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09/04/2008

n°347-Journal d'Irak-31-03/08-04- Début)- Général William Odom : la seule solution c’est un retrait rapide d’Irak.

Journal d'Irak (début)  

N° 347       du 31/03 au 08/0408

Par M.Lemaire


Sommaire (début) :

Tiré à part :

Bassorah - Bavures ??? 

Ahmadinejad: les attentats du 11-Septembre sont un "prétexte" pour les interventions des USA en Afghanistan et en Irak.

Général William Odom : la seule solution c’est un retrait rapide d’Irak.

Le ‘gouvernement’ irakien signe un contrat de 5,5 milliards de dollars pour 55 Boeing.

1  Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

Résistance :

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

3) Les voisins

6 Brèves

6-1 Les succès obtenus en Irak sont "fragiles et réversibles". Petraeus recommande un gel du retrait US.

6-2 Les soldats des forces américaines d’occupation en Irak et en Afghanistan devraient servir moins longtemps.

6-3 Présidentielle: McCain attaque Clinton et Obama sur l'Irak

6-4 Un déserteur de l'armée étasunienne ne dispose d'aucun moyen légal de s'opposer à la guerre que mène son pays en Irak,


L'Irak en chiffre: du 31-03 au 08/04/08

Tués

Blessés

Peuple irakien

43 + x

49

Usboys/Autres boys + miliciens

7

X

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

84

42 + x



Tiré à part :

Bassorah- Bavures ??? (capitale méridionale de l'Irak, à 550 au sud de Bagdad.- (deuxième ville du pays)

02-04 Le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen, a indiqué qu'il était trop tôt pour dire qui avait gagné ou perdu lors des récents combats entre forces gouvernementales irakiennes les forces d’occupation et les miliciens de Moqtada Sadr). L'amiral Mullen s'est félicité de l'initiative du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki de lancer une opération militaire contre les miliciens . "Nous attendions ce moment, lorsque les forces de sécurité irakiennes prendraient en fait l'initiative et se montreraient agressives ", a ajouté le chef d'état-major. De ce point de vue, la volonté stratégique a été je pense très positive" a-t-il dit. Les combats ont beaucoup diminué ces dernières 48 heures mais l'opération "se poursuit" a ajouté l'amiral Mullen. AFP)

04-04 L'armée américaine a déclaré qu'une frappe aérienne dans un quartier nord de la grande ville portuaire a tué deux militants. Selon des témoins et des responsables irakiens, ce sont au moins trois civils qui ont été tués. Un photographe de l'AFP confirme : Deux enfants figurent parmi les victimes.Les clichés pris par le photographe de l'AFP montrent les corps déchiquetés d'un homme et de deux enfants. L'armée américaine a déclaré vérifier des informations selon lesquelles cette frappe aérienne, ainsi qu'un second raid, auraient fait des morts parmi la population civile, mais n'a pas souhaité donner plus détails…. (ats & AP)

07-04 Huit personnes ont péri dans l'explosion d'une maison  dans la nuit de dimanche à lundi, annonce la police irakienne. Sur des images de Reuters Television, on voit des secouristes extraire des corps des décombres d'une maison entièrement détruite. Des habitants du quartier ont dit soupçonner que l'explosion résultait d'une frappe aérienne américaine, (Reuters)


Ahmadinejad: les attentats du 11-Septembre sont un "prétexte" pour les interventions des USA en Afghanistan et en Irak.

08-04 Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a accusé mardi les Etats-Unis d'avoir utilisé les attentats du 11-Septembre comme un "prétexte" pour leurs interventions en Afghanistan et en Irak, et a mis en doute le caractère terroriste de ces attaques. "Sous prétexte de cet incident, le plus lourd déplacement de troupes a été organisé vers notre région et le pauvre Afghanistan a été attaqué et des dizaines de milliers de personnes ont été tuées jusque-là",  "Le pauvre Irak a été attaqué et selon les rapports officiels plus d'un million d'Irakiens, des jeunes, des enfants et des vieux, ont été tués", a indiqué M. Ahmadinejad pour qui seul le départ des troupes américaines peut contribuer à diminuer les morts innocents dans ce pays. "Comment est-il possible que sous le contrôle des radars les plus perfectionnés et des réseaux de renseignements les avions puissent se déplacer sans coordination avec ces réseau et heurtent les tours?", a demandé le président Ahmadinejad. Le président iranien a également accusé les Etats-Unis et les grandes puissances de créer des conflits dans le monde pour leurs propres intérêts. "En Afrique, pour piller les ressources, ils créent un conflit entre les tribus et tuent plus de 800.000 personnes", a dit Ahmadinejad.. (Afp)


Général William Odom : la seule solution c’est un retrait rapide d’Irak .

4 avril 2008  Le général Odom considère que le surge, l’envoi de renforts au printemps dernier, prolonge l’instabilité en Irak, contrairement à ce qu’affirme Bush. Acheter le calme dans les provinces sunnites en stipendiant les milices n’est pas un gage d’une future réconciliation mais, à l’inverse, renforce les seigneurs de la guerre locaux. Quelqu’en soient le coût et les difficultés, estime le général, le retrait des troupes d’occupation est la seule solution permettant à terme de restaurer la stabilité du pays.. Verbatim d’une audition du Sénat US.  http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1882


Le ‘gouvernement’ irakien signe un contrat de 5,5 milliards de dollars pour 55 Boeing.

Le gouvernement irakien a annoncé lundi avoir signé un contrat de 5,5 milliards de dollars avec la société américaine Boeing pour l'achat de 40 avions commerciaux, avec une option pour 15 autres appareils. L'Irak a signé un contrat avec Boeing pour l'achat de quarante appareils 737 et 787, avec une option pour l'achat de 15 autres avions, pour un montant de 5,5 milliards de dollars, a indiqué dans un communiqué le porte-parole du gouvernement Ali Al-Dabbagh. Le gouvernement a également signé un contrat d'un montant de 400 millions de dollars avec la société canadienne Bombardier pour l'achat de dix appareils commerciaux, précise ce communiqué. Les premiers avions seront livrés dès cette année, avec une fin de la livraison prévue en 2019. "Ces contrats doivent permettre de renforcer les capacités de l'aviation civile irakienne qui pourra ainsi répondre à une demande croissante de transport aérien depuis et vers l'Irak", conclut le communiqué. La compagnie nationale Iraqi Airways ne possède à l'heure actuelle que deux appareils de ligne, et en loue plusieurs autres.  La compagnie dessert Damas, Amman, Dubaï, Beyrouth et Le Caire et prévoit d'ouvrir plusieurs nouvelles lignes, dont Londres.  Iraqi Airways se trouvait jusqu'en 2003 sous le coup d'une interdiction de vol, imposée par l'ONU qui avait soumis l'Irak de Saddam Hussein à un embargo multiforme en 1990. L'ancienne flotte d'Iraqi Airways avait été éparpillée depuis 1990 dans plusieurs pays, notamment en Jordanie, en Tunisie et en Iran.  (AFP / 31 mars 2008)



La résistance contre l'agresseur

Résistance :

Analyse & déclaration

31-03 Moktada Sadr a demandé à ses miliciens de cesser d’affronter l’armée. Nouri al-Maliki a ordonné "de cesser toutes les opérations dans toutes les zones", selon un communiqué. Il a demandé que "la sécurité de ceux qui ont déposé les armes après les récents affrontements soit garantie". (Al-Oufok avec les agences de presse)

03-04 M. Maliki s’était dit prêt à lancer de nouveaux "assauts"       (AL-Oufok avec les agences de presse)

08-03 Moktada Sadr fait savoir qu’il n’a pas l’intention de plier face à l’épreuve de force engagée par le gouvernement al Maliki contre l’Armée du Mahdi. Moktada Sadr : "Le gouvernement irakien doit savoir que l’Armée du Mahdi se tiendra au côté du peuple irakien pour lui fournir tout ce dont il a besoin que ce soit en termes de sécurité, de stabilité et d’indépendance", affirme Sadr dans une déclaration diffusé sur son site internet. "S’il est nécessaire de lever la trêve pour nous conformer à nos buts, nos objectifs, notre doctrine, nos principes religieux et notre patriotisme, nous le ferons ultérieurement, par le biais d’un autre communiqué". (ats &  Al-Oufok avec les agences de presse)



Occupation de l'Irak

Analyse & déclaration

USA & Coalition

01-04 Le secrétaire Robert Gates a déclaré lundi que ce regain de tension ne dissuaderait pas les Etats-Unis de rapatrier comme prévu une vingtaine de milliers d'hommes d'ici le mois de juillet. Mais on s'attend que le commandant des forces américaines en Irak, le général David Petraeus, qui disposera encore à ce moment de 140.000 hommes sur place, recommande la semaine prochaine au Congrès de faire une "pause" dans le processus de retrait…. Reuters

08-04 Le général Petraeus, a estimé que l'’offensive’ de l'armée régulière irakienne lancée le mois dernier à Bassorah, dans le sud du pays, n'était pas "préparée et planifiée de manière adéquate". (AFP)


Paroles & actions des bientôt président...

07-04 Le général David Petraeus, commandant des forces américaines en Irak, témoignera mardi au Congrès, l'occasion pour les prétendants à la Maison Blanche John McCain, Barack Obama et Hillary Clinton d'affirmer leur position sur la guerre en Irak. De son côté, l'équipe de l'ancienne First Lady connaît un nouveau couac avec la démission de son principal stratège. M. Obama souhaite également une fin rapide de la guerre. "Nous n'avons toujours pas de réponse satisfaisante à la question posée (...) la dernière fois que le général Petraeus a été auditionné: comment cet effort en Irak a-t-il renforcé notre sécurité et comment pouvons-nous penser qu'elle renforcera notre sécurité sur le long terme?" AP

Clinton  07-04 Mme Clinton a écarté de son équipe son expert en sondages et haut stratège Mark Penn, qui a démissionné de son poste dimanche après la révélation d'une rencontre avec des représentants du gouvernement colombien pour les aider à promouvoir un accord de libre-échange auquel la candidate à l'investiture démocrate est opposée. Il s'agit du deuxième remaniement de l'équipe de la sénatrice de New York en moins de deux mois. AP


UK

01-04, la Grande-Bretagne a annoncé mardi le report du retrait, prévu à partir du printemps, de 1.500 de ses 4.000 soldats stationnés près de Bassorah en raison de la persistance de l'instabilité dans la ville. Reuters  avaient prévu de ramener ses effectifs en Irak à 2.500 hommes "à partir du printemps"… (Reuters



2-1 Sur le terrain

2-2 Les forces en présence 

UK 

01-04 le ministre de la Défense Des Browne :  "A la lumière des événements de la semaine dernière, il est plus prudent de faire une pause dans de nouvelles réductions d'effectifs, tant que la situation n'aura pas évolué", a dit Browne au Parlement. "Pour le moment, nous entendons maintenir nos forces à leur niveau actuel d'environ 4.000 hommes et nous travaillons avec nos partenaires de la coalition et avec les Irakiens en vue de répondre aux futures exigences",



3) Politique

a) des collaborateurs Irakiens

Talabani & Maliki

Maliki  01-04 Nouri Al-Maliki a ordonné mardi aux forces de sécurité irakiennes de cesser "toute arrestation arbitraire" Il a cependant donné l'ordre "d'agir vigoureusement contre tout groupe armé faisant son apparition en public". Ce communiqué intervient après l'annonce dimanche de Moqtada Sadr de retirer ses miliciens des rues. (AFP)

07-04 Dans un entretien accordé à CNN, Nouri Al-Maliki a de nouveau menacé le mouvement sadriste de ne plus pouvoir participer au processus politique et prendre part aux élections à venir s'il ne démantelait pas l'armée du Mahdi. Toujours sur CNN, M. Maliki a réaffirmé sa détermination à poursuivre les opérations dans tout le pays, y compris à Sadr City, tant que le gouvernement "n'aurait pas le contrôle de ces zones" et obtenu "une victoire décisive".(…) (AFP)


Les grandes manoeuvres

01-04 Lundi soir, le chef du bureau de Moqtada Sadr à Bassorah, Harith al-Athari, a mis en garde contre la poursuite des mesures prises contre la milice par les forces de sécurité. "Le mouvement Sadr continue d'être la cible d'opérations d'arrestations, de destruction de leurs maisons, ceci en violation de l'accord qui a été conclu", avait déclaré à l'AFP. "L'armée du Mahdi est très mécontente et pourrait revenir combattre dans les rues si la situation reste la même", a-t-il averti. (AFP)

02-04 "Une décision a été prise (pour) qu'ils n'aient plus le droit de participer à la vie politique ou d'être candidats aux élections à venir s'ils ne démantèlent pas l'Armée du Mahdi", déclare Maliki dans une interview à CNN. Les élections provinciales sont prévues d'ici octobre. Les dirigeants irakiens ont appelé samedi l'ensemble des partis à démanteler leurs milices avant le scrutin, sans toutefois citer nommément l'Armée du Mahdi. Ce communiqué, autorisé par le président irakien, les deux vice-présidents, le premier ministre et les chefs des blocs politiques, a été perçu comme une façon d'isoler Moktada Sadr, dont le mouvement a été le seul à rejeter l'appel au démantèlement. Reuters

04-04. Période d'observation ou une véritable paix négociée. ? Hassan al-Rubaie, l'un des 30 députés de la faction sadriste au Parlement irakien, a révélé que des pourparlers ont eu lieu entre des représentants sadristes et des conseillers de M. Al-Maliki. Les négociations se poursuivraient, notamment sur la libération des miliciens sadristes arrêtés à Sadr City, bastion de l'Armée du Mahdi dans le nord-est de Bagdad. « C'est impossible de chercher uniquement une solution militaire. Il doit y avoir une solution politique et c'est pourquoi le premier ministre a publié ce communiqué [sur l'interruption des arrestations] », a déclaré Sadiq al-Rikabi, un conseiller de Nouri Al-Maliki. « Nous devons avoir le calme. Nombre de responsables politiques ont mis Al-Maliki en garde contre la confrontation, lui disant que les affrontements profitaient aux autres partis », a-t-il ajouté. http://cf.news.yahoo.com/s/04042008/3/world-irak-treve-ou...

04-04 Appel des dirigeants irakiens au démantèlement de toutes les milices : Le Conseil politique de sécurité nationale, où sont représentés le président irakien, les deux vice-présidents, le Premier ministre et les chefs des partis politiques du parlement, a diffusé un communiqué en quinze points lors d’une conférence de presse samedi soir. L’un des points réclame la dissolution immédiate de toutes les milices affiliées aux mouvements politiques.  (Vendredi, 04 avril 2008 – AL-Oufok avec les agences de presse)

05-04 Samedi, le "Conseil politique de sécurité nationale", qui réunissait le président Jalal Talabani, M. Maliki et les chefs des partis représentés au Parlement, ont appelé au "démantèlement" des milices, "condition pour participer au processus politique et aux élections à venir". (AFP)

 07-04 Moqtada Sadr s'est dit lundi "ouvert au dialogue" pour résoudre la crise actuelle avec le gouvernement irakien, malgré la poursuite des attaques qui ont fait au moins 18 tués à Bagdad. "Notre porte est ouverte, avant la crise comme après la crise, pour résoudre ces problèmes par des voies pacifiques et par le dialogue", a déclaré le porte-parole du mouvement Sadr, Salah Obeïdi. (AFP)


Sur le terrain

04-03 Moqtada Sadr a appelé à une manifestation de masse à Bagdad le 9 avril contre l’occupation américaine, (le jour du cinquième anniversaire de l’entrée des troupes d’occupation dans la capitale irakienne) alors que le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a donné l’ordre de cesser les opérations contre ses partisans. "La grande manifestation prévue le 9 avril à Najaf aura lieu finalement à Bagdad", a annoncé Salah Al-Obeïdi, le porte-parole du mouvement Sadr à Najaf, au sud de Bagdad. "Cette manifestation aura plus d’impact dans la capitale", a expliqué M. Obeïdi, jugeant que les Irakiens qui "veulent mettre fin à l’occupation" pourront y participer en plus grand nombre. (AL-Oufok avec les agences de presse)

08-03 Moqtada Sadr a annulé une grande manifestation anti-états-unienne prévue le 9 avril à Bagdad pour dénoncer l'occupation américaine, le jour du cinquième anniversaire de l'entrée des chars américains dans la capitale irakienne. "J’invite ces Irakiens bien aimés qui souhaitent manifester contre l’occupation à reporter cette marche car je crains pour eux et je me soucie d’épargner leur sang. Je redoute que des mains irakiennes se lèvent contre (eux), bien que je serais honoré si c’étaient des mains américaines", explique le jeune religieux, qui espérait rassembler au moins un million de personnes. La résistance offerte ces dernières semaines par les sadristes à l’offensive de l’armée fin mars à Bassorah, puis dans tout le Sud et à Bagdad, a montré que l’Armée du Mahdi n’avait rien perdu de sa combativité, en dépit de la trêve, et restait un acteur clé de la scène irakienne. (Al-Oufok avec les agences de presse)


Prisons, exactions & torture

01-04 La poursuite d'arrestations lundi et mardi dans les rangs du mouvement sadriste malgré l'entente passée par le jeune imam avec les autorités pour mettre un terme à l'effusion de sang "rend la situation dangereuse et menace l'accord", a estimé le député sadriste Nassir al Issaoui. Nombre d'analystes prédisent de nouvelles violences avant les élections régionales d'octobre Reuters



B) Politiques des occupants 

3-1 Usa

07-04 Selon les sondages, une majorité d'Américains pensent que leur pays n'aurait pas dû mener la guerre en Irak; plus de la moitié pensent que la guerre tourne mal et que la stratégie de renforcement des troupes n'a pas amélioré les choses; et près de 50% estiment que le maintien d'un nombre important de GI en Irak serait acceptable seulement pour une année supplémentaire. Quelque 56% des Américains se disent aussi confiants dans la capacité de John McCain à gérer le dossier irakien, mais ses deux rivaux démocrates obtiennent à peu près les mêmes scores. AP


Soutien ... au gouvernement fantoche

05-04 La Maison Blanche a apporté son soutien à M. Maliki dans sa lutte contre le mouvement sadriste, voyant une "évolution positive" dans ce que "les partis politiques liés aux milices ou les soutenant ne puissent se présenter aux élections". Un dirigeant sadriste à Najaf, Liwa Sumaysim, a rejeté ces menaces, estimant que la participation aux élections était "un droit garanti par la Constitution ". (AFP)


d) Les alliés (des Usa)dans le monde

ONU

 04-04 l'ONU a appelé vendredi la communauté internationale à donner 265 millions de dollars (170 millions d'euros) pour améliorer la situation humanitaire en Irak. Le secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires John Holmes a expliqué que ces fonds seraient notamment destinés à la nourriture, la santé, les systèmes d'alimentation en eau, l'éducation et l'agriculture. Plusieurs services de base "se détériorent toujours du fait des conflits et des difficultés générales en Irak", a déclaré John Holmes. AP



6 Les brèves 6-1 Les succès obtenus en Irak sont "fragiles et réversibles". Petraeus recommande un gel du retrait US.

Le commandant des forces américaines en Irak, le général David Petraeus, a recommandé un gel de 45 jours dans le processus de retrait des troupes américaines d'Irak à partir de juillet. "Je recommande à ma chaîne de commandement que nous poursuivions le retrait des brigades de combat envoyées en renfort et qu'au terme du retrait de la dernière de ces (cinq) brigades en juillet, nous entamions une période de 45 jours d'évaluation et de consolidation", a-t-il dit au Congrès
"A la fin de cette période, nous commencerons un examen des conditions sur le terrain, afin, à terme, de déterminer à quel moment nous pouvons recommander de nouvelles réductions" du contingent américain, a ajouté le plus haut gradé américain en Irak.
Et, en réponse à une question, le général Petraeus s'est dit dans l'incapacité de prédire combien il resterait de soldats américains en Irak à la fin de l'année, lorsque Bush préparera ses valises pour quitter la Maison blanche.
Cette pause d'un mois et demi offrira l'occasion "d'une consolidation et d'une évaluation" de la situation sur le terrain où les succès obtenus sont "fragiles et réversibles", a déclaré l'officier devant la commission des forces armées du Sénat. Le contingent américain en Irak s'élève actuellement à 158'000 hommes. D'ici juillet, ce nombre devrait tomber à 140'000 soldats, soit 10'000 de plus qu'avant l'envoi de renforts début 2007.  (ats / 08 avril 2008 & Al-Oufok avec les agences de presse)

La proposition de M. Petraeus n'a pas été reçue avec enthousiasme par les démocrates du Congrès. Pour le président de la commission sénatoriale des forces armées, le sénateur démocrate du Michigan Carl Levin, elle revient à "ouvrir une nouvelle page de la guerre sans stratégie de sortie".
Le Temps


6-2 Les soldats des forces américaines d’occupation en Irak et en Afghanistan devraient servir moins longtemps.

Le gouvernement américain prévoit d’annoncer la semaine prochaine une réduction de la durée de service des soldats basés en Irak et en Afghanistan de 15 mois à 12 mois, une mesure qui sera effective dans le courant de l’année, a appris l’Associated Press vendredi. Le document devrait également contenir des recommandations sur le nombre de soldats à maintenir en Irak. Selon un haut représentant du gouvernement, l’administration Bush prévoit d’envoyer les soldats pendant 12 mois sur le terrain, puis de leur accorder 12 mois de repos chez eux. Le nombre exact d’unités concernées restait flou. (Samedi, 05 avril 2008 – Al-oufok avec les agences de presse)

6-3 Présidentielle: McCain attaque Clinton et Obama sur l'Irak.

Le candidat républicain à l'élection présidentielle - McCain a vigoureusement dénoncé lundi le programme de retrait d'Irak de ses adversaires démocrates, les appelant à prendre acte des progrès accomplis avec "honnêteté". "Les Américains méritent la vérité de la part de leurs dirigeants, une évaluation franche des progrès que nous avons accomplis depuis un an pour empêcher l'avènement du pire en Irak, des graves difficultés qui restent, et des graves conséquences d'un retrait précipité, dangereux et irresponsable", a déclaré M. McCain "Cette honnêteté est ma responsabilité, et également celle des (candidats à l'investiture démocrate Barack) Obama et (Hillary) Clinton", a ajouté M. McCain. "Il n'y a aucun doute sur la réalité de base en Irak: nous ne sommes plus face à l'abîme de la défaite, et nous pouvons maintenant envisager une réelle perspective de succès", a assuré le sénateur de l'Arizona, qui a misé sur le succès de la stratégie d'envoi de renforts militaires américains en Irak mise en oeuvre l'an dernier. "Certains veulent qu'on se retire quelles que soient les conséquences", a accusé M. McCain, "d'autres disent qu'on peut se retirer maintenant et revenir en cas de retour des troubles. Ce qu'ils proposent en fait (...), c'est une politique consistant à se retirer et à +ré-envahir+", a ajouté M. McCain. En retirant les militaires d'Irak, les démocrates choisiraient "une voie apparemment plus facile, mais bien plus imprudente, qui n'est pas à leur crédit même si cela leur donne un avantage à la prochaine élection", a-t-il conclu. Le porte-parole de Barack Obama a aussitôt vivement riposté. "John McCain a tort sur la guerre depuis le début, il a tort d'appeler à (consacrer) plus de ressources à l'Irak alors que les Américains se débattent (avec les difficultés), et il a tort de soutenir l'occupation pendant cent ans d'un pays qui doit assumer la responsabilité de son propre avenir, a déclaré le porte-parole Bill Burton dans un communiqué. "Ce n'est pas en parlant fort qu'on changera le bilan Bush-McCain de mauvais jugement, ou qu'on se rapprochera de la fin d'une guerre qui ne nous met pas plus en sécurité", a-t-il ajouté. (AFP / 07 avril 2008)


6-4 Un déserteur de l'armée étasunienne ne dispose d'aucun moyen légal de s'opposer à la guerre que mène son pays en Irak,

Un déserteur de l'armée américaine ne dispose d'aucun moyen légal de s'opposer à la guerre que mène son pays en Irak, et rien ne lui garantit qu'il sera traité équitablement pour avoir refusé de combattre, a soutenu un avocat en Cour fédérale, à Toronto, mercredi. Son client, Joshua Key, qui est âgé de 29 ans, espère que la cour enjoindra la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada de revenir sur son refus de lui accorder l'asile. En novembre 2006, la commission avait estimé que Joshua Key avait peut-être reçu des ordres l'amenant à violer la Convention de Genève gouvernant les conflits armés, mais qu'il n'était pas impliqué dans des crimes de guerre. Mercredi, son avocat, Jeffry House, a déclaré au juge Robert Barnes que la commission avait eu tort de conclure que les Etats-Unis permettent aux soldats de s'objecter légalement à ce que leur armée fait en Irak. En fait, a dit l'avocat, la Cour suprême des Etats-Unis elle-même a statué que la décision d'aller en guerre ne peut être contestée. Personne aux Etats-Unis ne peut soulever l'argument d'une guerre illégale, a ajouté l'avocat. La commission a également eu tort d'exclure des preuves relatives à la légitimité de l'invasion américaine en Irak, a avancé l'avocat. "Si la guerre est illégale, tout acte de violence est injustifié", a-t-il fait valoir. Joshua Key a servi dans une unité de génie de combat pendant huit mois en 2003 en Irak, où il affirme avoir été impliqué dans des agressions de civils ou avoir été témoin d'actes de sauvagerie de soldats contre des civils. Au cours d'une permission en novembre 2003, le militaire, père de quatre enfants, a décidé qu'il ne pouvait pas retourner en Irak et a déserté.

La procureure de la Couronne , Marianne Zoric, a déclaré que Joshua Key aurait dû plaider sa cause aux Etats-Unis, une position que la Cour d'appel fédérale a prise à l'endroit d'autres objecteurs de conscience américains, a-t-elle dit. Mais "tout ce qu'il a fait", selon elle, c'est loger un appel anonyme à un avocat militaire, qui l'a informé qu'il avait le choix entre retourner en Irak ou aller en prison. La Couronne a aussi repris le point de vue de la commission selon lequel, bien que le militaire ait été forcé d'enfreindre la Convention de Genève en Irak, il n'avait pas pris part à des crimes de guerre et n'avait pas à craindre de représailles juridiques. Joshua Key vit présentement dans le nord de la Saskatchewan , et il espère que les tribunaux ou les élus canadiens seront sympathiques à sa cause.

Colin Perkel, La Presse Canadienne

02 avr, 21 h 58

n°347-Journal d'Irak-31-03/08-(Fin)-Général William Odom : la seule solution c’est un retrait rapide d’Irak.

Journal  d'Irak   

N° 347                  du 31/03 au 08/0408

Par M.Lemaire


Sommaire : (Fin)

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre.

6 Brèves

6-5 Les questions discutées par le sommet de Damas: Irak, Palestine, solidarité arabe et action arabe commune,

6-6 Irak : le contrat de la société de sécurité Blackwater prolongé d’un an.

7 Dossiers

7-1 Juan Cole : les raisons de l’attaque de Bassorah



Pertes occupants.

31-03 Le corps d'un soldat américain, porté disparu depuis près de quatre ans en Irak, a été découvert fin mars dans le nord-ouest de Bagdad, a annoncé lundi le commandement américain dans ce pays. AFP)

06-04 Le commandement américain a précisé qu’un soldat appartenant à la Division multinationale-Bagdad est mort dans une explosion dimanche au cours d’une patrouille dans la partie est de la capitale irakienne. Associated Press.

06-04 Un soldat est mort dimanche des suites de blessures infligées dans l'explosion d'une bombe contre son véhicule dans la province de Diyala (nord-est de Bagdad), indique un communiqué. (AFP) 

07-04 Un soldat est mort des suites de ses blessures dans un attentat à la bombe au nord de Bagdad  A-Press.

07-04 Un militaire a été tué lundi dans l'est de Bagdad lors d'une attaque armée alors que sa patrouille venait d'être touchée par l'explosion d'un engin piégé, indique un communiqué, qui ne donne aucune autre précision sur l'incident (AFP)

07-04 Deux militaires ont été tués lundi vers 18H00 (15H00 GMT) dans une attaque au lance-roquette RPG-7 à Bagdad, a annoncé la coalition, sans donner d'autre détail. (AFP)


04-04 Un bombardier B-1 victime d'un problème technique, s'est écrasé à son atterrissage sur la base américaine d'Al-Udeid, située dans le désert, à 35 km au sud de Doha (au Qatar) a annoncé vendredi la chaîne de télévision satellitaire Al-Jazira. Un responsable de la défense avait déclaré dans un premier temps que le B-1 s'était écrasé pour des raisons inconnues. Il réagissait à des informations diffusées par la chaîne qatarie Al Djazira. Le B-1 est un bombardier à longue portée capable d'effectuer des missions intercontinentales sans ravitaillement et de pénétrer des réseaux défensifs sophistiqués. Des responsables du Pentagone ont dit ne pas disposer de beaucoup de précisions sur ‘l'accident’ de vendredi et ignorer en particulier le nombre de personnes à bord et la mission dont était chargé l'avion. (ats / 05 avril - AFP)
Les combats par provinces        Détails autorisés par la censure.

1-1 Bagdad

01-04  A Sadr City, le vaste bidonville de l'est de Bagdad bastion de l'Armée du Mahdi, les forces américaines et irakiennes ont invoqué l'insécurité qui y règne pour refouler un convoi du Croissant rouge qui tentait d'y acheminer vivres, médicaments et échantillons de sang.  Reuters

02-04  Treize passants ont été blessés, dont un cameraman de la télévision privée Al-Diyar, Maytham Ibrahim, qui a eu une jambe arrachée, selon son rédacteur en chef Imed al-Abadi. Il se trouvait dans ce quartier pour y couvrir les accrochages entre résistants et les forces gouvernementales irakiennes  (AFP) 

04-04 Sadr City, le vaste bidonville de plus de deux millions d’habitants, était toujours encerclé vendredi par les forces irakiennes et des unités d’occupations . Les entrées et sorties de véhicules sont interdites, et les passages se font uniquement à pied. (AL-Oufok avec les agences de presse)

04-04  A Bagdad et Bassorah (sud), des cortèges se sont formés pour dénoncer le Premier ministre, accusé d’être "une marionnette de l’Amérique". Ils ont également exigé la fin des opérations des forces de sécurité contre des miliciens de l’armée du Mahdi, et la libération des miliciens arrêtés.  (AL-Oufok avec les agences de presse)

06-04 Des combats violents entre forces américano-irakiennes et miliciens dans le quartier de Sadr City à Bagdad ont fait dimanche 22 morts et 55 blessés. Selon la police irakienne, des femmes et des enfants figurent parmi les blessés et les forces irakiennes ont également subi des pertes Les responsables des deux principaux hôpitaux de Sadr City ont dit avoir reçu 16 corps, dont ceux d’une femme et d’un enfant, et avoir soigné 78 blessés. (Ndlr : Au vu des chiffres : au moins 6 policiers ou occupants ont été tués) La police a précisé qu’une opération avait été lancée dans les premières heures de la journée et que les combats s’étaient étendus dans les quartiers voisins. Des hélicoptères de combat Apache survolaient le secteur et une colonne de fumée noire s’élevait de l’important marché de Djamila, à la lisière du quartier. Un photographe de Reuters a rapporté que des tirs avaient retenti toute la journée à Sadr City, Les forces américaines d’occupation n’ont livré que peu d’informations sur les opérations en cours, signalant simplement qu’un de leurs hélicoptères avait ouvert le feu et tué neuf "criminels". (06 avril 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse)

06-04 Les soldats des forces américaines d’occupation ont encerclé plusieurs postes de la police irakienne dans le quartier et interdit à leurs occupants d’utiliser leurs radios. Certains policiers de Sadr City sont soupçonnés d’avoir partie liée avec l’Armée du Mahdi. (06 avril 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse)

07-04 Dans le quartier d'Al-Amin (sud-est de Bagdad), neuf personnes, dont trois membres d'une même famille, ont été tuées et 35 blessées dans des bombardements menés par des hélicoptères américains en riposte à des tirs de mortiers sur une base US, selon des sources de sécurité irakiennes. Après deux salves d'obus de mortiers, des troupes américaines au sol ont demandé un soutien aérien, selon la coalition. Un missile Hellfire a été tiré depuis un hélicoptère Apache, et une bombe a été larguée par un avion de chasse F-16. " (AFP)

 08-04 Dans le grand bidonville de l’est de la capitale, Sadr City, forces occupantes et irakiennes ont continué mardi pour la troisième journée consécutive à se heurter aux miliciens, illustrant la précarité des succès américains en matière de sécurisation. Au total, une quarantaine de personnes ont été tuées depuis le début des combats dimanche dans cette immense banlieue populaire du nord-est de Bagdad.  Trente-six personnes ont aussi été blessées, ce mardi selon ‘Le temps’. Sadr City et ses deux millions d'âmes, privés d'électricité, commencent à souffrir de graves difficultés d'approvisionnement, selon ses habitants.
Selon le général Kassim Moussaoui, porte-parole de l’armée irakienne, les forces de sécurité ont tué en 3 semaines 82 miliciens, tandis que 37 policiers et soldats ont été tué par la résistance. ( Al-Oufok avec les agences de presse & Le temps)

08-03 Le commandant des forces de sécurité irakienne a fait savoir par le canal de la télévision nationale qu’un couvre-feu de 24 heures serait en vigueur à Bagdad mercredi. La circulation de tous les véhicules et vélomoteurs y sera interdite de 05h00 du matin à minuit.

08-03 Malgré cette annulation, le commandant des forces de sécurité irakienne a fait savoir par le canal de la télévision nationale qu’un couvre-feu de 24 heures serait en vigueur à Bagdad mercredi. La circulation de tous les véhicules et vélomoteurs y sera interdite de 05h00 du matin à minuit. (ats &  Al-Oufok avec les agences de presse)


1-3 Province de Ninive (Mossoul (capitale de la région nord du pays - à 375 km au nord de Bagdad,) Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul) & Tall Afar )

La province de Nievah dont Mossoul est le chef-lieu dispose déjà de quelque 18.000 policiers mais seuls environ 3.000 d'entre eux opèrent dans la ville de près de 2 millions d'habitants, selon le porte-parole de la police Saïd al-Jubouri. La grande ville du Nord est en outre situé à un carrefour stratégique, notamment entre Bagdad et la Syrie.   L’armée américaine d’occupation considère Mossoul, comme le premier bastion urbain d’Al Qaïda en Irak,)

Mossoul  Mossoul est considérée par les militaires US comme l'épicentre de la résistance.

03-04 Un kamikaze c’est précipité sur un barrage de l'armée dans la localité d'Adayaa, à 25 km au sud-ouest de Mossoul, a indiqué à l'AFP le porte-parole local de l'armée irakienne, le général Khaled Abdoul Sattar. L'attaque a tué sept personnes dont plusieurs soldats et fait 19  blessés, selon ce général  AFP


1-5 Hillah (située à 95km au sud de Bagdad)

03-04 Des affrontements ont opposé les forces américaines à des résistants.  Un hélicoptère a été appelé en renfort des troupes au sol américaines.Les tirs, ajoute-t-on de même source, ont éclaté lorsque des soldats américains portant des vêtements civils sont entrés dans un quartier de la ville. L'armée américaine a indiqué que des hommes armés avaient ouvert le feu sur des soldats américains en mission d'arrestation de membres de "groupes spéciaux"… De sources policières, on fait état de cinq morts, dont quatre policiers, (???) dans cet accrochage qui s'est produit jeudi avant l'aube (Reuters)


1-7 Province de Diyala (Baaqouba (chef-lieu- 60 km au nord de Bagdad) Abou Saïda.-Bahriz, Baladrouz,   Balad Rouz,Jaloula, Khalès, Khan Bani Saad, Moqdadiyah, Mouradiya, Yathreb  (La région de Baaqouba, capitale de la province de Diyala, à 60 km au nord de Bagdad, est le théâtre d'attaques visant quasi quotidiennement contre  les forces colonialistes et ses acolytes sur le terrain

Baaqouba (60 km au nord de Bagdad)

02-04 Deux policiers et une femme sécurité ont été tués dans l'explosion d'un engin au passage de leur véhicule en périphérie de Baqouba, a indiqué le commandant Mohammed al-Karkhi. (AFP)

Al-Saidiyah, à 60 km au nord-est de la capitale provinciale Baqouba

04-04 Un kamikaze a déclenché la veste d’explosifs qu’il portait pendant une cérémonie de funérailles d’un officier de police à Al-Saidiyah, Au moins 20 personnes ont été tuées, et 23 blessées, a indiqué le lieutenant de police Ahmed Ali. (AL-Oufok avec les agences de presse)

Mandeli

02-04 Trois membres des forces de sécurité ont été tués dans l'explosion d'un engin au passage de leur véhicule à Mandeli, à l'est de la capitale provinciale Baqouba, selon le commandant de police Mohammed al-Karkhi. (AFP)


1-10 Bassorah (capitale méridionale de l'Irak, à 550 au sud de Bagdad.- (deuxième ville du pays)

02-04 Le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen, a indiqué qu'il était trop tôt pour dire qui avait gagné ou perdu lors des récents combats entre forces gouvernementales irakiennes les forces d’occupation et les miliciens de Moqtada Sadr). L'amiral Mullen s'est félicité de l'initiative du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki de lancer une opération militaire contre les miliciens . "Nous attendions ce moment, lorsque les forces de sécurité irakiennes prendraient en fait l'initiative et se montreraient agressives ", a ajouté le chef d'état-major. "De ce point de vue, la volonté stratégique a été je pense très positive" a-t-il dit. Les combats ont beaucoup diminué ces dernières 48 heures mais l'opération "se poursuit" a ajouté l'amiral Mullen. (AFP)

02-04 Deux généraux irakiens sont sortis indemnes de l’explosion d’une bombe près de leur convoi mercredi dans le quartier d’Hayaniya, à Bassorah, dans le sud de l’Irak  Le général Mohammed al Askari, porte-parole du ministère irakien de la guerre, a précisé à Reuters qu’il se trouvait dans le convoi avec son collègue le général Mohan al Firaidji, chef de la sécurité de la grande ville du Sud.  Un journaliste de la télévision irakienne a été blessé à la jambe, a ajouté Askari, mis il a été atteint par une balle, et non par l’explosion. (Al-Oufok avec les agences de presse)

04-04 L'armée américaine a déclaré qu'une frappe aérienne dans un quartier nord de la grande ville portuaire a tué deux militants.  Selon des témoins et des responsables irakiens, ce sont au moins trois civils qui ont été tués.  Un photographe de l'AFP confirme : Deux enfants figurent parmi les victimes.Les clichés pris par le photographe de l'AFP montrent les corps déchiquetés d'un homme et de deux enfants. L'armée américaine a déclaré vérifier des informations selon lesquelles cette frappe aérienne, ainsi qu'un second raid, auraient fait des morts parmi la population civile, mais n'a pas souhaité donner plus détails…. (ats & AP)

07-04 Huit personnes ont péri dans l'explosion d'une maison  dans la nuit de dimanche à lundi, annonce la police irakienne. Sur des images de Reuters Television, on voit des secouristes extraire des corps des décombres d'une maison entièrement détruite. Des habitants du quartier ont dit soupçonner que l'explosion résultait d'une frappe aérienne américaine, (Reuters)


1-11  Province de Salahedinne : Baïji et Samarra sont situées dans la province de Salaheddine, qui a pour capitale Tikrit, Cette région est l'un des bastions de la résistance. Dans Salaheddine, les résistants ont lancé une nouvelle série d'attaques contre les responsables des forces de sécurité et les chef tribaux ralliés à l'armée US.

Samarra,

06-04 Près de Samarra, au nord de Bagdad, sept membres d’une "patrouille de voisinage" irakienne ont été tués samedi dans une embuscade. (06 avril 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse



01-04 Dans tout le pays en mars, un total d'au moins 1.082 Irakiens ont été tués,

01-04 Les combats de la semaine dernière entre forces de sécurité irakiennes et miliciens ont contribué à porter le bilan des victimes civiles en mars en Irak à un niveau mensuel sans précédent depuis août 2007. Neuf cent vingt-trois civils sont décédés le mois dernier de mort violente. Les forces irakiennes ont perdu pour leur part 102 policiers et 54 soldats, contre respectivement 65 et 20 en février. Ce bilan constitue la démonstration que le gouvernement et son allié américain, qui arguaient d'une récente réduction globale de la violence pour affirmer que leur stratégie de sécurité était payante est ne contrôle absolument rien. Reuters

04-04 Les Nations unies ont indiqué vendredi que les récents combats entre les forces gouvernementales irakiennes, forces d’occupation et les milices avaient fait environ 700 morts et 1.500 blessés. Selon David Shearer, coordinateur humanitaire de l'ONU pour l'Irak, ce bilan pourrait s'alourdir "au fur et à mesure que les faits et les chiffres deviennent plus clairs". AP



6 Les brèves

6-5 Les questions discutées par le sommet de Damas: Irak, Palestine, solidarité arabe et action arabe commune,
Le président Bachar al-Assad a proclamé en fin de matinée la fin des travaux du sommet arabe de Damas, le 20ème ordinaire, exprimant la satisfaction des climats positifs et constructifs qui l’avaient dominé.
Le président al-Assad au terme de la séance finale de ce matin, affirme qu'en ceci est l'essence de ce sommet qui s'était proposé d'être /le sommet de l'action arabe commune/ et que le chemin vers ce but commence justement par le dialogue. "sans le dialogue aucune valeur à la formation de commission ou des commissions", a-t-il précisé. Résumant les questions discutées par le sommet: Irak, Palestine, solidarité arabe et action arabe commune, le président al-Assad a affirmé attendre de nouvelles idées des frères irakiens durant l'année de la présidence syrienne pour que les pays arabes puissent, ensemble, travailler avec le gouvernement irakien afin de mener l'Irak à se stabiliser et à établir sa souveraineté totale sur son territoire. A propos de la solidarité arabe, le président al-Assad a dit attendre des suggestions du secrétariat permanent de la Ligue Arabe pour la relance de l'action arabe commune afin de parvenir ensuite à la solidarité arabe. Source : Gh.H. – Sana


6-7 Irak : le contrat de la société de sécurité Blackwater prolongé d’un an.

Le département d’Etat américain a annoncé vendredi le renouvellement pour un an du contrat de la société privée de sécurité Blackwater en Irak, alors que le FBI enquête toujours sur son implication dans la mort des civils irakiens . Un haut représentant du secrétariat d’Etat a déclaré qu’il n’y avait aucune raison de ne pas prolonger le contrat de Blackwater quand il arriverait à terme en mai puisque le FBI n’avait pas encore rendu ses conclusions sur les causes de la fusillade à l’origine du drame.  Le secrétaire d’Etat adjoint chargé de la sécurité diplomatique Gregory Starr a indiqué néanmoins que le contrat pourrait être rompu en fonction du rapport du FBI et de l’enquête interne du secrétariat d’Etat. Il ignorait toutefois quand celles-ci seraient connues. La société Blackwater a été engagée par le secrétariat d’Etat pour cinq ans pour protéger les diplomates américains en-dehors de la zone verte de Bagdad, mais la poursuite du contrat doit être approuvée chaque année. Le 16 septembre 2007, des agents de Blackwater qui escortaient un convoi diplomatique avaient ouvert le feu à un carrefour très fréquenté de Bagdad, tuant froidement 17 civils.( Une enquête irakienne a conclu que le convoi n'avait même pas reçu un jet de pierre.)

(Samedi, 05 avril 2008 – ats & Al-oufok avec les agences de presse)



7 Dossier & Point de vue       Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1 Juan Cole : les raisons de l’attaque de Bassorah

L’assaut sur Bassorah des forces gouvernementales emmenées par Maliki avec le soutien des militaires américains a tourné court, et pour les alliés irakiens de Washington le problème reste entier. Moqtada Sadr, qui continue d’exiger un calendrier de départ des troupes US et refuse le démembrement de l’Irak, a montré que ses forces sont intactes. Malgré le cessez-le-feu réclamé dimanche par Moqtada Sadr, le dirigeant du mouvement chiite fort de plusieurs millions d’hommes, les combats de la semaine dernière entre l’armée du Mahdi et l’armée irakienne ont révélé la faiblesse et l’instabilité du gouvernement de M.Maliki. Ce dernier s’était rendu le lundi 24 mars à Bassorah pour superviser l’attaque des quartiers de la ville fidèles à Moqtada Sadr. Le vendredi suivant, le ministre de la défense irakien, Abdul Qadir Jasim, a dû admettre dans une conférence de presse à Bassorah que l’armée du Mahdi avait pris de court les forces de sécurité irakiennes. La plupart des quartiers sadristes ont repoussé les troupes gouvernementales par des tirs de mortier et de roquettes. Dans le même temps, l’armée du Mahdi s’imposait dans plusieurs grandes villes chiites du sud, ainsi que dans certaines parties de Bagdad, remettant en question la réalité du contrôle exercé par le gouvernement sur une grande partie du pays. Dimanche, ce n’est qu’après que l’US Air Force ait bombardé des positions clés de l’armée du Mahdi que l’armée irakienne a été en mesure de se pénétrer dans l’un des quartiers sadristes de Bassorah. Au moment où le cessez-le-feu a été déclaré, M. Maliki avait été mis à mal par plusieurs jours de combats incertains et cette trêve lui offrait une porte de sortie bienvenue. L’Iran, qui a négocié cet accord, est sorti renforcé de ces évènements, tout comme Moqtada Sadr, dont les forces se sont bien comportées contre celles du gouvernement.  Mardi matin, au moment de mettre sous presse, la trêve était respectée dans la ville de Bassorah, et le couvre-feu avait été levé à Bagdad, bien que des combats sporadiques se poursuivaient encore dans la capitale.

On estime à 350 le nombre de victimes de cette semaine d’affrontements.Cette campagne a été un nouveau fiasco prévisible, venant après une longue suite d’échecs stratégiques pour un gouvernement irakien mal en point et divisé, qui ne survit en grande partie que parce qu’il est appuyé par les États-Unis. Dans ces conditions pourquoi M. Maliki s’est-il lancé dans cette affaire ? Devant l’absence notable d’une crise ouverte dans la ville de Bassorah, qui seule aurait pu exiger la prise de telles mesures désespérées, quels pouvaient être les motifs de cette décision d’attaquer ? On peut avancer trois motivations principales : contrôler la contrebande de pétrole, rester au pouvoir (y compris par le maintien de troupes américaines pour le conserver), et créer une grande province chiite dans le sud. Cette grande province du sud équivaudrait à une partition en douceur du pays, bénéficiant aux chiites sur le long terme tout en écartant les sunnites d’importantes recettes pétrolières, à la fois licites et illicites. Mais toutes ces motivations sont également en rapport avec les prochaines élections provinciales qui ont été identifiées par le Président Bush en janvier 2007 comme l’un des indicateurs des progrès effectués en Irak. Les dirigeants du mouvement sadriste eux-mêmes sont convaincus que ce sont le choix récent de la date du 1er octobre pour les élections provinciales, ainsi que le désir de M. Maliki d’améliorer la position du gouvernement avant ces élections qui ont précipité l’attaque.

On considère généralement que le mouvement sadriste pourrait bien balayer le pouvoir en place dans les provinces, lors d’élections libres et régulières, dans la mesure où l’électorat est profondément insatisfait des résultats obtenus par le Conseil Suprême Islamique d’Abdul Aziz Al Hakim, qui est le principal parti au pouvoir dans les provinces du sud. Les élections provinciales pourraient radicalement changer le paysage politique en Irak. Les arabes sunnites et le mouvement sadriste n’avaient pas pris part à la dernière consultation qui s’est tenue à la fin janvier 2005. De ce fait les gouvernements régionaux dans les zones arabes sunnites ne sont pas représentatifs. La province de Diyala, à majorité sunnite, est en réalité gouvernée par le Conseil Suprême Islamique Chiite d’Irak (ISCI), que les sunnites ont tendance à considérer comme une marionnette de l’Iran. De la même manière, dans le sud chiite, c’est l’ISCI, dirigé par le dignitaire religieux chiite Abdul Aziz Al Hakim, qui tient les rênes du pouvoir, bien que probablement une majorité de la population soit favorable à Moqtada Sadr.  Dans une société violente comme est actuellement l’Irak, qu’une minorité soit au pouvoir pendant que la majorité de la population se sente exclue crée une situation particulièrement dangereuse. Cette dichotomie a contribué aux conflits endémiques qui secouent le pays, comme par exemple à Diwaniya, la capitale de la province de Qadisiya, et qui opposent l’armée du Mahdi de Moqtada Sadr et les paramilitaires de la brigade Badr, la milice du Conseil Suprême Islamique. Dans de nombreuses provinces, l’ISCI a infiltré les paramilitaires de la brigade Badr dans la police et les forces de sécurité, leur donnant ainsi une présomption de légitimité gagnée dans les urnes, ce qui leur a permis de présenter l’armée du Mahdi comme des miliciens violents dépourvus de mandat populaire.  Que cette semaine de combats ait été destinée à soutenir les forces pro-gouvernementales dans le cadre des préparatifs pour les élections provinciales d’octobre est pour le moins plausible. Pendant les combats, l’armée irakienne était alliée avec la brigade Badr de l’ISCI, qui a été formée par les Gardiens de la Révolution iraniens. L’ISCI, le principal parti politique chiite au parlement, est maintenant le premier soutien du gouvernement, au côté de la petite formation Dawa (Appel Islamique), dirigée par M. Maliki. Le porte-parole militaire US, le Major Général Kevin Bergner déclarait ce mercredi, lors d’une conférence de presse, que l’opération de l’armée irakienne, aidée par les forces américaines, avait pour objectif d’améliorer la « sécurité » dans la ville avant les élections provinciales. Le projet de « super province » dans le sud joue également un rôle. S’exprimant le même jour que le général Bergner, un dirigeant sadriste a déclaré au Times de Bagdad : « L’objectif de ces opérations dans la ville de Bassorah est d’imposer une confédération des provinces du sud, ce à quoi s’oppose le Mouvement Sadr. » La référence à une confédération provinciale, qui est dénommée en Irak, de façon propre à semer le trouble, « fédéralisme », concerne un plan d’Abdul Aziz Al Hakim et de l’ ISCI, consistant à instituer un gouvernement régional pour les huit provinces du sud chiite. Si les sadristes gagnaient les élections provinciales d’octobre dans le sud, ils arrêteraient toute évolution vers une telle confédération, car ils sont partisans d’un gouvernement central fort sur le modèle français et considèrent le plan d’Al Hakim pour une super province chiite comme une première étape vers une partition en douceur de l’Irak.

La question de la super province chiite et le risque de partition de l’Irak ne sont pas les seules sources de conflit entre les sadristes et le gouvernement irakien. Le mouvement Sadr exige également la fixation d’un calendrier pour le départ des troupes américaines, demande soutenue par la majorité des membres du parlement, mais qui n’est pas reprise par la plupart des ministres du cabinet irakien. Le mouvement Sadr, qui a contribué à amener M. Maliki au pouvoir au printemps 2006, a rompu avec lui à cause de son refus de demander que les États-Unis fixent un calendrier de retrait des troupes d’Irak. Les sadristes étaient également opposés aux rencontres directes entre M. Maliki et George Bush, qu’ils considèrent comme une humiliante capitulation devant le colonialisme. Durant l’été 2007, les sadristes ont retiré leurs ministres du cabinet Maliki. L’administration Bush souhaite que ses partenaires actuels restent au pouvoir dans les régions chiites, dans la mesure où l’ISCI et le Dawa de Maliki soutiennent la poursuite de la présence militaire américaine en Irak. Washington aurait donc probablement préféré que les élections provinciales dans le sud chiite soient reportées. D’un autre côté, l’administration sait qu’il n’y a que peu d’espoir d’amadouer les arabes sunnites à moins qu’ils n’aient l’occasion de voter pour leurs propres dirigeants provinciaux. De ce fait, la même mesure qui pourrait contribuer à calmer les arabes des provinces sunnites, pourrait attiser les tensions dans le sud chiite.

Les prochaines élections provinciales sont un cauchemar de relations publiques potentiel à la fois pour le gouvernement irakien et ses alliés de l’administration Bush. Qu’arrivera-t-il si des combats éclatent en septembre entre la brigade Badr et l’armée du Mahdi, les formations paramilitaires des deux grands partis qui vont se contester âprement le sud ? Une campagne militaire menée aujourd’hui pourrait affaiblir l’armée du Mahdi, en persuadant du même coup l’électorat du sud que les sadristes ne peuvent pas le protéger. Les chiites irakiens apparaissent principalement enclins à voter pour des partis dont ils peuvent espérer qu’ils les protégeront et rétabliront la sécurité. D’autres questions, telles que la contrebande de pétrole, sont aussi liées à la lutte pour le pouvoir. Les différents partis politiques de la ville de Bassorah utilisent leurs paramilitaires pour s’approprier et se livrer à la contrebande de l’essence et du pétrole appartenant au gouvernement irakien, ce qui se chiffre en milliards, et leur permet de se constituer des trésors de guerre en vue des élections ainsi que de faire œuvre de charité dans les quartiers défavorisés. Une défaite décisive de l’armée du Mahdi à Bassora aujourd’hui aurait sans doute privé les sadristes du financement dont ils ont besoin pour gagner les élections d’octobre. Si le mouvement sadriste contrôle la plupart des provinces à majorité chiite, y compris Bagdad, il sera difficile pour les militaires américains de rester dans le pays. Les partisans de Moqtada Sadr bloqueraient également tout mouvement en direction d’une partition en douceur telle que souhaitée par le Sénat américain. Enfin, cela leur permettrait de continuer à détourner plusieurs milliards de dollars des revenus pétroliers grâce à la contrebande, et de se renforcer ainsi pour l’avenir. C’est la survie de l’actuel gouvernement irakien, appuyé par les rivaux de Moqtada Sadr que sont l’ISCI et le Parti Dawa de M. Maliki, qui est en jeu. A l’évidence, M. Maliki avait estimé que l’opération devait être lancée, et devait croire qu’il valait mieux le faire maintenant, pour éviter qu’elle soit encore présente à l’esprit de l’électorat américain ou irakien, lorsqu’ils se rendront aux urnes cet automne. Maintenant que la campagne lancée par M. Maliki a si mal tourné, se pose la question de l’éventualité d’ un vote de sympathie pour Moqtada Sadr en octobre. Les Irakiens, dont une majorité affirme qu’elle veut un calendrier rapide de retrait des États-Unis, pourraient bien avoir la possibilité d’élire en octobre des gouvernements provinciaux désirant de fait la même chose. Si cela se produit, il est difficile d’imaginer comment la présence des Etats-Unis pourrait se prolonger, étant donné qu’ils ont besoin de bases dans les provinces chiite comme à Bagdad, pour pouvoir se maintenir.

Juan Cole  2 avril 2008   Publication originale Salon, traduction Contre Info

Référence : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1873