c’est notamment grâce à des hommes comme ceux qui sont morts samedi.

10/06/2012

http://www.algerie1.com/flash-dactu/afghanistan-les-soldats-francais-tues-a-nijrab-etaient-des-hommes-du-renseignement/


8-2 RezaPirbhai : Le coût humain de la guerre contre le ''terrorisme' '- Quelques chiffres.

21 juin 2012

Au début de la « guerre au terrorisme » le général étasunien Tommy Franks a déclaré : « Nous ne comptons pas les corps ». Il parlait bien sûr des morts afghans. Le fait que les noms des victimes du 11 septembre aient tous été dûment gravés dans la pierre rend encore plus singulier le fait qu’on accorde si peu d’intérêt aux victimes civiles non étasuniennes ou non OTANniennes de la guerre menée en leur nom. De fait la guerre qui est actuellement dans sa onzième année et au cours de laquelle deux pays ont été envahis et occupés, ainsi que le bombardement actuel d’au moins trois pays supplémentaires, n’ont généré aucune étude exhaustive des pertes directes ou indirectes.

Le fait qu’une guerre d’une telle envergure puisse faire rage si longtemps sans volonté officielle de faire la lumière sur le nombres "des autres" tués, est révélatrice de la manière dont les états qui la mènent calculent le coût de la guerre. Si la politique officielle est de ne pas les compter, cela signifie que les morts, les estropiés, les disparus et les déplacés non étasuniens et non OTANniens ne font par partie de l’équation. Le fait que cette politique ne semble pas être remise en cause par le public révèle une approche plus globalement préoccupante des "autres", en particulier des Musulmans. L’ONU et quelques ONG essaient cependant d’établir des comptes dans le dédale des contextes locaux engloutis dans le conflit. En dépit de l’obstruction officielle et de l’indifférence publique, on commence à avoir un aperçu des conséquences meurtrières de ces guerres.

Pour commencer, en Afghanistan les études les plus souvent citées sur l’invasion de 2001 établissent qu’environ 4000 à 8000 civils afghans sont morts dans des opérations militaires. Il n’y a pas de chiffres pour 2003-2005, mais en 2006, HumanRights Watch a recensé un peu moins de 1000 civils tués dans les combats. De 2007 à juillet 2011, la Mission d’assistance de l’ONU en Afghanistan (UNAMA) évalue à au moins 10 292 le nombre de non-combattants tués. Ces chiffres, il faut le souligner, n’incluent pas les morts indirectes et les blessés. On peut avoir une idée des morts indirectes grâce à un article du Guardian -le meilleur reportage sur le sujet- qui établit qu’au moins 20 000 personnes de plus sont mortes suite aux déplacements de population et à la famine causée par l’arrêt de l’approvisionnement en nourriture rien que pendant la première année de la guerre. De plus, selon Amnesty International, 250 000 personnes ont dû fuir dans d’autres pays en 2001 et au moins 500 000 ont été déplacées à l’intérieur du pays depuis.

Passons à l’Irak maintenant : Selon le projet Iraq Body Count (Compte des Corps Irakiens) environ 115 000 civils ont été tués dans les tirs croisés de 2003 à août 2011. Mais selon l’étude de la santé familiale en Irak de l’Organisation Mondiale de la Santé, le chiffre se monterait à 150 000 rien que pour les trois premières années d’occupation. Avec les morts indirectes, cela ferait, selon le rapport Lancet, environ 600 000 morts pour cette période. De plus, une étude d’Opinion Research Business estime qu’il y a eu, avant le milieu de l’année 2007, un million de morts violentes. Qui plus est, le Haut Commissaire de l’ONU pour les Réfugiés fait état d’environ deux millions d’Irakiens déplacés dans d’autres pays et deux millions de plus déplacés à l’intérieur du pays depuis 2007. Il n’y a pas d’information précise sur les morts indirectes ni les blessés mais l’effondrement indéniable du système de santé irakien et des infrastructures en général (les meilleurs de la région avant 1991) suggèrent que leur nombre est au moins aussi catastrophique.

 

En plus des deux états sous occupation, la "guerre contre le terrorisme" s’est étendue à un certain nombre de pays voisins comme le Pakistan, le Yémen et la Somalie. Les premières armes déployées dans ces endroits ont été les "drones" étasuniens, des groupes d’opération spéciale, des agents des services secrets et les forces armées/gouvernementales des pays concernés. Etant donné la nature extra-judiciaire et clandestine de ces théâtres d’opération, il est difficile de comptabiliser les pertes en l’absence de données indépendantes. A vrai dire, on a le même problème en Afghanistan et en Irak mais tout le monde s’accorde à dire que le nombre de drones utilisés au Pakistan, Yémen et Somalie est en hausse. A ce jour, selon le Bureau du Journalisme d’Investigation, il y aurait eu au moins 357 frappes au Pakistan entre 2004 et juin 2012 (plus de 300 sous l’administration Obama). Au moins 2464 personnes ont été tuées dont au moins 484 civils (168 enfants). Le Washington Post y ajoute 38 frappes qui ont causé 241 morts (56 civils) au Yémen. Il n’y a pas de chiffres pour la Somalie mais le New York Times confirme que ce type d’opération y est mené depuis 2007 au moins.

 

Les officiels ou citoyens ordinaires partisans de la guerre se hâteront de rétorquer que beaucoup des chiffres cités dans cet article concernent des morts civiles dont sont responsables des combattants ennemis. Mais comment peut-on le savoir quand les données sont si incomplètes ? Et, comme cela a été mis en lumière pendant la campagne de "drones", comment peut-on distinguer les civils des combattants quand les assassins de ces derniers sont aussi leurs juges ? En vérité, même en tenant compte de ces réserves, ces attaques font du gouvernement étasunien un des gouvernements qui a commis le plus "d’assassinats ciblés", selon sa propre expression, de l’histoire. Qui plus est, comme l’a indiqué un des représentants de UMANA à propos de leur étude, "Lorsque nous doutons du statut de non-combattant d’une ou de plusieurs victimes, nous ne les incluons pas au nombre des victimes civiles. Et donc il est fort possible que le nombre des victimes rapporté par UMANA soit sous-estimé." En fait tous ceux qui font de telles études reconnaissent avoir ce type de problème.

 

Si on essaie de rassembler ces données éparses, on arrive à un minimum de 140 000 victimes civiles non étasuniennes et non OTANiennes. Et facilement à un maximum de 1 100 000. Ce qui donne 14 000 à 110 000 morts par an. Pour mieux se rendre compte de ce que cela représente, il faut se rappeler que le "Blitz" nazi sur l’Angleterre pendant la seconde guerre mondiale a fait 40 000 morts civiles. Il faut aussi se rappeler que dans cette fourchette d’estimation, ne sont pas comprises les victimes directes d’Afghanistan de 2003 à 2005 ni les victimes indirectes de 2003 à nos jours. Par ailleurs, les morts civiles causées par autre chose que les drones, comme les disparitions et les détentions secrètes, ne sont comptabilisées nulle part et les pertes résultant des campagnes militaires de commanditaires (comme les gouvernements du Pakistan et du Yémen) ne sont pas répertoriées. Le nombre des blessés, des orphelins, ou des gens privés de leurs droits, sans compter le nombre de ceux qui ont été torturés dans des prisons publiques ou privées du monde entier, n’est pas mon plus pris en compte. Et enfin les souffrances des millions de personnes déplacées d’Afghanistan, d’Irak, du Pakistan et d’ailleurs sont incalculables.

Les chiffres que nous venons de vous présenter, même s’ils sont tragiquement incomplets, expliquent pourquoi les officiels des Etats-Unis et de l’OTAN refusent de les établir. Prendre en compte le stupéfiant coût humain de la "guerre contre le terrorisme" les forcerait à reconnaître que le "terrorisme" n’est pas à sens unique et que les états, et non les milices, détiennent les armes les plus meurtrières. Le choix du général Franks de ne pas compter les cadavres est révoltant mais pas surprenant. Le fait que le manque d’intérêt des opinions publiques des Etats-Unis et des pays de l’OTAN fasse écho au sien démontre qu’un consensus (fabriqué ou non) très étonnant règne dans les populations au moins en ce qui concerne ces victimes musulmanes. Rien d’autre que cette indifférence du public et des officiels ne peut expliquer l’absence d’études exhaustives sur les pertes civiles surtout lorsqu’on pleure les près de 3000 civils morts le 11 septembre et au nom desquels la "guerre contre le terrorisme" continue de se déchaîner.

RezaPirbhai

21 juin 2012

M. RezaPirbhai est professeur d’histoire de l’Asie du Sud à Louisiana State University. On peut le joindre à : rpirbhai@lsu.edu

Traduction : Dominique Muselet pour LGS

Source : Le Grand Soir



9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

 

9-1 Paul Craig Roberts : Le cas des terroristes manquants.

S’il y avait des terroristes réels, José Rodriguez serait mort.

Qui est José Rodriguez ? C’est le criminel qui a géré le programme de torture de la CIA. La vaste majorité de ses victimes ne furent pas des terroristes ni mêmes des insurgés. La plupart furent de pauvres bougres kidnappés par des seigneurs de la guerre et vendus aux Américains comme “terroristes” pour toucher la récompense promise.

Si l’identité de Rodriguez était auparavant un secret, elle ne l’est plus. Il est apparu sur l’émission de CBS “60 Minutes” prenant à son crédit le fait d’avoir torturé des musulmans et utilisé l’information soi-disant obtenue pour tuer les chefs d’Al-Qaïda. Si les terroristes étaient vraiment le problème que la sécurité de la patrie (NdT : le DHS ou la Stasi, Securitate du pays du goulag levant), le FBI et la CIA disent qu’ils sont, le nom de Rodriguez serait un nom à rayer sur la liste d’élimination des terroristes. Il serait déjà dans sa tombe.

De même le serait John Yoo (ci-contre), qui écrivît le memo du ministère de la justice (sic) donnant le feu vert pour torturer et ce malgré qu’à la fois la loi états-unienne et la loi internationale aient banni la torture. Apparemment, Yoo, un professeur à la faculté de droit de Boalt de l’université Berkeley de Californie, était ignorant de la loi américaine et de la loi internationale. Il en va de même pour le ministère de la justice (sic).

 

Notez que Rodriguez, “le tortionnaire des musulmans”, ne doit pas se cacher. Il peut aller sur les chaînes de télévision nationales, révéler son identité, et révéler ses succès à torturer et massacrer des musulmans. Il n’a aucune protection des services secrets et serait une cible très facile pour des assassins terroristes si efficaces paraît-il, qu’ils ont perpétrés le 11-Septembre.

 

Une autre cible facile pour être assassiné serait l’ancien ministre de la défense Donald Rumsfeld, qui bourra le Pentagone de va-t-en guerre néoconservateurs tels que Paul Wolfowitz et Douglas Feith, qui à leur tour concoctèrent la fausse information utilisée pour justifier l’invasion de l’Irak et de l’Afghanistan. Rumsfeld lui-même déclara les membres d’Al-Qaïda comme étant les plus vicieux et les tueurs les plus dangereux de la planète. Et pourtant, Rumsfeld, Wolfowitz, Feith, Richard Perle ainsi que les propagandistes néoconservateurs des médias tels William Kristol et Max Boot, se promènent tous depuis des années non protégés sans avoir été inquiétés par des terroristes qui chercheraient à venger le million plus de musulmans tués en assassinant les responsables.

 

Condi Rice, Colin Powell, qui fît le discours mensonger à l’ONU pour lancer l’invasion de l’Irak et Dick Cheney, dont la protection plus que minimale par les services secrets ne serait en aucun cas un problème dans l’hypothèse d’une tentative d’assassinat déterminée ; tous ces gens profitent de la vie sans être molestés par des terroristes.

 

Vous rappelez-vous du jeu de cartes que le régime Bush avait fait faire avec les visages des responsables irakiens ? Si les terroristes avaient un jeu de carte similaire, tous les noms cités ci-dessus seraient des cibles de la plus haute importance. Et de fait, il n’y a eu aucune tentative d’assassinat sur aucun d’entre eux.

 

Bizarre non, qu’aucune de ces personnes ne soient sujette à une menace terroriste. Pourtant, les machos, durs à cuire des commandos marines qui ont soi-disant tués Oussama Ben Laden doivent avoir leur identité cachée afin qu’ils ne deviennent pas des cibles pour les terroristes. Ces supermen américains, tueurs hautement entraînés eux-mêmes, n’osent pas montrer leurs visages, mais Rodriguez, Rumsfeld et CondiRice se baladent sans être inquiétés.

 

De fait, les vies de ces commandos sont tellement en danger, que le président Obama a abandonné l’énorme avantage en relations publiques et le bénéfice politique que représente une cérémonie de décoration à la Maison Blanche avec ces commandos marines héroïques. Cela est très certainement une étrange attitude venant d’un politicien. Quelques semaines après la soi-disant élimination de Ben Laden, la même unité de commandos marines, ou la vaste majorité d’entre baeux, est décimée dans un crash d’hélicoptère en Afghanistan.

 

Si vous étiez un terroriste musulman cherchant à vous venger des crimes de Washington, essaieriez-vous de passer clandestinement une bombe dans votre slip ou vos chaussures afin de faire sauter un avion de ligne rempli de gens dont la seule responsabilité qu’ils ont de la guerre de Washington contre les musulmans est qu’ils croient la propagande de cette dernière ? Si vous vouliez même faire sauter des innocents, ne placeriez-vous pas votre bombe au milieu de la grande foule en attente de passer la sécurité de l’aéroport ainsi au passage, tuant quelques membres de la TSA avec les passagers ? Des terroristes pourraient coordonner leurs attaques, touchant simultanément dans la même minute un vaste nombre d’aéroports à travers les Etats-Unis. Ceci serait vraiment de la terreur ; de plus cela poserait un problème insoluble à la TSA : comment contrôler les gens avant même qu’ils ne soient contrôlés par la sécurité ?

 

Ou des attaques coordonnées dans des centres commerciaux ou des stades ?

 

Pourquoi des terroristes, si tant est qu’ils existent, s’embêteraient à tuer des gens alors qu’il est facile de causer un chaos total sans les tuer ? Il y a un bon nombre de sub-stations électriques non gardées. Des régions entières du pays pourraient être fermées. Une des méthodes les plus simples et effective pour causer le plus de troubles serait de larguer de grandes quantités de clous sur la chaussée aux heures de pointes à New York, Boston, Washington DC, Atlanta, Dallas, Chicago, Los Angeles, San Francisco. Vous voyez le tableau : des milliers et des milliers de voitures incapacitées avec les pneus crevés bloquant les artères principales pendant des jours.

 

Avant que certains lecteur ne m’accusent de donner des idées aux terroristes, demandez-vous si des gens aussi intelligents pour avoir soi-disant planifié et perpétré le 11 Septembre, ne pourraient pas penser à de telles tactiques si simples, qu’ils pourraient effectuer sans grandes difficultés pour déjouer des systèmes de sécurité ou pour tuer un grand nombre de personnes innocentes ? Mon point de vue n’est pas ce que devraient faire les terroristes, s’ils existent vraiment. Mon avis est que l’absence d’actes de terrorisme faciles à faire suggère que la menace terroriste est plus une invention que la réalité. Et pourtant, nous avons un système de sécurité des plus intrusif qui n’a apparemment aucune fonction si ce n’est que d’exercer un pouvoir plus contraignant sur les citoyens américains.

 

Au lieu de vrais terroristes perpétrant des complots faciles, nous avons des “complots terroristes” rêvés par des agents du FBI et de la CIA, qui ensuite recrutent quelques pauvres hères naïves à moitié démentes, les soudoyant d’argent et d’images héroïques pour elles-mêmes, leur donnant à la fois le fil conducteur du complot et les faux explosifs. Ceci est appelé de l’arnaque, sans l’être. Elles sont orchestrées par nos propres agences de sécurité, qui produisent de faux complots terroristes, qui sont ensuite éventés par les mêmes agences de sécurité qui ont pondu les complots.

L’annonce faite par Washington est toujours : “le public ne fut jamais en danger”. Quel complot ! Nous n’avons jamais été mis en danger par aucun d’entre eux, mais les aéroports ont été en alerte orange depuis 11 ans et demi.

Le système judiciaire fédéral et les jurys conditionnés traitent ces complots concoctés comme de véritables menaces à la sécurité des Américains et ce malgré les annonces du gouvernement que le public n’a jamais été en danger.

 

Les annonces de ces complots “déjoués” maintiennent le public lobotomisé tranquille et docile, plus servile pour plus de fouilles intrusives, d’espionnage sans mandat, d’augmentation d’un état policier irresponsable et de guerres sans fin.

La “guerre contre la terreur” est une escroquerie, qui a été utilisée avec succès pour détruire la constitution des Etats-Unis et pour compléter la transformation de la loi d’un bouclier pour les citoyens en une arme aux mains de l’état. En détruisant l’Habeas Corpus, le droit à une procédure judiciaire et un procès, et la présomption d’innocence, la “guerre contre la terreur” a de fait détruit notre sécurité

Paul Craig Roberts

Le Dr Paul Craig Roberts est le père de la Reaganomics et l’ancien chef de la politique au Département du Trésor. [NdT.

Le ministre français de l'économie et des finances, Édouard Balladur, reconnaissant ses compétences, lui décerne la Légion d'honneur en 1987.

] Il est chroniqueur et a été précédemment rédacteur pour le Wall Street Journal. Son dernier livre, "How the EconomyWasLost: The War of the Worlds" (Comment l’économie a été perdue : la guerre des mondes), détaille les raisons de la désintégration des Etats-Unis

http://11septembre2001.blogspot.be/



Tout  individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

18/06/2012

n°530- Les Dossier d'Irak --17/06/09 : Les enfants de Fallujah : l’hôpital des horreurs


n°530- Les Dossier d'Irak --17/06/09  : Les enfants de Fallujah : l’hôpital des horreurs



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

n°530                            17/06/09

C.De Broeder      &       M.Lemaire



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Sommaire :

1 Dossier & Point de vue

1-1 Robert FISK : Les enfants de Fallujah : l’hôpital des horreurs.

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Robert Fisk : Les enfants de Falloujah : l’histoire de Sayef.

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Lutte-ouvrière : La guerre américaine pour le pétrole n’en finit pas…

3-2 Manlio Dinucci : L'art de la guerre : Ceux qui nous défendent des atrocités.



1 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

1-1 Robert FISK : Les enfants de Fallujah : l’hôpital des horreurs.

Reportage spécial : Deuxième jour : Mort-nés, invalidités, difformités trop bouleversantes pour être décrites - ce qui se cache derrière la souffrance à l’Hôpital Général de Fallujah.

 Les images s’affichent sur l’écran du premier étage de l’Hôpital Général de Fallujah. Et aussitôt le bureau de l’administrateur Nadhem Shokr al-Hadidi devient l’antichambre des horreurs. Un bébé avec une énorme bouche difforme. Un enfant dont une partie de la colonne vertébrale jaillit hors du corps. Un bébé qui a un énorme et horrible oeil de Cyclope. Un autre bébé qui n’a qu’une demi-tête, mort-né comme les autres, le 12 juin 2009. Encore une autre image apparaît sur l’écran : date de naissance 6 juin 2009, c’est un tout petit bébé qui n’a que la moitié d’un bras, pas de jambe gauche et pas de parties génitales.

"Il y en a tout le temps désormais" dit Al-Hadidi et une doctoresse entre dans la pièce et jette un coup d’oeil à l’écran. Elle a mis au monde certains de ces bébés mort-nés. "Je n’ai jamais rien vu de pareil dans toutes mes années de pratique" dit-elle à voix basse. Al-Hadidi parle au téléphone, accueille de nouveaux visiteurs dans son bureau, nous offre du thé et des biscuits pendant que les horribles images continuent de défiler sur l’écran. J’ai demandé à voir ces photos pour m’assurer que les bébés mort-nés, les difformités étaient réels. Car il y a toujours un lecteur ou un spectateur pour dire que c’est de la "propagande"." 

Mais ces photos épouvantables en sont la preuve accablante. Le 7 janvier 2010, un bébé avec une peau jaune et fanée et des bras difformes. Le 26 avril 2010, un bébé avec une masse grise sur le côté de la tête. Un docteur près de moi parle de "tétralogie de Fallot", un déplacement des gros vaisseaux sanguins. Le 3 mai 2010 : une créature qui ressemble à une grenouille et dont - selon le docteur de Fallujah qui vient d’entrer dans la pièce - tous les organes essaient de sortir du corps".

C’en est trop. Ces photos sont trop horribles. On ne peut pas garder les yeux dessus tant on est submergé par la peine et l’émotion - et que dire des pauvres parents ! On ne peut tout simplement pas les publier.

Les docteurs de Fallujah ont une attitude très digne. Ils savent que nous savons ce qui est arrivé. En vérité nous ne faisons pas une découverte. D’autres correspondants - dont mon collègue Patrick Cockburn - ont déjà fait des reportages sur la tragédie des enfants difformes de Fallujah. Ce qui est honteux, c’est qu’il n’y ait pas d’enquête sur les causes de ces difformités. Une doctoresse de Fallujah, une obstétricienne formée en Angleterre - qu’elle a quitté il y a 5 mois - qui a acheté à ses propres frais un scanner de £79000 pour sa clinique privée pour détecter les anomalies congénitales avant la naissance, se présente et me demande pourquoi le ministère de la Santé à Bagdad ne diligente pas une enquête approfondie sur les bébés difformes de Fallujah.

"Je suis allée voir le ministre" me dit-elle. "Ils m’ont répondu qu’il allait y avoir une commission. Je suis allée parler à la commission. Mais ils n’ont rien fait. Je n’arrive même pas à obtenir une réponse." Puis 24 heures plus tard, la même jeune femme a envoyé un message à un de mes amis, un docteur irakien, pour lui demander de ne pas mentionner son nom.

Si le nombre de bébés mort-nés à Fallujah est une honte, le personnel médical de l’Hôpital Général de Fallujah prouve son honnêteté en demandant sans arrêt aux gens de ne pas sauter aux conclusions. 

"J’ai mis ce bébé au monde" dit l’obstétricienne en montrant une photo sur l’écran. "Je ne crois que cela ait un rapport avec les armes étasuniennes. Les parents étaient consanguins. Les mariages tribaux consanguins sont courants ici. Mais il faut se rappeler que si des femmes accouchent chez elles de bébés mort-nés, elles ne nous le disent pas et les bébés sont enterrés sans que nous connaissions leur nombre".

Les photos continuent à défiler sur l’écran. Le 19 janvier 2010, un bébé aux membres atrophiés, mort-né. Le 30 octobre 2010, un bébé avec la lèvre et le palais fendus, encore vivant, un trou dans le cœur, un défaut sur le visage, qui a besoin d’échocardiographie. "Un palais et une lèvre fendus sont des anomalies congénitales courantes", dit la doctoresse Samira Allani tout bas. "Mais c’est leur augmentation qui est alarmante". La doctoresse Allani a écrit un article scientifique sur "L’augmentation des anomalies à la naissance". Selon l’étude, les anomalies cardiaques congénitales, "ont atteint un niveau record" en 2010. 

Les chiffres continuent d’augmenter. D’ailleurs pendant que nous parlons une infirmière apporte un message au Dr Allani. Nous nous dirigeons immédiatement vers un incubateur près de la salle d’accouchement. Dans l’incubateur il y a un petit bébé de 24 jours. Zeid Mohamed est encore trop petit pour sourire mais il dort et sa mère le regarde à travers la vitre. Elle m’a autorisé à voir son bébé. Son père est un agent de sécurité et le couple est marié depuis trois ans. Il n’y pas d’antécédents familiaux de malformations congénitales. Mais Zeid n’a que quatre doigts à chaque main.

Dans les dossiers informatiques du Dr Allani il y a des centaines de Zeid. Elle demande à un autre docteur d’appeler d’autres parents. Accepteraient-ils de parler à un journaliste ? "Ils veulent savoir ce qui est arrivé à leurs enfants" me dit-elle. "Ils méritent qu’on le leur dise". Elle a raison. Mais ni les autorités irakiennes, ni les Etasuniens, ni les Anglais - qui étaient aussi impliqués dans le second combat de Fallujah où ils ont perdu quatre hommes - ni aucune des principales ONG ne semble capable ou désireuse de les aider. 

Quand les docteurs réussissent à obtenir des fonds pour ouvrir une enquête, ils se tournent parfois vers des organisations qui ont clairement leur propre agenda politique. Pour ses recherches, le Dr Allani par exemple a reçu des fonds de "la Fondation du Kuala Lumpur pour criminaliser la guerre" un organisme qui a peu de chance d’innocenter les armes étasuniennes utilisées à Fallujah. Ceci aussi fait partie de la tragédie de Fallujah. 

L’obstétricienne qui a demandé l’anonymat parle du manque d’équipement et de formation. « Les anomalies chromosomiques -comme le syndrome de Down- ne peuvent pas être corrigées avant la naissance. Mais une infection foetale, on pourrait la traiter et la guérir en prélevant un échantillon de sang au bébé et à la mère. Malheureusement il n’y a pas de laboratoire équipé pour cela ici. Une transfusion de sang suffirait pour régler ce problème. Bien sûr cela ne répondra pas à toutes nos questions : Pourquoi y a-t-il une augmentation de fausses couches ici, pourquoi de plus en plus de bébés mort-nés, pourquoi de plus en plus de prématurés ? »

Le docteur Chris Busby, professeur associé à l’Université d’Ulster qui a étudié plus de 5000 cas à Fallujah reconnaît qu’on ne sait pas exactement ce qui a causé les malformations et les cancers. "Des gens ont dû être exposés à quelque chose qui a provoqué des mutations génétiques en 2004 quand les attaques ont eu lieu," a-t-il écrit il y a deux ans. Le rapport du Dr Busby auquel ont contribué Malak Hamdan et Entesar Ariabi, montre que le taux de mortalité des bébés à Fallujah est de 80 pour mille alors qu’il est de 19 en Egypte, de 17 en Jordanie et de seulement 9,7 au Koweït.

Un autre docteur de Fallujah me dit que la seule aide qu’ils aient reçue d’Angleterre est celle du docteur Kypros Nicolaides, le responsable du département des soins néonatals de King’s College Hospital. Il dirige une oeuvre de charité, la Foetal Medicine Foundation, qui a déjà formé un docteur de Fallujah. Je l’appelle. Il est fou de rage. 

« Pour moi, le plus criminel dans tout ça, - dans toute cette guerre - c’est que les gouvernements anglais et étasuniens n’ont pas été fichus d’aller à Woolworths (enseigne de supermarchés - NdR) acheter des ordinateurs pour recenser les victimes de la guerre d’Irak. Un article publié dans le Lancet estime que leur nombre s’élève à 600 000. Mais la puissance occupante n’a pas eu la décence de mettre 500 dollars dans un ordinateur pour pouvoir dire "ce corps a été apporté aujourd’hui et son nom est untel".

Aujourd’hui on a un pays arabe où le nombre de malformation et de cancers est supérieur à celui d’Europe et on a besoin d’une étude épidémiologique sérieuse. Je suis sûr que les Etasuniens ont utilisé des armes qui ont causé ces malformations. Mais le gouvernement actuel de l’Irak n’est pas à la hauteur et il n’y a pas d’étude. C’est très facile de ne rien faire - et il n’y a qu’un professeur fou et compatissant comme moi à Londres pour essayer de faire quelque chose. »

Dans le bureau de al-Hadidi, les photos continuent de défiler, indescriptibles. Comment décrire un nourrisson mort qui n’a qu’une jambe et dont la une tête est quatre fois plus grosse que le corps ?

 (The Independent)

Robert FISK

11 mai 2012

Pour consulter l’original : http://www.independent.co.uk/opinion/commentators/fisk/rober...

Traduction : Dominique Muselet
URL de cet article 16661
http://www.legrandsoir.info/irak-les-enfants-de-fallujah-l-hopital-des-horreurs-the-independent.html.



2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Robert Fisk :Les enfants de Falloujah : l’histoire de Sayef.

Reportage spécial.

Première journée : Les obus au phosphore qui ont dévasté cette ville ont été largués en 2004.

Mais les enfants qui naissent aujourd’hui sont-ils aussi des victimes de la sale guerre américaine ?

Le petit Sayef, âgé de 14 mois, dans les bras de son papa Mohamed

Pour le petit Sayef, il n’y aura pas de Printemps Arabe. Il a juste 14 mois et il est couché par terre sur un mauvais matelas couvert d’une couverture rouge ; il pleure de temps en temps, sa tête a deux fois la taille normale et il est aveugle et paralysé. Sayeffedin Abdulaziz Mohamed - c’est son nom complet- a un doux visage sous son énorme tête et il paraît qu’il sourit quand d’autres enfants lui rendent visite et quand des famille irakiennes du voisinage entrent dans la pièce.

Mais il ne connaîtra jamais l’histoire du monde qui l’entoure, il ne jouira jamais des libertés du nouveau Moyen-Orient. Il ne peut bouger que ses mains et ne peut consommer que du lait parce qu’il ne peut pas avaler. Il est déjà trop lourd pour que son père puisse le porter. Il vit dans une prison dont les portes ne s’ouvriront jamais.

Il est aussi difficile de faire ce genre de reportage que de comprendre le courage de sa famille. Beaucoup des familles de Fallujah dont les enfants sont nés avec ce que les docteurs appellent des "anomalies de naissance congénitales" préfèrent ne pas ouvrir leur porte aux étrangers parce qu’ils ont honte de leurs enfants au lieu de les voir comme la preuve éventuelle que quelque chose d’atroce s’est produit ici suite aux deux grandes batailles étasuniennes contre les opposants dans la ville en 2004 et un autre conflit en 2007.

Après avoir d’abord nié l’usage d’obus au phosphore pendant la seconde bataille de Fallujah, les forces étasuniennes ont fini par admettre qu’elles en avaient largué sur des bâtiments de la ville. Des reportages indépendants ont fait état d’un taux de malformations à la naissance à Fallujah beaucoup plus haut que dans le reste de l’Irak, sans parler des autres pays arabes. Personne, évidemment ne peut fournir la preuve incontestable que ce sont les munitions américaines qui ont causé la tragédie de Fallujah.

Sayef vit -c’est peut-être quand même le mot juste- dans le quartier al-Shahada de Fallujah dans une des rues les plus dangereuses de la ville. A notre arrivée nous voyons des flics - qui sont des musulmans sunnites comme tous les citoyens de Fallujah - devant la porte de la maison de Sayef avec leurs armes automatiques mais deux de ces hommes en uniforme armés entrent avec nous et sont visiblement émus par le bébé impuissant allongé par terre ; ils hochent la tête en signe d’incrédulité et de découragement. Mohammed, le père de Sayef, refuse, lui, de se laisser décourager.

« Je pense que tout cela vient de l’usage du phosphore par les Américains pendant les deux batailles, » dit-il. « J’ai entendu parler de tant de cas de malformations à la naissance chez les bébés. Il y a forcément une raison. La première fois que j’ai emmené mon bébé à l’hôpital pour la première fois, j’ai vu des familles qui avaient exactement les mêmes problèmes. »

Des études ont montré que depuis les batailles de Fallujah de 2004 on a recensé une augmentation importante du taux de mortalité et de cancer infantile à Fallujah ; Selon le dernier rapport, parmi les auteurs duquel se trouve un médecin de l’Hôpital Général de Fallujah, 15% des enfants nés à Fallujah souffrent de malformations congénitales.

« Mon fils ne peut pas soutenir sa tête, » dit Mohamed, en caressant la tête disproportionnée de son fils. « Il ne peut bouger qu’une seule main. Nous devons le nourrir au biberon. Il ne peut pas avaler. Parfois il ne peut même pas boire de lait et nous devons l’emmener à l’hôpital pour le mettre sous transfusion. Il était aveugle à la naissance. De plus, les reins de mon pauvre petit bonhomme ne fonctionnent plus. Il s’est paralysé. Il ne peut pas bouger les jambes. Il est aveugle à cause de l’hydrocéphalie. »

Mohamed prend les jambes inutiles de Sayef et les bougent doucement de haut en bas. « Après sa naissance, j’ai emmené Sayef à Baghdad pour le faire examiner par les meilleurs neurochirurgiens. Ils m’ont dit qu’ils ne pouvaient rien faire. Il avait un trou dans le dos qui a été fermé et un trou dans la tête. La première opération n’a pas réussi. Il a eu une méningite. »

Mohamed et sa femme ont dans les 35 ans. A la différence de beaucoup de familles tribales du secteur, ils ne sont pas consanguins et leurs deux filles, qui sont nées avant les combats de Fallujah, sont en parfaite santé. Sayef est né le 27 janvier 2011. « Mes deux filles aiment beaucoup leur petit frère, » ajoute Mohamed « et même les docteurs l’aiment bien. Tout le monde s’occupe de lui. Le docteur Abdul-Wahab Saleh a été merveilleux, sans lui Sayef ne serait pas en vie. »

Mohamed travaille pour une entreprise de matériel d’irrigation, son salaire est de seulement 100 dollars par mois et sa famille l’aide financièrement. Il n’était pas à Fallujah pendant le conflit et quand il est rentré après la seconde bataille, on avait fait sauter sa maison ; il a reçu de l’argent pour reconstruire sa maison en 2006. Il ne cesse de regarder Sayef tout en nous parlant et puis il le prend dans ses bras.

« Chaque fois que je le regarde, j’ai le cœur qui flanche, » dit-il les yeux pleins de larmes. « Je me demande ce qu’il va devenir. Il est de plus en plus lourd. C’est de plus en plus difficile de le porter. » Je demande alors qui est responsable du calvaire de Sayef. Je m’attends à ce qu’il se mette à injurier les Américains, le gouvernement irakien, le ministère de la santé. Les habitants de Fallujah sont décrits dans toute la presse mondiale comme des « pro-terroristes » et anti-Occidentaux depuis le meurtre et la crémation des quatre mercenaires américains en 2004 - l’évènement qui a déclenché les attaques sur Fallujah au cours desquelles près de 2000 Irakiens, civils et opposants, ont été tués en même temps que 100 soldats étasuniens.

Mais Mohamed reste un moment silencieux. Il n’est pas le seul père à nous avoir montré son fils difforme. « Je ne compte que sur l’aide de Dieu » dit-il. « Je ne demande à personne d’autre de m’aider. » Ce qui prouve, à mon sens, que Fallujah, loin d’être une ville de terroristes, compte de très braves gens.

Un peu d’histoire

La première bataille de Fallujah en avril 2004, a consisté en un siège d’un mois qui n’a pas permis aux forces étasuniennes de prendre la ville, considérée comme un bastion insurgé. La seconde attaque en novembre a rasé la ville. Une controverse a fait rage sur l’emploi possible d’obus au phosphore par les troupes étasuniennes. Une étude de 2010 fait état d’une augmentation du taux de mortalité, cancers et leucémies infantiles à Fallujah supérieur à celui constaté parmi les survivants de la bombe atomique larguée sur Hiroshima et Nagasaki.

mardi 8 mai 2012 - 07h:44

Robert Fisk

Lire également :

  « Falloujah, c’est pire qu’Hiroshima » - 24 juillet 2010
  
« Je ne cesse de penser à Falloujah » - 14 avril 2009

25 avril 2012 - The Independent - Pour consulter l’original :
http://www.independent.co.uk/opinio...
Traduction : Info-Palestine.net - Dominique Muselet

Traduction : Dominique Muselet



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Lutte-ouvrière : La guerre américaine pour le pétrole n’en finit pas…

Le texte ci-dessous est la traduction d’un article du groupe trotskyste américain The Spark, publié dans leur revue trimestrielle Class Struggle, n°73 de février-mars 2012, quelques semaines après qu’Obama eut annoncé le retrait complet des troupes américaines d’Irak et le « succès complet » de leur mission !

L’article revient sur les raisons de cette guerre et sur les objectifs de l’impérialisme américain, qui n’ont rien à voir avec les discours officiels.

 Bagdad, comme toutes les principales villes irakiennes, est le théâtre d’attentats meurtriers et sans fin...

Les Etats-Unis ont réussi là un joli travail de démolition de toute une nation.

À la fin du mois de décembre, le président Obama a annoncé la fin de l’occupation de l’Irak et de la terrible guerre de neuf années menée par les États-Unis. Essayant de dresser un tableau flatteur de la guerre, il n’hésita pas à la qualifier de « réussite remarquable ». Obama a même promis aux soldats américains de retour d’Irak que « toutes les batailles et les morts, le sang et la reconstruction, la formation et le partenariat ont tous permis d’atteindre le succès actuel... Nous laissons derrière nous un Irak souverain, stable et autonome, disposant d’un gouvernement représentatif et élu par son peuple. »

La description d’Obama n’a rien à voir avec la réalité de cette guerre ou avec la situation en Irak. Les États-Unis ne quittent pas l’Irak, le gouvernement américain a seulement remplacé ses propres troupes par une importante armée de mercenaires payée par lui. En octobre, Jason Caffetz, élu républicain de l’Utah à la Chambre des représentants, a ainsi décrit « une forte augmentation du personnel des sociétés militaires privées en Irak : 17 000 personnes et 5 500 employés dans le secteur de la sécurité privée ». D’autres estiment le nombre de ces mercenaires à 35 000, nombre qui serait appelé à croître encore à l’avenir. L’ambassade américaine à Bagdad, qui se situe dans l’enclave fortifiée de la Zone verte (Green Zone), est devenue de loin la plus grande ambassade au monde, se transformant en une petite ville de 17 000 employés, mercenaires, membres des forces de sécurité,etc. Le département d’État américain [1] dirige également trois autres grands centres : un à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, un à Bassora, le port principal du sud riche en pétrole, et un à Kirkuk, situé dans la très convoitée région du nord riche en pétrole. Les États-Unis possèdent sept installations supplémentaires à travers le pays. Cela fait ainsi un total de onze sites opérationnels, qui sont autant de centres nerveux, de bases autonomes fortifiées installées aux points stratégiques.

Selon le New York Times (30novembre 2011), l’armée américaine maintient officiellement quelques centaines de soldats comme « formateurs » ou « conseillers » sous l’autorité de l’Office of Security Cooperation (OSC) pour assurer « dans une très large mesure, la continuité de la relation américano-irakienne en matière de sécurité ».

De manière non officielle, un grand nombre de forces spéciales et d’agents de la CIA travailleront sous le commandement unifié des opérations spéciales (Joint Special Operations Command) comme l’a reconnu l’ambassadeur américain James Jeffrey au cours d’une interview télévisée avec Ted Koppel [2] le 12décembre 2011.

En outre, les États-Unis renforcent un contingent déjà fort de 40 000 soldats dans les autres pays du golfe Persique (sans inclure les troupes postées en Afghanistan). En décembre, par exemple, l’armée américaine a augmenté de 4 000 le nombre de soldats installés au Koweït, petit pays frontalier de l’Irak, qui s’élève ainsi à 27 000. Un nombre incalculable d’avions et de missiles américains peuvent bombarder l’Irak à tout moment, en partant de la cinquième flotte de l’US Navy qui patrouille dans le golfe Persique ou de l’une des bases militaires aériennes américaines situées dans les pays voisins de l’Irak.

En d’autres termes, les États-Unis ont simplement changé de façon d’intervenir militairement. Le Wall Street Journal du 10décembre 2011 a précisément relevé ce fait en titrant : « L’Irak vers une nouvelle et large emprise des États-Unis ». Dans cet article, le journal décrit comment « l’implication des États-Unis est tout sauf interrompue. À la place de l’armée, c’est le département d’État qui assumera un nouveau rôle à une échelle sans précédent ». Les soldats américains sont désormais considérés comme des « employés » du département d’État.

Quant aux vantardises d’Obama qui prétend que la guerre des États-Unis a amené la « stabilité » en Irak, elles seraient risibles si la situation n’était pas si tragique. Les propres données accessibles du gouvernement américain montrent à quel point l’Irak demeure un des pays les plus violents et les plus dangereux de la planète. Près de 30% des attentats terroristes dans le monde se produisent en Irak. La violence en Irak serait même plus élevée qu’en Afghanistan si l’on en croit le Rapport trimestriel de l’inspecteur général spécial pour la reconstruction irakienne (Quarterly Report of the Special Inspector General for Iraq Reconstruction, 30octobre 2011).

Cette violence s’aggrave même. Le 23décembre, une série d’explosions a frappé Bagdad, détruisant des écoles, des marchés, des appartements, tuant au moins 67 personnes et en blessant 185 autres. Ce fut la journée la plus meurtrière depuis plus d’un an. Le 2janvier, le bilan a été encore pire avec 72 tués à Bagdad dans une autre série d’explosions.

À cela, il faut encore ajouter les luttes de pouvoir au sommet du gouvernement, qui contribuent certainement à accroître les conflits ethniques et religieux dans la société irakienne. Juste après le départ du dernier convoi de soldats américains d’Irak le 18décembre, Maliki, le chef du gouvernement de coalition irakien, s’est attaqué à des membres de son propre cabinet, ceux qui appartenaient au plus grand parti de sa coalition, parti qui avait obtenu plus de votes que le propre parti de Maliki aux dernières élections. Un mandat d’arrêt pour acte de terrorisme fut émis à l’encontre du vice-président Tariq al-Hashemi qui fut forcé de trouver refuge au Kurdistan irakien. Deux jours plus tard, Maliki mettait son propre vice-Premier ministre, Saleh al-Mutlaq, « en congé prolongé ». Peu après, une bombe a explosé sur la route lors du passage du ministre des Finances, Rafie al-Esawi, qui ne fut pas lui-même touché, mais deux de ses gardes du corps furent gravement blessés.

La violence mortelle qui frappe l’Irak aujourd’hui est une conséquence de la stratégie américaine de diviser pour régner. Dès le début de la guerre, les États-Unis ont divisé les postes gouvernementaux en fonction des cliques religieuses et ils ont encouragé la formation de milices et de gangs dirigés par des seigneurs de guerre et par des chefs tribaux.

Un bourbier « réussi »

Les États-Unis se sont lancés dans cette guerre avec l’idée, en tout cas pour le gouvernement Bush, que son armée renverserait Saddam Hussein et imposerait son propre ordre dans le pays. Au lieu de cela, après près de neuf années, l’armée américaine se retire d’Irak, la queue entre les jambes.

Lorsque les États-Unis ont retiré leurs soldats le 18décembre 2011, ils ne l’ont pas fait en fanfare et étendards au vent. Au contraire, les derniers contingents sont partis furtivement au beau milieu de la nuit, accompagnés d’une armada d’hélicoptères qui surveillaient le sol pour parer à des attaques de roquettes et de blindés. Les militaires américains avaient visiblement si peu confiance en leurs homologues de l’armée irakienne qu’ils ont délibérément trompé leurs plus proches collaborateurs irakiens en leur faisant croire qu’ils les rencontreraient encore le lendemain. Il était évident qu’après neuf années de guerre, les États-Unis avaient créé un nouveau bourbier.

Dès l’été 2009, les États-Unis retiraient leurs soldats des villes et bourgs irakiens, essayant ainsi de réduire la visibilité de la présence américaine en Irak et aussi, par la même occasion, de réduire le nombre de cibles américaines à la portée des insurgés. Un an après, l’armée américaine mettait officiellement fin à toutes ses missions de combat et plaçait ses troupes dans des bases solidement fortifiées qu’elles n’allaient que rarement quitter. Mais les États-Unis ne pouvaient même pas vraiment protéger ces bastions. Le New York Times (26juin 2011) rapportait que les attaques de roquettes et de mortiers contre les bases américaines s’étaient accrues au cours de l’année. En juin2011 par exemple, quatorze soldats américains avaient été tués au cours d’attaques contre leurs bases. Même dans la très fortifiée Zone verte où trônait leur gigantesque nouvelle ambassade, les États-Unis restaient vulnérables. Des roquettes et des missiles ont atteint la Zone verte lorsque le vice-président Joseph Biden y effectua une visite surprise en juillet2010. La zone fut également bombardée au cours de la visite du ministre de la Défense, Léon Panetta, en juillet2011.

La présence même des troupes américaines accrut le ressentiment au sein de la population irakienne. Les médias américains qui couvraient la fin de l’occupation eurent beaucoup de mal à trouver auprès des Irakiens l’expression d’un autre sentiment que « bon débarras ». Ali Jassem, un ouvrier sans emploi de 32 ans à Bagdad, déclarait au New York Times ? : ?? : « Ils (les Américains) n’ont rien réalisé ou disons plutôt qu’ils ont réalisé des bombardements, des tueries et des explosions. Ils ont fait de fausses promesses. Ils ne nous ont rien apporté de bien, à nous, le peuple. Ils ont juste amené des politiciens qui ne se préoccupent que de leurs propres intérêts. » La colère contre l’occupation américaine était si forte que le Times a rapporté « qu’il est significatif que dans les zones sunnites comme chiites, il y en a pour dire que la vie était meilleure au temps de Monsieur Hussein... même ceux qui tremblaient encore au souvenir de la nature dictatoriale du régime » (13décembre 2011).

La quasi-décennie de guerre a engendré de vrais problèmes au sein même de l’armée américaine. Depuis l’envoi de troupes supplémentaires en 2006-2007, des généraux, y compris au plus haut niveau, ont ouvertement fait part de leur inquiétude quant aux effets de la guerre en Irak, combinée à celle d’Afghanistan, sur leur armée. Cela a généré un énorme stress pour les soldats qui ont été envoyés trois, quatre, voire cinq fois dans les zones de combat. Parmi ceux qui ont servi en Irak ou en Afghanistan, 625 000 soldats démobilisés se sont inscrits pour obtenir des allocations d’invalidité. La démoralisation des soldats se reflète dans le fait que le nombre de suicides de soldats d’active ou de soldats démobilisés est plus élevé que le nombre de soldats américains tués en Irak. Les envois répétés dans les zones de combat risquaient de « briser l’armée » ou tout au moins de limiter fortement la capacité de l’armée à gérer d’autres « crises » ou « imprévus » comme les appellent les généraux.

Ensuite, il y a le problème de l’argent. Jusqu’ici, la guerre a coûté 800milliards de dollars en neuf ans. Si l’on ajoute les autres dépenses en incluant les intérêts de la dette de l’État et le coût actuel des soins médicaux pour les vétérans, le coût total de la guerre s’élèverait à 4 000milliards de dollars, selon les économistes Joseph Stiglitz et Linda Bimles.

Le général Karl R. Horst, chef d’état-major du Commandement central, a marqué son soutien enthousiaste au retrait de ses troupes d’Irak en déclarant au New York Times (29octobre 2011) : « Je pense que c’est sain. Je pense que c’est efficace. Je pense que c’est pragmatique. » En d’autres termes, c’est « sain » pour l’armée et c’est à la fois une manière « efficace » et « pragmatique » de protéger les intérêts des compagnies pétrolières, qui, dans cette situation désastreuse, se contentent de contrôler quelques régions du pays, les régions où se trouve le pétrole.

Ils ont obtenu ce pourquoi ils étaient venus : le pétrole de l’Irak

En détruisant le vieil appareil d’État de Saddam Hussein, les États-Unis ont desserré l’emprise de l’État irakien sur l’industrie pétrolière. Et en jouant les divisions et les tensions ethniques et religieuses au sein du pays, les États-Unis ont potentiellement divisé cette industrie en deux : une partie contrôlée par le gouvernement central irakien et l’autre contrôlée par le gouvernement régional du Kurdistan irakien dans le nord du pays.

Les compagnies pétrolières se sont empressées de jouer les uns contre les autres. ExxonMobil, la plus grande compagnie pétrolière du monde, a signé un contrat avec le gouvernement central pour l’extraction des champs pétrolifères du sud, près de Bassora, région d’où provient aujourd’hui la plupart du pétrole irakien. Fin novembre, ExxonMobil a signé un contrat, qui lui était bien plus favorable, avec le gouvernement kurde pour des opérations de forage dans le nord du pays. Le gouvernement Maliki a menacé ExxonMobil de l’empêcher d’obtenir de nouveaux droits d’exploitation dans le sud. Mais ces menaces n’ont pas l’air d’avoir inquiété Royal Dutch Shell, Chevron et l’Italien ENI, qui ont annoncé qu’ils étaient eux aussi prêts à signer un accord avec le gouvernement régional kurde.

Si le gouvernement kurde arrive à maintenir un contrôle sur les ressources pétrolières qui se trouvent sur son territoire, cela encouragera les autres gouvernements régionaux à faire de même. Cela pourrait déclencher une nouvelle vague de combats entre des groupes de seigneurs de guerre, de chefs tribaux et/ou religieux qui se disputeraient les miettes laissées par les multinationales pétrolières et bancaires. Le résultat pourrait bien être un morcellement encore plus grand du pays, une balkanisation qui laisserait les réserves pétrolières encore plus vulnérables au pillage.

Évidemment, la production de pétrole a fortement été réduite du fait de l’invasion américaine et de la guerre civile qui s’en est suivie. Cependant, les grandes multinationales pétrolières, et les grandes banques qui les soutiennent, ont obtenu le contrôle d’une bien plus grande partie de la future production pétrolière irakienne et de ses profits qu’auparavant.

Il ne faut pas sous-estimer la valeur de ce butin. Les réserves pétrolifères connues de l’Irak sont aujourd’hui les troisièmes au monde et les géologues internationaux considèrent que des territoires encore non explorés recèleraient des réserves encore plus importantes. Ces réserves se situent à un faible niveau de profondeur, ce qui rend leur coût d’exploitation très bas, à peine un dollar le baril, en comparaison avec l’exploitation plus difficile des gisements en haute mer ou dans la toundra arctique. Ce pétrole est de haute qualité, ce qui rend son raffinage facile et peu coûteux.

La balkanisation de l’Irak peut bien sûr entraîner plus de désordres avec tous les risques que cela comporte pour l’industrie pétrolière. C’est pourquoi le gouvernement américain renforce les forces de mercenaires sous le contrôle du département d’État, et les compagnies pétrolières accroissent également leurs propres forces de sécurité et leurs mercenaires.

L’année passée, une vague de protestations a éclaté à travers tout le pays et s’est prolongée pendant plusieurs semaines. Les manifestants exigeaient de meilleurs services sociaux, de l’électricité, de l’eau, des prix stables pour la nourriture, plus d’emplois, moins de corruption (l’Irak est le quatrième pays le plus corrompu au monde selon Transparency International) et des réformes du système de gouvernement. Une grande partie de la colère fut également dirigée contre l’occupation américaine. Les manifestations ont varié en ampleur selon les endroits, mais elles ont eu lieu à travers tout le pays, de Bassora au sud, à Bagdad et Tikrit au centre et jusqu’à Mossoul au nord et Sulaimaniya dans la région autonome kurde. Elles traversaient les clivages sectaires et religieux.

Les plus grands dirigeants religieux comme Moktada al-Sadr, dont la base se situe dans les taudis chiites de Bagdad, et le grand ayatollah Ali al-Sistani s’opposèrent aux manifestations. Parallèlement, le gouvernement répondit par la force. De nombreuses sources rapportent que la police a tiré à balles réelles sur les manifestants, utilisé des gaz lacrymogènes, organisé des passages à tabac et procédé à des milliers d’arrestations. Après les avoir accusés d’avoir dirigé les manifestations, le gouvernement Maliki a fermé les locaux du Parti communiste irakien et du Parti national irakien.

L’opposition de la hiérarchie religieuse et la répression de l’appareil d’État rassurèrent les impérialistes américains au moment où ils s’apprêtaient à retirer leurs troupes d’Irak. Cela montrait que les autorités irakiennes pouvaient exercer un contrôle suffisant sur la population pour que la production de pétrole puisse se poursuivre.

Le prix payé par la population irakienne

Cette guerre a réduit ce pays en cendres. L’avenir de la population est déjà très sombre alors que la poursuite de la division du pays et la possibilité d’une guerre civile menacent de provoquer des désastres supplémentaires en plus de ceux qu’a déjà subis la population irakienne.

Les civils constituent de loin la majorité des personnes tuées au cours des neuf années de guerre. Les registres de l’armée américaine, divulgués par Wikileaks, énumèrent 122 000 civils tués. Selon l’enquête effectuée par l’ONG Just Foreign Policy, il y aurait près de 1,5million de civils tués directement par la guerre ou à cause des conditions de vie créées par la guerre.

La CIA estime que le PIB par habitant est si bas que l’Irak est relégué à la 161e place dans le monde, alors qu’avant les deux guerres des États-Unis contre le pays, il était en tête du Moyen-Orient. L’Iran, après avoir subi des années d’embargo américain, des sanctions, des assassinats de ses scientifiques ou d’autres actes d’une guerre secrète, tient la 104e place, loin devant l’Irak.

Même les infrastructures les plus élémentaires sont pratiquement inexistantes. La plupart des 64milliards de dollars que les États-Unis ont officiellement dépensés à la reconstruction de l’Irak, ont seulement enrichi les grandes entreprises de construction américaines et une poignée de nantis irakiens. La population se retrouve avec peu ou pas d’électricité et d’eau potable pendant que les eaux usées inondent les rues. La population des villes et des bourgs proches des zones de production pétrolière, telle Bassora, la deuxième plus grande ville du pays, vit dans la suie et la fumée.

Les États-Unis ont largué en Irak des milliers de bombes comportant de l’uranium appauvri, un déchet radioactif qui provient de la production d’énergie nucléaire. Les chercheurs britanniques ont révélé une augmentation massive de la mortalité infantile et des taux de cancer dans des villes comme Falloujah qui furent lourdement bombardées, supérieurs à « ceux observés chez les survivants des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki ». Dans la province de Babil, le nombre de cancers avérés a grimpé de 500 en 2004 à 7 000 en 2008. À Bassora, le taux de leucémies infantiles a plus que doublé en quinze ans selon une étude publiée par l’American Journal of Public Health, il y a deux ans.

Alors que les États-Unis retiraient leurs derniers soldats du pays, certains journalistes se sont rendus dans la ville de Falloujah, à l’ouest de Bagdad, que les États-Unis ont assiégée et attaquée de manière massive à deux reprises en 2004 pour essayer de briser la résistance à l’occupation. Dans cette ville de 300 000 habitants, les médecins de l’hôpital local ont constaté la mort de près de 2 000 civils, surtout des femmes, des enfants et des personnes âgées, et l’on continue encore à extraire des squelettes des bâtiments bombardés. La majorité des habitants furent déplacés de leur domicile au cours du siège. La plupart sont revenus, mais il existe des milliers de sans-abri. Après le siège, le gouvernement a promis un programme de reconstruction.

Deux des projets avaient notamment été mis en avant : une station d’épuration de l’eau et un projet de traitement des eaux usées lancé en 2004. Sept ans après, le système d’égouts n’est pas achevé et la fin des travaux reste en suspens. La station d’épuration fournit de l’eau potable pour moins de 20% de la population. Les quartiers qui ont subi l’attaque de plein fouet ont aujourd’hui des routes sales et poussiéreuses, encombrées de détritus. « Tout va mal ici, déclarait un boulanger à un journaliste d’al-Jazeera (3janvier 2012), pas d’eau, pas d’électricité, pas de bons soins médicaux. Nous avons entre 75 et 80% de chômeurs. Les veuves n’ont pas de droits, pas d’indemnités. » Les luttes religieuses engendrées par la guerre ont poussé des familles à la rue. Parmi celles qui sont revenues, nombreuses sont celles qui sont à nouveau chassées par la reprise des combats. Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés estime qu’il y a encore cinq millions d’Irakiens qui ont fui leur domicile.

Près de trois millions sont des réfugiés dans leur propre pays. Une grande partie d’entre eux sont entassés dans les 380 camps de réfugiés dispersés à travers le pays. Ils ont peu d’accès à l’eau propre, aux sanitaires ou aux soins médicaux. Nombreux sont considérés comme des squatters illégaux et ils ne peuvent pas obtenir les papiers administratifs nécessaires pour recevoir des allocations sociales, obtenir un emploi ou inscrire leurs enfants à l’école. Deux autres millions d’Irakiens ont fui l’Irak pour les pays voisins (Jordanie, Liban, Égypte et Syrie) avec peu d’espoir de s’insérer dans les communautés locales ou même d’obtenir un permis de séjour pour pouvoir avoir un emploi. Ceux qui se trouvent en Syrie, avec la montée de la violence, sont à nouveau déracinés et forcés de chercher un nouveau refuge.

Les femmes ont été particulièrement touchées. La guerre, les difficultés économiques et la poussée de l’extrémisme religieux ont entraîné une forte hausse de la violence à l’encontre des femmes, notamment des crimes « d’honneur », des viols et des kidnappings. Avant la première guerre du Golfe en 1991, l’Irak avait l’un des taux d’alphabétisation des femmes les plus élevés du Moyen-Orient. Il y avait en Irak plus de femmes employées dans des professions qualifiées, comme la médecine et l’enseignement, ou comme ouvrières, que dans la plupart des autres pays de la région. Aujourd’hui, la plupart des femmes sont forcées de rester à la maison, sans emploi et sans éducation. De nombreuses femmes irakiennes qui ont fui dans les pays voisins se sont retrouvées incapables de nourrir leurs enfants. Pour joindre les deux bouts, des dizaines de milliers d’entre elles, parmi elles des filles de 13 ans ou moins, ont été forcées de se prostituer.

Des bouledogues de l’impérialisme, mais aussi des victimes

Une autre génération d’Américains a été transformée en pitbulls de l’impérialisme, souffrant eux-mêmes de la destruction morale, physique et psychologique qu’une telle guerre impose à l’armée impérialiste elle-même.

Aux quelque 5 000 tués de la guerre, il faut ajouter les suicides qui continuent de progresser année après année, au fur et à mesure que les soldats reviennent. Selon l’Association des vétérans, toutes les 80 minutes un vétéran des guerres d’Irak et d’Afghanistan tente de se suicider, soit 18 par jour ou 6 600 par an. Il y a aussi l’augmentation de la violence à domicile, de l’alcoolisme, de la drogue,etc.

Les rapports du Pentagone ne mentionnent l’existence que de 32 226 blessés, ce qui sous-estime largement leur nombre réel. Plusieurs études ont été réalisées par le propre centre des traumatismes cérébraux du Pentagone, par la RAND Corporation [3], par le New England Journal of Medicine [4] et par le Department of Veterans Affairs (ministère des Anciens combattants). Ils estiment qu’un tiers de tous les hommes et femmes reviennent de mission en Irak avec des traumatismes cérébraux, des stress post-traumatiques, des dépressions, des pertes d’ouïe, des problèmes respiratoires, des maladies et autres problèmes de santé de long terme.

Des centaines de milliers de soldats, qui ont été brutalisés physiquement et psychologiquement, reviennent dans un pays où ils doivent faire face à des problèmes passés sous silence : premièrement obtenir des soins médicaux adéquats, un emploi et un domicile. Ce pays leur rend hommage en les présentant comme des « héros » de retour, mais ne reconnaît pas les dommages qu’ils ont subis.

Sans issue

Les États-Unis ont détruit un pays entier, ont imposé à la population irakienne une descente dans le chaos et la barbarie et une guerre qui, depuis le départ, était basée sur un tissu de mensonges. Cette guerre était dirigée par les intérêts des compagnies pétrolières, d’autres grandes multinationales et des plus grandes banques.

À ces neuf dernières années, il faut ajouter le prix sanglant déjà payé par le peuple irakien lors de la guerre Iran-Irak entre1980 et1988 que les États-Unis avaient encouragée, ainsi que la première guerre du Golfe en 1990-1991 et les bombardements intensifs qui l’ont suivie depuis. Le dernier chapitre de la guerre des États-Unis contre l’Irak n’est pas encore clos pour le peuple irakien, loin s’en faut.

Et c’est une guerre pour laquelle les soldats des États-Unis ont aussi payé un lourd tribut. Cette guerre n’est pas finie et ce ne sera pas non plus la dernière des guerres de l’impérialisme américain.

La guerre en Irak donne l’image exacte de l’impact gigantesque et barbare de l’impérialisme, du prix humain qu’il impose aux populations à travers le monde, y compris aux États-Unis, tout cela pour obtenir quelques dollars de profit supplémentaire.

25 avril

Avril 2012 - Lutte de Classe - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.lutte-ouvriere.org/docum...


3-2 Manlio Dinucci : L'art de la guerre : Ceux qui nous défendent des atrocités.
Qui doutait que Barack Obama ne méritait pas le Prix Nobel de la paix va devoir maintenant revenir sur son opinion. Le président a annoncé la création de l’Atrocities Prevention Board, un comité spécial de la Maison Blanche pour la « prévention des atrocités ». Il est présidé par son inspiratrice, Samantha Power, assistante spéciale du président et directrice pour les droits de l’homme au National Security Council, formé par les conseillers les plus importants en politique étrangère. Dans son ascension au pouvoir (auquel elle semble prédestinée par son nom), Samantha, aspirante secrétaire d’Etat, s’est toujours appuyée sur la dénonciation de présumées atrocités, attribuées à ceux qui, chacun à leur tour, sont désignés comme les ennemis numéro un des Etats-Unis. Sous l’aile de son patron, le puissant financier Georges Soros, Power a contribué à élaborer la doctrine « Responsabilité de protéger », qui attribue aux Etats-Unis et à leurs alliés le droit d’intervenir militairement dans les cas où, de leur avis sans appel, des « atrocités de masse » sont sur le point d’être commises. C’est grâce à ce type de motivation officielle, en particulier celle de protéger la population de Benghazi menacée d’extermination par les forces gouvernementales, que le président Obama a décidé l’an dernier de faire la guerre contre la Libye. La doctrine est maintenant institutionnalisée avec la création de l‘Atrocities Prevention Board. A travers la Communauté d’intelligence (formée par la Cia et 16 autres agences fédérales), il établit quels sont les cas de « potentiels atrocités de masse et génocides », en alertant le président. Il préfigure ainsi les outils politiques, économiques et militaires pour la « prévention ». Dans ce cadre, le Département de la défense est en train de développer « des principes opérationnels ultérieurs, spécifiques de la prévention et de la riposte aux atrocités ». Dorénavant ce sera l’Atrocities Prevention Board qui préparera le terrain à de nouvelles guerres. Et il est déjà au travail : face à l’ « indicible violence à laquelle est soumis le peuple syrien, nous devons faire tout ce que nous pouvons », a déclaré le président Obama, en soulignant qu’aujourd’hui comme dans le passé, « la prévention des atrocités de masse constitue une responsabilité morale fondamentale pour les Etats-Unis d’Amérique ». Dommage que l’Atrocities Prevention Board n’ait été créé que maintenant. Sinon il aurait pu prévenir les atrocités de masse dont est constellée l’histoire étasunienne, à commencer par le génocide des populations autochtones nord-américaines. Il suffit de nous souvenir, en nous limitant aux cinquante dernières années, des guerres contre le Vietnam, le Cambodge, le Liban, la Somalie, l’Irak, la Yougoslavie, l’Afghanistan, la Libye ; les coups d’état orchestrés par les Usa en Indonésie, Chili, Argentine, Salvador. Des millions de personnes emprisonnées, torturées et tuées. Pour prévenir d’autres atrocités, l’Atrocities Prevention Board devrait livrer à la justice les responsables, impunis, des tortures et meurtres à Abu Ghraib, à Guantanamo et dans des dizaines d’autres prisons secrètes de la Cia. Il devrait aussi joindre aux actes les vidéos avec lesquelles les soldats étasuniens documentent, pour s’amuser, le meurtre de civils en Afghanistan[1][1][1], que le Pentagone a essayé d’abord d’occulter puis de minimiser. Que Samantha Power les regarde bien, ces vidéos, pour comprendre ce qu’est vraiment une « atrocité de masse ».

Manlio Dinucci

[1][1][1]  Voirhttp://www.rollingstone.com/politics/news/the-kill-team-20110327

Mardi 1er mai 2012

Edition de mardi 1er mai 2012 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20120501/manip2pg/14/manip2pz/322008/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Source : Marie-Ange Patrizio



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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17/06/2012

n°529 - Journal d'Irak - du 23/04 -Bush condamné pour crimes de guerre par contumace.

n°529 - Journal d'Irak - du 23/04 -Bush condamné pour crimes de guerre par contumace.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journald'Irak

n°529                 du 23/04                   au 16/06

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes  blog : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part 

Yvonne Ridley : Bush condamné pour crimes de guerre par contumace.

Ziad Tarek Aziz : Irak: "Silence, on exécute!".

Robert Fisk : L’Irak retombe dans l’oubli.

1 Dommages Collatéraux...

USA: toutes les 8 minutes un vétéran américain se suicide.

2-1 Occupation de l'Irak

Abu Assur : La Résistance irakienne pilonne les trous des Gangsters US à Bagdad.

3)Politique

La crise politique s'aggrave.

Maliki échappe à la défiance, la crise politique continue.

Les grandes manœuvres

Repère : tourmente irakienne

c) Sur le terrain

Résultat mitigé pour le 4e tour d'enchères pétrolières et gazières.

Attentats contre des oléoducs en Irak, exportations pas affectées (…)

Prisons, exactions & torture

LE SECRETAIRE DE L’ANCIEN PRESIDENT SADDAM HUSSEIN  Abed Hmoud  - EXCECUTE 

AL MANAR : Premiers témoignages à la barre contre le vice-président Hachémi.

Extension des actions ?

Algerie1: Un attentat suicide contre une fondation chiite fait 22 morts.  

4 Lutte pour la libération du territoire

Almanar : Hausse du nombre de tués en Irak en mai.

 www.levif.be -Belga: Trois policiers et un soldat tués dans des attentats.

5 Prisons, exactions. 

AFP : Le soldat US John Russell  inculpé pour meurtre.

6  Les voisins

 Turquie

Tension Irak-Turquie: Bagdad convoque l’ambassadeur turc

 

 



Yvonne Ridley :Bush condamné pour crimes de guerre par contumace.

 

Kuala Lumpur – C’est officiel : George Bush est un criminel de guerre.

Dans ce qui est la première condamnation de ce type dans l’histoire, l’ex-président des USA et sept membres de son administration ont été condamnés hier (vendredi) pour crimes de guerre.
Bush, Dick Cheney, Donald Rumsfeld et leurs conseillers juridiques Alberto Gonzales, David Addington, William Haynes, Jay Bybee et John Yoo ont été jugés par contumace en Malaisie,

Le procès qui s’est tenu à Kuala Lumpur a permis d’entendre les témoignages poignants de victimes de tortures subies par ces personnes alors qu’elles étaient aux mains des troupes américaines ou de contractants en Irak et en Afghanistan.
L’un d’eux est le témoignage d’un Britannique, Moazzam Begg, ex-détenu de Guantanamo et aussi celui d’une femme irakienne, Jameelah Abbas Hameedi qui ont été torturés dans la tristement célèbre prison d’Abu Ghraib.
À la fin des audiences qui ont duré tout le week-end, les 5 membres de la Cour ont prononcé à l’unanimité le verdict de culpabilité à l’encontre de Bush, Cheney, Rumsfeld et de leurs principaux conseillers juridiques, les condamnant tous pour crime de guerre en raison de tortures et de traitements cruels, inhumains et dégradants.
La transcription des accusations, les déclarations de témoins et d’autres documents du dossier seront transmis au Procureur général de la Cour Internationale de Justice, ainsi qu’aux Nations Unies et au Conseil de sécurité.
La Commission du Tribunal de guerre de Kuala Lumpur a également demandé à ce que les noms de Bush, Cheney, Rumsfeld, Gonzales, Yoo, Bybee, Addington et Haynes soient officiellement rajoutés au registre de la Commission pour les crimes de guerre.
Ce tribunal est né de l’initiative de l’ex-premier ministre malais, Mahathir Mohamad, qui s’est toujours opposé à l’invasion de l’Irak par les USA en 2003.
Il a assisté personnellement aux audiences où étaient évoquées les expériences personnelles de trois témoins, à savoir Abbas Abid, Moazzam Begg et Jameelah Hameedi. Le tribunal a aussi entendu deux autres déclarations statutaires de la part d’un citoyen irakien, Ali Shalal, et d’un Britannique, Rahul Ahmed.
Après que les cinq juges eurent prononcé la sentence de culpabilité, Mahathir Mohamad a déclaré : « Les États-Unis continuent impunément à commettre des meurtres. »
L’avocat et expert en crimes de guerre, Francis Boyle (ci-dessous), professeur en droit international à l’école de droit de l’université de l’Illinois, faisait partie de l’équipe de procureurs en charge de l’accusation.
Après le procès, il a déclaré : « C’est la toute première fois au monde que ces gens sont condamnés. »
Même si certains ne voient dans ce verdict qu’une mesure purement symbolique, le militant pour les droits de l’homme Francis Boyle a dit que Bush & Co allaient très certainement devoir faire face au même type de procès dans d’autres pays.
« Nous avons essayé par trois fois d’attraper Bush au Canada, mais le gouvernement canadien a fait échouer ces tentatives, puis nous l’avons dissuadé d’aller en Suisse. La démarche entreprise en Espagne a avorté à cause du gouvernement espagnol, et même résultat en Allemagne. »
Boyle a ensuite mentionné la Charte de Nuremberg qui a été utilisée comme support par le tribunal quand il s’est agi de justifier de la crédibilité de l’initiative malaise. Il rappelle que « les dirigeants, les organisateurs et les complices ayant participé à la formulation ou à l’exécution d’un plan commun ou d’un complot visant à commettre des crimes de guerre sont responsables de tous les actes perpétrés par quiconque met ces plans à exécution. »
Les USA sont sujets aux lois internationales communes et aux principes de la Charte de Nuremberg, a expliqué Boyle, qui pense également que le procès de ce week-end a été suivi de près par les responsables du Pentagone et de la Maison-Blanche.
Le professeur Gurdial Singh Nijar, qui présidait la Cour, a déclaré : « Le tribunal a porté une attention particulière au respect scrupuleux des principes dessinés par le tribunal de Nuremberg et les Cours internationales de justice. »
Il s’est aussi montré confiant sur le fait que le tribunal serait imité ailleurs dans le monde, « dans les pays qui ont le devoir de juger les criminels de guerre, » et il a cité le cas du dictateur chilien Augusto Pinochet, arrêté en Grande-Bretagne pour être extradé vers l’Espagne sur des accusations de crimes de guerre.
« Pinochet avait quitté son siège de Président depuis seulement 8 ans lorsque cela s’est produit. »
L’affaire Pinochet fut la première fois où plusieurs juges européens ont appliqué le principe de la juridiction universelle, se déclarant eux-mêmes compétents pour juger les crimes commis par l’ex-chef d’État, malgré les lois d’amnistie locales.
Tout au long de la semaine, la salle du tribunal était remplie d’experts juridiques et d’étudiants en droit écoutant les témoignages des témoins et les analyses croisées de la défense emmenée par l’avocat Jason Kay Kit Leon.
La Cour a entendu comment Abbas Abid, un ingénieur de 48 ans habitant Fallujah en Irak avait eu les ongles retournés à l’aide d’une pince.
• Ali Shalal était ligoté avec des fils électriques puis électrocuté alors qu’on le suspendait contre le mur.
• Moazzam Begg a été battu, le visage encapuchonné, et maintenu en confinement.
• Jameelah a été dénudé et humilié, et utilisé comme bouclier humain alors qu’il était transporté en hélicoptère.
• Les témoins ont également donné des détails sur les séquelles de leurs blessures qui perdurent encore aujourd’hui.
Moazzam Begg, qui travaille désormais comme directeur de l’association de défense des droits de l’homme basée à Londres, Cageprisoners, a dit être très satisfait du verdict, mais a ajouté : « quand les gens parlent de Nuremberg, il faut garder à l’esprit que les personnes jugées ont toutes été poursuivies après la guerre. »
« La prison de Guantanamo est toujours ouverte au jour d’aujourd’hui, des gens y sont toujours détenus et torturés. »
En réponse aux questions sur la différence entre les administrations Bush et Obama, il a ajouté : « Si le président Bush a été le président des tortures extrajudiciaires, alors le président américain Barack Obama est celui des assassinats extrajudiciaires, avec les frappes de drones. Notre travail ne fait que commencer. »
L’accusation s’est efforcée de montrer comment les décisionnaires au plus haut niveau, à savoir le président Bush, son vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, aidés et secondés par leurs conseillers juridiques et d’autres hauts responsables, ainsi que des officiels de la CIA, avaient tous agi de concert. La torture était utilisée systématiquement et est devenue un standard de fait.
D’après l’accusation, les récits des témoins prouvent l’exercice continu contre eux de traitements brutaux, barbares et déshumanisants.
Ces actes criminels ont été commis de façon cumulative afin d’infliger les peines et les souffrances maximales, ont expliqué les avocats.
Le président du tribunal, Tan Sri Dato Lamin bin Haji Mohd Yunus Lamin, (abrégé en « M. Lamin ») a statué que l’accusation avait établi au-delà de tout doute raisonnable que les personnes poursuivies, à savoir le Président George W. Bush et ses coaccusés, « avaient participé, à travers un ensemble d’instructions, de mémorandums, de directives, de recommandations et d’actions légales, à établir un plan d’ensemble et un objectif commun, ou encore une conspiration dans le but de commettre les crimes en relation avec la « Guerre contre la terreur » et avec les guerres lancées par les USA en Afghanistan et en Irak. »
Le président Lamin a précisé devant un parterre plein à craquer : « En tant que tribunal de conscience, la Cour n’a pas de pouvoir d’application de la loi (enforcement) ni celui d’imposer une sentence d’emprisonnement à l’une quelconque des 8 personnes condamnées. Ce que nous pouvons faire, au titre de l’article 31 du Chapitre IV de la 2e partie de la Charte, est de recommander à la Commission des Crimes de guerre de Kuala Lumpur qu’elle transmette le verdict d’accusation par le Tribunal, accompagné des documents attenants, au Procureur en chef de la Cour criminelle internationale, ainsi qu’aux Nations Unies et au Conseil de sécurité. »
« Le Tribunal recommande également à la Commission des crimes de guerre de Kuala Lumpur que les noms des personnes condamnées soient ajoutés au Registre des Criminels de guerre de la Commission, et que celui-ci soit communiqué au public. »
« Le Tribunal recommande également que la Commission des crimes de guerre de Kuala Lumpur diffuse le plus largement possible au niveau international l’information sur cette condamnation et sur les garanties de compensations, étant donné qu’il s’agit ici de crimes universels pour lesquels il est de la responsabilité de chaque nation de poursuivre juridiquement ces personnes si elles venaient à pénétrer sur le territoire où s’applique leur juridiction. »
Yvonne Ridley

Samedi 19 Mai 2012


Ziad Tarek Aziz :Irak: "Silence, on exécute!".

Dans une lettre publique, Ziad Tarik Aziz, le fils de Tariq Aziz, ancien vice-premier ministre de Saddam Hussein et ministre des Affaires étrangères, condamné à mort, informe le monde des méthodes expéditives utilisées par le gouvernement irakien pour exécuter en silence ses anciens ennemis condamnés à la peine de mort. Voici l’intégralité de la lettre :

« Madame, Monsieur,

Je suis certain que vous avez entendu l’information sur l’exécution de l’ex-secrétaire du président (Saddam Hussein), Abid Hameed Hamoud. Cependant, ce que vous ne savez pas, c’est qu’il a été conduit à son exécution en pensant qu’on l’emmenait faire un contrôle médical. Le gouvernement irakien n’a même pas informé sa famille ou ses proches, ou pris ses dispositions pour la remise du corps.

C’est là un comportement typique du gouvernement irakien. Ils ont tellement soif de vengeance qu’ils ont ignoré les formalités consistant à informer le condamné de son exécution.
Mon père a été condamné à la peine de mort dans le même procès que M. Hameed. Je suis très inquiet à l’idée qu’ils puissent lui faire la même chose. Le secrétaire à la presse du Premier ministre a déclaré au début de l’année qu’ils allaient exécuter mon père, et ayant accompli cette formalité, rien ne peut les arrêter. Le monde doit savoir ce que ces gens ont fait et ce qu’ils feront, j’en suis certain, dans un futur très proche.

Je vous demande de m’aider à faire savoir au monde ce que ces gens ont fait et à arrêter ce qu’ils ont prévu de faire.

Merci pour votre soutien, ma famille et moi-même vous seront redevables.
Sincèrement
Ziad Tarik Aziz »

Source : Afrique Asie – juin 2012

http://www.afrique-asie.fr/component/content/article/27-actualite32/3081-irak-silence-on-execute.html


Robert Fisk :L’Irak retombe dans l’oubli.

Les souvenirs des tueries de la guerre, des enlèvements et des meurtres d’enfants se sont estompés. L’environnement semble un peu plus sûr.

Mais neuf ans après la chute de Saddam Hussein, Robert Fisk a rencontré beaucoup de personnes qui estiment avoir perdu leur patrie

Dans la ville irakienne de Falloujah, les troupes américaines et britanniques se sont rendues coupables de véritables crimes de guerre.

L’ensemble des victimes civiles suite à l’invasion de l’Irak en 2003 avoisine le million de morts.

« Al-Qaïda a tué deux de nos hommes ici il y a deux jours, » dit le flic. « Puis ils nous ont appelé pour nous dire le nom de leur opération... sur une radio de la police... »

Nous nous étions dans Falloujah reconstruite, où la police demande à tous les étrangers de ne circuler qu’avec une escorte. Nous avons eu six gardes, l’un d’entre eux portant une cagoule. Vous voyez l’ambiance. Le colonel de la police a encore déclaré plus tard : « Al-Qaïda [est] toujours là, ils sont une nuisance, par exemple pour moi quand je dois me déplacer dans la ville, mais ils ne sont plus ce qu’ils étaient. »

Dans l’ancienne base de la marine US, non loin de la gare de chemin de fer nouvellement reconstruite - où il n’y a, bien sûr, pas de trains - l’enseigne à moitié effacée « USMC » était encore sur le mur. Mais il y avait de la poussière en tourbillons autour de la cour et quelques-uns des sacs de sable étaient crevés.

Tout le chemin du retour à Bagdad, on apercevait les anciennes bases américaines délabrées, et les murs anti-explosion en béton de quelques-unes s’étaient effondrés. Il y avait une forte impression d’un empire défunt - à la suite des Romains puis la Grande-Bretagne.

L’Irak ne manque pas de problèmes. Son vice-président, Tareq al-Hashemi, a fui Bagdad pour le Kurdistan irakien puis est parti au Qatar et ensuite en Arabie Saoudite, faisant une tournée dans le Golfe - à la grande colère du premier ministre irakien Nouri al-Maliki qui l’accuse d’avoir organisé des escadrons de la mort. Al-Hashemi affirme que trois de ses hommes ont été torturés à mort dans une prison de Bagdad - l’administration al-Maliki disant qu’une seule est morte et pour des raisons médicales.

C’est une sale histoire. Le gouvernement central veut même mettre au pas les autorités de l’aéroport d’Erbil, la capitale kurde, pour avoir permis à al-Hashemi de s’envoler vers le Qatar. La Grande-Bretagne n’est pas une république, mais c’est un peu comme si Cameron accusait Clegg d’être un traître, Clegg s’enfuyant alors en Ecosse et Cameron affirmant que l’aéroport d’Edimbourg ne devrait pas l’avoir laissé s’envoler vers l’Irlande. « La loi irakienne est une et elle s’applique à tous, y compris au Kurdistan, » a annoncé un porte-parole du gouvernement.

Mais cela ne marche pas. Le Kurdistan irakien est presque un Etat indépendant - il possède son propre drapeau, sa propre langue nationale - même si ses plaques d’immatriculation sont encore irakiennes. Sur tout le chemin en autoroute jusqu’à Irbil, il y a la police irakienne et des checkpoints de l’armée - certains policiers roulent en voitures Chevrolet vert et jaune vif - et ils sont beaucoup plus conviviaux que les anciens points de contrôle américains où des soldats nerveux et effrayés pointaient sur vous leurs fusils au cas où vous étiez un attaquant-suicide. Il y a un tronçon de 50 kilomètres qui est généralement considéré comme dangereux - c’est un territoire d’Al-Qaïda, pour autant que vous pouvez utiliser l’expression - et puis vous arrivez au Kurdistan, et l’écume des rivières sous la route et les flics sont encore plus amicaux. En dehors d’Irbil il y a un grand bâtiment qui ressemble à un entrepôt douanier. Oui, l’Irak est plus sûr, et même l’ancienne résistance sunnite - n’ayant plus d’ennemis américains à attaquer - a annoncé que son ennemi était maintenant l’Iran. Peut-être bien.

Je suis sur l’autoroute avec le Dr Loubna Naji, une femme médecin de 25 ans. Elle secoue la tête. « Il n’y a plus de véritable pays. Quand je parle à mes amis, pour la plupart des médecins, tous parlent de quitter l’Irak. Ils rêvent tous de partir parce que votre foyer est là où vous vivez, là où on vous désire. Nous avons perdu notre sens de quelque chose qui nous appartienne, notre patrie. Nous avons perdu notre identité nationale en tant qu’Irakiens. »

Vous entendez beaucoup dire cela. Le gouvernement, vous dit-on à Bagdad, est sans aucune honte sectaire. Et la corruption. Saad Tahr Hussein est un journaliste qui va droit au but. « Pour moi, je préfère mourir ici, comme un arbre debout, restant ferme. » Je me moque de sa double métaphore et il agite sa main. « C’est la différence entre l’ancienne et les jeunes générations. » Nous avons passé tellement de points de contrôle que je suis presque pris de vertige. Le temps que j’étais à Erbil, j’ai compté 13 types différents de tenue de camouflage. Ceux en noir autour de Bagdad sont du parti chiite al-Dawa d’al-Maliki. Tous les flics sont en fait des miliciens, me dit-on dans la ville d’al-Hawaya. Eh bien, qu’ils obéissent à la loi. Les salaires mensuels sont de 300 livres sterling pour les policiers et les officiers de l’armée en touchent 500. En Irak, on risque sa vie pour une telle somme.

Mais que dire du côté sombre ? Qu’est-il arrivé à l’Irak dans les jours noirs de la guerre sectaire, des enlèvements et des meurtres d’enfants ? Le docteur Naji frémit. « J’étais une étudiante de quatrième année de médecine à l’Institut de médecine légale à côté de la morgue et vous ne croiriez pas ce que nous avons vu. Je me souviens d’un corps qui nous était arrivé. Il avait été décapité et quelqu’un avait cousu une tête de chien à la place. Pouvez- vous imaginer quelqu’un capable de faire une telle chose ? » L’homme transformé en chien. C’est le genre de chose que les Safavides auraient fait, ou les Mongols. Nous avons encore besoin d’une étude psychologique de l’Irak dans les années 2005-2007.

Comme si la souveraineté ne comptait pas, le gouvernement de Bagdad affirme que les Kurdes vendent illégalement du pétrole aux Iraniens, privant le gouvernement de milliards de dollars de ressources. Le Vice-Premier ministre Hussein Shahristani, une victime des tortionnaires à l’époque de Saddam Hussein - combien rapidement on évacue ces souffrances du passé, bien que les Irakiens, eux, ne les oublient pas - affirme que le manque à gagner est tellement énorme qu’il crée un déficit dans le budget.

Un haut fonctionnaire afghan a admis en octobre dernier que son propre pays achetait du pétrole aux Kurdes - c’est un long chemin pour le transporter par camions - mais le gouvernement dispose d’un nœud coulant pour étrangler les Kurdes. C’est lui qui paie les salaires des Peshmergas, les forces de sécurité du Kurdistan. « Si leurs salaires n’arrivent plus, ils cesseront de marquer leur allégeance à nos dirigeants », m’a dit un Kurde irakien à Erbil. « Nous avons nos propres problèmes ici - à propos de la liberté d’expression et de manifestation - et nous devrions résoudre ces problèmes avant de commencer à parler d’avoir un Etat pour nous. Quoi qu’il en soit, la Turquie est maintenant notre principal partenaire commercial. Mais que diraient-ils si nous proclamions l’indépendance du Kurdistan ? » On peut sans peine l’imaginer.

 21 maiRobert Fisk - The Independent

24 avril 2012 - The Independent - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.independent.co.uk/opinio...
Traduction : Info-Palestine.net - Claude Zurbach 

 


1 Dommages Collatéraux...

USA: toutes les 8 minutes un vétéran américain se suicide. 

Toutes les 8 minutes un vétéran américain qui avait participé à la guerre en Irak se suicide. Selon ce rapport préparé par l’administration d’inspection général américaine commandé par le Congrès, des centaines de milliers de vétérans américains souffrant des troubles mentaux dues à la guerre reçoivent tardivement les soins nécessaires. On dit que le gouvernement américain envisage d’augmenter le nombre de personnel de cette administration pour résoudre ce problème mais cette décision à elle-seule n'est pas suffisant.

IRIB



2-1 Occupation de l'Irak

Etats-Unis

Abu Assur : La Résistance irakienne pilonne les trous des Gangsters US à Bagdad.

Des factions de la Résistance irakienne, a pilonné ce mercredi matin le 23 mai 2012 les trous où se terrent les Occupants US criminels à Bagdad.

Dans un communiqué distribué à la presse, l'Armée des Tabi'in, l'une des différentes factions de la Résistance irakienne, affirme avoir lancé 4 missiles Katuysha contre le siège de l'Occupation US au cœur de la Zone Verte à Bagdad.

Le communiqué en outre affirme que les bombardements ont touché leurs cibles comme constaté par différentes sources et médias indépendants dont la chaine satellitaire Al Sharqia qui a parlé de plusieurs explosions survenues dans la Zone verte ciblée.

Cette opération, indique le communiqué, fait partie de la continuation de la campagne, « L.es flèches du Ciel visent les criminels de la Zone verte » initiée par l'armée des Tabi'in.

Les criminels occupants US déclarent dans leur propagande s'être retirés de l'Iraq. En réalité, les troupes US régulières ont été remplacées par des centaines de milliers de mercenaires qui se terrent dans des bases à travers tout l'Iraq et que la Résistance irakienne bombarde sans relâche.

Armée des Tabi'in

-25 Mai

Traduit par Abu Assur

23 main 2012

Source : جيش التابعين يقصف ما يسمى بالمنطقة الخضراء بأربعة صواريخ

 http://assurbanipal-banipal.blogspot.fr/2012/05/la-resistance-iraqienne-pilonne.html le secrétaire de l'ancien président Saddam Hussein exécuté

 


 


3)Politique

a) Des collaborateurs Irakiens

Maliki

La crise politique s'aggrave.

"Le Premier ministre, Nouri Al-Maliki, estime que la crise politique est alimentée par l'étranger", titre le quotidien irakien, en faisant référence à l'activité diplomatique autour des tensions régionales qui ont la Syrie pour épicentre. L'Irak assiste depuis six mois au bras de fer auquel se livrent le gouvernement dominé par les chiites et proche de l'Iran d'un côté, et de l'autre l'opposition sunnite, soutenue par l'Arabie Saoudite. Celle-ci est plus que jamais décidée à obtenir la chute du gouvernement.

http://www.courrierinternational.com/breve/2012/06/08/la-crise-politique-s-aggrave


 Maliki échappe à la défiance, la crise politique continue.

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, accusé de travers dictatoriaux, devrait échapper au vote de défiance parlementaire pour lequel militent ses anciens alliés, mais la crise politique qui paralyse l'Irak depuis six mois n'est pas réglée pour autant.

Le président irakien Jalal Talabani a opposé ce week-end une fin de non-recevoir à ceux qui lui demandaient depuis plusieurs semaines d'organiser un vote de défiance à l'encontre du chef de gouvernement chiite arrivé au pouvoir en 2006 et reconduit suite aux élections législatives de 2010.

La lettre du président demandant la tenue du vote a bien "été préparée mais pas transmise au Parlement en raison d'un manque de soutien" à cette initiative, ont annoncé les services de M. Talabani dans un communiqué publié samedi.

Plus de 160 députés avaient initialement soutenu l'idée d'une motion de défiance, parmi lesquels des membres de partis faisant partie de la coalition gouvernementale comme le bloc laïque Iraqiya, les sadristes et les Kurdes, selon le communiqué. Un minimum de 163 votes (sur 325 députés) sont nécessaires pour faire passer un vote de défiance.

Mais 11 des élus ayant donné leur feu vert à la demande se sont par la suite dédiés et deux autres ont gelé leur accord, selon le communiqué de la présidence, qui ne précise par leur appartenance.

M. Maliki s'est félicité de cette nouvelle dimanche et a remercié M. Talabani pour son rôle "constructif". "Je profite de cette occasion pour renouveler mon appel à tous les partenaires politiques à s'asseoir autour d'une table pour négocier et à se montrer ouvert à des discussions sur tous les points de désaccord", a-t-il dit dans un communiqué.

"Je suis certain que nous serons capables de venir à bout des défis et difficultés auxquels nous faisons face", a-t-il ajouté.

Le chef religieux radical chiite Moqtada Sadr a au contraire estimé que la crise "ne fait que commencer".

Le conflit s'était déclaré en décembre, au moment du retrait des troupes américaines d'Irak, sous l'impulsion d'Iraqiya, bloc laïque mais dominé par les sunnites. Les dirigeants kurdes et sadristes sont depuis également entrés en conflit avec M. Maliki.

Haidar al-Mullah, député d'Iraqiya, a répété dimanche que l'initiative lancée par son mouvement visait à "mettre fin à la dictature", et affirmé qu'un nombre de voix suffisant pourrait être réuni "en une demi-heure".

"Mais le problème, ce sont les pressions exercées sur le président et certains membres du Parlement", a-t-il dit à l'AFP, nommant "de claires pressions iraniennes".

Une rencontre a eu lieu dimanche entre Iraqiya, l'Alliance kurde et le bloc sadriste à Erbil (Kurdistan), à l'issue de laquelle les participants se sont engagés à "continuer d'appeler les forces parlementaires à s'opposer par des moyens légaux à la loi d'un seul homme (...) et à condamner les pressions exercées sur les membres du Parlement", selon un communiqué publié sur le site du président de la région kurde, Massoud Barzani.

Le député kurde indépendant Mahmoud Othman a pour sa part appelé à une "conférence nationale (permettant) un dialogue sérieux". "Maliki doit avoir une nouvelle chance de reconsidérer sa politique car elle déplaît à la moitié du Parlement", a-t-il estimé.

La crise paralyse de fait l'action des institutions politiques du pays -le Parlement n'a adopté aucune loi importante ces derniers mois, à l'exception du budget- et pénalise de plus en plus l'économie, selon les experts.

Le diplomate pressenti pour devenir ambassadeur américain en Irak, Brett McGurk, a mis en garde cette semaine contre des "divisions entre sunnites et chiites extrêmement profondes". "Le spectre du conflit religieux est là, les Irakiens sont toujours en train de s'en remettre, nous devons les aider", a-t-il.

De Salam FARAJ


Les grandes manœuvres

Repère : tourmente irakienne
Le Premier ministre irakien traîne une bien inquiétante accusation, celle de faiseur de guerre aux Irakiens qui ne seraient pas de son bord, ce qui suscite une forte inquiétude au sujet de questions d’une extrême sensibilité que lui, bien entendu, refuse de considérer comme telles.
Comment, en effet, considérer autrement la récente sortie du chef de la région autonome du Kurdistan affirmant, au sujet d’un projet de vente d’armes américaines, que «les F-16 ne doivent pas arriver dans les mains de cet homme. Nous devons empêcher qu’il possède ce type d’armes et s’il les obtient, il ne doit pas rester à son poste» ? En soulevant une question aussi importante, adossée à une accusation d’une telle ampleur, c’est que rien ne va plus en Irak, à supposer que cela allait depuis la chute du régime de Saddam Hussein. Ce qui n’est pas le cas puisque le fédéralisme, dans sa forme actuelle, a été arraché par différentes parties, envisageant elles-mêmes, autrement, aussi bien les rapports de leurs communautés respectives avec l’autorité centrale et leur avenir, l’option la plus sérieusement envisagée étant celle de la séparation, donc l’éclatement de l’Irak.
Tout juste bon pour exacerber la situation actuelle issue des affrontements intercommunautaires, lesquels ont entraîné d’importants déplacements de populations. Depuis peu, la mosaïque irakienne a cessé d’exister, remplacée par des entités ethniquement homogènes. En décembre 2011, les Etats-Unis avaient donné leur accord pour vendre 36 F-16 à l’Irak. Sans en apporter le moindre élément de preuve, Massoud Barzani prétend que, lors d’une réunion avec des officiers de l’armée irakienne, M. Al Maliki aurait menacé d’utiliser ces appareils pour frapper le Kurdistan, un territoire qui a pris autant de distance que de libertés avec le pouvoir central, comme en témoigne la récente crise du pétrole, le Kurdistan étant accusé de vouloir garder pour lui les richesses contenues dans cette région, sinon de faire de l’Irak un client comme les autres.
Ce n’est donc là qu’un épisode de plus dans ce rapport où Massoud Barzani accuse le chef du gouvernement irakien de se conduire en dictateur en concentrant tous les pouvoirs entre ses mains. Le Premier ministre irakien reproche, pour sa part, au dirigeant kurde de signer des accords pétroliers sans l’agrément de Baghdad et de se livrer à de la contrebande de produits raffinés vers l’Iran et l’Afghanistan. Se présentant en tant que médiateur entre les deux hommes, le chef radical chiite, Moqtada Sadr, se déclare opposé au renversement immédiat du gouvernement irakien, mais refuse que Nouri Al Maliki puisse se présenter en 2014 pour un troisième mandat, alors même que rien ne l’en empêche, sauf le vote des Irakiens. Sur un autre plan, le Premier ministre turc accuse son homologue irakien, qui vient d’achever une visite officielle en Iran, de «faire un show» pour avoir affirmé que la Turquie était en train de devenir un ennemi dans la région.
Ce que l’on retiendra toutefois de la réplique de M. Erdogan, c’est son assurance que son pays ne faisait «pas de distinction entre chiites et sunnites», ce qui renvoie à un débat d’une autre nature. Nouri Al Maliki, un chiite, a affirmé que la Turquie était en train de devenir un ennemi dans la région en cherchant à la dominer et à interférer dans les affaires internes de ses voisins. Le prétexte est fourni par la crise syrienne dans laquelle la Turquie soutient l’opposition syrienne, contrairement à l’Irak qui a pris le parti du régime en place. Difficile de croire que la crise syrienne en serait le prétexte, sinon l’unique.
En effet, en une semaine, M. Erdogan a reçu le vice-président sunnite irakien, Tarek Al Hachémi, poursuivi par la justice de son pays qui l’accuse d’avoir dirigé un gang de tueurs, et Massoud Barzani. Comment, dans de telles conditions, ne pas s’interroger sur le rôle de la Turquie, elle qui est, juste après l’Iran, le deuxième partenaire commercial de l’Irak avec un volume d’échanges de 12 milliards de dollars en 2011 que Ankara voudrait porter à 20 ou 30 milliards en 2012 ? Comment envisager ainsi l’avenir, entre Irakiens d’abord et entre l’Irak et ses voisins, si le cadre venait à se brouiller davantage ?
Mohammed Larbi

le 30.04.12
http://www.elwatan.com/international/repere-tourmente-irakienne-30-04-2012-168749_112.php


c) Sur le terrain

Résultat mitigé pour le 4e tour d'enchères pétrolières et gazières.

L'Irak a peiné à attirer les grands groupes internationaux lors de son 4è tour d'enchères pour l'attribution de contrats d'exploration gazière et pétrolière, une déception pour ce pays déterminé à devenir un poids lourd énergétique. |

L'Irak a peiné à attirer les grands groupes internationaux lors de son 4è tour d'enchères pour l'attribution de contrats d'exploration gazière et pétrolière, une déception pour ce pays déterminé à devenir un poids lourd énergétique.
Seuls trois des 12 contrats d'exploration proposés à la vente ont été attribués en deux jours de vente à l'encan au ministère du
Pétrole à Bagdad.

Et la plupart des blocs proposés n'ont suscité aucune offre de la part des 47 groupes étrangers présélectionnés pour la vente, parmi lesquels figuraient nombre de grandes majors internationales.
Il s'agissait du quatrième tour d'enchères de ce type depuis 2009 et douze sites, sept pour le gaz et cinq pour le pétrole, passaient sous le marteau. Mais les précédentes enchères concernaient des gisements déjà existant et non des blocs d'exploration.
"C'est très décevant (pour l'Irak) car (...) leur priorité était d'attribuer les blocs de gaz, puisqu'ils ont un besoin urgent de gaz pour fabriquer de l'électricité et pour l'industrie", a souligné l'experte Ruba Husari, qui dirige le site spécialisé Iraq Oil Forum.
"La leçon à en tirer est que le modèle qui a été proposé ne convient pas pour l'exploration de gaz", a-t-elle ajouté.
Mais Abdel Mehdi al-Amidi, responsable des contrats et licences au ministère du Pétrole, a qualifié la vente d'un quart des lots proposés de "grand succès".
"Avec les 3 contrats (ainsi attribués), il y a 18 contrats en
marche dans le pays. C'est une activité énorme dans le pays", s'est-il félicité.
Le ministre du Pétrole Abdel Karim al-Luaybi a pour sa part souhaité "bonne chance aux compagnies qui ont gagné", les assurant de "tout le soutien du
gouvernement et du ministère du Pétrole dans leur travail". "Notre espoir est d'augmenter les réserves pour les générations à venir", a-t-il lancé.
Mercredi, seul le bloc 9, un territoire de 900 km2 au sud du pays qui pourrait contenir du pétrole, avait été attribué à un consortium composé de Kuwait energy (40%), du groupe turc TPAO (30%) et du groupe émirati Dragon Oil (30%).
Jeudi, le groupe pakistanais Pakistan Petroleum a remporté le bloc 8, un territoire de 6.000 km2 situé dans les provinces de Diyala et Wassit (centre) et qui pourrait receler du gaz naturel. Un consortium mené par le groupe russe Lukoil a pour sa part emporté le bloc 10, territoire de 5.500 km2 dans les provinces de Mouthanna et Zi Qar (sud), et qui pourrait contenir du pétrole.
Comme lors des précédentes enchères, les groupes retenus avaient accepté d'être rémunérés sur une base fixe et non sur la base de contrats de partage de production, qui ont la préférence des grands groupes énergétiques.
La question du pétrole est centrale en Irak, qui compte principalement sur cette manne pour financer sa reconstruction après des décennies de guerre et de sanctions.
L'Irak pompe environ 3 millions de barils de pétrole par jour (mbj) dont 2,4 millions sont exportés et a pour objectif de passer cette année à respectivement à 3,4 mbj et 2,6 mbj.
Quant au gaz naturel, dont l'Irak abrite des réserves considérables (estimées à 3.200 milliards de mètres cubes), il est destiné à alimenter la production d'électricité, très défaillante dans le pays.
Les enchères se sont déroulées sur fond d'atmosphère alourdie par le conflit qui oppose depuis des mois le gouvernement irakien à la région autonome du Kurdistan (nord), qui revendique le droit de signer ses propres contrats énergétiques avec des entreprises internationales, ce que lui refuse catégoriquement Bagdad. La major américaine ExxonMobil, qui a signé l'automne dernier un contrat controversé avec le Kurdistan, s'est ainsi vu barrer l'accès au quatrième tour
.

Ali al-Saadi

31-05-2012

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/irak-resultat-mitige-pour-le-4e-tour-d-encheres-petrolieres-et-gazieres-31-05-2012-2025846.php

 


Attentats contre des oléoducs en Irak, exportations pas affectées (…)

Cinq bombes ont explosé samedi dans un champ pétrolier du nord de l'Irak endommageant deux oléoducs mais n'affectant pas les exportations de brut, ont indiqué des responsables.
Les deux pipelines touchés transportent le pétrole du champ de Bai Hassan dans la province irakienne disputée de Kirkouk vers celui de Ceyhan en Turquie via lequel le pétrole irakien est exporté.
Il y a eu des explosions contre des oléoducs à Bai Hassan. C'était une attaque terroriste, a déclaré Abed Hassan, maire du district.
Un responsable de la compagnie nationale de pétrole a précisé que l'attaque était survenue vers 06H30 (03H30 GMT). Les deux oléoducs ont été endommagés mais les exportations n'ont pas été affectées, a-t-il dit sous couvert de l'anonymat.
Selon lui, trois autres bombes placées en bord de route ont explosé dans le champ sans faire de dégâts, et deux autres ont été désamorcées par les forces de sécurité.
Les ministères de la Défense et de l'Intérieur ainsi que celui du Pétrole n'assurent pas la protection dans ce champ et ils comptent sur les tribus habitant à proximité pour le faire mais celles-ci n'ont pas d'armes, a-t-il ajouté.
Le champ de Bai Hassan est situé dans une zone revendiquée par le pouvoir central à Bagdad et les régions kurdes autonomes dans le nord. Environ un quart des exportations de pétrole irakien transite par la Turquie.
En mai, les autorités irakiennes ont indiqué chercher à acquérir des drones de surveillance pour veiller à la sécurité de ses oléoducs et plateformes pétrolières, infrastructures vitales pour la reconstruction du pays et régulièrement la cible d'attaques.
Le pétrole représente les deux tiers du produit national brut irakien et est vital pour la reconstruction des infrastructures détruites lors des guerres et des violences des dernières décennies.
Les revenus pétroliers irakiens ont progressé de 60% en 2011 grâce à une augmentation des exportations et une hausse des prix du brut, selon des chiffres officiels. L'Irak a exporté en 2011 environ 2,1 millions bj.
09 juin 2012 11h41)

AFP



Prisons, exactions & torture

LE SECRETAIRE DE L’ANCIEN PRESIDENT SADDAM HUSSEIN  Abed Hmoud  - EXCECUTE 

Le secrétaire particulier de l'ex-président irakien Saddam Hussein, Abed Hmoud, condamné à mort en 2010, a été exécuté, a indiqué jeudi un porte-parole du ministère de la Justice, Haidar al-Saadi.

"Il a été exécuté aujourd'hui", a dit M. Saadi. "Le ministère de la Justice a mis en œuvre la peine de mort prononcée contre le criminel Abed Hmoud (...) pour génocide" lors de la répression des chiites dans les années 1980.

Abed Hmoud, aussi connu sous le nom de Abed Hamid Mahmoud, avait été condamné à la peine capitale le 26 octobre 2010, en même temps que d'autres piliers du régime dont Tarek Aziz, ministre des Affaires étrangères et compagnon de la première heure de Saddam Hussein et, qui se trouve actuellement en prison, et l'ex-ministre de l'Intérieur Saadoun Shaker.

Abed Hmoud était représenté par un des quatre as (les trois autres étant Saddam et ses deux fils Oudaï et Qoussaï), dans le jeu de cartes représentant les responsables irakiens recherchés par les forces américaines après l'invasion de 2003. Il avait été arrêté en juin 2003.

Avec son béret toujours vissé sur la tête et les mêmes moustaches que son maître, il était l'un des hommes les plus redoutés du régime car il était celui qui donnait les directives présidentielles à tous les ministres.

http://www.lepoint.fr/monde/irak-le-secretaire-de-l-ancien-president-saddam-hussein-execute-07-06-2012-1470486_24.php

 

 

 
 

AL MANAR : Premiers témoignages à la barre contre le vice-président Hachémi

Des proches de victimes et des témoins ont accusé mardi le vice-président irakien Tarek al-Hachémi d'avoir fomenté des meurtres, à l'ouverture de son procès par contumace à Bagdad.

Hachémi a été accusé en décembre d'avoir dirigé un escadron de la mort, des accusations selon lui sans fondement et lancées à des fins purement politiques.

Ni Hachémi ni ses employés poursuivis en même temps que lui n'étaient présent à l'audience.

Le vice-président se trouvait aux dernières nouvelles en Turquie, pays qui refuse de l'extrader vers l'Irak, malgré la demande d'arrestation internationale pour avoir "financé des attaques terroristes" dans son pays diffusée par Interpol.

 L'audience de mardi concernait les meurtres de deux responsables des services de sécurité et d'un avocat.

Hachémi et certains membres de sa garde rapprochée sont poursuivis pour 150 chefs d'inculpation, notamment le meurtre de six juges et de plusieurs hauts responsables, dont le directeur général du ministère de la sécurité nationale.

AL MANAR 



Extension des actions ?

Algerie1: Un attentat suicide contre une fondation chiite fait 22 morts.  

 Un attentat suicide à la voiture piégée a détruit lundi le siège d’une fondation religieuse chiite à Bagdad, faisant au moins 22 morts et ravivant la crainte de nouvelles tensions confessionnelles dans un pays plongé dans une grave crise politique.
Ce bilan est le plus lourd pour un attentat individuel à Bagdad depuis l’explosion d’une voiture piégée le 27 janvier près d’un hôpital, qui avait fait 31 morts.
L’attaque, qui a également fait une soixantaine de blessés, a visé l’administration en charge de la gestion des sites religieux chiites d’Irak vers 11H00 (08H00 GMT) dans le quartier de Bab al-Mouazzam dans le centre de Bagdad.
Le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki et le président du Parlement, le sunnite Ossama al-Noujaifi, ont condamné l’attentat et appelé au calme. Le bâtiment a été « totalement détruit », a déclaré à l’AFP le vice-directeur de la fondation, cheikh Sami al-Massoudi, en soulignant que « des martyrs sont ensevelis sous les ruines ».
L’institution visée était en conflit avec son équivalente sunnite au sujet du contrôle du mausolée chiite Al-Askari de Samarra, une ville majoritairement sunnite située à 110 km au nord de Bagdad.
Ce mausolée avait été la cible d’un attentat le 22 février 2006, lequel avait déclenché une guerre confessionnelle entre sunnites et chiites qui a fait des dizaines de milliers de morts dans les années suivantes. Les chiites sont majoritaires en Irak.
L’attaque de lundi « s’est produite après que (la fondation chiite) a procédé à l’enregistrement du mausolée il y a cinq jours, et nous avons reçu beaucoup de menaces. Certains médias ont créé des tensions sur cette affaire », a expliqué cheikh Massoudi. Cette procédure est « légale et constitutionnelle et nous sommes dans notre droit car il s’agit d’un site chiite », a-t-il ajouté.
« Nous n’accusons personne, mais nous appelons les Irakiens à enterrer cette querelle, car il existe un plan pour lancer une guerre civile » à base confessionnelle.
Un porte-parole de la fondation sunnite, Faris al-Mehdaoui a condamné cette attaque qualifiée de « criminelle, lâche et fanatique », et l’action de ceux qui « veulent ramener le pays aux années de violences ».
Il a indiqué à l’AFP que peu après l’attentat, deux obus s’étaient abattus sur le siège de son institution à Bagdad. Un responsable du ministère de l’Intérieur a indiqué qu’il s’agissait d’une explosion provoquée par une bombe.
Il n’y a pas eu de victimes. Sur les lieux de l’attentat, des dizaines d’ambulances et de secouristes s’activaient pour évacuer et fouiller les décombres, tandis que les proches se rassemblaient à proximité, a constaté un journaliste de l’AFP.
Mohamed, propriétaire d’un restaurant en face du site visé, pleurait, vilipendant la classe politique: « Venez voir les maisons qui ont été détruites sur la tête des enfants ! » « C’était un 4X4 blanc, il (le kamikaze) allait trop vite et il a heurté la porte de la fondation et a explosé.
Tout d’un coup j’ai vu deux de mes employés morts devant moi », a-t-il ajouté, torse nu et couvert de sang avec des points de suture visibles sur ses blessures.
« Maliki et Allawi se disputent pour diriger le gouvernement et nous sommes les victimes », a-t-il dit en allusion au chef du gouvernement et à son rival Iyad Allawi. L’Irak est englué depuis six mois dans une grave crise politique opposant M. Maliki à plusieurs dirigeants sunnites et kurdes qui lui reprochent son autoritarisme.
Le ton s’est durci depuis quelques semaines et le chef religieux radical chiite Moqtada Sadr et le bloc laïque Iraqiya, dont fait partie M. Noujaifi, ont appelé ces derniers jours M. Maliki à démissionner. Alors que le pays continue de faire face à de graves problèmes de sécurité et de pauvreté, l’action des institutions politiques paraît quasi paralysée depuis décembre.

04/06/2012

 http://www.algerie1.com/flash-dactu/irak-un-attentat-suicide-contre-une-fondation-chiite-fait-22-morts-a-bagdad/

 


4 Lutte pour la libération du territoire

 

Almanar : Hausse du nombre de tués en Irak en mai.

Le nombre d'Irakiens tués dans des violences a augmenté au cours du mois de mai, tout en restant proche des bilans les plus bas enregistrés depuis l'invasion américaine de mars 2003, selon des chiffres officiels diffusés samedi.
Au total, 132 Irakiens dont 90 civils, 20 policiers et 22 soldats ont été tués, selon les données des ministères de l'Intérieur, de la Santé et de la Défense.
 En avril, les violences avaient fait 126 tués. Et le mois de mars 2012 avait été le mois le moins meurtrier depuis l'invasion américaine avec 112 tués, selon les mêmes sources.
Dans le même temps, 248 personnes ont été blessées en mai, dont 115 civils, 80 policiers et 53 militaires. En outre, 20 insurgés ont été tués et 105 autres arrêtés.
L'épisode le plus meurtrier de ces dernières semaines remonte à jeudi, lorsqu'une série d'attentats à la bombe a frappé Bagdad, faisant au moins 17 morts et 57 blessés.

http://www5.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=66769

 

 


 www.levif.be -Belga: Trois policiers et un soldat tués dans des attentats en Irak

Trois policiers et un soldat ont été tués dans des attentats et six autres personnes ont été blessées lundi en Irak, ont indiqué des sources de sécurité.

Selon un lieutenant colonel de police, des inconnus ont ouvert le feu contre un point de contrôle à Hamam al-Alil, une localité située à 35 km au sud de la ville septentrionale de Mossoul, tuant trois policiers et en blessant deux autres, avant de s'enfuir.

Par ailleurs, des hommes armés ont abattu un soldat à Baqouba, à 60 km au nord-est de Bagdad, et dans la même région, à Khalès, une bombe a blessé trois policiers, selon un commandant de police et des sources médicales.

Dans le centre de Bagdad, à Karrada, des assaillants ont blessé par balle un lieutenant de police, selon une source du ministère irakien de l'Intérieur.

La violence a nettement(…)  diminué en Irak après le pic de 2006 et 2007, mais elle reste présente notamment à Bagdad, Dyala et Mossoul.

En mai, 132 Irakiens ont été tués, selon les statistiques officielles. (DGO)

11 juin 2012 à 19h21

(Belga)

http://www.levif.be/info/belga-generique/irak-trois-policiers-et-un-soldat-tues-dans-des-attentats-en-irak/article-4000115013243.htm#

 



5 Prisons, exactions. 

AFP : Le soldat US John Russell  inculpé pour meurtre.

Un soldat américain accusé du meutre de cinq autres soldats sur lesquels il avait ouvert le feu sur une base militaire en Irak en 2009 a été inculpé hier, ont annoncé les autorités militaires.

Détenu sur la base Lewis-McChord, dans l'Etat de Washington (nord-ouest), le sergent John Russell devrait comparaître devant une cour martiale, même si aucune date d'audience n'a été fixée.
Hier, il a été inculpé pour cinq assassinats, une agression violente et une tentative de meurtre.

Il encourt la peine de mort s'il est reconnu coupable, précise un communiqué de la base Lewis-McChord. John Russell est accusé d'avoir abattu le 11 mai 2009 cinq autres soldats et d'en avoir blessé trois autres dans un hôpital soignant les traumatismes de guerre sur la base Liberty à Bagdad.
Cette attaque d'un Américain contre ses compatriotes n'était pas exceptionnelle en Irak à cette période.

L'année précédente, un autre sergent avait tué deux de ses supérieurs sur une base dans le sud du pays.

AFP

Mis à jour le 19/05/

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/05/19/97001-20120519FILWWW00301-un-soldat-us-inculpe-pour-meurtre-en-irak.php



 Les voisins

 Turquie

Tension Irak-Turquie: Bagdad convoque l’ambassadeur turc.  

Les autorités irakiennes ont convoqué l'ambassadeur de Turquie pour protester contre les propos du Premier ministre turc sur la situation intérieure en Irak, indiqué lundi sur son site en anglais le ministère des Affaires étrangères.  
"Le vice-ministre des Affaires étrangères Labib Abbawi a convoqué dimanche au ministère M. Yunus Demerer pour lui faire part de la protestation énergique du gouvernement irakien après les récentes déclarations de M. Recep Tayyip Erdogan, concernant la situation politique en Irak, qui sont une ingérence inacceptables dans les affaires intérieures du pays", affirme le communiqué.
M. Abbawi a exprimé "l'espoir de voir le gouvernement turc cesser de donner ce genre de déclarations qui portent atteinte à la souveraineté de l'Irak et de s'en tenir à la diplomatie pour exprimer son point de vue sur la situation actuelle dans les deux pays et dans la région afin de maintenir des relations bilatérales fortes".
Jeudi, Erdogan avait accusé le chef du gouvernement irakien Nouri al-Maliki de monopoliser le pouvoir, et d'"égocentrisme" politique.
Le Premier ministre irakien avait répliqué le lendemain en accusant la Turquie, d'être en train de devenir un ennemi dans la région en cherchant à la dominer et à s'ingérer dans les affaires internes de ses voisins.
"Poursuivre sa politique intérieure et régionale va nuire aux intérêts de la Turquie et en faire pour tous un Etat hostile", avait-il dit dans un communiqué.
Poursuivant la polémique, M. Erdogan avait répondu samedi: "Si nous donnons trop la parole à M. Maliki, nous lui offrons l'occasion de faire un show, il n'y a pas besoin de l'encourager dans sa recherche de prestige", a déclaré à Istanbul M. Erdogan
Rappelons que la Turquie a récemment provoqué Bagdad en accueillant le vice-président irakien, Tarek Hachemi, accusé de diriger des escadrons de la mort en Irak.

Hachemi refuse de se rendre à la justice irakienne.

24/04/2012

IRIB



 

12/06/2012

n°32 - Dossier de la Côte d’Ivoire - 11-06 - Marc Micael : Côte d’Ivoire: et maintenant on fait quoi ?


n°32 - Dossier de la Côte d’Ivoire - 11-06 - Marc Micael : Côte d’Ivoire: et maintenant on fait quoi ?



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



       Dossier de la Côte d’Ivoire  

n°32                              11-06

    Par C.Debroeder &  M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

   Mes informations sont le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos

 



Le journal de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-              solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part :

Hassane Magued : Côte d’Ivoire - France : Ouattara est désormais un poulet sans propriétaire !  

1-1 ARSENE TOUHO: MES PROPOSITIONS POUR LA DEFENSE DE LAURENT GBAGBO.

1-2 Marc Micael : Côte d’Ivoire: et maintenant on fait quoi ?

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

2-1 POUR LA LIBERATION IMMEDIATE DU CITOYEN FRANÇAIS.

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1CHRONIQUE DE HASSANE MAGUED - CPI: ça VA SE PASSER TRES MAL POUR OCAMPO ET OUATTARA.

3-2 Le Porte-parole du Président de Laurent Gbagbo: Lazare KOFFI KOFFI

3-3 Hermann Djea et Emmanuel Akani : Audience de confirmation de charges. La mobilisation s'intensifie pour Gbagbo.

3-4 Par qui et pourquoi les assassinats politiques en Afrique ?

Annexe

Déclaration du ‘Front Populaire Ivoirien’ à l’occasion de sa rencontre avec la délégation du Conseil de Sécurité de l’ONU.



Tiré à part :

Hassane Magued :Côte d’Ivoire - France : Ouattara est désormais un poulet sans propriétaire !  

Qui l’aurait cru ? Mais c’est fait. L’homme traîne trop de casseroles. La caravane de la mort qu’il trimbale depuis 2002 est devenue trop effrayante. Pour quiconque veut soigner son image, s’asseoir en compagnie de Ouattara pose désormais problème. C’est pourquoi la décision a été prise à l’Elysée, de livrer Ouattara entre les mains de son propre destin d’imposteur en Côte d’Ivoire. Et la confidence nous a été faite par le Politologue français, homme de Gauche et Spécialiste de la géostratégie française en Côte d’Ivoire, le Professeur  Michel Galy dans un document explosif, publié le mercredi 30 mai 2012 sur le site www. Lynxtogo.info .  

De quoi s’agit-il ?

Premièrement, les informations données par Michel Galy doivent être considérées comme un message diplomatique envoyé par l’Elysée à Ouattara par personne interposée.

Deuxièmement, ce n’est point parce que la France chercherait à se dédire ou à se renier en Côte d’Ivoire, qu’elle prend sa nouvelle posture. Mais tout simplement, c’est parce que la France n’a pas d’autre choix que de tenter ce coup de poker de l’abandon de Ouattara, parce qu’elle tient à faire quelques affaires encore en Afrique et  particulièrement en Côte d’Ivoire pendant les actes de Ouattara achèvent de ternir son image.

Troisièmement, la France est plus que consciente que la Résistance Patriotique et Révolutionnaire née en Côte d’Ivoire ne fléchira jamais et que si elle s’obstine dans la voie du mépris fasciste, elle devra faire usage de la bombe atomique car face à notre détermination ni son Armée ni sa roublardise politico-diplomatique ne parviendront à réussir quelque nouvel exploit.

Cette mise au point faite, venons en aux événements futurs décidés à Paris et qui ont fait de Ouattara, un poulet sans propriétaire comme le dirait l’autre.

D’abord, la Gauche française au pouvoir se désolidarise de la Justice dite des vainqueurs qui n’est rien d’autre qu’une politique d’épuration ethnique et politique dont la finalité sera une révolte populaire qui fera des millions de morts et dont les plus grosses victimes seront ceux qui narguent et agressent le peuple ivoirien sur sa propre terre. Sur ce point, injonction sera faite à Ouattara de mettre fin à toutes les poursuites pénales et d’annuler tous les mandats d’arrêt internationaux. Une loi d’amnistie sera également exigée en faveur des exilés politiques. Et la Libération du Président GBAGBO fera partie des conditionnalités pour une réconciliation nationale entre Ivoiriens.

Ensuite, la Gauche française au pouvoir considère que la nouvelle et dernière mission de la Licorne et des mercenaires de l’ONUCI, sera la capture des Chefs de guerre Fofié Kouakou,  Shérif Ousmane, Dja Gao, Ben Laden et de quelques deux autres de leurs lieutenants qui se sont sans ambiguïté rendus coupables de façon continue de crimes contre l’humanité depuis 2002 à ce jour. A la tête de ces chefs de guerre, figure Soro Guillaume. Il sera capturé et mis à la disposition de la Justice internationale qui pourrait ne pas être la CPI.

Enfin, la France de François Hollande a compris que le RHDP, créé sur insistance de Nicolas Sarkozy, doit disparaître afin que le PDCI affaibli déjà par cette alliance avec des malfaiteurs renoue avec un comportement politique citoyen.

Voilà donc qui est très clair.

Mais pour la Résistance Patriotique et Révolutionnaire, la volonté de dénouer aujourd’hui ce qu’elle a noué hier n’engage que la France. Toutefois nous prenons acte des événements futurs qui sont exposés. Mais le moment venu, nous ferons une comptabilité analytique des actions criminelles conduites par la France en Côte d’Ivoire de 2002 à ce jour afin que rien ne passe en pertes et profits.

Aussi voudrions-nous envoyer le message suivant à la France repentante du bout des lèvres : elle peut et doit dénouer les mauvaises alliances qu’elle a passées avec des inconnus du peuple ivoirien en Côte d’Ivoire. Mais qu’elle garde à l’esprit qu’il appartient au peuple souverain de Côte d’Ivoire d’écrire sa propre histoire dorénavant.

A cette fin, les dignes fils de la Côte d’Ivoire notent qu’Alassane Ouattara qui n’a aucun lien de rattachement citoyen légal au pays de Laurent GBAGBO est devenu un poulet sans propriétaire désormais.  Et comme il y a un prix à payer pour chaque chose, que la France se tienne à l’écart lorsque des comptes vont être demandés à Dramane Ouattara dans les prochains. Cette posture est la seule alternative pour une France réconciliée avec elle-même sur le dossier ivoirien.

Michel Galy, ce Camarade de Gauche qui nous a fait l’amitié de partager avec nous, les confidences élyséennes sur le dossier ivoirien, et qui de surcroît est le spécialiste français de la Côte d’Ivoire, comprendra et interprétera le message que la Révolution Permanente envoie ainsi au camarade François Hollande.

Demain sera forcément un autre jour.
A Très bientôt.
Hassane Magued

http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/2412-cote-divoire-france-ouattara-est-desormais-un-poulet-sans-proprietaire-.html



Dossier

1-1 ARSENE TOUHO: MES PROPOSITIONS POUR LA DEFENSE DE LAURENT GBAGBO.

«Le drame de l’Afrique…, c’est qu’il n’y a pas de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès.

Le problème de l’Afrique, ce n’est pas de s’inventer un passé plus ou moins mythique pour s’aider à supporter le présent mais de s’inventer un avenir avec des moyens qui lui soient propres etc.»

Le 18 juin 2012, c’est le jour où le monde entier va suivre la justice internationale à l’épreuve de sa crédibilité. Ce sera à l’occasion de l’audience de confirmation des charges retenues contre le Président de Laurent Gbagbo.

Les QG antagonistes sont à pied d’œuvre, les uns pour apporter la preuve de la culpabilité de Laurent Gbagbo, les autres pour apporter la preuve de son innocence.  Ce sera incontestablement l’une des batailles juridico politiques les plus « mortelles » du 21e siècle. Pour ma part, je m’étais déjà mêlé de la partie en publiant le 5 décembre dernier ‘‘mes propositions pour la défense de Laurent Gbagbo’’. Aujourd’hui encore, j’ai décidé de refaire la même chose en répondant à l’appel de ACC-COMMUNICATION, cette plateforme de communication bénévole mise en place par des internautes aux nationalités multiples au service du combat pour la libération de Laurent Gbagbo. Ma confiance dans la compétence de Me Altit et de ses collègues au sein du collège d’avocats de la défense reste inébranlable. Mais, le juriste que je suis ne pouvait pas s’empêcher de ressentir la nécessité d’apporter en contribution sa modeste expertise après étude du dossier. Ma contribution est d’autant plus précieuse pour les avocats de Laurent Gbagbo que la vigilance et le coup d’œil, à cause de la nature humaine, ne sont pas toujours garantis par la profession ou la responsabilité qui les suppose. Ma contribution vise aussi et surtout à aider le citoyen lambda à comprendre comment les choses fonctionnent dans cette procédure.

 

Avant d’aborder la stratégie de défense à proprement parler (II), il faut bien savoir ce que c’est qu’une « audience de confirmation de charges » et comment les choses se passeront (I).

I- SAVOIR COMMENT LES CHOSES SE PASSERONT A L’AUDIENCE DU 18 JUIN :

Le 18 juin prochain, il s’agira de l’audience de confirmation des charges. Aux termes de l’article 61 du statut de Rôme, la Chambre préliminaire devant laquelle se déroulera l’audience va confirmer ou infirmer les charges sur lesquelles le Procureur se fonde pour demander que Laurent Gbagbo soit jugé. Cela signifie qu’à ce niveau, on n’est même pas encore au stade du jugement. Et c’est tout l’enjeu de cette audience. Le Procureur viendra pour demander que Laurent Gbagbo soit jugé par la CPI en apportant toutes les preuves qui doivent convaincre la chambre que celui-ci a commis les crimes qui lui sont imputés (article 61.5). Laurent Gbagbo et sa défense seront là pour démontrer avec preuves à l’appui que même si les crimes désignés ont existé (éventuellement), Laurent Gbagbo ne les a pas commis. A l’issue des débats aux cours desquels la défense a la possibilité de contester les charges et les preuves du Procureur, la Chambre préliminaire se prononcera pour dire si oui ou non « il existe des preuves suffisantes donnant des motifs substantiels de croire que Laurent Gbagbo a commis chacun des crimes qui lui sont imputés » (article 61.7).  Notons qu’à ce niveau, il y a trois cas de figure : 1. La Chambre préliminaire confirme les charges et renvoie Laurent Gbagbo devant la Chambre de 1ère instance pour être jugé (c’est là que débute le procès) ; 2. La Chambre préliminaire ne confirme pas les charges pour défaut de preuves suffisantes et prononce la relaxation de Laurent GBAGBO ; 3. La Chambre préliminaire ajourne l’audience et demande au Procureur de procéder à d’autres enquêtes ou d’apporter d’autres éléments de preuves.

En définitive, il faut retenir que l’audience du 18 juin est une audience à triple issue alternative : ou bien Laurent Gbagbo sera purement et simplement relaxé pour défaut de preuves suffisantes contre lui, ou bien il sera traduit en jugement si les charges sont confirmées. Si la deuxième possibilité se produit (ce qui n’est pas souhaitable mais reste probable), alors il ne restera à la défense qu’à plaider pour l’exonération de la responsabilité pénale de Laurent Gbagbo et éventuellement pour l’atténuation de la peine. Pour ma part, vu la complexité du dossier, je crois que c’est plutôt la troisième possibilité qui se produira. La Chambre préliminaire, devant les arguments et preuves irrésistibles de la défense de Laurent Gbagbo ne voudra pas prononcer aussi facilement le non-lieu. Elle se réfugiera derrière l’ajournement de l’audience.

I-                   SUR LE FOND :

Selon l’acte d’accusation, la responsabilité individuelle pénale de Laurent Gbagbo serait engagée en tant que « co-auteur indirect » de crimes contre l’humanité ayant pris la forme de viols, meurtres, actes inhumains et actes de persécutions. Car, soutient la Chambre, lui et « son entourage immédiat avaient convenu d’un plan et qu’ils étaient conscients que la mise en œuvre de celui-ci aboutirait, dans le cours normal des évènements, à la commission des crimes susmentionnés ». Etant admis que Laurent Gbagbo n’est pas lui-même auteur des crimes mentionnés, on devine bien que l’accusation n’a pas autre issue que d’établir un lien entre ces crimes et des ordres qu’il aurait donnés. Sur la base des éléments concrets de faits qu’il a à sa disposition, le conseil de défense réagira à ces accusations qui n’ont pour fondement que la supposition. La mention « dans le cours normal des événements » constitue l’épicentre des charges. Cette mention est en mission dans l’acte d’accusation et sa mission est d’établir que Laurent Gbagbo a donné des ordres avec l’intention délibérée de faire commettre les crimes susmentionnés. Car en effet, des ordres supposés ou réels donnés par un Président de la République pour la défense des institutions, des personnes et des biens ne signifient pas ordres de tuer des civils innocents ou de violer. A ce propos, je doute fort que l’accusation soit capable de produire des éléments sonores, écrits ou vidéo qui montrent bien Laurent Gbagbo en train de donner de tels ordres. A défaut de ce type de preuves intangibles, il ne reste que les témoignages. Et c’est justement ce qui explique la possibilité que Phillipe Mangou et Kassaraté, si l’on s’en tient à la rumeur, aillent témoigner contre Laurent Gbagbo en tant que personnes qui auraient directement reçu les ordres de lui. Si c’est le cas, c’est que l’on a du les rassurer qu’ils ne seront pas eux-mêmes épinglés par leurs propres témoignages en leur lisant l’article 33 du Statut de Rôme qui protège les auteurs de crimes qui ont agi sur ordre hiérarchique. L’article 33 prévoit que la personne qui a commis un crime sur ordre d’un gouvernement ou d’un supérieur hiérarchique est exonérée de la responsabilité pénale si elle avait l’obligation légale d’obéir aux ordres du gouvernement ou du supérieur en question. Mais encore, faudrait-il que ces témoignages eux-mêmes soient soutenus par des preuves tangibles au risque d’être classés au rang des témoignages quelconques. En tout état de cause, l’issue de cette audience, comme tout débat juridique, est tributaire de la valeur des éléments de preuves et la pertinence des plaidoiries dans une ambiance contradictoire.

Si les charges sont confirmées, le combat aura été plombé mais ne sera pas pour autant irrésistiblement perdu. Il restera alors à Laurent Gbagbo d’invoquer les motifs d’exonération de la responsabilité pénale. Il s’agit d’abord de la légitime défense. Pour cela il faudra clairement établir la chronologie des évènements qui permettra d’identifier les actes d’agressions délibérées et les actes de légitime défense. Car si la loi n’encourage pas l’auto justice, elle ne condamne pas non plus les sujets de droit à la poltronnerie suicidaire face à une agression réelle et actuelle. Ensuite, il faut établir la légalité et la légitimité des ordres même supposés que l’accusation tente d’attribuer à Laurent Gbagbo en invoquant les devoirs de protection de l’Etat que la Constitution impose au Chef de l’Etat. Je n’en dirai pas plus au risque d’être accusé de basculer dans un pessimisme préventif. Nous y reviendrons si le cours des événements nous l’impose.

Avant même d’en arriver aux mobiles des ordres supposés ou réels ayant provoqué les crimes, il serait bien que le Conseil de défense rappelle le statut que Laurent GBAGBO avait durant la période de commission des crimes mentionnés, c’est-à-dire du 16 décembre 2010 au 12 avril 2010. Si la question est de savoir qui est responsable des violences postélectorales, cela ramène à trouver celui qui a perdu les élections et qui a refusé de reconnaitre sa défaite. Sur cette question, l’accusation dit que Laurent Gbagbo est le coupable parce que c’est lui qui a refusé de reconnaitre sa défaite. Là dessus, au nom du principe de la présomption d’innocence que la CPI reconnait, la charge de la preuve pèse alors sur l’accusation. Cela signifie qu’il revient au Procureur de démontrer que Laurent Gbagbo a perdu les élections. Si la CPI veut vraiment convaincre et non assujettir les sujets de droit en conflit dans cette affaire, elle est obligée sur ce point, de rappeler le dispositif légal ivoirien en matière de proclamation des résultats de l’élection présidentielle. Elle est obligée de lire la loi ivoirienne et de rappeler à Laurent GBAGBO que pour qu’un candidat se considère comme vainqueur d’une élection en CI, il faut que le Conseil Constitutionnel le déclare puis l’investisse comme tel. Après cela elle pourra alors tirer la conclusion qui s’impose.

CONCLUSION :

Bien malin qui pourra pronostiquer sur l’issue de cette affaire. A partir des signes que j’ai pu observer jusque là, ou par exemple, pour la première fois dans l’histoire de la CPI, un procureur écrit à un potentiel acteur d’une affaire pendante à la Cour pour saluer la promotion politique de celui-ci, il est fort probable que le 18 juin, la politique se présente là où on attendait le droit. Car faut-il le rappeler encore, la Cour Pénale Internationale est probablement le ring que les plus forts du monde ont inventé pour frapper les plus faibles en utilisant le droit comme gants !...

Fait à Paris le 24 Mai 2012

ARSENE TOUHO
Juriste, Politologue, Ecrivain
arsene_touho@yahoo.fr

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=dossi&id=5233


1-2 Marc Micael : Côte d’Ivoire: et maintenant on fait quoi ?

La situation de la Côte d’Ivoire, version post-électorale, continue de cristalliser l’attention des uns et des autres.

Pire, tel un navire qui tangue, l’on se demande si ce pays

Les raisons:

Malgré le changement de régime qui y a eu lieu depuis avril 2011, le pays peine à retrouver ses repères avec monsieur Alassane Ouattara comme chef d’Etat. Ce dernier l’a lui-même reconnu au cours d’une récente interview dans laquelle il demande aux ivoiriens de rester encore patients. Dans cette Côte d’Ivoire, le constat des lieux montre qu’à ce jour, plusieurs dizaines de prisonniers politiques sont toujours incarcérés dans de nombreuses prisons à travers le pays. Il y a en outre, la situation des milliers d’exilés ivoiriens, jugés proches de Laurent Gbagbo,  qui ne sont pas encore rassurés de rentrer chez eux. Certains se sont même vus fraîchement, lancer des mandats d’arrêts internationaux, quand d’autres doivent continuer de survivre avec leurs avoirs gelés. Le pays lui-même vit au rythme de  l’insécurité galopante, si bien que la mission des experts de l’Onu venue récemment en Côte d’Ivoire s’en est préoccupée, en tirant la sonnette d’alarme. Cette mission recommandait entre autres, au régime d’Alassane Ouattara : « la création d’une armée, d’une police et d’une gendarmerie démocratiques (…), et la démobilisation de tous les miliciens qui sont encore en armes ». Si à ce tableau déjà sombre, nous ajoutons l’état d’esprit des populations confrontées à la flambée des prix des aliments de premières nécessité et pratiquement désabusées par les promesses de milliers d’emplois non tenues ; une opposition qui n’en finit pas de crier son indignation grandissante devant l’inflexibilité du régime en place,…Bref, les choses ne s’annoncent pas telles que prévues, avec monsieur Ouattara. La Côte d’Ivoire va mal et cela ne fait que perdurer.

Au fil du temps, la Côte d’Ivoire est en train d’offrir  au monde, le spectacle peu reluisant d’un pays buté à une situation dans laquelle les nouvelles autorités semblent peu enclines à trouver des solutions idoines aux problèmes cruciaux qui mettent en cause la cohésion sociale donc le développement de la nation toute entière. Dès lors, on se retrouve en plein, dans un Etat où rien ne semble précisément évoluer dans le sens de l’apaisement social. C’est ainsi que le besoin d’action se fait sentir. Un besoin de faire bouger les choses, si tant il est vrai que ceux qui en ont naturellement la charge, rechignent à le faire. Ce qui pourrait, bien évidemment conduire à tous les schémas de résolutions possibles, voire les plus extrêmes et radicales.

A moins qu’il ne souhaite faire face à cette levée de boucliers qui mettrait en péril son régime,  plusieurs pistes de solutions se présentent à monsieur Ouattara. La plus plausible :
Décrisper l’atmosphère socio-politique

Au nom de la paix et de la cohésion nationale, on pourrait demander à monsieur Ouattara, de libérer sans condition tous les prisonniers politiques et militaires, d’annuler tous les mandats d’arrêts lancés contre les opposants, de favoriser avec des actes concrets à l’appui, le retour des exilés, d’initier un dialogue permanent et franc avec l’opposition, notamment celle proche de Laurent Gbagbo. On pourrait aussi lui demander d’amener ses militants et alliés, notamment les plus extrémistes, à abandonner toute velléité de vengeance. Et pourquoi ne pas finalement, lui demander d’abandonner au nom de l’Etat de Côte, toutes les charges contre son adversaire Laurent Gbagbo actuellement détenu à la Cpi. Le tout bien sûr dans un langage invitant à l’apaisement et à un jeu politico-démocratique sain. Serait-ce trop lui demander ? Et pourtant il le faut, s’il souhaite dès à présent sortir des pressions croissantes qui se resserrent autour de son pouvoir.

Le dilemme

En temps de crise, les politiques les plus flexibles sont les meilleurs, dit-on. Mais monsieur Ouattara a-t-il les coudées franches pour instaurer en Côte d’Ivoire une l’atmosphère socio-politique enfin décrispée? N’est-il pas pris à son propre-piège qui a consisté dès sa prise de pouvoir, à se prouver et à montrer, coûte que coûte, à ses partisans et alliés qu’il était capable « d’effacer » les traces de Laurent Gbagbo ?

D’autre part, lui demander ainsi de décrisper l’atmosphère socio-politique ivoirien, geste salutaire puisse cela paraitre, pourrait renforcer ses adversaires dans leur conviction qu’ils ont raison depuis le début, lorsqu’ils clament que monsieur Ouattara est dans le faux. Par conséquent, toutes ces mesures tantôt suggérées, si éventuellement elles étaient appliquées par lui, certes permettraient de relâcher la pression, mais ne sauraient suffire à le laisser continuer à diriger ce pays.

Ce qu’il nous faut alors comprendre ici c’est que, aux yeux de nombreux ivoiriens, c’est moins la politique d’Alassane Ouattara qui pose problème, mais bien plus ce qu’il représente et surtout les circonstances dans lesquelles il accède au pouvoir en Côte d’Ivoire. Monsieur Alassane Ouattara qui incarne cet économiste ultralibéral, en alliance depuis le début, avec les institutions occidentales ayant assis leur domination économique et financière sur les Etats africains pauvres, accède au pouvoir en Côte d’Ivoire, précédé des bombes françaises et onusiennes. Or, une simple analyse historique montre bien que depuis plus de 20 ans, un grand vent de changement  démocratique est en train de souffler sur nombre de pays africains et singulièrement sur la Côte d’Ivoire. Une période particulière, décrite comme celle où les africains, les ivoiriens, réclament plus d’indépendance, souhaitent de plus en plus affirmer leur désir de liberté et de souveraineté à la face du monde. C’est alors que fait irruption sur la scène politique ivoirienne, Alassane Ouattara, le président « Reconnu » par la « Communauté internationale », terme sous lequel se cachent en réalité la France et ses alliés occidentaux, ennemis déclarés contre tout projet souverainiste et émancipatrice en Afrique, frustrant du coup cet idéal de liberté et d’émancipation entamé depuis plusieurs décennies en Côte d’Ivoire.

Retenons donc que les difficultés auxquelles se trouvent aujourd’hui confrontée la Côte d’Ivoire, trouvent leurs origines bien plus en amont. C’est un désir général et profond de changements significatifs qui est exprimé. Une soif de libération des griffes de l’oppresseur quel qu’il soit.  Et la situation actuelle de la Côte d’Ivoire prouve bien que cet homme, Alassane Ouattara au pouvoir, n’est pas l’homme indiqué, encore moins  celui qui arrive au moment opportun. Pour ainsi dire, le changement brutal de régime opéré en Côte d’Ivoire depuis avril 2011, n’est pas celui qu’il fallait. Il est donc est inapproprié eu égard ce désir de liberté caressé par tant d’ivoiriens qui aujourd’hui s’interrogent certes, mais qui n’entendent pas se laisser distraire. Ainsi donc, tant que Ouattara demeure au pouvoir et qu’il persiste à laisser pourrir les choses ; tant que Laurent Gbagbo, président renversé et acteur-clé de la crise en Côte d’Ivoire demeure dans les geôles de la Cpi, tel un idéal de liberté inachevé, les tensions persisteront et nous devrions naturellement nous attendre à vivre des situations où les positions se radicalisent d’avantage et deviennent bien pire que celles que connait aujourd’hui la Côte d’Ivoire. Si tel devra être le cas, que fait-on donc maintenant ?

Marc Micael

29 Mai

http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/2401-marc-micael.html



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

2-1 POUR LA LIBERATION IMMEDIATE DU CITOYEN FRANCAIS MICHEL BAGBO.

« Fils de son père » ! Tel est de l'aveu même du gouvernement Ouattara, le motif informel de 13 mois de détention sans jugement, aggravée de conditions dégradantes et de mauvais traitements, du français Michel Gbagbo, jeune universitaire de 42 ans sans responsabilités politiques.

Arrêté à la résidence présidentielle ivoirienne, le 11 avril 2011,par les forces spéciales françaises, ainsi que sa famille et plusieurs centaines de civils, livré aux milices FRCI, après avoir subi un calvaire sanglant au Golf Hôtel, il est détenu sans jugement dans un des Goulags du nord ivoirien, dans la ville de Bouna, depuis 13 mois .
Après quatre mois de détention arbitraire, une inculpation pour des motifs fantaisistes et invraisemblables lui fut notifiée, dans le but évident de donner une apparence légale à cette situation de non-droit.

Depuis le mois de mars 2012, Michel Gbagbo a été placé à l'isolement dans une clinique d'Abidjan, son état de santé fortement dégradé à cause des conditions de son incarcération à Bouna, qui ont été dénoncées par les observateurs de l’ONU depuis 2011. C'est pourquoi les «organisations des droits de l' homme » et de défense des prisonniers d'opinion devraient faire de son cas une des priorités de leurs campagnes internationales.
Révoltés par le traitement infligé à un de nos compatriotes , nous demandons :
- la visite immédiate de diplomates français de haut rang sur son lieu de détention pour marquer la solidarité de ses compatriotes et signifier la désapprobation de sa situation au pouvoir d'Abidjan

- sa libération la plus rapide possible

- et son transfert médicalisé en France où l'attend sa famille
Cette libération à titre sanitaire et humanitaire sera appréciée par tous les citoyens français et démocrates du monde comme un acte de justice, marquant une volonté de réconciliation du pouvoir ivoirien, préalable espérons le, à d'autres -tels la fin de la détention de tous les prisonniers politiques et le retour des exilés.
Paris, 16 Mai 2012
Comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens

http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=6891



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1CHRONIQUE DE HASSANE MAGUED - CPI: ça VA SE PASSER TRES MAL POUR OCAMPO ET OUATTARA

« Tout se complique pour Ocampo », confesse le camp Ouattara.

Le week-end dernier, à l’occasion de la récente visite éclair rendue par le sulfureux procureur Ocampo à son "partenaire d’affaire" Alassane Ouattara, c’est l’émoi qui s’est abattu sur l’association de malfaiteurs qui accuse de tous les péchés, le Président GBAGBO, le Chef d’État en exercice qu’ils ont agressé et tenté d’assassiner sans succès en avril 2011.

Qu’est-ce qu’Ocampo est venu chercher à la veille du procès prévu pour le 18 juin 2012, alors qu’une exception d’incompétence soulevée par les avocats du Président GBAGBO a fini par mettre du sable dans la bouche gourmande de ce faux procureur ?

Les indiscrétions ne tarissent pas en confidences. Les murs ont des oreilles. Pour Ocampo, ça va se passer très mal. Il n’a pu trouver de témoins capables de prouver les ragots que des militants du RDR ont compilés pour lui remettre et qu’il n’a pas hésité à brandir à la face du monde comme des charges contre le Président GBAGBO.

Plus grave encore, des personnes déclarées comme tuées par "la milice de GBAGBO" se trouvent être en service au sein des FRCI actuellement pendant que d’autres sont des apprentis de mini cars urbains appelés Gbaka. Ils sont déclarés tués par Ocampo mais ils sont en activité en ce moment à Abidjan.

Donc, ça se complique pour Ocampo. Et ça se complique énormément, parce que le fameux procureur de la CPI n’a jamais mené aucune enquête en Côte d’Ivoire. Cela peut se prouver. Il ne s’est contenté que de coupures de journaux pro-Ouattara, de récits écrits par un collège de militants RDR ayant travaillé à l’Hôtel du Golf, mais aussi et surtout, de faits récupérés dans les archives des auditions de témoins du génocide rwandais.  

C’est pourquoi ça va se passer très mal pour lui. Il a fait du faux. Il a menti. Il a fabriqué les faits et les circonstances. Il ne peut justifier les soi-disant preuves qu’il a contre GBAGBO.  

Alors, il se contente de slogans et de propagande depuis la riposte sommaire apportée par la Défense du Président GBAGBO. Il en est ainsi quand il dit que "les pro-GBAGBO ont commis les pires atrocités". Ici, il est dans la démagogie, les clichés sans faits, la propagande anti-gbagbo sans discernement.

 

En effet, les rapports des organisations internationales de défense des droits de l’homme fixent clairement des grands moments de crimes commis dans la période postélectorale : il y a ceux commis par le Commando dit invisible à Abobo (56 femmes, enfants et vieillards à Anonkoua Kouté en une seule nuit, plus de 30 policiers et gendarmes tués alors qu’ils étaient endormis à leurs domiciles) ; il y a les innombrables massacres commis par la rébellion de Ouattara rebaptisée FRCI lorsqu’il en a pris le contrôle officiellement en mars 2011(plus de 2000 Guérés massacrés de mars à avril 2011 par les FRCI et Dozo à Duekoué dont 800 femmes et enfants égorgés, aspergés d’essence et brûlés sur un seul site, plus de 200 élèves et étudiants sortis de leurs domiciles et exécutés à Yopougon par Shérif Ousmane et ses hommes, des centaines d’étudiants tués autour de la Résidence du Président GBAGBO par l’armée française, des dizaines d’étudiants tués par les FRCI sur les lits du CHU (Centre Hospitalier Universitaire) de Cocody alors que blessés par les bombardements franco-onusiens autour de la résidence du Président GBAGBO où ils avaient constitué un bouclier humain, ils étaient hospitalisés pour recevoir des soins ; etc. etc.) 

 

A quel moment Monsieur Ocampo peut-il trouver des faits pour démontrer sur la période dite postélectorale, des crimes plus graves commis par les pro-GBAGBO ? 

 

Il n’y aucun fait qui accompagne ce mensonge ridicule proféré par un procureur malhonnête, soudoyé par des criminels et qui pense qu’il va s’en tirer si facilement pour aller se la couler douce.

 

Ocampo lui-même le sait. Il va couler avec Ouattara. Donc il veut s’en laver les mains. Il clame en public des slogans de diabolisation classiques auxquels ils ont habitué l’opinion occidentale. Mais en privé, il confie à Ouattara que les choses risquent de se passer très mal pour lui. Mais aussi pour Ouattara et ses obligés.

 

Résultats de la panique et de l’angoisse : Ocampo veut rompre le pacte scellé avec des pots de vin.

« Mais comment compte-t-il s’y prendre ? » Notre source dit qu’elle n’a pas encore les informations. Mais ce dont elle est sure, c’est qu’Ocampo a tenu à préparer les esprits qui comptaient sur sa malhonnêteté pour en finir avec GBAGBO Laurent, à s’attendre à un revirement brutal de la situation dont les conséquences seraient incalculables pour lui mais aussi pour Ouattara et ses hommes.

 

« Dans ce cas, Ocampo qui a manifestement échoué dans sa mission contre le Président GBAGBO va-t-il rembourser les pots de vin déjà encaissés » ?

 

Notre source répond que ce n’est pas à exclure s’il ne veut pas être dénoncé par le camp Ouattara au cas où les choses se passeraient vraiment mal. Et comme les choses vont se passer très mal pour lui, il fait le fanfaron en public, mais pleure sur son triste sort en privé.

 

Voilà donc qui promet. Et comme le dit la sagesse africaine : « le poisson vit dans l’eau, mais ce n’est pas dans toutes les eaux qu’il peut nager ».

 

Habitué aux coups fourrés, Ocampo a sous-estimé le peuple digne de Côte d’Ivoire et son Président, Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO. Mais il s’en rend compte : le mépris et le racisme rendent aveugles et non intelligents.

A Très bientôt.

Hassane Magued

mercredi, 06 juin 2012

 afrik53.com

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3-2 Le Porte-parole du Président de Laurent Gbagbo: Lazare KOFFI KOFFI

ENTRETIEN DE OUATTARA : UN TISSU DE MENSONGES 

COMMUNIQUE DU PORTE-PAROLE DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO:CLARIFICATIONS ALA SUITE DE L'ENTRETIEN D'ALASSANE OUATTARA SUR RFI.

Ce dimanche 20 mai 2012, interrogé sur Radio France Internationale RFI par Mr Alain Foka, Monsieur Alassane Ouattara, Chef d’Etat ivoirien, s’est livré à un exercice périlleux, en falsifiant délibérément comme à son habitude l’Histoire récente de la Côte d’ivoire, en particulier sur les deux points suivants :

1/ Il a affirmé que l’aide reçue de la France, après son installation dans les conditions que l’on sait, avait principalement servi à payer les arriérés des salaires des fonctionnaires, arriérés accumulés trois mois durant par le gouvernement du président Laurent Gbagbo pendant la crise post-électorale. 

C’est une énorme contre-vérité, que des milliers de fonctionnaires payés en temps et en heure pendant cette période pourront aisément confirmer. A ce propos, il faut aussi rappeler que les salaires de la fin du mois de mars 2011 étaient déjà positionnés sur les comptes des fonctionnaires quand les éléments de l’armée privée de Monsieur Ouattara sont arrivés sur Abidjan.

En avançant délibérément une telle contre-vérité, Monsieur Ouattara tente plutôt de justifier auprès de son bailleur de fonds, la France, l’utilisation des fonds d’urgence reçus à la suite de son installation au pouvoir. Il semble craindre, à juste titre, un audit, par les nouvelles autorités françaises de l’usage de ces fonds surtout que le gouvernement sortant aurait déjà engagé une mission de contrôle au niveau du cabinet du Premier Ministre, François Fillon. Cette grave contre-vérité a le mérite de nous donner raison lorsque que nous avons demandé un audit de ces prêts dans l’intérêt du contribuable français et ivoirien. En effet, la précipitation et l’opacité qui ont entouré ce prêt nous faisaient craindre qu’il fût soit utilisé pour payer les nombreux mercenaires recrutés par M. Ouattara pour faire sa guerre, soit retourné en France sous forme de rétro-commissions à la veille d’une année électorale. Plus que jamais cette demande demeure d’actualité après les propos tenus par le Chef de l’Etat ivoirien.

 

2/ Monsieur Ouattara s’est dit satisfait d’avoir fait transférer le président Gbagbo à la CPI, au motif qu’en tant que « Chef des Armées » il était « responsable de plus de 3000 morts » pendant la crise post-électorale. Cette affirmation est fausse quant à l’imputabilité des trois « milles morts » (chiffres jamais étayés par une preuve ou un début de preuve), au Président Laurent GBAGBO a néanmoins, le mérite également de ressortir au grand jour une évidence que l’on tente maladroitement de nier.

Pendant la crise post-électorale le président GBAGBO, constitutionnellement déclaré élu, a dû défendre la souveraineté de la Côte d’Ivoire tout en ne cessant pas d’appeler à la raison pour régler pacifiquement ce qui n’aurait jamais du être autre chose qu’un contentieux électoral.

Dans le même temps, Monsieur Ouattara, avec l’aide de puissances étrangères et au mépris des lois internationales (embargo sur les armes, par exemple), a levé une véritable armée privée, dont il a dit prendre la tête le 17 mars 2011, par « ordonnance présidentielle » depuis l’Hôtel du Golf à Abidjan. C’est cette armée qui a commis les pires exactions, en particulier dans l’Ouest du pays où fut perpétré le massacre de Duékoué (plus de 1000 personnes assassinées en une seule journée). De même il est de notoriété publique aujourd’hui, de l’aveu même de ses soldats, que Monsieur Ouattara était l’auteur principal de la tentative de Coup d’Etat du 19 septembre 2002 qui s’est transformée en rébellion armée. Cette rébellion est à l’origine de la situation actuelle en Côte d’Ivoire et porte la responsabilité de milliers de morts, blessés et disparus, de 2002 à aujourd’hui.

Dans ces conditions la véritable place de Monsieur Ouattara est à la CPI, en lieu et place du président Laurent Gbagbo.

Plus d’un an après la rupture de l’Ordre Constitutionnel en Côte d’Ivoire par des forces étrangères, le pays est toujours dans l’instabilité politique, économique et sociale et le « régime » de Monsieur Ouattara montre ses vraies limites.

Les Droits de l’Homme sont quotidiennement bafoués, les libertés publiques menacées et les dirigeants actuels ne montrent aucun signe de bonne volonté pour amener le pays dans la voie de l’apaisement, du dialogue et de la réconciliation.

C’est tout le combat politique du président Gbagbo qui lutte depuis des décennies pour que la Côte d’Ivoire se développe dans le respect de l’ordre démocratique sans lequel aucune société ne peut prospérer.

Aujourd’hui la Côte d’Ivoire et l’Afrique ont besoin, plus que jamais, de la sagesse du président Gbagbo. C’est ce que les autorités des « grandes puissances » doivent rapidement reconnaitre. L’injustice faite au Peuple ivoirien et au Président GBAGBO ne peut continuellement prospérer.

Pour le Porte-parole du Président Laurent Gbagbo, Le Ministre Lazare KOFFI KOFFI

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

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3-3 Hermann Djea et Emmanuel Akani :Audience de confirmation de charges. La mobilisation s'intensifie pour Gbagbo.

Dans moins d’une quinzaine de jours, s’ouvrira l’audience de confirmation des charges contre le président Laurent Gbagbo.

Un événement qu’attendent avec beaucoup d’impatience et d’espoir les démocrates du monde entier, particulièrement les Africains et Ivoiriens de la diaspora qui s’organisent pour marquer un grand coup à La Haye.

Le président Laurent Gbagbo reste pour la grande majorité des démocrates ivoiriens et africains une figure emblématique. Depuis son transfèrement à la prison de Scheveningen au mois de novembre dernier, les mouvements de soutien surabondent et ils sont nombreux ceux qui s’apprêtent à arpenter les rues de La Haye pour lui témoigner leur soutien et réclamer sa libération au moment où il sera face aux juges le 18 juin prochain.

Loin d’entamer leur détermination, les manoeuvres du duo Alassane Ouattara - Luis Moreno Ocampo pour couler celui en qui le peuple ivoirien continue de se reconnaitre apparaissent aujourd’hui comme le ferment de l’engagement. C’est pourquoi, au lende main du séjour suspect du procureur de la CPI Louis Moreno Ocampo à Abidjan, ils ont décidé de mettre les bouchées doubles pour assurer une mobilisation exemplaire. Le mercure monte et à ce jour, tant en Europe qu’aux Etats-Unis ou au Canada, l’engouement est total. Sur le Vieux continent, la mobilisation s’organise principalement à partir de la France où il y a une forte concentration d’Africains et Ivoiriens déterminés à se battre jusqu’au bout pour dénoncer l’imposture de Ouattara et l’injustice faite à Laurent Gbagbo.

Les différents mouvements de résistance engagés dans le combat pour la libération du président Gbagbo rivalisent d’ardeur et tout est prétexte actuellement pour mobiliser les troupes en direction de La Haye. Ainsi, en Grande Bretagne, Belgique, Espagne, Italie, Allemagne, Pays Bas, Luxembourg, Suisse, etc. Les patriotes ivoiriens et les démocrates européens qui ont compris que Laurent Gbagbo est victime d’un complot international préparent le déplacement au Pays- Bas. Sur place, des dispositions ont été déjà prises pour assurer gite et couvert à un grand nombre de personnes.

Des différents pays, des convois sont organisés à l’effet de soutenir celui qui fait de la défense des droits des africains et de l’Afrique son crédo. Pour ce procès que l’on pourrait qualifier d’historique au cours duquel aura lieu la confirmation ou non des charges contre Laurent Gbagbo, des T-shirts à son effigie ont été confectionnés que tous arboreront le jour de l’audience. Une idée bien originale pour envoyer un signal fort à la communauté internationale quant à la popularité de celui que Ouattara tente de présenter comme  un criminel.

Pour ses compatriotes et bon nombre d’Africains et Européens, Laurent Gbagbo est un grand défenseur de l’Afrique victime de l’impérialisme des Occidentaux. Contre toute attente, depuis son arrestation consécutive aux bombardements intensifs de l’armée française sur sa résidence, puis son transfèrement à La Haye, le «Woody de Mama» est resté digne et sa cote de popularité s’est accrue à un rythme exponentiel. Du côté des avocats chargés de sa défense, avec maitre Altit en première ligne, c’est la grande sérénité à quelques jours du 18 juin.

Hermann Djea et Emmanuel Akani

   

 

 

 

http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=7104


3-4 Par qui et pourquoi les assassinats politiques en Afrique ?

Pour changer le cour de l’histoire africaine ,pour maintenir l’Afrique dans la dépendance ,pour piller les richesses de l’Afrique sans être inquiéter ,pour affaiblir les États ,les institutions et organismes africains ,et pour lutter contre la montée du nationalisme africain,…les puissances impérialistes comme la France ,les États-Unis ,la Grande Bretagne,…ont toujours fait recourt aux assassinats politiques qui restent toujours impunis pour des raisons politiques sans doute .La dernière conspiration de ses puissances impérialistes a été l’assassinat du Guide libyen Kadhafi et son fils Muatassim en qui nous rendons un vibrant hommage pour avoir combattu pour défendre leur patrie. Comme bien d’autres cas, la commission des Nations Unies,la cour pénale internation(CPI),Human rigth Watch,la cour international de justice(CIJ),... ne donnent aucune suite sur les circonstances de l’assassinat du guide et don fils, aucune enquête, aucun jugement ,alors que les témoignages ,les images ,démontrent ,ces crimes sur le guide ,sa famille et les populations libyenne.

Avant ce épisode triste de l’histoire africaine il y a eu bien d’autres cas d’assassinats politiques en Afrique préparés par La CIA, ou les services secrets français. C’est ainsi que plusieurs leaders politiques africains payeront de leur vie pour avoir défendu les intérêts de leurs pays et de l’Afrique. Et aujourd’hui encore aucune justice n’a été rendu pour les familles des défunts, pour leur pays et pour l’Afrique .On se souvient encore de Mehdi Ben Barka enlevé et assassiné à Paris par deux hommes blancs le 29 Octobre 1965.Ben Barka était ce grand nationaliste marocain qui a mené une grande révolution au Maroc et en Afrique pour l’autodétermination des peuples ,il a été sauvagement assassiner par la France pour ses idées. Toujours à Paris la sud-africaine Dulcie September représentante de l’ANC en France fut assassiné le 29 Mars 1988.Amilcar Cabral président du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et Cap Vert sera aussi assassiné devant sa femme pour ses idées contre l’impérialisme le 20 Janvier 1973.Patrice Lumumba quant à lui sera exécuter le 20 Janvier 1961 par la CIA sous l’ordre du président américain Eisenhower car Lumumba constituait une grande menace pour les idées impérialistes et pour le projet d’une balkanisation du Congo qui permettra le pillage des ressources naturelles du Congo. Le jeune capitaine Thomas Sankara connaitra aussi le même sort, assassiné pour ses idées Sankara a fait aussi de la lutte contre l’impérialisme, le néocolonialisme son cheval de bataille ce qui va lui couter la vie. Sylvanus Olympio, président de la république du Togo sera aussi assassiné par Eyadema avec la complicité des officiers français présent sur place en 1963. Ibrahim Barré-Maïnassara, président de la république du Niger, Mohammed Boudiaf, président de la république d'Algérie, Anouar el-Sadate, président de la république d'Égypte, Murtala-Ramat Mohammed, président de la république du Nigeria,…Tous ces présidents africains ont été assassinés pour des causes bien déterminées.

Aujourd’hui encore ces assassinats politiques des grands hommes politiques et de journalistes africains continuent sous le regard de la justice internationale qui prend toujours parti avec les commanditaires .Notons cependant que ces manœuvres politiciennes qui visent à priver l’Afrique de ses plus grands leaders et l’affaiblissement des organisations politiques et économiques de l’Afrique sont l’œuvre des puissances impérialistes mais avec la complicité de certains fils du continent qui jouent le jeu de ses puissances impérialistes pour des intérêts égoïstes. Cependant ces assassinats sont toujours restés impunis pars que quelque part il y a toujours une main française ou américaine qui est impliquée ce qui fait que l’affaire est étouffé et les assassins resterons toujours libre sans être inquiété. Et cela continuera tant que les africains n’ont pas pris conscience de cela .Hier c’était Kadhafi, demain c’est peut-être Vous ou moi ,car ces puissances impérialistes sont toujours prêtes à mettre fin à tous élan nationaliste qui chercherait des intérêts pour l’Afrique.

http://www.jeunessafricaine.blogspot.fr/search?updated-min=2012-01-01T00:00:00-08:00&updated-max=2013-01-01T00:00:00-08:00&max-results=12



Annexe

Déclaration du ‘Front Populaire Ivoirien’ à l’occasion de sa rencontre avec la délégation du Conseil de Sécurité de l’ONU.

(Abidjan 21 Mai 2012)

 Le présent document est destiné à donner au Conseil de Sécurité de l’ONU la position du Front Populaire Ivoirien sur la situation qui prévaut en Côte d’Ivoire à la date ci-dessus. Il comprend trois parties consacrées l’une au constat de la discrimination que l’ONU établit entre les nations, l’autre à la dénonciation du parti pris onusien contre Laurent Gbagbo et le Front Populaire Ivoirien, et la dernière à la dictature instaurée dans notre pays depuis le 11 avril 2011. En guise de conclusion nous présentons nos conditions de sortie de crise.

1- De la discrimination des nations par l’ONU

Née au lendemain de la seconde guerre mondiale, sur les cendres de la Société des Nations (SDN), l’Organisation des Nations Unies (ONU) dans le préambule de sa charte datée du 26 juin 1945, affirme avec fermeté ce qui suit :

"Nous peuples de Nations Unies, sommes résolus, à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations grandes et petites".

La Côte d’Ivoire est une petite nation africaine, ancienne colonie française devenue indépendante en 1960, qui exprime son attachement aux valeurs démocratiques reconnues à tous peuples libres notamment : le respect et la protection des libertés fondamentales tant individuelles que collectives.

Mais pendant trois décennies (1960-1990) ces libertés ont été confisquées au nom d’un parti unique imposé au peuple ivoirien avec le soutien bienveillant de la France ex tutelle coloniale. Il en sera quasiment de même pendant une autre décennie (1990-2000) même avec l’avènement proclamé du retour au multipartisme.

Il est à noter qu’au cours de ces quatre longues décennies de privations de libertés et de violations permanentes des droits de l’homme, que le peuple ivoirien a endurées, avec des exécutions sommaires dans de faux complots (1963-1964), les arrestations et détentions massives, arbitraires, ni la France, ni l’Onu n’a émis la moindre protestation et encore produit la moindre résolution pour protéger le peuple de Côte d’Ivoire et exiger que la démocratie soit instituée dans ce pays.

La France et l’Onu ont bien au contraire adoubé le régime ultralibéral liberticide mis en place sous la férule de Félix Houphouët Boigny.

L’Onu ne traite donc pas les grandes et petites nations dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, et fonctionne donc avec un parti pris.

Pendant tout ce temps qu’il était sans soutien, et livré au règne sans partage du parti unique, le peuple ivoirien ne s’est pas résigné à son sort. Laurent Gbagbo historien, déjà dans le collimateur des dirigeants du parti unique, décide de fonder en 1982 le Front Populaire Ivoirien, un parti politique non libéral, mais socialiste et souverainiste, pour défendre les droits et libertés en vue d’une transition pacifique à la démocratie en Côte d’ivoire. Au terme de trois décennies de luttes parsemées d’embûches, arrestations, et tentatives d’assassinat des démocrates, la Côte d’Ivoire se dote d’une autre Constitution et proclame la seconde République le 1er Août 2000.

Laurent Gbagbo est élu au suffrage universel, Président de République de Côte d’Ivoire le 26 Octobre 2000.

2- Laurent Gbagbo et le Front Populaire Ivoirien indésirables au pouvoir par le système onusien

Laurent Gbagbo dès après sa prestation de serment, s’emploie à mettre en œuvre son projet de société en prenant des décisions destinées à donner le pouvoir au peuple ivoirien (la décentralisation, la réforme de la filière café-cacao) à promouvoir les libertés d’expression (la loi sur la dépénalisation de la presse) libertés d’association (loi sur le financement des partis politiques), etc.

Autant de décisions qui traduisent dans les faits, son attachement et celui du Front Populaire Ivoirien aux valeurs démocratiques reconnues à tous les peuples libres conformément au préambule de la Constitution du 1er Août 2000.

Le régime de Laurent Gbagbo ne fonctionnera véritablement que pendant seulement vingt deux mois. Dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, il a été attaqué violemment à l’arme lourde par des mouvements rebelles qui visaient à renverser le régime. Bilan, trois cents gendarmes tués. Le coup d’Etat échoue et se transforme en rébellion qui s’installe dans la zone centre nord ouest du pays (CNO). Que font dès lors la France et l’ONU ?

La France qui a signé des accords militaires de défense avec la Côte d’Ivoire, refuse de les appliquer pour défendre l’intégrité territoriale du pays, sous le prétexte qu’il s’agit d’une guerre entre ivoiriens. Comment le savait-elle déjà le jour même de l’agression quand le Président de la République Laurent Gbagbo a interpellé le président de la République française Jacques Chirac sur ses engagements ?

La réponse ne se fera pas attendre. La France sous le second prétexte d’évacuer ses ressortissants à Bouaké où se sont refugiés les rebelles en déroute, fait barrage pour qu’ils ne soient pas totalement défaits. Ce après quoi, les rebelles très lourdement armés, ont massacré les forces loyalistes pour prendre possession des casernes et occuper totalement avec l’appui de la France, les zones Centre Nord et Ouest du pays consacrant ainsi la partition de la Côte d’Ivoire.

Mais la France de la droite libérale ne s’arrête pas là. Après avoir sécurisé les rebelles sur le terrain, elle active la CEDEAO pour qu’elle demande au sommet d’accra du 29 septembre 2002 de déployer une force de maintien de la paix en Côte d’Ivoire, préparant ainsi l’entrée en scène de l’ONU.

Quatrièmement, cela parce que l’ONU lui reconnait, le droit de faire des projets de résolutions sur la situation dans ses ex-colonies, pourtant indépendantes et souveraines en principe, la droite française convoque à Linas Marcoussis du 15 au 23 janvier 2003 la table ronde des forces politiques ivoiriennes.

Réunissant ainsi autour de la même table les partis politiques y compris le FPI en même temps que les mouvements rebelles, la France les légitimaient du même coup, sans avoir jamais condamné ni cette rébellion, ni l’usage des armes pour la prise du pouvoir dans un Etat démocratique en violation de la Constitution ivoirienne.

Cet accord entériné par d’abord la conférence des chefs d’Etat sur la Côte d’Ivoire qui s’est tenue à Paris , les 25 et 26 janvier 2003, sera adopté in fine par le sommet de la CEDEAO à Dakar le 31 janvier 2003, et l’Union Africaine le 03 février 2003.

Tous ces organes aux ordres, permettront ainsi au Conseil de sécurité de l’ONU d’entrer en scène par sa première déclaration sur la crise ivoirienne, la résolution 1464 adoptée à sa 4700ème séance le 04 janvier 2003.

Une résolution prise six mois après le début du conflit et qui ne condamne en son point 7 que "les graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire intervenues en Côte d’Ivoire depuis le 19 septembre 2002" sans nommer encore moins condamner les mouvements rebelles qui sont l’auteur de ces graves violations.

Tout va se passer par la suite comme si la France et l’ONU découvraient subitement en Côte d’Ivoire les graves violations des droits de l’homme, dont elles se sont pourtant faites complices en les couvrant pendant 40 ans dans ce pays (1960-2000).

A partir de cette date l’ONU et ses forces armées agissant en Côte d’Ivoire (France et CEDEAO) s’étaient déjà disqualifiées par leur flagrante prise de position en faveur de la rébellion au détriment de Laurent Gbagbo et le Front Populaire Ivoirien indésirables au pouvoir par le système Onusien.

Nous disions système onusien, parce que l’ONU et ses démembrements sont des instruments au service du nouvel ordre mondial. Fondé sur le système libéral capitaliste et ne visant que la recherche d’énormes profits au détriment des peuples des petites nations, ce nouvel ordre mondial, qui fait fi des Etats et de leurs Constitutions, est fondamentalement anti souverainiste et anti démocratique.

Au total 43 résolutions seront prises par le Conseil de Sécurité de l’ONU pour installer méthodiquement, donc avec préméditation, l’ultra libéral Alassane Ouattara au pouvoir en Côte d’Ivoire.

De sa première résolution 1464 du 04 février 2003 prise dans sa prétendue volonté de la crise, à sa quarante et unième, la résolution 1980 du 28 avril 2011, où il se félicité de ce que le président de la Côte d’Ivoire qu’il a installé sous un déluge de bombes, le Conseil de Sécurité de l’ONU est resté dans la même posture. Ne s’inquiétant nullement de ce que pensait le peuple de Côte d’Ivoire agressé dans ses droits pour avoir élu un président indésirable par l’ONU et encore moins de ce qu’il est devenu après son éviction du pouvoir.

Et comme pour se dire, sa mission est accomplie en Côte d’Ivoire, installer un ultra libéral, en lieu et place du souverainiste Laurent Gbagbo, depuis le 28 avril 2011, seulement deux résolutions ont été produites sur la situation en Côte d’Ivoire, il s’agit de celle N° 1981 du 13 mai 2011 et la résolution 2000 du 27 juillet 2011.

Depuis ces deux dernières résolutions où il encourage le nouveau président à consolider son régime avec l’appui des forces onusiennes, de la licorne et des FRCI, l’ONU a décrété le black out sur la descente aux enfers de tous ceux qui ont œuvré pour l’avènement de la démocratie dans notre pays ; montrant ainsi par là même que la stigmatisation de Laurent Gbagbo comme dictateur, infréquentable, mauvais perdant, n’étaient que des prétextes pour l’évincer du pouvoir.

Le Front Populaire Ivoirien accuse le Conseil de Sécurité de l’ONU :

1° d’avoir pris des résolutions sur la base d’informations non fondées et donc fausses ;

2° d’avoir fait de multiples pressions pour contraindre le président Laurent Gbagbo à organiser des élections dans une Côte d’Ivoire non réunifiée avec le désarmement des rebelles non effectué par l’ONUCI qui avait cette mission en charge ;

3° d’avoir bombardé la résidence du Chef de l’Etat pour le contraindre à quitter le pouvoir, sur la base d’on ne sait quelle résolution ;

4° d’avoir créé par la suite une situation propice à l’assassinat par le nouveau régime, des démocrates ;

5° d’être à l’origine de la mise en place en Côte d’Ivoire depuis le 11 avril 2011 d’un Etat de non droit.

3- Depuis le 11 avril 2011 la dictature a été instaurée en Côte d’Ivoire

Trois volets suffiront ici à en donner la preuve. La justice des vainqueurs – l’insécurité galopante et rapprochée – le jeu démocratique dévoyé.

3-1 La justice des vainqueurs

3. 1. 1 A commencer par le président Laurent Gbagbo, de nombreux cadres et dirigeants du FPI ont été d’abord arbitrairement arrêtés et détenus, avant que la justice aux ordres d’Alassane Ouattara ne cherche les preuves, à ce jour introuvables de leurs  inculpation.

3. 1. 2 La chasse aux sorcières instantanée dans une terreur sans nom a contraint de milliers de cadres du FPI et autres citoyens à protéger leurs vies en prenant le chemin de l’exil. Et le pouvoir Ouattara continue de les poursuivre par des mandats d’arrêts internationaux.

3. 1 3 Les avoirs de nombreux citoyens et cadres du FPI gelés sans un commencement de preuves, ont conduit à la mort de nombre d’entre eux faute de moyens/ressources pour se soigner (Bohoun Bouabré, Diagou Gomont, Gnan Raymond, tous d’anciens ministres et maires, etc.)

3. 1. 4 Les Dozos qui écument les campements, villages et villes, procèdent à des expropriations de terres pour exploiter les plantations à leur profit, et sur la base de jugements expéditifs, les propriétaires sont exécutés sommairement.

3-2 L’insécurité galopante et rapprochée

3. 2. 1 Les FRCI forces armées de Ouattara, tous issues de sa région, illettrées et s’exprimant exclusivement en Malinké leur langue maternelle, procèdent au quotidien à de nombreuses rafles de citoyens, parqués dans des camps de concentrations (Yopougon, Abobo, Koumassi), où ils sont torturés, marqués au fer comme du bétail, dans le silence assourdissant des tenants du nouveau régime.

3. 2. 2 Ces mêmes FRCI occupent de nombreux sites publics, espaces et domiciles privés dont ils se sont appropriés en toute impunité. A titre d’exemple le site des manifestations du FPI à Yopougon, est occupé depuis plusieurs mois par les FRCI qui en ont fait une caserne. Dans le même temps les forces armées nationales (gendarmes, policiers, militaires) souffrent l’humiliation, et le martyr, parce qu’exerçant sans armes leur mission régalienne.

3. 2. 3 La terreur instaurée et la répression systématique dans le sang (avec de nombreux blessés et morts d’hommes) de toutes les manifestations pacifiques organisées par le FPI (Koumassi, Bonoua, Port-Bouët, Yopougon) au mépris du respect des libertés d’associations et de manifestations.

3-3 Le jeu démocratique dévoyé

Parvenu au pouvoir par les armes et donc de façon anticonstitutionnelle, illégitime et illégal le pouvoir Ouattara est confronté depuis son avènement à un grave déficit de légitimité. Ses parrains l’ONU, la France notamment ont souhaité, pour lui donner un vernis démocratique de procéder à des élections législatives ouvertes et inclusives.

Mais tournant le dos à la résolution du 27 juillet 2011, il a organisé ces élections de façon exclusive sur la base d’un découpage électoral très favorable à son parti le RDR auquel il a réservé d’avance une soixantaine de sièges.

Résultats, un parlement monocolore anti démocratique sans opposition nous ramenant au système du parti unique.

De surcroit ces élections se sont révélées, non représentatives avec une abstention de 85% de l’électorat. Un vrai désert électoral qui signifie que la Côte d’Ivoire a besoin de se doter d’un parlement représentatif de toutes ses composantes politiques et non cette assemblée de surcroit quasiment mono-ethnique avec 60% de Malinké, ethnie de Ouattara.

3-4 La reconstruction de la paix : mesures générales

Le Front Populaire Ivoirien prenant acte de la situation qui fait de M. Alassane Ouattara président de la République de Côte d’Ivoire demande :

1- Que soit prise dans l’immédiat une mesure d’amnistie générale ;

2- La prise d’une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU exigeant la libération du Président Laurent Gbagbo, acteur incontournable du processus de réconciliation en Côte d’Ivoire ;

3- La libération de tous les prisonniers, le retour des exilés et le dégel de tous les avoirs ;

4- La réinitialisation de tout le processus c’est-à-dire du jeu démocratique à commencer par les élections présidentielles puis les législatives, les régionales et communales sur la base de dispositions consensuelles ;

5- Le désarmement préalable des ex rebelles ;

6- Le départ de la Côte d’Ivoire des forces onusiennes qui se sont révélées pendant la crise et qui continuent de se comporter comme des forces belligérantes ;

7- La levée de toutes les sanctions onusiennes ;

8- Un dialogue direct avec le pouvoir ;

Dans ce cadre le FPI fait des propositions dans deux documents dont copies ci-jointes. 

Conclusion

De toute évidence la démocratie qui a servi de prétexte au changement brutal de régime s’est muée en dictature sous le régime de Ouattara au grand dam de ses parrains qui se doivent d’en tirer courageusement les leçons.

Telles sont les conditions minimales de sortie de crise du Front Populaire adressées au Conseil de Sécurité de l’ONU, qui permettent à cette institution de contribuer à la réinstauration de la démocratie, de l’Etat de droit et de la paix en Côte d’Ivoire.

Délégation du FPI :

1- NGUESSAN Amani Michel, Secrétaire Général Adjoint : 01 48 88 41

2- GNAOULE Oupoh Bruno, Secrétaire National : 06 38 42 42

 http://regardscroises.ivoire-blog.com/


11/06/2012

n°31 - Journal de Côte d’Ivoire - 10-05 au -10-06 - a1 - «François Hollande n'est pas le type de caractère à casser la baraque françafricaine»

n°31 - Journal de Côte d’Ivoire - 10-05 au -10-06 - a1  - «François Hollande n'est pas le type de caractère à casser la baraque françafricaine»



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



       Journal de Côte d’Ivoire  

    n°31                              10-05 au 10-06

    Par C.Debroeder &  M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

   Mes informations sont le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos

 



Le journal de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-              solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

1

Tiré à part :

Dr Prao Yao Séraphin, S. Vangah et S. Séry :

BILAN D'UN AN DE GOUVERNANCE: OUATTARA A FAIT CE QU'IL N'A PAS DIT ET DIT CE QU'IL N'A PAS FAIT.

Droit de Réponse : Allez dire à Alassane Ouattara que sa place est partout sauf dans un Palais Présidentiel !

1 Politique  Côte d'Ivoire occupé :

Christian Vabé : LE FAUX SCOOP DE JEUNE AFRIQUE AFFAIRE «PLUS DE 700 MILLIONS FCFA SUR UN COMPTE DE LAURENT GBAGBO»:

2Des Canons ... pas du beurre

2-1 Odile Biyidi - Camus Ali Lynx : «François Hollande n'est pas le type de caractère à casser la baraque françafricaine».

2-2 KOBAZEYRET Laurent : HOLLANDE COMME OBAMA?.

2-3 D’abord, en quoi le nouveau Président français serait-il un espoir pour les africains ?

2-4 Sur le terrain

Regards croisés:ABIDJAN-YOPOUGON: DES DETENUS BRULES AU FER DANS UN CAMP DE CONCENTRATION.

2-4 Les grandes manœuvres

Phillipe Brou : Liberté provisoire : Un pays Africain veut accueillir Gbagbo.

Les grandes manœuvres

Macaire Dagry : L'Afrique ne doit rien attendre du nouveau pouvoir français.

Hollande - Ouattara : l’Appel téléphonique qui marque le début de la Fin !

3 Cour pénale internationale -

4 Processus de paix

CPI-GBAGBO: Requête en incompétence  : AU COEUR D'UN TOURNANT DECISIF

 



Tiré à part :

Dr Prao Yao Séraphin, S. Vangah et S. Séry :

BILAN D'UN AN DE GOUVERNANCE: OUATTARA A FAIT CE QU'IL N'A PAS DIT ET DIT CE QU'IL N'A PAS FAIT.

Mamadou Koulibaly, Président du LIDER (Liberté et Démocratie pour la République) 

Après une analyse à froid et méthodique de son programme, de ses promesses, de ses annonces et de ses réalisations, LIDER affirme que le président de la République a fait ce qu’il n’a pas dit et dit ce qu’il n’a pas fait.

Il n’avait pas dit qu’il plomberait le budget de l’Etat pour s’acheter un avion pour ses nombreux déplacements, souvent d’ordre privé, à l’étranger. Il n’avait pas dit qu’il utiliserait les fonds publics pour agrandir sa maison personnelle et la transformer en palais. Il n’avait pas dit qu’il triplerait le budget de souveraineté pour l’amener à 300 milliards de francs CFA, et qu’il en confierait la gestion, en toute opacité, à son petit frère. Il n’avait pas dit qu’il utiliserait l’argent du contribuable ivoirien pour financer l’ONG de son épouse, ni qu’il lui confierait la gestion de la microfinance en Côte d’Ivoire. Il n’avait pas dit qu’il abandonnerait les Ivoiriens dans la mi-sère pendant qu’il passerait son temps à l’étranger. Il n’avait pas dit qu’il instituerait la doctrine du rattrapage ethnique comme politique de gouvernement. Il n’avait pas dit qu’il ferait exploser le coût de la vie de sorte que le panier de la ménagère en soit réduit à une peau de chagrin, pendant que lui, sa famille et son gouvernement se permettent des dépenses somptuaires.

Par contre, Alassane Ouattara avait promis la gratuité des soins, mais il ne l’a pas fait. Il avait promis un gouvernement de 25 membres; ce sont 40 ministres qui gloutonnent le budget de l’Etat. Il avait dit qu’il allait améliorer la qualité de vie des Ivoiriens; la condition de vie des ménages s’est détériorée de façon abrupte. Il avait promis 200.000 nouveaux emplois par an; il est l’homme par qui le chômage ethnique et technique est arrivé. Il avait promis l’ouverture d’universités dans chaque région; il a jeté 30.000 étudiants à la rue en fermant celles qui existaient. Il avait promis une justice impartiale; aucun des criminels de son camp n’a été incarcéré à ce jour.

La liste est infinie, mais LIDER ne se lassera pas de pencher son flambeau sur l’action d’Alassane Ouattara afin d’éclairer les Ivoiriens sur la vacuité de ses promesses et l’inefficacité de son programme.

Les conférenciers : Dr Prao Yao Séraphin, S. Vangah et S. Séry.

Source: Bulletin "LIDER NEWS 4", mi-mai 2012

http://regardscroises.ivoire-blog.com/


Droit de Réponse : Allez dire à Alassane Ouattara que sa place est partout sauf dans un Palais Présidentiel !

 La présente Chronique est un droit de réponse à Alassane Ouattara, après son interview avant-hier sur RFI (Radio France Internationale).

Cette interview, qui doit être comprise comme une tentative désespérée de faire parler de lui en bien auprès du nouveau pouvoir français, nous aurait laissés indifférents, si les propos tenus par le sieur Alassane Ouattara s’étaient limités aux mensonges et aux promesses roublardes auxquelles nous sommes déjà habitués comme une marque déposée de son imposture en Côte d’Ivoire.

Mais au cours de cette interview, Alassane Ouattara a parlé de Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO, Président de la République de Côte d’Ivoire, comme d’une personne qui mérite d’être enlevée et déportée à la Haye par les Colons au service desquels il conduit son projet d’imposture, alors que Président en exercice, Laurent GBAGBO a été agressé militairement et a survécu à une tentative d’assassinat conduite par Nicolas Sarkozy sur demande du même Dramane Ouattara en avril 2011, tout simplement parce qu’un contentieux électoral est né suite à une élection présidentielle à laquelle à participé Alassane Ouattara en qualité de candidat ne remplissant pas les conditions, c’est-à-dire,de candidat exceptionnel.

Le contraire de ces propos nous aurait étonnés si nous ne connaissions pas l’histoire d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire.

Mais sans être étonnés, nous tenons à dire aux Résistants et Patriotes africains qui se sont sentis blessés par ces propos normaux venant de la bouche d’un homme anormal, qui n’est rien d’autre qu’un faussaire patenté, un fou de l’argent volé et un abonné notoire aux assassinats de civils, de femmes et d’enfants comme en témoignent tous les rapports produits par des ONG internationales dites de défense des droits de l’Homme, eh bien nous tenons à dire à toutes ces personnes choquées par les propos d’ Alassane Ouattara, que pour un psychopathe, la chose anormale, c’est d’être un citoyen normal.

Si donc Alassane Ouattara, du sommet de son imposture à la tête de la Côte d’Ivoire estime que le Président GBAGBO qui en 10 années à la tête de l’Etat cumule une maigre fortune de 700 millions de francs CFA, alors qu’après 19 voyages en France sur une période de 12 mois, les dépenses en kérosène d’Alassane Ouattara ont coûté mille cinq cents trente neuf (1 539) millions de francs CFA aux Ivoiriens soit la somme de 81 millions en aller et retour pour un avion qui consomme 6,7 millions de francs CFA (13 000 USD) par heure de vol, allez-y comprendre quelque-chose.

Si Alassane Ouattara, qui a appelé à une attaque armée de la Côte d’Ivoire, alors que Laurent GBAGBO demandait un simple recomptage des voix suite à la fraude massive perpétrée par ce même Alassane Ouattara lors des élections présidentielles de novembre 2010, trouve qu’après avoir provoqué le massacre en moins de 7 jours, d’au moins 5 000 civils dans les régions jugées pro-GBAGBO, c’est Laurent GBAGBO qui mérite d’être la Haye et lui l’initiateur et l’instigateur des massacres de civils doit être dans un Palais Présidentiel, allez-y comprendre quelque chose.

Si Alassane Ouattara, pour continuer à mériter le soutien des occidentaux qui se sont servis de lui et se sont associés à son business de la mort, du pillage et de l’Immoral, fait l’apologie du terrorisme d’Etat à l’international auquel s’est adonné la France de Nicolas Sarkozy en 2011 et que François Hollande entend perpétuer en Côte d’Ivoire, pourquoi devons-nous trouver cela anormal et choquant?

Nous vous l’avons déjà dit. Aucun homme normal ne peut renoncer à son pays d’origine, renoncer à sa mère, se faire passer pour le fils d’une autre femme dans un pays qui n’est pas le sien, semer la mort et la désolation dans ce pays pendant plus de 10 ans, tout juste pour se faire appeler président de ce pays, alors qu’il n’en est ni un citoyen au sens du droit ni un élu au sens constitutionnel du terme.

Alors permettez-moi d’insister. Alassane Ouattara est un grand malade. Il a besoin d’être soigné et mis en quarantaine, pour son propre bien et pour celui des Ivoiriens. N’accordez donc aucune attention à ces propos. Concentrez-vous sur la mobilisation à l’International autour du Président GBAGBO.

Pour les grands maux dont souffre ce cynique et sinistre individu, il y aura des grands remèdes. Et croyez-moi, le léger retard n’empêchera pas votre bonheur d’être immense et votre soulagement d’être définitif.

Nous avons déjà fait l’essentiel. Mais celui qui tient la trompette insiste pour dire qu’il attend un Signe. Il nous rassure qu’il sait que le fruit n’est plus vert, qu’il a exagérément jauni parce que les bêtes l’ont perforé de toute part, mais il faut bien qu’il reçoive le Signe. Et il ajoute que si nous bâtissons sans le Signe venant du Bâtisseur, nous travaillerions en vain.

Alors, nous nous impatientons. Mais nous obéissons. C’est tout.

Sinon, Il N’Y A RIEN EN FACE !

A Très bientôt.
Hassane Magued
La Révolution Permanente N°00268/05/12

http://www.ivoirediaspo.net/?p=7053



1 Politique  Côte d'Ivoire occupé :

Christian Vabé : LE FAUX SCOOP DE JEUNE AFRIQUE AFFAIRE «PLUS DE 700 MILLIONS FCFA SUR UN COMPTE DE LAURENT GBAGBO»: .

Pour Jeune Afrique - sous la plume d’André Silver Konan - la révélation de l’existence de « plus de 700 millions FCFA sur un compte bancaire de Laurent Gbagbo » devait être le scoop du siècle, car le Président Laurent Gbagbo a toujours montré son aversion pour les espèces sonnantes et trébuchantes.

Autrement dit, l’argent à la différence d’Alassane Ouattara, n’a jamais été le moteur de son engagement politique. Seuls la Côte d’Ivoire, l’Afrique et le bien être des populations et l’amélioration de leurs conditions de vie, l’ont toujours guidé en politique. Pendant ses dix ans au pouvoir, cela s’est toujours vérifié. Même lors de son transfèrement à la CPI, cette dernière après plusieurs mois de recherche, ne lui a trouvé aucun compte bancaire dans aucune banque européenne ou américaine, et dans aucun paradis fiscal.

Et voilà que Jeune Afrique nous apprend dans sa parution d’hier que « L’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo n’est pas aussi indigent que cela ». Et que « de source judiciaire, 741 071 364 francs CFA (soit environ 1,13 million d’euros) ont été découverts sur un compte bancaire ouvert à son nom à Abidjan ».
Pour des économistes au pouvoir, ayant fait leurs classes au FMI et à la BCEAO en tant que directeur général adjoint et gouverneur, cette révélation arrive bien tard. On aurait pu penser que le gouvernement Ouattara aurait pu le savoir dès les premiers jours de son installation. Mais arrivant un an plus tard, on se pose des questions, surtout que en plus d’être accusé d’être coauteur indirect de crimes de sang et de crimes contre l’humanité, Laurent Gbagbo est également accusé par Ouattara de crimes économiques. 

Selon Jeune afrique, « Le compte bancaire de Laurent Gbagbo sur lequel ont été découverts les 741 071 364 francs CFA (1.13 million d’euros) est logé à la Société générale de banques en Côte d’Ivoire (SGBCI, filiale de la Société générale en France) ».

Il aurait été ouvert fin octobre 2000 par les services de la direction administrative et financière de la présidence ivoirienne, juste après la prestation de serment de Laurent Gbagbo à la présidence de la République.

Toujours selon notre confrère panafricain, « Ce compte a été régulièrement approvisionné à partir de juillet 2002, quand Gbagbo a signé un décret déterminant les conditions matérielles et financières d’exercice des fonctions de président de la République. Ce décret, daté du 17 juillet, fixait le salaire du président de la République à 9 584 580 FCA (14 632 euros). Une somme qui a été dès lors régulièrement versée sur le compte de la SGBCI. Le compte devrait contenir plus d’un milliard de francs CFA si des transferts de fonds vers d’autres comptes n’ont pas été effectués entre-temps ».

Comme on le voit, c’est bien le salaire de Laurent Gbagbo, qu’il avait fixé publiquement à 9 584 580 FCA (14 632 euros), qui a transité sur ce compte. Et selon un proche de Laurent Gbagbo joint par IvoireBusiness sous couvert d’anonymat, le Président Gbagbo, via ses avocats, a tenu informé la CPI de l’existence d’un tel compte bancaire.

Mais ce compte bancaire est gelé par la justice ivoirienne qui le poursuit par ailleurs pour crimes économiques. Ce qui fait qu’il bénéficie de l'aide judiciaire de la CPI.

 

En effet, ses frais judiciaires s’élèvent à 900 millions de francs CFA (1,3 million d’euros, NDLR). C’est dire que même si les 741 071 364 francs CFA (1.13 million d’euros) logés à la Société générale lui étaient restitués, Laurent Gbagbo ne pourrait toujours pas faire face à ses frais de justice.

Le Scoop du « siècle » de Jeune afrique tendant à discréditer Laurent Gbagbo en le faisant passer pour un détourneur de deniers publics, est donc un faux scoop. Il campe juste dans le sensationnel et dans l’émotionnel. Et rappelle étrangement les soit disant 50 millions de FCFA attribués à Thomas Sankara et découverts par Blaise Compaoré dans son palais, lors de son coup d’Etat.

Tout le monde avait compris que le beau Blaise voulait justifier l’assassinat de son ami en le faisant passer pour un vulgaire voleur. 

Il n’a jamais réussi à le faire car le prestige de Thomas Sankara est toujours aussi haut dans les esprits de millions d’africains.

Il en est de même pour le Président Laurent Gbagbo, dont l'intégrité et la probité morales sont restées intactes. 

Christian Vabé

Source: IVOIREBUSINESS.NET



2Des Canons ... pas du beurre

2-1 Odile Biyidi - Camus Ali Lynx : «François Hollande n'est pas le type de caractère à casser la baraque françafricaine».

 21 Mai

Lynx.info : Pour son investiture, François Hollande cite l’impérialiste Jules Ferry.

Comment avez-vous accueilli cette sortie, vous qui aviez écrit un livre  «  Du Racisme Français » ?

La revendication de ce patronage par François Hollande m'a consternée. Passer par pertes et profits le discours de Jules Ferry, fondateur d'un racisme d'Etat, en le minimisant, c'est vraiment faire injure aux membres de la communauté française qui ont eu à souffrir du colonialisme.

Lynx.info : Pour vous, Hollande « veut » ou ne « peut » pas se débarrasser de la françafrique ?

Il croit qu'il veut, mais comme il reste profondément paternaliste dans sa vision de l'Afrique, le résultat sera à la hauteur de cette vision. On baptisera "démocratie" les régimes dociles. On diabolisera toute tentative d'émancipation hors du patronage de ceux-qui-savent-ce-qu'il- faut-aux-Africains. La gauche au pouvoir a été plus françafricaine que personne. François Hollande n'est pas le type de caractère à casser cette baraque.

Lynx.info : Dans une de nos interviews vous dites : « Sarkozy n’a pas d’intérêt à voir l’Afrique se développer ». Quand l’Afrique se meurt la France se sent plus forte. C’est ça ?

La France en Europe doit son rang non à la supériorité industrielle, comme l'Allemagne, mais au fait qu'elle apporte le gâteau africain dans la corbeille. Ce n'est possible que par la tutelle exercée sur des régimes corrompus, ennemis de leurs peuples mais amis des multinationales.

Lynx.info : On a vu Laurent Fabius, actuel ministre des affaires étrangères faire le tour dans les dictatures  peut avant les élections. Un mauvais signe pour l’Afrique ?

Un très mauvais signe, celui que rien ne va changer, sauf l'habillage rhétorique. Finalement la gauche de gouvernement baigne dans les mêmes réseaux, boîtes de communications œcuméniques, lobbies francs-maçons et autres, qui tiennent les classes dirigeantes africaines. Michel Rocard est conseillé de Paul Biya au Cameroun, rémunéré par Euro-RSCG  de Stéphane Fouks. Il agit de concert avec Alain Juppé.

Lynx.info : Dans une interview que vous nous aviez accordée à Lynx info vous dites : « Certains socialistes, comme Hollande, après Mitterrand, ont toujours soutenu l'impérialisme français avant toute chose » Maintenez-vous encore ces propos ?

Bien sûr et l'intronisation du quinquennat sous le patronage du maître de l'impérialisme, de même que la dévotion de Hollande à Mitterrand français ont hélas confirmé toutes les craintes qu'on pouvait avoir.

Lynx.info : Jean Luc Mélenchon dit que. «  Les socialiste français ont été hypocrites vis à vis de Laurent Gbagbo ». Peuvent-ils se racheter maintenant qu’ils sont au pouvoir ?

Je ne pense pas qu'ils peuvent s'instruire en quoi que ce soit par l'expérience des faits. Il faudrait qu'ils reviennent sur tous les jugements sommaires et contre-vérités qu'ils ont répandus et c'est impossible. Ils ne sont pas près de renoncer à une vision manichéenne qui arrange les intérêts français.

Lynx.info : Comment expliquez-vous qu’un Français comme Michel Gbagbo soit en prison en Côte d’Ivoire et que cela n’émeuve pas le gouvernement français ?

Le gouvernement français est fait pour protéger les intérêts français et pas spécialement les droits de l'homme de tous les Français. Il faut qu'il soit interpellé sur le sujet et mis en demeure d'accorder sa protection à l'un de ses ressortissants persécuté.

Lynx.info : Ouattara avec le confrère RFI dit que : « La place de Laurent Gbagbo est à la CPI ». Beaucoup disent que c’est la France qui lui donne ce quitus de parler comme il veut. C’est ça ?
 
Que Laurent Gbagbo soit prisonnier aux Pays-Bas est certainement mieux pour lui que de l'être en Côte d'Ivoire, comme Simone Gbagbo et tant d'autres Ivoiriens dont on est sans nouvelles et qui sont à la merci de tortionnaires qui jouissent de l'impunité la plus totale. Le procès de Laurent Gbagbo à la CPI sera l'occasion de débats, qu'on a déjà voulu étouffer par la procédure, mais qui s'imposeront, à moins de voir la justice internationale sombrer dans le discrédit.

Lynx.info : Selon- vous Ouattara livrera ses seigneurs de guerre à la CPI un jour ?

Attendons. Je crains que les crimes des milices de la rébellion, pendant ces dix dernières années et lors de la guerre de conquête de l'Etat ivoirien, ne restent impunis du fait des protections et de la complicité dont leurs chefs jouissent de la part des puissances occidentales.

Lynx.info : Vous aviez une fois dit que les pays anglophones ne lésinent sur rien à se faire respecter. Comment expliquez-vous que ceci ne soit pas le même avec les pays francophones ?

Il est certain que les pays africains anglophones sont plus indépendants que les pays francophones, du fait des liens étroits que ces derniers entretiennent avec la puissance coloniale, monnaie, armée etc. On ne voit pas par exemple une multinationale anglaise régenter tous les ports des pays anglophones comme Bolloré le fait dans les pays francophones exerçant de fait son contrôle sur un domaine régalien des Etats dans leurs échanges. Le différend électoral au Kenya a été réglé par la classe politique kényane et pas par une intervention extérieure.

Lynx.info : Je vous remercie

Odile Biyidi

Interview réalisée par Camus Ali Lynx.info

http://www.lynxtogo.info/interviews/interviews/2375-odile-biyidi-francois-hollande-nest-pas-le-type-de-caractere-a-casser-la-baraque-francafricaine.html

 


2-2 KOBAZEYRET Laurent :HOLLANDE COMME OBAMA?

En 2007, à la faveur des élections primaires du parti démocrate aux USA, les africains découvraient, avec surprise et fierté, un américain d’origine africaine désigné par son parti pour être candidat à la présidentielle de 2008. Les africains, dans leur grande majorité, se souvinrent de leurs conditions de vie dramatiques depuis la traite des noirs jusqu’à la colonisation. Ils se rappelèrent aussi les échecs des noirs américains dans leur tentative de lutter contre la discrimination raciale.

Lorsque OBAMA fut coopté par son parti pour la présidentielle de 2008, il bénéficia de nombreux soutiens de la part des noirs, des blancs, des riches ou pauvres pour le financement de sa candidature. OBAMA constitua dès lors un espoir pour les noirs en général et pour les africains en particulier.

 

A l’occasion de son investiture suite à son élection, toute la planète Terre a suivi en direct la cérémonie grandiose au cours de laquelle, Jesse JACKSON l’un des leaders noirs américains, très ému, a coulé des larmes de joie, sans doute se souvenant des nombreuses souffrances endurées par les noirs aux USA et se rappelant aussi le rêve du célèbre Martin Luther KING « I have a dream ».

Les africains se réjouirent avec l’espoir que prendrait alors fin, le joug pesant des USA et des autres pays occidentaux sur les pays sous-développés, toujours honteusement exploités.

Cet espoir fut entretenu lorsqu’au pouvoir, OBAMA, pour sa première visite en Afrique, déclarait à Accra au Ghana (Afrique Occidentale) qu’il souhaitait pour les pays africains des institutions fortes, sans doute pour consolider la démocratie, lui le démocrate. Il a aussi, concernant la prison américaine de Guantanamo, déclaré son désir de la fermer.

 

Ces belles déclarations ont-elles été suivies d’effets ? Que nenni ! Les promesses d’OBAMA n’ont engagé, comme toujours, que ceux qui y ont cru.

En effet, s’agissant de sa déclaration d’Accra visant à promouvoir des institutions fortes dans les pays africains, comment cela serait-t-il possible quand OBAMA, qui a accompagné Sarkozy dans les guerres faites à la Côte d’Ivoire et à la Libye à cause de leurs richesses, a royalement bafoué les institutions de ces états pour finalement imposer à leurs peuples un dictateur et des renégats? De quelles institutions fortes a voulu parler OBAMA à Accra quand ses ambassadeurs sont des pièces maîtresses dans le renversement des régimes en place comme en Côte d’Ivoire et en Libye ? Comment les institutions peuvent-elles être fortes quand les coups d’état se succèdent dans des pays où sont implantées des ambassades américaines telles en Côte d’Ivoire, au Mali, en Guinée Bissau sans que le pays d’Obama ne s’y oppose mais au contraire utilise les organisations sous-régionales et continentales pour accompagner les putschistes ?

De quelles institutions fortes a parlé OBAMA, quand il félicite celui qui a été imposé aux congolais à l’issue d’une parodie d’élections ?

En Syrie, quelles institutions fortes voudrait voir le Président américain, quand il est à la base de la déstabilisation du régime de Bachar El Assad en déclarant à qui veut l’entendre que la question qui se pose dans ce pays, « ce n’est pas si Assad partira du pouvoir, mais plutôt quand» ?

 

Au total, Obama l’afro-américain est un espoir déçu pour les africains. C’est sous son règne que le continent africain a le plus connu les pires atrocités des rebellions, des terroristes et surtout la mise à mal des démocraties naissantes comme en Côte d’Ivoire avec le Président renversé Laurent GBAGBO et avec l’assassinat du Guide libyen.

Obama l’africain a fait en Afrique pire que tous les Présidents blancs américains.


2-3 D’abord, en quoi le nouveau Président français serait-il un espoir pour les africains ?

En France, l’élection de Hollande pourrait aussi constituer un espoir déçu à l’analyse des faits.

Au soir du jour de l’élection de Hollande, de très nombreux africains ont manifesté leur joie aussi bien en France qu’en Afrique. Les français résidant en Afrique ont d’ailleurs voté dans leur grande majorité le candidat socialiste, eux qui sont imprégnés des aspirations légitimes des peuples africains. Hollande, pour ces africains ; constitue un espoir car il vient de chasser de l’Elysée, leur bourreau.

De plus, ses déclarations opposées à la pratique mafieuse de la Françafrique qui maintient les pays francophones dans le sous développement, son engagement pour la fermeture de la cellule africaine de l’Elysée et son refus de cautionner le semblant d’élection présidentielle en RDC, en décidant de ne pas se rendre au sommet de la francophonie prévu dans ce pays au dernier trimestre de cette année, sont des raisons et des signes du changement prôné par le Président Hollande, pour que les africains se réjouissent de son avènement à la tête de l’exécutif français.

Déjà lors de sa rencontre avec Merkel, la Chancelière allemande, Hollande a privilégié la croissance, respectant ainsi son programme de campagne. De plus, à la rencontre des dirigeants de l’OTAN ; il a su convaincre ses pairs du retaits des combattants français d’Afghanistan en fin 2012, en accord une fois de plus avec la promesse faite aux français pendant la campagne électorale. Ces signes augurent d’un respect des promesses faites aux africains.

 

Cependant, en se fondant sur la traite des noirs, sur l’expérience passée de l’ancien Président Mitterrand, le socialiste qui n’a pas apporté grand’ chose à l’Afrique et malheureusement, le fait que les blancs ont de tout temps considéré l’africain comme un sous-homme, des raisons d’inquiétude existent.

Hollande saura-t-il tenir ferme devant les pressions de ses multinationales et des réseaux mafieux afro-occidentaux ?

En 2004, à l’issue de la barbarie de l’armée française contre les ivoiriens, Hollande, alors premier secrétaire du parti socialiste, prenant le parti de son compatriote Chirac, a jugé « infréquentable » son camarade socialiste, Laurent GBAGBO. Il a en outre pesé de tout son poids pour que le FPI, parti créé par GBAGBO, soit mis au banc des accusés de l’Internationale Socialiste. Il a dans cette affaire, privilégié, sans discerner ni rechercher la vérité, l’intérêt français faisant ainsi preuve d’un esprit manifestement partisan.

Ces indices amènent à s’interroger si Hollande ne sera pas, comme Obama, un espoir déçu.

 

En effet, l’on est en droit de se demander si le nouveau Président français voudra concilier les intérêts des multinationales de son pays et des pays occidentaux avec ceux des pays africains. Voudra-t-il au plus vite retirer l’armée d’occupation, la Licorne que ses prédécesseurs de la droite ont installée en Côte d’Ivoire et dont les soldats ont massacré des milliers d’ivoiriens ? Hollande sera-t-il capable de retirer tous les soldats français disséminés partout dans les pays africains ?

Voudra-t-il respecter l’indépendance économique et politique des états africains ? Quel sort réservera-t-il au Franc CFA, premier instrument d’asservissement des pays africains par la France ? Cet outil dangereux pour les pays africains que le premier Président socialiste Mitterrand, durant les quatorze ans de son règne, n’a pas daigné enrayer. Acceptera-t-il de payer au juste prix les matières premières des pays africains, toujours victimes de la détérioration des termes de l’échange ?

La France de Hollande continuera-t-elle à rédiger à l’ONU des résolutions fort humiliantes pour ses ex-colonies ? Pourra-t-il traiter d’égal à égal avec les Chefs d’Etat africains dans les relations diplomatiques ? Maintiendra-t-il dans certaines ambassades des loubards qui s’y sont installés par effraction en molestant d’honnêtes diplomates et leurs collaborateurs ? Continuera-t-il d’imposer aux Chefs d’Etat africains le défilé du 14 Juillet, comme signe de soumission au « trône de France » ? Au lieu de dialoguer avec les ex-colonies, le Président Hollande choisira-t-il comme son prédécesseur, de larguer des bombes et des missiles sur les populations des pays dont les Présidents sont réfractaires à une Afrique vassalisée?

Saura-t-il respecter la dignité des africains quand on sait que son camarade socialiste, le Président GBAGBO est aujourd’hui injustement déporté à la CPI par son prédécesseur, reconnu par la majorité des africains comme le déstabilisateur patenté de leurs pays ? La déportation de GBAGBO ayant été l’œuvre de son prédécesseur au vu et au su de tous, il appartient à Hollande, lui qui a dit « aimer les gens quand d’autres sont fascinés par l’argent », d’innocenter ce patriote africain et tous ces collaborateurs qui sont détenus injustement par Ouattara dans les goulags du nord, une région embastillée depuis dix années par ses criminels analphabètes.

Comme on l’aperçoit aisément, Hollande, comme OBAMA, pourrait être un espoir déçu s’il ne trouve pas les réponses adéquates aux questions ci-avant.

Mais tout dépendra de son engagement à respecter son programme de gouvernement basé sur « le changement, c’est maintenant ». Il est vrai que dès sa prise de fonction, cela s’est vérifié à l’occasion de son voyage en Allemagne où il a dû changer d’aéronef à cause de la foudre qui s’est abattu sur son avion de commandement. Il pourrait continuer sur cette lancée en changeant le mode et la pratique de la diplomatie, de la politique, de l’économie et de la coopération militaire à l’égard des pays africains.

Hollande peut montrer de meilleures dispositions en s’engageant à ouvrir des enquêtes sur les actions menées par son armée et la droite française en Côte d’Ivoire, en Libye et en Syrie. Il doit aussi porter une attention particulière sur l’accord de défense signé précipitamment entre Sarkozy et son filleul Ouattara. Les patriotes africains lui en sauront gré.

A l’instar d’OBAMA, il est reconnu que Hollande a été élu pour défendre les intérêts des français partout dans le monde. Mais comme tous les pays du monde, l’Afrique, appauvrie par les pays développés, aspire à plus de liberté, de dignité et de respect car les pays de ce continent peuvent se développer par leurs propres moyens si la France et les autres pays développés cessent de s’ingérer dans leurs affaires politiques, économiques et même militaires en fomentant des coups d’état à partir des rébellions, des mercenaires et autres engins de destruction massive de vies humaines.

Hollande va-t-il continuer de soutenir les régimes fantoches imposés et entretenus par Sarkozy en Afrique ? La France de Hollande continuera-t-elle de soutenir ces Chefs d’Etat corrompus, rebelles, imposés au pouvoir depuis des lustres, qui se sont enrichis frauduleusement et qui tripatouillent les constitutions de leurs pays pour se maintenir à la tête de leurs états à l’issue de parodies d’élections, mais qui sont contre toute attente adulés par les dirigeants français ? D’ailleurs, ces derniers les tiennent en laisse après avoir réussi à les corrompre et les utilisent pour déstabiliser les régimes dirigés par des africains dignes.

De même que OBAMA a été pour les africains un espoir déçu, Hollande, s’il n’applique pas dans les faits son slogan de campagne à l’endroit de l’Afrique, constituera une déception pour des millions d’africains qui ont jubilé trop tôt au soir du 6 mai 2012. Ils constateront alors amèrement que Hollande est comme OBAMA. Vivement que le Président français ne déçoive pas les minces espoirs placés en lui par les africains. Que le mauvais exemple d’OBAMA, l’afro-américain, ne fasse pas tache d’huile.

KOBAZEYRET Laurent
http://www.ivoirediaspo.net/?p=7063


2-4 Sur le terrain

Regards croisés:ABIDJAN-YOPOUGON: DES DETENUS BRULES AU FER DANS UN CAMP DE CONCENTRATION.

Non, ce n’est pas de la blague…

Non, vous n’êtes pas dans l’Allemagne de Hitler, mais bien en Côte d’ivoire, plus précisément dans la commune de Yopougon supposée pro-Gbagbo.

Oui dans ce quartier le régime Ouattara a installé un camp de concentration.

Lorsque vous arrivez à Yopougon, dites au chauffeur de vous déposer au feu tricolore du complexe sportif. Vous prenez par la suite la direction du nouveau quartier, tous les chauffeurs de taxi connaissent. Vous dites à la place de la liberté (un site qui pourtant appartient au Fpi, le parti de Laurent Gbagbo), là où se trouve le camp des Frci qui regroupe à ce jour tous les miliciens qui ont combattu pour le régime en place, le régime Ouattara. C’est sur ce site, occupé illégalement par les forces pro-ouattara, que se trouve ce camp de concentration. Au moment où nous mettons sous presse (ce samedi 12 mai 2012), ce camp de torture est présentement fonctionnel avec des milliers prisonniers.

Ces jeunes que vous voyez dans l'image ci-dessus, dont on n’avait aucune nouvelle, sont actuellement dans ce camp selon de nombreuses indiscrétions. D’autres malheureusement ont succombé aux tortures atroces qui leur ont été infligées par ces miliciens pro-ouattara.

Dans ce camp de concentration, les pratiques qui ont cours sont véritablement inhumaines. Tortures, exactions, violations des droits de l’homme… Tout y passe à l’abri des regards, nous rapporte le quotidien ivoirien « notre voie ». Les témoignages des individus qui ont pu en sortir vivants, mais en loques humaines, donnent froid dans le dos.  Selon eux, il s’agit d’un véritable camp de concentration, un mouroir qui fait penser au camp Boiro de la Guinée-Conakry sous le dictateur Sékou Touré. « Quand on nous envoie dans ce camp, on plonge nos têtes dans des barriques d’eau pour tenter de nous asphyxier afin de nous arracher des aveux. On nous a sérieusement battus tout le temps qu’on est restés aux mains des FRCI. On met du plastique au feu et on nous colle les flammes au corps pour nous brûler dans l’espoir de nous arracher des aveux. On nous brûle aussi au fer. C’est la torture que j’y ai vécu », confie une récente victime du camp. Témoignage rapporté par ce même quotidien.

Un autre jeune torturé par les Frci

C’est une victime totalement diminuée avec des pieds enflés et le corps plein de brûlures au fer qu’il nous est amené de voir. « On nous bat tout le temps avec du fil de fer, nous dormons sous une bâche au sol nus et nos portables et argent sont confisqués par nos bourreaux. Nous ne mangeons pratiquement pas et on nous interdit toutes les visites et communications téléphoniques. Je sors du camp avec tous mes pieds enflés du fait des tortures et je suis prêt à poser pour des photographies afin de porter à la connaissance de l’opinion internationale toutes les pratiques inhumaines que des personnes injustement détenus subissent aux mains des Frci (forces pro-ouattara). J’ai laissé derrière moi, dans ce camp, des centaines de personnes notamment des policiers, gendarmes, militaires et des civils qui côtoient quotidiennement la mort », explique la victime.

Selon de nombreux témoignages, les arrestations arbitraires dans la commune de Yopougon sont quotidiennes. Ces arrestations se font sur une base ethnique et sur une simple dénonciation sans preuve d’un partisan de Ouattara. Les détenus n’ont droit à aucun procès. C’est le règne de la justice des vainqueurs. « Des gens ont été pris au Kilomètre 17 où un élément des Frci, un Burkinabé appelé Chef Bamba sévit sans retenue. Il arrête des personnes et les conduits au camp Frci du nouveau quartier où ils sont torturés. Les organisations de défense des droits de l’homme doivent faire quelque chose, sinon il sera trop tard pour les autres détenus que j’ai laissés là-bas », poursuit la victime. Avant de préciser : « suite à la torture, je suis tombé dans un coma. Les Frci m’ont envoyé à l’hôpital militaire d’Abidjan où ils m’ont abandonné. Ils sont revenus me reprendre avant de me libérer sans soins lorsque j’ai repris connaissance ».

Les riverains du camp Frci au nouveau-quartier de Youpogon vivent également un cauchemar. Selon eux, chaque nuit pratiquement ils sont victimes de vols. « Les Frci s’introduisent dans nos maisons quand ils veulent et surtout lorsqu’ils sont en manque d’argent pour nous voler sous la menace de leurs armes », soutiennent des riverains.

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

http://regardscroises.ivoire-blog.com/



2-4 Les grandes manœuvres

Phillipe Brou : Liberté provisoire : Un pays Africain veut accueillir Gbagbo.  

Le changement de la majorité en France, les impasses du processus de réconciliation en Côte d'Ivoire et la volte-face du régime Ouattara, qui ferme désormais la porte à la Cour pénale internationale (CPI) après l'avoir instrumentalisé pour éloigner du pays l'adversaire redouté, concourent-elles à faire bouger les lignes, notamment en ce qui concerne le cas Gbagbo? En tous cas, quelques mouvements tectoniques sont perceptibles.

Le Nouveau Courrier l’avait annoncé en exclusivité dans son édition du 27 avril dernier. «Selon nos informations, ce sera avant le 18 juin prochain. Incarcéré à la prison de Scheveningen, aux Pays-Bas, dans le cadre de la procédure ouverte contre lui par le procureur de la Cour pénale internationale – Louis Moreno-Ocampo, qui sera bientôt remplacé par son adjointe Fatou Bensouda –, le président Laurent Gbagbo va faire une demande de mise en liberté provisoire avant l’échéance de la très attendue audience de confirmation des charges.» A un peu plus d’un mois de la fameuse audience tant attendue, le dossier est désormais sur les rails, si l’on en croit Alain Cappeau, conseiller du plus célèbre prisonnier politique d’Afrique et auteur de l’ouvrage «Laurent Gbagbo, la conscience ivoirienne». Qui a fait cette confidence à l’occasion d’une réunion publique samedi dernier dans la librairie L’Harmattan de la Rue des Carmes, à Paris. Alain Cappeau a également annoncé à l’auditoire qu’un pays africain avait accepté d’accueillir le président Gbagbo dans le cadre de sa demande de mise en liberté provisoire et de le recevoir avec les honneurs dus à son rang. Un pays dont il a refusé de dire le nom, pour des raisons diplomatiques et de confidentialité évidentes.

Maintenant qu’elle est bien avancée et «dans les tuyaux» de la CPI, la demande de mise en liberté provisoire de Laurent Gbagbo – qui a pour lui de ne pas être un chef de guerre à l’instar de beaucoup de détenus qui se trouvent à La Haye – sera-t-elle activée dans un délai raisonnable par la Cour, dans un contexte où la collusion entre le procureur et un régime ivoirien qui tente d’instrumentaliser à son profit la justice internationale saute aux yeux ? Bien entendu, la question est hautement politique et tout dépendra des rapports de force qui s’établiront entre les différents lobbies qui influencent les juges. Ce serait en tout cas un bon signal pour une opinion africaine persuadée que les juridictions internationales servent à humilier les adversaires de l’Occident et à asseoir le pouvoir de leurs alliés quels que soient leurs crimes.

Banny veut aller voir Gbagbo à la Haye mais a peur de Ouattara

L’information circulait dans certains cercles fermés depuis la semaine dernière. Et Jeune Afrique a décidé de lever le lièvre. «Charles Konan Banny, président de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR, ndlr), envisage de rendre visite à Laurent Gbagbo, l’ancien président ivoirien, à la prison de la Cour pénale internationale près de La Haye. Ce qui permettrait d’engager des discussions sur le processus de réconciliation. La rencontre pourrait avoir lieu avant l’audience de confirmation des charges retenues, en principe le 18 juin.» Le Nouveau Courrier a enquêté sur ce projet de rencontre.

Et il ressort de nos investigations que Banny souhaitait plus que tout que ce projet de rencontre avec Gbagbo reste secret. Et pour cause : l’ancien Premier ministre et président de la CDVR redoute les faucons du régime, dont Alassane Ouattara est objectivement le plus extrémiste derrière ses dehors mielleux. Le président Gbagbo acceptera- t-il de recevoir Banny, son ancien Premier ministre ? Les proches de ce dernier semblent persuadés que oui, tandis qu’un observateur exprime son scepticisme. «Pour que Gbagbo le reçoive, il faut bien qu’il soit capable de lui donner quelque chose de son côté. Or sa marge de manoeuvre est bien mince…», constate-t-il. «Manoeuvré» par les faucons du RDR et de son propre parti, le PDCI, Banny pourrait bien être plus intéressé par son propre sauvetage que par celui de la Côte d’Ivoire.

Phillipe Brou

Le Nouveau Courrier

http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/2354-16052012-02164817liberte-provisoire-un-pays-africain-veut-acceuillir-gbagbo.html



Les grandes manœuvres

France

Macaire Dagry : L'Afrique ne doit rien attendre du nouveau pouvoir français.

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L’élection de François Hollande à la présidence de la République française a suscité beaucoup d’espoirs en Afrique. Gare à la déception. En France, ces espérances sont plus que justifiées dans un contexte économique et social très difficile et dont les issues restent pour l’instant complètement incertaines. Cette situation pourrait en partie expliquer la chute de Sarkozy qui a vite compris que ses chances d’effectuer un second mandat étaient limitées.

Rendez-vous avec la déception

Après les moments d’euphorie et d’exaltation, viendra très rapidement, celui des réalités avec son lot de déceptions et de désillusions. Elles risquent d’être très douloureuses, tant les attentes sont grandes et parfois même, décalées de la réalité. Les dossiers de suppression de milliers d’emplois, mis en stand-by pendant la période électorale sont déjà d’actualité et assombrissent l’horizon politique et social du président élu.

La victoire d’Hollande a été également fêtée en dehors de la France, notamment sur le continent africain, où le discours du président Sarkozy à Dakar, le 26 juillet 2007 avait été vécu comme une provocation inutile, et pour certains, comme une agression. Pour Sarkozy:

 «le drame de l’Afrique…, c’est qu’il n’y a pas de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès. Le problème de l’Afrique, ce n’est pas de s’inventer un passé plus ou moins mythique pour s’aider à supporter le présent mais de s’inventer un avenir avec des moyens qui lui soient propres etc.» Chacun appréciera.

L’«outrage» des drapeaux

Après cette victoire de François Hollande, plusieurs drapeaux étrangers, notamment algériens, tunisiens, marocains et bien sûr ivoiriens flottaient sur la place de la Bastille à Paris, créant de fait un malaise au sein du parti socialiste français, mais surtout dans une grande partie de la communauté française, choquée par cette intrusion au goût douteux.

Ces drapeaux hissés, sur cette place hautement symbolique de la révolution française de 1789 par des personnes d’origine africaine pour la plupart, étaient aussi agressifs aux regards que le discours de Sarkozy à Dakar. On imagine très mal des drapeaux français sur la place de la République à Abidjan, en pleine victoire du candidat PDCI (parti d’Henri Konan Bédié, ancien président), RDR (parti d’Alassane Ouattara, président ivoirien) ou encore moins FPI (formation politique de Laurent Gbagbo, président déchu). C’est une question de bon sens et d’éducation politique et démocratique.

En Côte d’Ivoire par exemple, la victoire du socialiste François Hollande a été célébrée dans l’allégresse et la joie, avec sans doute de très gros espoirs de voir la politique française s’infléchir en faveur de l’ancien pouvoir ivoirien. Certains rêvent même de voir le nouveau président faire libérer Laurent Gbagbo, qu’il a contribué à faire exclure de l’internationale socialiste et en affirmant publiquement que «Laurent Gbagbo était infréquentable».

Dans ces circonstances, on voit mal Hollande devenir soudainement amnésique alors qu’il a voté et soutenu la résolution de l’Assemblée Nationale française relative à l’intervention militaire française en Côte d’Ivoire, sous mandat de l’Onu pour faire respecter la volonté du peuple ivoirien lors de la dernière l’élection présidentielle.

C’est aux français que Hollande doit rendre des comptes

Le réalisme politique nous oblige à constater que Hollande a été élu par le peuple français, dont il tient sa légitimité et face à qui il a des comptes à rendre. Il est également contraint par la constitution de s’inscrire dans la continuité de l’État dans l’intérêt de la France. Le général De Gaulle disait que, «la France n’a ni amis, ni ennemis, elle n’a que des intérêts à défendre».

Alors, compte tenu des difficultés actuelles de la France, de l’état de ses caisses qui sont de plus en plus vides, elle n’a plus les moyens d’aider l’Afrique à travers sa politique de coopération d’aide au développement. De fait, l’Afrique ne doit rien attendre de ce nouveau pouvoir français, elle doit compter sur elle-même pour exister. Avec les richesses que détiennent les Etats africains, c’est à eux d’établir un rapport de force intelligent et subtil afin d’obtenir les moyens de développement de leurs pays en instaurant la démocratie.

En politique, tout s’arrache avec force en s’imposant à l’autre comme l’ont si bien fait les pays émergeants du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). Personne ne fait de cadeaux à qui que ce soit, seuls les intérêts priment. Avec le recul, on peut quand même se demander si le discours de Dakar de Sarkozy en dépit de la violence des propos, n’a pas un fond de vérité qui peut heurter les sensibilités et interpeler les consciences?

Macaire Dagry

http://www.lynxtogo.info/international/2359-lafrique-ne-doit-rien-attendre-du-nouveau-pouvoir-francais.html


Hollande - Ouattara : l’Appel téléphonique qui marque le début de la Fin !

La diplomatie française est l’une des plus vieilles et des plus hypocrites au monde. Elle est à l’œuvre contre Ouattara. Et il est bon que la Révolution Permanente vous en donne des indices pour comprendre la danse des sorciers qui a déjà commencé.
D’abord, la démarche.
> Depuis son élection le 6 mai suivie de sa prestation de serment en tant que Président de la République de France le 15 mai 2012, François Hollande n’a eu aucun contact physique ou téléphonique avec Alassane Ouattara qui a pourtant joué le rat de l’Élysée pendant des jours et des jours.
> Malgré les nombreux appels téléphoniques partis d’Abidjan, c’est un correspondant occupé que Ouattara a toujours trouvé à l’Élysée. « Monsieur le Président ne peut vous prendre maintenant. Il vous rappellera dès que possible.»
> Après cette phase qui mit à très rude preuve les nerfs d’Alassane Ouattara, Hollande a rencontré les Présidents Yayi Boni et Mahmadou Issoufou au sommet du G8. Puis il leur a adressé une invitation en France.
> Objet de la visite : la situation en Côte d’Ivoire et au Mali.
> Dans l’entre deux rencontres avec les deux Chefs d’Etat du Bénin et du Niger avec leur Homologue français, Hollande va ignorer avec soin, celui qui occupe les ruines du Palais Présidentiel d’Abidjan et qui gère le bourbier de la CEDEAO au Mali.
 Ce mardi 29 mai 2012, Hollande boucle son entretien avec le Président Yayi Boni puis les deux Chefs d’Etat s’adressent à la Presse. En substance, Hollande affirme qu’il n’y aura pas (et plus ?) d’ingérence française dans les affaires africaines.

> Répétant ce qu’il a retenu de son entretien avec le Chef de l’État de l’ancien colonisateur du Dahomey, Yayi Boni déclarent que désormais, l’Afrique doit compter sur elle-même.

 Mettons de bout en bout, ces deux déclarations et nous avons la nouvelle ligne diplomatique de Paris en direction de l’Afrique : il n’y aura pas d’ingérence directe de la France dans les affaires africaines parce qu’avec François Hollande, l’Afrique doit compter sur elle-même.
C’est donc après cette mise au point, que François Hollande, qui pense posséder la vérité sur le cas du Mali après avoir écouté une version diplomatique africaine de la crise en Côte d’Ivoire, va passer son premier appel téléphonique à Alassane Ouattara.
Mais l’homme ment de façon surnaturelle. Donc pour éviter qu’il mente au monde entier sur le contenu de l’entretien téléphonique, Hollande prend le soin de pondre un communiqué sur le site de l’Élysée dont voici la teneur :
 « Communiqué - Entretien téléphonique entre le président de la République et le président de la République de Côte d’Ivoire
 Le président de la République a eu ce matin un entretien téléphonique avec M. Alassane Ouattara, président de la République de Côte d'Ivoire et président en exercice de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).
 Le chef de L’ État a exprimé la préoccupation de la France au sujet de la situation au Sahel et en particulier au Mali. Il a réaffirmé le soutien de la France aux actions de médiation de la CEDEAO et à ses efforts pour permettre le plein retour de la démocratie au Mali, garantir son unité et son intégrité territoriales et lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes.
 Le Président de la République a évoqué avec le Président Ouattara les moyens qui pourraient être mis en œuvre pour mobiliser les États de la région, directement concernés par la situation, et plus largement la communauté internationale. Celle-ci ne peut être indifférente à la triple crise que traverse le Mali : politique, sécuritaire, et humanitaire.
Il a souligné que la France continuera à agir avec l'Union Africaine, ses partenaires européens et internationaux pour soutenir l'engagement de la CEDEAO au Mali et au Sahel.
 Les deux présidents sont convenus de se rencontrer dans les meilleurs délais afin d'examiner comment approfondir le partenariat franco-ivoirien.»
Cela dit, venons en maintenant au sens de la démarche diplomatique française vis-à-vis d’Alassane Ouattara.
Ensuite, le sens de la démarche française.
Premièrement, le fait d’éviter tout contact avec Ouattara, le fait d’éviter même les appels téléphoniques, relève historiquement de la diplomatie de la rupture. Cela veut dire que la France de François Hollande prend ses distances vis-à-vis de Ouattara et n’entend ni de près ni de loin, lui donner le sentiment d’être son parrain, son complice ou son allié privilégié.
Deuxièmement, la France de François Hollande pense que trop de points d’ombres entourent le statut d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire. Elle ne veut ni les endosser ni s’en défaire sans avoir fait son opinion personnelles sur les tenants et les aboutissants de ces points d’ombre.
Troisièmement, François Hollande pense personnellement que Ouattara est plus qu’infréquentable et qu’il faut qu’il le lui fasse savoir qu’il ne fait pas partie de ses amis.
Enfin, la France de François Hollande a tenu à envoyer un message public et officiel à Alassane Ouattara qui insiste pour se comporter comme un valet des Chefs d’État français en Afrique. Et ce message est le suivant : désormais, chacun se débrouille pour gérer les affaires intérieures de son pays.
Mais Hollande n’entendait pas s’arrêter là. En si bon et début de chemin. Il a déjà exprimé sa volonté très claire de conduire, selon des sources diplomatiques, un Audit sur la gestion des avances de trésorerie dont Ouattara a bénéficié au lendemain de son installation en Côte d’Ivoire, par Nicolas Sarkozy.
A l’époque, Ouattara faisait croire que le Président GBAGBO cumulait 3 mois d’arriérés de salaires. Ce qui est archi faux. Il n’y avait aucun arriéré de salaire car même le salaire du mois de mars 2011 était déjà positionné dans les banques, quand les bombardements français ont commencé.
Alors, où est passé cet argent ? Ouattara répond qu’il a servi à payer 3 mois d’arriérés de salaires des fonctionnaires. C’est ce même mensonge qu’il s’est fait fort de répéter lors de sa dernière interview avec RFI et qui lui valut un démenti de la part du Porte-parole du Président GBAGBO, représenté à cet effet par le Ministre Koffi Koffi Lazare.
Voici donc tout le sens de cette expression utilisée dans le Communiqué de l’Élysée : « … se rencontrer dans les meilleurs délais afin d'examiner comment approfondir le partenariat franco-ivoirien. »
Cet approfondissement est lié à une condition préalable : l’Audit des comptes des avances de Trésorerie françaises pour payer soi-disant 3 mois d’arriérés de salaires des fonctionnaires ivoiriens.
 Voici donc tout le sens de la nouvelle démarche diplomatique française en direction d’Abidjan.
 Et sans en attendre grand-chose, nous restons tout de même convaincus qu’il n’y pas non plus grand-chose à espérer du côté de ceux qui hier se prenaient pour des employés français en mission de conquête coloniale en Côte d’Ivoire.
Hollande feignant d’avoir compris nos conseils quant à la nécessité pour lui de regarder la Côte d’Ivoire comme son totem en prenant ses distances vis-à-vis d’Alassane Ouattara, nous ne pouvons que prendre acte de cette volonté affichée de faire les choses autrement.
Dans tous les cas, nous avons déjà pris les dispositions utiles pour imposer le respect à la France une bonne fois pour toutes, si jamais elle ose s’inviter dans la gestion à guichet fermé de nos différends
Par  Hassane Magued

Source :afrik53.com


Situation sociopolitique en Côte d’Ivoire: Ce que la gauche française demande à Ouattara.

Mercredi, 30 Mai

Les temps ont changé. Il y a un avant et un après 6 mai, et un nouveau Président français, une nouvelle gauche, qui ont d'autres interprétations, d'autres analyses de la politique étrangère, de l'Afrique, et de la Cote d'Ivoire. Et d'autres demandes. Et de cette gauche plurielle, de ce gouvernement d'union, certaines de ces demandes ne peuvent être présentées par le canal diplomatique classique, ni par des missi dominici- ces envoyés très spéciaux des Princes qui nous gouvernent. Ces analyses, ces demandes- en attendant plus- s'expriment pourtant «off», à Paris, dans divers lieux du nouveau pouvoir : Élysée, ministères, partis…mais aussi médias.

Et c'est aussi, avant le temps du pouvoir réel, le moment de « faire passer des messages» indirects, tant aux réseaux français qu'aux responsables étrangers -ivoiriens par exemple ! Dans la période de transition entre présidentielle et législatives, le pouvoir ouattariste n'a-t-il pas tout intérêt à présenter une meilleure image, en termes de droits de l'Homme, de gouvernance, et de dialogue avec l’opposition ? Les critères ont changé. La soumission, la reproduction, le mimétisme envers l'ordre sarkosyste ne sont plus estimés à Paris comme un gage de longévité, mais comme une cause de disgrâce.

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En finir avec les atteintes aux droits de l’homme

A quoi pourrait donc ressembler ces mesures franco- ivoiriennes d'un nouveau type, qui prendraient bien évidement le contre pied de la gouvernance du régime précédent ? Tout d'abord, il semble que les hiérarchies de valeur hollandaises n’apprécient guère les atteintes aux droits de l'homme, la maltraitance des opposants, ou la répression des médias, toutes exactions quotidiennes menées évidement hors de tout cadre juridique. A l'inverse, une libération rapide de tous les opposants politiques, incarcérés sans jugements ou sous les charges baroques d'une « victoire de vainqueurs » est bien un préalable à un nouveau dialogue, intérieur et extérieur. A plus forte raison pour le citoyen français Michel Gbagbo, incarcéré quoiqu'on en dise pour ses liens de parenté, et en faveur duquel une campagne d'opinion a déjà commencé ; si sa libération n'intervenait pas très rapidement, et si son maintien en détention, alors qu'il est hospitalisé à cause de ses déplorables conditions de détention et sa santé fragilisée, le nouveau pouvoir de Paris pourrait se sentir très concerné, et ses pressions se feraient très vives. Ensuite, tout le gouvernement précédant, à commencer par le Premier Ministre Aké N'Gbo Gilbert, et Affi N' Guessan, président du FPI ; mais aussi Simone Gbagbo et les dizaines de responsables qui ont été arrêtés, torturés ou maltraités, et incarcérés dans les Goulags du pays Dioula. Nul doute que leur libération serait un signe d'apaisement vivement apprécié à Paris. Par ailleurs, les mesures mesquines visant à bloquer en dehors de toute légalité les comptes bancaires et de suspendre les traitements devraient être abolis et les arrières versés pour mettre fin à la mort civile de centaines de familles. De même la liberté de manifester, de publier et de s’opposer au pouvoir sont des droits inaliénables en démocratie ; il est à penser que les critiques des ONG spécialisées telles Amnesty International ou la FIDH pour les droits de l'homme, Reporters sans frontières pour la presse (et les suspensions de journaux d'opposition!) vont s'accentuer et trouver un écho vigilant dans les ministères d'un gouvernement socialiste qui fera des libertés, la condition de toute aide. Bien évidement le retour d'une bonne centaine de milliers d'ivoiriens exilés au Liberia et au Ghana s'impose et l’amnistie des opposants politiques semble à Paris, une condition à une vraie réconciliation - à condition que comme un gage d’apaisement toute inculpation entre eux soient levée et que les destructions de leurs biens par les milices pro-Ouattara soient financièrement compensées.

L'armée française change de rôle : De la réserve au retrait ?

Au-delà de la langue de bois franco-onusienne et de l'habillage juridique de l'intervention d'avril, tous les observateurs savent que c'est bien le pouvoir sarkosyste qui a décidé, par la diplomatie et les sanctions économiques, puis par l'aide aux Frci et in fine par une action militaire directe, de la conclusion de la « crise postélectorale ». Mais inversement, des signes du pouvoir socialiste et des missions en cours de l'Onu-qui de la même manière que précédemment déterminent les relations internationales autour de la Côte d'ivoire, et en particulier le rôle de l'Onuci, ne trompent pas : l'heure est à une redéfinition du rôle de deux corps expéditionnaires, précédant leur retrait. Il s'agit d'un processus, présenté dans un premier temps comme technique, avec des considérations géopolitiques ; d'autres théâtres de conflits attendent les forces onusiennes, par nature transitoires : en particulier le Nord Mali et Bamako dans la sous région, mais aussi le Liberia ou la Guinée Bissau.

Une Justice à double tranchant ?

De même la langue diplomatique sert à l'habillage des décisions déjà prises à Paris pour faire passer le retrait à venir : le Président français a beau dire qu'il attendra en Côte d'Ivoire «la demande du gouvernement ivoirien» pour ce retrait alors qu' il a plus récemment précisé pour l'Afghanistan que le rapatriement des troupes françaises est «un acte de souveraineté non négociable»... Une mesure immédiate et un avertissement de l'évolution à venir est certainement la fin de coopérants français néocoloniaux, militaires ou civils trop compromis avec le régime Ouattara , trop visibles et politiquement très critiqués par l'opposition ivoirienne et les partis de gauche français ; de même la redéfinition discrète mais rapide de la mission de la Force Licorne devrait lui interdire une présence ostentatoire et une complicité dans la répression des opposants, comme aux pires jours d'avril 2011. Son renfermement, encasernement et neutralisation, sa mission réduite à la protection/exfiltration éventuelles de la communauté française préfigure, en effet, son retrait définitif. Considérant que les milices ethno-tribales, dites FRCI, sont les responsables, depuis 13 mois de nombreuses atteintes aux droits de l'homme (aussi graves que des meurtres répétés de civils, viols, rackets, violences continues) sur les populations du Sud et dans Abidjan, leur dissolution s'impose pour les responsables de la gauche française -ainsi que leur intégration, pour ceux qui n'ont pas commis de crimes de sang, dans une armée nationale réarmée- de même que la gendarmerie et la police. La purge, arrestation ou neutralisation des éléments FRCI et autres dozos, les plus compromis dans les exactions, pourrait être d'ailleurs la dernière « mission de paix » de la Licorne et Onuci, avant leur départ, faisant certainement l'unanimité à l'extérieur comme à l'intérieur du pays.

Quant à la justice, la pression va rapidement s'accentuer. Ne serait ce qu'avec l'échéance du 18 juin : la CPI déjà largement discréditée devant l'impression internationale et particulièrement africaine pour sa partialité ne peut donner cette image lors du procès de Laurent Gbagbo. Sous pression française (Christiane Taubira, la nouvelle Garde des Sceaux, pourrait défaire auprès de la Cour de La Haye, le travail du ministre sarkosyste Mercier), la CPI pourrait inculper d'importants représentants du camp Ouattara, responsables de crimes de guerre ou d'actes de génocide comme à Duekoué . D’après les rumeurs parisiennes, une version a minima concerneraient les fameux « com-zone », chefs dozos et « commandants » FRCI coupables de crimes de sang, en brousse comme à Abidjan, qui sont déjà identifiés ; des décisions a maxima concerneraient des politiques plus importants, responsables en amont, comme Guillaume Soro ; aller plus loin serait un des enjeux de la négociation franco-ivoirienne. En effet, s'appuyant sur le départ du procureur Ocampo particulièrement proche du régime Ouattara et remplacé par Fatima Bensouda, la juge Sylvia Fernandez de Gurmendi pourrait disqualifier des charges montées hâtivement et trouver des alternatives à l'incarcération et au procès, pour permettre à l'illustre détenu de la Haye de participer à une issue pacifique de la crise- sur l'exemple de la réintégration d’Henri Konan Bédié dans le jeu politique. A propos de ce dernier, le RHDP forgé de toute pièce par la diplomatie de la droite française pourrait alors se dissoudre et le PDCI incité à favoriser une issue consensuelle si ce n'est à renverser les alliances : du moins ces perspectives semblent vues de Paris comme un levier de négociations à venir.

Ce qui n'exclut pas des procédures ivoiriennes ou internationales contre les acteurs de génocide, crime exclu de toute amnistie, et imprescriptible ; ni la mise en cause des soldats des deux corps expéditionnaires, s'il s’avérait qu'ils ont participé à des massacres de civils dans Abidjan, ou les avoir laissé faire en obéissant à des ordres illégaux et contraires à l'honneur militaire. La justice internationale peut donc se retourner et devenir une épée de Damoclès brandie par le nouveau gouvernement français et la gauche française ; mais comme la dissuasion, cette voie n'est pas obligatoire : grâce à elle les demandes de changement radical ne se transforment pas toujours en exigences ou en conditions... Et que ceux qui se tranquilliseraient trop vite de la présence de Laurent Fabius et d'une certaine mafia françafricaine au Quai d'Orsay ou dans des médias comme RFI ne se réjouissent pas trop vite : là aussi des ajustements vont se produire, notamment après les législatives et la montée en puissance du Front de gauche de Jean Luc Mélenchon. Et de toute manière, la politique étrangère française est bien le domaine réservé du Président Hollande : elle se décide à l’Élysée.

Michel Galy,

 Politologue, anthropologue, professeur de géopolitique à l'Ileri (Institut des relations internationales, Paris-France)

Mercredi, 30 Mai

http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/2407-situation-sociopolitique-en-cote-divoire-ce-que-la-gauche-francaise-demande-a-ouattara-.html


b) Cour pénale internationale -

2 Processus de paix

CPI-GBAGBO: Requête en incompétence  : AU COEUR D'UN TOURNANT DECISIF

Extrait - 79 pages riches et précises.

La requête en incompétence de la Cour pénale internationale (CPI) rédigée et déposée par l’équipe de défense du président Laurent Gbagbo – Maître Emmanuel Altit, Maître Agathe Bahi Baroan, Maître Natacha Fauveau-Ivanovic –, malgré son caractère technique quelquefois ardu, se lit passionnément.

Le sujet, bien entendu, est en lui-même d’un intérêt capital, pour les Ivoiriens et pour tous les Africains. On ne saurait le traiter par-dessus la jambe, en se contentant du prisme souvent déformant des agences de presse occidentales. Pour cette raison, et malgré le temps très court qui nous était imparti, nous avons voulu, au Nouveau Courrier, partager avec vous de très larges extraits de ce texte. Pour rendre cette lecture essentielle plus agréable, nous avons fait le choix éditorial de rassembler les extraits les plus significatifs dans des articles séparés, précédés d’un commentaire et encadrés par une titraille qui guide la lecture et permet de comprendre plus vite un certain nombre de concepts qui peuvent se noyer dans un langage juridique volontiers ésotérique. Vous avez dans les mains le résultat de notre travail. Il aurait pu être meilleur, et nous travaillerons, lors du procès qui vient, à en expliciter les moindres enjeux de la manière la plus professionnelle. A la mesure de vos attentes.  

Que retenir de la démarche des avocats du président Gbagbo ? Premièrement, elle est surprenante. Alors que l’opinion était focalisée sur la procédure de demande de liberté provisoire sur laquelle quelques informations étaient disponibles, la Défense se lance dans une vaste contre-attaque qui déroutera sans doute le Procureur, la Cour et bien entendu le régime d’Abidjan.

 

Collusions Ocampo-Ouattara et pratique de la torture.

Plus question d’être dans une position attentiste ! En lisant ce texte, on se rend bien compte que Laurent Gbagbo ne va pas à son procès comme un mouton à l’abattoir. La meilleure défense, c’est l’attaque ! Il attaque donc. Dans une position passive durant de nombreux mois, ses avocats capitalisent désormais les nombreuses erreurs d’une accusation compromise dans ses «liaisons dangereuses» avec le régime autoritaire d’Abidjan, ce dernier ne pouvant plus compter sur la protection inconditionnelle de la France officielle.

Le camp Gbagbo met en lumière un certain nombre de faits gênants pour ses adversaires. Il décrit les différentes formes de collusion entre l’une des parties ivoiriennes (le camp Ouattara) et l’Accusation, ce qui jette une suspicion légitime sur cette dernière. Il montre que ceux qui se présentent comme le camp du Bien – la France, les Nations unies, la CPI, le régime Ouattara – se sont signalés par des violations du droit international, du droit national ivoirien, du droit international humanitaire, du statut de Rome, etc… Des violations si nombreuses et si diverses qu’on ne peut que se dire que ceux qui les ont perpétrées étaient persuadés de leur impunité.

Le récit détaillé des mauvais traitements infligés à Gbagbo, et le fait même que ces mauvais traitements soient certifiés par un médecin expert de la CPI, qui les considère comme assimilables à de la torture, place de fait le régime Ouattara, au plus haut niveau – qui peut imaginer que l’actuel maître d’Abidjan ignorait ce que ses hommes faisaient de Gbagbo ? – sur le banc des accusés. En effet, la Cour pénale internationale est très clairement compétente pour juger les actes qui relèvent de la torture. Si, en dépit de l’argumentaire juridique des avocats de Gbagbo, elle considère qu’elle a compétence pour juger les événements survenus en Côte d’Ivoire dans le cadre fixé, comment le Procureur pourra-t-il empêcher la mise en cause de Ouattara lui-même sans se discréditer durablement, alors qu’un médecin-expert «validé» par l’institution affirme que le régime d’Abidjan a torturé celui qu’il considère comme un ancien chef de l’Etat ? S’il en est ainsi du bois vert, qu’en sera-t-il du bois sec ? Si Gbagbo est soumis à de telles choses, on imagine ce que vivent, dans l’indifférence internationale, les militaires embastillés par Fofié ou les jeunes qui sont arrêtés quotidiennement à Abidjan dans un climat de rafle généralisée ?

 

En filigrane, le choix d'une stratégie

La stratégie du président Gbagbo apparaît d’ores et déjà. De son statut d’accusé, il a bien l’intention de passer au statut symbolique d’accusateur, décidé à démontrer au monde entier le double langage meurtrier de la «communauté internationale», en réalité de l’Occident conquérant. Il a bien l’intention d’ouvrir les yeux des Africains sur les mécanismes internationaux subtils tendant à criminaliser ceux qui tentent, même de manière imparfaite, de porter leurs voix et leurs aspirations à un monde plus équitable.

Les avocats de Gbagbo remettent-ils en cause la compétence de la Cour pénale internationale (CPI) parce qu’ils «paniquent» à la vue des «preuves» d’Ocampo ? En réalité, ils ont plutôt économisé leurs «munitions» dans le cadre d’une bataille qui s’avère longue. Et ils jouent en contre. Le 18 mai dernier, l’Accusation a abattu ses cartes principales en produisant ses preuves supposées. Elle ne peut plus rajuster sa stratégie de manière fondamentale. La Défense peut donc, sans grand risque, sortir une partie de son jeu et de son plan de bataille. Le faire avant que l’Accusation montre toutes ses cartes était fondamentalement risqué. Aujourd’hui, les choses sont différentes. Il est question de prendre l’ascendant psychologique et juridique dans la période qui nous sépare du 18 juin. Et de faire bien comprendre à l’adversaire qu’il sera mis en cause – et de la manière la plus juridiquement charpentée possible –  dans sa personnalité, dans ses pratiques scandaleuses, dans ses intentions. Dans un échange téléphonique rapide avec Le Nouveau Courrier, Maître Emmanuel Altit a dévoilé son état d’esprit. Sa requête est «sérieuse», «juridiquement fondée». «Nous avons de bonnes chances de gagner ce débat. Nous considérons que la CPI n’est pas compétente sur cette affaire. A elle de démontrer le contraire», nous a-t-il confié.

Une subtile partie de poker à la fois juridique, judiciaire, politique, psychologique, diplomatique et historique vient de commencer. Elle sera rude.

Théophile Kouamouo 

Source: LE NOUVEAU COURRIER

http://regardscroises.ivoire-blog.com/

01/06/2012

n°507- 01/06/10 -: L'Alliance doit préparer l'immense chantier de retrait des 130 000 soldats


                       n°507-Les dossiers 'Géopolitique de l'Afghanistan - 01/06/10 -: L'Alliance doit préparer l'immense chantier de retrait des 130 000 soldats


Les dossiers 'Géopolitique, et Stratégie' de l'Afghanistan

   n°507                                                                                                                             01/06/10

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       



Sommaire.

1 Luttepour la libération du territoire

1-1 Lavrov : Rencontre internationale à Kaboul le 14 juin.

1-2 Moscou s'inquiète du bombardement de l'Afghanistan par les forces étrangères.  

1-3 Moscou préoccupé par le statut des bases US après 2014.

1-4 RIA Novosti : Afghanistan: peu de chances d'embellie.

2 Dommages Collatéraux...

8 civils dont 6 enfants tués dans un bombardement de l'Otan.

3 Retrait Allemand

3-1 Berlin s'engage à aider Kaboul après le retrait de ses troupes.

4 Retrait  français

4-1 Le casse-tête français d'un retrait anticipé.

5 OÙ EN EST LA GUERRE EN AFGHANISTAN ?

5-1 Retrait français et défaite annoncée

5-2THOMAS HOFNUNG :: Le retrait d'Afghanistan, entre «soulagement» et «amertume».

5-3JEAN-PIERRE PERRIN, LUC MATHIEU -: Hollande sonne le retrait sans gloire des troupes françaises.

5-4 Manlio Dinucci : Aube rouge sang à Kaboul.

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Video : Lakhdar Boumediene, ancien détenu de Guantanamo -

7 Les Brèves.

7-1 Le Kirghizstan autorise le transit terrestre de l'OTAN vers l'Afghanistan.

8 Dossiers

8-1 Sortir d'Afghanistan, la principale préoccupation de l'Otan.



1 Luttepour lalibération du territoire

1-1 Lavrov : Rencontre internationale à Kaboul le 14 juin.

Une rencontre internationale sur l'Afghanistan aura lieu le 14 juin à Kaboul, a déclaré vendredi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors d'une réunion des chefs de la diplomatie de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS).
"Une rencontre internationale sur l'Afghanistan est prévue le 14 juin à Kaboul", a dit M.Lavrov, avant d'ajouter que la situation dans le pays et dans la région suscitait de sérieuses préoccupations.
"Je pense que nous devons participer activement à l'ensemble des discussions internationales consacrées aux problèmes afghans, avoir des positions concertées et démontrer la volonté de l'OCS de contribuer aux efforts de la communauté internationale visant une renaissance politique et économique de l'Afghanistan. L'octroi au pays du statut d'observateur auprès de l'Organisation favorisera ces processus", a insisté le chef de la diplomatie russe.
Créée en 2001, l'Organisation de coopération de Shanghai regroupe à l'heure actuelle la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizstan, l'Ouzbékistan, la Russie et le Tadjikistan. La présidence tournante est assumée depuis le 1er août 2011 par la Chine. Un sommet de l'Organisation aura lieu début juin à Pékin. Les récents événements et la situation au Proche-Orient et en Afrique du Nord seront au menu.

http://fr.rian.ru/world/20120511/194662212.html

 

 


1-2 Moscou s'inquiète du bombardement de l'Afghanistan par les forces étrangères.  

16/05/2012

La diplomatie russe se déclare inquiète du massacre des civils afghans, lors des bombardements menés par les forces étrangères.

Dans une déclaration, publiée, mardi, sur le site web du ministère russe des Affaires étrangères et reprise par l'IRNA, la Russie a exprimé sa vive inquiétude, quant à la multiplication des cas de bombardements erronés, en Afghanistan, survenus, dans le cadre de l'opération de la "liberté invincible", ce qui a fait un grand nombre de victimes, tous, civils. La déclaration de la diplomatie russe indique qu'au seul mois de mai, plus de 30 civils, qui n'ont aucun lien avec les groupes armés, ont été tués, dans les provinces de Badgheis et de Helmand. "De telles erreurs inacceptables nuisent aux efforts censés établir la stabilité, en Afghanistan, vu, notamment, la poursuite du processus de la remise de la responsabilité de l'assurance de la sécurité du pays aux forces afghanes, elles mêmes.

IRIB

 


1-3 Moscou préoccupé par le statut des bases US après 2014.
MOSCOU, 24 mai - RIA Novosti
Le statut des bases militaires américaines en Afghanistan après 2014, soit après le retrait programmé de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), n'est pas évident, a indiqué jeudi Zamir Kaboulov, représentant spécial du président russe pour l'Afghanistan.
"Kaboul et Washington n'ont pas encore signé un accord sur les bases.
Ils se proposent de le faire dans un an. On nous dit que ce document définira tant le statut de telles bases militaires que le statut et les droits des militaires américains sur ces bases", a indiqué le diplomate.
Et d'ajouter que la Russie se posait en outre des questions sur la raison du maintien de ces bases en Afghanistan.
"De toute évidence, une telle infrastructure militaire n'est pas destinée à résoudre des problèmes intérieurs de l'Afghanistan, mais revêt sans doute une vocation régionale beaucoup plus large", a estimé M.Kaboulov.
Selon la Maison Blanche, un tel accord ne prévoit pas de bases militaires permanentes en Afghanistan mais engage le pays à donner "accès et jouissance aux forces américaines jusqu'à 2014 et au delà" et offre la possibilité pour les forces américaines d'y rester après cette date pour "former les forces afghanes et viser (les éléments) d'Al-Qaïda restants".


 

1-4 RIA Novosti : Afghanistan: peu de chances d'embellie.

Ndlr : la publication des articles  ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses  mais doit être vu comme information.

MOSCOU, 21 mai -

La situation politique et militaire en Afghanistan reste tendue, et la perspective de création d'une armée nationale efficace est incertaine, a estimé lundi Albert Khorev, du ministère russe des Affaires étrangères.
"La situation politique et militaire en Afghanistan n'incite guère à l'optimisme. Des groupes extrémistes, notamment les résstants  ldu Parti islamique d'Afghanistan et le Mouvement islamique d'Ouzbékistan, opèrent pratiquement sur tout le territoire afghan", a déclaré le diplomate lors d'un colloque international à Moscou.
Et d'ajouter que la situation était aggravée par la fusion de talibans afghans et pakistanais, ainsi que par une infiltration massive de terroristes à travers la frontière afghano-pakistanaise.
"Moscou considère comme problématique la création en Afghanistan de forces armées efficaces (…). Aussi la stabilité du régime (de Kaboul) à moyen terme sera-t-elle toujours assurée par la présence militaire étrangère", a indiqué M.Khorev.
Selon lui, "le processus de remise des responsabilités en matière de sécurité en Afghanistan par les militaires étrangers aux structures de forces afghanes (…) revêt un caractère manifestement déclaratif".
"Il n'est pas rare qu'après le retrait d'unités militaires des agglomérations, le pouvoir y passe aux mains des talibans bénéficiant du soutien de la population", a constaté l'expert.
Il a relevé en outre le faible niveau professionnel des militaires afghans et leur incapacité de mener des opérations indépendantes. Parmi les problèmes des forces armées d'Afghanistan, M.Khorev a également cité la corruption et les déserteurs.



2 Dommages Collatéraux...

8 civils dont 6 enfants tués dans un bombardement de l'Otan.

Un bombardement de l'Otan a tué huit personnes d'une même famille, dont six enfants, dans leur demeure de Paktia, une province instable de l'est de l'Afghanistan,selon un bilan établi dimanche par des responsables afghans. Samedi soir vers 20h30 locale (18 heures à Paris) «un homme, sa femme et six de leurs enfants sont morts.

C'était un bombardement conduit par l'Otan», a raconté à l'AFP Rohullah Samoon, le porte-parole du gouvernement de Paktia. L'Isaf, la force armée de l'Otan, a indiqué avoir entendu parler de l'événement et enquêter sur le sujet.
L'attaque a été confirmée par une source sécuritaire de haut niveau à Kaboul. «C'est vrai. Une maison a été bombardée par l'Otan. Un homme appelé Mohammad Sahfee, sa femme et six de leurs enfants innocents ont été brutalement tués», a-t-il raconté.
Frictions entre Kaboul et l'Otan
Les opérations nocturnes de la coalition contre les domiciles afghans sont depuis longtemps un sujet de friction entre le chef de l'Etat afghan et ses alliés de l'Otan, qui portent à bout de bras son fragile gouvernement face à l'insurrection talibane depuis dix ans. Début mai, le
président afghan Hamid Karzaï a convoqué le commandant de l'Isaf, le général américain John Allen, et l'ambassadeur des Etats-Unis à Kaboul, Ryan Crocker, pour une «réunion d'urgencer au palais présidentiel après que des dizaines de civils eurent, selon lui, été tuées dans plusieurs bombardements de l'Otan. Hamid Karzaï avait à cette occasion menacé Washington de geler l'accord de partenariat stratégique à long terme signé par les deux pays si l'Isaf ne faisait pas plus d'efforts pour éviter de tuer des civils lors de ses opérations. Cet accord a été ratifié samedi par le parlement afghan.
Les civils sont les premières victimes du conflit opposant Isaf et forces pro-gouvernementales à l'insurrection menée par les talibans. En 2011, plus de 3000 civils sont morts des suites du conflit. Soit autant que le nombre de soldats de l'Isaf ayant péri en Afghanistan depuis plus de dix ans
.

 

4 soldats de l'Isaf tués
Dans le sud du pays, quatre soldats de l'Isaf ont été tués samedi« dans des attentats distincts à l'engin explosif artisanal » a indiqué l'Isaf dimanche, sans s'étendre sur les conditions de l'attaque ni la nationalité des soldats.

Ces attaques portent à 169 le nombre de soldats de l'Otan tués en Afghanistan cette année et à 3.016 depuis 2001, selon un décompte de l'AFP effectué à partir du site icasualties.org.

le 27.05. 

http://www.leparisien.fr/international/afghanistan-8-civils-dont-6-enfants-tues-dans-un-bombardement-de-l-otan-27-05-2012-2019066.php



3 Retrait Allemand

3-1 Berlin s'engage à aider Kaboul après le retrait de ses troupes.

Ndlr : la publication des articles ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses  mais doit être vu comme information.

La chancelière allemande Angela Merkel et le président afghan Hamid Karzai ont signé un accord de partenariat selon lequel Berlin s'engage à poursuivre son aide à Kaboul après le retrait des troupes allemandes du pays, prévu pour 2014, rapportent mercredi les médias allemands.

"C'est une étape importante de nos relations. Nous sommes très préoccupés par le sort de l'Afghanistan", a déclaré Mme Merkel, citée par les médias.

Selon la chancelière, l'Allemagne se sent obligée de contribuer au développement de l'Afghanistan.

L'accord prévoit en outre que Berlin contribuera à la restauration de la république islamique, notamment par le biais de la refondation du système éducatif. Kaboul avait auparavant signé un accord similaire avec Washington.

D'après des sources au sein des autorités allemandes, Angela Merkel envisage d'annoncer au prochain sommet de l'Otan qui se tiendra à Chicago les 20 et 21 ami, les plans de Berlin d'octroyer à l'Afghanistan 190 millions de dollars pour financer les forces armées afghanes.

Les Etats-Unis et les autres pays de l'Alliance avaient à plusieurs reprises annoncé leur intention de poursuivre la coopération avec les autorités afghanes après 2014. Les États donateurs envisagent de débloquer à partir de 2014 quatre milliards de dollars chaque année pour le maintien des forces armées afghanes.

http://fr.rian.ru/world/20120516/194727044.html


4 Retrait  français

4-1 Le casse-tête français d'un retrait anticipé. 

15/05
Effectué par la route ou par les airs, le départ des soldats français a peu de chances d'être effectif avant fin 2012.

Retirer toutes les troupes françaises d'Afghanistan avant la fin 2012. C'est l'une des principales promesses électorales de François Hollande dans le domaine international. Mais sera-t-il capable de la tenir?
Concrètement, il s'agit d'évacuer 3 400 hommes, 900 véhicules dont 500 blindés, 1 400 conteneurs, 3 Mirage 2000 et 14 hélicoptères. Le seul moyen de respecter le délai de 2012 serait d'utiliser des avions-cargos, capables d'emporter les hommes et le matériel depuis les aéroports de Kaboul ou de Bagram jusqu'en France ou aux Émirats arabes unis, où Paris dispose d'une base militaire. La France étant sous-équipée en gros-porteurs, elle devra louer à la Russie ou à l'Ukraine des Antonov, capables d'héberger 7 à 8 véhicules blindés. Mais à environ 30 000 euros l'heure, le prix de l'aller-retour est astronomique. Le retrait anticipé aurait donc un coût énorme. «Il faudrait augmenter tout de suite les impôts», ironise un spécialiste. Même si la France en avait les moyens, elle se heurterait à l'engorgement des aéroports afghans qui devront déjà absorber le retour au pays de 23 000 soldats américains avant la fin septembre. Ainsi qu'à un problème de disponibilité des gros-porteurs, également convoités par les autres pays de l'Alliance pour leurs rotations.
Seconde solution, la moins chère mais aussi la moins sûre: emprunter la route du sud, celle du Pakistan. Mais elle est pour l'instant fermée, Islamabad ayant jusqu'à nouvel ordre interdit le transit de matériel militaire sur son territoire pour protester contre les tirs de drones américains au Pakistan. Reste la route du nord, par le rail, via l'Asie centrale et la Russie. Elle n'est pas donnée non plus, les pays d'Asie centrale, notamment l'Ouzbékistan, ayant augmenté leurs droits de douane, mais elle est plus sûre. Même par cet itinéraire, cependant, le retrait sera long et compliqué à organiser. Certes, les manœuvres de décrochage se feront en coordination avec les alliés et avec l'armée afghane. Mais l'été est propice aux attaques des talibans, qui pourront profiter de la végétation pour monter des embuscades contre les convois de l'Otan. Alors que les soldats français ont reçu l'ordre il y a quelques mois de ne plus guère sortir de leurs bases pour limiter les pertes pendant la campagne électorale, des officiers redoutent que le retrait s'effectue dans la violence.
Conscient des obstacles auxquels se heurte son projet afghan, le nouveau président français a commencé à mettre de l'eau dans son vin. Il laisse désormais entendre que seules les troupes combattantes pourraient partir avant la fin 2012. Quant au retrait du matériel, il «prendra sans doute plus de temps».Pour les militaires, la mission reste très difficile à mettre en place. «On ne va pas laisser nos équipements et demander aux Américains qu'ils le protègent !», glisse l'un deux. Si les troupes combattantes sont évacuées, qui protégera les convois d'équipement des attaques des talibans lorsqu'ils entameront leur retraite? Le retrait précipité de la France, soulignent certains experts, risque en revanche de désorganiser la coalition. La transition en Kapissa, le secteur français, doit normalement durer dix-huit mois. Qui épaulera pendant tout ce temps, dans cette province très instable, la jeune armée afghane?
Aux limites financières, sécuritaires et techniques, s'ajoutent des considérations diplomatiques. «En partant plus tôt que prévu, nous risquons d'abîmer notre relation avec les États-Unis et de passer pour un allié non fiable», redoute un gradé. Au début de l'année, Nicolas Sarkozy avait déjà décidé de précéder d'un an le calendrier établi par l'Otan, qui prévoyait un départ des forces combattantes avant la fin 2014. Washington avait à l'époque manifesté une certaine irritation, au moins sur la forme. Au sein de la coalition, plusieurs petits pays, pas très à l'aise avec l'engagement afghan, pourraient profiter du retrait français pour accélérer eux aussi leur départ. L'armée de terre française nourrit elle aussi quelques amertumes. «Les soldats ont le sentiment de ne pas être allés jusqu'au bout, de devoir partir en cours de route et de manière un peu précipitée», commente un officier.
Entre la promesse faite aux électeurs, la réalité sur le terrain, les impératifs diplomatiques et l'exigence de sécurité, la marge de manœuvre de François Hollande à Chicago, où il se rend cette semaine pour participer au sommet de l'Otan, est étroite. Certains parient qu'il finira par épouser le calendrier de Nicolas Sarkozy. Et que le reste ne sera qu'une question de sémantique.

IRIB

 



5 OÙ EN EST LA GUERRE EN AFGHANISTAN ?

5-1 Retrait français et défaite annoncée

En Afghanistan, les talibans sont à l’offensive et Al Qaïda est de retour. L’accélération par le président Hollande du retrait, dès la fin de cette année, de nos « forces combattantes » n’est que la confirmation de l’échec de la guerre menée par les démocraties contre l’islamisme radical, dans ce pays tribal. C’est aussi le désir ne pas avoir à endosser, politiquement, de nouvelles pertes humaines.

La situation ne cesse objectivement de se dégrader. Quelques dizaines de combattants d’Al Qaïda sont de retour dans les montagnes de l’Est du pays. Ces combattants arabes et pakistanais, dont le nombre n’excède pas la centaine, ont selon toute vraisemblance franchie la frontière du Pakistan pour s’établir dans les provinces de Kunar et du Nouristan, où le regroupement des bases de l’Otan n’a laissé sur place qu’environ 4.200 soldats occidentaux.

Le nombre est, certes, réduit, mais il est jugé préoccupant par les responsables américains, dans la perspective du retrait des troupes de l’Otan et du transfert de la sécurité aux forces afghanes d’ici à la fin 2014. La réapparition de "djihadistes" dans cette région est emblématique des défis auxquels Washington et ses alliés seront confrontés pour se sortir d’une guerre longue et coûteuse, sans laisser l’Afghanistan redevenir une plaque tournante de l’islam radical anti-occidental.

Le président François Hollande a rappelé à son homologue américain, Barack Obama, sa promesse d’accélérer le rapatriement du contingent français, tout en indiquant que Paris appuierait la mission de l’OTAN, dans ce pays, "sous une autre forme". Il a précisé, lors d’une conférence de presse, que le retrait n’était "pas négociable", mais que Paris ferait ses choix, "en bonne intelligence" avec ses alliés.

Politiquement, François Hollande ne peut revenir, à peine élu, sur l’un de ses rares engagements en politique étrangère. Même si la chancelière allemande Angela Merkel, comme le secrétaire général de l’Otan, Anders Rogh Rasmussen, ont rappelé fermemen Paris à ses responsabilités. A Chicago, cette fin de semaine, il y aura une discussion complexe sur le retrait des matériels, la réorganisation du dispositif. "Mais il n’y a pas de raison que ce soit très traumatisant", estime François Heisbourg, président de l’International Institute for Strategic Studies (IISS) de Londres.

Les militaires redoutent, pour leur part, un départ précipité qui donnerait une impression de désordre après dix ans de présence. C’est effectivement le point le plus important. Le signal envoyé par la France au taliban est celui de l’acceptation d’une défaite. Cela tombe, en plus, à un mauvais moment stratégique.

Un retrait "non négociable"

Les talibans ont annoncé mercredi, sur l’un de leur site internet, qu’ils lanceraient, à partir de jeudi, leur traditionnelle "offensive de printemps" contre les forces de l’Otan qui soutiennent le gouvernement de Kaboul et tous leurs alliés. L’opération "Al-Farouq" visera en premier lieu les "envahisseurs étrangers, leurs conseillers, leurs sous-traitants et tous ceux qui les aident militairement et par le renseignement."

Ce communiqué intervient quelques heures après que les résistants  aient tué sept personnes, dont six civils afghans, dans une attaque suicide contre une pension abritant des étrangers de l’ONU, de l’Union européenne et d’ONG à Kaboul. Et peu après une visite surprise du président Barack Obama, venu à Kaboul promettre que la fin de la guerre était proche. Il y a deux semaines, les mêmes talibans avaient déjà annoncé le début de leur "offensive du printemps" en lançant six attaques suicide coordonnées dans la capitale afghane, visant notamment l’OTAN, des ambassades occidentales et des bâtiments publics.

Les hivers afghans, très rigoureux, sont d’ordinaire mis à profit par les résistants islamistes pour se "reposer". Les offensives de la guérilla, qui gagne en intensité et s’étend à tout le pays ces dernières années, reprennent généralement de plus belle au début du printemps.

Le retrait des occidentaux ne marquera certes pas la fin de la guerre, ni du danger pour nos conseillers même "non combattants" sur place. Les rebelles ont dénoncé comme illégitime l’accord de partenariat américano-afghan, signé par les présidents Barack Obama et Hamid Karzaï, qui encadre les conditions d’une présence militaire en Afghanistan jusqu’en 2024. Ils considèrent ce document comme un acte de vente de l’Afghanistan, établi par une marionnette sans pouvoir à son maître et envahisseur, et le condamnent dans les termes les plus forts.

En tant que véritables représentants de la nation islamique d’Afghanistan, les talibans ajoutent qu’ils continueront, de toutes leurs forces, à mener la guerre sainte contre toutes les mesures contenues dans ce document illégitime et jusqu’au retrait total d’Afghanistan de tous les envahisseurs et de leurs marionnettes. Le retrait de Hollande risque donc de rendre plus difficile le retrait en bon ordre des alliés sans pour autant éviter aux Français de nouvelles pertes.
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Entre-temps, le ministre britannique de la guerre a regretté que les forces de l'Otan ne quittent pas "ensemble" l'Afghanistan, tout en jugeant "possible" le retrait français anticipé envisagé par le nouveau président français élu François Hollande.
M. Hollande a affirmé ces derniers mois son objectif de retirer les troupes combattantes françaises d'ici à la fin 2012, soit deux ans avant le retrait prévu des forces de l'Otan en Afghanistan.

Al Manar


5-2 THOMAS HOFNUNG :: Le retrait d'Afghanistan, entre «soulagement» et «amertume».

Le départ accéléré des soldats français est diversement apprécié au sein de l'armée.

La visite éclair du président François Hollande en Afghanistan n’avait qu’un seul véritable objectif: cajoler les militaires en venant leur dire, sur place, pourquoi l’heure du retrait avait sonné. Car hormis la date, tenue secrète pour des raisons de sécurité, cette visite n’avait rien de surprenant sur le fond. «François Hollande avait annoncé la couleur durant sa campagne, nous travaillons sur la planification de ce retrait depuis un moment», confie un haut gradé à Paris. L’armée s’apprête d’ailleurs à envoyer en Afghanistan une trentaine de transports blindés de dernière génération pour préparer le départ. L’armée française «n’a pas d’états d’âme», poursuit le haut gradé. «Nous savions que nous n’allions pas rester éternellement en Afghanistan.» Malgré sa brièveté, le voyage du président Hollande semble avoir été apprécié par la hiérarchie militaire. «Son prédécesseur ne se déplaçait qu’en temps de crise, à la suite de pertes dans nos rangs. Le fait de venir en Afghanistan à cet instant, même rapidement, est perçu comme une marque de respect», assure un ancien général.

Lors de son déplacement à Kaboul et en Kapisa, Hollande a indiqué qu’environ 2000 hommes, sur 3400, devraient avoir quitté le théâtre des opérations avant la fin 2012. En 2010, lors du sommet de l’Otan à Lisbonne, les Alliés étaient convenus d’un agenda prévoyant un retrait des forces étrangères en 2014. Le Président a évoqué lors de son déplacement le maintien d’une présence française axée sur la coopération civile et économique.

«C’est vrai que nous étions engagés sur un calendrier, mais nous n’avons pas à rougir de ce que nous avons fait en Afghanistan, insiste le haut gradé. Nous, nous n’avons pas brûlé de Coran (contrairement à des soldats américains récemment, ndlr). Le comportement, cela compte beaucoup.» «De toute façon, tout le monde ne peut pas partir en même temps, explique un officier de réserve. Nicolas Sarkozy, qui voulait jouer les bons élèves, s’était aligné sur le calendrier des Américains.» Paradoxalement, ce retrait anticipé peut apparaître, aux yeux de certains officiers, comme la réaffirmation de l’indépendance de la France. «C’est une décision souveraine», n’a pas manqué de souligner le président Hollande devant les soldats en Kapisa.

Le discours de François Hollande en Afghanistan

Le départ des soldats français devrait se faire sans drame. «Ils vivaient à l’écart, dans leurs campements, et il n’y a jamais eu de symbiose entre nous et les Afghans, poursuit l’officier de réserve. Même avec les militaires locaux que nous formons, et dont certains nous ont tiré dans le dos.» Rien à voir avec le sentiment de lâchage vécu par leurs aînés en Indochine et plus encore en Algérie.

Mais cette accélération du calendrier est appréciée diversement au sein de l'armée. C'est «un soulagement» pour la troupe, assure l’officier de réserve. «Cela fait belle lurette qu’on ne mène plus d’action offensive et que nos soldats sont retranchés dans leurs casernes. Notre présence, c’était devenu de l’affichage.» Un observateur parle «d'un peu d’amertume. Depuis que nos soldats se sont vus imposer des mesures de sécurité renforcées, les progrès enregistrés sur le terrain sont battus en brèche.» Un jugement tempéré par l’état-major des armées à Paris: «Là où nous sommes présents, la sécurité s’est améliorée, et la population vit mieux.» Mais pour combien de temps? Que se passera-t-il lorsque la sécurité de la province de Kapisa aura été transférée totalement à l’armée afghane?

Autre écueil pour les troupes : la crise morale de fin de mission. «Depuis des mois, l’armée de terre vit sous forte pression, note l’ancien directeur de l’Ecole de guerre, Vincent Desportes. Il y a eu la Côte d’Ivoire, la Libye, nos Casques bleus au Liban…Tous les régiments ont tourné dans les missions et se sont intensivement entraînés avant leur déploiement sur le terrain.» De retour à la maison, les soldats vont retrouver la routine de la vie de caserne. Qui plus est avec de sombres perspectives. Du fait du prix du carburant, les budgets consacrés aux entraînement ont été réduits. «Le nouveau pouvoir veut recruter 12 000 personnes pour renforcer la police et la gendarmerie, et 60 000 dans l’Education nationale. Il va bien falloir réduire les effectifs ailleurs, redoute déjà un officier supérieur. Or nous ne pouvons pas arrêter de recruter, sinon nous sommes morts. Nos soldats doivent être jeunes.» «Nos troupes vont quitter l’Afghanistan avec un certain goût d’inachevé et avec pour seule récompense une probable diminution de moyens», résume un expert.

THOMAS HOFNUNG


5-3 JEAN-PIERRE PERRIN, LUC MATHIEU-: Hollande sonne le retrait sans gloire des troupes françaises.

Analyse A Kaboul hier, le Président a promis un repli «ordonné». Sans en évoquer les conséquences.

Par Habituellement, lorsqu’un chef d’Etat se rend sur un théâtre d’opération, c’est soit pour encourager les troupes avant un surge (l’envoi de renforts), soit pour célébrer la victoire de ses soldats, soit pour s’associer à leur douleur après des pertes sévères, comme l’avait fait Nicolas Sarkozy suite à l’embuscade meurtrière d’Uzbin. Vendredi, François Hollande s’est rendu en Afghanistan pour une opération de communication destinée à justifier un retrait anticipé des forces combattantes françaises qui n’aura pas l’heur de plaire à tout le monde.

C’est le cas des autres membres de la coalition, en particulier des Etats-Unis, qui vont devoir palier le départ des troupes françaises dans la province de Kapisa (nord-est), stratégique et vitale pour la sécurité de Kaboul. Même si Washington n’a pas porté le débat sur la place publique, le comportement de Paris a ulcéré l’administration et, plus encore, les militaires américains. Et même si Hollande a déclaré que le désengagement du contingent, prévu d’ici à fin 2012, soit un an avant le délai fixé par Nicolas Sarkozy, se ferait de manière «ordonnée», «coordonnée» et «en bonne intelligence avec nos alliés, notamment avec le président Obama», il reste que celui-ci laisse un trou dans le dispositif allié. A charge de l’armée afghane de prendre la relève. Et c’est bien là que le bât blesse. Car, si celle-ci échoue à contenir l’insurrection, comme on peut s’y attendre, les troupes américaines devront prendre le relais. Et cela au pire moment, puisqu’elles seront alors engagées dans leur propre retrait.

Allégeance. C’est à la demande des Etats-Unis que les militaires français étaient déployés depuis 2008 dans la province de Kapisa. Depuis que l’Afghanistan est en proie à la guerre, à la suite de l’invasion soviétique fin 1979, la région a toujours été particulièrement dangereuse, surtout à cause de la présence de combattants du Hezb-e islami (parti islamique) qui se changeaient volontiers en bandits de grands chemins. Ceux-ci n’ont pas disparu, mais la plupart des moudjahidin d’hier ont changé d’allégeance pour se rapprocher des talibans, la force insurgée dominante aujourd’hui. Selon l’armée afghane, 800 rebelles hantent les districts de Tagab, Alasaï et, dans une moindre mesure, Nijrab. Des combattants étrangers, surtout pakistanais, les épaulent. Ils font office de formateurs ou se chargent d’opérations de propagande.

La province de Kapisa est d’autant plus stratégique qu’elle constitue une porte d’accès à Kaboul. Plusieurs attentats visant la capitale afghane y ont été organisés ces dernières années. Les talibans profitent déjà de l’incapacité de l’Otan à sécuriser deux autres provinces voisines - le Laghman et le Nouristan - pour s’infiltrer quasi librement depuis le Pakistan. Si la Kapisa tombe sous leur coupe, ils ont désormais une autoroute pour attaquer Kaboul. Les trafiquants de drogue empruntent le même itinéraire. Ainsi, alors que la culture du pavot avait été éradiquée dans cette province en 2010 selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, elle a repris l’an dernier.

Corruption. L’échec français en Kapisa tient aussi à la corruption des autorités. L’ancien gouverneur Abou Bakr était connu pour ses liens avec le Hezb-e islami. Il a fallu plusieurs interventions de l’ambassade de France auprès du président Karzaï pour qu’il soit démis de ses fonctions en 2010, après trois ans passés à la tête de la province.

Partout, la corruption profite aux talibans. Plutôt que de se tourner vers la justice officielle, la population a recours à celle fournie par les résistants qui en profitent pour asseoir leur influence. Difficile de croire dans ces conditions que les seules forces afghanes seront capables de tenir la province après le départ de l’armée française. D’une part, parce qu’elles sont infiltrées par les talibans, comme l’a montré l’attentat du 20 janvier : quatre soldats français ont été tués par un militaire afghan. D’autre part, parce qu’elles ont très peu d’hélicoptères, alors que, couplés à des troupes au sol, ils pourraient être efficaces contre la guérilla.

Mais si Washington en veut aussi à Paris, c’est à cause de l’effet d’entraînement que le départ français risque de provoquer au sein de la coalition. Il y aura donc un prix à payer. Notamment pour la formation de l’armée afghane. Et on peut s’attendre à ce qu’il soit cher.

25 mai

http://www.liberation.fr/monde/2012/05/25/afghanistan-hollande-sonne-le-retrait-sans-gloire-des-troupes-francaises_821580?xtor=EPR-450206

http://www.liberation.fr/monde/2012/05/25/le-retrait-d-afghanistan-entre-soulagement-et-amertume_821504?xtor=EPR-450206

 


Entre-temps, le ministre britannique de la guerre a regretté que les forces de l'Otan ne quittent pas "ensemble" l'Afghanistan, tout en jugeant "possible" le retrait français anticipé envisagé par le nouveau président français élu François Hollande.
M. Hollande a affirmé ces derniers mois son objectif de retirer les troupes combattantes françaises d'ici à la fin 2012, soit deux ans avant le retrait prévu des forces de l'Otan en Afghanistan.

Al Manar

 


5-4 Manlio Dinucci :Aube rouge sang à Kaboul.

Les alliés vont pouvoir se retirer d’Afghanistan, la mission est accomplie.

Prétextant la guerre au terrorisme, les puissances coloniales sont parvenues à mettre en place un gouvernement à leur main. Mais une telle opération coûte cher : le régime est protégé par 120 000 soldats, pour deux tiers états-uniens. Il est temps pour ce système politique illégitime d’assurer par lui même son maintien au pouvoir. Les États-Unis se contenteront désormais d’administrer leurs bases militaires et de faire payer la facture de la police par leurs « alliés » européens.

Après la traversée du sombre nuage de la guerre, la lumière pointe maintenant à l’horizon du nouveau jour : c’est avec cette image rhétorique banale que le président Obama a annoncé l’accord signé avec le président Karzaï. Les plumes qui lui écrivent ses discours, à l’évidence, sont fatiguées.

On ne peut pas en dire autant des stratèges qui on rédigé « l’Accord de partenariat stratégique durable » avec l’Afghanistan. Celui-ci assure qu’après le retrait des troupes en 2014, les États-Unis continueront de protéger l’Afghanistan, en lui conférant le statut de « plus grand allié non-OTAN ». Dans le cadre d’un nouvel « Accord de sécurité bilatéral », les USA chercheront des fonds pour que l’Afghanistan « puisse se défendre des menaces internes et externes ». Ce n’est pas eux qui les alloueront, donc, mais ils les « chercheront » en impliquant les alliés (Italie comprise) [1] dans le paiement de la majeure partie des au moins 4 milliards de dollars annuels nécessaires pour entraîner et armer les « forces de sécurité » afghanes, selon « les standards OTAN », de façon à les rendre « inter-opérationnelles avec les forces de l’Alliance ».

De son côté, Kaboul « fournira aux forces étasuniennes l’accès et l’utilisation continus des bases afghanes jusqu’en 2014 et au-delà ». Ce que l’accord ne dit pas c’est que les principales « bases afghanes », qui seront utilisées par des forces étasuniennes, sont les mêmes que celles qu’ils utilisent aujourd’hui (Bagram, Kandahar, Mazar-e-Sharif et d’autres) : avec la différence qu’y flottera le drapeau afghan à la place de celui des États-Unis.

L’accord ne dit pas non plus qu’en Afghanistan opèreront encore plus qu’aujourd’hui des forces USA-OTAN pour les opérations spéciales, flanquées de compagnies militaires privées. Les États-Unis promettent qu’ils n’utiliseront pas les bases contre d’autres pays mais, en cas d’ « agression extérieure contre l’Afghanistan », ils fourniront une « riposte appropriée » comprenant « des mesures militaires ». L’accord, précise l’ambassadeur Ryan Crocker, n’empêche pas les États-Unis de continuer à attaquer depuis l’Afghanistan, avec les drones, les résistants au Pakistan, car « il n’exclut pas le droit à l’autodéfense ».

Mais les piliers sur lesquels reposera le « partenariat stratégique durable » ne sont pas seulement militaires. Washington encouragera « l’activité du secteur privé étasunien en Afghanistan », en particulier pour l’exploitation de la « richesse minière, dont le peuple afghan doit être le principal bénéficiaire ». Le peuple afghan peut en être sûr : ce sont des géologues du Pentagone qui ont découvert, dans le sous-sol afghan, de riches gisements de lithium, cobalt, or et autres métaux. L’Afghanistan, rapporte un mémorandum du Pentagone, pourrait devenir « l’Arabie saoudite du lithium », métal précieux pour la production de batteries [2].

Et puis il y a surtout une autre ressource à exploiter : la position géographique même de l’Afghanistan, de première importance aussi bien militairement qu’économiquement. Ce n’est pas un hasard si, dans l’accord, les États-Unis s’emploient à faire retrouver à l’Afghanistan « son rôle historique de pont entre l’Asie centrale et méridionale et le Moyen-Orient », en réalisant des infrastructures pour les transports, en particulier des « réseaux énergétiques ». La référence est claire au gazoduc Turkmenistan-Inde, à travers Afghanistan et Pakistan, sur lequel mise Washington dans la bataille des gazoducs contre Iran, Russie et Chine. Qui sera contrôlé par des forces spéciales et des drones étasuniens au nom du « droit à l’autodéfense ».

Manlio Dinucci

Traduction
Marie-Ange Patrizio

Source
Il Manifesto (Italie)

 



6 Médias etManipulation de l’opinion / Vidéos

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6-1 Video : Lakhdar Boumediene, ancien détenu de Guantanamo -

http://www.youtube.com/watch?v=5BCuTWGBBDw&feature=player_embedded



7 Les Brèves

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7-1 Le Kirghizstan autorise le transit terrestre de l'OTAN vers l'Afghanistan.  

23/05/2012

Le Kirghizstan a autorisé, lors du sommet de l'OTAN à Chicago, le transit terrestre par son territoire des matériels militaires de l'OTAN vers l'Afghanistan, a annoncé mercredi le service de presse du ministère kirghiz des Affaires étrangères.

"La cérémonie de signature d'un accord sur le transit terrestre (par rail et route) de frets destinés à la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) via le Kirghizstan s'est tenue dans le cadre du sommet de l'OTAN à Chicago. L'accord a été signé par le gouvernement kirghiz et l'Otan", a annoncé le service de presse. Le sous-secrétaire général de l'OTAN Alexander Vershbow a exprimé sa reconnaissance à Bichkek pour son soutien et a considéré l'accord comme "un événement historique et une contribution de poids aux efforts visant à stabiliser la situation en Afghanistan", a ajouté le service. Le Kirghizstan abrite une base aérienne américaine. Implantée en décembre 2011 à l'aéroport international "Manas" de Bichkek, la base a été plus tard rebaptisée Centre de transit. Elle assure près de 30% des ravitaillements en vol des avions participant à l'opération de l'OTAN en Afghanistan. Selon les informations officielles, les effectifs du Centre de transit comptent près de 1.500 militaires et civils américains. L'accord prévoyant le fonctionnement de la base arrive à échéance à l'automne 2014.

IRIB

 



8 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

8-1 Sortir d'Afghanistan, la principale préoccupation de l'Otan.

 le 21.05. 

L'Otan a déclaré lundi «irréversible» le processus de retrait de ses soldats d'Afghanistan à la fin 2014 tout en affirmant sa détermination à aider Kaboul sur le long terme pour empêcher le retour des talibans.

Au dernier jour de son sommet lundi à Chicago, l'Alliance a voulu démontrer sa force et son unité: elle a réuni autour d'une immense table les dirigeants des 50 pays participants à l'opération en Afghanistan, des Etats-Unis au Bahreïn en passant par la Nouvelle-Zélande, et bien sûr la

L'Otan  donc déclaré «irréversible» le processus de retrait de ses soldats d'Afghanistan à la fin 2014 tout en affirmant sa détermination à aider Kaboul sur le long terme pour empêcher le retour des talibans.
Au delà du symbole, l'enjeu était d'affirmer la volonté de tous d'«aller au bout de la mission», comme l'a déclaré le
président américain Barack Obama, son homologue afghan, Hamid Karzaï, assis à ses côtés. Pour cela, les dirigeants des 28 pays membres de l'Alliance ont renouvelé leur soutien au calendrier établi lors de leur précédent sommet, à Lisbonne en 2010. Ce processus est «irréversible», ont-ils souligné dans leur déclaration.
La responsabilité de la sécurité aux forces afghanes sera transférée «d'ici à la mi-2013» et les troupes internationales passeront alors à un rôle de soutien jusqu'à leur retrait à la fin 2014, selon le texte. «La mission de combat dirigée par l'Otan prendra fin» à cette date. Mais l'Alliance atlantique continuera d'apporter «un solide soutien politique et pratique à long terme» au gouvernement afghan. Elle se dit donc «prête à travailler à l'établissement, à la demande du gouvernement de la République islamique d'Afghanistan, d'une nouvelle mission pour l'après-2014», précise la déclaration.

L'Alliance doit préparer l'immense chantier de retrait des 130 000 soldats
Et le président Obama a promis: «au moment où les Afghans sont appelés à prendre plus de responsabilités, ils ne seront pas abandonnés». En attendant, l'Alliance doit préparer l'immense chantier de retrait des 130.000 soldats actuellement présents et de la quantité énorme de matériel militaire accumulée en une décennie de guerre.
L'un des obstacles les plus urgents à résoudre est le blocage des routes de ravitaillement entre le Pakistan et l'Afghanistan pour les convois de l'alliance militaire. Les dirigeants de l'Otan ont ainsi appelé le Pakistan à réouvrir ces lignes de communication «dès que possible». Manière de faire pression sur le président pakistanais Asif Ali Zardari, invité de dernière minute à Chicago. Ce dernier a, d'ailleurs, indiqué la volonté de son pays de parvenir à un accord, sans donner de date, tandis que M. Rasmussen, le patron de l'Otan, parlait d'une solution dans «un proche avenir».

La décision française n'a guère soulevé de vagues
Washington juge «inacceptable» le prix du droit de passage exigé par le Pakistan qui s'élèverait, selon plusieurs médias américains, à 5.000 dollars par conteneur, soit 30 fois plus qu'avant la fermeture. Dans ce contexte, la, deux ans avant le calendrier de l'Otan, n'a guère soulevé de vagues. Le général américain John Allen, commandant des forces de l'Otan en Afghanistan (Isaf), a affirmé que ce retrait n'entraînera «pas de dégradation de la sécurité» dans la région de Kapisa (est) qui était sous contrôle français.
Pour l'après-2014, l'Otan a donné son accord à une réduction progressive des effectifs des forces afghanes, de 352 000 à 228 500 hommes, qui tiendra compte de «l'évolution de l'environnement de sécurité». Leur budget a été évalué à 4,1 milliards de dollars par an à partir de 2015, qui sera pris en charge par les Etats-Unis pour plus de la moitié et à hauteur de 500 millions de dollars par l'Etat afghan. Ce qui laisse environ 1,3 milliard à se répartir entre les autres. Le secrétaire général de l'Otan a indiqué avoir «bon espoir» que les objectifs soient atteints.
Le sommet se terminait dans l'après-midi après avoir placé Chicago, la ville de Barack Obama, sous haute sécurité pendant plusieurs jours. Des manifestations d'ampleur modérée ont rassemblé depuis jeudi quelques milliers de personnes à l'appel d'associations pacifistes ou anti-capitalistes
.

La réouverture des routes de transit via le Pakistan se précise
La perspective d'une réouverture prochaine par le Pakistan des routes de ravitaillement vers l'Afghanistan, réclamée par l'Otan, semblait se préciser lundi. Le gouvernement pakistanais a donné instruction à ses négociateurs de conclure les discussions avec les Etats-Unis, a affirmé le président pakistanais Asif Ali Zardari devant les 50 chefs d'Etats et de gouvernement de l'Isaf.
Dans sa déclaration officielle, l'Alliance atlantique a de son côté déclaré «travailler avec le Pakistan afin de réouvrir les lignes de communication terrestres dès que possible». L'Otan souhaite voir les routes de ravitaillement rouvertes «aussi vite que possible», a confirmé son secrétaire général Anders Fogh Rasmussen, qui a dit aux journalistes s'attendre à ce qu'elles le soient dans un «avenir très proche». La fermeture des routes pakistanaises n'a jusqu'à maintenant «pas eu d'impact majeur» sur les opérations en Afghanistan mais le retrait graduel des forces internationales d'ici la fin 2014 représente un «défi logistique» qui serait compliqué sans le droit de passage au Pakistan, a-t-il expliqué.

Cette question est dans l'impasse ces derniers jours en raison du coût du péage exigé par le Pakistan, jugé «inacceptable» par les Etats-Unis. Islamabad interdit le passage des convois routiers de l'Otan sur son territoire depuis six mois en représailles à la mort de 24 de ses soldats tués par erreur dans des frappes aériennes américaines contre un poste frontière pakistanais. «L'incident de Salala a constitué un revers sérieux» et a «justifié de revoir notre engagement et notre coopération» avec l'Otan, a plaidé le président pakistanais. Dimanche, il a rencontré en marge du sommet de Chicago la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.
L'un des principaux points de divergence est le prix du droit de passage exigé par le Pakistan qui s


'élèverait, selon plusieurs médias américains, à 5000 dollars par conteneur, soit 30 fois plus qu'avant la fermeture. «Les Pakistanais veulent aboutir, mais ils doivent se décider entre eux. Ils ont avancé des prix qui sont bien trop élevés et ils doivent être un peu plus réalistes sur les coûts de transport», a expliqué à l'AFP un haut responsable américain sous le couvert de l'anonymat. Les Etats-Unis sont prêts à payer plus qu'auparavant mais il n'est pas question pour eux d'augmentation exponentielle du droit de passage, a-t-il affirmé.

http://www.leparisien.fr/international/sortir-d-afghanistan-la-principale-preoccupation-de-l-otan-21-05-2012-2009922.php


29/05/2012

Afghanistan Journal de la libération du territoire n° 505 Les alliés vont pouvoir se retirer d’Afghanistan, la mission est accomplie.

Afghanistan Journal de  la libération du territoire n° 505 Les alliés vont pouvoir se retirer d’Afghanistan, la mission est accomplie.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan 

n° 506 - du 12-05  au 29-05                                          C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire.

Tiré à part 

Yvonne Ridley : Bush condamné pour crimes de guerre par contumace.

Greshnov Andrei : Karzaï: l'Afghanistan lutte contre le terrorisme, pas contre les rebelles.

1 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

Deux soldats de l'OTAN tués

2 Dommages Collatéraux...

8 civils dont 6 enfants tués dans un bombardement de l'Otan  



Tiré à part 

 

Yvonne Ridley :Bush condamné pour crimes de guerre par contumace.

C’est officiel : George Bush est un criminel de guerre. Dans ce qui est la première condamnation de ce type dans l’histoire, l’ex-président des USA et sept membres de son administration ont été condamnés hier (vendredi) pour crimes de guerre.
Bush, Dick Cheney, Donald Rumsfeld et leurs conseillers juridiques Alberto Gonzales, David Addington, William Haynes, Jay Bybee et John Yoo ont été jugés par contumace en Malaisie,
Le procès qui s’est tenu à Kuala Lumpur a permis d’entendre les témoignages poignants de victimes de tortures subies par ces personnes alors qu’elles étaient aux mains des troupes américaines ou de contractants en Irak et en Afghanistan.
L’un d’eux est le témoignage d’un Britannique, Moazzam Begg, ex-détenu de Guantanamo et aussi celui d’une femme irakienne, Jameelah Abbas Hameedi qui ont été torturés dans la tristement célèbre prison d’Abu Ghraib.
À la fin des audiences qui ont duré tout le week-end, les 5 membres de la Cour ont prononcé à l’unanimité le verdict de culpabilité à l’encontre de Bush, Cheney, Rumsfeld et de leurs principaux conseillers juridiques, les condamnant tous pour crime de guerre en raison de tortures et de traitements cruels, inhumains et dégradants.
La transcription des accusations, les déclarations de témoins et d’autres documents du dossier seront transmis au Procureur général de la Cour Internationale de Justice, ainsi qu’aux Nations Unies et au Conseil de sécurité.
La Commission du Tribunal de guerre de Kuala Lumpur a également demandé à ce que les noms de Bush, Cheney, Rumsfeld, Gonzales, Yoo, Bybee, Addington et Haynes soient officiellement rajoutés au registre de la Commission pour les crimes de guerre.
Ce tribunal est né de l’initiative de l’ex-premier ministre malais, Mahathir Mohamad, qui s’est toujours opposé à l’invasion de l’Irak par les USA en 2003.
Il a assisté personnellement aux audiences où étaient évoquées les expériences personnelles de trois témoins, à savoir Abbas Abid, Moazzam Begg et Jameelah Hameedi. Le tribunal a aussi entendu deux autres déclarations statutaires de la part d’un citoyen irakien, Ali Shalal, et d’un Britannique, Rahul Ahmed.
Après que les cinq juges eurent prononcé la sentence de culpabilité, Mahathir Mohamad a déclaré : « Les États-Unis continuent impunément à commettre des meurtres. »
L’avocat et expert en crimes de guerre, Francis Boyle (ci-dessous), professeur en droit international à l’école de droit de l’université de l’Illinois, faisait partie de l’équipe de procureurs en charge de l’accusation.
Après le procès, il a déclaré : « C’est la toute première fois au monde que ces gens sont condamnés. »
Même si certains ne voient dans ce verdict qu’une mesure purement symbolique, le militant pour les droits de l’homme Francis Boyle a dit que Bush & Co allaient très certainement devoir faire face au même type de procès dans d’autres pays.
« Nous avons essayé par trois fois d’attraper Bush au Canada, mais le gouvernement canadien a fait échouer ces tentatives, puis nous l’avons dissuadé d’aller en Suisse. La démarche entreprise en Espagne a avorté à cause du gouvernement espagnol, et même résultat en Allemagne. »
Boyle a ensuite mentionné la Charte de Nuremberg qui a été utilisée comme support par le tribunal quand il s’est agi de justifier de la crédibilité de l’initiative malaise. Il rappelle que « les dirigeants, les organisateurs et les complices ayant participé à la formulation ou à l’exécution d’un plan commun ou d’un complot visant à commettre des crimes de guerre sont responsables de tous les actes perpétrés par quiconque met ces plans à exécution. »
Les USA sont sujets aux lois internationales communes et aux principes de la Charte de Nuremberg, a expliqué Boyle, qui pense également que le procès de ce week-end a été suivi de près par les responsables du Pentagone et de la Maison-Blanche.
Le professeur Gurdial Singh Nijar, qui présidait la Cour, a déclaré : « Le tribunal a porté une attention particulière au respect scrupuleux des principes dessinés par le tribunal de Nuremberg et les Cours internationales de justice. »
Il s’est aussi montré confiant sur le fait que le tribunal serait imité ailleurs dans le monde, « dans les pays qui ont le devoir de juger les criminels de guerre, » et il a cité le cas du dictateur chilien Augusto Pinochet, arrêté en Grande-Bretagne pour être extradé vers l’Espagne sur des accusations de crimes de guerre.
« Pinochet avait quitté son siège de Président depuis seulement 8 ans lorsque cela s’est produit. »
L’affaire Pinochet fut la première fois où plusieurs juges européens ont appliqué le principe de la juridiction universelle, se déclarant eux-mêmes compétents pour juger les crimes commis par l’ex-chef d’État, malgré les lois d’amnistie locales.
Tout au long de la semaine, la salle du tribunal était remplie d’experts juridiques et d’étudiants en droit écoutant les témoignages des témoins et les analyses croisées de la défense emmenée par l’avocat Jason Kay Kit Leon.
La Cour a entendu comment Abbas Abid, un ingénieur de 48 ans habitant Fallujah en Irak avait eu les ongles retournés à l’aide d’une pince.
• Ali Shalal était ligoté avec des fils électriques puis électrocuté alors qu’on le suspendait contre le mur.
• Moazzam Begg a été battu, le visage encapuchonné, et maintenu en confinement.
• Jameelah a été dénudé et humilié, et utilisé comme bouclier humain alors qu’il était transporté en hélicoptère.
• Les témoins ont également donné des détails sur les séquelles de leurs blessures qui perdurent encore aujourd’hui.
Moazzam Begg, qui travaille désormais comme directeur de l’association de défense des droits de l’homme basée à Londres, Cageprisoners, a dit être très satisfait du verdict, mais a ajouté : « quand les gens parlent de Nuremberg, il faut garder à l’esprit que les personnes jugées ont toutes été poursuivies après la guerre. »
« La prison de Guantanamo est toujours ouverte au jour d’aujourd’hui, des gens y sont toujours détenus et torturés. »
En réponse aux questions sur la différence entre les administrations Bush et Obama, il a ajouté : « Si le président Bush a été le président des tortures extrajudiciaires, alors le président américain Barack Obama est celui des assassinats extrajudiciaires, avec les frappes de drones. Notre travail ne fait que commencer. »
L’accusation s’est efforcée de montrer comment les décisionnaires au plus haut niveau, à savoir le président Bush, son vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, aidés et secondés par leurs conseillers juridiques et d’autres hauts responsables, ainsi que des officiels de la CIA, avaient tous agi de concert. La torture était utilisée systématiquement et est devenue un standard de fait.
D’après l’accusation, les récits des témoins prouvent l’exercice continu contre eux de traitements brutaux, barbares et déshumanisants.
Ces actes criminels ont été commis de façon cumulative afin d’infliger les peines et les souffrances maximales, ont expliqué les avocats.
Le président du tribunal, Tan Sri Dato Lamin bin Haji Mohd Yunus Lamin, (abrégé en « M. Lamin ») a statué que l’accusation avait établi au-delà de tout doute raisonnable que les personnes poursuivies, à savoir le Président George W. Bush et ses coaccusés, « avaient participé, à travers un ensemble d’instructions, de mémorandums, de directives, de recommandations et d’actions légales, à établir un plan d’ensemble et un objectif commun, ou encore une conspiration dans le but de commettre les crimes en relation avec la « Guerre contre la terreur » et avec les guerres lancées par les USA en Afghanistan et en Irak. »
Le président Lamin a précisé devant un parterre plein à craquer : « En tant que tribunal de conscience, la Cour n’a pas de pouvoir d’application de la loi (enforcement) ni celui d’imposer une sentence d’emprisonnement à l’une quelconque des 8 personnes condamnées. Ce que nous pouvons faire, au titre de l’article 31 du Chapitre IV de la 2e partie de la Charte, est de recommander à la Commission des Crimes de guerre de Kuala Lumpur qu’elle transmette le verdict d’accusation par le Tribunal, accompagné des documents attenants, au Procureur en chef de la Cour criminelle internationale, ainsi qu’aux Nations Unies et au Conseil de sécurité. »
« Le Tribunal recommande également à la Commission des crimes de guerre de Kuala Lumpur que les noms des personnes condamnées soient ajoutés au Registre des Criminels de guerre de la Commission, et que celui-ci soit communiqué au public. »
« Le Tribunal recommande également que la Commission des crimes de guerre de Kuala Lumpur diffuse le plus largement possible au niveau international l’information sur cette condamnation et sur les garanties de compensations, étant donné qu’il s’agit ici de crimes universels pour lesquels il est de la responsabilité de chaque nation de poursuivre juridiquement ces personnes si elles venaient à pénétrer sur le territoire où s’applique leur juridiction. »
Yvonne Ridley

Samedi 19 Mai 2012

 

 



Commentaires

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1.Posté par momolit o2311 le 19/05/2012 20:22

Malheureusement ils n'y aura aucune suite a ces criminel de guerre, par contre il faudrait se battre pour fermer Guantanamo ou il y a encore des musulmans sous la torture !!! Que dieu maudisse les américains et leur allier ainsi que les sions !!!

 

2.Posté par red-one le 19/05/2012 20:24

Bravo à la Malaisie , même si c'est symbolique, mais tout commence par le symbole; ces démons pervers ne pourront plus voyager en Malaisie à titre privé par exemple .......

 

3.Posté par VIRGILE le 19/05/2012 21:23

Je ne crois pas que cela soit symbolique, ce procès fera date. Par contre, c'est tout le gouvernement Bush qu'il faut condamner, notamment les Wolkowich, Perle, Bolton, etc. des juifs-américains à la solde de Tel Aviv, tout comme il faudra ré ouvrir le dossier du 11/09. Israël est directement impliqué dans ce terrible attentat qui tua près de 3000 Américains tout en faisant porter le chapeau à Ben Laden. Nous savons aujourd'hui ce qu'il en est et nous en avons marre de ce perfide état sioniste qui fout le chaos sur toute la planète. Il faudra bien en finir un jour.

 

4.Posté par gjingis le 20/05/2012 00:34

il faut tout d'abord saluer le courage de la Malaisie même si c est pour le début et le symbole . bien que ce pays n'est impliqué d'une manière directe . la réaction de la Malaisie est tout simplement par le principe quelle soit musulmane
ce qui est triste par contre c'est de laisser ce pays par ceux qui sont riches et directement touché.
Autre chose : il parait qu'il viendra le jour ou ils seront tous divulgués selon les dires, si ce n est pas écrit dans le coran ... il me semble que oui ....
de toutes les façons on en parle que des juifs sionistes partout ...et ce n est pas la peine qu’ ils comptabilisent le massacre planétaire sur les arabes comme jusqu’ ici. c est la fin du film !!

 



Greshnov Andrei :

Karzaï: l'Afghanistan lutte contre le terrorisme, pas contre les rebelles.nb Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Le président afghan Hamid Karzaï a exposé dans une interview accordée aux correspondants spéciaux de RIA Novosti et des chaînes Russia Today et Rossia-24 les origines de la situation difficile de l'Afghanistan et les perspectives de son règlement après le retrait supposé des troupes étrangères. L'entretien qui s'est tenu dans sa résidence de Kaboul, le palais royal Arg, a été qualifié par le président afghan de très sincère et impartial.

Monsieur le président, merci de nous avoir accordé du temps. La première et la principale question: que pensez-vous des perspectives de l'Afghanistan après le retrait de la Force internationale d'assistance et de sécurité (Isaf)?

Le retrait n'aura pas d'incidence sur l'état d'ensemble de la sécurité en Afghanistan si l'aide financière à l'économie afghane se poursuit, si la contribution à la formation et à l'équipement des forces de sécurité afghanes continue d'être apportée et si la coopération se maintient au niveau actuel entre l'Afghanistan et la communauté internationale. Dans ces conditions, le retrait des forces internationales n'aura aucune conséquence négative. Bien au contraire, il se reflètera positivement sur la sécurisation du pays.

Est-ce que vous considérez vraiment les talibans, le Hezbi Islami d'Afghanistan et le réseau Haqqani comme des terroristes? Le fait est que 25 ans auparavant ces mêmes personnes (Gulbuddin Hekmatyar, Jalaluddin Haqqani) luttaient contre "l'occupation soviétique." A l'époque le monde entier les appelait des "moudjahidines", des combattants de la guerre sainte. Aujourd'hui ces gens luttent contre l'intervention des Etats-Unis et de l'Otan – et tout le monde les qualifie de terroristes. Où est la différence?

Avant tout, en Afghanistan on ne les appelle pas terroristes. C'est du point de vue occidental que certains d'entre eux sont des terroristes. Mais nous faisons une différence entre eux. Bien sûr, le Hezbi Islami, le réseau Haqqani et certains talibans faisaient partie des moudjahidines. De la même manière que nous, en fait: a l'époque on participait tous au jihad contre l'Union soviétique. Lorsque le jihad s'est conclu par le retrait des troupes soviétiques et que nous sommes revenus en Afghanistan, la guerre était terminée et il était nécessaire de s'occuper de la reconstruction pour remettre le pays sur le chemin de la stabilité et du développement. Mais cela ne s'est malheureusement pas produit – aussi bien en raison de nos propres erreurs que de l'ingérence dans les affaires de l'Afghanistan de nos voisins, ainsi que de la négligence des Etats-Unis et d'autres pays occidentaux. L'Occident a complètement ignoré l'Afghanistan. Lorsque l'Union soviétique a retiré ses troupes du pays et que les moudjahidines ont créé leur propre gouvernement, tous les Etats occidentaux ont fermé leurs ambassades en Afghanistan et ont rappelé leur corps diplomatique. Toute aide financière à l'Afghanistan a été suspendue. Tandis que nos voisins étaient autorisés à continuer de s'ingérer dans nos affaires. Les conséquences ont été catastrophiques et ont affecté le monde entier, y compris les Etats-Unis et la Russie. Après le 11 septembre 2001, les Etats-Unis, l'Otan et le reste de la communauté internationale ont soudainement pris conscience de toute la gravité de la situation qui affligeait le peuple afghan et de ses conséquences pour la sécurité internationale en général. Et ils sont alors arrivés en Afghanistan. Le peuple afghan a lutté épaule contre épaule avec eux. Nous avons évincé Al-Qaïda et les talibans en moins d'un mois et demi. Tous les leaders des moudjahidines sont revenus en Afghanistan, à l'exception de Hekmatyar. Il est resté à Téhéran, puis s'en est allé quelque part ailleurs. Nous n'avons jamais qualifié le parti Hezbi Islami d'organisation terroriste. Ce n'en est pas une. Les talibans afghans ne sont pas non plus des terroristes. C'est la raison pour laquelle je m'adresse à eux comme à des "frères."

Parlons du retrait de la Force internationale pour 2014: on en parle depuis longtemps, mais il existe des rumeurs concernant le maintien de la présence internationale en Afghanistan sous une certaine forme jusqu'en 2024. Selon le Conseil national du renseignement des États-Unis (U.S. National Intelligence Council), dans le meilleur des cas la situation en Afghanistan est dans l'impasse, et ce après 11 années de présence. Comment vous-même et votre gouvernement pouvez compter sur le soutien de la communauté internationale malgré la modestie des résultats obtenus au cours de cette période?

En ce qui concerne la sécurité, vous avez probablement raison. Mais quant au développement général de notre pays, nous avons accompli d'énormes progrès. L'éducation, la santé publique, les routes, le développement de l'économie, la monnaie nationale et le taux de change, la stabilité générale de l'Afghanistan, ses relations avec le monde extérieur – nous avons actuellement des relations on ne peut meilleures avec nos voisins et les autres Etats. Par ailleurs, la sécurité n'est pas seulement notre problème. C'est bien ce qui explique la présence de la communauté internationale en Afghanistan. Si c'était un problème purement intérieur de l'Afghanistan, alors les Américains ne seraient jamais intervenus. D'ailleurs, ils ne sont venus qu'après les attentats du 11 septembre 2001.

Mais si c'est un problème afghan, qu'en pense la population – souhaite-t-elle la poursuite de l'occupation?

Ce n'est pas seulement un problème afghan, c'est bien ce que je vous ai dit.

C'est également un problème concernant le Pakistan…

C'est un problème concernant le Pakistan, les pays voisins et l'Occident. C'est également un problème pour la Russie, la Chine, l'Inde et l'Iran. Ainsi, lorsqu'on parle de la sécurité en termes de maintien de l'ordre pour la sécurité des simples Afghans, on parle du problème afghan. Cependant, lorsqu'on parle de la sécurité de l'Afghanistan dans le contexte du terrorisme international et de la lutte contre ce phénomène, ce n'est plus une question afghane, mais une question de sécurité collective de la communauté internationale. Et dans ce sens, la communauté internationale n'a pas tenu toutes ses promesses.

Elle n'en a pas fait suffisamment en 11 ans? Monsieur le président, tant de temps, tellement d'argent, autant de pertes humaines – et tout cela est insuffisant?

Absolument.

Vous allez devoir en persuader le peuple américain.

C'est précisément ce que je m'efforce de faire. Les buts assignés n'ont pas été atteints parce qu'on ne poursuit pas le bon objectif. On insiste depuis longtemps en disant que la guerre contre le terrorisme ne doit pas prendre pour théâtre d'opérations les communes afghanes. La menace terroriste n'émane pas des villages afghans.

Sous quelle forme la présence étrangère se maintiendra-t-elle dans votre pays après 2014?

Je le dirai, mais cette question cruciale nécessite des explications supplémentaires. La guerre contre le terrorisme ne sera gagnée que si on s'intéresse aux refuges des terroristes, à leurs camps d'entraînement et à leurs zones de propagande, et si on s'occupe des problèmes fondamentaux, mais par d'autres moyens. Ce qui n'a pas été fait jusqu'à présent, et c'est la raison pour laquelle la guerre n'a pas connu le succès prévu. La présence internationale (notamment américaine) en Afghanistan après 2014 et jusqu'en 2024 sera déterminée par le Traité de sécurité qu'il est prévu de signer dans un an. Il dépendra, premièrement, de nos accords avec les Etats-Unis concernant le format et le spectre des responsabilités et des engagements des parties; deuxièmement, de ses objectifs et tâches, aussi bien en ce qui concerne l'Afghanistan que la guerre contre le terrorisme. Il convient donc d'examiner cette question séparément de la situation actuelle. Il est question du maintien de la présence militaire américaine en Afghanistan à une échelle largement inférieure par rapport à aujourd'hui, aussi bien dans le cadre de nos relations bilatérales que de la lutte générale contre le terrorisme.

Vous utilisez souvent l'expression "guerre contre le terrorisme." Cependant, au cours des quatre dernières années cette notion est devenue démodée aux Etats-Unis. Est-ce que vous appréciez ce terme?

Chez nous cette notion est loin d'être démodée. Les Etats-Unis utilisent aujourd'hui le mot de "rebelles" au lieu de "guerre contre le terrorisme." Nous ne sommes pas du tout d'accord avec cette terminologie. Si nous avons affaire à de simples rebelles, la communauté internationale n'a rien à faire en Afghanistan, car il s'avère qu'ils s'ingèrent militairement dans un conflit intérieur et soutiennent l'un des camps. C'est une ingérence dans les affaires intérieures pure et simple. Si nous avons affaire à un mouvement de rebelles, c'est aux Afghans, à nous-mêmes, qu'il appartient de régler ce problème – chercher des solutions, remédier à l'injustice et chercher un compromis. Pour cette raison nous n'appelons jamais ces gens des "rebelles", c'est un terme occidental utilisé pour l'Afghanistan. Mais ici on appelle ça le terrorisme.

Que pensez-vous des perspectives de confrontation interethnique en Afghanistan, ainsi que du danger de désintégration du pays?

L'Afghanistan est un pays très soudé. Probablement le plus soudé de cette région. Jugez vous-mêmes: après 30 ans de guerre, de conflit à l'intérieur du pays et d'ingérence étrangère active, les pensées de tous les Afghans restent fidèles à leur pays et à la capitale Kaboul. Chaque Afghan cherche à prouver qu'il est plus patriote que les autres. Le pays n'est donc pas menacé par de partition. En effet, nous avons une société multiethnique. Elle est hétérogène, comme dans beaucoup d'autres pays. C'est toute la beauté de l'Afghanistan: nous sommes un pays bigarré. Dans la diversité des tribus et des groupes ethniques réside notre force, et non pas la faiblesse. C'est notre point fort.

Cependant, vous avez un problème de contradictions entre le nord et le sud…

Pas du tout.

Le monde entier pense autrement.

Les conflits entre les divers mouvements n'ont rien à voir. Ce sont les conséquences de l'impact de l'Union soviétique sur la vie de notre pays, les conséquences de notre lutte contre la présence militaire soviétique, de l'ingérence des Etats voisins, ainsi que des faibles capacités institutionnelles des organisations de moudjahidines, qui n'arrivent pas à rétablir la paix dans le pays. Mais il n'y a jamais eu de conflit au sein du peuple afghan. Regardez tous ces gens qui s'affrontaient d'une manière ou d'une autre pendant divers conflits militaires – les factions Khalq et Parcham associées à l'Union soviétique; les organisations de moudjahidines derrières lesquelles se trouvait l'Occident, le Pakistan et le monde arabe; les groupes laïques en Afghanistan; le clergé – aujourd'hui ils travaillent tous ensemble au parlement afghan. Ils sont assis pratiquement côte à côte. Ce n'est donc pas un problème. L'Afghanistan est un pays uni, et très soudé.

Monsieur Karzaï, j'ai passé beaucoup de temps en Afghanistan – environ 14 ans, je suis ici depuis le début de la révolution de Saur (avril 1978). Je sais parfaitement que les pauvres aiment les Russes et n'aiment pas les Américains. En comparant les 10 années de présence de l'Union soviétique en Afghanistan aux 10 années de déploiement des forces des Etats-Unis et de l'Otan – laquelle de ces périodes a été plus bénéfique pour l'Afghanistan ou pire, et pourquoi?

Comparer les 10 années à l'époque de l'Union soviétique et avec les Américains? Très bien, je dirai sincèrement ce que je pense. Avant l'invasion, l'Union soviétique était l'un de nos meilleurs partenaires. L'URSS offrait à l'Afghanistan les meilleurs projets de développement, formait un grand nombre de personnes et apportait une aide à grande échelle. Lorsque l'URSS a envahi l'Afghanistan, tout notre peuple s'est révolté contre l'invasion. C'est la raison pour laquelle près de 8 millions de réfugiés se sont retrouvés en Iran et au Pakistan. Aux yeux du peuple afghan la résistance contre l'Union soviétique était légitime, et chaque Afghan se battait contre elle. Avec l'arrivée des Américains, des millions de réfugiés, des leaders du jihad et toutes les diasporas afghanes du monde entier sont revenus en Afghanistan. L'économie de notre pays a beaucoup progressé au cours de cette période. La présence de l'Otan et des Etats-Unis était légitime et approuvée par la communauté internationale. Même la Russie a approuvé la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies sur l'envoi des troupes en Afghanistan. C'est donc complètement différent. Et si on parle d'accroissement du potentiel, la présence américaine nous a apporté l'augmentation du potentiel économique, éducatif et social. A son tour, la présence soviétique s'est traduite par le renforcement de notre potentiel militaire. Dans ce sens les Soviétiques nous ont beaucoup apporté. Au moment du retrait des troupes soviétiques, nous disposions de plus de 450 avions et hélicoptères divers, ainsi que des milliers de chars et de véhicules blindés. Dans ce sens, l'URSS a été un allié très puissant. D'autant plus que l'URSS a formé un grand nombre d'Afghans dans divers domaines. Les Américains n'ont pas été aussi efficaces en termes de fourniture de matériel militaire nécessaire. J'espère qu'ils y remédieront.

Comment voyez-vous vos relations avec le Pakistan?

Je voudrais avoir les meilleures relations possibles avec ce pays. C'est une question primordiale. L'Afghanistan devra vivre côte à côte avec ses voisins pendant de nombreuses années après le retrait des troupes de l'Otan et des Etats-Unis. Nous en sommes parfaitement conscients. C'est la raison pour laquelle nous nous efforçons d'améliorer les relations avec les voisins. Par exemple, nos relations avec l'Iran: malgré tous les différends, nous avons payé cher pour garder de bonnes relations avec ce pays. Ainsi qu'avec le Pakistan, en dépit de toutes les difficultés, même si le Pakistan a déjà attaqué l'Afghanistan, malgré les problèmes dans ce pays, et même si des terroristes pénétraient par la frontière [pakistanaise] dans notre pays, nous avons réussi à conserver un dialogue actif avec le Pakistan. Nous avons fait beaucoup d'efforts pour garder des liens solides avec ce pays. Je me suis rendu plus souvent en visite au Pakistan que tout autre dirigeant afghan au cours des 60 dernières années. On en est donc parfaitement conscient et on cherche en permanence à rester en bons termes avec le Pakistan et les autres voisins.

Cependant, il existe certains problèmes dans les relations entre les Etats-Unis et le Pakistan, car vous avez vos propres talibans, et ils ont les leurs. Les militaires dans ce pays ont leurs propres objectifs politiques, et les dirigeants civils poursuivent les leurs. Et votre pays s'est soudainement retrouvé au centre de cet imbroglio.

Ces questions affectent l'Afghanistan aussi bien du point de vue pakistanais qu'américain. Mais nous avons nos propres problèmes. Nous ne percevons pas les relations avec le Pakistan ou avec l'Iran à travers le prisme américain. Nous ne voyons pas nos relations avec la Russie ou la Chine avec les yeux des Etats-Unis. Malgré sa dépendance envers les Etats-Unis et l'Otan, notre pays a réussi à établir sa propre politique étrangère et des relations indépendantes avec les Etats voisins. Il faut continuer dans cet état d'esprit. Néanmoins, la position du Pakistan à l'égard des Etats-Unis et vice versa se reflète forcément sur notre politique étrangère. Cela concerne également l'Iran et la Russie. Mais nous nous efforçons de maintenir ces relations au meilleur niveau possible.

La situation financière en Afghanistan est telle qu'à l'heure actuelle seul le capital étranger est présent dans le pays. Que comptez-vous faire à cet égard? Après tout, la population souffre de la pauvreté et ne voit aucune perspective d'avenir.

En 2002, le revenu par habitant en Afghanistan était seulement de 180 dollars. Aujourd'hui, il est à hauteur de 700 dollars, aussi bien grâce à l'aide étrangère qu'à la croissance de l'économie afghane. Le retrait des forces internationales en 2014 se reflètera forcément sur la situation économique du pays. Mais dans l'ensemble, ce retrait aura un effet positif sur la population et l'économie afghane. Nous devons vivre à hauteur de nos moyens. On ne peut pas compter tout sa vie sur l'aide extérieure. Pour cette raison, indépendamment de l'impact de cet événement, nous devons avancer. La conférence de Bonn a promis de soutenir l'Afghanistan concernant cette réduction du budget et de contribuer au rétablissement de notre pays. De plus, prochainement se tiendra le sommet de l'Otan à Chicago, où les membres de l'Alliance approuveront une aide financière pour les forces de sécurité afghanes d'un montant de 4,1 milliards de dollars pour 10 ans à partir de 2014. Troisièmement, nous comptons sur la poursuite du rétablissement de l'économie afghane, qui connaîtra la croissance au fur à mesure du retrait de la Force internationale et de l'évolution de la situation après 2014. D'ailleurs, cette année notre revenu national a dépassé 2 milliards de dollars. Le revenu de l'exploitation minière augmente. Pour 2024, les revenus de l'Afghanistan devraient atteindre près de 5 milliards de dollars. Ainsi, la vie se normalisera dans notre pays, et lorsque la paix s'établira, et j'espère que ce sera le cas et que des relations étroites lieront tous nos pays (la Russie, le Pakistan, l'Afghanistan, l'Iran et l'Inde), l'Afghanistan deviendra la plaque tournante de nos intérêts communs.

Greshnov Andrei

Mardi 15 mai 2012

RIA Novosti.



1 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

Pertes déclarée des occupants.

US & Isaf