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16/12/2008

n° 407 - Journal d'Irak - 07/12 au 15/12/08 - suite - Le Nobel de la paix Martti Ahtisaari, appelle Obama à faire du Proche-Orient sa "priorité" de la paix.

n° 407 - Journal d'Irak - 07/12 au 15/12/08 - suite - Le Nobel de la paix Martti Ahtisaari, appelle Obama à faire du Proche-Orient sa "priorité" de la paix.


Journal d'Irak   

N°407   du 07/12 au 15/12/08

M.Lemaire


Sommaire :  

3 Politique

2) occupants 

3) Les voisins

Turquie

La guerre dans la guerre

4 Libération du territoire

Détails.



Occupation de l'Irak

Rice reconnaît sa part de responsabilité dans la mauvaise gestion de l’occupation américaine en Irak

Interrogée sur la chaîne de télévision Fox News, Mme Rice a déclaré que l’invasion de l’Irak en 2003 était justifiée, même si aucune arme de destruction massive n’a été découverte. « Une jeune démocratie multiethnique en Irak » a remplacé un dictateur responsable d’instabilité et de guerres, a-t-elle justifié.

La secrétaire d’Etat Rice a déclaré dimanche qu’elle regrettait que les Etats-Unis se soient fiés à des renseignements erronés, qui ont servi de base à la guerre en Irak, et reconnu avoir une part de responsabilité dans la mauvaise gestion de l’occupation américaine en Irak.
"Je donnerais tout pour pouvoir revenir en arrière et savoir précisément ce que nous allions trouver en allant sur place. Mais ce n’est pas de cette manière que cela fonctionne", a déclaré Mme Rice lors d’une interview. "Et je pense toujours que le renversement de Saddam Hussein va devenir un grand succès stratégique".
Rice a aussi déclaré qu’elle était "toujours scandalisée par l’incapacité de la communauté internationale à s’occuper des tyrans". "Nous avons vu cela en Birmanie", a-t-elle cité en exemple. "Nous observons désormais cela, je pense, d’une très mauvaise manière au Zimbabwe, où Robert Mugabe ne devrait plus être là depuis longtemps."
Mme Rice, qui était la conseillère de Bush en matière de sécurité lorsque les Etats-Unis ont attaqué l’Irak, a reconnu que c’était une erreur de charger le département US de la Défense de la reconstruction de l’Irak dès les premières phases de l’occupation du pays. "Je ne pense pas que nous avions la bonne structure", a-t-elle souligné.

Mais elle a refusé de faire porter la faute sur le ministre de la  guerre Rumsfeld. "Je prend ma part de responsabilité pour ça, aussi. Nous n’avions juste pas la bonne structure".

 (Lundi, 08 décembre 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse)

 http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5192

 

Un rapport fédéral fustige la reconstruction de l'Irak

La reconstruction de l'Irak, dans laquelle les Etats-Unis ont englouti 100 milliards de dollars, est un échec imputable à la concurrence entre agences gouvernementales, à l'ignorance des habitudes locales et à l'insécurité, révèle un rapport fédéral cité dimanche par le New York Times.

Pour masquer cet échec, le Pentagone a fait état de progrès fictifs lorsque Washington a commencé à relâcher son effort, poursuit le quotidien, qui dit avoir obtenu le document de deux sources officielles.

L'ancien secrétaire d'Etat Colin Powell y affirme notamment que, dans les mois qui ont suivi l'intervention des forces américaines de mars 2003, le département de la Défense a délibérément menti sur les effectifs des forces de l'ordre irakiennes, qui pouvaient - dit-il - gonfler de 20.000 hommes en une semaine.

Ses affirmations sont corroborées par le général Ricardo Sanchez, commandant du corps expéditionnaire américain, et par Paul Bremer, chef de l'administration civile qui a cédé la place en 2004 à un gouvernement local. Interrogé sur ce rapport, Powell s'est refusé à tout commentaire, précise le Times.

Intitulé "Dures leçons: l'expérience de la reconstruction de l'Irak", le document a été rédigé par les services de Stuart Bowen, inspecteur général de la reconstruction, sur la base de 500 entretiens et de 600 audits, inspections ou enquêtes.

Ginger Cruz, adjoint de Bowen, a refusé de réagir à l'article du Times, mais a précisé que le rapport serait présenté le 2 février à une commission parlementaire.

Entre autres conclusions, ses auteurs jugent que les moyens politiques, techniques et opérationnels restent toujours insuffisants pour une entreprise d'une ampleur sans précédent depuis le plan Marshall, cinq ans après son lancement.

Les efforts déployés n'ont guère permis que de reconstruire ce qui a été détruit lors de l'offensive de 2003 et du chaos qui a suivi, soulignent-ils, déplorant notamment le fait qu'aucune agence gouvernementale n'ait été formellement chargée de superviser cette reconstruction.

Christopher Michaud :

Reuters

version française Jean-Philippe Lefief

14-12

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15/10/2008

n°395 - Journal d'Irak - du 30-09 au 13-10 – Suite 1 - : Irak : Quand est ce qu' Un Holocauste n'est pas un Holocauste ? Quand ceux qui le Perpétuent le qualifient de victoire.

n°395 - Journal d'Irak - du 30-09 au 13-10 – Suite 1 - : Irak : Quand est ce qu' Un Holocauste n'est pas un Holocauste ? Quand ceux qui le Perpétuent le qualifient de victoire.


Journal d'Irak   

N°395 du 30/09 au 13/10/08

M.Lemaire



 



Sommaire :  

4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.

Les armées répugnent à donner des chiffres officiels

04-10

Deux hélicoptères Blackhawk de l’armée américaine se sont percutés samedi soir alors qu’ils atterrissaient sur une base militaire de Bagdad.

L’accident a fait un mort - un soldat irakien - et quatre blessés - deux soldats américains et deux soldats irakiens -, a précisé le lieutenant Patrick Evans, porte-parole de l’armée américaine, dans un courriel adressé à Reuters.

Al-Oufok 

05-10

Parallèlement, l’armée américaine a fait état dimanche d’un nouvelle attaque à Bagdad la nuit précédente. Trois des blessés sont de nationalité américaine.

Al-Oufok 

13-10

Sept personnes ont été tuées dimanche et des dizaines de blessés dans trois attaques kamikaze visant les soldats américains et la police irakienne..

Reuters



Pertes de la résistance-

04-10

L’armée américaine a affirmé avoir tué Maher Ahmad al-Zoubaïdi, l’un des principaux chefs d’Al-Qaïda à Bagdad,
Zoubaïdi a été tué vendredi lors d’une opération des troupes américaines dans le quartier d’Azamiyah (nord). Agissant sur des renseignements, elles "ont cerné un immeuble et appelé ses occupants à se rendre". Après avoir essuyé des tirs d’armes légères, elles ont riposté, tuant le suspect et une femme qui se trouvaient dans le bâtiment, selon le texte.

Al-Oufok



Les combats par provinces

04-10

Les résistants affiliés à Oussama ben Laden sont toujours très bien implantés dans certaines zones rurales des provinces de Salahedine, Diyala et Ninive, ou à Mossoul (nord), la capitale provinciale de Ninive.
"L’Etat islamique d’Irak" a été proclamé en 2006 par des groupes de résistants chapeautés par Al-Qaïda. Il est dirigé par Omar al-Baghdadi, dont la véritable identité alimente toutes les rumeurs mais l’armée américaine estime que le vrai chef d’Al-Qaïda en Irak est l’Egyptien Abou Ayoub Al-Masri.

Al-Oufok 


Détails autorisés par la censure.

1-1 Bagdad +l'Opération paix+",

07-10

Deux bombes ont explosé mardi matin à Bagdad, juste à l’extérieur de la zone verte, le site fortifié qui abrite notamment le gouvernement irakien, faisant au moins un blessé.
Les explosions ont eu lieu peu avant 11H00 (07H00 GMT) alors que le numéro deux de la diplomatie américaine John Negroponte devait tenir une conférence de presse à l’intérieur de la zone verte.
Selon des témoins, une mine magnétique a détruit un véhicule blindé de l’armée irakienne, garé dans un parking au pied d’une barre d’immeubles, à quelques dizaines de mètres de l’entrée principale de la zone verte.
Quelques minutes plus tard, une voiture piégée a explosé dans le même parking.
Un soldat irakien a été blessé, ont indiqué des militaires au journaliste de l’AFP, arrivé sur place quelques instants après la seconde explosion.
L’attaque a entraîné un vent de panique parmi les nombreux militaires et policiers habituellement déployés dans la zone, qui craignaient une troisième explosion.
Ajoutant à la confusion, ces membres des forces de sécurité tiraient en l’air pour tenter de contenir les badauds et détourner la circulation automobile, très chargée à cette heure de la journée.
L’entrée principale de la zone verte, où siègent l’ambassade américaine et les principales institutions du gouvernement irakien, se trouve à quelques dizaines de mètres de ce parking.

Al-Oufok 

09-10

Jeudi matin, également à Sadr City, une bombe a explosé au passage d’un convoi de la police, tuant un civil et blessant quatre personnes, dont deux policiers, selon une source de sécurité.

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5039

09-10

Dans l’après-midi, une bombe magnétique dissimulée sous une voiture a explosé sur une route du quartier Al-Mansour (ouest), tuant le conducteur du véhicule visé.

 

Des milliers de Sadristes rendent hommage à leur député assassiné

10-10

Des milliers de partisans de Sadr ont rendu hommage vendredi à Bagdad à Saleh Al-Ogaïli un député de leur mouvement tué la veille dans un attentat, perpétré par "l'occupant" américain, dans le quartier de Sadr City, où des combats avaient eu lieu toute la nuit.

Figure des sadristes, M. Ogaïli, un professeur d'université de 41 ans, avait été grièvement blessé par l'explosion d'une bombe au passage de sa voiture alors qu'il venait de quitter son domicile de Sadr City, dont il était l'élu.

Scandant des slogans hostiles à "l'occupant américain", les partisans de Moqtada Sadr se sont regroupés à l'aube devant le domicile du député avant d'emporter sa dépouille jusqu'au quartier général du mouvement.

Vers midi, la prière du vendredi a été largement consacrée à l'assassinat du parlementaire, un "fidèle de Sadr visé par les mains obscures des Américains".

Des milliers de sadristes ont repris en coeur les slogans anti-américains, avant de brûler deux drapeaux à la bannière étoilée et un drapeau israélien, sous l'oeil impassible des soldats irakiens postés sur les toits alentour.

AFP

10-10

Des combats à l'arme légère avaient éclaté jeudi vers 23H00 dans Sadr City, opposant soldats irakiens et américains à des inconnus armés, selon des témoins.

Les affrontements étaient localisés autour du "carrefour 55", près de l'une des principales entrées de Sadr City, à proximité de la haute muraille de béton qui entoure le quartier.

Une explosion d'origine indéterminée avait provoqué l'arrivée des troupes irakiennes et américaines. Les combats ont alors commencé et duré de façon soutenue jusqu'à environ 02H00, toujours selon des habitants, dont certains ont fait état de l'implication de miliciens de l'Armée du Mahdi, la puissante milice du mouvement de Sadr.

L'armée américaine a fait état d'une victime dans ses rangs, sans dire s'il s'agissait d'un mort ou d'un blessé.

La situation est revenue à la normale vendredi matin.

Interrogée par l'AFP, l'armée américaine a confirmé les faits.

AFP & Reuters

 

10-10

Une bombe a explosé près d'un minibus peu après le passage d'une patrouille de l'armée américaine dans le quartier de Doura. Un civil a été tué et douze ont été blessés, selon une source des services de sécurité ayant requis l'anonymat.

AFP

12-10

Deux soldats irakiens ont été tués par un sniper à Mansour, un quartier de l’ouest de la capitale irakienne, selon un responsable des services de sécurité ayant requis l’anonymat.

Al-Oufok 

12-10

Deux membres des milices luttant contre Al-Qaïda, les "Sahwas", ont été tués par des inconnus au barrage où ils étaient postés dans le quartier de Doura, dans le sud de la capitale.

Al-Oufok 

12-10
Sur la rue Palestine, dans le centre de la capitale, une patrouille de police a été visée par un attentat. La bombe, placée sur la route, a blessé cinq civils et deux policiers.
Une seconde mine a blessé trois policiers et un civil dans le nord de Bagdad.

Al-Oufok 


1-3 Province de Ninive (Mossoul (capitale de la région nord du pays - à 375 km au nord de Bagdad,) Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul) & Tall Afar )

Dans la province de Nievah dont Mossoul est le chef-lieu quelque 18.000 policiers sont sur le pied de guerre mais seuls environ 3.000 d'entre eux opèrent dans la ville de près de 2 millions d'habitants, selon le porte-parole de la police Saïd al-Jubouri.

La grande ville du Nord est en outre situé à un carrefour stratégique, notamment entre Bagdad et la Syrie. 

L’armée américaine d’occupation considère Mossoul, comme le premier bastion urbain d’Al Qaïda en Irak,)

Mossoul

05-10

Capitale de la province de Ninive, Mossoul partage avec la province de Diyala, au nord-est de Bagdad, la réputation d’être la région la plus dangereuse.
Les attaques y sont très fréquentes contre les forces de sécurité irakiennes et les militaires américains, malgré les nombreuses opérations menées depuis le début de l’année pour affaiblir les
partisans locaux d’Al-Qaïda. D’autres groupes insurgés, formés d’anciens baassistes, sont également très actifs dans la région.
Al-Oufok 

05-10

Onze Irakiens -trois enfants, trois femmes et cinq "terroristes"- sont morts à Mossoul dans un raid des forces américaines selon l’armée américaine. selon des sources policières irakiennes, toutes étaient irakiennes et membres d’une même famille.

Aucune information faisant état de victimes dans les rangs américains n’a été diffusée dans l’immédiat.

Al-Oufok

 05-10
Un enseignant d’un établissement scolaire secondaire, d’origine turkmène, a été tué par balle près de sa maison située dans le centre de Mossoul durant la journée, selon un officier de police qui a requis l’anonymat.

Al-Oufok 

12-10

Dans la soirée, au moins cinq Irakiens, en majorité des enfants, ont été tués et 35 blessés dans deux explosions.

Ces attaques visaient des soldats américains et irakiens, selon l’armée américaine.

Al-Oufok 

 

Talafar

09-10

Selon une autre information, la déflagration d'une bombe jeudi dans un restaurant de Talafar, a tué deux policiers et blessé 3 civils.

Selon les sources bien informées, les forces d'occupation américaines, en organisant récemment des attaques terroristes dans différentes régions de l'Irak, cherchent à faire pression sur le gouvernement irakien pour signer l'accord sécuritaire avec les Etats-Unis, et prolonger ainsi leur présence en Irak.

IRIB


1-7 Province de Diyala (Baaqouba (chef-lieu- 60 km au nord de Bagdad) Abou Saïda.-Bahriz, Baladrouz,   Balad Rouz,Jaloula, Khalès, Khan Bani Saad, Moqdadiyah, Mouradiya, Yathreb 

(La région de Baaqouba, capitale de la province de Diyala, à 60 km au nord de Bagdad, est le théâtre d'attaques visant quasi quotidiennement contre  les forces colonialistes et ses acolytes sur le terrain

Baaqouba (60 km au nord de Bagdad)

08-10

Un femme kamikaze s’est fait explosé devant un tribunal.

"Neuf personnes ont été tuées", a déclaré le directeur de l'hôpital de Baqouba, Ahmed Fouad. Il s'agit de trois soldats, deux officiers de l'armée, un policier et trois civils.

21irakiens (policiers ou soladts), et une femme et un enfant de 12 ans, ont également été blessés.

Selon des témoins de l’explosion, la cible de cette action était un groupe de véhicules de l’armée irakienne stationnés à proximité du tribunal.

AFP

09-10

Deux chefs locaux de milices anti Al-Qaïda ont été tuées en moins de 24 heures au nord du pays.
Abbas Khudair, chef des milices Sahwa ("Réveil" en arabe) pour la localité d’Al-Uthaim, près de Baqouba (capitale de la province de Diyala, à 60 km au nord-est de Bagdad), a été tué jeudi matin avec son fils par l’explosion d’une bombe au passage de son véhicule, selon une source de sécurité locale.
Sept membres de sa famille ont été blessés dans l’attaque. Son neveu et sa fille, qui figuraient parmi les blessés, sont décédés peu après à l’hôpital, a constaté le correspondant de l’AFP.

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5039

IRIB


1-10 Bassorah (capitale méridionale de l'Irak, à 550 au sud de Bagdad.- (deuxième ville du pays)

05-10

Explosion d’une bombe a visé un convoi transportant des Occidentaux à Bassorah.

Un Irakien a été blessé, mais aucun des occupants du convoi n’aurait été touché.
L’attaque a été lancée alors que ces sous-traitants privés se rendaient dans un nouvel hôpital, a déclaré le commandant Bill Young, un porte-parole de l’armée britannique en Irak.
Il a ajouté que le convoi était composé de trois véhicules civils à bord desquels se trouvaient des employés d’une entreprise occidentale de construction.

Aucun membre de l’armée britannique n’était présent.

Al-Oufok 

09-10

Selon le correspondant de l'IRIB, lors d'une attaque menée jeudi par les inconnus contre le véhicule du capitaine Emad Alwan, officier de police à Zobeir, 25 kilomètres à l'ouest de Bassora, cet officier a été tué.

IRIB


1-13 Les autres villes de l'Irak occupée

09-10

Dans la périphérie de la ville de Kirkouk (255 km au nord de Bagdad), le chef des Sahwa pour le district de Zab a été tué mercredi soir dans sa ferme par des inconnus armés, a indiqué un responsable de la police locale, Firas al-Joubouri..

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5039



Turquie

La guerre dans la guerre

04-10

Des dizaines de milliers de personnes, rassemblées pour les funérailles des 15 soldats tués vendredi, par le PKK.

07-10

Pour la deuxième journée consécutive, l’aviation turque a bombardé mardi dans le nord de l’Irak.
"Des appareils de l’armée de l’air turque ont frappé 21 positions dans le nord de l’Irak, dans les régions montagneuses d’Avasin Basyan et de Bozul, au matin du 7 octobre", a annoncé l’état-major turc dans un communiqué. "Tous les avions ont regagné leur base".

Al-Oufok 

10-10

Samedi, l'armée turque a annoncé dans un communiqué que son aviation avait bombardé vendredi soir des positions kurdes dans le nord de l'Irak.

 Al-Oufok 

11-10

Une attaque contre un car de police, attribué au PKK, a tué cinq personnes, dont quatre policiers,

 Al-Oufok 

Nouvelle attaque turque contre les Kurdes dans le nord de l'Irak

11/10

L'aviation puis l'artillerie turque ont bombardé 31 cibles censées appartenir à la rébellion kurde dans le nord de l'Irak dans la nuit de vendredi à samedi , selon l'armée.

C'était la sixième offensive de l'autre côté de la frontière turco-irakienne depuis la mort de 17 soldats turcs dans une attaque de la guérilla la semaine dernière.

Des résistants présumés ont tué quatre policiers et le conducteur d'un car de la police mercredi dans la ville à majorité kurde de Diyarbakir.

Les frappes de samedi visaient des positions du PKK de la région irakienne de Hakurk.

11/10

http://web.ifrance.com/actu/monde/



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)

 

 

 

Peuple

 

Civils tués (depuis l'occupation)

679.545

Civils blessés (depuis l'occupation) 

70.742 ( chiffre très très minimum)

Civils violés (par les troupes d'occupations)

2.507     (voir Ibrahim Allousch

Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...)

8.938    (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) tués

4.001 (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) blessés

3.885   (chiffre minimum)

En prison

40.268. (chiffre minimum)

Embargo

750.000 enfants (chiffre minimal)

Embargo

750.000 adultes (chiffre moyen)

 

 

Militaires irakiens tués pendant l'invasion

45.595 (chiffre minimal)

Civils tués pendant l'invasion

120.190 (chiffre minimal)

 

 

Coalition

 

Nombre de Soldats tués (ou morts...) 

34.549

Soldats rapatriés (blessés ou malades)

52.720 (chiffre très minimal)

(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)

 

Disparus (dans la nature)

1.014

Désertions

5.501

Mutinerie

2 corps + 25

Aide psychologique

66.108***

Suicides

Mercenaires tues                                                                                 

5.595 (chiffre très minimal)

933

non-combattants accidentés,

27 103

Policiers/soldats/miliciens irakiens  tués

12.190

Policiers /soldats/miliciens irakiens blessés

26.273 (chiffre minimal)

Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)

13.854

 

 

Autres tués (collaborateur  & mercenaires & autres)

5.323

Autres blessés ( collaborateur & mercenaires & autres)

9.133

 

 

Oléoducs,les infrastructures pétrolières & d'electricité

464 attaques (grand minimum)

Infrastructures du rail

195 attaques (idem)

Hélicopteres

102  ++              (idem)

Avions (& drone)

28 ++

 


Ces totaux sont obtenu par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET 



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25/06/2008

n°371 - Journal d'Irak 18-6 au 24-06 - Suite - Les États-Unis financent des organes de la presse mondiale pour acheter une influence médiatique.

n°371 - Journal d'Irak 18-6 au 24-06 - Suite - Les États-Unis financent des organes de la presse mondiale pour acheter une influence médiatique. Journal d'Irak   - Suite -

N°371       du 18/06 au 25/06/08

Par M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire :
5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
5-2 Jeremy Bigwood : Comment les États-Unis financent des organes de la presse mondiale pour acheter une influence médiatique.
6 Brèves
6-1 La Chambre vote un compromis sur le financement de la guerre en Irak.
6-2 De nouvelles consignes pour les soldats américains.
6-3 Total prêt à signer un contrat avec l'Irak et à construire une raffinerie à Jubaïl.


5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information  5-1 Charles Ferguson : No End in Sight
Documentaire    
Année de production : 2008

De Charles Ferguson
Avec Campbell Scott

Un nouveau regard sur la guerre en Irak menée par l'administration Bush...
http://www.allocine.fr/tags/default_gen_tag=guerre+d'irak.html

5-2 Jeremy Bigwood : Comment les États-Unis financent des organes de la presse mondiale pour acheter une influence médiatique.

Les campagnes domestiques de propagande comme « le fiasco des gourous du Pentagone » ont été exposées et décriées. Les grands médias ont employé des officiers militaires de haut rang pour fournir « une analyse » sur la guerre en Irak.
Mais on a découvert qu’ils avaient des liens avec des entreprises travaillant pour le Pentagone qui avaient un réel intérêt à ce que la guerre continue.
16 juin 2008
Sous le manteau, un autre scandale du journalisme couve : le gouvernement des États-Unis finance secrètement des médias et des journalistes étrangers. Des administrations publiques comme le département d’État, le département de
la Défense , l’Agence des États-Unis pour le Développement International (US Agency for International Development, USAID), le Fonds National pour la Démocratie (National Endowment for Democracy, NED), le Conseil Supérieur de la Radiodiffusion (Broadcasting Board of Governors, BBG) et l’Institut des États-Unis pour la Paix (US Institute for Peace, USIP), financent le développement des médias dans plus de 70 pays. La revue In These Times a découvert que ces programmes concernent des centaines d’organisations non gouvernementales étrangères (ONGs), journalistes, hommes politiques, associations de journalistes, médias, instituts de formation et écoles de journalisme. Le montant des soutiens va de quelques milliers à des millions de dollars.
« Le sujet que nous enseignons est la mécanique du journalisme, qu’il s’agisse de la presse écrite, télévision ou radio », a expliqué Paul Koscak, porte-parole d’USAID. « Comment bâtir une histoire, comment l’écrire de façon équilibrée..., tout ce type de chose que vous attendez d’un professionnel de la presse ».
Mais quelques personnes, spécialement en dehors des États-Unis, ont un différent point de vue.
« Nous pensons que la vraie intention occulte de ces programmes de développement des médias ce sont les objectifs de la politique extérieure [étasunienne] », a déclaré un diplomate vénézuélien de haut niveau qui a demandé de ne pas être nommé. « Quand l’objectif est de changer un régime, ces programmes ont prouvé être des instruments pour déstabiliser les gouvernements démocratiques élus que les États-Unis ne soutiennent pas ».
Isabelle MacDonald, directrice de la communication de Fairness and Accuracy in Reporting (FAIR) - un observatoire à but non lucratif des médias basé à New-York , a aussi une vision critique. « C’est est un système qui, en dépit de son adhésion affichée aux normes de l’objectivité, travaille souvent contre la vraie démocratie » - a-t-elle dit - « en appuyant la dissension et en aidant le gouvernement US à répandre la fausse information utile aux objectifs de la politique extérieure des Etats-Unis ».
Montrez-moi l’agence...
Il semble difficile de mesurer la taille et la portée du développement de ces médias « indépendants » parce que des programmes similaires existent sous diverses rubriques. Quelques agences considèrent que le « développement des médias » appartient à leur propre domaine, tandis que d’autres le classe comme « une diplomatie publique » ou « des opérations psychologiques ». Ainsi, il semble difficile de chiffrer combien d’argent va à ces programmes.
En décembre 2007, le Centre pour l’Aide Internationale aux Médias, (Center for International Media Assístance, CIMA), une officine du Département d’État financée par le NED, a rapporté qu’en 2006 l’USAID a distribué presque 53 millions de dollars pour des activités de développement de médias étrangers. Selon l’étude du CIMA, le Département d’État a estimé à 15 millions de dollars les subvention à de tels programmes. Le budget du NED pour les projets des médias s’élève à 11 millions supplémentaires. Et le petit Institut de
la Paix des États-Unis (USIP), dont le siège est à Washington, a pu avoir contribué avec 1,4 millions supplémentaires, selon le rapport qui n’a pas examiné le financement qu’octroient aux médias le Département de la Défense ni la CIA.
Le
gouvernement des États-Unis est de loin le plus grand fournisseur de fonds pour le développement des médias dans le monde, distribuant plus de 82 millions de dollars en 2006, sans inclure l’argent du Pentagone, de la CIA ou des ambassades des États-Unis dans les pays récepteurs. Pour compliquer le tableau, beaucoup d’ONGs étrangères et de journalistes reçoivent des fonds pour le développement des médias d’autres sources de financement du gouvernement des États-Unis. Certains reçoivent de l’argent de quelques sous-traitants des États-Unis et d’ « organisations internationales indépendantes à but non lucratif », tandis que les autres reçoivent de l’argent directement de l’ambassade des États-Unis dans leur pays.
Trois journalistes étrangers qui reçoivent un financement pour le développement des médias de la part des États-Unis nous informe que tels cadeaux n’affectent pas leur comportement ni ne modifient leur ligne éditoriale. Et ils nient pratiquer l’autocensure. Cependant, aucun ne le dirait publiquement.
Gustavo Guzmán, un ex-journaliste et maintenant ambassadeur bolivien aux États-Unis, a dit : « un journaliste qui reçoit de tels cadeaux n’est pas vraiment un journaliste, mais un mercenaire ».
Une histoire tordue
Le financement de médias étrangers par le gouvernement des États-Unis est une longue histoire. Vers le milieu des années 70, deux enquêtes du Congrès dérivées du scandale de Watergate, - les commissions « Church et Pike », du sénateur Frank Church (D-Idaho) et du représentant Otis Pike (D-NY) -, ont révélé les activités clandestines du gouvernement des États-Unis dans d’autres pays. Les deux commissions ont confirmé que, en plus de journalistes financés par
la CIA (étrangers et étasuniens), le gouvernement de Washington a aussi subventionné la presse écrite étrangère, des radios et des chaînes de télévision - chose que les soviétiques faisaient aussi.
Par exemple, Encounter (Lire le livre de Frances Stonor Saunders :
La CIA et la guerre froide culturelle), une revue littéraire une anticommuniste publiée en Angleterre entre 1953 et 1990, a été démasquée en 1967 comme une opération de la CIA. Et , comme c’est aujourd’hui le cas d’organisations au nom inoffensif tel que le « Congrès pour la Liberté de la Culture / Congress for cultural fredom », ont aussi été des façades de la CIA.
Les
enquêtes du Congrès ont établi que le financement clandestin des États-Unis à des médias étrangers a souvent occupé un rôle décisif dans la politique extérieure, mais nulle part autant qu’au Chili au début des années 70.
« La principale opération de propagande de
la CIA , à travers le journal [conservateur] de l’opposition El Mercurio, a probablement participé le plus directement possible au sanglant renversement du gouvernement d’Allende et de la démocratie au Chili », a dit Peter Kornbluh, analyste du National Security Archive, un institut de recherche [universitaire] indépendant non gouvernemental.
In These Times a demandé à l’agence si elle finance encore des journalistes étrangers. Le porte-parole de
la CIA Paul Gimigliano a répondu : « La CIA , d’ordinaire, ne confirme ni ne nie ce genre d’allégations ».
Les Ennemis du Département d’État ?
Le 19 août 2002, l’ambassade des États-Unis à Caracas, Venezuela, a envoyé le télégramme suivant à Washington :
« Nous attendons à ce que la participation de M. Lacayo à « Grant IV » soit reflétée directement dans son reportage sur les sujets politiques et internationaux. Alors que sa carrière progresse, nos liens plus étroits avec lui signifient que nous gagnerons un ami potentiellement important en position d’influence éditoriale ». [Note de l’éditeur : Le nom de M. Lacayo a été changé pour protéger son identité].
Le département d’État avait choisi un journaliste vénézuélien pour visiter les États-Unis sous le projet connu de "Grant IV", un programme d’échange culturel commencé en 1961. L’année dernière, le département a amené environ 467 journalistes aux États-Unis, pour un coût proche de 10 millions de dollars, selon un fonctionnaire du département d’État qui a demandé l’anonymat.
MacDonald, de FAIR, a dit que les « visites servent à construire des liens entre les journalistes étrangers en visite et les institutions à condition qu’... ils soient extrêmement acritiques sur la politique extérieure des États-Unis et les intérêts corporatifs qu’elle sert ».
Le Département d’État finance le développement des médias à travers plusieurs de ses bureaux, y compris le Bureau des Affaires Educatives et Culturelles (Bureau of Educational and Culturel Affairs), le Bureau de Renseignement et de Recherche (Bureau of Intelligence and Research, INR) et le Bureau de
la Démocratie , des Droits de l’Homme et du Travail (DRL) (Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor, DRL), et aussi directement à partir de ses bureaux et ambassades dans le monde entier. Il finance aussi des journalistes étrangers à travers une autre section, le soi-disant « Bureau de Diplomatie Publique et des affaires Publiques, OPDPA », (Office of Public Diplomacy and Public Affaire, OPDPA). Plus important, le Département d’État décide en général quelles autres agences, tels USAID et NED, doivent investir leurs fonds dans un programme de développement des médias.
(Le Département d’État n’a pas répondu aux demandes d’information d’In These Times à propos de son budget pour le développement des médias, mais l’étude du CIMA 2007 a démontré, par exemple, que le DRL a reçu en 2006 presque 12 millions de dollars pour le seul développement des médias).
Le cas de
la Bolivie est un exemple révélateur d’un pays dans le quel les États-Unis finançaient le développement des médias. Selon le site Web du DRL [Bureau de la Démocratie , des Droits de l’homme et du Travail], en 2006 ce bureau a sponsorisé en Bolivie 15 ateliers sur la liberté de la presse et d’expression. « Les journalistes de ce pays et les étudiants en journalisme ont discuté de l’éthique professionnelle, des bonnes pratiques de diffusion de nouvelles et du rôle des médias dans une démocratie », informe leur site. « Ces programmes ont été envoyés à 200 stations de radio dans des régions lointaines à travers du pays ».
En 2006,
la Bolivie a élu Evo Morales, son premier président indigène, dont les États-Unis et les grands médias boliviens ont tenté à plusieurs reprises d’empêcher l’arrivée au pouvoir. Morales et ses partisans affirment que le gouvernement étasunien est derrière le mouvement séparatiste dans les provinces de l’est de la Bolivie , riches en gaz, et affirment que cet appui caché se traduit dans des réunions pour le développement des médias, selon le journaliste et ex porte-parole du président sortant, Alex Contreras. Koscak, de l’USAID, a nié les accusations.
C’est le BBG.
« Le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (BBG) est plus connu comme le financier de
la Voice of America. Selon son site Internet, BBG est responsable de toute émission internationale, non militaire, sponsorisée par le gouvernement étasunien », qui transmet des nouvelles et des informations en 60 langues et dans le monde entier.
En 1999, le BBG, est devenu une agence fédérale indépendante. Jusqu’en 2006, elle a reçu un budget de 650 millions de dollars, selon les estimations du CIMA, dont près de 1,5 million de dollars destinés au développement des médias et à la formation de journalistes en Argentine, Bolivie, Kenya, Mozambique, Nigeria et Pakistan.
En plus de
la Voix de l’Amérique, le BBG gère aussi quelques autres stations radios et TV. La station de télévision Alhurra, dont le siège est à Springfield, Virginie, « est un réseau commercial libre de télévision par satellite en langue arabe pour le Moyen-Orient, consacré surtout à des news et à l’information », selon son site Web. Alhurra, « libre » en arabe, a été décrit par le Washington Post comme « le plus grand et le plus coûteux effort du gouvernement des États-Unis pour secouer l’opinion publique étrangère via des ondes depuis la création de la Voix de l’Amérique en 1942 ».
BBG finance aussi
la Radio Sawa (pour la jeunesse arabe, avec une présence en Égypte, dans le Golfe Persique, Irak, Liban, Maroc et Soudan), Radio Farda (pour l’Iran) et Radio Free Asia (avec une programmation régionale pour l’Asie). Le BBG finance aussi des transmissions à travers Radio y TV Martí, dont lle coût s’élèverait à presque 39 millions de dollars en 2008, selon le Budget pour les Opérations Étrangères du Congrès (Foreign Operations Congressional Budget Justification).

Les RP du Pentagone
Le Département de
la Défense (DOD) a refusé de répondre à In These Times au sujet de ses programmes de développement des médias. Selon un article de Jeff Gerth, Military’s Information War Is Vast and Often Secretive (la guerre d’information de l’armée est vaste et souvent secrète - ndt), publié dans le The New York Times le 11 décembre 2005, « les militaires gèrent des stations d’émission et des journaux [en Irak et en Afghanistan] mais ne font pas connaître leurs liens étasuniens ».
Le travail de développement des médias en Irak « a été confié au Département de
la Défense , dont les principaux fournisseurs avaient peu ou aucune expérience valable », selon un rapport de l’USIP d’octobre 2007.
Une étude de 2007 du Centre d’Études Globales de Communication de l’École Annenberg pour
la Communication , de l’Université de la Pennsylvanie (Center for Global Communication Studies at the University of Pennsylvania’s Annenberg School for Communication), a découvert que Science Applications International Corp. (SAIC), un sous-traitant du Département de la Défense , a reçu un contrat initial de 80 millions de dollars par un an pour transformer en "indépendant" un système de médias dirigé par le gouvernement, grâce à un style similaire à celui du service de nouvelles nationales de la BBC , pour compenser en partie l’influence d’Al Jazeera sur la région.
«
La SAIC était un bureau du DOD qui s’est spécialisé dans les opérations de guerre psychologique, et plusieurs croient qu’il a contribué à forger l’opinion des Irakiens sur le fait que le Réseau de Médias d’Irak (IMN) n’était principalement qu’un appendice de l’Autorité Provisoire de la Coalition (Coalition Provisional Authority) », est-il expliqué dans le rapport de l’USIP. « Le fonctionnement de la SAIC en Irak a été considéré comme coûteux, non professionnel et raté pour ce qui est d’établir l’objectivité et l’indépendance de l’IMN ». Par hasard, la SAIC a perdu le contrat au profit d’une autre compagnie, l’Harris Corp.
SAIC n’a pas été le seul sous-traitant de médias du Pentagone qui a massivement échoué. Peter Eisler, dans son article Pentagon launches foreign news websites (le Pentagone lance des sites internet d’information à l’étranger) du 30 avril dans le magazine USA Today, a affirmé que le site Web irakien d’information Mawtani.com est un de ces média d’information financé par le Pentagone.

USAID : « de la part des étasuniens »
Le président John F. Kennedy a créé l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) en novembre 1961 pour administrer une aide humanitaire et le développement économique dans le monde entier. Mais tandis que l’USAID professe la transparence pour d’autres nations, elle-même est très peu transparente. C’est particulièrement vrai pour ses programmes de développement des médias.
« Dans de nombreux pays, y compris au Venezuela et en Bolivie, l’USAID agit plus comme une agence impliquée dans une opération de renseignement, comme
la CIA , que comme une agence d’aide ou de développement », a dit Mark Weisbrot, un économiste du Centre pour la Recherche Économique et Politique (Center for Economic and Policy Research), un « think-tank » basé à Washington.
En fait, tandis que les enquêteurs ont pu obtenir les budgets des programmes globaux d’USAID en recourant au Freedom of Information Act, ainsi que les noms des pays ou des régions géographiques où a été versé l’argent, les noms des organisations étrangères spécifiques qui reçoivent ces fonds, en revanche, sont classés secret d’Etat, exactement comment dans le cas de
la CIA.
Et
dans le cas où les noms des organisations récipiendaires sont connues et qu’on demande de l’information sur elles, l’USAID répond qu’il ne peut « ni confirmer ni nier l’existence de ces faits », utilisant le même langage que la CIA. (Note de l’auteur : En 2006, j’ai perdu un procès contre l’USAID, dans une tentative pour identifier les organisations qu’elle finance à l’extérieur).
USAID finance trois opérations importantes de développement des médias : l’International Research et Exchanges Board, plus connu comme IREX, le réseau Internews Network et Search for Common Ground, financé en grande partie par des fonds privés. Pour compliquer le tableau, ces trois opérations ont aussi reçu un financement du département d’État, de
la Middle East Partnership Initiative, MEPI, du Bureau de Renseignement et de Recherche (Bureau of Intelligence and Research) et du Bureau Démocracie, de Droits de l’homme et du Travail.
Selon sa plaquette, l’IREX est une organisation internationale à but non lucratif qui « travaille avec des associés locaux pour améliorer le professionnalisme et le développement économique à long terme de journaux, de stations de radio et de télévision et les médias ’Internet’. La déclaration d’impôts ’990’ pour 2006 de l’IREX a indiqué que ses activités avec les médias incluent « de petites bourses accordées à plus de 100 journalistes et organisations de médias ; une formation pour des centaines de journalistes et d’entreprises de médias » et compte plus de 400 employés qu’ils conseillent et envoient des programmes à plus de 50 pays.
Le réseau Internews Network, appelé communément « Internews », reçoit seulement quelque chose comme la moitié du budget de l’IREX mais il est plus connu. Fondée en 1982, la majorité du financement d’Internews provient de l’USAID, bien qu’il reçoive aussi des fonds du NED et du département d’État. Internews est l’une des plus grandes opérations dans le domaine du développement indépendant des médias, finançant des douzaines d’ONGs, de journalistes, associations de journalistes, instituts de formation continue et des universités de journalisme dans des douzaines de pays à travers le monde.
Les opérations d’Internews ont été stoppées dans des pays tels que
la Biélorussie , Russie et Ouzbékistan, où elle a été accusée de miner les administrations locales et de promouvoir les agendas des États-Unis. Dans un discours à Washington DC en mai 2003, Andrew Natsios, ex-administrateur d’USAID, a décrit les entrepreneurs privés financés par l’Agence comme « un bras du gouvernement des Etats-Unis ».
L’autre plus grand récepteur de fonds d’USAID pour le développement des médias, Search for Common Ground, reçoit plus d’argent du secteur privé que du gouvernement des États-Unis, dans la plupart des cas pour la « résolution de conflits », selon le rapport du CIMA.
Cuba et Iran sont deux cibles importantes de l’USAID pour le développement et l’assistance des médias. Le budget USAID pour la « Liberté des Médias et
la Liberté d’Information » (Media Freedom and Freedom of Information) - pour la « transition » de Cuba sous la Commission d’Assistance pour un Cuba Libre II (Commission for Assistance to à Free la Cuba II , CAFC II) - totalise 14 millions de dollars. Cela représente une augmentation de 10,5 millions par rapport au montant dédié en 2006. Pour l’Iran, l’USAID a prévue un budget d’environ 25 millions de dollars pour le développement des médias en 2008. Cela fait partie d’un paquet de 75 millions destinés à ce que l’USAID appelle « une diplomatie transformationnelle » dans ce pays.

Finançant la "démocratie" à la sauce USA
« Beaucoup de ce que nous faisons aujourd’hui a été fait secrètement fait par
la CIA pendant 25 ans », a dit Allen Weinstein, l’un des fondateurs du National Endowment for Democracy, dans un article publié en 1991 par The Washington Post.
Crée au début des années 80, le NED « est gouverné par une équipe de direction indépendante, non partisane ». Son objectif est d’appuyer des organisations favorables à la démocratie dans le monde. Cependant, historiquement, son agenda a été défini par les objectifs de la politique extérieure de Washington.
« Quand la rhétorique de la démocratie est laissée de côté, le NED est un outil hautement spécialisé pour pénétrer la société civile d’origine populaire d’autres pays » pour atteindre les buts de la politique extérieure des États-Unis, a écrit le professeur William Robinson, de l’Université Santa Barbara, de Californie, dans son livre A Faustian Bargain. Robinson a été au Nicaragua à la fin des années 80 et il a observé comment le travail du NED avec l’opposition nicaraguayenne appuyée par les Etats-Unis affaiblissait l’influence des sandinistes (de gauche) pendant les élections de 1990.
Le NED a aussi été derrière un grand scrutin public au Venezuela, où il a été dénoncé pour le financement du camp anti-Chavez. Dans son livre El Código Chávez (Le Code Chavez), l’avocate vénézuélo-étasunienne Èva Golinger a écrit que les bénéficiaires du NED (et de l’USAID) furent impliqués dans la tentative de coup d’Etat contre le président vénézuélien Hugo Chávez en 2002, et de la même manière dans la conduite des « grèves de travailleurs » contre l’industrie pétrolière du pays. Golinger a aussi observé que le NED a financé Súmate, une ONG vénézuélienne dont l’objectif est de promouvoir l’exercice libre des droits politiques des citoyens, et qui a orchestré le référendum révocatoire raté contre Chavez en 2004.
Dépendance et obligation
Le concept de la séparation des pleins pouvoirs entre la presse et le gouvernement n’est pas seulement un principe de base du système politique des États-Unis, mais aussi de l’article 19 de
la Déclaration Universelle de Droits de l’Homme. Le financement par le gouvernement des États-Unis d’organes de presses risque d’établir une relation client-fournisseur qui empêche de considérer un média comme indépendant.
«Toute donation d’équipement du gouvernement des États-Unis, comme des ordinateurs et des graveurs, affecte le travail des journalistes et des organisations journalistiques », a déclaré le journaliste bolivien Contreras,« parce cela crée une dépendance et une obligation aux agendas souterrains des institutions des États-Unis».
Jeremy Bigwood

* Jeremy Bigwood est un journaliste étasunien.
Article original : In These Times
http://www.inthesetimes.com/article...
Traduction de l’espagnol pour "El Correo" de : Estelle et Carlos Debiasi.
Editée par le Grand Soir le 16 juin 2008
Article en français sur EL CORREO



6 Les brèves Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information  Marc

6-1 La Chambre vote un compromis sur le financement de la guerre en Irak.

La Chambre des représentants a adopté jeudi un texte de compromis débloquant près de 162 milliards de dollars pour les guerres en Irak et en Afghanistan. Prix de ce compromis : la majorité démocrate a renoncé à inclure une date limite pour le retrait des troupes. Le texte réduit légèrement, de 165,4 à 161,8 milliards de dollars, la somme déjà votée par le Sénat le mois dernier, qui doit couvrir les coûts des opérations militaires jusqu’à l’été 2009. La partie du texte finançant les opérations militaires a été adoptée par 268 voix contre 155, mais avec seulement 80 voix démocrates (et 188 voix républicaines). La majorité a néanmoins saisi l’occasion pour faire adopter plusieurs mesures auxquelles s’étaient opposés jusqu’alors George W. Bush et les républicains, comme une version modernisée du "GI bill" de l’après-guerre, une loi facilitant l’accès des anciens combattants à l’université. Le texte stipule par ailleurs que le gouvernement irakien doit dépenser autant d’argent que les contribuables américains pour financer la reconstruction, et interdit que l’administration se serve de la nouvelle enveloppe pour établir des bases permanentes en Irak. Les pacifistes de l’organisation CodePink ont été ulcérés par le compromis. "Cela nous dégoûte qu’en coulisses les démocrates et les républicains du Congrès conspirent avec la Maison Blanche pour que cette guerre se prolonge", a déclaré la cofondatrice de CodePink, Medea Benjamin. Le mois dernier, la Chambre avait voté contre l’enveloppe demandée et en faveur d’une mesure exigeant que les troupes commencent à être retirées d’Irak sous 30 jours, une mesure sûre de se heurter au veto présidentiel. Le chef de la majorité démocrate à la Chambre Steny Hoyer a indiqué qu’il espérait que le texte soit rapidement adopté par le Sénat puis promulgué par George W. Bush. 21/06/08 http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4765


6-2 De nouvelles consignes pour les soldats américains. L'armée américaine cherche à se rendre plus populaire en Irak. Dans un document publié samedi en interne et dont l'AFP a eu connaisance mardi, le général David Petraeus, commandant en chef des forces américaines en Irak, a diffusé le week-end dernier de nouvelles consignes à ses soldats La chance naît d'une rencontre entre la préparation et l'opportunité ». Le dicton est signé du philosophe romain Sénèque. Et c'est désormais ce qui doit guider les soldats américains en Irak. Anticiper, mais aussi sympathiser avec la population. Voilà quelques-unes des consignes dispensées par David Petraeus, général quatre étoiles et commandant en chef des forces d'occupation. « Patrouillez à pied, comprenez l'histoire et la culture locales, vivez au milieu des habitants », recommande-t-il à ses hommes. La diminution, toute relative, de la violence permet depuis peu aux GI's de sortir de leurs bases où il étaient jusque là retranchés. Mais l'impopularité de l'armée américaine en fait toujours une cible de choix, comme en témoigne la mort, mardi, de quatre soldats dans un attentat à Sadr City. Le général Petraeus conseille par ailleurs à ses troupes de faire le tri parmi les Irakiens : d'un côté les « non conciliants » qu'il faut « identifier, tuer, capturer, écarter » ; de l'autre les « conciliants » sur lesquels il faut s'appuyer, au besoin en les achetant. « Il faut utiliser l'argent comme une arme », insiste le chef militaire en référence à une méthode qui a fait ses preuves. C'est notamment en versant un salaire - 300 dollars par mois - à d'anciens insurgés reconvertis que l'armée américaine a réussi apaiser certains foyers de violence.  RFI http://www.rfi.fr/actufr/articles/102/article_67853.asp Article publié le 25/06/2008

6-3 Total prêt à signer un contrat avec l'Irak et à construire une raffinerie à Jubaïl.

Dans le premier dossier, il s'agit du grand retour du Français, dans le cadre de négociations entre l'Irak et six pétroliers occidentaux. Dans le second, c'est un investissement de 10 milliards de dollars avec les saoudiens.

Christophe de Margerie a annoncé, ce dimanche 22 juin, que Total est pret à signer un accord sur un champ pétrolifère en Irak, rapporte Reuters. L'annonce officielle des noms des 6 pétroliers occidentaux de retour en Irak devrait être annoncé le 30 juin par le ministre du pétrole irakien. Le patron de Total n'a pas donné d'autres détails sur l'accord. Mais on savait que Total et l'américain Chevron négociaient un contrat de service technique pour aider à développer le champ de Qurna ouest, la troisième plus importante réserve mondiale prouvée. Le gouvernement irakien négocie des contrats d'assistance technique afin d'augmenter sa capacité de production de 500.000 barils/jour avec Royal Dutch Shell, Shell et BHP Billiton, BP et Exxon Mobil et Toatl avec Chevron. enter sa production de pétrole, va attribuer tout prochainement des contrats à 41 compagnies pétrolières étrangères, a indiqué ce dimanche à l'AFP le ministère irakien du Pétrole. Ces contrats à court terme doivent être signés le 30 juin. Le ministère du Pétrole n'a pas précisé leur durée. Ils vont notamment permettre aux géants mondiaux du pétrole de faire leur retour en Irak --un pays aux immenses réserves de brut-- 36 ans après en avoir été chassés par Saddam Hussein. "Nous avons choisi 35 compagnies de niveau international, selon leurs finances et leur expérience et nous leur avons donné la permission d'extraire du pétrole", a déclaré Assim Jihad, porte-parole du ministère du Pétrole. Les entreprises choisies "seront les premières à avoir le droit de développer les gisements", a précisé M. Jihad, ajoutant qu'un appel d'offres serait organisé après l'adoption par le Parlement de la loi sur l'exploitation à long terme des gisements irakiens. Les 41 entreprises retenues extrairont du brut dans le sud et le nord du pays, là où le forage est déjà fait et donc les investissements minimums. L'Irak dispose des troisièmes réserves de brut au monde, de 115 milliards de barils, mais manque cruellement de technologies et de capitaux. Signature officielle pour la construction d'une raffinerie
Christophe de Margerie a annoncé qu'il signerait officiellement ce dimanche la construction de la raffinerie de Jubaïl, en parteneriat avec le groupe saoudien Aramco. La raffinerie, qui devrait coûter plus de 10 milliards de dollars, doit entrer en service fin 2012. Sa production sera surtout composée de distillats moyens et d'essences. Une société commune sera créée au troisième trimestre, détenue à hauteur de 62,5% par Saudi Aramco et de 37,5% par Total.
La Tribune.fr  22/06/08

07/06/2008

n° 365 - Dossier d'Irak -06-06 -Suite - Une enquête du The Times Of India : Les Etats-Unis paient des alliés pour participer à la Guerre en Irak.

n° 365 - Dossier  d'Irak -06-06 -Suite  - Une enquête du The Times Of India : Les Etats-Unis paient des alliés pour participer à la Guerre en Irak. Les Dossiers d'Irak   -Fin  -

N° 365                            06/06/08 

Par M.Lemaire                  


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire :     -Fin  -

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage  -Suite  -

4-7 Des soldats US lancent une campagne pour convertir des Irakiens au Christianisme.
5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion
5-1 Robert Fisk : Al Qaida est vaincue ? Allez dire ça aux Marines !
5-2 Pétrole : La hausse des cours est due à la spéculation et non à la baisse de l’offre.
 5-3 Tarek Aziz, l’homme qui en sait trop.


4-7 Des soldats US lancent une campagne pour convertir des Irakiens au Christianisme.

 Certains membres du personnel de l'armée US semblent avoir lancer une initiative pour convertir des milliers de citoyens irakiens au Christianisme en distribuant des bibles et d'autres textes fondamentaux chrétiens traduits en arabe pour les Musulmans Irakiens.
Un article récent publié sur le site de Mission Network News a rapporté que Bible Pathway Ministries, (BPM) une organisation fondamentaliste chrétienne a fourni des milliers d'exemplaires d'un édition spéciale de son livre d'étude Daily Devotional Bible (livre de prière quotidien ndlt) à des membres de la 101 ème division aéroportée de Fort Campbell dans le Kentucky, qui est actuellement stationnée en Irak. Le projet « est né quand un chapelain en Irak (dont le déploiement est depuis terminé) a demandé des livres de BPM. «
«Un livre illustré de 496 a été conçu à cet effet avec une couverture en relief contenant 365 commentaires religieux journaliers, des cartes, des graphiques, et encore d'autres informations utiles » selon ce qui est dit sur Mission Network News.
L'officier en chef de la 101ème Rene Llanos, a dit à Mission Network News «les soldats qui patrouillent et arpentent les rues emmènent avec eux cette copie, et ils l'utilisent pour pourvoir aux besoins des habitants locaux ».
« Notre division s'apprête également à aller en Afghanistan, et les soldats emmèneront aussi avec eux des copies » a dit Llanos. « Nous avons besoin de prier pour la protection de nos soldats tandis qu'ils patrouillent et prient que Dieu continue de leur ouvrir les portes. Les soldats sont placés dans des endroits stratégiques avec un objectif. Ils continuent de répandre la bonne parole ».
Karen Hawskins, un responsable de BPM, a dit que les chapelains de l'armée «essayaient d'encourager ( les soldats) à bénéficier de la bonne parole chaque jour car ils sont dans une situation dangereuse et il sont besoin de cette protection ».
Cela semble violer la clause en préambule au 1er amendement interdisant aux employés gouvernementaux, dont le personnel de l'armée, d'utiliser une institution étatique pour faire la promotion d'une religion. La couverture du livre porte le logo des cinq branches des forces armées donnant l'impression que c'est une publication qui a reçu l'aval du Pentagone.
La distribution des bibles et de la littérature chrétienne vient s'ajouter à un rapport publié mercredi par les Presses McClatchy déclarant que des Marines US gardant l'entrée de la ville de Fallujah ont distribué « des pièces portant des inscriptions» à des musulmans sunnites qui entraient dans la ville, et sur lesquelles étaient écrit « sur une face : Où passerez vous l'éternité ? » et sur l'autre face « Car Dieu qui aime tant le monde, lui a donné son fils unique, pour que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait une vie éternelle » Jean 3.16.
Un porte parole du Pentagone a dit ne pas être au courant de ce problème concernant la distribution de pièces et des bibles, et a refusé de faire un commentaire.
Le problème survient à un moment particulièrement sensible alors que des Sunnites ont récemment affronté l'armée américaine dans une zone à l'ouest de Bagdad, une semaine après qu'on ait découvert qu'un soldat américain avait utilisé un Coran, le livre sacré musulman, comme cible pour s'entraîner au tir. Suite à une manifestation d'Irakiens ayant duré toute une journée et qui menaçait de dégénérer en violence, le General Jeffery Hamond s'est excusé publiquement dans la zone.
« Je viens ici devant vous demander pardon » a dit Hammond. « De la manière la plus humble je vous regarde dans les yeux et je vous dit aujourd'hui s'il vous plaît pardonnez moi et pardonnez mes soldats. »
Le soldat qui a tiré sur le Coran a été puni et a quitté l'Irak.
Mikey Weinstein, fondateur et président de l'agence gouvernementale de surveillance MRFF, The Military Religious Freedom Foundation ( La Fondation Militaire pour la Liberté de Religion) a dit que l'intolérance religieuse qui règne parmi le personnel militaire de l'armée US nécessitait qu'une enquête fédérale soit ouverte.
« Les actions choquantes révélées juste la semaine dernière de soldats américains dans des zones de combat en Irak et en Afghanistan utilisant vicieusement le Coran comme « cible de pratique » pour leurs armes automatiques, est totalement lié aux mêmes problèmes de violations de nos lois lorsque les forces armées des US font du prosélytisme parmi les populations locales en leur distribuant des pièces chrétiennes fondamentalistes des bibles, des prospectus, des bandes dessinées, et d'autres documents religieux, écrit en arabe » a dit Weistein.
La MRFF est parfaitement au courant de tels actes choquant de prosélytisme inconstitutionnels et illégaux en Irak et en Afghanistan, de ces trois dernières années, et sait à quel point c'est particulièrement envahissant. Ces transgressions de prosélytisme sont toutes des violations flagrantes de l'UCMJ ( Uniform Code of Military Justice - Code Uniformisé de Justice Militaire) et le MRFF demande maintenant que tout responsable de personnel militaire soit immédiatement poursuivi sous le chef d'inculpation de ne pas avoir obéi à un ordre ou à un règlement » a ajouté Weinstein.
Des membres de l'armée US ont commencé leur opération de conversion de Musulmans Irakiens peu après l'invasion de l'Irak par les US en mars 2003.
Dans un bulletin publié en 2004 sur http://www.i-m-f.org/pdfs/Gatherings/Spring2004.pdf par le groupe fondamentaliste International Ministerial Fellowship (IMF) le capitaine Steve Mickel, un chapelain de l'armée affirmait que les irakiens étaient pressés de se convertir au Christianisme et qu'il avait personnellement essayé de convertir des douzaines d'Irakiens, ce qui est apparemment une violation de la constitution.
« Je peux leur donner des prospectus imprimés en arabe sur comment être sauvés » a dit Mickel, selon une copie du bulletin d'IMF. « J'aimerai aussi avoir suffisamment de bibles en arabe à leur donner. Il y a un problème sérieux pour de l'envoi de bibles en arabe en Irak en provenance des US (étant donné les règlements postaux actuels interdisant tout document religieux contraire à l'Islam à l'exception de ceux à usage personnel pour les soldats). Mais la faim pour la parole de Dieu est très grande en Irak, comme j'ai pu le constater directement. »
Mickel a évangélisé des Irakiens alors qu'il distribuait des surplus de nourriture venant de sa cantine militaire à des habitants locaux. Il a distribué des bibles traduites en arabes dans le village d'Ad Dawr, un territoire majoritairement sunnite, où Saddam Hussein a été capturé.
« Un tel prosélytisme chrétien fondamentaliste viole DIRECTEMENT l'Ordre Général 1A, Partie 2 Section J, décrété par le Général Tommy Franks pour le compte du Commandement Central des US (USCENTCOM) en décembre 2000, qui interdit strictement i[« le prosélytisme d'une quelconque religion croyance ou pratique » a dit Weinstein qui est un ancien conseiller à la Maison Blanche de l'Administration Reagan et ancien procureur général dans l'Armée de l'Air.
En plus des pièces et des bibles, on a rapporté que des BD chrétiennes publiées par des sociétés comme Chick Publications, avaient été distribuées à des enfants irakiens. Ces BD incendiaires publiées en anglais et en arabe non seulement dresse le portrait de Mohammed mais montre à la fois Mohammed et les musulmans brûlant en enfer parce qu'ils n'ont pas accepté Jésus comme leur sauveur avant de mourir.
Les Publications Chick déclarent sur leur site internet que cette littérature « les Musulmans en ont désespérément besoin, mais le leur procurer sans mettre en danger la vie de nos soldats ni enflammer la direction musulmane ne sera pas facile. »
Les règlements postaux interdisent l'envoi de documents religieux contraire à l'Islam en Irak, mais autorisent l'envoi de documents religieux à titre personnel à un soldat.
Envoyer plus de documents que ce qui est nécessaire pour une utilisation personnelle, sans en envoyer en quantité conséquente pour risquer d'attirer l'attention des services postaux, est une façon de faire parvenir ces documents à destination en Irak. Les Publications Chick conseillent à ceux qui veulent envoyer leur littérature à du personnel militaire d'abord de se renseigner pour savoir «quels sont les prospectus qui seront les plus utiles et combien ils peuvent effectivement en utiliser » et « de se renseigner pour savoir si on peut envoyer les prospectus par bateau directement de Chick Publications ou s'ils doivent être envoyés sous forme de courrier personnel provenant des familles de soldats. »
Un porte parole de Chick Publications s'est refusé à faire tout commentaire pour cet article concernant les BD distribuées aux Irakiens.
Pendant ce temps, des soldats de la 101ème division aéroportée stationnée en Irak continueront leur travail d'évangélisation des Irakiens tant qu'on ne les en empêchera pas.
Llanos, l'officier à la tête de la division, a dit que 2000 copies de l'édition militaire de la bible fournie à la 101ème seront bientôt distribuées aux Irakiens.
Cependant, sur le site internet de BPM il est rapporté que 30 000 livres chrétiens ont été distribués au personnel militaire, certains d'entre eux se retrouvant entre les mains d'Irakiens.
Jason Leopold 30/05/08 The Public Record www.countercurrents.org
Introduction et Traduction Mireille Delamarre
http://www.planetenonviolence.org/Des-Soldats-US-Lancent-Une-Campagne-Pour-Convertir-Des-Irakiens-Au-Christianisme_a1592.html?PHPSESSID=10febc8e0970aed4555f2e9622aeb303 


5  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

5-1 Robert Fisk : Al Qaida est vaincue ? Allez dire ça aux Marines ! Existe-t-il seulement quelque chose de structuré qui s'appelle "Al Qaida" ? La "War on Terror" pourrait-elle s'accomoder de la défaite d'"Al-Qaida", c'est à dire de son moteur même ? Le problème majeur est de croire qu'on est réellement en guerre contre le terrorisme, guerre qu'on espèrerait sincèrement gagner. Malgré ce biais usuel à Robert Fisk, cet article est intéressant pour la démonstration de l'absurdité du discours officiel sur "la défaite imminente du Terrorisme". Ainsi, Al-Qaïda serait « presque vaincue » ? Des succès importants auraient été remportés contre Al-Qaïda ? L’organisation serait virtuellement défaite ? « Dans l’ensemble, nous avons de très bons résultats » déclare le patron de la CIA , Michael Hayden, dans le Washington Post. « La défaite stratégique d’Al-Qaïda en Irak est proche. La défaite stratégique pour Al-Qaïda en Arabie saoudite est proche. Al-Qaïda a subi d’importants revers au niveau mondial - et je vais employer le mot dans son acception "idéologique", - une grande partie du monde islamique se détourne de leur modèle de l’Islam. » Cela pourrait presque faire illusion.
Six mille morts en Afghanistan, des dizaines de milliers de morts en Irak, un attentat-suicide par jour en Mésopotamie, le plus haut niveau de suicides jamais enregistré dans l’armée américaine - la presse arabe met à juste titre cette information en parallèle avec les déclarations de Hayden -, sans oublier les bases américaines permanente en Irak au delà de ce 31 décembre. Et nous aurions gagné ?
Il y a de cela moins de deux ans, nous avons également eu droit à une évaluation aberrante sur le déroulement de cette guerre, lorsque le général Peter Pace, l’étrange (et heureusement depuis lors retraité) chef d’état-major US, déclarait au sujet de la guerre américaine en Irak que
« nous ne sommes pas en train de gagner mais nous ne sommes pas en train de perdre ». À cette occasion, le secrétaire à la Défense , Robert Gates, avait déclaré être d’accord avec Pace « nous ne gagnons pas, mais nous ne perdons pas ».
James Baker, qui venait de publier son propre rapport sur le bourbier Irakien écrivait alors - lecteur, retenez-vous de rire ou pleurer - « Je ne pense pas que l’on puisse dire que nous sommes en train de perdre. Dans le même ordre d’idées, je ne suis pas sûr que nous sommes en train de gagner ». A la suite de quoi, Bush en personne proclamait « Nous ne sommes pas en train de gagner, nous ne sommes pas en train de perdre» Pitié pour les Irakiens. Mais qu’à cela ne tienne, cette fois-ci nous sommes vraiment, vraiment en train de gagner. Ou tout au moins Al-Qaïda est « presque » - notez bien le « presque », les amis - vaincu. Puisque Mike Hayden nous le dit.
Suis-je le seul à trouver cela infantile à un point frisant la déraison ? Tant que l’injustice régnera au Moyen-Orient, Al-Qaïda gagnera. Tant que nous aurons 22 fois plus de forces occidentales dans le monde musulman que nous n’en avions temps des croisades - mes calculs sont assez précis - nous continuerons d’être en guerre contre les musulmans. L’infernale catastrophe Moyen-Orientale est désormais en train de se propager à travers le Pakistan, l’Afghanistan, l’Irak, Gaza, et même au Liban. Et nous serions en train de vaincre ?
Certes, nous avons gagné un répit en Irak en achetant la moitié des insurgés afin qu’il se battent pour nous et qu’ils tuent leurs cousins d’Al-Qaïda. Bien sûr, nous continuons à soutenir le régime de tortionnaires et de coupeurs de têtes d’Arabie Saoudite. Cela ne nous pose aucun problème, j’imagine, vu notre enthousiasme pour « le supplice de la baignoire ». Mais cela ne signifie pas que l’organisation Al-Qaïda soit vaincue.
Car Al-Qaïda est un mode de pensée, pas une armée. Elle se nourrit de la douleur, de la peur et de la cruauté - notre cruauté et notre oppression - et aussi longtemps que nous continuerons de dominer le monde musulman avec nos hélicoptères Apache, nos tanks, nos véhicules de patrouille, notre artillerie, nos bombes et nos dictateurs « amis », aussi longtemps Al Qaida continuera d’exister.
Devrons-nous vivre cette folie jusqu’aux dernières heures du régime Bush à Washington ? N’y a-t-il donc personne dans cette magnifique ville impériale qui comprenne ce que « nous » faisons ici au Moyen-Orient ? Pourquoi donc le Washington Post lui même offre-t-il ses colonnes aux divagations d’un fonctionnaire de la CIA , ce service qui n’a pas réussi à empêcher le 11 septembre parce que - si l’on en croit ce que l’on rapporte - un appel téléphonique en arabe mentionnant les avions allant s’écraser sur les tours jumelles n’aurait pas été traduits à temps ? Allons-nous bombarder l’Iran ? Est-ce là ce que nous attendons aujourd’hui ? Ou bien une autre guerre américano-iranienne aura-t-elle lieu au Liban, opposant le Hezbollah et les Israéliens ? Et Mike croit-il qu’Al-Qaïda soit présent en Iran ?
Israël continue de construire des colonies pour les Juifs - et les Juifs uniquement - sur des terres arabes. Et Washington ne fait rien. Bien que ces implantations soient illégales, George Bush les approuve. Elles alimentent la colère et la frustration et font naître un sentiment justifié de colère, mais Washington n’empêche pas ce scandale de perdurer. En ouvrant chaque matin mon quotidien en langue arabe j’y trouve de nouvelles raisons pour lesquelles Ben Laden ne va pas disparaître de ce monde.
Considérez cette information en provenance de Gaza cette semaine. Huit étudiants palestiniens avaient été sélectionnés par le programme Fulbright offrant des bourses pour étudier aux États-Unis. Vous pourriez penser, n’est-ce pas, qu’il était dans l’intérêt des Etats-Unis de faire venir ces jeunes musulmans au pays de la liberté. Mais non. Israël ne les laissera pas quitter Gaza. Cela doit faire partie de la « guerre contre le terrorisme » qu’Israël affirme mener aux côtés de l’Amérique. Le Département d’Etat américain a donc annulé les bourses d’études. Non, inutile de vous transformer en candidat à l’attentat suicide pour Al Qaida en raison d’une telle absurdité. Mais il serait difficile de trouver dans le journal d’hier une information qui soit plus significative que cette petite vexation minable1.
Mike Hayden la lira-t-il ? Ou bien a-t-il - à l’image de la plupart à Washington - tellement peur d’Israël qu’il ne manifestera pas la plus petite réaction ? La CIA ne comprend-elle pas, est-elle incapable de se représenter que tant que nous laisserons le Moyen-Orient maintenu dans une situation injuste, Al-Qaida continuera d’exister ? Voila ce que l’on m’a demandé à Bagdad : Pourquoi nos forces militaires sont-elles au Pakistan, en Afghanistan, Irak, Jordanie, Turquie, Egypte, Algérie (les forces spéciales des États-Unis y disposent d’une base près de Tamanraset), Bahreïn, Koweït, Yémen, Oman, Arabie Saoudite, Qatar et Tadjikistan ? ( Les pilotes des chasseurs-bombardiers français sont basés à Douchanbé et fournissent « un soutien aérien rapproché » aux soldats Anglais en Afghanistan.)
Aussi longtemps que nous déroulerons ce rideau de fer à travers le Moyen-Orient, nous serons en guerre et Al-Qaïda sera en guerre contre nous. Ce nouveau rideau de fer, en fait, démarre au Groenland et s’étend à travers la Grande-Bretagne et l’Allemagne, passe par la Bosnie , la Grèce et la Turquie. A quoi sert-il ? Qui se trouve de l’autre côté ? La Russie , la Chine , l’Inde.
Ce sont des questions que nous ne nous posons pas. Ce n’est certainement pas le genre de questions que le Washington Post oserait soumettre à Mike et ses potes de la CIA. Oui , nous discourons sur la démocratie, la liberté et les droits de l’homme, bien que nous n’en accordions qu’assez peu au monde musulman. Car le genre de liberté qu’ils revendiquent - le genre de liberté qui permet à des groupes comme Al-Qaida de prospérer - c’est d’être libéré de « nous ». Et cela, je le crains fort, nous n’avons pas l’intention de le leur donner.
Mike Hayman peut croire que le monde musulman « repousse » « le modèle d’Islam » prôné par Al Qaida, mais j’en doute. En fait, j’ai plutôt tendance à penser qu’Al-Qaïda est de plus en plus forte. Mike dit qu’ils sont vaincus en Irak et en Arabie Saoudite. Mais sont-ils vaincus à Londres ? Et à Bali ? Et à New York et Washington ?
Robert Fisk
1er juin 2008
The Independant / Contre Info
Publication originale
The independent, traduction Contre Info
1 New York Times : U.S. Presses Israel on Gaza Students’ Exit Visas
The U.S. State Department this week told the seven that their Fulbright grants had been withdrawn and it has taken steps to be able to direct the money to other Palestinians in the West Bank because of the trouble getting the exit visas from Gaza. However, after The New York Times published a report on the issue on Friday, U.S. officials said they were redoubling their efforts to get the Israeli exit visas for the students.
http://www.stopusa.be/scripts/texte.php?section=BDBN&langue=1&id=25827


5-2 Pétrole : la hausse des cours est due à la spéculation et non à la baisse de l’offre. Hussein Al-Chehrestani, ministre iraqien du Pétrole, explique que la hausse des cours est due à la spéculation et non à la baisse de l’offre.  Il avance que l’ère du pétrole ne se terminera pas dans 20 ans, et évoque les plans de développement du brut iraqien.

Al-Ahram Hebdo : Pourquoi avez-vous annoncé récemment que l’Iraq n’augmenterait pas les exportations du brut ? Hussein Al-Chehrestani : Parce que l’augmentation de l’offre ne va pas changer la tendance des prix. En fait, il y a déjà plus de brut sur le marché qu’il n’en faut réellement. Preuve : quand l’Arabie saoudite avait annoncé son intention de hausser sa production, lors de la visite de George Bush, comment le marché a-t-il réagi le lendemain ? Les prix ont augmenté davantage. - Alors qu’est-ce qui influe sur les prix, selon vous ?   C’est en raison des fonds spéculatifs qui versent leurs capitaux dans les contrats à terme. Or, ces contrats ne sont pas du pétrole, c’est du brut sur papier. Donc, les boursicoteurs spéculent sur un prix du brut élevé dans le futur. Les producteurs, eux, n’ont aucun impact sur le marché, donc injecter plus de pétrole sur le marché ne poussera pas à la baisse des prix. - Le prix est-il donc surestimé ?   Le prix du pétrole, même à 126 dollars le baril, en termes réels, est le même que celui d’il y a 25 ans. Donc, tout ce discours sur les prix records du pétrole n’a pas de sens, surtout si on le compare avec la hausse des prix des autres produits durant cette période. - Pensez-vous que cette tendance à la hausse persistera dans le futur ?   Il est très difficile de le prévoir, puisque le marché du pétrole est dirigé par d’autres facteurs que l’offre et la demande. Cependant, j’ai lu des études hautement pointues prévoyant la hausse jusqu’à la fin de l’année, pour atteindre quelque 140 dollars. - Et qu’en pensez-vous personnellement ?   Je vais vous dire : ce sont eux qui ont l’argent pour spéculer, et eux-mêmes qui font les études et donc eux qui le savent le mieux. - A quel point l’Iraq a-t-il profité de la hausse des cours du pétrole ?   Les revenus pétroliers du pays au cours des quatre premiers mois de l’année ont atteint 21,25 milliards de dollars, alors que les prévisions du budget tablaient sur 11 milliards de dollars, soit un surplus de 10 milliards de dollars seulement au cours des quatre premiers mois de l’année. Un surplus qui nous permet d’accomplir facilement le programme de la restructuration de l’Iraq. De plus, si les prix augmentent davantage pour le reste de l’année, l’Iraq engrangera un total de revenus pétroliers de plus de 70 milliards de dollars. - Mais pourquoi ces revenus pétroliers ne se font-ils pas sentir sur le niveau de vie des Iraqiens ?   L’Iraq a vraiment besoin d’un développement réel dans tous les secteurs de l’économie. Surtout, suite aux guerres qu’avait lancées l’ancien président Saddam Hussein, et en raison des actes actuels. Cependant, comme toute autre économie, nous avons une capacité maximum de développement par an. Par exemple, si le pays a besoin de millions d’unités de logements, il est impossible de fournir tout ce qui permet de les installer au cours d’une seule année, comme l’infrastructure, la main-d’œuvre, etc. Même chose pour les hôpitaux, les écoles, etc. Mais en dépit de l’instabilité sécuritaire qui menace toujours le pays, le taux de croissance en Iraq a atteint 7 % en 2007. - Pouvez-vous nous informer sur la production du pétrole de l’Iraq ?   L’Iraq produit actuellement 2,5 millions de barils par jour dont il exporte deux millions. Il œuvre également à augmenter davantage la capacité productive quotidienne de l’Iraq entre 300 ou 400 000 barils d’ici jusqu’à fin 2009. - Vous annoncez ici une hausse de la production alors que vos négociations avec les multinationales concernant le développement des champs pétroliers traînent. Comment estimez-vous donc arriver à cette hausse ?   Vous vous référez aux accords d’assistance technique que nous sommes en train de négocier avec 5 compagnies. Ce sont des contrats énormes, qui visent au développement des champs pétroliers. La signature de ces contrats devrait nous permettre de doubler notre production à 4,5 millions de barils par jour d’ici cinq ans. Nous devions signer ces contrats au cours du premier semestre de 2008, mais cela n’a pas été réalisé. Quelques contrats sont prêts à être signés en juin prochain et d’autres non. En tout cas, nous n’allons pas attendre ces contrats, nous avons décidé de compter sur nous-mêmes pour développer nos potentiels pétroliers. - Qu’en est-il des contrats de pétrole déjà conclus du temps de Saddam ?   Une entreprise russe avait conclu un accord avec Saddam, mais elle n’a pas lancé son activité. Et avant la fin du régime de Saddam, son contrat a été annulé. Aucune entreprise multinationale ne travaille actuellement au sein de l’Iraq. A l’ordre du jour, toute augmentation de production est due aux efforts iraqiens. Ceci dit, le gouvernement iraqien a invité toutes les entreprises qui s’intéressent à l’exploitation du pétrole iraqien à se présenter à une adjudication transparente sur des licences d’exploitation. 120 entreprises se sont présentées et seules 35 ont été qualifiées. Et nous allons annoncer le résultat de la première phase des licences au cours de cet été. Nous parlons du développement de grands champs qui produisent déjà au sud et au sud-est, ainsi qu’à Kirkouk au nord. - Vous n’êtes donc pas contre la pénétration des étrangers dans le secteur pétrolier ...   Je souligne que ces contrats seront des contrats de services, et non pas de partenariat dans la production. La production, en revanche, reste soumise à une dominance iraqienne nationale complète. Le pétrole iraqien restera dans les mains de tous les Iraqiens comme le stipule la Constitution. Ces entreprises doivent remplir également une autre série d’engagements, comme la formation des cadres iraqiens, l’embauche de la main-d’œuvre iraqienne, la rénovation de l’infrastructure et la protection de l’environnement. - Quels sont les principaux importateurs de l’Iraq ? Est-ce toujours les Etats-Unis ?   (Il rit) Ironiquement, le régime de Saddam vendait plus de pétrole aux Etats-Unis que le régime actuel. Le marché asiatique, surtout l’Inde, est désormais le plus grand importateur de l’Iraq. Le sud et le sud-est de l’Asie s’emparent du tiers de nos exportations. Et en ce qui concerne le surplus actuel de la production, l’Iraq préfère l’exporter vers le marché asiatique. Le second tiers est destiné au marché européen et le dernier tiers est importé par l’ensemble des marchés américains et non pas uniquement les Etats-Unis. Par ailleurs, nous exportons selon les prix du marché le jour même du fret, et non pas selon des contrats ou des coupons, pour se faire des alliés, comme dans le passé. Il ne s’agit pas du tout de préférences politiques, mais, le marché asiatique nous présente de meilleurs prix, si l’on prend en considération les frais de transport. Notamment que nous ne vendons pas aux intermédiaires, mais exclusivement à des raffineries. - Selon les Etats-Unis, le Moyen-Orient, y compris l’Iraq, est menacé d’une pénurie de ressources pétrolières avec l’approche de 2025. Est-ce que vous possédez un certain plan pour y faire face ?   Effectivement, en dépit des efforts déployés pour créer une énergie alternative, comme l’énergie calorifique souterraine, éolienne ou les biocarburants, ces énergies ne pourront satisfaire que 10 % de la demande en énergie en 2025. Le pétrole et le gaz demeureront les principales ressources de l’énergie, suivies par le carbone. Le total de la consommation mondiale s’élèvera en 2025 à 115 mbj contre 87 actuellement. La demande des pays industrialisés restera presque constante, la plupart de la demande proviendra des pays en développement et le Moyen-Orient. - Mais là, vous défiez le scénario adopté par l’Administration Bush ...   Il s’agit de réalités et de chiffres, et pas de souhaits. Vers 2025, le Moyen-Orient sera le seul fournisseur de toute augmentation future de la demande en pétrole. Là, le rôle de l’Iraq sera primordial, car il a le potentiel de nourrir toute hausse de demandes, car la plupart des pays arabes ont déjà atteint leur plafond de possibilités de production. L’Iraq vise ainsi au cours des dix prochaines années à élever sa production de 1,5 million de barils par jour à 6 mbj, ensuite en 2025 à 8 mbj. Propos recueillis par Névine Kamel et Salma Hussein jeudi 29 mai 2008 Hussein Al-Chehrestani - Al-Ahram/hebdo

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4458


5-3 Tarek Aziz, l’homme qui en sait trop. Un nationaliste arabe de la génération 58
Tarek Aziz - huit de pique du jeu de cartes du Pentagone - est la personnalité irakienne la plus connue, avec Saddam Hussein. Il est né en 1936 à Tel Keyf, près de Mossoul, dans une famille chrétienne chaldéenne. Peu pratiquant, il se considère comme Arabe avant tout, son prénom ayant été choisi en mémoire de Tariq Ibn Ziad, conquérant de l’Andalousie au 8ème siècle.
Lecteur dans sa jeunesse d’Hegel, de Marx et de Nietzsche, féru d’histoire arabe, il a adhéré tôt au parti Baas. Fidèle au courant originel dirigé par Michel Aflak, il a été emprisonné un an en Syrie, en 1966, après le coup d’Etat d’Hafez al-Assad.
Après la Révolution baasiste en Irak de 1968, il a été directeur d’Al-Thawra - quotidien du parti - ministre de l’Information et de la Culture , des Affaires étrangères, et vice-Premier ministre à deux reprises. Il est membre du Commandement régional (irakien) du parti depuis 1974, et du Conseil de Commandement de la Révolution depuis 1977.
Le 1er avril 1980, il a été blessé lors d’un attentat faisant plusieurs morts à l’Université Moustansirya de Bagdad. Les terroristes d’Al-Dawa, basé à Téhéran, voyait déjà en lui un de ses principaux ennemis.
Tarek Aziz est un des plus grands diplomates arabes contemporains. Il a été de tous les combats : pour la libération de la Palestine , contre l’apartheid et l’impérialisme américain dans le Tiers monde. Les Anglo-saxons lui reprochent d’être un des artisans de la « politique française de l’Irak ». Il a présidé la Conférence de Bagdad qui réunissait tous les 6 mois plusieurs centaines de partis et d’organisations luttant pour la levée de l’embargo.
Les Américains ne veulent pas que Tarek Aziz parle des relations irako-américaines sous Reagan et au début du mandat de Bush père. Les Iraniens et leurs alliés miliciens se vengent d’un baasiste emblématique et d’un chrétien indocile
Le 29 avril dernier, dans le box du Haut tribunal pénal de la Zone verte, le vice-Premier ministre irakien Tarek Aziz est apparu fatigué, malade, amaigri par 5 ans d’incarcération au Camp Cropper, près de l’aéroport de Bagdad . Le juge kurde Raouf Abdel Rahmane, connu pour avoir condamné à mort Saddam Hussein, l’accuse d’avoir participé, en 1992, à la décision d’exécuter 42 grossistes qui spéculaient sur le prix des denrées alimentaires. Ceux qui sont allé à Bagdad cette année là savent dans quelle situation dramatique se débattaient les Irakiens. En raison de l’embargo, le dollar dépassait les 3000 dinars, alors qu’en 1990 il en fallait trois pour avoir un dinar. Les denrées alimentaires et les médicaments manquaient ou étaient hors de prix.
Cela dit - et quelle que soit l’opinion portée sur la rigueur de la justice irakienne en temps de guerre - il faut préciser que Tarek Aziz ne s’occupait ni des questions de sécurité, ni du commerce. De plus, il n’a pas participé - selon son fils Ziad, réfugié en Jordanie - à la réunion du Conseil de Commandement de la Révolution – organe suprême du pays, dont il était membre - qui a étudié le dossier des grossistes. Le vice-Premier ministre avait en charge les relations internationales et la levée du blocus. Les accusations portées aujourd’hui contre lui ne sont pas crédibles. Personne n’a d’ailleurs jamais déposé de plainte contre lui. Tarek Aziz, dit-on en Irak, « n’a pas de sang sur les mains ».
Incarcéré dans la « cellule des chiens »
Depuis sa reddition, en avril 2003, son dossier en justice était vide. Il n’était accusé de crime, périodiquement, que lorsqu’il était question de le libérer pour raisons de santé. Le régime de Bagdad, s’y refusant obstinément, l’a ainsi accusé d’avoir participé à la condamnation à mort, en avril 1980, de l’Ayatollah Muhammad Baqer al-Sadr, fondateur d’Al-Dawa, puis à la répression de complots internes au parti Baas dans les années 70 et 80, et enfin à celle du soulèvement sudiste de 1991, après la première guerre du Golfe.
Les Américains, véritables organisateurs des procès de Bagdad, ne lui pardonnent pas d’avoir refusé de témoigner contre Saddam Hussein - y compris en échange de sa libération - et son intervention en faveur du Président irakien et des autres accusés au procès.
Washington craint aussi les révélations qu’il pourrait faire sur les dessous de la politique moyen-orientale américaine du temps de Reagan et au début du mandat de Bush père. Il peut évoquer le scandale étouffé de la BCCI , ou l’Iraqgate avec le détournement de subventions agricoles pour vendre des produits chimiques à double emploi, ou encore le versement de commissions aux partis Républicain et Démocrate lors d’achats massifs de blé ! Les Iraniens et Al-Dawa se vengent d’un baasiste emblématique et d’un chrétien indocile. Abdul-Aziz Al-Hakim, chef du Conseil suprême de la révolution islamique en Irak, a déclaré que la présence de chiites parmi les commerçants exécutés aggravait son cas.
Au Camp Cropper, au début de sa détention, Tarek Aziz était enfermé dans une pièce d’un mètre sur deux, appelée « « cellule des chiens », réservée jadis à ceux des services de sécurité de l’aéroport. Malgré ses problèmes cardiaques – il a été hospitalisé d’urgence deux fois - malgré les interrogatoires ponctués d’insultes et de menaces, il n’a pas craqué. En 2005, trompant l’attention de ses gardiens, il a griffonné un appel sur le carnet de Badie Aref, son avocat irakien. Il demandait à l’opinion publique internationale un « traitement équitable, un procès équitable précédé d’un enquête équitable ». Depuis, son avocat a été menacé de mort et s’est réfugié à Amman. Les Américains l’ont informé qu’ils n’assuraient plus sa sécurité et un juge a lancé un mandat d’arrêt contre lui, sous prétexte qu’il ne partage pas son avis sur le soulèvement sudiste de 1991.
« Que sont mes amis devenus ? »
L’annonce du procès de Tarek Aziz n’a pas encore soulevé de protestations d’importance au niveau mondial, ni ému, semble-t-il, les personnalités qui faisaient des pieds et des mains pour entrer dans son bureau à Bagdad ou pour le rencontrer lors de ses déplacements à l’étranger. A Paris, sa suite à l’hôtel Meurice ne désemplissait pas de solliciteurs, toutes tendances confondues.
Nicolas Sarkozy, interrogé en janvier 1995 sur la visite à Paris de Tarek Aziz – c'est-à-dire après les faits qui lui sont aujourd’hui reprochés – avait déclaré que la France avait le droit « de recevoir qui elle veut, quand elle veut ». Lionel Jospin, Alain Juppé, Charles Pasqua, l’avaient reçu. Il s’était même entretenu discrètement avec le Président Chirac. Que sont tous ses amis devenus ?
L’appel lancé en mai 2003 pour la libération de Tarek Aziz par les Amitiés franco-irakiennes, relancé en 2005 par le parlementaire britannique George Galloway a certes réuni plus de 250 signatures - notamment celles de Jean-Pierre Chevènement et du Président Ahmed Ben Bella – mais il est demeuré sans effet. Un Comité de défense de Tarek Aziz et des prisonniers politiques irakiens a été créé fin avril dernier, sans trop d’illusions sur l’attitude que vont adopter ses « amis » politiques français. Certains - comme Roselyne Bachelot qui présidait le Groupe d’Etudes France-Irak à l’Assemblée nationale - sont aujourd’hui au pouvoir… et bien silencieux.
La France se tait
La défense de Tarek Aziz, au niveau international, est assurée par Jacques Vergès. L’avocat a demandé un visa pour s’entretenir avec son client. Il veut faire le procès de l’invasion et de ses crimes. Il mettra en cause la légalité du Haut tribunal spécial, notamment au regard des conventions internationales sur le traitement des prisonniers de guerre. On comprend pourquoi les autorités de la Zone verte – comme on dit à Bagdad – font la sourde oreille à sa demande.
Quelle que soit la réponse américaine, se posent déjà des problèmes de sécurité. Au procès de Saddam, des avocats ont été menacés. L’un d’eux a été assassiné. Des témoins de la défense, effrayés, ont refusé de comparaître. La France qui a voté, le 16 octobre 2003, la résolution 1511 du Conseil de sécurité avalisant l’occupation de l’Irak, a plus qu’un mot à dire sur ce qui s’y passe depuis. Elle doit veiller, entre autre, au bon déroulement du procès de Tarek Aziz. Le silence du Quai d’Orsay, en la circonstance, signifierait complicité.
Gilles Munier
2 juin 2008
Afrique Asie – juin 2008

http://www.stopusa.be/scripts/texte.php?section=BDBD&langue=1&id=25826


06/06/2008

n°364 - Journal d'Irak -28-05 au 05-06 – Suite - Bush a mené une "campagne de propagande" sur l’Irak

n°364 - Journal d'Irak -28-05 au 05-06 – Suite - Bush a mené une "campagne de propagande" sur l’Irak

Journal d'Irak   

 N°364               du 28/05 au 05/06/08

Par M.Lemaire


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire : – Suite -

 5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Scott McClellan : Que s'est-’il  passé au cœur de la Maison Blanche de Bush?

5-2 Bush a mené une "campagne de propagande" sur l’Irak, accuse  McClellan, son ancien porte-parole.  

5-3  Robert Parry :Bush n'est qu'un Menteur, Les medias ont sciemment sépandu Ses Mensonges..

5-4 Bill Van Auken : La Maison-Blanche coupable de propagande de guerre avec la « complicité » des médias».



5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

5-1 Scott McClellan : Que s'est-il  passé au cœur de la Maison Blanche de Bush?
La diffusion d'extraits, mercredi 28 mai, de What happened : inside the Bush White House and Washington's culture of deception (Que s'es’il t passé : au cœur de la Maison Blanche de Bush et la culture de la désinformation à Washington), un livre à charge de l'ancien porte-parole de la Maison Blanche Scott McClellan contre l'administration Bush a provoqué un mini-séisme au sein de la classe politique américaine. M. McClellan accuse notamment George Bush d'avoir caché les vraies raisons de la guerre en Irak et d'avoir raté l'opération de sauvetage après le passage du cyclone Katrina. Mais plus que le président lui-même, qu'il dit toujours "admirer", c'est son entourage et la culture du secret qu'ils défendent qui font l'objet des plus âpres attaques. M. McClellan, qui dit avoir été incité à démissionner en 2006 après "l'affaire Valerie Plame", s'en prend particulièrement à deux anciens conseillers de la Maison Blanche , Lewis "Scooter" Libby et Karl Rove.
Sources
Le Monde
Posté par Adriana Evangelizt


5-2 Bush a mené une "campagne de propagande" sur l’Irak, accuse  McClellan, son ancien porte-parole. George W. Bush a préféré mener une "campagne de propagande politique" plutôt que de dire la vérité au sujet de la guerre en Irak, accuse l’ancien porte-parole de la Maison Blanche Scott McClellan dans un nouveau livre, selon la presse américaine. L’administration Bush a pris la "décision de se détourner de la franchise et de l’honnêteté quand ces qualités étaient les plus nécessaires", à une époque où le pays était au bord de la guerre, écrit M. McClellan dans "What Happened : Inside the Bush White House and Washington’s Culture of Deception" ("Ce qui s’est passé : à l’intérieur de la Maison Blanche de Bush et de la culture de la tromperie de Washington"). La manière dont le président américain a géré le dossier irakien "rendait presque inévitable que le recours à la force devienne la seule option envisageable", dénonce l’ancien porte-parole présidentiel dans ses mémoires, rapportent mercredi le "New York Times" et le "Washington Post". Et M. McClellan de préciser : "Il s’agissait de manipuler les sources de l’opinion publique à l’avantage du président." Dans un jugement étonnamment sévère de la part de l’homme qui était à l’époque le porte-voix fidèle de la Maison Blanche , M. McClellan estime que la guerre en Irak a été une "erreur stratégique grave". "La guerre en Irak n’était pas nécessaire", conclut-il. Mme Perino a précisé que M. Bush avait été informé de la teneur du livre, mais qu’il ne fallait s’attendre à aucun commentaire de sa part. "Il a des questions plus urgentes à régler que de passer du temps à commenter des livres d’anciens employés", a-t-elle indiqué. L’ancien porte-parole reconnaît que certaines de ses déclarations lors des points presse de la Maison Blanche se sont révélées être "gravement erronées". Mais il affirme qu’il était sincère à l’époque. M. McClellan met également en cause les médias, qui ont selon lui facilité la campagne de la Maison Blanche pour manipuler l’opinion sur la guerre en Irak. Le livre sera en vente à partir du 1er juin aux Etats-Unis. M. McClellan y dresse le portrait d’un président Bush intelligent, charmeur et politiquement habile, mais réticent à reconnaître ses erreurs. En outre, M. Bush "se convainc de croire ce qui l’arrange sur le moment", et "manque de curiosité",

5-3  Robert Parry :Bush n'est qu'un Menteur, Les medias ont sciemment sépandu Ses Mensonges.

Comment Bush a menti dans le cadre d'une campagne de propagande savamment orchestrée par les néo cons pour faire accepter par l'opinion publique US sa guerre contre l'Irak et comment les médias US ont répandu ses mensonges et continuent malhonnêtement de le faire. Surprise, Surprise, Bush A Menti Certain pourraient considéré le nouveau livre de l'ancien secrétaire de presse de la Maison Blanche , Scott McClellan, comme un témoignage à décharge pour ceux qui ont été accablés – accusés d'être « dérangés », accusés de trahison, et de tout un tas de choses non publiables – pour avoir qualifié Georges W. Bush de menteur ces huit dernières années.
Mais ce qui est le plus troublant, c'est qu'il y a eu peu d'amélioration dans le système politico médiatique de Washington, qui n'a pas réussi à révéler les mensonges de Bush à temps.
Seulement, en ce qui concerne l'Irak, les conséquences de ce manquement au devoir de journaliste c'est bien plus de 4000 soldats US tués, et des centaines de milliers d'irakiens massacrés et probablement des trillions de dollars d'argent des contribuables US gaspillés.
Bien que dans cette tragique histoire il faille dénoncer comme principaux malfaisants, la Maison Blanche de Bush et ses alliés Républicains, une grande part du blâme doit être aussi mis sur le compte de Démocrates, et de ceux seulement intéressés par leur carrière dans la communauté journalistique à Washington. Ils ont protégé leurs relations politiques et leurs salaires cossus en jouant le jeu.
En effet, McClellan qualifie les médias US de «complices actifs » de « la campagne savamment orchestrée pour fabriquer et manipuler le consentement des sources d'information du public », campagne menée par la Maison Blanche pour envahir l'Irak, selon une revue de presse du livre de McClellan «What Happened: Inside the Bush White House and Washington's Culture of Deception » ( Que s'est-il passé : à l'intérieur de la Maison Blanche et la culture de la Tromperie de Washington ) parue dans le New York Times.
C'est également significatif que le titre de McClellan cite « la culture de tromperie de Washington »* parce que le problème est véritablement plus étendu et va au-delà de Bush et son cercle rapproché. La « culture de la tromperie » a à la fois précédé et survivra certainement les occupants actuels de la Maison Blanche.
Pendant les années 80, quand je travaillais comme reporter d'investigation pour Associated Press et Newsweek, je me demandais parfois ce qu'était le devoir d'un journaliste américain quand il était confronté à la conclusion que le gouvernement américain mentait de manière envahissante – pas seulement une fois de temps en temps, mais par routine.
C'est un problème auquel j'ai du faire face lorsque j'ai couvert la pénétration par les néo conservateurs du gouvernement de Ronald Reagan. A l'époque, les néo cons soutenaient le concept de « gestion de la perception », un programme domestique clandestin des renseignements pour manipuler la façon dont les Américains percevaient les dangers venant de l'étranger.
Les néo cons ont testé ce concept sur le terrain en Amérique Centrale et dans les Caraïbes où des menaces mineures telles que les régimes gauchistes du Nicaragua et de Grenade ont été exagérées et montrées comme représentant de graves dangers auxquels étaient confrontés les Etats-Unis. Accomplir ces distorsions, impliquait de mettre la communauté journalistique de Washington au pas.
Les journalistes qui ont résisté ont vu leur carrière compromise par un mélange d'attaques venant de groupes de droite mais aussi du à la lâcheté de directeurs de l'information pour qui leurs relations sociales et leurs contact gouvernementaux avaient plus de valeur que leurs responsabilités journalistiques.
Aucun danger de carrière – et même des récompenses lucratives – attendaient ceux qui collaboraient avec les pouvoirs en place au sein de l'Administration Reagan. Ainsi, depuis, cette manière corrompue de faire des affaires – céder aux exigences de Républicains bien placés- est devenue la manière de vivre à Washington.
Dans mes écrits qui remontent à mon premier livre en 1992 « Fooling América » ( Tromper l'Amérique ) jusqu'au dernier publié en 2007 et écrit par mes fils Sam et Nat « Neck Deep » (Enfoncé Jusqu'Au Cou), j'ai essayé d'expliqué le processus qui a permis à la propagande de se substituer lentement à la réalité et a aidé à amener la nation dans l'état actuel où elle se trouve.
Le Désastre de l'Irak
Cependant, même le désastre en Irak – pour lequel même les plus importants organes d'information se sont déshonorés, du New York Times au Washington Post en passant par les réseaux câblés de TV d'information - n'a pratiquement rien changé à la situation.
A l'exception de quelques cas rares – comme la démission de Judith Miller du New York Times – les journalistes responsables d'avoir répandu la désinformation de Bush ont évité les punitions conséquentes.
Par exemple, la section éditoriale du Washington Post, qui avale toute la propagande des néon cons, n'a pratiquement pas changé. Le responsable éditorial, Fred Hiatt, est toujours en poste, de même que les pro- invasion qui continuent d'écrire leurs articles tels que Charles Krauthammer, David Ignatius et Richard Cohen.
Alors que des directeurs de l‘information ont vu leurs carrières ruinées pour des délits mineurs, tel que de ne pas dénoncer les mensonges de Jayson Blair à propos d'une histoire mystérieuse de tireur d'élite à Washington, aucune purge n'a eu lieu suite aux mensonges monumentaux qui ont conduit à la guerre en Irak.
Ce n'était pourtant pas difficile de voir que le Président Bush était un fieffé menteur.
Nous avons souvent noté que – quatre mois juste après l'invasion de l'Irak – Bush a commencé à réécrire l'histoire en disant aux reporters que Saddam Hussein était celui qui avait « choisi » la guerre en interdisant l'entrée en Irak des inspecteurs de l'ONU.
« Nous lui (Saddam Hussein) avons donné une chance d'autoriser les inspecteurs en Irak, et il ne les a pas laisser entrer. Et, par conséquent, après avoir fait une demande raisonnable, nous avons décidé de le chasser du pouvoir », a dit Bush à des reporters le 14 juillet 2003.
N'étant pas confronté à de sérieux défis pour ce mensonge de la part de la presse accréditée à la Maison Blanche , Bush a continué de répéter ce mensonge sous différentes formes comme litanie pour l'opinion publique pour défendre l'invasion.
Le 27 janvier 2004, par exemple, Bush a dit « nous sommes allés à l'ONU, bien sûr, et nous avons obtenu par un vote à l'unanimité une Résolution – la 1441 – qui disait à Saddam, vous devez révéler et détruire vos programmes d' armement, ce qui voulait dire que le monde pensait évidement qu'il avait de tels programmes. Il a choisi la défiance. C'est le choix qu'il a fait, et ne nous a pas laissé vérifier sur place. »
Les mois ont passé et les années, et le mensonge de Bush, et la constante répétition de celui-ci, est devenu vérité.
Lors d'une conférence de presse le 24 mai 2007, Bush en a offert une version typographique demandant même aux journalistes de se souvenir de cette histoire inventée.
« Comme vous pouvez vous souvenir, à cette époque nous avons essayé la voie diplomatique, la 1441 (Résolution de l'ONU) était un vote à l'unanimité du Conseil de Sécurité qui disait révéler, détruire ou faire face à de sérieuses conséquences. Donc c'était à lui (Hussein) de faire le choix. Et il a fait le choix qui a eu pour conséquence de perdre la vie. »
Dans la fréquente répétition de cette affirmation Bush n'a jamais reconnu le fait qu'Hussein a effectivement respecté la Résolution 1441 en déclarant précisément qu'il avait détruit ses stocks d'ADM et en autorisant les inspecteurs de l'ONU à examiner tout site de leur choix.
Apprendre le mensonge
Des journalistes influents de Washington ont en fait commencé à répéter le mensonge de Bush, l'adoptant pour eux-mêmes. Dans une interview de juillet 2004, le journaliste d'information, un vétéran d'ABC, Ted Koppel, a utilisé ce mensonge pour expliquer pourquoi lui – Koppel – avait pensé que l'invasion de l'Irak était justifiée.
«Cela n'avait pas de sens que Saddam Hussein, dont les troupes avaient été battues précédemment par les US et la Coalition , soit prêt à perdre le contrôle de son pays si tout ce qu'il avait à dire c'était « d'accord, ONU, venez et vérifiez » a dit Koppel à Amy Goodman, qui anime Democracy Now.
Bien sûr, Saddam Hussein a effectivement dit à l'ONU de « venir et de vérifier ».
Fin 2002, le gouvernement d'Hussein a autorisé des équipes d'inspecteurs de l'ONU à entrer en Irak et leur a donné carte blanche pour examiner tout site choisi par eux. Puis, le 7 décembre 2002, l'Irak a envoyé à l'ONU une déclaration de 12 000 pages expliquant comment ses stocks d'ADM avaient été éliminés.
A cette époque, l'Administration Bush – et la majorité des médias de Washington – se sont moqués de ces efforts disant que c'était la preuve que les Irakiens continuaient de dissimuler leurs ADM.
Les inspections de l'ONU ont continué jusqu'en mars 2003, quand Bush a décidé de déclencher la guerre, forçant les inspecteurs à partir. Après l'invasion, les inspecteurs en armement des US n'ont pas non plus trouvé d'ADM, et ont conclu que les Irakiens avaient dit la vérité.
Mais rien de cette réalité fait partie de l'histoire que les Américains sont supposés connaître. La version officielle US c'est que Saddam Hussein « a choisi la guerre en défiant l'ONU sur le problème concernant les ADM ».
Encore tout récemment cette année un important média d'information US continuait de répandre cette histoire fausse.
En janvier, l'émission de CBS « 60 Minutes » a diffusé une partie avec un interrogateur de Saddam Hussein du FBI, George Piro, et avec le correspondant Scott Pelley, s'interrogeant tous deux sur « le mystère du pourquoi Saddam Hussein n'avait pas tout simplement arrêté l'invasion de l'Irak par les US en admettant que les ADM avaient été détruites ».
« Pour un homme qui a entraîné l'Amérique dans deux guerres et des attaques militaires innombrables, nous n'avons jamais su ce que Saddam Hussein pensait » a dit Pelley en introduisant la partie portant sur l'interrogatoire de Saddam Hussein sur ses stocks d'ADM ». Pourquoi a-t-il choisi la guerre avec les US ? »
Dans l'interview, Pelley a demandé « pourquoi garder le secret ? Pourquoi faire courir un risque à votre nation, pourquoi mettre votre propre vie en danger en maintenant cette charade ? »
Après que Piro ait mentionné la crainte d'Hussein vis-à-vis de l'Iran voisin, Pelley a senti qu'il était prêt de répondre au mystère. «Il croyait qu'il ne pouvait pas survivre sans la perception qu'il avait des ADM ? »
Mais Pelley a continue de s'interroger sur l'entêtement d'Hussein dans son erreur.
Pelley a demandé « alors que les US se dirigeait vers la guerre, et que nous avons commencé à masser des troupes sur sa frontière, pourquoi n'a-t-il pas stoppé cette histoire ? Et dit « voilà, nous n'avons pas d'ADM, », je veux dire pourquoi voulait t-il que son pays soit envahi ? »
Pour les medias prestigieux US, le faux est vraiment devenu le vrai.
Plus que de la crédulité
Le livre de McClellan pourrait ajouter du poids à notre argumentaire que les principaux medias d'information US ont été plus que crédules. De notre point de vue, il y a maintenant un parti pris enraciné dans les medias de Washington – après trois décennies de récompenses cossues et de durs punitions – pour tirer les histoires vers la version de droite.
Le nouveau livre ajoute également des détails sur comment Bush a intentionnellement mené la nation à la guerre en dissimulant la vérité et en manipulant les évènements.
McClellan écrit que Bush «a géré la crise d'une façon qui garantissait que la seule option faisable c'était l'utilisation de la force. »
La campagne pour vendre la guerre a été conçue par des conseillers de Bush lors de l'été 2002, selon McClellan.
« Des aides proches de Bush ont conçu une stratégie pour orchestrer avec soin une campagne pour vendre la guerre de façon agressive » écrit McClellan . « A l'époque de la campagne permanente, tout se concentrait sur la manipulation des sources d'information de l'opinion publique pour avantager le Président. »
Cependant, McClellan maintient volontairement un langage indirect pour évoquer le constant système de malhonnêteté de Bush. L'ancien secrétaire de presse fait porter le blâme concernant certains mensonges de Bush sur son « manque de curiosité » et sa tendance à se montrer « crédule ».
Mais la preuve est claire : Bush est un menteur.
Si on avait besoin de plus de preuve, il y a une anecdote de McClellan, à propos de Bush, lors de la campagne de 2000 disant à ses aides qu'il ne pouvait pas se souvenir s'il avait utilisé de la cocaïne. « Je me souviens m'être demandé, « est ce possible ? », selon ce qu'a écrit McClellan, d'après une revue du livre paru dans le Washington Post.
Il semblerait que le temps de trouver des excuses à George W. Bush – ou aux élites des médias US - soit largement dépassé, compte tenu du prix terrible payé par le peuple irakien, les soldats américains, et les contribuables américains.
Robert Parry 28 Mai 2008 www.consortiumnews.com
Titre , introduction et traduction Mireille Delamarre
Robert Parry a révélé plusieurs secrets sur l'affaire Iran-Contra dans les années 80 alors qu'il travaillait comme journaliste pour l'AP et Newsweek.
* « Par La Tromperie », c'est la devise du Mossad (services secrets israéliens qui agissent comme des gangsters, assassinent, kidnappent, organisent des attentats à la bombes y compris contre des juifs comme cela a été le cas en Irak, pour faire peur aux juifs et les forcer à émigrer en Israël). Ils semblent avoir fait des émules à Washington. (ndlt
)
http://www.planetenonviolence.org/Bush-N-Est-Qu-Un-Menteur,-Les-Medias-Ont-Sciemment-Repandu-Ses-Mensonges_a1588.html?PHPSESSID=50cb116e4310c03474779e9ce6f2a535 www.planetenonviolence;org


5-4 Bill Van Auken : La Maison-Blanche coupable de propagande de guerre avec la « complicité » des médias». La Maison-Blanche coupable de propagande de guerre avec la « complicité » des médias, dit un ancien porte-parole de Bush Dans une attaque remarquable portée contre le peu de crédibilité politique qui reste à l’administration Bush, l’ancien porte-parole de la presse pour le président, Scott McClellan, a publié un livre accusant la Maison-Blanche d’avoir déclenché une guerre « inutile » en Irak basée sur une « propagande » mensongère. Ce qui est encore plus significatif, particulièrement dans le cas d’un responsable qui était chargé du travail avec la presse, est la sévère accusation de McClellan portée contre les médias américains qui sont décrits comme des complices serviles et volontaires dans le processus. « Les médias nationaux ont probablement été trop respectueux envers la Maison-Blanche et l’administration concernant la plus importante décision de la nation durant les années où j’étais à Washington : la décision d’aller à la guerre en Irak », écrit-il. L’effondrement des justifications fournies par l’administration pour la guerre, qui est devenu évident quelques mois après notre invasion, n’aurait jamais dû nous surprendre de la sorte... Dans cette situation les “médias libéraux” n’ont pas été à la hauteur de leur réputation. S’ils l’avaient été, le pays aurait été mieux servi. » Il est significatif que dans leurs principaux articles sur le livre de McClellan, ni le New York Times, ni le Washington Post, qui ensemble ont exercé énormément d’influence pour vendre la guerre, n’aient choisi de citer cet extrait. Plus loin, McClellan décrit la presse comme un « facilitateur complice » dans la « campagne soigneusement orchestrée pour manipuler les sources d’appui public » dans le projet de guerre de la Maison-Blanche. Elle fut coupable, affirme-t-il, d’avoir « propagé des distorsions, des demi-vérités, et, à l’occasion, de purs mensonges. » Rien ne laisse croire dans ce qui a paru du livre jusqu’à maintenant dans les médias qu’il aborde d’une quelconque manière le rôle de l’autre « facilitateur complice » de l’administration dans le lancement de la guerre en Irak — le Parti démocrate. La présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi s’est déclarée en complet accord avec les critiques de McClellan sur la Maison-Blanche de Bush et la guerre en Irak, mais cela ne fait que montrer le caractère bipartite de la conspiration qui a amené le peuple américain dans un bain sanglant impérialiste. Pelosi a donné le ton pour les démocrates après leur victoire aux élections de mi-mandat de 2006 en mettant immédiatement de côté toutes audiences sur une destitution ou d’autres actions destinées à tenir Bush, Cheney et leurs confédérés responsables d’une guerre d’agression criminelle qui a coûté la vie à plus d’un million d’Irakiens et à plus de 4000 soldats américains. Même après que le moindre criminel McClellan ait fournit un compte rendu de l’intérieur sur la préparation délibérée de la guerre par ses patrons, il n’y aura pas le moindre effort de la part des démocrates pour prendre des mesures pour destituer Bush ou Cheney et mettre fin à la guerre. Au contraire, le livre de McClellan a été dévoilé dans les jours qui ont suivi le vote du Sénat démocrate pour financer la guerre en Irak et en Afghanistan et pas seulement jusqu’à la fin de la présidence de Bush, mais pendant les neuf premiers mois de la prochaine administration. Même si le livre, intitulé « Ce qui s'est passé : au coeur de la Maison-Blanche de Bush et la culture de la tromperie à Washington », sera publié la semaine prochaine, des extraits importants furent rapportés dans la presse mercredi. McClellan qualifie la guerre en Irak de « sérieuse bourde stratégique » et insiste pour dire que si Bush avait eu une « boule de cristal » et avait pu prévoir les coûts en termes de nombre de morts et de blessés ainsi que l’étendue de la destruction, il ne l’aurait pas lancée. Dressant ce qu’il présente comme étant la principale leçon de cette expérience, il écrit : « Ce que je sais, c’est qu’une guerre doit être lancée seulement lorsque c’est nécessaire, et la guerre en Irak n’était pas nécessaire. » Il a fait le même point déjà mieux fait par plusieurs autres personnes à l’époque : que l’administration Bush avait agi en 2002-2003 de manière à empêcher toute autre issue que l’invasion américaine de l’Irak. Il « organisa la crise d’une manière qui garantissait presque que l’utilisation de la force deviendrait la seule option possible », a-t-il écrit. McClellan continue : « Pendant l’été 2002, de hauts conseillers de Bush avaient mis sur pied une stratégie pour orchestrer soigneusement l’éventuelle campagne pour vendre agressivement la guerre… Dans la période permanente de la campagne, les sources de l’opinion publique étaient manipulées à l’avantage du président. » Tout en fournissant d’autres preuves que l’administration est coupable du crime grave d’avoir lancé une guerre d’agression basée sur des mensonges, l’ancien porte-parole de la Maison-Blanche bat en retraite, prétendant que lui et les autres qui ont lancé cette campagne de propagande n’employaient pas « la tromperie totale ». Il revient en affirmant que l’administration était coupable d’avoir « minimisé la raison majeure pour aller en guerre », tout en faisant la promotion des faux prétextes d’armes de destruction massive et de liens avec des terroristes. « À ce jour, le président ne semble pas mal à l’aise avec le fait que la justification première pour la guerre et la motivation agissante derrière elle soient déconnectées. » Mais quelle était cette « raison majeure », cette « motivation agissante » du point de vue de McClellan ? Il insiste pour dire que Bush avait l’intention de « réaliser son rêve d’un Moyen-Orient libre. » Cela, cependant, est simplement une justification frauduleuse de plus pour une guerre dont le but était d’utiliser la force militaire américaine pour réaliser des objectifs stratégiques, c’est-à-dire la domination du capitalisme américain sur les ressources pétrolières du Golfe persique. McClellan est aussi très critique de la manière avec laquelle l’administration a géré l’ouragan Katrina. Il avait loyalement défendu l’administration en 2005 contre les journalistes, qu’il accusait de jouer à trouver le coupable. « Un des pires désastres de l’histoire de notre nation est devenu un des plus gros désastres de l’administration Bush. Katrina et la réponse fédérale bâclée à cette dernière sont venues définir le deuxième mandat de Bush », a-t-il écrit dans son livre. « Plusieurs personnes à la Maison-Blanche niaient la responsabilité de l’administration pour Katrina… nous ignorons grandement le fait que le gouvernement fédéral était le soutien vital, le mécanisme de sauvegarde supposé compenser les échecs aux niveaux plus bas. Lorsque que vous êtes président, la responsabilité finit à votre porte, une leçon que Georges W. Bush n’a toujours pas pleinement assimilée. » McClellan débute son livre en rappelant qu’il avait déclaré aux journalistes de la Maison-Blanche en 2003 que Lewis « Scooter » Libby, alors adjoint à la Maison-Blanche et Karl Rove, alors le principal conseiller de Bush insistaient pour dire qu’« ils n’étaient pas impliqués » dans la révélation à la presse du nom de l’agent de la CIA Valerie Plame. Cette révélation était une vengeance politique contre le fait que son mari, l’ancien ambassadeur américain Joseph Wilson, avait publiquement mis à nu les mensonges de la Maison-Blanche sur la guerre en Irak. Ce n’était là qu’un des nombreux mensonges qu’il a dû dire en tant que secrétaire de presse pour la Maison-Blanche (il affirme qu’il a été trompé par Rove, Libby, Cheney et aussi par Bush, prétendument sans que ce dernier le sache), mais ce mensonge-là est revenu le hanter. Libby a été condamné pour parjure et entrave à la justice en octobre 2005 en rapport avec le cas de Plame pour être finalement condamné en mars 2007. Au cours des procédures judiciaires sur cette affaire, il a été prouvé que Rove et Libby étaient en fait impliqués dans le dévoilement de l’identité de l’agent de la CIA à la presse. « Je sentis qu’une partie de moi tombait dans un abîme alors que les journalistes m’attaquaient chacun leur tour » a écrit McClellan au sujet des communiqués de presse qu’il a faits après que ces révélations furent publiques. Il a affirmé que ce qui était en jeu était sa « réputation », même s’il semble qu’à ce moment, il ne lui restait plus grand-chose à perdre. Sa mauvaise performance, toutefois, a contribué à ce que le nouveau chef de bureau de Bush, Joshua Bolten, le remplace en 2006. Le problème de McClellan était que l’affaire Plame était une question pour laquelle les médias pouvaient trouver suffisamment de courage pour passer à l’offensive, principalement parce qu’elle était nourrie par des éléments de l’appareil de sécurité nationale, en particulier par la CIA , qui étaient en colère à l’endroit des tactiques politiques de la Maison-Blanche . La plupart de ce qu’écrit McClellan ne vient que confirmer ce que la grande majorité du peuple américain a déjà compris au sujet de la guerre et de la nature du gouvernement qui l’a commencée. Néanmoins, c’est l’identité de celui qui a écrit le livre qui en dit long. McClellan est loin d’être la première personne avec une connaissance intime de la Maison-Blanche qui écrit un livre dénonçant l’administration Bush pour avoir jeteé le peuple américain dans une guerre sur la base de faux prétextes ou encore pour d’autres crimes. L’ancien secrétaire au Trésor, Paul O’Neill, a fait de même en 2004 à peine une année après avoir été congédié. Il a été suivi par Richard Clarke, l’ancien conseiller de l’administration sur les questions de contreterrorisme ; le directeur de la CIA , George Telnet ; Matthew Dowd, le principal stratège de la campagne électorale de Bush en 2004 ; et bien d’autres. Toutefois, avec McClellan, nous parlons d’un proche de Bush de longue date, le fils d’une famille républicaine du Texas bien connectée qui a été avec Bush depuis l’époque où il était gouverneur du Texas, ayant à cette époque été aussi porte-parole de Bush, un rôle qu’il a continué à jouer en tant que secrétaire de presse sur la route lors de la campagne électorale de Bush et Cheney en 2000. Avec ce livre, on éprouve beaucoup plus le sentiment de voir les derniers rats quitter un navire qui coule et d’en profiter pour se faire un petit magot. Toutefois, le moment choisi pour la publication du livre vient saboter les tentatives du Parti républicain de quelque peu redorer le blason de l’administration Bush, dont le taux de popularité est plus bas que celui de Nixon en plein scandale du Watergate, afin de ne pas détruire les chances d’élire McCain et d’autres républicains lors des prochaines élections en novembre 2008. Les réactions du camp Bush ont été cinglantes comme il fallait s’y attendre. Plusieurs ont laissé entendre qu’après avoir quitté la Maison-Blanche , McClellan avait subi une dépression ou un lavage de cerveau par les opposants de l’administration ou un éditeur de gauche. L’ancien chef de bureau de la Maison-Blanche et conseiller principal de Bush, Karl Rove, à qui le livre réserve certaines de ses plus dures critiques, a suggéré que McClellan ne l’avait même pas écrit lui-même. « Premièrement, ça ne ressemble pas du tout à Scott. Vraiment, ce n’est pas lui », a dit Rove sur Fox News. « Ce n’est pas le Scott McClellan que je connais depuis longtemps. Deuxièment, on dirait quelqu’un d’autre. On dirait un blogueur de gauche. » L’actuel secrétaire de presse de la Maison-Blanche , Dana Perino, a publié un communiqué de presse sur la question des reportages portant sur ce livre. « Scott, nous le savons aujourd’hui, a été dégoûté de son expérience à la Maison-Blanche. Parmi ceux qui lui ont donné leur soutien entier, avant, pendant et après qu’il fut secrétaire de presse, c’est la consternation. Mais si cela est triste, il faut le dire : ce n’est pas le Scott que nous avons connu. » Pendant ce temps, le prédécesseur de McClellan au poste de secrétaire de presse, Ari Fleischer, l’a décrit comme un « adjoint toujours fiable et solide » lorsqu’il était à la Maison-Blanche. Il a ajouté que « Scott n’a pas une fois tenté de me contacter, ni en privé ni publiquement, pour discuter de ses doutes sur la guerre en Irak ou sur l’argumentation de la Maison-Blanche pour la faire. » En fait, McLellan est monté pendant trois ans sur la tribune de la salle de presse de la Maison-Blanche , mentant au public américain non seulement sur la guerre en Irak, mais aussi sur la torture, les restitutions extraordinaires, l’espionnage de la population et d’autres crimes de l’administration qu’il servait. Il a été un défenseur loyal, quoique peu convainquant, de la Maison-Blanche qui cherchait à contrecarrer ses limitations intellectuelles et rhétoriques dans ses rencontres avec la presse en répétant obstinément les mêmes mensonges. Contrairement à son prédécesseur, le mielleux Fleischer, et à son successeur, l’animateur de radio de droite Tony Snow, McClellan a souvent donné l’impression du chevreuil ahuri par les phares d’une automobile la nuit. Comme l’a écrit Michael Wolff, décrivant McClellan pour Vanity Fair, la nomination de McClellan signifiait un « certain mépris pour la presse de la part de la Maison-Blanche … C’était une comédie, une farce, en fait. Il ne pouvait pas faire ce travail, un point c’est tout. Tous les jours, il venait et il ne pouvait pas faire une phrase complète. » Plusieurs des supporteurs de droite de l’administration, qui avaient précédemment défendu McClellan lorsqu’il avait été critiqué, soulignent aujourd’hui la question de sa compétence dans une tentative de le discréditer ainsi que son livre. A partir des extraits qui ont été publiés à ce jour, le livre de McClellan est un compte rendu banal et intéressé de son passage à la Maison-Blanche , et non une critique cohérente de l’administration Bush. En fait, il affirme que Bush lui-même est une victime de conseillers peu scrupuleux. Néanmoins, dans la mesure où il vient confirmer la façon dont l’administration a menti au peuple américain dans le but de faire une guerre non provoquée qui a coûté la vie à plus d’un million de personnes, ce livre offre une preuve de plus de la nécessité que les responsables de ce crime en répondent. (Article original anglais paru le 28 mai 2008) Par Bill Van Auken
31 mai 2008
http://www.wsws.org/francais/News/2008/mai08/scot-m31.shtml sélectionné par http://groups.google.fr/group/medias-mensonges-desinformation

21/05/2008

n°360 - Journal d'Irak - 12-20/08 - 1- Mensonges des Etats-Unis concernant l'ingérence iranienne en Irak.

n°360 - Journal d'Irak - 12-20/08 - 1-  Mensonges des Etats-Unis concernant l'ingérence iranienne en Irak.           

 Aujourd'hui, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.


Journal d'Irak   

 N°360                                 

12/05 au 20/05/08  

Par M.Lemaire



           Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture quotidienne des journaux en ligne suivants: Afp - Ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle - CPI - IPC - Novosti- Radio Chine internalional - Xinhuanet - La voix des opprimés et Al-Oufok :

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse :fa032881@skynet.be

Sommaire :  

Tiré à part :

Les Etats-Unis et Israël récusent l'interdiction de bombes à ‎sous-munitions.

La stratégie de Bush fait honte aux Etats-Unis.

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

 Résistance :

 1 Analyse Des résistants

Des occupants 2 Occupation de l'Irak
3 Politique
1) collaborateurs Irakiens
2) occupants  Le procès de Tarek Aziz reprend en l'absence de ses avocats. Les Etats-Unis reconnaissent détenir 500 mineurs dans des centres en Afghanistan & Irak.
La guerre dans la guerre
4 Libération du territoire Détails.


L'Irak en chiffre: du 12-05 au 20/05/08


Tués Blessés
Peuple irakien 25 + x 77 + x
Usboys/Autres boys + miliciens 5 9
Policiers, armée et collaborateurs & miliciens 41 20


Tiré à part

11 mai 2008 Une femme et un enfant ont été tués samedi par des soldats américains qui ont ouvert le feu sur une voiture à un barrage près de la ville de Mossoul, dans le nord de l’Irak, annonce l’armée américaine d’occupation. " (Al-Oufok avec les agences de presse)


Tiré à part :

Les Etats-Uniset Israël récusent l'interdiction de bombes à ‎sous-munitions. Tandis que Dublin se prépare à accueillir, dès ce ‎lundi, la Conférence internationale sur un traité interdisant ‎les bombes à sous-munitions, les Etats-Unis et Israël ont ‎balayé d'un revers de main toutes ces démarches et se sont ‎déclaré contre l'interdiction de telles armes prohibées. Les ‎responsables américains et israéliens ont annoncé qu'ils ne ‎participeraient pas à la Conférence de Dublin. Benjamin ‎Chang, porte-parole de la délégation américaine à l'ONU, a ‎précisé que les Etats-Unis étaient contre tout traité de ‎l'interdiction des bombes à sous munitions. Des ‎représentants de plus de 100 pays, ainsi que des membres ‎de la société civile et des victimes de bombes à sous- ‎munitions se retrouveront lundi à Dublin pour la conférence ‎prévue jusqu'au 30 mai. Les délégations doivent négocier et ‎adopter un traité juridiquement contraignant. Pour rappel, ‎les Etats-Unis et Israël disposent des plus grands arsenaux ‎d'armes non-conventionnelles du monde, de ces armes ‎aussi dévastatrices que létales. Selon un rapport qu'a ‎récemment rendu public l'ONU, plusieurs millions de ces ‎bombes ont été larguées dans différents conflits, au ‎Vietnam, en Irak, en Afghanistan, au Liban et au Kosovo, y ‎faisant des milliers de victimes. De tels crimes contre ‎humanité commis par les Etats-Unis et Israël ont fait ‎déferler une vague de protestations de la part de la ‎communauté internationale, et c'est justement dans ce sens ‎qu'elle a plaidé pour la tenue d'une conférence sur ‎l'interdiction des bombes à fragmentations. ‎ Le refus catégorique des Etats-Unis et du régime sioniste à ‎l'adoption d'un traité contraignant sur de telles armes ‎montre encore une fois, leur indifférence totale aux règles ‎et droits internationaux. Or, le monde est bien conscient de ‎la nature belliciste des Etats-Unis et d'Israël qui n'hésite ‎même pas un instant de massacrer les populations civiles. Il ‎s'avère donc nécessaire que la communauté internationale ‎prenne rapidement des mesures sérieuses face aux Etats-‎Unis et au régime usurpateur de Qods, qui menacent la paix ‎et la sécurité internationale http://www.alterinfo.net/ 12-05


La stratégie de Bush fait honte aux Etats-Unis. 

La stratégie de George W Bush fait honte aux Etats-Unis, a rapporté le quotidien américain, New York Times, dans son édition électronique. " La politique étrangère de Bush est honteuse pour le Président de la République et nuisible aux Etats-Unis" a précisé ce quotidien. " L'exemple le plus manifeste, ce sont les déclarations devant le parlement israélien de Bush qui a, vivement, critiqué, le candidat démocrate à l'élection présidentielle, Barak Obama.  A noter que dans son discours au parlement israélien, le Président américain, Bush avait assimilé ceux qui souhaitent négocier avec les terroristes et les extrémistes, à ceux qui travaillaient pour les Nazis. IRIB http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_article=939170 18-05



Occupation de l'Irak Analyse & déclaration Paroles & actions des bientôt président... Obama :  16-05 Obama s'est réservé le droit d'ajuster ses vues en fonction de la situation sur le terrain. "J'écouterai toujours nos commandants concernant la tactique à suivre (...) et nous procèderons de façon ordonnée au retrait d'Irak. S'ils viennent me voir et veulent ajuster la tactique, je prendrai certainement en compte leurs recommandations", a-t-il déclaré. AFP

McCain :  16-05  M. McCain, a mentionné pour la première fois jeudi l'échéance à laquelle il souhaitait voir l'essentiel des soldats de retour: 2013. D'ici janvier 2013, l'Amérique aura rapatrié la plupart de ses soldats qui se sont sacrifiés pour que l'Amérique soit plus sûre et conserve sa liberté", a lancé le sénateur de l'Arizona dans l'Ohio (nord). "La guerre en Irak aura été gagnée" au terme du prochain mandat présidentiel, a-t-il assuré. "La guerre civile aura été évitée, (...) Al-Qaïda en Irak aura été battu", a promis le sénateur. AFP



2-1 Sur le terrain

2-2 Les forces en présence

USA

11-05 Le Pentagone a fait savoir par son responsable de relation avec la presse Geoff Morrell le 6 mai qu’aucune force supplémentaire ne pouvait être envoyée en Afghanistan si elle n’était préalablement soustraite à l’Irak.
Le commandement en Afghanistan fait face à une pression accrue de la résistance et exige l’équivalent de plus de trois brigades soit 10 000 hommes.
Robert Gates lors du sommet de l’OTAN à Bucarest avait émis le souhait que les forces en Irak descendent en dessous de 15 brigades soit au niveau des 130 000 hommes qui étaient présents avant la décision du « surge » par Bush à la fin du mois de juillet.
Le commandant des forces en Irak le Général Petraeus n’envisage pas de réduire ses troupes depuis que les forces de Mouqtada Sadr ont cessé la trêve en avril
Le nombre des forces US en Irak, sont de 158 000?
Convergence des Causes
11-05



3) Politique a) des collaborateurs Irakiens

Les grandes manoeuvres

17-05 le ministre irakien de l'Economie et des Finances a indiqué, lors d'une conférence sur les investissement en Irak, organisée en Egypte, que son pays avait besoin de 400 milliards de dollars pour la ‘reconstruction’ des infrastructures détruites au cours de l'intervention militaire anglo-américaine. Le ministre cité par l'agence irakienne de presse, a appelé les pays donateurs à respecter leurs engagements pour la reconstruction de l'Irak en particulier les infrastructures liées à la santé, à l'eau potable, aux voiries et au logement. IRIB http://www.alterinfo.net/



B) Politiques des occupants 

3-1 Usa

Sénat & Congrès  

15-05 Les députés américains ont lancé un défi au président George Bush en adoptant un projet de loi qui fixe la date limite du retrait américain d’Irak à la fin de l’année 2009. Le texte, adopté par 227 voix contre 196, ordonne en outre à l’US Army d’entamer ce retrait dans les 30 jours suivant sa promulgation. La Maison blanche a brandi la menace d’un veto contre ce projet de loi, auquel le groupe républicain au Sénat fera vraisemblablement échec. La Chambre des représentants s’est par ailleurs prononcée contre le projet de loi sur le financement de la guerre en Irak pour l’année à venir, qui prévoit d’allouer 162 milliards de dollars au Pentagone. Le texte a été rejeté par 149 voix contre 141. Cent trente-deux républicains se sont abstenus. Al-Oufok. 16-05 Républicains et démocrates nient que leurs positions se rapprochent aujourd'hui jusqu'à se ressembler. "Il n'y a aucune similarité", tranche Steve Schmidt, conseiller de John McCain. Le candidat républicain "ne dit pas +que l'on gagne ou que l'on perde, les boys reviennent dans quatre ans+", renchérit un autre proche, Mark Salter. Barack Obama est lui-même monté au créneau vendredi pour dénoncer le revirement de M. McCain et mettre en avant leurs persistantes différences. "John McCain a soudainement dit hier que nos soldats seraient de retour d'ici 2013, mais il n'a pas expliqué comment", a-t-il déclaré. "Il y aura un choix clair à faire en novembre, mener une guerre sans fin ou finir cette guerre et ramener nos troupes à la maison. Nous n'avons pas besoin des prédictions de John McCain sur la date à laquelle s'achèvera la guerre. Nous avons besoin d'un plan pour y mettre fin", a-t-il martelé.  AFP -


Prisons, exactions & torture 1

9-05 Déclaration de Jacques Vergès, avocat international de Tarek Aziz : « J’ai demandé aux autorités irakiennes un visa pour me rendre à Bagdad et assurer la défense de Tarek Aziz qui m’a désigné comme défenseur. J’ai également sollicité des autorités US responsables de sa détention, l’autorisation de le rencontrer. A ce jour, je n’ai de réponse ni des uns ni des autres. Mais de toute manière, assuré de sa confiance, j’assurerai sa défense soit sur place, soit de Paris. http://bellaciao.org/fr/spip.php?article66338

Le procès de Tarek Aziz reprend en l'absence de ses avocats 20-05 Le procès de Tarek Aziz, qui fut pendant vingt ans le porte-parole et l'émissaire de l'ancien président irakien Saddam Hussein à l'étranger, reprend mardi à Bagdad en l'absence de ses avocats, faute de visa ou pour des raisons de sécurité. Son principal avocat irakien, Me Badie Izzat Aref, qui réside en Jordanie, a d'ores et déjà affirmé à l'AFP qu'il n'assisterait pas au procès, faute de garanties sur sa sécurité. "Tous les avocats prêts à défendre mon père n'ont pas encore reçu de visa pour assister au procès", a déclaré depuis Amman son fils, Ziad Aziz, ajoutant que Tarek Aziz lui avait dit, lors d'une conversation téléphonique jeudi, qu'il prendrait "sa propre défense, si ses avocats n'assistent pas au procès". Le tribunal, qui siège dans la Zone verte, le secteur ultra-protégé du centre de Bagdad, est présidé par le juge kurde Raouf Rachid Abdel Rahmane qui avait condamné Saddam Hussein à mort en 2006. Tarek Aziz a nié être impliqué dans l'exécution des commerçants, selon son fils qui a estimé que son père avait été accusé dans cette affaire "pour qu'il ne puisse pas bénéficier de la loi d'amnistie adoptée par le gouvernement actuel". "L'article 3 du paragraphe B de cette loi stipule que toute personne ayant passé un an en détention sans jugement doit être libérée", a-t-il souligné. "Mon père est en détention depuis cinq ans sans inculpation ni jugement". Dans de récentes déclarations, Me Aref a affirmé avoir demandé au gouvernement irakien le transfert du procès devant un tribunal au Kurdistan, région plus sûre du nord d'Irak, alors que d'autres défenseurs ont souhaité que M. Aziz soit jugé hors d'Irak. Aucun commentaire n'a pu être obtenu des autorités judiciaires à Bagdad sur de telles requêtes. Aux côtés de Me Aref, un collectif d'avocats entend également participer à la défense de Tarek Aziz: deux avocats français, le célèbre Jacques Vergès et André Chamié, ainsi que quatre avocats italiens. Par Ammar KARIM - (AFP)


Les Etats-Unis reconnaissent détenir 500 mineurs dans des centres en Afghanistan & Irak. Les Etats-Unis détiennent quelque 500 mineurs soupçonnés d'être "des combattants ennemis"(…) dans des centres en Irak, et une dizaine d'autres sont emprisonnés dans la base de Bagram en Afghanistan. Au total, 2.500 jeunes de moins de 18 ans ont été incarcérés ainsi depuis le lancement de la campagne contre le terrorisme (…) de George W. Bush en 2002, presque tous en Irak et pour des périodes allant parfois jusqu'à un an, ont précisé les Etats-Unis au Comité des droits de l'enfant des Nations unies la semaine dernière. Beaucoup d’organismes de défense des libertés individuelles dont le Réseau de justice internationale (International Justice Network) et l'Union américaine des libertés civiles (ACLU) ont dénoncé ces incarcérations, qualifiées d'odieuses, ainsi que la violation des engagements pris par les Etats-Unis dans des traités internationaux. Dans le rapport des Etats-Unis aux Nations unies sur les respect de la Convention des droits de l'enfant, Washington confirme qu'"en avril 2008, les Etats-Unis détenaient environ 500 mineurs en Irak". "Les jeunes que les Etats-Unis retiennent en détention ont été capturés pour avoir participé à des activités nuisibles à la coalition, comme l'installation d'engins explosifs artisanaux, pour avoir fait office de sentinelles pour des insurgés et pour avoir combattu contre des soldats américains ou des forces de la coalition", indique le rapport américain. La majorité de ces jeunes auraient entre 16 et 17 ans. Aux Etats-Unis, un mineur de 17 ans peut intégrer l'armée avec accord parental. Le rapport précise également que 2.500 mineurs ont été incarcérés depuis 2002, dont une centaine seulement n'ont pas été arrêtés en Irak, mais en Afghanistan pour la plupart. AP - 19/05/08 Sur Internet: International Justice Network: http://www.ijnetwork.org/content/view/73/38/ American Civil Liberties Union : http://www.aclu.org/intlhumanrights/gen/35286prs20080514.html



Dans le monde

France

13 mai 2008 Filière irakienne : Les sept prévenus jugés devant le tribunal correctionnel de Paris pour leur participation présumée à une filière d'acheminement de djihadistes de la France vers l'Irak seront fixés sur leur sort mercredi matin. Les sept hommes ont été jugés fin mars pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" et encourent jusqu'à dix ans d'emprisonnement. Quatre sont encore en détention, les trois autres comparaissant libres. Au cours des audiences, ils ont tous démenti leur participation à une quelconque filière. AP http://fr.news.yahoo.com/



4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes occupants. (déclarée)

01-05 Le Jeudi 1/5/2008, un courageux soldat de l'Etat Islamique d'Irak (de la Brigade d'Abu 'Omar al-Kurdi, a attaqué avec sa ceinture d'explosifs un rassemblement des forces de l'armée américaine, alors qu'ils conduisaient une patrouille pédestre dans la région d'al-Za'faraniya, secteur d'al-Russafa en province de Bagdad. Notre frère s'est précipité à l'intérieur du rassemblement et a fait détonné sa ceinture en son sein afin de tuer nombreux d'entre eux et de détruire leurs véhicules. De nombreux soldats américains ont été tués et d'autres blessés. Un véhicule Hummer a été complètement détruit et d'autres ont été endommagés.
Cette opération fait partie de l'Expédition "al-Bir" (piété, obéissance) inclu dans le "Plan Dignité"-
Amir de l'Etat Islamique d'Irak

18-05 Des sources d'information ont fait état de l'explosion d'une bombe sur la route, empruntée par une patrouille de l'armée US dans la région d'Al-Shaab, au nord-est de Bagdad, faisant un mort et trois blessés. http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_ar...

18-05 Certains rapports fragmentaires annoncent également l'explosion d'un engin explosif au passage d'une patrouille des militaires US, près du complexe sportif d'Al-Chaab, à l'est de Bagdad. Rien n'a encore infiltré sur les dégâts éventuels ou les pertes en vie humaine causées par cet incident. IRIB http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_ar...


Les combats par provinces

Détails autorisés par la censure.

1-1 Bagdad 25-08 Depuis dix-huit heures, heure locale, la circulation de tout véhicule a été proscrite dans Bagdad et l'ensemble de son agglomération. Cette mesure restera en vigueur jusqu'à nouvel ordre. EuroNews

Sadr City au jour le jour - +l'Opération paix+",

13-05 En dépit d'une trêve conclue samedi, des résistants ont(auraient)  mené plusieurs attaques contre des soldats US dans Sadr City, dans la nuit de lundi à mardi, rapporte l'armée Etat-unienne. Selon un porte-parole de l'armée les militaires ont tués au moins trois résistants après avoir été attaqués à de multiples reprises. Nb : des responsables hospitaliers irakiens parlent de 11 morts et 19 blessés.(Ndlr : Civils ?) (Reuters)

14-05 Sept personnes ont été tuées et 28 blessées à Sadr City lors de combats, rapporte la police irakienne. Malgré ces combats, l'armée américaine a estimé que la ville avait connu une nuit relativement calme par rapport aux semaines précédentes. D'autres combats ont éclaté dans le quartier de Choula, dans l'ouest de Bagdad. Des tirs d'armes automatiques retentissaient dans les rues mercredi matin tandis que des hélicoptères américains Apache survolaient le quartier. La police a fait état de deux morts et de six blessés lors de ces affrontements, qui ont débuté mardi. Ces combats jettent encore un peu plus le doute sur la trêve conclue ce week-end. Reuters -

15-05 Depuis dimanche, les affrontements ont baissé d'intensité, mais les forces irakiennes,qui étaient censées se déployer mercredi dans ce faubourg de deux millions d'habitants, contrôlaient uniquement les accès vendredi. http://www.aloufok.net/

15-05 M. Obeidi avait fait état jeudi d'obstacles à l'application de l'accord, dont "la poursuite des frappes américaines à Sadr City". Le mouvement Sadr a vu dans l'offensive irako-américaine sur Sadr City une tentative pour l'affaiblir, voire l'éliminer.  http://www.aloufok.net/

16-05 Une délégation de  Moqtada Sadr se trouvait vendredi à Sadr City pour superviser l'application d'une trêve dans les combats meurtriers, a indiqué son porte-parole à l'AFP Salah Al-Obeidi. L’accord prévoit l'arrêt des combats, le retrait des miliciens des rues, et la prise en charge de Sadr City par l'armée et la police irakiennes. Salah Al-Obeidi a fait état d'une "bonne coopération" entre l'Armée du Mahdi, la puissante milice de Moqtada Sadr, et les forces de sécurité irakiennes dans l'application de l'accord. http://www.aloufok.net/

16-05 L’armée américaine d’occupation a affirmé "La nuit dernière était relativement calme à Sadr City, comme dans le reste de Bagdad", a déclaré le porte-parole militaire américain, le lieutenant-colonel Steven Stover. "Trois missiles Hellfire ont été tirés dans et autour de Sadr City", a-t-il précisé.  8 corps et 29 blessés ont été amenés depuis mercredi soir dans deux hôpitaux de Sadr City, selon des sources au sein de ces établissements. Parmi les blessés, on compte nombre de femmes et d'enfants. Le mouvement Sadr a, rappelons-le, signé, la semaine dernière, avec le gouvernement irakien, un accord, sur "l'instauration du calme", pour contrecarrer les prétextes des militaires américains. Depuis, les Américains continuent d'attaquer, de manière sporadique, la capitale, notamment, cette agglomération, dans sa partie est. D'après l'AFP, le bouclage, depuis 50 jours, de Sadr City, a confronté cette petite ville à une crise humanitaire, alimentaire et sanitaire. http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_article=937801        http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4678

17-05 Des affrontements avaient repris samedi soir notamment à Sadr City, mais sans faire de victimes, selon la police. AP 18-05 Au moins quatre personnes ont été tuées et trente autres blessées, la plupart des enfants jouant dehors, dans des tirs de mortiers qui se sont abattus sur un quartier du nord de Bagdad, ont annoncé des responsables de la sécurité. Au moins deux enfants en bas âge figurent parmi les morts. AP 1

8-05 Manifestation à Sadr City   Les habitants de Sadr City à Bagdad ont manifesté, manière de protester contre les militaires américains. Le peuple a scandé des slogans anti-US et a condamné les actes des forces de l'occupation. http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_ar...

18-05 Un soldat Us s'est entraîné au tir sur le Coran, a déclaré dimanche un porte-parole militaire. Des manifestants ont qualifié de criminels l'acte blasphématoire des soldats américains. Les occupants américains ont pris le 11 mai 2008 pour cible de leurs armes à feu des exemplaires de saint Coran, non-loin du commissariat de police dans le secteur de Rezvaniyeh de Bagdad. http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_ar...

20-05 +l'Opération paix+", Sadr City : l'armée irakienne a(urait) pénétré mardi matin en profondeur dans Sadr City sans résistance apparente des résistants  qui y combattent l'armée US depuis huit semaines, indique un communiqué du commandement des opérations à Bagdad, conjoint aux ministères de la Défense et de l'Intérieur. "L'opération a débuté vers 05H00 (02H00 GMT) et vise à nettoyer l'ensemble quartier", selon ce communiqué. Des engins blindés, appuyés par des hélicoptères, avançaient dans les rues désertées de Sadr City, ne faisant face à aucune résistance armée, selon un photographe de l'AFP. Un grand nombre de soldats à pied étaient également déployés dans les rues. Les troupes irakiennes restaient jusqu'à présent cantonnées dans le tiers sud du quartier, le long de la ligne de front séparant militaires américains et et miliciens sadristes. Aucun responsable sadriste n'était disponible pour confirmer que cette nouvelle opération se déroulait dans le cadre de cet accord. AFP


Et pendant ce temps..?

16-05 "Des hommes ont tiré jeudi sur un convoi de l'ambassade iranienne, blessant deux diplomates et deux de leurs gardes", a indiqué à l'AFP Manojer Taslimi, un porte-parole de l'ambassade. Selon lui, l'attaque s'est produite vers 17H30 locales (14H30 GMT) alors que le convoi se dirigeait vers le quartier de Kazimiyah, dans le nord de la capitale irakienne. "Deux des blessés ont été grièvement atteints, mais leurs jours ne sont pas en danger", a ajouté le porte-parole sans dire qui étaient les blessés graves. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Mohammad Ali Hosseini, cité par l'agence iranienne Isna, a rendu l'armée américaine responsable de cette attaque qualifiée d'"acte criminel". "La négligence et les stratégies suspectes des Etats-Unis ont provoqué une insécurité grandissante en Irak", a-t-il dit. La police irakienne a confirmé l'attaque, indiquant que, outre les quatre membres de l'ambassade iranienne, leur chauffeur irakien avait également été blessé. AFP 


Province de Bagdad

15-05 Un kamikaze a déclenché sa bombe à l’intérieur de la tente funéraire du village d’Abou Minasir,(une localité située entre Abou Ghraïb et Falloujah juste à l’ouest de Bagdad)  où la famille recevait les condoléances des participants. Nombre de membres des Conseils de l’Eveil, ces collaborateurs qui combattent désormais Al-Qaïda en Irak, assistaient à ses obsèques. Le bilan des pertes occasionnées par l'attaque s'est alourdi, passant à 30 morts et 20 blessés .  ( On note que la police avait annoncé : 22 collaborateurs ont été tués et qu’il y a 40 blessés IRIB http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_article=937801 http://www.aloufok.net/

13/05/2008

n°358 - Journal d'Irak -04/05 au 12/5 -Début-Près de 20% des soldats revenant d'Irak et d'Afghanistan, soit 300.000 en tout, souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure,

n°358 - Journal d'Irak -04/05 au 12/5 -Début-Près de 20% des soldats revenant d'Irak et d'Afghanistan, soit 300.000 en tout, souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure,

Journal d'Irak  -Début- 

 N°358            du 04/05 au 12/05/08

Par M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire : -Début-

Tiré à part : Une dangereuse alliance.

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur Résistance :

1 Analyse Des résistants Des occupants

2 Occupation de l'Irak

3 Politique
2) occupants 
3) Les voisins
Turquie La guerre dans la guerre
4 Libération du territoire
Détails.
L'Irak en chiffre. 


L'Irak en chiffre: du 04-05 au 12/05/08


Tués Blessés
Peuple irakien 8 + x x
Usboys/Autres boys + miliciens 19 10
Policiers, armée et collaborateurs & miliciens 22 44


Tiré à part : Une dangereuse alliance L’équipe dirigeante, se creuse de moins en moins les méninges sur des questions qui touchent à la survie (…)  de la nation. Le ‘gouvernement Irakien’est en passe de signer un accord dit "sécuritaire", qui risque de faire passer le pays, pour des années durant, si ce n'est pour des décennies entières, sous la férule d'une Amérique, qui, de l'aveu du candidat MacCain, ne voit en Irak qu'une vache à lait, un puit de pétrole, une case de choix, sur son échiquier moyen-orientale. Et c'est bien une telle perspective qui inquiète le numéro deux de la Coalition pour un Irak uni, Mohsen Hakim, qui répétait, hier, au micro d'Al Alam, et à bon droit, que tout accord avec les Etats-Unis, dès lors qu'il concerne la sécurité, devrait être conclu sous conditions : Primo, l'accord ne peut être signé que sur fond de consensus large. Secundo, la signature ne peut figurer qu'en bas d'un accord aux clauses transparentes. Tertio, le texte doit respecter à la lettre le double principe de souveraineté et d'indépendance irakienne. Bref, autant d'exigences censées donner du fil à retordre à la puissance occupante, ainsi qu'à ses fidèles du cru, qui caressent, hélas, le rêve de voir émerger un jour, en lieu et place d'Irak, une nouvelle Corée du sud, car, on le sait bien, cette Amérique, qui s'apprête à planter ses bases militaires, au bord de l'Euphrate, n'a pas pour habitude de décamper, pour un "oui" ou pour un "non". Si elle se dit prête à dépenser des milliards de dollars supplémentaires en hommes et en argent, c'est parce qu'elle compte bien, et nous nous référons, encore une fois, à M. MacCain, y maintenir une "présence centenaire", une présence, qui équivaut, et, cette fois, nous renvoyons à l'expérience de ces huit dernières années, à des guerres sans fin, à des effusions de sang, à des crises humanitaires, à des conflits ethniques, à la désintégration des Etats....et on en passe!!! 07 Mai 2008 http://www.alterinfo.net/
29-04 On apprend que s'est ouvert le 29 avril à Bagdad le procès de l'ex ministre des affaires étrangères de Saddam Hussein Tarek Aziz. Un Comité pour sa défense et celle des prisonniers politiques irakiens est créé à l'initiative de Gilles Munier qui a présenté un argumentaire sur l'innocence de l'ancien ministre quant aux crimes qui lui sont reprochés3. La liste des signataires comprend Jean-Pierre Chevènement (ancien ministre) - Michel Debray ( Vice-amiral en 2ème section) Général Pierre Gallois (CR) - Thierry Mariani (député)-Jacques Gaillot (évêque)- Paul-Marie Couteaux (député européen)- Pierre Levy (journaliste) - Bruno Drweski (maître de conférence) - Georges Labica (professeur émérite des universités) - Didier Julia (député).L'appel pour la libération de Tarek Aziz, reprenant les premiers signataires, a été ensuite relancé et élargi au niveau international par le parlementaire britannique George Galloway.Maître Jacques Vergès a déclaré qu'il assurera la défense internationale de Tarek Aziz comme le lui a demandé le Vice-Premier ministre il y a deux ans, demande confirmée le 29 avril 2008, par télécopie, par Ziad Aziz - fils du dirigeant irakien - et par Maître Badie4. 5 mai 2008 Atlas Alternatif


La résistance contre l'agresseur Résistance :

Analyse & déclaration

 09-05 Moqtada Sadr : l’armée irakienne doit être "plus proche du peuple irakien et plus loin de l’occupant". Al-Oufok.

09-05 Moqtada Sadr  a à l’arrêt des combats : "Il n’y aura pas de guerre entre nous et nos autres frères irakiens", "Nous avons menacé d’une guerre ouverte, mais vous devez comprendre que celle-ci devait être dirigée uniquement contre l’occupant" américain, "J’appelle toutes les parties irakiennes à bannir les violences et le recours au armes entre elles et régler leurs problèmes pacifiquement", Al-Oufok.

 09-05 Moqtada Sadr : "Je m’adresse à l’armée du Mahdi qui est une bonne et loyale armée. Vous avez combattu quand vous avez reçu l’ordre de combattre et gardé patience quand vous avez respecté le trêve", a dit le dirigeant chiite en référence au cessez-le-feu unilatéral qu’il avait annoncé en août 2007. Moqtada Sadr  a aussi exprimé son rejet total de tout accord entre le gouvernement et les Etats-unis sur la présence des troupes américaines d’occupation dans le pays. "Nous rejetons complètement cet accord et nous ne permettrons pas qu’il soit conclu", a-t-il encore dit. "La libération de l’Irak passe par l’unité entre le peuple irakien et un gouvernement souverain. Tous unis, nous devons dire à l’occupant de partir définitivement et de ne pas établir de bases sur notre terre", a affirmé Moqtada Sadr. Al-Oufok.

10-05 Des combats à Sadr City ont fait au moins 13 tués. Ces affrontements, qui ont été ponctués de frappes aériennes américaines, selon des témoins, ont également fait 77 blessés. " Moqtada Sadr a accusé la direction religieuse d'être passive face à ce "massacre". Le mouvement sadriste a critiqué la passivité de la direction religieuse face à ce qu'il considère comme "le massacre" de la population de Sadr City. "Nous sommes très étonnés par le silence de Najaf", a déclaré Sattar Battat,."Depuis 50 jours, Sadr City est bombardé, les enfants, les femmes et vieillards sont tués par toutes sortes d'armes américaines, et Najaf garde le silence", a-t-il lancé. "Pour nous, la seule explication est que la direction religieuse accepte la poursuite du massacre de Sadr City", AFP. 1

1-05 Battat a renouvelé les critiques contre Maliki, qui "massacre son peuple avec l'aide d'un Etat étranger". AFP.



Occupation de l'Irak

Analyse & déclaration

USA

 05-05 Un porte-parole de l'armée US  a accusé lundi l'Iran d'abriter des camps d'entraînement pour résistants irakiens et pris en main par des membres du Hezbollah libanais, ", a affirmé le colonel Donald Bacon à l'Associated Press qui tient ces informations de multiples détenus. (par USA) Ces camps seraient placés sous la responsabilité de la Force Qods , unité d'élite du Corps de la garde révolutionnaire, qui a déjà été accusée par Washington d'entraîner et d'armer la rébellion irakienne. AP 07-05 Le Pentagone a averti mardi que l'armée de Terre américaine ne serait plus en mesure de payer ses soldats après le 15 juin si le Congrès n'approuvait pas rapidement une demande de rallonge budgétaire. AFP

09-05 Les forces irakiennes et américaines ont arrêté un homme soupçonné d'être le chef de file d'Al Qaïda en Irak, a-t-on appris auprès de la sécurité Mouhajir, alias Abou Ayyab al Masri, était un proche de feu son prédécesseur. Les États-Unis ont promis une prime de cinq millions de dollars pour sa neutralisation. En octobre 2003, le Conseil des moudjahiddine de la Choura , dirigé par Al Qaïda, avait annoncé la création d'un "État islamique d'Irak". Reuters -09-05 Une porte-parole du commandement américain a précisé que "ni les forces de la coalition ni les forces de sécurité irakiennes n'ont capturé ou tué Abou Ayyoub al-Masri. L'homme interpellé portait le même nom", a souligné Peggy Kageleiry ajoutant que des détails supplémentaires seraient fournis dans la journée. AP


Paroles & actions des bientôt président...

07-05 Les candidats démocrates à la présidentielle Barack Obama et Hillary Clinton ont promis de commencer au plus tôt le retrait, si l'un d'eux prend ses fonctions pour succéder à. Bush en janvier 2009. M. Obama estime que le processus s'étalerait sur 16 mois. AFP


Forces irakienne

06-05 L'armée irakienne a arrêté mardi plus d'une quarantaine de policiers soupçonnés de complicité avec la résistance annonce un responsable de la sécurité. Reuters 

06-05 Des soldats irakiens ont effectué une descente à l'hôpital Mohamed-Bakr Hakim, arrêtant 35 de ses employés, dont des infirmières et des femmes de ménage, soupçonnés de soigner des combattants blessés de l'Armée du Mahdi. Ils ont contraint l'établissement à fermer, a déclaré son directeur, le Dr Yassine al Rikabi, qui a précisé que plusieurs membres du personnel, dont lui-même, avaient été malmenés durant cette opération. Reuters 



2-1 Sur le terrain

2-2 Les forces en présence

USA AP  3.500 soldats qui font partie d'une division d'infanterie qui faisaient partie des renforts envoyés l'été dernier en Irak par Bush,  quitterait le pays au cours des prochaines semaines, selon le général Dan Allyn.



3) Politique

 a) des collaborateurs Irakiens

Les grandes manoeuvres

26-04 Des représentants des trois communautés irakiennes réunis pour des pourparlers en Finlande La rencontre est organisée sous la médiation de l’organisation "Crisis Management Initiative" (CMI), dirigée par l’ancien président finlandais Martti Ahtisaari. La CMI a indiqué vendredi que 36 représentants des trois communautés participaient aux discussions. http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=32

11-05 Le ‘gouvernement al-Maliki et Moqtada Sadr ont conclu un accord pour mettre fin aux combats meurtriers de Sadr City. Le porte-parole du gouvernement Ali Dabbag a confirmé : "Le gouvernement soutient l’accord conclu entre les représentants du courant de Sadr et ceux de l’Alliance unifiée irakienne pour rétablir la sécurité et l’ordre à Sadr City", Le porte-parole du mouvement Sadr, Salah al-Obeidi, a précisé que "l’accord entre en vigueur dimanche. Nous arrêterons les combats et nous retirerons les armes des rues et les routes qui conduisent à Sadr City seront ouvertes". Il a ajouté que l’accord ne prévoyait pas la dissolution de l’armée du Mahdi, ni son désarmement. "L’accord prévoit le droit pour les forces armées et les forces de sécurité de mener des opérations contre les personnes recherchées mais dans le respect des droits de l’Homme", a toutefois déclaré Salah al-Obeidi. http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4665

11-05 Ali al Adib, membre du parti Daoua du Premier al Maliki, a déclaré à Reuters que le pacte prévoyait que les sadristes cessent de tirer des roquettes et des obus de mortier sur la "zone verte" du centre-ville où sont regroupés ambassades et bâtiments publics. Il a précisé qu’il n’avait pas été question de la dissolution de l’Armée du Mahdi, que Maliki avait dans un premier temps exigée. Sadr a contribué à l’arrivée au pouvoir de Maliki en 2006 mais a rompu avec lui il y a un an à la suite du refus de ce dernier de fixer un calendrier de retrait des forces américaines. AP



B) Politiques des occupants 

3-1 Usa

Bush

02-05 Bush a formellement réclamé vendredi au Congrès d'octroyer 70 milliards de dollars pour financer la guerre en Irak et en Afghanistan début 2009, quand son successeur arrivera à la Maison Blanche. Les 70 milliards de dollars comprennent 45,1 milliards pour les opérations militaires en Irak et en Afghanistan, 3,7 milliards pour accroître et entraîner les forces de sécurité afghanes et deux milliards pour soutenir les forces de sécurité en Irak.  La demande du président Bush intervient alors que sa précédente requête de 108 milliards de dollars pour la guerre a été rejetée par le Congrès.


Sénat & Congrès  

07-05 Les démocrates prévoient d'ajouter un amendement destiné à favoriser la réinsertion des anciens combattants rentrés d'Irak ou d'Afghanistan. AFP



c) Les voisins

Iran

05-05 L'Iran a annoncé qu'il ne tiendrait pas une nouvelle session de pourparlers avec les Etats-Unis sur la sécurité en Irak tant que les troupes américaines n'auront pas cessé leur offensive actuelle à Bagdad. Cette annonce de Mohammad Ali Hosseini, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. Depuis la fin mai, Téhéran et Washington avaient eu trois réunions sur l'Irak au niveau de leurs ambassadeurs. AP 

09-05

Sur la formation d'une commission d'enquête ordonnée par Nuri Al-Maliki concernant les mensonges de Washington sur les allégations d'ingérences iraniennes en Irak, Kazemi Ghomi a indiqué qu'elle a été formé pour étudier la vérité sur ces accusations.
« Les Etats-Unis s'empressent de rejeter les fautes sur les autres afin de couvrir l'échec de ses politiques erronées en Irak », a réitéré l'ambassadeur iranien, en même temps qu'il insistait à nouveau sur la position de Téhéran qui a récusé les accusations américaines d'ingérence dans les affaires internes de l'Irak » a-t-il affirmé.
IRNA http://www.alterinfo.net/ 

  « Téhéran ne peut pas négocier avec les Américains »  

« Tant qu'en Irak il y aura de l'instabilité par la faute des politiques erronées de Washington, l'Iran ne pourra pas négocier avec les Etat-Unis », a déclaré l'ambassadeur iranien à Bagdad.
Hassan Kazemi Ghomi a précisé dans ses déclarations que son pays négociera seulement avec Washington si les responsables irakiens en font la demande: « nous pourrions avoir de nouvelles négociations avec les Etats-Unis, mais si nous tenons compte des conditions d'instabilité et d' insécurité qui secouent actuellement l'Irak en raison des politiques erronées de Washington, il nous semble difficile de négocier. »

IRNA http://www.alterinfo.net/       9/05/2008

Turquie (une guerre dans la guerre)

11-05 Des bombardements, décrits comme "intensifs", ont visé des hommes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans la région d'Avasin-Basyan. Ceux-ci s'y étaient repliés après avoir mené une attaque contre l'armée turque dans la province d'Hakkari vendredi soir, selon un communiqué de l'armée. L'armée turque n'a fourni aucune précision sur le nombre de tués ni les cibles détruites. AFP



4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes occupants.(déclarée)

 08-05 Un soldat US a été tué lors d’un accrochage dans la province d’Anbar, dans l’ouest de l’Irak, a annoncé mercredi l’armée américaine d’occupation. Associated Press.

11-05  Un soldat a été tué dimanche dans l'explosion d'une bombe au passage de sa patrouille dans le nord-ouest de Bagdad, selon l'armée américaine. AFP 



Pertes militaires irakienne - Ville non précisée

Les combats par provinces

Détails autorisés par la censure.

1-1 Bagdad

10-05 Des blindés et des moyens aériens ont été appelés en appui afin de déloger des résistants qui tiraient des roquettes et des coups de feu contre des patrouilles américaines. Reuters

10-05 Treize personnes ont été tuées depuis vendredi soir dans Sadr City ont indiqué samedi des responsables des forces de sécurité et des médecins. Ces sources ont ajouté que les affrontements, qui ont été ponctués de frappes aériennes américaines, avaient également fait 77 blessés, et qu'ils se poursuivaient samedi matin. , "Il y a des femmes et des enfants parmi les blessés". a assuré un médecin de l'hôpital al Sadr AFP

10-05 Ces affrontements, qui ont été ponctués de frappes aériennes américaines, selon des témoins, ont également fait 77 blessés. "La nuit dernière a été une des pires de ces dernière semaines", a assuré à l'AFP un habitant du quartier, Hussein Kazem, 35 ans, contacté par téléphone samedi matin. "Toutes les dix minutes, nous avons entendu des explosions et nous avons entendu des enfants et des femmes pleurer", a-t-il assuré. AP & http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4665

12-05 Trois résistants ont été tués dans des combats sporadiques dans la nuit de dimanche à lundi, après une journée d'accalmie liée à l’accord sur l'arrêt des affrontements, a annoncé lundi le commandement américain. Le porte-parole américain, le colonel Steven Stover a indiqué que les soldats américains avaient agi en légitime défense (…)  après avoir été attaqués à trois reprises dans ce quartier, dimanche soir et lundi à l'aube. Des sources médicales et les services de sécurité irakiens ont annoncé de leur côté que deux personnes avaient été tuées et 25 blessées, parmi lesquelles des femmes et des enfants lors d'affrontements dans la nuit de dimanche à lundi. Dans les vingt-quatre heures précédant la conclusion de la trêve, les combats avaient fait 19 morts et 116 blessés. AFP 


1-3 Province de Ninive (Mossoul (capitale de la région nord du pays - à 375 km au nord de Bagdad,) Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul) & Tall Afar )  La province de Nievah dont Mossoul est le chef-lieu dispose déjà de quelque 18.000 policiers mais seuls environ 3.000 d'entre eux opèrent dans la ville de près de 2 millions d'habitants, selon le porte-parole de la police Saïd al-Jubouri. La grande ville du Nord est en outre situé à un carrefour stratégique, notamment entre Bagdad et la Syrie.   L’armée américaine d’occupation considère Mossoul, comme le premier bastion urbain d’Al Qaïda en Irak,)  11-05 L’armée ‘irakienne’, soutenue par des unités d’occupation, a lancé samedi une nouvelle opération dans la province de Ninive (nord.)http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4665 AP 

 Mossoul

Mossoul est considérée par les militaires US comme l'épicentre de la résistance.

10-05 L'armée irakienne appuyée par des forces US a lancé une offensive à Mossoul, selon le général Riyadh Jalal Tawfiq, qui commande des opérations militaires AP


1-7 Province de Diyala (Baaqouba (chef-lieu- 60 km au nord de Bagdad) Abou Saïda.-Bahriz, Baladrouz,   Balad Rouz,Jaloula, Khalès, Khan Bani Saad, Moqdadiyah, Mouradiya, Yathreb  (La région de Baaqouba, capitale de la province de Diyala, à 60 km au nord de Bagdad, est le théâtre d'attaques visant quasi quotidiennement contre  les forces colonialistes et ses acolytes sur le terrain

Balad Ruz,(60 km au nord de Bagdad)

05-05 Dix militaires irakiens ont été tués lundi lors de l'attaque d'un point de contrôle à  Balad Ruz, dans la province de Diyala, au nord de Bagdad, par des membres présumés d'Al Qaïda, a annoncé l'état-major américain. L'attaque a également fait 13 blessés dans les rangs de l'armée irakienne. (Reuters)



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)

 

 
Peuple
Civils tués (depuis l'occupation) 679.750
Civils blessés (depuis l'occupation)  707294 ( chiffre très très minimum)
Civils violés (par les troupes d'occupations) 2.507     (voir Ibrahim Allousch
Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...) 48.938    (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) tués 4159  (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) blessés 3.885   (chiffre minimum)
En prison 40.268. (chiffre minimum)
Embargo 750.000 enfants (chiffre minimal)
Embargo 750.000 adultes (chiffre moyen)
Militaires irakiens tués pendant l'invasion 45.595 (chiffre minimal)
Civils tués pendant l'invasion 120.190 (chiffre minimal)
Coalition
Nombre de Soldats tués (ou morts...)  34.600
Soldats rapatriés (blessés ou malades) 152.805 (chiffre très minimal)
(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)
Disparus (dans la nature) 1.014
Désertions 5.501
Suicides

 

 

 

 

 

Mercenaires tues                                                                                 

 

plus de 1000 tentatives

 

300.000 souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure

 

933

 

 

non-combattants accidentés,

 

27 103

 

Policiers/soldats irakiens  tués

 

13.048

 

Policiers /soldats irakiens blessés

 

26.171 (chiffre minimal)

 

Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)

 

13.854

 

06/05/2008

n°357- Les Dossiers d'Irak-06-05 - Suite -« Nous ramènerons l'Irak à l'âge de pierre ! » Colin Powell

n°357- Les Dossiers d'Irak-06-05 - Suite -« Nous ramènerons l'Irak à l'âge de pierre ! » Colin Powell

Les Dossiers d'Irak - Suite-

N° 357                        6/05/08 Par M.Lemaire      


3 Dossier & Point de vue (suite)

 3-1 Point de vue de DeDefensa : Les USA, notre aveuglement et notre fascination.

3-2 Point de vue de Hamid Barrada : La « nouvelle star » d'Al-Qaïda.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Justice : Affaire « Pétrole contre nourriture »

 4-2 L’aide US à l’étranger : De plus en plus militarisée.

 4-3 Lettre au Parlement irakien - Comité juridique

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

Réflexion. 5-1 L'ascension de Petraeus (en Irak) libère Cheney vis-à-vis de l'Iran.

5-2 Cargos de nuit (vague n° 1,2 & 3) : Le commerce des armes et ses ramifications dans le monde. fin



3-1Point de vue de DeDefensa : Les USA, notre aveuglement et notre fascination. Le plus remarquable dans notre univers modernisé, moralisé et constamment entraîné à la satisfaction de lui-même, essentiellement à l’Ouest, c’est sans aucun doute l’aveuglement. C’est aussi le signe classique des grandes décadences et des décadences accélérées. Nous sommes vraiment dans une très grande décadence et nous nous y précipitons à une très grande allure. Le silence religieux qui accompagne l’évolution de la situation devra être décrit, pour ceux qui ont l’oreille fine, comme aussi assourdissant que les préparatifs de l’apocalypse. Dans les réunions internes de la plupart des grands corps politiques comme dans les colonnes des journaux institués, l’auto-censure concernant la réelle gravité des conditions politiques aux USA est une règle d’or, presque un signe de la politesse nécessaire à leur bonne tenue. Certes, il y a d’autres chats à fouetter, comme ces dernières semaines nous ont montré; le débat furieux sur le Tibet et le sort de la flamme olympique en sont un exemple, et l’on comprend que des âmes, bonnes et vertueuses, et en mal de “bonnes causes”, s’émeuvent à ce propos jusqu’au bouleversement de l’émotion, bien plus qu’à propos du sort des USA. Cette réactualisation involontaire mais minutieuse dans le montage comme une horlogerie de l’antique discussion sur le sexe des anges est une marque convaincante de ce qui ne peut être défini autrement que comme la dissolution radicale, comme passée à l’équarrissage d’un acide diabolique, de la fermeté du caractère et de la responsabilité de l’esprit. Voyez qu’il n’est même plus question de servilité (des Européns vis-à-vis des USA) ou de toute autre faribole de la sorte. Il est question d’une démission sans préavis, sans état d’âme, sans rien, du devoir de la responsabilité de nos directions politiques sur le fondement et les perspectives fondamentales de quelque sujet d’importance que ce soit, et d’abord les plus graves d’entre eux. Il semble que les caractère ont acquis la tenue et la rectitude d’un éclair au chocolat. (Référence à cette immortelle définition du président McKinley par son vice-président Theodore Roosevelt: «Il a autant de colonne vertébrale qu’un éclair au chocolat.») Un amiral, chef d’état-major des forces armées des USA, parle comme un général turc à la veille d’une élection présidentielle en Turquie, avertissant tout le monde, y compris son propre pouvoir politique, de l’extrême volatilité de la période et de son intention de veiller au grain, y compris sur le processus politique en cours aux USA, – et qui s’en émeut? Non que nous en ayons contre l’amiral Mullen, loin de là et même au contraire, mais parce que simplement l’amiral Mullen se permet d’ouvrir les yeux sur la situation de son pays, cette “hyperpuissance” dont, paraît-il, dépend l’équilibre du monde. Nous pourrions en profiter pour ouvrir les nôtres, mais non...

«The transition is unlikely to be smooth, predicted Mullen, who assumed his position seven months ago for a two-year term. He said he hopes to offer a stabilizing influence as a military leader who will bridge two administrations. “We will be tested. . . . I'm preparing that this country will be tested, and I have a role in that regard, certainly providing advice to whoever the new president's going to be,” he said.» Tout cela est écrit dans le Washington Post, organe au-dessus de tout soupçon et de tout repos pour nos élites. N’est-ce pas un langage de crise? N’est-ce pas l’intervention d’un chef militaire annonçant: nous sommes dans un temps de crise («a time of vulnerability») et, s’il le faut, je prendrai mes responsabilités? Combien y a-t-il eu de commentaires en profondeur sur ces déclarations en Europe? Combien de journaux se sont empressés d’en faire leur grand titre? Combien de présentateurs TV...? Il y avait les défilés du 1er mai et les routes de vacances encombrées. On a les priorités qu’on peut. Vont-ils s’apercevoir que le processus politique aux USA est en train d’évoluer vers un blocage en pleine campagne des élections présidentielles? L’article du Times du 2 mai que nous commentions le même jour, est un parmi vingt autres à partir duquel nous devrions tirer des analyses et des conclusions plus larges sur les dangers qui guettent la structure institutionnelle des USA. (Le Times, d’ailleurs, s’en garde bien. Même ceux qui diffusent les informations qui devraient nourrir cette sorte d’analyse se refusent absolument à y réfléchir, – ou à s’y risquer, – question de conformité intellectuelle.) Comment se sortir d’un tel imbroglio, – surtout du côté démocrate, où l’élimination de l’un ou l’autre candidat conduira inévitablement à des remous, – sans risquer une tempête dans un sens ou l’autre? Sans risquer des remous populaires ou des prolongements inattendus pouvant conduire à un blocage institutionnel? Et, pendant ce temps, au pouvoir, une direction dont la marque est à la fois l’impuissance, l’impopularité, l’aveuglement, et une stupidité sans mesure dans l’appréciation des tensions du monde, et qui ne rêve que de précipiter un autre conflit où la puissance US pourrait se voir confrontée à l’enchaînement d’une défaite militaire indirecte majeure.

Le refus d’un destin tragique des USA

Comment un tel aveuglement est-il possible? Parce qu’il y a là une attitude psychologique qui représente un cas assez unique dans l’histoire, compte tenu des moyens sans nombre qui nous sont donnés de voir la chose. Qu’on ne nous parle ni de complot, ni de servilité, ni de rien de la sorte car l’heure de ces vices de la politique courante, même s’ils existent et persistent comme l’acné dont on ne se débarrasse pas, leur heure est passée. Il reste la réalité nue, qui est une attitude psychologique sans exemple. Précisons notre propos. L’aveuglement dont nous parlons n’est pas absolument celui de la méconnaissance par sottise ou du refus inconscient de la connaissance par réflexe pavlovien d’enfermement du jugement. Le cas existe évidemment car les caractères faibles et les psychologies pauvres abondent. A côté, il existe de-çi de-là, et de plus en plus, nous en avons l’écho assuré, des esprits placés dans les rouages des pouvoirs ou fort proches qui commencent à réaliser et à mesurer la monstruosité de la crise US qui se développe (et des autres crises également, parallèlement) et l’abîme où ce mouvement convulsif conduit cette puissance. Leurs constats sont crépusculaires et leur conclusion désespérée par l’absence de réponse à cette question: que faire? A côté de ces divers cas individuels existe une consigne générale non écrite, justifiée par un réflexe de refus du réel, qui est celle de l’emprisonnement volontaire du jugement; et cette consigne, en général, passe bien, elle nous conforte, elle nous berce comme une contine fait pour un nouveau-né trop pressé, elle nous rendort si parfois nous vient la faiblesse d’ouvrir un oeil; elle passe si bien, enfin, qu’il serait manifeste qu’elle correspondît à un désir profond, on dirait presque de l’ordre du psychanalytique. Peut-être est-ce le désir presque innocent de refuser le meurtre du père que serait la mise en cause de l’Amérique? Tout se passe comme si notre fascination pour l’Amérique réglait notre pensée, notre jugement et notre réflexe vital.

Date de publication : 05/05/2008 - Rubrique : Faits et commentaires 

http://dedefensa.org/article.php?art_id=5098


3-2 Point de vue de Hamid Barrada : La « nouvelle star » d'Al-Qaïda.  

Al Cia-Mossad-Al-Qaïda vient de nous sortir un nouveau figurant.... lui aussi un miraculé !
Les experts antiterroristes de Washington ont déniché un successeur à Oussama Ben Laden : un obscur prêcheur répondant au nom d’Abou Yahya al-Libi. À défaut de mettre la main sur Oussama Ben Laden, les Américains lui ont trouvé un successeur. Et ce n’est pas l’Égyptien Aymen al-Zawahiri mais un compatriote de Mouammar Kaddafi appelé Abou Yahya al-Libi. Plus qu’un patronyme, ce nom indique son pays d’origine, en l’occurrence la Libye. L ’héritier putatif de Ben Laden a utilisé d’autres noms de guerre : Hassan Qaïd, Younès Sahraoui, mais son véritable nom serait Mohamed Hassan. Il bénéficie de l’engouement des experts américains, qui sont souvent des anciens de la CIA reconvertis dans les centres de recherche affectés à la lutte contre le terrorisme et dépendants de l’armée. Pour eux, Abou Yahya est la star qui monte dans le ciel d’Al-Qaïda. À 30 ans, il « possède tous les talents, s’enthousiasme l’un de ces experts. Il est à la fois guerrier, poète et savant (en sciences islamiques). Personnalité charismatique, c’est un chef militaire et un maître à penser ». La légende d’Abou Yahya al-Libi dans le monde clos des djihadistes remonte à 2005. Dans la nuit du 10 juillet, cet obscur prêcheur a été le héros d’une évasion spectaculaire d’une prison américaine particulièrement bien surveillée installée à la base aérienne de Bagram, en Afghanistan. Avec trois compagnons, il avait bidouillé une serrure et trompé la vigilance de ses geôliers avant de traverser une immense contrée sans tomber entre les mains de l’ennemi. Un vrai miracle qui rappelle un épisode de l’hagiographie du Prophète, célébré encore aujourd’hui sur le site Internet d’Al-Qaïda. Jusque-là, l’itinéraire d’Abou Yahya n’avait guère attiré l’attention. Son frère aîné, incarcéré dans les geôles de Kaddafi et dont on ignore s’il fait partie des quatre-vingt-dix djihadistes libérés récemment, était une figure du Groupe combattant islamique libyen (GCIL), qui avait participé au djihad contre les Soviétiques en Afghanistan. Lui-même s’était consacré à des études de théologie en Mauritanie. Et quand il avait rejoint l’Afghanistan, la guerre était finie et le pays était tombé sous la coupe des talibans. Il n’a reçu qu’une formation militaire rudimentaire, et son rôle au sein d’Al-Qaïda s’apparente davantage à celui d’un prêcheur. Au lendemain du 11 septembre 2001, il est arrêté par les Pakistanais et livré aux Américains. C’est ainsi qu’il se retrouve à la base de Bagram.
Tout change après son évasion miraculeuse, qui a grandement favorisé son ascension fulgurante au sein d’Al-Qaïda. Il fera bientôt partie du premier cercle restreint autour de Ben Laden. Tout au long de 2007, alors que la guerre des vidéos fait rage entre les services américains et le mouvement djihadiste, Abou Yahya occupe une place de choix. Rompant avec les orateurs exaltés, il se distingue dans ses interventions par un effort pédagogique de rationalisation. Plutôt que de multiplier les partisans d’Al-Qaïda, il cherche à consolider ses fondements idéologiques. Ses cibles privilégiées sont les oulémas modérés, en particulier saoudiens et égyptiens, qui dénoncent le djihad en terre d’islam et le recours aux attentats-suicides. Auparavant, il s’était opposé, toujours sur la Toile , à Abou Moussab al-Zarqaoui (mort en juin 2006), dénonçant les massacres des civils en Irak et la guerre entre sunnites et chiites. Lorsque l’affaire des caricatures du Prophète a éclaté fin 2006, il avait appelé les fidèles à organiser des attentats en Europe…

Après la mort, au début de cette année, d’Abou Laïth al-Libi (aucun lien de parenté), Abou Yahya apparaît comme le chef des éléments libyens au sein de la mouvance djihadiste en Afghanistan. Mais ce sont les relations au sommet d’Al-Qaïda qui vont peut-être, à l’avenir, retenir l’attention. Avec cette question sous-jacente : dans quelle mesure les marques de considération des Américains à l’endroit d’Abou Yahya al-Libi, la « star qui monte », vont-elles affecter les deux vétérans vedettes qui ont pour nom Oussama Ben Laden et Aymen al-Zawahiri et alimenter, à terme, guerre des chefs et guerre de succession ?
Sources
Jeune Afrique
Posté par Adriana Evangelizt  : http://usa-menace.over-blog.com/article-19246436.html



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information  

4-1 Justice :  Affaire « Pétrole contre nourriture »

 A Rennes, un « homme en colère »… Le rennais Gilles Munier, mis en examen il y a 3 ans pour «avoir violé une résolution de l’ONU » en Irak, n’a toujours pas le droit de sortir du territoire métropolitain. « C’est de l’acharnement juridique », dit-il « je suis un des seuls parmi les personnes impliquées dans l’Affaire Pétrole contre nourriture qui soit assigné de cette façon à résidence, alors que le juge Courroye a clos son instruction depuis juin 2007 » ». La « justice » française - il tient aux guillemets – craignait, semble-t-il jusque là, qu’il profite de déplacements à l’étranger pour « rencontrer des complices, détruire des documents ». « De la foutaise !  A Bagdad, les services secrets français savaient que je ne faisais en conscience rien de délictueux, sinon j’aurais eu des problèmes avant la chute de Saddam Hussein» clame-t-il, excédé, « m’empêcher de voyager est un prétexte, de nos jours avec un téléphone, Internet et une webcam, on peut communiquer discrètement n’importe où, il suffit d’aller dans un cyber café ». On lui a interdit de se documenter au Proche-Orient pour un livre sur le jeu américain dans la région, et pour les besoins d’articles sur la situation en Irak qu’il publie dans le mensuel Afrique Asie ou sur son blog*. En France, affirme-t-il : « on n’emprisonne pas pour des idées, on asphyxie financièrement pour réduire au silence ceux dont les engagements politiques déplaisent. Et après cela, on se permet de critiquer la Syrie , la Libye ou la Chine ». Son épouse a dû verser… 50 000 euros de caution pour qu’il reste en liberté conditionnelle. Secrétaire général des Amitiés franco-irakiennes depuis 1986, Gilles Munier s’imposait une « obligation de réserve ». « C’est fini», dit-il maintenant, « A Bagdad, j’ai vu beaucoup de soi disants porteurs de messages se réclamant, à tort et ou à raison, de Chirac ou même de Sarkozy. J’en parlerai. Le procès qui s’ouvrira – et pour moi le plus tôt sera le mieux – doit être celui du génocide qui a tué plus d’un million d’enfants irakiens, de la cupidité et des mensonges de certains hommes politiques, de l’hypocrisie occidentale ». Dans son dernier livre**, son avocat Jacques Vergès écrit qu’il fera du procès « un acte d’accusation contre les criminels camouflés sous le manteau de la démocratie ». Vu sa réputation, ce n’est certainement pas une vaine promesse. *   gmunier.blogspot.com ** Journal, la passion de défendre  (Ed. du Rocher, 2008) Paru dans l’hebdomadaire « 7 Jours » (Rennes) 2 mai 2008


4-2 L’aide US à l’étranger : De plus en plus militarisée.

Oxfam America a plaidé récemment en faveur d’une intervention plus intelligente de la prochaine Administration américaine dans le développement international. Pour Oxfam, il faut changer radicalement le système américain d’aide à l’étranger. Celui-ci est un véritable labyrinthe de mandats et d’exigences où une chatte n’y retrouverait plus ses petits. De plus, la sécurité est devenue l’obsession numéro un. Le département de la Défense contrôle plus de 20% de l’aide, lui qui n’en contrôlait que 3% en 1990.
Un signe qui ne trompe pas de la complexification du système américain d’assistance est l’épaisseur de la loi sur l’aide aux pays étrangers. En 1960, à la veille de l’élection de John Kennedy, cette loi comportait une centaine de pages. Aujourd’hui, elle en compterait plus de 1 500 !
Les « allocations spéciales » – sommes allouées par des élus américains aux projets qu’ils choisissent de soutenir – ont aussi pris beaucoup de place, toujours selon Oxfam. Les programmes qui s’attaquent plus globalement aux causes de la pauvreté afin de l’alléger en ont souffert.
De plus en plus militarisée
L’aide américaine redevient ce qu’elle était avant la chute des pays de l’Est : de plus en plus une aide militaire.
En moins d’une décennie, le montant total des crédits consentis aux pays étrangers pour acheter des armes américaines est passé de 700 millions à 5 milliards de dollars USD. Cet accroissement de l’aide militaire s’est fait au détriment de l’aide civile et humanitaire (Global Issues, US and Foreign Aid Assistance - Aid and Militarism).
Mais il ne s’agit pas que du montant de l’aide civile détourné à des fins militaires, même les opérations d’aide civile sont de plus en plus prises en charge par des militaires.
Signe des temps, le Center for Global Development organise
une rencontre le 6 mai à Washington, lors de laquelle USAID va défendre la nouvelle coopération qui s’est établie avec l’armée américaine non seulement en Irak et en Afghanistan, mais aussi en Afrique et en Europe. USAID est une agence du gouvernement américain chargée de fournir l’assistance économique et humanitaire des États-Unis à travers le monde. Elle doit composer avec cette nouvelle présence des militaires dans son champ d’intervention.
Qu’est-ce que ce rapprochement entre les civils de USAID et les militaires change, sinon de rendre public ce qui se produit depuis la fondation de USAID, répondront
ceux qui accusent le gouvernement américain d’utiliser cette agence comme couverture pour leurs actions secrètes d’infiltration et de déstabilisation.
Le Congrès américain s’inquiète
Le comité des affaires étrangères de la Chambre des représentants a entrepris une enquête parlementaire en profondeur sur le système américain d’aide à l’étranger. L’objectif est de comprendre ce qui ne va pas. Lors de
la première séance avec témoins, le président du comité, le représentant Howard Berman, s’est ouvertement inquiété de la trop grande présence des militaires dans l’aide étrangère et a appelé à un recentrage de l’armée sur sa mission première. Pour sa part, Lael Brainard de la Brookings Institution a témoigné le même jour en faveur d’une aide qui renouvellerait l’esprit du Plan Marshall et de l’Alliance pour le progrès de John F. Kennedy. L’échec de cette initiative d’aide économique favorisant le progrès démocratique en Amérique latine dans le but de contrer le communisme laisse songeur. Brainard a lié la question de la sécurité des États-Unis et celle du progrès économique et social dans le monde. (Son témoignage est disponible sur le site de la Brookings Institution). Mais, indépendamment de sa vision idéologique, le texte de Brainard vaut la lecture pour deux aspects : d’une part, elle fait un état de la situation démontrant à quel point l’aide étrangère « officielle » est devenue complexe, d’autre part elle met le doigt sur un gros bobo en révélant l’état de décrépitude de la partie civile de cette aide. Depuis 1990, USAID a vu son personnel réduit du tiers. De plus en plus, ce personnel est composé de chargés de projets. L’expertise civile technique et opérationnelle s’est rétrécie comme peau de chagrin. Le secrétaire à la Défense Gates l’a lui-même reconnu récemment : « Indeed, having robust civilian capabilities available could make it less likely that military force will have to be used in the first place, as local problems might be dealt with before they become crises  » (cité par Brainard). Au moment où le gouvernement américain est affaibli et empêtré dans la complexité de la structure administrative d’où émanent ses initiatives d’aide, l’aide non gouvernementale atteint des sommets, plus de 26 milliards de dollars selon Brainard, dépassant même le montant de l’aide gouvernementale. Il n’est pas étonnant, dans ces circonstances, que Bill Gates et ses amis milliardaires aient pris l’initiative en Afrique. Parmi les témoins, il y avait aussi Raymond C. Offenheiser, président d’Oxfam America, venu répéter l’argumentaire contenu dans le rapport publié en mars (Développement intelligent : pourquoi l’aide américaine doit être réformée).  Michel Monette http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=39534 Date de publication : 03/05/2008


4-3 Lettre au Parlement irakien - Comité juridique.
Turkmeneli partie adressée le Parlement irakien - Comité juridique par le biais d'une lettre avec une certaine proposition sur les conseils de gouvernorat prochaine élection
À: Chambre des Représentants - Comité juridique
Constitution irakienne permanente dans son quatrième trimestre, l'article 121 en ce qui concerne les administrations locales sont les suivantes: "Cette constitution garantit l'administratif, politique, culturelle, le droit à l'éducation de diverses ethnies (Turkmènes, les Chaldéens, les Assyriens, et tous les autres composants) et réglemente que par une loi "En fonction de l'élection de 1992 du Kurdistan Assemblée nationale, la répartition des sièges pour des Turkmènes, des Assyriens et Chaldéens et l'utilisation des fonds spéciaux pour eux, devrait être pris en compte pour représenter toutes les composantes du peuple iraquien à la Chambre comme il est dit dans l'article ( 47), premier alinéa, de la Constitution iraquienne.
Nous espérons que tous les membres du Comité et la Chambre des représentants prendra en considération les propositions suivantes: --
1 - Se fondant sur l'recensement de 1957 avec des cartes de rationnement pour les dossiers de Kirkouk province à organiser l'inscription des électeurs pour les élections aux conseils provinciaux en raison de circonstances particulières entourant le gouvernorat.
2 - Utilisation de système électronique pour les élections dans le gouvernorat de Kirkouk pour empêcher la falsification.
3 - 32% d'attribution des sièges pour chacun des Turkmènes, Arabes, Kurdes et 4% pour les Assyriens.
4 - Réglage des critères spéciaux pour les pays candidats à gouvernorat de conseil - le candidat doit être de Kirkouk habitant pour les 10 dernières années comme un minimum.
5 - Prise en compte de la représentation de toutes les composantes ethniques dans les conseils provinciaux de Bagdad, Diyala, Salahuddin, à assurer une réelle participation de toutes les parties au conseil local et de prévenir la fraude et les différends entre les composantes.
Turkmeneli partie Bureau de juristes 27/4/2008
BLEU FEMME
Je suis une femme européenne qui prend un intérêt dans la difficile situation des Turkmènes d'Irak.

Le nord de l'Irak a été la patrie des Turkmènes irakiens depuis plus d'un millénaire. Depuis la création de l'État iraquien en 1921 - comme une conséquence de WW1 qui a causé la désintégration de l'Empire ottoman et la prise en compte de la réalité nord de l'Irak dans l'État iraquien - les Turkmènes ont été systématiquement fait preuve de discrimination, marginalisés et opprimés de géopolitique et de des raisons économiques, comme Turkmeneli contient d'énormes réserves pétrolières et gazières, concentré autour de Kerkuk, Tél Afer et Khanaqueen.For ces économiques et des raisons géopolitiques l'gouvernements iraquiens successifs ont essayé d'assimiler les Turkmènes et ils ont délibérément sous-estimé leur nombre et leur véritable représentation en Iraq. Depuis l'occupation de l'Iraq en 2003 par l'US-UK coalition, la situation des Turkmènes s'est encore détériorée à la suite de la décision des États-Unis afin de permettre au partis kurdes et leurs milices à pénétrer, occuper et de contrôler Kerkuk et tous les autres turkmène les villes comme une récompense pour leur collaboration au cours de l'invasion de l'Iraq.
Lundi 28/04/2008 Traduction de  Turkmeneli Party's letter to the Iraqi ParliamentLetter to Iraqi parliament – legal committee



5 Annalyse-  Géopolitique et stratégie – Réflexion Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information  

5-1 L'ascension de Petraeus (en Irak) libère Cheney vis-à-vis de l'Iran.. La nomination du Général David Petraeus en tant que nouveau chef du Central Command des Etats-Unis garantit qu'il sera disponible pour défendre la politique de l'administration de George W Bush vis-à-vis de l'Iran et de l'Irak, du moins dans les derniers mois du mandat de Bush, et peut-être même au-delà. Cela donne aussi au Vice-président Dick Cheney une plus grande liberté d'action pour exploiter, durant les derniers mois de l'administration Bush, l'option d'une frappe aérienne contre l'Iran.
Selon le Secrétaire à la Défense Robert Gates, Petraeus prendra le commandement de CENTCOM à la fin de l'été ou au début de l'automne.
La capacité de l'administration américaine de menacer, à la fois publiquement et en coulisse, d'attaquer l'Iran a été spectaculairement réduite en 2007, par l'opposition de l'ancien chef de CENTCOM, l'Amiral William Fallon, jusqu'à ce qu'il se retire de ce poste, le mois dernier, sous la pression de Gates et de la Maison-Blanche.
Petraeus a prouvé sa volonté de coopérer étroitement avec la Maison-Blanche sur l'Irak et l'Iran, en fourbissant des arguments contre toute réduction post-"surge" [montée en puissance] des troupes et en accusant l'Iran de défier la présence militaire des Etats-Unis. En plus de la déférence du Congrès et des médias envers Petraeus, la malléabilité de ce dernier sur ces questions a fait de lui le choix évident pour remplacer Fallon.
Mais en fait, dès l'année dernière, Petraeus avait déjà pris le contrôle d'un grand nombre des pouvoirs du chef de CENTCOM.
En tant que commandant en chef en Irak, il était en théorie, dans la chaîne de commandement, sous les ordres de Fallon. En réalité, Petraeus ignorait les points de vue de Fallon et prenait directement ses ordres de la Maison-Blanche. Petraeus exerçait en effet le rôle de commandant en chef sur les questions jumelles de l'Irak et de l'Iran.
Depuis le début de sa prise de commandement de CENTCOM, Fallon s'est régulièrement querellé avec Petraeus sur le "surge" et le retrait d'Irak. Fallon s'est opposé au "surge" et il pensait que les Etats-Unis devraient commencer à retirer d'Irak la plupart de leurs soldats. Mais il était efficacement contrecarré par le lien étroit entre Petraeus et la Maison-Blanche , pour pouvoir influencer la politique militaire des Etats-Unis en Irak et dans l'ensemble de la région.
Fallon a aussi exercé beaucoup de pression, selon une source qui connaît bien sa manière de penser, pour tenter de négocier un accord avec l'Iran sur le passage inoffensif par le Détroit d'Ormuz, afin d'apaiser les tensions causées par le différent entre les Etats-Unis et l'Iran sur les obligations des navires de guerre transitant par ce détroit. Mais toutes négociations de ce type seraient entrées en conflit avec l'emphase que l'administration a placée sur une confrontation avec l'Iran, et ils n'étaient pas intéressés.
Petraeus a révélé dans son audition du 10 avril dernier devant le Congrès qu'il avait déjà assumé quelques-unes des fonctions normalement exercées par le chef de CENTCOM, en ce qui concerne les relations avec les chefs militaires dans la région. Petraeus a déclaré qu'il était "vraiment allé dans quelques pays voisins, dans une initiative … de découvrir les réseaux de certains de ces combattants étrangers, les pays dans lesquels ils opèrent, et leurs sources".
En fait, Associated Press a rapporté que Petraeus, depuis septembre 2007, s'était rendu dans cinq pays du Proche-Orient - la Jordanie , le Koweït, Bahreïn, la Turquie et les Emirats Arabes Unis. Ceci aurait normalement dû être le travail de Fallon, mais la Maison-Blanche a bien fait comprendre qu'elle voulait que ce soit Petraeus - pas Fallon - qui accomplisse ces missions. 
Selon la même source, il était devenu de plus en plus évident à Fallon qu'il ne dirigeait pas vraiment les choses à CENTCOM. La frustration de Fallon vis-à-vis du pouvoir de fait que Petraeus exerçait sur la politique au Proche-Orient était la raison principale pour laquelle il était prêt à se retirer.
Mais, ainsi que l'a rapporté le magazine Esquire au début du mois de mars, ce fut le refus de Fallon d'accepter que l'option d'une frappe militaire contre l'Iran soit toujours effectivement sur la table qui conduisit à des tensions sérieuses avec la Maison-Blanche. Il était évident que Fallon avait irrité Cheney, en suggérant publiquement en trois occasions, entre septembre et fin-novembre 2007, qu'une frappe militaire contre l'Iran avait été écartée par Washington.
L'annonce de la démission de Fallon, le 11 mars dernier, a été suivie moins d'une semaine plus tard par un voyage de 10 jours de Cheney au Proche-Orient, durant lequel le vice-président a parlé explicitement d'une option militaire contre l'Iran lors de ses visites en Turquie et en Arabie Saoudite. Ce qui semble indiquer que Cheney s'est senti plus libre de brandir la menace militaire contre l'Iran avec Fallon qui était neutralisé. 
Durant sa visite en Turquie le mois dernier, Cheney a sollicité agressivement le soutien politique des dirigeants turcs, pour une frappe des Etats-Unis contre les installations nucléaires iraniennes, selon une source bien au courant de la rencontre de Cheney à Ankara.
Cheney a été "très agressif" en demandant au Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et au Président Abdullah Gul, de même qu'au chef d'état-major le Général Yasar Bukyukanit, de "s'embarquer" dans une telle attaque, selon cette source, qui a accès au compte-rendu de la visite de Cheney.
Cheney a indiqué que la Turquie avait été ajoutée à la dernière minute à son voyage, semblant ainsi indiquer que cette décision de rendre visite à Ankara était liée à la démission de Fallon. 
Après la rencontre entre Cheney et le Roi d'Arabie Saoudite Abdallah ben Abdul Aziz, lors du même voyage, des sources saoudiennes ont fait savoir aux médias que le Roi Abdallah avait dit à Cheney que son gouvernement s'opposait à toute frappe militaire des Etats-Unis contre l'Iran. Indiquant par là que Cheney avait abordé l'option militaire aussi à Riyad. 
Lors de ce voyage, l'un des principaux objectifs de Cheney semble avoir été de faire passer le message à l'Iran que l'option d'une frappe contre ses installations nucléaires est bien toujours d'actualité.
Dans une interview avec Cheney, alors que celui-ci se trouvait à Ankara, la journaliste d'ABC News, Martha Raddatz, a fait le commentaire suivant : "[Lorsque] vous venez ici, les gens dans la région se mettent à penser que vous êtes ici pour planifier quelque sorte d'action militaire".
Cheney a fortement sous-entendu que c'était en effet l'objectif majeur de son voyage. "Eh bien, je pense que la chose importante à garder en tête", a-t-il dit, "est l'objectif que nous partageons avec un grand nombre de nos amis dans la région, et c'est qu'un Iran doté de l'arme nucléaire serait très déstabilisant pour toute la région".
Petraeus est devenu le principal porte-parole de l'administration pour l'argument tenant l'Iran pour principalement responsable de la résistance militaire chiite à l'occupation étasunienne en Irak. Petraeus et son état-major ont développé l'idée, début 2007, selon laquelle l'Iran utilisait un soi-disant "groupe spécial" de combattants rebelles de l'Armée du Mehdi du dirigeant chiite Muqtada al-Sadr, pour livrer une guerre par procuration contre les forces étasuniennes.
Lors de sa dernière audition devant les commissions parlementaires, Petraeus a déclaré que ces "groupes spéciaux" prétendument organisés et manipulés par l'Iran "posent la plus grande menace à long-terme à la viabilité d'un Irak démocratique".
Gareth Porter 

Gareth Porter est historien. Il est aussi un analyste politique sur la sécurité nationale. (Inter Press Service) – traduction [JFG-QuestionsCritiques]

Asia Times Online, publié le 26 avril 2008

article original : "Petraeus' rise lets Cheney loose on Iran" http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/Gareth_Porter/Petraeus_Fallon_Centcom_Cheney_Iran_240408.htm

5-2 Cargos de nuit (vague n° 1,2 & 3) : Le commerce des armes et ses ramifications dans le monde.

Fin La CIA choisissait mieux ses contractants, dans les années passées se dit-on à lire l’étonnante carrière de notre jeune héros perturbé. Comme quoi tout se perd... y compris Efraïm, depuis introuvable sur le territoire US : il pris la fille de l’air depuis que le contrat a été rompu et demeure introuvable depuis, bien sûr... serait-on tenté de dire. Pourtant, il avait bien alerté lui-même l’ambassade américaine à Tirana et obtenu un rendez-vous important avec les autorités, y compris jusqu’au ministre de la défense albanais, impliqué jusqu’au cou dans l’affaire. Selon le New York Times, Diveroli avait lui même constaté à quel point dans le pays tout était circonscrit à une mafia : "At the end, Mr. Diveroli appeared to lament his business with Albania. “It went up higher to the prime minister and his son,” he said. “I can’t fight this mafia. It got too big. The animals just got too out of control.” Au passage, le journal cite derrière l’intermédiaire chypriote déjà cité un autre homme au dessous de tout soupçon : Heinrich Thomet, trafiquant suisse réputé. Un rapport édifiant sur les vols des avions de Victor Bout à Bagdad le mettant en cause évoquait la disparition de lots complets de mitraillettes sur le marché parallèle, à peine débarquées de Bosnie cette fois : "Some 200 000 guns the US sent to Iraqi security forces may have been smuggled to terrorists, it was feared yesterday. The 99-tonne cache of AK47s was to have been secretly flown out from a US base in Bosnia . But the four planeloads of arms have vanished". Bien entendu, à Bagdad, personne n’avait vu les Antonov atterrir : "But air traffic controllers in Baghdad have no record of the flights, which supposedly took off between July 2004 and July 2005." Nous avons déjà évoqué ici largement ces liens troubles entre armée américaine et les fournisseurs d’insurgés. Pour en revenir au fameux dépôt albanais, la première réaction américaine a été d’envoyer six inspecteurs du FBI sur place. Car la firme censée nettoyer le dépôt était... américaine au départ et non albanaise. C’est Southern Ammunition (Southern Ammunition Co. Inc., or SACI), société sise à Loris, en Caroline du Sud, dans le comté de Horry County, et qui vend sur le net ... des armes. Elle est en ce moment même en attente d’arrivée de nouveaux produits : "In the coming months we expect to receive some 50 caliber ammo as well as 9MM +P, and 7.62X39 Russian surplus. Check back with us from time to time, or fill out our contact form and we will keep you updated on our latest offerings." On ne peut être plus clair. Mise en cause dans l’explosion, elle a répondu que son contrat s’était terminé le 8 décembre 2007, bien avant l’explosion. Ce qui s’appelle se laver les mains du problème. Le dépôt explosé, la firme américaine responsable du traitement des munitions rentrée chez elle, le jeune Efraim dans la nature, il ne reste plus grand chose à la procureure Albanaise pour dérouler l’écheveau du gigantesque trafic en cours depuis des années. A moins de s’en prendre directement au gouvernement, ce qu’elle tente de faire. Mais la partie s’annonce rude : l’embassade des Etats-Unis à Tirana, ou se promenait régulièrement Diveroli, a déjà repris les choses en main. Dans une réunion tenue le 2 mai dernier, elle expliquait que tout allait mieux se passer, maintenant, puisque qu’elle avait dépêché, je cite le bureau des "Alcools, Tabac, Armes à feu et Explosifs" pour s’occuper du problème. Sans rire. Et annoncer triomphalement que pour nettoyer le site, c’était ArmorGroup North America (AGNA) qui avait été sélectionné par le nouveau ministre de la défense Gazmend Oketa, le remplaçant de Fatmir Mediu, en cheville directe avec Donald Rumsfeld, pour continuer l’œuvre de la précédente société américaine sur place... une société privée basée à Londres que l’on retrouve essentiellement déployée... en Irak...  Voilà près de 200 millions de dollars qui valent bien les 300 dont avait hérité un gamin de 22 ans, en définitive. Au royaume des corrompus, seuls les trafiquants d’état sont rois. On le voit, les containers, présent aussi bien en Irak qu’en Albanie, servent à tout, et surtout à cacher des armes qui sont achetées et revendues par des trafiquants qui bénéficient clairement de la bienveillance des états. Ici, notamment, l’Albanie, les Etats-Unis et l’Irak, où la CIA pointe constamment derrière des transferts douteux. Nous verrons dans un prochain volet que les Balkans regorgent d’autres trafics, et d’autres liens avec les groupuscules d’obédience néo-nazis, et que d’autres ports, tel Odessa, constituent d’autres plaques tournantes dangereuses, en revenant une dernière fois sur Anvers, où un autre volet du problème est resté en suspend : celui du transport de produits irradiants, sans que la population, une fois encore, ne soit informé des dangers réels de ces trafics.

Morice Informaticien, ancien rédacteur en chef de revue informatique nationale, préoccupé aujourd’hui par la montée des extrêmismes en tout genre. Professeur d’histoire en collège pendant 15 ans. Maîtrise de Géographie, mémoire sur "l’industrie photographique au Japon". Résistant officiel depuis le 6 mai. Accessoirement chasseur de Trolls (une autre forme d’extrêmisme), espèce fort répandue sur le Net. Athée, au cas où certains pourraient en douter.  http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=39300

05/05/2008

n° 356 -Journal d'Irak -du 28-04 au 04-05 -Début- MOyen-Orient : la paix ou la guerre totale.

n° 356 -Journal d'Irak -du 28-04 au 04-05 -Début- MOyen-Orient : la paix ou la guerre totale.

Journal d'Irak   

N°356      du 28/04 au 04/05/08

Par M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be
Sommaire :

Tiré à part :

Etats-Unis: grève des dockers contre la guerre en Irak.

Bush demande 70 milliards de dollars en 2009 pour le financement des guerres d’Irak et d’Afghanistan.

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

Résistance :

1 Analyse

Des résistants

Des occupants

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

3) Les voisins

La guerre dans la guerre

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre.



L'Irak en chiffre: du 28-04 au 04/05/08

Tués Blessés
Peuple irakien 28 + x 215 + x
Usboys/Autres boys + miliciens 11 21
Policiers, armée et collaborateurs & miliciens 8 4+ x

Tiré à part :

Etats-Unis: grève des dockers contre la guerre en Irak

Ils protestaient contre la guerre en Irak. 25 000 dockers travaillant dans 29 ports de la côte Pacifique des Etats-Unis, observaient jeudi un mouvement de grève, a indiqué une source syndicale. Le 1er mai n'est pas un jour férié aux Etats-Unis, où la fête du Travail est célébrée en septembre." Cette grève d'un jour intervient cinq ans après l'annonce par Bush de la fin des opérations majeures de combat en Irak(…)  Nous soutenons les soldats et disons aux politiciens de Washington qu'il est temps d'arrêter la guerre en Irak", a déclaré le président du syndicat des dockers, Bob McEllrath. Des responsables des ports de Long Beach et de Los Angeles, dans le sud de la mégalopole californienne, les principaux terminaux de conteneurs de l'ouest des Etats-Unis, ont indiqué que leur activité était totalement paralysée. Cette grève, effective de 8h00 à 17h00 jeudi, intervient deux mois avant l'expiration d'un contrat de travail de six ans, conclu entre les dockers et l'Association maritime du Pacifique (PMA), qui représente les gestionnaires de ports et les armateurs. Le porte-parole du PMA, Steve Getzug, a indiqué à l'AFP que le mouvement social était analysé par son organisation comme un moyen de pression des dockers."  ats / 02 mai 2008 


Bush demande 70 milliards de dollars en 2009 pour le financement des guerres d’Irak et d’Afghanistan.

Bush a adressé aux parlementaires une demande de financement des guerres en Irak et en Afghanistan, d’un montant prévisionnel de 70 milliards de dollars (45,2 milliards d’euros) en 2009, ont déclaré vendredi des responsables du Congrès. Cette somme pour l’année budgétaire 2009 débutant le 1er octobre 2008 porterait à 875 milliards de dollars (566 milliards d’euros) les sommes engagées depuis 2001 pour les guerres en Irak et en Afghanistan, ajoutent ces responsables. La majeure partie des 70 milliards de dollars, 45 milliards (29,1 milliards d’euros), est destinée à financer les opérations de combat, tandis que deux milliards de dollars (1,2 milliard d’euros) Bush a également demandé 1,7 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros) Motif invoqué : des améliorations aux infrastructures, des programmes sociaux et des initiatives de développement économique en Irak et en Afghanistan. (…) En vertu de sa demande, l’armée afghane recevrait 3,7 milliards de dollars (2,4 milliards d’euros) pour ses efforts de ‘contre-insurrection’ et l’armée irakienne deux milliards de dollars (1,3 milliard d’euros) dans le même but. Le Pakistan, recevrait 193 millions de dollars (125 millions d’euros) pour l’aide qu’elle apporte.

Source : http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4644 3 mai 2008



La résistance contre l'agresseur

Résistance :

Analyse & déclaration

02-05 Moqtada Sadr a refusé de négocier avec des parlementaires envoyés en Iran par le gouvernement Al-Mamiki. Des responsables américains, avaient salué cette tentative du gouvernement irakien, et souligné la nécessité d’inclure les sadristes dans le processus politique.(…) http://www.aloufok.net/



Occupation de l'Irak

Analyse & déclaration

USA & Coalition

01-05 Le général David Petraeus, a annoncé qu'un nombre "très, très significatif" (…) d'armes iraniennes avaient été saisies depuis fin mars.( plus d'un millier d'obus de mortier et d'artillerie, des centaines de roquettes et des dizaines de bombes antichars). Reuters



3) Politique

a) des collaborateurs Irakiens

Talabani & Maliki

Maliki 30-04 Le Premier ministre irakien Nouri al Maliki a répété que l'objectif final du gouvernement était de "démanteler l'Armée du Mahdi", et d'autres groupes de résistance, comme "l'Armée islamique, l'Armée d'Omar, ainsi qu'Al-Qaïda". (AFP)


Les grandes manoeuvres

01-05 Une délégation de cinq parlementaires de l'Alliance irakienne unie (AIU) est en Iran afin de "demander au gouvernement iranien d'arrêter de financer et de soutenir les résistants",(…)  a déclaré Sami al Askari, un influent député de l'AIU, qui comprend les principaux partis soutenant Maliki.Le porte-parole du gouvernement irakien, Ali Al Dabbagh, a déclaré que la délégation demanderait des réponses précises aux iraniens, notamment sur la question de l'armement des résistants. "Toutes les questions qui ont été soulevées seront évoquées (...). Nous attendons et nous voulons que l'intervention de l'Iran (en Irak) se fasse par le biais du gouvernement élu et non par un tiers", a-t-il dit, sans préciser quels seraient les interlocuteurs côté iranien. Reuters

04-05 Le gouvernement irakien a rejeté des allégations, avancées par les Etats-Unis, selon lesquelles les résistants recevaient un soutien iranien, et notamment des armes. "Nous n'avons pas ce genre de preuves", a indiqué le porte-parole du gouvernement Ali Dabbag, interrogé sur des saisies d'armes iraniennes évoquées par le commandement américain en Irak. Le commandement américain annonce régulièrement l'action des "groupes spéciaux", qui sont, selon lui, entraînés, financés et armés par des services iraniens. L'Iran a assuré soutenir les efforts du gouvernement irakien pour désarmer les milices en Irak mais lui a déconseillé l'usage de la force."Nous soutenons les efforts du gouvernement irakien pour désarmer les milices mais nous lui conseillons de ne pas confronter (par la force, ndlr) la population", a déclaré un responsable iranien ayant requis l'anonymat. Yahoo

05-05 Bagdad doit former une commission pour établir d'éventuelles interférences iraniennes en Irak, a annoncé le porte-parole du gouvernement, Ali Dabbag. Cette commission sera composée des représentants des ministères chargés des affaires de sécurité, a précisé M. Dabbag, laissant entendre que les ministères de la Défense et de l'Intérieur en feront partie. Interrogé sur des saisies d'armes iraniennes récentes évoquées régulièrement par le commandement américain en Irak, il a indiqué: "Nous n'avons pas ce genre de preuves. Nous cherchons des preuves et nous voulons présenter des documents plus tard". "Si nous obtenons ces preuves, nous défendrons notre pays", a ajouté le porte-parole.  (AFP)



B) Politiques des occupants 

3-1 Usa

Les grandes manoeuvres

01-05 Le directeur de la CIA Michael Hayden a déclaré "Mon opinion, c'est que la politique du gouvernement iranien, approuvée au plus haut niveau, est de faciliter la mort des Américains en Irak", "Soyez sûr qu'il y a des preuves à ce sujet". Il s'agit de la première déclaration d'un haut responsable Etats-unien. AP



C Les voisins

Turquie

La guerre dans la guerre

2 mai Raid aérien turc. Le bombardement a impliqué un grand nombre d'avions. (environ 50 avions ) Un total de 43 objectifs, comprenant des abris et un centre de communications du PKK, ont été détruits par les bombardements menés dans la région montagneuse de Qandil, qui ont débuté jeudi en fin de soirée et se sont poursuivis pendant la nuit, précise le communiqué. Pas de bilan officiel.

Le PKK a affirmé :"Des dizaines d'avions ont attaqué les monts Qandil qui abritent des bases du PKK. Nous n'avons pas eu de victimes". Jabbar Yawar, porte-parole des peshmergas, les forces de sécurité de la région autonome du Kurdistan d'Irak, a lui aussi rapporté le raid aérien turc et a déclaré ne pas avoir d'informations sur d'éventuelles victimes. Euronews

02-05

Selon le porte-parole du PKK, il y a "une coordination entre les militaires turcs et iraniens pour attaquer le PKK et le Pejak", une organisation séparatiste kurde d'Iran. "Nous avons des informations selon lesquelles il y a eu une rencontre entre Turcs et Iraniens, le 30 avril. La rencontre a eu lieu à la frontière sur le territoire iranien et visait à identifier les cibles qu'ils veulent attaquer", a affirmé le porte-parole du PKK. Le gouvernement turc dispose d'une autorisation d'un an du Parlement, qui expire en octobre, pour mener des opérations militaires transfrontalières contre le PKK. Depuis le début des actions d'Ankara contre le PKK en Irak, les Etats-Unis, allié de la Turquie au sein de l'Otan, l'assistent en lui fournissant en temps réel des informations sur les mouvements des rebelles kurdes en territoire irakien. La Maison Blanche a approuvé vendredi le nouveau raid turc. Les Etats-Unis, l'Irak et la Turquie sont tous trois engagés pour s'occuper de ce problème (…) ", a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche , Gordon Johndroe. AFP) http://fr.news.yahoo.com/afp/20080502/twl-turquie-kurdes-irak-bombardements-3e-ba734b9.html

04-05 150  kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont été tués dans des raids dans la région des monts Qandil. La région des monts Qandil est une zone difficile d'accès située aux confins de l'Irak, de l'Iran et de la Turquie Le document souligne que des commandants du PKK pourraient figurer parmi les personnes a précisé vendredi soir un précédent communiqué de l'armée. Depuis décembre, l'armée turque a bombardé douze fois les positions du PKK dans le nord de l'Irak. Elle a effectué des raids aériens ainsi qu'une opération terrestre d'une semaine en février. (AFP) -



4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes occupants.

29-04 Un militaire a été tué mardi lorsque son véhicule a heurté une bombe en bordure de route. Un deuxième a succombé à des blessures faisant suite à une attaque le même jour, a rapporté l’armée d’occupation mercredi. Les deux incidents ont eu lieu dans le nord-ouest de la capitale irakienne. Associated Press

30-04 Un soldat est mort dans l’explosion d’une bombe au bord d’une route au cours de la nuit de mardi à mercredi dans l’est de Bagdad, selon l’armée d’occupation. Le communiqué ne fournit pas plus de détails. . Associated Press.

30-04 L'armée américaine a annoncé que trois soldats américains avaient été tués mercredi dans l'explosion de deux bombes en deux endroits de Bagdad. (AFP)

02-05 Un soldat américain a é perdu la vie vendredi dans l'explosion d'une bombe posée en bord de route dans l'est de Bagdad, selon l'armée. AP

02-05 Une explosion dans un quartier commerçant du centre de la capitale irakienne a fait des tués dont un soldat américain, et 21 blessés, au passage d’une patrouille. http://www.aloufok.net/

04-05 Quatre soldats américains des forces d’occupation ont été tués vendredi par l’explosion d’une mine. L’explosion qui a tué les soldats américains s’est produite dans la province d’al-Anbar au passage du véhicule des Marines, indique un communiqué militaire qui ne donne aucun détail sur le lieu précis et les circonstances de cette attaque. Al-Anbar, largement désertique, est frontalière de la Syrie , de la Jordanie et de l'Arabie Saoudite. AFP 



Les combats par provinces

Détails autorisés par la censure.

1-1 Bagdad

28-04 "Ce qui se passe à Sadr City est un crime contre l'Humanité", avait estimé mardi le porte-parole des sadristes à Najaf, Salah al-Obeidi. (AFP

28-04 Dix résistants  ont trouvé la mort lors d’une attaque, dans la nuit de jeudi à vendredi, d’hélicoptères de combat américains armés de missiles et appuyés par des troupes au sol, dans l’est de Bagdad, a annoncé l’état-major américain. Selon des sources dans deux hôpitaux de la grande banlieue chiite de Sadr City, dans l’est de la capitale irakienne, onze corps de victimes - tous des hommes - de bombardements aériens ont été réceptionnés. Les hôpitaux ont également soigné 74 blessés, dont neuf femmes et 12 enfants. AP

28-04 Des troupes d’occupation nord-américaines et des soldats irakiens ont pris d’assaut aujourd’hui l’hôpital psychiatrique Al Rashad, à l’est de Bagdad, et ont arrêté toutes les personnes qui étaient à l’intérieur, y compris les malades, selon des informations fournies par le porte-parole du ministère de la santé, a rapporté EFE. Gramna

30-04 De nouveaux accrochages à Sadr City mercredi ont fait au moins 13 tués, selon un porte-parole américain, le colonel Steven Stover. (AFP

 01-05 Selon des sources irakiennes, au moins huit personnes ont été tués jeudi à Sadr City, où les combats ont fait plus de 900 morts en avril. http://www.aloufok.net/

02-05 Une explosion dans un quartier commerçant du centre de la capitale irakienne a fait des tués dont un soldat américain, et 21 blessés, au passage d’une patrouille. http://www.aloufok.net/

01-05 Une bombe placée en bordure de route a tué deux autres soldats dans le sud de Bagdad, selon un communiqué séparé. lAssociated Press.

03-05 A Sadr City, l'armée américaine continuait ses opérations dans le secteur, tirant des missiles sol-sol contre une cible à une cinquantaine de mètres seulement de l'hôpital de Sadr City. Le Dr Ali Bustan al-Fartusee, directeur général du département de la Santé de Bagdad, a par ailleurs déclaré à l'Associated Press que 23 civils ont été blessés par les raids. L'armée américaine a expliqué dans un communiqué avoir détruit "un centre de commandement et de contrôle " dans le secteur. Selon des journalistes locaux, des miliciens ont occupé par le passé des locaux près de l'hôpital.(…) Ces combats  ont fait 14 victimes parmi les résistants, a annoncé samedi l'armée américaine d’occupation. (Dont 3 ont été tués par des tirs de char M1A1 Abrams, après avoir attaqué des soldats irakiens, selon la même source) Les affrontements, qui ont commencé vendredi dans les quartiers adjacents d'Ubaydi et de Sadr City, (est de la capitale irakienne), ont également fait plus d'une centaine de blessés, selon des sources médicales irakiennes (AFP)

03-05 Une bombe a tué un civil et blessé huit policiers dans l'ouest de la capitale samedi. AP

04-05 Une salve de puissantes roquettes a endommagé samedi un hôpital et blessé 28 personnes dans Sadr City. L’hôpital se trouve relativement éloigné de la zone, plus au sud, des combats. Le commandement d’occupation a utilisé de puissantes roquettes guidées qui portent des charges explosives de plus de 100 kg chacune. Ce bombardement, survenu peu après 10H00 à provoqué la panique des employés et des patients de l’établissement. Devant l’entrée de l’hôpital, à une dizaine de mètres, une baraque a été réduite en un amas de briques et de débris de béton, selon un journaliste de l’AFP. Des sources sur place ont affirmé qu’il s’agissait d’une salle de repos pour des familles de personnes décédées. "C’est un crime de l’occupant", a lancé le Dr Ali Bistan, un responsable du ministère de la Santé venu sur place constater les dégâts. "Ils cherchent à détruire l’infrastructure du pays. Ils veulent empêcher les médecins de travailler, et les médicaments d’arriver", a-t-il accusé devant le journaliste de l’AFP. Un gardien de l’hôpital, Alaa Mohammed, 26 ans, visiblement encore sous le choc, a attribué à des avions de chasse américains le bombardement, précisant qu’il y avait eu cinq déflagrations. Les murs de bétons censés protégés le parking des ambulances ont été soufflés, des débris ont été projetés à plusieurs dizaines de mètres, et des fenêtres et des portes de l’hôpital ont été brisées. Les couloirs d’un bâtiment qui sert de dortoir au personnel médical étaient jonchés d’éclats de verre, de fils électriques, et de matériel de bureau renversé. "J’ai eu très peur. J’ai cru que j’allais mourir", a expliqué Zahra, une jeune infirmière en blouse blanche et un foulard sur la tête. "L’immeuble a tremblé et tout le monde a paniqué et s’est mis à courir dans tous les sens". AFP.

04-05 Dans la matinée de samedi, des rafales d’armes automatiques pouvaient être entendues sporadiquement et des hélicoptères d’attaque américains ont ouvert le feu à la roquettes au-dessus de la zone, dans le sud de Sadr City, où se déroulent les plus violents combats. Le commandement occupant annonçait que 14 résistants avaient été tués dans des affrontements depuis vendredi à Sadr City. http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4648

04-05 Le commandement américain a annoncé que treize résistants avaient été tués depuis samedi soir dans des accrochages dans Sadr City. Yahoo

04-05 L'épouse du président Talabani a échappé dimanche à une attaque dans le centre de Bagdad Le convoi de Mme Hero Ibrahim Ahmed, 60 ans, a été visé par une bombe près du Théâtre national, dans le quartier de Karrada. Elle a échappé à la déflagration mais quatre de ses gardes du corps ont été blessés. Auparavant, Adel Kawiss, chargé de la protection de l'épouse du président avait indiqué à l'AFP que l'explosion s'était produite vers 10H00 (07H00 GMT), et que le dernier véhicule du convoi avait été touché. Mme Talabani, âgée de 60 ans, est une femme d'affaires active dans le domaine de la communication. Elle est la fille d'Ibrahim Ahmed, l'un des fondateurs du Parti démocratique du Kurdistan (PDK). Yahoo

05-05 Au moins six personnes ont été tués dans des combats nocturnes dans le quartier de Sadr City, ont déclaré aujourd'hui des responsables des forces de sécurité et des services de santé irakiens.
AFP&  le figaro


1-3 Province de Ninive (Mossoul (capitale de la région nord du pays - à 375 km au nord de Bagdad,) Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul) & Tall Afar ) 

 La province de Nievah dont Mossoul est le chef-lieu dispose déjà de quelque 18.000 policiers mais seuls environ 3.000 d'entre eux opèrent dans la ville de près de 2 millions d'habitants, selon le porte-parole de la police Saïd al-Jubouri. La grande ville du Nord est en outre situé à un carrefour stratégique, notamment entre Bagdad et la Syrie.   L’armée américaine d’occupation considère Mossoul, comme le premier bastion urbain d’Al Qaïda en Irak,)

Mossoul

Mossoul est considérée par les militaires US comme l'épicentre de la résistance.

02-05 Abdullah Saleh al-Ajmi,  ancien prisoniers à Guantanamo est mort à Mossoul, rapportait jeudi chaîne de télévision Al-Arabiya. Salem al-Ajmi, le cousin d'Abdullah Saleh al-Ajmi, a déclaré à Al-Arabiya que l'ancien prisonnier était à l'origine de la dernière attaque menée à Mossoul, sans donner plus de détails. Trois voitures piégées visant des forces de sécurité ont explosé à Mossoul le 26 avril, faisant au moins sept morts parmi les policiers et soldats. AP



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)

 

 
Peuple
Civils tués (depuis l'occupation) 679.733
Civils blessés (depuis l'occupation)  7071092 ( chiffre très très minimum)
Civils violés (par les troupes d'occupations) 2.507     (voir Ibrahim Allousch
Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...) 48.938    (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) tués 4156  (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) blessés 3.885   (chiffre minimum)
En prison 40.268. (chiffre minimum)
Embargo 750.000 enfants (chiffre minimal)
Embargo 750.000 adultes (chiffre moyen)
Militaires irakiens tués pendant l'invasion 45.595 (chiffre minimal)
Civils tués pendant l'invasion 120.190 (chiffre minimal)
Coalition
Nombre de Soldats tués (ou morts...)  34.598
Soldats rapatriés (blessés ou malades) 52.805 (chiffre très minimal)
(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)
Disparus (dans la nature) 1.014
Désertions 5.501
Mutinerie 2 corps + 25
Aide psychologique 320.108***
Suicides Mercenaires tues                                                                                  79 933
non-combattants accidentés, 27 103
Policiers/soldats irakiens  tués 13.038
Policiers /soldats irakiens blessés <span style="font-size: 10
30-04

Le porte-parole civil du plan de sécurité de Bagdad, Tahsin Cheikhly, et les ministères irakiens de l'Intérieur, de la Défense et de la Santé , indiquent que 966 civils irakiens, 38 soldats et 69 policiers irakiens ont été tués en avril. Selon ces chiffres, 1.745 civils, 104 militaires et 159 policiers ont été blessés au cours de la même période.

(AFP)

22/04/2008

n°351- Journal d'Irak - 14 au 21 /04 (milieux) : "Cinq ans d'invasion en Irak et des décennies d'injustices produites par des tyrans

n°351- Journal d'Irak - 14 au 21 /04 (fmilieux) : "Cinq ans d'invasion en Irak et des décennies d'injustices produites par des tyrans"

Journal d'Irak     (fin) 

N°351          du 14/04 au 21/04/08

Par M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be
 Sommaire :

4 Libération du territoire

détails.(suite)

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1  "dalikoum fa doukou!" "Tenez goutez donc ça!"

5-2 Tim Carr : La presse ne fait plus son boulot, elle ne sert qu'à manipuler et distraire l'attention.

5-3 Le photographe d’AP Bilal Hussein libéré.

6 Brèves

6-1 Résistance contre l'occupation.

6-2 La force ne suffira pas face aux sadristes en Irak.

6-3 Les soldats d’occupation construisent un nouveau mur de plusieurs mètres de haut dans Sadr City

6-4 Irak: fin de mission … pour deux généraux en charge de Bassorah.

6-5 Irak: accord proche sur une loi pour doper les investissements pétroliers.

6-6 L'Europe en passe de sceller un accord énergétique avec l'Irak.


Libération du territoire

détails.(suite)

1-2 Province d'Anbar (vaste territoire à l'ouest de Bagdad comprenant les villes de Amiriya, Baghdadi, Diyarah, Falloujah, Habbaniyah, Haditha, Haqlaniyah, Hawija Hit, Houssabayh, Karabilah,  Khaldiyah, Koussaïba, Mahawil, Oubaïdi, Ramadi (capitale de la province d'Al-Anbar,) Kaïm (à la frontière avec la Syrie ), Sindjar & Zaidan

Ramadi, 

15-04 Un kamikaze a déclenché sa bombe dans un restaurant fréquenté par les collaborateurs. Treize personnes ont perdu la vie.


1-5 Kirkourk

17-04 Au moins 45 personnes ont été tuées et des dizaines ont été blessées dans une action kamikaze lors d'une cérémonie de condoléances de deux membres d'une milice luttant contre la résistance , tués il y a deux jours dans Bou Mohammad, à 120 km au sud de Kirkouk, a annoncé un responsable de la police locale. (AFP)


1-7 Province de Diyala (Baaqouba (chef-lieu- 60 km au nord de Bagdad) Abou Saïda.-Bahriz, Baladrouz,   Balad Rouz,Jaloula, Khalès, Khan Bani Saad, Moqdadiyah, Mouradiya, Yathreb  (La région de Baaqouba, capitale de la province de Diyala, à 60 km au nord de Bagdad, est le théâtre d'attaques visant quasi quotidiennement contre  les forces colonialistes et ses acolytes sur le terrain

Baaqouba (60 km au nord de Bagdad)

15-04 Une explosion a fait 40 morts et quelque 70 blessés selon le dernier bilan communiqué par la police irakienne. La bombe a explosé devant le siège du gouvernement provincial.  (ats)


1-10 Bassorah (capitale méridionale de l'Irak, à 550 au sud de Bagdad.- (deuxième ville du pays)

16-04 Un missile a atteint un groupe de cinq hommes qui transportait des grenades RPG, et un deuxième engin a détruit leur véhicule, a précisé le commandant Tom Holloway qui précise que 4 résistants serait tués.( alors que la police irakienne a fait état de six morts et trois blessés…) Il n’a pas précisé quel type d’appareil avait été employé, ni par quelles forces d’occupation, britanniques ou américaines. Les deux pays disposent d’hélicoptères et d’avions dans la région et des équipes de surveillance au sol peuvent diriger les tirs de missiles. (Al-Oufok)

19-04 Le commandant irakien à Bassorah, le général Mohan al Fouraidji, a déclaré à Reuters que les forces gouvernementales, appuyées par les bombardements de l’aviation américaine et de l’artillerie britannique, s’étaient emparées du centre de Hayaniya après une démonstration de force de l’aviation américaine et de l’artillerie britannique. De violents tirs d’artillerie et des explosions ont retenti à l’aube, d’une intensité sans précédent Le commandant Tom Holloway, porte-parole militaire britannique, a déclaré que l’opération avait débuté par un bombardement nourri mené par l’aviation américaine et l’artillerie britannique "afin de donner une démonstration de la puissance de tir disponible si nécessaire".. On ne dispose dans l’immédiat d’aucune précision sur les éventuelles victimes. Les responsables militaires américains ont estimé que l’opération de mars à Bassorah avait été mal préparée et lancée trop brusquement. Le gouvernement a limogé 1.300 soldats et policiers pour avoir refusé de combattre. Al-Oufok


1-13 Les autres villes de l'Irak occupée

Nasiriyah au sud de Bagdad

19-04 "La résistance a attaqué les forces de sécurité irakiennes le matin du 19 avril. L'armée précise que ces combats ont notamment impliqué "une force combinée de plus de 300 membres de l'armée et de la police irakiennes, "conseillée par les forces d'opérations spéciales américaines". Les résistants ont battu en retraite, sous un déluge de feu, vers un bureau local de Moqtada Sadr, où ils ont été finalement appréhendés, et tués (10 résistants) selon la même source. Moqtada Sadr a condamné ce massacre : "J'ai entendu que les forces irakiennes et l'occupant irakien ont attaqué des résistants et les ont tués brutalement", a-t-il dit dans un communiqué. "Ils ont brûlé leurs corps et ne veulent pas les remettre pour les funérailles", a-t-il ajouté. "Nous porterons plainte contre ceux qui ont fait ça et assurons que des tels actes ne seront pas répétés", a-t-il dit.  (AFP)

19-04 Un correspondant de Reuters à Nassiriah, autre chef-lieu de province du sud, a aussi fait état dans une ville voisine d'affrontements entre forces gouvernementales et miliciens de l'Armée du Mahdi. Un couvre-feu a été imposé. L'hôpital a dit avoir admis trois policiers blessés. (Reuters)



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003
   
Peuple
Civils tués (depuis l'occupation) 679.645
Civils blessés (depuis l'occupation)  70.763 ( chiffre très très minimum)
Civils violés (par les troupes d'occupations) 2.507     (voir Ibrahim Allousch
Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...) 8.938    (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) tués 4064   (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) blessés 3.885   (chiffre minimum)
En prison 40.268. (chiffre minimum)
Embargo 750.000 enfants (chiffre minimal)
Embargo 750.000 adultes (chiffre moyen)
Militaires irakiens tués pendant l'invasion 45.595 (chiffre minimal)
Civils tués pendant l'invasion 120.190 (chiffre minimal)
Coalition
Nombre de Soldats tués (ou morts...)  34.570
Soldats rapatriés (blessés ou malades) 52.779 (chiffre très minimal)
(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)
Disparus (dans la nature) 1.014
Désertions 5.501
Mutinerie 2 corps + 25
Aide psychologique 320.108***
Suicides Mercenaires tues                                                                                 

79

933

non-combattants accidentés, 27 103
Policiers/soldats irakiens  tués 12.054
Policiers /soldats irakiens blessés 26.096 (chiffre minimal)
Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature) 13.854
Autres tués (collaborateur  & mercenaires & autres) 5.423
Autres blessés ( collaborateur & mercenaires & autres) 9.120
Oléoducs,les infrastructures pétrolières & d'electricité 464 attaques (grand minimum)
Infrastructures du rail 195 attaques (idem)
Hélicopteres 98 ++              (idem)
Avions (& drone) 29 ++

Ces totaux sont obtenu par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux.

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

5-1 "dalikoum fa doukou!" "Tenez goutez donc ça!"

Vidéo exclusive publiée par Le Mouvement de la Résistance Islamique Irakien: Hamas. Groupe armé luttant contre les forces d'occupations américaines et leurs alliés!
Titre originale de la vidéo: "dalikoum fa doukou!" "Tenez goutez donc ça!" "
ذلكـم فذوقـــوه. pour voir: pour télécharger:
http://www.dailymotion.com/bookmarks/Ansar-Al-Khilafat/video/x5068u_80408-tenez-goutez-donc-ca-hamas-of_news


5-2 Tim Carr : La presse ne fait plus son boulot, elle ne sert qu'à manipuler et distraire l'attention.

Au cours de ces deux dernières semaines, suite aux demandes répétées de militants de défense des droits de l’homme, le Département de la Justice a été obligé de révéler au public une note rédigée par John Yoo, le conseiller juridique de l’Administration Bush. Dans cette note, John Yoo détaille les manoeuvres juridiques à mettre en oeuvre pour permettre au président des Etats-unis de violer la loi et de torturer des prisonniers. Au cours du débat public qui a suivi cette révélation, il est apparu à travers de nombreux témoignages, que l’Administration Bush avait de facto considéré que le 4è amendement à la Constitution des Etats-Unis ne pouvait s’appliquer aux “opérations militaires intérieures” (domestic military operations) sur le territoire des Etats-unis. En d’autres termes, si jamais l’armée devait être appelée à réprimer une dissidence aux Etats-unis, elle aurait le droit de vous priver de toutes vos libertés individuelles, de vous maintenir en détention indéfiniment, de vous torturer et de vous exécuter sans jugement. Interrogé à ce sujet, le Ministre de la Justice a tenté de se justifier en inventant un évènement inexistant dont la découverte éventuelle aurait pu permettre de prévenir les attentats du 11 septembre. Il a également menti ouvertement sur la portée des lois de surveillance et des affaires judiciaires en cours dans ce domaine. Autrement dit… il y avait largement de quoi faire plusieurs “Unes”, “Editions spéciales” et autres “Editoriaux” sur cette violente attaque contre les libertés constitutionnelles des citoyens américains… Oui, mais… pendant ce temps là, Barack Obama continuait sa campagne électoral en Pennsylvanie, participant notamment à une séance de bowling. Si on fait une recherche dans la base de données de presse NEXIS sur les sujets qui ont le plus mobilisé la presse aux Etats-unis ces 30 derniers jours, on arrive aux résultats suivants :

  • Recherche : “Yoo + torture” - 102 articles
  • Recherche : “Mukasey + 9/11″ - 73 articles
  • Recherche : “Yoo + Fourth Amendment” - 16 articles
  • Recherche : “Obama + bowling” - 1,043 articles
  • Recherche : “Obama + Jeremiah Wright” - plus de 3 000 articles
  • Recherche : “Obama + patriotism” - 1,607 articles
  • Recherche : “Clinton + Lewinsky” - 1,079 articles

Il faut préciser que la base de presse NEXIS n’indexe pas la presse “pipeul”. C’est vous dire l’ampleur du désastre. Et après on s’étonne que les gens n’achètent plus de journaux… [Tim Carr - IES News Service - 14/04/2008 - Trad. Grégoire Seither] http://libertesinternets.wordpress.com


5-3 Le photographe d’AP Bilal Hussein libéré.

Le photographe de l’Associated Press Bilal Hussein a été remis en liberté mercredi par l’armée américaine d’occupation qui l’a détenu pendant plus de deux ans sans l’inculper. Il a été remis à ses collègues de l’agence de presse américaine mercredi à Bagdad. L’armée américaine d’occupation l’avait accusé d’entretenir des liens avec l’insurrection irakienne mais elle a déclaré lundi dans un communiqué qu’il n’était plus considéré comme une menace. Une commission judiciaire irakienne l’avait lavé de tout soupçon peu auparavant. Soutenu par l’AP qui a mené sa propre enquête, Bilal Hussein, 36 ans, a toujours nié avoir noué des contacts douteux et maintenu qu’il avait travaillé normalement, comme n’importe quel photographe dans une zone de guerre. Il avait été arrêté le 12 avril à Ramadi par les Marines américains. (Al-Oufok)



6 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

6-1 Résistance contre l'occupation.

15-04 Vouée à la résistance contre l'occupation américaine, l'Armée du Mahdi est aussi devenue la principale organisation humanitaire du pays, souligne l'ONG Refugees International dans un rapport publié mardi. Selon ce document, l'Armée du Mahdi et les autres milices, étendent leur influence en subvenant aux besoins des victimes irakiennes de la guerre. Selon Refugees International, une ONG basée à Washington, l'Armée du Mahdi fonctionne sur le modèle du Hezbollah qui fournit toute une gamme de services humanitaires aux Libanais du Sud chiite. "Par le biais de ce système comparable à celui du Hezbollah, le mouvement sadriste s'est imposé comme le principal prestataire de services dans le pays", note l'organisation en soulignant que des centaines de milliers de chiites irakiens bénéficient de ce "programme durable". Dans le cadre de celui-ci, l'Armée du Mahdi loge gratuitement des déplacés et leur fournit nourriture, chauffage et de quoi subsister. "D'autres groupes gagnent pareillement du terrain et de l'influence en fournissant nourriture, carburant, électricité, vêtements et argent aux civils vivant dans leurs fiefs", relève encore Refugees International. "Non seulement ces milices jouissent maintenant d'un quasi-monopole de l'assistance à grande échelle en Irak, mais en outre elles enrôlent un nombre croissant de civils dans la résistance, y compris des personnes déplacées." PS : L'attrait massif à l'approche des élections régionales d'octobre est une cause de souci pour les responsables américains, qui jugent que réduire l'influence des milices est un des principaux défis pour le gouvernement de Nouri al Maliki.Source : Dean Yates Reuters Version française Marc Delteil

20-04 Moqtada Sadr :  "Je demande au gouvernement d’exiger de l’occupant un calendrier de retrait dans les plus brefs délais" Moqtada Sadr a menacé samedi de lancer "une guerre ouverte" si les opérations des forces irakiennes et américaines d’occupation contre son mouvement se poursuivaient. "Je donne un dernier avertissement, et je donne ma parole, au gouvernement irakien pour qu’il choisisse le chemin de la paix et arrête les violences contre son propre peuple, sinon il sera un gouvernement de destruction", assure le jeune chef religieux. "S’il n’arrête pas l’action des milices qui ont infiltré le gouvernement, nous déclarerons une guerre ouverte jusqu’à la libération", avertit Moqtada Sadr, dont l’armée du Mahdi, la plus puissante d’Irak, compte quelque 60.000 combattants. "Je demande au gouvernement d’exiger de l’occupant un calendrier de retrait dans les plus brefs délais", ajoute Moqtada Sadr. Moqtada Sadrassure : "ils m’accusent d’être entre les mains de l’Iran, mais j’appartiens à l’Irak. J’appartiens à la volonté de mon peuple." "L’occupant nous a pris pour cible avec ses avions, ses chars, ses bombardements et ses tireurs embusqués" "Sans notre soutien, ce gouvernement n’aurait jamais été formé. Mais à cause de son alliance avec les forces d’occupation, il n’est ni indépendant, ni souverain, comme nous aimerions qu’il soit". "Gaza était encerclé, et tout le monde s’est tu. Aujourd’hui, c’est au tour de Sadr City et de Bassorah, et tout le monde se tait. Où sont les droits de l’homme ? Où sont les lois que vous adoptez, au nom de la liberté et de la démocratie ?", se demande t’il en conclusion. Al-Oufok avec les agences de presses 20-04


6-2 La force ne suffira pas face aux sadristes en Irak. La ‘confrontation’ entre le gouvernement irakien et Moktada Sadr, (qu’il menace de transformer en "guerre ouverte",) ne pourra pas se régler par la force, estiment les experts du conflit. Après des mois d’apaisement tout relatif des violences, la campagne de répression lancée fin mars par les ‘autorités’ contre l’armée du Mahdi ouvre la perspective d’une réaction de Moktada Sadr. Mais si Maliki, est soutenu par Bush, Moktada Sadr peut compter sur le dévouement sans faille de ses partisans. Dans de nombreuses régions pauvres les sadristes fournissent des vivres ou des soins ainsi qu’une protection armée que le gouvernement s’est montré jusqu’ici incapable de livrer. Ses bastions dans les quartiers les plus pauvres de Bagdad sont une zone de grand danger pour les soldats et ses miliciens, bien équipés, ne cachent pas leur impatience d’en découdre, surtout depuis que Sadr, a menacé de rompre une trêve déclarée en août 2007. "C’est une menace qui doit être prise très au sérieux", souligne Reidar Visser, rédacteur en chef du site historiae.org spécialisé sur l’Irak. "Les sadristes représentent un mouvement populaire fort profondément enraciné dans la société irakienne et il est complètement irréaliste de vouloir le traiter uniquement par des solutions militaires", ajoute cet expert du Sud irakien. Officiellement, la campagne contre les sadristes s’inscri(rai)t dans le cadre plus général du gouvernement d’interdire toute milice armée. Les sadristes notent que d’autres partis, y compris celui du Premier ministre, possèdent eux aussi leurs milices. Maliki a menacé d’écarter le mouvement sadriste de la vie politique si l’armée du Mahdi n’est pas démantelée. Moktada Sadr a soutenu l’accession au pouvoir de Maliki en 2006 avant de claquer la porte de son gouvernement l’année suivante pour protester contre son refus de fixer un calendrier de retrait des forces américaines. "Sadr appelle à un calendrier de retrait, ce qui est une exigence parfaitement négociable et n’est pas plus extrémiste que ce que beaucoup d’Américains réclament", souligne Visser. Sur le plan militaire, les forces gouvernementales soutenues par l’armée américaine sont plus susceptibles de l’emporter contre les sadristes que l’inverse, estime un expert de l’Irak au Centre d’études stratégiques et internationales de Washington. "Il est important de noter (...) que les sadristes n’ont pas gagné leurs précédentes confrontations (avec les forces américaines et britanniques en 2004), explique Anthony Cordesman. Pourtant, ajoute-t-il, il est plus facile de provoquer ce mouvement par des attaques que "de le vaincre en tant que force politique et religieuse". "Les plus pauvres et les plus religieux d’Irak ne disparaîtront pas, quels que soient les gains militaires engrangés contre l’armée du Mahdi." Sur le plan gouvernemental, les sadristes soupçonnent des arrière-pensées politiques à l’approche des élections municipales et provinciales d’octobre, à l’issue desquelles ils pourraient contrôler plusieurs provinces aux dépens de Maliki, en particulier dans le sud du pays. "Si les sadristes sont empêchés de participer aux élections provinciales, il y a le risque d’une confrontation à grande échelle", prévient Saad al Hadissii, professeur à l’université irakienne. AFP
6-3 Les soldats d’occupation construisent un nouveau mur de plusieurs mètres de haut dans Sadr City

Des soldats irakiens et américains ont entamé la construction d'un mur de béton de plusieurs mètres de haut dans le bastion de Sadr City, un ‘ouvrage’ qui devrait, selon le commandement américain samedi, prévenir les tirs de roquettes. Selon le commandement américain, il devrait empêcher les infiltrations dans la zone au sud du mur des équipes de tireurs de roquettes ou de mortiers qui prennent pour cible régulièrement la "zone verte", enclave fortifiée qui abrite le gouvernement irakien et l'ambassade des Etats-Unis. Ce mur doit empêcher ces groupes de se positionner à distance de tir de cette "zone", installée dans un ancien domaine de Saddam Hussein, sur la rive ouest du Tigre, dans le centre de Bagdad. Cette barrière "doit séparer le secteur et permettre de contrôler les allers et venues", a expliqué à l'AFP un porte-parole américain, le colonel Steven Stover. Nb : Des centaines de murs de béton ont été érigés à Bagdad depuis le début de l'occupation américaine en avril 2003 pour tenter de prévenir les attaques qui ont visé le contingent américain, les troupes irakiennes.   Ils ont été mis en place pour protéger des positions militaires, des bâtiments officiels.Ils ont également été érigés pour séparer des quartiers les uns des autres, suivant des lignes ethnique. Ces constructions provoque encore toujours la colère des habitants des quartiers concernés qui voient dans ces ouvrages une volonté de morceler la capitale irakienne, pour la diviser en secteurs homogènes, et mieux la contrôler. Moqtada Sadr, a condamné cet ouvrage qui divise le quartier de plus de deux millions d’habitants, où les troupes irakiennes et américaines d’occupation affrontent par intermittence depuis la fin mars la résistance. Le porte-parole du mouvement sadriste à Najaf, Salah al-Oubeidi, a dénoncé cette mesure, qui, selon lui, "va créer de nouveaux problèmes pour les habitants de Sadr City et les isoler davantage. Cette barrière est destinée à couper le quartier d’importantes institutions irakiennes". (Source :Al-Oufok aves les agence de presses dont AFP)


6-4 Irak: fin de mission … pour deux généraux en charge de Bassorah.

Le général Kassem Atta, porte-parole du plan de sécurité de Bagdad, a assuré devant la presse que le général Mohan al-Furaiji, des forces armées, et le général Abdul-Jalil Khalaf, de la police, avaient terminé une mission qui leur avait été confiée temporairement. Une mission temporaire de trois mois leur avait été confiée. Elle avait été prolongée de trois autres mois. Cette période a touché à sa fin, et de nouveaux responsables ont été désignés", a déclaré à la presse le général Kassem Atta. Il a ajouté que les deux hommes devaient "retrouver leurs affectations à Bagdad Des informations de presse avaient auparavant fait état de mesures de sanctions à leur égard, après les combats qui ont opposé à la fin du mois de mars les forces de sécurité irakiennes et des miliciens chiites. Des centaines de soldats et policiers avaient alors refusé de combattre, et 1.300 policiers avaient été mis à pied après ces affrontements, qui ont fait des centaines de victimes dans la grande ville portuaire du sud. Certains des policiers avaient notamment été sanctionnés pour avoir remis leurs armes aux miliciens qu'ils étaient censés combattre. "Les membres des forces de sécurité qui n'ont pas fait leur devoir à Bassorah et à Kout ont été renvoyés", avait indiqué dimanche à l'AFP le porte-parole du ministère de l'intèrieur(Source : AFP / 16 avril 2008)


6-5 Irak: accord proche sur une loi pour doper les investissements pétroliers.

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a affirmé mercredi qu'un accord était proche en vue de l'adoption par son pays d'une loi sur le pétrole visant à doper les investissements dans le secteur énergétique et à renforcer la coopération notamment avec l'Union européenne. "Nous sommes proches d'un accord définitif sur la loi sur le pétrole et le gaz, qui permettra de sceller des accords stratégiques de partenariat et de développer les investissements", a-t-il déclaré devant la Commission des affaires étrangères du Parlement européen, à l'occasion d'une visite à Bruxelles. Ce projet de loi sur le secteur énergétique irakien est considéré par les Occidentaux comme une étape essentielle pour la réconciliation nationale en Irak et une condition pour voir les investissements se développer dans ce secteur. Ce texte vise à partager équitablement les revenus du pétrole brut entre les 18 provinces et constitue à ce titre un sujet particulièrement sensible dans ce pays déchiré par les violences interconfessionnelles. En attendant, les compagnies pétrolières hésitent à investir en Irak. L'Irak dispose des troisièmes réserves de brut au monde, de 115 milliards de barils, mais manque cruellement de technologies et de capitaux. M. Maliki, qui se trouve à Bruxelles notamment pour parler des dossiers énergétiques, a affirmé vouloir "renforcer la coopération avec l'Union européenne",  soucieuse de diversifier ses sources d'approvisionnement pour limiter sa dépendance à l'égard de la Russie qui lui fournit un quart de son gaz.Les Européens espèrent en particulier pouvoir s'entendre avec Bagdad pour que les Irakiens acheminent à terme du gaz vers l'UE via le gazoduc Nabucco. Le projet Nabucco, de 3.300 km de long, vise à transporter le gaz en provenance du Moyen-Orient et d'Asie centrale vers l'Union européenne, en passant par la Turquie et le Sud-Est de l'Europe, et donc en contournant la Russie. Le Premier ministre irakien est accompagné de son ministre du pétrole Hussein Chahristani, qui doit s'entretenir de cette question dans la journée avec le commissaire européen à l'Energie Andris Piebalgs. (Source : AFP / 16 avril)


6-6 L'Europe en passe de sceller un accord énergétique avec l'Irak.

Ce sont là les réserves de pétroles en Irak, les troisièmes au monde. Des réserves qui intéressent l'Union européenne à l'heure où elle cherche à diversifier ses sources d'approvisionnement. C'est donc pour parler énergie que le Premier ministre irakien a été convié à Bruxelles. Un accord sur un partenariat stratégique entre Irakiens et Européens est d'ailleurs proche. Nouri al-Maliki s'en est félicité et a dit espérer que cette nouvelle coopération permettrait au secteur irakien du gaz et du pétrole de se développer. En clair, l'Irak mise sur des investissements massifs. Le président de la Commission José Manuel Barroso a de son côté dit espérer conclure au plus tôt ces négociations. Ce serait seulement une question de semaines. L'Europe a aussi en tête un approvisionnement en gaz irakien via le projet de gazoduc Nabucco. Mais pour cela, les Irakiens doivent résoudre les conflits internes et donner des gages de sécurité aux importateurs. Bagdad y travaille. Une loi sur le pétrole et le gaz est sur le point d'être bouclée. EuroNews

16/04/2008

n°350 – Les Dossiers d'Irak 15-04-(Début) la parole à la résistance"

n°350 – Les Dossiers d'Irak 15-04-(Début)  la parole à la résistance"

Les Dossiers d'Irak-(Début) 

N°350                               15/04/08

Par M.Lemaire     


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be
Sommaire :

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Leading to war.

1-2 "Irak : la parole à la résistance"

2 Brèves

2-1 Washington réclame l'arrêt de l'afflux de combattants et d'armes en Irak.

1Voici un(tout) petit échantillon des troupes occupants (ou ayant occupés) l’Irak...

2-2 USA: du matériel militaire mis en vente sur l'internet.

3 Dossier & Point de vue

3-1 Point de vue de Convergence des Causes : Les Us(a) vacillant mais toujours criminels.



 Avant propos

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...


Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr :  la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

1-1 Leading to war.

A voir absolument, le film Leading to war - L'escalade vers la guerre- montrant les mensonges de Bush,, de Cheney, de Wolfowicz, de Rumsfeld et d'autres encore, juste avec des interviews ou des discours de ces sinistres personnages, pour montrer comment ils ont vendus la guerre en Irak au Peuple Américain et au monde. Tout y passe. Qu'Al Qaïda est en Irak, les armes bactériologiques et autres monstruosités. Avec le recul on éprouve encore davantage de dégouts pour ces individus. Il faut les voir faire et les entendre. Vous pourrez regardez et télécharger les deux films -il y en a une à droite avec les scènes additionnelles-  ICI et choisir votre langue, il est traduit en 19 idiomes, supporté par un réseau de 20 000 serveurs afin de fournir aux spectateurs du monde entier une grande qualité d'images. Un film exceptionnel et un site Web exposent la précipitation de Bush dans la guerre d'Irak alors que le conflit entre dans sa sixième année
LEADING TO WAR - disponible gracieusement sur Internet dans 19 langues

LEADING TO WAR est un nouveau film documentaire qui met à nu la campagne de 14 mois menée par l'Administration Bush pour persuader l'opinion publique de la nécessité d'appuyer une invasion en Irak. Monté à partir de nouvelles télé minutieusement sélectionnées où l'on peut voir Bush, Cheney, Rumsfeld, Rice ainsi que d'autres fonctionnaires, le film est disponible gracieusement sur Internet et sous-titré de manière exceptionnelle dans 19 langues. Le film, ainsi que le site Web www.LeadingtoWar.com richement documentés, constituent un puissant et nouvel outil qui permet d'examiner le parcours vers la guerre entamé par Bush.

LEADING TO WAR, encensé par le Frankfurter Allgemeine Zeitung qui le qualifie de << film impressionnant >>, met l'accent sur la manière dont l'Administration Bush a étayé les affirmations d'un danger imminent pour précipiter les Etats-Unis dans la guerre. Cette stratégie calculée insistait sur l'alarme d'un danger nucléaire et la menace d'un terrorisme biologique. Sans aucune narration ou commentaire, le film présente la rhétorique qui convainquit les citoyens Américains de l'urgence d'une invasion militaire malgré une opposition mondiale. Le film inclut des extraits de conferences de presse, d'entrevues et de discours.

Le réalisateur Barry Hershey, qui a remporté un prix, commença le projet en 2005. Il réalisa que la meilleure manière de comprendre les événements extraordinaires qui menèrent à la guerre était de laisser parler les fonctionnaires de l'Administration Bush. Le film, qui reflète les nouvelles tendances des médias, peut être téléchargé ou visionné gracieusement sur le site www.LeadingtoWar.com. Il est sous-titré dans les 19 langues suivantes : arabe, bahasa, anglais, français, allemand, hindi, italien, japonais, coréen, mandarin (traditionnel/simplifié), polonais, portugais, russe, espagnol (Amérique latine/castillan), thaï, turc et vietnamien. << Pour ceux non influencés par la campagne médiatique de Bush - des citoyens d'autres pays et les générations à venir - ce film sera particulièrement révélateur. >> a souligné Hershey. << Avec le recul du temps et 14 mois condensés en 72 minutes, le film offre l'occasion unique de voir la manière dont un gouvernement vend une guerre à ses citoyens. >>

La sortie de LEADING TO WAR coïncide avec la sixième année de la guerre d'Irak où la violence continue, où des centaines de milliers de personnes ont été mutilées ou tuées, où 4 millions d'Irakiens ont été déplacés.

Le film et le site Web http://www.LeadingToWar.com, sont supportés par un réseau mondial de 20 000 serveurs afin de fournir aux spectateurs du monde entier la meilleure qualité possible.

Interview réalisateur : Aaron Lavallee, +1-301-887-1060 ou aaron@kelleycampaigns.com
Site Web : http://www.LeadingtoWar.com
Sources PRS NEW WIRE
Posté par Adriana Evangelizt


1-2 "Irak : la parole à la résistance

Sortie du livre : "Irak : la parole à la résistance"
aux Editions Le temps des cerises (156 pages – 14 euros).
- Introduction de René Lacroix et Sliman Doggui
– Choix des textes : Bruno Drweski et Yves Vargas
Bruno DRWESKI - Mardi 6 mai…



2 Les Brèves

Ndlr la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 2-1 Washington réclame l'arrêt de l'afflux de combattants et d'armes en Irak.

Etats-Unis ont demandé aux voisins de l'Irak de faire cesser "l'afflux de terroristes et d'armes" qui y alimentent les combats et violences au terme d'une réunion multilatérale sur la sécurité en Irak organisée à Damas. "Nous espérons que les participants s'engagent fermement à faire cesser l'afflux en Irak de terroristes et d'armes à travers les frontières irakiennes et depuis toute la région", a affirmé un communiqué de l'ambassade des Etats-Unis publié à l'issue de la rencontre dans la capitale syrienne. Les Américains accusent la Syrie d'attiser la violence en Irak en laissant passer des combattants à travers la frontière. Ils accusent également l'Iran de financer d'entraîner et d'armer des miliciens qui les combattent en Irak, en particulier en engins explosifs qui sont la principale cause de mortalité dans leurs rangs. Les Etats-Unis demandent dans leur communiqué aux participants de la réunion de Damas de "remédier à l'afflux des armes utilisées par les milices criminelles qui combattent les forces de sécurité irakiennes". "Ces armes ont été utilisées notamment à Bassorah (sud de l'Irak), dans les régions du sud et à Bagdad", souligne le texte. Les Etats-Unis "appuient avec force les efforts déployés par les participants pour améliorer la coordination en vue de sécuriser les frontières" entre les pays de la région. De hauts fonctionnaires des ministères des Affaires étrangères ou des diplomates de Syrie, d'Irak, d'Iran, de Jordanie, d'Arabie saoudite, de Koweit, de Turquie, d'Egypte, de Russie, de Chine, France, Grande-Bretagne et Etats-Unis et des représentants de l'ONU et de la Ligue arabe ont participé à la réunion de deux jours à Damas. Dans un communiqué final, les participants "se sont félicités de la coopération positive entre l'Irak et ses voisins dans le domaine de la lutte contre le terrorisme (...) ayant conduit à une amélioration de la sécurité" dans ce pays. "Le contrôle des frontières relève de la responsabilité de l'Irak et des pays voisins", ont-ils souligné. Ils ont affirmé "leur respect de l'unité, de la souveraineté et de l'indépendance de l'Irak" et "l'importance de la réalisation de la réconciliation nationale". Les participants soumettront les résolutions qu'ils ont adoptées à la conférence internationale prévue à Koweit.

(AFP / 14 avril 2008)

Sans commentaires

Voici un (tout) petit échantillon des troupes occupants (ou ayant occupés) l’Irak...

USA

25-02 Le Pentagone a annoncé que les effectifs du contingent déployé en Irak atteindraient 140.000 militaires en juillet, à l’issue du retrait de cinq brigades de combat.(plus de 20.000 troupes combattante ) (Al-Oufok avec les agences de press

Australie

31-08 L’Australie compte près de 1.600 soldats en Irak et dans la région, dont 550 sont au combat. Le calendrier et les modalités du retrait des troupes fait l’objet d’un débat politique en Australie alors que le pays se prépare à des élections générales en début d’année prochaine. Le leader de l’opposition travailliste Kevin Rudd, que les sondages voient remporter le scrutin à venir, s’est engagé à mettre en place un calendrier pour le retrait des troupes combattantes de son pays en Irak. Le Premier ministre John Howard a refusé de mettre en place un tel calendrier. (Al-oufok avec les agences de presse)

Grande Bretagne

08-09 La Grande-Bretagne va entamer le mois prochain le retrait prévu de 500 de ses 5500 soldats encore présents en Irak. La compagnie des Kings Royal Hussars, forte d'environ 250 hommes, sera retirée d'Irak en octobre, et 250 autres soldats suivront dans les mois suivants, a annoncé à Londres le ministère de la guerre Des Browne. (ats 18:44)

Bulgarie

26-12 La Bulgarie a rapatrié la totalité de ses 334 soldats déployés en Irak, fait savoir son ministère de la Défense.  (Reuters)

Corée du Sud

30-12 Le parlement de Corée du Sud a approuvé une loi réduisant d'un tiers les effectifs de la force militaire déployée par ce pays en Irak, la troisième derrière celles des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne. L'Assemblée nationale a voté par 110 voix contre 31 en faveur du prolongement d'un an - jusqu'à la fin 2006 - de la mission des troupes sud-coréennes à Arbil, dans le nord de l'Irak, qui passera de 3.200 à 2.300 hommes. (Reuters)

Danemark

30-12 Les 534 soldats danois déployés en Irak rentreront chez eux en 2006, a annoncé vendredi le bureau d'informations Ritzau.  Mais le gouvernement libéral-conservateur a déclaré que les soldats resteraient en Irak tant que le gouvernement irakien demanderait leur présence, et a déjà prévu de demander son extension jusqu'au 1er juillet.   (XINHUANET)

Espagne

26-12 # Selon le quotidien "El Mundo ", L'"Alvaro de Bazan" a participé de septembre à décembre au contingent de protection du porte-avion américain USS Theodore Roosevelt, La frégate se trouvait avec le groupe début novembre lorsque des avions transportés par le Roosevelt ont participé à une offensive dirigée par les Américains contre des résistants le long de la frontière entre l'Irak et la Syrie. nb : L'envoi du bâtiment semble contradictoire avec la position du chef du gouvernement socialiste José Luis Zapatero, dont la première grande décision après son élection en mars 2004 a consisté à retirer les quelque 1.300 soldats espagnols déployés en Irak…. AP

Japon

28-12 Une enquête, menée par le journal Nihon  Keizai, montre que près de trois Japonais sur quatre souhaitent que les  troupes japonaises se retire avec les troupes  britanniques au cours des six premiers mois de 2006 de l’Irak, 28% estiment que les troupes devraient immédiatement retourner au pays.  (Reuters).

Pologne La Pologne représente l'un des plus fidèles alliés de Washington en Irak. Depuis septembre, elle commande une force internationale de quelque 3.000 militaires, polonais compris. AP (XINHUANET)


2-2 USA: du matériel militaire mis en vente sur l'internet.

Eléments de chasseurs F-14, gilets pare-balles, masques à gaz ou lunettes à vision nocturne: tout peut s'acheter sur l'internet où l'on retrouve du matériel sensible volé, selon un rapport de l'équivalent de la cour des comptes américaine publié jeudi. Les limiers du bureau du Congrès GAO (Government accountability office) ont mené leur enquête de janvier 2007 à mars 2008 en se faisant passer pour des acheteurs lambda et ont débusqué sur eBay ou Craigslist de nombreux "amateurs" de matériel militaire, dont beaucoup venait de l'étranger. Dans la plupart des cas, les équipements proposés avaient été volés à l'armée ou à des services du gouvernement. Ainsi, ils ont enchéri sur eBay pour deux antennes de F-14, le célèbre avion de chasse de la Navy , vedette du film Top Gun. Téhéran avait été le seul client à l'export de cet appareil presque quadragénaire, encore en service dans ce pays. Les composants de F-14 se sont révélés très demandés en Iran mais des acquéreurs se sont aussi manifestés en Bulgarie, à Hong Kong et en Russie, selon le rapport. Etaient aussi à vendre sur le site d'enchères et sur celui de petites annonces en ligne Craigslist un uniforme de combat et différents accessoires permettant à un opposant de se faire passer pour un militaire américain --comme l'ont fait par exemple en janvier 2007 des résistants pour attaquer les militaires de l’occupation à Karbala, en Irak. Le vendeur précisait que l'uniforme avait été acheté sur un marché aux puces, près de la base de Fort Bragg (Caroline du Nord, sud-est). Les enquêteurs inflitrés ont pu aussi acheter des jumelles de l'armée à vision nocturne avec amplificateur d'images, très sophistiquées et cruciales pour le combat de nuit. Ils ont pu se procurer également des gilets pare-balles utilisés par l'armée américaine en Irak et en Afghanistan, des casques en kevlar, et sur Craigslist du matériel pouvant servir à la confection d'armes biologiques ou chimiques ainsi que, moins dangereuses, des rations militaires. Le vendeur de matériel biologique et chimique prétendait que ces éléments lui avaient été vendus par un tiers. Là aussi, il s'agissait d'équipement volé. Il ne s'agit pas d'une enquête exhaustive mais d'un coup de projecteur pour démontrer à quel point, il est facile de se procurer tout ce matériel sensible sur l'internet, pouvant souvent être utilisé contre les forces américaines elles-mêmes, relève le GAO. Les enquêteurs ont interrogé les acheteurs quand cela était possible et les ont ensuite signalés aux autorités…. (AFP / 11 avril 2008)



3 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Point de vue de Convergence des Causes : Les Us(a) vacillant mais toujours criminels.

Des sources du ministère de la Santé en Irak ont indiqué ce vendredi que 289 personnes ont trouvé la mort et 1448 ont été blessées en deux semaines depuis que l’attaque contre Sadr City a été lancée le 25 mars par l’armée d’occupation contre ce quartier pauvre de Baghdad.                       ….

L’administration Bush continue de négocier avec Maliki, au moment même où « sa » stratégie de reconquête de Bassorah a été désavouée par Petraeus, de part le statut d’impunité des forces militaires et des mercenaires étasuniens. Ce traité serait contraignant pour les Irakiens qui n’auront aucun droit de se plaindre des crimes patents de Blackwater par exemple dont le contrat a été reconduit pour un an en Irak malgré les résistances du gouvernement de collaboration qui voulait se faire sur ce point le porte-parole de la majorité du peuple. L’armée étasunienne peut initier toute opération militaire à sa convenance et jeter en prison tout citoyen irakien sans en référer au gouvernement « souverain » qu’elle a mis en place.
D’autre part, le second accord non contraignant porterait sur une coopération politique, économique, culturelle et requerrait une ratification par le Sénat.
Les deux contrats sont censés remplacer l’autorisation provisoire (et qui prend fin en décembre 2008) accordée par l’ONU à la Coalition d’occuper l’Irak.
Après les longues auditions du Général David Petraeus devant le Sénat où il a prêché un stationnement des forces étasuniennes indéfiniment et sans soustraire la moindre des unités déjà présentes après juillet, le Secrétaire d’État à la défense s’est permis de dire à peu près le contraire.
Robert Gates, assisté du l’amiral Mullen, dit son intention de retirer des soldats d’Irak après une courte pause de 45 jours cet été au profit de l’Afghanistan.
Il apparaît que la chose militaire est bien devenue multicéphale dans cet empire incapable de tenir deux petits pays.
À eux deux, ils totalisent moins de trente millions d’habitants et surtout sont dépourvus d’armes de destruction massive que les occupants déversent quotidiennement sur eux : bombes, missiles, bombes à phosphore et à uranium appauvri.
Le Pentagone n’a pas trouvé de réponse satisfaisante lors du dernier sommet de l’OTAN chez ses partenaires. Les mille soldats français ne combleront en aucune manière le déficit de plusieurs dizaines de milliers d’hommes requis pour tenir ne serait-ce qu’une fraction significative de l’Afghanistan.
Déficit en hommes non compensé par un déficit pas moins catastrophique en matériel en particulier en avions de combat.
Aussi bien l’Us Navy que les Marines ou l’US air Force se retrouvent avec une flotte vieillie et surutilisée.
Les retards de fabrication du futur avion le F-35 reculent à des limites non encore définies, à un horizon postérieur à 2030, le renouvellement de l’aviation.
Convergence des Causes
13 avril 2008

http://www.convergencedescauses.com/index.php?option=com_...


15/04/2008

n°349 –Le journal d'Irak- (Début)-08-au 14-04 : Massacre à Bagdad - 215 assassinés et plusieurs centaines de blessés,en 8 jours

n°349 – Le journal d'Irak -(Début) ( - 08-au 14-04 : Massacre à Bagdad - 215 assassinés et plusieurs centaines de blessés,en 8 jours 

Journal d'Irak  (Début)

N°349 du 08/04 au 14/04/08

Par M.Lemaire



 NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be
 Sommaire :

Tiré à part :

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

Résistance :

1 Analyse

Des résistants

Des occupants

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

4 Libération du territoire

Détails.(Début)


L'Irak en chiffre: du 08-04 au 14/04/08

 

Tués

Blessés

Peuple irakien

215 +x

78 +x

Usboys/Autres boys + miliciens

21

60

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

36

80



Tiré à part :

09-04 Les autorités irakiennes n'ont pas prévu de cérémonie officielle pour commémorer (…) l'entrée des chars américains dans la capitale il y a 5 ans. Le gouvernement a simplement décrété mercredi jour férié. Et, depuis, voilà cinq ans que les occupants sont considérés avec dégoût et haine par une population qui perçoit les soldats comme des occupants et des ennemis. Avec AP



Occupation de l'Irak

Analyse & déclaration

USA & Coalition

10-04 Le général Petraeus a recommandé de geler à durée illimitée tout retrait de troupes supplémentaires, face à une situation sécuritaire instable. al-Maliki lrejette la recommandation, jugeant que les forces irakiennes augmentent leurs capacités(…). AFP


3) Politique

a) des collaborateurs Irakiens

Les grandes manoeuvres

13-04 Un haut responsable (…)  irakien a accusé dimanche des pays voisins sans les nommer de "poursuivre leurs ingérences" dans les affaires de son pays au début d'une réunion à Damas sur la sécurité en Irak. "Les derniers évènements à Bassorah (sud de l'Irak) ont montré que les ingérences des pays voisins dans les affaires intérieures irakiennes continuaient, parfois d'une manière directe et en contradiction totale avec l'unité et la sécurité du pays", a accusé Loubaïd Abbawi, haut responsable du ministère irakien des Affaires étrangères dans sa déclaration. "Ces ingérences sont accompagnées d'actes de sabotage, et d'incitations au démembrement de la société irakienne", a-t-il affirmé. "Des armes entrent illégalement en Irak", a dit M. Abbawi qui a appelé ces pays à "mieux contrôler leurs frontières" et a reproché à certains d'abriter des "groupes et de personnalités qui financent les opérations terroristes" dans son pays. "Nous devons examiner la question des Pilonnages de villages irakiens à la frontière par des forces voisines", pour qu'ils ne se répètent pas. "Nous ne voulons pas entrer en conflit avec nos voisins. Notre objectif est de réaliser des progrès (...) dans la lutte contre le terrorisme, l'infiltration (de combattants) via les frontières, les trafics d'armes, de drogues et d'explosifs", a-t-il indiqué. De hauts fonctionnaires des ministères des Affaires étrangères ou des diplomates de Syrie, d'Irak, d'Iran, de Jordanie, d'Arabie saoudite, de Koweit, de Turquie, d'Egypte, de Russie, de Chine et des représentants de l'ONU et de la Ligue arabe prennent part à cette réunion de deux jours.

13-03 "Notre objectif est d'aider le peuple irakien à assurer sa sécurité, sa stabilité, et à préserver son unité", a affirmé pour sa part le ministre syrien de l'Intérieur Bassam abdel-Majid. " La Syrie a augmenté le nombre des points de contrôle afin d'empêcher le passage illégal des personnes et de produits interdits", a-t-il expliqué.  (AFP)


Sur le terrain

13-04 "Les membres des forces de sécurité qui n'ont pas fait leur devoir à Bassorah et à Kout ont été renvoyés", a indiqué à l'AFP le général Khalaf. Le porte-parole du ministère de l'Intérieur a annoncé la mise à pied de 1300 soldats et policiers après la bataille pour le contrôle de Bassorah qui ont débuté le 25 mars. l'armée du Mahdi, de Moqtada Sadr, farouchement anti-occupation, a considéré qu'elle était visée. Les opérations se sont rapidement étendues à d'autres villes du sud de l'Irak, ainsi que Sadr City, (ats / 13 avril 2008.& AFP

13-04 Un porte-parole US le contre amiral Patrick Driscoll a annoncé que jusqu'à présent les forces de sécurité irakiennes avaient arrêté "plus de 430 criminels, dont 28 condamnés à mort".(..) (AFP)



B) Politiques des occupants 

3-1 Usa

Bush

07-04 Bush annonce ce jeudi une pause pour une durée indéterminée dans le processus de retrait des troupes, comme l'a recommandé devant le Congrès le général David Petraeus, chef des forces d’occupation en Irak. AP

10-04 Bush a annoncé, une pause dans le retrait des troupes américaines d'Irak cet été. Bush suit ainsi les recommandations du général David Petraeus, qui a proposé devant le Congrès d'achever le retrait partiel d'environ 20 000 soldats d'ici juillet puis d'imposer un gel des effectifs à 140 000 hommes pendant 45 jours avant d'envisager d'autres diminutions. http://www.letemps.ch/template/transmettre.asp?contenupag...

11-04 Bush a annoncé jeudi un gel cet été du retrait des militaires déployés en Iraket indiqué qu’à partir du mois d’août les soldats ne seraient plus déployés que pour un an. Bush : "Au-delà (du 31 juillet), le général Petraeus dit qu’il a besoin de temps pour consolider ses forces et évaluer l’impact de cette présence américaine réduite sur le terrain avant de faire des recommandations sur de nouveaux retraits. Je lui ai dit qu’il aurait tout le temps qu’il lui faut". Le contingent devrait être ramené de 158.000 hommes à 140.000 en juillet, mais compter encore 10.000 soldats de plus qu’avant l’envoi de renforts. Bush "Pour un certain temps, pour alléger le fardeau des militaires et de leurs familles, j’ai demandé au secrétaire à la Défense de réduire les déploiements de 15 à 12 mois", promettant en outre qu’un an de déploiement sur le terrain garantirait un an "au moins" passé sur base aux Etats-Unis. Les missions avaient été portées de 12 à 15 mois l’an dernier, au moment de l’envoi de renforts. Al-Oufok avec les agences de presse)


Paroles & actions des bientôt président...

13-04 Tandis que les prétendants démocrates promettent de mettre fin rapidement à l'engagement américain en Irak, John McCain, tient lui à la nécessité d'une présence longue des Etats-Unis sur le territoire irakien. McCain a indiqué que l'engagement militaire américain pourrait s'y prolonger à la manière de la Corée du Sud et du Japon, où l'armée américaine est présente depuis des décennies. Cette analyse, lui à valu d'être taxé de "va-t-en-guerre" par une partie de l'opinion démocrate. "McCain était un pilote de chasse qui larguait des missiles à guidage laser d'une altitude de 35.000 pieds. Lorsque ces missiles frappaient le sol, lui était déjà loin. Ce qui se passait lorsque ces missiles frappaient le sol ? Il ne le sait pas", déclarait récemment le sénateur démocrate Jay Rockefeller. "Il faut se soucier de la vie des gens. McCain n'entre jamais dans ces questions", ajoutait Jay Rockefeller dans une interview accordée à la Charleston Gazette. (Reuters)

Faits marquants

10-04 Les présidentiables et leaders démocrates du Congrès ont reproché au président Bush de n'avoir "pas de plan pour finir la guerre". Le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, Joseph Biden a notamment déclaré: "Son plan, c'est de se débrouiller comme il peut et de transmettre le problème à son successeur" en janvier 2009. (AFP)


Sénat & Congrès  

09-04 Le commandant des forces américaines en Irak, le général David Petraeus, a estimé mercredi peu probable qu'il demande à l'avenir de nouveaux renforts, même si la situation devait se détériorer après le retrait, cet été, de bataillons. Au second jour de son audition par le Congrès, il a déclaré devant la Commission des Services armés de la Chambre des représentants qu'il considérait une telle mesure comme un ultime recours, en raison notamment de l'effort que ce conflit exige des forces armées américaines. Il a préconisé à la place le redéploiement de troupes déjà sur place vers d'éventuels points chauds, et souligné que l'armée américaine devrait pouvoir, de plus en plus, compter sur le soutien des forces irakiennes, dont les capacités augmentent selon lui. Le général est auditionné aux côté de l'ambassadeur américain à Bagdad Ryan Crocker. Tous deux ont décrit la situation comme fragile, Source : Anne Flaherty AP


Occupation de l'Irak

11-04 Le secrétaire à la guerre Gates a dit "espérer" que la "pause" dans le retrait des troupes d’occupation d’Irak serait brève. "Nous espérons que les conditions sur le terrain nous permettront de réduire encore notre présence cet automne", (Al-Oufok avec les agences de presse)


4 Lutte pour la libération du territoire

 Pertes occupants.

07-04 L’armée a affirmé qu’un soldat américain a été tué par l’explosion d’un dispositif à Bagdad, dimanche. Al-Manar Traduction : manar-fr.com

07-04 Un soldat est mort après avoir été blessé par une explosion produite à Diyala (au nord-est de Bagdad). Al-Manar     Traduction : manar-fr.com

07-04 Selon un porte-parole de l’armée irakienne, trois soldats américains ont été tués et au moins 31 autres ont été blessés, dimanche, dans un bombardement de roquettes qui ont visé la zone verte à Bagdad, et une base militaire américaine.      Al-Manar Traduction : manar-fr.com

07-04 Toujours à Bagdad, l'armée américaine a annoncé la mort mardi d'un 12ième soldat depuis la reprise des affrontements dimanche.(06-04) AP

08-04 Trois soldats nord-américains ont été tués dans divers quartiers de Bagdad, a annoncé le commandement nord-américain dans la capitale irakienne. Deux d’entre eux  ont péri suite à une attaque de missiles  lancés par un RPG-7, et l’autre a été victime de l’explosion d’une bombe  alors qu’il patrouillait un quartier de l’est de la ville. Gramma international

10-04 L'armée américaine la annoncé la mort de cinq soldats américains, dont un des suites de blessures qui n'étaient pas consécutives à des combats et trois autres dans l'explosion de bombes en bordure de route au nord de Bagdad ainsi que dans la capitale. Depuis dimanche(07-04), 20 décès ont été rapportés en Irak dans les rangs de l'armée américaine. AFP

10-04 L’armée d’occupation américaine a déclaré ce lundi que deux soldats américains ont été tués à Bagdad, & à Diyala. L’armée a affirmé qu’un soldat américain a été tué par l’explosion d’un dispositif à Bagdad, dimanche. Un autre soldat est mort après avoir été blessé par une explosion produite à Diyala (au nord-est de Bagdad).                   Al-Manar     Traduction : manar-fr.com

10-04 Selon un  porte-parole de l’occupation a signalé que "dans une attaque de la zone verte, des roquettes sont tombées et ont entraîné la mort de deux soldats et la blessure d’une vingtaine d’autres".                                      Al-Manar    Traduction : manar-fr.com

10-04 Un soldat a été tué mardi lors d'une explosion sur une route à Bagdad AP

12-04 Un soldat a été tué par une bombe artisanale dans le nord-ouest de la capitale. (Reuters)

12-04 L'état-major a fait état dans la nuit d'un tir des combattants armés de bombes, de fusils et de lance-grenades RPG. "Il n'y a eu aucun blessé grave tant dans le camp américain que dans celui des forces gouvernementales irakiennes, et nous avons mené à bien notre mission", a affirmé le commandant John Gossart, officier d'état-major de l'unité américaine engagée dans l'opération. (Reuters)

13-04 L'armée américaine a annoncé dimanche qu'un de ses hélicoptères Apache avait détruit un véhicule blindé US dans l'est de Bagdad. Cette destruction s'est produite samedi après-midi lorsque l'hélicoptère a(urait) repéré quatre hommes en train de déposer des bombes le long d'une route. Un missile Hellfire tiré sur le groupe a tué deux de ses membres. Selon l'armée, un deuxième missile Hellfire a alors été tiré mais il a manqué sa cible et a frappé un véhicule blindé de type Humvee. La police irakienne a confirmé qu'un Humvee avait été détruit dans le quartier de Machtal, dans l'est de la capitale. Le tir a fait cinq blessés américains. ( pas de tués?) AP

13-04 Dimanche matin, un tir d'un missile par un hélicoptère américain a tué deux miliciens près de Sadr City, mais une deuxième frappe a blessé deux militaires américains et trois civils. (AFP)

14-04 Un soldat américain a été tué par une bombe au passage de son véhicule dans la province de Salaheddine, dans le centre de l'Irak. (AFP)

14-04 Un soldat a succombé à ses blessures après que son véhicule a heurté une bombe lors d'une patrouille au nord est de Bagdad vers 16H45 locales (13H45 GMT).  (AFP)



Pertes de la résistance- Ville non précisée

10-04 Un groupe religieux a affirmé que des hommes qui collaboraient désormais avec les Américains avaient assassiné d'anciens détenus libérés de prison. D'après cette association, au moins six anciens prisonniers ont été tués et trois autres enlevés au cours de la semaine écoulée à Haditha, dans la province d'Anbar. AFP



Pertes militaires irakienne - Ville non précisée

10-04 Un policier et un militaire qui ont trouvé la mort dans des attaques. Le Temps



Les combats par provinces

Détails autorisés par la censure.

1-1 Bagdad

10-03 M. El-Fradji, le leader du mouvement sadriste "Je demande au Premier ministre (Al-Maliki): pourquoi assiégez-vous Sadr City?", "Les forces américaines et gouvernementales essaient de progresser vers le centre de Sadr City, l'armée du Mahdi est en position de défense et ne fait que riposter", a expliqué le chef du mouvement sadriste. "Nous obéirons aux ordres de Moqtada Sadr, mais si les attaques continuent, alors la trêve sera sûrement levée", a menacé M. El-Fradji, en référence au cessez-le-feu unilatéral de l'armée du Mahdi, la milice du mouvement sadriste, en vigueur depuis fin août 2007. "Nous avons essayé de frapper à de nombreuses portes pour entamer des négociations et mettre fin aux violences, nous n'avons essuyé que des refus", a-t-il déploré. "Les Américains et le gouvernement veulent éliminer le mouvement Sadr qui est la seule formation patriotique refusant l'occupation et les projets américains, à Bassorah et ailleurs", selon M. El-Fradji. (Source : AFP / 10 avril 2008)

Et à Bagdad. pendant de ce temps..?

06-04 Après un calme d'une semaine, les combats ont repris le 6 avril à Sadr City, dans le nord-est de Bagdad. Troupes américaines et forces régulières irakiennes y affrontent les miliciens sadristes et tentent de progresser vers le centre du quartier. Les combats se concentrent dans la partie sud du quartier, toujours bouclé par les troupes américaines et les forces de sécurité irakiennes. Pour empêcher l'avancée des forces américaines, présentes pour le moment dans les grandes avenues et dans quelques pâtés de maisons en bordure du quartier, l'armée du Mahdi ont placé de nombreux engins piégés. Des ruelles, ils harcèlent les soldats américains dans des embuscades à l'arme légère et au lance-roquette RPG-7. De nombreux snipers et chars américains ont pris position dans et autour de la zone des combats, y interdisant tout mouvement aux populations civiles. Sadr City et ses deux millions d'âmes, privés d'électricité, commencent à souffrir de graves difficultés d'approvisionnement, selon ses habitants, qui peuvent néanmoins sortir à pied du quartier dans des corridors surveillés par les troupes irakiennes qui y fouillent et vérifient les bagages des piétons.  (AFP)

06-04 Le porte-parole du gouvernement, Ali al-Dabbagh, a annoncé que les opérations allaient se poursuivre. Toutefois, a déclaré M. Dabbagh, "le gouvernement ne vise aucune force politique particulière". "Tout individu qui est armé sera poursuivi. "La déclaration (de M. Dabbagh) démontre que le gouvernement s'entête à vouloir utiliser les forces de sécurité pour poursuivre des objectifs politiciens avant les élections", a déclaré à l'AFP le porte-parole sadriste dans la ville sainte de Najaf (centre sud), Salah al-Obeidi. Le mouvement sadriste reproche a Al Maliki de ne pas exiger un calendrier précis de retrait des forces américaines d'Irak, et de faire le jeu de "l'occupant". (AFP)

07-04 De source officielle, l'armée irakienne a lancé mardi un ultimatum de trois jours pour obtenir le désarmement du quartier de Kazimiyah, un autre bastion de Moqtada Sadr à Bagdad. AP

07-04 Des explosions d'origine indéterminée ont également été entendues toute la nuit depuis le centre de Bagdad, survolée régulièrement par les hélicoptères et des avions de chasse. A elle seule, la zone verte, secteur ultra-protégé où siègent l'ambassade des Etats-Unis et les institutions du gouvernement, a été la cible de 52 tirs de roquettes et de mortiers en une semaine, a précisé l'armée irakienne. AP

08-04 La grande manifestation antiaméricaine prévue mercredi a été annulée par Moqtada Sadr : "J'appelle le peuple irakien à reporter cette marche", organisée à l'occasion du cinquième anniversaire du renversement de Saddam Hussein, a déclaré Moqtada Sadr Auparavant, un porte-parole du mouvement, Salah Al-Obeïdi, avait accusé les autorités irakiennes de bloquer les accès de Bagdad à tous ses memebres (AFP)

08-04 Moqtada Sadr a menacé de mettre fin à la trêve des opérations de l'armée du Mahdi, en vigueur depuis août 2007 . "L'armée du Mahdi travaille main dans la main avec le peuple irakien pour la sécurité, la stabilité et la libération" du pays, a déclaré Sadr. "S'il y a un intérêt à mettre fin au cessez-le-feu pour atteindre nos objectifs, alors ce sera annoncé dans un prochain communiqué", a-t-il avancé. (AFP)

08-04 Au moins 12 personnes, ont trouvé la mort tandis que trente-cinq ont été blessées dans la capitale irakienne, lorsque les troupes d’occupation étasuniennes ont bombardé des logements civils. Le quartier Al-Amin, dans le sud-est de la ville, a été mitraillé par des hélicoptères Apache. Parmi les victimes civiles, signale ANSA figurent trois membres d’une même famille dont une fillette de six ans. Gramma international

09-04 C'est une ville terrorisée par les affrontements des derniers jours et sous le coup d'un couvre-feu total qui accueille, mercredi, le cinquième anniversaire de la chute de Saddam Hussein. Les rues de la capitale irakienne sont désertées. Les seuls véhicules circulant sont ceux de forces de sécurité irakiennes. Quelques rafales d'armes automatiques ont, par ailleurs, été entendues dans les principaux bastions chiites de la capitale. Dans la nuit de mardi à mercredi, cependant, des tirs de mortiers contre le quartier où s'entassent des centaines de milliers de personnes ont fait au moins sept morts et de nombreux blessés. On ignore encore d'où provenaient ces obus. AP

09-04 Vingt-trois personnes ont été tuées pour la seule journée de mercredi, ont ajouté ces mêmes sources. AFP

10-04 "Aujourd'hui, trois millions d'habitants sont assiégés dans Sadr City, ils sont empêchés de sortir, de se ravitailler", "Le quartier disposait de beaucoup de stocks alimentaires. Ces stocks commencent à s'épuiser. Nous allons bientôt avoir des problèmes d'approvisionnement en nourritures et ce sera une catastrophe humanitaire", "Les habitants sont en permanence la cible des snipers américains et des frappes aériennes", a-t-il dénoncé. "De nombreux civils, des femmes et des enfants ont été tués, il y a des arrestations arbitraires". Sur environ 70 personnes tuées au cours de ces cinq jours de combats, "60% sont des femmes et des enfants", selon ce dirigeant. a affirmé M. El-Fradji, le leader du mouvement sadriste pour ce quartier du nord-est de la capitale, Salman El-Fradji Des combats sporadiques, rafales d'armes automatiques et explosions d'origine indéterminée, se poursuivaient jeudi dans l'après-midi, a-t-on constaté dans ce secteur, totalement déserté de ses habitants et sous le feu des snipers américains. Hélicoptères Apaches et avions de chasse survolaient à haute altitude le quartier, cible de plusieurs frappes aériennes ce jeudi, dont l'une a dévasté un magasin de tissus. (Source : AFP / 10 avril 2008)

10-04 Une frappe aérienne a visé vers minuit une maison du centre de Sadr City, près de la mosquée Al-Elbaït, ont indiqué à l'AFP des témoins. Quatre personnes ont été tuées dans le bombardement, selon des sources médicales. AFP

10-04 L'armée américaine a mené une frappe aérienne jeudi contre un bâtiment du quartier de Sadr City à Bagdad, quelques heures après des affrontements entre des soldats américains et des militants qui ont causé la mort de 15 personnes, ont annoncé la police et l'armée américaine. AFP

10-04 La "Zone verte", un secteur sous haute surveillance qui abrite des missions diplomatiques et la majeure partie des locaux du gouvernement irakien, a également été la cible de nouveaux tirs de roquettes et de mortier dans la matinée. L'ambassade des Etats-Unis a confirmé ces tirs, et précisé qu'aucune information faisant état de victimes n'avait été diffusée. AFP

10-04 Un missile Hellfire a visé jeudi soir "un groupe circulant lourdement armés" dans Sadr City, et repérés par un drone. Six membres de ce groupe ont été tués, selon le commandement américain. Le secteur est totalement déserté et sous le feu des snipers des armées américaine d’occupation et irakienne. Au moins trois personnes ont été blessées le matin par les tirs de ces tireurs Selon des habitants de Sadr City, les combattants de l’armée du Mahdi ont stoppé, l’avancée vers le centre du quartier des soldats US. (Al-Oufok avec les agences de presse)

10-04. En milieu de matinée, des missiles ont frappé un bâtiment rempli de réservoirs d'oxygène. Deux personnes ont été tuées et quatre blessées, selon des responsables médicaux et de la sécurité.
Le Temps

10-04 Dans un communiqué, l'armée américaine précise que 13 militants ont été tués au cours de quatre incidents distincts pendant la nuit. AP

11-04 Trois collaborateurs civils ont été tués et sept autres blessés par un tir de missile qui a frappé l’hôtel Palestine à Bagdad, selon des témoins et la police. Les homes se trouvaient à l’extérieur de l’établissement, situé le long du Tigre face à la "zone verte" ultrafortifiée regroupant les ministères et les ambassades. Le Palestine abrite les bureaux de plusieurs médias internationaux, dont ceux de l’agence Associated Press, qui a fait savoir que tout son personnel était indemne. L’hôtel, dont le deuxième étage porte les traces de l’impact, est actuellement en grande partie vide. (Al-Oufok avec les agences de presse)

12-04 Alors que les affrontements faisaient rage dans la nuit, les haut-parleurs des mosquées diffusaient des mots d'ordre de soutien en faveur des combattants de Moktada al Sadr. "Nous ne permettrons pas aux Américains de pénétrer à Sadr City quoi qu'il arrive, même au risque de perdre notre vie et celle de nos fils", pouvait-on entendre. (Reuters)

12-04 Les principaux accès du quartier de Sadr City sont restés bouclés samedi matin, en dépit d'une annonce des autorités militaires d'une levée de l'interdiction de circuler. Seuls quelques véhicules pouvaient en sortir et y entrer en empruntant de petites ruelles éloignées de la zone des combats. "Le couvre-feu dans Sadr City a été levé en général, mais il s'applique toujours dans certaines zones soumises à des mesures de sécurité", a commenté un membre du service de presse du gouvernement. (Reuters)

12-04 D’intenses combats nocturnes ont fait au moins treize morts dans le faubourg de Sadr City à Bagdad, Les affrontements, qui ont duré toute la nuit, ont cessé samedi à l’aube, selon des habitants. Ils se sont concentrés sur la ligne de confrontation dans le sud-ouest de cette banlieue de trois millions d’habitants. (Al-Oufok avec les agences de presse)