Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

03/05/2008

n°348 Dossier de Palestine - 02-05 -Début - Hysterie aux USA contre Carter… et Obama n’est pas en reste.

n°348 Dossier de Palestine  - 02-05 -Début - Hysterie aux USA contre Carter… et Obama n’est pas en reste.

Dossier de Palestine  Début    

N°348                                     02-05

Par M.Lemaire    



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be
 Sommaire

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Le Hamas auteur : Sébastien Boussois.

1-2 Le prix du baril de sang de ‘bougnoulle’.

2 Les brèves

2-1 Saed Bannoura : Un bébé meurt après que sa sortie de la Bande de Gaza pour traitement médical ait été refusée

3 Dossier

3-1 Point de vue de Silvia Cattori : Israël, État voyou ?

3-2 Point de vue de Felicity Arbuthnot : Du Nil à l’Euphrate : les « victimes d’une carte de géographie »



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Le Hamas auteur : Sébastien Boussois.

On ne parle que du Hamas depuis que le mouvement islamiste a gagné les élections législatives en janvier 2006, au détriment d’un Fatah déphasé après les échecs des négociations de Camp David en 2000, la seconde Intifada et la mort de Yasser Arafat. Ayant pris la tête du gouvernement à dominante islamiste, puis, en avril 2007, d’un gouvernement d’union nationale avec son rival, le Hamas a fini par s’emparer violemment de tout le pouvoir à Gaza en juin 2007. Bien que placé sous les feux de l’actualité palestinienne et alors que sa percée s’inscrit dans une vague régionale, le mouvement de résistance, qui figure plus que jamais sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne, des Etats-Unis et d’Israël, n’a pas suscité, jusqu’ici, de livre de fond. Comme l’écrit Dominique Vidal, historien et journaliste, dans sa préface, « le mouvement a progressivement plongé ses racines au plus profond de la société palestinienne ». Né sur les décombres de 40 ans de frustrations palestiniennes, en 1987, lors de la première Intifada, créé par le Cheikh Ahmed Yassine mort assassiné depuis, le « mouvement de résistance islamique » s’inspire des Frères musulmans dont il est issu afin de mener un combat nationaliste et religieux pour la libération de la Palestine. On retient, à juste titre, les attentats-kamikazes dont le mouvement s’est rendu coupable en Israël, son refus de négocier avec ce dernier et les atteintes aux libertés auxquelles il se livre à Gaza contre ses adversaires. Mais, comme l’explique l’intellectuel palestinien Khaled Hroub dans son ouvrage du même nom, le Hamas ne se réduit pas, loin de là, à ces seules dimensions. Historiquement, politiquement, culturellement, religieusement et socialement, c’est à la fois le principal mouvement islamiste palestinien mais surtout une formidable alternative aux failles du Fatah, décrédibilisé par son échec stratégique, sa gestion corrompue et son absence de vie démocratique interne. Le Hamas était idéologiquement le mieux placé pour faire face à l’impasse des accords, processus de paix devenu processus d’occupation : doublement du nombre de colons, désarabisation de Jérusalem-est, transformation de la Cisjordanie en bantoustans, multiplication des check-points, incursions israéliennes et contrôle effectif des Territoires face à une Autorité palestinienne impuissante.

Très présent sur le terrain social local depuis 20 ans, le Hamas - même si, comme l’écrit l’auteur, « il ne souhaitait pas gagner les élections » - a dû faire face à ses responsabilités à l’annonce des élections. Au lieu de négocier avec le vainqueur des premières élections démocratiques réalisées dans un pays arabe du Proche-Orient, l’Occident a imposé des sanctions à une population déjà frappée pour moitié par le chômage et vivant aux deux tiers avec moins de deux dollars par jour. L’instauration d’un gouvernement d’unité nationale s’inscrivant explicitement dans la perspective de deux Etats n’y a rien fait : l’embargo des Etats-Unis et de l’Europe a accéléré la radicalisation des éléments islamistes. En « punissant » les Palestiniens, l’Occident les a poussés un peu plus dans les bras de l’aile la plus radicale du Hamas.  Sur le fond, le livre revient dans un jeu de questions-réponses sur la structure, l’idéologie, la stratégie, les soutiens, les attentats kamikazes, l’enracinement progressif du Hamas dans l’histoire et le présent de la société palestinienne. Khaled Hroub a rencontré et interviewé les principaux dirigeants du mouvement pour mener son enquête et écrire son livre. C’est déjà une gageure. 

 Résumer le contenu du livre en quelques lignes est impossible et des choix s’imposent. Hroub commence par évoquer la Charte du mouvement, rédigée en 1988, et dont les dirigeants se sont petit à petit éloigné ; il revient sur les éléments les plus dérangeants du corpus idéologique du Hamas, à savoir la légitimité d’Israël, la conspiration faite contre les Arabes lors de la création de l’Etat hébreu en 1948, le caractère religieux du combat nationaliste. L’auteur revient ensuite sur ce qui fâche : le présupposé antisémite du mouvement, le présupposé anti-sionisme de ce dernier, l’avenir de la présence juive au Proche-Orient.  Hroub ne manque pas de signaler que le Hamas reste délibérément flou sur certains aspects des rapports entre Juifs et Musulmans, entre Israéliens et Palestiniens. Et évidemment sur la question de la reconnaissance d’Israël, clé de l’affaire. Ce n’est pas « inenvisageable » selon lui. Parce que « le pragmatisme et le réalisme dont font preuve ce mouvement face aux problèmes laisse la porte ouverte à un tel dénouement ». C’est peut être aller vite en besogne mais « il faudrait [quand même] que le climat se prêt à un pas aussi décisif ». On en est loin autant pour Israël que pour la Palestine. Longuement , Hroub démontre brillamment l’évolution « pragmatique » du Hamas entre 1988 et 2008, sa place dans le coeur meurtri des Palestiniens et dans le coeur blessé des Arabes. Et vingt années de lutte, cela compte. Voilà pour le présent. Mais quel sera l’avenir dans la bande de Gaza du Hamas et la Cisjordanie du Fatah… Et du Hamas ? Quel est l’avenir des relations du Hamas avec le monde arabe ? Avec l’Occident ? Difficile de le dire comme toujours au Proche-Orient. Tout peut basculer d’un jour à l’autre. Interrogeant une personne à Gaza sur les raisons de son vote pour le Hamas, il obtint cette réponse « Quand je vote pour le Hamas, je vote pour Allah ».  Est-ce à dire que la prochaine étape, après la prise de Gaza par Haniyeh, sera l’implantation radicale et dangereuse d’Al Quaida ? L’auteur ne cache pas sa crainte, même si le Hamas veille. C’est dire qu’il lui faut se normaliser, et passer du statut de mouvement de résistance Ne reculant pas devant des méthodes terroristes (c’est à dire ciblant des civils innocents) à celui de mouvement politique « fréquentable ». On rachète tout le monde dans le monde d’aujourd’hui. Mouammar Kadhafi le sait bien. Alors, pour rassurer, s’il le peut, le Hamas a tendance – mais est-il crédible ? - à répéter : « We are Erdogan, not Taliban ». Un Hamas plutôt tendance Erdogan, du nom du premier ministre turc « islamo-démocrate conservateur », comme on dit à Ankara, que tendance « Fous de Dieu » comme à Kaboul. Beaucoup d’incertitudes subsistent, l’auteur le reconnaît. Mais laissons lui le mot de la fin : « Les différences entre ces deux mouvements sont considérables, jusque dans leur nature. C’est pour cette raison que le Hamas tient absolument à garder ses distances avec Al Qaida et ne veut surtout pas s’engager dans une coopération ».  A la bataille mondiale de l’organisation d’Oussama Ben Laden, terrorisme inclus, contre les nouveaux croisés de l’Occident, le Hamas oppose une lutte visant à rendre un territoire aux Palestiniens, un pays à part entière où ils puissent vivre libres. Et l’on ne compte plus les déclarations de ses dirigeants, Ismaïl Haniyeh en tête, selon lesquelles ce territoire pourrait se trouver aux côtés d’Israël, et non prendre sa place...Encore faut-il que s’ouvre l’espace d’un dialogue politique, auquel Khaled Hroub, avec son livre, entend contribuer avec conviction, sans préjugés et en respectant le recul nécessaire face à l’actualité.

Khaled Hroub est né dans un camp de réfugiés palestiniens à proximité de Bethléem. Universitaire et journaliste, il dirige le programme d’études des médias arabes de l’Université de Cambridge, en Grande-Bretagne. Il écrit ponctuellement dans les colonnes de Al Hayat, Herald Tribune, Middle-East Journal et la Revue d’Etudes Palestiniennes et est membre du Queen’s college à Oxford.

Sébastien BOUSSOIS :Journaliste français et chercheur. Docteur en sciences politiques, il s’intéresse plus particulièrement au conflit israélo-palestinien et au monde arabe. Il a collaboré à l’ouvrage de Dominique Vidal, Comment Israël expulsa les Palestiniens ? (1947-1949), aux éditions de l’Atelier, et dirige par ailleurs la collection politique « Reportages » aux Éditions du Cygne. Il a publié cette année Israël confronté à son passé, essai sur l’influence de la nouvelle histoire, chez l’Harmattan et publie en septembre prochain un ouvrage sur Maxime Rodinson. Il écrit enfin ponctuellement dans différentes revues et est l’auteur de romans.

Le Hamas : Préface de Dominique Vidal Khaled Hroub  Traduit de l’anglais par Laurence Decréau Demopolis 240 pages, Paris, Avril 2008 http://oumma.com/Le-Hamas http://oumma.com/Le-Hamas sélectionné par http://groups.google.fr/group/medias-mensonges-desinformation
1-2 Le prix du baril de sang de ‘bougnoulle’.
Cette lettre est un hurlement qui vient du cœur, que j'adresse aux gouvernements occidentaux qui soucieux d'être à la tête de pays puissants font passés l'intérêt économique avant l'homme.
Je vois tous les jours des enfants qui meurent en Palestine occupée, sous les bombes larguées depuis les avions de combat f16, mais aussi sous les balles des snipers terroristes sionistes, un fait avéré.
Ensuite, quand j'écoute les médias français, j'entends parler de membres du Hamas, ce qui est une violation de la vérité.
J'entends parler de légitime défense, alors que celle-ci touche bien plus de civils que de combattants du Hamas.
J'entends parler de combat, de conflit, de guerre, alors que d'un cotés, il y a une nation industrielle puissante, et puissamment armée, soutenue par les usa, et de l'autre quelques individus armées de cailloux.
Pendant des semaines, les sionistes tuent, bombardent, détruisent, et les médias restent relativement très silencieux, et lorsqu'un palestinien tue ou blesse un soldat sioniste, les médias se réveillent en bondissant.
Le sang du ‘bougnoulle’ n'a pas de poids dans la balance médiatique ?
Je vois que celui qui insulte le Prophète Mohammed, paix sur Lui, est de ceux qui usent du droit de la liberté d'expression, et quand à celui qui critique Israël, le sionisme est un antisémite.
Je vois que le mensonge d'état existe et est au profit du sionisme qui ne cesse de coloniser !
On dit ici et là que le Hamas est illégitime, et qu'il ne faut pas discuter avec celui-ci !
On dit ici et là que le Hamas ne reconnaît pas Israël, et donc, qu'il ne faut pas le reconnaître.
Voilà un mensonge d'état pervers, alors que le Hamas reconnaît Israël sous réserve de réciprocité.
Cette expression gène le sionisme qui a prévu de continuer de coloniser, et qui a construit le mur anti-terroristes sur des frontières de l'après 1967.
Israël refuse la résolution de 1967, il est donc primordial de continuer la pseudo-guerre, contre des impuissants militairement parlant, et ainsi de continuer de s'agrandir, de coloniser.
Le fait que la Hamas reconnaisse Israël sous réserve de réciprocité est donc une information qui ne doit pas être trop propagée et il est essentiel de continuer le lynchage médiatique du Hamas, démocratiquement élue.
Le sang du bougnoulle ne vaut pas 115 dollars le baril !!? Mais plutôt 2 cents !!?
Voyez comment est la démocratie hypocrite, celle qui veut la démocratie pour les autres, mais une démocratie soumise qui ne va que dans le sens des intérêts de l'occident.
J'ai entendu sur une radio le discours de madame Amara qui s'est librement exprimée en faveur des droits de l'homme.
Elle a clairement expliquée qu'un pays comme la Tunisie ne pouvait pas se permettre d'être une démocratie comme la France sinon les Islamistes prendraient le pouvoir.
Le lendemain dans cette même radio, dans les grandes gueules, une grande gueule qui a une entreprise en Tunisie a tenue les mêmes propos.
On peut dire ici, que le sang du barbu n'est que peut chère, et que torturé un barbu est légitime, même si celui-ci n'est qu'un Musulman pratiquant, de toute façon, s'il est barbu, il est dangereux ?
Un barbu, c'est un Ben-Laden, et un terroriste, forcément !!? Un barbu juif, c'est pas pareil !!?
Ainsi, on trouve dans la constitution des droits de l'homme qu'il est légitime de torturer les barbus, et que les arabes dans un pays occupé par une puissance soutenue par l'occident n'ont pas des droits équivalent à ceux de la constitution.
Et l'Irak, personne n'est vraiment choqué que cette invasion est le fruit d'un mensonge afin de satisfaire des besoins économiques ?
Les médias ne montrent pas se mécontentement, de manière sincère, puisqu'ici, de toute façon, c'est du sang de ‘bougnoulle’ qui coule.
Si les Usa avaient envahis la France avec ces mêmes prétextes, je crois que les médias n'auraient pas étaient aussi silencieux.
Ici, le problème, c'est que c'est plus du sang de bougnoule ?
Il y a un problème plus vicieux que les intellectuels occidentaux ne peuvent vraiment débattre, lequel ?
Les pays occidentaux, puissances mondiales, représentent 20 % de la population mondiale, et se partagent 80 % richesses mondiales.
Ce partage injuste permet de rester dans le rang des puissances mondiales.
Ainsi, si ce partage devenait équitable, ces grandes puissances devraient abandonnées l'idée de l'hégémonie, mais aussi du niveau de consommation actuelle.
Cette politique détruit la planète, comme tout le monde le sait.
Le problème, c'est que le pétrole, l'élément le plus important de cette politique injuste, se trouve chez les ‘bougnoulles’.
Il est donc important, puisque ces pays sont obligés d'êtres injustes, de faire passer les ‘bougnoulles’ pour des méchants, ça tombe bien il y a l'Islam.
Ainsi, le ‘bougnoulle’ est méchant, terroriste, islamiste, barbu, et j'en passe.
Cette politique a donc fait baisser le prix du baril de sang de ‘bougnoulle’ à deux cents, c'est donc une matière première sans intérêts.
Mickaël
http://labonnereference.fr

2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
2-1 Saed Bannoura : Un bébé meurt après que sa sortie de la Bande de Gaza pour traitement médical ait été refusée
Gaza - 01-05-2008 Le siège imposé par Israel à la bande de Gaza a causé la mort d'un bébé palestinien âgé de 4 mois après que les autorités israéliennes aient refusé son transfert vers un hôpital spécialisé à l'extérieur de la bande de Gaza.
Le siège actuel a causé la mort de 140 malades dans la bande de Gaza.
L'Agence de presse palestinienne, WAFA, a indiqué que Naseem Al Biok, 4 mois, était décédé mercredi dans un hôpital local de Gaza.
Les médecins ont tenté de le transférer à l'étranger pour un traitement médical puisque le siège actuel de Gaza a vidé les hôpitaux de matériel médical et de médicaments.
Actuellement, il y a des dizaines de malades qui souffrent de maladies graves et sont menacés de mort en raison du blocus injuste des Israéliens.
140 malades sont décédés en raison du siège, la plupart des victimes étaient des enfants et des personnes âgées.
Source : http://www.imemc.org/  Traduction : MG pour ISM   1/5 alterinfo



3 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Point de vue de Silvia Cattori : Israël, État voyou ?

Les soldats d'Israël ont fait de Gaza un tombeau « Ce qu’Israël fait subir aux Palestiniens est une abomination » a déclaré l’ancien Président des Etats-Unis, Jimmy Carter, lors de sa récente tournée au Moyen Orient.
Destructions causées par des F16 israéliens dans le Camp de Bureij qui ont fait 9 morts et 50 blessés le 19 février 2008 (rafahtoday.org)
M. Carter a eu, de plus, le courage de braver le courroux des gouvernements israélien et états-uniens en rencontrant, à Damas, le chef du mouvement Hamas, M. Khaled Meshal, rompant ainsi l’isolement et la diabolisation dans lesquels la diplomatie « occidentale » s’obstine à maintenir cette force politique, démocratiquement sortie des urnes en janvier 2006 [1]. Merveilleux Jimmy Carter ! Par son geste, de simple diplomatie humaine, il a, à lui seul, effacé notre honte d’appartenir à cette société « occidentale » qui continue de soutenir aveuglément un État colonial qui a effacé la Palestine de la carte et qui mène, depuis 60 ans contre un peuple sans défense, des opérations militaires à caractère terroriste, une politique d’apartheid et des assassinats ciblés dits « extrajudiciaires ». Nous aurions apprécié que d’autres chefs d’État aient le courage de dénoncer les crimes de guerre d’Israël avec la même clarté que M. Carter. Israël a mis le Moyen-Orient à feu et à sang. Il s’est rendu coupable de crimes gravissimes, en violation de toutes les règles du droit international. Et l’Union européenne a encore l’indécence de demander aux Palestiniens, et à leurs frères arabes, de reconnaître « le droit d’Israël à exister » en tant qu’ « État juif », ce qui reviendrait à légitimer l’apartheid et à dénier aux réfugiés palestiniens leur droit inaliénable à retourner, comme tout autre réfugié dans le monde, sur les terres et dans les maisons dont ils ont été chassés ! Comme le relevait si justement l’intellectuel palestinien Omar Barghouti, « aucun État n’a le droit d’exister comme État raciste » [2]. Un Etat qui fait régner la terreur, en tuant quotidiennement des femmes et des enfants, que leurs proches, au désespoir, retrouvent déchiquetés ; un État qui peut massacrer, comme cela s’est passé à Gaza, en l’espace de quelques jours, des centaines de civils innocents, en lançant contre eux des bombes qui dispersent des centaines de fléchettes acérées, pénètrent le corps, mutilent, tuent, génèrent des souffrances atroces, -sans que cela ne soulève , il faut bien le dire, l’indignation de nos démocraties - devrait être mis au ban des nations. Alors que nous avons droit aux meilleurs soins, accès à des hôpitaux et des médicaments pour soulager et guérir nos maladies et nos blessures, à Gaza, les malades meurent car Israël ne laisse rien entrer et les hôpitaux sont pris pour cible. L’armée israélienne a dévasté, le 16 avril, « El Wafa Medical Rehabilitation », mettant la vie des patients et soignants en danger, les privant d’électricité et d’approvisionnement en eau, contraignant les chirurgiens à cesser d’opérer. A Gaza, depuis une année, des blessés et des malades, qui auraient pu guérir, sont morts faute de soins. Suhha Al Jumbass, 22 ans, malade de cancer, est décédée, en ce mois d’avril effroyable, parce que l’armée israélienne lui a refusé, comme à 133 autres personnes décédées avant elle récemment, d’aller se faire soigner en Egypte. Au lendemain du massacre de Boureij [3], le Premier ministre israélien, Ehud Olmert a eu l’arrogance de dire qu’Israël fera « payer au Hamas le prix de ce qui se passe à Gaza ». Mais qui paye le prix des souffrances ? L’agresseur ou l’agressé qu’il met à mort ? Que peut encore faire « payer » Israël à ces enfants qu’il affame, qui souffrent de la malnutrition et dont l’état psychologique est inquiétant, et à ces milliers de malades apeurés, laissé à l’abandon faute de soins, qui vont continuer de mourir faute de médicaments ? Comment nos sociétés peuvent-elles tolérer autant d’horreurs et d’injustices ? Pourquoi nos gouvernements se bornent-ils à appeler « les deux parties à la retenue », comme si l’on pouvait établir une symétrie entre l’occupant et l’occupé, entre le bourreau et sa victime ! Nous n’en pouvons plus de cette attitude biaisée qui ménage Israël et méprise les victimes arabes. Une résidente de Rafah nous disait récemment avec amertume : « Ils nous liquident en tirant des missiles remplis d’explosifs lourds de 3’000 pounds. Une tonne de ces explosifs ZNT est capable de raser tout un quartier. C’est un missile de ce type que l’armée israélienne a lancé contre une mosquée à Rafah et qui a détruit également quinze autres maisons. Ils nous condamnent à mourir, ils nous empoisonnent, ils nous enferment, ils nous coupent les vivres, ils nous bombardent, ils nous privent de tout accès aux médicaments, ils nous privent des produits vitaux comme le chlore pour assainir l’eau et ensuite ils nous vendent leurs laitues empoisonnées par les insecticides, à un prix exorbitant ». Les Palestiniens ont droit à la vie et à être protégés, comme tout peuple opprimé par plus fort que lui. Jamais une guerre menée par un État colonial n’a été aussi durablement couverte par le mensonge, la désinformation, l’hypocrisie. Même les soit disant « amis de la Palestine  », les pacifistes israéliens que l’on idéalise, ne sont pas sans reproches. Car, se contenter de condamner l’occupation israélienne et ses crimes ne suffit pas à régler les torts causés. Il faut avoir l’honnêteté d’aller à la racine du problème en exigeant, non seulement la fin de l’occupation, mais également le droit au retour des réfugiés, et la fin du racisme institutionnalisé contre les Palestiniens, et cela dans un État qui garantisse des droits égaux à tous ses habitants. Les gens de confession juive qui s’identifient à Israël ne peuvent continuer à se prévaloir des crimes commis par les nazis pour justifier l’existence d’un État raciste sur des terres volées aux Arabes. Tout cela est inacceptable. Gaza est, pour ses habitants, une prison d’où personne ne peut sortir, hormis les Palestiniens munis d’un laisser passer VIP délivré à la « tête du client » et d’entente avec l’occupant, par l’Autorité palestinienne de Ramallah. Une Autorité corrompue, qui participe à la liquidation du Hamas et va à l’encontre des aspirations de son peuple. Les Palestiniens, déjà brutalisés par l’armée d’occupation, ne méritaient pas cette suprême trahison. Reste à augurer que le temps viendra où ceux qui ont commis des crimes ou qui ont servi, d’une manière ou d’une autre, les intérêts de l’occupant israélien, seront appelés à répondre devant l’histoire.
Silvia Cattori, 21 avril 2008. Silvia Cattori est journaliste indépendante en Suisse. Silvia Cattori est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.    Sources Global Research
Posté par Adriana Evangelizt
  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


3-2 Point de vue de Felicity Arbuthnot : Du Nil à l’Euphrate : les « victimes d’une carte de géographie »

Lorsque l’Etat d’Israël proclama son indépendance, le 14 mai 1948, son vœu inaugural fut de : « … garantir l’égalité totale, politique et sociale de tous ses citoyens, sans distinction de religion, d’ethnie ou de sexe ; de garantir la liberté de religion, de conscience, d’éducation et de culture ; de sauvegarder les lieux saints de toutes les religions monothéistes et de soutenir loyalement les principes de la Charte des Nations Unies… » Israël exhorta « les Arabes habitant l’Etat d’Israël à préserver les voies de la paix et à jouer le rôle qui leur revient dans le développement de l’Etat (d’Israël), sur la base d’une citoyenneté pleine et égale, et d’une représentation équitable dans toutes ses institutions. » Israël s’apprête à célébrer en grande pompe ses soixante années de violations des droits de l’homme à l’encontre de la région, des Palestiniens, ainsi que la destruction de leurs terres se réduisant telles des peaux de chagrin, se vautrant, dans les faits, sur des tombes, d’anciennes cultures passées au bulldozer et près d’un demi-siècle de décimation de rêves, de maisons et d’héritage culturel. Le travestissement de la fondation de cette théocratie sur le mensonge cité plus haut, la trahison qui est la marque de fabrique de cet Etat, sont comme encapsulés dans l’histoire d’un enfant, emporté dans le déplacement inaugural de près de trois-quarts de million d’âmes chassées de leur terre natale. Début d’une guerre imposée, de fragmentations de familles, d’amitiés, de communautés – incessantes, depuis six décennies sinistres. L’enfant avait six ans, en 1948. Une nuit, cette année-là, des soldats israéliens vinrent chez lui, à Al-Barwéh. Les membres de sa famille « … s’enfuirent dans une forêt, les balles sifflant au-dessus de leurs têtes, et ils parvinrent au Liban, où ils restèrent durant plus d’un an, survivant grâce aux maigres subsides des Nations-Unies ». Finalement, l’enfant fut ramené par son oncle à l’intérieur de la frontière, jusqu’au village de Deir-al-Asad, en Galilée. Ils ne purent pas retourner à Al-Barwéh, car ce village avait été rasé au sol par l’armée israélienne. « Tout ce qui s’était passé », racontait-il en 1969, « c’est que le réfugié avait échangé son ancienne adresse d’exil pour une nouvelle. J’avais été un réfugié au Liban, et désormais, j’étais un réfugié dans mon propre pays. » Par la suite, le premier recensement israélien considéra tout Palestinien non-recensé comme un « infiltré » et « par conséquent, comme n’ayant pas droit à une carte d’identité ». L’enfant se trouvait au Liban durant le recensement, et, de ce fait, il se retrouvait dans l’illégalité. Ce, dans son propre pays. Sa famille et les maîtres de son école primaire avaient pris l’habitude de le cacher quand la police ou des responsables officiels se pointaient. Finalement, on fit croire aux officiels qu’il s’était trouvé chez des Bédouins nomades durant le recensement, ce qui lui permit, en définitive, d’obtenir une carte d’identité, lui conférant un statut légal sur sa terre natale… Depuis sa prime jeunesse, la littérature et la poésie étaient sa passion. Tandis qu’il était encore à l’école primaire, le directeur de son école lui demanda de participer à la célébration, par le village de Deir al-Asad de la fondation de l’Etat d’Israël. « Je me suis trouvé derrière un micro, pour la première fois de ma vie, et j’ai récité un poème, qui était un cri lancé par un jeune garçon arabe, à un jeune garçon juif. » Il se souvient encore du thème de ses vers : « Toi, tu peux jouer au soleil tout ton saoul… Mais moi, non. Toi, tu as une maison ; moi, je n’en ai plus. Toi, tu as des fêtes ; moi, je n’en ai pas. Pourquoi ne pouvons-nous pas jouer ensemble ? » Le lendemain, le garçon était convoqué par le gouverneur militaire israélien, qui l’insulta et le menaça, concluant : « Si tu continues à écrire ce genre de poème, j’interdirai à ton père de travailler à la carrière de pierres. » L’enfant pleura amèrement. « C’était le premier juif que je rencontrais et auquel je parlais… Si c’était à ça que les juifs ressemblaient, pourquoi devrais-je adresser la parole à un jeune garçon juif ? » Il a été sauvé du « feu de la défiance » par une institutrice juive, qui était pour lui « comme une mère », et un symbole de tout ce qui était beau, et bon. Elle élargit ses connaissances en matière de poésie, refusant d’enseigner un programme « conçu pour déformer et discréditer notre héritage culturel ». Elle réussit à mettre à bas les murs de méfiance érigés par le gouverneur militaire. » [1]. Ce jeune garçon était un certain Mahmoud Darwish, sans doute le poète palestinien le plus universellement connu, lauréat du Prix Lotus(en 1969) et du Prix Lénine de la Paix (en 1983). Le calvaire de la Palestine trouve son reflet dans les cris doux et profonds de ses mots obsédants, chacun de ses poèmes est un requiem composé en l’honneur d’une terre, d’une histoire et d’un peuple violés par les diktats initiaux de Whitehall et d’un monde qui a détourné son visage de son « pays bien-aimé », démembré, mis en pièces. Comparer la richesse luxuriante de la Palestine , sur la carte de 1948, à ce que la Palestine est devenue, aujourd’hui, revient à comparer la vibration de la beauté à une Palestine affamée par la violence et mutilée, mais continuant à lutter pour son existence et son avenir, tellement précieux. Le contraste entre les vers poignants de Darwish et le langage obscène de ceux qui ont accédé aux postes politiques les plus élevés en Israël, est violent : « Nous allons vers un pays qui n’est pas de notre chair. Les noisetiers n’y sont pas de nos os… Nous allons vers un pays qui ne suspend nul soleil particulier au-dessus de nos têtes… » Un autre de ses poèmes commence ainsi : « Nous voyageons comme n’importe qui d’autre ; mais nous retournons vers nulle-part… » Et puis, celui-ci : « La terre se rapproche de nous, nous poussant à travers le dernier passage… « Nous avons vu les visages de ceux qui vont jeter nos enfants par les fenêtres de cet espace ultime… » Et puis encore, ces vers, presque insoutenables : « Fais-moi naître à nouveau, que je puisse savoir dans quel pays je mourrai, Sur quelle terre je renaîtrai, de nouveau, à la vie… » Le lexique dans lequel les dirigeants d’Israël ont puisé leurs imprécations, année après année, provient sans doute de quelque univers parallèle. Le premier Premier ministre d’Israël, David Ben Gourion, dit ainsi des Palestiniens, tandis que l’on détruisait systématiquement cinq-cents villages au cours d’une sorte de cérémonie où l’on pendait en quelque sorte la crémaillère nationale, et tandis qu’une violence absolue faisait rage : « Les vieux crèveront ; quand aux jeunes, ils oublieront… » Yitzhak Rabin a dit, à propos de l’épuration ethnique des habitants de Gaza : « Israël créera, durant les dix ou vingt ans à venir, des conditions telles qu’elles devraient générer l’émigration naturelle et volontaire, hors de Gaza, des réfugiés… » « Les Palestiniens sont des bêtes marchant debout… Eretz Israel sera restituée au peuple d’Israël. Tout Eretz Israël. Et ce, pour l’éternité », affirma Menachem Begin, que seul Yitzhak Shamir surpassa dans l’abjection : « Les Palestiniens… seront écrasés comme des sauterelles… leurs têtes seront écrasées sur les pavés et sur les murs. » Et Ehud Barak d’y aller de son commentaire : « Les Palestiniens sont comme les crocodiles ; plus vous leur donnez de bidoche, plus ils en réclament… » Ariel Sharon, intronisé « homme de paix » par George Deubeuliou Bush, l’initiateur des massacres de Sabra et Chatila, au Liban, en 1982, énonçant son plan d’action, déclara : « Tout le monde doit se magner, et s’emparer d’autant de sommets de collines (palestiniennes) qu’il le peut, afin d’agrandir les colonies (juives), parce que tout ce que nous prendrons aujourd’hui restera à nous… Et tout ce dont nous ne nous emparerons pas, c’est eux (les Palestiniens), qui l’auront. » Raphael Eitan, fondateur du parti de droite Tzomet, et manifestement âme-sœur de Sharon, affirma : « Quand nous aurons colonisé la terre, tous ce que les Arabes pourront faire, à ce sujet, c’est tourner en rond, comme des cafards drogués enfermés dans une bouteille. » [2] Cette rouerie sioniste, qui trouve ses reflets également à Washington et à Whitehall (le Quai d’Orsay britannique, ndt) vise et dénigre aussi la diaspora juive en Israël et dans le monde entier, dont plusieurs de ses membres ont consacré leur vie – et souvent mis en danger, voir perdu leur carrière – dans leur engagement non seulement envers une terre, mais envers une région où tous peuvent vivre en harmonie, côte à côte. Le vitriol auquel ils sont exposés, provenant de leurs coreligionnaires, comporte notamment le fait d’être traités de « juifs haineux d’eux-mêmes ». Orwell lui-même aurait bien du mal à mettre le signe d’égalité entre leur passion pour la paix et leur « tu aimeras ton prochain », d’un côté, et la « haine de soi », de l’autre… Alors que le Conseil de Sécurité de l’Onu menace d’embargo, a menacé d’embargo et impose des embargos contre certains des pays parmi les plus pauvres, en raison de violations, d’entorses ou de non-conformation (réelles, ou perçues) à ses Résolutions, Israël «… jouit d’une relation unique en son genre avec les Nations Unies. En dépit de sa non-application d’une foultitude de résolutions de l’Onu, aucune mesure n’est jamais prise à son encontre », écrit Geoff Simons, dans son étude exhaustive de l’organisation mondiale [3]. Simons liste quelques-unes des résolutions mises au panier de manière expédiente par l’« unique démocratie » au Moyen-Orient : il s’agit de celles portant, notamment, les numéros 242, 338, 465, 672, 673 et 681. L’ « importante » résolution 681, adoptée le 20 décembre 1990, « déplore la décision prise par le gouvernement d’Israël… de reprendre la déportation de civils palestiniens… » Israël répondit, très peu de temps après, par des déportations redoublées. La résolution 799, du 14 décembre 1992, fut prise à l’unanimité ; elle fut même – cas unique – soutenue par les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Elle dénonçait la poursuite de la violation du droit international par Israël, relevant qu’« en contravention avec ses obligations sous l’empire de la Quatrième Convention de Genève… Israël a déporté, le 17 décembre, des centaines de Palestiniens… ». Plus loin : « … condamne fortement cet acte… Réaffirme l’applicabilité de la Quatrième Convention de Genève à tous les territoires occupés par Israël… Réaffirme également la souveraineté indépendante et l’intégrité territoriale du Liban… Demande instamment à Israël, en tant que puissance occupante, de garantir le retour immédiat et dans la sécurité dans les territoires occupés de toutes les personnes déportées… » Le Secrétaire général de l’époque, Boutros Boutros-Ghali, exprima « sa grave préoccupation » au sujet des agissements israéliens. Le Foreign Office britannique développa fugitivement un semblant de colonne vertébrale, déclarant qu’Israël violait le droit international – et un diplomate prévit l’issue : «… Israël entend les Résolutions de l’Onu, puis il continue à faire ce qu’il était déjà en train de faire, sans nulle autre forme de procès. » Les réfugiés ont été déposés dans un désert aux petites heures d’un matin d’hiver, glacial. Israël fit la sourde oreille aux avertissements de l’Onu, et les pays occidentaux laissèrent faire. Les Palestiniens manifestèrent leur soutien aux déportés dans la bande de Gaza, et les militaires israéliens tirèrent dans la foule, tuant une fillette de dix ans et cinq autres personnes. En juillet 1993, Israël était de retour au Liban, décimant ce minuscule pays, par terre, par mer et par air. Le Liban a été revisité, et re-décimé, encore une fois (avec de belles fillettes israéliennes, que l’on nous a fièrement montrées, dans des bases militaires, en train de dédicacer des missiles, qui allaient être balancés sur les enfants libanais.) Le long « voyage au bout de la nuit » de la Palestine se poursuit, année après année, comme le fait le silence du monde. L’Irak gît, en ruines, pour avoir dit la vérité aux Nations Unies (tandis que l’agression, et le calvaire, subis depuis cinq ans par un autre pays musulman, l’Afghanistan, n’allume quasiment aucun voyant à l’Onu, ni ne produit aucun spot sur l’un quelconque des radars internationaux). La célébration du sept-cent-vingtième mois de trahison, par Israël, de son engagement à loyalement soutenir « les principes des Nations Unies » étant à notre porte, les violations les plus récentes incluent notamment l’assassinat de cinquante-cinq Palestiniens, dont des enfants de quinze ans, et les blessures de cent-cinq autres à Gaza, durant le seul mois d’avril, et trois-cents-quarante, durant le seul premier trimestre 2008. Le remarquable site internet Uruknet fournit une litanie de misères, provenant de nombreuses sources ; en voici seulement trois exemples : - La fermeture et la confiscation planifiées de plusieurs orphelinats et de plusieurs internats abritant des milliers d’orphelins et d’élèves nécessiteux. Beaucoup des parents de ces orphelins ont été tués par l’armée israélienne, ainsi que par les terroristes juifs paramilitaires, connus également sous le nom de « colons »…

- L’interruption incessante des opérations de secours de l’UNRWA dans la bande de Gaza, à cause de l’interruption de la fourniture du fuel indispensable pour faire fonctionner ses camions et ses centres déployés dans l’ensemble de la bande de Gaza… John Ging, directeur des opérations de l’UNRWA à Gaza, a déclaré mercredi dernier que l’ampleur des morts, des destructions et du désespoir, dans la bande de Gaza, est considérable et catastrophique… - La découverte, par son propre père, du corps mutilé de Hammad Nidar Khadabth, quinze ans, sur les territoires confisqués par la colonie israélienne illégale d’Al-Hamra. Hammad avait quitté son domicile, mardi 15 avril, pour aller travailler dans le champ appartenant à sa famille… Le corps de Hammad était dénudé, boursouflé, couvert de bleus et de traces de torture. Il avait le cou brisé, et son visage avait été écrasé à coup de pierres. Un de ses doigts avait été coupé, et il avait plusieurs trous dans la poitrine… Un officier de police israélien, arrivé sur les lieux afin d’enquêter sur l’incident, confirma que Hammad a été assassiné…

Le mardi 22 avril, Saed Bannoura, de l’IMEMC, écrivait : « Un chargement d’aide alimentaire destiné aux habitants de la bande de Gaza s’est vu interdire l’entrée de ce territoire par l’armée israélienne, hier, lundi… L’Organisation Mondiale de la Santé a estimé que le taux de malnutrition dont souffrent les enfants de Gaza atteint vraisemblablement les 45 % en raison du siège imposé à la bande de Gaza par Israël. Les hommes politiques israéliens ont déclaré ouvertement qu’ils ont l’intention d’ « étouffer » et d’« affamer » Gaza, afin de forcer ses habitants à renoncer à leur résistance contre l’occupation militaire de leur terre. » On croirait lire la prose d’Yitzhak Rabin, dans un style à-peine différent… L’agence Associated Press a informé, le 25 avril 2008, que « les Etats-Unis, la Grande-Bretagne , la France , ainsi que d’autres pays membres, se sont retirés d’une réunion du Conseil de sécurité de l’Onu, mercredi dernier, après que la Libye eut comparé la situation prévalant aujourd’hui à Gaza aux camps de concentration de la Seconde guerre mondiale ». Le vice-ministre israélien de la Défense , Matan Vilnai, car c’est bien sûr de lui dont il s’agit, a déclaré un holocauste frappant le peuple de Gaza : la Libye , manifestement, sait donc parfaitement utiliser les bons dictionnaires. Le chirurgien traumatologue David Halpin a répliqué aux questions de l’émission Today de la BBC (le 25 avril), durant laquelle le porte-parole d’Israël Mark Regev tenta de défendre l’indéfendable. Halpin a écrit : « Les souffrances d’1,4 million de personnes, à Gaza, dont les deux-tiers sont des réfugiés et qui sont, de ce fait, classifiés comme des personnes éligibles à une protection particulière, outrepassent toute description et tout chiffrage ». En 1982, le célèbre poète arabe Adonis, né en Syrie (dont le nom est Ali Ahmad Sa’id), a écrit, à propos du siège de Beyrouth par l’armée israélienne : « Vous ne mourrez pas parce que vous avez été créés et que, par conséquent, vous avez un corps. Non : vous mourrez parce que vous incarnez l’avenir… » Et aussi : « parce qu’on vous bombarde avec de l’obscurité ». Tandis qu’Israël marque le coup en bombardant ses voisins avec de l’obscurité, les lumières de l’humanité s’éteignent, l’une après l’autre, se perdant, restant coites, avec ceux qui ont quitté la salle, claquant la porte au nez de la vérité, aux Nations Unies. Le pantin de la Grande-Bretagne , lui aussi frappé de mutisme, j’ai nommé l’ « Envoyé Spécial de la Paix au Moyen-Orient » Anthony Lynton Blair QC., s’est, bien entendu, comme qui dirait perdu dans la correspondance. Peut-être l’exhumera-t-on, un jour, de dessous les innombrables milliers de bagages perdus à l’ignominieux Terminal Cinq flambant-neuf de l’aéroport londonien d’Heathrow, et peut-être réussira-t-on à le dépoussiérer, juste à temps, pour qu’il puisse aller rejoindre ses potes lamentable, à la sinistre fête d’anniversaire de l’Etat d’Israël ?

[1] Les indications biographiques ainsi que les extraits choisis de poèmes de Darwish, ainsi que les œuvres évocatrices de Sami al-Qasim et d’Adonis (Ali Ahmed Sa’id), qui incarnent toute l’âme du Moyen-Orient, ont été choisis dans l’ouvrage : Victims of a Map, éditions Saqi Books. http://www.amazon.com/Victims-Map-Adonis/dp/0863565247

[2] Paradise: Lost, Jamil I. Toubbeh, Palestine Chronicle, 22nd April 2008.

[3] The United Nations - A Chronology of Conflict, Geoff Simons, Macmillan, 1994.

Voir, également : http://www.hanini.org/Al-Nakbagallery.html Vous pourrez vous remémorer la Nakba de mai 1948, et vous aurez ainsi des images devant lesquelles vous pleurerez sans difficulté.

Felicity Arbuthnot Mercredi 30 Avril 2008ALTER INFO on Uruknet, 26 avril 2008

http://www.uruknet.de/?s1=1&p=43448&s2=27 

traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

01/05/2008

n°346- Journal de la Palestine- 23-au 30/4-(Suite)

n°346- Journal de la Palestine- 23-au 30/4-(Suite)

Journal de la Palestine  (Suite)                                 

N°346    23-04 au 30-04

Par M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire (suite)

1 Politique Palestinienne (en Palestine toujours occupée) Suite)

2 Politique Israélienne

3 Politique internationale des territoires occupés 

4 La Palestine en chiffre & au jour le jour

Détails par région:

Décompte des pertes humaines

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Journaliste tué à Gaza: les soldats israéliens ne savaient pas qu'il tiraient sur le cameraman (…) selon l'armée.

6 Les brèves

6-1 Mahmoud Abbas : "Franchement, jusqu’ici nous ne sommes parvenus à rien".

6-2 Hamas refuse les conditions de Rice et appelle Washington à reconnaître les droits des Palestiniens.

6-3 Le chef de la diplomatie iranienne interpelle le Secrétaire général des Nations-unies sur la situation de Gaza.

6-4 Mechaal : nous soutenons l’état aux frontières de 67 sans reconnaître l’occupation.



1 Politique Palestinienne (en Palestine toujours occupée

1-5 Négociations.

22-04 Le mouvement du Hamas a refusé les conditions mises par la ministre américaine des affaires étrangères, Condoleezza Rice, lors de sa visite au Bahreïn, pour lui contacter. Le porte-parole du mouvement du Hamas, Dr. Sami Abou Zouhri a dit que la direction US ne reconnaît pas le mouvement donc comment pourrait-elle mettre des conditions contre le Hamas.
Il a ajouté que les conditions de Rice sont refusées.
Rice avait dit que le Hamas doive prendre des pas qui confirment son désir à réaliser la paix avec l'occupation et à travailler pour libérer le soldat sioniste capturé à Gaza, Gilad Shalit et arrêter le lancement des missiles sur l'occupation. CPI


1-6 Gouvernement cherche entente nationale désespérément...

22-04 Référendum au cas que l'autorité palestinienne signe un accord avec l'entité sioniste : Le président du bureau politique du Hamas que son mouvement a signé le document d'entente nationale en 2006, ce document dit qu'on doit présenter les résultats des négociations au référendum libre en participation de tous les palestiniens dont les réfugiés ou au nouveau conseil national palestinien élu selon des moyens acceptés par tous les palestiniens. Il a poursuivi qu'on a signé ce document en ombre d'une réconciliation nationale, mais nous vivons ces jours en désaccords, en conséquence, on ne peut pas organiser un référendum avant la reprise de l'entente nationale. À la fin de la conférence de presse, Mechaal a renouvelé sa confirmation que son mouvement est prêt à reprendre l'entente nationale en déclarant que le Veto américain et sioniste interdit cette entente. CPI


1-8 Violations colonialiste et action contre le Mur de la Honte

28-04 Le Hamas a demandé à l’Association palestinienne des distributeurs de carburant de reprendre leurs livraisons dans la bande de Gaza, au bord de l’asphyxie économique en raison du blocus commercial israélien. L’autorité d’occupation a considérablement réduit le volume du carburant livré à Gaza depuis que le Hamas a pris le pouvoir en juin. Selon un responsable du Hamas, des responsables israéliens ont affirmé aux Égyptiens et aux Nations unies que les approvisionnements reprendraient à Gaza une fois que les citernes seraient vides…. (Al-Oufok avec les agences de presse-28-04)


1-13 Déclaration et situation dans les geôles israéliennes - Prisons & tortures

22-04 Opération d'échange des prisonniers : Mechaal a dit que Carter a proposé que le mouvement du Hamas libère le soldat kidnappé par les factions de la résistance palestinienne à Gaza, en échange de la libération de 71 captifs, les ministres et députés enlevés, les enfants et femmes emprisonnés dans les prisons sioniste. Carter a proposé de poursuivre les négociations après cette opération pour libérer 1000 captifs palestiniens, mais le mouvement du Hamas a préféré de poursuivre les négociations avec les médiateurs surtout les égyptiens pour garantir la libération de tous les captifs nommés par la résistance, a-t-il dit Mechaal. CPI



2  Politique Israélienne

2-1 Processus de paix.

26-04 Un proche du ministre israélien de la guerre Barak a indiqué à l'AFP sous le couvert de l'anonymat qu'Israël n'écartait pas "un accord tacite" avec le Hamas, comme ce fut le cas à de nombreuses reprises dans le passé. "Nous n'écartons pas un accord tacite à condition qu'il se fasse par étapes. Dans la première phase, nous exigeons un arrêt total des tirs de roquettes par tous les groupes. Israël sera ensuite prêt à réduire ses opérations si le calme continue", a indiqué ce responsable. (AFP)


2-2 Des Canons ... pas du beurre.

26-04 Ephraim Sneh, député travailliste, a jugé samedi sur les ondes de la radio israélienne qu'une trêve ou tout autre développement tendant à maintenir la position du Hamas dans la Bande de Gaza n'était pas dans l'intérêt d'Israël. AP


2-3 Négociations

22-04 L’ancien chef de l’aviation militaire sioniste a dit que le gouvernement d’occupation doit arrêter les négociations avec le mouvement du Hamas autour du dossier du soldat sioniste Gilad Shalit, kidnappé par la résistance palestinienne à Gaza, et qu’il devrait enlever ses leaders pour l’obliger à libérer Shalit, tout en disant que ces négociations représentent la CPI


2-4 Les grandes manœuvres

25-04 L’autorité d’occupation a repris la livraison de carburant à la seule centrale électrique de Gaza, mais maintient son blocus sur l’essence et le fuel domestique Le colonel Nir Press, en charge de la liaison avec Gaza au sein de l’armée d’occupation, a expliqué que l’autorité d’occupation s’était entendu mercredi avec l’UNRWA pour alimenter en carburant ses véhicules, mais que le Hamas avait bloqué la distribution. "Nous ne contrôlons pas la situation interne à Gaza entre le Hamas et l’UNRWA", a-t-il déclaré. "J’espère que le Hamas autorisera l’accès à l’UNRWA au carburant que nous avons fourni". (Al-Oufok)

28-04 L'armée israélienne a levé lundi le bouclage qu'elle imposait depuis dix jours à la Cisjordanie , permettant à nouveau à des dizaines de milliers de Palestiniens de se rendre en Israël pour y travailler. AP


2-10 Politique colonialiste israélienne. (Colonisation & colonies)

22-04 Les Autorités israéliennes ont annoncé, mardi, la réouverture des points de passage d’Erez et de Sufa, fermés depuis une semaine, pour faire entrer des approvisionnements alimentaires dans la bande de Gaza.
WAFA

28-04 L’armée d’occupation a levé lundi le bouclage qu’elle imposait depuis dix jours à la Cisjordanie , permettant à nouveau à des dizaines de milliers de Palestiniens de se rendre en Israël pour affaires ou y travailler. Ce bouclage, également en vigueur pour Gaza, était imposé en raison des traditionnels congés accompagnant la fête pascale juive -Pessah.  

30-04 L'armée israélienne a annoncé avoir fait fermer les bureaux en Cisjordanie d'une association caritative liée au Hamas.  Le porte-parole de Tsahal a précisé que les soldats israéliens ont fermé tôt mercredi matin les services financiers du "Mouvement de la charité islamique". Israël pense que cette association travaille avec le Hamas pour recruter des militants et collecter des fonds. AP



3 Politique Internationale des térritoires occupés

1 Pays Arabes & voisins

Égypte

25-04 Le chef des services secrets égyptiens Omar Souleiman devrait se rendre en Israël prochainement afin de soumettre officiellement la proposition aux autorités israéliennes. Malgré son refus de conclure un cessez-le-feu avec les groupes radicaux dans le cadre d'un accord formel, Israël a cependant fait savoir à plusieurs reprises qu'il souhaitait réduire l'envergure de ses opérations dans la bande de Gaza suite à la réduction des tirs de roquettes et des incursions menées par les activistes palestiniens. RIA Novosti

30-04 L'Egypte tente une médiation pour parvenir à un cessez-le-feu entre l'Etat hébreu et le Hamas qui contrôle de la Bande de Gaza depuis juin dernier. La formule qu'elle tente de mettre en place comprendrait une trêve de six mois entre Israël et la Bande de Gaza, assortir d'un échange de prisonniers et de l'ouverture des points de passage de la Bande de Gaza. Mais Israël a dit craindre que la levée du blocus permette seulement aux militants palestiniens de se réarmer. La réunion de mercredi était destinée à inclure de plus petites factions palestiniens dans un éventuel accord. Y participait douze factions, dont le Djihad islamique et les Comités de résistance populaire, mais pas le Hamas. Ces groupes ont mené des attaques contre les Israéliens ces derniers mois mais à un moindre niveau que le Hamas AP



2 Le Monde

1 Usa (le parrain)

1 Bush

24-04 "J'ai assuré au président Abbas qu'un Etat palestinien est une haute priorité pour moi et pour mon administration, un Etat viable qui ne ressemble pas à un gruyère", a déclaré le président Bush. EuroNews

24-04 Bush a cherché à rassurer Mahmoud Abbas sur les chances d'un accord sur un Etat palestinien, le présentant comme "une haute priorité" pour son administration. "J'ai confiance dans le fait que nous parviendrons à définir un Etat (palestinien). J'ai aussi confiance dans le fait que cela exigera de travailler dur",. "La question sur laquelle je concentre mon attention est comment définir un Etat (palestinien) qui serait acceptable pour les deux parties (les Palestiniens et Israël). Je suis confiant que cela se fera", a-t-il ajouté.(AFP)


2 Les grandes manœuvres

25-04 Le porte-parole de la Maison Blanche Gordon Johndroe a réagi en affirmant que le "président Bush participe à faire avancer le processus". "Ce n'était pas une rencontre lors de laquelle des avancées majeures étaient attendues", a-t-il ajouté. "Au bout du compte, ce sont les Israéliens et les Palestiniens qui doivent parvenir à un accord. AP

25-04 En l'absence de toute percée dans les négociations israélo-palestiniennes, la porte-parole de M. Bush, Dana Perino, a reconnu que le processus lancé à Annapolis "n'avance pas assez vite". La Maison Blanche a "bon espoir" d'un accord, "mais nous savons aussi qu'il nous reste un sacré paquet de travail", a-t-elle dit. (AFP)


3 Politique colonialiste vue des USA)

28-04 Bush se rendra en Israël, en Arabie saoudite et en (Publicité) Egypte du 13 au 18 mai, a dit sa porte-parole Dana Perino, confirmant un itinéraire déjà largement connu et le conduisant chez trois grands alliés des Etats-Unis. "Il ira là-bas pour célébrer (l'anniversaire d'Israël), mais aussi pour continuer à pousser le processus de paix(…) ", a-t-elle dit. Aucune étape palestinienne n'est programmée cette fois alors que sa participation aux célébrations israéliennes risque d'être très mal vue par bon nombre de Palestiniens et d'Arabes pour qui la création d'Israël est synonyme de "catastrophe" et de dépossession. AFP



2 Les institutions et leurs satellites

2 Otan - 3 Onu - 4 Nations Unies - Banque Mondiale- Mouvement des non-aligné (MNA)

24-04 L'ONU a interrompu hier ses distributions de nourriture à 650 000 réfugiés palestiniens après l'épuisement de ses stocks de carburants.EuroNews

24-04 Les Nations unies ont arrêté jeudi de distribuer de la nourriture aux réfugiés palestiniens de la Bande de Gaza, leurs véhicules étant à court de carburant en raison du blocus israélien, a indiqué un responsable onusien. Selon Adnan Abou Hasna, porte-parole de l’agence onusienne en charge des réfugiés palestiniens, l’UNRWA, l’agence a utilisé ses dernières réserves de carburant jeudi, et les Palestiniens qui dépendent de l’aide onusienne pour leurs besoins de base en nourriture vont être directement affectés par cet arrêt. Sans carburant, l’UNRWA ne peut plus acheminer de nouveaux stocks de nourriture à ses entrepôts, ni la distribuer aux Palestiniens qui en ont besoin. "Toutes nos opérations régulières de livraisons de nourriture ont été arrêtées en raison d’un manque de carburant", a-t-il déclaré jeudi soir. Quelque 860.000 des 1,4 million d’habitants de la Bande de Gaza reçoivent une aide de l’UNRWA et 270.000 autres obtiennent une assistance du Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU. (Al-Oufok avec les agences de presse)

25-04 « Il n’y a pas de carburant disponible sur le marché à Gaza » et la situation humanitaire va s’aggraver en conséquence, prévient aujourd’hui l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens. De son côté, la Sous-Secrétaire générale aux affaires politiques, Mme Angela Kane, a fait état devant lors d’un exposé devant le Conseil de sécurité, ce matin, de la « très grande détresse humanitaire » de la population de Gaza. Les négociations bilatérales directes entre Israéliens et Palestiniens se poursuivent cependant à un rythme intensif, a-t-elle souligné.
Centre de nouvelles ONU


3- Organisations Mondiales & régionales

Agence des Nations unis pour les réfugiés palestiniens (Unrwa)

Fait rare, l'Agence des Nations unis pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) a dû cesser jeudi soir ses distributions d'aides alimentaires à 650.000 personnes après l'épuisement de ses réserves de diesel, ce qui paralyse ses camions. L'organisme palestinien chargé de la distribution de l'essence refusant de collecter les carburants pour protester contre les réductions de livraisons imposées ces dernières semaines par Israël. "Les quantités livrées par Israël suffisent à assurer un quart des besoins quotidiens de la bande de Gaza", précise Mahmoud Chawa, le chef de cet organisme. Environ 800.000 litres de diesel et plus de 100.000 litres d'essence sont stockés dans ces réservoirs, selon Israël et l'ONG britannique Oxfam. (Al-Oufok).

25-04 "Quand les gens sont affamés, en colère, cela ne sert ni les intérêts de la paix ni les intérêts d'Israël en matière de sécurité", a déclaré Chris Gunness, un porte-parole de l'Agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa). "Il y a un processus de paix en cours et cela ne le sert pas du tout", a-t-il ajouté. "Si cela se poursuit, il y aura des conséquences très négatives et profondes sur la vie et l'existence des Palestiniens à Gaza qui dépendent énormément des aides de l'Unrwa", a confirmé Adnane Abou Hasna, le porte-parole de l'Agence à Gaza. (AFP)


La Banque mondiale

28-04 La Banque mondiale estime qu’en raison des restrictions de déplacements imposées par l’autorité d’occupation, le revenu par habitant dans la bande de Gaza et en Cisjordanie devrait stagner, voire baisser, en 2008 malgré la promesse faite en décembre dernier d’accorder 7,7 milliards de dollars d’aide internationale à l’économie palestinienne. La levée des barrages routiers est un sujet de discussions récurrent entre les émissaires occidentaux et l’autorité d’occupation. (Al-Oufok avec les agences de presse) - AP



2 Europe

2 France

24-04 Sarkozy : "Je pense que je ne dois pas parler au Hamas (...) parce que je n'ai pas le droit de parler à une organisation qui a annoncé qu'elle voulait rayer Israël de la carte", a-t-il déclaré "Il y a quand même un minimum de principes de notre diplomatie", a-t-il fait valoir. Il a également reconnu que le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, "représentait une partie de la rue palestinienne", mais a souligné que le soutien de la communauté internationale devait continuer d'aller à Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne. Interrogé sur l'initiative de Jimmy Carter de rencontrer à Damas le chef du Hamas en exil Khaled Mechaal, M. Sarkozy a estimé que l'ancien président américain, n'ayant plus de position officielle, était "beaucoup plus libre". (AFP / 24 avril)



5 Médias/Vidéos 

5-1 Journaliste tué à Gaza: les soldats israéliens ne savaient pas qu'il tiraient sur le cameraman (…) selon l'armée.

L'armée a annoncé qu'elle ouvrait une enquête la semaine dernière, après que l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch avait affirmé que sa propre investigation avait montré que l'équipage du tank avait soit fait preuve d'imprudence, soit tiré délibérément sur sa cible. Le cameraman palestinien Fadel Shana, âgé de 23 ans, a été tué par les tirs d'un tank israélien alors qu'il filmait des affrontements entre Tsahal et des militants palestiniens. Son collègue a été blessé. Les dernières images enregistrées par Shana montrent un tank à l'horizon qui tire un obus dans sa direction. AP



6 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

6-1 Mahmoud Abbas : "Franchement, jusqu’ici nous ne sommes parvenus à rien".

Le président Abbas a déclaré vendredi être déçu de sa visite aux Etats-Unis, affirmant que ses entretiens à Washington avec George W. Bush et Condoleezza Rice n’avaient pas permis de faire avancer les pourparlers de paix au Proche-Orient. Lors d’un entretien accordé à l’Associated Press M. Abbas a semblé pessimiste sur les chances de parvenir à un accord de paix avec Israël avant la fin de l’année, but pourtant affiché lors de la conférence d’Annapolis (Maryland) en novembre dernier. "Franchement, jusqu’ici nous ne sommes parvenus à rien. Mais nous menons toujours un travail direct pour avoir une solution", a-t-il déclaré. "Tous les dossiers restent ouverts. Aucun n’a été conclu. La situation est telle qu’elle était avant". Le président de l’Autorité palestinienne a expliqué que le principal obstacle demeurait la poursuite des colonies sur les territoires palestiniens. "Nous avons exigé que les Américains appliquent la première phase de la feuille de route qui traite de la cessation de l’expansion des colonies", a-t-il souligné, précisant qu’il aurait souhaité voir Washington exercer une pression plus importante sur Israël dans ce domaine. Ce point est "le plus gros obstacle sur la voie des négociations", a-t-il assuré. "Nous exigions qu’ils parlent des frontières de 1967", a expliqué Mahmoud Abbas, laissant transparaître une rare expression de colère. "Aucun d’eux n’a parlé des frontières de 1967". Il a également assuré que les responsables américains n’avaient fait aucune nouvelle proposition lors de sa visite à Washington. "Ils font des efforts. Et nous nous sommes toujours en négociations" sur les principaux points d’achoppement que sont les frontières définitives du futur Etat, la question de Jérusalem, les colonies et le sort des réfugiés palestiniens. "Nous ne voulons pas d’une déclaration de principes, car nous en avons déjà une", a souligne le président de l’Autorité palestinienne, en référence à l’accord d’Oslo signé en 1993, alors que les Israéliens ont laissé récemment qu’une "déclaration de principes" d’ici à la fin de l’année serait déjà une avancée. "Maintenant nous voulons un accord en bonne et due forme. Et alors nous pourrons entrer dans les détails".  (Source : 25 avril– Al-Oufok avec les agences de presse)


6-2 Hamas refuse les conditions de Rice et appelle Washington à reconnaître les droits des Palestiniens.

Le mouvement de la résistance islamique Hamas a affirmé son refus décisif des conditions de la ministre américaine des affaires étrangères proposées lors de sa visite, lundi 21/4, à Bahreïn. Commentant des déclarations de Rice, le porte-parole du Hamas Sami Abou Zouhri a dit lors d'une déclaration exclusive au Centre Palestinien d'Information que la direction américaine ne reconnaît pas le mouvement du Hamas ; comment lui impose-t-elle alors des conditionss ? Il a insisté sur le fait que Rice et sa direction américaine devront d'abord reconnaître les droits du peuple palestinien, pour entamer ensuite un dialogue, mais qu'avec une telle situation, le Hamas refuse définitivement leurs conditions. Il est à noter que Rice avait dit que le Hamas devra approuver la réalisation de la paix, libérer le soldat Gilad Chalit et arrêter le lancement des roquettes. CPI  21-04


6-3 Le chef de la diplomatie iranienne interpelle le Secrétaire général des Nations-unies sur la situation de Gaza.

Dans une lettre adressée au Secrétaire général ýdes Nations-Unies, le chef de la diplomatie iranienne a exhorté Ban Ki-Moon à agir, conformément à ses devoirs humanitaires, pour mettre un terme aux exactions du régime sioniste qui se poursuivent à ýGaza, et soulager ainsi les souffrances de ses habitants.
« Les peuples du monde s'interroge sur le fait que le régime sioniste continue à être membre de l'ONU et ce en dépit des crimes les plus barbares dont le régime sioniste se rend coupable ‎à l'encontre des Palestiniens » a déclaré Manouchehr Mottaki.
« Le régime sioniste est le ‎seul membre de l' organisation des Nations Unies autorisée à adhérer à cette organisation sous ‎certaines conditions, et ce bien que n'ayant rempli aucun de ses ‎engagements et poursuivi le génocide du peuple palestinien avec ‎des conséquences extrêmement destructrices pour la ‎région et le monde »a dénoncé le ministre iranien des Affaires étrangères. ‎
Irna
24-04


6-4 Mechaal : nous soutenons l’état aux frontières de 67 sans reconnaître l’occupation.
Le président du bureau politique du mouvement du Hamas, Khaled Mechaal, a affirmé que son mouvement accepte la création d’un état palestinien aux frontières de 4 juin 1967 dont la ville d’Al-Qods est sa capitale avec une réelle souveraineté nationale et le retour de tous les réfugiés palestiniens mais sans l’existance de colonies et de ne pas reconnaître l’entité sioniste.
En commentaire à la tournée de l'ancien président américain, Jimmy Carter dans la région et ses rencontres avec la direction du mouvement du Hamas, Mechaal a déclaré, dans une conférence de presse qui a eu lieu, hier soir lundi 21/4 à Damas, que son mouvement refuse la perspective de Carter pour "le cessez-le-feu".
Carter avait proposé à Hamas de cesser le feu de son coté pour une duré de 30 jours.
Mechaal a souligné que les missiles palestiniens sont une réaction aux agressions sionistes et que son mouvement a annoncé le cessez-le-feu, plusieurs fois durant les dernières années, mais l'occupation n' a pas arrêté  ses agressions,contre les citoyens palestiniens.
Il a insisté que le Hamas vise à proteger le peuple palestinien surtout les habitants de Gaza, finir le blocus, ouvrir les passages et cesser les agressions sionistes,à travers la trêve avec l'occupation.